text stringlengths 1 572k |
|---|
George Gallup George Gallup, né le à Jefferson (Iowa) et mort le à Tschingel (Suisse), est un statisticien et sociologue américain. Aux États-unis, son nom est très fortement associé aux « sondages d'opinion » qu'il a contribué à populariser. Carrière. Gallup est diplômé en journalisme de l'Université de l'Iowa, où il a obtenu sa licence (1923), sa maitrise (1925) et son doctorat (1928). En 1935, il crée sa propre entreprise de sondage d'opinion, l"'American Institute of Public Opinion", dont la réussite part de l'idée qu'il est possible de déterminer une grande part de l'opinion des gens en fonction de leur âge, leur sexe, leur habitat, leur profession, leur religion, leur origine ethnique, etc. La constitution d'un échantillon représentatif de la population totale permet donc de prévoir les opinions majoritaires. Au début, le but de l'entreprise est purement commercial, mais très vite, elle est absorbée par une clientèle politique. La célébrité de Gallup remonte au mois de novembre 1936 : cette année-là, il prédit la réélection du Président Franklin Roosevelt, en se fondant sur un échantillon représentatif de , alors que plusieurs journaux, qui lui étaient hostiles, en s'appuyant sur une enquête auprès de dix millions de lecteurs du magazine "Literary Digest", prédisaient la victoire de son adversaire républicain Alfred Landon. La méthode Gallup s'affirme à ce moment et est reprise ensuite par tous les pays démocratiques en Occident pour organiser les élections. En , l'Institut commet l'erreur de prédire la défaite du président Harry Truman, candidat démocrate, face au Gouverneur Dewey, candidat républicain, alors que l'inverse se produit. Il reconnait son erreur en avouant qu'il a arrêté l'enquête d'opinion deux semaines avant l'élection, alors que l'opinion est en train de basculer. |
Parti social démocratique du Canada Le Parti social démocratique (PSD) ou, jusqu'en 1955, la Fédération du Commonwealth coopératif (FCC) ( ou CCF) est un ancien parti politique canadien. Le parti est fondé en 1932 à Calgary (Alberta) par des groupes socialistes, agrariens, mutualistes et syndicaux, et par la (Ligue pour la reconstruction sociale). En 1944, la FCC remporte les élections provinciales en Saskatchewan et forme le premier gouvernement socialiste d'Amérique du Nord. En 1961, le PSD est remplacé par le Nouveau Parti démocratique. Branche saskatchewanaise. La section saskatchewanaise du PSDC est née à la suite de l'élection provinciale de 1934 mais ses origines remontent jusqu'à 1902 lors de la création de la "Territorial Grain Growers Association" (et à la suite de la création de la Saskatchewan, la "Saskatchewan Grain Growers Association"). Ce groupe deviendra les Fermiers Unis du Canada (section saskatchewanaise). À la suite de la "marche sur Régina", une manifestation en 1931 auquel le FUC a participé, ses dirigeants rencontrent M. J. Coldwell, chef du Parti travailiste indépendant. Ensemble ils forment le Groupe agricole-travailiste ("Farmer-Labour Group") qui deviendra la section saskatchewanaise du PSDC. Dirigé par Tommy Douglas, le PSDC a remporté les élections de 1944 dans la province de la Saskatchewan formant ainsi le premier gouvernement socialiste d'Amérique du Nord. Elle est restée au pouvoir jusqu'aux élections de 1964. En 1967, elle devient le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan (Entre 1961 et 1967, elle est connue sous le nom de transition: Parti social démocratique du Canada, Section Saskatchewan du Nouveau Parti démocratique du Canada). Il a dominé, avec le NPD, l'histoire politique, et a créé l'état-providence de la province. Branche québécoise. Le PSDC a présenté des candidats à partir des élections provinciales de 1936. Il réussit à faire élire David Côté dans la circonscription de Rouyn-Noranda lors des élections générales québécoises de 1944, mais le seul élu social-démocrate de l'Assemblée quitte le parti un an plus tard et siège comme indépendant. Succession et postérité. En 1961, le Parti social démocratique entre en partenariat avec le Congrès du travail du Canada. Fruit de cette union, l'actuel Nouveau Parti démocratique voit le jour. En 2018, alors qu'il est exclu du caucus du NPD pour harcèlement sexuel, le député saskatchewanais Erin Weir refuse de siéger comme indépendant et déclare s'affilier à la Fédération du commonwealth coopératif, rattachement repris par la Chambre des communes bien qu'aucun parti n'existe sous ce nom depuis 1955. Cette reprise sur la fiche du député n'est cependant pas une reconnaissance officielle du parti. Archives. Il y a un fonds d'archives de la Co-operative Commonwealth Federation et du Nouveau Parti démocratique à Bibliothèque et Archives Canada. |
Le droit à la paresse |
Autoroute A20 (France) En France, l’autoroute A20 est appelée « L’Occitane ». Elle traverse trois régions : Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. L'autoroute relie Vierzon dans le département du Cher, à Montauban dans le département de Tarn-et-Garonne, via Limoges dans la Haute-Vienne. Elle constitue ainsi un maillon essentiel de l'axe autoroutier reliant Paris (via les autoroutes A71 et A10 au nord) à Toulouse (via l'autoroute A62 au sud). L'A20 est gratuite de Vierzon à la barrière de péage de Gignac (sud de Brive-la-Gaillarde), sur environ . Elle est concédée aux Autoroutes du Sud de la France (ASF), société de Vinci Autoroutes, sur le reste du parcours. Radio Vinci Autoroutes (107.7 FM) est disponible de Brive-la-Gaillarde à Montauban. Cette section veut s'inscrire dans le projet autoroutier officieusement nommé « autoroute Amsterdam-Barcelone », dont le tronçon manquant est la traversée pyrénéenne, entamé côté français par l'autoroute A66, initialement nommée A20 avant sa réalisation. Elle permet aussi le désenclavement de l'ouest du Massif central. Généralité. L'autoroute est divisée en deux sections distinctes. La première, entre Vierzon et Nespouls, gratuite, non concédée, est gérée par la DIR Centre-Ouest. C'est une autoroute à , avec certaines sections à 2+3 voies, par exemple dans la traversée de Limoges. Il est également prévu, faute de construire une portion autoroutière superflue entre Saint-Germain-les-Vergnes et Ussac, pour joindre les deux parties de l'A89, de rajouter une voie sur l'A20 entre ces deux localités. La seconde section, entre Nespouls et Montauban, à l'exception de la rocade Est Montauban, est payante. Elle est exploitée par les Autoroutes du Sud de la France (Vinci Autoroutes). Historique. Genèse. Prévue au schéma directeur routier, depuis le début des années 1970, la construction de l'A20 est plusieurs fois reportée au profit de chantiers jugés plus urgents. Une série d'aménagement ponctuels de la route nationale 20 est tout de même réalisée pour résorber les plus gros points noirs de la RN 20. En 1987, sont déjà construites : la déviation de Vierzon en , avec emprises au sol et ouvrages d'art prévus pour la mise en ; la déviation de Vatan ; une portion en au niveau de Brion, sans l'échangeur actuel ; la déviation de Lothiers, près de Velles (sortie 15 alors incomplète) ; la déviation d'Argenton-sur-Creuse (sorties 17 et 18, ainsi qu'un semi-échangeur, desservant Saint-Benoît-du-Sault, aujourd'hui disparu) ; la déviation de La Croisière, sans l'échangeur actuel ; une portion en entre Bessines-sur-Gartempe et Razès, sans l'échangeur actuel ; une portion en entre Grossereix et la Bastide (Limoges-nord / sortie 29) ; une portion en entre Limoges-Casseaux et Pierre-Buffière (sorties 33 à 40) ; une portion en entre Donzenac et Brive-la-Gaillarde (sorties 47 à 50) ; une portion en entre Noailles et Nespouls ainsi que la déviation de Loupiac qui ne font pas partie de l'actuelle A20, mais existe toujours sur l'ancienne RN 20, sans l'échangeur actuel ; une portion en près du Montat, qui ne fait pas partie de l'actuelle A20 mais existe toujours sur l'ancienne RN 20, sans l'échangeur actuel ; une portion en entre Montauban-sud et l'A62, sans l'échangeur actuel. Mise en service complète. La décision de terminer l'A20 est finalement prise en 1988, pour alléger un transit sans cesse croissant dans les communes traversées par la RN 20 et pour éviter les bouchons pendant les périodes de congés à hauteur de Châteauroux, Limoges, Uzerche, Brive, Souillac, Cahors et Montauban. Dès lors, les ouvertures se succèdent à un rythme accéléré avec les déviations complètes de Limoges et de Brive-la-Gaillarde, avant 1992. Dans le courant des années 1990, la déviation des bourgs de Haute-Vienne, notamment Bessines-sur-Gartempe et Magnac-Bourg, stimule la création du projet « Village étape », label valorisant les localités contournées qui est ensuite généralisé à l'échelle nationale. En 1992, l'ouverture de la section de Vierzon à Vatan (sorties 5 à 10) et du contournement de Montauban (sorties 60 à 64) est officialisée. Suivent ensuite, en 1996, la mise aux normes autoroutières et ajout des sorties 66, 67 et 68 de la section de Montauban-sud à l'A62 (sorties 64 à 68), puis en 1998, l'ouverture de la section de Montauban-nord à Lalbenque (sorties 58 à 60). En 2000, il est procédé à la mise aux normes autoroutières et à l'ajout des sorties 49 et 50 de la section de Donzenac à Brive-la-Gaillarde-nord (sorties 47 à 50). En 2001 ouvre la section de Souillac à Francoulès (sorties 55 à 57). Enfin, en 2003, la mise en service de l'A20 s'achève avec l'ouverture de la section de Francoulès à Lalbenque (sorties 57 à 58). Le contournement de Montauban, entre les actuels échangeurs et , a été ouvert en 1987 comme un tronçon de la RN 20, puis intégré l'A20 après des travaux de mise aux normes autoroutières. Depuis le , cette section gratuite fait partie de la concession des ASF (Vinci Autoroutes). Les travaux de mise aux normes se sont déroulés entre 2010 et 2011, avec le réaménagement des quatre échangeurs de la section, la mise en place de nouvelles protections acoustiques et l'élargissement de la bande d'arrêt d'urgence (BAU). En 2011, afin d'améliorer la sécurité de ce tronçon au trafic dense, la vitesse maximale a été abaissée de à . Parcours. Altitude maximale du tracé Environ 485 m. Projets. Il était initialement envisagé de réaliser un contournement autoroutier à l'est de Limoges (projet « A20bis »), afin de rendre à la section de l'autoroute A20 qui traverse l'agglomération limougeaude, sa vocation de voie rapide de desserte urbaine, donc son appellation de RN 20. Cette éventualité a été abandonnée en 1998, au profit d'études sur une voie de contournement au sud de Limoges. En mai 2019, Vinci Autoroutes et Blablacar expérimentent une navette bus entre l'autoroute et le centre-ville de Cahors pour faciliter le covoiturage. Cette expérience doit durer un an ; de plus ces partenaires mènent un projet similaire à Carpentras sur l'autoroute A7. Vinci Autoroute se montre favorable au covoiturage car il lui attire une nouvelle clientèle. |
Shawnna Shawnna, de son vrai nom Rashawnna Guy, née le à Chicago, dans l'Illinois, est une rappeuse américaine. Elle est la fille du célèbre bluesman Buddy Guy. Shawnna se popularise grâce à sa présence sur les albums de Ludacris et de Def Jam. Biographie. Rashawnna Guy est née le à Chicago, dans l'Illinois. Fille du célèbre bluesman Buddy Guy, elle se lance dans la rime lorsqu'elle est au lycée. C'est à l'âge de 16 ans qu'elle forme le groupe Infamous Syndicate avec Teefa, qui fait notamment des premières parties des concerts de Junior M.A.F.I.A., Common ou encore Busta Rhymes vers 1997. C'est à ce moment que le duo signe un contrat avec Relativity Records, et publie initialement une cassette audio en 1998 intitulée '. Elle suit un an plus tard de l'album ' le . Le label coule par la suite. Shawnna rencontre Chaka Zulu lors d'un concert de LL Cool J à Atlanta. Elle le rejoint à Atlanta et se fait présenter Ludacris à Chris Lova Lova, alors animateur de radio. Chaka et Luda créent le label Disturbing tha Peace. Shawnna participe à plusieurs albums de Ludacris et, avec Ludacris et Da Brat, au clip ' de Mariah Carey, publié en . Elle rappe aussi sur un titre ' qu'on retrouve sur la bande originale de ', le film de Method Man & Redman. Elle se fait connaître notamment grâce à ce titre mais aussi, et surtout, grâce au duo avec Ludacris intitulé ' qui connaît le succès aux États-Unis. Deux ans après la publication de l'album ' en 2002, au sein du groupe Disturbing tha Peace, Shawnna publie son premier album studio ', le au label Def Jam qui atteint la du classement " 200. L'album est produit par Kanye West, Timbaland, Just Blaze, Shondrae, Icedrake, et Jermaine Dupri. En 2007, elle rejoint le label Nappy Boy fondé par T-Pain. Le , elle annonce le lancement de la société The Land Entertainment avec les producteurs HearonTrackz et Paris Bueller. |
Forêt dense Une forêt dense est un espace où la végétation est très importante, impliquant de ce fait une chaleur moite et humide. Les précipitations sont abondantes. Les forêts denses s'opposent aux forêts claires. |
Isoquinoléine L'isoquinoléine est un composé organique aromatique hétérocyclique de formule chimique C9H7N. C'est un analogue de la quinoléine, pour lequel l'atome d'azote est en position 2. |
Samuel P. Huntington |
Isoquinoline |
Télé-grilles Les télé-grilles (ou télégrilles) constituent l'une des formes de jeu de lettres : voisines des mots croisés, elles sont cependant moins connues car plus rares (et plus difficiles à élaborer). La dénomination de « télé-grille » est elle-même encore sujette à discussion, puisque l'on peut trouver des jeux tout à fait identiques dans leurs principes, mais baptisés, selon les auteurs et les publications, « chassés croisés », « grilles savantes », « multireports » ou « mots reports », etc. Certains éditeurs de revues de jeux incluent des télégrilles dans certaines de leurs publications ou, également, éditent des revues entièrement consacrées aux télé-grilles. Solution. référence de l'extrait du ""Malade Imaginaire" Explication : si l'on pense que le mot correspondant à la définition "Porteur de sens"" (située à la ligne "I" du tableau des définitions) est "EXPRESSIF", on va pouvoir reporter les lettres E, X, P, R, E, S, S, I et F aux emplacements de la grille dont les numéros respectifs sont : 053, 042, 085, 183, 089, 141, 147, 079 et 045, ce qui va nous donner : Voici la grille telle qu'elle devient après avoir été entièrement remplie : |
Raismes Fest Le Raismes Fest est un festival de musique qui se déroule chaque année à Raismes près de Valenciennes, dans le Nord de la France. Il est organisé par l'Association Raismoise de la Culture depuis 1998 dans le parc du "Château de la Princesse d'Arenberg". Les styles musicaux représentés sont le rock, le metal (principalement le heavy metal), le hard rock, le metal progressif, le folk metal et le death metal. Historique. Les deux premières éditions ont lieu en salle au mois de mai. Puis le festival se déroule en en plein air, dans le parc du "Château de la Princesse d'Arenberg", situé à côté de la base de loisirs de Raismes. L'édition 2001 a lieu pour la première fois en septembre. Le lieu et la période ne changeront plus. En 2002, le festival passe à deux jours grâce l'affluence grandissante. En 2004, s'ajoute une deuxième scène, la scène "Découverte", pour promouvoir les nombreux groupes régionaux et nationaux. En 2007, Le Raismes Fest atteint sa plus forte affluence avec près de 4000 spectateurs sur le week-end. Le festival doit être annulé en , alors que l'affiche était annoncée, la faute à une baisse imprévue des subventions municipales. Une simple journée de soutien est alors organisée le . En 2012, le Raismes Fest reprend mais sur une seule journée. Cette est un vrai succès qui permet d'envisager sereinement l'édition 2013. C'est également le du festival. En 2014, la concurrence d'autres festivals ("Mennecy Metal Fest", "Fall of Summer", etc.) contraint les organisateurs à avancer cette et à recentrer la programmation sur du hard rock, délaissant les styles plus extrêmes. Le festival reprend le format 2 dates mais délaisse le format samedi/dimanche pour passer au format vendredi/samedi. En 2015, les organisateurs du festival s'associent à une association de formation et de réinsertion pour permettre à des jeunes déscolarisés de s'impliquer dans l'organisation du festival. À cette occasion, une réplique de la guitare Explorer de 8m de long est installée sur un rond-point de la commune. Programmation. Les noms en gras identifient les groupes en tête d'affiche. Édition 1998. La a lieu le . Édition 1999. La a lieu le . Édition 2000. La a lieu le . Édition 2001. La a lieu le . Le festival change de période de l'année pour éviter la concurrence des festivals d'été. Édition 2002. La a lieu les 21 et . Édition 2003. La a lieu les 13 er . Édition 2004. La a lieu les 11 et . Une seconde scène vient compléter la main stage. Le samedi Black (chanteur du groupe de metal des années 80 Excalibur effectue la présentation et l'animation sur la scène. Tygers of Pan Tang remplace Blaze Bayley qui a annulé sa venue quelques semaines plus tôt. Édition 2005. La a lieu les 10 et sur 2 scènes. Édition 2006. La a lieu les 9 et sur deux scènes. Édition 2007. La a lieu les 8 et sur 2 scènes. Édition 2008. La a lieu les 13 et sur 2 scènes. Édition 2009. La a lieu les 12 et sur 3 scènes. Édition 2010. La a lieu les 11 et . Édition 2011. Cette édition est une journée de soutien au festival lui-même. Édition 2013. La a lieu le samedi sur 2 scènes. Édition 2014. La a lieu les 5 et sur deux scènes. Édition 2015. La a lieu les 11 et . Édition 2016. La a lieu les 9 et . 2018. À l'occasion de ses 20 ans, l'organisation du festival choisit de faire appel à un financement participatif pour améliorer l'affiche du festival via la plateforme HelloAsso. |
Freedesktop |
FK Renova Džepčište Le Fudbalski Klub Renova Džepčište (en , et en ), plus couramment abrégé en Renova Džepčište, est un club macédonien de football fondé en 2002 et basé dans la ville de Džepčište. Histoire. Le FK Renova a été créé par des membres de la communauté albanaise de Džepčište, mais est multi-ethnique et est supporté par les deux communautés de la ville (albanais et macédoniens). Avant le début de la saison 2022-2023, le Renova Džepčište se retire de la compétition pour raisons financières. Rivalité. Le Renova Džepčište entretient une rivalité avec l'équipe du KF Shkëndija (équipe des albanais du pays), ainsi qu'avec l'équipe du Teteks Tetovo (équipe des macédoniens). Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" |
Ivan Wyschnegradsky Ivan Wyschnegradsky (en , "") est un compositeur français d'origine russe, né le à Saint-Pétersbourg et mort le à Paris. Biographie. Ivan Wyschnegradsky est né à Saint-Pétersbourg le . Son père est banquier et sa mère écrit des poèmes. Son grand-père est un mathématicien célèbre qui a été ministre des finances d'Alexandre III, de 1888 à 1892. Après ses études au Premier lycée classique de Saint-Pétersbourg et son baccalauréat, Wyschnegradsky entre à la Faculté de mathématiques de l'université de Saint-Pétersbourg. Il suit les cours d'harmonie, de composition et d'orchestration (1911-1915) auprès de Nikolaï Sokolov, professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. À partir de 1912, il entre à la faculté de droit. Sa première œuvre publique "Andante religioso et funèbre" est créée au théâtre Pavlovsk sous la direction d'Aslanov, en présence de César Cui qui « le félicite pour sa modération ». En 1916, il compose la "Journée de Brahma", qui deviendra la "Journée de l'Existence", pour récitant, grand orchestre et chœur mixte ad libitum. En 1917, à la veille de la révolution, il termine ses études de droit. En novembre, son père est arrêté. Ivan adhère à l'idéal de la révolution russe et compose "l'Évangile rouge", opus 8. En 1919, il élabore son premier projet de notation des douzièmes de ton. L'année suivante, il émigre à Paris. La maison Pleyel lui fabrique un piano à transmission pneumatique qui ne le satisfait pas entièrement (1921). Il souhaite faire construire un vrai piano à quarts de ton et pense qu'il ne peut le faire qu'en Allemagne. Il commande chez Straube un harmonium, type Mœllendorf, à quarts de ton. En 1922 et 1923, il se rend à plusieurs reprises en Allemagne où il rencontre R. Stein, Aloïs Hába, J. Mager et W. Mœllendorf. L'année suivante, il se marie avec la peintre russe surréaliste Hélène Benoisqui lui donne un fils, Dimitri, connu sous le nom de Jacques Demètre dans le milieu du blues (1924). En 1926, il divorce puis il commande un piano à quarts de ton chez Fœrster (1927). Le quatuor Vandelle crée le "Prélude et fugue", opus 15. En 1929, le piano "Fœrster" arrive à Paris. Il rencontre Lucille Markoff (Gayden), sa future femme. Il publie le Manuel d'harmonie à quarts de ton (1932) et compose les Vingt-quatre préludes dans tous les tons de l'échelle chromatique diatonique à treize sons, pour deux pianos à quarts de ton (1934). Le , à un concert entièrement consacré à sa musique, il rencontre Olivier Messiaen, puis plus tard Henri Dutilleux et Claude Ballif. Il enregistre le mouvement lent de la symphonie "Ainsi parlait Zarathoustra" pour quatre pianos à quarts de ton. En 1942, il est arrêté par les Allemands et transféré à Compiègne où il reste deux mois. Sa femme, de nationalité américaine, est arrêtée et transférée à Vittel. Le , Gisèle Peyron et Mady Sauvageot, sopranos, Lili Fabrègue, alto, Yvette Grimaud, Yvonne Loriod, Pierre Boulez et Serge Nigg, pianos donnent un concert d'œuvres de Wyschnegradsky. Atteint de tuberculose, il séjourne au sanatorium de St Martin-du-Tertre. André Souris donne en première belge, la symphonie "Ainsi parlait Zarathoustra" pour quatre pianos en quart de ton, (Bruxelles, ), enregistré audisque dès 1938 par Monique Haas. Pierre Boulez, Yvette Grimaud, Claude Helffer et Ina Marika donnent en création "le Deuxième fragment symphonique", opus 24 (Paris, ). La Revue musicale publie un numéro spécial sur Ivan Wyschnegradsky et Nicolas Oboukhov. En 1977, Martine Joste organise un grand concert à Radio-France. Au Canada, Bruce Mather fait de même. En 1978, Alexandre Myrat, à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Radio-France, crée la Journée de l'Existence. Il est invité par le DAAD comme compositeur en résidence à Berlin. Il ne peut s'y rendre pour des raisons de santé. Radio-France lui commande un trio à cordes. Il meurt le , à l'âge de 86 ans, et est inhumé au cimetière parisien de Bagneux (division 33). Une est fondée à Paris en 1983 sous la présidence de Claude Ballif. Bibliographie. "Dictionnaire de la musique", Marc Vignal, , édition 2005. |
Ivan Alexandrovich Vïshnegradsky |
Thibaut II Il y eut trois Thibaut II : |
Thibaud Ier de Navarre |
Eaux intérieures En droit de la mer, on appelle eaux intérieures, les eaux situées en deçà de la ligne de base, constituée de la laisse de basse mer et de la ligne de base droite. À l’intérieur des terres, le réseau des voies navigables: fleuves, rivières, canaux, lacs et étangs, jusqu'à la limite de l'inscription maritime, sont appelés eaux intérieures. |
Dzoungarie La Dzoungarie ou Djoungarie ou anciennement Soungarie. (, "züün gar" signifie main gauche) rassemble ce que les Chinois appellent le Beijiang () et le Dongjiang () au Nord du Xinjiang, située au nord des Tian Shan (« monts célestes » en mandarin) et au sud-ouest de l'Altaï, où s'établirent des Mongols des tribus Dzoungars-Oïrats, qui y formèrent le Khanat dzoungar entre le et 1756, où elle est intégrée depuis l'Empire chinois puis les républiques chinoises. Géographie. La Dzoungarie est un bassin géologique au centre continental de l'Eurasie, le plus éloigné de toute mer. D'une surface de , il est situé à une altitude comprise entre 189 et . Il est délimité au sud par les monts Tian Shan, au nord par l'Altaï, à l'est par le désert de Gobi et s'ouvre à l'ouest sur le Kazakhstan par la vallée de l'Emin () et de l'Irtych. Il s'agit d'une région semi-désertique voire désertique avec en son centre le désert de Dzoosotoyn Elisen. Ce désert est entouré d'une vaste étendue de prairies traditionnellement habitées par des pasteurs nomades. Peuplée de tribus mongoles Oïrats, elle se trouve actuellement en territoire chinois. Histoire. L'arrivée et le mélange des populations de la culture d'Afanasievo dans le bassin dzoungarien vers -3000 ont vraisemblablement introduit des langues indo-européennes dans la région. La dispersion précoce des éleveurs Afanasievo en Dzoungarie s'est accompagnée d'un niveau substantiel de mélange génétique avec les populations autochtones locales, un schéma distinct de celui de la formation initiale de la culture Afanasievo dans le sud de la Sibérie. D'autres groupes de pasteurs connus sous le nom de Chemurchek se sont ensuite propagés vers le nord jusqu'aux montagnes de l'Altaï et en Mongolie. Les groupes Chemurchek semblent être les descendants des Dzoungariens de l'âge du bronze précoce et des groupes d'Asie centrale du Corridor de montagne d'Asie intérieure (IAMC), qui tirent leur ascendance à la fois des populations locales et des agropasteurs du complexe archéologique bactro-margien. La Dzoungarie fait partie à partir de la fin du de l'empire des Xiongnu qui en chassent les Yuezhi. Plus tard, aux , elle a probablement été dominée par les Ruanruan. Elle passe ensuite dans l'orbite des Tujue occidentaux. Ceux-ci sont soumis par les Tang au , mais l'Empire tujue se reconstitue à partir de 680 intègre à nouveau cette région. Après 710, ce nouvel empire turc se disloque, remplacé par le khaganat ouïgour. Au , la Dzoungarie fait partie de l'empire des Kara-Khitans, dont les Mongols s'emparent en 1218. À la mort de Gengis Khan, c'est son fils Djaghataï qui hérite de cette partie de l'empire, et le khanat de Djaghataï comprend la Dzoungarie où nomadisent les Djaghataïdes (sauf jusque vers 1305 sa partie est, le bassin dzoungar des Ouïgours, rattaché au grand Khan et que Kubilai parvint à maintenir dans son domaine en dépit des attaques de Qaidu et Douwa). Les Mongols occidentaux Oïrat s'établissent, sous le commandement des Tchoros, dans la vallée de l’Ili. Suivant l’ancienne organisation administrative, les Tchoros s’appellent aussi Dzoungars (aile gauche). Vers 1630, quelques féodaux oïrates, mécontents de la domination des Tchoros, émigrent dans la région de la basse Volga avec ou . Quelques années plus tard, ils sont suivis par les Torgut et les Qoshots. Khanat dzoungar. En 1676, Galdan Boshugtu Khan devient le chef des Dzoungars (fin de son règne en 1697). Il dominera le bassin du Tarim en y imposant la théocratie musulmane des Khodja en 1679. Il part à la conquête du Tibet, du khanat qoshot (sur l'actuelle Qinghai) et continue son expansion sur l'actuelle Mongolie-Extérieure dans ce que l'on appelle la guerre Dzoungar-Qing. Sa défaite à la bataille de Jao Modo en 1696 est l'évènement décisif de cette guerre, les Khalkhas s'alliant alors avec les Qings contre les Dzougars. En 1717, les Dzoungars vainquent et tuent Lkhazang Khan, petit-fils de Güshi Khan, et dernier roi des qoshots-Oïrats influent au Tibet qu’il envahit en 1705. Les Dzoungars de Tsewang Rabdan, neveu de Galdan, s’emparent de Lhassa. Ils sont d’abord vus comme des libérateurs, avant qu’ils ne pillent et détruisent les monastères non gelugpa. Kelzang Gyatso, le dalaï-lama est soustrait aux Dzoungars par son père et se réfugie au monastère de Kumbum, dans le Qinghai, au nord-est du plateau du Tibet, protégé par les Qoshots et la dynastie Qing. En 1720, les troupes mongoles Khalkhas et l'armée de la dynastie Qing, reprennent Lhassa aux Dzoungars et y remettent sur le trône Kelzang Gyatso quelques mois après. Entre 1755 et 1757 la par la dynastie Qing sous le règne de Qianlong. La variole et les campagnes militaires ont causé la mort de la plupart des . Le reste s'est dispersé dans l'actuel Kazakhstan, les khans les plus importants sont toutefois accueillis par l'empereur à Pékin. La région est alors repeuplée par des musulmans de Kachgarie (Tarantchis) et du Gansu (Dounganes). C’est dans cette région que Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski découvrit lors de son troisième voyage en Asie centrale (1879 — 1880) « sur les terrains les plus rudes du désert de Djoungarie », le cheval de Przewalski. |
Constable Constable, traduction en anglais du mot « connétable » peut désigner : |
Histoire des femmes L’histoire des femmes est une branche de l'histoire consacrée à l'étude des femmes en tant que groupe social, apparue dans les années 1970 et étroitement liée aux luttes féministes. En effet, de nombreux auteurs constatent l'absence d'« historicité » des études sur les femmes, et analysent cette lacune comme un processus volontaire de "déshistoricisation", comme si la condition féminine ne dépendait que d'invariants réels et historiques. L'histoire des femmes devrait donc s'appuyer sur ce que le sociologue et philosophe français Pierre Bourdieu (1930-2002) appelle une « reconstitution de l'histoire du travail historique de déshistoricisation ». L'historiographie de l’histoire des femmes est, quant à elle, l’étude de la place de la femme dans l'histoire en tant que discipline . Les femmes y sont étudiées dans leur rapport aux hommes, à la famille, à la société, ainsi que l’évolution de ces rapports. Dans la perspective féministe, jusqu'au milieu du , les sociétés occidentales accordent un traitement favorisant les hommes et assujettissant les femmes, tant au point de vue du droit que des usages et coutumes. En effet, les traditions accordent une importance particulière au rôle social de femme au foyer, qui doit se consacrer aux tâches ménagères, à la reproduction et à l'éducation des enfants, même si ce rôle de femme au foyer n'exclut pas l'exercice d'une profession, notamment depuis la révolution industrielle au . La dévalorisation implicite de ce rôle de « femme traditionnelle » est récente, liée au poids grandissant pris par la sphère économique dans le monde. L'idée de l'égalité des sexes ne s'impose ainsi que récemment, mais les femmes ont su bien avant tenter de s'affranchir des contraintes et différences qui leur sont imposées. On ne saurait cependant parler d'une évolution continue de la condition féminine vers l'émancipation, car son histoire est ponctuée par d'importants retours en arrière, y compris lors des périodes révolutionnaires. Ainsi, la Réforme protestante (création du Protestantisme, qui débute au , en Europe, et est aussi suivi d'une Réforme catholique), dans le domaine religieux, mais aussi la Révolution française (à partir de 1789) et les socialismes, malgré leurs prétentions émancipatrices, tenteront souvent de les renvoyer au foyer. C'est ce décalage qui explique selon la sociologue française Andrée Michel (1920-2022) la naissance du féminisme. Préhistoire. L'étude de la préhistoire a débuté vers les années 1860, en Europe de l'Ouest ; les archéologues sont alors en majorité des hommes, issus d'une société ayant des préjugés sexistes marqués, patriarcale et fortement puritaine. Leurs regards sur leurs découvertes et leurs interprétations, empreints de cette culture ont été repris par la suite et ont influencé les interprétations sur nombre de découvertes ultérieures. La représentation des humains préhistoriques évoque souvent un patriarcat au sein duquel les femmes sont malmenées. Par ailleurs, dans les premières décennies de cette discipline, nombre de scientifiques ont cherché à établir des mesures et classer les êtres humains selon des catégories hiérarchisées (selon une « race », selon le sexe…). Enfin, une partie des interprétations des archéologues concernant les sociétés préhistoriques de chasseurs-cueilleurs a été basée sur des recherches anthropologiques sur des sociétés de chasseurs-cueilleurs de leur époque, alors que rien n'indique qu'il n'y aurait eu aucun changement dans les sociétés durant une période de 10 000 ans. Dans les années 1950, quelques préhistoriennes proposent d'autres interprétations et dans les années 1970 naît l'archéologie du genre. Dans les années 1980, l'utilisation de l'ADN — lorsqu'il peut être trouvé malgré le grand âge des restes — permet de connaître le sexe d'une personne à partir d'un élément de squelette. Toutefois, la préhistorienne et archéologue du genre française Marylène Patou-Mathis souligne en 2021 qu'il n'y a pas de preuve trouvée qui permettrait d'affirmer ou infirmer qu'il y ait eu une forme de sexisme au cours de la préhistoire. Ainsi, si pendant des décennies, la présence d'armes dans la tombe d'un squelette était vue comme indiquant qu'il était masculin, des recherches, aidées par des techniques nouvelles, ont permis de relativiser ce schéma de pensée : certains squelettes enterrés avec des armes appartenaient en réalité à des femmes. Il en est allé de même pour l'interprétation du sexe de certains squelettes : les plus robustes étaient désignés comme masculins, alors que de nouvelles recherches ont montré que certains ont été ceux de femmes. C'est le cas de l'homme de Menton, découvert en 1872, réétudié et renommé en 2016 la Dame du Cavillon. De plus, la préhistoire couvre un temps long et différents lieux géographiques, et concerne donc des sociétés préhistoriques qui ont aussi été culturellement différentes les unes des autres. Marylène Patou-Mathis indique qu'au Paléolithique, les indices tendent à montrer qu'il y a une relative égalité entre femmes et hommes, mais, au cours du Néolithique, cela change. Les premières modifications dans les sociétés semblent être d'abord une hiérarchisation socio-économique entre personnes riches et personnes pauvres, ce que semblent indiquer les tombes. La période voit la naissance de l'agriculture, ce qui engendre d'importants changements dans la vision du monde et la société. Marylène Patou-Mathys souligne cependant qu', en rapprochant deux sociétés, celle considérée dans la préhistoire et la nôtre, très dissemblables, ce qui serait un biais méthodologique. Elle explique aussi que les relations entre les personnes ont pu être très différentes de ce que nous connaissons, et que la notion de genre (même si le terme est anachronique) a pu être autre que binaire comme nous la connaissons dans la société occidentale moderne. L'historienne dénonce par ailleurs le fait que les interprétations aient pu être biaisées par une vision très européo-centrée. En 2020, le paéloanthropologue français Pascal Picq indique lui aussi que les disciplines liées à l'histoire et l'évolution des êtres humains ont globalement peu considéré les femmes au sein de celles-ci. Au début du , en 2018, une tombe de chasseuse préhistorique est trouvée au Pérou : elle est datée de auparavant (ou de avant notre ère) et semble témoigner de la grande importance accordée à la personne enterrée là. À la suite de cette découverte, l'anthropologue américain Randall Haas et des confrères ont réexaminé 27 tombes découvertes en Amérique de chasseurs enterrés avec des armes : il y en a 11 qui sont des tombes de femmes. Selon ce chercheur, il y a , les femmes ont peut-être composé entre un tiers et la moitié des effectifs de chasseurs de gros gibier sur les terres américaines. Cependant, quel que soit le sexe biologique de la personne inhumée, la présence d'armes auprès d'elle n'indique pas forcément que c'étaient les siennes. Selon des études féministes, inspirées par les travaux de Marija Gimbutas, les sociétés de la préhistoire auraient connu des formes de pouvoir matriarcal, fondées sur le culte de la « Grande Déesse ». Ce sont les femmes qui auraient ainsi soi-disant inventé l'agriculture. Pourtant, elles auraient pâti de la seconde révolution néolithique, à l'origine de la sédentarisation, mais aussi de la guerre livrée à la nature et aux autres peuples. Surtout, les envahisseurs indo-européens auraient porté un coup fatal au matriarcat. La philosophe, historienne des sciences et paléontoogue française Claudine Cohen (1951-) remarque cependant que le culte de la mère peut exister dans des sociétés misogynes, et que rien ne permet vraiment de dire . L'anthropologue Françoise Héritier (1933-2017) a travaillé sur ce point. En 2021, Marylène Patou-Mathis explique qu'il y a peu de chances qu'il y ait eu un matriarcat au sein des sociétés paléolithiques, mais qu'il n'y a pas d'indices permettant d'affirmer qu'il y ait eu un sytème patriarcal ; elle émet toutefois l'hypothèse d'une possible matrilinéarité dans certaines sociétés du Paléolithique. Antiquité méditerranéenne. Égypte. On n'a que peu d'informations sur la vie quotidienne des femmes et de leur statut dans l'Égypte ancienne. Comme dans toutes les civilisations antiques, il y eut quelques souveraines ou régentes qui parvinrent à régner, telles Nitocris ou Hatchepsout. Certaines semblent avoir joué un certain rôle politique à côté du pharaon, comme Néfertiti, qui disparait de la scène assez mystérieusement. La vie de la Grande épouse royale, telle celle de Néfertari ou Isisnofret, épouses de Ramsès , est assez bien connue, mais leur rôle politique était limité à la représentation. En général, leur fonction se limitait à assurer une descendance et à gérer les activités du Harem Royal. Perse. Il est un fait indiscutable qu’à Persépolis, où la pierre conserve l’Histoire de la Perse antique, que les femmes sont absentes. Une grande partie de Persépolis et plus particulièrement les intérieurs ayant été détruits par Alexandre le Grand et par le temps, certains chercheurs pensent qu’il est possible que certaines de ces parties aient pu représenter des femmes. Cependant, il y a de nombreux autres exemples de pierres ayant préservé la figure de femmes de la Perse antique. D’un autre côté, les femmes ont joué un rôle important dans la vie quotidienne sous la dynastie Achéménide. Elles travaillaient au côté des hommes dans les ateliers et y recevaient le même salaire qu’eux. Les femmes de haute naissance avaient même une influence sur les affaires de l'État. Les femmes membres de la famille royale possédaient leurs propres domaines, et nombre de documents parvenus jusqu’à nous témoignent de leur implication dans la gestion des affaires : des lettres sur l’acheminement du grain, du vin, et des animaux jusqu’au palais depuis des possessions lointaines. Par exemple, les seules limites à l’autorité de la reine douairière étaient fixées par le souverain lui-même. De telles coutumes persistèrent jusqu’à l’empire sassanide, avec moins d’importance cependant. Purandokht, qui était la fille du roi Khosrau gouverna l’empire perse durant presque deux ans avant d’abdiquer. À cette époque, le plus haut rang féminin était tenu par la mère du roi, puis la mère du prince héritier et enfin les filles et sœurs du roi. Les femmes qui n'étaient pas de condition noble disposaient d'une certaine indépendance économique: elles avaient le droit de travailler (certains métiers étaient autorisés aux deux sexes et d'autres étaient réservés), de posséder des propriétés et de les vendre et étaient elles aussi obligées de payer des impôts. Des découvertes archéologiques ont même montré l'existence de femmes qui étaient chef d'entreprises ou de certaines autres qui avaient atteint des postes militaires de haut rang. Les historiens pensent que c’est en fait Cyrus le Grand qui, dix siècles avant l’Islam, a établi la coutume de couvrir les femmes afin de protéger leur chasteté. D’après cette théorie, le voile est ainsi passé des Achéménides aux Séleucides. Ceux-ci l’ont, à leur tour, transmis aux Byzantins d’où les conquérants arabes l’ont adopté, le répandant à travers le monde arabe. Cela dit, le voile est omniprésent dans le monde méditerranéen : les femmes grecques mariées se doivent de porter un voile sur leurs cheveux, la Bible impose la même obligation aux épouses légitimes. La chevelure visible est le signe des prostituées (cf Marie-Madeleine lavant avec ses cheveux, instrument de son péché et de sa rédemption, les pieds du Christ). Peuple Étrusque. Dans la société étrusque, les femmes jouent un rôle considérable dans l'aristocratie, et ont des droits politiques et administratifs au même titre que les hommes. Leur vie sociale est épanouie, aux côtés des hommes, mais elles gardent la charge de la maison et des enfants. Malgré la relative égalité des femmes et des hommes dans l'aristocratie, il n'y a pas de données historiques permettant de voir une pareille égalité dans les classes moins aisées. Rome. Les femmes d'Étrurie furent certainement celles qui, dans l'Antiquité, eurent relativement le plus de liberté, et le statut le moins contraignant. Cela était très mal vu des Grecs et des Romains avant que l'Étrurie ne devienne province romaine. Les Romaines étaient juridiquement assimilées à d'éternelles mineures et soumises toute leur vie durant à l'autorité d'un tuteur, leur père puis leur mari. La "patria potesta" qui donne droit de vie ou de mort au "pater familias" sur tous les membres de sa famille fut réduite au puis supprimée au . Les Romaines jouirent d'un statut moins draconien que les Grecques. Elles avaient par exemple libre accès aux stades, théâtres et autres lieux publics. La liberté de mœurs qu'elles eurent à l'époque impériale reflète davantage l'oisiveté dont bénéficiaient les femmes de l'aristocratie qu'une liberté du point de vue juridique ; le divorce existait mais avait un autre sens qu'aujourd'hui. Au , l'empereur Marc Aurèle délivre la femme romaine de l'institution de la "manus", qui en faisait jusque-là une mineure perpétuelle. Sans jouir de droit politique, elle peut désormais divorcer et se remarier, et elle a droit à la même part de l'héritage paternel que ses frères. Des appellations comme celle de « matrone » ou « domina » sont l'indice d'un statut social sans commune mesure avec celui de la femme grecque, enfermée dans le gynécée. Asie. Chine. Wu Zetian (624-705) est l'unique femme à avoir été impératrice de Chine dans l'histoire de ce pays ; elle est aussi à la base d'une nouvelle dynastie. Elle s'appuie sur un système de pouvoir méritocratique avec examens impériaux des fonctionnaires érudits de l'Empire ; par ailleurs, elle œuvre aussi pour améliorer la place des femmes en Chine ainsi que la vie des paysannes et des paysans. La dame Fu Hao (vers 1200 - vers 1250), l'une des épouses du roi Wu Ding de la dynastie Shang, devient grande prêtresse et générale en chef des armées ; elle s'est illustrée dans plusieurs batailles de son époque. Sa tombe a été retrouvée en 1976 par des archéologues. Japon. Le plus ancien roman écrit dans le monde a été trouvé au Japon : c'est le "" ("Le Dit du Genji"), œuvre de l'écrivaine et membre de la cour Murasaki Shikibu (vers 973 - vers 1014 ou 1025). Europe au Moyen Âge. Haut Moyen Âge en Europe orientale et Europe centrale. Éléments de contexte. L'Empire romain d'Orient (issu de la division de l'Empire romain plus vaste) devient progressivement ce qu'on appelle aujourd'hui Empire Byzantin ; sa capitale est Byzance, qui deviendra Constantinople, et il est notamment influencé par la culture grecque. Il perdurera jusqu'aux prémices de la Renaissance en Europe (). Les peuples slaves auront aussi un rôle et une influence dans cette partie du monde et en Europe Centrale. Haut Moyen Âge en Europe occidentale. Éléments de contexte. Le haut Moyen Âge est une période aux délimitations variables notamment selon les entités géographiques considérées ; il couvre en partie l'Antiquité tardive et en partie le Moyen Âge central. Durant l'Antiquité tardive, alors que l'Empire romain existe encore, ont notamment lieu les grandes migrations de peuples (aussi nommées « invasions barbares » ; les barbares étant pour les Romains les peuples étrangers) et l'expansion des débuts du christianisme. La civilisation occidentale, qui se considère héritière de la culture romaine, a comme date symbolique de fin de l'Empire romain et de l'Antiquité l'an 476. Lui succèdent les « royaumes barbares » (royaumes ostrogths, wisigoths, lombard, germains…) et les royaumes anglo-saxons qui s'unifient peu à peu. En Europe de l'Ouest, les royaumes francs et burgondes se développent aussi ; chez les Francs, se succéderont les dynasties des rois mérovingiens (du au ) puis carolingiens (de 751 à 987). La péninsule ibérique et certaines zones du sud de la France connaîtront aussi des périodes — plus ou moins longues — sous contrôle de peuples musulmans au sein d'Al-Andalus — entre 711, avec alors l'extension du califat omeyyade, et 1492 avec la chute de Grenade. Statut des femmes dans la société. Il semble que le Haut Moyen Âge et la période carolingienne aient accordé une place relativement de qualité aux femmes. Église chrétienne catholique et vie quotidienne. L'Église catholique romaine a une position claire vis-à-vis des femmes. Créées à l'image de Dieu, elles sont dotées d'une âme immortelle à l'égal de l'homme et peuvent accéder à la sainteté. Toutefois, dans la continuité des traditions antiques, elles sont exclues des fonctions sacerdotales et, au principe d'égalité devant Dieu, s'oppose une hiérarchie terrestre qui les place dans une position plutôt subordonnée sur les plans social et politique. Saint Augustin (354-430), grande source d'inspiration du droit canonique, distingue ainsi l'ordre de la grâce, dans lequel la femme est l'égal de l'homme, de l'ordre de la nature où elle est à son service. L'homme agit, la femme le porte. Les femmes sont à la fois placées au sommet, à l'image de la Vierge Marie faite reine et souveraine au-dessus de toute l'humanité alors que simple terrestre, ou à l'image des saintes et bienheureuses par milliers — et cela donnera naissance à une idéalisation de la femme, très nette dans les œuvres littéraires et les arts où la place de la femme est absolument unique), et tantôt ramenées aux nécessités ; le regard porté sur elles exige des vertus, telles la pureté, ou leur rappelle le sens et la nécessité de la maternité. La femme est, comme l'homme du reste, tenue par la loi naturelle et le salut et il serait faux de penser qu'en Église, on en demande plus à la femme qu'à l'homme : les responsabilités de chacun sont conséquentes. Ce sont les usages du monde qui tentent régulièrement de ramener la femme à la condition seconde, alors que l’Église ne conçoit jamais une société où elle serait moindre. L’Église ne sépare jamais la femme (ni l'homme) des signes qui manifestent sa nature, mais elle offre aussi la possibilité de les transcender. Dans la hiérarchie établie par les théologiens et les canonistes, les vierges se voient offrir une place supérieure aux veuves et aux femmes mariées. Les martyres de la pureté incarnent cette idéalisation de la chasteté. Au fur et à mesure que l’Église prend du pouvoir au sein de l'ancienne société romaine, qu'elle en perd puis en reprend dans la société barbare post-invasions, la législation ecclésiastique joue dans l'ensemble un rôle de protection vis-à-vis des femmes. L'Église réprime progressivement les abus les plus criants, interdisant le rapt ou au maître de violer une esclave vierge, au père d'abuser de la fiancée de son fils et de partager la couche de la mère et de la fille. L'obsession est de mettre fin à l'inceste, qui s'était largement répandu. Le mariage chrétien établit la liberté de choix et la libre volonté des deux époux : ce sont eux qui sont à égalité les ministres du mariage par l'échange mutuel des consentements (et non le prêtre qui n'en est qu'un témoin privilégié) et le prêtre doit s'assurer de la liberté de leur choix par des questions préalables. Si, dans la pratique, les mariages arrangés se poursuivirent, particulièrement dans les classes sociales supérieures, du moins le principe de liberté et d'égalité des époux était-il posé. La répudiation est interdite et le divorce autorisé en trois cas : la stérilité, la consanguinité jusqu'au ou l’ordination ultérieure d’un des époux. L’adultère est puni. Apparu au , le couvent, garant de sécurité matérielle, représente aussi la possibilité d'une vie spirituelle et intellectuelle pour les femmes, avec parfois la notion de vocation envisagée. Les abbesses exercent un pouvoir égal à celui des abbés, et parfois des évêques. La figure emblématique de l'abbesse est l'érudite Hildegarde de Bingen qui vécut à la fin de la période (1098-1179). Durant le premier millénaire, les femmes de la chrétienté peuvent être ordonnées dans plusieurs ministères de cette religion. Politique. En Gaule, au , selon la tradition, une femme de 28 ans, la future Sainte-Geneviève, appelle les défenseurs de Paris, qui s'apprêtaient à fuir, à résister aux Huns et contribue à sauver la ville. En Algérie, au , une femme libre berbère (juive ou chrétienne selon les versions) combattit les Omeyyades, après avoir rassemblé autour d'elle une armée d'hommes. Elle vainquit deux fois l'armée omeyyade. Ce sont les historiens arabes de la période médiévale qui lui donnèrent le nom sous lequel on la connaît, la Kahina. Elle fut finalement capturée et décapitée. Figure légendaire de l'identité kabyle et berbère, elle est censée avoir uni tous les hommes de cette nation contre l'envahisseur arabe et musulman. Arts et littérature. À partir du , apparaît le modèle courtois — qui se développera dans toute l'Europe jusqu'au —, avec le « fin'amor » (amour courtois), qui pose cependant différentes questions quant au statut de la femme et a reçu diverses interprétations des historiens. Moyen Âge classique. Statut des femmes dans la société. La plupart des femmes mariées sont sous le pouvoir de leurs maris. Politique. Si l'émiettement de l'empire carolingien avait permis à un grand nombre de femmes nobles d'accéder au pouvoir politique et économique, voire militaire, la centralisation de l'État du leur ferme cette perspective, note Andrée Michel. Cependant, une femme comme Aliénor d'Aquitaine (1133-1204) joue en Angleterre et en Aquitaine un rôle politique, puis culturel, essentiel. Quelques reines deviennent régentes, telle Blanche de Castille (de 1226 à 1235, puis de 1248 à 1252). Au , Jeanne d'Arc (1412-1431), âgée de moins de dix-huit ans, parvient à se faire admettre comme chef de guerre et le reste pendant deux ans. Les circonstances de cette affaire, rendue possible par un contexte politique très particulier, ne sont pas entièrement élucidées. Une partie de l'Église catholique a adopté une position soupçonneuse sur l'épopée de Jeanne (et notamment sur la prétention d'une très jeune femme à avoir reçu une mission divine sans passer par une autorité religieuse instituée) : l'Inquisition s'est inquiétée de l'affaire, et c'est d'ailleurs un tribunal ecclésiastique (soucieux de plaire à l'occupant Anglais) qui l'a condamnée au bûcher, après qu'elle ait été abandonnée par le roi Charles VII de France. L'histoire de Jeanne d'Arc, qui reste un cas unique, révèle un des paradoxes d'une société dans laquelle, au quotidien, la femme est maintenue dans une situation subordonnée, mais où une femme à peine sortie de l'adolescence a pu faire accepter son autorité par des guerriers de métier endurcis. Église chrétienne catholique. Au sein de l'Église, la Réforme « grégorienne » (au ) et une division nette entre clercs et laïcs offriront un contexte à partir duquel les femmes sont exclues de certains rôles religieux par les théologiens et les Canonistes : ceux-ci précisent alors exactement quels personnes peuvent devenir diacre, prêtre ou évêque. L'Église s'efforce aussi de limiter le nombre des religieuses et d'éliminer le pouvoir des femmes en son sein. Durant le , le concept du purgatoire arrive dans le catholicisme ; dans le même temps, la femme catholique se voit assigner trois possibilités de mener sa vie selon le point de vue religieux : soit elle correspond à l'image d'une Ève marquée par la fragilité et la tentation, soit elle a la force morale de correspondre à Marie la mère de Jésus, soit elle tend à être semblable à Madeleine : pécheresse mais rachetée. À partir de la fin du , se forment dans le nord de l’Europe — par exemple dans les Pays-Bas méridionaux — des communautés de femmes célibataires ou veuves, les « béguines ». Sans faire vœu d'appartenance à aucun ordre religieux, elles mènent une vie spirituelle intense et s'investissent dans l'action caritative. Les béguines sont une parte des femmes qui se regroupent dans ce genre de communautés ; d'autres sont des sœurs des léproseries, des nonnes, des recluses, et certaines s'engagent dans plusieurs de ces rôles. Si, au départ, elles font partie de milieux plutôt aisés (familles d'artisans ou de commerçants), leur population s'augmente progressivement de recrues plus modestes. D'autres femmes sont restées dans les mémoires en tant que mystiques. Au , en Europe, la vie des femmes est fortement régie par toutes sortes d'impératifs, notamment d'ordre moral et religieux : existent des stéréotypes sur les femmes, les parant de certains « vices » et de quelques « vertus », avec un idéal religieux de virginité et de chasteté. Ainsi, les moniales, les femmes vierges et les veuves — pourvu qu'elle soient chastes — sont-elles relativement bien considérées par l'Église, qui considère parallèlement que la femme mariée — qui, elle, sera amenée à ne plus être chaste — a surtout un rôle de « bonne épouse » et de mère au sein de sa famille et de sa demeure. Toutefois, le contexte n'est pas le nôtre et il n'y a pas forcément de pensée d'avilir la personne. L'entrée dans un monastère, clos sur l'extérieur, est parfois issue de la volonté de la personne concernée, d'autres fois, une femme peut être mise au cloître par sa famille — dans ce cas, souvent aristocratique. La chercheuse Michelle Sauer a relevé, en ce qui concerne l'Angleterre, que la piété pouvait avoir des caractéristiques spécifiques liée à l'utilisation des espaces et que ceci pouvait différer entre les groupes de femmes et les groupes d'hommes. Différents choix de monastères ou d'associations de fidèles sont possibles en Allemagne, Autriche et Suisse : il existe des monastères doubles — qui regroupent deux entités séparées, l'une pour les femmes, l'autre pour les hommes —, les monastères cisterciens, les tiers-ordres mendiants ou l'Observance. Pour l'espace germanique, certains chercheurs ont discuté la représentation d'une dissolution des mœurs en leur sein entre les , et l'éventuel déclin des monastères de femmes — soulevant notamment diverses manières de se placer ans la société et de lutter pour éviter une domination masculine, lors des crises des . Les derniers siècles du Moyen Âge sont marqués par une plus grande clôture entre les moniales et la société, à la fois de leur fait et en raison de revendications de certaines institutions ou personnalités, dont le pape Boniface VIII qui les menaçait sinon d'excommunication ; certaines moniales vivent en recluses, dans un reclusoir : c'est la forme la plus poussée d'enfermement. En ce qui concerne les relations entre moines et moniales, plusieurs décisions des autorités religieuses poussent à davantage de séparation ; toutefois, au , il arrive encore que certains se rencontrent. Des moines s'impliquent dans les instances féminines, quelques-uns avec un souhait de contrôle, d'autres dans l'idée d'aider et conseiller ; par ailleurs, une partie des moines rapportent dans leurs écrits leur admiration de l'engagement et la dévotion des moniales. Les religieuses Hildegarde de Bingen et Christina de Markyate sont des personnalités écoutées par leurs confrères masculins. Dans le domaine culturel et religieux, de nombreux couvents de femmes ont contribué à rassembler des bibliothèques, copier, composer et enluminer des livres et manuscrits. En ce qui concerne les Saintes et les Saints, leurs hagiographies montrent parfois des travestissements ou des rôles spécifiques, quelquefois en lien avec des « vertus » conférées à un genre ou en lien avec les vertus religieuses ; les vies de saintes et de saints montrent souvent des parcours différents selon le genre, les premières ayant une dévotion infaillible dès le plus jeune âge — sa sainteté ayant une forme d'innocence reliée à celle de l'enfance et, en cas de mariage, c'était souvent contre sa volonté —, tandis que les seconds ont d'abord une vie laïque remplie et des errements avant d'entrer en religion. Chaque genre conserve des particularités conférées socialement à son sexe à l'époque, avec des femmes ayant davantage de préoccupations liées à l'alliance matrimoniale et charnelle, et des hommes ayant davantage de luttes par rapport à la filiation et l'héritage. Par ailleurs, les représentations des personnages saints offrent par la suite des modèles moraux et de genre, y compris aux laïcs. La femme dans la pensée des érudits. Durant le , en Italie, certains s'intéressent à la « nature féminine », notamment en ce qui concerne sa physiologie, ce qu'elle apporte lors de la conception d'un enfant et ses maladies ; elle et son sexe conservent toutefois leurs statuts d'impurs et on évite de considérer les zones érogènes de son corps. Arts et littérature. La littérature médiévale est tiraillée entre deux extrêmes. Aux et , deux genres littéraires s'opposent : les fabliaux insistent surtout sur la malignité de la femme et la littérature courtoise définit un idéal de comportement à l'égard des femmes de rang supérieur. Le voit le triomphe de la littérature chevaleresque. Du et jusqu'au , le modèle courtois se répand dans toute l'Europe : le « fin'amor » (amour courtois) et les cours d'amour se développent. En France, les poètes, compositeurs et musiciens médiévaux qui faisaient partie de la société courtoise sont appelés les troubadours (terme de langue d'oc) ou trouvères (terme de langue d'oïl) ; certains sont des femmes : elles sont nommées trobairitz (en langue d'oc) ou trouveresses (en langue d'oïl). Parmi les femmes, les siècles ont gardé la trace de quelques-unes d'entre elles, par exemple : Azalaïs de Porcairagues (seconde moitié du ), la poétesse Marie de France (vers 1160- vers 1210), Marie de Ventadour (?-vers 1222), la comtesse de Die Beatritz de Dia (vers 1140-après 1175). En Allemagne, le minnesang (« chant d'amour ») est un genre de poésie lyrique qui se développe du au . Europe à la Renaissance. Femmes au pouvoir. La renaissance du droit romain en Occident fait reculer les droits des femmes dans tous les domaines. « Progressivement, mais inéluctablement, les femmes se sont vu exclure de la sphère politique et publique. Même à la Renaissance, lorsque certaines d'entre elles exercent encore un pouvoir réel, quoique de plus en plus contesté, l'échec final est pour ainsi dire la clef de compréhension de tout pouvoir féminin » écrit Thierry Wanegffelen. Aussi peut-on reprendre le titre de l'épilogue de son ouvrage de 2008 : "De la Renaissance à l'âge classique : la défaite des souveraines". Quelques femmes accèdent cependant au pouvoir royal, telles les monarques d'Angleterre : Jeanne Grey (régnante pendant 9 jour seulement en 1553), Marie (aussi connue sous le nom de Marie Tudor) (de 1553 à 1558), Élisabeth (de 1558 à 1603). D'autres deviennent quelquefois régentes, comme Louise de Savoie (en 1515 puis en 1525-1526) ou la reine-mère Catherine de Médicis (régente du royaume de France de 1560 à 1563). Droit. La ré-instauration du droit romain en Europe restreint considérablement les droits des femmes qui redeviennent de véritables mineures, abolissant ainsi les acquis chrétiens du haut Moyen Âge. En France, au , deux édits du Parlement, sous la pression de l'humanisme renaissant font des femmes des mineures à vie en leur retirant les droits qu'elles possédaient antérieurement. Marie de Gournay (1566-1645), fille adoptive de Montaigne, exprime sa colère dans "L'Égalité des hommes et des femmes" et "Le grief des femmes". Éducation. Les femmes sont désormais interdites de recevoir la même culture que les hommes. Ainsi, elles ne sont pour la plupart gratifiées que « de ce qu'il convient d'appeler une sous-culture, et vouées presque exclusivement aux arts dits d'agrément : le piano, l'aquarelle ou la tapisserie ». Travail. Pendant la période moderne, le travail des femmes est rendu invisible pour l’historien par le « silence des sources », en particulier des sources fiscales dans lesquelles les femmes mariées s’effacent derrière leur mari, considéré comme le chef de feu. Dans les contrats de mariage, si la règle est de faire apparaître la profession du mari, celle de l’épouse est le plus souvent tue. Le travail des femmes, repérable en creux, est néanmoins largement répandu. Les femmes ont la charge quasi-exclusive du travail domestique et reproductif (soin des enfants et des personnes âgées), participent activement à l’économie familiale et exercent fréquemment une activité salariée, à domicile ou à l’extérieur du foyer. Pour plus de 80 % de la population, le travail des femmes s’avère indispensable pour la subsistance du foyer ou pour la constitution des dots des jeunes filles. Le cycle de la vie familiale joue un rôle prépondérant dans le type d’occupation féminin. Les filles célibataires participent à l’économie domestique et sont amenées, pour les plus pauvres, à s’employer dans la domesticité ou dans la boutique en vue de constituer leur dot. Les femmes mariées épousent le plus souvent la profession de leur mari, en conservant parfois une activité salariée conçue comme un complément aux revenus du foyer. Les veuves sont autorisées dans certaines professions à conserver la maîtrise de l’emploi exercé par leur mari ; les plus aisées y trouvent l’occasion d’occuper le devant de la scène ; les plus pauvres doivent trouver à s’employer pour survivre. Dans une société très largement rurale, les femmes travaillent majoritairement dans le secteur agricole. Dans le monde urbain, trois secteurs concentrent la majorité de l’emploi féminin : la domesticité, le textile et le commerce. Du au , les femmes se voient confisquer par les hommes la plupart des professions et fonctions auxquelles elles avaient accès, en particulier l'exercice de la médecine populaire. Les guildes d'artisanes sont éliminées. Certaines femmes sont artistes, telles la sculptrice italienne Properzia de’ Rossi (1490-1530), l'écrivaine et poétesse française Louise Labé (vers 1524-1566), la peintre italienne Marietta Robusti dite « la Tintoretta » (1554-1590). Religion. Le droit romain s'impose aussi au sein de l'Église catholique. La misogynie des traités de théologie morale des et est féroce ; la persécution contre les « sorcières » fait des dizaines de milliers de victimes. Christine de Pisan (1364-1430) plaide dans ce climat la cause des femmes, en particulier celle de Jeanne d'Arc. Ni l'humanisme, ni la Réforme protestante n'améliorent sensiblement le statut de la femme. Pendant une courte période, les femmes profitent des ouvertures ménagées par la Réforme. La lecture par les femmes de la Bible et des textes sacrés en langue vulgaire est un temps prôné par les prédicateurs. À l’image de Marie Dentière, certaines femmes saisissent l’opportunité qui leur est offerte pour se faire prédicatrices ou se mêler de théologie. Elles bénéficient également de l’effort d’alphabétisation entrepris à partir des années 1560 à travers le catéchisme. Cette liberté de parole est cependant rapidement étouffée. Luther dissout les communautés religieuses et sa propre épouse, Katherine von Bora, donne l'exemple du retour de la femme au foyer. Plusieurs figures féminines, comme Marguerite de Navarre ou Renée de France, continuent cependant de jouer un rôle de première importance dans le développement de la nouvelle doctrine. Au , certaines sectes protestantes dissidentes, comme les anabaptistes ou les quakers, autorisent les femmes au prêche ou à la prêtrise. Europe aux. Évolutions de la condition des femmes. Du , l'importance accrue accordée à la vie de famille et à l'enfant a des conséquences contradictoires sur le statut de la femme. Son rôle dans l'éducation est clairement reconnu. Au thème du péché se substitue celui de la nature féminine, plus portée aux sentiments, à l'amour, qu'à la raison. Mais cela signifie également que la femme se doit de se cantonner à son rôle d'épouse et de mère (Rousseau, Kant). La vie de la femme reste déterminée par sa famille puis son mari. Certaines femmes exercent des métiers hors de leur famille : la sage-femme ; la servante, considérée subalterne, qui se plie aux exigences de ses patrons, notamment ménage et cuisine, transport des seaux de charbon, vidage des cuvettes, frottage de l'argenterie, et n'a pas de vie propre, tout cela avec une obligation de discrétion et dévouement et tout en pouvant être renvoyée du jour au lendemain et laissée ainsi sans ressources ; les marchandes de pommes cuites ou de marrons Droit. Les systèmes juridiques des pays sont différents les uns des autres, mais, après les querelles de savants initiées au concernant les femmes et leur égalité ou non avec les hommes (notamment la « "querelle des femmes" »), et la Révolution française de 1789, qui a des retentissements dans les autres pays, plusieurs des présentent des éléments relatifs à l'égalité des droits entre les sexes dans leurs parties introductives ou générales (en Prusse, par exemple). Toutefois, d'autres éléments législatifs marquent des inégalités hommes-femmes dans le mariage, ou même selon des statuts particuliers de la femme tels que « fille-mère ». Les statuts des sexes dans le droit de la famille européen du incluent notamment un hiérarchisation qui soumet la femme mariée à l'autorité ou au pouvoir de décision de son mari. Au cours de ce siècle, les mouvements en faveurs des droits des femmes critiqueront et émettront des revendications concernant leurs statuts juridiques, et enclencheront des mouvements de masse pour obtenir de nouveaux droits. Le Code prussien ("Preußisches Allgemeines Landrecht", ALR) de 1794, qui sera plus tard une base pour la codification du Code civil allemand (unifié en 1900), est relativement favorable aux droits des femmes — ce qui fait craindre à certains commentateurs de l'époque que la Prusse devienne (selon les mots de Johann Georg Schlosser). L'égalité des sexes y est notamment inscrite dans la première partie, au paragraphe 24. Cependant, dans ce qui touche aux statuts conjugaux, la femme est soumise à son époux qui est dit et possède davantage de droits que l'épouse. La femme mariée a toutefois quelques droits, notamment en termes de contractualisation, et, si le mari est empêché, elle devient une personne juridique indépendante. Le mariage est considéré comme un contrat civil, et non pas un sacrement religieux, et le droit du divorce comporte plusieurs motifs possibles dont l'« incompatibilité d'humeur » de l'un ou l'autre conjoint. Par ailleurs, ce code est jugé favorable aux femmes notamment parce qu'il accorde des droits aux mères non mariées ainsi qu'à leurs enfants, qui touchent aussi aux pères ou aux grands-parents paternels : frais de couches, pension alimentaire, indemnité en cas de rupture de promesse de mariage. Ces droits sont fortement diminués par une loi passée après la révolution de 1848, par la Chambre des seigneurs de Prusse, qui s'inspire notamment du code civil français d'alors. En 1900, le code civil allemand unifié (BGB) reprendra ces mesures réduites, et le statut du mari en tant que chef de famille se verra consolidé ; ces limitations attireront des protestations des féministes allemandes. En France, en 1804, Napoléon, l'empereur, promulgue le Code civil. Venant après la Révolution française de 1789 et une forte réaction patriarcale initiée en 1793-1795, qui a tendu a faire taire les revendications des femmes et les écarter des activités publiques, ce code leur confère, dans le droit conjugal et matrimonial, un statut de « mineures juridiques ». L'épouse y est soumise à l'époux, qui doit toutefois la protéger ; l'époux a du pouvoir aussi bien sur la personne de l'épouse que sur ses biens, et cette dernière ne peut établir de contrat, bénéficier des revenus issus de son activité, ni acquérir des biens. Les « marchandes publiques » sont une exception et peuvent se passer d'autorisation de l'époux pour contracter des obligations. Concernant un enfant, la mère a moins de droits que le père, qui dispose de la « puissance paternelle ». Le divorce, avec des conditions inégales entre les époux, est autorisé jusqu'en 1816, avant d'être interdit jusqu'en 1884. Nouveauté par rapport au droit dans la société d'Ancien régime, la « recherche de la paternité est interdite » : la femme non mariée ne peut pas demander de recherche de paternité pour ses enfants et donc pas non plus demander d'indemnité ou de pension alimentaire ; mère non mariée et « enfant naturel » n'ont pas de droits spécifiques et ne reçoivent pas d'aides publiques. En 1912, à la suite de longues luttes du mouvement féministe, la recherche en paternité sera admise dans 5 situations, puis complètement autorisée en 1972. En 1938, ce sera l'article 213 du Code civil qui sera amendé : il marquait l'incapacité juridique des femmes. Les verront d'autres modifications menant à plus d'égalité en droit entre femmes et hommes. Dans l'empire d'Autriche, le Code civil général (ABGB) est promulgué en 1811 ; il tente d'unifier différents éléments juridiques issues des diverses parties de cet empire et s'inspire du principe d'égalité des droits de l'homme. Les femmes y ont une autonomie, davantage que dans d'autres codifications civiles de l'époque ; célibataire ou épouse, la femme peut établir des contrats et ester en justice. L'époux, « chef de famille », n'a toutefois pas de « puissance maritale » sur l'épouse. Toutefois, au fil du temps, l'idée de « différences naturelles » entre les sexes apparaît davantage dans les commentaires des juristes et des règles tacites font que la femme est inférieure en droits à l'homme ou lui transmet ses droits sur certains points quand elle se marie. Ce code civil distingue par ailleurs les statuts du mariage selon les religions, ce qui fait que les catholiques ne peuvent divorcer, tandis que les Juifs et les autres chrétiens en ont le droit. En Angleterre, au Moyen Âge, selon la doctrine juridique de la "coverture," la femme non mariée était un « sujet de droit indépendant », mais ce n'était plus le cas une fois mariée : l'époux acquérait alors des droits aussi bien sur la personne de l'épouse que sur ses biens. Le père était l'unique détenteur de la « puissance parentale ». Ceci change peu à peu au , bien qu'il n'y ait pas de codification uniformisée pour le pays : des principes d'équité faits par les tribunaux modifient certaines dispositions. Des lois nouvelles permettent aux femmes mariées d'avoir des biens propres et élargissent les possibilités de divorce par rapport aux lois antérieures. L'absence ou le peu de droits des épouses deviennent de plus en plus un sujet de critiques puis de revendications, notamment à partir des années 1870 à l'initiative du mouvement féministe anglais. De premières lois concernant les biens de la femme mariée sont adoptées ; les droits civiques viendront plus tard, avec en 1918 le droit de vote pour les femmes de plus de trente ans, puis en 1928 pour toutes celles de plus de 21 ans. L'égalité juridique entre époux sera actée dans le droit de la famille à la fin des années 1960. Dans les pays nordiques, les femmes, célibataires ou mariées, n'ont pas de droits personnels, elles sont sous tutelle ; leur statut change à partir du milieu du , avec des différences selon les pays. La femme non mariée n'est plus sous tutelle à partir de 1857 au Danemark, 1863 en Suède et en Norvège, puis l'année suivante en Finlande. La femme mariée obtient les droits de propriété et d'égalité dans la succession entre 1845 et 1874 en Suède, 1888 en Norvège, 1899 au Danemark. Les femmes obtiendront le droit de vote en 1906 en Finlande, puis les années suivantes pour d'autres pays de la région, et en 1919 en Suède. En droit privé, l'égalité de principe entre hommes et femmes sera promulguée en 1920 en Suède, 1925 au Danemark, 1927 en Norvège et 1929 pour la Finlande. Santé et médecine. Sur le plan médical, au , les villes voient augmenter le nombre de chirurgiens accoucheurs, au détriment des sages-femmes. Cette évolution est moins marquée dans les campagnes, où les rôles traditionnels des hommes et des femmes sont plus marqués, et les moyens financiers plus faibles pour la plupart des familles. Un arrêt du parlement de Paris de 1755 interdit la pratique de la chirurgie aux femmes. Ce siècle voit également les connaissances médicales fortement évoluer. L'accouchement est encore marqué par divers risques d'accident : mort ou stérilité (il n'y alors aucune connaissance concernant l’antisepsie ni l'anesthésie) et les difficultés portent sur 2 % des accouchements (en comparaison, aujourd'hui, elles en concernent un pour mille). La mère peut aussi être atteinte d'une hémorragie ou de fièvre, dont la fièvre puerpérale, contagieuse, liée au manque d'hygiène. Dans la tranche d'âge entre 20 et 35 ans, la mortalité féminine est plus forte que celle masculine et, en moyenne, pour 80 baptêmes célébrés, une femme meurt en couches. Parmi les femmes qui ont eu entre 7 et 10 enfants, en moyenne 1 sur 10 meurt lors d'un accouchement. Culture et discussion de la condition des femmes. En France, dans les Salons, les dames de l'aristocratie comme la marquise de Rambouillet (1588-1665) règnent sur la vie intellectuelle. Apparaît le type de la femme de lettres ou de sciences, mais aussi du bas-bleu ou de la précieuse. Des femmes artistes ont également une reconnaissance. Cependant, le droit à l'éducation des femmes reste, malgré sa défense par certains auteurs tels Condorcet et Laclos, sujet d'incompréhension et de moquerie. Des auteurs, tels François Poullain de la Barre, écrivent contre les préjugés de l'époque : « Nous sommes remplis de préjugés. (…) De tous les préjugés, on n'en a point remarqué de plus propre que celui qu'on a communément sur l'inégalité des deux sexes. ». Condorcet (1643-1794) notamment théorise l'égalité des sexes et note : « Je crois que la loi ne devrait exclure les femmes d'aucune place. (…) Songez qu'il s'agit des droits de la moitié du genre humain. Ce n'est pas la nature, c'est l'éducation, c'est l'existence sociale qui cause cette différence (…) il est donc injuste d'alléguer, pour continuer de refuser aux femmes la jouissance de leurs droits naturels, des motifs qui n'ont une sorte de réalité que parce qu'elles ne jouissent pas de ces droits. ». Plusieurs femmes parviennent cependant à marquer les arts, les sciences et le pouvoir de leur époque et, quand viendra la Révolution française, certaines femmes chercheront à défendre leurs droits ; toutefois, l'inégalité hommes-femmes augmente encore après cette période, l'homme étant devenu citoyen et participant à la politique, la femme en étant encore éloignée. En Angleterre, Mary Wollstonecraft (1759-1797) fait notamment paraître en 1792 son ouvrage "Défense des droits de la femme". Femmes de science. En sciences, plusieurs femmes sont reconnues, telles la naturaliste et artiste-peintre Anna Maria Sibylla Merian (1647-1717) ayant étudié notamment la métamorphose des papillons et fait un voyage au Suriname pour y étudier la flore et la faune locale, la physicienne italienne Laura Bassi (1711-1778) doctorante de l'université de Bologne qui y devient professeure en 1732, la princesse russe Catherine Dachkov (1743-1810) qui devient directrice de l'Académie impériale de Russie en 1783, l'astronome allemande Caroline Herschel (1750-1848), la mathématicienne française Émilie du Châtelet (1706-1749), et bien d'autres. Femmes au pouvoir. Dans différents pays d'Europe, des femmes sont souveraines, telles Christine de Suède (1626-1689) (qui eut le trône sous le titre de « roi de Suède »), Marie II (qui fut reine d'Angleterre entre 1689 et 1694), Anne (reine de Grande-Bretagne de 1702 à 1707) et les impératrices de Russie Catherine (impératrice de Russie de 1725 à 1727) et Catherine II (impératrice et autocrate de toutes les Russies de 1762 à sa mort en 1796). Période révolutionnaire en France. Si les femmes participent activement à la Révolution française en 1789, ramenant en particulier de Versailles à Paris « le boulanger, la boulangère et le petit mitron », c'est-à-dire la famille royale (journées des 5 et 6 octobre 1789), les revendications de certaines, comme Olympe de Gouges (1748-1793), auteur de la "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" (1791), ne sont pas prises en compte par les députés — Olympe de Gouges finira d'ailleurs sur l'échafaud. La volonté des femmes de participer à la vie publique, comme Théroigne de Méricourt (1762-1817) qui tente de créer une « phalange d'amazones » au printemps 1792, est rapidement freinée par la majorité des révolutionnaires qui refusent notamment de les voir armées ou bénéficier d'un droit de vote, à quelque niveau que ce soit. Même si seule une minorité de militantes souhaite ces attributions, toutes les revendications sont fortement critiquées, au point même où les habitudes traditionnelles (présence des femmes dans les manifestations, dans les troupes, éventuellement comme combattantes) sont récusées. Le 20- l'abbé Sieyès, tient un discours distinguant entre citoyens « actifs » et « passifs ». Les femmes furent classées, comme les enfants, les étrangers et tous ceux ne pouvant s'acquitter d'un cens électoral, dans cette seconde catégorie. Malgré l'appel de Condorcet, elles furent ainsi officiellement exclues du droit de vote par l'Assemblée nationale le , exclusion maintenue par la Constitution de 1791 puis par un vote de la Convention nationale le . À partir d'octobre 1793, toute autonomie des femmes est bannie de la vie politique. Les plus politisées qu'elles soient « enragées » comme Pauline Léon (1768-1838), Claire Lacombe (1765-?), « girondines » comme Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt ou Manon Roland (1754-1793), contre-révolutionnaires, comme la reine Marie-Antoinette (1755-1793) ou Charlotte Corday (1768-1793) sont réprimées, voire exécutées. Le procureur de la Commune de Paris, Pierre-Gaspard Chaumette, applaudissant à l’exécution de plusieurs femmes et fustigeant leur mémoire, évoque cette Par ailleurs, le divorce, instauré in extremis le dernier jour de l'Assemblée législative en 1792, va être largement utilisé par les femmes qui régularisent des situations matrimoniales difficiles. À partir de 1795, les hommes mettent un terme à ce qui restait de liberté aux femmes, leur interdisant par exemple des réunions dans les rues, cherchant à limiter les effets du divorce. Les femmes qui retrouvent une visibilité sont les fameuses Merveilleuses, images même de ce qui est attendu d'un sexe à la fois soumis, séduisant et futile. L'Empire consacre cet état de fait, limitant le divorce, restaurant l'autorité du père de famille avec le Code civil français de 1804. Cependant, l'expérience révolutionnaire laisse des souvenirs et des espérances, dans lesquels s'enracinent les revendications ultérieures. L'abolitionnisme en Occident. La fin du voit l'abolitionnisme, courant de pensée visant à l'abolition de l'esclavage (qui concerne des femmes, des hommes et des enfants), émerger dans les pays occidentaux. Certaines femmes s'engagent dans ce sens. Quelques exemples de femmes engagées en faveur de l'abolition de l'esclavage aux et : Olympe de Gouges en France, Sojourner Truth, Harriet Tubman aux États-Unis En Occident et dans ses colonies. Politique. En France. En France, comme le note Geneviève Fraisse, malgré le Code civil — promulgué en 1804 par Napoléon Bonaparte —, certaines femmes auront cependant l'occasion d'exprimer une volonté politique, de prendre conscience de leurs problèmes propres, en même temps que de leur désir d'appartenir à la nouvelle société en qualité de membre actif. Le féminisme aura désormais partie liée avec la gauche, républicaine, utopiste puis socialiste. Pendant la Commune de Paris (1871), sous l'impulsion d'Élisabeth Dmitrieff, jeune militante russe de l'Internationale, et de Nathalie Lemel, ouvrière relieuse, se crée l'un des premiers mouvements féminins de masse : l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. L'Union réclame le droit au travail et l'égalité des salaires (un commencement d'application est mis en place pour les institutrices), elle participe au recensement des ateliers abandonnés par leurs patrons (les francs fileurs) réfugiés à Versailles et organise des ateliers autogérés. La Commune reconnaît l'union libre (elle verse une pension aux veuves de fédérés mariées ou non, ainsi qu'à leurs enfants légitimes ou naturels), interdit la prostitution et met en place un début d'égalité salariale. Elle manque de temps pour instaurer le droit de vote des femmes. Des femmes mettent en application le décret de séparation des Églises et de l'État dans les écoles et les hôpitaux, se battent, comme Louise Michel et d'autres, sous l'habit des « fédérés » et défendent la Commune contre les « Versaillais » sur les barricades. Mœurs et droits. Le thème bourgeois de la femme au foyer se répand dans les milieux populaires. La condition féminine dans la société victorienne prend des caractéristiques particulières au cœur de l'Empire britannique à son zénith. Elle est notamment marquée, comme aux États-Unis à la même période, par la doctrine de la "coverture" qui suspend la personnalité juridique de la femme mariée pour la fondre avec celle de son époux. En vertu de ce principe, la femme mariée perd à titre individuel toute capacité juridique. Transformations de l'économie liées à la révolution industrielle et mouvements ouvriers. Dès le début de la révolution industrielle, les femmes entrent dans les usines, notamment dans le secteur textile, bastion traditionnel de l’emploi féminin. Le travail des ouvrières rencontre cependant une vive opposition de la part du mouvement ouvrier naissant. La mécanisation permet en effet la substitution d’ouvrières peu qualifiées à des emplois qualifiés autrefois exclusivement masculins. Le salaire des femmes, nettement inférieur à celui des hommes, est également une aubaine pour les employeurs. Les premiers syndicalistes dénoncent la concurrence déloyale mais aussi la désorganisation des foyers qu’entraînerait le travail féminin. Les "proudhoniens", dominants en France, sont attachés à une répartition sexuée des rôles sociaux qui maintient les femmes au foyer, conception qu’ils partagent avec les économistes de leur temps. Lors du congrès de Genève de l’Association internationale des travailleurs en 1866, le refus du travail des femmes est voté à leur initiative, au motif qu’il constitue un « principe de dégénérescence pour la race et un des agents de démoralisation de la classe capitaliste ». Au Royaume-Uni, c'est avec la grève des ouvrières des manufactures d’allumettes à Londres en 1888, avec l'aide d'Annie Besant (1847-1933), qu'a eu lieu le premier conflit social d'ampleur mené par des ouvrières sans qualifications. Aux États-Unis, le principal syndicat — la Fédération américaine du travail, fondée en 1886 — est hostile au travail des femmes et empêche leur accès à de nombreux métiers. En réaction, les ouvrières new-yorkaises s’organisent de manière autonome au sein de l’"International Ladies' Garment Workers' Union". L’arrivée de migrantes juives d’Europe de l’Est, plus politisées, est à l’origine du premier conflit social d’ampleur dans le secteur de la confection avec le soulèvement des 20 000 mené par Clara Lemlich en 1909. Mais c'est en dehors du syndicalisme que les femmes jouent un rôle important aux États-Unis. Il y existe un militantisme important, en partie dû à un accès plus précoce et plus important à l'éducation qu'en Europe des jeunes filles des classes moyennes. De nombreuses associations de femmes s'organisent au niveau des États ou au niveau national. S'inscrivant au départ dans un mouvement protestant de moralisation de la société (le Troisième Grand réveil), elles prennent part à la fin du à la réflexion et l'action en faveur de l'interdiction du travail des enfants, la réduction du temps de travail pour les ouvrières, etc. C'est notamment le cas de la Fédération Générale des Clubs de Femmes fondée en 1890. En Orient. Chine. À partir de 1861, sous la dynastie Qing, la Chine a deux impératrices douairières : Ci'an (1837-1881) et Cixi (1835-1908), cette dernière exerçant le pouvoir réel pendant , de 1861 à sa mort. La condition des femmes s’améliore dans les années 1950, avec notamment la loi sur le mariage datée de qui entend supprimer le modèle patriarcal de la famille, autorise le divorce et établit l’égalité juridique entre hommes et femmes. L’interdiction du bandage des pieds, mesure qui avait été adoptée en 1912, devient réellement effective. En 2019, la Chine se trouve à la 106 place sur 153 pays dans le classement mondial des inégalités de genre établi par le Forum économique mondial. Entre 2017 et 2019, le pays a reculé de 6 places dans ce classement. Pays développés. Politique. À la fin du , en Angleterre, Millicent Garrett Fawcett (1847-1929) fonde un mouvement, en réaction au fait que les femmes de son époque dans son pays n'ont aucun droit, et ce, quelle que soit leur condition sociale. Ce mouvement est donc engagé envers les droits des femmes et notamment le droit de vote. Emmeline Pankhurst (1858-1928) et sa fille créent en 1898 la "Women's Social and Political Union", donnant naissance aux suffragettes. Les femmes britanniques obtiennent le droit de vote en 1918. Aux États-Unis, après des mouvements en faveur des droits des femmes commencés dès le milieu du , le Dix-neuvième amendement de la Constitution des États-Unis donne le droit de vote aux femmes en 1920 ; l'Indian Citizenship Act donne la citoyenneté américaine aux Amérindiens en 1924, mais certains pays membres de l'union refusent de le respecter jusqu'en 1948, y compris concernant le droit de vote ; ils seront complétés par le Voting Rights Act de 1965. En France, Léon Blum accorde certes en 1936 quatre secrétariats d'État à des femmes, mais pas le droit de vote. Dans ce pays, alors que les hommes avaient obtenu le droit de vote « universel » en 1848, les femmes ont attendu 1944 pour l'obtenir et 1945 pour l’exercer pour la première fois. Aux États-Unis, le , Rosa Parks marque l'histoire en refusant de céder sa place dans le bus, ce que la ségrégation raciale imposait jusque-là aux afro-américains dans ce pays ; elle devient un emblème du mouvement des droits civiques. Dans ce même pays, dans les années 1960-1970, naîtra également l'afro-féminisme ou Black feminism, un mouvement féministe interrogeant autant le sexisme que le racisme ; une de ses militantes est Angela Davis. Une autre figure féminine du mouvement des droits civiques est Maya Angelou, également poétesse, écrivaine, actrice et cinéaste. Ce n'est qu'à partir des environs de 1965 que les femmes font triompher en Occident l'idée de l'égalité des sexes ; certains estiment que la possibilité de maîtriser leur fécondité a représenté de ce point de vue la principale avancée. La première femme élue à la tête d'un État est Khertek Anchimaa-Toka (1912-2008), présidente du Præsidium, le parlement du Tannou-Touva, qui était un État satellite de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (URSS), de 1940 à 1944. Les premières femmes de l'histoire contemporaine à devenir chef de gouvernement d'un pays — sans compter les monarques — sont Sirimavo Bandaranaike, Première ministre du Sri Lanka de 1960 à 1965, de 1970 à 1977 et de 1994 à 2000 ; et Indira Gandhi, Première ministre de l'Inde de 1966 à 1977 puis de 1980 à sa mort en 1984. La première femme au monde à avoir été élue au suffrage universel direct à la tête d'un État est Vigdís Finnbogadóttir, présidente d'Islande entre 1980 et 1996. Plusieurs femmes ont reçu le Prix Nobel de la Paix, telles Bertha von Suttner dès 1905, Jane Addams en 1931, Emily Greene Balch en 1946, Betty Williams et Mairead Corrigan en 1976, Mère Teresa en 1979, Alva Reimer Myrdal en 1982, Aung San Suu Kyi en 1991, Rigoberta Menchú en 1992, Jody Williams en 1997, Shirin Ebadi en 2003, Wangari Muta Maathai en 2004, Ellen Johnson Sirleaf, Leymah Gbowee et Tawakkol Karman en 2011, Malala Yousafzai en 2014. Guerres mondiales. La participation des femmes dans l'effort lié à la guerre totale que s'imposent les puissances belligérantes fera évoluer de manière induite les droits des femmes ; l'histoire des femmes dans la guerre évolue, certaines deviennent combattantes dans les armées régulières ou dans la Résistance. Sans en faire des soldats, d'autres nations telles le Royaume-Uni les incorporent en tant qu'auxiliaires féminines. Les États-Unis mettent fin pour six ans à la perspective de la femme au foyer en employant 6 millions de concitoyennes dans les industries d'armement du Victory Program ; « l'arsenal des démocraties », selon la formule de Franklin Delano Roosevelt : le président l'a dit, elles l'ont fait. Notamment pendant le déroulement de la Seconde Guerre mondiale, où l'auteur anonyme du récit Une femme à Berlin émet l'idée que les grands perdants dans cette guerre sont les hommes, annonçant l'avènement ultérieur d'une libération sexuelle. À la libération, les femmes n'ont pas été épargnées puisque le phénomène collectif et revanchard des Femmes tondues a été observé. Économie. Au début du , en France, Augusta Moll-Weiss, directrice de l'école des Mères, ou Paulette Bernège appliquent les principes scientifiques à l'étude des arts ménagers. Depuis le début des années 1970, le nombre des femmes actives a augmenté de plus de trois millions en France, mais D. Kergoat note que, de 1962 à 1992, ouvriers et ouvrières ont vu leur qualification suivre des mouvements inverses. Les classifications supérieures se masculinisent, les catégories d'ouvriers non qualifiés se féminisent encore davantage. Dans les autres domaines d'activité, cependant, le meilleur niveau de formation initiale va de pair avec l'accès aux postes d'encadrement et de commandement, tout spécialement en Île-de-France. À la fin de ce siècle, dans les pays développés, les femmes sont plus diplômées que les hommes (en 1996, on compte en France pour ), sans que les disparités entre femmes et hommes ne disparaissent, tant en ce qui concerne les filières d'études que la vie professionnelle et le niveau des salaires. Mœurs. Si certaines féministes entendent dissocier radicalement la révolution des mœurs impulsée par la lutte des femmes à partir des années soixante-cinq de la « révolution sexuelle », il y a, plus généralement, convergence de l'individualisme et du féminisme. Femmes en sciences. Des femmes scientifiques influentes du début du siècle sont la physicienne et chimiste Marie Curie, la physicienne Lise Meitner et la mathématicienne Emmy Noether. Symbole de reconnaissance, Marie Curie est la première femme à recevoir le prix Nobel de physique, dès 1903, puis elle reçoit un Prix Nobel de chimie en 1911. La seule autre femme scientifique du à avoir reçu un Prix Nobel de physique est Maria Goeppert-Mayer en 1963. Parmi les femmes scientifiques remarquables, on peut citer Sophie Kowalevski, mathématicienne russe qui fut la première femme à obtenir le grade de docteur en mathématiques en 1874, à l'université de Göttingen. On lui doit un théorème. Elle avait notamment étudié avec Karl Weierstrass, qui la considérait comme sa meilleure élève. De nombreuses femmes ont obtenu des Prix Nobel, dans diverses catégories. En 2008, les virologues Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier reçoivent le prix Nobel de physiologie ou médecine pour la découverte du VIH en 1983. En mathématiques, Maryam Mirzakhani (1977-2017) est la première femme, en 2014, à recevoir la Médaille Fields, l'une des deux plus prestigieuses récompenses en dans ce domaine — considérée souvent comme l'équivalent d'un prix Nobel, ceux-ci ne comportant pas de prix pour les mathématiques. Plus de 55 femmes sont déjà allées dans l'espace, issues de divers pays. Parmi celles-ci, la première femme à effectuer un vol dans l'espace est la Soviétique Valentina Terechkova, du 16 au , soit deux ans après le premier homme dans l'espace (Youri Gagarine). La première Américaine dans l'espace est Sally Ride, en 1983 ; elle avait rejoint la NASA en 1978. La première astronaute femme Afro-Américaine à aller dans l'espace est le docteur Mae Jemison, en 1992. La première Française à aller dans l'espace est Claudie Haigneré, en 1996. La première femme à piloter une navette spatiale sur Discovery est Eileen Collins, en 1995 ; elle est aussi la première femme à obtenir le commandement d'une mission, en 1999. En 2012, Liu Yang devient la première Chinoise à aller dans l'espace. Plusieurs astronautes sont mortes lors d'accidents de missions spatiales : Judith Arlene Resnik, Kalpana Chawla et Laurel Clark. Pays en développement. Politique. Dans les pays en développement, les femmes politiques (souvent les héritières de quelque héros national) et écrivaines jouent un rôle politique essentiel dans la lutte contre les régimes autoritaires et corrompus, qui prennent appui sur l'armée et le conservatisme des mœurs. En Amérique du Sud, la première femme à la tête d'un État est Isabel Perón (1931-), qui est présidente de l'Argentine entre 1974 et 1976, succédant à son mari Juan Perón à la mort de celui-ci, après avoir été vice-présidente depuis 1973 ; elle n'a pas été directement élue au poste de présidente mais a été la première présidente au monde — la situation en Argentine est à cette époque compliquée et elle sera déposée par la junte militaire. En Asie, la première femme présidente est Corazon Aquino (1933-2009), qui est présidente des Philippines entre 1986 et 1992 ; elle a réinstauré un régime démocratique dans ce pays qui avait auparavant un régime autoritaire. De 2007 à 2012, l'Inde connaît la première femme présidente du pays : Pratibha Patil ; celle-ci avait eu auparavant différents postes politiques, dont celui de gouverneure élue du Rajasthan ; par ailleurs, sa présidence sera marquée par plusieurs controverses. En Afrique, la première femme à la tête d'un État est Ellen Johnson Sirleaf (1938-), présidente élue du Liberia de 2006 à 2018 ; par ailleurs, elle recevra en 2011 le prix Nobel de la paix pour ses travaux en faveur des droits des femmes. Éducation. Il faut attendre les années 1970 pour que les organismes internationaux et les administrations des pays du tiers-monde prennent conscience du rôle fondamental de la force de travail des femmes dans la survie des populations rurales de ces régions. « Pivot essentiel de la vie des familles, c'est elle qui devrait être au centre de la formation », considère Willy Randin, le fondateur de l'ONG Nouvelle Planète. De nombreux projets d'éducation informelle (non scolaire) à destination des femmes rurales se limitent aux conseils domestiques. Les femmes ont pourtant d'autant plus besoin de formation agricole qu'elles se voient souvent confier les champs les plus difficiles à cultiver, au Niger par exemple. Les femmes doivent encore assurer des activités commerciales ou artisanales, complément d'autant plus nécessaire que, parfois, le mari utilise pour lui-même ses propres revenus, les femmes devant acheter seules les biens pour la consommation familiale. L'éducation des femmes joue enfin un rôle économique indirect. Les femmes sont chargées d'éduquer les enfants, elles peuvent leur transmettre une mentalité mieux adaptée à l'économie moderne, « l'idéologie de la réussite individuelle » (Anne Guillou). L'hygiène permettra aussi de pallier les conséquences économiques de maladies trop fréquentes qui diminuent la productivité des agriculteurs. La contraception comme le recul de l'âge du mariage soulagera l'économie du poids de la démographie. Ainsi, la politique volontariste de la Tunisie à l'égard des femmes, amorcée dès 1966, leur a donné accès à l'enseignement et à l'emploi (selon les chiffres de l'Unesco, les étudiantes représentaient en 1996 44,5 % des tunisiens). Cela a pu contribuer à la baisse du taux de fécondité, aujourd'hui voisin de celui de l'Occident. La charge même de travail qui pèse sur les femmes rend particulièrement difficile le suivi assidu d'une formation. Les petites filles sont souvent considérées comme une force de travail d'appoint, domestique en particulier, voire mariées précocement. De plus le garçon continue le lignage, quand le capital culturel et professionnel de la fille appartiendra pour ainsi dire à son mari, c'est-à-dire à un autre lignage. Au Bénin, on tolère plus facilement la scolarisation des cadettes que celle de l'aînée, mais seul le garçon sera soutenu financièrement. Notons pourtant que c'est au plus fort de la vague islamique que l'alphabétisation des femmes a connu des progrès fulgurants au Maghreb, passant en Algérie, selon l'Unesco, de 24 % en 1980 à 49 % en 1995 (Tunisie, 32 % et 55 %; Maroc, 16 % et 31 %). En 1998, le taux d'activité des femmes marocaines de plus de 15 ans atteignait 33 %. Si l'éducation des femmes est rendue difficile par la lourdeur même des tâches de reproduction et de production qui leur incombent dès l'enfance, elle peut finalement être facilitée par des investissements modiques : en Afrique, construction de moulins à mil ou de puits. Le défaut de moyens de transport peut gêner tant l'accès à la formation que l'engagement des femmes dans des activités rémunératrices, commerciales et artisanales. Mais selon Ester Boserup, insister uniquement sur le rôle économique traditionnel des femmes pourrait bien conduire à les cantonner dans les tâches les moins productives et les moins rémunératrices. Dans les villes des pays peu développés, l'alphabétisation des femmes est devenue monnaie courante. Mais les jeunes citadines reçoivent rarement une éducation qui leur offre des débouchés professionnels dans le secteur moderne, sauf en ce qui concerne les carrières commerciales. L'école ne cherche guère à stimuler leur intérêt pour les matières liées à la vie professionnelle, ou sinon les oriente vers un champ restreint d'activités, comme le secrétariat, l'enseignement ou les métiers médico-sociaux. E. Boseru remarquait que lorsque les Universités s'ouvrent aux jeunes filles, elles se rassemblent d'abord dans les facultés de Lettres, puis en Médecine et dans les branches apparentées. Selon elle, les jeunes filles auraient intériorisé la coutume qui veut que les femmes s'occupent des enfants et des malades. Il y a cependant des pays, comme la Thaïlande, ou des régions, comme Bali, où il est de tradition que les femmes exercent un métier. Elles entrent alors directement en compétition avec les hommes sur le marché général du travail. Il n'y a pas en fin de compte de lien direct entre le niveau d'étude des femmes et celui de leur activité, comme le montre le cas de la Grèce. À l'inverse de ce qui s'est passé en France, l'emploi féminin diminue en Grèce depuis le tournant des années soixante. Les femmes grecques ne constituent qu'une force de travail d'appoint, au moindre coût. Elles seront aussi les premières licenciées. En Afrique, la déconfiture du système scolaire rend difficile la réussite scolaire des jeunes filles. Même lettrées, les jeunes filles n'auront que bien peu de chance de trouver un emploi salarié qualifié, domaine monopolisé par les hommes. Selon Anne Guillou, l'instruction marginalise les femmes par rapport à l'ordre traditionnel. La classe lettrée s'étoffe, mais ces femmes ont bien du mal à s'intégrer socialement et économiquement, en raison justement du sous-développement comme de la structure toujours très traditionnelle de la société. Le féminisme. Le féminisme désigne un ensemble de mouvements et d'idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Historiographie. Si les études féministes ont permis de redécouvrir des héroïnes célèbres ou injustement oubliées et de mettre en exergue leurs spécificités (histoire du corps des femmes, de la maternité, misérabilisme des femmes battues et exploitées, lutte des femmes), une nouvelle approche historique suggère non pas d'affirmer cette spécificité, mais de la questionner. Pour Joan Wallach Scott, l'historiographie des femmes ne peut décrire comment les hommes et femmes ont vécu dans le passé, mais elle peut seulement s'appréhender du point de vue du genre qui est un . |
Famille cristalline La famille cristalline désigne un ensemble de réseaux cristallins caractérisés par de mêmes propriétés de symétrie ; elle est fréquemment utilisée pour le classement des cristaux. Familles des réseaux à 2 et 3 dimensions. Les réseaux bidimensionnels se divisent en quatre familles cristallines : Les réseaux tridimensionnels comprennent deux familles cristallines supplémentaires, en plus des quatre précédentes : Critère d'appartenance à une famille cristalline. Lorsque les mailles conventionnelles de deux cristaux A et B ne diffèrent que par la présence ou l'absence de nœuds se trouvant : alors les cristaux A et B appartiennent à la même famille cristalline. Exemples. La maille conventionnelle du réseau orthorhombique à une face centrée (figure 1) est obtenue en ajoutant un nœud (nœud rouge dans la figure) au centre d’une paire de faces opposées de la maille conventionnelle du réseau orthorhombique primitif (à gauche). Les cristaux qui possèdent ces deux types de maille appartiennent à la famille cristalline orthorhombique. La maille conventionnelle du réseau rhomboédrique (figure 2) est obtenue en ajoutant deux nœuds (nœuds rouges dans la figure) dans le volume de la maille conventionnelle du réseau hexagonal (à gauche). Les cristaux qui possèdent ces deux types de maille appartiennent à la famille cristalline hexagonale. La maille primitive (rhomboédrique) est dessinée en rouge dans la partie inférieure de la figure. Note sur la terminologie. Dans la littérature américaine ou russe, la famille cristalline est souvent improprement appelée « système cristallin ». |
Capparis spinosa |
Thibaud IV |
Championnat d'Haïti de football Le Championnat d'Haïti de football ("Championnat haïtien de football professionnel - CHFP") est une compétition de football qui constitue le sommet de la hiérarchie de ce sport à Haïti. Composé de dix-huit équipes, il a été créé en 1937 et a connu plusieurs formules au cours des années 2000 avec une saison en deux tournois de type ouverture et clôture, comme dans de nombreux championnats d'Amérique du Sud. Seules les éditions 2012 et 2013 ont été disputées en suivant un calendrier annuel. La saison 2005-2006 a, quant à elle, connu trois championnats. En outre, entre 2019 et 2022, on assiste à l'abandon ou l'annulation de six tournois sur sept (voir palmarès). Histoire. Le championnat est créé en 1937. Le Racing Club haïtien remporte alors la première édition. Depuis 2002, un nouveau format voit la saison être divisée en deux périodes, "Ouverture" et "Clôture". |
Gui Crescent Fagon |
Asus A6VA La gamme d'ordinateurs portable Asus A6VA, sortie en France à partir d'août 2005, est à usage multimédia et plus particulièrement destinée aux joueurs avec l'intégration d'une carte graphique dernier cri (à sa sortie). Portables de milieu de gamme, ils intègrent la plupart des technologies les plus en vogue de l'époque, à l'exception du bluetooth. Cependant la présence d'une webcam intégrée et placée au-dessus de l'écran les différencie de la concurrence. Les différents modèles de la gamme sont : A6VA-B028H, A6VA-Q038H et A6VA-Q052H. Ils se distinguent par la brillance ou non de l'écran (technologie Color Shine), la taille de la RAM et la fréquence du processeur. Certains magasins (en ligne ou non) vendent cependant d'autres versions de l'A6VA, avec certains changements : la vitesse du disque dur, vélocité de la ram, durée de garantie, bundle etc. Ces configurations sont vendues sous la référence Z9200VA, qui ont la même base que l'A6VA. Partitionnement du disque dur. Le disque est découpé en 3 partitions : Guide complet. Un guide détaillé du A6VA est disponible sur Wikilivres. Il se découpe ainsi : |
Parallel est un manga japonais de Toshihiko Kobayashi en quatre tomes. Parallel est de type shōnen et narre une romance juvénile: l'histoire d'un garçon et d'une fille qui, après avoir passé des années à se quereller, se découvrent amoureux l'un de l'autre à l'adolescence. Ce manga est légèrement ecchi (comme beaucoup de manga du même genre). Résumé de l'histoire. Nekota et Hoshino se battent depuis des années. Il est le chef des garçons, faisant mille bêtises, trouvant mille stratagèmes pour regarder sous les jupes des filles. Elle est le chef des filles, passant son temps à contrer les tentatives de Nekota et à restaurer le calme. Mais un jour, Nekota se découvre amoureux de son adversaire. Et après avoir trouvé le courage de lui dire, il apprend que la femme que va épouser son père n'est autre que la mère d'Hoshino ! Leurs parents partent en voyage, les laissant seuls dans la maison... Ce scénario fait penser par certains côtés à un autre manga de l'auteur, "Pastel". |
Arrondissement d'Ahrweiler L'arrondissement d'Ahrweiler est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef-lieu est Bad Neuenahr-Ahrweiler. Villes, communes et communautés d'administration. Nombre d'habitants au 31 décembre 2008. |
Île accessible à marée basse Une île accessible à marée basse est, comme son nom l'indique, une île qui, lorsque la marée est basse, est reliée à un autre corps terrestre (continent ou île) par une zone d'estran totalement dégagée d'eau. Ce phénomène ne se produit que dans les endroits où le marnage est suffisamment important. De telles îles ne sont donc entourées d'eau que lorsque la marée est haute, voire seulement aux plus forts coefficients de marée. Il arrive fréquemment que de telles îles portent des constructions particulières (châteaux, abbayes, etc.) et qu'elles soient accessibles par une chaussée isthmique, submergée la plupart du temps. Cette zone, submergée temporairement, est appelée estran, ou zone intertidale (d'après l'anglais , qui correspond aux terres inondées aux hautes marées, ). Dénomination. Il n'existe pas en français de dénomination établie pour une telle île. On trouve en revanche des termes clairement définis dans d'autres langues. Ainsi, l'anglais utilise soit l'expression "tidal island", littéralement « île maréale », soit l'expression "tied island" dont la traduction serait « île rattachée (à la côte) ». L'allemand, lui, emploie l'expression "Gezeiteninsel". Diverses appellations peuvent être trouvées dans la littérature francophone comme "île de marée" ou "île intertidale". |
Arrondissement d'Altenkirchen (Westerwald) L'arrondissement d’Altenkirchen (Westerwald) est une division administrative allemande, située dans le land de Rhénanie-Palatinat. Son chef lieu est Altenkirchen (Westerwald). |
Arrondissement d'Alzey-Worms L'arrondissement d'Alzey-Worms est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Alzey. |
Juelz Santana Juelz Santana, de son vrai nom LaRon Louis James, né le à Harlem, New York, est un rappeur, producteur et acteur américain, d'origine dominicaine et jamaïcaine. Il est également membre du groupe The Diplomats. Il participe aux singles ' et ' de Cam'ron en 2002. En 2003, son premier album ' est publié au label Roc-A-Fella Records ; son deuxième album ' contient le single à succès '. Juelz travaille actuellement sur son troisième album ' dont la date de sortie reste inconnue. Biographie. Jeunesse et débuts (1982–2006). LaRon Louis James est né le à Harlem, New York. Il écrit ses premières rimes à l'âge de 12 ans. Sa carrière de rap commence avec Malik, un ami de longue date, avec qui il crée le duo Draft Pick, signé au label Priority Records. Le groupe fait plusieurs sorties dans les alentours de New York. Bien que le groupe n'existe plus, les deux membres demeurent toujours de bons amis. Juelz croit en lui, de même que son cousin, un ami de Cam'ron, qui décide qu'il est temps pour Juelz d'être écouté. En 2000, à 18 ans, Juelz Santana participe à la chanson ' du deuxième album de Cam'ron, ', puis devient membre du groupe The Diplomats aux côtés de Cam'ron, Jim Jones, Freekey Zeekey, J.R. Writer, 40 Cal, et Hell Rell. Juelz Santana publie son premier album studio en , ", dans lequel il évoque sa vie et la rue. En 2005, Juelz Santana fait son retour avec un deuxième album, ', qui connaît un succès grâce aux titres ', ', ' et '. ' atteint la du ' Hot 100. L'album et le single ' sont certifiés disque d'or par la Recording Industry Association of America. Santana collabore également avec Chris Brown dans son album ', également publié en 2005, qui sera classé premier aux États-Unis. En 2006, il participe aux clips ' et " de Jim Jones. Collaborations et mixtapes (depuis 2007). En 2008, il collabore avec Danny Fernandes sur ' et le quatrième single de Sean Kingston, "There's Nothin. En , Cam'ron révèle la vente du contrat de Juelz Santana à Def Jam pour deux millions de dollars. Le , Santana annonce dans l'émission de BET, ', qu'il collaborerait avec Lil Wayne dans son prochain album studio, sans avancer de date. Son prochain album, ' est attendu depuis 2007. À la fin de 2012, Santana annonce toujours travailler sur son troisième album ' qu'il prévoit pour 2013, après la publication des mixtapes ' et '. Santana annonce également la participation du rappeur et ami de longue date Lil Wayne à la production exécutive de '. Le , la sortie de ' est annoncée pour le . Le premier single extrait de ' s'intitule ' qui fait participer Fabolous, Rick Ross et Meek Mill. Les autres participant à la mixtape incluent Wale, Jadakiss, Lloyd Banks, Yo Gotti, Wiz Khalifa, Lil Wayne, et Future. Santana tourne un clip pour presque toutes les chansons de la mixtape. Moins d'un mois après la publication de ', Santana annonce une nouvelle mixtape intitulée '. La mixtape est prévue pour le ; l'album ' sera publié quelques mois plus tard. Le , le DJ Funkmaster Flex annonce sur Instagram avoir discuté avec Cam'ron, Jim Jones et Juelz Santana d'une nouvelle mixtape des Diplomat qui fera participer Freekey Zeekey ; il annonce également y participer aux côtés de DJ Khaled, Swizz Beatz et DJ Mustard. Démêlés judiciaires. Santana est arrêté en dehors de sa maison de Teaneck, dans le New Jersey, en . Après que son permis de conduire a été suspendu, une recherche par la police de Bentley a conduit à la découverte d'un sac de marijuana, de 29 balles à têtes creuses et de en espèces à l'intérieur d'un sachet en plastique rempli de sucreries. En , le studio d'enregistrement de Juelz Santana est perquisitionné après une enquête de onze mois. Santana est arrêté le et accusé de possession d'arme à feu, d'arme de poing sans permis, de substance contrôlée et dangereuse avec intention de la distribuer dans un périmètre de autour d'une école. Il a dû payer une caution de . Le , alors qu'il se rendait à une fête organisée pour la sortie de l'album " de Chris Brown, Juelz Santana a été arrêté par la police de New York qui cherchait des armes et de la drogue. Bien que personne n'ait été arrêté, Juelz Santana n'a pas été autorisé à rejoindre la fête. |
Arrondissement de Bad Dürkheim L'arrondissement de Bad Dürkheim est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef-lieu est Bad Dürkheim. Villes, communes et communautés d'administration. Communes fusionnées de Rhénanie-Palatinat ("Verbandsgemeinden"). Les Verbandsgemeinden par arrondissement avec leurs territoires communaux + entre parenthèses les habitants en 2006. |
Gynécide |
Arrondissement de Bad Kreuznach L'arrondissement de Bad Kreuznach est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Bad Kreuznach. Villes, communes & communautés d'administration. Communes fusionnées |
Dalil Boubakeur Dalil Boubakeur (en ), né le à Philippeville (aujourd'hui Skikda en Algérie), est un dignitaire de la communauté musulmane en France. Recteur de la Grande mosquée de Paris entre 1992 et 2020 et président du Conseil français du culte musulman (CFCM) de 2003 à 2008, puis de 2013 à 2015, il assure l'intérim du CFCM depuis le 30 juin 2019. Il a démissionné, le 11 janvier 2020, de son poste de président de la Société des Habous et des Lieux Saints de l’islam et ainsi de son poste de recteur de la Grande mosquée de Paris et a cédé sa place à Chems-Eddine Hafiz. Biographie. Dalil Boubakeur est issu d'une famille de notables algériens cultivés, cooptés par la France. La famille Boubakeur descend de la tribu maraboutique, mystique et guerrière des Ouled Sidi Cheikh qui tient son prestige de ses aïeux soufis et, selon la tradition familiale, descendrait d'Abou Bakr As-Siddiq, le premier calife de l'islam après le prophète Mahomet. Il est le fils de Zoubida Kiouane et de Si Hamza Boubakeur, ancien recteur de la Grande mosquée de Paris. il a une sœur Rokaya qui est psychiatre. Il naît en Algérie où il passe son enfance et poursuit ses études au lycée Bugeaud d'Alger avant de rejoindre la France métropolitaine avec sa famille en 1957 pendant la guerre d'Algérie. Élève au lycée Louis-le-Grand, il suit des études de médecine et devient médecin, attaché à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il est aussi diplômé en arts et lettres de l’université al-Azhar en Égypte. Par la suite, il est chargé d'enseignement aux facultés de médecine de Paris-Créteil, du Kremlin-Bicêtre et de la Pitié-Salpêtrière. Il est membre du Conseil national de l'Ordre des médecins de Paris depuis 1972. Il parle couramment le français, l'arabe et l'allemand. En 1985, il devient président de la Société des habous et lieux saints de l’islam puis vice-président de 1987 à 1992. Il est ensuite nommé en 1992 recteur de l’Institut musulman de la Grande mosquée de Paris à la suite des deux recteurs ayant succédé à son père entre 1982 et 1992 (Cheikh Abbas et Tedjini Haddam). En 1993, il fonde l'Institut Al-Ghazali, destiné à la formation des imams et des aumôniers musulmans. Le 14 février 2002, l'université d'Ulster lui décerne le grade honorifique de Doctor of Laws pour sa lutte pour la tolérance et la réconciliation entre les différentes religions. Le 23 avril de la même année, il est l'invité spécial à la loge maçonnique Aequitas. En 1997, favorisant le dialogue entre musulmans et bouddhistes, il reçoit à la Grande mosquée de Paris le qu'il rencontrera plus d'une dizaine de fois. En avril 2003, il devient le premier président du Conseil français du culte musulman qui vient d'être créé avec le soutien actif de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. Il est réélu en avril 2005. Remplacé en 2008, il est réélu président en 2013 puis remplacé par Anouar Kbibech en 2015. Il est également membre du comité de parrainage de la Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix de la culture de paix et de non-violence et vice-président du Conseil (départemental) de l'Ordre des médecins de la Ville de Paris. Il est membre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine culturel français. Vie privée. Il a deux enfants, Nadia et Sami qui est directeur à l'Office français de l'immigration et de l'intégration à l'ambassade de France au Maroc. Divers. Ses positions contre la venue en France de Salman Rushdie en 1996 et lors de l'affaire des caricatures de Mahomet lui ont valu des désapprobations. Le , lors de la rencontre annuelle des musulmans de France au Bourget, il déclare vouloir que le nombre de mosquées soit doublé dans les deux ans à venir. Il participe aux manifestations anti-mariage homosexuel et suggère également d'utiliser des églises vides pour y exercer le culte musulman . Publications. Participation dans : |
Arrondissement de Bernkastel-Wittlich L'arrondissement de Bernkastel-Wittlich est un arrondissement (« Landkreis » en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Wittlich. |
Dalil Boubaker |
Queen Elizabeth 2 Le Queen Elizabeth 2 (souvent appelé QE2) est un paquebot transatlantique britannique qui a sillonné les mers de 1969 à 2008. Il est principalement utilisé pour assurer la liaison transatlantique maritime régulière entre Southampton (Angleterre) et New York (États-Unis), "via" Cherbourg (France), pour une traversée de cinq jours. Après le lancement du "Queen Mary 2", il est employé principalement comme navire de croisière et effectue, chaque année, un tour du monde de trois mois. Le , le "Queen Elizabeth 2" arrive à Palm Jumeirah, aux Émirats arabes unis pour être désarmé et transformé en hôtel flottant. Le "Queen Victoria", lancé le , est le remplaçant provisoire du "Queen Elizabeth 2". Le "Queen Mary 2", autre paquebot de la "Cunard", perpétue la grande tradition transatlantique, et est accompagné à partir de 2010 par le "Queen Elizabeth" qui remplace le "Queen Elizabeth 2". Histoire. Sa construction a lieu aux chantiers John Brown & Company à Clydebank, en Écosse. Son constructeur est Upper Clyde Shipbuilders. La quille est posée le et sa mise à flot a lieu le , baptisé par la reine Élisabeth II. Il effectue son voyage inaugural le . Entre avril et mai 1973, le navire a fait une croisière spéciale Southampton-Ashdod pour le 25 anniversaire de la création d'Israël sous haute surveillance. À la suite de la destruction du Vol Libyan Arab Airlines 114, le chef d'état libyen Mouammar Kadhafi a ordonné à un capitaine d'un sous-marin de la marine égyptienne stationné à Tripoli de le couler. Anouar el-Sadate a ordonné au sous-marin de retourner à Alexandrie, et a prétendu à Kadhafi que le sous-marin n'avait pas réussi à trouver le paquebot. Avec le retrait de principal rival, le "France", à partir de 1974, le "Queen Elizabeth 2", après des débuts commerciaux difficiles, demeure le seul grand transatlantique encore en service. Lors du second choc pétrolier, en 1979, son retrait est annoncé, mais son maintien sur la ligne mythique de l'Atlantique Nord est assuré par l'élection de Margaret Thatcher, à la grande satisfaction des Britanniques, très attachés à ce navire. Il connaît alors des années de grand succès et la fréquentation de la ligne transatlantique progresse, indices qui permettent d'envisager la construction d'un transatlantique géant des années 2000, le "Queen Mary 2", qui va le remplacer. En 1982, il participe à la guerre des Malouines, où il transporte . Il est converti spécialement en transport de troupes pour cela, en incluant une piste d'atterrissage pour hélicoptères et est repeint en gris. Après la guerre, il reprend un service normal. En 1986, sa turbine à vapeur est remplacée par un moteur Diesel. En août 1992, sa coque est considérablement endommagée lorsqu'il s'échoue près du cap Cod en raison d'un effet de squat. Le à , alors qu'il effectue une traversée transatlantique est-ouest, il rencontre une vague scélérate estimée à dans une tempête (ouragan Luis) en Atlantique Nord. En juin 2007, l'émirat de Dubaï achète le paquebot de croisière "Queen Elizabeth 2" pour 100 millions de dollars. Il compte en faire un hôtel flottant pour l'île artificielle de Jumeirah du projet touristique Palm Islands. Le paquebot cesse de sillonner les océans en novembre 2008. Le , le "Queen Elizabeth 2" s'échoue brièvement au large de son port d'attache Southampton à cause de forts vents, alors qu'il effectue sa dernière croisière. Il devait être acheminé vers le port du Cap à l'occasion de la Coupe du monde de football de 2010, pour être stationné à proximité du Victoria & Alfred Waterfront comme hôtel flottant, mais la vente du navire compromet le projet. Le bateau de renommée mondiale Queen Elizabeth 2 (QE2) est désormais un hôtel flottant amarré définitivement aux quais de Port Rashid Marina. Après avoir parcouru 25 fois le tour du monde et diverti près de 2,5 millions de passagers, il poursuit son histoire à Dubaï en combinant divertissement, patrimoine et luxe. Caractéristiques. Aspects techniques. Après le lancement du navire, le "QE2" a été équipé d'un système de propulsion à turbine à vapeur utilisant trois chaudières Foster Wheeler E.S.D II, qui fournissaient de la vapeur aux deux turbines Brown-Pametrada. Les turbines ont été évaluées avec une puissance de sortie maximale de (fonctionnant normalement à ) et ont été couplées à deux hélices à pas fixe à six pales. Les turbines à vapeur étaient en proie à des problèmes depuis la mise en service du navire et, bien que techniquement avancée et économe en carburant en 1968, sa consommation de de fioul toutes les vingt-quatre heures était plus élevée que prévu. Après dix-sept ans de service, la disponibilité des pièces de rechange devenait difficile en raison de la conception désuète des chaudières et des turbines. Cunard décida que les options étaient les suivantes : ne rien changer pour le reste de la vie utile du navire ; re-configurer les moteurs à vapeur existants ; ou re-motoriser le navire avec un nouveau système moto-propulseur diesel-électrique plus efficace. En fin de compte, la troisième solution fut retenue et il fut décidé de remplacer les moteurs, car il a été calculé que les économies de carburant et d'entretien se rentabiliseraient sur quatre ans et que le navire bénéficierait d'un minimum de vingt années de service supplémentaires. Ses turbines à vapeur l'avaient emmené à un total record de en . Pendant la refonte du navire de 1986 à 1987, les turbines à vapeur ont été enlevées et mises au rebut. Les salles des machines ont ensuite été équipées de neuf moteurs Diesel allemands à neuf cylindres MAN L58 / 64 à moyenne vitesse, pesant chacun environ . Utilisant une configuration Diesel-électrique, chaque moteur entraîne une génératrice développant chacune d'énergie électrique sous . Cette centrale électrique, en plus d'alimenter les services auxiliaires et hôteliers du navire au moyen de transformateurs, entraîne les deux principaux moteurs de propulsion, un sur chaque arbre d'hélice. Ces moteurs produisent chacun et sont construits en pôles saillants synchronisés, de neuf mètres de diamètre et pesant plus de chacun. La vitesse de service du navire de () peut être maintenue en utilisant seulement sept des ensembles Diesel-électriques. Sa puissance maximale avec la nouvelle configuration du moteur était de , soit plus que les du précédent système. Utilisant le même combustible IBF-380 (Bunker C), la nouvelle configuration a permis une économie de carburant de 35 % par rapport au système précédent. Pendant le processus de remotorisation, sa cheminée a été remplacée par une plus large pour accueillir les tuyaux d'échappement des neuf moteurs Diesel B & W. Une autre partie du radoub consiste à remplacer les hélices à pas fixe d'origine par des hélices à pas variable. Les vieux moteurs à vapeur ont besoin de turbines arrière pour faire reculer le navire ou l'empêcher d'avancer. Cependant, le pas des nouvelles pales à calage variable pourrait simplement être inversé, provoquant une inversion de la poussée de l'hélice tout en maintenant la même direction de rotation de l'hélice, permettant au navire des temps d'arrêt plus courts et des caractéristiques de maniabilité améliorées. Les nouvelles hélices étaient équipées à l'origine de "Grim Wheels", du nom de leur inventeur, Dr.-Ing. Otto Grim. Il s'agissait de pales d'hélices à rotation libre montées derrière les hélices principales, avec de longues ailettes dépassant du moyeu central. Ils ont été conçus pour récupérer la poussée perdue de l'hélice et réduire la consommation de carburant de 2,5 à 3 %. Cependant, après l'essai de ces roues, lorsque le navire a été mis en cale sèche, la majorité des aubes sur chaque roue ont été découvertes pour avoir rompu, et ainsi les roues ont été enlevées et le projet abandonné. Les autres machines comprennent neuf chaudières de récupération de chaleur, couplées à deux chaudières au mazout pour produire de la vapeur pour le chauffage du combustible, de l'eau domestique, des piscines, de l'équipement de buanderie et des cuisines. Quatre évaporateurs flash et une unité d'osmose inverse désalinisent l'eau de mer pour produire d'eau douce par jour. Il existe également un système d'assainissement et une station d'épuration des eaux usées, une usine de conditionnement d'air et un système de direction électro-hydraulique. Extérieur. Comme le "Normandie" et le "France", le "Queen Elizabeth 2" a une tige évasée et un gaillard d'avant propre. Ce qui était controversé à l'époque était que la Cunard a décidé de ne pas peindre la cheminée avec la couleur et le motif distinctifs de la ligne, ce qui avait été fait sur tous les navires marchands depuis le premier navire en 1840. Cette pratique a pris fin en 1983 lorsque le "QE2" est revenu du service dans la guerre des Malouines, et la cheminée a été peinte aux couleurs traditionnelles de la Cunard (orange et noir), avec des bandes horizontales noires. La cheminée en forme de crayon d'origine a été reconstruite en 1986 comme une cheminée plus robuste, en utilisant du métal de l'original, lorsque le navire a été converti de la vapeur au Diesel. De grandes quantités d'aluminium ont été utilisées dans l'ossature et le revêtement de la superstructure du QE2. Cette décision a été prise pour économiser du poids, réduire le tirant d'eau du navire et réduire la consommation de carburant. Mais elle peut aussi avoir pour conséquence des problèmes de corrosion lors de la réunion avec des métaux dissemblables ; un composé de jointoiement a donc été appliqué entre l'acier et l'aluminium. Le bas point de fusion de l'aluminium a suscité des inquiétudes lorsque le "QE2" servait de transport de troupe pendant la guerre des Malouines : certains craignaient qu'en cas de frappe par missile (à l'instar du "HMS Sheffield"), ses ponts supérieurs s'effondreraient rapidement à cause de l'incendie subséquent, accroissant significativement les pertes. En 1972, les premières suites de penthouse ont été ajoutées dans une structure en aluminium sur le Signal Deck et le Sports Deck (maintenant « Sun Deck »), derrière le pont du navire, et en 1977 cette structure a été agrandie pour inclure plus de suites. Le balcon du "QE2" a été agrandi pour la dernière fois lors de la rénovation du QE2 en 1986/87 à Bremerhaven. Au cours de cette refonte, le navire a reçu une nouvelle cheminée plus large construite en utilisant des panneaux de l'originale. Elle a conservé les couleurs traditionnelles de la Cunard Line. Les modifications structurelles finales du "QE2" comprenaient le remaniement des ponts arrière pendant la rénovation de 1994 (suivant l'enlèvement du magrodome) et l'ajout d'une zone secrète sur le Sun Deck lors de son réaménagement en 2005, créant un espace connu sous le nom de « Funnel Bar ». Intérieur. La configuration intérieure du "Queen Elizabeth 2" était disposée de manière horizontale, semblable au paquebot France, où les espaces réservés aux deux classes étaient répartis horizontalement sur des ponts spécifiques, contrairement aux divisions verticales de classe des anciens paquebots. Là où le "QE2" différait du France était que le pont de première classe (Quarter Deck) était en dessous du pont réservé à la classe touriste (Upper Deck). À l'origine il devait y avoir des salons principaux desservant trois classes, superposées l'une au-dessus de l'autre, mais lorsque la Cunard décida de faire du navire un navire de deux classes, seuls deux salons principaux étaient nécessaires. Au lieu de reconfigurer complètement le pont des bateaux, les architectes du navire ont simplement ouvert un puits dans le pont entre les salons de deuxième et troisième classe, créant ainsi un espace à double hauteur connu sous le nom de Chambre Double (maintenant le Grand Salon). Cela aussi était peu conventionnel en ce sens qu'il désignait un plus grand espace de deux étages pour les passagers de la classe touriste, tandis que les passagers de première classe se réunissaient dans la Queen's Room, de taille standard. Cependant, la configuration des traversées séparées de l'Atlantique a donné aux passagers de première classe le balcon du théâtre sur le Boat Deck, tandis que la classe touriste a utilisé le niveau de l'orchestre sur Upper Deck. Au cours de sa carrière en mer de trente-neuf ans, le "QE2" a eu un certain nombre de réaménagements intérieurs et de modifications. L'année où le navire est entré en service, en 1969, était aussi l'année de la mission Apollo 11, lorsque le prototype du Concorde a été dévoilé, et l'année précédente, le premier film de Stanley Kubrick, 2001 : l'Odyssée de l'espace. En accord avec ces temps, la Cunard a rompu avec les intérieurs traditionnels de ses précédents paquebots pour le QE2, en particulier le style Art déco du précédent "Queen Mary". Au lieu de cela, des matériaux modernes comme des stratifiés de plastique, de l'aluminium et du plexiglas ont été utilisés. Le mobilier était modulaire et l'art abstrait était utilisé dans les salles publiques et les cabines. Des designers d’avant garde tel Kwok Hoï Chan sont engagés pour la conception de ces espaces. Le Lobby du Midship sur deux ponts, où les passagers de première classe embarquaient pour des voyages transatlantiques et tous les passagers embarquaient pour des croisières, était une salle circulaire avec un coin salon au centre avec des banquettes en cuir vert et entouré d'une balustrade chromée. Comme un pivot à cela était une colonne évasée, blanche, en forme de trompette, éclairée. Une autre salle, conçue par Michael Inchbald, où le design d'intérieur avancé du QE2 a été démontré était le salon de première classe, la Queen's Room sur le quart de pont. Cet espace, de couleurs blanc et feu, présentait un plafond abaissé avec de grandes fentes indirectement éclairées, qui, malgré la réduction de la hauteur du plafond, créait une impression d'ouverture aérée pour faire face aux dimensions autrement oppressantes de la salle à un étage. De plus, les colonnes structurales étaient évasées au sommet pour se fondre dans le plafond et perdre l'indication visuelle de la faible hauteur de plafond que les colonnes droites auraient donnée. Michael Inchbald a répété l'évasement des colonnes dans les bases de ses tables et de ses chaises en cuir. L'éclairage indirect d'en haut pourrait passer d'une teinte fraîche pour l'été à une teinte chaude pour l'hiver. Le bar du théâtre sur le pont supérieur comportait des chaises rouges, des rideaux rouges, un écran en fibre de verre de caisse à œufs rouges et même un piano à queue rouge. Certains matériaux plus traditionnels comme le placage de bois ont été utilisés comme points forts dans tout le navire, en particulier dans les couloirs passagers et les cabines. Il y avait aussi un bar d'observation sur le Quarter Deck, un successeur de son homonyme, situé dans un endroit similaire, sur les deux Queens précédents, qui offrait des vues à travers de grandes fenêtres sur l'avant du navire. Cette pièce a été perdue lors du réaménagement du "QE2" en 1972, devenant un espace de cuisine avec les fenêtres orientées vers l'avant. Dans le remblai de 1994, presque tout le décor original restant a été remplacé, la Cunard optant pour renverser la direction de conception originale des concepteurs de "QE2" et d'utiliser les paquebots traditionnels de la ligne comme source d'inspiration. Le Midships Bar en velours vert et cuir est devenu la Chart Room inspirée de l'Art Déco, recevant un piano original et personnalisé du Queen Mary. Le Theater Bar à dominante bleue a été transformé en Golden Lion Pub, qui imite un pub édouardien traditionnel. Certains éléments d'origine ont été conservés, y compris les colonnes évasées dans le salon Queens Room et Mid-Ships qui ont été intégrées dans les dessins retravaillés. Malheureusement, l'éclairage indirect de la Queen's Room par le dessus a été remplacé par des uplighters qui ont inversé l'effet aéré léger original en illuminant le plafond abaissé et en laissant des ombres dans la fente du plafond; et les meubles et les tapis qui remplaçaient les dessins de Michael Inchbald étaient incongrus à côté des colonnes évasées et du plafond à fentes. Au moment de sa retraite, la synagogue était la seule pièce restée inchangée depuis 1969. Toutefois, il a été signalé que pendant le voyage de cinq nuits du "QE2" le , la synagogue a été soigneusement démontée avant d'être retirée du navire avant sa dernière sortie vers Dubaï. Œuvres d'art et objets historiques. Le "Queen Elizabeth 2" détient des œuvres d'art, ainsi que des objets maritimes tirés de la longue histoire de la Cunard de l'exploitation des navires marchands. Dans le restaurant Mauretania se trouve la sculpture d'Althea Wynne des chevaux blancs de l'océan Atlantique. Il y a des bustes de bronze à la fois de Sir Samuel Cunard (à l'extérieur du Yacht Club) et de la reine Elizabeth II (dans la chambre de la Reine). Le Princess Grill détient quatre statues grandeur nature de formes humaines représentant les quatre éléments, réalisées par la sculptrice Janine Janet dans des matériaux marins comme le coquillage et le corail. La frise de la Chart Room a été conçue par Brody Nevenshwander et représente les paroles de T.S. Eliot, de Sir Francis Drake et de John Masefield. The Midships Lobby détient un modèle en argent solide du Queen Elizabeth 2 fabriqué par Asprey de Bond Street en 1975, qui a été perdu jusqu'à ce qu'une photo a été trouvée en 1997 qui a conduit à la découverte du modèle lui-même, et son placement sur le "QE2" en 1999. Dans l'escalier "E" est accroché trois tapisseries sur mesure, commandées à Helena Hernmarck pour le lancement du navire, qui représentent la Reine ainsi que le lancement du navire. Ces tapisseries, qui étaient à l'origine accrochées dans l'escalier D, au Quarter Deck, à l'extérieur du restaurant Columbia, ont été endommagées en 2005, comme mentionné dans l'histoire de service. Ils étaient à l'origine faits avec des fils d'or. Cependant, une grande partie de ces objets ont été perdues lorsqu'ils ont été nettoyés incorrectement dans le cadre de la refonte de 1987. Il y a de nombreuses photographies, huiles et pastels de membres de la famille royale dans tout le navire, et des plaques d'argent commémorant les visites de tous les membres de la famille royale, ainsi que d'autres dignitaires comme le président sud-africain Nelson Mandela. Parmi les objets historiques à bord se trouve un ensemble d'armures japonaises anciennes présentées au "QE2" par le gouverneur de Kagoshima, au Japon, lors de sa croisière mondiale en 1979, et un vase Wedgwood présenté au navire par Lord Wedgwood. Les articles des navires Cunard précédents comprennent une plaque en relief en laiton avec un motif de poisson du Mauretania, et un bas-relief Art déco intitulé Winged Horse and Clouds, par Norman Foster du Queen Elizabeth. Il y a aussi une vaste gamme de cartes postales Cunard, de porcelaine, de couverts, de boîtes, de linge et de maquettes Lines Bros Tri-ang Minic. L'une de ses œuvres phares est une réplique de la figure de proue du premier navire de la Cunard, le "Britannia", sculptée dans le pin jaune du Québec par le sculpteur cornouaillais Charles Moore, et présentée au navire par Lloyd's of London. Sur le pont supérieur se trouve la Coupe commémorative d'argent de Boston, présentée au "Britannia" par la ville de Boston en 1840. Cette coupe a été perdue pendant des décennies avant d'être trouvée dans un magasin de prêt sur gage à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Un bronze intitulé "Spirit of the Atlantic" et qui a été conçu par Barney Seale pour le deuxième Mauretania de 1938, était présent sur le pont 2. Une grande plaque en bois a été présentée au QE2 par Sir John Fieldhouse, "First Sea Lord", pour commémorer le service du navire en tant que transport militaire à bail (HMT) dans la guerre des Malouines. Il existe également une vaste collection de modèles à grande échelle de navires Cunard consacrés au "QE2". La plupart de ces articles ont été vendus par Cunard à Istithmar lors de l'achat du "QE2". Hébergement de l'équipage. La majorité de l'équipage logeait dans des cabines à deux ou quatre lits, avec des douches et des toilettes au bout de chaque coursive. Ceux-ci étaient situés en avant et à l'arrière sur les ponts trois à six. Au moment où le navire est entré en service, les zones de l'équipage étaient une amélioration significative par rapport à celles à bord du Queen Mary et du Queen Elizabeth. Cependant, l'âge du navire et le manque de rénovation de la zone de l'équipage au cours de ses 40 années de service, contrairement aux zones réservées aux passagers mises à jour périodiquement, signifiaient que ces logements étaient considérés comme sommaires à la fin de sa carrière. Les officers étaient logés dans des cabines individuelles avec salle de bains privative situées sur le Sun Deck. Il y avait trois bars d'équipage, l'un nommé "The Pig & Whistle". (en Français "Le Cochon", qui est une tradition à bord des navires de la Cunard), Castaways et le Club Fo'c's'le. Un quatrième bar, réservé aux officiers est situé à l'extrémité avant du pont des bateaux. Nommé The Officers Wardroom, cette zone était orientée vers l'avant et était souvent ouverte aux passagers pour les cocktails organisés par les officiers supérieurs. Le mess de l'équipage se trouvait à l'extrémité avant de l'unité, à côté du bureau des services de l'équipage. |
Arrondissement de Birkenfeld L'arrondissement de Birkenfeld est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Birkenfeld. Villes, communes & communautés d'administration. Communes fusionnées et villes Communes fusionnées |
Daniel Hoareau |
Arrondissement d'Eifel-Bitburg-Prüm L’arrondissement d'Eifel-Bitburg-Prüm ("Eifelkreis Bitburg-Prüm" en allemand) est un arrondissement allemand de Rhénanie-Palatinat dont le chef-lieu est Bitburg. Géographie. L’arrondissement est délimité au nord-ouest par la frontière belge qui le sépare de la province de Liège et au sud-ouest par la frontière luxembourgeoise qui le sépare des cantons de Clervaux, Vianden, Diekirch et Echternach. Ce territoire de l'ancien Électorat de Trèves compte quelques édifices historiques intéressants, comme le château de Malberg. |
Arrondissement de Cochem-Zell L'arrondissement de Cochem-Zell est un arrondissement (« Landkreis » en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Cochem. Villes, communes & communautés d'administration. Communes/villes non fusionnées : "Verbandsgemeinden" (communes fusionnées) avec leurs communes membres : Siège de la "Commune fusionnée" * Géographie. L'arrondissement de Cochem-Zell a une densité de population très faible. Il se situe au cœur du pays de la Moselle, entre les massifs de l'Eifel au nord et du Hunsrück au sud. La surface de l'arrondissement est recouverte à près de 50 % par des forêts. On y trouve un des plus longs tunnels ferroviaires d'Allemagne, la seule station thermale d'Allemagne axée sur le sulfate de sodium, à Bad Bertrich, ainsi que le vignoble le plus raide d'Europe, près de la commune de Bremm. Histoire. La configuration actuelle de l'arrondissement de Cochem-Zell date de 1816, lorsque les deux arrondissements de Cochem et de Zell furent créés par l'administration prussienne dont dépendait alors la région depuis 1815. Lors de la réforme des arrondissements du , l'arrondissement de Cochem fut unifié avec la plus grande partie de l'arrondissement de Zell pour créer l'arrondissement actuel. |
Arabis Arabis est un genre de plantes herbacées de la famille des "Brassicaceae", notamment l'un des genres des « arabettes ». Ce genre , en raison de la nature polymorphe d'un grand nombre de ses espèces, a vu un certain nombre d'entre elles reclassées dans des genres voisins. Le nom "Arabis", créé par Carl von Linné, faisait référence au fait que ces plantes affectionnent les sols sablonneux, des sols qui lui évoquaient le désert d'Arabie. L'aire de répartition de ce genre couvre l'ensemble des régions tempérées et froides de l'Eurasie. L'astéroïde porte son nom. |
Arrondissement de Vulkaneifel L'arrondissement de Vulkaneifel est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Daun. Villes, communes & communautés d'administration. Communes fusionnées avec leurs municipalités associées Siège des communes associées * |
Torture pendant la guerre d'Algérie La torture a été pratiquée pendant la guerre d'Algérie sur les populations algérienne et française par les forces coloniales (l'armée française, l'OAS, les forces de police, les barbouzes) dans des proportions qui, selon des historiens comme Pierre Vidal-Naquet, concerneraient des centaines de milliers d'Algériens. La torture a aussi été employée sur des harkis, des indigènes et des Pieds-Noirs et au sein de leurs membres, notamment lors de la bleuite, par le FLN et l'ALN, mais pas avec le même systématisme ni dans les mêmes proportions. La torture policière existait déjà largement en Afrique du Nord avant l’insurrection de 1954, comme en témoigne la mise en garde lancée, dès cette date, par l'écrivain François Mauriac. Elle avait été systématiquement utilisée lors de la colonisation du pays, notamment lors de la campagne du général Bugeaud, mais elle fut consacrée et institutionnalisée comme arme de guerre par l'armée, qui a reçu tous les pouvoirs lors de la bataille d'Alger. Celle-ci fut en 1957 un point de non-retour à cet égard. Toutefois, le passage à la guerre totale et à la systématisation de la torture précède l'année 1957 et correspond, selon la thèse de Raphaëlle Branche, à l’arrivée à la tête de l’état-major d’Alger du général Raoul Salan en . Une loi votée le en confirmation des deux décrets du amnistie l'ensemble des infractions commises en Algérie par l'armée française et ses partisans. Cette loi prévoit dans son article 1 que . Cette loi empêche les victimes de poursuivre au pénal mais théoriquement pas au civil, bien que cette interprétation de la loi ait été remise en cause par divers juristes, dont William Bourdon. Celui-ci estime que cette loi « s'oppose aux principes du droit international selon lesquels l'amnistie ne peut être accordée aux auteurs de violations des droits de l'homme les plus graves tant que les victimes n'ont pas obtenu justice par une voie de recours efficace ». Par les autorités françaises et leurs partisans. Les précédents coloniaux de l'usage de la torture. Depuis la conquête coloniale, la torture est un procédé courant des forces de l'ordre en Algérie qui l'utilisent pour terroriser les populations autochtones. Cette pratique, utilisée tout au long de la présence coloniale en Algérie, d'abord pour obtenir des informations sur les emplacements de silos à grains lors de la conquête coloniale, puis pour briser les grèves, meurtrir des suspects, instruire les affaires pénales les plus ordinaires et terroriser les indigènes, s'inscrivait avant tout dans une démarche de haine et de déshumanisation. Dans un article de 1951, publié par "L'Observateur", Claude Bourdet avait déjà dénoncé ces pratiques au moment des procès de 1951-52 de l'Organisation spéciale (OS), affiliée au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) de Messali Hadj, en s'interrogeant : . Près de 80 plaintes pour torture et arrestations arbitraires sont déposées lors de ces procès, tenus à huis clos, toutes classées sans suite. De même, la résistante et spécialiste de l'Algérie Germaine Tillion enquête dans les années 1950 en Algérie sous mandat de la Commission d'enquête internationale contre le régime concentrationnaire (créée à la suite de la Seconde Guerre mondiale). Outre Bourdet, qui avait été informé de cas de torture à la Villa Mahiedinne, Albert Camus, lui aussi cité comme témoin par la défense (ainsi que Jean-Marie Domenach), écrit alors une lettre le , dans laquelle il déclare : . Avec la guerre d'Algérie, ces pratiques sont théorisées et systématisées par l'armée française. Dès le premier jour du conflit, François Mauriac, lance un appel qui ne sera pas entendu : « Surtout, ne pas torturer ». Germaine Tillion, dans une lettre du à Monseigneur Feltin (archevêque de Paris) écrit : . Déjà, pendant la guerre d'Indochine, la torture avait été employée. La mise en place de la torture comme arme systématique. Dès 1949, le gouverneur général Naegelen rédige une circulaire interdisant l'usage de la torture et des sévices par les services de police, mais ne parvient pas à se faire obéir. Jusqu'en 1955, l'armée est indemne de ces accusations. Utilisée en Indochine, la torture devient progressivement une arme de guerre à part entière, théorisée et légitimée dans le cadre d'une doctrine de la « guerre contre-révolutionnaire », en particulier par le colonel Trinquier, le capitaine Paul-Alain Léger, le colonel Marcel Bigeard et le général Jacques Massu en tant que moyen de poursuivre une guerre asymétrique, où l'adversaire se dérobe aux catégories classiques du droit de la guerre (combattant, civil), se dissimulant dans la population. Celui-ci est assimilé à un « terroriste », « cas » encore plus « grave » que celui du « franc-tireur » ou du « guérillero » ; cet adversaire-là « ne prend aucun risque » et est donc exclu de la protection des lois de la guerre (Trinquier, "La guerre moderne"), notamment des Conventions de Genève signées par la France. Selon l'historien Jean-Charles Jauffret : La théorisation militaire d'une nouvelle forme de guerre. Confrontée, depuis l'Indochine, à une nouvelle forme de guerre, caractérisée par un alliage de nationalisme anticolonialiste et d'idéologie communiste et le terrorisme pratiqué par le FLN contre les populations civiles, l'armée française va progressivement élaborer, comme le montre Marie-Monique Robin dans "Escadrons de la mort, l'école française" (2004), une doctrine de la « guerre contre-révolutionnaire », marquée par l'anticommunisme, qui normalise : L'usage du renseignement et de la « guerre psychologique » est ainsi promu au rang d'une arme de guerre comme les autres. Ainsi, la création des bureaux, en , entérine « l'inclusion de l'arme psychologique dans la structure organique des armées », aboutissement d'une réflexion sur la guerre d'Indochine et la stratégie de guérilla théorisée par Mao. Le général André Beaufre considère par exemple, dans son "Introduction à la stratégie" (1963), que la frontière entre militaire et civil doit être dissoute, et qu'il faut élargir le champ de bataille au-delà du seul militaire, et y inclure la société civile. De là découle la nécessité de considérer la radio ou encore l'école comme faisant partie du champ de bataille. Pour Beaufre, le militaire doit coordonner tous les aspects d'une société. De fait, avec la ténacité du colonel Lacheroy, « l'arme psychologique tend à se muer en un outil politique entièrement voué à la cause de l'Algérie française, entraînant de fait la politisation d'une partie des cadres militaires ». La plupart des officiers travaillant dans l'action psychologique participent ensuite au putsch des généraux, ou le soutiennent fortement, avant de rejoindre l'OAS, dont ils inspirent les méthodes. L'autonomie accordée par le pouvoir politique aux militaires se retourne ainsi, de fait, contre l'État lui-même. La théorie de la guerre contre-révolutionnaire, élaborée à l'École supérieure de guerre (ESG) par Lacheroy, Trinquier et Jacques Hogard, est sous-tendue par une idéologie nationale-catholique élaborée par la Cité catholique, groupe intégriste dirigé par Jean Ousset, ex-secrétaire personnel de Charles Maurras, le fondateur de l'Action française. Georges Sauge, qui participe avec Ousset à l'élaboration de cette doctrine, a ainsi déclaré : La revue "Verbe" de la Cité catholique a ainsi diffusé l'idéologie anticommuniste de ce groupe dans les milieux de l'armée. Celui-ci est bien implanté dans les grandes écoles, mais aussi à l'École supérieure d'aéronautique et à l'ESG dirigée par le général Jean Lecomte qui est aussi chef de cellule de la Cité catholique. Le commandant André Breuilh, le commandant Cauvin, l'amiral Hervé de Penfentenyo, le général Touzet du Vigier, le général Lionel-Max Chassin, l'amiral Paul Auphan (secrétaire à la marine du régime de Vichy), le maréchal Juin, le capitaine de Cathelineau, le lieutenant de vaisseau François Le Pivain, le général Ely, devenu chef d'état-major des armées, écrivent dans la revue alors qu'elle commence, en , une série d'articles consacrés aux questions militaires. Jean Ousset organise des réunions aux Missions étrangères à Paris, auxquelles participent le colonel Gardes, le colonel Château-Jobert, le colonel Goussault, le colonel Feaugas (commandant en second du CIPCG d'Arzew), le commandant Cogniet (adjoint de Jean Gardes au bureau d'Alger). De plus, la revue publie en , alors que se met en place le « plan Challe », une série d'articles légitimant la torture à travers une casuistique fondée sur une certaine interprétation de saint Thomas d'Aquin (distinction de la « peine vindicative » et de la « peine médicinale »), puisée aux sources de l'Inquisition. Analysant cette doctrine, le sociologue Gabriel Périés écrit ainsi : Le militant Georges Sauge, en « croisade » contre les communistes, crée en 1956 le Centre d'études supérieures de psychologie sociale (CESPS), et multiplie les conférences à Polytechnique ou à l'ESG. Le , il convie à un dîner-débat le général Chassin, le général Edmond Jouhaud, chef d'état-major de l'Armée de l'Air et futur putschiste, et tient une conférence intitulée "L'armée face à la guerre psychologique". Faisant référence aux événements du 13 mai 1958, il déclare : En réalité, ce n'est pas Sauge qui a convié ces généraux, mais le Centre d'études politiques et civiques pour son dîner-débat. Ousset n'a pas été le secrétaire de Maurras. Les lignes précédentes mêlent des officiers d'active à des officiers en retraite ou en congé, depuis peu (Chassin) ou depuis plus longtemps (Auphan, Touzet du Vigier, Penfentenyo). Tous les officiers concernés par l'usage de la torture, tel Aussaresses, ne font pas partie de ce milieu de catholiques ultraconservateurs et anticommunistes. Les articles en question de "Verbe", signés d'un pseudonyme (Cornelius), ont été publiés une première fois avant 1959, au cours des années 1957-58. Ils ont été dénoncés par un jésuite, le père Jean-Marie Le Blond, dans la revue dont il est le directeur, "Études", en . Cette revue a publié en un courrier de Jean Ousset protestant contre l'article de Le Blond : il souligne que Cornelius ne réclame qu' et qu'il . Il ne visait, écrit-il, qu'à répondre à cette question : . Le Blond n'est pas convaincu par les arguments d'Ousset et souligne ses ambiguïtés et ses dangers. Le rôle de la presse et de l'édition. L'hebdomadaire "L'Express" fait dès 1954 partie de premiers journaux français, avec "Témoignage chrétien", "Le Monde", "L'Humanité" et "France Observateur", à révéler puis dénoncer la torture pratiquée par une partie des troupes de choc de l'armée française en Algérie, dans le sillage de la Torture pendant la guerre d'Indochine. Ce journal est hébergé par "Les Échos" et dirigé par deux journalistes, Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui ont dès 1951 le projet explicite de mettre au pouvoir les idées de Pierre Mendès France, opposé à la torture et au colonialisme. Dès , François Mauriac écrit dans ses colonnes qu'il faut « coûte que coûte éviter de torturer », en constatant les pratiques qui s'installent dans le sillage de la torture pendant la guerre d'Indochine, tandis que Claude Bourdet évoque dans "France Observateur" du les conditions de détention des opposants qui subissent la torture et la « Gestapo en Algérie ». Le , François Mauriac dénonce en une de "L'Express" les actes de torture. En paraît "La Gangrène", recueil de témoignages d'Algériens torturés en région parisienne, qui sera saisi par la police, comme l'avait été "La Question" d'Henri Alleg, où ce militant communiste raconte le calvaire que lui ont infligé des parachutistes. L'officialisation de la « guerre contre-révolutionnaire ». Le — soit un mois et demi avant les massacres du Constantinois du , considérés par de nombreux historiens comme le vrai début de la guerre d’Algérie —, le ministre de l'Intérieur Maurice Bourgès-Maunoury, fervent adepte de la théorie de la « guerre contre-révolutionnaire » du colonel Lacheroy et le ministre de la Défense, le général Koenig, contresignent l'« instruction », qui a recueilli « la pleine adhésion du gouvernement » et qui est diffusée dans tous les régiments français d’Algérie. Celle-ci stipule que « la lutte doit être plus policière que militaire […] Le feu doit être ouvert sur tout suspect qui tente de s’enfuir […] Les moyens les plus brutaux doivent être employés sans délai […] Il faut rechercher le succès par tous les moyens. » Un texte du , signé par le même général Koenig, mais aussi par le ministre de la justice, Robert Schuman, précise la conduite à tenir en cas de plaintes faisant suite à « de prétendues infractions » attribuées aux forces de l’ordre : En d’autres termes, le pouvoir civil a couvert en toute connaissance de cause les militaires, et cela deux ans avant la « bataille d’Alger ». Ces classements sans suite de plaintes déposées par les victimes sont par la suite la marque des régimes militaires en Amérique latine (dictature argentine, Chili de Pinochet). L'arrivée du général Raoul Salan à l'état-major, en , marque un tournant dans la stratégie militaire adoptée, les thèmes de la « guerre contre-révolutionnaire » et de l'importance de la « guerre psychologique » l'emportant, tandis que l'obsession devient l'« Organisation politico-administrative » (OPA) du FLN : c'est désormais « l’ennemi politique qui est premier et qu’il faut vaincre par tous les moyens. » (Branche et Thénault). De janvier à , « la guerre y est menée en dehors de tout droit. L’armée est souveraine, sans contrepoids ni contrôle. Elle y fait régner une terreur jamais vue jusqu'alors », qui aboutit à l'arrestation de la plupart des cadres du FLN et au démantèlement de sa structure politique. Le , le général Massu, à la tête de la Division parachutiste (DP) à Alger, qui n'ignore pas en outre que des ouvriers catholiques ont pris les armes aux côtés du FLN, fait diffuser les « Réflexions d'un prêtre sur le terrorisme urbain » du père Delarue, aumônier de la division, coécrit avec le colonel Trinquier, qui élabore une casuistique pour justifier la torture. Une partie de l'opinion publique s'offusque, et les milieux catholiques s’indignent lorsque le texte est finalement révélé dans la presse en . Delarue et Trinquier soutiennent que la torture se justifie afin de pouvoir empêcher un attentat d'être exécuté (prétexte connu en anglais sous le nom de "Ticking time bomb scenario"). Cette analyse est contestée quelques mois plus tôt dans une lettre de Germaine Tillion à l'archevêque de Paris (voir plus haut). Analysant une lettre du procureur Jean Reliquet, envoyé au ministre de la justice François Mitterrand, l'historienne Raphaëlle Branche écrit ainsi : Après le succès tactique de la « bataille d'Alger », sous les ordres du général Massu, dont la violence a été fidèlement décrite par un film qui sera ensuite visionné par les états-majors d'Amérique latine et du Pentagone, "La Bataille d'Alger" de Gillo Pontecorvo, le général Allard recommande dans une directive du d'utiliser dans toute l'Algérie « les procédés employés à Alger et qui ont fait preuve de leur efficacité ». Les dispositifs opérationnel de protection (DOP), qui relèvent du Centre de coordination interarmées rattachée à l'état-major, jouissent alors d'un statut de service spécial qui leur donne une large autonomie, et systématisent l'usage de la torture. Si la torture, les enlèvements et les exécutions sommaires se généralisent, théorisées par l'armée et soutenues à la fois par l'état-major et les politiques, on confie néanmoins cette tâche en particulier à des unités spéciales : les paras de Massu et Bigeard, les DOP, etc. Le général Aussaresses inaugure lors de la répression des massacres du Constantinois du , qui font morts, dont quelque exécutions sommaires, une collaboration étroite avec les services de police, l'armée assumant de plus en plus des tâches de renseignement normalement confiées à la police. L'appellation officielle de la guerre d'Algérie en tant que simple « opération de maintien de l'ordre » intérieur crée un vide juridique qui favorise le non-respect des Conventions de Genève. Selon Raphaëlle Branche : Bien peu d'officiers protestent contre ces nouvelles pratiques, à l'exception du général Jacques Pâris de Bollardière, qui est mis aux arrêts 60 jours sous les ordres du ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Celui-ci dénonce aussi la soumission de la justice au pouvoir militaire, celle-ci devenant, à partir de , un « instrument de guerre contre-révolutionnaire » (R. Branche). De Bollardière commente ainsi l'appropriation par l'armée de missions auparavant dévolues aux forces de police, mais cette fois-ci en dehors de tout cadre judiciaire : Il y a eu néanmoins, selon l'historien Jean-Charles Jauffret : Robert Bonnaud, membre du Parti communiste et militant anticolonialiste, publie en avril 1957 dans la revue "Esprit" son propre témoignage de soldat : Il note aussi que « dans tous les régiments para, la torture est pratiquée : il faut que le suspect parle et parle vite, l'argument invoqué est celui de l'efficacité qu'expose le colonel Trinquier spécialiste de la guerre subversive. » « Si l’honneur de la France ne peut aller avec ces tortures, alors la France est un pays sans honneur » explique quant à lui Robert Bonnaud : Il analyse en ces termes la sublimation et la rhétorique justificatrice qui porte les militaires à commettre de tels actes : Le colonel Trinquier, qui devient un théoricien célèbre de la « guerre contre-révolutionnaire », justifie la torture : . Dans son documentaire "L'Ennemi intime", Patrick Rotman explique que : Le , Pierre Mendès France et François Mitterrand fusionnent les polices d'Algérie et de métropole, mettant fin à l'autonomie de la police algérienne. Des dizaines de policiers soupçonnés de pratiquer, d'encourager, ou de cautionner la torture sont mutés en métropole. Le gouvernement Mendès France est renversé dès le , les députés radicaux d'Algérie ayant voté la censure. Selon F. Mitterrand, alors ministre de l'intérieur, le gouvernement a été renversé pour avoir lutté contre « ce système détestable ». L'historien Jean-Pierre Peyroulou n'est pas loin de partager cette analyse. Dès le , Guy Mollet demande au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d'envoyer une mission en Algérie pour enquêter sur les conditions de vie des militants du Front de libération nationale détenus par les autorités françaises. En , il rencontre Hubert Beuve-Méry et lui demande des précisions sur les accusations de torture pratiquées par certains soldats. Le directeur du "Monde" lui ayant remis un dossier d'une vingtaine de feuilles, Guy Mollet écrit à Robert Lacoste, lequel lui répond que des sanctions ont été prises chaque fois que des exactions ont pu être prouvées (jusqu'à soixante jours d'arrêts de forteresse), et que les accusations relayées par Beuve-Méry sont presque toutes mensongères. Mais la Croix-Rouge lui remet un nouveau rapport, le , qui confirme la banalisation de la torture dans les centres de détention, ainsi que Jean Mairey, directeur de la Sûreté nationale, qui enquête en , avant de démissionner en , en soulignant l'échec moral, politique et stratégique de la généralisation de la torture : Certains journaux multipliant les accusations, le gouvernement Mollet crée une « Commission de sauvegarde des droits et libertés individuels », dirigée par Pierre Béteille, conseiller à la Cour de cassation, en . Aucun parlementaire n'en est membre, les députés et sénateurs étant accusés de partialité, et la commission est entièrement libre de son organisation. La pratique de la torture ne cesse pas, mais plusieurs sanctions disciplinaires sont prises, plusieurs procédures judiciaires sont entamées contre des tortionnaires présumés, et plusieurs centaines de personnes internées sont libérées. Enfin, Guy Mollet autorise la Commission internationale contre le régime concentrationnaire à diligenter une enquête. Celle-ci conclut, en , qu'au cours du mois d'avril, la torture semble avoir diminué, et que les conditions de vie dans les camps d'hébergement sont globalement satisfaisantes. Ces enquêtes ont été largement brocardées pour leur ridicule notamment par l'adaptation cinématographique du livre d'Henri Alleg « La question » réalisée par Heynemann. Après la Bataille d'Alger. De 1959 à 1961, Edmond Michelet, ministre de la Justice, s'efforce à son tour de « lutter » contre la torture. Mais Michel Debré, Premier ministre, obtient finalement du général de Gaulle, président de la République, qu'Edmond Michelet quitte ses fonctions, ce qui « libère la brutalité » policière selon l'historien Alain Dewerpe. À Paris, le préfet de police Maurice Papon, qui avait eu d'importantes responsabilités dans le Constantinois, importe les méthodes utilisées en Algérie en métropole, en particulier durant les semaines qui précèdent le massacre du 17 octobre 1961 puis celui de Charonne en février 1962. Le , le journal "Le Monde" publie un résumé du rapport d'une mission effectuée en Algérie par le CICR : « De nombreux cas de sévices et de torture sont toujours signalés ». L'historienne Raphaëlle Branche note qu' « en métropole, la torture n'atteint pas la même ampleur qu'en Algérie. Elle n'en demeure pas moins sur les deux rives, une pratique tolérée par les autorités et une violence à laquelle les Algériens savent pouvoir s'attendre » . En 1961, un article paru dans le journal clandestin anticolonialiste "Vérité-Liberté" expliquait : Le terreau colonial. La thèse d'un terreau colonial favorable au développement de la torture est développée dès l'entre-deux-guerres par certains militants communistes et anticolonialistes. Ainsi, dans « Cent ans de capitalisme en Algérie, histoire de la conquête coloniale », article publié dans "La Révolution prolétarienne" en 1930, Robert Louzon, expliquait déjà que la torture était le seul moyen d'instruction des affaires pénales dès lors qu'il était question d'« indigènes » et dénonçait déjà cet état de fait particulièrement répugnant comme s'inscrivant dans la réalité coloniale au point d'en être une des manifestations les plus authentiques. Dix-sept ans à peine après l'Occupation, des intellectuels tentent d'alerter l'opinion face à l'inhumanité de l'usage de la torture : « La France, autrefois, c'était un nom de pays ; prenons garde que ce ne soit, en 1961, le nom d'une névrose » déclare Jean-Paul Sartre, en qui traduisent selon lui le processus d'ensauvagement dont parle Aimé Césaire, dans le "Discours sur le colonialisme", où ce dernier expose sa vision des choses : C'est précisément ce qu'avance Henri Alleg, membre du PCF et directeur d’"Alger Républicain", qui est arrêté par les paras de la DP, au domicile de Maurice Audin : ; . Dans sa thèse sur « La torture et l'armée pendant la guerre d'Algérie », Raphaëlle Branche développe en effet l'idée selon laquelle les techniques des tortionnaires ont « naturellement » prospéré sur le terreau de plus d'un siècle de colonisation : La thèse de Raphaëlle Branche rejoint les conclusions de l'historien Olivier Le Cour Grandmaison, selon qui : Celui-ci pose la question d'une généalogie du totalitarisme, dont la déshumanisation tient beaucoup plus selon des auteurs comme Aimé Césaire des structures mentales du colonialisme que de celles de la Terreur pendant la Révolution française. Des auteurs comme Olivier Le Cour Grandmaison voient directement dans le terreau colonial au-delà de la systématisation de moyens de terreur de masse, un laboratoire des génocides du . Une autre historienne, Louise Müller, s'est cependant livrée à une étude critique de la thèse de Raphaëlle Branche, l'accusant de . Marc Ferro, dans "Le livre noir du colonialisme" (2003), fait part de son regret : Quelle que soit la position adoptée concernant les rapports entre colonialisme et totalitarisme, dans le sillage, ou contre, de la pensée de Hannah Arendt, Marc Ferro indique que : Ouvrages publiés pendant la guerre. La torture pendant la guerre d'Algérie est notamment connue grâce aux témoignages de Robert Bonnaud et du directeur d"Alger Républicain", Henri Alleg, qui a subi la torture. Alleg a publié son témoignage sous le titre "La Question" (Minuit, 1958). "La Gangrène" de Bachir Boumaza, paru la même année, chez le même éditeur dénonce la torture dans Paris même : les témoins sont des étudiants algériens : ils dénoncent l'usage de la torture dans les locaux de la DST, parfois en présence de Roger Wybot. L'ouvrage est immédiatement saisi. Toutes les méthodes de torture (gégène, eau, paillasse barbelée, sérum de vérité, arrachage d'ongles, brutalité, privation de sommeil, poivre dans le vagin, ) y sont détaillées. Cet ouvrage fut censuré par le gouvernement, car mettant en cause l'armée et ses méthodes, la faisant apparaître comme la nouvelle Gestapo d'Algérie. Les tortures sont également évoquées au procès de Djamila Boupacha, militante de l'ALN, défendue par l'avocate Gisèle Halimi. Le ministère intervient pour que les militaires français soient mis hors de cause. En 1959, cinq Algériens publient "La Gangrène", ouvrage dénonçant les tortures pratiquées au siège de la DST, à Paris. Le livre est interdit. En , le livre "Les égorgeurs" de l'appelé du contingent Benoist Rey publié une première fois aux Éditions de Minuit, qui décrit sans ambages , est saisi dès sa sortie. Comme d'autres témoignages, ce livre a alors été censuré. Benoist Rey dénonce que . Impunité des tortionnaires. Des lois d'amnisties ont été promulguées en France après la guerre (lois de 1962, 1966, de 1968, de 1974, de 1982 et de 1987). Une loi spécifique est votée pour amnistier les responsables de l'affaire Audin. Après les doubles lois de 1962, les seuls actes pouvant être poursuivis sont ceux de torture commis contre des membres de l'OAS. Dans son arrêt du , la Cour de cassation considère qu'il n'y a pas eu de crime contre l'humanité pendant la guerre d'Algérie. Elle écarte ainsi la possibilité de poursuites contre le général Paul Aussaresses. Sans nier les faits de torture ni leur qualification de crime contre l'humanité au sens du code pénal actuel (entré en vigueur le ), la jurisprudence actuelle écarte la qualification de crime contre l'humanité au sens du code pénal de l'époque : dès lors que les événements sont antérieurs au , seuls les faits commis par les puissances de l'Axe sont susceptibles de revêtir la qualification de crime contre l'humanité. Des associations de défense des droits de l'homme comme la FIDH demandent un revirement, . En 1982, sous le gouvernement Mauroy, dans la continuité des amnisties antérieures, intervient l’, la . Le général de Bollardière, sanctionné de soixante jours d'arrêt de forteresse pour avoir dénoncé la torture en 1957 à La Courneuve, refuse cette réhabilitation. Il fut à l'époque le seul officier supérieur français à condamner la torture. La loi du 23 février 2005 (dont seul l'article 4 a été retiré) accorde une « indemnité forfaitaire » et non imposable aux « personnes (…) ayant fait l’objet, en relation directe avec les événements d’Algérie (…), de condamnations ou de sanctions amnistiées » (art.13). Athanase Georgopoulos, ancien de l'OAS réfugié en Espagne avant de revenir en France, a été nommé à la Commission chargée d'implémenter ces indemnisations (arrêté du ). Aveux du général Massu. La torture en Algérie fut évoquée, entre autres, par le chef militaire d'Alger, le général Jacques Massu dans son ouvrage "La vraie bataille d'Alger" publié en 1972. En 2000, lors d'un entretien donné au quotidien "Le Monde" du , il déclara que « le principe de la torture était accepté ; cette action, assurément répréhensible, était couverte, voire ordonnée, par les autorités civiles, qui étaient parfaitement au courant ». Il ajoute : . Cette déclaration fait écho à l'accusation de Louisette Ighilahriz, dite « Lila », militante algérienne torturée en 1957 à Alger, devenue psychologue. En 2000, elle accusa le général Massu et le général (colonel à l'époque) Bigeard d'avoir laissé le champ libre à la torture en Algérie. Massu le reconnut, mais Bigeard réfuta l'accusation. Selon Ighilahriz, . Ighilahriz, auteur du livre "Algérienne" aux éditions Fayard, porte plainte et gagne ses procès contre ceux qui mettent en cause son témoignage. Le général Maurice Schmitt a ainsi été condamné à verser un euro symbolique et publier le jugement dans trois journaux. En appel, le général Schmitt est relaxé, sa bonne foi ayant été reconnue. Selon Paul Aussaresses, qui ne regrette rien, le général Massu était au courant chaque jour de la liste des prisonniers passés à la question, ainsi que des « accidents » de parcours. Poursuivi par la Ligue des Droits de l'Homme pour « apologie de crimes de guerre », Aussaresses a été condamné à d'amende par la chambre correctionnelle du TGI de Paris, les éditeurs Plon et Perrin ont été condamnés à d'amende chacun s'agissant du livre "Services spéciaux, Algérie 1955-1957 : Mon témoignage sur la torture". Ce jugement a été confirmé en appel en . La cour de cassation a rejeté le pourvoi en . En effet, le général justifiait à plusieurs reprises dans ce livre l'emploi de la torture qui permettrait de sauver des vies innocentes en poussant les terroristes présumés à révéler les détails de leurs projets et leurs complices. À la suite de ces révélations, le , Jacques Chirac, président de la République, demande que la Légion d'honneur de Paul Aussaresses lui soit retirée et que le ministère de la Défense prenne des sanctions disciplinaires à son égard. Le général Aussaresses avait fait l'objet de plaintes pour les crimes de tortures qu'il avait reconnus dans son livre. Une autre procédure avait été ouverte, mais la Cour de cassation a rejeté les poursuites intentées contre le général pour les crimes de tortures eux-mêmes, amnistiés depuis. Interrogée sur l'évolution de la perception des problématiques liées à la torture pendant la guerre d'Algérie, Raphaëlle Branche constate que . Par les barbouzes. Les barbouzes (Service d'action civique), émissaires du pouvoir gaulliste ont également torturé les membres de l'OAS. Le , lors d'un débat télévisé à propos de la bataille d'Alger, le colonel Roger Trinquier déclare : . Comme le dénonce très tôt l'historien Pierre Vidal Naquet, les tortures perpétrées par les barbouzes étaient psychologiques et surtout physiques : coups, étranglements, électricité, ongles arrachés, yeux crevés, brûlures. L'euphémisme « triturer » est employé au lieu de « torturer ». Les tortionnaires utilisaient la « chaise électrique », fauteuil dont le dossier et le siège étaient remplacés par deux ressorts à boudin et un treillis métallique. Le courant était ensuite branché entre le siège et le dossier et réglé sur 110, , et pouvait aller jusqu'à . Henri Vincent, arrêté le vers 20h30, a été emmené à El Biar par les barbouzes. Remis à la Police légale de Hussein Dey, il fut examiné par les médecins Henri de Jolinière et Maurice Bourhy qui constatèrent et certifièrent les tortures subies. L'affaire Petijean, ingénieur torturé puis assassiné par les barbouzes, a été très médiatisée à l'époque. On peut cependant lire une déclaration de M. Mestre, à l'époque porte-parole de la Délégation Générale, aujourd'hui ancien ministre : . Les gendarmes du colonel Debrosse, les gardes mobiles à l'école de Police d'Hussein Dey, les policiers de la mission « C » dans la fameuse caserne des « Tagarins » ont également torturé des membres de l'OAS. Parmi leurs victimes, madame Geneviève Salasc, épouse du professeur de médecine d'Alger Jean Salasc, monsieur Ziano, etc. Les barbouzes n'ont pas été inquiétés pour leur travail clandestin en Algérie. Par les groupes armés indépendantistes. Le cas du FLN. L’historien Jean-Jacques Jordi, dans son ouvrage "Un silence d’État" (Soteca-Belin) paru en , dévoile des centaines d’archives interdites d’accès et révèle une « autre » guerre d’Algérie, où les « héros de l’indépendance » – tout du moins une partie d’entre eux – livrent la face obscure de leurs méthodes : enlèvements de masse (il reste aujourd'hui près de disparus dont les corps n'ont jamais été retrouvés), viols, tortures (par électricité, par noyade, par introduction de corps étrangers dans l'anus, lèvres et nez coupés…), actes de barbarie (la découverte de dizaines de charniers confirme selon l'historien ces pratiques). Jusqu’à ces « quarante Européens séquestrés » jusqu’à ce que mort s’ensuive pour servir de « donneurs de sang » aux combattants FLN. Le FLN torture aussi ses propres membres. Ainsi en 1958, dans la wilaya III du colonel Amirouche, croyant voir des traitres partout, intoxiqué par la bleuite du capitaine Léger, le capitaine Ahcène Mahiouz (surnommé Hacène la torture), développe un processus infernal : arrestations, tortures, aveux forcés, dénonciations, liquidations, nouvelles arrestations. Sa préférence va vers la torture de « l'hélicoptère ». La victime est suspendue à une corde, pieds et poings liés dans le dos, son ventre nu offert à un brasero. Le supplicié monte et descend au gré de l'interrogatoire. Ces tortures, que Jean-Jacques Jordi qualifie de « systématiques », durent longtemps après l'indépendance : ainsi dans son livre "L'Algérie à l'épreuve du pouvoir (1962-1967)", paru chez Grasset en 1967, Hervé Bourges reconnaît en effet page 234 : Le numéro spécial de 1957 de la revue "Algérie Médicale", organe officiel de la société médicale des hôpitaux d'Alger et de la Fédération des Sciences médicales de l'Afrique du Nord, présente les efforts du corps médical français en Algérie pour réparer les mutilations faites au visage contre des Algériens n'ayant pas suivi les consignes du FLN. Doivent être aussi pris en compte environ des militaires français enlevés et parfois torturés, comme André Aussignac, cas rapporté le par le sénateur Étienne Dailly. Le cas de l'ALN. L'ALN employa des méthodes de torture semblables à celles de l'armée française, bien qu'en quantité bien moindre : supplétifs algériens ou civils des mechtas fidèles au gouvernement colonial égorgés, émasculés, femmes et enfants égorgés ou éventrés. Selon certains historiens, le nombre de victimes de l'ALN est toutefois très inférieur à celui des victimes torturées par l'armée française, par l'administration coloniale et leurs partisans. Le centre de torture de Constantine, où le nombre de personnes interrogées dépasse largement les Algériens, totalise à lui seul davantage de tortures que tous ceux perpetrés par les indépendantistes. Selon l'historien Guy Pervillé, même si l'on ajoute aux crimes perpétrés pendant la guerre les massacres de harkis intervenus après le cessez-le-feu et après l'indépendance, cela ne permet pas en aucun cas d'affirmer que l'ALN tortura autant que l'armée française. Dénonciation et condamnation de la torture. Torture pratiquée par les autorités françaises. Le , Claude Bourdet publie « Votre Gestapo d'Algérie » ("France Observateur") tandis que François Mauriac publie « La question » le ("L’Express"). Le , Henri-Irénée Marrou dénonce à son tour l'usage de la torture dans « France, ma patrie » ("Le Monde"). Pierre-Henri Simon publie "Contre la torture" au début de 1957. Hubert Beuve-Méry publie en un éditorial contre la torture dans "Le Monde" (Sommes-nous les « vaincus de Hitler » ?…). Le , "L’Express" publie une lettre du général Jacques Pâris de Bollardière. En 1957, l'activiste du Parti communiste français et directeur du journal "Alger Républicain", Henri Alleg, dénonce l'emploi avéré de la torture par l'armée française, à partir de sa propre expérience vécue lors de la bataille d'Alger, dont il témoigne dans la presse. En 1956, l'historien Pierre Vidal-Naquet fait publier dans la revue "Esprit" un témoignage sur des exactions de l'armée française. À partir de 1957, il effectue un travail d'historien sur la disparition de Maurice Audin, jeune mathématicien français, arrêté en Algérie et disparu depuis : il défend la thèse de sa mort sous la torture contre celle, officielle, de sa disparition par évasion. Il en fait un livre, "L'Affaire Audin", paru en 1958 et réédité, largement complété, des années plus tard. Il participe ainsi au Comité Audin. Il publie en 1962 "La Raison d'état", livre dénonçant l'emploi de la torture. En , les Éditions de Minuit publient "La Question" d'Henri Alleg. Le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie », est signé par des intellectuels, universitaires et artistes et publié le . Jean-Jacques Servan-Schreiber, Gisèle Halimi, Beauvoir et Sartre se sont investis dans la dénonciation. La Fédération protestante de France qualifie de « légitime » et soutient le refus des combattants de participer à la torture. À ceux qui refusent le départ pour cette guerre, elle dit que l'objection de conscience paraît le moyen de rendre un témoignage clair : . En 1960, l'abbé de Cossé-Brissac, curé de l'église Saint-Michel de Dijon, se fait connaître pour sa dénonciation de l'usage de la torture par l'armée française qu'il qualifie de . Dans les deux camps. En 1982, dans son film "L'Honneur d'un capitaine", le cinéaste français Pierre Schoendoerffer fait le procès de la guerre d'Algérie et dénonce l'hypocrisie française (le personnage du professeur de sociologie Paulet incarné par Jean Vigny), ce qu'un ancien officier parachutiste, le commandant Guilloux (Robert Etcheverry), qualifie de « propagande », puisqu'elle consiste à condamner uniquement l'usage de la torture par l'armée française en minimisant, voire en justifiant, celui pratiqué par le FLN. Pour l'historien Guy Pervillé : . Quant à Jean-Claude Guillebaud, il doute . Il rapporte que, dans les années 1980, Zhou Enlai reprocha à l’ancien président Ben Bella cet excès de sauvagerie et lui aurait dit : . Torture pratiquée par des Algériens. Pierre Vidal-Naquet dénonça dans le journal "Le Monde" en le massacre des harkis comme d’autres intellectuels et d’autres journaux : "La Nation française" de Pierre Boutang, Joseph Folliet, le philosophe Gabriel Marcel, le Prix Nobel d’économie Maurice Allais ou Philippe Tesson dans "Combat". En 1960, le cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard dénonce la torture pratiquée par les membres du FLN contre un agent de "La Main rouge" (personnage de Bruno Forestier incarné par Michel Subor) dans son film "Le Petit Soldat". Interdit par la censure, l'œuvre ne sort qu'un an après la fin de la guerre d'Algérie, en 1963. |
Arrondissement du Mont-Tonnerre L'arrondissement du Mont-Tonnerre (en allemand ) est un arrondissement () de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef-lieu est Kirchheimbolanden. Ses arrondissements voisins sont Bad Kreuznach, Alzey-Worms, Bad Dürkheim, Kaiserslautern, Kusel. Il occupe le centre de l'éphémère département français du même nom (1797-1814), dont la préfecture était Trèves. Géographie. Le mont Tonnerre fait partie de la région montagnarde du Palatinat du nord ("Nordpfälzer Bergland"). L'arrondissement est arrosé par l'Alsenz, qui se jette à Bad Münster am Stein-Ebernburg dans la Nahe. Au sud l'arrondissement possède une partie de la forêt palatine ("Pfälzerwald"), à l'est de la région viticole du Palatinat. Histoire. En haut du mont Tonnerre se trouvait le plus grand oppidum du nord des Alpes ; lequel appartenait au peuple des Trévires. L'arrondissement dans sa forme actuelle a été créé en 1969 par la fusion des deux anciens arrondissements de Kirchheimbolanden et de Rockenhausen. De 1798 à 1814, le territoire fit partie du département français du Mont-Tonnerre. Villes et communes. Les Communes fusionnées avec leurs communes membres Préfecture de la "Commune fusionnée" * |
Arrondissement de Germersheim L'arrondissement de Germersheim est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Germersheim. Histoire. À partir de 1991, l'arrondissement est impliqué dans la coopération transfrontalière, en adhérant à l'eurodistrict Pamina. Villes et communes. Villes/Städte Communes fusionnées, avec un astérisque devant le siège |
Germesheim (district) |
Pilier des Nautes Le <dfn>pilier des Nautes</dfn> est une colonne monumentale gallo-romaine érigée en l'honneur de Jupiter par les Nautes de Lutèce au , sous le règne de l'empereur Tibère. Le pilier des Nautes a été découvert au dans le sous-sol de la cathédrale Notre-Dame de Paris, et est exposé dans la salle du "frigidarium" des thermes de Cluny. Découverte. Il s'agit de l'empilement de quatre blocs ou autels qui ont été mis au jour lors de la construction d'une crypte sous la cathédrale Notre-Dame de Paris le lors des fouilles entreprises pour la réalisation du vœu de Louis XIII. a rapporté Baudelot, membre de l'Académie des médailles et auteur d'une "Description des bas-reliefs anciens trouvez depuis peu dans l'église cathédrale de Paris". Les plus brillants esprits du temps s'interrogèrent sur les inscriptions révélées ; ainsi le philosophe Gottfried Wilhelm Leibniz échangea avec Sophie de Hanovre une correspondance sur la portée philologique de cette découverte. Description. Il est constitué d'un piédestal et de quatre blocs de forme cubique, en pierre de l'Oise, ornés de bas-reliefs représentant diverses scènes, ainsi que des divinités gauloises et romaines. L'un de ces blocs comporte une dédicace. Il est représenté en pilier dans sa reconstitution la plus récente par Jean-Pierre Adam, et c'est à ce jour le plus ancien monument autochtone daté de Paris. Inscription. Le pilier porte une dédicace à l'empereur Tibère, fils adoptif d'Auguste : en latin : <poem></poem> Les Nautes sont une confrérie d'armateurs mariniers naviguant sur les fleuves et rivières de la Gaule. Il devait s'agir d'armateurs ou de commerçants assez aisés, puisque c'est dans leurs rangs que les autres confréries navigantes (dendrophores, utriculaires) choisissaient habituellement leurs patrons. L'inscription latine montre que les Nautes avaient une caisse commune et donc une personnalité morale, ce qui en fait la première société dont on ait trace à Paris. Iconographie. Un indice de la puissance des Nautes est donné par une des sculptures du pilier : on les voit défiler en armes avec boucliers et lances, privilège octroyé par les Romains, ce qui est exceptionnel moins d'un demi-siècle après la conquête de la Gaule. Le pilier, haut de cinq mètres, était constitué de quatre dés ou autels de pierre, disposés sur un socle et ornés de bas-reliefs sculptés sur les quatre faces. Ces bas-reliefs représentent des dieux des panthéons latin et gaulois. Sont représentés pour le panthéon latin : Sont représentés pour le panthéon gaulois : Interprétation. Selon l'historienne Anne Lombard-Jourdan, les Nautes cherchaient en édifiant le pilier à montrer aux peuples de la Gaule la voie de la coopération, qu'il était désormais raisonnable de suivre. En dédiant le pilier à Jupiter, ils montraient qu'ils agréaient à la religion des Romains tout en affirmant leur fidélité aux cultes indigènes par la mention de dieux gaulois. La construction du pilier est contemporaine de l'interdiction des assemblées de druides. En donnant une figure humaine aux dieux gaulois, les Nautes contribuaient à ruiner la position d'intermédiaires des druides entre les dieux et les hommes. Pour Anne Lombard-Jourdan, le pilier aurait été situé au Lendit, à proximité où se seraient réunis selon elle les druides des Gaules. Un projet de reconstitution du pilier des Nautes sur l'île de la Cité a été lancé en 2017 par l'association Gladius Scutumque. |
FC Dacia Chișinău Le FC Dacia Chișinău est un club moldave de football fondé en 1999 et basé à Chișinău. Son stade est le Stadionul Moldova. Le club annonce qu'il ne participera pas à l'édition 2018 du la première division moldave et il est dissous après cette annonce. L'équipe réserve du club continue de participer au championnat sous le nom de Dacia Buiucani. Parcours européen. Coupe Intertoto. Le FC Dacia Chișinău participe pour la première fois à une compétition européenne lors de la Coupe Intertoto 2003. Au premier tour, le club moldave est opposé aux Féroïens du GÍ Gøta. Le match aller a lieu en Moldavie et voit le FC Dacia Chișinău s'imposer 4-1. Au match retour, le club moldave s'impose sur le score de 1-0 et se qualifie pour le second tour où il est opposé à un club albanais, le KF Partizan Tirana. Le match aller se déroule à Chișinău et le FC Dacia s'impose 2-0. Lors du match retour à Tirana, le FC Dacia remporte le match sur le score de 3-0 et est qualifié pour le troisième tour où il est opposé au FC Schalke 04. Le match aller a lieu en Moldavie et voit le club allemand s'imposer sur le score de 1-0. Lors du match retour, le FC Schalke 04 s'impose à domicile sur le score de 2-1 et le FC Dacia est éliminé de la compétition. Le FC Dacia Chișinău participe à nouveau à la Coupe Intertoto en 2007. Au premier tour, le club est opposé à un club azerbaïdjanais, le FK Bakou. Le match aller se déroule à Bakou et se termine sur le score de 1-1. Le score final du match retour est également de 1-1 et le FC Dacia se qualifie en remportant la séance de tirs au but 3-1. Au deuxième tour, le FC Dacia Chișinău rencontre les Suisses du FC Saint-Gall. Au match aller, Chișinău s'incline à domicile 1-0 mais s'impose 1-0 au match retour et se qualifie en remportant la séance de tirs au but 3-0. Au troisième tour, le FC Dacia affronte le Hambourg SV. Le match aller se déroule en Moldavie et se clôt sur le score nul de 1-1. Au match retour, les Allemands s'imposent à domicile 4-0 et se qualifient pour le second tour préliminaire de la Coupe UEFA 2007-2008. Le FC Dacia est lui éliminé. Coupe UEFA et Ligue Europa. Le FC Dacia Chișinău participe pour la première fois à la Coupe UEFA en 2005-2006. Lors du tour préliminaire, il est opposé au FC Vaduz. Le match aller a lieu au Liechtenstein et les locaux s'imposent 2-0. La victoire 1-0 du FC Dacia à domicile au match retour est insuffisante et le club moldave est éliminé. Le FC Dacia Chișinău participe à nouveau à la Coupe UEFA en 2008-2009. Lors du tour préliminaire, le club moldave affronte les Serbes du FK Borac Čačak. Le match aller a lieu à Chișinău et se clôt sur le score nul de 1-1. Au match retour, le club serbe s'impose à domicile 3-1 et élimine ainsi le FC Dacia Chișinău. En 2009-2010, le FC Dacia participe à la Ligue Europa, nouveau nom de la Coupe UEFA. Le club moldave entre dans la compétition lors du deuxième tour et rencontre les Slovaques du MŠK Žilina. Le match aller se déroule en Slovaquie et les locaux s'imposent sur le score de 2-0. Le MŠK Žilina remporte également le match retour en allant gagner 1-0 sur le terrain du FC Dacia, qui est alors éliminé. En 2010-2011, le FC Dacia participe à nouveau à la Ligue Europa. Lors du premier tour, il est opposé à un club monténégrin, le Zeta Golubovci. Le match aller se déroule au Monténégro et se termine sur le score nul de 1-1. Le match retour à Chișinău se clôt sur le score de 0-0 et le FC Dacia se qualifie grâce à la règle des buts marqués à l'extérieur. Au deuxième tour, le FC Dacia Chișinău rencontre les Suédois du Kalmar FF. Le match aller a lieu en Suède et se termine sur le score de 0-0. Lors du match retour, le Kalmar FF s'impose 2-0 en Moldavie et élimine ainsi le FC Dacia de la Ligue Europa. Ligue des champions de l'UEFA. Le FC Dacia Chișinău participe pour la première fois à la Ligue des champions de l'UEFA en 2011-2012. Il est opposé lors du deuxième tour de qualification au club géorgien du FC Zestafoni. Le match aller a lieu en Géorgie et se termine sur une défaite des Moldaves sur le score de 3-0. Lors du match retour, la victoire du Dacia Chişinău par 2 buts à 0 n'empêche pas l'élimination du FC Dacia de la Ligue des champions. |
Arrondissement de Kaiserslautern L'arrondissement de Kaiserslautern est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Kaiserslautern. Villes, communes & communautés d'administration. Communes fusionnées avec leurs municipalités Sièges des communes fusionnées * |
Richard III (homonymie) |
Arrondissement de Kusel L'arrondissement de Kusel est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Kusel. Villes, communes & communautés d'administration. Communes fusionnées et leurs municipalités. Siège des communes fusionnées * |
Festival Pablo Casals Le Festival Pablo Casals est un festival créé par le violoncelliste et chef d’orchestre Pablo Casals en 1950 à Prades dans les Pyrénées-Orientales. Historique. Avant la Seconde Guerre mondiale, Prades devient le village d’adoption de Pablo Casals qui ne veut plus vivre en Espagne après la guerre civile de 1936-1939 gagnée par les franquistes, tout en demeurant en Catalogne ; dès lors, il refuse de se produire en public en signe de protestation. À la suite de la Seconde Guerre mondiale et de cette longue période de silence, il est sollicité par tous les musicophiles du monde entier. On lui demande de rejouer en concert et notamment en 1950 pour le bicentenaire de la mort de Bach : devant son refus répété, ses amis, et particulièrement le violoniste, Alexander Schneider, lui proposent de venir jouer chez lui à Prades ; Pablo Casals accepte. S'y retrouvent les plus grands interprètes de son temps (Clara Haskil, Mieczysław Horszowski, Isaac Stern, Marcel Tabuteau, Joseph Szigeti, Rudolf Serkin, Paul Tortelier, etc.) qui en font un haut-lieu de ferveur musicale : ainsi naît le "Festival de Prades" qui se perpétue depuis cette date, en voyant se produire les plus grands interprètes de musique de chambre du monde. Pablo Casals y participera encore à l'âge de quatre-vingt-dix ans en dirigeant notamment son oratorio "El Pessebre (La Crèche)", œuvre écrite pendant la guerre sur un poème de son ami Joan Alavedra. Le Festival se déroule, entre autres lieux, dans un des joyaux de la Catalogne romane, l'abbaye de Saint Michel de Cuxa, au pied du Canigou En 1970, sur la suggestion du violoniste Fred Muccioli et du clarinettiste Michel Lethiec a été créée l’Académie de musique de Prades, dirigée par la violoniste Françoise Lethiec, accueillant chaque été de jeunes musiciens et dispensant des classes de maître d’instruments et de musique de chambre. En 1982 la direction artistique du festival a été confiée à Michel Lethiec. En 1995 est né un rendez-vous annuel à Paris : « Prades aux Champs-Élysées », également reproduit à l'étranger (États-Unis, Chine, Corée, Brésil, Israël...) Une collaboration a été établie avec Porto Rico et El Vendrell, où se déroulent également deux festivals en hommage au Maître catalan. Le concours. En 2005 a été créé le « Concours international de composition du Festival Pablo Casals de Prades » dont le premier lauréat a été le compositeur allemand Thorsten Encke pour son "String Quartet". La a eu lieu le 14 avril 2007 et le prix, doté d'une récompense de , a été remis à Hee Yun Kim. Ont été récompensés ensuite : Imposant des œuvres écrites spécialement à son intention, ce concours est à l'origine de l'écriture de plus de 500 œuvres. Le jury, composé d'interprètes et de compositeurs, y a accueilli, parmi ces derniers, Marc-André Dalbavie, Cristobal Halffter, Tomás Marco, Vladimir Mendelssohn, Toshio Hosokawa, Krzysztof Penderecki, Kaija Saariaho, Jörg Widmann. |
Arrondissement de Mayence-Bingen L'arrondissement de Mayence-Bingen est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Ingelheim am Rhein. Contrairement à ce que son nom laisserait penser, la ville de Mayence n'en fait pas partie (c'est une ville-arrondissement) ; par contre l'autre ville éponyme, Bingen am Rhein, appartient bien à ce territoire. Villes, communes & communautés d'administration. Villes Communes fusionnées avec leurs municipalités Siège des communes fusionnées Culture. Outre Carl Zuckmayer de Nackenheim, connu pour son "Hauptmann von Köpenick" ou le drame "Des Teufels General", ainsi que le poète Stefan George de Bingen et l'écrivain Wilhelm Holzamer, né à Nieder-Olm, Hildegarde de Bingen, la "grande femme du Moyen Age" est connue dans le pays comme une personnalité originaire du quartier actuel. Le portrait du cosmographe Sebastian Münster, né à Ingelheim, décore le vieux billet de 100 DM. Le graveur et éditeur Matthäus Merian a laissé des traces à Oppenheim. Les ancêtres du peintre Adam Elsheimer sont issus de l'actuelle Stadecken-Elsheim. Un public plus large connaît aussi, par exemple, l'écrivain vinificateur Andreas Wagner, dont le thriller sur le vin est publié par Ingelheimer Leinpfad Verlag. La fondation "Kultur im Landkreis" Mayence-Bingen a été fondée en 1993 pour promouvoir la vie culturelle actuelle et organise et soutient elle-même des manifestations culturelles. |
Génicourt Génicourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France, sur une vaste plaine agricole. Ses habitants sont appelés les "Génicourtois". Géographie. Description. Le village se situe sur le plateau agricole du Vexin français et dans le Parc naturel régional du même nom, au nord de l'agglomération de Cergy-Pontoise, à 40 kilomètres au nord-ouest de Paris. L'aérodrome de Pontoise-Cormeilles jouxte le territoire communal à son extrémité nord-ouest. Génicourt est desservi par : Plusieurs ligne du réseau de bus du Vexin desservent le village : Communes limitrophes. Il est bordé par les communes de Livilliers, Osny, Boissy-l'Aillerie, Épiais-Rhus, Grisy-les-Plâtres et Cormeilles-en-Vexin. Génicourt touche en outre à Ennery en un quadripoint, mais ne possède pas de limites communes avec cette ville. Urbanisme. Typologie. Génicourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe . Toponymie. Le nom de la localité est attesté sous les formes "Jherincurt", "Gainericorth", "Jerincuria" au , "Gerincorth" au , "Gerincort", "Genicourt" au . Il s'agit, selon les formes anciennes, d'une formation toponymique médiévale en "-court" au sens ancien de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman ou ), précédé d'un nom de personne germanique, comme dans presque tous les cas. Ernest Nègre propose l'anthroponyme germanique "Gerinus", devenu "Genin" par attraction de ce dernier nom de personne. Histoire. Il est difficile de déterminer depuis quand le territoire de Génicourt est habité, et ce à cause d'un manque de documents sérieux. Des silex taillés et polis ont néanmoins été retrouvés dans les champs environnants le village. Génicourt a toujours été un lieu de passage important, voire de campement pour les troupes ennemies qui se dirigeaient vers Pontoise ou Paris aux et . Le «"Château"» de Génicourt, a vu des personnalités plus ou moins importantes se relayer à sa porte, comme Nicolas Brûlart en 1605, marquis de Sillery, vicomte de Puisieux, conseiller du Roi et seigneur de Génicourt, Gérocourt et Marines ; ou encore son fils, Pierre Brûlart, qui eut à négocier le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche. Les "Brûlart de Sillery" ont donné à Génicourt son blason (voir l'héraldique). En 1691, le village est transféré du élection de Gisors à celle de Pontoise, comme de nombreuses autres paroisses. À cette époque, Génicourt est un village agricole prospère qui alimente le moulin de Pontoise en céréales. Le , Gérocourt est rattachée à Génicourt, petit village situé au nord-ouest de Génicourt sur la RD 22, ce qui augmente la population de la commune de 30 %. Génicourt a connu son essor surtout au début du . Le village est équipé d'un réseau de distribution d'électricité dès 1914. L'artisanat y était alors relativement développé, la commune accueillant des cultivateurs, un maréchal-ferrant, un tonnelier, un charron, un menuisier et un maçon. La ferme de Gérocourt possédait même sa distillerie et transformait les betteraves en alcool. On pouvait également y voir une petite activité commerciale, avec deux bistrots, un épicier, un débit de tabac et un marchand de lait. Les autres commerçants (boulanger, boucher, charcutier et poissonnier) étaient ambulants. Une piscine existait encore il y a quelques années et accueillait environ par mois. Il s'agissait, historiquement parlant, de la première piscine publique du Val-d'Oise ; les bassins avaient en effet été aménagés en 1947 et dès 1982, ils étaient couverts. La piscine de Génicourt offrait alors la possibilité de bénéficier de l'apprentissage de la natation, mais aussi de profiter d'un lieu de loisirs ; elle rendait possible également la kinésithérapie en milieu aquatique. Cependant, l'établissement ne respectant plus les nouvelles normes européennes, et le financement des travaux étant trop lourd, l'avenir de la piscine semblait compromis. La tempête de décembre 1999 causa des dégâts importants dans le bâtiment et précipita sa fermeture. Politique et administration. Rattachements administratifs et électoraux. Rattachements administratifs. Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964, la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au . Elle faisait partie de 1801 à 1976 du canton de Pontoise, année où elle rejoint le canton de la Vallée-du-Sausseron. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale. Rattachements électoraux. Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Pontoise Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise. Intercommunalité. Génicourt est membre fondateur de la communauté de communes Sausseron Impressionnistes, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Population et société. Démographie. En 1801, Génicourt compte 148 habitants et Gérocourt 42. Enseignement. Les enfants du village sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal qui rassemble les communes de Génicourt, Livilliers et Hérouville. L'école communale Pierre-Lefevre accueille en 2020 les élèves du groupement pour les classes de CE1, CE2, CM1 et CM2 Culture. Une bibliothèque est ouverte depuis janvier 1993 dans les locaux du centre socio-culturel et est gérée par une équipe de bénévoles ; elle offre aux habitants du village ainsi qu'à ceux des communes avoisinantes un accès à plus de ainsi qu'à des documents multimédias (cassettes, CD, CD-ROM) dans une surface de . Elle est un point de dépôt de la bibliothèque départementale de prêt (BDP) du Val-d'Oise. Économie. Le siège et le dépôt de la STIVO, société de transport en commun exploitant les lignes de bus de l'agglomération de Cergy-Pontoise, sont implantés sur le territoire de la commune. Le village possède également un hôtel des Ventes. Culture locale et patrimoine. Lieux et monuments. Génicourt compte un monument historique sur son territoire : On peut également signaler : |
Arrondissement de Mayen-Coblence L'arrondissement de Mayen-Coblence est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Coblence. Villes, communes et communautés d’administration. Communes/villes non fusionnées : Verbandsgemeinden (communes fusionnées) avec leurs communes membres : |
Arrondissement de Neuwied L'arrondissement de Neuwied est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Neuwied. Villes, communes & communautés d'administration. Communes indépendantes / Villes Verbandsgemeinden(communes fusionnées) avec leurs communes membres : Siège de la communauté de communes * |
João Rodrigues Cabrilho João Rodrigues Cabrilho ou Juan Rodriguez Cabrillo (1499 - ) est un explorateur dont l'origine (portugaise ou espagnole) est encore débattue. Il est connu pour son exploration de la côte ouest de l'Amérique du Nord, alors qu'il naviguait pour le compte de l'Espagne. Il a participé à la fondation de la ville d'Oaxaca au Mexique et est le premier explorateur européen à atteindre la côte pacifique des États-Unis, le à San Diego, à bord du galion ". Une réplique de ce navire est exposée à quai au musée maritime de San Diego. Origines. Antonio de Herrera y Tordesillas (historien du et ) attribue des origines portugaises à Cabrilho. Il le mentionne, dans son ouvrage ", comme capitaine de l'un des deux navires participant à l'exploration côtière de l’Amérique du sud : . En 1883, Manuel María de Peralta, diplomate et historien costaricain fait, quant à lui, référence à l'explorateur en notant Selon la biographie écrite en 1986 par l'historien Harry Kelsey, Juan Rodríguez Cabrillo serait né en Espagne, probablement à Séville (ou Cuéllar). Sa date de naissance et ses parents sont également inconnus mais les évènements de sa vie ont laissé penser à Kelsey qu'il était né de parents pauvres « entre 1498 et 1500 » et qu'il travailla chez un marchand important de Séville pour subvenir à ses besoins sans que l'auteur n'apporte davantage de sources que Antonio de Herrera qui, lui, a côtoyé Cabrilho pendant de nombreuses années. L'ouvrage "", publié en 2019 par l'historienne canadienne Wendy Kramer, vient confirmer en partie l'hypothèse de Harry Kesley en précisant que Cabrilho est originaire de Palma del Río en Andalousie. Voyages. Rodrigues Cabrilho voyagea jusqu'à La Havane comme garçon d'équipage et rejoignit les forces de Hernán Cortés au Mexique. Plus tard, il a mis en esclavage les indigènes de ses possessions pour travailler dans les mines d'or du Guatemala. Ils firent de lui l'un des plus riches conquistadors du Mexique. À la suite du voyage de Francisco de Ulloa en 1539, qui avait découvert le golfe de Californie, le Vice-roi de Nouvelle-Espagne, Don Antonio de Mendoza, demanda à Cabrilho de mener une expédition le long de la côte pacifique à la recherche d'opportunités de commerce, peut-être pour trouver un chemin vers la Chine. Le l'explorateur partit de Navidad (maintenant Acapulco) et s'arrêta le 28 septembre de la même année dans ce qui est aujourd'hui la baie de San Diego et qu'il appela « San Miguel ». Suivant la côte, il dépassa le canal de Santa Barbara et alla jusqu'à la Russian River avant que les tempêtes automnales ne le forcent à rebrousser chemin, jusqu'à l'île Santa Catalina pour passer l'hiver et effectuer les réparations des navires. Cabrilho tombe malade et meurt de la gangrène le . Son corps est brûlé. |
Métabolite Un métabolite est un composé organique intermédiaire ou issu du métabolisme. On réserve ce terme en général aux petites molécules et aux monomères, par opposition aux macromolécules. Ainsi, le glucose est un métabolite, contrairement au glycogène, qui est un polysaccharide de poids moléculaire très élevé. Le toxicologue, l'écotoxicologue et l'écologue s'intéressent aux métabolites des toxiques inhalés ou ingérés ou dispersés dans l'environnement en tant qu'indicateurs (d'une contamination, d'une pollution) ou en raison de leur toxicité parfois plus aiguë que la molécule mère dans le cas de certaines molécules chimiques : le monométhylmercure (et plus encore le diméthylmercure) est ainsi beaucoup plus toxique et bioaccumulable que le mercure métallique pur, ce pourquoi on compare parfois des dosages de méthylmercure à un dosage de mercure total. Dans certains cas on ignore encore si des molécules problématiques retrouvées dans le sol, l'air, l'eau sont de simples résidus de dégradation physique (sous l'effet des UV par exemple) ou s'il s'agit réellement de métabolites issus du métabolisme des plantes, animaux, champignons ou bactéries susceptibles de les dégrader. Classification. On distingue les métabolites dits "primaires" des métabolites dits "secondaires". |
FC Zimbru Chișinău Le FC Zimbru Chișinău est un club moldave de football fondé en 1947 et basé à Chișinău. Il évolue dans le championnat de Moldavie depuis la création de la compétition en 1992. Le FC Zimbru a dominé le football moldave dans les années 1990 remportant huit des neuf premières éditions de la Divizia Națională. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Personnalités du club. Entraîneurs. La liste suivante présente les différents entraîneurs connus du club. |
Diplomatic Immunity 2 Diplomatic Immunity 2 est le deuxième album studio des Diplomats, sorti le . Freekey Zekey, qui était incarcéré, n'est pas présent sur cet album et est remplacé par J.R. Writer. |
Arrondissement de Rhin-Hunsrück L'arrondissement de Rhin-Hunsrück ("Rhein-Hunsrück-Kreis" en allemand) est un arrondissement de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. Son chef lieu est Simmern/Hunsrück. Villes, communes & communautés d'administration. Villes Communes fusionnées avec leurs municipalités associées |
Cuisine de la Réunion |
Arrondissement de Rhin-Lahn L'arrondissement de Rhin-Lahn est un arrondissement (« Landkreis » en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Bad Ems. Villes, communes et communautés d'administration. Villes Communes fusionnées avec leurs municipalités associées Siège des communes fusionnées * |
Arrondissement de Rhin-Palatinat L'arrondissement de Rhin-Palatinat est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef-lieu est Ludwigshafen am Rhein. Sur une surface de avec une population de , la densité de population est au km². Géographie. L'arrondissement se trouve au bord du Rhin. Les villes et arrondissements voisins sont (en sens horaire) : Il y a un climat tempéré avec des précipitations de par an. Infrastructures. Les autoroutes 6, 61, 65 et 650 traversent l'arrondissement. Il y a aussi beaucoup des routes nationales, routes mineures et le Rhin comme route de navigation. |
Économie du Botswana L'économie du Botswana est un modèle de réussite économique sur le continent africain : bâtissant son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International le classe régulièrement comme le pays le moins corrompu d'Afrique), une gestion prudente et un sous-sol riche en diamants (représentant 90 % des exportations) et minéraux, ce pays enclavé, dont seules 5 % des terres conviennent à l'agriculture et qui lors de son indépendance en 1966 était l'un des 25 plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. De fait, il s'agit du seul pays au monde qui a pu lors de la période 1970-2000 afficher une croissance annuelle moyenne de près de 9 %. Cette richesse théorique est cependant menacée par une surdépendance de l'économie vis-à-vis du secteur minier, ainsi que par l'épidémie de sida qui sévit à travers toutes les couches de la population (près d'un adulte sur trois serait infecté). Quoi qu'il en soit, avec ses heurs et malheurs, ce territoire peuplé de 3,12 habitants au km² reste dans une situation enviable pour nombre de ses voisins. En janvier 2014, le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux. Historique. Lors de sa mise formelle sous protectorat par les Britanniques en 1885, le Bechuanaland n'est que l'arrière-cour semi désertique de l’Afrique du Sud, et le rôle du gouvernement se limite essentiellement à contrôler les tensions qui opposent les locaux (essentiellement des Shonas) aux et boers. Le seul projet industriel d’envergure est l’attribution d’une bande de terre à Cecil Rhodes pour la construction du chemin de fer Le Cap - Le Caire vers la fin du . Lorsque le Botswana accède à l’indépendance le 30 septembre 1966, sa capitale Gaborone n'est guère qu’un village de quelques milliers d'âmes, une poignée de kilomètres de routes seulement dans tout le pays sont goudronnées, et l'on n'y trouve que deux écoles secondaires offrant un cycle complet de 5 ans, comptant 80 élèves en tout et pour tout. La seule « richesse » du pays, essentiellement couvert par le désert du Kalahari, est alors l’élevage extensif de bovins. Les choses changent de manière radicale à partir de juillet 1971 avec l'ouverture par la compagnie sud-africaine De Beers de la plus grande mine de diamants du monde à Orapa. À partir de ce moment, et soutenue par les investissements étrangers et un gouvernement efficace et transparent, la croissance du produit intérieur brut s'est maintenue aux alentours de 8 % annuellement jusqu'à la fin des années 1990. Entre les recensements de 1985-86 et 2002-03, la proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté absolue a ainsi pratiquement diminué de moitié (de 57 % à 30 %). Avec la stabilisation prévue de la production de diamants, le gouvernement botswanais a commencé depuis le début des années 2000 à diversifier plus sérieusement l'économie et la rendre moins dépendante du secteur minier, notamment avec l’externalisation des services et du tourisme, ce dernier représentant 5 % du PIB et 1 emploi sur 10. Les rythmes de croissance économique connus depuis 2000 était en ralentissement comparativement aux précédentes années, de l'ordre de 4 % par an. La crise financière de 2007-2010 a eu des conséquences importantes sur la croissance du Botswana, avec une contraction de plus de 10 % du PIB en 2009 selon le FMI, avec probablement une amélioration notable de la situation dans le futur. Ressources naturelles. Il a souvent été postulé que l'abondance de ressources était pour un pays autant voire plus une malédiction qu'une réelle chance : cela est vrai pour les pays développés (voir maladie hollandaise), mais plus encore pour les pays pauvres, où la richesse du sous-sol semble influer négativement sur la stabilité du pays ainsi que sur la fréquence des conflits armés qui s'y déroulent (on pensera notamment au Libéria ou à la République démocratique du Congo). Cependant, alors que le sol du Botswana est pauvre à l'extrême en surface, le sous-sol renferme des quantités appréciables de minéraux, le secteur est dominé par la production de diamants et, dans une bien moindre mesure, celle de nickel-cuivre et de natron. De par sa structure de production peu intensive en main-d'œuvre, le secteur minier est à la fois une richesse pour le pays -les revenus combinés du diamant et du nickel-cuivre passant de zéro à l'indépendance à 90 % des exportations à la fin des années 1980 (avec un trou en 1981, année de dépression pour le marché mondial du diamant)- et une enclave séparée du marché de l'emploi : la part de la population active employée dans le secteur n'a jamais dépassé les 10 % (au début des années 1980) et se maintient aujourd'hui aux alentours de 5 %. Deux compagnies minières, Debswana (une société mixte formée à égalité par le gouvernement botswanais et la sud-africaine De Beers) et Bamangwato Concessions Ltd. (également détenue en partie par le gouvernement botswanais) gèrent les immenses ressources minérales du pays. Lors d'un recensement opéré en août 2004, il est apparu que 64 compagnies se partageaient un total de 556 licences de prospection, dont 432 concernaient le diamant ou des pierres précieuses. Diamants. Après l'extension de la mine d'Orapa ("Orapa 2000"), Debswana a négocié en 2004 un renouvellement pour 25 ans de ses concessions d'exploitation. Si la participation du gouvernement dans Debswana se limite à 50 % du capital, la part des profits qui lui revient est de 75 à 80 %. La compagnie De Beers ouvrit la première mine à Orapa en 1972, après avoir payé en 1969 20 millions de dollars pour la licence d'exploitation: en quatre mois cet investissement était déjà couvert par les profits générés par la mine. Un juriste envoyé au gouvernement du Botswana par la Banque mondiale insista pour la renégociation du contrat de licence, soulevant l'opposition du cartel qui obtint de la Banque qu'elle déclare que l’avocat n'agissait pas en son nom. La découverte d’un second gisement renforça cependant la position du gouvernement, et l'accord fut effectivement renégocié. Quatre exploitations sont aujourd’hui en activité : après Orapa (découverte en 1967, ouverte en 1972) vint Letlhakane en 1975, puis Jwaneng en 1982, considérée aujourd'hui comme le gisement le plus riche du monde. Damtshaa a pour sa part démarré ses opérations en 2002. Second producteur de diamants au monde après l’Afrique du Sud avec 30 millions de carats (soit , près du quart de la production mondiale en 2004) pour les seules mines gérées par Debswana, le Botswana est grâce à la qualité de ses pierres le premier producteur mondial en valeur absolue. Grâce aux profits quasi monopolistiques réalisés par De Beers sur les marchés mondiaux, les revenus du diamant sont stables. Nickel, cuivre et autres minerais. L'extraction de ces deux métaux est entre les mains de BCL (compagnie en partie détenue par l'État et qui a subi des pertes d'exploitation chroniques) et Tati Nickel Mining Co. (filiale d'une compagnie canadienne, LionOre Mining Ltd.), les gisements étant situés dans la région de Selebi-Phikwe. Le minerai extrait, un agrégat de nickel, chrome et cuivre, est ensuite envoyé pour raffinage en Norvège et au Zimbabwe. Tati utilisant jusqu'en 2004 la fonderie de BCL, l'extension de ses opérations et l'acquisition d’un site de transformation propre à la compagnie devrait entraîner une augmentation des volumes disponibles pour BCL, qui après de sévères restructurations commence depuis les années 2000 à dégager des bénéfices. Le lancement par BCL de nouvelles prospections devrait permettre d'utiliser les capacités nouvellement libérées. Cependant, la faible population locale ne pouvant soutenir la consommation de verre produit localement, l'essentiel du minerai est exporté. Enfin, environ d’or ont été extraits du sol botswanais à Mupane, dans la région de Francistown) en 2004. Des projets d'exploration et de recherche de plomb, argent, et zinc ont été menés et se sont révélés fructueux dans la zone de Kihabe, à au nord de Gaborone. Charbon et gaz naturel. Du méthane a récemment été découvert en conjonction avec les mines de charbon de Morupule (près de Francistown, la quantité commercialement disponible étant estimée à . L'exploitation a démarré courant 2004. Le charbon produit (environ /an) est pour sa part destiné pour moitié à la centrale thermique de Morupule, qui fournit 30 % de l’électricité du pays (le reste est importé) et alimente les mines de nickel-cuivre et de natron de BCL. Infrastructures. Routes, transports. Au moment de son indépendance, le Botswana ne comptait que de routes goudronnées. À cause de sa situation enclavée, qui le rend totalement dépendant de ses voies de communications avec les pays voisins, la politique des transports est devenue une partie intégrante du Programme de développement mis en place dès les premières années du gouvernement. Si les bailleurs externes ont historiquement assuré l'essentiel des investissements routiers (l'autoroute Trans-Kalahari est par exemple due à la Banque africaine de développement), chaque année 15 à 20 % des investissements gouvernementaux dans les infrastructures sont également assignés au secteur des transports, les montants engagés excédant plus d'une fois ce plancher. En 2003, le pays comptait près de de voies goudronnées: celles-ci s'étendent jusqu'aux frontières avec la Zambie et le Zimbabwe, réduisant ainsi partiellement la dépendance vis-à-vis du géant sud-africain voisin. Les moyens alloués à l'entretien sont cependant encore insuffisants, et nombre de routes sont à reconstruire: les quatre tronçons principaux reliant le pays à l'Afrique du Sud sont également inadaptés à l'important trafic entre les deux pays. L'État explore donc des méthodes alternatives de développement lui permettant de faire face à ces contraintes : les partenariats public-privé se multiplient, l'entretien est délégué au secteur privé, et des péages sont progressivement installés sur les grands axes. La principale ligne de chemin de fer reste la section du grand projet Le Cap - Le Caire, qui relie la ville sud-africaine du Cap à son homologue zimbabwéenne de Bulawayo, en passant par Lobatse, Gaborone et Francistown. Deux courtes extensions en direction des gisements de charbon de Morupule et de nickel-cuivre de Selebi-Phikwe sont plus récents, mais l'essentiel du réseau conserve un écartement étroit () hérité de l’Empire britannique (les voies modernes ont un écart de ), significatif de son âge avancé. Botswana Railways a cependant adopté un plan sur cinq ans, de 2003 à 2008 pour améliorer ses services. Des 95 aéroports du pays, 10 ont des pistes permanentes et seul l'aéroport de Gaborone est réellement d'envergure internationale (moins de par an en 2001). Deux autres aéroports, ceux de Maun et de Kasane assurent également des dessertes au niveau régional. Le pays possède sa propre compagnie aérienne nationale, Air Botswana, qui se partage le marché avec quelques petits opérateurs au niveau local et dont la privatisation est annoncée. Si les grands aéroports sont contrôlés par le gouvernement, l'immense majorité des pistes locales dépendent d'opérateurs privés. Énergie. Le charbon produit à Morupule reste la principale source d’approvisionnement des centrales thermiques de Morupule (132 MW) et Selebi-Phikwe (), qui couvrent à peine 30 % des besoins du pays. La construction d'une nouvelle centrale ayant été repoussée pour l’instant, le déficit énergétique est comblé par des importations en provenance de l’Afrique du Sud voisine en vertu d'un accord de 1995 destiné à favoriser l'accès et la répartition de l'énergie au sein de l’Afrique australe ("Southern Africa Power Pool"). C'est par ce biais que la Botswana Power Corporation achète l'essentiel de son électricité auprès du sud-africain Eskom, dont la capacité excédentaire chute rapidement en raison de la hausse de la consommation régionale et de la faiblesse des investissements passés. Une crise énergétique est à craindre pour 2007. La faible densité du pays contribue à augmenter les coûts d'électrification du pays, et nombre de petites communautés (10 % de la population vit dans des villages de moins de 100 habitants) ne sont pas encore reliées au réseau national. Un plan d'électrification rurale est en place, qui permet aux consommateurs de différer les coûts immédiats d'installation des lignes (10 % payés à la mise en place, le solde étant réparti sur les 10 années suivantes) : en 2004, seuls 22 % de la population disposait de l'électricité, proportion qui devrait passer à 70 % courant 2009 et 100 % aux alentours de 2016. En dépit de ses d'ensoleillement par an (l'un des plus forts taux au monde) et du lancement d'un plan d'équipement rural photovoltaïque en 1997, l'utilisation de sources d'énergie renouvelables peine à décoller : le chauffage solaire de l'eau est quasi inexistant, le manque de vent obère les perspectives d'utilisation d'éoliennes, et la production de biogaz en profitant de l'énorme cheptel local n'est encore qu'à l'état de projet. Enfin, la quasi-totalité de la consommation de pétrole ( barils par jour) est importée depuis l'Afrique du Sud voisine. Télécommunications. Téléphonie fixe et mobile. L'infrastructure nationale (entièrement numérique) peut être considérée comme bonne, avec une dorsale en fibre optique couvrant l'Est du pays, un couloir circulaire reliant les différents centres urbains : les portions non câblées fonctionnent par le biais d'un réseau micro-ondes en voie de modernisation. Mais là comme ailleurs on assiste à la formation d'un fossé technologique entre les centres urbains et les campagnes, 22 % de la population accaparant 44 % des lignes fixes. Le secteur a été libéralisé en 1996, avec l'introduction du "Botswana Telecommunications Act" qui abroge le monopole de l'opérateur national, la Botswana Telecommunications Company (BTC), dans tous les domaines à l'exception du réseau fixe. Des licences d'exploitation de réseaux mobiles ont donc été attribuées à deux opérateurs privés, Mascom et Vista/Orange, dont les réseaux couvrent désormais 99 % de la population. Un opérateur par satellite, l'Africa Telecommunication PTY, permet une certaine concurrence au niveau des communications internationales, tandis qu'une quinzaine de fournisseurs d'accès à Internet permettent la location de lignes à haut débit pour les entreprises. Grâce entre autres à ce que l’Union internationale des télécommunications attribue à une « tradition post-indépendance de bonne gouvernance, démocratie, intolérance pour la corruption et respect des procédures légales », le réseau fixe a doublé son volume de lignes entre 1997 et 2002, le réseau mobile passant quant à lui de zéro à entre 1997 et 2007 : de fait, l'autorité de régulation est indépendante de l'influence gouvernementale quant à l'attribution des diverses licences d'exploitation (pour preuve son refus d'attribuer une licence à BTC, faute de garanties suffisantes), qui lui procurent près de 90 % de son revenu. À l'image du reste de l’Afrique et des autres pays en développement, le Botswana a su pleinement adopter la technologie sans fil pour faire face à l'éparpillement de sa population (les opérateurs ont l'obligation de fournir un accès universel). Alors que le nombre de lignes fixes a tendance à stagner depuis le début des années 2000, le nombre d'abonnés aux réseaux mobiles a littéralement explosé, avec plus de 61 % de la population équipée en 2007. Internet. La technologie ADSL n'était pas encore disponible au début 2004, et les connexions, par modem pour les particuliers, ont donc longtemps été limitées à 56 kb/s. De fait, les services par internet, souffrant d'un marché limité, sont relativement sous-développés avec, en 2004, moins de 2000 sites du domaine ".bw". Avec une connexion internationale à 14 Mb/s en 2004, le Botswana, tout en ayant l'une des offres numériques par habitant parmi les plus élevées d’Afrique, concentre presque tous ses fournisseurs d'accès dans 5 centres urbains (Grand Gaborone, Francistown, Lobatse, Selebi-Phikwe, Maun) regroupant à peine un tiers de la population: du fait de la relative rareté des ordinateurs personnels (un sondage de 2004 indiquait que 91 % de la population n'en avait jamais utilisé), l'essentiel des internautes a donc accès au web par le biais d'un cybercafé. Dans l'ensemble, et bien que peu développé dans l'absolu, l'accessibilité aux nouvelles technologies est tout de même très supérieure à ce que l'on peut trouver sur le reste du continent, et le gouvernement s'efforce d'orienter le pays vers un plus grand usage de celles-ci, en favorisant par exemple l'ouverture de centre d'appels régionaux et autres services basés sur les télécommunications (toujours dans l'optique d'une diversification hors du secteur minier). Il est d'ailleurs à noter que les dépenses gouvernementales représentaient en 2004 encore près des deux tiers du marché total des biens et services de télécommunications dans le pays, cette part étant toutefois en diminution lente mais constante. Structure économique. L'économie du Botswana est dominée par la production minière et de viande bovine, laissant peu de marge de croissance pour les autres secteurs. Depuis le début des années 2000, le gouvernement a réorienté la politique touristique du pays vers des marchés moins exclusifs. La persistance de conflits fonciers entre le gouvernement et certaines populations autochtones abusivement déplacées (notamment les Bochimans) constitue cependant une entrave au développement de par l'incertitude qu'elle entretient. Ceux-ci ont cependant gagné un important procès contre l'État en décembre 2006 leur garantissant le droit constitutionnel d'habiter et chasser sur leurs terres ancestrales du Kalahari. Agriculture. Dans ce pays aride, soumis à une sécheresse récurrente, seules 5 % des terres sont arables. Au moment de l'indépendance, la totalité de la population vivait en zone rurale, Gaborone n'étant guère qu'un gros bourg. La part de l'agriculture a chuté de 40 % à moins de 5 % du PIB entre 1966 et 1990. Et, du fait du manque de terres arables, l'essentiel de la production agricole vient de l’élevage extensif (70 % des exportations alimentaires et 4 % des exportations totales), qui pour l'essentiel est consacré à la viande bovine. Un frein important au développement de l'agriculture comme poste d'exportation réside dans la présence endémique de maladies au sein du cheptel local. La fréquence des sécheresses (environ une année sur deux) a amené le gouvernement à prendre un soin particulier pour la protection des populations les plus fragilisées par celles-ci, allant jusqu'à consacrer près de 3 à 4 % du PIB au secours des victimes dans les années 1980 en finançant de grands projets d'infrastructure à haute intensité de main-d'œuvre afin de compenser les pertes de revenus des populations touchées. Industrie. Le secteur manufacturier est encore au stade embryonnaire dans le pays en dépit des efforts récents du gouvernement, représentant moins de 4 % du PIB (contre 7 % dans les années 1970). Les activités de ce secteur sont tout aussi limitées : boucheries, brasseries, tannerie et cuir, habillement et assemblage de téléphones portables et activités connexes. La progression du secteur est ralentie par l'appréciation du taux de change réel ainsi que par la lenteur de la mise en œuvre des réformes. La récente dévaluation du pula devrait cependant aider à soutenir la compétitivité des produits locaux. Services. Le secteur des services commence à prendre le pas sur le secteur minier dans la composition du Produit intérieur brut (45 % contre encore 50 %), marqué notamment par la forte progression des secteurs des télécommunications et du tourisme. Si ce dernier ne constitue à lui seul que 4 % de la richesse nationale, avec 2 millions d'entrées en 2003 et 356 millions de dollars de recettes directes il s'agit toutefois de la seconde recette d'exportation du pays après les diamants. Près du tiers du territoire est protégé par des parcs : la marge de progression dans ce secteur est donc grande, et l'État botswanais y voit, probablement à juste titre, le moyen de capitaliser sur une richesse naturelle particulièrement utile dans les zones rurales, notamment dans l'ouest et le nord du pays (le désert du Kalahari et le delta de l’Okavango). Depuis 2004, une nouvelle politique touristique a été lancée, moins orientée vers les niches supérieures du marché. L'introduction en bourse de deux entreprises du secteur ("Afritourism Ltd." et "Chobe Holdings") traduit bien l'émergence de cette nouvelle industrie. Secteur informel. L'importance de l'économie informelle est par essence difficile à évaluer. Mais avec entre 20 et 25 % de la population au chômage, on peut considérer son importance comme substantielle. L'Office central des statistiques (CSO) ne s'y trompe pas, qui conduit plusieurs études sur le sujet. Dans ses conclusions, le CSO relève que les femmes constituent la majorité des opérateurs de ces entreprises urbaines et familiales, activités qui en 2000 donnaient du travail à près de , établies pour l'essentiel à leur propre compte. Comme dans beaucoup de pays, le secteur souffre du faible niveau d'éducation de ses acteurs et des restrictions d'accès au crédit : dans un pays encore très marqué par la ruralité de ses citoyens, la levée de capitaux se fait donc souvent par la vente du bétail familial. L'économie de l'ombre ne contribue à la richesse nationale qu'à hauteur de 2 %, mais joue probablement un important rôle de stabilisation sociale. Partenaires commerciaux. Les principaux partenaires commerciaux du pays sont l’Union européenne, l'Union douanière d'Afrique australe (UDSA ou UDAA) et le Zimbabwe. La poursuite de l'intégration régionale, par le biais de la Communauté de développement d'Afrique australe ("South African Development Community", dont il héberge le secrétariat) se traduit par la signature d'accords de réduction des tarifs douaniers avec ses voisins immédiats : en tant que membre de l'UDAA (une union douanière), la politique de tarifs extérieurs est déterminée à 96,5 % au niveau régional, pour une taxe moyenne d'importation en 2002 de 5,8 % (9,1 % pour les produits agricoles, 5,3 % pour les produits non agricoles). L'un des problèmes structurels de l'UDAA est que ses tarifs douaniers reflètent souvent les priorités économiques du géant sud-africain. D'autre part, alors que le ministère du Commerce est généralement responsable de la politique commerciale extérieure du pays, toutes les affaires relevant de l'Union douanière sud-africaine sont du domaine du ministère de l'Économie et des Finances. Tout changement de la politique commerciale passe d'abord par un processus consultatif impliquant tous les acteurs concernés (gouvernement, employeurs et syndicats) et à l'issue duquel un livre blanc est rendu public; celui-ci sert alors de ligne directrice pour l'action gouvernementale. Le Botswana a un accord de libre-échange avec le Zimbabwe et l’Inde, et une multitude d'accords préférentiels avec d'autres acteurs internationaux (UE, États-Unis, Japon, Suisse, Chine, Russie). Le pays est également un des membres fondateurs de l’OMC et possède 19 engagements au titre de l’AGCS. De par la rareté de ses terres cultivées, le pays importe une grande partie de son alimentation ainsi que de son énergie et ses équipements mécaniques. Les principaux postes d'exportation sont bien évidemment les produits miniers (diamant pour presque 80 %, mais aussi cuivre et nickel (5 %)), ainsi que du textile (3 %) et du bétail (4 %). Rôle de l'État. La relative homogénéité ethnique des habitants du pays a permis d'éviter les conflits de faction au sein du pouvoir, contribuant ainsi à une stabilité déjà soutenue par une bonne gouvernance: le Botswana était ainsi classé en 2005 au mondial de l’indice de perceptions de la corruption établi par Transparency International, devant plusieurs pays européens tels que l’Italie () ou africains comme l'Afrique du Sud (). Des assemblées consultatives d'anciens ("kola") permettent également d'assurer une participation de la population aux décisions l'affectant directement. Le pays a également une longue tradition de planification de son développement, avec la mise en place de neuf "National Development Plans" (NDP) successifs depuis l'indépendance. Plus que de simples listes d'objectifs budgétaires gouvernementaux, il s’agit de cadres de coopération avec le secteur privé et les ONG. Le neuvième plan (2003-2009, également désigné "NDP-9") est le premier à intégrer la vision à long terme pour l'horizon 2016: il comporte notamment des initiatives en matière de diversification économique, développement rural et contrôle de l'épidémie de VIH/Sida. Implication directe dans l'économie. Les années 1970 ont permis à nombre de pays du Sud de profiter de l'extension des prix des matières premières : le Nigeria et le Kenya ont par exemple et respectivement vu leurs revenus du pétrole et du café augmenter de manière spectaculaire : profitant de cette manne, ils ont alors poursuivi des politiques de dépenses difficiles à restreindre une fois les prix de ces ressources revenus à des niveaux plus humbles, dépenses ayant par ailleurs affecté négativement la compétitivité des autres secteurs de l'économie. Tout au long de son propre boom minier débuté à la même époque avec l'ouverture d'Orapa, le gouvernement botswanais s'est tenu à deux axes de gestion macroéconomique: Le NDP-9 en cours continue de privilégier cette philosophie de stabilité macro-économique et discipline financière. Celle-ci lui a permis de négocier ses partenariats avec le FMI et la Banque mondiale sans avoir à subir le contrecoup des ajustements structurels souvent demandé à d'autres pays en développement. Monnaie et finances publiques. La monnaie nationale est le pula (BWP), mot qui signifie "pluie" en tswana, reflétant ainsi l'importance de celle-ci pour le pays (la devise nationale du pays est également "Que tombent les pluies"). Créé en 1976 lors de la sortie de la zone monétaire du Rand sud-africain, il s'agit d'une monnaie forte qui a permis d'éviter une partie des turbulences infligées à l'Afrique du Sud et à ses partenaires pendant les années d'apartheid : le rand continue cependant d'être la monnaie la plus présente (jusqu’à 70 %) dans le panier d'indexation du pula. La politique monétaire est orientée vers une maîtrise de l'inflation et la conservation d'un taux de change réel stable, mais la flambée du pétrole ainsi que la dévaluation de 12 % du pula en 2005 ont sérieusement perturbé les objectifs en matière de contrôle des prix. L'inflation se situait vers 8,7 % à la mi-2005, soit bien au-dessus des 3 à 5 % escomptés par la Banque du Botswana L'ambition initiale du NDP-9 était d'assurer l'équilibre budgétaire sur la durée de son exercice, mais cet objectif est mis à mal par une croissance plus lente qu'attendue et un poids croissant des dépenses de santé engagées pour lutter contre l'épidémie de VIH/Sida (voir "infra"). De fait, le pays a une dette extérieure faible, de l'ordre des 556 millions de $ soit 1,7 % du PIB, ce qui en fait un des pays les moins endetté au monde. Situation sociale. La situation sociale au Botswana est plutôt enviable comparée à la très grande majorité des économies africaines. Malgré les problèmes sanitaires (VIH en particulier, voir "infra"), les Botswanais ont un niveau de vie relativement élevé, avec des taux de chômage et de pauvreté nettement inférieurs à la moyenne du continent. Cette situation sociale stable permet ainsi un climat de sécurité relativement bon, en comparaison avec l'Afrique du Sud voisine, et favorise les investissements étrangers. Impact économique de l'épidémie de VIH/SIDA. Généralités. Depuis le diagnostic du premier cas de Syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) en 1985, l'épidémie toucherait selon Onusida entre 25 et 30 % de la population botswanaise en 2005, réduisant la croissance démographique du pays à 0,1 % par an : selon certaines projections, la diminution de l’espérance de vie moyenne à la naissance due à l'épidémie serait en 2015 de près de 42,6 ans. Contrairement à une politique de planning familial qui viserait à réduire le nombre de naissances, l'impact de cette maladie se fait pleinement sentir au niveau de la population en âge de travailler, qui représente également la frange la plus sexuellement active. La disparition prématurée d'une partie de la force de travail du pays a bien sur de multiples conséquences au niveau économique: dans un pays où les qualifications s'acquièrent d'abord par l'expérience, la baisse de l’âge moyen des actifs entraîne des tensions sur le marché des travailleurs qualifiés. La baisse de productivité, des investissements, des revenus de l'État et la hausse des dépenses de santé coûteront sur la période 2000-2015 près de 2 points de croissance annuels au pays. Les causes de la progression fulgurante de la maladie au sein de la population sont multiples : pratiques sexuelles libérales (une étude locale de 1992 auprès des 18-25 ans avait montré que 55 % des hommes et 29 % des femmes avaient eu un ou plusieurs partenaires occasionnels dans l'année précédente, en sus de leur partenaire régulier) ; baisse de l’âge du , surtout chez les femmes. Les partenariats multiples sont en outre facilités par la mobilité des populations (exode rural, bonne qualité du réseau routier), ainsi que par l'usage local de posséder plusieurs lieux de résidence (au village, ainsi qu'à proximité immédiate des champs ou pâturages). En outre, la pauvreté, les inégalités hommes/femmes, ainsi que l'érosion de la structure sociale (en partie liée aux ravages de la maladie) conduisent à un contrôle social plus faible vis-à-vis des comportements sexuels. Enfin, le manque relatif de données statistiques précises limite aussi l'efficacité de campagnes de préventions moins ou mal ciblées. L'impact économique de l'épidémie peut se comparer aux vaguelettes concentriques sur un plan d'eau : les conséquences se font d'abord sentir sur l'individu, puis sa proche famille, sa communauté (village), puis sur les entreprises et enfin sur les données macroéconomiques globales du pays. Population active. Le fait que la population en âge de travailler soit aussi celle la plus active sexuellement la rend particulièrement sensible au VIH/SIDA : d'après la Banque mondiale, avec un taux d'infection proche des 40 % en 2005, la taille de la population active sera plus de 30 % inférieure en 2015 à ce qu'elle aurait pu être dans un scénario sans VIH. Les conséquences de cet état de fait sont multiples. On relèvera notamment : Investissement et épargne. La hausse des coûts associée à la raréfaction des compétences aura deux effets contradictoires : Il faut également préciser que le flux des investissements est particulièrement sensible au niveau de risque (incertitude) présent dans le pays: si le gouvernement ne développe pas de politique claire vis-à-vis de l'épidémie, l'incertitude causée par l'épidémie augmentera. Heureusement pour lui, le Botswana a pu profiter depuis la fin des années 1980 d'un taux d'épargne proche des 40 %, bien au-dessus de ce que ses voisins plus pauvres n'ont jamais pu rêver. Et, de fait, ce niveau d'épargne était également bien au-delà des capacités d'absorption d'investissements de l'économie locale (l'excédent étant alors destiné à l'achat de devises étrangères, qui permirent au pays de se prémunir contre plusieurs chocs économiques) : la baisse de l'épargne (le décès ou la maladie d'un ou plusieurs membres du ménage diminuant les revenus ou réorientant ceux-ci vers l'achat de traitements) ne devrait donc pas se faire sentir de manière particulièrement notable sur les investissements. Il faut enfin noter que l'influence de l'épidémie sur le taux d'épargne dépend de paramètres tels que l'accès et la qualité des traitements, de la durée d'incubation du virus, et du type d'infections opportunistes qui se développeront. Croissance. Les deux paragraphes précédents permettent de se faire une idée sur l'impact global de l'épidémie de VIH/SIDA sur l'économie. Le Botswana est d'ailleurs l'un des seuls pays d'Afrique à avoir pu développer un modèle relativement fiable d'estimation des conséquences pour les trois types de marchés locaux (travail qualifié formel, travail non qualifié formel, travail non qualifié informel, chacun étant alors évalué à l'aune d'un scénario "sans SIDA"). Il en résulte d'après le "Botswana Institute for Development Analysis" (BIDPA) que : Finalement, l'économie du Botswana serait en 2015 de 24 à 38 % plus petite que si le VIH/SIDA n'était jamais apparu dans le pays. Impact socio-économique. L'augmentation prévisible des salaires et du PIB par habitant ne constitue qu'une amélioration de façade, et non l'heureuse conséquence d'une tragédie: de fait, on assistera surtout à un accroissement des inégalités entre les foyers non touchés par la maladie d'une part, et ceux dont le niveau de ressources s'effondrera. Le BIDPA suggère qu'un foyer botswanais sur deux sera touché dans les années à venir : du fait du coût élevé des célébrations des funérailles, de l'augmentation des dépenses minimales liées à l'achat de traitement, de la baisse des revenus et de l'augmentation des personnes dépendantes (veuves, orphelins), les prochaines années verront une part sensible de la population replonger sous le seuil de pauvreté. Le "Botswana Institute for Development Analysis" estime ainsi que près de la moitié des gains de réduction de la pauvreté effectuées dans les années 1990 seront perdus dans les années 2000. Impact pour l'État. Important pourvoyeur d'emploi qualifiés (notamment dans l’éducation et la santé), l'État botswanais sera doublement touché, à la fois par la hausse des salaires (éventuellement compensés sur le long terme par la baisse du nombre de retraités) et par la hausse des coûts de formation, les remplacements de fonctionnaires devant s'effectuer plus souvent. Le système de santé du Botswana est par ailleurs particulièrement généreux, et si la politique actuelle de prise en charge des coûts devait être conservée, c'est à une progression de 15 % par an des coûts de santé (jusqu'à atteindre 7 % du PIB) sur la période 2001-2021 que le gouvernement devra faire face. Avec 60 % des lits d'hôpitaux déjà occupés par des sidéens, des choix douloureux risquent de devoir être faits en matière budgétaire afin de maintenir les déficits à des niveaux supportables. Dans le domaine de l'éducation, la baisse prévisible du nombre d'étudiants ne compensera pas la hausse sensible de coûts de recrutement de nouveaux enseignants, ni même le soutien accru que l'État devra apporter aux orphelins pour assurer leur alphabétisation. Enfin les revenus de l'État, encore très dépendants (près de 50 %) du secteur minier, ne devraient pas être très affectés en comparaison d'autres pays. La baisse de l'épargne intérieure aura par contre une incidence notable sur les réserves en devises de la banque du Botswana et, partant, sur le volume des intérêts que celles-ci génèrent. Voir aussi. Fiche pays (juin 2022) - BOTSWANA | Direction générale du Trésor (economie.gouv.fr) |
FC Nistru Otaci Le FC Nistru Otaci est un club moldave de football basé à Otaci. |
Arrondissement de la Route-du-Vin-du-Sud L'arrondissement de la Route-du-Vin-du-Sud est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Landau in der Pfalz. Histoire. À partir de 1991, la ville-arrondissement est impliquée dans la coopération transfrontalière, en adhérant à l'eurodistrict Pamina. Villes, communes & communautés d'administration. Communes fusionnées avec leurs municipalités associées (chef-lieu des communes fusionnées *) : |
Arrondissement du Palatinat-Sud-Ouest L'arrondissement du Palatinat-Sud-Ouest est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef-lieu est Pirmasens. Il est entouré des arrondissements de Sarre-Palatinat ("Saarpfalz"), Kaiserslautern, Bad Dürkheim, Südliche Weinstrasse, des villes de Landau in der Pfalz et Deux-Ponts et des départements français de la Moselle et du Bas-Rhin. Histoire. L'arrondissement est créé en 1818 sous le nom "Landkommisariat Pirmasens". Durant les réformes communales de 1968-1972, le district subit de sérieux changements. En 1969, l'arrondissement voisin de "Bad Bergsabern" est supprimé et réparti entre l'arrondissement de "Südwestpfalz" et la ville de Pirmasens. En 1972, c'est au tour du l'arrondissement de Deux-Ponts d'être supprimé et incorporé au l'arrondissement de Pirmasens, qui sera renommé en 1997 en "Südwestpfalz". À partir de 1991, l'arrondissement est impliqué dans la coopération transfrontalière, en adhérant à l'eurodistrict Pamina. Géographie. L'arrondissement se situe dans le sud du Palatinat. La rivière Lauter prend sa source à proximité de la ville de Pirmasens. Armoiries. Les trois barres rouges sur fond d'or dans la moitié gauche du blason sont les armes des Hanau-Lichtenberg, tandis que le lion dans la moitié droite est le symbole du Palatinat. Cela marque très bien les deux états historiques qui étaient localisées dans le district jusqu'à la fin du . Villes, communes & communautés d'administration. Municipalités et communes de l'arrondissement |
Plagne Centre |
Plagne 1800 |
Charles Darrow Charles Brace Darrow, plus connu sous le nom de Charles Darrow ( à Philadelphie, Pennsylvanie - à Bucks County, Pennsylvanie) est le créateur du jeu de société Monopoly. Ingénieur de son état et se retrouvant au chômage après la crise de 1929, il repris à l'identique les règles du jeu "Landlord's Game" (jeu du propriétaire) créé par Elizabeth Magie pour en faire le Monopoly. Malgré de nombreuses difficultés pour imposer son idée, il réussit finalement à faire éditer son jeu par la société Parker Brothers en 1935. Charles Darrow fut le premier créateur de jeu à être devenu millionnaire. |
Les Coches |
Arrondissement de Trèves-Sarrebourg L'arrondissement de Trèves-Sarrebourg est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef-lieu est Trèves. Communes fusionnées. L'arrondissement est divisé en six communes fusionnées. La liste contient les armoiries, les noms, les superficies, à titre d'exemple les chiffres de la population pour 1950 ainsi que les chiffres de la population actuelle des communes fusionnées : Communes et villes. Quatre villes et 100 communes composent le district dans le sud-ouest de l'Allemagne. La liste contient les armoiries, les noms, les superficies, à titre d'exemple les chiffres de la population pour 1950 ainsi que les chiffres de la population actuelle : |
Al-Mustarshid |
Thibaut IV le Chansonnier |
Football Club Sheriff Tiraspol Le Football Club Sheriff Tiraspol (en ), plus couramment abrégé en FC Sheriff, est un club moldave de football fondé le par la Sheriff et basé dans la ville de Tiraspol, en Transnistrie. Il évolue en Divizia Naţională depuis la saison 1998-1999. Le club domine totalement le football moldave, remportant chaque édition de la Divizia Naţională de 2001 à 2022, à l'exception de 2011 et 2015. L'équipe a également remporté la Coupe de Moldavie à 11 reprises depuis 1999 ainsi que la Coupe de la CEI en 2003 et en 2009. Le FC Sheriff est également le premier club de Moldavie à faire signer des joueurs brésiliens et africains. Sur le plan européen, le club parvient à atteindre la phase de groupes de la Ligue des champions pour la première fois lors de la saison 2021-2022. Il atteint également les poules de la Ligue Europa à quatre reprises durant la décennie 2010, ne parvenant cependant jamais à se qualifier pour la phase finale. Histoire. Le Sheriff Tiraspol ne peut pas participer aux compétitions internationales sous la bannière de la Transnistrie car cette région sécessionniste située en Moldavie n'est reconnue par aucun État au monde. C'est donc en tant que club moldave qu'il évolue au niveau européen. Le club fait ses débuts sur la scène européenne lors de la Coupe UEFA 1999-2000 et affronte lors du tour préliminaire le SK Sigma Olomouc. Le match aller se déroule le en Moldavie et se termine sur le score de 1-1. Le match retour se clôt sur le score de 0-0 et le Sheriff Tiraspol est éliminé de la compétition. Il y participe à nouveau en 2000-2001 mais est de nouveau éliminé lors du tour préliminaire. De 2001-2002 à 2008-2009, le club participe chaque année aux tours préliminaires de la Ligue des champions mais est systématiquement éliminé lors du deuxième tour. En 2009-2010, le Sheriff parvient à se qualifier pour le troisième tour après avoir éliminé le FC Inter Turku. Le club moldave élimine ensuite le SK Slavia Prague grâce à un but marqué par le Brésilien José Nadson Ferreira à la du match retour. Le FC Sheriff est éliminé lors des barrages par l'Olympiakos Le Pirée, s'inclinant à domicile 2-0 à l'aller puis 1-0 au retour en Grèce au Stade Karaïskaki. Le Sheriff Tiraspol est alors repêché pour la Ligue Europa 2009-2010 et est engagé dans le Groupe H en compagnie du FC Twente, du FC Steaua Bucarest et du Fenerbahçe SK. L'équipe fait tout d'abord match nul 0-0 à Bucarest puis s'incline 1-0 à domicile face à Fenerbahçe. Lors du troisième match, le Sheriff bat le FC Twente 2-0 grâce à des buts de Balima et de Jymmy puis s'incline sur le terrain de Twente 2-1. Tiraspol fait ensuite match nul 1-1 à domicile face au FC Steaua Bucarest puis s'incline 1-0 sur le terrain de Fenerbahçe. Le club moldave termine troisième de son groupe et est éliminé. En 2010-2011, le FC Sheriff élimine le FK Dinamo Tirana lors du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions puis le Dinamo Zagreb lors du troisième tour. Le club affronte alors en barrages les Suisses du FC Bâle. Le match aller se déroule à Bâle et voit les locaux s'imposer 1-0. Le FC Bâle s'impose 3-0 au retour à la Bolshaya Sportivnaya Arena et éliminent les Moldaves. Le Sheriff est alors repêché pour la Ligue Europa 2010-2011 où il est engagé dans le Groupe E. Ce groupe est également composé de l'AZ Alkmaar, du FC BATE Borissov et du Dynamo Kiev. Lors du premier match, Tiraspol s'incline 2-1 à l'AZ Stadion d'Alkmaar puis s'impose 2-0 à domicile face au Dynamo Kiev. Le club moldave affronte ensuite à deux reprises les Biélorusses du FC BATE Borissov. Le match aller se déroule à Tiraspol et voit le BATE s'imposer 1-0. Le match retour se déroule au Stade Dinamo de Minsk et voit la victoire 3-1 des locaux. Le Sheriff concède ensuite le nul 1-1 à domicile contre l'AZ Alkmaar et termine par un nul 0-0 sur le terrain du Dynamo Kiev. Le club moldave termine à la dernière place du groupe et est donc éliminé. En 2011-2012, le Sheriff Tiraspol ne peut participer à Ligue des champions car il n'a terminé que deuxième du championnat derrière le FC Dacia Chișinău. Il participe donc à la Ligue Europa et entre dans la compétition lors du deuxième tour préliminaire contre les Bosniens du FK Željezničar Sarajevo. Le Sheriff s'incline 1-0 lors du match aller à Sarajevo puis concède le match nul 0-0 à domicile et est éliminé. En 2012-2013, le Sheriff peut à nouveau participer à la Ligue des champions car il est redevenu champion de Moldavie. Il élimine tout d'abord les Arméniens du Ulisses Football Club lors du deuxième tour préliminaire puis affronte le Dinamo Zagreb au troisième tour. Les Croates s'imposent 1-0 à Tiraspol puis remportent le match retour à Zagreb sur le score de 4-0. Les Moldaves jouent alors les barrages de la Ligue Europa et affrontent l'Olympique de Marseille. Le match aller se déroule en Moldavie et les Marseillais s'imposent 2-1. Les deux équipes se quittent sur un nul 0-0 au retour au Stade Vélodrome et le Sheriff Tiraspol ne peut donc pas se qualifier pour la suite de la compétition. En 2013-2014, le Sheriff Tiraspol entre au deuxième tour de la Ligue des champions contre les Monténégrins du FK Sutjeska Nikšić. Le match aller se déroule à Bolshaya Sportivnaya Arena et se termine sur le score nul de 1-1. Les Moldaves s'imposent 5-0 au match retour et se qualifient pour le troisième tour mais sont à nouveau éliminés par le Dinamo Zagreb, le club croate remportant le match aller en Croatie 1-0 puis s'imposant 3-0 au retour en Moldavie. Le Sheriff est alors reversé en Ligue Europa et est opposé lors des barrages au club serbe du FK Vojvodina Novi Sad. Le match aller se déroule en Serbie et se termine sur le score nul de 1-1. Le Sheriff Tiraspol s'impose 2-1 lors du match retour et se qualifie pour les phases de groupe. Le club moldave est engagé dans le Groupe K en compagnie de Tottenham, de l'Anji Makhatchkala et du Tromsø IL. Le Sheriff entame la compétition par un match nul 0-0 à domicile contre l'Anji Makhatchkala puis obtient le nul 1-1 sur le terrain du Tromsø IL. Le club tiraspolien s'incline ensuite à deux reprises contre les Anglais de Tottenham (2-0 à Tiraspol, 2-1 à White Hart Lane). Lors du cinquième match, le FC Sheriff se déplace à Ramenskoïe pour y défier l'Anji Makhatchkala et concède le nul 1-1, le but de l'Anji étant inscrit par un ancien joueur du Sheriff, l'international moldave Alexandru Epureanu. Le Sheriff est ainsi éliminé de la Ligue Europa avant même le dernier match contre Tromsø. Ce dernier match se clôt par la victoire 2-0 à domicile du Sheriff Tiraspol. Les Moldaves terminent ainsi à la troisième place du groupe avec six points. Saison 2021-2022 : qualification historique en Ligue des champions. Lors de la saison 2021-2022, le club réussit l'exploit de se qualifier pour la phase de groupes de la Ligue des champions, devenant le premier club moldave à atteindre ce stade de la compétition. Pour ce faire, le Sherriff a dû passer quatre tours préliminaires qui l'ont notamment vu battre des équipes telles que l'Étoile rouge de Belgrade et le Dinamo Zagreb, une première pour le club moldave. Tombé dans le groupe D en compagnie du Real Madrid, de l'Inter Milan et du Chakhtar Donetsk, le club finit troisième du groupe en remportant deux victoires inattendues face au Chakhtar Donetsk (2-0) et surtout face au Real Madrid à Santiago Barnabeu (2-1) lors des deux premières journées. Le club est par la suite reversé en Ligue Europa, constituant sa première participation à une phase finale de compétition européenne. Son parcours s'arrête cependant à ce stade avec une élimination face au Sporting Braga aux tirs au but. Stade. Le Sheriff Tiraspol dispose d'un ensemble sportif très moderne : le Complexe sportif Sheriff. Celui-ci fut construit en 2002 par la Sheriff et comprend, entre autres, la Bolshaya Sportivnaya Arena où le Sheriff effectue ses matches à domicile. Ce stade de places accueille également les matches de l'autre club de Tiraspol, le FC Tiraspol et est le plus grand stade de Moldavie. Personnalités du club. Entraîneurs du club. La liste suivante présente les différents entraîneurs du club. Effectif actuel. !colspan=8 style="background: #ECBC12" align=center| !colspan=8 style="background: #ECBC12" align=center| !colspan=8 style="background: #ECBC12" align=center| |
Thibaut IV de Champagne |
Arrondissement de Westerwald L’arrondissement de Westerwald est un arrondissement ("Landkreis" en allemand) de Rhénanie-Palatinat (Allemagne). Son chef lieu est Montabaur. Villes, communes et communautés d'administration. Communes fusionnées et communes membres |
Viet Cong |
Montalbert |
Lepidium meyenii |
Communauté de communes d'Aire-sur-l'Adour La communauté de communes d'Aire-sur-l'Adour est une communauté de communes française, située dans les départements des Landes et du Gers dans les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Histoire. Créée le 21 décembre 1992 pour une prise d'effet au 31 décembre 1992, et première en Aquitaine, la communauté de communes est un établissement public qui regroupe les 12 communes du canton d'Aire-sur-l'Adour. Elle intervient sur différents secteurs de compétences : la voirie, le scolaire, péri et extrascolaire, les affaires économiques, l'environnement, les déchets, Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, la gestion de l'espace. La communauté de communes est à l'origine de la création de la ZAC de Peyres, dont une première tranche de 6 hectares a été viabilisée et commercialisée. Une deuxième tranche a été lancée en 1999. Elle est également à l'origine d'une autre initiative : le tri sélectif des déchets ménagers. Depuis 1994, deux déchèteries ont été mises en service, l'une sur Aire, l'autre sur Eugénie-les-Bains. Enfin, en juin 2002, il était créé un atelier multiservices informatiques avec l'aide du Conseil général des Landes. Depuis le janvier 2009, Les communautés de communes d'Aire sur l'Adour et du Bas Adour gersois ont officiellement fusionné. Cette fusion porte à dix-sept le nombre de communes et à près de le nombre d'habitants. Depuis le janvier 2012, Les communautés de communes d'Aire sur l'Adour et du Léez et de l'Adour ont officiellement fusionné. Cette fusion porte à vingt-deux le nombre de communes et à près de le nombre d'habitants. Territoire communautaire. Géographie. Située au sud-est du département des Landes, la communauté de communes d'Aire-sur-l'Adour regroupe 22 communes et présente une superficie de . Composition. La communauté de communes est composée des suivantes : Les 5 communes suivantes faisaient partie de l'ancienne Communauté de communes Bas Adour gersois : Les 5 communes suivantes faisaient partie de l'ancienne Communauté de communes du Léez et de l'Adour : |
Catharacta skua |
Frankenthal Frankenthal est une ville allemande et un arrondissement historique aujourd'hui inexistant, située dans le Land de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne à mi-chemin entre les villes de Worms et de Ludwigshafen. Frankenthal appartient à la Région métropolitaine Rhin-Neckar. Histoire. Frankenthal a été mentionnée dès 772. En 1119 un monastère Augustin y est construit, dont les ruines (connues, sous le nom de "Erkenbertruine") se dressent encore aujourd'hui dans le centre-ville. Dans la seconde moitié du , des réfugiés des Pays-Bas, persécutés pour leurs croyances religieuses, se sont installés à Frankenthal. Ils ont, par leur travail, apporté la prospérité économique de la ville. Certains d'entre eux étaient des tisseurs de tapis, des bijoutiers et des artistes grâce auxquels la "Frankenthaler Malerschule" ("l'école de Frankenthal de la peinture», dont font partie Gillis van Coninxloo et Anton Mirou) a acquis une certaine notoriété. En 1577, la commune a été élevée au rang de ville par le comte Jean Casimir du Palatinat. En 1600, Frankenthal est transformée en forteresse. En 1621, elle est assiégée par les Espagnols pendant la guerre de Trente Ans, puis successivement occupée par les troupes des parties adverses. Le commerce et l'industrie sont détruits et la ville n'est reconstruite qu'en 1682. La ville est prise en 1688 par Vauban. En 1689, la ville est brûlée par les troupes françaises dans la Guerre de la Ligue d'Augsbourg (sac du Palatinat). Toutefois, en 1750, en vertu de la règle de l'électeur (Kurfürst) Charles-Théodore, Frankenthal est officialisée en tant que centre de l'industrie. De nombreuses usines sont ouvertes et des mûriers sont plantés pour la production de soie. En 1755, la célèbre manufacture de porcelaine de Frankenthal est ouverte, elle produit jusqu'en 1800. En 1797, la ville passe sous occupation française pendant les guerres de la Révolution française. Elle est intégrée au royaume de Bavière en 1816. Les débuts de l'industrialisation moderne commencent en 1859. En 1938, la synagogue, construite en 1884, est brûlée au cours de la Nuit de Cristal. En 1943, lors d'un bombardement, le centre-ville est presque complètement détruit. En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ses industries en ruines, elle est occupée d'abord par les Américains, puis par les Français. Depuis 1946, Frankenthal fait partie du Land de Rhénanie-Palatinat. Aujourd'hui, la ville est, à nouveau, le site de certaines moyennes industries. |
Labbe |
Stercoraire |
Formule de Steinmetz La formule de Steinmetz, nommée d'après Charles Proteus Steinmetz, permet de calculer approximativement les pertes par hystérésis dans un circuit magnétique : avec : |
CS Tiligul-Tiras Tiraspol Le Clubul Sportive Tiligul-Tiras Tiraspol (en ), plus couramment abrégé en Tiligul-Tiras Tiraspol, est un ancien club moldave de football fondé en 1938 et disparu en 2009, et basé dans la ville de Tiraspol, en Transnistrie. |
Boris Gamaleya Boris Gamaleya est un poète français né le à Saint-Louis de La Réunion et mort le à Fontainebleau. Biographie. Boris Gamaleya est le fils d'une mère originaire de l'île de La Réunion et d'un père russe émigré sur place après la Révolution d'Octobre. Victime de l'ordonnance prise par le Premier ministre Michel Debré en 1960, l'ordonnance Debré, il est contraint avec son épouse Clélie Gamaleya et onze autres fonctionnaires communistes et anti-colonialistes de migrer en France métropolitaine. Il devient enseignant en région parisienne. Il milite alors contre l'instigateur de la mesure devenu député de l'île et contre toutes ses créations suivantes, au premier rang desquelles le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer, qui organise l'émigration des Domiens vers le continent à compter de 1963. De 1963 à 1980, 1 630 enfants ont été envoyés depuis La Réunion dans des départements de métropole en perte de vitesse démographique, cette affaire est connue sous le nom des enfants de la Creuse. Boris Gamaleya fait irruption dans la littérature réunionnaise en 1973 avec "Vali pour une reine morte", une œuvre publiée à compte d'auteur aussi fondatrice pour elle que le "Gouverneur de la rosée" de Jacques Roumain pour la littérature haïtienne ou que "Le Cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé Césaire pour celle des Antilles françaises. Écrit à Romainville entre 1960 et 1972, ce recueil de poèmes profondément marqué par l'exil se veut le support d'une résistance dès son titre : clamer le vali (instrument de la musique malgache), c'est nier d'entrée une France considérée comme geôlière. Revenu à La Réunion un an avant la publication de "Vali" et après une grève de la faim, il y lance bientôt une revue engagée appelée "Bardzour" qui collecte les contes de tradition orale et publie des chroniques sur le créole réunionnais, entre autres choses. Boris Gamaleya et son épouse quittent La Réunion en 2012 pour venir s’installer plus près de leurs enfants, à Barbizon. |
Neustadt an der Weinstraße Neustadt an der Weinstraße, littéralement « Villeneuve sur la route du vin », appelée de 1414 à 1950 "Neustadt an der Haardt", est un chef-lieu d'arrondissement situé dans le Land de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. La ville, surnommée la "Perle du Palatinat", compte ; comme son nom l’indique, il s'agit d'une commune viticole, où, au début octobre, a lieu une importante fête du vin, avec l’élection et le couronnement de la « Reine du vin » ("die Weinkönigin"). Près de Neustadt, se trouve le château de Hambach qui est un symbole du mouvement démocratique allemand depuis qu'en 1832 y eut lieu la "Fête de Hambach", réunissant beaucoup de gens qui revendiquaient la liberté et les droits du citoyen. Géographie. Son emplacement privilégié offre un micro-climat favorable aux vignes et aux amandiers (cf. "Mandelring"). L'arrondissement. Neustadt an der Weinstraße est une ville-arrondissement ("Kreisfreie Stadt"), composée de la ville chef-lieu ("Zentrum") et de villages ("Ortsteile"). Chaque village peut prendre la particule "an der Weinstraße" Chacun de ces villages a conservé son identité propre, tandis que d'autres anciennes parties sont devenues des quartiers de la ville-centre (le chef-lieu de l'arrondissement) et n'ont plus eux-mêmes de statut administratif légal car ils ont fusionné avec elle. En adoptant le statut d’arrondissement-ville, la périphérie restante rurale est dorénavant gérée par la ville-centre en une même collectivité, qui donc enclave les autres villages dans la nouvelle entité pour former l'arrondissement complet. Histoire. Antiquité. Les plus anciennes traces de peuplement humain indiquent que les Celtes vivaient sur le territoire de Neustadt. Parmi les vestiges, on trouve des murs circulaires, de la poterie, des pièces de monnaie et des armes, qui sont datés à la période autour de 150 avant Jésus-Christ. Probablement autour de l'an 20 de notre ère, les Romains ont pris possession de la zone. Vers l'an 400, le pays fut conquis par les Alamans, puis vers l'an 500 par les Francs. Moyen Âge. Les connaissances manquent sur la période qui suit la fin de l'Empire romain et sur le haut Moyen Âge, mais il est certain qu'il y avait déjà des villages avant la (signification de Neustadt): Winzingen, qui est aujourd'hui un quartier de la ville, est mentionné en 774. Les districts de Mußbach, Lachen-Speyerdorf, Geinsheim, Duttweiler et Hambach sont significativement plus anciens que le centre de la ville. L'histoire de Neustadt est étroitement liée à l'histoire générale du Palatinat à cette époque. Juste quelques décennies après que la nouvelle ville eut été fondée au début du , elle reçut officiellement le statut de ville le , suivant l'exemple de Spire, de la part de l'empereur Rodolphe de Habsbourg. Les divisions religieuses (). Pendant la Réforme, Louis le Pacifique a gouverné le Palatinat jusqu'en 1544 et s'est efforcé de promouvoir la réconciliation entre les religions. Son édit religieux de 1538 permettait aux luthériens de prêcher et de communier. Son frère et successeur, Frédéric le Sage, fut tout aussi raisonnable. En revanche, Frédéric III dit le Pieux fut pris dans la controverse religieuse. Élevé catholique et soumis à de multiples influences, il décida d'étudier les questions théologiques lui-même, ce qui l'amena à adopter le point de vue réformé. Lorsqu'il mourut en 1576, il laissa une clause dans son testament stipulant que son fils luthérien, Louis VI ne devait pas hériter des fiefs de Kaiserslautern et de Neustadt, mais qu'ils devraient aller à son frère calviniste, Jean-Casimir. En 1578, le comte Palatin Jean Casimir, fils cadet de Frédéric III demeuré calviniste, fonde à Neustadt un collège, le Casimirianum, afin d'accueillir les professeurs de théologie calviniste que son frère luthérien Louis avait chassés de l'université de Heidelberg. Quand Jean Casimir s'installe à Heidelberg en 1583, après la mort de son frère, afin de prendre en charge la régence pour son fils encore mineur, il ramène les calvinistes à Heidelberg et c'est la fin de l'université de Neustadt. La querelle religieuse s'envenima à l'échelle européenne au début du jusqu'à déclencher des hostilités, ce qui fit que le Palatinat fut ravagé à de multiples reprises. La ville de Neustadt fut conquise six fois au cours de la guerre de Trente Ans : À chaque changement d’occupants changeaient également les confessions. C’est pourquoi, contrairement à d’autres villes du Palatinat, il y eut à peine de changement lors de la guerre de Neuf Ans (1688-1697). Le. En 1722, on construisit une route pour relier Neustadt à Mannheim (c'est aujourd'hui la route B38), ce qui imposa de percer le mur d'enceinte nord. Les fortifications, devenues obsolètes sur le plan militaire, furent toutes détruites au cours du , ce qui fit perdre à la ville son aspect moyenâgeux. En 1744, un recensement indiquait que les 2 496 habitants de la ville se répartissaient entre 1676 réformés, 620 catholiques et 200 luthériens. Il y avait aussi des juifs, mais ils ne furent pas recensés. Après la conquête du Palatinat par les troupes révolutionnaires françaises, en 1797-1798, Neustadt devint un modeste chef-lieu de canton, faisant partie de l'arrondissement de Spire, au sein du département du Mont-Tonnerre. Dans le cadre de l'organisation du système judiciaire, un tribunal fut établi à Neustadt sous l'autorité d'un juge de paix, comme dans tout chef-lieu de canton. La fête républicaine de Hambach (1832). Le traité de Vienne de 1815 ayant attribué le Palatinat au Royaume de Bavière – ce que les habitants de la région ne comprirent pas, les habitants du Palatinat ayant été soumis à une forte influence des idées de la Révolution française au même titre que les Alsaciens (que rien n'avait jamais séparé du Palatinat avant 1815), tout cela prédispose le Palatinat à être le centre de l'opposition républicaine allemande. Ce mouvement à la fois libéral et national culmine avec les fêtes républicaines de Hambach le (du nom du château qui domine la ville de Neustadt). Les principales revendications des quelque trente mille participants sont la liberté d’association, d'opinion et de pratique religieuse et un nouvel ordre en Europe basé sur le respect et l'égalité entre les peuples. Les questions de citoyenneté, l'aspiration à une unité nationale allemande sont très présentes. Les drapeaux tricolores noir-rouge-or (et non noir-blanc-rouge) comme symbole de liberté, d'unité et de droit des citoyens dans une Allemagne unie et républicaine, sont portés en grand nombre par les manifestants. Le drapeau principal de la fête porte l'inscription "Deutschlands Wiedergeburt" soit "renaissance de l'Allemagne". Actuellement, ce drapeau flotte en permanence sur le château. Cette agitation républicaine est immédiatement et durement réprimée. L'unité allemande réclamée à Hambach se fera donc non dans un cadre républicain mais dans un cadre impérial en 1871 sous l'impulsion du chancelier prussien Otto von Bismarck. L'élan collectif vers l'unité allemande, la liberté et la démocratie font de cet événement un moment fondateur de l'histoire de la République fédérale d'Allemagne. La présence française de 1945 à 1992. Une importante garnison des Forces françaises en Allemagne de l'Armée française était présente à Neustadt an der Weinstraße jusqu'en 1992. Par exemple, de 1969 à 1973, le régiment de Transmissions La dernière unité importante de la garnison qui a remplacé en 1978 le régiment de dragons, était le de chasseurs. Plusieurs quartiers répartis dans la ville, un magasin appelé les économats leur étaient réservés. La Direction de l'enseignement français en Allemagne y entretenait une école primaire. Les élèves allant au collège devaient toutefois prendre un bus scolaire militaire et fréquenter le collège Hoche de Landau, une ville voisine dans laquelle l'armée française avait également des régiments. Du côté allemand, il y avait même une revue allemande de jeunesse éditée en français : "Bussi l'ours (Bussi bär)". Personnages célèbres. À Neustadt an der Weinstraße sont nés : Y est mort : Y habite : |
Mario Kart Mario Kart est une série de jeux vidéo de course et de combat motorisé produite par Nintendo, adaptée de la série de jeux de plates-formes "Super Mario". Débutée en par "Super Mario Kart" sur Super Nintendo, la série continue plus de vingt-cinq ans après avec "Mario Kart 8 Deluxe" sorti le sur Nintendo Switch. Elle compte ainsi un total de huit opus sortis sur les principales consoles Nintendo, et trois titres « hors-série » développés sur borne d'arcade. L'objectif principal de "Mario Kart" est simple : le joueur doit parcourir le plus rapidement possible des circuits, un certain nombre de fois, dans l'optique de franchir la ligne d'arrivée en premier. Les adversaires sont contrôlés soit par l'ordinateur, soit par d'autres joueurs. Pour se faciliter la tâche, le joueur a la possibilité d'utiliser de nombreux objets. Ceux-ci s'obtiennent en atteignant avec son véhicule des cubes dotés d'un « ? » nommés "Boîtes à Objets". Les objets peuvent être offensifs, défensifs ou encore stratégiques, permettant au joueur de bénéficier d'une accélération supplémentaire, ou encore d'enjamber un obstacle pour gagner du temps au tour. De plus, de nombreux modes de jeu supplémentaires ont été créés tout au long de la série, tels que la course en multijoueur et le mode "Bataille" dans lequel l'objectif est de crever les ballons accrochés au véhicule du joueur adverse, en l'atteignant à l'aide d'objets offensifs. Ce mode de jeu oppose les personnages dans des arènes qui ont la particularité de ne pas avoir de direction fixe, contrairement aux circuits. À l'intérieur, les joueurs y circulent donc librement. Cette série a reçu des critiques globalement très positives de la part de la presse spécialisée. Les sites de compilateurs de notes Metacritic et GameRankings accordent pour chaque épisode des moyennes situées entre 80 et 95 %. L'épisode ayant connu le plus grand succès commercial est "Mario Kart 8/Deluxe" avec plus de 50 millions de jeux vendus, version originale Wii U et portage Switch inclus. Il est suivi de "Mario Kart Wii" avec de copies vendues à travers le monde, et "Mario Kart DS" avec de jeux vendus. Historique. Depuis , Nintendo a publié un épisode sur chacune de ses principales consoles de jeux, à savoir la Super Nintendo, la Nintendo 64, la Game Boy Advance, la GameCube, la Nintendo DS, la Wii, la Nintendo 3DS, la Wii U et la Nintendo Switch. Parmi les modifications effectuées entre chaque opus, la plus remarquée est surtout l'amélioration substantielle des graphismes, qui s'améliorent et s'adaptent en fonction des capacités techniques de la console. Épisodes principaux. Super Mario Kart. Initialement publié le sur Super Nintendo, Super Mario Kart est le tout premier opus de la série "Mario Kart". Huit personnages issus de la série "Super Mario", sont jouables, à savoir Mario, Luigi, Peach, Yoshi, Toad, Bowser, Koopa et Donkey Kong Jr.. Pendant une course, l'écran est divisé horizontalement en deux parties : celle du haut montre le personnage et celle du bas affiche, au choix, soit la carte du circuit, soit un rétroviseur, soit le personnage du second joueur en cas de jeu multijoueur. Sur chaque circuit, des pièces peuvent être récupérées : elles permettent au joueur de rouler plus vite. Lorsqu'un joueur est touché par un objet, il perd des pièces. Si un joueur est touché alors qu'il est à court de pièces, il part en tête-à-queue. Les objets peuvent être récupérés en roulant sur des tuiles, disséminées un peu partout sur le circuit. Enfin, le jeu comprend un total de vingt circuits, répartis en huit univers (décors) et quatre coupes de cinq circuits chacune, ainsi que quatre arènes pour le mode Bataille. Nintendo a, par la suite, publié Super Mario Kart sur la console virtuelle de la Wii le , ainsi que sur celle de la Wii U le et celle de la New Nintendo 3DS le . Mario Kart 64. Sorti pour la première fois le sur Nintendo 64, il est le deuxième épisode de la série "Mario Kart". Reprenant les éléments principaux du premier opus, ce jeu introduit dans la série des graphismes en trois dimensions. En revanche, les pièces présentes dans le précédent épisode ont été retirées et différents objets ont été ajoutés. Le joueur a le choix parmi huit personnages, dont six ont été repris du jeu original. Ainsi, les très populaires Wario et Donkey Kong ont remplacé les moins populaires Koopa et Donkey Kong Jr. du premier opus. Le jeu propose seize circuits (au lieu de vingt dans le premier opus), chacun situés dans des décors spécifiques. Seuls quatre de ces circuits se partagent la même musique en course. Le mode "bataille" est toujours présent, avec quatre arènes spécialement dédiées. Enfin, le jeu marque l'apparition du "mode Miroir", dans lequel les circuits sont inversés, présent sous le nom "Extra". Mario Kart 64 a par la suite été édité sur la console virtuelle de la Wii le et sur celle de la Wii U le . Mario Kart: Super Circuit. Publié le sur Game Boy Advance, il est le troisième opus de la série "Mario Kart" et le premier à avoir été édité sur console portable. Cet épisode a été adapté aux performances de cette console portable et a ainsi été réalisé en mode 7, à l'instar du premier opus dont il peut être perçu comme une amélioration directe. Il regroupe les éléments des deux épisodes précédents et reprend aussi tous les circuits de "Super Mario Kart". Au total, quarante circuits sont présents dans cette version, répartis en dix coupes : cinq composées des nouveaux circuits du jeu, et cinq composées des reprises des 20 circuits du premier opus. Les circuits sont (à l'exception des circuits Château de Bowser) tous exclusifs en termes de décors, et sont pour certains d'une largeur multiple à la largeur des circuits de "Super Mario Kart". Sur l'un des circuits — le Pays Crépuscule — le ciel change de couleur et s'assombrit à chaque tour de piste. Quatre arènes sont également jouables en batailles multijoueur. Enfin, le joueur a le choix parmi huit personnages : les mêmes que dans "Mario Kart 64". Par la suite, ce jeu a été réédité sur la console virtuelle de la Nintendo 3DS le et sur celle de la Wii U le . Mario Kart : Double Dash!! Paru le sur GameCube et quatrième opus de la série "Mario Kart", Double Dash!! a pour principale innovation l'accueil de deux personnages sur un même kart : un personnage pilote le véhicule, et l'autre, à l'arrière, lance les objets. Bien coordonnés, les joueurs peuvent utiliser des techniques spéciales pour démarrer plus rapidement et déraper plus facilement dans les virages. Cela a alors donné lieu à un nouveau mode multijoueur. Enfin, c'est le premier épisode de la série à être jouable sur un réseau local. Ainsi, jusqu'à seize utilisateurs peuvent jouer ensemble. Le jeu comprend au total vingt personnages, dont quatre sont à débloquer. En plus de reprendre les personnages déjà existants, il en introduit une multitude de nouveaux, à savoir Daisy, Birdo, Waluigi, Bébé Mario, Bébé Luigi, Diddy Kong, Bowser Jr., Paratroopa, le Roi Boo et Flora Piranha. De même, il marque l'apparition de Toadette pour la toute première fois dans la série "Super Mario". Le jeu ré-inclut un élément du premier opus réservé aux adversaires contrôlés par l'ordinateur : un objet spécial par personnage, obtenu aléatoirement, à la manière des objets classiques. Le joueur a le choix parmi seize circuits répartis en quatre coupes, ainsi que le "Grand Chelem", dans laquelle il revisite l'ensemble des circuits du jeu dans un ordre aléatoire, exceptions notables pour le Circuit Luigi et la Route Arc-en-ciel qui sont respectivement la première et la dernière course. Enfin, le mode "bataille" dispose de six arènes (au lieu de quatre dans les opus précédents), et est rendu plus consistant encore grâce à l'ajout des modes "Bataille Bob-Omb" et "Voleur de Soleil". Mario Kart DS. Mario Kart DS est sorti sur Nintendo DS en . C'est le cinquième opus de la série "Mario Kart". Une innovation majeure de ce jeu est la présence de circuits tirés des épisodes précédents et réadaptés, appelés « circuits rétros ». Ainsi, un total de trente-deux circuits, répartis en huit coupes, est dénombré, dont seize sont inédits et seize autres ont été revisités. De même, six arènes sont disponibles en mode "Bataille", dont deux d'entre elles proviennent d'anciens épisodes. De plus, le joueur peut sélectionner l'un des douze personnages présents, dont quatre sont à débloquer. Skelerex fait ainsi sa première apparition dans la série, tout comme R.O.B. pour la série "Super Mario". Enfin, Cet opus, grâce aux deux écrans de la console, reprend l'affichage de "Super Mario Kart", composé de la vision du joueur sur l'écran du haut, et de la carte du circuit en temps réel sur l'écran du bas. Le joueur peut ainsi y voir son emplacement, mais aussi l'ordre actuel de la course et l'emplacement des objets. Il a également la possibilité de personnaliser le logo situé à l'avant de son véhicule. Un mode "mission" est également présent, dans lequel le joueur doit accomplir des objectifs précis dans des temps limités : traverser des anneaux, toucher des cibles avec des carapaces, etc. Par ailleurs, un mode multijoueur est présent. Le joueur peut alors choisir de concourir localement avec ses amis ou en ligne avec trois autres joueurs via la Nintendo Wi-Fi Connection. Maskass, qui fait sa première apparition dans la série, est jouable exclusivement pour ceux qui ne possèdent pas la cartouche du jeu. "Mario Kart DS" est le troisième jeu le plus vendu de la série "Mario Kart", à savoir d'exemplaires à travers le monde. Fort de ce succès, il a été réédité sur console virtuelle de la Wii U le . Mario Kart Wii. Disponible le sur Wii, Mario Kart Wii est le sixième épisode de la série "Mario Kart". Il est vendu avec un accessoire, le Wii Wheel, un volant dans lequel s'emboîte la télécommande Wii. Les personnages, de nouveau seuls par kart, sont au nombre de vingt-cinq : douze sont disponibles dès le début et treize sont à débloquer, dont Harmonie, Bébé Peach, Bowser Skelet, Funky Kong et le Mii qui font tous leur première apparition dans la série. Il introduit également Bébé Daisy pour la première fois dans la série "Super Mario". Le joueur a le choix entre trente-deux circuits, répartis en huit coupes. Cet épisode reprend le principe des circuits dits « rétros », introduit dans "Mario Kart DS". Ainsi, seize circuits sont inédits et seize ont été revisités. De même, dix arènes sont disponibles, dont cinq sont inédites et cinq autres revisitées. Une des grandes nouveautés de "Mario Kart Wii" est la possibilité pour les personnages de jouer avec des motos dont la conduite est différente de celle des karts. De plus, les courses sur circuit opposent désormais douze concurrents, au lieu des huit traditionnels. Enfin, le joueur a la possibilité d'effectuer dans les airs un « saut synchro », lui conférant alors une brève accélération à atterrissage. Concernant le mode multijoueur, le joueur a la possibilité de participer à des courses et à des batailles en ligne pouvant accueillir jusqu'à douze participants. De plus, une nouvelle option, la "Chaîne Mario Kart", lui permet de participer à des concours et de consulter les records de temps des autres joueurs établis en contre-la-montre. Cet épisode fut à une époque le plus vendu de toute la série "Mario Kart", avec un total de d'exemplaires vendus. Il a été salué notamment pour la facilité de prise en main pour les joueurs débutants, qui peuvent ainsi jouer en mode « automatique » dans lequel les virages sont automatisés. Mario Kart 7. Tout d'abord annoncé lors de l'E3 , le jeu a été publié le sur Nintendo 3DS. Il est le septième volet de la série "Mario Kart". Un des ajouts majeurs de cet épisode est la conduite aérienne et sous-marine. En effet, certains circuits disposent de sections nécessitant pour le joueur d'adapter sa conduite, aussi bien sur terre que dans les airs et sous l'eau. Le joueur a également l'opportunité de personnaliser son véhicule comme il veut, en sélectionnant les éléments parmi les nombreux châssis, roues et ailes mis à sa disposition. Enfin, une option permet au joueur de changer sa vue pendant la course pour le mode « cockpit ». Un total de dix-sept personnages est jouable, dont neuf sont à débloquer. Parmi eux, Métal Mario, Lakitu, la Reine des abeilles et Wiggler sont jouables pour la première fois dans la série. Également, Maskass, initialement et exclusivement jouable en mode multijoueur local dans "Mario Kart DS", fait son retour en tant que personnage à débloquer. De plus, trente-deux circuits, répartis en huit coupes, sont disponibles, soit seize inédits et seize revisités. Le mode "Bataille" dispose de six arènes, dont trois sont inédites et trois autres réadaptées. Enfin, la collecte des pièces, à la manière de "Super Mario Kart" est de retour, ainsi que la possibilité d'effectuer des « sauts synchros » comme dans "Mario Kart Wii". L'utilisation de SpotPass et de StreetPass est également présente. Ainsi, dans la "Chaîne Mario Kart", le joueur peut échanger des records avec le monde entier. Mario Kart 8. Annoncé en janvier lors d'un Nintendo Direct et publié le sur Wii U, Mario Kart 8 est le huitième opus de la série "Mario Kart". Son innovation majeure est la fonction d'antigravité, tout nouveau mécanisme de jeu permettant au joueur de rouler sur les murs et au plafond. Il marque aussi l'arrivée des quads dans la série. Il reprend également de nombreuses fonctionnalités des précédents volets, telles que les courses sous-marines, dans les airs et la personnalisation des véhicules de "Mario Kart 7", la présence des motos et les courses à douze joueurs de "Mario Kart Wii" et les pièces à collecter du tout premier opus, "Super Mario Kart". Le joueur a le choix parmi trente personnages : seize sont disponibles dès de le début et quatorze à débloquer. Il introduit ainsi pour la première fois Bébé Harmonie et Peach d'or rose dans la série "Super Mario", ainsi que les Koopalings dans la série "Mario Kart", chacun doté de son propre véhicule. Le jeu comprend un total de trente-deux circuits répartis en huit coupes : seize sont inédits (coupes Nitro) et seize sont des reprises revisitées des circuits des précédents opus (coupes Retro). Par ailleurs, les joutes du mode "bataille" ne prennent plus place dans des arènes dédiées mais sur certains circuits du jeu. Enfin, une nouveauté est l'intégration du mode "", disponible à la suite d'une mise à jour. Le mode en ligne est également présent. Le joueur peut ainsi disputer une course ou une bataille à douze joueurs et partager les vidéos des courses auxquelles il a participé, via la chaîne "Mario Kart TV". Pour la première fois de la série, cet épisode propose du contenu additionnel, dont la majeure partie est payante. Le joueur peut donc bénéficier de nouveaux éléments de personnalisation de véhicules, de nouveaux personnages et de nouveaux circuits. Ce contenu est principalement basé sur des crossover avec les séries "The Legend of Zelda", "F-Zero" et "Animal Crossing", ainsi que sur un partenariat avec la marque automobile Mercedes-Benz. De plus, le jeu est compatible avec les figurines amiibo qui permettent de débloquer différents costumes à l'effigie des personnages représentés en figurine pour le Mii. Mario Kart 8 Deluxe. Annoncé le et sorti le , le jeu est une reprise et la version définitive de "Mario Kart 8" sur Nintendo Switch. L'intégralité des circuits et des personnages de "Mario Kart 8", contenu additionnel inclus, y ont été repris. De plus, de nouveaux éléments ont été introduits. Ainsi, le mode "Bataille" a été complètement réédité : de nouveaux modes de jeu et huit arènes dédiées, dont cinq inédites et trois revisitées, ont été ajoutés au jeu original. Mario Kart 8 Deluxe propose également quelques personnages supplémentaires, à savoir le Roi Boo, Bowser Jr. et Skelerex, portant ainsi le nombre total de personnages jouables à quarante-deux. La prise en main a été revue pour aider les joueurs ayant des difficultés à jouer. Pour cela, l'éditeur a mis en place un mode de conduite assistée dans lequel le kart ne peut pas sortir du tracé principal du circuit. Il y a également un crossover avec la série "Splatoon". Ainsi, le joueur peut jouer avec les "Inklings" et combattre dans l'arène "Passage Turbot", inspirée de la série. Le , Nintendo a annoncé pendant le Nintendo Direct du contenu additionnel avec quarante-huit circuits tirés de toute la série. Sa sortie est prévue en six vagues s'échelonant jusqu'à fin 2023. Mario Kart Tour. Annoncé le , Mario Kart Tour est le premier épisode de la série à s'exporter sur d'autres supports que les consoles Nintendo. Disponible depuis le sur Android & iOS, il est le cinquième jeu mobile conçu par Nintendo. Le modèle économique du jeu est le "free-to-play""." Cet épisode se distingue par une particularité : la plupart de ses circuits inédits est inspirée de villes du monde réel, comme New York, Tokyo et Paris. Épisodes dérivés. Mario Kart Arcade GP. Sorti fin , "Mario Kart Arcade GP" est la version borne d’arcade de la série "Mario Kart". La machine est issue d’une collaboration entre Nintendo, Sega et Namco. Il est possible de jouer jusqu’à quatre joueurs en même temps. Le jeu propose six championnats de quatre courses chacun, ainsi que onze personnages possédant des caractéristiques et objets uniques. Parmi eux, se trouvent Pac-Man, Ms. Pac-Man et Blinky, ennemi de Pac-Man dans le jeu éponyme. Au niveau technique, la borne d’arcade propose de sauvegarder la partie sur une carte magnétique pour pouvoir reprendre le jeu plus tard. Jugé trop différent des jeux de la série, il a reçu des critiques plutôt négatives à sa sortie. Mario Kart Arcade GP 2. Sorti en sur borne d'arcade, cet opus reprend tout l'ensemble du contenu de l'opus précédent. Néanmoins, de nouveaux personnages comme Waluigi et Mametchi, un tamagotchi font leur apparition, ainsi que de nouveaux objets, comme le J.E.T. de "Super Mario Sunshine", ainsi que de nouvelles coupes. Il a reçu des critiques positives, comparé à son prédécesseur. Mario Kart Arcade GP DX. En février , Namco Bandai a annoncé le développement d'un nouveau volet sur borne d'arcade nommé "Mario Kart Arcade GP DX". Le jeu est présenté à Japan Amusement Expo 2013 le 15 et . Cette nouvelle borne d'arcade est l'occasion pour Nintendo et Namco de faire cohabiter les personnages de leurs univers respectifs : chez Namco, les joueurs retrouvent ainsi Pac-Man ou Don-chan de Taiko Drum Master, tandis que chez Nintendo, c'est l'arrivée d'Harmonie en contenu additionnel, en même temps que de nouveaux costumes tels que Luigi de glace ou Mario de feu. De plus, les circuits reprennent les phases aériennes et sous-marines introduites pour la première fois dans "Mario Kart 7". Le jeu propose également une fonction inédite : la fusion. Ainsi, lorsque deux karts fusionnent, ils en forment un seul plus imposant et qui leur permet de tirer des objets sur leurs adversaires. Mario Kart Arcade GP VR. Le , un espace de réalité virtuelle créé par Bandai Namco offrait aux visiteurs la possibilité de jouer à la toute première version en réalité virtuelle de Mario Kart. La "VR Zone Arcade", située à Shinjuku est à ce jour le seul endroit au monde pour y jouer. L’immersion virtuelle se fait grâce au casque HTC vive et à deux prolongations fixées sur le dessus des avant-bras. Ces « manettes » servent à attraper et à lancer les objets ramassés pendant la course. Le joueur doit donc réaliser un mouvement de capture pour attraper un objet et le lancer s’il veut espérer toucher sa cible. Le kart dans lequel prend place le pilote est construit autour d’un cockpit de type “Project i Can“. Mario Kart Live: Home Circuit. Sorti en sur Nintendo Switch, "Home Circuit" propose de construire des pistes de courses à partir d'objets dans le monde réel. Les voitures radiocommandées sont équipées d'une caméra et se déplacent en fonction des commandes du joueur depuis sa console. La création de niveau dans "Home Circuit" est effectuée en plaçant 4 portiques, qui sont placées pour créer des points de contrôle, qui, une fois franchie, font passer le joueur sur le lap suivant, chaque course comportant 4 laps. Le jeu est également livré avec des flèches, qui peuvent être utilisées pour diriger le joueur vers l'endroit où il doit conduire. Enfin, un total de vingt-quatre « circuits » est proposé, qui interviennent sous la forme d'environnements que le joueur perçoit depuis sa console. Ils sont divisés en huit coupes de trois circuits chacun. Univers. Personnages. Seuls six des personnages principaux de la série, Mario, Luigi, Peach, Toad, Yoshi et Bowser, sont présents dans tous les épisodes de la série principale. La série dérivée comprend également de nombreux personnages, dont certains non présents dans la série principale sont tirés de franchises indépendantes de la série "Super Mario". Circuits et arènes. Les circuits de la série "Mario Kart" augmentent au fur et à mesure des différents épisodes et sont tirés pour la plupart de la franchise "Mario" et de ses personnages. Les circuits sont organisées en coupes. Depuis "Mario Kart DS", quatre coupes contiennent des circuits inédits à l'opus, tandis que quatre autres reprennent des circuits provenant des épisodes précédents. Les arènes sont les lieux dans lesquels se déroulent les différentes batailles des opus de la série "Mario Kart", à l'exception de "Mario Kart 8" dans lequel les batailles se déroulent sur des circuits. Objets. Les objets de la série "Mario Kart" évoluent au cours des différents épisodes et sont la clé de la victoire. Le joueur peut en obtenir, par tirage aléatoire, en traversant les boîtes à objets disséminées un peu partout sur les circuits. Notes : SMK : "Super Mario Kart", MK64 : "Mario Kart 64", MKSC : ', MKDD : ', MKDS : "Mario Kart DS", MKWii : "Mario Kart Wii", MK7 : "Mario Kart 7", MK8 : "Mario Kart 8", MK8DX : "Mario Kart 8 Deluxe" et MKT : "Mario Kart Tour". Système de jeu. Généralités. Les épisodes de la série "Mario Kart" se basent tous sur le même concept : faire la course au travers de différents circuits pour remporter la victoire. Pour s'aider, le joueur a à sa disposition différents objets pour attaquer ses adversaires dans le but de les ralentir ou pour se protéger. Modes de jeu. Le mode "Grand Prix" est le mode de jeu principal des différents opus de la série. Le joueur peut y disputer les différentes coupes proposées, composées chacune de quatre circuits (cinq pour le jeu original, "Super Mario Kart"). Les modes de difficulté du jeu sont classés non pas par coupe, mais par cylindrée des véhicules. Plus la cylindrée est élevée, plus les karts sont rapides et la difficulté accrue : Dans ce mode, le joueur, qui est seul sur le circuit, a pour but de réaliser le meilleur record de temps sur les circuits du jeu. À partir de "Mario Kart 64", il dispose d'un certain nombre de champignons turbo (entre un et trois, selon le jeu et le véhicule choisi) pour l'aider. La cylindrée est obligatoirement de jusqu'à "Mario Kart 8" ; dans "Mario Kart 8 Deluxe", le joueur a le choix entre les cylindrées et . De plus, à partir de "Mario Kart Wii", le joueur peut consulter les records mondiaux de contre-la-montre par circuit sur la "Chaîne Mario Kart", située dans le menu principal. En "Course VS", les joueurs prennent part à une ou plusieurs courses de leur choix. Jusqu'à ', ces courses se jouent obligatoirement sans ordinateurs, mais à partir de "Mario Kart DS", le joueur a le choix d'activer ou non ces derniers. Dans ' et les jeux suivants, certaines règles sont personnalisables, comme le nombre de tours ou l'apparition des objets et des pièces. Les circuits et les cylindrées disponibles sont les mêmes qu'en mode "Grand Prix". Ce mode est généralement jouable uniquement en multijoueur, à l'exception de "", "Mario Kart DS", "Mario Kart Wii" et "Mario Kart 8" où il est également jouable en solo contre l'ordinateur. Mis à part dans "Mario Kart 8", ce mode ne prend pas place sur des circuits mais dans des arènes dédiées avec des règles variées. Dans certains opus, les règles des batailles peuvent différer. Accueil. Critiques. La série "Mario Kart" a reçu des critiques globalement très positives de la presse spécialisée. Notes et références. Notes. |
Viêt-Cong |
Vali pour une reine morte |
Vali |
Suite provençale La "Suite provençale", op. 152 est une œuvre symphonique de Darius Milhaud écrite en 1936. Il s'agit d'une musique de scène dont l'argument est tiré d'une pièce de Valmy-Baisse de 1936, "Bertran de Born". Une version remaniée pour grand orchestre (op. 152c) la précède de peu et a été créée par Milhaud lui-même à la Biennale de Venise le . D'autres versions sont numérotées ainsi, de l'opus 152a à 152d; la version op. 152b pour voix et piano possède le titre : "Trois chansons de troubadour" ; op. 152d un ballet nommé "Moyen âge fleuri". Il existe également une transcription pour orchestre d'harmonie. Le style en est néo-classique avec des réminiscences de bourrées et de menuets. Darius Milhaud s'inspire d'airs composés par le provençal André Campra. La création de la version pour ballet eut lieu à l'Opéra-Comique le sous la direction de Roger Désormière (décors et costumes d'André Marchand). Son exécution demande environ un quart d'heure. L'œuvre se compose de huit parties jouées en un seul mouvement : La pièce est publiée aux éditions Salabert à Paris. Instrumentation détaillée. La version pour grand orchestre s'appuie sur l'effectif suivant : |
Bataille du Champ du Sang Nommée en latin , la bataille du Champ du Sang opposa le les Croisés d'Antioche contre les Alépins dans la plaine de , à mi-chemin entre les deux villes. Présentation. La bataille de l"'Ager Sanguinis", ou «Champ du Sang», ou bataille de Sarmada, ou bataille de Balat, opposa la principauté croisée d'Antioche et le gouverneur Ortoqide d'Alep en 1119. Le Turc Ortoqide Il-Ghazi se rend maître d’Alep et défait l’armée d’Antioche près d’Artah. Roger de Salerne est tué et le nombre des morts est si grand que le lieu de la bataille prend le nom d’"ager sanguinis", Le « Champ du Sang » dans le latin des chroniqueurs de l'époque. Situation générale. Antioche et les autres États latins d'Orient étaient constamment en guerre contre les états musulmans du nord de la Syrie et de l'Irak, notamment Alep et Mossoul. La mort de Ridwan d'Alep en 1113 donna quelques années de calme à la région. Mais le Normand Roger de Salerne, régent d'Antioche pour le compte de Bohémond II, ne sut pas profiter de la mort de Ridwan. En 1117, l'Ortoqide Il-Ghâzi devint "Atabeg" (gouverneur) d'Alep. En 1118, Roger captura la ville d'Azaz, ce qui exposa Alep aux attaques des chrétiens. Il-Ghâzi riposta en envahissant la principauté d'Antioche en 1119. Roger de Salerne fit alors appel au roi de Jérusalem Baudouin II et au comte Pons de Tripoli. L'expérience avait montré que le regroupement de toutes les forces franques (Jérusalem, Antioche, Tripoli et Edesse) permettait de repousser toutes les invasions musulmanes, et que les défaites précédentes étaient dues au fait qu'un des princes francs avaient voulu faire campagne contre les musulmans tout seul. Roger de Salerne se dirigea vers le pont de Fer, sur l'Oronte, tout près de la citadelle d'Artah. Cette citadelle permettait, si l'on s'y installait, de surveiller Antioche et ses environs, et d'attendre l'arrivée du roi Baudouin II et de ses renforts. Mais les châtelains d'outre-Oronte, dont les bandes turcomanes dévastaient les terres, persuadèrent Roger d'entrer en campagne seul. Roger de Salerne sortit donc d'Artah, malgré les supplications de Bernard de Valence, le patriarche latin d'Antioche, de rester à Artah et d'attendre l'arrivée de Baudouin II et de ses renforts. Mais Roger ne voulut pas attendre leur arrivée. Entrée en campagne. Roger et ses forces passèrent l'Oronte le , pour s'installer à mi-chemin entre Antioche et Alep dans une plaine appelée "Ager Sanguinis" (le «Champ du Sang»), tout près du défilé de Sarmadda. Il-Ghâzi, pressé par ses émirs, marcha sur le château d'El-Atharib le vendredi 27 au matin. Lorsqu'un petit détachement commandé par Robert du Vieux-Pont voulut alors briser le siège, Il-Ghâzi fit semblant de battre en retraite, stratagème turc habituel qui marcha une fois de plus. Les gens de Robert s'élancèrent à sa poursuite, quittèrent le château et tombèrent dans l'embuscade. La bataille. Il-Ghâzi attendait aussi des renforts de Tughtekin, l'émir bouride de Damas, mais lui aussi se trouva fatigué d'attendre, aussi encercla-t-il le camp de Roger dans la nuit du 27-. L'armée de Roger était forte d'environ hommes d'après Guillaume de Tyr (dont 700 chevalier en armures et fantassins), également des turcopoles formant 3 «batailles» commandées par Roger, Geoffroy le Moine et Guy Fresnel. Dès que les musulmans (dont le nombre n'est précisé par aucun chroniqueur mais possédant certainement une nette supériorité, situation habituelle lors des Croisades, peut-être autour de arrivèrent, le cadi Abou El-Fadl Ibn El-Khachab, portant le turban de sa dignité mais brandissant une lance, caracola devant les combattants. Ils commencèrent par être stupéfaits d'être harangués par un lettré mais à la fin de sa prédication passionnée sur les devoirs et mérites des combattants de la guerre sainte, si l'on en croit Kamal Ed-Din, le chroniqueur contemporain d'Alep, ces massacreurs professionnels éclatèrent en larmes et coururent au combat. Le matin du , l'armée normande engagea le combat avec avantage mais les Turcs reprirent vite le dessus. Robert de Saint-Lô et les turcopoles furent rejetés sur la ligne de Roger, qui fut disloquée. Durant la mêlée, Roger fut tué d'un coup d'épée en plein visage au pied de la grande croix ornée de pierres précieuses qui lui servait d'étendard. Le reste de l'armée fut complètement taillé en pièces: deux chevaliers seulement survécurent... L'un d'eux, Renaud Mazoir, se réfugia dans le château de Sarmada pour attendre le roi Baudouin mais fut plus tard pris par Il-Ghâzi. Parmi les autres prisonniers figura apparemment Gautier le Chancelier, qui plus tard raconta la bataille. Tel fut le massacre que plus tard on appela cette défaite "Ager Sanguinis", en latin le «Champ du Sang». Conséquences. Les Alépins triomphent. Pourtant, Il-Ghâzi n'avance pas jusqu'à Antioche, qui, l'ignorant, se prépare à soutenir un siège et où le patriarche Bernard organise la défense tant bien que mal. Les Francs, qui se méfient des chrétiens syriens, arméniens et grecs habitant la ville, les désarment et leur interdisent de quitter leurs maisons. Mais Il-Ghâzi, occupé à célébrer sa victoire, ne songe pas à profiter de son avantage. L’armée de Baudouin II de Jérusalem arrive alors à Antioche, écartant le danger. Il-Ghâzi est repoussé par Baudouin II et Pons le à la bataille de Hab et Baudouin s'attribue la régence d'Antioche. La défaite du Champ du Sang affaiblit considérablement Antioche qui subit de nombreuses attaques sarrasines durant la décennie suivante. Finalement, la principauté doit accepter la suzeraineté de l'Empire byzantin. Les Latins rétablissent quelque peu leur situation face aux Musulmans de Syrie par leur victoire d'Azaz en 1125, plus tard. Le nom de «Champ du Sang» est peut-être une référence biblique faisant allusion au lopin acheté par Judas avec les 30 deniers gagnés en livrant le Christ. Les "Actes des Apôtres" racontent que Judas s'y pendit et qu'on nomma le lieu «acheldemach» en araméen, ce qui donne «ager sanguinis» dans la Vulgate latine. |
Subsets and Splits
No community queries yet
The top public SQL queries from the community will appear here once available.