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Erhard Loretan <dfn>Erhard Loretan</dfn>, né le à Bulle, dans le canton de Fribourg et mort le dans un accident lors d’une ascension au Grünhorn dans le canton du Valais, est un alpiniste et guide de haute montagne suisse. Après s’être formé dans les Préalpes fribourgeoises et dans les Alpes suisses, Erhard Loretan fait, en 1980, ses premières expériences en très haute montagne et réussit, en compagnie de Pierre Morand et Jean-Claude Sonnenwyl, trois premières dans les Andes péruviennes, au Palcaraju, au Caras et au Ranrapalca. Après avoir terminé premier de sa promotion lors du cours de guide de montagne en 1981, il entame, l’année suivante, sa carrière dans l’Himalaya, avec l’ascension du Nanga Parbat. En 1983, il accroche trois sommets de plus de huit mille mètres en deux semaines. En 1984, il gravit le Manaslu, puis, avec Norbert Joos, l’Annapurna par l’arète est, redescendant par la face nord. En décembre 1985, au Dhaulagiri, il réussit son premier sommet de plus huit mille mètres en hiver. Durant l’hiver 1986, il enchaîne, durant dix-huit jours avec André Georges, la « couronne impériale » autour de Zermatt, 41 sommets dont 33 de plus de. Plus tard dans l’année, il gravit, en compagnie de Jean Troillet, l’Everest en quarante-trois heures aller-retour. En 1987, après avoir été pris par une coulée de neige dans la face nord du Mönch, Erhard Loretan est gravement blessé au dos et se retrouve pendant quelques jours paralysé des membres inférieurs. En 1988, avec Wojciech Kurtyka, il parvient au sommet de la dans le Karakoram. L’année suivante, avec André Georges, il réussit l’exploit de gravir treize faces nord des Alpes en treize jours. Il reprend, en 1990, sa carrière dans l’Himalaya, gravissant avec son complice Jean Troillet ainsi que Kurtyka, le Cho Oyu et le sommet central du Shishapangma. En 1991, il ajoute le Makalu à son palmarès, suivi, en 1994, par le Lhotse puis le sommet principal du Shishapangma et le Kanchenjunga en 1995, devenant le troisième homme, après Reinhold Messner et Jerzy Kukuczka, à gravir les quatorze plus hauts sommets de la planète. Entretemps, en décembre 1994, il a réussi une première au Mont Epperly, en Antarctique. En 1995, il y retourne pour tourner un film et réussit la première ascension d'un autre sommet, sans nom. Il est désigné « Sportif romand du siècle » en 1999 par les lecteurs de l’hebdomadaire "L’Illustré". Aux alentours de Noël 2001, son fils de sept mois meurt victime du syndrome du bébé secoué, après que Loretan l'a secoué pour calmer ses pleurs. Loretan est condamné le à quatre mois de prison avec sursis. Il quitte alors la scène médiatique pour se concentrer sur ses activités de guide de montagne. Il meurt le , jour de ses, lors d'une course avec une cliente sur le Grünhorn dans le canton du Valais, en Suisse. Quelques mois après sa mort, en octobre 2011, Xenia Minder, la femme qui l’accompagnait le jour de sa chute, déclare avoir partagé la vie de Loretan pendant les deux années précédant le drame. Elle déclare aussi être responsable de l'accident, sa chute sur une plaque de glace ayant entraîné la cordée. L'enquête a conclu à un accident. Biographie. Une enfance dans les Préalpes (1959-1981). Erhard Loretan est né le à Bulle, dans le canton de Fribourg en Suisse. Son père est mécanicien et sa mère est femme au foyer, originaire de Lombardie. Il a un frère plus jeune de trois ans, Daniel. Ses parents divorcent alors qu'il a huit ans. Son père, très sportif, quitte le foyer familial bullois pour retourner en Valais. Cet épisode a fait un peu souffrir Loretan, mais lui a aussi, selon ses propres dires, forgé le caractère et il sans lui. Comme tous les enfants de son âge, Loretan adore grimper aux arbres et est un casse-cou. Un accident de gymnastique à dix ans lui a d'ailleurs valu une fracture du coude qui a failli le laisser handicapé. Chez le jeune Gruérien, la grimpe est tellement compulsive qu'il adopte le surnom de singe. Dès l'âge de sept ou huit ans, Loretan décide qu'il sera guide de haute montagne, notamment grâce à la série télévisée "Premier de cordée". Son premier sommet, la Dent de Broc, est gravi en 1970, avec l'un de ses voisins et idole, Michel Guidotti et aussi Carlo Gattoni. C'est un déclic, et Loretan délaisse peu à peu l'école, réussissant toutefois à toujours avoir la moyenne. Seul le livre de Gaston Rébuffat, "Glace, neige et roc" le sort de sa torpeur scolaire. En 1970 toujours, il est engagé par son cousin Fritz Loretan, un guide de montagne, pour travailler dans une cabane à d'altitude, dans l'Oberland bernois. Il accompagne durant trois étés, jusqu'en 1974, son cousin dans ce refuge. Fritz Loretan initie son jeune parent à ses premières grandes courses alpines, telles, par exemple, la face nord et l'arète est du Doldenhorn, l'arête sud-ouest du Fründenhorn. Ses expériences alpines lui permettent de supplanter son maître, au point de passer pour la première fois premier de cordée. Ce jour-là, dans les Gastlosen, il rencontre deux de ses futurs compagnons de cordée, Vincent Charrière et Pierre Morand. Cependant, ce n'est qu'en 1973 que Loretan se retrouve en leur compagnie, ainsi que celle d'un troisième grimpeur. Ils ont en effet besoin d'une quatrième personne. En 1975, Loretan décide d'ouvrir sa première voie. Elle se trouve dans la face sud de la Dent de Broc. Il a seize ans lorsqu'il réussit sa première ascension en solitaire, au Gross Turm. En effet, il fait un jour une chute de au Pfadflue. Loretan est sûr qu'il doit sa vie sauve à la médaille de la Vierge Marie que sa mère, très croyante, lui avait cousu à l'intérieur de sa chemise. . Au même âge, il entreprend, avec trois amis, une course de trois jours dans la région de Chamonix, visant d'abord l'arête des Pélerins, puis la traversée des aiguilles du Diable. Mais, au retour des aiguilles du Diable, les quatre jeunes hommes, pris par un orage, se perdent dans la descente, avant de se retrouver au refuge des Cosmiques. À la fin de son école obligatoire, à seize ans, Loretan commence une formation d'ébéniste chez un petit artisan bullois. Ce dernier l'empêche d'aller en montagne durant deux ans. Loretan démissionne, mais obtient son certificat fédéral de capacité après avoir trouvé une place chez un autre employeur. Toutefois, il ne se détourne pas de son objectif initial, à savoir de devenir guide de haute montagne. Ainsi, il a accumulé, à vingt ans, une grande expérience dans les Alpes, avec notamment des premières ascensions cotées Extrêmement Difficile, sur différents types de roches. À vingt ans, le , il se présente au cours d'aspirant guide de montagne à Fieschertal, après avoir fait son école de recrues en tant que soldat sanitaire. En 1981, Loretan termine premier de sa volée, composée de vingt-huit autres diplômés sur septante-quatre candidats au départ. Trois mois après, il est engagé par une école d'alpinisme thounoise. Malgré un salaire honnête, il ne reconduit pas l'expérience : sa propre sécurité et celle de ses clients n'est pas l'exigence première de cette entreprise. Une première expédition extra-alpine : la cordillère Blanche (1980). C'est en lisant l'histoire d'Hermann Buhl au Nanga Parbat que Loretan et ses compères, Vincent Charrière, Jean-Claude Sonnenwyl et Pierre Morand rêvent de leurs premières expériences extra-alpines. Les quatre amis demandent alors conseil sur la haute montagne à Yannick Seigneur. Ce dernier, après avoir « posé un lapin » aux quatre jeunes Fribourgeois, ne leur accordent qu'une demi-heure d'entretien. Cela les décontenance et leur donne un très mauvais souvenir de l'alpiniste français. À défaut d'Himalaya, Loretan et ses amis se rabattent sur les Andes et plus précisément la cordillère Blanche. La première expédition de Loretan débute le , lors du départ de Zurich pour Lima. Mais avant de partir, il doit réunir son tout premier budget. Il aligne les « bouts de ficelles » pour le boucler, faisant la . Manque à l'expédition Vincent Charrière, qui reste bloqué en Suisse à cause d'une blessure lors d'un match de football, un sport que Loretan, Jean-Claude Sonnenwyl et Pierre Morand n’aiment pas. Loretan, Morand et Sonnenwyl sont d'abord surpris de la douceur qui règne à Huaraz, alors que l'hiver fait rage. Ils décident aussi de planifier une phase acclimatation et partent le planter leur camp aux alentours de . Loretan rencontre alors pour la première fois le mal des montagnes, un mal de tête qui l'empêche de dormir. Les trois jeunes hommes s'accordent pour monter jusqu'à un col situé à , mais redescendent rapidement. Loretan constate une amélioration dès qu'ils ont atteint les . Les jours suivants, Morand et Loretan sont victimes d'ennuis gastriques. Ils vont chez un médecin, qui a son cabinet au milieu de piles de pneus. Il leur injecte quelque chose, ignorant par ailleurs toute règle d'hygiène. Ce remède les guérit et les trois jeunes Gruériens prennent la route pour le Ranrapalca le . Il ouvre en deux jours une nouvelle voie dans la face ouest de ce sommet de . Lors de la descente, ils vivent un enfer sur les séracs. Lorsque Loretan passe, en dernier, une rimaye de quarante mètres, une avalanche se déclenche lorsqu’un des séracs s’écroule. Loretan y échappe de peu, alors que ses deux camarades se trouvent trente mètres en aval. Tous sont finalement saufs et rejoignent le refuge après huit heures d'efforts. Quelques jours plus tard, ils sont rejoints par Pierre Perroud, qui doit tourner un film sur leur expédition. Avec lui et l'équipe de tournage, Loretan escalade d'abord l'Artesonraju, qui culmine à . Tous se déplacent ensuite vers le Caras I. Sans l'équipe de tournage, Loretan, Sonnenwyl et Morand commencent l’ascension de ce sommet de le par la face sud. Après un bivouac et trois heures de traversée de glacier, ils entament la montée de la face proprement dite. Loretan, premier de cordée, se retrouve au milieu de la dernière barre rocheuse lorsqu'il s'aperçoit que la roche est très friable. Il lui faut deux heures pour escalader les vingt derniers mètres. Comme la nuit tombe, Loretan et ses deux compagnons sont alors obligés de bivouaquer. Ils creusent un trou où ils passent la nuit. Une fois le jour revenu et de retour au camp de base, des alpinistes espagnols et genevois leur font remarquer qu'ils ont accompli une première. Ils décident ensuite d'escalader la face sud du Palcaraju. Ils y parviennent après avoir laissé leurs affaires pour monter léger. Lors de la descente, ils se retrouvent devant deux plaques à vent et échappent de peu à une avalanche causée par l’une d’entre elles. Cependant, leurs affaires sont sur l’autre, qui menace aussi de descendre. Ils vont alors les chercher à tour de rôle et désencordé pour une partie du trajet. Saufs à nouveau, ils envisagent de grimper le Huascaran par la voie normale. Ils atteignent le sommet en deux jours. Il s'agit du dernier de cette première expédition andine de Loretan, avec, à la clé trois premières : l’arête ouest du Ranrapalca et des voies dans les faces sud du Palcaraju et du Caras. Exploits himalayens et exploits alpins (1982-1995). Le Nanga Parbat : le premier (1982). C'est durant son cours de guide qu'Erhard Loretan fait la connaissance de Norbert Joos et de Peter Hiltbrand. Ces derniers lui proposent de partir avec eux au Nanga Parbat, l'un des quatorze sommets de plus de huit mille mètres situé dans le Karakoram. À court d'argent, il démarche les membres du club alpin de la Gruyère. Grâce à leur appui, Erhard Loretan peut partir le en compagnie de . Cette expédition suisse est accompagnée par 90 porteurs. Après quatre jours de marche, elle arrive au camp de base de la face Diamir. . Ce dernier développe un œdème cérébral et est descendu jusqu'à . Malgré l'état de leur compagnon, les membres de l'expédition reprennent l'ascension du sommet par la face Diamir. Alors qu'ils avaient préalablement choisi une voie tracée par Albert F. Mummery, ils se rabattent, vers , sur la voie Kinshofer, à cause de la neige qui tombe. Le type d'expédition traditionnel les oblige à faire des allers et retours entre les différents camps. Le , avec Norbert Joos, Alex Berger et Martin Braun, Loretan part du camp de base pour atteindre le sommet. Ils passent tous les quatre la nuit au camp I, à , après avoir dégagé les tentes de la couche de neige qui les couvrait. Loretan découvre à ce moment-là qu'il peut gravir des sommets himalayens pratiquement sans rien manger. Ils dorment la nuit du 4 au 5 au camp II avant de monter encore. Vers les , ils se retrouvent face à une énorme plaque à vent. Cette dernière tient et les quatre alpinistes peuvent planter leur camp III sur un bloc rocheux. Ils passent la nuit à ce camp avant de repartir le lendemain matin pour . Ils redescendent ensuite jusqu'au camp II, renonçant à l'idée de continuer. Ils rencontrent alors le deuxième groupe de l'expédition, composé de Stefan Wörner, Hans Staub et Peter Hiltbrand, qui vont installer le camp IV. Erhard Loretan et ses trois compères remontent le 7 juin vers le camp III. Le lendemain, ils grimpent vers le camp IV, à pour rejoindre Hiltbrand qui est en train de mourir. Ce dernier souffre en effet d'un œdème cérébral doublé d'un œdème pulmonaire. Il meurt le peu après huit heures du matin et est glissé dans une crevasse. Toute l'équipe redescend au camp III avant de se décider de tenter le sommet en l'honneur d'Hiltbrand. Ils ne seront cependant que trois à le faire, Martin Braun devant lui aussi renoncer. Joos, Staub et Loretan repartent vers le camp IV, Joos et Loretan allant faire la trace jusqu'à . Erhard Loretan dort mal la nuit précédant son premier huit mille mètres. Alors qu'il grimpe, il donne un coup de piolet dans son soulier qui se fend. Loretan décide de continuer malgré tout, rafistolant sa botte. Après avoir atteint le sommet nord du Nanga Parbat, Joos et Loretan rejoignent le sommet principal. Le Fribourgeois y parvient le vers treize heures trente, une demi-heure avant son compagnon d'ascension. Il est le premier Suisse à gravir ce sommet. Gasherbrum I et II et Broad Peak : trois en dix-sept jours (1983). Tout juste rentré de sa première expédition himalayenne, Erhard Loretan rêve de repartir pour une deuxième, dans la même région que l'année précédente. Il demande alors une autorisation pour aller gravir le Gasherbrum I. Plus tard, Stefan Wörner, le chef de l'expédition de l'année précédente, annonce au Gruérien qu'il a un « laisser-grimper » pour le Gasherbrum II. Il lui propose aussi de demander un visa pour le Broad Peak et ainsi faire mieux que Reinhold Messner, qui avait réussi l'année précédente, l'enchaînement K3-K5. Loretan obtient sa permission auprès du Pakistan. Pour financer cette expédition, Loretan et trois autres Fribourgeois qui l'accompagnent - ses amis Jean-Claude Sonnenwyl et Pierre Morand, ainsi que Gérard Spicher - organisent une vente de vin. Évitant de peu la cirrhose, ils partent le pour le Pakistan. L'expédition, est composée, en plus des quatre Fribourgeois, de cinq Suisses alémaniques. Elle quitte Rawalpindi le pour le district du Kohistan à travers la route du Karakorum. Les Helvètes sont accompagnés de de matériel et de cent quarante-cinq porteurs. Il leur faut douze jours de marche depuis Dassu pour rejoindre le camp de base, situé à . Cette expédition est éprouvante : la neige bloque les alpinistes à leur camp de base, les empêchant d'. Ils auront besoin de six tentatives pour le placer. Ils manquent de perdre deux de leurs compagnons, Marcel Rüedi et Fredy Graf dans une crevasse lors d'un de ces tentatives. Arrivée le au camp de base, la première équipe doit attendre le pour profiter d'une accalmie. Loretan rejoint le camp I le lendemain et part le 14 juin pour le camp II. Avec Marcel Rüedi, il fait la trace jusqu'à une altitude de . La neige est semblable à des . Après plus de quatorze de marche, Loretan est , parce qu'il est le moins fatigué de la cordée. Pour la première fois au cours de cette expédition, Loretan passe une nuit à plus de . Le , il part à la conquête du sommet du Gasherbrum II avec Rüedi, malgré un froid mordant. Les deux se relaient et atteignent l'altitude de vers midi. Loretan trouve alors la force de continuer vers le sommet en pensant à son ami Vincent Charrière, décédé quelques mois auparavant dans une avalanche. Il suit Rüedi et tous deux arrivent au sommet. Loretan Charrière au sommet pour lui rendre hommage. Il prend également quelques photos, puis redescend. Lors de cette descente, une corniche cède sous son pied, mais Loretan, qui avait son poids sur l'autre, la regarde descendre. Loretan, Rüedi et Sonnenwyl, qui a couvert plus de de dénivelé en huit heures, continuent leur chemin jusqu'au camp II, . Le lendemain, alors que les chutes de neiges sont abondantes, une partie de l'expédition passe la nuit à plus de , malgré le courroux et les désapprobations de Loretan. Le tout le monde est de retour au camp de base, sain et sauf. Le , Loretan et Rüedi partent ensemble à l'assaut du Gasherbrum I. Une fois au camp I, à , ils remarquent que les voies « habituelles » sont impraticables ou presque. Ils reprennent quand même leur route le lendemain et se retrouvent face à des pentes vertigineuses. Malgré la neige et un assurage précaire, ils parviennent à une altitude de et y installent un camp. Ils se remettent à leur ascension le lendemain, alors que le vent souffle assez fort. Loretan parvient au sommet à treize heures trente, une heure avant son compère Rüedi. Après deux photos, ils entament la descente. Loretan arrive au camp à seize heures trente, où il retrouve Pierre Morand, Jean-Claude Sonnenwyl et Gérard Spicher. Marcel Rüedi arrive une heure plus tard. Le lendemain, Loretan, Rüedi et Spicher reprennent la descente. Ils atteignent le camp de base le . Cinq jours plus tard, après que le camp de base a été déplacé, Loretan part en éclaireur pour le Broad Peak. Une fois dans un couloir, ses deux jambes s'enfoncent dans un torrent sans qu'elles n'en touchent le fond. . Il retrouve alors Fredy Graf et Marcel Rüedi et continue la montée avec eux. Vers midi, le , ils atteignent le camp III, à . Le lendemain, Loretan, Rüedi, Graf et Wörner entament leur course vers le sommet. Si le Fribourgeois a de la peine au départ, il reprend rapidement son rythme au fil de l'ascension. Il se retrouve seul devant et . Il arrive au faîte du Broad Peak vers onze heures trente. Il entame ensuite la descente, croisant au passage Rüedi, Stefan Wörner, Fredy Graf, et deux Polonaises, Anna Czerwińska et Krystyna Palmowska. Il atteint le camp de base à dix-huit heures trente. Deux jours plus tard, Jean-Claude Sonnenwyl et Pierre Morand atteignent le sommet du Broad Peak. Ils sont ainsi trois Suisses sur neuf à avoir gravi les trois sommets prévus au départ : Sonnenwyl, Rüedi et Loretan. Au cours cette expédition victorieuse, Loretan a rencontré plusieurs alpinistes de renom : Jerzy Kukuczka et Wojciech Kurtyka au Gasherbrum I et Doug Scott au Broad Peak. Manaslu et Annapurna : l'un au printemps, l'autre en automne (1984). Le cinquième sommet de plus de huit mille mètres, le Manaslu, n'est pas celui qui a laissé le plus de traces dans la mémoire de Loretan. Lors de cette expédition, Loretan retrouve Marcel Rüedi, qui l'avait accompagné l'année précédente aux Gasherbrum I et II et au Broad Peak, ainsi que Norbert Joos, qui était avec lui lors de son premier sommet himalayen, le Nanga Parbat. Un quatrième homme s'ajoute en la personne de Werner Burgener. Le chef d'expédition est Hans Eitel. Les quatre hommes se retrouvent au camp de base du Manaslu le . Ils doivent subir les foudres du mauvais temps qui durant un mois. Par ailleurs, en plus de la neige, ils ont aussi droit à des problèmes physiques, maux de tête, qui les obligent à redescendre. De plus, chacune de leurs approches se fait sous la menace d'avalanches. Finalement, le 29 avril, Loretan et ses compagnons réussissent à monter jusqu'au camp IV, à . Néanmoins, leurs plans ont dû être changés en cours d'ascension : ils ont dû abandonner leurs skis, car . Le lendemain, Loretan et Rüedi décident de partir à l'assaut du sommet, tandis que Joos et Burgener y renoncent. La visibilité est cependant très restreinte, au point que . Ils conquièrent le Manaslu à quatorze heures. Ils redescendent quasiment directement et retrouvent leurs tentes vers dix-sept heures, un peu par chance à cause d'une visibilité nulle. Loretan veut ; Rüedi le suit tandis que Burgener et Joos restent, pour tenter leur chance plus tard. , ce qui oblige le Fribourgeois à faire une glissade de quatre-cinq mètres pour se bloquer. Rüedi vient alors à sa rescousse et lui tend son bâton pour que son compère reprenne son équilibre. Après quelques minutes d'effort, Loretan perd la trace de Rüedi. Il craint que son ami ait décroché, mais ne trouve personne au bas de la falaise. Il regagne le camp III et . Il apprend le lendemain, au camp II, que le Zurichois est remonté au camp IV, apeuré par la tempête. Loretan rejoint alors le camp de base un peu plus léger. Norbert Joos propose par la suite un projet à Loretan : faire l'Annapurna par l'arête est. Cette ascension n'avait jamais été réussie auparavant. L'expédition suisse entame la marche d'approche le . Lors de ce trek, Loretan a le droit à trente-quatre piqûres de sangsues. Ils atteignent le camp de base le 17 septembre. Loretan part trois jours plus tard pour le camp I. Il pose trois cents mètres de corde pour passer un pilier rocheux. Le 23 septembre, il pose quatre cents mètres de corde fixe jusqu'à ce qui doit être le passage clé, un mur de glace vertical de septante mètres. . Cependant, le temps se gâte et tout le monde doit demeurer au camp de base ; Loretan et Joos feront cependant . Lorsqu'un matin les deux alpinistes tentent une sortie pour atteindre le sommet, ils déclenchent trois avalanches. Ils retournent alors au camp II. Le 16 octobre, Loretan est au camp de base où il fait sa lessive et prend une douche. Les jours suivants sont beaux ; deux des compagnons d'expédition, Ueli Bühler et Bruno Derrer . Loretan et Joos partent du camp de base le 21 octobre pour aller au camp II. Ils décident le lendemain d'aller directement jusqu'au camp IV, à . Ils y passent la nuit, avant de repartir en direction du sommet est. Loretan ressent une fringale après neuf heures de marche le ventre vide. Il parvient néanmoins au sommet est vers quatorze heures et continue sa route, avec Joos et sans se concerter, en direction du sommet médian. Ils redescendent vers le col qui sépare les deux sommets et y passent la nuit. Pour Loretan, c'est la première à plus de huit mille mètres. Le , Joos et Loretan atteignent le sommet central de l'Annapurna vers dix heures et se lancent à l'assaut du sommet principal (). Ils y parviennent à treize heures trente après avoir parcouru pendant cinquante-six heures une crête de sept kilomètres à plus de d'altitude. Pour ne pas prolonger excessivement leur séjour à très haute altitude, Loretan et Joos doivent se résoudre à redescendre par la dangereuse face nord malgré leur manque de matériel et leur méconnaissance de cet itinéraire. La descente dure trois jours et, . Ils s'arrêtent vers et installent un bivouac. Loretan . Le lendemain, le 25 octobre, Joos et Loretan partent à la recherche du point de départ de la voie des Hollandais. Loretan aperçoit une corde fixe en contrebas, mais Joos et lui doivent d'abord affronter un surplomb et des pentes à . Sachant que leur équipement compte en tout et pour tout , rien ne sera facile. Ils y parviennent sans trop de dommages et fixent un nouveau bivouac sur un vestige de camp. Le lendemain matin, ils sont victimes d'une avalanche, mais ne se retrouvent que sous une faible couche de neige. Leur cauchemar prend fin le 26 octobre vers treize heures, lorsqu'ils mettent le pied sur de la moraine. Ils doivent néanmoins attendre une heure avant de gagner le camp de base d'une expédition nippo-tchécoslovaque, qui leur offre à manger, à boire et moult félicitations. Dix jours plus tard, Joos et Loretan retrouvent leurs compagnons d'expédition. L'ascension de l'Annapurna leur a permis de réussir plusieurs premières, avec l'ouverture d'un itinéraire sur le Glacier Dome, l'ascension de l'arête est de l'Annapurna avec trois sommets, doublée de la première traversée d'un huit mille mètres népalais. Loretan considère cette ascension comme l'une de ses plus difficiles, celle où il était le plus près de ses limites. K2 et Dhaulagiri : tentatives ratées et première hivernale (1985). Après avoir rêvé de gravir le K2 en 1983, après sa première expédition himalayenne, Erhard Loretan décide de monter une expédition suisse en 1985. Cette dernière comprend, notamment, Nicole Niquille, Pierre Morand, Jacques Grandjean, Marcel Rüedi, Norbert Joos et Jean Troillet. Loretan a pour objectif d'ouvrir un nouvel itinéraire dans la face sud du deuxième plus haut sommet du monde. Seul Morand et Troillet le suivront, les autres préférant se concentrer sur l'arête des Abruzzes. Troillet, Morand et Loretan grimpent sur l'arête Nord du Broad Peak pour une phase d'acclimatation le . Le lendemain, ils sont de retour au camp de base. Ils entament leur première tentative dans la face sud le 29 mai. À cause de conditions de neige dangereuses, ils rebroussent chemin après mille trois cents mètres d'ascension. Ils font une nouvelle sortie le 4 juin. Deux jours plus tard, ils atteignent la cote de , mais Loretan a un mauvais pressentiment et convainc ses compagnons de cordée de redescendre. Bien lui en a pris puisqu'une avalanche a ravagé cette face sud quelques jours plus tard. Loretan, Morand et Troillet abandonnent leur volonté de passer par la face sud pour emprunter l'arête des Abruzzes après la réussite de Joos et de Rüedi dans cette voie. Le 26 juin, les trois alpinistes suisses, accompagnés de Nicole Niquille, sont à . Très fatigués et après , ils redescendent vers le camp de base. Ils repartent le 4 juillet pour le camp II, à , où ils sont rejoints par deux expéditions française et japonaise. Le lendemain, ils reprennent l'ascension jusqu'au camp III, à , qu'ils atteignent à onze heures. Ils repartent vers dix-huit heures pour rejoindre le sommet d'une traite. Malgré le froid polaire, ils continuent leur chemin vers les cimes, mais sans Nicole Niquille, qui a abandonné à cause d'un début de thrombose. Le deuxième pic de la planète est vaincu à quatorze heures le , après deux jours d'effort. Loretan vient de gravir son septième sommet de plus de huit mille mètres. Le lendemain, ils sont tous de retour au camp de base. Quatre mois plus tard, Loretan s'embarque dans une nouvelle expédition himalayenne. Il compte gravir le Dhaulagiri en hiver, accompagné de Pierre Morand, Jean Troillet et Pierre-Alain Steiner. Ils partent le 15 novembre 1985 en direction du camp de base. Le 7 décembre, après que Morand a renoncé, Troillet, Steiner et Loretan quittent leur bivouac à pour aller à l'assaut du sommet. Ils misent sur la légèreté, n'ayant . Ils se retrouvent à , après dix-huit heures d'escalade ininterrompues, lorsqu'ils sont arrêtés par la nuit. Ils passent alors la nuit à cette altitude, sans sac de couchage - à part Jean Troillet - et sans avoir pu construire d'igloo. Le froid atteint . Le à treize heures trente, les trois hommes atteignent le sommet du Dhaulagiri. « Couronne impériale », Everest, Cho Oyu : deux exploits pour un drame (1986). À la fin de l'année 1985, André Georges, un alpiniste valaisan propose à Erhard Loretan de faire avec lui un enchaînement hivernal de 38 sommets dans les Alpes valaisannes, la « couronne impériale ». Le but est d'enchaîner d'arête ininterrompue autour du Cervin, dans la région de Zermatt. Cette couronne comprend trente sommets de plus de entre Grächen et Zinal et représente de dénivellation. Une des raisons qui ont poussé Loretan à accepter très rapidement, sans réfléchir, c'est pour voir à quel point il pourrait tenir durant ce marathon, tant mentalement que physiquement. Le départ est fixé au , un lendemain de carnaval. Alors que Loretan attend son compère, il apprend que Georges est en prison à cause d'un différend avec l'armée suisse. Ils partent finalement le 14 février de Grächen pour être déposé au Riedgletscher. Ils gravissent cinq sommets de quatre mille mètres durant cette première journée. Durant les quelque trois semaines que dure leur expédition, les deux hommes ne connaissent que sept jours de beau temps. Ils passent aussi trois jours en bivouac, en profitant de faire sécher leurs habits dans les cabanes. La course, durant laquelle ils ne sont jamais descendus en dessous de , se termine le à Zinal. Leur exploit est abondamment couvert à cause du sponsoring du quotidien "La Suisse". En 1986, Jean Troillet désire réussir un solo dans la face nord de l'Everest. Il apprend par la suite que Loretan et Pierre Béghin veulent faire quelque chose dans l'Himalaya et leur propose de l'accompagner. Alors que l'expédition était au départ prévue pour trois, elle compte finalement onze membres. En effet, l'alpiniste français, à cause d'un contrat avec un sponsor, est , ainsi que sa femme et le fils de celle-ci. Loretan propose alors à Nicole Niquille de venir aussi. Il s'agit de la deuxième expédition nombreuse de Loretan, et la dernière, car l'ambiance est exécrable. L'expédition a lieu en été, après la saison de la mousson. Le , tous quittent le Népal pour rejoindre le versant tibétain. Ils arrivent au camp de base le 21 juillet. Comme ils désirent installer un camp de base avancé à , il leur faut encore plusieurs heures pour rejoindre ce point, à cause d'une lente caravane de yaks. Ils y passent six semaines. Loretan a pour projet de descendre du sommet de l'Everest en parapente et essaie le 25 juillet sa toile depuis l'altitude de . Il chute et se blesse à la cheville et au talon, ce qui lui coûte huit à dix jours de repos. Il reste finalement quinze jours au camp de base sans rien faire. S'il ne peut marcher avec des chaussures de sport, les souliers de montagne sont supportables. Deux jours plus tard, alors qu'il descend du col du Lho La, il tombe dans un trou et s'entaille le bras avec son piolet. Le médecin de l'expédition lui fait un bandage de fortune avant de l'opérer au camp avancé. Il est à nouveau arrêté, pour une semaine. Le , Loretan, Troillet et Béghin entament la face nord du plus haut sommet de la planète. Ils partent légers : , ainsi qu'une gourde d'un demi-litre d'eau dans la poche. Ils brassent la neige jusqu'au genoux et se relaient tous les quarts d'heure. En dix heures, ils couvrent un dénivelé de . À , ils bivouaquent pour se reposer durant huit heures. À ce même bivouac, ils déposent . Peu après leur départ, Béghin abandonne et retourne à l'igloo. Lorsqu'ils se retrouvent dans le passage clé du couloir Hornbein, il décide de le contourner par la droite. Peu après, alors qu'ils l'ont quitté, une avalanche ravage ledit couloir. À minuit, le 30 août, alors qu'ils se sont perdus vers et qu'ils ne trouvent pas le départ de l'arête sommitale, ils font une pause de trois heures. Ils mettent alors dix heures pour gravir les quatre cents derniers mètres. Ils atteignent le sommet à quatorze heures trente. Ils restent alors une heure et demie sur le toit du monde. La descente se transforme alors en une vertigineuse glissade sur les fesses. Ils mettent trois heures pour redescendre jusqu'au camp de base avancé, quarante-trois heures aller-retour. Reinhold Messner déclarera En octobre 1986, Loretan est à Katmandou où il a rendez-vous avec Marcel Rüedi pour tenter la traversée Everest-Lhotse. Il a alors six semaines à tuer et demande au ministère du tourisme népalais une autorisation pour un sommet. Il hérite du Cho Oyu. Il reçoit alors un message de Pierre-Alain Steiner qui lui annonce qu'il veut le rejoindre. Loretan ignore comment Steiner a connu son adresse et ses intentions. Le , Steiner, Loretan et un troisième larron, Christian Dupré, quittent le camp de base pour un nouvel itinéraire dans la face ouest. Ils sont arrêtés par une tempête vers . Dupré laisse les deux autres alpinistes pour redescendre. Le lendemain matin, après , Loretan remarque que son ami souffre de l'altitude et qu'il faut redescendre. Loretan ouvre la marche, une centaine de mètres devant Steiner quand ce dernier commence soudainement à dévaler la pente à toute allure. Loretan met une heure pour rejoindre son compagnon, qui est encore vivant, mais . Comme le village le plus proche est à plusieurs jours de marches, Steiner n'a aucune chance de survie. Loretan tente tout de même d'aller chercher des secours, non sans le passer dans un sac de Gore-Tex et lui laisser un sac de couchage. Après deux heures de marche, il arrive au camp avancé où il dit à Christian Dupré d'aller auprès de Steiner avec du gaz et de la nourriture. Il atteint le camp de base dix heures plus tard, où il trouve le cuisinier de l'expédition. Ce dernier est chargé d'aller chercher du secours mais, deux jours plus tard, il revient seul. Lui et Loretan repartent alors vers Steiner, qui vit toujours. Il meurt dans la nuit, alors que ses trois compagnons tentent de le redescendre. Cette mort, et l'impuissance qui l'accompagne, a marqué Loretan à vie. Échec et blessures : "annus horribilis" (1987). À son retour de l'Everest, Loretan contacte André Georges pour lui faire part d'un projet qui lui tient à cœur : escalader treize faces Nord en vingt jours en condition hivernale. Cet enchaînement est composé du Gross Fiescherhorn, de la Jungfrau, du Mönch, de l'Eiger, de l'Ebnefluh, du Gletscherhorn, du Grosshorn, du Breithorn, du Morgenhorn, de la Weisse Frau, du Blüemlisalphorn, du Fründenhorn et du Doldenhorn. . Le départ est agendé le 9 février 1987 à Grindelwald, dans le canton de Berne. Ils débutent par le Gross Fiescherhorn, qu'ils gravissent en quatre heures. Le lendemain, à cause du mauvais temps, ils redescendent à Eigergletscher pour voir venir. Ils se décident par la suite de gravir le Mönch. L'ascension démarre le 12 février à minuit par une marche d'approche. . Loretan fait alors deux vols planés, de trente, respectivement quarante mètres, en essayant au maximum de rester en surface. Lors du deuxième vol, il contracte une violente douleur dans le dos, mais reste vivant. Il s'arrête peu après. Il attend les secours durant une heure et demie en compagnie d'André Georges. Il est d'abord transporté à l'hôpital d'Interlaken, avant d'être transféré à l'hôpital universitaire de l'Île à Berne, où se trouve un spécialiste de la colonne vertébrale. Le diagnostic est grave : . Il est opéré le soir même, durant sept heures. Six jours après son opération, ses jambes se réveillent et dix jours plus tard, il quitte l'hôpital. Il doit alors porter un corset, ce qui ne l'empêche ni de faire du monoski, ni de grimper le Pain de Sucre à Rio de Janeiro avec un ami, ni encore de retenter sa chance au Shishapangma avec Jean Troillet. Ils abandonnent cependant très rapidement, Loretan étant encore marqué par la mort de Pierre-Alain Steiner. Année décidément maudite, Loretan se brise encore deux vertèbres en parapente au mois de juillet 1987. Il se retrouve alors face au médecin qui l'a opéré quelques mois plus tôt et qui l'oblige à respecter un repos complet et le port du corset durant trois mois. Une « Tour sans nom » avec Kurtyka : « la fin d'une série noire » (1988). Après une année 1987 soldée d'échecs, Loretan commence l'année 1988 sur les mêmes bases. En effet, au printemps, son complice Jean Troillet se casse une jambe durant la marche d'approche du Makalu. À l'automne, les deux hommes sont arrêtés par le vent dans l'ascension du pilier ouest de ce même sommet, alors qu'ils étaient à d'altitude. Au mois de juin 1988, Loretan se laisse toutefois convaincre par Wojciech Kurtyka de l'accompagner aux Tours de Trango, gravir la « Tour sans nom », qui culmine à , après un mois à travailler en tant que menuisier à Katmandou. Ils partent le depuis Islamabad, après d'interminables tracasseries administratives. Après six jours de marche, et accompagnés de vingt-sept porteurs, le Suisse et le Polonais atteignent le camp de base. Quatre jours plus tard, après plusieurs reconnaissances, ils séparent leur de matériel en quatre, ce qui provoque une certaine crainte de Loretan par rapport à sa colonne vertébrale fragilisée l'année précédente. Kurtyka et Loretan ont en effet décidé d'installer trois camps, à , et . Ils redescendent chaque soir à l'un de ces camps pour remonter le lendemain les cordes jusqu'au point le plus haut atteint la veille. Le 24 juin, ils partent du camp de base pour rejoindre la paroi, qu'ils atteignent sept heures plus tard. Après deux heures de pause, Kurtyka gagne le droit de poser la première longueur ; à la fin de la journée, les deux hommes auront grimpé cinquante mètres chacun. Ils passent alors deux jours à gravir la face avant de retourner au camp de base pour se ravitailler et se reposer. Ils repartent le 2 juillet pour la « Tour sans nom », avec de quoi tenir pour deux semaines dans la face ; ils passent la nuit au camp II, à . Dès le lendemain, ils décident d'alterner chaque jour celui qui monte en tête. Pris par une avalanche dans la nuit du 4 au 5 juillet, et alors que la neige tombe durant la nuit suivante, ils quittent le 6 juillet leur bivouac pour retourner au camp de base. Ils repartent le 9 juillet pour rejoindre la paroi. Le , après quatorze jours dans la face, Kurtyka et Loretan parviennent au sommet de la . Ils sont de retour au camp de base le lendemain. . Treize faces Nord en treize jours : le pari réussi (1989). Deux ans après son échec alpin, André Georges et Loretan font une nouvelle tentative de réussir treize faces Nord de l'Oberland bernois en condition hivernale. Contrairement à leur premier essai, les deux hommes renoncent à une forte médiatisation Ils commencent leur expédition le par le Gross Fiescherhorn, qu'ils gravissent en quatre heures, avant d'aller faire une reconnaissance à la Jungfrau qu'ils vont escalader le lendemain. Lorsqu'ils redescendent, un cheminot leur offre le café et Loretan aperçoit une caisse remplie de clous de charpentier, qui font de long. Le , Loretan fait un détour par la gare pour prendre une poignée de ces clous qui serviront d'ancrage dans la glace. Les deux alpinistes, après avoir testé leur assurage, s'engagent dans la face qui s'avère pourrie, mais parviennent au sommet en moins de quatre heures. Ils apprennent plus tard qu'ils viennent d'ouvrir une nouvelle voie. Le lendemain, Loretan a , lui qui doit revenir au Mönch, sur les lieux de l'accident qui a manqué de le laisser paraplégique. Georges et lui évitent néanmoins la marche d'approche en se faisant poser directement au pied de la face par un hélicoptère de la télévision. Ils mettent trois heures et demie pour parvenir au bout des de dénivellation. Après une journée de pause durant laquelle ils préparent les prochaines courses, les deux hommes mettent le cap sur l'Eiger, . Ils partent depuis le pied de la face à cinq heures du matin pour arriver au sommet à quinze heures. Le , ils gravissent l'Ebnefluh en deux heures trente. Le lendemain, dans le Gletscherhorn, Loretan parvient de justesse à se protéger d'une avalanche, tandis que Georges n'a que son sac à dos pour se protéger. Il s'en sort malgré tout sans dommage et tous deux parviennent au sommet après quatre heures et demie. Le 21, ils escaladent le Grosshorn en quatre heures et le Breithorn en deux heures et demie. Deux jours plus tard, il leur faut cinq heures trente pour atteindre le sommet du Morgenhorn. Ils enchaînent le 24 janvier trois faces : la Weisse Frau en une heure, le Blüemlisalphorn en deux heures et le Fründenhorn en deux heures trente. Deux jours plus tard, ils mettent un point final à leur défi en atteignant le sommet du Doldenhorn. Il s'agit, selon Loretan, de l'expédition la plus difficile sur le plan technique, mais aussi l'une des plus dures sur le plan psychologique. Plus tard dans l'année, Loretan retourne au K2 pour gravir la face ouest avec Wojciech Kurtyka et Jean Troillet. Les trois hommes doivent abandonner à cause du mauvais temps : il a neigé trente jours sur les quarante-deux qu'ils ont passés au camp de base. Retour au Cho Oyu et première au Shishapangma : la course aux 14 reprend (1990). Après avoir atteint le sommet du mont McKinley le , Erhard Loretan revient au mois d'août au Cho Oyu, en compagnie de Jean Troillet et Kurtyka, quatre ans après la mort de Pierre-Alain Steiner. Cet accident les incite à partir du versant tibétain, plus accessible. Ils arrivent au camp de base le 28 août et la phase d'acclimatation dure plusieurs jours, en faisant des reconnaissances sur la voie normale. Ils découvrent . Le 14 septembre, jour du départ, Kurtyka abandonne, mais Troillet et Loretan partent. Une heure plus tard, Troillet . Ils abandonnent aussi quand Loretan entend une pierre qui est en train d'arriver sur lui. Il l'évite de justesse et retourne au camp de base. Ils repartent à trois le 19 septembre vers onze heures et atteignent quatre heures plus tard l'altitude de où les attend un dépôt de matériel qu'ils avaient installé lors d'une précédente tentative. Ils chargent du matériel technique, mais rien pour bivouaquer, ainsi qu'un ravitaillement spartiate : . Ils repartent de là vers dix-huit heures et Kurtyka prend la tête. Ils manquent d'être emportés par une coulée de poudreuse. Loretan prend la tête en direction de l'arête sud-ouest pendant que Troillet assure Kurtyka. Après vingt-quatre heures d'effort, ils atteignent la cote de . Deux heures plus tard, alors qu'ils n'ont avancé que d'une cinquantaine de mètres à cause de la qualité de la neige, et au vu de leur état de fatigue tous les trois décident de se reposer dans une grotte, en se protégeant du froid avec leur sur-sac en Gore-Tex. Ils repartent le lendemain matin vers sept heures trente et atteignent le sommet en une heure. Les trois alpinistes viennent d'ouvrir une nouvelle voie, que Loretan dédie à Pierre-Alain Steiner, dans la voie ouest . Quelques semaines plus tard, les trois mêmes hommes enchaînent avec le Shishapangma, par la face sud. Ils décident et Loretan estime que deux jours de beau temps sont suffisants pour la réussir. Ils sont au départ de la voie le 2 octobre lorsque Loretan a oublié ses « surbottes » qui le protègent du froid. . Après avoir mangé une fondue moitié-moitié, Kurtyka, Troillet et Loretan partent à l'assaut du sommet aux alentours de dix-huit heures. Loretan se sent dans une excellente forme, bien que son auriculaire le fasse souffrir durant la montée. Ils se retrouvent à deux, Loretan et Troillet sur une arête, car Kurtyka a perdu leur trace. Ils atteignent le sommet médian vers dix heures, mais renoncent à atteindre le sommet principal à cause du froid. Ils retrouvent le départ de la voie vers seize heures, après avoir croisé Kurtyka, qui a décidé de rejoindre le sommet par sa propre voie. Loretan et Troillet retrouvent leur compagnon polonais le 5 octobre au camp de base, dans un état quasiment cadavérique. Le Makalu : un nouveau grâce aux Espagnols (1991). Après deux échecs en 1988, Loretan et Jean Troillet repartent pour le Makalu en août 1991. Ils ont pour objectif d'ouvrir un nouvel itinéraire dans la face ouest. Le 10 septembre, ils décident d'aller installer un dépôt de matériel vers . Lorsqu'ils choisissent d'entreprendre l'ascension le , ils découvrent tout leur matériel recouvert par la neige. Après deux heures à essayer de le récupérer avec un piolet, ils se résolvent à redescendre au camp de base. Ils retournent là où se trouvait leur dépôt avec une pelle, mais ils n'arrivent pas à retrouver leur matériel et rentrent au camp de base. Là, une expédition espagnole leur donne quelques pièces d'assurage, des surbottes et un piolet et les invite à les accompagner. Le 26 septembre, Loretan et Troillet continuent dans leur idée d'ouvrir une voie dans la face ouest. Ils partent vers quatre heures du matin avant de rejoindre, vers dix heures, le dépôt de matériel, où ils se reposent. Ils reprennent l'ascension vers dix-sept heures trente, avec un . Dans le passage clé de la face, un rocher de cinquante mètres, Troillet déchausse ses crampons et voit qu'un des deux est fendu. Cet incident les contraint à redescendre et ils atteignent le camp de base à dix-neuf heures trente, après six heures de descente. Finalement, Loretan et Troillet se décident à reprendre la voie du sommet, par le pilier ouest. Ils partent le octobre à une heure trente. Troillet fait la trace, car Loretan sent encore les effets de son somnifère, avant que le Fribourgeois ne le relaie. Ils arrivent au pied du couloir principal à sept heures et Loretan, après avoir remonté les cordes fixes, arrive au camp III, situé à , vers dix heures. Ils se reposent là jusqu'à dix-sept heures et rejoignent l'expédition espagnole à vingt heures trente, à . Tous se mettent d'accord pour repartir à minuit. En attendant, Loretan est obligé de se poser , car l'espace qu'il s'est trouvé est très restreint. L'arête n'est pas exactement comme ils pensaient, ce qui les obligent à attendre l'aube. Après avoir atteint la dernière difficulté à , Loretan et Troillet, plus rapides que leurs compagnons espagnols, aperçoivent le sommet où ils arrivent vers dix heures, après trente-trois heures d'effort. Ils redescendent plus d'une heure plus tard et retrouvent le camp de base à dix-neuf heures, après une pause au camp III. Il apprend plus tard qu'un des Espagnols a chuté de plus sept cents mètres et ses compagnons lui demandent ce qu'il faut faire. Le Fribourgeois partage alors son expérience du décès de Pierre-Alain Steiner et dit qu'il n'y a plus rien à faire. Loretan avoue aussi que sans le travail de l'expédition espagnole, il n'aurait pas pu accrocher le sommet du Makalu à son tableau de chasse. . Retour au K2, tentative au Kangchenjunga : échecs en Himalaya (1992-1993). Le , il remporte le mérite sportif fribourgeois 1991, décerné par les lecteurs de "La Liberté" et des "". Lors du printemps 1992, Loretan retourne au K2 avec Wojciech Kurtyka afin d'essayer de gravir sa face ouest, ce que personne n'a réussi auparavant. Le Fribourgeois évalue ses chances de succès, avant de partir, à . Ils arrivent au camp de base, situé vers d'altitude le 26 mai. Ils engagent deux porteurs pour rejoindre le camp avancé installé vers . Le 4 juin, les deux hommes font une reconnaissance au pied de la face et abandonnent à cause du risque d'avalanche dû aux plaques à vent. En 1993, Loretan fait une première expédition au Kangchenjunga, qui se révèle être une calamité. Les frais de la marche d'approche augmentent chaque jour un peu plus à cause des revendications des porteurs. De plus, Loretan se fait mordre à la jambe par un chien un jour et demi avant l'arrivée au camp de base. Arrivés à destination, Jean Troillet et lui souffrent de violentes fièvres, qui s'estompent lors de marches d'acclimatation, mais recommencent le lendemain. Après une tentative où ils gravissent sept cents mètres en douze heures, ils abandonnent. Lhotse et expédition en Antarctique : projet avorté et première (1994). Depuis longtemps, Loretan rêve de réussir une première traversée Lhotse - Lhotse Shar, qui est pour lui le grand défi de l'Himalaya. Il part pour ce projet le 16 août 1994 avec Jean Troillet et leur compagne respective, ainsi que deux journalistes du "Matin". La marche d'approche dure trois jours et, grâce à un vol en hélicoptère, les deux alpinistes peuvent observer les lieux de leur projet. Rejoints par plusieurs expéditions, la plupart commerciales, ils partent du camp de base le 17 septembre et rejoignent le camp II à d'altitude où ils déposent leurs affaires. Après une acclimatation sur le Khumbutse, ils partent le 24 septembre vers une heure moins le quart pour installer un dépôt à . Loretan arrive au camp II à cinq heures, où ils restent jusqu'à dix-sept heures. Ils repartent à ce moment-là pour atteindre le camp III à vingt-et-une heures trente. Après s'être réchauffés grâce à une tente et du gaz laissés là, ils reprennent leur route vers l'endroit choisi pour le dépôt à deux heures du matin. Après y être parvenus vers neuf heures, ils accrochent leur sac à un piton planté dans la roche, après l'expérience malheureuse du Makalu. Loretan et Troillet décident ensuite de faire une reconnaissance jusqu'au col Sud en empruntant la voie normale de l'Everest. Ils rebroussent chemin une fois arrivés à l'éperon des Genevois, là où s'arrête la trace et redescendent au camp de base, qu'ils atteignent à dix-huit heures. Le 29 septembre 1994, à dix-sept heures, Troillet et Loretan quittent le camp de base et le Fribourgeois arrive au camp II à vingt heures trente. Troillet le rejoint et tous deux se reposent dans une tente laissée là. Ils reprennent l'ascension vers quatre heures. Loretan se charge d'aller chercher le sac laissé en dépôt quelques jours plus tôt et transmet la moitié du contenu à Troillet. . Ils rencontrent un Canadien et un Écossais avec qui ils attendent avant de repartir, vers vingt-deux heures. Le temps est menaçant, à cause du vent qui pousse des nuages neigeux vers l'Everest voisin. Après quatre heures d'ascension, Loretan, Troillet et leurs deux compagnons se retrouvent au milieu du couloir qui mène au sommet du Lhotse, mais le vent violent qui souffle la neige ainsi que le froid les empêchent de progresser et tous s'arrêtent pour attendre le jour. Lorsqu'ils repartent vers sept heures du matin, tout est gelé. Alors que le Canadien et l'Écossais abandonnent, Troillet et Loretan persévèrent et atteignent le sommet le à neuf heures dix. Loretan renonce à son projet de traversée en jetant un regard vers le Lhotse Shar ; Troillet et lui redescendent. Ils rattrapent leurs anciens compagnons d'infortune et les dépassent. Le Valaisan et le Fribourgeois arrivent au campement qu'ils partagent normalement avec le Canadien et l'Écossais et, vers midi, alors que Loretan appelle le camp de base, il apprend que le Canadien et l'Écossais sont en difficulté. Ils les attendent et les prennent ensuite en charge. Ils les accompagnent jusqu'au camp III, où le Canadien et l'Écossais sont récupérés par des compatriotes. Au camp II, Loretan et Troillet profitent de l'hospitalité d'une expédition française pour passer la nuit. Ils rentrent au camp de base le 2 octobre à onze heures. Un mois plus tard, en novembre, alors que Loretan est à Punta Arenas avec le réalisateur et guide Romolo Nottaris, ce dernier reçoit un appel qui lui annonce qu'il doit rentrer en Suisse. Les deux hommes projettent de gravir pour la première fois le mont Epperly, en Antarctique, et le Tessinois apporte une grande part du financement de cette expédition. Loretan lui demande s'il peut tenter cet exploit en solitaire et Nottaris accepte. Il arrive au pied de la face de le 30 novembre. Une heure après être arrivé, et après avoir monté sa tente, Loretan tente une première approche. Parti avec quelques effets de rechange, il gravit en quatre heures avant de redescendre à cause du brouillard et est de retour à sa tente à onze heures. Le , il repart à l'assaut du sommet, avec quelques pitons et une corde fine de vingt mètres pour tout assurage. À la sortie du couloir central, il ne peut planter de piton à cause de la roche, tantôt sablonneuse, tantôt trop compacte. Il décide alors de se délester de son sac en l'accrochant à une aspérité. Il y parvient à la quatrième tentative et, une heure plus tard, il est le premier homme au sommet du huitième plus haut sommet de l’Antarctique, après neuf heures d'effort. Loretan passe ensuite une heure à chercher une voie pour redescendre, car son équipement ne lui permet pas d'emprunter la même voie que celle utilisée pour l'ascension. Il repère alors un couloir parallèle à celui qu'il vient d'escalader et met plus de trois heures à descendre, sans pouvoir planter de point d'assurage. Loretan qualifiera cette ascension solitaire du mont Epperly d', extraordinaire de par son très grand isolement et parce qu'il était le premier homme à atteindre ce sommet encore vierge : . Il reste ensuite trois jours bloqué dans sa tente à cause du mauvais temps, tout en restant en contact avec des personnes installées à Patriot Hills, ainsi qu'avec des alpinistes qu'il a rencontrés dans l'avion et qui sont au mont Vinson. Au quatrième jour, il rejoint ces derniers, parcourant les sept kilomètres qui le séparent du plus haut sommet de l'Antarctique. Il reste ensuite bloqué deux jours durant au camp II, à d'altitude, avec trop peu de nourriture. Il reprend l'ascension dès que le temps s'améliore et parvient au sommet. Il enchaîne ensuite avec le mont Shinn, où il met quatorze heures pour effectuer l'aller-retour entre sa tente et le sommet. Kangchenjunga et retour en Antarctique : le troisième homme (1995). En avril 1995, Loretan accompagne une expédition commerciale au Shishapangma et part du camp de base le 28 avril, à quinze heures trente, pour le sommet principal. Il l'atteint le lendemain à midi et est de retour au camp de base à la tombée de la nuit. Il accroche alors définitivement ce sommet, après n'avoir réussi que le sommet central en 1990. À ce moment, il ne manque que le Kangchenjunga pour devenir le troisième homme, après Reinhold Messner et Jerzy Kukuczka, à gravir les quatorze sommets de plus de huit mille mètres. Il se retrouve alors à égalité avec Benoît Chamoux, qui doit lui aussi atteindre le troisième plus haut sommet de la planète. Loretan part de Genève le 23 août 1995 en compagnie de Jean Troillet, d'André Georges et d'un client de ce dernier. Ils arrivent au camp de base, au pied du versant sud, le septembre. Chamoux, accompagné d'une expédition française, les y rejoint le 10 septembre. L'ambiance entre les deux expéditions est délétère, car le Français désire ardemment devenir le troisième, alors que Loretan est plus indifférent. Ainsi, il vise d'abord la traversée par l'arête sud-ouest, avant de se rabattre sur la voie normale à cause des conditions de neige. Le 16 septembre, Loretan et ses compères font une première reconnaissance jusqu'à et prévoient d'attaquer le sommet le 20 septembre. Le mauvais temps et la neige retardent l'échéance jusqu'au 3 octobre. Ils partent à deux heures quinze du camp de base et atteignent le camp I au lever du jour. Loretan rejoint une expédition italienne vers et les suit jusqu'à . Il fait ensuite la trace jusqu'au camp III, situé à . Il est alors rejoint par cinq Italiens, deux Français, quatre sherpas, Jean Troillet et André Georges ; le client du guide valaisan a abandonné au camp I. Alors que les Français et les Italiens prévoient de partir le lendemain à deux heures du matin, les trois Suisses partent à dix-huit heures le soir même. Malheureusement, Troillet et Georges ne sont pas très en forme et tous trois redescendent après deux heures de marche. Le lendemain matin, tout le camp s'ébranle à sept heures du matin, y compris les Français et les Italiens. Loretan sent qu'il n'est pas aussi performant qu'à l'accoutumée. Tout le monde fait une nouvelle pause au camp IV, à , d'où ils partent le à deux heures ; sans André Georges qui a renoncé sur les conseils de Loretan. Le Fribourgeois, Troillet et l'Italien Sergio Martini font la trace, alors que les Français Chamoux et Pierre Royer sont très lents. Les deux Suisses et leur compagnon italien décident alors de marcher à leur rythme et de laisser les deux Français à leur pensum. Loretan sent alors un manque de sensibilité à ses extrémités, jusqu'à ce que le soleil fasse son apparition. Loretan et Troillet arrivent au col à onze heures. Les deux hommes oublient alors leur projet de traversée et rejoignent l'arête en remontant le couloir. Ils arrivent au sommet à quatorze heures trente-cinq. Dans la descente, les deux Suisses croisent les deux Français, qui sont toujours en difficulté. Loretan souffre de gelures aux yeux, qu'il prend d'abord pour des défauts de lunettes. Ils rejoignent le camp III à dix-neuf heures trente, où André Georges et son client les attendent avec une bière. . Loretan passe la nuit là, alors que Troillet redescend directement au camp de base. Le lendemain, Loretan arrive au camp de base à quatorze heures, alors que Chamoux et Royer n'ont plus donné de nouvelles depuis le matin. Après avoir atteint le sommet du Kangchenjunga et être devenu le troisième homme à avoir posé les pieds sur les quatorze sommets de plus de huit mille mètres, Loretan fait l'objet d'une soudaine médiatisation, mais il se sent néanmoins plus libre de ses mouvements. Il retourne alors en Antarctique, pour y tourner un film sur l'ascension du mont Epperly. Ils arrivent sur la base de Patriot Hills le 19 décembre avant de rejoindre l'emplacement du camp de base qu'ils finissent de monter à trois heures du matin. Le tournage dure deux semaines, à raison de dix à douze heures quotidiennes. Le froid rend le tournage très difficile et pénible, avec des caméras . Ainsi, Loretan se tord le pied en faisant une glissade et manque de se geler les doigts en devant répéter certains passages. Après le tournage, Loretan décide de gravir un sommet vierge, qu'il a repéré depuis sa tente. Après plusieurs jours de doutes intérieurs, il part le 29 décembre 1995. Il escalade plus de mille mètres de dénivellation en trois heures. Après six heures dans la face, il atteint le passage clé. Il met plusieurs heures avant d'atteindre le col, et subit le vent et la neige. Après dix-huit heures d'effort, il est au sommet de cette montagne sans nom, qui culmine à . Reconnaissance publique, anonymat, morts (1996-2011). Reconnaissance publique, projets inachevés : retour à un relatif anonymat (1996-2001). L""' lui est attribué en 1996. Le 9 mars 1996, Erhard Loretan reçoit le Prix du mérite sportif fribourgeois. C’est alors l’une des nombreuses sollicitations dues à l’ascension de son quatorzième sommet de plus de huit mille mètres. Cette attention est alors un étonnement pour lui, qui pensait que seule la presse généraliste ne ferait que . Il effectue jusqu’à trois interviews par jour peu de temps après son retour en Suisse en 1995. De plus, les conférences qu’il donne deviennent alors très nombreuses, au point de ne presque plus lui laisser le temps de grimper. Il a néanmoins quelques projets qu’il désire concrétiser. Il annonce ainsi au début de l’année 1996 son idée de traverser l’Antarctique en solitaire et sans support. Mais le budget de n’ayant pas pu être réuni, il doit renoncer à ce projet. En septembre 1997, il tente une ascension du Nanga Parbat par l’arête Manzeno alors inviolée. En compagnie de Wojciech Kurtyka, il doit néanmoins renoncer après trois tentatives ; un rythme d’ascension trop lent et des débuts de gelures les contraignent à ce choix alors qu’ils avaient atteint la cote des . En 1999, il fait partie des treize nominés pour le prix de « Sportif romand du siècle » par les lecteurs de l’hebdomadaire "L’Illustré". Il remporte ce prix lors de la finale organisée par la télévision suisse romande, alors que son ancienne compagne Nicole Niquille est désignée « sportive romande du siècle ». La même année, Loretan est nommé, par les lecteurs du journal "La Gruyère", « sportif du... Sud fribourgeois du siècle ». En mai 2001, Loretan, Jean Troillet et l’aventurier sud-africain Mike Horn annoncent leur projet de traverser le Groenland d’est en ouest au moyen de kitesurf. Loretan et Troillet désirent alors réussir ce qu’ils avaient raté une année auparavant. Le but, non avoué, est de battre le record de onze jours établi par une expédition tchèque en 2000. Les trois hommes rejoignent le 4 mai leur bivouac à Isortoq, mais ils sont bloqués par les chutes de neige qui tombent jusqu’au 9 mai. Le lendemain, ils tentent un premier départ, mais sont arrêtés par le vent. Ils envisagent ensuite d’inverser le sens de la traversée, mais des vents catabatiques ruinent leurs espoirs. La mort de son fils. Le , Erhard Loretan a la garde de son bébé de sept mois. Loretan est stressé par une douleur à l’épaule qui menace son métier de guide et inquiet pour sa compagne, qui participe à une course à ski et qui a du retard à cause d’une crevaison. L’enfant pleure et pour le calmer, il le secoue brièvement, . Il découvre peu de temps après son bébé inerte dans sa couchette. Il appelle alors les secours et pratique un massage cardiaque et du bouche-à-bouche en attendant les secours. Son fils est emmené au de Berne où il décède vingt-deux heures après son admission, des suites du syndrome du bébé secoué. Aux enquêteurs qui l’interrogent, Loretan ment. Il prétexte d’abord une chute de l’enfant du canapé, puis déclare être tombé dans les escaliers avec son fils dans les bras avant de révéler la vérité. , se défend-il lors de son procès en 2003. Le nom d’Erhard Loretan est confirmé à la presse le par le juge d’instruction chargé de l’affaire. Loretan veut mettre fin aux rumeurs persistantes et profiter de sa notoriété pour mettre en lumière ce syndrome méconnu. , dit-il alors. Cette affaire fait alors les gros titres de la presse suisse. Également inculpé le 2 janvier 2002, Erhard Loretan est jugé le à Bulle. Le procès est suivi par une trentaine de personnes, dont des journalistes et des amis du prévenu, et a duré six heures. La procureure requiert une peine de dix mois d’emprisonnement avec sursis de deux ans et une amende de . Le tribunal le condamne finalement à quatre mois de prison avec sursis et à d’amende pour homicide par négligence. ont constitué des circonstances atténuantes selon le tribunal. a déclaré Erhard Loretan avant le verdict. Entre partage et anonymat : les dernières années (2004-2011). À la suite de ce procès, Loretan se retire de la scène médiatique, gardant une rancœur envers certains médias qui l’ont, selon lui, maltraité. Environ une année après son geste malheureux, alors qu’il est au sommet du Strahlhorn avec son ami le Père Nicolas Buttet, il lui dit que la vie ne sera plus jamais comme avant. Depuis, selon Nicolas Buttet, il n’a plus fait un sommet ou une ascension sans son fils. Loretan raréfie alors sa présence médiatique, se méfiant des journalistes et des avocats, et continue à exercer ses activités d’ébéniste et de guide de montagne. Il effectue deux tentatives dans la face nord du Jannu ou grimpe au Brésil. Durant ces années, il fait également de plus en plus partager sa passion, de par sa profession de guide ou par des conférences. , dit-il un jour au festival du film de Trente. Il participe ainsi, en 2009, à une émission de la Télévision suisse romande où il accompagne une douzaine de randonneurs à ski sur la Haute Route, de Chamonix à Zermatt. Le , jour de son cinquante-deuxième anniversaire, il fait une course au Grünhorn, accompagné d’une cliente bernoise de , qui se révèle être sa compagne depuis 2009. Vers midi, un accident se produit et la cordée fait une chute de deux cents mètres. Les secours arrivent vers seize heures, découvrent le corps sans vie de Loretan, alors que sa compagne est retrouvée au-dessus de lui, lucide, mais en état de choc et grièvement blessée. L’enquête conclut à un accident, la compagne de Loretan ayant vraisemblablement glissé sur une plaque de glace vive à côté de la trace. Ce décès provoque un fort émoi dans sa région natale ; plusieurs centaines de personnes assistent à sa messe d’enterrement, dont de nombreux anonymes, mais aussi des amis et des autorités. Durant les mois qui suivent son décès, sa mère a reçu de nombreuses lettres de personnes qui avaient connu son fils. Le style Loretan. La pureté du style de Loretan est unanimement reconnue dans le monde l'alpinisme. À la suite de sa première expédition himalayenne au Nanga Parbat en 1982 et de la mort de Peter Hiltbrand, Erhard Loretan s’interroge sur les lourdeurs du style d’expédition usuellement utilisé en Himalaya. Et très vite, il est convaincu qu’il faut aller vite pour réussir dans l’Himalaya. Cette rapidité devient, selon ses dires, son assurance-vie. Il radicalise alors le style alpin, avec pour objectif d’être le plus léger possible : . Avec Jean Troillet, il remarque qu’à partir de , leur corps ne se repose plus et qu’ils perdent de l’énergie même en dormant : ils décident alors de marcher jour et nuit, sans s'arrêter pour dormir ou pour faire fondre de la neige afin de s'hydrater, se nourrissant d'une barre énergétique par jour. Loretan tient à son éthique de l'himalayisme : . Mémorial. L’initiative d’un mémorial naît, dès 2011, dans l’esprit d’amis et de proches d'Erhard Loretan, parmi lesquels Carlo Gattoni, Michel Guidotti, Pierre Morand, Jean-Bernard Repond, Jean Ammann, ainsi que son frère Daniel et sa mère Renata. Le parc des Dousse, situé entre les rues de l'Abbé-Bovet et de Montsalvens à Bulle, non loin de là où Erhard Loretan habitait enfant et où il avait l'habitude de jouer, est mis à disposition par la paroisse Bulle-La Tour, propriétaire du terrain, en avril 2015. Par la suite, un partenariat public-privé, regroupant la ville de Bulle le club alpin de la Gruyère, tous deux maîtres d’ouvrage, des entreprises et des particuliers a permis de financer le projet, devisé à . Le parc Loretan est inauguré le . Il est doté d’un bloc de grimpe de trois mètres de haut, destiné aux enfants, d’une application numérique qui permet d’accéder à des vidéos d’Erhard Loretan, de murets sièges gravés, et parmi les autres arbres, de quatorze pommiers de quatorze variétés différentes, représentant les quatorze sommets de plus de huit mille mètres qu’Erhard Loretan a gravis. Treize pommiers sont disposés en ligne et le quatorzième se trouve à l’emplacement de l’ancien pommier où Erhard Loretan s’était initié à la grimpe.
VfB Leipzig Deux associations sportives allemandes juridiquement distinctes se sont succédé sous l’appellation VfB Leipzig. Elles eurent pour activité principale le football avec des bases historiques dans le quartier de Probstheida, au sud-est de Leipzig (Saxe). Le premier VfB Leipzig a existé de à . Avant la Première Guerre mondiale, il fut l'un des meilleurs clubs allemands, remportant trois fois le championnat d'Allemagne de football et terminant deux fois vice-champion. Il fut dissous sur ordre des autorités d’occupation à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le second VfB a existé de 1991 à 2021 la suite du changement de nom de l'ancien 1. FC Lokomotive Leipzig, héritier de plusieurs successeurs officieux du premier VfB et fondé en 1966. Toute activité sportive a cessé en 2004 et s’est reportée vers le nouveau Lokomotive Leipzig fondé en 2003, mais l’association n’a pas été dissoute. Le VfB a officiellement fusionné avec le nouveau Lok en octobre 2021. Historique. 1896-1918 : les glorieux débuts. Le club est fondé le , sous l’appellation Verein für Bewegungsspiel Leipzig (Association pour le jeu en mouvement), mais ses origines remontent en fait au avec la création du Sportbrüder Leipzig. Les deux clubs fusionnent en 1898 pour former le VfB Sportbrüder 1893 Leipzig. C’est sous cette appellation que le club est l’un des fondateurs de la Fédération allemande de football (DFB), en janvier 1900. À cette époque, il évolue dans une ligue locale, la "Verband Leipziger Ballspiel-Vereine" (VLBV). Entretemps, le , la section d’athlétisme du VfB a organisé le premier marathon couru en Allemagne. C’est pour commémorer ce fait qu’en 1925, le premier championnat d’Allemagne de marathon sera couru entre Halle et Leipzig. En mai 1900, la fusion de 1898 est annulée et chaque club reprend sa route. Lors du premier Championnat d’Allemagne en 1902-03, le VfB remporte la ligue de Leipzig puis le tour final de la Saxe du Nord-Ouest, puis celle de la Fédération régionale d'Allemagne centrale (qui regroupait les clubs des "Länder" actuels de Saxe, Saxe-Anhalt et Thuringe), et se qualifie ainsi pour le tour final du premier Championnat d'Allemagne. Malgré le décès de son entraîneur Theodor Schöffler un mois auparavant, le VfB bat le Britannia FC 92 Berlin (3-1) en quart de finale, puis Altona 93 (6-3) en demi-finale, et enfin le DFC Prague (7-2) en finale pour devenir le premier Champion d'Allemagne. Jusqu’au premier conflit mondial, le VfB s’affirme comme l’une des meilleures équipes allemandes, avec huit participations au tour final national du championnat et deux nouveaux titres. En 1904, il élimine le FC Viktoria 96 Magdeburg (1-0), puis le Duisburger SpV (3-2 a.p.) en demi-finale. Mais la finale ne sera jamais jouée par suite d'une réclamation du Karlsruher FV qui se plaignait d’avoir dû jouer sur le terrain de son adversaire, le Britannia FC 92 Berlin, vainqueur 6-1. Réunie le matin de la finale, la DFB décide que « comme les règles de neutralité de terrain n’ont pas été respectées (aucun match n’a été joué sur terrain neutre), la finale n’aura pas lieu ». En 1905, le VfB doit déclarer forfait en raison de son impossibilité de payer les coûts du voyage à son visiteur, le FuCC Eintracht Braunschweig. En 1906, le VfB écrase le Berliner FC Norden-Nordwest (9-1), puis écarte le Berliner FC Hertha 92 (3-2). En finale à Nuremberg, le club saxon s’impose contre le 1. FC Pforzheim (2-1) et remporte son second titre. En 1907, Leipzig est exempté des quarts de finale puis s’incline contre le Freiburger FC (2-3) à Nuremberg. Non qualifié pour la phase finale lors des deux saisons suivantes, le VfB Leipzig s’arrête en 1910 en quarts de finale (1-2) face au FC Phönix Karlsruhe. En 1911, le VfB élimine d’entrée le FC Askania Forst (3-2) puis bat en demi-finale le Karlsruher FV, tenant du titre. Mais en finale, à Dresde, le Berliner TuFC Viktoria 89 se montre le plus fort (1-3). Non qualifié en 1912, le VfB Leipzig revient en phase finale en 1913. Il franchit le premier tour sans difficulté contre le FC Askania Forst (5-0), puis prend sa revanche sur son vainqueur de 1911, le Berliner TuFC Viktoria 89 (3-1). La finale a lieu à Munich, sur le terrain du München TV, où le club saxon enlève son troisième titre en disposant du Duisburger SpV (3-1). En 1914, le VfB élimine le SV Prussia Samaland Königsberg (4-1) et le Duisburger SpV (1-0). Mais en finale à Magdebourg, Leipzig s’incline devant le SpVgg Fürth (2-3 après 2 prolongations). 1918-1945 : rentrée dans le rang et disparition. Après la Première Guerre mondiale, les succès se font plus rares. Le VfB remporte certes la "Verband Mitteldeutscher Ballspiel-Vereine" régionale (VMBV) en 1920 et se qualifie pour le tour final, mais est éliminé d’entrée (0-2) à Halle par le 1. FC Nuremberg, futur champion. Il faut attendre 1925 pour voir le club conquérir un nouveau titre régional. En phase finale, il s’incline en huitièmes de finale, à Dresde, face au Breslauer SC 08 (1-2). Deux ans plus tard, le VfB fait mieux en écartant d’entrée le Breslauer FV Stern 06 (3-0) mais s’incline sur le même score en quarts de finale face à Munich 1860. En 1930, le VfB termine vice-champion de la VMBV derrière le Dresdner SC. Mais à Hambourg, les Saxons sont défaits par le Holstein Kiel (3-4) dès les huitièmes de finale. À leur arrivée au pouvoir en 1933, les nazis réforment les compétitions de football. Les ligues régionales donnant accès au tour final national sont réorganisées en seize "Gauligen" dont seuls les vainqueurs se qualifient. Le VfB est l’un des clubs fondateurs de la "Gauliga" Saxe où il jouera pendant toute l’existence de celle-ci. Il ne remporte jamais cette division mais termine deux fois vice-champion, en 1934 et 1938. Sur l’ensemble des onze saisons d’existence de la "Gauliga" Saxe, le VfB occupe la quatrième place au nombre de points acquis. Dans l’intervalle, le VfB écrit sa seule page de gloire de l’entre-deux-guerres en remportant la deuxième édition de la Tschammer Pokal, l’ancêtre de l’actuelle Coupe d’Allemagne, en 1937. Dans le tout récent Stade Olympique de Berlin, le VfB affronte Schalke 04, la meilleure équipe allemande des années 30, et réussit l’exploit de s'imposer 2-1. À l'effondrement du Troisième Reich en 1945, le VfB ainsi que tous les autres clubs allemands sont dissous par les autorités d'occupation (Directive). 1946 - 1990 : une succession officieuse en RDA. Le , quelques anciens membres du VfB fondent un club successeur, le SG Probstheida. Après une histoire complexe, celui-ci donne naissance en 1966 au premier 1. FC Lokomotive Leipzig qui devient l’un des meilleurs clubs de RDA. À la réunification allemande, l’ancienne "Oberliga" de RDA continue son existence pendant la saison 1990-91 sous le nom de "NOFV-Liga" afin de décider du reversement des clubs est-allemands dans les diverses divisions nationales. Le "Lok" se qualifie de justesse pour la . L'heure est au rejet généralisé des symboles de l'ex-RDA et le "Lok" n'échappe pas à la règle. Le juin 1991, le club reprend le nom et les couleurs bleu et blanc de son prédécesseur spirituel d'avant-guerre pour former le nouveau VfB Leipzig. Depuis 1991 : le second VfB, du sommet à la fin de l’activité sportive. Dès l’été 1992, le VfB monte en Bundesliga. On croit au retour des heures fastes du "Lok" des années 1980 mais le succès n'est qu'éphémère : l'équipe ne quitte jamais le bas du tableau et redescend immédiatement. Il s'ensuit une période tumultueuse où joueurs (y compris quelques grands noms en fin de carrière qui déçoivent presque toujours) et entraîneurs se succèdent à un rythme soutenu dans le seul but d'accrocher la remontée. L'effet est inverse du résultat escompté : le VfB s'enfonce inexorablement et finit par descendre en en 1998. Durant cette période, le club étend son domaine d’activités. Dès 1991, il s’est doté d’une section échecs. Viennent ensuite le handball féminin en 1993, le football féminin au milieu des années 1990, et enfin le volleyball féminin en 1998. La coûteuse fuite en avant des saisons précédentes a mis à mal les finances du VfB qui se retrouve dos au mur après avoir manqué la remontée en 1999. Sentant poindre la catastrophe, toutes les sections autres que le football font sécession et fondent leurs propres clubs. Début 2000, le VfB est effectivement placé en redressement judiciaire, ce qui provoque un nouveau coup d'arrêt sportif. La (à l'époque la "Regionalliga") passant de quatre à deux poules de 20 clubs à l'été 2000, il faut terminer à l’une des six premières places pour s'y maintenir. Mais les ventes de joueurs imposées en pleine saison par le plan de redressement portent un coup fatal aux ambitions du VfB qui ne termine que neuvième et se voit relégué en "Oberliga", la nationale. La descente aux enfers continue. Le VfB reste englué en milieu de tableau, les équipes dirigeantes se succèdent et ne tiennent pas toujours les conditions du plan de redressement, les dettes ne cessent de croître. Début 2004, les créanciers perdent patience et refusent le réaménagement du plan proposé par l'association. Celle-ci est alors contrainte à la cessation de toute activité sportive le . Les équipes de football sont reprises par le nouveau Lokomotive Leipzig, fondé en 2003 par un groupe d’anciens supporters. 2021 : la fusion avec le nouveau Lok. En , un quotidien local révèle l’existence d’un projet de fusion entre le VfB et le nouveau Lok remonté en quatrième division. On apprend à cette occasion que le VfB, quoiqu’en faillite, n’avait pas disparu des registres car un ancien responsable décidé à maintenir l’association en vie avait soigneusement tenu ses cotisations à jour depuis 2004 auprès de l'administrateur judiciaire. La fusion à l’initiative du Lok a pour objectif non seulement d’unifier juridiquement une tradition qui lie les deux clubs depuis des décennies, mais aussi de porter au palmarès du Lok les trois titres de champion du VfB qui permettraient au club d’arborer une étoile commémorative sur son maillot. Quatorze nouveaux membres adhèrent au VfB pour la circonstance afin de reconstituer un bureau habilité à prendre les décisions nécessaires. Quatre conditions étaient nécessaires à la réussite du projet. En premier lieu, le Lok devait présenter un nouveau plan de redressement qui traiterait mieux les créanciers du VfB que le statu quo. Le tribunal administratif devait ensuite donner son accord. Ces deux étapes ont été conclues avec succès fin 2018. Après cela, les assemblées générales des deux associations devaient encore approuver la fusion, puis la DFB devait elle aussi donner son accord. Les tractations ont longtemps achoppé sur la réticence d'une fraction non négligeable des membres du Lok à assumer les dettes résiduelles du VfB alors que les finances du Lok étaient fragilisées par le retrait de son sponsor principal. L'obstacle a disparu en février 2021 avec la fin de la procédure de redressement judiciaire du VfB, désormais libre de toute dette. Après un long délai imposé par la pandémie de COVID-19, la fusion est finalement devenue effective le 7 octobre 2021 lors d'une assemblée générale extraordinaire tenue au Bruno-Plache-Stadion. Stades et public. Le premier VfB a évolué sur divers terrains municipaux de Leipzig avant d’emménager en 1922 au Probstheidaer Stadion, construit pour lui par la municipalité et pouvant accueillir spectateurs dans des conditions de confort et de sécurité très éloignées de celles d’aujourd’hui. Il y a évolué jusqu’à sa dissolution. Le second VfB a d’abord évolué au Zentralstadion, construit en 1956. D’une capacité initiale de spectateurs, le stade a été limité à à la réunification allemande pour raisons de sécurité. Jusqu’à sa descente en en 1998, le VfB ne réalisait toutefois que des moyennes très inférieures, de l’ordre de spectateurs, car il n’était populaire ni aux yeux des anciens supporters du Lok, ni à ceux des autres clubs de Leipzig. De 1998 à la fin des activités sportives en 2004, le VfB est revenu dans l'enceinte de son prédécesseur d’avant-guerre, renommé Bruno-Plache-Stadion à l’époque de la RDA et limité à spectateurs par la Ville de Leipzig pour raisons de sécurité.
Louis de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon Louis de Bourbon-Vendôme, né en 1473, mort en 1520, fut prince de La Roche-sur-Yon. Il fut seigneur de Champigny, de Leuse, de Condé, de Saint-Charlier, de Cluys, d’Agurande, du Châtelet et du Luc. Biographie. Il était fils de , comte de Vendôme et d'Isabelle de Beauvau, dame de La Roche-sur-Yon. Il accompagna à Naples au cours de la première guerre d'Italie. Il repartit ensuite avec au cours des deux expéditions suivantes, puis combattit avec à Marignan. Descendance. Il épousa, le à Moulins, Louise de Bourbon (1482 † 1561), duchesse de Montpensier, sœur du connétable, fille de Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier, et de Claire de Mantoue-Gonzague, et eut : Il eut aussi un fils illégitime, Louis dit "Jacques Helvis" († 1565), qui fut évêque de Langres.
Auguste Bournonville Auguste Bournonville est un chorégraphe danois né le à Copenhague où il est mort le . Biographie. Fils d'Antoine Bournonville, danseur et chorégraphe français exilé à Stockholm en 1782, Auguste Bournonville étudie la danse au Ballet royal danois, sous la direction de son père, puis il parfait sa formation à Paris auprès de Pierre Gardel et d'Auguste Vestris, de 1824 à 1830. À son retour de France, il succède à son père à la tête du Ballet royal danois, poste qu'il occupera jusqu'en 1877. Bournonville à un caractère « difficile » ce qui l'obligera à s'exiler ; il dansera à Naples (1856) et dirigera le ballet de l'Opéra de Vienne puis le Théâtre royal de Suède (Stockholm) de 1861 à 1864. Contrairement à la tendance du ballet romantique de l'époque, Bournonville confère au danseur une importance équivalente à celle de la ballerine. Ce choix, autant social qu'esthétique, est encore perceptible aujourd'hui dans l'école danoise, . Bournonville attachera aussi une importance particulière à la musique de ses ballets, ayant recours aux meilleurs compositeurs danois de son époque. Principales chorégraphies. De ses 52 ballets, on citera parmi les plus significatifs :
Mikhail Fokine
Shameless Shameless peut faire référence à :
Hermann Contractus
André Soubiran André Soubiran, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un médecin et écrivain français. Biographie. Né à Paris, André Soubiran grandit cependant à Gimont dans le Gers, ville d'origine de sa mère, durant la Première Guerre mondiale, alors que son père officier participe à l'expédition de Salonique, où il meurt en 1918. André Soubiran fait ses études à la faculté de médecine de Toulouse puis à Paris où il soutient en 1935 sa thèse de médecine intitulée "Avicenne, prince des médecins, sa vie et sa doctrine". Après sa participation à la bataille de France, il se réfugie en 1940 de nouveau à Gimont, où il écrit son journal de guerre "J'étais médecin avec les chars". Il y commence également sa série "Les Hommes en blanc", livre qui connaît un grand succès. Médecin à l'écoute de ses pairs, il fonde en 1952 l'Automobile club médical de France (ACMF), association destinée à protéger la qualité de vie des professionnels de santé. Il est également connu pour "Le Journal d'une femme en blanc" qui pose la question de société de l'avortement dans les années 1960, en décrivant sa réalité. Vie privée. Il est l'époux de Giselle Soubiran, kinésithérapeute de formation qui a contribué, avec Julian de Ajuriaguerra, à l'institutionnalisation de la psychomotricité en France. Mort à Paris, il est inhumé à Gimont. Voir aussi. Ouvrages. "Les Hommes en blanc" furent édités en 6 volumes, en 1972, dans la collection du Livre de Poche :
Montmagny (Val-d'Oise) Montmagny est une commune du département du Val-d'Oise, dans la région Île-de-France en France. Géographie. Localisation. Montmagny est une commune du Val-d'Oise qui se situe dans la Vallée de Montmorency, à environ au nord des portes de Paris. La Méridienne verte passe par Montmagny, principalement à l'ouest de la ville. Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes : Voies de communication et transports. Réseau routier. La commune est aisément accessible par deux anciennes routes nationales, qui la relient à l'ensemble du réseau routier du nord de l'agglomération parisienne : Par ailleurs, pour remédier à une déficience de dessertes et d'échanges entre Cergy-Pontoise et le pôle de développement de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, une artère de circulation interurbaine reliant ces deux pôles est programmée depuis de nombreuses années à quelques centaines de mètres au nord de Montmagny, sur la commune de Groslay. Cette voie, dénommée boulevard Intercommunal du Parisis (B.I.P.) ou, plus récemment, avenue du Parisis, doit relier à terme l'autoroute A1 et l'autoroute A104 à l'autoroute A15. La future voie sera reliée à Montmagny par les voies départementales du nord-ouest de la commune. Transports en commun. La commune dispose : Depuis 2011, le quartier du barrage dispose de la station "Butte-Pinson" sur la ligne 5 du tramway d'Île-de-France. En 2017, cette offre de transport en commun a été complétée par la ligne 11 Express du tramway d'Île-de-France, qui permet un service voyageur le long de la ligne de Grande Ceinture, avec une station de correspondance à Épinay-Villetaneuse et une gare à Villetaneuse-Université, à proximité de la ville. Géologie. Les caractéristiques paysagères du territoire communal résultent essentiellement de son sous-sol immédiat et de la géomorphologie locale. Deux unités se distinguent : Ces deux unités correspondent à une succession de couches géologiques formant deux couples de terrains perméables / imperméables : La butte se compose de sables et grès de Fontainebleau (g2b) épais d'une vingtaine de mètres reposant sur les argiles et marnes supragypseuses, marnes vertes, glaises à cyrènes et marnes à huîtres : g1a et g2a épaisses de 15 mètres. Les formations géologiques présentes sur ce secteur renferment également d’importantes masses de gypse. Cette roche sédimentaire est présente sur l’ensemble du massif de Montmorency. Le second ensemble rassemble les terrains localisés sur la partie basse de la plaine, le long du ru des Haras. L’érosion a dégagé les formations géologiques les plus anciennes composées de calcaire de Saint-Ouen et de sables verts. Cependant, la présence de la Seine et du ru des Haras a favorisé le dépôt de remblais et de colluvions. Ces formations superficielles se sont déposées récemment au cours de l’ère quaternaire. Par ailleurs, ce secteur, proche du fleuve, est sous-tendu par un ensemble aquifère important. La plaine centrale magnymontoise repose sur la superposition des sables de Monceau comportant des résidus marneux et de gypse provenant des première, seconde et troisième masses (e7b) sur le marno-calcaire de Saint-Ouen semi-perméable. De ces caractéristiques géologiques découlent plusieurs conséquences ayant des incidences sur la mécanique des sols. La première contrainte correspond à des risques d'effondrement liés à la présence de gypse. Ces risques découlent d'une part de l'exploitation d'anciennes carrières, aujourd'hui abandonnées. Le gypse est, en effet, un des éléments indispensables entrant dans la composition du plâtre. D'autre part, cette roche possède des propriétés favorisant sa dissolution au contact de l'eau entraînant des possibilités d'effondrement. La seconde contrainte correspond, quant à elle, à des risques de tassements différentiels des terrains. Ces risques découlent de la nature même de ces formations superficielles et de leur composition géologique (silt plus ou moins tourbeux bordant les thalwegs et éboulis sablo-marneux dans la plaine centrale). Ainsi, ces formations caractérisées par leur forte compressibilité sont en même temps aquifères, renforçant d'autant plus leur sensibilité à une surcharge pondérale. Hydrographie et hydrogéologie. Le territoire présente une dénivellation progressive du nord vers le sud, des versants du "plateau de Montmorency" en direction de la Seine. Trois ruisseaux s'écoulent sur le territoire communal : le "ru des Econdeaux" à l'ouest, en limite de Deuil-la-Barre, le "ru de Deuil" et le "ru des Haras" qui forme la limite avec le territoire communal de Villetaneuse. Chacun des ruisseaux draine les eaux pluviales tombées sur l’emprise de leur bassin versant. Aujourd’hui, compte tenu du développement urbain de Montmagny et des communes environnantes, la plupart des eaux recueillies par ces ruisseaux ont été canalisées de manière à réguler les fluctuations de débits et faciliter le traitement des eaux polluées. Des aménagements complémentaires sont prévus de manière à protéger les zones urbaines concernées par un débordement éventuel de ces rus lors des orages de forte intensité (bassin de retenue - ZAC de la Jonction). Urbanisme. Typologie. Montmagny est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant et en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal. Cette aire regroupe . Morphologie urbaine. La commune st au carrefour de deux départements, la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise. L'urbanisation des années 1960 et 1970 a cependant plus touché Montmagny que les autres communes de la vallée de Montmorency. Montmagny se situe dans le département du Val-d'Oise, à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, et à une vingtaine de kilomètres de la préfecture, Cergy-Pontoise. Elle est située dans le croissant urbanisé du Val-d'Oise reliant la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. au carrefour des liaisons et des grands secteurs de développement du nord de l'agglomération parisienne identifiés dans le schéma directeur de la région Île-de-France révisé en . Le paysage magnymontois a subi de profondes mutations depuis ces quarante dernières années, passant d'une structure rurale à une composition urbaine dense sous l'effet de la pression foncière engendrée par la croissance de la région parisienne. Ainsi l'ancien village qui s'est développé à l'origine autour de la "rue Carnot" s'est étoffé à la suite de plusieurs vagues d'urbanisation successives : Un second type de tissu urbain, composé de grands ensembles collectifs réalisés dans les années 1970 en centre-ville, aux quartier des Lévriers, des Pintars et des Carrières, s'est développé indépendamment des trames urbaines structurant le paysage communal ; leur silhouette est d'autant plus perceptible que le site sur lequel s'est développée la commune est un paysage de plaine. Ces multiples opérations d'aménagement ont accentué la déstructuration de la composition urbaine en perturbant la lisibilité de l'axe majeur nord-sud communal. La superficie des espaces naturels correspond à plus du tiers (35 %) de la superficie totale de la commune. Ces éléments non bâtis du paysage se décomposent en deux ensembles distincts : Le premier rassemble les anciens espaces agricoles, consacrés à l'arboriculture et à présent en friches. Ces zones sont essentiellement localisées sur la partie centrale de la commune à l'intérieur de la plaine sur près de 14 hectares de terrains. Leur position et leur importante superficie leur confèrent un rôle essentiel pour la préservation et le développement futur de la commune. Le second s'organise autour du Domaine régional de la Butte Pinson, localisé sur une butte-témoin surplombant le nord-est de la commune partagée entre la commune, Villetaneuse et Pierrefitte-sur-Seine. Ce parc de 111 hectares dont 70,5 hectares se situent sur Montmagny, occupe le quart de la superficie communale. d'aménagement progressif, il contribue à la biodiversité et l'agrément des habitants ; il est cependant très marqué par le passage d'un réseau de lignes électriques haute tension très présent dans le paysage local. Logement. En 2015, il y avait à Montmagny : 91 % de résidences principales, 1,3 % de résidences secondaires et 7,7 % de logements vacants. Les maisons individuelles représentent 41,7 % du parc immobilier magnymontois, les appartements 56,2 % et les autres types de logements 2,1 %. 58,4 % des Magnymontois sont propriétaires, 39,6 % sont locataires et 2,0 % sont hébergés gratuitement. Les logements à Montmagny sont globalement spacieux : les studios et deux pièces sont sous-représentés (8,7 % et 11,4 % du total des logements). "A contrario", les 5 pièces et plus représentent 27,7 % du parc immobilier suivis des 3 pièces (26,1 %) et des 4 pièces (26,0 %). Avec 1097 logements sociaux (au ), la ville commune respecte le minimum de 20 % de logements sociaux. Le centre-ville de Montmagny a fait l'objet d'un projet de renouvellement urbain, impliquant la démolition/reconstruction de sociaux, la création d'équipements publics (dont le nouveau pôle de la petite enfance dénommé Mes Premiers Pas), l'installation de nouveaux commerces et l'apport de logements diversifiés. Toponymie. La localité est attestée sous le nom "Mons Magniacus" en 1116, "Mommegina", "Mommegnia", "Mons menia", "Monmagnie" en 1243, "Montmeignie" en 1293, "Montaigernie". Le nom de Montmagny fait référence à la butte-témoin proche qu’escaladait l’antique chemin conduisant de Meaux (Seine-et-Marne) à Pontoise, mais il s’agit en fait d’une formation médiévale, dans laquelle l’élément "Magny" conserve le nom primitif de la localité: nous avons affaire à un domaine gallo-romain (Magniacus), bien à sa place au long de la voie antique. Pour former le gentilé, on s'est servi du toponyme mais en inversant l'ordre déterminé - déterminant qui devient déterminant - déterminé et en ajoutant le suffixe "-ois", c'est-à-dire : "Montmagny" > "Magnymont" + "-ois" = "Magnymontois". Histoire. Préhistoire et Antiquité. Les plus anciens vestiges sont des haches, un bracelet de bronze et un petit vase datés de l'âge du bronze et découverts dans une carrière de gypse proche du "Barrage". Au , une "villa" gallo-romaine, malheureusement non localisée, aurait livré de nombreux objets, parmi lesquels une hache en fer en forme de croissant. Le lieu-dit le Camp est évoqué comme rappelant l'emplacement d'un camp romain. Moyen Âge. La première mention du village remonte à 1090 quand Hervé de Montmorency (+ 1094) seigneur de Montmorency et de Marly, « bouteiller » de France, accorda à l'abbaye Saint-Florent de Saumur (Maine-et-Loire) la dîme des alleux ou terres libres de Montmagny. En 1184, ses descendants donnèrent des vignes aux chanoines de la collégiale de Montmorency pour qu'ils édifient une église paroissiale à la place de l'ancienne chapelle. Son curé était alors nommé par le prieur de Deuil, lui-même dépendant de Saint-Florent. La charte de 1100 ne fait pas mention d'une église locale à Montmagny. La population devait se rendre à Deuil ou à Villetaneuse qui dispose d'une église dédiée à saint Liphard, un thaumaturge, évêque d’Orléans au , chasseur de démons, de dragons. Au , l'abbé Lebeuf s’étonne de ce patron, que personne ne connaît plus. L'église de Montmagny apparaît en 1173. Les travaux de restauration apportent quelques lumières sur ses origines. La façade ouest présente les traces d'un édifice qui y est accolé. Elle semble être d'origine, au moins partiellement, par sa construction et sa porte basse murée. Elle a été percée par une verrière ogivale, sans pierre de taille. La porte nord de la fin du donne peut-être sur un cloître. Le clocher, extérieur à l'édifice, percé au premier niveau d'un oculus et au second de fenêtres ogivales très primitives, est soutenu aux quatre angles par des contreforts maladroits en retrait à chaque étage. Tout cet ensemble, construit avec des matériaux trouvés sur place, est datable du . À l'ouest de l'église existe un « monastère », attesté en 1547 par les stalles à miséricorde conservées dans le chœur. Il ne s'agit pas d'une abbaye ni d'un prieuré, mais les cisterciens de Bonport (Eure) y possèdent des clos de vigne, pressoir et maisons entre Deuil et Montmagny. Comme elle est tenue par un chapelain, elle est probablement annexée à une demeure seigneuriale. Les Bouchard l’ont fait construire et consacrer à saint Thomas de Cantorbéry récemment canonisé. Dans l'acte de fondation, le prieur de Deuil est censé nommer le desservant. Dans la pratique, les Bouchard le choissisent eux-mêmes et le proposent à l’évêque de Paris, dont la juridiction ecclésiastique s’étend sur Montmagny (1173, puis 1184). Cependant, la paroisse ne figure pas dans le pouillé parisien des . Les seigneurs de Montmagny. La commune est citée pour la première fois en 1291 dans un acte de Mathieu IV de Montmorency (1270-1304). En 1369, l'aveu rendu aux Montmorency pour le "bois Richebourg," qui couvrait la butte et tout le vallon « au bas de la montagne », mentionnait un manoir avec dépendances. Temps modernes. Le château de Montmagny. Le château, édifié pour Charles Jacques Huault de Montmagny, occupait l'angle des "rues Pelletier" et "de la Jonction." Au , il passe entre les mains de plusieurs grands bourgeois. Le corps de logis principal, auquel on accédait par un perron, était flanqué à l'est d'une petite aile et, à l'ouest, d'une autre plus importante à laquelle s'adossaient des dépendances. Il comportait des bureaux et des pièces de réceptions, douze chambres réparties sur trois étages avec cinq garde-robes et cabinets, une chapelle avec sacristie, des écuries, une forge, une foulerie, une loge pour le concierge, une basse-cour, une resserre, la maison du jardinier et le pavillon du potager, etc. Ses jardins à la française étaient baignés par le "ru des Haras". Déclaré bien national à la Révolution, il abrite un hôpital entre et . Ce château est ensuite. Il en reste cependant une trace avec le plan de l'Intendance . Une de ses grilles se trouve aujourd'hui au centre hospitalier de Carnelle à Saint-Martin-du-Tertre. Les activités viticoles et maraîchères constituent l'économie principale de la commune. Révolution française et Empire. Le , le tiers état rédige son cahier de doléances, composé de 27 articles. Époque contemporaine. Lors de l'occupation de la France à la fin du Premier Empire, les Prussiens mirent le village à sac en 1814-1815. Au , les activités viticoles sont encore importantes et couvrent une part importante du territoire. Charles Lefeuve évoque « le vin cuit au sortir du pressoir et qui a un air de ratafia ». Les vignes étaient plantées notamment sur le coteau du Bois de Richebourg. Elles vont régresser progressivement au profit de vergers et d'activités maraîchères. Des entreprises s'y installent, notamment des carriers qui exploitaient la pierre à plâtre, mais également une distillerie et une fabrique de pianos (M. Prilipp qui demeurait avenue des Tilleuls), aujourd'hui disparues. La est marqué par l'arrivée du chemin de fer avec deux gares qui desservent la commune, celle de Deuil-la-Barre en limite communale et celle d'Épinay-Villetaneuse. En 1898, les abbés Léon et Théodore Garnier achètent un ancien rendez-vous de chasse des ducs d'Enghien derrière l'actuelle mairie, pour en faire une maison de retraite pour prêtres âgés. En 1908, l'établissement change d'affectation pour devenir un séminaire des vocations tardives qui fonctionnera jusqu'en 1970 pour être ensuite racheté par la commune. Au , il faut noter la présence de nombreuses guinguettes sur la Butte Pinson, située à la limite de Montmagny et de Pierrefitte-sur-Seine. Est aussi créée avant la Première Guerre mondiale rue Carnot une usine de fabrication « d'articles de Paris » qui est dirigée par Joseph Tassel. Cet établissement prend le nom de LEVILLE et est reconstruit après un incendie. Il sert désormais de garage aux ateliers municipaux. En 1926-1937|27, la chapelle Sainte-Thérèse est construite par l'architecte Auguste Perret dans le sud de la commune alors en pleine urbanisation.. Du 20 au , Montmagny est protégée et sert de cantonnement au du de fusiliers marins, basé à Lorient et commandé par le capitaine de vaisseau Varney, l'amiral Ronarc'h étant le chef de la brigade de fusiliers marins. Début , Montmagny est protégée par le de fusiliers marins ; les officiers logent au presbytère de Montmagny occupé alors par le supérieur du séminaire. L'activité économique est largement orientée vers l'approvisionnement en fruits et légumes frais de la capitale grâce aux nombreux maraîchers. Au milieu du se développent aussi des vergers de pommes, de poires et de cerises. Entre les cerisiers, sont cultivées les pivoines. Les premières pommes golden de la région parisienne sont récoltées à Montmagny sur des pommiers importés des États-Unis par Jacques Ferté qui a à l'époque des liens avec la famille Tassel. Il reste de cette tradition maraichère par exemple une variété cultivar de pissenlit dit "pissenlit vert de Montmagny", la culture du pissenlit y a été introduite en 1857. Politique et administration. Rattachements administratifs et électoraux. Antérieurement à la loi du , la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au . Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription du Val-d'Oise. Elle faisait partie de 1793 à 1964 du canton de Montmorency , année où elle intègre le canton d'Enghien-les-Bains. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Deuil-la-Barre. Montmagny fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. Intercommunalité. La commune de Montmagny qui avait intégré en 2000 la communauté d'agglomération Val de France a rejoint le , à la suite de l'élection d'une nouvelle équipe municipale, la communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM). Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante capables de dialoguer avec la métropole du Grand Paris créée par cette même loi, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France pour former, le la Communauté d'agglomération Plaine Vallée, dont la commune est désormais membre. Tendances politiques et résultats. Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans le Val-d'Oise, la liste DVD menée par le maire sortant Patrick Floquet obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec (53,45 %, 26 conseillers municipaux élus dont 5 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par : - René Taieb (DVG, , 34,73 %, 5 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ; - Franck Capmarty (FG-EELV, , 11,81 % 2 conseillers municipaux élus). Lors de ce scrutin, 49,29 % des électeurs se sont abstenus. Le second tour des élections municipales de 2020 dans le Val-d'Oise est marqué par une quadrangulaire, où la liste DVD menée par le maire sortant Patrick Floquet obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 46,23 %, 25 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par : - Didier Boisseau (DVC, 828 voix, 34,67 %, 6 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ; - Franck Capmarty (DVG, 231 voix, 9,67 %, 1 conseiller municipal élu) ; - Luc-Eric Krief (DIV, 225 voix, 9,42 %, 1 conseiller municipal élu). Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 68,15 % des électeurs se sont abstenus. Équipements et services publics. Petite enfance. , chargées d’accueillir les très jeunes enfants de à : une crèche collective, une crèche familiale, une halte-garderie, un relais d'assistantes maternelles (RAM). À ces équipements, il convient de signaler la présence d’une structure de protection maternelle et infantile (PMI) dépendante du conseil départemental ; cette PMI accueille principalement des enfants de Montmagny et Groslay. Enseignement. Montmagny compte sept écoles maternelles et élémentaires regroupées en quatre groupes scolaires : ainsi qu'une école privée confessionnelle Notre-Dame-de-la-Providence, qui, en 2021, compte 82 élèves et l'école privée « apprendre aurrement ». La commune compte deux collèges, situés le long de l’axe structurant nord-sud, rassemblant près de en 2008-2009 : Le lycée intercommunal Camille-Saint-Saëns rassemble les effectifs lycéens des communes de Deuil-la-Barre, Groslay, Montmagny et Saint-Brice. Ouvert depuis la rentrée scolaire 1995-1996, il a une capacité totale théorique initialement fixée à 1200 places. .Localisé près de la gare de Deuil - Montmagny, il bénéficie, en outre, d’une bonne accessibilité par les transports en commun (bus 256/337, Ligne H). Sports. La géographie des équipements sportifs magnymontois montre une forte concentration des installations en centre-ville sur le complexe multisport "Charles-Grimaud" situé le long des rues Pelletier et de Villetaneuse. Ce complexe regroupe à la fois des équipements de plein air et d'intérieur. D'une superficie totale de , le stade municipal comprend un terrain de football en herbe pour les compétitions et un terrain stabilisé (transformé en synthétique durant l'été 2009), une piste d’athlétisme, entièrement rénovée en 2001, trois courts de tennis de plein air et trois d'intérieur, un cours de padel-tennis (nouveauté 2016), une salle omnisports sur deux niveaux de surface totalisant quelque (trois salles distinctes permettent de pratiquer de nombreux sports d'intérieur), skatepark et un plateau polyvalent réalisés en 2005 pour une surface de . Les équipements sportifs présents sur le stade municipal sont complétés : Équipements culturels. En centre-ville, l’ancien séminaire devenu Pôle Culturel Pergame regroupe l’école municipale des Musiques et de Danse et certains cours et ateliers dispensés par le centre culturel ainsi qu'une médiathèque municipale qui remplace depuis la bibliothèque associative. Les équipements associés aux manifestations culturelles sont au nombre de trois : la salle des fêtes, la chapelle de l’ancien séminaire qui accueille des manifestations ponctuelles (expositions de peintures, de photos, etc.) et la chapelle Sainte-Thérèse ainsi que l’église Saint-Thomas qui accueillent les concerts de musique classique ou les récitals organisés par le service culturel de Montmagny. Économie. Le revenu fiscal par ménage est nettement plus faible à Montmagny que dans les autres communes de la communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM) ainsi que par rapport à la moyenne du Val-d’Oise et de l’Île-de-France. Ainsi, selon l’INSEE, la valeur médiane des revenus fiscaux des ménages en 2005 est de pour Montmagny contre pour l’ensemble de la CAVAM, pour le Val-d’Oise et pour l’Île-de-France. Il convient toutefois de faire une distinction entre le nord et le sud de la ville, le sud étant nettement plus aisé. . Ces unités économiques sont principalement de petites entreprises (P.M.E. - P.M.I.) industrielles ou de services. . Ces dernières se localisent principalement sur la partie méridionale du territoire communal, le long des principales voies de circulation (rue Jules-Ferry et rue d’Épinay) ou près de la gare d'Épinay - Villetaneuse sur le "Parc Technologique de Montmagny". Elles emploient environ . La pépinière d'entreprises de la communauté d'agglomération Plaine Vallée, créée par l'ancienne CAVAM, dont les compétences comprennent le développement économique, en profitant de sa proximité avec l'Université Sorbonne-Paris-Nord de Villetaneuse (Institut Galilée comportant de nombreux laboratoires de recherche scientifique), fonctionne à Montmagny et comprend depuis 2012 quarante bureaux et trois ateliers locatifs Culture locale et patrimoine. Lieux et monuments. On peut également signaler :
Marie Allard Marie Allard est une danseuse née à Marseille le et morte à Paris le . Biographie. Après avoir dansé dans sa ville natale puis à Lyon, elle est engagée à la Comédie-Française en 1756 et fait ses débuts à l'Opéra de Paris en 1761, dans "Zaïs" de Rameau. Partenaire principale de Jean Dauberval, elle quitte l'Opéra en 1781, évincée notamment par sa rivale Marie-Madeleine Guimard. Petite et vive, elle est surtout appréciée dans les gavottes, rigaudons et tambourins. Noverre écrit qu'elle est une « "danseuse parfaite, excellente pantomime, composant elle-même ses entrées avec goût sans le secours des maîtres" ». Elle s'illustre d'ailleurs dans ses ballets "Médée et Jason" (1770) et "Les Petits Riens" (1778), ainsi que dans "La Chercheuse d'esprit" de Maximilien Gardel (1778). Elle était la maîtresse de Gaëtan Vestris, dont elle eut pour fils Auguste Vestris.
Richard Alston Richard Alston, né à Stoughton dans le Sussex le , est un danseur et chorégraphe britannique. Biographie. Après des études à Eaton, Richard Alston commence sa formation de danseur à la London School of Contemporaty Dance où il crée sa première chorégraphie en 1968. En 1972 il fonde une compagnie expérimentale puis part étudier à New York auprès de Merce Cunningham (1975-1976). En 1980 il crée "Bell High" pour le Ballet Rambert dont il devient chorégraphe résident, puis directeur artistique de 1986 à 1992. Il le rebaptisera en 1987 en Rambert Dance Company. En 1993 à l'invitation de Régine Chopinot et du Ballet Atlantique à La Rochelle, il a créé une chorégraphie pour "le Marteau sans maitre" de Pierre Boulez avec la collaboration de Jean-Charles Blais pour les décors et la scénographie. En 1994 il est nommé directeur de , où la Richard Alston Dance Company est résidente jusqu'en 2019, date à laquelle le Arts Council England décide de ne plus financer la troupe. En 1995 il a été fait chevalier de l'ordre des arts et des lettres et, en 2001, il a reçu l'Ordre de l'Empire britannique.
Vita Dans le christianisme, une Vita (du latin "vita" ou "uita" : vie) est un livre dans lequel sont relatés la vie et les miracles d'un saint. Les historiens parlent également de récit hagiographique (récit légendaire ou semi-légendaire) recueilli dans les légendiers sous une multiplicité de termes possibles, "uita", "passio", " martyrium", "confessio", "conuersio". Présentation. Ce type de document est une source historique, même si l'auteur n'a pas connu le saint qu'il honore. L'une des premières "vitæ" écrites par un auteur ayant connu le saint dont il relate la vie est la "Vita Martini" ("Vie de saint Martin") de Sulpice-Sévère. Les premiers textes en français sont presque toujours de vies de saint : "Cantilène de sainte Eulalie", "Vie de saint Alexis", "Vie de saint Léger". Ces textes sont ensuite remaniés, copiés et reproduits, pouvant même donner lieu à des forgeries. L'historicité des saints présentés dans ces textes hagiographiques est interrogée par les historiens. Si l'hypercritique les a rejetés en masse, les études critiques récentes en ont cependant réhabilité beaucoup. Les Vitae sont en effet le fait des autorités ecclésiastiques, entrant dans leur programme d'édification ou de persuasion des croyants comme des incroyants, mais aussi des métiers qui se dotent de patrons, des paroissiens qui se trouvent un saint protecteur : ces micro sociétés s'organisent autour de la compréhension commune de ces textes (auteurs, lecteurs, copistes) mais l'absence de document historique indépendant à la littérature hagiographique ne peut pas toujours confirmer l'existence du saint. De même, l'historicité des épisodes de la vie de ces saints reste souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l'hagiographie tels qu'ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. Ainsi la structure même du récit des Vitae se rencontre dans d'autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des .
Championnat du Mexique de football Le championnat du Mexique de football, aussi appelé Liga MX, est le tournoi de football professionnel mexicain, féminin et masculin, le plus important du pays. Il a été créé en 1922 et se joue sous la forme de deux tournois semestriels appelés "Clausura" et "Apertura", anciennement connus sous les noms de "Verano" et "Invierno". C'est une compétition qui a connu une croissance importante durant ces dernières années, la preuve en est que depuis 2006, la "Primera División Mexicana" est classée dans le top 10 des championnats mondiaux. Autrefois considéré comme un championnat destiné aux anciennes gloires du football en préretraite et aux joueurs de qualité moyenne, il est désormais un vrai tremplin pour les joueurs du continent voulant s'exporter en Europe. Par conséquent, les stars du championnat sont désormais des étrangers qui viennent généralement alors qu'ils sont en plein essor. Le Club América est le club le plus titré du pays (13), alors que le Chivas de Guadalajara détient le record du nombre de victoires consécutives (4). Le "Clásico Nacional" est le match opposant le Chivas de Guadalajara au Club América, alors que le "Clásico Joven" met aux prises le Club América au Cruz Azul FC. Il existe également un "Clásico Regiomontano" entre le CF Monterrey et les Tigres UANL, puisque les deux clubs sont basés dans la même ville. Histoire. Les débuts de l'ère professionnelle. Le dimanche , dix équipes ont commencé à jouer la première saison de l'ère professionnelle, ces équipes provenaient de trois États : le District fédéral (le Club América, le Real Club España, l', le CF Atlante et le Club Deportivo Marte), Jalisco (le Club Deportivo de Guadalajara et le CF Atlas) et Veracruz (l', le Club Deportivo de Veracruz et le ). L' et le Real Club España, qui avaient marqué l'ère amateur avec un style spectaculaire, offensif et efficace, ont été respectivement les deux premiers champions de cette nouvelle ère. Dans leurs rangs deux attaquants de légende, l'espagnol Isidro Lángara, et l'argentin Roberto Aballay, le seul attaquant à avoir inscrit plus de 40 buts en une saison. Mis à part le Club Deportivo de Guadalajara, tous les clubs professionnels étaient composés à une grande majorité par des joueurs étrangers. Le , la FEMEXFUT décide de limiter à quatre le nombre d'étrangers par équipe. Il y eut alors de grandes vagues de demandes de naturalisation jusqu'à ce que le président de la république, Manuel Ávila Camacho, décrète qu'à partir de la saison 1945-46, chaque équipe du District Fédéral devait avoir un minimum de six joueurs mexicains de naissance et cela durant sept saisons au minimum. Le Club Deportivo de Veracruz, dirigé par , a été le premier club d'un autre état à devenir champion du Mexique en 1945-46. Cette saison a également été marqué par l'hégémonie des attaquants et une moyenne de but par match très élevée. La saison suivante, le CF Atlante a été couronné malgré la contestation de son adversaire. En effet, ce dernier a été durant toute la saison au coude à coude avec le FC León qui était censé accueillir les "chilangos" lors de la dernière journée. Cependant en raison de la mise en quarantaine de la ville à cause d'une épidémie de fièvre aphteuse, le match a été joué dans l'antre du CF Atlante qui avec l'aide de son public à facilement remporté cette « finale » du championnat. Les premiers "Campeonisimo". La période qui suivit a été marquée par le succès de l'alliance entre Adalberto López et le FC León. En effet au sein de cette équipe, « Dumbo » Lopez a été le premier attaquant mexicain à remporter trois titres consécutifs de meilleur buteur du championnat (de 1947 à 1949). Entre-temps le club remporta deux titres de champion en 1948 et en 1949 ainsi que la coupe du Mexique en 1949. Le club devient ainsi le premier "Campeonisimo" du Mexique. Le Club Deportivo de Guadalajara a été l'équipe à dominer le plus longtemps le championnat professionnel en remportant notamment quatre titres conssécutifs entre 1958 et 1962 et un total de huit titres en l'espace de 13 ans entre 1957 et 1970. Durant la même période le club a remporté à deux reprises la coupe du Mexique, en 1962 et 1970, et à sept reprises le Campeón de Campeones entre 1957 et 1970. Il a également obtenu le titre de champion de la CONCACAF en 1962. Très peu d'autres clubs ont pu lutter durant cette période, le CF Atlas (1950-1951), le Club Oro de Jalisco (1962-1963), le Deportivo Tampico (1952-1953), le Zacatepec (1954-1955 et 1957-1958) et le Club Deportivo Marte (1953-1954), ont réussi de très belles années en remportant quelques titres de champion. Il faut cependant noter qu'au cours de cette période, aucun club de la capitale n'a remporté le championnat. C'est également à cette période que plusieurs futurs grands clubs du football mexicains ont fait leurs débuts en première division : le Deportivo Toluca en 1953, le Pumas UNAM en 1962 et le CD Cruz Azul en 1964. En 1950 a été créé la deuxième division, la première équipe à y descendre a été le . Les années 1970 et la "Máquina Celeste" de Cruz Azul. Afin d'avoir de meilleures retombées financières et de rendre le championnat plus compétitif, les organisateurs ont décidé à partir de la saison 1971-1972, de scinder le tournoi en groupes et de jouer une phase finale ("Liguilla") avec les meilleures équipes de chaque groupe afin de déterminer le champion du Mexique. La première finale a opposé le Club América au Deportivo Toluca, les "Cremas" sont venus à bouts des "Diablos" sur le score de 2-0 au Stade Azteca. Menée par le gardien , le CD Cruz Azul a dominé les années 1970 en se qualifiant à neuf reprises pour la "Liguilla", en terminant à quatre reprises en tête du classement général et en remportant cinq titres en 1972, 1973, 1974, 1979 et 1980. Cette décennie a également été marquée par le Club América avec deux titres (1971 et 1976), mené par Enrique Borja et Carlos Reinoso, ainsi que par le Pumas UNAM titré en 1977, dont les plus grands joueurs étaient Evanivaldo Castro et Hugo Sánchez, qui était pourtant en première division en 1976. La "liguilla" permet également à des clubs peu connus d'être sacré champion, le Tigres UANL fondée en 1967 et promu 1975 sera sacré champion en 1978, à peine neuf ans après sa création. Le Club América des années 1980. En 1982-1983 le Club América a terminé la saison régulière avec 26 victoires (17 à domicile), seulement 3 défaites, 61 points, et une efficacité de 80 %. Ces chiffres sont toujours les records du football mexicain, mais malgré cela le Club Deportivo de Guadalajara élimine le Club América en demi-finale en allant s'imposer 3-0 dans le Stade Azteca après avoir perdu 2-1 à l'aller. Les joueurs de la capitale ont pris leur revanche dès la saison suivante en battant les joueurs de Jalisco en finale du championnat 1983-1984. L'année suivante le Club América remporte le titre lors d'un match de départage qui sera entaché par une polémique sur l'arbitrage face au Pumas UNAM. Lors de la saison suivante, le championnat a été divisé en deux tournois courts, le Club América a remporté le premier (Prode 85) malgré une lourde défaite en finale aller (4-1) qu'il remontera dans le stade du Jaibos Tampico Madero sur le score de quatre buts à zéro. Le club est ainsi sacré pour la troisième fois consécutive et remportera également les titres de 1988 et 1989. Le Tigres UANL, le CF Puebla et CF Monterrey ont été les seuls clubs à briser l'hégémonie de la capitale en remportant les titres de 1981-1982, 1982-1983 et le deuxième tournoi de la saison 1985-1986 (Mexico 86). En 1987, le Club Deportivo de Guadalajara rompt une traversée du désert de 17 ans sans titre de champion. Lors de la saison 1981-1982, le Tigres UANL s'est défait du CF Atlante grâce aux tirs au but. C'est la première fois qu'une finale se déroule de cette manière. Les années 1990 : Le pourcentage et les tournois saisonniers. C'est lors de la saison 1991-1992 qu'est né le critère appelé «pourcentage» pour définir l'équipe qui est reléguée à la fin de la saison. Le critère de départage est calculé à l'aide des résultats des trois dernières saisons (nombre de points / nombre de matchs joués). Le a été le premier club à souffrir de ce changement et à être relégué au pourcentage. Il est à noter cependant que depuis son émergence, ce système est contesté et a été vivement critiqué par les supporteurs et les journalistes sportifs. Une autre modification majeure est intervenue lors de cette décennie, en effet, à partir de 1996 une saison est divisée en deux tournois saisonniers qui sacrent chacun un champion du Mexique. Dans un premier temps appelé "Verano" et "Invierno", ils changent de nom en 2002 pour prendre le même nom qu'en Argentine, "Clausura" et "Apertura". Le Deportivo Toluca et le CF Pachuca sont les deux clubs ayant au mieux tiré leur épingle de ce nouveau format en remportant respectivement 6 et 5 titres de champion. Les années 1990 sont dominées par le Club Necaxa, qui a remporté les deux dernières saisons entières jouées au Mexique (1994-1995 et 1995-1996), ainsi que l"'Invierno 98", et le Club Toluca, qui a remporté les titres "Verrano 98", "Verrano 99", "Verrano 00". Durant cette période, des clubs comme le FC León, le CF Atlante, le CD Cruz Azul et le Deportivo Toluca ont mis fin respectivement à 36, 47, 17 et 23 ans de disette. De même des clubs considérés comme petits à cause de leurs infrastructures, ont gagné durant cette période en popularité : l'UAG Tecos (1993-1994), le Club Santos Laguna ("Invierno 96"), le CF Pachuca ("Invierno 99") et le CA Monarcas Morelia ("Invierno 00"). La première décennie du. Durant la dernière décennie trois équipes se sont fait particulièrement remarquer : le CF Pachuca, qui a obtenu 4 titres ("Invierno 01", "Apertura 03", "Clausura 06" et "Clausura 07"), le Club Toluca, champion à cinq reprises ("Verano 00", "Apertura 02", "Apertura 05", "Apertura 08" et "Bicentenario 10"), et le Pumas UNAM , qui mis à part le fait d'avoir remporté trois titres, est actuellement le seul club à avoir remporté deux "Torneos" consécutifs ("Clausura 04" et "Apertura 04"). À noter également les titres du Club América ("Verano 02"), du CF Monterrey ("Clausura 03"), du Chivas de Guadalajara ("Apertura 06"), et du CF Atlante ("Apertura 07"), qui ont rompu respectivement avec 13, 17, 9 et 14 ans sans le moindre titre. Évolution du règlement. Le nombre d'équipes, dix à l'origine, n'a pas cessé de varier au cours des saisons et des différentes promotions, rétrogradations, disparitions, invitations et "liguillas" promotionnelles, pour se stabiliser depuis 2004 à 18 équipes. Entre 1943 et 1970, le titre de champion est attribué au leader du classement général à la fin de la saison (comme dans la plupart des championnats nationaux). Il a été seulement trois fois nécessaire de faire appel à un match supplémentaire après que deux équipes aient fini toutes deux à égalité de points (en 1944, en 1949 et en 1956). Jusqu'en 1968, la relégation en Liga de Ascenso ( mexicaine) était défini de façon traditionnelle : le dernier du classement général était relégué. En 1968, des barrages de relégation ont été créés entre les quatre moins bonnes équipes du championnat sous condition qu'il n'y ait pas plus de quatre points d'écart entre les équipes concernées. En ce qui concerne les relégations administratives, il y en a une qui a marqué les esprits, c'est celle du Zacatepec qui fut relégué à cause des violences de ses supporteurs après l'invasion du terrain face au Club Necaxa (défaite 1-0). La "Liguilla". À partir de la saison 1970-71, le titre de champion est attribué lors d'un tournoi à élimination directe, familièrement connu au Mexique sous le nom de "Liguilla". Le système de classement a aussi connu de nombreuses transformations au cours des années, entre 1970 et 1975, les équipes étaient réparties en deux groupes puis de 1975 à 2004 en 4 groupes avant d'aboutir à un système à trois groupes. La première phase finale en 1971 n'a consisté qu'en une finale jouée sur une confrontation aller-retour. De 1972 à 1974 seules les deux meilleures équipes de chaque groupe étaient qualifiées. En 1975, la phase finale a consisté en un mini-championnat remporté par le leader de la saison régulière. Les phases finales de 1977, 1979, 1980, 1981 et 1989 se sont déroulées sous la forme de deux groupes de 4 équipes issues des quatre groupes du championnat national dont les deux premiers se retrouvaient en finale. Les autres phases finales se sont toujours déroulées suivant des matchs à élimination directe. En 1991 a été introduit le système permettant à des équipes ayant terminé au-delà de la seconde place de participer à la phase finale si leur nombre de points dépassait celui du deuxième d'un autre groupe. En 2011, la FEMEXFUT pense un temps revenir au format de "Liguilla" à deux groupes de quatre suivi d'une finale entre les deux meilleurs de chaque groupe, mais cette idée est abandonnée avant même sa mise en place. Par contre, il est décidé que la qualification se fera désormais au travers du classement général, l'idée de groupes dans la phase principale étant abandonnée. Actuellement, le championnat est composé de 18 équipes, les huit meilleures équipes sont qualifiées pour la "Liguilla". Si à la fin des dix-sept journées du "Torneo", deux équipes ont le même nombre de points, elles sont départagées grâce aux critères suivants : La "Liguilla" se compose ensuite de matchs aller-retour allant des quarts de finale à la finale. En cas d'égalité, c'est le classement de la saison régulière qui départage les deux équipes à l'exception de la finale où l'on peut avoir des prolongations et si nécessaire une séance de tirs au but. La relégation au pourcentage. Depuis la saison 1991-1992, la relégation dans le championnat mexicains se fait selon la règle du pourcentage. Ainsi à la fin de la saison (succession de deux tournois) un classement est établi en divisant le nombre de points acquis par le nombre de matchs joués sur les trois dernières saisons sans interruption. L'équipe reléguée est bien évidemment la dernière de ce classement. Les équipes récemment promues ou avec moins de trois saisons complètes en première division ont un rapport basé uniquement sur les tournois joués. Pour cette raison, leurs moyennes peuvent monter ou descendre plus rapidement. Le règlement prévoit également qu'une équipe qui occupe la place de relégation ne peut pas accéder à une place en "Liguilla", éliminatoires, même si sa position dans le tournoi en cours le lui permet. Cette règle a été mise en place du fait de la situation du Tigres UANL en 1995/96, qui bien que relégué en seconde division s'est qualifié pour la phase finale du championnat. L'équipe promue de "Liga de Ascenso" est celle qui remporte le match opposant les vainqueurs des deux tournois saisonniers. S'il s'agit de la même équipe, elle est promue automatiquement. Cependant, cette équipe doit être « apte à la promotion » selon le règlement de la FEMEXFUT, si elle ne l'est pas, elle touche une somme compensatrice. Dans ce cas, l'équipe reléguée de première division et l'équipe « apte » ayant obtenu le plus de points sur la saison en cours (addition des points deux tournois) jouent un match de barrage en aller-retour pour déterminer laquelle des deux évoluera en "Primera División" la saison suivante. La règle du 20/11. La , instaurée en 2005 a pour principal objectif de permettre aux jeunes joueurs de pouvoir jouer plus souvent et ainsi d'améliorer le niveau du football mexicain. Cette règle oblige les clubs à faire jouer un minimum de 1000 minutes les joueurs âgés de moins de 20 ans et 11 mois dans le championnat national. Dans le cas où un club ne remplirait pas cette condition, il se verrait retirer trois points au championnat (valable également pour le classement de relégation). Qualification pour les tournois internationaux. Le Mexique a le privilège d'être le seul pays au monde (accompagné parfois par les États-Unis) à jouer régulièrement dans deux confédérations différentes : la CONCACAF, du fait de sa situation géographique sur le continent américain et la CONMEBOL, à la suite des nombreuses invitations depuis 1993 pour la sélection mexicaine et depuis 1998 pour les clubs mexicains. Les équipes mexicaines participent à la Copa Libertadores, à la Copa Sudamericana et à la Copa América pour la sélection. La Ligue des champions de la CONCACAF. Les champions et vice-champions de chaque tournoi "Apertura" et "Clausura" sont qualifiés pour la Ligue des champions de la CONCACAF. Pour augmenter l'attractivité et la compétitivité de la confédération, la CONCACAF oblige depuis quelques années, ces quatre clubs à participer uniquement à cette compétition internationale. La Copa Libertadores (CONMEBOL). De 1998 à 2003, les clubs mexicains s'affrontaient lors d'un tournoi en compagnie de leurs homologues américains, puis les deux meilleurs affrontaient les équipes vénézuéliennes lors d'un tour préliminaire de la compétition, qui laissaient leurs places en échange d'un pourcentage sur la vente des billets et sur les droits de télévision. En 2004, la CONMEBOL accorde 2 places directes au Mexique (puis trois en 2005 avec un qualifié pour le tour préliminaire), ce qui change le système de qualification : les deux champions de chaque année s'affrontent pour le billet 1, les billets 2 et 3 sont attribués aux vainqueurs du tournoi , joué aux États-Unis, par les huit meilleures équipes du tableau général des deux tournois de la saison en excluant les équipes participantes à la Coupe des clubs champions de la CONCACAF. Chaque saison, les équipes championnes étaient exclues de la Copa Libertadores pour garantir à la CONCACAF la participation de ces équipes à la compétition continentale locale et devaient attendre au moins deux ans avant de pouvoir concourir en Amérique du Sud. Depuis que la Ligue des champions de la CONCACAF se joue sur un cycle de football normal (de juillet à juillet) et non sur un semestre (de janvier à mai), comme auparavant, être un champion du tournoi "Apertura" n'est plus un obstacle pour participer à la Copa Libertadores. À partir de la saison 2009-10, le système de qualification a changé, les trois places sont désormais attribuées aux trois meilleures équipes éligibles du tournoi "Apertura" de l'année précédente. Par éligible, il est entendu que les équipes participant à la Ligue des champions de la CONCACAF ne peuvent pas dans le même temps participer à la Copa Libertadores. Fin 2016, la FEMEXFUT décide de ne pas envoyer de clubs participer à la Copa Libertadores 2017, n'excluant pas néanmoins un retour des clubs mexicains lors des éditions suivantes. La Copa Sudamericana. Étaient qualifiés directement les clubs terminant aux deux premières places du tournoi "Clausura" de chaque année, sans tenir compte de ceux qui participaient à la Ligue des champions de la CONCACAF. Si jamais l'une des deux équipes arrivait en finale du tournoi, le billet allait à l'équipe la mieux placée dans le tournoi "Clausura". En juin de l'année 2009, la CONCACAF décide d'empêcher la participation directe des clubs mexicains, afin de donner plus d'importance à leurs propres compétitions. La SuperLiga. Lors de deux premières éditions, les quatre équipes mexicaines participantes ont été invitées par la NAFU. Ce n'est qu'à partir de 2009, qu'un système de qualification basé sur les résultats a été mis en place. pour la première fois un classement issu des deux tournois d'une même année (2008) a été utilisé pour désigner les participants, cependant les équipes participant à la Ligue des champions de la CONCACAF ne pouvaient pas être retenues. De plus lors de cette saison, le Chivas de Guadalajara et le Pumas UNAM, respectivement et du classement ont refusé de participer à la compétition. Ainsi, leurs places ont été réattribuées aux deux meilleures équipes suivantes selon le classement. En 2011, devant le peu d'attrait que suscitait cette compétition, elle a été abandonnée par les organisateurs. Clubs de la saison 2020-2021. Localisation géographique des clubs. Mexico: Mexico: Records. Championnat. Plus grand nombre de buts marqués en une saison : 1182 buts lors de la saison 1945-1946. Meilleure moyenne de buts marqués en une saison : 4,98 buts par match lors de la saison 1943-1944. Plus large victoire : CD Veracruz 14 - 0 CF Monterrey lors de la saison 1945-1946. Clubs. Plus grand nombre de participation pour un club : 101 participations pour le Chivas de Guadalajara et le Club América. (présents depuis la création du championnat professionnel) Plus grand nombre de titres consécutifs : 4 titres pour le Chivas de Guadalajara entre 1959 et 1962. Plus grand nombre de victoires consécutives : 10 victoires pour le CD Cruz Azul lors de la saison 1971-72. Plus grand nombre de points marqués en une saison par un club : 61 points pour le Club América en 1983-83. Plus grand nombre de buts marqués en une saison par un club : 121 buts pour le CF Atlante lors de la saison 1945-1946. Plus grand nombre de finales jouées : 14 finales pour le CD Cruz Azul. Joueurs. Plus grand nombre de titres obtenu par un joueur : Sabas Ponce et Jaime Villegas ont remporté huit titres avec le Chivas de Guadalajara entre 1957 et 1970. Plus grand nombre de buts marqués par un joueur en une saison : 40 buts marqués par Roberto Aballay () en 1944-45 et par Isidro Langara () en 1945-46.
Hélium 3 L’hélium 3, noté He, est l'isotope de l'hélium dont le nombre de masse est égal à 3 : son noyau atomique compte deux protons et un seul neutron, avec un spin 1/2+ pour une masse atomique de . Cet isotope stable — non radioactif — est caractérisé par un excès de masse de et une énergie de liaison nucléaire par nucléon de . Recherché pour ses applications potentielles en fusion nucléaire, est rare sur Terre, où il constitue environ de l'hélium du manteau ; dans l'atmosphère terrestre, on compte d'hélium, dont représente seulement , soit une fraction d'à peine 7,2 de l'atmosphère dans son ensemble. Tout comme l'hydrogène, provient essentiellement de la nucléosynthèse primordiale, aux premiers instants de l'Univers, et n'est pas issu de la nucléosynthèse stellaire ; il est consommé dans les étoiles comme le lithium, le béryllium et le bore. , dont les éléments sont isolés des réactions de fusion du centre. Le vent solaire en envoie dans le reste du système solaire. Repoussé par le champ magnétique terrestre, son accumulation à la surface de la Lune est facilitée par l'absence d'atmosphère sur notre satellite. Propriétés physiques. L’hélium 3 pur est le liquide au point d’ébullition le plus bas qui existe, environ à pression atmosphérique. On a longtemps cherché un état superfluide, que l’hélium 4 possède au point lambda à . D. D. Osheroff, R. C. Richardson et D. M. Lee ont montré en 1972 que l'He devient superfluide (phase A) en dessous de ; et qu'il existe un deuxième phase superfluide (B) en dessous de . Ces phases ont été décrites théoriquement par Anderson, Brinkman et Morel pour la phase A et par Balian et Werthamer pour la phase B. Ces températures ne peuvent être atteintes simplement par pompage sur le liquide bouillant (en équilibre avec sa vapeur) car cette technique ne permet pas de descendre en dessous de ~ pour l’hélium (il faudrait sinon des volumes initiaux considérables). L'effet Pomerantchouk permet d'atteindre ces températures en comprimant l'<chem>^3He</chem>. Les deux isotopes de l’hélium sont aussi utilisés dans des réfrigérateurs à dilution, permettant de descendre bien en dessous de , car la dilution de He dans He (liquides) produit du froid. Propriétés nucléaires. Réactions. L'hélium 3 a la particularité d'être un fort absorbant de neutrons, suivant la réaction : L'absorption d'un neutron par un noyau d'hélium 3 se traduit donc par la formation de tritium radioactif, facilement détectable. Pour cette raison l'hélium 3 est utilisé comme détecteur de neutrons dans certains réacteurs de recherche (notamment Cabri). Des tubes placés à l'intérieur d'un tel réacteur sont remplis d'hélium 3. Ces tubes sont en communication avec un réservoir mis sous vide par l'intermédiaire de vannes. L'ouverture de ces vannes déclenche par conséquent une dépressurisation rapide d'hélium 3 dans le réacteur. Ceci se traduit par une « disparition » d'absorbant et par conséquent par une augmentation de la puissance. Cette augmentation subite de puissance est rapidement limitée (effet Doppler neutronique). L'hélium 3 est aussi utilisé pour la détection de neutrons dans des instruments scientifiques comme les diffractomètres HEiDi au FRM II et 5 C2 au LLB. Fusion. La fusion nucléaire de l'hélium 3 ne produit aucun déchet ou sous-produit radioactif, juste de l'hélium 4 et des protons (de l'hydrogène) : L'hélium 3 pourrait devenir dans un futur plus ou moins lointain le carburant idéal des centrales nucléaires à fusion contrôlée, permettant de produire des quantités considérables d'énergie propre, c'est-à-dire sans pollution chimique ni radioactive. Abondance lunaire et source d’intérêt. Selon les données enregistrées en 2009 par la sonde orbitale chinoise Chang'e 1, les réserves en hélium 3 de la Lune s’élèveraient à . Il est incorporé au régolithe ou enfoui en faible profondeur de la surface. Lorsqu'on sait que permettraient de satisfaire les besoins énergétiques des États-Unis et de l'Union européenne pendant une année, que cette énergie permettrait aux Terriens de combler leurs besoins en énergie pour des siècles, cela incite les enthousiastes à y voir un moteur puissant à son exploitation. En effet, le coût d'exploitation d'une tonne d’hélium 3 serait de l'ordre de 1,5 milliard de dollars (2005), alors que la même quantité d'énergie en équivalent pétrole coûte 10 milliards de dollars Cependant, la concentration en hélium 3 de la Lune est infime, de l'ordre d'une tonne pour cent millions de tonnes de régolithe. La technologie permettant d'exploiter cette ressource est encore balbutiante. Utilisation en géochimie isotopique. L’hélium 3 a été piégé dans la planète lors de sa formation. Mais de l’hélium 3 est aussi ajouté aux réserves terrestres par la poussière de météorites, principalement collectée à la surface des océans. Toutefois, He est dégazé des sédiments océaniques durant la subduction, ainsi l’apport cosmogénique de He n’affecte pas les concentrations du manteau. L’hélium 3 est aussi produit par bombardement des rayons cosmiques et par les réactions de spallation du lithium qui se produisent dans la croûte. La spallation du lithium est le procédé par lequel un neutron de haute énergie bombarde un noyau d'atome de lithium, créant un He et un He. Mais ceci demanderait des quantités significatives de lithium pour affecter le rapport He/He. C’est ainsi que si l’He était produit en quantité par l’industrie humaine, la séparation isotopique donnerait des quantités trop faibles de produit par rapport à la masse traitée. Tout l’hélium dégazé finit par se perdre dans l’espace, car dans l'exosphère, ses atomes (et ions) ont des vitesses moyennes non négligeables devant la vitesse d'évasion de la Terre. Par conséquent, l’hypothèse que les volumes et rapports de l’hélium dans l’atmosphère terrestre sont restés globalement stables est inexacte : l’hélium atmosphérique est de plus en plus pauvre en He, car il s’épuise peu à peu, alors que l’He est sans cesse produit par radioactivité même si c’est à un rythme en ralentissement. On a observé que l’hélium 3 est présent dans les émissions volcaniques et les échantillons de roches de dorsales océaniques. L’hélium 3 est présent dans la croûte terrestre depuis sa formation. Il est associé au manteau et est considéré comme un marqueur de provenance de sources profondes. Du fait de similitudes à la chimie magmatique de l’hélium et du carbone, le dégazage de l’hélium demande la perte de composants volatils (eau, ) du manteau, ce qui se produit à des profondeurs de moins de . Cependant, He est transporté à la surface principalement piégé dans des cristaux d’inclusions fluides. L’hélium 4 est produit par la désintégration d'éléments radioactifs comme l’uranium (émission alpha), on dit qu’il est radiogénique. La croûte continentale est enrichie en ces éléments par rapport au manteau et par conséquent, plus d’hélium 4 est produit dans la croûte que dans le manteau. Le rapport (R) de He sur He est souvent utilisé pour représenter la teneur en He. On peut comparer R avec le rapport actuel de l’atmosphère (Ra). On mesure les valeurs moyennes suivantes de R/Ra : On utilise le rapport He/He en géochimie isotopique pour dater des eaux souterraines, estimer leurs flux, pister la pollution des eaux et avoir un aperçu des processus hydrothermaux en géologie des roches ignées et des dépôts de minerais. On l’utilise aussi pour apporter des appuis à la théorie des panaches.
Béatrix Beck Béatrix Beck est une écrivaine française d'origine belge, née le à Villars-sur-Ollon (Suisse), naturalisée française en 1955 et morte le à Saint-Clair-sur-Epte. Elle est notamment lauréate du prix Goncourt en 1952 pour son roman "Léon Morin, prêtre", puis en 1979, du prix du Livre Inter avec "La Décharge". Biographie. Béatrix Beck naît en Suisse, le , de Christian Beck, poète belge d'origine mi-lettone mi-italienne, et d'une mère irlandaise. Elle grandit en France, où elle obtient une licence en droit. Elle devient communiste. En 1936, elle se marie avec un étudiant juif apatride, Naum Szapiro. Le couple a une fille prénommée Bernadette et, la même année, la mère de Béatrix se suicide. En , Naum devient soldat sous le drapeau français, puis disparaît au début de la guerre vers 1940. Orpheline, veuve, et mère d'une enfant, elle déniche de petits boulots pour gagner sa vie, dont celui de poser comme modèle dans une école de dessin. En 1948, elle publie son premier roman, "Barny", à la suite duquel André Gide l'engage comme sa dernière secrétaire, lui qui avait connu et publié son père. Gide, qui l'encourage à parler de sa vie (le suicide de sa mère, la guerre, la pauvreté) meurt en 1951, mais grâce à "Une mort irrégulière" (1950), qui revient sur la mort de Naum, et surtout "Léon Morin, prêtre" (1952), qui décroche le prix prix Goncourt, elle peut s'acheter un appartement, qui se trouve être dans le même immeuble que celui de Sartre. Après de longs démêlés avec l'administration et l'aide de son ami Roger Nimier, elle est naturalisée française le . Suivent encore quelques romans. Béatrix Beck écrit pour "Elle", "l'Express" et "La Revue de Paris". En 1959, elle démissionne du jury du prix Femina considérant que le livre primé "La Porte retombée", de Louise Bellocq, « est non seulement un mauvais roman, mais un livre antisémitique. ». Elle part ensuite pour les États-Unis en 1966, où elle est professeuse à l'Université de Californie à Berkeley. Elle enseigne aussi au Québec, à l'Université Laval et à l'Université de Sherbrooke, ainsi qu'en Ontario, à l'Université Laurentienne. Ce n'est que de retour en France, en 1977, qu'elle se remet à publier des romans après 10 ans de pause, entre autres "Noli", sur la vie universitaire au Canada. Sans identifier le froid pays où se situe l'action, Beck parle de son amour impossible pour Jeanne Lapointe, professeuse de littérature à l'Université Laval, et, toujours en employant des pseudonymes, elle évoque la relation sentimentale tumultueuse que semble entretenir Lapointe avec la romancière Anne Hébert. Elle raconte la jalousie et l'amertume que suscite cette situation. Mais c'est avec "La Décharge", couronnée du prix du Livre Inter, qu'elle gagne, en 1979, une nouvelle renommée. En 2000, elle dédie son dernier livre, "La Petite Italie", à sa fille, Bernadette Szapiro, née le et morte un an plus tôt, en 1999, peintresse et autrice de "La Première Ligne" (Calmann-Lévy, 1981), un récit consacré à son père Naum Szapiro. Sa fille Bernadette a été un temps la compagne de l'écrivain français Jean-Edern Hallier avec qui elle a eu une fille : Béatrice Szapiro, née le , devenue ensuite écrivaine. En 2006 et 2009, une adaptation pour le théâtre d'un choix de ses textes par Virginie Lacroix (sous le titre "L'Épouvante, l'émerveillement") est montée par la compagnie Hybride avec une scénographie de Sellig Nossam. En 1997, le Grand prix de Littérature de l'Académie française lui est décerné pour l'ensemble de son œuvre. Souffrant de la maladie de Parkinson, Béatrix Beck passe la fin de sa vie dans une maison de retraite à Saint-Clair-sur-Epte où elle meurt en 2008.
Cyril Atanassoff Cyril Atanassoff est un danseur français d'origine bulgare né à Puteaux le . Parcours. Il entre en 1953 à l'École de danse de l'Opéra national de Paris, est engagé dans le corps de ballet de l'Opéra en 1957, avec le grade de «deuxième quadrille»; il saute la classe de «premier quadrille» et se retrouve coryphée puis devient «petit sujet» en 1959, et «grand sujet» en 1960. Pendant son service militaire (1961-1963), il passe son examen de ballet en 1961 et devient premier danseur en 1962. Il est nommé danseur étoile en 1964. Parmi ses professeurs, on citera Roger Ritz (qui l'a fait débuter, à l'âge de 10 ans), Serge Peretti, Victor Gsovski, Harald Lander, Fernando Alonso, Asaf Messerer, Ninel Kurgapkina et Gilbert Mayer. Il danse immédiatement les grands rôles du répertoire déjà à l'affiche, comme le prince Albert de "Giselle" ou le prince Siegfried du "Lac des cygnes" dans la version de Wladimir Bourmeister d'après Marius Petipa et Lev Ivanov, "Suite en Blanc" et le jeune homme des "Mirages" de Serge Lifar, le "Palais de Cristal" de George Balanchine, "Études" d'Harald Lander... À ses débuts, il crée des ballets de Peter Van Dijk, Michel Descombey, George Skibine et s'affirme dans "La Damnation de Faust" créée pour lui par Maurice Béjart (1964). Il participe à la création parisienne de ballets de George Balanchine ("Concerto Barocco") ou de Maurice Béjart ("Le Sacre du printemps"), un des rôles qu'il a le plus marqué de sa personnalité. Il crée le rôle de Frollo dans "Notre-Dame de Paris" (1965) de Roland Petit auquel il succédera dans celui de Quasimodo qui deviendra un de ses plus grands rôles. Aussi à l'aise dans le ballet romantique ou classique, il assure la première représentation de la version scénique de "La Sylphide" de Filippo Taglioni remontée en 1972 par Pierre Lacotte pour la télévision française, puis la première version intégrale à l'Opéra de "La Belle au bois dormant" dans la chorégraphie d'Alicia Alonso d'après Marius Petipa (1974). En 1983, il sera un impressionnant Abderam dans la version de "Raymonda" de Rudolf Noureev. Il est un formidable "Ivan le Terrible" (1976) dans le ballet éponyme de Youri Grigorovitch, d'après le film de Sergueï Eisenstein. En 1979, il crée Orion dans le ballet "Sylvia" remonté par Lycette Darsonval d'après Serge Lifar. Acteur de caractère également, il s'adapte avec aisance au rôle désopilant de Zeus dans le "Pas de Dieux" de Gene Kelly. Ses partenaires principales sont Yvette Chauviré, Claude Bessy, Jacqueline Rayet, Claire Motte, Nanon Thibon, Noëlla Pontois, Wilfride Piollet, Claude de Vulpian, Dominique Khalfouni et plus tard Élisabeth Platel, Monique Loudières, Sylvie Guilhem et Marie-Claude Pietragalla. Il a également eu le privilège de danser avec des danseuses des plus grands ballets internationaux: Alicia Alonso, , , Nina Vyroubova, Katia Maximova, Monique Arabian. Il prend sa retraite à l'âge légal de 45 ans (1986), mais reviendra encore plusieurs fois sur la scène de l'Opéra de Paris en qualité d'invité. Après avoir enseigné la danse classique au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, ainsi que pour le Corps de ballet de l'Opéra, il prend sa retraite mais se tient toujours prêt à partager son expérience. Il est interprète du spectacle "Cartel" de Michel Schweizer en 2013, aux côtés de Jean Guizerix et Dalila Khatir, mais ne participera pas aux représentations s’étant blessé.
Béatrice Beck
Shameless (série télévisée, 2004) (aussi renommée "Shameless: Very Important Punk" pendant la diffusion française) est une série télévisée britannique en 139 épisodes de 50 minutes créée par Paul Abbott, auteur et producteur exécutif, qui s’est inspiré de sa propre vie, diffusée entre le et le sur Channel 4 en Grande-Bretagne, où elle connaît un grand succès, et a remporté de nombreux prix. En France, elle est diffusée depuis le sur Europe 2 TV. La série aborde avec un certain humour des sujets sérieux comme l’alcoolisme, la drogue, l’homosexualité, le vol, dans les classes populaires et les classes moyennes anglaises. Elle évite tout jugement ou parti pris, et chaque personnage n’est jamais tout blanc ou tout noir, aussi bien les policiers que les délinquants. Synopsis. raconte les vicissitudes de la vie à Chatsworth, un quartier populaire dans la banlieue de Manchester, et plus particulièrement la vie de la famille de Frank Gallagher, le personnage central, chômeur et ivrogne invétéré, accessoirement consommateur d’ecstasy, à peine attentif à ses six enfants, qu’il a eus ou élevés avec Monica (par ordre décroissant) : Fiona (épisodes 1.1 à 2.10), Lips ou Phillip (1.1 à 5.1), Ian (1.1 à 6.5), Carl, Debbie et Liam. Un septième enfant, Stella, naît à la fin de la saison 5. La famille vit des allocations familiales, de petits boulots, et profite de quelques « opportunités ». Au fil des saisons, plusieurs personnages gravitent autour de la famille Gallagher, tels Steve (épisodes 1.1 à 2.10) voleur de voitures de luxe au grand cœur, petit ami de Fiona ; Kev et Veronica (épisodes 1.1 à 4.1), voisins des Gallagher ; Kash, propriétaire pakistanais de l’épicerie du quartier et son épouse Yvonne ; Sheila (épisodes 1.1 à 4.3), agoraphobe, amante de Frank ; Tony, Stan puis Carrie, les policiers du quartier. La famille Maguire s’impose progressivement. Patrick et Mimi sont les parents notoirement connus pour trafics de drogue et autres. Ils ont cinq enfants. Mandy est la petite amie de Lip Gallagher, mais leur relation est houleuse. Shane est déterminé à prouver sa bravoure. Mickey cache à son père son homosexualité. Sorti de 10 ans de prison, Jamie se range et s’attache à Karen, la fille de Sheila. Un autre fils, Fergal, est assassiné. Le Jockey est le pub du quartier, où tous les protagonistes se retrouvent au moins une fois au cours de l’épisode. Il est d’abord tenu par Jess, qui emploie Kev et Karen, puis par Jamie et Karen. Épisodes. Sixième saison (2009). La sixième saison contient seize épisodes, diffusée de janvier à . Septième saison (2010). La contient seize épisodes, Diffusée du au pour la Grande-Bretagne. Huitième saison (2011). Composée de 22 épisodes, cette est diffusée au Royaume-uni en deux parties : 13 épisodes de janvier à mars, puis les 9 épisodes restants d'août à octobre. Neuvième saison (2012). Initialement composée de 22 épisodes, elle a été réduite à 11 épisodes diffusée de janvier à , alors que les 11 autres devenant la dixième saison. Dixième saison (2012). Initialement composée de 11 épisodes ou la deuxième partie de la neuvième saison, elle a été réduite à 10 épisodes, diffusée de septembre à . Onzième saison (2013). La onzième et dernière saison est composée de 14 épisodes, diffusée de février à . Dans d'autres pays. HBO a développé une version américaine de "Shameless" en s'associant avec le producteur John Wells. En , le projet est déménagé sur , et le pilote a été tourné en . Après avoir commandé une saison, la série a débuté le . "Besstydniki" ("Shameless" en anglais) est une adaptation russe de 24 épisodes. Elle a été diffusée sur la chaine NTV du au . "Bizim Hikaye" ("Our Story" en anglais), est une adaptation turque de 70 épisodes. Elle a été diffusée sur la chaine FOX du au .
Jean-Pierre Aumer Jean-Pierre Aumer est un danseur et maître de ballet français né à Strasbourg le et mort à Saint-Martin-du-Bosc le . Formé à l'école du Ballet de l'Opéra de Paris, il rejoint Jean Dauberval à Bordeaux, puis revient à l'Opéra en 1801. Confronté au tout-puissant maître de ballet Pierre Gardel, Aumer choisit le théâtre de la Porte-Saint-Martin, pour lequel il composera la plupart de ses ballets. Face à la concurrence implacable que lui mène Gardel, Aumer quitte la France et est engagé à la cour de Cassel (1808-1814), puis à Vienne (1814-1820). En 1821, il revient à Paris et succède finalement à Louis Milon comme second maître de ballet (1826-1830). Grâce à ses expériences à l'étranger, il renouvelle profondément le répertoire français qu'il inscrit définitivement dans le romantisme, comme son chef-d'œuvre "Manon Lescaut" (1830). Son répertoire fait les beaux jours de l'Opéra de Paris jusqu'à l'arrivée du directeur Louis Véron en 1831. Il se retire dans l'Eure à Saint-Martin-du-Bosc. Sa fille Sophie-Julie avait épousé en 1826 le danseur Étienne Leblond.
Pietro Castelli Pietro Castelli, né v. 1570 à Rome et mort en 1661 à Messine, parfois connu comme Tobia Aldini, est un médecin et un naturaliste italien. Biographie. Pietro Castelli étudie auprès de Andrea Cesalpino (1519-1603) et exerce la médecine à Rome. Il se retire à Messine où il dirige le jardin botanique de la ville. Grand érudit, il est l’auteur de très nombreux ouvrages sur la médecine, la chimie ou la botanique. Un certain nombre de ses travaux ont été publiés sous le pseudonyme « Tobia Aldini » ("Tobias Aldinus").
Castelli Castelli (mot italien qui signifie "châteaux") est un nom de famille et un nom de lieu. Castelli (au singulier castello et en français « châteaux ») est le nom donné aux communes du territoire de Saint-Marin. Il peut aussi désigner :
Deutschlandlied ("Le Chant de l'Allemagne") ou ("Le Chant des Allemands") est un chant dont le troisième couplet a été l'hymne national de l'Allemagne de l'Ouest, avant de devenir depuis 1990 celui de l'Allemagne réunifiée. Les paroles en ont été composées par l'écrivain August Heinrich Hoffmann von Fallersleben en 1841 sur l'île de Heligoland, sur la partition du deuxième mouvement du quatuor à cordes opus 76 de Joseph Haydn datant de 1797. Les trois couplets ont constitué l'hymne national de la république de Weimar de 1922 à 1933. Seul le premier couplet était chanté sous l'Allemagne nazie. Historique. Origine. La mélodie pourrait être d'origine croate : les premières mesures sont assez similaires au début du chant populaire de Croatie "Jutro Rano Ja Se Stanem". Elle a été adaptée par le compositeur autrichien Joseph Haydn en 1797 comme chant d'anniversaire pour l'empereur François II du Saint-Empire. Le titre est alors (), fondé sur le modèle de "Dieu sauve le Roi/la Reine" ou "God save the Queen/the King". Lorsque François II devient en 1804 l'empereur François d'Autriche, le chant est adopté comme hymne impérial de l'Empire autrichien avec les paroles (). Il est le plus souvent connu aujourd'hui comme "Chant des Allemands" dans sa version de 1841, surtout pour la première ligne de son premier couplet, . Cependant, le troisième couplet a été défini en 1952 comme l'hymne national allemand par un échange de courriers entre le chancelier Konrad Adenauer et le président fédéral Theodor Heuss. Le. Le marque un tournant décisif dans l'histoire de l'Europe à travers le développement de l'industrialisation, l'éclosion des nationalismes et l'aspiration des peuples à plus de liberté. Sur les cendres du Saint-Empire romain germanique aboli par Napoléon en 1804, l'Allemagne est divisée. Son territoire est morcelé en une multitude d'États rivaux, royaumes et principautés jaloux de leurs privilèges. Les Allemands, vaincus puis vainqueurs en 1815, ont été humiliés par la domination française. Afin de retrouver une unité et une fierté, les penseurs germaniques mettent alors en avant la seule chose susceptible à leurs yeux de pouvoir réunir à nouveau tous les Allemands, la culture. L'exaltation du rôle historique de l'espace germanique et de ses valeurs « traditionnelles » se fond dans le mouvement nationaliste naissant. Dans les rues et sur le papier on se bat pour l'unité et la liberté de la patrie allemande (). Le professeur August Heinrich Hoffmann von Fallersleben participe à ce mouvement, mais il est exilé par le royaume de Prusse conservateur qui juge ses idées politiques dangereuses. C'est durant cette période, en 1841, qu'il compose le "Deutschlandlied", pour exprimer son désir d'une Allemagne forte et unie, mais aussi plus libérale. Les mots doivent dans ce contexte être compris comme un appel aux souverains allemands à mettre de côté leurs querelles et à concentrer leurs efforts sur l'unification de l'Allemagne. En allemand standard, « ' » signifie « par-dessus tout » dans le sens de priorité et non de primauté ou supériorité, ce qui serait « ' ». De plus, à l'époque de Fallersleben, ce texte avait une connotation politique libérale, car l'aspiration à une Allemagne unie allait souvent de pair avec la réclamation de plus de libertés, comme la liberté d'expression, la liberté de la presse et autres Droits de l'homme. Ainsi, les frontières de la « patrie allemande » que décrivent le premier couplet ne doivent nullement être considérées comme frontières politiques, mais marquent les limites de la langue et de la civilisation allemandes de l'époque. Cependant la volonté des nationalistes originels de réunir dans un même État tous les citoyens allemands (de culture allemande) fournira un modèle et un objectif aux pangermanistes du siècle suivant, le Großdeutschland. Trente ans plus tard, en 1871, le chancelier Bismarck réalise le rêve d'unification allemande sous l'égide autoritaire de la Prusse et crée le Reich. Les nécessités de la Realpolitik ont exclu de facto l'Autriche du nouvel État. La République de Weimar (1919-1933). À la suite de la défaite allemande clôturant la Première Guerre mondiale, un nouveau régime plus démocratique succède à l'Empire. La République de Weimar, d'orientation sociale et libérale, fait l'expérience de la démocratie et accorde de nouveaux droits politiques et sociaux, accomplissant enfin le double souhait de Fallersleben. Les trois couplets du "Deutschlandlied" deviennent l'hymne national officiel en 1922. Cependant, le traité de Versailles a laissé un goût amer chez les vaincus. Dans les années suivantes se développe un sentiment d'injustice qui se transforme rapidement en désir de revanche, renforcé par la crise économique des années 1930. Le premier couplet est alors récupéré et utilisé par des partis nationalistes tel que le NSDAP et réajusté pour s'accorder avec leurs idéologies. Le Troisième Reich (1933-1945). Ainsi est réinterprété par les nationaux-socialistes comme « L'Allemagne doit dominer le monde », et l'idée d'une patrie unifiée pour tous les Allemands devient un dogme (). L'idéologie nazie se réapproprie les aspirations pangermanistes dans leur forme la plus extrême pour justifier sa politique expansionniste et ses actes criminels. Sous le régime nazi, à l'occasion des cérémonies officielles, le premier couplet du "Deutschlandlied" est joué avant le Horst-Wessel-Lied, hymne du parti nazi. La nation divisée (1945-1991). Après la chute du Reich, l'Allemagne est occupée par les puissances alliées et n'existe plus en tant qu'État. Soviétiques à l'est et Occidentaux à l'ouest se partagent et occupent ses dépouilles. Les symboles nationaux allemands, hymne et drapeau, sont retirés. Pourtant les impératifs géopolitiques nés de la Guerre froide reprennent bientôt le dessus. L'affrontement Est-Ouest exige que les Allemands reprennent leur destin en main et assurent eux-mêmes leur défense. En 1949 est créée la RFA en zone occidentale, puis la RDA en zone soviétique, selon deux modèles diamétralement opposés. La question de la dénazification se pose alors avec une acuité particulière. En Allemagne de l'Ouest, alors que se reconstruit une nouvelle nation démocratique, toutes les connotations pangermanistes qui collent désormais au "Deutschlandlied" interdisent de continuer à utiliser les couplets nationalistes de l'ancien hymne. L'évocation de frontières orientales qui ne sont plus de fait celles de l'Allemagne peut aussi faire apparaître la première strophe comme revanchiste et cela même si la ligne Oder Neisse ne deviendra la frontière officielle de l'Allemagne qu'en 1989. Les territoires orientaux étant seulement sous administration provisoire polonaise et russe. Mais le chant conserve une grande valeur symbolique aux yeux de la population. Il est chanté officiellement en avril 1950, à Berlin, à l'initiative du chancelier Konrad Adenauer. Ce sujet sensible est à la source de disputes entre le chancelier fédéral Konrad Adenauer, conservateur et fidèle aux traditions, et le président fédéral Theodor Heuss, démocrate qui préfèrerait tirer un trait sur les éléments honteux du passé. On décide finalement de garder le chant comme hymne national, mais épuré de ses accents guerriers et références territoriales. Pour les occasions officielles il est donc réduit à son troisième couplet. L'ordre est confirmé par Theodor Heuss le 6 mai 1952. La dernière fois que la première strophe est chantée lors d'un événement officiel est à la suite de la victoire allemande pendant la finale de la coupe du monde de football de 1954 à Berne, par le public. En Allemagne de l'Est, pour des raisons naturelles d'incompatibilité idéologique, le "Deutschlandlied" ne peut être repris. Les communistes est-allemands choisissent comme hymne national "Auferstanden aus Ruinen" de Johannes R. Becher et Hanns Eisler, dont le message est plus conforme à l'esprit soviétique. Depuis la réunification (1991 à nos jours). Après la chute du mur de Berlin en 1989 et la réunification allemande en 1990, le troisième couplet, porteur de valeurs démocratiques modernes comme le respect du Droit, de la Liberté, ou la recherche du bonheur, est adopté comme hymne national de toute l'Allemagne. Il est confirmé le 19 août 1991 par une lettre du président Richard von Weizsäcker au chancelier Helmut Kohl. Les deux premiers ne sont pas interdits "stricto sensu", mais ils ne sont jamais prononcés lors des événements officiels. Chanter ou utiliser le premier couplet est généralement perçu comme l'expression de vues politiques très à droite, voire ouvertement néo-nazies. Pour éviter toute confusion préjudiciable, les paroles sont rarement chantées. Hors d'Allemagne, cette distinction est moins connue et provoque régulièrement des incidents diplomatiques et des discussions. Ainsi, lors de l'Euro 2008, la chaîne suisse SF sous-titre avec les paroles de l'hymne traditionnel (, et ) pendant l'hymne allemand ( uniquement), lors du match Autriche-Allemagne. regrette SF. En 2011, les organisateurs des championnats du monde de canoë-kayak diffusent l'intégralité du chant après le titre d'Anne Knorr et Debora Niche. Lors de la Fed Cup de 2017 à Hawaï, cette version de l'hymne a été jouée au début de la rencontre Allemagne-USA. En dehors du monde sportif, le chanteur Pete Doherty provoque un scandale en entonnant « Deutschland, Deutschland über alles » lors d'un concert organisé à Munich. Hué par le public, il se fait expulser de la scène, avant de s'excuser le jour même. Cette réaction fait douter du réalisme d'une scène de la série télévisée "Pan Am" ; dans l'épisode 3, , diffusé pour la première fois en 2011, l'hôtesse de l'air française Colette Valois chante le fameux premier couplet lors d'une réception à Berlin-Ouest en 1963 sans provoquer de scandale. Dans le monde diplomatique, l'erreur passe encore moins bien. Le programme officiel des cérémonies du 11 novembre 2009 à Paris – dont l'invitée d'honneur est Angela Merkel – mentionnait « l’hymne allemand : « Deutschland über alles » ». Le ministère de la Défense doit reconnaître l'erreur, qui est corrigée dans le programme final. L'année suivante, le président chilien Sebastian Piñera, écrit dans le livre d’or de la présidence allemande un texte en anglais puis la phrase en allemand « Deutschland über alles » sous les yeux du président allemand Christian Wulff. Il s’en excuse ensuite, déclarant ne pas être au courant de la signification historique que revêtait cette phrase en Allemagne. Paroles. Seul le troisième couplet du chant constitue l'actuel hymne national allemand. Mélodie. <score> \relative c' f4 g f8[ d] bes4 | as' g f8[ d] bes4 | bes' as g4. g8 | a4 a8[ bes] bes2 | \repeat volta 2 { es4. d8 d[ c] bes4 | c4. bes8 bes[ as] g4 | \addlyrics { für das deut -- sche Va -- ter -- land! \new Lyrics Ei -- nig -- keit und Recht und Frei -- heit sind des Glü -- ckes Un -- ter -- pfand. Blüh im Glan -- ze die -- ses Glü -- ckes, blü -- he, deut -- sches Va -- ter -- land! }</score>
André Schwarz-Bart André Schwarz-Bart (1928-2006) est un auteur français. Il est lauréat du prix Goncourt 1959 pour le roman "Le Dernier des Justes". Biographie. "Abraham Szwarcbart", alias André Schwarz-Bart, naît à Metz, en Moselle, le . Issu d’un milieu modeste, sa langue maternelle est le yiddish. Il passe douze années de son enfance dans le quartier du Pontiffroy à Metz, où l’on parle cette langue à l’époque. La famille Schwarz-Bart vit à Metz de l'année 1924 au mois d'. Elle habite notamment au 23 (rue) En-Jurue, de 1926 à 1932, où naît André. Celui-ci a six frères, Jacques né le 1 octobre 1926 à Metz, Léon, Félix, Maurice, Armand, Bernard, né le 14 février 1942 à Angoulême. et une sœur, Marthe. Son père, Uszer Szwarcbart, né le 14 juin 1900 à Łęczyca en Pologne centrale, avait commencé des études pour être rabbin, avant d'exercer le métier de marchand forain vendant des bas et des chaussettes (sur les marchés de la région messine ou au porte-à-porte). Sa mère, Louise Szwarcbart (née Lubinski) est née le 28 février 1902 à Zurich en Suisse. La Seconde Guerre mondiale interrompt précocement les études du jeune André. Sa langue maternelle étant le yiddish, c'est dans la rue et à l'école communale Taison, puis à celle de la rue Chambière, qu'il apprend le français. Sa famille quitte Metz peu avant l'annexion de la Moselle par l'Allemagne nazie. En 1941 la famille trouve refuge à Oléron puis à Angoulême. Son père, Uszer Szwarcbart (42 ans) est déporté par le convoi , en date du 20 juillet 1942 d'Angers vers Auschwitz. Sa mère, Louise Szwarcbart (40 ans), est déportée par le convoi , en date du 11 février 1943 avec son fils d'un an, de Drancy vers Auschwitz. Son frère Bernard Szwarcbart (moins d'1 an) est également déporté par le convoi . Ils ne reviendront pas. André Schwarz-Bart s’engage dans la Résistance, est arrêté et torturé à Limoges en 1944. À la fin de la guerre, sa bourse de résistant lui permet d’entreprendre des études à la Sorbonne. Il découvre "Crime et Châtiment" de Dostoïevski qui lui révèle une interrogation majeure : celle de l’homme déchiré entre la présence du mal et la recherche de Dieu, clé de voûte philosophique du "Dernier des Justes". À l’université, il publie ses premiers écrits en 1953 dans la revue des étudiants juifs, "Kadimah". Dès cette époque, il a comme projet de raconter la destruction des juifs d’Europe, événement qui est à l’époque décrit par beaucoup comme « le massacre d’un troupeau de moutons qui se seraient laissés conduire à l’abattoir ». Il veut faire comprendre que l’héroïsme des combattants du ghetto de Varsovie et des soldats juifs de Palestine n’est pas supérieur à l’héroïsme spirituel des générations de juifs qui avaient subi des persécutions. "Le Dernier des Justes", un roman majeur. En , il publie dans La revue du "FSJU", des extraits d’un futur roman nommé "La Biographie d’Ernie Lévy". Il y montre la dignité d’un peuple sans terre, qui, soumis à l’oppression et à la persécution, refuse d’adopter les armes et la violence de ses bourreaux. Soucieux de ne pas heurter le lecteur, il écrit en guise d’avertissement : « [… Je n’ai pas cherché [mon] héros parmi les révoltés du ghetto de Varsovie, ni parmi les résistants qui furent, eux aussi, la terrible exception. Je l’ai préféré désarmé de cœur, se gardant naïf devant le mal, et tel que furent nos lointains ascendants. Ce type de héros n’est pas spectaculaire. On le conteste volontiers aujourd’hui au nom d’une humanité plus martiale… On voudrait que mille ans d’histoire juive ne soit que la chronique dérisoire des victimes et de leurs bourreaux… je désire montrer un Juif de la vieille race, désarmé et sans haine, et qui pourtant soit homme, véritablement, selon une tradition aujourd’hui presque éteinte. ». André Schwarz-Bart travaille encore longtemps son texte et ne l’apporte à un éditeur qu’à sa cinquième version. Il est alors publié au Seuil à l’automne 1959 sous le titre "Le Dernier des Justes". Schwarz-Bart imagine l’histoire de la famille Lévy qui a reçu héréditairement l’étrange privilège de susciter à chaque génération un Juste ou "Lamed-vav" ("Lamed-waf" en yiddish). Le premier de ces "Lamed-waf" serait "Yom Tov Lévy" de York, mort en martyr le lors d’un massacre suscité par un évêque anglais ; le dernier, "Ernie Lévy", déporté à Drancy puis à Auschwitz, disparaît dans un four crématoire après avoir raconté des histoires consolantes aux enfants dans le wagon plombé. Chaque épisode vient de l’histoire juive. Pour son héros, Schwarz-Bart a été inspiré par un ami rencontré pendant la guerre et qu'il a beaucoup estimé, Ernie Levy. Marqué par sa personnalité, l'écrivain a utilisé son nom pour son héros (mais pas l'histoire de sa famille). Ernie, le vrai est né en 1917 à Nordhausen en Allemagne, et en 1933 il a fui avec sa mère vers la France, où il est resté. Il a vécu d'abord à Strasbourg, à Limoges pendant la guerre, puis en région parisienne ou il a fondé une famille. L’écrivain juif Arnold Mandel écrit dans la revue "L’Arche" : « C’est un livre marquant dans les annales de la production romanesque, et plus particulièrement dans le si friable domaine de la littérature juive française. Schwarz-Bart ne se contente pas d’avoir du “talent”. Il a profondément le sens du tragique éternel et actuel du destin juif… [Son livre] est une chronique et un midrash de la geste d’Israël aux calendes de Drancy, et encore une eschatologie, une annonciation de ce qui vient de se produire, et que les gens ne comprennent pas en sorte qu’il est besoin de prophètes poètes. » Elie Wiesel parle, lui, d'« un livre majeur » pour les générations futures. Le roman est un succès public immense qui est récompensé par le prix Goncourt. Il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Le jeune auteur passe aux émissions de la télévision naissante: "Lectures pour tous" et Cinq colonnes à la une bouleversant les spectateurs par ses propos. À l’époque, l’historien de la littérature Pierre de Boisdeffre annonçait : « Le dernier des Justes pourrait bien être le plus grand roman français paru depuis "La Peste" d’Albert Camus. » Le livre suscite cependant des polémiques. Certains chrétiens voient dans "Le Dernier des Justes" un roman christique dont le Christ aurait été absent. Des sionistes et des associations d’anciens combattants critiquent le roman, parce qu'il ne comporte pas de héros résistants et combattants par suite d'un supposé parti-pris de Schwarz-Bart de valoriser la non-violence des communautés de la diaspora. Schwarz-Bart est profondément blessé par les procès qu’on lui fait, stupéfait aussi par les attaques de critiques juifs. Il part se réfugier au Sénégal, le plus loin possible des salons littéraires. Un écrivain désabusé. En 1961, André Schwarz-Bart épouse Simone Brumant, une étudiante guadeloupéenne de dix ans sa cadette, rencontrée en 1956. Il travaille à un cycle romanesque devant couvrir sept volumes qu’il a prévu d'intituler "La Mulâtresse Solitude". En 1967, le premier tome de ce cycle sort : il s'agit du roman "Un plat de porc aux bananes vertes" — cosigné avec son épouse Simone Schwarz-Bart — qui ne rencontre pas un grand succès. Frederick Ivor Case, écrivain lui-même déclare : « La "Mulâtresse Solitude" aurait dû être écrit par un Antillais. » Certains critiques insinuent que le roman cosigné serait l’œuvre exclusive de l’Antillaise Simone Schwarz-Bart, mais que l’« homme blanc » se serait approprié son récit. Le , l’État d’Israël lui décerne le Prix de Jérusalem pour la liberté de l’Homme dans la société. Le jury justifie ainsi son choix: « Au nom de tous les hommes en proie à l’exclusion, au mépris, aux tortures du corps et de l’esprit, s’élève la voix dure, indignée, mais aussi pleine de compassion et d’humour triste, du romancier du "Dernier des Justes" et de "La mulâtresse Solitude." » En 1972, il publie — sous son seul nom — un roman intitulé "La Mulâtresse Solitude", comme le cycle dont il fait partie, mais qui ne rencontre aucun succès. André Schwarz-Bart prend alors la décision de ne plus publier et de quitter l’Europe pour s’installer en Guadeloupe notamment à la Maison La Souvenance. Pour lui, la Shoah et l’esclavage antillais sont deux tragédies qui ne s’excluent pas mutuellement. Avec d’autres auteurs noirs, Schwarz-Bart rapproche les deux tragédies et leurs mémoires respectives. Mais la critique a du mal à le voir comme un écrivain antillais et l'attaque violemment. Schwarz-Bart reste toute sa vie fidèle à l’idéal sioniste. Il manifeste son soutien à Israël en venant partager le destin des habitants du pays durant les mois de mai et de , puis durant la guerre de Kippour. Il a pourtant voulu toute sa vie rester un juif de la diaspora, un juif en exil. En , André Schwarz-Bart est promu au grade d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres. André Schwarz-Bart s'éteint le , à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. À sa demande, il est incinéré et ses cendres sont dispersées. Il est le père de Bernard Schwarz-Bart et de Jacques Schwarz-Bart, ce dernier étant saxophoniste de jazz. Hommage posthume. Le mémorial de Yad Vashem a choisi, pour clore son circuit sur les camps de concentration, le "Kaddish" qui termine "Le Dernier des Justes" : Ce "Kaddish" est aujourd’hui inscrit en lettres géantes sur un mur du nouveau mémorial inauguré en 2005. Les écoliers guadeloupéens jouent par ailleurs chaque année une pièce adaptée de "La Mulâtresse Solitude".
Jean Babilée Jean Babilée est un danseur, chorégraphe et acteur français né le dans le et mort le dans le . Biographie. Jean Gutmann, est formé à l'École de danse de l'Opéra de Paris de 1936 à 1940. Il débute aux Ballets de Cannes en 1940, travaille à l’Opéra de Paris comme second quadrille tout en prenant des cours particuliers avec Victor Gsovsky. Les lois adoptées par le gouvernement de Vichy sous l'occupation nazie l'incitent à prendre pour pseudonyme le nom de sa mère : Babilée. Mais quelqu'un ayant écrit le mot « juif » sur le miroir de sa loge, un policier lui conseille de quitter la capitale. Il entre alors dans la Résistance et se bat en Touraine. Il intègre à la Libération les Ballets des Champs-Élysées dirigés par Roland Petit et Janine Charrat, où il se révèle rapidement comme l'un des plus grands danseurs de sa génération. Il y crée notamment en 1946 "Le Jeune Homme et la Mort", sur une chorégraphie de Roland Petit, aux côtés de la danseuse Nathalie Philippart, avec laquelle il aura une fille, Isabelle. Il chorégraphie lui-même plusieurs ballets avant de quitter la troupe en 1949. Il fonde en 1956 sa propre compagnie, tout en continuant à se produire sur scène, à l'Opéra de Paris et à la Scala de Milan. Il apparaît régulièrement au théâtre et au cinéma à partir des années 1960, sans pour autant renoncer à la danse. Il crée "Le Temps partagé" en 1973 pour l'ORTF, ballet dont la chorégraphie et la musique ont été calculés par ordinateur par Pierre Barbaud. Directeur artistique du Ballet du Rhin le temps d'une saison, en 1972, il danse entre autres pour Maurice Béjart "Life" de 1979 à 1985 et reprend son ballet-fétiche (interprété plus de 200 fois), "Le Jeune Homme et la Mort", en 1983 au théâtre du Châtelet. En 1987, il retrouve sa partenaire des débuts, Janine Charrat, pour un spectacle au Centre Georges-Pompidou : "Inventaire" d'Alain Germain. Il se remarie en 2000 avec Zapo, danseuse, chorégraphe et cinéaste, et adopte officiellement le nom de Babilée. Il fait sa dernière apparition sur scène en 2003 dans le spectacle du chorégraphe Josef Nadj, "Il n'y a plus de firmament", mettant fin à une carrière d'une exceptionnelle longévité. En 1995, il participe à la série de Nuits magnétiques, "L'Envol" produite par Catherine Soullard sur France Culture, diffusée la semaine du 16 au . Deux documentaires lui sont consacrés : "Babilée 91" de William Klein en 1992 et "Le Mystère Babilée" de Patrick Bensard en 2000. Jean Babilée, grand amateur de moto, appréciait les machines à hautes performances dont, entre autres, une 1000 Vincent Black Shadow (la seule moto de série capable de plus de dans les années 50) avec laquelle il accomplit le trajet Milan Paris de nuit à toute vitesse pour honorer un engagement, alors même que l'autoroute du sud n'existait pas. Il continua à pratiquer la moto jusqu'à l'âge de 85 ans. Il vivait dans l'immeuble au-dessus du "Café de Flore".
George Balanchine George Balanchine (de son patronyme Giorgi Melitonis dze Balanchivadze ; en ; en ) est un chorégraphe, danseur, acteur et réalisateur russe d'origine géorgienne né à Saint-Pétersbourg le et mort à New York le . Une blessure au genou met rapidement fin à sa carrière de danseur mais son activité de chorégraphe ne cessera de se développer, jusqu'à faire de lui l'un des chorégraphes les plus influents du et un pionnier du ballet aux États-Unis. Cofondateur et maître de ballet du New York City Ballet, il a jeté les bases du ballet néo-classique fondé sur la profonde connaissance qu'il avait du ballet romantique. Son travail sur les lignes du corps et son jeu avec le déséquilibre dans le mouvement contribueront à modeler un nouveau style qu'on qualifiera de « balanchinien ». Réputé pour son oreille musicale, il n'a pas écrit de partition mais a exprimé la musique par la danse et a principalement œuvré avec Igor Stravinsky, de 22 ans son aîné. Biographie. Le père de Balanchine, le compositeur géorgien Meliton Balanchivadze (1862–1937), est un des fondateurs de l'opéra géorgien. Son frère, Andria Balanchivadze (1906–1992), est devenu un compositeur connu. Sa sœur comme sa mère, Marie Balanchivadze, sont passionnées par le ballet. Cette dernière inscrit son fils dans une école de danse à l'âge de 9 ans, mais George se montre peu intéressé par cet art. La plupart des membres de sa famille étant soit compositeur soit soldat, ses parents pensent que leur fils pourra toujours embrasser une carrière militaire s'il s'avére qu'il n'est pas doué pour la danse. En 1913 Balanchine, alors âgé de 9 ans, entre par hasard à l'école au sein des Ballets Impériaux de Saint-Pétersbourg où il étudie sous la direction de Pavel Gerdt et de Samuel Andrianov, beau-frère du premier et travaille simultanément le piano. À la révolution russe de 1917, l'école est fermée sous le prétexte qu'elle était un symbole du régime tsariste. Pour survivre aux privations et aux lois martiales de cette période sombre, Balanchine joue du piano dans les cabarets et les salles projetant des films muets. L'école des ballets impériaux ayant à nouveau ouvert ses portes avec des moyens financiers extrêmement réduits, Balanchine obtient brillamment son diplôme en 1921. Il entre au conservatoire de Saint-Pétersbourg alors dénommé "Conservatoire de Pétrograd" et travaille en même temps dans le corps de ballet de l' "Académie d'État pour l'Opéra et le Ballet" (précédemment le Théâtre d'État pour l'Opéra et le Ballet). En 1920, adolescent, Balanchine réalise ses premiers essais chorégraphiques : un pas de deux intitulé "La Nuit" sur une musique d'Anton Rubinstein suivi d'un autre pas de deux, "Enigma", qui se danse pieds nus. En 1922 Balanchine, âgé de 18 ans, épouse une jeune ballerine de 15 ans, Tamara Geva, dont il divorcera en 1926. Au conservatoire, il fait des études avancées de piano, musicologie, composition, harmonie et contrepoint. Diplômé du Conservatoire en 1923, il en restera membre jusqu'en 1924. En 1923 il forme un petit ensemble, le "Jeune ballet", avec des amis danseurs comme lui. Malheureusement, les autorités du pays trouvent cette chorégraphie trop « expérimentale » et « subversive » et dissolvent le groupe. En 1924, au cours d'une tournée en Allemagne sous la république de Weimar, Balanchine, Tamara Geva sa femme, Alexandra Danilova et Nicholas Efimov, autres danseurs de l'Union Soviétique, s'enfuient pour Paris. Balanchine est engagé dans la compagnie des Ballets russes fondée par Serge de Diaghilev. La vie sentimentale de Balanchine a été mouvementée. Peu après sa rupture d'avec Tamara Geva, Balanchine entame une idylle qui durera quelques années avec la ballerine Alexandra Danilova (1926–1933) puis noue des relations avec la jeune Tamara Toumanova, une des "Baby Ballerinas" qu'il rencontre lors de son séjour aux Ballets de Monte-Carlo. Il se mariera trois fois après avoir divorcé d'avec Tamara Geva. Il épousera successivement Vera Zorina (–1946), Maria Tallchief (1946–1952), et Tanaquil Le Clercq (1952–1969). Toutes ses épouses furent également ses muses. Au cours de ses dernières années, Balanchine souffre d'angine de poitrine et doit subir un pontage coronarien. Après des années de santé précaire, Balanchine meurt finalement de la maladie de Creutzfeldt-Jakob dont le diagnostic ne sera fait qu'après sa mort. Le premier signe de la maladie apparaît en 1978 lorsqu'il commence à perdre l'équilibre en dansant. La maladie progressant, il perd peu à peu la vue et l'ouïe. Il devient grabataire à partir de 1982 et meurt à New York le à l'âge de 79 ans, sans laisser de descendance. Carrière. Les Ballets russes. En 1925, Balanchine est promu maître de ballet de la compagnie par Diaghilev qui l'autorise à développer sa propre chorégraphie. Dans le même temps, il entame une étroite collaboration avec Igor Stravinsky avec lequel il créera plus de trente ballets. Entre 1924 et le décès de Diaghilev survenu le , le chorégraphe produit neuf ballets ainsi que quelques autres chorégraphies de moindre importance. Malheureusement, victime d'une sérieuse blessure au genou qui limite ses mouvements, il doit se résoudre à mettre un terme à sa carrière de danseur. Après le décès de Diaghilev, les Ballets russes se désagrègent. Balanchine monte des ballets pour les Cochran Revues, à Londres, puis devient maître de ballet invité au Ballet royal danois de Copenhague et crée "Les Créatures de Prométhée" pour l'Opéra de Paris où il travaille avec Claude Bessy, alors âgée de 14 ans. Malade, il recommande un suppléant, Serge Lifar comme maître de ballet. Il revient en tant que maître de ballet aux Ballets russes lorsque ceux-ci s'établissent à Monte-Carlo sous le nom de Ballets russes de Monte-Carlo. Il chorégraphie pour eux trois ballets : "Cotillon", "La Concurrence" et "Le Bourgeois gentilhomme". Balanchine quitte à nouveau les Ballets russes lorsque René Blum cède la compagnie au colonel de Basil et forme sa propre compagnie, Les Ballets 1933, avec l'aide financière d'Edward William Frank James et de son ami et ancien secrétaire Boris Kochno au poste de conseiller. La compagnie est dissoute au bout de deux mois en 1933, mais Balanchine a eu le temps de concevoir plusieurs chorégraphies nouvelles sur des musiques de Bertolt Brecht, Kurt Weill, Darius Milhaud et Henri Sauguet. Il s'était également adjoint la collaboration artistique du peintre et décorateur Pavel Tchelitchev. Après une représentation de la compagnie des Ballets 1933, le mécène des arts Lincoln Kirstein rencontre Balanchine avec l'arrière-pensée de lui demander de monter une compagnie aux États-Unis. Ce dernier accepte et émigre au mois d'octobre 1933. Les États-Unis. Dès son arrivée sur le territoire américain, Balanchine insiste pour que son premier projet soit la création d'une école du ballet. Avec l'aide de Lincoln Kirstein et d'Edward M. M. Warburg, la School of American Ballet ouvre ses portes le , assurant son emprise sur la danse de ballet aux États-Unis et faisant émerger des danseurs tels que Jacques d'Amboise, danseur principal du New York City Ballet durant près de trente ans. Ses élèves présentent la première du ballet "Sérénade" qu'il a chorégraphié à Warburg. Tout au long des décennies 1930 et 1940, et malgré son travail pour l'American Ballet, il chorégraphie pour les scènes de Broadway en collaboration avec de grands noms comme Richard Rodgers, Lorenz Hart et Vernon Duke. Il admire Fred Astaire dont il dit qu'il était . En 1934, Balanchine forme une compagnie de danse professionnelle qu'il nomme l'American Ballet, qui commence à se produire au Metropolitan Opera. En 1936 Balanchine monte seulement le ballet "Orphée et Eurydice" d'après l'opéra du même nom et en 1937 une après-midi de danse sur une musique d'Igor Stravinsky. En 1938, sa compagnie gagne Hollywood. Il loue une maison de deux étages avec Kopeikine sur North Fairfax Avenue à proximité d'Hollywood Boulevard. La compagnie est rebaptisée American Ballet Caravan et part en tournée en Amérique du Nord et du Sud. Elle disparaîtra quelques années plus tard. Balanchine est chorégraphe résident pour les Ballets russes de Monte-Carlo de 1944 à 1946. En 1948, grâce à l'aide généreuse de Lincoln Kirstein, il fonde une nouvelle compagnie de danse, la Ballet Society. Après plusieurs succès et quelques échecs, le New York City Center lui offre, en 1948, de devenir la compagnie de danse résidente de l'établissement sous le nom de New York City Ballet. En 1954, Balanchine monte le ballet "Casse-Noisette" que la compagnie interprète chaque année au moment de Noël et qui est devenu une tradition très lucrative aux États-Unis pour maintes compagnies de danse. Il ne retourne en Russie alors soviétique qu'en 1972, lors d'une tournée avec le New York City Ballet à Léningrad sur l'initiative du directeur du Kirov, Oleg Vinogradov. À cause de la censure, celui-ci doit renoncer à organiser une soirée consacrée aux propres œuvres de Balanchine. Vinogradov écrira plus tard : ""ce "projet " ne rencontrera pas la compréhension des instances compétentes. On nous tenait à l'écart des chefs-d'œuvre de la culture mondiale depuis de longues décennies" "... En 1978, George Balanchine reçoit le prix Kennedy Center Honors pour la première année de sa création. Portrait du chorégraphe. La musique et son interprétation sont la clef de voûte de son travail : « l"e ballet est avant tout une affaire de tempo et d'espace : l'espace délimité par la scène, le temps fourni par la musique" ». Fils spirituel de Marius Petipa, Balanchine s'inscrit dans la tradition classique et se réfère aux pas d'école pour les outrepasser. Son style est caractérisé par un en dehors poussé à l'extrême, des mouvements dynamiques, précis, vigoureux, des combinaisons de pas complexes voire acrobatiques, une rapidité d'exécution. Il prône une beauté formelle tendant vers l'épurement, une virtuosité technique transcendée par la maîtrise des interprètes et il accorde la prééminence à la danseuse. Le pédagogue. George Balanchine a aussi élaboré une technique de danse classique que son école, la School of American Ballet, continue à appliquer et à diffuser dans le monde entier : la méthode Balanchine. Il a revu de nombreux éléments techniques traditionnels de base, pour donner à ses danseurs la pureté de lignes, la rapidité d'exécution, la dynamique et la musicalité nécessaires à l'exécution de ses ballets. Citations : - « "Je ne suis pas un intellectuel, un cerveau. Je suis un sot. Je suis né comme ça. En revanche je sais voir, entendre et bouger très vite. Quand j'étais petit je pouvais attraper les souris à la main. La plupart des chorégraphes d'aujourd'hui sont des intellectuels. Ils s'inspirent de Freud, de Jung, de Kierkegaard. Moi je suis moi-même. J'essaie de trouver des équivalences à mes sentiments, à mes sensations mais tout cela est inexplicable. On ne peut trouver que des comparaisons" ». Étudiants notables. Au cours des décennies, Balanchine a partagé ses idées artistiques avec plusieurs de ses étudiants, y compris:
Lokomotiv Leipzig
Eduard Steuermann Eduard Steuermann () est un pianiste classique et compositeur américain, d'origine juive polonaise. Biographie. Steuermann étudie le piano avec Vilém Kurz à Lviv (Lvov ou Lemberg à l'époque, dans l'ouest de l'Ukraine) et Ferruccio Busoni à Berlin. Il étudie également la composition avec Arnold Schönberg. Il participe à la création de "Pierrot lunaire" du même Schönberg et poursuit son association avec celui-ci en tant que pianiste dans le cadre de sa Société pour les performances publiques, à Vienne. En 1952 on lui décerne le prix de l'ISCM (Société internationale pour la musique contemporaine) et la médaille Schönberg. Steuermann est également dédicataire des "Variations op. 27" d'Anton Webern, mais en laisse la création à un autre pianiste en raison de ses désaccords avec l'évolution du régime politique en Allemagne. Aux États-Unis, où il émigre en 1938, outre son rôle crucial dans la vie musicale, il est célébré pour ses interprétations publiques de Beethoven dans les années 1950 et devient un renommé professeur de la Juilliard School à New York. Parmi ses disciples les plus connus, il faut citer Josef Raieff, Jerome Lowenthal, Theodor W. Adorno, Alfred Brendel, Joseph Kalichstein, Russell Sherman et Menahem Pressler.
Tania Bari Tania Bari (de son vrai nom Barry Treure) est une danseuse néerlandaise née à Rotterdam le . Interprète de Maurice Béjart à Paris dès 1957, elle le suit à Bruxelles et est un des premiers membres du Ballet du. Elle a été longtemps la compagne du journaliste et animateur radio Gérard Valet.
Perpinyà
Le Chien à Plumes Le Chien à Plumes est un festival de musique (chanson française, rock, electro, reggae…) ayant lieu tous les ans. Il se déroule aux abords du lac de la Vingeanne à Villegusien-le-Lac, une commune proche de Langres (Haute-Marne). La sélection du village est différente chaque année, mais le festival a toujours lieu aux alentours de début . Caractéristiques. La première édition est en 1997, avec quatre concerts. Puis, cet événement est devenu un festival à part entière, reconduit d'année en année, avec une programmation reconnue. En 2015, ce festival reçoit le prix du « meilleur petit festival » aux Festivals Awards. L'association qui gère le festival propose également toute l'année des concerts dans les villages du pays de Langres. Les participants peuvent y assister également aux projections de Canal Gus, le programme hyperlocal de création audiovisuelle de Sibylle Deluxe. En 2007 est inaugurée la « Niche du Chien à Plumes », une salle de concert aux abords de la commune de Dommarien. Ayant pour but de revitaliser le sud de la Haute-Marne, l'association propose des concerts réguliers et y organise chaque année le "Tremplin du Chien à Plumes", des concerts gratuits d'artistes régionaux et nationaux. C'est grâce à ce tremplin que des groupes comme Casa Banditos, , Les Petites Bourrettes ou encore Unitone ont eu la possibilité de se produire au festival annuel. Programmation. Années 1990. 1997. Epsilon, Punishman Park, Groove la Porte, Madou Djembe. Années 2010. 2019. La édition du festival a lieu les 2, 3 et 4 août 2019. Les artistes suivants se produisent : Ska-P, Ibrahim Maalouf, Haïdouti Orkestar, Therapie Taxi, Grand Corps Malade, Tiken Jah Fakoly, Hocus Pocus, Caballero, JeanJass. Années 2020. 2020. L'organisation du festival annule sa tenue en raison de la pandémie de Covid-19. 2021. L'organisation du festival annule sa tenue en raison de la pandémie de Covid-19. 2022. La édition du festival a lieu les 5, 6 et 7 août 2022.
1. FC Lokomotive Leipzig Deux clubs de football allemands juridiquement distincts se sont succédé sous l’appellation 1. FC Lokomotive Leipzig (souvent abrégée en 1. FC Lok ou Lok Leipzig), avec des bases historiques dans le quartier de Probstheida, au sud-est de Leipzig (Saxe). Le premier Lok Leipzig a existé de 1966 à 1991 avant de prendre le nom de son prédécesseur spirituel d’avant-guerre, le VfB Leipzig, peu après la réunification allemande. Il fut l'un des clubs les plus prestigieux de l'ex-RDA, disputant notamment la finale de la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe (1987). Le VfB a cessé toute activité sportive en 2004 à la suite de son redressement judiciaire, mais l’association n’a pas été dissoute. Le second Lok Leipzig a été fondé en 2003 par un groupe d’anciens supporters à l’approche de la liquidation du VfB. Il a reconstruit de zéro une équipe première masculine qui évolue actuellement en "Regionalliga", la quatrième division nationale. Depuis 2004, il détient le record du monde d’affluence à un match de football de la division la plus basse d’un pays. Les VfB et Lokomotive partagent une histoire mouvementée mais justifient à eux quatre de plus d’un siècle de tradition. Une procédure de fusion entre VfB et Lok, entamée en 2018, a abouti en octobre 2021. Le premier Lok (1966). 1946-1966 : Une genèse mouvementée en RDA. Si les origines du Lok remontent administrativement à 1946, le club est l’héritier officieux de son illustre prédécesseur d’avant-guerre, le VfB Leipzig, fondé en 1896 et dissous en 1945 sur ordre des autorités d’occupation après la chute du Troisième Reich. Le , un groupe d’anciens membres du VfB fonde un club successeur, le SG Probstheida. À la naissance de la RDA en 1949, le nouveau club prend le nom de BSG Erich Zeigner Leipzig en hommage au maire de la ville décédé quelques semaines plus tôt. L'année suivante, il devient le BSG Einheit Leipzig-Ost à la suite de la création d'une série de grandes associations sportives omnisports ("Sportvereinigungen") par le pouvoir central. C’est sous ce nom que le club monte en 1953 en Oberliga, la première division est-allemande. Il se crée immédiatement une rivalité tenace, qui dure encore aujourd’hui, avec l'autre équipe locale d'Oberliga, le BSG Chemie Leipzig. En 1954, le gouvernement est-allemand crée une série de pôles sportifs de haut niveau à travers le pays sous le nom de « clubs sportifs de district » ("Bezirkssportclubs"). Le BSG Einheit Leipzig-Ost est intégré au nouveau SC Rotation Leipzig pendant que le Chemie rejoint le SC Lokomotive Leipzig (à ne pas confondre avec le futur 1. FC Lok). Les deux nouveaux clubs prennent directement les places des anciens en Oberliga et conservent les nombreux supporters des anciens clubs. Profitant de la construction en 1956 de l'immense Zentralstadion, le plus grand stade des deux Allemagnes, ils établissent des records d’affluence. Le , plus de spectateurs assistent ainsi à la victoire (2-1) du Rotation sur le SC Lok, chiffre qui n’a été égalé nulle part en Allemagne (Est ou Ouest) à ce jour. Aucun des deux clubs ne parviendra à décrocher le titre national, mais le SC Lok remporte la Coupe de RDA en 1957. En 1963, les autorités locales décident de concentrer le football de haut niveau à Leipzig. Rotation et SC Lok sont fusionnés en un nouveau SC Leipzig qui ne conserve que les meilleurs joueurs des deux anciens clubs. Les autres joueurs se partagent entre le nouveau BSG Chemie Leipzig, reconstitué à cette occasion et relancé directement en Oberliga, et le Rotation 1950 Leipzig en troisième division. Ironie du sort, c'est le Chemie, pourtant plus faible sur le papier, qui remporte le titre en 1964. Le SC Leipzig ne termine que troisième, devancé aussi par le SC Empor Rostock. 1966-1980 : naissance du 1. FC Lokomotive et premiers titres. En 1966, face aux résultats médiocres du football est-allemand à l'international, le gouvernement décide de renforcer les moyens des clubs. Pour ce faire, il sépare les sections football de leurs parents omnisports. Ainsi, le , le premier 1. FC Lokomotive Leipzig acquiert son indépendance mais conserve le maillot or et le short bleu azur du SC Leipzig. Les débuts sont laborieux et voient même le nouveau club descendre en deuxième division en 1968. La remontée est immédiate et le Lok s'installe rapidement dans le haut du tableau de l'Oberliga, toujours placé (quatrième en 1972-73, 1975-76, et 1977-78) mais jamais gagnant. Dans l'ombre des deux grands clubs est-allemands de l’époque, le FC Magdebourg et le Dynamo Dresde, il se taille cependant une belle réputation d'équipe de coupe. En 1970, il atteint pour la première fois la finale de la Coupe de RDA mais s’incline (2-4) face au FC Vorwärts Francfort. En 1973, c’est une nouvelle finale et une nouvelle défaite (2-3) face au FC Magdebourg. En 1976, le Lok dispute sa troisième finale et remporte enfin son premier titre en dominant nettement (3-0) le même Vorwärts Francfort qui l’avait battu six ans plus tôt. L’année suivante, le club atteint encore la finale de la Coupe mais échoue (2-3) face au Dynamo Dresde. Pendant toute cette période, le Lok ne passe que rarement l'hiver en Coupe d’Europe mais réussit toutefois un beau parcours en Coupe UEFA 1973-74. Il élimine successivement le Torino (2-1, 2-1), Wolverhampton (3-0, 1-4), le Fortuna Düsseldorf (1-2, 3-0) et Ipswich Town (1-0, 0-1, t.a.b.) pour se hisser en demi-finale où il s'incline sans discussion (1-2, 0-2) face à Tottenham. 1980-1987 : les grandes années. C'est dans les années 1980 que le Lok écrit ses plus belles pages. En Oberliga, il devient un sérieux prétendant au titre mais se voit barré de manière pas toujours loyale par le puissant Dynamo Berlin, émanation de la Stasi et souvent favorisé à ce titre. En particulier, une série de décisions arbitrales plus que contestables en défaveur du Lok ou en faveur du Dynamo (sacré champion avec deux points d’avance) durant la saison 1985-86 provoque une vague de protestations d’une ampleur inégalée qui prend une tournure politique et attire l’attention au plus haut niveau du pouvoir. Le Lok se console en Coupe où il atteint trois finales et les remporte toutes : en 1981 face au Vorwärts Francfort (4-1), en 1986 face à l’Union Berlin (5-1), et en 1987 face au Hansa Rostock (4-1). En Europe aussi, le club monte en puissance et s’affirme comme un adversaire difficile autour de joueurs de qualité tels que le gardien René Müller, les défenseurs Ronald Kreer et Uwe Zötzsche, le milieu Matthias Liebers ou l'attaquant Dieter Kühn. Au premier tour de la Coupe UEFA 1983-84, le Lok défait ainsi à plate couture et à la surprise générale le grand Bordeaux de l'ère Bez-Jacquet-Giresse (3-2, 4-0), mais tombe en huitième de finale. En 1986-87, c'est l'apogée : vainqueur de la Coupe et troisième en Oberliga, le Lok réalise son meilleur parcours européen à ce jour. En Coupe des Coupes, il écarte successivement Glentoran (1-1, 2-0), le Rapid Vienne (1-1, 2-1), et le FC Sion (2-0, 0-0) pour retrouver en demi-finale un adversaire connu, Bordeaux. Vainqueur 1-0 à l'aller en Gironde, le Lok s'incline sur le même score au retour au Zentralstadion mais se qualifie aux tirs au but pour la finale, à Athènes, face au redoutable Ajax des Rijkaard, Winter ou autres van Basten. Ce , le Lok se montre à la hauteur de son prestigieux adversaire mais concède en fin de compte une courte défaite (0-1). 1987-1991 : le déclin et la fin. Le déclin s'amorce avant les bouleversements politiques en RDA et la chute du Mur de Berlin. Quelques mois seulement après la finale d'Athènes, le Lok tombe au premier tour de la Coupe des Coupes (0-0, 0-1) face à l'Olympique de Marseille où débutent les années Tapie. La génération des années 1980 arrive en fin de cycle et la relève ne se montre pas au niveau. Cinquième (sur quatorze) en 1988-89, huitième en 1989-90, le Lok est déjà rentré dans le rang quand survient la réunification allemande. Lors de la saison d'Oberliga 1990-1991 qui décide du reversement des clubs est-allemands dans les diverses divisions nationales unifiées, le Lok se qualifie de justesse pour la "2. Bundesliga". L'heure est au rejet généralisé des symboles de l'ex-RDA et le Lok n'échappe pas à la règle. Le juin 1991, le club reprend le nom et les couleurs bleu et blanc de son prédécesseur spirituel d’avant-guerre, le VfB Leipzig. En mal d'identité, mal géré, le nouveau VfB entre rapidement dans une spirale infernale qui le verra entrer en redressement judiciaire et cesser toute activité sportive en 2004. Le second Lok (depuis 2003). 2003-16 : Renaissance, records et remontées. Entretemps, et profitant du fait que l'usage du nom avait été laissé libre, un groupe de supporters a fondé fin 2003 un nouveau 1. FC Lokomotive Leipzig qui reprend les couleurs et revendique les traditions de son prédécesseur d'avant 1991. Si le club peut sans difficulté occuper le Bruno-Plache-Stadion et récupérer les équipes juniors et féminines du VfB sans rétrogradation administrative, l'équipe première masculine doit repartir au niveau le plus bas : la "3. Kreisklasse", nationale. La nouvelle équipe suscite un engouement phénoménal. Pour sa première saison en 2004-05, le Lok dépasse les spectateurs de moyenne par match, du jamais vu à ce niveau. Le , il faut même déplacer le match contre l’Eintracht Großdeuben II au Zentralstadion car le Bruno-Plache-Stadion, alors limité à places, est trop petit. spectateurs assisteront à la rencontre, un chiffre dûment porté au Livre Guinness des records pour un match de football de la division la plus basse d’un pays. De nombreuses anciennes gloires reprennent du service pour quelques piges de soutien, par exemple Matthias Liebers qui rechausse les crampons à 46 ans, dispute deux rencontres et inscrit un but. Le Lok survole la saison avec 26 victoires en 26 matches. À la suite d’une fusion avec un club local, le SSV 52 Torgau, le Lok peut remonter dès la saison 2005-2006 en "Bezirksklasse Leipzig" (), qu'il remporte également. En 2006-2007, le Lok remporte la "Bezirksliga" (), puis termine de la "Landesliga Sachsen" () en 2007-2008 et monte en "NOFV-Liga Süd" () après un barrage. Après quatre saisons à ce niveau, le Lok monte en 2012 en "Regionalliga Nordost" () où il évolue jusqu'au printemps 2014 avant d'être relégué en "NOFV-Liga". Après avoir recruté l'ancien international allemand Mario Basler (parti depuis) comme directeur sportif à l'intersaison 2014, le club manque de peu les barrages de remontée en "Regionalliga" en 2014-15, échouant à la dernière journée. Le Lok survole la saison 2015-16, qu'il finit invaincu avec onze points d'avance sur le second, et assure son retour en "Regionalliga" à trois journées de la fin. Depuis 2016 : Objectif "3. Liga". En 2016-17, le nouveau promu termine douzième sur dix-huit sans jamais avoir craint la redescente. La progression se poursuit en 2017-18, où le Lok finit sixième sans toutefois s'être mêlé à la lutte pour la montée en "3. Liga", mais 2018-19 est une déception. Après un début de saison catastrophique, le club est longtemps dans la zone de relégation puis redresse la barre et termine huitième. 2019-20 voit le Lok frôler le but dans des circonstances très particulières liées à la pandémie de COVID-19. À l'interruption de la saison après 25 journées, le Lok est second à égalité de points avec le leader mais a disputé un match de moins en raison de nombreux reports dus au mauvais temps. Le , la "Regionalliga Nordost" vote à l'unanimité l'arrêt définitif de la saison et l'application de la règle du quotient (points marqués par match disputé) pour définir le classement final. Le Lok est ainsi déclaré champion mais échoue en barrage d'accession face au SC Verl, représentant de la "Regionalliga West", en raison de la règle des buts marqués à l'extérieur (2-2, 1-1). 2020-21 est une saison de transition pour le club après le retrait programmé de son sponsor maillot. Le budget est revu à la baisse après l'échec en barrages, de nombreux cadres de l'équipe font leur départ, et le Lok termine sixième d'une saison elle aussi tronquée par la pandémie. 2021-22 voit le Lok revenir dans la course à la montée mais craquer en fin de saison et finir sixième. La saison 2022-23 est quasiment identique : après avoir tutoyé le haut du classement en début de saison, le Lok a enterré ses espoirs de montée, sixième à onze points après 24 journées sur 34. L’union officielle de plus d’un siècle de tradition. En , un quotidien local révèle l’existence d’un projet de fusion entre le Lok et le VfB que l’on croyait disparu. On apprend à cette occasion que le VfB, quoiqu’en faillite, n’avait pas été dissous car un ancien responsable décidé à maintenir l’association en vie avait soigneusement tenu ses cotisations à jour depuis 2004 auprès de l'administrateur judiciaire. Quatre conditions étaient nécessaires à la réussite de ce projet. En premier lieu, le Lok devait présenter un plan de liquidation qui traiterait mieux les créanciers du VfB que l’absence de plan. Le tribunal d'instance de Leipzig devait ensuite donner son accord. Ces deux étapes ont été conclues avec succès le . Après cela, les assemblées générales des deux associations devaient encore approuver la fusion, puis la DFB devait elle aussi donner son accord. Les tractations ont longtemps achoppé sur la réticence d'une fraction non négligeable des membres du Lok à assumer les dettes résiduelles du VfB alors que les finances du Lok étaient fragilisées par le retrait de son sponsor principal. L'obstacle a disparu en février 2021 avec la fin de la procédure de redressement judiciaire du VfB, désormais libre de toute dette. Après un long délai imposé par la pandémie de COVID-19, la fusion est finalement devenue effective le 7 octobre 2021 lors d'une assemblée générale extraordinaire tenue au Bruno-Plache-Stadion. L'association a adopté le nouveau nom de "1. Fußball-Club Lokomotive Leipzig - Verein für Bewegungsspiele e. V.", mais le nom complet n'est utilisé que pour les communications officielles. Le Lok a acquis à cette occasion le droit de faire état d'une date de fondation en 1893 (celle du VfB) et d'arborer sur son maillot une étoile commémorative des trois titres de champion d'Allemagne du VfB. Stade. Le 1. FC Lokomotive Leipzig actuel évolue dans son enceinte historique, le Bruno-Plache-Stadion, situé dans le quartier de Probstheida au sud-est de Leipzig. Construit en 1922, le stade pouvait autrefois accueillir jusqu'à spectateurs avant que sa capacité ne soit réduite pour raisons de sécurité. Il dispose aujourd'hui de places. Du temps de sa splendeur à l'époque de la RDA, l'ancien Lokomotive Leipzig jouait aussi pour l'essentiel au "Bruno" mais disputait ses matches les plus importants au célèbre Zentralstadion. Public et supporters. Situé au sud-est de Leipzig, le Lok attire un public socialement mixte car il est composé à la fois d'habitants de Leipzig et de sa banlieue. Après la renaissance du club en 2004, le principal rival a d'abord été le FC Sachsen Leipzig, basé dans le quartier de Leutzsch à l'ouest de la ville, sur une base géographique plutôt que sociologique. Le rival historique, le Chemie, végétait lui aussi à cette époque dans les divisions inférieures après sa refondation en 1997 et ne croisait que rarement le chemin du Lok. La liquidation du Sachsen en 2011 a mis un terme à cette rivalité mais celle avec le Chemie est revenue au premier plan, d'abord à l'occasion de rencontres en coupe régionale dans les années 2010, puis avec le retour du traditionnel derby de Leipzig à la montée du Chemie en "Regionaliga" en 2017. Après une pause due à la relégation du Chemie en 2018, le derby a repris ses droits en 2019-20 à la suite de la remontée immédiate de l'« ennemi intime » du Lok. Le RB Leipzig, créé de toutes pièces en 2009 par le groupe Red Bull pour saisir l'occasion que représentait le manque d'une équipe de premier plan dans la dixième ville d'Allemagne, n'a croisé qu'une seule fois le chemin du Lok et ne bénéficie de toute façon d'aucune légitimité aux yeux des supporters des clubs traditionnels ("Traditionsvereine") qui qualifient de telles créations de "clubs en plastique" ("Plastikvereine"). Pendant longtemps, le Lok a souffert de la présence des "Scenario", un groupe de supporters ultras d'extrême droite qui rassemblait environs 200 individus dans les tribunes populaires du stade. En , la nouvelle direction du club a interdit de tribune les "Scenario" qui se sont dissous peu après. Les supporters ultras se sont alors regroupés dans la "Fankurve 1966", moins ouvertement politisée et plutôt marquée à gauche. Les incidents de ont révélé le retour d'une frange incontrôlée d'extrême droite qui a repris un ascendant officieux, malgré l'opposition active du club, avec la migration de nombreux sympathisants de gauche vers le FC Inter Leipzig, fondé en 2013 autour de valeurs de tolérance et d'internationalisme à la manière du FC Sankt Pauli et promu dès 2014 en "NOFV-Liga". Les affrontements entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche autour du match de coupe régionale entre Lok et Chemie fin 2016 ont confirmé l'aggravation d'une situation qui reste tendue depuis.
François Pierre Chaumeton
Fabritio Caroso Marco Fabritio Caroso da Sermoneta est un compositeur, danseur, chorégraphe et théoricien de la danse italien né à Sermoneta près de Rome vers 1526 ou 1527, et mort vers 1605 ou 1620. Au service de la famille Caetani comme maître de danse, il publie à Venise, en 1581, l'un des premiers ouvrages sur la théorie et la pratique de la danse de son époque : "Il Ballarino", contenant les tablatures pour le luth ainsi que de nombreuses illustrations d'attitudes de la danse. L'ouvrage sera complété et réédité à Venise en 1600 et en 1605 sous le titre "Nobiltà di Dame", puis à Rome en 1630, sous un nouveau titre "Raccolta di varii balli". Toutes ces éditions se divisent en deux parties : la première décrit les pas et l'étiquette ; la seconde présente ses propres compositions chorégraphiques et celles d'autres maîtres de danse. Il décrit aussi les principales danses de bal de l'époque, comme la gaillarde, la canarie, le saltarello ou le tourdion.
Edouard Colonne
François-Pierre Chaumeton François-Pierre Chaumeton est un médecin et un botaniste français, né le à Chouzé-sur-Loire et mort le à Paris. Biographie. Son père est un chirurgien peu fortuné. Chaumeton vient à Paris étudier la médecine et se passionne pour l’histoire naturelle. Il devient chirurgien militaire mais ne supportant pas la brutalité de ce métier, il préfère devenir pharmacien au Val-de-Grâce. Il visite l’Italie et se passionne pour la littérature antique, notamment grecque. Mais un incendie détruit sa bibliothèque et toutes ses notes. Il devient alors médecin dans l’armée de Hollande et devient docteur en médecine en 1805 à Strasbourg avec une thèse intitulée "Essai d'entomologie médicale". Il accompagne alors les troupes en Prusse et en Autriche, mais malade, il doit revenir à Paris. Il travaille alors pour le "Magasin encyclopédique", la "Bibliothèque médicale", le "Journal universel des sciences médicales" et diverses autres publications. Il participe à la "Flore médicale" aux côtés de Jean Louis Marie Poiret (1755-1834). C’est surtout la rédacteur du "Dictionnaire des sciences médicales" que lui confie l’éditeur Panckouke qui l’occupe. Mais son style et les critiques qu’il profère contre certains de ses confrères, lui valent des inimitiés farouches et finissent par avoir raison de sa santé déjà précaire.
Amarildo Amarildo Tavares da Silveira, ou simplement Amarildo, est un footballeur brésilien né le à Campos dos Goytacazes. Il joue au poste d’attaquant de la fin des années 1950 au milieu des années 1970. Formé au Goytacaz FC, il évolue notamment au Botafogo, au Milan AC, et la Fiorentina avec qui il remporte le championnat d'Italie en 1969. Il compte 22 sélections pour sept buts inscrits en équipe du Brésil, équipe avec laquelle il remporte la coupe du monde de 1962. Biographie. Amarildo nait le à Campos dos Goytacazes. Il joue au poste d’attaquant, notamment avec Botafogo, le Milan AC, et la Fiorentina. Il reçoit 25 sélections (trois non officielles) et inscrit 9 buts (deux non officiels) en équipe du Brésil, équipe avec laquelle il remporte la coupe du monde de 1962. Souvent considéré comme le plus européen des joueurs brésiliens, son duo d'attaque avec Garrincha à Botafogo était particulièrement performant.
Pays imaginaires
Albius Albius peut désigner :
RollerCoaster Tycoon 3 RollerCoaster Tycoon 3 est un jeu vidéo de simulation de gestion de parc d’attractions, sorti le 5 novembre 2004. Il s'agit du troisième opus de la franchise "RollerCoaster Tycoon", créée à l'origine par Chris Sawyer, mais reprise par Frontier Developments. Il offre la possibilité de créer, modifier et gérer des parcs d'attractions dans différents scénarios proposés. Dans l'édition "vanilla" du jeu, ceux-ci sont au nombre de 18. Mais grâce au créateur de scénarios implémenté dans le jeu, "RollerCoaster Tycoon 3" jouit d'une jouabilité illimitée. De plus, l'accueil d'éléments personnalisés (créés par les joueurs eux-mêmes) est possible, ainsi que la réutilisation des tracés d'attractions des deux premiers opus de la franchise (pour peu que l'attraction soit en elle-même compatible). Tout ceci permettant la pérennisation d'une forte communauté de joueurs. Le but est de créer ou de reprendre un parc d'attractions, en tenant compte d'un budget limité (sauf en mode « bac à sable »), tout en répondant aux différentes demandes des visiteurs. "RollerCoaster Tycoon 3" est le premier jeu de la franchise à disposer d'un moteur 3D, et permet ainsi au joueur de tester ses propres attractions ("CoasterCam"), qu'il a au préalable construit au moyen d'un éditeur similaire à celui des deux premiers opus. De plus, Roller Coaster Tycoon 3 est le premier opus de la franchise dans lequel il est nativement possible d'ajouter sa propre musique au format .mp3 (bien que les deux premiers opus accueillaient 2 thèmes personnalisés via une manipulation des fichiers) pour chacune des attractions ; ainsi que la création et l'usage de spectacles pyrotechniques. Extensions. Deux extensions du jeu sont sorties dans le commerce : "Délires Aquatiques !" (Titre original : "Soaked!", 2005) et "Distractions Sauvages" (Titre original : "Wild!", 2005). Comme leurs noms l'indiquent dans les deux cas, les extensions ajoutent respectivement les thématiques aquatiques et sauvages au jeu. Postérité. Le , Frontier Developments annonce la sortie d'une version remastérisé du jeu. Celle-ci sortira le sur Steam et sur Nintendo Switch et proposera notamment des graphismes améliorés et les deux extensions, ' et '.
Mahé Mahé est un nom propre qui peut faire référence à : Prénom. Mahé est un prénom breton, francisation de "" et équivalent de Matthieu. Il est fréquemment utilisé aujourd'hui sous la forme féminine Mahée. Mahé est un prénom notamment porté par :
Limbé Limbé, jadis Victoria de 1857 à 1982, est une ville côtière baignée par le golfe du Biafra, fondée en 1857 sur le flanc sud du mont Cameroun, elle se présente comme une station balnéaire très prisée. Chef-lieu du département du Fako dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, elle a le statut de communauté urbaine constituée de trois communes d'arrondissement. Géographie. Limbé est située entre mer et montagne au pied du Mont Cameroun sur les rives de la baie d'Ambas. Elle est à à l'ouest de Douala, à laquelle elle est reliée par la route nationale 3. La baie de Limbé compte quatre îles côtières, Ndame Island, Mboa Mwanja (Bota Island), Ichondi et Mondoli. Elle est la deuxième ville en importance de la région du Sud-Ouest, après Buéa. Histoire. La ville portuaire de Limbé, appelée à l'origine « Victoria » (d'après la reine Victoria), est fondée par le missionnaire anglais Alfred Saker, sur les terres achetées au roi William de Bimbia, pour y implanter des infrastructures à l'instar des églises, écoles, hôpitaux, logements et imprimerie. Le monument Alfred Saker sur le front de mer a été inauguré en 1958 pour le centenaire de la fondation de la ville par le Gouverneur général du Nigeria britannique James Wilson Robertson. En 1884, lors de l'établissement du Kamerun allemand, la ville et ses environs demeurent britanniques. Le 7 mai 1886, la Grande-Bretagne et l'Allemagne échangent Victoria et ses environs contre des droits allemands sur la rivière Forcados au Nigeria et à Sainte-Lucie, KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Située sur la côte ouest du Cameroun, la ville fut rebaptisée le , « Limbé » – nom dérivé, dit-on, de la rivière qui la traverse. Climat. Le climat de Limbé est de type tropical , Af dans la classification de Koppen. La température moyenne annuelle est de 21,6°. Le climat se caractérise par des précipitations très abondantes, avec plus de 20 jours de pluie par mois. Population. Limbé a connu une forte croissance démographique. La ville comptait en 1976, puis en 1987 et, selon une estimation, environ en 2001. Lors du recensement de 2005, Limbé 1 comptait , Limbé 2 : et Limbé 3 : , soit un total de . L'évolution de la population urbaine est relevée par les travaux du département de Géographie de l'Université de Montréal. Administration. Á partir de 1916, Victoria devient chef-lieu de la "Victoria Division" constituée de deux anciens districts allemands : Buéa et Victoria. L'arrondissement de Victoria est instauré en 1968 dans le département du Fako. Elle est érigée en Communauté urbaine de Limbé, constituée de trois communes d'arrondissement en 2008. Liste des maires. Les maires de Limbé et délégués du gouvernement se succèdent à la tête de la ville depuis la création de la municipalité. De 2008 à 2020, la communauté urbaine est dirigée par un délégué du gouvernement. Langues. Le Cameroun étant un pays bilingue, l'anglais et le français sont les deux langues officielles du pays. Néanmoins, Limbé ayant fait partie du Cameroun britannique, l'anglais est parlé par la majorité de la population. Les langues vernaculaires de la région sont le Bakweri et l'Isubu. Éducation. Enseignement secondaire. L'enseignement secondaire public est assuré par huit établissements, deux collèges et six lycées, sept sont anglophones et un bilingue. Enseignement supérieur et professionnel. Depuis , Limbé accueille le quatrième centre d'excellence de l'Institut africain des sciences mathématiques. L'institut LINAFI (Limbe Nautical Arts and Fisheries Institute), est un établissement d'enseignement supérieur des filières de la pêche, aquaculture, technologie de pêche et mécanique marine. La ville compte deux ENIEG (école normale d'instituteurs de l'enseignement général), une publique : GTTC de Limbé fondée en 2003 et une privée : Saint Andrew TTC fondée en août 2010. Nature et environnement. Limbé est située dans une baie contre le flanc de la chaîne volcanique. Des plages de sable noir constitue la façade maritime de la ville, faisant de Limbé, avec Kribi, les stations balnéaires les plus populaires du Cameroun. La coopération anglaise entretient là-bas deux parcs naturels, le Limbe Wildlife Center et le jardin botanique de Limbé. Économie. Près de Limbe, se trouve la SONARA (la société nationale des raffineries). Le port de Limbe est l'un des ports maritimes du Cameroun, les autres étant ceux de Douala, Tiko, et le port en eaux profond kribi, déjà opérationnel. Centrale thermique. Limbe accueille la seconde plus grosse centrale thermique à fioul lourd du Cameroun, après celle de Yassa-Dibamba. Construite par AES Sonel en 2004 dans le cadre du plan d'urgence énergétique, afin de remédier aux trop nombreux « délestages » et coupures de courant, elle présente une capacité nominale de 85 MW. Le groupe Eranove (anciennement Finagestion) a annoncé en 2015 son intention de construire une seconde centrale, à gaz, d'une capacité de 315 MW. Tourisme. Les autorités prennent des initiatives pour l'accueil des touristes. Sport. Le nouveau stade omnisports de Limbé ( places), financé par l'Exim sank of China, une entreprise publique chinoise est présenté comme stade de réserve pour la Coupe d'Afrique des nations de football 2019, bien que l'organisation soit repoussée à cause de la pandémie de Coronavirus. Le Limbe Centenary Stadium d'une capacité de places est situé à proximité du jardin botanique. Jumelages. La ville dispose d'une convention de partenariat avec :
Oscar Méténier Oscar Méténier est un auteur dramatique et romancier français né à Sancoins (Cher) le et mort le à Saint-Mandé. Biographie. Fils d'un commissaire de police, Oscar Méténier entre d'abord dans la police comme secrétaire du commissariat de la Tour Saint-Jacques, où il observe les mœurs des bas-fonds de Paris, pour lesquels il a un intérêt presque scientifique. « "Sanglé dans un harnais," écrit Laurent Tailhade, "il gardait je ne sais quoi de fringant et d'avantageux qui décelait en sa personne l'irrésistible sous-officier [...] Un jeune homme sans jeunesse, le poil brun, les yeux du même, inexpressifs et ronds. Sa peau huileuse avec le teint noir jaune des hépatiques, des dents superbes qu'il ne soignait guère, une moustache soldatesque et pommadée." » Suiveur de Zola, il écrit des nouvelles naturalistes généralement graveleuses et des articles en argot dans "Le Chat noir". Il se fait une réputation avec des pièces naturalistes qui mettent en scène des vagabonds, des apaches, des prostituées s'exprimant dans le langage de la rue. En 1896, "Mademoiselle Fifi", qui montrait une prostituée sur scène, est temporairement interdite par la police (quelques années auparavant, le même chose était arrivée à Frédéric de Chirac). L'année suivante, "Lui !" réunit une prostituée et un meurtrier dans une chambre d'hôtel. En 1896, Oscar Méténier achète dans le l'ancien atelier d'artiste du peintre Georges-Antoine Rochegrosse au fond de la cité Chaptal et le transforme en théâtre afin d'y jouer ses pièces. C'est le théâtre du Grand-Guignol, l'un des plus originaux de Paris, qu'il dirige jusqu'en 1898.
American Telephone and Telegraph Company
Kribi Kribi est une communauté urbaine du Cameroun, chef-lieu du département de l'Océan dans la région du Sud. C'est une importante station balnéaire connue pour ses plages de sable blanc et son port. Elle est un point stratégique du trafic maritime dans le Golfe de Guinée et le terminus de l'oléoduc transportant le pétrole brut depuis les champs pétrolifères de la région de Doba au sud-ouest du Tchad. Les chutes de la Lobé sont également à proximité de la ville () et il y a une route intérieure, à travers la forêt littorale, jusqu'à Lolodorf. Géographie. La ville est traversée par la route nationale 7 et la route provinciale P8 à à l'est du chef-lieu régional Ebolowa. Elle est à au sud de Douala, plus grande ville et plus important port du pays. La ville côtière de Kribi est située au bord du golfe de Guinée, au sud du Cameroun, dans le département de l'Océan dont elle est le chef-lieu, à l'embouchure des rivières Kienké et Lobé. Histoire. La commune mixte urbaine de Kribi est instituée en 1950. La commune rurale de Kribi est créée en 1955. La commune rurale est démembrée en 1962 lors de la création de la commune d'Akom II. En 2007, les deux communes sont démembrées en trois nouvelles communes de Kribi , Kribi et Lokoundjé. Organisation administrative. La communauté urbaine de Kribi compte deux communes d'arrondissement : Kribi et Kribi. La commune a pour chef-lieu : Massaka et s'étend sur les villages et quartiers de Lolabe, Lende-Dibe, Eboundja 1, Eboundja II, Bongahele, Louma, Lobe, Bwambe, Mbeka'a, Ebome, Lendi Aviation, Bongandoue, Talla, Mboamanga, Massaka, Ngoye administrative, Mpangou, New-Town 1, Petit-Paris, Mokolo, Zaïre. Outre la ville et ses quartiers, la commune comprend les villages suivants : La commune a pour chef-lieu : Dombe et s'étend sur les villages et quartiers de Bibolo, Bebambwe II, Bikondo, Mpolongwe l, Dombe, Mpolongwe II, Nziou, Mpalla, Londji l, Ebouyoe, Londji II, Elabe, Bebwanbwe l, Ngoye-Wamie, Ngoye-Réserve, AfanMabe, New-Town II. Outre la ville et ses quartiers, la commune comprend les villages suivants : Population. La population urbaine s'accroît de plus de 7,5 % en 1976. Lors du recensement de 2005, Kribi comptait et Kribi . Infrastructures industrielles. Port en eaux profondes. La première phase du port en eaux profondes de Kribi a été réceptionnée en . À terme, le port sera plus grand que celui de Douala et bénéficiera d'une profondeur maritime plus importante pour accueillir de plus gros navires. Son extension est prévue sur cinq ans. Il est prévu également l'aménagement de terminaux spécifiques, entre autres les terminaux aluminium, hydrocarbures, alumine, minéralier, gaz naturel liquéfié, etc. Le projet de port en eaux profondes de Kribi de par sa capacité d'accueil et la diversité de ses terminaux est destiné à jouer un rôle majeur dans les projets d'industrialisation futur du Cameroun. Le secrétaire général des services du Premier ministre, Louis-Paul Motaze, président du comité de pilotage du complexe industrialo-portuaire de Kribi, affirme à ce sujet : « le port en eau profonde de Kribi, en permettant l'exportation en grandes masses des produits issus de l'exploitation des gisements miniers du Cameroun (fer, bauxite, gaz naturel notamment) et l'importation des matières premières pour les industries locales, sera un véritable levier de l'industrialisation du Cameroun et de la compétitivité de ses produits ». Centrale à gaz, raffinerie et usine de liquéfaction. La construction d'une raffinerie de gaz, devant traiter le gaz en provenance de Logbaba et d'une centrale thermique à gaz destinée à produire de l'électricité pour les besoins intérieurs et à commercialiser l'éventuel surplus a été actée au début des années 2000. Le projet a été achevé en 2013, une part des apports de gaz se faisant à partir de la plateforme de Sanaga, au large de Kribi, et la capacité de la centrale devait être augmentée de 216 MW à 330 MW. Les négociations tarifaires entre le producteur Perenco, la société nationale des hydrocarbures et l'exploitant de la centrale, Kribi power développement corporation n'ont pu aboutir. Un troisième projet, prévoyant la liquéfaction par la société Golar du gaz de Sanaga dans un ancien méthanier a été conclu en 2015, et Gazprom s'est engagé à racheter l'intégralité de la production de gaz naturel liquéfié de la plateforme. Engie, qui devait participer au projet de liquéfaction, a annoncé s'en retirer en , en raison de conditions de marché défavorables. Climat. Du fait de sa position équatoriale, Kribi possède une courte saison assez sèche et une longue saison très humide. Le mois le plus chaud, février, a une température moyenne maximale de et une température moyenne minimale de . Le mois le plus pluvieux est celui de septembre, avec de pluie. Vingt-sept des trente jours de septembre sont pluvieux. Le mois le plus sec, décembre, les précipitation s’établissent à de pluie. Le mois le plus froid est août, avec une moyenne maximale de et une moyenne minimale de . L'humidité reste élevée toute l'année. Tourisme à Kribi. Développement du tourisme. Le tourisme dans le littoral de la province du Sud du Cameroun (Département de l’Océan) se développe depuis le bitumage de la route Edéa-Kribi en 1990 ; il est désormais l'un des principaux secteurs d'activité de la ville. Ses vastes plages de sable blanc et des paysages naturels comme les chutes de la Lobé (l'un des rares exemples dans le monde où un fleuve se déverse en chutes dans la mer) attirent les touristes, pour la plupart des résidents de Yaoundé et Douala mais aussi des Camerounais de la classe aisée. De nombreux investissements à but touristique et résidentiel, la plupart de petite échelle, parsèment le littoral de Kribi. Kribi est réputée pour ses restaurants à spécialités «fruits de mer». Sites touristiques. Parmi les sites touristiques de la région de Kribi, on compte le village de pêcheurs de Londji, baie au nord de Kribi de haute valeur écologique par la présence de mangroves et par sa proximité aux embouchures du Nyong et de la Lokoundje, le fleuve Lobé et ses chutes, les plages de Grand Batanga, le site éco-touristique d'Ebodjé, station de suivi des tortues marines, le parc national de Campo-Ma’an et les parages habités par les peuples pygmées Bagyeli-Bakola le long des routes de Bipindi-Lolodorf, notamment la colline de Bidjouka. Le projet de la Banque Mondiale « Filières de Compétitivité et Croissance » concerne la zone de Kribi depuis 2011 dans le but de valoriser certaines plages de Kribi et soutenir les activités d'habituation des gorilles dans le parc national de Campo Ma'an. Depuis 2003, il existe aussi un parcours de golf privé de neuf trous. La plupart des sites touristiques de Kribi sont gérés de façon non formelle par des jeunes locaux qui se lancent dans l'accompagnement des touristes, comme c'est le cas des chutes de la Lobé ou des plages aménagées de Grand Batanga, gérées par les groupes non structurés. Cela permet au voyageur d'avoir un contact direct avec les habitants, sans que l’insécurité soit à l’heure actuelle un problème majeur. En 2013, dans le cadre de la mise en application du projet « Tourisme côtier durable », le Ministère du Tourisme et des Loisirs lance l'initiative d’identifier avec des badges d’accompagnateur touristique local les personnes menant des activités touristiques afin de soutenir leur professionnalisation et reconnaître leur rôle. Un site web pour la promotion de l'écotourisme dans la zone de Kribi a été mis au point par le Ministère du Tourisme et des Loisirs du Cameroun en collaboration avec l'OMT et l'ONUDI dans le cadre du projet ST-EP pour le développement de l'écotourisme à Kribi de l'OMT. Tourisme ethnique et peuples pygmées. La région de l'Océan est habitée par des peuples autochtones de chasseurs-cueilleurs dénommés Bagyeli ou Bakola. Le mode de vie et les traditions des Bagyeli est de nos jours l’une des plus importantes curiosités de Kribi. Il existe un fort intérêt envers des produits de tourisme ethnique et les communautés Bagyeli sont généralement ouvertes à la possibilité d’accueillir et accompagner des touristes. Néanmoins, la relation des pygmées bagyeli avec le tourisme n’a pas fourni des bénéfices durables à ce groupe. Leur exposition au tourisme peut entraîner la banalisation de leur culture et l’exploitation de ces communautés. Des initiatives sont néanmoins en place comme la possibilité de visiter des campements de façon responsable et non invasive avec l'ONG FONDAF à Bipindi ou la mise en place d'un circuit dans la forêt des chutes de la Lobé est programmée par le Ministère du Tourisme afin de valoriser leurs connaissances et culture. Menaces sur l’activité touristique. Les travaux de développement des nouveaux axes routiers et des pôles industriels autour du nouveau port en eau profonde pèsent sur la conservation du littoral, qui abrite de nombreux écosystèmes fragiles et des espèces fauniques menacées, déjà fragilisé et exposé aux effets de l’érosion côtière. Ce changement drastique de l'utilisation des terres pourrait nuire au potentiel de l'activité touristique en dégradant le paysage du littoral et en empêchant le développement d'infrastructures touristiques si les mécanismes de gouvernance environnementale nécessaires ne sont pas en place. Le développement de la ville, déclenché par son développement industriel, serait à l'origine d'une intensification du phénomène accru de spéculation foncière dans la bande côtière et d'une urbanisation résidentielle non contrôlée. Le développement d’infrastructures de transport, l’extension de l’agriculture et l’urbanisation auraient provoqué déjà une perte du couvert végétal de la bande côtière de la ville de Kribi de 50 % entre 1984 et 2010. Entre autres, l’extension de l’agro-industrie, des infrastructures de transport et des industries extractives seraient la cause d’une fragmentation forestière qui menacent les écosystèmes de la région et les modes de subsistance des peuples pygmées de la zone de Kribi. Cultes. La station missionnaire catholique de Kribi est fondée en par le Père pallotin Vieter sur un terrain acheté au chef Yack pour 135 marks. Il y établit une plantation de café en . Dominant le port, la cathédrale Saint-Joseph dont la construction date de la colonie allemande est le siège du diocèse catholique de Kribi érigé en 2008, elle a été entièrement repeinte en 2002. Sports. L'OFTA de Kribi est un club de football promu en division camerounaise Elite One pour la saison 2022. Communication. La radio locale Kribi Beach FM diffuse en français et en langue locale depuis 2009. Jumelages. Dans le cadre des relations germano-camerounaises, un jumelage a pu etre établi entre la ville de Kribi au Cameroun et la ville allemande Bad Belzig située dans le Brandebourg. Ce jumelage qui s'est mis en place grâce à l'Alliance par entente de deux associations sœurs Echo-Kamerun (Allemagne) et Écho Belzig-Kribi (Kribi), les mairies de Kribi IIème et de Bad Belzig vont pouvoir compter l'une sur l'autre pour mettre en avant le développement des projets des localités de Kribi par le biais de la coopération.
Mahé de La Bourdonnais
Charles Baron Clarke Charles Baron Clarke est un botaniste britannique, né le à Andover dans le Hampshire et mort le . Biographie. Il est le fils de Turner Poulter Clarke et d’Elizabeth née Parker. Il étudie au King's College de Londres de 1846 à 1852 puis au Trinity College (Cambridge) de 1852 à 1856 où il obtient sa licence puis un master en 1958, tout en étant assistant de mathématiques au Queen's College. Il s'inscrit à Lincoln's Inn en 1859 et est reçu comme avocat en 1860, profession qu'il n'exercera pas. Il enseigne les mathématiques au Presidency College de Calcutta, avant de devenir inspecteur des écoles en Inde. Il dirige le jardin botanique indien de 1869 à 1871, en l'absence de Thomas Anderson. Il rentre définitivement en Angleterre en 1887, et il travaille bénévolement aux jardins botaniques royaux de Kew jusqu'à sa mort en 1906. Il est élu membre de la Royal Society le et appartient à de nombreuses sociétés savantes, notamment la Linnean Society of London qu'il préside de 1894 à 1896 et la Société géologique de Londres. Il est l’auteur des "Commelinaceae" (1881) et des "Cyrtandrae" (1883) dans la série des "Monographiae Phanerogamarum Prodromi Nunc continuatio, nunc revisio auctoribus Alphonso et Casimir de Candolle aliis botanis ultra memoratis" publiée par Casimir Pyrame de Candolle. Il étudie la flore du Cachemire et de l’Inde.
Lok Leipzig
Lasse Hallström Lars Sven Hallström, dit Lasse Hallström (né le à Stockholm, en Suède) est un réalisateur, scénariste et producteur suédois. Biographie. Hallström est né à Stockholm en Suède. Son père était dentiste à Stockholm mais aussi réalisateur amateur, sa mère Karin Lyberg (1907–2000) était écrivain. Son grand-père maternel Ernst Lyberg était le ministre des finances du gouvernement de Carl Gustaf Ekman (1926–1928) et le leader du Parti capitaliste suédois (Kapitalism Party öf Sverige). Après quelques réalisations pour la télévision dont un documentaire remarqué sur le célèbre groupe ABBA, puis un premier long métrage en 1975, "A Guy and a Gal" ("En kille och en tjej"), Lars Sven Hallström dit "Lasse Hallström" acquiert une notoriété internationale avec "Ma vie de chien" ("Mitt liv som hund") en 1985. Le film qui raconte l'histoire d'un petit garçon délaissé par sa mère malade, à l'aube de son adolescence, obtient plusieurs prix et est sélectionné aux Oscars. L'engouement qu'il suscite lui permet de se procurer davantage de moyens et de démarrer une carrière aux États-Unis. Il attire des acteurs d'envergure dont Johnny Depp qui tourne avec lui "Gilbert Grape" ("What's Eating Gilbert Grape") et "Le Chocolat" ("Chocolat") qui lui vaut des nominations aux Oscars et un succès d'estime. Vie privée. En 1994 le réalisateur suédois épouse Lena Olin. Ensemble, ils ont une fille, Tora, née en 1995.
Lukas David Lukas Florian David, né à Wels (Haute-Autriche) le et mort le , est un violoniste autrichien. Biographie. Son père, Johann Nepomuk David, était compositeur. Il compte parmi ses maîtres Nathan Milstein et Tibor Varga. Depuis 1956, il se produit en tant que concertiste dans le monde entier. S'intéressant particulièrement à la musique du , Lukas David a créé beaucoup d'œuvres dont il est, pour certaines, le dédicataire. Son large répertoire s'étend aussi à la musique classique et romantique dont il est considéré comme un interprète de référence. De 1959 à 1966, Lukas David dirigea une classe de violon à la Musikhochschule de Vienne. Il fut également professeur à l'Académie de musique de Detmold en Allemagne. En 1982, il tint la partie de soliste du "Concerto pour violon et douze instruments à cordes" de Max Méreaux, dédié à Tibor Varga et à son orchestre de chambre, lors de sa création à Detmold. Tibor Varga dirigeait l'ensemble instrumental. Depuis la saison 2001/2002, Lukas David effectue des tournées de concerts au Japon, en Turquie, en Grèce, en plus de ses concerts en Allemagne et en Autriche. Chaque année est organisé à Lima, au Pérou, le Festival de musique de chambre Lukas-David. Il meurt le 11 octobre 2021 à l'âge de 87 ans.
Clarke
La Bouille La Bouille est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. Géographie. La Bouille est située sur la rive gauche de la Seine (elle est reliée par un bac à Sahurs, sur la rive droite), à la lisière de la forêt domaniale de La Londe-Rouvray et à la limite du département de l'Eure. La Bouille appartient aujourd'hui au canton d'Elbeuf, avant la réforme de 2015, elle faisait partie du canton de Grand-Couronne. Transports. En septembre 2009, La Bouille a perdu sa ligne de bus 31 qui effectuait une liaison directe avec le centre-ville de Rouen. Depuis ce jour, cette ligne a été remplacée par la ligne 39 (mini-bus) avec une fréquence plus importante qui rejoint le centre-ville de Grand-Couronne, ce qui oblige une correspondance avec la ligne 6 pour se rendre à Rouen. De plus, La Bouille dispose d'une ligne régulière 36 avec Elbeuf via Les Essarts. Le bac de La Bouille permet le passage vers Sahurs. Climat. Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs. Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après. Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Jumièges », sur la commune de Jumièges, mise en service en 1978 et qui se trouve à à vol d'oiseau, où la température moyenne annuelle est de et la hauteur de précipitations de pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à , la température moyenne annuelle évolue de pour la période 1971-2000 à pour 1981-2010, puis à pour 1991-2020. Urbanisme. Typologie. La Bouille est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Ouen-de-Thouberville, une agglomération inter-départementale regroupant et en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de . Occupation des sols. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,7 %), eaux continentales (20,2 %), zones urbanisées (17,7 %), prairies (9,4 %). L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Toponymie. Le nom de la localité est attesté sous les formes "La Boille" fin du siècle; "Port de la Bouille" entre 1396 et 1421; "La bouille" en 1629, en 1715 (Frémont), et en 1757 (Cassini). Une "bouille" est un bourbier, un marais, lieu marécageux, du latin "bau-ucula", dérivé de "baua", « boue ». Toponyme ayant le sens de « Bourbier, marécage ». Le village, construit en bord du fleuve, soumis aux inondations, devait être effectivement fort boueux, comme l'écrit Amélie Bosquet en 1855 dans son ouvrage "La Normandie illustrée". Histoire. On note le "verguillon" (girouette en normand) original de la mairie de La Bouille, rappelle le passage des Vikings sur leurs "esnèques" (drakkars). La girouette (et "verguillon", issus tous deux du vieux norrois "viðr-viti" mot à mot "viti" « qui montre » ou « indicateur » du "viðr", le vent > vieux normand "wirewite") était à l'origine utilisée sur les bateaux vikings.
Mésoscaphe Auguste Piccard Le mésoscaphe "Auguste Piccard" est un sous-marin touristique construit en Suisse par Jacques Piccard pour servir d'attraction lors de l'exposition nationale suisse de 1964. Il fut nommé l’"Auguste Piccard" en l'honneur du père du constructeur.
Heinz Hartmann Heinz Hartmann est un psychiatre et un psychanalyste né à Vienne en Autriche le et mort à Stony Point, comté de Rockland (New York) le . Il est considéré comme le fondateur et l'un des principaux représentants de l"'Ego-psychology". Biographie. Heinz Hartmann est issu d'une famille dont plusieurs membres sont connus en tant qu'écrivains ou universitaires. L'un de ses grands-pères est universitaire et parlementaire, l'autre est médecin et professeur. Son père est professeur d'histoire et sa mère, Grete Chrobak est une sculptrice et une pianiste reconnue. Après ses études secondaires réalisées en partie avec un précepteur privé, il entre à l'université de Vienne où il obtient un diplôme de médecin et une spécialisation en psychiatrie. Il s'intéresse à la psychanalyse et copublie une étude intitulée "Des parapraxies dans la psychose de Korsakov" qui recourt aux théories freudiennes. La mort de Karl Abraham rend impossible la cure didactique qu'il envisageait de réaliser avec lui. Il entreprend alors une première analyse avec Sándor Radó. Il publie en 1927 un ouvrage intitulé "Les fondements de la psychanalyse" et de nombreuses études sur les psychoses, les névroses, les jumeaux, etc. Il participe également à un manuel de psychologie médicale. Le psychiatre Adolf Meyer lui propose un poste de professeur titulaire au Johns Hopkins Hospital, à Baltimore mais Sigmund Freud lui offre de l'analyser gratuitement s'il reste à Vienne. Il choisit de rester à Vienne et rejoint la Société psychanalytique de Vienne, en entreprenant une analyse avec Freud. Il est distingué comme un élément brillant parmi les analystes de la deuxième génération à laquelle appartiennent également Anna Freud, Willi Hoffer, Ernst Kris, Felix Deutsch et Hélène Deutsch et, en 1937, il présente à la Société de psychanalyse une étude sur la psychologie du Moi, qu'il augmenta plus tard pour son ouvrage sous le titre "La psychologie du Moi et le problème de l'adaptation". C'est cet ouvrage qui marque le développement de ce courant théorique connu sous le nom d'Ego-psychology. Il se marie avec Dora Karplus, pédiatre et psychanalyste, et ils ont deux fils, Ernest Hartmann et Lawrence Hartmann. En 1938 les Hartmann, confrontés aux menaces nazies, s'exilent, en France puis en Suisse, et enfin à New York, en 1941, où Heinz Hartmann devient rapidement analyste didacticien de la New York Psychoanalytic Society et responsable de la clinique psychanalytique. Il y est rejoint par Ernst Kris et Rudolph Loewenstein avec lesquels il écrit plusieurs contributions. En 1945, il crée une revue annuelle "The Psychoanalytic Study of the Child" avec Ernst Kris et Anna Freud. Il effectue trois mandats de président de l'Association psychanalytique internationale (1953, 1955 et 1957), puis reçoit le titre de président d'honneur à vie.
Sainte-Maure-de-Touraine (fromage)
Gustave Coquiot Gustave Isidore Simon Coquiot, né à Puits (Côte-d'Or) le et mort à Paris 8 le , est un écrivain, auteur dramatique et critique d'art français. Biographie. Collectionneur de tableaux de Maurice Utrillo, Gustave Coquiot fut un des secrétaires d'Auguste Rodin. En , il était devenu le mari de l'ancienne artiste de cirque Mauricia de Thiers (1880-1964) qui, par la suite, sera élue maire d'Othis sans discontinuer de la Libération jusqu'à sa mort à l'âge de 84 ans.
André Cruz André Alves da Cruz, ou simplement André Cruz, est un footballeur brésilien né le à Piracicaba. Il a joué au poste de défenseur central, notamment avec le Standard de Liège, Naples, le Milan AC, le Sporting Lisbonne et l'équipe du Brésil. Il a été finaliste de la Coupe du monde 1998 avec le Brésil. Biographie. Il reçoit 47 sélections (dont 12 non officielles) avec l’équipe du Brésil. André Cruz remporte la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 et il est finaliste de la coupe du monde de 1998 avec l’équipe du Brésil.
La Lance brisée La Lance brisée (titre original : "") est un film américain réalisé par Edward Dmytryk, sorti en 1954. Il s'agit d'un remake de "La Maison des étrangers", réalisé par Joseph L. Mankiewicz, sorti en 1949. Synopsis. Riche éleveur, Matt Devereaux dirige avec une poigne de fer un véritable empire en Arizona, secondé par ses quatre fils, Ben, Mike, Danny et Joe. L'ainé, Ben, a fini par haïr son père, dont la seule affection va à son cadet Joe qu'il a eu avec sa seconde femme, fille d'un chef comanche. Tandis que Joe se fiance avec Barbara, la fille du gouverneur, un incident se produit : les déchets de la mine de cuivre de l'endroit polluent la rivière et empoisonnent quelques bêtes. Matt dirige une expédition punitive à la mine et saccage les installations... Il passe en jugement peu après. Scandalisé par l'attitude de ses frères qui refusent de seconder leur père dans l'épreuve, Joe prend sa place au banc des accusés et se laisse condamner à trois ans de pénitencier. À la suite d'une altercation avec Ben, Matt meurt d'une crise cardiaque durant la détention de Joe. Aux funérailles où il a été autorisé à assister, ce dernier, suivant la coutume indienne, plante une lance entre ses trois frères et lui, signifiant la guerre entre eux... À sa libération, il est provoqué par Ben et ne doit son salut qu'à l'intervention de Deux-Lunes, le contremaître du ranch, qui abat son agresseur. À la demande de sa mère, Joe fera la paix avec ses autres frères en brisant la lance, et oubliera le passé dans les bras de Barbara. Distribution. Acteurs non crédités :
Georges Aperghis Georges Aperghis (en ) est un compositeur de musique contemporaine franco-grec, né le à Athènes. Biographie. Né dans une famille d'artistes (son père, Achilleas Aperghis, est sculpteur et sa mère est peintre), Georges Aperghis s'installe à Paris en 1963. Il s'essaie au sérialisme du Domaine musical, à la musique concrète de Pierre Schaeffer et de Pierre Henry, aux recherches de Iannis Xenakis (dont il s'inspire dans ses premières œuvres), puis en 1970, il décide d'approfondir un langage plus libre et plus personnel. Il explore le son de la parole d'une manière originale : intéressé particulièrement par le théâtre musical (sa première pièce, "La Tragique Histoire du nécromancien Hiéronimo et de son miroir", date de 1971) ; des œuvres comme "De la nature de l'eau", "Jacques le fataliste" ou "Histoire de loup" « ont accumulé chausse-trapes et double-sens, et agencé malicieusement des labyrinthes de discours superposés et d'actions simultanées, afin de chasser l'évidence rationnelle, de brouiller les codes ou de détourner l'attention ». En 1976, il crée à Bagnolet avec sa femme, la comédienne et actrice Édith Scob (1937-2019), l'Atelier de théâtre et musique (ATEM), consacré au théâtre musical où il renouvelle complètement sa pratique de compositeur : il fait appel à des musiciens comme Jean-Pierre Drouet aussi bien qu'à des comédiens tels que Michael Lonsdale, intègre dans ses pièces tous les ingrédients vocaux, instrumentaux, gestuels, scéniques, en les traitants de façon identiques. Il compose également des pièces pour instruments seuls, des œuvres de musique de chambre, vocales, pour orchestre, et des opéras. C'est d'ailleurs dans l'opéra qu'il réalise la synthèse de son travail : ici le texte est l'élément fédérateur et déterminant, la voix, le principe vecteur de l'expression. Il a composé sept ouvrages lyriques. Son œuvre est ainsi résumée par Georges Aperghis lui-même : « faire musique de tout ». Il écrit, entre autres, "Récitations" en 1978 (pour Martine Viard) et "Machinations" en 2000. Ces œuvres vocales, très emblématiques de sa manière, s'appuient essentiellement sur une combinatoire virtuose de phonèmes. L'écriture se caractérise par une grande vitesse, des répétitions et des accumulations, une haute pression rythmique. Elles sollicitent la participation créative de l'interprète et s'accommodent bien d'une grande versatilité de modes vocaux. Une langue imaginaire s'y invente, ambiguë et souvent drôle, qui évoque une origine de la langue, une sorte de fureur énonciative préalable au sens. Dans le même esprit, il compose "Le Corps à corps" pour zarb soliste, intervenant aussi avec la voix (onomatopées et textes) dédiée à Jean-Pierre Drouet, c'est une des pièces pour zarb les plus jouées, notamment par François Bedel, Pablo Cueco ou Françoise Rivalland. Il gagne en 2011 le prix Mauricio Kagel. Georges Aperghis est compositeur en résidence du conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg et du Festival Musica en 1996 et 1997. Il tiendra une conférence en septembre, à l'occasion du Festival Musica.
David Nathaniel Friedrich Dietrich David Nathaniel Friedrich Dietrich est un botaniste allemand, né le à Ziegenhain et mort le à Iéna. Biographie. Il fait ses études à l’université d'Iéna et devient le directeur du jardin botanique de l’université en 1828. Il est également le conservateur de l’herbier. Il est notamment l’auteur de : Il signe également de nombreuses publications sur les mousses.
Vergès Vergès est le patronyme de plusieurs personnalités de France métropolitaine : C'est également le patronyme d'une famille de La Réunion, la famille Vergès, dont les membres principaux sont : En Nouvelle-Calédonie : En Catalogne :
Hoarau Le patronyme Hoarau est l'un des noms de famille les plus répandus à l'île de La Réunion. Historique. La présence des Hoarau (ou Hoareau) est attestée à La Réunion (Isle Bourbon) depuis le . Ce jour-là, le navire "Le Taureau"  (capitaine Hervé de Kersaint-Gilly, Seigneur de Kergadiou), de la première flotte de la Compagnie des Indes Orientales fraîchement créée par Louis XIV, débarqua dans la "baie du meilleur ancrage", à Saint-Paul, les premiers colons parmi lesquels René Hoarau. Sur les 500 personnes (dont 288 engagés formé à un métier) montées à Brest à bord des quatre bateaux de cette flotte (dont l'un s'arrêta à Fort-Dauphin à Madagascar), 400 seraient mortes du scorbut durant la traversée. Sous la direction d'Étienne Régnault, "commandant" de la colonie, une vingtaine de colons débarquèrent du "Taureau". Originaire de Menneville, paroisse de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), où il naquit aux environs de 1640, René Hoarau épousa, en 1669, Marie Baudry, née et baptisée le 13 septembre 1654 à Calais, peut-être une amie d'enfance venue le rejoindre dans l'île en février 1667 avec la flotte de Montdevergue (mariage célébré par un lazariste, le Père Jourdier). Ils résidèrent à Saint-Paul comme la plupart des colons de cette époque-là, Saint-Paul étant la première capitale de l'île. Ils eurent cinq enfants, dont descendent les centaines de Hoarau (ou Hoareau) de La Réunion (et de la diaspora). René Hoarau y mourut le . La vie des premiers colons à Bourbon est relatée dans le « Mémoire pour servir à la connaissance particulière de l'Isle Bourbon » rédigé en 1710 par Antoine Boucher, dont le manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale. La forme Hoarau (ou Hoareau, au gré des transcriptions de l'état-civil) n'est sans doute pas celle du nom à l'origine. Les débats ne sont pas tranchés quant à son étymologie. Il est probable que la plupart des premiers arrivants à Bourbon ne savaient ni lire, ni écrire, et que leurs noms furent alors orthographiés phonétiquement. Certains tiennent pour Houarault. D'autres encore pour Waro, de racine germanique (war = bouclier, protection). Peut-être aussi O'Hara. Personnalités contemporaines. personnalités politiques sportifs femme de lettres chanteuse mannequin
Payet Payet est un patronyme porté par plusieurs personnalités françaises, . .
Toshikazu Nagae né le est un réalisateur et scénariste japonais.
Octanitrocubane L'octanitrocubane est l'un des explosifs (non nucléaire) les plus puissants dont on connaît les caractéristiques obtenu par l'homme. Paradoxalement, ce composé, malgré la quantité d'énergie qu'il est capable de libérer, est extrêmement stable cinétiquement. Il peut être en effet écrasé à coups de marteau ou chauffé à plus de sans provoquer d'explosion. Ceci représente un avantage considérable par rapport à des explosifs classiques tels que la nitroglycérine, le TNT ou même l'HMX. L'inconvénient principal de ce composé est sa rareté. Sa synthèse est longue et difficile et seuls quelques grammes ont pu être obtenus en 2004. Historique. L'octanitrocubane a été obtenu pour la première fois par Philip Eaton et Mao-Xi Zhang en 1999 à l'université de Chicago avec l'appui du "Naval Research Laboratory". La mise au point de sa synthèse fut particulièrement laborieuse. Les dérivés du cubane sont assez délicats à manipuler à cause de la grande tension présente dans les liaisons carbone-carbone. En effet, les atomes de carbone forment habituellement des liaisons avec d'autres éléments en ménageant des angles proches de entre ces liaisons. Dans le cubane et ses dérivés, ces angles sont nettement plus proches de , provoquant ainsi une tension de cycle responsable de l'instabilité relative de ces molécules. Propriétés. L'octanitrocubane est un solide blanc dont la température de fusion (avec décomposition) est bien supérieure à . Il possède une densité de 1,98 extrêmement élevée pour un composé carboné. Sa formule brute C8O16N8 ne comporte pas d'hydrogène, ce qui est rare pour un composé organique. Le facteur d'efficacité relative par rapport au TNT est de 2,38 et sa vélocité explosive atteint la vitesse également record en 2014 de . Il est estimé, en 2017, qu'un kilo de cet explosif coute . Il en existe un dérivé moins puissant, l'heptanitrocubane.
Little Blade est une série de bande dessinée française de science-fiction. Articles connexes. Le personnage central, Blade, est également un personnage principal dans les trois tomes de la série "Zentak". Elle ressemble beaucoup au personnage Molly du roman Neuromancien (samouraï des rues, jeunesse similaire, implants cybernétiques similaires, engagée pour protéger le hacker avec lequel elle noue une relation).
Fabrice Delphi Gaston Henri Adhémar Risselin, dit Fabrice Delphi ou Delphi-Fabrice, est un écrivain et dramaturge français né le dans le de Paris et mort le , auteur entre autres de romans sentimentaux et d'aventures. Biographie. Fils de Ernestine Zoé Marchand et de Louis Joseph Adhémar Risselin, « inspecteur des combustibles », Gaston Henri Adhémar est né au 21 rue de la Goutte-d'Or. Âgé de vingt ans, Fabrice Delphi s’essaie à la critique d'art en composant un ouvrage sur la Bretagne artistique, en collaborant à la revue "L'Estampe et l'Affiche" ou avec la galerie Le Barc de Boutteville. Il fait ensuite partie, au tournant du siècle, des « auteurs à scandale dits décadentistes », à l'image de Jean Lorrain. Comme cet écrivain, il fréquentait sans s'en cacher la sub-culture homosexuelle de son temps, bien que, contrairement à Lorrain, il se maria deux fois. Il épouse à Paris en premières noces le 27 décembre 1906, Juliette Rose Albertine Loussert. Puis, en secondes noces, à Auvers-sur-Oise, le 9 avril 1912, Louise Ernestine Germaine Fasques. Le premier scandale est l'interdiction de la pièce "L'Araignée rouge" en 1900, dans sa première version qui met en scène un personnage explicitement torturé par son homosexualité, pièce qui est toutefois créée au théâtre de la Bodinière. De ce fait, il retient l'attention de la critique avec la traduction en roman de "L'Araignée rouge" en 1903. Il doit ses premiers succès à ses collaborations avec Paul de Pitray, Maurice Goublier, Jacques Dhur et Oscar Méténier : avec ce dernier, il écrit entre autres des « drames bourgeois » en un acte. Il est aussi rédacteur à cette époque pour "Gil Blas". Il fréquente de nombreux artistes dont le peintre Alexandre Séon qui dessine la couverture de "L'Araignée rouge". À partir de 1910, il adapte à la chaîne, pour des raisons alimentaires, les romans de la comtesse de Ségur en saynètes pour enfants. Dans les années 1920, il collabore à des périodiques comme "La Rampe", "La Lanterne", et il écrit des « ciné-romans » (adaptations de films en roman-photo) pour « Le Film complet », supplément de la revue "Mon Ciné". Il est l'auteur du scénario de "Son Altesse" (1922), film de Henri Desfontaines, adapté du roman "La Dernière Aventure du Prince Curaçao" d'Oscar Méténier. Quand il meurt dans sa soixantième année en mars 1937, il ne laisse que des dettes et un fils — qui n'assistera même pas à son enterrement. Celui-ci est introuvable, c'est donc la SGDL qui finance les obsèques, et la succession est déclarée vacante en 1938. Œuvre. Il est l'auteur de plus de 120 textes, dont de nombreux ouvrages parus chez Rouff et Tallandier, dans des collections dites populaires. Quelques titres :
Ernst Kris Ernst Kris est un psychanalyste et historien d'art né le à Vienne en Autriche et mort le à New York. Biographie. Pendant ses études secondaires le jeune Kris se passionne pour l'art et son histoire. En 1918 il s'inscrit à la faculté de philosophie de Vienne et devient diplômé de l'histoire de l'art en 1922. Il devient conservateur du musée d'histoire de l'art de Vienne. C'est à ce titre que sa fiancée, Marianne Rie, le présente à Sigmund Freud en 1924 pour le conseiller au sujet de sa collection d'antiquités. Les familles Freud et Rie entretenaient des relations amicales et quand Marianne commence une formation analytique à Berlin après ses études de médecine, Freud recommande à Kris d'entreprendre également une analyse, ce qu'il fait avec Helene Deutsch. En 1928 Ernst et Marianne Kris sont acceptés comme membres associés de la Société psychanalytique de Vienne, Ernst continuant parallèlement une carrière d'historien de l'art. En 1932, il rédige sa première étude psychanalytique dans la revue "Imago", dont il devient corédacteur en 1932, avec Robert Waelder. Après l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie les Kris se réfugient à Londres où il devient membre didacticien de la Société britannique de psychanalyse, tout en travaillant à la BBC en tant qu'expert de l'analyse de la propagande nazie. En 1940, il rejoint les États-Unis et s'installe à New York où il retrouve Heinz Hartmann. Il est nommé professeur à la New School for Social Research où il fonde un programme de recherche sur la propagande totalitaire. En 1943, il enseigne à la New York Psychoanalytic Society, dont il devient membre. Il est considéré comme un des importants représentants du courant théorique de l'Ego-psychology, avec Heinz Hartmann et Rudolph Loewenstein et a publié de nombreux articles. Il participe en 1945 à la fondation de la revue "The Psychoanalytic Study of the Child" avec Heinz Hartmann et Anna Freud. Enfin il est l'éditeur avec Anna Freud et Marie Bonaparte de la première édition (censurée) des lettres de Freud à Wilhelm Fliess.
Ian Livingstone Sir Ian Livingstone est un auteur de jeux de rôle et un créateur de jeux vidéo britannique. Biographie. Ian Livingstone est né en à Prestbury (Cheshire). Il y fréquente le lycée d'Altrincham où il rencontre Steve Jackson. Puis il fait des études de mercatique au collège de Stockport et collabore au magazine de jeux de société "Albion". En 1974, il s'installe à l'ouest de Londres, à Shepherd's Bush, de même que Steve Jackson. Il occupe un poste de cadre supérieur dans le service mercatique d'une grande compagnie pétrolière. En 1975, il abandonne son emploi et participe, avec Steve Jackson, à la fondation de Games Workshop Limited, une entreprise spécialisée dans les jeux de rôle, dont il deviendra "managing director" puis président du conseil d'administration jusqu'en 1991. Depuis 1982, il est auteur et coauteur de la série de livres-jeux "Défis fantastiques" ("Fighting Fantasy"), édités en France dans la collection "Un livre dont "vous" êtes le héros". Le premier titre, "Le Sorcier de la montagne de Feu", devient le fer de lance du genre. De mai 1994 à octobre 1995, il est "managing director" chez Domark. À la suite du rachat de Domark Software par Eidos Interactive et sa fusion avec Centregold Group (US Gold et Core Design), il devient président du conseil d'administration de Eidos d'octobre 1995 à avril 2002. En septembre 2005, à la suite du rachat de Eidos par son compatriote SCi Games, il a été nommé directeur d'acquisition de produit "(product acquisition director)" chez Eidos. Il reçoit en 2000 le "Honorary Doctorate" de l"'University of Abertay Dundee" (Écosse), pour les services rendus au monde du jeu vidéo. En 2006, il est fait membre du prestigieux Ordre de l'Empire britannique, il est anobli en 2022
Mésoscaphe Ben Franklin Le mésoscaphe "Ben Franklin" est un sous-marin construit par Jacques Piccard pour étudier le Gulf Stream, en 1968, nom de code "PX15".
Sudre Sudre est le patronyme de plusieurs personnalités :
Blocus Un blocus (de l'ancien wallon "blokehus") est une opération visant à couper le ravitaillement (nourriture, armes…) ou les communications d'une zone (ville, région, pays) par la force. Aujourd'hui, le terme peut aussi être utilisé à des échelles plus restreintes, par exemple pour l'occupation d'un bâtiment. Il ne doit pas être confondu avec l'embargo ou les sanctions qui sont des barrières légales au commerce et est différent du siège qui vise plutôt une ville ou une forteresse. Historiquement, le blocus prenait place sur mer avec une puissance qui bloquait le commerce maritime avec le pays cible ; cependant bloquer les transports terrestres peut également être considéré comme un blocus. Des patrouilles à proximité d'un port ennemi dans le but d'empêcher la sortie des forces navales est aussi appelé un blocus. Lorsqu'une ville côtière est assiégée depuis la terre, il est courant que les assaillants réalisent un blocus du côté maritime. Le blocus désigne également l'interruption des communications par le brouillage des ondes radio ou par l'endommagement des câbles sous-marins. Types de blocus. Blocus militaire. Un blocus à courte distance implique de placer ses navires à portée de vue de la côte ou du port bloqué pour assurer une interception rapide de tous les navires qui entreraient ou qui sortiraient. C'est à la fois le blocus le plus efficace et le plus difficile à mettre en place. La difficulté consiste à maintenir une présence maritime permanente en mer qui est ainsi exposée aux tempêtes et aux privations. Elle est également vulnérable face à une attaque surprise du camp ennemi dont les navires sont à l'abri dans le port et peuvent sortir à n'importe quel moment. De plus la flotte bloquante se trouve généralement loin de ses bases, ce qui accentue la difficulté. Dans un blocus à distance, les assaillants restent à distance de la cote et tentent d'intercepter les navires. Cela requiert plus de navires mais ils peuvent opérer plus près de leurs bases et sont moins soumis aux tentatives de sorties de l'adversaire. Un blocus détaché consiste à se positionner juste derrière la ligne d'horizon mais pas plus loin. L'objectif est de piéger l'ennemi qui croit qu'il peut sortir tout en restant suffisamment proche pour frapper. L'amiral britannique Horatio Nelson appliqua ce type de blocus au port de Cadix en 1805. La flotte franco-espagnole sous les ordres de Villeneuve quitta le port et cela mena à la bataille de Trafalgar. Blocus «pacifique». Jusqu'en 1827, le blocus était toujours un acte de guerre. Cela changea lorsque la France, la Russie et la Grande-Bretagne vinrent en aide aux rebelles grecs dans leur lutte contre les Ottomans. Ce blocus mena à la bataille de Navarin. Cependant la guerre ne fut jamais déclarée, il est donc considéré comme le premier «blocus pacifique» à défaut d'être paisible. Le premier vrai blocus pacifique sans coups de feu fut le blocus britannique de la république de Nouvelle-Grenade en 1837 dans le but de faire libérer un consul britannique. Statut légal. Acte de guerre. Un blocus est défini par l’"Encyclopædia Britannica" comme Lois gouvernementales. Qu'un blocus soit considéré comme légal ou non dépend des lois du ou des pays dont le commerce est influencé par ce blocus. Le blocus brésilien du Río de la Plata en 1826 était considéré comme légal d'après les lois anglaises mais illégal selon les lois françaises et américaines. Ces deux pays ont donc annoncés qu'ils défendraient activement leurs navires contre les Brésiliens, tandis que la Grande-Bretagne s'efforçait de parvenir à une solution pacifique entre le Brésil et l'Argentine. Les blocus furent définis pour la première fois dans les lois internationales lors du congrès de Paris en 1856. Une de ses conclusions fut qu'un blocus devait être effectif pour être légal. Cela interdisait les « blocus de papier » qui étaient déclarés mais non rigoureusement appliqués et qui permettaient aux nations bloquantes de saisir les navires neutres qui commerçaient avec la nation bloquée. En 1909, la déclaration de Londres fut une autre tentative pour protéger les navires neutres. Ce traité ne fut ratifié que par une poignée de nations ce qui empêcha son application. Cependant certaines parties du traité furent appliquées durant la Première Guerre mondiale Depuis 1945, le conseil de sécurité des Nations unies détermine le statut légal des blocus d'après l'article 42 de la charte des Nations unies, le conseil peut également ordonner l'application d'un blocus. Planification. Le blocus dépend de trois facteurs : Forceur de blocus. Le forçage de blocus désigne le transport de marchandises en direction d'une zone bloquée. Les forceurs de blocus sont souvent les navires les plus rapides bien que peu armés et protégés. Cependant, ce rôle peut être assuré par des avions comme lors du pont aérien vers Berlin. Sens dérivé. Le terme désigne également un petit fort militaire, ou fortin, construit par les assiégeants pour empêcher toutes ruptures du siège. En Belgique, se dit communément de la période précédant les examens universitaires lors de laquelle les étudiants étudient leurs cours. En France, le terme blocus est aussi un synonyme de piquet de grève notamment lors des mouvements lycéens.
Charles de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon Charles de Bourbon-Montpensier, prince de la Roche-sur-Yon, né en 1515, mort à Beaupréau le , est un prince du sang de la maison ducale de Bourbon-Montpensier. Il participa comme chef militaire aux guerres d'Italie et aux guerres de religion et fut un familier de la reine Catherine de Médicis et le gouverneur du jeune roi Charles IX Biographie. Il est fils de Louis de Bourbon-Vendôme, prince de la Roche-sur-Yon, et de Louise de Bourbon, duchesse de Montpensier. Il sert avec son frère dans les guerres contre Charles Quint, en Provence (1536), en Artois (1537), au Roussillon (1542) et en Champagne (1544). Il est fait prisonnier près de Châlons-sur-Marne. Libéré, il fait partie de l'expédition chargée de défendre Metz assiégé par Charles Quint en 1552, puis rejoint Henri II qui assiège Renti en Artois. Henri II le fait gouverneur de la ville de Paris. Sous le règne de François II, le prince se trouve présent aux conciliabules de Vendôme qui regroupent les partisans de son cousin Antoine de Bourbon, pour contrer la mainmise du pouvoir par les Guise (1559). Ces derniers tentent d'éloigner les Bourbons en les chargeant d'accompagner la sœur du roi, Elisabeth de France, lors de son voyage en Espagne où elle doit retrouver son époux le roi Philippe II. Le prince de la Roche-sur-Yon est du voyage et c'est à cette occasion qu'il remet au roi d'Espagne le collier de l'ordre de Saint-Michel (1560). Au moment où commencent les guerres de religion, il est, contrairement à son frère, un catholique modéré et fait partie du groupe de familiers de la reine Catherine de Médicis qui est favorable à la politique de conciliation menée en faveur des protestants. En 1561, la reine fait du prince le gouverneur du jeune roi Charles IX. Pendant la première guerre de religion, il sert dans l'armée royale et prend part aux sièges de Bourges et de Rouen (1562). En guise de remerciement le roi érige la baronnie de Beaupréau en marquisat (1557) puis en duché simple (1562). Gravement malade, Charles de La Roche-sur-Yon reçoit en 1565 la visite de la reine Catherine dans sa maison à Beaupréau. Il meurt le lendemain à l'âge de cinquante ans, regretté de la reine et sans postérité mâle. Famille. Il épouse en 1544 Philippes de Montespedon, dame de Beaupréau († 1578), et a comme enfants :
Dindar
Jean-Baptiste Brunet (général) Jean-Baptiste Brunet, né le à Reims (Marne) et décédé à Vitry-sur-Seine (Seine ) le , est un général de la Révolution française et du Premier Empire. Biographie. Fils du général Jean-Baptiste Brunet, Jean-Baptiste Brunet se distingua à la bataille de Fleurus, à la tête de la d'infanterie légère. Il servit longtemps sous les ordres du Duc de Dantzig, à l'armée de Sambre-et-Meuse ou il fut nommé général de brigade puis à l’armée du Rhin et dans les campagnes d’Italie. Il fit partie de l'expédition de Saint-Domingue, en 1801, et obtint le commandement de l'avant-garde du général Rochambeau. En 1802, il s'empare des forts de l'Anse, de la Liberté et de la Hougue. C'est dans sa division et sur son ordre, que fut arrêté Toussaint Louverture qui servait sous ses ordres. Commandant de la place du Môle, il y fut attaqué le 18 novembre, et laissa pénétrer jusqu'au portes les Noirs, dont il fit alors un horrible carnage. Il eut ensuite le commandement de la partie Sud et de l'Ouest d'Haïti après la mort du général Watrin et de celui des Cayes-Saint-Louis après le départ du général Desbarreaux. Il est fait prisonnier par les Anglais au retour de la expédition de Saint-Domingue et ne recouvra sa liberté qu’en 1814. En 1815, il commandait dans l'armée sous les murs de Paris.
Les Acharniens Les Acharniens (en ) est une comédie grecque antique d'Aristophane, représentée sous le nom de Callistratos en 425 av. J.-C. aux Lénéennes d'Athènes, où elle obtint le premier prix. Un Acharnien est par définition un habitant du dème d'Acharnes. Sujet. Troisième comédie écrite par Aristophane après "les Détaliens" et "les Babyloniens", "les Acharniens" sont un plaidoyer en faveur de la paix. En effet, la pièce prend place dans la septième année de la guerre du Péloponnèse, qui oppose Athènes et ses alliés de la ligue de Délos à Sparte et sa ligue du Péloponnèse. Athènes est à la recherche de nouveaux soutiens. Aristophane défend la paix en montrant d'abord que la guerre est absurde : selon lui, elle aurait été déclenchée par Périclès pour protéger les intérêts de sa concubine Aspasie. Ensuite, il décrit ses effets : la ruine pour le peuple, la richesse pour quelques profiteurs. Enfin, il affirme que tous les braves gens désirent une trêve, et que seuls les hommes politiques et les militaires y sont opposés. Le démagogue Cléon, l'une des têtes de Turc d'Aristophane, est encore une fois vigoureusement attaqué. Le comique de la pièce. Aristophane met en scène un brave citoyen, Dicéopolis (« cité juste », « Justinet » dans la traduction de Victor-Henri Debidour) qui, face à ce constat d'échec, décide de conclure une trêve privée. Informés de sa trahison, les paysans d'Acharnes assaillent la demeure du héros, qui célèbre les Dionysies champêtres. Acharnes est un dème de l'Attique, occupé au début de la guerre par les troupes spartiates menées par le roi Archidamos. Les Acharniens sont donc d'ardents partisans de la guerre « pour l'amour de [leurs] champs » (v. 228). Acharnes est une terre riche, mais Aristophane caricature ses habitants en en faisant des charbonniers. Ceci lui permet de pasticher une scène du "Télèphe" d'Euripide. Dans cette tragédie, Télèphe, roi mythique de Mysie et combattant du camp troyen dans la guerre de Troie, est frappé par la lance d'Achille, qui seule peut guérir les blessures qu'elle cause. Il s'introduit donc, déguisé en mendiant, dans le camp grec. Démasqué, il n'obtient son salut qu'en prenant en otage le jeune Oreste. Dans "les Acharniens", c'est un sac de charbon que Dicéopolis prend en otage. Dicéopolis est également opposé à des sycophantes (dénonciateurs professionnels), qui entendent dénoncer son marché privé. En effet, il rompt là l'embargo décrété par Athènes sur la cité de Mégare au début de la guerre.
Babettes Gaestebud
Liste de villes de Bolivie Les villes de Bolivie sont réparties dans l'ensemble du pays. Mis à part le Pando, tous les départements bénéficient en 2012 d'une ville ayant une population supérieure à . Celles-ci se trouvent à être habituellement la capitale du département en question. Les plus grandes villes du pays se trouvent toutefois dans un axe est-ouest situé au centre du pays, soit l'axe formé par la ville de La Paz à l'ouest, la ville de Cochabamba au centre et la ville de Santa Cruz de la Sierra à l'ouest. Agglomérations. Les plus grandes agglomérations de Bolivie en 2020 sont: Un peu moins de la moitié de la population totale du pays vit dans ces agglomérations. Villes de plus de. La liste suivante présente les plus grandes villes boliviennes de par leur population telle que recensée lors des recensements les plus récents. Les chiffres de population se réfèrent à la ville elle-même, sans la population des banlieues politiquement indépendantes des municipalités (en espagnol: "municipios") correspondantes.
Uri Lupolianski Uri Lupolianski (אורי לופוליאנסקי), né en 1951 à Haïfa en Israël, a été maire de Jérusalem de 2003 à 2008. Membre de Yahadut Hatorah, coalition politique composée des partis orthodoxes ashkénazes Agoudat Israël (Hassidims) et Degel HaTorah dont il est issu, il a succédé à Ehud Olmert en tant que maire de Jérusalem. Il est le premier Juif ultra-orthodoxe (haredim) à occuper ce poste. Fondateur en 1976 de l'organisation Yad Sarah qui offre des services médicaux à l'ensemble de la population, il a reçu de nombreuses décorations dont le Prix Israël pour son action à la tête cet organisme. Depuis 1989, il est membre du conseil municipal de Jérusalem. Il a occupé les postes d'adjoint chargé de l'urbanisme ainsi que ceux de la famille et des services sociaux. Uri Lupolianski est marié et père de 12 enfants. Il habite dans le quartier de Sanhédria. Le , il est placé en garde à vue pour son implication dans L'affaire Holyland, il est soupçonné d'avoir fait virer plus de 3 millions de shekels en provenance d'Hillel Charney vers son association Yad Sarah. Un scandale immobilier dans lequel est impliqué également son prédécesseur au poste de maire de Jérusalem Ehoud Olmert. En , il est condamné pour corruption.
Carré sommable En mathématiques, une fonction définie sur un espace mesuré Ω et à valeurs dans ℝ ou ℂ est dite de carré sommable ou de carré intégrable si elle appartient à l’espace des fonctions dont l'intégrale du carré (du module dans le cas des nombres complexes) converge sur Ω. Par exemple, une fonction mesurable formula_1 de ℝ dans ℂ est de carré sommable lorsque l’intégrale suivante (au sens de Lebesgue) converge, c'est-à-dire si elle existe et correspond ainsi à un nombre fini. Définition formelle. Considérons les fonctions mesurables définies sur l’ensemble ℝ et à valeurs dans ℂ dont l’intégrale (au sens de Lebesgue) du carré du module converge. Ces fonctions constituent un espace vectoriel ℒ(ℝ) qui, grâce à l'inégalité de Hölder, peut être muni de la forme hermitienne positive définie par et de la semi-norme correspondante Puisqu’une fonction formula_1 de ℒ(ℝ) peut rester indéfinie sur un ensemble de mesure nulle sans affecter les intégrales précédentes, la relation d'équivalence « est égale presque partout » permet de constituer des classes de fonctions (notées provisoirement formula_6) : deux fonctions sont alors dans la même classe si elles sont « égales presque partout », c’est-à-dire égales en dehors d’un ensemble de mesure nulle. L’ensemble de ces classes constitue l’espace vectoriel . Puisque le noyau de la semi-norme est l’ensemble des fonctions "négligeables" (c'est-à-dire nulles presque partout) de ℒ(ℝ), l’espace acquiert une structure d’espace de Hilbert à l’aide du produit scalaire et de la norme correspondante Ces intégrales ne dépendent pas des représentants formula_1 ou formula_10 de ℒ(ℝ) choisis pour caractériser les classes formula_6 ou formula_12 de . Simplification en passant aux fonctions définies presque partout. Il est commode et fréquent d’identifier une fonction formula_1 de ℒ(ℝ) à sa classe formula_6 dans . Ainsi : Quelques propriétés. En tant qu’espace de Hilbert, est un espace complet : C’est la notion de convergence "en moyenne quadratique". Elle n’implique pas nécessairement la convergence "ponctuelle" presque partout. Cependant, de toute suite convergente de , on peut extraire une sous-suite qui converge ponctuellement presque partout. En d’autres termes, si formula_16 converge vers formula_1 en moyenne quadratique, on peut trouver une partie infinie formula_21 de ℕ et un ensemble formula_22 de mesure nulle tels que Le théorème de convergence dominée fournit une condition suffisante de convergence en moyenne quadratique : Les fonctions de carré sommable en physique. En physique quantique, une fonction d'onde formula_31 associée à une particule est de carré sommable relativement à la variable spatiale. Physiquement, en effet, le carré du module de la fonction d'onde formula_31 est une densité de probabilité de présence de la particule au point formula_33 et à l'instant formula_34. Par conséquent, l'intégrale de ce carré vaut 1, puisque la particule se trouve quelque part dans l'espace. En termes plus mathématiques, une fonction d'onde est de norme 1 dans l'espace des fonctions de carré sommable.
Bédier Bédier est le nom de plusieurs personnalités :
Ferrite (céramique ferromagnétique) Le ferrite est une céramique ferromagnétique obtenue par moulage à forte pression et à haute température (>) à partir d’oxyde de fer Fe2O3XO (où X : manganèse, zinc, cobalt, nickel). Il est très utilisé en électronique et permet de mettre en œuvre des applications diverses et variées grâce à ses propriétés. Le ferrite est un matériau très dur, difficile à usiner et assez fragile, de couleur grise à noire. La température de Curie (propriété caractéristique des matériaux magnétiques) de ce matériau est généralement comprise entre 125 et . Variété des ferrites. Ce matériau existe aussi à l’état naturel, par exemple sous forme du minéral ferrite de plomb PbFe12O19, appelé par sa structure magnétoplombite. Il existe surtout un grand nombre de ferrites artificiels. Mentionnons les ferrites au manganèse, les ferrites au nickel et les ferrites au cobalt. Par exemple, sont préparés pour assurer un léger déficit en fer, diminuant drastiquement la présence de Fe(II). Ce fait contribue a obtenir une résistivité de plusieurs échelles de grandeur supérieures à celle des ferrites au manganèse. Une grande résistivité rend négligeable les pertes par courants de Foucault. Les ferrites au nickel sont caractérisés par de faibles pertes à haute fréquence. D'une manière générale, pour des grains assez petits pour ne constituer qu'un seul domaine magnétique, les pertes liées à la présence des défauts à l'intérieur des grains sont faibles. La polarisation est alors établie par rotation, en évitant le mécanisme dissipateur lié au parois de Bloch. Néanmoins, la perméabilité initiale est bien diminuée. Ferrites durs frittés. Ce sont des aimants synthétiques où le plomb peut être remplacé : Les cristaux des ferrites durs ont la capacité de s'orienter dans un champ magnétique. Les propriétés magnétiques sont alors supérieures dans la direction de l’orientation. Cependant, les cristaux correspondant à des mono-domaines de Weiss et ayant un certain degré de liberté les uns par rapport aux autres sont les seuls à pouvoir s’orienter. Avec les différentes techniques de broyage (d’où l’appellation ferrites frittés), le taux d'orientation des cristaux peut être supérieur à 90%, tout en n’entraînant aucune augmentation de la rémanence. Les ferrites sont alors dits anisotropes. Cependant, si lors de la préparation, aucun champ extérieur n’est appliqué sur le ferrite, il s’agira alors de ferrite isotrope. Les ferrites durs frittés sont des céramiques, ils sont alors très stables chimiquement et temporellement par les éléments les composant. Ferrites isotropes. Les domaines magnétiques sont statistiquement orientés. Il est donc préférable d'utiliser les ferrites durs isotropes dans des applications nécessitant de faibles champs magnétiques, telles que : les attractions de faibles puissances, les pièces de réglage des faisceaux dans les tubes de télévision ; ou quand la propriété d'isotropie est nécessaire, telles que : les cylindres magnétiques pour photocopieurs par exemple. Ferrites anisotropes. Il s'agit du type de ferrite le plus répandu. Il existe plusieurs catégories de matériaux anisotropes. La première répertorie les matériaux à rémanence élevée, avec les ferrites de baryum et les ferrites de strontium. Les ferrites de baryum sont adaptés aux applications statiques : les aimants des haut-parleurs par exemple. Les ferrites de strontium sont quant à eux plus adaptés pour les applications dynamiques ou lorsqu'un champ démagnétisant extérieur est présent, car ils présentent une bonne résistance à la désaimantation. Le moteur électrique est un bon exemple : les moteurs électriques à courant continu placés dans les voitures ou encore pour l’électroménager. La deuxième catégorie rassemble les matériaux à haute coercitivité. Ils sont réalisés avec du ferrite de strontium mélangé à de l'oxyde d’aluminium ou de chrome en quantité variable. Cela permet d’ajuster le champ coercitif. Il ne faut pas oublier qu’un fort champ coercitif de l’aimantation ne peut être obtenu qu’au détriment de la rémanence. De-même que pour la première catégorie, les applications sont similaires. Cependant, cette fois-ci des champs démagnétisants intenses peuvent entrer en jeu. Pour l’exemple de moteurs électriques, les matériaux à haute coercitivité sont utilisés si les moteurs doivent avoir une certaine résistance au froid. Ferrites liés. Ces composés sont fabriqués à partir de poudre de ferrite mélangé à des agents liants. Il est alors possible de réaliser : Les aimants peuvent aussi obtenir une anisotropie magnétique lors de la fabrication soit par application d’un champ magnétique, soit par laminage lors de la création d’aimant sous forme de ruban. Grâce à ce type de ferrite, il est possible d’obtenir des aimants de formes complexes. "Propriété des aimants" La proportion massique de poudre de ferrite peut varier de 75 à 94% selon l'application. Ainsi la masse volumique varie beaucoup et les propriétés magnétiques aussi. Par ailleurs, les propriétés chimiques et physiques de l’aimant sont fortement liées à la qualité de l’agent liant ajouté et à la densité de la poudre de ferrite. Les aimants ferrites liée sont des matériaux peu fragiles. Ainsi, la résistance à la rupture est garantie de 30 à 150 MPa (liée aux propriétés chimiques et physiques). "Plasto-ferrite (le plus utilisé pour la fabrication d’aimant)" Il s’agit d’un composé de poudre de ferrite mélangé à un liant thermoplastique. Ce composé associe les propriétés magnétiques du ferrite aux propriétés mécaniques du thermoplastique. Dans la majorité des cas, les aimants de plasto-ferrite sont des aimants souples : cela est lié au liant utilisé. Le marché des aimants à base de ferrite. Le marché automobile est un gros utilisateur de ces aimants. En effet, ils sont très utilisés pour les moteurs électriques, par exemple pour les essuie-glaces. De plus, les ferrites durs sont utilisés dans un grand nombre d’applications industrielles pour la confection de moteurs, où la puissance est un paramètre important à prendre en compte. Des matériaux à champ coercitif élevé sont utilisés pour que l’aimant résiste à l’induction. On peut également en trouver dans les fauteuils roulants, différents objets portatifs et bien d’autres applications qui utilisent ce type de matériau. Bibliographie. Techniques de l’Ingénieur, Aimants permanents – Matériaux et propriétés, Mai 2009, par Jean-Marie LE BRETON, Luc LECHEVALIER, Philippe TENAUD, Antoine MOREL. Techniques de l’Ingénieur, Aimants permanents – Matériaux et applications, Juin 1996, François LEPRINCE-RINGUET.
Dayot Dayot est un patronyme porté par plusieurs personnalités françaises ;
Émeutes de Clichy-sous-Bois
Ma vie de chien Ma vie de chien ("") est un film suédois réalisé par Lasse Hallström, sorti en 1985. Synopsis. À la fin des années 1950, Ingemar a douze ans et enchaîne bévues sur bévues. C'est que l'enfant est angoissé depuis que sa mère est malade. Alors qu'elle est alitée et fatiguée par la tuberculose, l'attention que réclament Ingemar et son frère aîné, Erik, lui devient insupportable. Ils sont alors envoyés ailleurs, séparément, le temps pour la mère de retrouver un peu de calme. Chez son oncle Gunnar, Ingemar retrouve une vie d'enfant. Le petit village mène une vie tranquille et riche de personnages hauts en couleur, dont Monsieur Ardvisson qui se berce de la lecture de catalogues de sous-vêtements par Ingemar, Saga, une jeune fille « garçon manqué » qui lutte désespérément contre sa poitrine naissante, ou encore Fransson, le voisin de l'oncle Gunnar, qui passe son temps à réparer son toit quand il ne se baigne pas dans les étangs gelés en hiver. Sortie vidéo. Le film sort en combo DVD/Blu-ray le 25 août 2020 édité par Elephant Films.
Aubry Aubry est un ancien prénom français, aujourd'hui plus porté comme nom de famille, variante du prénom germanique Albéric. Patronyme. noms composés
Jean-Baptiste Caqué Jean-Baptiste Caqué, né à Machault (Ardennes) le et mort à Reims le , est un médecin français. Biographie. Il fut l'élève de Pierre Benomont, son compatriote, et devint chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Reims, lieutenant du premier chirurgien du Roi et associé de l'Académie royale de Chirurgie. Il conquit sa réputation dans les hôpitaux militaires. Au siège de Fribourg, en , il passa huit jours et huit nuits à la tranchée pour panser les blessés. Il remporta plusieurs prix proposés par l'Académie, inventa et perfectionna plusieurs instruments de chirurgie, pratiqua enfin, avec le plus grand succès, de 1751 à 1786, l'opération de la taille sur cent soixante-dix sujets. Il obtint de Louis XV, en 1766, une pension de 1200 livres en récompense de ses découvertes et des nombreux services rendus à sa pairie. Pleuré des pauvres en faveur desquels il avait fait plusieurs legs, et laissant plusieurs Mémoires et Observations restés manuscrits à la bibliothèque de l'École de Médecine à Paris. Son fils, Pierre Henri Caqué (1751-1805), suivit la même carrière et légua à la Ville de Reims une partie de sa fortune pour le rétablissement des écoles de dessin et de mathématiques supprimées par la Révolution. J.-B. Caqué épousa, en 1748, sa cousine Françoise Anne Caqué (1725-1757) et eut pour gendre Nicolas Noël. Le musée de Reims possède un portrait de Jean-Baptiste Caqué peint par Jacques Wilbault, artiste ardennais. Il est inhumé dans le canton 2 du cimetière du Nord de Reims.
Michel Lezeau Michel Lezeau, né le à Orléans, est un homme politique français, membre de l'Union pour un mouvement populaire. Maire de Ballan-Miré de 1977 à 2007, il soutient en 2017 à la primaire de la droite et du centre, François Fillon. Biographie. Lors des élections cantonales de 2001, il est réélu conseiller général dans le canton de Ballan-Miré. Il est vice-président du conseil général d'Indre-et-Loire chargé des finances, de l'économie, de la recherche, de l'université pour ce qui concerne la recherche jusqu'en 2008. Pour les élections législatives de 2007, il est désigné suppléant du député sortant Hervé Novelli dans la d'Indre-et-Loire. Celui-ci étant réélu et nommé dans le gouvernement François Fillon II le , Michel Lezeau devient député le . Il siège au sein du groupe UMP. Il rend son siège à Hervé Novelli le à la suite de son départ du gouvernement un mois plus tôt. Il est chevalier de la Légion d'honneur.
Richardson Richardson est un nom propre anglo-saxon qui peut faire référence à :
Aperghis
Île de marée
Pare-soleil (photographie) En photographie, le pare-soleil est un accessoire qui se fixe à l'avant de l'objectif pour éviter que la lumière du soleil, quand il est en dehors du champ, n'atteigne la lentille frontale, créant des reflets parasites et diminuant ainsi la qualité de la photo. Principaux modèles. Il existe deux types principaux de pare-soleil : Avec les objectifs à focale fixe, le pare-soleil peut être parfaitement adapté à l'angle de champ. Par contre, on ne peut en général munir les zooms que du pare-soleil adapté à la focale la plus courte, qui sera peu efficace en position téléobjectif. Le fabricant Sigma a résolu ce problème pour ses zooms super grand angle de et . Le pare-soleil est fixé en permanence sur ces objectifs, mais pas directement sur le bloc optique frontal qui coulisse vers l'avant en position grand angle et recule si l'on cherche de plus longues focales. De cette manière, vu de la lentille frontale, le pare-soleil parait plus court en position super grand angle qu'en position semi grand angle. D'autres objectifs tels les de Canon ou Nikon disposent de la même façon d'un mécanisme de zoom inversé (allongé en grand angle et raccourci en longue focale) et d'un pare-soleil amovible qui ne se déplace pas lors du changement de focale et conserve alors une bonne efficacité quelle que soit la focale. Utilité secondaire. Un pare soleil rigide peut protéger la lentille frontale contre de légers chocs, tout particulièrement dans le cas d'objectifs très grand angle ou fish-eye diagonal, pour lesquels la lentille frontale quelquefois très bombée ne peut être protégée par un filtre vissant. En l'absence de pare-soleil. Sans pare-soleil, une source de lumière (naturelle ou artificielle), lorsqu'elle atteint l'objectif, diminue le contraste (c'est le Lens flare) voire génère des images-fantômes colorées de la forme du diaphragme. C'est parfois un effet recherché.
Gamaleya
Barquisseau
Lacaussade Lacaussade est un nom propre qui sert de toponyme et de patronyme en France.
Réseau privé Un réseau privé est un réseau qui utilise les plages d'adressage IP définies par la « "Address Allocation for Private Internets" ». Ces adresses ne sont pas routées sur Internet. Un réseau privé peut être numéroté librement avec les plages d'adresses privées prévues à cet effet. Par opposition aux adresses publiques d'Internet, ces adresses ne sont pas uniques, plusieurs réseaux pouvant utiliser les mêmes adresses. Utilisation des adresses privées. Les réseaux privés sont de pratique courante dans les réseaux locaux, car beaucoup d'utilisateurs et d'entreprises n'ont pas besoin de disposer d'une adresse IP mondialement unique pour chaque élément de leur réseau, ordinateur, imprimante, etc. Une autre raison de l'essor des réseaux privés provient de la pénurie d'adresses IP publiques. La norme IPv6 a été créée pour pallier cette pénurie, mais son usage n'est toujours que peu répandu. Afin de relier des réseaux privés à l'Internet, on utilise des points de traduction d'adresses "" (NAT). Un point de raccordement nécessite au moins une adresse publique et routera tout le trafic destiné à l'Internet, en remplaçant les adresses privées par une adresse publique avant la transmission sur l'Internet. L'utilisation d'adresses privées peut cependant s'avérer problématique pour l'interconnexion de deux réseaux d'entreprises avec des espaces d'adressage qui se chevauchent. Les plages d'adresses réservées aux réseaux privés en IPv4 sont : L'administrateur est libre de diviser ces plages en sous-réseaux selon ses besoins. Charge des adresses privées sur les serveurs racine du DNS. Bien que les adresses privées ne puissent pas transiter par l'Internet, les serveurs racine du DNS reçoivent un nombre important de requêtes de résolution inverse relatives à des plages d'adresses privées. Pour réduire cette surcharge, le projet AS 112 vise à déléguer les sous-domaines vers des serveurs distribués, via anycast. Dans ce cadre, l'IANA a créé les délégations suivantes : 10.in-addr.arpa. 86400 IN NS BLACKHOLE-1.IANA.ORG. 10.in-addr.arpa. 86400 IN NS BLACKHOLE-2.IANA.ORG. BLACKHOLE-2.IANA.ORG. 3600 IN A 192.175.48.42 BLACKHOLE-1.IANA.ORG. 3600 IN A 192.175.48.6 Les deux adresses 192.175.48.42 et 192.175.48.6 ne sont pas uniques, et le serveur le plus proche du client répondra avec un NXDOMAIN ("Non-Existent Domain", "No Such Domain"). IPv6. Un concept similaire existe en IPv6 avec les adresses "locales uniques" fc00::/7. Les adresses locales uniques ont le format suivant : Ces adresses sont définies par la .
Karole Armitage Karole Armitage, née le à Madison, Wisconsin, est une danseuse et chorégraphe américaine. Biographie. Après des études de danse classique, elle vient en Europe danser le répertoire de Balanchine au Grand Théâtre de Genève. Retournée aux États-Unis en 1973, elle bénéficie de l'enseignement de Merce Cunningham qui l'engage dans sa compagnie. Elle commence à créer ses propres chorégraphies en 1978, réalise des performances dans des lofts de SoHo, se passionne pour la musique rock et punk, et fonde sa compagnie deux ans plus tard à New York, avec un groupe de danseurs et quelques musiciens. Elle crée des chorégraphies, dont "Vertige" en 1980 et "Drastic Classicism" en 1981, sur les riffs de guitare de Rhys Chatham. Elle est vite sollicitée par des compagnies américaines et européennes, l'American Ballet Theatre, l'Opéra de Paris, l'Opéra de Lyon, Les Ballets de Monte-Carlo, le Royal Festival Hall de Londres, etc., pour d'autres créations. Elle réalise également des chorégraphies de clips vidéo de Madonna ("Vogue", 1991) et de Michael Jackson ("In the Closet", 1992). Elle dirige le Théâtre Communal de Florence de 1996 à 1998, revient à New York, découvre le rap, puis devient chorégraphe associée au Ballet de Lorraine à Nancy, de 2000 à 2005. Elle est ensuite de nouveau de retour aux États-Unis et remet en place une compagnie, "Armitage Gone ! Dance".
David Don David Don est un botaniste britannique, né le à Doo Hillock (Forfarshire, Écosse) et mort le à Londres. C'est le frère cadet du botaniste George Don (1798-1856). Biographie. Le père de George et David, dont le nom de baptême est George, comme son fils aîné, est également botaniste et directeur du jardin botanique royal d'Édimbourg. David Don est bibliothécaire de la Société linnéenne de Londres de 1822 à 1841. De 1836 à 1841, il enseigne la botanique au King’s College de Londres. Il s’intéresse notamment aux conifères et est l’auteur de "Prodromus florae nepalensis" (1825) et participe à la rédaction de "A Description of the genus « Pinus »" (J. Gale (Weddel), trois volumes, 1824-1837) de Aylmer Bourke Lambert (1761-1842). Il dirige également "The Annals and Magazine of natural history" de 1841 à 1842. Il a également nommé le genre d'orchidée Pleione en 1825. Il a défini en 1834 un nouveau genre d'Ericaceae, le genre "Cassiope", en ôtant certaines espèces du genre "Andromeda" pour les y placer.
Alessandra Ferri Alessandra Ferri est une danseuse italienne, née à Milan le . Biographie. Elle étudie la danse classique à l'école de danse de la Scala de Milan jusqu'à l'âge de 15 ans, et puis à la Royal Ballet School de Londres (Grande-Bretagne). Après avoir gagné le Prix de Lausanne en 1980, elle rejoint le corps de ballet du Royal Ballet à Covent Garden. Avec le Royal Ballet, elle a créé les rôles principaux de "L'Invitation au Voyage", "La Vallée des Ombres", "Isadora", "Consort Lessons", "Different Drummer", "Chansons", "Les Sept Péchés Mortels". En outre, elle a dansé dans "Napoli", "Konservatoriet", "Illuminations", "Return to the Strange Land", "Les Deux Pigeons", "La Belle au bois dormant", "L'Après-midi d'un faune", "Cendrillon", "Manon", "Roméo et Juliette", "La Bayadère", "Le Lac des cygnes". Elle a rejoint l'American Ballet Theatre en tant que « Principal Dancer » en 1985. Alors elle est étoile de "Anastasia", "Fall River Legend", "La Gaîté Parisienne", "Giselle", "Pas des Déesses", "Pilier de Feu", "Roméo et Juliette", "Sinfonietta", "La Sylphide", "La Mégère Apprivoisée", "In Volo" entre autres. Depuis 1989, Alessandra Ferri a dansé avec le Ballet National de Marseille des nombreux ballets de Roland Petit, notamment "Carmen" et "Le Diable amoureux". Elle a également dansé le rôle de Juliette dans "Roméo et Juliette" de Cranko avec le National Ballet of Canada et "Notre-Dame de Paris" de Petit avec le Ballet de l'Opéra national de Paris. Herbert Ross a réalisé en 1987 un film intitulé "Dancers" qui met le ballet "Giselle" en abîme de la même manière que Carlos Saura l'a fait pour l'opéra "Carmen": Alessandra Ferri y tient le rôle de Giselle/Francesca et Mikhaïl Barychnikov celui d'Albrecht/Tony. Le , à 44 ans et après 22 ans de carrière américaine, après le ballet "Romeo et Juliette" présenté au Metropolitan Opera de New York elle se produit pour la dernière fois à Taormina.
Baselios Thomas Ier Baselios Thomas (né le ) est l'actuel primat de l'Église syro-malankare orthodoxe (depuis le ).
Projet de fin d'études Le projet de fin d'études (PFE) est un projet complet en situation professionnelle qui marque la fin des études dans une école d'architecture et école d'ingénieurs. Sa durée est habituellement comprise entre cinq et huit mois. Le projet de fin d'études a pour but de développer l'autonomie et la responsabilité des étudiants, à créer une dynamique de groupe et l'esprit d'un travail collectif et bien sûr à mettre en pratique les enseignements reçus et permettre ainsi aux étudiants d'affirmer leurs savoir-faire et à considérer leurs compétences. Celui-ci peut se dérouler entièrement au sein de l'entreprise, ou peut nécessiter l'utilisation du matériel de laboratoire de l'école. Ceci amène l'élève ingénieur à alterner les périodes en entreprise et au sein du laboratoire. Par exemple, les projets de fin d'études de l'école d'ingénieur ÉTS (École de technologie supérieure) de Montréal sont reconnus pour livrer des produits de grande qualité. Les entreprises peuvent soumettre des idées de projets et les étudiants de tous les départements peuvent y participer. Les étapes de la rédaction du mémoire. Recherche d’informations pertinentes. Il existe une multitude de source à consulter, commencerons d’abord par les moteurs de recherche académiques. Ces derniers sont utilisés par la communauté scientifique et universitaire, où plusieurs ressources documentaires sont trouvées, notamment les articles, les livres, les revues etc. Les 3 moteurs de recherche les plus consultés sont : D’autant plus, plusieurs sites Internet peuvent être consultés afin de recueillir toutes les informations dont vous avez besoin. De toute évidence, tous les sites Web doivent fournir des ressources fiables, vous ne pouvez pas utiliser de sites Web modifiables par le public ou des blogues personnels, la liste suivante en contient quelques-uns dans lesquels vous pouvez trouver ce que vous cherchez : - Springer.com - ResearchGate.net - Academia.edu - Sciencedirect.com   - Elsevier.com - Nature.com - Mdpi.com   - Wikimemoires.net   Nous nous rendons compte que beaucoup de sites cités ci-dessus n'offrent pas la possibilité d’accès à tous les documents, voici donc deux sites qui offrent une solution, vous permettant de télécharger une multitude d'articles et de livres liés à votre sujet : - Sci-hub.st - z-lib.org   Il vous faut juste des informations sur l’article ; nom de l’auteur/des auteurs, DOI, URL, ou PMID. à Voici quelques conseils qui pourraient vous aider au cours de la rédaction ; - Mendely - Zotero Si l’utilisation de ces logiciels n’est pas possible pour une raison ou une autre, et vous cherchez des alternatives onlines plus faciles, vous pouvez utiliser le site ZoteroBib (www.zbib.org) où vous pouvez obtenir la référence correcte selon les normes référentielles internationales.