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Ligon II |
François Desfieux François Desfieux (1755-1794), né à Bordeaux, en 1755, guillotiné à Paris, le 4 germinal an II (24 mars 1794), est un commerçant et homme politique qui s'est fait connaître pendant la Révolution française. Sous l'Ancien Régime. Avant la Révolution française, François Desfieux était négociant en vins à Bordeaux. Venu à Paris au début de la Révolution, bénéficiant d'un réseau important, il contracta des marchés d'approvisionnement avec les établissements les plus huppés de la capitale, notamment au Palais-Royal qui comptait de très grands restaurants et traiteurs. En 1792, il approvisionnait le « 50 » de Aucane et de Sainte-Amaranthe. Il fit avec le vin de Bordeaux ce que Santerre faisait avec la bière. Lors de la crise de juillet 1789, François Desfieux séjournait à Paris, et il raconte dans son autobiographie publiée sous le titre "Desfieux détenu dans la prison de Sainte-Pélagie à ses concitoyens", avoir participé à la prise de la Bastille le . Il dit aussi avoir apporté le 12 juillet la nouvelle du renvoi de Necker et pris part aux événements qui suivirent. En octobre 1789, il était de retour dans sa ville natale où il fonda le club du Café national. Fin juin 1790, sur l'invitation de la municipalité de Toulouse, il y établit une société populaire et il s'en retourna aussitôt à Paris où il se trouvait à la Fédération du . Il s'installa dans la capitale, et prit un luxueux appartement rue Saint-Marc dans le quartier du Palais-Royal. Il suivait avec intérêt les débats à l'Assemblée, entra aux Cordeliers et fut un des membres les plus actifs au club des Jacobins dont il fut d'abord membre du Comité de correspondance, trésorier puis, plus tard, vice-président. De concert avec Collot d'Herbois, il organisa l'arrivée triomphale, dans la capitale, des soldats révoltés du régiment suisse de Châteauvieux. Présent lors de la fusillade du Champ-de-Mars le , il déclara peu après que le seul moyen de sauver la patrie, mise en danger par le pouvoir exécutif, était de faire appel au peuple et de recourir à l'insurrection (27 juillet 1791). Il demandait par conséquent le recours aux fédérés Girondins et Marseillais afin de renverser militairement le gouvernement, évènement qui ne se produisit qu'un an plus tard, lors de la journée du 10 août 1792. Des liens d'amitié l'unissaient alors à l'ancien auteur dramatique Jean-Marie Collot d'Herbois et au diplomate Guillaume Bonnecarrère, qui occupaient comme lui des fonctions importantes au club des Jacobins. Or Bonnecarrère était un dispensateur des fonds secrets de la Liste civile sous les ministères de Montmorin et Bertand de Molleville. Dans ses Mémoires ce dernier ne dissimule pas que Desfieux aurait reçu des subsides de la cour dès 1791. Le comportement du personnage qui n'était pas le dernier à maîtriser le double discours, a révélé par la suite que les assertions de Bertrand de Molleville pouvaient être recevables. Élu président de la section de son domicile - la section Le Peletier - Desfieux fut désigné comme juré de jugement au premier Tribunal révolutionnaire dit du 17 août. Lors des opérations électorales de la fin août 1792, l'assemblée primaire de la section de 1792 le choisit pour l'un de ses électeurs. C'est en qualité de président de la section Le Peletier qu'il prononça un discours le jour de l'inauguration des bustes de Marat et de Le Peletier. Dans la seconde moitié de d'octobre 1792, il s'absenta en province pour revenir alors qu'on jugeait Louis XVI. Il indiqua que dans le cours de son voyage, le peuple était unanime à demander la mort de Louis XVI. Un double visage ? En relation avec Proli, , celui-ci vint habiter chez lui rue des Filles Saint-Thomas. Proly, mais également Bonnecarrère, contribuèrent grandement au mouvement exagéré qui s'était entre-temps formé à la Commune de Paris, et développé sous l'impulsion du maire puis ministre de la guerre Jean-Nicolas Pache. Les hommes recrutés par Pache pratiquaient souvent la démagogie outrancière, et pour eux la fin - la prise du pouvoir - justifiait les moyens : Desfieux ne fut pas le dernier à leur emboîter le pas en lançant les attaques les plus vives contre les Girondins qui redoutaient le contrôle de l'assemblée par les "factieux" qui prétendaient leur opposer la « force armée révolutionnaire ». Il fut dénoncé à la Convention par le Bordelais Pierre Vergniaud, son compatriote, qui le connaissant bien, lui faisant reproche de ses « escroqueries » et de ses « banqueroutes » à Bordeaux. Il lui reprocha enfin son apologie des massacres de septembre. Les Girondins qui faisaient planer la menace de révélations et prétendaient démasquer ces démagogues, firent diligenter une enquête par la Commission des Douze sur les exactions et dilapidations commises entre le 10 août et le 5 septembre 1792. Pour parer au danger les membres de la Commune - et Desfieux ne fut pas le dernier - précipitèrent le coup de force des 9 et 10 mars 1793 (attaque contre les Girondins) qui devait se rééditer avec succès le 31 mai suivant. Entre-temps, le 11 mai 1793, le ministre Bouchotte, placé au ministère par Pache, l'avait envoyé en Suisse pour acheter des armes. Mais elles donnaient lieu à des avances sur frais qui n'étaient jamais justifiés en retour, et les caisses étaient régulièrement vidées pour financer des opérations de luttes politiciennes. La question de l'affectation des fonds secrets fut, à l'époque, un serpent de mer qui empoisonna la vie publique depuis l'entrée aux affaires de Dumouriez jusqu'au départ de Danton du Comité de salut public. Le club des Jacobins le chargea de plusieurs missions dans le Sud-Ouest, en Belgique et en Suisse. De plus, il était souvent entouré de personnes que l'on disait suspectes. Cependant, il n'avait jamais négligé ses affaires. C'est lui qui approvisionnait en vins, liqueurs et autres spiritueux les caves du « 50 » – situé au des arcades des palais Royal l'établissement de Aucane et de Jeanne-Louise-Françoise de Sainte-Amaranthe. Il était en relations d'affaires avec Péreyra et par lui avec Laborde et Sartines. Tout porte à croire que son attitude ultra démagogique, comme celle de Hébert et consorts, appartenait à une stratégie plus vaste de déstabilisation de la tendance révolutionnaire "raisonnable" qu'incarnait Robespierre. Lorsqu'il disait "Je veux que les choses en vienne au point que le père foute sa fille au coin d'une borne et même sur le Pont-Neuf", il ne faut pas prendre ces propos comme d'autres au pied de la lettre. C'est le gros problème de la lecture de la Révolution française. Les textes rapportés ne doivent jamais être isolés du contexte politique ou politicien du moment. Les personnalités peuvent être autre chose que ce qu'elles proclament dans des discours ou écrivent dans des articles de propagande. Décrété d'arrestation le 14 octobre 1793, Desfieux fut immédiatement remis en liberté sur intervention de Collot d'Herbois qui chercha à le protéger jusqu'au bout. Las du manège de François Desfieux, le frimaire an II (), Maximilien de Robespierre demanda son exclusion du club des Jacobins. Dès ce moment, il se sentit sérieusement menacé, d'autant que les hébertistes et Pache à leur tête, faisaient l'objet de dénonciations répétées. Décrété d'arrestation dans la nuit du 3 frimaire an II (), Desfieux passa trois mois en prison avant de comparaître devant le Tribunal révolutionnaire avec Jacques René Hébert, Jean-Baptiste Cloots et d'autres personnages soupçonnés d'entretenir des liens avec des « agents de l'étranger ». Il fut condamné à mort et guillotiné avec Jacques-René Hébert et un certain nombre d'individus, d'horizons divers, le 4 germinal an II (). |
Rick Rossovich Rick Rossovich (né Frederic Enrico Rossovich le à Palo Alto en Californie) est un acteur américain, célèbre dans son pays. D'origine croate, il a joué dans de nombreux films tels que "Roxanne", "Top Gun", "Terminator". Il a tenu également des rôles marquants dans des séries télévisées telles que "Urgences", où il manque de peu de se marier avec Carol Hathaway, en fait amoureuse de Doug Ross (George Clooney), mais aussi dans "Pacific Blue", une série mettant en scène des policiers à vélo déambulant dans les rues d'une ville de Californie, dans laquelle il incarne le lieutenant Palermo. Biographie. Rick Rossovich est marié depuis 1985 à Eva Rossovich avec qui il a eu 2 enfants : Roy, né en 1986, et Isabel, née en 1991. Son frère a été joueur professionnel de football américain dans les années 1980 (notamment aux Philadelphia Eagles). |
Mtumu |
Maurice Hamy Maurice Théodore Adolphe Hamy, né le et mort le , est un astronome français. Il obtient le doctorat ès sciences en 1887 à la Faculté des sciences de Paris ("Étude sur la figure des corps célestes"). Élu membre de l'Académie des sciences en 1908, en remplacement de Jules Janssen, il en est le président en 1928. Il est également membre du Bureau des longitudes. Il participa à la création de l'Institut d'optique théorique et appliquée (SupOptique). Il est le neveu d'Ernest Hamy. |
Boulou |
Pierre Combescot Pierre Combescot, né le à Limoges et mort le dans le , est un journaliste et écrivain français. Biographie. Durant la Seconde Guerre mondiale, sa famille est réfugiée au Brésil. Plus tard, il travaille sous le pseudonyme de Luc Décygnes pour le "Canard enchaîné", où il tient la rubrique consacrée aux spectacles lyriques et à la danse (ce qui explique le nom qu'il s'est choisi). Il est également chroniqueur à "Paris Match". Il a obtenu le prix Médicis en 1986 pour "Les Funérailles de la Sardine" et le prix Goncourt en 1991 pour "Les Filles du Calvaire". Il a reçu en 1999 le prix Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son œuvre. Il a vécu au Cailar à partir de 1992 dans une maison achetée en 1992 avec l'argent du Goncourt sur le conseil de son ami Jean Lafont, et où il a écrit une partie de son œuvre. Lors de l'élection présidentielle de 2002, il a apporté son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Pierre Combescot a brièvement été sociétaire de l’émission radiophonique "Les Grosses Têtes" sur RTL en 2009. Il est inhumé au cimetière du Cailar. |
Pléthysmographie La pléthysmographie (du grec "plethysmo", « augmentation») est un ensemble de méthodes servant à mesurer des volumes. En médecine, elle est principalement utilisée en cardiologie et en pneumologie. En cardiologie, il est ainsi possible de mesurer le débit cardiaque de manière non invasive. La technique consiste à mesurer l'augmentation du volume sanguin, lors de l'occlusion du retour veineux. Les principes de pléthysmographie sont utilisés dans l'industrie du sport pour la fabrication de cardiofréquencemètres sans capteur de poitrine (qui utilise traditionnellement une méthode électrocardiographique) : le rythme cardiaque est mesuré par pléthysmographie par effet photoélectrique, un capteur éclairant les artères du poignet où il est fixé. En pneumologie, la pléthysmographie étudie les volumes pulmonaires non mobilisables (VR, CRF, VGT), en cabines étanches dans lesquelles les variations de pressions sont enregistrées par un capteur de pression associé à un spiromètre. Il s'agit d'un complément indispensable à la spirométrie. Différentes méthodes de pléthysmographie : |
Violence policière La violence policière, ou brutalité policière, caractérise l'action violente conduite par des policiers, dans l'exercice de leurs fonctions, envers d'autres personnes hors du cadre défini par la loi. On parle de bavures policières dans les cas les plus graves, en particulier dans les cas conduisant à la mort de la personne attaquée. Sous le terme de violence policière, on regroupe différents actes d'abus policiers tels que l'abus de surveillance, l'arrestation frauduleuse, la répression politique, l'abus sexuel. L'usage de la force est autorisé dans le cadre de la loi lorsqu'elle est commanditée par le gouvernement dans le but de protéger les citoyens d'actes criminels. Mais, même dans ce cadre, les policiers sont tenus de n'employer la force qu'à des fins légitimes ou pour exécuter des ordres légitimes et ce, proportionnellement au risque couru. Définition. Le terme de désigne la perpétration par des policiers en exercice d'actes violents envers d'autres personnes. La définition exacte donne cependant lieu à interprétation. En France, le policier est au sens du droit pénal un « dépositaire de l’autorité publique ». En effet, dans la plupart des pays disposant d'une police, la loi autorise celle-ci à faire emploi de la force dans certaines situations (arrestations, évasions, flagrants délits, etc.). Il est par conséquent courant de faire la distinction entre violence « légitime », sous couvert de la loi, et violence « illégitime », c'est-à-dire non nécessaire ou exagérée et donc hors du cadre légal. On peut considérer que certains usages légaux de la force constituent effectivement des violences policières ou au contraire défendre le caractère légal afin d'écarter cette qualification pour caractériser l'usage de la force. La barrière entre ce qui constitue l'usage légitime de la violence, dont le monopole revendiqué constitue une définition essentielle de l'État selon Max Weber, et son usage illégitime, est donc un enjeu de conflits d'interprétation, quel que soit le système politique que sert la police. La protestation des Black Panthers aux États-Unis dans les années 1970 contre les violences policières jugées légales par les tribunaux fournit un exemple de conflit possible autour de cette notion. La relation avec l'activité policière, qu'elle soit circonstancielle ou causale, est aussi importante dans la définition ordinaire des violences policières : une violence perpétrée par un policier en dehors du service et sans l'usage des armes ou prérogatives que son emploi lui confère n'est pas considérée comme violence policière. Dans un entretien au journal "Regards", le sociologue Geoffroy de Lagasnerie critique la notion de « violences policières » : « La catégorie de violences policières est extrêmement problématique car elle conduit à ne plus considérer comme violents que ce qui est illégal – c’est-à-dire qu’on ne va plus considérer comme violences policières une arrestation sur la route, une perquisition où un flic surgit à 6 h du matin, casse une porte, mets des menottes à quelqu’un – mais uniquement ce qui est particulièrement brutal. Mais c’est oublier que la police comme institution est par essence violente. […] Soit on dit qu’il n’y a pas de violences policières parce qu’on dit police = violences, soit on dit qu’il n’y a que des violences policières ». Autorité publique et force publique. Le policier, en tant qu'agent de la force publique, est supposé exécuter la force demandée par l'autorité. Mais, lorsque considéré comme dépositaire de l’autorité publique, le policier doit décider de la force qu’il doit employer sans que cela ne l’exonère de ses responsabilités. Ainsi, le dépositaire de l’autorité publique peut se rendre coupable d’abus d'autorité, notamment dans l’emploi de la force. Selon Max Weber l’État s'est construit avec le « monopole de la violence physique légitime ». Dans le principe, la police n'exerce l'autorité que dans les formes acceptées par la population, mais en pratique, selon Fabien Jobard, un chercheur au CNRS, différentes populations socialement inégales ont des accès inégaux à la participation politique. Selon lui, les conflits sociaux trop nombreux et trop violents conduiraient à la militarisation de la police. Violences et bavures. Le concept de est plus restrictif : il signifie soit que les policiers ont agi sans ordres de leur hiérarchie, soit que leur action n'a pas eu les effets qu'eux-mêmes souhaitaient (tir manquant sa cible, ou sur une personne identifiée à tort comme suspecte). La violence policière est plus large : elle inclut non seulement les bavures, mais aussi les usages de la force considérés comme nécessaires par le pouvoir en place, mais que les opposants peuvent condamner. Lors du massacre du 17 octobre 1961, la prescription du préfet de police de Paris Maurice Papon et de ses supérieurs ne fait pas de doute. Ce massacre est donc un exemple de qui ne sont pas des . Toutefois si les policiers commettant des violences ne sont pas sanctionnés, ou trop légèrement, les victimes des violences ou ceux qui se sentent solidaires de ces victimes peuvent les ressentir comme tacitement acceptées par l'État. Il est parfois fait mention de , comme pour le meurtre de plusieurs mineurs en Afghanistan par les forces de l'OTAN. Caractéristiques. Dans les régimes totalitaires. Les violences policières sont l'un des moyens utilisés par les gouvernements de type totalitaire. Dans les États démocratiques. Selon l'Organisation non gouvernementale Amnesty International: « Il existe des dispositions juridiques et des normes internationales strictes qui encadrent le recours à la force, en particulier la force meurtrière, par la police. La chose la plus importante à retenir est la suivante : les pouvoirs publics, y compris la police, sont tenus de faire tout leur possible pour respecter et protéger le droit à la vie. Aux termes du droit international, les policiers ne doivent utiliser la force meurtrière qu’en dernier ressort, autrement dit lorsque cela est absolument nécessaire pour se protéger ou protéger autrui d’une menace imminente de mort ou de blessure grave, et à condition que les autres solutions soient insuffisantes », de nombreux homicides imputables à la police dans le monde ne remplissant pas ces critères selon l'ONG. Amnesty International pointe ainsi les difficultés du gouvernement et de la justice italiens à faire la lumière sur les responsabilités de la violente répression des émeutes anti-G8 de Gênes de 2001 et à prévenir d'autres violences du même type. La Convention européenne des droits de l'homme protégeant dans son article 2, le droit à la vie et interdisant dans son article 3, les traitements inhumains et dégradants, la Cour européenne des droits de l'homme sanctionne régulièrement des cas de violences policières ou d'arrestations musclées. Par pays. Belgique. Statistiques officielles. Il n'existe pas, en Belgique, de statistiques ou de données générales fiables et précises quantifiant la notion de « violence policière ». Celles s'en rapprochant le plus sont celles du Comité P. La Belgique, s'est doté, en 1991, du "Comité permanent de contrôle des services de police", aussi appelé Comité P qui est l'organe de contrôle externe de tous les fonctionnaires des services de police en Belgique. Il publie un rapport annuel comptabilisant le nombre de plaintes reçues classés par catégories. En 2018, le nombre de plaintes s'élève à 2965 (en augmentation depuis 2015), le comité se charge de répartir les dossiers à l'autorité compétente en fonction de la faute. 4,4 % de ces dossiers, soit 118, ont fait l'objet d'une enquête par le Comité P. 35 dossiers ont reconnu une faute et 70% n'en ont pas (encore) reconnu. 81 enquêtes judiciaires ont été ouvertes (dont 31pour pour coups et blessures et 13 pour utilisations d'armes), le rapport n'en donne pas les résultats. Le rapport 2017 du Comité P mentionne que de 2013 à 2017, 94% des affaires de violences policières sont classées sans suite (non-lieu : 68 %, acquittement : 20 %, suspension prononcée: 6 %). Les chiffres plus récents ne sont pas encore disponibles. Le traitement de faveur est très clairement établi. « Cet estompement peut amener à des dérives de la part des policiers. Dans le sens où ils savent qu’ils n’ont que très peu de chance d’être poursuivis, ils n’auront pas peur de commettre des violences car elles ne sont en général pas accompagnées de sanction ». Cas de violences policières. Quelques cas de violences policière avérées ou non ont été fortement médiatisées tels que : Évaluation par les ONG. En 2020, la Ligue des Droits Humains lance un nouveau site, Police Watch (nouvelle version d'un site datant de 2013 sous le nom Observatoire des violences policières) pour recueillir des témoignages par rapport aux violences policières. En 2019, une enquête de Myria et de Médecins du Monde met en évidence le fait qu'en Belgique, 1 migrant sur 4 est confronté à des violences policières qu'elles soient physiques ou psychiques. 1 personne concernée sur 3 est un mineur. Le rapport démontre que cette violence est « diverse, illégale et abusive : il s’agit de violence physique comme des coups de poing, de pieds et de matraque, mais aussi de fouilles à nu forcées et arbitraires, de racket, d’humiliation et de chantage pour l’obtention d’empreintes digitales, ainsi que de la saisie illégale d’objet personnels ». Ce rapport réclame « que la loi soit respectée et que ceux qui sont coupables de telles pratiques soient jugés ». En 2017, la Ligue des Droits Humains signale que le recours illégitime à la force et la complaisance de certains juges sont des problèmes récurrents en Belgique avec à l'appui deux décisions de la Cour européenne des droits de l'homme qui ont reconnu des faits ignorés ou minimisés par l'État belge. Elle signale également en 2019 une réponse policière massive et disproportionnée dans le cadre de manifestations. En 2014, la Ligue des Droits Humains dénonce une banalisation des "bavures policières" avec de nombreux cas documentés à l'appui. En , l'ONG Monitor Civicus rétrograde la Belgique de pays ouvert à pays rétréci en raison de l'usage excessif de la force par la police, utilisée pour la . Difficultés pour les victimes. Une enquête de 2020 du "Centre Permanent pour la Citoyenneté et la Participation" (CPCP) a identifié des difficultés qui se posent en Belgique en matière de violence policière pour les victimes : la difficulté à être entendue et écoutée, la difficulté pour les victimes d'apporter des preuves (l'identification des auteurs compliquée, obtention des images de vidéosurveillance ou un examen médical), le peu d'informations qui sont communiquées aux victimes du début de l'enquête à sa clôture, le manque d'information en matière de droit, la privation de droit à une enquête, un traitement de faveur de la part du système judiciaire, le manque de statistiques, des organes de contrôle ni indépendants ni impartiaux. Techniques de maîtrise autorisée. En Belgique, la loi est floue quant aux techniques autorisées de maîtrise des individus par la Police. Il y a le cadre de la loi sur la fonction de police qui indique dans son article 37 : Aucune précision supplémentaire. La circulaire GPI 48 du "relative à la formation et l'entraînement en maîtrise de la violence des membres du personnel du cadre opérationnel des services de police" n'est pas plus précise. Canada. Historicité de la police au Canada et au Québec. Au Canada, le premier corps de police voit le jour en 1868 à la suite de l’adoption d’une loi créant la police du Canada connue sous le nom de police du Dominion, qui transformera par la suite en Gendarmerie Royale du Canada ou GRC. Elle est à la fois la police fédérale du Canada et la police provinciale de la plupart des provinces canadiennes. En 1870, le Québec va avoir son corps de police provincial : la Sûreté du Québec. Comme toute force de police dans le monde, celle du Québec va développer ses stratégies et tactiques pour contrôler et maîtriser les situations. Police et médias au Québec. Le policier est, d’une part, le protecteur de la veuve et de l’orphelin, de l’autre, le représentant de la loi. Il a la responsabilité de la faire respecter. À ce titre, lors de ses Québec, la relation entre le corps policier et les médias se caractérise essentiellement pour dissimuler cet aspect que la police s’efforce de soigner son image. D’une part, on évite de mettre à jour les bévues et les mauvaises pratiques policières et, d ’autre part, on s’assure de la version policière des faits. Cas de brutalités policières. Le travail de policier nécessite des compétences multiples car les tâches à effectuer sont très diversifiées. Le champ d'intervention varie en fonction du poste occupé. Plusieurs chercheurs, au début du (King, Sheptycki, Shantz) montrent que la police est passée d’une approche dite de gestion négociée à une approche de neutralisation stratégique. Au lieu de favoriser la communication et la négociation des trajets pour mieux remplir sa mission, elle utilise la coercition. Divers cas de brutalités policières ont été répertoriés : le Printemps d’érable qui a eu lieu dans le cadre de la grève étudiante de 2012, considérée comme l’une des plus importantes dans l’histoire du Québec ; le cas de l'ancienne policière du Service de police de la Ville de Montréal, Stéfanie Trudeau, surnommée matricule 728, qui a été reconnue coupable de cinq infractions au Code de déontologie des policiers du Québec à la suite d'une plainte au sujet d’une intervention auprès d'un citoyen montréalais, Julian Menezes, survenue le ; l'« affaire Fredy Villanueva », un jeune de 18 ans, tué par balle par un policier dans un parc en août 2008 dans l’arrondissement de Montréal-Nord, le cas d'Amal Asmar, jeune étudiante en 2010 qui a été victime de brutalité policière. Sept ans plus tard, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) du Québec demande à la Ville de Montréal et à deux agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de payer en dédommagement pour profilage ethnique et social à son égard. États-Unis. Situation. Les violences policières restent nombreuses aux États-Unis. De nombreuses associations et des campagnes de presse dénoncent les abus des policiers. Depuis 1994, une loi autorise les enquêtes fédérales en cas de soupçon de brutalité ou de corruption dans la police. Par ailleurs, la plupart des grands départements de police disposent de bureaux paritaires (recevant les plaintes et enquêtant sur les faits), c'est-à-dire qu'y siègent ensemble policiers et non policiers. Depuis l'affaire Rodney King, en 1991, et la vidéo médiatisée dans le monde entier de son tabassage, des citoyens américains se mobilisent contre la violence policière en organisant des associations de « "copwatch" » (littéralement « surveillance de flics »). En 2007, il en existe une soixantaine dans tout le pays, en particulier en Californie (agglomération san-franciscaine). Leurs actions consistent à suivre les policiers dans leurs interventions, à les filmer et rédiger des rapports. D'autres associations telles que la Coalition du s'occupent de fournir un soutien juridique et matériel aux victimes de violences policières ainsi qu'à leurs familles. Elles organisent également des conférences sur ce sujet. Par ailleurs, aux États-Unis, les affaires présentées comme des cas de violence policière sont souvent mises en relation avec des problèmes de discrimination à l'égard de communautés. Les groupes pour lesquels cette discrimination est régulièrement évoquée sont : En 2017 en Arizona le code de la route est actualisé avec des conseils de comportement aux conducteurs portant une arme pour éviter qu'ils soient abattus par la police lors d'un simple contrôle routier. Plus de 1.100 personnes ont été tuées par la police en 2015 aux États-Unis. France. Les affaires ne sont pas toutes reconnues comme des cas avérés d'abus policiers et sanctionnés comme tels. Voir également la palette : La violence policière en France est définie dans le cadre législatif comme l'autorisation dite légitime par la loi à utiliser la force et, en particulier, à se servir de ses armes, par le policier qui ne peut en faire qu'un usage strictement nécessaire et proportionné au but à atteindre et face à la gravité de la menace afin de maintenir l'ordre public. Elle est dénoncée, dans le cadre de la justice internationale, comme une entrave aux droits de l'homme engageant la responsabilité de l'État, à défaut de mesures légales et proportionnées prises pour prévenir l'usage excessif de la force. Elle fait l'objet d'un traitement dans la presse, qui amène l'association française loi de 1901 Acrimed (acronyme d'« Action critique Médias »), à tenir une rubrique dédiée aux conséquences de la proximité et de la dépendance des journalistes vis-à-vis de leurs sources policières. À partir de la loi Macron de 2015, la récurrence des violences policières documentées lors des contestations sociales invite le journalisme de préfecture dans le traitement des violences policières. Le journalisme de préfecture désigne des pratiques médiatiques qui conduisent à diffuser sans recul, par complaisance, par complicité, par parti pris politique ou rédactionnel, les éléments de langage des autorités politiques et de leurs relais institutionnels (préfectures, police, justice...). Inde. Selon un rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (NHRC), 3 146 Indiens sont morts en garde à vue en 2017 et 2018. « La violence et la torture dans les locaux de la police (…) sont devenues quasiment routinières », souligne le rapport. Alors que l'institution policière est influencée par le nationalisme hindou, les victimes sont en majorité issues des communautés musulmane et « intouchable ». Les manifestations contre le gouvernement sont parfois brutalement réprimées. Ainsi, des dizaines de manifestants sont morts par balles et des centaines ont été blessés lors des manifestations de 2019 et 2020 contre l'amendement de la loi sur la citoyenneté. L'impunité est généralement la règle pour les faits de violences policières. Russie. En été 2019, les manifestations non autorisées mais plutôt pacifiques contre l'exclusion des candidats indépendants à l'élection du parlement de Moscou sont marquées par les violences policières et de nombreuses arrestations, dans la capitale russe. Quelques dizaines de manifestants sont blessés, 1038 personnes font l'objet de poursuites administratives et encourent généralement des sanctions telles que la détention administrative, les travaux publics ou les amendes. La justice moscovite condamne en outre plusieurs protestataires à de la prison ferme : pour avoir jeté une poubelle en direction des policiers (3,5 ans de prison), pour avoir essayé de relever la visière du casque d'un policier (3 ans de prison), pour avoir tiré un policier par la manche (2 ans de prison), pour avoir poussé un policier à la poitrine (1 an de prison). Un manifestant qui a jeté une bouteille d'eau en direction des forces de l'ordre s'en tire avec une amende de 100 000 roubles en évitant 3,5 ans de prison requis par l'accusation et un autre, poursuivi pour avoir jeté un gobelet en direction d'un policier, se voit finalement libéré des charges qui pesaient contre lui. Le président russe Vladimir Poutine explique la fermeté des pouvoirs publics face aux manifestants par la crainte de radicalisation de ces derniers, en référence notamment au mouvement des Gilets jaunes en France : « On jette un gobelet en plastique sur un policier, pas de réponse. Puis on jette une bouteille en plastique, toujours pas de réponse. Ensuite on jettera une bouteille en verre et une pierre. Après, les mêmes ouvriront le feu et pilleront les commerces. Nous ne devons pas laisser cela se produire ». Les 23 et 31 janvier, ainsi que le 2 février 2021, les partisans de l'opposant russe Alexeï Navalny descendent dans les rues pour protester contre son arrestation par les forces de l'ordre. Au moins 132 manifestants ont été victimes de la violence policière et 17 600 arrêtés. Suisse. En Suisse, la police ne peut utiliser la force que si cela est strictement nécessaire (risque de comportement violent ou tentative de fuite) et toujours de manière proportionnée. Par exemple, l'usage d'une matraque en cas de résistance passive est disproportionné. La police peut être filmée, si les images ne sont pas diffusées. Les excès peuvent faire l'objet d'une plainte, notamment pour abus d'autorité. De 1999 à 2020, une association suisse comptabilise le nombre de personnes tuées par la police suisse à plus de vingt. En 2020, des ONG suisses délivrent une déclaration à l'ONU concernant l'aspect raciste des violences policières dans le pays. Turquie. La Turquie est décrite comme « le leader régional de la violence policière ». En 2013, l'Union européenne invite la Turquie à enquêter sur les violences policières commises lors des manifestations de la place Taksim à Istanbul. Ces manifestations, sévèrement réprimées par la police se sont soldées par au moins 8 morts, plus de blessés et des milliers d'arrestations. En 2015, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) condamne la Turquie pour de mauvais traitements infligés par des policiers à une femme en garde à vue et un défaut d'enquête sur ces faits. Arrêtée en 1999 pour appartenance à une organisation politique illégale, cette femme déclarait avoir subi quatre jours de torture en garde à vue, avoir été pendue par les bras, frappée contre un mur, déshabillée et menacée de viol. En 2007, le parquet turc avait estimé que la plaignante avait été blessée parce qu'elle avait résisté à son arrestation. Depuis que la Turquie a reconnu l'autorité judiciaire de la Cour européenne des droits de l'homme en 1987, les ressortissants turcs sont responsables d’un grand nombre de requêtes devant la CEDH. Rien qu'en 2019, la CEDH a enregistré un total de affaires contre la Turquie, qui était le deuxième nombre le plus élevé après la Russie, et équivalait à 15,5 % de la charge de travail annuelle totale de la CEDH. Sur ce nombre, 32 cas étaient liés à des violences policières en 2019 - presque plus que tous les autres pays de la région réunis. Au total, 403 personnes sont mortes aux mains de la police turque entre 2009 et 2017, selon la Fondation Baran Tursun, une organisation à but non lucratif qui se concentre sur la brutalité policière. Emre Turkut, un expert en droit international des droits de l'homme de l'Université de Gand, considère ainsi que « la brutalité policière et l'impunité policière sont très courantes en Turquie », ce qui expliquerait le nombre élevé de cas en Turquie devant la CEDH. Pour Turkut, il existe un lien clair entre la montée du régime autocratique en Turquie et la violence policière croissante - et entre la brutalité policière et les manifestations anti-gouvernementales. Selon Balkan Insight, la police turque est également lente à enquêter, et encore moins à traiter, même les cas les mieux documentés de brutalité policière. Dans certains cas, ils ne sanctionnent pas la police même lorsque leur brutalité a été prouvée. Actions citoyennes. Des associations se sont fixé comme but d'œuvrer pour modifier le comportement policier. Ces groupes opèrent le plus fréquemment en mettant le doigt sur les actions de la police au travers de tableaux de bord rédigés de manière indépendante et d'autres méthodes statistiques. Copwatch rassemble des associations activistes qui suivent et filment les interventions des forces de l'ordre afin de prévenir le phénomène de brutalité policière. Des collectifs tels que aux États-Unis ainsi que des associations de plaignants sur le plan juridique (la plupart du temps prenant le nom d'un individu décédé des suites de violences, ou victime d'actes de brutalité) soutiennent les victimes ou leurs proches et se joignent à leurs démarches. Le 15 mars est la Journée internationale contre la brutalité policière. À Paris, cette date a été reprise depuis 2009 pour devenir la commémoration nationale des victimes de la police, elle a lieu chaque année autour du . En 2013, elle a eu lieu le . Les mouvements sociaux québécois viennent en aide aux victimes d’abus. L’usage des médias numériques dans la grève étudiante québécoise de 2012 est un exemple de choix discursif, politique et tactique dans des manifestations de masse en période de répression policière (Poirier St-Pierre et Ethier, 2013). Ces usages entrent dans une coutume de production et diffusion d’informations malgré la distance (Shade et Landy, 2012). À titre d’exemple, le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP), mouvement social œuvrant contre la brutalité policière de tout genre et qui utilise la technologie comme pratique médiatique à des fins d’action de mobilisation sociale. En , Debora Silva Maria fonde le collectif Mães de Maio après une série de meurtres commis par des policiers à Santos au Brésil dont l'une des victimes est son fils de 29 ans. |
Patrick Renou Patrick Renou est un écrivain français, né à Paris. |
Économie du Cap-Vert Le PIB du Cap-Vert se situe au mondial en 2017, en raison de la faiblesse de ses ressources naturelles. En particulier, lorsqu'il s'est libèré de l'emprise coloniale et a accédé à l'indépendance, en 1975, le Cap-Vert souffrait d'un grave sous-développement économique. Il était aussi régulièrement victime de pénuries d'eau dues à la déforestation ancienne et à de longues périodes de sècheresse. Seules quatre des dix iles de l'archipel peuvent soutenir une production agricole pendant les périodes de pluie normales. En 2007, le Cap-Vert a quitté le groupe des pays les moins avancés. Bénéficiant d'une vie politique stable, marquée par des alternances démocratiques des deux principaux partis, il a commencé à développer les services et le tourisme. Histoire. Lorsqu'il accède à l'indépendance en 1975, l'archipel du Cap-Vert hérite d'une situation économique difficile, issue de plusieurs années de sécheresse et de plusieurs siècles de stagnation économique sous la domination coloniale portugaise. L'agriculture de ce territoire ne peut couvrir qu'une faible partie des besoins alimentaires, moins de 10 %. Par exemple, sur les de maïs consommées annuellement, qui est une nourriture de base pour les insulaires, plus de sont importées. La balance commerciale est profondément déficitaire, de l'ordre de 93 %, et les caisses de l'État sont vides. Les dirigeants du nouvel État indépendant sont issus du mouvement indépendantiste et créateurs d'un parti, le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV), qui est initialement promu comme parti unique, au pouvoir dans la deuxième moitié des années 1970 et dans les années 1980. Ces dirigeants cherchent à restaurer l'activité agricole, développer la pêche, l'exploitation du sel, le tourisme, et amorcer la création d'une industrie (conserveries, cimenteries, textiles). Un plan de reforestation est également initialisé. La santé et l'éducation sont des priorités mises en avant (75 % de la population est désormais alphabétisée, les grandes épidémies ont disparu, de même que la famine, bien que 14 % des enfants souffrent de malnutrition), mais les chiffres officiels cachent d'importantes inégalités sociales. L'arrivée au pouvoir du Mouvement pour la démocratie (MPD, centre droit) en 1991 accélère le passage à l'économie de marché (commencé dès les années 1980). Le gouvernement lance alors un programme de privatisation et en appelle aux investisseurs étrangers (banques, centrales électriques, stations-service, etc.). Au , le pays connaît une certaine stabilité politique marquée par une alternance démocratique entre le MPD et l'ancien parti unique, le PAICV. Il bénéficie d'un développement économique. Si le secteur agricole ne représente encore, avec la pêche, que 10 % environ du PIB dans les années 2010, il emploie 50 % de la population active. Les cultures de maïs, manioc, patates douces, canne à sucre, haricots et bananes sont victimes de la faiblesse inhérente aux réalités géographiques et climatiques de l'archipel, mais la pluviométrie sur le territoire est par chance devenue un peu plus favorable qu'au début des années 1970. Les activités de services et de tourisme se développent. La crise du Covid-19 en 2020, avec la suspension par précaution des transports aériens et maritimes vers ces îles, marque cependant un temps d'arrêt pour le tourisme, qui représente avant cette crise 20 % du PIB. Activités. L'économie est orientée vers les services avec le commerce, les transports, le tourisme et les services publics. Ce qui représente trois quarts du PIB. Le pays dépend aussi de l'aide au développement, des investissements étrangers, des transferts de fonds et du tourisme. La croissance annuelle moyenne se situe autour de 5 % au début des années 2010, l'inflation est maîtrisée et le P.I.B. par habitant s'élève en 2010 à , une bonne performance comparée aux constats en Afrique subsaharienne. Le tourisme est en développement, même si l'éloignement des pays riches en fait une destination relativement marginale malgré des attraits réels. Ce tourisme représente 20 % du PIB à la fin des années 2010, mais, en 2020, l'isolement retenu pour protéger la population de la pandémie du Covid-19, avec l'arrêt mi-mars, à quelques exceptions près, des liaisons aériennes et maritimes vers le pays, marque un coup d'arrêt ponctuel à cette activité. Le pays pourrait devenir aussi, comme Madère, un lieu d'optimisation fiscale. Ressources naturelles. Ses ressources naturelles principales sont essentiellement le sel, la pouzzolane (quelques milliers de tonnes extraites du sol chaque année, utilisée dans la fabrication du ciment), et la pêche. |
Pepero day Le Pepero day ou la Fête des Peperos est un jour célébré en Corée du Sud qui pourrait s'apparenter à la Saint-Valentin. Cette fête est un outil de marketing de l'entreprise coréenne Lotte, destiné à promouvoir sa marque Pepero. Le jour du 11 novembre a été choisi en raison du fait que la date, 11/11, se compose uniquement de « 1 », chiffre ressemblant aux "peperos". |
Liste des rois puis comtes de Cornouaille Cet article concerne la liste des rois puis comtes du royaume de Cornouaille (Bretagne). Le cartulaire de l'abbaye de Landévennec copié au donne la liste des rois (ou princes) et des comtes de Cornouaille. Elle diffère légèrement de celles des cartulaires de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (fin XIIe) et de Quimper (milieu XIVe). Ces listes posent cependant de larges problèmes chronologiques, qui empêchent d'apprécier la réalité du pouvoir breton à cette époque lointaine. Une solution à ce problème est d'estimer que ces listes, liturgiques tout d'abord, n'avaient pas vocation à être rigoureuses, et mélangeaient légendes populaire avec l'Histoire pour légitimer les clercs réguliers qui s'en réclamaient. Listes. Source : Cartulaires. Après l'accession au duché de la maison de Cornouaille, Henri Ier Beauclerc deviendra suzerain de Bretagne dès le début du . La Cornouaille, elle, est laissée aux évêques qui s'arrogent ainsi le pouvoir temporel depuis Quimper. Source : Saint Mélar. La "Vita sancti Melari" (Méloir) donne une liste sensiblement différente : "interruption de quatre siècles" Oubliés. Il manque à ces listes les comtes historiquement attestés dans des actes : Prétendants tardifs ou fantaisistes : |
Économie du Ghana Le Ghana est un pays riche en matières premières. Son économie est principalement agricole mais le secteur des services s'est beaucoup développé depuis le début des années 2011. Histoire. De 2007 à 2013, l'économie nationale a connu une très forte croissance. Les raisons de cette croissance sont multiples. D'une part, contrairement à la majorité des pays d'Afrique de l'Ouest, le Ghana n'a pas connu de période de conflit ou de tensions intercommunautaires depuis de nombreuses décennies et devient aux yeux des puissances occidentales, un lieu privilégié pour réaliser des investissements sans risque. D'autre part, la gestion de l'économie et de la politique du pays par le pouvoir est considérée comme tout à fait satisfaisante en comparaison des pays environnants, souvent meurtris par la corruption et l'instabilité politique. Enfin, l'attractivité désormais limitée des anciens pays clés de la région comme la Côte d'Ivoire ou le Nigéria (due à une nouvelle montée de violences ou de tensions intercommunautaires dans ces pays) ont convaincu la plupart des investisseurs de transférer leurs capitaux vers les deux nouvelles puissances régionales montantes que sont le Sénégal et le Ghana. Ainsi, le Ghana a été le pays enregistrant la plus forte croissance économique de toute la planète en 2011. Le PIB national a largement progressé en cette seule année (+ 17 %). Ainsi, depuis les années 2000, le Ghana détient, avec la Chine et le Cambodge, les plus hauts taux de croissance du PIB national. Ce sont parmi les seuls à dépasser la barre des 10 % de croissance annuelle autour de 2005. Cela n'empêche pas l'économie ghanéenne de rester fragile (comme la plupart des économies nationales d'Afrique occidentale), car encore essentiellement orientée vers le secteur primaire, dans une époque mondialisée où l'heure est à l'avènement des productions industrielles standardisées et surtout des services. Les haricots et les denrées dérivées de la noix de coco représentent encore plus d'un tiers de la valeur marchande de la production nationale. Depuis 2013, en raison d'une politique fiscale trop souple, d'une devise dévaluée, de problèmes électriques récurrents et de la baisse du pétrole, le PIB a diminué de 30 % revenant ainsi au niveau de 2010. En septembre 2021, un deal pétrolier de 1,4 milliard d'euros met le feu aux poudres au Ghana : le parlement ghanéen autorise en effet le financement via l'emprunt d'une participation à des blocs pétroliers exploités par Aker Energy et AGM, deux sociétés norvégiennes. Jugé irréaliste pour un pays en difficulté, le montant de l'opération est critiqué par l'opposition ghanéenne qui pointe du doigt une mauvaise évaluation de la rentabilité de ces blocs. En novembre 2022, empêtré dans une spirale inflationniste, le gouvernement du Ghana envisage de payer en lingots d'or ses achats de carburant. Une initiative qui vise à préserver les réserves de change du pays qui se situent à un niveau très bas en réduisant la dépréciation de la monnaie nationale. Le 13 décembre 2022, le Ghana obtient du Fonds monétaire international (FMI) un prêt de 3 milliards de dollars pour lutter contre son endettement, son inflation et la dévaluation de sa monnaie. Secteur primaire. Le Ghana a produit en 2018: En plus de petites productions d'autres produits agricoles, comme patate douce (151 000 tonnes), caoutchouc naturel (23 000 tonnes) et tabac (2,3 milliers de tonnes). Les principales ressources du Ghana sont : Il faut également y ajouter l'or, le diamant, le minerai de manganèse et pour ce qui est des productions agricoles, la noix de cajou, la noix de coco, le café ou encore l'ananas, qui sont exportés. Les productions destinées à la consommation locales comprennent la banane plantain, le riz, les cacahuètes, le millet, le manioc ou encore le sorgho, l'igname et le maïs. L'élevage de volaille et la pêche complètent également les ressources alimentaires. Énergie. Une centrale solaire privée, la d'une puissance de 150 Mw, doit entrer en service début 2019. Environ 10 % de la population ghanéenne dépend de la pêche. Le secteur est cependant menacé : le nombre de poissons pêchés au large du pays a diminué de près de moitié en quinze ans, passant de 420 000 tonnes en 1999 à 202 000 tonnes en 2014. En cause, les pratiques des bateaux-usines étrangers, qui dévastent les fonds marins, et certaines techniques de pèche artisanale, telles qu’illuminer les eaux pendant la nuit pour attirer les poissons et les empoisonner avec des produits chimiques, ou les tuer avec de la dynamite. La réduction continuelle des stocks de poisson menace la sécurité alimentaire du pays et réduit le nombre d'emplois. La découverte de ressources pétrolières offshore significatives, dans la région ouest (Cape three point) a été annoncé en 2007 par Tullow Oil et Kosmos Energy. La production a commencé le , et le pays produit 110 kbbl/j en 2015, ce qui fait du Ghana un pays exportateur de pétrole. La compagnie pétrolière nationale est la Ghana National Petroleum Corporation. En mai 2021, le géant américain ExxonMobil annonce son retrait de ses activités d'exploitation en eaux très profondes au Ghana, ce qui créé une surprise et une inquiétude pour le gouvernement ghanéen. Au-delà de la perte de recettes fiscales pour le Ghana, ce retrait amorce une période de transition énergétique où les principaux groupes pétroliers du monde réduisent considérablement leurs investissements. Industrie. L'industrie est relativement développée par rapport aux autres pays africains. Les principales sont la métallurgie, la fabrication de pneumatiques, le raffinage d'hydrocarbures, ou encore la minoterie. |
Le Saint (film, 1997) Le Saint ("") est un film d'espionnage américain réalisé par Phillip Noyce, sorti en 1997. Ce film, en partie inspiré par les romans de Leslie Charteris dont le héros porte ce surnom, fait partie d'une longue série de films mettant en scène le personnage de Simon Templar. Synopsis. Accroche. Dans un orphelinat hongkongais, un enfant rebelle refuse le nom qu'on prétend lui imposer et s'enfuit. Il deviendra Le Saint, voleur international dont les largesses aux bonnes œuvres lui vaudront une excellente réputation. Passé maître dans l'art du faux-semblant, il jette son dévolu sur Ivan Tretiak, riche homme d'affaires russe qui envisage de prendre le pouvoir. Pour huit millions de dollars, il lui propose de lui céder la formule de la fusion à froid mise au point par la physicienne Emma Russell. Tretiak lui verse la somme convenue mais Le Saint tombé sous le charme de la scientifique lui fait faux bond... Résumé détaillé. À l'orphelinat Saint Ignatius, un garçon rebelle nommé John Rossi se fait appeler "Simon Templar" et dirige un groupe d'autres orphelins alors qu'ils tentent de s'enfuir pour échapper à leur dur traitement. Au moment où Simon est attrapé par le grand prêtre, il assiste à la mort tragique d'une jeune fille, avec laquelle il s'était pris d'affection, lorsqu'elle tombe accidentellement d'un balcon. À l'âge adulte, Simon (Val Kilmer), désormais un voleur professionnel surnommé "Le Saint" pour avoir utilisé les noms de saints catholiques comme pseudonymes, vole une précieuse puce électronique appartenant à une compagnie pétrolière russe. Simon met en scène le cambriolage lors d'un rassemblement politique organisé pour le propriétaire de l'entreprise, Ivan Tretiak (Rade Šerbedžija). Tretiak est un ancien patron du Parti communiste et un oligarque milliardaire du pétrole et du gaz qui rallie des soutiens contre le président russe. Simon est pris en flagrant délit par le fils de Tretiak, Ilya ( Valery Nikolaev ), mais s'échappe avec la puce électronique. Après avoir appris le braquage, Tretiak contacte Simon et l'engage pour voler une formule révolutionnaire de fusion à froid découverte par l'électro chimiste américaine Emma Russell ( Elisabeth Shue ). Il souhaite acquérir la formule d'Emma - qui crée une énergie propre et peu coûteuse - afin de pouvoir monopoliser le marché de l'énergie lors d'une grave pénurie de pétrole en Russie. Utilisant le pseudonyme "Thomas Moore", Simon se fait passer pour un voyageur boer et vole la formule après avoir eu une aventure d'un soir avec Emma. Tretiak apprend que la formule d'Emma est incomplète et ordonne à ses hommes de main, dirigés par Ilya, de tuer Simon et de kidnapper Emma afin d'obtenir les informations restantes. Le cœur brisé, Emma signale le vol à l'inspecteur Teal (Alun Armstrong) et à l'inspecteur Rabineau (Charlotte Cornwell) de Scotland Yard, qui l'informent que Simon est un voleur international recherché. Emma retrouve Simon dans un hôtel à Moscou et le confronte au vol et à sa trahison. La police russe, fidèle à Tretiak, arrête Simon et Emma. Cependant, ils parviennent à s'échapper du fourgon de police alors qu'ils sont amenés au manoir de Tretiak. Alors qu'ils fuient à travers la banlieue, Simon et Emma sont aidés par une prostituée et sa famille qui les abritent dans une pièce cachée de leur maison. Plus tard, ils rencontrent "Frankie" (Irina Apeksimova), une clôture / marchand noir ou Spiv qui leur vend les directions à travers un système d'égout souterrain qui mène à l'ambassade des États-Unis. Simon et Emma sortent du tunnel d'égout pour trouver Ilya et ses hommes qui les attendent parmi un rassemblement de manifestants devant les portes de l'ambassade. Emma se rend en toute sécurité à l'ambassade pour l'asile politique, tandis que Simon se laisse prendre par Ilya comme une distraction. Il s'échappe après avoir truqué une voiture piégée qui brûle gravement Ilya. Simon plante un appareil d'écoute dans le bureau de Tretiak et apprend qu'il envisage d'organiser un coup d'État en vendant la formule de fusion à froid au président russe Karpov pour l'accuser de gaspiller des milliards en technologie inutile. Tretiak prévoit alors d'utiliser les retombées politiques pour s'installer à la présidence. Emma termine les équations pour compléter la formule, et Simon fournit les informations au physicien de Tretiak, le Dr Lev Botvin (Henry Goodman), qui construit un appareil qui prouve que la formule fonctionne. Simon s'infiltre dans la résidence du président au Kremlin et l'informe du complot de Tretiak juste avant que les loyalistes de ce dernier ne le détiennent. Devant un rassemblement massif sur la Place Rouge, Tretiak porte des accusations publiques contre le président Karpov, mais lorsque le réacteur à fusion froide est lancé avec succès, Tretiak est dénoncé comme un fraudeur et arrêté. Il est également révélé qu'il a causé la pénurie de mazout à Moscou en stockant illégalement de grandes quantités de mazout sous son manoir. Quelque temps plus tard, Simon et Emma se retrouvent dans un cottage quelque part en Angleterre où il rend sa formule et ils commencent une relation secrète. Lors d'une conférence de presse à l'Université d'Oxford, Emma présente sa formule de fusion froide au monde. Simon assiste à la conférence déguisé et évite une fois de plus d'être capturé par les inspecteurs Teal et Rabineau lorsqu'ils le repèrent dans la foule. Alors qu'il s'éloigne, il écoute une émission de radio d'information (exprimée par Roger Moore) rapportant que 3 milliards de dollars ont récemment été donnés à la Croix-Rouge, à l'Armée du Salut et au Fonds des Nations unies pour l'enfance. Il est sous-entendu que Simon, qui avait accès aux comptes de Tretiak, a fait don de l'argent de manière anonyme. En outre, une fondation à but non lucratif dirigée par le Dr Botvin est en cours de création pour développer la technologie de fusion à froid. |
Mont sous-marin Un mont sous-marin est une montagne ou un ancien volcan s'élevant depuis le fond de la mer mais sans atteindre la surface de l'océan (sinon on parle plutôt d'île volcanique). Ces monts sont restés longtemps méconnus, mais ils sont nombreux. Ils sont maintenant considérés comme constituant des écosystèmes particuliers, qui abritent une biodiversité marine et une biomasse souvent très supérieure à celle des masses d'eau environnantes. Ce fait est exploité par l'industrie de la grande pêche commerciale, y compris en eau profonde, depuis les années 1980. Les océanographes et écologues constatent un impact négatif de la pêche sur ces écosystèmes, avec notamment un déclin bien documenté, et déjà préoccupant ou grave du stock halieutique. Les populations d'hoplostèthe orange se sont ainsi fortement réduites, et l'âge moyen des poissons pêchés a fortement diminué. 95 % des dommages écologiques sont dus au chalutage de fond qui arrache ou dégrade les espèces et une partie de leur substrat. Plusieurs sont des volcans sous-marins actifs. L'effondrement brutal d'une partie importante de leur flanc peut produire des tsunamis. Formation, origines. Les monts sous-marins sont des reliefs souvent assez aigus, qui s'élèvent brusquement sur le plancher océanique, de forme souvent conique ou allongée, parfois alignés ou groupés en "archipels sous-marins". Les océanographes ne parlent de "mont sous-marin" qu'à partir de d'altitude par rapport au fond (ils s'élèvent souvent de à ). De tels "pics" sont souvent trouvés à des milliers de mètres sous la surface, et font alors partie du domaine biogéographique de l'océan profond. Environ sous-marins sont répertoriés à travers le monde, de toutes formes et tailles, mais seuls quelques-uns ont été étudiés "in situ" (et depuis quelques années seulement ; c'est le cas du Lōʻihi dans le prolongement de l'archipel de Hawaï, ou du mont Davidson "(Davidson Seamount)" près de la Californie. Ils résultent le plus souvent du volcanisme et des effets de la tectonique des plaques, ce qui explique qu'ils sont le plus souvent isolés ou groupés de manière grossièrement alignées en archipels submergés. Un exemple classique est constitué par la chaîne sous-marine Hawaï-Empereur, qui prolonge les îles Hawaï. Formée il y a des millions d'années par le volcanisme, elle s'est depuis lors affaissée sous le niveau de la mer. La longue chaîne d'îles et de monts sous-marins s'étirant sur des milliers de kilomètres au nord-ouest de l'île d'Hawaï démontre le mouvement d'une plaque tectonique au-dessus d'un point chaud volcanique. Exemple : chaîne sous-marine Hawaï-Empereur : Il existe, plus rarement, des "monts sous-marins" isolés et sans origine volcanique apparente. Leur origine géologique est souvent peu claire. On range dans cette catégorie par exemple : Ces dernières années, les géologues ont confirmé qu'un certain nombre de monts sous-marins sont des volcans sous-marins encore actifs, tels le Lōʻihi dans les îles d'Hawaii et Vailulu'u dans le groupe d'îles Manu'a (Samoa), ou encore le mont Macdonald dans l'archipel des îles Australes (Polynésie française) dû au point chaud Macdonald. Inventaire. En raison de leur grand nombre, de leur intérêt pour la pêche, des risques qu'ils présentent pour les sous-marins et en termes de génération de tsunamis, et parfois en raison d'un intérêt potentiel pour l'industrie minière offshore, les monts les plus importants ont été attentivement répertoriés et cartographiés, désormais avec des techniques modernes de bathymétrie et altimétrie par satellite. Grâce aux robots sous-marins, ils commencent à être mieux étudiés du point de vue écologique. En France, c'est le Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM) qui est responsable de la cartographie des fonds marins. Géographie, géologie, géochimie. Des monts sous-marins existent dans tous les bassins océaniques du monde, largement répartis dans l'espace et en termes de classes d'âge géologique. Les géographes avaient admis de classer "comme Mont sous-marin" les reliefs immergés atteignant au moins , mais cette définition n'est plus strictement respectée ; certains scientifiques parlent de montagne sous-marine pour les reliefs les plus hauts, et de monts à partir de seulement . Si l'on s'en tient à la définition la plus stricte, il y aurait jusqu'à sous-marins dans les océans, et si l'on retient une définition plus souple, il pourrait y en avoir plus de deux millions. Ceux qui sont petits sont très nombreux à grande profondeur, un inventaire exhaustif n'est pas encore envisageable. La plupart des monts sous-marins sont d'origine volcanique. Ils sont donc plus nombreux sur la croûte océanique près de la dorsale médio-océanique. Près de la moitié des monts sous-marins répertoriés sont dans l'océan Pacifique, et le reste est distribué principalement en Atlantique et dans l'océan Indien. Il y a probablement aussi un biais important dans la distribution entre les hémisphères nord et sud. On appelle "guyot" des monts coniques à section plate, qui semblent souvent être des monts autrefois érodés à l'air libre, et qui se sont ensuite enfoncés avec le fond marin (ou à cause de l'élévation du niveau de la mer). Cette interprétation a été contredite par Haroun Tazieff qui a découvert en 1967, lors de l'exploration pionnière de l'Afar, un guyot exondé dont il a pu déterminer que lors de sa formation il était entièrement sous-marin. Le volcanisme subaquatique seul, selon Tazieff, explique la forme « en seau renversé » des guyots. L'observation de ce guyot de l'Afar a montré que « la strate extérieure qui le couvrait tout entier (...) passait progressivement, continûment et sans hiatus de la pente inclinée à trente degrés à la surface horizontale du sommet, avant de redescendre sans s'interrompre sur les autres versants » (Haroun Tazieff, "Volcans", page 144, Bordas, édition de 1999). Volume et masse. Si tous les monts sous-marins connus étaient rassemblés en un même endroit, leur importance volumique et massique serait globalement comparable à celle de toute l'Europe. Leur abondance globale en fait l'une des structures géologique, géographique, écologique marines les plus courantes, mais encore mal comprise, et à explorer. Monts sous-marins « hot-spots » de biodiversité. Les monts sous-marins présentent plusieurs caractéristiques qui les rendent exceptionnellement hospitaliers à la vie pélagique par rapport aux milieux environnants. Ceci vaut même pour des espèces considérées comme typique des grands fonds, dont on a montré que certaines se reproduisent plus souvent aux pieds de ces monts ou sur leurs flancs que n'importe où ailleurs ; c'est par exemple le cas de "Allocyttus niger") et du cardinal "Apogon nigrofasciatus" qu'on trouve plus souvent au stade de la reproduction sur les monts sous-marins que n'importe où sur le plancher océanique. Quelques "pêches miraculeuses" de poissons abyssaux (sabres, grenadiers, empereurs..) ont ainsi été permises par l'invention du "chalutage profond" dans les années 1980-1990, mais en contribuant à la rapide surexploitation des "stocks" de ces espèces dans ces mêmes régions. Toutes ces caractéristiques invitent à penser que de nombreux monts sous-marin pourraient jouer un rôle majeur de zone de connexion biologique (ZOCOB) pour certains corridors biologiques sous-marins. Des études récentes montrent par exemple que les baleines peuvent repérer et utiliser les monts sous-marins comme aides à la navigation au long cours lors de leur migration. Certains monts sous-marins pourraient en outre favoriser et entretenir des endémismes. Les biologistes qui les étudient estiment qu'il est maintenant démontré que ces reliefs sous-marins offrent un habitat à des espèces qui survivent difficilement ailleurs ou qui ne peuvent vivre sur le plancher marin, et qu'ils devraient être mieux pris en compte dans la gestion restauratoire des ressources halieutiques et de la biodiversité marine. Les espèces typiques des monts sous-marins. Les espèces typiques des monts sous-marins sont pélagiques et libres, ou sont ancrées sur le substrat ou vivent dans les sédiments. Elles diffèrent selon les profondeurs et les zones biogéographiques. De manière générale, les roches volcaniques des flancs des monts sous-marins sont fortement peuplées d'espèces suspensivores (consommant du plancton ou des particules en suspension). On y trouve une faune associée de crustacés, de coraux (ex. : "Paragorgia arborea" dit "Corail Chewing-gum" (fréquent sur ces monts et notamment sur leurs crêtes, même s'il est aussi présent sur les flancs). Des céphalopodes, éponges, cnidaires, etc. sont également présents. Les coraux savent particulièrement bien exploiter les ressources nutritives apportées par les courants forts (quand ils existent), en total contraste avec ce qui se passe sur le plancher marin du grand large, comparativement presque désert et où la plupart des poissons doivent parcourir de grandes distances pour - épisodiquement - trouver de quoi se nourrir. En zone tropicale, les sommets des reliefs sous-marins peuvent abriter une grande richesse en coraux. Des sédiments mous peuvent localement s'accumuler dans les creux et anfractuosités ou aux pieds des monts sous-marins. Ils offrent un habitat à de nombreuses espèces de polychètes (vers marins annélides), d'oligochètes (vers microdrile), mollusques gastéropodes et autres (limaces de mer). Des xénophyophores y ont également été trouvés. Ces espèces se nourrissent principalement de petites particules, modifient le lit sédimentaire, le rendant plus propice à la vie d'autres espèces. Double intérêt ; halieutique et pour la biodiversité. On a longtemps conjecturé que ces reliefs attiraient de loin des visiteurs pélagiques animaux, qui viendraient s'y reproduire ou y chercher une nourriture plus abondante. Il y aurait là l'équivalent - à grande échelle - d'un effet exploité par les récifs artificiels et les pêcheurs sous le nom de DCP "(Dispositif de concentration du poisson)". Les preuves comatérielles de cet "effet de concentration" n'étaient pas facile à réunir, mais en 2008 une première démonstration de cette hypohtèse a été publiée par le journal "Marine Ecology Progress". Cette propriété était intuitivement connue de certaines communautés de pêcheurs. Les monts sous-marins sont désormais pour la plupart des zones de pêche importantes, y compris au-dessus de la dorsale médio-atlantique, et au risque même d'une surpêche et de dégâts écologiques dus aux chaluts ou à une surprédation par l'Homme, induisant des déséquilibres écologiques. Une étude publiée en 2010 a confirmé que les monts sous-marins sont aussi des hotspots de biodiversité, et que leur prise en compte dans le réseau d'aires marines protégées, et dans les plans de gestion et de conservation des ressources marines, pourraient efficacement protéger de nombreuses espèces pélagiques. En raison du manque de données complètes sur la biodiversité marine sur et autour des monts sous-marins, ces chercheurs ont utilisé les données des observateurs de la pêche au thon à la palangre (le thon est une espèce prédatrice, située au sommet de la pyramide alimentaire). Il s'agissait d'étudier un éventuel rôle d'agrégation de la biodiversité pélagique, et d'identifier les espèces pélagiques associés à ces monts sous-marins. Les monts marins se sont effectivement montré être des points chauds pour la biodiversité pélagique. La richesse en espèces est toujours plus élevée au-dessus et à proximité de ces reliefs que sur les zones côtières ou océaniques. Cette biodiversité plus élevée est manifeste à environ 30- au-dessus et autour du sommet. La probabilité de capture de grands prédateurs (certains requins, marlins, thons..) y est plus élevée. Les auteurs émettent l'hypothèse que les monts sous-marins pourraient être des zones de haut-intérêt pour la protection ou la gestion restauratoire des populations de prédateurs marins pélagiques (en forte voie de régression pour certains (thons et requins en particulier). Quand le socle du mont est situé très en profondeur, on y trouve la faune abyssale "classique" ; Ressources minérales. Sur de nombreux monts sous-marins se forment ou se sont formés des encroûtements polymétalliques, souvent riches en cobalt et en platine, dont l'exploitation industrielle pourrait être envisagée à terme. Risques. Le plus grand danger est "a priori" l'effondrement imprévisible d'un flanc de mont sous-marin. Quand ils vieillissent, la circulation de l'eau dans les systèmes d'extrusion / infiltration provoque des effondrements importants, susceptibles de générer des tsunamis massifs. Un autre risque est la collision avec un navire ou sous-marin ; il y a eu plusieurs cas où des navires de guerre (dont au moins un sous-marin nucléaire d'attaque) ont été gravement endommagés à la suite de collisions avec des monts. Par exemple : Vingt-trois membres d'équipage ont été blessés, et deux sont morts des suites de leurs blessures. L'accident a failli causer la perte du sous-marin dont les ballasts avant ont été rompus, conduisant presque à une perte de flottabilité lors de la remontée en surface. Les réservoirs du San Francisco, ses ballasts avant et le dôme sonar ont été gravement endommagées. Les portes des 4 tubes lance-torpilles ont été endommagées, de même que 15 torpilles et 2 missiles de croisière Tomahawk. Heureusement, le choc n'a pas été frontal, et la coque intérieure a résisté, et selon l'US Navy, le réacteur nucléaire a été épargné. La Marine a immédiatement déclaré qu'il n'y avait . L'examen en cale sèche a confirmé la collision avec une montagne sous-marine qui n'était que vaguement référencée sur les cartes marines disponibles à bord du sous-marin. Des erreurs auraient néanmoins été faites par l'équipage selon l'enquête qui a suivi l'accident. |
Décret d'accusation des députés de la Convention du 1er avril 1793 Le Décret d'accusation des députés de la Convention est voté à la va-vite, à la quasi-unanimité des députés présents et passera presque inaperçu en fin de séance à la Convention, le , sur une proposition de Jean-Paul Marat imprudemment soutenue par le député girondin Jean Birotteau. Texte. La Convention pourra décréter l'accusation de . Ce texte permettra d'abattre les Girondins à l'occasion des journées des et. |
Charles Dévé Charles Dévé (Paris, - Lyon, ) est un scientifique et militaire français, colonel et spécialiste de l'optique. Biographique. Charles Dévé fut chargé en 1897 de monter un service de fabrication d'optique au sein de l'Atelier de constructions de Puteaux. Spécialiste des questions d'optique au sein de l'armée, où il devient colonel, il participe à la création de l'Institut d'optique théorique et appliquée (actuellement nommé SupOptique). Il fut ensuite directeur adjoint de l'Institut d'optique de 1919 à 1936. Il fit de nombreux travaux sur les instruments d'optique et le travail du verre. Son ouvrage "Le travail des verres d'optique de précision" fit mondialement référence et fut traduit en anglais sous le titre "". Œuvres. Charles Dévé est notamment l'auteur de plusieurs communications à l'Académie des sciences : |
Prussienne |
Parodontite La parodontite consiste en une inflammation du parodonte, c'est-à-dire des tissus de soutien de l'organe dentaire : la gencive, le cément, le ligament alvéolo-dentaire et l'os alvéolaire. La parodontite est une forme de maladie parodontale, au même titre que la gingivite. Les parodontites sont diagnostiquées grâce à un examen clinique associé à un examen radiographique étendu (le bilan radiographique long-cône). On est en présence d'une parodontite s'il y a concomitamment formation de poche + perte d'attache. Afin de mesurer la profondeur des poches, le dentiste utilise une sonde qu'il glisse entre la gencive et la dent. La parodontite s'accompagne d'une perte osseuse, appelée alvéolyse (ce qui signifie « destruction de l'os alvéolaire »). Épidémiologie. Il s'agit d'une maladie fréquente, concernant par exemple plus de la moitié des Anglais de plus de 65 ans. Elle est souvent associée avec d'autres maladies chroniques, comme le diabète de type 2, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies cardiovasculaires, relevant probablement du même mécanisme inflammatoire. Symptômes. La parodontite s'accompagne généralement de signes visibles : Étiologie. La parodontite semble d'abord due à la plaque dentaire, constituée de bactéries, de protozoaires, de cellules inflammatoires et parfois de champignons. La parodontite correspond à un changement dans la population microbienne de la bouche, associée à sa formation d'une lésion inflammatoire. Ce changement est caractérisé par le passage d'un microbiote de type Gram-positif sain, à un microbiote de type Gram-négatif hautement pathogène. Si ce microbiote gram négatif comprend au moins différentes de microbes, seules quelques espèces microbiennes semblent impliquées dans les maladies de destruction parodontale. On soupçonne en particulier les membres des genres "Porphyromonas, Bacteroides, Fusobacterium, Wolinella, Actinobacillus, Capnocytophaga "et" Eikenella". Des microbes appartenant aux genres "Actinomyces "et" Streptococcus" peuvent être impliqués dans la progression microbiennes, mais ne semblent pas essentiels à la production d'une matrice (plaque) sous-gingivale pathogène. On observe une fluctuation temporelle des membres du microbiote pathogène et lésionnel. Elle semble liée aux interactions physiques entre les microbes habitant les poches parodontales, ainsi qu'au devenir des produits métaboliques finaux des espèces correspondantes. Ces métabolites seraient intimement impliqués dans la progression de la parodontite, qui semble à la fois résulter de l'action des produits finaux du métabolisme des procaryotes et de la destruction des tissus de l'hôte par des enzymes protéolytiques excrétés par plusieurs des espèces parodontopathogènes. Ces dernières peuvent attaquer directement les tissus hôtes par digestion protéolytique. Mais elles disposent aussi d'autres de « facteurs de virulence ». Leurs lipopolysaccharides (endotoxines), certaines protéines (dont peut être certaines lipoprotéines de "") de la membrane externe, des vésicules, des toxines, des enzymes agissent (directement et indirectement) en activation diverses macromolécules destructrices pour l'hôte. Plusieurs de ces "facteurs de virulence" semblent étroitement contrôlés par l'expression de facteurs de l'hôte (par exemple, l'hémine). Ces phénomènes sont difficiles à modéliser et reproduire "in vitro". Si le nombre de microbes nécessaires à la maladie est faible, on peut imaginer un vaccin (qui fait l'objet de recherche). Dans la bouche, une tréponème (bactérie spirochète), "Treponema denticola" (autrefois classée anaérobie obligatoire, mais qui s'est avéré être aérobie facultatif) est un pathogène parodontal reconnu. Il est capable (y compris "") de constituer et entretenir des micromilieux anaérobies qui lui sont favorables ainsi qu'à d'autres pathogènes de la bouche. Une forte corrélation a aussi été documentée en microscopie optique dans le biofilm parodontal avec les protozoaires "Entamoeba gingivalis" et "Trichomonas tenax" pendant la maladie parodontale. C'est donc en éliminant la plaque dentaire par une bonne hygiène bucco-dentaire (brossage très minutieux et adapté) que l'on peut le mieux prévenir la parodontite. Cependant, c'est l'association de plusieurs facteurs de risque, probablement encore incomplètement connus, qui va favoriser l'apparition des premières lésions. Classification. La classification des maladies parodontales a été révisée en 1999 par un groupe de travail international : Microscopie du biofilm. Une autre ligne de pensée a été présentée au début des années 1900. Celle-ci veut qu’à partir de l’examen microscopique du biofilm existe une corrélation de 100% entre la présence de l’amibe "Entamoeba gingivalis" et la maladie parodontale active appelée alors pyorrhée. Cette notion a été mise en valeur un demi-siècle plus tard et corroborée en démontrant que le biofilm de la santé gingivale est constitué en grande majorité de bactéries non motiles, que la gingivite présente en majorité des bactéries motiles de type bacilles, spirillés et vibrions, accompagnés par un nombre important de leucocytes PMN et enfin que la parodontite procède d’un état bactérien semblable à la gingivite en ajoutant la présence inconditionnelle du protozoaire "Entamoeba gingivalis", parfois celle de "Trichomonas tenax" et un nombre plus qu'important de granulocytes. Cette théorie appliquée dans les années 1980 par un dentiste canadien permet de confirmer selon lui la guérison parodontale en retrouvant, grâce à des méthodes d’hygiène et de pharmaceutique, un biofil commensal constitué en grande majorité de bactéries cocoides et divers filaments immobiles avec l’absence de leucocytes. Cette corrélation microscopique a dernièrement été confirmée par les études de biologie moléculaire PCR sur la présence de ce protozoaire dans les cas de maladie parodontale et son absence dans la situation de santé gingivale, même locale. Cette technique antiparasitaire proposée en tant que thérapie efficace pour vaincre la parodontite est fondée sur le processus de phagocytose du noyau du leucocyte PMN par l’amibe relarguant ainsi une cellule énuclée déversant son contenu d’enzymes protéolytiques sur les tissus environnants à l’image de l’abcès amibien du foie à la façon d’"Entamoeba histolytica" considéré pathogène dans la dysenterie amibienne. Elle a l’avantage en même temps d’éliminer les bactéries pathogènes concomitantes aux protozoaires, puissent ils être a minima vus comme des cibles facile à visualiser par le praticien dentiste et le patient. Ce processus dit d'exonucleophagie serait à l'origine d'une détérioration locale hors contrôle du système immunitaire dans la poche parodontale et possiblement des péri-implantites, par suite de la présence systématique du protozoaire et de ces cellules fantômes évidées de leur noyau alors incapable de poursuivre leur activité de défense "NETS". Les premières données sur un tel traitement antiparasitaire semblent efficaces à pouvoir cicatriser le sillon parodontal. Pronostic. L'évolution en l'absence de traitement est la perte des dents. Les parodontites sont suspectés être des facteurs de risque pour des maladies systémiques. Par exemple il a été démontré que le risque d'accouchement prématuré était augmenté lorsque la mère avait des problèmes parodontaux. La présence d'une parodontite est également corrélée avec le risque d'infarctus du myocarde sans qu'il soit clair s'il s'agit d'un réel facteur causal. Elle l'est également avec la maladie d'Alzheimer. Traitement. Il faut consulter un dentiste. "Voir" : traitement des maladies parodontales. |
Google Labs Google Labs était un site de la société Google qui référençait toutes les applications et outils de Google qui étaient à l'état de projets, prototypes ou encore applications en phase de test. Certaines de ces applications étaient amenées ensuite à faire officiellement partie des logiciels Google, tel que Gmail. L'accès au site a été fermé le , la politique de Google étant de se consacrer à la finalisation des produits à diffuser. Sur invitation, certains utilisateurs pouvaient tester les fonctionnalités des applications éligibles avant leur déploiement officiel. |
Issek Issek est un peintre camerounais qui commence à signer ses œuvres en 1991. En 1991, ayant perdu l'usage de ses jambes car atteint de poliomyélite, il se promène d'une maison à l'autre à Ngaoundéré, au nord du Cameroun, avec son tricycle. Plusieurs de ses peintures sont alors un témoignage réaliste du Cameroun. Les œuvres sont sans titre, il faut se fier à la réalité du paysage pour les désigner. À cette époque, il utilise l'huile et se sert comme toile d'un simple tissu de coton fin ce qui l'oblige à utiliser plusieurs couches d'huile. N'ayant pas de spatule, il se sert d'une lame de couteau afin de rapprocher le résultat des spatules, ce qui lui confère un style très personnel. Plusieurs petites peintures sur papier sont réalisées pour la confection de cartes de souhaits, toutes uniques. Cinq de ses œuvres sur coton sont en collection privée au Canada. En 1997, il ouvre une école de peinture HandyArt Issek. Dès lors son style change, le jeu qu'il accorde aux couleurs est contrastant avec l'époque de 1991. En 2002, il reçoit la médaille d'or de peinture du Festival des arts de Limbe. En 2005, il continue toujours son œuvre mais dans un style plus contemporain. Ses œuvres sont exposées à New York en 2003 avec l'aide de Jega international et en 2007 au Massachusetts. |
Commission de salut public La Commission de salut public est une commission de la Convention nationale créée le et chargée de la . Histoire. La Commission de salut public succède au Comité de défense générale. Elle est créée après l'annonce de la défaite de Neerwinden (18 mars) et du déclenchement de l'insurrection vendéenne (19 mars), par le décret du 25 et du . Composée de 25 membres et 10 suppléants, elle comprend : Elle est chargée de préparer et de proposer les lois et les mesures nécessaires pour la défense extérieure et intérieure de la République. Les ministres du Conseil exécutif doivent assister à ses séances au moins deux fois par semaine, afin d'apporter des éclaircissements à la commission. Par ailleurs, le décret la contraint à rendre compte tous les huit jours à la Convention de l'état de la République et de ses opérations, deux de ses membres devant, en outre, apporter chaque jour à la Convention les éclaircissements qu'elle jugerait nécessaire sur l'état de la République. Le 26 mars, la commission se réunit pour la première fois avec le Conseil exécutif. Durant cette séance, Pierre Riel de Beurnonville, ministre de la Guerre propose de retirer les armées des frontières et de passer à une guerre défensive. Cette commission se distingue par une composition pléthorique et disparate (les girondins y ont la majorité, mais les montagnards y sont en nombre), ce qui favorise les divisions intestines, ainsi qu'un fort absentéisme — dépassant la moitié des 25 membres — et l'absence du secret des délibérations. S'étant rendu compte dès la première réunion des défauts de cette commission, Robespierre donne sa démission lors de la séance de la Convention du 3 avril et dénonce la mauvaise volonté de la commission, qu'il qualifie de . Aussi le girondin Maximin Isnard en propose-t-il la réforme, le 4 avril, demandant la formation d'un de neuf membres remplissant les fonctions du Conseil exécutif et prenant toutes les mesures de défense générale rendues nécessaires par la situation. La décision ayant été ajournée au lendemain, le débat reprend le 5 avril ; Isnard revient à la charge, soutenu par Bréard et Barère, qui précise les limites apportées aux pouvoirs de ce nouveau comité, afin de rassurer ses collègues, et surmonte leurs craintes d'une dictature collective. Georges Jacques Danton s'y rallie contre la certitude qu'il sera membre de la nouvelle Commission. La proposition ayant été adoptée, Barère, Danton, Isnard, Matthieu et Thuriot sont chargés de rédiger un projet de décret. Celui-ci est adopté le 6 avril, créant le Comité de salut public. |
Genèse de la science politique La science politique est une discipline née de facteurs déterminants. Aux États-Unis. Aux États-Unis, l'apparition de la science politique comme discipline universitaire est attestée peu avant la Guerre de Sécession par la création de départements et de chaires portant ce nom. En 1857, Francis Lieber fut le premier professeur d'histoire et de science politique à l'Université Columbia. En 1880, Columbia forma la première école de science politique et la discipline fonda l'American Political Science Association en 1904. L'intégration des études politiques d'autrefois au sein d'une discipline unifiée fut un projet qui se poursuivit jusqu'à nos jours, et l'histoire de la science politique a fourni un terreau riche permettant le développement de son aspect normatif comme de son aspect positif, chaque branche partageant des prédécesseurs avec l'autre. Au cours des années 1950 et 1960, une révolution béhavioraliste, insistant sur l'étude systématique et rigoureuse des comportements des individus et des groupes, balaya la discipline. En même temps que la science politique évoluait vers une plus grande profondeur d'analyse et plus de sophistication, elle a aussi développé une relation de travail plus étroite avec d'autres disciplines, en particulier la sociologie, l'économie, l'histoire, l'anthropologie, la psychologie et la statistique. Les étudiants du comportement politique ont utilisé de façon croissante la méthode scientifique afin de créer une discipline intellectuelle basée sur l'énonciation d'hypothèses suivie de vérifications empiriques, et sur l'inférence de tendances politiques et de généralisations expliquant les actions politiques des individus et des groupes. Au cours de la dernière génération, la discipline a placé de façon croissante l'accent sur la pertinence, l'utilisation d'approches et de méthodologies nouvelles pour résoudre les problèmes politiques et sociaux. En France. Une difficile apparition. Conditions nécessaires à l'émergence. Pierre Favre distingue trois grandes conditions nécessaires à l'émergence de la science politique. 1 - Pour qu'une science sociale puisse se saisir d'objets, il faut que ces derniers aient une autonomie suffisante, ce que permettent : 2 - L'apparition d'une administration moderne et la croissance du personnel administratif dans les États entraînent un développement du droit administratif et de la science politique presque simultanément. 3 - Avec l'apparition du suffrage universel en 1848, la participation politique s'élargit considérablement et la discussion politique se généralise. Le est marqué par des changements engendrés par l'ère industrielle ; c'est aussi la fin des grandes découvertes, on cherche davantage à comprendre le monde et son fonctionnement. D'un point de vue plus conjoncturel, en 1870, la défaite de Sedan provoque un profond traumatisme en France et fait apparaître la supériorité de la science allemande. Cette « crise allemande de la pensée française » mène à une remise en cause des élites, et la jeune Troisième République va en partie se construire sur la volonté de rendre à la France une place équivalente à l'Allemagne. L'École libre des sciences politiques. Dans ce contexte favorable, l'intervention d'un homme va avoir une influence déterminante. Émile Boutmy, un écrivain politique libéral et positiviste, est frappé par l'ignorance des questions politiques de l'opinion pendant la Commune. Il souhaite faire mieux comprendre à la génération qui grandit la complexité des questions politiques, et estime que les classes élevées ne peuvent maintenir leur position dominante que si elles savent acquérir les connaissances qui les rendront indispensables. Ainsi, en 1871, Boutmy crée à Paris l'École libre des sciences politiques, où il initie un programme qui tient à l'affirmation du politique comme lieu d'un savoir positif. Très vite, parallèlement à l'étude de l'Histoire, de diverses Sciences sociales et de certains aspects du Droit, l'École se spécialise dans la préparation aux grands concours, et devient un outil de recrutement et de formation des élites destinées à administrer tant l'État que les grandes entreprises. L'École libre se distingue des facultés de droit, ses seules vraies concurrentes, par la possibilité que lui donne son statut privé de modifier chaque année son programme. Les tentatives de rivaliser avec cette école se soldèrent par des échecs, à tel point qu'en 1900, elle avait acquis le quasi-monopole de l'enseignement de la science politique et des autres sciences sociales, en l'absence de toute autre école préparant spécifiquement aux concours administratifs, et, à partir de 1945 à celui d'entrée à l'École nationale d'administration. La controverse sur son caractère scientifique. Boutmy va cependant rencontrer quelques difficultés, notamment face aux détracteurs de la science politique qui sont nombreux et influents : La tendance représentée par Comte l'emportera car il est une référence obligée en matière de sciences sociales, contrairement à Cournot qui n'a qu'une influence limitée. À la fin du , on cesse à peu près totalement de qualifier les sciences de la société de « sciences politiques », tandis que la désignation de "science politique" ne recouvre plus que l'une des sous-disciplines au sein des études sociales. L'opposition se répètera au début du avec une rivalité entre Durkheim et les autres sociologues, Durkheim ne trouvant ni ambition ni intérêt à la science politique ; c'est lui qui l'emportera. En cette période, l'École libre de sciences politiques est presque le seul établissement à enseigner la science politique, parmi d'autres matières des sciences sociales. Institutionnalisation de la Science politique. Apparition dans les universités. Finalement, après avoir passé un demi-siècle à bloquer toute initiative, les facultés de droit constatent la permanence de la Science politique, complément indispensable du Droit constitutionnel "(à distinguer des "Sciences politiques", synonymes de "sciences sociales")," et se proclament les mieux placés pour l'enseigner. Une nouvelle controverse oppose alors Boutmy et certains professeurs de droit : Entre 1877 et 1898, une succession de réformes dans les facultés tend à valoriser la science politique ; par exemple, l'enseignement de l'économie politique devient obligatoire, et de nouveaux cours sur les sciences politiques sont créés. Cette évolution doit être nuancée, car dès 1898, le nouveau doctorat sera modifié pour laisser une place moindre aux sciences politiques au profit du droit public. Petit à petit, l'expression « droit public » se substitue à celle de « sciences politiques ». Consécration de la Science politique. En 1945, l'École libre de sciences politiques fut nationalisée et devint l'Institut d'études politiques de l'Université de Paris ; son patrimoine fut transmis à la nouvelle Fondation nationale des sciences politiques, qui reçut pour mission de développer la science politique en France, ce qu'elle fit en créant notamment la "Revue française de science politique", et une Association française de science politique . D'autres instituts d'études politiques (IEP) furent créés dans diverses universités, comme à Alger ou à Strasbourg. Mais finalement, ce fut dans les facultés d'histoire et de Droit que la Science politique allait trouver sa consécration: - D'abord par l'introduction de cette matière dans les programmes, de façon distincte du Droit constitutionnel: "(Sociologie politique en , Méthodes des sciences sociales en , puis Grands problèmes politiques contemporains, dès l'institution de la de licence en droit, dénommée ultérieurement Maîtrise en droit, sans oublier l'Histoire des Idées politiques comme matière à option)". - Ensuite par la création dans les mêmes facultés de Droit du "Doctorat en Science politique". Ce nouveau doctorat d'État, de même niveau que le Doctorat en Droit et le Doctorat ès Sciences Économiques, fut ouvert non seulement aux licenciés en droit, mais aussi aux diplômés des instituts d'études politiques. Cette dernière création souleva d'ailleurs le mécontentement de plusieurs enseignants de l'I.E.P. de Paris et de la Fondation, qui n'étant pas tous, eux-mêmes, docteurs, obtinrent la création dans leur établissement d'un "Doctorat d'études politiques" de Cycle. Il décrétèrent, immédiatement, avant que quiconque l'eût soutenu, ce doctorat de Cycle supérieur au Doctorat d'État des Facultés de Droit, et refusèrent à l'époque à ces derniers, l'accès à la Revue Française de Science Politique. Les docteurs en Science politique ne se laissèrent pas intimider, et créèrent une Association Française des Docteurs en Science Politique, présidée par Joseph Franceschi, futur Secrétaire d'État, et vice-présidée par Yves Maxime Danan, futur professeur à la Sorbonne, pour défendre les intérêts moraux de leurs membres et ceux de la Science politique. Quoi qu'il en soit, ces créations contribuèrent à donner à la discipline un développement considérable, l'existence des cours, entrainant l'apparition de manuels, de mémoires de recherche et de thèses de doctorat. Toute cette production à finalité pédagogique donna à la Science politique une légitimité et un cadre intellectuel de référence. Ce fut cette institutionnalisation de la Science politique dans les Facultés d'Histoire et de Droit, qui eût les plus lourdes conséquences, notamment la spécialisation des professeurs et des auteurs. Par exemple, l'un des premiers grands ouvrages de science politique, le "Tableau politique de la France de l'Ouest" (1913) d'André Siegfried, professeur à l'École libre des sciences politiques, n'allait trouver vraiment un écho qu'après 1945. Ainsi, la discipline, reconnue et consacrée par de grands auteurs, étant institutionnalisée dans les facultés, seule se pose encore la question discutée de son autonomie. |
Guerre 70 Armee III |
Mémorial Un mémorial est une forme durable de conservation collective du souvenir d'un fait ou autre entité remarquable , soit : Caractéristiques des monuments mémoriaux. Typologie. Les formes les plus répandues de mémoriaux sont des monuments comme des : Ils peuvent revêtir une forme grandiose notamment lorsqu'ils commémorent un fait d'armes de grande importance historique. Les monuments aux morts sont édifiés pour honorer les personnes tuées ou disparues par faits de guerre. Après un attentat, un mémorial peut être improvisé par des citoyens : l'on parle alors de mémorial de fortune. Une forme particulière est le mémorial de bord de route qui marque le long d'un chemin ou chaussée, le lieu où une personne est décédée, souvent à la suite d'un accident de circulation. Action à la mémoire de quelqu'un. Lorsqu'une personne décède, la famille peut demander qu'un don, généralement de l'argent (plutôt que des fleurs), soit versé à une fondation ou à une église. Parfois, lorsqu'un étudiant décède, le mémorial se fait sous la forme d'une bourse d'études à attribuer aux étudiants méritants. En liturgie, le mémorial du sacrifice du Christ est un nom donné à la messe. |
Le gai savoir |
Coupe de la confédération La Coupe de la confédération de la CAF TotalEnergies est une compétition annuelle de football organisée par la Confédération africaine de football (CAF), créée sous le modèle de la Ligue Europa et qui oppose des clubs africains. La Coupe de la confédération est née en 2004 de la fusion de la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe et de la Coupe de la CAF. Elle est disputée par les clubs vainqueurs des coupes nationales et les clubs terminant leur championnat directement derrière ceux qui participent à la Ligue des champions de la CAF. Le vainqueur de la compétition est qualifié pour la Supercoupe de la CAF. Le CS sfaxien est le club le plus titré dans l'histoire de la compétition avec trois victoires. Le RS Berkane est le tenant du titre. Histoire. 2004-2010. En 2004, la CAF fusionne la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe créée en 1975 avec la Coupe de la CAF introduite en 1992 pour former une nouvelle compétition nommée Coupe de la confédération considérée depuis comme la deuxième compétition africaine des clubs. Dans la première édition, le club ghanéen de Hearts of Oak remporte l'édition en battant un autre club ghanéen, l'Asante Kotoko en finale, aux tirs au but. L'année suivante, c'est le club marocain de l'AS FAR qui remporte la coupe face aux Nigérians du Dolphin FC. En 2006, le club tunisien de l'ES Sahel remporte la coupe face aux Marocains de l'AS FAR (grâce à la règle des buts marqués à l'extérieur). Le club tunisien du CS Sfaxien remporte la coupe en 2007 en s'imposant face aux Soudanais d'Al Merreikh 5 buts à 2 en score cumulé (4-2, 1-0). La saison suivante, le CS sfaxien remporte de nouveau la coupe face à autre club tunisien, l'ES Sahel. En 2009, le Stade malien remporte l'édition en battant le club algérien de l'ES Sétif en finale, aux tirs au but. La saison suivante, le club marocain du Fath US remporte la coupe face aux Tunisiens du CS sfaxien, en s'imposant au match retour 3 à 2. 2011-2020. En 2011, le club marocain du Maghreb AS défait les Tunisiens du Club africain en finale, aux tirs au but. L'année suivante, le club congolais de l'AC Léopards bat le club malien de Djoliba AC en finale. L'édition 2013 voit le CS Sfaxien s'imposer face aux Congolais du TP Mazembe. En 2014, le club égyptien d'Al Ahly SC obtient sa première coupe de la confédération en battant le club ivoirien de Séwé Sports. En 2015, l'ES Sahel remporte de nouveau la coupe en battant le club sud-africain d'Orlando Pirates. Le TP Mazembe réalise le doublé en 2016 et 2017, en battant respectivement le club algérien du MO Béjaïa et les Sud-africains du SuperSport United. Le club marocain du Raja CA est vainqueur en 2018 face aux Congolais de l'AS Vita Club. En 2019, le Zamalek SC bat les Marocains du RS Berkane en finale, aux tirs au but. En 2020 dans un contexte de pandémie de Covid-19, les matchs sont alors disputés à huis clos, le club marocain du RS Berkane bat les Égyptiens des Pyramids FC sur le score de 1 à 0. Depuis cette saison, la finale se dispute en un match unique. 2021-. En 2021 dans un contexte de pandémie de Covid-19, la plupart des matchs sont alors disputés à huis clos, le club marocain du Raja CA remporte pour la deuxième fois la coupe en battant en finale la JS Kabylie sur le score de 2 à 1. En 2022, le club marocain du RS Berkane remporte pour la deuxième fois la coupe, en battant en finale aux tirs au but, le club sud-africain d'Orlando Pirates. Format. La compétition est ouverte aux vainqueurs des coupes nationales et aux clubs terminant leur championnat directement derrière ceux qui participent à la Ligue des champions de la CAF. Le nombre de clubs qualifiés par fédération ainsi que leur point d'entrée dans la compétition sont déterminés par le Classement 5-Year de la CAF. Les 12 meilleures associations peuvent avoir deux clubs en Coupe de la confédération alors que pour les autres associations, seul un club peut prendre part à la compétition. Le tenant du titre est lui automatiquement qualifié. À l'exception de la finale, toutes les rencontres ont lieu en aller-retour. Pour les rencontres aller-retour à élimination directe, l'équipe ayant cumulé le plus de buts pour elle l'emporte. En cas d'égalité, la règle des buts marqués à l'extérieur s'applique ; et si elle ne donne rien le match retour est augmenté d'une séance de tirs au but. La formule de la Coupe de la confédération se présente ainsi : Le vainqueur de la Coupe de la confédération est directement qualifié pour l'édition de la saison suivante. Il rencontre également le vainqueur de la Ligue des champions lors de la Supercoupe de la CAF. Sponsorat. En , Total a annoncé avoir passé un accord de sponsorat avec la Confédération africaine de football (CAF). L'accord vaut pour les huit prochaines années et concernera les dix principales compétitions organisées par la CAF, dont la Coupe de la confédération de la CAF, qui est désormais baptisée « Coupe de la confédération Total » ou « Coupe de la confédération TotalEnergies». |
Marie II (reine d'Angleterre) , née le et morte le , est reine d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande de 1689 à sa mort aux côtés de son mari . Marie est la fille aînée du duc d'York Jacques, le frère cadet du roi . Bien que son père se soit converti au catholicisme après sa naissance, elle est éduquée dans la foi anglicane suivant les instructions de son oncle. Elle se marie en 1677 avec son cousin germain, le prince Guillaume d'Orange-Nassau, et part vivre avec lui dans les Provinces-Unies. Ce mariage purement diplomatique la rend d'abord malheureuse, mais elle finit par développer une réelle affection pour son mari. À la mort de Charles, en 1685, Jacques devient roi, mais il est déposé trois ans plus tard par le Parlement d'Angleterre dans le cadre de la Glorieuse Révolution, qui donne lieu à l'adoption de la Déclaration des droits et porte au pouvoir Marie et Guillaume. Ils règnent conjointement, mais Marie n'exerce réellement le pouvoir que lorsque son mari part faire campagne à l'étranger. Durant ses absences, elle fait preuve d'autorité et de compétence, ce qui incite Guillaume à se reposer beaucoup sur elle. Elle meurt à de la variole sans avoir eu d'enfants et Guillaume règne par la suite seul jusqu'à son décès, en 1702. La sœur cadette de Marie, Anne, accède alors au pouvoir. Biographie. Enfance (1662-1677). Marie naît le au palais St James de Londres. Elle est la fille aînée du duc d'York (1633-1701), le futur , et de sa première femme Anne Hyde (1637-1671). Son père est le frère cadet de , qui règne sur l'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande depuis 1660, tandis que sa mère est la fille du comte de Clarendon Edward Hyde, qui occupe la charge de chancelier depuis 1658. Elle est baptisée dans la foi anglicane dans la chapelle royale du palais St James. Son parrain est le prince Rupert du Rhin, cousin de son père, tandis que les duchesses de Buckingham et d'Ormond lui servent de marraines. Des huit enfants du duc d'York et Anne Hyde, seules Marie et sa sœur cadette Anne, née en 1665, atteignent l'âge adulte. Comme le roi n'a pas d'enfants légitimes, Marie occupe la deuxième place dans l'ordre de succession au trône durant la majeure partie de son enfance, juste après son père. Bien que leurs parents se soient convertis au catholicisme, Marie et Anne reçoivent une éducation religieuse protestante, en accord avec la volonté du roi. Cette éducation est assurée par trois grands prélats : l'évêque de Winchester George Morley, l'évêque de Londres Henry Compton et l' . Les deux sœurs grandissent dans leur propre résidence, le palais de Richmond, sous la tutelle de leur gouvernante Frances Villiers, femme du colonel Edward Villiers. Elles ne sortent de chez elles que pour de rares visites à leurs parents au palais St James ou à leur grand-père Clarendon à Twickenham. Marie réside brièvement à York entre 1665 et 1667 pour échapper à la grande peste de Londres. Les précepteurs de Marie lui enseignent la musique (elle joue du luth et du clavecin), la danse, le dessin, le français et la religion, et guère davantage. De l'âge de neuf ans environ et jusqu'à son mariage, elle entretient une correspondance passionnée avec une jeune fille plus âgée qu'elle, (1653 – 1727), la fille du courtisan . Ces échanges enflammés finissent par embarrasser Apsley, dont les réponses prennent un ton plus formel. La mère de Marie meurt en 1671 et son père se remarie deux ans plus tard avec la princesse catholique Marie de Modène, qui n'a que quatre ans de plus que sa fille aînée. Marie a quinze ans lorsqu'elle est fiancée à son cousin germain, Guillaume d'Orange, le stathouder des Provinces-Unies. Ce prince protestant est le fils de Marie-Henriette Stuart, la sœur défunte de , à qui Marie doit son prénom. Il est ainsi quatrième dans l'ordre de succession, après le duc d'York et ses filles. Jacques est d'abord hostile à cette union, car il verrait plutôt Marie épouser le dauphin Louis pour se rapprocher de la France. Il consent au mariage avec Guillaume sous la pression de l'influent ministre Thomas Osborne et de son frère Charles, qui considèrent à tort qu'il rendra le duc plus populaire auprès des protestants. Edward Lake, devenu chapelain de Marie, rapporte que la princesse « pleur[e] toute l'après-midi et tout le lendemain » lorsque son père lui apprend qu'elle doit épouser Guillaume. La perspective d'épouser un homme de douze ans son aîné, aux dents noires et au nez crochu (Anne le surnomme « Caliban »), qui mesure dix bons centimètres de moins qu'elle (avec ses , Marie est une grande femme pour l'époque), n'a rien pour lui plaire. Princesse d'Orange (1677-1688). C'est une Marie en larmes qui épouse Guillaume d'Orange le au palais St James. La cérémonie est présidée par l'évêque Henry Compton. Elle se rend ensuite aux Provinces-Unies avec son mari. Le voyage est retardé de quinze jours à cause du mauvais temps, puis leur navire ne peut aborder à Rotterdam, le port étant pris par les glaces. Ils sont contraints de débarquer au petit village de Ter Heijde et de poursuivre à pied avant que des carrosses ne les rejoignent pour les conduire à , la résidence du stathouder. Ils font leur entrée formelle en grande pompe à La Haye le . La personnalité animée et agréable de Marie la rend populaire auprès des Néerlandais, tandis que les Anglais voient d'un bon œil son mariage à un prince protestant. Elle se montre dévouée à son mari, pour lequel elle développe progressivement une véritable affection, mais celui-ci s'absente souvent pour mener ses troupes au combat, ce qui incite les membres de la famille de Marie à le trouver froid et négligent lors de leurs visites à la princesse. Cette dernière mène une vie solitaire durant les absences de son époux, allant d'un palais à un autre sans jamais s'intégrer à la vie sociale des épouses des régents néerlandais. Elle est enceinte après quelques mois de mariage, mais elle fait une fausse couche en rendant visite à son mari dans la forteresse de Bréda. Il est possible qu'elle en soit restée stérile. Plusieurs périodes de maladie, à la mi-1678, au début de 1679 et de 1680, correspondent peut-être à d'autres fausses couches. Son incapacité à avoir des enfants constitue sa plus grande source de chagrin avec l'infidélité de son mari, qui la trompe avec sa dame de compagnie . En , le duc de Monmouth James Scott, fils illégitime de , s'installe aux Pays-Bas où il est reçu avec les honneurs par Guillaume et Marie. Bien qu'il ne soit pas légitime, il est protestant, ce qui le fait considérer par certains comme un rival potentiel du duc d'York pour la succession. Guillaume ne partage pas cette opinion, estimant que Monmouth ne bénéficie pas de suffisamment d'appuis. meurt sans laisser d'enfants légitimes le et le duc d'York devient roi sous les noms de (en Angleterre et en Irlande) et (en Écosse). Marie apprend la mort de son oncle et son nouveau statut d'héritière présomptive de la bouche de son mari alors qu'elle joue aux cartes. L'un des premiers messages que le nouveau roi envoie à Marie est pour demander le renvoi du duc de Monmouth de sa cour. Lorsque le duc rassemble ses forces à Amsterdam avant de faire voile pour l'Angleterre, Guillaume en informe son beau-père et ordonne aux régiments anglais stationnés aux Pays-Bas de rentrer au pays. La rébellion de Monmouth se solde par la défaite et l'exécution du duc au mois de juillet. Le prince d'Orange est d'abord soulagé, mais les décisions prises par la suite par dans le domaine religieux consternent Guillaume et Marie. L'arrivée à leur cour du théologien écossais Gilbert Burnet, qui rappelle à Marie qu'elle est l'héritière présomptive du trône, incite la princesse à s'intéresser davantage aux affaires d'Angleterre. Le roi s'efforce en effet d'accorder la liberté de religion à ses sujets non-anglicans en suspendant les décisions du Parlement par décret royal. Pour Marie, son père se place dans l'illégalité en agissant ainsi et son chapelain écrit à l'archevêque de Cantorbéry William Sancroft pour lui faire part de son opinion. Elle désapprouve tout autant le refus de Jacques de venir en aide aux huguenots de la principauté d'Orange lorsque y envoie ses armées. Afin de nuire à Guillaume, Jacques encourage les serviteurs de sa fille à répandre la rumeur de la relation entre le prince et Elizabeth Villiers. Marie surprend son mari quittant la chambre de sa maîtresse tard dans la soirée, mais Guillaume nie et elle semble l'avoir cru ou lui avoir pardonné. Il est cependant possible que la rencontre entre Guillaume et Villiers ait été d'ordre diplomatique plutôt qu'intime. Après cet incident, Marie congédie ses serviteurs et les renvoie en Angleterre. La Glorieuse Révolution (1688-1689). Dès 1686, des protestants anglais mécontents entrent en contact avec Guillaume d'Orange. Le crédit dont bénéficie Jacques auprès de ses sujets protestants diminue encore en , lorsqu'il contraint les prélats anglicans à donner lecture dans leurs églises de la , qui accorde la liberté de religion aux catholiques et aux ", les protestants qui n'appartiennent pas à l'Église d'Angleterre. Leur inquiétude atteint son paroxysme lorsque la reine donne naissance à un fils, Jacques François Stuart, susceptible de devenir un roi catholique. Des rumeurs entourant les circonstances de l'accouchement ne tardent pas à circuler, au point que Marie écrit à sa sœur Anne pour lui demander davantage d'informations. Leur correspondance conforte Marie dans ses soupçons : elle est persuadée que l'enfant n'est pas vraiment le fils de son père, mais un imposteur introduit dans la chambre de la reine pour remplacer un bébé mort-né dans le cadre d'un complot visant à assurer la présence d'un catholique sur le trône. Le , sept grands personnages du royaume d'Angleterre, surnommés par la suite « les Sept Immortels », adressent en secret une invitation à Guillaume à venir déposer . Guillaume leur avait fait savoir auparavant qu'il n'interviendrait pas sans une telle invitation, bien qu'il ait déjà commencé à rassembler ses forces. Il reste réticent, craignant peut-être que sa femme devienne plus puissante que lui en sa qualité d'héritière de la couronne d'Angleterre. D'après Gilbert Burnet, Marie l'aurait convaincu de son absence d'ambition politique en s'engageant à lui obéir en tous points, en accord avec ses vœux de mariage. Marie reste aux Pays-Bas tandis que son mari débarque en Angleterre à la tête d'une armée le . Il est rallié par les forces armées anglaises et par la marine. Après une première tentative de fuite le , Jacques parvient à quitter le pays le 23 et, après une brève tentative de reprendre pied en Irlande, se réfugie en France où il meurt en 1701. Bouleversée par les circonstances de la déposition de son père, tiraillée entre son inquiétude pour lui et ses obligations vis-à-vis de son mari, Marie reste cependant convaincue que Guillaume a fait ce qu'il devait faire pour . Lorsqu'elle arrive en Angleterre, le , elle est tiraillée entre la joie de revoir son pays natal et l'inquiétude pour son père. Guillaume lui ordonne d'avoir l'air joyeux lors de leur entrée en triomphe à Londres, ce qui vaut à Marie les foudres de plusieurs observateurs, dont Sarah Churchill, qui la croient indifférente au sort du roi déposé. En , un est réuni par Guillaume pour débattre de la conduite à suivre. Un parti, mené par lord Danby, considère que Marie doit régner seule en tant qu'héritière légitime, mais Guillaume et ses partisans refusent d'envisager qu'un homme puisse être le sujet de sa femme. Le prince d'Orange ne veut pas être un simple prince consort : il entend être roi à part entière. Marie, quant à elle, ne souhaite pas régner. Son caractère la porte davantage vers une existence tranquille et elle estime que les femmes doivent être soumises à leurs maris. Le , le Parlement vote une Déclaration des droits (") selon laquelle la première tentative de fuite de , le précédent, équivaut à une abdication qui donne lieu à une vacance du trône. Le Parlement n'offre pas la couronne à son fils aîné, mais à Marie et Guillaume comme souverains conjoints. Il n'existe qu'un seul précédent dans l'histoire de l'Angleterre pour une telle double monarchie : à l'occasion du mariage entre et , en 1554, le second s'est vu reconnaître le titre de roi, mais uniquement pour la durée de la vie de sa femme et avec un pouvoir restreint. Guillaume, en revanche, doit conserver le titre royal même s'il survit à Marie, et c'est lui qui doit exercer le pouvoir en leurs deux noms. Cette déclaration est amendée par la suite pour bannir Jacques et ses descendants de l'ordre de succession (à l'exception d'Anne, la sœur de Marie), ainsi que tous les catholiques. Guillaume et Marie sont sacrés par l'évêque Henry Compton le en l'abbaye de Westminster. C'est traditionnellement à l'archevêque de Cantorbéry qu'il revient de sacrer les rois et reines, mais William Sancroft, bien qu'anglican, refuse de reconnaître la déposition de . La cérémonie ne plaît ni à Guillaume, qui la qualifie de , ni à Marie, qui n'y voit que vanité. Le même jour, le Parlement d'Écosse, beaucoup plus divisé que son équivalent anglais, finit par confirmer que Jacques n'est plus roi d'Écosse, que ce titre ne peut revenir à un catholique et que Guillaume et Marie doivent devenir souverains ensemble, le premier exerçant la totalité du pouvoir. Reine d'Angleterre et d'Irlande (1689-1694). En , le Parlement vote l'un des plus importants textes constitutionnels de l'histoire de l'Angleterre, la Déclaration des droits (""). Elle confirme plusieurs points de la déclaration de février et va plus loin en imposant des limites à la prérogative royale : le souverain ne peut plus suspendre les lois votées par le Parlement, lever des impôts ou une armée sans l'accord de ce même Parlement, limiter le droit de pétition, refuser le port d'armes aux protestants, interférer dans les élections législatives, punir les députés pour des propos tenus en débat parlementaire, exiger des cautions excessives ou infliger des peines cruelles ou inhabituelles. La Déclaration confirme également l'ordre de succession. À la mort de Guillaume ou de Marie, l'autre doit continuer à régner, suivi par leurs éventuels enfants, puis par Anne et ses enfants, et enfin les enfants que Guillaume pourrait avoir d'un mariage ultérieur. À partir de 1690, Guillaume se trouve souvent en campagne à l'étranger du printemps à l'automne. Cette année-là, il affronte les jacobites (les partisans de ) en Irlande. Une fois les jacobites vaincus, en 1692, il passe le plus clair de son temps à lutter contre les armées françaises aux Pays-Bas. En son absence, Marie est censée gouverner le royaume, une idée qui ne lui sourit guère. Elle souffre de l'absence de son mari, ainsi que de la dégradation de ses relations avec sa sœur, qui se dispute avec le couple royal sur des questions d'argent. Lorsqu'elle est seule et que son mari ne lui a pas laissé d'instructions, Marie gouverne de manière autonome, mais lorsqu'il est en Angleterre, elle s'en remet entièrement à lui et se tient scrupuleusement à l'écart de toute affaire politique, en accord avec la Déclaration des droits et avec son tempérament. Pour l'assister dans sa tâche, le roi nomme un conseil de neuf membres : le marquis de Carmarthen, le comte de Devonshire, le comte de Dorset, le comte de Monmouth, le comte de Pembroke, le comte de Marlborough, le comte de Nottingham, John Lowther et Edward Russel. Leurs opinions politiques divergentes (cinq sont des tories et quatre des whigs) donnent lieu à de fréquentes querelles, et ils ont tous des défauts rédhibitoires aux yeux de la reine : faibles, paresseux, indignes de confiance ou fous. Son manque d'expérience est un point négatif à leurs yeux, mais elle parvient à s'imposer en jouant sur leurs rivalités politiques et fait preuve de fermeté et d'esprit d'initiative dans sa réaction à la défaite du cap Béveziers, au mois de . La même année, elle ordonne l'arrestation de plusieurs jacobites soupçonnés de comploter pour rétablir sur le trône, parmi lesquels son oncle le comte de Clarendon Henry Hyde. En , l'influent comte de Marlborough John Churchill est renvoyé de la cour pour la même raison. Ce renvoi nuit à la popularité de la reine, ainsi qu'à ses relations avec sa sœur qui est très proche de Sarah Churchill, la femme du comte. Anne affiche son soutien aux Churchill en apparaissant aux côtés de Sarah à la cour, pour la plus grande colère de Marie qui exige que sa sœur la renvoie. Au mois d'avril, Marie est frappée d'une forte fièvre et n'assiste pas à la messe dominicale pour la première fois en . En temps normal, la reine, très croyante, assiste aux prières au moins deux fois par jour. Elle s'abstient également de rendre visite à sa sœur qui connaît alors un accouchement difficile. Une fois rétablie, elle se rend auprès d'Anne, dont l'enfant est mort peu après la délivrance, mais c'est pour lui reprocher son amitié avec Sarah Churchill. C'est la dernière fois que les sœurs se voient. Dans son journal intime, Marie exprime sa croyance que Dieu la punit pour de la Glorieuse Révolution en l'éloignant ainsi de sa sœur. Le comte de Marlborough est arrêté et incarcéré, mais il s'avère que son accusateur est un imposteur et il est remis en liberté. Les proclamations de Marie sont souvent consacrées à la lutte contre la débauche, l'intempérance et le vice. Le contraste avec la Restauration, considérée "a posteriori" comme une période d'hédonisme, est significatif. La reine considère le succès de la Glorieuse Révolution comme une preuve de la providence divine et s'efforce donc, par ses proclamations et son exemple personnel, de maintenir cette providence de son côté. Elle s'intéresse de près à la lutte contre le pluralisme et aux questions d'avancement ecclésiastique. À la mort de l'archevêque de Cantorbéry John Tillotson, en , elle met en avant la candidature de l'évêque de Worcester Edward Stillingfleet, mais il est supplanté par l'évêque de Lincoln Thomas Tenison, soutenu par Guillaume. Fin de vie et mort (1694). Marie jouit d'une bonne santé et fait régulièrement le trajet entre ses palais de Whitehall et Kensington à pied. Elle tombe malade à la fin du mois de et croit d'abord avoir attrapé la rougeole, mais il s'agit en réalité de la variole. Elle renvoie tous ceux qui n'ont jamais eu cette maladie afin de ne pas les contaminer. Anne, qui est à nouveau enceinte, écrit à sa sœur pour lui dire qu'elle est prête à braver tous les dangers pour la revoir, mais elle en est empêchée par la comtesse de Derby, qui exerce la charge de " de la reine. La reine meurt au palais de Kensington peu après minuit le 1694, à l'âge de . Le roi, qui en est venu à se reposer de plus en plus sur elle, est inconsolable. Gilbert Burnet rapporte qu'il se décrit comme « la créature la plus misérable de la terre ». La mort de Marie est largement pleurée par ses sujets, même si aux yeux des jacobites, elle représente une punition divine pour avoir bafoué le cinquième commandement, « honore ton père ». Le corps embaumé de la reine est placé dans une chapelle ardente à la Maison des banquets, à Whitehall. Elle est inhumée en l'abbaye de Westminster le . Ces funérailles sont les premières funérailles royales auxquelles assistent tous les membres des deux chambres du Parlement anglais. Le compositeur Henry Purcell écrit pour la cérémonie sa ". Postérité. Les jacobites dépeignent Marie comme une mauvaise fille, qui a causé la perte de son père pour son bénéfice et celui de Guillaume. Au début de leur règne, elle est plus généralement représentée comme une femme faible et totalement soumise à son mari, mais son emprise solide sur les rênes du pouvoir lors des absences de Guillaume fait évoluer le regard qui est posé sur elle, et elle donne par la suite l'image d'une souveraine compétente et sûre d'elle. C'est avant tout grâce à elle que la majorité des tories acceptent la déposition de . Dans ' (1692), le poète Nahum Tate la compare à . Un autre poète, William Walsh, dresse un parallèle entre la reine et le héros romain Cincinnatus dans ' (1691). Comme Cincinnatus, Marie répond à l'appel de la nation en temps de crise avant d'abandonner volontairement le pouvoir. Une semaine avant sa mort, Marie procède à un tri dans ses papiers personnels et en brûle une partie. Son journal intime subsiste, tout comme ses lettres à Guillaume et à Frances Apsley. Ces documents donnent l'image d'une femme intelligente et pieuse. Aux yeux de la postérité, elle apparaît comme une épouse loyale et soumise qui accepte le pouvoir avec réticence, l'exerce avec compétence quand elle le doit et le laisse à son mari de son plein gré. Marie est à l'origine de la fondation du , une université située dans l'actuelle ville de Williamsburg en Virginie aux États-Unis, par lettres patentes en 1693. Elle apporte son soutien à , le fondateur de la , et joue un rôle majeur dans la fondation du de Greenwich après la victoire anglo-hollandaise lors de la bataille de la Hougue en 1692. Elle s'intéresse de près à la conception des jardins des palais de Het Loo et de Hampton Court et contribue à la popularisation de la et des poissons rouges comme animaux de compagnie. Titres et héraldique. De sa naissance à son mariage, Marie porte le prédicat « » ('). Après son mariage, elle est appelée « Son Altesse la princesse d'Orange » ('). Après son avènement, elle est simplement appelée « Sa Majesté la reine » (""). À leur avènement, le , le titre officiel des deux souverains est « Guillaume et Marie, , roi et reine d'Angleterre, de France et d'Irlande, , etc. » ('). L'Écosse (') est insérée après l'Angleterre dans l'énumération de leurs royaumes après la reconnaissance du couple royal par le Parlement écossais, le . La reine utilise ses armes patrimoniales parties à senestre de celle de son mari. Guillaume d'Orange adopte de son côté les armes royales d'Angleterre et d'Ecosse — écartelées, 1 et 4, trois fleurs de lys or sur fond azur (qui est France) et trois lions en pal or (qui est Angleterre), au 2, d'or, au lion de gueules, au double trescheur fleuronné et contre-fleuronné du même (qui est Écosse), au 3, d'azur, à la harpe d'or, cordée d'argent (qui est Irlande) — qu'il charge sur-le-tout d'un écusson d'azur billetté d'or, au lion du second brochant, armé et lampassé de gueules (qui est Nassau). |
Mary II d'Angleterre |
Arka Gdynia L'Arka Gdynia est un club polonais de football basé à Gdynia. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." |
Advaïta védanta L’Advaita Vedānta (sanskrit IAST ; devanāgarī : अद्वैत वेदान्त.) est la forme la plus répandue de la philosophie du Vedānta. Il s'agit de la doctrine non dualiste du Vedānta. "Advaita" signifie littéralement « non deux » et se traduit le plus souvent par non-dualité. Son principe fondamental affirme la non différenciation de l'individualité ou l'âme individuelle (jīvātman) et de la Totalité (Brahman) qui est neutre. Cette doctrine fut enseignée par le réformateur religieux Adi Shankara. L’"Advaita", qui s'oppose à l'école Dvaita, est une des doctrines majeures de la philosophie indienne "āstika", dont l'origine peut se trouver dans le Rig-Veda qui affirmait que « la vérité est une, bien que les sages la voient sous de multiples formes ». La plupart des maîtres hindous ("guru") ont été influencés par celle-ci. Cette doctrine repose sur plusieurs principes fondamentaux. Comme dans toute école de la philosophie indienne des points de vue au sein même de l'Advaita Vedānta existent. Philosophes de l'Advaita Vedānta. Maîtres anciens. Les maîtres anciens représentatifs de cette école se nomment : Adi Shankara. L'une des personnes à qui l'on doit d'avoir consolidé les principes de l'advaita est Ādi Śaṅkara (आदि शंकर, prononcé comme /ɐːdi çɐnkɐrɐ/, 788-820). Il est également connu comme "Shankaracharya" (शंकराचार्य, prononcé comme /çɐnkɐrɐːc͡çɐːrjɐ/). Shankara était un moine orthodoxe-hindou, qui a parcouru l'Inde du Sud vers le Nord. Les disciples les plus enthousiastes de la tradition de l'advaita prétendent qu'il fut le principal acteur de l'expulsion de la foi bouddhiste hors des frontières, favorisant un retour à l'hindouisme sur sa terre natale. Continuant la ligne de pensée de certains guru enseignant les "Upaniṣad", et notamment de son propre guru, Govindanātha, Shankara a exposé la doctrine de l’"advaita", une réalité non-dualiste. Selon les "advaitins" (partisans de l’"Advaita Vedānta"), Shankara a exposé la nature relative du monde et a établi la vérité suprême de l’"advaita" en décrivant les quatre états : À la suite de Ramanuja, certains ont accusé Shankara d'être un "pracchana bauddha" (« bouddhiste déguisé »), du fait de la similitude entre sa pensée et celle de l'école Madhyamika. À l'époque contemporaine. Plusieurs maîtres hindous se rattachent à la tradition de l'Advaita Vedānta, comme Ramakrishna, Swami Vivekananda, Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj, Hari Wanch Lal Poonja. Principes fondamentaux. Le Brahman. Selon Shankara, le Brahman (prononcé comme /brɐh mɐn/ ; nominatif singulier Brahma, prononcé comme /brɐh mɐː/) est l'Un, l'ensemble et la seule réalité dans le monde. En dehors du Brahman, rien d'autre, y compris Dieu, l'univers, les objets matériels et les individus, n'est vrai. Le Brahman est au mieux décrit comme la réalité infinie, omniprésente, toute-puissante, incorporelle, impersonnelle, transcendante et immanente, qui est l'essence divine de toute existence. Bien que n'étant pas une substance physique, il est la base du monde matériel, qui est sa transformation illusoire. Le "Brahman" est la cause du monde. On dit de lui qu'il est la connaissance la plus pure et qu'il resplendit comme une source de lumière infinie. En raison de l'ignorance (Avidyā), le "Brahman" est confondu avec le monde matériel et ses objets. Le véritable "Brahman" est sans-attribut et informe ("nirguna-Brahman"). En l'être humain, il est partiellement perçu comme étant le Soi, l'Absolu et l'Impérissable (rarement objet d'adoration, mais plutôt de méditation). Le "Brahman" est en fait indescriptible. Shankara dit que "Brahman" ne peut pas être identifié avec Śūnyatā ou la vacuité du Bouddhisme. Au mieux, on le considère comme la Vérité infinie ("Sat"), la Conscience infinie ("Chit") et la Félicité suprême ("ānanda"). Aussi, le "Brahman" transcende les différences : nul ne lui est semblable ("sajatiya bheda") parce qu'il ne peut y avoir deux "Brahman". Nul ne lui est différent ("vijātīya bheda") car il n'y a personne existant en dehors de la réalité du "Brahman". De même, qu'il n'est pas sujet à des transformations substantielles ("svagata bheda"). Il est Un, uni-substantiel et immuable. Bien que le "Brahman" soit en soi prouvé, quelques preuves logiques ont été aussi proposées par Shankara, du point de vue : La Māyā. Māyā (/mɐːjɐː/) est la contribution la plus importante de Shankara. La "Māyā" est ce pouvoir illusoire et complexe de "Brahman" qui a pour conséquence de le rendre comme perceptible dans le monde matériel distinct. "Māyā" a deux fonctions principales : la première est de devoir cacher le "Brahman" aux esprits humains, et l'autre est de devoir présenter le monde matériel comme vrai. La "Māyā" est aussi indescriptible. Elle est ni complètement réelle ni complètement fausse, donc indescriptible. Son abri est "Brahman", mais Brahman lui-même n'est pas atteint par l'impiété de Māyā, de la même manière qu'un magicien n'est pas trompé par sa propre magie. La Māyā est temporaire et est détruite avec « la vraie connaissance ». Ce "Māyāvāda" de Sankara a été extrêmement critiqué et a été mal compris. "Bhaskaracharya", un mathématicien hindou, dit que Shankara doit aux bouddhistes son concept de "Māyā". Mais "Guff", "Cowell" et d'autres auteurs affirment que le concept de "Māyā" est déjà présent dans les Védas et les "Upanishad" sous une forme embryonnaire. Shankara avait utilisé les termes de "Māyā" (Illusion cosmique) et d'Avidyā (Ignorance) dans le même sens, mais les Advaïtins suivants ont distingué "Māyā" comme la force positive de Dieu et Avidyā comme une connaissance négative. Le concept de "Māyā" semble être une hypothèse. Puisque selon les "Upanishad", seul "Brahman" est vrai, nous constatons néanmoins que le monde matériel l'est aussi : Shankara a expliqué cette aporie par le concept de la "Māyā", le pouvoir illusoire. Ishvara. Ishvara (IAST: Īśvara, prononcé comme /iːçvɐrɐ/, lit., le Seigneur Suprême) : lorsque l'homme essaie de connaître les attributs de " Brahman " avec son esprit, sous l'influence de "Māyā", " Brahman " est perceptible comme étant Îshvara. Ishvara est "Brahman " avec la "Māyā". Shankara utilise la métaphore suivante : lorsque le « reflet » de l'Esprit Cosmique tombe sur le miroir de "Māyā", il apparaît comme le Seigneur Suprême. Le Seigneur Suprême est vrai seulement dans le niveau pragmatique — sa véritable forme dans la sphère transcendantale est l'Esprit Cosmique. Ishvara est 'saguna-Brahman (Absolu qualifié) ou " Brahman " avec les qualités favorables et innombrables. Il est tout parfait, omniscient, omniprésent, incorporel, indépendant, le créateur du monde (Brahmā), son protecteur (Vishnou) et aussi son destructeur (« Hara », Shiva). Il est sans raison, éternel et invariable — et est pourtant la cause première de la manifestation universelle, de l'Etre. Il est deux fois immanent (comme la blancheur du lait) et transcendant (comme l’indépendance de l'horloger pour sa montre). Il peut même être considéré comme ayant une personnalité. Il est le sujet d'adoration. Il est la source de la moralité et le donateur des fruits du " Karma ". Cependant, il est au-delà du péché et du mérite. Il gouverne le monde avec sa "Māyā" — son pouvoir divin. Cette association avec une connaissance « fausse » n'affecte pas la perfection d'Îshvara, comme un artiste n'est pas trompé par son art. Cependant, si Îshvara est le seigneur de la "Māyā", qui est toujours sous son contrôle, les êtres vivants ("jiva", âmes incarnées en créatures) sont les serviteurs de la "Māyā" (par le biais de l'ignorance). Cette ignorance est la cause du chagrin et du péché dans le monde mortel. Alors qu'Îshvara est la félicité infinie, la béatitude, les humains quant à eux sont pitoyables, sources de souffrance. Îshvara a toujours conscience de l'unité de la nature de " Brahman", et de la nature illusoire du monde. Les "Advaïtins" expliquent la misère par l'ignorance. Ishvara peut être envisagé ou adoré aussi dans la forme anthropomorphique comme " Vishnu ", " Krishna " ou " Shiva ". Ainsi, se pose la question de savoir pourquoi le Seigneur Suprême a créé le monde. Si l'un suppose que Ishvara crée le monde d'un but intéressé, ceci diffame la nature plénière et la perfection de Îshvara. Par exemple, si l'un suppose qu'Îshvara crée le monde pour obtenir quelque chose, ce serait contre sa perfection. Si nous supposons qu'il crée pour la compassion, ce serait illogique, parce que le sentiment de compassion ne peut pas exister dans le monde vide d'avant la création (quand seulement Dieu existait). Donc Shankara suppose que cette Création est le jeu ("līlā") spontané d’Îshvara. C'est sa nature, tout comme c'est la nature de l'homme de respirer. Les seules preuves de Dieu qu'expose Shankara sont les mentions dans la "Shruti" (Révélation : les "Véda") de Dieu, Dieu étant hors de la logique et hors de la pensée. Ceci est similaire à la philosophie de Kant, qui disait que la « foi » est la base du théisme. Cependant, Shankara a donné peu d'autres preuves logiques pour Dieu, dans le but que l'on porte attention dessus, non pas pour s'appuyer dessus entièrement : L'Ātman. Dans la philosophie de l"'Advaita Vedānta" le soi non individualisé (Ātman) que l'on confond parfois avec le concept d'âme est exactement égal à Brahman. Ce n'est pas une partie de Brahman qui se dissout finalement dans Brahman, mais le Brahman entier lui-même. Alors, les sceptiques demandent comment l'âme individuelle, laquelle est limitée et "une" dans chaque corps, peut être pareille à Brahman ? Shankara explique que l'âme n'est pas un concept individuel. L'Ātman est seulement un et unique. Le concept selon lequel il y a plusieurs ātman est faux. Shankara dit que tout comme la même lune apparaît comme multiple à travers ses reflets sur la surface d'une eau couverte de bulles, l'unique Âtman apparait comme de multiples "ātman" dans nos corps à cause de la Māyā. L'Ātman se prouve de lui-même, cependant, quelques preuves sont discutées. Par exemple, une personne dit « je suis aveugle », « je suis heureux », « je suis gros », etc. Donc quel est cet ego, ici ? Seulement cette chose est l'ego qui est là-bas dans tous les états de cette personne — cela prouve l'existence de l'Ātman, et aussi que la conscience est sa caractéristique. La réalité et la félicité sont aussi ses caractéristiques. Par sa nature, l'Ātman est libre et au-delà du péché et du mérite. Il n'éprouve ni le bonheur ni la douleur. Il ne produit pas de Karma. Il est incorporel. Quand le reflet de l’Ātman tombe sur Avidyā (l'ignorance), l'Ātman devient "jīva" — un être vivant, avec un corps et des sens. Chaque "jîva" se sent comme s'il avait son propre Ātman, unique et distinct, appelé "jīvātman", "âme individuelle". Le concept de "jīva" est vrai seulement au niveau pragmatique. Au niveau transcendantal, seul l'unique Ātman, égal à Brahman, est vrai. Points de vue. Le Salut. La libération, ou Moksha (apparenté au Nirvana des bouddhistes) — Les Advaïtins croient aussi en la théorie de la réincarnation du jīva (âme individuelle) en plantes, en animaux et en humains selon leur karma. Ils croient que la raison de cette souffrance est Māyā, et seulement la vraie connaissance du Brahman peut détruire Māyā. Quand la Māyā est enlevée, il n'existe finalement pas de différence entre le Jīva-Ātman et le Brahman. Un tel état de félicité, appelé "Moksha" ("Délivrance"), peut être atteint même pendant que l'on vit ("jīvanmukta" : "délivré vivant"). Pendant que quelqu'un est dans le niveau pragmatique, il peut (et doit) adorer Dieu de quelque façon que ce soit et sous n'importe quelle forme, par exemple celle de Krishna, comme il le souhaite. Shankara lui-même était partisan de la dévotion ou Bhakti. Shankara croit que les sacrifices védiques, la "pūjā" (cérémonie rituelle) et la "bhakti" (dévotion) peuvent mener l'homme à la vraie connaissance. Cependant, ils ne peuvent pas le mener directement au "Moksha". Le "Moksha" est uniquement issue de la vraie connaissance. |
Dyskobolia Grodzisk Wielkopolski Le KS Dyskobolia Grodzisk Wielkopolski est un club polonais de football basé à Grodzisk Wielkopolski. Historique. Histoire du club. Les débuts. Le Dyskobolia Grodzisk Wielkopolski a été fondé le . Après avoir passé plusieurs décennies dans les étages inférieurs, le club a été repris vers le milieu des années 1990 par Zbigniew Drzymała, le président de la société "Inter Groclin Auto company", et a commencé à gravir les échelons du football polonais, montant jusqu'à la première division en 1997. N'ayant pas vraiment de centre de formation, le club était dépendant de joueurs majoritairement trentenaires, et expérimentés au plus haut niveau du pays. Cependant, le Dyskobolia redescend à la fin de la saison 1997-98, après un bon début d'année. Lors de la saison suivante, les verts et blancs remontent immédiatement, après un bon parcours en II liga. Drzymała change donc la politique du club, et choisit de se baser sur la jeunesse. Malgré un automne 1999 désastreux, où le club est au plus mal (5 points en 15 rencontres), le Dyskobolia retrouve les victoires qui lui permettent de se maintenir. L'épopée européenne. Après plusieurs années en Orange Ekstraklasa, le club obtient une certaine stabilité, ce qui lui permet de viser de nouveaux objectifs. Ils seront d'ailleurs atteints en 2003, lorsque le Dyskobolia se classa à la seconde place du classement. Pour la première fois de son histoire, Grodzisk Wielkopolski dispute la Coupe d'Europe. En Coupe UEFA, le club élimine au premier tour le Hertha Berlin puis Manchester City lors de la manche suivante, avant de chuter lourdement au troisième tour (correspondant aux seizièmes de finale) face au FC Girondins de Bordeaux (0-1 et 1-4). Après avoir été à nouveau deuxième en 2004-05, le Dyskobolia connaît un parcours plus bref l'année suivante, en étant éliminé dès le premier tour face encore une fois à un club français, le Racing Club de Lens. Rachat du club. Dans un premier temps, des contacts ont été annoncés entre Groclin et le Śląsk Wrocław. C'est finalement le Polonia Varsovie qui a finalisé la transaction. Après la vente du club, de nombreux joueurs sont partis, le Dyskobolia redémarrant en IV Liga (). Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." |
Démographie des Pays-Bas Au , les Pays-Bas comptaient habitants. Immigrés et étrangers. En France, un immigré est une personne née étrangère à l'étranger. Pour certains pays, tels la Suède, toute personne née à l’étranger est un immigré, y compris si ses deux parents sont des nationaux ou des natifs. D'autres pays ajoutent une restriction sur le pays de naissance des parents. Par exemple, en Norvège et au Danemark, les deux parents doivent être nés à l’étranger. Pour les Pays-Bas, un seul parent né à l’étranger suffit pour être immigré, quelle que soit sa nationalité de naissance. Définition des allochtones. Les statistiques néerlandaises subdivisent la population en autochtones et allochtones. Les autochtones sont les personnes dont les deux parents sont nés aux Pays-Bas. Les allochtones sont toutes les personnes résidant aux Pays-Bas dont au moins un des parents est né à l'étranger (Une personne née à l'étranger de deux parents nés aux Pays-Bas n'est donc pas un allochtone). Les allochtones nés eux-mêmes à l'étranger sont appelés allochtones de première génération ("eerste generatie allochtonen"), tandis que ceux qui sont nés aux Pays-Bas forment la deuxième génération. Un allochtone, s'il possédait une nationalité étrangère, peut être devenu citoyen néerlandais par acquisition ou avoir gardé sa nationalité étrangère. Par contre le groupe des étrangers est constitué par l'ensemble des résidents ayant une nationalité étrangère, qu'ils soient nés aux Pays-Bas ou en dehors. Les allochtones de première génération sont divisés en deux groupes d'origine : les allochtones occidentaux et les allochtones non occidentaux, et ce sur base de leur pays de naissance. Ils sont comptés comme non occidentaux s'ils sont nés en Turquie, en Afrique, en Amérique latine (y compris Surinam et les Antilles néerlandaises) ou en Asie à l'exception du Japon et de l'Indonésie. Les allochtones de deuxième génération sont eux aussi catalogués en occidentaux et non occidentaux, d'abord sur base du pays d'origine de la mère. Si cette dernière est née aux Pays-Bas, alors c'est le pays de naissance du père qui est déterminant pour la classification en allochtone. Pour cette deuxième génération, la distinction entre allochtones occidentaux ou allochtones non occidentaux est basée sur la même classification des pays que celle concernant les allochtones de première génération. Une analyse rapide de ce système montre que l'épouse du Roi des Pays-Bas, Máxima, étant née citoyenne argentine en Argentine, se retrouve cataloguée comme allochtone non occidentale de première génération. Quant à la fille du couple royal, Amalia, future reine des Pays-Bas et chef d'État, elle sera toute sa vie une allochtone non occidentale de seconde génération. Le Roi, ainsi que l'ancienne reine Beatrix, entrent dans les statistiques comme allochtones de deuxième génération. La notion d'allochtone permet de cerner la deuxième génération, et ses comportements démographiques et autres, contrairement aux notions d'étranger ou d'immigré. Évolution de la population des Pays-Bas (origine ethnique des habitants sur deux générations). Le tableau ci-dessous permet de mesurer l'évolution de la population allochtone qui augmente progressivement en valeur absolue et en valeur relative. Les allochtones représentent 19,3 % de la population des Pays-Bas en 2005, 21,6 % en 2015, 24,2 % en 2020. Ces chiffres permettent de mesurer le poids de l'immigration dans la démographie des Pays-Bas. Répartition des allochtones sur deux générations selon l'origine continentale. Répartition des allochtones sur deux générations selon l'origine continentale de 2010 à 2018. En 2018, 23,1% des habitants des Pays-Bas étaient allochtones sur deux générations (7,4% d'origine européenne et 15,7% d'origine extra-européenne). Proportion de personnes d'origine non européenne en 2020 par origine continentale sur deux générations. "Source: Bevolking; leeftijd, migratieachtergrond, geslacht, regio, 1 jan. 1996-2020" Note de lecture: En 2020, 16,3 % de la population des Pays-Bas, tous âges confondus, est d'origine non européenne sur deux générations et 19,6 % chez les moins de 21 ans. A Amsterdam 41,1 % de la population est d'origine non européenne sur deux générations tous âges confondus et 48,5 % chez les moins de 21 ans. (CBS considère la Turquie comme faisant partie de l'Europe. Dans ce tableau elle est considérée hors d'Europe) Acquisition de la nationalité néerlandaise par pays d'origine des individus. Les pays d'origine comprenant moins de cinq cents naturalisés ne sont pas repris dans ce tableau Les allochtones de troisième génération n'existant pas, ceux qui devraient se retrouver dans cette catégorie sont comptabilisés comme autochtones. En conséquence les communautés allochtones arrivées aux Pays-Bas il y a longtemps se retrouvent presque sans jeunesse et sans enfants, et en voie d'absorption par la communauté autochtone. C'est le cas des Indonésiens venus pour la plupart dans l'immédiat après-guerre (années 1945-1950), des Allemands et des Belges. Avec 42 % de membres âgés de moins de , la communauté d'origine marocaine fait preuve d'un dynamisme démographique important. C'est aussi le cas de la communauté d'origine turque, et d'une manière générale de l'ensemble du groupe des allochtones non occidentaux. Répartition des immigrés d'après le pays de naissance. De 1996 à 2003, les Pays-Bas ont connu une importante vague d'immigration qui a porté le nombre d'immigrés de à , soit un accroissement de 33,5 % en sept ans. Les immigrés ou personnes nées à l'étranger constituaient 10,6 % de la population des Pays-Bas en 2003. Les immigrés originaires d'Asie en constituaient la partie principale (34,2 %). Ceux venus d'Europe étaient plus de 20 %. Quant aux personnes originaires des Amériques, elles étaient également en nombre important, car venues avant tout des anciennes colonies néerlandaises (Suriname et Antilles). Toujours en 2003, les principaux pays représentés parmi les immigrés étaient, en ordre décroissant : la Turquie (11,1 %), le Suriname (11,0 %), le Maroc (9,5 %), l'Indonésie (9,4 %) et l'Allemagne (7,0 %). Il y avait assez peu d'Italiens et d'Espagnols ou autres Européens du sud. Les représentants de l'Afrique hors Maroc étaient également peu nombreux, mais en forte augmentation. |
Notation hongroise La notation hongroise est, en programmation informatique, une convention de nommage des variables et des fonctions qui met en avant soit leur usage, soit leur type. La désignation de cette convention qui conduit à des noms vraiment très exotiques dans un contexte de programmation anglais fait probablement référence à l’origine hongroise de son inventeur, Charles Simonyi, programmeur chez Xerox puis architecte en chef au sein de Microsoft. Par exemple, la variable booléenne "danger" est préfixée par un "b" pour indiquer un type booléen : "bDanger". Autre exemple, la variable indexant un client, sera préfixée par un "idx" pour indiquer son usage : "idxClient". On distingue en principe deux notations hongroises : Notation hongroise "Apps". C'est l'idée de préfixer le nom des variables de manière à indiquer son utilisation : Cette notation fut utilisée notamment dans le langage BCPL car il n'y avait alors pas d'autres types que les 'word' machine. L'intérêt évident de cette notation est qu'elle prévient le développeur, par simple convention, de la possible erreur dans l'usage de ses variables, juste par la lecture du code. Ainsi, l'assignation de variable "rwPosition = colOtherPosition" signifie assigner une valeur de colonne ("col") à une valeur de ligne ("row"). Néanmoins, Microsoft recommande de ne pas utiliser la notation hongroise avec .NET. Notation hongroise "Systems". Cette notation utilisée couramment consiste à faire précéder le nom de la variable d'un préfixe reflétant son type. Ce préfixe est toujours écrit en minuscule puis la première lettre suivante en majuscule. Ce qui donne : short nIndex; char cChar; float* pfVal; Évidemment, il ne faut pas en abuser sinon elle devient inutile. Exemple : codice_1 pour un tableau de pointeurs de chaînes de caractères. préfixes description i int (entier) n short int (entier court) l long int (entier long) f float (nombre à virgule flottante) d double (float double) c char (caractère) b boolean (booléen true/false) by byte (octet, caractère non signé) w word (mot = double octet) dw double word (double mot) s string (chaîne de caractères) sz zero-terminated string (chaîne de caractères terminée par un char zéro) str string object (objet String) h handle o object (objet) pt point rgb rgb triplet ou range of bytes f file (fichier) fd file descriptor (descripteur/pointeur de fichier) v void modificateurs description u unsigned (non signé) p pointer (pointeur) a ou ar array (tableau) m_ member variable (variable membre) g_ global variable (variable globale) s_ static variable (variable statique) l_ local variable (variable locale) Microsoft a introduit deux coutumes pour la notation hongroise "Systems" : utiliser trois caractères au lieu d'un pour qualifier une variable ou une constante, et commencer chaque nom par une majuscule au sein d'un mot comportant plusieurs noms. |
Korona Kielce Le Korona Kielce (prononciation : ), est un club de football polonais de la ville de Kielce, jouant actuellement l'édition 2013-2014 du championnat de Pologne de première division. Korona signifie « couronne », c'est le symbole du club et de la ville ; Kielce est le nom de la ville où est installé le club. Entre 2002 et 2008, le club a appartenu à la "holding" polonaise Kolporter Holding et où le club a connu ses plus grands succès. En 2005, l'équipe accède à la première division du championnat de Pologne. Lors de la saison 2006-2007, le club joue la finale de la coupe de Pologne. En raison de corruption présumée après la saison 2007-2008, le Korona Kielce est relégué en I liga, mais il retrouve la Ekstraklasa la saison suivante. Historique. Le club est fondé le après l'union de deux clubs Kielce-Iskra Kielce et SHL. Ce nouveau club obtient sa première promotion dans la deuxième division polonaise en 1975. Malheureusement, l'équipe est rapidement reléguée à la division inférieure. Il faut attendre en 1982 pour que le Korona accède à nouveau à la deuxième division polonaise. Toutefois, le club est de nouveau relégué en 1990. En 1996, plusieurs changements sont faits au club. "Nida Gips de Gacki" devient le nouveau sponsor et le club change de nom pour devenir le "Miejski Klub Sportowy Sekcja Futbolowa Korona". Au cours de la saison 1998-1999, le Korona joue une nouvelle fois en deuxième division polonaise, mais il est de nouveau relégué à la fin de la saison. En 2000, le Korona réalise une nouvelle fusion avec un autre club le "Błękitni Kielce" et est renommé "Kielecki Klub Piłkarski Korona". En 2002, l'âge d'or du Korona Kielce commence. Kolporter devient le nouveau sponsor, Krzysztof Klicki le nouveau président, et le nom du club change une nouvelle fois pour devenir le "Kielecki Klub Piłkarski Kolporter Korona". En 2003, l'équipe est une nouvelle fois renommée, pour devenir le "Sportowa Spólka Akcyjna Kolporter Korona". À partir de cette date, l'objectif est simple pour le club : devenir la meilleure équipe de football polonaise. Le rêve commence à devenir une réalité en 2005, lorsque le Korona Kielce, le , à trois journées de la fin de la saison de deuxième division, le Korona Kielce assure pour la première fois de son histoire son accession à la ligue polonaise ("Ekstraklasa") en battant le GKS Bełchatów deux buts à un (but de la victoire signé Dariusz Kozubek). Le premier match du Korona Kielce en Ekstraklasa contre le Cracovia se finit sur le score final de 0 à 0. Le club termine à la cinquième place du championnat de la saison 2005-2006. Avant le début de la saison de 2006-2007, lors d'une réunion avec les supporters, le président annonce que le club va revenir à l'utilisation de son blason historique. La deuxième saison du Korona Kielce en Ekstraklasa commence de la meilleure des manières avec une victoire contre l'Arka Gdynia (3-0). Le est une date importante pour l'histoire du club, car après la victoire contre l'Odra Wodzisław Śląski, le club accède à la première place du championnat pour la première fois de son histoire, même s'il termine la saison 2006-2007 à la . La troisième saison dans l'élite et la dernière du club puisque ce dernier est relégué, malgré sa , pour corruption présumée. En , Krzysztof Klicki vend le club à la ville de Kielce pour une somme symbolique. Le , le Korona Kielce est de nouveau promu en Ekstraklasa. Stade. À la suite des victoires du Korona Kielce, et aux déclarations du propriétaire du club, Krzysztof Klicki, que le club jouerait en première division et prochainement les coupes européennes, les autorités municipales de la ville de Kielce oont approuvé la construction d'un nouveau stade. Malheureusement le stade, une fois terminée, s'est révélé être trop petit. Le club a donc été contraint de jouer en première division polonaise dans son vieux stade, afin de permettre des travaux d'agrandissement dans le nouveau stade. Dix-huit mois après le début du projet de construction, les clés du nouveau stade sont officiellement remises au club. Le premier match de championnat est officiellement joué le contre le Zagłębie Lubin. Le stade de Kielce, même s'il se trouve sur le même site que le précédent stade, est une installation entièrement nouvelle, construite selon les recommandations de l'UEFA et des dernières idées en matière de conception moderne. C'est pourquoi, il diffère de la plupart des autres stades de football en Pologne qui ont été construits à l'époque communiste et qui ont seulement été légèrement modernisés pour répondre aux normes minimales de l'UEFA. Le stade peut accueillir jusqu'à personnes, mais en réalité en raison de la réglementation polonaise, qui nécessite une zone tampon entre les fans locaux et la section de visiteurs, les matchs de championnat ne peuvent accueillir que supporters du Korona et 777 supporters visiteurs. Cependant, une fois le stade a atteint sa pleine capacité lors d'un match de championnat, lorsqu’au cours de la saison 2006-2007 les supporters du Legia Varsovie furent interdits d'entrée dans le stade. Les dimensions du terrain sont 105 sur 68 mètres. La pelouse est chauffée et pourvue d'arroseurs automatiques pour arroser la pelouse les jours où il n'y a pas de match. Le stade dispose d'un système complet de télésurveillance, qui est un modèle du genre dans le championnat polonais. La Fédération polonaise de football considère ce stade comme apte pour accueillir des compétitions internationales. Depuis 2006, quand le stade est devenu le plus moderne de Pologne, il obtenait souvent les meilleures notes pour la qualité de ses services par la ligue polonaise, même si la qualité de ces derniers a baissé depuis la relégation du club à la fin de la saison de 2007-2008. Écusson. Un nouvel écusson du club a été introduit en 2002, ce qui a déçu de nombreux supporters à cause de la suppression de la couronne noire qui était très appréciée. Peu avant le début de la saison 2006-2007, lors d'une réunion d'équipe, le président du club annonce que le club revient à son écusson historique en remettant à nouveau la couronne noire sur ce dernier. C'est encore aujourd'hui, l'écusson officiel du club. Supporters. Les supporters du Korona Kielce sont parmi les plus dynamiques de la Ekstraklasa et ont reçu de nombreux prix pour leurs animations au cours des matchs. Lors de la saison 2006-2007 au printemps, les supporters du Korona Kielce se sont vus attribués cinq récompenses en huit matchs pour leurs animations. Le kop du club, appelé "Młyn", est composé de 500 à personnes. Le , l'association des supporters "Stowarzyszenie Kibiców Korony Kielce « Złocisto-Krwiści »" est officiellement créée. Cette association rassemble les représentants de différents groupes de supporters du Korona Kielce. |
Agés Agés est une localité de la commune d'Arlanzón, comarque de l'Arlanzón, dans la communauté autonome de Castille-et-León, province de Burgos, située dans le Nord de l’Espagne. Sa population était de 65 habitants en 2011. Le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité. Géographie. "Agés" est à 7 km du chef-lieu Arlanzón, et à 27 km à l'est de Burgos, par la route. Histoire. L'origine du nom "Agés" est controversée ; les quatre hypothèses suivantes sont avancées : Culture et patrimoine. Pèlerinage de Compostelle. Par le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le chemin vient de San Juan de Ortega, dans le municipio de Barrios de Colina. La prochaine halte est Atapuerca, dans le "municipio" du même nom. Patrimoine civil. À la sortie du village d’"Agés", on passe à 10 mètres du pont construit, sur le rio "San Juan" par Juan de Ortega. Le passage n’est plus utilisé aujourd’hui, mais le vieil ouvrage est encore visible du chemin. |
The Quebec Chronicle-Telegraph The Quebec Chronicle-Telegraph, fondé par William Brown (1737-1789) sous le nom The Quebec Gazette le , est considéré comme le plus vieux journal d'Amérique du Nord toujours en activité, ainsi que le premier publié dans la province de Québec. Le premier numéro de "Quebec Gazette - La Gazette de Québec" comprend quatre pages séparées en deux colonnes : la page de gauche contient le texte original en anglais et celle de droite présente une traduction en français. Historique. L'idée de fonder un journal à Québec vient à ses fondateurs, William Brown et Thomas Gilmore, alors qu'ils vivent aux États-Unis. L'affaire est financée par un prêt de 450 livres de Wiliam Dunlop, parent de Benjamin Franklin. Brown arrive à Québec à cheval le alors que son associé, Gilmore, se rend en Angleterre pour se procurer l'équipement nécessaire. La première édition paraît de leur imprimerie rue Saint-Louis le , probablement là où est aujourd'hui situé le Château Frontenac. En 1764, Le tirage du journal est au nombre de 150 exemplaires. À ce moment, la première moitié de cet hebdomadaire était consacrée à des copies bilingue de dépêches d'Europe et la seconde à de la publicité. Après le décès du dernier partenaire en 1789, Samuel Neilson, le neveu de Brown, acquit le journal et son frère, John Neilson en hérita quatre ans plus tard. Sa position de député – au sein du dissident Parti canadien – et de propriétaire de journal le plaça en conflit d'intérêts et il céda l'affaire à son fils Samuel. Après s'être dissocié du parti de Papineau et avoir été défait aux élections de 1834, Neilson reprend le contrôle du journal, jusqu'à sa mort en 1848. "La Gazette" est alors publié trois jours par semaine en français et trois jours en anglais et se fait alors critique des positions du Parti patriote (anciennement canadien) de Papineau. Cette période est considérée comme l'apogée du journal, mais la compétition francophone le pousse à n'être publié qu'en anglais à partir de 1842. À partir de 1850, les descendants de William Brown ne sont plus impliqués et le journal cesse de paraître sous le nom de "Quebec Gazette" en 1847, étant acheté par son compétiteur le "Morning Chronicle". En 1920, il devient le "Quebec Chronicle" et en 1922, il fusionne avec le seul autre journal anglophone de la ville (le "Daily Telegraph") pour devenir le "Chronicle-Telegraph" dont le paraît le , dû à la population de langue anglaise devenue trop peu nombreuse à Québec. De 1925 à 1949, le journal est installé dans un immeuble conçu par Georges-Émile Tanguay en 1875 pour le "Daily Telegraph", situé au 27, rue Buade. Le journal change encore de nom en 1934 pour "Quebec Chronicle-Telegraph". Le magnat de la presse en devient l'unique actionnaire en 1961 et redevient un hebdomadaire à partir de 1971, étant donné la demande n'allant qu'en diminuant pour la presse en anglais à Québec. Il fut vendu à nouveau en 1979 et, le , 1993, acheté par Karen Macdonald et François Vézina. Il fut vendu de nouveau le , à Pierre Little du Nouveau Brunswick. En , la majorité des actions furent vendues à Ray Stanton de London (Ontario). En , l'éditrice est Stacie Stanton. Rédacteurs. Les informations de cette section sont tirées de l'ouvrage "La presse québécoise des origines à nos jours" de Beaulieu et Hamelin publié en 1963. |
Rocky Anderson Ross Carl « Rocky » Anderson, né le à Logan, est un avocat et homme politique américain, membre du Parti démocrate. Il est maire de la ville de Salt Lake City de 2000 à 2008 et est candidat à l'élection présidentielle de 2012 sous la bannière du Parti de la Justice. Biographie. Jeunesse et débuts. Né à Logan, Rocky Anderson est diplômé en science de l'université de l'Utah et titulaire d'un doctorat de droit de l'université George Washington. Avocat à Salt Lake City, Anderson se présente à la Chambre des représentants en 1996, mais il est battu par son rival républicain Merrill Cook. Ayant cependant reçu une majorité de 55 % des voix dans la ville de Salt Lake City, il prépare alors activement sa campagne pour les élections municipales. Maire de Salt Lake City. Anderson est élu maire de Salt Lake City en 1999. Ce démocrate de gauche se retrouve à la tête d'une ville plutôt conservatrice, où il mène une politique progressiste et écologiste en soutenant le droit des homosexuels et se prononce ouvertement pour le mariage entre personnes de même sexe et contre la guerre en Irak. Écologiste convaincu, il entreprend de remplacer les véhicules du parc de la ville par des véhicules propres afin de pouvoir tenir la promesse de respecter le protocole de Kyoto. Militant anti-tabac, il dénonce les lois anti-alcool de l'État et s'oppose à la reconnaissance de l'anglais comme langue officielle de l'Utah. Il est réélu en 2003. Fragilisé par l'écrasante victoire de George W. Bush dans l'Utah (72 %) et par son bon score à Salt Lake City en , il n'en abandonne pas pour autant sa rhétorique progressiste et anti-guerre. En , à l'occasion d'une visite du président Bush à Salt Lake City pour défendre l’intervention en Irak, Anderson envoie des courriers électroniques pour mobiliser les militants anti-guerre de la ville, où deux mille personnes répondent à son appel. En , Anderson accorde aux partenaires non mariés des employés municipaux, qu’il s’agisse de couples hétérosexuels ou homosexuels, les mêmes droits qu’aux couples mariés alors qu'en , 66 % des votants de l'Utah rejetaient par référendum toute possibilité de mariage homosexuel ou d'union civile. Le score se montait à 82 % hors Salt Lake City, alors que 54 % des habitants de la ville au contraire l'approuvaient. Controverses. Anderson est à l'occasion brocardé pour son franc-parler, sa mégalomanie et son ignorance des lois de l'Utah. Ainsi, à l’occasion d'un festival international de jazz à Salt Lake City, il paie sur le budget de la municipalité une addition de correspondant à une partie du diner et de la consommation en bières de ses convives alors que les règlements de la ville interdisent aux représentants municipaux de payer des boissons alcoolisées avec des fonds publics. C'est à cette occasion qu'il déclenche un scandale en comparant la vie dans l'Utah à un roman de Kafka où on aurait introduit quelques talibans. Il fait alors supprimer les règlements qui l'avaient pris en faute (dont on trouve également l'équivalent à Las Vegas). Depuis son accession à la mairie, plus de 41 employés de la haute administration municipale ont été poussés à la démission, officiellement pour incompétence représentant une rotation de l'emploi exceptionnellement haute de 240 %. Anderson est accusé à maintes occasions d'utiliser un langage ordurier, d'organiser une ambiance de travail détestable et de ridiculiser en privé les principes de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. En , Anderson est encore accusé d'avoir utilisé des fonds municipaux lors de son voyage en Italie en vue des Jeux olympiques de Turin en 2006. Candidature présidentielle. En , il fait partie des fondateurs du Parti de la Justice, avec lequel il décide de se présenter à l'élection présidentielle américaine de 2012. Lors du scrutin, le , Anderson recueille voix soit 0,03 % des voix. |
Górnik Łęczna Le Górnik Łęczna est un club polonais de football professionnel fondé le et basé à Łęczna, dans la voïvodie de Lublin. Son équipe principale, entraînée par l'Ukrainien Yuriy Shatalov, prend part actuellement à l'édition 2013-2014 du championnat de Pologne de deuxième division, et reçoit ses adversaires au stade du Górnik Łęczna, enceinte pouvant accueillir jusqu'à personnes. De 2011 à 2013, le club est appelé GKS Bogdanka, du nom de son sponsor principal, exploitant de la mine de Bogdanka. Le club possède également une section féminine, qui évolue dans l'élite du football polonais, l"'Ekstraliga", depuis la saison 2010-2011 et qui est trois fois championne de Pologne en 2017-2018 à 2019-2020. |
Hu Yaobang Hu Yaobang (chinois : 胡耀邦 Pinyin : Hú Yàobāng, Wade-Giles : Hu Yao-pang), né le dans le Hunan et mort le dans le Jiangxi, a été le secrétaire général du parti communiste chinois de 1980 à 1987. En 1987, il est limogé de ses fonctions à la tête du Parti à la suite de manifestations étudiantes. Hu a joué un rôle important dans le programme « Boluan Fanzheng ». Jeunesse et maturité. Né à Linyang, province de Hunan dans une famille de paysans, Hu quitte la maison à l'âge de 14 ans pour rejoindre la Ligue de la jeunesse communiste. En 1933, il se rend dans la base soviétique chinoise du Jiangxi et adhère au Parti communiste chinois. Il participe à la Longue Marche et sert dans l'Armée rouge sous Deng Xiaoping. Il est alors membre de l'équipe de travail du Comité central et secrétaire de la Ligue de la jeunesse communiste dans une unité de l'Armée. Après la fondation de la république populaire de Chine, le , il devient secrétaire du comité du Parti pour la région du Sichuan du Nord et président de l'administration régionale. En 1952, il suit Deng à Beijing et devient secrétaire du Comité central de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise, poste qu'il conservera pendant 15 ans ; puis en 1965, premier secrétaire du comité du Parti de la province du Shaanxi. Il se fait alors connaitre en Chine et à l'étranger à l'occasion de nombreux voyages. Lors de la révolution culturelle, considéré comme un proche de Liu Shaoqi, il est écarté du pouvoir en . Il est alors contraint de vivre à la campagne puis sera pendant 2 ans, placé en résidence surveillée. En 1972, il revient au premier plan dans le sillage de Deng Xiaoping. En 1975, il réorganise l'Académie chinoise des sciences et il est chargé de réhabiliter les intellectuels victimes de la révolution culturelle, il acquiert ainsi une popularité dans les milieux réformistes. Après les manifestations de Tian'anmen d', lors de l'enterrement de l'ancien Premier ministre Zhou Enlai, Deng et Hu sont de nouveau écartés du pouvoir. De nouveau réhabilité en 1977, Hu Yaobang est élu en août de cette même année au Comité central lors du Politburo du PCC. Puis, il entre au Bureau politique en . En 1980, il est secrétaire général du parti et accède à la présidence du parti à la suite de la démission de Hua Guofeng en . Il joue les premiers rôles au congrès du Parti en 1982. Il choisit d'abandonner le titre de président du parti « trop évocateur du passé maoïste » pour ne conserver que celui de secrétaire général. Bien que Deng Xiaoping ait gardé le pouvoir réel, Hu Yaobang est formellement le numéro 1 en occupant le poste de secrétaire général du PCC de 1980 à 1987. Un réformateur. Comme Deng Xiaoping a regagné graduellement le contrôle du Parti communiste chinois, le rival de Deng, Hua Guofeng, a été remplacé par Zhao Ziyang comme chef du gouvernement du Conseil de l'État en 1980, et par Hu Yaobang comme le président de parti en 1981. Hu a été aussi désigné secrétaire général du Parti communiste chinois en 1980 mais, jusqu'à la moitié des années 1990, c'était Deng qui, dans les faits, était aux commandes, bien que son seul titre officiel était président de la Commission militaire centrale du parti communiste. Selon les sinologues, Hu Yaobang est célèbre pour avoir d'une part fait réhabiliter des milliers de Chinois qui ont été persécutés pendant la révolution culturelle (1966 – 1976) et d'autre part pour avoir « fait une autocritique de la politique chinoise au Tibet, où il a prôné une autonomie » et « proclamé le respect de la liberté de croyance ». Réhabilitation des victimes de la révolution culturelle. Mao Zedong meurt en 1976, la Bande des Quatre est arrêtée en et Deng Xiaoping est réhabilité en . Hu Yaobang est alors chargé de la réhabilitation des dirigeants du Parti éliminés par Mao au cours de la révolution culturelle. Les intellectuels sont réhabilités par milliers. Les dirigeants du Parti éliminés reprennent peu à peu leur place : Peng Zhen, Chen Yun, Bo Yibo… Les victimes décédées sont aussi réhabilitées à titre posthume : Peng Dehuai, Liu Shaoqi … En 1979, c'est au tour des « droitiers ». En 1980, Hu Feng est aussi réhabilité. Mesures politiques au Tibet. En , Hu Yaobang a mené une tournée d'inspection au Tibet. Après cette visite, Hu Yaobang effectua une « auto-critique de la politique chinoise au Tibet », « demanda une plus grande autonomie et proclama le respect de la liberté de croyance ». Le sinologue Philippe Paquet indique que Hu Yaobang souhaita « une politique plus respectueuse à l'égard du Tibet ». Laurent Deshayes et Frédéric Lenoir considèrent que l'analyse de Hu Yaobang rejoint les critiques émises par le "panchen lama" dans sa Pétition en et le gouvernement tibétain en exil : « la politique chinoise au Tibet s'apparente à du colonialisme, les Tibétains sont sous-représentés dans l'administration régionale, leur niveau de vie a chuté depuis la libération de 1951-59, la culture est menacée de disparaître faute d'un apprentissage de la langue et de la religion ». Démission du secrétariat général du PCC. Bien que Hu fût un réformateur dévoué et un des associés importants de Deng Xiaoping, il a été contraint de démissionner en 1987 de sa fonction de secrétaire général du Parti communiste chinois, partant officiellement le . Hu a été accusé de commettre « des erreurs dans les questions à propos des principes politiques importants » et de « libéralisme bourgeois ». Deng a forcé Hu à démissionner sur fond d'une série de manifestations d'étudiants fin 1986, que les partisans de la ligne dure pensaient être une conséquence de la tolérance de Hu et peut-être de son attitude empathique envers l'intelligentsia d'une Chine libérale, qui poussaient vers la liberté et la réforme plus politiques. Il a été aussi accusé de « commettre des erreurs dans les relations sino-japonaises ». Selon Katia Buffetrille, le Parti communiste chinois n’est pas une entité homogène et les conflits y sont courants. Limogeage, décès et événements de la place Tian'anmen. En , Hu Yaobang est contraint de démissionner de son mandat de secrétaire général du Parti communiste chinois. Une vague de manifestations étudiantes favorables à la démocratie avait en effet eu lieu fin 1986, dont il partageait sans doute les convictions démocratiques. Toutefois, Hu Yaobang conservera son siège au sein du comité permanent du bureau politique. Il meurt le , des suites d'une crise cardiaque. Il est admiré pour le courage dont il a fait preuve à la fin de la révolution culturelle et le rôle qu'il a joué dans les réformes. Des manifestations spontanées ont lieu dans tout le pays, contraignant le gouvernement à organiser en son honneur des funérailles nationales le . Sa mort bouleverse l'équilibre entre réformateurs et conservateurs au sein du comité permanent du bureau politique et est un élément déclencheur majeur des manifestations de la place Tian'anmen au printemps 1989. Selon le sinologue Jean-Pierre Cabestan, il était une figure tutélaire du mouvement estudiantin « parce qu'il était le symbole des réformes politiques qui avaient connu un coup d'arrêt après son limogeage ». Monument funéraire de Hu Yaobang. Après les funérailles de Hu, son corps fut incinéré et ses cendres furent inhumées dans le cimetière révolutionnaire de Babaoshan, un cimetière de Beijing réservé aux hauts fonctionnaires du parti. La femme de Hu, Li Zhao, qui était mécontente de l'emplacement de la tombe, obtint du gouvernement la permission de transférer les restes de son mari dans un site plus approprié. Finalement les cendres furent transportées dans un grand mausolée de Gongqing, Jiangxi. Ce mausolée est sans doute la plus impressionnante de toutes les tombes de dirigeants du PCC. Li Zhao recueillit des fonds pour la construction de la tombe auprès de sources privées et publiques et, avec l'aide de son fils, choisit un endroit approprié dans Gongqing. La tombe fut construite sous la forme d'une pyramide, sur le sommet d'une colline. Le , les cendres de Hu Yaobang furent transportées à Gongqing, portées par son fils aîné, Hu Deping. Wen Jiabao, de nombreux fonctionnaires de Jiangxi et de la Ligue de la jeunesse communiste assistèrent à la cérémonie. Les usines de Gongqing et les écoles furent fermées à cette occasion, afin de permettre aux habitants d'assister à la cérémonie. Li Zhao prononça un discours exprimant sa gratitude envers le gouvernement et les personnes ayant rendu possible la sépulture. Vers une réhabilitation ? L'histoire et les idées de Hu Yaobang subissent une chape de silence en Chine, où le Parti fait tout pour qu'on parle le moins possible de cet encombrant personnage. Cependant, de façon inattendue, le pouvoir chinois a célébré officiellement l'anniversaire de sa naissance en lors d'une discrète cérémonie. En 1981, Hu Jintao rencontre Hu Deping le fils aîné de Hu Yaobang. Hu Deping, diplômé d'histoire de l'université de Pékin, est alors vice-directeur du musée d'histoire de Chine. Par l'intermédiaire de Hu Deping, Hu Jintao devient alors un proche de Hu Yaobang. Ce dernier propose à Hu Jintao la direction de la ligue de la jeunesse communiste chinoise. En effet, lors du Congrès du parti (), Hu Jintao devient membre suppléant du Comité central et premier secrétaire national de la Ligue des Jeunesses communistes. Certains diplomates pensent que cette célébration fut l'expression d'une volonté réformatrice de la part du président Hu Jintao, pourtant peu connu jusqu'ici pour ses idées démocratiques. D'autres pensent que le message est interne au Parti, en direction des cadres issus de la Ligue de la jeunesse communiste, dont Hu Yaobang fut le numéro 1 à la fin des années 1970. Cette commémoration serait alors un hommage à cette génération et une opération de séduction de Hu Jintao. En , le Premier ministre chinois Wen Jiabao écrit dans le Quotidien du Peuple, organe officiel du PCC, un vibrant hommage et un témoignage d'affection à Hu Yaobang : « Je garde dans mon cœur ses précieux enseignements, je ne m'autorise pas moi-même le relâchement, ni à oublier son exemple. Son style et son attitude ont grandement influencé mon travail, mes apprentissages et ma vie ». Et de conclure : « J'écris cet article pour témoigner à quel point il me manque ». Analyses politiques. Selon Jean-Philippe Béja, directeur de recherches au CERI, Hu Yaobang était « un partisan du socialisme à visage humain qui croyait au socialisme mais qui était prêt à discuter avec ceux qui n'y croyaient pas ». Le dalaï Lama a déclaré que l'attitude de la Chine pour réhabiliter le dirigeant chinois Hu Yaobang était un développement positif : « J'admire le courage de Hu Yaobang. En 1980, il a visité le Tibet et a réduit le nombre de colons chinois Han au Tibet », ajoutant que les problèmes fabriqués par l'Homme sont créés à cause de l'ignorance et du manque de connaissance et d'information correctes. Les Tibétains se souviennent de Hu Yaobang comme du seul dirigeant chinois à avoir formulé des excuses officielles envers eux pour les actions du Parti au Tibet. Hu Yaobang était une voix solitaire de soutien au Tibet. Parmi ses propositions de réforme, négligées par le Parti, on peut noter : accord d'une autonomie régionale au Tibet ; retrait des cadres superflus ; aide aux Tibétains pour l'élevage et l'agriculture ; relance de l'économie du Tibet en diminuant les charges fiscales pesant sur ses citoyens. En 2006, Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix en 2010, indiquait qu'au sein même du PCC, au cours des années 1980, est apparue une « faction réformatrice éclairée », disposant du pouvoir de décision, qui préconisait la mise en œuvre des réformes politique et économique au même rythme. Les deux secrétaires généraux « éclairés » du PCC, Hu Yaobang et Zhao Ziyang, agirent en fonction de la volonté du peuple chinois. Ils marginalisèrent la faction conservatrice et mirent fin aux courants gauchistes. Ils proposèrent un début de démocratisation politique. Mais ce mouvement démocratique n'était pas mûr et n'a pas fait preuve de la résolution et de l'habileté politique nécessaire. La faction des durs du parti, représentée par Deng Xiaoping, a éliminé les membres de la faction éclairée, considérés comme des traîtres. Famille. Hu Deping, le fils de Hu Yaobang s'est marié avec une des filles d'An Ziwen. |
Zagłębie Lubin (football) Le Zagłębie Lubin ( ) est un club polonais de football professionnel basé à Lubin et fondé le . Il est présidé par Tomasz Dębicki, et accueille ses adversaires au stade du Zagłębie Lubin (anciennement "Dialog Arena", de 2009 à 2012), d'une capacité de places. Son équipe professionnelle, qui prend part actuellement à l'édition 2019-2020 du championnat de Pologne de première division. Histoire. Repères historiques. Les premiers jours du Zagłębie Lubin. Après la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de jeunes se regroupent dans l'Organisation des Associations des Jeunes Étudiants Universitaires "(OMTUR)", et fondent le premier club sportif de la ville. En août 1945, le premier club de football de Lubin voit le jour : l"'OMTUR Lubin". Il doit se battre pour exister, 90 % de la ville ayant été détruit par l'aviation allemande. Dès l'automne 1945, les premiers matches ont lieu, opposant souvent les jeunes du club aux soldats soviétiques stationnées à proximité. Presque immédiatement, l'équipe attire ses premiers supporters. En mars 1946, le club est renommé "Zawisza Lubin". Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" |
Wisła Płock Le Zakładowy Klub Sportowy (ZKS) Wisła Płock est un club polonais omnisports basé à Płock. Il compte une section de football et une section de handball. Les handballeurs sont champions de Pologne en titre tandis que les footballeurs jouent en première division polonaise. Section football. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" |
Lech Poznań Le Lech Poznań (' ou ', à ) est un club professionnel de football polonais basé à Poznań, dans la voïvodie de Grande-Pologne, et fondé le . Surnommé "" (qui signifie cheminot en argot), le club a été lié pendant six décennies au "Polskie Koleje Państwowe", entreprise nationale de chemins de fer. Le Lech Poznań compte à son palmarès sept titres de champion de Pologne, cinq en coupe et six en supercoupe nationale. Il est présidé par Karol Klimczak depuis le . Elle prend part actuellement à l'édition 2020-2021 du championnat de Pologne de première division. Le Lech accueille ses adversaires au stade municipal de Poznań, stade qui figure parmi les plus grands du championnat polonais. Il peut accueillir jusqu'à depuis sa rénovation effectuée pour l'Euro 2012. Histoire. Les premiers jours. Le club est fondé le sous le nom de Lutnia Dębiec, puis de Liga Dębiec (4 août), en référence au village proche de Poznań. Pour la première saison de son histoire, le Liga Dębiec évolue en Klasa C (équivalent de la dixième division). Au fil des années, il monte les échelons du football polonais. Mais avec la Seconde Guerre mondiale, le championnat et le football en Pologne s'arrêtent. En 1947, la fédération organise un mini-championnat, visant à former le futur tournoi l'année suivante. Le club, alors nommé KKS Poznań, y prend part dans le premier groupe et se classe quatrième. Seules les trois premières places étant qualificatives pour le championnat de première division, le club n'est dans un premier temps pas sélectionné, avant que la fédération n'ouvre les portes de l'élite à deux clubs supplémentaires, le quatrième du premier groupe du mini-championnat et le quatrième d'un tournoi de qualification ouvert aux champions régionaux. En 1948, Poznań joue donc pour la première fois de son histoire en première division ("I liga") et termine sa saison dans le milieu de tableau (à la sixième place). Les années suivantes, le club se maintient en première division, et avec sa belle génération de joueurs, pour la plupart originaires de Poznań, et emmené par son buteur Teodor Anioła, le KS Kolejarz Poznań (renommé ainsi en 1949) entrevoit même le titre de champion (deux troisièmes places en 1949 et 1950). Une chute brutale. Alors que le club revoit à la hausse ses objectifs, il vit en 1957 une saison désastreuse, qui le mène jusqu'à la dernière place du championnat et la relégation. Durant deux saisons, le club évolue donc en deuxième division. En 1960, il obtient le premier trophée de son histoire, devenant champion du groupe nord de "II liga". De retour dans l'élite, le KKS Lech Poznań se maintient difficilement. Lors de la saison 1962-1963, le KKS replonge, se plaçant encore une fois à la dernière place. Avec le départ de ses meilleurs joueurs, le club sait que la remontée sera compliquée, et elle le devient plus encore, Poznań devant lutter pour s'extirper de la zone des relégables. À la fin de la saison, le club polonais descend en "III liga", la troisième division, ce qui semble annoncer une fin plus ou moins proche, mais il se reprend bien et remonte immédiatement. À peine de retour en deuxième division, le KKS redescend aussi vite, cette période difficile (montées et descentes en D3 successives) s'étendant sur quelques années. Retour en première division. En 1972, le Lech Poznań retrouve le plus haut niveau national. Durant dix ans, le club est installé dans la deuxième partie du classement. Parfois proche de retomber, il s'accroche néanmoins à sa place, comme lors de la saison 1976-1977 où il doit attendre la dernière journée pour se sauver (victoire deux à zéro face au Śląsk Wrocław, le champion cette année-là, quand le GKS Tychy, dernier non-relégable, tombait contre le ŁKS Łódź). Les années 1980 : une décennie de sacres. Au début des années 1980, le club se modernise et prend possession d'un stade digne de ce nom : le stade municipal de Poznań, qu'il inaugure le face au Motor Lublin en championnat (match nul un partout). Les objectifs sont revus à la hausse, ce qui est notamment symbolisé par l'achat de nombreux joueurs comme Krzysztof Pawlak ou Józef Adamiec, futurs internationaux. Avec Wojciech Łazarek aux commandes, le Lech remporte la Coupe de Pologne, son premier trophée majeur, en 1982, battant sur le score de un but à zéro le Pogoń Szczecin. Il devient ensuite champion de Pologne lors de la saison 1982-1983, puis conserve son titre l'année suivante, devançant à chaque fois le Widzew Łódź d'une courte tête (un point en 1983, à égalité en 1984 mais devant grâce à sa différence de buts, +26 contre +18). Les cinq saisons suivantes sont moins prolifiques, mais le Lech accroche toujours le haut de tableau. Depuis 1990 : la stabilité. En 1990, le Lech Poznań redevient le « maître » du pays, puis à nouveau en 1992 et 1993. Les années suivantes, ses résultats sont un peu moins bons, et après un court passage de deux ans en II liga, Poznań réintègre l'élite en 2002. Le club, plus prétendant au titre, réussit tout de même à se replacer dans la première partie du classement. En 2006, il fusionne avec l'Amica Wronki, autre club de premier plan, basé à une soixantaine de kilomètres de Poznań, afin de mutualiser leurs moyens. Se replace sur le devant de la scène (depuis 2010). En 2010, le Lech se mêle à la lutte pour le titre avec le Wisła Cracovie. Alors que le Wisła, champion en titre, fait pratiquement la course en tête durant toute la saison, les "Kolejorz" prennent la première place à quelques journées de la fin du championnat, et renouent avec le succès dix-sept ans après leur dernière sacre en première division. Par la suite, le club se place à chaque fois aux premières positions du classement. Toutefois, il n'arrive pas à briller en coupe d'Europe, étant par exemple éliminé par le modeste club islandais de Stjarnan en 2014, au troisième tour préliminaire de la Ligue Europa. Après deux places de vice-champion, le Lech reprend la couronne lors de la saison 2014-2015. Bilan sportif. Bilan européen. Le premier match en Coupe d'Europe du Lech Poznań remonte au face au MSV Duisbourg (défaite 5-0 en de finale de Coupe UEFA). Lors de ses participations suivantes, Poznań est rapidement et facilement éliminé, jusqu'à la saison 1988-1989 où il tient tête au grand FC Barcelone, au stade des huitièmes de finale, en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Après deux matches nuls 1–1, Poznań s'incline finalement 5–4 aux tirs au but, face à un adversaire qui quelques mois plus tard remporte la compétition. Deux ans plus tard, Poznań passe pour la première fois le premier tour de la Coupe des clubs champions européens, éliminant le Panathinaïkos, champion de Grèce en titre, cinq buts à deux sur les deux manches. Il est finalement battu en huitièmes de finale par l'Olympique de Marseille, futur finaliste de l'épreuve. Après plusieurs années de mauvais résultats, le Lech Poznań réalise son plus beau parcours européen lors de la saison 2008-2009, en Coupe UEFA. Après s'être qualifié facilement pour la phase de poules, il accède aux seizièmes de finale grâce à une victoire sur le terrain du Feyenoord Rotterdam lors de la dernière journée. En seizièmes, les Polonais affrontent l'Udinese Calcio. Au match aller, le Lech décroche le match nul dans le dernier quart d'heure, après avoir globalement maîtrisé la rencontre. Mais au match retour, alors qu'ils mènent à la pause, les joueurs polonais encaissent rapidement un but, puis un deuxième en fin de rencontre, et sortent de la compétition. Éliminé au stade des play-offs la saison suivante, après une séance de tirs au but, le Lech s'illustre une nouvelle fois en C3 en 2011. En effet, il réussit à sortir du « groupe de la mort » composé de la Juventus, de Manchester City et du Red Bull Salzbourg après avoir notamment battu Manchester à domicile sur le score de 3–1 et tenu en échec par deux fois la Juve (3–3 et 1–1). En seizièmes de finale, Poznań tombe sur le club portugais du SC Braga, et après une courte victoire à domicile est éliminé au retour par le futur finaliste de la compétition. Identité du club. Magazine officiel. Chaque mois, le club publie un magazine officiel : "Magazyn Kolejorz" (disponible en polonais uniquement). Les fans ont la possibilité de s'abonner via le site officiel du club. Joueurs et personnalités du club. Présidents. Le tableau suivant présente la liste des présidents du club depuis 1922. Sponsors. En 2010, le Lech signe un partenariat avec Ford et sa filiale Bemo, qui devient le sponsor principal du club lors de la saison 2010-2011. |
Dernier Round Dernier round est le album studio solo de Kool Shen, sorti en 2004. Contenu. L'album est majoritairement produit par Madzim et Sec.Undo, excepté les titres "Un ange dans le ciel" (produit par Zoxea) et "L'avenir est à nous" (feat. Rohff & Dadoo) (produit par Dr Swing). Une réédition collector avec un DVD, des titres en live, des clips et des making-of est sortie en 2005. Plusieurs titres de l'opus ont été clipés : On A Enfoncé Des Portes, Qui Suis-Je, Un Ange Dans Le Ciel, Two Shouts IV My People et L'avenir Est A Nous (Réédition). À noter que l'album est certifié disque d'or par la SNEP, avec 200 000 exemplaires vendus. Commentaire. L'album est dédié à la mémoire de Virginie Sullé alias Lady V, décédée en 2000, qui a été la compagne de Kool Shen et une danseuse pour NTM. Par ailleurs, la chanson "Un ange dans le ciel" lui est consacrée. |
Complot de Charenton Le complot de Charenton s'est déroulé en . Les Girondins accusent Georges Jacques Danton de conspirer avec la Commune de Paris et les Jacobins l'accusent d'avoir en vue une nouvelle insurrection, voire de nouveaux massacres. C'est le « complot de Charenton ». Le complot est fait de conciliabules au cours desquels Georges Danton, Maximilien de Robespierre, Claude Basire, François Chabot, Jean-Nicolas Pache, de connivence avec Jacques-René Hébert et Pierre-Gaspard Chaumette, auraient préparé le coup de force contre la Convention. Le projet existe puisqu'il aboutira, mais il est difficile de savoir dans quelle mesure Georges Danton s'y est associé. |
Pogoń Szczecin Le Pogoń Szczecin est un club professionnel polonais de football basé à Szczecin. Il joue ses matchs à domicile au stade municipal de Szczecin, d'une capacité de places. Historique. Le club a été fondé par des polonais originaires de Lwów (actuellement Lviv) et déplacés à la suite de l'annexion par les Soviétiques des territoires de l'est de la Pologne en 1945. Les fondateurs du Pogoń Szczecin étaient à l'origine supporters du Pogoń Lwów et ont donc choisi les couleurs de leur nouveau club en y faisant référence. Les clubs du Polonia Bytom et de l'Odra Opole ont été également fondés ou redynamisés par des polonais originaires de Lwów. L'organisation sportive a été fondée le à Szczecin et baptisée Klub Sportowy Sztorm. Ses premières sections furent le football et la boxe. L'équipe de football démarra dans le championnat local C klasa. En , plusieurs clubs sportifs de Szczecin (KS Sztorm, KS Cukrownik, KS Drukarz, Pocztowy KS) fusionnent en une large entité appelée Klub Sportowy Zwiazkowiec. Le club de Zwiazkowiec rejoint le championnat local A klasa et y remplace le Pocztowy KS. En , le Zwiazkowiec est dissous, et une nouvelle organisation baptisée Klub Sportowy Kolejarz Szczecin est formée. En 1953, son équipe de football, soutenue par le port de Szczecin, est promue dans un nouveau championnat interrégional (Liga Miedzywojewodzka) qui regroupe les régions de Szczecin, Zielona Góra et Poznań. À l'automne 1955, le Kolejarz est renommé Pogon Szczecin. En 1957, Pogon finit second de la ligue interrégional, ce qui le qualifie pour les playoffs de la seconde division. Après s’être imposé contre le Flota Gdynia, le Kujawiak Włocławek et le Warta Gorzów, le Pogon est pour la première fois promu au second échelon du football polonais. En 1958, le Pogon remporte le groupe nord de la seconde division (37 points, buts 54-22, pas une seule défaite), et gagne le droit d'évoluer en Ekstraklasa. Pour ses débuts dans l'élite, le Pogon s'incline à domicile contre le Gwardia Warszawa 0–1. En 1960, le Pogon est relégué avant de remonter en 1962. Durant la majorité des années 1960 et 70, le Pogon reste dans l'élite du football polonais mais ne parvient pas à se distinguer par ses performances. En revanche, au début des années 1980, le club se distingue en atteignant la finale de la Coupe de Pologne contre le Legia Warszawa (0-1) en 1981 et en 1982 contre le Lech Poznań (0-1). En 1984, le Pogon, entraîné par Eugeniusz Ksol, arrive pour la première fois à se classer dans les trois premiers de l'Ekstraklasa, ce qui lui permet de se qualifier pour la coupe UEFA. Pour ses débuts européens, le Pogon affronte le 1.FC Köln avec des stars comme Harald Schumacher, Pierre Littbarski et Klaus Allofs. Au match aller (le ) à Cologne, le Pogon s'incline 1–2. Au match retour (le ), les Polonais sont défaits 0–1 après avoir loupé deux penaltys. En 1987, le Pogon finit second du championnat. Entraîné par Leszek Jezierski, l'équipe déploie un jeu offensif et inscrit de nombreux buts. Avec des joueurs tels que Mariusz Kuras, Marek Ostrowski et Marek Lesniak, Pogon est seulement devancé par le Górnik Zabrze. Au premier tour de la coupe UEFA, le Pogon rencontre le Hellas Verona, avec Thomas Berthold et Preben Elkjær Larsen. Au match aller (), Pogon est tenu en échec 1–1 a domicile. Deux semaines plus tard, l’équipe polonaise s'incline 1–3 en Italie. Durant l’année 1999, le club est acheté par un investisseur turc, Sabri Bekdas, qui mène une politique sportive ambitieuse. Le club recrute notamment l'international russe Oleg Salenko (meilleur buteur de la Coupe du Monde 1994) et des valeurs sûres du championnat local (les internationaux polonais Dariusz Gęsior et Jerzy Podbrożny, le brésilien Cristiano Pereira de Souza). Malgré le fait que Salenko ne jouera finalement qu'un seul match, le Pogon réussit une excellente saison et termine le championnat à la seconde place, derrière le Wisła Kraków. Grâce à ce résultat le club se qualifie pour l'édition 2001/2002 de la coupe de l'UEFA mais est éliminé dès le tour préliminaire par les islandais du Fylkir Reykjavik (3-2 en cumulé). Bekdas se retire ensuite et laisse le club très endetté. En 2002, le club est aux bords de la banqueroute. Les supporters décident de créer une nouvelle équipe, en s'appuyant sur la réserve qui évolue en quatrième division. Toutefois, le propriétaire du club de football du Piotrcovia Piotrków Trybunalski, Antoni Ptak, décide de racheter et de déplacer l’équipe. Le club est également renommé MKS Pogoń Szczecin. Les bons résultats de l'équipe et l'utilisation de joueurs locaux font taire les critiques. Malheureusement, à la mi-saison 2005-2006, les résultats commencent à se dégrader et Ptak décide de remplacer la quasi-intégralité de l’équipe par des joueurs d'origine brésiliennes, ce qui en fait "l'équipe la plus brésilienne en dehors du Brésil'. Antoni Ptak construit un petit centre d'entrainement à Gutów Mały, les matchs à domicile sont donc joués à presque de Szczecin. En 2007 Antoni Ptak quitte le monde du football et laisse le club en pleine reconstruction, en quatrième division. Durant la saison 2007-2008, le club est promu dans le groupe Ouest (Zachodnia) de la nouvelle Liga II (anciennement troisième division). Le Pogon gagne sa promotion en seconde division lors de la saison 2008-2009 en finissant deuxième du groupe Ouest. Enfin, le club réintègre l’élite après avoir terminé second de deuxième division durant la saison 2011-2012. Bilan sportif. Bilan en championnat. Au 18.05.2016. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." Personnalités du club. Anciens joueurs. Brésil Pologne Russie Uruguay Zimbabwe Effectif actuel. Mis à jour le . |
Polonia Varsovie (football) Le Polonia Varsovie (" en polonais, à ) est un club polonais de football basé à Varsovie et créé en 1911. Il est l'un des plus anciens du pays et compte à son palmarès deux championnats de Pologne, deux Coupes de Pologne et une Coupe de la Ligue. Polonia Varsovie comprend aussi une section de basket-ball et un club d'échecs. Il est le grand rival du Legia Varsovie, l'autre club de la capitale avec lequel il se dispute le derby de Varsovie. Le Polonia est actuellement présidé par le Français Grégoire Nitot, qui est devenu son propriétaire en , et son équipe première, entraînée par Wojciech Szymanek, prend part à l'édition 2021-2022 du championnat de Pologne de quatrième division, après plusieurs années passées en première division avant la faillite du club en 2013. Le club évolue depuis le au stade Kazimierz-Sosnkowski (" à l'époque), nommé en l'honneur du général Sosnkowski, commandant en chef des Forces armées polonaises en 1943-1944. Il peut accueillir jusqu'à . Histoire. Fondation du Polonia. Le Polonia Varsovie a été formé à l'automne 1911, sous le nom de "KKS Polonia Varsovie", et réunissant deux clubs lycéens de la ville. Il a été fondé par Wacław Denhoff-Czarnocki, qui nomme ce nouveau club en référence aux nombreux étrangers présents dans la capitale polonaise, et notamment aux italiens, pour qui « Polonia » signifie Pologne. Au départ, les joueurs du Polonia portaient un ensemble rayé de blanc et de noir, mais en 1912, le maillot est passé au noir uniquement. La légende du club explique que ce choix est dû à la volonté des dirigeants de marquer leur deuil vis-à-vis de l'occupation et de la division de la Pologne. Toutefois, la véritable explication réside dans le fait que l'homme responsable de l'achat des tenues, Janusz Muck, ne put obtenir de maillots avec deux couleurs différentes. Cette imposition conduit la population à adopter un nouveau surnom pour son club : "Czarne koszule" (chemises noires). Le , le Polonia dispute son premier match, contre le Koroną Varsovie, et s'incline 4-3. Période d'avant-guerre. Le premier match entre le Polonia et le Legia Varsovie, le deuxième club principal de Varsovie et créé en 1916, s'est déroulé le et s'est terminé sur le score nul de 1-1. Ce match, le premier du "Derby Warszawy", a permis d'opposer deux catégories différentes de joueurs et de supporters, ceux du Legia étant principalement d'anciens militaires présents à Varsovie pour la Première Guerre mondiale, et qui avec la fin de la guerre s'installèrent dans la capitale. En 1921, pour la première édition du championnat de Pologne, le Polonia Varsovie se classe à la deuxième place, juste derrière le KS Cracovia. Cinq ans plus tard, le Polonia retrouve la même position au classement. Toujours aux avants postes du championnat, le Polonia rassemble la majeure partie de la population varsovienne. À la fin des années 1930, le Polonia devient l'un des meilleurs clubs du pays, porté par de talentueux joueurs tels que Jozef Mioduszewski, Władysław Szczepaniak ou Erwin Nyc. Le football polonais évoluant au fil des années, les supporters de différentes équipes commencent à tisser des liens, ceux du Polonia sympathisant avec ceux du Cracovia. Les premiers titres, et la relégation. En 1946, le Polonia remporte pour la première fois de son histoire le championnat. Ce titre intervient après la destruction partielle de Varsovie, bombardée et incendiée par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Forte de symboles, la saison s'est terminée sur une belle marque de solidarité, le Legia voisin prêtant son stade Wojska Polskiego (littéralement stade de l'armée polonaise) pour la dernière journée face à l'AKS Chorzów, celui du Polonia étant détruit (situé dans la zone du ghetto de Varsovie). Avec l'époque stalinienne, le Polonia connaît de nombreux changements. Après la couleur des maillots, ce sont les sponsors qui changent. Désirant effacer la période de guerre, le régime communiste impose au Polonia de s'associer à une société de chemins de fer. Cependant, ce secteur est le moins important et puissant sur le plan économique, et ne permet pas au Polonia de s'imposer en championnat, à l'instar de clubs sponsorisés par l'armée ou l'industrie minière. Cela contribue donc à la relégation du club en seconde division en 1952, accélérée par la mauvaise gestion du club. Soutenu par ses nombreux supporters, le Polonia voit la concurrence du Legia s'amplifier, le rival varsovien remportant titre sur titre. N'arrivant pas à remonter dans l'élite, le Polonia n'attire plus, les nouveaux fans de football se dirigeant vers le Legia. Durant plus de 40 ans, le club se traîne dans les divisions inférieures. Montée en puissance. En 1993, le Polonia accède à la première division. Mais le club est assez mal géré: manque d'argent et de bons joueurs. Après une seule saison en Ekstraklasa, Varsovie redescend, mais uniquement pour une saison. Avec Janusz Romanowski au poste d'entraîneur, lui qui avait refusé une offre du tout juste quart de finaliste européen légionniste, le Polonia devient en 1998 vice-champion de Pologne, et se prépare donc à disputer sa première compétition européenne majeure, la Coupe UEFA. Pour son entrée dans la compétition, le Polonia bat largement le Tallinna Sadam, club estonien, lors du premier tour de qualification, sur le score de 5-1. Au tour suivant, Varsovie est opposé au Dynamo Moscou, habitué des terrains européens. Battu lors des deux matches allers et retours 1-0, le Polonia est donc sorti au stade du deuxième tour qualificatif. L'histoire se répète. Loin des premières places la saison précédente, les Varsoviens entament la saison 1999-00 avec un bon effectif, dirigé par l'expérimenté Jerzy Engel. Auteur d'un très bon début de saison, le groupe polonais devient champion d'automne. Durant le mercato d'hivernal, les dirigeants réussissent à faire venir des joueurs talentueux comme Tomasz Wieszczycki ou Tomasz Kiełbowicz. Engel rejoignant l'équipe nationale en vue de la Coupe du monde 2002, c'est Dariusz Wdowczyk, ancien international et entraîneur-adjoint du club depuis 1998, qui est appelé pour devenir l'entraîneur principal. Concédant peu de défaites, le Polonia est sacré champion de Pologne quelques semaines avant la fin de la saison, et qui plus est lors du derby de Varsovie, remporté largement sur la pelouse du Legia 3-0. Le Polonia totalise neuf points d'avance sur son dauphin, le Wisła Cracovie. La même année, le club se paye le luxe de battre une nouvelle fois son rival en finale de la Coupe de la Ligue (2-1), puis de glaner durant l'été la Supercoupe de Pologne. Pour la première fois de son histoire, le Polonia est qualifié pour la Ligue des Champions. Lors du second tour qualificatif, il dispose facilement du Dinamo Bucarest, mais échoue aux portes de la phase de poules, contre le Panathinaïkos. Cependant, des affaires économiques viennent perturber la montée en puissance du Polonia. Hoop, principal sponsor du club, se retire brusquement, sans doute précipité par le mécontentement des supporters. Le Polonia est alors en difficulté d'un point de vue financier, et est contraint de dégraisser son effectif. En dehors de la course au titre, le club se console avec une Coupe de Pologne, qui échappait au Polonia depuis un peu moins de 50 ans. Perdant de son jeu au fil des saisons, le Polonia descend petit à petit au classement. en 2002, le club termine successivement , puis , et enfin en 2005. Pendant ce temps, le club, détenu par Jan Raniecki, perd de l'argent. Ce dernier décédant le , sa famille, alors héritière du Polonia, décide de ne pas continuer l'aventure, et se retire du club. L'« ère J.W. Construction ». Débuts difficiles. En mars 2006, le club est acheté dans sa totalité par Józef Wojciechowski, principal actionnaire et président du conseil d'administration de J.W. Construction, l'une des plus grandes sociétés de construction du pays. À son arrivée, l'homme d'affaires renforce le budget du club, qui revoit ses objectifs à la hausse. Mais après un début de saison catastrophique, le Polonia Varsovie est relégué en deuxième division, terminant à la dernière place du classement. Pourtant enclin à devenir l'un des clubs importants de Pologne, le Polonia n'arrive pas à remonter en première division. Tout proche d'y accéder lors de la saison 2006-2007, il finit loin des quatre premiers en 2008, à douze points de l'Arka Gdynia. Union avec le Dyskobolia Grodzisk Wielkopolski. En juillet 2008, Józef Wojciechowski achète la licence du Dyskobolia Grodzisk Wielkopolski, qui vient de finir à la troisième place du championnat de Pologne de première division. Cette « union » entraîne la remontée du Polonia dans l'élite, tandis que le Dyskobolia est relégué en cinquième division. Concernant l'effectif du Polonia, il est composé en majeure partie d'anciens joueurs du Dyskobolia, mais aussi d'anciens titulaires varsoviens. Dès sa première saison dans l'élite, le Polonia est à la hauteur de ses ambitions puisqu'il se qualifie pour la Ligue Europa. Toujours actionnaire majoritaire, Józef Wojciechowski réinjecte de l'argent dans le capital du club, qui recrute plusieurs joueurs confirmés. Cependant, les résultats du Polonia se dégradent, et malgré l'arrivée au poste d'entraîneur de l'Espagnol José María Bakero, le club doit lutter pour ne pas descendre en deuxième division. S'ensuit une grande instabilité, aussi bien dans l'effectif professionnel (nombreux départs et arrivées) que dans l'encadrement technique. Classé seulement septième lors de la saison 2010-2011, saison de son centenaire, le Polonia déçoit et son propriétaire n'hésite pas à parler d'un probable désengagement. Des mauvais résultats qui conduisent à une période de trouble, puis la faillite. Une fois de plus, Józef Wojciechowski s'engage financièrement, mais les nouvelles arrivées de joueurs n'y font rien. Avec pourtant un entraîneur champion de Pologne deux ans plus tôt, le Polonia termine seulement sixième. Désabusé, le président décide de vendre le club, et trouve un acheteur en la personne d'Ireneusz Król, président du GKS Katowice. Celui-ci rachète la licence du Polonia, qui est initialement relégué en division régionale, et prévoit de créer un nouveau club qui sera placé en première division. Finalement, devant la colère des supporters du Polonia et de Katowice, et celle de l'entourage de ces clubs, Ireneusz Król se ravise et prend la présidence du Polonia Varsovie, qui garde sa place dans l'élite du football polonais : il finit la saison 2012-2013 à la . Le , à la suite de graves difficultés financières, le club est officiellement déclaré en banqueroute. Il est néanmoins repris par quelques supporters, et redémarre en cinquième division ("IV liga"). Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." |
Las Palmas de Grande Canarie Las Palmas de Grande Canarie (en espagnol, "Las Palmas de Gran Canaria"), plus couramment Las Palmas, est une commune de la communauté autonome des Îles Canaries située dans le nord-est de l'île de Grande Canarie dans la province de Las Palmas. Las Palmas est la capitale de l'île et est la co-capitale de la communauté autonome des îles Canaries avec Santa Cruz de Tenerife, le transfert des pouvoirs s'opérant tous les quatre ans. Las Palmas de Grande Canarie est la plus grande ville des îles Canaries et l'une des 10 zones métropolitaines les plus peuplées d'Espagne. Elle s'étend sur près de entre le ravin de "Guiniguada" au sud et la presqu'île d"Isleta" au nord. De plus, la ville possède plusieurs plages, parmi lesquelles la plage de Las Canteras se distingue, considérée parmi les meilleures plages urbaines du monde La ville, la plus cosmopolite des îles Canaries, possède plusieurs plages, parmi lesquelles la plage de Las Canteras, considérée comme l'une des meilleures plages urbaines du monde. La cité, également connue pour son célèbre qui se prolonge pendant des semaines au mois de février, est le centre administratif et économique de l'île. Transports. Transport aérien. La ville est reliée par le transport aérien avec l'Aéroport de Gran Canaria. Transport ferroviaire. Le "Tren de Gran Canaria" est un projet de voie ferroviaire de et 11 arrêts proposé entre 2007 et 2011 pour relier Las Palmas de Gran Canaria et Maspalomas. En 2018, le début de sa construction n'était toujours pas programmé et son coût estimé avait atteint environ d'euros. Transports en commun. Un réseau de sur s d'autobus articulés appelés "" dessert la municipalité de Las Palmas. Le service est opéré par la compagnie Guaguas Municipales S.A. et compte avec trois lignes nocturnes ("Red Luna" : L1, L2 et L3) et trois lignes rapides supplémentaires en service aux heures de pointe (X11, X47 et X91). Le MetroGuagua, un projet de bus à haut niveau de service est programmé pour un début des opérations en 2021. La ligne desservira quatre sections de Las Palmas sur de trajet : Pío XII / Galicia, Blas Cabrera, Mesa y López et Hoya de la Plata. Climat. La ville de Las Palmas bénéficie de l'effet modérateur de l'océan sur les températures. Les températures connaissent en effet de faibles variations annuelles et diurnes et demeurent agréables toute l'année. Les maximales avoisinent en été et en hiver tandis que les minimales avoisinent en été et en hiver. Par contre le climat est aride avec une pluviométrie annuelle de seulement . Les précipitations ont lieu essentiellement en hiver et sont nulles en été. Histoire. La fondation de la ville de Las Palmas de Grande Canarie remonte au , lorsque le capitaine castillan Don Juan Rejón a commencé la conquête de l'île de la Grande Canarie. La ville, initialement baptisée "El Real de Las Palmas", fut fondée à l'emplacement d'une importante palmeraie, ce qui lui donna son nom. La lutte pour l'île avec les aborigènes Guanches dura cinq ans et beaucoup de vies furent perdues des deux côtés jusqu'à ce que l'île de Grande Canarie fut enfin intégrée à la couronne espagnole en 1483. La cité connut alors une croissance continue et devint le centre politique et administratif de l'île. Durant ses premiers siècles d'existence, la ville devint également un pôle économique important, fondé essentiellement sur le commerce de la canne à sucre et les exportations agraires vers l'Europe et l'Amérique. Durant cette période faste, la ville a subi de nombreuses attaques de pirates. qui se prolongèrent jusqu'au . En octobre 1595, la ville parvint à résister à une attaque des corsaires anglais Francis Drake et John Hawkins, mais quatre ans plus tard les Hollandais, sous les ordres de Pieter van der Does, ont saccagé et incendié la cité. Au , l'instauration de ports francs a provoqué une avancée économique vitale pour Las Palmas. Ce régime économique spécial était destiné à favoriser les relations commerciales de l'archipel et a permis d'augmenter sensiblement le nombre de navires faisant escale dans le port de la ville. À cette époque naquit aussi le tourisme et le premier hôtel de Gran Canaria, l'hôtel "Santa Catalina", vit le jour à Las Palmas en 1890. En 1957 commença l'ère des vols charters lorsque le premier avion avec 54 passagers à bord atterrit sur l'aéroport de Gando. Aujourd'hui, l'activité touristique est devenue le principal moteur économique de l'île, mais celle-ci est surtout localisée dans le sud, plus ensoleillé. Démographie. Au , la ville connaît une forte croissance démographique. Ainsi, elle ne comptait encore que lors du recensement de la population de 1928. Depuis, ce chiffre a été multiplié par cinq. Beaucoup de gens sont arrivés dans les années 1950 et 60 de la campagne de Grande Canarie ainsi que des îles voisines, en particulier de Fuerteventura et Lanzarote, pour travailler dans les secteurs économiques et administratifs. Et aujourd'hui encore le processus continue. Exemple : la forte augmentation de la population entre 2001 et 2009 (voir le tableau ci-dessous). Enseignement supérieur. L’Université de Las Palmas de Grande Canarie a été fondée en 1989. Économie. Las Palmas de Gran Canaria est l’un des poumons économiques des îles Canaries grâce à son statut de carrefour entre trois continents. Aujourd'hui, l'aéroport de Gran Canaria est le cinquième aéroport d'Espagne en termes de trafic d'avions et de passagers. L'aéroport de Gran Canaria, situé au sud-est de l'île, est d'une grande importance pour l'économie de l'île, générant une activité économique importante autour de l'aéroport. Lieux de culte. Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens : Diocèse des Canaries (Église catholique), Église évangélique espagnole (Communion mondiale d'Églises réformées), Union évangélique baptiste d’Espagne (Alliance baptiste mondiale), Assemblées de Dieu . Il y a aussi des mosquées musulmanes. |
Octosyllabe Un octosyllabe est un vers composé de huit syllabes. Il est avec l'alexandrin, vers de douze syllabes, et le décasyllabe, vers de dix syllabes, l'un des mètres les plus anciens et les plus utilisés dans la poésie classique de langue française, qui privilégia longtemps l'emploi des vers pairs (vers dans lesquels le nombre de syllabes est pair) au détriment des vers impairs (vers dans lesquels le nombre de syllabes est impair). On retrouve très souvent l'octosyllabe dans certains poèmes à forme fixe comme les rondeaux et les ballades. Il est aussi le vers du lai. En poésie française, l'octosyllabe était fréquemment employé au Moyen Âge. On situe son apparition au . Il est d'une très grande souplesse d'utilisation, car c'est le vers courant le plus long qui n'a pas de césure obligatoire. L'octosyllabe est un vers particulièrement musical, du fait du retour fréquent de la rime, et permet ainsi une grande harmonie. Du fait de sa très grande souplesse, l'octosyllabe peut être employé dans tous les genres poétiques. Exemples d'utilisation. L'octosyllabe apparaît dans "la Vie de saint Léger" au et est largement utilisé tout au long du Moyen Âge : "lais" de Marie de France, "Le Roman de la Rose", "Lai" et "Testament" de François Villon, romans de Chrétien de Troyes, branches du Roman de Renart. Il prend une allure légère chez Ronsard : "Mignonne allons voir si la rose". <poem>:Oh ! que j'aime la solitude ! La Fontaine l'utilise soit en isométrie (les 9 quatrains de "Le statuaire et la statue de Jupiter"), soit en hétérométrie dans les Fables. Gautier y a recours presque exclusivement dans "Émaux et Camées". Paul-Jean Toulet l'emploie en hétérométrie dans "Les Contrerimes". Après dix siècles d'usage, des poètes contemporains l'utilisent toujours, quelquefois en « vers libérés » : <poem>:La nuit noire de tes cheveux <poem>:Frappé par un direct du droit |
Legia Varsovie (football) Le Legia Varsovie ("Legia Warszawa" en polonais, à ) est un club professionnel polonais de football basé à Varsovie et qui participe depuis de nombreuses années à l"'Ekstraklasa", première division du pays. Renommé en Pologne mais aussi en Europe, le Legia est le club polonais qui a joué le plus de fois en Ligue des champions. Par le passé, il est notamment parvenu à se qualifier pour les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1970, étant finalement éliminé par le Feyenoord Rotterdam. Vainqueur à quinze reprises du championnat de Pologne, un record national, le Legia Varsovie compte aussi à son palmarès dix-neuf Coupes de Pologne, victoires qui le placent comme le spécialiste de la compétition, une Coupe de la Ligue et quatre Supercoupes de Pologne. Le Legia est présidé depuis le par Dariusz Mioduski, copropriétaire du club à partir de 2014 après avoir repris les parts du "Grupa ITI", puissante entreprise polonaise spécialisée dans les médias (propriétaire de TVN par exemple), puis devenu seul propriétaire du club de la capitale depuis . L'équipe professionnelle prend part à l'édition 2021-2022 du championnat polonais en tant que champion en titre. Après une première partie de saison catastrophique qui voit le club flirter avec la dernière place, son ancien entraîneur Aleksandar Vuković est rappelé en décembre 2021 pour reprendre les commandes de l'équipe. Le club évolue depuis le au stade du maréchal Józef Piłsudski, connu également sous le nom de stade de l'armée polonaise, en référence à son histoire commune avec celle du club. Huitième plus grande enceinte du pays et rénovée entre 2008 et 2011, elle peut désormais accueillir jusqu'à . Histoire. Le Legia dispute son premier match dans l'élite le , face au Warszawianka Varsovie (défaite 4-1). Durant cette rencontre, Marian Łańko inscrit le premier hat-trick de l'histoire du Legia Varsovie. De 1927 à 1936, le club polonais se place dans le haut du classement (). En 1930, le Legia s'installe dans son nouveau stade, le Wojska Polskiego, présenté par Jozef Pilsudski. En 1936, le club descend en seconde division, où il restera jusque la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, le Legia fait signer un grand nombre de joueurs pour renouveler son effectif, et change une nouvelle fois de nom. En 1949, le club devient le "Centralny Wojskowy Klub Sportowy". Le Legia est marqué par l'arrivée de Kazimierz Górski, qui marquera largement l'histoire du club et de l'équipe nationale. Les années 1970 sont l'âge d'or du football polonais. Entre 1960 et 1970, le Legia voit jouer sous ses couleurs de jeunes joueurs talentueux tels que Jan Tomaszewski, Robert Gadocha ou encore Kazimierz Deyna. Lors de la Coupe des clubs champions européens 1969-1970, le Legia réussit l'exploit de parvenir en demi-finale après avoir battu l'AS Saint-Étienne et Galatasaray, mais ne parvient à empêcher le Feyenoord Rotterdam de remporter le trophée. La saison suivante, Varsovie atteint cette fois-ci les quarts de finale, où il s'incline face à l'Atletico Madrid. Le , le club polonais est exclu de la Coupe Intertoto et est interdit une saison de toute compétition européenne, à la suite d'incidents avec le public lors du deuxième tour contre le Vėtra Vilnius. Le , le Legia Varsovie s'impose sur la pelouse du Spartak Moscou (2-3) et se qualifie pour la Ligue Europa 2011-2012. Le club termine deuxième d'un groupe dominé par le PSV Eindhoven et complété par l'Hapoël Tel-Aviv et le Rapid Bucarest. En 2014, le Legia Varsovie est éliminé de la Ligue des champions avant les barrages alors que le club avait gagné ses deux rencontres du tour contre le Celtic Football Club. En cause, l'alignement d'un joueur qui était suspendu. Le Legia Varsovie devient le club le plus titré du pays en remportant son championnat lors de la saison 2020-2021. Identité du club. Logos. En mai 2010, le club reprend le logo de 1957. Bilan sportif. Palmarès. Avec quinze titres de champion de Pologne, le Legia est le club le plus titré du pays. Le club de la capitale s'est constitué ce palmarès majoritairement à partir des années 2000, en luttant avec le Wisła dans ce qui est devenu le « classique polonais ». Le Legia revendique également un titre de champion, gagné sportivement en 1993 mais retiré au club par la fédération polonaise pour des soupçons de corruption lors de la dernière journée (le « dimanche des miracles »). De ce fait, il arbore brodée sur son maillot une étoile d'or, qui symbolise ses dix premiers championnats nationaux remportés. Le club détient le record du nombre de victoires en Coupe de Pologne (dix-neuf) ainsi que du nombre de finales disputées (vingt-quatre). Il totalise également quatre victoires en Supercoupe de Pologne, ainsi qu'une autre en Coupe de la Ligue (compétition arrêtée en 2009). Le tableau suivant liste le palmarès professionnel de l'équipe première du Legia Varsovie (actualisé à l'issue de la saison 2019-2020) dans les différentes compétitions officielles aux niveaux national et international. Records. Le Legia Varsovie est le club polonais qui compte le plus de participations dans le championnat de Pologne de première division (83 à l'issue de la saison 2019-2020), devant le Wisła Cracovie (80) et depuis les années 1990. Il est aussi le club qui y évolue depuis le plus longtemps sans interruption, depuis sa réactivation sous sa forme actuelle avec poule unique en 1948. En considérant toute son histoire, le Legia n'a été relégué de première division qu'à une seule reprise, en 1936, et n'a joué que deux saisons hors de l'élite ( de "Klasa A Warszawa" en 1937 et en 1938 mais éliminé lors des barrages d'accession, avant que la section football du club ne soit dissoute). Sur le plan des adversaires, celui rencontré le plus de fois en championnat de première division est le Wisła Cracovie (154 matchs disputés à l'issue de la saison 2018-2019). Cette affiche est également la plus disputée de l'histoire du championnat. Ci-dessous figurent quelques matchs marquants : Personnalités du club. Joueurs emblématiques. Joueur le plus capé et meilleur buteur du Legia (226 buts en 452 matchs), Lucjan Brychczy est l'un des joueurs les plus emblématiques du club de la capitale. Après avoir passé la quasi intégralité de sa carrière de joueur avec le Legia et remporté quatre titres de champion de Pologne, entre 1954 et 1972, l'international polonais entraîne l'équipe première à plusieurs reprises à partir de 1972, avant d'occuper le poste d'entraîneur assistant depuis 2004. À ses côtés, son coéquipier Kazimierz Deyna occupe également une place centrale dans l'histoire du club. Médaillé d'or aux Jeux olympiques de Munich en 1972 et d'argent en 1976, troisième de la Coupe du monde en 1974 et au classement du Ballon d'or cette même année, il est considéré comme l'un des meilleurs footballeurs polonais de tous les temps. Champion de Pologne à deux reprises, en 1969 et 1970, il a lui aussi joué presque exclusivement sous les couleurs du Legia lors de sa carrière polonaise, avant son départ pour l'Angleterre puis les États-Unis. Mort tragiquement en 1989 dans un accident de la route, son numéro dix a depuis été retiré par le club. Effectif professionnel actuel. L'effectif professionnel de la saison 2020-2021 du Legia Varsovie, entraîné par le Polonais Czesław Michniewicz et ses adjoints Alessio De Petrillo, Kamil Potrykus et Przemysław Małecki, comporte au total vingt-six joueurs, dont treize internationaux séniors et trois formés au club. L'entraîneur des gardiens Krzysztof Dowhań, qui a révélé par exemple les futurs internationaux Artur Boruc et Łukasz Fabiański, aujourd'hui assisté par l'un de ses anciens élèves Ján Mucha, peut compter lors de ses séances d'entraînement sur quatre portiers polonais, Boruc (de retour au club), Radosław Cierzniak et les jeunes Muzyk et Miszta. Radosław Cierzniak, présent au Legia depuis la fin de saison 2015-2016, est le plus « ancien » de l'effectif professionnel. Au contraire, Joel Valencia l'a intégré le plus récemment, en provenance du Brentford FC et sous la forme d'un prêt, le . Structures du club. Musée. Le , dans le cadre de la célébration du anniversaire du club, le musée du Legia Varsovie est ouvert au sein du stade de l'armée polonaise, dans son salon VIP, grâce à l'initiative du journaliste Wiktor Bołba, qui collectionne depuis son enfance de nombreux objets liés au club et les lui met à disposition. En , alors que le stade est en pleine rénovation, le musée est transféré dans une salle plus grande, sous la tribune nord. Ainsi, plusieurs expositions retracent l'histoire du Legia, et même si la plus grande partie des objets et souvenirs concerne le football, les autres sections du club comme la boxe, la lutte ou l'escrime ne sont pas oubliées. Autres équipes. Équipe réserve. Créée vers la fin des années 1920, l'équipe réserve du Legia Varsovie est réactivée après la Seconde Guerre mondiale, en 1948. Engagée dans le championnat amateur ou dans le championnat de Pologne des réserves de 2007 à 2013 (deux titres de champion en 2012 et 2013), elle participe également au tour régional (voïvodie de Mazovie) de la Coupe de Pologne, qui peut lui donner le droit de participer à la compétition nationale en cas de victoire, comme ce fut le cas en 1952 où elle atteint même la finale (perdue un but à zéro contre le rival local, le Polonia Varsovie) après avoir battu trois clubs de première division dont le récent champion, le Ruch Chorzów. Plus récemment, elle a participé au tour principal en 2008 et 2012, étant à chaque fois éliminée au premier tour, et également en 2019, atteignant les huitièmes de finale (défaite face au Piast Gliwice, champion en titre). Depuis la saison 2013-2014, l'équipe réserve joue en quatrième division polonaise. Sections jeunes. Malgré son statut de grand club de la capitale et du pays, au sein de la voïvodie la plus peuplée de Pologne, le Legia n'est pas réputé pour être l'un des meilleurs clubs formateurs polonais. En effet, grâce à l'influence de l'armée qui a longtemps contrôlé le club, il a pu attirer les joueurs les plus prometteurs du pays (tels Lucjan Brychczy ou Kazimierz Deyna, au tout début de leurs carrières) dans le cadre de leur service militaire. Au niveau du palmarès, le Legia Varsovie compte six titres de champion de Pologne dans les catégories des moins de 17 et 19 ans (championnats actifs depuis 1992 et 1936 respectivement), quand le Wisła Cracovie en compte près du double par exemple. Grâce à ses succès nationaux chez les moins de 19 ans, le Legia a participé à trois reprises à la Ligue de la jeunesse de l'UEFA entre 2015 et 2017, devenant le premier club polonais à prendre part à la compétition. Il y sera à chaque fois éliminé avant les phases finales. Équipe de football pour amputés. En , le Legia Varsovie s'engage dans le football à 7 pour personnes amputées en prenant la suite du Gloria Varsovia, sacré champion de Pologne en 2018. Le 27 avril, il dispute ses premiers matchs de championnat lors du tournoi de Płońsk. Lors du mois de mai, il prend part à la première édition de la Ligue des champions pour joueurs amputés, jouée à Tbilissi en Géorgie. Il y terminera à la troisième place, après avoir notamment battu Everton en phase de poules et Cork City lors de la petite finale. Partenariats. Le Legia entretient des relations de partenariat avec les clubs polonais du Dolcan Ząbki et du Piast Gliwice, qui reçoivent régulièrement plusieurs de ses joueurs en prêt. Le , les dirigeants du Legia établissent un partenariat d'une durée indéterminée avec le club brésilien de Fluminense, champion national quelques mois plus tôt. Cet accord concerne les techniques de formation et de « scoutisme », l'échange de joueurs et une collaboration commerciale. Après une visite au Brésil, le président du Legia invite Fluminense à la première édition de son tournoi estival, la "Generali Deyna Cup". En juin 2013, devient le premier joueur à faire la navette Rio - Varsovie, sous la forme d'un prêt. Suivront Alan Fialho, Ronan et jusqu'en 2015, sans toutefois plus de réussite sportive (neuf matchs de championnat disputés à eux quatre). En , le Legia Varsovie s'associe au Zagłębie Sosnowiec, alors pensionnaire de troisième division, sur le même modèle que celui partagé avec Fluminense. Legia et Zagłębie étaient déjà liés par leurs supporters, amis depuis les années 1970. Supporters. Présentation. Les supporters du Legia Varsovie sont réputés pour être parmi les plus fervents de Pologne. Leurs animations et tifos géants, parfois polémiques, attirent régulièrement l'attention des suiveurs du monde des tribunes européennes. Les fans les plus engagés dans l'animation et l'ambiance du stade se rassemblent dans sa tribune nord (anciennement en tribune est, avant la rénovation du stade), surnommée "Żyleta", en référence à une ancienne publicité pour une marque de rasoirs apparue au centre de la tribune dans les années 1970. Le principal groupe ultra du club est celui des « "Nieznani Sprawcy" », créé en 2005 et qui accompagne les matchs du Legia (à domicile comme à l'extérieur) avec tifos et fumigènes. De nombreux supporters du Legia participent également aux commémorations de l'insurrection de Varsovie et de l'indépendance de la Pologne, ou à diverses manifestations patriotiques. L'un des signes de ralliement des supporters du Legia est le "eLka", qui consiste en un « L » fait avec le pouce et l'index et qui reprend simplement celui encerclé sur le logo du club. L'hymne du club est la chanson « "" » (traduisible par « Rêve de Varsovie »). Sortie en 1995 sur une compilation du même nom, elle est l'œuvre de l'auteur-compositeur-interprète polonais Czesław Niemen et est reprise avant chaque match depuis le , soit quelques mois après sa disparition. Elle est souvent suivie du chant « "Mistrzem Polski jest Legia" » (en français « le Legia est le champion de Pologne »), entonné lors de l'entrée des joueurs sur la pelouse et qui rappelle les succès du club. Le club est aussi occasionnellement mis en lumière pour des faits de hooliganisme, comme en juillet 2007 à Vilnius lors d'affrontements avec la police sur la pelouse, qui conduisent à sa défaite sur tapis vert et son exclusion de toute compétition européenne durant une saison, ou en mars 2014 lorsque les supporters du Jagiellonia Białystok sont attaqués dans le parcage des visiteurs du stade de l'armée polonaise et le match finalement abandonné. Rivalités. Longtemps jugé favorisé par ses concurrents en raison de ses liens avec le gouvernement polonais et l'armée lors de la Guerre froide, le Legia est l'un des clubs les moins aimés du pays hors de Varsovie. Contrairement à la majorité des capitales et villes européennes, la rivalité la plus forte ne s'exerce pas avec l'autre club de la cité, le Polonia Varsovie, qui n'est pas habitué à jouer les premiers rôles en première division, mais avec les « historiques » polonais, et ce depuis le début des années 1970 et l'organisation du supportérisme et de ses dérives (hooliganisme) en Pologne. Ainsi, le Górnik Zabrze, le Ruch Chorzów, le Widzew Łódź et le Wisła Cracovie sont les principaux rivaux du club, ce dernier étant toutefois encore plus détesté que les autres. En effet, la rencontre Legia – Wisła est considérée comme le « classique polonais », match entre les deux plus grandes villes du pays et deux des clubs les plus titrés, mais aussi entre le Nord et le Sud. Les "" entretiennent également une rivalité avec le Lech Poznań depuis le début des années 1980, les deux clubs se battant à cette époque pour le titre de champion. Cette « mauvaise entente » s'est accrue avec le déclassement du Legia de la première place en 1993 au profit de Poznań, à la suite de soupçons de corruption (la fédération estimant que son dernier match, gagné six à zéro contre le Wisła Cracovie, avait été truqué, sans toutefois le prouver), et se retrouve toujours dans les relations tendues entre supporters ultras. Le Legia doit aussi composer avec les alliances de ses rivaux et est ainsi souvent malmené lors de ses déplacements sur les terrains de l'Arka Gdynia ou du Cracovia, dont les supporters sont amis avec ceux du Polonia. Alliances. « Détestés » par une grande partie de la Pologne, les supporters du Legia essayent donc de s'organiser et s'allient à plusieurs clubs neutres de première division vers le milieu des années 1970. De bonnes relations s'établissent ainsi avec les fans du Pogoń Szczecin, club du nord-ouest de la Pologne, et du Zagłębie Sosnowiec (Silésie), mais vont se dégrader au fil des années, jusqu'à se mettre en pause à plusieurs reprises. Finalement, les choses reviennent dans l'ordre au début des années 1990. Au début des années 2000, les supporters du Legia s'allient à ceux de l'Olimpia Elbląg. En 2013, le « consentement » avec le Pogoń Szczecin, vieux de vingt ans, prend fin, sur fond d'antagonismes entre les partisans du Pogoń et du Zagłębie. Le club entretient également des liens d'amitié avec les supporters du Radomiak Radom qui se concrétisent notamment par le réalisation de tifos en commun ainsi que par la présence des supporters du Radomiak à certains matchs du Legia. Par l’intermédiaire de Wojtek Wisiński, supporter du Legia atteint de sarcoïdose, les fans du club de la capitale entrent en contact à partir de 1983 avec ceux de l'ADO La Haye, club néerlandais. À la simple réponse à une invitation parue dans le magazine Voetbal International s'ensuivent des rencontres, matches et tournois de charité organisés pour lui venir en aide et qui solidifieront l'amitié entre les deux clubs. Grâce aux liens qui se sont noués entre les supporters de La Haye et ceux de la Juventus à la fin des années 1980, les "Legioniści" se rapprochent de leurs homologues italiens au début des années 2000. Leur amitié devient officielle en 2005, et les différents groupes commencent alors à se donner rendez-vous pour afficher ensemble leurs couleurs au Kyocera Stadion ou au stade olympique de Turin, ou pour venir grossir le parcage alloué aux visiteurs dans de nombreux stades européens. Toutefois, en 2013, les supporters du Legia s'éloignent de ceux de la Juventus. |
Arrondissement de Merzig-Wadern L'arrondissement de Mercy-Waderen, en allemand "Landkreis Merzig-Wadern", est une division administrative allemande, située dans le land de Sarre. Mercy-Waderen est le plus grand arrondissement du Land de Sarre. Son chef-lieu est Mercy. Situation géographique. Il a des limites avec, au nord, l'arrondissement de Trèves-Sarrebourg (Rhénanie-Palatinat), à l'est l'arrondissement de Saint-Wendel, au sud l'arrondissement de Sarrelouis et à l'ouest le département français de la Moselle et le Luxembourg. La Sarre traverse l'arrondissement, la Moselle forme la frontière à l'ouest avec le Luxembourg. Histoire. L'arrondissement fut créé en 1816 quand le territoire devient propriété de la Prusse. Après la Première Guerre mondiale, le territoire de la Sarre est administré par la Société des Nations, qui divise l'arrondissement en deux parties. La partie autour de Waderen reste à la Prusse, tandis que le territoire autour de Mercy devient propriété de la Sarre. En 1935, la Sarre rejoint, par plébiscite, l'Allemagne et, après la Seconde Guerre mondiale, les deux parties sont réunies dans le nouvel arrondissement de Mercy-Waderen. Communes. L'arrondissement compte 7 communes dont 2 "villes". Politique. Élections du conseil ("Kreistag"). Scrutin du |
Odra Wodzisław Śląski Le MKS Odra Wodzisław Śląski est un club polonais de football basé à Wodzisław Śląski. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." |
Amica Wronki Le KS Amica Wronki SSA, abrégé plus couramment en Amica Wronki, est un ancien club de football polonais fondé en 1992, basé dans la ville de Wronki et qui a disparu en 2007 après sa fusion avec le Lech Poznań. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." |
Premier ministre d'Arménie Le Premier ministre d'Arménie est le chef du gouvernement arménien, et doit, d'après la Constitution arménienne, « veiller sur les activités quotidiennes du gouvernement [et] coordonner les travaux des ministres ». Depuis 2018, le Premier ministre est élu par l'Assemblée nationale. Le Premier ministre peut être destitué par une motion de censure de l'Assemblée nationale. Enfin, le Premier ministre détient, depuis 2018, et à la suite d'une réforme de la constitution, adoptée en 2015, l'essentiel du pouvoir exécutif. En effet, le poste de président de la République est devenu largement honorifique depuis le passage à cette date d'un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire. Nikol Pachinian est le Premier ministre depuis le . Histoire. Le poste de Premier ministre a été établi pour la première fois en 1918 avec la fondation de la République d'Arménie. Il a été supprimé quand l'Arménie a été annexée par l'Union des républiques socialistes soviétiques. Quand l'Arménie a regagné son indépendance, le poste de Premier ministre a été réintroduit. Nomination. La nomination du Premier ministre est régie par l'article 149 de la constitution, texte fortement imprégné de parlementarisme rationalisé. À la suite des élections législatives, le parti ou la coalition ayant réuni une majorité qualifiée de 54 % des sièges à l'Assemblée nationale nomme un candidat que le président n'a pas la possibilité de refuser. La réforme, entrée en vigueur en 2018, soit un an après le début de la législature en cours, la procédure ci-dessous a été utilisée pour élire directement un Premier ministre. Dans le cas d'une vacance du poste pour démission pour laquelle le Premier ministre démissionnaire renonce à rester en poste, ou tout autre raison, le premier vice-Premier ministre assure l'intérim. Le cas échéant, le Premier ministre démissionnaire assure l'intérim. Les partis composant l'Assemblée nationale doivent nommer leurs candidats et élire l'un d'entre eux à main levée et à la majorité absolue du total des membres dans les sept jours qui suivent. En cas d'échec, seuls les candidats nommés par au moins un tiers des députés peuvent se présenter lors d'un second vote organisé sept jours plus tard, toujours à la majorité absolue du total des membres. Si ce second vote s'avère à son tour infructueux, l'assemblée nationale est de droit dissoute, et des élections législatives anticipées doivent être organisées dans les trente à quarante cinq jours suivant la dissolution, en accord avec l'article 92 de la constitution. Formation du gouvernement. L'article 150 donne cinq jours au Premier ministre pour présenter son gouvernement au président, qui peut soit l'approuver, soit demander son avis au Conseil constitutionnel dans les trois jours qui suivent. Ce dernier doit examiner les candidatures mises en cause et donner son verdict sous cinq jours. Passés ces délais, en l'absence de décisions de la part du président ou du conseil, les membres du gouvernement sont nommés de droit. Dans les vingt jours qui suivent, en accord avec l'article 151 de la constitution, Le Premier ministre soumet le programme de son gouvernement à un vote de confiance de l'assemblée, qui dispose de sept jours pour l'approuver ou non à la majorité absolue du total de ses membres. En cas de vote négatif, il est procédé au vote d'un nouveau Premier ministre en accord avec l'article 149. Si aucun nouveau Premier ministre n'est élu, l'assemblée est dissoute. Si un nouveau Premier ministre est élu mais échoue à son tour à se faire voter la confiance, l'assemblée est dissoute. Si le Premier ministre à l'origine de la tentative initiale doit sa nomination à une procédure de motion de censure, l'assemblée est dissoute. Motion de censure. Une motion de censure peut être soumise à votation à l'assemblée nationale par un minimum d'un tiers des députés, au minimum un an après la nomination du Premier ministre en exercice. Il s'agit ici d'une motion de censure constructive, la motion ne pouvant être présentée qu'à la condition d'être accompagnée d'une proposition de nomination d'un remplaçant au poste de Premier ministre. Le cas échéant, la motion est soumise au vote dans un délai de quarante huit à soixante douze heures suivant son dépôt. Elle n'est adoptée qu'à la condition de réunir la majorité absolue du total de députés composant l'assemblée, le vote ayant lieu à main levée. Une motion de censure réunissant ces conditions entraîne automatiquement la démission du Premier ministre en exercice et la nomination à son poste du remplaçant prévu dans la motion. En cas d'échec, une nouvelle motion ne peut être proposée avant que ne soit passé un délai de six mois. De même, une motion de censure ne peut être proposée si l'état d'urgence ou la loi martiale sont en vigueur. |
Sur la route de Madison (film) |
Górnik Zabrze Le Górnik Zabrze ( ) est un club professionnel de football polonais basé à Zabrze, en Silésie, et fondé le . Il tire son nom de l'une des activités qui a fait la richesse de la région, l'extraction du charbon, le mot "górnik" signifiant mineur en polonais. Il est, avec son grand rival, le Ruch Chorzów, le deuxième club le plus titré de Pologne, comptant à son palmarès quatorze championnats, obtenus principalement lors des années 1960 et 1980. À l'échelle européenne, le Górnik a participé à vingt-deux campagnes (la dernière en 2018, lors des tours préliminaires de la Ligue Europa), et son principal fait d'armes est d'avoir atteint la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1970. Le club est présidé par Bartosz Sarnowski depuis le et son équipe professionnelle, entraînée par Marcin Brosz depuis le , prend part à l'édition 2018-2019 du championnat de Pologne de première division. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." Personnalités du club. Joueurs emblématiques. Club emblématique de Pologne à partir des années 1960, le Górnik Zabrze fournit à la sélection polonaise de nombreux joueurs, dont Włodzimierz Lubański, meilleur buteur de la "Reprezentacja" avec quarante-quatre réalisations. Champion olympique en 1972, il fait partie de la délégation de cinq joueurs appartenant au club à avoir remporté la compétition, avec Zygmunt Anczok, Jerzy Gorgoń, Hubert Kostka et Zygfryd Szołtysik. Deux ans plus tard, ils sont quatre (Fischer, Gorgoń, Andrzej Szarmach et Henryk Wieczorek) à participer à la Coupe du monde et gagner la médaille de bronze, Lubański ayant par ailleurs dû déclarer forfait à la suite d'une grave blessure. En 1982, ils sont deux de plus (Waldemar Matysik et Andrzej Pałasz) à repartir du Mondial avec une médaille de bronze. Au total, ils sont soixante-neuf à avoir porté le maillot de la sélection et du Górnik, Stanisław Oślizło, Jan Urban et Ernest Pohl faisant également partie de cette liste. Lubański, joueur du Górnik de 1963 à 1975, est également le meilleur buteur du club avec 228 réalisations, dont 155 en première division. Il a terminé quatre fois d'affilée meilleur buteur du championnat, de 1966 à 1969. Ernest Pohl, dont le nom a été donné au stade de Zabrze, est le meilleur buteur de l'histoire du championnat, avec 186 buts (dont 43 avec le Legia Varsovie). Il est également le quatrième buteur le plus prolifique de la sélection. Zygfryd Szołtysik, présent au club de 1962 à 1974 puis de 1975 à 1978, est le joueur le plus capé de l'histoire du Górnik, avec 504 matchs à son compteur. Soutien et image. Supporters. Les deux supporters les plus célèbres du club sont Lukas Podolski, footballeur international allemand, et Adam Małysz, plus grand sauteur à ski de l'histoire en Pologne. Les deux hommes se sont d'ailleurs vus offrir un abonnement à vie en tribune VIP. Régulièrement, Podolski déclare avoir l'envie de terminer sa carrière à Zabrze. Autre supporter du club, Stanislaw Sętkowski, qui le suit sans interruption depuis plus de cinquante ans, est également connu dans tout le pays pour faire sonner une cloche à chaque occasion ou but du Górnik Zabrze. |
Préfet de département Le préfet de département est le membre du corps préfectoral qui dirige l'action de l'État dans un département français. Historique. La fonction de préfet a été créée par le premier consul Bonaparte afin de contrôler les départements et de pacifier le pays après les événements révolutionnaires par la loi du 28 pluviôse an VIII (). La fonction succède à celle de commissaire du gouvernement créée par le Directoire, qui elle-même reprend certaines attributions de procureur général syndic de département créés en 1790. Ses pouvoirs sont alors très étendus dans sa circonscription comme le cite le comte de Vaublanc préfet de Metz en 1805 : « Cette magistrature était l'une des institutions les plus monarchiques que l'on ait jamais pu imaginer. » Sous la Restauration, les préfets sont assignés à maintenir l'ordre : « Mettez au premier rang de vos devoirs le maintien de l'ordre public...la vigilance prévient le désordre » "-" Circulaire du comte de Vaublanc devenu en 1815, ministre de l'intérieur. En 1948, après la Seconde Guerre mondiale et entre les décrets du et du , les préfets ont porté le titre de commissaire de la République bien que les bâtiments abritant leurs services ait toujours été désignés par le nom de "préfectures", tout comme le chef-lieu du département. Statut. Le statut du préfet est encadré par le décret n°64-805 du fixant les dispositions réglementaires applicables aux préfets. Le préfet a historiquement en tant que principal relais du pouvoir central un statut lui conférant une forte dépendance au gouvernement. Traditionnellement, le préfet de région n'était pas le supérieur hiérarchique du préfet de département. Les décrets de 2004 avaient quelque peu restreint ce principe en prévoyant que le préfet de région anime et coordonne l'action des préfets de département qui se conforment à ses décisions et lui rendent compte. Le décret du prévoit désormais que le préfet de département est placé sous l'autorité du préfet de région, sauf dans certains domaines toutefois importants (police administrative, contrôle de légalité, supervision administrative des communes et communautés de communes, police des étrangers). Nomination. Un préfet est nommé dans chaque département. Les préfectures sont situées dans le chef-lieu du département. Le préfet du chef-lieu de la région est à la fois le préfet du département où il se situe et le préfet de région. Il est nommé par décret du président de la République, pris en Conseil des ministres, sur proposition du Premier ministre. Il peut être muté d'office ou révoqué de manière discrétionnaire. Les préfets sont généralement passés par l'ENA. Ils sont de hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, débutant généralement en tant que sous-préfets. Mais le président de la République et le premier ministre ont un pouvoir discrétionnaire en ce domaine, et ils peuvent nommer un préfet selon des critères de leur choix. Il existe des préfets dans les différentes directions du ministère de l'Intérieur, ils n'ont donc pas d'activité territoriale, car le terme de préfet englobe à la fois l'échelon le plus élevé de l'administration du ministère de l'Intérieur et le poste qui porte son nom, appelé de 1981 à 1986 commissaire de la République. Obligations. Le Préfet se doit de garder une neutralité politique absolue et d’appliquer la politique du Gouvernement en place sans exprimer ses propres opinions. Ainsi, il ne peut pas appartenir à un syndicat ni faire grève. Il ne peut pas être en même temps élu local ou parlementaire. Pendant les campagnes électorales, il a une obligation de réserve (dite réserve préfectorale) et doit à ce titre, s’abstenir de participer à toute manifestation publique. Le Préfet se doit également d’être en disponibilité permanente, ce qui constitue une des grandes obligations liées à sa fonction. Il ne peut ainsi quitter son département que sur autorisation du ministère. Missions. Depuis sa création, le préfet a toujours symbolisé la présence et la continuité de l’État dans le département. Ses missions sont définies par l'article 72 de la Constitution : Son rôle et ses pouvoirs ont évolué au fil des années. Les décrets du de la loi de décentralisation lui ont fait perdre le pouvoir d'exécutif du département au profit des conseils généraux et ont placé sous son autorité la plupart des services déconcentrés de l’État. Aujourd'hui, son rôle consiste à : Le préfet intervient dans de très nombreux domaines, même s'il est aujourd’hui moins un acteur d’autorité qu'un gestionnaire. Il délègue cependant une partie de son pouvoir à plusieurs collaborateurs immédiats qui appartiennent au corps des sous-préfets : À Paris, il possède une mission et des attributions particulières en raison des relations particulières que l'État entretient avec sa capitale "(Voyez l'article Préfet de Paris)". Attributions et pouvoirs. Le préfet possède des pouvoirs nombreux car l’État lui délègue de droit son autorité. Il représente l'ensemble du gouvernement dans le département. Attributions politiques. Il est le représentant du gouvernement. Il doit notamment l'informer sur la situation dans le département. Il doit aussi informer et expliquer aux citoyens de son département des actions du gouvernement ainsi que les textes de lois, décrets... Attributions administratives. Le préfet préside le collège des chefs de service qui est composé du préfet, des sous-préfets et des chefs de service des administrations. Les projets de budget des services déconcentrés des administrations civiles sont soumis à l’aval du préfet. Avec la révision générale des politiques publiques, de nombreux services à compétence départementale ont été supprimés, leurs attributions étant souvent transférées à l'échelon régional. Les préfets de département disposent désormais, selon les départements, de deux ou trois directions départementales interministérielles (DDI), créées au : la direction départementales des territoires (DDT) (ex DDE-DDAF), la direction départementale de la protection des populations (DDPP) (ex DDCCRF-DSV) et la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) (ex DDASS), qui doit bientôt fusionner avec l'Unité départementale de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) (ex DDTEFP). Titre. Le préfet du département où se trouve le chef-lieu de région porte toujours le double titre de « préfet de la région X..., préfet du département de Y... ». Il dispose pour cette fonction d'un secrétariat général pour les affaires régionales (SGAR). |
Accords du Louvre Les accords du Louvre sont un accord sur les taux de change signé le au palais du Louvre, siège du ministère français de l'économie, à Paris, par les pays du G7, moins l'Italie qui n'a pas voulu signer l'accord final (États-Unis, Japon, Allemagne de l'Ouest, France, Royaume-Uni, Canada). La rencontre concerne les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays concernés. Le directeur général du FMI Jacques de Larosière a participé aux discussions. Le but est de réduire la volatilité des changes, par la mise en place de procédures renforcées dans la gestion des taux de change. Désireux de stopper la machine infernale qu'ils ont mis en route, les pays du G6, rejoints par le Canada, signent à Paris le les accords du Louvre, destinés à enrayer la baisse du dollar, qui a été déclenchée par les accords du Plaza en . Malgré cela, après une pause dans le courant de l'année 1987, le dollar va continuer à se déprécier pendant toute la période des junk bonds et du krach de 1987 et même pendant dix ans. Déroulement et prolongement. La question économique était déjà abordée lors du sommet du G7 à Tokyo de 1986, notamment la lutte contre l'inflation. Lors de ce sommet, le groupe des ministres de l'économie du G7 fut créé. C'est ce groupe qui signa les accords du Louvre. À la fin de l’année 1986, à la suite de la dépréciation importante du dollar liée à la mise en pratique des accords du Plaza, les États-Unis et le Japon convinrent de stabiliser la parité dollar–yen. « Leur accord fut formalisé dans un cadre multilatéral – le premier accord du Louvre, signé les 21 et – qui fixait secrètement une grille d’intervention étroite pour les monnaies des pays du Groupe des Sept. » Cet accord fonctionna bien dans un premier temps, mais la collaboration entre les principales puissances se réduisit parce que les pays concernés privilégièrent assez rapidement leurs intérêts individuels. En 1990, l’Allemagne releva ses taux d’intérêt pour contrer l’inflation que provoquait la réunification. Simultanément, la Fed diminuait ses taux directeurs en raison de la baisse d’activité économique. Ces deux phénomènes provoquèrent une appréciation de plusieurs monnaies européennes vis-à-vis du dollar, mais les pays du G7 ne réagirent pas. L’échec des accords du Louvre contribua en partie à provoquer le krach d'octobre 1987. |
Accords du Plaza Les accords du Plaza sont un accord sur les taux de change signé le entre les États-Unis, le Japon, l'Allemagne de l'Ouest, le Royaume-Uni et la France (c'est-à-dire le G5). Ces pays acceptent, entre autres choses, d'intervenir sur le marché des changes afin de déprécier le cours du dollar américain par rapport à ceux du yen et du mark allemand. Les accords ont été signés au Plaza Hotel à New York. Motivation. Après la fin des accords de Bretton Woods, en 1976, les grands pays se rendent compte que le « laissez-faire » sur le marché des changes ne fonctionne pas parfaitement. Il est devenu nécessaire de mener des politiques communes de stabilisation des taux de change, par intervention coordonnée sur le marché des changes. Les raisons de la nécessité de cette dépréciation sont les suivantes : Effets. Dix milliards de dollars sont dépensés sur les marchés des changes. L'accord de Plaza a eu l'effet escompté sur le taux de change du dollar, par rapport au mark (en à peine quinze mois, le dollar efface tous ses gains par rapport au Deutsche Mark et, fin 1986, il se retrouve à son plus bas niveau historique, celui de 1979), et surtout par rapport au yen (le taux de change baissa de 51 % en deux ans). Aux accords du Louvre, en , les pays mettent fin aux interventions sur le marché des changes, jugeant la dépréciation du dollar suffisante et voulant éviter un « atterrissage en catastrophe ». Malgré cela, le cours du dollar continue de baisser, sous l'effet de spéculations sur son taux de change. Effets à long terme. De façon fort visible et assez rapide, les déséquilibres nés de la cacophonie des accords du Plaza et du Louvre vont conduire à une forte hausse des taux d'intérêt à long terme et au krach conjoint le 19 octobre 1987 des marchés obligataires et des marchés d'actions. À plus long terme, les conséquences les plus importantes des accords du Plaza concernent l'économie japonaise : très dépendante des exportations, celle-ci est immédiatement et particulièrement sensible à la baisse du dollar et, pour lutter contre une récession qu'elle juge inévitable, la Banque du Japon baisse cinq fois son taux d'escompte entre et , le ramenant de 5,0 % à 2,5 %. Mais l'économie japonaise est également sensible aux modalités de la baisse du dollar : le pays a accumulé une épargne extérieure importante, principalement en dollars, justement, et son rapatriement tout au long de 1986 (pour éviter les pertes de valeur liées à la dépréciation du dollar), alors que les taux d'intérêt domestiques baissent, amène une augmentation importante du prix des autres placements disponibles : actions et immobilier. La "bulle financière japonaise" de la fin des années 1980 est en train de naître. Depuis l'épisode malheureux et surtout mal maîtrisé de 1986-87, le G7 est devenu prudent et une intervention concertée sur le marché des changes n'est plus concevable que pour assurer la « stabilité du marché », selon la formule consacrée, et non pour tenter d'inverser une tendance. |
Collocation Le mot collocation est employé dans plusieurs domaines : Le mot collocation peut également désigner : |
Arrondissement de Neunkirchen L'arrondissement de Neunkirchen, en allemand "", est une division administrative allemande, située dans le land de Sarre. Son chef-lieu est Ottweiler. Situation géographique. Les arrondissements voisins sont, au nord, Saint-Wendel, à l'est l'arrondissement de Kusel (Rhénanie-Palatinat), au sud Sarre-Palatinat ("Saarpfalz") et Sarrebruck et à l'ouest Sarrelouis. La totalité de l'arrondissement est située dans une zone industrielle, dont le centre est Sarrebruck. L'arrondissement est traversé par la Blies, un des principaux affluents de la Sarre. Histoire. L'arrondissement d'Ottweiler fut créé en 1814, mais son origine est bien plus ancienne : le "Herrschaft Ottweiler" (Seigneurie Ottweiler) est créé en 1545, qui deviendra le "Amt und Oberamt Ottweiler" puis, durant la période napoléonienne le "Kanton Ottweiler" (Canton de Ottweiler). Deux ans après sa création, l'arrondissement est réorganisé par ordre du Congrès de Vienne. Neunkirchen devient le chef-lieu en 1866. En 1974, les districts sont réorganisés et l'arrondissement prend le nom de Neunkirchen. Plusieurs services de l'administration demeurent à Ottweiler. Communes. L'arrondissement compte 7 communes dont 2 "villes". Politique. Élections du conseil ("Kreistag"). Scrutin du |
Contre-griffe Une contre-griffe est un dispositif prévu pour tenir en place un morceau de film, de papier ou de tout autre matériel pendant l'exposition photographique lors d'une reproduction ou du tirage. Les contre-griffes sont utilisées en impression offset et en cartographie, pour placer de façon exacte les différents films ou plaques pour le travail multicolore. De la même façon, en animation traditionnelle, dessinée à la main, les cellulos, perforés, s'ajustent sur des chevilles arrondies communément appelées "picots" qui permettent de superposer exactement les dessins successifs, au moment de la réalisation, et au moment de la prise de vue. Toutes les caméras de cinéma n'ont pas de contre-griffes pour maintenir le film immobile pendant l'exposition. Le presseur qui applique le film contre la fenêtre de prise de vues peut suffire pour assurer la fixité des images successives. Quand il peut y avoir plusieurs passages, comme dans les "trucas", caméras de laboratoire utilisées pour les trucages ou les banc-titres de prise de vues d'animation, les contre-griffes sont plus nécessaires. |
Communauté régionale de Sarrebruck La communauté régionale de Sarrebruck, en allemand ' (anciennement : "Communauté urbaine de Sarrebruck ())", est une division administrative "de statut individuel" () allemande, située dans le land de Sarre, regroupant cinq villes (dont Sarrebruck) et quatre communes dans la section allemande de l'agglomération Sarrebruck-Forbach (soit l'Eurodistrict SaarMoselle). Situation géographique. Les arrondissements voisins sont ceux de : Sarrelouis à l'ouest, Neunkirchen au nord et Sarre-Palatinat à l'est, tandis qu'au sud se trouve la France (département de la Moselle). La Sarre traverse l'arrondissement et la ville de Sarrebruck tout comme les villes de Kleinbliederstroff et Vœlklange dans le centre de l'arrondissement. Histoire. La communauté urbaine de Sarrebruck fut créée en 1816. En 1974, l'arrondissement et la ville-arrondissement de Sarrebruck s'associent pour créer une association communale, une division administrative composée d'un canton rural et d'une "grande" ville, qui était un arrondissement indépendant. En Allemagne il n'existe que deux telles associations intercommunales, le " et la région de Hanovre. Ce n'est pas tout à fait un arrondissement comme les autres, mais la plupart de ses fonctions administratives sont les mêmes. Politique. Élections du conseil (""). Scrutin de 2014: |
Horse guard |
Arrondissement de Sarrelouis L'arrondissement de Sarrelouis, en allemand "Landkreis Saarlouis", est une division administrative allemande, située dans le land de Sarre. Son chef-lieu est Sarrelouis. Situation géographique. Les arrondissements voisins sont Merzig-Wadern, Saint-Wendel, Neunkirchen, Sarrebruck et le département français de la Moselle. La principale rivière de l'arrondissement est la Sarre. Histoire. La plus grande partie de l'arrondissement faisait partie du Duché de Lorraine, incluant la ville de Sarrelouis, construite pour protéger la frontière (voir District de Sarrelouis). Après les guerres napoléoniennes, le territoire passe à la Prusse, qui créé le district en 1816, rattaché à la province de Rhénanie. De 1936 à 1945, le district est renommé "Saarlautern" par le gouvernement nazi, qui s'efforce à germaniser les noms d'origine française. Communes. L'arrondissement compte 13 communes dont 3 "villes". |
The Bridges of Madison County |
Arrondissement de Sarre-Palatinat L'arrondissement de Sarre-Palatinat, en allemand "Saarpfalz-Kreis", est une division administrative allemande, située dans le land de Sarre. Son chef-lieu est Hombourg. Situation géographique. Les arrondissements voisins sont à l'ouest Sarrebruck, au nord Neunkirchen et Kusel (Rhénanie-Palatinat), à l'est Palatinat-Sud-Ouest (Rhénanie-Palatinat) et la ville de Deux-Ponts, et au sud le département français de la Moselle. Histoire. Quand, après la Première Guerre mondiale, la Sarre est mise sous le contrôle de la Société des Nations, le district du Palatinat, appartenant alors à la Bavière, est divisé en deux parties. Le territoire rattaché à la Sarre deviendra le Saarpfalz ("Palatinat sarrois"), et sera administré par deux villes : Saint-Ingbert et Hombourg. Le district de Saarpfalz est créé en 1974 quand les districts de Saint-Ingbert et de Hombourg sont réunis. Depuis 1997, le district est jumelé avec le Comté de Henrico, en Virginie (États-Unis d'Amérique). Communes. L'arrondissement compte 7 communes dont 4 "villes". Politique. Élections du conseil ("Kreistag"). Scrutin du |
Arrondissement de Saint-Wendel L'arrondissement de Saint-Wendel, en allemand "Landkreis St. Wendel", est une division administrative allemande, située dans le land de Sarre. Son chef-lieu est Saint-Wendel. Situation géographique. Il a des limites avec, au nord et à l'est, les arrondissements de Trèves-Sarrebourg, Birkenfeld et Kusel (Rhénanie-Palatinat), au sud et à l'ouest Neunkirchen et Merzig-Wadern (Sarre). L'arrondissement est situé dans l'aire naturelle du Hunsrück, qui s'élève entre 200 et 600 mètres. La principale rivière de l'arrondissement est le Nahe. Le est le plus grand lac touristique du sud-ouest de l'Allemagne, couvrant une superficie de 1,2 km². Histoire. L'arrondissement fut créé en 1834, quand la Prusse annexe les propriétés de la principauté de Lichtenberg de Saxe-Cobourg. Après la Première Guerre mondiale, la Sarre est administré par la Société des Nations et l'arrondissement de Saint-Wendel est divisé en deux parties. Le nord, le "Restkreis Sankt Wendel", est incorporé à l'arrondissement de Birkenfeld ; la partie sud reste propriété de la Sarre, dans sa taille réduite. Politique. Élections du conseil ("Kreistag"). Scrutin du 13 juin 2004 |
Sicule |
Grottes de Lacave Les grottes de Lacave est un ensemble de grottes situées en France, près de la vallée de la Dordogne, sur la commune de Lacave dans le Nord-Ouest du département du Lot, en région Occitanie. Spéléométrie. Le développement de la cavité principale est de . Géologie. La cavité s'ouvre dans les calcaires et dolomies du Jurassique moyen et supérieur. Histoire. Les grottes sont découvertes accidentellement le par Armand Viré, qui a découvert l'igue de Saint-Sol le précédent. Comme l'entrée de l'igue est un puits de de profondeur et que Viré souhaite rendre cette cavité accessible au public, il fait entamer dès le le creusement d'un tunnel à partir de la grotte Jouclas située sur la place de Lacave où il découvre au passage nombre de vestiges archéologiques. Le tunnel, qui doit être creusé en pleine roche, n'atteint pas l'igue de Saint-Sol mais tombe par hasard le sur les grottes de Lacave. Viré fait commencer les aménagements le ; les premiers visiteurs y entrent le de la même année. Il est propriétaire des grottes jusqu'en 1947. Armand Viré découvrit à l'entrée des vestiges préhistoriques datant de l'époque du Solutréen et Magdalénien (Paléolithique). "Un voyage hors du temps". Un film documentaire, intitulé « "Un Voyage Hors du Temps" » a été tourné dans les grottes de Lacave en 2012. Il relate leur découverte au cœur de la vallée de la Dordogne et offre une vision poétique de la grotte. Il est sorti en DVD début . Visite touristique. Ouvertes aux visites du public, on accède depuis la "grotte de Jouclas" par un petit train électrique souterrain aux salles et galeries les plus intéressantes des grottes de Lacave. Sur un parcours de aller-retour, on longe de nombreux lacs et concrétions ainsi que des salles dont les deux plus impressionnantes sont l'une d'une hauteur sous dôme de , et l'autre d'une superficie de , éclairée faiblement par une lumière ultra violette de façon à faire ressortir la fluorescence naturelle de certaines concrétions. ont visité les grottes de Lacave en 2017 avec un record de en 2012. Art mobilier. Des outils et des armes préhistoriques, en os et en corne, ainsi que des silex ont été découverts lors des travaux d'aménagements des grottes. Nouvelle grotte touristique (2018). À quelques kilomètres en direction de Rocamadour, la grotte des Carbonnières a été découverte par Serge Barlan en 2003. Elle a été ensuite aménagée par Jean-Max Touron pour les visites touristiques et ouverte au public le , en liaison avec le Préhisto-Dino Parc voisin. |
Bernbourg Bernbourg est une ville du Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne. Ancienne capitale de la principauté d'Anhalt-Bernbourg, elle est située sur les deux rives de la Saale. C'est le chef-lieu de l'arrondissement du Salzland. Géographie. La ville se trouve au centre du land de Saxe-Anhalt, à à l'ouest de Dessau, au nord de Halle et au sud de Magdebourg. Elle est entourée des grandes zones de terre noire qui s'étendent à la plaine fertile de la Magdeburger Börde au nord. Au sud-ouest se trouve le massif montagneux du Harz qui produit une ombre pluviométrique très marquée. Subdivisions. Le territoire communal de Bernbourg comprend les villages de : Histoire. La « culture de Bernbourg » est une subdivision de la culture néolithique des vases à entonnoir. Le pays se caractérise par la fertilité de ses terres de lœss et comptait dès l'Antiquité parmi les destinations favorites des colons. Des analyses archéologiques de 2010 ont formellement localisé près de Bernbourg la colonie de "Luppia" dans la "Germania magna" que le géographe Ptolémée décrit vers 150 de notre ère dans sa "Geographie". Moyen Âge. À l'époque des grandes invasions, les Germains furent chassés de la vallée de la Saale par les Slaves occidentaux. Il y avait, à l'emplacement actuel de la ville de Bernbourg, un gué. La Saale décrivait un méandre et passait un peu plus à l'ouest, entre l'actuel quartier de "Neustadt" et celui de "Waldau"; elle marquait la frontière entre les pays slaves et la région germanique de Saxe à l'ouest. Le toponyme de "Waldau" sur la rive ouest apparaît pour la première fois dans les sources en 782, pendant la guerre des Saxons sous le règne de Charlemagne; il est cité en 806 comme "Waladala" dans la Chronique de l’abbaye de Moissac (conservée à la Bibliothèque Nationale de France). Le 29 juillet 961 une donation du roi Othon mentionne une certaine "civitas Brandanburg". On s'est longtemps demandé s'il s'agissait bien de Bernbourg, et ce n'est qu'en 1960 que le folkloriste Franz Stieler découvrit une copie de la donation de 961 dans un registre du où, au lieu de "Brandanburg", le copiste a transcrit « Berneburg. » Depuis les années 1030, les domaines des deux côtés de la Saale se trouvaient entre les mains de la maison d'Ascanie. L'autre mention attestée d'un château fort à Bernbourg est datée de 1138: deux chroniques – celle de Saxon l'Annaliste et les "Annales de Magdebourg" – affirment que les adversaires du margrave ascanien Albert l'Ours ont attaqué "Berneburch" où résidait sa mère Eilika de Saxe. Son fils cadet Bernard, puis duc de Saxe, y résidait comme un « seigneur de Bernbourg ». À partir de 1212, Bernbourg partagea l'histoire de la principauté d'Anhalt sous le règne du prince Henri, fils aîné de Bernard, et ses descendants de la maison d'Anhalt. Après son décès en 1252, le territoire est réparti entre ses trois fils et Bernard reçut la principauté d'Anhalt-Bernbourg. En 1278, il concéda à sa résidence les privilèges urbains. Ses descendants règnent au château de Bernbourg jusqu'à l'extinction de la lignée mâle en 1468. Selon la légende, Till l'Espiègle était un gardien posté au haut de la tour au service des princes d'Anhalt pendant un certain temps au . Époque moderne. En 1526 la principauté d'Anhalt-Bernbourg devint protestante, le troisième État du Saint-Empire romain après l'Électorat de Saxe et la principauté d'Anhalt-Köthen. Sous le règne du prince Joachim-Ernest et son fils Christian Ier d'Anhalt-Bernbourg, un grand nombre de chasse aux sorcières eurent lieu de 1555 à 1664, avec un minimum de 46 accusées, notamment Barbara Meyhe, l'épouse du maire de la cité. Bernbourg redevint ville de résidence en 1603; pendant la guerre de Trente Ans, en 1630, elle a été conquise par les troupes impériales et pillée. À partir de 1841, la ville bénéficie d'une liaison avec l'artère ferroviaire majeure de la ligne d'Anhalt à Berlin. Le régime nazi y installa un établissement d'euthanasie. |
Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin, né aux États-Unis à Norfolk (Virginie) le et mort le à Bergerac (Dordogne), est un poète symboliste français. Biographie. Fils du général , il conserve sa nationalité américaine. Installé en Touraine, il termine sa vie dans le Périgord où ses filles se sont mariées (familles Lavaud, de Laubarède, et les deux frères du Mas de Paysac). Avec Gustave Kahn, il est l'un des théoriciens du vers libre, dont il est lui-même un fervent pratiquant. Il est intime de Mallarmé, avec lequel il entretient des relations quasi filiales, ami et condisciple de Henri de Régnier au collège Stanislas de Paris, ami d’Émile Verhaeren, d’André Gide, de Paul Valéry, de Francis Jammes et du peintre Théo van Rysselberghe qui font, comme Albert Mockel et d'autres, de nombreux séjours dans ses propriétés. Francis Vielé-Griffin est directeur de la revue "Les Entretiens politiques et littéraires", proche collaborateur de "L'Ermitage", président de l’Académie Mallarmé, membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et commandeur de la Légion d'honneur. Il fait partie des auteurs d’élection d’Apollinaire durant les jeunes années de celui-ci. |
Incendie criminel |
Émeutier |
Magnitudes Magnitudes (nommé Octob'Rock jusqu'en 2003) est un festival de musique rock qui se déroule à Reims (France) tous les mois d'octobre. |
Colline Une colline est un relief généralement modéré et relativement peu étendu qui s'élève au-dessus d'une plaine ou d'un plateau et se distingue dans le paysage. Les collines peuvent être isolées ou se regrouper en champs de collines. Étymologie. Le mot "colline" est mentionné pour la première fois en 1555 . Il s’agit d’un emprunt probable à l'italien "collina", lui-même issu de la locution bas latin" loca collina", le terme "collinus" étant dérivé du latin "collis" « colline ». La nature récente de l’emprunt explique l'absence du mot "colline" dans la toponymie française traditionnelle (hormis dans de rares créations très récentes). C'est pourquoi il est généralement rendu par l’appellatif toponymique "mont", sous forme préfixée "Mont-" (exemple : Montgommery, Montmartre) ou suffixée "-mont" (, , Bracquemont, etc.). On trouve aussi le terme plus récent de butte pour désigner une colline de faible altitude, souvent à sommet aplati. On le reconnaît dans la butte Montmartre, les buttes Chaumont à Paris ou encore la butte Chaumont, une des collines les plus élevées de Normandie. Il s’agit dans ce cas de trois toponymes pléonastiques. Cependant, il existe une grande variété de termes dialectaux dont la plupart ont aujourd’hui disparu. Ainsi, en Normandie, on dénombre de nombreuses appellations médiévales pour désigner une colline ou une hauteur, dont certains ont pu subsister jusqu’à nos jours. Ainsi, un "petit mont" se dit-il dialectalement "mouchel", d’où les nombreux le Mouchel. Ailleurs, on peut trouver le Moussel, tandis qu'à l'est la forme commune est plutôt . Ces mots sont des versions dialectales ou anciennes équivalentes au mot "monceau" du français standard, ce dernier ayant le sens plus restreint de « tas, amas ». Tous sont issus ultimement du bas latin "monticellus" qui signifie précisément « colline ». On trouve aussi en Normandie l'ancien terme de "Hogue" ou "Hougue" (Nord Cotentin), le premier se référant plutôt à une colline boisée, le second ayant simplement le sens de colline ou de hauteur, voire de tas dans les marais de la Dives. Ainsi trouve-t-on par exemple un village Les Hogues dans l'Eure ou Saint-Vaast-la-Hougue dans la Manche. Ils procèdent tous deux de l'ancien scandinave "haugr" « tumulus, tas, colline » (accusatif pluriel "hauga") cf. islandais "haugur"; norvégien "haug" « colline ». Définition. Contrairement aux pays anglophones qui distinguent les collines ("hills") des montagnes ("mountains") en fonction de leur dénivelé (la limite est à environ), il n'existe pas dans les pays francophones de limite officielle (une particularité dont l'auteur joue dans le titre du film "L'Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne"). En particulier, de modestes collines (de 100 à ) sont parfois qualifiées de "montagne" lorsque leur forme est abrupte, lorsque leur présence contraste beaucoup dans un paysage très plat ou lorsqu'elles constituent une barrière assez étendue à l'horizon. En outre, ces collines ont souvent conservé leur dénomination toponymique ancienne de "mont". En français, la dénomination "colline" est donc très subjective, tout comme celle de "mont" par le passé. L'emprunt à l'italien a sans doute représenté une tentative imparfaite pour échapper à la polysémie et au champ sémantique très large du terme "mont". |
Polonia Bytom Le Polonia Bytom "(Klub Sportowy Polonia Bytom)" est un club polonais de football situé en Haute Silésie dans la ville de Bytom. Le club a été créé officiellement le . Historique. L'historique. Le premier président du club fut Edmund Grabianowski. Le premier match du Polonia Bytom eut lieu peu de temps après, en contre le Pogon Katowice. Les matchs qui suivirent furent contre le TS Poniatowski (défaite 1 but à 4) ainsi que contre le Naprzod Lipiny. Le premier succès du Polonia Bytom fut le match nul contre l’équipe du « Royal Oxford », dans laquelle jouaient alors les soldats anglais stationnant en Silésie du temps encore du plébiscite qui fut à cette époque là le nom de l’organe d’administration local de Haute-Silésie juste après la Première Guerre mondiale. Ce n’est qu’après un an d’existence, en que le Polonia Bytom enregistra sa première victoire en battant 5 buts à 3 le « 13 » Sosnowiec. Le Polonia Bytom fut supprimé en . La liquidation du club résultait de raisons politiques liées à la insurrection Silésienne qui eut pour conséquence la division de la Silésie entre l’Allemagne et la Pologne. Les dirigeants et les joueurs pour la plupart ont rejoint en 1926 le club nouvellement constitué appelé Klub Sportowy Miechowice. Le club ressuscita après la Seconde Guerre mondiale sous le même nom de « Polonia Bytom » en avec l’aide de Polonais qui s’installèrent à Bytom après avoir été chassés de Lwow.Le premier président d'après guerre fut Jan Wilga. Le le Polonia Bytom disputa son premier match d’après guerre à Poznań contre le Warta local qu’elle battit 3 buts à 2. Les plus grands succès du club furent les titres de champion de Pologne remportés 2 fois (1954, 1962), ainsi que l'International football cup lors de la saison 1964/65 (l’équivalent de la coupe Intertoto). Un an avant cette victoire, le Polonia Bytom fut déjà finaliste malheureux de cette même coupe. Le Polonia Bytom gagna également la coupe d’Amérique et fut 3 fois finaliste de la coupe de Pologne, coupe qu’elle n’a jamais réussi à remporter. Le Polonia Bytom fut le premier club Polonais de l'histoire à se qualifier pour le (À cette époque le 1/8 de finale) de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe lors de la saison 1962/63. Le , avec l’initiative des autorités de la ville de Bytom et les chefs de la Compagnie du Charbon de Bytom (Bytomska Spolka Weglowa) le Polonia Bytom fusionna avec son rival local, le Szombierki Bytom. C’est sur les bases de ces deux clubs titrés que devait naître un seul club plus puissant. Malheureusement, pour cause de conflits internes, la fusion prit fin rapidement, ainsi, le la fusion s’est achevée. Le le club fut promu en après sa victoire en barrage contre le Szczakowianka Jaworzno. Lors de la saison 2004/2005 le Polonia Bytom s’est maintenu en grâce à sa victoire en barrage contre l’équipe du Unia Janikowo qui espérait, comme le Polonia un an auparavant, accéder à l’échelon supérieur. Au match aller à l’extérieur, le Polonia avait fait match nul 0-0 pour ensuite s’imposer dans son fief de Bytom 1-0 grâce au but salvateur de Andrzej Rybski. Il est intéressant de souligner que malgré sa défaite contre le Polonia Bytom, Unia Janikowo accéda à la après que le Kania Gostyn pour cause de problèmes financiers se retira de la . Juste avant la saison 2006-2007, Dariusz Fornalak fut nommé entraîneur du Polonia. L’objectif du modeste Polonia Bytom était de se maintenir en sans se retrouver dans la zone rouge synonyme de barrage pour le maintien. Le début de saison n’annonçait rien de particulier, c’est seulement après la victoire 5-0 du Polonia Bytom à l’extérieur contre le Stal Stalowa Wola que quelque chose au sein du groupe se déclencha. L’équipe du Polonia Bytom jouait de mieux en mieux et commença à obtenir régulièrement de bons résultats. Lorsque après la trêve hivernale quelques joueurs clefs quittèrent le club (entre autres Jacek Broniewicz vers le Polonia Varsovie et Adrian Pajączkowski vers le Śląsk Wrocław) beaucoup jugeaient qu’il était impossible, que le club gangrené par les problèmes financiers et d’organisation puisse continuer à lutter en vue de la montée dans la Orange Ekstraklasa ( Polonaise) bien que le club soit à la au classement à la mi-saison. Cependant le Polonia Bytom créa la surprise et le après sa victoire 3 buts à 2 contre le Piast Gliwice, le Polonia Bytom gagna, après 20 ans d’absence, son billet de retour en à une journée de la fin ! Le Polonia Bytom gagna son dernier match de la saison 4 à 0 contre le Miedź Legnica confirmant ainsi sa performance sur l’ensemble de la saison et sa place de au classement. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Internationaux polonais. Vingt-trois joueurs du Polonia Bytom ont évolué sous le maillot de l'équipe nationale polonaise : Les Jeux olympiques. Quatre joueurs du Polonia Bytom ont participé aux Jeux olympiques avec la sélection nationale polonaise : |
Kimera Kimera, de son vrai nom Kim Hong Hee (김홍히), née le à Daegu (Taegu), en Corée du Sud, est une artiste lyrique. Dès le début de sa carrière, elle s'est présentée comme princesse, descendante de la dynastie de Silla, qui régna près de ans. Jeunesse en Corée. À 12 ans, Kimera chante en soliste au National Metropolitan Choir et apparaît régulièrement dans les différents programmes de KBS (Korean Broadcasting System). Cependant, son père Daishik Kim, un industriel très conservateur se montre réfractaire à la carrière artistique de sa fille. À 20 ans, Kimera obtient une licence en littérature française à l'université "Sung Sin" de Séoul ; après avoir beaucoup hésité, son père accepte que sa fille parte achever ses études en France à la Sorbonne car il souhaite en faire un professeur de lettres. Arrivée en France. En France, Kimera poursuit ses études de littérature française à la Sorbonne (où elle obtient une maîtrise) et en cachette de son père, suit des cours d'art lyrique à l'École normale de musique de Paris. Elle a pour professeur Mady Mesplé. En juin 1984, elle obtient, par vote unanime du jury, le Diplôme Supérieur d'Art Lyrique à Paris. Mais si l'opéra la fascine, elle est aussi séduite par la musique moderne et les nouvelles technologies dans le domaine musical. À cette période, elle sait déjà qu'elle ne sera plus enseignante, mais chanteuse. Au cours d'un dîner d'affaires où elle sert d'interprète, elle rencontre Raymond Nakachian, un riche industriel libanais de 26 ans son aîné et frère de René Nakachian (ou Naccachian), inventeur de la Méthode Acmos (SBJ International - Paris). Cette union se fait contre l'avis de sa famille, traditionaliste. Kimera l'épouse et le couple s'installe quelque temps à Las Vegas puis se fixe à Estepona, un village à quelques kilomètres de Marbella, sur la Costa del Sol. Carrière. Kimera a voulu concilier l'opéra et la musique moderne, ses deux passions. En , avec l'aide de son mari et de John Fiddy, elle crée le groupe Kimera and the Operaiders et enregistre son premier album avec le London Symphony Orchestra. Son pseudonyme est la contraction de Kim, et Opéra. "Lost O?éra" est une compilation des plus grands airs d'opéra, accompagnés de batteries, synthétiseurs. Elle remplace le « P » de opéra par un « ? » afin de marquer sa distance vis-à-vis de l'opéra traditionnel. La chanteuse se fait aussi et surtout remarquer par des tenues (créées par sa sœur An Woo Kim, styliste) et un maquillage inspiré des maquillages traditionnels coréens et qui devient sa « carte de visite ». "Lost O?éra", , se vend à 3,5 millions d'exemplaires dans les cinq continents. Le second album, "O?éra Express", qui sort l'année suivante, repose sur le même principe de métissage musical et connaît un succès identique au premier. À chacune de ses apparitions, elle est accompagnée de danseurs et joue avec les chorégraphies, lumières et effets pyrotechniques. Kimera définit elle-même son style musical de "Rock-Opéra", ou encore de "Popera", contraction de "Pop" et "Opéra". C'est Guy Lux, le premier qui l'invitera dans ses émissions et la fera ainsi connaître en France. Enlèvement de Mélodie. De son mariage avec Raymond Nakachian, Kimera a deux enfants, Mélodie en 1982 et Amir en 1984. De nombreux « journaux people » consacrent des articles à cette famille milliardaire qui affiche un train de vie particulièrement luxueux. Nakachian a offert à sa femme une villa en marbre blanc surnommée "Villa Mélodie" ; construite sur 5 hectares de parc avec héliport, lac artificiel et piscines, elle compte une trentaine de pièces et devient le rendez-vous de la jet-set internationale. À quelques pas de la villa, le yacht de famille est amarré à Puerto Banus, le « port des milliardaires ». Cette publicité est peut-être une des raisons d'un fait divers qui frappe brutalement la famille. Le , deux hommes armés prennent en embuscade la voiture qui conduit Mélodie à l'école. La fillette est arrachée du véhicule et enlevée contre une demande de rançon de 13 millions de dollars. La fillette est libérée par la police espagnole et finalement retrouvée saine et sauve après 11 jours de détention. Plusieurs ravisseurs sont arrêtés à cette occasion. Cet événement fera la une des journaux en Europe pendant plusieurs semaines. La police française mettra finalement la main sur douze membres du grand banditisme français responsables du rapt, seuls Alain Coelier et Jean-Louis Camerini échapperont à l'arrestation. Le 5 août 1988 ils seront finalement interpellés à Barcelone, Alain Coelier sera condamné à 10 ans de prison. Les grandes années. En 1988, Kimera devient l'ambassadrice de la Corée du Sud dans le monde en donnant un concert lors de l'ouverture des JO d'été de Séoul. Elle est pendant plusieurs mois la marraine d'Intercontinent, une émission de Guy Lux, dont elle interprète le générique. En 1991, elle interprète le Boléro de Ravel en Russie avec les ballets du Bolchoï et aura un succès immédiat dans ce pays. Elle donne aussi un concert à l'Escurial en Espagne. Les recettes de ses récitals sont toujours destinées à des œuvres humanitaires Au cours de sa carrière, Kimera a eu pour dessein de faire connaître l'opéra à des personnes qui n'y seraient pas allées spontanément. Elle a beaucoup dérangé les puristes de la musique classique, opposés à la vulgarisation, qui la comparaient à Richard Clayderman, Thierry Mutin ou Rondo Veneziano, très en vogue à la même époque. Populaire dans les années 1980, Kimera s'est fait connaître dans le monde entier, mais c'est surtout en Espagne, son pays d'accueil, que son succès s'est établi. Mais après l'enlèvement de sa fille, elle a peu à peu raréfié ses apparitions et a finalement interrompu sa carrière internationale, se consacrant seulement à des galas de charité. Une chanteuse mystique et multiculturelle. Kimera parle le coréen, le japonais, l'anglais, le français et l'espagnol. Elle joue du piano et de la guitare et avoue être fascinée par les sciences occultes comme l'astrologie et radiesthésie ; elle a d'ailleurs fait appel a de nombreux occultistes lors de la séquestration de sa fille. Née dans une famille bouddhiste, elle est devenue catholique durant son enfance pour chanter dans les églises, puis a étudié l'Islam après avoir vécu quelque temps en Arabie saoudite ; de ces différentes analyses, elle se dit aujourd'hui très croyante, sans pour autant appartenir à une religion institutionnelle précise, même si le christianisme semble très présent dans son répertoire. Kimera est végétarienne et répugne à l'idée de tuer des animaux ; elle a déclaré à des journalistes qu'elle ne pouvait se résoudre à tuer les fourmis qui envahissaient sa salle de bain. Elle est aussi adepte de la médecine douce. Après l'enlèvement de Mélodie, elle a fondé la "Fondation Mélodie" qui a pour but de combattre les violences commises envers les enfants du monde entier. Actualités. En 2007, à la demande de ses anciens fans, elle crée un site internet où on peut redécouvrir ses chansons, et en écouter des inédites. En , elle sort son nouvel album, "Caruso". En , elle participe au défilé de mode du couturier Lee Sang-bong où elle chante Caruso. En , elle est nommée "Ambassadrice de bonne volonté" des Coréens d'outremer. À cette occasion, elle retourne en Corée après 20 ans d'absence et donne un concert pour présenter son nouvel album. Discographie. - Albums originaux - - Rééditions et compilations - |
Monde Diplomatique |
Léonore de Bourbon (2005) |
Santo Antonio |
Banc de sable Un banc de sable est une étendue de sable ou de vase, formée par le jeu de l'érosion et de la redéposition sur un haut-fond ou dans le lit d'un cours d'eau et située au-dessus de l'eau ou à faible profondeur sous la surface. Ils résultent aussi de l'action combinée du vent, du courant et des vagues ou de l'hétérogénéité des substrats du fond. Constitué de dépôts et d'amas, la position d'un banc de sable est variable dans le temps, sujette aux aléas météorologiques et aux courants. Ils contribuent à atténuer la force des vagues et à l'hétérogénéité des milieux, notamment par les turbulences et contre courants induits par le banc. Ce sont des habitats naturels particuliers utilisés en mer comme reposoirs par les phoques, morses, et partout par divers oiseaux qui peuvent aussi s'y nourrir. Bancs en drapeau. Les bancs en drapeau ("banner banks") sont des bancs de 5 à et de 1 à , qui, dans les environnements tidaux sableux, se forment près des caps et sous leur influence hydrosédimentaire. Ce sont des bancs uniques ou parfois doubles et plus ou moins symétriques. La houle joue un rôle important dans leur genèse et leur comportement, que des modèles numériques cherchent à approcher, via des modules hydrodynamiques de circulation tridimensionnelle de marée et de génération, propagation et dissipation de houle et des modules de transport sédimentaire ainsi que d'évolution morphologique. Barre. Une barre peut être provoquée par un banc de sable placé transversalement à l'embouchure d'un fleuve, créé par des accumulations d'alluvions et de sédiments. Par mauvais temps ou lors des fortes marées, ce banc de sable provoque de redoutables turbulences de l'eau qui peuvent interdire d'entrer ou de sortir du fleuve. |
Match point |
Djurgården Djurgården est une île et un parc de Stockholm en Suède, située à l'est de la ville. Elle compte environ 800 habitants et a une superficie de pour de rives. De nombreuses villas, ambassades ou institutions y ont pris leurs quartiers. C'est un endroit apprécié des touristes, qui, outre un grand parc, regroupe de nombreuses attractions touristiques telles que des musées, un zoo et un parc d'attractions. Il accueille chaque année plus de 10 millions de visiteurs. |
17e Régiment de Génie Parachutiste |
Historiographie des arts de l'Islam L'historiographie des arts de l'Islam est l'étude de l'histoire des arts de l'Islam dans le temps. L'histoire des arts de l'Islam est un domaine complexe de par l'étendue des domaines géographique, chronologique, culturel et linguistique qu'il recoupe. Il nécessite l'intervention de nombreuses disciplines, comme l'histoire de l'art, évidemment, mais aussi l'histoire de l'architecture, l'archéologie, la numismatique, l'épigraphie, la codicologie et l'histoire. C'est en partie pour ces raisons, mais aussi à cause du contexte historique que cette matière est née assez récemment, en comparaison de l'histoire de l'art antique ou européen. Avant le. Les premiers objets islamiques sont arrivés en Europe "via" les trésors d'église. Ainsi, ivoires, cristaux et tissus islamiques ont servi de reliquaires. L'Égypte fatimide, lieu où se trouvaient de nombreux chrétiens, a beaucoup fourni l'occident en objet de luxe, comme en témoigne l'aiguière aux oiseaux en cristal du , actuellement au musée du Louvre mais qui appartenait au trésor de l'abbaye de Saint-Denis. À partir du , avec le développement du collectionnisme, des objets de pierre dure fabriqués dans la civilisation islamique se retrouve chez des particuliers. Les collections royales françaises, notamment sous Louis XIV, contenaient ainsi de nombreux objets en pierre ottomans, actuellement aussi conservés au Louvre. La « chasse aux manuscrits » que mène Colbert permet également d'introduire en France des manuscrits arabes, persans et turcs. C'est au qu'a lieu la première traduction en français du Coran, grâce à André du Ryers (1647). D'autres s'intéressent également aux poètes, comme Hafez et Saadi, et en 1704 parfait la première édition des mille et unes nuits en français, dans une version d'Antoine Galland. L'intérêt pour l'art islamique se trouve donc, jusqu'au , en particulier chez les bibliophiles, les paléographes et les médiévistes. Le. C'est avec la formation des collections que se développe l'intérêt pour les arts de l'Islam. Dans un contexte, orientaliste, ce sont les historiens qui donnent l'impulsion, et les études de langues orientales se développent, permettant un meilleur accès aux différentes cultures de l'Islam. Dès 1795 est créée à Paris l'école des langues orientales. Il faut resituer ce développement dans son contexte, avec les premiers pas de l'archéologie et la colonisation. Depuis 1798, l'Égypte est dirigée par des puissances occidentales, qui créent en particulier l'institut français du Caire. Les théories raciales fleurissent. Dans son "essai sur l'inégalité des races humaines", Gobineau estime que les Persans ont des capacités, mais que les arabes, comme peuple sémitique, ne peuvent plus se développer, tandis que les turcs sont incapables de créer un art propre. Les collections prennent de l'ampleur à partir des années 1850, et restent très éclectiques, comme celle de Charles Sauvageot, dont les documents montrent qu'il s'agissait en quelque sorte d'un « bric-à-brac luxueux ». La collection d'Albert Goupil, vendue en 1888, constitua le fonds d'art islamique des arts décoratifs, tandis que la baronne Delort de Gléon léguait la collection de son mari au musée du Louvre en 1912. Peu à peu, les collections spécialisées prennent leur essor, et permettent l'expansion du marché de l'art parisien à ce domaine. La naissance de la discipline. On considère généralement Gaston Migeon, conservateur au Louvre jusqu'en 1923, comme le père de l'histoire des arts de l'Islam. À la frontière entre XIX et , ce qui était jusqu'alors considéré comme un artisanat s'arroge peu à peu le statut d'art, tandis que les scientifiques prennent la relève des amateurs. Dès 1828 a lieu la première publication plus ou moins scientifique d'une collection d'art islamique, celle du duc de Blacas (diplomate mort en 1839), par Joseph Reinaud, un grand arabisant. L'ouvrage parle alors de . La présence de nombreux architectes au Caire sous le règne de Méhémet Ali (1805-1848) entraîne aussi des publications, comme celle de Pascal Xavier Coste, "L'Architecture arabe ou les monuments du Caire" (1837). Plus tard, Prisse d'Avennes fera éditer un "L'art arabe", d'après les monuments du Caire (1877). À partir de 1882, l'Égypte est occupée par les britanniques, qui reprennent le flambeau. D'autres pays intéressent les amateurs, comme l'Espagne : Giraud de Prangey s'intéresse ainsi aux "Monuments de Cordoue", puis à ceux de Séville, grenade, avant lui aussi de se tourner vers l'Égypte. L'évolution des expositions universelles montre bien à quel point l'intérêt pour les arts de l'Islam se développe au cours du . Ainsi, en 1851, à Londres, il n'existe aucun pays oriental représenté, bien qu'à la même période soient publiés des recueils de « motifs arabisants » pour les artistes des arts décoratifs. En 1855, à Paris, on remarque l'apparition d'un « quartier oriental », à la présentation « exotique », présentant des « denrées, des étoffes et des objets de l'artisanat » provenant de Turquie, mais aussi d'Égypte et de Tunisie, officiellement sous domination ottomane. L'exposition universelle de 1867 présente l'Égypte sous son aspect pharaonique, mais est également présent un artisanat contemporain égyptien. C'est en 1869 qu'a lieu la première exposition (pas universelle) consacrée à l'Orient, qui exhibe des objets persans et indiens de grandes collections (Davilliers, Schaeffer...). On y trouve ainsi céramiques, peintures, métaux et tapis. Mais il faut attendre encore presque dix ans pour qu'apparaisse dans une exposition universelle la première galerie consacrée à l'Orient, présentant des objets anciens d'« art musulman. » À Paris en 1889, cette partie s'est considérablement développée, puisqu'une rue du Caire est reconstituée sur le champ de Mars, avec des parties de bâtiments comme des moucharabiehs. Les années 1870-1910 connaissent aussi le développement d'expositions spécifiques. Londres présente l'art persan, tandis qu'à Paris, Georges Marye expose d'« art musulman » en 1893. 1893 est d'ailleurs une date importante dans l'histoire de la discipline : en effet, c'est cette année qu'est créée au Louvre une section consacrée aux arts de l'Islam, incluse dans le nouveau département des objets d'art. Une exposition aura de nouveau lieu à Paris, aux arts décoratifs, en 1903, sous la direction de Gaston Migeon et de Koechlin. À la suite d'une exposition de Munich, le premier catalogue d'art islamique est publié en 1910 par Sarre et Martin. Deux ans plus tard, Marteau et Vever éditent "Les Miniatures persanes", à la suite d'une exposition des arts décoratifs. Au musée du Louvre, les premières salles d'art musulman ouvrent en 1905, auxquelles s'en ajoutent d'autres en 1922. À Berlin, c'est également dans l'année 1905 que le Kaiser Museum ouvre ses salles, confiées à Sarre. La transformation de l'étude de l'art d'Islam d'un passe temps pour amateurs à une discipline scientifique passe aussi par la formation des étudiants, et donc la rédaction de manuels. Albert Gayet publie les premiers en 1893 "(L'Art arabe)" et 1895 "(L'Art persan)", mais le premier qui fait réellement référence est celui de Migeon et Saladin, "Manuel d'art musulman", édité en 1907 et qui traite à la fois d'architecture et d'art plastique et industriel La colonisation entraîne, en France, l'intensification des recherches sur l'art maghrébin, en Algérie, puis en Tunisie et au Maroc. La création des "archives berbères" indique l'intérêt que portent alors les européens à ces régions. Dès la seconde moitié du , les monuments algériens sont recensés pour Napoléon III. Toutefois, l'aspect estudiantin et conservatoire n'apparaît que dans les années 1900-1950. En 1897 est installé un musée national d'art musulman, en 1905, une exposition d'art musulman se tient à Alger. Dans l'Empire ottoman, la subdivision de la Bilad el-Cham entre la France (actuels Syrie et Liban) et l'Angleterre (actuels Israël et Palestine) en 1922 entraîne également une intensification des recherches pour l'art de cette région. Dès les années 1920, deux grandes revues archéologiques, "Syria" et les "Annales archéologiques de Syrie" avaient été créées, ainsi que l'Institut français d’études arabes de Damas avant, pour ce dernier, d'être, en 2003, fusionné dans une nouvelle structure et devenir l'Institut français du Proche-Orient - section Études arabes, médiévales et modernes. Les britanniques bénéficièrent aussi de conditions favorables dans leurs colonies d'Irak, d'Inde et du Sind, déployant leurs activités dans les études de l'Asie centrale par des prospections et des fouilles. Dès 1860, avait été créé l'organisation "Archeological Survey of India", qui permit l'étude de sites indiens. À partir de 1950, l'Asie centrale fut principalement étudiée par des archéologues d'URSS, créant un grand vide pour les chercheurs occidentaux. Heureusement, avec la chute du régime en 1991, leurs publications sont traduites, et ouvrent un nouveau champ d'études. |
Pola X Pola X est un film dramatique français réalisé par Leos Carax et sorti en 1999. Le film est l'adaptation actualisée du roman "Pierre ou les Ambiguïtés" écrit par Herman Melville et initialement publié en 1852. Le titre du film en est l'acronyme du titre du roman, suivi du chiffre romain X signifiant la dixième version du scénario. Synopsis. Pierre (Guillaume Depardieu), jeune écrivain à succès, vit avec sa mère Marie (Catherine Deneuve) dans un château en Normandie à proximité des bords de la Seine. Ils sont beaux, riches et insouciants. Chaque matin, Pierre part avec la moto héritée de son père rendre visite à Lucie (Delphine Chuillot), sa fiancée. Une nuit, Marie annonce à Pierre qu'elle a fixé la date de son mariage avec Lucie. Pierre part annoncer la bonne nouvelle à sa fiancée. En chemin, au bord de la forêt, il rencontre Isabelle (Katerina Golubeva), une femme à la beauté inquiétante, qui parle avec un fort accent des pays de l'Est. Isabelle se révèle être la demi-sœur de Pierre, née d'une liaison que son père a eue à l'étranger. Très perturbé par cette révélation, Pierre devient l'amant d'Isabelle. Invité à la télévision pour faire la promotion de son roman, il sa propre prestation et rompt avec tout son entourage, pour vivre avec Isabelle une vie clandestine et marginale. |
Sicules (Sicile) Les Sicules (en latin "Siculi") ou Sikèles (en grec ancien / ) sont un ancien peuple de la Sicile auquel l'île doit notamment son nom. Probablement d'origine indo-européenne, les Sicules vivaient sur l'île conjointement aux Sicanes et aux Élymes, bien qu'ils s'y soient installés après eux. Sources anciennes sur les Sicules. La mention la plus ancienne des Sikèles remonte à l'Odyssée : à Ithaque, une vieille Sicule s'occupe du père d'Ulysse. Les Sicules entrent réellement dans l'histoire au avant notre ère avec Hérodote, qui mentionne qu'au moment de la défaite grecque contre les Mèdes Des habitants de Samos se rendent à cette invitation. À la même époque, Denys le Phocéen rejoint la Sicile où il vit de piratage. L'historien Thucydide relate ainsi leur origine : Des Sicules, primitivement installés en Italie, passèrent en Sicile pour fuir les Opiques. On dit, non sans vraisemblance, qu’ils franchirent le détroit sur des radeaux, en profitant d'un vent favorable. Peut-être employèrent-ils un autre moyen. Aujourd'hui encore, il se trouve en Italie des Sicules. Ce pays a pris son nom d'un roi Sicule, nommé Italos. Arrivés en Sicile avec des forces considérables, ils bataillèrent contre les Sicanes, les défirent et les repoussèrent vers le sud et l'ouest de l'île. Celle-ci changeant de nom cessa de s'appeler Sikanie et devint la Sicile. Ils en occupèrent les parties les plus fertiles ; leur arrivée eut lieu environ 300 ans avant la venue des Grecs. Actuellement encore, ils habitent le centre et le nord de l'île. Des Phéniciens avaient également créé des établissements sur tout le pourtour de la Sicile ; ils s'étaient emparés des hauteurs dominant la mer et des îles voisines de la côte, pour faciliter leur commerce avec les Sicules. Mais après l'arrivée en nombre des Grecs en Sicile, ils évacuèrent la plupart de ces établissements et se concentrèrent à Motyè, à Soloïs et à Panormos, au voisinage des Elymes. Ainsi ils pouvaient s'appuyer sur l'alliance des Elymes et ils se trouvaient au point de la Sicile le plus rapproché de Carthage. Thucydide date donc l'arrivée des Sicules en Sicile au début du XIe siècle, alors que pour d'autres, comme Hellanicos et Philistos de Syracuse, cette migration remonte à près de deux siècles plus tôt. Par ailleurs, Thucydide attribue une origine ibérique aux Sicanes, et troyenne aux Élymes. Lors de l'expédition de Sicile menée par Athènes en -415, les Sicules se rangent aux côtés d'Athènes. Les Sicules sont mentionnés par Théophraste sur le continent, à Thourioï, en pays sybarite, dans l'actuelle Basilicate, dans l'aire de développement de la culture de Villanova : ils étaient donc culturellement proches des peuples falisque et latin et parlaient probablement une langue italique. À ce titre, Thucydide mentionne que Pline l'Ancien le mentionne comme peuple ayant occupé le Latium : les habitants [du Latium] ont souvent changé : il a été occupé, à des époques successives, par les Aborigènes, par les Pélasges, par les Arcadiens, par les Sicules, par les Aurunques, les Rutules, et au-delà de Circei par les Volsques, les Osques, les Ausones, ce qui a fait étendre le nom de Latium jusqu'au fleuve du Liris. Selon le même auteur, ils ont également été présent dans le sud de l'Italie : Au Silare commence la troisième région, Lucanie et Brutium ; là aussi les changements de population n'ont pas été rares. Ces contrées ont été occupées par les Pélasges, les Œnotriens, les Italiens, les Morgètes, les Sicules, les Grecs surtout, et en dernier lieu par les Lucaniens, issus des Samnites et conduits par Lucius. Il leur attribue la fondation de Numana et d'Ancône et explique leur migration vers le sud : À Ancône commence la côte dite côte de la Gallia Togata. Les Sicules et les Libumes ont habité une grande partie de cette contrée, particulièrement les districts de Palma, de Praetutia et d'Adria. Ils furent chassés par les Ombriens, ceux-ci par les Étrusques, les Étrusques par les Gaulois. Dans la moitié orientale de l'île, les Sicules se mêlent aux peuples autochtones. Au nord et au centre de cette zone (comme sur l'emplacement de la future colonie grecque de Léontinoi, assimilé par Pierre Lévêque à la cité de Xouthia, fondée par Xouthos, descendant de Liparos), la civilisation est proche de celle des Apennins, alors que la civilisation sicule du sud-est, dite de Pantalica, est plus marquée par les populations locales plus anciennes et les influences de la Méditerranée orientale (d'abord mycéniennes, entre 1250 et 1000, puis phéniciennes de 1000 à 850, et grecques entre 850 et 730). Le féminin de "Siculus" est, en latin, "Sicelis, -idis", se déclinant comme en grec alors qu'on s'attendrait à un classique "Sicula, -ae". Au on a aussi rattaché leur langue aux langues paléo-balkaniques. Hypothèse d'une origine sicule de l'un des « Peuples de la Mer ». Un rapprochement entre les Shekelesh et les Sicules a été fait par l'égyptologue et philologue français Emmanuel de Rougé en 1867, dans un "Mémoire sur les attaques dirigées contre l'Égypte par les Peuples de la Méditerranée, vers le avant notre ère" dont des extraits furent publiés dans la revue archéologique de 1867. Selon lui, il faudrait rattacher ce peuple de la mer aux Sicules de Sicile. Il cite à l'appui de sa thèse l'érudit allemand Karl Otfried Müller qui avait discuté de passages de l'Odyssée caractérisant les Sicules comme se livrant au commerce d'esclaves. Cette hypothèse n'a pas recueilli de consensus et est rejetée par Alan Gardiner. Par ailleurs, une autre tribu des Balkans (Monténégro) portait le nom de Siculotes (Siculotae). |
Alberto Breccia Alberto Breccia (Montevideo, - Buenos Aires ) est un auteur de bande dessinée argentin. Biographie. D'abord influencé par la bande dessinée d'aventures nord-américaine (Milton Caniff), . Il commence sa carrière professionnelle en 1939, en rejoignant la maison d'édition Manuel Láinez. Il participe à des magazines tels que "Tit-Bits", "Rataplán" ou "El Gorrión" où il crée des comic strips comme "Mariquita Terremoto", "Kid Río Grande" ou "El Vengador" (d'après un roman à succès). Pendant les années 1950, il devient membre honoraire du groupe de Venise, composé d'artistes italiens expatriés comme Hugo Pratt, Ido Pavone, Horacio Lalia, Faustinelli ou Ongaro. Avec Hugo Pratt, il ouvre l'école panaméricaine d'art à Buenos Aires. En 1957, il rejoint Frontiera Editorial, alors dirigé par Héctor Germán Oesterheld, qui scénarisait "Ernie Pike". En 1958, Breccia lance la série "" sur un scénario de Héctor Oesterheld dans "Hora Cero Extra". En 1960, il commence à travailler pour des éditeurs européens via une agence artistique basée à Buenos Aires : il dessine quelques westerns et histoires de guerres pour la maison d'édition anglaise Fleetway. Cette période ne dure pas longtemps. Son fils Enrique dessine également quelques histoires de guerres pour Fleetway à la fin des années 1960 : "Spy 13". En 1962, il produit avec Héctor Oesterheld ("desaparecido" de la dictature argentine) peut-être "sa" plus importante bande dessinée : "Mort Cinder". Il donne à l'antiquaire Ezra Winston son propre visage vieilli, et à son compagnon Mort Cinder celui de son ami Horacio Lalia. "Mort Cinder" paraît entre le (714 du magazine "Misterix") et 1964. En 1968, il dessine avec son fils Enrique sur un scénario de Héctor Germán Oesterheld une biographie en bande dessinée de Che Guevara : "Che". Pour échapper à la répression du régime, . Cette légende est démentie par Enrique Breccia dans une interview donnée au magazine Casemate 18 () à l'occasion de la réédition de l'album aux éditions Delcourt. Au cours de la décennie suivante, Breccia innove tant au niveau du noir et blanc que de la couleur en réalisant, sur des scénarios de Carlos Trillo, deux séries majeures : "Un tal Daneri" ("Un certain Daneri") et "Chi ha Paura delle Fiabe ?" ("Qui a peur des fables ?"). Dans cette dernière, une satire sociale appuyée sur un détournement des contes des frères Grimm, il multiplie les collages et les mélanges de texture dans un style qui a une profonde influence sur des anglo-saxons comme Bill Sienkiewicz et Dave McKean. Dans les années 1980, Breccia et Juan Sasturain travaillent à la série "Perramus", satire féroce des régimes totalitaires sud-américains, tout en rendant hommage aux cultures populaires du sous-continent et qui marque l'apogée du style noir et blanc de Breccia. Dans ses dernières œuvres, Breccia diversifie avec beaucoup de réussite sa production en couleur, notamment dans ses adaptations des nouvelles d'Edgar Allan Poe. Ses liens avec l'Italie lui permirent de publier en 1985 le luxueux "Quattro incubi" ("Quatre incubes") aux éditions Editiemme de Milan, avec lithographie (reprenant "L'Ultime Visite du gentilhomme Malato", "La Nuit de Camberwell" (Jean Ray), "La Marche de la mort rousse" (Edgar Allan Poe), et "Le Chat noir" (Edgar Allan Poe). |
Merzig Merzig, en français Mercy, est une ville du Land de Sarre, en Allemagne, et le chef-lieu du district de Merzig-Wadern. Géographie. Annexes. Les anciennes communes suivantes ont été rattachées en 1974 à Merzig et font aujourd'hui partie intégrante de la commune de Merzig : Toponymie. "Martiaticum" (369); "Martia" (870); "Mertzige" (1338); "Mertzych" (1478); "Mertzig" (1497); "Mertzigh", "Mertzych" (1499); "Mertzick", "Merzick" (XVIII siècle). En sarrois : "Meerzisch" et "Miërzësch". En luxembourgeois : "Mäerzeg". En français : "Mercy". Histoire. Ancien chef-lieu du bailliage de Merzig et Saargau, Merzig fut cédé à l'électorat de Trèves par la convention du premier juillet 1778. : Combat de Merzig pendant les guerres de la première coalition. Combat de Merzig. Ses renseignements recueillis, Beurnonville adressa le nouveau rapport ci-après: Jumelages. La ville de est Merzig jumelée avec : |
Manifeste pour un Québec lucide |
Jérémie Janot Jérémie Janot, né le à Valenciennes, est un footballeur français qui évoluait au poste de gardien de but. Il se reconvertit ensuite comme entraîneur. Il est l'actuel entraîneur des gardiens du Valenciennes FC. Il joue une très grande partie de sa carrière à l'AS Saint-Etienne puisqu'il y passe 14 saisons et joue 386 matchs sous le maillot vert. Biographie. Le portier emblématique des Verts. Formé à l'US Valenciennes-Anzin, il passe par toutes les équipes de jeunes avant d'être évincé en raison de son petit gabarit. Malgré sa taille jugée parfois insuffisante (officiellement listé à 1,76m durant sa carrière, il mesure en réalité 1,73 m), il intègre le centre de formation de l'ASSE. Lors de la saison 1996-1997, âgé de 18 ans il est du club en D2. À la suite du transfert tumultueux de Grégory Coupet à l'OL il est numéro deux derrière Gilbert Ceccarelli. Mais à la suite d'un mauvais début du nouveau gardien (un nul et deux défaites), Pierre Mankowski l'aligne le à Toulon où il joue et perd son premier match pro avec les verts (0-1, but à la dernière minute). Il s'impose finalement au plus haut niveau à l'AS Saint-Étienne. En 1999, il est champion de division 2 et accède pour à la D1. Il joue son premier match en Ligue 1 lors de la réception du Montpellier HSC et d'une victoire cinq buts à quatre. Il est connu pour ses excentricités (il tape notamment son poteau les deux pieds décollés après avoir pris un but de Juninho lors du Derby contre l'OL) et notamment pour ses tenues portées lors de la saison 2004-2005 (il se vêtit en Spider-Man contre Istres). Son sens du spectacle ressort dans son jeu avec des parades spectaculaires. Jérémie Janot est l'un des joueurs préférés des supporters stéphanois. Il détient le record d'invincibilité à domicile en Ligue 1 avec minutes. Sa série commence le et s'achève le . Lors de la saison 2006-2007, alors que les Verts sont menés 2 à 1 face au FC Nantes, Janot déserte son but à la sur un corner stéphanois et réalise une talonnade pour Vincent Hognon qui marque. Durant la saison 2007-2008, il se blesse à la , laissant Jody Viviani titulaire. Dès lors, il ne retrouve plus sa place. Il commence la saison 2008-2009 en tant que remplaçant. Le , en Coupe de la Ligue, il est titularisé face à Guingamp et encaisse quatre buts au cours du match. À la suite des mauvais résultats de son équipe, il retrouve finalement sa place de titulaire en championnat lors de la de Ligue 1 face à l'Olympique de Marseille. Il conserve sa place de titulaire à la suite du limogeage de Laurent Roussey et la nomination au poste d'entraîneur d'Alain Perrin. Le , il joue son sous les couleurs vertes, toutes compétitions confondues, lors de la défaite 3-0 à domicile face à l'Olympique de Marseille. Le , il joue son sous le maillot vert, et égale le record d'Ivan Curkovic en nombre officiel de matchs disputés avec l'AS Saint-Etienne. Il devient le gardien le plus capé de l'ASSE une semaine plus tard après le match contre Arles Avignon (384 matchs avec l'ASSE). Avec la signature du gardien Stéphane Ruffier le avec l'ASSE, Jérémie Janot amorce la saison 2011-2012 en tant que remplaçant. Malgré l'intérêt des médias vis-à-vis d'une éventuelle concurrence et « guerre » entre les deux gardiens, ces derniers assurent qu'ils n'y a aucune animosité entre eux et qu'ils s'entendent très bien. Prêt à Lorient puis transfert au Mans FC. Le , alors qu’il n'a connu jusque-là qu'un seul club depuis le début de sa carrière professionnelle seize ans plus tôt, Janot est prêté au FC Lorient jusqu'à la fin de la saison en tant que joker médical afin de pallier les blessures de Fabien Audard et Benjamin Lecomte. Il joue son premier match sous ses nouvelles couleurs trois jours plus tard contre le Dijon FCO (0-0). Il prend part aux trois dernières journées de Ligue 1 avant de réintégrer l'effectif des "Verts". Barré par Stéphane Ruffier, Janot signe un contrat de trois ans en faveur du Mans FC le . Il indique également, sur Twitter, qu'il reviendra à Saint-Étienne à l'issue de ce contrat pour intégrer le staff des "Verts". Il dispute son premier match sous ses nouvelles couleurs le contre La Berrichonne de Châteauroux (défaite 0-1) mais est remplacé en seconde mi-temps à la suite d'une blessure. Il se retrouve sans club après la faillite du Mans FC. Reconversion en tant qu'entraîneur. Il devient entraîneur des moins de 19 ans de l'US Villars en 2014-2015. La saison suivante, il devient entraîneur du FC Firminy, tout juste relégué en PHR, équivalent à la régionale, soit la 8ème division française. En , il s'engage avec l'AS Saint-Étienne et prend en charge les gardiens du centre de formation. Le , il intègre le staff de Francis Gillot et s'engage pour 3 ans à l'AJ Auxerre en tant qu'entraîneur des gardiens. Le , il revient dans sa ville natale pour occuper le poste d'entraîneur des gardiens du Valenciennes FC. Cette même année, il sort son autobiographie. Le , Janot prolonge son contrat avec Valenciennes jusqu'en 2023. En juin 2021, il est diplômé du certificat d'entraîneur gardien de but pro (CEGB Pro), délivré par la FFF. Records. Il détient le record d'invincibilité à domicile en Ligue 1 avec 1 534 minutes entre le (ASSE-Nice, but de Agali , victoire 2-1) et le (ASSE-Nancy, but de Lécluse , défaite 0-2). Soit 17 matchs pleins et plus de 24 heures de jeu sans encaisser le moindre but. |
Incident de Marshall County L'incident controversé de Marshall County, qui se déroula le dans la région de Red River Valley (Minnesota, États-Unis), est le seul cas connu de collision présumée entre un ovni et un véhicule de police. Chronologie des événements. L'accident survenu le au shérif-adjoint Val Johnson du poste de police de Marshall County, a fait l'objet d'un rapport rédigé par son collègue Everett Doolittle. Johnson effectue une patrouille de routine sur la route nationale 5 à bord d'une Ford 1977 LTD de service. Vers du matin, alors qu'il arrive aux abords de l'intersection avec la route nationale 220, le shérif aperçoit une forte lumière sur sa gauche, derrière une ligne d'arbres. La lumière étant trop puissante pour être de simples phares de voiture, Val Johnson pense qu'il s'agit, peut-être, d'un avion canadien de contrebande de drogue posé dans un champ. Voulant s'assurer de ce qui se passe mais sans aviser ses supérieurs de son initiative, il décide d'aller voir de plus près et tourne à gauche pour emprunter la route nationale 220. Aussitôt, la lumière fonce sur sa voiture et l'atteint en moins d'une seconde (alors que la ligne d'arbres était située à presque deux kilomètres de l'intersection des deux routes). Le témoin et son véhicule se retrouvent complètement englobés dans cette lumière puissante, Val Johnson entend son pare-brise craquer et sombre dans l'inconscience. A , il reprend conscience et ressent une douleur terrible aux yeux. Il arrive péniblement à demander de l'aide par radio. Aussitôt, l'agent Everett Doolittle est dépêché sur place. Quand il arrive, il découvre la voiture du shérif à moitie basculée dans le fossé longeant la route. Un des phares de gauche est brisé, le pare-brise est fêlé de haut en bas et présente trois impacts, deux des trois antennes radio du véhicule sont tordues et le capot présente une bosse circulaire. Le shérif se plaint d'une forte douleur aux yeux et semble complètement désorienté et choqué. Val Johnson sera évacué en ambulance vers l'hôpital Warren peu après. Un ophtalmologue de Grand Forks qui examina le témoin le lendemain diagnostiqua une brûlure interne de l'œil due à une exposition à une très forte source de lumière. La montre-bracelet du témoin, ainsi que l'horloge du véhicule présentèrent toutes les deux un retard de quatorze minutes (alors que le shérif déclare les avoir réglées sur l'heure du poste de police vers du matin). Enfin, la batterie du véhicule s'avéra être complètement vidée et ne put jamais être rechargée après cet incident. Thèse officielle. L'enquête officielle conclut que la voiture du policier avait été frappée par de la foudre en boule. Thèse renforcée par le fait qu'une ligne à haute tension se trouvait derrière la ligne d'arbres. Enquête du CUFOS. Venu examiner la voiture à la demande de l'association ovnilogique CUFOS (), Meridan French, un spécialiste en pare-brise de la société Ford conclut que les fêlures de la vitre résultent de forces mécaniques d'origine inconnue et non pas thermiques. Une fêlure semble avoir été faite à l'aide d'un marteau à tête en caoutchouc, une deuxième semble provenir de l'impact d'un objet très dur. De plus, des ingénieurs de la société Honeywell font remarquer que les antennes abîmées ne portent aucune trace d'impact physique ni d'exposition à une chaleur intense et s'étonnent qu'elle se soient pliées lors de la rencontre présumée avec un ovni. Hendry, un enquêteur du CUFOS exclut qu'un champ magnétique intense soit la cause des quatorze minutes de retard prises par l'horloge de la voiture et la montre de Johnson, car aucun champ magnétique notable n'a été décelé sur la voiture par un magnétomètre. Quant aux irritations oculaires de Johnson, elles sont d'autant plus surprenantes que les rayons ultraviolets sont entièrement filtrés par la couche de vinyle recouvrant le pare-brise et que les lunettes du policier le protègent intégralement des ultraviolets et que le reste de son visage n'a subi aucun coup de soleil. Explications sceptiques. L'ingénieur sceptique Philip J. Klass pense que cette histoire n'est qu'une mise en scène. |
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Manifeste pour un Québec solidaire Pour un Québec solidaire est un manifeste à tendance progressiste publié le au Québec en guise de réponse au Manifeste pour un Québec lucide. Il remet en cause les conclusions jugées alarmistes du manifeste dit "lucide" notamment en ce qui a trait au fardeau de la dette, de la faible natalité, de la concurrence économique asiatique et du vieillissement de la population. Sans pour autant réfuter l'existence de ces problèmes, les signataires proposent une vision plus sociale, écologiste et altermondialiste des enjeux. Ils jugent que le problème est la mauvaise répartition de la richesse plutôt que sa création. Les Québécois : lucides ou solidaires ? Au début de l'année 2007, un sondage portant sur les choix de société du Québec fut mené par CROP et le Cercle Canadien de Montréal ("Canadian Club"). Le titre de l'allocution était: « Les choix de société du Québec : Qu'en pense l'ensemble des Québécois? Qu'en pensent les générations X et Y? » Les principaux éléments ressortis sont : Les résultats de ce sondage ont visiblement déçu le président de la maison de sondage CROP, Alain Giguère, mais ont plutôt réjoui Françoise David, porte-parole d'Option citoyenne et cosignataire du "Manifeste pour un Québec solidaire". |
Alexis (dessinateur) |
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