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Karl Mannheim Karl Mannheim, né le à Budapest et mort le à Londres, est un sociologue et philosophe allemand d’origine hongroise. De famille juive, la montée du national-socialisme le contraint à émigrer à Londres où il enseigne à la London School of Economics. Éléments biographiques. Mannheim a étudié la philosophie et la sociologie à l'université de Budapest, de Fribourg-en-Brisgau et de Berlin (où il suit notamment les cours de Georg Simmel en 1914), Paris et Heidelberg. Il obtient son doctorat en 1918. Il quitte la Hongrie un an plus tard pour s’installer officiellement en Allemagne. De 1922 à 1925, il étudie pour obtenir son habilitation universitaire sous la direction du sociologue de la culture Alfred Weber (le frère de Max Weber) et il devient privatdozent à l'université de Heidelberg. Il participe en 1929, comme auditeur, au deuxième cours universitaire de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands. En 1930, il est nommé professeur de sociologie à l’université de Francfort où il aura pour assistant Norbert Elias. En raison des lois de Nuremberg, il doit quitter l'Allemagne en 1933, et s'exile en Angleterre, où il devient enseignant à la London School of Economics et à l'université de Londres. Parcours intellectuel et influences. L’œuvre de Karl Mannheim conjugue l’influence de plusieurs courants de pensées de l’époque. Il est notamment l’héritier de la tradition hégéliano-marxienne qu’il découvre à travers les travaux de son compatriote Georg Lukacs ; il est également sensible à la philosophie vitaliste de Georg Simmel et à l’herméneutique de Wilhelm Dilthey ; il s’intéresse aussi aux avancées de la phénoménologie, en particulier, à la sociologie de la connaissance développée par Max Scheler et, plus tard, à l’ontologie de Martin Heidegger. Mannheim est aussi un lecteur assidu des travaux de Max Weber ; il accorde également une importance capitale à l’historisme désenchanté du théologien et sociologue Ernst Troeltsch. Cette fréquentation à la fois de la philosophie et de la sociologie est caractéristique de l'œuvre de Mannheim qui a toujours refusé de séparer les deux domaines (cet aspect est d'ailleurs une constante de la sociologie allemande jusqu'à Jürgen Habermas). Son premier ouvrage porte sur la théorie de la connaissance et est publié dans une collection dirigée par le néo-kantien Ernst Cassirer "(L'Analyse structurelle de la théorie de la connaissance)". Cet apparent éclectisme est synthétisé dans la constitution d’une sociologie de la connaissance en poursuivant les intuitions de Max Scheler pour constituer un nouveau chapitre de la sociologie dite « compréhensive » qui n’aurait pas pour point de départ l’individu, comme chez Max Weber, mais bien des groupes envisagés dans leur « constellation » socio-historique concrète. De la sorte, Mannheim parvient à concilier les différentes écoles de pensée de son époque comme en témoigne la publication très remarquée de "Ideologie und Utopie" (1929) qui donne lieu à des comptes rendus de penseurs venus d’horizons extrêmement divers : Herbert Marcuse, Max Horkheimer, Hannah Arendt, Ernst Robert Curtius, Helmuth Plessner, Paul Tillich. Sociologie de la connaissance. Il participe avec Georg Lukács, en 1915 à la création du Cercle du dimanche, un groupe de réflexion d'intellectuels dont font aussi partie les psychanalystes René Spitz et Edith Gyömrői, le musicien Bela Bartok, ainsi que Béla Balázs, Lajos Fülep, Arnold Hauser. Période londonienne. Karl Mannheim connaît beaucoup de difficultés à s'imposer à Londres. Il laisse de côté la sociologie de la connaissance pour s'intéresser à l'éducation, à la rationalisation et il s'interroge sur le problème de la planification (économique et politique) qu'il juge essentiel à l'essor de la société moderne. Sa pensée reste marquée par la philosophie de l'histoire et par certaines idées marxistes qui ne recevront pas un accueil favorable en Angleterre. Il est sévèrement critiqué par le philosophe libéral et épistémologue Karl Popper qui réduit sa sociologie à l'historicisme. Doublement exilé et mal compris dans ses derniers travaux, Mannheim poursuit une carrière qui devait s'achever dans un certain oubli de sa contribution majeure à la sociologie de l'entre-deux guerres. Vers la fin de sa vie, Mannheim adopte une attitude conservatrice qui contraste beaucoup avec ses positions plus engagées des années 1920. À Londres, il a beaucoup contribué à faire connaître l'œuvre de Max Weber et celle d'Ernst Troeltsch. Peu connue en France (en raison notamment d'une médiocre traduction d"Ideologie und Utopie" et de son association trop stricte au marxisme), la sociologie de Mannheim a toutefois fait l'objet de plusieurs études et traductions aux États-Unis, comme les traductions et les études conduites par le sociologue Kurt Heinrich Wolff. En Allemagne, elle est restée dans l'ombre de sociologues comme Jürgen Habermas et Niklas Luhmann qui ont connu un succès considérable à partir de la fin des années 1960. Le sociologue Nico Stehr (allemand d'origine qui a enseigné au Canada et aux États-Unis) revendique depuis les années 1980 l'héritage de Karl Mannheim et de la sociologie de la connaissance. Principaux ouvrages. Livres et articles traduits en français. Remarque : Comme l'a souvent rappelé Joseph Gabel (l'un des seuls commentateurs de Mannheim en français), cette édition de "Ideologie und Utopie" pose plusieurs problèmes car il s'agit d'une traduction française de la traduction anglaise de l'ouvrage. Il est préférable de se référer à l'édition anglaise (1936). Cette édition n'est pas sans poser quelques problèmes, Mannheim l'ayant expurgée de nombreux concepts appartenant à la sociologie et à la philosophie allemande pour en faire une version plus accessible au lectorat anglophone. De plus, la traduction anglaise elle-même est souvent très discutable. On peut lire à ce sujet les articles qui précèdent la traduction de l'article mentionné ci-après (« De la concurrence… », paru dans "L'Homme et la société"). La seconde édition française, publiée en 2006, est quant à elle réalisée sur le texte allemand originel.
Moteur Ericsson Le moteur Ericsson est un moteur à combustion externe suivant le cycle thermodynamique d'Ericsson. Il est anciennement connu sous le nom de moteur à air chaud. Le fonctionnement de ce moteur thermique nécessite une source chaude et une source froide externes au contact d'échangeurs. Les soupapes présentes contrôlent l'écoulement du fluide de travail (en phase gazeuse) entre deux chambres : le compresseur et le détendeur. De performances théoriques identiques au moteur Stirling, les technologies de production du s'inspirent largement de ce moteur. Elles associent notamment de nouveaux développements pour réduire les émissions de polluants ou agir sur la consommation d'énergie par la valorisation de chaleur fatale industrielle, soutenant ainsi la démarche d'efficacité énergétique. Historique. John Ericsson est à l'origine de plusieurs types de moteurs, dont plusieurs à apport de chaleur externe. Plus de neuf variantes (à cycles de Joule, Stirling, Diesel...) sont référencées par certains auteurs, mais seul un moteur réalise le cycle d'Ericsson. Différents moteurs Ericsson. M1833. Breveté par John Ericsson en 1833 (brevet anglais /1833), ce moteur a été produit en un seul exemplaire, d'une puissance () à par minute. La pression en sortie de compresseur et dans l'échangeur chaud est de . Celle en sortie de détendeur et d'échangeur froid s'élève à une atmosphère. La température en entrée du cylindre de détente est de , pour une sortie de et une sortie de cylindre de compression à . Le rendement du M1833 se situe entre 5 et 10 % (8,7 % selon Ivo Kolin). L'évolution des températures permet de constater une élévation en sortie du cylindre de compression et un refroidissement en sortie du cylindre de détente, ce qui indique une évolution adiabatique et, donc, la réalisation d'un cycle de Joule. Ce moteur ne semble pas avoir survécu. M1851/M1853. La première représentation connue du moteur est publiée, en 1851, dans l', lequel décrit le brevet déposé par John Ericsson et portant sur un moteur calorique. La seconde représentation du moteur est attribuée à William Johnson pour ', en 1853. Compte tenu de la qualité de cette gravure et de sa disponibilité, plusieurs sources auraient été enclines à considérer l'année 1853 comme étant celle du moteur. Il semblerait que deux exemplaires aient été réalisés (un sur le sol américain, aux États-Unis et un testé en France), ainsi qu'une version multi-cylindres pour le navire Ericsson. Le moteur testé en France a produit 2 à entre 30 et par minute. Ses dimensions étaient plus importantes que celles du M1833, en raison de la présence d'un cylindre de détente de diamètre et de compression de avec course identique de . Les températures dans la machine sont les suivantes : La pression dans le moteur est de 1,4 à en sortie de compresseur, dans le réservoir et à l'admission. Le rendement minimum du M1851 est calculé comme étant de 2,45 %. Aucun des moteurs ne semble avoir survécu. Le cycle thermodynamique décrit par le fluide utilisé dans le M1851 est appelé le cycle d'Ericsson. Autres moteurs, M1858, Stirling/Ericsson. Plusieurs autres représentations de moteurs sont attribuées à John Ericsson, cependant la rareté des gravures d'époques ne permet aucunement d'attester de la paternité réelle de ces machines. De plus, dans ses mémoires, ce dernier ne livre aucun détail sur ses machines, certainement inquiet de dévoiler des informations à ses concurrents. Cette partie est encore réduite dans ses mémoires, éclipsée par le succès d'autres réalisations majeures, telles que son navire , premier cuirassier, ainsi que par des travaux de sa fin de vie sur le rayonnement et sa détermination. Version erronée du moteur de 1851. En 1899, dans son livre "Machines à vapeur et machines thermiques diverses", J. Dejust intègre une gravure du moteur d'Ericsson avec un régénérateur utilisé après les soupapes. Cette version semble n'avoir jamais existé et résulterait d'une confusion entre les machines de Stirling et d'Ericsson. M1858. Le , John Ericsson obtient le brevet d'une nouvelle machine, dont la fumée est utilisée à l'intérieur du moteur. Il s'agit ici du premier véritable succès commercial d'un moteur par John Ericsson. La fabrication s'étend aux États-Unis et au Canada () et apparaît sous licence dans plusieurs pays européens (Allemagne, Royaume-Uni...). Plus de seront produits. Quelques machines ont survécu et sont encore visibles dans des musées (Cnam de Paris, Deutsches Museum ou dans des collections privées). Moteur à cylindre Stirling. À partir de 1878, John Ericsson s'intéresse à une solution utilisant un cycle de Stirling avec un déplaceur et élabore un nouveau moteur, en partenariat avec la DeLameter Iron Works, puis la Rider-Ericsson . Ce moteur rencontre également le succès, sa production est établie aux États-Unis jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. De tous les moteurs à cycle Stirling conçus, il s'agit de la version la plus commune, bien que rare car centenaire ; certains brocanteurs spécialisés dans les moteurs anciens en proposent encore à la vente. Caractéristiques. Ses caractéristiques majeures sont : un cycle circulaire non alternatif du gaz ; un échangeur de chaleur à contre-flux ; la possibilité de stocker une différence de pression interne, pour démarrer seul, contrairement au moteur Stirling. Fonctionnement. Quatre temps structurent le fonctionnement du moteur : Puis, le cycle recommence. Développement actuel. Depuis le début du , le moteur Ericsson fait l'objet de nouveaux développements, principalement en France. Plusieurs thèses ont été réalisées au sein du LaTEP de Pau sur des démonstrateurs de machines Ericsson à cycle de Joule : Sébastien Bonnet en 2005, Muriel Tardieu Alaphilippe en 2007, Abdou Touré et Frédéric Lontsi en 2010. En 2008, la société Assystem développe un moteur Ericsson dans le cadre du projet IndEHo. Le , elle obtient, avec l'inventeur Brice Bryon, un brevet pour une machine thermique à cylindrée variable permettant de combiner le fonctionnement en cycles de Joule ou d'Ericsson. En , dans le cadre du mois des métiers de l'énergie dans le territoire de Belfort, le département énergie du laboratoire Femto-st, partenaire dans le projet Assystem, dévoile un moteur développé par ses étudiants.
HydraIRC HydraIRC est un client open source pour le protocole IRC sous windows (écrit en C++ sous Microsoft Visual Studio 7). HydraIRC supporte les principales fonctionnalités moderne d'IRC comme le chat et le transfert de fichiers par DCC ainsi que l'ajout de scripts (écrits en n'importe quel langage de scripting !) sous forme de DLL. Note : Ce client ne respect actuellement pas totalement la RFC IRC 1459. Notamment à l'envoi du tag USER ou le nom du serveur est remplacé par le signe "*".
Philippe Bernoux Philippe Bernoux est sociologue, Docteur d'État, Directeur Honoraire de Recherches au CNRS. Enseignant-chercheur en sociologie du travail et des organisations, il a mené de nombreuses recherches dans les entreprises, sur leur création, leur organisation, leur fonctionnement et l'effet des nouvelles technologies. Il est le fondateur du GLYSI (Groupe lyonnais de sociologie industrielle, CNRS-université de Lyon II devenu aujourd'hui le Centre Max Weber) qu'il a dirigé pendant douze ans. Il a enseigné dans une école d'ingénieurs (INSA de Lyon), à l'université, dans des centres de formation continue (CNAM-IESTO) et donné des conférences dans de nombreuses entreprises. Il a beaucoup étudié le changement dans les entreprises, et les organisations. S'insérant aujourd'hui dans le projet d'une anthropologie du travail, il s'intéresse désormais davantage à la sociologie du travail, au sens que les salariés donnent à leur travail, à l'aspect concret de ce travail, à sa reconnaissance. Il faut aussi préciser son investissement actif dans de nombreux groupes associatifs, conférences-débats et organismes en relation avec la citoyenneté et la démocratie participative. Bibliographie. En collaboration:
Rebiya Kadeer Rebiya Kadeer, née le 15 novembre 1946, est une militante des droits de l'homme de l'ethnie ouïgoure. Depuis 2006, elle est la présidente du Congrès mondial des Ouïghours. Biographie. Née dans une famille pauvre, Rebiya Kadeer épouse à 15 ans un petit fonctionnaire, dont elle a six enfants. Avec son premier mari elle vit dans la région chinoise du Xinjiang, qui est habitée majoritairement par les Ouïghours. Alors qu'elle revend les vêtements qu'elle fabrique, elle est arrêtée par le gouvernement chinois, les Ouïgours n'ayant pas à cette époque le droit de commercer. Elle raconte qu'elle a dû alors quitter sa famille pour permettre à son mari de conserver son emploi. Seule, elle lave du linge pour gagner sa vie et réussit, lorsque les Ouïgours obtiennent l'autorisation de commercer en République populaire de Chine, à ouvrir une blanchisserie, puis à gérer un centre commercial et enfin à mener à bien une carrière d'entrepreneur. Rebiya Kadeer gagne bien sa vie mais elle ne néglige pas pour autant de s'engager dans des actions de soutien à la communauté ouïgoure, notamment la création d'un système de microcrédit qui permet aux femmes ouigoures de créer de petites entreprises. Elle épouse en secondes noces Sidik Rouzi, intellectuel ouïgour qui a fait dix ans de camp de travail. Elle monte ensuite un bazar pour femmes. Son statut de femme d'affaires incite les autorités chinoises à la désigner comme membre de la délégation chinoise auprès de la , organisée à Pékin en 1995. Elle est également membre de la Conférence consultative politique du peuple chinois, lorsqu’elle se rend en à Gulja ("Yining") après la répression sanglante d’une manifestation connue sous le nom d'incident de Guldja. Son statut d'élue lui permet de rencontrer des témoins de l'affaire et la police lui projette une vidéo des tirs de la police sur les manifestants. Elle dénonce à la tribune de l’Assemblée les crimes de la police chinoise. Arrestation en 1999. En août 1999, Kadeer est arrêtée à Ürümqi, capitale du Xinjiang, et condamnée à huit ans de prison pour avoir « divulgué des secrets d’État » parce qu'elle a envoyé des coupures de presse à son mari. Aux États-Unis, celui-ci participe à des émissions en langue ouïgoure sur Radio Free Asia, dans lesquelles il condamne durement la politique des autorités chinoises envers la population ouïgoure. Kadeer est arrêtée alors qu'elle va rencontrer une délégation du Congrès des États-Unis venue évaluer la situation des droits de l'homme au Xinjiang. Les autorités chinoises prétendent que Kadeer est en possession d'une liste de dix personnes « soupçonnées d'activités séparatistes. » En 2004, sa peine est réduite d'un an en raison de sa bonne conduite en prison. La même année, elle obtient le prix Rafto pour sa défense des droits de l'Homme. Libération en 2005. Le , elle est libérée avant la fin de sa peine, selon la version officielle pour raison médicale, mais en fait sous la pression des États-Unis, notamment du ministre des affaires étrangères Condoleezza Rice. La Fondation Dui Hua a également œuvré à sa libération. Au cours du séjour de six ans que Rebiya Kadeer a fait en prison, elle a passé deux ans dans une cellule complètement obscure. Elle-même n'a pas été soumise à la torture mais elle a vu que d'autres prisonniers y étaient soumis. Par ailleurs, sa mise en liberté est assortie d'un bannissement de son propre pays : le , elle est mise dans un avion à destination des États-Unis, où habitent déjà son mari et cinq de ses onze enfants. Ses autres enfants vivent encore au Xinjiang, où ils sont de fait des otages du gouvernement chinois garantissant la « bonne conduite » de Rebiya Kadeer. Cependant, la cause de son peuple opprimé lui tient tellement à cœur qu'elle ne se tait pas malgré de telles menaces. Les organisations des droits de l'homme telles que Amnesty International et Human Rights Watch critiquent le fait que les États-Unis, en échange de la mise en liberté de Rebiya Kadeer, aient consenti à retirer un projet de résolution de l'ONU, condamnant sévèrement la façon dont les autorités chinoises traitent les populations minoritaires dans leur pays. Rebiya Kadeer est la présidente, élue en 2006, du Congrès mondial des Ouïghours, organisation internationale de Ouïghours en exil représentant l'intérêt collectif du peuple ouïghour. D'après Rebiya Kadeer, dans un reportage télévisé diffusé sur la chaîne Arte le , l'arrestation de deux de ses enfants le jour de la Journée internationale des enfants est clairement un message du gouvernement chinois ; celui-ci l'avait prévenue que ses enfants seraient victimes de représailles si elle reprenait la vie politique après avoir publiquement promis de ne pas le faire. Les émeutes au Xinjiang en juillet 2009. À la suite des émeutes au Xinjiang de , le Congrès mondial des Ouïghours présidé par Rebiya Kadeer rapporte que selon des Ouïghours sur les lieux, 600 à 800 personnes auraient trouvé la mort dans les violences interethniques, chiffre non repris par les journalistes occidentaux sur place. Pour leur part, les autorités chinoises considèrent que les émeutes relèvent d'« une action criminelle violente, préméditée » qui était « pensée et dirigée depuis l'étranger, et commise par des hors la loi au sein du pays », et accusent Rebiya Kadeer d’être l’instigatrice de ces violences et de les avoir orchestrées. Kadeer a récusé ces accusations, ajoutant que le catalyseur des émeutes est le mécontentement suscité par la façon dont le gouvernement chinois a traité le meurtre des deux travailleurs ouïghours dans une usine du Guangdong, une thèse partagée par certains journalistes occidentaux, médias officiels chinois et résidents ouïgours . Le , le dalaï-lama a affirmé que Rebiya Kadeer soutient la non-violence et ne cherche pas la séparation de la Chine. Les interventions de Rebiya Kadeer. Rebiya Kadeer a été invitée par une organisation japonaise à s'exprimer lors d'un colloque à Tokyo le . L'ambassadeur de Chine à Tokyo a demandé l'annulation de cette intervention : « Si vous lui offrez une tribune, les relations politiques et économiques entre la Chine et le Japon en souffriront. C'est une criminelle ». En visite au Japon, Rebiya Kadeer a déclaré à des sénateurs et parlementaires que la répression contre les Ouïghours se poursuit dans le Xinjiang. Elle a demandé au Parti libéral-démocrate japonais, au pouvoir au Japon, de demander la libération des milliers de Ouïghours arrêtés et de faire dépêcher des représentants de l’ONU. Lors de son intervention Rebiya Kader a indiqué que « près de avaient disparu » pendant les émeutes du Xinjiang. Afin de s'opposer à la présence de Rebiya Kadeer, en , au festival de Melbourne en Australie, Pékin avait convoqué l'ambassadeur d'Australie pour lui exprimer son mécontentement. Rebiya Kadeer devait assister à la projection d'un film documentaire relatant ses relations avec son mari, le militant Sidik Rouzi et les conséquences sur ses enfants de son combat pour le peuple Ouïgour. Actuellement trois de ses enfants sont emprisonnés en Chine. Rebiya Kadeer fut l'invitée du festival du voyage, Le Grand Bivouac à Albertville en France le , pour y parler des tensions dans la région de Xinjiang. Son activisme la fait figurer chaque année sur la liste des personnes proposées pour le prix Nobel de la paix. En 2018, Rebiya Kadeer évoque les camps de rééducation du Xinjiang, qui concerneraient plus d’un million de musulmans : .
Doctrine des correspondances
KSirc KSirc est le client IRC fourni par défaut avec le bureau KDE. Il accepte les scripts écrits en Perl et se veut compatible avec les principales fonctionnalités du client IRC sous Windows mIRC. C'est un logiciel libre diffusé selon les termes de la licence publique générale GNU.
David Blunkett David Blunkett, baron Blunkett, né le à Sheffield, est un homme politique britannique. Il est secrétaire d'État au Travail et aux Retraites, du au , date à laquelle il remet sa démission pour avoir violé le code très strict sur les emplois d'anciens ministres. Biographie. Le , il est contraint de quitter le poste de ministre de l'Intérieur qu'il occupait depuis le après la révélation d'une liaison amoureuse avec une femme mariée, l'éditrice américaine du magazine "Spectator", Kimberly Quinn, avec qui il a reconnu avoir un fils. Cette relation a fait de lui la cible de critiques, notamment dans une pièce de théâtre et même une émission de télévision. Il est secrétaire d'État à l'Éducation et à l'Emploi du au . En 2001, après les émeutes interethniques entre Blancs et musulmans à Bradford, Burnley et Oldham, il déclare qu'il y a un impératif linguistique et la nécessité d'un minimum d'intégration culturelle, mettant ainsi fin à la politique multiculturaliste britannique. Il est aveugle de naissance.
Légine Dissostichus est un genre regroupant deux espèces de poissons des mers australes, appelés légines. La légine est un gros poisson carnassier à la chair appréciée. Liste des espèces. On trouve le plus souvent la légine australe dans les eaux au nord du 60° parallèle sud et la légine antarctique dans celles situées au sud du 60° parallèle sud. Pêche. Ce poisson est pêché jusqu'à de fond, surtout à la palangre, méthode autorisée par le TAAF (administrateur des terres australes et antarctiques françaises), mais elle fait ailleurs aussi l'objet de chalutage. Le "Pôle mer Bretagne", fin 2008, proposait une nouvelle technique (projet "Orcasav") utilisant une nasse de grand fond pour que les orques ne viennent pas manger le poisson sur la palangre et que les oiseaux marins ne se prennent plus aux hameçons. La légine est l'objet d'un engouement gastronomique au Japon et aux États-Unis assez récent, elle est vendue autour de le kilogramme contre pour le saumon. Cela a entraîné une surexploitation de cette ressource halieutique. Des mesures de conservation ont été prises mais une pêche illégale s'est développée dans de grandes proportions et une détermination rarement vue dans une activité économique comme la pêche. C'est ainsi plus de vingt navires qui ont été arraisonnés par la Marine nationale française dans sa ZEE (Zone économique exclusive) depuis 1997. En 2004, le total admissible de capture (TAC) de légines a été fixé à sur les zones des îles Kerguelen et des îles Crozet, ce total est ensuite réparti par les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) aux différents armements répondant à la réglementation très stricte pour la capture de la légine. La pêche à la légine dans les eaux antarctiques françaises est labellisée par le programme MSC. L'organisation internationale de défense des espèces marines menacées Sea Shepherd a réussi, en de campagnes internationales, à faire arrêter les six bateaux contrebandiers recherchés durant dix ans par Interpol et ainsi, à stopper les prises illégales de légine.
Dissostichus eleginoides
Haute-Lotharingie (Lorraine)
Haute-Lorraine
John Brown John Brown, né le à Torrington dans l'État du Connecticut et mort par pendaison le à Charles Town, dans l'État de la Virginie (maintenant en Virginie-Occidentale), est un abolitionniste américain qui en appela à l'insurrection armée pour abolir l'esclavage. Il est l'auteur des assassinats de Pottawatomie en 1856 au Kansas et d'une tentative d'insurrection à Harpers Ferry en 1859 qui se termine par son arrestation, sa condamnation à mort pour trahison contre l'État de Virginie et par sa pendaison. Le président Abraham Lincoln le décrivit comme un « fanatique ». L'activisme sanglant de John Brown, son raid sur Harpers Ferry et sa fin tragique sont parmi les causes de la guerre de Sécession. Personnalité historique très controversée, John Brown est ainsi décrit à la fois comme un martyr ou un terroriste, un visionnaire ou un fanatique, un zélote ou un humaniste. La chanson "John Brown's Body" (titre original de "The Battle Hymn of the Republic") devint un hymne nordiste durant la guerre de Sécession. Biographie. Jeunesse et formation. John Brown est le fils de Owen Brown, un tanneur, et de Ruth Mills Brown, couple de confession calviniste. Il est amené à l'âge de douze ans à parcourir le Michigan où il séjournera chez un homme qui possédait un esclave noir. Les scènes de violences que l'on fait subir à l'esclave devant ses yeux fondent son engagement au même titre que les convictions transmises par son père. En 1837, après l'assassinat d'un de ses amis directeur d'un journal abolitionniste, Brown se donne pour mission d'éradiquer l'esclavage. L’influence du calvinisme. John Brown est un ardent calviniste, il admire l’œuvre du théologien Jonathan Edwards, il est fier de dire que sa famille a des racines dans le puritanisme de la Nouvelle Angleterre. Lui même se compare à Oliver Cromwell, comme le feront également ses admirateurs après sa mort. D'après ses dires, il pratique le terrorisme par fidélité à sa foi puritaine. Les difficultés. Brown est tanneur de métier, mais il rencontre de grosses difficultés professionnelles et fait faillite plus de vingt fois dans six États différents. Il est criblé de dettes mais pense être l'envoyé de Dieu sur Terre. Du militantisme abolitionniste à l'activisme. En 1847, il rencontre Frederick Douglass, ancien esclave noir devenu orateur et futur homme politique (sa colistière Woodhull le brigua contre son gré à la vice-présidence des États-Unis en 1872). Il s'installe en 1849 dans une communauté noire de l'État de New York La participation au Bleeding Kansas. Son action devient plus violente à partir de 1855 : aidé de cinq de ses fils, il part dans le Kansas alors que l'acte Kansas-Nebraska vient de rouvrir la question de l'esclavage. Il est aidé pour cela, financièrement, par de nombreux abolitionnistes. Il rencontre le philosophe Henry David Thoreau qui lui voue, par la suite, une admiration sans bornes et qui prend une part active contre l'esclavage, par le biais de nombreuses conférences et d'aide aux fugitifs. Il va être l'un des protagonistes des confrontations entre pro-esclavagistes et abolitionnistes, qui seront appelées Bleeding Kansas. Le Massacre de Pottawatomie. En 1856, à Pottawatomie Creek, lui et ses hommes tuent cinq colons esclavagistes à coups de sabre au motif qu'ils font partie des « légions de Satan ». Il s'agit pour lui de répondre au massacre du Kansas de 1856, où des groupes organisés par David Atchison, le sénateur esclavagiste du Michigan, ont harcelé des colons non esclavagistes puis mis à sac Lawrence. La Bataille d'Osawatomie. Lors de la bataille d'Osawatomie, au Kansas, il défendit le village contre armés. La Convention de Chatham. En 1858, à Chatham, en Ontario, il réunit dans une convention ses partisans et d'anciens esclaves réfugiés là. Ils adoptent lors de cette convention une constitution interdisant l'esclavage aux États-Unis, dite "Provisional Constitution and Ordinances for the People of the United States". Vers la fin de l'année, il commence à porter la barbe pour "changer son apparence habituelle", cette apparence va devenir indistinct de son image populaire. Le raid d'Harpers Ferry. En 1859, avec l'aide de dix-huit hommes, il s’empare d’un arsenal fédéral à Harpers Ferry, en Virginie pour lancer l’insurrection (). Le raid de John Brown contre Harpers Ferry tourne au désastre : aucun esclave ne le rejoint, Brown est grièvement blessé de plusieurs balles et deux de ses fils sont tués. Le procès. Il est jugé à Charleston pour meurtre et trahison envers l'État de Virginie ; condamné à mort, il est exécuté par pendaison le . Avant son exécution, il affirme que « Si j'avais fait ce que j'ai fait pour les Blancs, ou pour les riches, personne ne me l'aurait reproché ». Le symbole. John Brown deviendra un symbole de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Vie privée. En 1820, John Brown épouse Dianthe Lusk, la fille de sa gouvernante, le couple donne naissance à sept enfants dont cinq atteindront l'âge adulte. En 1832, Dianthe Lusk Brown meurt en couche. En 1833, John Brown épouse en seconde noce Mary Ann Day, la fille d'un forgeron de New York, six de leurs atteindront l'âge adulte. Si Mary Ann Brown partage les convictions abolitionniste et calvinistes de son époux, en revanche, elle n'est pas d’accord avec son activisme. Après la mort de John Brown, elle, ses trois filles et son fils survivant prennent le train pour la Californie. Elle s'installe à Red Bluff où elle gagne sa vie comme infirmière. Elle meurt en 1884 à San Francisco. Regards sur son action et son procès. Victor Hugo, depuis son exil à Guernesey, tentera d’obtenir sa grâce : il adressera une lettre ouverte qui paraîtra dans la presse européenne et américaine. Ce texte, qui annonce comme une prémonition la guerre civile, vaudra au poète bien des critiques aux États-Unis. L'édition des œuvres complètes de Victor Hugo parue chez Jean-Jacques Pauvert indique que cette lettre n'arriva toutefois à destination qu'après l'exécution de John Brown. Henry David Thoreau écrivit un long "Plaidoyer pour John Brown (" ("A Plea for Captain John Brown)" et prononça un éloge funèbre, lors d'un office à Concord, le , date de son exécution. Le futur président Abraham Lincoln, dans un contexte tendu (le pays est alors au bord de la guerre de Sécession), quoique abolitionniste comme Brown, ne s’opposera pas à l’exécution et prendra même ses distances avec l’action de ce dernier, dont il condamnera la violence. Cyprian Norwid, grand artiste et penseur polonais du ami de Chopin et poète favori de Jean-Paul II, a écrit un poème en hommage à John Brown dont voici un extrait (traduction de Christophe Jeżewski) : (…) "Que l’on rabatte ton chapeau sur ton visage" "Afin que l’Amérique ayant reconnu son fils" "Ne s’écrie point sur ses douze étoiles:" "« Éteignez les feux d’artifice de ma couronne," "La nuit descend — la nuit noire au visage de Nègre!»" (…) La figure du martyr. La condamnation à mort de John Brown fournit à la cause abolitionniste un martyr auquel se rallier. Dorénavant, celui-ci deviendra la référence de son combat, et inspirera une chanson qui deviendra l'hymne de la cause chez tous les abolitionnistes de l'Union : Archives. Les archives de John Brown sont déposées et consultables auprès de la , de la de l'université de la Caroline du Nord, à la collection "Today’s Document from the National Archives" de la National Archives and Records Administration et aux archives de la . Bibliographie. Articles. Les articles de JSTOR, sont librement accessibles à la lecture en ligne jusqu'à la concurrence de 99 articles par mois ou de façon illimitée pour les wikipédiens éligibles à la .
Gémeaux (homonymie)
Packet Filter Packet Filter (ou PF) est le pare-feu logiciel et officiel d'OpenBSD, écrit à l'origine par Daniel Hartmeier. C'est un logiciel libre gratuit. Il remplace IPFilter de Darren Reed depuis la version 3.0 d'OpenBSD, à la suite de problèmes de licence, mais aussi des refus systématiques de Reed d'incorporer des modifications de code venant de développeurs OpenBSD. Il a été porté sur DragonFly BSD 1.2 et NetBSD 3.0 ; il est fourni en standard sur FreeBSD (version 5.3 et ultérieures). Depuis OS X v10.7 Lion il est le pare-feu par défaut des Apple Macintosh. Un port gratuit de PF a également été réalisé pour les systèmes d'exploitation Windows 2000 et XP par la communauté Core FORCE. Ce port n'est cependant qu'un pare-feu personnel : il n'implémente pas les fonctions de PF permettant de faire du NAT ou d'utiliser ALTQ Gestion de la bande passante. Depuis "OpenBSD" 3.0, la Mise en queue alternée ALTQ fait partie du système de base. Depuis "OpenBSD" 3.3, ALTQ a été intégrée dans "PF". L'implémentation de ALTQ dans OpenBSD supporte les algorithmes de Mise en Queue par classes (CBQ) et de Mise en Queue par priorité (PRIQ), mais aussi la Détection Aléatoire Anticipée (RED) et la Notification de Congestion Explicite (ECN). L'intégration de ALTQ dans PF permet entre autres de définir la priorité d'un trafic dans le filtre qui l'autorise. Voir : PF : Gestion de La Bande Passante Ceci permet par exemple : Commandes et paramètres. Quelques exemples d'utilisation de pfctl, l'outil d'administration en ligne de commande des pare-feu utilisant PF : Exemple de configuration. Explications élémentaires sur la syntaxe : int_if="rl0" ports_ouverts_pour_tous="{ http https }" ports_ouverts_pour_lequipe="{ ssh 21 60000:60100 }" scrub in no-df nat on egress -> (egress) block in pass out keep state pass in on egress proto tcp from <ip_de_lequipe> to port $ports_ouverts_pour_lequipe pass in on egress proto tcp to port $ports_ouverts_pour_tous block in quick on $int_if proto tcp from $int_if:network to port 4662 pass quick on !egress
Comté de Monaghan Le comté de Monaghan (en irlandais "Contae Mhuineacháin") est une circonscription administrative de l'Irlande située à la frontière avec l’Irlande du Nord dans la province d’Ulster. C’est un des trois comtés de l'Ulster qui ne fait pas partie des six comtés d'Irlande du Nord. Le comté est entouré par ceux de Fermanagh à l’ouest, Tyrone au nord, Armagh à l'est (tous trois situés en Irlande du Nord), Meath au sud, Louth au sud est et Cavan au sud-ouest. Sa superficie est de pour habitants. Monaghan est la ville principale du comté. Le nom du comté tire son origine du gaélique « la terre des petites collines ». Ce nom fait référence à la forte densité de drumlin dans la région. Les principaux reliefs du comté sont Mullyash Mountain, Slieve Beagh et Coolberrin Hill. Le comté est parcouru par de nombreuses rivières (Fane, Glyde et Blackwater River) alimentant plusieurs dizaines de lacs dont Lough Egish, Louigh Fea, Mucky Lough, Lough Araghlon, Inner Lough et White Lough. Monaghan est la ville d'origine du poète et écrivain Patrick Kavanagh.
Partie espagnole La partie espagnole est une ouverture du jeu d'échecs. Elle est également appelée Ruy Lopez en hommage à Ruy López de Segura, moine espagnol du , considéré comme le joueur le plus brillant de son temps, qui a insisté sur son intérêt dans son ouvrage "Libro del Ajedrez" (1561). Cependant, elle n'est devenue populaire que vers le milieu du siècle, après que le théoricien russe Carl Jaenisch en a publié l'analyse. Tout en étant l'une des ouvertures les plus anciennes du jeu (elle figurait déjà dans le "Manuscrit de Göttingen", qui a été écrit vers la fin du , à une époque où l'imprimerie en était encore à ses débuts), la "partie espagnole" est maintenant l'une des plus populaires. Elle est à la fois fréquente chez les grands maîtres et conseillée aux débutants, car elle permet de roquer au plus tôt. Elle comporte un grand nombre de variantes et forme aujourd'hui un corpus gigantesque. Elle occupe à elle seule les références C60 à C99 (soit plus de 210 pages) de l"'Encyclopédie des ouvertures d'échecs". L'espagnole est constituée par les coups : Variantes. Les noirs ont essayé de très nombreuses réponses. Réponses rares. Les premières réponses sur la liste sont très peu fréquentes : L'avis de Reuben Fine. Dans son livre "Les idées cachées dans les ouvertures d'échecs" (1943), Reuben Fine avance que la partie espagnole est le plus fort début ouvert à la disposition des Blancs. En effet, c'est celui qui introduit le contrôle le plus durable sur la case d5 (dans la ligne principale, les Noirs ne jouent pas 8...d7-d5 mais ...d7-d6 et laissent le pion là durablement pour soutenir le pion e5). Dans la ligne principale, les Noirs mettent très longtemps à "égaliser" (ne plus subir le handicap lié au fait de ne pas avoir le trait). D'ailleurs, c'est historiquement lorsque la partie espagnole s'est popularisée que, du fait de la « torture espagnole » engendrée par cette ouverture, les "débuts semi-ouverts" (où les Noirs répondent autre chose que 1...e5 à 1. e4) ont pris leur essor. Joueurs emblématiques et exemples de parties. Si presque tous les champions du monde ont joué significativement la variante Tchigorine, tous sauf Wilhelm Steinitz ont pratiqué abondamment la partie espagnole avec les Blancs ; on peut citer parmi les plus emblématiques de ce côté-ci de l'échiquier Bobby Fischer et Anatoli Karpov. Ce dernier a aussi été, côté Noirs cette fois-ci, un fervent adepte de la variante Zaïtsev. Son célèbre rival Viktor Kortchnoï a quant à lui été un des plus éminents praticiens de l'Espagnole ouverte. Enfin, Peter Leko et Levon Aronian ont souvent choisi, côté Noirs, le Gambit Marshall. Gambit Marshall. Voici précisément une partie comprenant une attaque : Variante Tchigorine. La partie suivante montre un exemple de traitement côté Blancs de la variante Tchigorine par Bobby Fischer : Variante Zaïtsev (Kasparov-Karpov, 1990). Lors de ses matchs de championnat du monde contre Garry Kasparov, Anatoli Karpov usa à sept reprises de la variante Zaïtsev avec 11. Cbd2 Ff8 (une fois lors du match de 1985, deux fois lors du match retour de 1986, et quatre fois lors du match de 1990). Voici une de ces parties, la (sur 24) du et dernier match : Espagnole ouverte (Karpov-Kortchnoï, 1981). De nombreuses parties de championnat du monde entre Anatoli Karpov et Viktor Kortchnoï ont été disputées sur le thème de l'espagnole ouverte. En voici une : Défense berlinoise (Kasparov-Kramnik, 2000). L'espagnole ouverte présente des similarités (...Cxe4 notamment) avec la défense berlinoise qui est l'objet de la partie suivante : Variante d'échange (Bobby Fischer, 1966). Enfin, la partie suivante illustre le pouvoir dévastateur de la variante d'échange entre les mains de Bobby Fischer :
Droit d'aubaine Le droit d'aubaine est un droit d'origine féodale qui disposait que le seigneur recueillait les biens d'un étranger, ou « aubain » (terme en rapport avec la notion de ban : les "aubains" s'opposaient aux "régnicoles", c'est-à-dire aux sujets de la Couronne qui étaient nés et résidaient dans le royaume), lorsque ce dernier mourait dans le périmètre de sa souveraineté. Ce droit fut récupéré sous l'Ancien Régime par les souverains européens, notamment en France. Ce droit casuel était une source de risque important pour les commerçants étrangers fréquentant les foires, les entrepreneurs et ouvriers étrangers attirés dans les manufactures, les soldats mercenaires, les étrangers possesseurs de rentes ou de titres d'emprunt, les villes où les étrangers étaient nombreux. Pour sécuriser leur situation tout en assurant des revenus à l'État, le droit d'aubaine fut transformé en une taxation spécifique aux étrangers : contre une taxe de 5 % de la valeur du bien des décédés, le roi renonça ainsi au droit d'aubaine avec les ressortissants de Genève (1608), de Hollande (1685), d'Angleterre (1739), du Danemark (1742), de Naples, d'Espagne et autres possessions des Bourbons européens (1762), le grand duché de Toscane (1768), le duché de Parme (1769). Le droit d'aubaine a été aboli par l'Assemblée nationale constituante sous la Révolution. Rétabli dans le projet de Code civil de 1803, il fut définitivement supprimé en 1819 sous la Restauration. La notion de déshérence ou de succession vacante peut être considérée comme la lointaine héritière de ce droit d'aubaine.
Seconde République (Espagne) La Seconde République espagnole (en espagnol ) ou Deuxième République espagnole est le régime politique qu'a connu l'Espagne de 1931 à 1939. Elle est proclamée à la suite des élections municipales le . Le roi abandonne Madrid et part en exil sans avoir abdiqué. En juillet 1931, la gauche espagnole procède par voie législative à des réformes d'ordre social et économique du pays. À partir de 1936, la Seconde République espagnole est déchirée par la guerre civile, qui verra l’accès au pouvoir de Franco. Fin de la Restauration bourbonienne (1923-1930). Le , à la suite de son coup d’État du 13 au matin en Catalogne, le général Primo de Rivera prend officiellement le pouvoir par décret royal. En , à la suite de la crise économique pourtant consécutive à cinq ans de relative prospérité économique et sociale, le roi lui demande sa démission. « Mouvement au service de la République ». Les sentiments républicains se propagent dans tout le pays. Au cours de l'été 1930, un pacte est signé à Saint-Sébastien (connu sous le nom de "Pacto de San Sebastián"), entre plusieurs hommes politiques et intellectuels républicains, les socialistes et les tenants du nationalisme catalan. Les premiers accordent leur autonomie aux Catalans qui, en échange, s'engagèrent à soutenir une éventuelle révolution républicaine. À Madrid, le docteur Gregorio Marañón, Ortega y Gasset, le poète Antonio Machado et le romancier Ramón Pérez de Ayala, forment un « Mouvement au service de la République ». Ortega (dont les critiques bien tournées à l'encontre du parlement avaient servi Primo de Rivera), lance cette célèbre phrase : Mais, plus important, de nombreux officiers mécontents soutiennent les rebelles, et même les anarchistes, débordés, apportent une sympathie agacée aux opposants bourgeois du roi. En décembre, un "pronunciamiento" est préparé. Les conspirateurs publient la déclaration suivante : Premières rébellions. Ces républicains voyaient dans l'idée principale de l'abolition de la monarchie un pas vers la modernisation de l'Espagne. Les suites ne se firent pas attendre et tout d'abord, la garnison de Jaca, en Aragon conduite par deux jeunes officiers exaltés, les capitaines Fermín Galán et García Hernández, se souleva contre la monarchie avant que les conspirateurs dans le reste d'Espagne se fussent donné le mot. Arrêtés alors qu'ils entraînaient leurs hommes en direction de Saragosse, les deux officiers furent fusillés pour rébellion. Ces exécutions suscitèrent une vive indignation. Ailleurs le mouvement échoua ; un jeune capitaine de l'armée de l'Air, Ramón Franco (qui, frère de Francisco Franco, était devenu un héros national en traversant l'Atlantique Sud à bord de l'hydravion "Plus Ultra") décolla de l'aérodrome des "Cuatro Vientos" à Madrid, avec l'intention de bombarder le palais royal, hésita et finalement largua des tracts, avant de s'enfuir au Portugal. Les signataires de l'accord de Saint-Sébastien furent arrêtés. Devant les juges, ils se défendirent en disant que le roi avait violé la Constitution en acceptant Primo de Rivera comme dictateur. Après des pourparlers infructueux avec les politiciens, Alphonse XIII nomma Premier ministre un autre officier, l'amiral Aznar. Le roi et lui décidèrent de sonder l'opinion en organisant des élections municipales, et non pas générales, prévues pour le mois d'. La société espagnole (1930-1936). L'Espagne des années 1930 est un pays très en retard sur les pays industrialisés et pauvre, avec un grand taux d'analphabétisme et d'importantes divisions sociales et idéologiques. Les conflits se succèdent pendant cette période et les positions politiques souffrent d'une radicalisation très accusée: 1931, proclamation de la République. Le , la République est proclamée en Espagne, deux jours après les élections municipales qui sont interprétées comme une défaite du régime monarchiste, même si, avec 40 %, la coalition antimonarchiste n'obtient pas la majorité dans l'ensemble du territoire, seulement dans les grandes villes. Les zones rurales, où se concentre la grande majorité de la population (et sont fréquemment influencées par des caciques) votent davantage pour la monarchie. Les socialistes et les républicains pensaient que le moment était venu : le , ils décrètent l'expulsion de la monarchie. Ils sont maintenant les responsables du gouvernement du pays et forment aussitôt un Gouvernement provisoire, présidé par Niceto Alcalá Zamora. Les élections municipales n'avaient pas pour vocation de changer la forme politique de l'État. La Constitution de 1876, alors en vigueur, ne prévoyait évidemment pas qu'une telle consultation pût entraîner la chute de la monarchie absolue. C'est la raison pour laquelle un certain nombre d'analystes politiques, généralement hostiles à la République, ont considéré que sa proclamation dès le , qui plus est sous la pression de la rue madrilène, fut une forme de « coup d'État » et une « subversion de l'ordre constitutionnel ». Une heure avant la proclamation de la République à Madrid, Francesc Macià proclamait à Barcelone la République catalane, dont les dirigeants n'avaient pas obtenu satisfaction auprès du premier gouvernement, , transformant la république catalane en une Generalitat réintégrée au sein de l'État espagnol. Le roi Alphonse XIII, dépourvu de clairvoyance politique, mais qui n'avait rien d'un tyran, craignait des troubles ; il ne souhaitait pas (selon ses propres paroles) conserver son trône au prix d'une guerre civile et d'un bain de sang. Poussé par cette vague antimonarchiste et sous les recommandations de ses plus proches collaborateurs, il part volontairement en exil, mais « oublie » d'abdiquer. Le pape Pie XI reconnut dès sa création la République espagnole et fit savoir qu'il était prêt à envisager un aménagement du concordat. Le quotidien "El Debate", qui exprimait les positions de l'Église, se montra conciliant. Seul le cardinal-primat Segura, dont l'autorité était d'ailleurs fort contestée au sein de l'Église espagnole, protesta violemment. Paradoxalement, Niceto Alcalá Zamora et le général Sanjurjo, le commandant de la garde civile, durent inciter les dirigeants républicains à accepter cette proclamation, jugée normale et même souhaitable, d'abord parce que la monarchie s'était déconsidérée et avait perdu ses appuis traditionnels. Plusieurs anciens ministres du roi, notamment Miguel Maura et Alcalá Zamora, s'étaient déclarés l'année précédente en faveur de la république, rejoints par quelques-uns des intellectuels les plus prestigieux du temps, dont José Ortega y Gasset et Miguel de Unamuno. L'attitude de Sanjurjo, qui n'allait d'ailleurs pas tarder à lancer sa "Sanjurjada" contre le nouveau régime, est significative. D'autre part, dès le mois d'août 1930, un Comité associant des républicains de diverses tendances, militants syndicaux de l'UGT (Union général des travailleurs), des socialistes tel Indalecio Prieto, des nationalistes catalans et même d'anciens monarchistes avaient conclu le « pacte de San Sebastian », qui envisageait l'installation prochaine d'une république et allait jusqu'à dresser une liste d'éventuels ministres. L'armée n'était plus un bloc monarchiste, comme l'avait montré, le , à Jaca, en Aragon, le soulèvement qui coûta la vie aux deux capitaines Galán et García, membres de l'Alliance militaire républicaine, ainsi qu'une tentative manquée d'officiers aviateurs, parmi lesquels Ramón Franco, le jeune frère du futur "Caudillo". Il n'est donc pas surprenant que la Guardia Civil et une bonne partie de l'armée se soient mises sans difficulté aux ordres du nouveau régime. L'Espagne inaugure une deuxième République ; la première n'avait duré que de 1873 à 1874. La République de tous les espoirs. Intégré par des représentants de toute une gamme de partis républicains, du Parti Socialiste, et aussi des partis républicains catalans et galiciens. Sa composition fut la suivante : Avec les personnalités les plus marquantes de ce gouvernement ; Alejandro Lerroux, Miguel Maura, Manuel Azaña, Indalecio Prieto et Francisco Largo Caballero ; les grands théoriciens du nouveau régime ne font pas partie de l'équipe gouvernementale. Ils n'avaient pas abandonné leur cabinet de travail, méditant, conseillant. Ils s'appellent, le docteur Gregorio Marañón, celui que le peuple a nommé « l'accoucheur de la République » et aussi Ortega y Gasset, l'auteur de "L'Espagne invertébrée", celui qui, renvoyant les thèmes chers à la génération du 98, affirme que le problème essentiel est de donner au peuple la culture que la Monarchie avait complètement négligée et d'européaniser la nation. La République s'attaque dès le début à plusieurs réformes importantes, portant sur : Le ont eu lieu des élections aux Cortès constituantes, qui donnent le triomphe à une majorité des républicains et à des socialistes. Les Cortès font rédiger une Constitution démocratique et autonomiste, inspirée de la Constitution de Weimar ; la nouvelle constitution fait de l'Espagne une "République des travailleurs de toutes les classes", un "État intégral, compatible avec l'autonomie des Municipalités et des Régions". La Constitution a été approuvée le et, au cours des débats parlementaires, se sont posés des problèmes sérieux au sujet des articles relatifs à la suppression de l'enseignement religieux dans les écoles et à la possibilité de dissoudre les ordres religieux. La discussion a provoqué la première crise ministérielle. Les catholiques Niceto Alcala Zamora et Antonio Maura démissionnent. Dans une tentative d'attirer vers les secteurs des républicains plus modérés, Manuel Azaña est nommé chef du gouvernement et Alcala Zamora président de la République. Le projet de Manuel Azaña : gouverner « "par la raison" ». Ainsi, au lendemain de son élection à la présidence de la République, Niceto Alcalá Zamora avait nommé Manuel Azaña chef du gouvernement. Âgé de cinquante ans, Azaña était incontestablement l'homme clé du nouveau régime, le plus remarquable par sa culture et ses dons d'orateur, en dépit de son apparence physique peu séduisante. Il avait une bonne formation juridique, connaissait l'anglais et le français et avait fait deux séjours importants en France, en 1911-12 et 1919-20. Il admirait les institutions du pays voisin et rêvait de transformer l'Espagne selon ce modèle de société laïque, gouvernée par les lois de la démocratie bourgeoise. Connaissant personnellement les intellectuels les plus prestigieux d'Espagne, il avait fait signer le manifeste de l’"Union démocratique espagnole" par Menéndez Pidal, Ramón Pérez de Ayala, Miguel de Unamuno et Américo Castro. Le nouveau chef du gouvernement n'était nullement socialiste, et avouait son ignorance du marxisme, dogme du PSOE. Toutefois, il savait avoir besoin de l'appui des socialistes pour réaliser le projet qu'il avait conçu. Quoique d'esprit jacobin, il savait aussi qu'il n'obtiendrait la collaboration des Catalans que par la reconnaissance de leur spécificité, voire de leur "nationalité". La question de l'Église. Une société laïque exigeait la séparation de l'Église et de l'État mais, bien évidemment, dans un pays où l'Église catholique et la religion avaient depuis des siècles tenu un rôle majeur, la réalisation de cet objectif n'était possible qu'au prix de négociations délicates. Il fallait profiter des bonnes dispositions de Pie XI, qui avait condamné tout à la fois l’"Action française" et le communisme, et qui venait d'affirmer ses préoccupations sociales dans l'encyclique "Quadragesimo anno" (1931). Un esprit de revanche contre l'Église se manifeste dans les discours des nouveaux ministres. L'historien Joseph Pérez, entre autres, estime que, pour le chef du gouvernement, comme pour son ministre de la Justice Fernando de los Ríos, l'heure de la revanche avait sonné pour . Azaña laisse flamber, en , sans intervenir, une douzaine de couvents madrilènes et sévillans. Cette attitude agressive envers l'Église, pouvant s'expliquer par le lourd contentieux entre l'Église et les intellectuels libres-penseurs, a pour conséquence d'aggraver la polarisation de la société. La question scolaire. Pour Azaña, la démocratie espagnole ne pouvait s'établir durablement que par l'élévation du niveau culturel et la disparition d'un analphabétisme très répandu (44 % en 1930 selon certains auteurs et, en toute hypothèse, 30 %). Dès 1911, dans une conférence sur « "Le problème espagnol" », il avait souligné l'existence d'un lien organique entre culture et démocratie. Il fallait, assurait-il, développer en priorité l'enseignement primaire car un million d'enfants environ n'étaient pas scolarisés. Aidé par un directeur de l'enseignement primaire, Rodolfo Llopis, il créa d'emblée postes d'instituteur et mis en chantier écoles nouvelles ; en même temps, il fit augmenter de 20 à 40 % les traitements très faibles des instituteurs, alors qu'un peu partout en Europe, la crise économique était prétexte à leur diminution. Une large opposition. Mais à l'évidence, il lésait des intérêts, heurtait des convictions, malmenait des habitudes. Et cela d'autant plus qu'il entendait mettre de l'ordre dans l'armée et les tableaux d'avancement. Il s'était attribué, à cet effet, le portefeuille de la Guerre en plus de la présidence du Conseil. La réalisation simultanée des divers éléments de son programme a pour effet de rassembler dans une opposition commune tous les adversaires permanents ou occasionnels du nouveau régime. Le débat sur la Constitution avait révélé l'extrême sensibilité aux problèmes religieux des tenants de la tradition, mais aussi des catholiques ralliés à la République (Alcalá Zamora, Miguel Maura, Claudio, Sanchez Albornoz). L'adoption des articles 26 et 27 avait provoqué la démission d'Alcalá Zamora et de Maura du gouvernement provisoire. Ainsi, il choque des portions importantes de la population espagnole en interdisant aux congrégations d'enseigner à partir du , alors qu'elles scolarisaient plus de élèves du secondaire. La loi du qui déclara propriétés publiques les églises et autres édifices culturels ne pouvait également, dans cette conjoncture, qu'apparaître comme une provocation aux yeux de l'Église. En dépit de cette erreur stratégique, Azaña parut d'abord pouvoir réussir. La coalition qu'il dirigeait avait remporté triomphalement les élections aux Cortes du . Elle obtient quelque 265 sièges, alors que le centre n'avait que 148 et que la droite en obtenait seulement 60. Il est vrai que la droite n'avait pas eu le temps de « digérer » le changement de régime, et que beaucoup de ses électeurs s'abstinrent. Mais la participation avait été de 65 % et la victoire de la gauche était incontestable. Au ministère du Travail, Francisco Largo Caballero, qui avait une expérience importante dans ce domaine, acquise notamment pendant la dictature de Primo de Rivera, fit d'importantes avancées. Grâce à plusieurs lois : fixation d'un salaire minimum, journée de huit heures, assurance accidents, assurance maladie, il obtient en quelques mois des Cortes une amélioration sensible de la condition ouvrière. Il fit approuver l'établissement d'une commission mixte d'arbitrage des conflits du travail, avec une représentation ouvrière satisfaisante, sous le contrôle d'inspecteurs du travail nommés par le ministre. Les trois élections générales (résultats). Large victoire de la coalition des républicains et des socialistes, avec une participation de 65 % de l'électorat. La nouvelle composition des Cortès implique une rupture radicale avec le système des partis de la Monarchie. Premières élections réellement démocratiques, avec pour la première fois, la participation des femmes. Les abstentions furent nombreuses dans les zones à majorité anarchiste, mais beaucoup moins dans celles de droite. La gauche perdit en premier lieu parce que dans un système favorable aux coalitions, elle était désunie et en second lieu, la propagande nourrie de la droite (regroupée au tour de la CEDA), parvient à minimiser les réalisations des républicains. La participation de 67,45 % dépasse légèrement les précédentes. Le Front populaire, formé par les républicains, les socialistes et les communistes gagnent les élections. Il s'agit d'un retour du panorama politique espagnol qui mène à la victoire la gauche plurielle, battue en 1933. Le taux de participation est incontestablement de loin le plus haut des deux dernières, 73 %. Elles furent aussi les dernières avant la guerre civile. La campagne se déroule dans un climat de violence (41 morts et 80 personnes grièvement blessées) mais les élections sont considérées comme propres malgré quelques fraudes au niveau local qui permettent au Front populaire de conforter une majorité absolue. La République échoue (1931-1936). Le "bienio" des réformes (1931-1933). L'avènement d'une république avait réveillé tellement d'espoir chez les ouvriers et les paysans, qu'il ne fallait pas les décevoir sous peine de dissocier à nouveau une communauté aussi difficilement formée. En s'attaquant au plus urgent, le gouvernement se donne pour mission de répartir équitablement les terres et entreprend la réforme agraire. Elle se heurte à un mur ; les républicains ne sont pas d'accord sur les principes. « À qui appartiennent les terres ? À ceux qui les travaillent ? À l’État ? À la famille ? » Des Commissions spéciales procèdent à l'étude du problème, ou des problèmes, classifient les terres, proposent des solutions. On créa l'Institut de réforme agraire. Mais les réformes vont trop lentement et les paysans grondent. La Constitution républicaine précise que la richesse du pays, quel que soit le propriétaire, est subordonnée aux intérêts de l'économie nationale et pourra être nationalisée, si le besoin social l'exige. En vertu de ce texte, la loi fondamentale de la réforme agraire ordonne l'expropriation des terres — quelques-uns de ces propriétaires se sont expatriés avec la chute de la Monarchie, pour y installer cinquante mille paysans chaque année. Alors, l'État va concéder des crédits aux laboureurs, qui vont pouvoir s'organiser en collectivités ou en syndicats de producteurs. Cette réforme ne s'applique qu'aux latifundiums. En deux ans on avait installé en peu de mois cinq mille familles sur hectares de terres expropriées. Le résultat ne répond pas aux objectifs des Constituants. D'autre part, les salaires agricoles sont en augmentation et parallèlement le chômage aussi. L'État devient propriétaire et le colon ne fait que changer de patron. Le caciquisme est remplacé par le dirigisme. La réforme ouvrière continue avec les mêmes méthodes. L'État intervient ; la production, et l'augmentation du coût de la vie, résultat de la crise économique mondiale, annulent l'effet des augmentations des salaires. Les syndicats et l'ordre public sont en collision constante. Des grèves répétées s'aggravent. Ouvriers et laboureurs, mécontents et déçus, dérivent chaque fois vers l'anarcho-syndicalisme. Un statut approuvé par plébiscite de la population, puis ratifié au Cortès, confère à la Catalogne une indépendance de fait. Le Pays basque, Navarre, Galice et Aragon, stimulés par l'exemple catalan, vont préparer à leur tour leurs statuts d'autonomie respectifs. Il y a donc un danger de cassure nationale, qu'on n'occulte pas au gouvernement central. La propagation contagieuse du séparatisme menace de détruire « l'unité nationale », encore trop fragile. Le "bienio" noir (1933-1935). La fin des illusions et la marche à l'abîme La droite, qui avait été prise de court par la chute de la monarchie, se ressaisit et s'organisa en 1933, quand José Maria Gil-Robles parvint à rassembler dans la CEDA, autour de l’"Acción Española", plusieurs autres formations (Droite régionale valencienne, agraristes, parti républicain conservateur, etc.). Il mit ainsi sur pied une coalition électorale qui manquait d'homogénéité et la participation des agrariens, parti de classe, hypothéquait tout engagement authentique de la CEDA en faveur de la réforme agraire. Bartolomé Bennassar écrit : « Le retrait des socialistes du gouvernement Azaña et la non-participation aux cabinets de transition formés à l'appel du président de la République porteront un coup fatal à la gauche républicaine. La première dissolution des Cortes, en , fut en effet suivie d'une large victoire de la droite aux élections du , amplifiée par l'effet pervers de la loi électorale. Par une ironie de l'histoire, Azaña persuadé qu'il l'emporterait, avait fait passer avec l'appui du PSOE une réforme électorale qui renforçait à l'excès la prime majoritaire ». Cette loi électorale instituait un scrutin de liste pour chaque province d'Espagne à laquelle était attribué un certain nombre de députés, en fonction de sa population. Si une liste (de coalition ou non) obtenait la majorité absolue (51 % par exemple), elle raflait 80 % des sièges, les autres étant répartis à la proportionnelle. Les consignes d'abstentions des anarchistes, tenant de la politique du pire au motif qu'un gouvernement « réactionnaire » rendrait plus facile l'appel à la révolution, avaient aussi exercé une influence notable. Le taux de participation s'éleva à plus de 67 %. La droite obtint 242 sièges, dont 115 pour la CEDA, devenue le premier parti des Cortes. La gauche n'en avait plus que 99, dont 58 pour le PSOE. Le parti communiste espagnol obtenait son premier député. L’"Acción Republicana" d'Azaña, lui-même élu à Bilbao sur une liste d'union, était laminée (6 élus). Le centre, où dominaient les radicaux de Lerroux, avait 131 sièges. À partir de ce scrutin, le système politique de la République espagnole se dérégla complètement et l'on donne le nom de "" à la période 1933-1935. Au lendemain des élections, Alcalá Zamora eût dû, en dépit de son inimitié à l'égard de Gil-Robles, imposer la présence de la CEDA dans le nouveau gouvernement, mais il préféra qu'il fût dirigé par le radical Lerroux. Cette sanction naturelle de la consultation eût été acceptée sans grande difficulté à cette époque. Mais lorsqu'il se résigna à l'entrée, déjà tardive, de trois ministres de la CEDA dans le gouvernement en , cela fut considéré par certains secteurs comme une « provocation » et déclencha un mouvement de révolution, montrant que les institutions républicaines n'étaient ni comprises ni acceptées. Sur le terrain social, les conflits du travail furent nombreux et importants en 1934, année où le plus grand nombre de journées de travail furent perdues. Pourtant la production était partie à la hausse, avec en prime, l'excellente récolte céréalière de 1934, égale à celle de 1932, et un léger recul du chômage. Pour sa part, l'extrême gauche multipliait proclamations fracassantes et incidents. D'autres signes inquiétants étaient perceptibles. Plusieurs formations d'extrême droite de création récente affirmaient leur volonté de renverser la République par la violence ; à cet égard, l'événement le plus important fut la fusion du groupe de Ledesma Ramos et de celui d'Onesimo Redondo, qui donna naissance aux JONS (Juntes offensives national-syndicalistes), dont l'influence demeura cependant limitée à la Vieille-Castille et à Madrid. Enfin, et surtout, le , au théâtre de la Comédie à Madrid, José Antonio Primo de Rivera définit les aspirations de la Phalange espagnole, mouvement qu'il venait de fonder en compagnie de Julio Ruiz de Alda, et qui fusionna avec les JONS en pour former le FE-JONS. Le fils du dictateur prônait la suppression des partis politiques et, sous l'influence du fascisme italien, l'établissement d'un régime corporatiste. La Phalange, qui chercha d'emblée à pénétrer le monde du travail et l'Université, était à l'évidence un mouvement anti-républicain. Primo de Rivera et José Calvo Sotelo (chef du Bloc national) marquent bien, par leurs options et leurs comportements, la distance qui les sépare de la république. En septembre et octobre 1934, des insurrections socialistes et anarchistes, planifiées comme coup d'État par leurs chefs, ont lieu dans plus de 20 provinces, entre autres en Catalogne, à Madrid et dans les mines des Asturies. Cette dernière est matée dans le sang par les troupes d'Afrique commandées par le lieutenant-colonel Juan Yagüe. L'entente entre gauche et droite semble de plus en plus impossible : ces événements polarisent les positions et on assiste à une montée fulgurante des extrêmes. À la suite de divers scandales politiques, en particulier celui de l'Estraperlo, la coalition au gouvernement est rompue. En janvier 1936, quand José María Gil-Robles, le chef du parti majoritaire, CEDA, demande au Président de la République de l'appeler pour former un nouveau gouvernement, le président Niceto Alcalá-Zamora préfère dissoudre les Cortès. La situation débouche sur les dernières élections d'un parlement au bord du précipice. Les élections du 16 février 1936 et la victoire du Front populaire. De ces élections le président de la République espère donc, en jouant sur le système majoritaire, dégager une majorité de centre droit. Les conditions dans lesquelles va se dérouler le scrutin vont au contraire favoriser la gauche. Celle-ci a été battue en 1933 parce qu'elle était divisée, et que les voix libertaires lui ont manqué. La montée des fascismes, la renonciation de l'Internationale communiste à une stricte application du principe de la lutte des classes favorisent partout en Europe un regroupement des gauches. En Espagne comme en France, l'année 1935 est marquée par un rapprochement des forces « antifascistes ». Le est formé un "Front populaire", qui regroupe les socialistes et les communistes, les groupes républicains de gauche (Gauche républicaine et Union républicaine), l’Esquerra catalane, et l'ORGA, parti autonomiste galicien ; c'est une coalition quelque peu hétéroclite, mais dont les dirigeants acceptent également de jouer le jeu « démocratique ». Le programme ainsi annoncé le , reste extrêmement vague dans ses principes : redressement économique, baisse des impôts, autonomie régionale. Mais il introduit en toute priorité des mesures de réparation à l'égard des victimes de la répression, amnistie des délits politiques, réintégration dans leurs postes de fonctionnaires « épurés » à la suite de l'insurrection, indemnisations accordées aux familles des victimes. Ces mesures de circonstance sont importantes. Le programme réformiste du Front populaire était peu fait pour attirer les foules ; les promesses d'amnistie ne peuvent laisser indifférente une population sensibilisée à l'extrême par les affrontements de 1934. Les anarchistes ne peuvent faire abstraction de ces engagements, et, quelles que soient leurs réserves à l'égard de la coalition de gauche, ils vont lever leur consigne d'abstention. Même des libertaires aussi intransigeants que Durruti préconisent ouvertement la participation aux élections. La droite ne semble pas avoir conscience du danger qui la menace. La CEDA s'est sans doute crue trop forte, et son expérience récente montre les difficultés qu'elle a encore à imposer sa politique dans un contexte qui lui est pourtant favorable. . Les Basques, malgré leurs positions conservatrices, se refusent à rejoindre une majorité qui vient de leur refuser toute forme d'autonomie. Cet excès de confiance de la droite espagnole lui fut fatal. On peut tout de même admettre que les abstentions (33 %) diminuent considérablement par rapport aux chiffres de 1933. Le résultat des élections du assure au Front populaire une victoire étriquée et, une fois de plus, difficile à mesurer avec précision. Les divers calculs lui attribuent une avance de voix au minimum et de au maximum, avec des estimations intermédiaires. La fraude, qui avait profité à la droite dans la plupart des consultations antérieures, profita cette fois à la gauche, quand deux victoires de la droite, dans la province de Cuenca et de Grenade, furent annulées pour cette raison. Les campagnes électorales qui suivirent ces annulations se déroulèrent dans un climat tel que la victoire du Front populaire dans ces deux provinces semble très suspecte. Indalecio Prieto, président socialiste de la commission électorale fut très choqué par les manipulations qu'il y découvrit, et il ne mâcha pas ses mots. Selon une étude de 2017 des historiens Manuel Álvarez Tardío et Roberto Villa García, des fraudes localisées dans une élection considérée comme propre ont permis parfois la victoire du Front populaire et d’acquérir la majorité absolue. Cette étude a été critiqué pour sa méthode (faire de la droite conservatrice un front uni alors que ce n'était pas le cas) et de reprendre la thèse franquiste de l’illégitimité du gouvernement républicain de 1936 qui a été réactualisé par des auteurs comme Pío Moa. La gauche et l'extrême gauche disposaient, avec l'appoint de la formation catalane, de 278 sièges sur 473 aux Cortès, majorité confortable qui donnait à ses détenteurs l'impression trompeuse d'être maîtres du pays. En progrès, le PCE n'obtenait que 17 sièges, contre 99 au PSOE et 126 aux deux formations de la gauche « bourgeoise », gauche et droite républicaine. Il n'existait donc pas de « danger marxiste » imminent, en dépit des prises de position théoriques du PSOE en faveur de cette idéologie. Et, dans le pays, les anarchistes constituaient une force au moins égale à celle des socialistes. À droite (137 sièges), la CEDA restait la force principale avec 88 députés, et la Phalange de José Antonio Primo de Rivera, n'ayant recueilli que voix, n'obtenait pas un seul siège. Le Centre fut réduit à 56 députés partagés entre radicaux, progressistes, PNV, Lliga, centristes et divers centre. Dès le , Manuel Azaña, tenu à nouveau pour l'homme indispensable, forma le nouveau gouvernement. Cette fois encore, le PSOE, parti de la majorité arrivé en tête, ne participe pas au cabinet. En mai, Azaña, élu président de la République, en remplacement de Niceto Alcalá-Zamora (destitué par le Congrès des députés), propose à Indalecio Prieto la direction du gouvernement ; celui-ci accepte immédiatement, car il est convaincu qu'une alliance avec les républicains de gauche permettrait aux socialistes d'imposer une législation profitable aux travailleurs par le biais d'une économie planifiée, alors qu'une révolution sociale trop rapide ne produirait qu'une « socialisation de la misère », tout en précipitant l'étroite classe moyenne espagnole vers le fascisme. La dernière chance, à supposer qu'elle existât, d'éviter la guerre civile disparaissait du fait de la non-participation du PSOE au gouvernement. Manuel Azaña avait tiré, au moins pour une part, les leçons de son échec précédent : à peine en place, il prit un décret d'amnistie au bénéfice des condamnés de 1934, puis rétablit le statut de la Catalogne et donna un coup d'accélérateur à la réforme agraire. L'épilogue annoncé vers le coup d’État. Les liens qui ont pu exister entre le dévoiement du processus électoral en février et le déclenchement de l'insurrection nationaliste en juillet de la même année font débat entre les historiens. Pour les historiens Javier Cervera et Julián Casanova, il n'est pas possible d'établir une relation de cause à effet entre les conditions de la victoire électorale du Front populaire et le soulèvement des 17 et 18 juillet. Pour le professeur Luis Eugenio Togores, auteur d'une "Histoire de la guerre civile espagnole", il existe une certaine relation entre les irrégularités aux élections de février et le putsch du , bien que, selon lui, ce qui conduit au coup d'État de l'armée est la violence qui éclate après les élections. Alfonso Bullón, directeur des études historiques de la CEU, défend un point de vue proche : « le gouvernement [du Front populaire] était illégitime parce qu'il ne pouvait pas maintenir l'ordre ». Pour les historiens Pío Moa, Fernando Paz ou encore César Vidal, la fraude électorale a délégitimé le gouvernement du Front populaire et ouvert la voie à la guerre civile. Les troubles de ont poussé la nation au « printemps tragique dans lequel les limites de la légalité ont été rompues ». Entre les élections de février et le soulèvement de juillet, il existerait une relation de cause à effet, principalement en raison de la profonde signification du fait. Si des actes violents et frauduleux ont été perpétrés, c'est parce que de fait, il n'existait plus de règle de droit. La désagrégation du système politique de cette Espagne n'a laissé place qu'à des replâtrages ou à des solutions bâtardes. Rétablir l'autorité de l'État par une dictature militaire, essayer de créer, dans un cadre républicain, les conditions propres à l'établissement d'une démocratie parlementaire, ces solutions ne permettent pas de régler les problèmes de fond, ou ne les abordent que superficiellement. Ni le régime installé par Primo de Rivera, ni la République ne sont allés jusqu'au bout de leur logique. Le premier entend maintenir le pouvoir en place, mais sans briser totalement les résistances à sa domination ; la seconde entame seulement des réformes de structures, qu'elle n'a ni les moyens, ni sans doute le désir d'achever. La classe politique garde donc son pouvoir, et la contestation sociale, qui ne peut s'exprimer dans les institutions traditionnelles liées à un caciquisme toujours vivace, se traduit par la violence. Les dirigeants des syndicats et, des partis politiques sont souvent débordés par leurs troupes. L'État républicain, rejeté à la fois par les forces conservatrices, Église, armée, oligarchie, qui la jugent impuissant à maintenir l'unité de la Nation, et par, les forces populaires, qui ne voient en lui que le dernier avatar d'un État oppressif, doit faire face au terrorisme, aux affrontements armés, aux émeutes révolutionnaires. La révolution asturienne de 1934 et la répression qui y met fin sont des témoignages du recours à la contrainte comme seul moyen de faire triompher les revendications sociales, ou d'assurer l'ordre. Car le coup d'État de provoque l'effondrement de l'État républicain. Mais l'ampleur même du conflit et du mouvement révolutionnaire qu'il entraîne lui donnent des dimensions imprévisibles. L'Espagne devient le lieu d'affrontement des grandes puissances et le terrain de manœuvre des grandes armées européennes. La dictature militaire née de la guerre reste marquée pendant des années par ses alliances, même si elle ne participe pas directement à la conflagration mondiale. La guerre. Les conflits majeurs de l'Espagne du et du début du , la lutte autour de la Constitution, la montée de l'agitation ouvrière et de l'anticléricalisme, les guerres coloniales et régionalismes se sont renforcés durant cette République et sont à l'origine de la guerre civile. Elle commence les 17 et par un coup d'État militaire organisé par le général Mola avec pour chef désigné le général Sanjurjo. Franco n'a pas participé à sa préparation et ne s'y rallie qu'au dernier moment. Les putschistes ne veulent pas renverser la République, mais le gouvernement du Front populaire élu en . Le coup d'État échoue : les insurgés n'arrivent pas à dominer l'ensemble du territoire. Il provoque cependant l'effondrement du gouvernement de Madrid. Dès le , les organisations ouvrières armées des partis socialistes, communistes et des anarcho-syndicalistes (milices confédérales), ainsi que les autonomistes basques et catalans exercent la réalité du pouvoir et assument la défense du Front populaire. Dès lors commence réellement la guerre civile qui juxtapose un conflit militaire entre nationalistes et républicains et des conflits internes dans le camp républicain. Le Parti communiste, appuyé par les Soviétiques, combat autant les dissidents républicains (la CNT et le POUM) que les nationalistes. Principalement entre l'été 1936 et le printemps 1937, pendant que se développe la révolution sociale, commettent en zone républicaine des exactions désignées sous le nom de terreur rouge, face auxquelles le gouvernement apparaît initialement dépassé, avant de parvenir progressivement à rétablir un ordre relatif. Du côté des opérations de guerre, le débarquement républicain à Majorque du conduit à un échec militaire dès le : les nationalistes disposent ainsi au plus tôt d'une base de guerre précieuse en face de Barcelone. Dans le camp des nationalistes, Franco est élu le « chef du gouvernement de l'État espagnol » par une junte qui, cherchant un successeur à Sanjurjo, mort dans un accident d'avion dès le début du soulèvement, le choisit notamment parce qu'il n'est pas trop marqué par ses affinités avec l'un ou l'autre des clans nationalistes en présence. La mort accidentelle de Mola lui donnera ensuite une pleine autorité. Aidé par l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste, il parvient à opérer en la jonction des deux secteurs pris dès juillet par la rébellion, le Sud de l'Andalousie et une partie du Nord-Ouest, séparant ainsi le Pays basque du reste du territoire républicain. Échouant à prendre Madrid en 1936-1937, il conquiert le Pays basque en . La guerre se concentre ensuite sur l'Aragon et la Catalogne. Barcelone tombe le et Madrid le . Le , le Gouvernement français signe, à Burgos, les accords Bérard-Jordana, reconnaissant la légitimité de Franco sur l'Espagne, signant ainsi l'arrêt de mort de la Seconde République, et obtenant la neutralité espagnole en cas de guerre. La Seconde République espagnole se termine en fait le , date à laquelle les forces militaires du général Franco contrôlent l'ensemble du territoire espagnol. Mais d'un point de vue juridique, elle perdure jusqu'au , entrée en vigueur de la loi de succession du chef de l'État ("Ley de Sucesión en la Jefatura del Estado"). Cette loi définit en effet l'Espagne comme un royaume (article 1), dont le généralissime Franco est le chef de l'État (article 2) jusqu'à sa mort ou sa démission. De fait, ne sera roi et chef de l'État qu'à la mort de Franco (1975). Gouvernement en exil. Un Gouvernement de la République espagnole en exil a été formé au Mexique, puis après 1946 en France. En 1946, l'assemblée générale de l'ONU recommande à ses membres de ne pas admettre en son sein l'état espagnol au motif que le régime franquiste a été établi avec l'aide des forces de l'Axe. Le gouvernement républicain en exil perd beaucoup d'influence après l'admission de l'Espagne franquiste à l'ONU en . Il a été dissous en 1977 après les élections du . Les présidents de cette république en exil furent Diego Martínez Barrio (1940-1962), (1962-1970) et José Maldonado González (1970-1977). Les premiers ministres furent Juan Negrín (1939-1945), José Giral Pereira (1945-1947), Rodolfo Llopis Ferrándiz (1947), Álvaro de Albornoz y Liminiana (1947-1951), (1951-1960), Emilio Herrera Linares (1960-1962), Claudio Sánchez-Albornoz y Menduiña (1962-1971), (1971-1977). Présidents de la République. Gouvernements de la République (1931-1936). Seize gouvernements vont se succéder au cours des cinq ans de République espagnole. Voir la liste chronologique des gouvernements de la République de 1931 à 1936. Les symboles du nouveau régime. Treize jours après la proclamation de la République, le gouvernement provisoire promulgue par un décret, publié dans la "Gazeta de Madrid" du , l’adoption du drapeau national qui instaure la première distinction républicaine et dont la principale caractéristique est la couleur mauve de la révolution, le rouge et le jaune étant les couleurs d'Aragon. Cette république s'identifie aussi avec la triade de "Liberté, Égalité, Fraternité". Le choix de l'hymne de Riego fut fortement influencé par Manuel Azaña. Le futur président de la République voulait rendre hommage ainsi à tous les libéraux du . Cet hymne avait été officiel de 1820 à 1823, pendant le triennal libéral. Beaucoup des paroles de cette musique sont originaires de cette époque-là, jusqu'à une composition d'Antonio Machado. La version la plus rappelée est celle satirique que chantait Gabino Diego dans le film "Belle Époque" : Quelques secteurs de la gauche espagnole utilisent aujourd'hui encore les symboles de la république. Les drapeaux constitutionnels espagnols sont assez rares dans les meetings du PSOE, où les drapeaux républicains sont plus habituels. La "République des intellectuels" (1931-1936). Comme le "cartel des gauches" en France, la République est pour la péninsule l'acte de baptême de l'intellectuel en politique, dont elle souligne donc l'idéalisme. , prévoyait Ortega y Gasset en 1922. Peu après, Antonio Machado confirmait ce choix de la modernité, aux dépens du folklore et du passé, par ce credo : (). Pourtant, beaucoup, déçus par la violence des luttes politiques, finirent bientôt par se réfugier dans leur tour d'ivoire, loin de l'amertume de l'engagement. Ainsi le projet d'édifier une nouvelle société espagnole mourut-il, étouffé sous la violence des passions politiques. C'est donc indépendamment de la forme prise par l'État que s'épanouit un printemps pour la vie de l'esprit et des arts. Renouvellement pictural, avec le surréaliste Joan Miró (1893-1983) , Salvador Dalí (1904-1989) et Pablo Picasso (1881-1973). Épanouissement poétique, aussi, avec la génération de 1927 qui réconcilia avant-garde européenne et tradition formelle du Siècle d'or : Jorge Guillén et son verbe pur, Vicente Aleixandre, Pedro Salinas et l'intimité de son œuvre amoureuse, Luis Cernuda, Rafael Alberti et la virtuosité andalouse de ses premiers poèmes, Federico García Lorca (1898-1936) et son inspiration jaillissante qui puise aux sources de la tradition et de la Grenade gitane. La force de leur engagement politique conduit à insister sur ces deux derniers auteurs. Alberti fit de ses œuvres un combat révolutionnaire à partir de 1929 où il se tourna vers le PCE ; , il y récitait ses textes ; dramaturge, il fit de "Fermin Galán" la première pièce engagée du théâtre espagnol, l'hagiographie d'un martyr de la République. La défaite républicaine en 1939 le conduisit à s'exiler, comme l'ensemble de l'intelligentsia, qui se retrouva dispersée aux quatre coins du monde. De même, Federico García Lorca avait-il choisi de lutter pour la justice aux côtés ; il leur apporta l'enrichissement du théâtre grâce à la compagnie universitaire itinérante La Barraca. Son exécution à Grenade, sa patrie, par les troupes franquistes, symbolise le tragique déchirement fratricide de la guerre civile.
Comté de Fermanagh Le comté de Fermanagh () est un comté situé dans la province d'Ulster en Irlande. La capitale du comté est située à Enniskillen Géographie. Situation. Il est entouré par les comtés nord-irlandais de Tyrone au nord-est, et les comtés irlandais de Monaghan au sud-est, Cavan et Leitrim au sud-ouest et Donegal au nord-ouest. Fermanagh est le seul comté nord-irlandais à ne pas être au bord du Lough Neagh. Sa superficie est de pour une population d'environ . Le comté de Fermanagh est une région principalement rurale. Il est parcouru par le Lough Erne, long de et relié au fleuve Shannon par un canal. Le point culminant du comté se trouve au pic de Cuilcagh à d’altitude. L’élevage et le tourisme sont les deux activités principales du comté. La plus grande ville est Enniskillen. Son centre-ville, situé sur une île de l’Erne, abrite le domaine de Castle Coole et un château dont la construction a commencé au . Histoire. Le Fermanagh était le bastion du clan Maguire (irlandais: Mág Uidhir), rois de Fir Manach. Donn Óc Carrach Maguire († 1302) a été le premier des chefs vers 1282 de cette dynastie Maguire. Toutefois, à la suite de la confiscation des terres en 1607 du successeur de Sir Hugh Maguire (c'est-à-dire: Aodh mac Con Connacht Óig), Cu Chonnacht Óg mac Connacht Óig († 1609), le Fermanagh est divisé d'une manière similaire aux cinq autres comtés en déshérence entre colons tenanciers écossais et anglais et natifs irlandais. Le dernier membre de la famille Conchobhar Ruadh est dépossédé en 1625.
M2 Le terme M2, M-2, M.2 ou M02 est utilisé dans différents contextes pour désigner des objets différents :
Acide shikimique L'acide shikimique, plus connu sous sa forme anionique, les shikimates, est un intermédiaire biochimique important dans les plantes et les micro-organismes. Il est isolé pour la première fois en 1885 par le Néerlandais Johann Frederik Eijkmann à partir de la fleur "shikimi" (シキミ, "Illicium anisatum" ou badiane japonaise). L'acide shikimique est présent dans la plupart des organismes autotrophes, mais le rendement d'isolation est bas. L'acide shikimique extrait de l'anis étoilé chinois est à la base de la fabrication de l'oseltamivir ou Tamiflu, chimiothérapie antigrippale non-vaccinale. L'acide shikimique est le précurseur : Également, la synthèse du shikimate est inhibée par une molécule herbicide : le glyphosate (nom commercial : Roundup). Biosynthèse. Le phosphoénolpyruvate et l'érythrose-4-phosphate réagissent entre eux pour former le 3-désoxy-7-phospo--arabinoheptulosonate. Celui-ci est alors oxydé par le NAD+ pour former du 3-déshydroquinate. Le 3-déshydroquinate est déshydraté en 3-déhydroshikimate, lequel est réduit par le NADPH en shikimate. Il est aussi biosynthétisé via l'acide cinnamique.
Défense Alekhine La défense Alekhine est une ouverture du jeu d'échecs, nommée ainsi en hommage au joueur franco-russe Alexandre Alekhine, qui l'employa en 1921. Si le prestige d’Alekhine a rejailli sur cette défense, plusieurs maîtres ont étudié et pratiqué cette ouverture bien avant lui. De plus, Alekhine ne l’a pas jouée souvent. Cette ouverture fut longtemps considérée comme mauvaise pour les Noirs jusqu'à ce que Bobby Fischer l'employât deux fois avec succès lors de son match du championnat du monde de 1972 à Reykjavik (Islande), face à Boris Spassky. Il gagna une fois et fit nulle à l'autre partie. Elle est peu jouée en compétition de haut niveau car, si elle permet aux blancs d'avoir assez facilement une bonne position, les noirs ne peuvent espérer mieux que l'égalité. Néanmoins, les possibilités d'égalisation des Noirs sont réelles, même s'ils souffrent pendant la partie d'un désavantage d'espace qu'ils doivent supporter en attendant de pouvoir attaquer au moment qui sera propice. Idée générale. Les coups composant l'ouverture sont les suivants : 1. e4 Cf6. Ce coup des noirs invite les Blancs à avancer leurs pions pour les attaquer par la suite ou s'en servir afin de créer du contre-jeu. La philosophie de la défense Alekhine est d'inciter les Blancs à se créer un centre de pions avancés au détriment du développement. Les Noirs, en avance de développement, pourront alors attaquer le centre blanc vulnérable. Après 1. e4 Cf6, les Blancs poursuivent donc normalement par 2. e5. À l'inverse, défendre le pion e4 donne aux Noirs une partie assez simple : Variantes principales. Après "2. e5 Cd5", les Blancs peuvent poursuivre par l'une des quatre variantes suivantes : Le coup-clé pour les Noirs, comme on peut le voir dans ces variantes, est la poussée d6, qui attaque la pointe du centre blanc. La "variante des quatre pions" est une tentative aiguë d'écraser les Noirs sous un déluge de pions centraux. La "variante moderne" privilégie, elle, le jeu des pièces. Variante moderne. La variante moderne, (aussi appelée variante positionnelle) : 1. e4 Cf6 2. e5 Cd5 3. d4 d6 4. Cf3 (voir diagramme) est jugée donner un avantage léger aux Blancs. Il peut suivre : Et les variantes principales : Variante des quatre pions. 1. e4 Cf6 2. e5 Cd5 3. c4 Cb6 4. d4 d6 5.f4 (L'ordre "1. e4 Cf6 2. e5 Cd5 3. d4 d6 4. c4 Cb6 5.f4" est aussi possible) 5... dxe5 peut être joué, dans l'idée pour les Noirs de poursuivre par Ff5, Cc6, e6 sans permettre aux Blancs de jouer e5xd6.
Drumlin Un drumlin (de l'irlandais "druim" issu du celte "drum", « dos, crête », terme introduit dans un article de la revue du "Geological Society of Dublin" par le géologue en 1833) est une colline allongée constituée par les restes de la moraine de fond d'un ancien glacier. Ce relief en forme de dos de baleine se trouve généralement sur le fond des vallées glaciaires. Origines. Les drumlins seraient soit de petites moraines médianes déposées pendant une courte stagnation du glacier lors de son retrait de la vallée ou de sa progression, soit un dépôt morainique se trouvant dans une grande entaille dans la longueur du glacier, entaille formée par une rivière à la surface du glacier par exemple. L'hypothèse la plus probable est que ces reliefs s'élaborent sous un glacier en progression. Il s'agirait donc de formes en partie construites, la moraine ne faisant qu'enrober, vers l'aval, un noyau rocheux qui peut être un dépôt antérieur consolidé. Composition. Les drumlins sont constitués de dépôts glaciaires de même composition et organisation que les moraines. Il s'agit en fait d'un till qui enrobe un cœur rocheux. Toutes les transitions peuvent exister entre un drumlin dont le cœur rocheux est volumineux (rock drumlin, moins fréquent, sculpté dans le substratum rocheux et pouvant prendre la forme de crag and tail) et la couverture de till mince (rock and till drumlin composé d'un placage morainique couvrant un noyau du substratum) et un drumlin seulement composé de till (till drumlin). Morphologie. Le drumlin a l’aspect d’une crête rectiligne et allongée dont la longueur varie de plusieurs dizaines de mètres à plus de 4 kilomètres. Typiquement, sa longueur est de 100 à , sa largeur trois à quatre fois inférieure à sa longueur et sa hauteur de 6 à . Son long axe est parallèle au sens d’écoulement du glacier. Ses versants latéraux, plus raides que les versants antéro-postérieurs, peuvent atteindre 32°. Vu en plan, il a une forme ovale et allongée, avec une partie amont plus large et une partie aval plus effilée qui pointe dans la direction d’écoulement du glacier. Son profil longitudinal est généralement asymétrique avec une pente ascendante abrupte (jusqu'à 20°) en amont et une pente descendante plus douce en aval (de 1 à 10°). Cette bosse rocheuse peut avoir on non une queue alluviale. Enfin, sa morphologie est plus ou moins altérée par l'érosion. Champ de drumlins. On rencontre rarement un drumlin à l’état isolé. Ils se présentent le plus souvent en champs de drumlins qui constituent des essaims de collines elliptiques, au profil longitudinal aérodynamique, allongées selon la direction de l'écoulement de la glace. Localisation. Ces champs de drumlins sont localisés dans des régions planes ou légèrement déprimées. On ne les pensait présents que dans le nord de l'Eurasie (notamment en Irlande) et de l'Amérique, mais on en a aussi récemment identifié en Afrique australe dans le désert du Namib, datés de la fin du Paléozoïque (il y a environ 300 millions d'années. Un des plus grands champs de drumlins connus, dans l'ouest-central de l'État de New York, groupe sur une surface de . Le plus vaste de l'Allemagne alpine, l', compte sur .
CzechTek CzechTek était un festival de techno qui se tenait en République tchèque, tous les ans de 1994 à 2006 lors du dernier week-end de juillet. Après le festival de 2006, il a été interrompu pour des raisons juridiques. Histoire. À ses débuts, le CzechTek est organisé pour quelques dizaines ou quelques centaines de personnes, mais il prend récemment de l'ampleur et réunit des participants venus de toute l'Europe ( en 2003). Organisé sur une base libertaire (pas de propriétaire, pas de directeur, pas de ticket d'entrée mais une contribution libre aux frais du festival) ce festival non-commercial irrite les autorités pour lesquelles manquent un partenaire « concret » et une direction responsable vis-à-vis des lois en vigueur concernant l'organisation d'événements musicaux (hygiène, protection de l'environnement, protection de la propriété privée, droits d'auteurs, etc.). Dès 2004, le CzechTek est dispersé par la police ce qui provoque la colère des organisateurs et des participants qui trouvent exagérées les accusations de dommages créés à l'environnement et à l'ordre public. Dans son édition 2005, le CzechTek a été le théâtre d'une démonstration de force policière qui a fait 2 morts et plusieurs dizaines de blessés et qui aura coûté plus d'un million d'euros (31,4 millions CZK) au contribuable tchèque. Plus d'un millier de policiers des brigades spéciales anti-émeute tchèques sont intervenus à plusieurs reprises pour expulser les teufeurs du terrain loué pour l'occasion. Le premier ministre Jiří Paroubek a déclaré aux médias que s'il n'arrivait pas à faire expulser les teufeurs dans les 12 heures, il donnerait sa démission, ce qui semble, à ce jour, être le seul motif de cette action policière brutale (la République tchèque n'ayant pas de lois interdisant de tels rassemblements). Vaclav Klaus, le président de la République tchèque, a déclaré après avoir rencontré le ministre de l'Intérieur Frantisek Bublan « Je n'ai pas été le témoin d'une attaque de grande envergure contre notre pays, contre son ordre constitutionnel, qui aurait nécessité une telle intervention. » Plusieurs manifestations de protestation ont eu lieu à travers l'Europe, notamment devant le ministère de l'Intérieur à Prague, et devant l'Ambassade de Tchéquie en France les 6, 13 et .
Zones d'ombre
IPFilter IPFilter (ou IPF) est un module logiciel qui fournit des fonctions de pare-feu à de nombreux systèmes d'exploitation Unix, Linux ou BSD. Il peut être intégré au noyau Unix, ou être chargé dynamiquement comme module de celui-ci. Son auteur et mainteneur est Darren Reed. Systèmes d'exploitation. IPFilter est intégré à : Il était intégré dans les versions OpenBSD inférieures à 3.0, avant d'être remplacé par Packet Filter à cause d'un changement de licence (celui-ci étant lié à un conflit entre Reed et les développeurs OpenBSD). Systèmes d'exploitation sur lesquels "IPFilter" fonctionne :
VSH La fonction de hachage cryptographique VSH, pour "", est un algorithme dans le domaine du hachage. Il a été conçu par Arjen Lenstra, Scott Contini et Ron Steinfeld. Il n'est pas basé sur les méthodes classiques reprises des chiffrements de bloc (au travers des constructions de Davies-Meyer ou Miyaguchi-Preneel) mais utilise les problèmes du logarithme discret et de la factorisation. Il s'approche donc plus des concepts de la cryptographie asymétrique que ceux de la cryptographie symétrique. VSH fait toutefois appel au schéma classique et éprouvé de Merkle-Damgard pour traiter des messages de taille quelconque.
Arthur Cronquist Arthur John Cronquist, né le à San José en Californie et mort le à Provo dans l'Utah, est un botaniste américain, spécialiste des composées. Travaux botaniques. Il est connu pour avoir été le principal responsable de la classification de Cronquist, une classification classique des plantes à fleurs (Angiospermes), en 1968 et 1981, publiant "The Evolution and Classification of Flowering Plants" (1968, 1988) et le volumineux "An Integrated System of Classification of Flowering Plants" (1981). Le système de Cronquist est remis en question depuis 1998 par la nouvelle classification APG. Il reçoit, en 1986, la médaille linnéenne.
CRA CRA peut faire référence à : À l'étranger, cela peut faire référence à : Crâ est un dieu et une classe du jeu de rôle "Dofus".
Fouille clandestine On appelle fouille clandestine le fait de pratiquer une fouille archéologique sans autorisation de la puissance publique, dans les pays qui disposent d'une législation adaptée ou qui sont signataires des conventions internationales sur la protection du patrimoine archéologique. Législation française. Dans la législation française, effectuer une fouille archéologique nécessite d’avoir obtenu une autorisation de fouille délivrée par l’État, représenté par le Service régional de l’archéologie (Direction régionale des Affaires culturelles, Ministère de la Culture) ou, en mer, par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Dans le cas contraire, il s’agit d’une fouille clandestine, dont l’auteur est passible d’amende et de deux ans de prison s’il conserve le produit des fouilles sans le déclarer (code du patrimoine, article L.544). Cette notion est très large, puisqu’elle ne dépend pas de l’ampleur des travaux réalisés. Remuer un peu de terre avec le pied pour dégager un objet peut ainsi être considéré comme une fouille clandestine. Cette conception permet notamment de lutter contre les dégâts occasionnés par des amateurs malveillants en recherche de mobilier céramique, lithique ou métallique. Leur activité est préjudiciable à la bonne compréhension des sites archéologiques. L’usage de détecteur de métaux nécessite également une autorisation de l’État, « lorsque le but est la recherche d’objets métalliques pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie » (code du patrimoine, article L.542). La recherche visuelle de sites archéologiques, même sans faire de prélèvements, est également soumise à autorisation des services compétents du Ministère de la Culture. Une découverte fortuite, c’est-à-dire le fait de trouver un objet ou un site archéologique « par hasard », à l’occasion de travaux agricoles ou de jardinage par exemple, n’est pas considérée comme une fouille clandestine. La personne qui fait cette découverte fortuite doit la signaler au maire de la commune, ou auprès du Service régional de l’archéologie (DRAC, Ministère de la Culture), sans quoi elle est également passible d’amende.
Menotte Menotte peut être le nom de différentes choses :
Rayo Vallecano de Madrid Le Rayo Vallecano de Madrid est un club de football espagnol situé dans le quartier de Vallecas, à Madrid. Histoire. Le se fonde l'association sportive El Rayo. À partir de 1931 jusqu'en 1936, le club participe au championnat de Fédération ouvrière de football. Après deux relégations successives lors des saisons 2002-2003 et 2003-2004, le club remonte en Segunda A lors de la saison 2007-2008 puis en Primera División lors de la saison 2010-2011. Invité par l'UEFA, le club accède aux quarts de finale de la Coupe UEFA lors de la saison 2000-2001. En 2013, alors qu'ils finissent en championnat, place qualificative pour la Ligue Europa 2013-2014 à la suite de l'exclusion du Malaga FC, ils sont exclus eux aussi du championnat européen à cause de difficultés financières entrainant un retrait de la licence UEFA. Le 20 décembre 2015, le club enregistre une lourde défaite contre le Real de Madrid sur le score de 10 - 2. En , après deux saisons en D2, le club entraîné par Miguel Ángel Sánchez Muñoz remonte en D1. Le club redescend en D2 en avant de remonter à l'issue des Plays-offs, deux ans plus tard, malgré une 6ème place à l'issue de la saison. Dates clés : Identité du Club. Maillot. Le maillot du Rayo Vallecano est facilement reconnaissable grâce à sa bande rouge diagonale. Cette bande rouge a été inspirée par le club argentin de River Plate, dont les dirigeants du club étaient fan à la fin des années 40. En 1978, les deux équipes organisent même un match amical, remporté 1-0 par les Argentins. Supporters. Le principal groupe de supporters du Rayo se nomme "Bukaneros 92". Très impliqués quotidiennement dans la vie de leur quartier de Vallecas, ces supporters forment une réelle communauté dans un lieu qui a connu vague d'immigrations, pauvreté, et un passé ouvrier très fort. C'est donc logiquement que ce groupe s'inscrit politiquement sur la gauche de l'échiquier. Ils se revendiquent d'extrême-gauche et anti-fascistes. Ils leur arrive également d'organiser des actions humanitaires. Présents et très bruyants à tous les matchs du Rayo (domicile ou extérieur), ces supporters, sont connus partout en Espagne pour leur ferveur. Le groupe est également très impliqué dans la vie du club. Lorsque Paco Jémez entrainait l'équipe, une délégation de supporters venait dans les vestiaires au début de chaque saison afin de s'entretenir avec les joueurs et le staff. Ils leur expliquent ainsi quelles sont les attentes, sur quoi les joueurs seront jugés, mais ils leur font aussi bien comprendre que le club sera toujours plus grand qu'eux. Une anecdote prouvant cette importance et l'orientation politique du groupe: En 2017, le club se fait prêter Roman Zozulya pendant le mercato d'hiver. À cause de ses présumées relations avec l'extrême droite Russe, les supporters expriment leur mécontentement et s'opposent à son arrivée au club. Après plusieurs manifestations dans le quartier et devant le centre d'entrainement, le Rayo renvoie le joueur à Séville avant même qu'il ait jamais pu porter le maillot à bande rouge. Franchise affiliée. Le Vallecano dispose, entre 2015 et 2017, d'une équipe affiliée, le Rayo OKC, franchise américaine faisant ses débuts en 2016 dans la North American Soccer League, la deuxième division nord-américaine.
Martha Desrumeaux
Fédération des comités et syndicats de travailleurs d'Irak La (en anglais Federation of Workers' Councils and Unions in Iraq, FWCUI) est issue de la vague de grèves déclenchée dès l’entrée des troupes coalisées en Irak en 2003. Elle est forte de , dans l’industrie (coton, cuir, bois, agro-alimentaire, transports) aussi bien que dans les services publics (administration, santé, banques). Le Syndicat des chômeurs en Irak, qui lutte pour la création d’une allocation chômage, fait partie de cette fédération. Son président, Falah Alwan, a milité de façon clandestine sous le régime de Saddam Hussein dans le secteur du bâtiment. C'est également le cas de Qasim Hadi, qui dirige le Syndicat des chômeurs en Irak. La FCSOI est implantée dans l'ensemble de l'Irak, aussi bien au Kurdistan que dans le centre et le sud de l'Irak, et n'est pas liée à un mouvement religieux. Politiquement, elle est influencée par le Parti communiste-ouvrier d’Irak, et membre du Congrès des libertés en Irak. Contrairement à la Fédération irakienne des syndicats, son principal concurrent, elle ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle. En effet, le code du travail baasiste de 1987, qui interdit les syndicats dans le secteur public et en autorise un seul dans le privé, est toujours en vigueur. La FCSOI encourage la libre élection des délégués syndicaux et réclame une nouvelle législation du travail, en remplacement de la loi sur le travail de 1987. Elle demande le retrait des troupes d’occupation, de véritables droits sociaux, un système laïque et la pleine égalité hommes-femmes. Le , le Syndicat indépendant des services publics a annoncé qu'il rejoignait la FCSOI, après avoir quitté quelques jours plus tôt la Fédération démocratique des syndicats irakiens (FDSI). En raison de la grève observée en par les ouvriers de la société Cotton Industries, relevant du secteur public, Falah Alwan, qui est employé par cette société, a été muté dans un autre établissement. Cette brimade vient s'ajouter à l'interdiction faite par le ministère de l'industrie de toute négociation avec le FWCUI. À la date de 2012, une seule fédération syndicale jouit de la reconnaissance officielle du régime irakien : la Fédération générale des travailleurs irakiens ("the General Federation of Iraqi Workers", "GFIW"), créée en . La Fédération des conseils et syndicats ouvriers en Irak reste exclue de toute reconnaissance officielle. En , la FCSOI a publié un communiqué critiquant les puissances étrangères, dont les États-Unis, pour leur rôle dans la création des divisions sectaires qui ont contribué à l'essor d'ISIS. En , la Fédération des conseils et syndicats ouvriers en Irak ainsi que six autres fédérations ou syndicats ont décidé de former la Réunion des fédérations et syndicats irakiens ("the Iraqi Federations and Trade Unions Conference"). Un projet de loi sur les droits et libertés des syndicats (ou code du travail) a été rédigé, qui doit être proposé au corps législatif du pays.
Agriculture en Grèce antique L’agriculture est le fondement de la vie économique en Grèce antique. Par la mise en valeur intensive d'un terroir restreint, malgré un outillage et une terre généralement de qualité médiocre imposant le recours à l'assolement biennal, elle a permis d'assurer la subsistance d'une population importante, notamment à l'époque classique, en s'orientant essentiellement vers la production végétale. Cependant, si la « triade méditerranéenne » céréales - olivier - vigne y tient une place prépondérante, la production agricole est plus variée, grâce notamment à la culture de légumes et de légumineuses, ainsi qu'à l'élevage ovicaprin. L'agriculture tient une place maîtresse dans le circuit économique grec : elle occupe près de 80 % de la population (notamment servile) et contribue dans les mêmes proportions à la richesse produite. Elle est, du fait de l'équilibre précaire entre sa production et les besoins de la population, l'objet de l'attention permanente du pouvoir politique. D'où l'enjeu fondamental que constituent alors la propriété et l'exploitation de la terre, importance qui se traduit par une restriction de l'accès des non-citoyens aux activités agricoles. L'agriculture est par excellence le domaine d'activité du citoyen, et elle a donné naissance en Grèce à un idéal de vie et de mœurs qui perdure tout au long de l'Antiquité. Les produits de la terre. L'agriculture en Grèce antique est traditionnellement rattachée à la triade méditerranéenne céréales - vigne - olivier. Leur culture y est très ancienne, mais leur exploitation intense commença à des dates différentes : dès le Néolithique (6500-3500 av. J.-C.) pour la culture du blé, de l'orge et des légumineuses, sans doute au Bronze ancien (3500-2000 av. J.-C.) pour la vigne, et plutôt au Bronze moyen récent (2000-1100 av. J.-C.) pour l'olivier, le tout complété par la consommation de fruits. En tout cas, « dès le Néolithique, la gamme des espèces végétales présentes est celle que l'on retrouvera par la suite et qui comprend à la fois des espèces sauvages, qui continuent à faire l'objet d'une cueillette, et des espèces cultivées, qui sont soumises à de véritables pratiques agricoles ». De même, à partir du Néolithique, on voit des espèces domestiquées cohabiter avec les espèces sauvages, avec dès cette époque une prédominance des chèvres et des moutons, dont l'exploitation pour leur laine semble remonter au Bronze ancien, dans la mesure où l'on trouve dans le matériel archéologique des pesons et des fusaïoles datant de cette époque qui impliquent une activité de filage et de tissage. À toute époque, bœufs et porcs sont en position secondaire, sauf, pour les bovins, dans les Balkans, « en raison du climat tempéré qui favorise la formation de pâturages ». Contraintes du milieu. La Grèce présente des conditions naturelles relativement homogènes si l'on excepte les cités des côtes d'Asie mineure. Les montagnes représentent 80 % de l'espace, voire 90 % pour ce qui est des îles de mer Égée, mais dépassent rarement les d'altitude. Elles réduisent fortement l'espace disponible pour la culture et l'élevage et compartimentent l'espace de chaque cité, encourageant l'autarcie en matière agricole. Les terres sont rocailleuses, et donc de médiocre qualité. Seules quelques rares plaines peuvent être qualifiées de fertiles : celle de Messénie, la Mésogée, en Attique, aux féconds argiles rouges, les campagnes de Thria et d'Éleusis, la vallée du Céphise boétien, les terres noires argilo-calcaires de Thessalie, l'Argolide, la Mantinique, la vallée du Pamissos, les alluvions grasses de l'Eurobas étaient célèbres tout autant que la richesse de la Laconie, mais elles font figure d'exception à l'échelle de l'ensemble du monde grec. Le climat méditerranéen est caractérisé par deux grandes saisons : l'une sèche (les cours d'eau sont alors asséchés) et chaude, d'avril à septembre ; l'autre humide, marquée par des précipitations souvent violentes, apportées par les vents d'ouest, avec des températures douces, sans gel. Ce climat présente des variations. Ainsi les montagnes, connaissent des hivers rigoureux et enneigés. L'Attique, les Cyclades, le sud et l'est du Péloponnèse et la Crète sont des milieux plus arides que le reste de la Grèce. En outre, la variabilité annuelle peut être grande : les années de sécheresses interviennent régulièrement et entraînent immédiatement une baisse souvent spectaculaire des rendements agricoles, qui peuvent varier de 30 à 50 % selon les années. Céréales. Les céréales, fondement du régime alimentaire grec. L’agriculture grecque est fondée sur la culture des céréales, base de l’alimentation et marqueur de civilisation, voire d'humanité : Homère note à propos du cyclope Polyphème que « c'était un monstrueux géant : il ne ressemblait même pas à un homme mangeur de grain ( / ) ». Le terme générique / , traditionnellement traduit par « blé » en français, peut en fait désigner toutes sortes de céréales, et on préfère aujourd'hui utiliser le mot « grain » comme traduction. Le fait que le terme "sitos" ait également le sens de « repas » souligne la place centrale des céréales dans l'alimentation des Grecs (70 à 75 % de leurs besoins caloriques journaliers) : si certains compléments alimentaires pouvaient manquer de temps à autre, on ne pouvait se passer de grain. Cependant, dans de nombreuses cités égéennes, et notamment à Athènes, la production céréalière se révèle bien incapable de couvrir les besoins de la population. L’« étroitesse » de la terre ( / ) explique ainsi la colonisation grecque et l’importance qu’auront, à l’époque classique, les clérouquies d’Asie Mineure dans le contrôle du ravitaillement en blé. Concernant les espèces cultivées, si on n'est pas en mesure d'identifier précisément les variétés utilisées à celles d'aujourd'hui, on sait qu'il s'agit avant tout de l'orge () dans une moindre mesure du blé dur () ou du millet. Les botanistes grecs, notamment Théophraste, n'ont vu dans l'avoine qu'une mauvaise herbe et le seigle était inconnu avant l'époque romaine. Toutes ces céréales sont complémentaires, aussi en termes de culture que d'alimentation : aucune d'entre elles ne domine intégralement un espace du monde grec. Les Grecs, « mangeurs d'orge ». L’orge apparaît comme la grande céréale du monde grec. Si les Anciens sont bien conscients du meilleur apport nutritionnel du blé (dans un même volume, le pain de froment est le plus calorique), l'orge est nettement plus cultivée car moins exigeante et d'un meilleur rendement. De fait, 90 % des terres céréalières lui sont consacrées, et elle constitue l'alimentation de base des Grecs, qui la consomment sous forme de galette non cuite, la "maza", ou de bouillie, comme en témoignent, au , les pièces d'Aristophane. Certes, la consommation de froment s'est développée au à Athènes, mais elle est demeurée marginale et n'a pas eu de conséquence économique majeure : si les Athéniens des comédies d'Aristophane se moquent des Spartiates en les appelant « mangeurs d'orge », le qualificatif est étendu à l'ensemble des Grecs par les Romains. Plus adaptée au caractère sec du climat égéen (200 à de pluies annuelles lui suffisent) et à la médiocre qualité des terres, grâce à des racines pénétrant plus profondément dans le sol, l'orge offre un rendement plus élevé que le blé. Par ailleurs, son cycle végétatif court (130 à 150 jours) permet de la récolter tôt, dès avril, et d'éviter ainsi la menace d'une sécheresse prématurée. L'espèce la plus répandue est une orge vêtue, à six rangs. Blé. Si l'orge est cultivée partout, il n'en est pas de même du blé. Ce dernier ne craint certes pas les températures froides de l'hiver ; mieux, elles permettent une meilleure croissance des tiges (tallage) qui porteront les épis au printemps. Mais, outre un cycle végétatif plus long que celui de l'orge, le blé a l'inconvénient de réclamer des terres riches en azote et en phosphore, et de nécessiter une plus grande humidité (notamment des pluies abondantes en début et en fin de saison), de l'ordre de de pluie, même si on peut obtenir une médiocre récolte avec des précipitations de l'ordre de 300-400 millimètres. Dans une proportion allant d'un quart à un tiers, une plantation de froment en Attique était vouée à l'échec. Aussi sa production est-elle réservée aux meilleures terres : au contraire de l'orge, on précise en général l'origine géographique du blé consommé, ce qui souligne la spécialisation de certains terroirs dans cette production (blé du Pont, de Thrace, de Libye, d'Égypte ou de Sicile). La consommation de pain de froment, plus facile à digérer, eut tendance à se développer dans les cités grecques à l'époque classique et hellénistique, notamment dans les couches moyennes et supérieures de la population. Cependant, la place de l'orge resta importante . Les blés grecs ou siciliens appartenaient à des espèces assez diverses. La plus répandue était la "durelle", espèce d'automne, à l'épi barbu et allongé, de teinte rougeâtre : les campagnes de Métaponte, de Syracuse et de Ségeste en produisaient. Le blé "poulard", représenté sur une obole d'Orchomène de Béotie, présentait un épi volumineux, un grain renflé. À la haute époque, les Grecs connaissaient les blés vêtus (engrain et amidonnier) qui avaient, à l'époque classique, beaucoup reculé en Grèce même devant l'orge et le blé nu, « une variété de froment évolué où le grain se séparait facilement de la balle, dès le dépiquage ». Millet. Le millet est considéré par les Grecs comme une céréale barbare : il est en effet cultivé essentiellement en Thrace, en Bithynie et sur les rives de la mer Noire. On en trouve cependant dans les inventaires des Hermocopides et il semble cultivé en Laconie. Consommé le plus souvent sous forme de grain bouilli, il se distingue par sa capacité à croître rapidement sur des sols encore plus secs que ceux adaptés à l'orge. Néanmoins, son faible apport calorifique ne le rendait rentable que dans les zones les plus arides, ou lorsque la récolte d'orge avait échoué (c'est alors, « la céréale de la dernière chance »), en période estivale, au contraire de l'orge et du blé. En effet, pour ces derniers, le climat estival égéen interdisait les semailles de printemps : pour permettre aux céréales (hors millet) de se développer, il fallait les semer à l'automne et les récolter au printemps (céréales d'hiver), ce qui interdisait les céréales de printemps du type avoine ou seigle. Vigne. Un élément essentiel de la culture grecque. La culture de la vigne est en Grèce à la fois très ancienne (dans "l'Odyssée" le poète mentionne une vigne dans les jardins d'Alcinoos) et universellement présente dans la mesure où les conditions naturelles locales le permettent. Les vignes attiques de Diacrie, de Corinthie, de même que les crus des îles et des rivages de la mer Égée étaient réputés. La culture de la vigne est exigeante en main-d'œuvre, et nécessite de ce fait « de fortes densités de population, une population instruite et dynamique : c'est une culture peuplante et civilisatrice ». Dans tous les milieux sociaux, la consommation de vin est quotidienne : « comme dans les sociétés méditerranéennes traditionnelles jusqu'à une époque récente, il semble que la consommation journalière moyenne d'un homme adulte ait tourné entre 0,5 et 1 litre par jour ». Le vin constitue un complément alimentaire essentiel (source de vitamine et de calories : alcool et sucres rapides). Une partie, mineure le plus souvent, de la production de la vigne n'est pas destinée à être consommée sous forme de vin, mais en tant que raisin de table ou de raisin sec (le raisin de Corinthe est dès cette époque renommé). En outre, les Grecs produisaient du vinaigre, utilisé pour la conservation des aliments. Pratiques culturales. Si les conditions et les traditions locales imposent parfois de laisser la vigne se développer à même le sol – dans les îles venteuses des Cyclades par exemple – ou dans les arbres (courant de l'un à l'autre et soutenue par des perches transversales), elle est le plus souvent cultivée sur échalas, notamment pour les vins de qualité : dans "l'Iliade", le bouclier d'Achille représente une scène de vendanges où les vignes courent sur des échalas ; on trouve de telles représentations sur de nombreux vases attiques ; en 415 av. J.-C., l'inventaire des Hermocopides associe dans les mêmes lots vignes, pressoirs et échalas. Les rangs de vignes étaient plantés en lignes régulières, comme le recommande Théophraste (voir les baux d'Amorgós au ou de Mylasa au ). Les vignobles les moins prestigieux pouvaient cependant être plantés en désordre (plantation en « foule »). Les baux d"'Amos", dans la pérée de Rhodes à la fin du , sont plutôt directifs, même si les usages varient selon que l'on est en terre de plaine ou rocailleuse : les pieds de vigne sont installés dans des trous de de profondeur creusés tous les , pour une densité de à ceps à l'hectare. Les cultures associées sont fréquentes : la cohabitation sur la même parcelle de vignes d'une part, de figuiers ou d'oliviers d'autre part n'est pas rare, de même que les cultures, entre les rangs, de céréales ou de légumineuses, comme à Rhamnonte. La culture se fait en général en plaine, en terrain bien drainé et exposé, avec des cépages qui ont disparu aujourd'hui, mais dont la qualité était variable : leur productivité était inversement proportionnelle à la qualité du vin produit. Les cépages de qualité, souvent plantés sur les terres plus rocailleuses des coteaux, fournissaient un vin plus fin, même si leur rendement était plus faible qu'en plaine. L’abondante main-d'œuvre nécessaire à la culture de la vigne est sollicitée, outre pour toute une série de travaux d'entretien (taille, piochage, épamprage, amendement) tout au long de l'année, pour les vendanges, en septembre/octobre et le foulage des récoltes. Les grappes sont prélevées, à l'aide d'une serpette de fer, au fur et à mesure de leur maturité, comme le préconise Ischomaque dans l’"Économique" de Xénophon : , et placées dans de grands paniers d'osier tels qu'on en voit sur de nombreux vases attiques. Les vendanges sont plus tardives pour les crus de qualité (vins de Thasos, Chios ou Lesbos par exemple), dans la mesure où l'on utilise, pour garantir la qualité de ces derniers, du raisin très mûr. On veille même à laisser les grappes au soleil pendant plusieurs jours après la coupe, de manière à augmenter le taux de sucre (passerillage). Une fois le foulage effectué dans des baquets en bois ou en céramique, on le complétait par un pressurage plus ou moins élaboré : on pouvait par exemple placer sur le marc qui restait des planches sur lesquelles on entassait des pierres. Les pressoirs à torsion étaient plus efficaces : enfermé dans un sac cylindrique aux extrémités duquel on plaçait des bâtons que l'on tournait en sens contraires, le marc rendait l'essentiel du jus qui lui restait. « Si l'on n'a plus d'attestation de ce procédé primitif à l'époque gréco-romaine, il est hautement vraisemblable que les petits producteurs possédant un simple fouloir ont continué à l'employer très tard dans tout le bassin méditerranéen ». Mais les plus gros producteurs, soucieux d'une plus grande productivité, utilisaient dès le des pressoirs plus complexes et plus puissants, équivalents à ceux employés pour fabriquer l'huile d'olive. Le moût recueilli est versé dans des grandes jarres souvent enterrées ("pithoi") pour garantir une température constante et équilibrée favorable à une fermentation lente et progressive susceptible de développer les arômes. Au fur et à mesure de la fermentation, pendant un peu plus d'un mois, on recueille les débris qui surnagent à l'embouchure de la jarre, puis on la ferme jusqu'en février, au moment des Anthestéries à Athènes. Le vin nouveau est alors transvasé dans des amphores bouchées avec soin, où les meilleurs crus patientent quelques années avant d'être consommés. Il est difficile de connaître avec précision le type de vin élaboré. L’étude des représentations les plus anciennes montre qu'en recueillant immédiatement le jus, après foulage ou pressurage, il n'était possible que d'obtenir des vins de couleur claire car la fermentation est alors réalisée en l'absence de cuvaison. Cependant ce type de vinification ne devait pas être exclusif. Au , le médecin romain Claude Galien distingue une gamme de six expressions en relation avec leur influence sur la santé : vin blanc ("leucos") léger et sans force, par opposition au vin noir ("melas") capiteux et puissant, à côté du "vin jaune", du "rouge sang vermeil", du "jaune feu" et du "Rosé ou gris". Une culture capitalistique. Le fait que la vigne constitue un capital demandant beaucoup de soin explique sans doute le caractère très directif des baux de parcelles plantés de vigne : ainsi, dans le dème d'Aixonè à Athènes, un contrat de quarante ans prévoit qu'un vigneron vienne contrôler, au cours des cinq dernières années du bail, si les pieds ont été correctement entretenus par le locataire, et dans le cas contraire, rétablisse la situation de la parcelle pour qu'elle puisse être transmise dans de bonnes conditions à un autre locataire au terme du bail. Le fait que les vignes soient le plus souvent plantées à proximité de la ville ou de la ferme, et entourées de murs les mettant à l'abri du vol ou des dégradations par les animaux sauvages ou le bétail (notamment les chèvres), souligne le capital que représente cette culture en Grèce antique, ce qui s'explique aisément par les sommes et les terres qui y sont immobilisées pendant plusieurs années, de la plantation aux premières récoltes. En contrepartie, la profitabilité de cette culture était bien supérieure à celle des céréales. La vigne constitue de fait la culture spéculative par excellence, celle qui permettra à l'agriculteur de disposer, en plus de ses cultures vivrières, du numéraire propre à entretenir l"'oikos" (), en vendant son vin sur le marché local. Cela explique la hantise, chez les producteurs, d'une perte de la récolte par maladie (même si les maladies qui frappent la vigne aujourd'hui, mildiou ou oïdium, ne s'étaient pas développées à l'époque), ou à la suite d'évènements météorologiques catastrophiques (gel, grêle). De même, on cherchait à limiter, par l'enterrement des jarres, les risques liés, lors de la vinification, à une montée trop rapide en température qui limiterait le développement des arômes. L'utilisation de grains surmûris permettaient en outre d'atteindre un degré alcoolique élevé, gage de meilleure conservation mais qui nécessitait de ce fait de couper le vin d'eau. L'essentiel de la production viticole était destinée à des circuits de commercialisation courts, le plus souvent dans le cadre de la cité : on vise avant tout le marché urbain le plus proche, pour économiser sur les coûts de transport et écouler ainsi au meilleur prix un vin qui était souvent médiocre au goût (le poète comique Alexis évoque par exemple la torture du vin de Corinthe). Cependant, certains terroirs se spécialisèrent dans la production de vins de plus grande qualité exportés à l'échelle du monde grec tout entier. La valeur différente de ces deux types de production viticole se retrouve dans les sommes à débourser pour se les offrir : à l'époque de Socrate, le vin courant se vend 8 drachmes le métrète, quand le vin de Chios se vend 100 drachmes le métrète. À cette époque (), outre le vin de Chios et celui de Lesbos sur la côte d'Asie Mineure, les crus les plus recherchés sont situés au nord de l'Égée : Maronée, Thasos, Mendè, etc. À l'époque hellénistique, dans un contexte de développement de ce trafic, les vins dominants sont plutôt ceux de Rhodes, Cnide, Cos, ces deux derniers étant le plus souvent « salés » ( / ) par adjonction d'eau de mer pour faciliter leur conservation. Olivier. L'olivier, fondement de la civilisation grecque. Olivier et oléastre. L'olivier constitue le troisième pilier de l'alimentation et de l'agriculture grecque, en fournissant une huile aux usages variés : alimentation, éclairage, onctions après le bain ou au gymnase, et religieuse, parfumerie, pharmacie, etc. L'huile d'olive constituait pour les Grecs un apport essentiel de lipides dans une société où la consommation de viande et de produits laitiers était faible. On distingue l'olivier cultivé, arbre qui peut s'élever jusqu'à dix mètres, de l'oléastre, arbuste épineux sauvage dont les petites olives ne fournissent que peu d'huile (utilisée cependant dans l'élaboration de parfums ou de médicaments) et dont l'exploitation n'est qu'anecdotique à l'époque classique. Les Grecs distinguaient deux types d'oliviers cultivés, ceux dont la récolte de petites olives ovales très grasses était destinée à la production d'huile, et ceux qui produisent des olives de table, grosses et charnues. En effet, l'olive était également consommée telle quelle, confite en vert ou en noir comme de nos jours : au , dans "L'Assemblée des femmes", Aristophane évoque au vers 309 le « bon vieux temps » où « chacun venait, apportant de quoi boire dans une gourde, avec un quignon de pain sec, deux oignons et trois ou quatre olives ». Une culture caractéristique de la Grèce. Si l'olivier peut être considéré comme l'arbre grec par excellence (« un arbre que n'a jamais produit l'Asie » dit Sophocle), il n'est pas adapté à l'ensemble du monde égéen, puisqu'il ne supporte ni les vents trop violents, ni une humidité persistante. Surtout, si sa floraison nécessite une saison froide, il ne supporte pas les températures inférieures à , ce qui lui interdit les altitudes trop élevées : suivant les conditions locales, sa limite se situe entre 600 et , voire dans certains cas. En revanche, il s'est étendu à des terroirs favorables extérieurs à la Grèce au fur et à mesure de la colonisation grecque du bassin méditerranéen : « ainsi, les amphores à huile étrusques, témoins d'une production locale, remplacent en Italie les amphores grecques importées dans la première moitié du . ». La terre grecque, alcaline, est particulièrement adaptée à la croissance de l’olivier. La teneur variable d'azote au cours de l'année qui la caractérise ne lui pose pas davantage de difficultés que la pauvreté des sols ou la faible pluviométrie ( de pluie par an peuvent lui suffire) : si le terrain, par une bonne préparation (notamment un labour profond avant plantation), permet le développement de son système racinaire, l'olivier calibrera ce dernier à la profondeur des réserves d'eau. Cette grande capacité d'adaptation permettait de faire croître l'olivier « dans des zones pierreuses, où aucune autre production n'aurait pu être réalisée », même si de telles implantations étaient évidemment moins productives que dans une terre davantage arrosée, riche et bien drainée. Cependant, l'olivier ne pouvait être planté partout. On veillait notamment à éviter les implantations de fond de vallée, dans la mesure où une trop grande humidité lui est nuisible. Une culture de paysan libre. L'insistance des baux de location de terre à prévoir l'entretien et le renouvellement des plantations d'olivier, s'explique par le fait que planter des oliviers est une entreprise de longue haleine, qui immobilise le capital pendant une période conséquente : la lenteur de sa maturation fait que l'arbre met plus de vingt ans à donner des fruits et n'atteint sa pleine maturité qu'au bout de quarante ans. En outre, les aménagements opérés pour cultiver l'olivier sont souvent assez importants. En effet, l'olivier apprécie les collines, ce qui encourage d'autant plus à l'y installer que les terres basses sont prioritairement consacrées à la production de céréales. Mais ces collines, pentues et souvent dénudées, nécessitent, pour accueillir l'olivier, la construction de terrasses à même de permettre le développement de l'arbre (notamment en recueillant les eaux pluviales) : épierrage, élévation d'un mur de soutènement, apport de la terre végétale nécessaire. « Ces travaux, forts longs et coûteux, ne pouvaient être réalisés que par des paysans libres ne comptant ni leur temps, ni leur peine pour agrandir leur domaine sur des terres ingrates et pentues, dégager des profits, certes aléatoires, mais s'ajoutant à ceux plus réguliers des céréales et transmettre cet héritage précieux à leur descendance ». Pratiques culturales. Plantation de l'olivier. On distingue principalement trois modes de développement de l'olivier : le bouturage, la greffe et le recépage. On peut renouveler un arbre ancien en favorisant la croissance d'un rejet de ses racines (une fois suffisamment développé, on abat l'ancien arbre) mais le plus souvent, la reproduction de l'olivier passe par le bouturage, c'est-à-dire la plantation d'une branche ou d'un rejet détaché du tronc, après avoir colmaté ses plaies à l'argile (plantation par souchet). La plantation se fait dans des fosses profondes de près d'un mètre, pour permettre aux racines de se développer. On peut également pratiquer la greffe d'un rameau d'olivier sur un oléastre, comme le signale Théophraste, et c'est sans doute ainsi que la culture de l'olivier s'est développée à l'âge du bronze, époque où l'oléastre dominait. De fait, l'oléastre se développe bien plus facilement et rapidement à partir de son noyau que l'olivier cultivé, et une telle pratique permettait de gagner un temps précieux, vu le caractère très aléatoire de la plantation des noyaux d'oliviers cultivés. Quand l'arbre est trop vieux ou gelé, on le coupe pour pratiquer le recépage à partir des jeunes pousses (gourmands) issues de la souche, ce qui assure une production maximale en deux fois moins de temps que lors d'une plantation simple : c'est ce qui a permis aux producteurs d'huile d'Attique de retrouver leur production d'avant les destructions de la guerre du Peloponnèse en vingt ans au lieu de quarante. Ce recépage est prévu dès le début du bail du dème d'Aixonè : les arbres existants doivent être abattus et leurs excroissances entretenues, de manière qu'à l'issue du bail, quarante ans plus tard, le propriétaire dispose d'arbre en pleine maturité, dont la production aura été exploitée par le locataire pendant une à deux décennies. Implantation de l'olivier et organisation des cultures. L'olivier peut être isolé, mais, le plus souvent, il est planté en rangs, en bordure de parcelle ou en olivette. Ainsi, ils étaient couramment utilisés pour borner les champs, comme l'indique la réglementation de Solon qui imposait de ne pas les planter à moins de neuf pieds de la limite de propriété. En oliveraies, les files d'oliviers étaient plus ou moins espacées en fonction de la richesse du sol, de la pluviométrie et, dans une moindre mesure, des cultures intercalaires qui y étaient souvent implantées. Les Grecs pratiquaient en effet, la "coltura promiscua", c'est-à-dire la plantation de céréales entre les rangs de vignes ou d'oliviers, du fait d'une part du faible espace cultivable disponible et d'autre part des atouts que représentaient la pratique d'une telle polyculture, à la fois pour répartir les risques et pour assurer l'entretien quotidien de l"'oikos". Croissance, taille et entretien de l'olivier. Les premières années sont déterminantes dans la réussite de la plantation, c'est pourquoi on prête beaucoup d'attention à l'arroser régulièrement et à le protéger du vent, comme Homère l'évoque dans l'Iliade (XVII, 53-58) : « On voit parfois un homme nourrir un plan d'olivier magnifique, en un lieu solitaire, un beau plan plein de sève, arrosé d'une eau abondante, vibrant à tous les vents qu'ils soufflent d'ici ou de là et tout couvert de blanches fleurs. Mais un vent vient soudain en puissante rafale qui l'arrache à la terre où plonge sa racine et l'étend sur le sol. » Le jeune plant d'olivier est également régulièrement butté et sarclé au printemps et enrichi de fumier ou de marc d'olives à l'automne ; de nombreux baux insistent sur la nécessité d'entretenir la cuvette qui lui permettra de recueillir les eaux de pluie. Une fois l'arbre devenu adulte ce type d'entretien n'est plus assuré que par les plus soigneux. De même, on compte sur le labour des plantations intercalaires pour faciliter la croissance de l'arbre, sans, le plus souvent, le soutenir d'une façon spécifique. De fait, comparativement à la vigne, peu de soins sont dispensés à l'olivier, même si cette pratique est souvent combattue par les agronomes antiques. La taille, à la fin de l'hiver et au début du printemps, n'était pas systématique : même s'ils supprimaient les rejetons, les Anciens ignoraient la taille de formation, (qui permet de « conduire » l'arbre et lui assurer une large frondaison) comme le montrent les arbres très hauts de l'iconographie de l'époque ; de même, ils ne pratiquaient la taille de fructification, qui doit être annuelle pour assurer une production régulière, que tous les huit ans, une fois le bois devenu dur et non productif, si l'on en croit Columelle (V, 9, 16). De ce fait, « l'arbre non taillé ayant tendance à donner plus de fruit qu'il n'en peut alimenter », il ne produisait que deux années sur trois, voire une année sur deux. Ce caractère aléatoire de la production s'explique également par les accidents climatiques (déficits de précipitations, grêle), par les attaques de parasites (mouches, teignes, cochenilles) par la pauvreté des sols, du fait du manque de soins ou des blessures éventuellement infligées à l'arbre lors de la récolte, notamment lorsque l'on utilise la technique du gaulage. Il a pour conséquence que des régions exportatrices peuvent se retrouver certaines années en incapacité d'assurer leur propre consommation : ainsi en Attique on dispose d'une inscription du honorant « un généreux commerçant qui, ayant dans son bateau litres d'huile destinée au Pont, accepta de les vendre à perte dans sa patrie ». Récolte des olives. Une récolte étalée dans le temps. L'olivier a l'avantage d'un calendrier agricole qui se combine bien avec celui des autres cultures, puisque l'essentiel de la récolte se fait en automne : cueillette des olives mûres de fin octobre à fin décembre voire fin janvier dans certaines régions, détritage et pressage pendant l'hiver. Les olives vertes sont ramassées dès septembre. Cet étalement dans le temps, renforcé par les maturations décalées pour chaque arbre en fonction de son orientation ou de son âge, compensait la forte mobilisation nécessaire de la main-d'œuvre et permettait à l'agriculteur de récolter seul, aidé de ses esclaves et des membres de sa famille, sans recourir à une main-d'œuvre supplémentaire. Cette dernière n'était nécessaire que dans les grandes exploitations destinant leur production à un circuit commercial : Aristophane (Les Guêpes, 712) évoque l'existence de travailleurs salariés pour récolter les olives dans ces grandes exploitations de plusieurs centaines d'arbres. Une main-d'œuvre extérieure devait également être mobilisée quand les meules et les broyeurs étaient d'usage collectif, afin d'éviter tout engorgement des installations. Mais ce type d'infrastructure ne s'est probablement développée qu'à partir de l'époque hellénistique : auparavant, la production d'huile se limitait la plupart du temps au cadre de l"'oikos". Dans tous les cas, on doit attendre la période optimale pour pratiquer la cueillette, celle où la proportion de lipides dans le fruit cesse de progresser au détriment de l'eau pour atteindre son maximum (58 %) ; Théophraste le soulignait dès le : au-delà de cette période, le plus souvent située entre un mois avant et un mois après le passage au noir, l'olive, même si elle peut encore grossir, ne contient pas davantage d'huile et commence même à rancir. Techniques de récolte. La récolte pouvait se faire de quatre manières différentes : ramassage, cueillette, secouage, gaulage. La récolte pouvait constituer, au moins en première partie de saison, dans le ramassage, le plus souvent par les femmes, des olives tombées naturellement au sol du fait du vent ou de pluies violentes. « Signe que, pour des raisons d'économie, on l'employait souvent », la méthode est dénoncée par les agronomes antiques, qui recommandent au contraire la longue et coûteuse cueillette à la main (y compris en grimpant dans les arbres), seule méthode à même à leurs yeux de ne pas abîmer les olives comme l'arbre qui les porte. Autre possibilité, le secouage des branches de l'arbre pour en faire tomber les fruits. Mais la méthode la plus utilisée, notamment du fait de la haute taille des oliviers grecs antiques, est le gaulage, tel qu'on le voit pratiqué sur l'amphore d'Antiménès. C'est un procédé très ancien qui consiste à frapper les branches de l'arbre, de l'intérieur vers l'extérieur pour limiter les atteintes aux rameaux qui peuvent compromettre la production de l'année suivante et accentuer ainsi la bisannualité des récoltes. Les olives tombées au sol ou sur des linges sont recueillies dans des paniers après qu'on les a séparées des feuilles et brindilles qui les accompagnent, en les « ventant ». Le plus souvent, on ne peut se contenter de rester au sol et on doit monter dans l'arbre pour gauler les plus hautes branches, comme le montre l'amphore d'Antiménès. Extraction de l'huile. Macération. Une fois récoltées, les olives macéraient dans des paniers en osier ou dans des bacs maçonnés, ce qui rendait l'huile plus âcre mais avait l'avantage de faire perdre aux olives l'essentiel de leur eau (margines) et, par un début de processus de fermentation, de fluidifier l'huile contenue dans les cellules et d'attendrir la peau des olives, facilitant ainsi leur pressurage. On ajoutait du sel pour éviter les moisissures et on les foulait légèrement, au bâton ou au pied, pour dégager une couche huileuse à même de protéger le tas. Détritage. Après une dizaine de jours de macération, les olives étaient broyées, à l'aide d'un gros galet sur une pierre creuse chez les plus petits paysans, ou en piétinant les olives avec des sabots de bois ("kroupezai"). À partir du , les grandes exploitations utilisèrent plutôt le "trapetum", un moulin à meules hémisphériques dont le plus ancien exemplaire a été retrouvé à Olynthe. Ces moulins-broyeurs, qui permettaient le traitement d'un nombre de fruits sensiblement supérieur, se diffusèrent à l'époque hellénistique dans tout le bassin méditerranéen, sans toutefois faire disparaître les procédés plus primitifs dans les plus petites exploitations. Ils consistent à écraser les fruits entre les orbes semi-cylindriques actionnées par la force humaine ou animale et la paroi de la cuve ("mortarium"). « Le rendement de l'appareil est alors essentiellement conditionné par le bon ajustement des meules : si l'écartement est trop faible, elles se bloquent, s'il est trop important, le système est inefficace ». Pression. La pâte d'olive obtenue devait ensuite être pressée, pour en tirer l'huile. À l'instar du vin (même si, du fait de la forte adhérence de l'huile à la chair des olives, on estime que la pression à même de les séparer est dix fois supérieure à celle nécessaire pour que le raisin rende son jus) les premières presses utilisées furent des presses à torsion : on plaçait les olives broyées « dans un tissu solide que l'on tordait à l'aide de bâtons passés dans des ais ». C'est le spectacle auquel assiste Ulysse chez les Phéaciens : « des tissus en travail, l'huile en gouttant s'écoule ». Ce procédé continua à être utilisé dans les petites structures productives, parallèlement à des techniques plus sophistiquées, comme le pressoir à levier. Les premiers exemples de ce type de pressoir remontent à l'âge du bronze, mais ils se multiplient réellement à partir de l'époque classique. Ils sont constitués d'un tronc d'arbre fixé d'un côté dans un mur et manœuvré de l'autre pour écraser sous son poids, lentement et régulièrement, les olives placées dans des scourtins, paniers de sparterie à travers lesquels l'huile s'écoulait et qu'il fallait régulièrement et soigneusement laver pour qu'ils ne donnent pas un mauvais goût à l'huile produite. La pression était assurée par un système de contrepoids (sac de pierre), de treuil ou de vis, l'émergence de l'un ne faisant pas disparaître l'autre : le choix du procédé était fonction des besoins et des possibilités des utilisateurs. Décantation. Pressée, la pâte d'olives rendait un mélange d'huile et d'eau qui se déversait de la table de pression dans des vases en terre cuite ou des cuves en pierre de taille où, après décantation, l'huile, plus légère, surnageait et pouvait être recueillie. Cette première pression à froid donnait une huile de qualité qui était utilisée pour la parfumerie, la pharmacie et l'alimentation. L'huile produite lors des deux pressions suivantes, stimulées par l'adjonction d'eau bouillante, était réservée à l'éclairage et au graissage. L’huile était conservée dans des vases en terre cuite pour servir tout au long de l’année. Légumes et fruits. Ces ressources de base sont complétées par des cultures maraîchères (chou, oignon, ail) et légumineuses (lentilles, pois chiches, fèves, vesces). Il faut y ajouter les herbes (sauge, menthe, thym, sarriette, origan, etc.) et les plantes oléagineuses comme le lin, le sésame et le pavot. Si l'importance de la consommation et de la production de ces légumes a longtemps été négligée par les historiens, c'est du fait de leur piètre visibilité dans nos sources : de fait, le caractère très périssable des légumes interdisait (au contraire des céréales, de l'huile d'olive ou du vin) les transports sur longue distance, et les cantonnait donc au marché local. Le plus souvent, la production se faisait dans un cadre familial, en zone rurale ou même dans les jardins entourant la ville (dont les déchets servaient à engraisser ces cultures). On réévalue aujourd'hui le rôle de ces légumes et légumineuses dans l'alimentation et l'économie agricole de la Grèce antique, démontré par exemple par les importants stocks de légumes secs dans les réserves des Hermocopides ou par le fait que les bandes intercalaires cultivées entre les pieds de vigne dans un bail de Rhamnonte étaient plantées pour moitié de céréales et de légumineuses. L'arboriculture fruitière tient également une place non négligeable : figues, amandes, grenades sont récoltées avec soin. Pour preuve, nombre de baux indiquent expressément que les arbres fruitiers présents sur la parcelle devront être conservés ou remplacés par une nouvelle plantation s'ils venaient à mourir : il s'agit d'un capital précieux. Le figuier était un arbre particulièrement apprécié, dans la mesure où il produit seulement cinq ou six ans après sa plantation et réclame peu de soins : il supporte des sols aussi pauvres que l'olivier, même s'il réclame davantage d'eau. La récolte avait lieu à l'automne, parfois également en juillet pour les espèces à deux récoltes. La figue est un fruit riche en sucre, en vitamine et en oligo-éléments, qui peut en outre être séché et donc se conserver relativement longtemps. Elle était fréquemment dévolue à l'alimentation des esclaves, voire à celle des soldats en cas de difficulté, comme Philippe V, bloqué en Carie, le fit en 201. De fait, le figuier est particulièrement présent en Carie, où certaines cités (Camiros ou Caunos par exemple) s'en étaient faits une spécialité. Élevage. Contraintes et types d'élevages. L’élevage, mis en avant comme signe de pouvoir et de richesse dans les épopées homériques, est en fait peu développé en raison du manque de terres disponibles : si la civilisation mycénienne connaît effectivement, outre l'élevage ovin, un élevage bovin relativement important, celui-ci recule rapidement par la suite et se limite à la production d'animaux de trait, même si on peut ponctuellement consommer leur viande (le lait de vache ne fait pas partie du régime alimentaire des Grecs). Ainsi, Thucydide (II, 14) ne mentionne l'évacuation en 431 que des "probata" (, petit bétail) et des "hypozugia" (, animaux de joug). De fait, sans que l'élevage ne disparaisse pour autant, l'augmentation de la population des cités dès l'époque archaïque amène les Grecs à privilégier généralement la céréaliculture, qui permet, sur la même surface, de nourrir une population quatre fois plus importante. L'introduction, probablement au , de la luzerne, venue de Perse comme son nom ( / ) l'indique, ne change rien au problème du peu de surfaces disponibles pour produire du fourrage. En outre, dans une région caractérisée par de longues périodes d'aridité au cours de l'année, l'accès à de grandes quantités d'eau était problématique, notamment pour le gros bétail : à plus de , un bovin de consomme d'eau par jour, et un cheval , contre 5 à pour un mouton ou une chèvre, et moins de pour un porc. Les animaux les plus nombreux, bien que non indigènes, sont les moutons, plus adaptés pour leur nourriture à la végétation méditerranéenne pauvre et fournisseurs de viande, de laine (la tonte se faisait au printemps), de lait (consommé sous forme de fromage) et, après transformation, de cuir. Les chèvres sont présentes surtout dans les petites exploitations. Meilleures laitières (fromage) et à la reproduction plus rapide, elles ont en outre l'avantage de pouvoir paître sur des terrains plus accidentés que les moutons ; on craint cependant leur voracité, notamment à l'égard des vignes et des oliviers. À celles-ci s'ajoutent, en ville comme à la campagne, les porcs, principale viande consommée, et les volailles (pigeons, oies ; l'élevage des poules se développe à partir de l'époque hellénistique). Le bœuf, rare, est employé comme animal de labour et, dans une moindre mesure, comme animal de sacrifice (cf. hécatombe). Mais même ici, les ovins dominent : au par exemple, on sacrifie ainsi en moyenne six ovins pour un seul bovin. Le porc fait également partie des animaux fréquemment sacrifiés. L'âne, le mulet et leurs différents croisements sont couramment élevés comme animaux de bât ou de trait. Ce n'est qu'exceptionnellement le cas du cheval, animal de luxe voué essentiellement au transport et aux concours, caractéristique d'un mode de vie aristocratique : "Les Nuées", comédie d'Aristophane, illustre bien le snobisme équestre des aristocrates athéniens : le fils du héros, Phidippidès (« Galopingre » dans la traduction de Victor-Henry Debidour), ruine son père en chevaux de race. Les chevaux les plus réputés sont élevés dans les plaines thessaliennes et en Argolide. On élevait également chevaux et bovins en Épire, Béotie, Messénie et Eubée Élevage et cultures. On nuance aujourd'hui la tradition littéraire grecque, qui avait tendance à considérer l'élevage comme « l'activité typique de l'homme sauvage, avant qu'il soit entré dans la civilisation de l'agriculture », et de ce fait à disjoindre culture et élevage : les deux activités sont en fait souvent réunies au sein d'une même exploitation, même si leur cohabitation nécessitait une organisation rigoureuse dans le temps comme dans l'espace. Certes, dans la plupart d'entre elles, le travail de l'agriculteur et les surfaces disponibles étaient avant tout consacrés aux cultures, mais rares étaient ceux à ne pas pratiquer du moins un élevage d'appoint : quelques volailles et du petit bétail, se nourrissant de restes de cuisine ou paissant dans les garrigues impropres à la culture (non sans dégrader le tapis végétal et perturber ainsi la structure des sols et l'hydrographie des lieux). En outre, le bétail produisait du fumier qui constituait pour les agriculteurs grecs un précieux apport d'engrais azoté, même s'il semble que les Grecs étaient réticents à faire paître le bétail sur les chaumes d'après récolte. Le chaume laissé sur la terre la fertilise si on le brûle, et jeté au fumier, il en augmente la masse d’engrais. Il devait également exister des exploitations mixtes, agro-pastorales, mais on connaît surtout des exploitations spécialisées dans l'élevage, que ce soit sur des terres impropres à la culture ("eschatiai") comme les montagnes d'Arcadie parcourues par des troupeaux d'ovicaprins, ou des espaces au contraire plus réputés pour leur richesse, comme les plaines de Thessalie où l'on pratiquait l'élevage de chevaux. Les bêtes élevées pouvaient être d'espèces variées : une inscription de la fin du mentionne ainsi un certain Eubôlos d'Élatée, en Phocide, propriétaire de 220 bœufs et chevaux et d'au moins moutons et chèvres. Terrains de parcours et conflits frontaliers. Les éleveurs d'ovicaprins pratiquaient le plus souvent une transhumance inverse (l'essentiel de l'année était passé dans la montagne, l'hiver en plaine), le plus souvent sur de courtes distances. Ce type d'élevage extensif nécessitait d'obtenir l'accord des cités concernées par ces déplacements, dans la mesure où "a priori" la jouissance de ces terres communes des confins était réservée aux citoyens de la cité à laquelle elles appartenaient. Ce privilège ( / ) pouvait être étendu à des étrangers, à titre individuel ou collectif, gratuitement ou par l'acquittement d'une taxe spéciale ( / ) qui permettait de se protéger contre toute contestation de pâturages : dans l'exemple cité plus haut, l'inscription a ainsi pour objet d'accorder audit Eubôlos « une période de droit à la pâture d'une durée de quatre ans pour deux-cent vingt bovins ou chevaux et pour mille moutons ou chèvres » sur les terres d'Orchomène de Béotie, à une vingtaine de kilomètres au sud-est d'Elatée. En l'absence de tels accords, les conflits entre cités sur les espaces limitrophes, souvent marginaux, pour savoir quelle cité y disposait du droit de pâture, pouvaient être violents et déboucher sur de véritables affrontements guerriers. Ainsi, en Crète, la cité de Hierapytna, après avoir absorbé plusieurs cités (comme Praisos) notamment pour étendre son territoire de pâture, entra en conflit avec la cité d'Itanos en 115/114 : le texte de l'arbitrage, confié à la cité de Magnésie du Méandre « montre que l'enjeu territorial était explicitement le contrôle des terres de pâture du Mont Dikté et de l'île de Leukè ». Autres productions. Bois. Le bois est exploité intensivement, principalement d’abord pour un usage domestique : les chariots sont en bois, de même que l’araire ("árotron") utilisé pour labourer. Portes et fenêtres, qui constituent au l'un des rares luxes de la maison individuelle, sont en bois. Les massifs boisés grecs, situés en zone montagneuse, sont également mis à mal par les chèvres et par les charbonniers : en Grèce centrale, on est souvent contraint d'importer le bois d'œuvre des grandes futaies de Macédoine ou de Carie, en particulier pour la construction de trières. Les forêts moins majestueuses des environs d'Athènes ou de Corinthe sont essentiellement consacrées à la production de bois de chauffage, à usage domestique mais surtout artisanal : cinq tonnes de bois frais, c'est-à-dire environ cinq hectares de maquis, sont nécessaires pour traiter une tonne de minerai. Miel. Les Grecs emploient comme sucrant des dérivés de fruits comme le sirop de datte ou les figues séchées, mais leur principal édulcorant est le miel. Son usage culinaire s'étend à la conservation de certains aliments et à la fabrication de l'hydromel. Il entre également dans la composition de médicaments et, « chargé d'un puissant symbolisme religieux, [il est] utilisé dans nombre de libations aux divinités chtoniennes ». En outre, la cire d'abeille constituait pour les Anciens une matière première aux multiples usages (écriture, bouchons, etc.). L'apiculture est sans doute pratiquée dès le Néolithique récent, et la plus ancienne ruche retrouvée dans l'aire de civilisation grecque provient de Kallistē, détruite en 1628 av. J.-C. par une éruption volcanique. Le miel de thym de l'Hymette, près d'Athènes, jouissait déjà d'une grande réputation, et l'apiculture était une activité agricole très développée en Attique dès le au moins, puisque Solon, d'après Plutarque, aurait ressenti dès cette époque la nécessité d'établir par la loi que « si l'on installait des ruches pour les abeilles, il fallait les écarter de trois cents pieds de celles qui avaient été établies auparavant par un autre ». Ces ruches, le plus souvent des cylindres de céramique, étaient placées horizontalement ou verticalement et déplacées régulièrement sur de grandes distances pour profiter des meilleures conditions naturelles. Leur production pouvait être exportée, notamment vers les cités de la mer Noire : on a interprété l'abeille timbrée sur plusieurs amphores retrouvées dans ces régions comme le signe qu'elles avaient servi au transport de miel ou de cire. De fait, à cette époque, l'apiculture est une source de revenus importante pour les agriculteurs grecs, notamment en Attique, soit parce qu'elle offre aux plus pauvres la possibilité de disposer d'une production recherchée et monnayable, soit parce qu'elle permet aux grands propriétaires de valoriser les terres dont ils disposent éventuellement dans les eschatiai pour faire paître leurs troupeaux. D'après Claire Balandier, « au temps de Périclès, plus de ruchers ont été dénombrés en Attique ». L'ampleur de l'activité apicole semble confirmée par le fait que dans ses "Lois", Platon distingue trois fonctions dans l'économie agricole : laboureur, berger et apiculteur. Autre source littéraire importante, Aristote témoigne de beaucoup d'intérêt pour la structure sociale des abeilles, mais sa description reste très incomplète et ne comporte que peu d'informations sur l'apiculture proprement dite. L'exploitation de la terre : techniques, aménagements et stratégies agraires. Les travaux agricoles. De la fin de l’automne jusqu’au début de l’hiver, on récolte les olives, à la main ou à la gaule, qui seront ensuite broyées et pressées pour obtenir de l'huile. C’est également le moment de la taille des vignes, comme le recommande Hésiode, (« Alors la fille de Pandion, l'hirondelle au gémissement aigu, s'élance vers la lumière : c'est le printemps nouveau qui naît pour les hommes. Avant qu'il soit là, songe à tailler tes vignes : c'est le bon moment ») et des arbres, ainsi que de la culture des légumineuses. Le début du printemps est la saison des pluies : les paysans en profitent pour sarcler dans les vignes et retourner la terre laissée en jachère (celle-ci sera, jusqu'aux semailles, régulièrement retournée pour préserver l'humidité du sol et empêcher « la formation d'une croûte superficielle qui, par capillarité, aurait eu pour conséquence de faire remonter l'eau en été et donc d'assécher la terre »). Peu après vient l'agnelage, avant que les bêtes rejoignent les hauteurs pour échapper à la chaleur (36 à ) et l'aridité de l'été, qui rend l’irrigation indispensable au jardin pour éviter un trop grand dessèchement des sols. Au mois de mai, on moissonne à l’aide de faucilles à main (la faux est inconnue), ce qui permet d'éviter les pertes, mais nécessite une abondante main-d'œuvre, notamment féminine (glaneuses). La parcelle moissonnée sera laissée en jachère jusqu'au mois de mars suivant. Le blé est battu par la force animale : on fait simplement piétiner bœufs, ânes ou mulets sur des aires circulaires et maçonnées aménagées en plein air. On procède enfin au vannage, opération consistant à lancer en l'air dans de grands paniers plats le mélange de grain et de balle, le vent emportant cette dernière. La paille est récupérée pour la nourriture animale et le grain est conservé dans des greniers, des silos ou dans des jarres qui servent aussi à son transport. Il reviendra aux femmes et aux esclaves de le moudre et d’en faire du pain pour le blé, de le griller et de la moudre pour l'orge, à l'aide d'un mortier et d'un pilon, puis de plus en plus à partir du , avec un moulin à trémie. L'été est également la saison de la récolte des fruits (figues, amandes, etc.), mais il « n'est pas la saison végétative à laquelle nous ont habitués nos climats tempérés. C’est au contraire la saison stérile, véritable coupure dans l’année agricole », même si un second labour de la jachère de l'année précédente peut avoir lieu en juillet. L’automne est la saison décisive, où l'activité est la plus importante. En septembre, on coupe le bois mort pour éviter qu’il ne pourrisse et on fait des coupes de bois vert qui remplaceront les réserves de bois de chauffe : si l’hiver est doux sur la côte, il est plus rude dans les régions montagneuses. C’est surtout, une fois le raisin bien mûr, à la limité de la pourriture, la saison des vendanges et du foulage des grappes dans de grandes cuves, avant de mettre le vin à fermenter dans des jarres. On doit aussi casser la croûte sèche qui s’est constituée en été sur les terres à céréales, pour lui permettre de recueillir les précipitations. En effet, « l'automne venu, tous les mortels portent leurs regards vers le ciel, et attendent que le dieu, par une pluie salutaire, permette d'ensemencer les champs ». Préalablement, l’araire, en bois, ouvre la terre sans la retourner : en tout état de cause, la faible épaisseur de la couche arable, excepté dans quelques plaines fertiles, rend impossible un labour profond. Une houe à deux dents ("dikella") et un maillet complètent l’équipement pour casser les mottes de terre. Lorsque l'on entend « la voix de la grue lancer du haut des nuages son appel de chaque année, c'est le signal des semailles » : on sème alors, à la volée, la jachère de l’année précédente. Les enfants sont chargés du piétinement des sillons pour enterrer les grains et permettre leur développement. Assolement biennal, polyculture et techniques rudimentaires. Les paysans grecs pratiquent en effet l’assolement biennal (alternance terre cultivée/jachère d’une année sur l’autre), qui permet de laisser la terre reposer seize mois. Les tentatives d’introduire un assolement triennal, avec des légumineuses (lentilles, lupins, fèves) en troisième élément du cycle, se heurtent à la pauvreté du sol grec et à l’insuffisance de la main d’œuvre en l’absence de tout machinisme. Par ailleurs, les Grecs utilisent peu la fumure animale, peut-être en raison de la faiblesse de l’élevage bovin. En partie au moins du fait du climat, il semble qu'ovicaprins comme bovins stabulent peu, ce qui rend le fumier animal difficilement récupérable. À défaut, les paysans envoient les bêtes paître dans la jachère, et utilisent parfois la chaux, le salpêtre, les déchets domestiques ou ceux du gymnase (le "gloïos", mélange d'huile, de sueur et de poussière, qui peut être vendu et utilisé dans les potagers). À la fin du , les vases tirées du lac sacré d'Apollon à Délos sont également vendues aux maraîchers de l'île lors de son curage. Mais les volumes produits sont très réduits et, le plus souvent, le seul amendement des sols consiste à utiliser les chaumes et les mauvaises herbes de la jachère comme engrais vert, en les enfouissant lors du passage de l'araire. De même, les marnes étaient peu abondantes. Si certaines productions pouvaient dominer les terroirs (par exemple la vigne à Thasos), les pratiques agricoles grecques relèvent essentiellement d'une polyculture qu'illustre bien la pratique de la "coltura promiscua", la culture de céréales entre les rangs d'olivier. Il s'agissait avant tout pour les paysans grecs de gérer l'incertitude liée aux conditions de culture (pauvreté des terres, grande variabilité des précipitations). En ne se limitant pas à une seule production, ils répartissaient les risques et s'assuraient de disposer d'un minimum, qu'il s'agisse de les consommer soi-même ou de les échanger sur le marché : « dans le cas où, par exemple, les pluies d'automne auraient été insuffisantes pour obtenir une bonne récolte de légumes grâce à des pluies de printemps plus satisfaisantes ; au pire, on aurait toujours un peu de vin, d'huile ou de miel à échanger ». Outre les "Geoponica" (forme latinisée du grec ), compilation d'extraits d'agronomes antiques réunis par Cassianus Bassus au , "Les Travaux et les Jours" d’Hésiode () et l’"Économique" de Xénophon () fournissent des renseignements précieux sur le travail de la terre. Il existe d'ailleurs une grande similitude dans les techniques décrites par ces deux ouvrages à quatre siècles d'intervalle : l'agriculture grecque ne connaît que très peu l'innovation et les modes d'exploitation de la terre n'évoluent que marginalement sur des périodes très longues. Ainsi, l'usage, à la place de la houe, de l'araire semble se développer dès le Bronze ancien : à cette époque, des figurines de Tsougiza, près de Némée, montrent des bœufs équipés d'un joug qui peut être soit de cornes, soit de garrot. Si l’araire primitif, manche-sep ("autoguos") n’était probablement constitué que d’une seule pièce, Hésiode mentionne l’araire dental ("pekton árotron"), visible sur diverses représentations, et cite le timon en bois de laurier ou d'orme, le sep ("elyma") en bois de chêne, l'age ("histoboeus") en bois d'yeuse ou de chêne vert. On sait également par son intermédiaire qu'il n'y avait qu'un mancheron ("echetle"). Le soc ("hynis") fut longtemps démuni de pièce de fer avant d'être renforcé par des frettes ou des lames de fer. Ainsi, l'outillage de fer se développe à partir de l'époque géométrique et les occurrences de socs d'araire en fer sont régulières au . L'impact sur les rendements ne fut cependant pas particulièrement notable. Il semble que l’outillage agricole reste médiocre et aucune invention majeure ne vient faciliter le travail humain ou animal. Il faudra attendre les Romains pour voir apparaître le moulin à eau, tout d'abord en Méditerranée orientale, permettant de substituer à la force musculaire l’énergie hydraulique. Ni l’irrigation, ni l’amendement des sols, ni l’élevage ne font de réels progrès. Dans l’ensemble, les rendements sont médiocres. Seules les terres très riches, comme celles de Messénie, tolèrent deux récoltes successives. Une question essentielle : la conservation des céréales. Le problème du stockage du grain se pose dès lors qu’il n’est pas immédiatement destiné à la vente. La conservation est brève, ne dépassant souvent pas l’année, voire moins, et l’étonnement de Xénophon durant l’"Anabase" devant les réserves à long terme de certaines régions d’Arménie suggère que tel n’était pas l’usage en Grèce. Théophraste consacre plusieurs passages à la conservation des semences, généralement pour l’année suivante, rarement davantage, et dans tous les cas, jamais au-delà de deux ans. Dans ce cadre, la sensibilité du ravitaillement des Grecs aux variations climatiques est extrême : les familles les plus modestes vivent dans une situation de grande fragilité en matière frumentaire, ce qui a favorise les stratégies de diversification des cultures comme de fragmentation du parcellaire pour mieux limiter les risques. L’utilisation de la technique du silo est attestée et l’inscription relative aux prémices d’Eleusis au y fait référence. On en trouve encore dans la Grèce classique (Démosthène, Chers., 45) mais à Olynthe les silos du sont abandonnés et les réserves deviennent individuelles, au sein de chaque maison. . Les termes grecs pour désigner le grenier, la réserve sont très imprécis et peuvent indiquer le magasin, la cabane, le cellier : . Il n’y a pas d’équivalent à notre mot « grange », certains termes semblent désigner des greniers publics ou religieux. Dans les fermes fouillées en Grèce, la réserve apparaît mal ; elle est parfois localisée dans la tour (πνργος) avec un pithos enterré. Plus souvent les jarres de grains et les paniers voisinent avec les jarres d’huile, comme le confirme l’inscription des Hermocopides ; ainsi la réserve semble aussi bien contenir les céréales, les légumes, l’huile que le vin. Essentiel pour tenir un siège, le problème des réserves à grains a été soulignée par un ingénieur grec du , Philon de Byzance. La description la plus précise à ce sujet provient de son traité de poliorcétique où il distingue trois types de réserves à grains : Philon de Byzance, désigne ces réserves à grains sous le nom de ; on retrouve ce terme au dans un papyrus ainsi que dans les comptes déliens. Aménagement et occupation de l'espace agricole. Monde plein, agriculture intensive, terrasses et aménagements hydrauliques. Dès l'époque archaïque, mais encore davantage lors du pic de population que connut la Grèce au , la pression démographique entraîna une intensification de l'exploitation des terres disponibles. On s'explique ainsi le recul de l'élevage, davantage consommateur d'espaces, que l'on constate à cette époque. La campagne grecque antique, très anthropisée, est en effet un « monde plein », parcouru par un réseau très dense de chemins ruraux, parsemé de petits sanctuaires et de tombeaux familiaux. Sous la pression démographique, les frontières des espaces agricoles eurent même tendance à s'étendre : l'archéologie aérienne (grâce à laquelle des traces de cadastration ont été relevées), les fouilles en zone rurale et surtout les prospections ("survey") ont permis de saisir l'ampleur d'un phénomène peu évoqué par les sources écrites. En effet, les Grecs se lancent à cette époque dans une « colonisation intérieure » en conquérant de nouvelles terres pour nourrir cette population nombreuse. Les basses terres où était cantonnée notamment la culture céréalière ne suffisant plus, on multiplie à l'époque classique mais même dès le à Délos les terrasses de cultures afin d'augmenter la capacité de production des zones de collines ou de montagne, au prix cependant d'un effort important (défrichage, creusement de la partie la plus haute de l'espace à aménager, élévation de murs de soutènement, remblayage). Les cultures qui y étaient développées étaient variées, mais on est certain qu'à Délos au moins, elles étaient pour une part destinées aux céréales, dans la mesure où la largeur de certaines terrasses dégagées correspondaient à celle d'un attelage de bœufs tirant l'araire (les terrasses plus étroites étaient probablement vouées à la vigne et l'arboriculture). Ces terrasses permettaient en outre une meilleure gestion des précipitations, souvent brutales dans ces régions, en limitant le ravinement occasionné auparavant par les eaux de ruissellement ; elles facilitaient en outre l'aménagement de retenues utilisables ultérieurement pour pratiquer l'irrigation des jardins en période de sécheresse. On a ainsi découvert récemment dans les îles de Ténos et Délos des rigoles et des canaux distribuant vers les terres et les agglomérations les eaux recueillies dans des citernes et des bassins aménagés sur les pentes, comme l'évoquait Platon dans "Les Lois" (VI, 761 a-b). De même, on installait souvent des citernes sur le toit des habitations. Les travaux hydrauliques ne se limitaient pas à la récupération et au détournement de l'eau pour l'irrigation : ils permettaient également de gagner d'autres terres à cultiver en asséchant, grâce à des digues et des canaux, les zones marécageuses, par exemple celles du delta du Méandre, régulièrement drainées et consacrées au pacage du gros bétail, ou celles du lac Copaïs en Béotie, pour lequel des tentatives sont attestées dès l'époque archaïque, sur l'initiative d'Alexandre ou encore au . Pour ce qui est du lac marécageux de Ptéchai en Eubée, on dispose d'un contrat d'assèchement et de location, pour dix ans, des terres conquises que la cité d'Érétrie avait conclu peu après 318 avec un entrepreneur privé extérieur à la cité, un certain Chairéphanès, sans que l'on sache si le projet fut effectivement mené à son terme. La production que ce dernier devait tirer de l'exploitation des terres gagnées sur le lac était, selon le contrat, exemptée de taxes dans la mesure où elle serait vendue sur le marché local : c'est pour garantir ses approvisionnements en nourriture que la cité encourage la conquête de nouveaux terrains. Compte tenu du montant très élevé du loyer (trois talents par an), la surface à exploiter, et donc les revenus à en tirer, devait être très importante, de l'ordre de plusieurs centaines d'hectares. Et cela d'autant plus que, compte tenu du fait que la cité ne prenait en la matière aucun risque en se contentant d'accorder des exemptions fiscales, Chairéphanès devait d'entrée de jeu investir lui-même des capitaux importants dans l'opération. Il pourrait s'agir d'un investisseur issu de l'entourage royal macédonien qui aurait accumulé au cours des campagnes d'Alexandre des sommes importantes qu'il aurait cherché à réinvestir. De fait, ces aménagements lourds, auxquels on peut ajouter l'épierrage des champs permettant l'édification de murets en limite de parcelle et limitant de ce fait la divagation des troupeaux, nécessitent une main-d'œuvre importante que seule la cité, ou du moins la communauté paysanne locale, était en mesure de mobiliser. En tout état de cause, l'importance des travaux nécessitait une certaine solidarité entre exploitants ; l'envergure de ces investissements explique également la rigueur avec laquelle la cité comme les bailleurs privés réglementaient leur usage et leur entretien. Une difficile périodisation de l'occupation de l'espace rural. Si les historiens et les archéologues s'entendent sur la croissance démographique du monde grec entre le , et sur la densification afférente de l'occupation de l'espace rural, la situation des siècles suivant, notamment en matière de déprise agricole, est plus controversée. En effet, de la multiplication ou de la diminution des sites ruraux on conclut souvent à des variations, à la hausse ou à la baisse, à la fois de la population d'une cité et de l'intensité de l'exploitation de sa chôra. Or, le lien en question ne peut être établi avec certitude que si les sources textuelles le confirment, dans la mesure où la dispersion ou le regroupement de l'habitat peuvent s'expliquer non par des variations de la population en valeur absolue, mais simplement par une modification de sa répartition dans le territoire, à la suite de « changements dans la structure du corps social, avec par exemple l'apparition de domaines appartenant à de grands propriétaires ». Cependant, en matière d'occupation de l'espace rural, une périodisation a été dégagée à partir des résultats d'une quinzaine de prospections (notamment sur l'île de Kéos, sur le territoire de Thespies et d'Haliarte en Béotie, et en Argolide méridionale). Elle souligne une moindre occupation des espaces ruraux à partir du milieu du dans certaines régions. Le phénomène s'étend et s'accentue à partir du début du , à la basse époque hellénistique. On constate alors une diminution globale des populations, au profit des villes « qui offraient des possibilités plus étendues de diversification des sources de revenus ». Les prospections utilisées indiquent que les fermes isolées ont particulièrement régressé, et que les tentatives de nouvelles implantations ne perduraient pas. La taille moyenne des sites découverts lors des prospections augmente au fil du temps. Cela pourrait laisser penser que, sans faire disparaître tout à fait les petites et moyennes exploitations, les grands domaines, pratiquant une agriculture plus spéculative (vigne, arboriculture) et un élevage relativement extensif, aux mains d'une riche aristocratie souvent romanisée, se seraient particulièrement développés. Il existe une autre explication possible, non exclusive de la première, à cette augmentation de la taille moyenne des sites découverts à la basse époque hellénistique : peut-être certains de ces sites sont-ils, non de grandes exploitations, mais des formes d'habitat groupé. Toujours est-il que l'activité rurale décline indéniablement : les terres faciles à cultiver, fertiles ou proches des routes semblent privilégiées, les autres davantage vouées à l'élevage ou même abandonnées, ce qui peut expliquer l'impression de désertification des campagnes soulignée par les sources contemporaines, notamment Polybe. Plusieurs explications ont été avancées pour expliquer ce phénomène : érosion des sols en raison de leur surexploitation à l'époque classique ; désorganisation de l'espace rural du fait des déprédations et réquisitions subies par ces régions dans le cadre des nombreux affrontements dont elles ont été le cadre aux et , notamment entre "imperatores" romains. Pourtant, cette périodisation est jugée par certains historiens à la fois trop fragile (du fait du manque de précision des datations opérées à partir de céramique commune) et trop schématique : elle est notamment invalide dans le cas de plusieurs territoires, comme dans le dème d'Atènè en Attique, dans l'île de Mélos ou en Étolie. Sans doute doit-elle être nuancée et relativisée, l'évolution de l'occupation des terres pouvant varier d'une région, voire d'une cité à l'autre. Il apparaît notamment que la périodisation proposée néglige le dynamisme spécifique de la façade adriatique de la Grèce (Épire, Étolie, Achaïe, Messenie), ainsi que celui de la côte d'Asie Mineure, à l'époque hellénistique, comparativement à la façade égéenne de la Grèce méridionale, dont le développement est plus important à l'époque classique. La terre et les paysans. Parcellaire et habitat rural. Les fermes grecques et macédoniennes. Les bâtiments de ferme sont en général implantés sur des hauteurs, là où les terres sont peu exploitables. Les murs sont constitués de pierres à leur base et de briques crues sur le reste de la hauteur. Les tuiles qui couvrent le toit, comme les huisseries de bois, peuvent être retirées en cas d'invasion ennemie (c'est le cas lorsque les paysans athéniens se réfugient, conformément à la stratégie péricléenne, derrière les longs murs de la cité au début de la guerre du Péloponnèse) ou de changement d'occupant dans le cas d'une maison louée : le bail demande régulièrement au preneur de fournir le toit et/ou les portes. Les bâtiments, réunis en un bloc, s'organisent en général autour d'une cour carrée ornée d'un portique en bois. Les différentes pièces donnant sur cet espace n'ont le plus souvent pas de fonction identifiable du fait de la mobilité de la plupart des équipements. Seul le cellier, "pithôn", se reconnaît aux "pithoi" qui y sont enterrés. De nombreuses fermes disposent en outre de tours en pierre, rondes ou carrées, « qui témoignent de l'insécurité ambiante mais aussi de la richesse des propriétaires », mais dont la fonction est peu claire (ou multiple) : stockage des récoltes, surveillance et/ou logement des esclaves, protection contre les pirates ou les brigands… Les fermes fouillées en Attique (fermes de Dèma, d'Atènè et de Vari) forment en général un ensemble de 13 à de largeur sur 17 à de longueur. Elles disposent parfois d'aménagements indiquant que leur propriétaire était relativement riche (bâtiments secondaires comme une porcherie, aires circulaires pour battre le grain) et qu'il demeurait sur place. La ferme de Vari dispose ainsi d'une salle de banquet reconnaissable à ses fauteuils taillés dans le mur. Ce modèle ne peut cependant pas être généralisé : Ischomaque, dans l’"Économique" de Xénophon, quitte chaque matin la ville où il habite pour surveiller ses terres. Les fermes macédoniennes datant du et de la haute époque hellénistique qui ont été fouillées étaient de toute autre dimension, de l'ordre, cour comprise, de à . Par leur ampleur et leur luxe, par leurs nombreux équipements (four à céramique pour la ferme du site moderne de Tria Platania, atelier de fabrication d'outils en fer pour celle de Liotopi Routscheli), elles se rapprochent bien davantage du monde des colonies que de celui de la Grèce classique ou de l'Attique de cette époque. Vraisemblablement au cœur de grands domaines contrôlés par l'aristocratie macédonienne, elles étaient vouées à une large production de vin ou d'huile destinée à l'exportation : le grand nombre de monnaies retrouvées sur ces sites (220 pièces par exemple pour la ferme fouillée sur le site moderne de Komboloi) souligne leur insertion dans les réseaux monétaires et marchands. Dispersion des terres et habitat rural. Des propriétés très fragmentées. Idéalement, les Grecs souhaitaient disposer d'un bien d'un seul tenant. La philosophie politique athénienne propose en général de diviser la "chôra" en lots égaux ("kleros") permettant à chaque propriétaire d'assumer ses devoirs vis-à-vis de sa famille et de sa cité, auxquels s'ajoutaient une petite parcelle pour faire du jardinage en ville ("asty"), ainsi qu'un droit à faire paître ses bêtes dans les marges ("eschatiai"). On perçoit une volonté d'appliquer ce modèle dans les cités coloniales, lors des redistributions de terres à Sparte à la fin du (réformes d'Agis IV, de Cléomène III et de Nabis). De même, à la fin du , un décret de Pharsale, en Thessalie, octroie aux métèques qui ont combattu pour la cité, outre la citoyenneté, un lot de 60 plèthres () ; de même, à cette époque, le nouveau cadastre de Larissa en Thessalie fait référence à de nombreux lots de 50 plèthres (). Il semble donc que le "kléros" idéal, celui à même de faire vivre une famille, soit de 4 à . La réalité du parcellaire est pourtant en général bien différente : les terres de chaque exploitant sont souvent dispersées, notamment du fait du système de succession égalitaire entre tous les enfants mâles pratiqué en général dans les cités grecques. Cette dispersion des terrains exploités dans différents secteurs rendait leur exploitation moins rationnelle que s'ils avaient été d'un seul tenant, mais elle avait également des avantages, bien perçus par les exploitants de l'époque, en permettant notamment une certaine répartition des risques : les désastres naturels pouvaient toucher certaines parcelles et en épargner d'autres, situées à quelques kilomètres, et le paysan était ainsi assuré de disposer d'un minimum de récolte. La question de la dispersion de l'habitat rural. En s'appuyant sur les sources littéraires et épigraphiques, sur cette fréquente dispersion des terres possédées par chaque paysan, et sur la rareté des points d'eau disponibles (notamment en Attique), on a longtemps considéré que la Grèce antique se caractérisait uniquement par un habitat rural groupé en villages, excluant les fermes isolées. Les auteurs athéniens décrivent ainsi un propriétaire qui rejoint ses terres, disséminées dans la campagne, en quittant chaque matin le village ("komè"), centre urbain du dème dans lequel il habite (une centaine de villages de ce type parsemaient alors l'Attique). C'est par exemple le cas d'Ischomaque, dans l"Économique" de Xénophon. On retrouve ce type de structuration de l'espace dans les colonies, « où la "chôra" est organisée en fonction d'un habitat groupé en ville ». Or, les découvertes archéologiques des dernières décennies ont relativisé ce modèle, puisque de nombreux bâtiments isolés ont été découverts lors des prospections entreprises dans plusieurs régions de Grèce continentale, en Attique (dème d'Atènè, Laurion), Béotie, Eubée (Carystos), Thessalie, (Argolide), dans les îles de Thasos, Céos, Chios ou Délos, et même en Italie du Sud et en Sicile. Historiens et archéologues s'interrogent sur la représentativité de ces contre-exemples : dans quelle mesure nuancent-ils ou invalident-ils le modèle général qui ressort essentiellement des sources littéraires et épigraphiques, à savoir celui d'un habitat rural essentiellement groupé en villages ? La question a été âprement discutée. Robin Osborne a maintenu l'hypothèse d'un habitat groupé, en déniant à ces bâtiments isolés la qualité d'habitat permanent, les considérant plutôt comme temporaires, utilisés de manière saisonnière par les habitants des centres urbains ou des villages. Cependant, l'examen précis de ces sites ruraux ont démontré le plus souvent qu'ils étaient bien permanents : par exemple à Délos, la présence de céramiques à usage domestique dans des proportions équivalentes à celles d'une maison urbaine, celle d'éléments indispensables à la cuisine (foyer, four à pain), tout comme l'existence avérée, grâce à l'étude des ossements qui s'y trouvaient, de toute une basse-cour ainsi que d'un élevage de chèvres et de moutons destinés pour une part à l'autoconsommation des occupants de la ferme a laissé en la matière peu d'ambiguïtés. La complexité et la diversité du monde rural grec ancien tel qu'il apparaît à travers les sources a tendance à orienter les historiens vers l'hypothèse d'un habitat "mixte", le schéma d'un habitat "généralement" groupé étant nuancé : On a également cherché à expliquer l'existence des bâtiments isolés révélés par l'archéologie, en s'appuyant sur une nouvelle définition de leur fonction : l'hypothèse a ainsi été émise qu'il pourrait s'agir, en Attique, de tours affectées au logement et à la surveillance des esclaves travaillant dans les champs. En effet, l'habitat isolé semble particulièrement adapté au cadre d'une économie esclavagiste, puisqu'il permettait d'imposer à une main-d'œuvre travaillant au sens propre sous l'œil du maître ou de l'intendant à la fois le meilleur investissement dans sa tâche et le contrôle le plus étroit de ses actions, « y compris les détournements, les fraudes, voire le sabotage (bien compréhensible pour une main-d'œuvre travaillant sous la contrainte et sans contrepartie, sinon celle de sa propre survie) » dont elle aurait pu se rendre coupable. En tout état de cause, les structures agraires manifestent une exploitation importante d'un espace rural très anthropisé : « l'exemple de Thasos, avec son centre urbain, ses forêts, ses villages dans les vallées, ses nombreuses fermes dispersées et son réseau routier, révèle un maillage dense, une mise en valeur intensive du territoire et une étroite symbiose entre la ville et la campagne ». Types d'exploitations. Tensions et revendications foncières à l'époque archaïque. À l’époque archaïque, les grands propriétaires terriens, comme les Eupatrides en Attique, dominent l'espace rural, et ont même tendance à étendre leurs biens aux dépens des exploitations de moyenne ou petite taille. Cela ne va pas sans créer des conflits avec ces petits propriétaires, qui ont par ailleurs de plus en plus de mal à vivre de leur bien, en raison du développement de la pratique du partage égalitaire des terres lors des successions (attestée chez Homère et Hésiode). L'expansion démographique contemporaine, due à la diminution de la mortalité, accentue les problèmes d'accès au foncier et crée de fortes tensions sociales au sein de chaque cité : dès le , mais surtout à partir du , on constate l'émergence de revendications récurrentes des groupes sociaux inférieurs, visant à une redistribution générale des terres et à une annulation des dettes. Cet état de "stasis" (« désordre civil », voire « guerre civile ») entre l'aristocratie foncière et le reste de la population est d'autant plus violent, que la terre apporte bien davantage que la possibilité d'avoir sa propre exploitation agricole. Sa possession constitue en effet souvent une condition indispensable pour disposer des droits politiques jusqu'ici accaparés par les grands propriétaires : en réclamant un partage des terres, c'est aussi une démocratisation du fonctionnement politique de la cité qui est visé. La résolution de la crise passe d'abord par une activité législative intense, menée par des personnalités plus ou moins légendaires, par laquelle les cités cherchent à établir un compromis entre les intérêts de l'aristocratie foncière et ceux du reste de la population : à Sparte, Lycurgue procède radicalement à une division des terres en lots ("kleroi") égaux (de 10 à ), distribués à chaque citoyen ; à Athènes, Solon abolit en 594 la , qui avait participé de la mise sous-tutelle de nombreux petits paysans endettés et incapables de subvenir à leurs besoins. Quand la réforme ne peut passer par la loi, ou que les avancées ne sont pas suffisantes, on voit souvent émerger des tyrans que l'on devine (sans disposer de document l'attestant) procéder à des redistributions de terres confisquées à de riches ennemis politiques. Triomphe de l'idéal du petit propriétaire terrien. Ce partage des terres, associé à une relative diversification des activités économiques (les activités peu ou pas liées à la terre se développent, notamment à Athènes), semble calmer les tensions foncières au tournant du Par ailleurs, le développement de la pratique de la liturgie, toujours à Athènes, au , obligeant les plus riches à assurer ce qui serait aujourd’hui des services publics, les contraint à des dépenses importantes et contribue ainsi à la réduction des grandes propriétés, même si ces dernières ne disparaissent pas du paysage de chaque cité. Cette situation foncière et sociale relativement équilibrée et stabilisée (« stabilisée dans une inégalité que l'accession du "dèmos" à l'égalité politique [notamment à Athènes] rendit sans doute supportable puisque l'exigence d'une redistribution du sol disparaît de notre documentation »), soutenue par des règles juridiques (en matière d'héritage ou de vente notamment) soucieuses de limiter les possibilités d'accaparement par une minorité, permet l'émergence d'un nouvel idéal du petit propriétaire exploitant ("autourgos", « celui qui cultive lui-même sa terre »), aidé de sa famille et de quelques esclaves. À la tête d'un "kleros" de 5 à en moyenne (auquel pouvait s'ajouter des terres louées), possédant un attelage de bœufs (il fait partie de la troisième classe censitaire, celle des "zeugites", « ceux qui possèdent un attelage », et sont donc en mesure de récolter 200 medimnes de grains chaque année), il est en mesure de s'équiper en hoplite pour participer à la défense de la cité au sein de la phalange. Ces agriculteurs exploitants petits ou moyens ont clairement conquis, au tournant du , leur indépendance vis-à-vis de l'aristocratie foncière, y compris au niveau politique, lorsqu'ils obtiennent un important élargissement démocratique des pouvoirs au sein de la cité athénienne grâce aux réformes de Clisthène. Ils consolideront ces acquis après avoir démontré leur importance au sein de la cité à l'occasion de la bataille de Marathon, où les hoplites, appartenant à la classe des "zeugites", « sauveront » la cité d'une invasion perse. Cette petite paysannerie triomphe donc et dispose de l'essentiel du pouvoir dans de nombreuses cités, ne serait-ce que parce qu'elle est nombreuse : ainsi, à la fin du , plus des trois-quarts des citoyens athéniens possèdent un "kleros", puisqu'en 403 av. J.-C., la proposition (finalement rejetée par l'Assemblée des Athéniens) de Phormisios visant à restreindre les droits politiques aux propriétaires fonciers, ne menace dans leurs droits que Athéniens, soit environ 15 % de l'ensemble des citoyens. Si, parmi ces 85 % de propriétaires terriens, nombreux étaient les citoyens ne possédant qu'un lopin ou un jardin qui ne pouvait suffire à leur entretien et nécessitait donc qu'ils aient une autre activité que l'agriculture, ils seraient plus de , soit 36,5 % de la population citoyenne, à disposer d’un kleros de 50 plèthres () ou plus, l'ensemble de leurs possessions correspondant à environ 85 % des terres arables à Athènes. Les grandes exploitations. Malgré tout, la place des grandes exploitations reste encore notable au , même si elles se mesurent en dizaines plutôt qu'en centaines d'hectares en Grèce égéenne: on est très loin des surfaces et de la richesse des "latifundia" romaines. Même si sa fortune est exceptionnelle (« digne d'un tyran » d'après Aristote), Cimon dispose d'un domaine suffisamment vaste pour permettre à tous ceux de son dème de venir s'y servir (« aucun de ses domaines n'était clos de murs, et y entrait qui voulait, pour prendre sa part de fruits »). À la fin du , la plus grande propriété athénienne connue est celle d'Alcibiade () et un don de de terre eubéenne à Lysimaque, petit-fils d'Aristide, est considéré comme dispendieux. La « ferme de Timésios », dans le secteur minier du sud de l'Attique, telle qu'on a pu l'identifier grâce aux inscriptions découvertes sur place, disposait d'une superficie du même ordre (). On atteint des records en Attique avec la propriété de 50 à d'un certain Phainippos vers -330 À Thasos, les grandes exploitations viticoles compteraient plusieurs dizaines d'hectares, tout comme certains des domaines d'Apollon loués à l'époque hellénistique par le sanctuaire du dieu à Rhénée, une île proche de Délos. À Sparte, si l'on divise la superficie estimée de la chôra exploitée par les hilotes pour le compte des "homoioi", avec le nombre de citoyens spartiates, on obtient en moyenne des "kleros" d'un peu plus de chacun. Même si la taille de ces domaines est nettement plus élevée que celle de la propriété moyenne attique (ce qui n'a rien d'étonnant dans une cité oligarchique), cela n'a rien de commun avec les ordres de grandeur romains ou perses, d'autant que ces propriétés n'étaient pas en général d'un seul tenant du fait du caractère le plus souvent égalitaire des successions, qui divisait le patrimoine entre les différents fils : cette grande dispersion des parcelles encourage le fermage ou la gestion par un régisseur ("epitropoi" ou "epistatai"), en général d'origine servile. Même si la question a pu être controversée compte tenu de la faiblesse de la documentation, il semble qu'à partir du , il y a malgré tout un retour à la concentration des propriétés, « révélant la fragilité du vieux principe de l'inaliénabilité des patrimoines face aux difficultés du temps et à l'évolution des mœurs ». Outre les exemples déjà cités, on peut citer le cas de la propriété d'un dénommé Aristophane (distinct de l'auteur comique), vaste de (300 plèthres), confisquée en -390 par l'État athénien, ainsi qu'une propriété de , citée en exemple par l'orateur Isée pour son exigüité. De même, à Sparte, selon Aristote « La terre [est alors] passée en peu de mains », ce que semblerait confirmer la forte proportion de mariages homogamiques parmi les citoyens, phénomène caractéristique, d'un point de vue anthropologique, des sociétés où la propriété foncière est très inégalement répartie. La tendance à la reconquête des terres par les grands propriétaires est encore plus marquée à l'époque hellénistique : les prospections qui ont été menées en Attique révèlent deux tendances parallèles de diminution du nombre de sites et d'augmentation de la taille des bâtiments de ferme qui s'y trouvent. De même, en Grèce du Nord ou en Asie Mineure, les donations royales élèvent certains au rang de propriétaires de domaines de taille inédite en Grèce méridionale (où les rois hellénistiques ne pouvaient directement manipuler les territoires des cités) : offerts à Cassandreia (Chalcidique) en 285/284 par Lysimaque, ou, quelques années plus tard, en Troade pour le conseiller de Séleucos, Aristodikidès d'Assos. Le phénomène s'accélère à partir du : « la plupart des cités passent alors sous la domination effective de minorités dont la fortune était essentiellement foncière ». Statut de la terre, statut des paysans. Les agriculteurs en Grèce ancienne : des statuts variés. Propriétaires, fermiers et travailleurs libres. Longtemps, les historiens ont structuré leur description du monde rural en Grèce antique autour des figures opposées du petit et du grand propriétaire. Une analyse renouvelée de la documentation épigraphique à leur disposition, voire la découverte de nouveaux documents, permettent aujourd'hui de nuancer cette présentation : il existait toute une palette d'exploitations de taille variée entre les deux types extrêmes du petit et grand propriétaire, même si les sources littéraires insistent sur ces derniers. C'est sans doute surtout à la compréhension de l'image que les Grecs se faisaient d'eux-mêmes que le caractère récurrent de cette opposition dans les pièces de théâtre d'Aristophane ou de Ménandre, dans la littérature philosophique ou dans les plaidoyers attiques, peut permettre de contribuer, davantage qu'à un tableau précis d'une réalité économique complexe. Tous ces propriétaires, qu'ils disposent d'une petite ou d'une grande exploitation, sont souvent également locataires, soit pour compenser la faiblesse de leur "kléros", soit, dans le second cas, pour dégager des surplus susceptibles d'être vendus. Les locations constituent donc le plus souvent un complément, et il ne semble pas que les exploitants exclusivement fermiers (uniquement locataires des terres qu'ils travaillent) soient en nombre important. Le loyer était payé uniquement en argent, pour des propriétés de taille variable mais en général modeste, ce qui n'a rien d'étonnant compte tenu de leur usage d'appoint : ainsi dans les baux de Thespies étudiés par Isabelle Pernin, à une exception près, les loyers s'échelonnent de 6 (probablement un jardin) à 375 drachmes, la plupart se situant entre 50 et 100 drachmes. Outre le propriétaire de l'exploitation (éventuellement) et ses esclaves, les femmes de la maison pouvaient participer aux travaux agricoles, notamment au moment des récoltes (glanage, vendanges) ou dans le cadre du traitement des céréales ou de la laine. Les femmes étaient en outre chargées de gérer les exploitations agricoles en cas de guerre avec une autre cité : les manœuvres avaient en général lieu l'été, période de faible activité, pour ne pas compromettre les récoltes et les semailles, mais à partir de la guerre du Peloponnèse, cette réduction temporelle des activités militaires dans l'année eut tendance à disparaître. On devait également suppléer à l'absence du chef d'exploitation lorsque ce dernier était tenu de se consacrer aux affaires politiques de la cité. Les campagnes grecques connaissaient également des travailleurs agricoles libres ("misthotoi"), engagés contre salaire au moment des moissons, des vendanges ou de la cueillette des olives, ou chargés de la fabrication du charbon de bois dans les "eschatiai", même si un tel lien de dépendance financière répugnait à tout citoyen. On ne s'y résignait que contraint et forcé, et les sources disponibles marquent leur caractère exceptionnel. Ces salariés agricoles pouvaient être des citoyens dont la propriété était de trop faible surface : les quelques plèthres de la seule parcelle qu'ils possédaient (on a des exemples de parcelles de 5 plèthres () dans le cadastre de Larissa), si elle permettait l'élevage de quelques porcs ou la culture de quelques plans de vigne, ne suffisaient pas pour subvenir aux besoins de leur famille et nécessitait donc que ces individus se louent sur les terres d'autrui ou recourent à une activité artisanale pour compléter leurs revenus. Esclaves. La surestimation évoquée plus haut du caractère en général réduit des exploitations agricoles, a pu amener à sous-estimer la place des esclaves dans l'espace rural, considérant que le propriétaire aidé de sa famille suffisait à la valorisation du bien. Ce raisonnement était soutenu par le faible nombre de cultivateurs parmi les esclaves affranchis : par exemple, on ne trouve que 12 paysans parmi les 79 esclaves affranchis à Athènes entre 340 et 320 av. J-C. En fait, cela s'explique par la réticence, pour un agriculteur, à se séparer d'un esclave avec lequel il a l'habitude de travailler et qui constitue un capital qu'il pourra léguer ensuite à son fils. Concrètement, rares étaient les exploitations dénuées d'esclaves, comme l'indique le fait que, dans les comédies d'Aristophane, le cultivateur dispose toujours d'au moins un ou deux esclaves. Ces derniers pouvaient être affectés à des tâches très spécifiques en lien avec leurs compétences, notamment dans les grandes exploitations : au , le riche Phénippos disposait ainsi de six ânes de bâts accompagnés des esclaves âniers correspondant, et Xénophon souligne que l'usage est répandu de faire gérer un bien par un esclave compétent, le régisseur ou intendant ("epitropos"), qui décide lui-même des actions à mener sur l'exploitation pour assurer une récolte abondante. On peut également faire appel ponctuellement à des esclaves loués au moment des récoltes. Même si la situation de chaque esclave est différente, et si un régisseur par exemple disposera d'un meilleur sort, ils sont logés dans des dortoirs séparés et, en général, ne peuvent pas se marier et connaître une vie de famille. Il existait d'autres types de servitude en milieu rural : certaines cités disposaient de communautés entières asservies et affectées à l'exploitation de la terre au service des citoyens, selon des modalités souvent obscures, par exemple les Pénestes en Thessalie ou les Gymnètes à Argos. Les plus connus de ces « dépendants » sont les Hilotes de Sparte, chargés de verser au citoyen usufruitier une contribution fixe ("apophora"), part de la récolte issue de la terre à laquelle ils sont juridiquement attachés : Plutarque précise que cette rente était fixée à 82 médimnes, accompagnée de fruits et légumes, le reste de la récolte restant à la disposition de l'hilote. Ici, l'esclave n'est pas « esclave marchandise », il a une existence civile, vit dans un lieu distinct du domicile de son maître, un certain nombre de droits (possibilité de se marier, de posséder des biens), et le citoyen auquel le "kléros" est affecté n'en dispose pas librement : il ne peut le vendre ni l'affranchir, compétences exclusives de la cité. Ce type d'esclavage collectif a eu tendance à disparaître à l'époque hellénistique. Le rôle juridique et social de la terre et du travail agricole. Une activité « noble ». Les Grecs, c'est du moins ce qui apparaît dans le discours des grands auteurs classiques (Xénophon, Aristote) ou plus anciens (Hésiode), considèrent que « dans l'ordre naturel, l'art de l'agriculture vient avant tous les autres » parce qu'il est, dans la sphère productive, le plus à même d'assurer à l'homme un mode de vie digne « et l'épanouissement de son excellence ("arétè") en harmonie avec la nature et l'ordre divin ». Xénophon avance ainsi que « même les plus heureux des mortels ne peuvent se passer de l'agriculture. En effet, les soins qu'on lui donne, en procurant des plaisirs purs, augmentent l'aisance, fortifient le corps, et mettent en état de remplir tous les devoirs de l'homme libre. » Il s'agit cependant de l'agriculteur riche, à même de laisser à d'autres le travail quotidien de la terre, et se contentant de parcourir ses terres à cheval pour contrôler que le régisseur mène correctement l'exploitation de sa propriété. Le petit agriculteur pouvait même être jugé par certains (notamment Aristote) indigne du statut de citoyen, dans la mesure où sa vie de labeur le privait des loisirs indispensables à la participation à la vie civique. L'émergence, à la fin du dans le théâtre de Ménandre, de la figure du paysan grossier, qui travaille seul sa terre et se nourrit d'ail, d'oignon et d'orge (et non de pain de froment), illustre le passage à un regard plus critique sur la condition paysanne, la seule à être réellement valorisée étant celle du propriétaire terrien qui vit de sa terre sans y travailler. La description du rustre (Caractère IV) faite par Théophraste à la même époque (-319) dans les "Caractères" est à ce titre particulièrement révélatrice des profonds changements intervenus dans la représentation que l'on se faisait alors, au moins dans les milieux urbains, du petit paysan qu'on juge plus proche de ses esclaves que de ses concitoyens de la ville : « La rusticité aurait assez bien l'air d'une balourdise malséante, et le rustre est du genre à se rendre à l'Assemblée après avoir bu une grossière mixture et à prétendre qu'aucun parfum ne sent meilleur que le thym. Il porte des chaussures plus grandes que son pied et cause à voix très haute. Il se méfie de ses amis et de ses familiers, mais d'un autre côté, il se confie à ses serviteurs dans les affaires les plus importantes. » Le contraste est frappant avec la grande dignité du petit paysan décrit par Aristophane un siècle plus tôt, en 421, dans "La Paix" Terre et citoyenneté. Reste que dans le monde grec antique, le lien est étroit entre possession de la terre et citoyenneté. D'abord parce que de nombreuses cités conditionnent l'appartenance au corps civique à la propriété d'un "kleros" sur le territoire de la cité. Dans certains cas, la taille même de l'exploitation est déterminante. Ainsi à Sparte, elle doit être suffisamment vaste pour permettre au citoyen qui en dispose de contribuer au banquet commun quotidien (syssitie) : à défaut, l"Homoios" se verra déchu de sa citoyenneté. Même à Athènes, où la propriété de la terre ne constitue pas une condition de la citoyenneté, elle est néanmoins fort valorisée et l'abandon du "kleros" ancestral est un déchirement pour les paysans ruinés par la guerre décélique. Ensuite parce qu'inversement, seuls les citoyens peuvent prétendre au statut de propriétaire : une telle qualité est interdite aux métèques à Athènes par exemple, même si certains métèques, pour services rendus à la cité, pouvaient se voir accorder par privilège le droit d'acquérir des bien-fonds ("enktésis"), notamment à partir du La politique de limitation du nombre de citoyens s'explique d'ailleurs par la volonté de garantir à chacun la possibilité de l'accès à la terre, et à une terre d'une taille suffisante pour y développer une exploitation qui lui permette de vivre. De ce point de vue, il y a d'ailleurs une contradiction entre d'une part la volonté de transmettre, à sa mort, une exploitation d'une taille respectable à ses fils, ce qui implique d'en limiter le nombre du fait du partage en général égalitaire au moment de l'héritage, d'autre part la nécessité de disposer pour cultiver sa terre d'un nombre important de bras, ce qui au contraire peut amener le père à multiplier ses descendants. Ce dilemme est explicite chez Hésiode : « Puisses-tu n'avoir qu'un fils pour nourrir le bien paternel – ainsi la richesse croît dans les maisons – et mourir vieux en laissant ton fils à ta place. Mais à plusieurs enfants, Zeus peut aisément donner aussi une immense fortune : plusieurs font plus d'ouvrage, plus grand est le profit ». Terre et prestige social. Par ailleurs, si beaucoup d'auteurs grecs, de l'époque archaïque jusqu'à la période hellénistique, décrivent (et se plaignent de) l'émergence d'une classe de « nouveaux riches » manieurs d'argent, la possession de la terre reste tout au long de la période le principal signe extérieur de richesse auquel on peut aspirer. Le père de Démosthène est une exception, qui possède quatorze talents et n’a pour seul bien immeuble que sa maison : quand le banquier d'origine servile Pasion d'Athènes fait fortune et obtient le droit de cité, il s’empresse d’acheter une terre. Il s'agit ici d'un cas exceptionnel : la plupart du temps, la cité est parcimonieuse lorsqu'il s'agit d'accorder à des étrangers le droit de propriété ("enktésis"). De fait, le prestige de la possession de la terre rend les citoyens enclins à s'en réserver la possibilité, dans la mesure où le rapport de force reste en leur faveur : les cités et les îles où les clérouques athéniens se sont vu attribuer des lots ont dû se résoudre à ce que des étrangers possèdent la terre de la cité, du moins jusqu'à ce que la thalassocratie athénienne soit liquidée. De la même façon, si l'on en croit le théâtre de Ménandre, la possession de la terre constitue encore tout à la fin du l'élément dominant du patrimoine de tout homme fortuné. Régime foncier et transmission de la terre. Propriété privée, propriété publique. La majeure partie de la terre grecque est détenue par des particuliers, mais elle peut également, dans une proportion peu négligeable, être publique et/ou sacrée. On en trouve sur le territoire de chaque cité et on estime qu'en Attique, à la période classique, ces terres représentent un dixième des surfaces cultivées. Elles sont la propriété de la cité elle-même, d'une division administrative (par exemple, en Attique, un dème) ou d'un temple. Ces terres étaient louées à des particuliers, comme en atteste les nombreux baux qui nous sont parvenus, notamment pour l'Attique, à Délos, Thespies et Mylasa. En général élaborés à partir d'un « contrat type » (par exemple le "hiéra syngraphè", le « contrat sacré » à Délos, établis vers 300 av J-C), ces baux très directifs contiennent des instructions très précises sur la façon dont la terre doit être cultivée et rendue au terme du contrat. Les locataires de ces terres étaient la plupart du temps assez fortunés : la mise en location des terres ne semble jamais avoir été envisagée comme un moyen de donner accès à des terres aux citoyens qui en étaient démunis. Dans le cas des terres sacrées, propriétaire et bailleur sont clairement distincts : la terre appartient au dieu (ainsi, Apollon est le plus gros propriétaire des Cyclades, grâce aux terres et bâtiments qu'il possède à Délos, Mykonos et Rhénée), la communauté qui la gère n'étant que bailleur : on doit de ce point de vue « distinguer la gestion de la terre dite « publique » de celle de la terre sacrée ». Le bailleur peut même ne pas correspondre à la cité sur laquelle est situé le sanctuaire. Ainsi, à Delphes, il semble que les biens d'Apollon soient gérés par l'Amphictyonie et à Délos, ce sont des magistrats athéniens, les Amphictyons, qui gèrent les terres du dieu, avant que des magistrats locaux, les hiéropes ne s'en chargent une fois la cité devenue indépendante, entre 314 et 169. Transmission par héritage. S'il semble que l'accès à la terre puisse se faire par l'achat, les règles juridiques contraignantes en la matière font que l'héritage est de loin la procédure la plus répandue. À certaines époques et dans certaines cités, notamment à Sparte, l'inaliénabilité du bien foncier semble la règle : de manière plus ou moins contraignante selon les cités, on impose une transmission de père en fils. Ainsi, à Athènes, les filles sont en général exclues de la succession immobilière, sauf en cas d'absence de descendant mâle, auquel cas, en tant qu', elles sont mariées à un membre de la lignée paternelle (oncle ou cousin), de manière que le bien reste au sein de la famille. À Sparte, dans la même situation, la règle est que l'épiclère doit être mariée à un fils de citoyen dénué de "kléros" car surnuméraire, de manière à maintenir une égale distribution des terres indispensables pour pouvoir prétendre au titre de citoyen, et donc à assurer un nombre d"Homoioi" constant à la cité. Cette tâche devait être prise en charge par les rois, mais il apparaît que rapidement, (au de manière certaine, mais probablement dès le ), cette règle n'est plus respectée, ce qui entraîne un concentration foncière au sein de certaines familles de citoyens spartiates : même si le "kléros" demeure invendable, la liberté de le donner ou de la léguer à qui on le souhaite est dès lors utilisée pour pratiquer des ventes déguisées, notamment par le biais de l'hypothèque. Dès lors, le nombre d'individus pouvant prétendre au titre de citoyen diminue, ce phénomène s'ajoutant au morcellement, lors de l'héritage, de certains domaines, lorsque le père dispose de plusieurs héritiers mâles : les parts transmises étant trop petites pour leur permettre de contribuer au "syssition" (le repas communautaire quotidien où se réunissaient les citoyens spartiates), ils perdent leur statut de citoyen, puisque tout individu incapable d'y apporter sa contribution quitte les rangs des "homoioi". Cette concentration foncière à Sparte s'exprime dans la supériorité des écuries spartiates dans les compétitions hippiques, notamment à Olympie, dans la mesure où l'élevage de chevaux nécessite des propriétés de grande taille. Marché foncier. Malgré la prépondérance des transferts fonciers par dons ou héritages, il apparaît que la Grèce antique dispose bien, contrairement à ce que l'on a longtemps cru, d'un certain marché foncier. Ainsi, dans l’"Économique" de Xénophon, Ischomaque précise que son père a pratiqué une certaine spéculation foncière, en achetant des parcelles en friche à bas prix, pour les revendre, après remise en état, à un prix élevé. De fait, si une interdiction de vendre s'impose, au moins moralement, concernant le bien patrimonial, les acquisitions supplémentaires y échappent en général. De même, l'octroi du droit de posséder des biens immobiliers ("enktésis") pour certains métèques à Athènes implique qu'il y ait des terres à vendre, et les baux de Mylasa évoquent l'existence de propriétaires de deux exploitations, l'une achetée et l'autre héritée. En outre, la possibilité, à Athènes, d'hypothéquer des terres pour payer les dots lorsque l'on marie sa fille peut entraîner, de manière plus ou moins volontaire, un transfert de terre.
IPS IPS est un sigle qui peut signifier : en français en anglais Ips est aussi un nom qui peut désigner :
Air Inter Air Inter (Code AITA : IT ; code OACI : ITF) était une compagnie aérienne intérieure française qui a existé du jusqu'à sa fusion complète avec Air France intervenue le , fusion commencée dès 1990, sous le nom d'Air Inter Europe. Néanmoins, le projet d'une compagnie intérieure française existe depuis 1954 et reprend un projet imaginé dès les années 1930 (Air Bleu). La compagnie. Caractérisée par un service simple (pas d'attribution des sièges avant l'embarquement), elle fut une des premières compagnies aériennes à introduire des formules qui font désormais le succès des compagnies à bas coûts (restauration payante à la place) ainsi que le avec son calendrier « bleu-blanc-rouge » qui avait pour but d'adapter le prix du voyage à la demande. C'est en 1989, avec l'arrivée de l'Airbus A320, que la compagnie passe progressivement à un seul modèle d'avion. Elle a aussi connu dans sa flotte des Nord 262, des Viscount, des Caravelle, des Fokker 27 et 100, des Dassault Mercure, des Airbus A321, des Airbus A330. Air Inter a même loué quatre Boeing 747, un à Air France immatriculé [F-BPVD] en 1988 et 1989, deux autres à Cargolux immatriculés LX-MCV et LCV en 1986 et 1987, et un quatrième immatriculé N204AE en 1986 et 1987. Histoire. Air Inter est fondée le . Les principaux actionnaires sont Air France et la SNCF (24 % chacun). Le premier vol commercial se déroule le entre Paris et Strasbourg. Mais les services réguliers ne commencent qu'en 1960 après une décision du lui donnant le monopole du transport aérien en France métropolitaine L'amiral Paul Hébrard prend la tête de la compagnie en 1960. Pour l'année 1963, Air Inter dispose en propre de 7 Vickers Viscount ainsi que de deux Vickers Viking affrétés à Air Nautic, les premiers pour les lignes à plus forte densité tandis que les seconds sont affectés aux liaisons moins chargées. Parallèlement, et ce dès l'année 1962, les Pouvoirs publics apportent une aide financière aux collectivités régionales sur les lignes les plus défavorisées. Ces aides, ainsi que la volonté de la direction d'adopter des appareils plus modernes, doivent alors permettre l'ouverture des lignes Paris-Mulhouse et Mulhouse-Lyon ainsi que l'augmentation des fréquences sur les Paris-Lyon et Paris-Bordeaux. C'est également en 1963 que la création d'un centre technique pour l'entretien des appareils est envisagé à Lyon-Bron. Le , le premier atterrissage « Phase III » sans visibilité a été effectué par une Caravelle de la compagnie Air Inter avec cinquante et un passagers à bord grâce au système d'atterrissage automatique « SUD-LEAR » permettant de se poser avec vingt mètres de plafond et deux cents mètres de visibilité horizontale. L'équipage était composé du commandant de bord Larribiere, du copilote Jordan, de l'officier mécanicien naviguant Leudiere et des hôtesses de l'air Mlles Desplats et Margerit. Ce premier atterrissage avec passagers était « une première mondiale » comme l'a souligné l'amiral Hébrard, car aucune compagnie au monde n'avait encore été autorisée à se poser dans de telles conditions de visibilité. À son départ en 1970, Air Inter avait 200 vols quotidiens, 40 avions et 2,4 millions de passagers annuels. Renouveau de la flotte et concurrence (années 1980–1990). Ouverture du ciel français à la concurrence (1987–1993). Air Inter détenait un monopole sur de nombreuses lignes intérieures jusqu'à la fin des années 1980. Avec la mise en application de l'Acte unique européen, le ciel français est ouvert à la concurrence en plusieurs étapes : Cette mise en concurrence entraîne l'émergence de nouveaux acteurs (Air Liberté, AOM, TAT...) qui prennent des parts de marchés à Air Inter sur ses lignes intérieures les plus rentables. Air Inter estime ainsi en 1995 qu'elle avait perdu clients au profit de ses trois concurrents. Conjoncture difficile (1994–1996). Air Inter exploite également avant sa fusion avec Air France des Airbus A330. Ces appareils sont déployés sur certaines lignes intérieures comme Orly–Brest ou Orly–Ajaccio. Ces A330 sont aussi affrétés par la compagnie Air Charter notamment sur les destinations méridionales comme Palma. Air Inter est très fortement bousculée par la concurrence des nouveaux acteurs, en particulier AOM et Air Liberté. Air Inter engage une importante offensive tarifaire à partir du : la compagnie applique une réduction de par billet quel que soit le tarif initial ou la destination. La compagnie espère compenser le manque à gagner de cette réduction par une augmentation du nombre de passagers et des gains de parts de marché. Les compagnies concurrentes s'alignent cependant comme AOM qui propose la même offre sur les lignes où elle est en concurrence avec Air Inter. Air France Europe (successeur d'Air Inter) annonce en la fermeture de 18 lignes déficitaires. L'objectif est double : Avant sa fusion avec Air France en 1997, Air Inter lance en le service "La Navette" entre Paris Orly et Toulouse, mais aussi Marseille, Nice, Bordeaux (ouvert en 1999) et Montpellier (ouvert en 2016). L'idée est d'offrir des vols tout au long de la journée à un fort cadencement : 1h en heures creuses et un vol toutes les 30 minutes en heures de pointe. Ce service est maintenu après la disparition d'Air Inter sous la marque Air France. Crashs. Trois accidents ont marqué l'histoire de la compagnie. Les circonstances sont assez proches :
Billy The Kid
Julien Hapiot Julien Hapiot est un militant communiste et résistant français, né le à Gauchin-le-Gal (Pas-de-Calais) et fusillé à Arras le . Biographie. Enfant abandonné, Julien Hapiot est placé dans un orphelinat d’Arras. Adopté par une famille de Grenay, Julien habite avec ses parents et ses frères adoptifs, Augustin et Simon, à la cité du Maroc de cette commune minière. Après avoir étudié à l’école de la cité , où il obtient son certificat d’études, il devient mineur de fond à la fosse 5 - 5 bis de la Compagnie des mines de Béthune à Loos-en-Gohelle. Il adhère immédiatement aux Jeunesses communistes et à la CGTU. Il s'engage en 1936 dans les Brigades internationales en Espagne, où il est nommé lieutenant de la brigade « La Marseillaise ». Grièvement blessé, à cause d’une balle dans le poumon, il revient dans le Pas-de-Calais en 1938. L'année suivante, il est l'un des dirigeants clandestins des Jeunesses communistes du Pas-de-Calais puis devient le secrétaire général des Jeunesses communistes de France. Fin 1940, il exerce des responsabilités au sein du PCF clandestin pour le Pas-de-Calais. Il est chargé notamment de l’organisation militaire. Avec ses compagnons, Charles Debarge et Ignace Humblot, il met sur pied l’Organisation spéciale (OS) dans le département. Après l'attaque des véhicules allemands de Vimy en septembre 1940, qui sont incendiés, il mène une vie d’homme traqué et codirige, avec René Camphin, le PCF clandestin dans le Pas-de-Calais, chargé plus particulièrement de l’organisation militaire. Il confie à Léon Gallot des missions de récupération d’armes, notamment après le vol de dynamite à la fosse 9 de la Compagnie des Mines de Béthune, située à Annequin . Julien Hapiot est à l'origine, avec Michel Brulé, Auguste Lecoeur et des résistants communistes polonais, de l'importante grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais qui dure du au . Il est arrêté en 1943 à Blois, interné à la prison de la Santé à Paris, où il est torturé, puis ramené dans le Nord de la France. Le , il est fusillé à la citadelle d'Arras. , écrit-il avant de mourir. Hommage. Une plaque rendant hommage à Julien Hapiot est apposée dans une rue de sa ville natale, Gauchin-le-Gal, en octobre 2018 par une cinquantaine de personnes issues d’associations patriotiques, du Parti communiste et de la CGT. L'année suivante, une autre plaque le met à nouveau à l’honneur, cette fois dans les municipalités de Bully-les-Mines et Grenay. Les deux villes où il avait vécu et travaillé ont organisé une manifestation en mémoire de ce militant des "Francs Tireurs et Partisans" (FTP). Une rue a pris son nom près de la gare de Grenay, et la section PCF de la ville a fait de même. Bruno Brix, l'employé de la mairie de Grenay responsable du cimetière assure entretenir sa tombe à ses propres frais.
Arthur C. Cronquist
1919 en football Cet article présente les faits marquants de l'année 1919 en football. Naissances. "Plus d'informations :" .
Arabe tunisien Larabe tunisien ou tunisien (, soit ' ) est un ensemble de dialectes arabes mutuellement intelligibles et rattachés à l'arabe maghrébin. Ils sont parlés principalement par les Tunisiens en tant que langue maternelle et vernaculaire, les quelque onze millions de personnes vivant en Tunisie, ainsi que par les Tunisiens établis à l'étranger. Il est généralement connu de ses locuteurs sous les noms de "tounsi", ce qui signifie « tunisien », ou encore de "derja" (« langue familière, parlée ») afin de le distinguer de l'arabe standard, la langue officielle du pays. Le tunisien s'établit sur un substrat berbère. L'existence d'autres substrats, punique et latin, fait moins consensus parmi les linguistes. De plus le tunisien est influencé par les langues des peuples ayant par subséquent vécu ou administré cette région au cours de l'histoire, dont notamment le turc, l'italien, l'espagnol et le français. Il est parlé à travers toute la Tunisie mais se retrouve, comme partie d'un continuum linguistique, dans des variétés similaires parlées dans l'Est de l'Algérie et l'Ouest de la Libye. Sa morphologie, sa syntaxe, sa prononciation et son vocabulaire sont assez différents de l'arabe standard ou classique. C'est pourquoi il est difficilement intelligible par les locuteurs des parlers arabes orientaux, mais plus facilement compris par les arabophones du Maghreb au prix d'un effort d'adaptation aux différences d'accent. Il est par ailleurs très proche du maltais qui n'est toutefois pas considéré comme un dialecte arabe pour des raisons sociolinguistiques. En raison du multilinguisme en Tunisie et de toutes les influences linguistiques présentes dans l'arabe tunisien, ainsi que d'une importante diaspora établie à l'étranger, il est fréquent que les Tunisiens fassent de l'alternance codique, mélangeant du tunisien avec du français, de l'anglais, de l'arabe ou d'autres langues dans leur parler quotidien. En Tunisie, on distingue principalement les variétés sulaymites nord-occidentale et du Sud tunisien, hilaliennes du Centre, et préhilaliennes comprenant les parlers du Sahel et les vieux parlers citadins, ainsi que les nouvelles koinès urbaines principalement établies sur des bases hilaliennes. La koinè urbaine tunisoise tend à être utilisée comme variante standard. Classification. L'arabe tunisien fait partie de la famille des dialectes arabes et est compris par cela dans la famille des langues chamito-sémitiques. Il fait partie, plus particulièrement, de la branche des langues sémitiques. De plus, il fait partie des dialectes de l'arabe maghrébin qui sont en grande partie inintelligible pour les locuteurs d'arabe standard ou moyen-oriental et ce tout comme l'algérien ou le marocain. Faisant partie du continuum linguistique, il a été reporté que le tunisien est partiellement mutuellement intelligible avec l'arabe algérien, l'arabe libyen ainsi que le maltais. Toutefois, le tunisien est faiblement, jusqu'à pas intelligible, avec l'arabe marocain, l'arabe égyptien, l'arabe levantin septentrional, l'arabe mésopotamien, et l'arabe du Golfe. Historique. Débuts de la langue. Situation linguistique de la Tunisie antique. Durant l'antiquité, les habitants de la Tunisie parlaient d'anciennes formes de berbères proches du libyque. Des migrants venant de Phénicie, se sont établis en Tunisie, tout le long des jusqu'au , ont fondé Carthage et se sont progressivement mélangé avec la population locale. Ces migrants amenèrent avec eux leur culture et langue qui s'est progressivement répandue vers le reste des côtes Nord-Africaine, Hispanique et insulaire le long de la civilisation carthaginoise. À partir du , une partie des habitants de la Tunisie, parlaient la langue punique, une variante du phénicien influencée par la langue libyque locale. Aussi déjà, à l'époque, dans les régions proches du peuplement punique (région de Carthage), le berbère utilisé évolue fortement. Dans des centres urbains de l'intérieur comme Dougga, Bulla Regia, Thuburnica ou Chemtou, le berbère se détache des intonations maghrébines tout en gardant l'essentiel de son vocabulaire. Le terme « Afrique », qui donne son nom au continent, est ainsi issu de la tribu berbère des Afridi qui est l'une des premières à être en contact avec Carthage. Également durant cette période jusqu'au , l'alphabet tifinagh berbère se développe à partir de l'alphabet phénicien. À l'arrivée des Romains, à la suite de la chute de Carthage en 146 av. J.-C., toute l'élite était « punicisée » mais cette influence devait décroître au fur et à mesure que l'on s'éloignait de Carthage et du nord. De la période romaine jusqu'à la conquête arabe, le latin et le grec vont davantage influencer la langue qui sera alors appelé neo-punique pour la différencier de sa variante antérieure. Cela a aussi progressivement donné par la suite naissance à la langue romane d'Afrique, un dialecte latin, influencée par les autres langues du pays et utilisée avec eux. Également, comme ce fut le cas pour les autres dialectes, le punique a probablement suvécu à la conquête arabe du Maghreb: Le géographe Al-Bakri, décrit au , des personnes parlant une langue qui n'était ni du berbère, ni du latin ou du copte dans l'Ifriqiya rurale, une région où le punique a survécu bien au-delà de son utilisation écrite. Toutefois il se peut que l'existence du punique ait facilité la propagation de l'arabe dans la région, étant donné que le punique et l'arabe sont deux langues sémitiques qui partagent plusieurs racines communes. Moyen Âge. L'arabe classique commença à être installé en tant que langue gouvernementale et administrative en Tunisie, qui était alors appelée "Ifriqiya" de son nom antérieur "Africa", quand elle devint un territoire omeyyade en 673. Les habitants de plusieurs villes (Romano-africains) ont été alors progressivement influencé par l'arabe tandis que les régions montagneuses de l'ouest et le sud de la Tunisie reste encore majoritairement berbère. À partir du , par contact des langues locales avec l'arabe classique, quelques nouveaux dialectes urbains sont apparus dans les principales cités côtières de la Tunisie. Ces dialectes étaient influencés par plusieurs mots de vocabulaire et structures communes d'origines berbères, puniques ou latines (langue romane d'Afrique), tel que la négation. Ces nouveaux dialectes ont été aussi significativement influencé par d'autres langues historiques. En fait, plusieurs mots tunisiens et maghrébins tel que "qarnīṭ" ont une étymologie latine. Ces dialectes ont été par la suite appelés dialectes pré-hilalliens et ont été utilisés en même temps que l'arabe classique pour communiquer en Tunisie. Séparément, le siculo-arabe, qui s'est développé durant le au travers du contact dialectal entre l'arabe classique et plusieurs langues Européennes, est entré en contact avec les dialectes pré-hilaliens tunisiens. Étant donné que le sicilien était parlé dans plusieurs îles proches de la Tunisie comme la Sicile, Malte ou la Sardaigne, ça a rapproché toutes les langues concernés et a amélioré leurs divergences grammaticales et structurelles par rapport à l'arabe classique. Vers le , des tribus arabes venant d'Égypte, les Banu Hilal qui ont immigré principalement vers l'Ouest et le Nord de la Tunisie et les Banu Sulaym qui ont immigré majoritairement vers le Sud de la Tunisie. Ces immigrants ont joué un rôle majeur dans la propagation de l'arabe dans le pays. Toutefois, ils ajoutèrent au tunisien quelques caractéristiques venant de leur dialecte arabe . En fait, les locuteurs de l'ouest du pays se mirent à utiliser la consonne occlusive vélaire voisée [ɡ] au lieu de la consonne occlusive uvulaire sourde [q] dans des mots tel que "qāl" "il a dit". Veronika Ritt-Benmimoum et Martine Vanhove ont même supposé que le remplacement des diphthongues /aw/ et /aj/ par respectivement /uː/ et /iː/ est dû à l'influence hilalienne. De plus, les phonologies amenés vers les nouvelles villes parlant tunisien étaient celles des immigrants et non pas celles originellement tunisiennes. Les Sulaym quant à eux ont répandu un nouveau dialecte au Sud du pays qui est l'arabe libyen. Néanmoins, certains dialectes évitèrent toute influence hilalienne. Ces dialectes étaient: le judéo-tunisien qui est parlé par les Tunisiens juifs et est légèrement influencé par la phonologie hébraïque, le dialecte de Sfax et enfin le dialecte des femmes urbaines tunisiennes. Au , à la suite du déclin d'Al-Andalus, plusieurs Andalous ont immigré vers les principales villes du nord tunisiens. Ces migrants amenèrent quelques caractéristiques de l'arabe andalou et du mozarabe aux dialectes tunisiens. Parmi d'autres, cela a amené à la réutilisation de la consonne occlusive uvulaire sourde [q] au lieu de la consonne occlusive vélaire voisée [ɡ] hilalienne dans les variétés urbaines et à la simplification des sons des mots en tunisien, ce qui a davantage différencié la langue de l'arabe classique. De même, ces changements ont été reconnus par l'érudit hafside, Ibn Khaldoun dans sa Mouqaddima en 1377. Il dit que le contact linguistique entre l'arabe classique et les langues locales à causé la création de plusieurs variétés d'arabe, très distinctes de l'arabe formel. Période ottomane et beylicale. Durant la période qui s'étend du jusqu'au , la Tunisie est passé sous contrôle espagnol puis ottoman et a accueilli des immigrants morisques et italiens dès 1609. Cela a fait se connecter les langues tunisienne, espagnole, italienne et turque. Aussi, durant cette période le tunisien a acquis plusieurs nouveaux mots de vocabulaire de l'espagnol et du turc et même quelques structures tel que le suffixe "-jī" du turc, ajouté à un nom pour signifier une profession, tel que "kawwāṛjī", "qahwājī"... Durant la deuxième moitié du , le tunisien a été étudié par plusieurs linguistes européens. En 1893, une première étude linguistique est complété par le linguiste allemand Hans Stumme. Aussi, ce fut le commencement d'une tendance, toujours d'actualité, concernant la recherche sur l'arabe tunisien Histoire moderne. Durant le protectorat français de Tunisie, le pays est entré en contact avec la langue française. Ce contact a considérablement influencé le tunisien. En effet, de nouveaux mots de vocabulaire ainsi que des nouvelles structures et sens de mots ont été pris du français. Ces changements ont davantage augmenté l'inintelligibilité du tunisien pour les locuteurs d'arabe moyen-oriental. Toutefois, cette période a aussi été caractérisée par une hausse de l'intérêt porté par les Tunisiens sur le tunisien. En effet cette période a vu le commencement d'une utilisation formelle et littéraire répandue de l'arabe tunisien, tel que par Taht Essour. Aussi, davantage de recherches portant sur le tunisien ont été produites, principalement par des linguistes français et allemands. Le tunisien devint même enseigné en tant que langue optionnelle dans les lycées français. À l'indépendance du pays en 1956, le tunisien n'était parlé que dans les zones nord et côtières du pays, tandis que les autres régions parlaient l'arabe algérien, l'arabe libyen ou différents dialectes berbère. C'est pourquoi le dirigeant tunisien Habib Bourguiba a promu une campagne d'arabisation et de tunisification de la Tunisie et a répandu une éducation basique et gratuite pour les Tunisiens. Ceci a contribué à une minimisation partielle de l'alternance de code linguistique à partir des langues européennes dans le tunisien et à l'utilisation d'alternance de code linguistique à partir de l'arabe standard. De plus, la création de l'ERTT en 1966 et la propagation de la télévision avec le contact des dialectes a amené à un rapprochement, de tous les dialectes du tunisien dès les années 1980. Alors, le tunisien a atteint une utilisation pleinement nationale et est devenu composé de six dialectes légèrement différents mais totalement mutuellement intelligibles : le dialecte de Tunis qui est considéré comme étant le tunisien de référence, le dialecte du Sahel, le dialecte de Sfax, le dialecte du Sud-Ouest, le dialecte du Sud-Est et le dialecte du Nord-Ouest. En conséquence, le tunisien est devenu la principale langue de prestige pour la communication et l'interaction au sein de la communauté tunisienne En revanche, les dialectes berbères, l'arabe libyen et algérien, ainsi que plusieurs dialectes du tunisien tel que le dialecte traditionnel des femmes urbaines, le judéo-tunisien et même certaines structures tunisiennes comme "lā" + nom + "š" ont aussi pratiquement disparu de la Tunisie. La période après l'indépendance tunisienne a été aussi marquée par une accélération de l'usage du tunisien dans la littérature et l'éducation. En fait, le tunisien a été enseigné par le corps de la Paix américain de 1966 jusqu'à 1993 et davantage de recherches sur lui ont été faites, dont certaines utilisaient des méthodes nouvelles, telles que la programmation et la création de plusieurs corpus automatiques en tunisien. D'autres recherches, plus traditionnelles, ont été également produites durant cette période, concernant la phonologie, la morphologie, la pragmatique et la sémantique du tunisien. La langue a aussi été utilisée pour écrire plusieurs nouvelles depuis les années 1990 et même une liste Swadesh en 2012. De nos jours le tunisien est enseigné par plusieurs institutions, telles que l'INALCO (situé à Paris avec des cours de tunisien depuis 1916), l'IBLV (situé à Tunis avec des cours de tunisien depuis 1990) ou même dans les lycées français en tant que langue optionnelle. En fait, ont passé le tunisien au baccalauréat français de 1999. Aujourd'hui, la tendance en France est à l’implémentation de l'arabe maghrébin et principalement le tunisien davantage dans l'éducation de base. Aussi, ce ne furent pas les seuls essais du tunisien dans l'éducation: Un projet pour offrir une éducation de base pour les personnes âgées en utilisant le tunisien a été proposé en 1977 par le linguiste tunisien Mohamed Maamouri. Ce projet visait à améliorer la qualité et l'intelligibilité de l'enseignement de base pour les personnes âgées qui ne pouvaient pas comprendre l'arabe standard, ne l'ayant pas appris durant leur jeunesse. Toutefois, ce projet n'a pas été implémenté. Aujourd'hui, la classification linguistique du tunisien causes des controverses entre les personnes intéressées. Ce problème est dû au fait que la langue est généralement considérée comme faisant partie du continuum linguistique arabe. Certains linguistes tels que Michel Quitoutand ou encore Keith Walters considèrent le tunisien comme étant une langue indépendante alors que d'autres comme Enam El-Wer la considèrent comme étant un dialecte de l'arabe, tandis qu'Abdou Elimam considère le tunisien – tout comme les autres parlers arabes du Maghreb – comme étant une évolution du néo-punique. De plus, sa recognition politique est encore limitée, il n'est reconnu que par la France en tant que langue minoritaire faisant partie de l'arabe maghrébin et ce selon la charte européenne des langues régionales ou minoritaires de mai 1999. Charte qui elle-même n'a pas pu être ratifiée par le conseil constitutionnel français en raison de son conflit avec l'article 2 de la Constitution française du 4 octobre 1958. Également, aucune recognition ou standardisation officielle n'a été adoptée en Tunisie jusqu'à 2015. Traits distinctifs. L'arabe tunisien est une variété parlée de l'arabe et partage ainsi beaucoup de points communs avec les autres variétés modernes de l'arabe, en particulier celles du Maghreb. Il présente toutefois quelques traits distinctifs : Variantes dialectales. Plusieurs dialectes furent et/ou sont parlés en Tunisie. Cette profusion est due à plusieurs facteurs, incluant la durée durant laquelle le pays a été habité, sa longue histoire en tant que terre d'immigration, la profusion de cultures qui l'ont habité ainsi que la taille et la diversité géographique et naturelle du pays, divisé entre aires de montagnes, forêts, plaines, côtes, îles et déserts. Toutefois aujourd'hui, la Tunisie est aussi le pays le plus linguistiquement homogène du Maghreb. Les dialectes tunisiens font tous partie de l'arabe tunisien et sont pleinement et mutuellement intelligibles. La distinction principale au sein des dialectes tunisiens réside dans la différence entre les (principalement au nord et à l'est du pays) et les parlers hilaliens. Les parlers pré-hilaliens se caractérisent par l'utilisation de la consonne occlusive uvulaire sourde dans des mots comme "qa:l" (Il a dit) alors que les dialectes hilaliens utilisent la consonne occlusive vélaire voisée dans de tels mots. Les premiers prononcent également la voyelle radicale finale avant une autre voyelle, comme dans le mot "mʃa:u" (Ils sont allés) alors que les seconds suppriment cette voyelle finale, ce qui donne "mʃu". Les parlers pré-hilaliens se caractérisent également par le fait de ne pas marquer le genre à la deuxième personne. Ainsi, "inti" désignant ailleurs une femme est ici utilisé pour s'adresser à un homme ou une femme, ce qui provoque la perplexité des autres arabophones, alors que dans le verbe aucune marque du féminin n'apparaît. En revanche, les dialectes hilaliens maintiennent les distinctions usuelles venues de l'arabe classique. Les parlers pré-hilaliens maintiennent également des diphtongues issus de l'arabe classique dans des mots comme "lajl" (soirée), un trait partagé par le maltais. On trouvera d'autres informations sur la dialectologie tunisienne chez Michael Gibson, William Marçais, Hans-Rudolf Singer et Fathi Talmoudi. Parlers pré-hilaliens. L'ensemble des variétés pré-hilaliennes comprend: Ces variétés appartiennent à la famille des parlers pré-hilaliens de l'est, caractérisée par la préservation de trois voyelles courtes. Parlers hilaliens et sulaymites. Dans le reste du pays, les variétés hilaliennes ou sulaymites sont dominantes et se subdivisent en deux principaux groupes: La variété hilalienne s'appuie sur un fort substrat berbère et latin (langue romane d'Afrique), remarquable que ce soit dans le vocabulaire ou la phonétique, et subit le moins d'influences étrangères lors de l'époque ottomane ou du protectorat français. En dehors du nord-ouest et du centre-ouest de la Tunisie où elle est majoritaire, cette variété se retrouve aussi dans la région de Bizerte, la région de Zhaghouan, la région du Cap- Bon, la région du Sahel-tunisien, la région de Sfax et dans le grand Tunis ce qui fait d'elle la variété ayant le plus de locuteurs. La variété sulaymite, parlée dans le sud du pays, est une prolongation des parlers de Libye avec lesquels elle partage l'ensemble des caractéristiques. À ces deux groupes hilaliens originaux s'ajoutent, depuis le , les nouveaux parlers urbains (koinès) résultants des mouvements d'exode rural et du brassage linguistique en milieu urbain. Distribution en milieu urbain. Dans les grandes villes de Tunisie où des parlers citadins étaient traditionnellement parlés, les migrations internes et l'exode rural a mené à la coexistence entre différents parlers au sein d'une aire géographique limitée. À Tunis, le vieux parler citadin, nommé , et qui était parlé dans la médina de Tunis, demeure actuellement principalement parlé dans les et principalement par les femmes. Le nouveau parler urbain de Tunis, forme koinéisée avec une influence bédouine/rurale, est le parler le plus parlé dans la ville, tandis que les campagnes aux alentours retiennent leur parler rural (hilalien) originel. Le parler citadin tunisois, proche du maltais, est la forme dialectale la plus simplifiée (prononciation "inti" pour désigner le « tu » masculin) et la plus influencée par les langues euro-méditerranéennes comme l'italien et le français. Elle comporte un nombre important d'expressions et de mots d'origine italienne mais aussi française, espagnole et turque. Reliquat de la "lingua franca" en vigueur jusqu'au , elle tire son dynamisme de la dimension interculturelle et cosmopolite qui caractérise cette métropole. L'italien y tient une place fondamentale. Porté par une colonie italienne qui représenté jusqu'à 40 % de la population urbaine tunisoise, il influence durablement la musicalité du dialecte tout en l'alimentant en vocabulaire technique : termes professionnels liés aux activités exercées jadis par l'importante colonie italienne comme menuisiers, maçons, architectes, pêcheurs, garagistes, négociants, commerçants, entrepreneurs, etc. La koinè urbaine de Tunis pousse à la création d'une variété de dialecte tunisien unique car plus souple, intégrateur et modulable. Il est aujourd'hui le dialecte de référence et assimilé par certains linguistes à l'« arabe tunisien standard ». Bizerte connait la même dynamique que Tunis, avec la cohabitation de trois dialectes: Malgré sa petite superficie, le Sahel bizertin présente des différences lexicales et phonétiques variées. Ces différences sont la conséquence des disparités ethniques des villes et villages en question. Cependant, les parlers néo-urbains tendent à gagner plus de terrain aux dépens des vieux parlers. Par exemple, Menzel Jemil et Menzel Abderrahmane, au peuplement d'origine mamelouke et caucasienne avec un apport andalou plus marginal et plus tardif, ont à l'origine des dialectes citadins. À Ghar El Melh, ville caractérisée par un peuplement où les proportions d'Andalous et de Janissaires furent égales, se caractérise par un dialecte plus chantant (influence caucasienne) qu'à Bizerte mais beaucoup plus archaïque dans la syntaxe. À El Alia, petite ville industrielle spécialisée dans le cardage de la chéchia, l'élément andalou est prépondérant avec des archaïsmes plus marqués. Enfin, Metline et Raf Raf ont des dialectes extrêmes, surtout dans la prononciation. Ceux-ci se rapprochent du dialecte mahdois. Cela s'explique par des similitudes ethniques fortes : population de garnison d'origine caucasienne ou européenne (notamment grecque puisque Metline a été fondée par des grecs de Mytilène) et forte endogamie jusqu'il y a peu. Cependant, le parler de Ras Jebel, jadis ville de rayonnement andalou, est aujourd'hui totalement influencé par les éléments nomades et ruraux. Usage. L'arabe tunisien est la langue maternelle de tous les Tunisiens arabophones. Elle est aussi la deuxième langue de la population berbérophone en Tunisie. L'arabe standard, tout comme le français, sont appris à l'école. L'arabe tunisien joue le rôle de la variante inférieure dans un exemple de diglossie classique où l'arabe standard représente la variété de prestige. Ainsi, l'usage du tunisien est principalement limité aux domaines oraux, bien que des dessins paraissant dans la presse écrite puissent être écrits en dialecte. Par ailleurs, à partir des années 1990, beaucoup de panneaux publicitaires voient leurs slogans ou le nom des entreprises rédigés Culture. Par le passé, beaucoup de contes et poèmes folkloriques étaient racontés en tunisien, en tant que tradition orale, par des conteurs ambulants se déplaçant aux festivals et marchés comme le boussadia. Parmi les plus importants figurent "" et . Aussi, dans les années 1960, les plus populaires ont été enregistrés à l'ERTT, en tunisien par Abdelaziz El Aroui, ou encore traduits principalement vers le français ou l'arabe standard par d'autres auteurs. Ces contes et poèmes tunisiens n'ont été transcrits en tunisien utilisant le script arabe modifié qu'en 2013 et ce par le travail de l'association Kelemti pour la promotion du tunisien. La maison d'édition et de traduction Carthage Translation a publie des traductions en plusieurs langues des contes de Abdelaziz El Aroui et des chansons classiques Tunisiennes. avec transcription simultanée en script arabe et Latin. Dans le même sens, les pièces de théâtre sont presque toujours écrites en tunisien, sauf lorsqu'elles sont placées dans un contexte historique particulier, tout comme les chansons généralement composées en tunisien. En revanche, la plupart des auteurs contemporains écrivant des nouvelles préfèrent s'exprimer en arabe standard ou en français. Dans certains cas, le dialogue d'une nouvelle sera écrit en tunisien alors que la partie narrative sera en arabe standard. Toutefois, depuis les années 1990 une nouvelle tendance a été amorcée par Hédi Balegh qui a publié une collection des proverbes tunisiens et traduit "Le Petit Prince" en tunisien. D'autres auteurs tel que Tahar Fazaa (principalement avec "Tšanšīnāt Tūnsīya") ou Taoufik Ben Brik (principalement avec "Kalb Bin Kalb" et "Kawāzākī") l'ont suivi et ont utilisé le tunisien pour écrire des nouvelles, des pièces de théâtre ou des livres. Pour ce qui est des programmes de radio et de télévision, l'usage du tunisien y a officiellement débuté en 1966 avec la création de l'Établissement de la radiodiffusion-télévision tunisienne. Aujourd'hui le tunisien est utilisé pour tous les programmes de télévisions et de radios à l'exception des informations, des programmes religieux et des séries historiques. Il y a eu aussi plusieurs traduction de dessins animés en tunisien, tel que durant les années 1980 Qrīnaṭ il-šalwāš et Mufattiš kaɛbūṛa. Quelques œuvres en tunisien ont acquis une certaine notoriété dans le monde arabe tel que le premier prix du festival ASBU en 2015 ou le prix du festival de création médiatique arabe en 2008. De plus, depuis les années 1990, la publicité au travers des médias utilise de plus en plus le tunisien et plusieurs panneaux d'affichage ont le slogan et le nom original ou alternatif de l'entreprise écrit en tunisien. Toutefois, la presse écrite n'est en grande majorité pas écrite en tunisien. Bien qu'il y ait eu un hebdomadaire en tunisien nommé "kull šay b- il-makšūf" dirigé par Hedi Saidi, Hechmi Bouaziz et Ali Douagi du 23 avril 1937 au 22 octobre 1959. Les plus grands journaux sont encore écrits en arabe standard ou en français, à l'exception des dialogues des dessins qui y peuvent être écrits en tunisien. En ce qui concerne la religion, l'usage du tunisien pour la promotion de l'Islam est limité, quoiqu'il existe quelques efforts notoires. Pour la Chrétienté, l'usage du tunisien est important, commençant avec une traduction du Nouveau Testament en 1903. Aujourd'hui, une version complète du Nouveau Testament en tunisien est disponible en ligne. Le tunisien s'écrit, selon la préférence ou les possibilités de l'auteur, avec un alphabet arabe (modifié pour retranscrire les sons particuliers /p/ (پ), /v/ (ڥ) et /g/ (ڨ)) ou un alphabet latin (avec des signes diacritiques). Musique. Le plus ancien poème retrouvé retranscrit en tunisien remonte au , écrit par Cheykh Abu el-Hassan el-Karray, mort en 1693 dans la medina de Sfax: Également, en réponse au poème, un autre a été écrit au , toujours en tunisien, vantant les qualités de Karray: Seconde langue. Les berbérophones des régions montagneuses du Sud du pays (environs de Tataouine et de Matmata) et dans certain village du sud de l'île de Djerba (Guellala) ne parlent souvent l'arabe tunisien que comme seconde langue, leur langue maternelle étant généralement le chelha. Le nombre de locuteurs de ces dialectes berbères est inconnu mais la langue tend à disparaître faute de locuteurs. Les étrangers désireux de s'intégrer au pays ou, à l'inverse, les descendants d'émigrés tunisiens nés à l'étranger comptent également parmi les locuteurs des dialectes tunisiens en tant que seconde langue. SMS. Depuis les années 1990, les Tunisiens ont commencé à écrire en tunisien sur internet en utilisant un alphabet latin avec des signes diacritiques et particulièrement sur les médias sociaux et les messages textes. Cette tendance s'est considérablement accélérée durant la révolution tunisienne de 2011 qui fait chuter le régime de Zine El Abidine Ben Ali et dans laquelle la communication par message texte, chat et médias sociaux a joué un rôle majeur. Aussi l'arabe tunisien, tout comme les autres variétés d'arabe maghrébin ou encore la langue arabe, contient des sons et des lettres qui n'ont pas d'équivalents dans l'alphabet latin. De ce fait, pour pouvoir communiquer en tunisien ou autre, en écrivant des SMS ou sur le chat, des chiffres sont utilisés comme lettres de substitution, sur la base de leurs ressemblances morphologiques avec les lettres arabes : Vocabulaire. L'une des différences les plus flagrantes entre l'arabe tunisien et l'arabe standard est l'usage étendu de mots appartenant au berbère, punique ou latin (langue romane d'Afrique), à l'italien, à l'espagnol, au français et au turc. Ainsi, électricité, qui se dit en arabe standard, devient "trisiti"/"zaw" en tunisien, qui vient directement du mot français (attention à la place du /h/ car désigne une voiture). D'autres emprunts au français incluent "burtma:n" (appartement). Dans le domaine des nouvelles technologies, il n'existe souvent pas de mot d'origine arabe équivalent et fréquemment utilisé comme « ordinateur », de même pour la dénomination des objets « modernes », le mot "outile", qui désigne un hôtel et vient du mot français, est l'équivalent des mots "fundeg" ou "oukala" sauf que ces derniers désignent plus spécifiquement un hôtel bas de gamme. La cuisine, "matbax" en arabe, devient en tunisien et vient du latin "cocina". De même, la chaussure, en arabe, devient en tunisien et vient du latin vulguaire "sabata" (même étymologie que les mots français "savate" et "sabot") ou encore chaussettes » ("klasset") venant du latin "calcia" avec le diminutif "-ta" via le grec ("ka:lsta"). Chkobba (jeu de cartes traditionnel) est directement emprunté à l'italien "scopa". Il existe également divers mots d'étymologie berbère, comme (moustache) et "fakru:n" (tortue), "sfenneria"" (carotte), au turc, comme "ba:lik" (peut-être), ga:wri" (Européen) de même que le suffixe d'occupation "ʒi" rencontré dans (postier) et "kawwarʒi" (footballeur). Ces mots ne doivent pas être confondus avec l'usage direct de mots ou locutions du français dans le parler quotidien des Tunisiens (alternance de code linguistique), surtout ceux du nord du pays, particulièrement rencontrés dans l'environnement des affaires. Toutefois, beaucoup de mots français sont utilisés dans le discours des Tunisiens sans être adaptés à la phonologie tunisienne à l'exception du « r » français () que les hommes en particulier remplacent souvent par un . Ainsi, beaucoup de Tunisiens utiliseront le français « ça va ? » à la place ou en plus de l'expression tunisienne , l'italien "ciao" ou l'anglais "bye" au lieu de "bisslema". Il est difficile dans ce cas de distinguer s'il s'agit d'un usage direct ou d'un emprunt. Un autre phénomène fréquemment observé est le glissement sémantique de certains mots d'origine arabe, par exemple "macha" qui signifie au sens strict l'action d'aller à pied, mais a évolué en tunisien en "mcha" qui est utilisé dès lors qu'il y a une notion de déplacement, là où l'arabe utiliserait le verbe "dhahaba" (aller). On constate de manière pararoxale que le terme arabe "dhahaba" est d'un emploi grossier en tunisien. On observe aussi le même phénomène pour certains mots d'origine étrangère comme le mot turc "vapur" désignant tout navire de grande taille en tunisien, alors que le mot signifie "bateau à vapeur" en turc et où cette langue utiliserait plutôt "gemi" pour signifier "navire". Toutefois, le plus grand nombre de différences entre l'arabe tunisien et l'arabe standard n'est pas lié à l'influence lexicale de langues non-arabe ou non-sémitique mais à la présence de néologismes et à un glissement de sens de racines arabes et à l'usage d'autres racines étrangères à cette langue. Presque tous les mots liés à des questionnements tombent dans cette catégorie : les tunisiens "eʃnuwwa" et (quoi ?, "chenhou" dans les parlers ruraux) par rapport à l'arabe "ma:ða", l'arabe tunisien "waqte:ʃ" (quand ?) par rapport à l'arabe "mata:" ("mata:" de l'arabe standard équivaut à "emtine" dans les parlers du Sud), "eʃku:n" (qui ?, "minhou" dans les parlers ruraux) par rapport à "man" et (pourquoi ?) par rapport à "lima:ða". Les glissements de sens apparaissent clairement pour des racines telles que "xdm", qui signifie « travail » en Tunisie mais « servir » en arabe, "ʔˤml" qui est réduit à « faire » et ne peut signifier « travail » comme en arabe, et "mʃj" dont le sens est passé de « aller » à « marcher ». Il est à noter aussi, qu'au-delà de quelques différences de prononciation pour les nombres par rapport à l'arabe standard, les nombres 11 à 19 sont radicalement différents. Ainsi, ces nombres sont (dans l'ordre) : "eħdeʃ", "thnaʃ", "thleṭaʃ", "arbʔˤaṭaʃ", "xomsṭaʃ", "setṭaʃ", "sbaʔˤṭaʃ", "thmonṭaʃ" et "tesʔˤaṭaʃ". Grammaire. La grammaire des dialectes tunisiens est proche de la grammaire de l'arabe standard, à quelques simplifications près. Ainsi, les déclinaisons ont tendance à disparaître avec l'amuïssement des voyelles finales : le mot arabe "kitab" est normalement décliné en "kitab-on" au nominatif, "kitab-en" à l'accusatif et "kitab-in" au datif. En tunisien, à cause du substrat berbère ou possiblement romano-africain , le mot devient simplement "ktèb" dans tous les cas. De même, la distinction entre certains pronoms masculins et féminins a tendance à disparaître sous le même effet : le pronom personnel sujet à la deuxième personne du singulier, en arabe "anta" (m.) et "anti" (f.) devient simplement "inti" dans les deux cas (sauf dans les dialectes du sud et de l'ouest qui ont conservé la distinction). Cet effacement est renforcé par le fait qu'il n'existe pas de différence de conjugaison à cette personne. Par contre, les dialectes ont conservé la distinction entre pronoms de la troisième personne "houa" (il) et "hia" (elle). Une autre simplification notable de la grammaire par rapport à l'arabe est la disparition complète du duel, forme pronominale usitée pour parler de deux personnes. Les pronoms et la conjugaison du duel sont remplacés par leurs équivalents du pluriel (utilisé en arabe seulement pour des groupes de trois personnes ou plus), se rapprochant ainsi de la pratique des langues romanes et de la grammaire hébraïque. On observe exactement les mêmes phénomènes en maltais. Articles en "ech". Les articles (quoi, que, qui, quand, pourquoi, comment, combien, qu'est-ce que, etc.) sont différents de l'arabe standard et sont caractérisés par l'utilisation du son "eʃ" (« quoi ? »), à leur début ou à leur fin, à ne pas confondre avec le marqueur de la négation, qui est également "eʃ" ou "iʃ", mais qui lui s'utilise pour accorder les verbes comme dans "ma mʃit-eʃ" (« je ne suis pas allé »). Ce tableau donne les équivalences en arabe tunisien et en français (liste non exhaustive) : Certains de ces articles s'accordent en fonction du sujet, ainsi par exemple « qui es-tu » devient "eʃkoun-ek inti" ou simplement "eʃkoun-ek", « à combien c'est » devient "ʃ". Il est également intéressant de noter qu'en phénicien "eʃ" signifie « feu » ou « homme » et "eʃta" « femme » en fonction de leurs utilisations respectives. Conjugaison. Il existe des différences significatives de morphologie entre l'arabe tunisien et l'arabe standard. Ce dernier marque treize distinctions de personnes, nombres et genres dans la flexion verbale alors que le dialecte de Tunis en marque seulement sept, la distinction de genre se trouvant seulement à la troisième personne du singulier. Les dialectes ruraux ou d'origine berbère de l'intérieur du pays marquent aussi le genre à la deuxième personne du singulier tout comme la plupart des variétés parlées ailleurs dans le monde arabe. Les verbes réguliers sont conjugués, dans les dialectes urbains, selon le tableau suivant : La plupart des dialectes ruraux ajoutent un second féminin singulier : "ktibti". La plupart des dialectes ruraux ajoutent un second féminin singulier : "tiktibi". Les verbes « faibles » possédant une semi-voyelle finale suivent quant à eux une conjugaison différente : La plupart des dialectes ruraux ajoutent un troisième féminin singulier : "mʃit". Les dialectes avec le phonème /e:/ tendent à l'utiliser à la place du /i:/ dans cette conjugaison. Les dialectes ruraux ont supprimé la voyelle radicale au pluriel, engendrant des formes comme "nimʃu", encouragé sans doute par le substrat berbère qui est plus prononcé dans les régions rurales. La forme passive des verbes des dialectes tunisien, algérien et marocain est similaire au berbère. Elle est obtenue en ajoutant les préfixes t- / tt- / tn- / n- : La forme du futur en arabe tunisien est, elle aussi, similaire au berbère, et plus précisément au berbère zénète : "besh" (aller) accompagné du verbe (ex : "besh tettkasser" signifie « ça va se casser »). Il est fréquent dans les variétés urbaines que "besh" soit remplacé par "mesh". Ainsi, il est tout à fait correct de dire "mesh tettkasser" (« ça va se casser »). Phonologie. Il existe plusieurs différences de prononciation entre l'arabe standard et l'arabe tunisien. Les voyelles courtes sont ainsi fréquemment omises en tunisien, spécialement lorsqu'elles se trouvent être l'élément final d'une syllabe ouverte. Cela a probablement été encouragé par le substrat berbère. En voici quelques exemples : Les verbes réguliers montrent ce phénomène dans leur conjugaison mais il existe aussi pour les noms : Le marque du duel pour les noms est seulement utilisée pour des mesures de quantité et des termes allant généralement par paires (yeux, mains, parents, etc.). Voyelles. Étant donné que la pharyngalisation est une propriété des consonnes, la plupart des dialectes ont trois timbres de voyelles , toutes susceptibles d'une distinction de longueur comme dans l'arabe standard. Une voyelle finale est longue dans des mots portant l'accent sur une seule syllabe (par exemple ou « Il est venu »), brève dans les autres cas. Certains dialectes, par exemple ceux de Gabès et Monastir, possèdent des voyelles longues ( et ) dérivées des diphtongues ( et ) de l'arabe ancien. Celles-ci sont maintenues à Sfax, et les formes les plus traditionnelles (en recul) du dialecte des femmes de Tunis, mais ont fusionné avec et dans la plupart des dialectes. L'arabe tunisien maintient une distinction nette entre toutes les voyelles brèves à la différence du marocain et de l'algérien : par exemple (« J'ai résidé ») contre (« J'ai grandi »). À l'exception des variétés où des formes de l'arabe ancien sont maintenues, il n'existe pas de diphtongues. Dans des environnements non pharyngalisés, il existe une antériorisation et une fermeture du , et dans une moindre mesure du , qui, en particulier auprès des jeunes locuteurs tunisois, peut aboutir à des réalisations phonétiques telles que . Consonnes. L'arabe standard "qâf" comporte aussi bien le que le comme réflexes dans les dialectes urbains et ruraux avec le prédominant dans les dialectes urbains et le dans les dialectes ruraux (« Il a dit » se dit ainsi ou ). Néanmoins, certains mots sont les mêmes quel que soit le dialecte : « vache » est toujours prononcé et « étude » . Les consonnes interdentales sont également maintenues, sauf dans le dialecte traditionnel de Mahdia. L'arabe standard fusionne pour sa part avec . Voir l'article sur l'alphabet arabe pour les explications concernant les symboles phonétiques de l'API figurant dans ce tableau. La pharyngalisation en arabe peut aussi être représentée avec un point sous la lettre comme /ḍ/. Certaines consonnes sont entre crochets dans le tableau ci-dessus parce qu'elles ne sont pas universellement considérées comme des phonèmes distincts. Il y a toutefois de fortes indications qu'elles en sont. Il existe deux sources pour ces consonnes entre crochets : les formes pharyngalisées sont des développements internes alors que /p/ et /v/ sont généralement le résultat de l'influence du français ou d'autres langues et de l'arabe classique. Les paires minimales ne sont pas toujours faciles à trouver pour ces contrastes mais il existe néanmoins des exemples montrant que ces formes marginales ne représentent pas les allophones d'autres phonèmes comme : à côté d'une paire minimale : La réalisation des voyelles à l'intérieur de chaque paire est radicalement différente. La pharyngalisation sur les consonnes elles-mêmes est relativement faible, la principale réalisation étant sur les voyelles adjacentes, et tend à disparaître chez certains locuteurs comme dans (matin), en l'absence de voyelle nécessaire à la pharyngalisation sur la première consonne. Il existe d'autres mots tels que (vieille femme) dont la forme, tout en n'ayant pas de paires minimales ou analogues, ne peut être attribuée à une variation conditionnée et justifie un phonème certes rare. Les paires minimales pour les phonèmes les plus communément admis et peuvent être données comme dans : Hans-Rudolf Singer donne une liste complète des oppositions pour chaque phonème. L'arabe tunisien ayant des influences venant du français, de l'italien et d'autres langues de nombreux mots et expressions utilisés par ceux qui ne parlent pas ces langues maintiennent et comme dans : tend à se produire dans le registre appris, dans des emprunts à l'arabe classique, souvent dans des formes de "masdar" (nom verbal) au début d'un mot mais aussi dans d'autres formules comme (environnement) et (Il demande) même si de nombreux locuteurs remplacent par dans cette dernière expression. Syllabe. L'arabe tunisien, comme beaucoup de variétés d'arabe maghrébin, possède une structure syllabique très différente de celle de l'arabe standard mais similaire au berbère et/ou possiblement à la langue romane d'Afrique. Alors que les langues berbères ne peuvent comporter qu'une seule consonne en début de syllabe, obligatoirement suivie d'une voyelle, l'arabe tunisien place généralement deux consonnes dans l'attaque syllabique. Par exemple, l'arabe « livre » se prononce alors qu'en tunisien il se prononce . Le noyau syllabique peut contenir une voyelle brève ou longue et, en fin de syllabe, c'est-à-dire dans la coda, jusqu'à trois consonnes comme dans (« Je ne suis pas entré ») ; l'arabe standard ne peut pour sa part comporter plus de deux consonnes à cet emplacement. Les syllabes à l'intérieur des mots sont généralement lourdes car elles comportent une voyelle longue dans le noyau ou une consonne dans la coda. Les syllabes non finales qui se composent d'une consonne et d'une voyelle courte (syllabes légères) sont très rares et généralement tirées de l'arabe classique: les voyelles brèves en cette position ont généralement été perdues, produisant de nombreux groupes de consonnes à l'initiale. Par exemple, (réponse) est tiré de l'arabe classique, mais le même mot a connu un développement naturel, , qui est le mot usuel pour désigner une « lettre ». Influence de la langue hors-Tunisie. Plusieurs mots tunisiens ont été utilisés dans les scripts et paroles de fameuses chansons et poèmes arabes tel qu' de Majda El Roumi. De plus, certains chanteurs arabes ont été connus par le fait qu'ils chantaient d'anciennes chansons tunisiennes en tunisien tel que Hussain Al Jassmi et Dina Hayek. Le tunisien a influencé plusieurs dialectes berbères en leur transférant plusieurs structures et mots arabes ou originellement tunisiens. La langue a été aussi à l'origine de la langue maltaise et certains de ses mots ont été inspirés du français, tels que brīk et frīkasāy. Le Il-Ţalyānī, un mot qui en tunisien signifie "l'italien" a été utilisé comme le titre d'un roman écrit en arabe standard comprenant des passages en tunisien et qui a reçu le prix Booker de la littérature arabe en 2015. Également, plusieurs séries de télévision populaires d'autres pays arabes, telles que les séries Cello libanaises, ont impliqué des personnages parlant en tunisien.
Norman Borlaug Norman Ernest Borlaug est un agronome américain, né le à Cresco (Iowa) et mort le à Dallas. Considéré comme le « père » de la Révolution verte, il a reçu le prix Nobel de la paix en 1970. Biographie. Norman Borlaug est né à Cresco, petite ville de l'Iowa dans la "ceinture de maïs", une grande zone agricole américaine. En 1944, son doctorat de pathologie végétale de l'université du Minnesota en poche, il s'est associé à un projet de recherche au "" qui deviendra plus tard le Centre international d'amélioration du maïs et du blé, situé dans la périphérie de Mexico. Mandaté en 1959 par la Fondation Rockefeller pour sélectionner des variétés de blé pour les milieux tropicaux, il proposa les variétés à haut rendement 'Lerma Rojo 64' et 'Sonora 64', basées sur la variété de blé Norin 10 et des variétés traditionnelles mexicaines permettant de tripler les rendements de cette céréale. Le Mexique pouvait désormais couvrir ses propres besoins dans ce domaine. Plus tard, le Dr Borlaug a transféré ce blé à haut rendement et résistant à la maladie en Asie du Sud. Ses méthodes de croisement de variétés de blé n'allaient pas tarder à être introduites au Moyen-Orient et en Afrique du Nord par des scientifiques qui avaient travaillé avec lui au Mexique. Ces semences ont en 1970 sauvé un milliard de Pakistanais et d'Indiens de la famine. Selon les propres calculs de Norman Borlaug, elles ont permis de pratiquement doubler la production de blé de l'Inde et du Pakistan entre 1965 et 1970, soit une hausse de plus de 11 millions de tonnes. Ces années sont en effet considérées comme « la plus grande période de production vivrière de l'histoire de l'humanité », selon Kenneth Quinn, président de la World Food Prize Foundation. Ces résultats lui valurent le prix Nobel de la paix en 1970. Depuis 1984, il travaillait à l'université A&M du Texas. En 1986, Norman Borlaug a commencé à travailler avec l'association Sasakawa Africa qui vise à éliminer la malnutrition et la pauvreté en Afrique et a créé le World Food Prize, décerné chaque année à ceux qui contribuent de façon significative à la qualité, à la quantité et à la disponibilité des vivres dans le monde. En , il a réuni à Mexico 300 experts internationaux en agronomie. Il s'agissait d'échanger les dernières informations tirées de leurs collaborations et de se pencher sur les signes de la présence d'une souche virulente de rouille du blé identifiée en 1999 en Ouganda et qui risquait de se propager. Décédé des suites d'un cancer, il est le père de deux enfants. Son épouse Margaret était décédée en 2007. Hypothèse de Borlaug. Cette hypothèse indique qu’une augmentation de la productivité agricole à l’hectare permet de réduire les surfaces cultivées. Le fait de minimiser les nouvelles surfaces cultivées grâce à cette augmentation des rendements sur les surfaces existantes est appelée « hypothèse de Borlaug » (ou "Land sparing"), du nom de celui qui fut considéré comme un des pères de la révolution verte menée à partir de la fin des années 1960 au Mexique puis étendue à l'Asie durant les décennies suivantes. Considérée sous l’angle de l’économie, l’hypothèse de Borlaug peut donc être reformulée comme suit : l’augmentation des rendements, et par suite de la production à l’hectare, conduit à une baisse du prix des denrées agricoles en raison du surcroît d’offre relativement à la demande, donc de la rentabilité à l’hectare, et enfin conduit à un ajustement de l’offre par une moindre croissance des surfaces cultivées. Autrement dit, de meilleurs rendements conduisent à une baisse des prix et à de moindres investissements. Cette trame de base, logique et simple, peut se décliner de multiples façons. De nombreux raffinements sont possibles. À titre d’exemple, les facteurs de production (capital, travail, terre...) peuvent être distingués, car le fait d’utiliser plus de capital ou plus de main d’œuvre génère des décisions ultérieures d’investissement contrastées. Les prix sont aussi éventuellement modifiés artificiellement par l’intervention des autorités compétentes. Les velléités d’investissement public dans des infrastructures de transport jouent un rôle crucial. En bref, de très nombreuses variables influent fortement sur la capacité et la volonté des agriculteurs d’augmenter les surfaces cultivées. Deux niveaux d’analyse, micro et macro. Pour aborder cette complexité, on peut de manière schématique considérer deux niveaux d’analyse de l’expansion agricole en fonction des rendements : le niveau microéconomique et le niveau macroéconomique. Le niveau "microéconomique" est celui de l’exploitation, où les décisions de mise en culture sont prises par des agents supposés rationnels et bien informés – ce qui constitue, soit dit en passant, des hypothèses fortes et rarement vérifiées en pratique, d’autant plus dans le monde en développement. En effet, d’une part l’information n’est pas toujours disponible, et d’autre part ces agents doivent tenir compte de multiples contraintes et objectifs liés à leur survie immédiate. Dans la configuration de marchés parfaits, avec la possibilité d’écouler le surcroît de production, la théorie indique que le progrès technologique a généralement pour effet de générer de nouvelles mises en culture et donc plus de déforestation. C’est ce qui s’est toujours passé dans le cas de « booms de commodités » pour les marchés d’exportation, comme les bananes en Équateur (Wunder 2003), le cacao en Côte d’Ivoire (Ruf 2003), le soja au Brésil et en Bolivie (Kaimowitz and Smith 2003). Il s’agit alors d’une tendance qui va apparemment à l’encontre de l’hypothèse de Borlaug. Dans le cas de marchés imparfaits, cas le plus fréquent et plus proche de la réalité sur le terrain, plusieurs facteurs sont susceptibles de freiner cette tendance à l’expansion. Il peut s’agir d’une rareté ou pénurie des facteurs de production localement (main d’œuvre disponible par exemple, mais aussi capital financier en raison de l’éloignement et des risques des zones rurales), de l’existence de forts coûts de transaction pour l’adoption d’un nouvel itinéraire technique, de la présence de risques suffisamment élevés pour peser sur les décisions d’investissement ou de prêt. Cette liste n’a pas vocation à être exhaustive, bien entendu, et les exemples pourraient être multipliés à l’infini. Le niveau "macroéconomique" est celui du fonctionnement du système global, que l’on peut envisager à l’échelle d’un pays. Pour les économistes, cela se traduit par la question de l’équilibre général. L’adoption d’un nouvel itinéraire technique agricole a ainsi des répercussions sur l’économie, lorsque son adoption se fait à une échelle suffisamment grande pour changer les termes de l’équation offre/ demande, ou encore pour modifier les termes de l’échange lorsque les produits sont exportés. Ces répercussions consistent par exemple en un changement des prix relatifs des produits finis ou des intrants, ainsi que de la rentabilité de l’agriculture. Mais cela va au-delà, et les questions des migrations humaines jouent aussi un rôle crucial : par le déplacement de populations disponibles, soit pour être recrutés dans des tâches agricoles, soit pour se lancer directement dans des investissements additionnels. Au niveau macroéconomique, il est un facteur décisif: l’élasticité de la demande. En effet, l’exposé simple de l’hypothèse de Borlaug repose sur une demande fixée au départ. Satisfaire cette demande permettrait donc, apparemment, de se passer de nouvelles mises en culture car le surcroît de production n’aurait pas de débouchés. Mais la théorie économique remet en question cette demande fixe. En réalité, il est avéré que la manière dont cette demande est satisfaite va déterminer son évolution : soit le niveau initial est atteint par une augmentation de la production à coûts constants, et alors le niveau de la demande ne devrait pas varier (toutes choses égales par ailleurs) ; soit le niveau initial est atteint par des gains de productivité, déclenchés parles nouveaux itinéraires techniques, et alors la baisse des prix (due à une baisse des coûts de production) va générer une augmentation mécanique de la demande. En effet, la demande est fonction des prix, et augmente lorsque les prix baissent. Ce phénomène est appelé « l’effet rebond », car la demande rebondit (elle augmente) lorsque les nouveaux itinéraires techniques permettent des gains de productivité et les baisses de prix associées dans un marché hautement concurrentiel. Cette réactivité de la demande est appelée « élasticité » par les économistes. Une demande insensible aux fluctua- tions de prix est dite « inélastique ». Ce cas bien particulier ne sera vérifié en pratique que pour des biens relevant de besoins essentiels ou pour une demande déjà saturée. Par exemple, une baisse du prix de la viande va générer une augmentation de la demande de viande, mais jusqu’à un certain point au-delà duquel la consommation ne peut plus augmenter. Un autre facteur important, pour mieux comprendre les fondements et faiblesses de l’hypothèse de Borlaug, est la diversification de la production. Les produits agricoles sont extrêmement divers, bien que la production alimentaire se soit progressivement concentrée autour d’un nombre d’espèces plus limité. En dehors du fait que l’agriculture produit aussi des biens non alimentaires (de l’huile pour les cosmétiques, du coton pour le textile, ou des agro-carburants par exemple), la production alimentaire peut se diversifier très largement jusqu’à créer une nouvelle demande. Tout ne se résume pas à une histoire de protéines et de produits de base, et le « superflu » – c’est- à-dire les produits alimentaires non essentiels et consommés en sus des besoins alimentaires quotidiens – peut aussi jouer un rôle significatif dans la production. Beaucoup dépend donc du type d’innovation et de produit concernant les nouveaux itinéraires techniques. Dans ce contexte de diversification, l’hypothèse de Borlaug peut théoriquement être vérifiée pour chaque type de produit agricole ; cependant il devient alors très difficile de faire la part des choses entre l’expansion agricole résultant de cette diversification, et la moindre expansion agricole pour chaque produit résultant de l’augmentation de la productivité. Distinctions. Outre le prix Nobel de paix, il a été décoré de la médaille présidentielle de la Liberté et de la médaille d'or du Congrès par les États-Unis, la Padma Vibhushan par l'Inde ainsi que d'autres distinctions au niveau national et universitaires. En 1999, le magazine "Time" l'a nommé parmi les cent intellectuels les plus influents du .
Formats de document En informatique, un format de document est un format de fichier utilisé pour représenter un document numérique. Il existe un grand nombre de formats de documents, pour la plupart incompatibles. Subjectivité de la notion de document. Selon la science de l'information, le mot "document" désigne la réunion d’un support physique et d’une information (qui soit pertinente pour l’utilisateur). Le critère déterminant si un fichier informatique est un document reste subjectif et contextuel. Une conception courante est qu’un document doit être constitué de texte imprimable, sous une forme ou une autre. Outre les programmes informatiques, ceci exclut notamment les images, les sons et les vidéos. Si les formats produits par des logiciels de traitement de texte ou d’autres tâches bureautiques (comme le format RTF, les fichiers .doc et .docx produits par Microsoft Word, ou les formats OpenDocument employés notamment par LibreOffice) sont qualifiés d’emblée, certains excluent les fichiers de texte brut (portant par exemple l’extension .txt) de cette notion. Le vocabulaire employé par le système d’exploitation ou le gestionnaire de fichiers peut affecter la perception par l’utilisateur de la nature ou non de document. Par exemple, l’Explorateur Windows pourrait qualifier de « document » les fichiers de la suite bureautique Microsoft Office sans appliquer la même désignation aux fichiers non reconnus provenant de suites bureautiques concurrentes. Autre exemple, bien qu’on considère généralement un document comme un fichier unique, le système d’exploitation Mac OS X applique le vocable à son concept de "" qui est, en fait, un répertoire. Formats de document courants. Texte brut. Un document peut prendre la forme d’un simple fichier texte, visionné et édité directement par un éditeur de texte, mais les possibilités sont alors très limitées : absence de mise en forme du texte , impossibilité d’insérer des tableaux ou des images De plus, un fichier texte ne comportant pas de méta-données, on s’expose aux problèmes d’incompatibilité entre les innombrables normes de codage des caractères (par exemple Windows-1252, latin-9, UTF-8, UTF-16…) et même entre conventions pour les fins de lignes. Langages de composition. Pour pallier ces limitations, certains systèmes de composition de documents traitent le fichier texte comme du code source. L’auteur du document écrit directement ce code au moyen d’un éditeur de texte, dans un langage qui se rapproche d’un langage de programmation et qui comporte des instructions de mise en forme. En revanche, le code n’est pas destiné à être visionné tel quel : un logiciel spécialisé en réalise le rendu. Contrairement à un simple fichier texte, ce type de systèmes permet des fonctionnalités complexes, comme l’insertion d’images ou de tableaux, car il suffit d’ajouter au langage des instructions idoines. Bureautique. Émergeant dans les années 1980, les logiciels de bureautique permettent également d’éditer des documents bien plus riches qu’un simple fichier texte, et ce, généralement dans une interface utilisateur de type WYSIWYG. Un logiciel de traitement de texte permet d’éditer un texte mis en forme et paginé. Un tableur permet d’éditer des feuilles de calcul. Un logiciel de présentation permet quant à lui de réaliser des diapositives destinées à être projetées. Documents paginés. D’autres formats décrivent des documents paginés et prêts pour l’impression, dont le contenu est figé. Ces documents sont en général produits par un système d’édition qui en a assuré la mise en forme. Un objectif est alors de préserver cette mise en forme, en garantissant un rendu rigoureusement identique quel que soit l’imprimante ou le logiciel de visionnage utilisé. Face à la multiplication de logiciels et de formats bureautiques incompatibles, la disponibilité d’un format de présentation universel, lisible par tous à l’identique, est d’ailleurs devenu un enjeu. En outre, l’impression sur papier offrant une résolution typiquement bien supérieure à celle d’un écran d’ordinateur, ces formats de description de page sont généralement vectoriels : autrement dit, ils décrivent la forme et l’agencement des constituants en termes géométriques. Cette façon de représenter un document permet de l’agrandir indéfiniment sans perte de qualité. Une exception notable est le format DjVu, qui emploie une description matricielle pour mieux représenter des documents numérisés. Documents redimensionnables. Par opposition aux formats paginés, qui décrivent précisément l’aspect d’un document tel qu’imprimé sur papier et de ce fait découpé en pages d’une certaine dimension, certains formats décrivent des documents textuels destinés à la consultation sur écran. L’espace de visionnage étant alors de taille inconnue et largement variable, ces documents sont  : le découpage du texte en lignes s’adapte à la largeur disponible et à la taille de la police employée. De ce fait, ces formats s’attachent davantage au contenu sémantique des documents qu’à leur aspect, lequel est déféré au logiciel d’affichage. Celui-ci peut donc prendre en compte l’espace disponible, mais également les préférences du lecteur concernant la taille du texte ou la police à employer. Cette catégorie de formats a connu des développements dans les années 1990 avec l’explosion du web, puis dans les années 2000 avec la multiplications des liseuses électroniques.
Sing Sing Sing Sing ou Sing-Sing peut désigner :
APG APG peut faire référence à :
Sterling Toponyme. De nombreuses autres plus petites localités portent le nom de Sterling dans différents États américains, voir notamment : Nom de personnes. Sterling est également un prénom usité dans le monde anglophone, porté par exemple par :
Jörg Heinrich Jörg Heinrich est un footballeur allemand né le à Rathenow (Allemagne). Il évoluait au poste de milieu de terrain.
Championnat du Maroc de football 1957-1958 C'est le club du KAC Marrakech qui remporte le championnat après avoir terminé en tête du classement, avec un point d'avance sur le Wydad AC grâce au forfait général d'US Marocaine. Les clubs relégués en seconde division sont l'US Safi, l'AS Marrakech, l'IR Tanger et l'US Marocaine qui lui a été relégué par son forfait général. Les clubs qui les remplacent sont l'Étoile de Casablanca et le Hassania d'Agadir. Histoire. La saison 1957-1958 du Championnat du Maroc de football est la édition de la compétition. Elle oppose seize clubs regroupées au sein d'une poule unique où les équipes se rencontrent deux fois, à domicile et à l'extérieur. En fin de saison, les quatre derniers sont relégués en seconde division alors que seulement deux clubs sont promus en "Botola 1". Mais l'Union sportive marocaine de Casablanca déclara un forfait total ce qui baissa le nombre d'équipe à quinze. La meilleure attaque du championnat est celle du Difaâ d'El Jadida avec plus de 45 buts marqués tandis que la meilleure défense est celle du Wydad AC qui encaisse seulement 16 buts. Compétition. Classement. Le système de points pour cette saison est de 3 points pour une victoire, 2 points pour un match nul et 1 point pour une défaite.
Jens Jeremies Jens Jeremies, né le à Görlitz en Allemagne de l'Est, est un footballeur international allemand. Il évoluait au poste de milieu défensif. Cet international allemand fut l'un des artisans majeurs des succès du Bayern Munich à la fin des années 1990 et au début des années 2000, dont le point culminant fut la victoire en Ligue des champions en 2001. Biographie. D'origine est-allemande, et natif de Görlitz comme un autre international allemand Michael Ballack, Jens Jeremies commence le football au Motor Görlitz avant de rejoindre le centre de formation du Dynamo Dresde en 1986. C'est au sein de ce club qu'il fait ses débuts professionnels en Bundesliga, le . À la fin de la saison, il est transféré au TSV Munich 1860 avec lequel il joue ses premiers matchs européens en Coupe de l'UEFA, en 1997. Bien que les résultats du club ne sont pas brillants, il se fait remarquer et obtient sa première sélection avec l'Allemagne le à Düsseldorf contre l'Afrique du Sud (l'Allemagne s'impose 3-0). Il est retenu dans la sélection allemande appelée à disputer la Coupe du monde 1998. Il dispute trois matchs lors de ce tournoi qui voit l'Allemagne être éliminée en quart de finale contre la Croatie (3-0). Après trois saisons au TSV Munich 1860, il rejoint à l'été 1998, l'autre équipe de la ville bavaroise: le Bayern Munich. C'est au sein de ce club qu'il connaîtra les principaux succès de sa carrière, notamment 6 championnats, 3 Coupes d'Allemagne, mais surtout en 2001, la victoire en Ligue des champions (même s'il ne dispute pas la finale). Même s'il n'est pas toujours titulaire en raison des nombreuses blessures qui jalonneront sa carrière, il s'illustre dans l'entrejeu bavarois, comme un milieu défensif rugueux, au style agressif et aimant l'engagement physique. Bien moins en réussite avec la sélection nationale, il fait partie de la piteuse équipe d'Allemagne qui est éliminée dès le premier tour de l'Euro 2000. Deux ans plus tard, il fait partie de la Mannschaft qui arrive à se hisser en finale de la Coupe du monde 2002, mais ne dispute que des bouts de matchs. Il profitera de la suspension de Michael Ballack en finale, pour disputer son seul match comme titulaire. Il ne parviendra cependant pas à enrayer la victoire finale du Brésil et sera remplacé à la . Souvent blessé et relégué le plus souvent sur le banc des remplaçants, il parvient à accrocher une place dans le groupe appelé à disputer l'Euro 2004 mais il ne joue que les quatre dernières minutes du dernier match de son équipe (contre la République tchèque) éliminé lors du premier tour. Ce sera son dernier match en sélection. Il prendra sa retraite en , à seulement 32 ans à cause de problèmes de genoux. Il est devenu par la suite, agent de joueurs pour IMG. Statistiques. 8
Piaggio Aerospace Piaggio Aerospace (anciennement Rinaldo Piaggio SpA jusqu'en 1998 puis Piaggio Aero Industries jusqu'en 2014) est un constructeur aéronautique italien dont le siège est situé à Gênes, en Ligurie. Fondée par Rinaldo Piaggio en 1915, c'est l'une des plus anciennes sociétés d'aéronautique encore existante. Piaggio est plus connue pour ses fameux scooters Vespa mais ceux-ci n'étaient au départ qu'une production secondaire de la société. C'est l'unique entreprise aéronautique au monde qui fabrique à la fois des avions et des moteurs d'avions et des composants structurels. Histoire. La société Piaggio & C. fondée en 1884 par Rinaldo Piaggio à Sestri Ponente, avait alors comme principale activité le matériel ferroviaire. Dès 1915, avec le rachat de l'usine aéronautique Francesco Oneto, débute la production de matériels pour l'industrie aéronautique naissante. En 1964, les deux divisions motos et avions sont officiellement scindées en deux sociétés distinctes : la production aéronautique s'est poursuivie avec Armando (puis avec Rinaldo, le petit-fils du fondateur du même nom) dans l'usine de Sestri Ponente sous le nom "Industrie Aeronautiche e Meccaniche Rinaldo Piaggio", tandis que la production de la Vespa se poursuivie dans l'usine de Pontedera Sa refondation en 1998 s'est basée sur la reprise de Rinaldo Piaggio SpA, par des entrepreneurs comme l'ingénieur Josè Di Mase et l'ingénieur Piero Ferrari (vice-président de Ferrari SpA). Le , Pratt & Whitney a accordé la production d'une partie déterminante du moteur F135 qui équipera le F-35 JSF (Joint Strike Fighter) à Piaggio Aero. Cet accord fait partie du programme System Development and Demonstration. Les deux contrats d'une valeur de 150 millions de dollars US environ, ont été attribués après une sélection de 6 mois. En , Avantair lui passe une commande ferme de 36 Avanti II, pour un marché de 230 M$ (194 M€). Les premiers turbopropulseurs seront livrés en 2005. En , Piaggio Aero change de nom et devient Piaggio Aerospace. Le , la troisième évolution d'Avanti, l'Avanti EVO est certifié par l'EASA. Le , l'entreprise est placée en redressement judiciaire. En , le gouvernement italien annonce pour environ 700 millions d'euros de contrats pour le ministère de la défense italien pour aider l'entreprise. Production. La société emploie techniciens et dispose de deux usines principales en Ligurie à Finale Ligure et à Gênes-Sestri Ponente, mais dispose aussi d'un site à Nice (Piaggio Aero France) et en Floride (Piaggio America Inc. dont le siège social est à West Palm Beach) et qui s'est aussi récemment installée à Pouzzoles (Pozzuoli), près de Naples. Son capital social a été porté à 80 millions d'euros et son chiffre d'affaires (2001) était de 120 millions d'euros. Le produit de pointe de Piaggio Aero est son P.180 "Avanti" (acheté notamment par la Marina militare et par Avantair), seul avion d'affaires avec trois surfaces alaires portantes, biréacteur et turbopropulseur, au design étonnant et avant-gardiste (9 passagers, 1 ou 2 pilotes).
Championnat du Maroc de football 1959-1960 La saison 1959-1960 du Championnat du Maroc de football a vu le sacre du KAC de Kénitra pour la toute première fois de son histoire, qui a devancé de justesse les FAR de Rabat et le Raja Club Athletic. L'attaquant du Raja CA Moussa Hanoun est sacré meilleur buteur avec 22 buts. Histoire. Au terme de championnat, le Raja Club Athletic, le KAC de Kénitra et les FAR de Rabat terminent ex-æquo en termes de points, 54 chacun. Pour départager le trio de tête, la Fédération royale marocaine de football a décidé d'organiser un tournoi triangulaire, mais le Raja CA a protesté contre cette décision et a refusé d'y prendre part, pour cause qu'ayant la meilleure différence de buts (+18 contre +16 pour les deux autres équipes), le titre lui revenait de droit. Le match de départage oppose finalement les FAR de Rabat et le KAC de Kénitra, et voit ce dernier s'imposer sur le score de 3-1 et remporter le premier championnat de son histoire. L'autre fait marquant de cette saison est l'abandon du Hassania d'Agadir de la compétition à cause du tragique tremblement de terre de 1960 d'une magnitude de 5,7 sur l'échelle de Richter qui frappa la ville d'Agadir le à 23h40. Pour cause, la ville fut en très grande partie endommagée voir détruite. Les victimes furent nombreuses. Le club se voit alors attribué le titre de champion d'honneur. Classement final. Le classement est établi sur le même barème de points que durant l'époque d'Empire chérifien, c'est-à-dire qu'une victoire vaut trois points, un match nul deux points et défaite à un point. Le club du Hassania d'Agadir ne figure pas dans ce classement après son forfait à la suite du séisme d'Agadir qui a fait de nombreuses victimes dans la ville. Rencontres. Finale. La finale de la Division d'Honneur a lieu le , à Casablanca. Le vainqueur de celle-ci est sacré champion du Maroc et de Division d'Honneur. Kénitra AC remporte finalement le championnat du Maroc, en battant les FAR de Rabat sur le score de 3 buts à 1, et remporte son titre dans la compétition.
Piaggio Aero Industries
Bernd Förster Bernhard « Bernd » Georg Josef Förster est un footballeur allemand né le à Mosbach. Il évoluait au poste de défenseur. Biographie. Bernd Förster a remporté l'Euro 1980 et a été finaliste de la Coupe du monde 1982 avec l'équipe d'Allemagne. Son frère cadet Karl-Heinz Förster a également été international allemand.
Karl-Heinz Förster Karlheinz Förster est un footballeur allemand né le à Mosbach. Il est le frère cadet de Bernd Förster. Il a assuré sa reconversion dans le milieu des agents de joueurs. Biographie. Joueur. Pièce maîtresse de la défense de l'équipe nationale d'Allemagne de 1978 à 1986, ce stoppeur est impitoyable sur l'homme, excellent tacleur et ne relâche jamais son marquage de l'attaquant adverse. Malgré une taille moyenne (1,78 m), il possède un jeu de tête remarquable grâce à un timing et une détente verticale au-dessus de la moyenne. Son grand professionnalisme fait de lui un modèle pour ses coéquipiers. Après être resté fidèle au VfB Stuttgart pendant près d'une décennie, avec qui il remporte notamment le championnat d'Allemagne en 1984, il rejoint l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie en 1986, pour un transfert estimé à 3,5 M de Deutsche Mark. En 1989, il est naturalisé français. Reconversion. À l'issue de sa carrière, il s'oriente vers la profession d'agent de joueurs. Il fait partie de l'agence "T21plus Sportsmanagement" aux côtés, notamment, de l'ancien international allemand, Jens Jeremies. Les joueurs les plus connus de son écurie sont Gérard Piqué (FC Barcelone), Ander Herrera (Paris Saint-Germain), Sebastian Rudy (Hoffenheim), Martin Harnik (VfB Stuttgart) ou encore Aaron Hunt (Werder Brême) .
Olaf Marschall Olaf Marschall, né le à Torgau en Saxe, est un footballeur international est-allemand puis allemand. Il jouait au milieu du terrain offensif et était réputé pour son jeu de tête. Il commence sa carrière professionnelle en RDA et terminera sa carrière de joueur au FC Kaiserslautern avec qui il remportera le titre de champion d'Allemagne en 1998. Il dispute quatre matchs internationaux avec l'équipe d'Allemagne de l'Est et treize avec l'équipe d'Allemagne. Biographie. Débuts en RDA. Olaf Marschall commence le football à six ans dans le club de sa ville natale, le BSG Chemie Torgau. En 1978, il rejoint le 1. FC Lokomotive Leipzig, le club phare de la région. À 17 ans, le 22 octobre 1983, il fait ses débuts dans le Championnat de RDA lors du derby contre le Dynamo Dresde en rentrant à la minute de jeu (2 - 2). Il gagnera ensuite avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur, Hans-Ulrich Thomale, une place de titulaire. En 1987, il atteindra la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football 1986-1987, perdue contre l'Ajax Amsterdam. Avec Leipzig il gagne la Coupe de RDA en 1986 et 1987 et sera vice champion en 1986 et 1988. En Autriche avec l'Admira Wacker. À l'été 1990, il rejoint le club autrichien du FC Admira Wacker Vienne. Lors de la saison 1992-1993, Olaf Marshall sera avec 19 buts le deuxième meilleur buteur du championnat, en fin de saison il retourne en Allemagne. Dynamo Dresde. Il retourne dans sa région natale en suivant son entraîneur, Sigfried Held qui venait d'être transféré de l'Admira Vienne au Dynamo Dresde qui évolue en Bundesliga. Dans son premier match pour le Dynamo il rencontre son ancien club de Leipzig, au cours duquel il s'illustre en marquant un triplé (score final 3 à 3). Dans sa première saison de Bundesliga il marquera onze buts en 32 matchs, sera meilleur buteur de son équipe et malgré une pénalité de quatre points assurera le maintien de son équipe. Il ne joue qu'une seule saison au Dynamo Dresde, le club est obligé de revendre son meilleur joueur au FC Kaiserslautern pour renflouer sa trésorerie. 1. FC Kaiserslautern. L'arrivée d'Olaf Marschall représente pour le FC Kaiserslautern son transfert record à cette époque. Lors de sa première saison avec les diables rouges il marque 7 buts en 26 matchs et terminera à la place de la Bundesliga. La saison suivante il connaîtra une série de blessures, en 1996 il remporte avec le FCK la Coupe d'Allemagne mais dans le championnat le club sera relégué en deuxième division. Malgré la relégation il reste à Kaiserslautern, mais à cause de blessures ne participera qu'à 16 matchs de deuxième division, marquant tout de même dix buts. Le club ne restera qu'une saison en deuxième division puis fêtera la saison suivante en 1998 son quatrième titre de champion d'Allemagne. Olaf Marschall sera de nouveau deuxième meilleur buteur lors de la saison du titre, mais toujours à cause de blessures n'aura joué que 24 matchs avec 21 buts inscrits. Lors de la saison 1998-1999, un de ses buts d'un retourné acrobatique est nommé but de l'année en Allemagne. À partir de cette saison, Olaf Marschall n'avait plus le même rendement, il ne marquera que sept buts lors des trois saisons suivantes. Avec l'arrivée de Miroslav Klose, il perd sa titularisation puis en fin de saison 2001-2002 son contrat ne sera pas prolongé. Il se rend ensuite au Qatar, mais le contrat avec Al Ittihad Doha ne sera jamais signé. Il arrête ensuite sa carrière de joueur professionnel mais restera au club. Après carrière. De 2004 à 2006, il est manager au FC Kaiserslautern, en parallèle il obtient un diplôme d'entraîneur et sera à partir de juin 2006 entraineur assistant de l'équipe amateur, il sera quelques mois entraineur intérimaire de la deuxième équipe, et entraineur assistant en fin de saison 2004-2005 de l'équipe première. En 2007, il est entraineur assistant de Al Nasr Sports Club à Dubaï, puis occupera des postes en Allemagne au niveau amateur. En 2015, il est recruteur au FSV Francfort puis reviendra en 2016 au FC Kaiserslautern occuper les mêmes fonctions. Équipes nationales. De 1985 à 1989 il joue quatre matchs avec l'équipe d'Allemagne de l'Est, sans marquer de but. Après la réunification de l'Allemagne il jouera 13 fois pour l'équipe d'Allemagne et marquera 3 buts. Marschall rentre pour la première fois en jeu pour la "Mannschaft" lors d'un match amical le 12 octobre 1994 contre la Hongrie en remplaçant Fredi Bobic à la minute (0 à 0). Il participe à la Coupe du monde de football 1998 en France et disputera un match, la défaite 0 à 3 contre la Croatie.
Jedi Academy
Helmut Kremers Helmut Kremers est un footballeur allemand né le à Mönchengladbach. Il évoluait au poste de défenseur.
Compagnie du Paris-Orléans
Michel Brulé (résistant) Michel Brulé est un militant communiste et résistant français, né le à Courrières. Il fut l'un des premiers et principaux animateurs de la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 à l'issue de laquelle il est contraint d'entrer dans la clandestinité car recherché par la police française et l'armée allemande. Refusant de parler malgré plusieurs semaines de tortures, il a été fusillé par les Allemands le au fort du Vert-Galant à Wambrechies. Biographie. Avant-guerre. Avant guerre, après avoir pratiqué la boxe dans la catégorie poids plume, il s'occupait de la distribution des journaux du PCF en tant que dirigeant des Jeunesses communistes de Montigny-en-Gohelle. Avant la grève de mai-juin 1941. Mineur à la fosse 7 - 7 bis de la Compagnie des mines de Dourges, il a lancé au puits de l’Escarpelle une grève dès janvier 1941 contre la demi-heure supplémentaire, les conditions de travail et le ravitaillement, puis une autre le lorsque la compagnie veut l’empêcher de descendre. Il est arrêté par les Allemands le jour même, après avoir pris une nouvelle fois la parole pour dénoncer les conditions de travail. Il est libéré le alors que la grève pour exiger sa libération commence à s'étendre. Il est à l'origine avec Julien Hapiot et Auguste Lecoeur de la grève des mineurs qui dure du au et qui s'étend dans tout le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. arrêtent le travail. La répression est sanglante mais l'occupant cède néanmoins sur les revendications principales. À la suite d'un incident banal entre des mineurs et un chef porion, le débrayage de la fosse numéro 7 de Dourges, déclenchée le 27 mai, s'étend en quelques jours à tout le bassin minier. La collecte, depuis 1940, des armes confiées aux groupes de protection armés du PCF, a permis aux meneurs de la grève de la diffuser et l'étendre très rapidement à tout le Pas-de-Calais, via l'envoi de 35 agents de liaison le 28 mai, lorsque pour la première fois ces groupes de protection sont autorisés à agir lors d'une réunion à laquelle participent à Lens Julien Hapiot, Nestor Calonne, Auguste Lecœur et Maurice Deloison . Lecœur et la direction des CUSA ont ainsi lancé le mot d'ordre de grève. Après la grève de mai-juin 1941. Recherché par la police à cause de son activité durant les grèves, Michel Brûlé entra dans la clandestinité en août 1941, et anima les Bataillons de la jeunesse, prenant la tête d’un groupe composé d’Alexandre Cathelain, Serge Havet, Laurent Leterme, Augustin Lombaerts, et Georges Pollet, placé sous les ordres de Charles Debarge. C'est lui qui lança l'attaque de la poudrière de Beaumont-en-Artois, le 23 septembre 1941. Deux jours après, avec ses hommes, il fit sauter la voie ferrée à Quiéry-la-Motte puis tenta de saboter la centrale électrique d’Harnes, et organisa, pour procurer aux Résistants des cartes d’alimentation, duplicateur, machines à écrire et de quoi fabriquer des faux papiers, le cambriolage des mairies de Courcelles-les-Lens, de Montigny-en-Gohelle et de Loos-en-Gohelle. Après une lettre de dénonciation, la police l'arrête dans la nuit du 20 au 21 octobre 1941. Il fit partie du groupe qui tenta en vain de s’échapper de la prison de Loos avec la complicité extérieure de Charles Debarge, le 18 janvier 1942. Il est arrêté en , torturé plusieurs semaines par les Allemands, refusant de parler, puis fusillé le au fort du Vert-Galant à Wambrechies en chantant "L'Internationale" avec trente autres victimes. On retrouva dans ses effets personnels un billet laconique « courage et espoir ».
Ghost Meets You est un film hongkongais réalisé par Cheung Kwok-Kuen, sorti en 2000. Synopsis. Winnie Ai, une jeune fille riche et jolie, est assassinée une nuit dans un parc. Le lendemain, le corps est découvert sans tête ni empreintes digitales pour l'identifier. Ting Kwok Sun, une policière sévère et superstitieuse est chargée de l'affaire. Alors que l'enquête piétine, le fantôme de Winnie apparaît et demande à Lui Kai Man, un jeune et gentil délinquant, indic de Ting, de l'aider à retrouver sa tête pour qu'elle puisse se réincarner. Les recherches de Lui comme l'enquête de Ting les amènent sur les traces de Hui Ming Choi, un mystérieux personnage, maître en magie noire...
Anna Göldin Anna Göldin ou Anna Göldi, née le à Sennwald et morte le à Glaris, une servante dans le canton de Glaris en Suisse. Elle est la dernière femme exécutée pour sorcellerie dans son pays. Un musée lui est consacré à Mollis, inauguré en . Elle est déclarée innocente en . Histoire. Née dans l'église réformée de Sennwald en 1734, Anna Göldin venait d'une famille pauvre. Avec Jakob Rhodurner puis le , elle eut au total trois enfants mais le deuxième mourut peu après la naissance. Elle est décrite comme étant belle. Après ses déboires avec la justice, elle déménage et rejoint la famille du médecin Johann Jacob Tschudi (1747-1800) et s'occupe de ses cinq filles. Le maître de maison aurait alors éprouvé des désirs sexuels envers Anna. Anna Göldin dépose une plainte contre son employeur pour harcèlement sexuel (et peut-être viol) auprès des autorités religieuses et judiciaires cantonales, dont le responsable est membre de la famille Tschudi. On l'accuse alors d'avoir ensorcelé la deuxième fille du docteur, Anne-Miggeli, alors âgée de huit ans. En effet, la rumeur prétendait que des aiguilles avaient été trouvées à plusieurs reprises dans le bol de lait de la petite. On en trouva également dans son pain et aussi dans le bol de Susanna, l'autre fille des Tschudi. Anne-Miggeli tomba malade après que Göldin fut renvoyée de la maison. Selon les témoins, elle était comme possédée avec des convulsions et de la fièvre. On affirma que la jeune fille avait même craché du sang avec une aiguille, son état empira et de nouvelles aiguilles sortaient chaque jour de sa bouche. Accusée de pratiquer la magie noire sur l'enfant, Göldin fut arrêtée, et envoyée le à Glaris pour être soumise à la torture, suspendue par les pouces, les mains attachées dans le dos, des poids attachés à ses chevilles. Elle avoue sous la torture avoir fait un pacte avec le diable. Si les procès en sorcellerie n'étaient plus autorisés, les procès étaient à charge (la personne est présumée coupable), et la torture restait toujours possible bien qu'ayant quasiment disparu en Europe à partir de 1750. En prison, Anna donna naissance à un bébé (vraisemblablement de Tschudi) qui mourut très vite, et dont la mort sera ajoutée aux accusations contre elle. Le témoignage de la fille des Tschudi était accablant aux yeux des juges : au cours d'une journée, Göldin aurait donné à l'enfant une sucrerie et lui aurait demandé de ne pas le dire à ses parents. Le procès fut rapide. Anna Göldin ne pouvant expliquer la présence des corps étrangers dans le corps de Anne-Miggeli. Pendant ce temps, la fille des Tschudi était en convalescence. Pour les juges, cette amélioration de son état prouvait que la « sorcière » n'avait plus d'emprise sur sa victime. La cour décidant de son sort était composée de proches et amis du docteur Tschudi. Ceux-ci se seraient servi des accusations de sorcellerie pour masquer le scandale qu'aurait causé la révélation de la relation entre Anna et Jacob. Le verdict fut en partie censuré dans la presse : le tribunal voulait éviter la mention de sorcellerie, une accusation qui commençait à être dépassée à cette époque. Certains dossiers furent détruits et on la qualifia d'empoisonneuse pour limiter la portée de cette affaire. Condamnée par le tribunal de Glaris à être décapitée, elle fut exécutée le , et ses restes furent enfouis au pied de l’échafaud. Avis de recherche publié dans la "Neue Zürcher Zeitung" du 25 janvier 1782. L'article parait avant le procès alors qu'elle est recherchée par les autorités qui offrent une récompense élevée. L'avis de recherche décrit en détail Anna Göldin, la quarantaine avec une stature imposante, et parlant dans son dialecte de Sennwald. Traduction libre, certains mots font partie du dialecte et leur traduction est parfois difficile : Dernière Suissesse exécutée pour sorcellerie. Anna Göldin est la dernière femme exécutée pour sorcellerie en Suisse, et elle est aussi probablement parmi les dernières en Europe : deux Polonaises auraient été également exécutées pour sorcellerie en 1793, une dizaine d'années après sa mort. Barbara Zdunk est exécutée à Reszel en 1811. En France, le une femme accusée de sorcellerie est brûlée par des paysans à Bournel, en 1856 une autre est jetée dans un four à Camalès. Une procédure de réhabilitation est entamée en par le Grand Conseil du canton de Glaris, avant qu'Anna Göldin ne soit définitivement innocentée le . Le parlement cantonal de Glaris l'innocente à l'unanimité 226 ans après sa condamnation par l'Église et sa décapitation, qualifiant son procès de . Inspiration. L'histoire d'Anna Göldin a fait l'objet d'un film sorti en 1991, "Anna Göldin, la dernière sorcière" ("") de Gertrud Pinkus. Plusieurs livres lui sont consacrés dont un de Eveline Hasler. Une pièce de musique pour orchestre d'harmonie a été écrite par le compositeur fribourgeois Jean-Claude Kolly en 1996. . En 2008 une artiste suisse, Angela Marzullo, à la suite de la réhabilitation d'Anna Göldin par les autorités suisses, lui consacre une performance filmée, "Makita witch", suivie en 2013 d'une œuvre audio réalisée dans le cadre d'une résidence d'artiste au Radio Pinic de Berlin sur le Malleus Maleficarum la mentionnant. Le groupe de doom metal italien 1782 a choisi ce nom en référence a l'année de l’exécution d'Anna Göldin. Aujourd'hui. Le musée de Mollis, inauguré en , lui est consacré. On y trouve des salles d'exposition sur Anna Göldin avec des documents liés à son procès, des extraits du film "Anna Göldin, la dernière sorcière", ainsi que la reconstitution de sa cellule de l'hôtel de ville de Glaris, avec l'exposition d'instruments de torture qui permettaient les aveux. Le journaliste Walter Hauser, auteur d'un livre-enquête sur Anna Göldin, estime que cette dernière a été victime d'un jugement arbitraire et qu'il est temps pour les autorités de Glaris de reconnaître l'erreur judiciaire. Le député de Glaris au Parlement fédéral, Fritz Schiesser, demande la réhabilitation officielle d'Anna Göldin. Mais la demande de réhabilitation est refusée par le gouvernement cantonal et ce, contre l'avis du parlement. Une demande de réhabilitation est également rejetée par l'Église protestante glaronaise, qui, à l'époque, avait pris part au procès et à l'exécution. Toutefois, le , le Grand Conseil glaronnais débat de la question et, malgré des demandes de rejet de la motion en raison de l'ancienneté de l'affaire, 37 députés contre 29 décident de réhabiliter Anna Göldin. Un mémorial au tribunal de Glaris est inauguré en 2014, pour lui donner une lumière éternelle.
Anna Goldin
Dieter Burdenski Dieter Burdenski est un footballeur allemand né le à Brême, qui évolue au poste de gardien de but.
Pouzzoles Pouzzoles (en ) est une ville située en bord de mer, immédiatement à l'ouest de Naples en Campanie (Italie), connue dès l'Antiquité, et ses environs sont caractérisés par une grande activité volcanique. De son port à l'extrémité nord du golfe de Naples partent les bateaux pour les îles d'Ischia et Procida. Pouzzoles compte aujourd'hui environ . Toponymie. Le nom latin de Pouzzoles est "Puteoli" (parfois traduit par « Putéoles » en français), qui signifie "puits". Les « puits » d’eau volcanique (les eaux de Pouzzoles) sont réputées depuis l’Antiquité notamment pour vaincre la stérilité. Une autre explication veut que le nom de la ville vienne de l'italien "puzzola" qui signifie "putois" à cause des émanations de soufre. Celles-ci étaient censées guérir de l'asthme et des maladies respiratoires. Histoire. En 531 , des colons de l'île de Samos en Mer Égée alliés à des habitants de Cumes (à l'ouest de Naples) fondent "Dikaiarkheia" (Dicearchia, Dicéarchie autrement dit "la Cité" du "commandement par la Justice"), à l'origine de la ville de Puteoli. Elle sert alors de port commercial à la colonie grecque de Cumes, en Campanie. Pouzzoles devint une colonie romaine en 194 La ville était dotée d’un excellent port, avec une série de bassins communicants (comparables à une écluse). Une jetée, à partir du , le protégea des vents du Sud. Il fut un important lieu de trafic commercial et de voyageurs, puisque jusqu'au IIe siècle ap. J.-C. il accueillit les marchandises à destination de Rome, les redistribuant à des navires de cabotage à destination d'Ostie puis de la Ville. Les vestiges du port antique sont disséminés dans la cité moderne. Sur les hauteurs se dresse l'amphithéâtre flavien, le troisième plus important d'Italie. Bâti au sous le règne de l'empereur Vespasien, il pouvait accueillir spectateurs. Une partie des gradins et des souterrains se visitent. En revanche, le promeneur doit se contenter d'admirer depuis un belvédère l'antique marché aux comestibles ("macellum"), improprement appelé « temple de Sérapis ». Sylla décède en cette ville en -78. Emmené comme prisonnier à Rome (après son naufrage à Malte), Saint Paul y débarque vers l'an 61. Il y est reçu par une petite communauté chrétienne (Actes 28:13-14). Au , l'évêque de la ville fait construire une cathédrale en utilisant la structure du temple d'Auguste. Volcanisme. Le volcanisme a produit la pouzzolane, granulat de scories volcaniques entrant dans la composition du mortier romain. La ville a subi entre 1982 et 1984 un bradyséisme qui obligea à évacuer la vieille ville en 1983 ; le sol se souleva de 1,87 m en trois ans. Ce phénomène révéla de nombreux vestiges antiques. Le phénomène est dû à une poche magmatique située sous la ville. Le volcanisme est également à l'origine des Champs Phlégréens situés aux alentours. Administration. Hameaux. Arco Felice, Campana Annunziata, Licola Centro, Licola Lido, Lucrino, Montenuovo, Monterusciello, Pisciarelli, Toiano Communes limitrophes. Bacoli, Giugliano in Campania, Naples, Quarto
Le Roi lion 2 Le Roi lion 2 : L'Honneur de la tribu ou Le Roi lion 2 : La Fierté de Simba au Québec ("The Lion King II: Simba's Pride") est le long-métrage d'animation des studios Disney. Sorti directement en vidéo en 1998, il est la suite du "Roi lion" (1994). Un troisième volet, "Le Roi lion 3 : Hakuna Matata", est également sorti directement en vidéo en 2004. Synopsis. Tous les animaux de la savane sont réunis au rocher des lions pour célébrer la naissance de la princesse Kiara, la fille de Simba et Nala. Cette jeune lionne est assez aventurière. Un jour, elle fausse compagnie à Timon et Pumbaa, chargés de la surveiller. Elle pénètre alors sur le territoire des lions et des lionnes bannis de la Terre des Lions pour avoir jadis juré allégeance à Scar. Elle rencontre un jeune lion nommé Kovu, fils adoptif de Scar mais fils biologique de Zira, sa veuve. Cette dernière, minée par la mort de son époux et abreuvée de haine envers Simba, a imaginé un plan diabolique pour l'éliminer afin que Kovu prenne sa place en tant que roi. De son côté, le singe Rafiki prédit grâce à l'esprit de Mufasa, le père décédé de Simba, que Kiara et Kovu se mettront en couple une fois adultes. Plus tard, devenus adultes, ils se retrouvent. Zira a poussé Kovu à s'entrainer toutes ces années pour tuer Simba. Chassant, Kiara est prise dans un incendie causé par Nuka et Vitani, le frère et la sœur ainés de Kovu. Il s'agit en réalité d'une manœuvre imaginée par Zira pour que ce dernier sauve Kiara, lui donnant ainsi une bonne raison d'être accepté dans la famille de Simba. En suivant son plan, Zira pense que Kovu s'attirera la confiance de celui qu'elle considère comme son ennemi pour endormir sa méfiance et le tuer par surprise. Conformément à ce que prévoyait Zira, Simba, d'abord méfiant, finit par accorder sa confiance à Kovu. Mais ce dernier, au fur et à mesure qu'il se rapproche de la princesse, se découvre des sentiments pour elle et ne peut se résoudre à obéir à sa mère. Il en oublie bientôt sa mission et décide de ne plus penser à mal envers Kiara et les siens. Mais un jour, Simba ayant emmené Kovu hors de la Terre des Lions, tous deux sont surpris par Zira et ses complices. Zira remercie Kovu de leur avoir livré Simba, qui croit alors à une trahison. Un terrible combat s'engage à l'issue duquel Nuka, le demi-frère de Kovu, meurt, écrasé par une chute de troncs d'arbres. Simba échappe aux griffes des hors-la-loi et rejoint la Terre des Lions. Tenu pour responsable de la mort de son demi-frère par Zira, Kovu s'enfuit rejoindre Simba pour plaider son innocence dans ce guet-apens. Convaincu que Kovu l'a trahi, Simba le condamne à l'exil, au grand désespoir de Kiara. La jeune lionne part retrouver son ami dans la savane et tous deux s'avouent l'amour qu'ils se portent réciproquement. Rendue furieuse par la mort de son fils, Zira lance une grande offensive contre la Terre des Lions. En plein cœur de la bataille, Kiara et Kovu s'interposent pour apaiser leurs tribus respectives et tous abandonnent alors le combat. Mais Zira est résolue à tuer Simba, qui lui a fait perdre tour à tour son mari, son trône et son fils. Kiara prévoit l'attaque et bouscule Zira. Les deux lionnes culbutent et chutent presque d'une falaise surplombant une rivière tumultueuse. Zira, refusant l'aide de Kiara, tombe et se noie dans les flots. La guerre finie, Kovu, Vitani et les autres hors-la-lois sont réunis sous la direction de Simba et Nala, avec comme futurs souverains Kovu et Kiara.
Hans-Jörg Butt Hans-Jörg Butt est un footballeur allemand né le à Oldenbourg, en Basse-Saxe. Il évoluait au poste de gardien de but. Ce gardien international allemand, célèbre pour souvent tirer les penalties de son équipe a été deux fois finaliste de la Ligue des champions en 2002 et 2010 avec deux clubs différents, le Bayer Leverkusen et le Bayern Munich et finaliste de la Coupe du monde 2002. Biographie. Hans-Jörg Butt commence le football au TSV Großenkneten. En 1991, il rejoint le FC Oldenburg, modeste club allemand qui évolue en Regionalliga Nord, équivalent à la troisième division française. Il joue en équipe première de 1993 à 1997 aidant le club à se hisser en 2. Bundesliga en 1996. C'est lors de son unique saison en 2. Bundesliga qu'il s'illustre en marquant un penalty lors d'un match remporté 3-1 contre le VfL Wolfsburg. Il va devenir un spécialiste de cet exercice. En 1997, il rejoint le HSV Hambourg qui évolue en première division allemande et s'impose d'emblée comme le titulaire au poste de gardien. C'est lors de la saison 1998/1999 qu'il commence à inscrire ses premiers buts sur penalty en Bundesliga. Ne ratant quasiment aucun penalty, il devient l'un des meilleurs buteurs de son club. Lors de la saison 1999/2000, il est même avec 9 réalisations, le meilleur réalisateur de son équipe (à égalité cependant avec Roy Präger et Anthony Yeboah). Il inscrira 19 buts sous les couleurs du club hanséatique. Au-delà de ses qualités de buteur, Il s'illustre comme l'un des meilleurs gardiens de son pays et est même retenu comme en sélection nationale allemande pour l'Euro 2000. Néanmoins, il restera pendant de longues années un troisième choix derrière des gardiens comme Oliver Kahn et Jens Lehmann. En dix ans de carrière sous le maillot de la Mannschaft, il ne jouera qu'à quatre reprises. En 2001, en fin de contrat avec Hambourg, Butt rejoint le Bayer Leverkusen dont il sera l'un des piliers jusqu'en 2007. Titulaire indiscutable, il ne manque qu'un seul match lors de ses cinq premières saisons sous le maillot de Leverkusen. En 2002, Butt manque de peu de remporter le triplé : Championnat-Coupe-Ligue des champions. Néanmoins, il termine deuxième de chacune de ces compétitions, perdant notamment la Ligue des champions en finale contre le Real Madrid. La même année, avec plusieurs autres joueurs du Bayer Leverkusen dont Michael Ballack, Carsten Ramelow et Bernd Schneider, il échoue en finale de la Coupe du monde de football contre le Brésil. Mais comme lors de l'Euro 2000, Butt ne joue pas un seul match du tournoi, barré par Oliver Kahn. Lors de la saison 2003/2004, il est à l'origine d'un but gag dont la vidéo a fait le tour d'internet. Après avoir marqué un pénalty lors d'un match contre Schalke 04, Butt célèbre longuement son but et regagne ses cages sans se presser, mais il ne se rend pas compte l'équipe adverse s'est empressée de d'engager et alors qu'il a le dos tourné, Mike Hanke inscrit un but du rond central. Lors de la saison 2006/2007 avec le Bayer Leverkusen, alors qu'il est suspendu, il est remplacé par le jeune René Adler qui finalement hérite définitivement du poste de gardien. Contraint à l'exil pour retrouver un poste de titulaire, Butt rejoint le Benfica Lisbonne en 2007. Concurrencé par Quim, il ne joue que les matchs de Coupe du Portugal. Lors de sa seule titularisation en championnat, il sauve un penalty contre le CS Marítimo. L'année suivante, Butt signe un contrat de deux ans au Bayern Munich. S'il est perçu tout d'abord comme un second gardien derrière Michael Rensing, appelé à remplacer le légendaire Oliver Kahn, il s'impose lors de la seconde moitié de la saison comme un premier choix. Devenu dès lors gardien titulaire, il remporte en 2010, le doublé Coupe-Championnat et échoue une nouvelle fois en finale de la Ligue des champions contre l'Inter Milan. Ses performances lors de la saison 2009/2010 lui valent d'être retenu dans l'équipe d'Allemagne appelée à disputer la Coupe du monde 2010, en remplacement de René Adler, blessé. Alors âgé de 36 ans, il est le plus vieux joueur de l'effectif. Bien qu'annoncé troisième gardien, il est titularisé lors du match pour la troisième place remporté contre l'Uruguay (3-2), son dernier match en équipe nationale. Lors de la saison 2010/2011, Butt est relégué sur le banc de touche à partir de la mi-saison, au profit du jeune gardien remplaçant du Bayern Munich, Thomas Kraft. Ce choix de l'entraîneur Louis van Gaal coïncide avec une série de revers pour le club bavarois et Louis van Gaal est limogé et remplacé par son adjoint Andries Jonker. Ce dernier décide de remettre Butt au poste de gardien titulaire. Le , il annonce qu'il profitera de la fin de son contrat avec le Bayern Munich en fin de saison pour prendre sa retraite. Finalement, après avoir discuté avec les dirigeants bavarois, il décide de prolonger son contrat de joueur jusqu'en 2012, en tant que doublure de Manuel Neuer. Le , Butt joue son dernier match de footballeur professionnel, à l'occasion du match contre le VfB Stuttgart comptant pour la journée de Bundesliga.
Pouvoir calorifique Le pouvoir calorifique ou chaleur de combustion ( ou "") d'une matière combustible est l'opposé de l'enthalpie de réaction de combustion par unité de masse dans les conditions normales de température et de pression, notée Δ"H" (< 0). C'est l'énergie dégagée sous forme de chaleur par la réaction de combustion par le dioxygène (autrement dit la quantité de chaleur). Le plus souvent, on considère un hydrocarbure réagissant avec le dioxygène de l'air pour donner du dioxyde de carbone, de l'eau et de la chaleur. Elle est exprimée en général en kilojoules par kilogramme (noté kJ/kg ou kJ·kg), mais on rencontre également le pouvoir calorifique molaire (en kilojoules par mole, kJ/mol) ou le pouvoir calorifique volumique (en kilojoules par litre, kJ/L). Pour le gaz naturel, il est exprimé en kilowatts-heures par normo mètre cube (noté kWh/Nm). Définition. Selon la norme NF EN ISO 15112, le pouvoir calorifique inférieur (PCI) d'un gaz est : La température de référence est . On utilise aussi le pouvoir calorifique supérieur (PCS), la seule différence est que l'eau produite par la réaction est considérée comme liquide. Cette définition correspond à une réaction à pression constante, donc le pouvoir calorifique correspond à l'opposé de l'enthalpie de la réaction de combustion formula_1. Pour un hydrocarbure contenant uniquement les éléments carbone et hydrogène, la réaction est : Types. Il existe deux types de "pouvoir calorifique" : Le rendement d'une chaudière s'exprime comme le rapport entre la chaleur récupérée par la chaudière et la chaleur libérée par le combustible consommé. Or, le PCI est, par définition, toujours inférieur au PCS. Ceci explique pourquoi il est possible d'entendre parler de rendements de chaudières à condensation supérieurs à 100 %. Dans ce cas, le rendement est calculé à partir du PCI, ce qui « gonfle » artificiellement le rendement affiché. Ce procédé, permet de réellement comparer tous les types de chaudières (à condensation ou non) sur un pied d'égalité. Par contre, le calcul du rendement à partir du PCI n'est pas des plus honnêtes et une valeur supérieure à 100 % n'a aucun sens physique. Le rendement calculé sur PCS devrait être utilisé pour évaluer les rendements de toutes les chaudières. Par extension, il est possible de parler de PCS pour tout matériau pouvant libérer de l'énergie sous forme de chaleur, même si la réaction libérant cette énergie n'est pas une réaction de combustion, en particulier, pour les matières radioactives utilisées pour la production de chaleur (on parle aussi, par extension, de combustible nucléaire). Dans ce cas, PCI et PCS désignent respectivement l'énergie thermique théoriquement récupérable avec des techniques classiques (chaudière simple, réaction de fission de l'uranium enrichi) et avec des techniques avancées (chaudière à condensation, réaction de fission par neutrons rapide (surgénération)). Pouvoir calorifique moyen de quelques combustibles. Le professeur en écologie des transports , dresse les tableaux suivant : et :
Bernhard Cullmann Bernhard Cullmann est un footballeur allemand né le 1949.
Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) est l'une des cinq grandes compagnies privées de chemin de fer dont les réseaux ont fusionné le avec ceux des administrations des chemins de fer de l'État et d'Alsace et Lorraine pour constituer la SNCF. En 1934, cette compagnie a formé avec la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne une communauté d'intérêt financier, commercial et technique pour l'exploitation commune de leurs réseaux respectifs. Elle desservait l'ensemble du sud-ouest de la France avec pour tête de réseau à Paris la gare d'Austerlitz (et, dans la première partie du , la gare d'Orsay). Elle exploitait avant la création de la SNCF un réseau de plus de . Histoire. La loi du concède la ligne de Paris à Orléans et embranchements à Casimir Leconte et compagnie. Les statuts de la compagnie sont élaborés le , approuvés ensuite par l'ordonnance royale du : la compagnie est créée le avec un capital de , pour siège social d'origine le 11 rue de la Chaussée-d'Antin à Paris, les bureaux de l'administration étant rapidement transférés au 7 boulevard de l'Hôpital, enfin dans ses locaux définitifs de la place Valhubert alors que le conseil d'administration reste dans le de Paris, dans l'hôtel de Vatry acquis en 1861 au 8 rue de Londres. Le premier président du conseil d'administration en est François Bartholony. En 1841, l'organigramme de la compagnie cite : Casimir Leconte, directeur général ; Banès, directeur, Jullien, ingénieur en chef ; Clarke, ingénieur chargé du matériel ; Delerue et Thoyot, ingénieurs ordinaires. La première mise en exploitation de la ligne date du , mais elle ne dessert alors que Corbeil via Juvisy. La ville d'Orléans n'est atteinte que le . En , met en chantier sa gare frigorifique de Paris-Ivry qui est achevée en . Elle fait partie des cinq sociétés mises sous séquestre par l'État lors du krach de 1847, avec la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste le , la Compagnie du chemin de fer de Marseille à Avignon le , et la Ligne de Sceaux le . La Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon, quant à elle, est nationalisée en 1848. En 1852, elle absorbe la Compagnie du chemin de fer de Tours à Nantes. Par rachat et concessions, la compagnie met en service Paris-Bordeaux en 1853 puis Paris-Clermont-Ferrand via Bourges en 1855. Le rachat de la compagnie du Grand Central lui apporte nombre de lignes du sud-ouest et du Massif central de même que la ligne Paris-Sceaux-Orsay. Le est signé le décret approuvant la fusion des Compagnies de chemin de fer du Centre, d'Orléans à Bordeaux et de Tours à Nantes dans la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Au point de vue technique, la compagnie du PO s'est signalée par ses nombreuses évolutions et améliorations de machines, principalement dans un objectif d'économies. Parmi les ingénieurs célèbres de la compagnie, on trouve Camille Polonceau, François Tamisier, Victor Forquenot, Ernest Polonceau (neveu du premier) et André Chapelon. Le PO est également un des réseaux pionniers de l'électrification avec le Midi. La section entre la gare de Paris-Austerlitz et celle d'Orsay fut inaugurée le . Cette électrification était réalisée au moyen d'un troisième rail latéral alimenté en continu. Les travaux furent réalisés par l'entrepreneur Léon Chagnaud. Le premier grand projet français d'électrification en continu concerna la ligne Paris-Vierzon, qui fut réalisé à partir d'un projet de l'ingénieur Hippolyte Parodi. À partir des années 1920, la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans envisagent de fusionner. Toutefois, les pouvoirs publics y sont réticents. L'État fini par consentir à la création d'une communauté d'intérêt financier, commercial et technique et la mise en œuvre d'une fusion étendue des exploitations. Les deux compagnies signent un traité en ce sens le . Ce traité est approuvé par l'article 8 de l'avenant signé le à la convention de 1921 entre l'État et les grands réseaux. Cet avenant est lui-même approuvé par une loi le suivant. Les deux compagnies continuent d'exister, mais elles mettent en commun leurs moyens pour l'exploitation de leurs réseaux. Après la création de la Société nationale des chemins de fer français, qui a repris l'ensemble de son réseau ferroviaire, la compagnie s'est recentrée sur les activités financières et a été rebaptisée Paris Orléans. Coopération avec l'Armée. L'historique et l'utilisation du chemin de fer militaire en France font l'objet d'un article détaillé : Chemin de fer militaire (France). En France, l'organisation des transports ferroviaires en temps de guerre était sous la responsabilité conjointe du ministère des transports et du Ministère de la guerre qui mettait également ses moyens, dont le du génie, à la disposition du ministère des transports. Ces dispositions mises en place sous le Second Empire tendaient à unifier les conditions de transport. En mai 1887, l’exploitation de la ligne de Chartres à Orléans est confiée à un détachement permanent de sapeurs des chemins de fer pour parfaire l’instruction des cadres et sapeurs en matière d’exploitation de ligne et de traction. Après sa création en 1889, le du génie hérite du P.O l’exploitation de la ligne de Chartres à Orléans. La Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans conserve la gestion des gares de Chartres, Orléans et Voves. Seules la gare de Patay et cinq autres stations sont mises à la disposition des militaires qui doivent permettre aux cadres subalternes de pratiquer un service complet. Tout y était militaire, du guichetier au chef de gare, du chauffeur de locomotive aux agents d'exploitation. Deux raisons à cela ; la nécessité pour du personnel du de pouvoir rouler en métropole et l'intérêt des Sociétés privées chargées de la mise en œuvre d'un réseau ferré de pouvoir disposer de personnel qualifié dans les colonies françaises. Deux postes de bifurcation offrent la possibilité de former des aiguilleurs. Un trafic de dix trains permet la formation d’un nombre suffisant d’agents : les militaires prennent en charge le mouvement des trains, le service à grande vitesse et éventuellement la conduite sous réserve d’avoir suivi un stage au dépôt de Chartres. Pour organiser ses transports et les constructions et exploitations de lignes militaires, le ministère de la Guerre avait une direction dénommée Direction des Chemins de fer de Campagne (D.C.F.C.). Le personnel des sections techniques d'ouvriers de Chemins de fer de Campagne était recruté parmi le personnel des réseaux, parmi les ingénieurs, employés et ouvriers au service des grandes compagnies et du réseau de l'État. Ces agents, soit volontaires, soit assujettis au service militaire par la loi de recrutement, étaient répartis en dix sections :
Dietmar Hamann Dietmar Hamann, né le à Waldsassen en Allemagne de l'Ouest est un footballeur international allemand. Il évoluait au poste de milieu défensif. Ce milieu défensif réputé pour ses puissantes frappes de balle, fut l'un des cadres majeurs de l'équipe d'Allemagne de 1998 à 2004. Avec la sélection nationale allemande, il a été finaliste de la Coupe du monde 2002. En club, il a aussi remporté une Ligue des champions en 2005, avec Liverpool et deux Coupe UEFA : une en 1996 avec le Bayern Munich et une autre avec Liverpool en 2001. Depuis sa retraite de joueur en 2010, il est entraîneur. Biographie. En club. Hamann fait ses débuts au sein du modeste club de "Wacker München" avant de rejoindre à 16 ans, en 1989, le centre de formation du Bayern Munich. Il y fera ses débuts professionnels lors de la saison 1993-1994, remportant un titre de champion d'Allemagne (malgré seulement 5 matchs disputés). Les blessures de nombreux joueurs titulaires tels que Lothar Matthäus, Alain Sutter et Markus Schupp vont permettre à Dietmar Hamann d'acquérir un important temps de jeu la saison suivante. Lors de sa deuxième saison au sein du club bavarois, il dispute 30 matchs en alternant au poste de milieu centre et de milieu droit. Lors des saisons qui suivent, il arrive à trouver sa place au sein de l'effectif du Bayern, malgré une forte concurrence à son poste. Ainsi, s'il dispute le match aller de la finale UEFA 1996 (remporté par le Bayern Munich) contre les Girondins de Bordeaux, il n'est en revanche pas aligné lors du match retour. C'est en 1996 qu'il est positionné comme milieu défensif par Giovanni Trapattoni, poste qui va lui permettre de s'affirmer par la suite en club et en sélection. Sélectionné une première fois en 1997, il dispute la Coupe du monde en 1998 mais la "Mannschaft" échoue en quart de finale contre la Croatie (défaite 3 - 0). À l'issue de la Coupe du monde 1998, Dietmar Hamann quitte le Bayern Munich et s'engage avec le club anglais de Newcastle United. Il passera à partir de ce moment, l'essentiel de sa carrière en Angleterre. Il sera même à la fin des années 90, l'un des rares internationaux allemands à évoluer dans un autre championnat que la Bundesliga. C'est surtout à Liverpool avec qui il s'engage après une saison chez les "Magpies" de Newcastle United que Dietmar Hamann va connaître l'apogée de sa carrière. Il va être pendant 7 ans l'un des rouages essentiels des Reds malgré les blessures et la forte concurrence au sein de l'équipe. Il est le pivot de l'équipe, au centre du terrain pour à la fois bloquer les offensives adverses, et organiser la relance. Son influence sur le milieu de terrain lui vaudra le surnom de "Kaiser" par les supporters de Liverpool, en référence au célèbre Franz Beckenbauer. Il jouera 191 matchs de championnat et marquera 8 buts avec les "Reds". En 2001, il est l'un des artisans majeurs du triplé: FA Cup, League Cup et Coupe UEFA remporté par le club. En 2005, il remporte la Ligue des champions, après une finale d'anthologie contre le Milan AC. Remplaçant au début du match, son entrée sur le terrain fut particulièrement bénéfique pour son équipe. Il s'attacha à museler Kaká, le stratège brésilien de Milan. En , de moins en moins en mesure avec l'âge de s'imposer face à la forte concurrence au sein des "Reds", il s'engage avec Bolton Wanderers, mais finalement rejoint Manchester City. S'il arrive à se maintenir comme titulaire lors de ses premières saisons sous ses nouvelles couleurs, il ne dispute que 9 matchs lors de la saison 2008-2009. Il est laissé libre par le club à l'issue de la saison, à près de 36 ans. En 2010, après quelques matchs en tant qu'entraîneur-joueur à Milton Keynes Dons, il annonce officiellement sa retraite en tant que joueur professionnel. En , il rejoint le staff de Leicester City. En sélection. International allemand, il se fait remarquer dès sa première sélection le en inscrivant un but contre l'Afrique du Sud (victoire 3-0 pour l'Allemagne). Il participera à la Coupe du monde en 1998 et 2002 ainsi qu'à la Coupe d'Europe en 2000 et 2004. Il compte 59 sélections et 5 buts. L'un de ces cinq buts fut le dernier inscrit dans le vieux stade de Wembley, le , lors d'un match de qualification pour la Coupe du monde 2002, entre l'Angleterre et l'Allemagne (gagné 1-0 par l'Allemagne). En disputant la finale de la Coupe du monde 2002, Dietmar Hamann est le premier joueur de Liverpool depuis Roger Hunt en 1966 à se retrouver à ce stade de la compétition.
Cousinade Une cousinade est une réunion de personnes ayant en commun un ou plusieurs ancêtres, plus ou moins éloignés, parfois de plusieurs générations. Ces rassemblements, toujours festifs, peuvent être organisés dans des cadres aussi différents que des sites historiques, des lieux de mémoire, des restaurants, des salles des fêtes, des maisons de famille, des villages ou en plein air. Les cousinades sont associées de près à l'engouement pour l'histoire, le patrimoine et la généalogie. Terminologie. Le terme « cousinade » est un néologisme apparu récemment dans les dictionnaires. Une « pièce rapportée » est le conjoint d'un membre de la famille, parent par alliance. Définition. Les « cousinades » rassemblent les descendants d'un couple d'ancêtres décédés, ou quelquefois d'un couple d'ancêtres dont au moins l'un des deux est encore vivant, ainsi que les « pièces rapportées ». Pour organiser une cousinade, il est nécessaire de réaliser une généalogie descendante pour ce couple d'ancêtres. Une « réunion de famille » n'est pas exactement une cousinade, car elle rassemble par exemple les membres d'une famille élargie qui ne sont pas nécessairement les descendants d'un même couple d'ancêtres. Exemples de cousinades. Les cousinades peuvent rassembler quelques personnes ou quelques centaines de personnes, parfois plus de mille lors d'une cérémonie commémorative. Les retrouvailles familiales sont l'une des activités préférées des associations de familles souches du Québec ou de congrès mondiaux acadiens. La plus grande cousinade du monde a eu lieu à Saint-Christophe-du-Ligneron, dans le département de la Vendée en France, le : plus de se rassemblèrent, dont par le Guinness book. Une règle ancestrale interdit de désigner comme organisateur des futurs cousinades une personne absente.
INED
Piaggio P180 Avanti Le Piaggio P180 "Avanti" est un avion d'affaires bimoteur construit par la société italienne Piaggio Aero, l'ingénieur principal étant Alessandro Mazzoni. Caractéristiques. Le P180 est un avion dit « trois-surfaces » (en anglais "") : l'aile avant (plan canard), l'aile principale et l'empennage. Le fuselage participe à la portance pour environ 20 % du total. Des essais en soufflerie (en coopération avec la NASA) ont permis de tester cette configuration. Cette architecture à aile principale reculée a été retenue pour éviter la perte de volume habitable causée par le passage du longeron de l'aile dans la cabine. Grâce à la portance de l'aile avant, le longeron de l'aile principale peut être reculé derrière la cabine.<br> Il dispose de 2 hélices propulsives. La cabine est pressurisée et peut emporter deux pilotes et jusqu'à (). Le plan canard, le nez, l'empennage et les nacelles moteurs sont faits de matériaux composites. Une étude menée en 1992 par la NASA conclut que cet avion a une résistance aux impacts bien supérieure aux exigences. Bruit intérieur et extérieur. Le bruit intérieur est inférieur à celui des avions à turbopropulseurs classiques, car les hélices et l'échappement des gaz se trouvent derrière la cabine. Piaggio cite . Cependant, en raison du flux fortement perturbé dans lequel fonctionnent les hélices propulsives, le bruit extérieur est plus élevé. Il a été démontré que le niveau de bruit extérieur et ses caractéristiques sonores plus aiguës résultaient principalement de l'interaction entre les flux d'échappement des turbomachines et les hélices propulsives à cinq pales (est. ). Le bruit du P180 a fait l'objet de plaintes aux États-Unis comme à l'aéroport d'Aspen, dans le Colorado et l'aéroport municipal de Naples, en Floride, où cette autorité a déterminé qu'il s'agissait de l'avion le plus bruyant. Alan Parker, président du comité technique de l'administration municipale de l'aéroport de Naples, a qualifié l'Avanti de « fortement irritant » et a comparé le son aigu de l’appareil « à ceux des ongles sur un tableau ». Même structure que l'Avanti I Amélioration de l'avionique avec la famille PRO LINE 21 Production. Il existe en 2019 en quatre versions : Le nouvel Avanti II est équipé d'une avionique entièrement électronique « Pro Line 21 » (Rockwell Collins). C'est le turbopropulseur le plus moderne et le plus rapide actuellement produit (ce qui lui permet de rivaliser avec des jets). Il est déjà commandé à plus de 70 exemplaires fermes (ce qui représente un chiffre d'affaires de 450 M$). Il pourra avoir une charge utile supérieure (). Les prochains Avanti II seront propulsés par de nouveaux moteurs Pratt & Whitney Canada. Une campagne de promotion et son équipement intérieur le font parfois surnommer la « Ferrari du ciel ». Un drone de type MALE basé sur l'Avanti II, baptisé "P.1HH Hammerhead", a été présenté au salon IDEX 2013 d'Abou Dabi. Il est le résultat de 2 ans d'études menées conjointement par Piaggio Aero et Selex ES. Il est capable de décoller et de se poser de manière autonome et de voler à près de durant 16 heures. Il est destiné à des missions de surveillance et de renseignement. Il a effectué son "roll-out" le et effectué son premier vol en . En février, l'armée de l'air italienne a commandé six appareils qui ne seront finalement pas livrés, puis en , les Émirats arabes unis ont passé une commande de huit appareils. Le le prototype s'est écrasé en mer Méditerranée, près de la Sicile lors d'un vol d'essai. Fin 2018, l'entreprise est placé en redressement judiciaire et la commande émiratis annulée. En , le gouvernement italien annonce un autre contrat pour aider l'entreprise avec l'achat de deux drones. En France, l"'Avanti II" est notamment exploité par les compagnies aériennes Oyonnair et Pan Européenne Air Service. Performances. Détenant onze records du monde de vitesse, il assurera une autonomie de (), une vitesse maximale de () et une altitude de croisière maximum . La conception unique de cet avion permet d'obtenir la vitesse de croisière des avions à réaction d'affaires (environ 380 Kt TAS) tout en ayant la consommation d'un bi-turbopropulseur de type Beechcraft 350 ou Beechcraft Super King Air (180 kg/moteur/heure). Chronologie. Le P180 Avanti a été présenté en 1983, a volé pour la première fois en 1986 et a obtenu sa certification en 1990.
Jacques Demers Jacques Demers, né le à Montréal au Québec, est une personnalité du monde sportif québécois et sénateur canadien. Biographie. À vingt ans, il commence sa carrière en devenant le directeur d’une ligue de hockey. Ensuite, il occupe successivement le poste d’entraîneur-chef avec les Cougars de Chicago, les Racers d'Indianapolis et les Stingers de Cincinnati de l’Association mondiale de hockey (AMH). Ligue nationale de hockey. En 1979, il fait son entrée dans la Ligue nationale de hockey (LNH), alors qu’il était derrière le banc des Nordiques de Québec, qui se sont joints à la LNH à la suite de la fusion des quatre dernières équipes de l'AMH (Oilers d'Edmonton, Jets de Winnipeg, Whalers de Hartford et les Nordiques). Jacques Demers passe ensuite deux années à la tête de l'Express de Fredericton, de la Ligue américaine de hockey (LAH) avec lequel il obtient le trophée Louis-A.-R.-Pieri, remis au meilleur entraîneur de la saison, en 1983. Il a ensuite dirigé dans la LNH les formations des Blues de Saint-Louis, puis les Red Wings de Détroit, avec qui il connaît du succès, menant l'équipe à la finale d'association. Lors de son passage à Détroit, il remporte le trophée Jack-Adams en 1987 et en 1988. Il est la seule personne à avoir réussi cet exploit deux années consécutives. Il est aussi l'un des cinq entraîneurs de l'histoire de la LNH à avoir dirigé une équipe durant 1000 matchs consécutifs. Demers dirige les Canadiens de Montréal de 1992 à 1995. Le , il remporte la Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal, leur et plus récente conquête. Demers termine sa carrière d'entraîneur avec le Lightning de Tampa Bay. Après-carrière. En 1999, il est analyste pour les matchs des Canadiens de Montréal au Réseau des sports (RDS). Il collabore aussi à diverses émissions de radio à CKOI-FM ainsi qu'à CKAC Sports. Il est également conférencier. Le , le premier ministre du Canada, Stephen Harper, le nomme sénateur. Le , il annonce son départ de RDS pour se consacrer à plein temps à sa nouvelle activité. Le , il lance une biographie rédigée par le journaliste Mario Leclerc intitulée "En toutes lettres". Cet ouvrage nous apprend, entre autres, que Jacques Demers sait à peine lire et écrire, ce qu’il avait toujours su garder secret durant sa carrière. Le , Jacques Demers quitte son poste de sénateur, un mois avant sa date de retraite obligatoire.
Baldassarre Galuppi
Édouard André
Walter Raleigh Walter Raleigh, né dans le Devon en 1552 et décapité le à la tour de Londres, est un écrivain, poète, courtisan, officier et explorateur anglais. Biographie. Enfance. On en sait peu sur l'enfance de Walter Raleigh. On estime sa naissance en 1552 ou en 1554. Il grandit dans la maison de Hayes Barton, une ferme près du village d', dans le Devon. Il est le deuxième fils et troisième enfant survivant de Walter Raleigh (1504/5-1581) et de Catherine Champernowne († 1594). Il a pour demi-frères l'explorateur Humphrey Gilbert et Adrian Gilbert, et pour frère . Ceux-ci jouent des rôles importants durant les règnes d'Élisabeth et Jacques. Catherine Champernowne est une des nièces de Kat Ashley, la gouvernante d'Élisabeth, qui introduit les jeunes hommes à la Cour. La famille de Raleigh est profondément orientée vers la religion protestante, et a fui plusieurs fois pendant le règne de la catholique Marie d'Angleterre. La fuite la plus notable conduit son père à se cacher dans une tour pour éviter l'exécution. En conséquence, Walter Raleigh père développe une véritable haine du catholicisme et s'empresse de l'exprimer à la reine protestante Élisabeth quand elle accède au trône en 1558. En matière de religion, Élisabeth est bien plus modérée que sa sœur Mary. En 1569, Walter Raleigh Junior part pour la France dans le but de servir les huguenots pendant la guerre civile. En 1572, Raleigh s'inscrit à l'université d'Oriel College, à Oxford, qu'il quitte un an plus tard et sans diplôme. Il termine son éducation dans les Inns of Court. En 1575, il s'inscrit au Middle Temple. Lors de son procès en 1603, il déclare qu'il n'a jamais étudié le droit. Entre 1575 et 1603, sa vie n'est pas vraiment connue, mais dans son "History of the World", il affirme avoir été témoin de la bataille de Moncontour () en France. En 1575 ou 1576, Raleigh retourne en Angleterre. Règne d'Élisabeth. Il se concilia de bonne heure la faveur de la reine Élisabeth, combattit les Irlandais révoltés, conçut le projet de coloniser l'Amérique du Nord en fondant en 1584 l'établissement de la Virginie (dont la première carte fut dressée par le mathématicien Thomas Harriot, qui l'accompagnait), contribua à battre la fameuse Invincible Armada d'Espagne et travailla à placer sur son trône le roi du Portugal (1589). Il fut plusieurs fois élu membre du Parlement et y jouit d'une grande influence. Disgracié un temps en 1592 pour avoir séduit et épousé secrètement une des filles d'honneur de la reine, , fille de l'ancien ambassadeur Nicholas Throckmorton, il revint bientôt dans ses faveurs et disputa à Leicester et au comte d'Essex le cœur d'Élisabeth ; on l'accusa d'avoir hâté la perte de Robert Devereux, le comte d'Essex. Il dut en outre faire face à l'accusation d'athéisme au début des années 1590, événement qui a suscité au l'hypothèse d'une société secrète d'athées (l'École de la nuit) dont il aurait été l'un des membres. L'un de ses lieutenants, accompagné de bûcherons écossais, deviendra le capitaine Peter Wallace qui, en 1634, installe l'un des premiers camps de boucaniers caché dans la mangrove impénétrable du Belize, là où sera bâtie Bélize City. Règne de Jacques I. Sous Jacques I, il perdit tout son crédit, fut accusé d'avoir pris part à une conspiration contre le roi, et jeté dans une prison où il croupit pendant douze ans, de 1604 à 1616. Walter Raleigh obtint enfin sa liberté provisoire et entreprit en 1617 une expédition au Guyana, où il espérait découvrir des mines d'or. Il prit possession d'une partie de ce territoire au nom de l'Angleterre, mais, ayant détruit quelques établissements espagnols, il fut, sur demande de l'Espagne, emprisonné de nouveau à son retour ; on réactiva l'ancienne accusation de trahison dont il n'avait pas été entièrement déchargé ; il fut condamné à mort et exécuté en 1618. Pendant sa longue détention, Walter Raleigh composa divers écrits, entre autres une histoire (inachevée) du monde ("The Historie of the World"), qui est fort estimée pour le style comme pour le fond. Il fut l'ami d'Edmund Spenser. On lui attribue l'introduction du tabac en Virginie et à Jersey, ainsi que de la pomme de terre en Angleterre. Outre l"'Histoire du Monde", il a laissé des "Œuvres" diverses, qui ont été publiées à Londres en 1751, et parmi lesquelles une "Description de la Guyane", illustrée par . Culture populaire. Walter Raleigh est cité dans le morceau des Beatles "I'm So Tired" issu de l'album blanc, composé par John Lennon. En effet, il le qualifie de "" (quel imbécile !) à la fin de la chanson car, lors de ses expéditions coloniales, il introduisit le tabac en Angleterre. Ainsi, John Lennon le tient pour responsable de sa dépendance à la cigarette. Walter Raleigh est incarné au cinéma en 1955 par l'acteur Richard Todd dans "Le Seigneur de l'aventure" et par Edward Everett Horton en 1957 dans "L'Histoire de l'humanité." Walter Raleigh est présenté comme étant un pirate dont la reine Élisabeth d'Angleterre tombe amoureuse dans le film "" de Shekhar Kapur sorti en 2007. Il y est incarné par Clive Owen. Il a également inspiré le personnage de Silvers Rayleigh dans le manga culte "One Piece". Les habitants de la ville américaine de Raleigh, fondée en 1792, choisissent ce nom en mémoire de Walter Raleigh, fondateur de la première colonie anglaise permanente. Raleigh devient ensuite la capitale de l'État de Caroline du Nord. Citations. Grâce à son expérience de navigateur, Walter Raleigh est un des premiers à souligner l'importance géopolitique et économique de la maîtrise des mers pour un pays : . Cette devise résume à elle-seule la future politique économique du Royaume-Uni, qui deviendra, grâce en grande partie à sa supériorité maritime, la première puissance économique du et le pays pionnier de la révolution industrielle. Cette phrase sera également source d'inspiration pour des géographes (par exemple : Halford John Mackinder). Gabriel Garcia Marquez en fait le héros involontaire de son conte fantastique "Le noyé le plus beau du monde" (1968)
Capparidaceae
Hansi Müller Hans Peter « Hansi » Müller est un footballeur allemand né le à Stuttgart. Il était milieu de terrain. Il porte 42 fois le maillot de l'équipe d'Allemagne et remporte avec elle le Championnat d'Europe de football 1980. Biographie. En club. Hans Müller, appelé souvent par son diminutif « Hansi », commence à jouer au football au SV Rot, un club de sa ville natale Stuttgart. En 1970 il rejoint les équipes jeunes du VfB Stuttgart. Lors de la saison 1974-1975 il est champion d'Allemagne avec les juniors du VfB Stuttgart. De 1975 à 1977, il joue en deuxième division puis jusqu'en 1982 en Bundesliga. Avec le VfB il atteindra souvent les places d'honneur, en 1978, en 1979 et deux fois en 1980 et 1981. En 1982, il rejoint l'Inter Milan pour deux saisons, puis la saison 1984-1985 il joue pour Côme Calcio également en Serie A. Le gaucher élégant surnommé le "brésilien de Stuttgart" ne percera pas en Italie, son style de jeu ne convient pas au catenaccio italien. De 1985 jusqu'à sa fin de carrière de joueur en 1990 il est au FC Wacker Innsbruck, avec qui il remporte deux championnats d'Autriche, participe à deux finales de Coupe d'Autriche et arrive en demi-finale de la Coupe UEFA 1986-1987. En équipe nationale. De 1978 à 1983 il dispute 42 matchs avec la sélection allemande et marquera 5 buts. Il participe à la Coupe du monde de football 1978, gagne le Championnat d'Europe de football 1980 et reçoit le trophée de meilleur jeune joueur européen. Il rentre en jeu lors de la finale perdue de la Coupe du monde de football 1982. Le 27 juillet 2007, pour ses 50 ans, il organise à Stuttgart devant 40000 spectateurs un match de gala avec les anciens internationaux allemands et italiens de la finale de 1982. Le match se termine sur le score de 4 à 4, y participeront aussi Eros Ramazzotti et Michael Schumacher. Reconversion. Après sa carrière de joueur, Hansi Müller donne des conférences sur les thèmes football, économie et succès. Il fonde également une société de distribution d'articles pour supporteurs. En 1999, Hansi Müller devient le directeur marketing du VfB Stuttgart, puis rentre dans le conseil d'administration du club. En 2000, à la suite de tensions internes il démissionne du club. En 2006, il sera ambassadeur pour la ville de Stuttgart lors de la Coupe du monde de football 2006 et en 2008 pour la ville d'Innsbruck lors des Championnats d'Europe 2008. Le 17 juillet 2011, il est élu au conseil de surveillance du VfB Stuttgart, il quittera le poste en 2015. En 2014, il est élu conseiller municipal à Korb où siège également sa société de marketing.
Dieter Müller Dieter Müller, né le à Offenbach en Hesse, est un footballeur international allemand, qui jouait au poste d'attaquant. Biographie. Après ses débuts professionnels dans le modeste club d'Offenbach, Müller rejoint en 1973 le FC Cologne, alors l'une des meilleures équipes ouest-allemandes, et s'y impose rapidement comme titulaire. Il entre dans la légende du football allemand en marquant trois buts lors de sa première sélection en équipe nationale face à la Yougoslavie en demi-finale de l'Euro 1976 à Belgrade. Entré en jeu à la alors que la RFA est menée 1-2, Müller égalise dans la minute qui suit, puis marque pendant la prolongation deux autres buts qui envoient (4-2) son pays en finale. Il y marquera un nouveau but — qui lui permettra de terminer meilleur buteur de la compétition — mais ne pourra éviter la défaite de son équipe face à la Tchécoslovaquie lors d'une séance de tirs au but marquée par le penalty tiré par Antonin Panenka. Müller continue sa progression avec Cologne où il remporte la Coupe en 1977, termine meilleur buteur de la "Bundesliga" en 1977 et 1978, et décroche le doublé Coupe-Championnat en 1978. Il est régulièrement appelé en sélection durant cette période malgré la concurrence féroce des Fischer, Heynckes, ou autres Hölzenbein, et participe au "Mundial" 1978 en Argentine où ses prestations sont décevantes, à l'image de son équipe nationale éliminée au second tour. Sa carrière internationale s'arrête là, après 12 sélections et 9 buts. En baisse de forme, Müller quitte Cologne pour Stuttgart en 1981. Il n'y sera guère heureux et choisit de s'expatrier aux Girondins de Bordeaux l'année suivante. La réussite est immédiate : Müller apporte à l'attaque bordelaise la puissance qui lui faisait défaut et devient l'un des piliers de la grande équipe des Girondins, remportant deux titres nationaux (1984, 1985) et atteignant les demi-finales de la Coupe des Champions en 1985 face à la Juventus. Il quitte Bordeaux sur cette réussite et signe en Suisse aux Grasshoper Zürich, où il ne reste que quelques mois. Il retourne en "Bundesliga" à Sarrebruck, puis rejoint en 1987 les Kickers Offenbach en deuxième division allemande, avant de mettre un terme à sa carrière en 1989. Aujourd'hui, Müller est le président de son club d'origine, les Kickers Offenbach, et dirige une école de football. Dieter Müller n'est pas apparenté à son légendaire homonyme Gerd, champion du monde 1974 avec la RFA, triple champion d'Europe (1974-1976) avec le Bayern Munich, et meilleur buteur de tous les temps en Championnat allemand (365 buts). Le , Dieter Müller a été victime d'un infarctus à la suite duquel il est resté quatre jours dans le coma. Aux dernières nouvelles (), il serait "sur la voie du rétablissement".
Gardnerella
Dieter Herzog Dieter Herzog est un footballeur allemand né le à Oberhausen. Il évoluait au poste de milieu de terrain gauche (ailier). Ce joueur fit, en 1973 et 1974, deux saisons particulièrement remarquées en Bundesliga, terminant à chaque fois troisième avec le Fortuna Düsseldorf. Cette performance lui vaudra d'être retenu dans l'équipe nationale de RFA pour disputer la Coupe du monde 1974. Il ne jouera que deux matchs du tournoi contre la Yougoslavie et la Suède, qui seront ses derniers sous le maillot de la Mannschaft.
Compagnie du Midi
Organisation de la municipalité de Paris (Révolution française) LOrganisation de la municipalité de Paris est établie en 1789 et 1790. Le , l'Assemblée nationale constituante prit un décret « "relatif à la constitution des municipalités" ». Sanctionné par Louis XVI, par lettre-patente du même jour, il devint la « loi des 14 » (pour le ), relative à la constitution des municipalités. Aux termes de son article premier, « "les municipalités actuellement subsistant en chaque ville, bourg, paroisse ou communauté, sous le titre d'hôtels-de-ville, mairies, échevinats, consulats, et généralement sous quelque titre et qualification que ce soit, (étaient) supprimées et abolies" ». Il leur était substitué des municipalités élues. Son article 25 réservait l'organisation de la municipalité de Paris : « "Quant à la ville de Paris, attendu son immense population, elle sera gouvernée par un règlement particulier, qui sera donné par l'Assemblée nationale (constituante), sur les mêmes bases et d'après les mêmes principes que le règlement général de toutes les municipalités du royaume" ». Outre l'« "immense population" » de la ville de Paris, deux autres motifs conduisirent l'Assemblée nationale constituante à pourvoir la municipalité de Paris d'une organisation particulière. En premier lieu, la ville de Paris avait été substituée à Versailles comme capitale du royaume. Cela résultait tant du décret du , réitéré le suivant, par lequel l'Assemblée nationale constituante avait décidé sa « "translation" » à Paris, que de la proclamation royale du , par laquelle Louis XVI avait déclaré fixer « "sa résidence à Paris" ». En second lieu, la ville de Paris était le chef-lieu d'un département éponyme : le « "département de Paris" », futur département de la Seine. Le , l'Assemblée nationale constituante prit un décret « "relatif à la division de la France en quatre-vingt-trois départements" » qui réitérait des décrets partiels. Sanctionné par Louis XVI, par lettre-patente du , il devint la loi des = . L'article 60 : « ("Département de) Paris" », de son titre II : « "Division du Royaume" », était ainsi conçu : « "L'assemblée de ce département se tiendra dans la ville de Paris. Il est divisé en trois districts, dont les chefs-lieux sont : Paris, Saint-Denis, le Bourg-la-Reine. Les districts de Saint-Denis et du Bourg-la-Reine seront seulement administratifs" ». La ville de Paris était ainsi chef-lieu tant du département que du district de Paris. D'autre part, celui-ci n'était formé que de la ville de Paris. En outre, les deux autres districts du département de Paris — celui de Saint-Denis et celui de Bourg-la-Reine — n'étaient qu'« "administratifs" ». Le , l'Assemblée nationale constituante prit un décret « "relatif à l'organisation de la municipalité de Paris" ». Sanctionné par Louis XVI, par lettre-patente du , il devint la loi des = , relative à l'organisation de la municipalité de Paris. L'organisation de la municipalité de Paris aura une structure pyramidale : Les assemblées primaires désignent le maire et 144 notables (Conseil général de la Commune de Paris), puis parmi ces notables, 48 officiers municipaux (corps municipal) ; les 144 notables (Conseil général de la Commune de Paris), désignent parmi ces 48 officiers, 16 administrateurs (bureau municipal). Les 32 autres forment le Conseil municipal. La municipalité sera assisté d'un « parquet » composé d'un procureur-syndic et deux substituts. Les cellules de base (assemblées primaires) ne seront plus les districts, mais 48 sections découpées différemment et malgré l'adresse du rédigée par les délégués d'une cinquantaine de distrits réunis à l'évêché -non permanentes-. Abolition de l'ancienne municipalité de Paris. La loi des = abolit « "l'ancienne municipalité de la ville de Paris et tous les offices qui en dépendaient" ». Il s'agissait, en bref : Abolition de la municipalité provisoire de Paris. Outre « "l'ancienne municipalité de la ville de Paris et tous les offices qui en dépendaient" », la loi des = abolit « "la municipalité provisoire subsistant à l'hôlel-de-ville ou dans les sections de la capitale, connus aujourd'hui sous le nom de districts" ». Les « "sections de la capitale" » dont il s'agissait étaient les soixante districts qui avaient été formés, pour l'élection des représentants du tiers état aux États généraux, par subdivision des vingt quartiers dont la ville de paris était alors constituée. Territoire de la nouvelle municipalité. En 1702, le territoire de la ville de Paris fut accru par l'adjonction de quatorze faubourgs : le faubourg Saint-Honoré, le faubourg Montmartre, le faubourg Richelieu, le faubourg Saint-Denis, le faubourg Saint-Lazare, le faubourg Saint-Martin, le faubourg Saint-Laurent, le faubourg du Temple, le faubourg Saint-Antoine, le faubourg Saint-Victor, le faubourg Saint-Marcel, le faubourg Saint-Jacques, le faubourg Saint-Michel et le faubourg Saint-Germain. La ville de Paris fut, en outre, divisée en vingt quartiers : le quartier de la Cité, le quartier Saint-Jacques-de-la-Boucherie, le quartier Sainte-Opportune, le quartier du Louvre ou Saint-Germain-l'Auxerrois, le quartier du Palais-Royal, le quartier Montmartre, le quartier Saint-Eustache, le quartier des Halles, le quartier Saint-Denis, le quartier Saint-Martin, le quartier de La Grève, le quartier Saint-Paul ou de la Mortellerie, le quartier Sainte-Anvoie ou de la Verrerie, le quartier du Temple ou du Marais, le quartier Saint-Antoine, le quartier de la place Maubert, le quartier Saint-Benoît, le quartier Saint-André, le quartier du Luxembourg et le quartier Saint-Germain-des-Prés. La nouvelle municipalité de Paris fut « "renfermée dans l'enceinte des nouveaux murs" » mais « "les boulevards que l'on construi(sait) en dehors de ces murs (furent) soumis à (son) administration" ». Le territoire de la municipalité de Paris était délimité par le mur dit des Fermiers généraux. Il s'agissait d'une enceinte, longe de vingt-trois kilomètres, construite de 1784 à 1787. Elle n'avait rien de défensif : c'était un mur d'octroi d'octroi destiné à permettre aux agents du fisc de percevoir, à chacune de ses soixante barrières, les droits d'entrée des marchandises. La superficie de la municipalité de Paris était ainsi de 3 370 hectares ; et sa population, de cinq cent mille habitants. Mais, à ce Paris "intra muros", s'ajoutaient les boulevards alors en cours de construction et qui forment, dans le Paris d'aujourd'hui, la seconde ceinture de boulevards. Inclusion de la partie intérieure de l'ancienne paroisse et communauté de Montmartre. Le mur dit des fermiers généraux avait scindé le territoire de la « "paroisse et communauté de Montmartre" » en deux parties : l'une, dite « "Montmartre intérieur" » ou « "Montmartre en deçà des murs" » ; l'autre, dite « "Montmartre extérieur" » ou « "Montmartre hors-les-murs" ». Dès le mois de , les députés du comité provisoire de « "Montmartre hors-les-murs" » demandèrent à Louis XVI l'autorisation de procéder à la formation de leur municipalité. L'étendue du territoire de la nouvelle municipalité de Paris n'ayant pas encore été définie, le roi leur accorda seulement la permission d'organiser une municipalité provisoire, afin d'obvier à l'inconvénient grave alors d'être sans magistrats ni direction. Les citoyens actifs de « "Montmartre hors-les-murs" », convoqués, conformément aux décrets de l'Assemblée nationale constituante, le , élurent une administration ainsi composée : un maire, un procureur de la commune, huit officiers municipaux et dix-huit notables. Dans le même temps, les habitants du « "Montmartre en deçà des murs" », malgré les vives réclamations et les protestations de ceux du « "Montmartre hors-les-murs" », organisèrent entre eux, et sans autorisation, une administration particulière, qui tenait ses séances rue de la Tour-d'Auvergne. Ils élurent aussi un maire et des officiers municipaux. Mais cette commune fut éphémère. En effet, l'Assemblée nationale constituante prit, le , un décret « "relatif à la formation de la municipalité de Montmartre" ». Sanctionné le 25 du même mois, il devint la loi des 22 = . Il réunit le « "Montmartre en deçà des murs" » à la municipalité de Paris. Exclusion du faubourg de Gloire et réunion de celui-ci à la municipalité de La Chapelle. Le mur des fermiers généraux avait scindé le faubourg Saint-Denis en deux parties : l'une, dite « "intérieure" » ou « "en deçà des murs" » ; l'autre, dite « "extérieure" » ou « "hors-les-murs" », et connue sous le nom de « "faubourg de Gloire" ». L'Assemblée nationale constituante pris, le , un décret « "qui réunit à la municipalité de La Chapelle la partie du faubourg Saint-Denis, à Paris, connu sous le nom de faubourg de Gloire" ». Sanctionné le suivant, il devint la loi des = . Inclusion des quinze toises en deçà des murs. L'Assemblée nationale constituante pris, le , un décret « "sur la fixation de l'étendue du territoire de la municipalité de Paris" ». Sanctionné le , il devint la loi des 19 = . Il étendit le territoire de la nouvelle municipalité de Paris « "jusqu'à la distance réservée de quinze toises pour l'isolement des nouveaux murs" ». Sort des autres dépendances de l'ancienne municipalité situées en deçà des murs. Le décret précité du exclut du territoire de la nouvelle municipalité de Paris des dépendances qui relevaient précédemment de la juridiction de l'ancienne. Parmi ces dépendances, les suivantes furent réunies et constituèrent le territoire de la municipalité de Bercy : la Grande-Pinte, le Ponceau, la Vallée-de-Fécamp, la Grange-aux-Merciers, le Petit-Bercy et la rue de Berry hors les murs. Les autres dépendances distraites de la nouvelle municipalité de Paris furent respectivement réunis aux municipalités voisines : Vaugirard, Mont-Rouge, Gentilly, Ivry, Saint-Mandé, Charonne, Belleville, La Villette, La Chapelle, Clichy et Passy. Nom de la municipalité. La ville de Paris avait pour noms officiels « "commune" » ou « "municipalité" » de Paris. Sections de la commune. La ville de Paris était « "divisée, par rapport à sa municipalité, en quarante-huit parties, sous le nom de sections" » qui ne devaient « "être regardées que comme des sections de la commune" ». Ainsi quarante-huit sections étaient substituées aux soixante districts abolis. Ces sections devaient être égales, « "autant qu'il (était) possible, relativement au nombre des citoyens actifs" » — c'est-à-dire comporter un nombre d'électeurs équivalent. Leurs noms et leurs limites respectives furent fixées par le décret du . Organes des sections. Les commissaires de police. Les commissaires de police étaient élus pour deux ans. Ils étaient immédiatement et indéfiniment rééligibles. Les commissaires de section. Chacune des quarante-huit sections avait « "seize commissaires, sous le nom de commissaires de section" ». Fonctions. Les commissaires de section exerçaient, « dans leur arrondissement (et) sous l'autorité du corps municipal et du conseil général de la commune », les fonctions suivantes : Les commissaires de section pouvaient, en outre, être chargés par l'administration du département de Paris, de la répartition des impôts dans leurs sections respectives. Organes de la municipalité. La municipalité de Paris était « "composée d'un maire, de seize administrateurs (...), de trente-deux membres du conseil (municipal), de quatre-vingt-seize notables, d'un procureur de la commune (et) de deux substituts qui (étaient) ses adjoints et exer(çaient) ses fonctions à son défaut" ». Maire. Le maire était élu « "à la pluralité absolue des voix" » — c'est-à-dire à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si, au premier tour de scrutin, nul citoyen éligible n'obtenait la majorité absolue des suffrages exprimés, il était procédé à un second tour. Si nul citoyen éligible n'obtenait la majorité absolue des suffrages exprimés, il était alors procédé à un troisième et dernier tour de scrutin. Le choix ne pouvait alors se porter qu'entre les deux citoyens qui avaient réuni le plus de suffrages aux tours précédents. « "Enfin, s’il y avait égalité de suffrages entre eux, à ce troisième scrutin, le plus âgé (était) préféré" » — c'est-à-dire élu. Le maire était élu pour deux ans. Il était immédiatement rééligible une fois pour deux ans. Ensuite, il n'était rééligible « "qu'après un intervalle de deux ans" ». Incompatibilités. La fonction de maire était incompatible avec celles « "de procureur de la commune et de ses substituts, de membres du corps municipal (c'est-à-dire d'administrateur ou de conseiller municipal) ou du conseil général (c'est-à-dire de notable), de secrétaire-greffier (...), d'adjoint du secrétaire-greffier, de trésorier, de garde des archives (et) de bibliothécaire" ». Par suite, un administrateur élu maire, par exemple, était tenu « "d'opter" » pour l'une de ces deux fonctions. Fonctions. Le « "maire" » était le « "chef de la municipalité" ». Il était le « "président du bureau et du corps municipal, ainsi que du conseil général de la commune" ». Il avait « "voix délibérative dans toutes les assemblées" ». Corps municipal. Composition et subdivisions. Le « "corps municipal" » était composé du maire et de quarante-huit membres — ou « "officiers municipaux" ». Il était « "divisé en conseil et en bureau" ». Élection. Comme le maire, les autres membres du corps municipal étaient élus au suffrage direct. Les membres du corps municipal autres que le maire étaient élus « "par bulletins de liste de dix noms" » — c'est-à-dire au scrutin plurinominal — et à la « "pluralité du quart des suffrages" » — de sorte que chaque membre du conseil général de la commune recueillant au moins un quart des suffrages exprimés était élu. Bureau. Composition. Le bureau avait pour membres le maire et « "seize administrateurs" ». Élection. Contrairement au maire, les seize administrateurs étaient élus au suffrage indirect. Ils étaient, en effet, élus par le conseil général de la commune, « "parmi les quarante-huit membres du corps municipal, non compris le maire" », « "au scrutin individuel" » — c'est-à-dire uninominal — et « "à la pluralité absolue des voix" » — c'est-à-dire à la majorité absolue des suffrages exprimés. À cet effet, l'assemblée du conseil général de la commune se réunissait de plein droit « "le surlendemain de la proclamation du maire et des quarante-huit autres membres du corps municipal" ». Elle élisait successivement les administrateurs au département des subsistances, puis les administrateurs au département de la police, puis les administrateurs au département du domaine et des finances, puis les administrateurs au département des établissements publics de la ville de Paris, enfin les administrateurs au département des travaux publics. Les seize administrateurs étaient renouvelés, par moitié, tous les ans. Incompatibilités. La fonction d'administrateur était incompatible avec celles « "de maire, de procureur de la commune et de ses substituts, de membres du corps municipal (c'est-à-dire de conseiller municipal) ou du conseil général (c'est-à-dire de notable), de secrétaire-greffier (...), d'adjoint du secrétaire-greffier, de trésorier, de garde des archives (et) de bibliothécaire" ». Par suite, un administrateur élu maire, par exemple, était tenu « "d'opter" » pour l'une de ces deux fonctions. Subdivisions. Le bureau était divisé en département. Leur nombre était provisoirement fixé à cinq : Leurs attributions respectives et le nombre des administrateurs y affectés étaient fixés par le corps municipal. Présidence. Le bureau était présidé par le maire. En l'absence de celui-ci, il était présidé « "alternativement" » par chacun des administrateurs. Séances. Le bureau siégeait trois fois par semaine. Décisions. Les décisions du bureau étaient prises « "à la pluralité des voix" » — c'est-à-dire à la majorité des suffrages exprimés. Conseil municipal. Composition. Le « "conseil municipal" » avait pour membres les « "trente-deux autres" » officiers municipaux. Ils étaient renouvelés, par moitié, tous les ans. Incompatibilités. La fonction de conseiller municipal était incompatible avec celles « "de maire, de procureur de la commune et de ses substituts, de membres du corps municipal (c'est-à-dire d'administrateur) ou du conseil général (c'est-à-dire de notable), de secrétaire-greffier (...), d'adjoint du secrétaire-greffier, de trésorier, de garde des archives (et) de bibliothécaire" ». Par suite, un conseiller municipal élu maire, par exemple, était tenu « "d'opter" » pour l'une de ces deux fonctions. Présidence. Le conseil municipal était présidé par le maire. En l'absence de celui-ci, il était présidé par un vice-président élu, en son sein, par le corps municipal. En cas d'absence du maire et du vice-président, il était présidé par le doyen d'âge de ses membres. Sessions. Le conseil municipal s'assemblait de plein droit « "au moins une fois tous les quinze jours" ». Il s'assemblait, en outre, « "extraordinairement" », « "lorsque les circonstances l'exige(aient)" », sur convocation faite par le maire, à la demande, soit de celui-ci, soit de la majorité des administrateurs, soit de la moitié des membres du conseil. Quorum. La « "présence des deux tiers au moins des membres du conseil" » était requise « "pour recevoir les comptes de la gestion du maire et des administrateurs, du maniement des deniers du trésorier" ». « "Pour prendre les autres délibérations" », seule la présence de la majorité des « "membres du corps municipal" » était requise. En outre, en cas d'urgence, des notables pouvaient être appelés à siéger « "selon l'ordre de leur élection" », afin que ce quorum soit atteint. Le conseil général de la commune. Composition. Le « "conseil général de la commune" » avait cent quarante-cinq membres. Il était constitué par l'adjonction de « "quatre-vingt-seize notables" » au maire et aux « "quarante-huit (autres) membres du corps municipal" » — ou officiers municipaux. Les notables étaient renouvelés, par moitié, tous les ans. Élection. Comme le maire, les cent quarante-quatre membres du conseil général de la commune étaient élus au suffrage direct. Chaque section élisait trois membres du conseil général. Les membres du conseil général autres que le maire étaient élus « "au scrutin individuel" » — c'est-à-dire uninominal — « "et à la pluralité absolue des suffrages" » — c'est-à-dire à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si, au premier tour scrutin, nul citoyen éligible ne recueillait la majorité absolue des suffrages exprimés, il était procédé à un second tour. Si, au second tour de scrutin, nul citoyen éligible ne recueillait la majorité absolue des suffrages exprimés, il était procédé à un troisième tour « "entre les deux citoyens [éligibles] seulement qui [avaient recueilli] le plus de voix au second" ». « "En cas d'égalité de suffrages, au second [ou] au troisième [tour] scrutin, entre plusieurs citoyens ayant le nombre de voix exigé [pour être élus], la préférence [était] accordée à l'âge" ». Incompatibilités. La fonction de notable était incompatible avec celles « "de maire, de procureur de la commune et de ses substituts, de membres du corps municipal (c'est-à-dire d'administrateur ou de conseiller municipal) (...), de secrétaire-greffier (...), d'adjoint du secrétaire-greffier, de trésorier, de garde des archives (et) de bibliothécaire" ». Par suite, un notable élu maire, par exemple, était tenu « "d'opter" » pour l'une de ces deux fonctions. Présidence. Le conseil général de la commune était présidé par le maire. En l'absence de celui-ci, il était présidé par un vice-président élu, en son sein, par le corps municipal. En cas d'absence du maire et du vice-président, il était présidé par le doyen d'âge de ses membres. Séances. Le conseil général de la commune siégeait sur convocation faite, par le maire, au nom de celui-ci et du corps municipal. Le maire le convoquait toutes les fois qu'il le jugeait nécessaire. Il était tenu de la convoquer lorsqu'il en était requis par au moins quarante-huit de ses membres. Le procureur de la commune et ses deux substituts. Les substituts du procureur de la commune étaient élus pour deux ans. Ils étaient immédiatement rééligibles pour deux ans. Par la suite, ils n'étaient rééligibles « "qu'après l'expiration de deux années" ». Incompatibilités. La fonction de procureur de la commune et de substitut étaient incompatibles entre elles. En outre, elles étaient incompatibles avec celles « "de maire (...), de membres du corps municipal (c'est-à-dire d'administrateur ou de conseiller municipal) ou du conseil général (c'est-à-dire de notable), de secrétaire-greffier (...), d'adjoint du secrétaire-greffier, de trésorier, de garde des archives (et) de bibliothécaire" ». Par suite, un substitut du procureur de la commune élu maire, par exemple, était tenu « "d'opter" » pour l'une de ces deux fonctions. Fonctions. Le procureur de la commune et ses substituts avaient séance, sans voix délibérante, à toutes les assemblées du bureau, du conseil municipal et du conseil général de la commune. Les attributions de la municipalité. Les fonctions conférées à la municipalité étaient d'ordre exécutif ou, plus précisément, administratif. La municipalité de Paris ne pouvait, « "sous peine de nullité de ses actes, s'approprier les fonctions attribuées, par la constitution ou par les décrets des assemblées législatives, à l'administration du département de Paris" ». « "Deux espèces de fonctions" » lui étaient conférées : les unes, « "propres au pouvoir municipal" » ; les autres, « "propres à l'administration générale de l'État" » mais que celui-ci déléguait aux municipalités. Les « "fonctions propres au pouvoir municipal" ». Les fonctions « "propres au pouvoir municipal" » étaient les suivantes : La municipalité de Paris exerçait ces fonctions « "sous la surveillance et l'inspection de l'administration du département de Paris" ». Si nous ne craignions pas l'anachronisme, nous dirions que la municipalité de Paris exerçait ces fonctions en tant qu'autorité administrative décentralisée, sous la simple tutelle de l'administration du département de Paris. Les « "fonctions propres à l'administration générale de l'État" » mais déléguées par celui-ci. Les fonctions « "propres à l'administration générale de l'État" », que la municipalité de Paris exerçait « "par délégation" » de l'État, étaient les suivantes : La municipalité de Paris exerçait ces fonctions « "sous l’autorité de l'administration du département de Paris" », et non sous les simples surveillance et inspection de celui-ci. En effet, pour ce qui concernait ces fonctions, la municipalité de Paris était « "entièrement subordonnée à l'administration du département de Paris" ». Si nous ne craignions pas l'anachronisme, nous dirions que la municipalité de Paris exerçait ces fonctions en tant qu'autorité administrative déconcentrée, sous l'autorité hiérarchique de l'administration du département de Paris. Les agents de la municipalité. La municipalité de Paris avait « "un secrétaire-greffier (et) deux secrétaires-greffiers adjoints (...), un trésorier (...), un garde des archives et un bibliothécaire" ». Le secrétaire-greffier et ses deux adjoints. Fonctions. Le secrétaire-greffier et ses adjoints « tenaient la plume » dans les assemblées du bureau, du conseil municipal et du conseil général de la commune ; ils rédigeaient en les procès-verbaux et les délibérations ; et ils en signaient les extraits et expéditions sans frais ; ils veillaient aux impressions, affiches et envois ; ils délivraient et contresignaient, sans frais, les brevets donnés par le conseil général de la commune, par le conseil municipal ou par le maire ; et ils exerçaient, en outre, toutes les fonctions du secrétariat et du greffe.
Charges électriques
Claude Monnier Claude Monnier est un journaliste suisse né le au Rwanda et mort le . Après des études gymnasiales à Lausanne, il fait le tour du monde. Il entre en 1962 au Journal de Genève comme journaliste de politique étrangère. Après un doctorat en Sciences politiques, il devient en 1970 rédacteur en chef et directeur du même journal. En 1980, il quitte le Journal de Genève pour livrer des chroniques à plusieurs quotidiens de Suisse romande. En 1982, il crée Le Temps stratégique.
Jupp Heynckes Josef « Jupp » Heynckes, né le à Mönchengladbach, est un footballeur international allemand, devenu entraîneur. En tant que joueur, il a joué la majorité de sa carrière en tant qu'attaquant au Borussia Mönchengladbach durant les années 1960 et 1970. Il y a gagné de nombreux championnats, la DFB-Pokal, ainsi que la Coupe de l'UEFA. Il est encore aujourd'hui le quatrième meilleur buteur de l'histoire de la Bundesliga avec 220 buts. Il a été membre de l'Equipe d'Allemagne de l'Ouest qui remporte le Championnat d'Europe de 1972 et la Coupe du Monde de 1974. En tant qu’entraîneur, il remporte quatre titres de Bundesliga avec le Bayern Munich et deux Ligue des Champions de l'UEFA (avec le Real Madrid en 1997-1998 et avec le Bayern Munich en 2012-2013). Carrière de joueur. En club. Heynckes a joué 369 matchs du Championnat Allemand, avec un total de 220 buts inscrits. Il est le quatrième meilleur buteur de l'histoire de la compétition, devancé par Gerd Müller (365 buts), Robert Lewandowski (284 buts) et Klaus Fischer (268 buts). Après avoir joué en jeunes dans le club amateur de Grün-Weiß Holt, Jupp Heynckes commence sa carrière professionnelle en 1964 au Borussia Mönchengladbach qui était alors en seconde division. En 1965, le club entrainé par Hennes Weisweiler monte en première division, et il inscrit 23 buts en 25 matchs. En , Heynckes marche ses deux premiers buts en Bundesliga face au SC Tasmania 1900 Berlin. En deux saisons au Borussia, il marque 27 buts en Bundesliga avant de rejoindre Hannover 96 pour trois années durant lesquels il inscrit 25 buts en 86 matchs de ligue. Il retourne au Borussia Mönchengladbach en 1970 alors que le club vient de gagner son premier titre de Bundesliga de son histoire. Le club devient le premier à garder son titre l'année suivante (1970-1971), avec Heynckes qui inscrit 19 buts en 33 matchs. Pendant la Coupe des Clubs Champions européens 1971-1972, il marque un extraordinaire doublé lors de la victoire 7-1 contre les Italiens de l'Inter Milan. Cependant, l'attaquant de l'Inter Milan, Roberto Boninsegna, fut touché par une canette de bière et l'UEFA ordonna de rejouer le match (aller) à Berlin après le match à Milan (4-2), mais cette fois les Allemands furent tenus en échec (0-0) et éliminés. En 1973, en Coupe UEFA, après avoir éliminé le club néerlandais Twente 5-1 (score cumulé) en demi finale, le Borussia Mönchengladbach devient le premier club allemand à atteindre une demi-finale de coupe européenne. Ils perdent le match aller contre Liverpool 3-1 à Anfield, avec un penalty d'Heynckes arrêté par Ray Clemence, privant son équipe d'un but décisif à l'extérieur. Il marque un doublé au retour à domicile (victoire 2-0), mais cela n'est pas suffisant pour gagner au score cumulé : Liverpool l'emporte 3-2. Avec 12 buts dans la compétition, il rejoint les meilleurs buteurs de la compétition. Le club remporte la finale DFB-Pokal 1973-1974 au Rheinstadion de Düsseldorf à la fin de la saison 1973-1974. C'est également pendant cette saison qu'il rejoint Gerd Müller en tant que meilleur buteur de Bundesliga avec 30 buts. Son Mönchengladbach termine deuxième derrière le Bayern de Müller qui remporte son troisième titre consécutif. Il est également le meilleur buteur de Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe avec 8 réalisation malgré le fait que son équipe soit éliminée en demi finale par Milan (2-1 au cumulé). En 1974-1975, le Borussia remporte son troisième titre de champion et il est le meilleur buteur de la compétition avec 27 réalisations. Le club remporte également son premier trophée européen avec un succès en Coupe UEFA. Après un match aller soldé sur un 0-0 contre Twente, Heynckes, qui a manqué le match aller, marque un triplé au match retour gagné 5-1 à Enschede. Cette victoire fait de Gladbach le premier club allemand à remporter une Coupe UEFA. Une nouvelle fois il est le meilleur buteur de la compétition avec dix buts. Par ailleurs, en Coupe UEFA, il a inscrit au total 23 buts en 21 matchs, ce qui fait de lui le neuvième meilleur buteur et le seul membre du top dix à avoir un ratio de plus d'un but par match. Après avoir gagné ce titre, l'entraineur Weisweiler quitte le Borussia pour Barcelone. Il est remplacé par Udo Lattek, avec qui Heynckes commencera plus tard sa carrière d'entraineur. Le Borussia remporte consécutivement les éditions 1975-1976 et 1976-1977 de Bundesliga, égalant ainsi le record du Bayern des trois titres consécutifs. En 1977, Gladbach atteint sa première final de Coupe des clubs champions européens. Dans l'édition précédente, il a terminé meilleur buteur avec 6 réalisation. En 1976-1977, il est moins prolifique, ne marquant qu'un seul but lors du premier tour contre le club d'Austria Wien. Le club s'incline en finale contre Liverpool 3-1 au Stadio Olimpico de Rome. Lors de la saison 1977-1978 de Bundesliga, il inscrit 18 buts, donc 5 lors de la victoire record 12-0 contre le Borussia Dortmund la dernière journée du championnat. Mais ce n'est pas assez pour gagner le quatrième titre consécutif, remporté par le FC Köln à la différence de buts. En coupe européenne, il inscrit 4 buts, avant de se faire sortir par Liverpool en demi-finale. Dans cette compétition, il aura inscrit 51 buts en 64 matchs, soit un ratio de 0,8 but par match. Seul son compatriote Gerd Müller fait mieux (0,89). Heynckes prend sa retraite en 1978 et commence à étudier pour devenir entraineur à la Deutsche Sporthochschule à Cologne. Durant sa carrière, il a remporté 4 titres de Bundesliga, une DFB-Pokal et une Coupe UEFA. A l'international. Heynckes fait 39 apparitions avec l'équipe d'Allemagne de l'Ouest et inscrit 14 buts. Il débute en , à 21 ans, en match amical face au Maroc durant lequel il marque (5-1). Il fait partie de l'équipe qui remporte le Championnat d'Europe en 1972, jouant 90 minutes lors de la finale remportée 3-0 face à l'Union soviétique. Il est nommé avec six coéquipiers dans l'équipe de la compétition. Il fait également partie de l'équipe championne du monde en 1974, en Allemagne de l'Ouest. Malgré son excellente forme en club, il passe la majorité du temps sur le banc, en concurrence avec Gerd Müller, le meilleur buteur de l'équipe. Il est titulaire face au Chili et l'Australie, puis ne joue plus à cause d'une blessure. Ils gagnent leur deuxième Coupe du Monde en battant les Pays-Bas 2-1 au Olympiastadion de Munich. Carrière d'entraineur. 1979-1991. Borussia Mönchengladbach. Après sa carrière de joueur, Heynckes reste au Borussia Mönchengladbach pour encore huit années en tant que premier assistant, puis entraineur lorsqu'il succède à Udo Lattek. Il prend l'équipe en main à 34 ans le . Durant la saison 1979-80, il emmène Mönchengladbach en finale de la Coupe UEFA où ils perdent face à l'Eintracht Frankfurt. Ils gagnent le match aller 3-2 mais perdent le retour 1-0. Ils terminent à la place de la Bundesliga. La saison 1980-81 débute par une défaite 2-1 contre le Fortuna Düsseldorf. Après avoir vaincu l'OSV Hannover, le TuS Langerwehe, le Bünder SV et l'Atlas Delmenhorst, ils s'effondrent contre le 1. FC Kaiserslautern en quart de finale de la DFB-Pokal. Leur place en championnat l'année précédente les empêche de jouer l'Europe. Ils terminent cette saison à la place. La saison 1981-82 débute par une défaite 4-2 face au Werder Bremen le 8 aout 1981, puis ils réalisent une série de six matchs invaincus avec notamment une victoire 7-2 contre le SSV Dillenburg en DFB-Pokal. Une fois encore ils atteignent les quarts de finale de la compétition puis se font sortir par le 1. FC Nürnberg et terminent à la place de la Bundesliga. En Coupe UEFA ils perdent au deuxième tour contre Dundee United après avoir sorti le 1. FC Magdeburg. Mönchengladbach termine la saison 1982-83 à la place, et pour la troisième année consécutive ils sont éliminés en quart de finale de la DFB-Pokal. La saison 1983-84 se solde par une troisième place en Bundesliga, manquant le titre à la différence de but face au VfB Stuttgart (vainqueur) et au Hambourg SV (dauphin). Ils atteignent également la finale de la DFB-Pokal qu'ils perdent face au Bayern Munich au penalty. Ils terminent la saison 1984-85 à la quatrième place, après avoir été éliminé au deuxième tour de la Coupe UEFA par Widzew Łódź et en demi finale de la DFB-Pokal par le Bayern Munich. Mönchengladbach termine la saison 1985-86 à la quatrième place à nouveau. Lors du troisième tour de la Coupe UEFA ils battent le Real Madrid 5-1 au Rheinstadion, mais s'écroulent 4-0 au stade Santiago Bernabéu. Ils sont donc éliminés au but à l'extérieur. En 2013, Heynckes décrit cette soirée comme : "la pire nuit de ma carrière". Durant sa dernière saison à la tête de l'équipe, Heynckes emmène le Borussia Mönchengladbach à la troisième place de la Bundesliga et en demi-finale de la Coupe UEFA. Malgré le fait qu'il n'ai pas gagné de trophée durant ce premier passage, un record qui lui vaut le surnom de "champion sans titres", il est nommé entraineur de Bayern Munich à l'été 1987 où il succède à nous à Udo Lattek. Son bilan à la tête de l'équipe est de 169 victoires, 77 matchs nuls et 97 défaites. Bayern Munich. Heynckes est entraineur du Bayern Munich du au . Lors de sa première saison, le Bayern remporte la DFB-Supercup en battant le Hamburger SV 2-1. Ils perdent le titre de 4 points face au Werder Bremen, et sont éliminés en quart de finale de la DFB-Pokal et de la Coupe Européenne. Le Bayern remporte consécutivement les titres de Bundesliga lors des saisons 1988-89 et 1989-90. En 1988-89, ils sont éliminés en de finale de la DFB Pokal et en demi finale de la Coupe UEFA. Ils commencent la saison 1989-90 avec une défaite 4-3 face au Borussia Dortmund en DFB-Supercup le , puis ils remportent leur premier match de championnat le face au 1. FC Nürnberg (3-2). Ils sont éliminés de la DFB-Pokal en de finale, et à nouveau en demi finale de la Coupe Européenne face à Milan. Ils commencent la saison 1990-91 en remportant la DFB-Supercup le face au 1. FC Kauserslautern (4-1), puis ils sont éliminés en coupe d'Allemagne au premier tour le . En coupe Européenne ils sont à nouveau éliminés en demi-finale par le Red Star Belgrad. Ils terminent deuxième de la Bundesliga. Le Bayern commence la saison 1991-92 par un match nul 1-1 face au Werder Bremen. Ils se qualifient pour le second tour de la Coupe UEFA en éliminant Cork City (1-1 puis 2-0). Heynckes est viré le , alors que son équipe n'a remporté que 4 des 12 matchs de Bundesliga joués. Son match final en tant qu'entraineur est une défaite à domicile 4-1 contre le Stuttgarter Kickers. Le Bayern est alors à la place. L'équipe continue à perdre après son départ, terminant la saison à 5 points du premier relégable. Uli Hoeneß décrit lui-même sa décision de virer Heynckes comme "la plus grosse erreur de ma carrière". Sous Heynckes, le Bayern a atteint les demi finale de la Coupe UEFA 1988-89 et des Coupes Européennes 1989-90 et 1990-91. Dans chaque campagne ils sont éliminés par l'équipe qui remporte ensuite la compétition. Son bilan à la tête de l'équipe est de 113 victoire, 46 matchs nuls et 39 défaites. Entraineur en Espagne puis retour en Bundesliga. Athletic Bilbao. En 1992, il est nommé entraineur de l'Athletic Biblao, devenant ainsi le troisième allemande à entrainer en Espagne après Hennes Weisweiler et Udo Lattek, tous les deux au FC Barcelone. Il est sur le banc pour son premier match le face à Cadiz. Il emmène l'équipe à la place de la Liga, après avoir été éliminé au troisième tour de la Copa del Rey. L'année suivante il emmène l'équipe à la cinquième place de la Liga qui les qualifie pour la Coupe UEFA. Ils sont éliminés au cinquième tour de la Copa del Rey. Son dernier match est une victoire 3-2 contre Tenerife. Eintracht Frankfurt. Le , Heynckes retourne entrainer en Allemagne à la tête de l'Eintracht Frankfurt, jusqu'au . Son premier match est une victoire 6-0 contre 1. SC Göttinger 05 lors du premier tour de la coupe d'Allemagne. Son passage à l'Eintracht est un problème, et il part au clash avec les stars de l'équipe Anthony Yeboah, Jay-Jay Okocha et Maurizio Gaudino. En décembre 1994, les trois joueurs sont punis de séances d'entrainement supplémentaire. À cause de cela, les joueurs refusent de jouer le match suivant contre le Hamburger SV et sont suspendus indéfiniment par le club. Gaudino est alors prêté à Manchester City et Yeboah vendu à Leeds United en . Okocha est autorisé à rejouer avec le club avant de partir pour le Fenerbahçe S.K. en 1996. Heynckes quitte le club le après une défaite à domicile 3-0 face à Schalke 04, laissant l'équipe à la place. Son bilan est de 12 victoires, 10 matchs nuls et 12 défaites. Tenerife et Real Madrid. En 1995, il retourne en Espagne pour entrainer Tenerife. Il remporte son premier match face à Seville le . Sa première saison emmène l'équipe des Iles Canaries en Coupe UEFA après une place en Liga. En Copa del Rey, ils sont éliminés en quart de finale par l'Atletico Madrid. La saison suivante, le club termine de Liga et atteint les demi-finale de Coupe UEFA où ils sont battus par Schalke 04. En Copa del Rey, Tenerife est éliminé au quatrième tour contre le Real Betis. En , Heynckes est engagé par le champion d'Espagne en titre : le Real Madrid. Son premier match est une défaite 2-1 lors du match aller de la Super Coupe d'Espagne face au FC Barcelone. Ils remportent la Super Coupe après avoir remporté le match retour 4-1. Le Real Madrid est éliminé de la Copa del Rey en de finale. Cette année là, il remporte un de ses plus grands trophées en battant la Juventus 1-0 en finale de la Ligue des Champions, ramenant ainsi la coupe européenne à Madrid pour la première fois depuis 1966. Malgré cela, le manque de succès sur le plan national (4e de Liga à 11 points de Barcelone) lui vaut de ne pas être reconduit pour la saison suivante. Benfica puis retour à l'Athletic Bilbao. Après avoir été congédié du Real Madrid, Heynckes se coupe pendant une année du football puis rejoint le club portugais de Benfica pour la saison 1999-2000 en remplacement de Graeme Souness. Lors de sa seule saison pleine, Benfica termine et est éliminé au troisième tour de la Coupe UEFA 8-1 au score cumulé face au Celta Vigo (7-0 à l'aller). En Coupe Portugaise, ils sont éliminés en de finale. Il devient très impopulaire auprès des fans lorsqu'il place João Pinto sur la liste des transferts et que l'icone et capitaine du club rejoint les rivaux de Lisbonne : le Sporting CP. Heynckes quitte le club par accord mutuel en . Son dernier match est une victoire 2-1 contre Estrela Amadora le , laissant le Benfica à la place du championnat. En 2001, Heynckes retourne à l'Athletic Bilbao. Durant la saison 2001-2002, le club termine de Liga, manquant la qualification en Coupe UEFA d'un seul point et est éliminé en demi-finale de Copa del Rey. La saison suivante, ils terminent à la place à nouveau à un point de la qualification en Coupe UEFA et sont éliminés au deuxième tour de la Copa del Rey. En , Heynckes quitte l'Athletic pour devenir entraineur à Schalke 04. 2003-07 Retour en Bundesliga. Schalke. En 2003, Heynckes retourne en Allemagne à Schalke 04. Il déclare : "Schalke est un endroit spéciale, pour beaucoup c'est comme un religion, pour moi c'est une position idéale.". Son premier match est une victoire 1-0 contre Dacia Chișinău le en Coupe Intertoto. Son premier match de coupe est un match nul 2-2 contre le Borussia Dortmund le 2 aout 2003. Ils sont éliminés au second tour de la coupe d'Allemagne par le SC Freiburg (7-3), et Schalke termine à la place de la Bundesliga. La saison 2004-2005 débute par une victoire 5-0 contre Vardar Skopje le en Coupe Intertoto. Schalke bat le Hertha BSC II au premier tour de la DFB-Pokal. Mais en championnat, Schalke commence la saison dans la zone de relégation après avoir perdu trois de ses quatre premiers matchs. Le , Heynckes est remercié par Rudy Assauer. Son bilan est de 28 victoires, 14 matchs nuls et 15 défaites. Borussia Mönchengladbach. En , Heynckes revient au Borussia Mönchengladbach. Son premier match est une victoire 2-0 contre Energie Cottbus le 12 aout 2006. Son retour se passe bien, avec une place à la fin de la journée après avoir remporté chacun de ses quatre matchs d'ouverture. Il resigne le , mais après 14 matchs de Bundesliga sans victoire le Borussia chute à la place. L'entraineur a alors besoin de protection policière lors des matchs contre le VfL Bachum et Energie Cottbus. À son départ du Borussia, Heynckes refuse sa paie et rend sa voiture de fonction nettoyée et avec le plein fait. En , alors qu'il retourne au Borussia-Park pour son dernier match en tant qu'entraineur en Bundesliga, il déclare : "C'est mon club. C'est là que j'ai commencé à 19 ans en tant que joueur professionnel, puis que j'ai travaillé en tant qu’entraîneur. Mönchengladbach est ma ville natale, j'ai passé 23 ans au club, donc ce ne sera pas un match normal pour moi.". Après son départ, la situation du club ne s'améliore pas et le club est relégué en fin de saison, terminant dernier de Bundesliga. Son bilan est de 5 victoire, 4 nuls et 12 défaites. 2009-13 : Les dernières années. Bayern Munich. Après deux années sans entrainer, Heynckes sort de sa retraite en en devenant l’entraineur du Bayern Munich, remplaçant Jürgen Klinsmann. Le Bayern est alors en danger de rater la qualification pour la Ligue des Champions, mais ils terminent finalement deuxième de Bundesliga a deux points du VfL Wolfsburg. À l’arrivée de Heynckes, ils enchainent en effet 4 victoires (Borussia Mönchengladbach, Energie Cottbus, Bayer Leverkusen et VfB Stuttgart) et un match nul (1899 Hoffenheim) qui les sauve. Bayer Leverkusen. Le Heynckes signe un contrat de 2 ans pour devenir l’entraineur du Bayer Leverkusen.  Son premier match a lieu le avec une victoire 1-0 contre SV Babelsberg en coupe d’Allemagne. Leverkusen est éliminé au deuxième tour par Kaiserslautern. En championnat, l’équipe enchaine un record de 24 matchs sans défaite, en concurrence avec le Bayern Munich pour le titre. Ce record tombe en avec une défaite 3-2 contre 1. FC Nürnberg. S’enchaine alors une série noire, avec seulement 2 victoire en 9 matchs : l’équipe termine le championnat a la place. Leverkusen termine la saison 2010-2011 à la deuxième place du championnat derrière le Borussia Dortmund, ce qui les qualifie pour la première fois depuis 2005 en Ligue des Champions. C’est aussi le meilleur classement du club en championnat depuis la saison 2001-02. Ils sont une nouvelle fois sortis au deuxième tour en DFB-Pokal, et atteignent les de finale de Ligue Europa. Malgré ses succès, Heynckes décide de ne pas prolonger son contrat et quitte le Bayer Leverkusen à la fin de la saison pour rejoindre une nouvelle fois le Bayern Munich. Le , il est annoncé que Heynckes remplacera Louis van Gaal en tant qu’entraineur du Bayern Munich pour la saison 2011-2012. À 66 ans, il est l’entraineur le plus âgé de Bundesliga. Il récupère alors une équipe qui a terminé du championnat, trois points derrière son Bayer Leverkusen. Son bilan est de 44 victoires, 26 nuls et 14 défaites. 2011-13 : Troisième passage au Bayern Munich. Saison 2011-2012. Son premier match au Bayern pour son retour est une victoire 3-0 face au Eintracht Braunschweig en premier tour de la DFB-Pokal. En championnat, ils débutent par une défaite surprise face au club formateur de Heynckes : le Borussia Mönchengladbach à l’Allianz Arena (0-1). Ils enchainent ensuite six victoires sans concéder de buts, ce qui les emmène en haut du classement. Dans toutes les compétitions, le Bayern réalise 12 clean sheets, dont 4 en Ligue des Champions. Cette bonne forme est rompue par une défaite 2-1 contre Hannover 96, suivie de défaites contre le Borussia Dortmund et Mainz 05. Dortmund, le champion de la saison précédente, prend la tête du championnat. Le Bayern reprendra la tête du classement en janvier et février, mais tombera face au Hamburger SV à la journée. Dortmund reprend alors la première place et la conservera jusqu’au bout grâce à une série de 28 matchs sans défaite. Le , Heynckes dispute son match de Bundesliga en tant qu’entraineur avec une victoire 6-0 face au Hertha BSC. À ce jour, seul Otto Rehhagel à plus entrainé que lui dans le championnat allemand. Après avoir terminé deuxième du championnat, le Bayern perd la finale de DFB-Pokal face au Borussia Dortmund (5-2). Malgré ces déceptions sur le plan national, le Bayern d’Heynckes est qualifié en finale de Ligue des Champions en avril 2012 après avoir battu le Real Madrid aux penaltys. En finale, à l’Allianz Arena, ils affrontent le club anglais de Chelsea. Ils contrôlent le match, et ouvrent même la marque à la minute, mais finissent par perdre au penaltys 4-3. Ce qui signifie que le Bayern a terminé second ou a perdu en finale toutes les compétitions jouées cette année là. Saison 2012-2013. Le Bayern commence la saison 2012-13 par une victoire en DFL-Supercup 2-1 face au Borussia Dortmund. Ce résultat est significatif étant donné que les Bavarois ont perdu toutes leurs rencontres face au Borussia la saison précédente. La saison de championnat commence par huit victoire consécutives avant qu’ils subissent leur seule défaite de la saison face au Bayer Leverkusen. Le Bayern arrive à la trêve hivernale avec 9 points d’avance. Le , le Bayern annonce que l’ancien entraineur du FC Barcelone Pep Guardiola entrainera l’équipe à partir de . Uli Hoeneß admettra plus tard que ce n’était pas le choix d’Heynckes de quitter l’équipe en fin de saison et que le club a forcé pour avoir Guardiola sur le banc. La presse annonce en même temps que la nomination de Guardiola signe la retraite de Heynckes à la fin de son contrat, mais il dément en affirmant qu’il ne prendra aucune décision avant la fin de la saison. Après la trêve hivernale le Bayern ne perd que 2 points sur toute la seconde partie du championnat avec notamment une belle série de 14 victoires consécutives. Ils sont champions le , ce qui représente un record de précocité. L’équipe bat de nombreux autres records durant cette saison comme : le plus de points en une saison (91), plus grand écart de points avec le dauphin (25), plus grand nombre de victoires (29), plus longue série de victoires (14), plus grand nombre de clean sheets (21), meilleure différence de buts (+80) et plus petit nombre de buts concédés (18). L’équipe marque dans tous les matchs et ne subit qu’une seule défaite. Le Heynckes participe à son match de Bundesliga en tant que joueur ou entraineur, ce qui fait de lui le deuxième homme avec le plus d’apparition dans l’histoire de la Bundesliga. Le , il participe à un match qu’il décrit comme son dernier. Le hasard faisant bien les choses, c’est face au Borussia Mönchengladbach, son club formateur et le club de sa ville d’origine. En Ligue des Champions, les Bavarois affrontent les favoris du FC Barcelone en demi finale qu’ils écrasent 7-0 au score cumulé pour atteindre une deuxième finale successive. Le match est perçu comme une performance physique et tactique montrant la supériorité du Bayern sur Barcelone. En finale, ils renversent 2-1 le Borussia Dortmund au Wembley Stadium, faisant de Heynckes le quatrième entraineur à remporter la compétition avec deux clubs différents (après Ernst Happel, Ottmar Hitzfeld et José Mourinho). Le , il est à la tête du Bayern pour son dernier match qui sera la finale de la DFB-Pokal contre le VfB Stuttgart remporté 3-2. Le Bayern devient le premier club allemand à réaliser le triplé. Le capitaine de la sélection d’Allemagne de l’ouest Franz Beckenbauer, qui a mené le Bayern à trois victoires consécutives en coupe d’Europe, appellera le Bayern d’Heynckes : «la meilleure équipe du Bayern de tous les temps ». Cet avis est partagé par la légende du club Karl-Heinz Rummenigge. Son bilan est de 83 victoires, 12 nuls et 14 défaites. Par conséquent, il remporte le prix d’Entraineur de l’année 2013 de la FIFA devant Jürgen Klopp et Sir Alex Ferguson. Le , Heynckes annonce qu’il n’entrainera pas durant la saison suivante. Le dans une interview à "Der Spiegel", il dit : « Après tous ce qui s’est passé ces deux dernières années, je suis prêt pour un peu de paix et de calme. Après ces succès, je pourrais aller dans n’importe quel club en Europe. J’ai un problème avec le fait de dire ‘jamais’. Mais je peux assurer que je n’ai pas l’intention d’entrainer à nouveau. J’ai eu une fin digne. » Il est remplacé par Pep Guardiola qui participe à son premier entrainement le . 2017-2018 : Le retour. Quatrième passage au Bayern Munich. Le , Heynckes est rappelé au Bayern Munich après le renvoi de Carlo Ancelotti, jusqu’à la fin de la saison 2017-18. L’équipe a été entrainée par Willy Sagnol lors du match contre le Hertha Berlin le . Il est officiellement nommé le , et débute par une victoire 5-0 contre Freiburg. Le , Heynckes établit un nouveau record en Ligue des Champions de victoires consécutives avec une victoire contre Séville en match aller de quart de finale. Il dépasse ainsi le record de 10 victoires consécutives tenu par Louis van Gaal et Carlo Ancelotti. Le président du Bayern Uli Hoeneß a répété à de nombreuses reprises en interview qu’il souhaitait que Heynckes reste pour la saison 2018-19, mais Heynckes annonce qu’il ne sera présent que jusqu’à la fin de la saison. Il est sur le banc pour 26 matchs de Bundesliga, avec 22 victoires, 3 défaites et 1 match nul. En Ligue des champions, il dispute 10 matchs, avec 7 victoires, une défaite et 2 matchs nuls. Sa seule défaite est contre son ancien club du Real Madrid en demi-finale aller. La retraite. Heynckes prend sa retraite à la fin de la saison 2017-18 après toutes compétitions confondues, dans 3 ligues différentes. Il a disputé 668 matchs de Bundesliga avec 5 clubs différents, avec un bilan de 343 victoires, 164 défaites et 161 matchs nuls. En Liga, c'est 200 matchs qu'il a passé sur le banc avec 3 clubs différents et une bilan de 79 victoires, 62 défaites et 59 matchs nuls. Il a aussi disputé 38 matchs en Primeira Liga avec Benfica pour 23 victoires, 8 défaites et 7 matchs nuls.
Paul lazarsfeld
Triboélectrique
Marian Stepczynski Marian Stepczynski est un journaliste suisse né en 1943. Licencié en sciences économiques et en sciences politiques de l'université de Genève, il commence sa carrière journalistique à "La Tribune de Genève" en 1966. De 1970 à 1980 et de 1993 à 1997, Marian Stepczynski travaille au "Journal de Genève" dont il sera le directeur de la rédaction. Depuis 1997, il exerce une activité de conseil privé et de chroniqueur économique.
Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne La Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (dite aussi Compagnie des Chemins de fer du Midi ou Midi) est l'une des anciennes grandes compagnies privées de chemin de fer françaises. Son réseau desservait la partie du sud-ouest de la France comprise entre la Garonne et les Pyrénées. À l'époque, le territoire français était partagé entre six grandes compagnies ferroviaires, la Compagnie du Midi étant la seule n'ayant pas d'accès direct à la capitale. En 1934, la compagnie du Midi qui dispose d'un réseau de , fusionne son exploitation avec celle de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). Les deux sociétés conservent leur structure juridique et leurs concessions. En 1938, l'exploitation commune des deux réseaux est intégrée dans la SNCF et l'ensemble des actifs ferroviaires de la compagnie du Midi sont nationalisés. Histoire. La Compagnie des chemins de fer du Midi est créée en 1852 par les frères Pereire. La même année, la compagnie reçoit la concession de la ligne de Bordeaux à Sète, à laquelle les lignes Bordeaux-Bayonne et Narbonne-Perpignan sont rapidement rajoutées. Souhaitant s'assurer le contrôle de la totalité de l'offre de transport entre Atlantique et Méditerranée, mais également dans l'optique de développer leur potentiel hydraulique, la Compagnie acquiert, dès sa création, une concession de 99 ans sur le canal latéral à la Garonne, et, en 1858 propose - et obtient - de prendre en fermage le canal du Midi, pour une durée de 40 années. Cependant, dans le cadre du plan Freycinet, qui nécessitait que les canaux soient contrôlés par l'État, la loi de rachat du 27 novembre 1897 fixe les modalités du retour dans le giron national des deux canaux dès la fin du bail d'affermage du canal du Midi, en 1898. Le tourisme thermal et balnéaire a joué un rôle important dans le développement de la Compagnie du Midi. La ligne de Tarbes est entrée en fonction pour le séjour de l’Empereur Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie de Montijo aux Thermes de Saint-Sauveur (Luz-Saint-Sauveur) en 1859. En 1875 à Toulouse, le pont d'Empalot construit en maçonnerie par la Compagnie du Midi pour franchir les deux bras du fleuve est emporté par une crue de la Garonne. En 1884, elle rachète les actifs de la Compagnie du chemin de Fer de Perpignan à Prades et notamment sa ligne de Perpignan à Prades qu'elle va prolonger pour en faire la ligne de Perpignan à Villefranche - Vernet-les-Bains. À partir des années 1920 la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans envisagent de fusionner. Toutefois les pouvoirs publics y sont réticents. L'État finit par consentir à la création d'une communauté d'intérêt financière, commerciale et technique et à la mise en œuvre d'une fusion étendue des exploitations. Le 16 juin 1933, les deux compagnies signent un traité conforme aux attentes de l'État. Celui-ci est approuvé par l'article 8 de l'avenant signé le 6 juillet 1933 à la convention de 1921 entre l'État et les grands réseaux, cet avenant étant lui-même approuvé par une loi le 8 juillet suivant. Les deux compagnies continuent d'exister, mais elles mettent en commun leurs moyens pour l'exploitation de leurs réseaux. Par une convention passée entre l'État et les Compagnies des chemins de fer du Nord, de l'Est, du Paris-Orléans, du Midi, et du PLM signée le 31 août 1937, les réseaux concédés à ces compagnies sont regroupés au sein de la Société nationale des chemins de fer français le janvier suivant. Cette convention est approuvée par un décret le même jour. La Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne désigne deux administrateurs du conseil d'administration de la nouvelle société dont elle détient actions. Suivant l'exemple de la société Paris-Orléans, la Compagnie du Midi poursuit son existence, après 1938, en adoptant un statut de société financière et d'assurance. Elle détient une part dans la SNCF jusqu'au 31 décembre 1982. Malgré son sigle, il faut rappeler que la SNCF n'a jamais été une société nationale, mais une société anonyme, dont l'État ne possédait que 51% des actions, les anciennes compagnies en gardant le solde. La Compagnie du Midi disparaît définitivement en 1988, après une OPA du groupe AXA. Électrification du réseau ferroviaire. Dès 1909 la Compagnie du Midi lance un vaste programme d'électrification de ses lignes sous l'impulsion de l'ingénieur Jean-Raoul Paul (1869-1960). C'est un défi immense pour l'époque parce qu'il dépasse largement le cadre de la seule exploitation ferroviaire. Il faut construire toutes les infrastructures de production telles que barrages, centrales de production et tout le système de distribution du courant, mais également construire les motrices, et équiper les lignes. En 1900 la traction vapeur règne encore en maître sur tout le territoire. La compagnie ne possède pas d'accès à la capitale et se trouve donc très éloignée des centres de production du charbon, combustible nécessaire à la traction vapeur (elle doit même en importer d'Angleterre), alors que la proximité des Pyrénées permet d'envisager la production d'hydroélectricité. La pénurie de charbon pendant la guerre de 1914-1918 et surtout son coût prohibitif après la guerre vont conforter la compagnie dans son choix. Après enquête en Suisse et en Allemagne, c'est la tension en qui est choisie pour des raisons économiques (comme beaucoup d'autres choix de la Compagnie du Midi). En raison des contraintes techniques de l'époque, on s'aperçoit vite que le courant triphasé est inadapté car trop complexe et peu souple et que le courant monophasé présente le problème du démarrage. On constata alors que pour une fréquence proche de , tout se passe relativement bien. On choisit donc parce que c'est le tiers de . Dès sa construction, la ligne de Cerdagne, à voie étroite, est électrifiée, certaines rampes atteignant étant incompatibles avec la traction vapeur. C'est ensuite la ligne Perpignan-Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales) qui est choisie comme site des futurs essais car elle permet de tester les installations et matériels dans des conditions de plaine et de montagne. C'est la seule ligne qui ne sera pas reconvertie en . Elle fonctionne ainsi jusqu'en 1971, date de la radiation des locomotives livrées de 1912 à 1915. À partir de 1911, la compagnie essaie six caténaires et c'est le système Westinghouse (américain) qui est choisi, toujours par souci d'économie, la caténaire étant très simple et les mâts réalisables en rails double champignon de récupération. C'est une caténaire autocompensée (capable d'absorber les variations de températures), souple et inclinée. Avant même la fin des essais, la compagnie se porte candidate pour la construction des transpyrénéens oriental et occidental. La traction électrique est choisie dès la construction, permettant de réduire les coûts de construction en tolérant des rampes plus importantes et des rayons de courbure plus faibles. La compagnie a alors engagé une campagne intensive d'électrification du réseau, comprenant des travaux sur les voies, la création d'ouvrages hydroélectriques pour la production de l'énergie électrique et la création d'un réseau de transport de cette énergie. Le le gouvernement impose le continu, surtout parce que l'armée ne voulait pas que l'on utilise la même tension que l'Allemagne. La réaction du Midi est immédiate et la compagnie lance dès le mois de décembre de la même année de nouveaux programmes d'électrification en . Dès 1923, toutes les installations fonctionnent sous (hormis la ligne Perpignan - Villefranche-de-Conflent). En moins de deux ans, le réseau du Midi a réussi sa conversion… Le programme d'électrification du Midi est impressionnant car en une douzaine d'années seulement le réseau électrifié du Midi forme un ensemble cohérent. Il s'achève en 1932, à l'exception de la liaison Montauban - Sète qui ne sera mise sous tension qu'en 1935 après signature d'un accord avec le PO. Les lignes Bordeaux - Montauban et Narbonne - Port-Bou, électrifiées dans les années 1980, en continu, figuraient déjà dans les projets d'électrification de la compagnie du Midi. Sections de chemins de fer de campagne. Pour organiser ses transports et la construction et l'exploitation de lignes militaires, le ministère de la Guerre disposait d'une direction dénommée : Direction des Chemins de fer de Campagne (D.C.F.C.). Le personnel des sections techniques d'ouvriers de Chemins de fer de Campagne était recruté dans le personnel des réseaux, parmi les ingénieurs, employés et ouvriers au service des grandes compagnies et du réseau de l'État, soit volontaires, soit assujettis au service militaire par la loi de recrutement. Il était réparti en dix sections. Le réseau ferroviaire. 1) Concessions de 1852 2) Concession de 1857
Seven Years in Tibet
Arcabas Jean-Marie Pirot, plus connu sous le nom d'Arcabas, né le à Trémery (Moselle), et mort le à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère), est un peintre et sculpteur français reconnu en France et à l'étranger entre autres, pour son importante production dans le domaine de l'art sacré contemporain. Biographie. Fils d'instituteur, Jean-Marie Pirot, devenu plus tard "Arcabas", est né le à Trémery en Moselle. Il passe son enfance à Metz. Très tôt passionné par le dessin et la peinture, il bénéficie de l’enseignement de son premier maître Clément Kieffer. La première grande déchirure de sa vie est la seconde Guerre mondiale. Comme tant d'autres adolescents mosellans devenus des Malgré-nous en Moselle annexée, Jean-Marie Pirot est incorporé de force dans l'armée allemande et voit le sang couler à l’âge de . Il parvient à s’enfuir, reste caché de longs mois et finalement gagne Paris. Formé à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il est admis définitivement le dans l'atelier de Nicolas Untersteller qui devient directeur de l'école en 1948, il en sort titulaire en 1949 et rejoint son poste de professeur à l'École des beaux-arts de Grenoble dès 1950. En 1948, il rencontre Jacqueline Barrucand, qui se forme à la psychologie scolaire, ils auront deux enfants Étienne né en 1952 qui deviendra sculpteur et Isabelle née en 1954 qui deviendra comédienne et auteure. Impressionné par l’une des créations majeures de l’Art sacré moderne d’après-guerre, l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d’Assy, il va sillonner dès lors le Dauphiné et la Savoie à la recherche d’une église à décorer. En 1949/1950, il orne de peinture a fresco la Chapelle du Villard de Saint-Paul-sur-Isère en Savoie, dédiée à Saint François de Sales. Enfin, une église de montagne lui est confiée. C’est ainsi qu’à partir de 1953, il se fait connaître à travers une œuvre monumentale réalisée en plusieurs étapes pendant plus de : l'ensemble d'art sacré de l'église Saint-Hugues à Saint-Pierre-de-Chartreuse dans le massif du même nom. Le chantier débute en 1951, il y reviendra à trois reprises. L'église Saint-Hugues devenue musée départemental d'art sacré en , lors de la donation de cet ensemble () par l'artiste au Conseil général de l'Isère, elle a été rebaptisée depuis la disparition du peintre Musée Arcabas en Chartreuse. Il réalise ensuite l'ensemble des vitraux de la nouvelle église Notre-Dame des Neiges de l'Alpe d'Huez, imaginée par le père Jaap Reuten et inaugurée en 1969, treize de 1990 à 2002, douze représentant l'évangile de Marc et le treizième au-dessus de la porte d'entrée, le début et la fin de l'univers. Professeur titulaire, chef d'atelier de peinture à l'École des beaux-arts de Grenoble de 1950 à 1969. Jean-Marie Pirot expose à la première Biennale de Paris en 1959. Heureux bénéficiaire de commandes du gouvernement français, de collectivités locales ou de communautés religieuses, il remporte, dès les années 1950, de nombreux appels d’offres ou concours (1 % par exemple) et réalise un grand nombre d’œuvres monumentales De 1969 à 1972, il est "artiste invité" par le Conseil des arts du Canada et professeur titulaire à l’université d’Ottawa, où il crée et dirige "l'atelier collectif expérimental". À son retour en France, l’artiste est conscient de n’être plus tout à fait le même peintre, son écriture a changé, matériaux et couleurs ont évolué, il se cherche une nouvelle identité, il prendra désormais le pseudonyme d’Arcabas. Il fonde à ce moment-là un atelier d’arts plastiques "Éloge de la main" à l'université des sciences sociales de Grenoble, qu’il animera jusqu’en 1992. En 1991, il réalise avec son fils Étienne, sculpteur, à l’initiative du curé-archiprêtre Bernard Heudré, un ensemble important de mobilier liturgique pour la Cathédrale Saint Vincent de Saint-Malo (Maître autel, ambon, siège de présidence, fonts baptismaux…), consacré en décembre par Jacques Jullien, archevêque de Rennes. En 1993, toujours avec Étienne, il renouvelle l’expérience pour la Cathédrale Saint-Pierre de Rennes. Cette œuvre est consacrée en 1994 par Jacques Jullien, archevêque de Rennes. Il a réalisé en 2005, le mobilier liturgique de la chapelle où est inhumé Robert Schuman à Scy-Chazelles en Moselle. Œuvre la plus importante de l'artiste dans son département d'origine. Dauphinois de cœur, l'artiste est très présent dans différentes collections privées ou publiques en Rhône-Alpes. Son œuvre est très présente aussi à l'étranger : et en particulier : en Belgique, à Bruxelles, au Palais Archiépiscopal où est présent son grand polyptyque titré l’Enfance du Christ (2002), et à Montaigu (Scherpenheuvel) où le Cardinal Daneels a souhaité voir installé là aussi un autre grand ensemble, le polyptyque Passion et Résurrection (2003). À Francfort, Berlin, Ottawa, Montréal (Musée des Beaux-Arts), au Panama, au Japon, au Mexique et aux États-Unis. En Italie, particulièrement en Lombardie, où en 2008, il est chargé par Dom Emilio Bronzzoni de l'aménagement complet (peintures, sculptures, vitraux, céramique du sol, mobilier liturgique, chasubles) ainsi que de la "Campanella" (cinq cloches), de la chapelle de la communauté de Piturello à Torre de Roveri à Bergame où l’on peut aussi admiré le polyptyque "Les pèlerins d’Emmaüs" (1994), puis par la suite de la chapelle de la Peta, à Costa Serina (vitraux, toile, mobilier liturgique). Mais aussi à Ardesio, à Cenate Sotto, ou à l’invitation de Enzo Bianchi à Magnano et à San Géminiano pour la Communauté de Boze, à Alba, et au Vatican où figure dans les appartements Pontificaux une Madone. En 2012 il est pressenti pour créer les vitraux de la basilique du Sacré-Cœur de Grenoble en cours de rénovation : 24 vitraux (de chacun), l’un des plus grands ensembles de vitraux moderne du début du commençant en France, il choisit le thème de la création qu’il affectionnait et qui seront réalisés par l'atelier Berthier-Bessac de Grenoble. En , les six premiers vitraux monumentaux sont inaugurés dans la basilique, puis six autres sont aussi installés. L’ensemble du chantier sera terminé à la fin de l’année 2019 sous le contrôle de Christophe Berthier ami et collaborateur de confiance, Arcabas n’aura pas vu l’ensemble achevé. Les derniers vitraux réalisés de manière posthume par l’atelier Berthier-Bessac seront pour l’église Saint-Christophe de Saint Christophe sur Guiers en Chartreuse. Parmi les grands polyptyques d’Arcabas celui qui servit de décor à la lecture du Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos en 1962 à Grenoble, a été installé en décembre 2019 dans la nef du Couvent des Jacobins à Toulouse. Titré L’hommage à Bernanos il trouve son origine dans l’émotion qui saisit Arcabas à la lecture des "Grands cimetières sous la lune", pamphlet antifranquiste du grand écrivain. Son installation à Toulouse inscrit cette œuvre dans l’univers mémoriel qui marque l’histoire de la ville rose, capitale de la Retirada des républicains espagnols. Arcabas a fait de nombreuses expositions, à Paris, Berlin, Bruxelles, Luxembourg, Ottawa, Bergame, Francfort, Lyon, Grenoble, Marseille ou Strasbourg… À partir de 1972, Arcabas vit et travaille à Saint-Pierre-de-Chartreuse en Isère où il meurt le . Il est inhumé à Saint-Hugues de Chartreuse où il repose avec son épouse Jacqueline qui l’a accompagné sa vie durant et a largement contribué à faire connaître son œuvre. Caractéristiques de l'œuvre. Arcabas a exercé différentes formes d'expression plastique telles que la gravure, la sculpture, le vitrail, la tapisserie, la verrerie, l'ébénisterie et la mosaïque. Il a également créé des décors et costumes de théâtre. La peinture reste cependant son moyen d'expression privilégié. Son travail, s’est beaucoup inspiré des paraboles et récits de la Bible, généralement sous forme de fresques, de cycles de tableaux et de polyptyques complétés parfois par des prédelles. C'est le cas de ses polyptyques "L’hommage à Bernanos" (1962), de "La petite suite noir et or" (1975), du cycle "Les pèlerins d’Emmaüs" (sept peintures - 1994), de "L'Enfance du Christ" (onze panneaux à l'huile – 2002), de "Passion/Résurrection" (vingt tableaux à l'huile – 2003), et de l’ensemble de Saint-Hugues de Chartreuse. Arcabas réintroduit généralement dans le traitement de sujets sacrés : éléments et figures de la vie quotidienne actuelle, allusions à des thèmes d'actualité ou à une universalité qui dépasse largement les cadres bibliques. Son œuvre est riche d’un très grand nombre d’œuvre aux thèmes variés : natures mortes, paysages, animaux, nus, portrait et autoportraits. Grand coloriste, l'usage de la couleur est particulièrement important dans l’ensemble de son œuvre : les toiles de l'artiste se caractérisent par leur intense chromatisme et par l'application fréquente de feuilles d'or, qui font de son travail une véritable œuvre sacrée même quand les thèmes n’ont rien de biblique. Le mariage des écritures abstraites et figuratives est significatif de son œuvre. Symbolique utilisée. Parmi les grands thèmes abordés dans son œuvre reviennent les scènes de la vie quotidienne, les anges protecteurs, les scènes inspirées des Evangiles. Les symboles sont omniprésents dans le travail du peintre, jusqu'à composer exclusivement certains petits tableaux, ce qui leur confère une dimension abstraite. Parmi les symboles utilisés, nous pouvons évoquer une croix trapue généralement réalisée à la feuille d'or. Ainsi, la croix devient un signe de vie, d'une grande richesse. À plusieurs reprises, l'artiste utilise également un « X » mais ne donne pour explication qu'une inspiration abstraite, comme pour quelques autres formes souvent reprises, que l’artiste qualifiait d’expression libre de son paysage intérieur. Engagements. Homme d’engagement, Arcabas n’a jamais pris de carte d’aucun parti, syndicat ou mouvement. Ce sont ses rencontres, ses amitiés, qui l’ont parfois amené à s’engager. Proche du groupe Esprit de Grenoble, du personnalisme d’Emmanuel Mounier, il a toujours eu une attention et une affection particulière pour ceux « qui luttent contre l’injustice et le mensonge », pour ceux qui souffrent. C’est ainsi qu'il s’engage contre la torture pendant la guerre d'Algérie, la guerre du Viêt Nam (le milliard pour le Viêt Nam), contre la dictature et en particulier contre le franquisme. Réalisations pour le théâtre. Il crée pour le théâtre les décors et les costumes de : "La Danse de la mort" d'August Strindberg ; "Le Journal d'un curé de campagne" de Georges Bernanos, "Les Justes" d'Albert Camus, Cinna de Pierre Corneille avec la Comédie des Alpes à Grenoble, "L'histoire du soldat" de Ramuz et Igor Stravinsky à l'opéra du centre national des arts du Canada. Collections publiques et réalisations monumentales. France. Ardennes – Aubigny-les-Pothées – Carmel de la Fontaine Olive, "Les Pèlerins d'Emmaüs", "Le pain et le vin", deux peintures sur toile - 1992 Haute-Savoie – Meythet - Église paroissiale St-Paul, dans le chœur "La Résurrection", peinture murale - 1998 Haut-Rhin – Ferrette – Groupe scolaire, Bannière de la ville, mosaïque - 1962 Ille-et-Vilaine – Montigné – Chapelle de la Maison de retraite des prêtres de Bretagne, La tempête apaisée, peinture sur toile et mobilier liturgique - 1997 Ille-et-Vilaine – Rennes – Cathédrale : mobilier liturgique (en collaboration avec le sculpteur Étienne) - 1993 Ille-et-Vilaine – Saint-Malo, Cathédrale, mobilier liturgique (en collaboration avec le sculpteur Étienne - 1991-1992 Isère - Alpe-d'Huez – Église N.D. des Neiges (architecte J. Marol), 12 verrières – – de 1990 à 2000 Isère – Biviers, Centre de Saint Hugues de Biviers, Chapelle "Marie et l'Enfant Jésus", Peinture sur toile - 1969 Isère – Grenoble – Église Saint Augustin sur la paroi du chœur : "Les pèlerins d'Emmaüs", peinture sur toile - 1978 ; Chapelle de semaine : "La Rencontre de Marie et d'Elisabeth" : peinture sur toile - 1990 ; Baptistère, "Oiseau en vol", sculpture métal 1990 Isère – Grenoble – Préfecture, Place de Verdun. Dans le Hall "La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil", exergue de René Char. Peinture murale - 1963 & Dans la salle de réunion "Fourrier" : "C'est la nuit qu'il est bon de croire à la lumière", peinture sur toile - 1975 Isère – Grenoble : Campus universitaire de St Martin d'Hères, Université Mendès-France Institut d'Études politiques, "La guerre et La paix", 2 peintures sur bois – 1967 Isère – Grenoble – Basilique Saint Joseph, "Les pèlerins d'Emmaüs", peinture sur toile – 1976 Isère – Grenoble – Église Saint-Vincent-de-Paul, "Saint-Vincent-de-Paul" et La "Trinité", deux peintures sur toile – 1993 Isère – Grenoble – Institut Universitaire de Technologie, Les signes du Zodiaques, cinq peintures sur toile - 1962 Isère – Grenoble – Centre œcuménique Saint-Marc, toile abstraite, peinture sur toile – 1972 Isère – Grenoble – Centre Médico Psycho-Pédagogique, Étienne "à vélo", peinture sur toile – 1978 Isère – Grenoble – Basilique du Sacré-Cœur, Ensemble de 24 vitraux sur le thème de la création et une sculpture en métal, "La Trinité" – de 2012 à 2019 Isère – Moirans – Église Saint-Pierre, ensemble de six vitraux – 2012 à 2014 Isère – Chamrousse – Église du Saint-Esprit (Avec l’architecte Pierre Jomain) – Paroi de lumière en béton, Tabernacle, "Madone", huile sur aluminium - 1967 Isère – La Tour du Pin – Église paroissiale : "Les rois mages", Retable – huile sur bois – 2001 Isère – Le Fontanil – Station d'épuration des eaux usées de la vallée du Grésivaudan Aquapole : Façade : "La vague" (gravure dans le béton), Hall d'entrée et salle supérieure : "Joie de l'eau purifiée" – peintures murales – 1988 et 1989 Isère – Le Sappey en Chartreuse – Église paroissiale "La Résurrection" – 10 vitraux : bi-verre - 2002 Isère – Meylan – Lycée du Grésivaudan "Le chevalier Bayard", peinture murale acrylique - 1988 Isère – Pont de Claix – résidence des personnes âgées Irène Joliot Curie, "Le Rêveur" – Sculpture – 2001 Isère – Pontcharra – Église paroissiale, retable La Trinité ou l'hospitalité d'Abraham, technique mixtes – 1999, Les oiseaux, sculpture en métal - 2001 Isère – Quaix en Chartreuse, Église, "Hommage à la Pieta d'Avignon", Peinture sur toile - 1976 Isère – Saint Hugues de Chartreuse – Église paroissiale – Musée Arcabas en Chartreuse – originales, (peintures, sculptures, vitraux, incrustation de laiton dans le sol et la porte d'entrée, mobilier liturgique) réalisation 1952 – 1986 Isère – Saint-Egrève – Groupe scolaire de Prédieu, "L'oiseau", mosaïque - 1968 Isère – Sanctuaire de N.D. de la Salette – "Les Noces de Cana" (peinture sur toile – 1989), "Déploration" (peinture sur toile – 1989) "Pantocrator et Tétramorphe" (Cul de four et travée du chœur, peinture murale - 1991), "Chapelle de la Rencontre", 2 vitraux, tabernacle bronze, mobilier liturgique - 1995 Isère –Saint Ismier – Église, 6 vitraux figuratifs – 1989 Meurthe et Moselle – Vandoeuvre-les-Nancy – Sainte Claire, huile sur toile – 2010 Moselle – Trémery – Salle polyvalente, église, mairie – "L’inspiration, Madone" huiles sur toiles", L’agneau", sérigraphie – 1996 Moselle – Scy-Chazelles – Église fortifiée Saint Quentin – Mausolée Robert Schumann, aménagement liturgique – 2005 Paris – Maison provinciale de la congrégation des Assomptionnistes, "L’Assomption", huile sur toile - 2007 Paris – Église Sainte-Anne de la Butte-aux-cailles, "Sainte-Anne instruisant Marie", Huile sur toile - 2012 Saône et Loire – Macon – Établissement hospitalier "Le peintre et sa famille" – Peinture sur toile – 1957 Savoie – Chambéry – Église ronde du Sacré Cœur, "Cantique de Saint François d'Assise", Nef et chœur – vitraux – claustras et bi-verre - 1964 Savoie – Chambéry – Immeuble Les Charmettes, Le carillon de Chambéry, peinture sur toile – 1969 Savoie – Chambéry – Centre local d’information, Le hibou, sculpture – 1966 Savoie – Chambéry – Église Saint-Pierre de Lemenc, vitrail - 1965 Savoie- Chambéry– Collège de Bissy, "Le soleil du matin", mosaïque en façade – 1969 Savoie – Cognin – Église, "Les pèlerins d'Emmaüs, Retable, peinture sur bois" – 1998 Savoie – Plancherine – Abbaye de Tamié, mobilier liturgique, Peinture sur bois, "Notre-Dame de Tamié", Cadrans solaires – de 2003 à 2013 Savoie – Corbel en Chartreuse – Église Saint-Jean-Baptiste, huit vitraux abstraits sur le thème de la vie de Jean-Baptiste (1997) et la porte (2016) Savoie – Rochefort en Savoie – Église Saint-Blaise, deux cadrans solaires : "Le Verseau" et "Les chemins de Saint-Jacques", peintures murales – 2010 Savoie – Le villard de Saint-Paul sur Isère – Chapelle Saint-François-de-Sales, cinq peintures murales à fresco - 1951 Rhône – Lyon – Communauté N.D. du Cénacle – "La Pentecôte" – Huile sur toile – 2005 Rhône – Lyon – Maison Pauline Jaricot – Les pèlerins d’Emmaüs – Huile sur toile – 2007 Rhône – Lissieu – Église paroissiale – Crucifixion Résurrection – Huile sur toile – 2012 Étranger. Belgique – Malines-Bruxelles - Palais archiépiscopal : "L'enfance du Christ", polyptyque – onze huiles sur toile – 2002 Belgique – Montaigu (Scherpenheuvel) – Sanctuaire de N. D. de Montaigu, Passion-Résurrection, polyptyque – vingt huiles sur toile - 2003 Équateur- Porto-Viejo, Église, "Christ" ressuscitant, Croix en bois peinte - 2001 Italie – Bergame à Torre de Roverie –Chapelle de la résurrection Communita Pitturello, ensemble des œuvres de la chapelle dont le "Cycle des pèlerins d'Emmaüs", polyptyque, peinture, huile sur toile et or fin et "Les femmes myrophores", peintures, vitraux sous plomb, céramiques au sol, mobilier liturgique, poignées de bronze, vêtement liturgiques, campanile - 1995 et 1996 Italie – province de Bergame, Costa serina – dans la chapelle - peintures "Le fils prodigue" et "Madone à l’enfant", vitraux et aménagements liturgiques -2002 Italie – province de Bergame, Ardesio – église paroissiale, "Le baptême du Christ" « hommage à Piero de la Francesca », huile sur toile – 2007 Italie – province de Bergame, Cenate Sotto - église paroissiale, "Annonciation", huile sur toile – 1988 Italie – province de Biella, Magnano – Monastero di Bose, "Bible", huile sur toile Italie – province de Sienne, San Gémignano – Fraternité de Bose à Cellole, Madone "à la chouette", huile sur toile – 2013 Italie – province de Coni dans le Piémont, Alba – Église du hameau de Mussotto, "Transfiguration", Huile sur bois - 2009 Suisse – Collex-Bossy - Église Saint Clément, "La Résurrection", Retable, acrylique sur bois, , 2001 Vatican – Appartement pontificaux – Madone au bébé endormie, huile sur toile - 2008
Döderlein Döderlein, parfois transcrit Doederlein ou Dœderlein, est un nom de famille d'origine allemande et peut correspondre à :
Eric Staal Eric Craig Staal (né le à Thunder Bay, en Ontario au Canada) est un joueur professionnel canadien de hockey sur glace de la Ligue nationale de hockey. Il a été repêché par les Hurricanes lors du repêchage d'entrée dans la LNH 2003, à la deuxième position derrière Marc-André Fleury choisi par les Penguins de Pittsburgh. Il est issu d'une famille de joueurs de hockey sur glace et a trois frères tous trois professionnels : Biographie. Vie privée. Eric Staal est l'aîné d'une famille de quatre enfants. Il est né en 1984, Marc en 1987 et Jordan en 1988 et Jared en 1990. La famille vit en Ontario, à Thunder Bay où le père, Henry, leur construit une patinoire. Les Staal jouent alors deux contre deux avec l'aîné et le benjamin contre les deux autres. Eric se marie avec Tanya le 3 août 2007 et ensemble, ils ont 2 garçons, Parker, le 22 septembre 2009 et Levi, né le 11 décembre 2011. Carrière junior. Staal commence sa carrière junior en 2000-2001 et il joue alors avec les Petes de Peterborough de la Ligue de hockey de l'Ontario. Il est sélectionné pour jouer avec l'équipe du Canada moins de 18 ans lors du championnat du monde 2002. L'équipe termine à la sixième place du classement. Il récolte 98 points en 66 matchs lors de la saison 2002-2003 et juste derrière, Staal est choisi lors du repêchage d'entrée dans la Ligue nationale de hockey de 2003. Sélectionné par les Hurricanes de la Caroline, il est le deuxième choix de la première ronde après Marc-André Fleury. Carrière professionnelle. Il fait son entrée dans la LNH pour la saison 2003-2004 à seulement 18 ans et ne manque qu’un seul match. Il participe alors au Match des étoiles de la LNH pour le match des espoirs de la LNH. Au cours de la saison 2004-2005, alors qu’un lock-out paralyse la LNH, il rejoint le « club-école » des Hurricanes, les Lock Monsters de Lowell de la Ligue américaine de hockey et amasse 77 points en 77 matchs. Encore une fois, en cours de saison, il est sélectionné pour jouer le Match des étoiles de la LAH. Au cours de l'été, le cadet d'Eric, Marc est sélectionné par les Rangers de New York à la cinquième position. Il ne fait pas pour autant ses débuts dans la LNH et demeure dans la LOH. Pendant ce temps, lors de sa deuxième saison dans la LNH, l'aîné de la famille Staal hausse son niveau de jeu et devient de plus en plus essentiel pour sa franchise. Au cours de la saison, il est sélectionné comme joueur remplaçant pour les Jeux olympiques de Turin mais finalement ne joue pas un seul match. De retour dans la LNH, il dépasse la fameuse barre des 100 points avec 45 buts et 55 assistances. Il est alors le septième pointeur de la saison derrière les 125 points de Joe Thornton. Meilleur pointeur de l'équipe, il aide la Caroline à se qualifier pour les séries éliminatoires en finissant à la première place de leur division et à la deuxième de l'association de l'Est. Il s'agit de la première qualification pour l'équipe depuis quatre ans. Les Hurricanes passent alors tous les tours des séries un par un pour se retrouver en finale de la Coupe Stanley contre les Oilers d'Edmonton. L'équipe remporte la Coupe Stanley quatre matchs à trois grâce aux performances de Staal et de Cam Ward dans les buts de l'équipe. Ward est récompensé en étant élu meilleur joueur des séries alors que Staal est le meilleur marqueur avec 28 points. En 2007, il participe une nouvelle fois au Match des étoiles pour la . Son autre frère, Jordan, a été repêché lors de l'été par les Penguins de Pittsburgh à la deuxième position et contrairement à Marc, il fait ses débuts dans la LNH dès la saison 2006-07. Jordan reçoit l'honneur d'être sélectionné pour jouer le match des recrues tout comme son aîné trois ans plus tôt. Eric Staal inscrit un but lors du Match des étoiles. En fin de saison, les Hurricanes sont éliminés des séries et les Penguins au premier tour ce qui permet à deux des frères d'être sélectionnés pour le championnat du monde : Jordan et Eric. L'équipe du Canada, dont les buts sont gardés par Ward, arrive en finale contre la Finlande et au cours de ce match, Eric inscrit le deuxième but canadien alors que Jordan réalise une passe décisive pour le troisième but de l'équipe, but inscrit par Colby Armstrong. Finalement, les Canadiens l'emportent 4-2 et les deux frères remportent ensemble la médaille d'or en Russie. Au début de la 2007, Eric Staal est désigné par la direction de l'équipe un des quatre assistant-capitaine de Rod Brind'Amour. Depuis le début de sa carrière, il n'a alors manqué qu'un seul match lors des quatre saisons qu'il a passé dans la LNH. Au cours de la saison, il est une nouvelle fois sélectionné pour le Match des étoiles et à cette occasion, il inscrit deux buts et offre une passe décisive lors de la victoire de l'Est 8-7. Il est d'ailleurs nommé MVP de la rencontre. L'équipe des Hurricanes échoue une deuxième année consécutive à se qualifier pour les séries et il rejoint une nouvelle fois la sélection canadienne pour le championnat du monde. Cette édition du championnat du monde se joue au Québec mais devant leur public, les joueurs canadiens échouent en finale contre les Russes par un but d'Ilia Kovaltchouk en prolongation. En 2008-2009, il franchit la barre des 40 buts pour la deuxième fois de sa carrière avec une récolte de 40 buts, 35 passes pour 75 points. À la fin de la saison, les Hurricanes connaissent une nouvelle qualification en séries, la deuxième pour Staal. Sixièmes qualifiés de l'association de l'Est, l'équipe de la Caroline joue le premier tour contre les Devils du New Jersey. Les six premiers matchs ne parviennent à séparer les deux franchises alors que Staal inscrit deux buts lors de la victoire 4-0 lors du sixième match. Le septième et dernier match de la série se joue sur la glace des Devils mais avec moins de deux minutes à jouer, les Devils sont qualifiés en menant 3-2. Staal et les siens décident de s'accrocher et reviennent au score par Jussi Jokinen puis remportent le match, et la série, sur la marque de 4-3 par un but inscrit par Staal. Il faut aux Hurricanes une nouvelle fois sept matchs pour éliminer les Bruins de Boston avant qu'ils se retrouvent en finale d'association contre les Penguins de Jordan Staal. Les deux frères sont donc opposés pour la première fois de leur carrière mais l'équipe d'Eric ne parvient pas à remporter un seul match et est éliminée en quatre matchs secs. Quelques jours plus tard, Jordan devient le deuxième enfant de la famille Staal à soulever la Coupe Stanley. En janvier 2010, Eric Staal est nommé capitaine de son équipe en remplacement de Rod Brind'Amour. Le mois suivant, il devient le vingt-troisième joueur de l'histoire à rejoindre le "Club Triple Or" en remportant la médaille d'or aux Jeux olympiques de Vancouver. Le , il est échangé aux Rangers de New York en retour de l'espoir Aleksi Saarela ainsi que les choix de deuxième tour des Rangers au repêchage de 2016 et 2017. Par cette transaction, Eric rejoint alors son jeune frère Marc. Il signe le juillet 2016 un contrat de trois ans pour 10,5 millions de dollars avec le Wild du Minnesota. Après un séjour de 4 saisons avec le Wild, il est échangé aux Sabres de Buffalo en retour de l'attaquant Marcus Johansson, le . Deux semaines avant la date limite des échanges 2021, il passe aux Canadiens de Montréal en retour de choix de et tours en 2021. À la suite d'un essai professionnel avec les Panthers de la Floride, Staal signe un pacte d'une saison avec ceux-ci le 21 octobre 2022.
Centre Pearson pour le maintien de la paix
Les principes de base de l'électrostatique
Félix Malloum Félix Malloum, né le à Fort-Archambault (Tchad, actuellement Sarh) et mort le à Neuilly-sur-Seine (France), est un officier et homme d’État tchadien. Il est président de la République du Tchad entre 1975 et 1979. Biographie. D'ethnie sara, précisément mbaye, Félix Malloum NGakoutou Bey-Ndi est né le à Fort-Archambault, actuel Sarh, il est le fils de Ngakoutou et de Toudjoum. Après ses études primaires, il est admis en 1947 au Centre pédagogique de Bongor, mais son goût précoce pour le métier des armes l'amène à passer le concours d’entrée à l'École des Enfants de troupe Général-Leclerc de Brazzaville où il est admis. Titulaire d'un BEPC en 1949, il fait son entrée en service dans l'armée française le comme engagé volontaire et affecté au Bataillon Congo-Océan. En 1952, le sergent Malloum embarque de Pointe-Noire pour le Centre de formation des troupes de marine de Fréjus, en France. En , c’est le départ pour l’Indochine. De 1953 à 1955, il a servi aux confins du Nord Viêt Nam et notamment à Phong Yeng, Vietri et Hanoï, où se déroulèrent les combats les plus meurtriers du Delta de Tonkin. Après un congé de fin de Campagne, Malloum est affecté à Abéché où il sert d'octobre 1955 à janvier 1957, puis en zone d'outre mer de l'Afrique-Équatoriale française - Cameroun. Promu au grade de sergent-chef, il est reçu au concours d’entrée à l'école des officiers de Fréjus. Après deux ans de formation, il en sort en juillet 1959 major de sa promotion. Nommé sous-lieutenant le , il entre la même année à l'École d'application de Saint-Maixent. Major des officiers étrangers à la sortie, il opte pour l’arme de choc : les parachutistes. En 1962, il est reversé dans la jeune armée tchadienne avec le grade de capitaine. Dès lors, il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie militaire. C’est ainsi qu’il est promu au grade de colonel le et à celui de général le . Au cours de sa carrière, il a occupé plusieurs postes de responsabilité. Il a été successivement : Accusé de « complot », le général Malloum est arrêté le et libéré le à la suite d'un coup d'État militaire, à la faveur duquel il est désigné président du Conseil supérieur militaire (CSM), organe suprême chargé de diriger le pays, puis chef de l'État quelques mois plus tard. Son régime est marqué par une instabilité politique et des guerres entre plusieurs groupes armés. Provenant du sud du pays, des pressions subsistaient pour qu'il inclut au sein de son gouvernement des personnes provenant du nord. Face aux remous politico-militaires imprévisibles et dramatiques qu'a connus le pays à partir du , le président Malloum se retire définitivement de la scène politique et s’exile au Nigeria. Il est chassé du pouvoir par les troupes armées associées à son Premier ministre, Hissène Habré. Le , après vingt-trois ans d'exil, le général Malloum regagne le pays pour y jouer un rôle de sage aux côtés du président Idriss Déby Itno, il bénéficie à ce moment des privilèges habituellement accordés aux anciens présidents. Il meurt le des suites d'un arrêt cardiaque, à l'hôpital américain de Neuilly, en France, laissant derrière lui une veuve et onze orphelins. Décorations. Félix Malloum a été décoré, entre autres, des distinctions suivantes :