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EDIFACT
Demchugdongrub Le Prince Demchugdongrub (8 février 1902 - 23 mai 1966) fut le chef du mouvement d’indépendance en Mongolie-Intérieure et du gouvernement autonome pro-japonais du Mengjiang durant la guerre sino-japonaise. Son nom chinois est Xixian (希賢). C’est un personnage controversé. Certains voient en lui un nationaliste mongol partisan du Pan-mongolisme. D’autres le considèrent comme un traître et comme un pion entre les mains des Japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Origines. Né dans la Bannière du Blanc Ordinaire (正白旗) dans la province de Chahar, Demchugdongrub était le fils unique de Namuzilewangchuke (那木濟勒旺楚克), le chef de la ligue de Xilin Gol (锡林郭勒盟 Xīlínguōlè méng) et le Prince Préfet de la bannière de droite de Su’nile (蘇尼特右旗札薩克多羅杜棱郡王). Après la mort de Namuzilewangchuke en 1908, Demchugdongrub, âgé de six ans, avec l’approbation de l’empire Qing, hérita des titres de son père. Demchugdongrub étudia le mongol, le chinois et le mandchou. Après la chute de la dynastie Qing, Yuan Shikai, en 1912, changea le titre de Demchugdongrub en Jinong de Zhasakeheshiduling. Demchugdongrub fut nommé membre du Comité Provincial de Chahar en 1929. En 1931, à la mort de Yang Cang (楊桑), il hérita du titre de son père de chef de la Ligue de Xilin Gol. Collaboration avec les Japonais. En février 1936, l'empire du Japon, avec l'aide du Mandchoukouo, établit un Gouvernement Militaire Mongol (蒙古軍總司令部) avec Demchugdongrub à sa tête et le Japonais Yamauchi comme conseiller. Le but de cet organisme était de reformer la Mongolie avec tous ses territoires pour perpétrer la lignée des Mongols, héritée de Gengis Khan. Mais cette première tentative fut un échec, l'Armée nationale révolutionnaire du gouvernement chinois battant les troupes indépendantistes mongoles en novembre 1936. Le 8 décembre 1937, le Prince Mongol De Wang (Demchugdongrub) déclara l’indépendance de la Mongolie Intérieure en tant que Mengjiang, ou Mengkukuo, et signa des accords avec le Mandchoukouo et le Japon. La capitale fut établie à Chan Pei, près de Kalgan (actuellement Zhangjiakou), avec un contrôle du gouvernement fantoche qui s’étendait sur les environs de Hohhot. La capitale fut déplacée plus tard . Après l’alliance Mengjiang-Mandchoukouo, Puyi décerna le titre de Jinong de Wude (武德) à Demchugdongrub. Le 4 août 1941, le Mengjiang fut de nouveau rebaptisé en Fédération Autonome de Mongolie (menggu zizhi bang 蒙古自治邦). Bien que créé pour canaliser le nationalisme mongol et soutenir les ambitions japonaises, cet objectif fut sapé à la base parce que les Japonais dessinèrent les frontières du Mengjiang de telle sorte que ce fût un État peuplé à 80 % par des Chinois Han. L'invasion soviétique de la Mongolie-intérieure et la capitulation du Japon entrainèrent la disparition du Mengjiang. Chute. Après la Seconde Guerre mondiale, et l’effondrement de la Fédération, Demchugdongrub vécut à Pékin sous la protection du Guomindang. Lorsque le Parti communiste chinois contrôla l’ensemble du pays, Demchugdongrub se débrouilla pour atteindre la partie orientale de la Mongolie-Intérieure et établir un Gouvernement Autonome en août 1949. En décembre 1949, poussé par l’Armée populaire de libération, il dut se réfugier en Mongolie extérieure. Initialement bien accueilli, il fut capturé en février 1950 puis extradé en Chine en septembre où il fut accusé de trahison. Placé sous haute surveillance, il écrivit ses mémoires et fut gracié treize ans plus tard. Jusqu’à sa mort en 1966 à Hohhot, il travailla au musée d’histoire de Mongolie-Intérieure.
Patrick Rambaud Patrick Rambaud, né le à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain français. Il est l'auteur d'une trentaine de livres, dont plusieurs parodies, et a obtenu en 1997 le Prix Goncourt, ainsi que le Grand prix du roman de l'Académie française, pour "La Bataille" (Grasset). En 2008, il est élu membre de l'Académie Goncourt, succédant à Daniel Boulanger, démissionnaire. Il le reste pendant quatorze ans, puis devient membre honoraire en décembre 2022, pour raisons de santé. Il sera remplacé à ce couvert par Christine Angot en février 2023. Biographie. Né à Neuilly-sur-Seine (, dit-il), il grandit dans le 8 arrondissement de Paris jusqu'à l'âge de vingt ans, avant de s’installer dans le quartier des Halles, où il réside toujours. À 16 ans, il est magicien dans un cabaret situé rue de la Félicité (17 arrondissement). Élève moyen, il quitte à vingt ans le lycée Condorcet et étudie durant quelques mois les lettres modernes à la faculté de Nanterre, qui venait d'être créée. En , il est incorporé dans l’armée de l’air pour un service militaire de seize mois. Une fois libéré, il écrit un premier livre et devient correcteur dans une maison d’édition. En 1970, il est engagé, ainsi que son cousin Michel-Antoine Burnier, par Jean-François Bizot, qui venait de reprendre le journal "Actuel", dont il demeurera l'un des piliers pendant quatorze ans. Avec Burnier, Rambaud écrit une quarantaine de pastiches, allant du texte court au véritable livre — tels "Le Roland-Barthes sans peine" (1978), ou encore "Le Tronc et l'écorce", "La farce des choses et autres parodies" et "Un navire dans tes yeux", textes qui parodient respectivement François Mitterrand, Simone de Beauvoir et Françoise Sagan. Parmi les autres victimes du tandem, on compte Louis Aragon, Charles de Gaulle, Philippe Sollers et André Malraux. Les deux auteurs ont également publié "Le Journalisme sans peine" (Plon, 1997), relevé sous forme de manuel des tics journalistiques (métaphores incohérentes, typographie négligée engendrant la confusion, etc.). Ils y relevaient notamment la montée de la « novlangue » : Ils observent dans le même livre l'appauvrissement du vocabulaire par l'emploi journalistique de mots « réducteurs » tels que "revisiter" : Sous le pseudonyme de Marguerite Duraille, Patrick Rambaud a parodié Marguerite Duras à deux reprises : "Virginie Q." en 1988 et "Mururoa mon amour" en 1996. Patrick Rambaud est également nègre littéraire. Il a écrit une cinquantaine de livres signés par d'autres, par exemple les "Mémoires" de l'actrice Paulette Dubost , et probablement certains ouvrages de Marek Halter et Georges-Marc Benamou. Il a témoigné de cette expérience dans le livre "Vocation nègre" (signé Anonyme). Avec "La Bataille", "Il neigeait", "L'Absent" et "Le Chat botté", il raconte de manière romancée des épisodes historiques napoléoniens. Dans chacun de ces quatre romans, il crée ou approfondit un personnage secondaire (soldat, officier de l'armée napoléonienne, Français moyen), ce qui lui donne l'occasion de montrer Napoléon et ses proches. "L'Idiot du village" reprend le thème de l'immersion dans le passé. Œuvres. "La Bataille". Ce roman obtient en 1997 le prix Goncourt. Patrick Rambaud n'a pas caché sa source d’inspiration pour ce dernier roman : il s'agit du projet qu'Honoré de Balzac avait conçu en 1828, poursuivi en 1833 sur les batailles napoléoniennes, et jamais terminé. Plus précisément, "la Bataille" de Balzac concerne d'abord la bataille de Dresde. "Chronique du règne de Nicolas ". Patrick Rambaud explique que c'est pour lutter contre la dépression qu'a causée en lui la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007 qu'il a écrit "Chronique du règne de Nicolas". Ce roman est le premier d'une série de six, dont cinq sont parus avant . Les quatre premières chroniques font l'objet en 2012 d'une adaptation en bande dessinée, dont Rambaud est le scénariste et Olivier Grojnowski le dessinateur. "François le Petit". Paru le , "François le Petit", sous-titré , raconte de manière satirique ce qu'il est advenu entre l'élection de François Hollande et les attentats de janvier 2015 à Paris. Comme dans ses "Chroniques du règne de Nicolas Ier", l'auteur brosse des portraits caustiques des personnalités de l'actualité française de cette période, et décrit minutieusement et chronologiquement du début du quinquennat. "Chronique du règne d'Emmanuel ". Le premier ouvrage, "Emmanuel le Magnifique", traite principalement des années de formation, puis du parcours gouvernemental 2012-2017, où "le Prince" Emmanuel Macron est conseiller du président, puis ministre, puis candidat à l'élection présidentielle et enfin vainqueur. La première année de "Notre Majesté" est raisonnablement agitée. La seconde chronique, "Les cinq plaies du Royaume", traite seulement des années 2018-2019 : match de football France-Russie à Saint-Pétersbourg, affaire Benalla, démissions (Nicolas Hulot, Gérard Collomb), Christophe Castaner, affaire Jamal Khashoggi, Mouvement des Gilets jaunes, saccage de l'Arc de triomphe de l'Étoile, Affaire Harvey Weinstein, réactivation de l'Affaire Roman Polanski... "Le Souverain" croise "le Duc de Lyon", Gérard Collomb, les dirigeants du "Groupuscule Républicain", du "Parti Social", du "Parti Populiste", et "La Méluche". "Notre Majesté" redevient "Notre Fuyant Monarque, Notre Vibrionnant Monarque". Et l'auteur achève ainsi l'ouvrage : N'empêche que je meurs d'envie de déguster une cuisse de pangolin...
FIJAIS
Comptabilité publique La comptabilité publique est le nom de la comptabilité que tiennent les administrations et les collectivités publiques d'un pays pour enregistrer leurs recettes et leurs dépenses. La dénomination comptabilité publique recouvre en réalité une grande diversité de systèmes comptables, propres au type de collectivités publiques concernées (État, collectivités territoriales, agences ou établissements publics nationaux et locaux, organisations internationales). En France. L'architecture comptable de l'État. Elle a été profondément réformée par la loi organique du août 2001 relative aux lois de finances (LOLF). Le volet comptable de la LOLF a mis en place une comptabilité de l'État qui doit s'inspirer des normes comptables issues de la comptabilité commerciale (art. 30) : logique patrimoniale, comptabilité d'exercice. Outre le suivi des dépenses et des recettes, celle-ci retrace donc désormais le patrimoine de l'État. Elle permettra à terme l'analyse des coûts des différentes politiques publiques par le Parlement et le citoyen. Cependant, la méthode comptable utilisée relève encore d'une logique de caisse (art. 28) avec cependant une possibilité d’extension lors d’une période complémentaire ne pouvant excéder vingt jours. Les états financiers. Les états financiers retenus pour les comptes sont constitués par un bilan présenté sous la forme d’un tableau de la situation nette, un compte de résultat présenté en trois parties : un tableau des charges nettes de l’exercice, un tableau des produits régaliens nets et un tableau de détermination du solde des opérations de l’exercice ; un tableau des flux de trésorerie distinguant les flux liés à l’activité, les flux d’investissement et les flux de financement. Les principes comptables. Le principe de régularité : il énonce que la comptabilité est conforme aux règles et procédures en vigueur. Le principe de sincérité : les règles et procédures en vigueur sont appliquées de manière à traduire avec sincérité la connaissance que les responsables ont de la réalité et de l’importance relative des événements enregistrés. Le principe de l’image fidèle : bien que non définie de manière directe, il convient, lorsque l’application d’une prescription comptable ne suffit pas à donner une image fidèle, de donner des informations complémentaires dans l’annexe. Le principe de spécialisation des exercices est lié au concept même de l’exercice comptable qui est normalement annuel. Le principe de spécialisation vise à rattacher à chaque exercice les charges et les produits qui le concernent effectivement et ceux-là seulement. Le principe de continuité d’exploitation : l’État continuera d’exercer ses activités dans un avenir prévisible. Le principe de permanence des méthodes : les modifications de conventions et de méthodes comptables ne doivent intervenir que si elles contribuent à une présentation plus fidèle des états financiers. Toute modification ayant une incidence importante sur le résultat doit être explicitée dans les notes annexes. Le principe de bonne information : la comptabilité doit être intelligible, pertinente et fiable. La tenue de la comptabilité. Le comptable public est chargé de la tenue des comptes et du contrôle de régularité dans les conditions prévues par le règlement général sur la comptabilité publique. Il appartient au réseau du trésor public. Ces fonctionnaires, relevant du ministère des Finances, encaissent les recettes et paient les dépenses des différentes collectivités publiques. À ce titre, ils engagent leur responsabilité, qui est personnelle et pécuniaire. En revanche, la comptabilité des établissements publics autres est tenue par un agent comptable indépendant (établissement scolaire, université, agence du sang, etc.). Chorus est le système d’information financière qui gère la dépense, les recettes non fiscales et la comptabilité de l’État. Il s'agit d'une application partagée par tous les acteurs financiers des services centraux et déconcentrés de l’État : gestionnaires (services des RPROG, RBOP, RUO), contrôleurs financiers, comptables, préfets. La comptabilité du secteur public local. La comptabilité des collectivités territoriales est également tenue par les comptables du Trésor. Différentes comptabilités sont applicables au secteur public local, selon le type de collectivités (communes, départements, régions) et selon la nature de l'activité exercée s'il s'agit d'un établissement public local (service public administratif ou service public à caractère industriel et commercial). Ces différents types de comptabilités se déclinent par des instructions budgétaires et comptables du Trésor public : L'instruction comptable M14 est applicable aux communes depuis le janvier 1997. Elle a fait l'objet d'une mise à jour importante au janvier 2006. Comme toutes les comptabilités publiques, elle suit les principes posés par le plan comptable général applicable au secteur privé : comptabilité en droits constatés, en partie double (correspondance entre les ressources et leurs emplois). Pour les dépenses comme pour les recettes, elle distingue les opérations de fonctionnement (produits et charges) de l'organisme de ses opérations d'investissement (opérations sur le patrimoine). Depuis 2015, un référentiel M57 a été mise en place pour les métropoles, les collectivités territoriales uniques (Guyane, Martinique, Corse, ville de Paris) ainsi que, sur option, pour toutes les collectivités . Il a vocation à remplacer en 2024 l'ensemble des référentiels, à l'exception des M4, M21 et M22. Cette instruction reprend, en matière budgétaire, les éléments communs tout en donnant la priorité aux dispositions applicables aux régions, en particulier pour la gestion pluriannuelle des crédits, la fongibilité des fonds et la gestion des crédits de dépenses imprévues. Depuis 2018, en vue de la mise en place de la certification des comptes, la M57 intègre les principes du futur "recueil des normes comptables pour les entités publiques locales" du Conseil de normalisation des comptes publics. Normalisation internationale des comptes publics. Convergence au sein de l'Union européenne. Une directive du fixe les exigences applicables aux cadres budgétaires des États membres. La directive précise que les systèmes nationaux de comptabilité publique doivent : Travaux pour une normalisation mondiale. L'International Public Sector Accounting Standards Board (IPSAS Board) a pour objectif de favoriser la convergence des référentiels nationaux. Le Conseil de normalisation des comptes publics français participe activement à ses travaux.
Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers En France, le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (ou FICP) liste l'ensemble des personnes ayant été par le passé incapables de rembourser à échéance un crédit. Il est géré par la Banque de France. Si une inscription au FICP n'entraîne pas automatiquement l'interdiction de prêt, ce motif peut néanmoins être utilisé par un établissement de crédit pour refuser l'ouverture d'un compte ou la mise en place d'un crédit ou de moyens de paiement. En ce sens, ce fichier constitue le volet préventif du dispositif de traitement du surendettement. Alimentation et informations contenues dans le FICP. Inscription au FICP. Un particulier est inscrit au FICP dans les cas suivants : À noter : Sortie du FICP. Un particulier inscrit au FICP peut en sortir de différentes manières. S'il est propriétaire d'un bien immobilier : Sinon : Informations contenues dans le FICP. Dans tous les cas : Pour un défaut de remboursement de crédit, pour chaque incident : Pour un dossier de surendettement: Durée d'inscription dans le FICP et radiation. Pour un incident de remboursement de crédit: Pour un dossier de surendettement: Remarques. La Banque de France agit en tant que gestionnaire du fichier, elle ne peut annuler, elle seule, le fichage. Consultation du FICP, droit d'accès et de rectification. Consultation par la banque. Une banque consultant le FICP pour voir si un client n'y est pas inscrit a accès aux informations suivantes en cas de fichage : À noter : Droit d'accès par l'intéressé. Conformément aux dispositions de la Loi dite « informatique et libertés », vous pouvez accéder aux informations vous concernant inscrites sur ce fichier.  Pour ce faire, vous pouvez vous présenter, muni d’une pièce d’identité portant votre photographie , auprès d’une agence de la Banque de France, ou adresser votre demande par courrier accompagné d’une photocopie de votre pièce d’identité signée, à une agence de la Banque de France.  (Trouver l’agence la plus proche de mon domicile https://www.banque-france.fr/la-banque-de-france/organisation/implantations-de-la-banque.html )  Pour en savoir plus sur le FCC et « informatique et libertés » https://www.banque-france.fr/pied-de-page/infos-legales/liste-par-themes/cheques-et-cartes-bancaires.html Conformément aux dispositions légales spécifiques au FICP, les renseignements suivants vous concernant vous seront imprimés : En joignant à son courrier une copie de sa pièce d'identité et sans oublier de signer son courrier. Dans un court délai, la Banque de France vous envoie un document complet sur votre situation. Source : site internet de la banque de France, vu sur le dépliant remis par celle-ci, et téléchargeable depuis leur site. Droit de rectification par l'intéressé. Les personnes qui souhaitent contester et, le cas échéant, faire rectifier les informations recensées à leur nom doivent présenter une requête auprès de l’organisme à l’origine de l’inscription. Si la réclamation concerne un incident de paiement caractérisé, le demandeur est invité à s’adresser directement à l’établissement déclarant. Lorsque la contestation porte sur le contenu d’une inscription au titre de la procédure de traitement des situations de surendettement, la requête est transmise pour examen au secrétariat de la commission de surendettement chargé du traitement du dossier. Si ces demandes n’aboutissent pas, les personnes peuvent adresser leur demande au service gestionnaire : En , ce fichier comporte 2,6 millions de personnes inscrites.
Moteur pantone
Fraude électronique Une fraude électronique est un type de fraude utilisant un ordinateur ou un autre moyen électronique pour voler ou modifier des données numériques, ou pour obtenir une utilisation illégale d’un ordinateur ou d’un système électronique. Cela peut par exemple être le détournement de votes électroniques, l’utilisation frauduleuse de comptes bancaires, la fraude sur les marchés boursiers, etc. Fraude électronique électorale. Chaque technique utilisée afin de collecter des votes présente ses propres risques, et pour cette raison les fraudes électorales sont toujours possibles. Le fait que les votes soient anonymes, afin de protéger les électeurs de la pression illicite, signifie que personne ne peut vérifier si chaque voix correspond à ce que son électeur inconnu a réellement voté. Pour cette raison, le seul moyen d’être certain que les résultats électoraux sont justes, est de collecter les votes, en utilisant une procédure sécurisée et vérifiable. Les élections sur papier tenues par la surveillance d’un public correct peuvent garantir des élections justes et en ordre, parce que les humains peuvent vérifier les opérations et s’occuper des votes par scrutins, qui sont des objets visibles et tangibles. Les procédures électorales italiennes sont un bon exemple, puisque personne n’a jamais remis en question la légitimité des résultats électoraux ces 60 dernières années. Les élections électroniques ne peuvent pas être tenues sous la responsabilité du public, pour la raison que les procédures ne sont pas vérifiables par des humains, parce que nous ne sommes pas équipés pour vérifier des opérations qui se produisent sur une échelle microscopique en quelques nanosecondes de délai. En fait, pour les personnes qui ne s’y connaissent pas, les ordinateurs semblent agir tout comme une boite noire et leurs opérations peuvent véritablement être vérifiées, simplement en connaissant les entrées et en comparant les sorties attendues aux sorties constatées. Étant donné que le vote est secret, les entrées des élections et les sorties attendues ne sont pas connues, afin d’être comparées aux résultats électoraux. Ainsi, les résultats électoraux ne peuvent pas être vérifiés par des humains. C’est pour cette raison que certaines personnes pensent que le vote électronique est par nature ouvert à une large série de fraudes indétectables. Fraude électronique bancaire. La fraude bancaire électronique consiste à utiliser des moyens électroniques frauduleux pour détourner les fonds d’un ou plusieurs comptes bancaires ou pour obtenir les données personnelles des titulaires de comptes, notamment dans le but d’usurper leur identité. Il existe diverses techniques :
Pardon de Saint-Urlo Le pardon de Saint-Urlo est un pardon qui se déroule à la chapelle Saint-Urlo (commune de Lanvénégen en Bretagne), le dernier dimanche de juillet. Un incident significatif de l'état d'esprit de la population paysanne pendant la révolte des Bonnets rouges se produit au cours du pardon de Saint-Urlo. Il est connu par la liste des personnes exclues de l'amnistie royale, liste publiée en qui comprend pour Lanvénégen le nom d'Allain Maillard, et par un "Mémoire ecclésiastique au sujet d'actes séditieux imputés à Allain Maillard, prêtre de Lanvénégen", conservé aux archives départementales du Finistère (série B, cour de Carhaix). Ce prêtre fut acquitté par la cour royale de Quimperlé, puis, à la requête du procureur du roi, rejugé au Parlement de Bretagne, alors exilé à Vannes, qui le condamna aux galères. Réunis à l'occasion de la fête religieuse, les habitants sont interpellés par Allain Maillard qui brandit un papier dont il crie à qui veut l'entendre qu'il est tombé de la poche d'un "sergent" (dans le sens d'huissier), présent dans la foule et que ce document est la gabelle que le pouvoir royal veut imposer en Bretagne; les paysans se précipitent alors sur le sergent qui est roué de coups. La "loge" du nommé Cosvart est pillée, ainsi que le rapporte Ollivier Dollou, serviteur dans ce cabaret: " Le témoin, s'étant rendu dans la chapelle de Saint Urlou pour y entendre la messe, y entendit celle dudit Maillard et icelle finie se retira incontinent dans sa loge en laquelle les Cosvart et femme avaient fait mettre leur vin et cidre pour en tirer et donner à leurs autres serviteurs, suivant l'ordre d'iceux Cosvart et femme, et de laquelle il ne bougea, jusques à ce que incontinent et fort peu de temps aorès que la grande messe fut finie en ladite chapelle, qu'une grande quantité et multitude de personnes s'étant soulevées et assemblées fondirent d'un coup sur le cabaret des Cosvart et femme dans la loge où étaient leur vin, cidre, et le témoin, ce qui lui donna telle appréhension et terreur qu'il en sortit le plus promptement qu'il put et se retira pour se garantir la vie et qu'il abandonna le tout aussi bien que la femme d'icelui Cosvart et les autres serviteurs, et que lorsque ce désordre et vacarme commença, qu'il n'avait vendu plus de seize à vingt pots de vin et qu'ils y laissèrent comme il a dit le surplus dudit vin et toutes les autres denrées et meubles des Cosvart et femme, et se rendit en compagnie de l'une des servantes dudit Cosvart, nommée Gabrielle, sans qu'il sache son nom, en la demeurance dudit Cosvart audit bourg de Lanvénégen où ils arrivèrent environ vers une heure ou deux après-midi et fort peu après y arriva aussi la femme d'icellui Cosvart". Le dimanche , Allain Maillard aurait distribué à des habitants des paroisses voisines de Meslan et Berné des copies de ce document.
Rhythm & blues
Peter North Peter North (de son vrai nom Alden Brown), né le à Halifax (Nouvelle-Écosse), est un acteur, réalisateur et producteur canadien de films pornographiques. Biographie. Il a commencé sa carrière dans des films gays sous le nom de Matt Ramsey. Il ne revendique pas ses débuts homosexuels, dans lesquels il a même tenu des rôles "passifs" comme dans les films "The Bigger, The Better" et "Cousins". Si on lui connaît plusieurs rôles en tant que "passif", il n'a jamais été filmé en train de pratiquer une fellation à un partenaire masculin. Un exemple de « Gay for Pay », à l'instar de Ken Ryker, Jeff Stryker ou Ryan Idol. Son nom de scène serait un hommage à Robert Conrad et au personnage de James West. Très vite, il bascule dans des productions hétérosexuelles où son corps d'athlète, son sexe de taille imposante et ses éjaculations à la fois puissantes et abondantes, font de lui une star. Surnommé « The Bucket » (le seau) pour ses jets de sperme spectaculaires, il s'occupe essentiellement des films produits sous la collection North Pole ainsi qu'une autre série, Anals Addict. Actif dans le milieu depuis les années 1980, Peter North tourne avec pratiquement toutes les actrices de l'industrie pornographique telle Jewel De'Nyle avec qui il pose sous l'objectif de la photographe Suze Randall. Son actrice favorite reste Gwen Lather. Il a créé une société de productions Northstar Associates où le réalisateur Craven Moorehead sort ses films. Actuellement, il vit en Californie et a aussi produit son propre film intitulé "Peter North Lost In Vegas". Il partage la vie de Rosalie Zyberstein, née en 1978 à Las Vegas.
Chmel Blšany Le FK Chmel Blšany est un club tchèque de football basé à Blšany (un petit village de moins de 1000 habitants).
Marinho Chagas Marinho Chagas, de son vrai nom Francisco das Chagas Marinho, né le à Natal (Brésil) et mort le à João Pessoa, est un footballeur brésilien. Il jouait au poste de latéral gauche, notamment avec Botafogo et l'équipe du Brésil. Biographie. En équipe nationale. Marinho dispute sept matchs lors de la Coupe du monde 1974 avec l'équipe du Brésil. Le Brésil se classe quatrième de la compétition. Il est sélectionné 36 fois (9 sélections non officielles) en équipe du Brésil, et marque quatre buts.
Maison de disques
GNU nano nano est un éditeur de texte pour les systèmes Unix et dérivés, basé sur la bibliothèque ncurses et publié sous licence GNU GPL. C’est un clone libre de Pico, l’éditeur de texte du logiciel de courrier électronique Pine. GNU nano s’efforce de reproduire les fonctionnalités et la simplicité de l’interface de Pico, mais sans conserver la dépendance forte envers Pine qu’impose Pico. Historique. La première version de nano a été écrite par Chris Allegretta en 1999, et s’appelait "TIP" (acronyme récursif de ', « TIP n’est pas Pico »). Son ambition était d’écrire un logiciel libre pour remplacer Pico, car ni Pico ni Pine n’étaient distribués sous une licence libre. Le nom a officiellement changé pour nano le , car le nom précédent entrait en conflit avec un autre programme Unix. Le nouveau nom provient du Système international d'unités, dans lequel "nano" signifie « 1 000 fois plus que pico », bien que le rétroacronyme ' (« Nano est un autre éditeur ») soit parfois utilisé. En février 2001, nano est officiellement devenu un programme du projet GNU. Plus récemment, Nano s’est vu ajouter des fonctionnalités faisant défaut à Pico, telle que la coloration syntaxique, la recherche et le remplacement de texte avec des expressions rationnelles, le défilement ligne par ligne ou la possibilité d’éditer plusieurs tampons. Chris Allegretta avait publiquement remis la maintenance de nano entre les mains de David Lawrence Ramsey le , mais demeurait le principal hacker du projet une décennie plus tard. Le support de l’UTF-8, l’annulation et la redéfinition des touches sont intégrés dans nano à partir de la version 2.0. Touches de contrôle. Au lieu d’être contrôlé par la souris, nano, tout comme Pico, se contrôle avec les modificateurs, en particulier les touches "Ctrl". Par exemple, "Ctrl-O" enregistre le fichier en cours d’édition et "Ctrl-W" ouvre le menu de recherche. Nano dispose d’une barre d’état de deux lignes au bas de l’écran, dans laquelle sont listées les raccourcis des commandes disponibles dans le contexte actuel. La commande "Ctrl-G" permet d’obtenir un écran d’aide, avec une liste plus complète des commandes. À la différence de Pico, nano utilise les modificateurs "Alt" pour modifier son comportement. Par exemple, "Alt-S" active ou désactive le défilement ligne par ligne. Pratiquement toutes les fonctionnalités activables depuis la ligne de commande peuvent être basculées dynamiquement durant l’édition.
Silhouette Silhouette admet plusieurs acceptions, dont certaines sont décrites ci-dessous. Toponyme. Le nom d’Étienne de Silhouette a été donné aux noms suivants :
FC Zbrojovka Brno Le FC Zbrojovka Brno est un club de football tchèque basé à Brno.
FK Jablonec Le FK Jablonec est un club tchèque de football basé à Jablonec nad Nisou. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier"
Compagnie de disques
FC Vysočina Jihlava Le FC Vysočina Jihlava est un club tchèque de football basé à Jihlava évoluant en D2 tchèque.
Mouvement pro-choix Le mouvement pro-choix (calque de l'anglais "pro-choice", c'est-à-dire « pour le choix ») désigne en Amérique du Nord l'ensemble des mouvements qui défendent l'idée politique et éthique que les femmes devraient avoir le contrôle de leur grossesse et de leur fertilité. S'y ajoutent notamment la liberté sexuelle, le droit au recours à l'avortement légal et encadré, et le libre choix de la contraception. On l'oppose dans ce contexte aux mouvements pro-vie, pour lesquels la liberté des femmes ne peut pas être utilisée comme argument pour contester le droit à la vie de l'embryon. Par extension, on utilise pro-choix pour évoquer tous les mouvements de défense des libertés individuelles, telles que la liberté de culte et l'euthanasie. Ce terme provient d'une justification des actes en fonction de leurs modalités d'exécution (choisi/imposé). Défense des libertés. Les mouvements pro-choix défendent l'idée que les femmes devraient avoir accès à l'avortement légal et encadré et, de même, qu’elles devraient pouvoir s'opposer aux avortements forcés. Certains considèrent cet acte comme un dernier ressort, et s'appuient sur des situations particulièrement difficiles : les cas de viol, ceux dans lesquels la survie de la mère (ou même du fœtus) est en jeu, lorsque la contraception a échoué ou encore dans l'incapacité matérielle ou psychologique à élever un enfant. Les pro-choix avancent l'argument qu'avoir un enfant est un choix personnel, qui affecte le corps de la femme et non celui du fœtus. Ils indiquent de plus que la vie des parents et des enfants sont améliorées dans les pays où les gouvernements légalisent l'avortement médicalement encadré, permettant ainsi d'éviter des déplacements dans les pays voisins ou des avortements non médicalement encadrés. Ils défendent les libertés individuelles, la liberté d'enfanter, et les droits relatifs à l'avortement. Le terme "défense des libertés individuelles" fut largement employé pour décrire des mouvements politiques militants au cours des et , les termes relatifs à l'intégrité de la personne physique et à la liberté sexuelle n'arrivant qu'en seconde moitié du . Les pro-choix ne se considèrent généralement pas comme "pro-avortement", car ils considèrent l'avortement comme une issue à des situations difficiles, et combattent les avortements forcés. En effet, les pro-choix insistent sur l'intérêt de l'avortement quand ce dernier permet d'éviter de porter préjudice moral ou physique à la femme. Dans tous les cas, l'avortement est préféré lorsqu'il est médicalement assisté plutôt que réalisé illégalement, sans supervision par des médecins. Les pro-choix s'opposent aux mesures ou aux projets de lois qui viseraient à rendre les procédures d'avortement plus difficiles. A contrario, ils incitent à plus d'informations, pour un choix raisonné et consenti, et une meilleure connaissance des lois existantes sur les droits des femmes. Problèmes des avortements déplacés. D'autres arguments concernent les problèmes causés par une interdiction de l'avortement de la part des politiques pro-vie, ces dernières bloquant l'accès à l'éducation sexuelle et à la contraception, ce qui augmenterait (au lieu de diminuer) le nombre final de demandes d'avortements. Les tenants de ces arguments pointent, pour illustrer leurs propos, l'existence d'aires géographiques où l'éducation sexuelle et la contraception sont limitées ou inexistantes : les taux d'avortement sont alors élevés, certains légaux, d'autres illégaux ou "exportés", c'est-à-dire que l'avortement va être réalisé dans un pays voisin autorisant l'avortement médicalement encadré. Effectivement, les femmes irlandaises qui vont au Royaume-Uni pour réaliser les avortements sont un de ces exemples, comme les femmes belges qui se rendaient en France lorsque l'avortement n'était pas encore légal dans leur pays. Les statistiques du taux d'avortement des Irlandaises au Royaume-Uni ne sont pas connues exactement, et pourraient gonfler artificiellement les statistiques du Royaume-Uni, par l'absence de déclarations de nationalité de la part de certaines femmes irlandaises, tandis que d'autres se feraient passer pour des femmes britanniques. Dans le monde. L'avortement demeure l'un des sujets de division les plus intenses, avec autant de positions que de partis politiques, et des combats soutenus afin d'autoriser, de contrôler ou d'interdire l'accès à l'avortement. Les groupes pro-choix sont présents dans pratiquement tous les pays, avec un succès variable. Aux États-Unis. Avant 1973, l'avortement n'était pas considéré comme étant couvert par la constitution des États-Unis, mais était entièrement régi par les lois propres à chaque État, qui avaient chacun un point de vue légal différent. Les premières limites légales à l'avortement apparurent dans les années 1820, et consistaient en une interdiction d'avorter au-delà de quatre mois de grossesse. Dès 1900, sous la pression de l'Association médicale américaine, des lois anti-avortement furent inscrites dans les lois de la plupart des États. Dans le fameux procès "Roe v. Wade" en 1973, une femme a porté plainte contre Henry Wade, procureur du comté de Dallas au Texas, où l'avortement était interdit. L'affaire monta devant la Cour suprême, qui arrêta : Le planning familial "(Planned Parenthood)" et NARAL Pro-Choice America sont les deux principaux mouvements de défense et groupe de pression pro-choix aux États-Unis. La plupart des mouvements féministes soutiennent également des positions pro-choix. Aux États-Unis, le Parti démocrate affiche des positions pro-choix, défendant un avortement « sûr, légal et rare ». Tous les Démocrates ne soutiennent toutefois pas cette position. Le Parti républicain, en revanche, est officiellement pro-vie et dénonce l'avortement. Certaines personnalités importantes du parti se revendiquent toutefois pro-choix, tels l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, le gouverneur de New York, George Pataki et le gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger. En Europe. La plupart des pays européens ont légalisé l'avortement (au moins dans quelques cas) par le biais de certaines lois (Royaume-Uni, Belgique, France, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Pologne, etc.). La Russie, qui a un des taux d'avortement les plus élevés du monde, a légalisé cette intervention en 1955 pour la seconde fois. Le pays de l'ex-URSS a été le premier au monde à légaliser cette pratique en 1918, dans un souci de santé des femmes, devenu problème de santé publique. Suivant l'idéologie communiste léniniste, les femmes devaient être libérées de ses injonctions sociales liées à la maternité et la famille, lui permettant ainsi de travailler et gagner un salaire. Suivant la réflexion de Alexandra Kollontaï, femme du premier gouvernement révolutionnaire, le travail représentait le seul moyen de libérer les femmes de même que la famille devait jouer un moindre rôle dans la construction de la nouvelle société soviétique. Ainsi, la maternité était pensée comme un choix relevant des femmes elles-mêmes, aussi bien sur le nombre d'enfant que sur l'outil de contrôle de celui-ci. La maternité enfin, devait petit à petit devenir une "fonction sociale". (Alexandra Kollontaï, 1917) Au Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, l'avortement est légal dans certaines circonstances. L"'Abortion Act" de 1967 sur l'avortement l'autorise dans les cas suivants: La loi prévoit que l'intervention doit être certifiée par deux médecins avant d'être exécutée. Les avortements en Grande-Bretagne sont assurés gratuitement par le "National Health Service". Au sein du Parti travailliste et des libéraux-démocrates, les pro-choix sont en majorité, mais des minorités importantes donnent des définitions très restrictives du droit de choisir ou souscrivent à des conceptions pro-vie. Le Parti conservateur se partage également entre les deux camps et son leader, David Cameron, est partisan de l'avortement sur demande dans les premiers stades de la grossesse. En Irlande. L'avortement est légal en Irlande depuis le . Auparavant il était illégal, mais depuis le référendum de 1983 qui a amendé la constitution irlandaise, il y avait une dérogation pour les femmes qui étaient en danger de mort ou dans une situation propice au suicide. Des milliers de femmes contournèrent l'interdiction en se rendant au Royaume-Uni, où l'avortement était légalisé depuis 1967. Le Labour Party irlandais était favorable à la légalisation des lois relatives à l'avortement. En Afrique. L'Afrique du Sud autorise l'avortement depuis le "Choice on Termination of Pregnancy Act" en 1996. Cependant, la plupart des pays africains interdisent l'avortement, sauf dans les cas de risques vitaux pour la vie de la mère. Un grand nombre d'organisations internationales pro-choix ont fait du combat de ces lois une priorité, et tente d'étendre les plannings familiaux en Afrique subsaharienne. Controverses sur les termes. Les termes pro-choix et pro-vie sont tous deux sujets à interprétation : ils tentent de définir de la manière la plus avantageuse possible les thèses défendues, tandis qu'ils engendrent un discrédit de la partie adverse. Effectivement, pro-choix implique un point de vue contraire d"'anti-choix" tandis que "pro-vie" implique un point de vue contraire de "pro-mort". De la même façon, chaque camp utilise le terme droit, donnant ainsi l'avantage du discours puisque le terme est connoté positivement, et entraine de fait l'invalidation du point de vue des opposants.
Mélancolie La mélancolie est d'abord vue comme un trouble de l'humeur, humeur au sens grec de l'acception et comme l'a inauguralement théorisée le médecin Hippocrate. Elle correspond à ce que l'on appelle aujourd’hui la dépression. Elle est ainsi réduite à une maladie mentale ; cette dernière pouvant se traduire par un sentiment d'incapacité, de profonde tristesse, voire d'absence de goût de vivre. Étymologie. Le mot est emprunté au latin ' lui-même transcrit du grec (') composé de ('), « noir » et de ('), « la bile ». Le mot signifie donc étymologiquement la bile noire. Ceci renvoie à la théorie des humeurs d'Hippocrate selon laquelle le corps contient quatre humeurs qui chacune déterminent notre tempérament. Ces quatre humeurs sont le sang, la lymphe, la bile jaune et la bile noire. À chaque tempérament sont associées une saison et une planète. La mélancolie est ainsi associée à l'automne et à la planète saturne. Le tempérament est donc sanguin lorsque le sang prédomine, lymphatique lorsque c'est la lymphe, bilieux pour la bile jaune et enfin mélancolique pour la bile noire. Et cette bile noire provoquait une tristesse qui était exclusive aux génies. Sophocle utilisait lui l'adjectif « » pour désigner la toxicité mortelle du sang de l'hydre de Lerne, dans lequel Héraclès a trempé ses flèches. La notion de mélancolie est donc très ancienne et une place majeure lui a toujours été donnée au sein des quatre tempéraments. La mélancolie a un sens littéraire qui signifie la tristesse. Ces propos sont sujets à une autre interprétation. De nos jours, on réduit la mélancolie à un état dépressif. Or, dans la pensée antique (Hippocrate par exemple), la mélancolie avait une autre signification que celle proposée en particulier par la psychanalyse. En effet, elle était considérée comme une source de génie et de folie qui provoquerait une tristesse et non pas réduite comme dans nos sociétés actuelles à une simple pathologie, une tristesse ou encore à un dégoût de la vie. La mélancolie dans le sens antique permettait de vivre le deuil, se dépasser ou encore de trouver un sens à la vie, en d'autres termes, c'est un passage en temps de crise (qui n'aboutit pas toujours à un résultat négatif). Et c'est là que la mélancolie prétend dépasser ces états de tristesses. Face à cette dernière interprétation, Jean Clair, historien de l'art a proposé qu' Le terme a en partie été supplanté depuis le par celui de dépression, ce qui fait qu'aujourd'hui, soit il est utilisé comme son synonyme, soit pour marquer la gravité de la dépression en sous-entendant que la mélancolie comporte des aspects psychotiques ou qu'elle inclut des risques élevés de passages à l'acte suicidaire. On l'utilise encore dans le sens où il décrirait un « état d'âme » au sens existentiel du terme. Histoire. La mélancolie prend différentes significations au fil des siècles. Elle décrit, très généralement, un état de détresse apathique, d'abandon proche de la dépression : La mélancolie peut aussi être vue comme une « maladie sacrée » qui dans la culture occidentale a concerné toutes les expressions de la pensée et de l'art : philosophie, médecine, psychiatrie et psychanalyse, religion et théologie, littérature, musique et arts. La mélancolie est un vecteur de fertilité, de lucidité, de clairvoyance, mais aussi paradoxalement de désespoir. Jean Starobinski et Wolf Lepenies ont dit que la mélancolie était une forme de « mise à distance » de la conscience face au « désenchantement » du monde. Antiquité. Dès le , les stèles funéraires attiques présentent des individus prenant des poses de deuil. La mélancolie s'y rattache donc à la perte d'un proche. Au , Pénélope est représentée devant son métier à tisser, toute mélancolique. Aristote se demanda pourquoi tous les hommes d'exception sont bilieux : . Aristote donne ainsi l'exemple d'Oublos le jeune, qui, d'après lui, a contracté une mélancolie bilieuse à la suite d'un excès d'écriture : dans cet ouvrage, c'est l'auteur mélancolique qui produit son œuvre, en fait l'œuvre peut produire l'auteur mélancolique. Pour Hippocrate, la mélancolie se comprend comme trouble de la bile noire. La rate serait l'organe responsable de ce trouble. Voici comme il décrivait la maladie et son traitement : . Moyen Âge et Renaissance. L’"acedia", au départ, n'a rien à voir avec la paresse : c'est un malaise lié à l'excès de privations qui se saisit des moines dans le désert. Elle provient d'une activité cérébrale trop intense et tournant à vide, faute d'exutoire. Saint Antoine, père de pères du désert, quand il subit des « tentations » — c'est-à-dire un martyre — subit en réalité un accès d’"acedia", de pensées trop lourdes, trop fortes, trop obsédantes. En s'emparant de ce symptôme, qui chez les Pères du Désert relève davantage du malaise psychique que du « mal », les chrétiens le transformeront en émission de pensées mauvaises et diaboliques. L’"acedia" deviendra ensuite, sous la plume de Thomas d'Aquin, le péché des péchés, le détournement volontaire du bien divin. Une certaine splendeur ténébreuse risquant à ce moment-là d'être associée à ce péché, les Chrétiens d'Occident, peu fidèles à la tradition des pères du désert, se hâteront de transformer l’"acedia" en paresse et de la ranger parmi les sept péchés capitaux. Désormais, l’"acedia" n'a plus aucune aura tentatrice ; elle est paresse de se lever matin pour aller à la messe, puis paresse tout court. De gras docteurs font des rêves érotiques près de leur poêle bien chaud : voilà l’"acedia", telle que la représente le Songe du Docteur de Dürer. Témoin de ce que l'on pourrait appeler, avec Jean Starobinski, , le médecin Jacques Ferrand publie en 1610, à Toulouse, un "Traité de l'essence et de la guérison de l'amour ou de la mélancholie érotique", où il décrit d'un point de vue clinique et strictement profane . L'écrivain espagnol Tirso de Molina (1579-1648) publie en 1611 une pièce intitulée "El Melancolico", dont le personnage principal "Rogerio", confronté à un "amour impossible", s'écrie: . En 1621, Robert Burton publie l’"Anatomie de la mélancolie". Il en analyse les causes et les effets et recherche des remèdes. Il distinguera par exemple une "mélancolie religieuse". L’"Anatomie de la mélancolie" constitue une importante somme de toutes les théories, connaissances concernant la mélancolie, que Burton lie au deuil. Burton se considérait comme mélancolique. En 1691, John Moore (évêque anglais) appelle "mélancolie religieuse" ce qui sera dénommé scrupulosité. Au , refonde la mélancolie comme état d'âme, et la renomme "spleen". Cette expression devient celle des poètes. C'est Jean-Étienne Esquirol (1771-1840) qui, tentant d'écarter le terme mélancolie de la médecine, propose de le remplacer par celui « "lipémanie" » ou « "lypémanie" » ou encore à la suite de Pinel « monomanie » (1815) qui se rapporte à une tristesse massive et injustifiée avec souffrance morale et dépression de l’Humeur. Il renvoie ainsi la mélancolie aux poètes et aux philosophes. Au. Le est caractéristique de ce mal qu'est la mélancolie. Chateaubriand parle "de mal du siècle", Musset parle de maladie morale abominable. Elle prend chez Flaubert la forme de l'ennui et chez Baudelaire celle du "spleen". La mélancolie au résulte d'un traumatisme entre le rejet du christianisme de la Terreur de 1793, la chute de l'Empire en 1814, et l'année sans été de 1816, due à l'explosion du volcan Tambora. Les enfants de cette génération ont derrière eux de grands exploits et devant eux l'avenir d'une nouvelle France bourgeoise dont la seule perspective est de s'enrichir. La mélancolie vient donc d'une énergie qui ne peut pas être investie et qui devient un "poison noir". Charles Baudelaire fut l'une des grandes figures du spleen : ("Mon cœur mis à nu", 1864) "Saturne dévorant un de ses fils" est un tableau de 1823, du peintre Francisco de Goya. Cette œuvre fait partie d'une série de peintures noires réalisées entre 1820 et 1823, après le bouleversement de la guerre. Elle reprend fidèlement le thème de Cronos dévorant ses enfants, si cher à Goya. Cette dévoration, absorption, relaterait la racine même de la mélancolie, ou encore ses prémices. Le tableau fut utilisé pour la couverture du , "La relation d'objet", de Jacques Lacan. Emphatiquement dans "La Maladie à la mort" mais également dans "Crainte et Tremblement", Kierkegaard expose que les humains sont composés de trois parties : le fini, l'infini, et la relation entre les deux. Les finis (les sens, le corps, la connaissance) et les infinis (le paradoxe et la capacité à croire) existent toujours dans un état de tension. Cette tension, consciente de son existence, est l'individu. Lorsque l'individu est perdu, insensible ou exubérant, la personne est alors dans un état de désespoir. Notamment, le désespoir n'est pas l'agonie, c'est, au lieu de cela, la perte de l'individu. Victor Hugo a interprété son sentiment au sujet du travail des enfants, dans son poème "Mélancholia", à rapprocher du tableau de Goya cité ci-dessus. Au. Romano Guardini publie en 1928 un court traité sur "Le sens de la mélancolie" dans lequel il commente des textes de Søren Kierkegaard et écrit : . Jean-Paul Sartre publie "La Nausée" en 1938. Il y décrit Antoine Roquentin, pris d'un profond dégoût pour ce qui l'entoure, pour ses activités, et qui se réfugie dans l'imaginaire. Le titre que Sartre voulait à l'origine donner à l'œuvre était « Melancholia », en référence à la fameuse gravure de Dürer. Françoise Sagan publie "Bonjour tristesse". Emil Cioran traite de la mélancolie dès les premières pages de son premier livre "Sur les cimes du désespoir" (1934) : selon lui, la forme que prend la mélancolie n'est pas indépendante du cadre de vie ou du milieu environnant. Giorgio De Chirico, sujet lui-même à des crises de mélancolie dans sa période « métaphysique » (1912-1920), a peint plusieurs toiles qui font directement référence dans leur titre à cet état psychologique ambivalent, où la dépression le dispute à l’exaltation d’une révélation. "Mélancolie", 1912 ; "Mélancolie d’un après-midi", 1913 ; "Mélancolie d’une belle journée", 1913 ; "Mystère et mélancolie d’une rue", 1914 ; "La Mélancolie du départ", 1916 ; "La Mélancolie de la chambre", 1916 ; "Mélancolie hermétique", 1919… Il y joue du contraste des couleurs (teintes froides et teintes chaudes : noir du désespoir et vert de plomb saturnien / ors et ocres du soleil), des formes (cloître des arcades / étendue ouverte de la place), des temps (nostalgie des statues / modernité des trains et des usines), des objets (exotisme des artichauts et des bananes dans des architectures urbaines)… Par là, il témoigne des affinités secrètes de la mélancolie (la bile noire dans la théorie des quatre humeurs) avec l’élément terreux (dans la classification ancienne des quatre éléments) et ses expressions géométriques (géa : la terre), avec l’automne (dans le cycle des quatre saisons), avec la maturité (dans les quatre âges de la vie) et avec Saturne (l’un des quatre principaux dieux et astres figurant l’ambiguïté du temps). Fidèle à ce quadrillage symbolique du réel, De Chirico révèle bien toute l’ambivalence de l’état mélancolique qui « dispose à la délectation morbide mais favorise aussi l’exaltation douloureuse du génie : extase poétique ou visionnaire, contemplation extralucide, méditation et vaticination. Kant lui attribue même une sensibilité particulière au « sublime », ce vertige des cimes ou des profondeurs, en tout cas de l’infini, capable d’entraîner l’homme bien au-delà du beau… ». Au. Kathary Engel publie "La Force de l'Amour" en 2006. Elle y retrace le développement de cette maladie sournoise chez Marie. Très jeune enfant, Marie perd son père puis, progressivement son instinct vital, jusqu'à sa décision de rejoindre plus tard le père qui s'était suicidé, frappée par le même mal. En 2011, Lars von Trier réalise un film dont le nom, "Melancholia", évoque la mélancolie. À l'occasion de son mariage, Justine (Kirsten Dunst) perd peu à peu ses illusions et le monde idéal qu'elle s'était créé alors que peu à peu la planète "Melancholia" se rapproche de la Terre. Psychiatrie. Une des premières entités nosographiques à aborder le problème de la tristesse comme élément d'un état pathologique, est la neurasthénie, "manque de force nerveuse", "maladie fonctionnelle chronique du système nerveux". Cette neurasthénie apparaît sous l'influence de George Miller Beard. Jean-Étienne Esquirol (1771-1840) qui crée le concept de « "lipémanie" » ou « "lypémanie" » (1815) qui se rapporte à une tristesse massive et injustifiée avec souffrance morale et dépression de l’humeur ; on observe des troubles du sommeil et de l'alimentation, un ralentissement comportemental, des idées ou tentatives de suicide ; au ce terme cède la place à « "mélancolie" ». Karl Abraham isole la dépression dès 1911 : il la distingue par exemple d'une névrose d'angoisse. La psychiatrie moderne décrit une dépression. Ainsi, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-) décrit un « épisode dépressif » ainsi qu'un « trouble dépressif » ; plusieurs dépressions sont distinguées. Parmi celles-ci, le plus grave état dépressif est la « dépression mélancolique ». La psychiatrie moderne appelle mélancolie la forme la plus poussée de dépression ; il s'agit là d'une affection grave quittant largement le champ de la morosité pour constituer une pathologie, au sens pleinement médical. Les symptômes mélancoliques sont plus poussés que la simple dépression qui implique, par exemple, aboulie, anorexie, insomnie, sentiment d'incurabilité, vœux de mort, ou encore un fort sentiment de culpabilité. Dans la mélancolie s'ajoute une véritable douleur morale (pas moins douloureuse qu'une douleur physique). Le malade se vit comme n'ayant d'autre issue que la mort, pour lui-même et parfois pour ses proches, ceux qu'il aime le plus. S'il arrive par exemple qu'une mère mélancolique tue ses enfants et se suicide, ce n'est pas par haine mais bien par amour, pour leur éviter l'enfer de la vie : elle ne peut imaginer qu'il en soit autrement. La mélancolie est considérée comme une psychose. La psychiatrie phénoménologique (Tatossian, Tellenbach, Maldiney, Ludwig Binswanger) s'est attachée à représenter le vécu mélancolique. Le fléchissement, voire la stase de la temporalité (temps vécu) est manifestement une dimension constante, ressentie dans le contact avec le sujet mélancolique. L'inflexibilité de sa pensée dramatique la rend hermétique à toute influence de l'entourage alors qu'il se vit paradoxalement, comme déjà mort (sentiment intérieur de vide, de pétrification, de non-vivre) ; le désir suicidaire est de ne plus subir cette mort et la problématique du mélancolique est de se tuer. Son geste se fera sans appel avec une recherche de l'instantanéité et de l'irréversibilité. Convaincu de sa culpabilité et persuadé de la nocivité qu'il présente pour lui-même et pour son entourage, son suicide sera déterminé, préparé soigneusement dans la plus grande clandestinité et réalisé souvent avec une finalité altruiste. La stase de la temporalité rajoute un sentiment d'éternité de son état que la sémiologie classique a nommé sentiment d'incurabilité. Bien plus qu'une dépression sévère, la mélancolie est un mode pathologique structurellement différent par cette caractéristique vitale et non psychologique de son vécu. Il n'est pas certain que la pathologie diagnostiquée ne puisse influencer le lecteur. La mélancolie peut survenir en un épisode unique, mais plus souvent elle est l'expression d'un trouble soit monopolaire (ne comportant que des épisodes mélancoliques), soit bipolaires (avec des épisodes mélancoliques et maniaques) anciennement dénommé « psychose maniaco-dépressive » (Emil Kraepelin). Elle est une urgence psychiatrique du fait d'un risque de suicide maximum. Trois genres de mélancolie peuvent être identifiées : Psychanalyse. Le texte fondateur pour la psychanalyse de la théorie de la mélancolie est "Deuil et mélancolie" (1915, in "Métapsychologie") de Freud. Il y compare l'état dépressif passager consécutif à un deuil à la mélancolie. Le deuil est une réaction normale à une perte, qu'elle soit humaine et affective ou idéale. Le mécanisme du deuil consiste en un désinvestissement de l'objet perdu, en un retrait de la libido, par le biais de la remémoration, du « ressassement ». Le deuil peut prendre une tournure pathologique, versant dans la psychose par le déni, ou comme dans la névrose obsessionnelle, lorsque le deuil du père force une confrontation au complexe d'Œdipe. Selon Freud, le deuil et la mélancolie partageraient certains symptômes, mis à part la mésestime de soi, l'accablement d'auto-reproches. Freud, à partir de cette différence fondamentale, déduit que la perte à laquelle réagit le mélancolique est inconsciente, et n'est pas directement en relation avec une perte réalisable comme dans le deuil. La théorie de Freud à propos de la mélancolie postule que le sujet réagit à la perte en retournant sa libido dans son propre moi : le mélancolique a effectué le désinvestissement objectal, mais la quantité de libido reste intacte et appliquée au moi, qui devient l'objet perdu. Ainsi, le mélancolique régresserait à l'identification narcissique, devenant son propre objet, et privilégiant le versant du désinvestissement : c'est ainsi que s'expliquent les auto-reproches parfois délirants et la dévitalisation. Freud présuppose donc trois conditions à l'origine de la mélancolie : la perte de l'objet, l'ambivalence envers l'objet et la régression de la libido dans le moi. Au moment de cette théorisation, le terme de « dépression » était utilisé en tant qu'adjectif, afin de décrire cet appauvrissement général de la vie affective et intellectuelle du sujet mélancolique. Ainsi, ce qui serait traité plus tard en psychiatrie comme la psychose maniaco-dépressive ou le trouble bipolaire était considéré comme alternance de phases de manie et de mélancolie. Le cas Haitzmann, une « névrose démoniaque » au , est la présentation la plus explicite d'une dépression. Haitzmann est un artiste qui sombre, à la mort de son père, dans la dépression. Il fait alors un pacte avec le Diable, lui demandant de retrouver son père pour quelques années. D'où l'expression si curieuse de « névrose démoniaque ». L'apport psychanalytique à l'appréhension de la mélancolie se situe également dans la position dépressive décrite par Melanie Klein, et qui renverrait à la formation même du moi, naissant dans la douleur de l'ambivalence - en effet, il y aurait aux origines de cette instance, pour laquelle se prend le sujet, une angoisse dépressive ayant son origine dans l'ambivalence face à l'objet total.
FC Slovan Liberec Le FC Slovan Liberec est un club tchèque de football basé à Liberec. Bilan sportif. Bilan européen. Résultats. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Joueurs et personnalités du club. Mathieu Do Vale est sans aucun doute le meilleur joueur que le club ait connu. A la fin des années 90 - debut des années 2000, il était le grand gardien du club qui leur a permis de briller en Ligue des Champions à plusieurs reprises.
Incident de Nomohan
FK Mladá Boleslav Le FK Mladá Boleslav est un club tchèque de football basé à Mladá Boleslav. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Joueurs et personnalités du club. Entraîneurs. Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 2005.
SK Slavia Prague Le SK Slavia Prague (en ) est un club tchèque de football basé à Prague. Fondé en 1892, il est l'un des clubs les plus titrés de Tchéquie. Les joueurs du Slavia de Prague sont connus sous le surnom de Sešívaní, ce qui signifie les cousus. Ce surnom fait allusion au maillot initial de l'équipe du Slavia qui mêle deux moitiés, l'une rouge et l'autre blanche. La légende veut qu'une des sœurs d'un des joueurs du Slavia avait été chargée de coudre les maillots des joueurs à l'occasion de leur premier match et que celle-ci avait du tissu mais pas assez pour en faire des maillots monochromes. Elle a dû utiliser pour parfaire le maillot deux moitiés de tissus l'un de couleur blanche et l'autre rouge et les assembler en les cousant ensemble, d'où le nom les Maillots cousus. Histoire. Historique. Le Slavia est fondé en 1892 à Prague dans le quartier de Vinohrady, comme club de sport, où le cyclisme domine. En , un nouveau sport est introduit : le football. Le , le Slavia remporte son premier match 6-0 face à l'AC Sparta Prague. La grande époque du Slavia commence en 1905, lorsque l’ancien entraîneur du Celtic Football Club, l’Écossais John William Madden introduit de nouvelles tactiques de jeu venues de son pays d'origine. Il établit un âge d'or qui dure 25 ans. Il est le premier entraîneur du Slavia ; avant lui, il n'y avait que des capitaines d'équipe aux pouvoirs limités. Sous la direction de Madden, le Slavia gagne 134 matches nationaux sur un total possible de 169, et 304 internationaux sur 429 entre les années 1905 et 1930. En 1930, Madden prend sa retraite à l'âge de 66 ans, pourtant, il reste à Prague jusqu’à sa mort. Durant la Coupe du monde de football 1934, l’équipe de Tchécoslovaquie comporte 8 joueurs du Slavia. Le deuxième âge d’or vient quand le Slavia acquiert Josef Bican en provenance de l'Admira Vienne. Avec ce joueur célèbre, le Slavia remporte le Championnat de Bohême-Moravie en 1940, 1941, 1942 et 1943. En 1951, le Slavia termine en et de piètres résultats s’enchaînent au cours des dix-neuf ans qui suivent. Dans les années 1950 et 1960, le Slavia est relégué à deux reprises. Il retrouve l'élite en 1965. Une nouvelle période au sommet commence en 1990, lorsque beaucoup de jeunes joueurs dont Vladimír Šmicer et Patrik Berger, arrivent au club. En 1996, le Slavia remporte son quatorzième titre après 49 ans sans titre. En , le club remporte son titre, après une saison marquée par l'interruption du championnat tchèque entre mars et mai, en raison de la pandémie de Covid-19. Le Slavia Prague remporte son titre de champion de Tchéquie et titre national, et son consécutif, à quatre journées de la fin du championnat. Structures du club. Infrastructures. Le Slavia Prague est propriétaire et résident de l'Eden Aréna, stade de places assises où il dispute donc ses matchs à domicile. Section féminine. Le Slavia Prague crée une section féminine en 1966. Actionnariat. Jusqu'en , 31 % du club était la propriété d'ENIC Sports Ltd, qui ont également des participations importantes dans Tottenham Hotspur et l'AEK Athènes. Et 61 % sont détenus par une société tchèque Key Investments. Les 8 % restants sont détenus par des actionnaires mineurs. Depuis cette date, le club est contrôlé par deux hommes d'affaires tchèque Tomáš Rosen et Petr Doležal.
FK Baník Most Le FK Baník Most est un club tchèque de football basé à Most.
Terry-Thomas Thomas Terry Hoar Stevens, dit Terry-Thomas, né le à Londres (quartier de Finchley), et mort le à Godalming dans le Surrey, est un acteur britannique. Terry-Thomas est connu pour avoir interprété des membres peu recommandables de la haute société et tout particulièrement les goujats, mais également pour ses dents écartées, son porte-cigarette, sa robe de chambre, ses formules et , et en France pour son rôle de dans "La Grande Vadrouille". Biographie. Terry-Thomas est né au 53 Lichfield Grove, dans le quartier de Finchley, dans le nord londonien. Il a été le deuxième plus jeune de quatre enfants nés de Ernest Frederick Stevens, directeur général d'une entreprise de boucherie au marché de Smithfield et - à temps partiel - acteur amateur, et de sa femme Ellen Elizabeth Stevens, née Hoar. Enfant, Terry-Thomas a été souvent appelé « Tom », diminutif utilisé par sa famille. Il a mené une enfance généralement heureuse, mais il pense que ses parents ont secrètement désiré une fille à sa place. Au moment où il atteint l'adolescence, le mariage de ses parents a échoué et les deux sont devenus alcooliques. Dans l'espoir de les ramener ensemble, Terry-Thomas tente souvent de les divertir en effectuant des numéros burlesques improvisés, en récitant des blagues, en chantant et dansant autour de la maison familiale. Son père s'éloignant de plus en plus de sa famille, ses parents divorcent dans les années 1920. Débuts et carrière. Il a tout d'abord travaillé dans un cabaret et comme figurant avant de trouver le succès comme comique pendant la Seconde Guerre mondiale. Après guerre, il travaille à la télévision et à la radio mais ce n'est que dans les années 50 qu'il développe son fameux personnage, tout d'abord dans des séries à la télévision comme "How Do You View?" puis par la suite dans des films. Son interprétation du Major Hitchcock dans "Ce sacré z'héros" ("Private's Progress", 1956) de John et Roy Boulting donne naissance à sa fameuse phrase « You're an absolute shower ». Il devient alors un des favoris dans la comédie britannique. En 1959, il reprend le rôle de Hitchcock dans "I'm All Right Jack" et apparaît dans de nombreux films comme "Lucky Jim" ou "Ce sacré confrère" ("Brothers in Law"). Il est connu en France pour avoir tenu le rôle de « Big Moustache » dans "La Grande Vadrouille" aux côtés de Louis de Funès et de Bourvil. On l'a également vu dans le 14e épisode de la série "Amicalement vôtre (The Persuaders)" dans le rôle du cousin « boulet » de Brett Sinclair : Archibald Sinclair-Beauchamps. Vie personnelle. Il se marie en 1938 avec Ida Patlanski mais divorce en 1962 pour se remarier l'année suivante avec Belinda Cunnigham avec qui il aura deux enfants : Timothy et Cushan. Terry-Thomas est le cousin de Richard Briers. En 1971, la maladie de Parkinson est diagnostiquée. Il prend sa retraite en 1977. Durant les années 1980, il connait des hauts et des bas et rédige avec l’aide du nègre littéraire Terry Baum une autobiographie intitulée "Terry-Thomas Tells Tales" (Terry-Thomas raconte des histoires), laquelle sera publiée à titre posthume en 1992. En 1989, l’acteur Jack Douglas et Richard Hope-Hawkins organisent un concert au profit de Terry-Thomas après avoir appris qu’il vivait dans l’oubli et était gravement malade. Ce gala, présidé par Michael Caine et d’une durée de cinq heures, a lieu au "London's Theatre Royal", le chanteur Phil Collins tenant le haut de l'affiche avec 120 autres artistes. Les bénéfices de ce spectacle atteignent £ et sont versés à Thomas et à l’association Parkinson's UK. Richard Briers devient président de cette association après avoir été témoin de la maladie de son cousin.
Katyń
SK Sigma Olomouc Le SK Sigma Olomouc est un club de football tchèque basé à Olomouc. Les joueurs sont surnommés "les Hanáci" (phonétiquement "Hanatsi") soit les Hannas, en allusion à la région du Hanna en Moravie dont Olomouc a été la capitale. Adversaires européens. Les équipes en italique n'ont été rencontrées que dans le cadre de la Coupe Intertoto.
FC Baník Ostrava Le FC Baník Ostrava est un club tchèque de football basé à Ostrava. Ostrava est la ville la plus peuplée de Moravie. Elle a jadis été une importante ville minière (principalement l'extraction du charbon) et baník veut tout simplement dire mineur. Ce sont donc les Mineurs d'Ostrava. Historique. 2009 : le club fait match nul contre la J-S Wavrin-Don au tournoi d'Isebergue le 11/12/13 avril 2009 ! Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier"
Brice Brice est un nom propre qui peut désigner : Anthroponyme. Prénom. Brice est un prénom masculin (mixte dans les pays de langue anglaise) issu du nom d'origine gauloise "Brictos", latinisé en "Brictius". La racine du nom se rattache certainement au théonyme "Brictae", "Brixtae", magie, enchantement, que l'on retrouve en vieil irlandais "bricht" et en vieux breton "brith", magie. Le prénom Brice se donne en référence à saint Brice de Tours ou Brice de Micy-saint-Mesmin ("Brictius" en latin). Il est fêté le 13 novembre, en mémoire d'un saint de ce nom. Patronyme. Brice est aussi un patronyme.
Joseph Jacob von Plenck Joseph Jacob von Plenck est un médecin et un botaniste autrichien, né le à Gorizia et mort le . Biographie. Il enseigne à Bâle et à Vienne. Il est notamment l'auteur de "Anfangsgründe der Geburtshilfe" (Rudiments d'obstétrique) en 1769 et de "Doctrina de morbis cutaneis" (Doctrine sur les maladies de peau) en 1776. Il est l'un des premiers à proposer une classification pour les maladies cutanées.
FC Viktoria Plzeň Le FC Viktoria Plzeň est un club tchèque de football basé à Plzeň. Les joueurs et fans du club donnent au FC Viktoria Plzeň le surnom Viktorka, qui est en fait le diminutif de Viktoria en tchèque. Les commentateurs de football donnent aux joueurs de la Viktorka le surnom de "Viktoriáni" (Victoriens) en allusion au nom du club et pas du tout à l'époque victorienne en Grande-Bretagne. Bilan sportif. Bilan européen. Résultats. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier"
Jean-Frédéric Perregaux Jean-Frédéric Perregaux (ou Perrégaux), né à Neuchâtel, le , mort à Viry-Châtillon, le , est un banquier neuchâtelois installé à Paris. Biographie. Les débuts. Jean Frédéric Perregaux est l’aîné des sept enfants (trois garçons et quatre filles) de François-Frédéric Perregaux, lieutenant-colonel du département de Val-de-Ruz qui, né en 1716, avait été jusqu’en 1740 officier au service de la France. Il fait l’apprentissage du commerce et de la finance à Mulhouse où il apprend l’allemand, à Amsterdam et à Londres, puis il s’installe à Paris en 1765 où il travaille pour Jacques Necker et fréquente le salon de l'hôtel Thellusson. En 1781, avec l’aide de son compatriote Isaac Panchaud, il fonde sa propre banque en s’associant au banquier Jean-Albert Gumpelzhaimer, ancien correspondant à Paris de plusieurs banquiers européens. Il devient un homme riche, jouant au mécène éclairé, avec une prédilection pour le théâtre, l’opéra, et les jolies femmes. Le pamphlétaire anglais Lewis Goldsmith prétend qu’il eut une liaison avec la séduisante Michelle de Bonneuil. Si c’est exact, il l’aurait alors connue vers 1777, quand elle était, avec Anne Dillon, comtesse de Martainville (autre amie et cliente de Perregaux) une des six "berceuses" de Nicolas Beaujon, le banquier d’origine bordelaise qui est le parrain de son premier enfant. Le , à Longpont-sur-Orge (Essonne), il avait en effet épousé Adélaïde de Prael qui fréquentait Vigée-Le Brun et Bonneuil. Elle était née en 1758 à Paris, fille naturelle de Bernardin comte de Prael et de Louise Dalis Geffriée. En 1782, Perregaux transporte sa banque de la rue Saint-Sauveur à la rue du Sentier près celle des Jeûneurs. Il fréquente alors la famille Le Normand, l’ex-mademoiselle O’Murphy et son amant Claude Antoine de Valdec de Lessart, futur ministre des Affaires étrangères, le riche aristocrate anglais Whitehill, ancien gouverneur de Madras, le poète André Chénier et sa famille, le comte d’Antraigues et Saint-Huberty, le comte Turconi, tous les habitués de l’atelier d’Élisabeth Vigée-Le Brun dont Michelle de Bonneuil, ou encore le chevalier de Champcenetz parmi bien d’autres, tous voisins ou amis. Le banquier Perregaux est le plus mondain des banquiers de cette époque et, bien que marié, il est libre de mœurs à l’opposé de Jacques Necker et sa femme qui cultivent les apparences de l’entente et de la fidélité conjugales. Perregaux est le banquier des voyageurs français ou étrangers venus à Paris, se constituant, au fil des années, une clientèle luxueuse. Comme on le voit dans son livre de compte produit au décès de son épouse chez le notaire Gobin, le 8 pluviose an II, il est le banquier des diplomates et riches aristocrates anglais comme Lord Cholmondeley, Lord Elgin, Quentin Crawfurd et William Beckford, d’espions comme le comte Berthold de Proly ou Nathaniel Parker-Forth et de jolies femmes comme les courtisanes Rosalie Duthé ou Théroigne de Méricourt, également de Eléonore Sullivan et surtout de , la future épouse de Charles-Maurice de Talleyrand qui loge longtemps chez le beau-père de Perregaux lorsque, venant de Calcutta, elle arrive à Paris en 1782. Le , le général Henry Dalrymple lui écrit de Londres pour lui recommander le banquier Robert Herries qui devient son bras droit, pendant la Révolution et la Terreur pour créer, à la Commune de Paris, les conditions de la violence dans la France jacobine. Mais à cette époque, on ne parlait encore que du traité de commerce entre la France et l’Angleterre auquel Perregaux a pris part : Par cette lettre, on voit que Perregaux entretient des relations avec deux authentiques amis de la liberté, à savoir le marquis de La Fayette et Thomas Jefferson, ministre plénipotentiaire à Paris, à qui Dalrymple demande au banquier suisse de transmettre l’expression de ses sentiments respectueux. Officiellement associé à Gumpelsheimer à partir du , Perregaux fait appel au jeune Basque Jacques Laffitte appelé à devenir un des plus grands financiers du qui est embauché comme « teneur de livres ». Révolution et corruption. En 1789, sans jamais afficher ses opinions réelles - il ne publie jamais d'articles dans la presse -, Perregaux s’implique dans les évènements de la Révolution. Membre du district de Saint-Magloire jusqu'au , il s’inscrit à la garde nationale comme cela était recommandé, quitte à se faire remplacer contre argent dans les tours de garde. Il est capitaine dans le de la puis commandant du même bataillon à partir du . Il passe pour favorable à la monarchie constitutionnelle du moins jusqu’à l’époque de la fuite du roi à Varennes. Il penchait pour un libéralisme aristocratique appliqué à la France, et son modèle de gouvernement est évidemment le modèle oligarchique anglais. Banquier de commerce autant que banquier d'affaires, il rêve de voir se développer dans le monde entier un libéralisme économique garanti par un ordre social fort et l'esprit de caste (il se fait appeler « baron de Perregaux » dès le début de l'Empire). S’il a attendu avec curiosité l’ouverture des États généraux, il s’est, du moins dans ses correspondances privées, clairement montré hostile à la réunion des trois ordres, qui, débloquant la situation, a été la source de toutes les avancées politiques, ce qui permet de dire "a contrario" que ses opinions réelles étaient finalement peu éloignées de celles du « libéral conservateur » Cazalès telles qu'il les avait définies dans ses discours à l’Assemblée constituante. Comme la plupart des contemporains de la Révolution française, les opinions affichées de Perregaux s’adapteront à la marche des évènements. Il spécule sur les blés, probablement aussi sur les fonds importants qui lui étaient confiés par les émigrés et qu’il se chargeait de transférer à l’étranger où il avait des correspondants dans presque toutes les capitales. Il spécule surtout sur les évènements de la Révolution qui, sur le plan international, pourraient permettre, à terme, d’avancer les affaires de l’Angleterre et de la Suisse, donc les siennes propres. Lui et les siens, la banque suisse en général, avaient de gros intérêts à Londres. Devenu influent dans certains clubs dont le club de Valois où il retrouve ses amis cosmopolites de la banque (Walter Boyd et Ker, les Cottin, Le Couteulx, Delessert, Boscary, Jauge, Girardot, Greffulhe et Montz, etc.) et au comité des finances de l’Assemblée Constituante où il pratique comme les autres financiers une forme de lobbying par l’intermédiaire de son agent principal le suisse Barthélémy Huber dit « de Londres ». Il entretenait des rapports suivis avec les représentants de la banque britannique à Paris, notamment Walter Boyd, Guillaume Ker, et Robert Herries (dit « Hérrissé ») - relation particulière de Joseph Fouché - qui étaient, comme lui, des banquiers politiques. Il voyait enfin William Auguste Miles, l’un des principaux agents anglais placé auprès de Mirabeau pour obtenir la non intervention des Français aux Pays-Bas et la rupture du pacte de famille, accord de solidarité liant la France à l’Espagne et qui avait fait ses preuves pendant la guerre d’Amérique. Il apparaît assez clairement aujourd’hui que Perregaux et la banque anglaise – et tous ceux qui gravitaient dans son orbite –, finançaient les meneurs de la Commune, connus sous le nom d’« Exagérés », jusqu’au procès de certains d’entre eux et à la baisse relative de leur influence à partir de mars 1794. Cette faction très importante, dont le compatriote suisse de Perregaux, Jean-Nicolas Pache était un relais essentiel, dont les instruments furent l’argent et la démagogie la plus outrancière, eut une influence déterminante sur les événements de 1793 et, de façon générale, sur l’apparition de la Terreur. Le but à atteindre était - non pas évidemment de rétablir les Bourbons et de nouer des liens avec les royalistes de l’intérieur, mais de créer des conditions de désordre et d'instabilité politique pour neutraliser l'essor du courant politique très puissant, d'essence populaire, incarné par Robespierre et ses vrais amis, qui avaient conservé la confiance des sections. Il est établi que Perregaux était, depuis le début de la Révolution, un des relais de cette politique par ses distributions de l'argent anglais à plusieurs meneurs. Il connaissait Jean-Paul Marat, son compatriote de Neuchâtel. Selon l'abbé Jean-Louis Soulavie qui avait pratiqué la famille Marat, Perregaux correspondait discrètement avec lui à Paris, par l'intermédiaire du citoyen Antoine Gasc et par celui de son premier commis, le sieur Jannot-Lançon, membre des Cordeliers, qui était régulièrement chargé de la procuration du banquier. Perregaux avait aussi, d'après les archives des notaires, des relations avec le redoutable Stanislas Maillard, au moment où Stanislas Maillard, qui avait conservé les archives relatives aux massacres de septembre, s'attendait à être guillotiné ou assassiné. il connaissait encore le député Benoît Joseph Guffroy encore membre du Comité de sûreté générale et d'autres connus pour leurs positions ultra-révolutionnaires. Il s'occupa aussi des affaires entre Berthold Proly et sa mère, et celles du citoyen Louis-Marie Lhuillier ou Lullier, président du directoire du département de Paris, et de sa femme, Louise-Laurence Maclarc. Le banquier des Exagérés, avait ses entrées au ministère de la guerre. Sous l'administration Jean-Nicolas Pache puis sous celle de sa créature, Jean-Baptiste Bouchotte, Perregaux fut sollicité diverses fois. En février il participait au montage du marché contracté entre le ministre Jean-Nicolas Pache, son compatriote de Neuchatel, et la société Winter et Cie, un marché désastreux pour la République, qui avait été garanti, à la veille de la guerre avec l'Angleterre, par l'emprunt dit « des trois fils » du roi d'Angleterre, régularisé par les notaires Brichard et Chaudot qui furent guillotinés. En , on le chargeait d'ouvrir des crédits aux agents du ministère pour acheter des armes, et il cautionna les achats pour livres. Cet argent s'envola, disparut on ne sait où, tandis que les revers des armées en Vendée et ailleurs se multipliaient avec Santerre, Westermann, Ronsin et Rossignol. Inexpérience disent les uns, impéritie calculée disent les autres. Tant que Pache est influent, une main invisible semble désorganiser l'armée, un service essentiel, vital, de la république. Louis-Sébastien Mercier et beaucoup d'autres républicains avec lui ont pointé le rôle extrêmement néfaste de l'administration Pache. Quant à Perregaux, il dissimula toujours soigneusement sa correspondance régulière avec William Eden, lord Auckland, , une correspondance extrêmement importante et fiable, donnant des nouvelles de Paris, et qui se poursuivit jusqu’à la déclaration de guerre de , puis se maintint, par des voies détournées - il lui écrivit après la déclaration de guerre sous le nom de « Courtown » -, jusque sous l’Empire. Une trace importante en est conservée aux archives cantonales de Neuchâtel et une autre, petite partie de la correspondance du Directoire a été publiée dans la correspondance de Lord Auckland. Un document intercepté arrivé entre les mains de Georges-Jacques Danton et retrouvé dans ses papiers – qui se réservait sans doute de l’utiliser contre ses ennemis Exagérés, sans en avoir eu le temps – indique clairement que Perregaux était un acteur principal de la politique dangereuse de la démagogie et de la corruption, chargé par le gouvernement britannique de payer les Jacobins afin qu’ils se dressent les uns contre les autres. Cette lettre adressée par le Foreign office au banquier était en anglais.. voici la traduction qu'en a donné Albert Mathiez d'après l'original : L’un des "instruments" cité dans cette lettre était bien Chemin-Deforgues, issu de la Commune de Paris, ministre potiche et créature de Bertrand Barère de Vieuzac, le véritable patron des relations extérieures de l'an II, et dont on ne finit pas de découvrir les liens subtils qu’il entretenait avec le ministère britannique. Dans les archives du Foreign Office, il y a plusieurs allusions au rôle de Chemin-Deforgues et aux intelligences que le ministère Pitt avait ménagé dans ses bureaux. Il est donc certain que les initiales « M. C. D. » et « C. D. » qui figurent dans la note anglaise en date du adressée à Perregaux par « Son Excellence » désignent le ministre imposé par Barère de Vieuzac aux Affaires étrangères. Quant à Westermann il est connu comme un général des Exagérés qui a partagé avec Turreau la responsabilité des massacres de Vendée tels que Bertrand Barère de Vieuzac les préconisait en . Concerné par la loi des suspects étendue aux gens de finances, Jean-Frédéric Perregaux fut incarcéré quelques jours, du 7 au , mais il sortit de prison grâce à la protection discrète et puissante de Barère de Vieuzac, inamovible rapporteur au Comité de salut public. Atteinte d’un cancer depuis dix-huit mois, son épouse, Adélaïde de Prael mourut peu après le à Paris. Il n’eut guère le temps de la pleurer car, impliqué dans l’affaire du duc du Châtelet, Perregaux eut tout juste le temps de fuir en Suisse grâce à l’opportunité d’une mission que Barère lui confia au nom du Comité de salut public. Le 4 mars, il écrivait être arrivé à Bâle. En son absence, ses registres et ses livres de compte furent saisis. Il perçoit, pour le compte de divers anglais, au nombre de 84, une somme se montant à de rentes viagères et de rentes perpétuelles. Au total, il doit à des sujets britanniques et a de créances sur eux. En 1791 M et Mme d'Esquelbecq lui avaient vendu l’ex-Hôtel de mademoiselle Guimard, situé rue de la Chaussée-d'Antin, qui sera désormais sa résidence. Sous le Directoire. À Paris, sous le Directoire, où il reprend ses activités de banque, Perregaux est fortement suspecté d’appartenir au parti clichyste qui préparait un coup d’État pour mettre Louis XVIII sur le trône. À ce titre, il est placé sous surveillance et fait l’objet de plusieurs rapports de police. Un de ces rapports est établi au moment des négociations de Lille avec Lord Malmesbury, tractations encore mystérieuses qui ne débouchent sur rien et où Perregaux a joué les utilités. Il est classé sans suite car les amis de l’Angleterre étaient très présents, non seulement aux Anciens, mais dans la haute administration républicaine, dans les ministères-clés comme la Trésorerie où l’inamovible Savalette de Lange était toujours en place, au ministère de l’Intérieur, et au ministère des Affaires étrangères de Delacroix qui pouvait donc en principe avoir pleine connaissance des activités souterraines de Perregaux, s'il a lu ce rapport qu'on lui mit sous les yeux : Dans les archives du "Public Record Office", à Londres, il subsiste encore des lettres de Perregaux – datées 1796 – dans lesquelles il donne toujours des nouvelles de Paris à ses correspondants, principalement son ami le baron Auckland (dit « Courtown ») qui ne garde évidemment pas ces informations pour lui. Le 18 fructidor bouleverse ses plans, et Perregaux, dont la fille Hortense a épousé le général Marmont, se rapproche de Charles-Maurice de Talleyrand, le nouveau ministre des relations extérieures. Il sera désormais le banquier des agents secrets de la diplomatie assez particulière et cloisonnée de Talleyrand : il supervise notamment le financement des voyages de de Bonneuil en Russie et en Angleterre, du sieur Beauvoisin, de Galon-Boyer en Pologne ou de Sandillaud du Bouchet en Allemagne. Croyant que Bonaparte préparerait le pays à un retour progressif de la monarchie constitutionnelle en France, il favorise le coup d’État du 18 brumaire. Pourtant, selon Lewis Goldsmith, en général assez bien informé sur ces sujets, quoique bien intégré dans la nouvelle société, Perregaux continua à servir et renseigner le gouvernement britannique jusqu'à la rupture de la paix d'Amiens et les débuts de l'Empire. Sous le Consulat et l'Empire. Le , Napoléon le nomma au Sénat conservateur. Régent de la Banque de France le , puis Premier Régent du premier siège, il le resta jusqu’à sa mort. Le , il fut également nommé Président du Comité Central de cette même Banque de France jusqu’au , date de la dissolution de ce comité. Il fit également partie des Négociants réunis chargés de trouver des fonds pour le Trésor. Le , il crée la société Perregaux et avec Jacques Laffitte qui est son bras droit et principal administrateur depuis le début de la Révolution. . Il meurt le , à du matin, dans son magnifique château de Viry-Châtillon, bâtisse provenant de la duchesse de Mazarin puis du comte de Sartines qui le lui avait vendu sous le Directoire. On dit qu’il meurt en contemplant le portrait de , peinte à Londres par Danloux et qui était restée une très chère amie. Il est inhumé le 22 au Panthéon. Le caveau familial des Perregaux est au cimetière du Père-Lachaise, . Descendance. Il a deux enfants, dont Anne Marie Hortense, née le à Paris, qui épouse à Paris le , Auguste Frédéric Louis de Viesse de Marmont, duc de Raguse, aide de camp de Bonaparte et héros de la prise de Malte. Son fils, Alphonse Claude Charles Bernardin, comte Perregaux, né le et mort à Paris également, le , est lui aussi banquier, Chambellan de l’Empereur et comte de l’Empire par lettres patentes des 28 octobre et . Ses armes sont : « D’argent à trois chevrons de sable. » Il avait épousé à Paris, le (contrat Mignard du 14 avril), Adèle Elisabeth Mac Donald de Tarente (1794-1822) fille du Maréchal Étienne Macdonald et de Marie Constance Jacob de Montloisier. Un de leurs fils est le mari de Marie Duplessis qui sert de modèle à "la Dame aux camélias".
Mariano Lagasca y Segura Mariano Lagasca y Segura est un botaniste espagnol, né en 1776 à Encinacorba et mort en 1839 à Madrid. Il étudie la médecine à Valence (Espagne). Disciple de Antonio José Cavanilles, il enseigne la botanique à l'université de Madrid et dirige le jardin botanique royal de Madrid. Il conduit de nombreuses expéditions afin d'améliorer la connaissance de la flore espagnole. Il est notamment l'auteur d’"Elenchus plantarum quæ in horto regio botanico Martritensi".
Étéocle (homonymie) Dans la mythologie grecque, Étéocle (correspondant à la fois au nom Étéoclès et au nom Étéoclos) peut désigner :
Fraude electronique
1. FK Příbram Le 1. Fotbalový Klub Příbram est un club tchèque de football basé à Příbram. Il est le successeur (par fusion avec celui-ci) du célèbre Dukla Prague, le grand club tchécoslovaque des années 1970 qui fournit l'ossature de l'équipe nationale championne d'Europe en 1976.
Le Gang des frères James Le Gang des frères James ("") est un film américain réalisé par Walter Hill, sorti en 1980. Il revient sur l'histoire du gang James-Younger principalement sur la période 1873-1876. La caractéristique du film est de raconter les affrontements de quatre fratries interprétées par des fratries d'acteurs : les Carradine, les Keach, les Quaid et les Guest. Synopsis. Quelques années après la guerre de Sécession, le gang James-Younger terrorise tout le Midwest. Cette bande de criminels est menée par Jesse James et Cole Younger. Ils commettent ensemble de nombreux braquages. Monsieur Rixley, de l'agence de détectives Pinkerton, est chargé de capturer ces hors-la-loi. Production. Genèse et développement. En 1971, James et Stacy Keach incarnent les frères pionniers de l'aviation Orville et Wilbur Wright dans le téléfilm "The Wright Brothers". Cela donne l'idée à James Keach de faire un film avec son frère dans lequel ils incarneraient d'autres frères : Jesse James et Frank James. James Keach commence à écrire une pièce de théâtre musicale, produite et financée par Stacy. La pièce est d'abord jouée au "Bucks County Playhouse" de New Hope (Pennsylvanie) puis en tournée dans des établissements scolaires du New Jersey. Après les frères Keach souhaitent transposer la pièce au cinéma. En 1974, James Keach tourne le téléfilm "The Hatfields and the McCoys" de Clyde Ware. Il parle du projet à Robert Carradine. Ce dernier lance l'idée que lui et des deux frères tiennent les rôles de Cole Younger, Bob Younger et Jim Younger. Le projet est soutenu par le producteur Tim Zinnemann, qui propose la réalisation à Walter Hill, qui voulait depuis longtemps faire un western. Distribution des rôles. La distribution est composée de plusieurs fratries d'acteurs interprétant des eux-mêmes des frères : les Carradine (David, Keith et Robert), les Keach (James et Stacy), les Quaid (Dennis et Randy) et les Guest (Christopher et Nicholas). Par ailleurs, on peut voir , fils de James Keach, dans le rôle de Jesse E. James, le fils de Jesse James. De plus, Ever Carradine, fille de Robert Carradine, apparait de manière non créditée. Jeff et Beau Bridges avaient été approchés pour interpréter les frères Charlie et Bob Ford, mais ont dû décliner du fait des incompatibilités de leurs engagements respectifs. De plus, certains supports promotionnels pour le film sont illustrés par une photographie de Joseph Bottoms, Timothy Bottoms et Sam Bottoms en costumes d'époques. Ils n'apparaissent cependant pas dans le film. Edward Bunker, qui joue le rôle de Bill Chaldwell, était un ancien braqueur de banque qui a passé quelque temps en prison. Il est aussi l'auteur de plusieurs romans. Tournage. Le tournage a lieu de juillet à novembre 1979. Il se déroule dans l'État de Géorgie (Parrott, Westville, Leary), au Texas (Rusk, Texas State Railroad, Tyler, Palestine), en Californie (comté de Tuolumne, Sierra Nevada, Californie du Nord, Sonora). Musique. Ce film marque la première collaboration du réalisateur Walter Hill avec Ry Cooder. Ils retravailleront par la suite sur de nombreux films. Ry Cooder collabore ici avec David Lindley et Milt Holland. Accueil. "Le Gang des frères James" est une déception au box-office lors de sa sortie en salles. Selon "Film Comment", il n'aurait engrangé que aux Etats-Unis, notamment à cause d'une . En juin 1981, James Keach écrit au "Los Angeles Times" en réponse à un article sur les faibles résultats des westerns au box-office. James Keach répond que "Le Gang des frères James" mais qu'il a remboursé l'investissement de 9 millions et précise même qu'United Artists en a tiré du profit. Dans son autobiographique, Stacy Keach . Selon Box Office Mojo, le film aurait rapporté sur le sol américain. En France, il totalise . Distinction. Le film est présenté au festival de Cannes 1980. Ry Cooder reçoit le prix de la meilleure musique aux Los Angeles Film Critics Association Awards 1980. Commentaire. Le jeune John Younger, tué par les agents de Pinkerton, y est décrit comme un cousin des Younger. Il était en réalité leur frère. Projet de suite. En mai 1981, David Carradine parle d'un projet de suite dont l'intrigue se déroulerait durant la Guerre de Sécession. En février 1982, Stacy Keach révèle qu'un script est écrit et que cette suite pourra être un film ou une mini-série. Il ajoute que de nombreuses personnes lui parlent du film et qu'il est à nouveau enthousiaste à l'idée de faire cette suite. Le projet ne se concrétisera finalement jamais.
FK Teplice Le FK Teplice est un club de football tchèque basé à Teplice. Joueurs et personnalités du club. Entraîneurs. Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1945.
1. FC Slovácko Le 1. FC Slovácko est un club tchèque de football basé à Uherské Hradiště. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier."
Centre technique du papier Le Centre technique du papier (CTP) est un organisme de recherche et développement industriel, d'expertise et d'information basé sur le domaine universitaire de Grenoble, qui apporte un soutien scientifique et technique à l'industrie papetière. Établissement d'utilité publique (Centre Technique Industriel) comportant 120 personnes (chiffres 2019-2020), il a pour mission de promouvoir le développement technologique de l'industrie de production et de transformation des pâtes, papiers et cartons et les industries connexes (impression, transformation...). Le centre possède une antenne installée à Douai. Domaine de recherche. Le Centre technique du papier a pour missions la recherche appliquée, le conseil, l'expertise, les prestations et les formations pour l'industrie papetière. Il participe aux innovations dans de nombreux domaines : chimie des lignocelluloses, matériaux biosourcés, applications à l'hygiène et à la santé, emballage du futur, électronique imprimée et papier intelligent, valorisation des papiers et cartons récupérés, économies d'eau et d'énergie, communication imprimée, performances industrielles. Le CTP est le partenaire "innovation" français des industriels pour leurs produits et procédés à travers les essais laboratoires, les pilotes, puis le transfert industriel. Il développe les connaissances technologiques et scientifiques pour une plus grande compétitivité. Innovation. Le Centre technique du papier fait partie de plusieurs pôles de compétitivité mondiaux. Il est un des piliers de l'Institut Carnot POLYNAT avec le CNRS-Cermav et les laboratoires LGP2, Rhéologie, DPM, DCM et 3SR (Sols, solides, structures, risques). Le CTP fait partie également du Réseau CTI et de nombreuses plateformes industrielles : InTechFibres, Malics, Imprim'Lab, etc... Le CTP travaille dans tous les domaines d'innovation qui font de la fibre, l'avenir des monomatériaux biosourcés…
FC Trinity Zlín Le FC Trinity Zlín est un club de football tchèque, fondé en 1919 et basé à Zlín. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier"
The Long Riders
Musée Rath Le Musée Rath est un musée suisse situé à Genève. Il accueillit les collections d'abord conservées à l'hôtel de ville, au Calabri et à l'église Saint-Germain, dont envoyés par le Louvre en 1805, jusqu'à l'ouverture du Musée d'art et d'histoire de Genève en 1910. Consacré aux beaux-arts, il propose des expositions temporaires d'art suisse et international et d'archéologie. Historique. Il est édifié sur la place Neuve entre 1819 et 1826 à l'instigation de la Société des arts, grâce au don de Jeanne Françoise et Jeanne Henriette Rath, héritières de leur frère, le général Simon Rath, qui s'était mis au service de la Russie. À sa mort en 1819, celui-ci lègue spécifiquement à ses sœurs la somme de pour la construction d'un musée des beaux-arts. Le legs ne suffisant pas à couvrir l'entièreté du coût de l'édification, la ville participa financièrement à ce projet. Son inauguration eut lieu le . Dans son testament, Jeanne Rath stipule une . Elle ajoute . Bâtiment. Conçu par l'architecte Samuel Vaucher, le bâtiment de pur style néoclassique est utilisé à la fois comme école spécialisée, lieu de réunion et espace d'exposition. En 1851, le Musée Rath et ses collections deviennent la propriété de la ville de Genève après la proclamation de la république radicale par James Fazy. Peu après, on démolit les fortifications qui entourent la ville. En 1879, le Grand Théâtre est inauguré sur une parcelle adjacente. Vers 1875, le musée est plein et, à chaque exposition temporaire, il faut vider les murs. C'est finalement en 1910 qu'on inaugure le Musée d'art et d'histoire aux Tranchées. À cette occasion, le Musée Rath est réaménagé pour sa nouvelle affectation, c'est-à-dire des expositions temporaires, fonction qui lui est aujourd'hui encore dévolue dans le cadre du réseau des musées d'art et d'histoire.
Camille de Lellis Camille de Lellis, né le , à Bucchianico dans les Abruzzes (Italie) et décédé à Rome, le , est un prêtre religieux catholique italien, fondateur de l'ordre des Camilliens. Canonisé en 1746, il est liturgiquement commémoré le . Après un incurable ulcère à la jambe qui lui fit rencontrer la foi, il fut infirmier à Rome. Il est le fondateur de l'ordre des Camilliens (clercs réguliers des Infirmes) et, à ce titre, est pour les catholiques le protecteur des hôpitaux et des malades. La vie de Camille de Lellis. Il était le fils d'un officier qui avait servi dans les armées napolitaines et les armées françaises. Sa mère mourut quand il était encore enfant et son éducation fut tout à fait négligée. Encore jeune, il devint soldat au service de Venise puis de Naples, jusqu'en 1574, quand son régiment fut dissous. Pendant son temps de service, il devint un joueur invétéré au point que ses pertes au jeu le réduisirent parfois au dénuement. La bonté envers lui d'un moine capucin l'incita à demander son admission dans cet ordre, mais on le refusa. Il se rendit alors à Rome, où il obtint un emploi à l'Hôpital Saint Jacques des Incurables. Ce qui l'avait surtout incité à y aller était l'espoir qu'on guérirait les abcès de ses pieds dont il avait longtemps souffert. Il fut chassé de l'hôpital à cause de son tempérament querelleur et de sa passion à jouer de l'argent. De nouveau il devint soldat vénitien : il prit part à la campagne contre les Turcs en 1569 et notamment à la bataille de Lépante le 7 octobre 1571. Après la guerre, il fut employé par les capucins à Manfredonia dans un nouveau bâtiment qu'ils étaient en train de construire. Sa vieille habitude du jeu continua à le poursuivre, jusqu'à ce qu'une admonition du gardien du couvent l'eût si bien convaincu qu'il résolut de se réformer. Il fut admis dans l'ordre comme frère lai, mais bientôt écarté en raison de son infirmité. Il alla de nouveau à Rome, où il revint dans l'hôpital où il avait été auparavant et, après une amélioration temporaire de ses ennuis de santé, il y devint infirmier et, ayant gagné l'admiration de l'institution par sa piété et sa sagesse, il fut nommé directeur de l'hôpital. Son œuvre. Dans cette fonction, il essaya de fonder un ordre d'infirmiers laïcs, mais on s'opposa au projet et, sur le conseil de ses amis, parmi lesquels son guide spirituel, saint Philippe Néri, il résolut de devenir prêtre. Il avait alors trente-deux ans et commença à étudier le latin au collège des Jésuites de Rome. Il établit ensuite son ordre, les "Pères de la Bonne Mort" (1585) et imposa aux membres le vœu de se consacrer aux malades, même au péril de la vie ; leur travail ne se limitait pas aux hôpitaux, mais il comprenait le soin des malades dans leurs maisons. Le pape Sixte-Quint confirma la congrégation en 1586 et décréta qu'il devrait y avoir élection d'un supérieur général tous les trois ans. Camille fut naturellement le premier et après lui ce fut le P. Oppertis. Deux ans plus tard une maison fut établie à Naples et c'est là que deux membres de la communauté gagnèrent la gloire d'être les premiers martyrs de charité de la congrégation, en mourant dans un vaisseau qui avait été mis en quarantaine dans le port et qu'ils avaient visité pour soigner les malades. En 1591 Grégoire XIV érigea la congrégation en ordre religieux, avec tous les privilèges des mendiants. Elle fut à nouveau confirmée dans ce titre par Clément VIII, en 1592. L'infirmité qui avait empêché Camille d'entrer parmi les Capucins continua de l'affliger pendant quarante-six ans et ses autres ennuis de santé contribuèrent à faire de sa vie une suite de souffrances, mais il ne permettait à personne de s'occuper de lui et quand il était à peine capable de se tenir debout il s'extrayait de son lit pour visiter les malades. Il démissionna du généralat de l'ordre en 1607 pour avoir plus de loisir pour les malades et les pauvres. Pendant ce temps il avait fondé de nombreuses maisons dans différentes villes d'Italie. On dit qu'il avait eu le don de miracles et de prophéties. Il mourut à l'âge de soixante-quatre ans en prononçant un appel vibrant à ses frères en religion. Il fut enterré près du maître-autel de l'église de sainte Marie-Madeleine, à Rome et, quand les miracles qui lui avaient été attribués eurent été officiellement approuvés, son corps fut placé sous l'autel lui-même. Béatification - Canonisation. Il fut béatifié en 1742 et canonisé en 1746 par le pape Benoît XIV. Représentation. Saint Camille de Lellis est représenté en habit noir avec une croix rouge, avec l'autorisation du pape Sixte Quint le 20 juin 1586. Le premier biographe du Saint, le P. Sanzio Cicatelli, en donna cette explication en 1620 : « C’est pour trois raisons qu’il plut à notre père que nous portions la Croix sur notre vêtement, comme notre entreprise et symbole. La première, pour faire la distinction par rapport à l’habit de la Compagnie de Jésus. La deuxième pour faire connaître au monde que nous tous marqués de cette empreinte du Christ, nous sommes comme des esclaves vendus et voués au service des malades pauvres. Et la troisième, pour démontrer que celle-ci est religion de croix, c’est-à-dire de la mort, de souffrances et de fatigue, pour que ceux qui voudront suivre ce mode de vie sachent d’avance qu’ils viennent embrasser la croix, se renier eux-mêmes et suivre le Christ jusqu’à la mort ».
Pédagogie de la philosophie Cet article est issu d'une série de conférences qui ont eu lieu à l'université de Strasbourg II, en 1993 et 1994. Pédagogie de la philosophie.. Devant le contexte de crise de l'enseignement de la philosophie liée à la généralisation de l'enseignement de la discipline et au changement de l'apprentissage scolaire, la pédagogie de la philosophie livre une réflexion proprement philosophique sur l'enseignement de sa propre matière, et ne se confond pas avec les sciences de l'éducation. La philosophie ne saurait être indifférente aux enjeux de son propre enseignement, sous peine de le transformer en un certain académisme. Jean-Luc Nancy fait remarquer que la crise est aussi due à l'évolution des enseignants eux-mêmes. La question posée est de savoir si la pédagogie de la philosophie serait par essence anti-philosophique, technocratique, dès lors qu'elle ne s'adresse pas à la pure raison d'un sujet abstrait, mais à un élève de classe terminale. Cela soulève la question de l'uniformité réelle ou idéologique des classes de philosophies dans les lycées techniques et dans les universités. Le débat vise à dépasser cette opposition sensible sur le public de l'enseignement de la philosophie. Pour commencer le débat, selon Jean-Luc Nancy, les deux positions qui s'opposent se sont figées au nom d'une certaine idée de la philosophie et qui se caricaturent l'une l'autre. Jérôme Boulanger interroge les termes de cette « dialectique de la raison éducative », et montre en quoi le débat est impossible, de par les croyances philosophiques des opposants, croyances qui traversent toute l'histoire de la philosophie. Dans le cadre républicain de l'éducation nationale et du baccalauréat, la philosophie enseignée peut-elle être anti-maïeutique dans ses méthodes ? Aussi Nicole Grataloup et le GFEN définissent-ils la question de la façon suivante : « La communauté des professeurs de philosophie est-elle capable de travailler à définir ce qu'elle veut en commun ? » Une pédagogie de la philosophie ? Tout l'effort pour justifier cette pédagogie aux yeux des philosophes revient à l'intégrer dans la philosophie, ou au moins à la considérer comme la réponse pratique à un questionnement ou des exigences référés à une école philosophique, bachelardienne pour Patrick Baranger, celle d'Erlangen et le « constructivisme dialogique » de Paul Lorenzen et Wilhelm Kamlah pour Silke M. Kledzig. On rappellera que Michel Tozzi, dans une perspective plus instrumentaliste, voit dans les recherches scientifiques et pédagogiques récentes une contribution à une didactique qui resterait enracinée philosophiquement, et entend distinguer cette position de la précédente, celle qui n'entérine comme modèles pédagogiques valables que ceux proposés par les philosophes eux-mêmes. La didacticienne allemande de la philosophie, Silke M. Kledzig, est confrontée à une situation bien différente : celle de l'introduction d'une option de philosophie en Allemagne. Elle retrouve parfois les termes mêmes de l'inspection française : la philosophie ne constitue pas un ensemble de contenus que la didactique aiderait à communiquer, en séduisant l'élève. Cela nous ramènerait, comme le rappelait aussi Jérôme Boulanger, au schéma marchand de la production et de l'échange ; Henri Dilberman rattache cette remarque à la critique du sophiste marchand d'opinions, au début du "Protagoras". Ce qu'est la philosophie. La didactique doit donc se demander au moins ce qu'est la philosophie. Or, pour éviter tout dogmatisme, il faut répondre comme Kant qu'elle est l'acte de "philosopher" et non un contenu. Boulanger avait critiqué cette formule, en tant qu'elle se cristallisait en un adage finalement peu kantien. S'agit-il d'ailleurs de sauvegarder la liberté du maître, ou celle de l'élève ? On sait comment, dans d'autres disciplines, on a pu sacrifier la première au nom de la deuxième. Philosopher ne devrait pas en tout cas interdire d'arriver à certaines réponses, même peu en faveur dans l'opinion, ni même interdire de faire de la métaphysique, serait-elle classique. Définie comme son propre mouvement, la philosophie semble donc être sa propre méthode, comme le veulent les anti-didacticiens. Mais Silke M. Kledzig entend bien par là une certaine méthode pédagogique, fondée sur la participation active de l'élève, sur le dialogue, dont le sujet est l'élève, avec l'aide du maître. L'on est sans doute plus proche d'un certain romantisme pédagogique que de Socrate, ce qui rejoint là aussi l'exposé de J. Boulanger. Du point de vue de la situation française, n'est-ce pas faire bon marché de l'évolution du public, faire abusivement confiance à l'intelligence des élèves, voire au sens pédagogique du professeurs, selon la lecture que proposait Béatrice Normand des instructions officielles de 1925 ? Michel Tozzi considère d'ailleurs comme évident que la « didactisation » d'une discipline ne peut résoudre les problèmes de la crise de l'école, s'il identifie une dimension spécifiquement pédagogique à l'intérieur de cette crise générale, en particulier en philosophie. En Allemagne, le doublement de chaque discipline par la didactique est institutionnel, si bien que le débat ne peut se développer que dans ce cadre, ce qui court-circuite les apories les plus stériles. Il n'est pas question de contester la didactique, mais d'en défendre une conception philosophique, et non pas pragmatique ou technocratique. On remarquera pourtant que la stratégie demeure celle d'une adaptation à l'âge et à l'expérience des élèves, ce qui ne peut nullement passer pour neutre. Ainsi, la conception même de la philosophie comme réflexive et « anthropologique », qui vient étayer la méthode dialogique n'est-elle pas en réalité le reflet théorique de cette sorte de pédagogie ? En concurrence avec le théologien et le professeur de morale, n'enferme-t-on pas d'emblée l'interrogation dans les limites de l'opinion commune ou du « politiquement correct » ? Des professeurs français considèrent ainsi que le nouveau programme du Groupe technique disciplinaire de philosophie est « aseptisé ». Ayant besoin de points de repère, l'humanité de l'élève se les forge lui-même, à partir de sa praxis, de façon critique. Le professeur lui proposerait simplement des méthodes pour le faire. Il exigerait seulement de l'élève qu'il soit autonome. Il ne lui procurerait pas des visions du monde toutes faites. Ainsi le fossé grandissant, décrit par Jean-Luc Nancy, entre le maître et l'élève ne se creuserait pas, car on partirait de l'expérience même de ce dernier. Mais ne risque-t-on pas en fait de réduire à peu de chose la rupture critique de l'élève vis-à-vis de son immédiateté, qui certes est toujours déjà médiate, mais pas de la façon attendue par le philosophe professionnel ? Il faudra bien que l'élève s'affronte aux interprétations toutes faites, à la rigueur de l'expression et de la pensée, à l'écriture, vécue comme étrangeté, selon Jean-Luc Nancy, et même arrachement pour Nicole Grataloup. Sinon, l'on pourrait bien se contenter de systématiser l'idéologie ambiante ou l'idiosyncrasie de l'élève. À l'inverse, Jérôme Boulanger avait souligné le caractère secrètement directif de ces pédagogies de la participation. Dilberman l'avait rapproché de la figure du précepteur dans l"'Émile". L'intervention de Patrick Baranger a de ce point de vue le mérite de proposer une pédagogie lucidement directive, au nom de l'épistémologie bachelardienne. Certes, les « didacticiens » veulent parfois voir, dans le sillage de Bourdieu, derrière ces critiques des méthodes dites actives, l'attachement à une conception dogmatique et magistrale de la leçon de philosophie, la sublimation de l'opinion du maître en "philosophia perennis", le mépris de celle de l'élève, ravalée à la contingence au nom du critère socio-esthétique de la noblesse de la pensée. Patrick Baranger, en réponse à une question, rappelle que, chez Platon, la "doxa" pouvait être droite et même philosophique. Il n'en reste pas moins attaché, quant à lui, au modèle scientifique, ce qui ne signifie nullement qu'il espère que l'élève se dépouille de toute opinion avant d'entrer au temple. L'enseignant doit accepter de s'affronter aux opinions des élèves, mais surtout se garder de leur donner le même statut qu'à son propre discours. La philosophie, comme la science, commence par la critique de l'opinion. Si l'élève ne peut exprimer ses représentations, et l'y aider, c'est déjà les critiquer, la classe de philosophie restera pour lui une affaire purement scolaire, sans incidence en dehors des devoirs et du cours. Les opinions n'en seront que consolidées, et en particulier la perception de la philosophie. Affirmer que la dignité de la philosophie la met au-dessus de toute pédagogie, se contenter de dénoncer magistralement l'opinion, a justement cette conséquence de la consolider, ne serait-ce que par le ressentiment de l'élève. Il faut donc procéder autrement, à l'aide d'un dispositif plutôt lourd d'exercices, où les procédures de renvoi du professeur à l'élève sont très méticuleuses. Cependant, cela contre le point de vue de Nicole Grataloup, faire s'exprimer et s'affronter oralement les opinions premières finit par submerger l'avis de l'enseignant sous les positions majoritaires et presque indéracinables. Cela correspond fidèlement à certaines expériences pédagogiques, par exemple quant à l'universalité du beau, ou à la valeur de l'animal, ou de fait la position de la philosophie classique se voit transformée par l'élève en opinion aberrante, au mieux en position historiquement dépassée. En fin de compte, même si la distinction institutionnelle entre pédagogie et philosophie peut avoir de lourdes conséquences pratiques, que la réflexion sur l'enseignement de la philosophie soit baptisée didactique philosophique ou philosophie de l'éducation peut sembler un débat plutôt formel, d'où la position très conciliatrice de François Galichet. Pédagogie et philosophie se confondent dans leur projet même. Certes, peu seraient prêts pour autant à renoncer à toute référence à l'histoire de la philosophie, ce qui semble être d'après l'exposé de Silke M. Kledzig une tendance en Allemagne, au nom du « philosopher par soi-même ». L'on espère seulement que dans le meilleur des cas ce contenu cessera d'être extérieur, qu'il se confondra avec la démarche de l'élève, qu'il deviendra culture. On semble parfois attendre que l'élève trouve par soi-même tel philosophème, y compris au travers de mythes et de fictions, comme Nicole Grataloup, ce qui après tout n'est peut-être pas totalement chimérique. Le conservatisme n'est d'ailleurs pas par essence anti-pédagogique. Mettre l'accent sur un ensemble de compétences discursives et rhétoriques peut très bien s'accorder avec une vision fort dogmatique de la philosophie, qui devient alors un contenu en soi, indifférent à sa voie d'accès. Précisément, Henri Dilberman reproche à Patrick Baranger de supposer derrière l'apprentissage un savoir philosophique constitué, sur le modèle de la science classique. Inversement, l'indifférence au contenu renvoie peut-être moins à une conception généreuse que sophistique de la philosophie. Aussi François Galichet rappelle-t-il que pour les « anti-pédagogues » toute utilisation de techniques est rhétorique, et donc « de droite ». Mais à moins de réaliser le fantasme du correcteur qui note sur les idées, comment procéder autrement ? Sinon faudra-t-il uniformiser à l'échelle nationale les leçons de philosophie, ne serait-ce que pour récompenser « objectivement » de leurs efforts les élèves les plus scolaires ? Ce serait faire passer le moyen, l'examen, avant la fin, le philosopher. Or ce philosopher suppose une rhétorique « au bon sens du terme », selon l'expression de Jean-Luc Nancy, en tout cas une capacité de conceptualiser, de s'interroger et de raisonner, qui ne saurait être étrangère au langage, selon l'analyse de Nicole Grataloup. François Galichet précise qu'il y a erreur à écouter ceux qui assimilent l'enseignement discursif à l'opinion dogmatique et ceux qui assimilent la pédagogie à la rhétorique. Chaque adversaire caricature l'autre pour le rejeter dans la « droite », alors qu'il s'agit selon lui de deux courants également de « gauche », c'est-à-dire, semble-t-il, partisans de la démocratisation de la philosophie. Comme Silke M. Kledzig, Françoise Galichet entend partir, non de l'essence de la philosophie, mais de l'élève. Mais ce n'est plus de son expérience qu'il s'agit, c'est de sa future situation dans le monde adulte. Il est réducteur de réduire la philosophie à l'aspect d'une conduite de vie spontanée, bien qu'il serait plus immédiatement séduisant pour l'élève. Quelle crédibilité accorder à la critique si on commence par un tel conformisme ? La philosophie est aussi existentielle. En fait, François Galichet entend surtout par là congédier le débat sur « la nature de la « philosophie » ». La philosophie est au service de la praxis, citoyenne, comme le rappellent les instructions de 1925, mais aussi professionnelle ; au service de la réflexion critique, mais aussi existentielle. La philosophie se déploie aussi bien dans l'affrontement à la mort et au suicide, comme le voulait Camus, que dans la maîtrise des techniques argumentatives. Elle ne se fige donc pas dans une essence délimitée scolairement. Elle n'est pas un savoir spécialisé, comme le veulent implicitement les plus farouches adversaires de la pédagogie. De toute façon, il serait déraisonnable de vouloir transformer tous les élèves de terminale en philosophes professionnels, comme d'ailleurs en purs producteurs adaptés au marché du travail. Certaines techniques qui servent en philosophie, comme l'argumentation ou la prise de parole, F. Galichet estime prudemment qu'elles pourraient amener à moins négliger l'oral, et bien sûr la personne de l'élève. Il préconise, à la suite de Nicole Grataloup, le recours à l'écriture fictionnelle. Est-il vrai que la conception actuelle de la classe de philosophie ne permettrait presque jamais à l'élève de s'affronter à l'existence et au sens de la vie ? Que la réflexion se fasse à un niveau d'emblée conceptuel ne satisfait certes pas les théories de l'émergence. Mais peut-il y avoir passage par l'origine, l'immédiat, ou bien seulement allusion à l'immédiateté, instrument de la captation de l'attention de l'élève, ce qui n'est pas, en vérité, négligeable ? De façon générale, sous prétexte de rupture dialectique, n'y a-t-il pas là, comme chez Bachelard lui-même peut-être, nostalgie de l'origine, assez sensible chez Nicole Grataloup, et en particulier les exercices qu'elle propose ? Peut-on par exemple, sans céder au pathos, prendre conscience du tragique de l'existence sans commencer par méditer les concepts de nécessité, de contingence, de sens, de néant ? Lire certains textes d'Épicure ou de Nietzsche n'est pas, ou ne doit pas, être étranger à l'existence de l'élève. Les médiations imaginées ne doivent pas nous perdre dans ce qu'il y a de contingent au sein de son expérience, mais aller droit à l'essentiel, lui permettre de le penser enfin, même au prix de simplifications. Débat : la pédagogie séparée de la philosophie ? Françoise Galichet avait finalement récusé le débat entre pure philosophie et pure pédagogie. La philosophie ne peut se faire toute seule, ni la pédagogie être étrangère à la philosophie. Les didacticiens partent d'un constat, la nécessité de s'adapter à un nouveau public, et donc de sacrifier certaines exigences. Position des professeurs de philosophie. Pour l'inspection, l'APPEP, et la revue "L'Enseignement philosophique", il ne peut s'agir que de liquider la discipline, dont l'esprit échappe radicalement au scientisme des théories cognitives. Universelle, vraie, la philosophie se fraie d'elle-même un chemin dans tout esprit, indépendamment de tout déterminisme socio-psychologique. Centrer l'enseignement sur les déficiences de l'élève, c'est le priver de cet accès au vrai. La philosophie n'a pas besoin d'être adaptée, elle est par essence pédagogique, le chemin de l'opinion au savoir. Elle ne se réduit donc pas à des résultats, qu'on pourrait savoir plus ou moins exactement et rigoureusement. Position des didacticiens. Les didacticiens, eux, considèrent que présupposer ce « "bon sens philosophique" », c'est en fait exiger de l'élève moyen une culture qu'il n'a pas, et donc l'exclure. Mais comment les méthodes actives peuvent-elles suppléer à ce manque ? Ne vont-elles pas plutôt l'entériner, au nom de la spontanéité ? Cependant, les didacticiens font mine d'adapter à un contenu des méthodes dont les principes sont en contradiction avec lui, qui se voit réduit par Bourdieu à une certaine opinion préscientifique. Il ne peut alors s'agir, selon l'Inspection, que d'une nouvelle sophistique, autoritaire et directive sous des dehors démagogiques. Ainsi, la philosophie devient une discipline comme les autres alors que pour l'inspection elle confine au sacré. Issue. On pourrait rappeler avec Silke M. Kledzig qu'apprendre n'est pas une compétence, que chaque discipline définit ses propres exigences, et que donc aucun apprentissage n'est comme les autres. En ce sens, ils sont tous égaux. Ainsi pour le GREPH, justement parce que la philosophie est une discipline de formation comme les autres, son enseignement doit commencer avant la terminale, au lieu de couronner l'ensemble des études, comme le considèrent les instructions de 1925 commentées par Béatrice Normand. Les deux adversaires se réfèrent volontiers à Socrate, mais les uns oublient l'importance de l'épreuve critique : ce qui est accouché doit encore être viable. Les autres, plus platoniciens que socratiques, croient en une évidence. (Ils oublient la mauvaise foi ou la mauvaise humeur de bien des interlocuteurs de Socrate, la difficulté et la longueur du travail de sape de l'opinion.) Développement sur les deux positions antagonistes. J. Boulanger considère qu'il y a là deux positions irréductibles, justement parce que ce ne sont que des croyances, « nées des illusions de notre propre raison éducative ». Les didacticiens croient en l'unité de la nature, et naturalisent donc les phénomènes éducatifs, conçus comme des propriétés du cerveau. Mais en même temps et de façon contradictoire, ils sont victimes de l'illusion humaniste de l'éducation réussie, dont il suffirait de se donner les moyens scientifiques. Ils exaltent la spontanéité de l'élève, contre le dogmatisme de la philosophie, mais ils constituent par leurs méthodes même cette dernière en contenu, nécessairement dogmatique, ou encore, comme Michel Tozzi, en un certain type de discours sur le monde, que l'on peut apprendre par des exercices et des situations appropriées. Selon F. Galichet, cependant, cette vision mécaniste de la didactique est désormais dépassée. Mais, inversement, la philosophie ne risque-t-elle pas de se dissoudre dans l'échange « transversal » d'opinions, afin d'améliorer la sociabilité, la tolérance ou même les méthodes de l'intervention orale ? L'inspection, elle, entend éveiller le singulier à l'universel, mais elle finit par privilégier la transmission du savoir, parce qu'elle théologise le savoir philosophique, et pose alors que l'élève doit et peut y accéder par la seule parole du maître, s'il est compétent. « La présence de l'esprit à l'esprit est la seule condition pédagogique » écrit Jacques Muglioni dans "La Leçon". Le professeur de philosophie est donc un « maître à penser », avec qui l'élève serait d'emblée de plain-pied. En revanche, malgré leur scientisme, les didacticiens resteraient prisonniers d'une figure romantique du maître, comme « maître à vivre », à être soi-même. Cette conception n'est en effet pas entièrement étrangère à celle de Silke M. Kledzig, didacticienne. L'on a donc selon J. Boulanger glissé du penser par soi-même au penser personnellement. Il y aurait donc dans cet impossible débat, absence d'unité du sujet et du savoir, saisie dans une dialectique. On pourra cependant discuter la présentation de la didactique comme un bloc, d'où les réticences de François Galichet. N'y a-t-il pas une didactique scientiste et technocratique et une pédagogie romantique, clairement distinctes en droit ? Cette dernière prétend éveiller, continue Boulanger, le propre de l'élève, mais cela passe par la fascination envers le professeur. Au contraire, le maître à penser s'efface devant le savoir universel, mais y accéder suppose l'imitation au sens le plus scolaire du terme, ce qui confine au rite. Ainsi, le professeur classique intimerait à l'élève « imite-moi si tu veux apprendre à ne pas m'imiter », tandis que le maître à vivre lui soufflerait « ne m'imite pas si tu veux me ressembler ». Ainsi, conclut J. Boulanger, s'il ne faut sûrement pas mépriser les questions de pédagogie, ni même les « sciences de l'éducation », il faut se garder de cette double illusion de la « raison éducative ». Est-ce à dire qu'il faut enseigner tout en sachant qu'enseigner est à la rigueur impossible, comme peut-être la philosophie elle-même ? Cela renverrait certes dos à dos pédagogues et philosophes. Quels exercices en classe de philosophie ? Introduction d'exercices nouveaux. Ce scepticisme est bien éloigné de l'optimisme pédagogique de Patrick Baranger et surtout de Nicole Grataloup qui s'accompagne de nouveaux exercices philosophiques de confrontation de différents points de vue. Derrière un parti pris se cache une certaine conception de la nature de l'homme, qu'on ne peut critiquer que si elle s'expose enfin, comme le remarque N. Grataloup. On ne peut, pour l'un comme pour l'autre, ignorer ce que sont les élèves au nom de l'universalité de la raison. L'attention du professeur se fixera sur ce qui leur rend difficile ou incompréhensible la philosophie. La fameuse exhortation « "problématisez" » reste en soi inopérante. C'est au contraire par la confrontation entre les opinions, au travers d'exercices, que naîtra une exigence interne de problématisation, d'élucidation des présupposés, où la pensée critique est déjà en jeu. Le danger serait sans doute d'espérer de ces exercices une efficacité radicale, indépendamment de toute culture philosophique classique, voire de constituer ces exercices en fin en soi, parce qu'ils sont plus faciles pour les élèves que la rigueur technique de la dissertation. Sous prétexte de faciliter la rupture, on risquerait fort de ramener la philosophie à des opérations ludiques à portée peut-être limitée. Il n'est sans doute pas vrai que de la confrontation des opinions naît spontanément la problématisation, comme le note d'ailleurs P. Baranger. Même s'il est vrai que les exercices n'apportent pas de consolidation à l'opinion de l'élève, pire est le cours magistral qui laisse intact l'opinion, faute de s'affronter à elle. Le travail plus proprement critique est sans doute le plus facile, mais les élèves ont tendance à caricaturer la philosophie comme une entreprise stérile de démolition. C'est ainsi qu'ils lisent généralement Descartes, par exemple. Les exercices devraient donc se maintenir dans une atmosphère de pensée, ne jamais invoquer le concret pour le concret, ni réduire le concept à l'exemple. Ils supposent une intervention constante du professeur pour ne pas se transformer en de véritables caricatures. L'écriture fictionnelle invoquée par Galichet et Nicole Grataloup ne doit pas convaincre l'élève que philosopher, c'est imaginer. D'où l'accent mis par cette dernière sur la critique de ce mythe ainsi forgé par l'élève. Il ne servirait à rien, selon Baranger, de heurter de front les représentations de l'élève, sinon à le braquer, ni à le prier de ne pas s'appuyer sur des opinions, ce qu'il ne peut comprendre d'emblée. La représentation du professeur est investie « affectivement ». Pour l'élève de milieu modeste, le philosophe est selon N. Grataloup une rupture avec ses parents, presque une trahison. La question est résumée par Baranger dans la formule : « comment faire avec pour aller contre » ? Il faut confronter les représentations de l'élève à leur inefficacité, alors même que l'élève développe des stratégies pour protéger leur représentation. La confrontation à d'autres points de vue ne suffit pas, elle ne doit surtout pas conduire au relativisme ou au dogmatisme, ce qui suppose pour le moins l'intervention de l'enseignant. Il n'y a donc pas là de mythe de l'« émergence » ou de romantisme de l'immédiateté de la vie. Jean-Luc Nancy rappellera brièvement que le professeur se doit d'incarner l'objectivité. Deux stratégies à associer : rupture et suture. Baranger considère que puisque la rupture philosophique des préconçus de l'élève est déstabilisante, le cadre de la classe doit, par contraste, être solide. Le savoir est une valeur, le groupe, un soutien, le professeur, un guide en qui on a confiance. Ces cadres, en particulier la figure de l'enseignant, doivent donc échapper finalement à la remise en cause ; tout ne saurait être philosophique dans un cours de philosophie, ce qui laisse une place pour des aspects proprement pédagogiques, cela contre un certain idéalisme, pourtant conservateur, du cours de philosophie. P. Baranger associe rupture et « "suture" », « reconstitution en douceur » des représentations de l'élève. De fait, comment s'opère la subsomption des philosophèmes à la vision du monde de l'élève ? La perspective finalement psychologique de Baranger oblige à se poser la question en ces termes. Exiger plus, une conversion radicale à la philosophie, peut bien sous-tendre certains discours, mais reste pour le moins irréaliste. Baranger note par litote que le résultat obtenu ne sera que rarement une purge totale de la représentation. Vouloir la pureté de la philosophie, n'est-ce pas la réduire à un objet à usage purement scolaire ? Ne peut-on pas pourtant défendre l'idée que la durée du cours, voire du devoir, a pour fonction d'ouvrir une parenthèse, un dimanche méditatif de l'existence ? Nicole Grataloup insiste sur l'apprentissage de l'écriture comme apprentissage de la pensée. L'écriture ne permet-elle pas à la pensée de se développer de façon autonome, de congédier, au risque de la mauvaise abstraction, le quotidien ? Ainsi, N. Grataloup parle-t-elle de l'émerveillement de l'élève devant les potentialités insoupçonnées de la langue, qu'il ne traite plus alors comme un instrument. Aussi préconise-t-elle des exercices poétiques. La rédaction de dialogues ou de lettres philosophiques varierait les exercices et leur attrait, en même temps qu'elle entraînerait l'élève à la discussion, à la distinction de ce qui est critiqué et de la critique elle-même. Anticiper les objections lui permettra de dépasser l'opinion, mais aussi, ajouterons-nous, de ne pas s'enfermer dans le plan stéréotypé thèse-antithèse. Le risque serait sans doute que l'élève oppose point de vue à point de vue, au lieu de dégager les insuffisances de la thèse critiquée. Il n'est pas du tout sûr, comme l'expérience le montre sans doute, que l'élève soit prêt à multiplier les exercices quand il sait qu'au baccalauréat il devra choisir entre un commentaire et deux dissertations, surtout s'il aperçoit mal la finalité de ce qui lui paraît un jeu, pas nécessairement facile, et qu'il n'a jamais fait. L'élève a tendance à ne pas discerner rhétoriquement "hypothèse", "affirmation", "objection", "réfutation". Ces exercices ont donc pour objet de l'amener à une écriture « polyphonique », ou il doit continuellement distinguer les différentes voix, sans se réfugier dedans l'opposition massive d'une thèse et de son contraire. Eviter les consignes abstraites. N. Grataloup insiste sur le fait que l'esprit de l'élève n'est pas une "tabula rasa", qu'il a toujours des méthodes, même très mauvaises, en particulier à l'écrit. Il faut lui réapprendre à relier les exigences et le sens, la langue et le contenu. Il faut donc inventer des exercices en rapport avec cette unité, au lieu de multiplier les consignes abstraites, comme le font les « annabacs ». Certes, on répondra peut-être, comme Michel Serres, que tout ce qu'on peut attendre d'un professeur, c'est qu'il indique ce qu'il ne faut pas faire, et qui correspond à ces mauvaises méthodes invétérées, qui n'ont d'autre raison d'être que de permettre l'économie de la pensée et de la liberté. Entraîner à l'écrit dès le début de l'année. L'écriture philosophique est difficile. Les exercices doivent s'affronter à cette difficulté, et non pas l'escamoter. Or cette dérive est classique dans toutes les disciplines « pédagogisées ». Laisser s'exprimer l'opinion par écrit ne renferme pas le danger d'enfermer l'élève dans une complaisance narcissique, considère Baranger, parce que ce n'est que la première étape d'un dispositif qui s'étalera sur l'année entière. Il ne s'agit pas de faire croire à l'élève qu'il philosophe déjà, mais seulement de l'amener à philosopher par rupture avec ses représentations. La langue des élèves n'est pas celle de l'école, la philosophie est au summum de ce décalage, notent N. Grataloup et Jean-Luc Nancy. Il ne s'agit pas, dit la première, de transformer les professeurs de philosophie en professeurs de grammaire, mais de ne plus distinguer travail de la langue et travail de la pensée. Aussi faudra-t-il libérer l'élève de la crainte d'écrire, multiplier les occasions d'écrire différemment, tout en disciplinant l'écriture. Il est vrai qu'il y a bien des styles différents d'écriture philosophique. Le plus facile à imiter n'est sans doute pas le moins technique en apparence. L'apport de la scolastique permet à l'élève sérieux de s'accrocher à quelque chose de défini, qu'il suffit d'apprendre. Autrement, n'encourage-t-on pas la paresse de certains élèves, qui ne dépassent jamais le niveau d'un devoir bien écrit, mais superficiel ? Évaluer l'élève sur plusieurs compétences. Enfin, l'évaluation des travaux devra mettre en lumière la multiplicité des exigences et des compétences, et non se réduire à une note globale. Quant à la « fiche de méthode » accompagnant la dissertation, elle risque de se révéler assez peu éclairante pour le correcteur ; certes, elle lui donnera l'occasion de corriger de la façon la plus explicite les fautes stéréotypées. Conclusion. Selon Jean-Luc Nancy, le contact immédiat avec la philosophie, selon l'adage "in media res", constituerait la meilleure des pédagogies. Sinon, en viendra-t-on à inviter les élèves à dessiner la caverne de la République ? Cependant, le conseil de Baranger est d'avoir concurremment recours aux deux stratégies, rupture et suture. Il y a une façon d'accompagner la rupture qui finit par aseptiser la pratique de la philosophie, par refus de l'inquiétude induite par la réflexion par soi-même. La tentation d'accompagner l'élève en le maternant risque fort de repousser toujours plus loin la prise de conscience de la pratique réelle de la philosophie, dans ce qu'elle a de moins naturelle et moins stéréotypée. Refuser les formes académiques ne doit pas non plus nous amener à multiplier des exercices, scolaires non plus par leur sécheresse mais par leur fausse prise en compte de l'immédiat de l'élève, sans doute moins infantile que le pédagogue semble parfois l'imaginer. Tout se joue, semble-t-il, dans le passage de la théorie pédagogique à l'exercice. La continuité semble parfois discutable. Les obstacles culturels à la pratique de la philosophie. Une image d'inefficacité. On ne saurait réduire la crise à une question de niveau culturel, ou même de « profil épistémologique ». Sinon, dans ce cas, le professeur n'aurait finalement qu'à faire son métier. Béatrice Normand, en procédant à la lecture des instructions de 1925, rédigées par De Monzie, avait profondément mis en doute la possibilité même de l'enseignement de la philosophie dans les classes actuelles, tout particulièrement dans les terminales techniques. Que faire lorsque les élèves ne sont tout simplement pas prêts à accepter quelque rupture que ce soit, et surtout pas à réfléchir ? En 1925, le ministre Anatole de Monzie, l'adversaire de Célestin Freinet, faisait des acquisitions antérieures la condition du cours de philosophie. Le projet d'introduire la philosophie en amont de la Terminale au nom des lacunes de l'enseignement des autres disciplines, ou au nom de sa spécificité réflexive, suivrait l'exemple de l'Allemagne où, comme le mentionnait Silke M. Kledzig, l'enseignement de la philosophie n'est pas confiné en dernière année. La philosophie est une discipline nouvellement introduite dans le secondaire allemand, ainsi que Silke M. Kledzig l'indique. Le nouveau cours optionnel de philosophie au Danemark y rencontre du succès, malgré sa concurrence avec l'économie et l'informatique. Pourquoi, alors, la discipline n'a-t-elle pas aussi cette image prestigieuse en France, ou pourquoi, sinon, cette image reste-t-elle généralement inopérante ? L'implication particulière que demande la philosophie. Pour Béatrice Normand, l'élève actuel n'est plus prêt à consentir attention, à accepter de réfléchir, à apprendre. Il veut tout au plus réussir son devoir au baccalauréat, d'où le recours massif aux « annabacs ». Il attend un cours qui soit immédiatement utilisable dans cette optique, il renâcle à apprendre régulièrement, étranger à toute maturation. N. Grataloup voyait dans l'école elle-même un obstacle à la philosophie, parce que dans les autres disciplines l'exigence d'autonomie a été tournée « pédagogiquement » par le recours à des travaux entièrement directifs et guidés. Les mathématiques se voient réduites à un travail d'application de formules connues. L'élève n'a plus à se demander ce qu'il a à faire ni pourquoi. C'est en philosophie que la question resurgit, mais sous la forme « la philosophie, ça ne sert à rien », formule récurrente aussi chez les parents d'élèves. L'appauvrissement général de la langue et de la culture générale. Jean-Luc Nancy insiste sur l'obstacle de la langue en classe de philosophie. Il rappelle que, dans les années 1960, les professeurs de français ont converti leur enseignement en direction de la langue parlée par les élèves. À l'inverse, l'écart se serait accru en classe de philosophie, et pas seulement du fait des élèves ou des lacunes de l'enseignement du français. Tandis que les professeurs de lycée se rapprochent de ceux d'université, à l'inverse les étudiants se rapprochent des élèves de terminale, avec le handicap supplémentaire d'une culture historique très mal assimilée. On ne peut plus, à l'université en tout cas, tout ramener à la seule dimension réflexive et critique. Au lycée comme en université, l'exigence philosophique est battue en brèche par le « déséquilibre de la formation générale ». Au baccalauréat comme à l'agrégation, les candidats se révèlent incapables de lire les textes qui leur sont soumis, tant le registre de langue est étrange pour eux. Jean-Luc Nancy décentre le débat vers l'évolution de l'enseignant de philosophie du secondaire. Selon sa propre expérience d'élève dans les années 1950, les professeurs de philosophie étaient alors bien moins spécialisés en histoire de la philosophie et en métaphysique. Leur culture restait très imprégnée de la psychologie de Pradines ou de Piaget. L'ouverture aux Allemands, au marxisme, à Sartre ou même au structuralisme aurait conduit à privilégier, selon l'expression de Dilberman, la « philosophie philosophante ». Scolarisation de la philosophie. Ne s'agit-il pas là aussi d'une « scolarisation » de la discipline, qui va assez dans le sens du rapport Bouveresse-Derrida, si du moins cette technicisation de la philosophie était maintenue dans des bornes plus raisonnables ? N'y a-t-il pas concurremment, comme les interventions l'ont assez illustré, une tendance à la maïeutique et au dialogue, au retour au concret, que Marx, Sartre, ou la phénoménologie ont inauguré, même sous des formes méconnaissables pour l'élève moyen ? Faut-il donc tourner la pédagogie vers la scolastique, voire la philosophie officielle, ou au contraire vers la praxis, voire le romantisme ? En province surtout, les meilleurs étudiants échappent à l'université. C'est la question même de la finalité de cette dernière qui est en jeu, ainsi que la division toute française entre cursus universitaire et la filière des grandes écoles. La formation en classe préparatoire est trop scolaire, tandis qu'elle est trop relâchée en université. C'est tout particulièrement l'année de maîtrise qui révèle « ce qui a été engagé dès la terminale et au-delà », en particulier un manque de « rhétorique au bon sens du terme ». Jean-Luc Nancy affirme que la demande générale de philosophie ne se situe certes pas dans les lycées, en particulier les classes techniques, mais plutôt dans la société et l'entreprise, à la recherche de repères, ou d'un regard plus pratique ou humain, en tout cas moins technique. Cela explique l'apparition de consultants d'entreprise philosophes, ou encore de cabinets de philosophie. Parallèlement, la fuite vers l'enseignement amène des candidats nombreux aux concours. Les étudiants de philosophie ont augmenté de 50 % en première année à Strasbourg. Cela ne change rien au déséquilibre culturel à l'origine de la crise de l'enseignement de la discipline, d'autant que tout changement de programme ou d'exercices provoque le rejet de la profession, comme le montrent les réactions au rapport de Bouveresse et Derrida. Conclusion. Il n'est finalement pas question de renoncer à l'exigence philosophique. Même si on en propose une image plus prosaïque et moins historique, tous insistent sur sa dimension critique et sa rigueur rationnelle. C'est faire passer cette exigence qui pose problème, en particulier au niveau de la langue. On ne peut plus espérer que l'élève franchisse facilement l'obstacle de l'étrangeté du discours philosophique, y compris sous ses aspects les plus superficiels. Il faut donc remettre en honneur la maïeutique, sans céder aux facilités d'une égalité fictive du maître et de l'élève. La multiplication des exercices ne doit surtout pas faire perdre de vue l'exigence de la philosophie, ni brouiller son identité, déjà bien difficile à apprécier. Or, le professeur de philosophie ne peut pas s'appuyer sur un contenu au sens banal du terme. Sa démarche n'est pas non plus dans l'air du temps, elle ne s'insère pas réellement dans le prolongement de l'attitude naturelle. Si on part de l'opinion, ce ne peut être que pour la critiquer, voire pour lui faire dire ce qu'elle ne veut pas dire, à savoir identifier ses présupposés. Certes, le fossé entre opinion et culture philosophique est peut-être moins grand parfois, ce qui est finalement affirmé par N. Grataloup, surtout si on réduit la philosophie à ses aspects éthico-existentiels. Cependant, cette continuité, même dialectique, n'est-elle pas en grande partie mythique ? N'introduit-on pas dans l'interprétation des concepts qui ont pour origine le langage, ou la culture historique, mais pas la structure implicite du vécu de l'élève ? Au niveau élémentaire de l'élève, on ne peut tout de même pas procéder par variation éïdétique. Refuser toute scolastique semble peu praticable, prétendre que c'est l'élève qui trouve de lui-même ces instruments, par réflexion ou usage créateur de la langue, confine à la mystification. Il y a donc bien un certain saut, dont la maïeutique révèle la nécessité, mais qu'elle ne peut laisser faire à l'élève, conçu du moins comme vierge de tout savoir et ne disposant que de représentations. Quand c'est réellement le cas, le cours de philosophie mérite difficilement son nom. Les aspects les plus scolaires ont au moins le mérite de conférer un cadre, voire un certain contenu historique au cours ; il n'est sans doute pas vrai que leur valeur s'arrête là. Interrogation et culture ne sont nullement antagonistes, il serait vain de se réjouir d'avoir des élèves tout naturels, même si cette naturalité paradoxale est celle de la société post-industrielle. Certes, personne ne l'a fait, tant les difficultés sont évidentes pour l'enseignant. Cette tentation n'existe-t-elle pas, cependant, dès lors qu'on s'imagine pouvoir tout tirer de l'élève, même dialectiquement, de son activité vivante, où sens et travail coïncident sans aucune médiation abstraite et technique, comme chez Bergson l'acte de voir produit l'organe de la vue ? De fait, les élèves font spontanément de l'histoire de la philosophie, en recopiant force manuels, en général de façon totalement déplacée. Cela est peut-être lié à l'étrangeté pour eux du cours, ce qui les amène à vouloir reproduire cette étrangeté, ce décalage distingué. En ce sens, les détourner, non vers l'immédiateté, mais vers le questionnement vivant est effectivement la première chose. Ce questionnement ne deviendra pas pertinent indépendamment de toute culture historique. Selon Baranger, le plus difficile à obtenir, ce sont justement des devoirs problématisés. La culture est vite réduite par l'élève à un ensemble d'opinions diverses. L'élève sait bien poser des questions, mais pas des problèmes. Peut-on alors faire l'économie d'exemples, classiques ou non, philosophiques ou non, de problématiques, et lui demander de commencer par le plus difficile ? En réalité, on le guidera par la main dans cette élaboration, très fidèle en cela à Socrate et au Ménon. Le cours de philosophie ne peut produire des philosophes en une seule année. En conclure que le travail de l'enseignant a été vain ne s'impose pas. Malgré le « fléau endémique » du baccalauréat (selon l'expression d'Antoine Augustin Cournot reprise par le GREPH), la philosophie en reste à une certaine distance vis-à-vis des évidences.
Jules Macé de Lepinay Jules Charles Antonin Macé de Lépinay, né le à Grenoble et décédé le à Marseille, est un physicien français. Famille. La famille Macé de Lépinay est une famille d'ancienne bourgeoisie originaire de Bretagne. Jacob Macé de Lépinay (1739-1806) était bourgeois de Plouer-sur-Rance, (Ille-et-Vilaine). Biographie. Jules Macé de Lépinay entre à l'École normale supérieure en 1872, il est reçu major à l'agrégation de physique en 1875 et soutient sa thèse pour le doctorat ès sciences en 1879 intitulée "Recherches expérimentales sur la double réfraction accidentelle", préparée au laboratoire de physique de la Faculté des sciences de Grenoble sous la direction de Jules Violle. Ses résultats sont publiés dans les "Annales de chimie et de physique" de 1880 (, tome 19). Il dirige ensuite un laboratoire à Marseille, où travailleront Charles Fabry et Alfred Perot, et est professeur à la Faculté des sciences de l'Université d'Aix-Marseille. En 1891, il est un des trois fondateurs de l'École d'ingénieurs de Marseille. Il est chevalier de la Légion d'honneur. On lui doit notamment un analyseur de polarisation à pénombre construit par Amédée Jobin.
XIFFIAN XIFFIAN est un client Jabber de base réalisé en Flash. C'est un logiciel libre distribué selon les termes de la licence GNU GPL. Il est facilement intégrable à un site internet, léger (230ko actuellement) et pratique. Il intègre: Ce client est incompatible avec certains serveurs à cause de restrictions du Flash Player. Cependant, il est tout à fait utilisable sur la plupart de ceux-ci directement, ou par le biais des communications s2s.
Prix du premier roman Le prix du premier roman est un prix littéraire français composé de critiques littéraires qui choisissent à la fois un roman français et un roman étranger. Créé en 1977, désormais présidé par Gilles Pudlowski et se réunissant au restaurant La Coupole, le jury du prix du premier roman se compose en 2022 de Jean Chalon, Charles Dantzig, Pauline Dreyfus, Annick Geille (présidente d’Honneur), Jean-Claude Lamy, Jean-Pierre Tison, Philippe Vallet et Maud Ventura.
Louis Comte Louis Comte était un aventurier douteux et peut-être affabulateur. Envoyé en mission en Normandie pour espionner les Fédéralistes insurgés, ceux-ci l’avaient arrêté, puis remis en liberté. Il avait arrêté un aide de camp du général de Wimpfen, qui avait sous son commandement la petite armée girondine. Les commissaires de la Convention, Robert Lindet, Jean-Michel Duroy et Bonnet, ordonnèrent l’arrestation de Louis Comte tant son attitude était ambiguë. Affaire Louis Comte, octobre 1793. Révélations de Louis Comte. De retour à Paris, début , Louis Comte contacta un ancien adjudant général du général de Wimpffen qui lui fait d’étranges révélations. Danton, Delacroix et quelques autres auraient chargé Jules Paré d’envoyer au baron de Wimpffen un agent, Naudet, afin de lui soumettre ce projet, le rétablissement de la monarchie en France au bénéfice de Frédéric, duc d’York, fils cadet de George III. Georges III, (le girondin Jean-Louis Carra avait déjà proposé de confier à Frédéric, duc d’York le gouvernement de la Belgique en révolte contre l’Autriche, puis la couronne de France (1792). Georges III inspirait celle fournie par "le Père Duchesne"" (274) qui accusait les « bougres à double face » de nourrir un tel projet, assorti d’un mariage de Frédéric, duc d’York avec la fille de Louis XVI. Louis Comte entendu par le Comité de salut public. Informé dès la fin de , le Comité de salut public - sagesse ou calcul - ne paraît pas accorder grand crédit au « complot ». Marie-Jean Hérault de Séchelles recevra la dénonciation de Louis Comte, puis écoutera l’adjudant général de Louis-Félix Wimpfen, les deux hommes étant entendus ensuite par Jacques Nicolas Billaud-Varenne. Arrestation de Louis Comte. Le , au lendemain d’une conversation entre Louis Comte, Edme-Bonaventure Courtois et Georges Danton, Louis Comte est arrêté. Le , il est interrogé par le Comité de sûreté générale. Louis Comte avait déjà été utilisé à plusieurs reprises pour des missions secrètes, mais son passé trouble et le caractère fantaisiste de son roman n’inspirèrent guère confiance aux Comités. Simple coïncidence de date ? Le Georges Danton adresse une lettre à la Convention où il invoque sa convalescence pour que la Convention lui donne l’autorisation de se rendre à Arcis-sur-Aube afin de « rétablir sa santé et respirer l’air natal » en précisant respectueusement qu’il reviendrait « à son poste » dès qu’il aurait repris des forces.
Love Hina Again
Love hina again
Avunculat Le terme avunculat est un terme technique utilisé, en anthropologie de la parenté, pour désigner une relation privilégiée entre une personne de référence (Ego) et son « oncle maternel » ou, inversement, entre Ego et son neveu utérin ou Ego et sa nièce utérine. Le terme avunculat dérive lui-même du latin "avunculus", un terme de parenté utilisé pour désigner, dans cette langue, le frère de la mère (MB) par opposition au frère du père "patruus" (FB). Dans certaines sociétés à filiation matrilinéaire marquée, le rôle qui est déféré au père dans d'autres sociétés, peut être assumé par l'oncle maternel qui devient le « père social » des enfants de sa sœur. La notion d'avunculat n'est toutefois pas réservée à la désignation de cette formule de descendance (au demeurant plutôt rare) et elle peut également décrire une formule d'alliance matrimoniale. Le mariage d'un homme avec la fille de sa sœur est appelé ainsi mariage avunculaire. Si le terme avunculat s'applique aux liens qui unissent le frère de la mère et le fils ou la fille de la sœur, il peut cependant aussi, d'une façon plus lâche, s'employer pour désigner la relation entre un oncle paternel et un enfant de son frère.
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Film en pâte à modeler
Archiphonème Un archiphonème est une unité phonologique regroupant les particularités distinctives de plusieurs phonèmes dont l'un au moins est exclu dans certaines positions (syllabe fermée, position finale…). C'est-à-dire que l'opposition entre ces phonèmes ne se réalise pas dans ces positions : elle est "neutralisée". Par exemple en français standard l'opposition entre le « o » ouvert et le « o » fermé se "neutralise" en fin de mot. En effet, le « o » ne peut être que fermé en fin de mot. On note généralement les archiphonèmes à l'aide d'une lettre majuscule : En position finale, on dit que l'archiphonème « |o| » "se réalise" fermé. L'archiphonème se note dans deux bares horizontales par opposition au phonème dans deux barres obliques /o/. Introduction. Quasi-universalité du phénomène. Les archiphonèmes existent dans de très nombreuses langues. Cependant il s'agit d'exceptions à des règles de prononciation. Distinction archiphonème / allophone. Il convient de ne pas confondre archiphonème et allophone. Les archiphonèmes sont des phonèmes distincts mais dont la réalisation de l'un au moins est impossible dans certains cas, alors que les allophones ne sont pas des phonèmes distincts. Les notions d'archiphonèmes et d'allophones sont relatives à une langue. Par exemple la paire {/z/, /s/} ne constitue pas en espagnol des phonèmes différents (aucune paire minimale ne distingue ces sons) mais des allophones, alors qu'il s'agit de deux phonèmes distincts dans de nombreuses langues, dont le français (paire minimale : « sauna » / « zona »). Cette paire constitue justement un archiphonème en français (« aztèque » : [astεk]). Note concernant les dialectes et accents. Ajoutons enfin que les archiphonèmes, en tant que notions phonologiques, sont relatifs à une langue parlée et non écrite, ce qui signifie que les différents dialectes et accents correspondant à une même langue écrite peuvent avoir des archiphonèmes différents. Par exemple il existe des archiphonèmes en français canadien qui n'existent pas en français de la France métropolitaine (/I/, /Y/, /U/). Dans les tableaux qui suivent, sauf mention contraire, les archiphonèmes correspondent à la langue standard indiquée. Par exemple, le tableau correspond à l'espagnol parlé en Espagne. On pourrait en faire un autre (ou plusieurs) pour l'espagnol parlé en Amérique du Sud, Amérique Centrale et Mexique. Neutralisation de l'opposition entre consonnes sourdes et sonores. En français et dans plusieurs autres langues, les consonnes sonores (comme b, d, g, j, v, z) et les consonnes sourdes (comme p, t, k, ch, f, s) forment des archiphonèmes : b/p, d/t, g/k, j/ch, v/f, z/s. Devant une consonne sourde ces archiphonèmes réalisent un phonème sourd et réalisent un phonème sonore devant une consonne sonore. Cette règle est notamment valable en : Il semble que l'italien évite ce problème phonétique en n'utilisant jamais de consonne sonore après une sourde ou inversement, ce qui rend inutile cette règle d'euphonie. Dans les tableaux suivants, cette règle n'est pas rappelée. Quelques archiphonèmes dans différentes langues. Japonais. La prononciation du japonais. Néerlandais. On remarque que ces deux règles sont communes avec l'allemand, autre langue germanique.
Bertillonnage Le bertillonnage, appelé aussi système Bertillon ou anthropométrie judiciaire, est une technique criminalistique mise au point par le Français Alphonse Bertillon en 1879. La technique repose sur l'analyse biométrique (système d'identification à partir de mesures spécifiques) accompagnée de photographies de face et de profil. À peu près contemporain de l'identification judiciaire au moyen des empreintes digitales, le bertillonnage intégrera progressivement celle-ci, avant d'être en grande partie supplanté par elle. Histoire. L'identification judiciaire avant Bertillon. Dès 1819, Huvet, employé au Bureau des prisons, avait proposé la technique du « physionotrace ». Cette idée de compléter par l'image des récidivistes les « fiches de signalement », utilisées jusqu'alors mais se révélant peu fidèles, va plus tard tirer profit du développement de la photographie, technique dont va se servir Bertillon lorsqu'il deviendra chef du service photographique de la préfecture de police de Paris. Sous Louis-Philippe, la flétrissure est abrogée par la loi du . Face à la recrudescence des récidives, la police commence à imaginer d'autres moyens de procéder à l'identification judiciaire. Les policiers expérimentent différentes méthodes – « moutons », c'est-à-dire des détenus espions (parfois des policiers), indicateurs… – pour obtenir des informations sur les délinquants mais, bien vite connues et déjouées par les malfaiteurs, celles-ci sont jugées insuffisantes. En 1848, le procureur du Roi Arnould Bonneville de Marsangy crée le casier judiciaire. Alphonse Bertillon dans son service photographique. Bertillon est d'abord, en 1879, simple employé au sein d'un service photographique désorganisé : 60 000 photographies, prises sous des angles variés et classées sans logique, s'accumulent, alors que c'est une centaine d'individus que la police parisienne arrête quotidiennement. Chargé des fiches de signalement, Bertillon s'inspire des travaux de statistique d'Adolphe Quetelet, notamment de l'ouvrage "Sur l'homme et le développement de ses facultés, ou Essai de physique sociale", paru en 1835, pour établir des « fiches d'identité ». Les critères retenus, fondés sur des mesures osseuses, ont divisions possibles, ce qui rationalise leur classement. La technique prend le nom de « bertillonnage » en 1883. Expérimentée durant trois mois sur des détenus, elle permet pour la première fois une identification anthropométrique le , soit quelques jours avant la fin de l'expérimentation, grâce à l'analyse des mesures d'un certain Léon Durand, déjà fiché par Bertillon à la suite d'un vol de bouteilles. Malgré les critiques qui jugent cette méthode peu fiable et attentatoire aux libertés individuelles, elle permet d'obtenir des résultats significatifs, concourant notamment à l'arrestation de Ravachol. De nombreux pays décident de l'intégrer à leur système judiciaire, comme les États-Unis en 1888, ou l'Angleterre en 1894. Les différents relevés. Bertillon utilise les postulats de la loi de Quetelet pour établir neuf mesures osseuses (figures sur le relevé ci-contre) constituant le signalement anthropométrique : Le relevé est cependant peu fiable en ce qui concerne les très jeunes hommes, dont le squelette osseux continue sa croissance, et en ce qui concerne les femmes, car la chevelure peut gêner la prise des mesures ; le fait qu'il existe des jumeaux peut également induire en erreur. Aussi, Bertillon utilise en complément d'autres relevés : le « portrait parlé » – appelé aussi « formule signalétique » ou « signalement descriptif » –, qui décrit morphologiquement le visage sur une quinzaine de critères : caractéristiques du nez, de l'œil, le « relevé des marques particulières » (tatouage, grain de beauté, cicatrice…), etc. Bertillon choisit pour chaque caractéristique des mots, qu'il abrège par des lettres : chaque formule est composée d'une suite de lettres que les inspecteurs doivent apprendre par cœur. Enfin, il élabore progressivement la « photographie judiciaire » : photographie géométrique pour les lieux de crime, photographie signalétique pour les individus (photographie de face et de profil, réduite au 1/7). Désormais, chaque fiche d'identité judiciaire contient le de la personne, son , son et les deux photos. Droit par pays. Canada. Au Canada, le terme bertillonnage est utilisé pour parler de « la prise des empreintes digitales, des photographies et de toute autre mensuration — ainsi que toute autre opération anthropométrique approuvée par décret du gouverneur en conseil » de prévenus en vertu de la "Loi sur l'identification des criminels". Il s'agit d'un usage linguistique concernant des techniques modernes d'identification des criminels, qui s'écarte bien sûr de la méthode historique de Bertillon. France. Le bertillonnage est utilisé en France jusqu'en 1970, avant d'être remplacé par l'analyse des seules empreintes digitales, méthode à laquelle Bertillon était farouchement opposé, même s'il fut apparemment le premier à l'appliquer pour l'arrestation d'Henri-Léon Scheffer, en octobre 1902.
Herapathite L'herapathite ou sulfate d'iodoquinine est un composé dont les cristaux sont dichroïques et peuvent être ainsi employés pour polariser la lumière. Selon Edwin H. Land, elle a été découverte en 1852 par , un docteur de Bristol. Un de ses élèves a trouvé qu'ajouter de l'iode à l'urine d'un chien alimenté avec de la quinine produisait des cristaux verts anormaux. Herapath a noté en étudiant les cristaux sous un microscope qu'ils semblaient polariser la lumière. Les propriétés dichroïques de l'herapathite sont venues à l'attention de Sir David Brewster, et plus tard ont été employées par Land pour construire le premier type de feuille polarisatrice Polaroïd.
Violadores del Verso Violadores del Verso est un groupe de hip-hop espagnol, originaire de Saragosse. En 2000, ils utilisaient aussi le nom Doble V, mais ils ont dû revenir à leur nom original à cause d'un problème de légalité ("Doble V" étant aussi une marque de whisky). Le groupe est formé par Hate (ou SHO-Hai) (Sergio Rodríguez, MC), Kase-O (Javier Ibarra, MC), Lírico (David Gilaberte, MC) et R de Rumba (Rubén Cuevas, DJ et producteur). Leur manager est José Ramón Alconchel. Les Violadores del Verso remportent un disque d'or pour "" (2006), et le groupe devient, aux côtés de SFDK, le seul dans la scène hip-hop espagnol à être certifié. Biographie. Le groupe est formé en 1998, et publie un EP homonyme de six titres intitulé '. L'EP fait participer pour la première fois Lírico à la production. Ils sortent ensuite le maxi ' qui contient des morceaux instrumentaux. Il contient la chanson polémique ', le célèbre "beef" entre Kase.O et Metro du groupe Geronación. En 1999 sort leur premier album studio, '. En 2001, le groupe emprunte le nom de Doble V et publie un maxi intitulé ', qui contient des chansons inédites. À cause de problèmes judiciaire avec la marque de whisky homonyme, le groupe reprend son nom d'origine Violadores del Verso et publie un EP intitulé ', contenant le remix de ". Quatre ans plus tard, en mai 2006, ils publient ', anticipant la sortie de l'album '. Il fait participer Fran Fuethefirst, membre de la Cloaka Company, et se vend à exemplaires. Leur troisième album, ", est publié le au label Rap Solo ; le mastering y est effectué à New York dans les locaux de Master Disk. L'album est écoutable en intégralité sur la page espagnole du site web MTV. Il se vend à exemplaires, et est classé premier des ventes en Espagne. Il est également nommé aux Premios de la Música. Le , le groupe annonce une dernière tournée pendant un an, puis sa séparation pour que les membres se consacrent à leurs carrières solos respectives. En 2013 sort l'ouvrage " d'Arturo Pérez-Reverte, consacré au monde du graffiti. L'un des personnages écoute du Violadores del Verso, du SFDK et du CPV.
Festival de Sopot Le Festival de Sopot (ou "« Międzynarodowy Festiwal Piosenki Polskiej »") est un festival annuel de musique de variétés tenu à Sopot en Pologne. Il accueille de nombreux musiciens polonais. C'est un festival généraliste, tous les genres de musique y sont joués. C'est le deuxième plus important festival de ce genre après le festival national de musique polonaise de Opole. Histoire. Le premier Festival de Sopot a été initié et organisé par Władysław Szpilman de la Polskie Radio, avec l'aide de Szymon Zakrzewski (de PAGART, organisme regroupant les artistes polonais), et s'est déroulé du 25 au . Jusqu'en 1963 il avait lieu sur le site des chantiers navals de Gdańsk. Entre 1977 et 1980, il a été remplacé par le Concours Intervision de la chanson, qui se tenait également à Sopot. Contrairement au Concours Eurovision de la chanson, le Festival International de Musique de Sopot changeait régulièrement de formules pour désigner un lauréat et a offert de nombreux et différents concours pour ses participants. Le Festival a toujours été ouvert aux nations non européennes, et des pays comme Cuba, République dominicaine, Mongolie, Nouvelle-Zélande, Nigeria, Pérou, Afrique du Sud et de nombreux autres ont été représentés à cette manifestation. Jusqu'en 2004, la télévision publique TVP diffusait l'événement. Depuis 2005, c'est le diffuseur privé TVN qui a repris la diffusion. Le Concours a perdu de sa popularité en Pologne mais aussi à l'étranger dans les années 1980, avec un nouveau recul au cours des années 1990, et les organisateurs peu convaincus par TVP ont réattribué le Festival à la télévision privée TVN depuis 2005. À partir de 1999, il n'y avait aucun Grand prix dans le festival. TVP a choisi d'inviter des artistes réputés, y compris des stars comme Whitney Houston ou The Corrs. En 2006, TVN invita Sir Elton John. Le « Festival International de la Chanson de Sopot » est généralement considéré comme plus important que le «  » en raison de sa capacité à attirer des artistes reconnus, voire des stars. Site. Le festival se déroule dans l'opéra en plein air de la ville de Sopot, située sur la mer Baltique. Cette ville fait partie du trio Gdańsk, Gdynia, Sopot. La ville est également réputée pour ce festival international de la chanson, second évènement en Europe après le concours Eurovision. Gagnants par année. 1961-1973 - Prix du Chef-d'œuvre - Price for the Masterpiece 1974-1976 - Grand Prix de disque 1977-1980 - Grand Prix Intervision de la chanson / Intervision Song Contest 1984-1987 Sopot Music Festival Grand Prix 1988-1990 - Disque d'Or - Golden Disc 1991-1993 Sopot Music Festival Grand Prix 1994-2004 - Sopot Music Festival Grand Prix (avec TVP) 2005-2011 Sopot Music Festival Grand Prix (avec TVN) 2012- Sopot Music Festival Grand Prix (avec Polsat)
Groupe Accor
Voyager I
Architecture 3-Tiers
Canut (homonymie) Hydrologie. Le Canut est le nom de deux rivières de France, en Bretagne, toutes les deux affluents de la Vilaine :
Festival national de chanson polonaise d'Opole Le Festival national de chanson polonaise ("Krajowy Festiwal Piosenki Polskiej w Opolu", (KFPP Opole)), organisé depuis 1963 dans la ville d'Opole (dans le Sud de la Pologne), accueille tous les ans de nombreux musiciens polonais. Ce festival se veut généraliste et tous les genres de musique y sont joués. C'est le plus important événement culturel de la ville d'Opole, existant depuis 50 ans. Il se déroule habituellement fin juin, sur deux journées. Ses sponsors sont Polskie Radio et Telewizja Polska. Il se déroule dans l'Amphithéâtre du millénaire (Amfiteatr Tysiąclecia), construit à l'initiative du maire, Karol Musioł, sur des plans de l'architecte Florian Jesionowski. Il est devenu un des symboles de la ville.
Arachnophobia
Rock'n roll
Prix des Libraires
Guesch Patti Guesch Patti, née Patricia Porrasse le à Neuilly-sur-Seine, est une danseuse, chorégraphe, comédienne et chanteuse française. Elle est l'auteure de cinq albums et a reçu une Victoire de la musique en 1987. Biographie. Guesch Patti apprend la danse classique et devient, à l'âge de neuf ans, petit rat de l’Opéra de Paris. Engagée à l'âge de quinze ans par Roland Petit à l’Opéra de Paris, elle opte huit ans plus tard pour la danse contemporaine. Elle collabore avec Joseph Russillo, Carolyn Carlson, Karlheinz Stockhausen, Sylvano Bussotti puis avec le Four solaire d’Anne-Marie Reynaud et d'Odile Azagury en 1976. Elle travaille également pour la télévision comme danseuse, et accompagne notamment Nana Mouskouri et Sylvie Vartan. Le danseur et chorégraphe Daniel Larrieu, ami et conseiller de longue date, l’invite à interpréter "Lui" en 1980 et 1981. En parallèle, en 1964 et 1965, sous le nom d’Yves et Patricia, elle se lance dans la chanson populaire et enregistre avec Yves Gilbert quatre 45 tours, "La Petite Histoire, Il est bleu, il est gris, Dès que tu me tournes le dos" et "Voyager". En 1984, elle participe à la formation du trio Dacapo (avec Lydie Callier), et remporte le prix radio Mont Blanc de la découverte lors d'un festival à Dijon. Puis, en solo, elle connaît le succès en 1987 avec la chanson "Étienne" qui obtient un disque d'or en France. Elle vend un million et demi d'exemplaires de ce disque, qui est classé notamment numéro un en France, numéro deux en Italie, numéro trois en Suisse, numéro six en Autriche et numéro neuf en Allemagne. Le clip est réalisé par Lydie Callier, principalement en noir et blanc. En 1988, elle publie l'album "Labyrinthe", dont est extrait un deuxième titre, "Let Be Must the Queen", qui se classe vingt-cinquième au Top 50, et obtient une Victoire de la musique en 1987 dans la catégorie révélation féminine de l'année devant Vanessa Paradis et Maurane. L'année suivante, en revanche, elle s'incline face à Mylène Farmer qui décroche celle de l’artiste féminine de l'année. "Nomades", son deuxième album, sort en janvier 1990, suivi d'une tournée européenne et de concerts donnés aux États-Unis, ainsi qu'au Canada. Toutefois, ni l'album ni les titres "L'Homme au tablier vert, Comment dire" et "Nomades" ne rencontrent le succès. En 1992 l'album "Gobe", enregistré à Minneapolis dans les studios de Prince et produit par son ancien batteur, Bobby Z, est un échec commercial. Elle part de nouveau en tournée, proposant un spectacle mêlant danses et chansons avec en décor une peinture sur toile réalisée pendant chaque représentation. L'album "Gobe" est sans doute le plus abouti de Guesch Patti, tant au niveau des sonorités musicales ou des textes, que des thèmes abordés ou de l'iconographie. L'album "Blonde", sorti en 1995, est fortement marqué par une évolution vers des sonorités moins commerciales et de nouvelles collaborations, avec entre autres, Matthieu Chedid, Étienne Daho (sur le titre "Blonde") et Françoise Hardy (sur le titre "Un peu… beaucoup"). Trois extraits font l'objet de singles : "La Marquise", "Blonde" et "Amnésie". Par ailleurs, le cinéaste britannique Peter Greenaway choisit, pour la bande originale de son film "The Pillow Book" (1996), trois chansons de l'album : "La Marquise", "Blonde" et "La Chinoise". "Dernières nouvelles", paru en 2000, le cinquième album de Guesch Patti, met en évidence une ambiance douloureuse et mélo-dramatique empreinte de solitude. Un DVD sorti en mars 2002 complète l'album, innovant dans le domaine de la musique, il présente une grande partie de l'album, alternant chansons, performances chorégraphiques, ainsi qu'une fausse interview traitant de problèmes existentiels ou de la condition de l'artiste. Guesch Patti prend, par la suite, ses distances avec le monde de la musique, cherchant à diversifier ses expériences artistiques. Elle reprend alors sa carrière de danseuse, puis, sous la direction d’Anne-Marie Reynaud, crée "Elle sourit aux larmes", cinq soli signés par Odile Azagury, Odile Duboc, Pascale Houbin, Daniel Larrieu et Dominique Mercy. La même année, Guesch Patti s'offre un duo avec Gonzales pour le single "Dans tes yeux". Elle joue également au cinéma, fait une brève apparition dans "Une pour toutes" de Claude Lelouch, joue dans "Elles" de Luís Galvão Teles, aux côtés de Miou-Miou, Marthe Keller, Marisa Berenson et Carmen Maura, dans "Suzanne" de Viviane Candas, et dans "Monsieur Max" de Gabriel Aghion. On la voit également au théâtre, notamment dans "les Monologues du vagin", dans "L'Opéra de quat'sous", de Bertolt Brecht et Kurt Weill, dans "Par-dessus bord," de Michel Vinaver, mis en scène par Christian Schiaretti, dans "Jesus Camacho 404 284", d’après des textes de Francis Marmande, Victor Hugo et Victor Segalen, adaptés et mis en scène par Patrick Sommier, puis dans "Allegro Ricordando", d’Ami Flammer, mis en scène par Georges Lavaudant. Durant l'été 2006, elle est l'un des membres du jury du "Dancing Show", diffusé sur France 2. Elle participe au projet d’Odile Azagury, "Les Princesses", qui réunit la fine fleur de la danse contemporaine, avec quinze musiciens de l’ensemble Ars nova sous la baguette de Philippe Nahon. Ce spectacle créé à Poitiers, en octobre 2008, conçu comme un parcours dans l'ensemble du bâtiment, permet au public de découvrir ses différents espaces. Il est repris au théâtre national de Chaillot en novembre 2009. À la suite de ces représentations, elle est invitée à participer aux chorégraphies d’hommage à Pina Bausch au théâtre de Vanves en janvier 2010. De cette aventure, naît le projet de son prochain spectacle : "La Revue, Mémoire en défense". En 2009 sort "Bilingue" un titre rythmé, suivi en 2010 par "Ensemble", tiré du film "Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d'amour...". Elle est en outre membre du jury du premier Prix Barbara, remis par le ministre Frédéric Mitterrand en juin 2010. Guesch Patti se produit en 2014 à la Ménagerie de verre à Paris dans "RE-VUe", un spectacle de théâtre-danse. En 2018, elle lance un nouveau spectacle, "Per au travers," œuvre de danse contemporaine dans lequel elle apparait entourée de deux danseurs. Le spectacle tourne jusqu'en 2020. Vie privée. Fille de l'imprésario et directeur artistique Jean Porrasse, et filleule du comédien Bernard Blier, Patricia Porrasse naît le à Neuilly-sur-Seine. Elle choisit son nom de scène « Guesch » en référence au sobriquet d'origine basque ("Gaixoa") que lui donnait son grand-père. De 1964 à 1974, elle a pour époux le pianiste Yves Gilbert. Distinctions. En 1987, Guesch Patti reçoit une Victoire de la musique dans la catégorie « Révélation féminine de l'année » et le Prix de l’artiste européenne de l’année (Hambourg). L'année suivante, elle est récipiendaire du Prix Vincent-Scotto (1988) et du Prix René-Jeanne (2008).
Région H II
Bataille de Magenta La bataille de Magenta, livrée le pendant la campagne d'Italie, se termine par une victoire franco-sarde conduite par Napoléon III contre les Autrichiens du maréchal Ferencz Gyulai. La ville. Ancienne Castra Maxienta, Magenta est, en 1859, un gros village de Lombardie, opulent, enrichi par la campagne luxuriante qui l’entoure et par le trafic qui s’y concentre. La bataille. Elle a lieu près de la ville de Magenta dans le nord de l'Italie. L'armée de Napoléon III déborde l'armée autrichienne par la droite, la forçant à battre en retraite. La bataille de Magenta n'est pas particulièrement grande mais elle est une victoire décisive pour les forces franco-sardes. Patrice de Mac-Mahon (1808 - 1893), futur président de la République française, est nommé duc de Magenta pour son rôle dans la bataille. Le contexte. En juillet 1858, Cavour rencontre secrètement Napoléon III à Plombières-les-Bains : selon les accords, la France doit aider le royaume de Sardaigne en cas d'attaque autrichienne. En cas de victoire, l'Italie devra être partagée en trois royaumes organisés en une confédération sous la présidence honoraire du pape, mais ce projet ne vit jamais le jour. La cession de Nice et de la Savoie sera le prix de l'aide française. Le 10 décembre, la France et le Piémont signent le traité d'alliance. Les préparatifs et les premières phases de la bataille. Le , Victor-Emmanuel II, dans le discours d'ouverture du parlement sarde dont le texte a été préparé par Cavour et Napoléon III, proclame : «… Nous ne sommes pas insensibles aux cris de douleurs qui depuis de nombreuses régions d'Italie se lèvent vers Nous… » L'écho est immense dans toute la péninsule : les Lombards manifestent leur enthousiasme pendant que les volontaires passent le Tessin pour s'unir aux Piémontais. Le 23 avril, l'Autriche envoie un ultimatum au Piémont, lui intimant le désarmement sous trois jours. C'est l'occasion que Cavour a patiemment attendue pour provoquer la guerre. Le délai échu, les Autrichiens envahissent le Piémont avec l'intention de battre l'armée sarde avant l'arrivée des Français. Les Piémontais s'opposent à l'avancée du maréchal Ferencz Gyulai inondant les rizières de Lomelline et de Vercelli ; les Français traversent le col du Mont Cenis et depuis Gênes rejoignent rapidement le champ de bataille. Le 20 mai, les Autrichiens sont battus à Montebello. Pendant que Gyulai attend avec le gros de ses troupes à Plaisance, Napoléon III traverse le Pô à Casale Monferrato et place l'armée française dans la zone d'Alexandrie et de Novare afin de pouvoir se diriger vers Milan. C'est seulement après les défaites subies le 30 et le 31 mai à Vinzaglio et à Palestro que le commandement autrichien s'aperçoit du piège et ordonne que le gros de l'armée soit déplacé, à travers Vigevano et Abbiategrasso, de Lomellina à Magenta. Les Autrichiens reculent, établissant ainsi une ligne défensive entre Naviglio Grande et le Tessin, faisant sauter le grand pont napoléonien de Boffalora sopra Ticino, entre Magenta et Trecate qui résista et restera partiellement exploitable. La nuit du 2 au 3 juin, le génie français, protégé par l'artillerie, jette un pont de barques de à Turbigo : le corps d'armée peut commencer à traverser afin de soutenir les premiers combats à Turbigo et Robecchetto. Le matin du 4 juin, le général Mac Mahon partage ses troupes en deux colonnes, la seconde division commandée par le général Espinasse est déplacée vers Marcallo con Casone et la première division du général de la Motte-Rouge vers Boffalora sopra Ticino. Pendant ce temps, les troupes autrichiennes tardent à arriver et le général autrichien Clam-Gallas dispose ses troupes en triangle avec pour sommets Magenta, Marcallo et Boffalora. Dès que Napoléon III entend tonner le canon, de son observatoire dans la tour de San Martino al Basto, convaincu que l'attaque de Mac Mahon est engagée, il ordonne aux troupes en attente près du Tessin de se déplacer vers les ponts de Naviglio di Boffalora, Ponte Vecchio et Ponte Nuovo. Les Autrichiens font sauter les deux premiers ponts, le pont de la douane et celui de la voie ferrée, un peu plus bas. Il reste l'unique passage pour rejoindre la berge gauche du canal. Mac Mahon est arrêté dans l'attente de coordonner ses deux colonnes et le corps d'armée français tarde depuis Novare à rejoindre le champ de bataille. D'Abbiategrasso, le gros des troupes autrichiennes commence à arriver et son entrée rend la situation critique pour les Français à tel point qu'un télégramme est envoyé à Vienne qui annonce la victoire. Après de féroces combats, les Français réussissent à passer sur le ponte Nuovo après que les Autrichiens, menacés sur leur flanc droit par Mac Mahon qui a repoussé l'attaque à Boffalora, se retirent à Magenta. Dans les combats, le général français Jean Joseph Gustave Cler tombe. La dernière attaque. La bataille se propage aussi autour de la gare ferroviaire de Magenta. Les Autrichiens se réfugient dans les habitations espérant défendre le territoire mètre par mètre. Le général Espinasse est blessé à proximité de Casa Giacobbe, mais sa colonne et celle de Mac Mahon, par une manœuvre en tenaille, attaquent l'ennemi retranché dans la ville. Le soir, les Bersaglieri de la division du général Manfredo Fanti arrivent à couvrir le côté gauche des alliés. Gyulai décide de se retirer momentanément envisageant une contre-attaque qui n'aura pas lieu. Au soir du 4 juin, après la victorieuse bataille, l'empereur Napoléon III nomme Mac Mahon maréchal de France et duc de Magenta. Le 8 juin, Victor-Emmanuel II et l'empereur français entrent victorieusement dans Milan, défilant sous l'arche de Paix, cours Sempione. Les Tirailleurs algériens dans la bataille. Comme pour la campagne de Crimée, l'armée d'Afrique fut appelée à fournir un contingent pour la campagne d'Italie. Chacun des trois régiments de Tirailleurs algériens dut fournir un bataillon de afin de créer un régiment provisoire de Tirailleurs algériens, composé de trois bataillons à six compagnies chacun. Le commandement en est donné au colonel Laure, du de Tirailleurs algériens. La Légion étrangère dans la bataille. Les troupes du corps expéditionnaire, aux ordres du maréchal Certain de Canrobert et les approvisionnements sont concentrés vers les Alpes et la vallée de la Saône. Des unités sont amenées d’Afrique où la situation est calme. Le Régiment Étranger, dont les effectifs sont encore réduits, est transporté en Corse et le RE débarque à Marseille, et de là à Gênes le 26 avril, transporté par le navire « Vauban » . Les deux régiments se trouvent le dans la plaine du Piémont et forment la brigade de la division du corps d’armée. La division est commandée par le général Espinasse, le corps est aux ordres du général de Mac Mahon. Le début de la campagne est calme. Quelques escarmouches opposent les avant-gardes des troupes franco-sardes et les forces autrichiennes, sans importance à l’exception de la bataille de Montebello près de Voghera qui faillit bien se transformer en bataille rangée. Les colonnes continuent à remonter le cours du Tessin. Cette région est peu faite pour une rencontre de masses, mais elle est favorable à une campagne de guérilla. Les forces françaises progressent au nord du Pô, dans un terrain coupé par plusieurs affluents. La Sésia est franchie sans opposition car les Autrichiens se replient derrière le Tessin. Initialement occupé à fixer les troupes autrichiennes sur le Pô, le corps d'armée reçoit l'ordre d'envelopper par le nord l'armée autrichienne. Certains de ses éléments sont encore sur la rive ouest de la rivière quand le régiment de tirailleurs établit une tête de pont à Turbigo, le 2 juin. Enfin, le 3 juin, la rive droite du Tessin est pratiquement reconnue jusqu’à la hauteur de Milan, c’est-à-dire près de Trecate. On envoie la Légion observer le pont de San Martino qui commande directement à l’ouest, le village de Magenta. Les légionnaires arrivent sur de puissantes positions censées défendre l’accès de ce passage important. Ils ne découvrent que 7 pièces d’artillerie, abandonnées à la garde de trois factionnaires, oubliés là par erreur. Le pont lui-même est endommagé, mais les artificiers autrichiens n’ont pas eu le temps d’achever leur besogne car seules les deux dernières arches se trouvent affaissées et le Génie n’a pas grand mal à réparer les dégâts. Pratiquement, le Tessin est franchi. Le combat s'engage seulement le matin du . La bataille prend de l'ampleur sans que les commandants en chef des deux armées l'aient voulu. Une division de la Garde impériale tente d'élargir la tête de pont et se heurte à une forte résistance près de Magenta. Les Autrichiens profitent d'un terrain accidenté et d'un cours d'eau parallèle au Tessin pour établir leurs défenses. Au bruit de la bataille, le corps rallie Magenta où il s'engage en échelons successifs, sans véritable coordination. Le régiment étranger du colonel Brayer avance sous la protection du régiment de chasseurs à cheval quand ce dernier doit refluer sous la pression ennemie. Les Autrichiens progressent en trois colonnes, effectuant des feux de salve peu efficaces mais impressionnants. La compagnie de voltigeurs du capitaine Rembert se trouve la première au contact. Son chef la lance à la charge avec audace. La Légion engagée dès le début de l’action, en position vers Marcallo, reçoit le choc des Autrichiens massés en grand nombre de l’autre côté. Elle ne peut passer immédiatement à l’attaque. Il faut attendre que l’ensemble du corps expéditionnaire se regroupe pour pouvoir envisager une tactique propre à briser la résistance des bien équipés qui barrent la route de Milan, et par le fait, de la Lombardie tout entière. Au soir, les deux régiments étrangers bivouaquent à Turbigo, au nord et sur la rive gauche du Tessin qui vient d’être franchi par la brigade, aux ordres du général de La Motte-Rouge. Les Autrichiens réagissent fortement. Les lignes ennemies connaissent un certain flottement avant de mesurer la force réelle de la petite troupe et de se reprendre, et le général de Mac Mahon, aventuré avec une faible escorte dans le village de Robecchetto, pour monter dans le clocher afin d’observer les mouvements de l’ennemi, ne trouve son salut que dans une retraite précipitée. Entre-temps, les tirailleurs du général de La Motte-Rouge dégagent le lieu et les autres corps peuvent bivouaquer, avec les précautions d’usage, dans les maisons et aux alentours du village. Le lendemain, à l’aube, la marche reprend vers Magenta. Les divisions ennemies sont massées aux alentours de l’agglomération et en surveillent sans défaillance les abords. Les plantations leur fournissent une barrière naturelle difficilement franchissable. Elles ont eu le temps d’organiser leurs liaisons. Du côté des Français, le corps les menace du Nord, tandis que la Garde impériale, profitant des renseignements donnés par les régiments étrangers au sujet des ponts de San Martino, s’avance dans la direction de Magenta et resserre la tenaille. La division doit former l’aile gauche du dispositif français et progresser le long de la grande route de Milan, tout en gardant le contact avec la division, en route vers Buffalora, sur les rives du Tessin, ayant pour mission de faire sa jonction avec les forces qui ont pu franchir le fleuve par les ponts de San Martino. Entre les deux divisions, près de trois kilomètres se trouvent découverts. Les liaisons ne sont assurées que par quelques compagnies essaimées. Les attaques doivent s’effectuer suivant l’axe des trois routes qui, de Marcollo, Buffalora et San Martino, rejoignent l’axe de Milan dans Magenta même. Le 4 juin au matin, les troupes françaises s’ébranlent rapidement en direction de Magenta. La division occupe presque sans coup férir, le village de Buffalora. À l’aile gauche, l’avance est plus difficile. Le village de Marcollo dépassé, l’ennemi se dévoile, bien retranché de part et d’autre de la route. Il oppose une vive résistance. La situation est confuse. Le régiment étranger commandé par le colonel de Brayer et le régiment de zouaves chargent d’abord, mais ne peuvent rompre les rangs de l’ennemi très supérieur en nombre. Le colonel de Chabrières, du RE, à cheval en grande tenue s’écrie alors : « Non, non, pas en retraite ! Sacs à terre, en avant la Légion » et entraîne le Étranger vers l'ennemi pour tomber presque aussitôt, mortellement blessé. L'élan de ses hommes n'est pas pour autant coupé : rendus furieux par la mort de leur chef, ils foncent vers l'ennemi, baïonnette au canon. Le terrain accidenté ne permet pas de maintenir un ordre strict dans les rangs, mais les légionnaires bousculent avec fureur les lignes autrichiennes qui commencent à se débander. Le Étranger et le Zouave se joignent à l'assaut qui ne s'arrête que devant les positions occupées par les réserves autrichiennes devant Magenta. Celles-ci sont composées de solides unités de chasseurs tyroliens et de redoutables croates. L’élan de la Légion repousse les Autrichiens qui battent en retraite. Le lieutenant-colonel Martinez, l’ancien carliste, prend le commandement de la Légion à la mort de son chef. L’attaque continue sur toute la ligne et l’ennemi est poursuivi la baïonnette aux reins pendant . Arrivés au chemin de fer, les Autrichiens recueillis par de fortes réserves cessent de battre en retraite et la Légion se reforme dans un pli de terrain. Les légionnaires attaquent la ville à deux reprises, mais sont repoussés. Dans la violence et la confusion des corps à corps, l'Aigle du Étranger est alors en grand danger d'être prise et doit être dégagée par les zouaves. Vers du soir, le général Espinasse donne l’ordre d’enlever le village de Magenta et se met à la tête de la Légion et du Zouave. L’obstacle redoutable est la gare : puissante bâtisse tenue par de nombreux défenseurs, elle est bien approvisionnée. Les troupes du général de La Motte-Rouge sont déjà aux abords de l’édifice et ne tardent pas à le neutraliser. Les combats de rue se poursuivent jusqu'à neuf heures du soir et sont d'une rare violence. Le général Espinasse, ancien officier de Légion, conduisant sa division en pointe, est tué par un chasseur tyrolien, embusqué et tombe à la tête de ses zouaves. Jusqu’à du soir, on se bat dans le camp autrichien. Les troupes françaises sont cependant trop épuisées pour exploiter leur avantage. Le 7 juin, le corps pénètre dans Milan. Quand le général de Mac Mahon voit les légionnaires pénétrer dans la grande rue du bourg, il s’écrie « La Légion est à Magenta : l’affaire est dans le sac. » La population fait un accueil triomphal aux troupes françaises. Mais Magenta tombe, après une lutte au cours de laquelle le village de Ponte-di-Magenta est pris et repris sept fois. Cette victoire doit cependant être porté au crédit de la troupe. Cette ardeur coûte toutefois cher à l'armée d'Italie qui perd et blessés ainsi que 600 disparus sur les engagés. Sensiblement égales en nombre, les forces autrichiennes subissent des pertes deux fois supérieures. La Légion perd, outre le colonel de Chabrières, les capitaines Alavoine et d’Assis, le lieutenant André, et soldats tués ; et et soldats blessés. Le capitaine Danjou a un cheval tué sous lui. Il est fait chevalier de l’ordre des saints Maurice et Lazare. Le sergent Vilain est fait chevalier de la Légion d’honneur et l’adjudant Maine et le fusilier Wensel reçoivent la médaille de la Valeur militaire de Sardaigne. Les deux régiment étrangers inscrivent dans leurs plis le nom de « Magenta » et seront décorés de la médaille de la ville de Milan, cinquante ans plus tard. Avec ce succès, Mac Mahon, commandant en chef du corps, obtiendra la dignité de maréchal de France et le titre de duc de Magenta. Un mausolée existe où reposent les restes des combattants tombés lors de cette bataille. Commémoration. Le boulevard de Magenta et la cité de Magenta à Paris (Xème arrondissement) rappellent cette bataille.
One piece
Art Clokey Art Clokey est un réalisateur américain né le à Détroit, Michigan et mort le à Los Osos, Californie. Art Clokey est considéré comme le pionnier de l'animation à base de pâte à modeler qu'il a expérimentée dès 1955 dans un court-métrage appelé "Gumbasia", sous l'influence de son professeur , à l'université de Californie du Sud. Clokey fut diplômé de l'université Miami de l'Ohio où son père adoptif, , avait été doyen de l'école des beaux-arts. L'esthétique de cet environnement fut à la base de celui de son plus célèbre personnage, Gumby. Depuis 1956, Gumby a toujours été présent sur les écrans d'Amérique du Nord, faisant des apparitions dans différentes séries télévisées et en 1995 dans le film "Gumby: The Movie". L'autre production célèbre de Clokey est le duo "Davey et Goliath", sponsorisée par l'Église luthérienne. Une chose moins connue est qu'Art Clokey réalisa quelques films d'animation à base de pâte à modeler très expérimentaux et visuellement inventifs, qui n'avaient rien à voir avec un univers enfantin. Pas seulement son premier film "Gumbasia", mais aussi le film visuellement riche "Mandala" — décrit par Clokey comme une métaphore de l'évolution de la conscience humaine — et le bizarre "The Clay Peacock", une élaboration autour du logo de l'époque de la chaîne de télévision américaine NBC. Ces films sont depuis peu disponibles sur les bonus de l'intégrale de Gumby en DVD.
Bernard Cosandey
Berry Gordy Berry Gordy Jr, né le à Détroit, est un producteur de musique américain qui a fondé le label Motown et ses multiples filiales. Biographie. Berry Gordy est le septième d'une famille de huit enfants. Ses parents, Berry Gordy Sr et Bertha Gordy, ont déménagé de Milledgeville à Détroit dans le Michigan en 1922. Gordy abandonne l'école secondaire au niveau de l'équivalent de la première année de lycée (en France) pour devenir boxeur professionnel. Catégorie poids plume, il remportera douze de ses quinze engagements. Il poursuit cette carrière jusqu'en 1950, date à laquelle il part servir dans l'armée américaine pour la guerre de Corée. À son retour de Corée en 1953, il épouse Thelma Coleman. Il développe son goût pour la musique en écrivant des chansons et en ouvrant le 3-D Record Mat, un magasin de disques consacré au jazz. Devant le peu de succès de son magasin, il cherche du travail à l'usine Lincoln-Mercury, mais ses connaissances le mettent en relation avec Al Green, propriétaire du Flame Show Bar, où il rencontre Jackie Wilson. En 1957, Wilson enregistre "Reet Petite", une chanson que Gordy a coécrite avec sa sœur Gwen et Billy Davis, qui rencontre un certain succès. Wilson enregistre quatre autres chansons coécrites par Gordy les deux années suivantes. Gordy réinvestit l'argent de ces succès dans la production d'artistes. En 1957, il découvre Smokey Robinson & The Miracles et se construit un carnet d'adresses d'artistes à succès. En 1958, il écrit la chanson "Lonely Teardrops" pour Jackie Wilson. En , Gordy crée un nouveau label R&B appelé Tamla Records, qui produit le premier tube de Marv Johnson, "Come to me". Le , encouragé par Smokey Robinson, il crée la compagnie de musique Motown. "(motor town)", de Barrett Strong, en plus d'apparaître chez Tamla, est référencé sous le label Anna Records, créé par Gordy, à partir de . Le tube "Shop around" des Miracles établit Motown comme label indépendant reconnu, en devenant premier des hit-parades R&B fin 1960 puis second des hit-parades pop début 1961. Contrairement à la plupart des producteurs de son époque, Gordy ne produit que peu d'artistes blancs, bien qu'au début certains aient signé avec lui, tels que Nick and the Jaguars, The Valadiers, Debbie Dean et Connie Vandyke. Il a cependant eu plusieurs employés blancs à "Hitsville U.S.A.". Il a davantage encouragé les artistes Afro-Américains ; la gestion attentive de l'image de marque de ses artistes a fait de Motown un succès national. Durant les dix années suivantes, il signe avec Mary Wells, The Supremes menées par Diana Ross, Marvin Gaye, The Temptations, The Four Tops, Gladys Knight & The Pips, The Commodores, The Velvelettes, The Marvelettes, Martha & the Vandellas, Stevie Wonder, et The Jackson Five. En 1968, Gordy déménage à Los Angeles en (Californie) et y développe les bureaux de Motown, . En , il déménage l'ensemble de Motown Records à Los Angeles ; l'année suivante, il restructure l'entreprise dans Motown Industries, conglomérat de l'industrie du divertissement incluant des divisions disque, film, télévision et édition. . Il est entré au Rock and Roll Hall of Fame en 1990 et a publié une autobiographie, "To Be Loved", en 1994. Il a également son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles. Famille. Gordy a eu huit enfants officiellement. Il a eu une liaison avec la chanteuse Diana Ross, qui peu après s'être mariée avec Robert Ellis Silberstein a accouché d'une fille, Rhonda Ross Kendrick, que Robert a reconnue mais qui en réalité se trouve être la fille de Berry. Il a épousé en premières noces Thelma Coleman dont il a eu 1 fils et 3 filles : Il a également épousé Raynoma Singleton en 1960 dont il a divorcé en 1964 et dont il a eu 1 fils : De son épouse Margaret Norton, il a eu 1 fils : De Nancy Leiviska, il a eu 1 fils : Il a également été marié avec Grace Eaton dont il n'a pas d'enfant. Sa dernière épouse, dont il a eu une fille, se nomme Jena Jackson :
Magenta (Italie) Magenta () est une commune italienne de la ville métropolitaine de Milan en Lombardie. Elle est principalement connue comme le site de la bataille de Magenta en 1859. La couleur "Magenta", créée par un colorant de synthèse en 1858 a été nommée d'après la bataille, en faisant référence à la couleur portée par les zouaves français. Géographie. La ville se trouve à une altitude de , à l'ouest de la Lombardie. Elle se trouve dans la vallée du Tessin qui la sépare du Piémont. Histoire. Magenta a été probablement fondée par les Insubres, une tribu celte, vers le puis a été conquise par les romains en -222. Son nom est traditionnellement affilié au "castrum Maxentiae", (le château de Maxence). Après la chute de l'Empire romain d'Occident, elle a été dirigée par les Lombards. Les origines celtiques de la ville ont été prouvées par de nombreuses découvertes archéologiques, notamment des objets et des armes dans une nécropole. Au Moyen Âge la ville a été détruite deux fois, en 1162 par Frédéric Barberousse et en 1356 par les troupes s'opposant aux Visconti de Milan. En 1398, Jean Galéas Visconti donna le territoire de la ville aux moines de la chartreuse de Pavie. Le , elle est le lieu d'affrontement d'une importante bataille de la Campagne d'Italie. Les franco-piémontais y vainquirent les autrichiens, prenant ainsi leur chance de conquérir la Lombardie. Magenta a obtenu le titre honorifique de « "citta" » le par décret présidentiel. Lieux et monuments. Architecture religieuse. Emiliani. Administration. Hameaux. Ponte Nuovo. Le hameau de Ponte Nuovo (en dialecte milanais : "Punt Neouf") comprend près de . Il est géré en partie par la commune de Magenta et en partie par la commune de Boffalora sopra Ticino. Il a été fondé en 1808, année de la construction du pont napoléonien sur le Tessin, lequel permettait une communication plus rapide entre Milan et le Piémont : l'intérêt pour ces communications rapides mène à construire un pont semblable sur le Naviglio Grande, justement dans la localité qui portera désormais le nom de "Ponte Nuovo", par opposition à la frazione "Ponte Vecchio", dans laquelle se trouvait un pont du sur le même canal. En (1836), s'y installe la douane autrichienne, dans un bâtiment qui fut un des lieux d'affrontements de la Bataille de Magenta (), pour ensuite être consacré aux établissements SAFFA ("Società per Azioni Fabriche Riunite Fiammiferi" 1871-2001 - une usine d'allumettes). Édifices remarquables. Outre la douane autrichienne qui a abrité la SAFFA jusqu'en 2001, on note les deux églises : Communes limitrophes. Marcallo con Casone, Santo Stefano Ticino, Corbetta, Boffalora sopra Ticino, Robecco sul Naviglio, Cerano (NO)
Béjart Ballet Lausanne Le Béjart Ballet Lausanne est une compagnie de danse fondée par Maurice Béjart à Lausanne (Suisse) en 1987. Fondation. Le Béjart Ballet Lausanne (BBL) est la compagnie de danse fondée par Maurice Béjart en 1987, lorsqu'il quitta Bruxelles et le Théâtre de la Monnaie, mettant un terme au Ballet du XXe siècle, pour s'établir à Lausanne en Suisse. Il y avait été incité par Philippe Braunschweig, sa femme Elvire Kremis et la syndique de Lausanne Yvette Jaggi. Cinq ans plus tard, en remplacement de l'École Mudra de Bruxelles, il y établit l'École-atelier Rudra dans le même bâtiment que la compagnie. Les élèves de Rudra participent d'ailleurs parfois à certains spectacles de la compagnie. Depuis la mort de Maurice Béjart le , c'est Gil Roman, l'un de ses principaux danseurs, qui a repris la direction artistique de la compagnie. Danseurs actuels. Danseuses Portia Adams, Carme Andres, Alanna Archibald, Solène Burel, Jasmine Cammarota, Lisa Cano, Oana Cojocaru, Valerija Frank, Chloé Lopes Gomes, Clélia Mercier, Benedetta Montefiore, Mari Ohashi, Chiara Posca, Elisabet Ros, Kateryna Shalkina, Svetlana Siplatova, Kathleen Thielhelm, Aldriana Vargas López Danseuses stagiaires Floriane Bigeon, Haydée Herrero Feria Danseurs Gabriel Arenas Ruiz, Connor Barlow, Dorian Browne, Javier Casado Suárez, Michelangelo Chelucci, Julien Favreau, Mattia Galiotto, Fabrice Gallarrague, Daniel Goldsmith, Kwinten Guilliams, Federico Matetich, Keisuke Nasuno, Jaym O'Esso, Masayoshi Onuki, Vito Pansini, Victor Hugo Pedroso, Angelo Perfido, Lawrence Rigg, Jiayong Sun, Denovane Victoire Danseurs stagiaires Antoine Le Moal, Directeur technique René Meyer a été le directeur technique de 2008 à 2013.
Tournoi des Cinq Nations 1995 Le Tournoi des Cinq Nations 1995 a été remporté par l'Angleterre qui remporte également son onzième Grand chelem. Le pays de Galles, tenant du titre 1994, termine dernier de manière surprenante avec, de surcroît, la "Cuillère de bois". Classement. "Légende de la table"<br>J matches joués, V victoires, N matches nuls, D défaites<br>PP points marqués, PC points encaissés, Δ différence de points PP-PC<br>Pts points de classement <br>T Tenant du titre 1994. Première journée. France - pays de Galles. Composition des équipes<br><br> (entraînée par Pierre Berbizier) : <br> (entraîné par Alan Davies) : Irlande - Angleterre. <br> (entraînée par Gerry Murphy) : <br> (entraînée par Jack Rowell) : Deuxième journée. Angleterre - France. Composition des équipes<br><br> (entraînée par Jack Rowell) : <br> (entraînée par Philippe Berbizier) : Écosse - Irlande. <br> (entraînée par Gerry Murphy) : Troisième journée. France - Écosse. Composition des équipes<br> (entraînée par Philippe Berbizier) : (entraînée par Jim Telfer) : Pays de Galles - Angleterre. (entraîné par Alan Davies) : (entraînée par Jack Rowell) : Quatrième journée. Irlande - France. (entraînée par Gerry Murphy) <br> (entraînée par Philippe Berbizier) Écosse - pays de Galles. (entraînée par Jim Telfer) : (entraîné par Alan Davies) : Cinquième journée. entraîné par Alan Davies : entraînée par Gerry Murphy : Angleterre - Écosse. entraînée par Jack Rowell : entraînée par Jim Telfer :
José Sanjurjo José Sanjurjo Sacanell, né à Pampelune (Espagne) le et mort à Estoril (Portugal) le , est un militaire espagnol. Il participa ou donna son soutien à plusieurs coups de force nationalistes ; il est surtout connu pour être l'un des principaux conspirateurs du soulèvement de juillet 1936 qui déboucha sur la guerre d'Espagne. Biographie. José Sanjurjo est né à Pampelune en 1872. Il entre dans l'armée et participe à la guerre contre les États-Unis à Cuba en 1898 puis rejoint l'armée espagnole au Maroc à partir de 1909 et participe en 1921 à la reconquête de Melilla. Soutien au coup d'État de Primo de Rivera. Au moment du coup militaire de Primo de Rivera, en , Sanjurjo est gouverneur militaire de Saragosse ; il appuie sans réserve le soulèvement et la dictature de Primo de Rivera qui s'ensuit. En 1925, il participe au débarquement d'Al Hoceima, puis devient haut commissaire espagnol au Maroc ; il est promu lieutenant général et en 1927, à la fin de la guerre du Rif, le roi Alphonse XIII lui concède le titre de « marquis du Rif ». En 1928 il prend la direction de la Guardia Civil. En 1931, pour son action durant la guerre du Rif, il reçoit également du Roi la Grand-Croix de Charles III. La seconde république. Sanjurjo ne fait rien pour éviter la chute du Roi Alphonse XIII et accueille avec bienveillance l'avènement de la république en 1931. Il est le premier militaire haut gradé à se placer sous les ordres du comité révolutionnaire de la république. Ce changement de posture de Sanjurjo semble motivé par la rancœur suscitée par le renvoi de Primo de Rivera par le Roi après la chute de la dictature en 1930. De façon générale il est en désaccord avec la réforme militaire de la gauche menée par le président Manuel Azaña, en particulier la réduction des effectifs de l'Armée et la nomination de López Ferrer, un civil, au poste de haut commissaire au Maroc. Le soupçonnant de comploter contre le régime, le président lui retire la direction de la guardia civil pour le remplacer par le général Miguel Cabanellas puis le limoge de la direction des officiers de douane (""). La "Sanjurjada". En 1932, il n'attend plus rien du nouveau régime et se rapproche des monarchistes et carlistes. Il lance un pronunciamiento, qui passera à la postérité sous le nom de "Sanjurjada". Il échoue et tente de fuir au Portugal mais il est arrêté, jugé et condamné à mort. La peine est commuée en prison à perpétuité mais il est finalement libéré en mars 1934 par le gouvernement d'Alejandro Lerroux et exilé à Estoril au Portugal. La guerre civile. En février 1936, le Front populaire espagnol remporte les élections générales et suscite rapidement une vive hostilité dans les secteurs traditionalistes de la société espagnole. Le , les cinq généraux Emilio Mola, Francisco Franco, Joaquín Fanjul, José Enrique Varela et Luis Orgaz Yoldi, et Valentín Galarza Morante ("") se réunissent et s'accordent pour confier le commandement suprême des opérations à Sanjurjo, qui accepte après un entretien avec un émissaire envoyé par Mola. Le , le soulèvement des généraux nationalistes marque le début de la guerre civile espagnole. Le , Sanjurjo est tué dans le crash de l'avion qui devait le ramener en Espagne pour prendre le commandement militaire de l'insurrection. Lorsque quelques mois plus tard Emilio Mola meurt également dans un accident d'avion circulent nombreuses rumeurs infondées affirmant que Franco avait comploté contre eux. S'il n'était pas mort dans cet accident, il y a tout lieu de penser que Sanjurjo aurait dirigé les opérations militaires de la guerre, et probablement le nouveau régime.
Anahire Anahire est une série de bande dessinée d'heroic fantasy écrite par Anne Ploy et dessinée par Loïc Malnati, qui assure également la mise en couleurs.
Charles De Wailly Charles De Wailly, né le à Paris et mort le à Paris, est un architecte français. L'un des principaux artisans du « style à l'Antique » ou architecture néoclassique, De Wailly avait une prédilection pour la figure parfaite, le cercle. Biographie. Il commença sa formation en suivant les cours de Jean-Laurent Legeay, en compagnie d'autres architectes en devenir : Étienne-Louis Boullée, Marie-Joseph Peyre ou Pierre-Louis Moreau-Desproux. Il fut ensuite l'élève avec ces mêmes camarades de l'École des Arts de Jacques François Blondel en 1749, où il rencontra William Chambers et, plus tard, Giovanni Niccolo Servandoni. Après avoir obtenu, en 1752, le grand prix de Rome d'architecture, il séjourna à l'Académie de France à Rome pendant trois ans jusqu'en 1755, partageant sa pension avec son ami Pierre-Louis Moreau-Desproux. Tous deux participèrent aux fouilles des thermes de Dioclétien. À Rome, De Wailly se lia d'amitié avec le sculpteur Augustin Pajou qui devait sculpter son buste et celui de sa femme et pour qui il construira une maison mitoyenne à la sienne. En 1767, De Wailly fut reçu membre de la première classe de l'Académie royale d'architecture et, en 1771, de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Catherine II de Russie lui offrit la place de président de l'Académie d'architecture de Saint-Pétersbourg, qu'il refusa. En 1772, il fut nommé architecte du château de Fontainebleau, conjointement avec Marie-Joseph Peyre. L'année suivante, il fut autorisé à faire un long séjour à Gênes pour redécorer le palais Spinola. Il devait revenir à plusieurs reprises travailler en Italie. Il en importait des marbres antiques qu'il revendait à ses riches clients. Remarqué par le marquis de Voyer, il conçut pour lui la salle à manger néo-classique dans l'esprit du Grand Siècle de son château d'Asnières. Suivirent une série de chantiers importants qui firent du marquis de Voyer, le grand protecteur et l'intime de l'architecte : remise au goût du jour de l'hôtel d'Argenson, connu aussi comme Chancellerie d'Orléans; vaste grange-écurie du château des Ormes et corps central du château des Ormes annonçant l'éclectisme du . De Wailly formait avec les architectes Julien-David Leroy, Bernard Poyet et William Chambers, le cercle artistique du marquis de Voyer. À la suite du marquis d'Argenson dont il fut le rival pour la place de directeur général des Bâtiments, arts et Manufacture du Roi, le marquis de Marigny, frère de de Pompadour, fit travailler De Wailly dans le parc de son château de Menars. L'architecte parvint à obtenir, grâce à son appui, la commande du décor de l'Opéra royal de Versailles en 1768 (même sculpteur, Pajou et même peintre, Durameau qu'à l'hôtel d'Argenson où il travaillait alors) et d'un nouveau théâtre pour la Comédie-Française. En 1779, De Wailly et Peyre construisirent ainsi leur œuvre la plus célèbre, le théâtre de l'Odéon à Paris (V. infra). De Wailly donne également un projet pour l'Opéra comique. En 1795, il est élu à l'Académie des beaux-arts - (architecture), fauteuil V et devient membre de la Société philotechnique nouvellement créée. Il devient conservateur du musée des tableaux en 1795 et est envoyé en Hollande et en Belgique pour y choisir des œuvres d'art après l'annexion de ces pays. Après sa mort le 12 brumaire an VII, Joseph Lavallée prononce son éloge funèbre, d'abord à la société philotechnique le 20 brumaire an VII, puis à la séance de rentrée du Lycée républicain le 1er frimaire . A l'Académie des Beaux-Arts Jean-François Chalgrin lui succède. Son épouse, Adélaïde Flore Belleville se remarie en 1800 avec le chimiste Antoine François de Fourcroy. Il était le frère du lexicographe Noël-François De Wailly (1724-1801). Le projet de réunion du Louvre et des Tuileries. Sous la Révolution française, Charles De Wailly proposa un projet de réunion du Louvre et des Tuileries, le nouvel ensemble constituant le Palais National. On serait entré dans le Palais National par une large rue venant en ligne droite de la Place de la Bastille et aboutissant à la place tracée à proximité du Pont Neuf. Cette place serait fermée par des greniers d’abondance et des plantations d’arbres. Cette place de l’abondance faisant face au Louvre aurait permis d’accéder à la Cour Carrée qui aurait contenu un amphithéâtre circulaire. Une galerie reliant le Louvre et les Tuileries semblable à la galerie du bord de l’eau eût été construite. Tout l’espace entre cette galerie et les constructions dans l’alignement de l’entrée du Palais-Royal eût été dégagé afin de créer une grande place du Palais National. La grande cour du Palais national aurait contenu un autre amphithéâtre beaucoup plus étendu encore. Au centre de ce vaste espace, serait élevé un groupe de rochers percés dans les deux sens pour conserver les points de vue, sur le haut duquel on établirait une assemblée des représentants du peuple.
Marie-Joseph Peyre Marie-Joseph Peyre (1730-1785) dit « Peyre l'ancien » est un architecte français. Biographie. Il commence sa formation en suivant les cours de Jean-Laurent Legeay, en compagnie d'autres architectes en devenir : Étienne-Louis Boullée, Charles De Wailly ou Pierre-Louis Moreau-Desproux. Il est ensuite élève de Jacques-François Blondel, il est Prix de Rome en 1751. Il séjourne à Rome à partir de 1753. Architecte du roi, il devient membre de l'Académie royale d'architecture en 1767. Il est le frère de Antoine-François Peyre dit « Peyre le jeune », de 9 ans son cadet et architecte comme lui et le père de Antoine-Marie Peyre dit « Peyre fils » (1770-1843), également architecte. Marie-Joseph Peyre, architecte du roi et de son Académie royale d'architecture, inspecteur des bâtiments de Sa Majesté meurt le à Choisy-le-Roi, où il est inhumé. Projets non réalisés. Marie-Joseph Peyre est l'auteur d'un projet remarqué de cathédrale avec deux palais en 1753 ou 1754 présenté au concours clémentin de l'Académie de San Luca.
Phil Lynott Philip Parris Lynott ( – ) est un musicien irlandais, chanteur et bassiste du groupe de hard rock Thin Lizzy. Personnalité à part dans le paysage musical des années 1970 et 1980, il a marqué le monde de la musique rock et hard rock par la finesse et l'intelligence de ses textes et de ses arrangements musicaux. À la tête du célèbre Thin Lizzy, il a emmené le hard rock de son groupe flirter aux frontières de la soul et de la musique celtique. Biographie. Jeunesse. Phil Lynott naît en Angleterre à West Bromwich d'un père, Cecil Parris, originaire de la Guyana (côte nord de l'Amérique du Sud) qu'il ne connaîtra pas et d'une mère adolescente, Philomena Lynott, Irlandaise. À l'âge de quatre ans, il est confié à sa grand-mère qui habite à Crumlin, une banlieue pauvre de Dublin. Il y passe une adolescence agitée, trainant avec des bandes de voyous et vivant la nuit. Ses vêtements flamboyants, sa gouaille et son charisme font du jeune Phil la coqueluche de son quartier. L'image de ce grand irlandais métis à la coupe afro est souvent réduite dans la presse à celle du « rocker » pur et dur : sexe, drogue et rock'n'roll. Aujourd'hui, avec le recul, ses excès sont de plus en plus mis sur le compte d'une personnalité, si ce n'est fragile, tout du moins affectée. La relecture de ses textes et leur mise en perspective montrent en effet un artiste au regard profond et, vers la fin de sa vie, conscient de sa propre détresse. À la différence de nombreux auteurs de la scène rock de son époque, il a eu à cœur d'écrire des textes qui, loin des clichés du genre, évoquaient des scènes réalistes de la vie comme la solitude, l'adolescence ("Renegade"), ou encore l'histoire de l'Irlande ("Emerald", "Black Rose"), la condition des Noirs ("Black Boy in the Corner", "Ode to a Black Man"), le massacre des Indiens ("Genocide"). Premiers groupes. Dans les années 1960, Lynott commence à chanter dans un premier groupe, les Black Eagles. À cette époque, il se lie d'amitié avec Brian Downey. Plus tard, Lynott rejoint le groupe Kama Sutra avant de chanter dans Skid Row (à ne pas confondre avec un groupe américain du même nom). À la suite d'une absence temporaire pendant laquelle il a subi une ablation des amygdales, Lynott est lâché par Skid Row. Néanmoins Brendan « Brush » Shiels, le leader du groupe, lui offre une guitare basse qu'il avait acheté au musicien Robert Ballagh et lui paie quelques leçons pour l'aider. Lynott et Downey créent un nouveau groupe appelé Orphanage, avec le guitariste Joe Staunton et le bassiste Pat Quigley. Thin Lizzy. En 1969, Lynott et Downey quittent Orphanage pour former Thin Lizzy avec le guitariste Eric Bell et le claviériste Eric Wrixon. Bassiste chanteur, Lynott est l'auteur et le principal compositeur du groupe. Leur premier hit sort en 1973, avec une version rock de la chanson traditionnelle irlandaise "Whiskey in the Jar", avec une couverture par l'artiste irlandais et ami, Jim Fitzpatrick. En 1976, le succès de l'album "Jailbreak" fait de Phil Lynott et de son groupe des superstars internationales. Le titre "The Boys Are Back in Town" est un tube : il atteint le top 10 au Royaume-Uni, en Irlande, au Canada et aux États-Unis. Ayant finalement obtenu un succès grand public, Thin Lizzy entreprend plusieurs tournées mondiales consécutives. Le groupe poursuit sa carrière dans la continuité de "Jailbreak" avec la sortie d'une série d'albums à succès. En 1979, il enregistre "A Merry Jingle", une chanson de Noël avec The Greedies, composé de Brian Downey et Scott Gorham de Thin Lizzy, accompagnés de Steve Jones et Paul Cook des Sex Pistols. L'année précédente, il avait joué aux côtés de Jones et Cook sur l'album solo "So Alone" de Johnny Thunders. En solo en parallèle. En 1980, alors que Thin Lizzy connait un succès considérable, Phil Lynott se lance en parallèle dans une carrière solo et sort l'album "Solo in Soho" et deux singles, "Dear Miss Lonelyhearts" et "King's Call". Mark Knopfler tient la guitare sur ce dernier titre qui est un hommage à Elvis Presley. Son deuxième album solo, "The Philip Lynott Album" est un flop, malgré la présence du single "Old Town" (reprise depuis par The Corrs). La chanson "Yellow Pearl" (1982) se classe au Royaume-Uni. Après la dissolution de Thin Lizzy. En 1983, Thin Lizzy dissout, Lynott enregistre un medley rock'n'roll unique, "We Are The Boys" avec Roy Wood, Chas Hodges, et John Coghlan. Il collabore avec Gary Moore, un des anciens guitaristes du groupe, sur un certain nombre de morceaux, dont les singles "Out in the Field" (un n° 5 au Royaume-Uni en 1985) et "Parisienne Walkways" (n° 8. en 1978). En 1984, il forme un nouveau groupe, Grand Slam, avec Doish Nagle, Laurence Archer, Robbie Brennan et Mark Stanway. Son dernier single, "Nineteen", sorti quelques semaines avant sa mort. Tout au long de , Lynott en a fait la promotion dans des émissions de télévision. Le même mois, il donne sa dernière interview et parle de la possibilité de reformer Thin Lizzy. Les dernières années, Lynott est dépendant aux drogues et à l'alcool, le conduisant à son effondrement, le jour de Noël 1985, à son domicile de Kew. Sa femme Caroline (avec qui il s'était marié en 1980) le conduit dans une clinique proche de Warminster, où on lui diagnostique une septicémie. Il meurt d'insuffisance cardiaque due à une pneumonie et à une septicémie, dans une unité de soins intensifs, le , à l'âge de 36 ans. Influence dans la musique. S'il n'a pas connu le succès mondial de Freddie Mercury avec Queen, avec qui il aura partagé une tournée américaine avec Thin Lizzy, en tant que "support band", c'est qu'il n'aura fait guère de concessions commerciales durant sa carrière. Pourtant en 1977, il est l'une des rares personnalités de la scène rock anglaise à avoir eu les faveurs du mouvement Punk (collaboration Thin Lizzy/Sex Pistols à travers l'éphémère groupe Greedy Bastards) alors que ce mouvement musical transformait en cette année 1977 les gloires du rock en dinosaures à achever (Led Zeppelin, The Who, Deep Purple). Car Phil Lynott a, , fait preuve d'un éclectisme visionnaire pour son époque. Bien avant l'arrivée de la nouvelle vague de groupes qui mélangeront rock, punk et funk dans les années 1990 (Red Hot Chili Peppers, Living Colour, etc.), il n'hésita pas à briser les barrières entre les genres musicaux et à travailler avec des personnalités aussi différentes que Midge Ure, Johnny Thunders, Mark Knopfler, John Helliwell ou encore Junior Giscombe. Le titre "Military Man", enregistré à la fin de sa vie avec Gary Moore, nous en offre un bon exemple : guitare saturée, texte intelligent, break funky. Sa démarche artistique, si elle a suscité le respect de ses pairs (voir sa collaboration avec quelques personnalités du mouvement punk), n'a pas toujours rencontré le succès commercial espéré. La complexité et l'originalité de son engagement musical, mais aussi son addiction aux drogues dures, expliquent sans doute les difficultés rencontrées durant sa carrière solo et avec son groupe Grand Slam après la séparation de Thin Lizzy. Œuvres. Il laissera derrière lui d'excellentes compositions avec son groupe Thin Lizzy, mais aussi deux albums solos de bonne facture qui, bien que décevant de nombreux fans à leur sortie, passent avec bonheur l’épreuve du temps ; pour preuve la reprise de "Old Town" par le groupe The Corrs. Metallica, U2, The Cure ont enregistré des reprises de ses chansons, en hommage à son talent et à sa singularité. Autre. Une statue a été érigée en son honneur en 2005 à Dublin, en Irlande.
Complexité des classes P et NP
Tristan et Iseult
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Ondes de choc Ondes de choc ("") est une série télévisée américaine en 12 épisodes de 24 minutes, diffusée entre le 18 août et le sur VH1. En France, la série a été diffusée entre le 14 septembre et le sur 13ème rue. Synopsis. Cette série est une anthologie d’histoires fantastiques présentées par Roger Daltrey. Les malheureux protagonistes de ces histoires angoissantes et macabres sont des rocks stars et leurs fans. Sa description est : Ne dit-on pas que le rock est la musique du diable ? Distribution. Plusieurs guest stars font leur apparition parmi lesquelles James Marsters, Charisma Carpenter, Martin Cummins, Eric Roberts, Illeana Douglas...
EIDE Les lettres EIDE peuvent désigner :
Proclamation de l'abolition de la royauté La proclamation de l'abolition de la royauté est un événement majeur de la Révolution française qui s'est déroulé le lors de la première séance de la Convention nationale, au cours de laquelle les députés ont pris un décret proclamant l'abolition de la monarchie (royauté) en France (qui prenait la forme d'une monarchie constitutionnelle instituée par la Constitution du). Elle marque ainsi la fin de près de huit siècles de monarchie ininterrompue et la naissance de la Première République, premier régime républicain de l'histoire de France. Ainsi, l' de la République commence à cette date. Contexte. Succédant à l'Assemblée nationale législative, les députés de la Convention se savent mandatés pour mettre un terme à une crise qui couve depuis la fuite et l'arrestation à Varennes de (les et ) et la prise sanglante des Tuileries (le ). Leur origine bourgeoise et leur activité politique ne les portent pas, pour la plupart, à l'indulgence envers le trône. La victoire à la bataille de Valmy (le ), premier succès militaire de la république, opportunément la veille de leur réunion, et dont la nouvelle arrive le jour même, les conforte dans leurs convictions. Déroulement. Le , lorsque le député de Paris, Jean-Marie Collot d'Herbois, propose l'abolition de la royauté, il ne rencontre guère de résistance. Tout au plus Claude Basire, ami de Danton, s'efforce-t-il de tempérer l'enthousiasme en recommandant une discussion. Toutefois, l'abbé Henri Grégoire, l'évêque constitutionnel de Blois, lui répond vertement : Jean-François Ducos l'appuie en affirmant que toute explication serait bien inutile . La décision est prise par à l'unanimité. Conséquences. La république est donc née "de facto" par l'abolition de la monarchie, bien qu'elle n'ait jamais fait l'objet d'une proclamation officielle par un quelconque texte. Seule la décision de la Convention de dater les actes officiels non de l' de la Liberté mais de l' de la République la mentionne pour la première fois, ouvrant l'ère républicaine. Postérité. En 1883, la séance de la Convention du est représentée sur l'un des douze hauts-reliefs en bronze de Léopold Morice pour le Monument à la République, sur la place de la République à Paris.
Alonso Lobo Alonso Lobo (né vers 1555 à Osuna et mort le ) est un compositeur espagnol de la Renaissance. Biographie. Enfant, Alonso Lobo est choriste à la cathédrale de Séville. Par la suite, il y est désigné comme assistant de Francisco Guerrero, puis devient maître de chapelle ("maestro de capilla") pendant l'absence de Guerrero. En 1593, la cathédrale de Tolède l'engage à son tour comme maître de chapelle, fonction qu'il exerce jusqu'en 1594, date à laquelle il retourne à Séville. Œuvres. La musique de Lobo combine la technique du contrepoint de Palestrina avec la sombre intensité de la musique de Victoria. Il a composé des messes, des motets, 3 Passions, des lamentations, des hymnes liturgiques et des psaumes dont un "Miserere" à 12 voix (perdu).
Louis Dugauguez Louis Dugauguez, né le 21 février 1918 à Thénac (Charente-Inférieure) et mort le 22 septembre 1991, est un footballeur français devenu entraîneur. Biographie. Instituteur et international amateur, Louis Dugauguez, joue en club en amateurs pour Bully, Béthune, Lens, Toulouse et Carvin. Il rejoint le club de Sedan en 1948. Il est entraîneur-joueur de 1948 à 1952 puis seulement entraîneur. Il reste en poste comme entraîneur du club jusqu'en 1973. "Monsieur Louis" est « le » bâtisseur du succès sportif des "Sangliers". Avec Sedan, Dugauguez remporte deux Coupes de France en 1956 et 1961. En parallèle de sa carrière en club, il est également entraîneur national et s'occupe des juniors et des espoirs avant d'être appelé à la tête de l'équipe de France A le 17 septembre 1967, succédant à Just Fontaine. Après un brillant succès en Pologne, les résultats des Bleus sont décevants et Dugauguez démissionne le 6 novembre 1968 à la suite d'une défaite surprise à Strasbourg face à la Norvège en qualification pour la Coupe du monde de football 1970. Il est remplacé par Georges Boulogne à la tête de l'équipe nationale. Il revient à son club de Sedan, qu'il entraîne jusqu'en 1974, date de descente en deuxième division. Hommage. Le stade du CSSA (Sedan), à Sedan, porte aujourd'hui son nom : stade Louis-Dugauguez.
Ngaoundéré N'gaoundéré est une ville du Cameroun, chef-lieu de la région de l'Adamaoua, érigée en communauté urbaine de N'gaoundéré en 2008. Géographie. La ville se situe au nord de la région dans le plateau de l'Adamaoua. C'est un carrefour important du commerce régional puisque c'est un passage obligé du transport routier entre les villes du sud du pays et les villes du grand nord. Le chemin de fer provenant de Douala se termine dans cette ville. La ville se démarque par un mont sur lequel est assis un rocher arrondi, ce qui fait dire aux gens que N'gaoundéré est le nombril de l'Adamaoua (Ngaou signifie "montagne" et Ndéré "nombril" en langue M'boum, la langue des premiers habitants.) Climat. Le climat est presque tempéré puisque cette zone de savane arborée est située en hauteur. Les variations de température sont plutôt importantes en saison sèche. L'année est divisée en deux saisons : l'une sèche et l'autre pluvieuse. La saison sèche est marquée par un vent sec venant du nord tel que l'harmattan qui se transforme en un vent sec et chaud. Quant à la saison des pluies, elle est marquée par des pluies parfois violentes et discontinues. Organisation administrative. Le , la communauté urbaine de N'gaoundéré a été créée. N'gaoundéré compte en son sein 3 arrondissements et est aussi le chef-lieu du département de la Vina. La communauté urbaine comprend les villages suivants : Population. L'évolution démographique est relevée par les recensements de la population. Influences foulbé, allemande et française. Les Foulbés (on dit un « Peul », déformation française du mot « Poullo », des « Foulbé ») font partie du groupe ethnique le plus important, ayant comme langue le fulfulde (prononcer "foulfouldé"). En réalité, on dit un Peul, des Foulbé, le mot peul étant une déformation française de Poullo comme se nomme tout Peul. Les Foulbé sont présents dans toute l'Afrique de l'Ouest, au Cameroun, au Tchad, au Soudan, et un peu en Centrafrique, au Congo et plus rarement au Congo RDC. En effet, c'est un peuple qui a vécu essentiellement de l'élevage jusqu'à la venue des colonisateurs. À ce moment-là, ils avaient déjà fondé deux grands empires : l'empire peul du Macina et l'empire peul de Sokoto. On ne peut parler des Foulbé de l'Adamaoua Cameroun sans parler des Foulbé de l'État d'Adamawa au Nigeria. La quasi-totalité des familles foulbé de l'Adamaoua Cameroun viennent de l'État d'Adamawa au Nigeria. La région de l'Adamaoua Cameroun est traditionnellement et islamiquement dépendante de Yola, la capitale de l'État d'Adamawa. Malgré la frontière du Colons, la tradition est maintenue. Il est vrai aussi que le premier Président Cameroun, Ahmadou Ahidjo (un Peul), a tôt fait d'affaiblir ces relations au profit d'un Cameroun républicain et souverain. La langue principale dans tout le grand nord Cameroun reste le Fulfulde qui s'étend peu à peu dans tout le Cameroun en raison d'un fort taux de naissance des Foulbé et d'un nomadisme très avancé. En moins de vingt ans, des années 1980 à 2000, la moitié de la population peule de N'gaoundéré a émigré vers Bertoua, la région de l'Est Cameroun. Les enfants foulbé sont tous musulmans et l'Islam y est enseigné. Dès le bas âge, tout le monde passe par l'école coranique puis l'école francophone ou anglophone. L'influence du Nigeria aidant, la plupart des enfants foulbé sont bilingues ou trilingues car le fulfuldé est d'origine presque arabe. La langue française domine comme langue d'enseignement dans les écoles. Il y existe encore quelque bâtiments, anciens témoins du colonialisme allemand et de la présence française. Les seuls bâtiments imposants restent ceux des Allemands. C'est le cas du Bureau du Gouverneur, de sa maison et de la plupart des maisons éparpillées dans le quartier administratif. Au départ, la ville s'appelait Ndelbe ou encore Garoua. Elle appartenait aux Mboum, les vrais autochtones. Les Foulbé sont venus grâce au "djihad" initié par Modibbo Adama qui reçut l'Étendard pour le "djihad" des mains du vénérable Ousman bi Fodoué (en Haoussa, Usman dan Fodio) alors empereur de l'Empire peul de Sokoto (Nord Nigeria). Le Premier Lamido de la ville fut Ardo Djobdi tout au début des années 1800. La ville fut rebaptisée N'gaoundéré ce qui veut dire « Montagne au Nombril » en Mboum, langue locale. En effet, une anecdote veut que quand les soldats foulbé arrivèrent avec leurs chevaux et leurs turbans, les Mboum prirent peur et se réfugièrent auprès du Mont qui surplombe la ville. Les Foulbé encerclèrent la montagne et imposèrent un embargo sachant que la faim ferait descendre les Mboum et qu'ils pourraient s'imposer sans heurts. C'est alors vers 15 heures, à la prière de Asr, lorsque les Foulbé enlevèrent leurs turbans, firent l'ablution et se prosternèrent pour prier, que les Mboum furent pris de panique, croyant que les Foulbé s'apprêtaient à soulever la Montagne. Les Mboum se rendirent alors. Et c'est comme ça que la ville fut nommée "Montagne au Nombril". Lamidat de N'gaoundéré. La ville, traditionnellement, est organisée autour d'une chefferie peule appelée "Lamidat". À sa tête se trouve un "Lamido", chef spirituel et temporel. Généralement, toutes les chefferies ont une grande mosquée à l'entrée de leur cour, signe d'un Islam triomphateur. La plupart des Lamibé à N'gaoundéré sont des métis, Mboum et Peul, en hommage aux autochtones qui sont les Mboum et pour une meilleure cohésion avec les nouveaux venus, les Foulbé. Université. L'université de Ngaoundéré a été créée en 1993 dans le cadre de la réforme universitaire. On comptait en 2007 environ étudiants, et en 2008. Les effectifs étudiants ont rapidement augmenté ces dernières années et accueille aussi des Tchadiens. On compte un peu plus de étudiants pour l'année académique 2012/2013. Il est à noter qu'il existe depuis 2009 une université à Maroua. Ce qui porte à deux le nombre d'institutions universitaires publiques dans le grand nord Cameroun. Elle compte huit Établissements dont quatre grandes Écoles et quatre Facultés. C'est l'une des universités les plus éloignées de Yaoundé, et elle souffre de cet état de fait, notamment au niveau des infrastructures et du matériel, puisque sa bibliothèque est très peu fournie. Pour y remédier, les facultés s'organisent elles-mêmes, à l'instar de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) et la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) qui ont créé leur propre centre de documentation destiné aux étudiants des second et troisième cycles. L'université dispose d'une connexion internet auprès d'un Fournisseur d'accès à Internet de la place ; mais le réseau informatique n'est pas encore répandu dans tous les départements de l'institution. Afin de pallier ce déficit, l'institution achève de mettre sur pied () son centre de développement des technologies de l'information et de la communication (CDTIC) qui héberge entre autres: Transports. Routier. Ngaoundéré est assez isolée. Les usagers peuvent rejoindre la capitale Yaoundé par route en passant par Meiganga, Garoua-Boulaï et Bertoua. La piste vers le sud est en mauvais état et peu empruntée par les voyageurs. Depuis 2007, une nouvelle route bitumée de relie Ngaoundéré au Tchad (Ngaoundéré-Touboro-Moundou). Aérien. L'aéroport, à vocation régionale, accueillait des avions moyen courrier comme les Boeing 737. En 2012, il y a eu peu de trafic aérien commercial desservant Ngaoundéré. Ferroviaire. À Ngaoundéré se trouve une importante gare qui aujourd'hui est le terminus de la ligne Camrail Douala - Yaoundé - Ngaoundéré. Cette ligne, à voie métrique, est très utilisée pour le transport des marchandises (desserte du Tchad par le port de Douala) et y circule un train de voyageurs (départ chaque soir dans chaque sens, durée du trajet de 13 à 15 heures). De nombreuses améliorations sont faites sur le réseau ferroviaire. Les trains sont plus réguliers et moins en retard. Élevage et agro-industries. La région est caractérisée par un paysage de savane, peu peuplée. Le bétail y transite pour accommoder les commerçants et les éleveurs qui pratiquent la transhumance. Le bétail quitte en bonne partie les hauteurs de l'Adamaoua en saison sèche pour rejoindre les basses terres. L'industrie laitière se développe en grande partie grâce à un projet établi avec le Canada en 1993. Jusque dans les années 1980-1990, le zébu Gudali est majoritairement l'espèce bovine qui prédomine ce secteur. Ceci a pour effet de caractériser cette race de zébu par rapport à d'autres. La frontière naturelle de la falaise au nord de l'Adamaoua a presque empêché la venue du nord par transhumance des zébus White Fulani et Red Fulani. L'industrie Maïscam (huile de maïs) y est prospère. Archéologie. Les environs de Ngaoundéré sont riches en sites archéologiques certainement témoins d'une occupation précédant la conquête de l'Islam ou, plus récemment, d'avant la conquête coloniale. Il existe plusieurs endroits qui n'ont pas fait l'objet de fouilles archéologiques à proprement parler mais qui dévoilent aux passants, souvent des touristes, des fragments de poterie à la surface du sol ou des monticules vestiges de fossés de protection contre les hippopotames. Le site de Mabimi (ce qui signifie « lac des hippopotames » en langue locale) n'a à ce jour jamais fait l'objet de fouilles archéologiques mais on aperçoit à la surface du sol plusieurs sites de fourneaux laissant envisager une période d'occupation où la fonte du métal était une activité importante du secteur. S'il semble aujourd'hui sans grande importance, il n'en est pas moins l'endroit le plus riche en matière d'archéométallurgie que l'on peut trouver sur le plateau de l'Adamaoua. Un autre site à la limite nord de la ferme-modèle du Projet Laitier Pilote est le témoin d'une occupation antique simplement par les fragments qui affleurent mais l'érosion et le surpâturage risquent bien de détruire ces sites avant même que leur contenu n'en ait été exploré. Religions. Les habitants de la ville sont des musulmans, des catholiques, des protestants luthériens et rarement de religion traditionnelle. La physionomie de la ville est marquée par de nombreuses mosquées. Monseigneur Yves Plumey, assassiné le , fut le grand-papa de tous les enfants de la ville, musulmans comme chrétiens. Sa tombe se trouve devant la cathédrale de la mission catholique de Ngaoundéré. La cathédrale "Notre Dame des Apôtres de N’Gaoundéré" est le siège du diocèse catholique. Tourisme. Le bois de Mardok, le mont Ngaoundéré sont quelques attractions touristiques de la ville. Le lac Tizon, la chute de Tello, Idool la fraîche. Philatélie. En 1975, la République unie du Cameroun a émis un timbre de dédié à l'église catholique de Ngaoundéré. En 1985, c'est l'hôtel de ville de Ngaoundéré qui est reproduit sur un timbre de .
Ninjato
Juan Yagüe Juan Yagüe Blanco, né à San Leonardo de Yagüe (Province de Soria) le 9 novembre 1891 et mort à Burgos le 29 octobre 1952, est un militaire espagnol. Il joua un grand rôle dans le soulèvement nationaliste de l'armée contre la République espagnole, qui déboucha sur la guerre civile. Il s'illustra en Estrémadure en 1936, où sa progression rapide permit la jonction avec les nationalistes du nord, et lors de la bataille de l'Ebre en 1938-1939. Il fut tenu pour responsable d'un certain nombre de tueries, ce qui le fit connaître publiquement comme le « boucher de Badajoz ». Formation et premières années (1891-1936). Fils d'un médecin de la classe moyenne, Yagüe entre très jeune à l' en 1907. Il y fait connaissance avec les cadets Francisco Franco et Emilio Esteban Infantes. Ils servent ensemble au Maroc dans les forces de la légion espagnole, où Yagüe est blessé et décoré à de multiples occasions. En 1932, il est promu lieutenant-colonel. En 1934, il participe, à la tête des troupes africaines, à la répression de la révolution asturienne sur ordre du gouvernement républicain aux côtés du général Franco et du lieutenant-colonel López Ochoa. Il s'engage politiquement en soutenant la Phalange espagnole de son ami José Antonio Primo de Rivera. Sa ligne politique fluctua d'ailleurs toujours entre l'idéologie phalangiste pure et la fidélité à Franco. Ces doutes se firent particulièrement jour en 1937, lors des débats sur l'unification avec les carlistes. Durant la Guerre d'Espagne (1936-1939). Après la victoire du Front populaire espagnol et le remplacement en du président Niceto Alcalá Zamora par Manuel Azaña, il entre dans le complot militaire qui réunit les généraux Emilio Mola, Francisco Franco, Gonzalo Queipo de Llano et José Sanjurjo. Le , le soulèvement militaire marque le début de la guerre civile espagnole. Yagüe a pour mission de rallier les troupes africaines à Ceuta, sur la côte marocaine, et de prendre le commandement de la légion après l'arrivée de Franco. Yagüe s'empare effectivement de la ville de Ceuta, avant de traverser le détroit de Gibraltar et de rallier les forces nationalistes dirigées par Queipo de Llano à Séville. Ses troupes, fortes de nationalistes, prennent Mérida le 10 août, après une progression de plus de 300 km en une semaine, puis attaquent la ville de Badajoz le , qui est prise elle aussi, malgré de lourdes pertes de part et d'autre. Cette bataille acharnée se transforme en tuerie : de nombreux miliciens républicains sont abattus, même dans la cathédrale ; selon Hugh Thomas, le nombre de morts pourrait être moins élevé que les donnés par Jay Allen, journaliste du "Chicago Tribune" qui a laissé un récit horrifié du massacre de Badajoz. Certaines estimations portent à le nombre total de victimes. Interrogé par le journaliste sur cet événement, Yagüe répond : Promu colonel après sa victoire à Badajoz, Yagüe reprend sa route vers Madrid en suivant le cours du Tage. En chemin il conquiert les villes de Trujillo, Navalmoral de la Mata et Talavera de la Reina, prise le 2 septembre 1936. Sur sa route, de nombreux prisonniers républicains continuent d'être fusillés sous ses ordres. Mais son offensive doit prendre fin avant même d'avoir atteint la capitale espagnole, car Franco stoppe l'avancée de ses troupes et leur demande de secourir le colonel José Moscardó et les nationalistes retranchés et assiégés dans l'Alcázar de Tolède. Désapprouvant cette décision, Yagüe est remplacé par José Enrique Varela. Le 19 avril 1938 à Burgos, le général Yagüe prononce un discours de réconciliation lors d'un banquet phalangiste. Il fait l'éloge des combattants républicains et demande plus de clémence : Juan Yagüe est rappelé pour mener l'offensive nationaliste en Aragón, où il reprend les localités de Belchite, Caspe et Lérida que se disputaient combattants nationalistes et républicains. Il a un rôle primordial lors de la bataille de l'Ebre qui se conclut par une victoire nationaliste. À la fin de l'offensive de Catalogne, ce sont ses troupes qui entrent dans Barcelone vaincue. Il commande les troupes nationalistes lors de l'offensive finale contre les républicains en . Ayant commandé sur le terrain, à la différence de Franco, Yagüe passe pour l'un des meilleurs tacticiens nationalistes. Après la guerre civile (1939-1952). Après la chute de la république en mars 1939, il est promu général. Il devient ensuite ministre de l'Air le dans le gouvernement du général Franco et participe avec d'autres généraux à une visite de l'Allemagne nazie. Mais le il est destitué par Franco et renvoyé dans son village natal de San Leonardo : le prétexte en est qu'il s'est réjoui des revers de l'Angleterre devant l'ambassadeur des États-Unis. En fait, Yagüe fait les frais de ses positions trop critiques vis-à-vis de Franco, qui conduit une forte répression contre les anciens républicains. En 1942, Juan Yagüe est réhabilité et prend le commandement militaire de Melilla. L'année suivante, il prend en charge la capitainerie générale de la région militaire située à Burgos. Il entretient à cette période une correspondance avec le prétendant monarchiste au trône, Juan de Borbón, avec lequel il prévoit même de destituer Franco au profit d'un gouvernement mené par Agustín Muñoz Grandes. Yagüe fait construire à Burgos un quartier populaire, une cité sportive et un hôpital. Il meurt à Burgos le , d'un cancer du poumon. Il est nommé l'année suivante, à titre posthume, marquis de San Leonardo de Yagüe. Postérité. Sa ville natale, San Leonardo, fut rebaptisée en son honneur San Leonardo de Yagüe. Une statue commémorant sa mémoire y est élevée. Mais elle a été retirée le par la municipalité, à la suite de la loi sur la mémoire historique. L'hôpital principal de Burgos porte toujours son nom, malgré les débats qui l'entourent. Sa fille María Eugenia a tenté de donner une image humaine de son père.
Chantal Nobel Chantal Bonneau, dite Chantal Nobel est une actrice française, née le à Rouen en Seine-Maritime. Biographie. Enfance et formation. Chantal Nobel nait à Rouen en Seine-Maritime, fille de Guy et Denise Bonneau. Elle a douze ans quand son père meurt. Sa mère se remarie avec Bernard Loisel, pharmacien. Elle commence sa formation au conservatoire à rayonnement régional de Rouen et se fait connaître d'abord sous son vrai nom de Chantal Bonneau, avant d'adopter celui de Jackie Nobel, puis celui de Chantal Nobel. Carrière. En 1968, Chantal Nobel connaît un premier succès à vingt ans, dans la pièce de théâtre "Boeing Boeing". En 1969, elle apparaît dans les rôles mineurs pour son premier film d'espionnage "La Main noire" de Max Pécas et la comédie "La Honte de la famille" de Richard Balducci. En 1979, elle décroche le rôle principal, celui de Sophie, née Lambrefoux, veuve Champlitte et épouse de Nicolas Ozareff, à la fin du Premier Empire dans "La Lumière des justes", adapté de l'œuvre romanesque éponyme d’Henri Troyat. En 1985, après sa participation au Rallye Paris-Dakar aux côtés de Georges Groine, elle tient le premier rôle féminin du feuilleton à succès "Châteauvallon". Accident. Le , à 3 h 20 du matin, sa carrière s'interrompt brutalement après un enregistrement de l'émission "Champs-Élysées", elle est victime d'un grave accident de voiture à bord de la Porsche 924 Carrera GT conduite par le chanteur Sacha Distel, lors de la traversée de Maltaverne, petit village près de Tracy-sur-Loire. Affirmant qu'il ne roulait qu'à , Sacha Distel donne sa version de l'accident : . Après vingt et un jours passés dans le coma à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, grièvement blessée au visage et handicapée à vie à 80 %, Chantal Nobel se retire de la vie publique dans le Sud de la France, mettant fin du même coup à la série "Châteauvallon". Elle porte plainte contre Sacha Distel. La version de Chantal Nobel divergeait de celle de Distel car elle affirma que la vitesse du véhicule était de . En 1988, Sacha Distel est condamné à un an de prison avec sursis, pour blessures involontaires. Lors de son hospitalisation en 1985, trois paparazzis pénètrent dans sa chambre d’hôpital pour prendre des photos d’elle contre sa volonté. L’affaire a donné lieu à la condamnation des paparazzis et inscription au fichier. La « jurisprudence Chantal Nobel », découlant de l'arrêt de la cour d'appel de Paris du , élargit la notion de respect du domicile. Il est en effet admis dans cet arrêt que la chambre d’hôpital est considérée comme le domicile privé du patient pendant le temps où il y réside. Elle entreprend une longue rééducation. C’est là que, six mois après le drame, elle épouse en secret, alors qu’elle ne se déplace qu’en fauteuil roulant, son compagnon Jean-Louis Julian. Ils achètent une maison à Ramatuelle. Les séquelles de ses blessures l’obligent encore à marcher avec une canne. Vie privée. Compagne de Jacques-Henri Marin, dont elle a une fille : Alexandra, née en 1971, elle épouse ensuite Jean-Louis Julian, bijoutier à Saint-Tropez et Courchevel, avec lequel elle a deux enfants dont une fille, Anne-Charlotte. Elle a quatre petits-enfants.
Un mauvais pantalon Un mauvais pantalon ("") est un moyen métrage britannique d'animation à base de pâte à modeler réalisé par Nick Park, sorti en 1993. Créé à Bristol dans les studios Aardman Animations, il est le deuxième film mettant en scène Wallace et Gromit, après "Une grande excursion" (1989). La première projection publique du film a eu lieu le en Italie dans le cadre de la Mostra de Venise. Il est ensuite diffusé au Royaume-Uni à la télévision le . En France, il est montré au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand en février 1994 puis est distribué en salles à partir du . Synopsis. Les finances de Wallace sont au plus bas, ce qui contraint l'inventeur à proposer la chambre d'amis de la maison. Il offre tout de même à Gromit pour son anniversaire une laisse, ainsi qu'un « pantalon électronique » autonome. Peu après, Wallace reçoit un locataire, un manchot, qui décide de s'installer dans la chambre de Gromit. Au fil des jours, voyant que le nouveau locataire prend de plus en plus d'importance dans le foyer, Gromit décide de quitter la maison. Le manchot, satisfait, récupère un des livres favoris de Gromit ("Électronique pour chiens") et s'affaire à modifier le pantalon électronique. Le lendemain, Wallace, par l'intermédiaire de son lit à bascule, se retrouve malgré lui dans le pantalon électronique, que le manchot contrôle à distance. Il fait faire à Wallace le tour de la ville à un rythme effréné. Pendant ce temps, Gromit voit un avis de recherche pour un criminel ressemblant étrangement au nouveau locataire. Peu après, le pantalon ramène Wallace jusqu'à son lit où il s'endort, épuisé. Peu après, Gromit surprend le manchot en train de prendre des mesures sur les fenêtres d'un musée, où se trouve exposé un gros diamant. La nuit tombée, Gromit, entretemps revenu à la maison, découvre l'identité du locataire. Ce dernier se révèle être Feather McGraw, un criminel recherché qui se travestit en poulet en enfilant sur sa tête un gant de caoutchouc rouge en guise de crête. Après avoir passé un casque modifié à Wallace toujours endormi, le manchot actionne le pantalon et le conduit jusqu'au musée, mettant à profit sa capacité à marcher sur les murs et le plafond pour passer par l'aération et déjouer ainsi les systèmes de sécurité pour voler le diamant au moyen d'une pince mécanique dissimulée dans le casque que porte Wallace. Mais une mauvaise manœuvre déclenche l'alarme, et Feather est contraint de partir avec Wallace (désormais réveillé) du musée. De retour à la maison, Wallace découvre que le voleur n'est autre que son locataire, et est contraint de rentrer avec Gromit dans l'armoire, sous la menace du revolver de Feather, qui ferme le meuble à clé. Grâce au pantalon électronique, les deux compères parviennent à s'échapper, et poursuivent Feather, qui s'en allait avec le diamant dans son sac, et contraint de se réfugier sur le train électrique miniature qui parcourt la masion. Après une course poursuite rocambolesque, Wallace et Gromit parviennent à neutraliser le manchot, qu'ils remettent aux autorités, qui l'enferment dans un zoo. Les deux amis fêtent leur victoire devant une tasse de thé, pendant que le pantalon électronique, mis à la poubelle par Wallace, s'actionne de lui-même, et s'en va très loin...
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