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v9-602-1 | Labour (la terre de) | Labour (la terre de) Géog. en latin Laboriæ ; en italien terra di Lavoro, grande province d’Italie, au royaume de Naples, peuplée, fertile, & la premiere du royaume.
Elle est bornée au nord par l’Abruzze ultérieure & citérieure ; à l’orient par le comté de Molisse & par la principauté ultérieure ; au midi par la même principauté & par le golfe de Naples ; au couchant par la mer Tyrrhène & par la campagne de Rome.
Son étendue le long de la mer est d’environ 140milles sur 32 dans sa plus grande largeur ; mais cette contrée est d’autant plus importante, que Naples, sa capitale, donne le nom à tout le royaume.
Entre ses principales villes on compte trois archevêchés & divers évêchés. Ses rivieres les plus considérables sont le Gariglan (Liris), le Livigliano (Savo), le Volturne, le Clanio, le Sarno, &c. Ses lacs sont, le lac Laverne, le lago di Collucia (Acherusius des Latins). Ses montagnes sont, le Vésuve, le Pausilipe, monte Cistello, monte Christo, monte Dragone, &c. Il y a des bains sans nombre dans cette province.
On y voit deux fameuses grotes ; l’une est la grote de la sibyle, en latin Baiana ou cumana Crypta, dont les Poëtes ont publié tant de merveilles imaginaires ; mais Agrippa, le gendre d’Auguste, ayant fait abattre le bois d’Averne & poussé la fosse jusqu’à Cumes, dissipa les fables que le peuple avoit adoptées sur les ténebres de ce lieu là ; l’autre grote est celle de Naples ou de Pouzzolles, dont nous parlerons au mot Pausilipe.
Cette province est nommée la campagne heureuse, campania felix, à cause de la bonté de son air, de l’aménité de ses bords, & de l’admirable fertilité de son terroir, qui produit en abondance tout ce qu’on peut souhaiter de meilleur au monde.
Si cette contrée est si délicieuse de nos jours, quoique ravagée par les foudres terribles du Vésuve, quoique couverte de cailloux & de pierres ferrugineuses, sa beauté doit avoir été incomparable dans les siecles passés, lorsque, par exemple, sur la fin de la république, les Romains, vainqueurs du monde, sans craindre des feux imprévus, aimoient tant à la fréquenter. Cicéron, qui y avoit une maison de plaisance, parle d’elle comme du grenier de l’Italie ; mais Florus, l. I. c. xvj. en dit bien d’autres choses. Lisez ces paroles : Omnium non modo Italiæ, sed toto orbe terrarum pulcherrima Campania, plaga est. Nihil molliùs cœlo. Bis floribus vernat. Nihil aberiùs solo. Ideò Liberi, Cœrisque certamen, dicitur. Voilà comme cet historien sait peindre. Pline ajoute que les parfums de la Campanie ne le cedent qu’à ceux d’Egypte. Enfin personne n’ignore que ce furent les délices de ce pays enchanteur, qui ramollirent le courage d’Annibal, & qui causerent sa défaite. (D. J.) | [] | [] |
v9-605-0 | LABOURD (le) | LABOURD (le) Géog. Capudersis Tractus, petite contrée de France dans la Gascogne, qui fait partie du pays des Basques sur la mer. Le Labourd est borné au nord par l’Adour & par les Landes ; à l’est par la Navarre françoise & par le Béarn ; au midi par les Pyrénées, qui le séparent de la Biscaye & de la Navarre espagnole ; au couchant il a l’océan & le golfe de Gascogne. Il prend son nom d’une place nommée Laburdum, qui ne subsiste plus. Les principaux lieux de ce pays stérile sont Bayonne. Andaye & S. Jean-de-Luz. Ce mot de Labourd est basque ; il désigne un pays desert & exposé aux voleurs, suivant M. de Marca dans son hist. de Béarn, l. I, c. viij. Il y a une coûtume de Labourd, qui fut rédigée en 1514. (D. J.) | [] | [] |
v9-609-0 | LABRADOR | LABRADOR, Estotilandia, (Géog.) grand pays de l’Amérique septentrionale, près du détroit d’Hudson ; il s’étend depuis le 50e d. de latitude, jusqu’au 63, & depuis le 301 d. de longitude jusqu’au 323 ou environ ; c’est une espece de triangle. Il est extrèmement froid, stérile, bordé de plusieurs îles, & habité par des sauvages appellés Eskimaux. Nous n’en connoissons légerement que les côtes, & l’intérieur du pays nous est entierement inconnu. (D. J.) | [
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"50 N 301 E",
"63 N 323 E"
]
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v9-609-1 | Labrador (mer de,) | Labrador (mer de,) Géog. on appelle ainsi un intervalle de mer qui coupe par la moitié l’Isle royale, à la reserve de mille pas de terre ou environ, qu’il y a depuis le fort S. Pierre jusqu’à cette extrémité de mer de Labrador, qui fait une espece de gol-phe. Voyez la description de l’Amérique septent. tome I. chap. vj. de M. Denis, qui a été nommé par le roi gouverneur du pays. (D. J.) | [] | [] |
v9-612-2 | Lac des Iroquois | Lac des Iroquois, (Géog.) c’est le nom d’un grand lac de l’Amérique septentrionale, au Canada, dans le pays des Iroquois, au couchant de la Nouvelle Angleterre. Il est coupé dans sa pointe occidentale par le 305e degré de longitude, & dans sa partie septentrionale par le 45e degré de latitude. (D. J.) | [
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"45 N 305 E"
]
] | [] |
v9-612-3 | Lac-majeur ou Lac-majour | Lac-majeur ou Lac-majour, (Géog.) ce lac, que les Italiens appellent lago maggiore, parce qu’il est le plus grand des trois lacs de la Lombardie, au duché de Milan, a beaucoup de longueur sur peu de largeur en général : c’est le Verbanus lacus des anciens. Il s’étend du nord au sud ; & dans l’étendue de 10 à 12 milles il appartient à la Suisse, mais dans tout le reste il dépend du duché de Milan. Il s’élargit considérablement dans le milieu de sa longueur, & forme un golfe à l’ouest, où sont les fameuses îles Borromées. Plusieurs belles rivieres, le Tésin, la Magia ou Madia & la Verzascha se jettent dans le lac-majour. Sa longueur, du septentrion au midi, est de 39 milles sur 5 ou 6 de large. (D. J.) | [] | [] |
v9-612-4 | Lac-Maler | Lac-Maler, (Géog.) grand lac de Suede, entre le Westmanland & l’Upland au nord, & la Sudermanie au midi. Il s’étend d’occident en orient, reçoit un bon nombre de rivieres, & est coupé de plusieurs îles. (D. J.) | [] | [] |
v9-612-5 | Lac supérieur | Lac supérieur, (Géog.) lac immense de l’Amérique septentrionale, au Canada. On l’a vraissemblablement ainsi nommé, parce qu’il est le plus septentrional des lacs de la Nouvelle France. C’est le plus grand que l’on connoisse dans le monde. On peut le considérer comme la source du fleuve de S. Laurent. On lui donne 200 lieues de l’est à l’ouest, environ 80 de large du nord au sud, & 500 de circuit. Son embouchure dans le lac Huron, est au quarante-cinquieme degré 28 minutes de latitude ; il se décharge par un détroit de 22 lieues de longueur. (D. J.) | [
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"45 28' N"
]
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v9-614-0 | LACÉDÉMONE | LACÉDÉMONE, (Géog.) voilà cette ville si célebre de l’ancienne Grece, au Péloponèse, située sur la rive droite ou occidentale de l’Eurotas. C’est dans cette ville, dit Terpandre, que regne la valeur, mere de la victoire, la musique mâle qui l’inspire, & la justice qui soutient la gloire de ses armes. Quoiqu’elle fût quatre fois moins grande qu’Athenes, elle l’égaloit en puissance, & la surpassoit en vertu ; elle demeura six cent ans sans murailles, & se crut assez fortifiée par le courage de ses habitans. On la nomma d’abort Sparte, & ensuite Lacédémone. Homere distingue ces deux noms : par Lacédémone, il entend la Laconie ; & par Sparte, il entend la capitale de ce pays-là. Voyez donc Sparte, où nous entrerons dans les détails.
Nous marquerons l’état présent de cette ville au mot, Misitra, qui est le nom moderne, & nous aurons peut-être bien des choses à y rapporter.
Consultez, si vous voulez, sur l’ancien état du pays le mot Laconie, & sur son état actuel, le mot Maina (Brazo di).
Enfin, pour ce qui regarde la république de Lacédémone, son gouvernement, ses lois, le caractere, le génie, les mœurs & le mérite de ses citoyens, on verra dans l’article suivant, combien nous en sommes admirateurs. (D. J.) | [] | [] |
v9-620-0 | LACETANI | LACETANI, s. m. pl. (Géogr. anc.) ancien peuple d’Espagne. Pline, liv. III. ch. iij. & Tite-Live, liv. XXI. chap. lx. en parlent. Les Lacetani & les Jaccetani de ce dernier historien répondent à une partie du diocèse de Lérida, & à une partie de la nouvelle Catalogne. Voyez le P. Briet & Sanson. (D. J.) | [] | [] |
v9-629-0 | LACIADES | LACIADES, Laciadæ, (Géogr. anc.) lieu municipal de Grece dans l’Attique, de la tribu Œnéide. Il y avoit dans cet endroit un temple du héros Lacius, qui avoit donné le nom au peuple qui l’habitoit. Ce lieu étoit la patrie des deux plus grands capitaines de la Grece, Miltiades & son fils Cimon ; Cornelius Nepos & Plutarque ont écrit leurs vies ; elles sont faites pour élever l’ame & pour l’annoblir. (D. J.) | [] | [] |
v9-632-0 | LACINIUM Promontorium | LACINIUM Promontorium, (Géogr. anc.) cap lacinien ; promontoire d’Italie dans la grande Grece, au pays des Brutiens, au midi & à environ dix-neuf milles de la ville de Crotone ; c’est où commence le golfe de Tarente, terminé de l’autre côté par le cap Salentin. Selon Ponponius Méla, il y avoit un magnifique temple de Junon Lacinienne, chargé de riches offrandes. Tite-Live, liv. XLII. chap. xxviij. rapporte que Fulvius Flaccus fut puni par une mort funeste & honteuse, pour avoir osé le piller. On appelle aujourd’hui ce promontoire, capo delle colonne, le cap des colonnes, à cause de quelques colonnes fort belles qui y sont restées, soit du temple de Junon Lacinienne, soit d’un autre temple de ce lieu qui étoit dédié à la fortune équestre. (D. J.) | [] | [] |
v9-636-0 | LACOBRIGA | LACOBRIGA, (Géogr. anc.) nom de deux anciennes villes d’Espagne dans la Lusitanie, dont l’une étoit dans le promontoire sacré. Lagobrica est encore le nom d’une ville de l’Espagne Tarragonoise, au pays des Vaccéens. Festus dit que ce nom est composé de lacu & de briga. Briga signifie un pont, & ce mot n’entre dans les mots géographiques, que pour exprimer des lieux où il y avoit un pont ; les Anglois ont pris de là leur mot bridge, un pont, mot qui entre dans la composition de plusieurs noms propres géographiques de leurs pays, soit au commencement, soit à la fin de ces mots, comme Cambridge, Tum-bridge, Bridgenorth, Bridgewater ; & comme ces lieux sont tous au passage de quelque riviere, il a fallu y poser des ponts. (D. J.) | [] | [] |
v9-638-0 | LACONIE, (la) | LACONIE, (la) Géog. anc. ou le pays de Lacédémone, en Latin Laconia ; célebre contrée de la Grece, au Péloponnese, dont Lacédémone étoit la capitale. La Laconie étoit entre le royaume d’Argos au nord, l’Archipel à l’orient, le golfe Laconique au midi, la Messénie au couchant, & l’Arcadie au nord-ouest. L’Eurotas la partageoit en deux parties fort inégales. Toute la côte de la Laconie s’étendoit depuis le cap Ténarien, Tanarium, jusques au lieu Prasium ou Prasia.
La Laconie s’appelle aujourd’hui Zaconie ou Brazzo di Maina en Morée, & ses habitans sont nommés Magnottes. Mais la Zaconie des modernes ne répond que très-imparfaitement à la Laconie des anciens. (D. J.) | [] | [] |
v9-638-1 | Laconie, (Golfe de) | Laconie, (Golfe de) en latin Laconicas sinus, (Géog. anc.) golfe de la mer de Grece, au midi du Péloponnese, à l’orient du golfe Messéniaque, dont il est separé par le cap, autrefois nommé Tænarien. C’est proprement une anse, qu’on appelle présentement golfe de Colochine, & qui est séparé du golfe de Coron par le cap Matapan. C’étoit dans cette anse que se pêchoit la pourpre la plus estimée en Europe ; ce qui a fait dire à Horace (ode 18. lib. II.) « Je n’ai point pour clientes des dames occupées à me filer des laines teintes dans la pourpre de Laconie ».
. . . . . . . . Non Laconicas mihi
Trahunt honestæ purpuras clientæ.
Cette expression hardie d’Horace, trahunt purpuras pour lanas purpurâ infectas, prouve & justifie les libertés que la poésie lyrique a droit de prendre. (D. J.) | [] | [] |
v9-639-0 | LACONIMURGUM | LACONIMURGUM, (Géog. anc.) ancienne ville d’Espagne chez les Vettons, peuples situés à l’orient de la Lusitanie. Le P. Hardouin croit que c’est présentement Constantina dans l’Andalousie, au-dessus de Penastor. (D. J.) | [] | [] |
v9-64-0 | JUMIEGE, Gemmeticum | JUMIEGE, Gemmeticum, (Géog.) bourg de France en Normandie, au pays de Caux, remarquable par une célebre abbaye de benédictins. Il est sur la Seine, à 5 lieues S. O. de Rouen, 3 S. E. de Caudebec, 30 N. O. de Paris. Long. 18. 30. lat. 49. 25. (D. J.) | [
[
"49 25' N 18 30' E"
]
] | [] |
v9-642-0 | LACOWITZ | LACOWITZ, (Géog.) ville de la Pologne, dans la Russie blanche, au palatinat de Novogorodeck. | [] | [] |
v9-646-0 | LACROME | LACROME, (Géog.) écueil au voisinage du port de Raguse ; & sur cet écueil qui a près d’une lieue de tour, est une abbaye de bénédictins. M. de Lisle nomme cet écueil Chirona dans sa carte de la Grece. (D. J.) | [] | [] |
v9-650-0 | LACTODORUM | LACTODORUM, (Géog. anc.) ou plutôt LACTORODUM, ancien lieu de la grande-Bretagne, qui se trouvoit, selon l’Itinéraire d’Antonin, entre Bennavenna & Magiovintum. M. Gale rend Bennavenna par Weedon, & Magiovintum par Dunstale. Il croit que Lactorodum est Stony-streadfort, un gué sur le chemin pavé. Il aime mieux lire Lactorodum que Lactodorum, parce qu’en langue bretone, lech signifie une pierre, & rhyd, un gué. (D. J.) | [] | [] |
v9-653-0 | LACYDON | LACYDON, (Géog. anc.) Δακύδον, c’est proprement le nom du port de Marseille. La ville & le port avoient leurs noms particuliers, comme Athenes. (D. J.) | [] | [] |
v9-655-0 | LADAC ou LADNEA | LADAC ou LADNEA, (Géog.) royaume d’Asie dans le grand Thibet, dont il fait partie : il est par les 35d de latitude septentrionale, & a au nord des deserts traversés par le chemin de Cachemire au Tangut. (D. J. | [
[
"35 N"
]
] | [] |
v9-657-0 | LADE | LADE, (Géog. anc.) isle de la mer Egée, devant Milet, sur la côte d’Asie. Hérodote, Thucydide & Pausanias en parlent. (D. J.) | [] | [] |
v9-658-0 | LADENBOURG | LADENBOURG, (Géog.) Ladenburgum, petite ville d’Allemagne au palatinat du Rhin, entre Heidelbern & Manheim sur le Necker. Elle appartient à l’évêché de Worms, & à l’électeur Palatin. Long. 27. 17. lat. 49. 27. (D. J.) | [
[
"49 27' N 27 17' E"
]
] | [] |
v9-659-0 | LADIZIN | LADIZIN, (Géogr.) ville du royaume de Pologne, dans la petite Russie, au Palatinat de Braclow. | [] | [] |
v9-661-0 | LADOGA | LADOGA, (Géogr.) ville de l’empire Russien, sur le bord méridional du lac du même nom. Long. 51. 4. lat. 60. (D. J.) | [
[
"60 N 51 4' E"
]
] | [] |
v9-662-0 | LADOGA, lac | LADOGA, lac, (Géogr.) grand lac de l’empire Russien, entre la Carélie au nord, l’Ingrie & la province de Novogrod au midi. Il se forme de quantité de rivieres, & se décharge dans le golfe de Finlande, par un canal que l’on nomme la Niewa ou la Nie, sur lequel la ville de S. Pétersbourg est située. Il a environ 160 werstes ou milles de Moscovie en sa longueur du nord au sud, entre 60d & 51d60′. de latit. & environ 105 werstes de largeur d’occident en orient, entre 41d. 39′. & 51. 20. de long. Ce lac le plus grand de l’Europe est extrêmement fertile en saumons & un petit poisson gros comme le hareng, nommé le ladog, d’où le lac a tiré son nom. (D. J.) | [
[
"51 60' N 41 39' E",
"60 N 51 20' E"
]
] | [] |
v9-663-0 | LADON le | LADON le, (Géog. anc.) riviere de Grece, au Péloponnèse dans l’Arcadie. Elle avoit sa source dans les marais de la ville de Phénée, & se perdoit dans l’Alphée. Pausanias vante la beauté de ses eaux sur toutes celles de la Grece ; de-là vient que les Mythologistes firent le Ladon pere de la nymphe Daphné & de la nymphe Syrinx. Il étoit couvert de magnifiques roseaux, dont Pan se servit pour sa flûte à sept tuyaux. Ovide n’est point d’accord avec lui-même sur la nature du cours de ce fleuve ; tantôt il entraîne tout par sa rapidité, Ladon rapax ; tantôt au contraire, il roule tranquillement ses eaux sur le gravier, arenosus, placidus amnis.
Il y avoit une autre riviere de ce nom dans la Béotie, qu’on appella depuis Ismenus. (D. J.) | [] | [] |
v9-665-0 | LADRONE | LADRONE, (Géog.) ville & comté situé dans l’évêché de Trente, sur le lac d’Idro. | [] | [] |
v9-666-0 | LÆHN ou LEHN | LÆHN ou LEHN, (Géog.) ville d’Allemagne de la basse Silésie, dans la principauté de Jauer, sur la riviere de Bober. | [] | [] |
v9-668-0 | LÆPA | LÆPA, (Géog. anc.) ancienne ville d’Espagne dans la Bétique, au pays des Turdetains, selon Ptolomée, qui la surnomme la grande ; cependant nous ignorons le lieu même qui pourroit lui répondre. (D. J.) | [] | [] |
v9-669-0 | LAERTE | LAERTE, (Géog. anc.) Λαέρτη ; ville de la Cilicie montagneuse, dans la Pamphilie, selon Ptolomée, lib. V. c v. C’étoit, selon Strabon, une place forte, située sur une colline, & où on entretenoit une garnison. (D. J.) | [] | [] |
v9-67-0 | JUNGFERNHOF | JUNGFERNHOF, (Géog.) petite ville de Livonie, dans le territoire de Letten, à neuf lieues de Riga. | [] | [] |
v9-671-0 | LÆSZIN | LÆSZIN, (Géog.) petite ville de la Prusse polonoise, de la dépendance du palatinat de Culm. | [] | [] |
v9-673-0 | LA FRANQUAIN | LA FRANQUAIN, (Géog.) Michelot, dans son portulan de la Méditerranée, dit la Franquine ; c’est un mouillage de France sur la côte de Roussillon, ou une anse de sable dans laquelle on peut mouiller avec des galeres ; mais le vent d’est-nord-est y donne à plein, & il ne faut pas s’y laisser surprendre. Concluons de là que ces sortes de mouillages ne sont bons que dans une nécessité pressante & dans la saison favorable. (D. J.) | [] | [] |
v9-677-0 | LAGARIA | LAGARIA, (Géog. anc.) ville ancienne de la grande Grece, dans le territoire des Tituriens. Cette ville ne subsiste plus ; le lieu où elle étoit est desert & sans habitans. (D. J.) | [] | [] |
v9-678-0 | LAGÉNIE | LAGÉNIE, (Géog. anc.) nom ancien d’une des quatre provinces de l’Irlande, qu’on appelle aujourd’hui Leinster. C’est le pays où Ptolomée place les Brigantes, les Cauques, les Blaines & les Ménapiens : ses trois rivieres remarquables nommées dans Speed le Shour, le Neor & le Borrao, s’appellent à présent le Shannon, la Nuer & le Barrow. (D. J.) | [] | [] |
v9-68-0 | JUNGGHANG | JUNGGHANG, (Géog.) grande ville de la Chine, huitieme métropole de la province de Junnan : elle est dans un pays abondant en cire, miel, ambre, soie, & lin. Long. 119. 55. lat. 24. 58. (D. J.) | [
[
"24 58' N 119 55' E"
]
] | [] |
v9-680-0 | LAGENTIUM ou LAGECIUM | LAGENTIUM ou LAGECIUM, (Géog. ancien.) ancien lieu de la grande Bretagne, selon l’itinéraire d’Antonin, sur la route d’Yorck à Londres, à 21 mille pas de la premiere. Gale observe que c’est présentement Castleford, ou plûtôt Casterford, au confluent des rivieres l’Are & la Caulder. Il ajoute qu’on a trouvé près de Castleford un aussi grand nombre de monnoies romaines, que si on les y avoit semées. (D. J.) | [] | [] |
v9-681-0 | LAGHI | LAGHI, (Géog.) ville de l’Arabie heureuse, vers les côtes de la mer d’Arabie, au royaume d’Adramont, à 90 mille pas d’Aden. (D. J.) | [] | [] |
v9-684-0 | LAGLYN ou LOUGHLEN | LAGLYN ou LOUGHLEN, (Géog.) ville d’Irlande dans la province de Leinster, au comté de Catherlagh. Long. 10. 45. lat. 52. 40. (D. J.) | [
[
"52 40' N 10 45' E"
]
] | [] |
v9-685-0 | LAGNI | LAGNI, (Géog.) Latiniacum, ville de l’île de France, dans le territoire de Paris, sur laquelle on peut consulter Longuerue, description de la France. Lagni est à 6 lieues au-dessus de Paris, & à 4 deMeaux, sur la Marne. La fondation de son abbaye de Bénédictins par S. Fourcy, est du vije. siecle. Long. 20. 20. lat. 48. 50. (D. J.) | [
[
"48 50' N 20 20' E"
]
] | [] |
v9-686-0 | LAGNIEU | LAGNIEU, (Géog.) petite ville de France dans le Bugey, au diocèse de Lyon, sur le bord du Rhône, avec une église collégiale érigée en 1476. Long. 23. 20. lat. 45. 44. (D. J.) | [
[
"45 44' N 23 20' E"
]
] | [] |
v9-687-0 | LAGNUS-SINUS | LAGNUS-SINUS, (Géog. anc.) golfe de la mer Baltique, qui, selon Pline, touche au pays des Cimbres. Le P. Hardouin prétend que c’est cette espece de mer qui baigne le Jutland, le Holstein & le Mecklembourg. (D. J.) | [] | [] |
v9-688-0 | LAGO-NEGRO | LAGO-NEGRO, (Géog.) petite ville d’Italie au royaume de Naples, dans la Basilicate, au pié de l’Apennin. Long. 34. 57. lat. 41. 12. (D. J.) | [
[
"41 12' N 34 57' E"
]
] | [] |
v9-69-0 | JUNGNING | JUNGNING, (Géog.) ville de la Chine, onzieme métropole de la province de Junnan. Long. 120. 10. lat. 27. 33. (D. J.) | [
[
"27 33' N 120 10' E"
]
] | [] |
v9-690-0 | LAGOS | LAGOS, (Géog.) Lacobrica, ancienne ville de Portugal, au royaume d’Algarve, dans la province de Beyra, & dans l’évêché de Coimbre, à 10 lieues de la ville de Guarda, sur une hauteur, entre deux rivieres & quelques lacs, d’où lui vient son nom de Lagos. Long. 8. 40. lat. 37. (D. J.) | [
[
"37 N 8 40' E"
]
] | [] |
v9-691-0 | LAGOW | LAGOW, (Géog.) ville de la petite Pologne, dans le palatinat de Sendomir. | [] | [] |
v9-693-0 | LAGUNA San Christoval de la | LAGUNA San Christoval de la, (Géog.) ville des Canaries, capitale de l'île de Téneriffe, située en partie sur une montagne, & en partie sur un terrein uni, près d'un lac ou étang d'eau douce, qu'on appelle en espagnol laguna ; d'où cette ville a pris son nom. Wafor l'a décrite amplement dans ses voyages : il dit qu'à regarder la situation de cette ville, sa vûe du côté de l'est, qui s'étend jusqu'à la grande Canarie, ses jardins, la fraîcheur de leurs berceaux, sa belle plaine de trois ou quatre lieues de long, & de deux milles de large, sa campagne verdoyante, son lac, son aqueduc, & la douceur de ses brises, elle est un séjour enchanté pour rester chez soi ; mais qu'il est très-pénible de voyager dans l'île même, parce qu'elle est toute remplie de montagnes escarpées & raboteuses, qui obligent sans cesse à monter & à descendre. Long. 18. 39'. 30". dont Laguna est plus occidentale que Paris. Lat. 28. 28'. 57". (D. J.) | [
[
"28 28' 57\" N 18 39' 30\" W"
]
] | [
"Paris"
] |
v9-694-0 | LAGUNES de Venise (les) | LAGUNES de Venise (les), Géog. marais ou étangs d’Italie, dans lesquels la ville de Venise est située. Ces marais sont d’une grande étendue, formés par la nature, & entretenus par l’art, moyennant de prodigieuses dépenses, qui contribuent à la sûreté de cette métropole.
Les lagunes du côté de Terre ferme, sont bornées depuis le Midi jusqu’au Nord par le Dogado, proprement dit ; la mer a son entrée & son issue dans les lagunes par six bouches, dont il y en a deux nommées malomocco & lido, où les vaisseaux peuvent mouiller.
L’on compte une soixantaine d’îles dans toute l’étendue des lagunes ; plus de la moitié sont bâties & bien peuplées. De toutes ces îles qui bordent la mer, la Polestrine est la plus peuplée ; & de toutes celles qui composent le corps de la ville de Venise, Murano est la plus grande & la plus agréable ; elle fait les délices des Vénitiens. Voyez Murano. (D. J.) | [] | [] |
v9-695-0 | LAGYRA | LAGYRA, (Géog. anc.) ville de la Quersonnèse taurique, selon Ptolomée, ou ce qui revient au même, ancienne ville de la Crimée ; Niger croit que c’est présentement Soldaia. (D. J.) | [] | [] |
v9-696-0 | LAHELA | LAHELA, (Géog. sacrée.) pays de la Palestine au delà du Jourdain, où Teglatphalasar roi d’Assyrie, transporta les tribus de Ruben, de Gad, & le demi-tribu de Manassé. Lahela est-il le même pays que Stade, ou que Hévila ? Les curieux peuvent lire sur cet article la dissertation de dom Calmet, sur le pays où les dix tribus furent transportées. (D. J.) | [] | [] |
v9-697-0 | LAHEM, ou LEHEM | LAHEM, ou LEHEM, (Géog. sacrée.) ville de la Terre-Sainte, dont il est parlé au livre des Paral. ch. jv. vers. 22. C’est la même ville que Béthléem, comme l’ont prouvé Sanctius, Cornetius à Lapide, Tirin, & autres critiques, parce que souvent les Hébreux ôtent par aphérèse une partie des noms propres. (D. J.) | [] | [] |
v9-699-0 | LAHIJON | LAHIJON, (Géog.) ville de Perse, selon Tavernier, qui la met à 74. 25. de long. & à 37. 15. de latitude. (D. J.) | [
[
"37 15' N 74 25' E"
]
] | [] |
v9-70-0 | JUNIEN Saint | JUNIEN (Saint), Géog. petite ville de France dans la basse Marche, aux frontieres du Limousin, sur la Vienne, à 7 lieues S. de Limoges. Long. 18. 35. lat. 45. 40. (D. J.) | [
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"45 40' N 18 35' E"
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v9-700-0 | LAHOLM, Laholmia | LAHOLM, Laholmia, (Géog.) ville forte de Suede, dans la province de Halland, proche la mer Baltique, avec un château & un port sur le bord septentrional de la riviere de Laga, à 20 lieues N. E. de Helsingborg, 4 S. E. d’Helmstadt. Long. 30. 18. lat. 56. 35. (D. J.) | [
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"56 35' N 30 18' E"
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v9-701-0 | LAHOR Province de | LAHOR Province de, (Géog.) autrefois royaume, à présent province de l’empire du grand mogol, dans l’Indoustan. Pline nomme quatre fleuves qui l’arrosent ; savoir l’Acésinès, le Cophès, l’Hydaspe, & l’Hypasie : les voyageurs modernes leur ont donné tant de noms particuliers, qu’on ne peut plus les discerner les uns des autres. C’est donc assez de dire, que ces quatre fleuves ont leurs sources dans les montagnes du Nord, & composent l’Indus, où ils se vont rendre, après avoir pris le nom de l’Inde dans un long espace de pays.
Les quatre fleuves dont on vient de parler, fertilisent merveilleusement la provincee de Lahor. Le ris y croît en abondance, aussi-bien que le blé & les fruits ; le sucre y est en particulier le meilleur de l’Indoustan. C’est aussi de cette province que l’on tire le sel de roche, qu’on transporte dans tout l’empire. On y fait des toiles fines, des pieces de soie de toutes les couleurs, des ouvrages de broderie, des tapis pleins, des tapis à fleurs, & de grosses étoffes de laine.
Enfin, quoique le pays de Lahor soit plutôt une province qu’un royaume, c’est une province de l’Indoustan si considérable, qu’on la divise en cinq sarcats ou provinces, dans lesquelles on compte trois cens quatorze gouvernemens, qui rendent en total au grand mogol deux carols, 33 lacks, & cinq mille roupies d’argent. La roupie d’argent (car il y en a d’or) vaut 38 sols de France. Le lack vaut 100 mille roupies, & le carol vaut cent lacks, c’est-à-dire dix neuf millions. Il résulte de-là, que l’empereur du Mogol retire de la province de Lahor 44 millions 279 mille 500 livres de notre monnoie. (D. J.) | [] | [] |
v9-701-1 | Lahor | Lahor, (Géog.) grande ville d’Asie dans l’Indoustan, capitale de la province du même nom. D’Herbelot écrit Lahawar, & Lahaver ; Thevenot écrit Lahors. C’étoit une très-belle ville, quand les rois du Mogol y faisoient leur résidence, & qu’ils ne lui avoient pas encore préféré Dehly & Agra. Elle a été ornée dans ces tems-là de mosquées, de bains publics, de karavanseras, de places, de tanquies, de palais, de jardins, & de pagodes. Les voyageurs nous parlent avec admiration d’un grand chemin bordé d’arbres, qui s’étendoit depuis Lahor jusqu’à la ville d’Agra, c’est-à-dire l’espace de 150 lieues, suivant Thevenot. Ce cours étoit d’autant plus magnifique, qu’il étoit planté d’arbres, dont les branches aussi grandes qu’épaisses, s’élevoient en berceaux, & couvroient toute la route. C’étoit un ouvrage d’Akabar, embelli encore par son fils Géhanguir : Lahor est dans un pays abondant en tout, près du fleuve Ravy, qui se jette dans l’Indus, à 75 lieues O. de Multan, 100 S. de Dehly, & 150 N. Q. d’Agra. Long. suivant le P. Riccioli, 102 30. lat. 32. 40. (D. J.) | [
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"32 40' N 102 30' E"
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v9-703-0 | LAJAZZE, ou LAJAZZO | LAJAZZE, ou LAJAZZO, (Géog.) ville de la Turquie asiatique, dans la Caramanie, aux confins de la Syrie, près du mont Néro, sur la côte septentrionale du golfe de même nom, assez près de son embouchure, à six lieues de l’ancien Issus ; mais son golfe reste toûjours le même que l’Issicus sinus des anciens. Ce golfe est dans la Méditerranée, entre la Caramanie & la Syrie, entre Adana & Antioche. (D. J.) | [] | [] |
v9-717-0 | LAINO | LAINO, (Géog.) Lans, petite place d’Italie, au royaume de Naples, dans la Calabre citérieure, au pié de l’Apennin, sur les confins de la Basilicate, près la petite riviere de Laino qui lui a donné son nom. Long. 33. 46. lat. 40. 4. (D. J.) | [
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"40 4' N 33 46' E"
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v9-72-0 | JUNNAN | JUNNAN, (Géog.) la derniere de toutes les provinces de la Chine en rang, & la plus occidentale, proche les états du royaume d’Ava. C’est en même tems la plus riche de toutes les provinces, & où les vivres sont à meilleur marché. On y trouve d’excellens chevaux, des éléphans, des rubis, des saphirs, & autres pierres précieuses, & des mines très-riches. Elle comprend 12 métropoles, 8 villes militaires, plus de 80 cités, & plus de 14 millions d’ames, au rapport du P. Martini, dont il ne faut pas croire les hyperboles. La premiere métropole de cette province se nomme aussi Junnan, ville très riche, ou l’on fait les plus beaux tapis de la Chine ; elle a plusieurs temples consacrés aux hommes illustres. Long. 121. 15. lat. 25. 20. (D. J.) | [
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"25 20' N 121 15' E"
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v9-720-0 | LAIS | LAIS, (Géog. sacr.) ou plûtôt LAISCH, puisqu’il faut exprimer le Shin, ville située à l’extrémité de la Terre-sainte du côté du nord, & dans le teritoire assigné à la tribu d’Aser. Les Israëlites la nommerent ensuite Dan. Reland prétend que c’est la même que la Lésem de Josué, ch. xix. v. 47. Les Grecs l’appellerent Panéas, Diospolis, Cesarée de Philippe, & enfin Néroniade. Elle eut un évêque suffragant de Tyr, mais elle est détruite depuis long-tems. (D. J.) | [] | [] |
v9-723-3 | Laisse | Laisse, (Géog.) riviere de Savoie ; elle sort des montagnes des Deserts, passe au faubourg de Chamberry, & se jette, avec l’Orbane, dans le lac du Bourget. (D. J.) | [] | [] |
v9-738-0 | LALAND | LALAND, Lalandia, (Géog.) petite île du royaume de Danemark, dans la mer Baltique ; elle est très-fertile en blé. Elle n’a aucune ville, mais seulement quelques lieux fortifiés, comme Naxchow, Parkoping, Nysted. Cette île a huit milles d’orient en occident, & cinq du nord au sud. Longit. 29. 20-55. lat. 54. 48-53. (D. J.) | [
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"54 48' N 29 20' E",
"54 53' N 29 55' E"
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v9-739-0 | LALETANI | LALETANI, (Geog. anc.) ancien peuple d’Espagne, qui faisoit partie de la Catalogne d’aujourd’hui, & occupoit Barcelone, & ses environs. (D. J.) | [] | [] |
v9-742-1 | Lama | Lama, (Géog. anc.) ancienne ville de la Lusitanie, au pays des Vettons, selon Ptolomée, liv. II. chap. v. Quelques-uns croient que c’est Lamégal, village de Portugal, dans la province de Trallos-montes, à 7 lieues nord de Guarda. (D. J.) | [] | [] |
v9-746-0 | LAMAO | LAMAO, (Géog.) petite île de l’Océan oriental, à 4 lieues de la côte de la Chine ; elle est dans un endroit bien commode, entre les trois grandes villes de Canton, de Thieuchen, & de Chinchen. (D. J.) | [] | [] |
v9-747-0 | LAMBALE | LAMBALE, (Géog.) petite ville de France dans la haute-Bretagne, chef lieu du duché de Penthievre, au diocese de Saint Brieux, a cinq lieues de cette ville, & à quinze de Rennes. long. 15. 4. lat. 48. 28.
C’est au siege de Lambale en 1591, que fut tué le fameux Francois de la Noue, surnommé Bras-de-fer ; il eut le bras fracassé d’un coup de canon en 1570, à l’action de Fontenay ; on le lui coupa, & on lui en mit un postiche de ce métal. La Noue étoit tout ensemble le premier capitaine de son tems, le plus humain & le plus vertueux. Ayant été fait prisonnier en Flandres en 1580, après un combat desespéré, les Provinces-unies offrirent pour son échange le comte d’Egmont, le Comte de Champigni, & le Baron de Selles ; mais plus ils témoignoient par cette offre singuliere l’idée qu’ils avoient du mérite de la Noue, moins Philippe II. crut devoir acquiescer à son élargissement ; il ne l’accorda que cinq ans après, sous condition qu’il ne serviroit jamais contre lui ; que son fils Teligny, alors prisonnier du duc de Parme, resteroit en ôtage, & qu’en cas de contravention, la Noue payeroit cent mille écus d’or. Général des troupes, il n’avoit pas cent mille sols de bien. Henri IV. par un sentiment héroïque, répondit pour lui, & engagea pour cette somme les terres qu’il possédoit en Flandres. Les ducs de Lorraine & de Guise voulurent aussi par des motifs de politique, devenir cautions de ce grand homme ; il a laissé des mémoires rares & précieux. Amyraut a donné sa vie ; tous les Historiens l’ont comblé d’éloges ; mais personne n’en a parlé plus souvent, plus dignement, & avec plus d’admiration que M. de Thou. Voyez-le, si vous êtes encore sensible au noble récit des belles choses. (D. J.) | [
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"48 28' N 15 4' E"
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v9-75-0 | JUNONIE | JUNONIE, (Géogr. anc.) la ville de Junon, nouveau nom que Carthage reçut de Caïus Gracchus, lorsqu’il donna ses soins à la rebâtir & à la repeupler, près de cent ans avant que Virgile travaillât à son Enéïde ; ce n’est donc pas par une simple fiction poëtique qu’il a dit de Carthage.
Quam Juno fertur terris magis omnibus unam
Post habita coluisse Samo. Ænéïd. I. v. 20.
On voit qu’il a suivi une tradition reçue & connue de son tems. (D. J.) | [] | [] |
v9-752-0 | LAMBESC | LAMBESC, (Géog.) en latin moderne, lambescum, petite ville de France en Provence, à 4 lieues d’Aix. Long. 23. 7. lat. 43. 32. (D. J.) | [
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"43 32' N 23 7' E"
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v9-753-0 | LAMBESE | LAMBESE, lamboesa, (Géog. anc.) ancienne ville d’Afrique dans la Numidie, dont Antonin & Ptolomée parlent plus d’une fois ; elle étoit un des siéges épiscopaux du pays. Il s’y tint un concile vers l’an 240 de J. C. Baudrand dit que c’est une ville de Barbarie, au royaume d’Alger & de Constantine, sur la riviere de Suffegmar ; il la nomme lambesca. (D. J.) | [] | [] |
v9-758-0 | LAMBRO, le | LAMBRO, le, (Géogr.) Lambras dans Pline, riviere d’Italie dans la Lombardie au Milanez. Elle a sa source près de Pescaglio, entre le lac de Côme & le lac de Lecco, entre dans Lodésan, & se perd dans le Pô, à sept milles au-dessus du Pont de Plaisance. (D. J.) | [] | [] |
v9-761-0 | LAMEGO | LAMEGO, (Geog.) en latin Lameca ou Lamacum, ville de Portugal dans la province de Beira, entre Cormbre & Guarda, à 26 lieues S. E. de Biague, 50 de Lisbonne. Les Arabes l’ont conquise deux fois sur les Chrétiens ; elle est aujourd’hui le siege d’un évêque, a une petite citadelle & plusieurs privileges. Long. 10. 18. latit. 44. 1. (D. J.) | [
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"44 1' N 10 18' E"
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v9-763-0 | LAMETIA | LAMETIA, (Géog. anc.) ancienne ville de l’Italie, dans la grande Grece, au pays des Brutiens ; Cluvier croit que Lamétia est Santa Euphemia ; mais Holstenius prétend que c’est l’Amanthéa ; le promontorium Lametum est le capo Suvaro. La riviere Lametus est le Lamato ou l’Amato. (D. J.) | [] | [] |
v9-765-0 | LAMIA | LAMIA, (Géog. anc.) ville de Thessalie, en Phthiotide ; elle est principalement mémorable par la bataille qui se donna dans son territoire, après la mort d’Alexandre, entre les Athéniens secourus des autres Grecs, & Antipater Gouverneur de la Macédoine. Le succès de cette journée fut très-funeste aux Athéniens, & à plusieurs autres villes de la Grece, comme il paroît par le récit de Diodore de Sicile, liv. XVIII. & de Pausanias, liv. VII. Il en résulte que Suidas, au mot Λάμια, se trompe quand il dit qu’Antipater perdit la bataille. (D. J.) | [] | [] |
v9-77-0 | JUNSALAM | JUNSALAM, (Géogr.) port d’Asie au royaume de Siam ; c’est l’asyle de tous les vaisseaux, qui, allant à la côte de Coromandel, sont surpris d’un ouragan ; ce port est de conséquence pour le commerce de Bengale, de Pégu, & autres royaumes voisins : sa situation est au nord d’une isle de même nom. Long. 115. 35. lat. 8. 56. (D. J.) | [
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"8 56' N 115 35' E"
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v9-770-0 | LAMINIUM | LAMINIUM, (Géog. anc.) ancienne ville de l’Espagne chez les Carpétaniens, selon Ptolomée, liv. II. cap. vj. c’est à présent Montiel.
Laminium donnoit à son territoire le nom de Laminitanus ager ; ce canton s’appelle aussi présentement Campo de Montiel. (D. J.) | [] | [] |
v9-775-0 | LAMO | LAMO, (Géogr.) ville d’Afrique dans une île de même nom sur la côte de Mélinde, capitale d’un canton qui porte le nom de royaume. (D. J.) | [] | [] |
v9-786-0 | LAMPANGUY | LAMPANGUY, (Géog.) montagne de l’Amérique méridionale auprès de la Cordeliere, à 80 lieues de Valparaiso, sous le 31 degré de latitude. Frézier dit qu’on y a découvert en 1710 plusieurs mines d’or, d’argent, de fer, de plomb, de curvre & d’étain ; il ajoûte que l’or de Lampanguy est de 21 à 22 carats ; mais aucune des mines de Frezier n’a produit de grandes richesses jusqu’à ce jour. (D. J.) | [
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"31 S"
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v9-792-0 | LAMPEDOUSE, ou LAMPADOUSE | LAMPEDOUSE, ou LAMPADOUSE, (Géog.) Ptolomée la nomme Lopadusa ; les Italiens l’appellent Lampedosa. Petite ile de la mer d’Afrique sur la côte de Tunis, d’environ 16 milles de circuit, & 6 de longueur, à 20 lieues E. de Tunis, & 43 de Malte ; elle est déserte, mais elle a un assez bon port, où les vaisseaux vont faire de l’eau. C’est auprès de cette île que l’armée navale de l’empereur Charles-Quint fit naufrage en 1552. Long. 30. 35. lat. 36. (D. J.) | [
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"36 N 30 35' E"
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v9-794-0 | LAMPIA, ou LAMPEA | LAMPIA, ou LAMPEA, Λάμπεια, (Géog. anc.) montagne du Péloponèle dans l’Arcadie, au pié de l’Erymanthe selon Strabon, l. VIII. p. 341, & Pausanias, l. VIII. cap. xxiv. (D. J.) | [] | [] |
v9-796-0 | LAMPON | LAMPON, (Géog.) ville d’Asie, au fond d’un golphe dans la partie la plus méridionale de l’île de Sumatra. Elle donne, ou tire son nom du pays & du golphe, qui selon M. Delisle, est vers les 5 deg. 40 min. de latitude méridionale. (D. J.) | [
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"5 40' S"
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v9-797-0 | LAMPRÆ ou LAMPRIÆ | LAMPRÆ ou LAMPRIÆ, (Géog. anc.) λαμπραὶ. Il y avoit deux municipes de ce nom dans l’Attique ; l’un au bord de la mer, & l’autre sur une hauteur, & tous deux dans la tribu Erecthéide. M. Spon les nomme lampra l’un & l’autre, & les distingue en lampra supérieur qui s’appede encore à présent Palæo lambrica, & lampra inférieur, voisine du précédent, près de la mer, entre Sunium & Phalere. On voyoit dans l’un ou dans l’autre de ces deux municipes, le tombeau de Cranéus roi d’Athènes.
Ammonius, successeur d’Aristarque dans l’école d’Alexandrie, étoit natif d’un de ces municipes de l’Attique, & fleurissoit peu de tems avant l’empire d’Auguste. Il fit deux traités qui se sont perdus ; le premier sur les sacrifices, & le second sur les courtisanes d’Athenes. | [] | [] |
v9-8-0 | JUCATAN | JUCATAN, (Géogr.) grande province de l’Amérique dans la Nouvelle Espagne, découverte en partie par Ferdinand de Cordoue en 1517 ; elle est vis-à-vis de l’île de Cuba. Il y a dans cette province beaucoup de bois pour la construction des navires, du miel, de la cire, de la salsepareille, de la casse, & quantité de mahis : mais on n’y a point découvert de mines d’argent, & l’on n’y recueille point d’indigo ni de cochenille. La pointe de Jucatan, que les Indiens appellent Eccampi, gît à 21 degrés de hauteur ; elle a dans sa moindre largeur 80 de nos lieues, & 200 lieues de long. Cette province est moins connue par le nom de Jucatan que par celui de Campêche, port très-dangereux à la vérité, puisqu’il est rempli de bancs & d’écueils, mais fameux par son bois qui est nécessaire aux belles teintures. La péninsule de Jucatan est située depuis le seizieme degré de latitude septentrionale jusqu’au vingt-deux, depuis le golfe de Gonajos jusqu’au golfe de Triste. Les Espagnols occupent la partie occidentale, & les Indiens l’orientale, qui est du côté de Honduras, mais ces Indiens sont en très-petit nombre, tous tributaires, ou, pour mieux dire, esclaves de leurs conquérans. (D. J.) | [
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"16 N",
"22 N"
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v9-80-0 | IVOY | IVOY, (Géog.) selon l’itinér. d’Antonin, ville de France ruinée au pays de Luxembourg, & aux frontieres de Champagne. Voyez son histoire dans l’abbé de Longuerue. En 1637 le maréchal de Chatillon prit Ivoy & la démantela, desorte que ce n’est plus qu’un village (D. J.) | [] | [] |
v9-803-0 | LAMPSAQUE | LAMPSAQUE, (Géog. anc. & mod.) en latin Lampsacus ; ville ancienne de l’Asie mineure, dans la Mysie, presque au bord de la mer, à l’entrée de la Propontide : elle avoit un temple dédié à Cybele, & un port vanté par Strabon, vis-à-vis de Callipolis, ville d’Europe dans la Chersonèse de Thrace. Elle s’étoit accrue des ruines de la ville voisine de Paesus, dont les habitans passerent à Lampsaque. Quelques-uns disent qu’elle fût bâtie par les Phocéens, & d’autres par les Milésiens en la xxxj. olympiade.
On sait comme la présence d’esprit d’Anaximène sauva Lampsaque de la fureur d’Alexandre. Ce prince honteusement insulté par cette ville, marchoit dans la résolution de la détruire. Anaximène fut prié par ses concitoyens, d’aller intercéder pour leur patrie commune ; mais d’aussi loin qu’Alexandre l’apperçut : « Je jure, s’écria-t-il, de ne point accorder ce que vous venez me demander..... » Eh bien, dit Anaximène, je vous demande de détruire Lampsaque. Ce seul mot fut comme une digue qui arrêta le torrent prêt à tout ravager ; le jeune prince crut que le serment qui lui étoit échappé, & dans lequel il avoit prétendu renfermer une exception positive de ce qu’on lui demanderoit, le lioit d’une maniere irrévocable, & Lampsaque fut ainsi conservée.
Ses vignobles étoient excellens, c’est pourquoi, au rapport de Cornelius Népos & de Diodore de Sicile, ils furent assignés à Thémistocle par Artaxerxe pour sa table.
On adoroit à Lampsaque plus particulierement qu’ailleurs Priape le dieu des jardins, si nous en croyons ce vers d’Ovide, Trist. l. I. elég. 9. v. 770.
Et te ruricola, Lampsace, tuta deo.
On voyoit aussi dans cette ville un beau temple que les habitans avoient pris soin de dédier à Cybele.
Lampsacus, dit Whéler dans ses voyages, à présent appellée Lampsaco, a perdu l’avantage qu’elle avoit du tems de Strabon sur Gallipoli ; ce n’estqu’une petite ville ou bourg, habité par quelques turcs & grecs ; c’étoit une des trois villes que le roi de Perse donna à Thémistocle pour son entretien : Magnésie étoit pour son pain, Mynus pour sa viande, & Lampsaque pour son vin. Elle a conservé sur les collines qui l’environnent quelques vignes, dont les raisins & les vins, en très-petites quantité, sont excellens.
Whéler se trouvant à Lampsaco, y vit encore dans un jardin deux belles inscriptions antiques ; la premiere étoit une dédicace d’une statue à Julia Augusta, remplie des titres de Vésta, & de nouvelle Cérès. L’érection de cette statue fut faite aux dépens de Dionisius, fils d’Apollonitimus, sacrificateur de l’empereur, intendant de la distribution des couronnes, & trésorier du sénat pour la seconde fois : l’autre inscription étoit la base d’une statue dressée en l’honneur d’un certain Cyrus, fils d’Apollonius, médecin de la ville, & érigée par la communauté, à cause des bienfaits qu’elle en avoit reçus. (D. J.) | [] | [] |
v9-805-0 | LANCASHIRE | LANCASHIRE, (Géog.) ou la province de Lancastre, en latin Lancastria, province maritime d’Angleterre, au diocèse de Chester, le long de la mer d’Irlande qui la borne au couchant. Les provinces de Cumberland & de Westmorland, la terminent au nord & au nord-est ; Yorckshire au levant, & Cheshire au midi. Elle a 170 milles de circuit, contient environ 11 cent 50 mille arpens, & 40 mille 202 maisons. L’air y est fort bon, les habitans robustes, & les femmes très-belles. Les rivieres de cette province sont le Mersey, la Ribble & le Long ; ses deux lacs sont le Winder & le Merton. Le Winder a dix milles de longueur sur quatre de large, & c’est le plus grand lac qu’il y ait en Angleterre. Les anciens habitans de ce comté étoient les Brigantes.
Cette province est du nombre de celles qu’on nomme Palatines, & elle a donné à plusieurs princes du sang le titre de ducs de Lancastre. Ses villes principales ou bourgs, sont Lancastre capitale, Clitero, Leverpool, Preston, Wigan, Newton, Manchester.
Entre les gens de lettres que cette province a produits, je ne citerai que le chevalier Henri Brotherton, l’évêque Fleetwood & Guillaume Vitaker.
On doit au premier des observations & des expériences curieuses, publiées dans les Transact. philos. Juin 1697. n°. 177. sur la maniere dont croissent les arbres, & sur les moyens de faciliter cet accroissement.
Fleetwood mort évêque d’Ely en 1723, âgé de 67 ans, a illustré son nom par des ouvrages où regne une profonde connoissance de la Théologie & des antiquités sacrées.
Vitaker décédé en 1545, à l’âge de 45 ans, est de tous les antagonistes du cardinal Bellarmin, celui qui l’a réfuté avec le plus d’érudition & de succès.
Les curieux de l’histoire naturelle de la province de Lancastre, doivent se procurer l’ouvrage de Leigh, intitulé Leigh’s (Charles) A natural History of Lancashire, Chelshre, and the Peak in Derbishire. Oxoniæ, 1700, in-fol. C’est un bien bon livre. (D. J.) | [] | [] |
v9-806-0 | LANCASTRE; | LANCASTRE ; (Géog.) le Mediolanum des anciens, selon Cambden, ville à marché d’Angleterre, capitale du Lancashire ; elle a donné le titre de duc à plusieurs princes du sang d’Angleterre, fameux dans l’histoire par leurs querelles avec la maison d’Yorck. Elle est sur le Lon, à 5 milles de la mer d’Irlande, & à 187 N. O. de Londres. Long. 14. 35. lat. 54. (D. J.) | [
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"54 N 14 35' E"
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v9-809-0 | LANCEROTE ou LANCELOTE | LANCEROTE ou LANCELOTE, (Géog.) île de l’Afrique ; l’une des Canaries, d’environ 12 lieues de longueur sur 7 de largeur, selon Delisle. On la met à 40 lieues françoises de la côte du continent la plus proche, au nord-est de Forteventura, dont elle est séparée par un détroit de 5 lieues de large, & comme couronnée au nord par quatre petites îles ; savoir, Sainte-Claire, Alagranca, Rocca & Graciosa. Elle fut découverte en 1417 par Jean de Bethencourt, qui la céda au roi de Castille, d’où elle est passée à l’Espagne. Long. 5. 25. lat. 28. 40. (D. J.) | [
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"28 40' N 5 25' E"
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v9-811-0 | LANCIA | LANCIA, (Géog. anc.) ancienne ville d’Espagne dans l’Asturie ; elle est qualifiée ville très-forte, validissima civitas, par Florus, l. IV. c. xij. (D. J.) | [] | [] |
v9-812-0 | LANCIA OPPIDANA | LANCIA OPPIDANA, (Géog. anc.) ancienne ville de Lusitanie, chez les Vettons, selon Ptolomée, l. II. c. v. Pline nomme les habitans de cette ville Lancienses. On en trouve encore un monument du siecle d’Auguste dans une inscription de Gruter, p. 199. n. 3.
Term. Aug. inter
Lanc. Oppi. & Igædit.
C’est peut être présentement la penna di Franciat (D. J.) | [] | [] |
v9-813-0 | LANCIANO ou LANCIANA ANXANUM | LANCIANO ou LANCIANA ANXANUM, (Géog.) ville d’Italie au royaume de Naples, dans l’Abruze citérieure, dont elle est la capitale, avec un archevêché érigé en 1562. Elle est située sur le torrent de Feltrino, à 6 lieues S. E. de Chieti, 30 N. E. de Naples. Long. 32. 40. lat. 42. 12. (D. J.) | [
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"42 12' N 32 40' E"
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v9-817-0 | LANCKHEIM | LANCKHEIM, (Géog.) petite ville de Tharinge, sur la riviere d’Itsch, dans la principauté de Cobourg. | [] | [] |
v9-821-0 | LANCUT | LANCUT, (Géog.) ville du royaume de Pologne, dans le palatinat de Russie ou Reussen. | [] | [] |
v9-823-0 | LAND & LANDT | LAND & LANDT, (Géogr.) Le mot land ou landt, dans les langues du Nord, signifie pays, & entre dans la composition de plusieurs noms, Landgrave, Zéland, Gotland, Hollande. Quand nous disons lande en françois, nous faisons du genre féminin les mots à la fin desquels lande se trouve dans la composition, comme la Zélande, la Hollande, & nous donnons le genre masculin à ceux où nous mettons le mot de land ou de lande, ce qui fait qu’un même mot est quelquefois du genre masculin ou féminin, selon que nous l’écrivons, comme le Groenland ou la Groenlande. La plûpart des provinces de Suede ont leur nom compose de celui de land, & du nom des anciens peuples qui l’habitoient ; l’île de Gotland, par exemple, signifie pays de Goths ; l’Amelande signifie pays des Amales : on dit encore en bas-breton lannec dans le même sens. (D. J.) | [] | [] |
v9-824-0 | LANDA | LANDA, (Géogr.) ville de la grande Pologne, dans le palatinat de Kalisch. | [] | [] |
v9-825-0 | LANDAFF | LANDAFF, (Géog.) petite ville & évêché d’Angleterre, au pays de Galles, dans le comté de Glamorgan, sur la Tave, un peu au-dessus de Cardiff, à 30 milles de Bristol au couchant, & à 123 milles de Londres. Long. 14. 20. latit. 51. 32. (D. J.) | [
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"51 32' N 14 20' E"
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v9-826-0 | LANDAU, Landavia | LANDAU, Landavia, (Géogr.) ville de France très-forte, dans la basse Alsace, au pays de Wasgou, autrefois impériale, mais sujette à la France par la paix de Munster. L’empereur Joseph la prit, n’étant que roi des Romains, en 1702. Les François la reprirent en 1703, & les Impériaux en 1704. Enfin, par le traité de Bade, elle a été cédée à la France, qui l’avoit reprise en 1713. Voyez ce qu’en disent Heiss, Longuerue & Piganiol de la Force : mais voyez principalement l’article de Landau dans le dictionnaire de Bayle, parce qu’il est rempli de réflexions utiles, applicables en tout tems & en tous lieux, aux récits de siéges & de batailles que les nouvelistes de puissances belligérantes repandent dans le public, pour inspirer la confiance ou tromper la crédulité des peuples.
Landau est sur le Queich, vers les frontieres du palatinat, à une égale distance de Spire & du Rhin, dans un pays agréable & fertile, à 3 lieues & demie S. de Neustat, 5 O. de Philisbourg, 6 S. O. de Spire, 15 N. E. de Strasbourg, 108 N. E. de Paris. Longit. 25. 47. 30. latit. 49. 11. 38.
Landaw est encore le nom de deux petites villes d’Allemagne, l’une dans la basse Baviere sur l’Iser, à 4 milles de Straubing ; l’autre sise sur une montagne, au comté de Valdeck. (D. J.) | [
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"49 11' 38\" N 25 47' 30\" E"
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v9-827-1 | Landes, (les) ou les Lanes | Landes, (les) ou les Lanes, Ager Syrticus, (Géog.) pays de France dans la Gascogne. On le nomme quelquefois les landes de Bourdeaux ; c’est un pays de sable & de bruyeres, dont les lieux principaux sont Dax, Tartas, Albret, Peirourade. Le sénéchal des Landes est une charge d’épée, dont le bailliage du pays de Labour dépend. On divise les Landes en grandes & petites ; les grandes sont entre Bourdeaux & Bayonne, les petites sont entre Bazas & le mont de Marsan. (D. J.) | [] | [] |
v9-828-0 | LANDEN, Landenum | LANDEN, Landenum, (Géog.) petite ville des Pays-bas autrichiens, dans le Brabant, au quartier de Louvain, fameuse par la bataille meurtriere que le maréchal de Luxembourg y gagna sur les alliés, le 29 Juillet 1693. On appelle aussi cette journée la bataille de Nerwinde, nom d’un village voisin. Landen est sur le Beck, à 2 lieues de Tillemont, 7. N. O. de Huy, 7. S. E. de Louvain, 8. N. E. de Namur. Long. 22. 40. latit. 50. 45. (D. J.) | [
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"50 45' N 22 40' E"
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