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v10-1881-0
MONTFORTE DE LEMOS
MONTFORTE DE LEMOS, (Géog.)​ ancienne petite ville d’Espagne, dans la Galice, avec un palais où les comtes Domarça de Lémos font leur résidence. Elle est sur un côteau qui s’éleve au milieu d’une grande plaine, à 8 lieues N. E. d’Orenza, 20 S. E. de Compostelle. Long. 10. 30. lat. 42. 43.
[ [ "42 43' N 10 30' E" ] ]
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v10-1882-0
MONTGOMÉRY
MONTGOMÉRY, (Géog.)​ ville d’Angleterre, capitale du comté de même nom, qui est une des provinces méridionales du pays de Galles ; province fertile, contenant environ 56 mille arpens, 47 paroisses, & 6 bourgs à marché. C’est dans Montgoméryshire que la Saverne prend sa source. La capitale envoie deux députés au parlement, & est à​100 milles N. O. de Londres. Long. 14. 22. lat. 52. 36. (D. J.)​
[ [ "52 36' N 14 22' E" ] ]
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v10-1884-0
MONTIEL
MONTIEL, (Géog.)​ petite ville d’Espagne, dans la nouvelle Castille, à 6 lieues O. d’Alcala. C’est le Laminium des anciens, & le chef lieu de la partie orientale de la Manche, qu’on nommoit autrefois Lamimitanus ager. Long. 14. 36. lat. 40. 28. (D. J.)​
[ [ "40 28' N 14 36' E" ] ]
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v10-1886-0
MONTIVILLIERS, ou MONTIERSVILLIERS
MONTIVILLIERS, ou MONTIERSVILLIERS, en latin Monasterium vestus, (Géog.)​ petite ville de France en Normandie, au gouvernement du Havre-de-Grace. Elle est située sur la Lézarde, à une petite lieue d’Harfleur, deux du Havre-de Grace, six de Fécamp & de Lislebonne, seize de Rouen, trente-six N. O. de Paris. Il y a une riche, ancienne & célebre abbaye de bénédictins, fondée par le duc Warathon, maire du palais, & établie vers l’an 674. Long. 17. 58. lat. 49. 35. (D. J.)​
[ [ "49 35' N 17 58' E" ] ]
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v10-1887-0
MONT-JULE, ou ALPES-JULIENNES
MONT-JULE, ou ALPES-JULIENNES, (Géog.)​ en latin Juliæ, en allemand Juliers-Bergs ; on donne ce nom à toute cette étendue de montagnes qui est au pays des Grisons, dans la basse-Engadine, aux environs de la source de l’Inn. On appella ces montagnes Juliennes, Juliæ, parce que Jules-César y fit commencer un chemin qui fut achevé par Auguste, du tems des guerres d’Illyrie, selon Rufus Festus. Ammien Marcellin, liv. XXXI. dit, qu’on les nommoit anciennement Alpes Venetæ. Tacite (hist. liv. II.) les appelle Pannonicæ. Le froid est très-vif sur ces montagnes, même au fort de l’été, pour peu que le vent du nord souffle. (D. J.)​
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v10-1888-0
MONT KRAPACK
MONT KRAPACK, Carpathus. (Géog.​ & Phys.​) chaîne de montagnes qui bornoit chez les anciens la Sarmatie européenne du côté du midi. Elle sépare aujourd’hui la Pologne d’avec la Hongrie, la Transylvanie, & la Moldavie. Les observations faites par David Frælichius sur cette montagne, sont très-utiles en Physique, pour former un jugement sur la hauteur de l’air, & celle de ses diverses régions ; ainsi je crois devoir les donner ici toutes entieres. Le Carpathus, dit cet auteur, est la principale montagne de Hongrie ; ce nom lui est commun avec toutes la suite des montagnes de Sarmatie, qui séparent celles de Hongrie de celles de Russie, de Pologne, de Moravie, de Silésie, & de celles de la partie d’Autriche au-dela du Danube. Leurs sommets élevés & effrayans, qui sont au-dessus des nuages, s’apperçoivent à Césaréopolis. On leur donne quelquefois un nom qui désigne qu’ils sont presque toujours couverts de neiges ; & un autre nom, qui signifie qu’ils sont nuds & chauves ; en effet, les rochers de ces montagnes l’emportent sur ceux des Alpes, d’Italie, de Suisse, & du Tirol, pour être escarpés & pleins de précipices. Ils sont presque impraticables, & personne n’en approche, à l’exception de ceux qui sont curieux d’admirer les merveilles de la nature. M. Frælichius qu’il faut mettre au nombre de ces curieux, ayant formé le dessein de mesurer la hauteur de ces montagnes, y monta au mois de Juin 1615. Quand il fut arrivé au faîte du premier rocher, il en apperçut un second fort escarpé & beau-​coup plus haut ; il y grimpa par-dessus de grandes pierres mal assurées. Une de ces pierres s’étant éboulée, en entraîna avec elle quelques centaines de plus grandes, avec un bruit si violent, qu’on auroit cru que toute la montagne écrouloit : enfin Frœlichius ayant apperçu un nouveau rocher plus haut, & ensuite quelques autres moindres, mais dont le dernier paroissoit toujours plus élevé que le précédent, il fut obligé de passer à-travers au péril de sa vie, jusqu’à ce qu’il eût gagné le sommet. « Toutes les fois, dit-il, que je jettois les yeux sur les vallées au-dessous, qui étoient couvertes d’arbres, je n’y appercevois que comme une nuit noire, ou du-moins une couleur de bleu céleste, telle qu’on en voit souvent dans l’air quand le tems est beau ; & je croyois que si j’étois tombé, j’aurois roulé non sur la terre, mais dans les cieux ; car les objets visibles, à cause de leur grande pente, sembloient diminués & confus. Mais lorsque je montai encore plus haut, j’arrivai dans des nuages épais, & les ayant traversés, je m’assis pendant quelques heures ; je n’étois pas alors bien loin du sommet ; je voyois distinctement les nuages blancs, dans lesquels j’étois, se mouvoir au-dessous de moi, & j’apperçus clairement au-dessus d’eux l’étendue de quelques milles de pays, au-delà de celui de Sépuze, où étoient les montagnes. Je vis aussi d’autres nuages, les uns plus hauts, les autres plus bas, & quelques-uns également éloignés de terre : de tout cela je conclus trois choses. 1°. Que j’avois passé le commencement de la moyenne région de l’air. 2°. Que la distance des nuages à la terre varie en différens lieux, selon les vapeurs qui s’élevent. 3°. Que la hauteur des nuages les plus bas, n’est seulement que d’un demi-mille d’Allemagne. » Quand je fus arrivé au sommet de la montagne, continue Frœlichius, l’air étoit si délié & si calme, qu’on n’auroit pas vu remuer un cheveu, quoique j’eusse senti un fort grand vent sur les montagnes au-dessous. Je trouvai donc que le fin sommet du mont Carpathus a un mille de hauteur, à prendre depuis sa racine la plus basse, jusqu’à la plus haute région de l’air, où les vents ne soufflent jamais. Je tirai un coup de pistolet, qui d’abord ne fit pas plus de bruit que quand on casse un bâton ; mais un moment après, j’entendis un long murmure, qui remplit les vallées & les bois inférieurs. » En descendant par les anciennes neiges dans les vallées, je tirai encore une fois ; mais ce coup rendit un son terrible, comme si on avoit tiré du canon, & je crus que toute la montagne alloit tomber sur moi. Le son dura bien un demi-quart d’heure, jusqu’à ce qu’il fût parvenu aux antres les plus secrets de la montagne, où étant augmenté, il réfléchit de toutes parts ; d’abord les cavernes supérieures retentirent peu ; mais quand le son fut arrivé à celles d’au-dessous, le bruit fut très violent. » Il grèle ou neige presque toujours sur ces hautes montagnes, même dans le cœur de l’été, c’est-à-dire, aussi souvent qu’il pleut dans les vallées voisines ; il est même aisé de distinguer les neiges de différentes années, par la couleur & la fermeté de leur surface. (D. J.)​
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v10-1889-0
MONT L'HERI, ou MONT LE HÉRI
MONT L’HERI, ou MONT LE HÉRI, (Geog.)​ petite ville de l’île de France à 6 lieues de Paris, & à 3 de Corbeil. Son ancien nom latin est Mons-Letherici, corrompu dès le xij. siecle, en Mons Leherici, ou Leheri. Elle prit ce nom de son fondateur. Il se donna à Mont-l’Heri une sanglante bataille en 1465, entre Louis XI. & Charles de France, duc de Berri, son frere. Long-tems auparavant Louis-le-​Gros avoit ruiné le château de Mont-l’Héri, excepté la tour qui subsiste encore aujourd’hui. Long. selon Cassini, 19. 47′. 37″. lat. 48. 38′. 5″. (D. J.)​
[ [ "48 38' 5\" N 19 47' 37\" E" ] ]
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v10-1890-0
MONT-LOUIS
MONT-LOUIS, (Géog.)​ petite, mais très-forte ville de France dans les Pyrenées, à la droite du col de la Perche. Louis XIV. la fit bâtir en 1681, & fortifier par le maréchal de Vauban. Il y a une bonne citadelle, & de belles casernes. Elle est à 180 lieues de Paris. Long. 19. 40. lat. 42. 30. (D. J.)​
[ [ "42 30' N 19 40' E" ] ]
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v10-1891-0
MONT-LUÇON
MONT-LUÇON, (Géog.)​ ville de France en Bourbonnois, sur le Cher, à 14 lieues S. O. de Moulins, 69 S. E. de Paris. Long. 20. 16. lat. 40. 22. (D. J.)​ Mont-Luçon est la patrie de Pierre Petit, ami de Descartes, dont les ouvrages écrits en latin sont savans & curieux. Il mourut en 1677. (D. J.)​
[ [ "40 22' N 20 16' E" ] ]
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v10-1892-0
MONT-LUEL
MONT-LUEL, Mons Lupelli, (Géog.)​ petite ville de France dans la Bresse, capitale d’un territoire appellé la Valbonne. Elle est dans un pays fertile & agréable, à 3 lieues de Lyon, sur la petite riviere de Seraine, à environ 100 lieues S. E. de Paris. Long. 22d. 43′. 16″. lat. 45d. 49′. 13″. (D. J.)​
[ [ "45 49' 13\" N 22 43' 16\" E" ] ]
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v10-1893-0
MONT-MARTRE
MONT-MARTRE, (Géogr.)​ village de l’ile de France sur une hauteur, au nord, près d’un des fauxbourgs de la ville de Paris, auquel il donne son nom. On l’appelloit anciennement Mons Martis & Mons Mercurii, parce qu’il y avoit un temple dans cet endroit, où étoient les idoles des dieux Mars & Mercure. On y bâtit dans la suite une chapelle appellée l’église des martyrs, ce qui fit donner à la montagne le nom de Mons Martyrum ; enfin on y a fondé l’abbaye royale de religieuses bénédictines qu’on y voit aujourd’hui. Cette abbaye est ordinairement composée d’une abbêsse, de 60 religieuses, & de 12 sœurs converses. Elle jouit de 28 mille livres de rente, & d’une pension du roi de 6 mille livres. Il y a dans Mont-Martre beaucoup de carrieres, dont on tire continuellement du plâtre pour Paris. (D. J.)​
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v10-1894-0
MONT-MEDI
MONT-MEDI, (Géog.)​ en latin moderne, Mons Medius ; petite, mais forte ville de France, dans le Luxembourg François, sur le Cher. Elle appartient à la France depuis 1657. Elle est à 9 lieues S. E. de Sédan, 10 S. O. de Luxembourg, 52 N. E. de Paris. Long. 23. 5. lat. 49. 36. (D. J.)​
[ [ "49 36' N 23 5' E" ] ]
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v10-1895-0
MONTMELIAN
MONTMÉLIAN, (Géog.)​ en latin moderne, Mommelianum, ville autrefois très-forte du duché de Savoie, avec un château sur l’Isere. Elle a été prise & reprise par nos rois, tantôt avec de l’argent par François I. & Henri IV. tantôt avec le canon par Louis XIV. qui en fit démolir les fortifications, en 1705. Ses environs sont agréables, entrecoupés de plaines, de montagnes, & de collines, sur lesquelles il croît des vins estimés. La situation est commode pour passer en Piémont, en Dauphiné, dans les provinces de Savoie, dans le Génevois, & dans le Fossigny. Elle est à 10 N. E. de Grenoble, 30 N. O. de Turin, 3 S. O. de Chambery. Long. 23. 40. lat. 45. 32. (D. J.)​
[ [ "45 32' N 23 40' E" ] ]
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v10-1896-0
MONT-MERLE
MONT-MERLE, (Géogr.)​ petite ville de France, dans la principauté de Dombes, & l’une de ses douzes chatellenies. Elle est située sur la Sône, & a un couvent de minimes sur une hauteur. Long. 22. 24. lat. 45. 55. (D. J.)​
[ [ "45 55' N 22 24' E" ] ]
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v10-1897-0
MONTMORENCI
MONTMORENCI, (Géogr.)​ petite ville sans murailles, de l’île de France, dont la maison de Montmorenci a tiré son nom. La terre de Montmorenci étoit une des anciennes baronies du royaume. Elle fut érigée en duché pairie, l’an 1551, par Henri II. en faveur d’Anne de Montmorenci, connétable de France, avec l’union de plusieurs autres lieux. Ce duché étant éteint par la mort du maréchal de Montmorenci, en 1633, Louis XIII. érigea de nouveau cette terre en du-​ché-pairie en faveur d’Henri II. duc de Bourbon, prince de Condé, sous le nom d’Enghien, par lettres patentes de 1689, registrées au parlement le 2 Janvier 1690. Mais les habitans n’ont point encore changé l’ancien nom du lieu. Il est situé sur une colline au-dessus d’une grande vallée, dans un beau point de vûe, à une grande lieue de S. Denis, & 3 de Paris. Longit. 19d. 58′. 56″. lat. 48d. 58′. 4″. Jean le Laboureur, né à Montmorenci, en 1623, fut d’abord gentilhomme servant de Louis XIV. ensuite il entra dans l’état ecclésiastique, devint aumônier du roi, & commandeur de l’ordre de S. Michel. Sa relation du voyage de Pologne, où il accompagna la maréchale de Guébriant, la seule femme qui ait fait les fonctions d’ambassadrice plénipotentiaire, est une rélation amusante & romanesque. Mais les commentaires historiques, dont il a enrichi les mémoires de Castelnau, ont répandu beaucoup de jour sur l’histoire de France. Son traité de l’origine des armoiries n’est pas assez travaillé. Le mauvais poëme de Charlemagne, qu’on lui a donné, n’est pas de lui, mais de Louis le Laboureur son frere. Jean le Laboureur mourut en 1675, à 52 ans. (D. J.)​
[ [ "48 58' 4\" N 19 58' 56\" E" ] ]
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v10-1899-0
MONTONE
MONTONE, (Géogr.)​ petite riviere d’Italie, nommée Vitis par les anciens. Elle a sa source au mont Apennin, & se jette au-dessous de Raguse, dans le golfe de Venise. (D. J.)​
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v10-1901-0
MONTPELLIER
MONTPELLIER, (Géogr.)​ en latin moderne Monspessulanus ; ville de France, la plus cônsidérable du Languedoc après Toulouse. Ce n’est point une ville ancienne, puisqu’elle doit son origine à la ruine de Maguelone. Elle a commencé par un village qui fut donné à Rituin, évêque de Maguelone, vers l’an 975, sous le regne de Lothaire. Cette seigneurie tomba dans le treizieme siecle, entre les mains des rois d’Arragon, & l’an 1500 Ferdinand le Catholique céda ses prétentions sur Montpellier à Louis XII. qui, de son côté, renonça à tous ses droits sur le Roussillon. Montpellier est mal percée, dans une situation défavorable, & dans un mauvais terrain, quoique couvert de vignes & d’oliviers. Les Calvinistes y ont dominé depuis le regne d’Henri III. jusqu’en 1622, qu’elle se soumit à Louis XIII. Ce prince y bâtit une citadelle, qui commande la ville & la campagne. L’évêché de Maguelone a été transféré à Montpellier en 1538. Il est suffragant de Narbonne, & rapporte à l’évêque environ 22 mille livres de rentes. L’université de Montpellier, autrefois fameuse, est ancienne, & reçut sa forme entiere, en 1289. On y enseignoit le Droit des le douzieme siecle, & les médecins arabes ou sarrasins, qui furent chassés​ d’Espagne par les Goths, commencerent à y enseigner la Médecine, en 1180. L’académie des sciences de Montpellier y est établie par lettres-patentes de 1706, & est composée de trente membres, outre six honoraires. Le commerce de cette ville est en futaines, laines du levant, préparées & assorties, blanchissage de cire jaune, tannerie, verd-de-gris, vins, eaux-de-vie, eaux de lavande, & autres liqueurs. Montpellier est situé à deux lieues de la mer, sur une colline, dont la riviere de Lez arrose le pié, à 8 lieues de Nismes, 15 N. E. de Narbonne, 14 S. O. d’Arles, 22 S. O. d’Orange, 150 S. F. de Paris. Long. selon Cassini, 21d. 24′. 15″. lat. 43d. 36′. 50″. S. Roch, à peine connu dans l’histoire de Montpellier, naquit pourtant dans cette ville sur la fin du treizieme siecle, & même y mourut en 1327. On sait combien son culte est-célebre parmi les Catholiques ; mais comme personne n’est prophete chez soi, il n’est pas dit un mot de ce saint, ni dans le vieux rituel de Montpellier, ni dans le thalamus, qui est le régître de tous les événemens de cette ville, depuis sa fondation. Mais à S. Roch, il faut joindre ici les noms de quelques hommes de lettres, qui sont de ses compatriotes. Je connois en jurisprudence Rebuffe (Pierre), qui donna des ouvrages latins de sa profession, en 4 vol. in-fol. Il entra dans l’état ecclésiastique après avoir été longtems laïque, & mourut à Paris, en 1557, à 70 ans. D’Espeisses (Antoine) a publié un traité des Successions, effacé par de meilleurs ouvrages modernes. Il mourut dans sa patrie, en 1658. Bornier (Philippe) s’est fait honneur dans ce siecle par ses conferences sur les ordonnances de Louis XIV. Il a fini sa carriere en 1711, à 78 ans. Rondelet (Guillaume) a donné l’histoire naturelle des poissons, qu’on estimoit avant que celle de l’illustre Willoughby eût vû le jour. Régis (Pierre-Sylvain) avoit beaucoup d’admirateurs dans le tems du regne de la philosophie de Descartes ; ses ouvrages sont, avec raison, tombés dans l’oubli. Il mourut en 1707, à 75 ans. Faucheur (Michel le) a été un des savans théologiens, & des illustres prédicateurs calvinistes françois du xvij. siecle. Son traité de l’action de l’orateur a souffert plusieurs éditions. Il mourut à Paris, en 1657. Enfin, la Peyronie (François de) premier chirurgien de Louis XV. & membre de l’académie des Sciences, a plus fait lui-seul pour la gloire de son art, que la plûpart des rois, & que tous ses prédécesseurs réunis ensemble. A près avoir procuré l’établissement de l’académie de Chirurgie de Paris, en 1741, il a légué tous ses biens, montant au-delà de 500 mille livres, à la communauté des Chirurgiens de cette ville, & de celle de Montpellier. D’ailleurs toutes les clauses de ses legs ne tendent qu’au bien public, au progrès & à la perfection de l’art. Il finit ses jours en 1747, en immortalisant son nom par ses bienfaits & par ses talens. Quand à Rourdon & à Raoux, fameux peintres, nés à Montpellier, j’en ai parlé au mot École Françoise. (D. J.)​
[ [ "43 36' 50\" N 21 24' 15\" E" ] ]
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v10-1902-0
MONTPENSIER
MONTPENSIER, (Géog.)​ petite ville de France, dans la basse-Auvergne, avec titre de duché-pairie, érigée en 1538. Elle est sur une colline, tout près d’Aigueperse, à 5 lieues N. E. de Clermont, 80 S. E. de Paris. Longit. 21. 55. lat. 45. 58. Ici finit ses jours, en 1226, Louis VIII. roi de France, qui fut couronné roi à Londres, & bientôt obligé, du vivant même de son pere Philippe​Auguste, de sortir du pays qui l’avoit demandé pour son maître. Aulieu de défendre sa conquête, il alla se croiser contre les Albigeois, qu’on égorgeoit alors, en exécution des sentences de Rome. Dans cette expédition, la maladie épidémique se mit dans son armée, l’attaqua lui-même, & l’emporta à 39 ans. Quoiqu’il eût repris sur les Anglois le Limousin, le Périgord & le pays d’Aunis, il ne ne put leur enlever la Guienne, & ne termina rien de grand ni de décisif. Il légua par son testament vingt mille livres pour deux cent hôtels-dieu, & une autre somme considérable à chacune des deux mille léproseries de son royaume. La livre de ce tems-là revient à 50 livres de nos jours. (D. J.)​
[ [ "45 58' N 21 55' E" ] ]
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v10-1903-0
MONT-PILATE
MONT-PILATE, (Geog.)​ nommé autrement, & mieux encore Frakmont ; montagne de Suisse, à-peu-près au centre de la Suisse, dans le canton de Lucerne, en allant du côté d’Underwald. Elle commence à l’occident du lac de Lucerne ; & sa chaîne d’environ quatorze lieues s’étend du nord au sud, jusque dans le canton de Berne. La Suisse montagneuse n’étoit guere peuplée, lorsqu’une bande de déserteurs Romains vint s’établir sur cette montagne. Ils lui donnerent le nom de Mons fractus, ce qui prouve qu’elle étoit alors, comme aujourd’hui très escarpée. Elle fut ensuite appellée Mons pilæatus, parce qu’elle est presque toujours en quelque maniere couverte d’un chapeau de nuées. De-là, par corruption, on l’a nommée Mont-pilate. Elle est isolée, & doit être regardée à certains égards, pour la plus haute de la Suisse. Il est vrai que le mont Titlio, celui de saint Gothard, & quelques-uns du pays des Grisons, ont la cime plus élevée, mais ce sont des chaînes de montagnes assises les unes sur les autres. Celui ci, dans toute sa longueur, n’est accessible que dans la partie de ses deux pointes qui sont distantes l’une de l’autre d’une lieue & demie. Le docteur Lang, de Lucerne, a formé un cabinet de curiosités naturelles en coquillages pétrifiés, dents, arrêtes & carcasses de poissons, qu’il a trouvés sur cette montagne. Le gibier qu’on y voit, consiste en bartavelles, coqs de bruyeres, chamois, chevreuils & bouquetins. On y donne des leçons pour marcher d’un rocher à l’autre. Les souliers d’usage sont une semelle de bois leger, qu’on attache avec des cuirs. On enfonce quatre clous dans le talon, & six sous la semelle. Ces clous qui sont des clous de fers de cheval, faits à l’épreuve, ne cassent jamais, & débordent la semelle d’un demi-pouce. Les montagnards du Mont-pilate, quoique sous la domination d’un souverain, s’exemptent quand ils le veulent, d’en suivre les lois, bien assurés qu’on n’ira pas les forcer dans leurs retranchemens. Comme ils ne peuvent occuper le haut de la montagne que quatre mois de l’année, à cause des neiges, ils ont de chétives habitations à mi-côte, où ils passent l’hiver avec leurs familles, & ne vivent que de laitage & de pain noir. On a d’abord quelque peine à concevoir qu’ils préferent cette demeure sterile à celle du plat-pays fertile, & qu’ils menent gaiement une vie pauvre, dure & misérable en apparence. Mais quel empire n’a pas sur le cœur de l’homme l’amour de la liberté ! Elle peut rendre des deserts, des cavernes, des rochers plus agreables que les plaines les plus riantes, puisqu’elle fait souvent préférer la mort à la vie. (D. J.)​
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v10-1904-0
MONT-RÉAL
MONT-RÉAL, (Géogr.)​ petite ville d’Espagne au royaume d’Arragon, vers les frontieres de la nouvelle Castille, avec un château ; elle est sur le Xiloca Long. 16. 21. lat. 40 50.
[ [ "40 50' N 16 21' E" ] ]
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v10-1904-1
Mont-réal, l'Isle de
Mont-réal, l’Isle de, (Géogr.)​ petite île de l’Amérique septentrionale, dans le fleuve de saint​ Laurent, d’environ 10 lieues de long sur 4 de large. Elle appartient aux François. Mont-réal ou Ville-Marie en est la capitale ; c’est une place fortifiée, dans une situation plus avantageuse que celle de Québec, sur le bord du fleuve saint-Laurent, & à 60 lieues de Québec. Le séminaire de saint Sulpice de Paris en est seigneur. Long. 305. 35. lat. septent. 45. 10. (D. J.)​
[ [ "45 10' N 305 35' E" ] ]
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v10-1907-0
MONTREUIL
MONTREUIL, (Géog)​ en latin moderne, Monasteriolum, ville de France fortifiée dans la basse Picardie, au comté de Ponthieu, élection de Dourlens, sur une colline, près de la Canche, à trois lieues de la mer, à quatre lieues N. O. d’Hesdin, huit S. E. de Boulogne, 47 N. O. de Paris. Longit. 19d. 25′. 32″. lat. 43. 36′. 33″. Lambin (Denis), un des plus savans humanistes du xvj. siecle, étoit natif de Montreuil en Picardie. Il demeura long-tems à Rome avec le cardinal de Tournon, fut fait à son retour professeur royal en langue grecque à Paris, & s’acquit une réputation célebre par ses commentaires sur Plaute, sur Lucrece, sur Cicéron, & sur tout sur Horace. Il étoit si intimément lié d’amitié à Ramus, égorgé au massacre de saint Barthelemi, qu’il en mourut de chagrin quelques semaines après, à l’âge de 56 ans.
[ [ "43 36' 33\" N 19 25' 32\" E" ] ]
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v10-1908-0
MONTREUIL-BELLAY
MONTREUIL-BELLAY, (Géog.)​ ancienne petite ville, ou bourg de France en Anjou, sur la riviere de Toué, à quatre lieues de Saumur, 10 d’Angers, 62 de Paris. Long. 17. 26. lat. 47. 10. La seigneurie de ce bourg est considérable ; elle a plus de cent vassaux qui lui portent hommage. Le seigneur de Choursée qui en releve, est obligé lorsque la dame de Montreuil-Bellay va la premiere fois à Montreuil Bellay, de la descendre de sa haquenée, chariot, ou voiture, & de lui porter un sac de mousse ès-lieux privés de sa chambre. Ce devoir est établi par un aveu de la terre de Montreuil, qui se trouve dans les regîtres du châtelet de Paris. Ces sortes d’usages qu’on ne suit plus, peignent toûjours nos anciennes servitudes. (D. J.)​
[ [ "47 10' N 17 26' E" ] ]
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v10-1909-0
MONTROSS
MONTROSS, (Géog.)​ ville d’Ecosse, dans la province d’Angus, qui donne le titre de duc au chef de la maison de Graham ; c’est un bon port de mer qui reçoit de gros vaisseaux. Il est situé du côté de Merues, à l’embouchure de la riviere d’Esk, à 15 lieues N. E. d’Edimbourg, huit de saint André. Long. 15. 24. lat. 56. 48.
[ [ "56 48' N 15 24' E" ] ]
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v10-1910-0
MONT-SACRÉ
MONT-SACRÉ, (Géog. anc.​ & Hist. rom.​) montagne située au-delà du Téveron, à trois milles de Rome, aux confins des Sabins & des Latins, sur la route qui mene à Crustumérie : ce qui a donné lieu à Varron d’appeller la fuite du peuple qui s’y rendit, secessio crustumerina. Cette colline fut nommée dans la suite le mont sacré, ou parce que le peuple après s’être réconcilié avec les Patrices, y éleva un autel à Jupiter qui inspire la terreur, en mémoire de la frayeur dont il avoit été saisi en y arrivant, ou parce que les lois qu’on y porta de l’accommodement, devinrent si respectables, que quiconque auroit osé attenter à la personne d’un tribun du peuple, étoit regardé comme l’objet de l’exécration publique, & sa tête étoit proscrite comme une victime, qu’il étoit permis à quiconque d’immoler à Jupiter.
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v10-1911-0
MONT-SAINT-MICHEL, sur mer
MONT-SAINT-MICHEL, sur mer, (Géog.)​ abbaye, château, & ville en France, sur une roche, ou sur une petite île adjacente à la Normandie. Cette abbaye devint célebre par les biens que lui firent depuis 1709 les rois de France, ceux d’Angleterre, les ducs de Bretagne, & de Normandie. Elle est occupée par des moines de S. Benoît, &​vaut à son abbé 40 milles livres de rente. Cette abbaye a donné lieu à l’institution de l’ordre militaire de saint Michel, faite par Louis XI. Le château & la ville du Mont-saint-Michel, sont situés sur le rocher isolé, d’environ un demi-quart de lieue de circuit, au milieu d’une baie que forme en cet endroit les côtes de Normandie & de Bretagne, dont les plus proches sont éloignées d’une lieue & demie de ce mont. Le flux de la mer y vient deux fois en 24 heures, & répand ses eaux une grande lieue avant dans les terres, en sorte qu’il faut choisir l’intervalle des marées pour y pouvoir arriver. Le Mont saint-Michel est une place importante, & très-forte ; les bourgeois la gardent en tems de paix, mais on y met des troupes en tems de guerre. C’est l’abbé qui est gouverneur né de cette forteresse ; & en son absence, c’est au prieur à qui l’on porte les clefs tous les soirs. Elle est à quatre lieues d’Avranches, 74 S. O. de Paris. Long. selon Cassini, 15. 511. 3011. lat. 48. 381. 1111.
[ [ "48 38' 11\" N 15 51' 30\" E" ] ]
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v10-1912-0
MONT-SAUJEON
MONT-SAUJEON, (Géog.)​ petite ville de France, chef-lieu d’un petit pays de même nom dans la Champagne. Cette ville est à six lieues de Langres, & 58 de Paris. Long. 22. 56. lat. 47. 38.
[ [ "47 38' N 22 56' E" ] ]
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v10-1913-0
MONT-SERRAT
MONT-SERRAT, (Géog.)​ île de l’Amérique septentrionale, l’une des Antilles, découverte par les Espagnols. Elle a trois lieues de long, & presque autant de large ; le terroir y est fertile. On prend sur les côtes des diables de mer, des lamentins, & des épées. Elle est habitée principalement par des Irlandois depuis 1688. Long. 315. 25. lat. septent. environ 16. 40.
[ [ "16 40' N 315 25' E" ] ]
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v10-1913-1
Mont-Serrat
Mont-Serrat, Mons-Serratus, (Géog.)​ haute montagne d’Espagne, dans la Catalogne, célebre à cause d’un lieu de dévotion qui s’y trouve, & qui est un des fameux pélerinages, après la maison de Lorette, & l’église de saint Jacques. Il ne faut que lire les rélations qu’on en donne, pour être affligé des superstitions humaines. L’église & le cloître sont bâtis sous un rocher penchant ; & au lieu d’y porter remede, on dit tous les jours la messe dans cet endroit, pour prier la sainte Vierge de ne pas permettre que ce rocher tombe sur son église, ni sur le cloître. Ce malheur est cependant arrivé une fois ; il se détacha un gros quartier de ce rocher au milieu du xvj. siecle, qui renversa l’infirmerie, & y tua plusieurs malades. Le Mont-Serrat est à sept lieues de Barcelone ; il peut avoir quatre lieues de tour, & est formé de rochers escarpés, pointus, & élevés en maniere de scie, d’où lui vient apparemment son nom, du mot latin serra, une scie.
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v10-1914-0
MONT-TRICHARD
MONT-TRICHARD, (Géog.)​ ancienne petite ville de France en Touraine ; Philippe Auguste la prit après un long siége. Elle est sur une montagne près du Cher, à neuf lieues E. de Tours, 45 S. O. de Paris. Long. 18. 50. lat. 47. 20.
[ [ "47 20' N 18 50' E" ] ]
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v10-1915-0
MONT-VALÉRIEN le
MONT-VALÉRIEN le, (Géog.)​ en latin moderne, Mons-Valeriani ; coteau élevé près de Paris & de Surenne. C’est un lieu de dévotion habité par des hermites qui n’y font pas solitaires, & par une communauté de prêtres séculiers. La vûe des terrasses qui occupent le sommet du tertre est admirable pour son étendue, & les beaux paysages des environs de Paris. Tout le coteau est couvert de vignes, & contient une plâtriere assez abondante.
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v10-1917-0
MONTUNATES
MONTUNATES, (Géog. anc.)​ peuples d’Italie, dans le territoire de Milan. Ils habitoient, selon Mérula, le village aujourd’hui nommé Galerato. (D. J.)​​
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v10-192-0
MAON
MAON, (Géogr. sacrée.)​ ville de la Palestine dans la tribu de Juda, & qui donne son nom au desert de Maon, où David demeura long-tems durant la persécution que Saül lui fit. Cette ville de Maon est apparemment la même que Mœnois, Mœonis, Meneum, qu’Eusebe met au voisinage de Gaze. (D. J.)​
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v10-1920-0
MONZA
MONZA, (Géog.)​ ville d’Italie, dans le Milanez, sur le Lambro, à 11 milles N. E. de Milan, 21 S. O. de Bergame. Long. 26. 45. lat. 45. 33.
[ [ "45 33' N 26 45' E" ] ]
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v10-1922-0
MOPHI & CROPHI
MOPHI & CROPHI, (Géog. anc.)​ en grec Μῶφι Κρῶφι, montagne d’Egypte. Hérodote, liv. II. chap. xxviij. les place au-dessus de Thebes & d’Eléphantina. Lucain dans sa Pharsale, liv. X. v. 323, les appelle les veines du Nil. Et scopuli placuit fluvii quos discere venas.
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v10-1923-0
MOPSUESTE
MOPSUESTE, (Géog. anc.)​ Mopsuestia, ville de la Cilicie, sur le fleuve Pyrame, au-dessus d’Anazarbe, & plus près de la mer que cette derniere ville. Strabon & Etienne le géographe divisent ce mot Mopsu-hestia, Μόψυ εστία ; mais Ptolomée & Procope n’en font qu’un mot. Pline dit Mopsos, & il fait entendre que les Romains avoient laissé la liberté à cette ville ; l’empereur Adrien l’embellit de plusieurs édifices, aussi prit-elle le nom de ce​ prince ; sur une médaille d’Antonin le pieux on lit ces mots en grec, ΑΔΡΙΑΩΝ ΜΩΨΕΑΥΩΝ Hadrianorum Mopseatarum, car les habitans se nommoient Mopséates. Les notices de Léon le sage, & d’Hiéroclès donnent à Mopsueste le second rang parmi les évêchés de la seconde Cilicie ; mais la notice du patriarchat d’Antioche, lui donne le rang de métropole indépendante. (D. J.)​
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v10-1930-1
Mora la, ou la Mohr
Mora la, ou la Mohr, (Géog.)​ riviere du royaume de Bohème, en Moravie. Elle a sa source dans les montagnes, auprès de Morawitz, entre au duché de Silésie, passe à Morawitz, & va porter ses eaux dans l’Oder.
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v10-1931-0
MORABA
MORABA, (Géog.)​ fleuve d’Afrique dans l’Abyssinie, selon M. de Lisle. M. Ludolf appelle ce fleuve Mareb. (D. J.)​
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v10-1940-0
MORAT
MORAT, (Géogr.)​ petite ville de la Suisse, sur la route d’Avenche à Berne, capitale du bailliage du même nom, appartenant aux cantons de Berne & de Fribourg. Morat est illustré par trois sieges mémorables, qu’il a soutenus glorieusement ; le premier en 1032, contre l’empereur Conrard le Salique ; le second en 1292, contre l’empereur Rodolphe de Habsbourg ; & le troisieme en 1476, contre Charles le Hardi dernier duc de Bourgogne. Ce dernier siege fut suivi de​ cette fameuse bataille, où les Suisses triompherent, & mirent l’armée du duc dans la déroute la plus complette. Les habitans de Morat célebrent encore de tems à autre ce grand événement par des fêtes & des réjouissances publiques. Ce fut-là l’aurore de leur liberté, que M. de Voltaire a peinte d’un si beau coloris dans les vers suivans : Je vois la liberté répandant tous les biens, Descendre de Morat en habit de guerriere, Les mains teintes du sang des fiers Autrichiens, Et de Charles le téméraire. Devant elle on portoit ces piques & ces dards, On traînoit ces canons, ces échelles fatales Qu’elle-même brisa, quand ses mains triomphales De</i> Morat <i>en danger, défendoit les remparts ; Tout un peuple la suit, sa naïve allegresse Fit à tout l’Appennin répéter ses clameurs ; Leurs fronts sont couronnés de ces fleurs que la Grece Aux champs de Marathon, prodiguoit aux vainqueurs. A un quart de lieue de Morat, on voit sur le grand chemin d’Avence, une chapelle autrefois remplie d’ossemens des bourgignons qui périrent au siege & à la bataille de 1476. Au-dessous de la porte de la chapelle dont je parle, on lit cette inscription singuliere, que les Suisses y ont fait graver : Deo. Opt. Max. Caroli inclyti, & fortissimi Burgundiæ ducis, exercitus Muratum obsidens, ab Helvetiis cæsus, hoc sui monumentum reliquit, anno 1476. Le territoire de Morat est un pays de vignes, de champs, de prés, de bois & de marais. Son lac joint à un canal qui se rend au lac d’Yverdun & de Neuchatel, y répand du commerce. Le lac de Morat peut avoir 25 brasses de profondeur, & nourrit du poisson délicat. Le bailliage de Morat appartient en commun aux cantons de Berne & de Fribourg, & l’on y parle, comme dans la ville, les deux langues, l’allemand & le françois, ou romand ; mais tout le baillage est de la religion protestante. Elle fut établie dans Morat en 1530, à la pluralité des voix, en présence des députés de Berne & de Fribourg. Le reste du bailliage imita bientôt l’exemple des habitans de la ville. Elle est en partie située sur une hauteur qui a une belle esplanade, en partie au bord du lac de son nom, à 4 lieues O. de Berne, & pareille distance N. E. de Fribourg. Long. 24. 56. lat. 47. (D. J.)​
[ [ "47 N 24 56' E" ] ]
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v10-1943-0
MORAVA la
MORAVA la, (Géog.)​ riviere de Moravie, de Hongrie & d’Autriche, elle a sa source aux confins de la Bohème, & court entre l’Autriche & la Hongrie, jusqu’au Danube.
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v10-1943-1
Morava la
Morava la, (Géog.)​ le Margus des Latins ; les Allemands l’appellent der Maher, & les Bohémiens,​Mora’wska-zemir, riviere de la Turquie européenne, qui prend sa source aux confins de la Bohème, passe dans la Moravie, & se jette dans le Danube. (D. J.)​
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v10-1945-0
MORAVIE, la
MORAVIE, la (Géog.)​ province annexée au royaume de Boheme, avec titre de Marggraviat. Les Allemands l’appellent Mahren ; elle est bornée au nord par la Boheme & la Silésie ; à l’orient partie par la Silésie, partie par le mont Krapack ; au midi par la Hongrie & par l’Autriche ; au couchant par la Bohème. Son nom vient de la riviere de Morava, qui la traverse. C’est un pays hérissé de montagnes, & coupé par un grand nombre de rivieres & de ruisseaux. Il est fertile & très-peuplé. Olmutz en étoit autrefois la capitale, & elle le mérite en effet, cependant Brinn l’est actuellement de nom. (D. J.)​
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v10-1946-0
MORAWA, la
MORAWA, la (Géog.)​ riviere de la Turquie en Europe. Elle a sa source dans la Bulgarie, aux confins de la Servie, se partage en deux branches, dont la droite arrose la Bulgarie, & la gauche entre dans la Servie. Ces deux branches s’étant ensuite réunies, la riviere coule vers le nord, & se partage encore en deux branches, qui vont se perdre dans le Danube. (D. J.)​
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v10-1947-0
MORBEGNO
MORBEGNO, (Géog.)​ gros bourg de la Valteline, chef-lieu de la premiere communauté du cinquieme gouvernement de la Valteline, & la résidence du gouverneur & de la régence. Il est sur l’Adda, à 5 lieues S. E. de Chiavenne, 8 N. E. de Lecco. Long. 26. 58. lat. 46. 7. (D. J.)​
[ [ "46 7' N 26 58' E" ] ]
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v10-1950-0
MORBIUM
MORBIUM, (Géogr. anc.)​ ville de la Grande-Bretagne, qui est vraissemblablement aujourd’hui Moresby, bourgade d’Angleterre dans le Cumberland, sur la côte orientale de cette province, environ à 3 milles S. de Werkinton. (D. J.)​
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v10-1962-0
MORDUATES
MORDUATES, (Géog.)​ peuples de la Tartarie moscovite : ils sont idolâtres, & habitent des forêts immenses. (D. J.)​
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v10-1964-0
MORÉE, la
MORÉE, la, (Géog.)​ c’est le Péloponnèse des anciens ; grande presqu’île, contiguë à la Grece, au midi de laquelle elle est attachée par un isthme assez étroit, entre les golfes de Lépante & d’Engia. Cette presqu’île contenoit autrefois un grand nombre d’états très-peuplés, mais les choses ont bien changé de face. Ce pays fit partie du diocèse de Macédoine, après la division des deux empires. Alaric le désola par son incursion, les despotes en jouirent ensuite, les Turcs le posséderent, les Vénitiens le leur enleverent en 1687, & le perdirent en 1715. Le P. Coronelli a faussement divisé la Morée en quatre provinces, parce qu’il a copié les erreurs de Baudrand & de Moréri. En effet, on ne connoît en Morée que trois provinces, qui sont la Zaconie, le Brazzo di Maina, & le Belvédere. La Zaconie occupe le royaume de Sicyone, Corinthe, & toute l’Argie. Le Belvédere répond à l’Achaïe proprement dite, & comprend outre cela l’ancienne Elide, une partie de la Messénie, & une partie de l’Arcadie. Le Brazzo di Maina, ou le pays des Magnotes, répond au reste de l’Arcadie, & à toute la Zaconie. La Morée est assez fertile, excepté vers le milieu où sont les montagnes. Aussi l’Arcadie qui jadis occupoit ce milieu, avoit beaucoup d’habitans menant la vie pastorale. Le Brazzo di Maina est encore plus stérile que le reste ; aussi voyons-nous que ses anciens habitans, les Lacédémoniens, faisoient de nécessité vertu, & suppléoient, par leur frugalité, à ce qui leur manquoit du côté de l’abondance ; mais ce qui vaut cent fois mieux, ils étoient libres. Les Magnotes, leurs successeurs, le sont encore ; & les Turcs qui les environnent, n’ont pû les subjuguer entierement. Il y a dans la Morée beaucoup d’Albanois qui, ne sachant ni porter le joug du turc, ni le secouer, attirent souvent aux habitans de fâcheuses affaires. Le morabégi ou sangiac qui commande en Morée, a sa résidence à Modon. Le pere Briet compte soixante-quinze lieues françoises pour la largeur de la Morée, depuis le cap de Matapan jusqu’à l’Examile, c’est-à-dire, jusqu’à cette fameuse muraille que les Péloponnésiens avoient élevée anciennement, pour se garantir des courses des ennemis durant la guerre contre le roi de Perse ; muraille qui avoit été rétablie par les despotes, percée par Amurath II. relevée par les Vénitiens, & finalement rasée par Mahomet II. Le même pere Briet prend la longueur de la Morée, de Castel Fornèse jusqu’à Cabo Schillo, & l’évalue à quatre-vingt-dix lieues françoises. La Morée est à-peu-près comprise entre le 35°. de latitude, & le 37. 30′. Strabon dit qu’anciennement on l’appelloit Argos, d’un nom qui fut après cela donné à une de ses villes. Sous le regne d’Apis, le troisieme roi de la ville d’Argos, la Morée fut appellée Apia, environ 1747 ans avant la naissance de Jesus-Christ. Au bout de quatre cens vingt années, elle prit le nom de Péloponnèse du phrygien Pélops, célebre non seulement par les miracles de son épaule d’ivoire dont Pline vous entretiendra, mais encore par les incestes & les parricides de ses fils Atrée & Thyeste, dont toute l’antiquité peut vous instruire. Le nom de Morée lui a été donné sous les derniers empereurs de Constantinople, parce que sa figure​topographique ressemble à une feuille de mûrier, que les Grecs appellent Morea. Strabon, & beaucoup d’autres, ont écrit qu’elle ressembloit à une feuille de platane, qui ne differe guère de la feuille de mûrier. (D. J.)​
[ [ "35 N", "37 30' N" ] ]
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v10-1966-0
MORENA
MORENA, (Géog. anc.)​ contrée d’Asie qui faisoit partie de la Mysie. (D. J.)​
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v10-1968-1
Moret
Moret, (Géog.)​ en latin du moyen-âge Moretum ou Muritum ; ancienne ville de l’Ille-de-France, avec un château qui n’est qu’un donjon sur le Loin, à une lieue de l’endroit où cette petite riviere se jette dans la Seine. Moret a depuis long-tems le titre de comté. Henri IV. en fit présent à Jacqueline de Beuil, son amie. La seigneurie & le château de Fontainebleau, entr’autres fiefs, relevent du comté de Moret. Long. 21. 34. lat. 48. 20. (D. J.)​
[ [ "48 20' N 21 34' E" ] ]
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v10-197-0
MAPPEMONDE
MAPPEMONDE, s. f. (Géogr.)​ est le nom que l’on donne aux cartes qui représentent le globe terrestre en entier. Comme on ne peut représenter sur le papier qu’un seul hémispere à la fois, on représente sur les mappemondes les deux hémispheres de la terre pris séparément. La projection la plus ordinaire dont on se sert pour réprésenter une mappemonde, est une de celles dont il est fait mention dans l’article Carte, & où on suppose l’œil dans le plan de l’équateur. Dans cette projection que l’on peut voir, (fig. 3. Géogr.) le centre de la mappemonde est le même que le centre de la terre, & l’équateur est représenté par une ligne droite. On fait aussi quelquefois des mappemondes d’une autre espece de projection, où l’œil est supposé au pole, & où le pole est le centre de la mappemonde. C’est la premiere des projections dont il est parlé à l’article Carte, & qui est représentée, fig. 2 Géog. Voyez Carte & Projection. Voyez aussi Terraquée. Les lignes ponctuées que l’on voit dans la fig. 3. servent à donner une idée de la maniere dont les dégrés du méridien se projetteroient sur l’équateur si l’œil étoit en B, & qu’on voulût projetter sur l’équateur, la partie du méridien ABC, & non la partie BDC. De pareilles cartes seroient vues au milieu, & d’une figure fort bizarre ; aussi ne sont-elles point d’usage. (O)​
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v10-1974-0
MORGANTIUM
MORGANTIUM, (Géog. anc.)​ ville de Sicile dans la partie orientale de cette île, au midi de Catane, assez près de l’embouchure du fleuve Simœthus. C’est une ville très-ancienne, dont le nom se trouve écrit différemment par les auteurs. Silius Italicus écrit Morgentia ; Strabon, Morgantium ; Tite-Live, Morgantia ; Etienne le géographe met tantôt Morgentia, & tantôt Morgentium ; enfin Diodore de Sicile écrit Μοργαντινα, Morgantina. Il ne faut pas confondre cette ville avec la ville Murgantia en Italie, dans le Samnium.
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v10-1978-0
MORGES
MORGES, (Géog.)​ ville de Suisse dans le pays de Romand, au canton de Berne, capitale d’un bailliage, avec un château où réside le bailli. Elle a une vue admirable, & est sur le lac de Genève, à deux lieues de Lausanne. Les Bernois ont pratiqué à Morges un pont assez spacieux, fermé de murs, avec un quai & des halles, & ce seul ouvrage fait prosperer cette ville. Le bailliage de Morges comprend la côte ou du moins la plus grande partie de cette contrée qui passe pour le meilleur vignoble des treize cantons de la Suisse. La côte est un quartier de pays, de trois lieues de long sur le lac Léman, & qui s’éleve insensiblement jusqu’à une lieue de marche. La perspective toute parsemée de villes, de villages & de châteaux en amphithéatre, en est si belle, que Tavernier & le docteur Burnet disoient n’avoir rien vu ailleurs qui fût comparable à cet aspect. Long. 24. 15. lat. 46. 30. (D. J.)​
[ [ "46 30' N 24 15' E" ] ]
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v10-1979-0
MORGETES
MORGETES, (Géog. anc.)​ peuples de l’Italie dans l’Ænotrie ; ayant été chassés de leurs pays par les Ænotriens, ils passerent en Sicile, au rapport de Strabon. (D. J.)​
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v10-1982-0
MORHANGE
MORHANGE, (Géog.)​ en allemand Moerchingen, ancienne bourgade de la Lorraine allemande,​avec titre de comté. Les seigneurs de cette bourgade prennent la qualité de rhingraves, & ne relevent que de l’Empire. Elle est à 10 lieues N. E. de Nancy, 80 N. E. de Paris. Longit. 24. 17. 35. lat. 48. 55. 30. (D. J.)​
[ [ "48 55' 30\" N 24 17' 35\" E" ] ]
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v10-1983-0
MORICAMBE
MORICAMBE, (Géog. anc.)​ golfe de l’île d’Albion. Ptolomée, l. II. c. iij. le place sur la côte occidentale entre le golfe Jtuna & le port des Setantir. Le pere Briet pense que c’est la baie de Kirkby.
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v10-1984-0
MORIDUNUM
MORIDUNUM, (Géogr. anc.)​ ou MURIDUNUM, ville de la Grande-Bretagne, que l’itinéraire d’Antonin met sur la route de Calleva à Uriconium, à 36 milles de la premiere, & à 15 de la seconde. C’est aujourd’hui Seaton, selon le savant Gale. (D. J.)​
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v10-199-0
MAQUEDA
MAQUEDA, (Géogr.)​ petite ville d’Espagne dans la nouvelle Castille, avec titre de duché, dans un terroir couvert d’oliviers, à trois lieues de Tolede, & à deux d’Escalona. Longit. 14. 17. lat. 39. 50. (D. J.)​
[ [ "39 50' N 14 17' E" ] ]
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v10-1992-0
MORINS
MORINS, Morini, (Géog. anc.)​ anciens peuples de la Gaule belgique, qui habitoient l’ancien diocese de Térouenne. Ils étoient divisés en plusieurs cantons, pagos, comme cela paroît par César même, l. IV. c. xxj. qui se trouvant dans le port Iccius pour faire équipper sa flotte, reçut des députés de quelques cantons des Morins, qui lui promirent obéissance, & n’en reçut point des autres. Il seroit difficile d’établir combien la cité entiere des Morins renfermoit de pays. Il est néanmoins probable qu’elle comprenoit toute l’étendue des dioceses qui ont été formés de celui de Térouenne, savoir Boulogne, S. Omer & Ypres. Le nom de Morini, comme celui des Amorici, dérive du celtique mor, qui signifie mer ; & il avoit été donné à ces peuples, à cause de leur situation sur le rivage de la mer. Virgile, Ænéide l. VIII. v. 727. par une figure hardie, met les Morini au bout du monde. Extremique hominum Morini, Rhenusque bieornis. Pline, l. XIX. c. j. adoucit l’expression, en difant qu’on les regardoit comme placés à l’extrémité de la terre, ultimique hominum existimati Morini. Pomponius-Mela, l. III. c. ij. parle plus juste ; il les dit les plus reculés de tous les peuples gaulois, ultimi Gallicarum gentium Morini. Ptolomée, l. II. c. ix. donne aux Morins la ville de Farnana, Térouenne, & un port nommé Gessoriacum, c’est Boulogne sur mer. Il met aussi dans leur pays l’embouchure du fleuve Tadula, & celle de la Meuse. (D. J.)​
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v10-1994-0
MORISQUES ou LOS MORISCOS
MORISQUES ou LOS MORISCOS, (Géogr.)​ on appelloit ainsi les Maures qui étoient restés en Espagne après la ruine de l’empire qu’ils y avoient établi. Le roi Philippe III. a trouvé le moyen d’appauvrir ses états, & de les dépeupler à jamais en chassant tous les Morisques qui s’y trouverent en 1610. Il en sortit plus de 900 mille qui se retirerent en Afrique. On ne sauroit frapper de plus grands coups d’état en politique pour se ruiner sans ressource.
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v10-1997-0
MORLAIX
MORLAIX, (Géogr.)​ ville de France en Bretagne, avec une rade qui peut passer pour un bon mouillage, un port qui reçoit des navires de cent tonneaux, & un château qu’on nomme le Taureau pour couvrir la ville. Le mot de Morlaix est corrompu de Monrelaix ; car le nom latin du moyen âge est Mons Relaxus ; ce n’étoit qu’un château sur la fin du xij. siecle. Aujourd’hui Morlaix est plus considérable que la capitale du diocese. Il s’y fait un grand commerce de fil & de toile pour l’étranger. Même par un privilege exclusif, contraire au bien du pays, les marchands de Morlaix ont seuls le droit d’acheter les toiles de la main de l’ouvrier ou du marchand de la campagne qui les vend. Cette ville est située sur une petite riviere qui porte son nom à 2 lieues de la mer & de Saint-Paul de Léon, 12 N. E. de Brest, 18 O. de Saint-Brieux, 110 de Paris. Long. 13. 45. latit. 48. 35. (D. J.)​
[ [ "48 35' N 13 45' E" ] ]
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v10-1998-0
MORLAQUIE
MORLAQUIE, (Géog.)​ contrée de la Croatie, dont elle occupe la partie méridionale le long du golfe de Venise, entre l’Istrie & la Dalmatie. Les Morlaques sont sujets de la république de Venise, & habitent la montagne qu’on nomme Morlaque. Ce sont des fugitifs d’Albanie, gens déterminés, robustes, guerriers, toujours armés, qui parlent esclavon, & suivent la plûpart la religion des Grecs. (D. J.)​
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v10-20-0
MANAMBOULE
MANAMBOULE, (Géog.)​ grand pays très-cultivé dans l’île de Madagascar. Flacourt dit qu’il est montueux, fertile en riz, sucre, ignames, légumes, & pâturages.
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v10-2000-1
Mornes
Mornes, s. m. (Géog.)​ c’est ainsi qu’on appelle dans les îles françoises de l’Amérique les montagnes de moyenne hauteur, voisines de la mer, & comme détachées des hautes montagnes qui occupent le milieu des îles ; quelquefois ces dernieres sont aussi appellées mornes, ainsi que le gras morne, le morne du Vauclin & le morne de la Callebasse à la Martinique.
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v10-2000-2
Morne
Morne, (Géog.)​ terme qu’emploient les François de l’Amérique pour signifier un cap élevé ou une petite montagne qui s’avance en mer ; c’est pour cela qu’ils nomment gros morne une haute montagne de​ l’Amérique septentrionale dans l’île de la Martinique, près du bourg de la Trinité & de l’anse du Gallion. Vainement voudrions-nous rejetter aujourd’hui ces sortes de termes barbares, nous nous trouvons forcés de les adopter. (D. J.)​
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v10-2002-0
MORNSHEIM
MORNSHEIM, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne au cercle de Franconie dans le Hanenkam, sur la Seyt. Elle appartient à l’évêque d’Aichstet. Long. 28. 12. latit. 49. 10. (D. J.)​
[ [ "49 10' N 28 12' E" ] ]
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v10-2004-0
MORON
MORON, (Géogr.)​ petite ville d’Espagne dans l’Andalousie, au nord de Zahara, dans une vallée des plus riantes & des plus fertiles. Quelques géographes ont pensé que c’étoit l’Aruci de Ptolomée ; mais l’Aruci de cet auteur est Aroche sur la Guadiana. Long. de Moron, 13. 5. lat. 37. 10.
[ [ "37 10' N 13 5' E" ] ]
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v10-2005-0
MOROSGI
MOROSGI, (Géogr. anc.)​ ville d’Espagne, que Pline, liv. IV. chap. xx. donne aux Vardules. Le P. Hardouin conjecture que ce pourroit être Saint-Sébastien.
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v10-2006-0
MORPETH
MORPETH, (Géogr.)​ ville à marché d’Angleterre, dans le Northumberland. Elle envoie deux députés au Parlement, & est sur le Wensbeck, à 10 milles N. de Newcastle, & 210 N. O. de Londres. Long. 15. 59. lat. 51. 12.
[ [ "51 12' N 15 59' E" ] ]
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v10-2020-0
MORTAGNE
MORTAGNE, (Géog.)​ en latin Moritania Pertici ; ville de France dans le Perche, dont elle est regardée comme la capitale, quoique Belesme & Nogent-le-Rotrou le lui disputent. Elle est à 7 lieues S. E. de Seez. 9 lieues N. E. d’Alençon, 34 S. O. de Paris. Long, selon Cassini 18. 3. 41. lat. 48. 31. 17. (D. J.)​
[ [ "48 31' 17\" N 18 3' 41\" E" ] ]
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v10-2020-1
Mortagne
Mortagne, (Géog.)​ en latin moderne Moritania ; petite ville de la Flandre Wallone, au Tournésis, au confluent de la Scarpe avec l’Escaut, à 3 lieues au-dessus de Tournai. Long. 21. 10. lat. 50. 30. (D. J.)​
[ [ "50 30' N 21 10' E" ] ]
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v10-2023-0
MORTAIN
MORTAIN, (Géog.)​ petite ville de France dans la Normandie, aux confins du Maine, avec titre de comté. Elle est ancienne, & se nomme en latin Moritolium. Elle ne consiste que dans une seule rue, mais de difficile accès, étant toute environnée de rochers assez escarpés, dans un terroir stérile & inégal. Elle est à huit lieues d’Avranches, & à cinq de Vire. Long. 16. 46. lat. 48. 51. (D. J.)​
[ [ "48 51' N 16 46' E" ] ]
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v10-2025-0
MORTARA
MORTARA, (Géog.)​ vine d’Italie, au duché de Milan, dans la Laumeline. Elle appartient au duc de Savoie, & est sur le bord de la riviere Albonea, à 7 lieues N. O. de Pavie, 9 S. O. de Milan ; 6 N. E. de Catal. Long. 26. 19. lat. 45. 22. (D. J.)​
[ [ "45 22' N 26 19' E" ] ]
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v10-2028-0
MORTEMAR
MORTEMAR, (Géog.)​ bourg de France au Poitou, avec titre de duché, érigé par lettres patentes de Louis XIV. en 1650, registrées le 15 Décembre 1663, en conséquence des lettres de surannation du 11 du même mois, & présentement éteint. Long. 16. 30. lat. 47.2. (D. J.)​
[ [ "47 2' N 16 30' E" ] ]
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v10-2038-0
MORVAN, Le,
MORVAN, Le, (Géog.)​ en latin Morvinus pagus ; contrée de France contiguë au Nivernois, & sur les confins du duché de Bourgogne. C’est un pays de montagnes & de bois, abondant en gras paturages ; il s’étend le long de la riviere d’Yonne, & est presque tout du diocèse d’Autun, sans être, du-moins​ pour la plus grande partie, des dépendances du duché de Bourgogne. Les seuls lieux un peu remarquables du Morvan sont Vezelay, Chateau-Chinon, & Auroux. (D. J.)​
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v10-2041-0
MORVEDRO, ou MORVIÉDRO
MORVEDRO, ou MORVIÉDRO (Géogr.)​ ancienne ville d’Espagne au royaume de Valence. Ce sont les restes de la fameuse & infortunée Sagonte, bâtie par les Zacynthiens, qui lui avoient donné le nom de leur patrie. On l’appelle aujourd’hui Morvedro, en latin, Muri veteres, à cause des vieilles murailles qui s’y trouvent, & qui nous rappellent encore par ces tristes vestiges une partie de la grandeur de l’ancienne Sagonte. On y voit en entrant sur la porte de la ville une inscription à demi-effacée, en l’honneur de Claude II. successeur de Galien. A une autre porte on voit une tête d’Annibal faite de pierre. Près de la cathédrale se voyent les restes d’un vieil amphitéâtre de 357 piés d’étendue, avec 26 bancs l’un sur l’autre taillés dans le roc ; & ces bancs & les voûtes étoient d’une structure si solide, qu’ils se sont conservés depuis tant de siecles. Morvedro est située à 2 milles de la mer, sur un rocher élevé, au bord d’une riviere qui porte son nom, & quelquefois celui de Turulis, à 4 lieues de Valence. Long. 17. 36. lat. 39. 44. (D. J.)​
[ [ "39 44' N 17 36' E" ] ]
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v10-2044-0
MORUNDA
MORUNDA, (Géog. anc.)​ Ptolomée nomme deux villes de ce nom, l’une en Médie, l’autre dans l’Inde, en-deçà du Gange. (D. J.)​
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v10-2047-0
MOSA
MOSA, (Géogr. anc.)​ nom latin de la Meuse ; nous en avons parlé suffisamment sous le nom moderne, autant du-moins que le plan de cet ouvrage le permet. Nous ajouterons ici que depuis César jusqu’à nous le cours de ce fleuve a éprouvé bien des changemens. Il est arrivé que cette grande riviere, qui charrie sans cesse avec elle quantité de limon, a nécessairement bouché son lit en plusieurs endroits, & fait ailleurs des attérissemens considérables. Si à ces causes l’on joint les débordemens ordinaires du Rhin, & dont la Meuse reçoit sa part par le Wahal, on n’aura pas de peine à comprendre que d’un côté elle a pu changer de cours, & que de l’autre elle a dû porter à son embouchure de nouvelles terres dans des lieux que la mer couvroit auparavant. C’est ce que M. Van-Loon a savamment exposé dans son livre des antiquités des Bataves ; j’y renvoie le lecteur. (D. J.)​
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v10-2049-0
MOSBACH
MOSBACH, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne, dans le Palatinat, chef-lieu d’un bailliage sur le Niéker. Long. 26. 30. lat. 49. 35. Mosbach est la patrie de Nicolas Cisner, connu par ses opuscula historico & politico philologica, qui renferment des pieces utiles sur la jurisprudence & l’histoire d’Allemagne. Il mourut à Ilesdciberg en 1583 à 54 ans.
[ [ "49 35' N 26 30' E" ] ]
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v10-205-0
MAQUILUPA
MAQUILUPA, (Géogr.)​ montagne de l’Amérique dans la nouvelle Espagne, & dans la province de Guaxaca. On la passe pour aller de Guaxaca à Chiapa. Gage dit qu’il y a un endroit découvert dans ce passage, où l’on voit d’un côté la vaste mer du Sud, qui est si profonde & si basse, que la tête tourne ; & que de l’autre, ce ne sont que rochers & précipices, de deux ou trois lieues de profondeur, capables de glacer le courage des plus hardis voyageurs. (D. J.)​
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v10-2050-0
MOSBOURG, ou MOSBURG
MOSBOURG, ou MOSBURG, (Géog.)​ petite ville d’Allemagne en Baviere, au confluent de l’Iser & de l’Amber, à deux milles O. de Lanshut, & à pareille distance de Frisingen. Long. 29. 40. lat. 48. 33.
[ [ "48 33' N 29 40' E" ] ]
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v10-2052-0
MOSCHI
MOSCHI, (Géog.)​ peuples qui habitoient le long de la mer d’Hyrcanie, vers la source du Phasis. Leur pays se nommoit Moschica-Regio, & se partageoit en trois parties, dont l’une étoit la Colchide, l’autre l’Ibérie, & la troisieme l’Arménie. Les Moschici montes étoient les montagnes de la grande Arménie ; ainsi les peuples Moschi répondent aux Géorgiens & aux Mingreliens de nos jours.
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v10-2053-0
MOSCHIUS
MOSCHIUS, (Géog. anc.)​ riviere de la Mysie supérieure, selon Ptolomée, liv. III. c. ix. Les uns prétendent que c’est aujourd’hui la Morave, & d’autres le Lym.
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v10-2055-0
MOSCOVIE
MOSCOVIE, (Géog.)​ c’est ainsi qu’on nommoit autrefois les états du czar ; mais on les nomme aujourd’hui Russie ou l’Empire russien. Voyez Russie. Depuis un siecle cet état est devenu très-vaste & très-formidable. Il s’est aggrandi à l’orient jusqu’au Japon & à la Chine ; au midi, jusqu’au bord méridional de la mer Caspienne ; au couchant, jusqu’à la mer Baltique ; & au nord, jusqu’aux glaces de​l’Océan septentrional. Enfin, la Moscovie ne fait plus qu’une province de cet empire.
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v10-2056-0
MOSELLE
MOSELLE, (Géog.)​ riviere de France, qui court par la Lorraine, par les évêchés de Mets & de Toul, par le Luxembourg, par le comté de Weldentz ; & par la province de la Saare. Salve amnis laudate agris, laudate colonis, Dignata imperio, debent an mænia Belga ? La plûpart des auteurs l’appellent en latin Musella ou Mosella. Florus la nomme Mosula, & Ptolomée Obrincus. Elle prend sa source au mont des Faucilles, dans les montagnes de Vauge, aux confins de la Lorraine, du Suntgaw, & du comté de Montbeillard, assez près de l’endroit d’où la Saône tire aussi son origine. Cette proximité fut cause que, sous le regne de l’empereur Domitius Néron, on entreprit de faire un canal pour joindre la Moselle à la Saône ; mais l’ouvrage ne fut point achevé. Ce fleuve se perd dans le Rhin, auprès de Coblentz.
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v10-2057-0
MOSELLANUS COMITATUS
MOSELLANUS COMITATUS, (Géog. anc.)​ comté d’Allemagne, dans l’état de l’évêque de Liége ; c’est ce que nous nommons l’Haspengow.
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v10-2058-0
MOSKA, ou MOSENA
MOSKA, ou MOSENA, (Géog.)​ petite riviere de l’empire russien, dans la province à laquelle elle donne le nom de Moscou, dont nous avons fait les mots Moscovie & Moscovite. Elle a sa source à l’extrémité de cette province, arrose Moscou, & se perd dans l’Occa, riviere qui tombe dans le Volga.
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v10-2059-0
MOSKITES, les
MOSKITES, les, (Géog.)​ petite nation de l’Amérique dans la nouvelle Espagne, entre le cap de Hondura & Nicuragua. Les hommes sont agiles, vigoureux, & bons pêcheurs, s’exerçant dès l’enfance à jetter la lance & le harpon. Ils vont presque tout nuds, & ne vivent que de la pêche. (D. J.)​
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v10-2060-0
MOSKOW
MOSKOW, (Géog.)​ les François prononcent Moskou, mais mal ; ce mot se doit prononcer Moskof, parce que le w final de la langue esclavone, qui est d’usage en Russie, en Pologne & ailleurs, est un v consone, & se prononce par ces peuples comme une f. Moskow est une grande ville, que Basilides conquit sur les Lithuaniens à la fin du onzieme siecle. Elle devint alors un patriarchat, & la capitale de l’empire russien, & elle l’a été jusqu’à la fondation de Saint-Pétersbourg par Pierre I. Oléarius, le Brun & autres, ont décrit Moskow dans leurs voyages ; mais les années ont causé tant de changemens à cette ville, que leurs descriptions ne sont plus vraies aujourd’hui. Cette ville est partagée en quatre parties, dont chacune est entourée d’une muraille & d’un fossé. Elle dépérit tous les jours, parce que la plûpart des maisons étant de bois, les incendies y sont fréquens, & le czar a défendu qu’on les rebâtit de pierre, afin d’attirer encore mieux les grands & les riches à Saint-Pétersbourg. Les rues de Moskow ne sont pavées qu’en peu d’endroits, & remplies de vagabonds & de gueux, qui détroussent & assassinent les passans à l’entrée de la nuit. Les églises & monasteres y brillent en très-grand nombre ; & comme chacun a ses cloches, la sonnerie ne finit point. Ces cloches ne se mettent pas en branle comme les nôtres ; on les sonne par le moyen d’un corde qui tient au battant. L’apothicairerie de Moskow étoit autrefois la la plus considérable de l’Europe, parce qu’elle fournissoit seule les armées & les grandes villes de Russie ; mais les choses ne sont plus de même aujourd’hui. Les environs de Moskow paroissent très-beaux, & les Anglois établis dans cette ville, avoient trouvé​ l’art d’avoir dans leurs jardins au mois de Février des roses hâtives, des œillets & d’excellentes asperges. Tout le pays produit du bon blé, qu’on seme en Mai, & qu’on recueille en Septembre. La terre porte des fruits, pourvu qu’on la fume & qu’on la cultive. Le miel y est aussi commun qu’en Pologne. Le gros & le menu bétail y paît en abondance ; ensorte que la vie y est à grand marché. Moskow est baignée au sud-est par la Moska, au couchant & au sud-ouest, par la riviere de Neglina. Pierre-le-Grand a fait faire un canal de Moskow à Saint-Petersbourg, pour établir une correspondance entre l’ancienne capitale de ses états, & la nouvelle. Ce canal, après avoir traversé le lac d’Onega, arrive à Moskow. Cette ville est dans une plaine fort étendue, à 160 lieues N. de Cassa, 240 de Constantinople, 260 de Cracovie, 245 de Stockholm, environ 360 de Vienne, & 650 de Paris. Long. selon Cassini, 57. 51. 30. lat. 55. 36. 10. Long. Selon Timmerman, 56. 11. 15. lat. 55. 34. (D. J.)​
[ [ "multsrc" ], [ "55 36' 10\" N 57 51' 30\" E" ], [ " 55 34' N 56 11' 15\" E" ] ]
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v10-2060-1
Moskow, le duché de
Moskow, le duché de, (Géog.)​ province de l’empire russien, appellé la Moscovie proprement dite, pour la distinguer de tout l’empire du czar. Cette province particuliere a titre de duché ; car pendant long-tems les czars n’ont été connus que sous le titre de grands ducs de Moscovie. Elle prend son nom de sa capitale, qui elle-même le reçoit de la riviere qui l’arrose. Les autres rivieres principales sont l’Occa & la Clesma, qui vont grossir le Volga. Dans la partie occidentale du duché de Moskow est une grande forêt de vingt-cinq lieues, d’où sort le Borysthène, qui de-là passe par le duché de Smolencko, entre en Lithuanie, en Pologne, en Ukraine, &c. Long. du duché de Moskou 53. 63. lat. 52. 58. (D. J.)​
[ [ "52 58' N 53 63' E" ] ]
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v10-2064-0
MOSSENIGA ou MOSENIGO
MOSSENIGA ou MOSENIGO, (Géog.)​ ville de la Morée, dans le Belvédere, que M. de Witt place au nord de la ville de Coron, & sur le golfe de ce nom ; ce n’est pas l’ancienne Messène, quoi qu’en disent Corneille & Maty. (D. J.)​
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v10-2065-0
MOSSYLITES ou MOSSILICUS
MOSSYLITES ou MOSSILICUS, (Géog. anc.)​ port & promontoire de l’Ethiopie. Le P. Hardouin dit qu’on appelle à-présent le promontoire le cap de Gatdatu.
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v10-2066-0
MOSTAGAN ou MONSTAGAN
MOSTAGAN ou MONSTAGAN, (Géogr.)​ ancienne & forte ville d’Afrique, au royaume d’Alger, avec un château, une mosquée, & un bon port nommé Cariena par les Romains, à 20 E. d’Oran. Long. selon Ptolomée, 14. 30. lat. 33. 40.
[ [ "33 40' N 14 30' E" ] ]
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v10-2067-0
MOSTAR
MOSTAR, (Géog.)​ ville de Dalmatie dans l’Hercegovine. Quelques-uns la prennent pour l’ancienne Saloniana de Ptolomée, & d’autres pour l’ancienne Andecrium ou Andrecium ; quoi qu’il en soit, elle appartient aux Turcs, & est toujours épiscopale. Elle est située à 40 milles N. de la ville de Narenta. Long. 36. 12. lat. 43. 42.
[ [ "43 42' N 36 12' E" ] ]
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v10-2068-0
MOSUL, ou MOUSSUL, ou MOUSSAL
MOSUL, ou MOUSSUL, ou MOUSSAL, (Géog.)​ par Ptolomée Durbeta, ville forte d’Asie, dans le Diarbeck, sur la rive droite du Tigre. Elle est aujourd’hui presque toute ruinée, n’a que de petits bazars borgnes, & est cependant fréquentée par des négocians Arabes & des Curdes ; on croit que c’est de l’autre côte du Tigre que commencent les ruines de l’ancienne Ninive. La chaleur est excessive à Mosul, & encore plus grande qu’en Mésopotamie. Long. selon nos voyageurs, 59. 20. lat. 36. 30. Les tables arabiques sont bien différentes, car elles​ donnent à Mosul 77. degrés de longitude, & 34. 30. de latitude septentrionale.
[ [ "multsrc" ], [ "36 30' N 59 20' E" ], [ "34 30' N 77 E" ] ]
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v10-2069-0
MOSYLON
MOSYLON, (Géog. anc.)​ promontoire & port de l’Ethiopie, sous l’Egypte. Pline, liv. VI. c. xxix. appelle le port Mossylicus, & le promontoire Mossylicum. Le P. Hardouin dit que le promontoire est aujourd’hui le cap de Gardafu.
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v10-2070-0
MOSYNIENS ou MOSYNŒCIENS
MOSYNIENS ou MOSYNŒCIENS, (Géograp. anc.)​ en latin Mosynœci ; par Ptolomée Moxiani ; par Pline, liv. VI. chap. iv. Mossyni, & par quelques auteurs Mosyni ; nom de certains peuples montagnards qui logeoient dans des tours de bois, & qui étoient du voisinage du Pont-Euxin ; leur nom veut dire la même chose que turticolæ. Méla, Sirabon, Apollonius, & sur-tout Xénophon, nous apprennent plusieurs particularités fort étranges de ces peuples barbares. Ils ne vivoient que de glands & de la chair des bêtes sauvages qu’ils tuoient à la chasse ; ils s’imprimoient des marques sur tout le corps, comme font de nos jours plusieurs Indiens ; ils ne connoissoient aucune loi de pudeur & de décence dans toutes les actions naturelles ; mais une chose unique dans l’histoire, leur plus haute tour servoit de demeure au roi qu’ils élisoient, & qui étoit le plus malheureux des hommes ; ils le tenoient nuit & jour sous une forte garde ; il falloit qu’il terminât tous leurs différends comme juge : si néanmoins il lui arrivoit de mal juger, ils l’emprisonnoient, & suivant la nature des cas, le laissoient plus ou moins long-tems sans lui donner de nourriture. (D. J.)​
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v10-2071-0
MOSYNOPOLIS
MOSYNOPOLIS, (Géog. anc.)​ ville que Nicétas & Cédrene mettent dans la Thrace, chez les Mosynœci ou Mossyni de Pline, c’est à-dire peuples qui habitoient dans des tours sur les bords du Pont-Euxin. Voyez Mosyniens. (D. J.)​
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v10-2073-0
MOTALA, MOTOLA, ou MOTULA
MOTALA, MOTOLA, ou MOTULA, (Géogr.)​ petite ville d’Italie au royaume de Naples, dans la terre d’Otrante avec un évêché suffragant de Tarente : elle est à 4 milles N. O. de Massafra, 2 N. E. de Castellaneta. Long. 34. 45. lat. 40. 51.
[ [ "40 51' N 34 45' E" ] ]
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v10-2074-0
MOTAY
MOTAY, (Géog.)​ en latin Claudius mons, montagne de la basse Hongrie, d’une grande étendue ; elle s’avance juqu’en Styrie, & reçoit divers noms selon la diversité des lieux.
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v10-2075-0
MOTAYES
MOTAYES, (Géog.)​ peuples sauvages de l’Amérique méridionale, au Bresil. Ils sont de couleur olivâtre, petits de taille, vont tout nuds, & vivent de maiz, de racines, de chiens & de chats sauvages. (D. J.)​
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