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Fender Starcaster Sortie au catalogue en 1976, la Fender Starcaster est historiquement la troisième tentative de Fender pour intégrer le marché des guitares dites demi-caisses, alors dominé par la Gibson ES-335. Développement et conception. La Starcaster est un instrument de grande qualité conçu par Gene Fields à une époque où les standards de qualité Fender ont quelque peu diminué. Le modèle fait suite à la très luxueuse Fender Montego qui elle-même remplace l’impopulaire guitare Coronado. La caisse possède une table galbée parée de deux ouïes en F avec la particularité, inhabituel pour une guitare demi-caisse, d'avoir un corps asymétrique. Notons que Gibson avait subi un échec commercial lors de la production d’un modèle à l'allure similaire, la Les Paul signature, en 1974. Le manche en érable est vissé sur le corps par l’intermédiaire de trois vis. La tête bénéficie du design original élaboré pour un prototype de 1965 qui ne sera jamais distribué malgré sa présence sur la liste de prix, la Fender Marauder. Avec un rebord inférieur incurvé, peint généralement de la même couleur que le corps, cette tête de manche donne une élégance peu commune aux formes simples utilisées jusqu’à présent par Fender. Les deux micros double bobinage équipant la Starcaster sont des Fender Wide Range, conçus par Seth Lover. Ces micros apparaissent sur des modèles Telecaster Custom et Telecaster Thinline au début des années 1970. Notoriété. Comme pour ses aînées, la Coronado et la Montego, la Starcaster connaît un échec commercial. Bien que cette guitare demi-caisse dispose de micros à double bobinage grâce auxquels Fender espère attirer les clients habitués aux guitares concurrentes, elle garde un manche vissé, mal perçu pour ce type de lutherie. Un autre fait médiatique marque l’introduction de la Starcaster dans le catalogue Fender. Son arrivée à un tournant musical bouleversant le rock international de façon significative, l’image d’un tel instrument ne colle pas avec le mouvement qui envahit les journaux. La production dure de 1976 ou 1977 à 1980 ou 1982 selon les sources. Rééditions. Même si Fender a toujours trouvé un marché pour les rééditions de ces modèles les plus populaires, la société a mis longtemps pour créer une réédition de la Starcaster. Elle apparaît dans la série Modern Player (Made in China). Parmi les adeptes de cette guitare, on compte notamment Jonny Greenwood du groupe Radiohead. |
Bernard Amsalem Bernard Amsalem, né le 18 novembre 1951 à Saïda, en Algérie, est un dirigeant d'athlétisme français. Après avoir été vice-président de 1997 à 2001, il a été président de la Fédération française d'athlétisme de janvier 2001 à décembre 2016. Biographie. Passionné de sport, il s'implique dans le club de handball de Val-de-Reuil où il exerce les fonctions de dirigeant, arbitre et président (de 1976 à 1992). Adhérent du Parti socialiste, Bernard Amsalem a été le premier maire de la ville nouvelle de Val-de-Reuil, de 1981 à 2001. Passé à l'athlétisme, il devient président de la ligue de Haute-Normandie d'athlétisme de 1995 à 2004, et exerce par ailleurs la fonction de vice-président de la Fédération française d'athlétisme de 1997 à 2001, chargé des relations avec les collectivités territoriales, puis a été président de la fédération entre 2001 à 2016, soit quatre mandats consécutifs. Président-fondateur de l'Association des fédérations francophones d'athlétisme, il est élu au conseil de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) depuis 2011. Il est membre de la commission « jeunes » depuis 2007 et de la commission des courses sur route depuis 2011. Bernard Amsalem exerce la fonction de vice-président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) de 2001 à 2009, et devient, en 2011, coprésident de l'Union méditerranéenne d'athlétisme (UMA). Depuis décembre 2008, il est président de la SAOS-meeting Areva de Paris Saint-Denis. Administrateur du CNOSF (Comité national olympique et sportif français), il est chef de mission de l'équipe de France pour les Jeux olympiques de Londres en 2012. En 2015, il est nommé au Conseil économique, social et environnemental. |
Sicule (Roumanie) |
Anti Atlas |
Sicule (Sicile) |
Antifaciste |
Interest equalization tax L (IET), c'est-à-dire « impôt d'égalisation des intérêts », est un impôt introduit aux États-Unis en juillet 1963. Il consistait en une retenue à la source de 15 % sur les intérêts perçus sur les emprunts obligataires émis par des non-résidents. Ainsi, par exemple, un emprunt émis à New York par une entreprise non américaine, à 10 ans et à un taux nominal de 5 %, n'aurait plus rapporté à son détenteur américain que 85 % x 5 % = 4,25 %, c'est-à-dire un manque à gagner en valeur actualisée d'environ 5 % du capital. L""' avait pour but de décourager l'emprunt de dollars par les non-résidents. Elle a eu pour effet de déplacer une partie du marché obligataire américain à Londres, où s'est immédiatement créé un marché euro-obligataire. Le coût économique pour les États-Unis de cette mesure fiscale, en apparence anodine, a ainsi été faramineux. |
Loi de Bartsch La loi de Bartsch ou effet de Bartsch relève une évolution propre à la phonétique historique du français, des autres langues d'oïl et aussi du francoprovençal, à partir du gallo-roman (latin populaire de Gaule). Cette loi, du nom du linguiste Karl Bartsch qui l'a mise en évidence, ne faisait que constater, "a posteriori" (sans l'expliquer), le passage, en ces dialectes, de "a" tonique libre à ie quand "a" était précédé d'une consonne palatalisée, par exemple dans le latin "canem" : KANE(M) → "chien". Notions de base. On appelle voyelle "tonique" celle qui porte l'accent tonique. Une voyelle qui ne porte pas l'accent tonique est dite "atone". Une voyelle est "prétonique" quand elle se situe avant la voyelle qui porte l'accent d'intensité. Par exemple : dans "dormir", "o" est prétonique, puisque c'est la voyelle "i" qui est tonique. Une voyelle (tonique ou atone) est dite "libre" quand elle termine la syllabe, autrement dit quand elle est en "syllabe ouverte". Elle est dite "entravée", lorsqu'elle est en "syllabe fermée", c'est-à-dire quand c'est une consonne qui termine la syllabe. Voici quelques exemples avec des mots français : Cette distinction entre voyelle toniques et atones, ainsi qu'entre voyelles libres et entravées est capitale dans l'évolution phonétique des langues romanes en général et du français en particulier, car les voyelles ont subi des évolutions différentes selon les cas de figure. Une diphtongue est une voyelle complexe qui change de timbre en cours d'émission. Exemple : dans le mot anglais "five" (« cinq ») : , "aɪ" est une diphtongue. La mutation, au cours du temps, d'une voyelle en une diphtongue s'appelle "diphtongaison". Cet article utilise l'alphabet de Bourciez. La voyelle tonique est signalée par un accent aigu. Explications à la loi de Bartsch. Il y a en concurrence deux manières d'expliquer cette évolution. La première théorie, classique, lie l'effet de Bartsch, à la diphtongaison "spontanée" de "a" tonique libre (MARE → máęre → "mer") : La seconde théorie, plus récente, et que défend notamment Gaston Zink, explique cette évolution de la manière suivante : la voyelle latine "a" en syllabe tonique libre était selon toute probabilité devenue, au , une voyelle plus antérieure "ä" (, selon la notation de l'API). Ensuite, le son Gaston Zink fait intervenir ces évolutions dans la deuxième moitié du . L'effet de Bartsch est inopérant quand "a" est entravé : Exemples : KATTU(M) → "chat", GAMBA → "jambe", etc. |
Djurgarden |
Djurgardens IF |
Champignons hallucinogènes |
Île du Diable L'île du Diable est l'une des trois îles du Salut, baptisées ainsi par Jean-Baptiste Thibault de Chanvalon (ou Chanvallon) en 1763, en Guyane, lorsqu'il y installe des colons survivants des épidémies qui sévissent sur la côte de Kourou. L'île du Diable aurait été baptisée ainsi par les Indiens galibis, qui ont fait de cet îlot rocheux dépourvu de végétation la résidence de l'Iroucan, c'est-à-dire de l'esprit du mal. Rattachée administrativement à la commune de Cayenne, cette petite île rocheuse, longue de et large de 400, aujourd'hui recouverte de palmiers, a servi de bagne pour les prisonniers politiques de France et les détenus de droit commun. Historique. Parmi les premiers occupants déportés sur l'île, figure Charles Delescluze, futur dirigeant de la Commune de Paris et condamné en 1849 pour complot. Petit à petit, l'île se peuple puis se dépeuple, soit parce que les déportés sont amnistiés, soit parce qu'ils s'évadent, soit parce qu'ils y meurent. Sur les 329 condamnés qui séjournent dans l'île depuis 1852, 76 sont morts, 177 sont revenus en France métropolitaine, 58 se sont évadés et 17 se sont installés en Guyane après leur libération. En 1866, il ne reste plus qu'un seul condamné, Paolo Tibaldi, envoyé en déportation en 1857 pour complot contre l'empereur. L'île sert alors de léproserie pour les forçats affectés par le bacille, qu'il est nécessaire d'isoler pour éviter les risques de propagation de l'épidémie. En 1895, la détention d'Alfred Dreyfus lui redonne sa vocation première : être un lieu de déportation politique. Lorsque Dreyfus revient en France métropolitaine pour la révision de son procès, l'administration pénitentiaire s'interroge à nouveau sur la fonction à donner à l'île ; il est prévu d'en faire un sanatorium pour le personnel libre de la colonie, mais l'approche de la Première Guerre mondiale lui redonne son statut de bagne pour déportés. Le bagne est fermé en 1946. La majorité des prisonniers retourne en France métropolitaine, d'autres s'installent en Guyane. De nos jours, l'île appartient au centre spatial guyanais. Les îles sont aussi ouvertes au grand public, sauf en cas de tir des fusées Ariane. Un environnement hostile. Climat, environnement hostile et pathologies adjacentes étaient les plus sûrs alliés de l'administration pénitentiaire et des gouvernements. Les précipitations sont beaucoup plus importantes que sur le continent, et les taux d'humidité approchent les 85 à 95%. Les cultures sont difficiles avec la forte érosion du sol, l'accès aux terres est difficile, les fonds marins sont très profonds déjà aux alentours des îles, et infestés de requins (plus rares de nos jours à cause de la surpêche). Le climat est de type équatorial humide. La petite saison des pluies s'étale de décembre à février. Puis vient le petit été de mars. Ensuite débute la grande saison des pluies, d'avril à juillet. Enfin, la grande saison sèche s'éternise d'août à décembre. Le taux d'humidité descend rarement en dessous de 80 %. De fait, les températures minimales sont et les maximales (en moyenne). Voici un extrait du journal de Dreyfus au moment de la saison sèche : Le silence règne partout dans l'île (« silence de tombe », dit Dreyfus) hormis le seul bruit répétitif et lancinant du choc des vagues qui déferlent sur les rochers et le bruit du vent. Voici encore quelques extraits du journal de Dreyfus qui dit percevoir ce climat comme « débilitant ». Faune. Alfred Dreyfus y décrit une pullulation d'animaux dans sa case : Pathologies. Fièvres continuelles, embarras gastriques, coups de soleil, coliques sèches sont récurrents, selon le capitaine Dreyfus. Le docteur Rousseau résume ainsi la situation dans son livre de souvenirs : Annexes. Liens externes. La détention du capitaine Dreyfus à l'île du Diable d'après les archives de l'Administration pénitentiaire de Marie-Antoinette Menier |
Édouard Colonne Judas Colonne dit Édouard Colonne, né le à Bordeaux et mort le à Paris, dans le 16 arrondissement, est un violoniste et chef d'orchestre français. Il est le fondateur des Concerts Colonne en 1873. Biographie. Origines et formation. Édouard Colonne est né dans une famille de musiciens d'origine juive italienne ("Colonna") : son grand-père Raphaël (1785-1853) et son père Abraham (1812-1875) étaient l'un et l'autre des musiciens professionnels. Il entre au Conservatoire de Paris en 1856 et remporte un premier prix d'harmonie en 1858 puis, en 1863, un premier prix de violon. Carrière. Durant ses études au conservatoire, il est violoniste du rang au Théâtre-Lyrique (actuellement théâtre de la Ville) avant de devenir, en 1858, premier violon à l'orchestre de l'Opéra de Paris. Il est également second violon du Quatuor Lamoureux, aux côtés du violoniste Charles Lamoureux (lequel fondera par la suite l'orchestre Lamoureux, grand rival des Concerts Colonne), puis dans l'orchestre de Jules Pasdeloup, où il effectue ses premières armes à la baguette. En 1873, grâce aux fonds apportés par la maison d'édition musicale Hartmann, il fonde le « Concert National » au théâtre de l'Odéon. Il donne, lors du concert inaugural, la première mondiale de l'oratorio de César Franck "Rédemption", avec Vincent d'Indy à la direction du chœur. Après le retrait de Hartmann en raison de difficultés financières, il crée son propre orchestre, les Concerts du Châtelet, rapidement rebaptisé Association artistique des Concerts Colonne. En résidence au théâtre du Châtelet, l'orchestre se fait une spécialité du répertoire français contemporain. En 1892, il est nommé directeur artistique de l'orchestre de l'Opéra de Paris, où il avait débuté, mais il n'y reste qu'une saison, préférant se consacrer désormais à sa propre formation. Il est, avec André Messager et Camille Chevillard, l'un des trois chefs français de renom pionniers de l'enregistrement orchestral. En 1906-1907, il réalise une vingtaine d'enregistrements pour Pathé à la tête d'un orchestre réduit, comme l'imposait à l'époque la technique de prise de son par cornet acoustique. Colonne meurt en à son domicile parisien, 21 rue Louis-David, des suites d'une longue maladie. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise. Famille. Époux en premières noces d'Irma Marié de L'Isle (1841-1891), sœur de la cantatrice Célestine Galli-Marié, il a deux enfants, Mathilde (1862-?), qui épousera le compositeur et éditeur de musique Antony Choudens puis en juin 1896 le banquier Hermann Hirsch-Neumann, et Édouard (1863-1882). Colonne se remarie en avec la soprano et professeur de chant Eugénie Vergin (1854-1941), avec qui il a deux autres enfants, Félix (1888-?) et Daniel (1892-1916). Aucun de ses quatre enfants ne semble avoir laissé de descendance. Postérité. Plusieurs rues portent son nom en France : Une salle du musée Hector-Berlioz à la Côte-Saint-André porte également son nom. Par contre, aucune plaque commémorative n'a, à ce jour, été apposée sur sa maison natale à Bordeaux au 230, rue Sainte-Catherine, ni sur son dernier domicile parisien au 21, rue Louis-David. |
Ottweiler Ottweiler (en Sarrois "Oddweller" & "Oodwiller") est une ville du Land de Sarre, en Allemagne, et le chef-lieu de l'arrondissement de Neunkirchen. Elle est jumelée avec Vrilissia en Grèce et Saint-Rémy (Saône-et-Loire). |
Ievgueni Mravinski Evgueni Alexandrovitch Mravinski (en ; né le à Saint-Pétersbourg et mort le à Léningrad), est un chef d'orchestre soviétique et russe. Il laisse notamment, de mémorables enregistrements de Beethoven, Tchaïkovski et Chostakovitch. Biographie. Il apprend le piano à l'âge de six ans. Son père meurt en 1918 et cette année-là il commence à travailler dans les coulisses du théâtre Mariinsky. Il étudie la biologie à l'université de Léningrad avant d'étudier la composition et la direction d'orchestre au Conservatoire de Léningrad, notamment auprès d'Alexandre Gaouk. Ses débuts se font dans les fosses d'opéras et il assume des postes de répétiteur de ballet de 1923 à 1931. C'est en 1929 qu'a lieu sa première apparition en public à la tête d'un orchestre et en 1931 qu'il dirige pour la première fois l'Orchestre philharmonique de Léningrad. En 1938, il remporte le Concours de direction d'orchestre d'Union Soviétique, ce qui lui vaut de prendre en main les destinées de l'Orchestre philharmonique de Léningrad, le chef précédent, Fritz Stiedry, ayant refusé en 1937 la nationalité soviétique, formation dont il est le directeur musical jusqu'à sa mort en 1988 et dont il fait l'une des meilleures formations symphoniques du monde. Il se lie d'amitié avec Chostakovitch, amitié que la situation politique entamera petit à petit, jusqu'à son refus de diriger la création de sa treizième symphonie en 1962. Il programma cependant à plusieurs reprises sa quinzième symphonie vers la fin de sa carrière. Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Mravinski est invité à plusieurs reprises au Festival du Printemps de Prague en 1946, 1957 et 1967, soit avec son orchestre de Leningrad ou à la tête de l'Orchestre philharmonique tchèque. Avec l'Orchestre philharmonique de Leningrad, il se produit pour la première fois en Occident à Vienne en 1956 et y rencontre un énorme succès. Il y reviendra à de nombreuses reprises jusqu'en 1978, année de son élection en qualité de membre honoraire à la "Gesellschaft der Musikfreunde," devenant le premier russe à y siéger. En 1960, c'est le public britannique qui l'acclame ; le Japon accueille son orchestre lors de plusieurs tournées entre 1973 et 1979, toujours avec un énorme succès. Mravinski entame sa dernière tournée en Allemagne de l'Ouest en 1984. Dans les dernières années de sa carrière, le style de Mravinski se fait plus ténu, plus concentré ; il ne présente qu'une poignée d'œuvres essentielles, et confie régulièrement son orchestre à Mariss Jansons, considéré comme son héritier. Le , Mravinski dirige son dernier concert, avec la Symphonie 'Inachevée' de Schubert et la Quatrième Symphonie de Brahms. Exigeant et sévère, Mravinski était un chef d'une précision redoutable toujours au service de la musique qu'il interprétait. Outre la musique russe, il dirigea régulièrement le répertoire austro-germanique, notamment les symphonies de Brahms qui lui valurent un énorme succès. Attaché aux grands compositeurs de son temps, il créa notamment six symphonies de Chostakovitch (cinquième, sixième, huitième, neuvième, dixième et douzième symphonies) et joua souvent Stravinsky ("Agon", "Apollon musagète") en concert. Comme Karel Ančerl, il a su imposer les classiques du , comme Bartók, Hindemith et Honegger. Hommages. L'astéroïde (19081) Mravinskij, découvert en 1973, est nommé en son honneur. |
Aascow |
Île du diable |
Tczew Tczew (en allemand "Dirschau", en cachoube "Dërszewò") est une ville de Pologne qui compte 60 295 habitants (2008). Elle est le chef-lieu d’un district ("powiat") du même nom situé dans la voïvodie de Poméranie. Géographie. La ville de Tczew se situe en Poméranie orientale, sur la Vistule, à 26 km de la mer Baltique. C’est la plus grande ville de la région Kociewie, le pays des Kociewiacy, un groupe ethnique polonais voisin des Kachoubes. Tczew se trouve à 35 km au sud-est de Gdańsk, à 28 km au nord de Gniew, à 18 km au nord-ouest de Malbork et à 26 km au nord-est de Pelplin. Tczew est un nœud important sur le réseau de transport. Les routes et voies ferrées reliant l’Allemagne à la Russie et à la Lituanie, la Scandinavie au sud de l’Europe, s’y croisent. Histoire. Les fouilles archéologiques montrent qu’entre 3000 av. J.-C. et 1700 av. J.-C. le site de Tczew était déjà occupé. La première mention historique de Tczew (sous le nom de "Trsow") date de 1198, à l’occasion de privilèges accordés à l’Ordre de Malte par Grzymisław II de Poméranie, le duc de Świecie. Tczew est la première localité située sur des terres polonaises à recevoir un conseil municipal (en 1258), par la volonté du duc Sambor II de Poméranie. Deux ans plus tard, Tczew reçoit les privilèges urbains. En 1289, le duc Mestwin II de Poméranie invite les Dominicains à s’installer dans la ville. Ceux-ci y fondent une église et un monastère. En 1308/1309, la ville tombe dans les mains de l’Ordre Teutonique, par l'accord de Soldin de 1309. Elle rejoint la Ligue prussienne en 1440. Elle retourne à la Pologne en 1466. En 1577, les forces prussiennes, qui refusent de reconnaître le nouveau roi de Pologne Étienne Bathory, attaquent l’armée royale casernée à Tczew. La ville est incendiée. Par la suite, la ville sera encore dévastée pendant les guerres opposant la Suède à la Pologne. En 1772, après le Premier partage de la Pologne, la ville est annexée par la Prusse. En 1807, l’armée du général Jean Henri Dombrowski libère la ville. Après le congrès de Vienne de 1815, la ville est à nouveau incorporée à la Prusse. La ville connaît alors un essor économique et démographique, grâce notamment à la construction d’un pont sur la Vistule (inauguré en 1857) et à la mise en service de la ligne ferroviaire Berlin-Königsberg. À partir du 30 janvier 1920, la ville redevient polonaise lorsque l’armée du général Józef Haller s’empare de la ville. Pendant l’Entre-deux-guerres, c’est à Tczew qu’est fondée la première école navale polonaise (1920), qui sera transférée à Gdynia par la suite. En 1926, un port fluvial entre en activité. C’est à Tczew que débute la Seconde Guerre mondiale, lorsque le à 3 heures 34, les Allemands commencent à bombarder la gare ferroviaire, les têtes de pont de la rive ouest de la Vistule et la caserne de la ville. Tczew est libéré par l’Armée rouge le 12 mars 1945. Tourisme. À voir : |
L'homme au masque de fer |
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Lockheed Martin F-35 |
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Ligne de Pau à Canfranc (frontière) La ligne de Pau à Canfranc (frontière), ou ligne Goya, est une ligne de chemin de fer internationale, à voie unique et à écartement standard, de de long reliant la France et l'Espagne à travers le massif pyrénéen. Elle se situe dans le département des Pyrénées-Atlantiques côté français et dans la province de Huesca côté espagnol. La ligne emprunte la vallée d'Aspe. Elle est inaugurée le 1928. En raison d'un déraillement, le , ayant provoqué la destruction d'un pont enjambant le gave d'Aspe au sud de Bedous, l'exploitation de la ligne est réduite à la section entre Pau et Bedous. Le trafic est ensuite interrompu entre Oloron-Sainte-Marie et Bedous le et en 1985 pour les marchandises. Depuis le , la ligne est de nouveau exploitée sur la section entre Pau et Bedous, soit . Elle reste neutralisée entre Bedous et Canfranc. Histoire. Origine et mise en service. La section de Pau à Oloron est concédée à titre éventuel à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, par une convention signée entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics et la compagnie le . La convention est approuvée par un décret impérial à la même date. Cette section est déclarée d'utilité publique et concédée à titre définitif par une loi le . En 1883, la section de Pau à Oloron-Sainte-Marie, dont l'exploitation est confiée à la Compagnie du Midi, est mise en service. Une loi du (Plan Freycinet) portant classement de de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d'intérêt général retient, en , une ligne « d'Oloron à Bedous (Basses-Pyrénées) ». Cette même loi retenait, en , une ligne « d'Oloron à la ligne de Puyoô à Saint-Palais, par la vallée du gave d’Oloron ». La section entre Oloron et Bedous, ainsi que la ligne d'Oloron à la ligne de Puyoô à Saint-Palais, sont concédées à titre éventuel par l'État à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne par une loi le . Cette dernière ligne ne sera jamais construite, et sa concession est annulée par une loi le . Le tronçon entre Oloron et Bedous est déclaré d'utilité publique et sa concession est confirmée par une autre loi le . La partie internationale de la ligne a fait l'objet d'une convention internationale entre le France et l'Espagne signée le . Cette convention a été approuvée par une loi le et promulguée par un décret le . Le tronçon de Bedous à la frontière espagnole a été concédé à la Compagnie des chemins de fer du Midi, par une convention signée avec le ministre des Travaux publics le . La convention a été approuvée et le tronçon de ligne de Bedous à la frontière espagnole a été déclaré d'utilité publique par une loi le . Cette convention est modifiée par un protocole additionnel, signé le , qui prévoit que le tunnel sous le col du Somport sera équipé d'une voie à écartement standard et qu'il ne sera construit qu'une gare frontière commune, côté espagnol. Ce protocole est promulgué par un décret le . La Compagnie du Midi a entrepris l'électrification intégrale de la ligne en continu, avec des caténaires « Midi » alimentées par six sous-stations : Pau (commune à la ligne de Toulouse à Bayonne), Haut-de-Gan, Bidos, Bedous, Urdos et Les Forges-d'Abel. L'accident du pont de l'Estanguet. Le , le temps est au givre. Un convoi, tracté par deux locomotives électriques type BB 4200 (les BB 4227 et BB 4235), rencontre des difficultés liées au froid humide (rails givrés) et aux chutes de tension endémiques ( au lieu des 1500) dans la caténaire dans la dure rampe de montant vers Etsaut, la sous-station d'Urdos n'étant pas opérationnelle. Les roues des deux locomotives patinent et le train s'arrête. Le mécanicien et l'aide-mécanicien après avoir actionné le freinage rhéostatique (électrique) descendent placer des cailloux du ballast sous les roues pour pallier l’inefficacité des sablières vides, et, ainsi, renforcer l'adhérence du train. La sous-station de Bedous disjoncte, ce qui a pour effet d'annihiler l'action du frein rhéostatique des locomotives. Le convoi fou (sans personne à bord) part en dérive, dévale en marche arrière la rampe, traverse la gare de Lescun-Cette-Eygun. À l'entrée du pont de l'Estanguet, qui enjambe le gave d'Aspe au sud de Bedous, en raison de la vitesse, le dernier wagon du convoi (le premier dans le sens du déplacement) déraille ; il engage alors le gabarit, entraînant avec lui le pont métallique et l'ensemble du convoi, locomotives comprises, dans le gave. L'exploitation de la ligne est alors réduite à la section Pau - Bedous. La section Oloron - Bedous ferme à son tour au trafic voyageurs en 1980 suivi du trafic fret en 1985. Une réouverture en question depuis plus de 40 ans. Le principal intérêt de la réouverture de la ligne est qu'elle fournirait sur-le-champ un axe direct entre Paris et Valence, évitant les extrémités des Pyrénées qui sont près de l'engorgement. Saragosse constitue une conurbation de près d'un million d'habitants, disposant, avec la Plaza, de la plus grande plateforme ferroviaire d'Europe. D'autres avantages espérés sont la sauvegarde de la vallée d'Aspe en voie de devenir un couloir à camions, connaissant de nombreux accidents, le transport de produits chimiques constituant un facteur de risque important. Une manifestation ayant rassemblé 8 000 participants a été organisée le 22 mai 1994 contre la construction du tunnel routier et pour la réouverture de la ligne ferroviaire. L'éboulement sur la RN 134 en janvier 2008 et le recours obligé au tunnel de Sens (près d'Etsaut) pour débloquer la partie amont de la vallée a mis l'accent sur l'intérêt de la ligne. Un premier débroussaillage des voies a été entrepris de février à mai 2008. Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, s'est rendu sur la ligne le à l'invitation d'Alain Rousset, et a annoncé son soutien au projet de réouverture. Une réouverture de la section jusqu'à Canfranc n'est pas exclue, dans une deuxième phase. Les arguments avancés par les détracteurs de la réouverture sont les suivants : rampes trop importantes, tracé sinueux et courbes de rayon trop faible, tunnels trop bas pour le transport de marchandises, transbordement des marchandises en gare de Canfranc, tunnel hélicoïdal inutilisable, faible rentabilité, voie unique, etc. Cependant, on peut leur opposer les contre-arguments suivants : Rénovation de la section de Pau à Oloron-Sainte-Marie en 2010. La portion de Pau à Oloron-Sainte-Marie a été rouverte en 2011 après avoir été fermée pour six mois pour rénovation complète ( 2010). L'opération comprenait : Ces rénovations ont été rendues nécessaires en raison des retards et des réductions problématiques de la vitesse d'exploitation. Elles sont entreprises dans le cadre du plan État-Région 2007-2013. Projet de réouverture entre Oloron-Sainte-Marie et Canfranc. Après de nombreuses années de tergiversations, la réouverture est activement soutenue par la région Aquitaine depuis les années 2000. Le , Alain Rousset (président de la région Aquitaine) et Luisa Fernanda Rudi (présidente du Gouvernement d’Aragon) ont signé à l’hôtel de région Aquitaine un protocole d’accord valable jusqu’en 2020, dans le cadre de la coopération transfrontalière Aquitaine-Aragon dont la ligne ferroviaire Pau-Canfranc-Saragosse est emblématique. Cet accord fixe un calendrier de réouverture en deux phases, la section d'Oloron à Bedous à l'horizon 2015, puis la section de Bedous à Canfranc à l'horizon 2020. Par ailleurs, la Communauté autonome d'Aragon acquiert en 2013 pour un montant de , soit sa valeur cadastrale, la gare de Canfranc qui était jusqu’alors, via la Renfe, propriété de l’État espagnol. Réouverture de la section d'Oloron-Sainte-Marie à Bedous en 2016. À l'initiative du conseil régional d'Aquitaine, la section d'Oloron-Sainte-Marie à Bedous () est rouverte le . Les études d'avant-projet sont achevées et l'enquête publique a lieu du au En dépit d'un avis défavorable de la commission d'enquête , le projet est déclaré d'utilité publique par la signature de l'arrêté le Des travaux importants sont nécessaires. Ils portent sur la rénovation d'ouvrages d'art, le remplacement de 12 tabliers de pont, la mise en place de protection contre les éboulements, la reconstruction des passages à niveau et la construction des nouvelles gares. Le projet est évalué à 122 millions d'euros. Alain Rousset déclare qu'il mise sur une contribution au tiers, c'est-à-dire environ 30 millions d'euros qui viendraient soulager les 100 millions d'euros que la région Aquitaine investit dans ce tronçon. Quatre points d'arrêts sont instaurés : Bidos, Lurbe-Saint-Christau, Sarrance et Bedous, qui est désormais terminus de la ligne, en attendant un éventuel prolongement vers Canfranc. À la suite de retards pris dans le projet, les travaux ont commencé le pour une mise en service en , la première phase qui consistait en la dépose des rails est achevée en . Lors de la seconde phase, ont été réalisés : Le chantier de remise en état de la voie s'est achevé le et a fait place aux essais ferroviaires. Le dimanche , la ligne ouvre aux circulations et à cette occasion, les voyageurs peuvent toute la journée effectuer un premier voyage gratuit (pris en charge par la région) pour découvrir la ligne. En 2019, selon les chiffres de la SNCF, la section est fréquentée par 45 passagers par jour. La ligne est qualifiée de l'« une des moins rentables de France » par un reportage de TF1. À la suite de l'effondrement du mur de soutènement du Viaduc d'Escot à Sarrance, cette section de la ligne est de nouveau coupée de à juillet 2022. Projet de réouverture de la section de Bedous à Canfranc. En , Alain Rousset et Bernard Uthurry, respectivement président et vice-président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, confirment que les travaux sur la section de Bedous à Canfranc doivent commencer en 2021 ou 2022 et être terminés entre 2024 et 2025, pour un montant de . Un dossier est envoyé à l'Union européenne pour un financement à hauteur de 150 à 200 millions d'euros. En effet, la région vise deux à trois millions de tonnes de fret annuels, permettant de diminuer le trafic routier par le tunnel du Somport. En , la Commission européenne annonce, dans le cadre du plan CEF transport 2019, financer à hauteur de les études pour la réouverture du tunnel de Somport et la remise en service de la gare de Canfranc. La « ligne maudite ». La ligne Pau-Canfranc suscite depuis sa création de nombreux débats et se voit entravée par de nombreux incidents ce qui lui vaut le surnom de « ligne maudite ». Elle pâtit d'un déficit de fréquentation et de problèmes techniques fréquents qui entravent sa rentabilité, malgré les 100 millions d'euros investis par la région Aquitaine en 2016 pour sa rénovation. En 2018, la ligne de TER Pau-Bedous affiche parmi les plus mauvais indicateurs de qualité d'Aquitaine. Caractéristiques. Tracé. La ligne transpyrénéenne de Pau à Canfranc fait partie de l'axe entre Bordeaux et Saragosse et porte depuis 2003 le nom de "Ligne Goya", en hommage au peintre Francisco de Goya né à proximité de Saragosse et mort à Bordeaux. La ligne, qui relie la France à l'Espagne par un trajet voisin du méridien de Bordeaux, culmine à d'altitude dans le tunnel du Somport. Jusqu'à Bedous (altitude ) la voie reste sur un terrain peu accidenté. Sur les suivants, elle affronte le relief pyrénéen, avec des pentes de jusqu'à Etsaut puis de sur jusqu'au tunnel. Elle franchit les Pyrénées occidentales au niveau du Somport par un tunnel de près de 8 kilomètres. Ce tunnel a été converti pour permettre l'acheminement éventuel des secours dans le tunnel routier auquel il est relié par 17 galeries d'évacuation. Une convention avec le concessionnaire du tunnel fixe les conditions de cette conversion, elle prévoit la pose de rails à gorge encastrés dans la chaussée (comme on en trouve dans les réseaux de tramway urbain) en cas de réouverture de la ligne. La ligne. Il s'agit d'une ligne à voie normale. Elle était à l'origine électrifiée en continu sur toute sa longueur. La section Oloron-Sainte-Marie - Canfranc a été dés-électrifiée en 1992, et le réseau électrique alors destiné à la voie ferrée est désormais utilisé par RTE. La section entre Pau et Oloron voit à son tour sa caténaire déposée, en raison de la destruction du poste de Bidos (sud d'Oloron) pour l'extension d'une usine mais également à cause du coût prohibitif d'un éventuel remplacement de la caténaire. Il y avait une rupture de charge en gare de Canfranc. La ligne espagnole à écartement large () et la ligne française à écartement normal () aboutissaient à des terminus parallèles. Cela avait entraîné la création d'une gare monumentale dans ce village. Les ouvrages d'art. Il a fallu percer quatorze tunnels entre Bedous et la frontière. Outre le tunnel du Somport, on trouve un tunnel hélicoïdal à Sayerce, destiné à limiter la rampe de la voie. Les tunnels de la ligne sont en bon état, à l'exception du tunnel du Peilhou dont le piédroit s'est effondré. De même, les ponts sont encore en place dans la majorité des cas, excepté : Le viaduc de Peilhou, qui enjambe la route nationale et le gave, posait problème car la largeur de la route et la courbe prononcée ne permettaient pas le passage de camions. Son remblai côté nord a été supprimé pour permettre l'élargissement de la route. Il en est de même pour le viaduc de Serbers dont un remblai a été détruit pour faire passer la déviation du village d'Etsaut. Pour poursuivre la remise en service de la ligne, il y a donc encore trois chantiers importants à réaliser au sud de Bedous, qui accueille de nouveau le train en 2016. Vitesses limites. (A) Vitesses limites de la ligne suivant le tableau de marche des trains de la Compagnie du Midi du . (B) Vitesses limites de la ligne suivant le tableau de marche des A-TER (X 73500). P : Trains Pairs sens Canfranc-Pau (descendants). I : Trains Impairs sens Pau-Canfranc (montants). PK : Points Kilométriques (en provenant de Toulouse). |
Septaria borbonica Septaria borbonica est une espèce de petit mollusque endémique de l'île de La Réunion, dans l'océan Indien. On le trouve notamment dans la rivière des Roches ou dans les ravines de Saint-Gilles, à l'autre bout de l'île. D'une taille de 20 à 25 mm, il fait visiblement l'objet d'une pêche traditionnelle. |
Saint-Louis du Sénégal |
A Passage in Time (Dead Can Dance) A Passage in Time est une compilation du groupe Dead Can Dance sortie en 1991. Cette compilation était destinée à l'origine au public américain, où Dead Can Dance a commencé à rencontrer le succès à la fin des années 1980. Le choix des titres fait la part belle aux deux albums précédents du groupe, aux tonalités médiévales : "The Serpent's Egg" (1988) et "Aion" (1990) d'où sont extraits onze des seize titres de cette compilation. Les cinq titres restants comprennent deux morceaux extraits de "Within the Realm of a Dying Sun" (1987), un extrait de "Spleen and Ideal" (1985), et deux morceaux inédits en album, "Bird" et "Spirit". Aucun extrait du premier album du groupe n'est mis à l'honneur dans cette compilation, mais on sait que Brendan Perry n'a jamais apprécié la qualité d'enregistrement de ce disque-là. |
Dirschau |
Dërszewò |
Northrop Grumman Northrop Grumman Corporation est un conglomérat américain né de la fusion entre Northrop et Grumman en 1994 dont les activités tournent autour des secteurs de l'aéronautique et de la défense : aéronautique, espace, électronique, etc. Son siège social est situé à Los Angeles. Elle emploie plus de en 2021 et est cette même année la troisième entreprise d'armement dans le monde. Histoire. La compagnie Northrop, fondée à l'origine par Jack Northrop en Californie en 1939, a été re-enregistrée dans l’État de Delaware en 1985. En 1994, "Northrop Aircraft" a fusionné avec "Grumman Aerospace", autre constructeur aéronautique célèbre pour la construction du module lunaire Apollo, donnant naissance à la compagnie Northrop Grumman. La nouvelle compagnie a racheté "Westinghouse Electronic Systems", l'un des principaux constructeurs de radars, et "Xetron Corporation" en 1996. "Logicon", un fournisseur informatique de l'Armée américaine qui avait absorbé "Geodynamics Corporation" () et "Syscon Corporation" (), a rejoint la société en 1997. La fusion de Northrop Grumman et de sa rivale Lockheed Martin a été refusée par le gouvernement américain en 1998, ce qui mit un frein à la concentration de l’industrie américaine de défense ; alors Northrop continua d'étendre son offre par acquisition d’"Inter-National Research Institute Inc". (1998), et en 1999, la compagnie rachetait "Teledyne Ryan", spécialisée dans les systèmes de surveillance et les avions sans pilote, ainsi que "California Microwave, Inc." et "Data Procurement Corporation". L'année suivante, elle prit le contrôle de "Federal Data Corporation", "Navia Aviation As", "Comptek Research, Inc." et "Sterling Software, Inc". En 1999, Northrop Grumman et SAIC crèent une co-entreprise AMSEC, dont le chiffre d'affaires est passé « de de dollars en 2000 à environ de dollars pour l'année fiscale 2007. En 2001, Northrop Grumman acquiert pour de dollars Litton Industries, une société de constructions navales et de systèmes électroniques embarqués fournissant l'U.S. Navy. Cette absorption a été menée à bien par immatriculation d'une holding dans le Delaware, "NNG, Inc." et offre publique d'échanges d'actions en . Northrop Grumman et Litton sont ainsi devenues les filiales d'un nouveau groupe, "Northrop Grumman Systems Corp.", la holding, "NNG, Inc"., devenant, elle, "Northrop Grumman Corporation". En , Northrop Grumman acquiert Newport News Shipbuilding, le plus grand chantier naval militaire des États-Unis pour de dollars. En 2002, Northrop Grumman acquiert TRW dans le cadre d'une OPA hostile de de dollars. Il vend les activités automobiles de ce dernier à Blackstone pour 4,73 milliards de dollars, alors que les activités aérospatiales sont vendues à Goodrich pour de dollars. En 2011, Northrop Grumman scinde ses activités maritimes dans une nouvelle entité indépendante Huntington Ingalls Industries, qui a alors près de . En , Northrop Grumman annonce l'acquisition d'Orbital ATK pour de dollars et reprend sa dette de , dans le but de se renforcer dans le secteur aérospatial et dans celui des missiles. Après l'accord de la Federal Trade Commission le , Orbital ATK est renommé Northrop Grumman Innovation Systems et devient le quatrième secteur d'activité de Northrop Grumman. En décembre 2020, Northrop Grumman annonce la vente d'une filiale dédiée aux services informatiques, notamment de cybersécurité, au fonds d'investissement Veritas Capital, pour 3,4 milliards de dollars. |
Droit de gîte Le droit de gîte est un droit du Roi de France ou du seigneur de se faire héberger avec sa suite par ses gens lorsqu’il se déplace dans son domaine. Par exemple, les rois Capétiens usaient du droit de procuration et de gîte que possédait la cour royale à Saint-Julien-du-Sault que Louis VII de France céda pour créer à proximité la ville royale de villa franca (Villeneuve-le-Roi) (aujourd'hui Villeneuve-sur-Yonne). Les Capétiens l'exigèrent en argent. |
Sandy Island (îles Pitcairn) est un banc de sable situé dans l’atoll d’Oeno, situé à une centaine de kilomètres au Nord-Ouest de l’île Pitcairn, la capitale des îles Pitcairn (Royaume-Uni), dans l’océan Pacifique Sud. |
Oeno Oeno, également dénommée Holiday Island, est un atoll de corail inhabité situé dans l'océan Pacifique sud qui fait partie de la colonie britannique des îles Pitcairn. Géographie. Située à au nord-ouest de l'île Pitcairn, la capitale du territoire, Oeno est un atoll circulaire d'environ de diamètre et d'une surface totale de . L'île centrale fait de longueur et de largeur maximales et s'étend sur environ de terres émergées. L'île Oeno à proprement parler est la partie boisée de l'atoll à laquelle s'ajoute, à sa pointe nord-est, une fine bande de sable dénommée Sandy Island. L'île centrale est inhabitée, mais sert de résidence de vacances pour les quelques habitants de l'île Pitcairn, qui y passent parfois quelques jours. |
Zilpa Zilpa est un personnage biblique, servante de Léa et quatrième épouse de Jacob. Zilpa a pour père Laban et pour mère une concubine de son père. Une autre hypothèse pour l'ascendance de Zilpa est: Zilpa, sœur aînée de Bilha, a pour père Rotheus frère de Debora la nourrice de Rébecca et a pour mère Aena la servante de Laban. Léa fait épouser sa servante à Jacob après que sa sœur Rachel en a fait de même avec la sienne, Bilha. Zilpa donnera deux fils à Jacob: Gad et Aser dont la descendance constituera deux des douze tribus d'Israël: la tribu de Gad et la tribu d'Aser. Un midrash dit que Zilpa la concubine de Jacob a, comme Bilha, des relations avec Ruben le fils aîné de Jacob. D'après la tradition juive, Zilpa est enterrée dans le à Tibériade. |
Howard Allen O'Brien |
Oeno Isand |
Drawn Together est une série télévisée d'animation américaine pour les adultes en 36 épisodes de 22 minutes, créée par Dave Jeser et Matthew Silverstein et diffusée entre le et le sur Comedy Central. En France, la série a été diffusée à partir du sur Canal+. Synopsis. Cette série satirique se moque du concept de la télé réalité de type ' (ou '), et s'ancre dans une certaine vulgarité et violence en se moquant des stéréotypes du dessin animé mais aussi de la société américaine. La série reprend ainsi différents styles de dessin et codes graphiques propres à l'univers de chacun des personnages caricaturés. Personnages. Ce sont des caricatures parodiques de certains personnages de dessins animés et leur genre, ainsi que de personnages types de la télé-réalité : Film. Un film nommé "" est sorti le . |
Neunkirchen (Sarre) Neunkirchen (en Sarrois "Neinkerje" et "Neinkeije", aussi nommée en français "Neuféglises") est une ville d'Allemagne située en Sarre sur la Blies. Avec environ habitants, elle est la deuxième ville du Land après Sarrebruck (située à 20 km au sud-ouest). Histoire. La colonisation la plus ancienne date d'environ 700 ans avant notre ère. En ce temps, on exploitait déjà du charbon dans la région de Neunkirchen. Le quartier le plus ancien est Wiebelskirchen, qui fut mentionné pour la première fois en 765. Ce nom constitue le toponyme chrétien le plus ancien de la Sarre ; on dit qu'un Franc qui s'appelait « Wibilo » construisit une église ("Kirche") sur son terrain. Le nom Neunkirchen (« église neuve ») fut mentionné pour la première fois en 1281. Neunkirchen appartenait aux princes de Nassau-Sarrebruck. Ils construisirent deux châteaux dans les bois. Le premier château fut détruit durant une guerre, le deuxième pendant la révolution. En 1593, la première forge fut construite dans la vallée de la Blies. Les gisements carbonifères locaux, conjointement avec la minette lorraine, constituèrent la base du développement d'une industrie sidérurgique. L'industrialisation de Neunkirchen était liée à la famille von Stumm-Halberg. Ceux-ci possédèrent la forge dès 1806. En 1922, Neunkirchen obtint le statut de ville. Le 10 février 1933, l'énorme explosion d'un gazomètre tua 68 hommes, en blessa 190 et détruisit beaucoup de maisons. Un bombardement aérien détruisit les trois-quarts du centre-ville le 15 mars 1945. Le déclin des industries sidérurgiques a sévèrement touché Neunkirchen : en 1968, la dernière mine de charbon fut fermée et, en 1982, les hauts fourneaux fermèrent, à l'exception du laminoir. De ce fait, la ville occupait alors la première place dans les statistiques allemandes concernant le chômage. Entre-temps, la ville s'est reprise. Aujourd'hui, Neunkirchen dispose d'un grand centre commercial (le « Saarpark-Center ») ; la ville est devenue une ville commerçante attirant une vaste clientèle. Quelques parties des hauts fourneaux ont été préservées en tant que monument industriel. Neunkirchen est la ville natale d'Erich Honecker, ancien président de la RDA. Städtische Galerie Neunkirchen. La Städtische Galerie Neunkirchen présente depuis les années 1990 chaque année des expositions temporaires sur l'art contemporain. Elle possède sa propre collection depuis 2005, après que l'historien de l'art Wolfgang Kermer, né à Neunkirchen, lui ait présenté plus de 300 œuvres d'art de sa possession sous le titre « Rencontres de Stuttgart » . Ce don a été enrichi par Wolfgang Kermer en 2010 et 2011, notamment en faisant don de la remarquable œuvre graphique de , né à Neunkirchen, et qui, en plus de son activité principale de mineur et porion dans une mine de charbon en Sarre, était autodidacte en tant que peintre et graphiste. Sport. La ville dispose de nombreuses installations sportives, dont l'Ellenfeldstadion, le stade de la principale équipe de football de la ville, le Borussia Neunkirchen. Jumelages. La ville de est Neunkirchen jumelée avec : |
Bréchet Le bréchet, aussi appelé crête sternale ou quille du sternum, est, chez les oiseaux, un os sur lequel s'insèrent les puissants muscles pectoraux et supracoracoïdiens, nécessaires au vol. Il fait partie du squelette de la cage thoracique et est une extension du sternum. Il est donc présent chez tous les oiseaux actuels sauf chez certaines espèces incapables de voler comme les Struthioniformes ou les Kakapos (un Psittacidae). Le bréchet est plus grand pour des oiseaux qui ont une plus grande capacité de voler. Évolution. Chez certains oiseaux primitifs comme "Archeopteryx" le bréchet est absent, ce qui suggère que cette espèce fossile n'était pas capable d'effectuer un vol battu. La présence de bréchet est un caractère dérivé, propre aux oiseaux Carinatae (de "carina", le nom également donné à la quille du sternum) On le retrouve chez certains dinosaures, ce qui montre que cette innovation évolutive est apparue chez les dinosaures et que les oiseaux en font partie. Phylogénétiquement, les oiseaux sont en effet considérés comme des dinosaures. |
Église orthodoxe réformatrice ukrainienne L'Église orthodoxe réformatrice ukrainienne (en russe : Украинская Реформаторская Православная Церковь) est une dénomination orthodoxe d'Ukraine. Le chef de l'Église porte le titre d"'Archevêque de Kiev et de toute l'Ukraine" (tulaire actuel : Serge). |
Île Henderson (Îles Pitcairn) Lîle Henderson (en anglais ', ' de son nom autochtone en maori) est un atoll surélevé à la suite de mouvements tectoniques, situé dans l'océan Pacifique sud, qui fait partie - avec l'île de Pitcairn et deux autres îles, Oeno et l'île Ducie - de la colonie britannique de Pitcairn depuis son annexion en 1902 par le Royaume-Uni. Histoire. Située à environ à l'est-nord-est de l'île Pitcairn (capitale du territoire), Makatea/Henderson mesure . Henderson fait partie de la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO depuis 1988, grâce aux oiseaux qui la peuplent et ses réserves de roche phosphatée non exploitées. L'île est inhabitée (et inhabitable car elle ne possède aujourd'hui aucune source d'eau potable), mais des découvertes archéologiques (terrasses pour culture sur les pentes, traces d'habitations) suggèrent qu'elle fut néanmoins peuplée par une colonie polynésienne permanente entre les et . Dans son ouvrage "Effondrement", Jared Diamond étudie la colonisation de cette île et les causes de sa disparition. La population totale est estimée à quelques dizaines d'individus, ce qui représente probablement le maximum absorbable par l'île étant donné les faibles ressources naturelles. Les causes de la disparition de cette colonie sont inconnues, mais c'est très probablement la diminution pluviométrique (confirmée par les changements de végétation, eux-mêmes détectables grâce aux proportions des pollens fossiles dans le sol) et le tarissement des sources qui en sont la cause. À la même époque, les Polynésiens de l'île Pitcairn ont aussi dû quitter leur île, tandis que la population de Mangareva a fortement décliné. Les habitants d'Henderson dépendaient en effet fortement de l'importation de produits de première nécessité (des pierres pouvant servir à fabriquer des outils par exemple), ces importations se faisant depuis Mangareva et qui ont dû s'arrêter à cause de la déforestation sur celle-ci qui rendit impossible la construction de bateaux. C'est probablement vers 1500 que les échanges ont cessé, car les couches archéologiques ne comprennent plus de débris de produits importés de Pitcairn ou de Mangareva. Malgré tout, la colonie d'Henderson est parvenue à survivre quelques décennies, sûrement dans le plus grand dénuement, privée notamment d'outils en pierre. L'absence d'arbres pouvant servir à construire des pirogues a en outre interdit aux habitants de pouvoir quitter l'île. En 1606, le navigateur portugais Pedro Fernandes de Queirós découvre l'île qu'il nomme "San Juan Bautista". Aucun être humain vivant n'est alors rencontré, attestant de la disparition de la colonie polynésienne. En , les 20 naufragés du baleinier "Essex" y accostèrent et y survécurent pendant une semaine. Les trois marins, qui décidèrent de rester sur l'île tandis que les autres repartaient, furent retrouvés épuisés mais vivants 3 mois plus tard. De nos jours, Makatea/Henderson est rarement visitée, sauf par les frégates de la marine française basées à Tahiti (dans le cadre d'un accord avec le Royaume-Uni) et par les habitants de l'île Pitcairn qui y viennent régulièrement à la recherche de bois. Ceux-ci la jugent trop petite et trop escarpée pour l'agriculture. En 1957, un homme vécut volontairement comme naufragé sur l'île pendant deux mois, accompagné d'un chimpanzé apprivoisé, apparemment pour des raisons publicitaires. Il fut finalement transporté sur Pitcairn une fois ses réserves d'eau épuisées. Au début des années 1980, l'homme d'affaires américain Arthur M. Ratliff souhaita s'établir sur l'île et envisagea de construire une piste d'aérodrome. Le Conseil de l'île approuva le projet en , mais le Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth annula la décision et imposa son véto au développement proposé après qu'un groupe d'environnementalistes eut fait pression au nom de la protection de l'écologie naturelle et environnementale de l'île. Environnement. Faune. L'île abrite en tout une cinquantaine d'espèce d'oiseaux, dont quatre sont endémiques : le ptilope de Henderson, le lori de Stephen, la rousserolle de Henderson et la marouette de Henderson. Trois espèces d'oiseaux de la famille des columbidés ("Gallicolumba leonpascoi", "Ducula harrisoni" et "Bountyphaps obsoleta") étaient également endémiques à l'île mais sont éteintes à la suite de l'arrivée des Polynésiens. Flore. L'île Henderson est recouverte d'une broussaille forestière haute de 5 à 10 mètres, plus fine dans la dépression centrale. L'île compte 51 espèces de plantes à fleurs dont 10 sont endémiques. Parmi les arbres présents, on compte, outre le cocotier, les espèces suivantes : "pandanus tectorius", "thespesia populnea", le "Tournefortia argentea", " Cordia subcordata", "Guettarda speciosa", "Pisonia grandis", "Geniostoma hendersonense", "Nesoluma st.-johnianum", "Hernandia stokesii", "Myrsine hosakae", "Celtis". Pollution. Malgré son éloignement de la civilisation industrielle, cette île abriterait l’une des plus fortes concentrations de déchets plastiques au monde, en raison du jeu de la gyre océanique. Selon l'ONG britannique "Royal Society for the Protection of Birds", on y recenserait jusqu'à 671 morceaux de plastique au mètre carré et les scientifiques estiment que, nonobstant sa superficie réduite, l'île abriterait dix-sept tonnes de déchets qui se seraient échoués là au gré des courants de l'océan Pacifique. L’île posséderait ainsi la densité la plus élevée de détritus de la planète. Outre les déchets, de fortes odeurs, parfois pestilentielles, polluent l'air de l’île en fonction de l'arrivée des nouveaux déchets et de leur constitution, car de nombreux poissons et oiseaux meurent en ingérant des morceaux de plastique et s'échouent sur ses plages. En , une campagne de ramassage permet de récolter en deux semaines sur les plages de l’île six tonnes de déchets plastiques originaires de toutes les parties du globe. |
Lebach Lebach (en Sarrois "Leebach") est une ville allemande située dans le Land de la Sarre et le district de Sarrelouis. Événements. La ville est tristement célèbre à cause d'une affaire criminelle de 1969 : le meurtre de quatre soldats lors de l'attaque nocturne d'un dépôt de munitions à Lebach. |
Île Ducie L'île Ducie est un atoll inhabité situé dans l'océan Pacifique sud qui fait partie de la colonie britannique des îles Pitcairn depuis son annexion en 1902. Géographie. Située à environ à l'est de l'île Pitcairn, la capitale du territoire, Ducie s'étend sur de longueur (du Nord-Est au Sud-Ouest) et de largeur maximales pour une surface totale de . L'altitude de île est au maximum de 4 m. Les quelques arbres qui y poussent s'élèvent jusqu'à 4,30 m de hauteur. Il s'agit d'une des îles les plus isolées au monde, que très peu de navires ont approchée, et qui n'a vraisemblablement jamais été habitée de manière permanente. Histoire. L'île est découverte par une expédition espagnole dirigée par le navigateur portugais Pedro Fernandes de Queirós le . Soutenue par le pape Clément VIII et Philippe III d'Espagne, Queirós commande une flotte composée du "San Pedro", du "San Pablo" et du "Zabra", surnommée "Los Tres Reyes Magos" (Les Trois Sages). Le but de l'expédition est de transporter des soldats, des religieux et des vivres pour établir une colonie dans les îles Santa Cruz. Sur les dix-huit îles découvertes au cours du trajet, l'île de Ducie est la première. Elle reçoit le nom de "Luna Puesta". Le même jour, deux autres îles sont aperçues, appelées "San Juan Baptista" et "La Encarnacion" (L'Incarnation). Il pourrait bien s'agir de l'île de Pitcairn et de l'île d'Henderson sans qu'il soit possible de savoir quel nom désigne chacune d'elles. Plus tard, la confusion est amplifiée quand une carte produite par l'amiral José de Espinosa désigne l'île de Ducie sous le nom de "La Encarnacion". L'île est redécouverte et renommée en "Ducie Island" le , par le capitaine Edward Edwards du HMS "Pandora", parti d'Angleterre en 1790 pour retrouver les mutins du Bounty. Edwards la nomme en l'honneur de Francis Reynolds-Moreton, troisième baron de Ducie, sous les ordres duquel il a servi au début de sa carrière. Le "Pandora" part ensuite vers le nord, ce qui empêche Edwards de voir les autres îles de l'archipel. Autrement, en poursuivant sa route de manière inchangée, il aurait probablement découvert les mutins du "Bounty". L'équipage du baleinier "Essex", coulé par une baleine en , pense à tort avoir dérivé deux mois dans des canots jusqu'à l'île de Ducie. Il s'agit en fait de l'île d'Henderson qu'ils abordent. Le capitaine Thomas Raine du "Surrey" est le premier homme à avoir débarqué de manière certaine sur l'île en 1820, à la recherche des naufragés de l’"Essex". Frederick William Beechey écrit quant à lui la première description complète de l'île alors qu'il navigue à bord du HMS "Blossom" en . Si aucun membre de l'équipage n'y débarque, des marins naviguent autour à bord de petits canots. Grâce aux travaux de Beechey, la première carte de l'île est publiée en 1826. Elle en est restée la seule carte disponible pendant près d'un siècle. Le , le navire postal "Acadia" échoue sur l'île alors qu'il revient du district de San Francisco au Pérou, après avoir transmis son courrier. Il est alors en route pour Queenstown ou Falmouth pour récupérer de nouvelles lettres. Le capitaine Stephen George calcule une route qui doit le faire passer entre 24 et 32 kilomètres à l'est de Ducie et laisse le premier lieutenant aux commandes à six heures du matin. Trente minutes plus tard, le lieutenant aperçoit une ligne blanche qu'il prend pour un mirage sur l'océan. Plus tard, il se rend compte qu'il s'agit d'une terre émergée et malgré ses manœuvres, il ne peut éviter de s'échouer. L'équipage tente à plusieurs reprises de renflouer le navire sans résultats et le capitaine décide finalement d'envoyer l'un des canots du navire rallier l'île de Pitcairn. Les habitants lui viennent en aide en rejoignant l'île de Ducie à bord du "Edward O'Brien", un navire américain qui secourt l'équipage. Cet accident donne lieu à une enquête judiciaire à Liverpool, sans qu'elle ne statue sur les causes exactes du naufrage. Une erreur de calcul du capitaine pourrait en être à l'origine, ainsi que des courants inconnus qui auraient déporté le navire de sa trajectoire prévue. Quoi qu'il en soit, le capitaine est innocenté. Une pierre commémorant cet épisode est située depuis 1990 sur l'îlot d'Acadia, où s'est produit l'événement. L'épave repose désormais par une dizaine de mètres de fond au large de l'îlot. En 1969, une proposition est faite pour faire de l'île une « île pour la science » ("Science Island") avant d'être envisagée comme site protégé par la Convention de Ramsar. Des expéditions d'envergure sont menées pour recenser son biotope, à l'image de l'expédition "Whitney South Seas" de 1922, celle menée conjointement la "National Geographic Society" et l’"Oceanic Institute Expedition" au sud-est de l'Océanie en 1970-1971 et la "Smithsonian Expedition" en 1975. Plus récemment, d'autres recherches ont été conduites, comme la "MV Rambler Expedition" du Smithsonian Institute en 1987, la "Raleigh International" la même année ou la "Sir Peter Scott Commemorative Expedition to the Pitcairn Islands" en 1991-1992. En dehors de ces expéditions scientifiques, l'île de Ducie est rarement approchée du fait de son isolement. Toutefois, des navires de croisière y exécutent un ou deux débarquements par an. Enfin, des visites non recensées sont aussi effectuées par des chalutiers et des tankers qui y laissent parfois leurs déchets, que ce soit sur l'île ou dans les eaux environnantes. Souveraineté. En dépit de la découverte définitive de l'atoll en 1791 par le capitaine Edwards, Ducie n'est pas considérée initialement comme une terre britannique. En 1867, l'île est revendiquée par les Américains dans le cadre du "Guano Islands Act", qui autorise toute prise de possession d'un territoire non revendiqué dès lors qu'il contient du guano, une ressource très recherchée au . Si cette loi a légitimé d'autres prises de possession d'îles du Pacifique par les États-Unis, le cas de l'île Ducie n'est pas tranché et les Britanniques autant que les Américains ne reconnaissent pas les prétentions de l'un ou de l'autre. Plus encore, aucun des deux pays n'estime que la simple découverte suffit à légitimer la possession d'une île. Une procédure de prise de possession est généralement considérée comme nécessaire pour justifier de droits sur une terre. Finalement, les Américains renoncent à réclamer l'île Ducie, à l'image d'autres territoires qu'ils abandonnent. Par la suite du Décret en conseil de 1893 sur le Pacifique, les îles Pitcairn sont gouvernées par le Haut Commissaire pour les Territoires britanniques de l'océan Pacifique occidental, basé sur les îles Fidji. Le , le consul britannique à Tahiti, R.T. Simmons, donne pour mission au capitaine G.F. Jones et à un groupe d'habitants de Pitcairn de se rendre sur les îles environnantes pour les annexer officiellement au nom du Royaume-Uni. L'île Ducie devient ainsi formellement britannique en 1903 et placée sous l'autorité du Haut Commissaire pour le Pacifique occidental. En outre, R.T. Simmons rapporte dans un rapport au "Foreign Office" que James Russel McCoy, fonctionnaire de Pitcairn, lui a garanti que les îles environnant Pitcairn ont toujours été considérées comme des dépendances de l'île principale et ont régulièrement été visitées par ses habitants. Donald McLoughlin conteste cet état de fait en mentionnant la distance importante entre Pitcairn et Ducie et l'absence parmi les insulaires d'embarcation susceptible d'assurer le trajet. Selon lui, il est fort probable qu'aucun habitant des Pitcairn ne se soit jamais rendu sur Ducie. Le , le capitaine J.W. Rivers-Carnac, capitaine du "HMS Leander," réaffirme la souveraineté britannique sur Ducie en y déployant le drapeau britannique et en disposant sur l'île des panneaux proclamant que Ducie est la propriété du roi George VI. L'atoll est alors considéré comme d'une importante valeur stratégique en tant que potentielle base pour des hydravions. En 1953, le Décret en conseil sur le Pacifique de 1893 cesse d'être en vigueur et le Gouverneur britannique des Fidji est désormais nommé comme Gouverneur des Îles Pitcairn, faisant de ces dernières une colonie britannique à part. Une nouvelle constitution pour les Îles Pitcairn entre en vigueur le , établissant que Ducie et les autres îles sont dirigées par un gouverneur désigné par le monarque britannique. Flore. En raison du manque d'eau douce, la végétation de l'île est éparse. Seules deux espèces de plantes vasculaires poussent sur Ducie. Les îlots d'Acadia, Pandora et Edwards sont recouverts d'arbustes de l'espèce "Heliotropium foertherianum". L'expédition de 1991 a aussi mis en évidence la présence de "Pemphis acidula". Au cours de l'expédition de Hugh Cuming en 1827 et de la "Whitney South Sea Expedition" de 1922, des herbes du genre "Lepturus" ont été retrouvées sur l'îlot d'Acadia. Toutefois, elles ont disparu quand une tempête a dévasté l'atoll peu de temps avant l'expédition du Smithsonian en 1975, au profit d’"Heliotropium foertherianum" qui est désormais l'espèce dominante voire exclusive. Enfin, des algues de l'ordre des "Corallinales" peuvent aussi être trouvées comme les "Porolithon onkodes", "Porolithon gardineri" et "Caulerpa racemosa". Dans la culture populaire. Dans le film "Au cœur de l'océan" les naufragés du bateau l'Essex s’échouent sur l'île Ducie. |
Cosse de genêts L'ordre de la Cosse de genêts est une récompense créée par le roi Charles VI de France vers 1396, sous la forme d'un collier de livrée. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un ordre de chevalerie dans la mesure où cette distinction, dépourvue de statuts, ne constitua pas une confrérie dotée de la personne morale, de biens, de cérémonies et d'officiers comme les ordres contemporains de la Toison d'or, du lac d'amour ou de la Jarretière. D'Arcy Boulton en parle comme d'un nouveau type de distinction : l'ordre à clientèle. Il s'est éteint avec ce roi. Il faut le rattacher à la tradition de largesses du roi : pour marquer sa faveur le prince avait pour usage d'offrir des vêtements et bijoux à ceux qu'il voulait honorer. Ces cadeaux dénotaient la proximité avec le prince de plusieurs façons : il pouvait s'agir de vêtements qu'il avait porté à une occasion fameuse, d'objets portant ses couleurs ou ses emblèmes. C'est à cette dernière catégorie que semble s'apparenter la cosse de genêt : elle avait été utilisée comme devise pendant la minorité de Charles VI et resta, avec le cerf-ailé son emblème non héraldique préféré. Charles VI prit donc l'habitude de marquer sa faveur en distribuant des bijoux portant cette devise. Le plus fréquent fut un collier composé d'une alternance de fleurs et de doubles-cosses de genêts. Les récipiendaires se recrutèrent surtout à la cour royale et parmi les princes. Par son statut particulier, l'ordre ne connait pas de règles d'attribution. Le roi le distribua avec une certaine parcimonie, refusant de voir sa devise personnelle trop largement diffusée. On trouve dans ses rangs de quelques-uns des plus influents personnages de l'époque, comme Richard II d'Angleterre, Jean de Cambrai, le duc d'Orléans, etc. |
Pont de messine |
Tomas Tranströmer Tomas Tranströmer est un poète suédois, né le à Stockholm et mort le dans la même ville. Il a rédigé une quinzaine de recueils en cinquante ans d’écriture. Poète contemporain suédois le plus renommé et le plus traduit, il a reçu de nombreux prix, dont le prix Nobel de littérature en 2011. Biographie. Tomas Tranströmer naît le à Stockholm. Il est élevé par sa mère, institutrice, après le départ précoce de son père, rédacteur. Il sera marqué toute sa vie durant par le personnage de son grand-père, pilote côtier, auprès duquel il passe ses vacances dans l'Archipel. Il parlera notamment de lui dans ses "Baltiques". À 15 ans, il découvre la littérature et la poésie, commence à écrire des textes modernistes et se passionne pour les poètes classiques, notamment latins. Dans les années 1950, il fut un ami proche du poète Robert Bly, qui traduisit son œuvre en anglais et participa largement à sa renommée mondiale en général et dans les pays anglo-saxons en particulier. Il partage son temps entre son appartement du quartier de Södermalm à Stockholm et sa résidence d'été sur l'île de Runmarö où il vit à l’écart du monde et des médias. À 23 ans, il publie son premier recueil intitulé "17 poèmes", qui paraît chez "Bonniers", le plus grand éditeur suédois, qui qualifiera cette œuvre comme étant « une analyse permanente de l’énigme de l’identité individuelle face à la diversité labyrinthique du monde ». Il décroche en 1956 un diplôme de psychologue, puis est embauché par l'université de Stockholm avant de s'occuper de jeunes délinquants à partir de 1960. Très engagé socialement, il s'occupera durant toute sa carrière de handicapés, de toxicomanes ou de condamnés à des peines de prison, tout en écrivant ses poèmes en parallèle. Même lorsqu'il devient un poète reconnu, il continue de travailler, et ne publiera donc que peu de recueils (quinze en plus de cinquante ans d'écriture). Il est psychologue de profession jusqu'en 1990, date où il a été victime d’une attaque cérébrale qui l'a laissé en partie aphasique et hémiplégique. Il ne parlera plus qu'avec difficulté et ne jouera du piano plus que de la main gauche, car la droite ne fonctionne plus, mais toujours quotidiennement. Son handicap l'oblige par ailleurs à ralentir considérablement sa production littéraire. Il publie néanmoins encore trois recueils depuis lors dont les 45 haïkus de "La Grande Énigme" (Le Castor astral, 2004), grâce à la complicité de sa femme Monica (avec qui il a eu deux filles, Emma et Paula). Il continue également à participer à des rencontres littéraires, pendant lesquelles on peut l'entendre jouer du piano . En France, le Castor Astral et Jacques Outin, son traducteur, s’attachent depuis de nombreuses années déjà à faire connaître son œuvre poétique. Sans être un auteur chrétien, il a participé à une nouvelle traduction de la Bible en suédois, initiée par la société biblique suédoise. Dans cette traduction, il a rédigé les Psaumes. En 2013, Tranströmer fait partie des signataires, en compagnie de plusieurs écrivains dont quatre autres prix Nobel (Günter Grass, Elfriede Jelinek, J.M. Coetzee et Orhan Pamuk), d'un manifeste contre la société de surveillance et l'espionnage des citoyens orchestré par les États. Prix Nobel de littérature. En 2011, l'Académie suédoise de Stockholm prend le contre-pied des pronostics qui donnaient victorieux le poète syrien Adonis, en lutte contre son régime, ou le chanteur-écrivain Bob Dylan, en nommant Tranströmer Prix Nobel de littérature. Cette décision surprend beaucoup la presse française, car Tranströmer est à l'époque presque totalement inconnu en France, alors qu'il est en Scandinavie considéré comme le plus grand poète de son temps, et également très apprécié dans les pays anglo-saxons. Il est récompensé Dans la salle où le verdict a été rendu, de grands éclats de joie ont fusé : cela faisait presque quarante ans que les Suédois attendaient la récompense de leur poète le plus célèbre et le plus reconnu. Ayant de grandes difficultés à parler depuis son accident de 1990, Tranströmer, quand les journalistes qui ont afflué chez lui à l'annonce du Nobel, lui ont demandé ce qu'il ressentait, a simplement prononcé le mot . Regards sur l’œuvre. Tranströmer est un poète atypique du fait qu'il publie peu et marque systématiquement le paysage littéraire par la beauté de ses images, la concision de son style et la puissance expressive de ses compositions qui exaltent la sensation, l'impression et le quotidien. Dès la parution des "17 poèmes" en 1954, il apparaît comme un écrivain d'une grande nouveauté, affranchi de toute influence extérieure. Il s'inspire simplement de sa jeunesse, de ses émotions et de son histoire familiale sur l'île de Rummarö. La renommée de Tranströmer est largement due à sa maîtrise inégalée de la métaphore et son audace dans la création d'images novatrices. L'image, dans ses œuvres, est d'une incroyable précision, et transmet une émotion toujours à la portée du lecteur. Ainsi, Kjell Espmark, membre de l'Académie suédoise et ami de Tranströmer, explique : Ses poèmes capturent les longs mois d'hiver suédois, le rythme des saisons et la splendeur de la nature. Il explore la relation entre notre intimité et le monde qui nous entoure. Son style introspectif est décrit par le Publishers Weekly comme . Ses poèmes s'apparentent à des prières laïques et des mélopées œcuméniques, marquées par la musique et le monde naturel. Tranströmer est un poète qui, à l'instar du symboliste français Stéphane Mallarmé, a eu une vie « normale » : c'est un homme qui a une existence ordinaire, un travail, des vacances à l'étranger, une femme et deux enfants. Ses poèmes débutent ainsi parfois par des situations ordinaires : ("La fenêtre ouverte") ; ("La Galerie"). Comme le Français Francis Ponge, qui écrivit un peu avant lui, Tranströmer prend la réalité familière comme un univers à décrire de manière énumérative et à transcender, trouvant dans des situations banales, des objets quotidiens et plus souvent dans l'observation de la nature, toute la matière de la composition poétique. Pour Renaud Ego, Tranströmer fait l'expérience du , évoquant ainsi les profondeurs insoupçonnées d'une réalité fuyante qui échappent tant au lecteur qu'au poète. Selon le critique André Clavel, son œuvre est un . Les poètes Philippe Jacottet, Bei Dao et Adonis sont de grands lecteurs de Tranströmer. Joseph Brodsky fut également l'un de ses plus fervents admirateurs : il le qualifia de en ajoutant . Œuvres. Certains de ses Poèmes ont été mis en musique par Lars Edlund. |
Gwenc'hlan Gwenc'hlan (ou "Kian" ou "Guinclaff") est un barde légendaire breton du . Selon Hersart de la Villemarqué, auteur du Barzaz Breiz, Gwenc'hlan serait le sujet et l'auteur d’une gwerz, recueillie peut-être à Nizon ou Melgven, appelée "Diougan Gwenc'hlan" ("La prophétie de Gwenc'hlan"). Dans ce texte, le barde est emprisonné et a les yeux crevés pour avoir refusé de se convertir au christianisme. Il chante alors qu'il n'a pas peur de mourir et élabore une prophétie où il sera vengé. Une œuvre est attribuée à Gwenc'hlan : "Dialogue entre le Roi Arthur et Gwenc'hlan". Écrite vers 1450, elle est citée par Dom Le Pelletier et Grégoire de Rostrenen au . Ce poème, conservé dans l’abbaye de Landévennec a disparu pendant la Révolution avant que Francis Gourvil ne retrouve, en 1924, la copie de Dom Le Pelletier. Le breton employé est déjà marqué par l’influence du français. Selon Grégoire de Rostrenen, le barde qui demeurait entre Roc'h-allaz et le Porz-gwenn, au diocèse de Tréguier, était plutôt un astrologue dont les prophéties faisaient encore référence chez les Bretons de son époque. La légende du barde du serait en grande partie modifiée par La Villemarqué qui se serait inspiré des auteurs du aussi bien que d’autres contes traditionnels. Il cite, entre autres, des bardes gallois du comme Taliesin, Aneurin,Llywarch Hen. Dans l’introduction de son œuvre, La Villemarqué nous parle de Gwenc'hlan sous deux aspects. Le premier, comme agriculteur, pilier de l’existence sociale chez les anciens Bretons. Il en ressort une citation du barde : Le second aspect le présente comme barde luttant contre le christianisme qui prend de l'ampleur : |
Hombourg (Sarre) Hombourg ("Homburg" en allemand, "Humborsch" en sarrois) est une ville universitaire sarroise, située dans l'est de la Sarre. Elle est le chef-lieu du district de Sarre-Palatinat. Elle est la troisième grande ville du Land de Sarre après Sarrebruck et Neunkirchen. Histoire. L'histoire de la ville commence déjà par un village romain. Au Moyen Âge, les ducs de Palatinat-Deux-Ponts y construisent un fort du nom de "Hohenburg", qui est à l'origine du nom actuel de la ville. En 1679, durant la guerre de Hollande la ville est prise par les troupes Françaises. Ville rattachée à la province rhénane de la Bavière (le Palatinat). Son château-fort fut rasé à la suite de la paix de Bade (1714). Le château du "Karlsberg" est érigé entre 1778 et 1788 par le Duc Charles II Auguste de Palatinat-Deux-Ponts et atteignait des dimensions encore plus importantes que Versailles. Il est détruit le par des troupes révolutionnaires françaises et il n'en reste que des remparts dans la forêt. Hombourg a été détaché du Palatinat rhénan après la Première Guerre mondiale pour être rattaché à la Sarre. Économie. L'économie de Hombourg est largement dominée par la métallurgie, avec de grandes usines d'entreprises connues comme Bosch, ThyssenKrupp et INA. Michelin y a une usine qui produit des pneus de camion. La brasserie "Karlsberg" a son siège à Hombourg et exporte aussi de la bière vers la France, sous la marque de "Karlsbräu". La polyclinique de Hombourg fait partie de l'université de la Sarre à Sarrebruck, comme faculté de la médecine. Infrastructure. La ville dispose d'un accès direct à l'autoroute A 6 qui mène à Sarrebruck et Paris. Par la commune voisine de Kirkel, l'autoroute A 8 vers le Luxembourg et Deux-Ponts est facilement accessible. La route fédérale B 423 rallie Hombourg au sud du district avec la ville de Blieskastel ainsi qu'à Sarreguemines en Moselle, à une distance de 25 km. La gare de Hombourg est une station des trains à grande vitesse ICE sur la ligne de Sarrebruck à Mannheim, les trains entre Paris-Est et Francfort HBf circulent sur la même ligne, ils n'ont cependant pas d'arrêt à Hombourg. Cette branche de la LGV Est européenne est pourtant atteignable en 25 minutes en passant par Sarrebruck. Les aéroports de Sarrebruck-Ensheim et de Deux-Ponts sont à 20 minutes environ par autoroute. Jumelages. Hombourg est jumelée avec les villes suivantes : |
Joseph Nye Joseph Samuel Nye, Jr. dit Joe Nye, né le à South Orange, est un analyste et théoricien des relations internationales. Il est professeur émérite à l'Université Harvard. Il est président du groupe nord-américain au sein de la Commission Trilatérale depuis 2009. Biographie. Études. Nye est diplômé "Bachelor" "Summa Cum Laude" (avec le plus grand honneur) de l'université de Princeton. Après avoir fait des études en philosophie, politique et économie à l'université d'Oxford grâce à une bourse Rhodes, il obtient son "doctorat" à l'université Harvard. Carrière Universitaire. Professeur. Nye est actuellement professeur à la Kennedy School of Government de l'université Harvard, où il avait précédemment occupé le poste de doyen. Fondation. Nye est le fondateur, avec Robert Keohane, de l'institutionnalisme néolibéral en relations internationales. Les deux auteurs développèrent leur approche théorique en 1977 dans "Power and Interdependence". Reconnaissance. En 2005, Nye a été élu comme l'un des dix professeurs les plus influents des relations internationales. Carrière politique. Nye sert comme adjoint au sous-secrétaire d'État dans l'administration Carter et il occupa le poste de secrétaire adjoint à la Défense sous l'administration Clinton (1994-1995), il était considéré par beaucoup de personnes comme le probable conseiller à la sécurité nationale en cas d'élection de John Kerry lors à la présidentielle de 2004. Il est reconnu comme l'un des plus éminents penseurs libéraux de la politique étrangère et est considéré par plusieurs comme l'homologue libéral du politologue conservateur Samuel P. Huntington. Théories. "The Paradox of American Power". Dans son livre "The Paradox of American Power" paru en 2002, Nye considère qu'une nation n'a jamais eu autant de pouvoir culturel, économique et militaire que celui dont jouissent actuellement les États-Unis d'Amérique. Pourtant, dans le même temps, une nation n'a jamais été aussi interdépendante avec le reste du monde. Nye décrit le "hard" and "soft" power (traduisible en français par la ou le ) et affirme que le maintien et la maximisation du "soft power" sont fondamentaux pour que les États-Unis restent le leader mondial. Nye affirme que la Chine, le Japon, l'Inde, la Russie et l'Union européenne ont les conditions préalables nécessaires pour devenir des superpuissances. Joseph Nye écrit également sur l'intervention humanitaire dans les conflits à travers le monde, sur le multilatéralisme et l'unilatéralisme ainsi que sur la participation de l'opinion publique américaine dans la politique étrangère américaine. Nye tente de prouver que les États-Unis ont besoin, non seulement d'un "hard" power, mais aussi d'un "soft" power afin de maintenir une position dans les affaires mondiales. Hégémonie américaine. Pour Joseph Nye, la position hégémonique des États-Unis diminuerait sous l'effet d'une combinaison de facteurs (concurrence commerciale, spatiale, enlisements militaires au Viêt Nam et en Irak...). Bien que l'avance américaine amoindrisse la perception de ce déclin, Joseph Nye propose de restituer la puissance américaine dans un contexte d'interdépendance de plus en plus incontournable. Énonçant l'impossibilité d'un retrait unilatéral des États-Unis des relations internationales, Joseph Nye prône le leadership face à l'hégémonie. Ceci l'amène à développer le concept du "soft power". "Hard power" / "Soft power". Concepts développés par Joseph Nye désignant pour l'un le pouvoir de contraindre par des voies traditionnelles de rapport de force politique et militaire (') ; pour l'autre le pouvoir d'influencer en passant par des voies culturelles ou économiques ('). Le ' utilise certes la force militaire, mais aussi les ressources économiques et sociales. Le rapport est ici affirmé, quand le ' comprend une notion d’inconscience (de la part du pays sur lequel il est utilisé). Isolationnisme et interventionnisme américain. Nye s'oppose donc à l'isolationnisme américain, il montre ainsi que les États-Unis ont largement les moyens de tenir des engagements et d’influer sur le monde entier. Cependant, ils ne l'ont pas forcément voulu, notamment avec Clinton, qui voulait se concentrer sur les problèmes intérieurs ; Bush a changé cela. Toutefois Nye évoquait plus des problèmes liés aux interdépendances transnationales plutôt que des nouveaux défis. C’est ainsi que dans "The Paradox of American Power", Nye fait le procès de la politique de Bush : son unilatéralisme et sa politique agricole marquent une absence de prise en compte des mutations de la puissance, et délaisse le "" . |
Régisseur général En cinéma et télévision, le régisseur général, collaborateur direct du directeur de production, est le responsable de l'organisation matérielle et logistique d'un tournage. Travail. Il intervient dès la préparation du tournage en participant au repérage des décors et lieux de tournage. Sa mission est de permettre le tournage sur les décors repérés. Cela comprend donc les demandes d'autorisations de tournage auprès de particuliers, des autorités (mairie, préfecture de police, DDT...), l'organisation des accès et le stationnement des véhicules techniques (camion machinerie, éclairage, régie, loges, cantine, ...), l'organisation du transport et de l'hébergement, etc. Pendant le tournage, il doit assurer la coordination de diverses opérations prévues au plan de travail et autres plannings. Il doit donc organiser les transports (de comédiens, d'intervenants, ...), la prise en charge et les rendus de matériels, et de manière générale régler les problèmes pratiques. Il est assisté d'un régisseur adjoint et d'assistants régisseurs adjoints plus ou moins nombreux selon l'ampleur du projet. Il travaille en étroite collaboration avec l'assistant réalisateur ainsi que les différents chefs de poste. Avec le assistant réalisateur, il supervise chaque jour la feuille de service pour le lendemain. En évènementiel le régisseur général est le responsable terrain de la mise en œuvre des différentes installations audiovisuelles, de la lumière, de la décoration et des services associés (diffusion satellite, montage de structure temporaire, shooting photo, gestion des flux du public, sécurité incendie...) Son rôle est de s'appuyer sur le savoir-faire de chaque responsable de secteur tout en ayant une vision d'ensemble qui lui permet d'apporter une gestion globale de l’événement. Il doit tout mettre en œuvre pour trouver les solutions techniques à tous les problèmes rencontrés lors du montage ou de l'exploitation d'une telle manifestation. Durant la manifestation il n'est pas rare qu'il soit également chargé du service des hôtesses, de la coordination des traiteurs et des différents prestataires techniques ainsi que la relation directe avec les autorités du lieu où se déroule l’évènement. En France, que ce soit en cinéma, en télévision ou en évènementiel, le régisseur général travaille la plupart du temps sous le régime de l'intermittence. |
Saint-Wendel Saint-Wendel (Sankt Wendel en allemand, « Saint-Wendelin » ; prononcer "Sankt Vendel") est une ville allemande du Land de la Sarre. Elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Saint-Wendel. Toponymie. En Sarrois : "Songd-Wännel". Histoire. Après le congrès de Vienne, Saint-Wendel devient la capitale de la principauté de Lichtenberg jusqu'à la vente de la principauté par son souverain au roi de Prusse. La ville est une importante garnison des Forces françaises en Allemagne pendant la Guerre froide comportant notamment le de cuirassiers. La Direction de l'enseignement français en Allemagne y entretenait l'école Jean-Giraudoux. Jumelage. La ville de est Saint-Wendel jumelée avec : |
École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé L'École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (en abrégé ENSPY) est fondée le avec pour objectifs de former des ingénieurs et de renforcer la recherche pour l'émergence du Cameroun. Elle est une composante de Université de Yaoundé I. Située dans le quartier Ngoa Ekelle, elle assure la formation d'ingénieurs de conception. En 2015, elle avait formé plus de . Présentation. À l'origine elle formait des ingénieurs de travaux (bac +3) et des ingénieurs de conception (bac +5), par la suite elle ne forme plus que des ingénieurs de conception dans les filières suivantes : génie civil (bâtiment et travaux publics, génie urbain), génie informatique, génie électrique, génie industriel, génie télécommunications et génie mécanique. . Dans les années qui suivront, il est prévu d'installer sur le site de l'école polytechnique une zone franche universitaire. L'école est membre du réseau d'excellence des sciences de l'ingénieur de la francophonie. Enseignement et recherche. Formations. Cycle ingénieur. Elle forme des ingénieurs de conception dans les filières suivantes : génie civil (bâtiment et travaux publics, génie urbain), génie informatique, génie électrique, génie industriel, génie télécommunications et génie mécanique. L'école compte depuis sa reforme au système LMD (License, Master, Doctorat) 5 départements à savoir : Département de Mathématiques et Physiques, Génie Mécanique et Industriel, Génie Civil, Génie Électrique et Télécommunication, Génie Informatique. L'école comptait avoir 2008 des filières hydroélectrique, aéronautique et aérospatiale, biotechnologique et pétrochimique pour soutenir la demande forte du marché en ingénieurs. En 2017, Une nouvelle filière qui semble ponctuelle (car n'a reçu qu'une seule phase ) qui est la filière de Météorologie qui n'a reçu que 15 étudiants ingénieurs. L'école compte également ouvrir deux filières à part entière car les étudiants de ces nouvelles de passerons pas par le traditionnel département des mathématiques et des sciences à partir de la rentrée de . Il s'agit des filières Art Numérique et Humanité Numérique donc on sait encore très peu du contenu de son enseignement. Et ces filières vont également accueillir des bacheliers de série littéraire. Une première fois de puis sa création. Cycle Master et Doctoral. L'école compte en son sein Le Centre d’Excellence Africain en Technologies de l’Information et de la Communication (CETIC) est un centre de formation et de recherche créé par le Gouvernement Camerounais avec le soutien de la Banque Mondiale, au sein de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de l’Université de Yaoundé I. Programmes de Master et Doctorat/PhD offerts en 2014/2015 Informatique et Télécommunications avec 3 parcours: Génie Logiciel, Management des Systèmes d’Information, Réseaux et Télécommunications. Modélisation Mathématique et Calcul Scientifique avec quatre parcours : Mathématiques Industrielles, Modélisation Mathématique du Transport de l’Information, Modélisation Mathématique du Vivant, Modélisation Mathématique de l’Économie et de la Finance. Mécatronique avec un seul parcours : Systèmes Électroniques Embarqués. D'autres programmes seront créés dans les institutions partenaires en 2015/2016. Dans chaque filière de Master, le semestre 1 est un tronc commun, le semestre 2 se termine par un stage obligatoire de 2 mois et le semestre 4 est consacré a un stage de 6 mois avec rédaction d’un mémoire. La première année de doctorat comporte deux semestres de cours et séminaires de spécialité et de méthodologie de recherche avec évaluation à la fin du second semestre. L’excellence pédagogique se traduit par des procédures d’évaluation et d’amélioration constante de la qualité, avec en perspective la certification internationale des programmes de formation. Le CETIC développe une politique d’accueil et de formation à la pédagogie pour les jeunes enseignants. En plus des enseignants seniors, les étudiants bénéficient d’un encadrement de proximité par des Post-Doctorants et des Tuteurs (Doctorants finissants). Activités de Recherche. L'école compte de 4 grands laboratoires parmi lesquels le C.U.R.E.S(Centre Universitaire de Recherche sur l'Énergie pour la Santé) qui est un centre unique en son genre focalisé sur le renforcement des systèmes de santé primaire des pays du Sud par un approvisionnement électrique fiable et durable, ainsi que par des équipements adaptés au contexte. Le laboratoire de génie civil effectue de nombreux essais et recherche pour promouvoir le développement et la lutte contre la pauvreté notamment en favorisant la conception et la production d'équipements technologiques précisément dans les domaines des technologies de l'information et de la communication, la conception des centrales électriques, et l'utilisation des matériaux locaux pour la conception des antennes (antennes en bois). Relations extérieures. L'école Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé compte dans en son sein le TECHNIPOLE . Le centre incubateur «Polytech Entrepreneurship Academy» ou TECHNIPOLE est une structure dédiée au développement économique et à l’aide à la création des entreprises, viables et pérennes. Sa mission est de cultiver la croissance et le développement de petites entreprises grâce à un soutien personnalisé, un mentorat qui répond aux attentes de jeunes entrepreneurs, des séminaires et workshops de qualité internationale. Le but est de favoriser la création de PME, faciliter l’accès à de partenaires tant locaux qu’internationaux et apporter un accompagnement adéquat dans l’accès au capital, outil nécessaire pour le lancement de leurs activités et pour assurer leur croissance une fois incubés Admission. L'admission à l'ENSPY se fait uniquement par voie de concours. Elle peut se faire en première année sous Baccalauréat scientifique ou en troisième année sous Licence scientifique. Les places sont limitées à 250 pour l'entrée en première année et l'entrée en troisième n'a pas un nombre de place limitée a priori. Le concours se déroule généralement au mois de juillet. L'entrée en première année se fait en deux épreuves de mathematiques et deux épreuves de physique d'égal coefficient à l'heure où ces lignes sont écrites. Celle en troisième année se fait en Mathématiques, Physique et Informatique. Il faut noter que le programme de concours de première année est celui des classes de seconde, première et terminale des lycées d'enseignement secondaire de serie C( Sciences mathématiques) du Cameroun. |
École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé |
Carambole Le carambole peut désigner : |
Philatélie des Kiribati |
Geoff Bunn Geoff Bunn est un artiste conceptuel britannique né en 1963 à Birmingham (Angleterre). Depuis 2003 il vit et travaille en France et aussi en Suède, et depuis 2011 il vit en France seul en Bretagne. Faire des efforts amène toujours la compréhension du public ; et, pour reprendre ses paroles, il essaie "de ramener l'art au peuple". Ses œuvres ont été exposées dans des galeries incontournables. La culture philosophique de Bunn domine son travail, et il est donc normalement considéré comme un conceptualiste. |
Issam Jemâa Issam Jemâa (), orthographié Issam Jomâa, né le à Gabès, est un footballeur international tunisien évoluant au poste d'attaquant du milieu des années 1990 à la fin des années 2010. Formé au Club olympique de Médenine, il évolue ensuite à l'Espérance sportive de Tunis avec qui il remporte le championnat de Tunisie en 2004. Il rejoint ensuite la France, où il joue principalement au RC Lens. Il remporte avec ce club le championnat de France de Ligue 2 en 2009 et remporte la coupe Intertoto en 2005. En 2014, il s'engage avec le Koweït SC et gagne le titre de champion du Koweït en 2013 et la coupe du Koweït en 2014. Au niveau continental, il remporte également avec ce club la coupe de l'AFC à deux reprises, en 2012 et 2013. Il termine sa carrière professionnelle au Dubaï Club en 2017. En 2021, après une trêve de plusieurs années, il signe son retour en amateur, au FC Saint-Estève, un club basé dans le sud de la France. Il compte 84 sélections pour 36 buts inscrits en équipe nationale et dispute la coupe d'Afrique des nations à cinq reprises. Carrière. En club. À l'Espérance sportive de Tunis, il est populaire auprès du public et se construit une solide réputation : il est ainsi sacré champion dès sa première saison en 2004. Roger Lemerre le convoque en équipe nationale en juin 2005 et le conseille auprès de Jean-Luc Lamarche, recruteur du Racing Club de Lens. À son arrivée, il joue quelques rencontres au poste d'ailier gauche, et s'illustre lors des matchs européens, comme face à la Sampdoria où il inscrit le but victorieux lors des arrêts de jeu et offre ainsi la qualification pour les seizièmes de finale de la C3. Au début de la saison 2006-2007, Jemâa met en valeur ses capacités en s'associant avec Aruna Dindane. Il est prêté pour la saison 2007-2008 au Stade Malherbe de Caen, promu en Ligue 1. Recruté pour être titulaire, il connaît une première partie de saison difficile malgré des performances prometteuses lors des matchs de préparation. Il se blesse au genou en sélection contre le Soudan, le , et met plusieurs semaines à se soigner. Le changement de système de jeu (du 4-4-2 au 4-5-1) et le replacement en pointe de Yoan Gouffran ne jouent pas en sa faveur, et Jemâa joue peu. Fin décembre 2007, après la victoire à Rennes, où il n'est pas entré en jeu, il déclare notamment dans "Ouest-France" : « Je ne suis pas content [...] dans ma tête, je me sens parti, j'ai l'impression de ne servir à rien ». À son retour de la CAN 2008, il déclare : « Je reviens avec un autre état d'esprit, pour travailler, rattraper le temps perdu, et donner le maximum pour le club ». Cependant, il passe au second plan dans les choix de l'entraîneur, ne parvenant pas à concrétiser les occasions qui s'offrent à lui. De retour de prêt à Lens, il débarque en Ligue 2, une occasion d'augmenter son temps de jeu. Avec la blessure d'Aruna Dindane, Jemâa joue plus souvent, sur l'aile gauche de l'attaque. Le , alors qu'il est titularisé à la pointe de l'attaque lensoise, poste qu'il occupe en sélection, Jemâa réalise un triplé, qui permet à Lens de l'emporter face à Strasbourg, et marque même contre son camp. À l'issue de la saison, Jemâa remporte le premier titre de sa carrière en France, et termine avec sept buts pour vingt-neuf matchs disputés, soit son plus gros total depuis son arrivée à Lens. Le , lors des huitièmes de finale de la coupe de France, il réalise un doublé et permet à Lens de se qualifier contre l'Olympique de Marseille (3-1). Lors de la saison 2010-2011, au cours du match qui oppose son équipe au Toulouse Football Club, il se blesse gravement à la jambe et devient indisponible pour trois mois. Le , il signe un contrat de quatre ans pour l'AJ Auxerre. Il marque son premier but avec Auxerre le 20 juillet en match amical contre FC Kaiserslautern. Le 17 septembre, lors de la sixième journée du championnat de France de Ligue 1, il marque son premier but avec Auxerre contre le SM Caen (1-1). Le 21 décembre, lors de la du championnat, il marque son second but de la saison contre le Dijon FCO (2-2). Le , Jemâa est prêté au Stade brestois 29 jusqu'à la fin de la saison. Peu habile devant le but, il y réalise un semestre décevant qui lui vaut l'obtention du Ballon de plomb 2012. Il marque toutefois le but permettant au club de se maintenir en Ligue 1 lors de l'ultime journée du championnat. Le 16 juillet, il signe pour deux ans avec le Koweït SC. Le 21 septembre, pour sa deuxième apparition avec le Koweït SC, il inscrit un triplé et participe grandement à la victoire de son équipe (4-1). En juin 2014, il arrive au terme de son contrat avec le Koweït SC, le club ayant exprimé sa volonté de ne pas renouveler celui-ci. Le , il signe un contrat d'une année renouvelable avec l'Al-Sailiya SC. En sélection nationale. Issam Jemâa connaît sa première sélection avec l'équipe de Tunisie le , lors d'un match disputé contre le Botswana (victoire par trois buts à un). Il est par la suite quart de finaliste des coupe d'Afrique des nations 2006, où il dispute deux matchs, et 2008 (quatre matchs et un but). Il est également convoqué par Roger Lemerre à la coupe du monde 2006 mais se voit remplacé par Chaouki Ben Saada en raison d'une blessure au genou. Il participe par ailleurs à la coupe d'Afrique des nations 2010 où la Tunisie est éliminé au premier tour. Le , il marque un but contre le Togo (victoire 2-1) à Lomé, comptant pour les qualifications de la Coupe d'Afrique des nations 2012, et devient ainsi le meilleur buteur de l'histoire de la sélection, avec 22 buts en 50 sélections. Lors du match contre le Malawi, il réalise un doublé mais sa sélection concède finalement le match nul (2-2). Avec six buts inscrits, il est le meilleur buteur des qualifications pour la CAN 2012. |
Abbaye Saint-Rigaud L'abbaye Saint-Rigaud est un ermitage fondé près de Ligny-en-Brionnais en Saône-et-Loire, par Eustorge vers 1065, et érigé en abbaye bénédictine en 1071 par le pape Alexandre II. Bien que située à une soixantaine de kilomètres de l'abbaye de Cluny, et à proximité immédiate des prieurés de Charlieu, Marcigny et Paray-le-Monial, elle résista à son influence hégémonique. Elle connut son âge d'or entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle. Les bâtiments. L'église érigée dès la fin du XIe siècle était une église romane brionnaise typique. L'abbaye se composait de divers bâtiments (infirmerie, logis, bâtiments agricoles) érigés entre le XIIe au XVIe siècle autour de l'église et ceinturés par des remparts et fossés. Aujourd'hui, seul subsiste le logis du prieur du XV-XVIe siècle et la porte de l'abbaye. Actuellement restaurée, c'est une propriété privée qui ne se visite pas. Terriers, propriétés. Seigneurie de Gien-sur-Cure, qui fut vendue par les officiers du roi du bailliage de Mâcon, en 1564 pour 1500 livres à Hugues de Chaugy ou "Chaulgy", baron de Roussillon-en-Morvan, qui en céda la moitié à Jean de Fussey, chevalier stipulant par Jean de Vaulx son beau-père, seigneur de Menesserre et resta annexée à ces deux terres. Annexe. Bibliographie. "Abbaye de Saint-Rigaud, dans l'ancien diocèse de Mâcon", abbé F. Cucherat, Imp. de Protat, Mâcon |
Dépollution La dépollution désigne l'élimination des pollutions et des contaminations des milieux ambiants tels les sols, les nappes phréatiques, les sédiments ou les eaux de surface. Les enjeux de la dépollution sont souvent financiers mais aussi d'intérêt général : protection de la santé publique et de l'environnement, ou par exemple dans le cas d'un site industriel ou commercial désaffecté, la réutilisation. La dépollution doit généralement remplir un ensemble de normes législatives et peut aussi être basée sur des évaluations des risques sanitaires ou écologiques lorsqu'aucune norme législative n'existe, ou lorsque celles-ci sont à titre consultatif. Évaluation de site. Quand un site est suspecté de contamination, une première étape est l'évaluation quantitative et qualitative de la contamination. L'utilisation passée du site (quand elle est connue) et les matières qui y ont été utilisées et/ou produites vont orienter la stratégie d'évaluation et les types d'échantillonnage et d'analyses chimiques à adopter. Il est fréquent que des sites plus ou moins proches, éventuellement occupés par la même société aient fait l'objet de transfert de pollution ou de polluants, par exemple par transferts de matériaux lors d'opération de défrichement, viabilisation, terrassements. L'évaluation doit intégrer cette possibilité même si l'utilisation actuelle du terrain paraît sans risque. Par exemple, un parking ou des bâtiments peuvent avoir été construit en utilisant des déchets contaminés pour le terrassement. Une contamination des terrains ou nappes proches est fréquente à proximité de sites pollués. Des contaminants peuvent aussi avoir migré dans le bois et la végétation, la faune ou la fonge, éventuellement bioconcentrés et/ou déplacés par bioturbation. Après une longue période d'émission dans le sol, les nappes phréatiques et/ou l'air. La poussière (y compris à l'intérieur, dans les faux-plafonds, vides sanitaires, conduites d'air, caves) peut être contaminée, de même que la première couche du sol, les eaux souterraines et de surface, ce qui doit être mesuré, avant et après une dépollution. C'est une étape délicate, engendrant souvent des controverses, car : Souvent les entreprises qui testent volontairement leurs sites sont protégées d'une publication des rapports d'inspection de par la liberté d'information. Néanmoins les demandes d'information peuvent souvent, de par la même liberté d'information, accéder à d'autres documents non protégés ou à des références aux rapports, notamment en Europe ou dans les pays ayant ratifiés la convention d'Aarhus. Aux États-Unis, il existe une procédure pour taxer les industries polluantes et former un fonds disponible pour dépolluer les sites abandonnés ou pour porter en justice les entreprises qui doivent dépolluer leurs sites contaminés. D'autres pays ont des procédures différentes et généralement les sites sont réaffectés pour des utilisations à plus forte valeur, comme la construction d'immeubles, pour augmenter la valeur du terrain et ainsi amortir les coûts pour un entrepreneur de l'achat du terrain, du nettoyage, de la construction et de la vente, souvent comme appartements individuels. Détermination d'objectifs quantitatifs et qualitatifs. Ces objectifs de dépollution parfois dits « objectif d'assainissement », minimalistes à ambitieux, orienteront les choix stratégiques. En France, la recommandation du guide national (2011) est de fixer au cas par cas un objectif de . L'objectif "minimal" est le respect de la loi, mais pour des raisons sociales et/ou d'éthique environnementale, un objectif de retour à la meilleure qualité possible peut être fixé. Objectifs quantitatifs. Les objectifs quantitatifs portent sur la quantité de sol ou d'eau ou de sédiments à traiter ; l'aspect quantitatif est l'un des paramètres importants pour l'évaluation des moyens humains, financiers et matériels (dimensionnement des travaux et des installations) nécessaires à la dépollution ; Objectifs qualitatifs. Le projet de dépollution peut seulement viser à respecter une norme minimale, ou plus proactivement viser à retrouver le "bon état écologique" (théoriquement obligatoire en Europe pour la qualité de l'eau, de par la directive cadre sur l'eau (avant 2015, sauf dérogation)). L'objectif de « "bonne qualité" » est généralement « "calé "» sur un "état de référence" ou « milieu de référence » (). Ce dernier doit parfois être modélisé à partir d'études de l'écopotentialité du site (qui précise ce qui « devrait être » en matière de richesse et d'état de la faune, flore, fonge et des écosystèmes). Des opérations de génie écologique, et d'éventuelles réintroductions permettent alors de retrouver cet état. Dépollution des sols. Techniques de dépollution. Les techniques de dépollution sont nombreuses et variées mais peuvent être catégorisées en méthodes "ex situ" ou "in situ". Les méthodes "ex situ" consistent en un prélèvement des sols impactés et un traitement ultérieur de la surface. Les méthodes "in situ" cherchent à traiter la contamination sans retirer les sols. L'approche de dépollution la plus traditionnelle (utilisée presque exclusivement sur les sites contaminés dans les années 1970 à 1990) consiste principalement en un enlèvement des sols vers une décharge et un pompage et traitement des eaux souterraines. Enlèvement ou dragage. Les procédés d'enlèvement peuvent être aussi simples qu'emmener les sols contaminés à une décharge mais peuvent aussi nécessiter l'aération des matières enlevées dans le cas de contaminants organiques volatils. Lorsque la contamination affecte une rivière ou le fond d'une baie, il faut parfois draguer la vase et autres limons argileux. Défragmentation moléculaire. Plus communément appelée technologie ECOP, il s'agit d'un procédé mécanique basé sur la défragmentation moléculaire qui permet de supprimer les hydrocarbures, et métaux lourds présents dans les boues et sédiments pollués. Après traitement, du sable est le plus souvent récupéré pouvant être utilisé entre autres dans la conception de béton. En parallèle, un système d’extraction permet de récupérer et de stocker sous forme gazeuse tous les hydrocarbures, et métaux lourds. Ce principe est particulièrement adapté pour la dépollution de boue de dragage, la réhabilitation de sites d'enfouissement et de sites industriels. Pompage et traitement. Les procédés de pompage et traitement consistent en un pompage des nappes phréatiques contaminées à l'aide d'une pompe submersible ou pompe à vide et une purification progressive des eaux extraites au moyen de récipients contenant des matériaux conçus pour adsorber les contaminants des eaux. Pour les sites pollués par du pétrole, ce matériau est généralement du charbon actif sous forme granulaire. Les réactifs chimiques comme les floculants et les sables filtrants peuvent aussi être utilisés pour diminuer la contamination des nappes phréatiques. Selon la géologie et le type de sol, le pompage et traitement peuvent être une bonne méthode pour diminuer rapidement des concentrations élevées en polluants. Il est toutefois difficile d'atteindre des concentrations suffisamment basses pour remplir les normes de dépollution, en raison de l'équilibre entre les processus d'adsorption et de désorption (saturation résiduelle). Biostimulation "in-situ" ou IRZ ("In-situ Reactive Zone"). La méthode de dépollution par biostimulation "in-situ" dégrade, ou du moins, immobilise les polluants dans un sol ou un aquifère. La technique est fondée sur la création d’une zone au sein de laquelle les conditions sont modifiées biochimiquement. Le but est d’optimiser les réactions naturelles (oxydation et réduction) amenant à la biodégradation de composés cibles, c'est-à-dire les polluants. Les principaux acteurs de ces réactions dépolluantes sont les micro-organismes présents dans le sol, et plus particulièrement leur métabolisme régi par des réactions d’oxydoréductions. Les micro-organismes ont besoin de donneurs d'électrons à oxyder, afin de réduire les accepteurs d’électrons. Dans le milieu naturel, les polluants peuvent jouer le rôle de donneurs et/ou d’accepteurs d’électrons. Selon le composé à dégrader, la bio-stimulation est de type aérobie (milieu oxygéné) ou anaérobie (milieu peu à pas oxygéné). Biostimulation aérobie. Pour des polluants type BTEX et hydrocarbures. Il s’agit d’une oxydation des polluants où les micro-organismes utilisent l’oxygène en tant qu’accepteur d’électrons et le polluant en tant que donneur d’électrons. Or, dans le substrat ou les aquifères, la concentration en oxygène dissous est faible et limite donc la réalisation de réactions. En augmentant la concentration en O2 dissous, l’activité des micro-organismes est stimulée pour générer la réaction d’oxydation du polluant. Biostimulation anaérobie. Pour des polluants type hydrocarbures, composés organiques biodégradables (phénols, acétone, BTEX), solvants chlorés, métaux. Le but est dans ce cas de réduire les polluants. Ces derniers utilisent comme accepteurs d’électrons, l'oxygène dissous et les nitrates en premier lieu. Si ces éléments viennent à manquer, les micro-organismes utilisent alors certains polluants. Pour stimuler la consommation des polluants, et donc leur dégradation, il faut ici appauvrir le sol en oxygène dissous et en nitrates en augmentant les donneurs d’électrons par ajouts de glucides par exemple. Le milieu devient réducteur anaérobique, propice à la réduction des polluants spécifiques. Le "bioventing" et le "biosparging" sont les techniques les plus communes utilisées pour ajouter l'oxygène dans le sol et les aquifères. Ces méthodes permettent de conserver une activité en surface du site pollué et réduisent le coût de la dépollution car il n'y a pas d'excavation et donc de transport du matériau. En revanche, le temps d'application peut durer jusqu'à plusieurs années et le rendement se révèle parfois faible. Traitement chimique "in situ". Les technologies d'oxydation "in situ" sont devenues populaires pour traiter de nombreuses contaminations des sols et des nappes phréatiques. La dépollution par oxydation consiste en l'injection d'oxydants puissants tels le peroxyde d'hydrogène, l'ozone, le permanganate de potassium ou les persulfates. L'oxygène ou l'air ambiant peuvent aussi être injectés pour une approche plus modérée. Un désavantage de cette approche est la possibilité que la destruction du contaminant soit moins rapide en raison d'une atténuation naturelle, si les bactéries qui vivent normalement dans le sol préfèrent un environnement faible en oxygène. L'injection de gaz dans les eaux souterraines peut aussi accélérer la contamination selon l'hydrogéologie du site. À partir des années 1990, les technologies de réduction "in situ" ont été développées avec l'utilisation de particules de fer zéro-valent dans des barrières perméables réactives pour le traitement des panaches de pollution. De nombreux développements ont été effectués afin d'utiliser la technologie pour le traitement des sources de pollution, notamment avec l'utilisation de particules de petite taille (microparticules, nanoparticules) - stabilisées ou non par un polyélectrolyte - ou l'utilisation de particules polymétalliques. Extraction par vapeur ou désorption thermique. L'extraction par vapeur et oxydoréduction ou incinération peuvent aussi être des techniques de dépollution efficaces. Cette approche est un peu controversée à cause des risques de relâcher dans l'atmosphère la dioxine contenue dans les gaz d'échappement. Sous contrôle, l'incinération à haute température avec filtrage des gaz d'échappement ne présente pourtant pas de risques. Deux technologies différentes peuvent être employées pour oxyder les contaminants contenus dans la vapeur extraite : L'oxydation thermique fonctionne mieux avec des vapeurs ayant besoin de moins de gaz naturel que l'oxydation catalytique. Pour des concentrations plus faibles, les vapeurs extraites peuvent aussi être traitées en les faisant passer au travers d'une série de récipients pour flux gazeux. Ces récipients contiennent des matériaux conçus pour adsorber les contaminants des vapeurs. L'absorbant est généralement du charbon actif sous forme granulaire. Autres technologies. Le traitement des problèmes écologiques par des moyens biologiques porte le nom de bioremédiation et, dans le cas spécifique d'utilisation de plantes, phytorestauration. En bioremédiation, les bactéries naturelles ajoutées (allochtones) sont utilisées pour consommer les contaminants des eaux ou sols contaminés. En effet le traitement par bio-augmentation est un procédé utilisé à l'heure actuelle pour des nappes, on envoie des « cocktails bactériens » (comme usité dans le jargon) dans les nappes souterraines afin d'essayer d'éradiquer la pollution, mais elle est rarement détruite dans sa globalité. Pour remédier à ce problème on utilise la bio-stimulation, qui est un apport simple de nutriments essentiels à la bactérie afin qu'elle s'intéresse au seul problème de la décontamination de la nappe sans se soucier de trouver de la nourriture. Il est à noter que si la bactérie perd du temps à chercher de la nourriture, sa population ne croit pas de manière favorable permettant ainsi une dépollution rapide. La biorémédiation peut également se faire dans des sols contaminés par des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP et PAH en anglais) par exemple, ces sols sont alors parfois excavés et transportés dans un autre lieu (où de la place sera disponible pour au moins ) et mis sous forme de biotertre (). Il existe beaucoup de techniques soit utilisées couramment, soit à l'état de recherche fondamentale et ou appliquée : La bio-stimulation. Cette technique permet à une population bactérienne de croître de la meilleure façon possible lui permettant ainsi d'être efficace dans le travail où des chercheurs ou ingénieurs l'emploient. Les performances génétiques naturelles de la bactérie sont ses seules possibilités pour trôner en tête des bactéries usitées pour une technique précise de dépollution, concernant un type de polluant précis. Chaque bactérie a un génome lui permettant de dégrader tel ou tel polluant. La de "Dehalococcoides éthenogenes" déchlore de façon réductive le perchloroéthylène (PCE) et le trichloroéthène (TCE) en chlorure de vinyle (VC) (ce qui est néfaste pour l'environnement) et en éthène en utilisant l'hydrogène comme donneur d'électrons. C'est le premier micro-organisme découvert qui en soit capable. Dépourvue de peptidoglycane, cette bactérie est affiliée aux bactéries vertes non utilisatrices du soufre ou Chloroflexi. La bio-augmentation. La bio-augmentation est le fait d'augmenter de façon réelle et très importante la population bactérienne dans une technique de bio-dépollution. L'apport peut être fait avec des bactéries autochtones ou allochtones, . La bio-augmentation est très utile pour redynamiser une pollution par exemple. Le cocktail bactérien peut être ajouté au début ou pendant l'utilisation du procédé, cela n'a pas d'importance, plus il y a de bactéries et de nourriture disponibles, plus (en théorie) il y aura de dépollution cible. La phyto-restauration. Le fait de remettre en place un sol déstructuré, la flore va au fil du temps le restructurer. La phyto-stabilisation. La plante va stabiliser par l'intermédiaire de ces symbiotes bactériens et mycorhiziens les polluants du sol environnant cette plante. Lorsque ce sont les bactéries qui stabilisent les polluants on parle de bio-immobilisation, qui est le fait de rendre moins toxique un polluant contenu dans le sol, ou de l'eau. La bio-immobilisation. La bio-immobilisation d'une bactérie pour un polluant environnemental. La bactérie va oxyder de manière spécifique des métaux lourds ou radionucléides. Elle les fera passer de leur état de valence toxique pour l'environnement, à un état de valence moins toxique, elles vont ainsi faire passer par exemple le chrome hexavalent Cr(VI) très toxique au Cr(III) par l'intermédiaire d'une réduction indirecte de la bactérie par le Fe(III) → Fe(II). La phyto-accumulation. C'est une technique qui permet d'accumuler dans des organes des plantes, tiges, racines, feuilles, des concentrations de polluants du sol ou d'une eau dans des proportions importantes. Le rapport de la concentration de polluants contenus dans la plante sur les polluants du sol peut aller jusqu'à plusieurs milliers de fois. Les plantes comme la bambou, l'herbe à éléphant (miscanthus), peuvent accumuler dans leurs parties aériennes des polluants tels que les métaux des sols lourds ou non, Cr, Cu, Fe, Mn, Hg, ou des sels (marins par exemple). Dans les zones/régions où le froid sévit (neige plus glace) une partie de l'année, des régions montagneuses notamment, voient fleurir sur le bord des routes des plantes résistantes au sel que les agents de la DDE déversent, ceci est un exemple parmi tant d'autres. La bio-épuration. La bio-épuration de gaz tels mercaptans et H2S implique la mise en relation biomasse/substrat ; on peut réaliser ce contact de plusieurs manières qui conduiront soit à un bio-lavage soit à une bio-filtration. Dans le cas du bio-lavage, les composés sont extraits avec de l'eau qui les transporte jusqu'aux micro-organismes épurateurs. Les micro-organismes peuvent aussi être présents dans l'eau de lavage. Dans le cas de la bio-filtration, les micro-organismes sont présents sur le matériau qui est traversé par le gaz a épurer. Dans ces procédés, l'épuration conduit à des coproduits de métabolisation voire à une production de biomasse. Les installations de bio-épuration occupent une place au sol considérable sur le site d'utilisation et il faut souligner une maintenance complexe. Il faut rappeler la méthode de « masquage des odeurs » qui est une méthode ancienne et inefficace à quelque distance du lieu d'émission. Une autre méthode consiste en une complexation de dérivés soufrés par des composés aminés notamment des amino-alcools mais nécessite par la suite la relibération des dérivés soufrés piégés. Communication et information. Pour toute dépollution importante, il faut largement informer et communiquer avec la population. Il s'agit de présenter des informations mais aussi de rassembler des informations. Il faut apprendre si le site servira dans le futur à des fins sensibles, en tant que garderie, école, hôpital ou terrain de jeux, et quelles sont les inquiétudes et les intérêts du voisinage. La consultation devra être publique et se dérouler en groupe pour que chaque personne puisse être informée des problèmes auquel elle n'aurait pas pensé par elle-même. Pour ces réunions, un animateur accepté par la population et l'organisme chargé de la dépollution pourra être engagé si besoin (payé par l'organisme si besoin). Les rapports des réunions comprenant les questions posées et leurs réponses ainsi qu'une copie des présentations proposées au cours des réunions devraient être disponibles sur Internet et dans un centre de vie ou une bibliothèque du quartier (même une bibliothèque scolaire). Exemple d'un projet important de dépollution. En Australie, les autorités fédérales ont procédé à un changement de zonage pour d'anciennes usines chimiques en vue d'y reconstruire des immeubles résidentiels, commerciaux et de bureaux. Le financement de la dépollution n'était pas accepté par la population et les autorités locales. Dans ce cas le rezonage proposé, la dépollution et le nouvel aménagement sont bien documentés sur Internet au travers de nombreux documents rendus publics, le plus souvent accessible sur Internet : Le rezonage, la dépollution et la reconstruction de terrain contaminé par Union Carbide, ICI et autres implique aussi la dépollution de couches de sédiments à Homebush Bay dans la Nouvelle-Galles du Sud. La région de Homebush Bay a accueilli de nombreux événements pour les Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney. La contamination des sols sur le site de Lednez par Union Carbide a été discutée par la commission d'enquête mais sans que les activistes de la population locale n'obtiennent satisfaction. La dépollution de Homebush Bay est important à cause de son impact sur la chaîne alimentaire qui couvre les benthos, des espèces locales et menacées d'oiseaux, mais aussi des espèces protégées par les accords JAMBA, CAMBA et de Ramsar pour les zones humides. En définitive la santé humaine est mise en jeu au travers de la chaîne alimentaire. Homebush Bay a complètement interdit la pêche, la pêche commerciale à la dérive est interdite à l'ouest de Gladesville Bridge et sur la base de rapports du dépollueur, de NSW Waterways et d'EPA, l'interdiction complète de pêcher pourrait s'étendre à l'ensemble de Parramatta River à l'ouest de Homebush Bay et au moins à l'est jusqu'au . Dépollutions des eaux. Procédé de dépollution des eaux usées. Pour rendre propre les eaux polluées, des méthodes doivent être mises en œuvre, comme les procédés d'oxydation avancée. Les procédés d'oxydation avancée (POA) utilisent de radicaux hautement réactifs (radical hydroxyle OH• en particulier), en quantité suffisante pour garantir la purification de l'eau. L’oxydation des polluants les transforme de façon ultime en dioxyde de carbone, eau et composées minéraux, ou au moins conduit à des produits intermédiaires le plus souvent inoffensifs (acides carboxyliques). Ces techniques permettent potentiellement d’éliminer les composés organiques réfractaires. Oxydation Fenton. avec le se réalise à partir d'ions ferreux (ou ferrique) et du peroxyde d'hydrogène par l'intermédiaire d'une réaction en chaîne qui amène à la formation des radicaux hydroxyles. Il s’agit d’une réaction d'oxydation catalytique, car le fer agit comme catalyseur. , dont les valeurs optimales sont comprises entre 2 et 4, Ce procédé est beaucoup mieux adapté pour éliminer les effluents provenant des différentes sources de pollution des eaux, par pouvoir d’adaptabilité des concentrations de catalyseur et d’oxydant par rapport à la charge en polluants. Application du réactif de Fenton dans le traitement des eaux. Ce procédé Fenton est composé de quatre étapes principales : Il permet d’étudier une eau contaminée pour assurer son traitement à partir d’une solution aqueuse contenant un polluant organique comme le colorant azure B. Ensuite, on oxyde le colorant par les radicaux OH puis on fait une spectrométrie UV-Vis. Pour le faire, on fait d’abord réagir le colorant en présence de H2O2 seule : échantillon. Puis, en présence du fenton. Le résultat génère une courbe d’étalonnage à partir d’une solution mère en fonction du temps et de l’absorbance. Cependant, on obtient diverses allures de courbes donnant une information sur la rapidité de minéralisation, qui est dû aux radicaux (ͤOH) et à la quantité de fer mise en solution. Inconvénient. Les conditions d’utilisations de ce procédé dans la mesure où ils nécessitent un intervalle de pH allant de 2 à 4, avec une valeur optimale à pH 2,8 déterminée par PIGNATELLO (1992). Lorsque ces exigences ne sont pas respectées, le fer (Fe2+ et Fe3+) est susceptible de précipiter et former des hydroxydes de fer, induisant à une faible activité catalytique. Ainsi, leur mise en place demande un coût plus élevé pour assurer son efficacité. Dépollution de l'air. Dioxyde de titane. Une piste consiste à utiliser les propriétés de photocatalyse du dioxyde de titane. Ce dernier, soumis à des rayons ultraviolets, s'avère capable de détruire les salissures d'origine organique ainsi qu'une grande partie des polluants des gaz d'échappement. Plusieurs entreprises envisagent d'inclure des particules de dioxyde de titane dans des matériaux de construction comme le ciment. Les rayons UV du soleil activeraient les propriétés dépolluantes des constructions édifiées à l'aide de ces composants. Plantes dépolluantes. De nombreuses études mettent en évidence l'utilisation des plantes pour dépolluer l'air, comme le programme Phyt'air. L'association Plant'airpur, fondée par Geneviève Chaudet, milite pour ce mode de dépollution. Cette idée a été lancée par le Wolverton qui a mené des études pour la NASA dans le but initial de dépolluer l'air des stations spatiales. Les plantes reconnues pour dépolluer efficacement l'air intérieur sont par exemple : l'azalée, le chlorophytum, le chrysanthème, le dieffenbachia, la dracaena, le ficus, la fougère, le lierre, le philodendron, le palmier ou encore le poinsettia. Certains sites permettent de lister et de connaître les méthodes de culture de ces plantes. Microalgues. Si la dépollution de l’air a un enjeu certain tant sur le plan sanitaire qu’écologie et économique, la recherche sur les microalgues semble offrir des atouts sur ces différents domaines. Le but de départ était le développement de biocarburants capables de remplacer à long terme les énergies fossiles comme le charbon et le pétrole. Afin de produire ces microalgues en grande quantité, les chercheurs ont développé des photo-bioréacteurs. Formant un grand espace laissant entrer la lumière, continuellement brassé afin d’éviter le dépôt de biomasse et afin de renouveler l’air dans le milieu. L’élément clef de la nutrition est le CO2 principal gaz du réchauffement climatique, présent en forte concentration pour augmenter la productivité de photosynthèse des microalgues. Cette surconcentration est impossible avec la seule présence du CO2 atmosphérique. Pour remédier à cela des propositions ont émergé, comme relier des usines de ciment ou des centrales thermoélectriques au photobioréacteur. Le gaz émis par ces infrastructures est alors capté et utilisé par les microalgues. De plus, il est aussi possible d’exploiter les oxydes d’azote libérés par ces industries, servant également comme nutriment aux microalgues. Le gain est alors double avec dépollution partielle des gaz (environ 82,3 %, +/- 12,5 %) et production de biocarburant. Risque sanitaire accru. Le risque sanitaire accru considère l'augmentation des risques qu'encourt un récepteur (généralement une personne vivant dans le voisinage) en cas de projet de dépollution ou d'absence de projet. Il prend en compte les risques cancérigènes et autres ( mutagènes, tératogènes). Il est souvent basé sur des jugements fondés sur les projections d'augmentation de cancers. Dans certaines juridictions, il est de 1 sur et dans d'autres de 1 sur . Un faible risque sanitaire accru vis-à-vis d'un projet n'est pas forcément rassurant. La zone considérée peut déjà présenter des risques sanitaires élevés à cause d'autres exploitations comme des incinérateurs ou d'autres émissions. D'autres projets de dépollution peuvent aussi exister au même moment et alors le risque cumulé peut apparaître plus élevé que pris séparément. Une analogie souvent utilisée par les personnes chargées de la dépollution est la comparaison des risques de dépollution avec les risques de mourir dans un accident de la route ou à cause du tabagisme. Normes d'émissions. Aux États-Unis, l'ensemble de normes le plus complet est fourni par l'Environmental Protection Agency (EPA). Au Canada, la protection de l'environnement relève à la fois des autorités provinciales et fédérale. Au Québec, par exemple, c'est le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) qui, avec la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE), encadre les normes environnementales. Les industriels québécois doivent enregistrer leurs émissions à l'Inventaire nationale des rejets de polluants (INRP) et à l'Inventaire québécois des émissions atmosphériques (IQÉA). Un ensemble de normes existe aussi en Europe ; les normes hollandaises y servent souvent de référence. L'Union européenne (UE) va aussi bientôt proposer des normes à l'échelle européenne, même si la plupart des nations industrialisées d'Europe possèdent déjà leurs propres normes. But des normes d'émissions. Les normes fournissent les niveaux acceptables avant et pendant la dépollution de poussière, bruit, odeurs, émissions dans l'air et dans l'eau, rejet dans les égouts ou les voies navigables de produits chimiques. Ces niveaux sont comparés aux niveaux naturels mesurés dans la région et aux normes pour la région. Même si l'émission émane d'une région qualifiée d'industrielle, ça n'implique pas qu'un quartier résidentiel à proximité doit accepter des niveaux plus élevés que ceux des autres quartiers résidentiels. La surveillance de conformité vis-à-vis de ces normes est essentielle pour s'assurer que les dépassements sont détectés et rapportés aux autorités et à la population locale. La mise en application est nécessaire pour assurer que des manquements répétés ou importants sont punis par des amendes ou même une peine de prison pour le pollueur. Les peines doivent être importantes car sinon les amendes sont juste considérés comme une dépense normale pour l'entreprise. La conformité doit revenir moins cher que d'être continuellement en infraction. Évaluation des risques de transport et d'urgence. Les risques associés au transport des matières contaminées et à l'élimination des déchets qui peuvent être contaminés ( les vêtements des travailleurs) ainsi qu'un plan de réponse d'urgence doivent être exposés. Chaque travailleur et visiteur entrant sur le site doivent recevoir des instructions personnalisées selon leur rôle sur le site. Impacts de la dépollution. La population et les autorités locales refusent souvent le changement de zonage à cause des impacts défavorables sur la vie locale de la dépollution et du nouveau développement. Les principaux impacts pendant la dépollution sont le bruit, la poussière, l'odeur et le risque sanitaire accru. Ensuite, il y a le bruit, la poussière et la circulation associée aux reconstructions. Enfin, il reste les impacts sur la circulation dans le quartier, les écoles, les terrains de jeux ou les autres installations, une fois le nouveau projet d'urbanisation en place, avec une population souvent fortement augmentée. |
Nina Bouraoui Nina (Yasmina) Bouraoui, née le à Rennes d'un père algérien (originaire de Jijel) et d'une mère bretonne, est une écrivaine française. Le déracinement, la nostalgie de l'enfance, le désir, l'homosexualité, l'écriture et l'identité sont les thèmes majeurs de son travail. Elle est commandeure de l'ordre des Arts et des Lettres et ses romans sont traduits dans une quinzaine de langues. Biographie. Nina Bouraoui est la fille de Rachid Bouraoui, haut fonctionnaire international, et de Maryvonne Henry, iconographe. Ses parents se rencontrent à Rennes, en 1960, en pleine guerre d'Algérie alors qu'ils sont étudiants. Son père souhaitait partir pour le maquis, où son frère avait été tué, pour lutter pour l'indépendance, mais, brillant élève, il avait été envoyé en France à Vannes, pour poursuivre ses études. Il y passe son bac qu'il obtient avec mention et, recommandé par le proviseur de son lycée, entre comme boursier à la faculté d'économie de Rennes où il obtient un doctorat d'économie. Parallèlement, il milite pour l'indépendance de l'Algérie. La mère de Nina Bouraoui, fille de parents chirurgiens-dentistes, est étudiante en droit. Ils se marient à Rennes en 1962, malgré l'opposition des parents maternels. Nina Bouraoui passe, avec sa sœur ainée, les quatorze premières années de sa vie à Alger. Issue d'une double culture fortement marquée par la guerre d'Algérie, elle est une enfant réservée, un peu sauvage, sportive (tennis). C'est lors d'un été en Bretagne, dans sa famille maternelle, qu'elle apprendra la décision de ses parents de ne pas retourner en Algérie, ses parents craignant le début de violence dans le pays ; ici naît le déracinement, véritable fêlure accentuée par l'absence d'aurevoirs. Elle vivra son adolescence successivement à Paris, Zurich et Abou Dabi, puis revient à Paris après son baccalauréat pour étudier la philosophie et le droit. Attirée dès l'enfance par le dessin et l'écriture, c'est l'écriture qui lui permettra de . Elle dit , pour elle, l'écriture est un temps où . C'est grâce à l'envoi de son manuscrit par la poste, sans recommandation, qu'est publié son premier roman "La Voyeuse interdite" (Gallimard) en 1991, qui connaîtra un succès international et recevra le prix du Livre Inter. Certains de ses romans relatent des désirs ou amours homosexuels ; Nina Bouraoui elle-même ne cache pas son homosexualité. Elle précise cependant qu'elle ne se sent . Dénonçant le catalogage souvent associé à l'homosexualité féminine, , à ses yeux . Elle se déclare gênée lorsqu'on lui demande d'aborder son intimité, chose dont elle ne parle jamais sinon à travers le . Nina Bouraoui partage sa vie , avec "L'Amie", un personnage récurrent de ses romans. Son neuvième roman, "Mes mauvaises pensées", (Stock) obtient le prix Renaudot en 2005. En 2018, elle est dans la première sélection du prix Femina pour "Tous les hommes désirent naturellement savoir" Œuvres. L'écriture de Nina Bouraoui ne cesse d'évoluer au fil de ses romans. Les premiers, publiés dans les années 1990 ("La Voyeuse interdite", "Poing mort", "Le Bal des murènes" et "L'âge blessé") sont faits d'une écriture poétique, très travaillée, qui contraste avec la violence des thèmes abordés (la condition de la femme, la mort, la guerre, la mémoire transgénérationnelle et collective...). Puis "Le jour du séisme", "Garçon manqué", "La Vie heureuse" et "Poupée Bella" s'inscrivent dans un cycle que certains rapprocheront de l'autofiction (Nina Bouraoui elle-même dit ne pas se reconnaître dans ce qualificatif), la structure des phrases se modifie (virgule, juxtaposition d'images et de mots, phrases courtes) et les thèmes abordés s'ouvrent plus concrètement sur le désir et la quête amoureuse, les problématiques du métissage ou de l'identité, y compris sexuelle, les premiers sentiments et sensations de l'enfance et de l'adolescence, l'impuissance face à la violence du monde extérieur. Avec "Appelez-moi par mon prénom", publié en 2008, elle raconte la passion naissante entre une écrivaine parisienne et l'un de ses admirateurs suisse, un jeune homme de près de 16 ans son cadet qui, lors d'une dédicace dans sa ville de résidence à Lausanne, lui apporte un DVD inspiré de son dernier roman et l'adresse de son site internet ; malgré les obstacles à leur relation (écart d'âge, rompre ou pas la barrière entre l'artiste et son admirateur, distances géographique et culturelle entre ces deux villes de pays différents : Paris et Lausanne), il naît un désir progressif et envahissant de cette femme pour ce jeune homme ; désir attisé par le renvoi à sa propre jeunesse lors de ses études passées justement en Suisse, par l'imaginaire, le fantasme de l'autre via son identité numérique (site internet), l'attente, les non-dits, et qui a pour support l'instantanéité des nouveaux modes de communication (sms, mails). La séduction par l'écriture, l'ajustement mystérieux des mots donnés ou non à l'autre, deviennent le support premier à la construction d'une possible relation amoureuse. Un écho en forme d'hommage à la relation qu'ont entretenu Marguerite Duras et Yann Andréa, que Nina Bouraoui avait d'ailleurs rencontrés à l'âge de 25 ans : . Fascinée par l'art contemporain, elle dresse en 2010, dans "Nos Baisers sont des adieux" une liste d'hommes et de femmes, portraits amoureux éclairés par les œuvres de Nan Goldin, de Robert Mapplethorpe et de Cindy Sherman. Avec "Sauvage", elle effectue un retour au socle central de son travail : la terre poétique et algérienne, décor de l'histoire entre Alya et Sami son premier amour, qui disparaît, absorbé par la campagne à la veille des années 1980. Elle y développe une approche métaphysique de l'amour, . Outre les thèmes abordés, c'est bien par son travail sans cesse renouvelé de la langue française que se distingue Nina Bouraoui, elle qui aux questions d'appartenance culturelle ou nationale répond qu'elle préfère le . Elle est également parolière, pour le groupe Les Valentins en 1993, pour Céline Dion en 2007 et en 2012, pour Garou ainsi que pour Sheila avec la chanson "Une arrière-saison". |
Zagwés Les Zagwés sont une dynastie royale ayant régné en Éthiopie de 1140 à 1270 et ayant christianisé la population. Sous son règne, Aksoum cesse d'être la capitale de l'empire et s'efface au profit de la région montagneuse du Lasta. Origines. . Le moine Takla Haymanot, à cette époque, persuade le descendant d'Esther d'abdiquer en faveur du roi légitime Yekouno Amlak qui règne sur le Choa. Une autre tradition, confirmée par les historiens, fait monter sur le trône d’Éthiopie la dynastie des Zagwé au milieu du (1140). Entre 1147 et 1150, on sait qu’un souverain d’Éthiopie Mara Tekle Haymanot demande au patriarche du Caire Jean la déposition du métropolite Habib (Michel d’Itfiyah) qu’il dit être trop vieux pour sa charge, mais qui en réalité refuse de reconnaître l’empereur en question parce qu’il est un usurpateur. La nouvelle dynastie, qui fonde ses droits au trône sur un légendaire mariage de Mara Tekle Haymanot avec Masoba Warq la fille d’un des derniers rois d’Aksoum, Del Na'od ou Armah, reste cependant au pouvoir, et l’Église la reconnaît. Elle appartient à la vieille population Agao (ou "Agaw" ce qui a donné "zä-Agäw" : des Agaw), et est originaire du Bougéna. Une dynastie chrétienne. Dans un esprit de conquête, les rois zagwés sont sur ces terres païennes au pour asseoir leur pouvoir. En arrivant dans la région de Lalibela, ils veulent montrer qu'ils sont une dynastie très religieuse et que leur arrivée au pouvoir va engendrer la renaissance du christianisme dans le pays. Sous l'impulsion du roi Lalibela, le centre du royaume se transporte au cœur des montagnes du Lasta. Il y fonde une «nouvelle Jérusalem», en faisant bâtir des églises monolithiques, creusées dans le roc. La liste des rois Zagwé varie selon les auteurs. L'hypothèse la plus probable est qu'il y eut cinq rois entre 1117 et 1268. Trois noms se détachent : Yemrehanna Krestos, connu pour avoir fondé une église sur le flanc de la montagne Abouna Yosef, Lalibela (v. 1190-1225) et Na'akueto La'ab. |
Albert Besnard Albert Besnard, né le à Paris, où il est mort le , est un peintre et graveur français. Biographie. Ses parents sont Louis Adolphe Besnard, peintre d'histoire élève d'Ingres, et Louise Pauline Vaillant, miniaturiste réputée, élève de Lizinska de Mirbel. Albert Besnard étudie auprès de Jean-François Brémond et est admis le à l'École des beaux-arts de Paris, dans les ateliers d'Alexandre Cabanel et de Sébastien Cornu. Il est un proche du peintre Lazar Meyer. En 1874, il remporte le grand prix de Rome avec sa composition "La Mort de Timophane, tyran de Corinthe". Il rencontre Franz Liszt au cours de son séjour romain à la villa Médicis et son condisciple, le compositeur André Wormser, dont il fait le portrait en 1877. Il prolonge son séjour et épouse, en 1879, Charlotte Dubray, fille du sculpteur Vital-Dubray et elle-même sculpteur, avec laquelle il s'installe trois ans en Angleterre, entre 1881 et 1884, où il expose à la Royal Academy de Londres. Albert Besnard expose à la Biennale de Venise de 1909. En 1910, il part avec sa femme et deux de ses fils pour un voyage de neuf mois aux Indes (Ceylan, Inde du Sud, Pondichéry, Rajasthan, Bombay) dont il reviendra avec de nombreux croquis, esquisses et projets, et qu'il narre dans son ouvrage "L'Homme en rose". Portraitiste. Au Salon de 1886, son portrait de "Madame Roger Jourdain" annonce les caractéristiques de son art, influencé par l'impressionnisme tempéré par une technique proche de celle d'un Carolus-Duran. En 1887, il présente "Femme devant un feu de cheminée" dont la version au pastel éblouira le jeune Pierre Louÿs. Parmi ses nombreux portraits, on peut citer ceux de sa femme, de ses enfants ("Une famille", 1890, Paris, musée d'Orsay), de la princesse Mathilde, de la comédienne Réjane, de Madame Georges Duruy, de Madame Henry Lerolle, d'Ernest Cognacq, de Marie-Louise Jaÿ, de Gabriele D'Annunzio, du cardinal Mercier, de Jean-Louis Vaudoyer, de Boni de Castellane, de Denys Cochin ou de Frantz Jourdain qui sera son premier biographe. Décorateur. Besnard contribue à la décoration de plusieurs monuments parisiens : le plafond du salon des Sciences de l’hôtel de ville de Paris, le vestibule de l'école de pharmacie de Paris, l’amphithéâtre de chimie de la Sorbonne, le plafond de la Comédie-Française, la coupole du Petit Palais, la salle des mariages de la mairie du . Il participe également à la décoration de demeures privées à Paris, comme l'hôtel Rouché, rue de Prony, aux côtés de Maurice Denis et George Desvallières. Il réalise aussi des décors à l'étranger : en 1908, il peint "Union de l'Autriche-Hongrie et de la France" à l'ambassade de France à Vienne (Autriche), et en 1914, "La Paix par l'arbitrage" pour la salle de Justice du Palais de la Paix à La Haye. Graveur. Son œuvre gravé compte plus de deux cents eaux-fortes dont certaines, sous forme de séries, sont restées célèbres : "La Femme", "Elle", "L'Affaire Clemenceau", "L’Île Heureuse", "Les Petites Voluptés", etc. Deux catalogues en ont été faits de son vivant, l'un par son ami André-Charles Coppier, le second par Louis Godefroy (chez Loÿs Delteil). Besnard préside la Société internationale de la gravure originale en noir dont Raphaël-Schwartz devient le secrétaire général à partir de : on y croise également Auguste Lepère, Anders Zorn et Francis Picabia comme vice-présidents, et tous ces artistes exposent régulièrement leurs travaux gravés. Honneurs. En 1913, Albert Besnard est nommé directeur de la villa Médicis à Rome, succédant à Carolus-Duran. Il devient directeur des Beaux-Arts de Paris en 1922. Membre de l’Académie des beaux-arts depuis 1912, il est élu à l’Académie française le , devenant le premier peintre à entrer dans cette institution depuis 1760. Son épée d'académicien est l'œuvre d'Antoine Bourdelle. Il participe en tant que fondateur à la réouverture de la Société Nationale des Beaux Arts en 1890. Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse, après des obsèques nationales à l'église Saint-Ferdinand-des-Ternes à Paris, puis dans la cour Napoléon du palais du Louvre. Hommages. Son nom a été donné à : Généalogie. L'état civil et les registres paroissiaux situent le berceau de la famille Besnard à Courtomer, petit village des environs de Sées. Ses ancêtres exercent l'activité de marchands, puis de négociants et migrent au milieu du à Sées, avant de s'installer à Paris au début du Premier Empire. Par sa grand-mère paternelle, Albert Besnard est lié à la famille de Ferdinand Gannal (1703-1775), sculpteur à Sarrelouis, et de Jean-Nicolas Gannal, inventeur de la méthode moderne de la thanatopraxie. Selon l'état civil, il est le père de : Œuvres. Estampes. Deux ouvrages sont consacrés de son vivant aux plus de deux cents gravures qu'il a réalisées. Gray, musée Baron-Martin : |
Regisseur |
Alvin Ailey Alvin Ailey,Jr (né le à Rogers au Texas et mort le à New York) compte parmi les danseurs et chorégraphes Mondiaux les plus réputés. Biographie. Alvin Ayley est le fils de Lula Elizabeth Ailey et d'Alvin Aley,Sr. qui abandonne sa famille en 1932. En 1942, la mère d'Alvin Ailey emménage à Los Angeles, et c'est lors d'une représentation scolaire d'un ballet de la compagnie du Ballet russe de Monte-Carlo qu'il tombe amoureux de la danse, notamment grâce à son amie d'enfance Carmen De Lavallade qui le pousse à étudier avec Lester Horton qui devient son mentor. Après la mort de ce dernier, il se forme à la danse moderne par Katherine Dunham, Martha Graham, Doris Humphrey, et José Limón, mais reste insatisfait de ces techniques de danse. Alvin Ailey décide alors de fonder sa propre compagnie de danse à New York en 1958 qui donne son premier spectacle le en mettant déjà en avant des techniques extrêmement dynamiques et athlétiques. L'une des pièces marquantes de début de carrière est "Blues Suite". Il devient un chorégraphe réputé à travers le monde et très prolifique. Il créa pas moins de 79 ballets tout au long de sa vie avec la Alvin Ailey American Dance Theater, qui devient progressivement l'une des plus importantes compagnies de danse à New York. La compagnie transmet aujourd'hui encore la mémoire d'Alvin Ailey, en présentant des chorégraphies de son répertoire ou des nouveaux projets. Grâce à sa compagnie, Alvin Ailey réussit le pari de populariser la danse moderne et contemporaine par l'intermédiaire des nombreuses tournées nationales ou internationales, financées par le secrétariat d'État américain. En 1987, il reçoit un American Dance Festival Award pour l'ensemble de sa carrière. Alvin Ailey meurt du sida en décembre 1989 mais demande, pour préserver sa mère, que la cause officielle soit une « maladie du sang ». |
Segment de marché |
Jean-Paul Fitoussi Jean-Paul Fitoussi, né le à La Goulette (Tunisie) et mort le à Paris, est un économiste français. Biographie. Jeunesse et formation. Jean-Paul Fitoussi est docteur d'État en sciences économiques et agrégé des disciplines juridiques, politiques et de gestion, section analyse économique. Parcours universitaire. Entre octobre 1968 et novembre 1971, il est assistant à l’Université de Strasbourg, au sein de la faculté des sciences économiques. Il est promu chargé de cours en 1971, puis maître de conférences agrégé en 1974. Il devient doyen de la faculté en mars 1974, et conserve ce poste jusqu'en mars 1977. Il devient professeur à l'Institut universitaire européen de Florence en septembre 1979, poste qu'il quitte en décembre 1983. Il est responsable du doctorat de troisième cycle : « Fondement de la politique de l'emploi et de la monnaie » jusqu'en septembre 1980, date à laquelle il devient directeur du département de sciences économiques de cet institut universitaire entre 1980 et 1981. Il est professeur invité à l'Université de Californie à Los Angeles au premier semestre de 1984. En 1982, Jean-Paul Fitoussi est professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris, et président de son conseil scientifique en 1997. Il quitte l'Institut en 2010. Il enseigne également en Italie, à la LUISS Business School de Rome. Ses travaux récents portent sur les rapports entre la démocratie et le développement économique. Responsabilités. Dans le public et le parapublic. Jean-Paul Fitoussi a été membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre jusqu'en 2012 et a présidé l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) de 1989 à 2010. Il préside à partir de 2009 le Forum Nouveau Monde : forum économique annuel ayant lieu à l'OCDE. Jean-Paul Fitoussi est membre du conseil scientifique de l'Institut François-Mitterrand. Il est membre à partir de 2011 du conseil d'orientation de la Fondation Écologie d'avenir, conseil présidé par Claude Allègre. Très attentif aux relations entre la France et l'Italie, il intervient souvent dans le Club Italie-France , fondé par Edoardo Secchi. Il est responsable du comité économique consultatif de la BERD entre 1991 et 1993. Il a été professeur à Sciences-Po. Dans le privé. À partir du , Jean-Paul Fitoussi est membre du conseil d'administration de Telecom Italia jusqu'en 2017. Il est membre du conseil de surveillance de Intesa Sanpaolo en , fonction dans laquelle il a été reconduit en . Il a également siégé au conseil d'administration de la Banca Sella jusqu'en . Prises de position. Courant de pensée et recherche. Il est considéré comme se situant dans la mouvance du keynésianisme. Il travaille sur les théories de l'inflation, du chômage, des économies ouvertes, et sur le rôle des politiques macroéconomiques. Il critique la rigidité budgétaire et monétaire, au motif qu'elle aurait un effet négatif sur la croissance et l'emploi. Crise des subprimes. La crise des subprimes proviendrait selon lui « "d'une volonté excessive de rentabilité de la part des détenteurs de capital financier" ». Opinions politiques. Lors de l'élection présidentielle de , il apporte son soutien à Emmanuel Macron. En , lors d'une interview pour la chaîne YouTube "Thinkerview", Fitoussi déclare et . Il est en faveur d'une coopération rapprochée entre la France et l'Italie afin de peser plus au sein de l'Union européenne. Il considère que l'Union européenne doit investir plus dans l'innovation, ainsi que l'éducation et la recherche, tout en réduisant la bureaucratie qui, selon lui, pèse sur les start-up et sur les entreprises établies. Il soutient que . Il est membre du conseil d'orientation de l'Institut Montaigne, un "think tank" libéral. |
Disneyland Hotel (Paris) Le Disneyland Hotel de Disneyland Paris est un hôtel de style victorien situé à l'entrée du parc à thèmes Parc Disneyland. Il compte 496 chambres et 18 suites. Il est présenté par Disney comme le cœur de la magie et le summum du luxe. Il est situé entre la gare de Main Street et les "Fantasia Gardens" qui servent de jardins, de promenade et d'entrée au parc à thème. Le thème. À l'origine, l'hôtel ne devait être qu'un élément décoratif constitué de façades, marquant l'entrée du parc. Cependant, pour des raisons budgétaires, le projet évolua en un véritable hôtel, adoptant une architecture victorienne des années 1890, et reprend, comme le Disney's Grand Floridian Resort construit à Walt Disney World Resort, le style de l'hôtel Del Coronado de San Diego, afin de se rapprocher du thème de Main Street, USA. Il est l'œuvre des architectes de Walt Disney Imagineering, ce qui n'est pas le cas des autres hôtels du domaine, ainsi que de l'architecte Dana Aiken et du cabinet Wimberley Allison Tong & Goo. Tony Baxter et dessinent l'hôtel. Ils sont à l'époque mis en concurrence avec le projet de Robert Venturi sur le même site. Les premiers décrochent la concrétisation de l'hôtel. C'est alors la première fois qu'un hôtel fait office d'entrée pour un parc Disney. Ce principe a depuis été repris. La déclinaison française arbore une couleur de mur, non pas blanche, mais rose en raison de la luminosité différente sous le ciel européen, couleur encore accentuée en 2006 lors de la repeinte de l'hôtel. Les bâtiments. L'hôtel est constitué de trois bâtiments, deux en forme de U de part et d'autre (est et ouest) du bâtiment central de forme presque rectangulaire. Chaque bâtiment possède plusieurs tourelles octogonales surmontées de toits de couleur rose sombre. L'ensemble vu depuis les jardins de "Fantasia Gardens" semble parfaitement symétrique, mais les deux ailes externes sont différentes. Les bâtiments sont reliés entre eux par des passerelles au deuxième étage, surplombant les passages de sortie du parc. Mais les trois ailes ne font que quatre étages au maximum, auxquels il faut retirer le rez-de-chaussée à la vocation clairement non hôtelière. L'entrée : aile Est. L'entrée en voiture de l'hôtel se fait par une route située derrière la gare de TGV et aboutissant à la cour intérieure du bâtiment oriental. Elle se termine par un dépose-minute au centre du U. Derrière se trouve le hall et la réception de l'hôtel. Le hall est aussi accessible depuis le large passage servant de sortie pour le parc. L'aile est moins grande que son homologue occidentale, et sa forme est plus proche du ç que du U, si l'on omet le dépose-minute. Le corps de l'hôtel : bâtiment central. Le rez-de-chaussée du bâtiment central héberge 64 guichets où les visiteurs peuvent acheter leurs billets pour le parc à thèmes. C'est le seul parc à avoir des guichets dont les files d'attente soient aussi couvertes. De chaque côté, une boutique non comprise dans l'hôtel propose des articles Disney aux visiteurs. L'hôtel quant à lui occupe les étages supérieurs à partir du premier étage. C'est au deuxième étage que se trouvent les restaurants et la boutique principale. Ils s'agencent dans les espaces formées par les quatre tours en forme de demi-octogone disposées de part et d'autre de l'axe central du bâtiment, deux côté "Fantasia Gardens" et deux côté parc. L'axe central est lui marqué par une verrière cylindrique côté parc et une légère avancée rectangulaire côté jardins. Le "Castle Club" occupe les deux étages ( et ) au-dessus des restaurants. Ils sont accessibles par un ascenseur privatif situé près du centre de cette aile. Les loisirs : aile Ouest. Cette aile est la plus calme de l'hôtel et la plus éloignée de l'entrée principale. Elle prend la forme d'un U avec au centre une piscine couverte et un jardin, véritable îlot de verdure entre les deux parcs. Avec l'ouverture du second parc en 2002, cette zone est devenue privative pour les résidents de l'hôtel. Derrière la piscine et le jacuzzi se trouve un espace "Forme et Détente". Les services de l'hôtel. Les chambres. L'hôtel compte 496 chambres et 18 suites. Les chambres standards font 34 m² et comportent soit un grand lit double (king size) , soit deux lits doubles basiques. Les suites font de 54 m² à 187 m². Malgré sa position privilégiée, l'hôtel ne compte pas beaucoup de chambres disposant d'une vue sur le parc. Seuls les deux derniers étages du corps central constitués essentiellement de suites et de sept chambres chacune possédant ce paysage. Les chambres et suites du bâtiment principal constituent le Castle Club. Cet espace privatif, réservé à ses seuls clients et possédant sa propre réception, donne droit, en plus de la vue : Les suites les plus prestigieuses sont la suite Belle au Bois Dormant, située dans le prolongement de la perspective créée par Main Street et le Château de la Belle au Bois Dormant, offre une vue panoramique sur le parc Disneyland. 187 m² de luxe, un immense salon avec piano à queue et cheminée, une salle à manger pour 10 convives, une grande chambre avec lit à baldaquin et salle de bain en marbre attenante. La seconde suite la plus luxueuse est la suite Cendrillon, 112 m², située juste à côté de la suite Belle au Bois Dormant. Un immense salon avec plusieurs sofas et fauteuils, une chambre avec un lit à colonnes et une grande salle de bain avec dressing, jacuzzi et douche hammam. Les salles de réunions. L'hôtel contient : |
Scène de genre Une scène de genre, en peinture, est un type d’œuvre peinte ou dessinée qui figure des scènes à caractère anecdotique ou familier. Elle est parfois appelée peinture de genre. Son classement dans la hiérarchie des genres était assez bas, mais elle a été portée à un point de perfection au dans les pays du nord de l'Europe. La peinture de genre était fort prisée de la seconde moitié du aux années 1930, détrônant la peinture d'histoire. Elle faisait l'objet d'un enseignement à part dans les différentes académies des beaux-arts européennes. Histoire succincte de la peinture de genre. Avant la Renaissance. On peut parfois considérer que la peinture de genre existe dès l’Antiquité, même si elle est connotée religieusement. Certains historiens d’art considèrent ainsi les peintures égyptiennes représentant les travaux des champs, les banquets, les fêtes, etc. comme peinture de genre. Pline l'Ancien cite Peiraikos comme peintre hellénistique de sujets « bas », tels qu’ils survivent en mosaïques et sur les peintures murales à Pompéi : « échoppes de cordonniers, salons de coiffure, étals, ânes, vivres et sujets similaires » De même, dans les vases grecs ou étrusques, on peut trouver parfois des scènes de marché ou de chasse qui s’apparentent à des scènes de genre, tout comme certaines mosaïques et peintures romaines. Avec le Moyen Âge, qui produit essentiellement un art à vocation religieuse, la scène de genre est cantonnée dans les marges et les lettrines historiées des manuscrits. Les manuscrits enluminés médiévaux illustrent souvent les scènes de la vie paysanne au quotidien, en particulier dans "les Très Riches Heures du duc de Berry". Elle ne fait son retour que timidement dans certaines fresques du trecento, comme dans les "Allégories du bon et du mauvais gouvernement" par Lorenzetti, mais elles restent attachées à un sujet moral ou religieux. C’est avec Van Eyck et les primitifs flamands que la scène de genre semble réellement renaître. "Les Époux Arnolfini", au-delà du portrait, présente des personnages dans un intérieur bourgeois, détaché du monde religieux, et peut être considéré comme la première scène de genre. D’autres compositions de Van Eyck, aujourd’hui perdues, comme une "Dame à sa toilette" confirment cette interprétation. Il est intéressant de constater que c’est dans les Flandres que débute réellement cette pratique : ce sont surtout les écoles du Nord qui mettront ensuite ce genre à l’honneur. Renaissance. Avec la baisse de l'implication de la religion dans l'art, la scène de genre commence à se développer à partir de la Renaissance, en particulier dans les Flandres. "Le Peseur d’or et sa femme" de Quentin Matsys en est un exemple parfait, même si comme la plupart du temps, il doit se lire de manière symbolique. Jérôme Bosch et Bruegel l’Ancien n’hésiteront pas à exploiter les scènes de genre, pour illustrer des proverbes et des histoires (aujourd’hui souvent perdus) qui donnent une nuance « laïque » à l’œuvre religieuse. En Italie comme en France, ce thème est beaucoup moins bien perçu, malgré de fréquentes femmes au bain dans l’école de Fontainebleau, mais qui se rattachent le plus souvent à la peinture mythologique ou à la peinture d’histoire, plus qu’à la scène de genre proprement dite. Époque moderne. Pays-Bas. À la Renaissance, dans la première moitié du , le peintre flamand Jan Sanders van Hemessen avait peint de grandes scènes de genre innovantes, parfois avec un thème moral ou une scène religieuse en arrière-plan, qui faisaient partie d’un modèle d’« inversion maniériste » dans la peinture anversoise, donnant des éléments « bas » auparavant dans le fond décoratif des images. Joachim Patinir a élargi ses paysages, faisant des figures un petit élément, et Pieter Aertsen a peint des œuvres dominées par des natures mortes et des figures de genre de cuisiniers ou de vendeurs de marché, avec de petites scènes religieuses dans les espaces en arrière-plan. Pieter Brueghel l'Ancien a fait des paysans et de leurs activités, traitées de façon très naturelle, le sujet de beaucoup de ses peintures. Dans le sillage de ce peintre la peinture de genre devait s’épanouir dans le nord de l’Europe et les Pays-Bas dominer la scène de genre. Jusqu’au et, au , la peinture baroque flamande et la peinture hollandaise de l’âge d’or ont donné naissance à de nombreux spécialistes peignant essentiellement dans ce genre. Les Pays-Bas du comptent Adriaen et Isaac van Ostade, Jan Steen, Adriaen Brouwer, David Teniers, Aelbert Cuyp, Johannes Vermeer et Pieter de Hooch parmi les nombreux peintres spécialisés en scènes de genre. La taille, généralement petite de ces tableaux les rendait particulièrement propres à être exposées chez leurs acquéreurs issus de la classe bourgeoise. Le sujet de ces scènes de genre émanait souvent d’un emblème populaire tiré d’un livre d'emblèmes qui pouvait donner un double sens au tableau, comme dans "le Vendeur de volaille" de Gabriel Metsu, 1662, où un vieil homme offre un coq dans une pose symbolique basée sur une gravure obscène de Gillis van Breen (1595-1622), avec la même scène. La joyeuse compagnie montre un groupe de personnages à une fête, soit faisant de la musique à la maison soit buvant dans une taverne. D’autres types de scènes courantes montrent des marchés ou des foires, des kermesses ou des soldats dans les camps. Italie. En Italie, l’arrivée, en 1625, du peintre néerlandais Pieter van Laer à Rome, a donné naissance à une « école » de peinture de genre dont les œuvres ont fini par triompher du dédain affiché par d’éminents peintres romains et bolognais, comme Andrea Sacchi, Francesco Albani et Guido Reni, pour être très prisées au fil du temps. Le style pictural de van Laer, surnommé « Il Bamboccio » et de ses disciples, appelés les « Bamboccianti », inspirera les œuvres de Giacomo Ceruti, Antonio Cifrondi et Giuseppe Maria Crespi parmi tant d’autres. France. En France, Louis le Nain, qui a peint des groupes de paysans à la maison, a été un important représentant de la peinture de genre dans la France du , où le allait manifester un intérêt accru pour la représentation de la vie quotidienne, que ce soit à travers les peintures romantiques de Antoine Watteau et Jean-Honoré Fragonard, ou le réalisme prudent de Jean Siméon Chardin. Jean-Baptiste Greuze et d’autres ont peint des groupes détaillés et plutôt sentimentaux ou des portraits individuels de paysans qui allaient influencer la peinture du . Angleterre. En Angleterre, William Hogarth a véhiculé la comédie, la critique sociale et les leçons de morale au travers de toiles représentant l’histoire de gens ordinaires remplie, parfois à l’aide de longs sous-titres, de détails narratifs, souvent sous forme de séries, comme dans "A Rake’s Progress", d’abord peint en 1732-33, puis gravé et publié sous forme imprimée en 1735. En Espagne, il existait, une pratique d’observation sociale et de commentaires antérieure au "Libro de Buen Amor" basée sur la vieille habitude latine romaine, pratiquée par nombre de peintres et d’enlumineurs. À l’apogée de l’Empire espagnol et au début de son lent déclin, des artistes du Siècle d'or espagnol comme Vélasquez et Murillo ont peint de nombreuses scènes de genre picaresques de vie de rue, ainsi que les scènes de cuisine connues sous le nom de « "bodegones" ». Plus d’un siècle plus tard, Goya a fait servir les scènes de genre en peinture et en gravure de support à ses commentaires pessimistes sur la condition humaine. Ses "Désastres de la guerre", sont une série de 82 évènements de genre de la guerre d'indépendance espagnole, qui ont porté la scène de genre à un niveau d’expressivité sans précédent. Avec le déclin de la peinture religieuse et historique au , les artistes ont de plus en plus souvent trouvé leur sujet dans la vie autour d’eux. Des peintres réalistes comme Courbet ont bouleversé les attentes en dépeignant des scènes du quotidien dans d’immenses tableaux à l’échelle traditionnellement réservée aux sujets « importants », brouillant ainsi la frontière qui avait fait de la peinture de genre une catégorie « mineure ». La peinture d’histoire elle-même est passée de la représentation exclusive d’événements de grande importance publique à la représentation de scènes de genre à l’époque historique, à la fois les moments privés des grandes figures et la vie quotidienne des gens ordinaires. L’expression « peinture de genre » s’est mise à remplacer, par abréviation, les expressions « peinture de genre vulgaire », « de genre bas », « de genre mineur » qui désignaient des œuvres représentant des scènes de la vie quotidienne ou intime, par opposition aux « peintures de genre historique ». Des scènes tirées de la Bible pouvaient être prises pour des scènes de genre par ignorance du sujet. On a appelé « bambochades » les peintures de genre vulgaire montrant des paysans ou des scènes d’auberges. Dans l’art français, ce genre était connu sous le nom de style troubadour. Cette tendance, déjà apparente en 1817 lorsque Ingres peint Henri IV jouant avec ses enfants, culmine dans l’art pompier académicien français comme Gérôme et Meissonier. Dans la seconde moitié du siècle, l’intérêt pour les scènes de genre, souvent dans des contextes historiques ou avec des commentaires sociaux ou moraux pointus, a fortement augmenté dans toute l’Europe. William Powell Frith, qui a peint de grandes scènes très peuplées, est peut-être le peintre de genre anglais le plus célèbre de l’époque victorienne. L’expansion de la taille et de l’ambition de la peinture de genre du était une tendance commune. Parmi les autres peintres de genre anglais du , on compte Augustus Egg, , , William Holman Hunt et John Everett Millais. L’Écosse a produit deux peintres de genre influents, David Allan et David Wilkie. "The Cottar’s Saturday Night" de Wilkie (1837) a inspiré son "Après-dînée à Ornans" de Courbet (1849). Sa toile la plus renommée est "les Pensionnaires de Chelsea recevant la "London Gazette" extraordinaire du jeudi annonçant la bataille de Waterloo !!!" qui, au lieu de dépeindre le champ de bataille, représente la réaction d’une cinquantaine de personnages à l’annonce de la nouvelle de la victoire remportée à Waterloo. En Allemagne, Carl Spitzweg s’est spécialisé dans les scènes de genre légèrement humoristiques. Par la suite, les impressionnistes, ainsi que des artistes du comme Pierre Bonnard, Itshak Holtz, Edward Hopper et David Park ont peint des scènes de la vie quotidienne. Mais dans le contexte de l’art moderne, le terme « peinture de genre » a essentiellement été associé à la peinture réaliste particulièrement anecdotique ou sentimentale. Le premier véritable peintre de genre aux États-Unis est l’immigrant allemand John Lewis Krimmel, qui produisit, de 1812 à 1821, des scènes de la vie à Philadelphie, dans le style de Wilkie et de Hogarth. D’autres peintres de genre au aux États-Unis sont George Caleb Bingham, William Sidney Mount et Eastman Johnson. Harry Roseland s’est concentré sur des scènes des Afro-Américains pauvres du Sud de l’après-guerre civile américaine, et était un sculpteur dont les petites œuvres de genre, produites en masse en plâtre moulé, furent immensément populaires en Amérique. Les œuvres du peintre américain Ernie Barnes et celles de l’illustrateur Norman Rockwell pourraient illustrer un type plus moderne de peinture de genre. Dans l’Italie du , les plus grands interprètes de la peinture de genre sont Antonio Rotta et Vincenzo Petrocelli ; Gerolamo Induno y a peint des scènes de la vie militaire. En Russie, de célèbres peintres réalistes du groupe des Ambulants comme Vassili Perov, Ilia Répine, Constantin Savitski ("À la Guerre") ont également produit des peintures de genre. |
Comté de Cerdagne Le comté de Cerdagne (en latin : ' ; en catalan : ') est un fief durant l'époque féodale situé dans la partie orientale des Pyrénées. Histoire du comté de Cerdagne. Le comté de Cerdagne fut constitué au début du . À l'origine charge temporaire, la fonction de comte devint héréditaire à la fin du même siècle. Guifred le Velu fut le premier comte héréditaire de Cerdagne ; de lui sont issus les comtes de Barcelone, futurs rois d'Aragon. Le comte Bernat Guillem-Jorda étant mort, en 1117, sans descendance, le comté passa à son cousin germain Raimond-Bérenger III de Barcelone. Évolution historique du comté de Cerdagne. À la fin du , le comté de Cerdagne est divisé en trois "pagi" : le pagus de Bar, le pagus de Livia et le pagus de Talló (Bellver de Cerdanya). Les biens propres des comtes de Cerdagne sont concentrés dans la vallée de Corneillà-de-Conflent, dans les vallées du Capcir et du Carol et entre Livia, Angoustrine et Hix. La vicomté de Fenouillèdes, alors appelé comté, le Pays de Sault, le Donezan, le Capcir et le Peyrapertusès, tous issus du démembrement du comté de Razès, sont des dépendances du comté de Cerdagne entre 874 et 988 avant d'être attachés au comté de Besalu. Liste des comtes de Cerdagne. Voir : Liste des comtes de Cerdagne |
Dōtaku Les dōtaku (銅鐸) sont des cloches japonaises fondues dans un bronze relativement peu épais et richement ornementées. Les cloches "dōtaku" apparaissent dans des dépôts rituels à la période Yayoi moyen, mais de nombreux "dōtaku" anciens datent des , ce qui correspond environ à la fin de la période Yayoi, ou Yayoi final. Au cours d'une des premières phases de leur évolution, les "dōtaku" ont été ornés de motifs représentant des éléments de la nature et des animaux (dont la libellule, la mante religieuse ou encore l'araignée) ou des scènes de chasse, de travail agricole… Les historiens pensent que les "dōtaku" servaient aux prières pour avoir une bonne récolte : les animaux y figurant étaient en effet des ennemis naturels des parasites attaquant les rizières. Dans la région du Kansai, de nombreux "dōtaku" ont été retrouvés, généralement loin des lieux habités, peut-être aux limites des terroirs. Caractéristiques au Yayoi final. Les "dōtaku" ne possèdent pas de battant, elles devaient être frappées, comme les cloches chinoises et coréennes. Elles sont réalisées dans des moules bivalves. Atteignant jusqu'à un mètre de haut, elles se caractérisent par un tronc circulaire haut et une anse fine qui se poursuit en arêtes. Parmi les décors les plus fréquents figurent des motifs en dents de scie, sur les arêtes latérales, et des liserés qui agrémentent toute la surface et la découpent en plusieurs registres. Plus tard apparaissent des motifs zoomorphes et anthropomorphes, et ces registres peuvent alors recevoir des scènes figurées, comme des scènes de chasse et de pêche, et autres activités quotidiennes, des bâtiments aussi. Au cours des phases finales les motifs figuratifs disparaissent. Ces objets étaient probablement des objets rituels liés à des rites agraires qui se déroulaient au moment de la récolte, et non des instruments de musique. Ils sont souvent retrouvés dans des lieux isolés, comme aux abords des cascades ou d'accidents de terrain, enterrés isolément ou par groupe de quatre ou cinq. Le premier usage des "dōtaku" est difficile à situer dans le temps, mais des indices (en 2013) permettent de placer cette date au cours des périodes Yayoi II / III. Au cours de la période Yayoi moyen, la coutume d'utiliser des cloches de bronzes comme dépôt rituel se met en place depuis la région du Kansai. Elles portent alors la marque d'un usage prolongé, ayant été heurtées longtemps avec une barre de bronze. Elles ne sont enfouies qu'après ce long usage. Au cours de la période Yayoi final (vers 50 EC - 200 EC) quatre « horizons rituels » se partagent, alors, tout l'ouest du Japon en quatre régions qui se recouvrent légèrement parfois. Les quatre horizons rituels qui prennent forme dans cette partie de l'archipel sont différenciés par ces marqueurs : A: par les pointes de lance en bronze type W (l'île Tsushima, Nord Kyushu, Ouest Shikoku) , B: par les cloches "dōtaku" en bronze de type IV (depuis l'est de Shikoku jusqu'à la péninsule d'Izu en passant par la région de Nara, et la côte Nord, du cap Kyoga ["Kyoga-saki"] à Fukui (déborde la région du Kansai, surtout dans l'est de Shikoku), C: par des piédestaux lourdement décorés pour les rituels funéraires dans la région de l'ancienne province de Kibi, et D: par les tumuli rectangulaires à 4 pieds, dans la zone de l'ancienne province d'Izumo. Dans leur fonction de dépôt rituel, elles ont atteint de si grandes tailles qu'elles n'ont pas été utilisées comme cloches : elles ne portent aucune trace indiquant qu'elles aient été heurtées. On a pu déterminer que la matière première des cloches de bronze, à partir du Yayoi IV, venait de Chine, précisément du Hebei, sous forme de lingots ; auparavant elle provenait de Corée. Le transport de ces matières premières suppose un réseau de communications et d'échanges, qui participe au cours du Yayoi IV à une centralisation croissante et à une collaboration à différentes échelles. Yayoi V, Final : v. 1/50 EC - 200 EC. Typologie, classement chronologique. L'évolution des types a été classée par Makoto Sahara, du type I au type IV-5. Cet auteur a pu distinguer deux « écoles », au Yayoi final, l'une apparait dans la région du Kansai (ou Kinki), l'autre dans la région du Tokai. Les différences restent minimes : par exemple, dans le dernier cas les bandes qui divisent l'espace décoré se croisent, tandis que dans le premier cas elles ne se croisent pas. |
Maurice Viollette Maurice Gabriel Viollette, né le à Janville (Eure-et-Loir) et mort le à Dreux, est un homme politique français. Il fut maire de Dreux de 1908 à 1959 (avec interdiction d'exercice de 1940 à la Libération), député puis sénateur d'Eure-et-Loir. Il a été ministre du Ravitaillement en 1917. Gouverneur général de l'Algérie de 1925 à 1927, il fut à l'initiative d'un projet de loi donnant à certains Algériens musulmans le droit de vote et la nationalité française, avant d'être ministre d'État sous le Front populaire de 1936 à 1938. Biographie. Jeunesse et formation. Fils de Jules Viollette (1840-1896), banquier, et de Marie Foucher, Maurice Viollette, après l'école communale de Janville, poursuit sa scolarité au lycée Pothier d'Orléans, où vivent ses grands-parents maternels. Il obtient son baccalauréat après un premier échec, puis fait son service militaire à Montargis au 82e régiment d'infanterie. Il fait ensuite ses études de droit (licence - D.E.S.- doctorat) à la Faculté de Paris, après avoir passé deux thèses ayant pour sujet "Les offres réelles en droit français" et "La plus-value due aux fermier sortants en droit français". Avocat inscrit au barreau de Paris en 1892, il adhère à l'Association des Jeunesses républicaines où il donne des conférences. Vie politique et sociale. En 1896, il devient à 26 ans chef de cabinet d'Alexandre Millerand, ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes de 1899 à 1902 dans le gouvernement Pierre Waldeck-Rousseau. En 1897, il est élu conseiller municipal de Janville, remplaçant son père décédé l'année précédente. Il est ensuite candidat aux législatives à Chinon en 1898, sans succès, puis élu conseiller municipal à Tours en 1900. Il est secrétaire de la première séance et désigné pour participer à deux commissions (finances et enseignement). Il est candidat aux législatives de 1902 à Dreux et élu député radical d'Eure-et-Loir, constamment réélu jusqu'en 1919. Ayant refusé d'adhérer au Bloc national, il est battu lors des élections législatives de 1919 par François Durand-Béchet, alors que la Chambre des députés est dite "bleue horizon", la majorité de ses membres étant des anciens combattants de la Grande Guerre. Le , il épouse à 42 ans Thérèse Mathon à Paris, dans le arrondissement. Membre de la Ligue des droits de l'homme, il retrouve son siège au Palais-Bourbon en 1924 (radical, puis républicain socialiste à partir de 1928). Il est sénateur d'Eure-et-Loir de 1930 à 1939. Après la guerre, il siège à la première (1945) et la seconde (1946) assemblées nationales constituantes comme radical, puis comme UDSR. Élu UDSR à l'Assemblée nationale en 1946, il est inscrit au groupe républicain radical et radical-socialiste de 1951 à 1955. Maurice Viollette est aussi très actif dans la franc-maçonnerie. Initié en à la loge "Bienfaisance et Progrès", il a plus tard été élu au Conseil de l'Ordre du Grand Orient de France. Maire de Dreux de 1908 à 1959 (sauf lors de la période de décembre 1940 à août 1944, où il fut démis des fonctions par arrêté du ministre de l'Intérieur du gouvernement de Vichy), il est ministre du Ravitaillement en 1917, gouverneur général de l'Algérie de 1925 à 1927, puis ministre d'État sous le Front populaire de 1936 à 1938. En 1931, il publie l'ouvrage intitulé "L'Algérie vivra-t-elle ?", dans lequel il affirme que si l'Algérie devait rester le fief exclusif des colons, elle serait dans « quinze ou vingt ans » perdue pour la France. Partisan des réformes dans l'Empire colonial, il est l'auteur du projet de loi Blum-Viollette qui prévoyait d'accorder la citoyenneté française et le droit de vote aux élites musulmanes algériennes. Ce projet est rejeté sous la pression des colons français d'Algérie. Lors de l'invasion allemande de la France en 1940, il quitte Dreux et se retrouve à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde). Franc-maçon, il est révoqué de ses fonctions de maire de Dreux le , en application de la loi sur les sociétés secrètes. Alors qu'il demeure à Paris 5, boulevard du Montparnasse, il est arrêté en février 1941 par la police française qui l'interroge à Chartres et est assigné ensuite à résidence surveillée dans un hôtel de Redon en Bretagne. Il refuse de payer l'hôtelier, estimant qu'il est pensionnaire de l'établissement contraint et forcé et que c'était à l'administration de payer l'hôtel. Il est alors assigné à résidence dans son appartement parisien situé 199 rue de Grenelle, puis, ayant déménagé, rue Cognacq-Jay où il reste jusqu'en avril 1944, quittant Paris pour s'installer chez un couple d'amis, les Benoist, au Mesnil-sur-l'Estrée dans l'Eure, puis allant près d'Orgerus pour se rapprocher de Dreux. Pour venir à Dreux, il fait le voyage à bord d'une ambulance, la tête entourée de bandelettes pour ne pas être reconnu. Arrivé dans la ville, il est hébergé rue Godeau chez le docteur Gautier où une cachette a été aménagée en cas de fouilles. Il est réélu après la Libération et reste député jusqu'en 1955 ainsi que maire de Dreux et président du conseil général d'Eure-et-Loir de 1920 jusqu'à sa mort. En 1947, faisant partie de la commission parlementaire chargée d'enquêter sur les événements de 1939 à 1945, il se rend avec d'autres parlementaires sur l'Île d'Yeu pour y interroger le Maréchal Pétain pendant deux heures. Le 19 octobre 1950, il intervient en séance de nuit à la Chambre des députés. A la suite de Pierre Mendès France qui, dans son intervention de l'après-midi, avait alerté l'assemblée sur les risques pour la nation de poursuivre la guerre en Indochine. Il dit : « Le jour où nos combattants d'Indochine apprendraient que nous nous sommes rapprochés de leur ennemi, le jour où ils apprendraient que nous pensons à négocier une sorte d'armistice comme celui de 1940, les armes leur tomberaient des mains. » En 1952, le conseil municipal décide, malgré l'opposition de quatre conseillers membres du PCF, que la Grande Rue de Dreux prendra le nom de Maurice Viollette. C'est un cas très rare d'odonyme du vivant de la personne. Le , suivant acte sous sein privé à Dreux, il crée avec Robert Hersant, éditeur, et André Boussemart, la Société d'édition et de publicité d'Eure-et-Loir, SARL au capital d'un million de francs, son siège étant situé 23, rue Saint-Martin à Dreux. Maurice Viollette n'a pas d'enfants et pour seule famille, une unique nièce qui décède avant lui dans un accident automobile. Dans son testament en date du , il lègue notamment à sa ville natale de Janville (Eure-et-Loir) dont le revenu doit être attribué chaque année par le conseil municipal aux familles nécessiteuses de la ville ainsi que ses estampes algériennes de son cabinet de Chartres et son pendule de Barbedienne, bronze et marbre noir, qui se trouvait dans sa chambre. Il donne sa maison de Dreux, située rue Loiseleur-Deslongchamps, pour qu'elle devienne un musée-bibliothèque. Décès et obsèques. Maurice Viollette meurt en son domicile de Dreux d'une crise cardiaque le à l'âge de 90 ans. Sa dépouille mortelle est exposée au beffroi de Dreux dont la façade est en partie recouverte d'un drap noir. Ses obsèques ont lieu le 14 septembre, trois chars couverts de fleurs précèdent le corbillard. Au cimetière, sept discours sont prononcés. Sa veuve, Thérèse Mathon, meurt dans sa maison de la rue Loiseleur-Deslongchamps le à l'âge de 84 ans. Critique. En 1957, dans une tribune libre, l'historien local Charles Maillier (1886-1970), conseiller municipal, critique le caractère autocratique de Maurice Viollette, maire de Dreux : |
Katherine Dunham Katherine Dunham, (pseudonyme Kaye Dunn) née à Glen Ellyn (Illinois) le et morte à New York le , est une danseuse, chorégraphe, anthropologue, militante du mouvement des droits civiques, écrivaine, parolière et actrice afro-américaine de renommée internationale. Biographie. Jeunesse et formation. Une famille diverse. Née à Glen Ellyn (près de Chicago, aux États-Unis), Katherine Dunham est la seconde enfant de Fanny June Williams Taylor Dunham et son second époux d'Albert Millard Dunham. Sa mère, Fanny Dunham a reçu une formation musicale et occupe le poste de principale d'un établissement d'enseignement secondaire de la banlieue de Chicago ; elle est d'origine franco-canadienne, amérindienne et probablement africaine, la couleur de sa peau la fait souvent passer pour une Blanche. Son père, Albert Dunham, un Afro-Américain né d'un père d'ascendance malgache et d'une mère originaire de l'Afrique de l'Ouest, il exerce le métier de tailleur et de teinturier tout en poursuivant une carrière de guitariste de jazz. Fanny Dunham décède des suites d'un cancer de l'estomac alors que la jeune Katherine est âgée de trois ans et demi. Une prime enfance brinquebalée dans une famille d'artistes. Après le décès de son épouse en 1913, Albert Dunham qui gagne sa vie en tant représentant itinérant n'est pas en mesure d'assurer l'éducation de ses enfants, aussi les confie-t-il à sa soeur Lulu Dunham, une esthéticienne, qui habite dans le quartier du Southside de Chicago connu pour être un ghetto noir. Pendant son séjour chez sa tante Lulu, Katherine Dunham fait la connaissance d'autres parents comme sa tante Clara Dunham, son oncle Arthur Dunham qui sont des acteurs qui à l'époque mettent la dernière touche à un spectacle musical "Minnehaha" d'après le poème de Henry Wadsworth Longfellow, "Le Chant de Hiawatha." Katherine Dunham assiste aux répétitions qui se tiennent au "Monogram Theatre", elle est fascinée par les danses et les costumes. Pendant la durée du spectacle, Katherine Dunham et son frère aîné, Albert Dunham Jr. sont confiés à leur cousine Irène Dunham. Cette dernière leur fait découvrir les célébrités afro-américaines des comédies musicales comme Ethel Waters, Bessie Smith, , J. Rosamond Johnson. La stabilité familiale. En 1914, Albert Dunham.Sr s'est remarié avec Annette Poindexter Dunham, une institutrice de l'Iowa, et a mis suffisamment d'argent de côté pour acheter une teinturerie à Joliet dans la banlieue sud-ouest de Chicago, un quartier principalement occupé par des Blancs . Il peut ainsi récupérer ses enfants : Katherine Dunham et son frère aîné, Albert Dunham Jr. Annette Dunham se montre affectueuse envers Katherine et fait de sorte qu'elle puisse bénéficier de la vie la plus normale et heureuse possible, malgré le racisme ambiant. Le parcours scolaire. Katherine Dunham entame ses études primaires à la " de Joliet, une école fréquentée essentiellement par des Blancs, où elle ne rencontre aucun racisme, nouant des amitiés aussi bien avec des Blancs qu'avec des Afro-Américains. Parallèlement, comme sa famille elle fréquente la paroisse de l'Église épiscopale méthodiste africaine à Joliet. Katherine Dunham achève ses études primaires à la " à Joliet. Pendant ses études secondaires, Katherine Dunham écrit un poème qui est édité par le "". Ses enseignants l'encourage à prendre des cours de danse afin qu'elle puisse développer son amour de la danse et c'est ainsi qu'elle entre au "Terpsichorean Club" de l'établissement qui développe un style de danse fluide établi par Émile Jaques-Dalcroze et Rudolf Laban. Le parcours universitaire. En 1926, Katherine Dunham est admise au "Joliet Junior College" où elle approfondit ses connaissances littéraires. Puis en 1928, elle présente sa candidature auprès de l'université de Chicago qui l'admet, rejoignant ainsi son frère aîné Albert Dunham Jr. Ce dernier l'introduit auprès du mouvement culturel dit du "New Negro Movement," connu également sous le nom de la qui fait la promotion de la production intellectuelle et artistiques des Afro-Américains fondée sur leur expérience propre. Albert Dunham Jr. fait connaître à sa sœur son ami et philosophe Alain Locke, surnommé le père du mouvement de la Renaissance de Harlem. En 1929, Albert Dunham Jr. invite sa sœur à joindre le "" qu'il a fondé avec Nicholas Matsoukas un étudiant de l'université de Chicago. Ce théâtre devient un lieu de rencontres fécond pour Katherine Dunham durant ses première années passées à Chicago. Elle y fait la connaissance de Langston Hughes, , Frank H. Wilson, James T. Farrell, Studs Terkel, Canada Lee, William Christopher Handy... Elle y noue une amitié avec , une directrice de troupe théâtrale qui jouera un rôle important pour la carrière de Katherine Dunham. Elle commence des études d'anthropologie à l'université de Chicago où elle suit les cours d'A. R. Radcliffe-Browne, Edward Sapir, William Lloyd Warner, qu'elle poursuit à l'université Northwestern, où elle a travaillé avec l'anthropologue Melville Herskovits. En 1928, elle suit des cours de danse auprès de Ludmilla Speranzeva, Vera Mirova, Mark Turbyfill et Ruth Page, rares professeurs de ballet classique de l'époque à accepter des afro-américains. Carrière. En 1933, elle fonde une école de danse, le "Negro Dance Group" à Chicago, dont l'existence est brève. En 1935-1936, grâce à une bourse de la "Julius Rosenwald Foundation", elle se rend dans les Antilles et les Caraïbes pour étudier les danses traditionnelles de la région. Elle analyse notamment les liens entre ces danses traditionnelles insulaires et leurs origines africaines. Elle tire de ce voyage la matière de son mémoire de licence, "Les Danses d'Haïti" (paru en traduction française). Parmi les autres ouvrages qu'elle a publiés, on peut citer "Journey to Accompong" et "Island Possessed". En 1939 commence sa carrière cinématographique avec un court métrage entièrement consacré à sa chorégraphie et à sa compagnie : « "Carnival of Rhythm" » En 1940, elle rencontre Balanchine, et participe avec lui à la création de "Cabin in the sky". Son style chorégraphique est marqué par la fusion des cultures, ainsi qu'en témoignent des œuvres comme "Tropics and Le Jazz Hot" (1939), "Tropical Revue" (1943) et "Carib Song" (1945). Dans les années 1940, la "Katherine Dunham Company" devient la première compagnie afro-américaine de danse contemporaine, et met sur pied des tournées à travers plusieurs pays. En , dans son refus de se produire dans des lieux où se pratique la ségrégation. Katherine tient un discours à un public uniquement blanc venu la voir au "" : Elle met au point sa propre technique de mouvement, empruntant à des influences antillaises, subsahariennes, sud-américaines et afro-américaines en les adaptant, technique connue sous le nom de « "Katherine Dunham Technique" »technique devenue labellisée, les danseurs et chorégraphes qui s'en prévalent doivent obtenir une certification délivrée par l'Institute for Dunham Technique Certification. Militants, refusant de se produire sur les scènes pratiquant la ségrégation, Dunham et ses amis permettront à la danse africaine d'exister hors des clichés de la comédie musicale, tout en gardant un pied à Broadway, elle s'oriente du côté de la danse moderne. Considérée comme une des pionnières de la danse afro-américaine, elle est surnommée la « "Mother of Black Dance" » (« Mère de la danse noire »), voire la « "Matriarch of Black Dance" » (« Matriarche de la danse noire ») ou encore « "Matriarch and queen mother of black dance" ». Elle est l'une des professeurs du danseur et chorégraphe afro-américain Alvin Ailey, qui prend des cours à la Dunham School de New York, où Marlon Brando et James Dean ont également pris des cours de danse et percussions. En 1967, Katherine Dunham fonde le "", qui existe toujours sous le nom de "Katherine Dunham Center for Arts and Humanities" et qui utilise l'art pour éradiquer la violence et la pauvreté urbaine. Katherine Dunham a collaboré à un grand nombre de projets internationaux. En 1966, elle a représenté les États-Unis au Festival mondial des arts nègres de Dakar, et a servi de conseillère artistique auprès du président du Sénégal Léopold Senghor. En 1986, elle reçoit un American Dance Festival Award pour l'ensemble de sa carrière. Vie privée. Elle décède dans un service de fin de vie à Manhattan le "East Saint Louis Home""," le ; ses cendres, après crémation, furent remises à des proches. Archives. Les archives de Katherine Dunham sont déposées et consultables en ligne auprès des bibliothèques de l'université du Sud de l'Illinois à Carbondale et du Arthur Schomburg Center for Research in Black Culture. Des documents audiovisuels sont disponibles et consultables en ligne sur le site de la Bibliothèque du Congrès Distinctions. Liste élaborée à partir de la "Selections from the Katherine Dunham Collection" de la Bibliothèque du Congrès Honneurs. Elle a obtenu une multitude de doctorats "honoris causa" : |
État du Victoria |
Robert Buijtenhuijs Robert Buijtenhuijs, né le à Amsterdam (Pays-Bas), mort à Bordeaux (Gironde) le , est un chercheur africaniste néerlandais. Spécialiste des mouvements de libération, le Tchad et le Kenya furent parmi ses sujets d'étude principaux. |
Patricia (prénom) |
Antiparlementariste |
Nicole (prénom) |
Jean-Louis Bory Jean-Louis Bory, né le à Méréville et mort le dans la même commune (aujourd’hui en Essonne), est un écrivain, journaliste, critique cinématographique et scénariste français. Biographie. Enfance et études. Le père de Jean-Louis Bory est un pharmacien amateur d'aquarelle et sa mère une institutrice. Il est issu d’un milieu d’instituteurs. Il reçoit une éducation peu religieuse, son père étant athée et sa mère non pratiquante. . Jean-Louis Bory fait de brillantes études secondaires au collège d’Étampes. Après le baccalauréat, il est admis en khâgne (classe préparatoire au concours de l'École normale supérieure) au lycée Henri-IV à Paris. Ayant échoué au concours de 1939, il est . Il est de retour au Quartier Latin en . Il participe aux maquis d'Orléans et d'Angerville. Il obtient l'agrégation de lettres en . Il est nommé professeur au lycée de Haguenau (Bas-Rhin). Période du professorat (1945-1962). À la rentrée de 1945, les éditions Flammarion publient son premier roman qui est récompensé par le prix Goncourt de 1945 avec le soutien de Colette. Le livre reçoit un accueil exceptionnel du public ( dont en France). Les droits d'auteur lui permettent de racheter la propriété acquise en 1880 par ses grands-parents à Méréville (alors en Seine-et-Oise) et ayant ensuite appartenu à la comtesse Cally, sa tante : la « villa des Iris », qu’il rebaptise « la Calife ». Paradoxalement, l'obtention du prix Goncourt sera un lourd « poids » à porter, que l'écrivain Bory ne réussira pas à assumer. En 1947 paraît son second livre, "Chère Aglaé", qui ne connaît pas le même succès. En 1948, il est muté en région parisienne au lycée-pilote de Montgeron, annexe du lycée Henri-IV, où il se lie d'amitié avec l'une de ses collègues, l'artiste peintre Alice Richter. À cette époque, il collabore à "La Gazette des Lettres", avec Robert Kanters, Paul Guth et François Mauriac. En 1951, professeur en classe de première au lycée Voltaire de Paris, il fait un séjour à la montagne, se casse une jambe, écrit "Un noël à la tyrolienne" et revient plâtré finir en quelques mois un programme de littérature française abrégé, qu'il mène de façon éblouissante. Politiquement, Jean-Louis Bory appartient à cette par le fait qu'il n’y a pas eu de mouvement « de la Résistance à la Révolution ». Sollicité par Aragon pour adhérer au Parti communiste français, il s'en tient à l’adhésion à des organisations proches du Parti comme le Mouvement de la paix, le Comité national des écrivains ou l’association France-URSS. Il débute dans le journalisme en 1952 par des tribunes dans "Samedi Soir". En 1955, il choisit de suivre son ami François Erval au service littéraire de "L'Express", hebdomadaire qui soutient les idées de Pierre Mendès France, auxquelles il est de plus en plus sensible. En 1956, il rompt complètement avec les communistes à la suite de l'intervention soviétique à Budapest, contre laquelle il signe une pétition avec Edgar Morin, Gilles Martinet, Jean-Marie Domenach et Georges Suffert ("France Observateur", ). Il démissionne aussi du Comité d'honneur de l'association France-URSS. Cela ne l'empêche pas d’afficher ses positions tiers-mondistes et anticolonialistes. En 1960, ayant signé le Manifeste des 121, il est suspendu du poste de professeur qu’il occupe au lycée Henri-IV depuis 1957. Il est réintégré au bout de quelques mois, mais cet événement marque une rupture dans son rapport avec l’enseignement, métier pour lequel il avait le plus grand respect. Ses élèves le lui rendaient bien, ainsi que l'a rappelé Michel Cournot dans un article paru après sa mort dans le "Nouvel Observateur". Il est interviewé par la télévision française sur son métier de professeur et ses rapports avec ses élèves dans l'émission "L'avenir est à nous" qui est diffusée le . C'est cette année-là qu'il intègre le comité de rédaction des "Cahiers des saisons", revue où il publie de courts textes littéraires. En 1961, il remplace François Truffaut comme critique cinématographique à l'hebdomadaire "Arts". L’année suivante, il abandonne l’enseignement et sa collaboration à "La Gazette des Lettres" pour se consacrer au journalisme et à la littérature, bien qu'il subisse un nouvel échec littéraire avec "L’Odeur de l’herbe" en 1962. Période du "Masque et la Plume" et du "Nouvel Observateur". Son entrée à l’émission "Le Masque et la Plume", en 1964, assure à Jean-Louis Bory une audience qui contribue à son succès de critique. Fin 1964, il cesse sa collaboration à "L'Express" . Dès , Guy Dumur lui offre de poursuivre ses critiques littéraires au "Nouvel Observateur". S’il s’y sent « politiquement en famille », il distingue ses amitiés politiques de ses affinités littéraires. Ainsi, il a contribué à réhabiliter Céline avant de se lier d’amitié avec Paul Morand et Jacques Chardonne. Et le groupe (François Nourissier, Hervé Bazin, Jean d'Ormesson, Georges Suffert, Louis Pauwels) qu’il réunit à Méréville en 1964-1965 est marqué à droite. Son spectre d’amitiés est donc très large. À partir de , Jean-Louis Bory assure la critique cinématographique du "Nouvel Observateur" à la place de Michel Cournot. Michel Mardore assure avec lui jusqu'en 1971 le choix des films pour les critiques. Mettant fin à sa collaboration à "Arts", il s’impose comme le critique cinéma du journal même s’il y est peu présent, se contentant de passer pour déposer son article. Célèbre pour les joutes qui l'opposent à Georges Charensol et à Michel Aubriant (alias Pierre des Vallières, fils de Jean des Vallières) au "Masque et la plume", il défend notamment le cinéma du tiers-monde, particulièrement africain et arabe. Il apparaît aussi comme le plus influent des critiques du circuit « Art et Essai » du Quartier latin. Mais son ardeur est encore plus vive en mai 68, où il est un des leaders qui font arrêter le Festival de Cannes 1968 dont il avait été membre du jury l’année précédente. Cela ne l'empêchera pas d’être membre de sa commission de sélection de 1970 à 1973, ni d’être des plus assidus au festival de La Rochelle. Jean-Louis Bory n’intervient pas dans les choix du journal qu’il trouve politiquement discutables. Mais il téléphone régulièrement à Jean Daniel pour lui donner son avis sur un éditorial. Il plaide ainsi pour la cause palestinienne, la trouvant insuffisamment défendue. Il défend quant à lui des films d’aspect avant-gardiste ou scandaleux qui s’attachent à remettre en question la société, ses institutions et ses valeurs traditionnelles. À côté de films explicitement politiques qu’il soutient en dehors de toutes considérations artistiques, il défend un cinéma dont l’aspect contestataire tient moins au sujet qu’à la subversion du langage cinématographique traditionnel. Godard, Robbe-Grillet, Resnais, Pasolini, Duras ou les frères Taviani sont des cinéastes qui lui tiennent à cœur. Défenseur d’une culture « alternative », il se montre souvent agressif à l'égard des films de distraction ou à grande distribution, qui ne remettent en cause ni les tabous de la morale et de la vie sociale, ni les habitudes de voir et de penser. Son mépris pour le cinéma de Michel Audiard, Bourvil ou Louis de Funès, qu'il juge bourgeois et « franchouillard », n’a d’égal que celui qu'il témoigne à des films qui, tels ceux d'Henri Verneuil ou de Claude Lelouch véhiculent des représentations légitimant la droite. Il défend des films difficiles comme "Quelque part, quelqu'un" de Yannick Bellon. Cette liberté qui lui permet de consacrer sa chronique « à un film qui ne sera vu que par l’auteur et par [lui] », est garantie à ses yeux par la modestie de sa rémunération. En effet, la direction du "Nouvel Observateur" déplore de le voir ignorer systématiquement les films à gros budget et à grand public et exerce sur lui une certaine pression en suscitant un concurrent moins militant. Malgré tout, il n’est pas réellement inquiété et refuse en 1972 de répondre à l’invitation chaleureuse de François Nourissier de venir travailler au "Point". Au contraire, il fait entrer Michel Grisolia pour l’aider à rédiger les petites notices qu’on lui réclame sur les films. Les années 1970. Les années 1970 sont marquées par sa lutte pour les droits des homosexuels. Celle-ci transparaît dans ses œuvres autobiographiques, "La Peau des zèbres" en 1969 ; "Tous nés d’une femme" en 1976, mais surtout dans "Ma moitié d'orange" en 1973, succès dans lequel il annonce publiquement son homosexualité. Il s’affiche alors dans l’association homosexuelle Arcadie, faisant à son premier colloque une intervention des plus retentissantes. Il milite ensuite dans sa scission gauchiste, le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), dont un des membres, Guy Hocquenghem, écrit avec lui "Comment nous appelez-vous déjà ?". Il poursuit son militantisme au Groupe de libération homosexuelle, s'opposant toujours aux préjugés et aux interdits traditionnels pesant sur les plus marginaux. Parallèlement à ce combat, il publie plusieurs essais consacrés au roman populaire et un essai historique, "La Révolution de Juillet ou les Trois Glorieuses" en 1972. Mais c'est "Le Pied", en 1976, qui reçoit le plus de succès de la période. Dans ce roman fantaisiste, il malmène certaines figures de l’intelligentsia comme Simone de Beauvoir et Michel Foucault. En 1976, il témoigne dans le documentaire "Chantons sous l'Occupation" d'André Halimi. Mort. Tombant dans une grave dépression en , Jean-Louis Bory ne refait surface que lors d’une période de rémission, d' à , où il publie un amusant portrait de Cambacérès (1978). Il se suicide par arme à feu à Méréville (Essonne) dans la nuit du 11 au , vraisemblablement vers 21 heures. C'est au matin du 12, dès 7 heures, que les chaînes de radio font état de sa mort. Il est inhumé dans le cimetière communal de Méréville, dans le caveau familial. |
Les Dossiers de l'écran Les Dossiers de l'écran est une émission de télévision française créée par Armand Jammot et diffusée à partir du sur la deuxième chaîne de l'ORTF, puis sur Antenne 2, jusqu'au . Sa programmation est hebdomadaire jusqu'en 1981. En 1982, elle est programmée mensuellement (le premier mardi du mois) puis deux fois par mois à partir de la rentrée 1987. Émission de débat sur des sujets de société, elle est constituée par la diffusion d'un film thématique, suivi par le débat en lui-même. Son générique, tiré du quatrième mouvement ("Protest") des "Spirituals for string Choir and Orchestra" de Morton Gould, reste dans les mémoires. Historique. Le producteur des "Dossiers de l'écran", Armand Jammot, craint que ce nouveau concept ne soit pas couronné de succès. Pour cette raison, il fait initialement louer le décor de l'émission pour quatre soirées seulement. L'émission a permis d'aborder certains grands problèmes de société des décennies 1960 à 1980. Le premier numéro est consacré aux criminels de guerre nazis ; les invités furent Alfred Grosser, Michel del Castillo, Charles Dubost, M. Ruehl (journaliste allemand), Alain Pujol (journaliste, présenté comme « spécialiste du nazisme »), Jean-Marc Théolleyre, Michel Borwicz, Gilbert Ziebura (professeur à l'université de Berlin-Ouest) et le colonel Turrow (militaire américain, chargé de l'arrestation des criminels de guerre nazis). Des numéros exceptionnels mirent à l'honneur les premiers hommes à marcher sur la Lune en 1969, ou virent Astérix et Obélix, invités de Pierre Tchernia en 1976 dans un numéro spécial sur les Français. L’émission est arrêtée après son , diffusé en . Celui-ci, enregistré sans que personne sache qu'il serait le dernier, donnera à Alain Jérôme le regret éternel de n'avoir jamais pu dire au revoir aux téléspectateurs. Le , l'émission est remplacée par "Mardi soir", qui reprend le même concept. Elle est présentée par Daniel Bilalian et produite par ce dernier, avec Jean-Pierre Guérin et Kathleen Evin. Faute d'audience, Claude Sérillon doit reprendre le flambeau dès le avec "Raison de plus", produit en collaboration avec Claude Carré. Principe de l'émission. L'émission, diffusée en direct, comprend, en première partie la diffusion d'un film (auparavant choisi par Guy Darbois) en rapport avec la thématique de la soirée, suivi d'un débat en direct avec divers invités. Le présentateur ouvre l'émission en présentant le thème du jour, puis le film ou le téléfilm l'illustrant est diffusé, suivi du débat autour de la question. Les téléspectateurs ont la possibilité de poser des questions par l'intermédiaire de SVP 11-11 ; Guy Darbois collecte et trie ces questions avant de les proposer à l'animateur. Le succès de l'émission fut tel que les appels des téléspectateurs sont partagés en deux : . Une étude scientifique de 1972 démontre en particulier que . Alain Jérôme, l'un des présentateurs le plus emblématique des "Dossiers de l'écran" avec Yves Courrière et Joseph Pasteur, indiqua à propos de ce succès : Générique. L'indicatif musical du générique de l'émission était le début du quatrième mouvement ("Protest") des "Spirituals for Strings, Choir and Orchestra", une œuvre du compositeur américain Morton Gould datant de 1941. On entend aussi ce passage dans la bande-son du film "L'Armée des ombres" (1969) de Jean-Pierre Melville. Du fait de moyens financiers restreints, et sans la visibilité sur l'avenir de l'émission, la musique originale du premier numéro des "Dossiers de l'écran" ne fut pas réalisée. On eut recours aux archives de l'ORTF pour trouver une musique . Le producteur Armand Jammot se fit livrer les morceaux choisis, les écouta et tomba en arrêt devant un passage de "Spirituals for Orchestra". Il perçut immédiatement le caractère et de la musique, et la choisit alors pour illustrer l’émission. Le générique proprement dit de l'émission est aussi une idée d'Armand Jammot. Il est constitué d'une séquence où un dossier cartonné s'ouvre lentement, dévoilant à la fois le titre du film à venir, les invités du débat qui suivra le film, et enfin les membres de l'équipe. La main anonyme qui tourne les pages sur le roulement de tambour et les violons est celle d'une jeune assistante. Un générique plus moderne apparut vers la fin de l'époque de l'émission, reléguant au passé cette séquence. Dans la culture populaire. L'émission a fait l'objet d'une parodie à la fin du film "Papy fait de la résistance" (1983), où Alain Jérôme joue son propre rôle de présentateur de l'émission, débordé par ses invités déchaînés. |
Sig-Sauer P245 Le SIG-Sauer P245 est un pistolet semi-automatique développé en Suisse par SIG et fabriqué en Allemagne par Sauer & Sohn Le SIG-Sauer P245 est la version compacte en calibre .45 ACP (11, 43 mm) du Sig-Sauer P220. Il est principalement destiné au marché américain pour séduire les policiers en civil et les citoyens cherchant une arme facile à porter. Le chargeur est terminé par un talon en caoutchouc pour faciliter la tenue en main. Le mécanisme de la platine est en Double Action (DA/SA) ou en Double Action Only (DAO). |
Antoine Augustin Cournot |
Charlie Higson Charles Murray « Charlie » Higson, né le à Frome dans le comté anglais du Somerset, est un auteur britannique de comédies destinées à la télévision. Il est également producteur, acteur et écrivain. Biographie. Il est célèbre en Grande-Bretagne pour avoir rédigé les scénarios et joué dans les comédies télévisées des années 1990 : "The Fast Show", "Harry Enfield's Television Programme" et "Randall & Hopkirk". Il est également l'auteur de quatre romans qui ont précédé la série des "Young james Bond" : "Getting Rid of Mister Kitchen", "Full Whack", "Happy Now", "Ennemis" ainsi que "King of the Ants". Cette dernière œuvre a été adaptée par Higson en scénario pour le film du même nom, sorti en 2003 avec Kari Wuhrer, Daniel Baldwin et Chris McKenna. En 2004, il est contacté par Ian Fleming Publications pour rédiger une série de romans consacrés au jeune James Bond, alors encore adolescent dans les années 1930. "Silverfin" est le premier livre de la série. En , le second tome sort sous le titre de "Blood Fever". Le troisième, "Double or die" est sorti le . Le quatrième opus de cette saga est sortie le , il s'intitule "HurricaneGold". |
Rams de St-Louis |
Sophie Sophie peut faire référence à : |
Harrespil Harrespil (/hareʂpil/) est le nom basque, pouvant être traduit par « cercle de pierres », donné aux petits cromlechs qui abondent sur les reliefs pyrénéens, notamment au Pays basque. On les appelle également "baratz", mot signifiant "jardin" et traditionnellement appliqué aux nécropoles préhistoriques. Description. Rassemblés en nécropoles de 5 à 20 spécimens, ces monuments funéraires datent de l'Âge du bronze tardif (à partir de environ). Leur construction s'est prolongée durant l'Âge du fer. Ce type de sépulture se distingue des précédentes par le recours à la crémation, typique des mouvements sorothaptiques. Plus spectaculaire par son agencement que par la taille des pierres, le harrespil est constitué d'un cercle de pierres entourant un réceptacle pour les cendres. Ce cercle est constitué de dalles verticales ou d'une murette, assemblage de petites dalles imbriquées formant une sorte d'enceinte. Son diamètre est variable, souvent de l'ordre de 5 à . Enterré à l'intérieur, un réceptacle est aménagé pour recueillir les cendres. Certains harrespils disposent d'un coffre rectangulaire en lauzes, d'environ un mètre par , constitué de 4 dalles latérales et d'une dalle de couverture. On dénombre en tout jusqu'à 8 types de ciste différents. Harrespil et tumulus. Ces monuments ont coexisté avec des tumulus, plus grands, abritant également une ciste à incinération, mais entourée de pierres en vrac. Leurs architectures se sont parfois combinées, comme à "Zaho II" où le harrespil est enfoui sous un tumulus, délimité par un second cercle de pierre. D'autres, comme "Millagate IV", ne présentent que le cercle extérieur formant un grand harrespil (environ ) dont la partie centrale est recouverte d'un amas de terre. Destination. Les résidus de crémation correspondent à des hommes adultes. Si le harrespil-tumulus "Millagate IV" contient les restes d'un individu entier, on ne retrouve dans les autres qu'au mieux une poignée ou deux de cendres. On remarque également que ces monuments se trouvent en montagne, sur des crêtes à d'altitude en moyenne, et non près des villages. On en déduit qu'il s'agit plus d'épitaphes érigées en l'honneur de personnalités, que d'authentiques sépultures. La diffusion de ces harrespils, des Pyrénées basques à l'Andorre, et leur maintien en activité jusqu'à peu avant la romanisation, suggère que ces rituels funéraires étaient restés la marque des souverains des pays vascons. Leurs constructeurs sont ceux-là mêmes qui tenaient les "gaztelu zahar" et autres oppidums du piedmont pyrénéen, dont ils sont peut-être la sublimation. |
Roger Ikor Roger Ikor, né le et mort le à Paris, est un écrivain français, lauréat du prix Goncourt en 1955. Biographie. D'origine juive, il a été élève et professeur de lettres au lycée Condorcet ainsi qu'au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. En , il est fait prisonnier de guerre et est envoyé dans l'Oflag II-D en Poméranie où il fabrique un journal clandestin. Il a été le condisciple de Georges Pompidou en khâgne et les deux hommes sont toujours restés liés. Après guerre, il a enseigné à Paris au lycée Charlemagne jusqu'en 1949 (?), puis au lycée Carnot. Marqué par la mort, après huit mois de coma, de son fils cadet âgé de vingt ans qui, le , était revenu à la maison paternelle pour se pendre après avoir adhéré au Zen macrobiotique, il mène jusqu'à sa mort une lutte contre le phénomène sectaire, et fonde à cet effet le Centre contre les manipulations mentales (CCMM). Œuvres. À travers un style inspiré et puissant, ses récits, généralement épiques, racontent tantôt "L'Insurrection ouvrière de " (1936), tantôt, l'histoire de "Saint-Just" (1937), ou encore, dans "les Grands Moyens", science-fiction post-apocalyptique inspirée de la Guerre froide. "Les Eaux mêlées" (1955), qui remporte le prix Goncourt, et forme avec "La Greffe du printemps" un diptyque intitulé "Les Fils d'Avrom", raconte l'histoire d'une famille juive installée en France et liée par le sang à une famille française non juive. S'étalant sur trois générations, le récit expose le lien que la famille va forger coûte que coûte avec sa nouvelle patrie. |
Baratz |
Francois-Joseph Offenstein |
Gaur Gaur peut désigner : |
Lester Horton Lester Horton est un danseur, chorégraphe et pédagogue américain né à Indianapolis le et décédé à Los Angeles le . Il est l'un des principaux représentants du courant de la danse moderne qui s'est développé hors de la Denishawn School. Biographie. Enfance. Lester Iradell Horton est né à Indianapolis le , de Iradell Horton et Pollyanna Horton. Il stimule son intérêt pour la danse par sa fascination pour les Indiens d’Amérique, après avoir découvert les danses tribales dans un « Wild West Show ». Il étudie alors les Iroquois et les Indiens de la rivière Rouge, ainsi que les tribus du Pentagouët et Ojibwés. Il étudie la danse classique pendant deux ans avec Theo Hewes à Indianapolis. À cette époque il prend également des cours à l’institut d’Art « John Herron » et travaille avec le « Petit Théâtre d’Indianapolis ». Il se confronte à un spectacle de la compagnie Denishawn qui a un grand impact sur le jeune homme. Horton arrive en Californie en 1929 pour danser dans « The song of Hiwatha » à l’Argus Bowl à Eagle Rock. Il travaille pour les Stuberghs, avec qui il restera proche toute sa vie. Ils produisent des mannequins de cire et Horton en peint les visages pour ceux destinés aux vitrines. Il a choisi de travailler en Californie, au lieu de New York, qui était considérée à l’époque comme le centre de la danse moderne. Carrière. Dans les années 1930, Lester Horton enseigne à la "Norma Gould School of the Dance " à Los Angeles. Horton crée sa première compagnie de danse, « the Lester Horton Dancers » en 1932. Cette compagnie est ensuite devenue brièvement « The Lester Horton California Ballets » en 1934 puis la même année « The Horton Dance Group ». « The Horton Dance Group » juste noté le plus souvent comme « the Lester Horton Dancers » a duré jusqu’au début de l’année 1944. Plus tard Horton a tenté de développer une compagnie sur la côte Est pour la danseuse Sonia Shaw, mais le mari de Shaw a rapidement cessé de financer la compagnie qui s’est effondrée avant même de donner des représentations publiques. Après tous ces méandres, Horton forme « The Dance Theater of Los Angeles » avec sa danseuse principale, Bella Lewitzky, leur partenariat prendra fin en 1950 quand Lewitzky le quitte pour une carrière solitaire. La compagnie finale d’Horton continuera jusqu’en 1960 sous la direction de Frank Eng, la direction artistique de la compagnie est reprise par l'un de ses élèves, le grand danseur et chorégraphe Alvin Ailey. La compagnie sera dirigée par Alvin Ailey et Frank Eng jusqu'à sa dissolution en 1960, lorsque Ailey décide de créer sa propre compagnie. Afin de financer son école et ses différentes compagnies de danse, Horton chorégraphie très tôt pour un certain nombre de comédies musicales hollywoodiennes, en commençant par « Moonlight in Havana » (1942), la plupart des films de María Montez comme "La Sauvagesse blanche"(White Savage)(1943), ainsi que des séries B comédies musicales, la plus notable étant "Le Fantôme de l'Opéra (film, 1943)" (Phantom of the Opera) d’Arthur Lubin. Les danseurs d’Horton ont également travaillé fréquemment dans des clubs, y compris « the Folies Bergère » in New York et « Earl Caroll Theatre and Restaurant » à Los Angeles. Les Œuvres les plus connus d’Horton, qu’il appelait « "Choreodrama" » sont "Salome" (qui a occupé Horton pendant près de 20 ans ) et "The Beloved". La troupe de Horton n’a fait qu’une seule apparition à New York, au cours de la dernière année de sa vie. La troupe a été programmée par l’association des "jeunes filles et jeunes hommes hébreux" (Young Men's and young Women's Hebrew Association) de la . En arrivant la troupe a découvert que le lieu n’avait pas fourni de publicité, de telle sorte que la programmation est resté relativement inconnue. Si bien que seulement environ se sont présentées pour la représentation de samedi soir et seulement environ 200 billets ont été vendus pour la matinée du dimanche. La compagnie a perdu 100 dollars pour cet événement. Toutes les critiques furent positives à l’exception d’une seule. Un magazine fait l’éloge des « superbes danseurs » mais se plaint « d’enchaînement technique et maîtrisés sans une réelle continuité chorégraphique ». Il n’y avait plus assez d’argent pour quitter New York et Horton doute de la capacité financière de la compagnie à participer au stage de Jacob’s Pillow plus tard dans l’été. L’agent d’Horton lui a fait parvenir de l’argent pour permettre à la troupe de rentrer chez eux. À cette époque Horton buvait beaucoup et était émotionnellement et physiquement malade. De retour à Los Angeles il a emménagé dans une maison sur Mulholland Drive où il a été assisté par ses parents et ses amis. Déterminé de danser au festival de Jacob’s Pillow, la troupe a traversé les Berkshires en voiture. Le spectacle est un succès, bien qu’Horton n’ait pas pu accompagner la troupe au festival. Surfant sur leur succès au festival la troupe est invitée pour faire l’ouverture de Johnny Desmond à l’automne, ils sont si populaires qu’ils sont invités à revenir pour un contrat de deux semaines. Horton est décédé d’une crise cardiaque à son domicile le . Depuis la mort d’Horton, sa technique de danse et son œuvre chorégraphique sont devenues largement connues et pratiquées. L’héritage d’Horton a survécu à travers la fondation "Lester Horton Dance Theater", Inc.www.lhdt.org, qui est vouée à la préservation et la promotion des contributions de Lester Horton en tant que danseur, chorégraphe et pédagogue. En outre différentes compagnies de danse telles que l'Alvin Ailey American Dance Theater ou la Joyce Trisler Danscompany se concentre sur la technique Horton. Films chorégraphiés par Lester Horton. Horton a formé un nombre significatif de danseurs du milieu du : D’autres figures ont émergé de l’école Horton et de la Compagnie, comme l’actrice Lélia Goldoni et Sondra Kerr Blake. Le fondateur de "Mattachine Society", Harry Hay a une fille qui a pris des cours au Dance Theater. Vie personnelle et relations. Horton est resté avec William Bowne de 1932 à 1949, jusqu'à ce que Bowne le quitte pour se marier avec un ancien membre de la compagnie d’Horton, Portia Woodbury (Bowne). Peu de temps après Horton s’est engagé avec le scénariste Frank Eng. Eng est resté avec Horton jusqu’à sa mort en 1953. Technique. Horton a développé sa propre approche de la danse qui intègre des éléments divers, y compris la danse folklorique amérindienne, les ports de bras japonais, et les isolations balinaise et javanaise (en particulier le haut du corps, les yeux, la tête et les mains). Horton a également inclus des éléments afro-antillais comme les mouvements du bassin. La technique qu’il a ainsi créée, qui est maintenant connue sous le nom de « technique Horton », n’a pas de style en soi. La technique met l’accent sur le corps dans son ensemble et dans une approche de la souplesse, la force, la coordination et la maîtrise de son propre corps dans l’espace pour libérer, sans restriction, l'expression. « J’ai sincèrement essayé de créer une technique de danse basée entièrement sur des exercices correctifs, créer à partir de la connaissance de l’anatomie humaine, une technique qui permettra de corriger les défauts physiques et de préparer un danseur pour tout type de danse, qu’il souhaitera peut-être appréhender, une technique ayant tous les mouvements de base qui régissent les actions du corps, combinée avec une connaissance de l’origine du mouvement et un sens de la conception artistique » - Lester Horton dans une lettre à Pierre Dorathi Bock, « From Primitive to Modern, » - American Dancer ( ) . (October 1937) |
Banteng Le banteng ou tembadau ("Bos javanicus") est un bœuf sauvage relativement petit qui vit en Asie du Sud-Est. Sous la forme du bœuf de Bali, il a été domestiqué par l'homme et a été introduit en Australie où il forme une population marronne importante. Ce taureau sauvage est le symbole du "Partai Demokrasi Indonesia Perjuangan" ou Parti démocratique indonésien de lutte. Caractéristiques. Les bantengs ressemblent aux bœufs domestiques. Ils présentent un dimorphisme sexuel notable. La robe des mâles va du brun noir au brun rouge foncé, tandis que celles des femelles sont plus blondes. Mâles et femelles ont le ventre blanc, avec des taches sur l'arrière-train et des « bas » sur les pattes. Les femelles atteignent leur taille adulte en contre 5 à 6 pour les mâles. Les animaux qui pèsent de , ont une longueur d'environ deux mètres et une hauteur au garrot de (femelles) à (mâles). Les cornes des taureaux sont dures et courbées vers le haut ; elles peuvent atteindre de long et sont séparées sur le haut de la tête par une sorte de casque qui se distingue nettement du pelage ; celles des vaches sont beaucoup plus courtes. Répartition. La région primitive de diffusion comprenait le Sud-Est asiatique continental ainsi que les îles de Java et de Bornéo. Les bantengs domestiqués ont été introduits par l'homme sur de nombreuses autres îles d'Indonésie ainsi que, en nombre beaucoup plus réduit, dans d'autres régions du monde (v. Domestication). L'habitat des bantengs sauvages est principalement constitué par les forêts tropicales. Ils viennent également paître de temps en temps dans les prairies ouvertes. Mode de vie. Les bantengs vivent en groupes de avec leurs veaux conduits par un taureau. Pendant la mousson, ils vont vers les collines ; et ils redescendent dans les plaines à la saison sèche. On trouve en outre des troupeaux de mâles et des taureaux solitaires, trop vieux ou trop faibles pour diriger un troupeau. Après une gestation de , les vaches donnent naissance une fois par an à un petit qu'elles allaitent pendant neuf mois. Il atteint sa maturité sexuelle au bout de deux à quatre ans. L'espérance de vie des bantengs est de , jusqu'à en captivité. Les hommes et les bantengs. Danger pour l'espèce. Le banteng sauvage est classé par l'UICN au nombre des espèces menacées. Parmi les raisons de la baisse de son nombre on cite la destruction des forêts tropicales, le croisement avec les bœufs domestiques et les bœufs de Bali ainsi que la contamination par des maladies répandues chez les bœufs domestiques. Dans le Sud-Est du continent asiatique les chiffres ont dramatiquement baissé au cours des dernières décennies. En Thaïlande on estime la baisse à près de 85 % entre 1980 et 2000. Dans la péninsule malaise, les bantengs ont déjà disparu dans les années 1950. Au contraire les chiffres sur Java sont stables alors qu'il n'y a aucun chiffre sûr pour Bornéo. La population totale de bantengs sauvages est évaluée à . Domestication. Les bantengs font partie des cinq espèces de bovinés domestiquées par l'homme. La date de leur domestication est inconnue, elle doit avoir eu lieu cependant plusieurs siècles avant Jésus-Christ. On pense que c'est vraisemblablement à Java que la chose s'est passée ; sur le continent on disposait déjà des buffles d'eau et on n'éprouvait aucun besoin d'une nouvelle espèce de bœufs domestiqués. De Java ils sont passés sur de nombreuses îles, où à l'origine il n'y avait pas de bantengs sauvages, par exemple à Bali, à Sumatra, à Sulawesi, au Timor, à Lombok et à Sumbawa. Comme Bali a été pendant des siècles le centre d'élevage des bantengs, les bantengs domestiques sont connus sous le nom de « bœufs de Bali ». Aujourd'hui il en existe environ 1,5 million. Du fait de l'introduction d'autres bœufs domestiques en Indonésie, il y a de moins en moins de bœufs de Bali de pure race. Très tôt il y a eu des croisements entre zébus et bœufs de Bali avec pour conséquence la naissance de nouvelles races de bœufs Des bœufs de Bali ont été introduits en 1849 en Australie où ils sont devenus sauvages et constituent aujourd'hui une population de qui vivent dans le Garig Gunak Barlu National Park dans le Territoire du Nord. |
Hery Maury |
Céphalophe |
Culture aquitanique La culture aquitanique comprend les langues et les traits culturels des Aquitains antiques. Leurs langues sont dites aquitaniennes, en particulier l'aquitain ou "aquitanien". Leurs langues ne sont pas documentées mais de nombreux noms de personne aquitains figurent sur des inscriptions latines. Beaucoup sont intelligibles par le basque, on parle donc aussi de proto-basque. Cette constatation, renforcée par les témoignages antiques ainsi que la cohérence et les spécificités phonétiques de la langue gasconne, conduit à penser que les Aquitains antiques parlaient des langues apparentées au basque. L'analyse de la toponymie conforte cette thèse. |
Lester Horton Dance Theater La Lester Horton Dance Theater est une compagnie américaine de danse contemporaine créée par le danseur et chorégraphe américain Lester Horton, et installée en Californie. À la mort de Lester Horton en 1953, Alvin Ailey en reprend la direction artistique, pendant deux ans avant de s'installer à New York. Le Dance Theater continue à fonctionner sous la direction de Frank Eng, jusqu'en 1960, puis disparaît. |
Gazella bennettii Gazella bennettii connue localement sous le nom de chinkara ou idimi, est une espèce de gazelle présente en Asie du Sud. Elle vit dans les prairies et les zones désertiques en Inde, au Bangladesh, dans certaines parties de l'Iran et au Pakistan. Systématique. Son nom scientifique rend hommage à Edward Turner Bennett (1797-1836), un médecin et zoologiste britannique. Morphologie et physiologie. "Gazella bennettii" mesure de 80 à de longueur (avec une queue de )), pour une hauteur au garrot de 50 à . Les cornes peuvent mesurer 39 centimètres. Adulte elle pèse environ de 14 à . Son pelage d'été est de couleur rougeâtre-chamois, avec une fourrure lisse et brillante. En hiver, la fourrure blanche du ventre et de la gorge est en revanche plus grande. Les côtés du visage sont marron foncé et du coin de l'œil jusqu'au museau, bordée par des bandes blanches. Reproduction. La "Gazella bennettii" se reproduit une fois par an pour donner naissance à un petit. Comportement. C'est un animal timide, qui évite les habitations humaines. Herbivore, elle peut vivre sans eau pendant de longues périodes simplement en récoltant l'eau des plantes et de la rosée. Bien que la plupart des individus soient vus seuls, ils peuvent être parfois repérés dans des groupes allant jusqu'à quatre individus. Sa vitesse maximale de course atteint . Protection. Sa population est estimée à individus. Traditionnellement, la communauté des Bishnoi protège la faune et la flore dans l'État du Rajasthan. Dans un cas judiciaire célèbre, l'acteur de cinéma indien Salman Khan a été condamné à 1 an de prison pour avoir tiré sur une "Gazella bennettii", animal protégé. |
Escrime aux Jeux olympiques d'été de 1952 Cette page présente les résultats des compétitions d'escrime aux Jeux olympiques d'été de 1952. Sept épreuves ont eu lieu : |
Antoine I du Kongo |
Katherine Dunham Company La Katherine Dunham Company est une compagnie américaine de danse contemporaine créée à Chicago par la danseuse et chorégraphe afro-américaine Katherine Dunham. Elle était composée de danseurs, chanteurs, acteurs et musiciens. La Katherine Dunham Company a été la première compagnie de danse entièrement composée d'Afro-Américains. Ses tournées l'ont menée à travers les États-Unis, y compris dans le sud ségrégationiste. Elle fut d'ailleurs fondée après la dissolution du "Ballet Nègre", la première compagnie de Katherine Dunham, qui plus tard deviendra le "Negro Dance Troupe". Plusieurs danseurs afro-américains ont été formés au sein de la compagnie, dont notamment Alvin Ailey et Eartha Kitt. |
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