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v9-2613-1
Malthe
Malthe, (Géogr.)​ autrement dite la cité notable, la ville notable, capitale de l’isle de Malthe, & l’ancienne résidence de son évêque. Elle est située dans le fond des terres, & au milieu de l’isle, éloignée d’environ six milles du bourg & du grand port. Les anciens l’ont nommée Melita, Malite, du nom commun à toute l’isle, dont elle étoit à proprement parler, la seule place importante, oppidum ; c’est maintenant une ville considérable, que les Catholiques ont pour ainsi dire en commun, & qu’on peut regarder comme le triste centre d’une guerre perpétuelle contre les ennemis du nom chrétien. On l’a si bien fortifiée, qu’elle passe pour imprenable : son hôpital est aussi beau que nécessaire à l’ordre de Malthe. Une ancienne tradition veut que les Carthaginois soient les fondateurs de cette ville. Il est au-moins certain qu’ils l’ont possédée, que les Romains après avoir détruit Carthage, chasserent ces Africains de l’isle, & que les Arabes mahométans s’en emparerent à leur tour, & lui donnerent le nom de Medina. Diodore de Sicile, l. V. c. xij. après avoir loué la bonté des ports de l’isle de Malthe, fait mention de sa capitale. Il dit qu’elle étoit bien bâtie, qu’il y avoit toutes sortes d’artisans, & principalement des ouvriers qui faisoient des étoffes extrémement fines, ce qu’ils avoient appris des Phéniciens qui avoient peuplé l’isle. Cicéron raconte à-peu-près la même chose : il reproche à Verrès de n’être jamais entré dans Malthe, quoique pendant trois ans il y eût occupé lui seul un métier à faire une robe de femme. Il parle ensuite d’un temple consacré à Junon, qui n’étoit pas loin de cette ville, & qui avoit été pillé par les gens de Verrès ; tel maître, tels valets. Long. de cette ville 33. 40. lat. 35. 54. (D. J.)​
[ [ "35 54' N 33 40' E" ] ]
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v9-2614-0
MALTHON
MALTHON, (Géog.)​ petite ville à marché d’Angleterre en Yorckshire : elle envoie ses députés au parlement. (D. J.)​
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v9-2617-0
MALVA
MALVA, (Géogr. anc.)​ & dans Pline, Malvana, riviere de la Mauritanie tingitane, qui selon Antonin, séparoit les deux Mauritanies, la tingitane & la césariense. Marmol nomme cette riviere Maluya ; Casteld l’appelle Malulo ; M. de Lisle écrit Meluya, & d’autres écrivent Molochat.
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v9-2618-0
MALUA
MALUA, (Géogr.)​ M. Baudrand écrit Malvay, royaume d’Asie dans l’Indoustan, où il fait partie des états du Mogol. Ce royaume est divisé en onze sarcars ou provinces, & en 250 petits parganas ou gouvernemens, qui rendent 99 lacks, & 6250 roupies de revenu au souverain. Le pays est fertile en grains, & commerce en toiles blanches & en toiles de couleurs. Ratipor en est la capitale. Le pere Catrou la nomme Malua, de même que le royaume. Il en établit la long. à 103. 50. & la lat. à 26.
[ [ "26 N 103 50' E" ] ]
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v9-2619-0
MALVAZIA, ou MALVESIA, & par les François, MALVOISIE
MALVAZIA, ou MALVESIA, & par les François, MALVOISIE, (Géogr.)​ petite île de la Grece, sur la côte orientale de la Morée. Elle n’est éloignée de la terre ferme que d’une portée de pistolet. On passoit dans le dernier siecle de l’une à l’autre sur un pont de pierre. Le territoire de cette île n’a en tout que trois milles de circuit. Il ne peut donc contenir que la plus petite partie de ces vignes célebres, qui rapportent les vins clairets que nous nommons vins de Malvoisie. Mais ces plants fameux regnent & s’étendent à quelques lieues de-là, sur la côte opposée depuis la bourgade Agios Paulos, jusqu’à Porto della Botte. On accouroit autrefois de tous les endroits de la​Grece dans cette petite île, pour y adorer le dieu Esculape. Ce culte qui la rendoit si fameuse, y avoit été apporté par ceux d’Epidaure. Ils partirent du territoire d’Argos, pour venir fonder une colonie en ce lieu, & ils lui donnerent le nom de leur ancienne habitation. Les Latins s’étant emparés de Constantinople, accorderent l’île de Malvoisie ou l’Epidaure, à un seigneur françois nommé Guillaume. Peu de tems après, Michel Paléologue s’en empara ; les Vénitiens la ravirent à Paléologue ; Soliman la reprit sur les Vénitiens en 1540, mais ils s’en rendirent de nouveau maitres an 1690. La capitale de cette île se nomme aussi Malvasia, voyez-en l’article.
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v9-2619-1
Malvazia
Malvazia, (Géogr.)​ ville capitale située dans l’île de ce nom. Elle est sur la mer au pié d’un rocher escarpé, au sommet duquel est une forteresse. Il ne faut pas confondre cette ville avec Epidaurus, Limera, qu’on appelle aujourd’hui Malvasia la vieille, & dont les ruines subsistent à une lieue de-là. Parmi les ruines de cette ancienne ville, on voit encore les débris du temple d’Esculape, où l’on venoit autrefois de toute la terre pour obtenir la guérison des maladies les plus désespérées. Le port de la nouvelle Malvazia n’est pas si bon que celui de l’ancienne, & ne mérite pas comme elle le surnom de Limera, néanmoins cette ville est assez peuplée. Les Grecs y ont un archevêque. Le savant Arsenius, ami particulier du pape Paul III. & qui fit sa soumission à l’église romaine, a été le plus illustre dans cette place, à ce que disent les Latins ; mais sa mémoire est odieuse aux Grecs, qui prétendent qu’après sa mort, il devint broncolakas, c’est-à-dire que le démon anima son cadavre, & le fit errer dans tous les endroits où il avoit vécu. La nouvelle Malvazia est à 20 lieues S. E. de Misistra, & 30 S. O. d’Athènes. Soliman II. la prit sur les Vénitiens en 1540. Long. 41. 18. lat. 36. 59.
[ [ "36 59' N 41 18' E" ] ]
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v9-2625-0
MAMADEBAD, ou MAMED-ABAD
MAMADEBAD, ou MAMED-ABAD, (Géogr.)​ petite ville d’Asie dans l’Indoustan, à cinq lieues de Nariad. Ses habitans sont Banians, & font un grand trafic en fil & coton. (D. J.)​
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v9-2632-0
MAMERS, Mamercioe
MAMERS, Mamerciæ, (Geog.)​ ancienne petite ville de France, dans le Maine, sur la Dive. Long. 18. 1. latit. 48. 20.
[ [ "48 20' N 18 1' E" ] ]
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v9-2633-0
MAMERTINS, les
MAMERTINS, les, (Géog. anc.)​ en latin Mamertini, ancien peuple d’Italie dans la Campanie. Ils passerent en Sicile sous Agathocle, & s’établirent à Messine, dont ils se rendirent maîtres ; & comme ce pays est fertile en excellent vin, ce vin s’appelloit chez les Romains Mamertinum vinum ; c’est encore à cause d’eux qu’on nommoit le Fare de Messine, Mamertinum fretum.
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v9-2634-0
MAMERTIUM
MAMERTIUM, (Géog. anc.)​ Strabon écrit ainsi, Mamertium, ancienne ville de la grande Grèce dans les terres, au pays des Brutiens. On l’appelle aujourd’hui Martorano. (D. J.)​
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v9-270-0
KAUFFBEUREN, c'est-à-dire, hameau acheté
KAUFFBEUREN, c’est-à-dire, hameau acheté, (Géog.)​ ville libre & impériale d’Allemagne, dans la Souabe. On y professe la religion luthérienne, quoique la catholique soit la dominante ; elle est sur le Werdach, à 5 lieues N. E. de Kempten, 14 S. O. d’Ausbourg. Long. 28. 18. lat. 47. 50. Strigellius (Victorinus) fameux théologien, protestant du xvj siecle, naquit à Kauffbeuren, & fut cruellement persécuté pendant sa vie, qu’il termina en 1569, âgé d’environ 45 ans. Il est auteur de quantité d’ouvrages de théologie, de morale, & de philosophie aristotélicienne, qu’on ne lit plus aujourd’hui. (D. J.)​
[ [ "47 50' N 28 18' E" ] ]
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v9-274-0
KAYSERBERG
KAYSERBERG, (Géog.)​ c’est-à-dire mont de l’empereur, Cæsaris mons ; petite & pauvre ville de France en Alsace, au bailliage d’Hagueneau. Elle appartient à la France depuis 1648, & est située dans un pays agréable, à 10 lieues N. O. de Bâle, 2 N. O. de Colmar. Long. 25. lat. 48. 10. Lange (Joseph) Langius, auteur du fameux Polyanthæa, étoit natif de cette ville. Cette grande rapsodie fut imprimée pour la premiere fois à Geneve en 1600 in-fol. ensuite à Lyon en 1604, à Francfort en 1607, & plusieurs fois depuis. La cin-​quieme édition parut sous le nom de Florilegium magnum, seu Polyanthæa, à Francfort en 1624 en trois vol. in-fol. avec des supplémens tirés de Gruter, & c’est là la meilleure édition de ce vaste répertoire. (D. J.)​
[ [ "48 10' N 25 E" ] ]
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v9-275-0
KAYSERSLAUTER
KAYSERSLAUTER, (Géog.)​ Baudrant estropiant cruellement ce mot, en fait celui de cascloutre ; on peut la nommer en latin Cæsarea ad Lutram, ville d’Allemagne dans le bas Palatinat, autrefois libre & impériale, mais sujette à l’électeur palatin depuis 1402. Les François la prirent en 1688 ; elle est sur la Lauter, à neuf lieues S. O. de Worms, 11 N. O. de Spire, 15 S. O de Mayence. Long. 25. 26. lat. 49. 26. Braun, (Jean) mort à Groningue en 1708, naquit à Kayserslauter ; il est connu par un bon ouvrage, de vestitu sacerdotum Hebræorum. (D. J.)​
[ [ "49 26' N 25 26' E" ] ]
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v9-276-0
KAYSERTUHL
KAYSERTUHL, (Géog.)​ ville de Suisse, au comté de Bade, avec un pont sur le Rhin & un château. Elle appartient à l’évêque de Constance, mais le canton de Bâle en a la souveraineté : on y professe le Calvinisme depuis 1530. Quelques auteurs croient que kaysertuhl est le forum Tiberii des anciennes notices ; le passage de cette ville est important, à cause de son pont sur le Rhin, qui ainsi que celui de Bâle, sont les derniers qu’on voit sur ce fleuve. Elle est à deux lieues N. O. d’Eglinaw, 3 S. E. de Zurzach, Long. 26. 15. lat. 47. 47. (D. J.)​
[ [ "47 47' N 26 15' E" ] ]
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v9-277-0
KAYSERSWERD
KAYSERSWERD, (Géog.)​ Cæsaris insula, ville d’Allemagne au diocèse de Cologne, dans le duché de Berg, sujette au duc de Neubourg. L’électeur de Cologne la livra aux François en 1701 ; le prince de Nassau Sarbruck la reprit en 1702, & ses fortifications furent rasées. Elle est sur le Rhin à 3 lieues N. O. de Dusseldorp, 9 N. O. de Cologne. Long. 24. 24. lat. 51. 16. (D. J.)​
[ [ "51 16' N 24 24' E" ] ]
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v9-283-0
KESTEEN
KESTEEN, (Géog.)​ grand village de Syrie, à 7 lieues d’Alep, en allant à Tripoli ; il donne son nom à une vaste plaine, fertile & bien cultivée, où on nourrit un nombre prodigieux de pigeons. Voyez Manndrell, voyage d’Alep. (D. J.)​
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v9-286-0
KEITH
KEITH, (Geog.)​ île de l’Ecosse méridionale, dans la riviere de Forth : elle est fertile en bons pâturages. pour les chevaux. Long. 14. 46. lat. 56. 20. (D. J.)​
[ [ "56 20' N 14 46' E" ] ]
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v9-289-0
KELL, le Fort de
KELL, le Fort de, (Géog.)​ fort important d’Allemagne, sur la rive droite du Rhin, bâti par les François sur les desseins du maréchal de Vauban, pour la défense de Strasbourg. Il fut cédé à l’empereur en 1697 par le traité de Ryswick, repris par les Francois en 1703, & finalement rendu à l’empire par le traité de Bade. (D. J.)​​
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v9-290-0
KELLINGTON
KELLINGTON, (Géog.)​ ville à marché d’Angleterre, au pays de Cornouaille, à 60 lieues sud-ouest de Londres. Elle envoie deux députés au parlement. (D. J.)​
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v9-291-0
KELLS
KELLS, (Géog.)​ ville d’Irlande dans la province de Linster, au comté d’Est-Meath, avec titre de baronie, sur le Blackwater. On dispute si le Laberus des anciens est Kells ou Kildare, qui sont tous deux dans la même province. Long. 10. 14. lat. 53. 45. (D. J.)​
[ [ "53 45' N 10 14' E" ] ]
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v9-293-0
KELSO
KELSO, (Géog.)​ ville à marché d’Ecosse, au comté de Roxbourg, sur le Tweed, à 10 lieues S. E. d’Edimbourg, 109 N. E. de Londres. Long. 15. 10. lat. 55. 40. (D. J.)​
[ [ "55 40' N 15 10' E" ] ]
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v9-295-0
KEMAC
KEMAC, (Géog.)​ célebre forteresse d’Asie, au pays de Roum, à 7 lieues de la ville d’Arzendgian, aux confins de la Natolie. Elle est sur l’Euphrate, dans un terroir admirable par sa beauté. (D. J.)​
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v9-3-0
JUAN de la FRONTERA, san
JUAN de la FRONTERA, san, (Géogr.)​ ville de l’Amérique au Chili, au pié des Andes, dans la province de Chicuito, près du lac de Guanacacho. Le terroir de cette ville est habité par des Indiens tributaires du roi d’Espagne. Elle est à 120 lieues de Lima, 35 N. E. de Saint-lago. Long. 311. latit. mérid. 33. 25. (D. J.)​
[ [ "33 25' S 311 E" ] ]
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v9-300-0
KEMPTEN
KEMPTEN, (Géog.)​ ville d’Allemagne en basse​Souabe, dans l’Algow & dans l’état de l’abbé de Kemptem, qui ne releve que du S. siége, est prince de l’Empire, & a voix aux diettes. La ville dépendoit autrefois de l’abbé, mais elle est libre & impériale. Depuis 1525 on y professe la religion luthérienne. Les Suédois la prirent en 1632 ; les Impériaux la reprirent en 1633. Elle se rendit aux Bavarois en 1703, mais elle a recouvré sa liberté. Elle est sur l’Iller, à 12 N. E. de Lindan, 20 S. O. d’Ausbourg, 9 S. E. de Memmingen. Long. 28. lat. 47. 42. (D. J.)​
[ [ "47 42' N 28 E" ] ]
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v9-303-0
KENDAL
KENDAL, (Géog.)​ c’est peut-être le concangium des Latins, ville riche & bien peuplée d’Angleterre au Westmorland. On y fait un bon commerce de draps, de droguets, de serges, de coton, de bas & de chapeaux. Elle est sur la riviere de Ken, dans une vallée d’où elle prend son nom, à 60 milles N. O. de Londres. Long. 14. 35. lat. 54. 22. (D. J.)​
[ [ "54 22' N 14 35' E" ] ]
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v9-305-0
KENN
KENN, (Géog.)​ riviere d’Ecosse dans la province de Gallowai ; elle a sa source aux frontieres de Nithesdale, coule au midi, & forme le lac de Kennmoot ; en sortant de ce lac elle se jette un mille plus bas dans la Dée. (D. J.)​
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v9-306-0
KENNAOUG
KENNAOUG, (Géog.)​ ville de l’Indoustan, au pays de Hend, au second climat. Long. selon d’Herbelot, 115d. lat. 26. (D. J.)​
[ [ "26 N 115 E" ] ]
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v9-307-0
KENNASERIM
KENNASERIM, (Géog.)​ ville de Syrie, peu éloignée d’Alep : Cosroés, roi de Perse, la prit sur l’empereur Phocas ; & les califes de Damas & de Bagdat s’en emparerent ensuite. Long. 57. lat. 35. 30. (D. J.)​
[ [ "35 30' N 57 E" ] ]
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v9-309-0
KENNEMERLAND
KENNEMERLAND, (Géog.)​ partie considérable de la Hollande septentrionale, dont Almaer & Beverwyck sont aujourd’hui les principaux lieux. Le Kinnem est un ruisseau qui lui donne son nom. Les Kennemarses ont succédé aux Marsatiens, & se sont distingués par beaucoup de guerres. Harlem étoit la capitale de l’ancien Kennemerland, mais elle en a été détachée dans la suite, & ce pays​ commence présentement au-delà de cette ville. (D. J.)​
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v9-310-0
KENOQUE (le fort de)
KENOQUE (le fort de), Géograph.​ fort des Pays bas dans la Flandre Autrichienne, entre Ypres & Furnes, à 2 lieues & demie de Dixmude. Long. 20. 26. lat. 50. 58. (D. J.)​
[ [ "50 58' N 20 26' E" ] ]
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v9-311-0
KENT (royaume de)
KENT (royaume de), Géog. historiq.​ ancien royaume d’Angleterre, fondé par les Saxons : Hengist en fut le premier roi l’an 455, & Baldret le dernier l’an 805. Il étoit borné au midi & à l’orient par la mer ; il avoit la Tamise au nord, & le royaume de Sussex à l’occident. Sa longueur étoit de 60 milles, & sa plus grande largeur de 30. Ses principales villes étoient Dorobern, nommée ensuite Cantorbery, sa capitale, Doveson (Douvres), & Rochester. Depuis la destruction de l’Heptarchie par Ecbert, Kent n’est plus qu’une belle province d’Angleterre. (D. J.)​
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v9-311-1
Kent
Kent, (Géog.)​ province maritime d’Angleterre à l’orient & à l’entrée de la Manche, dans les dioceses de Cantorbery & de Rochester. Elle a 160 milles de circuit, contient environ 12 cent 48 mille arpens, & 39 mille 242 maisons. Suivant la différence de son terroir, on la divise en trois parties ; savoir, les dunes où, selon le proverbe, on a santé sans richesses ; les endroits marécageux, où l’on a richesses sans santé ; & les parties méditerranées ; où l’on a santé & richesses. Une partie de cette province est pleine de bois-taillis ; une autre abonde en grains, une autre en pâturages. Il y a des houblonnieres qui rapportent plus que les meilleurs vignobles, & l’on y voit des laboureurs qui retirent annuellement un millier de livres sterling de leurs terres. On y trouve les eaux médicinales de Tunbridge, d’excellentes cerises, & des pommes renettes (gold-pepins) égales aux meilleures de la Normandie. Les rivieres qui l’arrosent sont la Tamise, qui la sépare du comté d’Essex, le Medway, la Stoure, &c. Le saumon du Medway est estimé, & les truites de Forwich, près de Cantorbery, le sont encore davantage pour leur goût & leur grandeur. Les principales villes sont Rochester, Maidstone, Douvres, Sandwich, Romney, Queensborough, Hyeth, Folkentone, &c. C’est aussi dans cette province que se trouvent les principaux d’entre les cinq ports (qui sont présentement au nombre de huit), dont les quatre de Kent sont Douvres, Sandwich, Romney, Hyeth. Quand Guillaume I. conquit l’Angleterre, il confirma les anciens priviléges du comté de Kent, que l’on nomme Gavelkind. Les trois principaux de ces droits sont, 1°. que les hoirs mâles partagent également les biens de terre ; 2°. que tout héritier à l’âge de 15 ans peut vendre & aliéner ; 3°. que nonobstant la conviction du pere atteint de quelque crime capital, le fils ne laisse pas d’hériter de ses biens. Enfin cette province peut se vanter de ne la pas céder à d’autres en production d’hommes célebres : c’est assez de nommer l’immortel Harvey, Philippe Sidney, François Walsingham, Jean Wallis & Henri Wotton. Sidney est connu par sa valeur, par les beaux emplois dont Elisabeth l’honora, & par son arcadie. Il mourut d’une blessure qu’il reçut au combat de Zutphen en 1586, âgé de 32 ans. Walsingham, ministre & favori de la même reine, a laissé d’excellens ouvrages de politique, qui ont été traduits en François, & imprimés à Amsterdam en 1705 in-4°. Il finit ses jours en 1598 entre les bras de la pauvreté. Wallis est un des plus grands mathématiciens de l’Europe. Ses ouvrages ont été recueillis en trois volumes in-fol. Il possédoit la Musique des anciens​à un degré éminent, & avoit un talent particulier pour déchiffrer les lettres écrites en toutes sortes de chiffres : il se rendit par-là non-seulement utile à sa patrie, mais aux princes étrangers qui étoient liés à l’Angleterre, dont il reçut des marques glorieuses de reconnoissance. Comblé de gloire & d’années, il finit sa carriere à Oxford en 1703, âgé de 87 ans. Wotton, fils du chevalier Thomas Wotton, créé chevalier lui-même par Jacques VI. se distingua par son esprit, ses ambassades dans les cours étrangeres, & des ouvrages rassemblés en un volume sous le titre de reliquiæ Wottonianæ. Il mourut en 1639, âgé de 71 ans. (D. J.)​
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v9-312-0
KENTZINGUE
KENTZINGUE, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne, dans le Brisgow, sur l’Elz, peu loin du Rhin, & appartenante à l’empereur. Long. 25. 26. lat. 48. 15. (D. J.)​
[ [ "48 15' N 25 26' E" ] ]
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v9-315-0
KERAH
KERAH, (Géog.)​ ville de Perse, dont la longit. selon Tavernier, est de 86. 40. latit. 34. 15. (D. J.)​
[ [ "34 15' N 86 40' E" ] ]
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v9-316-0
KERAKATON
KERAKATON, (Géog.)​ ville de la grande Tartarie, près de la grande muraille de la Chine, sur la riviere de Logaa.
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v9-317-0
KÉRAMÉE
KÉRAMÉE, (Géog. anc.)​ lieu de la Grece dans l’Attique, autrefois nommé Céramique, parce qu’on y faisoit des tuiles d’une terre grasse, qu’on tiroit des champs plantés d’oliviers. M. Spon distingue deux Kéramées ou Céramiques, l’un intérieur, & l’autre extérieur. Le céramique intérieur faisoit un quartier d’Athènes ; c’étoit une promenade agréable, & le rendez-vous des courtisanes. Le céramique extérieur étoit un fauxbourg de la ville, où l’on faisoit les tuiles dont nous venons de parler, & où Platon enseignoit la Philosophie. (D. J.)​
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v9-323-0
KERES (le,)
KERES (le,) Géog.​ riviere de Hongrie, qui a sa source en Transylvanie, au comté de Zarand, dans les montagnes, & se perd enfin dans la Teisse, au comté de Czongratz. (D. J.)​
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v9-324-0
KERMAN
KERMAN, (Géog.)​ province de Perse dans sa partie méridionale. Elle répond à la Caramanie des anciens ; Berdaschir, Gireft ou Sirest, Sirgian, Sarmaschir, Bam, sont les principales villes de cette province. D’Herbelot la borne à l’Orient par le Macran & le Ségestan, & au Couchant par le Fars. Le grand desert de Nanbendigian la sépare du Khorassan vers le Nord ; la mer & le golphe de Perse la terminent au Midi. On rencontre, dit le même auteur, beaucoup de cantons dans le Kerman, qui sont entierement deserts, faute d’eau ; car il n’y a dans tout le pays aucune riviere considérable qui l’arrose. C’est, au rapport de Tavernier, dans le Kerman que se sont retirés presque tous les Gaures ; ils y travaillent les belles laines des moutons de ce pays-là ; ils en font des ceintures dont on se sert en Perse, & de petites pieces de serge, qui sont presque aussi douces, & aussi lustrées que la soie. (D. J.)​
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v9-325-0
KERMASIN
KERMASIN, (Géog.)​ ville d’Asie en Perse, dans l’Irac-Adgend, au Midi de Hamadan. Nassir-Eddin,​& Ulug-Beg, lui donnent 83d. de long. & 34 30 de latitude. (D. J.)​
[ [ "34 30' N 83 E" ] ]
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v9-327-0
KERMEN
KERMEN, (Géog.)​ ville de la Turquie européenne, dans la Romanie, près d’Andrinople. Long. 44. 16. lat. 41. 46. (D. J.)​
[ [ "41 46' N 44 16' E" ] ]
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v9-332-0
KERRI
KERRI, (Géog.)​ comté d’Irlande dans la province de Munster sur le Shannon ; il a soixante milles de long sur quarante-sept de large, & contient huit baronies. C’est un pays de montagnes couvertes de bois, & de champs labourables en quelques en-​droits; ses lieux principaux sont Adseart, Trilli, Dingle & Castlemain. (D. J.)​
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v9-333-0
KESIL, ou ZAN
KESIL, ou ZAN, (Géog.)​ suivant M. de l’Isle, & selon d’autres, le Kisilosan autrement nommé le Karp, est une riviere de Perse qui prend sa source dans l’Adirbeitzan, sépare le Ghilan du Lahetzan, & se jette dans la mer Caspienne près de Recht. Oléarius dit que ses eaux sont blanchâtres, & qu’elle est d’une rapidité incroyable. (D. J.)​
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v9-335-0
KESMARK
KESMARK, (Géog.)​ ville & forteresse de Hongrie, au comté de Scepus, sur la riviere de Paprad, à deux milles de Leutschow, en allant vers le mont Krapack ; son nom en allemand signifie le marché au fromage. Belius en a donné l’histoire dans son Hungariæ antiq. & novæ. (D. J.)​
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v9-336-0
KESROAN
KESROAN, (Géog.)​ chaîne de montagnes qui font partie du mont Liban en Asie, sur la côte de Syrie. Les Européens l’appellent Castrevent ; c’est, dit la Roque dans son voyage de Syrie, un des plus agréables pays qui soit dans l’orient, tant à cause de la bonté de l’air que de l’excellence des fruits, grains & autre, choses nécessaires à la vie. Il est habité par des Maronites qui ont un prince, & par les Grecs melchites, bonnes gens, doux, humains, vertueux, qui nous rappellent le siecle d’or. (D. J.)​
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v9-337-0
KESSEL
KESSEL, (Géog.)​ gros village des Pays bas dans la haute Gueldre, avec un château ; c’est le chef-lieu du pays de Kessel sur la Meuse, entre Ruremonde & Venlo. Il fut cédé au roi de Prusse par la paix d’Utrecht. Long. 23. 48. lat. 51. 22. (D. J.)​
[ [ "51 22' N 23 48' E" ] ]
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v9-338-0
KESTEVEN
KESTEVEN, (Géog.)​ petite contrée d’Angleterre, l’une des trois parties de Lincolnshire ; l’air y est bon, le terroir sec & fertile. Eh quel terroir n’est pas fertile dans ce pays-là ! tout s’y ressent de l’aisance & de la liberté ! (D. J.)​
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v9-339-0
KETIR
KETIR, (Géog.)​ ville de la Natolie, peu loin de la mer Noire, entre Prusc & Sinope. Long. 62. latit. 43. (D. J.)​
[ [ "43 N 62 E" ] ]
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v9-34-0
JUHONES
JUHONES, (Géog. anc.)​ peuple imaginaire que l’on a forgé sur un passage altéré de Tacite ; j’entends celui de ses annales, liv. XIII. chap. lvij. où l’on a lû, sed Juhonum civitas socia nobis, au lieu qu’il falloit lire Ubiorum civitas ; c’est de Cologne dont il s’agit ici, située dans le pays des Ubiens, qui étoient alors seuls alliés des Romains en Germanie, chez lesquels se trouvoit un colonie nouvellement fondée. (D. J.)​
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v9-345-0
KEXHOLM
KEXHOLM, (Géog.)​ on l’appelle autrement Carelsgorod, Kexholmia, ville de l’empire russien dans la Carélie, avec un château sur le lac de Ladoga. La Russie l’a conquise sur la Suede. Elle est à 13 lieues N. E. de Vibourg, 75 N. E. d’Abo. Long. 48. 40. latit. 61. 22. (D. J.)​
[ [ "61 22' N 48 40' E" ] ]
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v9-346-0
KEYOOKA
KEYOOKA, (Géog.)​ ville de l’Amérique dans la nouvelle Espagne, au S. de la baye de Campêche ; les habitans y font le commerce du cacao. (D. J.)​
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v9-348-0
KHAIBAR
KHAIBAR, (Géog.)​ petite ville de l’Arabie heureuse, abondante en palmiers, à six stations de Médine, entre le septentrion & l’orient. Elle est, selon Abulféda, à 67d30′ de longitude, & à 24d20′ de latitude. (D. J.)​
[ [ "24 20' N 67 30' E" ] ]
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v9-35-0
IVICA
IVICA, (Géog.)​ ville capitale d’une île de même nom, dans la mer Méditerranée, entre le royaume de Valence & l’île de Majorque, à 15 lieues de l’une & de l’autre. Les Anglois s’en rendirent maîtres en 1706 ; mais elle est retournée aux Espagnols. Les salines font le principal revenu de l’île, qui est plus longue que large, & par-tout entourée d’écueils. Diodore de Sicile & Pomponius Mela en ont beaucoup parlé. Pline nous dit que les figues y étoient excellentes, qu’on les faisoit bouillir & sécher, & qu’on les envoyoit à Rome ainsi préparées dans des caisses. Le milieu de l’île est à 39 degrés de latitude. La longitude de la capitale est à 19. 20. lat. 38. 42. (D. J.)​
[ [ "38 42' N 19 20' E" ] ]
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v9-351-0
KHANBLIG ou KHANBALIG
KHANBLIG ou KHANBALIG, (Géog.)​ nom de la ville que nos Historiens & nos Géographes ont appellée Cambala, & qu’ils ont placée dans la grande Tartarie, au septentrion de la Chine ; mais suivant les Géographes & les Historiens orientaux, il est constant que c’est une ville de la Chine. Ebn-Saïd, dans Abulféda, lui donne 130d de longitude, & 35d25′ de latitude septentrionale. Ebn-Saïd ajoûte qu’elle étoit fort célebre de son tems par les relations des marchands qui y alloient trafiquer, & qui en apportoient des marchandises. La premiere conquête de Gengis-Kan, après s’être rendu maître de la grande Tartarie, fut celle de Khanbalig, qu’il prit par ses lieutenans sur l’empereur de la Chine. Khanbalig, Khanblig, Cambala & Pékin, sont autant de noms d’une même ville. Voyez Pékin. (D. J.)​
[ [ "35 25' N 130 E" ] ]
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v9-354-0
KHESELL (le) ou KHESILL
KHESELL (le) ou KHESILL, Géog​. grande riviere d’Asie dans la Tartarie, au pays des Usbecs ; elle a sa source dans les montagnes qui séparent les états du grand khan des Calmoucks de la grande Boukarie, vers les 43 deg. de latitude & les 96 deg. 30′ de longitude, & se dégorgeoit autrefois dans la mer Caspienne, à 40d30′ de latit. mais depuis 1719 elle n’a plus de communication​ avec la mer Caspienne ; elle porte ses eaux dans le lac d’Arall. (D. J.)​
[ [ "pchain" ], [ "43 N 96 30' E" ], [ "40 30' N" ] ]
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v9-355-0
KHOGEND ou COGENDE
KHOGEND, (Géog.)​ ou COGENDE, car c’est un même lieu, ville d’Asie dans la Transoxane, située sur le Sihun (le jaxartes des anciens), qui porte aussi le nom de fleuve de Khogend. Elle est à quatre journées de Schasch, & à 7 de Samarkande. Ses jardins portent des fruits exquis. Quelques géographes lui donnent 90. 35. de long. & 41. 25. de lat. septentrionale. (D. J.)​
[ [ "41 25' N 90 35' E" ] ]
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v9-356-0
KHORASSAN ou CORASAN (le)
KHORASSAN ou CORASAN (le) Géographie​. Parthia, vaste pays d’Asie, proche l’Irac Agémi ; Il est actuellement possédé par les Usbeks ; & a quatre villes principales ou royales, Balkh, Mérou, Nichabourg & Hérat. Il faut ici lire la description que Nassir-Eddin a donné de cette contrée, ainsi que de ses villes, avec leurs longitudes, leurs latitudes, & selon le climat. (D. J.)​
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v9-357-0
KHOSAR ou KHASAR
KHOSAR ou KHASAR, (Géog.)​ pays d’Asie dans l’empire Russien ; le pays est situé au septentrion de la mer Caspienne, & voisin de Capcharz, avec lequel il est souvent confondu. La ville principale des peuples qui habitent le pays de Khosar, se nomme Belengiar ; elle est située à 85. 20. de long. & à 46. 30. de latit.
[ [ "46 30' N 85 20' E" ] ]
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v9-358-0
KHOTAN
KHOTAN, (Géog.)​ grand pays d’Asie à l’extrémité du Turquestan, & arrosé de plusieurs rivieres dans le cinquieme climat. Abulféda insinue que c’est la partie septentrionale de la Chine, appellée autrement le Khataï. La capitale de ce vaste pays est aussi nommée Khotan. (D. J.)​
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v9-358-1
Khotan
Khotan, (Géog.)​ ville d’Asie, capitale d’un pays très-fertile de même nom, au Turquestan. Cette ville, suivant les tables Persiennes, est de 107 deg. de long. & de 41. de lat. Suivant l’auteur du canoum, sa long. est de 100 deg. 40′, & sa lat. de 43d30′. (D. J.)​
[ [ "multsrc" ], [ "41 N 107 E" ], [ "43 30' N 100 40' E" ] ]
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v9-359-0
KHOVAGEH-ILGAR
KHOVAGEH-ILGAR, (Géog.)​ petite ville de la Transoxane ou de la grande Boukarie, dans la contrée délicieuse de Schasch. Cette petite ville est bien remarquable par la naissance de Tamerland, un des plus grands conquérans de l’univers ; n’ayant point d’états de patrimoine, il subjugua autant de pays qu’Alexandre, & presqu’autant que Genghis. Il se rendit maître du Khorassan, de la province de Candaar & de toute l’ancienne Perse. Après la prise de Bagdat il passa dans les Indes, les soumit, & se saisit de Dely, qui en étoit la capitale. Vainqueur des Indes, il se jetta sur la Syrie, & s’en empara. Au milieu du cours de ses conquêtes, appellé par les Chrétiens & par cinq princes mahométans, il descend dans l’Asie mineure, & livre à Bajazet en 1402, entre Césarée & Ancyre, cette grande bataille, où il sembloit que toutes les forces du monde fussent assemblées. Bajazet vit son fils Mustapha tué en combattant à ses côtés, & tomba lui-même captif entre les mains du vainqueur. Souverain d’une partie de l’Asie mineure, il repassa l’Euphrate, & vint se reposer à Samarkande, où il reçut l’hommage de plusieurs princes de l’Asie, l’ambassade de plusieurs souverains, & maria tous ses petits fils & ses petites filles le même jour. Il y méditoit encore la conquête de la Chine dans la vieillesse, où la mort le surprit en 1414, à l’âge de 71, après en avoir regné 36, plus heureux par sa longue vie & par le bonheur de ses petits-fils, qu’Alexandre, mais bien inférieur au macédonien, suivant la remarque judicieuse de M. de Voltaire ; parce qu’il détruisit beaucoup de villes sans en bâtir ; au lieu qu’Alexandre, dans une vie très-courte & au milieu de ses conquêtes rapides, construisit Alexandrie & Scanderon, rétablit cette même Sa-​markande, qui fut depuis le siége de l’empire de Tamerland ; bâtit des villes jusques dans les Indes, établit des colonies grecques au-delà de l’Oxus, envoya en Grece les observations de Babylone, & changea le commerce de l’Asie, de l’Europe & de l’Afrique, dont Alexandrie devint le magasin universel. Nous avons en françois une histoire de Tamerland par Vattier, & la vie de ce prince traduite du persan par M. Petit de la Croix, en 4 tomes in-12. Mais ce qu’en dit M. de Voltaire dans son hist. universelle doit suffire aux gens de goût. (D. J.)​
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v9-360-0
KHOVAREZM
KHOVAREZM, (Géog.)​ grand pays d’Asie, qui tient lieu de la Chorasmie des anciens. Ce pays, dans l’état où il est présentement, confine, du côté du nord, au Turquestan & aux états du grand khan des Calmoucks ; à l’orient, à la grande Boukarie ; au midi, aux provinces d’Astarabat & de Korasan, dont il est séparé par la riviere d’Amn, si fameuse dans l’antiquité sous le nom d’Oxus, & par des déserts sablonneux d’une grande étendue ; enfin il se termine à l’occident par la mer de Mazandéran, autrement la mer Caspienne. Il peut avoir environ 80 milles d’Allemagne en longueur, & à-peu-près autant en largeur ; & comme il est situé entre le 38 & le 43 deg. de lat. il est extrèmement fertile par-tout où il peut être arrosé. Ce pays est habité par les Sartes, les Turcomans & les Usbecks. Nassir-Eddin a donné une table géographique des villes de cette région, qu’il nomme Chow aresm dans l’édition d’Oxford. La capitale, appellée Korcang, est à 94. 30. de long. & à 42. 17. de lat. (D. J.)​
[ [ "subart" ], [ "38 N", "43 N" ], [ "42 17' N 94 30' E" ] ]
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v9-361-3
Ki
Ki, (Géog.)​ nom de diverses villes de la Chine. Il paroît par l’atlas sinensis, qu’il y a au moins six villes de la Chine, en diverses provinces, qui s’appellent ainsi. (D. J.)​
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v9-364-0
KIAM
KIAM, (Géogr.)​ ou JAMCE, grand fleuve de la Chine, qui prend la source dans la province de Junnan, traverse celles de Poutchueu, de Hunquam, baigne la capitale, qui est Nanquin ; & après avoir arrosé près de quatre cens lieues de pays, se jette dans la mer orientale, vis-à-vis de l’île de Tçoummin, formée à son embouchure par les sables qu’il y charrie. Cette riviere dans son cours, qui est un des plus rapides, fait naitre un grand nombre d’iles, utiles aux provinces, par la multitude de joncs de dix à douze piés de haut qu’elles produisent, & qui servent au chauffage des lieux voisins ; car à peine a-t on assez de gros bois pour les bâtimens & les vaisseaux. Voyez sur ce fleuve M. de Lisle, dans sa Carte de la Chine, & les Mémoires du P. le Comte. (D. J.)​
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v9-365-0
KIANGNAN
KIANGNAN, (Géographie.)​ ou NANQUIN & NANKIN ; province maritime de la Chine, qui tenoit autrefois le premier rang lorsqu’elle étoit la résidence de l’empereur ; mais depuis que le Pekeli, où est Pekin, a pris sa place, elle n’a plus que le neuvieme. Elle est très grande, très-fertile, & d’un commerce presque inconcevable. Tout ce qui s’y fait, sur-tout les ouvrages de coton & de soie, y est plus estimé qu’ailleurs. Il y a quatorze métropoles, cent dix cités, & près de dix millons d’ames au rapport des Jésuites. Le Kiangnan est borné à l’est & au sud est par la mer ; au sud par le Chekian ; au sud-ouest par le Kiansi ; à l’ouest par le Huquang ; au nord-ouest par le Haunan ; & au nord par le Quantong. Le fleuve Kiam la coupe en deux parties, & s’y jette dans la mer : la capitale est Nankin. (D. J.)​
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v9-366-0
KIANSI
KIANSI, (Géogr.)​ ou KIAMSI, ou KIANGSI. vaste province de la Chine, où elle tient le huitieme rang, bornée au nord-est par celle de Kiangnang ; au nord & au couchant par celle de Huquang ; à l’orient par celle de Chékiand ; au sud-est par celle de Fokien ; & au midi par celle de Quantung ou Canton. Elle est très-peuplée, & produit adondamment tout ce qui est nécessaire à la vie ; elle a des montagnes pour boulevards, & des rivieres & des lacs qui sont remplis d’excellens poissons. On y fait, dans un seul endroit, la plus belle porcelaine dont l’Asie soit fournie. Cette province a treize métropoles, soixante-sept cités, & plus de six millions d’ames, au rapport de nos missionnaires. Nanchang en est la capitale. (D. J.)​
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v9-368-0
KIBOURG ou KYBONRG
KIBOURG, (Géogr.)​ ou KYBONRG ; en latin moderne Kiburgium, ville de Suisse au canton de Zurich, sur la riviere de Thoesi, avec un château ; c’est un des plus beaux bailliages du canton. Elle est à cinq lieues N. E. de Zurich, sept S. E. de Schaffouse. Long. 26. 25. lat. 47. 20. Cette petite ville a donné le jour à Louis Lavater & à Rodolphe Hospinien. Le premier, mort en 1586, âgé de 59 ans, est connu par son histoire sacramentaire & son traité des spectres, traduit du latin en plusieurs langues. Hospinien est un des plus laborieux auteurs que la Suisse ait produit. Il mourut en 1626 dans sa 79 année. Le recueil de ses œuvres, dont la plus grande partie roule sur les dogmes & les pratiques de l’Eglise romaine, forme sept volumes in-folio, qui parurent à Genève en 1681. Son dernier ouvrage, qu’il publia contre les Jésuites en particulier, porte un titre par lequel il se déclare nettement leur plus grand ennemi : Historia Jesuitica ; hoc est, de origine, regulis, propagatione ordinis Jesuitarum, item de eorum dolis, fraudibus, imposturis, nefariis facinoribus, cruentis consiliis, falsâ quoque, seditiosâ & sanguinolentâ doctrinâ. (D. J.)​
[ [ "47 20' N 26 25' E" ] ]
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v9-369-0
KIDDERMINSTER
KIDDERMINSTER, (Géogr.)​ ville d’Angleterre dans la province de Worcester. Elle se distingue par ses étoffes de fil & laine, dont on fait des tapisseries, & qu’on emploie à d’autres usages. Long. 15. 30. lat. 51. 54. (D. J.)​
[ [ "51 54' N 15 30' E" ] ]
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v9-370-0
KIDG
KIDG, (Géographie.)​ ville d’Asie, capitale du royaume de Mécran. Long. 99. lat. 27. 60. (D. J.)​
[ [ "27 60' N 99 E" ] ]
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v9-371-0
KIDWELLI
KIDWELLI, (Géogr.)​ petite ville d’Angleterre, au pays de Galles, dans la province de Carmarten, à l’embouchure du Fowiey, riviere qui y forme un havre. Long. 13. lat. 51. 42. (D. J.)​
[ [ "51 42' N 13 E" ] ]
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v9-372-0
KIECHANG
KIECHANG, (Géogr.)​ ville de la Chine, sixieme métropole de la province de Kiansi, avec un beau palais, & deux temples consacrés à la mémoire des hommes illustres. On y fait avec le riz un excellent breuvage, appellé macu. On y fabrique aussi de belles étoffes. Long. 132. 30. lat. 28. 12. (D. J.)​
[ [ "28 12' N 132 30' E" ] ]
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v9-374-0
KIELL
KIELL, (Géogr.)​ en latin Chilonium par Bertius ; Kiela, par Hermanides ; & Kilo, onis, par d’autres auteurs ; ville forte & considérable d’Allemagne, dans la basse-Saxe, capitale du duché de Holstein-Gottorp, avec un château & une université fondée en 1665. Le continuateur de la chronique d’Hermold, attribue la fondation de la ville & du château au comte Adolphe IV. qui fut ensuite religieux. Il lui accorda le droit de Lubec, y bâtit un monastere, où il prit l’habit, & y fut enterré en 1261. Il s’y tient tous les ans une foire célebre après la fête des rois. Kiell est située au fond du golphe de Killer-wick, d’où elle a peut-être pris son nom, à l’embouchure du Schwentin, dans la mer Baltique. Caspard Danckwerth a donné une description complette de Kiell, dans son livre intitulé : New Lands Beschreibung der Zwey Hert Zogs-Humer Seleswich, und Holstein. Il croit que le golphe est le sinus Chalusus, & que le Schwentin est le fluvius Chalusus de Ptolomée. Quoi qu’il en soit, Kiell est à 9 milles N. O. de Lubeck, à 6 S. E. de Scleswig, à 11 N. E. de Hambourg, &​ à 2 de Pretz. Long. 20. 44. 30. lat. 54. 25. (D. J.)​
[ [ "54 25' N 20 44' 30\" E" ] ]
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v9-376-0
KIERNOW
KIERNOW, (Géogr.)​ ville de Lithuanie sur la Vilie. Les ducs de Lithuanie y faisoient autrefois leur résidence. Long. 42. lat. 54. 50. (D. J.)​
[ [ "54 50' N 42 E" ] ]
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v9-377-0
KIFT
KIFT, (Géogr.)​ ville d’Egypte dans dans le Said-Aala, qui est la haute Thébaïde. Elle n’est éloignée du Nil que sept parasanges ; cette ville est l’ancienne Coptos, qui a donné son nom au Nil & à toute l’Egypte. (D. J.)​
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v9-381-0
KILAKI ou KILANI
KILAKI ou KILANI, (Géogr. hist.)​ nom d’une nation de Tatares ou Tartares orientaux qui demeurent à l’embouchure du fleuve Amour. Ils vont tout nuds, & travaillent en fer. On dit qu’ils ont le secret d’apprivoiser les ours, & qu’ils s’en servent comme nous faisons des chevaux. Ils portent des anneaux aux nez, comme plusieurs autres peuples de la Tar-​tarie. Voyez description de l’empire Russien.
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v9-383-0
KILDARE ou KILDAR
KILDARE ou KILDAR, (Géogr.)​ ville à marché d’Irlande dans la province de Leinster, capitale du comté de même nom, lequel a 38 milles de longueur, sur 23 de largeur. Il est riche, fertile, & comprend huit baronnies. Il y a dans la ville un evêque suffragant de Dublin. Elle est à 27 milles S. O. de Dublin. Long. 10 36. lat. 53. 10. (D. J.)​
[ [ "53 10' N 10 36' E" ] ]
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v9-385-0
KILDUYN
KILDUYN, (Géog.)​ petite île de la mer Septentrionale, peu distante de celle de Wardhus, à environ 69. 40′ de latitude ; elle est couverte de mousse pour toute verdure, & n’est habitée durant l’été que par quelques lapons finlandois ou russes, qui ensuite se retirent ailleurs. (D. J.)​
[ [ "69 40' N" ] ]
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v9-386-0
KILIA-NOVA
KILIA-NOVA, (Géog.)​ Callatia, bourg fortifié de la Turquie européenne dans la Bessarabie, à l’embouchure du Danube. On l’appelle Nova, pour la distinguer de Kilia l’ancien, qui est une bourgade & une île formée par le Danube, à 36 lieues S. O. de Bialogrod, 121 N. E. de Constantinople. Long. 47. 55. lat. 45. 35. (D. J.)​
[ [ "45 35' N 47 55' E" ] ]
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v9-387-0
KILISTINONS, ou KIRISTINOUS, ou CHRISTINAUX, ou KRIGS
KILISTINONS, ou KIRISTINOUS, ou CHRISTINAUX, ou KRIGS, peuple de l’Amérique septentrionale, au fond de la baie d’Hudson, proche le fort Bourbon ou Nelson. Ce sont, avec les Assiniboëls, les plus nombreux sauvages du lieu, grands, robustes, alertes, braves, endurcis au froid & à la fatigue, toujours en action, toujours dansans, chantans ou fumans. Ils n’ont ni villages, ni demeures fixes ; ils errent çà & là, & vivent de leur chasse. Tout leur pays & ce qui les concerne est très-peu connu, malgré la relation qu’en a donné le P. Gabriel Marest, missionnaire jésuite, dans les lettres édifiantes, tome X. pag. 313. (D. J.)​
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v9-388-0
KILKENNY
KILKENNY, (Géog.)​ ville à marché d’Irlande, dans la province de Leinster, capitale d’un canton de même nom. C’est une des plus peuplées & des plus commerçantes villes d’Irlande qui sont reculées dans les terres. Elle est sur la Muer, à huit milles de Gowran, & 56 S. O. de Dublin. Long. 10. 20. lat. 52. 36. Le comté de Kilkenny a 40 milles de long, sur 22 de large ; il est très-agréable & très-fertile. (D. J.)​
[ [ "52 36' N 10 20' E" ] ]
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v9-389-0
KILL
KILL, (Géog.)​ riviere d’Allemagne, dans le cercle électoral du Rhin. Elle a sa source aux confins des duchés de Limbourg & de Juliers, & se jette dans la Moselle à deux lieues au-dessous de la ville de Treves. (D. J.)​
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v9-390-0
KILLALOW
KILLALOW, (Géog.)​ petite ville d’Irlande, dans la province de Connanght, capitale du comté de Clare ou de Thomond, avec un évêché suffragant d’Arnagh sur le Shannon, à dix milles de Limérick, & 90 S. de Dublin ; cette petite ville tombe chaque jour en décadence. Long. 9. 50. lat. 52. 43. (D. J.)​
[ [ "52 43' N 9 50' E" ] ]
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v9-392-0
KILLIN
KILLIN, (Géog.)​ assez grande ville de la Turquie européenne, dans la Bessérabie, à 28 lieues de Bender. Long. 47. 10. lat. 49. 6. (D. J.)​
[ [ "49 6' N 47 10' E" ] ]
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v9-393-0
KILMALOCK
KILMALOCK, (Géog.)​ ville d’Irlande, dans la province de Muonster, au comté de Limerick, dont elle est à 16 milles au S. Long. 8. 46. lat. 52. 58. (D. J.)​
[ [ "52 58' N 8 46' E" ] ]
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v9-394-0
KILLYLAGH
KILLYLAGH, (Géog.)​ petite ville d’Irlande dans la province d’Ulter, au comté de Down, sur le lac de Stranforg. Elle est à 17 milles de Dromore, & envoie deux députés au parlement d’Irlande. Long. 11. 22. lat. 64. 30. (D. J.)​
[ [ "64 30' N 11 22' E" ] ]
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v9-395-0
KIMI
KIMI, (Géog.)​ ville de Suede, capitale de la province de même nom dans la Laponie, sur la riviere de kimi, près de son embouchure, dans le golfe de Bothnie, à 4 lieues S. E. de Tornea. Long. 47. 25. lat. 65. 40. (D. J.)​
[ [ "65 40' N 47 25' E" ] ]
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v9-396-0
KIMPER, ou QUIMPER CORENTIN
KIMPER, ou QUIMPER CORENTIN, (Géog.)​ ainsi surnommé de saint Corentin son premier évêque, que quelques-uns disent avoir vêcu sous Dagobert vers l’an 630. Il est vraissemblable que le Corisopitum de César est notre Kimper, mot qui en breton signifie petite ville murée. C’est une ville de France en basse-Bretagne, avec un évêché suffragant de Tours ; elle est sur la riviere d’Oder, à 12 lieues S. E. de Brest, 42 S. O. de Rennes, 124 S. O. de Paris. Long. 13d. 32′. 35″. lat. 47d. 58. 24. Kimper est la patrie du P. Hardouin jésuite. Il est si connu par son érudition, la singularité de ses sentimens, ses doctes réveries, & ses visions chimériques, qu’il me doit suffire de transcrire ici l’épitaphe que lui fit M. de Boze, qui peint assez bien son caractere. In expectatione judicii, Hic jacet Hominum paradoxotatos ; Natione gallus, religione romanus ; Orbis litterati portentum, Venerandæ antiquitatis cultor, & destructor ; Doctè febricitans, Somnia & inaudita commenta Vigilans edidit ; Scepticum piè egit ; Credulitate puer, audaciâ juvenis, Deliriis senex. Il mourut à Paris en 1729, âgé de 83 ans. (D. J.)​
[ [ "47 58' 24\" N 13 32' 35\" E" ] ]
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v9-397-0
KIMSKI
KIMSKI, (Géog.)​ ville de la Tartarie moscovite, dans le Tunguska, entre des rochers & des montagnes, sur une petite riviere de même nom. On trouve autour de cette ville quantité de marthes zibélines, plus noires qu’ailleurs. (D. J.)​
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v9-398-0
KIM-TE-TCHIM
KIM-TE-TCHIM, (Géog.)​ vaste & magnifique bourg de la Chine, dans la province de Kiansi, & dans la dépendance de Feuleangi. C’est ce lieu qui lui-seul fournit presque toute la belle porcelaine de la Chine. Quoiqu’il ne soit pas entouré de murailles, il vaut bien une grande ville pour la beauté de ses rues qui sont tirées au cordeau, pour le nombre de ses habitans que l’on fait monter à un million, & pour le commerce qui y est prodigieux. Kim-Te-Tchim est placé dans une plaine environnée de hautes montagnes ; & peut-être cette enceinte de montagnes forme-t-elle une situation propre aux ouvrages de porcelaine. On y compte trois mille fourneaux qui y sont destinés ; aussi n’est-il pas surprenant qu’on y voye souvent des incendies ; c’est pour cela que le génie du feu y a plusieurs temples :​ mais le culte & les honneurs que l’on prodigue à ce génie, ne rendent pas les embrasemens plus rares. D’un autre côté un lieu si peuplé, où il y a tant de richesses & de pauvres, & qui n’est point fermé de murailles, est gouverné par un seul mandarin, qui par sa bonne police, y établit un ordre & une sûreté entiere. Voyez de plus grands détails dans les lettres édifiantes, tome XII. page 255. & suiv. (D. J.)​
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v9-40-0
JUINE
JUINE, (Géog.)​ riviere de France en Gatinois ; elle vient de la Ferté-Alais, & est la même que celle qu’on appelle la riviere d’Essone, qui se jette dans la Seine à Corbeil : on la nomme aussi la riviere d’Etampes, car on s’accorde à dire qu’Etampes est sur la Juine, donc la riviere d’Etampes & la Juine sont la même riviere. (D. J.)​
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v9-401-0
KING HORN
KING HORN, (Géog.)​ ville d’Ecosse, dans la province de Tife sur le Forth, à 3 lieues N. d’Edimbourg, 112 N. de Londres. Long. 14. 5. lat. 66. 23. (D. J.)​
[ [ "66 23' N 14 5' E" ] ]
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v9-402-0
KING-KI-TAO
KING-KI-TAO, (Géog.) c'est le nom que les Tartares qui regnent présentement à la Chine, ont donné à la capitale de la Corée ; les Chinois l'appellent Pingiang, tandis que les Japonois & les Hollandois qui ont long tems séjourné dans ce pays-là, la nomment Sior. Que d'erreurs cette multiplicité de noms si dissemblables, doit-elle causer dans la Géographie, pour des lieux qui ne sont pas aussi fameux que la capitale d'un si grand pays? Sa longitude, suivant le P. Gaubil, est 133d. 33'. 30". lat. 37 deg. 30'19". (D. J.)
[ [ "37 30' 19\" N 133 33' 30\" E" ] ]
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v9-404-0
KINGSALE
KINGSALE, (Géog.)​ ville à marché d’Irlande, dans la province de Mounster, au comté & à 12 milles S. de Gork. Elle est peuplée, marchande, & a un excellent port. Long. 9. 10. lat. 51. 36. (D. J.)​
[ [ "51 36' N 9 10' E" ] ]
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v9-405-0
KINGS COUNTY
KINGS COUNTY, (Géog.)​ regis comitatus ; contrée d’Irlande dans la province de Leinster. Ce comté est de 48 milles de long, sur 14 de large ; il comprend 11 baronies : Philips-Town en est la capitale. (D. J.)​
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v9-406-0
KINGSTON
KINGSTON, (Géog.)​ ville d’Angleterre dans le comté de Surrey sur la Tamise, à 10 milles de Londres ; c’est où se tiennent les assises. Long. 17. 18. lat. 51. 24. (D. J.)​
[ [ "51 24' N 17 18' E" ] ]
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v9-407-0
KINGSTOWN, ou PHILIPS-TOWN, REGIOPOLIS
KINGSTOWN, ou PHLIIPS-TOWN, REGIOPOLIS, (Géog.)​ ville d’Irlande dans la province de Leinster, capitale du Kings-County, à 18 milles N. E. de Kildare, & à 3 milles des frontieres d’Ouest-méath. Long. 10. 15. lat 53. 15. (D. J.)​
[ [ "53 15' N 10 15' E" ] ]
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v9-408-0
KINGTUNG
KINGTUNG, (Géog.)​ ville de la Chine, septieme métropole de la province d’Iunnan, à dix lieues de la ville de ce nom, entre de hautes montagnes fort serrées, & au-dessus d’une vallée très profonde. Longitude 119. 40. lat. 26. 10. (D. J.)​
[ [ "26 10' N 119 40' E" ] ]
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v9-409-0
KINHOA
KINHOA, (Géog.)​ c’est-à-dire, fleuve de Vénus ; ville de la Chine, cinquieme métropole de la province de Chékiang. On y fait de ris & d’eau la meilleure boisson qui se boive dans toute la Chine. Long. 136. 55. lat. 28. 57. (D. J.)​
[ [ "28 57' N 136 55' E" ] ]
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v9-410-0
KINNEM
KINNEM, (Géog.)​ petite riviere des Pays bas dans la Nort-Hollande ; c’est la décharge de l’ancien lac de Shermer, qui se rendoit à l’ouest dans l’Océan par une embouchure, & au midi dans l’île par la riviere de Sane, qui donne le nom à Samedam ou Sardam. (D. J.)​
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v9-411-0
KINROSSE
KINROSSE, (Géog.)​ ville d’Ecosse, capitale du comté de même nom, à 18 milles N. O. d’Edimbourg, 116 lieues N. O. de Londres. Long. 14. 22. lat. 56. 15. (D. J.)​
[ [ "56 15' N 14 22' E" ] ]
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v9-414-0
KINSTORE
KINSTORE, (Géog.)​ petite ville d’Ecosse, au​ comté d’Aberdeen. Longit. 15. 30. latit. 57. 58. (D. J.)​
[ [ "57 58' N 15 30' E" ] ]
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