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Rogers (entreprise) Rogers est un groupe diversifié mauricien créé en 1899. Le groupe a aujourd'hui des activités dans l'aérien, l'hôtellerie ou la logistique, entre autres. Le siège de Rogers est situé à Port-Louis. Mais le groupe est actif partout dans l'île, à Madagascar, dans l'union des Comores, au Mozambique, au Kenya, à La Réunion, à Mayotte et en France métropolitaine. Avec un chiffre d'affaires de 360,3 millions d'euros cette année-là, c'était en 2000-2001 la plus grosse entreprise du pays selon le magazine "L'Éco Austral". |
Werner Günthör Werner Günthör (né le à Uttwil dans le canton de Thurgovie) est un athlète suisse spécialiste du lancer du poids, triple champion du monde de la discipline de 1987 à 1993. Il est le seul athlète suisse avec André Bucher à avoir remporté un titre mondial ou olympique. Carrière. En 1987, il établit le record du monde en salle avec un lancer à 22,26 mètres. Le 23 août 1988 à Berne, il lance le poids à 22,75 mètres, soit la mondiale de tous les temps. Son entraîneur était Jean-Pierre Egger, lui-même un spécialiste renommé dans cette discipline. Le titre de Sportif suisse de l'année lui a été décerné à trois reprises, 2 fois consécutivement en 1986 et 1987, puis en 1991. |
Pavillonnerie La pavillonnerie est l'atelier d'arsenaux dans lequel sont fabriqués les pavillons. |
Willem Duisenberg |
Tour Bretagne La tour Bretagne, qui a été inaugurée le , est un immeuble de bureaux situé dans le centre-ville de Nantes, entre la place de Bretagne, les rues de l'Arche-Sèche et de l'Abreuvoir, et la place du Cirque (sur le cours des 50-Otages, ancien cours de l'Erdre). Avec une hauteur de , il s'agit de la quatrième plus haute tour de bureaux de province après la tour Incity et la tour Part-Dieu à Lyon et la tour CMA-CGM à Marseille. Les antennes qui s’y trouvent atteignent une hauteur proche de , au sommet de la réserve d'eau, environ au-dessus du dernier étage. La tour Bretagne a été conçue par l'architecte Claude Devorsine à la demande d’André Morice, maire de Nantes de 1965 à 1977. Historique. Le projet. Le quartier de la place Bretagne, autrefois faubourg du Marchix, considéré avant la Seconde Guerre mondiale comme insalubre et dangereux, a été très endommagé lors des bombardements alliés sur Nantes, notamment ceux de septembre 1943. Son réaménagement commence par la construction autour de la place de deux immeubles jumeaux, toujours existants, qui abritent la Poste centrale de Nantes, la Trésorerie générale et la Caisse primaire de Sécurité sociale. Ce projet de tour est intégré au plan de réaménagement de la place Bretagne, dirigé par Michel Roux-Spitz, au cours des années 1960, après que Nantes a été classée parmi les « métropoles d'équilibre » du pays. La tour Bretagne devait représenter la puissance économique de la ville et être une de ses nouvelles vitrines. La réalisation. Entre 1966 et 1968, l'architecte Claude Devorsine et l'ingénieur-conseil Marcel André, conçoivent un bâtiment devant s'élever sur une parcelle trapézoïdale, présentant un dénivelé de . En 1968, l'idée est de construire un immeuble comportant : En 1969, un groupe de promoteurs nantais se constitue, sous la forme d'une société civile immobilière, pour gérer la partie immobilière du projet. Les travaux commencent le , après de nombreux retards. Alors qu'initialement la mise à disposition est prévue pour l'été 1974, la difficulté d'obtention des agréments en matière de sécurité et d'urbanisme, et les modifications de plans imprévues retardent la livraison de la tour. Elle est inaugurée en 1976, après cinq ans de travaux. Un semi-échec économique. À l'achèvement de la tour, dix ans après le lancement du projet, les mentalités ont changé, et le bâtiment est perçu négativement. Il représente pour certains le symbole d'un urbanisme inhumain, axé sur le profit, et une aberration dénaturant le patrimoine ancien. La tour est inaugurée l'année de la sortie du film catastrophe "La Tour infernale". La tour n’est pas un grand succès. En effet, elle est restée longtemps à moitié vide en raison du coût élevé de ses loyers. La multiplication des suicides depuis la terrasse entraîne la fermeture du restaurant du . Aucun commerce ne s'installe dans la base de la tour, comme il était initialement prévu. Cette aventure a causé des difficultés à nombre de ses promoteurs. Pour remplir ses , dont de commerce, dotés de de parking, ce sont essentiellement des administrations qui décident d'y installer une partie de leurs services. Fin 2017, les étages de la Tour Bretagne sont ainsi principalement occupés par la direction des ressources numériques de Nantes Métropole, ceux de l'Unité territoriale 44 de la DIRECCTE (anciennement Inspection du travail de Loire-Atlantique), les services informatiques de la DGFiP. Parmi les autres occupants de la Tour figurent aussi le Conseil de développement de Nantes Métropole, le comité d'établissement du Crédit lyonnais et une étude notariale. Le CCO occupe une partie du rez-de-chaussée avec la revue Place Publique. Un restaurant est installé au pied de la tour depuis 2017. Événements. Le , une vitre se brise au et tombe sur le toit du parking et sur la voie publique sans faire de victime. La raison invoquée est un problème de variation de température. Les 12 et , en parallèle du sommet de Copenhague, l'association « Et si on s'activait » utilise la Tour Bretagne comme affiche géante. On peut alors lire grâce aux stores fermés ou non sur toute la longueur et sur les quatre faces les mots : "" (« nous pouvons agir maintenant »). Le , un homme saute en parachute depuis le . Le , de matériel sont héliportées sur le toit de la tour afin de remplacer le système de climatisation. À l'occasion de son , en , la revue « Place Publique Nantes-St Nazaire » consacre un dossier spécial à la Tour Bretagne, tandis que le Festival Scopitone et la « Nantes digital week » coproduisent une création lumineuse du collectif russe Tundra, qui habille la tour du au . Architecture. La base de la tour est d'une structure complexe qui mesure , possède huit ascenseurs, 2 groupes électrogène, 2 groupes froid et une réserve d'eau de à son sommet. Construite sur une surface de , elle prend appui entre la place du Cirque et la place de Bretagne, l'écart d'altitude entre les deux esplanades étant de . L'architecte a tiré parti de la forte déclivité du terrain pour aménager six étages de parking laissant libre cours à une forme de fantaisie, soulignée par le contraste avec les formes géométriques simples de la tour elle-même sur lesquels elle repose. Cette base est constituée de trois rez-de-chaussée : les niveaux 0 (qui se situe à vingt mètres au-dessus du Cours des 50-Otages), et , nouvelle renumérotation des étages effectué en 2009, ceci afin de supprimer les étages appelés RC 1 - RC 2 et RC 3 qui étaient à l'origine desservis par les escalators. Ces derniers sont surmontés par trente-deux étages de bureaux et par deux étages techniques. Tout autant que l'immeuble, cette partie tranche avec l'architecture alentour. Le lien avec l'espace alentour est, à l'origine, la place donnée à l'automobile. Lors de la construction de la tour, le cours des 50-Otages est parcouru par neuf voies de circulation parallèles, configuration rendue possible par le comblement de l'Erdre, réalisé une quarantaine d'années auparavant. Une large place est donc donnée à un garage pour voitures, sur plusieurs niveaux, et dont l'accès se fait en empruntant une rampe ayant l'aspect d'un toboggan. Ce ruban extérieur apporte des courbes à l'ensemble, la base a des allures de corolle. Les Nantais, après avoir longtemps décrié son aspect rigide et monolithique, semblent désormais l'avoir acceptée quasiment 30 ans plus tard. On peut en juger par sa présence sur un certain nombre de cartes postales, ou par son intégration nouvelle dans les circuits touristiques de l'Office de tourisme de la ville. Projet de restructuration. En , des traces de poussières d'amiante sont découvertes dans les clapets de désenfumage du bâtiment. Des travaux de surfactage (fixation des fibres d'amiante) sont effectués dans le courant de l'été 2017. En , de nouvelles traces d'amiante sont relevées dans certaines gaines de désenfumage. Un chantier général de désamiantage est en cours d'étude. Il nécessitera l'évacuation totale de la tour pour être réalisé. En , les copropriétaires de l'immeuble dont plus de 80 % des bureaux sont désertés en fin d’année, ont missionné un bureau d’études pour réfléchir au devenir de la tour. Trois solutions ont été proposées : soit vider le bâtiment pendant 6 à 18 mois afin de ne changer que les volets amiantés pour environ 2 à 3 M€ ; soit rénover en sus, des espaces communs ; soit désamianter et transformer radicalement le bâtiment sur le plan architectural afin de le mettre au goût du jour. La décision ne sera pas prise avant plusieurs mois d’études. Le , l'assemblée générale des copropriétaires a confirmé la nécessité de réaliser les travaux, faute de quoi, en vertu des contraintes à la fois réglementaires, techniques et économiques, l’édifice ne pourra plus être exploité. Le , les 70 copropriétaires de la tour optent finalement pour un refonte totale du bâtiment entraînant sa fermeture pour durée de 5 à 10 ans. Les groupes immobiliers Giboire et Lamotte, qui ont investi dans le projet en rachetant plusieurs étages, se chargeront d'étudier les différentes options architecturales qui pourrait entraîner le changement de vocation de l'édifice. Le Nid. Le , la terrasse du est rouverte au public après plus de de fermeture. Elle accueille l’œuvre du plasticien Jean Jullien, représentant le nid d'un volatile. Un bar suit cette thématique et accueille les clients dans des sièges en forme de coquilles d’œufs, à près de d'altitude, sous l’œil bienveillant d'une gigantesque cigogne. La terrasse, rénovée et sécurisée, offre quant à elle un panorama à 360° sur la métropole et ses alentours. Le Nid ferme définitivement ses portes le et ses sont licenciés à la suite de la décision des copropriétaires de la tour d'effectuer d'importants travaux d'une durée estimée de cinq à dix ans. |
Économie du sport L’économie du sport est une branche de l’économie qui étudie l’incidence du sport, amateur et professionnel, sur l’ensemble de l’économie. Activité improductive qui a longtemps été l’apanage d’une classe oisive, le sport appartient pourtant bien aujourd’hui à la réalité économique. La performance sportive de haut niveau suppose de lourds investissements, consentis par les pouvoirs publics ou les sponsors, mais constitue aussi un spectacle payant, et surtout un support publicitaire. Elle a un impact économique dans l’économie et l’emploi régionaux, lié en particulier au bâtiment et aux travaux publics (en 1997, le marché public des installations et équipements sportifs représentait 5,7 % du PIB français et 7,2 % de l’emploi total, ce qui est considérable). De son côté, la pratique du sport en tant que loisir, en expansion depuis les années 1970, entraîne la consommation de vêtements et d’articles de sport, de services, commerciaux ou non, d’enseignement et d’animation. Ainsi, le poids économique du sport en France a été de 30,4 milliards d’euros en 2005 et de 34,9 milliards d'euros en 2009. La dimension économique du sport de haut niveau. La cartographie de la réussite sportive l’indique assez : la performance du sportif de haute compétition n’est pas qu’une aventure individuelle. Ainsi, l’Australie, dans la perspective des Jeux olympiques de Sydney, a investi massivement dans la préparation de ses sportifs, notamment en débauchant les entraîneurs du monde entier. Elle a spectaculairement amélioré les performances de ses athlètes. « Le sport est un creuset où s’entremêlent de la science, de la technologie, des médias, et pour tout dire, de l’argent et de la puissance économique » écrit Claude Genzling. Les sponsors tentent d’associer leur image de marque à la réussite d’un champion ou d’une équipe, ou encore à un événement. Cela ne concerne pas que les fabricants d’articles ou de vêtements de sports, de chronomètres ou d’automobiles. Ainsi les Jeux olympiques de 1996 eurent lieu à Atlanta, la ville du siège social de Coca-Cola. Le sport a en effet une bonne audience à la télévision et symbolise la compétitivité et le dynamisme de l’entreprise. L’inflation des droits de retransmission sportive s’explique par la privatisation de chaînes de télévision dont la capacité financière est forte, mais aussi par le puissant impact des messages publicitaires pendant la retransmission des grands événements sportifs. En France, le cas de Bouygues donne l’exemple d’une redoutable concentration verticale : le même groupe construit les stades en amont et retransmet les parties en aval. Source de prospérité pour certaines fédérations, la télévision tend à hiérarchiser, mais aussi à transformer les sports en fonction de ses contraintes propres. Ainsi, TF1, remarque Bénédicte Halba, offre moins de spectacles sportifs que ses concurrents, mais diffuse les plus importants en termes d’audience : le football en particulier. Les chaînes américaines ont imposé le tie-break afin que la durée d’un match de tennis n’excède pas le « format » du programme. La consommation sportive. Hors bénévolat, le poids économique du sport dans l’économie française est évalué à 1,9 % du PIB, soit 34,9 milliards d'euros en 2009. Les dépenses des ménages représentent 50 % de ces montants (15,2 milliards d’euros en 2005), contre 9,1 milliards d’euros pour les collectivités locales, 3 pour l’État, et 3,1 pour les entreprises. Selon la Fédération professionnelle des entreprises du sport & des loisirs (FPS) parmi les dépenses sportives des ménages en 2007, 9,1 milliards sont consacrés à l’équipement de la personne en vêtements (44 %), chaussures (19 %), matériel et accessoires (33 %) et services associés (location, réparations…) pour 4 %. Les achats de services sportifs par les ménages (services fournis par les clubs sportifs, les centres de loisirs sportifs ou encore les spectacles sportifs) totalisaient 6,4 milliards d’euros en 2005. Les articles de sport. En France, la production nationale d’articles de sport représente 0,24 % du PIB, et la consommation, 0,3 %. Selon la FPS, les dépenses des ménages en articles de sport représentent 9,1 milliards d’euros en 2007. Le modèle économique actuel favorise les dépenses d’équipements (vêtements et chaussures) de loisirs en relation avec les nouveaux motifs de la pratique sportive. À propos du trio grande entreprise, laboratoire de recherche et champion, on parle de « triangle magique ». Seule une grande firme posséderait les moyens financiers de se développer, en investissant massivement dans la recherche et le sponsoring sportif. Pascal Chantelat conteste cette conception en s’appuyant sur le succès de ces nouveaux sports, héritiers de l’hédonisme californien des années 1970. L’essoufflement, relatif du modèle olympique ne va pas de pair avec un rejet des articles de sport, ni de la technologie, à condition de satisfaire les exigences propres du « sport-loisir » : confort et sécurité. Il y a là une occasion que des entreprises assez modestes savent parfois saisir, comme, en France, la société Emery (snowboard), rachetée cependant en 2000 par Rossignol. De plus, les grandes entreprises développent externalisation et sous-traitance. Ainsi le nom du champion associé à celui de la grande marque peut servir de moteur à tout un essaim de petites et moyennes industries (PMI). Une PMI qui veut s’internationaliser pour survivre devra donc s’engager dans l’innovation technologique et, surtout, trouver une niche (par exemple, les raquettes à neige TSL), ce que facilite la forte segmentation de la demande, ainsi que la naissance de nouvelles pratiques sportives : ce sont là deux obstacles à la massification de la production et, par conséquent, à la concentration horizontale. Enfin, la demande fluctue rapidement et de façon imprévisible, un peu comme cela se passe dans l’industrie de la mode. On comprend alors que les grandes entreprises concentrent leurs efforts sur un petit nombre de sports très populaires et médiatisés, ou sur des produits transversaux, comme la chaussure et le vêtement. Il y a cependant pour les PMI un revers de la médaille : la mode peut s’essouffler aussi vite qu’elle est apparue, comme le montre le cas du skateboard, supplanté par les rollers, sans parler de la trottinette. |
Paul Jamin (peintre) Paul Jamin, né le à Paris, où il est mort le , est un peintre français appartenant au courant académique, qui s'est principalement consacré à la peinture d'histoire et aux représentations préhistoriques. Biographie. Né Paul Joseph Jamin à Paris le 9 février 1853, il est le fils du physicien Jules Jamin. Celui-ci le destine à la carrière polytechnique, et c'est dans cette orientation que Paul Jamin se forme au dessin. Il s'écarte ensuite de cette voie, pour se diriger vers une carrière artistique, d'abord dans l'atelier de Gustave Boulanger, pour pouvoir concourir pour le prix de Rome, il rejoint ensuite celui de Jules Lefebvre et abandonne par la suite la perspective d'obtenir ce prix. À partir de 1879, il participe au Salon de peinture et de sculpture, en exposant une étude de jeune garçon (musée de Fécamp), et y reçoit une mention encourageante lors d'un de ses envois en 1882. Cette même année, il réalise un tableau sur la mort de Louis-Napoléon Bonaparte lors d'une bataille entre l'armée anglaise, dans laquelle il s'était engagé, et les Zoulous. L'année suivante, en 1883, il rejoint la Société des artistes français. Peintre d'histoire, il s'oriente alors dans des sujets d'histoire ancienne, notamment la préhistoire et l'Antiquité gauloise, où il peut exprimer ses opinions patriotiques dans un style académique. Son travail artistique s'accompagne de recherche documentaire, en collectionnant ou copiant nombres d'objets archéologiques, qui se retrouvent ensuite sur ses toiles. En 1888 il peint "Le Rapt, à l'âge de la pierre" conservé au musée des beaux-arts de Reims. Son tableau le plus connu est "Le Brenn et sa part de butin" (1893 musée des beaux-arts de La Rochelle) qui montre le chef Brennos contemplant des femmes nues enchaînées, lors du sac de Rome. Il réalise en 1898 pour la Sorbonne une grande peinture murale, "Le Retour des hommes est signalé". Sa dernière toile a été "Un peintre décorateur à l'âge de la pierre" en 1903. Il est mort cette année-là à Paris. |
Magali Di Marco Magali Di Marco, née Messmer le à La Chaux-de-Fonds, est une triathlète professionnelle suisse, médaillée de bronze aux Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney en Australie. Après sa carrière sportive, elle se lance en politique avec les Verts. Biographie. Magali Messmer commence le sport par la pratique de la natation à l'âge de 10 ans, mais se tourne rapidement vers le triathlon. En 1995, elle gagne le championnat de Suisse et participe aux championnats d'Europe et du monde. En 1996, elle décroche la de la coupe du monde organisée à Paris. Par la suite, elle remporte la coupe du monde organisée à Monaco en 1999 et est deux fois vice-championne d'Europe à Madère en 1999 et en Belgique en 2000. Elle remporte à quatre reprises le titre de championne suisse (1995, 1996, 1999 et 2000). Elle obtient la médaille de bronze lors des Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney, le . À la suite de cette réussite, elle met un terme à sa carrière, mais revient à la compétition en 2003. Depuis son retour, elle remporte encore trois fois le titre national (2005, 2006 et 2007) et se place à plusieurs reprises dans les dix meilleures mondiales en coupe du monde. En 2007, elle fait son meilleur résultat aux championnats du monde en se classant à Hambourg. Qualifiée grâce à des minima réalisés en , Magali Messmer participe le au marathon des championnats d'Europe d'athlétisme de Zurich avec sa compatriote et également triathlète Nicola Spirig, elle effectue le marathon en , à l'âge de 43 ans. Elle épouse Gianni Di Marco, directeur de l'Office du tourisme de Château-d'Œx. En 2017, ils sont parents de deux enfants. Parcours politique. Elle est candidate au Conseil national en octobre 2019, mais n'est pas élue. L'année suivante, elle se porte candidate au Conseil d'État valaisan, sur une liste commune avec Brigitte Wolf, verte germanophone, et Mathias Reynard, conseiller national socialiste. Lors des élections qui se tiennent en mars 2021, Brigitte Wolf et Magali Di Marco terminent en septième et huitième places et renoncent à se présenter au second tour. Le , elle est élue députée du district de Monthey au Grand Conseil du canton du Valais. Palmarès en triathlon. Le tableau présente les résultats les plus significatifs (podium) obtenus sur le circuit international de triathlon depuis 1997. |
Sara Lee Corporation Sara Lee Corporation (anciennement Consolidated Food) est un ancien conglomérat américain présent dans l'agroalimentaire, les détergents et les cosmétiques. Son siège social était situé à Downers Grove, en banlieue de Chicago, dans l'Illinois. Le groupe était connu pour ses marques Maison du Café, Senseo, Ambipur, Sanex, Monsavon, Dim et Aoste. Historique. Création et développement. En 1954, Sprague Warner-Kenny Corporation, entreprise basée à Sprague (États-Unis) et distribuant du sucre, du café et du thé, se renomme Consolidated Foods Corporation. Elle se diversifie ensuite rapidement dans des domaines variés (supermarchés, viande, chimie, électronique, textile…) avec la prise de contrôle de nombreuses entreprises, notamment Kitchens of Sara Lee en 1956, et Electrolux en 1968. En 1978, Consolidated foods rachète Douwe Egberts, un groupe hollandais actif dans le domaine du café, du thé et du tabac, qui possède entre autres les marques Maison du Café, acquise un an plus tôt à l'UFIMA (Union Française d'Industrie et de Marque Alimentaire), et Drum. Le nom actuel est adopté en 1985 et la croissance externe se poursuit, le groupe se diversifiant et se portant acquéreur de Duyvis en 1988 (marques Bénédicta et Bénénuts). En 1991, Bénédicta est cédée à Astra Calvé, filiale d'Unilever. La fin des années 1990 est prospère pour Sara Lee, qui continue de racheter de nombreuses entreprises dans le secteur alimentaire, principalement européennes (en France, Groupe Aoste et Brossard en 1997). Elle reprend également Monsavon auprès de Procter & Gamble. Elle revend toutefois sa division tabac à Imperial Tobacco en 1998. Le début des années 2000 est le point de départ de nombreuses cessions : Sara Lee revend Brossard à la PME Saveurs de France en , puis se sépare de son activité snacks européenne, comprenant Bénénuts en France et Duyvis aux Pays-Bas et en Belgique, au profit de PepsiCo en 2005, et du groupe Aoste, cédé en 2006 à Smithfield Foods La division textile. Une importante division textile nommée Sara Lee Branded Apparel est constituée avec notamment le maroquinier Coach en 1985, le français Dim en 1989, le groupe américain Playtex Apparel en 1991, mais aussi (liste non exhaustive) l'américain Hanes, le canadien Canadelle (créateur de la marque Wonderbra), l'espagnol Sans, la branche textile du groupe britannique . Courtauds Textiles est revendu en 2005 à PD Enterprise Ltd., société basée à Hong-Kong. La division textile quitte Sara Lee à la suite de deux opérations distinctes : l'ensemble de la division, sauf l'Europe, est l'objet d'une scission en . La nouvelle société ainsi créée, cotée au NYSE, prend le nom de HanesBrands Inc.. Quant à la partie européenne, renommée Dim Branded Apparel ou DBApparel, elle est vendue en au fonds d'investissement américain Sun Capital Partners. En 2014, HanesBrands rachète l'activité européenne à Sun Capital Partners et réunifie le groupe textile. Le recentrage sur l'alimentaire. Jusqu'en 2009, Sara Lee était un conglomérat présent dans les secteurs du café, du thé, des plats préparés, de la boulangerie, des produits d'entretien et des cosmétiques. Ces produits ayant peu de liens les uns avec les autres, le groupe décide de se recentrer sur l'alimentaire ; s'ensuivent alors de nombreuses cessions. En 2010, les produits d'hygiène corporelle (marques Williams, , , Sanex et Monsavon) sont vendus à Unilever, les parfums Ambipur sont cédés à Procter & Gamble, les activités de cirage (marque Kiwi) et l'insecticide Pyrel à S. C. Johnson. Ce dernier avait annoncé se porter acquéreur de l'ensemble de la branche insecticides, qui contient également Catch. Cependant, l'offre a été retirée avant la réponse de la Commission Européenne, S.C. Johnson craignant de se voir notifier un refus pour cause de position dominante. Seul Pyrel fut finalement racheté, et Sara Lee cèda Catch à Eau écarlate en 2012. En 2011, c'est au tour de la société Eurodough, et de ses produits de boulangerie Croustipate, d'être cédée. Disparition de Sara Lee Corp.. Finalement le 2 juillet 2012, Sara Lee Corporation se scinde et laisse la place à deux nouvelles sociétés : Marques. - Café : - Alimentaire : - Produits d'entretien, produits pour la maison : - Produits pour le corps : Dosettes à café. Sara Lee est devenu un concurrent de Nestlé et de ses dosettes Nespresso en créant sa propre dosette à café, lancée en . En , Nestlé assigne en contrefaçon Sara Lee (Maison du café). L'assignation de Sara Lee porterait à la fois sur les dosettes, les machines, et le mécanisme qui assure le lien entre les deux. Après Sara Lee, Nestlé poursuit également Ethical Coffee Company (ECC), le fournisseur de dosettes de café du Groupe Casino, pour violation de brevets. Le , Sara Lee communique sur le succès de vente de sa dosette et annonce que 22 millions de dosettes à café ont été vendues en trois mois, selon le quotidien "L'Usine nouvelle". Sara Lee en France. Sara Lee fut présent en France, ainsi que dans le reste de l'Europe, à travers ses différentes divisions et la majorité de ses marques. La région parisienne abrita deux des quartiers généraux européens, savoir le textile (Sara Lee Branded Apparel) à Levallois et celui de l'alimentaire (sauf le café dont la direction européenne était basée à Utrecht aux Pays-Bas) à Villepinte. |
Paul Desains Quentin Paul Desains, né le à Saint-Quentin et mort le à Paris, est un physicien français, professeur pendant 32 ans à la faculté des sciences de Paris. Biographie. Enfance et éducation. Fils de François Jean Charles Desains, commis négociant, et de Charlotte Quentine Zoé Bardeaux son épouse, Paul Desains a une sœur aînée née en 1811, un frère aîné, François-Édouard né en 1812, et une sœur cadette née en 1820. Il est cousin de Henri Martin. Paul étudie au collège des Bons-Enfants à Saint-Quentin puis au collège royal de Louis-le-Grand. Il obtient en le premier prix de physique () au concours général et reçoit pour cela une médaille d'or de la Société académique des sciences, arts, belles-lettres, agriculture et industrie de Saint-Quentin. Il fait ensuite de 1835 à 1839 des études supérieures scientifiques à l’École normale, où il se lie d’amitié avec Frédéric de La Provostaye, alors surveillant, et à la faculté des sciences de Paris, où il suit les cours de physique Pierre Louis Dulong et Claude Pouillet et obtient les licences ès sciences mathématiques et ès sciences physiques. Professeur dans l'enseignement secondaire. Le , âgé de 21 ans et demi, il est chargé de la chaire de physique du collège royal de Caen en remplacement d’Antoine Masson et nommé agrégé dans l'ordre des sciences en . Deux ans plus tard (1841) il est nommé professeur de physique au collège Stanislas à Paris et simultanément agrégé-divisionnaire au collège royal Saint-Louis en parallèle avec Antoine Masson, suppléant de Babinet. L’année suivante son frère Édouard quitte Metz pour remplacer Masson, les deux frères enseigneront ainsi en même temps au collège royal Saint-Louis durant deux années scolaires. Paul se marie en 1842 à Saint-Quentin avec Claire Rosalie Damay, quelques jours avant la mort de son père. En il quitte le collège Saint-Louis pour être chargé de l'enseignement de la physique pour les élèves de philosophie au collège royal Bourbon, tout en restant également professeur au Collège Stanislas, puis y est nommé en novembre 1847 professeur de physique en remplacement de son ami et collaborateur scientifique Frédéric de la Provostaye nommé inspecteur de l’académie de Paris. Sa grand-mère paternelle meurt en 1846 à près de 84 ans. Il obtient devant la faculté des sciences de Paris en 1848, âgé de 31 ans, le doctorat ès sciences physiques avec une thèse de physique sur le rayonnement de la chaleur et une thèse de chimie sur l'action de l'iode sur le xanthate de potasse et sur les sels analogues des autres séries alcooliques. Professeur à la faculté des sciences de Paris. En 1852, Claude Pouillet, 62 ans, titulaire d'une des deux chaires de physique de la faculté des sciences de Paris, démissionne, refusant de prêter serment à l'empereur Napoléon III. Desains, 35 ans, alors professeur de physique au lycée impérial Bonaparte, est docteur ès sciences et l'auteur de nombreux travaux scientifiques réalisés avec La Provostaye. Il est ainsi chargé du cours pour le deuxième semestre de l'année scolaire 1852-1853. Il se porte candidat pour la chaire face à Léon Foucault et en est nommé titulaire en . Il partagera ainsi l'enseignement de la physique à la faculté avec César Despretz durant dix ans, puis avec Jules Jamin. Ses cours étaient caractérisés par une grande clarté et précision, avec de nombreuses illustrations expérimentales dues au préparateur Jean-Gustave Bourbouze. Dans ses cours d’acoustique il emploie ainsi une méthode projective pour la représentation des ondes qui inspire à Lissajous son procédé de représentation optique des oscillations. En 1858 il est nommé astronome à l'observatoire de Paris en remplacement d'Emmanuel Liais. Il y fait des travaux sur le magnétisme terrestre jusqu'en 1861, où il est remplacé par Hippolyte Marié-Davy. En 1868, il crée, au troisième étage de deux anciens hôtels meublés de la rue Saint-Jacques, le laboratoire d'enseignement de la physique financé par l'École pratique des hautes études dont il est directeur d'études dans la II section, aux côtés de Wurtz, Balard, Frémy et Jamin. Le laboratoire ouvre aux étudiants en . Il y fait nommer Édouard Branly chef de travaux de laboratoire, puis directeur-adjoint. En 1873, il est reçu à l'Académie des sciences, remplaçant Jacques Babinet (Desains 32 voix, Alfred Cornu 13 voix, Le Roux 7 voix). Sa mère meurt en 1878 à près de 92 ans. Son laboratoire pour l’enseignement pratique de la physique obtient un vif succès. Il comprend à son origine quinze manipulations de physique pour le programme de la licence et quinze pour la préparation du concours d'agrégation. Jean-Gustave Bourbouze, préparateur du cours de physique-conservateur du cabinet de physique, en est le premier préparateur, au côté du directeur-adjoint Branly et du mécanicien Eugène Conche. En 1872-73, il accueille 40 étudiants, en 1874-1875 50, huit ans plus tard il en accueille 136. Un poste de préparateur-adjoint est créé en 1874, il est occupé par Magnien, puis Louis Rolland (élève au laboratoire en 1874-75) (27/11/1876) et ensuite (), Pierre Curie (élève au laboratoire en 1874-1875). Après le départ de Branly en 1875, Jean-Louis Mouton, préparateur à l'ENS, auteur d'une thèse sur les courants oscillatoires dans la bobine de Ruhmkorff devient directeur-adjoint. Un poste de répétiteur est créé, sur lequel est nommé Paul Garbe (), également préparateur à l'ENS depuis le (à la suite de Mouton). Louis Georges Gouy, élève au laboratoire en 1874-75, y prépare ensuite sa thèse pour le doctorat ès sciences physiques intitulée "Recherches photométriques sur les flammes colorées", soutenue en 1879, il est alors nommé préparateur-adjoint (-) puis répétiteur ( au ), en remplacement de Paul Garbe envoyé à Alger. Paul Philippon lui succède comme préparateur adjoint (1880) puis comme répétiteur (1883). Pierre Curie est ensuite préparateur (17/11/1880) jusqu'en 1883, puis Léon Godard (responsable des manipulations optiques de l'annexe du , il organise les premières conférences de mathématiques préparatoires à la physique), Émile Mathias (responsable des manipulations de préparation au concours d'agrégation dans l'annexe des et ) et Pierre-Hugo Ledeboër (préparateur du cours jusqu'en 1890 et responsable des montages électriques). Daniel Berthelot est également préparateur-adjoint de 1884 à 1888. À la mort de Desains le laboratoire compte 55 montages de manipulation différents. Travaux. Paul Desains a réalisé de nombreux travaux sur la cristallographie, l'optique et surtout la chaleur en collaboration avec Frédéric de La Provostaye. Ils ont notamment effectué d'importantes vérifications de la loi de Dulong et Petit, en travaillant sur le refroidissement des gaz et la chaleur latente de fusion de la glace. Leurs résultats les plus importants concernent l'étude du rayonnement de la chaleur (rayons infrarouges) : ils ont démontré que ce rayonnement manifeste toutes les caractéristiques d'une onde lumineuse : réflexion, réfraction, polarisation, émission, absorption. Desains fit construire un « actinomètre » pour la mesure de l'intensité du rayonnement solaire. Avec Pierre Curie (son préparateur) il étudia la longueur d'onde des rayonnements infrarouges autour de . De 1859 à 1861, il fit de nombreuses observations du magnétisme terrestre. Lors du siège de Paris (1870), Paul Desains et Joseph-Charles d'Almeida tentèrent, avec maintes difficultés qui affaiblirent la santé de Desains, d'établir une communication télégraphique par voie fluviale avec l'extérieur de la ville. |
Jules Jamin Jules Célestin Jamin, né le à Termes (Ardennes) et mort le à Paris, est un physicien français, professeur durant 29 ans à l'École polytechnique et durant 23 ans à la faculté des sciences de Paris. Biographie. Jules Jamin était le fils d'Antoine-Pierre Jamin, colonel des dragons. D'abord élève d'une petite pension de la ville de Vouziers, il entra au collège de Reims où il remporta dès la première année neuf prix. En 1838 il obtient le prix d'honneur des sciences du concours général. Il fait ensuite de 1838 à 1841 des études supérieures scientifiques à l'École normale, où il suit les conférences de physique de Joseph Cazalis, et à la faculté des sciences de Paris où il a comme professeurs de physique Claude Pouillet et César Despretz. Il y obtient les licences ès sciences physiques, mathématiques et naturelles. En 1841, il est reçu premier au premier concours d'agrégation des sciences physiques et est nommé professeur au collège royal de Caen (), où il succède à Paul Desains. Il rejoint au bout de deux ans () le collège Bourbon à Paris, comme suppléant, puis en 1844 () le collège Louis-le-Grand comme agrégé divisionnaire, puis comme professeur divisionnaire () de physique et de mathématiques. Il avait commencé à Caen des travaux de recherche qui l'amènent à soutenir devant la faculté des sciences de Paris ses thèses pour le doctorat ès sciences physiques en 1847, avec une thèse de physique sur la réflexion de la lumière à la surface des métaux. Le , il est chargé des examens de sortie à l'École polytechnique, puis y est nommé professeur de physique l'année suivante () poste qu'il occupera jusqu'en mars 1881, date à laquelle Alfred Potier lui succéda. En 1858, il est lauréat de la médaille Rumford pour ses travaux sur la lumière. Le , il devient professeur de physique à la Faculté des sciences de Paris, succédant à César Despretz, dont il avait été nommé suppléant le de la même année à la suite de sa mort. Il publia un imposant "Traité général de physique" d'après ses cours donnés à l'École polytechnique. En 1868, il entre à l'Académie des sciences. Il crée et prend la direction la même année du laboratoire de recherches physiques de la faculté des sciences de Paris, laboratoire financé par l'École pratique des hautes études, dont il est directeur d'études dans la IIe section. Edmond Bouty devient directeur-adjoint du laboratoire en 1882 et des physiciens de la nouvelle génération, tels que Gabriel Lippmann, Henri Pellat ou Anatole Leduc, viennent y réaliser des travaux de recherche pour le doctorat. Il remplaça Henri Milne Edwards comme doyen de la faculté. Il présida l'Académie des sciences en 1882 et devint secrétaire perpétuel en 1884 succédant à Jean-Baptiste Dumas. Ces travaux scientifiques concernent l'optique, il découvre la polarisation elliptique de la lumière réfléchie par les substances vitreuses au voisinage de l'angle de polarisation prévue par Cauchy, le magnétisme, l'électricité, ainsi que l'hygrométrie, la capillarité... Il épousa à Reims, en 1851, Thérèse Joséphine Eudoxie Lebrun (1832-1880), dont il eut une fille, Lucie, qui fut la première épouse du physicien Henri Becquerel, et un fils, artiste peintre, Paul Jamin. Le physicien Jean Becquerel est son petit-fils. |
Michelle Hunziker Michelle Hunziker, née le à Sorengo, est un mannequin suisse-italien, une actrice et une animatrice de télévision. Sa mère est néerlandaise et son père suisse allemand. Biographie. Michelle Hunziker est plus connue pour son mariage en 1998 avec Eros Ramazzotti. Elle est très populaire en Allemagne et en Italie où elle a animé plusieurs émissions ("Paperissima Sprint", "Zelig", "Scherzi a Parte", "Striscia la Notizia", "Deutschland sucht den SuperStar"). En 2007, elle a coanimé avec Pippo Baudo le Festival de Sanremo, ce qu'elle fait de nouveau en 2018. Son divorce en 2002 a alimenté la presse à scandale avec des conflits autour de la garde de la fille qu’elle a eue avec Eros Ramazzotti, Aurora (née en 1996). |
Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens Le Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens est un essai de psychologie sociale de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois paru en 1987 et réédité en 2002 puis en 2014 aux Presses universitaires de Grenoble. Vendu à trois cent mille exemplaires au , cet ouvrage est un succès d'édition dans sa discipline, qu'il a contribué à faire connaître auprès du grand public. Description. Cet ouvrage de vulgarisation met en scène une certaine Madame O. dans un pays imaginaire appelé Dolmatie. Sa vie est un drame parce qu'elle se montre incapable de déceler et de contrer les tentatives de manipulation de ceux qu'elle rencontre au quotidien, du commercial au mendiant. Les différentes saynètes dans lesquelles elle est mise en jeu sont l'occasion pour les auteurs de procéder à une description des mécanismes qui peuvent être mis en œuvre pour obtenir de tierces personnes sans aucune forme de persuasion des choses qu'elles n'auraient jamais concédées autrement. Il s'ouvre sur une explication de ce qu'est une escalade d'engagement et se poursuit par la description des résultats obtenus par le biais d'un pied-dans-la-porte. La technique de la porte-au-nez est décrite plus loin, ainsi que d'autres tels que l'amorçage ou le pied-dans-la-bouche. L'ouvrage souligne également l'importance du toucher dans la réussite d'une opération de manipulation. Ce livre fait fortement penser au livre Influence et Manipulation de Robert Cialdini, publié en 1984. Ce livre décrit 6 leviers d'influences (réciprocité, sympathie, preuve sociale, autorité, rareté, engagement et cohérence, unité) qui ont été particulièrement repris en marketing. |
Dunkerque Handball Grand Littoral Le Dunkerque Handball Grand Littoral, dont le sigle est USDK en référence à l'US Dunkerque dont il tire ses origines, est un club français de handball localisé dans la ville de Dunkerque, située dans la région des Hauts-de-France. Le club présidé par Jean-Pierre Vandaele et entraîné par Franck Maurice évolue en Ligue Nationale de Handball. Fondé en 1958 sous le nom d' Union sportive de Dunkerque (USD), le club évolue en Division 1 depuis 1991 mais l'apogée du club ne se produit qu'au début des années 2010. En effet, en quatre saisons de 2010 à 2014, le club a remporté une fois chacune des quatre compétitions nationales : la Coupe de France 2011, le Trophée des champions 2012, la Coupe de la Ligue 2013 et enfin le Championnat de France 2014. Sur le plan international, l'USDK a également été finaliste de deux compétitions européennes, la Coupe Challenge (C4) en 2004 et de la Coupe de l'EHF (C3) en 2012. Il faut toutefois noter qu'avant d'être réputé pour son équipe homme, c'est la section féminine qui a initié l'histoire et le palmarès de l'USDK. En effet, cette section est devenue championne de France en 1982 et a remporté la Challenge de France un an plus tard. Cette section n'évolue toutefois plus dans l'élite française depuis 1986. Histoire. La montée en puissance. C'est dans les écoles que le handball est joué dans la ville de Dunkerque pour la première fois, en particulier à l'école de l'Esplanade où un professeur et ancien handballeur, Jean-Marie Deceuninck, parvient à intégrer ce sport dans cette école. Ainsi est fondée le l' "Amicale Laïque de l'Esplanade" avec pour entraîneur Deceuninck et Marcel Bajemon, directeur de l'école, pour président. Puis, en 1964, les clubs de handball des écoles de l'Esplanade et du Parc de la Marine fusionnent pour donner l"'Amicale Laïque de Dunkerque" qui devient en janvier 1968 "Amicale Laïque Dunkerque Malo" à la suite de la fusion avec le club de Malo-les-Bains, le "Denier de Malo". Le club s'affilie alors auprès de la Fédération française de handball et a les couleurs du drapeau de Dunkerque, à savoir le bleu et le blanc. En 1974, le club devient la section handball du club omnisports de l'Union Sportive Dunkerque (USD), alors que la section féminine vient de remporter l"'Excellence Régionale Préfédérale" (D4). La saison suivante, ce sont les hommes qui remportent à leur tour la compétition et accèdent à la Nationale 3 (D3). Championne dans cette catégorie dès sa première saison en 1976, la section masculine rejoint alors la Nationale 2 (D2). Quant à la section féminine, elle grimpe aussi petit à petit dans la hiérarchie et accède à l'élite du handball français à la suite d'une deuxième place en Nationale 2 (D2) lors de la saison 1978/1979. La saison 1981-1982 est historique pour le club nordiste qui remporte son premier titre national grâce au titre de champion de France glané par les filles de Jean-Marie Lemoine, finissant devant les parisiennes du Paris UC. Dans le même temps, les hommes de Régis Giunta rejoignent eux aussi l'élite du handball français à l'issue d'une deuxième place en Nationale 2 (D2). La saison suivante, les féminines enrichissent leur palmarès avec le Challenge de France. Les années suivantes s'avèrent toutefois plus difficiles. Ainsi, la section féminine est rétrogradée sportivement à l'issue de la saison 1985/1986 et quitte le niveau national qu'il ne retrouvera jamais tandis que la section masculine est aussi reléguée en Nationale 1B en 1984. Si le club retrouve l'élite dès la saison suivante, il prend régulièrement place dans l'ascenseur entre les deux premiers étages de l'élite (trois descentes, trois montées) dans la fin des années 1980, terminant au passage à une très belle lors du championnat de France en 1987 puis atteignant en 1991 la finale de la coupe de France alors qu'il évolue en D2. Les Dunkerquois seront battus par la grande équipe du Vénissieux handball mais se consoleront avec leur retour en championnat de France. Arrivé en 1990, le président Nicolas Bernard prend l'initiative en de créer un nouveau logo et de changer le sigle du club en USDK, les bateaux dépendant du port de Dunkerque étant immatriculés avec les deux lettres DK. Les années 2000 : l'USDK au rang européen. Durant la fin des années 1990, l'équipe masculine se stabilise dans l'élite et en monte en puissance en terminant à la quatrième place du championnat de France 1997-1998, classement synonyme de qualification européenne en Coupe des Villes. Un premier parcours européen qui, après les victoires face aux Grecs du GAC Kilkis puis aux Croates du RK Zamet Rijeka, s'est conclu par une élimination en quart de finale par l'une des meilleures équipes de la Bundesliga, le SG Flensburg-Handewitt, futur vainqueur de la compétition : défait 25 à 27 dans la Salle Dewerdt qui affiche guichet fermé pour la première fois, l'USDK s'incline à nouveau 26 à 30 lors du match retour en Allemagne. Néanmoins, le club continue sa progression sur la scène nationale en terminant troisième place lors de la saison 1998/1999. Disputant à nouveau la Coupe des Villes, le club est tenu une nouvelle fois en échec lors des quarts de finale, cette fois-ci face au club espagnol du BM Valladolid. Lors de cette même saison 1999-2000, l'USDK atteint pour la deuxième fois de son histoire la finale de la Coupe de France qui a lieu à Paris au Stade Pierre-de-Coubertin. Malgré le déplacement de dix cars de supporters et une formidable ambiance lors du match, l'US Dunkerque HBGL s'incline devant le Montpellier Handball et son effectif de neuf internationaux, sur le score de 21 à 16. Toutefois, le Montpellier Handball étant également champion de France, Dunkerque récupère ainsi la place qualificative en Coupe des coupes. Vainqueur des Israéliens du Maccabi Raanana en seizièmes de finale, l'USDK subit ensuite les foudres des Espagnols de l'Ademar León, considéré comme une des meilleures équipes de la Liga ASOBAL, s'inclinant très lourdement lors du match retour en Espagne (14-30). Lors de la saison 2001-2002, non qualifié en coupes d'Europe, le club se concentre alors sur les compétitions nationales, atteignant la finale de la première édition de la Coupe de la Ligue et luttant jusqu'au bout avec le SO Chambéry pour la seconde place en championnat mais devant finalement se contenter de la troisième place. Qualifiés pour la Coupe de l'EHF, une coupe d'Europe que les Dunkerquois n'ont encore jamais disputée, l'USDK passe les deux premiers tours puis s'incline en seizièmes de finale face aux Lituaniens du HC Granitas Kaunas puisqu'après avoir concédé un match nul au Stades de Flandres, les nordistes s'inclinent à Kaunas sur le score de 18 à 20. À cause d'une avalanche de blessures, la saison 2002-2003 se termine par une difficile sixième place en championnat, synonyme malgré tout d'une cinquième participation à une coupe d'Europe, la coupe des Villes désormais renommée Coupe Challenge. Lors de la saison 2003/2004, l'équipe, désormais entraînée par l'ex-international français Denis Tristant, réalise un superbe parcours en Coupe Challenge : éliminant tour à tour les Luxembourgeois du HB Dudelange, les Polonais du Śląsk Wrocław, les Grecs du GAC Kilkis et enfin les Roumains du HCM Constanța en demi-finale, le club dispute ainsi sa première finale européenne. Opposé aux suédois du IFK Skövde HK, Dunkerque remporte le match aller à domicile 21 à 20 devant mais est défait, 24 à 27, lors du match retour à Skövde et doit ainsi laisser le trophée à son adversaire. En France, le club s'incline pour la deuxième saison consécutive dans le match pour la troisième place de la Coupe de la Ligue et termine à une belle quatrième place en championnat. La saison 2004/2005 est décevante, à l'image de cette septième place en championnat et de l'élimination en huitième de finale de coupe d'Europe face aux Allemands du VfL Gummersbach. Les premiers titres avec Sylla et Cazal. En 2005, Yérime Sylla succède à Denis Tristant. Les résultats sont stables, avec trois quatrièmes places de 2007 à 2009, puis une sixième place en 2010. Mais aussi trois quarts de finale de la Coupe de l'EHF où le club s'incline face aux Danois du Skjern Håndbold en 2007 et du FC Copenhague Handball en 2008 puis face aux Espagnols du Naturhouse La Rioja en 2009. Après des années d'attente, l'USDK remporte son premier trophée masculin en battant Chambéry aux tirs au but en finale de la Coupe de France 2010-2011, quelques mois après la mort de son président Nicolas Bernard, et selon son entraîneur. La saison 2011/2012 est tout aussi historique que la précédente puisque le club participe pour la première fois de son histoire à un tournoi de qualification pour la Ligue des champions grâce à sa troisième place en championnat la saison précédente. Le club est battu dès la demi-finale de ce tournoi par le club allemand du Rhein Neckar Löwen et reversé en Coupe de l'EHF. Lors de cette compétition, les nordistes accèdent alors à la finale après avoir éliminé les Hongrois du Balatonfüredi KC (au ), les Danois du Skjern Håndbold (en huitième de finale), leur compatriote du Saint-Raphaël Var Handball (en quart de finale) et enfin les Allemands du SC Magdebourg (en demi-finale). Dunkerque revit alors l'enthousiasme qui régnait lors de la finale de la Coupe Challenge lors de la saison 2003/2004. Mais face aux Allemands du Frisch Auf Göppingen, l'USDK échoue sur un total de 60 à 54 (26-26 et 34-28). L'USDK commence la saison 2012/2013 sur de bons rails puisque après s'être débarrassé du double tenant du titre (Montpellier AHB) en demi-finale, le club remporta son deuxième succès national masculin, le Trophée des champions. Sur un score de 26 à 25 après les tirs au but, les nordistes privent le Chambéry Savoie HB d'un second titre. À la mi-saison, l'USDK remporte la Coupe de la Ligue, en battant le HBC Nantes. La fin de saison fut satisfaisante, le club remporte son dernier match face à Saint-Raphaël Var Handball sur le score de 25 à 26 grâce à une contre-attaque initiée par Erwan Siakam-Kadji et conclue par Baptiste Butto qui marque le but de la victoire à deux secondes du terme. Cette victoire fait des dunkerquois les vice-champions de France avec un point d'avance sur Montpellier AHB et ils se qualifient ainsi pour la première fois en phase de poule de la Ligue des champions. Lors de cette Ligue des champions 2013/2014, le club se retrouve dans le groupe A avec les Allemands du THW Kiel, les danois du KIF Copenhague, les polonais du KS Kielce et du Wisła Płock et les portugais du FC Porto. Dans ce groupe assez relevé, l'USDK avec seulement une victoire face au KS Kielce, un nul face au FC Porto et huit défaites, termine bon dernier et peut donc se consacrer au championnat. Le , la défaite du PSG face au Montpellier AHB lors de la permet à l'USDK, en tête du classement depuis la , d'être champion de France de D1 pour la première fois de son histoire. Une première place qui offre d'office une qualification en Ligue des champions. Retour vers le ventre mou du championnat. Si le club réalise un parcours honorable en Ligue des champions avec une qualification en huitième de finale où il aura vendu chèrement sa peau face au Paris Saint-Germain (défaites 21-23 et 22-23), le club termine à la en championnat, de sorte qu'il n'est pas qualifiée en coupe d'Europe. Les saisons suivantes sont plus compliquées pour le club qui ne parvient plus à jouer le rôle de club majeur du handball français, son seul fait d'armes étant la finale de la Coupe de France en 2019 au terme d'un parcours assez favorables (victoires à domicile face à Toulouse et Aix puis en demi-finale à Nancy, club de D2). Cette même saison 2018-2019 se conclut par une dixième place en Championnat, plus mauvais résultat du club depuis 1997. Si le club échoit à la lorsque le Championnat est arrêté en mars 2020 à cause de la pandémie de Covid-19,la saison 2020-2021 est à nouveau terminée à la dixième place en Championnat. En décembre 2021, l'entraîneur Patrick Cazal n'est pas reconduit pas après 11 saisons passées au club. Après plusieurs semaines de rumeurs, la signature de Franck Maurice, entraîneur de l'USAM Nîmes Gard depuis 2014, est confirmée, formant un duo avec Tarik Hayatoune à partir de l'été 2022. Résultats. Bilan saison par saison. Le tableau suivant récapitule les performances du club dans les diverses compétitions françaises et européennes. Légende : C1=Ligue des champions ; C2=Coupe des Vainqueurs de Coupe ; C3=Coupe de l'EHF ; C4=Coupe des Villes/Coupe Challenge ; "N.Q.": Non Qualifié. Budget. Lors de la saison 2013-2014, l'USDK réussit à remporter le titre de Champion de France en ayant le troisième budget du championnat et le tiers du premier budget de France : le Paris Saint-Germain, deuxième du championnat, comptait un budget de 13,58 millions d'euros, , et que le Montpellier AHB, troisième comptait un budget de 6,61 millions d'euros. L'évolution du budget du club depuis 2011 est : Saison actuelle. Effectif 2022-2023. !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Gardiens !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Ailiers !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Arrières !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Demi-centres !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Pivots Personnalités liées au club. Président. Le club a eu cinq dirigeants différents, dont le président fondateur, Marcel Bajemon : Joueurs célèbres. Parmi les joueurs ayant évolué au club, on trouve : Trophées individuels. Plusieurs personnalités du club ont été distingués dans l'élection des meilleurs handballeurs de l'année en France : Section féminine. La section féminine de club obtient ses meilleurs résultats vers la fin des années 1970 et vers le début des années 1980, remportant le championnat de France en 1982 au détriment du Paris UC puis le Challenge de France un an plus tard et terminant Vice-champion de France en 1984. Cette section n'évolue toutefois plus dans l'élite française depuis 1986. Image et identité. Logo. En septembre 1997, l’USD devient l'USDK, un nouveau logo est alors créé. Il représentait le lion jaune, emblème de la Flandre, et désormais du club. À sa droite, on retrouve "USDK", signifiant Union Sportive Dunkerque, en lettres rouges au contour blanc sur un fond bleu, ce qui donne les couleurs de la France. En dessous le nom du club "Dunkerque Handball Grand Littoral" tout en bleu sauf "handball" en rouge. Par la suite, le club changera son logo qui deviendra tout doré, cependant les couleurs du club restent le bleu, le blanc jusqu'en 2013 où l'USDK crée un nouveau logo inspiré du premier puisque le lion de la Flandre revient, le logo se veut désormais plus sous la forme d'un blason, il a été désigné par l’agence UP, le logo se veut dynamique et impactant. Slogan. Le slogan du club est "Dévorés par la passion". Couleur. Au début, en 1968, lorsque l' "Amicale Laïque Dunkerque" et le "Denier de Malo" fusionne pour former l' "Amicale Laïque Dunkerque Malo", les couleurs du club sont ceux de celle de la ville de Dunkerque à savoir le bleu et le blanc. En 1997, l'USD devient l'USDK à l'occasion de ce changement un nouveau logo est créé, un logo bleu, blanc et rouge cependant les couleurs des maillots reste bleu et blanc. Ensuite le logo du club devient doré, mais les couleurs des maillots restent toujours bleu et blanc jusqu'en 2013 où l'USDK change complètement l'image du club, nouveau car, nouveau maillot et nouveau logo, un logo où le club met en avant le lion symbole du club et de la Flandre, terre d'origine dont les couleurs sont le noir et le jaune avec quelques touches de bleu. Actuellement les couleurs sont le noir, le bleu et le jaune doré. Maillot. Évolution du maillot de l'US Dunkerque en Dunkerque HGL Supporters. Les supporters de l'USDK sont les Handiablés depuis 1997 (association loi de 1901). Lors de la finale de coupe de France en 2000, pas moins de 8 bus ont fait le déplacement dans la capitale. En juillet 2013, création d'un second groupe de supporters, les US'DKLés, dont le siège se situe au "NARVAL USDK Kfé", café officiel de l'USDK Infrastructure. Lors de sa création en 1958, le club joua tout d'abord à l'école de l'Esplanade, lorsqu'il se nommait "Amicale laïque de l'Esplanade". En 1964, les écoles de l'Esplanade et du Parc de la Marine se rapprochent pour former l' "Amicale Laïque Dunkerque", le club joue alors dans les deux écoles jusqu'en 1968 où l'ALD décide de fusionner avec le Denier Malo et forme l' "Amicale Laïque Dunkerque Malo". Les entraînements de l'ALDM se déroulaient à la salle du lycée Jean-Bart. Les rencontres officielles se disputaient soit à la salle des sports de la rue des Poilus, à Malo, soit au lycée Jean-Bart. Ce n'est qu'en 1992 que l'USDK s'installa à la Salle Louis Dewerdt, située à Rosendaël et ayant une capacité de . Celle-ci est rénovée lors de la saison 2000-2001, pour pouvoir accueillir le Mondial 2001. L'enceinte accueillit le groupe D, dans lequel on retrouve la Russie, l'Ukraine, la Tunisie, la Norvège ainsi que la Slovénie. Pour cette occasion la salle change de nom et devient le Stades de Flandres. Malgré ses , la salle est tout de même trop petite pour la direction de l'USDK qui veut concurrencer les grands clubs français qui ont une salle deux à quatre fois plus grande en termes de capacité. La Communauté Urbaine de Dunkerque valida ainsi en juillet 2012 le projet de la future "Dunkerque Arena" proposée par le groupe Vinci. La livraison de cette salle principale de est alors prévue pour 2015. La ville de Dunkerque est dès lors candidate pour accueillir des matchs du Mondial 2017, organisé en France. En 2013, le club parvient à se qualifier en Ligue des champions pour la première fois de son histoire, grâce à une deuxième place en championnat de France lors de la saison 2012-2013. Le club, qui possède deux solutions de repli avec les salles où évoluent le BC Orchies, la Davo Pévèle Arena à Orchies avec ), et le Basket Club Ostende à la Sleuyter Arena, salle de . L'EHF homologue toutefois la salle pour la compétition. En mai 2014, le projet de la "Dunkerque Arena" est définitivement enterré pour cause du montage financier de l’opération, les intentions de l’État et de la Région, la conjoncture, le contexte, le modèle économique des clubs, l’incertitude du sport. C'est finalement le Stade Pierre-Mauroy de Lille, d'une capacité de , qui accueillera les matchs du Mondial 2017. En 2016, le projet de la "Dunkerque Arena" est relancé. |
Dunkerque HBGL |
Rivière Missouri |
Arrêté français du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales L’arrêté français du relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales a été publié (avec sa liste annexée) au "Journal officiel" du 25 janvier 1994. Il abroge l'arrêté du 14 octobre 1985 lui aussi relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales. Une nouvelle « recommandation concernant les noms d’États, d’habitants, de capitales, de sièges diplomatiques ou consulaires (liste établie par le ministère des affaires étrangères et européennes) », élaborée par la Commission générale de terminologie et de néologie (devenue en 2015 la Commission d'enrichissement de la langue française), a été publiée au Journal officiel du . Cette recommandation a été mise à jour par une nouvelle « Recommandation concernant les noms d'États, d'habitants, de capitales, de sièges diplomatiques ou consulaires » publiée au Journal officiel le 21 avril 2019, qui vient compléter l'arrêté de 1993 qui demeure en vigueur. Présentation. L'arrêté du 4 novembre 1993 ou « arrêté Juppé » a été pris conjointement par le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé et le ministre de l'Éducation nationale François Bayrou le 4 novembre 1993. Il concerne l'exonymie des toponymes les plus utilisés dans les relations internationales et diplomatiques. L'arrêté a été pris sous le gouvernement Édouard Balladur (1993-1995), qui a également fait adopter en 1994 la "loi Toubon" relative à l'emploi de la langue française, nommée d'après le ministre de la culture et de la francophonie, Jacques Toubon. L'arrêté du 4 novembre 1993 est pris sur avis de la commission de terminologie du ministère des Affaires étrangères, et remplace un arrêté précédent du 14 octobre 1985. Les « recommandations » qu'il contient s'imposent aux fonctionnaires, notamment à ceux du ministère des Affaires étrangères, et répondent aux besoins rencontrés dans les relations internationales (le « nom entier développé » par exemple est toujours mentionné : par exemple, Fédération de Russie). L'arrêté a bénéficié d'un avis favorable de la Délégation générale à la langue française (DGLF) et du Conseil international de la langue française (CISL). Les entités non reconnues par la France en 1993 ne figurent pas dans sa Liste annexée : Certaines modifications dans les noms de pays ou de capitales, survenues depuis la publication de l'arrêté en 1993, ne sont pas prises en compte dans sa Liste annexée : L'arrêté n'a pas toujours été bien reçu , certains faisant remarquer que l'on aurait privilégié des appellations particulièrement en usage parmi les diplomates. Les formes suivantes ne se sont guère imposées dans l'usage courant depuis 1993 : D'un autre côté, les points suivants ont sans doute été mieux compris, en conservant la francisation historique des toponymes : Portée. Article : Principes. L'article 2 définit dix principes retenus par la commission de terminologie du ministère des Affaires étrangères pour le choix des formes recommandées. Diacritiques. Il y a 5 diacritiques utilisés en français: l'accent aigu (é) l'accent grave (à, è, ù), l'accent circonflexe (â, ê, î, ô, û), le tréma (ë, ï, ü, voire ÿ - mais aussi ä et ö pour de rares mots étrangers devenus français) et la cédille (ç) avec des restrictions d'emploi (les combinaisons possibles sont indiquées entre parenthèses). D'où les exemples tirés de la Liste annexée : Asuncion (capitale du Paraguay) indiqué en variante d'Assomption (mais la forme espagnole Asunción serait contraire à la règle puisque si l'accent aigu existe en français mais pas sur le o) ; Aboû Dabî (capitale des Émirats arabes unis) admis (en variante d’Abou Dabi) ; Baghdâd (capitale de l'« Iraq ») admis (en variante de Bagdad) ; Brasilia (capitale du Brésil) seule indiquée (et non Brasília contraire à la règle puisque l'accent aigu existe en français mais pas sur le i) ; Chisinau (capitale de la Moldavie) indiqué avec la mention « ex-Kichinev » (Chişinău serait contraire à la règle) ; Panama (et non Panamá contraire à la règle puisque l'accent aigu existe en français mais pas sur le a) ; (Ar) Riyâd (capitale de l'Arabie saoudite) admis en variante de Riyad ; Santa Fe de Bogota (capitale de la Colombie) et sa variante Bogota (et non Santa Fe de Bogotá et Bogotá) ; Sao Tomé-et-Principe (avec Saint-Thomas-et-l'Ile du Prince en variante) et non São Tomé-et-Príncipe (pas de tilde ni d'accent aigu sur le i en français) ; Tokyo (capitale du Japon) indiqué sans variante (Tōkyō serait contraire à la règle indiquée ; Tôkyô serait conforme à la règle mais n'est pas mentionné non plus) ; et Viêt Nam indiqué avec la seule variante Vietnam (Việt Nam serait contraire à la règle). Par ailleurs, les majuscules initiales ne sont pas accentuées. Cette pratique, contraire aux règles typographiques habituelles, résulte des principes de composition du "Journal officiel" en 1993 et ne doit donc pas être considérée comme une règle imposée par l'arrêté lui-même. On trouve ainsi Egypte (graphie soignée : Égypte), Emirats arabes unis (graphie soignée : Émirats arabes unis), Equateur (graphie soignée : Équateur), Equato-Guinéen (habitant de la Guinée équatoriale, graphie soignée : Équato-Guinéen), Erythrée (graphie soignée : Érythrée), Etats-Unis (graphie soignée : États-Unis), Ethiopie (graphie soignée : Éthiopie) et Saint-Thomas-et-l'Ile du Prince (graphie soignée : Saint-Thomas-et-l'Île du Prince). Autres exemples tirés de la Liste annexée : Belize, mais "Béliziens" ; Brunei, mais "Brunéiens" ; Erevan (capitale de l'Arménie), mais "Erévanais" (la graphie soignée serait : "Érévanais") ; le Guatemala, mais "Guatémaltèque" ; Guatemala (capitale du Guatemala), mais "Guatémalien" ; Kenya, mais "Kényan" ; Liberia, mais "Libérien" ; Maseru (capitale du Lesotho), mais "Masérois" ; Montevideo (capitale de l'Uruguay), mais "Montévidéen" ; Nigeria, mais "Nigérian" ; Sarajevo (capitale de la Bosnie-Herzégovine) mais "Sarajévien" ; et Sierra Leone, mais "Sierra-Léonais". La règle ne s'applique pas dans Buenos Aires (capitale de l'Argentine) et "Buenos-Airien" parce que l'habitude est bien établie en français de prononcer « Beunozair » et « Beunozairien » ; ni dans Tel Aviv et "Telavivien" parce que, malgré la soudure graphique, la coupure syllabique est « Tel a vi vien » dans la prononciation. Lesotho et "Lesothan" (au lieu du "Lésothan" attendu) est sans explication. De façon analogue, on peut trouver l'adjonction d'un tréma sur le i : Praia (capitale du Cap-Vert) mais "Praïen". Trait d'union. Par exemple : Burkina Faso, Costa Rica, Kuala Lumpur (capitale de la Malaisie) et Sierra Leone. Port d'Espagne (variante Port of Spain, capitale de Trinité-et-Tobago) est aussi dépourvu de trait d'union. À noter cependant : Addis-Abeba, Dar-es-Salam (capitale économique de la Tanzanie), Oulan-Bator (capitale de la Mongolie), Phnom-Penh, Porto-Novo (capitale administrative du Bénin), et Tel-Aviv. Exemples tirés de la liste annexée : Antigua-et-Barbuda, Saint-Christophe-et-Niévès (Saint-Kitts-et-Nevis en variante), Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Trinité-et-Tobago. On constate dans la liste annexée : Îles. Mais les Kiribati, archipel, féminin pluriel, et dont la forme originelle vient de l'anglais, au pluriel, (les îles) Gilberts ("Islands"), est proposé comme étant féminin singulier et sans article. Capitale. Ce point 6 intéresse avant tout les diplomates : on note Bonn et Berlin pour l'Allemagne et Tel-Aviv uniquement pour Israël. Pour les Kiribati, ce n'est pas la capitale qui est indiquée, en ce cas Tarawa-Sud, mais l'atoll sur laquelle elle se situe. Variantes. Aucun organisme de l'Union européenne n'est cité. Majuscule et diplomatie. Le problème concerne les mots tels que "république", "royaume", "principauté", "grand-duché", "union"... L'arrêté Juppé suit implicitement la règle imposant une capitale initiale si ces mots sont complétés par un simple adjectif de nationalité : L'arrêté Juppé est implicitement en désaccord avec l'Imprimerie nationale qui dans son "Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale" (qui a un caractère officiel sans avoir de portée réglementaire) indique ( "Pays ou États (noms de)") que ces mots s'écrivent entièrement en lettres minuscules s'ils sont précisés par un nom propre : L'arrêté Juppé et le "Lexique" s'accordent sur : mais le "Lexique" y voit une « transcription littérale de la dénomination allemande » consacrée par l'usage. C'est par ce même usage que le "Lexique" justifie la capitale sur des adjectifs dans "les États-Unis (É.-U.)" et "le Royaume-Uni" alors qu'on peut aussi y voir un effet induit par le trait d'union. Dans son "Manuel" S. Aslanoff remarque (§ 533.1) à propos des règles traditionnelles exposées dans le "Lexique" : « De telles graphies pourraient heurter la fierté nationale des intéressés et la courtoisie commande parfois de faire une entorse aux règles typographiques en ajoutant une majuscule au début de la dénomination. » L'arrêté Juppé ne fait donc qu'officialiser cette courtoisie toute diplomatique. Il était difficile de refuser la majuscule initiale à la République fédérale d'Allemagne (invoquer un germanisme n'est guère convaincant) puisque les règles traditionnelles l'accordaient à la République démocratique allemande. L'arrêté Juppé n'étend pas cette courtoisie au-delà de l'initiale : on trouve République algérienne démocratique et populaire sans majuscule à "Algérienne" par exemple. Liste annexée. La liste annexée comprend des astérisques, simples ou doubles, qui renvoient vers la colonne « VARIANTES ». Liste annexée ABCDE. "Divisions de la Liste annexée : Début ABCDE FGHIJ KLMNO PQRST UVWXYZ Fin." Liste annexée FGHIJ. "Divisions de la Liste annexée : Début ABCDE FGHIJ KLMNO PQRST UVWXYZ Fin." Liste annexée KLMNO. "Divisions de la Liste annexée : Début ABCDE FGHIJ KLMNO PQRST UVWXYZ Fin." Liste annexée PQRST. "Divisions de la Liste annexée : Début ABCDE FGHIJ KLMNO PQRST UVWXYZ Fin." Liste annexée UVWXYZ. "Divisions de la Liste annexée : Début ABCDE FGHIJ KLMNO PQRST UVWXYZ Fin." Liste annexée Fin. "Divisions de la Liste annexée : Début ABCDE FGHIJ KLMNO PQRST UVWXYZ Fin." |
Observatoire Kleť L'observatoire Kleť (en tchèque ) est un observatoire astronomique fondé en 1957 qui se trouve en République tchèque, en Bohême-du-Sud. Il est situé à d'altitude, au sud du mont Kleť, près de la ville de České Budějovice. Le Centre des planètes mineures lui attribue la découverte de (numérotés) entre 1979 et 2008. Projet KLENOT. KLENOT est l'abréviation de . Ce projet se limite à la détection d'objets célestes dont la magnitude apparente est d'un maximum de 22.0. Le Centre des planètes mineures lui attribue la découverte de (numérotés) entre 2002 et 2005. |
Richard Hill Le nom Richard Hill est porté par les personnes suivantes : |
USAM Nîmes Gard <mapframe text="Localisation du Parnasse par rapport à la ville de Nîmes." latitude="43.836944" longitude="4.36" zoom="11" width="300" height="300"> "type": "FeatureCollection", "features": [ "properties": { "title": "Stade des Costières", "marker-color": "DB1C30", "marker-symbol": "soccer", "marker-size":"medium", "description": ""} }, </mapframe> L' (aussi ou ) est un club professionnel de handball français fondé en 1960 et basé à Nîmes. Créée par des professeurs d'éducation physique, l'USAM remporte son premier titre régional au milieu des années 1960. Une décennie après la création du club, l'USAM connaît deux montées successives et accède pour la première fois de son histoire à la première division en 1971. Les Nîmois oscillent ensuite entre le premier et le second échelon dans les années 1970. Après un retour dans l'élite en 1982, le club connaît la période la plus faste de son histoire jusqu'au milieu des années 1990. En effet, les "Verts" remportent trois coupes de France et quatre championnats de France durant cette ère. Composée de nombreux Barjots, l'équipe participe aux compétitions européennes et finit notamment troisième de la Ligue des Champions en 1994. La même année, le club est enclin à de graves difficultés financières et est rétrogradé administrativement en deuxième division. Cette sanction marque la fin de la période dorée du club qui évolue ensuite à ce niveau de compétition durant sept saisons. Portée par une génération de joueurs formés au club, l'USAM finit champion de Division 2 et retrouve l'élite en 2001. Sans connaître de performance notable, les années 2000 voient le club se stabiliser au plus haut niveau national. Malgré une brève rétrogradation, l'USAM garde cette dynamique durant la décennie suivante. À la fin des années 2010, le club se classe de nouveau parmi les meilleures équipes du championnat, atteint la finale de coupe de France et retrouve la coupe d'Europe. Le club est présidé depuis par David Tebib. Il est entraîné depuis par Ljubomir Vranjes. Les joueurs évoluent actuellement en Liqui Moly Starligue et sont surnommés les "Verts" ou la "Green Team", en référence à la couleur symbolique du club. Dès 1960, la salle Pablo-Neruda accueille dans Nîmes intra-muros les rencontres à domicile du club gardois jusqu'au début des années 1990. Depuis cette date, l'USAM Nîmes Gard s'est installé au Parnasse, salle inaugurée en 1993 et située au sud de la ville. Histoire. Origines (1960-1971). L'Union Sportive des Anciens du Mont Duplan est fondée en 1960 par Jean Bonnal. Ce nom provient du collège du Mont Duplan, situé au nord de la ville. Sous l'impulsion d'anciens élèves de cet établissement scolaire (parmi lesquels, déjà présents, Alain Jourdan et Robert Durand), la pratique du handball à Nîmes se développe à partir de 1957. Découverte de l'élite (1971-1983). Très vite Champion du Gard, puis du Languedoc, l'USAM débordera du cadre régional pour accéder au Championnat de France Excellence (actuelle Division II) avant d'en devenir la même année Champion de France. Vice-Champion de France de National II en 1971 et 1976, l'USAM se hissa à deux reprises parmi l'élite; mais faute de moyens ne put s'y maintenir. En 1982, la troisième fois devait être la bonne, huitième club français en 1983, l'USAM gagne au passage le Challenge de France. L'année suivante, après s'être qualifiée pour disputer la "poule des as", l'USAM se classe troisième club de l'hexagone et acquiert son premier "passeport" pour l'Europe. Une belle aventure venait de naître (entraîneur Alain Jourdan et Robert Durand). Années glorieuses (1983-1994). En 1985, l'USAM termine deuxième du Championnat, derrière l'USM Gagny et remporte la première Coupe de France aux dépens de Gagny après avoir disputé quatre rencontres de Coupe d'Europe face aux Luxembourgeois de Berchem et aux Autrichiens de Vienne. En 1986, encore une place de dauphin en championnat, deux matchs de Coupe des Coupes contre les tenants du titre roumains de Baia Mare et une seconde Coupe de France, aux dépens cette fois de l'US Ivry. En 1987, de nouveau une place sur le podium mais toujours dans l'ombre de Gagny avec un parcours européen en Coupe des Coupes qui s'achèvera face aux futurs finalistes de l'épreuve, l'Amicitia Zürich. En 1988, Jean-Paul Martinet, l'entraîneur de l'équipe de France féminine arrive au club. Après un rallye européen en Coupe IHF qui baladera les "verts" en Italie (Imola), Yougoslavie (Bitola) puis en Lituanie (Granitas Kaunas), ponctués par une victoire historique sur Bitola et un nul mémorable contre les Champions d'Europe en titre (Coupe IHF) de Kaunas, l'USAM est aux portes de la demi-finale. Parallèlement, l'USAM réalise un très bon parcours en championnat. Leader d'un bout à l'autre de l'épreuve, les Nîmois enlèvent le titre national à l'USM Gagny, son plus sérieux rival. Le titre change donc d'épaules. Une page est tournée. L'USAM tient enfin la consécration totale après laquelle elle courait depuis… ! En 1989, l'USAM Nîmes est cette année-là le dauphin de l'US Créteil en championnat, le club de Mile Isaković qui atteindra cette même année la finale en Coupe des Coupes ! L'Europe en Coupe des clubs champions s'arrête en huitième de finale face aux Allemands de Magdebourg après avoir éliminé les Portugais de l'ABC Braga. En 1990, au terme d'une saison difficile, l'USAM Nîmes remporte le titre de Champion de France lors de l'avant dernier match à Metz. La venue de Créteil lors de la dernière journée verra la passation de pouvoir se faire devant le public de "Pablo". En Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes, l'USAM est éliminé après un seul tour face aux redoutables allemands de TV Großwallstadt. L'équipe Cadet est sacrée Championne de France. En 1991, troisième titre de Champion en 4 ans, après un début de saison difficile dû aux blessures -4 points de retard sur Vénissieux à l'issue des matches aller. L'USAM est sacré Champion de France lors de l'avant dernière journée à Dunkerque. Le parcours européen en Coupe des clubs champions s'achèvera face aux futurs vainqueurs, le FC Barcelone. L’événement fut la fête fantastique pour la venue de cette équipe et celle de Lisbonne en huitième, où pour la première fois, les arènes couvertes de Nîmes accueillirent . En 1992, le parcours en Coupe des clubs champions se termine une fois encore en quart de finale, où les Nîmois butent sur les Danois de Kolding. Ils ont auparavant éliminé les Roumains de Timisoara et les Hollandais d'Emmen. En championnat, à la fin des matches aller, l'USAM se classe troisième (deuxième ex æquo avec l'OM Vitrolles) à 3 points de Vénissieux. Cette saison est malheureusement une fois de plus marquée par les graves blessures de Volle, Stoecklin, Teoule, indisponibles une grosse partie du championnat. Quatrième à l'issue du classement définitif, l'USAM n'est pas européen pour la première fois depuis 8 ans (entraîneur Boro Golić). En 1993, au terme des matchs aller, l'USAM, après être allée triompher à l'OM Vitrolles et à Vénissieux, est sacrée Champion d'Automne. Lors du parcours retour, un sans faute - y compris lors de la venue de l'OM dans un Pablo NERUDA archi comble (victoire 20/19 à la dernière seconde) - permet aux Nîmois de jouer le titre dès la vingtième journée : l'ironie du sort a désigné comme adversaire Ivry, seule équipe à avoir battu Nîmes cette saison-là. Résultat net et sans bavure : 36/26 pour le dernier match dans la salle fétiche de Pablo NERUDA, une fois encore pleine ! L'USAM remporte son quatrième titre en six ans, et reçoit le Challenge de Champion de France lors de la dernière journée jouée dans sa nouvelle salle du Parnasse face à Vénissieux - le tenant du titre- et ce devant . (entraîneur Jean-Paul Martinet). Lors de la saison 1993-1994, l'USAM dispute la première édition de la Ligue des champions, après avoir sorti les Slovaques de Tatran Prešov et les Biélorusse de SKA Minsk (vainqueur en 1987, 1989 et 1990), la poule finale de la Ligue des Champions était composée des Croates de Badel 1862 Zagreb, double tenant du titre 92 et 93 (match nul à Zagreb et victoire au Parnasse), des Portugais de l'ABC Braga (2 fois match nul) et des Norvégiens de Sandefjord (victoire à domicile et défaite en Norvège). L'USAM échoue à un point de la première place et laisse Braga disputer la finale. Sur le plan national, le match nul concédé à domicile face à l'OM Vitrolles lors de l'ultime journée du Championnat de France laisse le titre à leur adversaire du soir. Le club termine néanmoins la saison de la plus belle des manières en remportant sa troisième Coupe de France et se qualifie pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes 1994/95. L'équipe Cadet est sacrée Championne de France. Chute et nouveau départ en seconde division (1994-2001). En , l'USAM est placé en liquidation judiciaire et affiche de dettes. Cette situation financière est causée par des salaires et des investissements élevés au début des années 1990. Ce dépôt de bilan entraîne une relégation administrative en Nationale 1. Racheté par le nouveau président Daniel Dodet, le club change de nom et devient le "Nîmes Gard Handball" (NGHB). Au début de la saison 1994-1995, les meilleurs joueurs de l'équipe s'en vont. Toujours sous l'égide de Jean-Paul Martinet, le groupe est alors composé de jeunes espoirs du club et de rares éléments expérimentés comme le capitaine Philippe Courbier. Malgré l'objectif de remontée annoncé, les "Usamistes" échouent dans leur tentative au bout de la saison. Lors de l'intersaison en 1996, Jean-Paul Martinet démissionne et la direction se tourne vers une solution interne avec Gilles Baron. En raison de nombreux mouvements de joueurs, le nouvel entraîneur vise en début d'exercice le maintien. L'équipe, toujours composée de titulaires formés au NGHB, termine finalement troisième et obtient sportivement sa montée en 1997. Cependant, la fédération sanctionne le club d'une pénalité de points à la suite de problèmes administratifs. Rétrogradé d'une place au classement, Nîmes reste ainsi en D2. La saison suivante, le club finit de nouveau quatrième. En 1998, le club change de président et d'entraîneur. Ainsi, Jean-Marie Audran officialise le retour de Boro Golić comme coach. Au niveau des joueurs, le NGHB engage notamment Olivier Maurelli durant l'intersaison. La blessure grave de ce dernier compromet l'ambition de remontée et voit le club finir septième en 1999. À la fin de cette décennie, une génération de joueurs formée au club et née au début des années 1980 apparaît progressivement au sein de l'équipe première. Elle voit Jean-Philippe Haon, Grégoire Detrez et Arnaud Vielzeuf faire leurs débuts en professionnel. Le NGHB conclut son championnat à la huitième position en 2000. Avec l'arrivée de Daniel Rose en tant que président, le club se donne deux ans pour remonter dans l'élite. Pour cela, le NGHB acte le retour de Gilles Baron à la place de Boro Golić et celui du gardien Sorin Toacsen. Marquée par les blessures, la première partie de saison voit quand même les "Verts" jouer le haut de tableau. Animée d'une force collective importante, l'équipe possède de jeunes talents locaux encadrés par des joueurs comme le capitaine Yann Balmossière. En 2001, cette cohésion se concrétise par un titre de champion de Division 2 et une demi-finale de Coupe de France. Stabilisation en première division et brève relégation (2001-2012). Pour son retour en première division, le club change d'appellation en "USAM Nîmes Gard". Au début de la saison 2001-2002, les dirigeants annoncent ouvertement jouer le maintien. Manquant d'expérience, l'équipe est notamment renforcée par Benoît Chevalier et Bruno Basneville durant l'intersaison. Profitant de la dynamique de la montée, les "Verts" effectuent des performances notables et terminent à la dixième place. En parallèle, ils s'inclinent pour la deuxième fois de suite en demi-finale de Coupe de France. À l'été 2002, Gilles Baron est mis à l'écart par le nouveau président Michel Vielzeuf. Ce dernier nomme Christophe Mazel, double champion de France avec Nîmes en tant que joueur, pour le remplacer. Cette saison enregistre les départs de cadres comme Franck Maurice et Jérôme Chauvet qui arrête sa carrière puis passe entraîneur adjoint. Malgré ces pertes, le club se stabilise sportivement et finit neuvième en 2003. La saison suivante débute avec une interdiction de recrutement et la nécessité d'apurer un nouveau déficit. Cette instabilité débouche sur la nomination de Yann Gallouédec, troisième président en trois ans. L'USAM s'appuie alors sur un effectif majoritairement composé de joueurs formés au club et arrive à se maintenir de nouveau dans l'élite. En 2004, le budget du club augmente et la situation financière se régularise. Malgré des ambitions plus élevées, les "Usamistes" luttent toute la saison pour rester en Division 1. En , Nîmes accueille la Coupe de la Ligue et voit le club y participer pour la première fois. Durant l'été, l'USAM recrute des éléments de qualité avec Bruno Martini et Heykel Megannem. Élu meilleur joueur du championnat, il permet aux Nîmois de réaliser une excellente première partie de saison. Cependant, cette dynamique est stoppée avec huit défaites lors des dix derniers matchs. Malgré une sixième place, cette baisse de régime coûte la place de Christophe Mazel qui est remplacé par Alain Portes en 2006. Engagé pour son expérience de technicien titré au niveau européen avec le HBC Nîmes, sa venue vise ainsi à retrouver les compétitions continentales. Avec les renforts de Guillaume Saurina et Damien Scaccianoce, l'USAM entame idéalement la saison 2006-2007 en se classant second après une dizaine de journées. Marqué par une et un esprit collectif fort, le groupe termine finalement cinquième et réalise la meilleure performance du club depuis sa remontée en première division. Malgré cela, le club est placé en redressement judiciaire en 2007. Bien que temporaire, cette situation fait planer une éventuelle relégation administrative. Contrarié dans son recrutement par ses difficultés financières, le club réduit ses ambitions et continue de miser sur des joueurs issus de la formation. Malgré la crainte d'un exercice et de nombreux blessés, l'équipe maintient son niveau et obtient un classement identique à celui de la saison précédente. Elle prend également part à la demi-finale de la Coupe de la Ligue en et s'incline face au futur vainqueur, le Montpellier Handball (MHB). En , l'instabilité économique du club oblige le président Yann Gallouédec céder sa place à Jean-Pierre Vernier. Miné par un manque d'apport financier, l'USAM ne conserve pas ses meilleurs joueurs et frôle régulièrement avec la zone de relégation. En , l'USAM est même rétrogradé administrativement en Division 2 avant d'être repêché par le CNOSF. Lassé de la situation, Alain Portes quitte son poste et laisse place à Laurent Puigségur. À son arrivée, le nouveau coach ambitionne de terminer dans le ventre mou et atteint son objectif en finissant huitième en 2010. Lors de l'exercice suivant, l'équipe ne gagne aucun de ses quatorze premiers matchs et acquiert finalement son maintien lors de l'ultime journée. Manager du club, Jérôme Chauvet reprend le poste d'entraîneur à l'été 2011. Malgré une victoire inédite dans le derby face au MHB, il ne peut empêcher la relégation en D2 et une dernière place en championnat lors de la saison 2011-2012. Retour progressif au premier plan (depuis 2012). En , David Tebib remplace Jean-Pierre Venier à la présidence du club. Malgré la descente, il maintient sa confiance à l'entraîneur, garde la majorité de son effectif présent en D1 et affiche un objectif clair de remontée. À l'issue de la saison, les joueurs de Jérôme Chauvet finissent invaincus à domicile et champions de deuxième division en 2013. La saison suivante, l'équipe se classe dixième pour son retour dans l'élite. En mal de résultats, l'USAM change de coach en . Sans solution, Jérôme Chauvet est remplacé par l'entraîneur de l'équipe réserve Franck Maurice. Son arrivée permet de relever progressivement l'équipe au classement et de la placer à la huitième position en 2015. Après ce sauvetage réussi, les "Verts" changent de statut dès la saison suivante en enchaînant les bons résultats notamment à domicile. En 2016, l'équipe ne confirme cependant pas sa cinquième place à l'issue de la phase aller et finit à la même position que la saison passée. Par la suite, l'USAM se stabilise dans le milieu de tableau du championnat et réussit quelques exploits contre les meilleurs clubs français. En 2018, le club acte son retour au premier plan en atteignant la finale de la Coupe de France après avoir notamment éliminé à domicile le Montpellier Handball. Malgré un budget limité, la saison 2018-2019 confirme cette progression. Affichant ses ambitions européennes et désormais attendu par ses adversaires, l'USAM se hisse parmi les cinq meilleures équipes de D1. Cette place permet aux "Usamistes" de retrouver la coupe d'Europe pour la première fois depuis vingt-cinq ans. La saison suivante, l'équipe passe en phase de groupes de la coupe de l'EHF mais est stoppée dans son parcours après l'arrêt de la compétition causée par la pandémie de Covid-19. En championnat, le club profite de cette coupure et finit troisième. Ces performances offrent une attractivité supérieure au club. Durant cette période, plusieurs joueurs comme Elohim Prandi, Rémi Desbonnet, Jean-Jacques Acquevillo ou Luc Tobie sont sélectionnés pour la première fois en équipe de France. Élément majeur des "Bleus" depuis le début des années 2000, Michaël Guigou donne une nouvelle dimension à l'USAM lors de sa signature. Ainsi, le club parvient à augmenter de manière conséquente son budget pour le faire passer parmi les cinq plus importants de la division à partir de la saison 2019-2020. La "Green Team" valide ses progrès par un huitième de finale en Ligue européenne (C2) et une nouvelle cinquième place en championnat en 2021. Plombée par des blessures récurrentes, la saison 2021-2022 ne permet pas de se qualifier pour une quatrième fois consécutive dans une compétition européenne. En avec l'USAM, Franck Maurice est démis de ses fonctions en . Il est remplacé temporairement par Yann Balmossière qui finit sixième de D1. Actée depuis plusieurs mois, l'arrivée de Ljubomir Vranjes est officialisée au début de la saison 2022-2023. Image et identité. Couleurs et maillots. Couleur représentative de la ville, . Style de jeu. Le style de jeu de l'USAM a longtemps été considéré comme défensif et rugueux. À la fin des années 1980, le jeu pratiqué par l'USAM est celui du panache en opposition au handball exact, conceptuel et programmé. Originaire de Paris, l'entraîneur Jean-Paul Martinet qualifie alors ses joueurs de . Depuis le milieu des années 2010, et malgré des valeurs défensives toujours fortes, le jeu d'attaque nîmois s'est et se base notamment sur des contre-attaques très rapides. Président du club à partir de 2012, David Tebib estime que l'ADN de l'USAM repose sur . Palmarès. Le palmarès de l'USAM Nîmes Gard compte quatre titres de champion de France et trois coupes de France. Ces titres sont glanés entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, période durant laquelle le club connaît un apogée sportif. Avec ces performances, l'USAM s'engage dans des compétitions européennes prestigieuses et finit notamment à la troisième place de la Ligue des champions en 1994. Après une décennie de succès, le palmarès de l'équipe professionnelle ne se résume par la suite qu'à des titres de champion de deuxième division. Bilan sportif. Le tableau ci-dessous récapitule tous les matchs officiels disputés par l'USAM Nîmes Gard dans les différentes compétitions nationales et européennes. La frise chronologique suivante montre l'évolution des championnats de la Fédération française de handball et de la Ligue nationale de handball auxquels l'équipe fanion de l'USAM Nîmes Gard a participé au cours de son histoire. Effectif professionnel actuel. Le tableau suivant recense l'ensemble des joueurs faisant partie de l'effectif de l'USAM Nîmes Gard. !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Gardiens !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Ailiers !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Arrières !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Demi-centres !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Pivots Personnalités du club. Présidents. Membre fondateur du club, Max Durand est le premier président de l'USAM Nîmes Gard. Il passe la main en 1971 à Émile Giran, qui reste en poste dix-sept ans avant de devenir président délégué de 1988 à 1994. Conseiller général du Gard depuis 1973, Gilbert Baumet cumule sa fonction avec celle de président de l'USAM à partir de la saison 1988-1989. Sous sa direction, le club gardois remporte trois titres de champion de France, une coupe de France et termine troisième de la Ligue des Champions. Malgré l'appui financier du Conseil général du Gard, l'USAM creuse pendant cette période une dette importante en raison de salaires et d'investissements conséquents. En , il démissionne ainsi de son poste et voit le club faire un dépôt de bilan deux mois plus tard. Considéré comme appartenant au , l'USAM tente d'être sauvé par les décideurs locaux. Après cette faillite en , le maire de Nîmes Jean Bousquet demande ainsi à Daniel Dodet de prendre la relève. Gérant d'une concession automobile, il rachète pour les droits sportifs du club et le renomme "Nîmes Gard Handball". Il s'engage pour trois ans afin d'assainir la situation financière et de retrouver l'élite. Malgré cela, le club stagne en deuxième division durant la deuxième partie des années 1990 sans jamais atteindre son objectif de remontée. Marqué par des pertes financières importantes, le conseil d'administration (CA) nomme Yann Gallouedec comme président en . Patron d’une entreprise funéraire nîmoise, il permet au club de se sauver et de voir l'USAM continuer à évoluer en Division 1. En , il démissionne et justifie sa décision par le manque de soutien des collectivités territoriales. Son mandat est émaillé de suspicions d'usage de faux et d'abus de confiance afin de masquer une dette dépassant les . Condamné en 2012, il est finalement relaxé un an plus tard. Après une courte période où l'USAM est géré par son comité directeur, le secrétaire général du club Jean-Pierre Vernier devient président en . Malgré des difficultés financières persistantes, il est réélu à son poste pour cinq ans en . Cependant, la descente du club en seconde division acte son départ quelques mois plus tard. Né à Nîmes, ayant grandi au Chemin-Bas d'Avignon et membre du CA, David Tebib prend le relais en . Un an après son arrivée, le club retrouve l'élite en devenant champion de deuxième division. Durant son passage, il augmente de manière significative le budget du club grâce notamment à un important développement du réseau de partenaires. Dans les années 2010, cette manne financière permet à l'USAM de se stabiliser en première division ainsi que de rejouer des compétitions européennes et une finale de coupe de France. Dirigeant d'une société de fourniture pour mobiliers urbains, Tebib crée une section féminine et passe le statut du club d'association à société par actions simplifiée unipersonnelle. En parallèle, il cumule brièvement la fonction de président de la Ligue nationale de handball et de l'Union des clubs professionnels de handball. Entraîneurs. Professeur d'éducation physique, Jacques Ester est nommé entraîneur de l'équipe première en . Un an après son arrivée, le club remporte le titre de champion du Languedoc et rejoint la troisième division. Après deux années à lutter pour la montée, l'équipe nîmoise finit championne de France d'excellence (D3) et accède à la Nationale 2 en . La saison suivante, ses joueurs terminent de nouveau premiers de leur poule. Malgré une défaite en demi-finale du championnat, Ester valide ainsi une montée qui permet à l'USAM d'évoluer en première division en . Au milieu des années 1970, il quitte volontairement son poste d'entraîneur afin de s'occuper de la formation des jeunes du club. Vice-champion de France entre et , l'USAM cherche à recruter un coach de haut niveau pour faire passer un cap au club. Entraîneur de l'équipe de France féminine, Jean-Paul Martinet signe ainsi en . Dès sa première saison, il permet à l'USAM d'atteindre son objectif et de remporter son premier titre de champion. Sa rigueur permet de professionnaliser le club et de lui donner une portée européenne au début des années 1990. Durant cette période, et malgré un interlude d'une saison, il triomphe de nouveau à trois reprises en tant que champion de France et gagne une coupe nationale. En dépit de la relégation administrative en , il reste deux saisons au club avant de le quitter. En , l'équipe technique démissionne et la direction se tourne vers une solution interne. Gilles Baron, éducateur chez les jeunes depuis 1985 et ancien adjoint de Jean-Paul Martinet, récupère ainsi l'équipe professionnelle. Il obtient une montée finalement refusée pour des problèmes administratifs qui voient le club rester en D2. Après avoir pris la réserve en , il revient diriger les professionnels en . Avec un groupe majoritairement composé de joueurs formés au club, il valide cette fois l'accession avec un titre de champion de deuxième division en 2001. La saison suivante, il maintient l'USAM pour son retour dans l'élite et atteint pour la deuxième fois la demi-finale de la coupe de France. Il quitte finalement le club en et rejoint le Frontignan THB. Ailier historique du club, Alain Portes fait son retour en 2006. Après sa carrière de joueur, il entraîne de 1995 à 2004 les filles du HBC Nîmes avec lesquelles il remporte le premier titre européen du handball féminin français. Ce succès sur la scène continentale motive l'USAM à le faire revenir afin de retrouver la Coupe d'Europe. Même si l'objectif n'est pas atteint, Portes prend part à une demi-finale de coupe de la Ligue et parvient à hisser l'équipe à la cinquième place du championnat. Au bout de trois saisons, il devient sélectionneur de la Tunisie en . Formé et né à Nîmes, Jérôme Chauvet y fait la majorité de sa carrière dans les années 1990. Par la suite, il occupe diverses fonctions à l'USAM dès 2002. Entraîneur adjoint jusqu'en 2006, il est directeur du centre de formation de 2005 à 2008. Il quitte le club durant une saison et revient pour diriger l'équipe réserve en 2010. Il est finalement nommé à la tête de l'équipe première un an plus tard. Après la relégation en deuxième division, il réussit à faire remonter le club dans l'élite en 2013. En difficulté en championnat, il laisse sa place et redevient directeur du centre de formation en . Au début des années 2020, il épaule Yann Balmossière lors de son intérim à la tête de l'équipe première avant l'arrivée de Ljubomir Vranjes. Passé à l'USAM entre et en tant que joueur, Franck Maurice fait ses débuts en tant que technicien à l'ES Besançon puis à l'US Saintes où il est élu meilleur entraîneur de Pro D2 en . Il revient à Nîmes pour diriger le centre de formation et l'équipe réserve en à la demande de Jérôme Chauvet, entraîneur du groupe professionnel. Ce dernier est remplacé par Maurice en . Après avoir acquis le maintien à l'issue de la saison, il stabilise ensuite l'USAM en première division. Considéré comme un , il se voit récompenser d'une finale de coupe de France en 2018. À partir de cette date, la progression sportive se concrétise par des participations en coupe d'Europe et une troisième place en championnat lors de la saison 2019-2020. Remis en question par son président, Maurice est démis de ses fonctions en après des résultats moins probants. Joueurs importants. Les premiers joueurs licenciés à l'USAM sont des jeunes des environs de Nîmes, dont beaucoup sont issus de l'établissement scolaire du Mont Duplan situé au nord de la ville. Dans les années 1970, l'équipe première est majoritairement constituée d'étudiants. Parmi eux, Michel Escalier, qui devient ensuite professeur d'EPS à Paris, est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'USAM lors de cette période. À partir des années 1980, l'USAM est l'un des clubs phares du handball français. Parmi les joueurs formés au club, l'arrière gauche Frédéric Volle (1984-1992) en devient l'un des membres les plus éminents et gagne trois titres de champion de France. Il est l'un des meilleurs marqueurs du club mais également de sa sélection. Élu ailier gauche français du siècle en 2002, Alain Portes (1982-1994) évolue à l'USAM durant l'intégralité de sa carrière et y deviendra plus tard entraîneur. Joueur phare du club, il remporte quatre championnats de France. Portes partage cette performance avec Philippe Courbier, le demi-centre Gilles Derot (1983-1994), le gardien Patrick Avesque et les ailiers droits Christophe Chagnard et Pascal Sanchez. En 1989, le recrutement du meilleur gardien français Philippe Médard, épaulé par Christian Gaudin (1987-1994), illustre les nouvelles ambitions du club. Au début des années 1990, le club change de statut et ses moyens financiers lui permettent de recruter des . Preuve de cette attractivité, deux autres joueurs du « Sept de diamant » passent par l'USAM durant cette décennie après Portes et Médard. Capitaine de l'équipe de France, le pivot Philippe Gardent (1990-1992) remporte le championnat en 1991. Dans son sillage, Stéphane Stoecklin (1990-1994) gagne ses seuls trophées nationaux avec l'USAM et est élu meilleur handballeur du monde trois ans après son départ. Parmi les autres membres des Barjots, Denis Lathoud (1992-1994) et Guéric Kervadec (1993-1994) triomphent également et renforcent l'équipe durant cette période. Le Yougoslave puis Croate Zlatko Saračević (1991-1994) figure également parmi les grandes recrues du club. Malgré la baisse de ses résultats, l'USAM continue de miser sur les joueurs de son centre dans les années 2000. Loué pour sa polyvalence et son , Jean-Philippe Haon (1999-2017) dispute dix-huit saisons avec son club formateur au niveau professionnel. Comme pour ce dernier, Grégoire Detrez (1999-2009) participe à la remontée du club dans l'élite en . Il devient ensuite l'un des meilleurs pivots français de sa génération et fait ainsi ses débuts en équipe nationale en . Champion d'Europe en , Detrez retourne dans son club formateur après sa carrière de joueur en passant entraîneur d'une équipe de jeunes en . Après avoir débuté à l'USAM dans les années 1990, l'arrière droit Benoît Chevalier (1991-1996 et 2001-2009) revient lors de la décennie suivante avec un statut de joueur expérimenté et aide le club à se stabiliser en D1. Au milieu des années 2000, le club fait plusieurs recrutements majeurs. Arrivé à Nîmes en , le demi-centre tunisien Heykel Megannem (2005-2007) est sacré meilleur joueur du championnat de France dès sa première saison. La même année, le club s'offre le double champion du monde Bruno Martini (2005-2007) dont l'expérience au poste de gardien est louée. Formés ensemble au sport-étude de Marseille, Guillaume Saurina (2006-2010 et 2011-2016) et Damien Scaccianoce (2006-2015) rejoignent l'USAM en et s'inscrivent rapidement comme des éléments incontournables de l'équipe. La stabilité sportive dans les années 2010 voit l'émergence de joueurs formés à l'USAM ou originaires de la région. L'ailier gauche Julien Rebichon fait ses débuts en professionnel en . Progressivement, il s'impose au sein de l'équipe et devient l'un des meilleurs buteurs de l'histoire du club. Ami d'enfance de ce dernier, Benjamin Gallego s'engage d'abord sous licence amateur en puis devient un cadre en tant que pivot. Né à Nîmes et issu du centre de formation, Quentin Dupuy passe titulaire à partir de . Ses qualités lui permettent d'être nommé à deux reprises parmi les meilleurs défenseurs de D1. Originaire de la région, Rémi Desbonnet (2013-2022) commence sa carrière au Montpellier Handball (MHB) où il est barré par Thierry Omeyer. En , il rejoint Nîmes pour gagner en temps de jeu. Sur plusieurs saisons, sa régularité le place parmi les meilleurs gardiens du championnat. Sélectionné en équipe de France à partir de , son statut change et il retrouve le MHB un an plus tard. Durant cette décennie, l'USAM opère d'autres recrutements de qualité avec O'Brian Nyateu (2017-2022) et Luc Tobie (à partir de 2016) qui deviennent internationaux français avec Nîmes. Formé à l'US Ivry, Elohim Prandi (2017-2020) signe lui son premier contrat professionnel avec l'USAM où il se révèle rapidement par sa puissance et ses buts spectaculaires. Arrière gauche prolifique, il est notamment élu dans l'équipe-type du championnat de France en 2020 et cité comme l'un des meilleurs handballeurs européens de sa génération. La même année, ses performances l'amènent à rejoindre le Paris SG à la suite de ses premières sélections en équipe nationale. Avec des résultats sportifs plus élevés à la fin des années 2010, la "Green Team" attire des joueurs de renom. Parmi eux, le champion d'Afrique Mohammad Sanad arrive en et se classe parmi les meilleurs buteurs du championnat dès sa première saison. Amateur du kung fu, il est élu meilleur ailier droit de première division en et en . Par ailleurs, l'arrivée de la star Michaël Guigou fait prendre au club une . En , l'USAM profite d'un conflit entre le joueur et le MHB sur sa prolongation. Malgré les convoitises, le quadruple champion du monde rejoint Nîmes à partir de la saison 2019-2020. Classé parmi les meilleurs ailiers gauche de l'histoire et capitaine de l'équipe de France à 38 ans, il permet notamment à l'USAM de terminer troisième de D1 en . Après avoir prolongé d'un an en , Guigou prend finalement sa retraite puis devient conseiller du président et ambassadeur du club à partir de . Structures du club. Infrastructures. Salles. L'USAM Nîmes Gard évolue depuis sa création à la salle Pablo-Neruda. Doté d'environ , ce gymnase ne compte qu'une seule tribune. À la fin des années 1980, le club estime qu'il devient exsangue pour ses ambitions en raison d'une capacité limitée et une difficulté à filmer les matchs. Malgré leur déménagement acté en 1993, les "Verts" disputent quelques rares parties dans cette salle lors des décennies suivantes. Surnommée , elle est rebaptisée en l'honneur du président Émile Giran en . Situé à côté du Stade des Costières, Le Parnasse reprend le style architectural de ce dernier. Inauguré en face au Vénissieux handball, il est bâti entre et le printemps 1993. Voulue par le club, la salle est financée par la municipalité et par le département du Gard, dont le président Gilbert Baumet est aussi celui de l'USAM. Propriété de la ville, le complexe accueille (dont debout) à son ouverture. Sans modification majeure, sa capacité est progressivement réduite à . Dans les années 2020, la municipalité veut moderniser l'enceinte afin de la transformer en une aréna d'au moins . En , le club désire jouer ses matchs européens ailleurs qu'à "Pablo" et demande à la municipalité d'évoluer aux arènes de Nîmes. Transformées en salle fermée grâce à une , elles reçoivent les "Usamistes" lors de trois rencontres européennes de la saison 1990-1991 (dont une face au FC Barcelone). Par ailleurs, Nîmes se délocalise également lors de la Coupe des clubs champions en 1992. Ouvert un an auparavant, le Palais des sports Jacques Chaban-Delmas de Castelnau-le-Lez accueille deux rencontres de l'USAM face au E&O Emmen et au KIF Kolding. Structures de formation. Durant son histoire, le club instaure une tradition de joueurs formés au club en équipe première. Dans les années 1970, Jacques Ester gère l'. Par la suite, les jeunes effectuent notamment leur formation au sein de sections sport-études (SSE) avant d'intégrer l'équipe fanion. Bien qu'officiellement indépendante du club, la SSE du lycée Alphonse-Daudet forme de nombreux éléments qui rejoignent l'USAM à partir de la fin des années 1970. Dirigée par Jean-Pierre Lacoux de 1977 à 1982, elle voit ensuite l'arrivée de Jacques Grandjean qui joue pour le club dans les années 1980. Dans les années 1990, l'élévation du niveau du championnat incite les clubs à créer une nouvelle structure. Cette dernière vise à récupérer les meilleurs jeunes en fin de formation mais n'étant pas encore prêts pour le haut niveau. En France, les clubs professionnels de handball créent ainsi des centres de formation qui accueillent des joueurs âgés entre . En , un projet de ce type est étudié par l'USAM mais est finalement abandonné à la suite de la relégation en seconde division. Après son retour dans l'élite dans les années 2000, le club ouvre et labellise son centre de formation en . Il est actuellement dirigé par Jérôme Chauvet. En parallèle, un pôle espoirs de handball existe sur Nîmes et travaille en lien avec l'USAM. Géré par la ligue d'Occitanie, il permet aux jeunes joueurs de bénéficier d’horaires aménagés dans certains collèges et lycées de la ville. Aspects juridiques et économiques. Statut du club. L'USAM Nîmes Gard est fondée en 1960 en tant que club sportif, régi par la loi sur les associations établie en 1901. Le club est affilié sous le à la Fédération française de handball. Il appartient à la Ligue Occitanie de handball et au Comité du Gard. L'équipe de handball professionnel du club est gérée par la société "USAM Nîmes Gard" au capital de et possède le statut de société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) depuis mai 2019. Sponsors et équipementiers. En 2012, l'USAM Nîmes Gard change d'équipementier et passe chez Kappa. Le club est auparavant équipé par Puma de 2005 à 2012, par Kempa de 2002 à 2005, par Hummel de 1997 à 2002, par ABM de 1996 à 1997, par Adidas et par Panzeri. Au milieu des années 1980, la popularité grandissante du handball dans la région permet à l'USAM de trouver des sponsors. Le label « De Nîmes », créé par Jean Bousquet pour promouvoir les produits de la ville, est ainsi présent sur les maillots de l'équipe première à partir de la saison 1984-1985. . En , le club trouve un accord de partenariat avec Bpifrance. Pour la saison 2020-2021, le club est sponsorisé par Bastide Le Confort Médical et Hectare. Actuellement, l'USAM possède cinq sponsors qui apparaissent sur le maillot de l'équipe, treize catégorisés comme « partenaires majeurs » et enfin vingt-et-un partenaires principaux. Par ailleurs, la ville de Nîmes, la Communauté d'agglomération de Nîmes, le Conseil régional d'Occitanie et le Conseil départemental du Gard sont les partenaires institutionnels du club. Éléments comptables. Le budget prévisionnel du club augmente au fil des saisons et du championnat disputé. De la fin des années 1980 jusqu'au milieu des années 1990, l'apport financier des collectivités territoriales locales permet de structurer et de maintenir le club au sommet du handball français. En , ces subventions conséquentes représentent plus de la moitié du budget de l'USAM. Dirigé par Gilbert Baumet, le Conseil général du Gard emploie dans cette période certains joueurs afin qu'ils ne soient pas au chômage. Culture populaire. Affluence. Dans les années 1970, l'affluence à domicile oscille entre et personnes. Pour les affiches les plus prestigieuses, la salle Pablo-Neruda accueille alors jusqu'à spectateurs. En , une affluence de est enregistrée contre le Benfica Lisbonne lors d'une délocalisation aux arènes de Nîmes. En 2022, l'USAM compte environ abonnés. Moyenne de spectateurs à domicile de l'USAM Nîmes Gard Supporters. Dans les années 1980, la salle Pablo-Neruda possède une réputation de avec un public redouté et une atmosphère singulière. À partir de 1993, l'USAM évolue au Parnasse et la salle est considérée comme l'une des plus bruyantes au sein du championnat de France de handball. Luka Karabatic en parle comme . Adversaire puis joueur de l'USAM, Michaël Guigou qualifie lui l'enceinte de . Gardien du club dans les années 2000, Bruno Martini estime que . Plus globalement, l'entraîneur Laurent Puigségur résume l'esprit nîmois ainsi : Sous l'impulsion du club, un groupe de supporters appelé le "Green Kop" voit le jour en à l'aube d'un match face au Saran Loiret Handball en Lidl Starligue. Cette association prend le relais d"'USAM Supporters", créé en 2004. Le groupe compte une cinquantaine d'adhérents qui encouragent l'USAM Nîmes Gard via des chants, des déplacements à l'extérieur et parfois des tifos. Médias. L'USAM Nîmes Gard est suivi par la presse régionale dont "Midi Libre", "La Provence", "La Gazette de Nîmes" et "Objectif Gard". Dans les années 1990, la montée en puissance du club lui apporte une médiatisation inédite. L'USAM négocie ainsi avec plusieurs diffuseurs comme Antenne 2 pour téléviser ses matchs officiels. Finalement, la chaine cryptée Canal+ remporte les droits de retransmission et diffuse une partie de la campagne européenne lors de la saison 1990-1991. En 1994, Eurosport en fait de même pour les rencontres de l'USAM en Ligue des Champions. Rivalités. À partir de la fin des années 1980, l'USAM se situe parmi les meilleurs clubs français et la lutte pour le titre fait naître des duels houleux. En 1993, la rivalité avec l'OM Vitrolles atteint son point d'orgue lors d'une violente bagarre entre deux équipes se disputant la première place. La notion de rivalité existe entre la ville de Nîmes et la ville de Montpellier en raison de la proximité géographique et des trajectoires différentes de développement au . Entraîneur historique du Montpellier Handball (MHB), Patrice Canayer estime qu'il existe . Au milieu des années 1990, l'USAM cède son leadership national au MHB. Après le retour du club gardois dans l'élite, les derbys sont réguliers à partir des années 2000 et sont marqués par une nette domination montpelliéraine. Bien que l'animosité ne soit pas aussi forte qu'entre le Nîmes Olympique et le Montpellier HSC au football, cette rencontre reste attendue et donne souvent lieu à des matchs animés. Autres équipes. Équipe réserve et équipes de jeunes. En , l'équipe réserve termine première de sa poule en Nationale 3 et accède à la quatrième division. Trois ans plus tard, elle remporte le titre de champion de Nationale 2 et se hisse au troisième échelon hiérarchique français. Reléguée en , elle évolue ainsi en N2 jusqu'en où elle obtient sa remontée. Entraînée par Grégory Arrivet, l'équipe réserve de l'USAM Nîmes Gard dispute le championnat de Nationale 1 lors de la saison 2022-2023. Au début des années 1970, l'USAM possède 130 licenciés répartis notamment dans des équipes juniors, minimes, benjamins et cadets. En , cette dernière catégorie est d'ailleurs finaliste du championnat régional et de la coupe du Languedoc. Le nombre d'équipes de jeunes se développe ensuite progressivement et le club passe à 180 licenciés en . L'équipe cadet devient championne de France à trois reprises dans les années 1990. Lors de la décennie suivante, l'équipe des moins de 18 ans (qui correspond à la même catégorie) remporte également deux fois ce titre. Équipe féminine. Après la disparition du Handball Cercle Nîmes (HBCN) en , l'USAM cherche à relancer le handball féminin dans la préfecture gardoise. Un an plus tard, le club récupère uniquement les équipes féminines de jeunes du HBCN et signe une avec le SUN AL Bouillargues qui évolue en D2. Faute d'accord avec ce club professionnel limitrophe, devenu Bouillargues Handball Nîmes Métropole en 2019, une entente est trouvée avec le CS Marguerittes. Ce club amateur de l'agglomération nîmoise obtient son accession en cinquième division à l'issue de la saison 2021-2022. La fusion des deux entités, qui ne porte que sur les équipes première et réserve, voit ainsi la création du "Nim’arguerittes" en . En , l'USAM exprime la volonté de créer une équipe sénior féminine. L’objectif annoncé est d'accéder à terme à la deuxième division et de devenir un club professionnel tout en développant la formation avec un pôle espoirs d'excellence, à l'instar du HBCN précédemment. Dès sa création, le club se renforce ainsi avec d'anciennes joueuses professionnelles passées par Nîmes comme Laurie Carretero et Johanna Lombardo. Entraînée par Jonathan Grimaud, l'équipe féminine évolue en Nationale 3 lors de la saison 2022-2023. Le club est co-présidé par David Tebib et Vincent Cahuzac, qui représentent respectivement les deux entités. |
Lune noire |
Interview with the Vampire |
Morning Sedition Morning Sedition est une émission radiophonique de trois heures. Elle a vu le jour le aux États-Unis. Elle est animée par le comédien, Marc Maron, et le vétéran de la radio, Mark Riley, qui alternent interviews en direct, interventions téléphoniques d'auditeurs et commentaires de tendance libérale. Le nom de l'émission est une parodie de la "Morning Edition", émission célèbre de la National Public Radio. Diffusion. Elle est diffusée de 6 h à 9 h du matin (à l'heure de la Côte Est) du lundi au vendredi, et le Best of de la semaine est retransmis sur Air America Radio le samedi matin de 6 h à 10 h. L'émission est également accessible via Internet directement par Windows Media Player ou par RealPlayer. Morning Sedition est aussi disponible par fichiers balados en format MP3 avec iTunes et iPod. Sketchs. C'est aussi tous les jours des sketchs humoristiques des auteurs du Daily Show, comme : Morning Sedition passe aussi en revue les nouvelles du jour avec une touche libérale. Dernière émission. La dernière diffusion de l'émission fut le . |
Lawrence Sterne |
Bungles Bungles est un site Web, fondé en 1999 par Rémi Lauzon qui était à l'origine un site personnel de nouvelles absurdes, traitant de célébrités locales du Québec. Le début. En 1999, Bungles était un simple site personnel de son fondateur. Hébergé par les services gratuits de Lycos. Les visites n'étaient pas fréquentes, à peine une trentaine de personnes visitaient le site pas semaine. Pour attirer les venues sur le site, l’ancienne mascotte de 7UP, Fido Dido, fut utilisée comme représentant. Le site disait que la mascotte avait dû se trouver un autre emploi à la suite des coupures chez la multinationale. La nouvelle version. En 2000, Bungles essaye d’atteindre un niveau de visite raisonnable, la version 2 du site est lancée, avec plusieurs nouvelles sections, et cette fois avec une équipe. Plus question de seulement avoir une page centrale. Dans cette version, les sections sport, showbiz, jeux, Recettes et un BD hebdomadaire. Toutes ses sections étaient des nouvelles inventées encore une fois. Le site attira une minime amélioration face aux visites. Il faudra attendre quelques mois avant que de la publicité soit faite sur les sites majeurs québécois. Passant de la publicité dans des forums ou des clavardoirs francophones québécois. Le sommet. En 2001, encore une fois une nouvelle version fut lancée et créa un choc à la communauté canadienne francophone. Supportant la technologie WAP, qui laissait les adeptes du site se connecter via leur portable. Les nouvelles images modifiées furent le tour de la planète, ridiculisant les plus grandes stars internationales et n'épargnant aucunement les politiciens. L’interaction était encore plus grande grâce au forum maintenant disponible dans cette version. Dans cette version l’équipe de Bungles ne faisait pas seulement inventer des nouvelles, mais elle utilisait des nouvelles qui faisaient la une des grands médias québécois. C’est à la fin de l’année 2001 que le webmaster de Bungles lança le slogan « Le pouvoir ultime de l’information ». Ce slogan visait directement Vidéotron (propriété de Quebecor). Suivit une histoire entourant l’achat de Bungles par Quebecor Media. Pendant plusieurs semaines Bungles versus Quebecor. En 2002, le projet de Bungles simule l'achat de la part de Quebecor, en se servant du logo officiel de celle-ci. Et allant jusqu'à fermer des sections. Suivit une histoire entourant l’achat de Bungles par Quebecor Media. Pendant plusieurs semaines le site ne faisait que diffuser des nouvelles provenant de LCN. La mise en scène se termina après 3 semaines. Dévoilant un nouveau look pour le site. Quelques mois après, en 2003, Bungles signe son arrêt de mort par elle-même en fermant le site si convoité. Après atteint des visites impressionnantes, dépassant vite plus de visites par semaine. Aucune raison ne fut donnée pour la fermeture. En septembre 2005, Bungles redonna un signe de vie pendant quelques jours, pendant les grèves étudiantes au niveau collégial et universitaire. Laissant des commentaires sur les sites supportant la cause des étudiants. Quelques nouvelles furent créées contre le premier ministre Jean Charest à cette occasion. |
Arachnophobie L'arachnophobie (du grec "ἀράχνη", "aráchnē", et de "φόβος", "phóbos", ) est une phobie spécifique désignant la peur des arachnides tels que les araignées, scorpions et les acariens. La peur doit être inexplicable pour le patient lui-même (ce n'est pas la crainte d'une morsure) et intense pour que le diagnostic de phobie soit posé. La réaction des arachnophobes est souvent disproportionnée. L'arachnophobie est l'une des phobies spécifiques les plus répandues au monde. Il peut s'agir d'une forme exagérée et instinctive qui aidait autrefois les humains à survivre en milieu hostile ou un phénomène culturel. Symptomatologie. Les individus souffrant d'arachnophobie peuvent montrer des signes d'anxiété lorsqu'ils traversent des zones prospères aux araignées ou lorsqu'ils aperçoivent des toiles. Lorsqu'ils voient une araignée, ils peuvent entrer dans une peur panique, qui est souvent associée à leur phobie. Ils peuvent crier, pleurer, avoir des difficultés à respirer, une transpiration excessive, voire des problèmes cardiaques lorsqu'ils entrent en contact avec une araignée ou une de leurs toiles. Dans certains cas extrêmes, même des images ou dessins d'araignées peuvent effrayer les arachnophobes. L'arachnophobie peut se manifester en pensant à l'image d'une araignée. En entrant dans une salle, un arachnophobe peut tenter de vérifier si une araignée s'y cache. Lorsque c'est le cas, il tentera son possible pour l'exterminer, tandis que d'autres tenteront de l'éviter. Traitement. L'arachnophobie affecte 3,5 à 6,1 % de la population générale. Le traitement d'une phobie spécifique comme l'arachnophobie dans une perspective cognitivo-comportementale repose principalement sur différentes techniques d'exposition au stimulus anxiogène visant à obtenir une habituation et une extinction de l'angoisse. La plus ancienne de ces thérapies, la désensibilisation systématique, a été mise au point par Joseph Wolpe. Elle repose sur l'exposition progressive à des stimuli redoutés de plus en plus intenses. Le thérapeute établit avec le patient une liste de situations invalidantes puis les classe en fonction du niveau d'angoisse associé. Le patient apprend ensuite des techniques de relaxation qu'il pourra utiliser ultérieurement. Pendant les séances, le thérapeute demande au patient d'imaginer une scène angoissante puis de se relaxer, en progressant vers les scènes les plus angoissantes et en s'interrompant ou en revenant en arrière si l'anxiété devient trop importante. D'autres variantes reposent sur l'exposition "in vivo" (par exemple en regardant une araignée dans un bocal puis en touchant le bocal, en ouvrant le bocal, en jouant avec l'araignée avec un crayon) ou dans un environnement de réalité virtuelle. Il existe plusieurs études contrôlées de l'efficacité de ces thérapies, dont quelques-unes concernant plus spécifiquement l'arachnophobie. En France, le traitement des phobies spécifiques par les thérapies cognitivo-comportementales bénéficie d'une « présomption d'efficacité » selon les critères du rapport de l'Inserm qui a cependant été contesté quant à sa méthodologie. À noter le cas d'un patient épileptique, porteur d'une sarcoïdose, qui souffrait d'une importante arachnophobie ; une intervention chirurgicale a conduit à l'ablation de l'amygdale gauche, et dès lors son arachnophobie a cessé et il considère même que les araignées sont fascinantes. |
Edouard Montoute |
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Kieran Richardson Kieran Richardson, né le à Greenwich, est un footballeur international anglais qui évolue aux postes de défenseur et de milieu de terrain. Biographie. Jeunesse et formation. Kieran Richardson passe sa scolarité dans une école privée du district londonien de Lee. Il commence à jouer au football à l'école primaire de Parkwood et son talent lui permet d'être nommé capitaine de l'équipe scolaire et invité à s'entraîner avec Arsenal. Il s'engage par la suite à West Ham United, où il commence une formation. Cependant, avant qu'il ne signe son premier contrat professionnel en faveur du club londonien, il est signé par Manchester United en 2001. Manchester United. Arrivé à Manchester, il se fait rapidement une place dans l'équipe réserve des "Red Devils". Durant l'été 2002, il est intégré à l'équipe première après avoir signé son premier contrat professionnel. Il fait sa première apparition le de cette année lors du match de Ligue des champions face à l'Olympiakos. Le suivant, il marque son premier but sous les couleurs de Manchester United durant le match de League Cup opposant les "Red Devils" à Leicester City. Lors de la saison 2002-2003, il prend part à neuf matches toutes compétitions confondues tout en jouant un rôle important dans la victoire de l'équipe réserve en FA Youth Cup. Au début de la saison 2003-2004, Richardson hérite du numéro 23, ce qui insinue qu'il risque d'être intégré à l'équipe première à long terme. Or, il ne prend part qu'à trois matches de coupes durant cette saison. Il commence à être régulièrement sélectionné en début de saison suivante, marquant un but en neuf apparitions toutes compétitions confondues. Cependant, Alex Ferguson décide de prêter le jeune anglais dans le but de lui faire acquérir du temps de jeu et de l'expérience. En janvier 2005, Bryan Robson, alors entraineur de West Bromwich Albion, se montre intéressé et Kieran Richardson est donc prêté à West Brom jusqu'à la fin de la saison. Durant ce prêt, il participe à douze matches et marque trois buts et aide le club à éviter la relégation. De retour à Manchester, WBA désire une nouvelle fois acquérir le prêt de Richardson mais le joueur refuse dans le but de se faire une place au sein de l'effectif mancunien. Il joue son premier match de la saison 2005-2006 en en remplacement de Gabriel Heinze, blessé. Il se fait enfin une place au milieu de terrain et est récompensé en signant un nouveau contrat avec les "Red Devils" en octobre. Après plusieurs bonnes prestations, il effectue une saison pleine en prenant part à trente-six rencontres toutes compétitions confondues (six buts). La saison suivante est plus compliquée, il marque trois buts en vingt-quatre matches et est pris en grippe par une partie du public d'Old Trafford. Sunderland. Le , Richardson signe un contrat de quatre ans en faveur de Sunderland. Il rejoint Roy Keane, ancien capitaine de Manchester United et devenu entraineur des "Black Cats". Il connait un début compliqué puisqu'il est victime d'une fracture de fatigue au niveau de la colonne vertébrale qui l'éloigne des terrains pendant trois mois. Le , il marque son premier but avec Sunderland face à Bolton Wanderers. Deux semaines plus tard, il marque un doublé contre Portsmouth, une transversale le privant du coup du chapeau. Richardson réalise une saison 2008-2009 pleine en prenant part à trente-cinq rencontres (quatre buts). Il est utilisé à plusieurs postes au fil des mois avant de se stabiliser au poste de milieu central. À l'aube de la saison 2010-2011, prolonge son contrat de trois saisons avec les "Black Cats". Sceptique à l'idée d'évoluer au poste d'arrière gauche, Richardson déclare qu'il pense pouvoir être aligné en défense après avoir vu évolué le Brésilien Maicon lors de la Coupe du monde 2010. Il réalise de bonnes prestations, son entraineur Steve Bruce le qualifiant même de « brillant » à l'issue du match face à Blackpool le , durant lequel il marque son premier but de la saison. Le joueur anglais fait sa centième apparition en Premier League sous le maillot de Sunderland le suivant face à Tottenham, délivrant au passage une passe décisive à Asamoah Gyan qui ne peut empêcher la défaite (2-1) de son équipe. Le , il ouvre le score face à Wolverhampton d'une frappe lointaine et célèbre son but en enlevant son maillot, dévoilant un t-shirt avec l'inscription "I belong to Jesus" ("Je crois en Jésus"), similaire au t-shirt que portait Kaká après la finale de la Ligue des champions remportée par l'AC Milan en 2007. Ce but n'empêche cependant pas la défaite (2-1) de Sunderland. Après l'arrivée de Martin O'Neill au poste d'entraineur, Richardson est repositionné derrière l'attaque, son poste de prédilection. Fulham FC. Le , Richardson signe un contrat de trois ans en faveur du Fulham FC. Il prend part à 48 matchs (6 buts) lors de ses saisons passées dans le club de Londres. Aston Villa. Le , Richardson s'engage pour deux ans avec Aston Villa . Il prend part à 41 matchs avec les "Villans" avant de quitter le club à l'issue de son contrat en . Cardiff City. Le , Richardson s'engage avec Cardiff City. Il est libéré en décembre 2016 après avoir pris part à six matchs avec le club gallois. En sélection. Le , il prend part à son premier match avec la sélection anglaise espoirs face aux Pays-Bas. Après de bonnes performances en club, Kieran Richardson est convoqué en A à la fin de la saison 2004-2005 et honore sa première sélection le face aux États-Unis. Durant cette rencontre, il inscrit également ses deux premiers buts en sélection, dont un sur coup franc direct. Il gagne rapidement la confiance du sélectionneur d'alors Sven-Göran Eriksson, qui qualifie ses débuts de « fantastiques ». Tout en étant sélectionné en A, Kieran Richardson prend part aux qualifications du Championnat d'Europe espoirs 2006. Malgré plusieurs convocations en équipe d'Angleterre, il ne fait cependant pas partie de la liste des joueurs convoqués par Eriksson pour disputer le Mondial allemand. Il participe à l'Euro espoirs 2007, durant lequel il fait trois apparitions. Cependant, il n'est plus sélectionné à partir de 2006, bloquant son compteur à huit sélections. |
Louis-Claude Marie Richard |
Minnie Mouse Minnie Mouse est un personnage de fiction de l'univers de Mickey Mouse créé en 1928 par Walt Disney. Comme Mickey, elle se présente sous l'aspect d'une souris anthropomorphe. Mickey et Minnie sont d'éternels amoureux. Ils ne se sont jamais mariés et n'ont jamais habité ensemble que ce soit dans un dessin animé ou une bande dessinée. Minnie n'a jamais eu de série à son nom, bien qu'elle apparaisse dans certaines histoires "Mickey Mouse" alors que Mickey, lui, n'y figure pas. Toutefois, des publications destinées à un public de jeunes filles ont été éditées dans plusieurs pays. Comme Mickey, Minnie s'est de plus en plus assagie au fil de ses apparitions. Dans "Plane Crazy" (1928), elle utilisa ses sous-vêtements comme parachute, mais a montré l'exemple aux femmes américaines durant la Seconde Guerre mondiale pour la réutilisation des graisses culinaires afin de confectionner des munitions destinées aux soldats sur le front. Historique. Minnie est née officiellement le même jour que Mickey, soit le , et elle est présente comme lui dans les trois courts métrages que sont "Plane Crazy", "The Gallopin' Gaucho" et "Steamboat Willie". Malgré tout, Minnie est apparue pour la première fois à l'écran dans "Plane Crazy", réalisé le et ressorti en . Comme avec Mickey, sa date de naissance officielle est donc postérieure à sa naissance réelle. Dans "Plane Crazy", son premier film avec Mickey, elle apparaît au bout de 2 minutes et 12 secondes, elle est donc légèrement plus jeune que lui. Origines du personnage. Au printemps 1928, Walt Disney décide de créer un nouveau personnage pour remplacer Oswald le lapin chanceux. Mais Mickey ne peut relever le défi seul. L'un des traits de caractère d'Oswald dans ses courts métrages est sa constante recherche de conquêtes amoureuses. Afin de remplacer ces rencontres éphémères que sont Miss Rabbit, Miss Cottontail, Fanny et autres petites bonnes ou danseuses, il est décidé que Mickey n'aura qu'une seule contrepartie féminine : Minnie. Durant le processus de création, le personnage, qui ne porte pas encore de nom, est défini comme une jeune fille libérée, type garçonne. Elle porte une jupe courte et suit les courants de mode afin d'attirer l'intérêt du public jeune et féminin. 1928 : Les premiers rôles. Mickey et Minnie apparaissent ensemble dans "Plane Crazy", sorti pour la première fois en version muette le . Minnie y est invitée à bord d'un avion fraîchement fabriqué par Mickey qui se prend pour un aviateur (le récent exploit de Charles Lindbergh est encore dans toutes les mémoires). Elle accepte l'invitation mais pas la tentative de Mickey de l'embrasser durant le vol. Mickey insiste, Minnie tombe de l'avion et elle utilise ses dessous comme parachute pour ralentir sa chute. Minnie est dépeinte dans ce film comme une jeune fille de caractère, capable de refuser les avances brutales d'un soupirant potentiel. Ces débuts montrent donc une certaine intimité, qui sera parfois démentie par les films suivants. Dans le second, "The Gallopin' Gaucho" sorti le (en version muette), Mickey et Minnie sont au début des inconnus l'un pour l'autre. Mickey est un gaúcho solitaire tandis que Minnie est serveuse et danseuse à la "Cantina Argentina", un bar-restaurant perdu dans la pampa argentine. Minnie exécute un tango pour Mickey mais aussi pour le bandit Pat Hibulaire. Les deux mâles tentent de séduire Minnie mais Pat l'enlève. Mickey se voit donc obligé de sauver Minnie, qui joue ici pour la première fois le rôle de demoiselle en détresse. Les trois protagonistes apparaissent à nouveau dans "Steamboat Willie", sorti le . Pat y est le commandant d'un bateau et Mickey son moussaillon. Minnie est quant à elle leur unique passagère. La majorité de ce premier film parlant montre Minnie et Mickey interpréter la chanson traditionnelle "Turkey in the Straw". Ces trois courts métrages montrent une inconstance dans les rapports entre les personnages. Walt Disney la justifia par la suite en expliquant qu'il s'agissait d'acteurs jouant des rôles et non leur propre histoire. 1929 : Une nouvelle star. Le succès commercial de "Steamboat Willie" popularisa Mickey et Minnie auprès du public. Si 12 films avec Mickey ont été produits en 1929, seuls 7 ont mis en scène Minnie. Le premier fut "The Barn Dance", sorti le . Minnie est le centre des attentions de Mickey et de Pat Hibulaire. Chacun l'invite à aller à une fête agricole. Elle choisit de monter dans la voiture neuve de Pat plutôt que dans la charrette de Mickey. En raison d'une panne, elle poursuit la route avec Mickey et lui accorde la première danse. Mais ce dernier se révèle un piètre danseur et elle revient alors auprès de Pat afin de reposer ses pieds plusieurs fois écrasés. Mickey lui propose à nouveau de danser avec lui, ce qu'elle accepte. À sa grande surprise, Mickey semble avoir amélioré ses qualités de danseur mais Pat lui révèle le subterfuge : Mickey a placé des ballons dans son pantalon. Minnie abrège alors la danse pour rejoindre Pat et finir la soirée, tandis que Mickey se retrouve seul à pleurer sur la piste. Le film met en lumière l'exigence de Minnie vis-à-vis d'un éventuel soupirant et les progrès que Mickey doit encore accomplir pour en faire sa petite amie. "The Opry House", sorti le , est le premier court métrage de Mickey sans Minnie. Une affiche la mentionne toutefois comme membre de "Yankee Doodle Girls", un groupe qui fera long feu. Elle apparaît à nouveau dans "When the Cat's Away", sorti le . Elle joue le rôle d'une fermière dans "The Plow Boy", sorti le . Elle demande à Mickey de traire sa vache Clarabelle. Lorsque Mickey exige un baiser en échange du baquet de lait, elle lui retourne sur la tête sous les yeux du cheval Horace Horsecollar, qui fait là ses débuts. Dans "The Karnival Kid" (), Mickey est vendeur de hot-dogs et Minnie danseuse de shimmy. Puis elle joue du violon dans "Mickey's Choo-Choo" (). Son apparition suivante est plus significative : "Mickey's Follies" () marque la première interprétation de la chanson "Minnie's Yoo Hoo", dans laquelle Mickey déclare son amour à sa fiancée. La chanson établit durablement Mickey et Minnie en tant que couple, en décrivant l'importance que Minnie a pour son partenaire. Elle deviendra le thème principal de la série de courts métrages. 1930 : Un rôle récurrent de « demoiselle en détresse ». Elle effectue sa dernière apparition de l'année 1929 dans "Wild Waves", surfant sur les vagues. Elle manque de se noyer mais est sauvée in extremis par Mickey, qui lui chante la ballade "Rocked in the Cradle of the Deep" afin de la réconforter. C'est la première fois que, de façon notable, elle est sauvée d'un péril mortel par son fiancé et ce ne sera pas la dernière. "The Cactus Kid" () est une sorte de remake de "The Gallopin' Gaucho" mais au Mexique. Minnie y est à nouveau une danseuse de taverne enlevée par Pat Hibulaire (affublé pour la première fois d'une jambe de bois) et sauvée par Mickey. Ce film est le dernier animé par Ub Iwerks, qui fonde son propre studio à la suite d'une brouille avec Walt Disney. "The Shindig" () réunit Minnie, Mickey, Horace et Clarabelle à un bal de ferme. Le réalisateur Burton Gillett reprend avec brio le flambeau d'Iwerks. C'est la seule fois où Minnie est éclipsée par une covedette féminine, en l'occurrence Clarabelle. Dans "The Fire Fighters" (), Minnie, bloquée dans un hôtel par un incendie, est sauvée par le capitaine des pompiers Mickey. Son apparition suivante est plus curieuse : dans "The Gorilla Mystery" (), elle est enlevée par le gorille Beppo et sauvée une fois de plus par Mickey qui parvient à ligoter le primate. Le thème de l'enlèvement par un singe sera repris trois ans plus tard dans "King Kong" (1933). Le singe Beppo réapparait lui aussi dans "The Pet Store" (1933). Avec humour, les animateurs de Disney finissent par tourner à la dérision le cliché de la « demoiselle en détresse » dans "Galloping Romance", le « faux film » auquel assistent une pléiade de vedettes dans "Mickey's Gala Premier" () et qui reprend la thématique - déjà présente dans "The Gallopin' Gaucho" (1928), "The Cactus Kid" (1931) et "The Klondike Kid" (1932) - de la prise en otage de Minnie par Pat Hibulaire. Ce film veut donner l'impression que c'est ici le plus grand rôle de Minnie, l'archétype. Dans "The Picnic" sorti le , Minnie présente à Mickey un chien appelé Rover. Il s'agit de la première apparition de Pluto en tant que personnage individuel. Deux chiens de chasse anonymes lui ressemblant étaient apparus dans "La Symphonie enchantée" ("The Chain Gang") le . Sa dernière apparition de l'année 1930 se fait dans "Pioneer Days" (). Elle et Mickey y sont des pionniers parcourant l'Ouest américain à bord d'un chariot. Attaqués par des indiens, c'est Minnie dans un renversement des rôles qui sauvera son compagnon. 1931-1934 : La bande à Mickey. À partir 1931, une bande de personnages se crée autour de Mickey avec l'apparition de Pluto (1930) et de l'humanisation (plutôt « anthropomorphisation ») de Horace Horsecollar et Clarabelle Cow, pour cette dernière dans "The Shindig" (1930). Ce groupe comprenant Minnie est alors utilisé dans de nombreux courts métrages. On peut noter durant l'année 1931 "Le Goûter d'anniversaire" ("The Birthday Party"), "The Barnyard Broadcast" et "Mickey's Orphans". Ces films présentent le groupe souvent dans un milieu rural. À partir de 1933, Minnie devient la propriétaire d'une chienne nommée Fifi dans "Le Premier Amour" (""). La chienne Fifi apparait ensuite dans "The Dognapper" (1934), "Pluto's Quin-puplets" (1937), "Mickey à l'exposition canine" et "La Surprise-partie de Mickey" (1939). 1935-1939 : Une carrière en second plan. Minnie devient de moins en moins présente à partir de 1934, en partie à cause de l'apparition de Donald Duck et de Dingo. Après cinq courts métrages aux côtés de Mickey en 1934, elle n'apparait que dans un ou deux films par an jusqu'en 1952. L'année 1938 marque une exception avec trois films. En 1936, elle est le sujet central du film "Le Rival de Mickey", élément féminin et central d'un triangle amoureux. En 1938, elle obtient un rôle plus important qu'un simple adjuvant en agissant sur l'action de manière forte. Pour Grant ce terme d'adjuvant désigne un personnage secondaire qui n'est là que pour donner matière au scénario, pour créer une ou plusieurs situations dans laquelle les qualités du héros peuvent s'épanouir. Dans "Constructeurs de bateau", après que Mickey, Donald et Dingo ont fini de construire le "Queen Minnie", c'est à Minnie qu'est confiée la tâche de baptiser le navire. Elle lance la bouteille d'une manière zélée et parvient à démonter le bateau. Mais ce rôle fort est vite estompé par la suite et elle redevient un simple second rôle. Dans "La Chasse au renard" (1938), elle n'est présente qu'à la fin du film lors d'un banquet où l'on retrouve aussi Horace Horsecollar et Clarabelle Cow, eux aussi peu présents durant cette décennie et encore plus dans la suivante. Minnie obtient aussi un « très petit rôle de princesse » dans "Le Brave Petit Tailleur" (1938), « bien qu'essentiel pour le scénario ». Mickey est subjugué par la princesse. Il accepte de devenir le "Royal Haut Tueur de Géant" et de combattre Willie le géant afin d'empocher la récompense qui comprend la main de Minnie. Pour John Grant, ce film est « le summum du thème récurrent chez Disney, du héros affrontant les pires dangers pour obtenir les faveurs d'une jeune femme », déjà présent dans les premiers Mickey comme "The Gallopin' Gaucho" (1928). Les années 1940-1950. Au cours des années 1940 et 1950, Minnie poursuit sa carrière de second plan. Elle n'intervient, comme depuis 1935, que dans des films pour lesquels Mickey a besoin d'une présence féminine. C'est le cas dans "Les Années 90" (1941) ou "L'Anniversaire de Mickey" (1941). En 1942, elle contribue à l'effort de guerre durant la Seconde Guerre mondiale dans le court métrage de propagande "Out of the Frying Pan Into the Firing Line" en montrant comment recycler l'huile de friture afin d'en faire des munitions pour le front. Elle y incarne la parfaite maîtresse de maison américaine; rôle repris d'après Sébastien Roffat dans "L'Anniversaire de Mickey". Les apparitions suivantes de Minnie la montrent essentiellement comme maîtresse de maison avec différents animaux de compagnie. Minnie est apparue à partir de 1944 avec un petit chat noir et blanc, baptisé Figaro et fréquemment affublé d'un nœud papillon rouge. Figaro est à l'origine le chat de Gepetto dans le film "Pinocchio" (1940). Ce chat aura sa propre série de trois courts métrages à son nom alors que Minnie, présente dans les films, n'a jamais eu cet honneur. Les années 1960-1970 : absence cinématographique. Les années 1960 et 1970 sont caractérisées par une absence de nouvelles productions cinématographiques, la production des courts métrages ayant été stoppée. Avec la mort de Walt Disney en 1966, la production des longs métrages tourne elle au ralenti mais ne propose que des nouveaux personnages comme ceux de Robin des Bois ou du Livre de la Jungle. La plupart des personnages de Disney ne sont donc plus utilisés. Toutefois, les courts métrages sont régulièrement diffusés à la télévision. En 1962 en bande dessinée, Minnie devient la baby-sitter de ses deux nièces jumelles nommées Millie et Melody Mouse. En 1979 Disneyland Records édite "Mickey Mouse Disco", un album de musique comprenant des versions disco des classiques musicaux de Disney, et dont la promotion est assurée par une compilation de courts métrages d'animation, sorti le . Les années 1980-1990 : Retour à l'écran. Le , le français Claude Marin dessine le personnage de Minnie sous l'apparence d'un bébé pour la série "Bébés Disney" dont la publication a débuté dans le numéro 1769 du "Journal de Mickey". Aussi en 1986, Minnie est la vedette d'une émission télévisée spéciale, "Totally Minnie", et d'une ligne de produits de consommation, "Minnie 'n Me". Le but de cette production est de proposer une version plus rock de Minnie Mouse inspirée par Madonna. Le , Minnie se voit offrir une maison bien réelle dans la nouvelle section Mickey's Toontown à Disneyland. Mickey avait déjà la sienne au Magic Kingdom dans le Mickey's Birthdayland depuis fin 1988. En 1996, cette zone a été reproduite à Tokyo Disneyland et la maison de Minnie ajoutée au Magic Kingdom. Les années 2000. Dans "Mickey Mania" (1999-2001), elle a ses propres rubriques. Elle apparaît également dans les courts métrages "Maestro Minnie" où elle doit affronter des instruments de musique ayant pris vie. Dans "Disney's tous en boîte" ("House Of Mouse", 2001-2003), elle est la propriétaire d'une boîte de nuit où Mickey présente les spectacles. Elle joue également depuis 2006 dans "La Maison de Mickey". Dans le long-métrage "" (2004), elle est dauphine de France et est affublée à cette seule occasion de cheveux. En 2011, Minnie obtient sa propre série appelée "Minnie's Bow-Toons" ("La boutique de Minnie" dans la version française) dans laquelle elle est l’héroïne principale. Elle dirige une boutique vendant des nœuds colorés à l’aide de sa meilleure amie Daisy. La série contiendra 5 saisons composées de 40 épisodes qui seront diffusés jusqu’en 2016. Depuis plusieurs années, Minnie apparaît aux côtés de Mickey dans les spectacles sur glace "Disney on Ice" : " Mickey & Minnie's Magical Journey" (2001), "The Magical World of Disney on Ice" (2003), "Disney on Ice present a Disneyland Adventure" (2004). Dans ce dernier spectacle aussi nommé "Disney Presents Pixar's The Incredibles in a Magic Kingdom Adventure", Mickey et Minnie sont pris en otage par l'androïde Syndrome des "Indestructibles" (2004) qui les enferme dans le parc Disneyland, qu'il souhaite transformer à sa façon. La famille de super-héros en visite dans le parc est réquisitionnée pour les libérer. Après plusieurs tableaux sur les grandes attractions, Mickey et Minnie sont libérés et deviennent des amis des Indestructibles. Les œuvres avec Minnie Mouse. Filmographie. En plus de sa propre série, Minnie apparaît dans 73 courts métrages aux côtés de Mickey, Pluto ou même de son chat Figaro. Ce dernier ayant même eu sa propre série de trois courts métrages contrairement à Minnie. Excepté un court-métrage de propagande en 1942, "Out of the Frying Pan Into the Firing Line", toutes les apparitions de Minnie de la période « classique » ont eu lieu dans les séries "Mickey, Pluto" et "Donald". Bandes dessinées. L'histoire de Minnie Mouse en bande dessinée débute avec celle de Mickey en janvier 1930 avec le lancement d'un comic strip quotidien sous licence de King Features Syndicate, dessiné par Ub Iwerks et encré par Win Smith. Minnie n'apparait toutefois comme pour "Plane Crazy" qu'au bout de quelques instants, deux minutes en animation mais six jours en bandes dessinées. Floyd Gottfredson remplace à partir d'avril, Iwerks, qui vient de quitter le studio. Depuis 1930, Minnie Mouse est apparue dans plusieurs milliers d'histoires. Le site INDUCKS recense en 2011 selon les pays et les producteurs: Jeux vidéo. Minnie apparaît de manière occasionnelle dans plusieurs jeux vidéo. On la retrouve dans "Castle of Illusion" (1990), "Mickey's Speedway USA" (2000), "Disney Golf" (2002) et "Toontown Online" (2005). Dans la série du jeu vidéo "Kingdom Hearts", elle apparaît dans plusieurs épisodes. Dans le premier opus "Kingdom Hearts", elle est la reine du château Disney et l'épouse du roi Mickey. C'est après avoir découvert une lettre de Mickey, disparu, qu'elle envoie le magicien de la cour Donald Duck et le chef de la garde royale Dingo avec la mission de le retrouver ainsi que le porteur de la Keyblade, une clé permettant de "verrouiller les Serrures des mondes pour empêcher les Sans-cœur de voler le cœur des gens". Dans "Kingdom Hearts 2", une séquence du jeu demande au joueur de traverser le Château Disney, on y croise alors Minnie en magicienne. Analyse du personnage. John Grant définit Minnie comme un personnage féminin de souris ayant la plupart du temps un rôle de personnage d'adjuvant ("feeder"). Il cite pour étayer son propos : Grant indique toutefois que dans "Steamboat Willie", Minnie a « curieusement » un rôle plus important, plus « indépendant ». Elle y apparaît à de nombreuses reprises et participe beaucoup plus aux actions que dans les autres courts métrages. Malgré la longue liste de films où son rôle aux côtés de Mickey est peu important, John Grant note que l'année 1938 est peut-être celle où Minnie a eu des rôles les plus étoffés. Mais Minnie a connu une autre carrière, à peine plus importante en compagnie du chien Pluto et du chat Figaro à partir des années 1940. Parmi les rôles d'adjuvants qui ont émaillé sa carrière, se distinguent ses rôles de « demoiselle en détresse » et de maîtresse d'un animal domestique avec Rover, Figaro et Fifi. En dehors de l'animation, Minnie est l'un des personnages les plus appréciés des parcs Disney, après Mickey et Donald. Pour cette raison, l'année 1986 dans les parcs a été celle de Minnie. Il est possible de visiter sa maison, inspirée de celle imaginée par Floyd Gottfredson en bande dessinée, à Disneyland (Californie), au Magic Kingdom de Floride et à Tokyo Disneyland (Japon). État civil, famille et amis. C'est grâce aux bandes dessinées que l'on apprend le plus de choses concernant Minnie : Les animaux de compagnie. Parmi les animaux de compagnie de Minnie on peut citer : La voix de Minnie. Voix originales. Dans les premiers films, c'est Walt Disney qui donne sa voix à Minnie mais dès , il confie ce rôle à Marcellite Garner, une jeune femme qui travaillait au département "Encre et Peinture" des studios Disney. Elle est remplacée en 1939 par une autre artiste de ce service puis par des actrices professionnelles. |
Minnie |
Sansevieria Sansevieria est un genre de 70 espèces de plantes succulentes, généralement herbacées. Il appartient à la famille des "Liliaceae" (ou à celle des "Dracaenaceae") selon la classification classique. Selon la classification phylogénétique ce genre fut classé dans la famille des "Ruscaceae", mais avec la classification APG III (2009) cette famille est devenue invalide et ce genre est actuellement dans la famille des "Asparagaceae". Ces espèces sont originaires des régions tropicales d'Afrique ou parfois d'Asie. Description. Les feuilles sont de forme triangulaire. Certaines espèces présentent des feuilles de et former des buissons. La floraison consiste en panicules dressées avec des petites fleurs blanches ou blanc-verdâtre très fragrante à la tombée du jour. Le fruit est une baie rouge ou orange. Certaines espèces de "Sansevieria" sont considérées comme plantes dépolluantes. Elles absorbent notamment le benzène, le formaldéhyde, le toluène, le trichloréthylène ou encore le xylène. Nomenclature et systématique. Étymologie. Ce genre a été nommé en l'honneur de Raimondo di Sangro, prince de San Severo qui naquit à Torremaggiore et mourut à Naples (1710-1771). Les appellations « "Sanseviera" », « "Sanseveria" », « Sansevière » sont parfois utilisées. Utilisation. En Afrique, . . Pour obtenir le poison de leurs flèches, mortel en quelques minutes, des Bushmans mâchent certaines feuilles toxiques de Sansevieria et mélangent le produit avec des extraits de larves toxiques de coléoptères. Certaines espèces (notamment "Sansevieria trifasciata") sont souvent employées comme plantes d'appartement, car elles s'accommodent d'un emplacement ensoleillé ou ombragé et d'oubli d'arrosage (mais elles sont par contre sensible à l'excès d'arrosage). Vu leur taille, elles peuvent aussi former une demi cloison de séparation dans une pièce ou un bureau. Mode de culture. Ces plantes apprécient un emplacement ensoleillé. Elles supportent un environnement mi-ombre, mais les feuilles seront moins belles. Les températures élevées en été ne posent pas de problème, mais elles ne supportent en général pas moins de + en hiver, avec une terre sèche sinon elle pourrissent facilement en cas d'excès d'humidité. Les espèces supportent l'aridité mais apprécient un apport généreux en eau une fois par semaine, si la température est supérieure à + (comme les cactus et plantes grasses, avec un bon drainage). Par ailleurs, les sansevières sont calcicoles (indifférentes à l'eau calcaire), ce qui est assez rare. Pour la multiplication, la meilleure solution est la division des rhizomes. Le bouturage de tronçons de feuilles est possible avec une température suffisamment élevée, au-delà de , mais il fait perdre les panachures jaunes du "Sansevieria trifasciata". |
Assemblée des évêques orthodoxes de France L'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) est l'organe de coordination de l'épiscopat orthodoxe en France. Elle fut créée en 1997, succédant au "Comité interépiscopal orthodoxe de France" (qui remontait lui-même à 1967). En 2001, elle patronna la première « Journée de l'Orthodoxie » qui se déroula dans l'enceinte de la Maison de l'Unesco. L'Assemblée fait partie du Conseil d'Églises chrétiennes en France, organisme œcuménique qui rassemble des Églises de différentes confessions et traditions en France. Membres. En 2014, l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France est composée comme suit |
Richard Schrock |
Carl Sigismund Kunth |
Karl Sigismund Kunth Karl Sigismund Kunth est un botaniste allemand, né le à Leipzig et mort le à Berlin. Biographie. Alexander von Humboldt (1769-1859) et Aimé Bonpland (1773-1858) rapportent durant leur voyage en Amérique du Sud un herbier riche de plus de dont nouvelles espèces. Humboldt après avoir contacté plusieurs botanistes, finit par rencontrer Kunth, neveu de son ancien précepteur, et lui confie la tâche énorme de déterminer sa collection. Kunth va y consacrer vingt-quatre ans de sa vie. Il s’installe à Paris en 1813 pour y étudier les herbiers conservés par le Muséum national d'histoire naturelle et se lie d’amitié avec les botanistes Achille Richard (1794-1852) et Adrien de Jussieu (1797-1853). Avec ces deux derniers et avec le comte Hippolyte Jaubert (1798-1874), il fonde une éphémère Société d'histoire naturelle de Paris en 1821. En 1829, il devient professeur de botanique à l’université de Berlin et est le vice-directeur du jardin botanique de la ville. Publications. Correspondant de l’Académie des sciences, Kunth est notamment l’auteur de : Ces quatre œuvres publiées à Paris, font partie de l’ensemble d’ouvrages consacrés au Voyage de Humboldt et de Bonpland. Kunth a également publié : |
Ligue des champions de l'UEFA 2004-2005 La Ligue des Champions 2004-2005 a vu la victoire du Liverpool FC. 74 équipes de 50 associations de football y ont pris part. La compétition a débuté le par le premier tour préliminaire et s'est terminée le par la finale au Stade Atatürk à Istanbul. La prime versée par l'UEFA au vainqueur est de 6,5 millions d'euros Les Reds de Liverpool jouent contre le Milan AC une finale d'anthologie où, menés 3-0 à la mi-temps, ils reviennent au score en moins de dix minutes, avant finalement de l'emporter aux tirs au but. Le succès du club anglais était inattendu car l'AC Milan (récent vainqueur en 2003) partait favori. De plus, cette édition voit de solides équipes se faire éliminer prématurément, en particulier le FC Barcelone, le Deportivo La Corogne et l'Olympique lyonnais. À l'inverse, le PSV Eindhoven atteint les demi-finales en pratiquant un football surprenant, déjouant ainsi les pronostics. Phase de groupes. Les 32 équipes sont réparties en huit groupes de quatre équipes. Chaque équipe joue deux fois contre les trois autres équipes du groupe. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale alors que les troisièmes jouent le troisième tour de la Coupe UEFA. Groupe A. Bleu : Huitièmes de finales Huitièmes de finale. Retour. "Milan gagne 2–0 au cumul des deux matchs" "Lyon gagne 10–2 au cumul des deux matchs" "Chelsea gagne 5–4 au cumul des deux matchs" "Le PSV gagne 3–0 au cumul des deux matchs" "Liverpool gagne 6–2 au cumul des deux matchs" "Le Bayern gagne 3–2 au cumul des deux matchs" "La Juventus gagne 2–1 au cumul des deux matchs" "L'Inter gagne 4–2 au cumul des deux matchs" Tableau final. "Le tableau suivant respecte l'ordre du tirage au sort effectué par l'UEFA." |
Jacques-Louis de Valon Jacques Louis Valon, marquis de Mimeure, né le à Dijon et mort le , est un militaire, poète, traducteur français et académicien français. Biographie. Menin du Dauphin, il entra dans la carrière militaire et devint lieutenant général. Louis XIV éleva la terre de Mimeure en marquisat autour de 1697 pour lui. Il composa quelques pièces de vers qui ne furent pas imprimées. Poussé par le prince de Conti, Madame de Montespan et Boileau, il fut élu à l'Académie française le (fauteuil 3). On dit que ce fut Antoine Houdar de la Motte qui composa pour lui son discours de réception. Le dernier travail littéraire que nous lui connaissons est une ode imitée d'Horace en 1715. Sa femme, Charlotte Magdeleine de Carvoisin d'Achy, lui survécut jusqu'en 1739 et entretint une correspondance régulière avec Voltaire. Il mourut sans descendance et le marquisat de Mimeure passa à son neveu à la veille de la Révolution, Claude Fyot de Vaugimois, qui devint ainsi Claude Fyot de Mimeure. Claude Fyot, marquis de Mimeure, n'eut qu'un seul fils Casimir qui à son tour n'eut qu'un seul descendant Claude. Claude mourut sans postérité et transmit son marquisat à Ferdinand de Buyer en 1874. |
Style corinthien |
Style ionien |
Istres Provence Handball Istres Provence Handball est un club de handball français fondé en 1970 et basé à Istres en Provence. Le club présidé par Benjamin Gonzalez et entraîné par Gilles Derot évolue depuis la saison 2018-2019 en Championnat de France de (Starligue). Histoire. Le club de Handball d'Istres est créé au tout début des années 1970, au sein de l'Office municipal des sports, par une équipe de passionnés de handball parmi lesquels on compte René Sauvan, Michel Calamand et René Davini. Sous la houlette de son président M. Joyet, le Handball Club d'Istres commence à franchir peu à peu les séries régionales, tout en développant une politique interne de formation des jeunes. Il lui faudra dix ans pour accéder au niveau nationale 3, au début des années 1980. Le club poursuit alors son ascension et décroche rapidement une place en N2. Dans la foulée, Istres obtient une place et un titre de champion de France de N2 avec son équipe composée de jeunes istréens (Ruiz, Noguellou, Sanmartin, Aubert, Brisson...) et coachée par le Polonais Ignaci Pazur; international polonais, entraîneur de l'équipe nationale de Pologne puis d'Algérie. L'équipe grimpe jusqu'en N1B au début des années 90, mais pour des raisons financières décide de descendre d'une division ; la saison suivante, l'équipe remonte en D2 et accède très rapidement à la D1 (1995) avec le tandem Constant Cambouris (président) et Jean-Louis Derot (entraîneur) et grâce au gardien de but Bruno Martini, champion de monde en mai. Pour sa première saison dans l'élite, le club recrute alors des joueurs reconnus (Gaudin, Munier, Saračević, Dedu) mais ne parvient pas à éviter la relégation, la saison suivante. Après une saison en D2, l'équipe retrouve l'élite de la D1 emmenée par son entraîneur Franck Bulleux, sous la présidence de Jean-François Serre en 1998-99 ; le club poursuit et amplifie sa politique de formation des jeunes, avec l'appui du COFIJ (Centre Omnisports de Formation et d'Insertion des Jeunes). En juillet 1999 Louis Morales (président) et le tandem d'entraîneurs Michel Cicut et Gilles Derot vont poursuivre et renforcer cette politique de formation des jeunes et jouer la carte régionale ; avec Gilles Derot, puis Jan Basny et Christophe Mazel, entraineurs successifs, le club devient un titulaire de la D1 jusqu'en 2014, et gagne même un titre magnifique en sortant vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2009 à Miami. Si, les saisons suivantes, le club progresse légèrement dans la hiérarchie française terminant 7 en 2010 et 6 en 2011 (meilleur classement du club), la saison 2011-2012 se termine à une treizième place, synonyme de relégation après 16 ans dans l'élite. Passant ensuite (de juin 2014 à aujourd'hui 2020) en D2, puis en D1, encore en D2, le club, sous la conduite de Gilles Derot, est à présent, à nouveau, membre du groupe D1, après avoir obtenu le titre de Champion de Proligue (D2) en juin 2017. Le handball connaît alors un essor fulgurant grâce notamment aux résultats formidables de l'équipe nationale, une médiatisation progressive (Eurosport, Canal+, BeINSPORTS). La voie de la professionnalisation est ouverte dès 2004 avec la création de la Ligue Nationale de Handball et les budgets des clubs professionnels augmentent inexorablement, développant l'attractivité du championnat LNH, à tel point qu'il est considéré comme le deuxième au monde en termes de qualité et d'audience. Effectif actuel. Effectif 2022-2023. !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Gardiens !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Ailiers !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Arrières !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Demi-centres !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Pivots Personnalités liées au club. Joueurs. Six joueurs du club se sont distingués lors de leur passage dans le club : Parmi les autres joueurs du club, on trouve : |
Philippe Habert |
Cebu Pacific Air Cebu Pacific Air est une compagnie aérienne à bas prix basée à Manille aux Philippines. C'est la deuxième compagnie après Philippine Airlines. Sa base principale est sur l'aéroport international de Manille Ninoy-Aquino, avec d’autres hubs à l'Aéroport international de Mactan-Cebu, Clark et Iloilo. Filiale de JG Summit Holdings, contrôlée par la famille sino-philippine Gokongwei, elle dessert en , 22 destinations internationales et 30 intérieures. Cebu Pacific a transporté 13,26 millions de passagers en 2012. Histoire. Etablie en 1988, Cebu Pacific lance ses opérations le avec des vols intérieurs depuis l’Aéroport international de Manille vers Cebu et Davao. Elle est clouée au sol en à la suite de l’accident du vol 387, qui fait 104 morts, mais les vols reprennent un mois plus tard. Fin 2001, Cebu Pacific opère près de 80 vols quotidiens vers 18 destinations aux Philippines, et lance sa première route internationale vers Hong Kong . Séoul est ajoutée à son réseau en , puis d'autres destinations régionales mais la plupart sont suspendues début 2003 pour cause d’épidémie du SRAS. En , la compagnie reçoit ses deux premiers Airbus A320, loués auprès de CIT Leasing, puis elle commande en 2007, 14 ATR72 dont six fermes, le premier rejoignant sa flotte en février suivant. Fin 2008, Cebu Pacific dessert à l’international Busan, Hong Kong, Singapour, Séoul, Taipei et Bangkok depuis Cebu, et depuis sa base de Manille Bangkok, Guangzhou, Hong Kong, Jakarta, Kuala Lumpur, Macao, Singapour, Taipei, Séoul, Shanghai et Xiamen. En , la compagnie se rend célèbre en instaurant les consignes de sécurité dansées. Une vidéo prise en vol par un téléphone mobile montre des hôtesses présentant les consignes au rythme d’une chanson de Lady Gaga. Plus de 7 millions de personnes ont vu cette vidéo. À la suite de critiques du syndicat du personnel, en particulier parlant de « machisme », les stewards de la même compagnie font une démonstration similaire en octobre. Cebu Pacific transporte son 50 millionième passager le , entre Manille et Pékin. Elle annonce pour le début de ses opérations long-courrier avec un vol vers Dubaï En , la compagnie annonce une commande de 31 avions auprès de Airbus au salon du Bourget. Il s'agit de 16 A330neo, 10 A321XLR et 5 A320neo. Flotte. Au , Cebu Pacific opère les avions suivants : La liste noire de l'Union européenne du 23 novembre 2011. Toutes les compagnies aériennes des Philippines ont été placées en sur la liste noire de l'Union européenne. Elles y restent en , malgré les progrès constatés par le régulateur européen notamment dans le cas de Cebu Pacific et Philippine Airlines. Cebu Pacific obtient finalement son droit d’exploitation en Europe le . |
Astraeus Astraeus (code AITA 5W ; code OACI : AEU ; indicatif d'appel : "Flystar") était une compagnie aérienne charter et régulière, basée à Crawley au Royaume-Uni, et qui a cessé toutes ses opérations le . Histoire. La compagnie fut créée le et commença ses activités le 6 avril de la même année, assurant des vols charters pour le compte de nombreuses compagnies européennes, africaines ou américaines. Astraeus exploitait tous les vols de la compagnie islandaise Iceland Express, ainsi qu'une partie des vols longs courriers de la compagnie anglaise Bmi. Flotte. Au , jour de cessation des activités, la compagnie exploitait une flotte composée de : Divers. Bruce Dickinson, le chanteur du groupe de heavy metal britannique Iron Maiden est l'un des pilotes de la compagnie. À l'occasion des tournées de 2008 et 2011 du groupe, la compagnie a fait repeindre un Boeing 757 aux couleurs du groupe. |
L'Informatique au service des handicapés L'informatique au service des handicapés est un livre de Patrick Collignon destiné aux personnes handicapées (physique ou sensoriel) et à leur entourage (famille et autres). Son contenu est de tout niveau : cela va des conseils très généraux jusqu'à des détails techniques très précis, de l'achat à l'utilisation de l'ordinateur. Sur le thème des claviers, le livre est extrêmement précis : il décrit un certain nombre de claviers pour un certain nombre de handicaps. Ce livre date de 2003 (éditeur Eyrolles). Considérations générales. Les 2 types d'accessibilité. Ce livre différencie La classification des handicaps par l'OMS (Organisation mondiale de la santé). P. Collignon cite Wood pour la classification des handicaps : Wood regroupe le handicap en 3 domaines : déficience (ce terme est en partie synonyme de déficience), incapacité et désavantage. Cette classification a été utilisée par l'OMS pour établir une "Classification internationale des handicaps" (CIH), puis elle a été adoptée en France en 1988 pour établir des statistiques sur les personnes handicapées. Sur l'achat de matériels informatiques pour personnes handicapées. P. Collignon insiste lourdement sur un point : lorsqu'on doit acheter du matériel informatique spécifique pour une personne handicapée, il faut bien discuter avec le vendeur, être sûr que le matériel acheté fonctionne et est bien adapté au handicap particulier de l'utilisateur final. Pour les personnes malvoyantes, il indique "la personne malvoyante doit pouvoir toucher les articles [avant l'achat], c'est sa manière de voir". P. Colligon insiste sur un autre point, s'adressant entre autres aux parents d'enfants handicapés ; certains handicaps évoluent, faisant que le matériel acheté ne sera plus adapté au handicap. Malgré ce problème, il ne faut pas hésiter à acheter du matériel informatique pour une personne handicapée. Outre les vendeurs de matériel informatique adapté, les ergothérapeutes sont des professionnels du handicap, de la rééducation et de la réadaption qui pourront le mieux vous conseiller. Après un bilan des compétences, des difficultés et des besoins ou envies de la personne l'ergothérapeute définira le matériel le plus adapté à chaque situation. différents centres ressources Handicap et technologies de l'information de la communication existent. Il ne faut pas hésiter à les contacter car tous proposent des essais. Conseil pour les personnes aidant une personne non-voyante à se servir d'un ordinateur. Ne pas hésiter à utiliser le terme "voir" lorsqu'on s'adresse à une personne non-voyante, c'est le conseil que donne P. Collignon. Les matériels adaptés pour les personnes handicapées. Les claviers seuls. Les claviers sont le domaine où le livre de P. Collignon est le plus détaillé : Plage braille et imprimante braille. Sera complété plus tard. En 1973, les précurseurs dans ce domaine. En 1973, Jean-Claude Gabus créa Linguaduc, un contrôle de l'environnement par la langue. Il créa ensuite la Fondation suisse pour les téléthèses, qui a pour but de mettre la technologie au service de la personne en situation de handicap avec laquelle il créa "B.A.Bar", un lecteur de code barre parlant utilisé dans le domaine de la ainsi que JAMES, la première télécommande universelle infrarouge destinée au contrôle de l'environnement. L'informatique pour un débutant. Pour les néophytes, P. Collignon essaie d'expliquer le fonctionnement d'un ordinateur. Il explique notamment les options d'accessibilité de Windows 98. Liste des fabricants/distributeurs de matériel adapté. En , les fournisseurs cités dans les chapitres suivants ont toujours un site web consacré aux personnes handicapées. Ceux qui apparaissent dans le livre de Collignon et qui n'ont pas ou plus de page web ne sont pas cités. Fournisseurs pour handicaps visuels. Accessolutions, Adaptinfo, Alphabraille, Axos-fr, Baum France, CECIaa (qui a repris Itack), CECIlog, CECItech, Electrel, Etexfrance, Eurobraille, Handialog, Metrovision, Technibraille, Dystri Kardi |
Paul-Philippe de Chaumont Paul-Philippe de Chaumont, né en 1617 et mort à Paris le , est un prélat français. Biographie. Issu « d'une ancienne famille du Vexin où est le comté de Chaumont », il nait à Paris dans la paroisse de Saint-Germain-L'auxerrois, il est fils de Jean, seigneur de Boisgarnier conseiller d'État, auteur de plusieurs livres de théologie et garde des livres du cabinet du roi et de Marie de Bailleul fille de Nicolas et de Marie Habert de Montmor. Il commence ses études en 1651 à l'Université de Paris où il étudie la philosophe puis la théologie à la Sorbonne mais il d'obtient pas de doctorat en droit canon. Ordonné prêtre en 1663 Il échoue en 1665 à être pourvu en commende de Saint-Vincent de Bourg dans le diocèse de Bordeaux mais reçoit une cure à Rouen où il ne réside pas. Parent et collaborateur du chancelier Séguier et parent par sa mère des trois Habert, Philippe, Germain et Henri-Louis, il succède en 1667 à son père dans la charge de garde du cabinet, à laquelle il joint celle de lecteur du roi. Il réside au Louvre jusqu'à sa nomination comme évêque de Dax. Bien que n'ayant encore rien écrit, il est élu membre de l'Académie française en 1654. Devenu évêque de Dax en 1671, il se démet de ses fonctions en 1684 pour se consacrer plus librement à l'étude, tout en continuant cependant de prêcher. Jean Chapelain dit de lui « qu'il ne manquait pas d'esprit, qu'il avait assez le goût de sa langue et prêchait hardiment et facilement. » En 1685, il préside à la séance de l'Académie qui prononce l'exclusion d'Antoine Furetière. En 1693, il publie un ouvrage en deux volumes intitulé "Réflexions sur le christianisme enseigné dans l'Église catholique". Selon l'abbé d'Olivet, le style de ce traité « ne répond pas moins à la qualité d'historien de l'auteur que le sujet à son caractère d'évêque. » |
X-Man X-Man est le terme générique employé dans l'univers Marvel de la maison d'édition Marvel Comics pour désigner individuellement les membres appartenant à l'équipe de super-héros mutants les X-Men. On peut employer ce terme pour désigner tous les membres de cette équipe, qu'il soit homme ou femme (même adolescent ; par exemple, la jeune Kitty Pryde se disait « X-Man » dès ses débuts). C'est aussi le nom de code de Nathaniel « Nate » Grey, le fils cloné de deux membres des X-Men, Cyclope et Jean Grey. Créé par le scénariste Jeph Loeb et le dessinateur , le personnage de fiction apparaît pour la première fois dans le comic book "X-Man" #1 en mars 1995. Biographie du personnage. Origines. Nate Grey est né durant l'Ère d'Apocalypse, une réalité alternative résultant de la mort de Charles Xavier tué par son fils Légion. Nate a été créé génétiquement à partir des cellules de Scott Summers (Cyclope) et de Jean Grey dans le laboratoire de Sinistre. Il a grandi dans une cuve d’accélération de particules, afin d’être au service de Sinistre, mais une fois réveillé il s’est échappé, aidé par son père qui ignorait qui il était. Échappé des camps de prisonniers d’Apocalypse, Nate est recueilli par Forge et sa troupe avec qui il demeurera. Lors d’une mission, Nate sauve Theresa Rourke (Cyrène) qu’il prend sous son aile. Quand Apocalypse découvre les pouvoirs de Nate, il envoie ses émissaires, Domino, Caliban et Grizzly afin de l’éliminer. Lors de cette bataille, Forge sera tué par Sinistre qui révèle la vérité à Nate sur sa naissance et son destin (tuer Apocalypse). Dans un accès de rage, Nate tue Sinistre avant de partir à la rescousse de Magnéto, retenu dans la citadelle d’Apocalypse. Là bas il rencontre ses "parents", Cyclope et Jean Grey. Lors de la bataille finale des X-Men contre Apocalypse, Nate doit se défaire d’Holocauste, le fils d’Apocalypse, et il le poignarde avec un fragment du Cristal M’Kraan, ce qui a pour effet de les envoyer tous deux dans la réalité « normale » des héros. Arrivée dans notre réalité. À la suite de son voyage jusqu'à notre Terre, Nate Grey atterrit dans les montagnes, en Suisse. Ne reconnaissant rien, il explose de rage et laisse éclater son pouvoir. Recherchant désespérément une figure familière, il va inconsciemment durant son sommeil faire renaître Madelyne Pryor (clone de Jean Grey, sa mère) avec qui il noue une relation. L’arrivée dans le monde d’une puissance telle est remarquée par Xavier et Blaquesmith. Le premier désire nouer un contact avec lui sur le plan astral, mais Nate, percevant le mal en Xavier, l’éjecta du plan astral, lui faisant subir une cuisante défaite, lui, le plus puissant télépathe au monde (ce qui a pour conséquence de donner accès à Onslaught au monde réel). Blaquesmith, lui, voulut le tuer, et il envoie Cable l’affronter. Durant leur combat s'invite Exodus, qui a précédemment vaincu X-Force et Cable. Nate vainc aisément Exodus à la grande surprise de Blaquesmith et Cable. Ce dernier comprend qu'il ne peut le vaincre et essaie de nouer un contact télépathique avec lui. Etant une seule et même personne, cela crée un écho qui les fait tous deux souffrir terriblement et Cable en profite pour énerver Nate, ce qui va l'amener à un point de rupture, son corps ne supportant pas autant de puissance, et il s'évanouit. Blaquesmith tente de le tuer, mais Cable le prend sous sa protection. Nate est ensuite approché par Dark Beast, les X-Men, Génération X, Havok, mais mêlant ses souvenirs de son monde (les gentils étant méchants et inversement en ce monde), il manque d'en tuer certains, et n’arrive pas à faire confiance aux autres. Moira MacTaggert lui annonce après examens que son corps ne supporte pas autant de pouvoir, et que celui-ci le ronge comme un cancer, et qu'il mourra jeune, consumé par son pouvoir. Il se dévoue alors pour aider les habitants de New-York (qui le voient comme un médium) et rencontre ainsi Peter Parker, venu faire un reportage sur lui. Découvrant rapidement l'identité secrète de Peter, Nate l'aide à combattre Morbius qui mord Nate, l'infectant avec son virus du Vampire. Nate et Spider-man arrivent à vaincre Morbius et nouent une forte amitié (leur passé étant très semblable). Onslaught. Nate Grey ayant perçu une menace pour l'humanité en Xavier tente de prévenir les X-Men, puis les Vengeurs mais sans succès. Il accompagne les Vengeurs secourir les X-Men à la suite de l'attaque de l'Institut par Onslaught. Nate se sert de ses puissants pouvoirs télépathiques et psioniques pour créer une image de Onslaught à partir de la mémoire des X-Men (car Onslaught les a bloquées). Cyclope demande à X-Force de le protéger, car durant leur combat contre Onslaught les mutants découvrent que celui-ci a ouvert les dossiers de Xavier sur Nate et Franklin Richards. Sinistre profite de l'occasion pour mettre la main sur Nate et balaie X-Force. Nate ressort victorieux du combat mais se fait capturer par Onslaught, croyant aider Franklin dont Onslaught avait pris l'apparence. Onslaught accède à sa mémoire et découvre, grâce à ses souvenirs, son monde d'origine (où Apocalypse avait pris le pouvoir). Mais comprenant le résultat de la guerre qui s'y est déroulée (ne laissant aucun survivant), Onslaught décide de détruire toute vie sur Terre, Humains comme Mutants. Onslaught absorbe alors Nate (tout comme Franklin avant lui) afin de se servir de ses pouvoirs, qui, associés à ceux de Franklin, n'ont plus aucune limite. Durant le combat des héros contre Onslaught, Nate et Franklin sont sauvés par Cable, Xavier et Joseph. Opération Tolérance Zéro. Après la chute d'Onslaught, Nate Grey est contacté par sa mère alternative, Jean Grey, afin de l'aider à défaire Madelyne Pryor qui a perdu la raison. Il se refuse à la tuer finalement, mais à la suite de ce combat, il perd une partie de ses pouvoirs télékinésiques. Il refuse l'aide de Jean et des X-Men, mais il est heureux de revoir sa mère avec qui il lie une relation de confiance. À la suite des événements post-Onslaught, Nate rejoindra son oncle Havok à la Confrérie des mauvais mutants, en compagnie d'Aurora et Dark Beast (ce dernier lui ayant promis de l'aider à retrouver ses pouvoirs télékinésiques). Mais quand la Confrérie tente de voler un gaz hautement toxique pour s'en servir contre la population, Nate se sacrifie afin de contenir le gaz dans l’entrepôt. Durant sa "mort", l'esprit de Nate le force à se remettre en question et à se bouger. Il va alors reprendre vie et, ayant retrouvé ses pouvoirs, va s'envoler vers New-York avant de s'effondrer à Central Park, complètement épuisé. Il sera recueilli par trois filles, et durant son sommeil fiévreux, Cable va le contacter afin qu'il aide la famille Grey, alors en danger, menacée par Bastion et ses Sentinelles Suprêmes. Nate va alors aider son grand-père, ainsi que ses petit-cousins à échapper aux Sentinelles, avec beaucoup de mal, étant dans un état de fatigue très prononcé. Il se sacrifie pour sauver la planète dont il s'estime le protecteur. Il ressuscite quelques années plus tard et rejoindra l'équipe des Nouveaux Mutants menée par Danielle Moonstar, avec laquelle il a une aventure. Le plus puissant des mutants. Avant sa résurrection, Nate Grey était considéré comme le mutant le plus puissant au monde, faisant partie des mutants de niveau Oméga, d'où son surnom de « X-Man ». Ses pouvoirs télékinésiques et télépathiques étaient sans limites. Il était d’ailleurs la cible de nombreux ennemis (Onslaught, Apocalypse) désireux de s’approprier ses pouvoirs. D'après Mister Sinistre, Nate était le mutant le plus puissant qui ait jamais existé. Comme Cable (son équivalent dans l'univers Marvel classique), il est le fruit des recherches génétiques que Mister Sinistre a menées durant des générations, et il semble que le généticien soit à l'origine des différentes générations de Summers et Grey. À la différence de Cable, dont les pouvoirs sont bridés par son technovirus, les pouvoirs de Nate Grey étaient si grands qu’ils consumaient son corps et menaçaient de le détruire. Moira MacTaggert a comparé ses pouvoirs à un cancer dévorant son corps. Pouvoirs et capacités. Nate Grey possédait à l'origine de vastes pouvoirs psychiques. Ses pouvoirs se manifestaient souvent par son œil gauche qui brillait (comme pour Cable). Il avait notamment la capacité de puiser dans les énormes ressources psychiques du plan astral; ce qui lui permettait de manipuler la matière et l'énergie à grande échelle. À la suite de sa résurrection, il a perdu une grande partie de ses pouvoirs et ne bénéficie désormais plus que d'une télékinésie limitée. |
Kōji Wakamatsu , nom d'artiste de , né le dans la préfecture de Miyagi et mort le à Tokyo, est un réalisateur japonais important des années 1970. Biographie. Kōji Wakamatsu grandit dans un village de la campagne japonaise. Adolescent, il est renvoyé du lycée agricole à la suite d'une bagarre, et décide de partir s'installer à Tokyo à l'âge de 17 ans. Il y fait différents métiers, mais se retrouve bientôt sous les verrous pour avoir participé à une rixe. À sa sortie de prison après 5 mois d'incarcération, il rejoint un clan de Yakuzas. C'est par ce biais qu'il découvre le monde du cinéma en surveillant les plateaux de tournage pour le compte de son organisation. En 1959, il entame une carrière de réalisateur à la télévision avant de tourner, quatre ans plus tard, ses premiers films pour le cinéma. Il fait ses débuts dans le "pinku eiga", genre érotique japonais qui lui laisse une totale liberté de ton. Ses films sont ainsi souvent très politiques et traitent des rapports de domination, qu'il soit homme/femme, étatique, ou autre. En 1965, il fonde sa propre maison de production Wakamatsu Production, et réalise "Les Secrets derrière le mur" qui provoque l'indignation quasi générale et un incident diplomatique entre le Japon et l'Allemagne lorsque le film est sélectionné au Festival de Berlin. Kōji Wakamatsu, qui coécrit la plupart de ses films avec Masao Adachi, réalise une dizaine de longs-métrages par an, souvent tournés dans l'urgence. Certains de ses films sont des brûlots anarchistes qui sont encore aujourd'hui censurés dans de nombreux pays tels que les États-Unis, la Russie ou la Chine. Réalisateur radical, il s'intéresse au mouvement d'extrême gauche japonais, ainsi qu'à la cause palestinienne. En 1971, il obtient enfin une reconnaissance internationale à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes avec "Les Anges violés" et "Sex Jack", et ralentit en même temps son rythme de production. Il produit cinq ans plus tard le controversé "L'Empire des sens" de Nagisa Oshima. Kōji Wakamatsu est considéré comme « le réalisateur le plus important ayant émergé du "pinku eiga" » et « l'un des plus grands réalisateurs japonais des années 1960 ». Ses deux derniers films "United Red Army" et "Le Soldat dieu" sont récompensés au Festival de Berlin en 2008 et en 2010. Le , il est invité au Festival international du cinéma de Venise où il déclare : Il meurt un mois et demi plus tard après avoir été renversé, le , par un taxi dans le quartier de Shinjuku à Tokyo , alors qu'il rentrait d'une réunion consacrée au budget de son prochain film sur le lobby nucléaire et Tepco. Opinions. Koji Wakamatsu était communiste et partisan des guérillas armées dans les années 1970. Il a peu à peu changé de point de vue jusqu'à critiquer les groupes armés dans United Red Army. En 2010, il indique ne plus supporter « les militants qui appelaient à la guerre, à une révolution mondiale. […] Tout ce qu'ils savent faire c'est proférer des théories sans même accepter le fait que les temps ont changé. ». Dans Le Soldat-dieu, il exprime clairement des positions pacifistes, condamnant les horreurs de la guerre. En 2010, il explique que le cinéma est pour lui un outil lui permettant d'exprimer ce qu'il ressent, et que le point de départ de ses films est la colère. Méthodes. Les films de Koji Wakamatsu sont pour beaucoup tournés avec peu de moyens, ce qui constitue le mode de fonctionnement de Wakamatsu Production. Ses tournages sont courts, les prises sont peu nombreuses voire uniques. Il estime qu'en ne laissant « qu'une seule chance, vous n'avez pas besoin de répétition ». Filmographie sélective. Cette liste, non exhaustive, regroupe les films de Kōji Wakamatsu ayant fait l'objet d'une rétrospective à la Cinémathèque française ainsi que certains de ses titres plus récents (comme "" et "The Millennial Rapture"). |
My Way Airlines |
Líneas Aéreas Azteca Líneas Aéreas Azteca, S.A. de C.V. (code AITA : ZE, code OACI : LCD, également connue comme Azteca Airlines) était une compagnie aérienne privée mexicaine, créée en 2001, desservant surtout le Mexique et les villes frontières américaines du Mexique.Cette compagnie a été supprimée au début de l'année 2007 en raison de son manque de sécurité. On peut encore voir les avions de cette compagnie garés dans les hangars de l'aéroport de Mexico-Benito Juarez. |
Georges Yvan "Géo" André |
Six Jours, Sept Nuits |
Them or Us Them or Us est un album rock de Frank Zappa sorti en . C'est le dernier album studio de Frank Zappa avec un groupe de rock. "Them and Us" est marqué par la présence de Steve Vai qui signe les solos de "Ya Hozna", "Stevie's Spanking" (premier solo) et la réécriture de "Sinister Footwear II" et de "Marqueson's Chicken". À noter la présence de Dweezil Zappa, guitare solo sur "Stevie's Spanking" et "Sharleena", mais aussi d'anciens musiciens ayant joué avec Zappa : Napoleon Murphy Brock (chœurs sur "In France" et "Be in My Video") et George Duke (piano sur "Planet of My Dreams"). Titres. Tous les titres sont de Frank Zappa, sauf mention contraire Les titres phares de cet album à l'accueil mitigé sont indéniablement le très complexe et envoûtant "Sinister Footwear II", le très jazz progressif de "Marqueson's Chicken", et enfin l'excellente reprise des Allman Brothers, "Whipping Post". |
Udon Les sont, avec les "soba," les pâtes les plus consommées au Japon. Elles sont préparées avec de la farine de blé tendre (froment). Ce sont les pâtes japonaises les plus épaisses : de de largeur. Leur couleur varie de blanc à blanc cassé et leur consistance est molle et élastique. Les udons peuvent se consommer chaudes ou froides, ce qui les rend très appréciables, notamment en période estivale, permettant de lutter contre les étés japonais relativement chauds. Elles sont avec les "soba" un exemple de pâtes japonaises traditionnelles, par opposition aux "rāmen" importées de Chine à la fin de la fermeture du pays aux étrangers au début de l'ère Meiji. Les udons sont particulièrement populaires dans la préfecture de Kagawa (anciennement province de Sanuki), où elles sont généralement un peu plus minces que dans le reste du pays. Évolution de la production. Histoire. Contrairement à d'autres nouilles japonaises dont les recettes sont directement issues de la cuisine chinoise comme les "rāmen," les udons sont généralement considérés comme des nouilles traditionnelles japonaises. Cependant, divers témoignages attestent de l'introduction de ces nouilles au Japon, certains faisant la faisant remonter aux premiers siècles de notre ère et d'autres au en provenance de Chine. Après leur introduction, les nouilles ont été adaptées aux goûts et usages locaux. Lors de la période Muromachi (1338-1573), les udons sont surtout connus dans les temples, leur adoption dans la cuisine quotidienne datant de la période Edo (1603-1868). La plus ancienne description connue de la production d’udons provient du livre de recettes (, datant de 1643 ; à cette époque, les udons sont surtout populaires dans les régions d'Osaka et Kyoto. Durant la période Edo, le théâtre kabuki, qui s'est nourri du quotidien de l'époque, fait allusion aux udons. En 1713, la pièce met en scène un vendeur d’udons de Fukuyama, et un des personnages principaux (Kanpera Monbee) travaille dans un atelier de fabrication d’udons qui était situé près du théâtre. Au , les "soba" restent plus populaires dans le Kantō (autour de Tokyo), alors que les udons sont toujours plus populaires dans le Kansai (autour d'Osaka). Avec la restauration de Meiji (1868), le pays précédemment isolé s'ouvre à d'autres cultures et habitudes alimentaires, entraînant un changement dans les procédés de fabrication des aliments. En 1884, la première machine à fabriquer les nouilles est introduite au Japon par T. Masaki, ce qui a révolutionné la production industrielle de pâtes alimentaires. L'importance croissante de la production alimentaire industrielle a également augmenté le nombre de recherches scientifiques autour de l'alimentation et des nouilles. Des études sont alors financées par l'industrie alimentaire ou par les institutions publiques et les universités. Les propriétés physiques des différentes farines utilisées pour la préparation des udons sont étudiées par T. Shimizu , à partir de 1958 et les études se poursuivent de nos jours. Hara , par exemple, a démontré en 2003 que les udons peuvent présenter une flexibilité moindre s'ils sont cuits dans une eau électrolysée ce qui induit une gélification moindre de l'amidon qui est directement liée à la flexibilité des nouilles. Plusieurs travaux portent sur la modélisation mathématique du processus de séchage des udons. Les modèles visent à prédire la rupture des nouilles et étudient comment l'éviter, comme les modèles de Tadao Inazu (2005) ou ceux de Jie Yu Chen (2000). Fabrication traditionnelle. Les nouilles udons sont de couleur blanche à blanc cassé et de consistance molle et élastique. Traditionnellement, seuls de la farine, du sel et de l'eau sont utilisés pour leur préparation, et de l'eau de mer est utilisée pour leur cuisson. Les proportions entre les ingrédients sont pour de farine de blé, d'eau et de sel. Le ratio entre ingrédients est souvent influencé par la cuisson, le type d’udons, la consistance désirée ainsi que les conditions météorologiques du jour de production. La farine de blé utilisée a une faible teneur en protéines (entre 8 et 10 %) et provient d'un blé connu sur le marché mondial comme un "" (blé semi-tendre). Le de cette farine est faible, compris entre 0,36 et 0,4 %. Les ingrédients sont mélangés jusqu'à obtention d'une pâte très ferme qui doit être malaxée. De par sa consistance, il est très difficile de le faire à la main : par conséquent, lors de la préparation de ces nouilles de manière traditionnelle, la pâte ferme est protégée par des feuilles (ou de nos jours par un film plastique), puis malaxée avec les pieds jusqu'à ce que la pâte soit assez souple pour être étalée et découpée. Quand la production de nouilles est faite à une échelle commerciale, cette étape est souvent faite à l'aide de machines spécialement conçues pour cette tâche. La pâte est étalée puis pliée, et enfin découpée avec un couteau spécial, le "udon kiri," pour obtenir des nouilles uniformes. Les nouilles sont souvent relativement épaisses, mais peuvent être plus fines, comme les "udon sanuki" de l'ancienne province de Sanuki (maintenant préfecture de Kagawa) sur l'île de Shikoku. Avec une épaisseur de , les nouilles udons sont les plus épaisses de la cuisine japonaise : seules les nouilles "hira-men" sont plus larges, mais aussi plus plates. Pour leur cuisson, les pâtes fraîches sont jetées dans l'eau bouillante à laquelle est ajoutée de l'eau froide dès que l’ébullition reprend après introduction des pâtes. Les nouilles sont cuites à la reprise de l'ébullition après l'ajout de cette eau froide. Fabrication industrielle. Lors de la fabrication industrielle des udons, la pâte est coupée par une machine en différentes épaisseurs. Les nouilles ainsi produites peuvent être vendues sous trois formes différentes : séchées, cuites ou crues. Les nouilles séchées sont appelées , les pâtes cuites sont appelées , et les pâtes qui ne sont ni cuites ni séchées sont appelées . Cette dernière variété est beaucoup moins répandue que les précédentes. Les udons sont le plus souvent vendues déjà cuites, soit en vrac ou dans des emballages plastiques simples, soit dans des contenants stérilisés. Selon le type d'emballage, les nouilles seront cuites différemment : si elles sont vendues en vrac ou dans des emballages simples, les nouilles sont cuites pendant dans de l'eau bouillante dans une eau de pH compris entre 5,5 et 6 ; les nouilles ont alors un poids compris entre le poids de la farine utilisée pour leur fabrication. Les nouilles emballées dans des contenants stériles sont cuites dans de l'eau dans laquelle est diluée un conservateur (de l'acide lactique ou du benzoate de sodium), puis pasteurisées pendant à une température au moins égale à . Sous cette forme, les nouilles peuvent être conservées pendant plus de trois mois. Dans le cas des pâtes fraîches séchées, un processus de séchage particulier doit être effectué : les nouilles relativement épaisses pourraient casser en cas de séchage trop rapide. Ce processus comprend trois étapes : lors de la première étape, les nouilles sont amenées à une température relativement basse (environ ) ; à cette température, l'humidité de surface est supprimée. Cela réduit la contrainte de tension des nouilles causée par leur propre poids. Dans la deuxième étape, l'humidité ambiante est amenée entre 70 et 80 % et la température entre 30 et 35 °C ; l'humidité ambiante est nécessaire pour conserver un équilibre entre l'humidité ambiante et l'humidité des pâtes. Dans la dernière étape, la teneur totale en eau des nouilles sera réduite à environ 14 %, en baissant la température graduellement pour éviter que les nouilles ne cassent. Place dans la société japonaise. Importance économique. La principale région de production des udons est la préfecture de Kagawa, la plus petite des préfectures du Japon, avec environ un million d'habitants. En 2005, environ de farine de blé ont été transformées en udons au Japon, dont 29,4 % () dans la seule préfecture de Kagawa. Les volumes dédiées à la production d’udons séchés et précuits sont comparables. On estime à plus de 700 le nombre de restaurants spécialisés dans les udons dans la seule préfecture de Kagawa. Si la majorité de ces restaurants sert des plats de manière habituelle, certains se rapprochent d'un fonctionnement en libre-service, où le client réchauffe ses pâtes lui-même et choisit ses garnitures et accompagnements. La plus grande chaîne de restaurants spécialisée dans les udons est la , fondée à Takamatsu, principale ville de la préfecture de Kagawa, et comptait initialement cinq restaurants, à la fin 2001. À la fin 2008, la chaîne comptait au Japon et quatre usines d’udons, et a réalisé un chiffre d'affaires de près de d'euros. Bien que depuis les , la quantité de blé importée au Japon a augmenté continuellement, les udons ont longtemps été produits avec de la farine de blé cultivé au Japon. Cependant, à la suite d'une mauvaise récolte au début des , les Japonais durent chercher des farines alternatives. La farine importée d'Australie occidentale de la classe (ASW) s'est révélée être similaire aux variétés de blés japonaises en termes d'amidon. En 2009, de tonnes de blé ont été importées au Japon, ce qui représente 90 % des besoins en blé japonais. Environ de tonnes de ce total proviennent d'Australie. Culture. Initialement principalement populaire dans la préfecture de Kagawa dont la version locale des udons (les "sanuki udon") est réputée, la consommation des udons a connu un boom à la suite de l'apparition d'un ouvrage en cinq volumes vantant leur qualités gustatives, dont le premier volume a été publié en 1993 par Kazutoshi Tao, un éditeur local de Kagawa. Le livre décrit les restaurants de la préfecture et contient un guide à l'usage des amoureux des udons. Dans le but de promouvoir la culture de l’udon dans la préfecture de Kagawa la a été créée en 1984. Les membres de la société appartiennent principalement à des entreprises liées à la production d’udons, mais environ un tiers sont des professeurs d'université. Chaque année, le est la journée de l'udon, célébrée dans la préfecture de Kagawa, dont l'attraction principale est la production de nouilles fraîches. Grâce à un accord entre le gouvernement de la préfecture et la Poste japonaise, la préfecture de Kagawa a été rebaptisé « Préfecture des udons » en 2011 et les lettres à destination de Kagawa peuvent maintenant aussi être adressées à la « préfecture des udons ». En 2006, le film "Udon" du réalisateur Katsuyuki Motohiro, reprend l'histoire vraie du « boom de l'udon » au travers des yeux de Kosuke, le fils d'un propriétaire de restaurant d’udons. Les udons en cuisine. Aspects nutritionnels. Les apports nutritifs pour d’udons secs sont de (), de protéines, de glucides, de lipides et de sodium. Les udons ont un indice glycémique (IG) similaire à celui d'autres pâtes telles que les spaghettis. Comparées au riz blanc, qui a un IG de 100, les udons ont une valeur moyenne significativement plus faible de 58. Variantes régionales. Selon les régions, il y a de grandes variétés d’udons, qui diffèrent dans leur épaisseur et dans leur forme. Plats à base d’udons. Les udons sont utilisés dans la cuisine japonaise dans d'innombrables plats qui peuvent être classés selon divers critères. Il existe par exemple des plats dans lesquels les nouilles sont servies chaudes ou froides ; elles peuvent être cuites dans un bouillon relevé, à l'eau claire, sautées, ou encore en ragoût. Il est courant parmi les différents plats de pouvoir choisir entre "soba" et udons pour un même plat. De nombreuses méthodes de préparation ont des noms très poétiques et sont souvent nommées d'après les légendes et les mythes qui auraient conduit à leur création. Parmi les plats les plus célèbres à base d’udons, on peut citer : Quelques variantes sur cette base : En Corée, les udons sont particulièrement populaires comme plat ou comme simple en-cas. |
Incident de Kecksburg L'incident de Kecksburg se déroula le en Pennsylvanie. Une intense boule de feu a été aperçue par plusieurs milliers de personnes dans au moins six États américains ainsi qu'en Ontario, au Canada. Elle est décrite par les médias comme un météore, d'autres personnes parlent de crash d'ovni suivi de . Chronologie des événements. Le , vers , plusieurs centaines de témoins répartis sur 3 états américains (Michigan, Ohio et Pennsylvanie) ainsi qu'au Canada aperçurent une boule de feu suivie d'une traînée de vapeur traverser le ciel sur un axe nord-ouest/sud-est. Plusieurs pilotes, en vol au moment des faits, aperçurent la boule de feu et parlèrent d'onde de choc ressentie lors du passage de l'objet. La traînée de vapeur persista plus de 20 minutes après le passage de l'objet (elle fut d'ailleurs filmée et photographiée par de nombreux témoins). À , deux enfants qui jouaient dans un bois à côté de la petite ville de Kecksburg (Pennsylvanie) virent un objet lumineux s'écraser au milieu de la forêt et mettre le feu aux arbres alentour. Immédiatement, ils rentrèrent au domicile familial, racontèrent l'histoire à leur mère qui prévint la police et les pompiers. Alors que les forces de police ainsi que les pompiers arrivaient juste sur le site, un escadron militaire de la base de Lockbourne (Ohio) se présenta sur les lieux, prit le contrôle de la zone et intima l'ordre à toutes les personnes présentes (pompiers, policiers ou civils) de partir immédiatement. Peu de temps après, le responsable du détachement militaire prévint les autorités locales qu'ils n'avaient rien trouvé sur le site et l'escadron repartit. On retrouva quelques débris métalliques à Lapeer (Michigan). Ils s'avérèrent être des leurres radar en aluminium fréquemment utilisés par les chasseurs de l'US Air Force. Explications officielles. La thèse officielle, à l'époque des faits, fut celle de la chute d'une météorite qui se désintégra au moment de l'impact. La NASA affirme aujourd'hui qu'il s'agissait des restes d'un satellite russe. Au début de 2002, (ancien conseiller du président Bill Clinton) et Leslie Kean (journaliste indépendante) portèrent l'affaire en justice au nom de la Loi sur la Liberté de l'information afin d'obliger le gouvernement à publier les documents dont il disposait sur cette affaire. En décembre 2005, une décision de justice fut rendue et le porte-parole de la NASA annonça que . Une deuxième action en justice est en cours afin d'en savoir plus sur la disparition des documents. Hypothèse. Cinquante ans après les faits, John Ventre et Owen Eichler, deux chercheurs du comté de Westmoreland (Pennsylvanie), ont suggéré l'hypothèse d'une opération militaire visant à la récupération d'un véhicule de rentrée potentiellement radioactif pour expliquer l'intervention et la sécurisation rapide des lieux du crash par l'armée. Le véhicule en question, de type « General Electric Mark 2 », aurait servi au développement de la recherche spatiale et été maintenu secret jusqu'en 1991. |
Couleuvre léopard La Couleuvre léopard, Zamenis situla, est une espèce de serpent de la famille des Colubridae. Répartition. Cette espèce se rencontre dans le Centre et l'Est de l'Europe, à Malte, ainsi qu'en Turquie. Description. Elle mesure de 70 à . Elle est non-venimeuse mais peut mordre. Élevage en captivité. Cette espèce est protégée par la convention de Berne. On la retrouve parfois en terrariophilie mais elle est réputée pour sa maintenance difficile. Étymologie. Le nom de cette espèce, "situla", vient du grec "", « le blé », en référence à son habitat. |
Lineas Aereas Azteca |
Corail (homonymie) Corail peut faire référence à : |
Union sportive municipale de Gagny L'Union sportive municipale de Gagny est un club omnisports français basé à Gagny en Seine-Saint-Denis et fondé en 1948. Le club est particulièrement connu pour ses sections de handball masculin et féminin qui ont rapporté neuf titres de champion de France et quatre Coupes de France (masculins et féminines confondus) dans les années 1980. Dans le sillage des Barjots, le handball français se professionnalise dans les années 1990. Si, en 1984, Gagny est l'une des premières équipes françaises à avoir trouvé un sponsor, le club rate le train en marche. Plombé par des finances exsangues et un déficit abyssal, Gagny dépose le bilan en 1996. Historique. La section handball de l'USM Gagny a vu le jour en 1948 sous l'impulsion de M. Raymond Valenet alors vice-président de la FFFHB. À l'origine, cette section fut créée pour permettre aux jeunes de la ville de pratiquer un sport à l'échelon local. Ces joueurs étaient issus en majorité du Groupe scolaire Paul Laguesse, et la section ne comprenait que 2 équipes masculines (1 minimes et 1 cadets). Après deux saisons très difficiles où il fallait faire avec les moyens du bord, une équipe seniors est créée en 1950 pour permettre une progression normale. En 1971, la section masculine est champion de France Excellence (D3) puis accède à l' élite en 1973 après avoir atteint les demi-finales de champion de France Nationale II. Quant à la section féminine, c'est en 1982 qu'elle est promue en Nationale 1. Handball masculin. Personnalités liées au club. Parmi les joueurs célèbres, on trouve : Parmi les dirigeants, on trouve : |
Cleptomane |
Notes Post-it |
RN134 |
Taliesin Taliesin est une figure importante de la mythologie celtique et de la littérature galloise, c’est à la fois un poète historique du et un barde mythique de la littérature galloise. Il n’est pas toujours aisé de les différencier d’autant que le dernier est parfois assimilé à Myrddin. Son nom est aussi associé au "Livre de Taliesin", un recueil de poèmes manuscrits du mais dont la composition serait contemporaine du barde historique. La légende en fait le « Chef des Bardes de Bretagne ». Le poète historique. Taliesin serait né vers 518, dans le Powys et serait mort vers 599, il serait le fils de , selon Iolo Morganwg. Il fait partie des Cynfeirdd, c’est-à-dire les premiers bardes, certains ont émis l'idée selon laquelle son œuvre aurait été composée en cambrien. Selon "l’Historia Brittonum" attribuée à Nennius, c’est un contemporain d’Aneirin et l’un des plus grands poètes de Bretagne. Une douzaine de poèmes du Livre de Taliesin sont authentifiés et lui sont attribués, ce sont des louanges des différents rois au service desquels il a été attaché. Vers 555 il est le barde du roi du Powys Brochfael, puis de son successeur, Kynan Garwyn et enfin du roi de Rheged (actuel Cumberland) Urien et de son fils Owain mab Urien. Le poète Alfred Tennyson (1809-1892), dans son recueil "Idylls of the King", l’incorpore à la légende arthurienne et en fait un barde du mythique roi Arthur. Il aurait effectué un voyage en Bretagne continentale et aurait séjourné à l’abbaye de Rhuys, à la demande du roi de Domnonée, Judicaël, puis à son retour, aurait enseigné sa science à Merlin. Il accompagne Bran Vendigeit lors de l’expédition militaire en Irlande et figure dans le conte "Culhwch ac Olwen" au côté du roi Arthur. Le barde mythique. Le conte de Taliesin. Au , Elis Gruffydd, un soldat gallois en garnison à Calais (alors ville anglaise) compose "Hanes Taliesin" : le "conte de Taliesin". Ce texte qui raconte la naissance mythique du barde et expose ses pouvoirs magiques a été traduit en anglais au par lady Charlotte Guest et édité avec les Mabinogion. L’histoire de Gwion Bach. Tegid Foel (le « Chauve ») vit au Pays de Galles sous le règne d’Arthur, sa femme s’appelle Ceridwenn, elle est experte en magie, divination et sorcellerie. Ils ont un fils hideux et au comportement odieux, nommé Morvran mais que l’on surnomme "Afangddu" ou "Avangddu" ("le Monstre Noir" à cause de la couleur de sa peau) – ils ont aussi une fille Creirwy, la plus belle fille de cette époque. Le fils est rejeté par tous. Pour qu’il soit accepté, sa mère décide de lui donner le don de l’inspiration prophétique (l"'Awen"). Elle ramasse des plantes à des moments précis, puis les met dans un chaudron empli d’eau et fait bouillir la mixture pendant un an et un jour. Après ce délai, la mixture donne trois gouttes qui rendent savant et devin celui ou celle sur qui elles tombent, le reste du bouillon étant un puissant poison. Un vieil aveugle, Morda, est chargé de surveiller le chaudron. Il a un guide nommé "Gwion Bach" (Guyon le Petit) qui s’occupe du feu sous le chaudron tandis que Ceridwenn maintient le niveau de l’eau. Le fils monstrueux est placé près du chaudron, pour recevoir les trois gouttes quand le moment sera venu. Alors que la mère s’est endormie, les gouttes sautent et tombent sur Gwion Bach qui prend prestement la place de Morvran. Le chaudron explose sous l’effet du poison, Ceridwenn se réveille et Gwion Bach, que la potion a rendu prescient, devine instantanément qu’elle va décider de le tuer. Il s’enfuit en prenant l’apparence d’un lièvre : elle se change alors en lévrier. Suivent différentes métamorphoses : il se change en poisson, elle en loutre, lui en oiseau, elle en épervier. Dans une grange, il se transforme en grain de blé : Ceridwenn prend l’apparence d’une poule noire. Elle avale le grain de blé et quelque temps plus tard, donne naissance à un très bel enfant, réincarnation de Gwion Bach. Ne pouvant se résoudre à le tuer, elle l'installe dans un coracle, embarcation légère, et l’abandonne sur la mer. L’histoire de Taliesin. L’écuyer Gwyddno Garanhir tient une pêcherie à Caer Ddegannwy, dans l’estuaire de la Conwy. Chaque lui apporte une grande quantité de saumons. Il a un fils Elffin qui est serviteur à la cour du roi Maelgwn. Le novembre Elffin, aidé de ses amis, va recueillir la pêche habituelle, mais la nasse est vide à l’exception d’un coracle. Il tranche les cordons de cuir et un front blanc ("tal-iesin") apparaît. C’est le nourrisson Gwion Bach qui erre sur la mer depuis quarante ans. Elffin met le sac sur un cheval pour l’emmener chez lui et Taliesin entame un chant qui doit consoler l’infortuné pêcheur : sa trouvaille a beaucoup plus de valeur que les saumons. De ce jour, la fortune d’Elffin s’accroît considérablement, de même que sa réputation à la cour du roi. Aussi, il se vante d’avoir un barde plus savant que tous les bardes du roi et que sa femme est la plus estimable du royaume, ce qui lui vaut d’être emprisonné. Le roi dépêche alors son fils Rhun au château d’Elffin pour qu’il séduise l’épouse de l’impudent. Taliesin qui sait l’avenir, remplace la femme par une de ses servantes que Rhun endort avec un philtre : il s’en rend maître et lui coupe un doigt, porteur d’une bague. Le roi fait venir Elffin et lui présente le doigt : Elffin lui démontre par trois arguments que ce doigt n’est pas celui de son épouse. Furieux, le roi le renvoie en prison. Taliesin explique alors à la femme d’Elffin comment il va libérer son maître. Le barde arrive à la cour du roi, dans la grande salle et s’installe à l’écart. Les bardes de la cour passent devant Taliesin qui leur jette un sort : arrivés devant le roi pour lui rendre hommage, ils ne savent dire que « blub, blub ». Tancé, Heinin leur chef, explique au roi qu’ils sont victimes d’un sortilège et il désigne le responsable qui est sommé de s’expliquer. Taliesin prend la parole et se présente en récitant un poème, affirmant ses origines bibliques et ses exploits au cours de l’Antiquité. Puis il enchaîne un autre chant dans lequel il prédit la libération d'Elffin et encore un autre qui déclenche une formidable tempête. Le roi fait libérer Elffin et Taliesin demande à Elffin de faire un pari avec le roi : il affirme posséder un cheval plus rapide que tous ceux du roi. Une date de concours est donc arrêtée, le roi arrive avec 24 chevaux mais c’est celui d’Elffin qui remporte la course. Taliesin fait alors creuser un trou et l’on découvre un chaudron plein d’or, c’est la récompense du sauvetage de l’enfant du coracle. Dialogue entre Myrddin et Taliesin Il s'agit d'un poème gallois très ancien, "Ymddiddan Myrtin a Talyessin" « Le dialogue entre Merlin et Taliesin » ("Ymddiddan Myrddin a Thaliesin" en gallois moderne) contenu dans le Llyfr Du Caerfyrddin « Le Livre Noir de Carmarthen ». Le texte est daté de la seconde partie du et semble avoir inspiré Geoffroy de Monmouth pour son dialogue entre "Telgesinus" et "Merlinus" dans la "Vita Merlini". L’auteur en est inconnu. Le texte évoque deux batailles, celle de Maelgwn, roi du Gwynedd (nord-ouest du pays de Galles) au contre le royaume du Dyfed (sud-ouest du pays de Galles) ; l’autre bataille annoncée est celle d’Arfderydd ("arywderit" dans le texte) qui « eut lieu » en 573. En voici deux extraits : "Myrtin" Merlin "Mor truan genhyf mor truan" Si triste m’apparaît, si triste "Aderiv am keduyv a chaduan", Ce qui arriva à Cedfyw et à Cadfan, "Oed llachar kyulawr kyulauan", L’éclair et le tumulte emplissaient la bataille, "Oed yscuid o tryuruyd o tryuan." Le bouclier multicolore résonnait. "Talyessin" Taliesin Oe"d maelgun a uelun iniman", C’était Maelgwn que nous vîmes en ce combat, Y teulu rac toryuulu ny thauant La troupe guerrière ne taira pas ce haut fait "Rac deuur ineutur y tirran", Face à deux hommes, en deux groupes, ils se placent, "Seith ugein haelon a aethan ygwllon", Cent quarante nobles Seigneurs devinrent fous, "Yg coed keliton y daruuan." Dans la forêt de Celiddon ils perdirent la vie. "Can ys mi myrtin guydi Taliessin" De fait, c’est moi Merlin, qui après Taliesin, "Bithaud kyffredin vy darogan." Verrai ma prophétie se réaliser. (Traduction Y. Guéhennec à partir du texte gallois donné par A.O.H. Jarman en 1967 ("Ymddiddan Myrddin a Thaliesin" ("o Lyfr Du Caerfyrddin"). Caerdydd. Gwasg Prifysgol Cymru). "Les notes explicatives de Jarman sont indispensables à la compréhension du fond". Commentaires. Élaborée dans un contexte chrétien, rédigée alors que la tradition a été oralement transmise pendant des siècles, la légende de Taliesin nous décrit l’archétype du poète gallois, qui est une évolution du druide. Chez les Celtes, la divination et divers types de médecine sont assurés par des spécialistes qui utilisent aussi l'efficacité du verbe. Gwion Bach reçoit le don divinatoire par une fatalité qui déclenche un processus initiatique. Il doit montrer ses capacités à se transformer ; ces métamorphoses sont courantes dans la mythologie celtique et on pense particulièrement à l’histoire de Finn Mac Cumaill. Autre élément important de la mythologie celtique, le chaudron qui est notamment l’un des talismans du dieu-druide le Dagda irlandais. C’est le symbole de la prospérité, de la richesse et aussi l’ustensile de référence pour la préparation de la préparation magique : chaudron de connaissance. Dans la société celtique de l’Antiquité, le druide et le roi forment une sorte de binôme, si le second règne sur son peuple, il ne peut le faire qu’avec les conseils et sous la direction spirituelle du premier. C’est ce qu’illustrent, d’une manière très altérée, les rapports entre Taliesin et Elffin. Statue. Une statue de Taliesin, « prince des magiciens, barde du roi Arthur », par R. Joncourt, se trouve depuis 2000 sur la place de la mairie de la commune de La Forest-Landerneau (Finistère). |
Egouts de Paris |
Jacqueline Auriol Jacqueline Auriol, née Jacqueline Douet le à Challans (Vendée) et morte le dans le arrondissement de Paris, est une aviatrice française. Elle est la deuxième femme pilote d'essai en France, après Adrienne Bolland. Biographie. Après des études secondaires au lycée Blanche-de-Castille de Nantes, elle se sent attirée vers l'art et histoire de l'art et s'inscrit à l'École du Louvre. Elle prend son baptême de l'air à Grenoble à seize ans, sans conviction. En , elle épouse Paul Auriol (1918-1992), fils de Vincent Auriol, élu président de la République en 1947. En 1947, elle s'occupe de la décoration de certaines pièces du palais de l'Élysée après l'élection de son beau-père. Ancien diplômé de l'École libre des sciences politiques, cadre dans l'électricité, Paul Auriol travaille auprès de son père pendant son mandat présidentiel comme secrétaire général adjoint de la présidence de la République (1947-1954). Il continue sa carrière comme contrôleur général à EDF et à partir de 1962 secrétaire général du comité national français de la Conférence mondiale de l'énergie. Jacqueline Auriol apprend à piloter sur un biplan Stampe et obtient ses brevets, premier et second degrés, en 1948. L'aviation devient alors une passion et elle passe à la voltige aérienne pour se perfectionner. Le , elle est victime d'un accident sur la Seine entre Meulan-en-Yvelines et Les Mureaux, alors qu'elle est copilote d'un prototype d'hydravion, un SCAN 30, construit par la Société de construction aéronavale. Lors de ce vol d'essai, l'appareil vole trop bas, et sa coque touche l'eau brutalement. L'amphibie bascule, happé par l'eau, puis se retourne en ne laissant pas le temps à Paul Mingam, le pilote de la SCAN, de réagir. Des trois passagers présents à bord (outre Mingam, se trouve aussi le PDG de SCAN, M. Guédon), Jacqueline Auriol est la plus grièvement blessée : elle a plusieurs fractures du crâne et est défigurée. Elle subit en deux ans une vingtaine d'interventions chirurgicales effectuées aux États-Unis. Avec beaucoup d'obstination, elle se remet à piloter, passera ses brevets militaires, de vol à voile et d'hélicoptère. Le , elle bat un record de vitesse féminin sur avion à réaction Mistral à la moyenne de . L’Américaine Jacqueline Cochran lui reprend ce record le à . Le , Jacqueline Auriol est la première Européenne à franchir le mur du son, à bord d'un Mystère II. Le , elle entre à l'École du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER) et en sort le , brevetée pilote d'essai. Elle intègre ensuite le très fermé Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge. Jacqueline Cochran, alors vice-présidente de la Fédération aéronautique internationale (FAI), fait tout pour conserver son titre de « femme la plus rapide du monde », et annonce en que les records féminins seraient abolis le juin de la même année. Mais Jacqueline Auriol, très déterminée, reprend le record de vitesse avec sur Dassault Mystère IV le , contraignant sa concurrente à revenir sur sa décision. Le , aux commandes du T-38A-30-NO Talon (serial number 60-0551) l'Américaine porte le record à 1 262 km/h. Le , Jacqueline Auriol porte le record (féminin) du 100 km en circuit fermé à sur Mirage III C puis le à sur Mirage III R. La société Dassault lui demande ensuite de réaliser des records sur l'avion d'affaires Mystère 20. Une ultime fois, le , l'Américaine portera ce record encore plus haut avec 2 097 km/h sur F-104G. Elle préside l'association des amis de Maryse Bastié jusqu'à son décès. Jacqueline Auriol a reçu quatre fois le "Harmon Trophy", l'une des plus prestigieuses récompenses aéronautiques, en 1951, en 1952, en 1955 et en 1956, a été lauréate du "prix Roland Peugeot" de l'Académie des sports du plus bel exploit mécanique français de l'année en 1963, déjà lauréate du prix Henri-Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports en 1951, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un « progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité. » En 1966, Jacqueline Auriol bat un nouveau record entre la France et la Côte d'Ivoire. Une grande réception lui est réservée par le président Félix Houphouët-Boigny. Jacqueline Auriol a vécu de nombreuses années à Saint-Herblain, commune de la Loire-Atlantique. Elle est inhumée au cimetière de Muret dans le même caveau que son beau-père et son mari. |
Laisse de basse mer La laisse de basse mer est la limite extrême atteinte par la mer sous l'influence de la marée, en l'absence de perturbations météo-océanographiques exceptionnelles. C'est la limite basse de l'estran. Généralement, la laisse de basse mer constitue la ligne de base, qui est la ligne de référence juridique pour mesurer la largeur des zones maritimes. Dans certaines conditions (vent de terre, hautes pressions atmosphériques...), la mer peut reculer au-delà de la laisse de basse mer (voir surcote et décote). |
Sociétés d'économie mixtes de Paris |
L'histoire de Pinocchio |
André Chaumeix André Chaumeix, né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le et mort à Paris le , est un journaliste et critique littéraire français, membre de l'Académie française. Enfance et études. Fils d'Alexandre Chaumeix et de Solange Fargeix, Henri Jean André Chaumeix fait ses études secondaires au lycée Henri-IV avant d'entrer à l’École normale supérieure en 1895. Il obtient une licence en droit et l'agrégation de lettres (1898) et passe deux années à l’École française de Rome. Carrière journalistique. Il entre en 1900 au "Journal des débats", dont il devient rédacteur en chef en 1905. Il collabore ensuite à des journaux tels que la "Gazette des beaux-arts", "Le Gaulois", où il est chargé de la rubrique littéraire, la "Revue de Paris", qu’il dirige à partir de 1920, "Le Figaro", dont il est rédacteur en chef de 1926 à 1930, la "Revue des Deux Mondes", où il tient la rubrique littéraire avant d’en prendre la direction en 1937. Académie française et collaboration. Il est élu membre de l'Académie française le au fauteuil de Georges Clemenceau. Il y acquiert une grande influence, faisant et défaisant les élections. En 1933, il est chargé de recevoir sous la coupole l'écrivain François Mauriac, dont il apprécie peu le talent. Il prononce à cette occasion un discours d'anthologie émaillé de spirituelles perfidies, persiflant par exemple : « Vous êtes le grand maître de l'amertume […] À vous lire, monsieur, j'ai cru que vous alliez troubler l'harmonieuse image que je garde de votre région […] J'ai failli prendre la Gironde pour un fleuve de feu, et la Guyenne pour un nœud de vipères. » À l'avènement du régime de Vichy en 1940, André Chaumeix, avec la majorité des académiciens, devient un partisan du Maréchal Pétain et de la collaboration d'État. Il écrit en 1941 dans la Revue des deux mondes un article programmatique en faveur de la Révolution nationale : « [Petain] a voulu faire revivre les saines coutumes (...) qu’une politique insensée avait bannies pendant quarante ans et plus ». Il cautionne en termes choisis la toute nouvelle politique de collaboration annoncée à Montoire : . Dans la presse maurrasienne, il écrit ensuite pour contribuer à l'œuvre de « rénovation nationale » en maintenant le pur style français, pour stigmatiser la démocratie, « régime de la facilité », avec des accents monarchistes, et les écrivains des Lumières et les romantiques qui se sont mêlés au débat politique. Dans ces écrits mêlant considérations littéraires et politiques, il cite fréquemment Maurras. Selon Philipponnat et Lienhardt, il serait peut-être l'un des modèles du personnage de l'écrivain opportuniste Gabriel Corte dans le roman "Suite française" d'Irène Némirovsky. Il meurt le , le même jour que Paul Claudel, également membre de l'Académie française. Il est inhumé au cimetière de Passy auprès de son épouse décédée en 1953. |
Les traductions de Pinocchio |
Zéro hydrographique On appelle zéro hydrographique (ou zéro des cartes) la référence de niveau commune pour les mesures de profondeur en mer (ou plan de référence des sondes) sur une carte marine ainsi que pour les prédictions de marée des annuaires de marée. Sur les cartes marines françaises, le zéro hydrographique est adopté au voisinage du niveau théoriquement atteint par les plus basses mers astronomiques (marée de coefficient 120 - ou basse mer astronomique extrême ; en anglais LAT : Lowest Astronomical Tide). Le niveau des plus basses mers astronomiques est obtenu par calcul à partir des données des marégraphes. Le niveau de la mer peut être très exceptionnellement inférieur (par exemple par situation anticyclonique et vent soufflant de terre lors de coefficient de marée maximums). Le choix du zéro hydrographique au voisinage de ce niveau garantit ainsi quasiment toujours au navigateur une profondeur supérieure à la sonde indiquée sur la carte. Cette convention est maintenant universellement adoptée. Cela n'a pas toujours été le cas. Jusqu'à une certaine époque, sur les cartes anglaises, le zéro était voisin de la hauteur de basse-mer de vive-eau moyenne (coefficient 95). La profondeur réelle pouvait donc être, en période de vives-eaux, inférieure à celle de la carte. Le zéro des cartes marines est différent du zéro des cartes terrestres, niveau de référence des altitudes. En France, les cartes de l'IGN ont pour référence le niveau moyen de la Méditerranée mesuré par le marégraphe de Marseille. En France, la différence entre le zéro des cartes marines et le zéro des cartes terrestres est mise à jour périodiquement dans l'ouvrage RAM (Références altimétriques maritimes) du Service hydrographique et océanographique de la marine. |
Mokpo Mokpo (en ) est une ville de (selon le recensement de 2011), dans la province de Jeolla du Sud, en Corée du Sud. Elle est située à la pointe sud-ouest de la péninsule coréenne. Située sur une presqu'île, c'est un port de pêche et un point de départ maritime pour les nombreuses îles touristiques de la mer Jaune. Mokpo, terminus de la ligne ferroviaire Jeolla line, a de fréquentes liaisons avec Séoul, dont certaines par les KTX, les TGV coréens. Un film récent "" (« le port de Mokpo ») la présente comme un centre du crime organisé en Corée, alors que c'est un port paisible. Les Coréens la connaissaient jusqu'alors par une rengaine mélodramatique "Les Larmes de Mokpo". Le bureau régional du Jeolla du Sud a été construit dans la banlieue de la ville, à Namak, district de Yeongam en 2007. En conséquence, elle supplante Gwangju en tant que capitale régionale, cette dernière ayant été séparée de la province en 1986 pour prendre un statut spécial, celui de ville métropolitaine. Outre les côtes et les îles touristiques, Mokpo est proche du mont Yudal, pittoresque avec ses formations rocheuses et qui offre une vue superbe sur le port et l'archipel proche. Elle abrite le musée maritime national, un parc d'orchidées, et le plus grand parc de sculptures de Corée. L'économie principale de Mokpo est basée sur la pêche et la construction navale avec Hyundai Samho Heavy Industries ( naval coréen). La ville comporte une université des sciences, appelée Mokpo Science University (MSU). |
Calcul de l'aire d'un polygone |
Astropolis Astropolis est un festival de musique électronique se déroulant au bois de Keroual, près de Brest, ainsi que dans divers lieux emblématiques de la ville, entre le début du mois de juillet et la fin du mois d'août selon les années. C'est le plus ancien festival de musiques électroniques en France encore en activité, il rassemble chaque année entre , chiffre difficilement estimable en raison de sa dispersion, tant temporelle que spatiale. En quelques années, il a réussi à s'imposer comme un grand évènement électro français, aussi bien par l'affluence ( pour la soirée de clôture en 2005) que par les artistes présents. Historique. La première édition commence en 1995 par une rave clandestine dans un champ du Finistère-Nord, à Kernouës, dans le contexte répressif à l'encontre des raves après les interdictions en 1993 à Amiens et la publication du rapport "Les soirées raves : des situations à hauts risques" de la Milad (branche de la DGPN chargée de la lutte antidrogue) en janvier 1995 sous l'égide du ministre de l'intérieur de l'époque, Charles Pasqua. Le festival se déplace au Parc des expositions de Lorient l'année suivante et devient une des rares raves officielles. Il se déroulera ensuite de 1997 à 2000 au château de Kériolet à Concarneau. À partir de 2001, il se déroule au manoir de Keroual, à Guilers, près de Brest (l'affluence ne permettant plus un bon accueil à Kériolet), avant de s'étendre à toute la ville à partir de 2003. Depuis 2012, une édition hivernale du festival est organisée au mois de janvier. Organisation. Gildas Rioualen et Matthieu Guerre-Berthelot sont coorganisateurs du festival. Le groupe Les Sonics organise le festival. Le en 1991. Les concerts présentés balayent de larges pans de la culture électronique ; par exemple en 2015, les scènes présentent de la techno avec Squarepusher ou la techno de Détroit avec Robert Hood, des inclassables comme Koudlam, à la techno hardcore, elle-même présentant le frenchcore de Manu le Malin, le gabber de Ruffneck et le gabber indus d'Igneon System. Déroulement. Depuis 2003, le festival se déroule sur quatre à cinq jours dans toute la ville : Des événements toute l'année. Le festival organise également de nombreux événements tout au long de l'année avec notamment l'Astro Christmas, Spring At Kériolet, Astropolis se fout à poils, Fortress, ou encore une nouveauté en 2010, la fête de la Saint-Yves au fort du Dellec. |
Gwion Bach Dans la mythologie celtique galloise Gwion Bach est la première "vie" du barde Taliesin. Mythologie. Il est le guide d’un aveugle qui est chargé de surveiller un chaudron, dans lequel Keridwen prépare une mixture dont trois gouttes doivent donner à son fils, le hideux Morvran (surnommé "Avangddu", c'est-à-dire le monstre noir), les dons de prophétie et de divination. Au moment où les gouttes magiques jaillissent, Gwion Bach pousse l’enfant et reçoit les dons magiques. Afin de se soustraire à la vengeance de Keridwen, il s’enfuit en prenant l’apparence d’un lièvre. C’est l'histoire des différentes métamorphoses : un saumon bleu, un chien, un cerf, un chevreuil, une borne, une corde, une hache, etc. Dans la poursuite, Keridwen se transforme autant de fois. Dans une grange, il se transforme en grain de blé, Keridwen prend l’apparence d’une poule noire, elle avale le grain de blé et donne naissance à Gwion Bach. Ne pouvant se résoudre à le tuer, elle installe l’enfant dans un coracle et l’abandonne sur la mer. Elffin ap Gwyddno fils de Gwyddno Garanhir, participe à une pêche miraculeuse chaque (c'est le novembre qu’a lieu la fête celtique de Samain), mais à la place de saumons il ne récolte qu’un coracle. Il tranche les cordons de cuir et un front blanc ("tal-iesin") apparaît. C’est Gwion Bach qui a erré sur la mer pendant 40 ans. C’est la naissance de Taliesin. |
Let's Make it Legal |
Ceridwenn |
Équipe de France féminine de handball L'équipe de France féminine de handball représente la Fédération française de handball dans les trois compétitions internationales majeures : les Jeux olympiques d'été, le Championnat du monde et le Championnat d'Europe, qu'elle a par ailleurs toutes remportées. Avec le même entraîneur, Olivier Krumbholz, cette sélection remporte à partir de 1999, douze médailles dans les grands événements internationaux, dont un premier titre au Championnat du monde 2003 en Croatie et un deuxième, quatorze ans plus tard, au Championnat du monde 2017 en Allemagne, plus d'un an après avoir enlevé la médaille d'argent aux Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. Exceptionnellement, les équipes nationales de handball masculine et féminine sont championnes du monde la même année. Comme leurs homologues masculins en 2010 et 2015, les "Bleues" détiennent simultanément en 2018 les titres mondial et européen, après leur première victoire sur la scène continentale, à domicile à Bercy le en finale face à la Russie. Cette victoire leur permet de se qualifier directement pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020, où elles atteignent leur deuxième finale consécutive, avant de remporter leur premier titre olympique face aux joueuses du comité olympique de Russie le 8 août 2021, sur le score de 30-25. Elles deviennent par la même occasion la première sélection féminine française de sport collectif championne olympique. Quatre mois après cette victoire aux Jeux, l'équipe de France est en finale du championnat du monde 2021 où elle est battue par la Norvège, pour une sixième médaille dans la compétition planétaire et une quatrième en argent. Histoire. Les débuts des Bleues dans les années 1970. Pour sa première compétition internationale, l'équipe de France est éliminée en déclarant forfait contre la Norvège en barrage de la zone Europe qualificatif pour le Championnat du monde 1973 en Yougoslavie. Les Bleues sont largement battues et éliminées par la Hongrie en barrage de la zone Europe qualificatif pour le Championnat du monde 1975 en URSS et pour les Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal (Canada). L'équipe de France progresse et termine à la au Championnat du monde B 1977 en RFA, mais ce résultat ne lui permet pas de se qualifier pour le Championnat du monde 1978 en Tchécoslovaquie et pour les Jeux olympiques d'été de 1980 à Moscou (URSS). La décennie 1980. Au Championnat du monde B 1981 au Danemark, l'équipe de France termine à la dixième place et ne se qualifie pas pour le Championnat du monde 1982 en Hongrie. Les Bleues déclarent forfait au Championnat du monde B 1983 en Pologne et sont éliminées de la course à la qualification pour les Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles aux États-Unis d'Amérique. L'équipe de France réussit son premier coup d'éclat en terminant à la au Championnat du monde B 1985 en RFA après une victoire acquise dans les dernières secondes (22-21) contre la Bulgarie ; elle se qualifie ainsi pour la première fois à un Championnat du monde. Lors du Championnat du monde 1986 aux Pays-Bas, elle finit à la quatrième et dernière place de la poule D au tour préliminaire (trois défaites) et se classe finalement à la quinzième place de cette compétition, synonyme de relégation en Championnat du monde B. Les Bleues se manquent complètement lors du Championnat du monde B 1987 en Bulgarie qualificatif pour les Jeux olympiques d'été de 1988 à Séoul (Corée du Sud) en terminant à la douzième place et se retrouvent reléguées à l'étage inférieur en Championnat du monde C. Lors du Championnat du monde C 1988 organisé en France, l'équipe de France réalise une bonne prestation puisqu'elle n'est battue en finale que d'un but (18-19) par la Suède, ce qui lui permet de remonter au niveau supérieur (Championnat du monde B). Au Championnat du monde B 1989 au Danemark, comme quatre ans plus tôt, les Bleues jouent le match pour la neuvième place : tandis que le vainqueur obtient sa qualification pour le Championnat du monde 1990 en Corée du Sud, le vaincu est relégué en championnat du monde C. Dans un match très disputé face à la Tchécoslovaquie, vice-championne du monde en 1986, les Françaises s’imposent 5 à 4 à l’issue des tirs au but, les deux équipes n’ayant pu se départager à l’issue de deux prolongations (20-20, 23-23, 25-25). Les années 1990. Au Championnat du monde 1990 en Corée du Sud, l'équipe de France termine à la et dernière place de la poule A du tour préliminaire (trois défaites). Cette ne lui permet pas de se qualifier pour les Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone (Espagne). Lors du Championnat du monde B 1992 en Lituanie, les Bleues sont décevantes en terminant à la et ne parviennent pas à se qualifier pour le Championnat du monde 1993 en Norvège. L'équipe de France finit ensuite à la de son groupe de qualification pour le Championnat d'Europe 1994 en Allemagne et voit une occasion manquée de s’aguerrir lors de cette nouvelle compétition continentale. En conséquence de cette élimination, les Bleues ne participent pas non plus au Championnat du monde 1995 en Autriche et en Hongrie ni aux Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta (États-Unis). Pendant ces trois années, les Bleues vont se structurer et se préparer sous la direction de la sélectionneuse nationale Carole Martin dans le but d'atteindre le haut niveau mondial et de participer régulièrement aux grandes compétitions internationales. L'équipe de France échoue cependant une nouvelle fois en terminant à la et dernière place de son groupe de qualification pour le Championnat d'Europe 1996 au Danemark. Les Bleues ne se découragent pas et lors de la campagne suivante, elles parviennent à se qualifier pour le Championnat du monde 1997 en Allemagne en terminant de leur groupe de qualification devant l'Ukraine. Lors de cette compétition, les Bleues se qualifient pour la phase finale après deux courtes défaites encourageantes pour l'avenir contre la Croatie et la Norvège et trois victoires face aux modestes équipes de Biélorussie, du Canada et d'Ouzbékistan. Après une lourde défaite contre la Pologne en huitième de finale (20-30), les Bleues terminent ce Championnat du monde 1997 à la . Les joueuses de l'équipe de France souhaitent alors un changement d'encadrement afin d'améliorer les méthodes d'entraînement et de préparation dans le but d'atteindre le très haut niveau international. La FFHB valide la demande des joueuses de l'équipe de France et décide d'écarter la sélectionneuse Carole Martin au profit d'Olivier Krumbholz. Cet ancien international avait auparavant entraîné l'ASPTT Metz pendant neuf ans (1986-1995) et avait amené le club au plus haut sommet du handball féminin français. Il était également depuis 1992 entraîneur de l'équipe de France féminine junior. Le nouveau sélectionneur prend sa fonction en et joue ses premiers matchs officiels de février à mai 1998 lors des matchs de qualification pour le Championnat d'Europe. Malgré un niveau de jeu plus abouti et une défense plus efficace, l'équipe de France termine troisième de son groupe derrière la Norvège et l'Espagne et devant la Lituanie (trois victoires et trois défaites). Toutefois, le changement apporté par le nouveau sélectionneur porte rapidement ses fruits avec un changement dans les mentalités des Bleues qui leur permet de prendre confiance en elles et de se sentir capables de rivaliser avec les meilleures nations mondiales du handball féminin. Lors des qualifications pour le Championnat du monde 1999 au Danemark et en Norvège, les Bleues écartent l'Ukraine et la Turquie (trois victoires et un match nul en Ukraine). Pour sa deuxième compétition internationale sous les ordres d'Olivier Krumbholz, l'équipe de France termine deuxième de sa poule du tour préliminaire (quatre victoires et une défaite) et prend facilement sa revanche sur la Pologne en huitième de finale (28-21). Elle affronte en quart de finale, le Danemark qui n'est d'autre que le dernier champion olympique, le tenant du titre mondial et le dernier finaliste européen. Et pourtant les Bleues déjouent tous les pronostics et s'imposent dans la douleur après prolongations (19-17). En demi-finale, dans un match à nouveau très serré, les Française s'imposent 18 à 17 face à la Roumanie et sont désormais certaines de remporter leur première médaille internationale. La Norvège, championne d'Europe en titre et pays hôte, est l'adversaire de cette finale retransmise sur France Télévisions, ce qui permet de faire découvrir au grand public une courageuse et valeureuse équipe de France qui échoue d'un but dans la quête de l'or mondial après une rencontre à suspense et deux prolongations insoutenables (18-18, 21-21, 24-25). Les années 2000. Cette octroie à l'équipe de France, le droit de participer aux Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney (Australie). C'est la première participation de l'équipe de France féminine aux Jeux olympiques d'été où les Bleues font bonne figure et terminent troisièmes de la poule A au tour préliminaire (deux victoires et deux défaites) et perdent de peu contre le futur champion olympique, le Danemark en quart de finale (26-28). L'équipe de France termine la compétition à la et prouve qu'elle fait bien partie de l'élite du handball féminin mondial. Cette compétition restera néanmoins le pire souvenir pour de nombreuses joueuses de l'équipe de France à cause de nombreux conflits internes. L'équipe de France élimine la Slovénie lors des barrages de qualification pour le Championnat d'Europe 2000 en Roumanie où elle termine à la après une belle victoire sur la Norvège (23-19). Les Bleues confirment leur nouveau statut lors du Championnat du monde 2001 en Italie en finissant à la après une élimination honorable en quart de finale devant la Norvège (26-29). Les Bleues remportent la médaille de bronze lors du Championnat d'Europe 2002 au Danemark face à la Russie (27-22) après une défaite logique contre la Norvège en demi-finale (16-21). Avec l'expérience accumulée lors des compétitions internationales précédentes, les Bleues font partie des favorites pour le Championnat du monde 2003 en Croatie et terminent premières de la poule A au tour préliminaire (cinq victoires) puis encore première de la poule 1 au tour principal (deux victoires et une défaite). L'équipe de France élimine difficilement l'Ukraine en demi-finale après prolongations (28-26 a.p.). La finale est bien mal engagée car la Hongrie mène de sept buts à seulement sept minutes de la fin de la rencontre; mais une défense haute orchestrée autour de Véronique Pecqueux-Rolland permet aux Bleues de revenir et d'égaliser sur un jet de sept mètres transformé par Leila Lejeune dans les dernières secondes du temps règlementaire après une grossière faute de la meilleure joueuse hongroise Anita Görbicz qui lui vaut l'exclusion définitive de la finale. L'équipe de France qui dispute une partie des prolongations en supériorité numérique, finit par remporter la rencontre (32-29 a.p.) et devient championne du monde pour la première fois de son histoire. Et le premier titre mondial pour une équipe de sport collectif féminin. L'équipe de France échoue dans la quête d'une médaille olympique lors des Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes (Grèce) où elle est battue de justesse par la Corée du Sud en demi-finale (31-32) et par l'Ukraine lors de la petite finale pour la médaille de bronze (18-21). Cette compétition est également la dernière pour certaines championnes du monde 2003, dont Sandrine Mariot-Delerce et Nodjialem Myaro. Le Championnat d'Europe 2004 en Hongrie où les Bleues terminent à la et le Championnat du monde 2005 en Russie où elles finissent à la sont deux compétitions considérées comme des fiascos pour l'équipe de France à cause d'une restructuration de son effectif et de problèmes générationnels liés à celle-ci. Le retour des cadres comme Valérie Nicolas après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, de Véronique Pecqueux-Rolland qui a donné naissance à son premier enfant et de l'ancienne capitaine Stéphanie Cano qui avait mis sa carrière internationale en sommeil pour terminer ses études de kinésithérapeute, permet à l'équipe de France de se qualifier pour le Championnat d'Europe 2006 en Suède après avoir éliminé la Turquie lors d'un barrage aller-retour. Lors de cette compétition, les Bleues réalisent un bon parcours et remportent la médaille de bronze contre l'Allemagne (29-25) après une défaite logique contre la Norvège en demi-finale (24-28). La France organise brillamment le Championnat du monde 2007 qui devient un vrai succès populaire. Malgré le soutien du public, les Bleues échouent contre la Roumanie en quart de finale après prolongations (31-34 a.p.). L'équipe de France remporte cependant ses deux dernières rencontres face à la Hongrie (32-27) et à la Corée du Sud (26-25) pour obtenir une lui permettant d'organiser un des trois tournois de qualification olympique. L'équipe de France se qualifie pour les Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin (Chine) en terminant première du tournoi 3 de qualification olympique organisé en à Nîmes (France) avec un bilan positif de deux victoires contre le Congo (36-19) et la Côte d'Ivoire (34-10) et d'un match nul contre la Corée du Sud (25-25). Figurant parmi les prétendantes à une médaille olympique, L'équipe de France réalise un tour préliminaire très décevant puisqu'elle termine quatrième de la poule A avec un bilan de deux victoires et de trois défaites dont une contre-performance notoire contre le pays hôte, la Chine. Les Bleues retrouvent les doubles championnes du monde en titre, la Russie en quart de finale. Les russes sont les grandes favorites de la compétition et elles ont les faveurs des pronostics; mais l'équipe de France retrouve de sa superbe et domine les russes pendant une bonne partie de la rencontre avant de craquer et de se laisser rejoindre à la fin du temps réglementaire. Les Bleues s'inclinent injustement après deux prolongations (31-32 a.2p.). L'arbitrage de cette rencontre a été vivement critiqué dans les rangs français et la FFHB posera une réclamation officielle pour deux décisions litigieuses des arbitres chinoises. Après l'élimination de la course à la médaille olympique, les Bleues peuvent se satisfaire de leur fin de tournoi olympique car elles prennent la avec deux victoires consécutives synonymes de revanche contre la Roumanie (36-34 a.2p.) et contre la Chine (31-23). Cette compétition marque la fin d'une époque pour certaines joueuses de l'équipe de France telles que Valérie Nicolas, Isabelle Wendling et Véronique Pecqueux-Rolland qui mettent fin à leur carrière internationale; mais la relève est opérationnelle avec des joueuses prometteuses et talentueuses telles qu'Amandine Leynaud, Camille Ayglon, Mariama Signate et Alexandra Lacrabère. L'équipe de France participe au Championnat d'Europe 2008 en Macédoine où elle est éliminée sans gloire dans une très difficile poule A au tour préliminaire (trois défaites) et finit à la . Les Bleues éliminent difficilement la Croatie lors des barrages de la zone Europe et se qualifient pour le Championnat du monde 2009 en Chine. Lors de cette compétition, l'équipe de France retrouve son statut en finissant deuxième de la poule A au tour préliminaire (trois victoires et deux défaites) puis première de la poule 1 au tour principal (trois victoires). L'équipe de France élimine l'Espagne en demi-finale (27-23) avant d'échouer en finale contre la Russie (22-25). Années 2010-2020. Après cette surprenante médaille d'argent, les Bleues terminent à la troisième place de la World cup 2010 et finissent premières du groupe 3 de qualification pour le Championnat d'Europe 2010 au Danemark et en Norvège. Lors de cette compétition, l'équipe de France finit difficilement troisième de la poule D au tour préliminaire (une victoire et deux défaites). Les Bleues ne parviennent pas à inverser la tendance malgré un sans-faute et terminent troisièmes de la poule 2 au tour principal (trois victoires). L'équipe de France finit à la cinquième place en battant le Monténégro (23-19). Les Bleues se qualifient pour le Championnat du monde 2011 au Brésil, en éliminant facilement lors des barrages de la zone Europe, la Slovénie grâce à deux victoires (28-19) à domicile et (28-20) à l'extérieur. Lors de cette compétition (voir Équipe de France féminine de handball au championnat du monde 2011), l'équipe de France termine deuxième dans une poule C très abordable au tour préliminaire avec quatre larges victoires contre le Japon (41-22), la Tunisie (25-17), Cuba (38-18) et la Roumanie (39-20); mais avec une défaite après une deuxième période catastrophique contre le pays hôte à São Paulo, le Brésil (22-26). Au cours d'un entraînement avant les phases finales, les Bleues perdent Mariama Signate sur blessure pour le reste de la compétition. Malgré cet incident, elles gagnent difficilement la Suède en huitième de finale (26-23). Les Bleues réalisent un superbe exploit en quart de finale en éliminant le triple tenant du titre mondial, la Russie (25-23). Le Danemark est largement dominé en demi-finale (28-23) malgré la grave blessure d'Allison Pineau. L'équipe de France est trop affaiblie et n'a plus toutes les armes nécessaires pour inquiéter la Norvège en finale et elle s'incline lourdement et logiquement (24-32). Cette médaille d'argent mondiale permet à l'équipe de France d'organiser l'un des trois tournois de qualification olympique. Les Bleues terminent à la deuxième place du tournoi mondial de qualification olympique organisé en à Lyon et se qualifient pour les Jeux olympiques de 2012 à Londres au Royaume-Uni. Les Bleues remportent deux victoires contre la Roumanie (24-19) et le Japon (30-17) mais concèdent une défaite contrariante contre le Monténégro (20-22). Lors de cette compétition, l'équipe de France termine première (et invaincue) d'une très difficile poule B au tour préliminaire avec quatre victoires convaincantes contre la Norvège (24-23), la Suède (29-17), la Corée du Sud (24-21) et le Danemark (30-24) ; et avec un match nul contre l'Espagne (18-18). Après un début de compétition fort impressionnant, les Bleues deviennent les candidates principales pour la médaille d'or olympique et partent favorites du quart de finale contre le Monténégro. Mais tétanisées par l'enjeu, elles s'inclinent à la dernière seconde sur un jet de sept mètres transformé par la meilleure joueuse monténégrine Katarina Bulatović (22-23) et terminent finalement à la cinquième place. L'équipe de France se qualifie et termine facilement première du groupe 4 de qualification pour le Championnat d'Europe 2012 en Serbie. Les Bleues comptent cinq victoires contre la Macédoine, la Lituanie et la Turquie mais avec une défaite concédée à l'extérieur contre la Macédoine. L'équipe de France évolue alors dans la poule B au tour préliminaire à Niš, où elle bat facilement la Macédoine (29-16) puis elle déçoit et concède une courte mais handicapante défaite pour la suite de la compétition contre le Danemark (27-28) avant de finir sur une bonne note en gagnant confortablement la Suède (24-17). Les Bleues sont transférées dans la poule 1 au tour principal à Belgrade, elles sont largement battues par la Norvège (19-30) et s'imposent de peu contre la République Tchèque (24-22). Lors de la dernière rencontre du tour principal, l'équipe de France est éliminée de la compétition en perdant contre la Serbie (17-18) et se classe à la neuvième place. Au mois de , l'équipe de France élimine difficilement la Croatie en barrage de la zone Europe pour le Championnat du monde 2013 en Serbie; après avoir fait match nul à domicile lors du match aller (18 partout), les Bleues s'imposent à l'extérieur lors du match retour (30-26) et se qualifient pour le Mondial. Il s'agissait aussi de la à la tête de l'équipe de France pour le sélectionneur Olivier Krumbholz qui est remplacé par Alain Portes à compter du . Lors du Championnat du monde 2013, l'équipe de France termine première et invaincue de la poule A au tour préliminaire à Belgrade après cinq victoires acquises successivement contre la République Démocratique du Congo (31-13), la République dominicaine (27-10), les Pays-Bas (23-19), le Monténégro (17-16) et la Corée du Sud (27-22). Les Bleues se qualifient contre le Japon (27-19) en huitième de finale à Belgrade et sont éliminées par la Pologne (21-22) en quart de finale à Novi Sad. Pour le Championnat d'Europe 2014 en Croatie et en Hongrie, l'équipe de France obtient sa qualification en terminant facilement première de son groupe de qualification avec cinq victoires contre la Finlande, l'Islande et la Slovaquie, ainsi qu'un résultat nul concédé à l'extérieur contre la Slovaquie. Lors du tour préliminaire disputé à Osijek (Croatie), l'équipe de France termine première d'une difficile poule D où elle bat successivement la Slovaquie (21-18), la Serbie (27-16) et surtout le Monténégro (24-20). Au tour principal disputé à Zagreb (Croatie), elle s'incline contre la Suède (26-29), concède le match nul contre l'Allemagne (24-24) et gagne contre les Pays-Bas (20-18). Si elle n'est pas qualifiée pour les demi-finales de la compétition, les Bleues finissent malgré tout par une victoire de prestige contre la Hongrie (26-25) lors du match de classement pour la cinquième place à Budapest (Hongrie). L'équipe de France se qualifie facilement pour le Championnat du monde 2015 au Danemark, en gagnant la Slovénie à domicile (27-20), puis à l'extérieur (27-21). Les Bleues se classent deuxièmes de la poule C au tour préliminaire disputé à Kolding; après trois victoires acquises contre l'Allemagne (30-20), l'Argentine (20-12) et la République Démocratique du Congo (29-16), une égalité contre la Corée du Sud (22-22), puis une courte défaite contre le Brésil (20-21). À Kolding, l'équipe de France s'impose de justesse contre l'Espagne (22-21) en huitième de finale, puis s'incline logiquement contre les Pays-Bas (25-28) en quart de finale. Les Bleues terminent alors à la septième place après une défaite initiale contre la Russie (25-31) et une victoire finale contre le Monténégro (34-23) lors des rencontres de classement disputées à Herning. Médaille d'argent aux Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro (Brésil). L'équipe de France termine à la deuxième place du tournoi mondial 1 de qualification pour les Jeux olympiques d'été de 2016 disputé à Metz avec un bilan de deux victoires contre la Tunisie (33-15) et le Japon (25-17), ainsi que d'une lourde défaite contre les Pays-Bas (17-24), sans conséquence. Aux Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio de Janeiro (Brésil), les Bleues se classent à la deuxième place de la poule B au tour préliminaire avec un bilan de quatre victoires contre les Pays-Bas (18-14), l'Argentine (27-11), la Corée du Sud (21-17) et la Suède (27-25), ainsi qu'une courte défaite contre la Russie (25-26). Les Bleues éliminent successivement l'Espagne (27-26 a.p.) en quart de finale puis les Pays-Bas (24-23) en demi-finale, avant de s'incliner contre la Russie (19-22) en finale. L'équipe de France décroche ainsi sa première médaille aux Jeux olympiques d'été, l'argent, en terminant à la deuxième place. À l'issue de la compétition, Allison Pineau dénonce l'absence de soutien des autres entraîneurs français et exprime sa colère en pressentant l'hypocrisie du monde du handball au vu du résultat de l'équipe de France. Médaille de bronze au Championnat d'Europe 2016. L'équipe de France termine première du groupe 7 de qualification pour le Championnat d'Europe 2016 en Suède avec un score parfait de six victoires en six rencontres contre l'Allemagne, l'Islande et la Suisse. Les Bleues se classent deuxièmes de la poule B au tour préliminaire, disputé à Kristianstad; avec un bilan de deux victoires contre la Pologne (31-22) et l'Allemagne (22-20), ainsi qu'une courte défaite contre les Pays-Bas (17-18). Grâce aux trois victoires acquises contre l'Espagne (23-22), la Suède (21-19) et la Serbie (28-21), les Françaises terminent à la de la poule 1 au tour principal disputé à Göteborg et se qualifie pour les demi-finale de la compétition et obtient également sa qualification directe pour le Championnat du monde 2017 en Allemagne. À Göteborg, les Bleues sont éliminées par la Norvège (16-20) en demi-finale puis décrochent une troisième médaille de bronze au Championnat d'Europe en dominant le Danemark (25-22) au cours du match de classement pour la troisième place. Médaille d'or au Championnat du monde 2017. Grâce à la médaille de bronze remportée lors du Championnat d'Europe 2016, la France est directement qualifiée pour le Championnat du monde 2017 en Allemagne. Lors du tour préliminaire disputé à Trèves, l'équipe de France termine deuxième de la poule A avec un bilan de trois victoires contre l'Angola (26-19), le Paraguay (35-13) et la Roumanie (26-17), une égalité contre l'Espagne (25-25), ainsi qu'une courte défaite contre la Slovénie (23-24). En huitième de finale puis en quart de finale à Leipzig, les Bleues éliminent successivement la Hongrie (29-26) et le Monténégro (25-22). Opposée à la Suède en demi-finale à Hambourg, l'équipe de France gagne la rencontre 24 à 22 et se qualifie pour la finale 6 ans après celle de 2011. Face à la Norvège, grand favori, les Françaises parviennent à faire la différence en fin de match pour s'imposer 23 à 21. Les Bleues remportent ainsi un deuxième titre mondial après celui de 2003 et se qualifient directement pour le Championnat du monde 2019 au Japon. Médaille d'or au Championnat d'Europe 2018. Qualifiées d'office en tant que pays hôte, les Bleues se classent deuxièmes de la poule B au tour préliminaire, disputé à Nancy; avec un bilan de deux victoires contre la Slovénie (30-21) et le Monténégro (25-20), ainsi qu'une défaite lors du match d'ouverture contre la Russie (23-26). Les Françaises se qualifient pour les demi-finales de la compétition continentale en terminant à la de la poule 1 au tour principal disputé à Nantes grâce à deux victoires acquises contre le Danemark (29-23) et la Serbie (38-28), ainsi qu'un score de parité contre la Suède (21-21). Lors du Final 4 à Paris, les Bleues dominent les Pays-Bas (27-21) en demi-finale et remportent ensuite leur premier titre européen en prenant leur revanche sur la Russie (24-21) en finale. Cette énorme performance permet à l'équipe de France de se qualifier directement pour les Jeux olympiques 2020 à Tokyo (Japon). Médaille d'argent au Championnat d'Europe 2020. Les Françaises sont qualifiées d'office grâce à leur victoire au Championnat d'Europe 2018, les pays hôtes de la compétition étant le Danemark et la Norvège. Elles se classent premières devant le Danemark lors du tour préliminaire et également lors du tour principal avec 9 points, ce qui les qualifie pour les demi-finales. Elles battent lors de celles-ci l'équipe de Croatie (30-19) ce qui leur permet d'atteindre la finale où elles sont battues par les favorites de la compétition, la Norvège (20-22). Médaille d'or aux Jeux olympiques 2020 à Tokyo (Japon). L'équipe de France féminine démarre le tournoi des Jeux olympiques 2020 à Tokyo (Japon) avec une victoire face à la Hongrie (30-29), mais se retrouve au bord de l'élimination dès le premier tour en perdant contre l'Espagne (25-28), en faisant match nul face à la Suède (28-28) et en étant battues par les « joueuses du Comité Olympique Russe » (27-28). Avant d'affronter le Brésil dans leur dernier match de poule qui conditionne pour elles le retour en France ou la suite de leur tournoi, elles se réunissent pour une importante discussion où elle se disent ce qui ne va pas, se et décident de croire en elles. Elle trouvent aussi un « cri de guerre » défensif prononcé à chaque temps-mort : Grâce Zaadi lance (fermer la boutique en créole) et les joueuses répondent . Comme libérées, les joueuses d'Olivier Krumbholz battent facilement le Brésil (29-22) et accèdent aux quarts de finale où elles dominent les Pays-Bas de bout en bout, s'imposant 32-22 dans un match où la gardienne Amandine Leynaud se distingue avec un total de 22 arrêts. Le 6 août 2021, l'équipe de France féminine de handball se qualifie pour sa deuxième finale olympique consécutive en battant la Suède 29-27 en demi-finale, après s'être détachée dans les derniers instants du match avec une avance de quatre buts à trois minutes de la fin. Le 8 août, au dernier jour des Jeux de Tokyo, face aux joueuses du Comité olympique Russe qui les avaient battues en 2016, les "Bleues" s'imposent 30-25, et remportent leur premier titre olympique. La France atteint la mi-temps avec un avantage de deux buts (15-13). Encore à égalité 16-16 à la , elle se détache au cours de la deuxième période grâce aux arrêts de Cléopâtre Darleux, une défense bien en place, et une belle efficacité en attaque, notamment celle de Pauletta Foppa (100 % de réussite au tir à 7/7), se ménageant un avantage de quatre buts (20-16 à la ) que les joueuses russes ne parviendront pas à réduire jusqu'à la fin du match, l'écart montant même à + 6 à plusieurs reprises. Les trois dernières minutes du match voient les joueuses sur le banc et sur le terrain, ainsi que les joueurs de l'équipe de France masculine présents dans les tribunes, exulter tant la victoire est acquise. Les équipes de France masculine et féminine sont sacrées championnes olympiques à Tokyo à 24 heures d'écart. Les bleues deviennent la de l'histoire à remporter la médaille d'or. Médaille d'argent au Championnat du monde 2021. Pour le Mondial 2021 disputé en Espagne en décembre 2021, jouant tous ses matches dans la salle de Granollers, l'équipe de France traverse les tours préliminaires et principal invaincue, puis élimine facilement la Suède en quarts de finale (31-26), et plus difficilement le Danemark en demi-finale (23-22) après avoir été menée au score durant les cinquante premières minutes. Après huit victoires dans ce tournoi, l'équipe de la capitaine Coralie Lassource parvient ainsi à sa sixième finale mondiale depuis 1999, et à nouveau face à la Norvège (qui l'a battue en finale 1999 et 2011 et qu'elle a dominé pour le titre 2017). Le 19 décembre, les visages des deux périodes sont diamétralement opposés. Durant les 29 premières minutes, les Françaises étouffent leurs rivales, les empêchent de marquer durant sept minutes et ont plusieurs fois une avance de six buts et plusieurs balles de +7. Mais les Norvégiennes réduisent l'écart à -4 juste avant la pause (12-16). Au retour des vestiaires, l'équipe scandinave égalise à 16-16 en quelques minutes puis s'envole au score, notamment grâce à la gardienne Silje Solberg (onze arrêts dont sept consécutivement en deuxième période). La France traverse alors un « trou noir » et s'incline lourdement, 29-22. Quatre mois après son titre olympique, il s'agit de sa sixième médaille mondiale et de la quatrième en argent, avec une présence en finale des trois derniers tournois majeurs : Euro, JO et Mondial. 4e au Championnat du monde 2022. Après avoir gagné tous ses matchs de poules et le quart de finale, la France s'incline contre la Norvège en demie-finale. Battue par le Monténégro, lors de la petite finale, l'équipe n'obtient que la 4e place et échoue au pied du podium. Palmarès. Titres et trophées. Le , l'équipe de France devient la première sélection féminine française de sport collectif championne olympique (la au total). Elle devient également la quatrième sélection après la Corée du Sud (en 1995), le Danemark (en 1997) et la Norvège (en 2008) à avoir remporté les trois trophées majeurs. Distinctions. L'équipe de France féminine de handball a obtenu le "Prix Emmanuel Rodocanachi" de l'Académie des sports en 2004, comme "Meilleure équipe française de l'année 2003" à la suite de son premier titre mondial. L'équipe médaillée d'argent aux JO de Rio en 2016 a reçu l'Ordre du Mérite. L'équipe médaillée d'or aux JO de Tokyo en 2021 a reçu la Légion d'Honneur Parcours détaillé. Légende : : Compétition jouée à domicile. Effectif actuel. !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Gardiennes de but !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Ailières !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Pivots !colspan=11 style="background: #FFFFFF; border: 1px solid #aaa;" align=center| Arrières Statistiques en phase finale des compétitions internationales. Cette section traite de toutes les statistiques concernant l'équipe de France en phase finale des compétitions internationales au : Résultats en compétitions internationales. Cette section traite de tous les résultats de l'équipe de France en compétitions internationales (Jeux olympiques, Championnat du monde, Championnat d'Europe, qualifications continentales et mondiales). Résultats et statistiques en compétitions internationales. Au , les statistiques concernant les résultats de l'équipe de France en compétitions internationales (Jeux olympiques, Championnat du monde, Championnat d'Europe, qualifications continentales et mondiales) par adversaire sont : "Légende" : * Les équipes nationales féminines de handball de ces pays n'existent plus. Principaux résultats en compétitions internationales. Les principaux résultats concernant l'équipe de France en compétitions internationales du au sont : "Légende" : Remarques concernant le score : Résultats de l’équipe de France en 2020. Le palmarès de l'équipe de France en 2020 est le suivant : Les résultats des 11 rencontres disputées en 2020 par l'équipe de France sont les suivants : "Légende" : Résultats de l’équipe de France en 2021. Le palmarès de l'équipe de France en 2021 est le suivant : Les résultats des 27 rencontres disputées en 2021 par l'équipe de France sont les suivants : "Légende" : Résultats de l’équipe de France en 2022. Le palmarès de l'équipe de France en 2022 est le suivant : Les résultats des 16 rencontres disputées en 2022 par l'équipe de France sont les suivants : "Légende" : Personnalités. Statistiques individuelles. Isabelle Wendling est la joueuse la plus capée avec 338 sélections et Véronique Pecqueux-Rolland la meilleure buteuse avec 917 buts. Une liste non exhaustive, au 20 novembre 2022, des joueuses à plus de 100 sélections est : Distinctions individuelles. Plusieurs joueuses ont été élues dans l'équipe-type d'une compétition internationale : |
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Magnétomètre Un magnétomètre est un appareil qui sert à mesurer selon les cas l'intensité ou la direction d’un champ magnétique, ou l'aimantation d'un échantillon. Il repose sur un élément sensible au champ magnétique : le capteur de champ magnétique qui, lorsqu'il est associé à un dispositif électronique, permet d'extraire la mesure du champ magnétique. Il en existe différents types, basés sur des principes physiques différents. Les magnétomètres sont principalement utilisés dans le cadre d’études géologiques et la détection d’anomalies magnétiques ou d’objets ferreux. Ils peuvent ainsi avoir un usage militaire, en permettant la détection de sous-marins par exemple. Au cours des dernières années, les magnétomètres ont été miniaturisés au point d’être intégrés en tant que boussole à l'intérieur des téléphones mobiles et des GPS. Introduction. Mesure du champ magnétique. Le champ magnétique est une grandeur vectorielle caractérisée à la fois par sa norme, sa direction et son sens. L'intensité d’un champ magnétique est mesurée en tesla (T) dans le système SI ou en gauss (G) dans le système cgs, un tesla étant égal à Gauss. Les mesures du champ magnétique terrestre sont généralement données en nanotesla (nT), également appelé gamma. Un aimant d’IRM pouvant aller jusqu’à 3 teslas, alors que les fluctuations et anomalies du champ magnétique terrestre sont comprises entre et , les besoins en termes de mesure sont très différents selon que l’on veuille mesurer des champs magnétiques forts ou faibles. On distingue donc deux grandes catégories de capteurs de champ magnétique : les magnétomètres, pour les mesures de champs inférieurs à , et les gaussmètres, qui mesurent des champs supérieurs à . Histoire du magnétomètre. Pendant les années 1830, Carl Friedrich Gauss, alors directeur de l’Observatoire Géomagnétique de Göttingen, s’intéresse aux propriétés du champ magnétique terrestre, qu'on étudie depuis la fin des années 1600 à l'Observatoire de Paris à l'aide de différentes boussoles (de déclinaison, d'inclinaison, de variation et d'intensité). En 1833, il publia un article dans lequel il décrit un tout nouvel instrument constitué d’une barre métallique aimantée attachée à des fils d’or permettant, grâce à ses oscillations, de mesurer le champ magnétique terrestre. Il invente donc le premier magnétomètre. Le Gauss, unité de mesure du champ magnétique dans le système cgs, a ainsi été nommé en son honneur. Dans les années 1900, le physicien Nikola Tesla fait quelques améliorations sur le magnétomètre de Gauss afin de pouvoir déplacer le magnétomètre selon un mouvement circulaire. Les innovations de Tesla, y compris son magnétomètre, ont été amenées avec lui aux États-Unis, où il a collaboré, vendu et partagé beaucoup de ses idées avec l'industriel George Westinghouse. Après les améliorations de Tesla sur la conception du magnétomètre, de nombreux scientifiques se sont intéressés à l'invention d'un magnétomètre qui pourrait être utilisé pour mesurer le champ magnétique terrestre à partir d'un avion. Les scientifiques de l'URSS ont commencé à travailler sur le concept en 1915 et conçu un prototype en 1936. Ce magnétomètre n’était pas très sensible, ce qui le rendait peu pratique à utiliser. Une équipe de chercheurs de la Marine américaine a créé un magnétomètre qui pourrait être utilisé pour détecter les sous-marins à partir d'avions en 1943, et en 1946, Hans Lundberg utilise leurs conceptions pour créer le premier magnétomètre capable de mesurer les champs magnétiques terrestres à partir d'un hélicoptère. Au cours des années 1950, deux nouveaux types de magnétomètres ont été inventés aux États-Unis. Le premier était le magnétomètre à résonance nucléaire qui a été produit par Varian Associates. Ce type de magnétomètre mesure le déplacement de molécules dans un liquide induit par une variation du champ magnétique. Le deuxième type est le magnétomètre fluxgate. Ce type de magnétomètre utilise trois supports tournant autour d'un point fixe. L'un suit le champ magnétique de la Terre tandis que les deux autres sont utilisés pour mesurer le champ magnétique issu d'autres objets. Durant les décennies suivantes, les magnétomètres ont commencé à être utilisés dans le domaine des sciences. En 1963, les scientifiques Baule et McFee créent un magnétomètre pour enregistrer les battements du cœur humain. En 1968, cette même technologie a été utilisée pour enregistrer l'activité du cerveau, pour la toute première fois. En 1969, Cohen perfectionne son invention, et ses recherches continuent dans les années 1990. Chaque innovation conduit à un magnétomètre plus sensible, conduisant à la technologie utilisée dans les hôpitaux et les installations de tests de diagnostic actuelles. On peut ainsi déterminer comment un cœur humain fonctionne et prendre des photos détaillées du cerveau pour localiser les tumeurs ou diagnostiquer les causes de symptôme tels que des convulsions ou une perte de mémoire. Caractéristiques d’un magnétomètre. Un magnétomètre est caractérisé par : Pour étalonner un magnétomètre, on utilise généralement des bobines de Helmholtz. Les familles de magnétomètres. Une grande variété de magnétomètres existe, du fait qu'un champ magnétique peut interagir de différentes manières avec un système physique. Cette interaction peut prendre la forme d'une force ; on mesurera alors le champ magnétique par le biais de son moment. On retrouve ainsi une grande famille de magnétomètres, les magnétomètres torque, nommés ainsi d'après le terme anglais signifiant « moment ». On peut également mesurer un champ magnétique grâce à son interaction avec un système électronique, avec les magnétomètres à effet Hall, les fluxgate et les SQUID. Enfin, les photons interagissant avec la matière aimantée, on pourra se servir de l'effet Zeeman, de l'effet Kerr ou encore de l'effet Faraday pour mesurer un champ magnétique. Les gaussmètres. Capteur à effet Hall. Le capteur à effet Hall, qui est probablement le capteur le plus familier et le plus largement utilisé pour mesurer de forts champs magnétiques, est basé sur la découverte de l'effet Hall par Edwin H. Hall en 1879. L'effet Hall est une conséquence de la loi de la force de Lorentz, qui stipule que lorsqu'une charge mobile est soumise à une induction magnétique formula_1, elle ressent alors une force formula_2 perpendiculaire à formula_1 : où formula_5 est le champ électrique et formula_6 la vitesse de la charge. Le capteur à effet Hall est plat, mince et rectangulaire. Il est constitué d'un conducteur ou semi-conducteur. Deux paires d'électrodes sont placées de part et d'autre de ses côtés comme illustré. Un champ électrique est appliqué le long de l'axe . Quand un champ magnétique formula_7 est appliquée perpendiculairement à la surface du dispositif, les charges libres circulant le long de l'axe sont déviées vers l'axe qui est l'axe de tension de Hall. Comme le courant ne peut pas circuler dans l'axe , cela provoque une accumulation de la charge le long de cet axe qui crée un champ électrique qui produit une force d'opposition au mouvement des charges : où formula_9 est la vitesse moyenne de dérive des électrons (ou porteurs majoritaires). Dans un conducteur qui contient charges libres par unité de volume ayant une vitesse de dérive moyenne de formula_9, la densité de courant est : et où est le coefficient de Hall. En introduisant la mobilité µ et la conductivité σ du semi-conducteur, on obtient : Donc La valeur de varie sensiblement d'un matériau à l'autre et dépend à la fois de la température et de l'amplitude du champ mesuré. Ses caractéristiques peuvent être contrôlées dans une certaine mesure par dopage du matériau de base avec quelques impuretés. Par exemple, le dopage à l'arsenic ou au germanium peut réduire la dépendance en température au détriment de la sensibilité. Le courant de commande typique pour les dispositifs à effet Hall est de , mais certains fonctionnent à des courants plus faibles, de l'ordre de . Les sensibilités varient de à . Le capteur est généralement petit (de l'ordre de de d'épaisseur), et une version à trois axes peut être logé dans une petite boîte. Ces dispositifs sont très efficaces pour la mesure de champ magnétique allant de à . Les magnétomètres. Scalaires. Les magnétomètres scalaires mesurent l'amplitude du vecteur de champ magnétique en exploitant les propriétés nucléaires et atomiques de la matière. Lorsqu'ils sont utilisés dans de bonnes conditions, ces instruments ont une très grande résolution, une excellente précision et ne sont pas sensibles à l'orientation du champ mesuré. Ces appareils exigent que le champ magnétique soit uniforme dans tout le volume de détection. Ils ont une gamme limitée de mesure de l'amplitude du champ magnétique : typiquement de 20 µT à 100 µT. Ces capteurs n'étant pas sensibles à l'orientation du champ, il faut prendre des précautions vis-à-vis de la position du capteur pour réaliser une mesure. Les deux magnétomètres scalaires les plus largement utilisés sont le magnétomètre à résonance de protons et le magnétomètre à pompage optique. Magnétomètre à résonance de protons. Le magnétomètre à résonance de protons utilise un champ magnétique fort pour polariser les protons dans un hydrocarbure et détecte alors la fréquence de résonance des protons due à la résonance magnétique nucléaire (RMN) une fois le champ de polarisation éteint. La fréquence de résonance est proportionnelle à l'amplitude de tout champ magnétique ambiant présent après la suppression du champ de polarisation. Cet échantillonnage de l'amplitude du champ magnétique donne au magnétomètre à résonance de protons une réponse très lente. Les fréquences maximums sont seulement de quelques échantillons par seconde. En raison de sa dépendance à l'égard des constantes atomiques, le magnétomètre à résonance de protons est l'étalon primaire pour les systèmes calibrés utilisés pour générer des champs magnétiques et calibrer les magnétomètres. Magnétomètre à pompage optique. Le magnétomètre à pompage optique est basée sur l'effet Zeeman. En 1896, Pieter Zeeman a découvert que l'application d'un champ magnétique sur des atomes qui émettent ou absorbent la lumière provoque la division des raies spectrales atomiques en un ensemble de nouvelles raies spectrales qui sont beaucoup plus rapprochées que les lignes normales. L'énergie associée aux intervalles de fréquences entre les nouvelles raies spectrales dites « hyper-fines » est proportionnelle à l'amplitude du champ magnétique appliqué. Ces niveaux d'énergie représentent les seuls états possibles d'énergie accessible pour l'atome. Le magnétomètre à pompage optique exploite cette caractéristique en stimulant optiquement les atomes pour produire un état d'énergie surpeuplé dans l'une des raies spectrales « hyper-fines ». En utilisant un champ magnétique RF (fréquence radio), on dépeuple cet état d'énergie. La fréquence RF nécessaire pour dépeupler l'état d'énergie est égale à la différence spectrale des raies hyperfines produites par un champ magnétique et, par conséquent, est proportionnelle à l'intensité du champ magnétique. Le magnétomètre à pompage optique peut être utilisé pour échantillonner le champ magnétique à un taux beaucoup plus élevé que le magnétomètre à résonance de protons et peut généralement atteindre une meilleure résolution. Le taux d'échantillonnage et la résolution de l'instrument sont interdépendants. Le magnétomètre à pompage optique fut inventé en France à la suite des travaux de Jean Mosnier, d'Yves Rocard et d'Alfred Kastler. Vectoriels. Les magnétomètres vectoriels permettent une mesure du champ magnétique suivant une direction physique. Il existe plusieurs méthodes pour mesurer le champ magnétique avec ces appareils. Magnétomètre à induction magnétique. Le magnétomètre à induction magnétique ou fluxmètre est un des plus simples appareils de mesure de champ magnétique. Il repose sur la loi de Faraday. Cette loi stipule que si une spire est sujette à un champ magnétique variable , une fem est alors induite dans cette spire, proportionnelle à la vitesse de variation du flux magnétique. Pour un champ d'induction magnétique spatialement uniforme donné, une spire de surface S aura une fem induite : L'équation stipule qu'un changement temporel de ou de l'orientation mécanique de la surface par rapport à produit une tension aux bornes du solénoïde. Si la bobine reste fixe par rapport à , les champs statiques ne peuvent pas être détectés, mais si la bobine est mise en rotation, il est alors possible de mesurer un champ statique. La relation précédente est exploitée dans de nombreux magnétomètres. La figure ci-contre montre les deux configurations de bobine d'induction plus courantes pour mesurer l'intensité de champ : la bobine à noyau d'air ou noyau de métal. Le principe de fonctionnement est le même pour les deux configurations. En posant , en supposant que la bobine de spires est fixe par rapport au vecteur de champ, la tension aux bornes de la bobine devient : où est le nombre de spires de la bobine, la perméabilité du vide, la perméabilité relative du noyau. Le noyau d'une bobine est normalement constitué d'un matériau magnétiquement « doux ». Avec un noyau d'air, la perméabilité relative effective est de 1. La perméabilité relative d'une bobine d'induction qui contient un noyau est généralement beaucoup plus grande que 1. Magnétomètre fluxgate. Le magnétomètre à saturation a été et est le cheval de bataille des instruments de mesure d'intensité de champ magnétique à la fois sur Terre et dans l'espace. Il est robuste, fiable, petit, et nécessite très peu d'énergie pour fonctionner. Ses caractéristiques, ainsi que sa capacité à mesurer les composantes du vecteur de champs magnétiques sur une plage de 0,1 nT à 1 mT, pour des champs constants ou variant à des fréquences allant jusqu'à plusieurs kHz. Ce qui en fait un instrument très polyvalent. Le fluxgate est un transducteur qui convertit un champ magnétique en une tension électrique. Le noyau de l'anneau fluxgate est construit à partir d'un mince ruban de matériau ferromagnétique facilement saturable. Le ruban est généralement constitué de permalloy, un alliage de fer et de nickel. Comme représenté sur la figure, un courant alternatif est appliqué à travers ce matériau par des lignes électriques d'excitation. Ce courant alternatif crée un champ magnétique qui circule autour du noyau magnétique. Ce champ magnétique provoque un flux dans le matériau ferreux qui va se retrouver saturé périodiquement. Une bobine de mesure est enroulée autour de l'extérieur du ruban. Tant que le noyau est non saturé, il maintient une perméabilité moyenne beaucoup plus grande que celle de l'air. Quand le noyau est saturé, sa perméabilité devient égale à celle de l'air. S'il n'y a pas de composante de champ magnétique le long de l'axe, le changement de flux vu par l'enroulement est égal à zéro. Si une composante de champ magnétique est présente le long de l'axe, à chaque fois que la saturation du noyau change, le flux dans ce noyau change d'un niveau bas à un niveau haut. Selon la loi de Faraday, un flux changeant produit une tension proportionnelle à ce flux. Pour des champs magnétiques continus ou de basse fréquence, la tension mesurée est: formula_18 Cette tension est mesurée grâce à la bobine de mesure enroulée autour du ruban de permalloy. Magnétomètre SQUID. En 1962, alors qu'il était étudiant de troisième cycle à l'Université de Cambridge, Brian D. Josephson a prédit qu'un courant supraconducteur peut circuler entre deux supraconducteurs qui sont séparés par une mince couche d'isolant. La figure illustre la structure générale d'une jonction Josephson et sa relation courant–tension "I"("V"). Deux supraconducteurs (par exemple du niobium) sont séparés par une couche isolante très mince (par exemple de l'oxyde d'aluminium). L'épaisseur de cette couche est typiquement de l'ordre du nanomètre. Quand la jonction est refroidie en dessous de la température critique d'apparition de la supraconductivité, un courant supraconducteur peut traverser la jonction sans aucune chute de potentiel. Quand le courant dépasse une valeur limite appelée "courant critique" (noté ), une tension non nulle apparaît aux bornes de la jonction, qui devient alors résistive. Ce phénomène, appelé "effet Josephson DC", est seulement l'un des effets Josephson. Un SQUID est une boucle supraconductrice interrompue par deux jonctions Josephson et connectée de sorte que les deux jonctions soient en parallèle. La relation courant–tension de cette boucle est similaire à celle d'une seule jonction, mais son courant critique est une fonction périodique du flux magnétique qui traverse la boucle. Le courant critique est maximal lorsque le flux est multiple entier du quantum de flux . Il est minimal pour des multiples demi-entiers du quantum de flux, soit , avec entier. Les magnétomètres basés sur l'effet Josephson sont appelés Superconducting Quantum Interference Device (SQUID) et sont actuellement les instruments les plus sensibles disponibles pour mesurer l'intensité du champ magnétique. Les magnétomètres SQUID mesurent la variation du champ magnétique d'un certain degré de champ arbitraire; ils ne mesurent pas la valeur absolue du champ. La recherche biomédicale est l'une des applications les plus importantes de magnétomètres SQUID. Les magnétomètres et gradiomètres SQUID (qui permettent de mesurer la variation spatiale du champ magnétique) ont des sensibilités élevées nécessaires pour mesurer les champs magnétiques faibles générés par le corps. Utilisations concrètes. Les magnétomètres ont une gamme très variée d'applications. Par exemple, la détection et localisation d'anomalies magnétiques permet de détecter des navires coulés, les dangers dans les mines de charbon, les munitions non explosées, les fûts de déchets toxiques, ainsi que d'un large éventail de gisements minéraux. Ils sont aussi utilisés pour faire des moniteurs de rythme cardiaque, des capteurs dans les freins antiblocage, des détecteurs de métaux tels que ceux utilisés sur les plages. En archéologie, le magnétomètre peut être utilisé pour détecter des traces d'activités humaines dans le sol qui ne sont plus visibles à l’œil nu. La géophysique et l'astrophysique font également un usage important de tels instruments. La prospection pétrolière, la surveillance des volcans en sont des applications typiques. La théorie de la tectonique des plaques a largement été supportée à ses débuts par des mesures sur l'aimantation fossile des roches volcaniques au fond des océans. Les sondes planétaires possèdent aussi ce genre de dispositif afin d'étudier les magnétosphères des planètes. Selon l'application, les magnétomètres peuvent être déployés dans les vaisseaux spatiaux, les avions, les hélicoptères, remorqués à une distance derrière des quads, descendus dans les trous de forage afin de servir de sonde ou encore remorqués derrière des bateaux. Étude des aurores. Les magnétomètres permettent de donner une indication de l'activité aurorale avant que la lumière de l'aurore ne devienne visible. Une grille de magnétomètres à travers le monde mesure ainsi en permanence l'effet du vent solaire sur le champ magnétique de la Terre. Recherche. Les magnétomètres sont un instrument de base pour de nombreuses recherches concernant le magnétisme. Ils sont ainsi liés aux études à visée technologique portant par exemple sur le stockage et contrôle de l'information par le magnétisme moléculaire ou quantique, la santé, ou encore l'énergie. Ils sont également utilisés dans la recherche fondamentale, concernant la supraconductivité, le magnétisme des nano-objets ou l'électronique de spin. Mines et forage. Les magnétomètres sont communément utilisés pour cartographier les risques dans les mines de charbon, comme les intrusions basaltiques (digues, appuis et bouchons volcaniques) qui détruisent les ressources et sont dangereux pour l'équipement minier de grande taille. Ils permettent également de localiser les zones d’impuretés dans le charbon. Les études modernes utilisent généralement les magnétomètres avec la technologie GPS pour enregistrer automatiquement le champ magnétique et son emplacement. L'ensemble des données est ensuite corrigé avec des données provenant d'un second magnétomètre qui est laissé fixe et enregistre les fluctuations du champ magnétique de la Terre au cours de l'enquête. Ils sont également utilisés dans le forage directionnel pour le pétrole ou le gaz. Ils sont le plus souvent couplés avec des accéléromètres de sorte qu’à la fois l’inclinaison et l’azimut de l’outil de forage puissent être trouvés. Militaire. La marine américaine utilise des réseaux de magnétomètres pour surveiller l'activité de sous-marins. Le « Goldfish » russe (sous-marin de titane) a été conçu à grands frais pour contrecarrer de tels systèmes (le titane pur étant non magnétique). Les sous-marins militaires échappent à cette détection en passant par de grandes boucles sous-marines à intervalles réguliers, dans le but d’être pris pour une simple anomalie magnétique terrestre. Cependant, les sous-marins ne sont jamais complètement indétectables. Il est même possible de dire la profondeur à laquelle un sous-marin a été en mesurant son champ magnétique, car la pression déforme la coque et donc le champ. Les sous-marins remorquent des sonars pour détecter les navires. Ceux-ci doivent être positionnés avec précision afin qu'ils puissent trianguler la direction de leurs cibles. Les magnétomètres fluxgates peuvent également être utilisés dans les systèmes de navigation des armes, mais ont été largement remplacés par des GPS et systèmes laser. Des magnétomètres comme le Foerster allemand sont utilisés pour localiser les munitions. Les magnétomètres Césium et Overhauser sont utilisés pour localiser et aider à nettoyer d’anciennes zones de bombardements ou d’essais militaires. Exploration minérale. Des études magnétométriques sont actuellement réalisées dans le cadre de la détection de certains minerais comme le minerai de fer, la magnétite, l'hématite et la pyrrhotite. Des pays tels que l'Australie, le Canada et les États-Unis investissent pour aider à cartographier les gisements de la planète. Ces études sont généralement classées selon les méthodes de mesure : Ces enquêtes sont généralement faites par avion Aéromag (modèle spécifique utilisé en Australie) avec un espacement de ligne de à d'altitude, avec des lectures tous les ou plus, ce qui permet d’obtenir des imageries magnétiques précises à près ( près dans le cadre d’une image complétée par des mesures au sol). Les magnétomètres Airborne détectent le changement dans le champ magnétique de la Terre en utilisant des capteurs attachés à l'avion sous la forme d'un « dard » ou en remorquant un magnétomètre à l'extrémité d'un câble. Comme le relief sous l'avion peut influencer la lecture magnétique, un altimètre radar est utilisé pour garder la trace de l'altitude nominale au-dessus du sol. Il peut aussi y avoir une caméra qui prend des photos de la terre. La localisation de la mesure est également déterminée par GPS. Les données Aeromag concernant l’Australie peuvent être téléchargées depuis le lien de GADDS database. Il y a beaucoup de défis d’interprétation des données. La combinaison de plusieurs sources est mesurée à la surface. La géométrie, la profondeur ou la direction de magnétisation d’une cible est généralement inconnue, ce qui demande des logiciels de traitement et d’interprétation des données particulièrement perfectionnés. Exploration pétrolière. Les méthodes sismiques sont préférées aux magnétomètres en tant que la méthode d’étude primaire pour l'exploration pétrolière, bien que les méthodes magnétiques puissent donner des informations supplémentaires sur la géologie sous-jacente et sur les traces de fuites. Les magnétomètres sont également utilisés dans l'exploration pétrolière pour recueillir des informations géologiques pouvant avoir une influence sur le forage et en complément des méthodes électrographiques (mCSEM et mMT) . Téléphonie mobile. Au cours des dernières années, les magnétomètres ont été miniaturisés au point d’être intégrés en tant que boussole à l‘intérieur des téléphones mobiles. Par exemple l'iPhone 3GS possède un magnétomètre : l'AN-203 produit par Honeywell. En 2009, le prix du magnétomètre à trois axes est tombé en dessous de par appareil. Les dispositifs à effet Hall sont aussi très populaires. Des chercheurs de Deutsche Telekom ont utilisé des magnétomètres embarqués dans les appareils mobiles pour permettre une interaction 3D sans contact avec un sujet portant un objet magnétique choisi spécialement pour suivre précisément ses mouvements, par exemple une bague. Le logiciel, appelé MagiTact, suit les modifications du champ magnétique autour d'un téléphone cellulaire pour identifier les différents gestes faits par la main porteuse d’un aimant. Spatial. Le magnétomètre sert en astronautique à connaître et corriger la position d’un satellite par rapport à la Terre. Il est aussi fréquemment embarqué en tant qu’important instrument scientifique, par exemple sur les sondes spatiales Juno, Voyager 1, Aube. Un magnétomètre trois axes fluxgate faisait ainsi partie des missions Mariner 2 et Mariner 10, dans lesquelles il a été utilisé afin de mesurer le champ magnétique interplanétaire. Un magnétomètre faisait partie de la mission Cassini-Huygens d'exploration de Saturne, où il a servi à mesurer le champ magnétique induit par le noyau de Saturne, ce qui a permis aux scientifiques d'en déduire une mesure précise de sa taille. Par la même méthode, on a pu mesurer la taille des noyaux de certaines des lunes de Saturne, comme Encelade. Un magnétomètre est utilisé par les satellites GOES afin de mesurer à la fois l'amplitude et la direction du champ magnétique d'une planète ou de la lune, ainsi que ses fluctuations. |
Bruno Tobback Bruno Tobback, né le à Louvain, est un homme politique belge, néerlandophone, socialiste, membre du sp.a dont il est président de 2011 à 2015. Il est également ministre de l'Environnement au sein du gouvernement Verhofstadt II de 2004 à 2007. Biographie. Fils de Louis Tobback, il est licencié en droit de la Vrije Universiteit Brussel en 1992 et licencié en droit social et économique de l'université de Gand en 1994. Il commence une carrière politique en 1995 en étant élu conseiller provincial du Brabant flamand puis député régional flamand, mandat qu'il conserve jusqu'en 2004. Il occupe ensuite le poste de ministre fédéral de l'Environnement et des Pensions du gouvernement Verhofstadt II du 20 juillet 2004 au 21 décembre 2007. Il est élu député fédéral de la circonscription de Louvain lors des élections du 10 juin 2007. Il est réélu en 2010. Élu le 18 septembre 2011 avec 96,9 % des voix, il succède à Caroline Gennez, à la tête du sp.a. Il se représente en 2015 face à John Crombez mais n'obtient que 22 % des voix. Il est de nouveau élu au Parlement flamand lors des élections du 25 mai 2014. En octobre 2018, il est élu conseiller municipal de Louvain puis réélu député flamand le . |
Horatius Cocles |
Robert Louis-Dreyfus Robert Louis-Dreyfus, parfois abrégé RLD, né le dans le de Paris et mort le à Zurich, est un homme d'affaires et milliardaire franco-suisse. Il est surtout connu pour ses activités dans la téléphonie et le football. Héritier de la famille Dreyfus qui a fondé un prospère groupe familial dans le négoce et le transport maritime, le Groupe Louis-Dreyfus, Robert Louis-Dreyfus se lance dans les affaires sans l'aide familiale et réussit brillamment. Après avoir échoué au baccalauréat, RLD est accepté à Harvard. Diplômé de cette université, il investit de l'argent remporté au poker dans l'entreprise IMS Health. Il quitte l'entreprise avec une somme importante et sa réputation récemment acquise le mène à la tête de Saatchi and Saatchi. Il participe au redressement de l'entreprise puis est appelé à la tête d'Adidas. Avec RLD à sa tête, Adidas devient le principal concurrent de Nike sur le marché des équipementiers sportifs. Il s'investit ensuite dans LDCom grâce à Jacques Veyrat. Fortune faite, RLD devient en 2007, le principal actionnaire et dirigeant du groupe familial. Passionné de sport, il s'implique dans le football en devenant l'actionnaire principal de l'Olympique de Marseille en 1996 puis en 1997 du Standard de Liège. Comme dirigeant, RLD remporte deux titres de champion de Belgique avec le Standard mais aucun titre majeur avec l'OM. Il meurt à 63 ans des suites d'une leucémie. Biographie. Naissance, jeunesse et études. Robert Louis-Dreyfus naît le au 8, rue de l’Élysée dans le de Paris d'un père juif et une mère catholique. Il est l'héritier de la riche famille Louis-Dreyfus. Élevé par une nurse anglaise, Robert Louis-Dreyfus est protégé dans un cocon. Il est inscrit au cours Hattemer, premier cours par correspondance créé en France. La première rupture est sa rentrée au lycée Marcel-Roby de Saint-Germain-en-Laye. D'abord, Louis-Dreyfus n'est pas accepté par ses camarades ; il le devient en faisant le pitre. RLD change de lycée à 16 ans et entre au lycée Janson-de-Sailly. Il y apprend à jouer aux cartes, au poker en particulier, et y joue tout au long de l'année. Il échoue deux fois au baccalauréat. En 1966, à vingt ans, Robert Louis-Dreyfus rentre à l'École des cadres, forcé par ses parents. Au début du mois de juin 1967, il s'engage dans les rangs de l'armée israélienne. Il prend le bateau à Venise le 9 juin et arrive deux jours plus tard en Israël, le lendemain de la guerre des Six jours. Il passe quatre mois dans un kibboutz. Grâce à cette école, il fait un stage de neuf mois en 1968 à Londres dans la banque Warburg. Pendant ses années de jeunesse, Robert Louis-Dreyfus passe ses nuits à jouer au poker, Robert Louis-Dreyfus devient un bon joueur, et gagne au jeu entre trois et cinq mille francs par mois. Il se paie sa première voiture à , et devient de plus en plus indépendant. S'il joue contre des flambeurs à Paris, il joue à Londres contre des gens très riches : les sommes gagnées sont nettement plus importantes. Il estime avoir gagné entre et dollars entre l'âge de 16 et de 22 ans. Cela constitue le début de sa fortune. N'ayant pas été reçu au baccalauréat, Robert Louis-Dreyfus apprend de Nathaniel de Rothschild et Thierry Lovenbach, deux amis d'enfance, en 1970 qu'il peut entrer à la Harvard Business School en remplissant un dossier, réussissant un test d'intelligence et à exposer un projet personnel. Il obtient 813 sur 850 au test et décrit son passage dans un kibboutz israélien qui séduit le jury. Il est admis et paie ses études avec ses gains au poker, refusant l'aide de ses parents. Durant ses études, il fait de nombreuses rencontres parmi lesquelles David Dubow, patron d'IMS. Au printemps 1973, il devient titulaire d'un MBA. Découverte du monde des affaires et du groupe familial. La première expérience professionnelle de Robert Louis-Dreyfus est un stage de neuf mois effectué chez la banque . Son patron, Sigmund Warburg, accepte Robert Louis-Dreyfus parce qu'il connaît son père. Il gagne 80 livres sterling par mois. Il y travaille sept jours sur sept. Robert Louis-Dreyfus apprend les montages financiers. Après ce stage, il retourne à ses études et obtient le diplôme MBA de la Harvard Business School. Il décide de prendre des vacances avec trois amis rencontrés pendant ses études aux États-Unis. L'un d'eux sait piloter un avion et persuade les autres d'investir et d'acheter un Twin Comanche. Le périple part de Boston le . Le groupe passe par le Mexique, le Guatemala, le Costa Rica, le Pérou, le Chili, l'Argentine, le Brésil, et d'autres pays de l'Amérique du Sud. En 1973, malgré une offre d'embauche de la banque Goldman Sachs, Robert Louis-Dreyfus choisit de rentrer dans le groupe familial, le groupe Louis-Dreyfus, fortement influencé par son père. Il est envoyé dans une huilerie brésilienne en difficulté et la redresse. Bien qu'il montre des résultats, on ne lui donne pas de hautes responsabilités. Il est demandé par les dirigeants de Guyomarc'h mais la famille Louis-Dreyfus lui demande d'attendre encore avant d'être patron. À 34 ans, il souhaite accéder au statut de chef d'entreprise rapidement et décide donc de quitter le groupe Louis-Dreyfus. À la tête de différentes entreprises. IMS Health. En novembre 1977, David Dubow invite Robert Louis-Dreyfus à siéger au conseil d'administration de l'entreprise IMS Health. Il s'agit d'une société d'études pharmaceutiques aux États-Unis. Le fond Warburg Pincus projette alors de lancer une offre publique d'achat (OPA) sur la société en proposant 30 % de plus que la valeur des titres aux actionnaires pour le rachat de leurs titres. Louis-Dreyfus conseille alors à David Dubow de démontrer que le potentiel de valorisation des titres est supérieur à celui d'une vente immédiate. La tentative d'OPA échoue. Trois ans plus tard, alors que la santé de Dubow se dégrade, il décide de nommer Louis-Dreyfus numéro deux de l'entreprise et d'en faire le successeur désigné à la tête de l'entreprise. Il lui offre un salaire d'un million de dollars par an. RLD accepte le poste et investit ses économies dans l'entreprise. Avec ses gains au poker et ses revenus de placements en Bourse, il investit un million de dollars pour prendre un peu plus de 1 % du capital de l'entreprise. Il a de nombreuses stock options grâce à sa place dans l'entreprise. Il continue à investir jusqu'à détenir 4,9 % du capital de la société deux ans après sa nomination. Il prend le contrôle de la société en 1982 à la mort de David Dubow. L'entreprise devient une multinationale, le chiffre d'affaires passe de 170 millions à plus d'un milliard de dollars et l'entreprise s'installe dans trente nouveaux pays. De 80 millions en 1981, la capitalisation est passée à 1,8 milliard de dollars à la fin des années 1980. Le jeune patron et son équipe décident alors de vendre l'entreprise. En 1988, Robert Louis-Dreyfus cède l'entreprise à Dun & Bradstreet pour par actions. RLD dépose une centaine de millions de dollars en banque et part en vacances en Chine. Saatchi and Saatchi. En 1989, les frères Saatchi, Charles et Maurice proposent à Robert Louis-Dreyfus de diriger l'agence de publicité Saatchi and Saatchi à Londres. L'entreprise est endettée à hauteur de plus de 500 millions de dollars. Louis-Dreyfus demande et obtient les pleins pouvoirs, avec cinq des huit sièges du conseil d'administration. Il entre en fonction en avec une équipe composée principalement de Charles Scott, Tom Russel et Theodore Lewitt. L'état des finances de Saatchi and Saatchi est désastreux. Louis-Dreyfus doit restructurer la société et économiser partout afin de rembourser les créanciers. Peu après son arrivée dans l'entreprise, il divise par quatre son salaire. Il en fait de même avec le salaire des frères Saatchi qu'il réduit d'un tiers. Cependant, les actions de l'entreprise britannique continuent de perdre de la valeur. Le contexte international et du secteur publicitaire est peu favorable à la reprise. Robert Louis-Dreyfus commence par chasser les dépenses inutiles au fonctionnement de l'entreprise. Il décide ensuite de vendre les tableaux de la galerie Charlotte Street, récupérant quinze millions de dollars, et une grande partie de la collection de voitures des frères Saatchi. Il décide de remercier 800 salariés et de regrouper tous les autres à Charlotte Street. Robert Louis-Dreyfus et son équipe négocient ensuite une restructuration de la dette. Les objectifs sont remplis et l'entreprise est réorganisée. En , RLD annonce lors du conseil d'administration qu'il quitte le groupe un an plus tard. Il impose Charles Scott comme son successeur. Adidas. En 1993, Robert Louis-Dreyfus rachète l'équipementier allemand Adidas via un montage financier du Crédit lyonnais (ce montage a donné lieu à un très long feuilleton judiciaire connu sous le nom Affaire Tapie-Crédit lyonnais). Le secteur est alors dominé par Nike et Reebok. RLD effectue des recrutements et promeut certains employés du groupe comme Herbert Hainer et Erich Stamminger qui sont invités à la direction du groupe. L'anglais est instauré à l'intérieur du siège social. Mais Robert Louis-Dreyfus décide aussi de changer de producteurs asiatiques et de sous traiter au maximum comme le font ses deux principaux concurrents. Il ferme alors dix sites de production de textiles et quinze usines de fabrication de chaussures, passant les effectifs de à salariés. La marge et la rentabilité augmentent. RLD a alors l'idée de relancer d'anciens succès de la marque en attendant la production de nouveaux produits. La « Gazelle » devient le nouveau succès de la marque et permet à celle-ci de pouvoir investir dans le marketing. Adidas réalise cinq spots publicitaires avec le slogan inventé par Louis-Dreyfus. Adidas se bat alors pour avoir une équipe de sportifs portant les couleurs de la marque. Le groupe met en avant des stars du passé comme Mohamed Ali et Emil Zátopek. Adidas renouvelle les contrats de Michel Platini et Franz Beckenbauer et signe des contrats avec David Beckham et Zinédine Zidane pour le football, Kobe Bryant dans le basket-ball. En , l'entreprise Adidas est introduite en bourse. Elle dégage alors des bénéfices, 500 millions de francs en 1994, 800 millions en 1995. L'entrée en bourse permet à l'entreprise allemande de rembourser le Crédit lyonnais pour plus de cinq milliards de francs. Les titres sont très prisés. La capitalisation boursière d'Adidas est de 20 milliards d'euros deux années après son entrée en bourse. Robert Louis-Dreyfus a une participation de 4,9 % jusqu'à son retrait en 2001. Les titres ont ensuite été transférés à ses enfants. Le redressement financier est réussi, d'autant plus que les sportifs équipés d'équipements Adidas remportent 220 médailles aux Jeux olympiques d'Atlanta dont 70 en or. En 1998, l'équipe de France de football devient championne du monde avec les maillots Adidas. En 1997, Adidas achète pour huit milliards de francs le groupe savoyard Salomon, diversifiant ses produits notamment avec le ski, le golf et le vélo. L'intégration de Salomon est difficile et les bénéfices baissent, même si Adidas passe devant Reebok. En 2001, il quitte son poste et laisse les commandes à Herbert Hainer. De LDCom à Neuf Cegetel. Le Groupe Louis-Dreyfus crée en 1998 l'opérateur LDCom, afin de concurrencer France Télécom dans le déploiement de fibres noires. La société pose des fibres noires pour lui-même et signe un contrat avec Voies Navigables de France afin de mettre les câbles dans les rivières. LDCom devient alors un opérateur d'opérateurs. Robert Louis-Dreyfus décide de ne pas mettre l'entreprise en bourse après des difficultés pour y entrer. La bourse est touchée par la bulle Internet. La crise des nouvelles technologies provoquant des défaillances parmi les clients de LDCom, une politique de rachat d'entreprises en difficulté est initiée. UPC, Kertel, Kaptech, Firstmark, Belgacom France, sont rachetés tour à tour et les acquisitions permettent à LDCom de devenir un des géants du marché. Ainsi, en 2002, il acquiert la société 9 Télécom, filiale de Telecom Italia qui souhaite se désengager du marché français. LDCom voit un avenir dans le développement des offres sur ADSL, sur le modèle de Free. LDCom devient le troisième opérateur de téléphonie fixe français avec les clients qu'il récupère lors de cette acquisition. LDCom profite de la réputation de Robert Louis-Dreyfus qui traite directement avec les intéressés. En 2005, il fusionne Neuf avec Cegetel pour former Neuf Cegetel, faisant de l'entreprise le troisième FAI en nombre d'abonnés. En 2007, il siège à son conseil d'administration. À la suite du rachat de Club Internet, la société devient le deuxième FAI français. Cette société est vendue à SFR en 2008. Groupe Louis-Dreyfus. À la fin de l'année 2004, Robert Louis-Dreyfus revient dans le groupe familial et en prend les commandes. Cependant, il n'est nommé président du groupe que le . Le , il était devenu actionnaire de référence du groupe familial avec une participation comprise entre 51 et 55 % pour 1,5 milliard d'euros. Il en devient aussi le principal dirigeant. Robert Louis-Dreyfus choisit de ne pas être payé pour effectuer une mission de transition. Il restructure le groupe à Genève, ville majeure du négoce européen et bénéficiant d'avantages fiscaux. Louis-Dreyfus choisit de se séparer de certaines activités du groupe, notamment des activités industrielles. Le groupe cède également des actifs immobiliers comme l'hôtel Four Seasons de Las Vegas. Il installe ces facteurs de production dans les pays où les coûts de production sont les moins élevés. Il doit également construire un nouveau système de gestion du groupe. Si la maison appartient à sept héritiers, ces derniers vont se multiplier alors que le groupe reste une entreprise familiale. En , Robert Louis-Dreyfus pense à racheter le groupe familial. À la fin de l'année 2006, il propose un schéma de rachat aux héritiers du groupe, réalisé à l'aide de la banque Lazard. La proposition est le rachat de 70 % du capital du groupe via un trust de droit étranger qui distribue des dividendes à ses actionnaires qui ont l'interdiction de s'en séparer pendant une période de 99 ans. Dès 2007, Robert Louis-Dreyfus désigne Jacques Veyrat comme son successeur à la tête du Groupe Louis-Dreyfus. Comme annoncé, Jacques Veyrat reste à la tête du groupe après le décès de Robert Louis-Dreyfus. Dans le monde du football. Olympique de Marseille. En marge de ses activités professionnelles, Robert Louis-Dreyfus s'est intéressé activement au monde du football. RLD est d'abord intéressé par la présidence de l'AS Saint-Étienne. Sous les conseils d'Alain Prost, il est candidat au début des années 1990 mais des sponsors locaux et la famille Guichard s'y opposent. En décembre 1996, il est appelé par la mairie de Marseille pour devenir l'actionnaire principal et mécène de l'Olympique de Marseille. Le , Robert Louis-Dreyfus devient président du club phocéen. Outre la passion de Louis-Dreyfus pour le football, ce rachat rentre dans une stratégie économique : le président d'Adidas veut contrer les prétentions de Nike dans ce sport . L'Olympique de Marseille recrute alors des joueurs comme Laurent Blanc, Christophe Dugarry, Robert Pirès et Fabrizio Ravanelli. Le club termine quatrième du championnat et se qualifie pour la Coupe UEFA 1998-1999. Lors de la saison 1998-1999, l'OM entraîné par Rolland Courbis termine deuxième du championnat juste derrière Bordeaux. Le club retrouve les sommets du football européen en se hissant jusqu'en finale de la Coupe UEFA qu'il perd 0-3 contre le Parme AC. Parti aux États-Unis pour soigner sa leucémie, Robert Louis-Dreyfus délègue la présidence. Après avoir évité deux fois consécutivement la descente sportive en deuxième division, le club frôle la relégation administrative par la Direction nationale du contrôle de gestion en , mais Robert Louis-Dreyfus comble le déficit. Se montrant distant, le club plonge dans des querelles internes, que ce soit entre Bernard Tapie et Pierre Dubiton au début des années 2000 ou entre Pape Diouf et Vincent Labrune à l'été 2009. De plus, dix-neuf changements d'entraîneurs s'effectuent durant l'ère RLD. L'affaire des comptes du club est le symbole de cette gestion distante du club. RLD est condamné pour « abus de biens sociaux » à trois ans de prison avec sursis et à euros d'amende en . Un premier appel auprès de la Cour d'Aix-en-Provence a vu, quelques mois plus tard, cette peine réduite à dix mois de prison, toujours avec sursis. Le rejet du pourvoi en cassation de cette condamnation le entérine ainsi ce jugement. Cette gestion par l'homme d'affaires qui a investi environ 200 millions d'euros dans le club, est vivement critiquée par les supporters olympiens, qui veulent son départ, certains allant jusqu'à l'insulter dans les travées du Stade Vélodrome. Lassé, RLD veut vendre le club. Le , l'Olympique de Marseille annonce le début du processus de vente du club à Jack Kachkar, un homme d'affaires canadien d'origine arménienne et PDG d'Inyx Inc., une société de produits pharmaceutiques basée à New York. Kachkar aurait mis environ 115 millions d'euros sur la table. Le , Jack Kachkar annonce qu'il a officiellement racheté l'OM à Robert-Louis Dreyfus. Toutefois, quelques jours plus tard, des journalistes rapportent que Kachkar aurait du mal à réunir les fonds nécessaires au rachat du club phocéen. RLD, lassé par les nombreux délais demandés par Jack Kachkar et ne croyant plus aux futurs investissements promis pour assurer la pérennité de l'OM, décide ne plus vendre le club. Le , Louis-Dreyfus suspend la vente et rejette une offre de 100 millions d'euros venant d'investisseurs de Dubaï, présentant pourtant la « transparence nécessaire sur la provenance des fonds », et monte le prix de vente à 200 millions d'euros, enthousiasmé par le renouveau sportif du club et par sa santé financière retrouvée sous la présidence de Pape Diouf. En tant qu'actionnaire principal de l'Olympique de Marseille, Robert Louis-Dreyfus n'a gagné qu'un titre, la Coupe Intertoto 2005. Sur le plan national, le club échoue deux fois en finale de la Coupe de France en 2006 et 2007. En championnat, le club sponsorisé par Neuf Telecom puis Direct Énergie, deux entreprises sous le contrôle de l'homme d'affaires, ne fait pas mieux que vice-champion de France en 1999, 2007 et 2009. Sous son contrôle, l'OM est deux fois finaliste de la Coupe UEFA mais échoue lors des deux finales en 1999 et 2004. Après son décès, l'Olympique de Marseille annonce que le centre d'entraînement de l'OM, anciennement appelé « La Commanderie », est renommé « Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus ». Son épouse Margarita lui succède à la tête d'Éric Soccer, société anonyme qui contrôle l'Olympique de Marseille. Elle devient le nouvel actionnaire du club et annonce dans plusieurs médias vouloir poursuivre l'œuvre de son mari dans le club marseillais. La saison suivant son décès, l'Olympique de Marseille remporte deux trophées, la Coupe de la Ligue et le championnat de France. Après la fin de la rencontre de championnat contre Rennes, qui permet à l'OM d'être assuré de soulever le trophée, les supporters marseillais scandent le nom de RLD. Les dirigeants d'OM lui rendent hommage ainsi que Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel. Standard de Liège. Robert Louis-Dreyfus devient administrateur et actionnaire du Standard de Liège en 1998, sur insistance de Luciano D’Onofrio. Avec le club belge, il remporte ses premiers trophées dans le monde du football avec le titre de champion de Belgique en avril 2008. Le club conserve son titre en mai 2009 après un barrage contre Anderlecht. Le club est aussi vice-champion en 2006. Tout comme avec l'Olympique de Marseille, Robert Louis-Dreyfus n'a pas eu l'honneur de participer au sacre de l'équipe belge en coupe nationale, perdant trois fois en finale de la coupe de Belgique en 1999, 2000 et 2007. Il a néanmoins vu le club soulever la Supercoupe de Belgique en 2008. Robert Louis-Dreyfus quitte son poste d'administrateur du club belge en 2009, quelques semaines avant de mourir. Lors de son passage à l'administration du club et comme actionnaire, RLD investit 24,7 millions d'euros dans le Standard de Liège. Le centre d'entraînement et de formation du Standard de Liège est baptisé « Académie Robert Louis-Dreyfus » le . Vie privée. Famille. Robert Louis-Dreyfus est le troisième et dernier enfant de l'union de Jean et Jeanne Louis-Dreyfus, Monique et Colette sont ses aînées de six et quatre ans respectivement. Unique garçon de la famille, Robert est destiné à devenir l'héritier du groupe familial. Français d'origine, il possède aussi la nationalité suisse depuis 1995 où il réside depuis plusieurs années pour des raisons fiscales. Il est un cousin de l'actrice Julia Louis-Dreyfus. Le , Robert Louis-Dreyfus se marie une seconde fois, avec Margarita Bogdanova, jeune femme d'origine russe qu'il a rencontrée en 1990 dans un avion entre Zurich et Londres. De cette relation, il a trois fils (Éric, né en 1992 et des jumeaux Maurice et Kirill, nés en 1998). Maladie. À la fin des années 1990, Robert-Louis-Dreyfus apprend qu'il est atteint d'une leucémie. Il est soigné à Boston tous les mois avec l'aide d'une équipe médicale de Houston. Pendant l'été de l'année 2007, RLD perd l'usage de son bras et est paralysé. Après des examens à la clinique de Lugano, les médecins découvrent qu'il s'agit du virus JC, et non d'une aggravation de la leucémie qui l'atteint. Robert Louis-Dreyfus est alors soigné par son épouse Margarita. Fin , il est transféré à l'Hôpital américain de Paris à la suite d'une crise d'épilepsie. Il retourne à Zurich entièrement paralysé sauf de la tête. Sa santé s'améliore en début d'année 2008, au début de l'été de cette même année, le virus se rendort. RLD doit alors effectuer une greffe pour combattre sa leucémie. À la suite d'une opération de la rate, Louis-Dreyfus est victime d'hémorragies. RLD est entre la vie et la mort. Il retrouve des forces à l'automne 2008. Début janvier 2009, il effectue la greffe nécessaire dans une chambre stérile à Tel-Aviv. Le virus se réveille pendant le mois de mai. Robert Louis-Dreyfus meurt le à Zurich. Fortune. Robert Louis-Dreyfus est classé de Suisse en , avec des biens évalués à 1,15 milliard d'euros. Il a fondé sa fortune sur les plus-values réalisées lors des ventes des entreprises qu'il a détenues, sur ses salaires et sur le placement de capitaux en bourse, notamment entre 1988 et 1998. Avant sa mort, RLD a choisi de réaliser un montage financier pour que sa femme et ses enfants perçoivent chacun des dividendes mais qu'aucune vente de titres ne soit possible durant les 99 années après sa mort. Postérité. Avant la rencontre du opposant l'Olympique de Marseille aux Girondins de Bordeaux, le monde du football rend hommage à Robert Louis-Dreyfus. Une banderole représentant Robert Louis-Dreyfus avec le message « Merci » est posée sur le rond central. Un film avec des témoignages de personnalités du club marseillais (Didier Drogba, Franck Ribéry, Laurent Blanc, Mamadou Niang, Robert Pirès, Samir Nasri, Didier Deschamps, Pape Diouf) est diffusé sur les grands écrans du stade avant que le speaker appelle les spectateurs à applaudir en son hommage. Les supporteurs ont rendu hommage avec un tifo « Merci à un homme qui a œuvré pour l'OM » déployé dans la tribune Ganay du stade Vélodrome. Pendant le match contre Bordeaux, le maillot des joueurs olympiens est noir et blanc et il est inscrit dessus « Merci RLD ». En 2016, il est cité dans l'affaire des "Panama Papers" pour être l'actionnaire de plusieurs sociétés extraterritoriales basées aux Îles Vierges britanniques : "United in Sports Parallel I GP Limited", créée en 2007, et "UIS RLD 2 Limited", créée en 2009 soit un mois avant son décès. Il est alors accusé d'avoir voulu cacher son héritage au fisc. |
Lamaïsme |
Catéchumène Un catéchumène (en latin "catechumenus", dérivé du grec ancien / , de (κατ-ηχέω) / , , d'où ) est dans la tradition chrétienne une personne qui n'est pas encore baptisée, mais qui s'instruit pour le devenir. Cette période de formation se nomme le catéchuménat. Définition. Dans le catholicisme, un catéchumène est un postulant au baptême qui suit un enseignement religieux pendant environ deux ans. Cette période se termine généralement au cours de la veillée pascale. Le catéchumène reçoit alors les trois sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, confirmation et eucharistie. Lors de cette cérémonie d’entrée dans l'Église, le catéchumène devient un membre à part entière de la communauté chrétienne, tout en n'ayant pas encore reçu les sacrements ni accompli certaines tâches qui sont réservées aux baptisés. Il existe une spécialisation sémantique propre aux régions protestantes, en Alsace en particulier. |
Quilindaña La Quilindaña est un volcan situé en Équateur, situé dans une région inhospitalière de la cordillère des Andes. Son nom signifie, dans la langue Cayapa-Colorado, le « lieu où rend froid », sans doute en raison d'une nébulosité presque permanente sur les sommets, accompagnée de vents violents. Ce volcan possède deux sommets, appelés Stübel et l'Elizalde. Son allure générale est celle d'une pyramide rocheuse en pente, fortement érodée par les glaciers du pléistocène. |
Nueva España |
Jérôme Coggia |
Ynys Môn Ynys Môn peut désigner : |
Édouard Jean-Marie Stephan |
Édouard Stephan Édouard Jean-Marie Stephan () est un astronome français. Biographie. Entré major à l'École normale supérieure, agrégé de mathématiques (), il est remarqué par Urbain Le Verrier qui le nomme en 1866 directeur de l'observatoire de Marseille nouvellement créé (il le restera jusqu'en 1907). En 1868, il dirige une expédition destinée à observer une éclipse totale de Soleil sur l'isthme de Kra, accompagné de Georges Rayet, un astronome de la même promotion que lui. Ils observent dans le spectre des protubérances solaires neuf raies d'émission, dont une inconnue, que Stephan qualifiera de "jaune paille". Cet élément chimique inconnu sera baptisé hélium, et ne sera isolé sur Terre par les chimistes que 17 ans plus tard. En 1873, Stephan tente de mesurer "l'extrême petitesse du diamètre apparent des étoiles fixes", en utilisant les techniques de l'interférométrie, à travers deux fenêtres découpées sur le télescope de Foucault. Il n'obtiendra aucun résultat probant, seulement la certitude que le diamètre apparent des étoiles est « considérablement inférieur » à 0,158 seconde d'arc. Ces résultats furent publiés dans les comptes rendus de l'Académie des sciences, t. LXXVI et LXXVIII. L'œuvre principale de Stephan reste toutefois la découverte d'environ 800 nébuleuses « extrêmement extrêmement faibles », selon ses propres termes, entre 1869 et 1885. Nous savons aujourd'hui que ces objets que Stephan appelait des nébuleuses sont en fait des galaxies elliptiques, constituées de milliards d'étoiles, mais il meurt un an jour pour jour avant qu'Edwin Hubble en apporte la preuve en 1924. Édouard Stephan remarque également que ces « nébuleuses » se répartissent en petits groupes, aujourd'hui appelés groupes de Hickson, le principal d'entre eux portant d'ailleurs son nom : le quintette de Stephan, aujourd'hui très étudié. Bien qu'elle ait été découverte par Jérôme Coggia, son nom est associé à celui de la comète périodique 38P/Stephan-Oterma. Stephan a également découvert deux astéroïdes : (89) Julie et (91) Égine en 1866. Il est élu à l’Académie de Marseille en 1878 ; il en devient directeur de 1881 à 1895. |
Statut politique de Taïwan |
Christophe Auguin Christophe Auguin, né le à Granville, est un navigateur français, spécialiste des courses autour du monde en solitaire. Parallèlement à son activité de professeur de technologie dans un lycée cherbourgeois, Christophe Auguin remporte la Solitaire du Figaro en 1986 et se tourne, à partir de 1989, vers la navigation autour du monde en solitaire. Avec les architectes Jean-Marie Finot et Pascal Conq, il fait construire un voilier de pour le BOC Challenge 1990-1991, qu'il remporte devant Alain Gautier. Devenu un marin connu et reconnu, il défend son titre avec succès en 1995 avant de s'engager victorieusement dans le Vendée Globe 1996-1997 dont il est le grand favori. Il est ainsi le seul marin à avoir remporté trois victoires dans des courses à la voile en solitaire autour du monde. Désireux de courir en équipage, il lance la Route de l'Or en 1998 et essaie en vain à plusieurs reprises de monter un projet viable pour la , tour du monde en escale et en équipage. Il participe à ses dernières courses en 2001 et devient chef d'une petite entreprise, avant de vivre en Terre de Feu. Installé désormais en Uruguay, il s'est reconverti dans l'élevage de bovins et d'ovins. Biographie. Apprentissage. Christophe Auguin naît à Granville, en Normandie, le 10 décembre 1959. Il est le second fils de Paul Auguin, professeur de gymnastique, et de Michèle Auguin. Il découvre la voile enfant sur le Muscadet familial entre Granville et Chausey et court de nombreuses régates en 420. Champion régional à , il effectue un stage à l'école nationale de voile de Quiberon, avec Philippe Poupon pour professeur, stage au cours duquel il dit avoir eu la . Remarqué par les marins normands, il participe à la 1979. Au cours de cette course, la flotte connaît une des plus violentes tempêtes jamais enregistrées dans la région – 15 marins disparaissent ; Auguin, âgé de , impressionne ses équipiers par son sang-froid et sa maîtrise du voilier dans le mauvais temps. En 1981, Christophe Auguin termine deuxième des championnats du monde de la classe Micro, épreuve réservée aux petites unités. Titulaire d'un BTS en fabrication mécanique, Auguin enseigne à partir de 1984 la technologie au collège public Raymond-Lecorre d'Equeurdreville-Hainneville, près de Cherbourg. Formé aux courses du RORC, il découvre le plateau Figaro la même année. Comme de nombreux marins de sa génération, il tire son inspiration des récits de Bernard Moitessier et d'Éric Tabarly et se tourne naturellement vers la navigation en solitaire. Pour sa troisième participation, Christophe Auguin remporte la Solitaire du Figaro en 1986 en enlevant l'ultime étape entre La Corogne et Pornic, sur "Normerel". Avec l'appui de Gérard Petipas et de Jean-Louis Monneron, président de la Fédération française de voile, cette victoire lui permet d'obtenir le soutien durable du groupe de transport français Sceta – futur Geodis – et ainsi de se consacrer uniquement à la navigation. En 1987, il fonde l'entreprise Mer et Communication, une société de communication événementielle destinée à faire découvrir le monde de la voile aux entreprises. La même année, il participe avec le Dunkerquois Pascal Leys au championnat de Formule 40, nouvelle classe de multicoques. Ils terminent à la du classement général. Auguin retrouve le Figaro et son "Normerel" – devenu "Sceta" – pour les Solitaires 1988 et 1989. Trois victoires autour du monde en solitaire. BOC Challenge. Après cinq participations au Figaro, Auguin donne une nouvelle orientation à sa carrière en solitaire en se consacrant à la circumnavigation. Première victoire. En 1989, il contacte les architectes navals Jean-Marie Finot et Pascal Conq en vue de la conception d'un Open – monocoque de – pour la troisième édition du BOC Challenge, course en solitaire autour du monde en quatre étapes. Limités par un faible budget, Auguin, Finot et Conq réalisent une version allégée de deux tonnes du "Générali-Concorde" d'Alain Gautier en utilisant le polyester et la fibre de verre au lieu de l'aluminium et le dotent de deux safrans au lieu d'un seul. "Groupe Sceta" est construit par le chantier de Marc Pinta à La Rochelle et lancé en juillet 1990. Le BOC, dont les favoris sont le double vainqueur Philippe Jeantot, le Sud-Africain John ou le Français Alain Gautier, part le 15 septembre 1990 de , sur la côte Est des États-Unis. Les escales sont Le Cap en Afrique-du-Sud, Sydney en Australie et en Uruguay. Auguin remporte la première étape et termine deuxième des deuxième et troisième étapes. Dans la deuxième étape, il entre en collision à deux reprises avec des baleines, sans gravité. En revanche, dans la troisième étape entre Sydney et Punta del Este, "Groupe Sceta" heurte, cette fois-ci, un growler qui endommage sa coque et son skipper manque d'être emporté par une vague, le blessant sérieusement. Longtemps aux prises avec Gautier pour la victoire finale, Christophe Auguin fait la différence en s'adjugeant la quatrième et dernière étape, notamment grâce à une nouvelle grand-voile et de meilleurs choix météo. En , , et , Christophe Auguin et "Groupe Sceta" établissent le nouveau record de l'épreuve. Après cette nouvelle victoire en solitaire, il participe à plusieurs régates, parfois en tant qu'équipier comme lors des championnats de monde de match-racing 1991 ou la Mini-Fastnet 1993 avec Pascal Leys, et remporte le Trophée Clairefontaine en 1992 et le championnat de France de X99 en 1993. En 1991, il fonde avec Isabelle Autissier, Alain Gautier, Yves Parlier et Jean-Luc Van Den Heede l'association IMOCA, chargée de coordonner l'action de tous les acteurs de la course au large en monocoque : navigateurs, organisateurs de courses, architectes, constructeurs, etc. Une « nouvelle bombe ». Son grand projet est de participer à la , course autour du monde en équipage. Pour cela, il rachète l""' du skipper finlandais Ludde Ingvall, un voilier de , de la précédente . Auguin réunit 60 % des de francs nécessaires mais ne parvient pas à rassembler l'intégralité de la somme, malgré le soutien de Sceta-Calberson. Le Granvillais — désormais résident à Pleudihen-sur-Rance — se prépare alors pour un nouveau BOC Challenge, dont le départ a lieu en septembre 1994. Dans ce sens, Sceta-Calberson lui fournit un budget de deux millions de francs par an sur quatre ans. Il vend "Groupe Sceta" à l'Aquitain Yves Parlier et, avec le duo Finot-Conq, il met au point pendant deux ans un nouveau en carbone et en nomex afin de gagner en légèreté tout en permettant de porter 15 % de voile en plus par rapport à "Groupe Sceta". Alors que le déplacement officiel annoncé est de , le nouveau "Sceta-Calberson" ne pèse en réalité que . Les pilotes automatiques Autohelm sont contrôlés depuis la table à cartes par un joystick. La construction est confiée au chantier cherbourgeois JMV Industries, qui lance "Sceta-Calberson" en juin 1994. Avec sa carène radicale, sa légèreté et ses équipements, le sloop est considéré par la presse française — le magazine "Bateaux" titre « La nouvelle bombe d'Auguin » — et internationale comme le monocoque océanique le plus performant de sa génération, avec un potentiel supérieur de 3 à 6 % sur ses concurrents. Auguin estime que "Sceta-Calberson" lui permet de parcourir aux allures portantes — les plus fréquentes sur un tour du monde d'ouest en est — 20 à de plus quotidiennement que les autres voiliers engagés dans le BOC. Le doublé. Christophe Auguin prépare son second BOC plus intensément que le premier ; il a notamment recours aux conseils du météorologue et routeur Jean-Yves Bernot. Alors qu'il connaît encore peu son bateau, Auguin surprend en décidant de prendre trois semaines de vacances dans l'Idaho, ne rentrant que quelques jours avant le départ du BOC Challenge, le 18 septembre 1994. Le départ et l'arrivée sont désormais fixés à Charleston, sur la côte Est des États-Unis, mais les escales restent Le Cap, Sydney et Punta del Este. Lors de la première étape, connaissant mal son voilier, Christophe Auguin se fait surprendre par les choix météo judicieux d'Isabelle Autissier et arrive troisième au Cap avec plus de six jours de retard sur la navigatrice française. Privé d'électronique jusqu'au Cap, il a dû barrer plus de vingt heures par jour dans les dernières semaines. Dans la deuxième étape, il prend la pleine mesure de la puissance de son , battant le record de la distance parcourue en solitaire en avec 349,7 puis franchis entre le 13 et le 14 décembre. Malgré de fortes tempêtes qui le font chavirer à deux reprises, il rallie Sydney en vainqueur en moins de , battant le record de l'étape de plus d'une journée. Dans la troisième étape, il perd son radar dans une zone où des icebergs ont été vus et met le cap plein nord, vers une route plus sûre, . Le 20 février 1995, Auguin double le premier le cap Horn, avec d'avance sur Jean-Luc Van Den Heede. Il arrive à Punta del Este une semaine plus tard, battant le record de l'étape de trente-cinq heures. Vainqueur de trois étapes sur quatre, il est accueilli triomphalement à Charleston le 27 avril 1995, après un tour du monde en , , et , marqué par la disparition en mer du Britannique Harry Mitchell lors de la troisième étape. Il devance son dauphin Steve Pettengill de près de sept jours. Pour cette nouvelle victoire sur le BOC, Auguin est récompensé par le trophée « Aile noire » de l'Union nationale pour la course au large et est nommé parmi les marins de l'année ISAF. Nouvelle preuve que son "Sceta-Calberson" est l'un des monocoques les plus rapides, il bat le record de la distance parcourue en monocoque en équipage, franchissant sur le retour des États-Unis entre le 13 et le 14 juin 1995, soit une moyenne de . Vendée Globe. Préparation. Dès son arrivée victorieuse à Charleston, Christophe Auguin annonce sa participation au Vendée Globe 1996-1997, autre course autour du monde en solitaire mais sans escale ni assistance. À la différence du BOC, qu'Auguin affectionne particulièrement, le marin n'aime pas le Vendée Globe et a longtemps refusé de le courir. Cette course lui fait peur, en raison du double isolement extrême qu'elle induit : l'isolement géographique qui peut résulter d'une dispersion de la flotte, là où les escales du BOC la conservent relativement groupée, et l'isolement psychologique dû aux trois mois passés absolument seul. Au début de l'année 1996, "Geodis" — nouveau nom de "Sceta-Calberson" après la constitution de la holding Geodis — est mis en chantier chez JMV pour une mise à niveau, en fonction des progrès techniques et des expériences d'Auguin acquises dans le dernier BOC. Le plan de voilure voit le remplacement des spis par des gennakers, plus simples à manœuvrer seul. Cela entraîne des modifications dans l'accastillage du pont et la fixation du bout-dehors. Mais la principale évolution est la mise en place d'une quille pivotante, innovation de Pascal Conq dont "Geodis" est le premier à profiter avec le "PRB" d'Isabelle Autissier. Qualifié d', "Geodis" atteint la vitesse de à Cherbourg. Il travaille ensuite pendant plusieurs mois avec Christian Britt, Marc Lefèvre, ses préparateurs, à l'optimiser. Ils prévoient ainsi la logistique pour une course de cent jours, avec des rations de survie pour cinquante jours supplémentaires. En plus des habituels télex, VHF et BLU, "Geodis" est équipé d'un téléphone satellite Inmarsat M et d'un standard de messagerie C. Pour calculer sa route, Auguin utilise le logiciel de routage météorologique MaxSea, qui analyse les données reçues de Météo-France. Il fait également appel à des spécialistes du sommeil pour établir un programme de gestion du sommeil pendant la course. Ainsi, chaque période de vingt-quatre heures comporte six à sept heures de sommeil, réparties en siestes longues d'une demi-heure à une heure et demie. Avec ses deux tours du monde remportés et un voilier qui a démontré sa fiabilité et ses capacités, Christophe Auguin est le grand favori de la course, avec Isabelle Autissier, Yves Parlier et Gerry Roufs. Il arrive aux Sables d'Olonne une dizaine de jours avant le départ, le 3 novembre 1996, parfaitement serein et détendu selon les observateurs. En réalité, il passe la plupart de ses soirées dans les bars des Sables avec Gerry Roufs, à parler de ce qui les attend pour tromper l'angoisse ; selon ses termes, il se , . Avec Autissier et Thierry Dubois, il se fait l'avocat des coureurs auprès de l'organisation de la course pour mettre l'accent sur la sécurité, notamment en ce qui concerne la diffusion gratuite de bulletins météo quotidiens et le recours au médecin de la course Jean-Yves Chauve, ce que refuse l'organisateur du Vendée Globe Philippe Jeantot. Le conflit avec Jeantot s'envenime au point que les coureurs menacent de ne pas partir, avant qu'un compromis soit trouvé. Une victoire maîtrisée. Après le départ le 3 novembre, Christophe Auguin effectue une traversée du golfe de Gascogne prudente. Il choisit une option loin des côtes portugaises, avec le leader Hervé Laurent. Dans le petit groupe des cinq premiers, Auguin poursuit calmement sa route, soignant ses réglages, préservant son bateau avant les fortes mers du Grand Sud. Cependant, après qu'Yves Parlier a pris la tête à la faveur des alizés, il regrette ce choix qui l'a conduit à compter de retard sur "Aquitaine Innovations" aux Canaries. Après un rapide passage du Pot au noir et de l'équateur, il refait peu à peu ce retard sur Parlier et Autissier qui mènent la flotte. Tous trois profitent de conditions particulièrement favorables dans l'Atlantique Sud pour distancer leurs poursuivants, conduits par Gerry Roufs. Le 27 novembre, Auguin prend la tête à Isabelle Autissier, dans le sud-ouest du cap de Bonne-Espérance, à la faveur d'un empannage. Le décembre, "Geodis" passe Bonne-Espérance et entre dans le Grand Sud et ses difficultés : trois jours plus tard, il est retourné par des vents soufflant à plus de et il faut plusieurs minutes à Auguin avant de parvenir à le redresser. Après les casses successives de safrans sur "Aquitaine Innovations" et "PRB" pendant la première semaine de décembre, Auguin bénéficie d'une avance confortable de sur Roufs. Fidèle à sa philosophie d'aller vite pour sortir du Grand Sud rapidement, il augmente son avance sur Roufs jour après jour. Le 14 décembre, il double le cap Leeuwin en battant à deux reprises son record de distance en solitaire, en parcourant en . Ces moyennes élevées lui permettent de déterminer sa route en fonction de celles des dépressions de manière à éviter les zones dangereuses tout en progressant rapidement vers le cap Horn, qu'il voit comme la . Peu avant la mi-course, "Geodis" chavire une seconde fois, sans autre conséquence que la perte de la chaussure gauche de son skipper. Le 7 janvier 1998, la balise de Gerry Roufs cesse d'émettre et le Canadien reste silencieux. Auguin refuse longtemps de croire à autre chose qu'une panne électrique à bord de "Groupe LG 2", certain qu'on le verrait franchir le cap Horn quelques jours après lui, ce qui n'arrivera jamais. Lui-même double l'extrémité méridionale du continent américain le 9 janvier, soulagé, après un gros mois passé dans le Sud. Il y retrouve son épouse Véronique, venue le saluer sur un navire chilien. À moins d'une avarie sérieuse, sa victoire est assurée ; il bénéficie alors d'une avance de près de sur Marc Thiercelin et Hervé Laurent. Jusqu'au cap Horn, le record des cent jours est atteignable mais "Geodis" rencontre dès les Malouines une vaste zone sans vent suivie de vents contraires, puis à nouveau du calme entre le Cap-Vert et les Açores et des vents contraires ensuite. La ligne d'arrivée au Sables d'Olonne est finalement coupée au matin du 17 février, après , , et de mer ; le précédent record de Titouan Lamazou est battu de quatre jours. Il précède de sept jours et demi ses poursuivants Marc Thiercelin — dont le "Crédit immobilier de France" n'est autre que l'ancien "Groupe Sceta" — et Hervé Laurent. C'est à ce jour le plus important écart entre un vainqueur et son dauphin. Conséquences. Marin exceptionnel, Christophe Auguin est le seul à avoir remporté trois victoires dans des courses à la voile en solitaire autour du monde. La mesure de son exploit est injustement éclipsée, selon des marins comme Olivier de Kersauson, par les polémiques nées des chavirages qu'a connus la course. Le 30 mars 1997, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Il est une nouvelle fois nommé pour le prix ISAF du marin de l'année. Lassé de la course en solitaire dont il estime avoir fait le tour, Christophe Auguin annonce avant même le départ du Vendée Globe qu'il s'agit de sa dernière. À son arrivée, il affirme qu'il a Selon lui, et il revient fortement marqué psychologiquement par l'épreuve. Ses proches et lui reconnaissent qu'il a changé et que quelque chose s'est cassé en lui. Affecté par la disparition de son ami Gerry Roufs et responsabilisé par la naissance de son fils Erwan en 1995, il désire se tourner désormais vers la course en équipage et s'attache à optimiser la sécurité des par le biais de l'IMOCA, dont il est le président. Retrait. Christophe Auguin crée avec Isabelle Autissier la Route de l'Or, une nouvelle course en équipage reliant New York à San Francisco, reprenant la route des clippers pendant la ruée vers l'or. Christophe Auguin sur "Geodis", Isabelle Autissier sur "PRB" et Yves Parlier sur "Aquitaine Innovations" quittent New York le 17 janvier 1998. À bord de "Geodis", Christophe Auguin choisit de faire appel à ses proches : son frère Stéphane, son préparateur Yves Lebouvier, Marc Fontaine et Jacques Caraës. Auguin part décontracté et sans pression, laissant ses concurrents s'échapper dès la sortie de New York. Distancés pendant une partie de la descente de l'Atlantique Sud, "Geodis" et son équipage reviennent peu à peu sur "Aquitaine Innovations" et "PRB" et franchissent le cap Horn le 17 février, une demi-journée après Autissier et trois jours après Parlier. Bénéficiant d'un système météorologique d'avance, celui-ci remporte la course en , cinq jours avant Autissier et une semaine avant Auguin, qui termine le parcours en , et . Le 7 juillet, il bat le record de la traversée de l'Atlantique Nord en , et – soit près de deux jours sur le temps de Ludde Ingvall – mais le record n'est pas homologué en raison d'un manque de respect des procédures. Son contrat avec Geodis étant échu, Christophe Auguin tente une nouvelle fois, en vain, de monter un projet avec Isabelle Autissier pour la Whitbread 2002, alors rebaptisée Volvo Ocean Race. Pendant l'été 2001, Auguin effectue un bref retour à la compétition. Il court les deux premières étapes de l' à bord du "Gartmore" du Britannique Josh Hall puis, pour sa dernière course, il participe une troisième fois au Trophée Clairefontaine et termine sixième. Au début de l'année 2002, Christophe Auguin quitte la présidence de l'IMOCA et fonde la petite entreprise Stabmast, en association avec Jean-Marie Finot. Basée à Avranches, Stabmast se spécialise dans la création et la fabrication de mâts en carbone mais la société ferme pour dépôt de bilan en mai 2005. La fermeture de Stabmast – nouvelle épreuve après la mort de son second fils de six mois dans un accident de la route près de Caen en février 1999 – le conduit à quitter l'Europe et changer de vie en s'installant à Ushuaïa, en Terre de Feu, où il navigue dans les canaux de Patagonie et les eaux australes. Jusqu'en 2011, il propose à des clients de découvrir la région, le cap Horn, les Malouines et l'Antarctique à bord de son voilier, un Cigale 16 dessiné par Finot. Depuis, il vit retiré de la vie publique avec sa compagne, la photographe Bénédicte Dupin, en Uruguay, où il s'est reconverti en éleveur de bovins et ovins altermondialiste, . Ses apparitions publiques sont extrêmement rares : le 25 mars 2011, il fait une visite surprise aux coureurs de la – nom actuel du BOC Challenge – en escale à Punta del Este ; le 16 septembre 2013, il se rend aux Sables-d'Olonne pour déposer ses empreintes, comme les autres vainqueurs du Vendée Globe, sur la jetée du port. En juillet 2018, il participe au Tour des ports de la Manche. |
Cyril Moré Cyril Moré, né le à Sainte-Adresse, est un escrimeur handisport français. Il a remporté plusieurs médailles aux Jeux paralympiques. Il pratique aussi le ski au niveau international. Carrière. En 2000, à Sydney, il décroche deux médailles d'or en sabre et en épée par équipe. En 2004, aux Jeux d'Athènes 2004, il remporte le titre paralympique à l'épée en individuel et par équipe, ainsi qu'une médaille de bronze en sabre par équipe. En 2006, il participe pour la première fois aux jeux paralympiques d'hiver en ski alpin. Il est également champion de France handisport de descente, de géant et vice-champion en slalom. Il se place régulièrement dans les dix premiers au niveau européen ou mondial ( en slalom en Coupe d'Europe 2005, également en slalom à la Coupe du Monde 2005). En 2014, il participe aux Jeux paralympiques d'hiver de Sotchi. En 2016, il commente les épreuves d'escrime des Jeux paralympiques de Rio sur France Télévisions. Du 9 au , durant les Jeux paralympiques d'hiver de 2018, il rejoint la Dream team de RMC Sport. En 2021, il commente les épreuves d'escrime, de basket-ball et de rugby-fauteuil des Jeux paralympiques de Tokyo sur France Télévisions. |
Pierre Richard (homonymie) |
Lady Vengeance Lady Vengeance ("Chinjeolhan geumjassi") est un film sud-coréen réalisé par Park Chan-wook, sorti en 2005. Ce film clôt un triptyque sur le thème de la vengeance, qui s'ouvre en 2002 avec "Sympathy for Mister Vengeance" et se poursuit en 2003 avec "Old Boy". Synopsis. Injustement accusée du kidnapping et du meurtre d'un enfant, Lee Geum-ja se retrouve incarcérée dans une prison pour femmes et y prépare une vengeance envers le vrai coupable. |
Jean-Loup Roubert Jean-Loup Paul Étienne Roubert, né à Reims (Marne) le et mort le , est un architecte français. Biographie. Fils de l'architecte Louis Roubert, et de son épouse née Marie-Louise Dollonne, artiste-peintre, Jean-Loup Roubert est élève à l'atelier Dengler à l'École des beaux-arts de Paris. Il obtient son diplôme d'architecte en 1961 avant de remporter le second premier grand prix de Rome en 1962. Il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome, du au . Il apportera son concours à Balthus pour les transformations de la villa Médicis. En 1972, il est nommé architecte des bâtiments civils et palais nationaux. Au titre d'architecte en chef, il est chargé du Palais Garnier (1979-1998). Il conduit de nombreuses campagnes portant sur la restauration de l'Opéra de Paris et des travaux nécessaires à la bonne utilisation et au maintien en état de ses espaces intérieurs. Il est également architecte en chef et conservateur du Grand Palais (1983-1999). Il est chargé de la villa Médicis à Rome (1991-1994) et du Théâtre des Champs-Élysées à Paris (depuis 2004) et architecte conseil du siège de l'Unesco (depuis 2004). Il a également redéfini les espaces intérieurs du Parlement de Bretagne à Rennes lors de sa restauration à la suite de l'incendie de 1994 (1996-1999). À Reims, il a été responsable de l'aménagement du quartier de l'Europe (1966-1971). Il demeure, avec Henri Dumont et Jacques Bléhaut, à l'origine du Conservatoire national de région (1994) qui reprend les courbes des ouïes et des éclisses d'un violon, édifice ayant obtenu le label national "architecture contemporaine remarquable". Il a aussi pris en charge la rénovation du centre ville de Clermont-Ferrand (1978-1981). En 2003, il transforme les Ateliers Berthier, un entrepôt de décors de l'Opéra Comique construit par Charles Garnier, en nouvelle salle de spectacles pour le théâtre de l'Odéon. Il est le père de l'acteur Christophe Roubert. Liens externes. |
Le facteur sonne toujours deux fois (film, 1981) Le facteur sonne toujours deux fois ("") est un film américain de Bob Rafelson sorti en 1981, d'après une adaptation du roman homonyme de James M. Cain. On peut le considérer comme un "remake" du film homonyme de 1946 de Tay Garnett. Synopsis. L'action se passe en 1934, quelque part dans un coin perdu du Midwest. Le vagabond Frank Chambers se fait engager en tant que mécano-pompiste à une station essence le long de la côte en Californie. Son nouveau patron, Nick, un homme dans la cinquantaine, y est également propriétaire d'un restaurant-bar qui accueille les voyageurs de passage. Il est marié à la très belle et très jeune Cora, qui travaille dur à la cuisine. Frank entreprend assez violemment Cora. Celle-ci résiste d'abord puis cède, trop attirée par cet homme qui lui correspond mieux que son mari âgé. Ils deviennent amants. En l'absence de Nick, Frank lui demande une fois de s'en aller avec lui, ce qu’ils entreprennent. En chemin, à une gare routière, Cora se rend compte que Frank est un joueur et elle rentre chez elle. Frank la rejoint. Un plan pour faire disparaître Nick est mis au point. Celui-ci sera assommé dans son bain, ce qui devra passer pour un accident. Le soir prévu, un court-circuit empêche le plan de se dérouler comme prévu et Nick, seulement assommé et ne se doutant de rien, passe sa convalescence à l'hôpital. Un nouveau plan pour se débarrasser de Nick est élaboré. Alors que les trois personnages font une promenade en automobile, Nick, qui est saoul, se fait assommer. L’automobile est poussée dans un ravin mais Frank doit l'aider à dévaler la pente : il chute même avec celle-ci. Nick est mort et Frank s'en sort avec des blessures. Lui et Cora sont jugés pour meurtre. Après que Frank, manipulé par le procureur, a dénoncé Cora, leur avocat organise une machination subtile où Cora signe des aveux et un arrangement est obtenu avec les compagnies d’assurances, celle sur la vie que Nick avait signée (que ni Cora ni Frank ne connaissaient, un beau mobile pour le procureur) et celle qui devrait indemniser Frank en raison du tort physique subi dans la chute de la voiture. L’accusation du procureur est finalement modifiée et Cora et Frank sont libérés. Ils retournent au restaurant mais le cœur n'y est plus puisque Frank a trahi Cora. Les affaires du restaurant se développent grâce à la renommée de leur propriétaire, la sulfureuse Cora. Cora part en déplacement car sa maman est très malade. Pendant ce temps, Frank, incorrigible, séduit une autre femme. Cora annonce être enceinte à son retour. Cora et Frank sont victimes d'un chantage sur la base des aveux de Cora mais le maître chanteur se fait vite déborder et Cora et Frank reprennent possession du dangereux document. La maîtresse de Frank rend visite à Cora, ce qui la fâche. Tout le monde est finalement content. On se marie et on fête cette bonne nouvelle avec force boissons alcoolisées et, dans ces circonstances, un véritable accident d’automobile survient, dans lequel meurt Cora. |
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