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Direction du Renseignement Militaire |
Nicolas Bréon Nicolas Bréon, né le et mort le à Noyon est un botaniste français à l'origine de l'actuel Jardin de l'État de Saint-Denis de La Réunion, dont il fut le premier directeur. Il fut par ailleurs l'ami d'Adrien de Jussieu. Biographie. Nicolas Bréon devient jardinier au Muséum national d'histoire naturelle de Paris à 24 ans. Botaniste de la Marine française en 1815, il s'embarque l'année suivante pour l'île Bourbon, aujourd'hui la Réunion. Il y débarque en juin 1817 avec une collection de graines d'arbres fruitiers européens. Stockée dans les cales des navires "Golo" et "Normandie" par lesquels il voyage, elle est destinée à être cultivée en vue d'une distribution aux colons. Dans les mois qui suivent son arrivée, il trace les plans du jardin où il souhaite l'acclimater et on appelle alors ce dernier Jardin du Roy. C'est probablement durant la même année 1817 qu'il fait planter des manguiers le long de la rue de Paris, soit celle qui débouche sur l'entrée principale du parc de quelques hectares. En 1817 il envoie en France, au jardinier du duc d'Orléans (le futur roi Louis-Philippe), des graines de rosiers hybrides apparues spontanément. Celui-ci les baptise « rosiers de l'île Bourbon » (Rosier Bourbon). En outre, il est le premier à identifier en 1819 les sources thermales de Cilaos, sur les traces desquelles il avait été envoyé par le gouverneur Pierre Bernard Milius. En 1819 on lui décerne le titre de Jardinier-Botaniste du roi pour les services rendus sur l'île Bourbon. Dans les années qui suivent, Nicolas Bréon effectue depuis Bourbon plusieurs voyages à Madagascar. Ainsi, on le retrouve à l'île Sainte-Marie en 1818 et au pays d'Anosy en 1824. Entre-temps, il voyage en Arabie, ce qui lui permet d'introduire l'espèce "Cordia amplifolia" dans la colonie en vue de fournir de l'ombre aux caféiers qui y sont cultivés. Il la ramène de Moka au Yémen. Il est possible qu'il ait ensuite effectué un voyage en Extrême-Orient en 1824 ou 1825 puisqu'on rapporte qu'il a introduit dans la colonie le néflier du Japon ("Eriobotrya japonica") en 1825. La même année, il introduit par ailleurs dans le jardin un arbre pouvant atteindre dix mètres de haut originaire des Philippines, le mambolo ("Dispyros philippunes"). En tout cas, il est certain qu'il s'est aussi déplacé à l'île Maurice et qu'il s'est fait envoyer des espèces d'Afrique australe, de Ceylan et d'Inde. Après son retour en France il rachète à Grandidier la boutique de graines "au Coq Hardi", quai de la mégisserie à Paris. Il diversifie alors l'assortiment avec des graines exotiques provenant de ses voyages. En 1841 il est nommé président du Cercle d'Horticulture devenu par la suite la Société nationale d'Horticulture. Postérité. Lorsqu'il est remplacé par Jean-Michel-Claude Richard au poste de directeur du jardin en 1831, Nicolas Bréon a introduit à Bourbon plus de huit cents espèces de plantes rares parmi lesquelles la canne à sucre de Batavia. Il y a également amené près de soixante espèces d'arbres fruitiers. Il a par ailleurs fait publier par l'Imprimerie du Gouvernement un "Catalogue des plantes cultivées aux jardins botanique et de naturalisation de l'île Bourbon" de 93 pages en 1825. Un genre végétal décrit par Achille Richard porte le nom scientifique de "Breonia" en son honneur. Parmi les espèces de ce genre, on trouve un bel arbre des forêts de l'Est malgache, le molopangady. |
Chinkara |
Zanki |
Choeropotame |
Chozchoz |
Coruro |
Héctor Germán Oesterheld Héctor Germán Oesterheld (Buenos Aires, – "desaparecido" en , probablement tué en ) est un scénariste argentin de bande dessinée et un militant de la gauche peroniste. Géologue de formation, c'est l'un des auteurs les plus marquants de la bande dessinée argentine. Biographie. Héctor Oesterheld est né à Buenos Aires d'un père allemand, Fernando Oesterheld, et d'une mère basque, Elvira Ana Puyol, d'origine juive. Dès 1951, il écrit des bandes dessinées, travaillant avec le dessinateur argentin Alberto Breccia, Hugo Pratt ("El Sargento Kirk", "Ernie Pike"), etc. Il fonde en 1957 la maison d'édition , à laquelle participe Hugo Pratt, et qui publie notamment "L'Éternaute" en feuilleton. En 1968, sous la dictature du général Onganía, il écrit avec Enrique et Alberto Breccia la seule biographie dessinée de Che Guevara. Seule la première édition, rapidement épuisée, a pu être imprimée, la censure s'abattant sur les suivantes. Il publia "La Guerra de los Antartes", une histoire mythique de l'Argentine qui mettait en valeur les idéaux révolutionnaires des Montoneros, dans le journal "Noticias", interdit par le décret du (sous le gouvernement d'Isabel Perón). Une biographie dessinée d'Eva Perón a aussi été préparée, mais n'a pas été achevée en raison de la censure militaire ; les originaux ont été publiés bien plus tard par la maison d'édition Doedytores. Militantes de la gauche peroniste, ses quatre filles (18 à 25 ans) ont été enlevées, séquestrées et assassinées par la junte militaire (1976-1983), ainsi que ses petits-enfants et ses beau-fils. Il devint directeur de la publication des Montoneros après ces enlèvements. Âgé de près de 60 ans, Héctor Oesterheld fut enlevé à son tour fin 1977 et ne réapparut jamais. Il transita par le centre clandestin de détention de La Perla ainsi que par le « "Sheraton" » (-). Le rapport de la CONADEP cite des témoins qui l'ont vu dans les centres de détention, et le procureur de Nuremberg (Allemagne) a ouvert une enquête concernant sa disparition. La , qui reçut en 2004 le prix de solidarité de la ville de Brême, a aussi enquêté sur son cas ; le prix fut donné en mains propres au pasteur Kuno Hauck et à la femme d'Héctor, Elsa de Oesterheld, en commémoration des victimes allemandes ou d'origine allemande de la dictature militaire. Sa veuve Elsa Sánchez participa aux manifestations des Mères de la Plaza de Mayo et devint une des porte-paroles des Grand-mères de la Plaza de Mayo, qui luttaient pour le retour des orphelins des "disparus" dans leurs familles. |
Régisseur (théâtre) Au théâtre, et dans tout spectacle vivant, le régisseur remplit la fonction de préparation, de coordination, d'exécution d'une partie spécifique ou de la totalité de la mise en œuvre matérielle d'une représentation. Le régisseur général, qui coordonne l'ensemble des régies spécifiques, est le collaborateur immédiat du directeur technique. Il est aussi l'interface entre l'équipe de création (metteur en scène, décorateur...), tous les techniciens intervenant sur une production et l'administration (budget, embauche d'intermittents...). Le régisseur de plateau organise avec le chef machiniste le travail des machinistes et veille à la préparation du plateau, au montage et au démontage du décor. Le régisseur lumière et son fait de même en ces domaines. |
Île Sainte-Marie L'île Sainte-Marie, autrefois nommée "Nosy-Ibrahim" et devenue aujourd'hui en malgache "Nosy Boraha", est une île située au nord-est de Fenoarivo Atsinanana dans la région d'Analanjirofo en face de Soanierana Ivongo dont elle est séparée par un chenal maritime de 30 km (16 milles nautiques) de large. Il s'agit, avec Diego Suarez et l'île de Nosy Be, d'un des trois anciens établissements français qui furent associés à l'ancien territoire du royaume Merina pour former l'ancien protectorat français de Madagascar dont l'actuelle République de Madagascar reprend les frontières. Destination touristique, l'île Sainte-Marie est connue pour son caractère authentique et préservé, ses regroupements de baleines à bosse, ses plages paradisiaques, son histoire romanesque et l'accueil de ses habitants. Géographie. Localisation. Au nord de Soanierana Ivongo,une longue avancée, basse et sablonneuse, de la côte de Madagascar en direction de l'est se termine par la pointe Antsiraka : l'île Sainte-Marie n'est plus qu'à une distance de 3 miles (5km) de la Grande Terre. De forme très allongée, elle mesure de long sur de large, avec une orientation sud-sud-ouest/nord-nord-est. Au sud, l'île aux Nattes ( sur ) est séparée de l'île Sainte-Marie par un bras de mer d'environ de large. Un lagon entoure ces deux îles. L'île est relativement élevée : sur sa partie centrale se dresse un prolongement montagneux (altitude maximale ). D'importantes plaines se regroupent sur les parties nord et sud ainsi que dans l'est. Les types de sol varient : ferrallitiques au centre et sablonneux sur les côtes, à faible fertilité, convenant au cocotier et à l'arbre à pain. Le sable blanc est d'origine marine : il provient du récif corallien frangeant débordant, étroit sur la côte ouest mais s'étendant jusqu'à près de vers l'est et le sud sur la côte orientale. Le village principal est "Ambodifotatra", à environ du sud de l'île. L'aérodrome de Sainte-Marie est situé à la pointe sud de l'île. Il est desservi par Air Madagascar et Madagasikara Airways depuis les villes d'Antananarivo et Toamasina. De nombreux hôtels parsèment l'île, essentiellement entre l'aéroport et "Ambodifotatra". L'île est au voisinage d'anses et de baies remarquables. Les célèbres baies d'Antogily et de Tataingo ont été des repaires de pirates des mers du Sud, l'activité des flibustiers et forbans y connaissant une croissance à l'époque classique entre 1620 et 1680. Climat. Aux latitudes de Sainte-Marie, le flux océanique de l'alizé rencontre presque perpendiculairement le relief escarpé de la côte est de Madagascar : il apporte une pluviométrie annuelle importante (plus de ). L'île a un climat tropical humide. La distribution mensuelle des pluies est supérieure à sauf pour les mois de septembre, octobre, novembre qui sont les plus ensoleillés. Les températures varient de décembre à mars entre 34° (le jour) et 25° (la nuit) et de mai à octobre, 28° (le jour) et 20° (la nuit). De janvier à mars passent les dépressions dont certaines évolueront en cyclone tropical. En dehors de cette période, au mois d'avril, le vent souffle du Sud-Est et le régime d'alizé s'établit avec une intensité augmentant jusqu'au mois d'août (20-25 nœuds). À partir du mois d'octobre, le vent recule et souffle tantôt de l'ESE (affaiblissement de l'alizé) tantôt du NNE (établissement de la zone de convergence intertropicale) en restant modéré (10-15 n). Une station météorologique automatique a été installée en 2014 à l'aéroport de Ravoraha (Sud de Sainte-Marie). Elle est alimentée par une pile reliée à un panneau solaire. Histoire. Premiers peuplements. L'île est peuplée par des peuples malgaches. Toutefois, l'ancien nom de l'île, « Nosy-Ibrahim », littéralement « Île Abraham », laisse supposer l'existence d'une colonie arabe, voire juive. Découverte par les Européens. Vers 1506, des navigateurs portugais découvrent l'île, le jour de l’Assomption, tout en échappant à un naufrage, et nomment l'endroit en l'honneur de la Vierge : « "Santa-Maria" ». À cette époque, de Constantin fait la description suivante de l’île : Ancien repaire de pirates (1685-1726). Non loin des voies maritimes où transitaient des navires revenant des Indes les cales débordantes de richesses, pourvue de baies et de criques protégées des tempêtes et abondant en fruits et en eau douce, Sainte-Marie devint une base populaire pour les pirates au long cours du . Pendant deux siècles, l'île a été le repaire des brigands des mers. Au , dit-on, plus de mille corsaires y résidaient. Les épaves de leurs navires gisent au large d'Ambodifotatra, la capitale de Sainte-Marie. Aujourd'hui, plus de corsaires : ici, on goûte à la paix, près du grand voisin, Madagascar. L'île aux Forbans, située au cœur de la baie d'Ambodifotatra, verra séjourner des figures légendaires de la piraterie telles que : John Avery, Christopher Condent, Thomas Tew, William Kidd, et Olivier Le Vasseur. Le premier d'entre eux arrive vers 1680 il s'agit du pirate anglais Adam Baldridge qui aurait construit le premier fortin de l(île à partir de 1691. Beaucoup d'entre eux feront souche. De nombreux vestiges de cette histoire subsistent à Sainte-Marie. Par exemple, dans la baie des Forbans gisent encore d'authentiques vaisseaux pirates, à quelques mètres de fond. Sainte-Marie est située sur deux importantes routes commerciales du : celle de la mer Rouge et celle de l’océan Indien. À l’époque déjà, la population y était accueillante, la nourriture abondante et aucune puissance européenne ne tenait l’île. La proche région devint au cours du siècle particulièrement prisée des pirates alors que les Caraïbes, jusqu'alors lieu de regroupement privilégié de la flibuste internationale, diminuait en popularité. Les allées et venues des galions espagnols chargés de trésors se faisaient plus rares dans les Caraïbes. Sous le contrôle des Français, l’île de la Tortue devenait, peu à peu, un port tranquille et fréquentable. D’autre part, l’affluence des boucaniers à Port Royal, autrefois forte, ne se relevait pas du tremblement de terre jamaïcain de 1692. Plus généralement, les nations européennes ne tolérant plus la piraterie, encourageaient la chasse aux pirates par leur patrouilles navales dans les eaux caribéennes. Aux alentours de 1700, l’île Sainte-Marie devint ainsi le port d’attache d’une vingtaine de vaisseaux et le lieu d’habitation d’un millier de forbans. La rumeur des fortunes faciles qui s’y firent envahit les mers. À l’image de la république démocratique de Libertalia, il semblait s’y concrétiser des idéaux d’égalité, de liberté et de fraternité. L’engouement pour ce havre était tel que les nations européennes commencèrent à se soucier de l’impact et du rôle commercial et géopolitique de cette zone qu’ils ne contrôlaient pas et offrirent l’amnistie aux pirates qui se repentiraient et retourneraient au pays. On trouve encore sur l'île de nombreux cimetières de forbans. Le programme de recherches archéologiques de la Piraterie prévoit une suite de fouilles en 2024-2026. Présence française (1750-1960). À la suite de la mort du roi Ratsimilaho, sa fille Bétia épouse du caporal La Bigorne, cède l'île Sainte-Marie à la France, malgré l'opposition de son frère Zanahary et des Betsimisaraka. L'acte de cession est signé le à bord du vaisseau de ligne "Mars". Le pillage de la tombe de Ratsimilaho par les français provoque la colère des habitants et le massacres des colons en 1754. Les représailles de la France sont sanglantes : les chefs insurgés sont passés par les armes, tandis que Betia et sa mère Matavy sont exilées à l'Île de France (actuellement île Maurice). Lors de son retour sur la côte est en 1763. Betia cède son trône à son frère Zanahary. Même si, en théorie, l'île a été française jusqu'en 1763, l'administration coloniale avait déjà déserté les lieux après le massacre de 1754. L'île, pacifiée par la Marine royale et déjà occupée par des ressortissants français dès 1750, est devenue une colonie française vers 1820-1822. Sous l'impulsion d'Albrand qui installa de nombreux Français, l'exploitation du bois, la culture de la canne à sucre et du riz, l'élevage des bœufs à des fins d'exportation ont contribué à l'essor du petit chef-lieu, Port-Louis. À la fin des années 1860, l'île s'étend d'après un cadastre local sur et compte . Elle fait partie du Gouvernement de Mayotte et n'est rattachée à la grande île de Madagascar qu'à la fin du siècle. En 1896, la dualité de l'appareil judiciaire est instituée : les Saint-Mariens relèvent du Code civil tandis que les originaires de Madagascar ont une juridiction fondée sur les coutumes locales et les anciennes lois de la monarchie Merina. Statut particulier (1960-1972). Lors de l'Indépendance, compte tenu des facteurs historiques, un accord particulier sur l'état des personnes originaires de l'île a été signé. Ils deviennent des nationaux malgaches mais, par un privilège spécial, sont admis à exercer sur le territoire de la République Française les droits attachés à la qualité de citoyens français. Ce privilège prendra fin en 1972. Durant cette période, les Saint-Mariens seront nombreux à servir sous le pavillon tricolore : Marine nationale française et Marine marchande. Événements contemporains. Le , le naufrage d'un cargo transportant a lieu au large de l'île. Un hélicoptère de l'armée dépêché pour se rendre sur les lieux s'écrase également aux environs le soir du même jour. Patrimoine. Architecture. À Ambodifotatra : Au nord de l'île : Sur l'Îlot Madame : Cuisine. La cuisine saint-marienne est principalement à base de poissons et fruits de mer. Le coco est roi de l'entrée au dessert : punch coco, fruits de mer et poissons sauce coco, gâteau et flanc au coco... Si le fumage des poissons "cher aux pirates" semble être oublié, le carpaccio de thon frais est maintenant servi en entrée. Administration. Sainte-Marie constitue une commune et un district. Économie. Agriculture. Les productions agricoles de l'île sont faibles en quantité et surtout pour l'autosubsistance : riz, manioc, patate douce... La principale production est celle du girofle : en moyenne par an, 600 tonnes de clous (le clou est le bouton floral non épanoui et desséché). Le giroflier a une dimension historique particulière pour les Saints-Mariens. En 1824, de retour d'un voyage à Zanzibar où il préleva des plants, le prince Betsimisaraka Mandritsara les introduisit sur l'île à Maromandia Tafondro : de là, des boutures ont gagné la Grande Terre et les plants se sont multipliés sur la côte orientale, car le voisinage de la mer et un climat pluvieux et ensoleillé leur sont favorables. À Sainte-Marie, le giroflier est cultivé en hauteur à flanc de collines ; sa récolte, d'octobre à décembre, s'effectue toujours d'une manière traditionnelle : cueillette des griffes (pédoncule floral) avec des échelles de bambou de 3 à 4 m, mises en soubiques (paniers tressés), transport à dos au village, égriffage en famille, séchage sur des nattes étalées sur le sol pendant 2 à 3 jours, vannage, triage et mise en sac. Malgré l'instabilité des cours, le girofle reste un produit de rente majoritaire : avec un meilleur encadrement technique des producteurs, le clou de girofle de Sainte-Marie pourrait être bien placé pour prétendre à une indication géographique. Pêche. Une grande variété de poissons de récif (mérous, perroquets, vivaneaux, capitaines...) et pélagiques (thons, carangues, barracudas, dorade coryphène, espadon-voilier...) existe dans les eaux côtières de l'île. Langoustes (bleues et rouges) et cigales de mer (Scyllaridae) sont pêchées à la nasse, tandis que calamars et poulpes sont attrapés par la technique du lamparo. Une société de pêche industrielle sise à Ambodifotatra existe depuis vingt années : elle soutient une pêche responsable et conditionne les captures avant de les exporter congelées vers l'île de la Réunion (174 t en 2016). Tourisme. Parmi les activités de service, le tourisme arrive en première place et génère de nombreux emplois. On recense plus d'une quarantaine de sites d'hébergement qui sont pour la majorité de petites unités hôtelières de dix à vingt bungalows. De la pointe Sud-ouest de l'île, en passant par le village Ravoraha près du petit aéroport et jusqu’au village Vohilava s'étend une longue plage de sable blanc et cocotiers qui accueille des hôtels de charme. La réalisation de la route bitumée du Nord au Sud de l'île, l'accroissement démographique et la raréfaction des matériaux végétaux locaux ont entraîné une modification de l'habitat. Le milieu naturel ne sera bientôt plus présent que sur les côtes sud-est et nord-est de l'île : y subsistent toujours, sur pilotis, avec des murs en "falafa" et un toit en "ravina-potsika", les hameaux traditionnels dans des enclos bordés de clôtures fleuries. Le développement d'un tourisme durable sur le long terme passera par une sensibilisation des Saints-Mariens à la protection de l'environnement et une meilleure préservation des ressources naturelles de l'île : massifs forestiers, mangroves et fonds sous-marins. Des atouts touristiques. Transports. L'île dispose de son aérodrome, l'aéroport Ravoraha. Elle est accessible par voie maritime par le bâtiment "El Condor" à partir de Mahambo face au restaurant « Mahambo Beach » ( au nord de Toamasina) en attendant la mise en service du nouvel embarcadère de Soanierana Ivongo (situé à environ plus au nord). L'île est traversée du sud au nord par la route nationale 21. Une végétation luxuriante. L'île porte de nombreux surnoms dont celui de « l'île-jardin ». Du fait d'un micro-climat constant tout au long de l'année, Sainte-Marie possède une luxuriance végétale remarquable. Si les diverses cultures d'épices (girofle, cannelle, vanille, café, poivre) y prolifèrent, Sainte-Marie a su aussi conserver un large éventail des différentes sylves tropicales existant à Madagascar, dont une véritable forêt primaire. Une faune et une flore endémiques. Le caractère insulaire du lieu et les particularités du sol corallien ont favorisé diverses adaptations, tant sur le plan animal que végétal, entraînant des inter-relations uniques. Sainte-Marie est ainsi dotée d’une faune et une flore très riche, on y rencontre entre autres espèces plusieurs types de lémuriens ainsi qu’une multitude d’orchidées, dont l'« Eulophiella de Roempler » endémique de l'île aux Nattes : elle pousse dans le houppier des feuilles du Pandanus, l'inflorescence est érigée (hauteur 1 à 2 m), la floraison dure tout le mois de novembre. Des fonds marins de qualité. À l'abri des requins, le lagon de l'île de Sainte-Marie est doté d'importantes constructions coralliennes. Sa faune et sa flore sous-marines constituent un patrimoine naturel préservé et un site de plongée de premier ordre dans l'océan Indien. Un sanctuaire de baleines. L'île accueille chaque année pendant l'hiver austral un spectaculaire ballet. D'importants groupes de baleines à bosse ("Megaptera novaeangliae") migrent depuis l'Antarctique jusqu'au canal de Sainte-Marie, lieu de reproduction idéal. Ces paisibles géants trouvent ici des conditions favorables à la croissance des jeunes et à leurs jeux amoureux et acrobatiques avant le grand retour vers les mers froides. Fouilles archéologiques. Du 9 au eurent lieu les premières fouilles terrestres sur l'Île Sainte-Marie, après des fouilles sous-marines réalisées en 2000 et 2015 par une équipe américaines, qui permirent de révéler entre deux et quatre épaves attestant du passage des flibustiers, avec les restes de navires qui semblent avoir été volontairement coulés pour créer une barrière anthropique sous-marine, afin de rendre impossible l'accès de la baie par les marines française et britanniques qui essayèrent de se rendre maître de cette zone. Parmi ses épaves une retient particulièrement l'attention des archéologues, est celle qui semble être le navire du pirate Christopher Condent alias "William Condon". Arrivé aux îles du Cap-Vert, il capture un navire portugais transportant du vin, un groupe de petites embarcations et un bâtiment de guerre hollandais. Christopher Condent garde le navire hollandais et le baptise "Flying Dragon" (le Dragon Volant). Le "Flying Dragon" poursuit sa route, passe à proximité de la côte brésilienne et capture çà et là quelques navires, Christopher Condent torture au passage quelques prisonniers portugais en leur coupant les oreilles et le nez. Christopher Condent continue les pillages le long des côtes africaines. En juin ou juillet 1719, il atteint Madagascar. Alors qu'il fait escale à Sainte-Marie, il recrute quelques anciens membres d'équipage de John Halsey. Il arpentera la Mer Rouge et les côtes indiennes pendant environ un an. En 1720, près de Bombay, le "Flying Dragon" capture un énorme navire arabe transportant une quantité considérable de trésors et de richesses, d'une valeur de . Afin de ne pas échauffer davantage la Compagnie anglaise des Indes orientales, Christopher Condent ordonne à ses hommes de ne pas brutaliser l'équipage et les passagers. Ils retournent alors à Sainte-Marie et partagent le butin (environ par personne). Christopher Condent et de ses hommes se rendent sur l'île Bourbon et y négocient une amnistie avec le gouvernement français. Le "Flying Dragon", aurait été sabordé par son équipage en févier 1721. L'authenticité de ce navire a été mise en doute En plus de des vestiges en bois, fragments de porcelaine chinoise, pièces d'or de diverses origines, dont frappées dans l'empire Ottoman, et un ducat hollandais de 1650, ainsi que de nombreux autres objets de productions européennes, dont une têt de statuette en terre cuite représentant saint Antoine de Padoue. Ensemble daté du et plus particulièrement de cette année 1721. Depuis aucune autre investigation n'a été mené, tant terrestre qu'aquatique, malgré l'importance archéologique du site. Le mobilier remonté est en grande majorité déposé au musée de la Reine Bétia sur l'îlot Madame sans même avoir été inventorié en détail, ni étudié de manière exhaustive. |
Haega seojjogeseo ddeundamyeon Haega seojjogeseo ddeundamyeon (hangeul : , litt. « Si le soleil se lève à l'ouest ») est un film romantique sud-coréen réalisé par Lee Eun, sorti en 1998. Il s’agit du premier long métrage du réalisateur. Synopsis. Beom-soo effectue son service militaire en tant qu'agent de la circulation. Durant son service, il rencontre la jeune étudiante Hyun-joo, victime d'un léger accident alors qu'elle s'entraînait en vue de passer son permis de conduire. Plutôt que de la sanctionner, ce dernier décide de lui offrir des cours particulier, et rapidement une certaine complicité s'installe entre eux. Malheureusement, Hyun-joo met fin à cette idylle naissante en annonçant qu'elle compte terminer ses études à l'étranger. Quelques années ont passé et nos deux jeunes gens ont fini par concrétiser leurs rêves. Beom-soo est désormais arbitre dans le championnat national de baseball, tandis que Hyun-joo est devenue une grande actrice, adulée par tout le pays… Accueil. Le film est sorti le en Corée du Sud, comptant au total de à Séoul. |
Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard est un portrait équestre de Napoléon Bonaparte alors Premier Consul, réalisé par Jacques-Louis David entre 1800 et 1803. Napoléon est représenté lors du franchissement du col alpin du Grand-Saint-Bernard par l'armée de réserve, épisode qui marque le début de la seconde campagne d'Italie. David peint cinq versions de ce portrait, dont la première est commandée par le roi d'Espagne Charles IV comme témoignage d'entente entre son royaume et la République française ; elle est depuis 1949 conservée au musée national du château de Malmaison. Les trois suivantes sont commandées par le Premier Consul à des fins de propagande et sont les premiers portraits officiels de Napoléon. Elles ornent le château de Saint-Cloud (depuis 1816 au château de Charlottenbourg à Berlin), la bibliothèque de l'hôtel des Invalides (depuis 1837 au musée national du château de Versailles), et le palais de la République cisalpine à Milan (depuis 1834 au musée du Belvédère à Vienne). La dernière version n'a pas de commanditaire et est conservée par David jusqu'à sa mort (entrée en 1979 au musée national du château de Versailles, elle est depuis 2017 exposée au Louvre Abou Dabi). Archétype du portrait de propagande, l'œuvre a été de nombreuses fois reproduite en gravure, sur des vases ou des assiettes, sous forme de puzzle ou en timbre-poste, témoignages d'une importante postérité. Ce portrait a influencé des artistes comme Antoine-Jean Gros et Théodore Géricault. Description. Les cinq versions du tableau sont de grande taille et de dimensions proches (environ ). Bonaparte est représenté portant l'uniforme de général en chef, coiffé d’un bicorne galonné d’or, armé d’un sabre à la mamelouk et drapé d’un manteau gonflé par le vent qui s’engouffre dans ses plis. Il monte un cheval, et de sa main gauche gantée agrippe la bride qui maîtrise sa monture en train de se cabrer. Tout en se tournant vers le spectateur, il indique une direction de la main droite qui ne porte pas de gant. En arrière-plan, des soldats gravissent les flancs de la montagne et acheminent des canons. En bas à droite, on voit le drapeau tricolore qui flotte. Au premier plan, les noms de "", "" et "" sont gravés sur des rochers. Initialement intitulée par David "Tableau-portrait équestre de Napoléon passant le mont Saint-Bernard", l'œuvre porte plusieurs titres selon les versions, dont : "Napoléon passant le mont Saint-Bernard", "Bonaparte gravissant le Saint-Bernard", "Le Premier Consul franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard", ou encore le titre abrégée "Bonaparte au Grand Saint-Bernard". Le premier exemplaire du château de Malmaison présente Bonaparte avec un manteau jaune-orangé, le crispin du gant est brodé, la robe du cheval est pie, le harnachement est complet, bride complète avec une muserolle, sous-ventrière rouge foncé. L’officier qui tient un sabre à l’arrière-plan est masqué par la queue du cheval. Le visage de Napoléon présente un caractère juvénile. L’œuvre est signée et datée "" sur la sangle qui enserre le poitrail du cheval. L’exemplaire du château de Charlottenbourg montre un manteau de ton rouge vermillon. La robe du cheval est bai, la bride est simple sans muserolle, la sous-ventrière est gris-bleu. Le paysage est enneigé. Les traits de Napoléon sont plus creusés. Le tableau est signé "". Dans l’exemplaire du château de Versailles, la robe du cheval est gris pommelé en harmonie avec la couleur du ciel, le harnachement est identique à celui de Charlottenburg, la couleur de la sous-ventrière est bleu. La broderie du gant est simplifiée, le parement de la manche est visible sous le gant, comme est visible l’officier. Le paysage s’est assombri. Le tableau n’est pas signé. L’exemplaire du Palais du Belvédère est presque identique à celui de Versailles. Le tableau est signé "". Le second exemplaire de Versailles présente un cheval pie comme la première version, la bride est complète mais sans la muserolle, la sous-ventrière est rouge. Le manteau est rouge-orangé, le tissu de l’écharpe est bleu clair. Le visage de Napoléon est plus réaliste et est vieilli par rapport aux autres versions. Le tableau non daté est signé "". Historique des tableaux. Commande et choix du sujet. L'historique de l'œuvre et plus précisément l'origine de la commande a longtemps été source de confusions. Jusqu'à la réapparition de la version de Malmaison en 1949, les auteurs considéraient, sur la base des sources de la presse d'époque, que la version appartenant au Premier Consul (aujourd'hui à Berlin) était le premier tableau, tandis que la version destinée au roi d'Espagne était le deuxième. En 1801, lors de l'exposition des deux premières versions au Louvre avec "les Sabines", les journaux présentent alors la version peinte pour Napoléon comme issue de la commande originale, en précisant que le roi d'Espagne en a fait faire une copie par Jacques-Louis David. Jusque dans les années 1950 les biographes maintiendront cette version des faits, malgré les listes des œuvres dressées par David, qui précisent que la première version est bien celle destinée au roi Charles IV. À l’origine, Charles IV, dans le cadre de la reprise des relations avec la France, qui se concrétisent notamment, par le retour de l'usage des cadeaux diplomatiques offerts entre les deux états, passe commande au peintre David d'un portrait du Premier Consul, afin qu'il soit installé dans le salon des « Grands Capitaines » du palais royal de Madrid. La commande est communiquée par Charles-Jean-Marie Alquier, à Talleyrand dans une dépêche du 7 août 1800. Elle stipule que David représente le général Bonaparte en pied dans son costume de Premier Consul : Le 11 aout Mariano Luis de Urquijo secrétaire d'État de la couronne espagnole, confirme la commande dans une lettre adressée à Ignacio Muzquiz son ambassadeur en France, en insistant pour que le Premier Consul en soit informé. Il ajoute à cette commande une copie du portrait de Napoléon par David qu'il se destine. Suivant les instructions du ministre, l'ambassadeur d’Espagne, annonce à Napoléon la commande du portrait, ainsi qu'un cadeau de seize chevaux issus des écuries royales que le roi d'Espagne lui offre. Il propose aussi que David prenne ses ordres auprès du premier Consul pour la manière dont celui-ci voudrait être représenté. À la suite de l'audience consulaire, Muzquiz, informe le secrétaire d’État que Napoléon, n'ayant pas encore choisi définitivement la composition du portrait, se verrait représenté passant ses troupes en revue sur un des chevaux offerts par le roi d'Espagne. Peu après, Jacques-Louis David est convoqué par Bonaparte, pour discuter des modalités de réalisation du portrait. L'entretien, retranscrit librement dans les premières biographies (chez A. Th, Delecluze, Jules David), aboutit à la réalisation de deux portraits équestres, celui du roi d'Espagne et un second destiné à Napoléon. C'est probablement lors de cet entrevue qu'est arrêté l'idée finale de représenter le Premier Consul au passage du Grand Saint-Bernard, selon les mots attribués à Napoléon. David essuie un refus du Premier Consul, concernant la possibilité de venir poser en atelier, mais en contrepartie, il obtient le prêt des accessoires et uniforme qui furent portés à Marengo, ainsi que de pouvoir copier le cheval qu'il a monté lors de la seconde campagne d'Italie. Peu après l'entretien, David envoie sa réponse à l'ambassadeur le 22 aout 1800, où il s'engage à faire le portrait équestre de Napoléon pour le roi d'Espagne, et en fixe le prix à , mais décline la commande d'une seconde version pour le secrétaire d'État. En décembre 1800 des changements politiques en Espagne, font remplacer le secrétaire d'État alors en disgrâce par Pedro Cevallos et Muzquiz par José Nicolás de Azara nouvel ambassadeur d'Espagne. Celui-ci reçoit la visite de David en septembre 1801, qui lui informe que le portrait équestre que le roi d'Espagne avait commandé était terminé, tout en prétendant qu'il s'agit d'une réplique dont l'original a été commandé pour Napoléon. Il invite l'ambassadeur à venir voir les deux tableaux exposés au Louvre. Ni Azara, ni Cevalos, n'étant au courant de cette commande, ils s'informent auprès de Muzquiz, qui confirme la commande d'un portrait pour le roi d'Espagne, mais non d'une réplique. Pour Jordan de Urries de la Colina, David, se trouvant avec deux commandes consécutives d'un même portrait équestre, a voulu accorder la priorité à Napoléon au détriment du roi d'Espagne. Finalement c'est au Premier Consul que revient la décision de faire expédier la première version à Madrid comme cela avait été convenu, conservant pour lui la seconde version. Version de Malmaison. David entreprend en septembre 1800 la réalisation de la version destinée au roi d'Espagne. La date de commencement est déduite par le témoignage d'un visiteur danois Tønnes Christian Bruun de Neergaard, qui fait publier en 1801 "Sur la situation des beaux arts en France: ou lettres d'un Danois a son ami", où il raconte sa visite dans l'atelier de David le 10 janvier de cette année (daté du 20 nivose an IX). La version de Malmaison est identifiée par la mention du manteau jaune qui la caractérise des autres, , et il apprend de l'artiste que le tableau a été achevé en quatre mois, ce qui permet d'en déduire le début de la réalisation. Le 22 septembre 1801, le portrait est accroché avec la deuxième version, au Louvre dans le cadre de l'exposition payante "Des Sabines" pour une durée de deux mois. Le tableau reste à Madrid après la destitution du roi Charles IV par Napoléon, où il est remarqué au palais royal par Abel Hugo, page de Joseph Bonaparte, nouveau roi d'Espagne : En 1812, le tableau est emporté par Joseph Bonaparte lors de sa fuite d’Espagne, entreposé à Paris, et peut être dans le château de Prangins en Suisse où il réside durant les 100 jours. Quand Joseph Bonaparte est expulsé de France, il s'exile aux États-Unis à Philadelphie, d'où son tableau est expédié et est accroché dans sa résidence de Point Breeze. Le portrait est donné à sa fille Zénaïde Bonaparte, princesse de Canino, qui l'accroche dans la villa Bonaparte (autrefois nommée villa Paolina), résidence des princes de Canino à Rome. Eugénie Bonaparte, princesse de la Moskowa et arrière-petite fille de Joseph Bonaparte, est la dernière détentrice du tableau, qu'elle confie en exposition au musée national du château de Malmaison en 1943. Elle le lègue au musée en 1949 (inventaire MM 7149). Version de Berlin. La deuxième version pour le château de Saint-Cloud (1801) est exposée pendant deux mois avec la première au Louvre en septembre 1801. Elle est accrochée au palais vers la fin de 1802 ou au début de 1803, dans le salon de Mars. Sous l'Empire le portrait est déplacé dans la nouvelle salle du trône anciennement salle du conseil d'état, en dessus de cheminée. En 1806 le tableau est envoyé à la manufacture des Gobelins, pour y être copié en tapisserie, et ensuite à Sèvres pour être copié sur un vase. Il est envoyé au Grand Trianon du château de Versailles le 14 novembre 1811, et retrouve son emplacement originel à Saint-Cloud à la fin de l'Empire. Il est enlevée comme prise de guerre en 1815 par les soldats prussiens qui investissent le château sur ordre du feld-maréchal Blücher. Après avoir présenté l'œuvre à l'Académie royale prussienne des arts, il l'offre au roi de Prusse Frédéric-Guillaume III qui le fait installer à la Gemäldegalerie du château royal de Berlin en avril 1816. Le portrait passe ensuite dans les collections du château de Charlottenbourg (inventaire GKI 913). Version de Versailles. La troisième version a pour destination la bibliothèque de l'Hôtel des Invalides. Le 19 décembre 1802, le tableau est accueilli en grand cérémonial au son du canon par les pensionnaires, en présence du peintre et de son assistant Georges Rouget. Lors de la cérémonie, le peintre lui dit : « Il y a là quelques coups de canon pour toi, mon ami». Jusqu'à l'exposition David de 1989, les auteurs ont cru, en se basant sur la biographie de Miette de Villars, que la réplique des Invalides, décrite comme figurant Napoléon sur un cheval noir, avait disparu après avoir été emportée par Wellington à la chute de l'Empire, et devait supposément se trouver dans la résidence du duc à Apsley House. La version présente étant considérée alors comme une copie de Jérôme-Martin Langlois. En fait la version de Versailles est bien celle qui fut à l'origine installée aux Invalides à partir de décembre 1802. C'est probablement la réplique vue par le peintre britannique Joseph Farington à l'atelier de David au Louvre le 3 octobre 1802, alors qu'elle est en cours de réalisation, et que la deuxième version est déjà installée à Saint-Cloud. Il apprend que le portrait est destiné à la république française. Sous la Restauration, les œuvres à sujets napoléoniens sont retirées des musées et palais. Le 23 février 1816, ordre est donné par le comte de Pradel, directeur général de la Maison du Roi, que le tableau encore accroché aux Invalides, soit remisé dans les réserves du Louvre. Un temps installée en 1830 au château de Saint-Cloud, il est ensuite accrochée en 1837 par Louis-Philippe au musée historique du château de Versailles dans la salle Marengo (inventaire MV 1567). Version de Vienne. La quatrième version fut commandée pour le palais de la République cisalpine de Milan. À l'origine, David reçoit le 13 avril 1801 la commande émanant de Gian Battista Sommariva président du comité du gouvernement, d'une allégorie de "Bonaparte donnant la paix à l'Europe, et rendant l'existence à la Cisalpine", mais le gouvernement italien abandonne le projet à cause des exigences financières du peintre qui en demande 60 000 francs, jugées beaucoup trop élevées. Il accepte à la place une répétition du portrait équestre sur proposition de Napoléon et son directeur des musées Dominique Vivant Denon. Vivant Denon qui fut chargé, le 29 mars 1803, d’expédier le tableau à la République italienne et son vice-président Francesco Melzi d'Eril : Livré et installé au palais de la République à Milan au printemps 1803. Il fut saisi en 1816 par les Autrichiens, mais était toujours entreposé à Milan en 1825. Il est installé au Belvédère de Vienne en 1834. Longtemps accroché au Kunsthistorisches Museum de Vienne, il regagne le palais dans les années 1990 (inventaire ÖG 2089). Seconde version de Versailles. La cinquième version (Musée national du château de Versailles) est réalisée par David et reste dans ses ateliers successifs à Paris et lors de son exil à Bruxelles. Au décès du peintre, le tableau est accroché face à son lit de mort. Mis en vente sans succès par sa famille en 1826, il est racheté par la baronne Pauline Jeanin, fille de David, en 1835. Exposé en 1846 au Bazar Bonne-Nouvelle, où il est remarqué par Baudelaire, il est offert en 1850 par la baronne Jeanin au président Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III. Ce dernier prévoit de le faire installer dans l'escalier d'honneur du château de Saint-Cloud en remplacement du portrait équestre de Louis-Philippe en 1856 mais l'œuvre est finalement installée aux Tuileries. Faisant partie de la liste civile, le tableau passe, après la chute de Napoléon III, aux mains du prince Napoléon Jérome qui l'accroche dans sa résidence de Prangins près du lac Léman. En 1979, le tableau est cédé par le prince Louis Napoléon au château de Versailles (inventaire MV 8550). En 2017, l'œuvre intègre la collection du Louvre Abou Dabi, inauguré le . Contexte historique. Le passage des Alpes. C’est avec la traversée des Alpes par l'armée de réserve le que Napoléon intervient dans la deuxième campagne d’Italie, déclenchée par la reprise de Milan par les Autrichiens. Il fallait surprendre les Autrichiens du général Melas et fondre sur eux en profitant de l’effet de surprise. Avec son armée de réserve, il passe le col du Grand-Saint-Bernard, le corps du général Moncey franchit le col du Saint-Gothard et le corps du général Turreau se dirige vers le col de Montgenèvre. Le 18 mai, Bonaparte quitte Martigny et se met en route vers le Grand Saint-Bernard. Le 20 mai, habillé d’un uniforme bleu que recouvre une redingote grise et coiffé d’un bicorne couvert de toile cirée, il monte une mule, et escorté par le guide Dorsaz, traverse le col. Du 15 au 21 mai, les troupes gravissent les monts et acheminent des tonnes de matériel et l’artillerie logée dans des troncs d’arbres évidés pour en faciliter le transport. L’artillerie fut retardée au fort de Bard par la résistance des Autrichiens, mais le reste de l’armée fut au rendez-vous de la première bataille importante à Montebello. L’entente franco-espagnole. La reconquête de l’Italie par Napoléon favorise le rapprochement avec l’Espagne du roi Charles IV. Les intérêts sont mutuels, le roi désire agrandir le duché de Parme et accepte en contrepartie de céder la Louisiane, mais Napoléon veut aussi la collaboration de l’Espagne dans sa . Pour ce faire l’ambassadeur de France Charles-Jean-Marie Alquier, ancien conventionnel, régicide et ami de David, initie avec Talleyrand, ministre des affaires extérieures, le retour à une tradition héritée de l’Ancien Régime : l’usage des cadeaux diplomatiques. Le Premier Consul offre au roi des pistolets fabriqués à la manufacture de Versailles, des robes de grands couturiers parisiens et des joyaux pour la reine, et aussi une magnifique armure pour l’influent Prince de la paix Manuel Godoy. Pour sa part Charles IV offre à Napoléon seize chevaux de race espagnole provenant de ses écuries royales, son portrait et celui de la reine par Goya, et passe la commande à David du portrait du Premier Consul. Cette politique de coopération avec le futur empereur des Français ne tourna pas au profit de Charles IV : son beau-frère Ferdinand, duc de Parme, fut dépossédé par Napoléon en 1802 et lui-même, avec son fils Ferdinand VII, fut emmené en captivité en France en 1808, laissant le trône d'Espagne au frère de Napoléon, Joseph Bonaparte. Analyse artistique. Modèles et sources d'inspiration. Pour la posture du cheval et du cavalier, David puise son inspiration dans plusieurs modèles qui trouvent leurs origines dans l'art antique, inspiration constante chez David, l'art de la Renaissance, l'art classique ainsi que chez des artistes qui lui sont contemporains. L'art antique donne plusieurs exemples de groupes de cavaliers sur des chevaux cabrés susceptibles de servir de modèles à l'élaboration du tableau. Mais certains d'entre eux ne furent connus qu'après la réalisation du portrait, voire après la mort du peintre, tels ceux qui ornent la frise du Parthénon révélés en 1830. Cependant ce type canonique avait été repris dans des sarcophages antiques conservés à Rome, copiés dans des ouvrages du , comme "L' Antiquité expliquée" de Montfaucon que David connaissait et avait consulté. Un exemple caractéristique est représenté par le "Cavalier terrassant un barbare" de la , dont plusieurs similarités sont partagées avec le portrait de Napoléon, notamment le drapé de la cape qui s'envole, et le geste que fait le cavalier. Parmi les autres modèles ayant pu inspirer David, l'historien d'art François Benoît indique qu'il avait chargé son assistant Jérôme-Martin Langlois de copier la posture du cheval d'après le groupe équestre des Dioscures de la place du Quirinal, à Rome. Ce groupe présente des chevaux cabrés dont, en fait, seules les têtes sont d'origine, les corps ayant été sculpté au . De l'art de la Renaissance, David avait vu à Rome "Héliodore chassé du Temple" de Raphaël, souvent copié par les pensionnaires de l'Académie de France, et dont le motif directement tiré du type canonique du cavalier hellénistique observé dans le cavalier de Dexileos, trouve des équivalences avec le portrait de Bonaparte, notamment dans le mouvement de la cape. Dans l'art classique, ce sont les "Chevaux de Marly" de Guillaume Coustou, dont il s'inspire en premier. David a pu reprendre le motif profilé du cheval cabré d'après une des planches gravées tirée du recueil "Description des travaux exécutés pour le déplacement, transport et élévation des groupes de Coustou" publié en 1796. Parmi les autres sources d'inspiration possibles, l'empereur Titus sur un cheval cabré, représenté dans le tableau de Nicolas Poussin "la Destruction du temple de Jérusalem" et les cavaliers des "Batailles d'Alexandre" de Charles Le Brun, modèles académiques repris par les artistes des . Des modèles empruntés aux artistes contemporains de David, la Statue de Pierre le Grand par Falconet, avait été copié par le peintre d'après une gravure. Il reprend dans cette statue le maintien calme sur un cheval cabré en ascension sur un rocher. Robert Rosenblum a émis l'hypothèse que David se soit aussi inspiré du tableau de Nicolas-André Monsiau "Alexandre domptant Bucéphale", qu'il a pu voir au Salon de 1787, alors qu'il y participait. L'historien d'art allemand Gerrit Walczak, indique comme autre source d'inspiration possible, le portrait équestre de Louis XVI par Jean-François Carteaux, peint en 1791 (musée du château de Versailles). Le tableau de David partage plusieurs similarités avec celui de Carteaux : cheval et cavalier en ascension; inscription sur une pierre; manière de porter le bicorne; similarités accentuées dans l'esquisse préparatoires de David conservée au Louvre. Réalisation de l’œuvre. Études préparatoires. Peu d’esquisses et d’études préparatoires de cette œuvre sont connues. Antoine-Jean Gros, son élève, possédait une ébauche à l’huile d’un cheval cabré, probable étude pour la monture. Les carnets de David montrent quelques esquisses présentant une première pensée de l’attitude du cavalier. En 1780 David avait dessiné une étude de cheval cabré qui montre beaucoup de similarités avec le portrait équestre. Assistants de David. Pour la réalisation des différentes répliques David se fait aider par deux de ses élèves, Jérôme-Martin Langlois, qui travailla sur les deux premiers tableaux et a principalement travaillé sur les chevaux, et Georges Rouget, qui, par la suite, fit une copie de l’œuvre pour l’Hôtel des Invalides. Modèles et accessoires. Ne pouvant convaincre Napoléon de poser pour le tableau, Jacques-Louis David s’inspire d’un buste pour la ressemblance, et fait poser son fils pour la posture du personnage. Mais il peut disposer de l’uniforme et du bicorne que Bonaparte portait à Marengo dont il revêt un mannequin en bois. Étienne-Jean Delécluze évoque ce moment dans sa biographie de David : Deux des chevaux de Napoléon servirent de modèles pour la monture fougueuse : la jument « la Belle » représentée dans la réplique de Charlottenburg, et « le Marengo », dont la robe grise figure dans les tableaux de Versailles et Vienne. Pour le paysage, il s'inspire de gravures tirées de l’ouvrage "Voyage pittoresque de la Suisse". Achèvements et présentation. Le premier des cinq portraits est peint en quatre mois, de septembre 1800 à janvier 1801. David commence immédiatement sa réplique en février et la termine le 25 mai, date à laquelle il reçoit la visite de Bonaparte, venu dans son atelier du Louvre pour contempler son effigie. A. Th. auteur de la première biographie complète du peintre, évoque la visite de Napoléon dans l’atelier de David : Composition et technique. Les diagonales des montagnes et des nuages se confrontent renforçant l’impression de mouvement et d’ascension. Mais pour Léon Rosenthal la composition en est forcée Les deux premiers tableaux se remarquent par une exécution plus libre laissant apparaître des traces de brosses et des tons plus chauds, ce qui indique une plus grande implication de David. Dans les exemplaires suivants, sa participation se limita à quelques morceaux comme la tête et les drapées, la presque totalité de l'exécution étant dévolue à ses assistants. Dans une lettre à Talleyrand, David donnait des indications sur le travail de ses élèves concernant les copies et répétitions de ses tableaux: , selon Georges Wildenstein la troisième version (Versailles) fut entièrement peinte par Langlois. Esthétique. Le tableau se situe dans la période ou David, après avoir été influencé par l'antiquité romaine, amorce selon ses mots, un « retour vers le grec pur », marquée par un néo-classicisme inspiré de l'art grec, dont "Les Sabines" et "Léonidas aux Thermopyles" sont représentatifs. L'artiste applique aussi cette esthétique au portrait de Bonaparte, comme il le fit auparavant pour le "portrait de madame Récamier". Le cheval de la première version reprend presque à l’identique l'attitude et la même robe pie que celui des "Sabines". Dans sa première version, la figure juvénile de Bonaparte se situe dans l’esthétique du « beau idéal » symbolisé par l’Apollon du Belvédère et dont l’exemple extrême est "La Mort d'Hyacinthe" de Jean Broc, un élève de David. Cet éphèbe qu’il peint une première fois dans "La Mort du jeune Bara" est aussi présent sous la forme du jeune écuyer au bonnet phrygien des "Sabines". Ayant fait poser son jeune fils pour la posture de Bonaparte, il retient cette apparence juvénile qui évoque la figure du jeune Alexandre dressant Bucéphale. Choix de représentation. Le genre du portrait équestre. Cette variante du portrait, qui trouve son origine dans la statuaire antique, est principalement dévolue à la glorification du pouvoir, depuis la statue de Marc Aurèle jusqu’aux portraits de Louis XIV par Le Brun et Houasse. Par ce tableau, David est donc en lien direct avec ces portraits équestres de l’âge baroque. Le chevalier José Nicolás de Azara, successeur de Muzquiz à l'ambassade d’Espagne, en voyant l’œuvre, la compare au portrait d’Olivares par Vélasquez. Ce fut le second portrait équestre de David. Le peintre avait réalisé, en 1780, celui du comte Stanisłas Potocki. Symbolismes. Une figure héroïque. Au début du Consulat, les peintres glorifient la figure du nouveau maître de la France par des peintures allégoriques, tels celle de Callet qui, dans son "Allégorie de la bataille de Marengo" (musée de Versailles), montre Napoléon en costume romain accompagné des symboles ailés de la victoire, ou de Pierre-Paul Prud’hon dans son "Triomphe de Bonaparte" avec le Premier Consul sur un char accompagnés aussi de figures ailées. David, prend le parti de rendre son modèle héroïque à la mesure de l’exploit que pouvait constituer le franchissement des Alpes selon les contemporains, dans une figuration qui se rapproche de l’allégorie, mais sans les symboles. Ici point de Victoire ailée, de char céleste ni de couronne de laurier. Le cheval cabré et fougueux maitrisé par son cavalier, peut être vu comme une représentation de la France ou de la Révolution, le cavalier étant à la fois perçu comme un héros et un dirigeant politique. Le geste dans le tableau. Le geste est omniprésent dans la peinture de David, depuis "Saint Roch intercédant auprès de la Vierge pour les malades de la peste" jusqu’à "Mars désarmé par Vénus et les Grâces". Les mains tendues du "Serment des Horaces", du "Serment du Jeu de paume" ou de "La Distribution des aigles", sont autant d’exemples récurrents de l’utilisation du geste comme élément rhétorique. Dans le "Bonaparte", l’indigitation est d'abord interprétée comme un geste de commandement, dans ses esquisses le peintre avait d'abord envisagé de doter Napoléon d'un bâton de commandement à la manière des portraits royaux. Alexandre Lenoir dans ses "souvenirs historiques" sur David, mentionne que François Gérard, son ancien élève, posa pour la main, mais par fatigue ne put tenir la pose. David lui proposa de peindre la main à sa place tandis qu'il le remplaçait pour la pose. Les inscriptions. Dans huit tableaux, David se sert d’inscriptions pour en renforcer la signification. "Bélisaire demandant l'aumône", "La Douleur d'Andromaque", "La Mort de Marat" montre le révolutionnaire agonisant tenant un feuillet signé de la main de Charlotte Corday, "Les Derniers Moments de Michel Lepeletier" (perdu), "Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard", "Sapho, Phaon et l'Amour", "Napoléon dans son cabinet de travail", et "Léonidas aux Thermopyles". Dans le portrait équestre sur les rocs sont gravés les noms de Hannibal et de Charlemagne liés à Bonaparte par un même exploit : la traversée des Alpes, présentant le Premier Consul comme l’héritier de ses prédécesseurs. Après le nom de Charlemagne, David a ajouté Imp. qui signifie Imperator, c’est-à-dire Empereur, interprété comme une flatterie ou une prémonition. Napoléon contrôle son image. Quand en 1800, David propose au Premier Consul un rendez-vous pour de nouvelles séances de pose, afin de fixer ses traits pour le portrait équestre, le refus est net : Retentissement. L’accueil du premier portrait officiel de Napoléon. Dès l’origine, ce portrait trahit sa fonction de propagande. Bonaparte lui-même supervise le travail de David et, d’après les premiers biographes, a demandé à être peint « Calme sur un cheval fougueux ». Le 21 septembre 1801, l’original et sa première réplique sont exposés une première fois au Louvre à côté de l’œuvre "Les Sabines", et suscitent la polémique dans la presse à cause du caractère payant de l’exposition. Il était de tradition, à l'époque, d'exposer ses œuvres au Salon qui se tenait au Louvre et dont l'entrée était gratuite. Les deux tableaux ayant déjà été rétribués par les commanditaires, le critique Chaussard fut le plus virulent à dénoncer cette pratique : . David dut se défendre dans la presse de toutes intentions mercantiles. Le paiement des portraits. En fait le peintre n'avait fixé le prix que du premier exemplaire, payé tournois par le trésor du roi d'Espagne. Il eut plus de peine à se faire régler les trois autres versions commandées par le Premier Consul. Demandant francs pour chaque tableau, le trésorier général du gouvernement Martin-Roch-Xavier Estève renvoya la facture à Vivant Denon qui exigea du peintre de revoir ses prix à la baisse, et fixa à francs le montant des peintures. Fortune critique. Charles-Paul Landon, dans ses "Annales du musée et de l'école moderne des Beaux-arts", fait l'éloge du tableau de David : Charles Baudelaire fait une critique du tableau dans ses "Curiosités esthétiques". En voyant le cinquième exemplaire exposé au Bazar Bonne-Nouvelle, il le compare au tableau d'Antoine Jean Gros "Napoléon à la bataille d'Eylau" : Léon Rosenthal, dans son ouvrage sur David, donne un jugement négatif : Influences et détournements. Le tableau influence plusieurs artistes, ainsi Géricault s'inspire d'abord de la pose du portrait dans ses premières études de l’"Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant". Eugène Delacroix s'inspire de la pose du "Bonaparte" pour le cavalier turc situé à la droite de son tableau "Scènes des massacres de Scio" qu'il combine avec le cavalier de Géricault. Paul Delaroche avec son "Bonaparte franchissant les Alpes" propose une nouvelle version de l'événement sous une forme réaliste en réaction à la vision héroïque de David. Le peintre préraphaélite John Everett Millais, dans son tableau "The Black Brunswicker", montre sur le mur une reproduction en gravure du tableau de David interprétée par les critiques comme une admiration romantique de la figure de Napoléon. Le peintre contemporain Eduardo Arroyo fit un détournement de l'œuvre intitulé "Grand pas du Saint-Bernard" (1965) présentant un Bonaparte sans tête enfourchant un chien Saint-bernard vu comme une dénonciation du franquisme. Robert Rauschenberg s'inspire du tableau de David pour réaliser "Able Was I Ere I Saw Elba II" en 1985. Andy Warhol dans une sérigraphie réalisée pour Vogue et intitulée "Diana Vreeland Rampant" colle le visage de Diana Vreeland sur le corps de Bonaparte. Le peintre américain Kehinde Wiley (né en 1977) revisite l'histoire de l'art en plaçant des représentations de jeunes noirs américains dans des compositions classiques. Le tableau de David a fait l'objet ainsi d'une interprétation personnelle : Bonaparte est remplacé par un jeune homme de type africain, vêtu d'une tenue de camouflage et coiffé d'un turban. Le fond de la composition est un motif décoratif, imitant la soierie. En bas à gauche, près des inscriptions qui figurent sur le tableau de David, on lit en plus : "William". Cette œuvre intitulée "Napoleon Leading the Army over the Alps" fait partie des collections du Brooklyn Museum. Postérité. "Le Premier Consul franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard" accède à la postérité avec un nombre incalculable de reproductions, depuis les gravures jusqu’aux posters, en passant par les timbres poste, faisant de ce tableau l'un des plus reproduits des portraits de Napoléon. Alexandre Brongniart, directeur de la Manufacture nationale de Sèvres, le fait copier, en 1810, sur le vase fuseau dit "De Madame Mère", conservé au Louvre. Théophile Thoré, qui vit en 1846 l'exemplaire en possession de la fille de David exposé au Bazar Bonne-Nouvelle, constatait : « Cette figure équestre a été mille fois reproduite par le bronze et le plâtre, sur le socle des pendules et sur les bahuts des chaumières, par le burin et par le crayon, sur les papiers peints et sur les étoffes, partout. » Expositions. Copies et gravures. Les copies du tableau sont : Plusieurs gravures ont été réalisées à partir du tableau : |
Georges-Eugène Haussmann |
Vergne Cette page contient les pages d'homonymie de Vergne et Vergné. Le vergne est une variété d'arbre plus connue sous le nom d'aulne. |
Vitellaria paradoxa |
Vascons Les Vascons ("Baskoiak" en basque, Vascons en gascon, "Vascones, Wascones, gens vasconum" en latin) sont un peuple de la péninsule Ibérique dont le territoire s'étend au entre le cours supérieur du fleuve Èbre et sur le versant péninsulaire des Pyrénées occidentales, une région qui correspond à l'époque contemporaine à la quasi-totalité de la Navarre actuelle, les aires du Nord-Ouest de l'Aragon, du Nord-Est et du Centre de La Rioja et du Nord-Est du Guipuscoa. C'est par le nom de "Vasconii" que les Romains de l'Antiquité désignaient un peuple connu par la suite sous les noms de Gascons et de Basques. En effet, dans ces régions la lettre "v" se prononce "b", tandis qu'au nord des Pyrénées la lettre "w" se prononçait "g dur". Vasconie et Gascogne et sont les formes successives du même nom. Les Vascons, qui atteignent un degré élevé d'intégration dans le monde romain, particulièrement dans les plaines, le long des rives du fleuve Èbre et dans les aires autour des cités romaines de "Pompælo" et "Oiasso", peuplent la région la plus au nord et la plus montagneuse, connue comme le "Vasconum Saltus", pendant la crise économique et sociale qui accompagna la décomposition de l' et la pression causée par les invasions barbares des peuples germaniques et asiatiques (Huns, Alains, Taïfales) au début du . Ils entrent par la suite en conflit à diverses occasions avec les royaumes des Wisigoths et des Francs qui sont installés sur les deux versants des Pyrénées. Après l'invasion musulmane de la péninsule Ibérique au début du , qui a abouti à la dissolution du Royaume wisigoth et au retrait partiel des gouverneurs francs au nord de l'Aquitaine, les descendants des Vascons, qui avaient adopté le christianisme durant le Bas-Empire romain, se réorganisèrent vers le autour des entités féodales du duché de Vasconie en Gascogne et de celle du royaume de Pampelune. Cette dernière entité donnera naissance durant le Moyen Âge au royaume de Navarre. Le territoire. Époque romaine. La description du territoire que les Vascons occupaient durant l'époque antique entre le et le , nous est arrivée à travers les textes d'auteurs classiques, tels Tite-Live, Strabon, Pline l'Ancien et Ptolémée. Ces textes ont été pris comme des sources de référence, bien que certains propos manquent de cohérence, et parfois induisent une contradiction des informations ou une mauvaise interprétation, en particulier avec les sources issues de Strabon. La notice historiographique la plus ancienne correspond à Tite-Live (59-17) qui, dans un bref passage du fragment du de son œuvre sur la campagne de 76 lors de la guerre sertorienne, raconte comment Sertorius remonte l'Èbre et passe par la "civitas" de Calagurris Nasica, traverse le territoire des Vascons (ou "Vasconum agrum") jusqu'aux limites de ses voisins immédiats, les Berones. Avec une étude comparée des autres parties du même fragment, il est possible de déduire que ces voisins se trouvaient à l'ouest, car au sud les Vascons étaient les voisins de la cité celtibère de "Contrebia Leucade". Pline l'Ancien, pour sa part dans son "Histoire naturelle", reproduit un texte antérieur à l'année 50 av. J.-C. dans laquelle les Vascons sont situés dans l'extrémité occidentale des Pyrénées, voisins des Vardules, et dont le territoire s'étend vers les montagnes d'Oiartzun et vers la mer Cantabrique dans une zone dénommée . Le géographe grec Strabon, à l'époque d'Auguste (63 av. J.-C.-14 ap. J.-C.), se réfère aux Vascons (en grec ancien, "Οὐασκώνων", avec l'alphabet latin "Uaskṓnōn") en situant leur principale "polis" comme la ville de Pampelune, avec aussi la ville de Callagurris. Ces données se trouvent dans l’œuvre de Claude Ptolémée (qui vit durant le ), "Traité de géographie", dont le , , 66, détaille le nom de à l'intérieur du territoire des Vascons, en plus de la ville côtière d'Oiasso : Eturissa, Pompælo, Bituris, Andelos, Nemeturissa, Curnonium, Iacca, Graccurris, Calagurris, Cascantum, Ercavica, Tarraga, Muscaria, Segia et Allauona. L'adjectif. Par généralisation, on applique l'adjectif « vascon » à l'aire présumée bascophone dans l'Antiquité et aux traits culturels partagés par ces régions. La région présumée bascophone, du fait de son onomastique basque, correspond aux deux versants pyrénéens entre Èbre et Garonne jusqu'au haut Pallars. |
Sommet des Amériques Le Sommet des Amériques est une rencontre formelle des chefs d'État des 35 pays d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Caraïbes. Le sommet est organisé par plusieurs structures intergouvernementales dont principalement l'Organisation des États américains. Le Secrétaire exécutif fut le Bolivien Jaime Aparicio Les sommets. Le premier Sommet des Amériques a eu lieu à Miami aux États-Unis le . Le sommet a été réuni à l’initiative de Bill Clinton afin de favoriser le développement du libre-échange dans le continent américain. Le second Sommet des Amériques a eu lieu à Santiago au Chili les 18 et . Le troisième Sommet des Amériques a eu lieu à Québec au Canada du 20 au . Le quatrième Sommet des Amériques a eu lieu à Mar del Plata en Argentine les 4 et . Le cinquième Sommet des Amériques a eu lieu à Port-d'Espagne à Trinité-et-Tobago du 17 au . Il a été marqué par la présence du président des États-Unis Barack Obama. Le sixième Sommet des Amériques a eu lieu à Carthagène des Indes, en Colombie, en 2012. Plusieurs pays ont menacé de ne pas participer à la rencontre si Cuba en restait exclu. Devant le refus des États-Unis et du Canada, l’Équateur, le Nicaragua et le Venezuela n'y ont pas participé, tandis que l'Argentine et la Bolivie ont quitté prématurément les débats. Le septième Sommet des Amériques a eu lieu à Panama, au Panama, en avril 2015. Cuba y participe pour la première fois, ce qui permet la entre les présidents de Cuba et des États-Unis depuis 1956 (à l'exception de l'enterrement de Nelson Mandela, où ils s'étaient déjà croisés, avec un caractère moins officiel). Le a eu lieu les 13 et , à Lima au Pérou. Son thème était « La gouvernance démocratique face à la corruption ». Pour la première fois, le président des États-Unis est absent, il est représenté par le vice-président Mike Pence. Le neuvième Sommet des Amériques a lieu du 6 au à Los Angeles aux États-Unis. |
Stagiaire |
Giancarlo Cimoli Giancarlo Cimoli (né en 1939 à Fivizzano, dans la province de Massa et Carrare) est l'ancien administrateur délégué (président) d'Alitalia, et membre démissionnaire du conseil d'administration d'Air France et du groupe Air France-KLM. Biographie. Auparavant, Giancarlo Cimoli a présidé les Ferrovie dello Stato (les transports ferroviaires italiens) et d'autres importantes sociétés italiennes. Il a obtenu un doctorat en ingénierie chimique dans le cours du prix Nobel Giulio Natta à l'école polytechnique de Milan. Il a commencé sa carrière dans la SIR (production d'usines chimiques) en 1966, activité qu'il a continuée entre 1968 et 1974 à la SNIA Viscosa. Son départ d'Alitalia, à la fin de , sans qu'il puisse conduire la privatisation annoncée de la compagnie, constitue, aux yeux de la presse, un échec patent, révélateur de la crise profonde que traverse la compagnie. Malgré les déficits structurels de la compagnie, il touchait 2,8 millions d'euros de rétribution annuelle, bien plus que le patron de KLM. « La carrière professionnelle de l'ingénieur Gianfranco Cìmoli a été longue et riche en succès. Il a dirigé pendant presque huit années les chemins de fer nationaux et a été appelé personnellement par le Président du Conseil des Ministres à sauver Alitalia, dont la situation financière et structurelle état en péril. Après une année et demie (jusqu'à la fin de 2005) le bilan du Groupe, certifié par Deloitte & Touch, élevait l'augmentation du patrimoine net du Groupe de 639 M€. jusqu'à 1456 M€, sans tenir compte d' autres voix d'augmentation de très facile documentabilité. L'année 2006 fut moins favorable à cause du changement de gouvernement et de stratégie, qui paralysèrent l'action entreprise. Ce nonobstant, le bilan de 2006 certifiait un patrimoine net de 886 M€. (voir page 90 du bilan 2006). Il y a un témoin irréfutable de ces événement : M. Jean Cyril Spinetta, chef de Air France et membre du Conseil d' Administration d'Alitalia, tandis que M. Cìmoli siégeait dans le C. d'A. de Air France, dans l'attente d'une alliance entre les deux Compagnies qui, hélas!, fut sabotée. » |
Lire En français, le mot lire est un verbe qui décrit l'action de lecture. Il peut également désigner : |
Argania spinosa |
Régisseur (théatre) |
Google News |
Joaquín Balaguer Ricardo Joaquín Balaguer Ricardo (né le à Villa Navarrete, province de Santiago (RD), mort le ), est un homme d'État et président de la République dominicaine à plusieurs reprises. Biographie. Issu d'une famille d'origine catalane et portoricaine, il étudia à Santiago de los Caballeros où il fut bachelier en sciences sociales, philosophie et lettres. Puis il travailla pour le journal "La Información" de la même ville de 1924 à 1928, fut diplômé en droit de la "Universidad Autónoma de Santo Domingo" (UASD) en 1929 et obtint un doctorat en droit à l'université de la Sorbonne (Paris, France) en 1934, où il étudia aussi l'économie politique. Membre du Parti dominicain (PD) et proche et docile collaborateur des frères dictateurs Trujillo, il occupa successivement entre 1935 et 1960 les postes de sous-secrétaire de l'Éducation publique et des Beaux-arts, sous-secrétaire d'État de la Présidence, sous-secrétaire d'État au ministère des Relations extérieures, ambassadeur plénipotentiaire successivement en Colombie, en Équateur, au Venezuela, au Honduras et au Mexique, secrétaire d'État à l'Éducation publique et aux Beaux-arts, secrétaire d'État aux Relations extérieures, secrétaire d'État à la Présidence et vice-président de la République dominicaine. En 1960, à la suite de divers incidents dont l'apparition d'oppositions armées, l'organisation des exilés politiques, le blocus économique de l'Organisation des États américains et la crise de confiance de la population envers les frères Trujillo, ceux-ci décidèrent de lui laisser le pouvoir (lui qui leur est toujours resté fidèle) le et ce pour calmer les esprits, mais tout en restant dans l'ombre (peu de temps puisque Rafael Trujillo fut assassiné dans son véhicule au cours d'une embuscade le ). Le , Balaguer tente un coup d'état pour renverser le conseil créé en vue d'organiser des élections ouvertes. devient président le 18. Un mouvement populaire permet le 19 janvier, un contre-coup d’État qui réinstalle le Conseil d’État. Rafael Filiberto Bonnelly garde son poste et Balaguer doit s’exiler, obligé de demander l'asile politique aux États-Unis et de s'exiler à New York le 7 mars de la même année. En septembre 1963, un coup d'État militaire expulse Juan Bosch (gouvernement de gauche) du pouvoir, élu en décembre 1962. Le président des Etats-Unis, John F. Kennedy, rompt les relations diplomatiques de son pays avec la nouvelle junte. Elles sont rétablies peu après sa mort par le Président Lyndon Johnson. En avril 1965, des officiers se rebellent contre la junte et remettent Bosch à la tête du pays, alors que le même président des États-Unis Lyndon Johnson envoie 20 000 soldats pendant l'occupation de la République dominicaine par les États-Unis. Balaguer redevient président de la République dominicaine en 1966. Estimant que c'est principalement aux électrices qu'il doit cette nomination, il choisit que des femmes pour gouverner les 26 provinces du pays. Il gouverne la République dominicaine jusqu'en 1978, battu aux élections par Silvestre Antonio Guzmán Fernández, leader du PRD. Carter, élu président des États-Unis l'année suivante, et qui rompt avec la "realpolitik" de Nixon pour mettre au contraire les droits de l'homme en avant, le pousse en effet à accepter les résultats et à se démettre . C'est vraisemblablement sous l'effet d'une pression similaire que quelques mois avant de se démettre, il signe, le , la Convention américaine des droits de l'homme (CIDH) et fait ratifier celle-ci le (les pouvoirs contraignants de la CIDH ne seront néanmoins acceptés que des décennies plus tard, en 1999, par son successeur Leonel Fernández, avant d'être dénoncés par le Tribunal constitutionnel en 2014 ). Il est réélu en 1986. Cette période fut bien différente de son précédent mandat et fut communément appelée les « douze années ». Il abandonna le pouvoir en 1996, après une controverse au sujet de sa réélection de 1994, mais continua à être une figure importante et incontournable de la politique dominicaine. Il se représenta aux élections de 2000 mais fut seulement troisième du premier tour avec 24,6 % des suffrages. Il mourut d'une crise cardiaque en 2002, atteint aussi de cécité. Balaguer ne s'est jamais marié et n'a pas eu d'enfants. Seule une sœur lui a survécu qui décède elle-même en 2005 à 91 ans. |
Zara (vêtements) Zara est la principale marque de vêtements de mode pour enfant et pour adultes de la société espagnole Inditex, qui possède aussi les marques Zara Home, Massimo Dutti, Bershka, Pull and Bear, Stradivarius, Kiddy's class, Lefties, Uterqüe, ainsi que Oysho. L'entreprise Zara a son siège social à La Corogne en Espagne et a été fondée en 1975 par Amancio Ortega et son épouse Rosalía Mera. La société Inditex (abréviation de Industria de Diseño Textil) est cotée en bourse. Devenu le , Zara, est à partir du milieu des années 2010, pointée du doigt pour son mauvais impact social et environnemental et fait l'objet de plusieurs controverses, dont celle qui porte sur un partenariat supposé avec des usines ayant recours au travail forcé des Ouïghours en Chine. Histoire. Au commencement, un atelier de confection ouvert en 1963 à La Corogne (Galice) par Amancio Ortega qui avec sa femme Rosalia Mera, son frère Antonio et sa belle-sœur Franca, se spécialise dans la confection de pyjamas et de robes de chambre. Il ouvre sa première boutique Zara en 1975, toujours à La Corogne et le premier magasin hors d’Espagne à Porto (Portugal) en 1988, suivi de New York en 1989. C'est sous le nom de Zara que sont lancées, en 1999, la ligne de parfums Zara Fragrances et celle de cosmétiques Zara Textures. En une vingtaine d’années, Zara s’est implanté dans plus de . La marque arrive en France en 1990. Le , Amancio Ortega quitte ses fonctions de président (mais reste l'actionnaire majoritaire). , qui était vice-président, est alors nommé président par l'assemblée générale. Marketing. Le concept marketing de Zara est de mettre en vente à des prix typiques du milieu de gamme, des articles de cette même gamme dans un environnement ressemblant aux boutiques haut de gamme. La vente par Internet a été lancée en . Kate Middleton, l'épouse de William de Cambridge porte régulièrement la marque Zara. Collections. Zara est une marque qui s'est largement exportée. Les collections sont renouvelées quasiment tous les mois. Cette stratégie est la résultante de la volonté première de Amancio Ortega qui est de toujours s'adapter aux toutes dernières tendances. Ainsi, en renouvelant sans cesse ses modèles et en ne réapprovisionnant jamais ses collections, l'enseigne estime qu'elle peut toujours proposer au client les dernières tendances. Les collections, si elles sont nombreuses, sont cependant principalement uniformes sur l'ensemble du globe. Zara s'est notamment distinguée pour avoir su introduire l'élasthanne dans le vêtement moulant. Zara en France. Zara est enregistrée en tant que SARL depuis le . La marque possède un siège social en France et compte de vente sur le territoire. Depuis 2003, la marque s'est lancée dans la décoration intérieure avec "Zara Home". Controverses. Liens supposés avec des usines chinoises soumettant les Ouïghours au travail forcé. Selon un rapport publié en mars 2020 par l'Institut australien de stratégie politique, ASPI, Australian Strategic Policy Institute, think tank créé par l'État australien, les usines ayant recours au travail forcé des Ouïghours au Xinjiang, région au nord-ouest de la Chine, font partie de la chaîne de production de 83 marques internationales. Les Ouïghours sont une minorité musulmane persécutée en Chine. En 2020, Zara est accusée par plusieurs associations et par le député européen Raphaël Glucksmann de contribuer à l'exploitation et la torture des esclaves Ouïghours dans des camps d'internement au Xinjiang en Chine. En avril 2021, des ONG portent plainte en France contre ; à la suite de cette plainte, le Parquet national antiterroriste (PNAT) ouvre une enquête en juin 2021 . En novembre 2021, cette affaire judiciaire en cours est invoquée pour refuser à l'enseigne l'extension de l'un de ses magasins à Bordeaux. Mauvais impact social et environnemental. Outre la copie des modèles de grandes maisons, Zara a été accusée, en Espagne, de se « servir » dans les créations de certains blogueurs ou de certains dessinateurs et en France dans celle d'au moins deux blogueuses. Souvent surnommée le et présentée comme un modèle au début des années 2010, Zara doit faire face, comme d'autres géants du textile, à de nombreuses accusations depuis le milieu de la décennie : conditions de travail déplorables dans les ateliers des fournisseurs, pollution due à l'utilisation massive de la viscose, production exponentielle (65 000 nouvelles pièces par an, soit 200 par jour en 2021), profilage racial des clients. |
The Holy Man The Holy Man est un film thaïlandais réalisé par Note Chern-Yim, sorti le . Synopsis. Frère Theng, un jeune moine, se rend au temple d'un petit village où les habitants croient encore aux fantômes et aux esprits. Réfléchissant comment aider les villageois à avoir un meilleur mode de vie, il essaie avec l'aide de deux suivants, Song et Pian, de faire tout son possible pour changer les habitudes des villageois. Mais ce n'est pas facile de les convaincre, surtout lorsque Frère Theng va devoir faire face à certaines personnes qui ne veulent justement pas que ces habitudes changent... Notes et références. The Holy Man, film de série B, obtient un très grand succès à sa sortie au cinéma en 2005. Ce succès s'explique par la célébrité de son acteur principal, le comique Theng Therdtherng (Pongsak Pongsuwan), star des comédies et séries télévisées ; par sa programmation judicieuse, la première semaine de mars au tout début de deux mois de vacances scolaires concernant aussi bien les enfants de l'école primaire que les jeunes de collège, lycée et université ; et par sa thématique, une simple histoire comique de bonzes dans un petit village de la campagne profonde et intemporelle, thème populaire en Thaïlande (thème déjà présent dans Les bambous rouges (Pai Daeng / ไผ่แดง) (1979) et les Luang Taa (หลวงตา) des années 1980 et 1990 de Permpol Choey-Aroon par exemple et toujours d'actualité avec les multiples Luang Pee qui ont suivi (2 ; 3 ; Jazz 4G)). |
Impossibilité du clonage quantique Le théorème d'impossibilité du clonage quantique est un résultat de mécanique quantique qui interdit la copie à l'identique d'un état quantique inconnu et arbitraire. Il a été énoncé en 1982 par Wootters, Zurek, et Dieks. Ce théorème a d'importantes conséquences en informatique quantique. Par exemple, il fait en sorte qu'il est impossible d'adapter un code quantique directement du code de répétition de la théorie des codes classique. Ceci rend la tâche d'élaborer un code quantique difficile par rapport aux codes classiques. Dans ce cas dit classique, le « clonage » est trivialement réalisable. C'est d'ailleurs la façon dont l'information de cet article est transmise à son lecteur. Le théorème. Énoncé. Ce théorème a pour sens qu'il est impossible de faire des copies identiques (des clones) d'états quantiques inconnus. Si les états sont connus, alors les copier est équivalent à copier des bits classiques, donc faisable, par exemple avec la porte CNOT. Par conséquent, il est impossible de dupliquer des qubits afin de suivre l'algorithme du code de répétition, un des codes les plus simples de la théorie classique correspondante. Deux états quantiques peuvent être intriqués identiquement par une porte CNOT, mais ceci n'est pas du clonage parce que les deux systèmes fourniront le même résultat lorsque mesurés. Démonstration. Soit un système quantique formula_1 dans l'état formula_2. Soit un second système quantique formula_3 de même espace d'états, on le prend initialement dans l'état quelconque formula_4. Ces deux systèmes quantiques forment un système total dont l'état est donné par le produit tensoriel formula_5. On ne peut pas copier formula_2 en le mesurant directement, sous peine de réduire le système à l'un de ses états propres et perdre une partie de l'information contenue dans l’état initial que l'on veut copier. On ne peut donc qu'agir sur l'hamiltonien du système et donc sur son opérateur d'évolution formula_7. On doit ainsi avoir : formula_8 mais aussi pour tout autre état formula_9 quelconque de formula_1 : formula_11 On a donc pour tout formula_2 et formula_9 quelconques, l’opérateur formula_7 étant unitaire (i.e. formula_15) : formula_16 i.e. formula_17 soit formula_18 ce qui n'est possible que si ces deux états sont orthogonaux ou égaux. On entre en contradiction avec l’hypothèse de départ que ces états sont quelconques, on a montré par l'absurde l'impossibilité de cloner l'état formula_2. Impossibilité du code de répétition quantique, sans le théorème. Même si le théorème d'impossibilité du clonage quantique n'avait pas lieu, un code de répétition quantique serait impossible à décoder. Supposons qu'il soit possible d'avoir des copies d'un qubit. Le décodage d'un code de répétition se fait par vote majoritaire. Par conséquent, il est nécessaire de comparer les qubits transmis afin de décoder. Pour ce faire, on effectuerait la délicate opération de la mesure quantique : la première mesure détruirait l'information contenue dans les autres copies. Références. En rapport avec la cryptographie quantique: |
Kuroneko ou Les Vampires est un film japonais réalisé par Kaneto Shindō, sorti en 1968. Synopsis. Une femme et sa belle fille sont violées et tuées par un groupe de samouraïs. Ivres de vengeance, elles renaissent sous la forme d'esprits chats et jurent de tuer tous les samouraïs. Jusqu'au jour où leur victime désignée est le fils de la femme, et donc mari de la jeune femme, revenu de la guerre. Distinctions. Sélection. Le film est en sélection officielle lors du Festival de Cannes 1968. Le festival de Cannes est interrompu avant son terme cette année-là à cause des événements de mai 68 et aucun prix n'est décerné. |
Monastère de Mar Saba Le monastère de Mar Saba ou laure de Saint-Sabas () appelée aussi Grande Laure est un monastère orthodoxe hiérosolymitain situé à treize kilomètres de Jérusalem en Cisjordanie. C'est un des plus anciens monastères chrétiens. Histoire. Dans la continuité des laures établies par Chariton le Confesseur, le monastère a été fondé au par saint Sabas le Sanctifié (vers 443-532). La première église, dans une chapelle, à la manière cappadocienne, est dédiée à la "Théotokos" (Mère de Dieu) le ; la seconde date du . Le monastère accueillit au saint Jean Damascène, saint de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique. Le monastère donne son modèle de liturgie, appelé le Typikon de Jérusalem (élaboré à Saint-Sabba) au monachisme russe, qui l'adopte courant , en remplaçant le typikon de Constantinople. Le modèle de Saint-Sabba, plus élaboré et plus complexe, plus adapté donc aux moines, sera ensuite adopté pour le service des cathédrales et des églises, preuve de l'influence de la vie monastique sur la vie de l'Église orthodoxe russe. Liste des higoumènes au premier millénaire. Le manuscrit de la Liturgie de saint Jacques "sinaï" géorgien, ancien fonds, n°53, , donne une liste des higoumènes de Mar-Saba. Certains sont aussi indiqués dans le manuscrit de Jean Zosime "sinaï" géorgien, ancien fonds, n°34, , avec une date de commémoration (correspondant vraisemblablement à la date du décès) qui, dans certains cas, est attestée aussi par d'autres documents (comme la version géorgienne du lectionnaire de Jérusalem) : |
Continuité des erreurs quantiques Par opposition aux erreurs classiques, les erreurs quantiques sont continues pour un code quantique. Dans le modèle classique, chaque bit de données transmis est inversé avec une certaine probabilité (voir, par exemple, le modèle d'erreur commun du canal binaire symétrique). À l'opposé, les erreurs quantiques possibles forment un continuum d'erreurs. Déterminer précisément quelle erreur a eu lieu revient donc à désigner une possibilité parmi une infinité. Donc il faudrait une mesure avec une précision infinie et, par conséquent, des ressources infinies. Ceci rend la tâche d'élaborer un code quantique difficile par rapport aux codes classiques. |
Fragilité de l'information quantique face aux mesures En quantique, le fait de mesurer un état détruit cet état. C'est un phénomène qui est en opposition au modèle classique (celui qui nous est familier dans notre expérience quotidienne) dans lequel le fait de prendre une mesure n'affecte pas l'objet mesuré. En particulier, en théorie des codes classique, il est d'usage de mesurer l'information transmise afin de déterminer s'il y a eu des erreurs et dans ce cas, comment s'en occuper. Le fait que les mesures soient destructives pour les états quantiques rend la tâche d'élaborer un code quantique difficile par rapport aux codes classiques. |
Épiclèse Épiclèse peut désigner : |
Pierre Tucoo-Chala Pierre Tucoo-Chala est un universitaire et un historien français, né le à Bordeaux et mort le à Pau. Biographie. Il s'est spécialisé dans l'étude de l'Espagne et du sud-ouest de la France au Moyen Âge, ainsi que celle des Anglo-Saxons dans les Pyrénées aux et s. Il est aussi l'un des spécialistes de l'histoire du Béarn et de Gaston Fébus. Après une maîtrise d’histoire et de géographie à Bordeaux, Pierre Tucoo-Chala obtient l’agrégation d’histoire en 1948. Il soutient ses thèses d’État en 1961 à la Sorbonne sous la direction d’Yves Renouard. Pierre Tucoo-Chala a une longue carrière d’enseignant à l’université : il a notamment été professeur à la faculté des lettres de Bordeaux, puis contribua à la création de l’université de Pau et des pays de l’Adour, dont il est professeur émérite. Ses recherches l’ont porté vers les pays du Sud-Ouest et la péninsule ibérique au Moyen Âge, et vers les Anglo-Saxons dans les Pyrénées aux . En tant que président de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Pau et de l’Académie du Béarn, il a participé à de nombreux colloques, conférences, expositions. En 1986, il crée avec Jacques Perot l'association " 1989" qui organise et coordonne dans toute la France les célébrations du quatrième centenaire de l'avènement au trône de France d'. |
Modèle entité-association Le modèle entité-association (MEA) (le terme « modèle-entité-relation » est une traduction erronée largement répandue), ou diagramme entité-association ou en anglais « "entity-relationship diagram" », abrégé en ERD, est un modèle de données ou diagramme pour des descriptions de haut niveau de modèles conceptuels de données. Il a été conçu par Peter Chen dans les années 1970 afin de fournir une notation unifiée pour représenter les informations gérées par les systèmes de gestion de bases de données de l'époque. Il fournit une description graphique pour représenter des modèles de données sous la forme de diagrammes contenant des entités et des associations. De tels modèles sont utilisés dans les phases amont de conception des systèmes informatiques. Ils sont utilisés, par exemple, pour décrire les besoins en information et/ou le type d'information qui doit être enregistré dans les bases de données pendant la phase d'élaboration du cahier des charges. La technique de modélisation des données peut être utilisée pour décrire toute ontologie (i.e. une vue globale et des classifications des termes utilisés et de leurs relations) dans un domaine d'intérêt. Dans le cas de la conception par la méthode Merise d'un système d'information construit sur une base de données, le modèle conceptuel de données est, à un stade ultérieur, transformé en modèle logique de données, tel que le modèle relationnel ; puis ce modèle est transformé en modèle physique pendant la phase de conception physique. Quelquefois, ces deux dernières phases sont appelées "conception physique". Cette méthode est employée depuis les années 1970 pour concevoir les bases de données informatiques. Principe du modèle. Au niveau conceptuel, le modèle entité-association distingue les objets et leurs associations : Les objets sont représentés par des rectangles, les associations par des ellipses ou des losanges. Les entités ou associations, ont des propriétés ou attributs. Une commande peut contenir plusieurs (n) produits, et réciproquement un même produit peut appartenir à plusieurs (n) commandes. Lorsque le langage EA est utilisé pour élaborer des bases de données, on appelle "modèle conceptuel", le modèle EA qui exprime notre compréhension des informations présentes dans le système. Ce modèle conceptuel donne ensuite lieu à d'autres modèles dits "logique" et "physique" qui expriment respectivement la traduction du modèle conceptuel dans un paradigme particulier (relationnel, réseau, objet...) et "physique" qui est enfin sa traduction conformément aux contraintes et spécificités d'un système de gestion de bases de données spécifique. Selon la méthodologie employée, ces deux derniers modèles ne sont alors plus nécessairement exprimés selon le langage EA. Pour plus de détails techniques, voir aussi la page en anglais sur le . Utilisation du modèle. Le modèle entité/association a été très employé pour l'automatisation des processus de gestion dans les années 1970 et 1980. Il est utile pour rationaliser les traitements administratifs : la comptabilité, la paye, la facturation, l'administration des ventes, les achats, le service client... Progressivement tous les domaines de gestion ont été gérés en utilisant ces modèles. Intégration dans un méta-modèle d’urbanisme. À cette époque, les modèles tenaient très peu compte du contexte (voir communication et modèle de Claude Shannon, 1948). Les seules relations entre entreprises (à de rares exceptions près) s'effectuaient par l'intermédiaire des systèmes informatiques des sociétés financières. La multiplication des flux d'information de l'entreprise avec ses partenaires (extranet), ainsi qu'avec ses parties prenantes (internet, messages électroniques), modifie en profondeur la perception de l'environnement, et révèle des transformations sociétales profondes avec la nécessité d'adapter les stratégies. Si l'on continue d'utiliser les modèles (données et traitements) comme on l'a fait par le passé, d'une façon séquentielle, on risque de se trouver dépassé par rapport aux enjeux des projets complexes actuels, liés à l'innovation dans un monde rendu très ouvert et interactif par l'apparition des technologies web. Le passage à des modèles de gestion orientés autour de processus métiers moins linéaires est devenu nécessaire, afin de rendre compte des interactions multi-métiers, multi-règles, et multi-domaines des entreprises modernes. Dans ce contexte, le modèle entité-association conserve tout son intérêt pour définir les structures de données et les ontologies qui sont à la base des interactions des processus les uns avec les autres. Il s'agit d'intégrer les processus métier et les structures de données du système d'information dans un méta-modèle d’urbanisme (voir aussi diagrammes de classes UML), pour permettre l'interaction multi-métiers, multi-domaines, et multi-règles. Les processus physiques, les langages de modélisation des processus métier et les workflows doivent pouvoir utiliser les données dans des architectures orientées services (SOA). Annexes. Articles connexes. Sur les données : Sur les traitements : Sur l'urbanisation : |
Akira Ishida (acteur) est un "seiyū" né le à Nisshin, dans la préfecture d'Aichi. Il travaille pour Mausu Promotion (2005). Ishida est connu pour ses rôles d'hommes étrangement efféminés ou habituellement donnés à des "seiyū" de sexe féminin. |
Haruka naru toki no naka de ~Hachiyou Shou~ |
Union de Brest L’union de Brest (en biélorusse : Берасьце́йская ву́нія, "berasstseïskaya vouniya"), du nom la ville de Brest (ou Brześć) en Biélorussie, datée de 1596, scelle l'allégeance à l’Église catholique romaine d'une partie de l'Église orthodoxe des provinces ruthènes de la République polono-lituanienne (situées majoritairement dans la Biélorussie et l'Ukraine actuelles). L'union fut conclue le , puis confirmée par le synode réuni à Brest en , donnant ainsi naissance à ce qui deviendra l'Église grecque-catholique ukrainienne Contexte historique. En 1569, par l'union de Lublin, le royaume de Pologne et la grande-principauté de Lituanie fusionnent en un seul État. Le nouvel État n'est pas religieusement homogène. Après les catholiques, les chrétiens orthodoxes sont la deuxième religion du pays en nombre de fidèles. Ils sont en outre majoritaires dans toute la partie orientale de la grande-principauté de Lituanie et dans le sud-est de la Pologne (Ruthénie). En 1573, la confédération de Varsovie garantit la liberté de culte pour tous les nobles quelle que soit leur confession. Cependant, malgré cette tolérance officielle, l’Église orthodoxe fait l'objet de discriminations.En effet, les autorités de Pologne-Lituanie sont persuadées que le seul moyen d'établir une domination de long terme sur ces régions majoritairement orthodoxes est de les assimiler en les convertissant au catholicisme romain. Un autre phénomène, qui va également avoir son importance, se produit à cette époque : de nombreux membres de l'élite et de la noblesse ruthène orthodoxe se convertissent au catholicisme, ce qui conduit à une rupture entre la population ordinaire, qui reste orthodoxe, et ses élites, de plus en plus souvent catholiques. Démarches et signature de l'union. C'est dans ce contexte que quatre évêques orthodoxes de Ruthénie, désireux d'en finir avec les discriminations qu'ils subissent et pleinement soutenus par les élites ruthènes catholiques, adressent le une lettre au roi Sigismond III et au pape Clément VIII. Ils y expriment leur désir de se rallier au catholicisme, sous certaines conditions, qui sont acceptées par le pape. L'union est signée le par le métropolite Michal Rohoza, puis le Roi Sigismond III ordonne la tenue d'un synode dans la ville de Brest (actuelle Biélorussie), où elle est solennellement proclamée (et dont elle tiendra le nom). Conformément à ce qui a été convenu avec le Pape, la nouvelle Église (appelée par la suite "uniate") se soumet au Pape, adhère à l'essentiel des dogmes catholiques, mais conserve des particularités propres dont la liturgie byzantine slave (et non latine), le maintien de l'ordination d'hommes mariés à la prêtrise (conformément aux usages orthodoxes) et une organisation propre. Réception de l'union. L'union ne se révèle pas être un succès : du côté catholique, la nouvelle Église uniate est méprisée par le clergé catholique de rite latin de Pologne, qui ne veut pas la reconnaître comme un égal . Quant à la population orthodoxe, celle-ci rejette l'union en masse, à tel point que Sigismond III se sent obligé, par un décret du , à forcer la population orthodoxe à ne reconnaître comme ses évêques que ceux qui se sont ralliés à la nouvelle Église. Ce décret, adopté en violation des règles prévues par la Confédération de Varsovie, sera dénoncé par les Orthodoxes, sans succès. Conséquences de l'union. L'union aura pour conséquence de mettre le christianisme orthodoxe dans une situation difficile en Pologne-Lituanie : les pressions de l'État et de l'Église catholique sur la population orthodoxe, la propagande menée par les évêques uniates et les conversions nombreuses des membres de l'élite ruthène au catholicisme conduiront à un affaiblissement de l'Orthodoxie dans la région. L'union génèrera également des révoltes. Selon les historiens, la politique religieuse de la Pologne-Lituanie, en soutenant activement les uniates et en défavorisant les orthodoxes, aura conduit à créer de profonds clivages dans la population ruthène, qui se sont cristallisés dans le temps et demeurent aujourd'hui. En juin 2018, le pape François affirme que l'Église catholique a renoncé à l'idée d'uniatisme. Il déclare ainsi qu'« il faut respecter les Églises qui sont unies à Rome, mais l’uniatisme comme chemin d’unité, aujourd’hui, ne va pas ». |
Ko So-young Ko So-young (hangeul : 고소영) est une actrice sud-coréenne née le à Séoul (Corée du Sud). |
Michael Gorbatchev |
Go So-young |
Decius Decius est un nom propre d'origine latine qui peut désigner : |
Antoine de Montchrétien |
Église orthodoxe russe hors-frontières |
Samuel Alito Jr. |
Sega CD |
Styrax officinalis |
Robert Guérin Robert Guérin, né le et mort le , était un arbitre, entraîneur, journaliste sportif et dirigeant français de football. Initiateur de la fondation de la Fédération internationale de football (FIFA), il en est le premier président, du à 1906. Biographie. Lors de son élection à la tête de la FIFA, Robert Guérin est journaliste au "Matin" et secrétaire du comité football de l'USFSA. Pendant ses deux ans aux commandes, les sept fédérations fondatrices sont rejointes par huit nouveaux adhérents. Il est également "manager" national de l'équipe de France de football entre 1904 et 1906. |
Cote géopotentielle |
Petrouchka Petrouchka (en russe Петрушка), sous-titré "Scènes burlesques en quatre tableaux", est un ballet dont la musique a été composée par Igor Stravinsky en 1910-1911. Le livret a été conçu par Alexandre Benois et Igor Stravinsky. "Petrouchka" a été créé le au théâtre du Châtelet par les Ballets russes sur une chorégraphie de Michel Fokine et sous la direction de Pierre Monteux. Alexandre Benois en était le directeur artistique ainsi que le créateur des décors et des costumes. Il s'agit du deuxième ballet d'Igor Stravinsky, après "L'Oiseau de feu" en 1910. Il est suivi du "Sacre du printemps" en 1913. Historique. Après le succès de "L'Oiseau de feu", au début de l'été 1910, Stravinsky se rend à La Baule où il compose ses "Deux Poèmes de Paul Verlaine". Puis il se rend à Lausanne où vit son second fils. Lorsque Serge de Diaghilev lui rend visite à l'automne 1910, Stravinsky lui parle d'une composition pour piano et orchestre dont le premier mouvement est déjà terminé. « En composant cette musique, j'avais nettement la vision d'un pantin subitement déchaîné qui, par ses cascades d'arpèges diaboliques, exaspère la patience de l'orchestre, lequel, à son tour, lui réplique par des fanfares menaçantes. » Il a nommé cette pièce Petrouchka. Avec l'aide de Diaghilev, Stravinsky élabore un récit pour un prodigieux ballet. À la fin de , le compositeur a déjà terminé les deux premières scènes et se rend à Saint-Pétersbourg pour montrer sa musique au chorégraphe Michel Fokine et au décorateur Alexandre Benois, également coauteur du livret et créateur des costumes. Il ne remettra plus les pieds en Russie pendant les cinquante années suivantes. La première représentation de "Petrouchka", qui eut lieu à Paris, au Théâtre du Châtelet, le , avec Pierre Monteux à la tête de l'orchestre, fut un triomphe. Vaslav Nijinski dansait le rôle de Petrouchka alors que Tamara Karsavina faisait celui de la Ballerine. Stravinsky révisa l'œuvre en 1947 puis de nouveau en 1965. La version la plus fréquemment jouée et enregistrée reste toutefois celle de 1947. L'orchestre qu'elle utilise est un peu plus petit que celui de la version originale, les bois étant groupés par trois au lieu de quatre. Stravinsky emploie plusieurs airs populaires au cours de la partition, dont « La jambe en bois » (grand succès de Dranem en 1909). Il ne pensait pas alors que cette chanson pût être sous copyright, ce qui était pourtant le cas. Les ayants droit d'Émile Spencer, mort en 1921, se signalèrent en 1932 et obtinrent une partie des redevances pour chaque représentation, droits qui se sont transmis à ses descendants. Argument. L'œuvre relate le début d'une fête de mardi gras, (en russe "Maslenitsa") qui est une fête populaire (celle du carnaval) où règnent la joie et l'amusement. Elle précède de quelques jours le recueillement du Carême orthodoxe, dont elle est en quelque sorte l'annonce. L'orchestration et les rythmes aux changements rapides illustrent parfaitement la hâte et les mouvements de la fête. Un joueur d'orgue de Barbarie et une danseuse amusent la foule. Les tambours annoncent l'arrivée d'un vieux mage, qui capte l'attention de tout le monde. Le rideau s'ouvre alors pour laisser apparaître la curiosité, accompagnée de trois marionnettes : Petrouchka (personnage masculin), une ballerine et un Maure. Le vieux mage joue de la flûte pour user de son pouvoir magique. Il donne vie aux trois poupées, qui se mettent à s'animer et s'agitent en une danse russe, devant la foule ébahie. Le deuxième tableau se déroule chez Petrouchka. Les murs y sont très sombres, décorés de quelques étoiles, d'une lune en croissant, et d'un portrait du vieux mage fronçant les sourcils. La poupée l'attend devant sa chambre, mais un bruit soudain annonce l'arrivée de son maître qui le projette d'un coup de pied dans sa cellule. Petrouchka mène une vie morne et solitaire derrière ses barreaux. Son seul réconfort, il le trouve dans l'amour qu'il porte à la poupée ballerine. Le portrait du vieux mage suffit à lui seul à rappeler à Petrouchka qu'il n'est qu'une marionnette et qu'il se doit de rester docile et humble. Même si Petrouchka n'est qu'une marionnette, il n'en a pas moins des sentiments humains, comprenant aussi bien l'amour qu'il éprouve pour la ballerine que l'amertume envers le vieux mage. La ballerine entre en scène et Petrouchka tente de lui révéler son amour, mais il est aussitôt rejeté par elle, qui qualifie tout cela de pathétique. Elle préfère la frivolité avec le Maure, ce qui anéantit le passionné Petrouchka. Le troisième tableau se déroule chez le Maure. Il vit une vie nettement plus affriolante dans sa chambre décorée de toutes parts. Installé dans son salon, il joue avec une noix de coco. Les couleurs qui émanent de la pièce inspirent la joie et la fête, le rouge, le vert et le bleu. Le Maure préfère la joie de sa chambre plutôt que d'aller consoler le pauvre Petrouchka. C'est alors que la ballerine est placée dans la chambre du Maure par le magicien, et elle entame une danse chatoyante dans le but de séduire le Maure, qui la rejoint dans sa danse. Petrouchka broyant du noir dans sa cellule est emporté dans celle du Maure par le mage, pour interrompre la séduction de la ballerine. Petrouchka se met alors à attaquer le Maure, mais il réalise qu'il est trop petit et bien trop faible pour faire face à son rival. Il finit par se faire chasser par le Maure. Le quatrième et dernier tableau se déroule à nouveau pendant la fête du mardi gras, où une série de scènes apparaissent puis disparaissent rapidement. L'orchestre se transforme en véritable fanfare, jouant une suite de danses. Arrive ensuite un paysan et son ours dansant, suivis d'un marchand, de Bohémiens et de personnalités diverses. Après que la foule et la fête s'installent, un cri surgit du stand de marionnettes. Le Maure poursuit Petrouchka avec son sabre de bois et le tue. Le Maure devient alors la métaphore de l'indifférence aux sentiments humains. La police questionne le vieux mage, qui cherche à calmer l'ardeur de la foule consternée, en secouant les restes de paille et de sciure de Petrouchka, pour rappeler à tout le monde que ce n'était qu'une poupée sans âme, à la tête de bois. La nuit tombe et la foule se disperse, tandis que le mage s'en va, emportant avec lui le corps mou de Petrouchka. Le fantôme de la poupée Petrouchka apparaît sur le toit du stand de marionnettes. Ses pleurs ressemblent maintenant à des cris de colère. Maintenant que la place est vide, le vieux mage aperçoit avec frayeur le fantôme de Petrouchka, et s'enfuit apeuré. La scène se termine et laisse le spectateur juger de ce qui fut réel ou non. Analyse. L'œuvre est caractérisée par l' « » : il est composé de deux quartes augmentées, renfermant le terrible triton (écart de trois tons entre deux notes, tel qu'entre do et fa dièse, intervalle très redouté dans la musique précédant Stravinsky. Cet accord est caractéristique du personnage principal, il est joué à sa venue, illustrant tout son caractère de malaise et de surnaturel. Stravinsky affectionnait cette structure harmonique, ainsi que, parmi d'autres, l'intervalle diminué ou l'utilisation d'une échelle de 8 notes par octave (gamme enchaînant les secondes mineures et les secondes majeures, la gamme diminuée du jazz) , au lieu de 7. L'un des thèmes du quatrième tableau est issu d'une chanson russe populaire qui a également été reprise dans le dernier mouvement de la "Première symphonie" (1874) de Sergueï Taneïev, directeur du conservatoire de Moscou et enseignant respecté. Il est possible que cette citation soit un hommage à ce dernier. On retrouve également ce thème dans "La Chanson du Contre-plan" de Dmitri Chostakovitch, dans une version qui a connu également un succès populaire avec "Au devant de la vie". Orchestration. Le ballet est écrit pour un orchestre symphonique de grande dimension. Voici l'instrumentation de la version originale de 1911. La suite de concert et les arrangements. La suite. Stravinsky n'a jamais composé de suite à proprement parler pour "Petrouchka". Contrairement à "L'Oiseau de feu" qui est constitué de dix-neuf « numéros » plus ou moins distants et séparables (et dont il a tiré pas moins de trois suites), "Petrouchka" n'en contient pas réellement, excepté peut-être la "Danse russe" du premier tableau. Cependant, Stravinsky a indiqué des coupures dans la partition pour une durée légèrement réduite. Cette « suite », si on peut l'appeler ainsi, contient tout des premier et deuxième tableaux, mais élimine le troisième. Il garde le quatrième tableau presque intact, ne retirant que la conclusion (la mort de Petrouchka). Tout comme le ballet, Stravinsky révisa la « suite », originellement composée en 1911, en 1947, pour un orchestre plus réduit. C'est cette seconde version qui est la plus jouée. Aujourd'hui, "Petrouchka" est plus souvent donné en version de concert que représenté chorégraphiquement. Transcription pour piano. À la demande d'Arthur Rubinstein, Stravinsky fit une transcription de Petrouchka pour piano en 1921, sous le titre "Trois Mouvements de Petrouchka". Elle reste une des pièces de piano les plus virtuoses du siècle. Stravinsky lui-même n'avait pas la technique nécessaire à la main gauche et ne pouvait pas jouer sa composition. Les mouvements sont : Danse russe. En 1932, Stravinsky arrangea la "Danse russe" du premier tableau pour violon et piano pour Samuel Dushkin. |
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Chuck Comeau Charles-André Comeau dit Chuck (né le à Montréal) est le batteur du groupe Simple Plan. Il a lui aussi fait partie de Reset tout comme Pierre. Chuck écrit chacune des chansons du groupe avec l'aide de Pierre. Il a également une compagnie de vêtements avec Pierre et Patrick Langlois, nommée Role Model. Il est également allé au Collège Beaubois pour son secondaire (avec Pierre Bouvier, son meilleur ami d'enfance). Biographie. Il a fréquenté pendant la diva de lutte et modèle Ashley Massaro. La chanson "Your Love is A Lie" de leur est inspirée d'une . Il s'est marié à Jacquelin Napal en . Ils ont eu un petit garçon, London Alexander Comeau, qui est né le même jour que la fête du Canada, soit le . Chuck parle aussi bien le français que l’anglais. |
Pawtucket Pawtucket (en anglais ) est une ville de l’État de Rhode Island, aux États-Unis, situé à la frontière du Massachusetts, et limitrophe au nord de Providence, la capitale de l'État dont elle fait partie de l'aire métropolitaine. Lors du recensement de 2010, sa population était de . La municipalité s'étend sur , dont de terres. Histoire. Pawtucket fut fondée en 1671 et incorporée en 1954. La révolution industrielle américaine a débuté dans cette ville en 1790 avec l'installation sur la Blackstone River par Samuel Slater de la première unité de production de coton entièrement mécanisée. À noter. Le fabricant de jouets Hasbro a son siège à Pawtucket. Sport. Les Red Sox de Boston de la MLB y ont leur club école AAA, les Red Sox de Pawtucket dans la Ligue internationale. Ils jouent leurs parties locales au McCoy Stadium. Villages. Pawtucket comprend plusieurs villages sur son territoire : |
Anslech de Bricquebec Anslech de Bricquebec ou Anslech (écrit parfois Anslec ou Ansleck) est un guerrier viking servant en tant qu'intendant à la cour de Guillaume Longue-Épée, dans les premiers temps du duché de Normandie. Anslech dans les récits des chroniqueurs anglo-normands. Autour de l'an mil, Dudon de Saint-Quentin évoque Anslech comme étant un des trois "secretarii" du jarl des Normands de la Seine, Guillaume Longue-Épée (-942). Il fait donc partie de l'entourage proche du fils de Rollon. Une source plus tardive, le "Roman de Rou", relate qu'Anslech soutient Guillaume Longue-Épée lorsque Rioulf, comte du Cotentin et de l'Évrecin, mena une importante rébellion contre lui. Il le convainc de le combattre, alors que l'abandon est proche. Le lieu est à l'ouest de Rouen dans ce qui devient le Pré de la Bataille entre les Normands de Guillaume Longue Épée et ceux du Cotentin menés par Riouf. Anslech reçoit de Guillaume Longue-Épée le château de Valognes. Cet édifice, datant des Mérovingiens, avait été rebâti par Rioulf avant de lui être confisqué. On retrouve le même personnage sous la plume de Guillaume de Jumièges. Après l'assassinat de Guillaume Longue-Épée, Anslech forme avec Raoul dit Taisson l'Ancien et Bernard le Danois les « gardiens de tout le duché de Normandie », en attendant la majorité du nouveau duc, . En 943, ils accueillent à Rouen , roi des Francs, qui vient, en tant que suzerain, recevoir l'hommage des Rouennais. Ascendance et descendance. Les sagas norvégiennes et islandaises font d'Anslech un noble normand, d'origine danoise ou norvégienne, issue en tout cas de la vieille noblesse viking, baron de Bastembourg qui aurait reçu la baronnie de Bricquebec. Fils d’un supposé neveu de Rollon le Marcheur du nom de Rollon Turstain Brico (ou Hrolf Turstan ou Hrolf Turtain), il serait le petit-fils d’un certain Rollanger Rognvaldsson, demi-frère de Rollon le Marcheur, et l’arrière-petit-fils de Rognvald Eysteinsson. Cette généalogie n'est pas prouvée. De même, sa descendance reste discutée. Une tradition tenace depuis le le considère comme l'ancêtre des familles de Montfort et Bertran par l'intermédiaire de son fils Tursten de Bastembourg (Richard). Cette affirmation est dépourvue de preuves. Il aurait épousé , fille du comte de Blois, dont il eut Richard et Guillaume. |
Harper's Magazine Harper's Magazine est un magazine mensuel généraliste américain fondé en 1850 et publié sans interruption depuis cette date. Historique. Il paraît la première fois sous le titre "Harper's New Monthly Magazine" en , à New York, édité par la société Harper & Brothers. Le tirage est de exemplaires. Dès le départ, des feuilletons littéraires y sont proposés. Des extraits de "Moby Dick" de Herman Melville y sont pré-publiés en . Dans les années 1890, la campagne publicitaire d'affiches qui promeut le magazine est illustrée par Edward Penfield. Rebaptisé "Harper's Magazine", et communément appelé "Harper's", il couvre la politique, la littérature, la culture et les arts. C'est le deuxième plus vieux magazine américain publié sans interruption (après "Scientific American", 1845). Son tirage actuel est de plus de et son président actuel est . |
Harmful Insect est un film japonais réalisé par Akihiko Shiota, sorti le . Synopsis. Sachiko est une jeune écolière étrange et distante. Les autres l'évitent, et ça tombe bien parce Sachiko ne veut pas leur parler. Derrière son joli minois, la jeune fille cache des blessures profondes : son père est parti, et sa mère trop jeune a visiblement du mal à s'assumer : elle vient tout juste de tenter de se suicider. Des rumeurs courent également à l'école : la petite Sachiko aurait causé le départ du professeur Ogata. Auraient-ils eu une liaison ? |
Lady Oscar Plusieurs œuvres portent ce nom : |
Aoi Miyazaki est une actrice japonaise, née le à Tokyo. Elle est connue pour ses rôles dans Nana et Virgin Snow. Carrière. Miyazaki a commencé à travailler pour l'industrie du divertissement à l'âge de quatre ans. Au départ, elle apparaissait surtout dans publicités dans des magazines et comme figurante dans des séries télévisées. Elle fit ses véritables débuts au cinéma dans "Ano Natsu no Hi", âgée de . Cette même année, elle fut remarquée au niveau international pour son rôle de survivante du détournement d'un bus dans "Eureka", de Shinji Aoyama. Le film remporta le prix de la critique internationale lors du Festival de Cannes en 2000, et lui valut le "Best Actress award" lors des "Japanese Professional Movie Awards". Elle fit ses débuts musicaux dans "The Little Prince" en 2003. Par la suite, Miyazaki remporta le titre de meilleure actrice lors du festival international de Cinemanila pour son rôle dans "Harmful Insect". Elle tourna une nouvelle fois avec Aoyama dans "Eli, Eli, Lema Sabachthani?", sélectionné dans la catégorie "Un Certain Regard" à Cannes en 2005. Plus tard au cours de la même année, elle partagea avec Mika Nakashima la vedette du film commercial à succès "Nana". Elle fut récompensée en 2008 par un "Galaxy Individual Award" pour son rôle dans le drame de la NHK "Atsuhime". Publicités. Miyazaki est apparue dans des publicités pour de grandes entreprises, telles qu'Aflac, le métro de Tokyo, NTT DoCoMo ou encore Olympus. Début 2008, elle fut aussi choisie comme nouveau modèle par Emporio Armani pour sa publicité papier. Miyazaki incarne la populaire ligne de vêtements "Earth music&ecology" depuis 2010. |
Meilleur footballeur de l'année FIFA Le meilleur footballeur de l'année est désigné chaque année par la FIFA au terme d'un vote. Le prix a été décerné de 1991 à 2009 sous le nom de Joueur mondial de la FIFA puis sous le nom de The Best - Joueur de la FIFA de 2016 à aujourd'hui. Histoire. En 1991, le prix annuel récompensant le meilleur joueur de la planète est créé par la FIFA sous le nom de "Joueur mondial de la FIFA". En 2010, le prix fusionne avec le Ballon d'or pour créer le FIFA Ballon d'or. Les six éditions du FIFA Ballon d'or ont été dominées par Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. En 2016, "France Football" et la FIFA mettent fin à leur partenariat et le Ballon d'or est repris par le magazine. Le "Joueur mondial de la FIFA" qui a été décerné de 1991 à 2009, est réactivé sous le nom de "The Best - Joueur de la FIFA". Vote. Les votes sont réalisés par un représentant des médias de chaque pays membre de la FIFA et les entraîneurs et capitaines de chaque équipe nationale. En , il a été annoncé que le grand public serait également autorisé à voter. Chaque groupe dispose de 25 % de l'ensemble des suffrages. Les critères de sélection pour être nommé, sont les performances sportives ainsi que la conduite sur et hors du terrain. Palmarès. Statistiques. Palmarès par nationalité. L'équipe nationale comportant le plus de lauréats est l'équipe du Brésil avec huit titres de joueur mondial obtenus via cinq joueurs différents. Suivent les équipes nationales du Portugal et de l'Argentine avec six titres et la France avec trois titres respectivement. |
Gaston Barreau Gaston Barreau (né le à Levallois-Perret et mort le dans la même ville) est un footballeur français devenu entraîneur à l'issue de sa carrière. Biographie. Gaston Barreau est un footballeur du FEC Levallois qui honore 12 sélections en équipe de France entre 1911 et 1914. Il évolue au poste de défenseur. Avec la formation de la FFFA, le principe du comité de sélection de l'équipe de France de football déjà en usage avant la Grande Guerre est reconduit. Ce dernier se compose d'Achille Duchenne, Gabriel Jardin, Eugène Plagnes et Maurice Wuillaume à partir du avec Gaston Barreau comme manager technique en match. C'est lui qui se trouve au bord du terrain pour diriger l'équipe. Il est parfois secondé par un entraîneur, le plus souvent anglais, mais ce dernier doit se contenter d'un rôle secondaire. Pourtant, Gaston Barreau est d'un naturel réservé, presque timide. Il parle peu, ne se livre jamais et brille surtout par son effacement. Il n'en reste pas moins l'un des hommes les plus écoutés du football français pendant quatre décennies, entre 1919 et 1958. Ne pouvant se libérer de ses obligations à l'Académie de musique en juillet 1930, il ne peut pas accompagner « son » équipe de France lors de la première édition de la Coupe du monde. Barreau est nommé sélectionneur unique le , c'est la fin de l'époque du comité de sélection. Gaston Barreau reste le manager de l'équipe de France de 1919 à 1955. Il est même présent dans le staff des Bleus jusqu'à son décès, en 1958, le jour du match Yougoslavie-France lors du mondial suédois. Gaston Barreau reste responsable des Bleus pendant 197 matchs. |
Thèses d'avril Le texte « Les Tâches du prolétariat dans la présente révolution », connu sous le titre de « Thèses d'Avril », est un article de Lénine paru dans le de la "Pravda" le , soit deux mois après la révolution de Février. De retour d'exil, Lénine, qui est arrivé à Petrograd dans la nuit du 3 au 4 avril, présente ces thèses à la réunion du Parti bolchevik du . Dans les « Thèses d'avril », Lénine commence par caractériser la situation comme une « transition de la première étape de la révolution, qui a donné le pouvoir à la bourgeoisie par suite du degré insuffisant de conscience et d'organisation du prolétariat, à sa deuxième étape, qui doit donner le pouvoir au prolétariat et aux couches pauvres de la paysannerie. » Il présente ensuite la tactique que le Parti doit adopter vis-à-vis de la guerre en cours et du gouvernement provisoire. Propositions. La tâche du Parti doit être d'expliquer au prolétariat et aux couches pauvres de la paysannerie la nécessité de la prise du pouvoir politique sous la forme des soviets. Seule la révolution pourra sortir la Russie de la guerre impérialiste (« renonciation effective, et non verbale, à toute annexion »). Pour Lénine, les soviets doivent prendre le contrôle de l'économie : Concernant la question agraire, Lénine demande la formation de soviets de paysans pauvres et la gestion des terres par les soviets d'ouvriers agricoles et de paysans. Citations. « Tout le pouvoir aux soviets ! » |
Robert Keohane Robert Keohane, né le à Chicago, est un politologue américain, fondateur, avec Joseph Nye, de l'institutionnalisme néolibéral (en relations internationales). Les deux auteurs développèrent leur approche théorique en 1977 dans "". Biographie. Il est actuellement professeur à la Woodrow Wilson School de l'université de Princeton. |
Signuno Signuno est une langue gestuelle considérée comme l'équivalent gestuel de l'espéranto. Il a pour but de permettre aux sourds de nationalités différentes de communiquer, afin que l'espéranto ne soit pas seulement utilisable sous une forme verbale ou écrite. Outre les chiffres et les lettres, un signe spécifique est associé aux morphèmes les plus courants. Les signes de Signuno sont essentiellement basés sur le Gestuno. Il en fut fait don à la communauté sourde le . |
Barr |
Alpes bernoises Les Alpes bernoises sont un massif montagneux situé dans la partie centrale des Alpes en Suisse. Bien que son nom suggère qu'elles se situent dans l'Oberland bernois, une partie des Alpes bernoises est située dans les cantons adjacents de Vaud, Fribourg et du Valais. Géographie. Situation. Les Alpes bernoises sont drainées par l'Aar au nord-est, son affluent la Sarine au nord-ouest et le Rhône à l'ouest et au sud. Elles sont entourées par les massifs du Chablais et du Giffre (Préalpes de Savoie) à l'ouest, les Alpes valaisannes au sud, les Alpes lépontines au sud-est et les Alpes uranaises au nord-est (au-delà du col du Grimsel). Elles comprennent entre autres la chaîne des Gastlosen, les Diablerets et l'Aar-Gothard et se terminent au nord par les Préalpes bernoises et fribourgeoises. Principaux sommets. Les principaux sommets des Alpes bernoises sont : Géologie. La partie méridionale du massif, la plus élevée, est constituée essentiellement de roches cristallines autochtones, à savoir principalement des granites, des amphibolites, du gneiss et des ardoises, par endroits recouvertes de nappes calcaires. Au nord, ces roches laissent progressivement la place à la nappe des Préalpes médianes puis au bassin molassique. |
Charlie Barr Charles Barr ( - ) est un navigateur et skipper professionnel écossais, naturalisé américain en 1893 et le premier triple vainqueur de la coupe de l'America en 1899, 1901 et 1903. Il restera également, pendant 75 ans, détenteur du record de la traversée de l'Atlantique à la voile, qu'il établit en 1905, en remportant la "Kaiser's Cup" avec la goélette "Atlantic". Il doit à ses nombreuses victoires en course, relatées dans la presse américaine de l'époque (1888-1911), le nom sous lequel il est le plus connu : "Captain Charlie Barr" . Biographie. Premières années. Charles Barr est né le dans une famille de pêcheurs, à Gourock, sur les bords du Firth of Clyde près de Glasgow en Écosse. Après sa scolarité, il fera son apprentissage dans une épicerie à Greenock, la ville voisine, métier qu'il quittera en 1884 pour rejoindre son demi-frère John Barr, de 19 ans son aîné, pêcheur et skipper reconnu, pour la pêche l'hiver sur le "« smack »" "Lucksail" et commencer sa formation de compétiteur sur "Ulerin" (Plan Watson), que John Barr prend en charge pour former Charles et un de ses fils. En 1885, il traverse l'Atlantique à la voile en tant qu'équipier sur "Clara" (Plan Fife), John Barr en est le capitaine, mais rejoindra le yacht aux États-Unis en vapeur transatlantique, pour participer aux régates américaines de fin de saison dans la région de Boston, Massachusetts. En 1888, Charlie Barr prendra son premier commandement en tant que capitaine sur "Minerva" (Plan Fife). Triple vainqueur de la Coupe de L'America. En 1899, Charles Barr participe pour la première fois à la défense de la coupe de l'America en tant que skipper sur "Columbia" (plan Herreshoff) et mènera le yacht à la victoire en battant le "challenger" anglais "Shamrock" (plan Fife) 3 victoires à 0. En 1901, le "" devait être le "Constitution" (plan Herreshoff), construit cette même année en vue de la course, mais lors des qualifications c'est "Columbia", avec Charlie Barr à sa barre qui l'emporte et qui défendra pour la seconde fois la Coupe, face à "Shamrock II" (plan Watson) en sortant vainqueur de la compétition avec 3 victoires à 0. En 1903, Le New York Yacht Club fait tout de suite appel à Charlie Barr pour barrer le nouveau yacht défenseur "Reliance" (plan Herreshoff) qui vaincra "Shamrock III" (plan Fife), le défi anglais, une nouvelle fois 3 victoires à 0. Les détails de sa vie et de sa carrière feront l'objet d'articles dans la presse de l'époque, des magazines comme "Outing" et des journaux, comme le "Boston Sunday Globe" écriront sur ce skipper si constamment victorieux. Le meilleur skipper de yacht de son temps. Charles Barr va participer en 1905 à la "Kaiser's Cup", une course transatlantique organisée par l'empereur Guillaume II d'Allemagne, en barrant la goélette 3 mats "Atlantic" (plan Gardner). Il va remporter la course, en établissant le record de la traversée de l'atlantique à la voile en 12 jours 4 heures 1 minute et 39 secondes. Ce record ne sera battu que 75 ans plus tard . C'est Éric Tabarly, sur son trimaran "Paul-Ricard", qui établira un nouveau record en en 1980. Cette traversée s'effectue d'Ouest en Est, entre New York et le cap Lizard. Le record de Charlie Barr ne sera battu, dans la catégorie des monocoques, que 92 ans plus tard, le par "Nicorette", un voilier de de long barré par Ludde Ingvall. Il réalise la traversée en , soit de moins qu"'Atlantic". Après cette victoire le "New York Times" titrera dans son édition du :"Captain Charlie Barr, Premier of Yachting Skippers". Son dernier commandement fut la goélette "Westward" (plan Herreshoff de 1910) avec une saison de régates qui débutera à Kiel en Allemagne et qui se terminera dans les eaux anglaises du Solent. Charles Barr décédera le d'une crise cardiaque à l'âge de 46 ans. Il est enterré au vieux cimetière de Southampton. En 1993, Charles Barr sera intronisé dans le ""hall of fame" de l'"America's Cup"" Notes et références. "Auteurs des photos non cités en légende :" |
Henri Lavedan Henri Lavedan, né le à Orléans et mort le à Écaquelon dans l'Eure, est un journaliste et auteur dramatique français. Biographie. Fils du journaliste catholique Léon Lavedan, directeur du "Correspondant", Henri Lavedan commença ses études au petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin en 1867, alors dirigé par , évêque d'Orléans. Il débuta lui-même comme journaliste, collaborant au "Figaro", au "Gil Blas" ou à "l'Écho de Paris". Il donna de très nombreux articles à ces périodiques ainsi que des contes et des dialogues sur la vie parisienne, dont beaucoup furent ensuite réunis en volumes. L'un d'eux, "la Haute", raille les aristocrates, inaugurant une veine que Lavedan allait ensuite exploiter largement sur la scène. En 1890, il se tourna vers le théâtre en donnant avec succès à la Comédie-Française "Une famille". En 1892, "Le Prince d'Aurec" (plus tard rebaptisé "Les Descendants"), fut refusé par Jules Claretie à la Comédie-Française mais applaudi au Théâtre du Vaudeville où il eut plus de cent représentations : l'auteur y développe un de ses thèmes de prédilection, la satire de la noblesse, accusée de frayer avec la haute finance juive. Suivirent de nombreuses comédies brillantes et spirituelles : "les Deux noblesses" (1894), "Catherine" (1897), "Le nouveau jeu" (1898), "Le Vieux marcheur" (1899), "Le Marquis de Priola" (1902), tentative de transposition du mythe de Don Juan à l'époque moderne, "Varennes" (1904) (en collaboration avec G. Lenotre), "Le bon temps" (1906), "L’assassinat du duc de Guise" (1908). Il triompha avec "le Duel" (1905, Comédie-Française), pénétrante étude psychologique des relations entre deux frères en même temps qu'appel à l'apaisement au moment des déchirements induits par la loi de séparation des Églises et de l'État. Sa pièce "l’Assassinat du duc de Guise" (1908) fut la source d'un film du même nom, réalisé en 1908 par André Calmettes et Charles Le Bargy. Au moment de l'affaire Dreyfus, il rejoignit le camp anti-dreyfusard et la Ligue de la patrie française, ligue anti-dreyfusarde modérée. Son nom côtoie les peintres Edgar Degas et Auguste Renoir, les poètes José-Maria de Heredia et Pierre Louÿs, le compositeur Vincent d'Indy, etc. Après la Première Guerre mondiale, face à la transformation profonde de la société décrite dans ses comédies, Lavedan choisit de cesser d'écrire pour le théâtre. Il publie une chronique romanesque en 7 volumes ("Le Chemin du Salut", 1920-1924), un essai historique sur Saint Vincent de Paul ("Monsieur Vincent aumônier des galères", 1928) et des mémoires ("Avant l'oubli") parus dans "La Petite Illustration" (1933-1938). Il fut élu à l'Académie française, le , en remplacement d'Henri Meilhac. En il se marie avec Mathilde Auguez, artiste lyrique, d'où une fille Geneviève (1886-1906). Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division). Œuvres. Il arrive de trouver deux dates différentes pour certaines œuvres de Lavedan. Il s'agit parfois d'œuvres parues tout d'abord sous forme de « roman dialogué », genre cher à Lavedan, donnant la date de la première publication, puis jouées quelques années plus tard en tant que comédies sur la scène d'un théâtre, donnant la date de la première représentation. Ce cas se produit par exemple pour "Le Nouveau Jeu" et "Le Vieux marcheur". Non datées : |
Géopotentielle |
Mäuseturm de Bingen Le de Bingen (littéralement la "tour aux Souris de Bingen") est une tour située sur une île du Rhin à hauteur de la ville de Bingen, l'île de Mäuseturm. Elle fut construite au pour servir de tour de guet pour le château d'Ehrenfels, sur la rive droite du fleuve. La tour se trouve à l'extrémité sud de la Vallée du Haut-Rhin moyen, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en juin 2002. Étymologie. Il y a plusieurs théories sur l'origine du nom : Histoire. Construite au milieu du fleuve durant la première moitié du , le Mäuseturm sert au renforcement des fortifications du château d'Ehrenfels et elle a également permis de contrôler les navires passant le trou de Bingen. Pendant des siècles, les deux rives du Rhin dans cette région appartenaient à l'électorat de Mayence. Pendant la guerre de Trente Ans, en 1636, la tour fut détruite par les Suédois, puis par l'armée française sous le commandement de Nicolas Chalon du Blé au cours de son expédition militaire dans la guerre de la Succession palatine culminant au siège de Mayence en 1689, en même temps que le château d'Ehrenfels. Le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse, seigneur de la province de Rhénanie, consolida les ruines en 1848, et la fit reconstruire en style néo-gothique sur les plans de l'architecte Ernst Friedrich Zwirner en 1856. La tour servit de station-sémaphore sur le fleuve jusqu'en 1974. Légende. Selon la légende, la tour aurait été construite par l'archevêque de Mayence, au . En ces temps de famine, cet homme sans pitié aurait refusé son aide aux pauvres alors que ses réserves étaient pleines de grains. Tandis que les pauvres continuaient de mendier, il les aurait enfermés dans une grange que ses sbires auraient incendiée. Au bruit des cris des mourants, il aurait déclaré : "Entendez-vous couiner les souris là-dessous?" C'est à ce moment que des milliers de rats seraient sortis de toutes parts. Leur nombre aurait fait fuir les domestiques de l'archevêque, lequel se serait enfui en barque, descendant le Rhin jusqu'à l'île en face de Bingen où il se serait cru en sécurité. Mais les rats auraient réussi à le suivre pour finir par le dévorer vivant. Ce conte étiologique était très répandue et devrait expliquer le nom de l'île. Au temps du romantisme allemand, cette légende a inspiré quelques écrivains comme Clemens Brentano, Victor Hugo et Ferdinand Freiligrath. Une histoire similaire retrace le destin du prince Popiel, souverain des Polanes au , lorsqu'il fut assiégé par Piast le Charron dans la tour de Kruszwica. |
Horst-Dieter Höttges Horst-Dieter Höttges, né le à Mönchengladbach, est un footballeur allemand. Il évolue au poste de défenseur. Il compte 66 sélections en équipe d'Allemagne, avec laquelle il remporte l'Euro 1972 puis la Coupe du monde 1974. Biographie. Après avoir découvert le football au Blau-Weiß Bahl puis au Rheydter SpV, Höttges rejoint à 17 ans le Borussia Mönchengladbach, le grand club de sa ville natale. Après trois ans de formation, il intègre lors de la saison 1963-1964 l'équipe première, en Regionalliga Ouest, le du football allemand. Bien que titulaire au poste d'arrière latéral, il ne convainc pas l'entraîneur Hennes Weisweiler de le conserver et part la saison suivante au Werder Brême, en "Bundesliga", sous la direction de Willi Multhaup. Il y connaît tout de suite un grand succès en s'imposant comme titulaire et en remportant le championnat dès sa première année. Il est surnommé "Eisenfuß" pour sa dureté au duel. Même si les années suivantes ne seront pas toutes aussi glorieuses (le Werder termine en 1967 notamment), Höttges reste fidèle au club du nord de l'Allemagne jusqu'en 1978, sans remporter de nouveau titre. Son bilan avec le Werder est de 420 matchs et 55 buts en championnat. Porté par son succès en club, Höttges est appelé en équipe nationale par Helmut Schön dès , et s'impose comme titulaire pour la Coupe du monde 1966 comme latéral droit. Il en joue cinq matchs, dont la finale perdue face au pays hôte, l'Angleterre. Quatre ans plus tard, il participe à la Coupe du monde 1970, il joue les quatre premiers matchs, dont la revanche face aux Anglais en quart de finale, mais manque la demi-finale perdue devant l'Italie. Il est toujours titulaire lors du Championnat d'Europe des nations 1972, dont il dispute le quart de finale contre l'Angleterre, la demi-finale face à la Belgique, et la finale remportée sur l'Union soviétique (3-0). Deux ans plus tard, les champions d'Europe attaquent la Coupe du monde 1974 en favoris. Höttges, à 31 ans, est toujours dans le groupe mais a perdu sa place de titulaire au bénéfice du jeune Berti Vogts. Höttges honore sa et dernière sélection lors d'une défaite, sans conséquence, face à l'Allemagne de l'Est lors des matchs de poule du tournoi. L'Allemagne remporte finalement la compétition face aux Pays-Bas. Après sa retraite professionnelle, Höttges continue de jouer au niveau amateur, dans l'équipe réserve du Werder Brême, puis au SC Oberbecksen et au TSV Achim. Palmarès. Allemagne Werder Brême |
Schönburg Le Schönburg est un château fort situé à proximité du village d'Oberwesel sur le Rhin. Histoire. Vieux de plus de mille ans, il fut donné en 1166 par Frédéric Barberousse à un de ses fidèles comme fief d'Empire. Celui-ci prit le nom de l’endroit comme nom de famille, «de Schönburg», et lui et ses successeurs firent fortune en exploitant le péage sur le fleuve à Oberwesel. Le château fut détruit par les troupes de Louis XIV pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Le château fut reconstruit à partir de 1885. Il est désormais utilisé comme hôtel et hébergement de jeunesse. Vignoble. Le cépage Schönburger, une obtention de Heinrich Birk dans l'institut "Institut für Rebenzüchtung und Rebenveredlung der Hessischen Forschungsanstalt für Weinbau, Gartenbau, Getränketechnologie und Landespflege" aujourd'hui Forschungsanstalt Geisenheim est appelée ainsi d'après la Schönburg. |
Rolf Rüssmann Rolf Rüssmann, né le à Schwelm en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et mort le à Gelsenkirchen est un footballeur allemand, il jouait en défense centrale et était réputé pour son jeu de tête. Sa carrière internationale a été contrariée à cause de son implication dans le scandale des matchs truqués en Bundesliga, après avoir été gracié il jouera vingt matchs avec l'équipe d'Allemagne dont les six rencontres lors de la Coupe du monde de football 1978 en Argentine. Biographie. Carrière de joueur. Rolf Rüssmann commence le football dans le club de sa ville natale, le FC Schwelm 06. En 1969, il rejoint le FC Schalke 04, il joue en défense centrale doté d'un bon jeu de tête. Il reste jusqu'en 1973 dans le club de la Rhur, il remporte en 1972 la Coupe d'Allemagne. À ce moment il est appelé en équipe d'Allemagne mais à cause du scandale de la Bundesliga, sera ensuite rayé des listes. En 1973, Rüssmann est condamné comme une grande partie de l'équipe et banni par la fédération allemande. Il est obligé de jouer à l'étranger, et rejoint donc le Club Bruges. Avec le club belge il dispute la Coupe des clubs champions européens 1973-1974. Après sa grâce en janvier 1974, il retourne à Schalke 04, et deviendra vice-champion en 1977. Lors de la trêve hivernale en 1980, pour renflouer sa caisse, Schalke est obligé de le vendre à son rival du Borussia Dortmund, il y jouera pendant cinq années, devenant même le capitaine de l'équipe lors de ses deux dernières saisons. Rolf Rüssmann aura joué 453 matchs de Bundesliga et marqué 48 buts. Avant le scandale des matchs truqués, il joue cinq matchs avec l'équipe d'Allemagne des moins de 23 ans, entre 1970 et 1971. Il jouera pour l'équipe d'Allemagne entre 1977 et 1978, un total de 20 matchs et participera à toutes les rencontres de la Coupe du monde de football 1978 en Argentine. Il marque son unique but international, le 18 mars 1978, lors de la victoire 1 à 0 contre l'Union soviétique. Carrière de manager. Le 25 février 1987, Rolf Rüssmann devient manager au FC Schalke 04 mais dès le 10 août il démissionne, étant en conflit avec le président du club. En avril 1990, il intègre le Borussia Mönchengladbach, il sera licencié en juillet 1992, mais réintégré en septembre à la suite d'un changement de président. Ses choix conduisent le club à une victoire en Coupe d'Allemagne en 1995, mais en novembre 1998 il sera licencié le club se trouvant dans la zone de relégation. En février 2001, il rejoint le VfB Stuttgart, malgré la dette du club et une politique d'austérité, le club parvient à se qualifier pour la Coupe UEFA 2002-2003, alors que le club est à la place après les matchs aller, des désaccords internes le force à partir un an avant la fin de son contrat. Il travaillera ensuite pour la fédération allemande de football. Rolf Rüssmann décède le à la suite d'un cancer de la prostate. |
René Schneider (football) René Schneider est un footballeur allemand né le février 1973 à Schwerin. |
Lolita Morena Lolita Laura Fiorella Morena, née le à Cantiano (Italie) est une comédienne et animatrice de télévision suisse. Biographie. À l'âge de 3 ans, elle émigre en Suisse avec ses parents. Son père décède d'une crise cardiaque à l'âge de 26 ans. Sa mère, Antonia, s’établit à Bôle et travaille en équipe aux Fabriques de Tabac Réunies, à Neuchâtel, afin d'élever sa fille unique. Lolita suit alors son école secondaire chez les sœurs de La Chaux-de-Fonds. Elle est élue "Miss Suisse" en 1982 puis "Miss Univers de Photogénie". Dès 1987, elle collabore avec la TSR dans des émissions comme "Pique Notes" ou "24 et gagne". Elle présente l'Eurovision en 1989 avec Jacques Deschenaux. Pour participer au concours national, elle doit renoncer à sa nationalité italienne ; elle retrouvera sa double-nationalité 27 ans plus tard. Au début des années 1990, elle travaille sur des chaînes étrangères : la RAI en Italie et l'ARD en Allemagne. En 1994, elle se marie avec le footballeur allemand Lothar Matthäus mais le couple divorce deux ans plus tard. Elle anime sur la TSR les émissions "Fort Boyard Suisse" ou encore "Potes à pattes" Elle présente depuis 2004 "Les Coups de cœur d'Alain Morisod" aux côtés de Jean-Marc Richard. Morena apparaît dans une série télévisée de la RTS (anciennement TSR) "Les Pique-Meurons". En 2005, elle fonde la société Lux Morgana SA, spécialisée dans les cosmétiques et reste très attachée au monde de la mode et des élections de Miss. En 2009, Lolita quitte «Les coups de cœur» d’Alain Morisod, pour présenter l'émission TOUDOU de la PSA (Protection Suisse des Animaux). En 2021, Lolita devient Co-présidente de la Fondation Neuchâteloise d'Accueil pour Animaux. Notes et références. https://www.illustre.ch/magazine/le-dernier-voyage-deden-le-chihuahua-de-lolita-morena http://www.toudou.ch/index.html https://www.refugedecottendart.ch/index.php/team |
Jerome Lowenthal Jerome Lowenthal (né le à Philadelphie, États-Unis) est un pianiste classique américain. Il a fait ses débuts à l'âge de 13 ans avec le Philadelphia Orchestra. Biographie. Études et prix. Lowenthal a étudié avec Olga Samaroff à Philadelphie, William Kapell et Eduard Steuermann à la Juilliard School à New York et Alfred Cortot à l'École normale de Musique de Paris grâce à une Bourse Fulbright. Lors de son séjour en Europe il a remporté des prix aux concours internationaux Reine-Élisabeth de Bruxelles (1960), Ferruccio Busoni à Bolzano et au Festival de Darmstadt. Il fut ensuite professeur à l'Académie Rubin de Jérusalem durant trois ans avant de rentrer aux États-Unis. Concerts. Lowenthal s'est produit avec les plus grands orchestres symphoniques américains comme le Chicago Symphony, le Boston Symphony, le Los Angeles Philharmonic, le Cleveland Orchestra et d'autres. La liste des chefs sous la direction desquels il a joué est importante : Daniel Barenboïm, Leonard Bernstein, Antal Doráti, Carlo Maria Giulini, Zubin Mehta, Pierre Monteux, Eugene Ormandy, Seiji Ozawa, Leopold Stokowski et Klaus Tennstedt. Il est reconnu comme un spécialiste de Franz Liszt et Piotr Ilitch Tchaïkovski, et plus généralement de la musique virtuose et romantique tardive. Ses enregistrements comportent entre autres l'intégrale des concertos de Liszt avec le Vancouver Symphony Orchestra et l'intégrale des concertos de Tchaïkovski avec le London Symphony Orchestra. Il a également créé et enregistré le Troisième concerto de Liszt, récemment redécouvert, avec le New York Philharmonic. Enseignement. Il est professeur à la Juilliard School de New York (New York) depuis 1991, où il fut également doyen de la faculté de piano. Depuis 1970, il est titulaire de la chaire d'enseignement du piano au Festival d'été de la "Music Academy of the West" à Santa Barbara. Il est fréquemment invité en tant que membre de jurys de concours internationaux de piano. |
Rocher de la Lorelei |
Mail-Art |
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Françafrique (homonymie) L'expression France-Afrique semble avoir été employée pour la première fois, en 1955, par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, pour définir les bonnes relations avec la puissance colonisatrice française, dont il était député, tout en militant pour l'indépendance de son pays. Au départ un concept « positif » dans l'esprit de l'inventeur du mot, c'est devenu un concept péjoratif depuis la parution du livre de François-Xavier Verschave. Françafrique peut désigner : |
Jean Michel Claude Richard Jean Michel Claude Richard, né le à Volon (Haute-Saône) et mort le à Saint-Denis (La Réunion), est un botaniste français. Biographie. Il est nommé au Sénégal en 1816 en même temps que le gouverneur Julien Schmaltz, mais, heureusement pour lui, il voyage à bord de "La Loire" et non sur "La Méduse" comme Schmaltz qui fut l’un des rescapés de ce naufrage célèbre. Rien ne distingue particulièrement ce jardinier en chef de la colonie jusqu’à l’arrivée du baron Roger en 1822, nommé commandant et administrateur pour le roi, du Sénégal et dépendances. À peine installé, le baron, passionné d’agriculture, confie à Richard la création d’un jardin botanique et d’une pépinière d’essai sur la rive gauche du fleuve Sénégal, aux environs du village de Ndiao. En témoignage de sa confiance, le il décide de donner à ce jardin le nom de Richard-Toll ("toll" signifie « jardin » en wolof), que portera la ville par la suite. Richard ne ménage pas sa peine, s’occupant à la fois des plantations, des bâtiments et des installations. Nombre d’espèces nouvelles y sont acclimatées : bananiers, maniocs, orangers, goyavier, canne à sucre, café. Chargé le de tenir un journal de ses expériences, le jardinier collabore avec des spécialistes du Muséum pour élaborer une flore, véritable catalogue des espèces présentes dans le jardin botanique. Par la suite des essais à plus grande échelle seront entrepris dans la plaine de Richard-Toll. En février 1824 Richard est envoyé à Cayenne, avec pour mission de rapporter tous les végétaux utiles. Jean-Michel-Claude Richard quitte le Sénégal vers 1825. Quelques années plus tard, il développa de nombreuses espèces encore présentes dans l’actuel Jardin de l'État de Saint-Denis de La Réunion, dont il fut le second directeur. Il arrive à l’île Bourbon vers 1831, où il succède à Nicolas Bréon au poste de directeur du jardin que l’on appelle alors Jardin du Roy. C’est sous sa direction que ce dernier connaîtra son âge d’or. Il introduit dans la colonie espèces de plantes tout en étudiant spécifiquement les cryptogames, les fougères et les orchidées. Il aurait par ailleurs envoyé des lichens de l’île Maurice au spécialiste allemand Ferdinand Christian Gustav Arnold (1828-1901). Controverses. En 1841, lorsque le jeune esclave de douze ans Edmond Albius (1829-1880) découvre le procédé de fécondation artificielle de la vanille, Jean Michel Claude Richard prétend le lui avoir enseigné trois ou quatre ans plus tôt pour s’en attribuer tous les honneurs. Sa version crée une série de suspicions autour de la première, malgré le soutien qu’apportent à Albius Féréol Marie Bellier de Beaumont (1759-1831), le naturaliste Eugène Volcy Focard et un certain Méziaires de Lepervanche. Les doutes ne seront définitivement écartés qu’à la fin du en faveur d’Albius. Succession. Théodore Lecard prit à son tour le poste de directeur du jardin botanique de Richard Toll, sous le contrôle de Louis Faidherbe, militaire français chargé d’administrer le Sénégal et décidé à favoriser les plantations. Ses expériences ont montré en 1865 que les rendements cotonniers étaient plus que décuplés en culture d’irrigation, atteignant 200 à 300 kilos de coton par hectare. Il était chevalier de la Légion d'honneur. |
Arsamès (Cilicie) Arsamès (en persan: آرشام) est le satrape de Cilicie, nommé en 334 av. J.-C. par Darius III en remplacement de Mazaios, qui tente en 333 av. J.-C. de s'opposer au passage d'Alexandre le Grand. Il applique à sa satrapie la politique de la terre brûlée autrefois préconisée par Memnon de Rhodes, mais néglige de faire garder sérieusement la passe des Portes de Cilicie, ce qui permet à Alexandre de pénétrer aisément en Cilicie. |
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Maria Goretti Sainte Maria Goretti (née à Corinaldo le , morte le à Nettuno) est une jeune fille italienne qui fut assassinée par un voisin qui voulait abuser d’elle. Son martyre fut reconnu par l'Église catholique, qui la vénère comme sainte depuis 1950. Biographie. Maria Goretti, dite "Marietta", est née le à Corinaldo, dans la région des Marches italiennes, dont la capitale est le port d'Ancône sur la mer Adriatique, d'une famille pieuse et très pauvre. En 1899, le lopin de terre que sa famille cultive ne suffisant plus à les nourrir, les Goretti sont contraints de déménager à , dans le diocèse d'Albano, au sud de Rome. La famille vit dans un minuscule logement qu'elle partage avec Giovanelli Serenelli, un veuf qui a un fils de 17 ans, Alessandro. Peu de temps après, Maria, âgée de neuf ans, perd son père, emporté par la malaria. Étant l'aînée, c'est elle qui doit s'occuper de ses frères et sœurs, de la cuisine, du ménage pendant que sa mère Assunta et son frère Angelo (neuf ans) travaillent aux champs toute la journée. Le propriétaire, abusant de l'illettrisme des villageois, leur a fait signer à tous un contrat d'embauche qui les désavantage. La mère de Marietta, veuve avec trois enfants à charge, n'a pu faire autrement que d'accepter. Marietta est préparée à sa première communion par les pères passionnistes de Nettuno. La pauvreté de la famille est connue par leur entourage, mais les gens du village se cotisent pour offrir à Marietta sa robe de première communion. Agression. À l'âge de onze ans, Maria Goretti fait plus que son âge, d'où son surnom de « Marietta ». Le jeune Alessandro Serenelli, vingt ans, profitant du fait qu'elle est souvent seule, se met à la poursuivre de ses assiduités. La fillette, n'osant en parler à sa mère, se réfugie dans la prière, son seul recours, tout en prenant garde à ne jamais rester seule avec le jeune homme. Cependant, le , vers quinze heures, alors qu'elle reprise une chemise sur le palier de l'escalier, seule avec sa petite sœur Teresa qui fait la sieste sur une couverture, le reste de la famille étant non loin de là occupé à broyer le grain, Alessandro arrive et entraîne de force la jeune fille, à l'intérieur, dans la grande cuisine. Cette dernière se débat en s'exclamant : Vexé et fou de rage de ne pas parvenir à vaincre sa résistance, le jeune homme saisit un poinçon de vingt-sept centimètres de long et la frappe à quatorze reprises. Alertés par le chahut, les voisins interviennent. Marietta est transportée à l'hôpital Orsenigo de Nettuno où elle meurt le lendemain, après avoir reçu la communion pour la dernière fois. Avant de lui donner l'hostie, le prêtre lui demande si elle pardonne à son agresseur. Elle répond : Elle meurt le à quinze heures quarante-cinq. Épilogue. Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison. Après huit années d'incarcération, une nuit de 1910, il affirma avoir rêvé que Maria lui offrait des lys, qui se transformaient en lumières scintillantes. Ce rêve lui aurait fait réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Il fut libéré en 1929, après vingt-sept années de détention. Il était âgé de 47 ans. Dans la nuit de Noël 1934, il alla jusqu'à Corinaldo, où était retournée la mère de Marietta, Assunta Goretti, qui à cette époque était au service du curé. Il la supplia de lui pardonner. Elle accepta en disant : Les deux assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la communion, l'un à côté de l'autre, sous le regard très étonné des paroissiens. C'est ensemble également qu'ils assistèrent le aux cérémonies de la béatification et à celles de la canonisation de Marietta le par le Pape Pie XII qui la déclara sainte martyre de l'Église catholique romaine. Ce fut la première fois qu'une mère assistait à la canonisation de sa fille. Alessandro Serenelli, devenu membre du Tiers-Ordre franciscain, travaillait depuis 1936 en tant que jardinier du couvent des pères capucins d'Ascoli Piceno. Il mourut au couvent de Macerata, le , à l'âge de 87 ans, après avoir rédigé un testament des plus édifiants. Anecdote. Dans l'État de Pennsylvanie, la loi qui stipule qu'une victime de viol doit prouver s'être défendue physiquement pour que son agresseur soit poursuivi, s'appelle officieusement « loi Ste. Maria Goretti ». |
Shamita Shetty Shamita Shetty (née le à Mangalore) est une actrice indienne. Elle commence sa carrière dans "Mohabbatein" qui est l'un des plus grands succès de l'année 2000. Sa sœur Shilpa est également actrice. Biographie. Shamita Shetty est née dans l’État du Karnataka et sa langue maternelle est le toulou. Elle est la deuxième fille de Surendra et Sunanda Shetty qui tiennent une entreprise de fabrication de bouchons plastiques pour l'industrie pharmaceutique. Shamita Shetty fréquente la "St Anthony's Girls High School" (Chembur, Bombay) puis elle commence des études de stylisme qu'elle abandonne pour suivre les pas de sa sœur, Shilpa Shetty, déjà bien établie dans l'industrie du cinéma hindi. Carrière. Shamita Shetty est très vite repérée par Aditya Chopra qui lui fait faire ses premiers pas au cinéma dans "Mohabbatein", un des grands succès de l'année 2000. Elle apparaît ensuite dans des item numbers dans "Mere Yaar Ki Shaadi Hai" et "Saathiya" puis tente sa chance dans des films du Sud avec "Raajjiyam" (tamoul) et "Piliste Palakutha" (télougou). En 2004 elle revient à Bollywood avec "Agni Pankh" et "Wajahh" qui ne rencontrent pas la faveur du public. En 2005 sa carrière redémarre grâce à "Bewafaa" de Dharmesh Darshan dans lequel elle joue aux côtés d'Anil Kapoor, Akshay Kumar, Kareena Kapoor et Sushmita Sen. Mais les films suivants sont décevants, "Zeher" (2005), "Mohabbat Hai Ho Gayi Tumse" (2006) et "Fareb" (2005) dans lequel apparaît aussi sa sœur. Les sœurs Shetty se retrouvent de nouveau dans un épisode de la série télévisée "Jai Jawan". En 2007 Shamita Shetty tourne aux côtés d'Ajay Devgan, Ritesh Deshmukh et Zayed Khan dans "Cash" qui ne réussit pas à recouvrer le budget investi. On la voit également dans des "item numbers" dans "Heyy Babyy" et "Hari Puttar". En 2009 Shamita Shetty participe à la de l'émission "Bigg Boss" et en 2011, elle finit le tournage du film tamoul "Naan Awiti Aval". En 2021, elle participe à "Bigg Boss OTT", et termine à la place. Dès octobre 2021 elle participe à la saison 15 de "Big Boss". |
Île Oeno |
Île d'Oeno |
Liste des souverains de Babylone Ceci est la liste des souverains de Babylone. |
Sinfonia Sinfonia est le mot italien équivalent à "symphonie". Cependant, lorsqu'on parle en français d'une « sinfonia » ce terme signifie un genre musical différent et chronologiquement antérieur à la symphonie. Dans le "Syntagma musicum", de Michael Prætorius, il nous est dit que la sinfonia comporte au moins 5-6 voix et qu'elle sert à introduire de la musique vocale, sacrée ou profane. Mais il semblerait qu'il en ait existé à 3 voix, menant vers la sonate en trio. On trouve aussi le terme de sinfonia pour désigner une pièce musicale annonçant le début d'un opéra, et n'ayant aucun lien dramatique avec celui-ci. Cette pratique se codifiera en une forme pavane/gaillarde, par exemple chez Monteverdi, dans "" (1641), et (1643). Vers 1680, en Italie, on trouve deux tendances : En France, cela prend rapidement la forme de l'ouverture à la française, à savoir AB, A étant binaire, solennel et en rythmes pointés, et B de rythme ternaire et de style fugué. En Angleterre, Händel va opérer une synthèse, en gardant la forme française et en ne renonçant pas à la présence de solistes. Pour ce qui est des "sinfonie" hors du contexte de l'opéra, on en voit une des premières apparitions avec Salomone Rossi, en 1607, dans son "Primo Libro delle Sinfonie et Gagliarde". Cette pratique mènera vers des formes indépendantes de musique instrumentale telles la sonate en trio. Ainsi, les cantates de Bach commencent souvent par un court mouvement purement instrumental nommé « sinfonia » (et dans le cas des cantates BWV 52, 174, et 207, les « sinfonie » sont reprises comme mouvements dans les Concertos brandebourgeois 1 et 3). L'utilisation du terme "Sinfonia" disparait avant la fin du . |
Dana S. Scott Dana Stewart Scott, né le à Berkeley en Californie, est un mathématicien et informaticien américain. Carrière. Dana Scott est un spécialiste de la théorie des automates et de la sémantique des langages de programmation. Il a également travaillé en logique modale, topologie, et théorie des catégories. Professeur d'informatique et de mathématiques à l'université Carnegie-Mellon jusqu'à sa retraite en 2003, il est depuis professeur émérite à l'université Carnegie-Mellon en tant que "Hillman University Professor of Computer Science, Philosophy and Mathematical Logic". Sa collaboration avec Christopher Strachey dans les années 1970 a jeté les bases des approches modernes de la sémantique des langages de programmation. Prix et distinctions. Dana Scott a reçu plusieurs prix prestigieux tout au long de sa carrière : Carrière universitaire. Dana Scott a été successivement : |
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Juris Hartmanis Juris Hartmanis (né le à Riga en Lettonie et mort le ) est un informaticien américain d'origine lettonne. Avec Richard Stearns, il a reçu en 1993 le prix Turing pour leur travail commun. Leurs recherches ont conduit à la naissance de la théorie de la complexité des algorithmes. Biographie. Né en Lettonie, Juris Hartmanis a d'abord émigré en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Il a obtenu une licence en physique de l'université de Marbourg. Puis il est parti aux États-Unis d'Amérique et a obtenu sa maîtrise en mathématiques appliquées à l'université de Kansas City (maintenant connue sous le nom d'Université du Missouri-Kansas City). Il a obtenu son doctorat en mathématiques au "California Institute of Technology" (Caltech) en 1955 sous la direction de Robert Dilworth. Ensuite, il a travaillé au sein du laboratoire de recherches de la General Electric Company, développant et présentant des principes informatiques. En 1965, il est devenu professeur à l'université Cornell, où il a participé à la création du département d'informatique et en a été le premier président. Travaux. Juris Hartmanis est l'un des fondateurs de la théorie de la complexité. On lui doit notamment le théorème de hiérarchie en temps déterministe. Il a également émis la conjecture de Berman-Hartmanis. |
David Grondin David Grondin est un footballeur français, né le à Juvisy-sur-Orge (Essonne), évoluant en défense ou en milieu de terrain. Carrière. D'ascendance réunionnaise, David Grondin fait ses débuts à l'ES Viry-Châtillon. En 1994, il est finaliste de la Coupe nationale des minimes avec la sélection de la Ligue de Paris-Île-de-France. Grondin intègre le centre de formation de l'AS Saint-Étienne et remporte la coupe Gambardella en 1998 face au Paris SG. Il est bientôt transféré en Angleterre, au club d'Arsenal à Londres. Il joue son premier match lors du troisième tour de la League Cup face à Derby County en . Mais durant son passage dans le club londonien il fait très rarement partie de l'équipe première. Grondin est successivement prêté à Saint-Étienne, à l'AS Cannes et au club belge de Beveren. Un règlement plafonnant le nombre de joueurs de plus de 21 ans qu'un club peut envoyer en prêt oblige Arsenal à libérer Grondin de son contrat en janvier 2003. Le joueur de près de 23 ans peut alors signer en faveur du club écossais de Dunfermline évoluant en Scottish Premier League. Il rejoint ensuite la Ligue 2 et le Stade brestois. |
Harvey Spencer Lewis Harvey Spencer Lewis ( - ) est le fondateur de l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix (AMORC), dont il fut le premier "Imperator" (responsable mondial), de 1915 à 1939. Cet ordre est considéré aujourd'hui comme l'organisation rosicrucienne la plus active Biographie. H. Spencer Lewis nait à Frenchtown, New Jersey, États-Unis, et devient journaliste. De 1904 à 1909, il anime le "New York Institute for Psychical Research", un groupe composé de scientifiques et de savants, se consacrant à l'étude des médiums ainsi qu'aux phénomènes spirites et psychiques. Animé par un intérêt particulier pour la Rose-Croix, il cherche à entrer en contact avec ses membres. C'est vers la France, théâtre des dernières activités rosicruciennes connues au début du XXe siècle, que ses recherches l'orientent. Il se rend à Toulouse où « la dernière branche des Rose-Croix» est réputée encore active. Il indique avoir été initié le 12 août 1909, avant d'être désigné pour organiser une résurgence rosicrucienne aux Etats-Unis. Certains auteurs mettent en cause cet évènement indiquant qu'il n'existe pas de preuve de cette initiation. De son côté, l'AMORC a publié plusieurs documents d'archives pour y répondre. Le projet de résurgence des activités rosicruciennes aux États-Unis fait d'abord l'objet d'une communication publique à New York en février 1915, assortie d'une conférence le 03 mars suivant . La première assemblée composée d'une cinquantaine de membres de l'organisation se tient le 1er avril 1915. À cette occasion, il est élu "Imperato"r, titre traditionnel en usage depuis le XVIIe siècle, servant à désigner le plus haut dignitaire de l'organisation. La structure hiérarchique rosicrucienne en douze degrés, connue depuis 1777, est également adoptée. Des historiens prêtent à Harvey Spencer Lewis d'avoir été en lien avec la cantatrice passionnée d'occultisme, Emma Calvé, lors des tournées de cette dernière aux États-Unis pendant la Grande guerre, sans toutefois pouvoir l'étayer. En 1934, il est nommé par Augustin Chaboseau légat de l'Ordre martiniste traditionnel pour les Etats-Unis d'Amérique. En août de cette même année est organisé à Bruxelles un Convent international d'ordres initiatiques où est créée la F.U.D.O.S.I "(Fédération Universelle des Ordres et Sociétés Initiatiques" - aujourd'hui dissoute). Harvey Spencer Lewis en est nommé l'un des trois Imperators, sous le nom mystique de "Sar Alden". En 1937, il se marie à Martha, qui voyage avec lui en Égypte, durant le "Grand Tour de l'Égypte" (sorte de pèlerinage rosicrucien). Son fils, Ralph Maxwell Lewis, second Imperator de l'AMORC sera l'auteur de l'autobiographie "Cosmic Mission Fulfilled" , en français : "Mission cosmique accomplie." Harvey Spencer Lewis avait également créé une radio rosicrucienne et intervenait parallèlement sur les ondes d'autres radios. Créations et inventions. Luxatone. Le Luxatone (ou orgue de couleur) est un appareil qui convertit les signaux sonores en couleurs. Le résultat est affiché sur un écran de forme triangulaire. Cosmic Ray Coincidence Counter. Selon des connaisseurs du mouvement rosicrucien, Harvey Spencer Lewis aurait créé dans les années 1930 un prototype de compteur Geiger capable de détecter la radioactivité. Sympathetic Vibration Harp. Toujours selon des connaisseurs du mouvement rosicrucien, Harvey Spencer Lewis aurait créé un outil de détection des "vibrations sympathiques", sous forme de harpe. |
Richard Stearns Richard Edwin Stearns, né le à Caldwell dans le New Jersey, est un informaticien américain qui, avec Juris Hartmanis, a reçu en 1993 le prix Turing pour leurs recherches communes sur les bases de la théorie de la complexité des algorithmes. Biographie. Il est actuellement professeur émérite d'informatique à l'université d'Albany, qui fait partie de l'université d'État de New York. Travaux. Stearns est l'un des fondateurs de la théorie de la complexité. On lui doit notamment le théorème de hiérarchie en temps déterministe. |
Philosophie des mathématiques La philosophie des mathématiques est la branche de la philosophie des sciences qui tente de répondre aux interrogations sur les fondements des mathématiques ainsi que sur leur usage. On y croise des questions telles que : « les mathématiques sont-elles nécessaires ? », « pourquoi les mathématiques sont-elles utiles ou efficaces pour décrire la nature ? », « dans quel(s) sens, peut-on dire que les entités mathématiques existent ? » ou « pourquoi et comment peut-on dire qu'une proposition mathématique est vraie ? ». Les différentes réponses possibles à ces questions s'organisent en différentes écoles de pensée, au nombre desquelles on compte, entre autres : Ces pistes seront abordées dans la suite de l'article. Thèmes récurrents. Les thèmes récurrents comprennent : La nature des objets mathématiques. De quoi traitent les mathématiques ? La biologie moléculaire cherche à expliquer le fonctionnement du vivant par l'étude des interactions chimiques entre les molécules. La cosmologie cherche à donner une description cohérente de l'Univers dans son ensemble en oubliant les structures particulières. Les neurosciences cherchent à explorer le fonctionnement interne du cerveau et à comprendre l'origine de la pensée. Et les mathématiques ? Les mathématiques traitent de nombreux objets dont les propriétés diffèrent. Mais ces objets sont des définitions issues de la réflexion humaine. En ce sens, les mathématiques sont des créations de l'esprit humain, le résultat d'une « construction neuronale » selon le neurologue Jean-Pierre Changeux. L'exploration mathématique consisterait à l'énumération de propriétés vérifiées par les objets définis au préalable. Pourtant, la pratique permet de différencier le vrai du faux, de cerner la justesse des raisonnements, et même la pertinence des définitions. Au contraire, de nombreux mathématiciens sont d'avis de placer les raisonnements mathématiques comme préexistant à l'esprit humain. En ce sens, énoncer un nouveau théorème n'est pas une invention, mais une découverte. Le mathématicien français Jean-Pierre Serre est de cet avis. Il apparente l'étude des cas particuliers, des exemples et contre-exemples, à l'expérimentation. À première vue, les mathématiques sont une discipline de la pensée qui ne se confronte pas avec le réel. À première vue seulement. Si les mathématiques sont un langage indispensable pour une description de la physique, les sciences de la nature ont conduit au développement interne des mathématiques. Ainsi : La question des origines. Quand commence la mathématique ? Difficile de répondre précisément. Tout dépend du sens du terme « mathématique ». La mathématique dans une acception très large est un ensemble de concepts numériques et spatiaux associés à trois formes de raisonnements : la déduction, l'induction complète (récurrence) et le raisonnement par l'absurde. Les mathématiques commencent donc avec le dénombrement et la mesure. Ce savoir est antérieur à l'écriture. Des entailles sur des os préfigurent des calendriers lunaires, à l'instar de l'os d'Ishango. L'utilisation des nombres était effective dès les premières civilisations (Mésopotamie, millénaire). Toutefois, si on limite les mathématiques à une connaissance scientifique reposant sur des raisonnements valides, les premières mathématiques sont le fruit de la civilisation grecque. Les différends sur les origines mathématiques portent davantage sur la définition de cette science que sur l'authenticité des preuves historiques. Les mathématiques, science ou langage ? Par leur rapport particulier au réel et à la pensée, les mathématiques se distinguent des autres domaines de connaissance et de recherche. Ce double rapport à la pensée et au réel conduit des philosophes des sciences à s'interroger sur l'appellation "sciences". En philosophie des sciences, le faillibilisme est employé par Charles Sanders Peirce pour opposer les sciences au fondamentalisme ; ce concept est repris dans le rationalisme critique de Karl Popper sous le terme de réfutabilité. Popper reconnaît les mathématiques comme sciences à la suite des travaux d'Alfred Tarski sur la sémantique. La question de savoir si les mathématiques sont ou non une science est une question relevant de la philosophie des mathématiques. Les mathématiques pourraient fort bien occuper une place à part, aux côtés des sciences humaines, de la philosophie, et des sciences exactes. Dominique Lecourt rappelle que pour « Bachelard depuis "l'essai sur la connaissance approchée (1928)" que les mathématiques ne sauraient être conçues comme un langage bien fait. [...] L'essence des mathématiques tient dans leur puissance d'invention ; elles apparaissent comme l'élément moteur du dynamisme de la pensée scientifique. Les mathématiques ne sauraient être réduites à un simple langage qui exprimerait, à sa manière, des faits d'observation ». (page 100) Esthétique. Beaucoup de mathématiciens ont été destinés à cette discipline en raison d'un sens de la beauté mathématique qu'ils perçoivent en elle. Dans son travail sur le nombre d'or, S.E. Huntley relate le sentiment de la lecture et de compréhension de la démonstration d'un théorème de mathématiques de quelqu'un d'autre, à celle d'un spectateur devant un chef-d'œuvre d'art—le lecteur d'une démonstration a un sens similaire de l'euphorie lors de sa compréhension que l'auteur original celle-ci, autant que selon lui, le spectateur d'un chef-d'œuvre a un sentiment d'euphorie semblable au peintre ou sculpteur d'origine. En effet, on peut étudier les écrits mathématiques et scientifiques comme de la littérature. Philip J. Davis et Reuben Hersh ont fait remarquer que le sens de la beauté mathématique est universelle. À titre d'exemple, ils fournissent deux preuves de l'irrationalité de √2. La première est la preuve traditionnelle par la contradiction, attribué à Euclide; le second est une preuve plus directe impliquant le théorème fondamental de l'arithmétique qui, affirment-ils, est au cœur de la question. Davis et Hersh soutiennent que les mathématiciens trouvent la seconde preuve plus esthétique car elle se rapproche de la nature du problème. Paul Erdős était connu pour sa déclaration selon laquelle un « Livre » contiendrait les démonstrations mathématiques les plus élégantes, et belles. Il n'y a pas d'accord universel qu'un résultat a une démonstration « la plus élégante »; Gregory Chaitin a argumenté contre cette idée. Les philosophes ont parfois critiqué le sens de la beauté ou l'élégance de mathématiciens comme étant, au mieux, vaguement fixée. De la même façon, cependant, les philosophes des mathématiques ont cherché à caractériser ce qui fait qu'une démonstration est plus élégante qu'une autre. Un autre aspect de l'esthétique concernant les mathématiques est la vision des mathématiciens vis-à-vis des utilisations possibles des mathématiques à des fins jugées contraires à l'éthique ou inappropriée. La manifestation la plus connue de ce point de vue est exposée dans Le livre de G. H. Hardy, "A Mathematician's Apology", où Hardy soutient que les mathématiques pures possédaient une beauté supérieure aux mathématiques appliquées précisément parce qu'ils ne peuvent pas être utilisés à des fins non éthiques. Philosophies des mathématiques. L'universalité manifeste des mathématiques et leur efficacité sont, au moins depuis l'Antiquité grecque, une source de questions philosophiques et métaphysiques. L'histoire des idées est intimement liée à la réflexion sur la nature des mathématiques. On peut distinguer trois grandes questions : Le développement d'autres disciplines (sciences cognitives, philosophie de l'esprit…) soulève d'autres questions du type : Le platonisme. « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre », était-il gravé sur le portail de l'Académie, école de Platon. Pour ce philosophe, les mathématiques sont un intermédiaire pour accéder au royaume des Idées. L'aristotélisme. Concernant les mathématiques, Aristote est encore très empreint de platonisme. L'univers au-delà de la Lune, les étoiles et les planètes, peut être compris par les mathématiques, car ils sont ordonnés suivant des lois éternelles et parfaites. En revanche, pour Aristote le monde sublunaire est sujet au changement et au mouvement, et la physique ne peut en aucun cas prétendre acquérir la rigueur et l'universalité des mathématiques. Le logicisme. Le logicisme considère que les mathématiques sont toutes entières incluses dans l'ensemble des connexions logiques élémentaires, théoriquement explicites, qui composent une démonstration. "L'ambition de G. Frege ne se bornait pas à rebâtir la logique, elle entendait également fonder les mathématiques sur la logique". "Frege renonça à son programme logiciste" après avoir échoué à résoudre le paradoxe de Bertrand Russell (ensemble qui ne se contient pas en tant qu'élément). Bertrand Russell invente la théorie des types pour le résoudre. D'après H. Barreau, "la rançon du logicisme est l'impossibilité constatée de rejoindre même les bases les plus sûres de l'arithmétique". Le formalisme. Selon Hervé Barreau qui reprend David Hilbert : "le programme formaliste est né de la volonté des mathématiciens d'accueillir une logique formelle adaptée aux besoins des mathématiciens sans pour autant adhérer au programme logiciste" et plus loin : "Au lieu de raisonner sur les êtres mathématiques, il faut raisonner sur des signes privés de toute signification. Ce courant est à l'origine d'une métamathématique et d'autre part des démonstrations d'existence constructives avec en particulier les conditions de consistance (c'est-à-dire de non contradiction) et les conditions de complétude (c'est-à-dire la capacité de prouver que toute proposition correctement formée est vrai ou fausse)". Kurt Gödel, qui n'était pas formaliste, a proposé les deux théorèmes d'incomplétude qui ont changé la vision des mathématiques. D'après Hervé Barreau, "la rançon du formalisme, [c'est de] ne satisfaire personne et [de] laisser les mathématiciens courir leur aventure à leurs risques et périls". L'intuitionnisme. C'est le courant des mathématiciens qui, selon Hervé Barreau "dénoncent la confusion que commettaient les formalistes entre mathématiques réelles, qui sont toujours constructives, et les théories formalisées qui ne veulent pas savoir de quoi elles parlent". « La possibilité même de la science mathématique semble une contradiction insoluble. Si cette science n'est déductive qu'en apparence, d'où lui vient cette parfaite rigueur que personne ne songe à mettre en doute ? Si, au contraire, toutes les propositions qu'elle énonce peuvent se tirer les unes des autres par les règles de la logique formelle, comment la mathématique ne se réduit-elle pas à une immense tautologie ? Le syllogisme ne peut rien nous apprendre d'essentiellement nouveau et, si tout devait sortir du principe d'identité, tout devrait aussi pouvoir s'y ramener. », Henri Poincaré, "La Science et l'Hypothèse." L.E.J. Brouwer suggère : "Le seul fondement possible pour la mathématique doit être cherché dans ce processus constructif, dirigé par l'obligation de distinguer avec réflexion, raffinement et culture, celle des idées qui sont acceptables à l'intuition, évidentes à l'esprit, et celles qui ne le sont pas". D'après Hervé Barreau, « la rançon de [la] rigueur [de l'intuitionnisme], prise de façon exclusive, est une certaine inaptitude à recouvrir le champ des mathématiques classiques ». Le réalisme platonicien. Il existe une réalité mathématique indépendante « intemporelle »... Kurt Gödel cité par H. Barreau : "Je ne vois pas de raison d'avoir moins confiance dans ce type de perception, c'est-à-dire dans l'intuition mathématique, que dans la perception sensorielle... De plus, ils représentent un aspect de la réalité objective.". Pour Albert Lautman, le monde des idées mathématiques est le parangon du monde des Idées platoniciennes. Plus précisément, il considère que les relations entre les objets mathématiques mises en évidence dans les démonstrations sont des relations plus générales, métamathématiques. Dans ses ouvrages, Lautman montre que dans le déroulement d'une démonstration d'un théorème, des idées développées par des philosophes dans un tout autre contexte sont réalisées. Pour Lautman : Le constructivisme. Les constructivistes n'admettent que les mathématiques construites. Plus techniquement, ils n'acceptent dans les démonstrations que les inférences finies. Par exemple, le raisonnement par récurrence ainsi que l'axiome du choix sont prohibés. Les démonstrations par l'absurde sont également interdites, puisqu'elles ne donnent l'existence de l'être mathématique que par l'impossibilité de son non-être, et non pas par l'explicitation concrète de son existence. Le structuralisme. Le structuralisme soutient que les théories mathématiques décrivent des structures, et que les objets mathématiques sont exhaustivement définies par leur place dans ces structures. Par conséquent, le structuralisme maintient que les objets mathématiques ne possèdent pas de propriétés intrinsèques, mais sont définis par leurs relations extérieures dans un système. Par exemple, le structuralisme soutient que le nombre entier 1 est définie de façon exhaustive par le successeur de 0, dans la structure de la théorie des nombres naturels. Par généralisation de cet exemple, dans cette structure, tout entier est défini par sa place respective sur la droite numérique. D'autres exemples d'objets mathématiques peuvent inclure des droites et des plans en géométrie, ou des éléments et des opérations en algèbre abstraite. Le structuralisme est une vue épistémologiquement réaliste en ce qu'elle soutient que les énoncés mathématiques ont une valeur de vérité objective. Cependant, son affirmation principale concerne seulement quel "type" d'entité un objet mathématique, ou une structure sont, et non pas leur type d"'existence" (en d'autres termes, pas à leur ontologie). Le type d'existence des objets mathématiques dépend de celle des structures dans lesquelles ils sont incorporés; différentes sous-variétés de structuralisme font différentes revendications ontologiques à cet égard. Le calculationnisme. Les calculationnistes sont ceux qui comme Stephen Wolfram identifient la nature au calcul. Pour eux, une pomme qui tombe est une instanciation du calcul de la mécanique. |
Réaction de Boudouart |
Mer du Groenland La mer du Groenland est une mer de l'océan Arctique d'une superficie d'environ et située entre la côte est du Groenland à l'ouest, les côtes septentrionales de l'Islande au sud et l'île Spitzberg (Svalbard) au nord-est. L'Organisation Hydrographique Internationale définit les limites de la mer du Groenland de la façon suivante : Elle communique avec l'océan Atlantique par le détroit de Danemark au sud-ouest et la mer de Norvège au sud-est et à l'est. La plus importante des branches du courant transpolaire traverse cette mer en formant le courant du Groenland. À cause de la présence de nombreux icebergs, sa partie nord est rarement navigable. La profondeur moyenne est de , sa plus grande profondeur prouvée est de . La mer du Groenland est riche de micro-organismes, base de la chaîne alimentaire marine, de beaucoup de poissons comme la morue, le hareng, le saumon, le flétan et le carrelet, d'oiseaux et de mammifères marins dont des phoques, des baleines et des dauphins. |
Richard Edwin Stearns |
Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes Le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) est un fichier informatisé placé sous la responsabilité du ministère français de la Justice, régi par les dispositions figurant aux articles 706-53-1 et suivants et R. 53-8-1 et suivants du Code de procédure pénale. Il a été créé par l'article 48 de la loi Perben II du 9 mars 2004 en tant que "Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles", le Conseil constitutionnel l'ayant déclaré conforme à la Constitution. Par ailleurs, la Cour européenne des droits de l'homme a admis le la conventionnalité de l'inscription de « délinquants sexuels » dans ce fichier. Rebaptisé depuis la loi du 13 décembre 2005 sur la récidive des infractions pénales pour prendre en compte les crimes et délits violents, il recense les personnes mineures ou majeures mises en examen ou reconnues coupables d'un certain nombre d'infractions graves. Peuvent y être inscrites également les personnes non définitivement condamnées ou ayant fait l'objet d'un non-lieu, d'une relaxe ou d'un acquittement dans le cadre d'une déclaration d'irresponsabilité pénale pour trouble mental. Utilisation. Le FIJAIS a été mis en place pour prévenir la récidive des auteurs d'infractions sexuelles déjà condamnés, et faciliter l'identification des auteurs de ces mêmes infractions et leur localisation rapide, à tout moment. Son efficacité a été mise en cause, sa taille ne cessant d'augmenter . L'infraction doit faire encourir une peine de cinq ans d'emprisonnement au moins, sinon, l'inscription doit être expressément demandée par la juridiction ou le procureur. Toute personne fichée au FIJAIS doit en être informée par l'autorité judiciaire. L'inscription au fichier et les obligations qui en découlent étant considérées comme des mesures de sûreté, le législateur leur a conféré un caractère rétroactif. De sorte que le FIJAIS comportait, dès son entrée en vigueur, l'identité de vingt mille personnes. Le , étaient inscrites au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes contre environ en . Les autorités ayant accès à ce fichier sont nombreuses : les autorités judiciaires, les officiers de police judiciaire spécialement habilités, les préfets et administrations de l'État, les maires et les présidents de conseils régionaux et généraux par l'intermédiaire des préfets pour les recrutements dans les professions impliquant des contacts avec des mineurs. Les personnes inscrites au FIJAIS ont l'obligation de justifier de leur adresse au moins une fois par an et de déclarer leur changement d'adresse dans les quinze jours ; les auteurs d'infractions « les plus graves » doivent le faire tous les six mois, en se rendant en personne au commissariat ou à la gendarmerie. Toute carence dans ces obligations est punie de 2 ans d'emprisonnement et de d'amende. Depuis l'article 42 de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, cette justification peut même être mensuelle. La loi du 13 décembre 2005 sur la récidive des infractions pénales a rebaptisé et étendu le périmètre du fichier. Il met désormais sous surveillance, dès et après leur sortie de prison, les auteurs de certains crimes « particulièrement graves ». En outre, toujours à la suite de cette loi, les officiers de police judiciaire pourront accéder à ce fichier dans le cadre de toute enquête de flagrance même si elle ne concerne pas la répression d'infraction sexuelle ou d'acte de violence. Les préfets et de l'État pourront utiliser le fichier pour contrôler les droits à exercer officiellement des activités ou professions impliquant ou supposant contact avec des personnes pouvant être considérées comme victimes potentielles. Personnes concernées. Le FIJAIS enregistre l'identité (nom, prénom, sexe, etc.) et les adresses successives de la personne ayant été condamnée, ayant fait l'objet d'une dispense de peine, ou d'une mise en examen, voire d'une décision de non-lieu, d'une relaxe ou d'un acquittement pour infraction à caractère sexuel ou violent. Infractions pouvant entraîner l’inscription au FIJAIS. Les infractions visées à l'article peuvent faire l'objet d’une inscription au FIJAIS : Contenu. Le fichier contient différentes informations liées à la personne condamnée à propos de son identité, adresse et la décision judiciaire à l'origine de l'inscription : Interprétations. Ce fichier pourrait être considéré par certains juristes comme le début d'une orientation du droit français vers la « défense sociale », inspirée du « positivisme juridique » de Cesare Lombroso. |
Aleksander Balos Aleksander Balos, né à Gliwice en Pologne en 1970, est un artiste d'origine polonaise, installé aux États-Unis depuis 1989. |
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