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v9-416-0
KINTZIG
KINTZIG, Kintia, (Géog.)​ riviere d’Allemagne, qui a plusieurs sources, dont la plûpart s’unissent à Schiltack, dans la principauté de Furstenberg, au cercle de Suabe : elle passe à Offenbourg, & va se perdre dans le Rhin, au-dessous du fort de Kehl. (D. J.)​
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v9-421-0
KIOW, ou KIOVIE, Kiovia
KIOW, ou KIOVIE, Kiovia, (Géog.)​ ville très-ancienne de Pologne, capitale de l’Ukraine, dans le palatinat de même nom, avec un évêché suffra-​gant de Lembourg, & un château. Elle appartient à la Russie ; les Catholiques y ont quatre églises ; cette ville florissoit dans le xj. siecle ; c’étoit la résidence du prince des Russes, la capitale de son état, siége d’un archevêque, & contenant alors plus de 400 églises. Elle est sur le Nieper, à 76 lieues N. E. de Kaminieck, 165 S. E. de Warsovie, 190 N. E. de Cracovie. Long. 55. 26. lat. 50. 12. (D. J.)​
[ [ "50 12' N 55 26' E" ] ]
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v9-422-0
KIPSCHACK, ou KAPSCHAC
KIPSCHACK, ou KAPSCHAC, (Géog.)​ grand pays d’Europe & d’Asie, entre le Jaick & le Boristhene ; c’est la véritable patrie des Cosaques. Il abonde en grains, en bétail, & est sous la domination d’un kan, de plusieurs autres princes, & de la Russie. C’est de ce pays que sortirent autrefois les Huns, les Gétes, les Gépides, les Vandales, les Alains, les Suéves, & autres peuples, qui inonderent le monde, & détruisirent l’empire romain. Les trois plus belles rivieres du Kapschac sont le Volga, le Jaiek, & l’Irtisch : Serai est la ville capitale de ce vaste pays. Voyez Petit de la Croix dans son Histoire de Genghiz-can. (D. J.)​
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v9-423-0
KIRCHBERG
KIRCHBERG, (Géog.)​ petite contrée d’Allemagne, avec titre de comté en Souabe, près d’Ulm : elle appartient à la maison d’Autriche. Il y a encore un bailliage de ce nom au bas-Palatinat, & une contrée en Suisse, qui est une des communautés du Tockenbourg inférieur. (D. J.)​
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v9-424-0
KIRCHEHER
KIRCHEHER, (Géog.)​ ville d’Asie dans la Natolie, entre Césarée & Angoura. Long. 36. 30. lat. 39. (D. J.)​
[ [ "39 N 36 30' E" ] ]
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v9-427-0
KIRKALDIE
KIRKALDIE, (Géog.)​ ville d’Ecosse, dans la province de Fise, à 3 lieues N. d’Edimbourg, & 113 N. O. de Londres. Long. 14. 45. lat. 56. 20. (D. J.)​
[ [ "56 20' N 14 45' E" ] ]
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v9-428-0
KIRKUBRIGHT
KIRKUBRIGHT, (Géog.)​ petite ville d’Ecosse, dans la province de Gallowai, à l’embouchure de la Deé, où l’on peut faire un très-bon havre, à 123 lieues S. O. de Londres. Long. 13. 18. lat. 55. 8. (D. J.)​
[ [ "55 8' N 13 18' E" ] ]
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v9-429-0
KIRKWAL
KIRKWAL, (Géog.)​ petite ville d’Ecosse, capitale de l’île de Pomona ou Mainland, seule ville ou bourg des Orcades ; elle est remarquable par son église, & est agréablement située sur une baie, presque au milieu de l’île, à 21 milles N. d’Edimbourg, 200 de Londres. Long. 14. 58. lat. 58. 56. (D. J.)​
[ [ "58 56' N 14 58' E" ] ]
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v9-431-0
KIRMONCHA
KIRMONCHA, (Géog.)​ ville d’Asie dans la Perse ; elle est, selon Tavernier, à 63d. 45′. de long. & à 34d39′. de latitude. (D. J.)​
[ [ "34 39' N 63 45' E" ] ]
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v9-434-0
KIRTON
KIRTON, (Géog.)​ bourg d’Angleterre en Devonshire, sur la petite riviere de Credi ; il se nommoit anciennement Crediantum, d’où le nom moderne s’est formé par contraction. Je parle de ce lieu, parce qu’il est souvent mentionné dans l’ancienne histoire ecclésiastique d’Angleterre ; parce qu’il étoit le siége épiscopal de la province de Westsex, depuis transféré à Excester, & parce qu’alors il formoit une petite ville de la province. (D. J.)​
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v9-436-0
KISMICH, ou KISCH
KISMICH, ou KISCH, (Géog.)​ île du golphe persique, d’environ 20 lieues de long, & deux de large ; elle est fertile & bien habitée, dit Thevenot : on pêche aux environs des perles, qu’on appelle perles de Bacharein. (D. J.)​
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v9-44-0
JUKAGIRI
JUKAGIRI, (Géograph.)​ peuples payens qui habitent les bords de la mer Glaciale, entre l’embouchure du fleuve Lena & le cap Suetoi-noss ; on prétend que leur façon de parler ressemble au bruit que font les oies. Chez eux on n’est pas dans l’usage d’enterrer les morts ; on se contente de les suspendre à des arbres, & lorsqu’on va à la chasse on porte sur son dos les os de ses parens : on croit que cela porte bonheur. Voyez la description de l’empire russien.
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v9-440-0
KITTIS
KITTIS, (Géog.) montagne de la Laponie suédoise, voisine de Pello, village habité par quelques finnois, à 66d 48'20" de latit. On la suppose dans ce calcul, plus orientale que Paris, de 1" 23'. En y montant, on trouve une abondante source d'eau la plus claire, qui sort d'un sable très-fin, & qui dans les plus grands froids de l'hiver, conserve sa liquidité. Pendant que la mer du fond du golfe de Bothnie, & tous les fleuves sont aussi durs que le marbre, cette eau coule comme au fort de l'été. Voyez les mémoir. de l'Acad. des Scienc. ann. 1737, pag. 401 & 433. (D. J.)
[ [ "66 48' 20\" N 1 23' E" ] ]
[ "Paris" ]
v9-441-0
KITZINGEN
KITZINGEN, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne, en Franconie, au diocèse de Wurtsbourg, sur le Meyn. Long. 27. 41. lat. 49. 45. (D. J.)​
[ [ "49 45' N 27 41' E" ] ]
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v9-442-0
KIVAC
KIVAC, (Géog.)​ ville d’Asie dans le pays de Khovaresem, au sud-ouest du Gihon, à 95. 35. de long. & à 39. 20. de lat. (D. J.)​
[ [ "39 20' N 95 35' E" ] ]
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v9-445-0
KLETGOW
KLETGOW, (Géog.)​ petite contrée aux confins d’Allemagne & de Suisse, entre Wallshut & Schaffhouse, l’Hégow & le Rhin ; elle comprend plusieurs bailliages. (D. J.)​
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v9-446-0
KLINGENAW
KLINGENAW, (Géog.)​ l’une des quatre villes forestieres de Suisse, au comté de Bade sur l’Aure, à une lieue de Wals d’hut : elle appartient à l’évêque de Constance, quant au fief & à la jurisdiction ; mais la souveraineté appartient aux cantons, seigneurs du comté de Bade. Long. 25. 56. lat. 47. 35. (D. J.)​
[ [ "47 35' N 25 56' E" ] ]
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v9-450-0
KNAPDAIL
KNAPDAIL, (Géog.)​ Gnapdalia, petite contrée d’Ecosse, dans la province d’Argyle, dont elle est la partie la plus fertile. Kilmore en est la ville unique. (D. J.)​
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v9-451-0
KNARESBOROUG
KNARESBOROUG, (Géog.)​ ville à marché d’Angleterre, en Yorchshire, à 50 lieues N. E. de Londres. Elle envoie deux députés au parlement. Long. 15. 59. lat. 53. 56. (D. J.)​
[ [ "53 56' N 15 59' E" ] ]
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v9-455-0
KNOCKFERGUS ou CARRICFERGUS
KNOCKFERGUS ou CARRICFERGUS, (Géogr.)​ ville à marché d’Irlande, capitale d’un comté de même nom dans la province d’Ulster, avec un château & un excellent fort, à 8 milles de Belfast, & à 90 de Dublin. Long. 11. 42. lat. 54. 45. (D. J.)​
[ [ "54 45' N 11 42' E" ] ]
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v9-461-0
KOCHERSBERG
KOCHERSBERG, (Géog.)​ bourgade de France dans la basse Alsace, avec un château, entre Strasbourg & Saverne. Long. 26. 17. lat. 48. 41. (D. J.)​
[ [ "48 41' N 26 17' E" ] ]
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v9-462-0
KOCKENHAUSEN
KOCKENHAUSEN, (Géog.)​ ville forte & château en Livonie, dans le district de Letten, sur la riviere de Duna. Voyez Kokenhausen.
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v9-464-0
KOEGE
KOEGE, (Géog.)​ ville du royaume de Danemark, dans l’isle de Séeland, avec un port sur la mer Baltique.
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v9-465-0
KOENDERN
KOENDERN, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne, dans le duché de Magdebourg, sur la Sala.
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v9-468-0
KOISU
KOISU, (Géog.)​ riviere d’Asie dans la Perse, qui a sa source au mont Caucase. Elle est de la largeur de l’Elbe, très-profonde, d’un cours fort rapide, & roulant des eaux extrèmement troubles. Quelques-uns croyent que c’est l’albanus de Ptolomée. (D. J.)​
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v9-469-0
KOKENHAUSEN ou KOHENHUGS
KOKENHAUSEN ou KOHENHUGS, (Géog.)​ ville forte de Livonie, dans la province de Letten, sur la Dwine, avec un château. Elle appartient à la Russie, & est à 17 lieues S. E. de Riga. Long. 43. 38. lat. 56. 40. (D. J.)​
[ [ "56 40' N 43 38' E" ] ]
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v9-471-0
KOKURA
KOKURA, (Géog.)​ grande ville de l’empire du Japon, située dans la province de Busen, avec un château où réside un prince qui dépend de l’empereur.
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v9-472-1
Kola
Kola, (Géog.)​ petite ville de Russie, capitale de la Laponie moscovite, avec un port proche la mer Glaciale, à l’embouchure de la riviere du même nom. Long. 33. 2. lat. 68. 55. (D. J.)​
[ [ "68 55' N 33 2' E" ] ]
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v9-474-0
KOLDINGEN, ou KOLDING
KOLDINGEN, ou KOLDING, (Géog.)​ ville de la province de Jutlande, sur les frontieres du duché de Schleswig.
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v9-476-0
KOLLMENSKE
KOLLMENSKE, (Géog.)​ ville de l’empire Russien, dans le voisinage de Moscou. Elle est agréablement située sur une éminence. Long. 57. 28. lat. 55. 28. (D. J.)​
[ [ "55 28' N 57 28' E" ] ]
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v9-478-0
KOLOMBO
KOLOMBO, (Géog.)​ ville capitale des établissemens que les Hollandois possedent aujourd’hui dans l’île de Ceylan, & residence du gouverneur. Elle est bâtie au fond d’une baie qui fournit un port assez commode.
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v9-480-0
KOLYMA
KOLYMA, (Géog.)​ fleuve de la Sibérie septentrionale, qui a son embouchure dans la mer Glaciale, après avoir reçu les eaux de la riviere d’Amalon.
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v9-481-0
KOM
KOM, (Géog.)​ l’une des plus grandes villes de Perse, dans l’Irac-Agémi, dans un pays plat, abondant en ris, en excellens fruits, & particulierement en grosses & délicieuses grenades. Il y a une grande & magnifique mosquée, où sont les sépultures de Cha-séfi, de Cha-Abas second, de Sidi Fatima, petite-fille d’Ali, & de Fatima Zuhra, fille de Mahomet. Il y a dans la mosquée, des chambres qui servent d’asile à ceux qui ne peuvent payer leurs dettes, & où ils sont nourris gratis. Kom est à 50 lieues sud de Casbin, 64 N. O. d’Ispahan. Voyez Tavernier, dans son voyage de Perse. Les géographes orientaux donnent à cette ville 75. 40′. de long. & 36. 35. de lat. (D. J.)​
[ [ "36 35' N 75 40' E" ] ]
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v9-483-0
KONGAL, ou KONGEL
KONGAL, ou KONGEL, (Géog.)​ petite ville de Norwege, au gouvernement de Bahus, sur la Gothelba. Les Danois la céderent aux Suédois en 1636, par le traité de Roschild. Long. 29. 10. lat. 57. 50. (D. J.)​
[ [ "57 50' N 29 10' E" ] ]
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v9-485-0
KONGSBACKA
KONGSBACKA, (Géogr.)​ ville maritime de la Suede, dans la province de Halland, à l’embouchure de trois rivieres qui s’y jettent dans la mer Baltique.
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v9-487-0
KONIGSBERG
KONIGSBERG, (Géog.)​ Regiomons, ville de la Prusse ducale, ou pour parler selon l’usage présent, capitale du royaume de Prusse, avec un palais, dans lequel il y a une sale sans piliers, de 274 piés de long, sur 59 de large. La ville a été fondée au treizieme siecle par les chevaliers de l’ordre Teutonique. Son université doit sa naissance en 1544, à Albert de Brandebourg, premier duc de Prusse. Cette ville est sur la riviere de Pregel : proche la mer, à 25 lieues N. E. d’Elbing, 30 N. E. de Dantzick, 65. N. de Warsovie. Long. selon Cassini, 38. 31.′ 15″, & selon Linnemarnus, 39 19. Lat. selon tous deux, 54. 43. Il y a un autre Konigsberg au cercle de Franconie, appartenant à la maison de Saxe Weimar, & située à trois lieues de Schwenfurth. On nomme encore quatre autres petites villes de ce nom ; une dans la haute Lusace, une en Silésie, une au pays de Hesse, & finalement la quatrieme dans l’électorat de Brandebourg. Comme le mot koenig signifie roi, & koenigsberg, montagne de roi, on a donné ce nom à plusieurs villes situées sur des hauteurs. Il répond à nos mots françois, Royaumont, & Mont-royal. Entre les savans dont Konigsberg, capitale du royaume de Prusse, est la patrie, je ne dois pas oublier de nommer MM. Gottsched, Grabe, Guillandin & Sandius. M. Gottsched est célebre en Allemagne par ses poésies ; & son épouse s’est aussi distinguée dans la même carriere. Grabe (Jean) né en 1666, mourut à Londres en 1711 ; il étoit plein d’érudition, & très-versé dans la lecture des anciens peres de l’Eglise ; cependant il n’a pas toujours témoigné un discernement habile à distinguer les écrits supposés, des véritables. Guillandin (Melchior) céda, dès sa premiere jeunesse, à la passion de voyager ; mais la curiosité qui le porta à voir l’Asie, l’Afrique & l’Amérique, lui coûta cher ; car en passant d’Egypte en Sicile, il fut​pris par des pirates, qui le menerent à Alger, où on le fit servir comme forçat. Fallope paya généreusement sa rançon, & le tira d’esclavage. Il se rendit à Padoue pour remercier son bienfaiteur, s’y établit & y mourut professeur de Botanique en 1689, extrémement âgé. Ses commentaires sur les trois chapitres de Pline de Papyro, sont un excellent ouvrage. Sandius (Christophle) né à Konigsberg, & mort à Amsterdam en 1680, à l’âge de trente six ans, est auteur de la bibliotheque des Antitrinitaires, sagement rédigée dans l’ordre chronologique, seule bonne méthode. Il est encore connu par son Nucleus historiæ ecclesiasticæ, matiere qu’il possedoit à merveille ; ses remarques sur les historiens latins de Vossius, sont une preuve de son savoir dans la littérature. (D. J.)​
[ [ "multsrc" ], [ "54 43' N 38 31' 15\" E" ], [ "54 43' N 39 19' E" ] ]
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v9-489-0
KONIGS-ECK
KONIGS-ECK, (Géog.)​ château, bourg & comté d’Allemagne en Suabe, entre Uberlingen & Buchan. Long. 27. 5. lat. 47. 53. (D. J.)​
[ [ "47 53' N 27 5' E" ] ]
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v9-490-0
KONIGSFELD ; ou KUNIGSFELDEN
KONIGSFELD ; ou KUNIGSFELDEN, (Géog.)​ bailliage de Suisse, dépendant du canton de Berne, à une demi lieue de Brouk. C’étoit autrefois un riche monastere, possedé par des religieux de saint François, & des religieuses de sainte Claire ; qui demeuroient fraternellement ensemble sous un même couvert, mais dans des appartemens différens. Les Bernois en ont fait un petit & riche bailliage. Voyez l’Histoire de la réformation de la Suisse. (D. J.)​
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v9-491-0
KONIESGRATZ
KONIESGRATZ, (Géog.)​ ville de Boheme, avec un évêché suffragant de Prague, sur l’Elbe, à 14 lieues S. O. de Glatz, 25. E. de Prague, 46. N. O. de Vienne. Long. 33. 50. lat. 50. 10. (D. J.)​
[ [ "50 10' N 33 50' E" ] ]
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v9-492-0
KONIGSHOFEN
KONIGSHOFEN, (Géog.)​ c’est-à-dire, la cour du roi ; petite ville d’Allemagne en Franconie, dans l’evêché de Wurtzbourg. Elle est à 6 lieues S. O. de Wurtzbourg. Long. 27. 18. lat. 49. 38. Cette ville est la patrie de Gaspard Schot, né en 1608 ; il entra dans la société des Jésuites ; s’attacha aux études de mathématiques, publia plusieurs ouvrages en ce genre, & s’y dévoua jusqu’à sa mort arrivée en 1666. (D. J.)​
[ [ "49 38' N 27 18' E" ] ]
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v9-493-0
KONIGSLUTTER
KONIGSLUTTER, Lutera regia, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne, avec une célebre abbaye, dans le pays de Brunswick-Wolfenbutel ; c’est l’abbaye qui donne son nom à la ville, & elle tient elle-même le sien, du ruisseau nommé Lutter, qui a sa source au-dessus, dans une roche, au pié de la montagne. Long. 28. 6. lat. 52. 2. (D. J.)​
[ [ "52 2' N 28 6' E" ] ]
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v9-494-0
KONIGSTEIN
KONIGSTEIN, (Géog.)​ petite ville dans l’électorat de Saxe, avec un fort regardé comme imprenable. Elle est sur l’Elbe, à 4 lieues S. O. de Pirn en Misnie. Long. 31. 36. lat. 50. 56. (D. J.)​
[ [ "50 56' N 31 36' E" ] ]
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v9-495-0
KONITZ
KONITZ, (Géog.)​ ville de Pologne, dans la Prusse-Royale, sur le torrent de Broo, à 6 lieues N. O. de Culin, 20. S. O. de Dantzick. Long. 36. 15. lat. 33. 36. (D. J.)​
[ [ "33 36' N 36 15' E" ] ]
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v9-50-0
JULIA
JULIA, (Géog. anc.)​ prénom de villes ou colonie romaines. Quand Jules-César eut détruit la liberté de sa patrie, & qu’il eut usurpé l’autorité des consuls & du sénat, il arriva que plusieurs lieux joignirent son nom à celui qu’ils avoient déjà, soit parce qu’il y envoya des colonies pour les repeupler, soit parce qu’ils reçurent d’autres marques de sa bienveillance, ou qu’ils espérerent de se la procurer par ce témoignage de leur dévouement ou de leur flaterie.​ Quoi qu’on en pense, on ne voit que villes & colonies qui firent gloire de porter le nom de Julia, ou simple, sans une autre dénomination, ainsi que Julia (Juliers) en Germanie, Julia aujourd’hui Fidence ou Borgo san Domino en Italie ; ou composé, ainsi que Juliopolis en Bithynie, Juliobriga dans la Tarragonoise, Juliodunum (Loudun) dans la Celtique, Juliomagus (Angers), Julia-Bona (Vienne) en Autriche ; ou joint avec quelque épithete, ou quelque qualité particuliere, comme Julia-Fama en Estramadan, Julia-Campestris, Rabba dans la Mauritanie Tingitane, Julia-Nova dans le royaume de Naples, Julia-Concordia, Julia restituta, Segeda, dans la Bétique, Julia tradueta, Tingi, dans la Mauritanie ; ou réuni simplement avec les anciens noms des villes, par exemple, colonia Julia Berytus, colonia Julia Accitana, colonia Julia Sinope, &c. Les colonies romaines, & quantité d’autres villes, ne se firent pas moins d’honneur du titre d’Augusta que de celui de Julia. Les habitans de ces villes croient persuadés qu’ils ne pouvoient mieux marquer à Auguste leur reconnoissance & la vénération qu’ils avoient pour son nom, qu’en l’adoptant ; il fut même consacré en quelque sorte à désigner la capitale & le chef-lieu de quantité de peuples particuliers ; de là l’Augusta Taurinorum, l’Augusta Trevirorum, Vindelicorum, Suessionum, Veromanduorum, &c. Plusieurs colonies prenoient, même conjointement, la qualité de Julia avec celle d’Augusta ; rien de plus ordinaire que de lire sur les médailles, colonia Julia, Augusta, Berytus ; colonia Julia Augusta Apamea ; colonia Julia Augusta Pella ; colonia Julia Augusta Heliopolis, & tant d’autres ; les unes, parce qu’Auguste les avoit fondées en exécution des dernieres volontés de Jules César, ou augmentées par de nouvelles bandes de soldats vétérans ; les autres, à cause qu’il les avoit confirmées dans leurs anciens droits & privileges, ou qu’il leur en avoit accordé de nouveaux. On trouve aussi, par les mêmes raisons, quelques villes nommées Justinopolis, de l’empereur Justin ; on en trouve encore un plus grand nombre nommées Justiniana, de l’empereur Justinien ; ce prince, qui désolant ses sujets par toutes sortes de tyrannies, crut étendre sa gloire en bâtissant de nouvelles villes, en en réparant d’autres, & en construisant des forteresses qui portassent son nom ; mais si plusieurs villes le prirent de cette maniere, elles ne le garderent pas long-tems. (D. J.)​
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v9-501-0
KOPERSBERG
KOPERSBERG, (Géog.)​ montagne de Suede dans la Dalécarlie, aux confins de la Gestricie. Elle renferme les plus riches mines de cuivre du royaume, d’où lui vient son nom par excellence, qui signifie montagne de cuivre, nom commun à la montagne & à la petite ville qui est voisine, quoique la ville soit plus particulierement appellée Fahlun. Olaus Nauclerus a fait une description complete des mines de cuivre de cette montagne, dans une dissertation rare, intitulée de magnâ Fodinâ Cuprimontanâ, où il nomme cette mine la huitieme merveille du monde. Indépendamment de la grande mine cuivreuse de cette montagne, il y en a plusieurs moyennes & plusieurs petites ; les unes où l’on travaille toujours, & d’autres que l’on a abandonnées, ou qu’on reprend après les avoir long-tems délaissées. On a fait dans cette montagne, pour l’exploitation de ces mines, plusieurs ouvertures ou especes de puits qui servent la plupart à tirer la matiere. Pour cet effet, on a creusé la terre en perçant la roche. Les Suédois appellent ces puits ou fosses schachtes ; & ils leur ont donné des noms de rois de Suede, ou de personnes illustres qui présidoient au collége métallique, en mémoire des soins & des dépenses qu’elles ont faites généreusement. Ces puits sont plus ou moins profonds ; le puits dit de Charles XI. a 567 piés de profondeur ; celui de la Régence 567 ; celui de Vrede 466 ; celui de Charles XII 444 ; celui de Gustave 423, &c. Ces puits sont très-obscurs & pleins de vapeurs ; tout homme qui n’y est pas accoutumé, n’y sauroit entrer sans éprouver des vertiges. Au bord de ces puits, il y a des engins que deux, trois ou quatre chevaux font tourner, & qui par le moyen de cables de chanvre, élevent dans des corbeilles, ou dans des tonneaux, la matiere que l’on tire de la mine. Outre ces engins, il y a d’autres machines nommées opfordrings wark, que l’eau fait tourner. Les Suédois les appellent speel & spelhuns ; ce sont de grands réservoirs d’eau sur la terre, bâtis de bois, ils reçoivent l’eau qui tombe des hauteurs voisines ou qui y est rassemblée par des tuyaux, & la versent sur des roues d’environ cent piés de circonférence, sur l’aissieu desquelles se roulent des cordes de cuir. Ces roues élevent les métaux, la terre, & les pierres des mines dans des corbeilles ou dans des caisses. Auprès de chacune de ces machines, il y a deux logemens ; l’un pour celui qui la gouverne, spellyarens ; & l’autre pour l’écrivain qui tient compte des corbeilles que l’on en tire. Ces machines ingénieuses ont été inventées par​Christophe Polhammars ; car il faut consacrer les noms des méchaniciens qui ont rendu service au public. Celles qui servent à faire écouler les eaux dont les mines se remplissent, ne sont pas moins dignes d’éloges. Avant que l’on eût l’usage de ces machines, on emportoit l’eau dans des sacs de cuirs, ce qui demandoit du tems & des peines incroyables ; à présent, il y a telle mine où l’on fait remonter aisément l’eau par le moyen de dix-huit ou vingt pompes. Sur la terre, il y a des bâtimens qui forment une espece de bourg, & dans quelques-uns de ces bâtimens on garde les métaux jusqu’à ce que l’on puisse les transporter commodément aux forges, où l’on les prépare. Le sénat, la cour de justice & la chambre des comptes, y ont une maison pour leurs assemblées. Enfin, comme ces mines rapportent un revenu considérable à la Suede, on a établi dans ces endroits des logemens pour les charpentiers, forgerons & autres ouvriers, ainsi que des magasins de tous les outils qui leur sont nécessaires. (D. J.)​
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v9-504-0
KOPING
KOPING, (Géog.)​ Kopingia, ville de Suede dans le territoire appellé Westmanie, & présentement l’Uffund ou Ukerbo, au nord du lac Maler. Jean Gustave Halman a publié en 1728 à Stockolm l’histoire & la description de cette ville. Elle est située, selon lui, entre le 36 & 37 degré de longit. & entre le 59 & le 60 degré de latit. Le mot de koping veut dire marché, & entre dans la terminaison de plusieurs noms de villes ou de bourgs en Suede, tels sont Falkoping, Lidkoping, Nordkoping, Nykoping, Suderkoping. (D. J.)​
[ [ "59 N 36 E", "60 N 37 E" ] ]
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v9-506-0
KOPYS
KOPYS, (Géog.)​ petite ville fortifiée de Lithuanie, au Palatinat de Meislaw, sur le Dnieper ; elle​ appartient à la maison de Radzivil. Longit. 49. 8. latit. 34. 30. (D. J.)​
[ [ "34 30' N 49 8' E" ] ]
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v9-510-0
KOREIKI
KOREIKI, (Geog.)​ peuple de la Sibérie qui habite les bords septentrionaux du golfe de Lama, au nord-ouest de la presqu’isle de Kamtschatka. Ils n’ont que quelques poils de barbe sur les joues.
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v9-511-0
KORSOÉ ou KORSOR
KORSOÉ ou KORSOR, (Géog.)​ petite ville de Danemark dans l’isle de Sélande, avec un fort sur le grand Belt, à 14 lieues O. de Coppenhague. Long. 28. 55. lat. 55. 22. (D. J.)​
[ [ "55 22' N 28 55' E" ] ]
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v9-512-0
KORSUM
KORSUM, (Géog.)​ petite ville de l’Ukraine polonoise, sur la Ross, bâtie par le roi Etienne Battori en 1581. Les Polonois y furent défaits en 1588 par les Cosaques ; elle appartient aujourd’hui à la Russie. Long. 49. 55. lat. 49. 3. (D. J.)​
[ [ "49 3' N 49 55' E" ] ]
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v9-514-0
KOSEL ou KOSSEL
KOSEL ou KOSSEL, (Géog.)​ petite ville fortifiée de Silésie, au duché d’Oppelen, près de l’Oder entre le petit Clogau & Beuten. Long. 35. 58. lat. 50. 24. (D. J.)​
[ [ "50 24' N 35 58' E" ] ]
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v9-523-0
KOUAKEND
KOUAKEND, (Géogr.)​ ville d’Asie, de la dépendance de Farganah, & dans la contrée supérieure de Nessa. Abulféda & les tables persiennes lui donnent de long. 90. 50. latit. 42. (D. J.)​
[ [ "42 N 90 50' E" ] ]
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v9-525-0
KOUBAN
KOUBAN, (Géog.)​ grande riviere de Tartarie ; elle a sa source dans la partie du mont Caucase, que les Russes appellent Turki-Gora, & vient se jetter dans le Palus méotide, à 46 degrés 15 minutes de latitude, au nord-est de la ville de Daman. Les Tartares Koubans habitent en partie les bords de cette riviere. (D. J.)​
[ [ "46 15' N" ] ]
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v9-526-0
KOUBANS ou KUBANS (les)
KOUBANS ou KUBANS (les), Géogr.​ peuple tartare qui habite le long de la riviere du même nom, dans le pays situé au sud d’Asow & à l’orient du Palus méotide. Ce peuple est une branche des Tartares de la Crimée, & se maintient dans une entiere indépendance de ses voisins. Il ne subsiste que de vol & de pillage. Le Turc le ménage, parce que c’est principalement par leur moyen qu’il se fournit d’esclaves circassiennes, géorgiennes & abasses ; & le grand-seigneur craint qne s’il vouloit détruire les Koubans, ils ne se missent sous la protection de la Russie. Voyez l’hist. des Tartares. (D. J.)​
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v9-527-0
KOUCHT
KOUCHT, (Géog.)​ ville de Perse, dont le terroir porte d’excellent blé & de très-bons fruits. Elle est, selon Tavernier, à 83. 40. de long. & à 33. 20. de latitude. (D. J.)​
[ [ "33 20' N 83 40' E" ] ]
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v9-528-0
KOUGH DE MAVEND
KOUGH DE MAVEND, (Géog.)​ ville de Perse, dont la long. est à 74. 15. lat. 36. 15. (D. J.)​
[ [ "36 15' N 74 15' E" ] ]
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v9-531-0
KOWNO
KOWNO, (Géog.)​ ville de Pologne en Lithuanie, dans le palatinat de Troki, aux confins de la Samogitie, à l’embouchure de la Vilia, à 8 milles de Troki & à 13 de Vilna. Long. 43. 40. latit. 54. 28. (D. J.)​
[ [ "54 28' N 43 40' E" ] ]
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v9-533-0
KRAIBOURG, Carrodunum
KRAIBOURG, Carrodunum, (Géog.)​ bourgade d’Allemagne en Baviere, sur l’Inn, à six lieues de Burckhausen. Long. 36. 6. latit. 48. 5. (D. J.)​
[ [ "48 5' N 36 6' E" ] ]
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v9-534-0
KRANOSLOW
KRANOSLOW, (Géog.)​ petite ville de la Russie rouge en Pologne, dans le palatinat de Chelm, avec évêché : elle est sur la riviere de Wieprz.
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v9-535-0
KRANOWITZ
KRANOWITZ, (Géogr.)​ petite ville de la haute Silésie, dans la principauté de Troppan, entre Ratibor & Troppau. Long. 35. 48. lat. 50. 10. (D. J.)​
[ [ "50 10' N 35 48' E" ] ]
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v9-536-0
KRAPPITZ
KRAPPITZ, (Géogr.)​ petite ville de Silésie sur l’Oder, au duché d’Oppolen. Long. 35. 40. lat. 50. 38. (D. J.)​
[ [ "50 38' N 35 40' E" ] ]
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v9-537-0
KRASNOBROD
KRASNOBROD, (Géogr.)​ village de Pologne, dans le palatinat de Lublin, au milieu d’une forêt. Il est à jamais célebre, par la victoire que Jean Sobiesky, depuis roi de Pologne, y remporta sur les Tartares, qu’il vainquit en trois batailles sanglantes ; ensuite il s’avança vers le roi Michel, & le fit reculer à douze lieues au-delà de Varsovie. Voy. les Mém. du chevalier de Beaujeu. (D. J.)​
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v9-538-0
KRASNOJAR
KRASNOJAR, (Géogr.)​ ville de l’empire Russien en Sibérie, sur les bords du fleuve Jenisei.
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v9-54-0
JULIERS
JULIERS, (Géog.)​ en allemand Julich, ville d’Allemagne, capitale du duché de même nom, avec une bonne citadelle, dont les murs épais sont bâtis sur pilotis ; Juliers est ancienne, car l’itinéraire d’Antonin en parle sous le nom de Juliacum ; elle étoit au pays des Ripuaires. Ammien Marcellin, lib. XVII. cap. ij. la désigne entre Cologne & Rheims, elle est sur la Roër à 6 de nos lieues N. E. d’Aix-la-Chapelle, 7 O. de Cologne, 11. N. E. de Mastricht. Long. 24. 10. lat. 50. 55. (D. J.)​
[ [ "50 55' N 24 10' E" ] ]
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v9-54-1
Juliers, le duché de
Juliers, le duché de, (Géog.)​ petit pays d’Allemagne dans la Westphalie avec titre de duché, borne N. par la Gueldre, E. par l’archevêché de Cologne, S. par les pays d’Eiffel & de Luxembourg, O. par le pays d’entre-Meuse. Les principales villes sont Juliers capitale, Duren & Aix la-Chapelle ; ce pays est à l’Electeur palatin. (D. J.)​
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v9-540-0
KREMBS
KREMBS, (Géogr.)​ Cremisium petite ville d’Allemagne dans la basse Autriche, sur le Danube, à 12 lieues est de Vienne. Long. 52. 22. lat. 48. 22. (D. J.)​
[ [ "48 22' N 52 22' E" ] ]
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v9-541-0
KREMPE ou KREMPEN
KREMPE ou KREMPEN, (Géogr.)​ petite ville de Dannemarck dans le Holstein, avec un château sur un ruisseau de même nom, à 2 lieues N. O. de​ Hambourg, 11 N. O. de Lubeck, 1 N. de Gluckstat. Long. 42. 40. lat. 53. 55. Je connois deux hommes de lettres nés dans cette ville, Alard & Ruarus. Alard (Lambert), mort en 1672 à l’âge de 70 ans, a fait quelques livres qui n’étoient pas méprisables, comme ses Deliciæ Atticæ, Leips. 1624, in-12. Ephillides philologicæ, Schleusingae 1636, in-12. De veterum musicâ, Schleusingæ 1646, in-12. Historia nordalbingiæ (du Holstein). A Carolo Magno, ad ann. 1637. Ruarus (Martinus) est un des plus savans hommes d’entre les Sociniens. Il aima mieux perdre son patrimoine que d’abjurer ses sentimens. Il voyagea par toute l’Europe, apprit les langues mortes & vivantes, & acquit de grandes connoissances du droit naturel, du droit public, de l’histoire & des dogmes de toutes les sectes anciennes & modernes. Ses lettres écrites en latin, sont aussi rares que curieuses. Il est mort en 1657, à 70 ans. (D. J.)​
[ [ "53 55' N 42 40' E" ] ]
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v9-543-0
KRICZOW ou KRUZOW
KRICZOW ou KRUZOW, (Géogr.)​ petite ville épiscopale de Lithuanie, au palatinat de Mécilaw, sur le Lors. Long. 50. 50. lat. 53. 50. (D. J.)​
[ [ "53 50' N 50 50' E" ] ]
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v9-544-0
KRINOCK
KRINOCK, (Géogr.)​ bourg d’Ecosse, avec un bon port ; c’est le passage de la poste des paquebots de ce royaume en Irlande. Il est sur le golfe de même nom. (D. J.)​
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v9-545-0
KRISNA
KRISNA, (Géogr.)​ ville & comté d’Esclavorsie, dans un pays fort abondant en vin & en grains.
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v9-547-0
KRUSWICK
KRUSWICK, (Géogr.)​ petite ville & châtellenie de Pologne, dans la Cujavie, au palatinat de Brzzet, sur le lac de Cuplo. C’est la patrie du fameux Piaste, qui de simple bourgeois fut élevé sur le trône, à ce que prétend le Laboureur dans son voyage de Pologne. Long. 36. 32. lat. 52. 34. (D. J.)​
[ [ "52 34' N 36 32' E" ] ]
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v9-549-0
KRYLOW
KRYLOW, (Géogr.)​ il y a deux villes de ce nom ; l’une est dans la Russie-rouge, dépendante de la Pologne, dans le palatinat de Belczo, sur la riviere de Bug ; l’autre est en Volhinie, à l’endroit où le Tamin se jette dans le Bory stene ou Niéper.
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v9-55-0
JULIOBONA
JULIOBONA, (Géog. anc.)​ ancienne ville de la Gaule lyonnoise, dans le pays des Caletes (de Caux) selon Ptolomée. On a cru trouver cette ville dans l’Islebonne, dans Dieppe, dans Troyes, dans Angers, dans Bayeux, &c. enfin on s’est inutilement cassé la tête à la rechercher, elle n’est point encore découverte. (D. J.)​
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v9-553-0
KUDACH
KUDACH, (Géogr.)​ forteresse de Pologne dans l’Ukraine, au palatinat de Kiovie, sur le Niéper, vers les frontieres de la petite Tartarie. Cette forteresse appartient aux Cosaques. Long. 53. 20. latit. 47. 58. (D. J.)​
[ [ "47 58' N 53 20' E" ] ]
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v9-554-0
KUFSVEIN
KUFSVEIN, (Géogr.)​ Zeyler dit KOPFSTEIN, petite ville avec un château pris par le duc de Baviere en 1703. Elle revint à la maison d’Autriche après la bataille d’Hochstet. Kuftein est sur l’Inn, à 20 lieues S. E. de Munich, 14 N. E. d’Inspruck. Long. 29. 46. lat. 47. 20. (D. J.)​
[ [ "47 20' N 29 46' E" ] ]
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v9-559-0
KULP la, ou KULPE
KULP la, ou KULPE, (Géog.)​ en latin Colapis, riviere du royaume de Hongrie en Croatie. Elle a sa source dans la Windischmarsch en Carniole, vers Bucariza, & après un assez long cours elle se jette dans la Save à Craslowitz, un peu au-dessus d’Agram. (D. J.)​
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v9-56-1
Julis
Julis, (Géog. anc.)​ ville de l’isle de Céos, dont Ptolomée, Suidas & Valere-Maxime ont fait mention. Cette ville, située sur une montagne à trois milles de la mer, a été la patrie de Bacchylide, fameux poëte grec, qui fleurissoit vers l’an du monde 3552, propre neveu de Simonide, qui étoit de la même isle, & vraissemblablement de la même ville. Il nous reste quelques fragmens des poésies de Simonide, qui ont été recueillies par Fulvius Ursinus. Le sophiste Prodicus, le medecin Erasistrate, & un philosophe nommé Ariston, étoient aussi natifs de Julis. Mais nous ne pouvons taire un fait bien singu-​lier que rapporte Valere-Maxime, liv. II, chap. vj. num. 7. Il raconte qu’allant en Asie avec Sextus Pompée, & passant par Julis, il assista aux dernieres heures d’une dame de cette ville, âgée de plus de 90 ans. Elle avoit déclaré aux magistrats les raisons qui la portoient à renoncer à la lumiere, & ils les avoient approuvées. Comme elle crut que la présence de Pompée donneroit un grand éclat à cette cérémonie, elle le fit supplier de vouloir bien y assister. Il lui accorda cette faveur, dans l’espérance de l’engager, par son esprit & par ses instantes prieres, à changer de résolution ; mais ce fut inutilement. Elle le remercia de ses bontés, & chargea envers lui de sa reconnoissance, non-pas tant les dieux qu’elle alloit joindre, que ceux qu’elle alloit quitter. Tibi quidem, inquit, Sexte Pompei, dii magis quos relinquo, quàm quos peto, gratias referant, quia nec hortator vita mea, nec mortis spectator esse, fastidisti. En même tems elle lui déclara qu’ayant toujours été favorisée de la fortune, elle ne vouloit point s’exposer à ses revers. Ensuite ayant exhorté à la concorde deux filles & sept petits-fils qu’elle laissoit, elle prit d’une main ferme la coupe qui contenoit le poison. Alors après s’être recommandée à Mercure, pour l’heureux succès de son passage, elle but avidement la mortelle liqueur. Poculum in quo venenum temperatum erat, constanti dextrâ arripuit : Tum defusis Mercurio delibamentis, & invocato numine ejus, ut se placido itinere in meliorem sedis inferna deduceret partem, cupido haustu mortiferam traxit potionem. Ce récit intéressant sur un citoyenne de Julis, nous apprend encore une particularité qu’on ne trouve point ailleurs, je veux dire la maniere dont on se recommandoit aux dieux à l’article de la mort : nous ne lisons nulle part qu’on leur demandât pardon de ses péchés. (D. J.)​
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v9-561-0
KUR
KUR, (Géogr.)​ riviere d’Asie qui sort du Caucase, selon Chardin, & se jette dans la mer Caspienne. Le P. Avril prétend que cette riviere a sa source en Géorgie, & qu’elle enrichit les pays qu’elle arrose, par la quantité d’esturgeons qu’on y pêche : c’est le même que le Cyrus des anciens. (D. J.)​
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v9-562-0
KURAB
KURAB, (Géogr.)​ petite ville de Perse à demi-lieue de la mer Caspienne, & presque cachée dans ses arbres. Quelques-uns l’appellent Kesker, du nom de la province dont elle est la capitale. Long. 67. 50. lat. 37. 36. (D. J.)​
[ [ "37 36' N 67 50' E" ] ]
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v9-563-0
KURGAN le
KURGAN le, (Géogr.) riviere d'Asie. Elle a sa source dans la province de Korazan, vers le 85 deg. de long. & le 35 deg. de lat. au nord des montagnes qui regnent dans la partie méridionale de cette province. Après un cours d'environ 60 lieues d'Allemagne, elle se jette dans la mer Caspienne à l'ouest de la ville d'Astrabath. C'est une riviere fort poissonneuse, & qui fertilise les cantons du Khorasan qu'elle arrose. (D. J.)
[ [ "35 N 85 E" ] ]
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v9-564-0
KURILI
KURILI, (Géog.)​ peuple de Sibérie qui habite la partie méridionale de la presqu’île de Kamtschaka ; il est plus policé que ses voisins, & l’on croit que c’est une colonie venue du Japon : leur climat est plus chaud que celui de la partie plus septentrionale de la presqu’île de Kamtschaka ; ils sont fort pauvres, vivent de poisson, & se vêtissent de fourrures ; ils ne payent tribut à personne ; ils brûlent leurs morts malgré les défenses qui leur en ont été faites de la part de la Russie. Voyez Description de l’empire russien.
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v9-567-0
KURPIECKS
KURPIECKS, s. m. (Géog.​ Hist. mod.​) nom qu’on donne en Pologne à des paysans qui habitent un canton du Palatinat de Mazovie. Ils sont indépendans, ne vivent que de la chasse & de leurs bestiaux. Dans des tems de troubles ils ont souvent incommodé la république.
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v9-570-0
KURUME
KURUME, (Géog.)​ ville de l’empire du Japon,​ avec un château où réside un prince feudataire de l’empereur. Cette ville a environ deux mille maisons.
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v9-572-0
KUSMA DEMIANSKI
KUSMA DEMIANSKI, (Géog.)​ ville de l’empire russien, dans la Tartarie, à 13 lieues nord-est de Vasiligorod. Long. 69. 5. lat. 56. 2. (D. J.)​
[ [ "56 2' N 69 5' E" ] ]
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v9-575-0
KUTTENBERG
KUTTENBERG, (Géog.)​ Kuthnæ mons, ou Guteberga, petite ville de Bohème, remarquable par les mines d’argent qui sont dans la montagne du voisinage, dont elle prend le nom. Elle est à sept milles sud-est de Prague. Long. 33. 12. lat. 49. 56. (D. J.)​
[ [ "49 56' N 33 12' E" ] ]
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v9-578-0
LAA, ou LAAB ou LAHA
LAA, ou LAAB ou LAHA, (Géog.)​ en latin Laha par Cuspinien, & Lava par Bonfinius ; petite ville d’Allemagne, dans la basse Autriche, remarquable par la victoire qu’y remporta l’empereur Rodolphe d’Habsbourg en 1278, sur Ottocare roi de Bohéme, qui y fut tué. C’est ce qui a acquis l’Autriche & la Stirie à la maison qui les posséde aujourd’hui. Les Hongrois & le roi Béla furent aussi défaits près de Laab par les Bohémiens en 1260 ; elle est sur la Téya, à 12 lieues N. E. de Vienne. Long. 33. 36. lat. 48. 43. (D. J.)​
[ [ "48 43' N 33 36' E" ] ]
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v9-579-0
LAALEM-Gésule
LAALEM-Gésule, (Géog.)​ montagne d’Afrique au royaume de Maroc, dans la province de Sus. Le nom de Gésule, est un reste du mot Gétulie, un peu altéré. Cette montagne a au levant la province de son nom, au couchant le mont Henquise, vers le midi les plaines de Sus, & le grand Atlas au nord ; elle contient des mines de cuivre, & est habitée par des Béréberes, de la tribu de Mucamoda. Voyez d’autres détails dans Marmol, liv. III, chap. xxx. (D. J.)​
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v9-580-0
LAAR
LAAR, (Géog.)​ ville de Perse, Voyez Lar.
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v9-581-0
LABADIA
LABADIA, (Géog.)​ ville d’Italie dans le Polesin de Rovigo, sujette aux Vénitiens, sur l’Adige, à 6 lieues O. de Rovigo, 8 N. O. de Ferrare. Long. 26. 3. lat. 45. 5. (D. J.)​
[ [ "45 5' N 26 3' E" ] ]
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v9-583-0
LABANATH
LABANATH, (Géog. sacr.)​ lieu de la Palestine dans la tribu d’Azer, suivant le livre de Josué, ch. XXIX, v. 27. Dom Calmet croit que c’est le promontoire blanc, situé entre Ecdippe & Tyrse, selon Pline liv. V. ch. XXI. (D. J.)​
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v9-584-0
LABAPI ou LAVAPIA
LABAPI ou LAVAPIA, (Géog.)​ riviere de l’Amérique méridionale au Chili, à 15 lieues de celle de Biopio, & séparées l’une de l’autre par une large baie, sur laquelle est le canton d’Aranco. Le Labapi est à 37. 30. de latitude méridionale selon Herréra. (D. J.)​
[ [ "37 30' S" ] ]
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v9-587-0
LABEATES
LABEATES, s. m. pl. (Géog. anc.)​ Labeatæ ; ancien peuple d’Illyrie, qui ne subsistoit déja plus du tems de Pline. Il habitoit les environs de Scodra, aujourd’hui Scutari ; ainsi Labeatis palus, est le lac de Scutari. (D. J.)​
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v9-588-0
LABEDE ou LABADE selon Danville, & LABBÉ-DÉ selon Dapper
LABEDE ou LABADE selon Danville, & LABBÉ-DÉ selon Dapper, (Géog.)​ canton maritime de Guinée sur la côte d’Or, entre le royaume d’Acara & le petit Ningo ; ce canton n’a qu’une seule place qui en tire le nom. (D. J.)​
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v9-589-0
LABER
LABER, (Géog.)​ riviere d’Allemagne en Baviere, qui se perd dans le Danube, entre Augsbourg & Straubing. (D. J.)​
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v9-590-0
LABES
LABES, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne dans la Poméranie, sur la riviere de Rega. Il y a aussi une ville de ce nom en Afrique, dans le Bugio, dépendante d’Alger.
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v9-591-0
LABETZAN
LABETZAN, (Géog.)​ contrée de Perse dans le Kilan, le long de la mer Caspienne ; elle est renommée par l’excellence de sa soie. (D. J.)​
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v9-594-0
LABEZ
LABEZ, (Géog.)​ contrée montagneuse du royaume d’Alger, qui confine à l’est de Couco. Il n’y vient presque que du glayeul, espece de jonc dont on fait les nattes, qu’on appelle en arabe labez, d’où le pays tire son nom. (D. J.)​
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v9-596-0
LABIAW
LABIAW, (Géog.)​ petite ville de la Prusse brandebourgeoise, dans le district de Samland, du cercle de Nadrau.
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v9-597-0
LABICUM
LABICUM, (Géog.)​ ou LAVICUM, ancienne ville d’Italie dans le Latium, aux environs de Tusculum ; c’est présentement selon Holstenius, la colonna, à quinze milles de Rome, à la droite du chemin, auquel ce lieu donnoit le nom de via lavicana. Ce chemin est nettement décrit par Strabon, lib. V. La voie Lavicane commence, dit-il, à la porte Exquiline, ainsi que fait la voie Prénestine ; ensuite la laissant à gauche, avec le champ exquilin, elle avance au-delà de six-vingt stades, & approchant de l’ancien Lavicum, place située sur une hauteur, & à-présent ruinée, elle laisse cet endroit & Tusculum à droite, & va au lieu nommé ad pictas, se terminer dans la voie latine. (D. J.)​
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v9-600-0
LABORIŒ
LABORIŒ, (Géog.)​ ancienne contrée fertile de l’Italie, dans la Campanie ; le canton des Labories, dit Pline, liv. XVIII. chap. xj. est borné par deux voies consulaires, par celle qui vient de Pouzzol, & celle qui vient de Cumes, & toutes les deux aboutissent à Capoue ; le même écrivain nomme ailleurs ce canton, laborini campi, & phlegrai campi. Camille Peregrinus prétend que c’est aujourd’hui Campo quarto. Mais laboriœ pris dans un sens​plus étendu, est la terre de Labour. Voyez Labour. (D. J.)​
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