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v10-2352-0 | MUSSY-L'ÉVEQUE | MUSSY-L’ÉVEQUE, (Géogr.) petite ville de France en Bourgogne, située sur la Seine, entre Châtillon & Bar-sur-Seine. Long. 22. 10. latit. 46. 40.
Boursault (Edme), poëte françois, naquit dans cette ville en 1638. Il fut nommé par Louis XIV. sous-précepteur de M. le duc de Bourgogne ; mais comme il n’avoit aucune étude, il ne put remplir ce poste honorable. Cependant il a fait quelques ouvrages en vers & en prose qui ne sont pas méprisa-bles ; il est vrai que ses lettres à Babet ne font plus que l’amusement des jeunes provinciaux, mais sa comédie d’Esope subsiste encore au théâtre. Il est mort à Montluçon ou à Paris en 1706. (D. J.) | [
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"46 40' N 22 10' E"
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v10-2359-2 | Mutation | Mutation, (Géog.) en latin mutatio ; ce terme se dit en Géographie de certains lieux de l’empire Romain, où les couriers publics, les grands officiers qui voyageoient pour le service de l’état, &c. trouvoient des relais & changeoient de chevaux. On entretenoit dans ces lieux des chevaux exprès comme dans nos postes, pour qu’ils en pussent changer & continuer promptement leur route. Avec le tems on en établit pour tous les voyageurs qui vouloient payer. Delà vient que le mot mutatio se trouve si souvent répété dans les itinéraires.
Mutation differe de mansion, mansio, en ce que le premier signifie un lieu où l’on change de chevaux, & le second un gîte où l’on couche, & où même on peut faire le séjour nécessaire pour se délasser d’une trop grande fatigue. (D. J.) | [] | [] |
v10-2365-0 | MUTINA | MUTINA, (Géogr. anc.) Polybe & l’itinéraire d’Antonin écrivent Motina, & les autres auteurs Motina ; ville d’Italie dans la Gaule Cispadine, entre les fleuves Gabellus & Scultenna, sur la voie æmilienne. Elle devint colonie romaine en même tems que Parme & Aquilée. Ciceron l’appelle firmissima & splendissima populi romani colonia. Tacite, hist. liv. I. ch. l. & la plûpart des historiens latins, ont décrit les maux que cette colonie souffrit durant les guerres civiles ; c’est ce qui a fait dire à Lucain, phars. liv. I. v. 41,
His Cæsar, perusine fames, Mutinæque labores.
Mutina est aujourd’hui la ville de Modene. Voyez Modene. (D. J.) | [] | [] |
v10-2371-0 | MUTUSCA | MUTUSCA, (Géog. anc.) ou Mutusca, village d’Italie dans la Sabine, autrefois renommé par ses oliviers, d’où vient que Virgile l’appelle oliferaque Mistusca. Léander & autres prétendent avec assez de vraissemblance que ce lieu s’appelle auiourd’hui Trevi, bourg de l’état de l’église, au duché de Spolete, à 5 milles de Fuligno. (D. J.) | [] | [] |
v10-2373-0 | MUXACRA | MUXACRA, (Géog.) petite ville & port d’Espagne au royaume de Grenade ; elle est sur la Méditerranée, à 8 lieues N. E. d’Almérie, 18 S. O. de Carthagène, à l’embouchure du Trabay. Long. 16. 18. lat. 36. 34. | [
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"36 34' N 16 18' E"
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v10-2374-0 | MUYDEN | MUYDEN, (Géog.) petite ville des Provinces-Unies dans la Hollande méridionale, à l’embouchure du Vecht, dans le Zuyder-zée, à 2 lieues d’Amsterdam. Albert de Baviere lui accorda divers privileges en 1403. Long. 52. 38. lat. 52. 22. | [
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"52 22' N 52 38' E"
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v10-2375-0 | MUZA | MUZA, (Géog. anc.) port de l’Arabie heureuse, dans le pays des Elisari. Pline, l. VI. c. xxiij. dit que son commerce consistoit dans le débit de l’encens & autres aromates de l’Arabie. C’est aujourd’hui, selon le P. Hardouin, Zibit. (D. J.) | [] | [] |
v10-2381-0 | MYCALE | MYCALE, (Géog. anc.) montagne d’Asie dans la Natolie, vis-à-vis le cap de Neptune de l’île de Samos. Tous les anciens ont connu cette montagne, Homere, Herodote, Thucydide & Diodore de Sicile, la mettent tous dans l’Ionie.
Cette montagne, dit M. de Tournefort, la plus élevée de la côte, est partagée en deux sommets, & se trouve aujourd’hui dans le même état que Strabon l’a décrite, c’est-à-dire, que c’est un très-beau pays de chasse, couvert de bois, & plein de bêtes fauves.
On l’appelle la montagne de Samson, à cause d’un village de même nom qui n’en est point éloigné, & qui, suivant les apparences, a été bâti sur les ruines de l’ancienne ville de Priene, où Bias, l’un des sept sages de la Grece, avoit pris naissance. (D. J.) | [] | [] |
v10-2382-0 | MYCALESSUS | MYCALESSUS, (Géog. anc.) ville de Béotie dont parlent Strabon, Pline, Thucydide & Pausanias. (D. J.) | [] | [] |
v10-2383-0 | MYCENES | MYCENES, (Géog. anc.) en latin Mycene au nombre pluriel, suivant la plûpart des auteurs. Homere dit tantôt Mycenæ, Μυκήναι au pluriel, & tantôt Μυκνη, Mycæna au singulier, c’étoit une ville du Péloponnele dans l’Argie, à trois lieues d’Argos en tirant vers le midi, & la capitale du royaume d’Agamemnon ; mais après l’extinction de ce royaume, Mycenes déchut si considérablement, que du tems de Strabon, on n’en voyoit plus aucun vestige. Cependant Horace l’appelloit encore riche, dites Mycænas, d’après Homere & Sophocle, qui lui ont donné l’épithete de πολυχρυσος, abondante en or. On conjecture que c’est aujourd’hui AgiosAdrianos ; mais cette conjecture n’est presque appuyée que sur l’imagination. (D. J.) | [] | [] |
v10-2384-0 | MYCONE | MYCONE, (Géog. anc.) ile de la mer Egée, l’une des Cyclades, située a 30 milles de Naxié, à 40 de Nicarie, & à 18 du port de Tine ; on lui donne trente-six milles de tour. Elle s’étend de l’est à l’ouest.
Cette île est aride, & a des montagnes fort élevées ; les deux plus considérables portent le nom de S. Hélie. On recueille dans l’île assez d’orge pour les insulaires, beaucoup de figues, peu d’olives, d’excellens raisins. Les eaux y sont rares en été. Les habitans peuvent être au nombre de trois mille ames ; mais pour un homme qu’on y voit, on y trouve quatre femmes, couchées le plus souvent parmi les cochons. Il est vrai que les hommes fréquentent la mer, & sont réputés les meilleurs matelots de l’Archipel.
Strabon remarque, que les Myconiotes étoient sujets à devenir chauves ; en effet, aujourd’hui la plupart perdent leurs cheveux des l’âge de 20 ou 25 ans. Ils passoient autrefois pour grands parasites, & ne le seroient pas moins de nos jours, s’ils trouvoient de bonnes tables à piquer. Archiloque reprochoit à Péricles de tondre les nappes d’Athenes, à la maniere des Myconiotes ; mais Péricles avoit tant d’ennemis, qu’on ne songeoit qu’à lui intenter de fausses accusations.
Mycone n’a été possédée que quelques années par les ducs de Naxie. Barberousse, capitan bacha, la soumit bien tôt à Soliman II. avec tout l’Archipel. C’est un cadi ambulant qui la gouverne.
Les Francs appellent cette île Micouli ; on n’y trouve qu’une seule église latine, qui dépend de l’évêque de Tine, lequel la fait desservir par un vicaire, à 25 écus romains d’appointemens. En échange, il y a dans cette île plusieurs églises grecques, parce que tous les habitans sont du rite grec.
Les dames de Mycone ne seroient point désagréables, si leurs habits étoient selon nos modes. Les pieces qui composent leur parure, sont décrites au long par M. de Tournefort. D’abord, elles portent une espece de chemisette qui couvre à peine la gorge. Elles mettent sur cette chemisette, une grande chemise de toile de coton ou de soie à manches larges ; la troisieme piece est une espece de plastron couvert de broderie, qu’on applique sur la gorge, mais toutes les dames ne se servent pas de cette troisieme piece. Elles endossent ensuite un corcelet sans manches, relevé de broderie. La cinquieme piece de leur parure est un tablier de mousseline ou de soie. Leurs bas sont plissés & ornés de dentelles d’or ou d’argent. Leurs jarretieres sont des rubans noués à deux ganses. Enfin, leur couvre-chef de mousseline est long de six ou sept piés, sur deux de large ; elles le tortillent sur la tête & au-tour du menton d’une maniere agréable, & qui leur donne un petit air éveillé.
Revenons à l’île même ; sa longitude est de 43. 36. lat. 37. 28. (D. J.) | [
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"37 28' N 43 36' E"
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v10-2385-0 | MYCONE, canal de | MYCONE, canal de (Géog.) bras de mer entre l’île de Délos ou Sdile, & l’île de Mycone, à l’est-nord-est de Délos. Ce canal a trois milles de large depuis le cap Alogomangra de Mycone, jusqu’à la plus proche terre de Délos. (D. J.) | [] | [] |
v10-2387-0 | MYGDONIE | MYGDONIE, (Géog. anc.) contrée de de la Macédoine. Elle avoit au nord la Pélagonie, à l’orient la Chalcidie, au midi la Péonie, & à l’occident la province Deuriopus.
Les Mygdoniens de Macédoine envoyerent une colonie dans la Mésopotamie, qui donna son nom de Mygdonie à la partie occidentale de cette province, où ils choisirent de s’établir. Il faut donc distinguer les Mygdons de Grece des Mygdons asiatiques. (D. J.) | [] | [] |
v10-2391-0 | MYLA | MYLA, (Géog. anc.) fleuve de Sicile. Il couloit selon Tite-Live, liv. XXIV. ch. xxx. entre Syracuse & Léontium ; mais comme il y a plus d’une riviere dans ce quartier, il est bien difficile de devi-ner laquelle portoit anciennement le nom de Myla. (D. J.) | [] | [] |
v10-2392-0 | MYLASA, ou MYLASSA | MYLASA, ou MYLASSA, (Géog. anc.) ville de la Carie, à 80 stades de la mer, selon Pausanias. Elle étoit située dans une riche campagne, au rapport de Strabon, & elle passoit pour une des trois principales ville de la province. Il n’y en avoit point dans tout le pays qui fût plus décorée de temples, de portiques, & d’autres édifices publics ; car elle possedoit dans son voisinage une fameuse carriere de très-beau marbre blanc. Jupiter carien y avoit un temple célebre. Sa statue tenoit à la main au-lieu du foudre la hache d’amasone, qu’Hercule avoit rapportée de son expédition contre ces anciennes guerrieres. On voit encore cette hache à deux tranchans sur les médailles de Mylasa ; mais elle est mieux représentée sur un bas-relief, où Jupiter Carien est nommé Dolichenus, du nom d’une île voisine des côtes de la Carie. Pline, liv. V. ch. xxix. nous apprend que les Romains accorderent la liberté à la ville & aux citoyens de Mylasa. (D. J.) | [] | [] |
v10-2393-0 | MYLIAS | MYLIAS, (Géog. anc.) contrée qui faisoit originairement partie de la grande Phrygie, mais qui dans la suite sut rangée dans la Lycie. Ptolomée met dans cette contrée quatre villes qu’il nomme Podalea, Nysa, Choma, Condica. (D. J.) | [] | [] |
v10-2394-0 | MYLÆ | MYLÆ, (Géogr. anc.) ville de l’île de Sicile, auprès de laquelle Velleius Paterculus, liv. II. chap. lxxix. & Suétone dans la vie d’Auguste, ch. xvj. nous apprennent qu’Agrippa vainquit Pompée. Il y avoit une autre Mylæ en Thessalie, qui fut prise par les Romains, & abandonnée au pillage, selon le récit de Tite Live, liv. XXXXII. chap. liv. (D. J.) | [] | [] |
v10-2398-0 | MYNDUS | MYNDUS, (Géog. anc.) nom de la Carie, selon Strabon ; c’est aussi le nom d’une île de la mer Icarienne, selon Ptolomée, liv. V. ch. ij. (D. J.) | [] | [] |
v10-240-6 | Marc d’Apalache, saint | Marc d’Apalache, saint (Géog.) baie, riviere & fort de l’Amerique dans la Floride Espagnole, lat. 30. 25. | [
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"30 25' N"
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v10-2402-0 | MYONNESOS | MYONNESOS, (Géogr. anc.) île de la Thessalie que Strabon met vis-à vis de Larisse. (D. J.) | [] | [] |
v10-2405-0 | MYOSHORMOS | MYOSHORMOS, (Géog. anc.) c’est-à-dire le port de la Souris, port d’Egypte, que Pline & Ptolomée mettent sur la mer Rouge, & qu’Arrien nous donne pour un des plus célebres de cette mer. On le nomma par la suite des tems le port de Vénus, & Strabon, liv. XVI. le connoit sous ces deux noms. M. Huet prétend que le nom moderne du port de la Souris, est Casir. (D. J.) | [] | [] |
v10-2407-0 | MYRCINUS | MYRCINUS, (Géog. anc.) ville de Thrace, que Thucydide met sur le bord du fleuve Strymon, & qu’Appien place au voisinage de Philippes. | [] | [] |
v10-2408-0 | MYRE | MYRE, (Géog. anc.) Myra, ville de Lycie, où S. Paul s’embarqua sur un vaisseau d’Alexandrie pour se rendre à Rome. Le texte latin des actes des apôtres, chap. xvij. V 5. porte Lystram au-lieu de Myram qui est dans le grec ; mais c’est une faute, car, 1°. Lystres est dans la Lycaonie, & non pas dans la Lycie ; 2°. Lystres n’étoit point une ville maritime. Myre s’appelle aujourd’hui Strumita, à ce que dit l’Itinéraire de Stunica, cité par Ortelius. (D. J.) | [] | [] |
v10-2412-0 | MYRINE | MYRINE, (Géog. anc.) Myrina, les anciens géographes distinguent quatre villes de ce nom, 1°. Myrine, ville de l’Æolide, qu’on nomme présentement Marhani, selon Leunclavius. 2°. Myrine dans l’île de Lemnos, selon Pline, liv. IV. chap. xij. & Ptolomée, liv. III. chap. xiij. Belon l’appelle Lemno. 3°. Myrine, ville de Troade selon Strabon, liv. I. c. ij. pag. 573. 4°. Myrine, ville de l’île de Crete, que Pline met dans les terres ; le P. Hardouin croit qu’il faut lire Mycene pour Myrina, mais une telle correction devroit être appuyée de l’autorité de quelques manuscrits. (D. J.) | [] | [] |
v10-2413-0 | MYRLÉE | MYRLÉE, (Géogr. anc.) Myrleia, ville de la Bythinie, à l’orient de l’embouchure de la riviere Rhyndacus, sur la Propontide, entre les villes de Cysique & de Prusse ; elle fut bâtie par Myrlus, chef des Colophoniens, dit Etienne le géographe. Philippe, roi de Macédoine, fils de Démetrius pere de Persée, la saccagea, & la donna à Prusias roi de Bythinie son gendre, qui l’ayant rétablie la nomma Apamée, du nom de sa femme, à ce que nous apprend Strabon, liv. XII. pag. 363. Elle portoit ce dernier nom du tems de Pline, sicut Apamæa, quæ nunc Myrlaea Colophoniorum, mais cet historien a tort de la mettre dans les terres, intus, car elle étoit sur la côte du consentement même de Ptolomée, liv. V. chap. j. enfin elle reçut une colonie romaine. (D. J.) | [] | [] |
v10-2417-0 | MYRMECIUM, ou MYRMETIUM | MYRMECIUM, ou MYRMETIUM, (Géog. anc.) ville de la Sarmatie, dans la Chersonese taurique. (D. J.) | [] | [] |
v10-2418-0 | MYRMIDONS | MYRMIDONS, (Géogr.) Myrmidones, habitans de l’ile d’Egine. Les Poëtes ont feint qu’ils prirent cette dénomination des fourmis qui furent changées en hommes à la priere d’Eaque, roi de cette île ; mais ce sobriquet leur fut donné, parce que fouillant la terre comme les fourmis, ils y mettoient ensuite leurs grains, & parce que n’ayant point de briques, ils se logeoient dans des trous qu’ils creusoient en terre. Ce nom de Myrmidon devint ensuite commun à tous les Thessaliens, à ce que prétend Philostrate. (D. J.) | [] | [] |
v10-2422-0 | MYROPOLE | MYROPOLE, (Géog. anc.) en grec Μυροπολον, ville de Grece, près des Thermopyles, vis-à-vis d’Héraclée. Procope dit que le tems ayant ruiné les fortifications qu’on avoit faites au passage des Thermopyles, d’un côté par la ville d’Héraclée, & de l’autre par celle de Myropole, qui est proche de ce passage, Justinien répara les fortifications de ces deux places, & éleva un mur très-solide, par le moyen duquel il boucha cet endroit, qui étoit auparavant ouvert. Les Lacédémoniens furent invincibles, tant que Sparte n’eut point de murailles, & dès que Justinien eût fini tant de beaux ouvrages décrits par Procope, les Barbares les détruisirent, pénétrerent de toutes parts, & firent crouler l’empire. (D. J.) | [] | [] |
v10-2425-0 | MYRRHENE | MYRRHENE, (Géog. anc.) en latin Myrrhinus, municipe de l’Attique peu distant de Marathon. Il faisoit partie de la tribu Pandionide, selon Etienne le géographe. (D. J.) | [] | [] |
v10-243-0 | MARCELLIANA | MARCELLIANA, (Géog. anc.) lieu d’Italie dans la Lucanie, au voisinage d’Atina. M. de Lisle le nomme Marcellianum, on croit que c’est la Pola d’aujourd’hui. (D. J.) | [] | [] |
v10-2432-0 | MYRTETA | MYRTETA, (Géog. anc.) c’étoient, dit Ortelius, des bains chauds en Italie, au voisinage de la ville de Baies. Ils tiroient, continue-t-il, leur nom d’un bois de myrtes qui étoit auprès de la ville, & qui contribuoit à rendre ces bains si délicieux, qu’on n’y alloit pas moins pour le plaisir que pour la guérison des maladies. Horace en fait mention dans ses épitres, l. I. cp. xv. vers. 5. en ces mots, sane myrteta relinqui. Je crois, pour moi, que ces bains de Baies, myrteta, étoient de pures étuves, où les vapeurs soutrées qui s’exhalent de la terre, causent une chaleur seche qui provoque la sueur. Celse, l. II. c. xvij. parle de ces étuves de Baies d’une maniere décisive en faveur de mon opinion ; car il s’exprime ainsi : sieut calor est, ubi à terra profusus calidus vapor oedisisio includutetur, sicut super Balas in myrtetis habemus. (D. J) | [] | [] |
v10-2435-0 | MYRTOS | MYRTOS, (Géog. anc.) île de la mer Égée, au midi occidental de la pointe la plus méridionale de l’île Eubée. Pline, l. IV. c. xj. dit qu’elle donnoit son nom à cette partie de la mer Égée qu’on appelloit Myrtoum mare, voyez à Mare, l’article Mare myrtoum. (D. J.) | [] | [] |
v10-2437-0 | MYSE, ou MYSA | MYSE, ou MYSA, (Géog.) riviere d’Allemagne en Bohème. Elle a sa source aux confins du palatinat de Baviere, & se perd dans le Muldaw, un peu au-dessus de la ville de Prague. (D. J.) | [] | [] |
v10-2438-0 | MYSIE | MYSIE, (Géog. anc.) Mysia, contrée de l’Asie mineure, qui s’étendoit dans les terres vers la Propontide, la Phrygie, le fleuve Hermus, & la chaîne la plus orientale du mont Ida ; c’est aujourd’hui une partie de la petite Aidide.
Les Mysiens y formoient deux provinces, resser-rées dans la suite par les migrations des Éoliens, & fertile en hêtres, μυσοις, d’où selon les apparences elles tiroient leur nom. On distinguoit la Mysie en grande & petite Mysie.
La petite Mysie, la plus septentrionale & voisine de l’Hellespont, avoit la Propontide au nord, la Troade, au midi le mont Olympe, les villes de Lempsaque, de Cizique, &c.
La grande, plus méridionale & plus orientale, étoit située entre la petite Bithynie, la grande Phrygie, l’Eolide, & la mer Égée. Elle avoit pour villes principales, Antandre, Pergame, Adramite, &c.
Ces Asiatiques, ainsi que la plûpart de leurs voisins, tels que les Phrygiens, les Cariens, les Lydiens, étoient en assez médiocre considération chez les Grecs ; & s’il en faut croire Cicéron dans son Oraison pour Flaccus, ils avoient donné lieu à quelques expressions proverbiales qui ne leur étoient pas avantageuses.
On disoit des Phrygiens, par exemple, qu’ils ne devenoient meilleurs qu’à force de coups ; que si l’on avoit à faire quelqu’épreuve périlleuse il falloit choisir à cet effet un Carien, comme n’ayant point assez d’esprit pour prévoir le danger ; que dans les comédies, les valets fripons étoient toujours des Lydiens.
Les Mysiens en particulier tomberent dans une telle décadence, qu’ils furent en butte aux outrages de toutes les nations qui les pillerent impitoyablement. De-là, pour désigner un peuple foible, on disoit en proverbe, qu’il pouvoit être insulté par les Mysiens mêmes. Nous connoissons de nos jours, un peuple en Allemagne, que nous voyons également la proie des nations amies ou ennemies, & qui n’auroit point été exposé à de tels outrages il y cinquante ans : ainsi l’on appelloit proverbialement un butin sûr, le butin de Mysie.
Cette décadence des Mysiens n’empêche point qu’ils ne se soient fait un nom dans la Musique, & que Plutarque n’ait été fondé à leur attribuer l’invention de quelques beaux airs. Olympe qui composa le premier sur la flûte en l’honneur d’Apollon, l’air appellé polycéphale, dont Pindare parle avec tant d’éloge, étoit originaire de Mysie. On voit dans la Retraite des dix mille de Xénophon, que les Mysiens excelloient dans les danses armées, qu’on executoit au son de la flûte ; mais la différence est grande entre des peuples guerriers & des peuples danseurs. Les Mysiens dansoient bien & souffroient patiemment toutes sortes d’insultes.
Il me reste à remarquer que Pausanias, lib. II. c. xviij, nomme aussi Mysie une petite contrée du Péloponnèse, où étoit un temple dédié à Cérès myfienne. Ce nom de Mysie donné à ce canton, tiroit son origine d’un certain Mysius que les habitans d’Argos disoient avoir été hôte de Cérès.
Strabon, l. XIII. p. 615. nomme Mysie une ville de la Troade qu’il place au voisinage d’Adramite. Ptolomée, l. VI. c. v, donne aussi le nom de Mysie à une ville de Parthie. Enfin, Ovide & Denys le géographe parlent d’une Mysie & de Mysiens qui étoient en Europe entre le Danube, la Pannonie & la Thrace, c’est-à-dire qui occupoient à-peu-près ce que nous appellons la Servie & la Bulgarie ; mais la Mysie est la Moësie, & leurs Mysiens les Moesiens, c’est dans ces deux auteurs une ortographe vicieuse, voyez ce qu’on en a dit au mot Moesie. (D. J.) | [] | [] |
v10-2439-0 | MYSOMACÉDONIENS | MYSOMACÉDONIENS, (Géog. anc.) Mysomacedones, peuple d’Asie dans la Mysie, selon Pline, l. V. c. xxix. & selon Ptolomée, l. V. c. ij. dans la grande Phrygie. Quoi qu’il en soit, c’étoient des Macédoniens mêlés avec des Mysiens. (D. J.) | [] | [] |
v10-2440-0 | MYSOTMOLITES | MYSOTMOLITES, (Géog. anc.), Mysotmolitæ dans Pline, l. V. c. xxix ; quelques manuscrits portent Mesotimolitæ. Si on lit Mysotmolitæ, ce mot désigneroit des Mysiens mêlés avec les Tmolites. Si on goûte davantage Mesotymolitæ, ce sont des peuples qui habitent au milieu du mont Tmolus. Le pere Hardouin préfere cette derniere leçon, parce qu’elle est appuyée des notices épiscopales de la province de Lydie, où Mesotimolos a le dixieme rang. (D. J.) | [] | [] |
v10-2444-0 | MYSTIA | MYSTIA, (Géograph. anc.) ville d’Italie dans la grande Grece ; c’est aujourd’hui selon le pere Hardouin, Monasteract, ou comme d’autres disent, Monte-Araci. (D. J.) | [] | [] |
v10-2448-0 | MYTILÈNE | MYTILÈNE, (Géog. anc.) Μυτιλήνη, ville d’Æolie dans l’île de Lesbos, & sa capitale. Elle étoit florissante, puissante, & très-peuplée ; mais elle fut exposée en différens tems à de grandes calamités. Elle souffrit beaucoup de la part des Athéniens dans la guerre du Péloponnése, & de la part des Romains durant la guerre contre Mithridate. Après la défaite du roi de Pont, elle fut la seule qui demeura en armes, de sorte que les Romains irrités l’attaquerent, la prirent, & la ruinerent. Cependant l’avantage de sa situation la fit promptement rétablir, & Pompée eut la gloire d’y contribuer beaucoup en lui rendant sa liberté. Strabon dit que Mytilène étoit très-grande de son tems ; Cicéron & Vitruve ne parlent que de sa magnificence. La liberté que Pompée lui rendit lui fut confirmée par les empereurs. Trajan affectionna cette ville, l’embellit, & lui donna son nom.
On ne perdra jamais la mémoire de Mytilène parmi les antiquaires. Les cabinets sont remplis de médailles de cette ville, frappées aux têtes de Jupiter, d’Apollon, de Vénus, de Livie, de Tibere, de Caïus César, de Germanicus, d’Agrippine, de Julie, d’Adrien, de Marc-Aurele, de Commode, de Crispine, de Julia Domna, de Caracalla, d’Alexandre Severe, de Valérien, de Gallien, de Salonic.
Mytilène produisit de bonne heure des hommes à-jamais célebres, & devint ensuite en quelque maniere la patrie des Arts & des talens. Pittacus, un des sept sages de la Grece, dont on avoit écrit les sentences sur les murailles du temple d’Apollon à Delphes, voulant délivrer Mytilène sa patrie de la servitude des tyrans, en usurpa lui-même l’autorité ; mais il s’en dépouilla volontairement en faveur de ses citoyens.
Alcée, son compatriote & son contemporain, a été un des plus grands lyriques de l’antiquité. On sait l’éloge qu’en fait Horace, Od. 12. l. II.
Et te sonantem plenius aureo
Alcæe plectro, dura navis,
Duru fugæ mala, dura belli,
Pugnas, & exactos tyrannos
Densum humeris bibit aure vulgus.
Il ne nous reste que des lambeaux des poésies d’Alcée. Les plus belles, au jugement de l’ami de Mécène & de Quintilien, étoient celles qu’il fit contre Pittacus, Mirsilus, Mégalagyrus, les Cléanactides, & quelques autres, dont les factions désolerent l’île de Lesbos & toute l’Æolie. Obligé de se sauver, il se mit à la tête des exilés, & fit la guerre aux tyrans dont il eut la gloire de délivrer sa patrie. Il unissoit l’énergie & la magnificence du style à la plus grande exactitude ; & c’est de lui que le vers alcaïque a tiré son nom.
La contemporaine d’Alcée & sa bonne amie, æolia puella, la dixieme muse pour m’exprimer en d’autres termes, celle que Strabon appelle un prodige ; ou si l’on veut la considérer sous une autre face, la malheureuse amante de Phaon, en un mot Sapho, dont le vers saphique a tiré son origine, étoit de Mytilène. Elle ne se lassa point de vanter la lyre d’Alcée, & les anciens n’ont cessé de les louer également tous les deux. Tous deux, dit Horace, enlevent l’admiration des ombres ; tous deux méritent d’être écoutés avec le silence le plus religieux :
Utrumque sacro digna silentio
Mirantur umbræ dicere.
Tous les juges de l’antiquité ont célébré la délicatesse, la douceur, l’harmonie, la tendresse & les graces infinies des poésies de Sapho. Il ne nous reste que deux de ses pieces ; & ces deux pieces, loin de démentir les éloges qu’on lui a donnés, ne font qu’augmenter nos regrets sur celles qui sont perdues.
On frappa des médailles à Mytilène en l’honneur de Pittacus, d’Alcée & de Sapho, qui vivoient tous trois dans le même tems. C’est par ces médailles que nous apprenons qu’il faut écrire le nom de cette ville avec un y, quoiqu’il soit écrit avec un i dans Strabon. Une de ces médailles représente d’un côté la tête de Pittacus, & de l’autre celle d’Alcée. M. Spon en a fait graver une autre où Sapho est assise tenant une lyre ; de l’autre côté, est la tête de Nausicaa, fille d’Alcinoüs, dont les jardins sont si célebres dans Homere.
Il est vrai que Sapho ne put jamais désarmer la jalousie des femmes de Lesbos, parce que ses amies étoient presque toutes étrangeres. Elle fit quelques pieces pour se plaindre de cette injustice, &, à cette occasion, on a écrit bien des choses injurieuses à sa mémoire ; mais la maniere dont elle se déclara publiquement & constamment contre son frere Caraxus, qui se deshonoroit par son attachement pour la courtisanne Rhodope ; & la vénération que les Mytiléniens conserverent pour elle, jusqu’à faire graver son image sur leur monnoie après sa mort, nous doivent faire au-moins soupçonner que la calomnie a eu la meilleure part aux reproches qu’on lui a faits sur le débordement de ses mœurs. Sa passion pour Phaon, natif de Mytilène, ne doit pas être objectée ; elle n’aima que lui & périt pour lui : eh comment n’auroit-elle pas aimé celui qui reçut de Vénus, dit la fable, un vase d’albâtre, rempli d’une essence céleste, dont il ne se fut pas plutôt frotté qu’il devint le plus beau de tous les hommes !
Je n’en dirai pas davantage sur Sapho : je renvoie son histoire à l’article étendu de Bayle, à sa vie écrite par Madame Dacier, à celle qu’en a publié le baron de Longepierre, & sur-tout à celle qu’en a fait imprimer M. Wolff à Hambourg, en 1735, à la tête des poésies & des fragmens de cette fameuse grecque.
Il y avoit tous les ans à Mytilène des combats où les Poëtes disputoient le prix de la poésie, en réci-tant leurs ouvrages. Les Mytiléniens passoient pour les plus grands musiciens de la Grece, témoin Phrynis, qui le premier remporta le prix de la lyre aux jeux des Panathénées, célébrés à Athènes la quatrieme année de la quatre-vingtieme olympiade. On sait la révolution qu’il produisit dans la Musique.
La philosophie & l’éloquence étoient également cultivées à Mytilène. Epicure y enseigna publiquement à l’âge de trente-deux ans, comme nous l’apprenons de Diogene Laerce. Aristote y fut aussi pendant deux ans, suivant le même auteur. Marcellus, après la bataille de Pharsale, n’osant se présenter devant César, s’y retira pour y passer le reste de ses jours à l’étude des Belles-Lettres, sans que Cicéron pût le persuader de venir à Rome éprouver la clémence du vainqueur.
Enfin, le rhétoricien Diophanès & l’historien Théophane étoient de cette ville.
Saint Paul y vint, selon les Actes des Apôtres, ch. xx. 24. en allant de Corinthe à Jérusalem, lors de son voyage où il fut arrêté dans cette derniere ville, l’an 58 de l’ere vulgaire.
Personne aujourd’hui ne doute que Castro, capitale de l’île de Mételin, qu’on appelloit autrefois Lesbos, n’ait été bâtie sur les ruines de Mytilène ; aussi n’y voit-on que bouts de colonnes, la plûpart de marbre blanc, quelques-uns gris cendré, & d’autres de granit. Il y a des colonnes cannelées en ligne droite, d’autres en spirale ; quelques-unes sont ovales, rele-vées de plates-bandes, comme celles du temple de Délos ; mais celles de Mytilène ne sont pas cannelées sur les côtes. Enfin, il n’est pas croyable combien dans les ruines dont nous parlons, il restoit encore au commencement de ce siecle, de chapiteaux, de frises, de piédestaux, & de bouts d’inscriptions. Voyez Mételin, voyez Lesbos ; car tout ce qui appartient à la Grece, & sous les noms anciens ou modernes, doit intéresser notre curiosité. (D. J.) | [] | [] |
v10-245-0 | MARCELLIN | MARCELLIN, S. (Géog.) petite ville de France en Dauphiné, au diocese de Vienne, capitale d’un bailliage ; elle est située dans un terrein agréable & fertile en bons vins, près de l’Isere, à sept lieues de Grenoble & de Valence, 101 S. E. de Paris. Long. 21. 53. 9. lat. 45. 30. 31. (D. J.) | [
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"45 30' 31\" N 21 53' 9\" E"
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v10-2451-0 | MYUS | MYUS, (Géog. anc.) c’étoit une des douze villes de l’Ionie, selon Pline & Pausanias. Strabon dit que de son tems il n’en restoit pas le moindre vestige. (D. J.) | [] | [] |
v10-250-0 | MARCHÉ | MARCHÉ d’Appius, le, (Géog. anc.) forum Appii, c’étoit une bourgade du Latium, au pays des Volsques, à 45 milles de Rome, dans le marais Pontino, palus pemptina, entre Setia su nord, & claustra romana au sud. Appius, pendant son consulat, fit jetter une digue au-travers de ce marais, & Auguste fit ensuite creuser un canal depuis le bourg jusqu’au temple de Féronie ; ce canal étoit navigable & très-fréquenté. (D. J.) | [] | [] |
v10-251-11 | Marche | Marche, (Géog.) ce mot, dans la basse latinité, est exprimé par marca, marchia, & signifie limites, frontieres ; c’est pourquoi M. de Marca a intitulé ses savantes recherches sur les frontieres de l’Espagne & de la France, marca hispanica. Le seigneur qui commandoit aux frontieres étoit nommé marcheus ; de ce mot s’est formé celui de marchis, que nous disons aujourd’hui marquis, & que les Allemands expriment par margrave. Voyez Margrave.
Dans les auteurs de la basse latinité ; marchani & marchiani, sont les habitans de la frontiere. On a aussi nommé marchiones, des soldats employés sur la frontiere, & avec le tems ce mot a été affecté aux nobles, qui aprés avoir eu un gouvernement sur la frontiere qui leur donnoit ce titre, l’ont rendu héréditaire, & ont transmis à leurs enfans mâles ce gouvernement avec le titre. Enfin la qualification de marquis a été prise dans ces derniers tems en France par de simples gentilshommes, & même par des roturiers ennoblis, qui n’ont rien de commun avec le service, ni avec les frontieres de l’état. Voyez Marquis. (D. J.) | [] | [] |
v10-251-12 | Marche, la | Marche, la, (Géog.) Marchia gallica, province de France, avec le titre de comté. Elle est bornée au septentrion par le Berry, à l’orient par l’Auvergne, à l’occident par le Poitou & l’Angoumois, & au midi par le Limousin, dont elle a autrefois fait partie, étant même encore à présent du diocèse de Limoges.
Son nom de Marche lui vient de ce qu’elle est située sur les confins ou marches du Poitou & du Berry. Elle a été réunie à la couronne par François I. l’an 1531.
La Marche a environ 22 lieues de longueur, sur 8 ou 10 de largeur. Elle donne du vin dans quelques endroits & du blé dans d’autres ; son commerce consiste principalement en bestiaux & en tapisseries que l’on fait à Aubusson, Felletin, & autres lieux.
Elle est arrosée par la Vienne, le Cher, la Creuse & la Cartempe.
On la divise en haute & basse, & on lui donne Guéret pour capitale. (D. J.) | [] | [] |
v10-251-13 | Marche | Marche, (Géog.) petite ville, ou bourg de France, au duché de Bar, sur les confins de la Champagne, entre les sources de la Meuse & de la Saone, à 13 lieues de Toul. Long. 23. 26. lat. 48. 2. (D. J.) | [
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"48 2' N 23 26' E"
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v10-251-14 | Marche | Marche, (Géog.) petite ville des Pays-bas, au duché. de Luxembourg, aux confins du Liégeois, entre Dinant & la Roche, dans le petit pays de Famène. M. de Lisle ne devoit pas dire comme le peuple, Marche ou Famine. Long. 23. 15. lat. 50. 13. (D. J.) | [
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"50 13' N 23 15' E"
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] | [] |
v10-251-15 | Marche Trévisane, la | Marche Trévisane, la, (Géograph.) province d’Italie, dans l’état de la république de Venise, bornée E. par le Frioul, S. par le golfe le Dogat, & le Padouan, O. par le Vicentin, N. par le Feltrin & le Belunese. On appelle cette province Marche trévisane, parce que dans la division de ce pays-là, sous les Lombards, l’état de Venise étoit gouverné par un marquis dont la résidence ordinaire étoit à Trévise (Trevigio). La Marche avoit alors une plus grande étendue qu’aujourd’hui. Sa principale riviere est la Piave ; mais elle est entrecoupée d’un grand nombre de ruisseaux : ses deux seules villes sont Trévise & Ceneda. (D. J.) | [] | [] |
v10-251-16 | Marche, la | Marche, la, (Géog.) c’est ainsi que les François nomment une province maritime de l’Ecosse septentrionale, que les Anglois appellent Mers. Voyez Mers. (D. J.) | [] | [] |
v10-253-0 | MARCHENA | MARCHENA, (Géog.) ancienne ville d’Espagne dans l’Andalousie, avec titre de duché ; elle est située au milieu d’une plaine, dans un terroir fertile, à 9 lieues S. de Séville. Quelques auteurs la prennent pour l’ancienne Artégua ; mais les ruines d’Artégua en sont bien éloignées ; d’autres écrivains conjecturent avec vraissemblance, que Lucius Marcius, qui succéda à Cn. Scipion dans le commandement de l’armée romaine, en est le fondateur, & que c’est la colonia marcia des Romains, parce qu’on y a déterré des inscriptions sous ce nom. Long. 11. 45. lat. 37. 25. (D. J.) | [
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"37 25' N 11 45' E"
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] | [] |
v10-258-0 | MARCHIENNES au Pont | MARCHIENNES au Pont, (Géog.) bourg des Pays bas, dans l’évêché de Liége, aux deux côtés de la Sambre, à huit lieues S. O. de Namur, une O. de Charleroi. Il ne faut pas confondre ce bourg, comme ont fait les auteurs du Dictionnaire de la France, avec Marchiennes abbaye de Flandres, sur la Scarpe, entre Douai & Orchies. Long. 22. lat. 50. 23. | [
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"50 23' N 22 E"
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] | [] |
v10-259-0 | MARCHOMEDES les, ou MARDOMEDES | MARCHOMEDES les, ou MARDOMEDES, en latin Marchomedi, ou Mardomedi, (Géog. anc.) c’est le nom d’un des peuples qui furent vaincus par l’empereur Trajan, & qui étoient quelque part dans l’Assyrie : leur nom se lit diversement dans Eutrope, l. VIII. c. ij. (D. J.) | [] | [] |
v10-26-0 | MANÇANARÈS, le | MANÇANARÈS, le, (Géog.) je l’appellerai pour un moment petite riviere d’Espagne, dans l’Algaria. Elle a sa source dans la Sierra Gadarama, auprès de la petite ville de Mançanarès, passe au sud-ouest de Madrid, & va se jetter dans le Xarama, autre riviere qui se dégorge dans le Tage au-dessous d’Aranjuez.
Le Mançanarès, à proprement parler, n’est ni un ruisseau ni une riviere ; mais tantôt il devient riviere, & tantôt il devient ruisseau, selon que les neiges des montagnes voisines sont plus ou moins fondues par les chaleurs ; pour s’y baigner en été, il faut y creuser une fosse. C’est cependant sur cette espece de riviere, que Philippe II. fit bâtir un pont, peu inférieur à celui du pont-neuf sur la Seine à Paris ; on l’appelle puente de Segovia, pont de Ségovie. Apparemment que Philippe ne le fit pas seulement bâtir pour servir à traverser le ruisseau du Mançanares, mais sur-tout afin qu’on pût passer plus commodément le fond de la vallée, & dans le casdes débordemens du Mançanarès, qui au reste n’entre point dans Madrid, mais passe à côté, vis-à-vis du palais royal. | [] | [] |
v10-26-1 | Mançanarès | Mançanarès, (Géog.) petite ville d’Espagne dans la nouvelle Castille, au pié des montagnes de Gadarama, qui partagent les deux Castilles. C’est le chef-lieu d’un petit petit pays de son nom, à la source du ruisseau de Mançanarès, & à huit lieues de Madrid. (D. J.) | [] | [] |
v10-261-0 | MARCIANOPOLIS | MARCIANOPOLIS, (Géog. anc.) ville de la Moésie dans les terres ; son nom lui avoit été donné en l’honneur de Marciana, sœur de l’empereur Trajan. Aussi toutes les médailles anciennes qui parlent de cette ville, la nomment Μαρκιανοπολις : il ne fautdonc pas écrire Martianopolis. Holstenius prétend que c’est aujourd’hui Preslaw, ville de la basse Bulgarie, aux confins de la Romanie. | [] | [] |
v10-262-0 | MARCIGNI | MARCIGNI, (Géogr.) petite ville de France en Bourgogne, au diocèse d’Autun. C’est la patrie de M. du Ryer, sieur de Malézair, dont j’ai parlé au mot Maconnois. Elle est la vingt-deuxieme qui députe aux états de Bourgogne, & est située près de la Loire, dans un pays fertile en bles. M. Baillet nomme cette ville Marsigni-les-Nonains ; Garraut écrit Marcigny, & l’appelle en latin Marcigniacum. Long. 22. 20. lat. 46. 18. | [
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"46 18' N 22 20' E"
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] | [] |
v10-263-0 | MARCINA | MARCINA, (Géogr. anc.) ville d’Italie entre Sirénuse & Posidonie, selon Strabon, liv. V. Cluvier croit que c’est le lieu qu’on appelle aujourd’hui Victri, sur la côte de Salerne. (D. J.) | [] | [] |
v10-266-0 | MARCK, la | MARCK, la (Géogr.) en latin Marchiæ comitatus, contrée d’Allemagne dans la Westphalie, avec titre de comté. Elle est possédée par le roi de Prusse, électeur de Brandebourg. Les villes du pays de la Marc, sont Ham, Werden, Soest, Dortmund, Essen. Ce pays est traversé par la Roer, la Lenne, & la Wolme, qui s’y joignent ensemble. Il est encore arrosé par l’Emser & la Lippe. Il portoit autrefois le nom d’Altena, bourgade sur la Lenne. Le nom qu’il porte aujourd’hui lui vient d’un château situé près, & au sud-est de la ville de Ham, qui passe pour sa capitale. Il ne faut pas le confondre avec la Marche de Brandebourg, que les Allemands appellent aussi Marck, & que nous nommons en françois la Marche de Brandebourg. Voyez Brandebourg, (Géogr.) | [] | [] |
v10-267-0 | MARCODURUM, ou MARCOMAGUS | MARCODURUM, ou MARCOMAGUS, (Géog. anc.) ces deux noms signifient un même lieu, qui étoit sur la Roër, riviere des pays-bas. Duren & Magen, dit Cellarius, sont des mots celtiques, qui signifient le passage d’une riviere. Marcodurum est la ville de Duren, qui dans la suite fut appellée Marcomagus, village dans l’itinéraire d’Antonin & dans la table de Peutinger, sur la route de Cologne à Treves. | [] | [] |
v10-269-0 | MARCOMANS, les | MARCOMANS, les (Géogr. anc.) Marcomani, ancien peuple de la Germanie, où ils ont habité différens pays. Spener croit ce mot formé de marck & de manner, deux mots allemands, qui signifient des hommes établis pour la garde & la défense des frontieres.
On conjecture avec probabilité, que la demeure des Marcomans étoit entre le rhin & le Danube. Cluvier a tâché de marquer les bornes précises du pays des Marcomans. Il dit que le Nécre bornoit la Marcomanie au nord ; que le Kocker qui se joint au Nécre, & le Brentz qui se jette dans le Danube, la bornoient à l’orient, le Danube au midi, & le Rhin à l’occident. Tout cela est assez vraissemblable. De cette façon les Marcomans auroient possédé les terres que comprend le duché de Wirtemberg, la partie du Palatinat du Rhin qui est entre le Rhin & le Nécre, le Brisgaw, & la partie du duché de Souabe, située entre la source du Danube & le Brentz. | [] | [] |
v10-270-0 | MARCOPOLIS | MARCOPOLIS, (Géogr. anc.) ville de Grece à l’orient d’Athènes, à l’entrée de l’Euripe. C’est présentement un village de vingt ou trente maisons, que Wheler appelle encore Marcopoli, & Spon Marcopoulo. (D. J.) | [] | [] |
v10-274-0 | MARDARA | MARDARA (Géogr. anc.) Ptolomée nomme deux villes de ce nom. 1°. Une ville du Pont-Cappadocien, longit. 71. 30. lat. 43. 40. 2°. Une ville de la petite Arménie. Longit. 69. 6. lat. 39. 40. (D. J.) | [
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"subart"
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"43 40' N 71 30' E"
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"39 40' N 69 6' E"
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v10-276-0 | MARDES les, | MARDES les, (Géogr. anc.) Mardi, ancien peuple de Médie, voisin des Perses. Ils ravageoient les campagnes, & furent subjugués par Alexandre. Il y avoit aussi un peuple marde contigu à l’Hircanie & aux Tapyriens. Enfin Pline, liv. VI. chap. xvj. parle des Mardes, peuples de la Margiane, qui s’étendoient depuis les montagnes d’Autriche, jusqu’aux Bactriens. (D. J.) | [] | [] |
v10-278-0 | MARE | MARE, s. f. (Géogr. anc.) mot latin d’où nous avons fait celui de mer, qui signifie la même chose ; mais les auteurs se servoient du mot mare dans le sens que nous exprimons par celui de côte, pour signifier la mer qui bat les côtes d’un pays. En voici des exemples.
Mare Ægyptium, est la côte d’Egypte ; mare Œolium, la côte aux environs de Smyrne ; mare Asiaticum ; la côte de l’Asie proprement dite dans l’Anatolie ; mare Ausonium, la côte occidentale du royaume de Naples, & la mer de Sicile ; mare Cantabricum, la côte de Biscaye ; mare Cilicium, la côte de Cilicie, aujourd’hui la côte de Caramanie ; mare Germanicum, les côtes de Zélande, de Hollande, de Frise, & ce qui suit jusqu’à l’Elbe, où commence mare Cimbricum, c’est-à-dire, la mer qui lave la presqu’île où sont le Holstein, le Jutland, & le Sleswig ; mare Iberum, la côte d’Espagne, depuis le golfe de Lyon, jusqu’au détroit ; mare Illiricum, la côte de Dalmatie ; mare Lygusticum, la côte de la Lygurie, ou la riviere de Gènes ; mare Lycium, la côte de la Lycie, au midi de l’Anatolie. Elle fait présentement partie de la mer de Caramanie ; mare Suevicum, les côtes méridionales de la mer Baltique, vers la Poméranie ; mare Tyrrhenum, la côte occidenîale de l’Italie ; mare Venedicum, le golfe de Dantzig.
Les anciens ont aussi nommé l’Océan, mare exterius, mer extérieure, par opposition à la Méditerranée, qu’ils appelloient mare interius, mer intérieure. Ils nommoient aussi mare inferum, la mer de Toscane, par opposition à mare superum, nom qu’ils donnoient à la mer Adriatique.
Ils ont appellé mare Hesperium, l’Océan au couchant de la Lybie ; mare Hyperboreum, la mer au septentrion de l’Europe & de l’Asie : ils n’en avoient que des idées très-confuses.
Enfin, ils ont nommé mare Myrtoum, cette partie de l’Archipel, qui s’étendoit entre l’Argolide dans le Péloponnese, l’Attique, l’Eubée & les îles d’Andros, de Tine, de Scyro & de Sérife. Ce nom de Myrtoum, lui vient de la petite île de Myrtos, qui est à la pointe méridionale de Négrepont. La fable dit d’un certain Myrtile, écuyer d’Enomaiis, que Pélops jetta dans cette mer. (D. J.) | [] | [] |
v10-280-0 | MARÉCAGE | MARÉCAGE, s. m. en Géographie, est une espece de lac ou plutôt de marais. Voyez Lac & Marais.
Il y en a de deux sortes ; le premier est un composé d’eau & de terre mêlées ensemble, & qui pour l’ordinaire n’est pas assez ferme pour qu’un homme puisse passer dessus. Voyez Marais.
La 2° sorte sont des étangs ou amas d’au bourbeuse, au-dessus de laquelle on voit çà & là des éminences de terrein sec qui s’élevent sur la surface. Chambers.
« Lorsque les eaux qui sont à la surface de la terre ne peuvent trouver d’écoulement, elles forment des marais & des marécages. Les plus fameux marais de l’Europe sont ceux de Moscovie, à la source du Tanaïs ; ceux de Finlande, où sont les grands marais Savolax & Enasak ; il y en a aussi en Hollande, en Westphalie, & dans plusieurs autres pays bas. En Asie, on a les marais de l’Euphrate, ceux de la Tartarie, le Palus Méotide ; cependant en général, il y en a moins en Asie & en Afrique, qu’en Europe ; mais l’Amérique n’est, pour ainsi dire, qu’un marais continu dans toutes ses plaines : cette grande quantité de marais est une preuve de la nouveauté du pays, & du petit nombre des habitans, encore plus que du peu d’industrie.
» Il y a de très-grands marécages en Angleterre, dans la province de Lincoln, près de la mer, qui a perdu beaucoup de terrein d’un côté, & en a gagné de l’autre. On trouve dans l’ancien terrein une grande quantité d’arbres qui y sont enterrés au-dessous du nouveau terrein amené par les eaux. On en trouve de même en grande quantité en Ecosse, à l’embouchure de la riviere Ness. Auprès de Bruges, en Flandres, en fouillant à 40 ou 50 piés de profondeur, on trouve une très-grande quantité d’arbres aussi près les uns des autres que dans une forêt ; les troncs, les rameaux & les feuilles sont si bien conservés, qu’on distingue aisément les différentes especes d’arbres. Il y a 500 ans que cette terre où l’on trouve des arbres, étoit une mer, & avant ce tems-là on n’a point de mémoire ni de tradition que jamais cette terre eût existé : cependant il est nécessaire que cela ait été ainsi dans le tems que ces arbres ont crû & végété ; ainsi le terrein qui dans les tems les plus reculés étoit une terre ferme couverte de bois, a été ensuite couvert par les eaux de la mer, qui y ont amené 40 ou 50 piés d’épaisseur de terre, & ensuite ces eaux se sont retirées.
» Dans l’île de Man on trouve dans un marais qui a six milles de long & trois milles de large, appellé Curragh, des arbres souterrains qui sont des sapins, & quoiqu’ils soient à 18 ou 20 piés de profondeur,ils sont cependant fermes sur leurs racines. Voyez
Rays, Discourses, pag. 232. On en trouve ordinairement dans tous les grands marais, dans les fondrieres & dans la plupart des endroits marécageux, dans les provinces de Sommerset, de Chester, de Lancastre, de Stafford. On trouve aussi une grande quantité de ces arbres souterrains dans les terres marécageuses de Hollande, dans la Frise & auprès de Groningue, & c’est de-là que viennent les tourbes qu’on brûle dans tout le pays.
» On trouve dans la terre une infinité d’arbres, grands & petits, de toute espece ; comme sapins, chênes, bouleaux, hêtres, ifs, aubépins, saules, frênes. Dans les marais de Lincoln, le long de la riviere d’Ouse, & dans la province d’Yorck en Hatfieldchace, ces arbres sont droits, & plantés comme on les voit dans une forêt. Plusieurs autres endroits marécageux de l’Angleterre & de l’Irlande sont remplis de troncs d’arbres, aussi-bien que les marais de France, de Suisse, de Savoie & d’Italie. Voyez trans. phil. abr. pag. 218. &c. vol. IV.
» Dans la ville de Modene, & à quatre milles aux environs, en quelqu’endroit qu’on fouille, lorsqu’on est parvenu à la profondeur de 63 piés, & qu’on a percé la terre à 5 piés de profondeur de plus avec une tarriere, l’eau jaillit avec une si grande force, que le puits se remplit en fort peu de tems presque jusqu’au-dessus ; cette eau coule continuellement, & ne diminue ni n’augmente par la pluie ou par la sécheresse : ce qu’il y a de remarquable dans ce terrein, c’est que lorsqu’on est parvenu à 14 piés de profondeur, on trouve les décombremens & les ruines d’une ancienne ville, des rues pavées, des planchers, des maisons, différentes pieces de mosaïques ; après quoi, on trouve une terre assez solide, & qu’on croiroit n’avoir jamais été rémuée ; cependant au-dessous on trouve une terre humide & mêlée de végétaux, & à 26 piés, des arbres tout entiers ; comme des noisetiers avec des noisettes dessus, & une grande quantité de branches & de feuilles d’arbres : à 28 piés on trouve une craie tendre, mêlée de beaucoup de coquillages, & ce lit a onze piés d’épaisseur ; après quoi on retrouve encore des vél, étaux, des feuilles & des branches, & ainsi alternativement de la craie & une terre mêlée de végétaux, jusqu’à la profondeur de 63 piés, à laquelle profondeur est un lit de sable mêlé de petit gravier & de coquilles semblables à celles qu’on trouve sur les côtes de la mer d’Italie : ces lits successifs de terre marécageuse & de craie se trouvent toujours dans le même ordre, en quelqu’endroit qu’on fouille, & quelquefois la tarriere trouve de gros troncs d’arbres qu’il faut percer, ce qui donne beaucoup de peine aux ouvriers. On y trouve aussi des os, du charbon de terre, des cailloux & des morceaux de fer. Ramazzini, qui rapporte ces faits, croit que le golfe de Vénise s’étendoit autrefois jusqu’à Modene & au-delà, & que par la succession des tems, les rivieres, & peut-être les inondations de la mer ont formé successivement ce terrein.
» On ne s’étendra pas davantage ici sur les variétés que présentent ces couches de nouvelle formation, il suffit d’avoir montré qu’elles n’ont pas d’autres causes que les eaux courantes ou stagnantes qui sont à la surface de la terre, & qu’elles ne sont jamais aussi dures, ni aussi solides que les couches anciennes qui se sont formées sous les eaux de la mer ». Voyez l’Hist. nat. gén. & part. ton. I. d’où cet article est entierement tiré. | [] | [] |
v10-286-0 | MAREMMES DE SIENNE, les | MAREMMES DE SIENNE, les (Géog.) petit pays d’Italie, en Toscane, dans l’état de Sienne, dont il forme la partie méridionale & maritime. L’Ombrone, riviere, le partage en deux. On y trouve les bourgs de Grossetto, Masso, Ansedena & Castiglione, qui sont tous dépeuplés, parce que l’air y est très-mal-sain. (D. J.) | [] | [] |
v10-287-0 | MARE-MORTO | MARE-MORTO, (Géog.) c’est ce qu’on appelloit autrefois Portus-Misenus, un peu au-delà de Cumes dans le royaume de Naples. Aujourd’hui ce port ne peut servir de retraite qu’à de petites barques. (D. J.) | [] | [] |
v10-288-0 | MARENNES | MARENNES, s. f. (Géog.) en latin Marina, petite ville de France en Saintonge, entre la riviere de Sendre, & le havre de Brouage. Elle est le siege de l’élection. Elle fournit du sel qu’on fait remonter jusqu’à Angoulême, mais sans utilité pour la province, à cause des droits dont il est chargé à Tonnai-Charente. Les huitres vertes qu’on pêche aux environs de Marennes ont une grande réputation, que nos gourmans ont établie. Long. 16. 27. lat. 45. 48. (D. J.) | [
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"45 48' N 16 27' E"
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v10-289-0 | MARÉOTIDE la | MARÉOTIDE la, (Géog. anc.) Marrotis regio, ou Mareotus nomus ; pays d’Afrique à l’extrémité de la Libye & de l’Egypte, auprès d’Alexandrie ; c’étoit du lac de ce pays que le Nome prit le nom de Maréotide ; ainsi voyez l’article de ce lac. (D. J.) | [] | [] |
v10-289-1 | Maréotide lac | Maréotide lac, (Géog. anc.) Mareia, Mareotis, Mareotis palus ; grand lac d’Afrique, auprès d’Alexandrie d’Egypte. Pline & Strabon en parlent beaucoup. Ce dernier assûre que les eaux s’étoient accrues par des canaux qui venoient du Nil, de sorte que l’on pouvoit s’y rendre par eau de toute l’Egypte. Il arrivoit de-là que les habitans d’Alexandrie avoient sur ce lac un port plus riche & mieux pourvû que celui qui étoit du côté de la Méditerranée. Le même Strabon donne au lac Maréotide 150 stades de largeur (7 à 8 lieues de France), & près du double de longeur. Le vin qui croissoit sur ses bords s’appelloit mareoticum vinum, & c’est le même qu’Athéneé nomme vin d’Alexandrie : tous les anciens en parlent avec éloge. Virgile dit de ses vignes,
:Sunt Thasia vites, sunt & Mareotides alba.
Les excellens vins de l’île de Tharos, & ceux du lac Maréotide sont blancs.
Sur la nouvelle qu’Octave avoit pris Alexandrie, Horace, pour lui plaire, peint le caractere de Cléopatre avec les couleurs les plus vives ; l’amour de cette princesse étoit, selon lui, une fureur ; son courage un desespoir, son ambition une ivresse ; le trouble, dit il, de son esprit, causé par les fumées du vin d’Egypte, se changea tout-à-coup en une véritable crainte.
Mentemque hymphatam Mareotico
Redegit in veros timores Cæsar.
Non seulement on ne voit plus les bords du lac Maréotide, aucuns vestiges des fameux vignobles ou croissoit ce vin si renommé chez les anciens ; mais le lac lui-même est tellement desséché que nous doutons si c’est le lac de Bukiara des modernes. Il ne faut pas néanmoins s’étonner de son desséchement, puisque ce n’étoit d’abord qu’un étang formé par les eaux d’une simple source, & que ce fut la seule communication avec le Nil qui en fit un grand & vaste lac. (D. J.) | [] | [] |
v10-29-15 | Manche, la | Manche, la (Géog.) contrée d’Espagne dans la nouvelle Castille, dont elle est la partie méridionale, le long de la Guadiana qui la traverse. Elle est bornée au couchant par l’Estramadure, au midi par le royaume de Grenade & par l’Andalousie ; au levant par la Sierra, & par le royaume de Valence & de Murcie, & au nord par le Tage, qui la sépare de l’Algarrie. La Guadarmena qui se perd dans le Guadalquivir, & la Ségura qui arrose le royaume de Murcie, ont leurs sources dans la Manche. Cieudad-Real, Orgaz & Calatrava, sont les principaux lieux de cette contrée ; mais elle n’est vraiment fameuse, que depuis qu’il a plu à Miguel Cervantes d’y faire naître Dom Quixote, & d’y placer la scene de son ingénieux roman. Le seul village du Toboso est immortalisé par l’imagination de cet aimable auteur, qui l’a choisi pour y loger la dulcinée de son chevalier errant. (D. J.) | [] | [] |
v10-29-16 | Manche, la | Manche, la (Géog.) nom que l’on donne à cette partie de la mer qui se trouve resserrée entre l’Angleterre au nord, & la France à l’orient, & au midi ; ce qui est au nord-est est le détroit, & s’appelle le pas de Calais. Horace voulant faire sa cour à Auguste, lui dit dans une de ses odes :
Te belluosus qui remotis
Obstrepit Oceanus Britannis
Audit.
« Vous voyez couler sous vos lois l’Océan, qui nourrit dans son sein une infinité de monstres, & bat de ses flots bruyans les côtes britanniques ». Obstrepit est un terme propre à cette mer, dont les flots sont d’ordinaire dans une grande agitation, à cause des terres qui les resserrent, & du refoulement continuel qui s’y fait par l’Océan, & par la mer du nord. Mais on nomme aujourd’hui la Manche, Oceanus britannicus, & l’on peut avancer qu’elle coule sous les lois de la Grande Bretagne, tant en vertu de ses forces maritimes, que parce qu’elle possede les îles de Jersey & de Guernesey du côté de la France. (D. J.) | [] | [] |
v10-29-17 | Manche de Bristol, la | Manche de Bristol, la, (Géog.) bras de la mer d’Irlande, sur la côte occidentale de l’Angleterre, entre la côte méridionale du pays de Galles, & les provinces de l’ouest, à l’embouchure de la Severne, auprès de Bristol. (D. J.) | [] | [] |
v10-29-18 | Manche de Danemark, la | Manche de Danemark, la, (Géogr.) partie de l’Océan, entre le Danemark, la Suede & la Norwege. Ceux du pays l’appellent le Schager-Rach ; les Flamands & les Hollandois la nomment Cattegat. (D. J.) | [] | [] |
v10-29-19 | Manche de S. Georges, la | Manche de S. Georges, la, (Géogr.) c’est la partie méridionale de la mer d’Irlande ; elle comprend la Manche de la Severne ou de Bristol. (D. J.) | [] | [] |
v10-291-0 | MARETIMO | MARETIMO, (Géog.) Maritima insula ; petite île d’Italie sur la côte occidentale de Sicile, à l’O. des iles de Lévanzo & de Savagnana, & à 20 milles de Trapani. Elle n’en a que 15 de circuit, un seul château, & quelques métairies que les fermiers tiennent pour y recueillir du miel. Baudran croit que c’est dans cette île que Catulus, général de la flotte romaine, remporta la victoire sur l’armée navale des Carthaginois. Quoi qu’il en soit, le nom de Maretino lui vient de ce qu’elle est plus avancée dans la mer que les deux îles qui sont entre elle & la Sicile. Long. 30. 2. lat. 38. 5 (D. J.) | [
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"38 5' N 30 2' E"
]
] | [] |
v10-299-0 | MARGIANE la | MARGIANE la, (Géog. anc.) pays d’Asie le long de la riviere Margus, qui lui donnoit ce nom. Ptolomée (liv. Vl. ch. x.) dit qu’el’e est bornée au couchant par l’Hycarnie, au nord par l’Oxus, à l’orient par la Bactriane, au midi par les monts Sériphes.
Pline fait un éloge pompeux de la Margiane : il dit qu’elle est dans la plus belle exposition du monde ; que c’est le seul pays de ces cantons qui porte des vignes ; qu’elle est entourée de montagnes délicieuses ; qu’elle a 15 cent stades de circuit, mais que son entrée en est difficile, à cause des deserts de sable qui ont cent vingt mille pas d’étendue. Strabon confirme tout le discours de Pline. Ce pays fait aujourd’hui partie du Khorassan. (D. J.) | [] | [] |
v10-30-0 | MANCHESTER | MANCHESTER, (Géog.) c’est, selon M. Gale, le Mancunium des anciens, ville à marché & à poste d’Angleterre, en Lancashire, avec titre de duché ; elle est belle riche, bien peuplée, & très-florissante par ses manufactures de laine & de coton ; elle est à 46 lieues N. O. de Londres, sur le Spelden. Long. 15. 12. lat. 53. 29. Long. selon Strect. 15. 11. 15. lat. 53. 24. (D. J.) | [
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"multsrc"
],
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"53 29' N 15 12' E"
],
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"53 24' N 15 11' 15\" E"
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] | [] |
v10-300-0 | MARGIDUNUM | MARGIDUNUM, (Géog. anc.) ancien lieu de la Grande-Bretagne sur la route de Londres à Lincoln ; c’est aujourd’hui Willoughby, bourg de Nottinghamshire, aux confins de Leicestershire. (D. J.) | [] | [] |
v10-305-0 | MARGOZZA | MARGOZZA, (Géog.) petite ville d’Italie dans le Milanez, au comté d’Anghiera, sur un petit lac de même nom. Long. 23. 38. lat. 44. 53. (D. J.) | [
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"44 53' N 23 38' E"
]
] | [] |
v10-307-3 | Marguerite (la) | Marguerite la, (Géog.) ou comme disent les Espagnols, à qui elle appartient, Sancta Margarita de las Caracus, île de l’Amérique, assez près de la terre ferme & de la nouvelle Andalousie, dont elle n’est séparée que par un détroit de huit lieues. Christophe Colomb la découvrit en 1498. Elle peut avoir 15 lieues de long sur 6 de large, & environ 35 de circuit. La verdure en rend l’aspect agréable ; mais c’est la pêche des perles de cette île, qui a excité l’avarice des Espagnols. Ils se servoient d’esclaves negres pour cette pêche, & les obligeoient, à force de châtimens, de plonger cinq ou six brasses pour arracher des huitres attachées aux rochers du fond. Ces malheureux étoient encore souvent estropiés par les requins. Enfin, l’épuisement des perles a fait cesser cette pêche aux Espagnols ; ils se sont retirés en terre ferme. Les naturels du pays, autrefois fort peuplé, ont insensiblement péri, & l’on ne voit plus dans cette île, que quelques mulâtres qui sont exposés aux pillages des flibustiers, & sont très souvent enlevés. Les Hollandois y descendirent en1626, & en raserent le château. Longit. 314. lat. 11. 10. (D. J.) | [
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"11 10' N 314 E"
]
] | [] |
v10-307-4 | Marguerite, Sainte | Marguerite, Sainte, (Géogr.) île de France, en Provence, que les anciens ont connue sous le nom de Lero. Voyez Lérins. | [] | [] |
v10-309-0 | MARGUS | MARGUS, (Géogr. anc.) nom d’une riviere d’Asie & d’Europe.
Le Margus d’Asie arrosoit le pays qui en prenoit le nom de Margiane. Ptolomée met la source de ce fleuve à 105d. de longit. & à 39d. de lat. & sa chute dans l’Oxus, à 102. 40 de longit. & à 43. 30 de lat.
Le Margus d’Europe est, selon M. de Lisle & le P. Hardouin, l’ancien nom de la Morave, riviere de Servie. Elle est nommée Margis par Pline, & c’est le Moschius de Ptolomée, liv. III. chap. ix. estropié dans les cartes qui accompagnent son livre. (D. J.) | [
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"pchain"
],
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"39 N 105 E"
],
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"43 30' N 102 40' E"
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] | [] |
v10-311-0 | MARIABA | MARIABA, (Géog. anc.) nom commun à plusieurs villes de l’Arabie-Heureuse, qui avoient encore d’autres noms pour les distinguer. Mariaba signifioit en arabe une espece de métropole, une ville qui avoit la supériorité sur les autres ; de-là vient que, dans le chaldaïque & dans le syriaque, mara signifie seigneur, maître. (D. J.) | [] | [] |
v10-314-0 | MARIAME, ou MARIAMME, selon Arrien, & Marriammia par Etienne le géographe | MARIAME, ou MARIAMME, selon Arrien, & Marriammia par Etienne le géographe, (Géogr. anc.) ville ancienne de Phénicie dans la Cassiotide, selon Ptolomée, l. V. c. xv. elle a été épiscopale. Pline en appelle les habitans Marriammitani. | [] | [] |
v10-315-0 | MARIANA | MARIANA, (Géogr.) ville & colonie romaine de l’île de Corse, ainsi nommée de la colonie que Marius y mena, comme Seneque & Pline nous l’apprennent. On voit encore les ruines de cette ville, qui portent toujours son nom. Elles sont dans la partie septentrionale de l’île, à trois milles de sa côte orientale. | [] | [] |
v10-316-0 | MARIANDYNIENS | MARIANDYNIENS, Mariandyni, (Géogr. anc.) ancien peuple d’Asie dans la Bithynie ; ils habitoient aux environs d’Héraclée, entre la Bithynie & la Paphlagonie, & donnoient le nom au golfe où tombe le fleuve Sangar. Ce furent eux qui adopterent les premiers, & communiquerent le culte d’Adonis à toute l’Asie mineure. | [] | [] |
v10-317-0 | MARIANES, (les îles) autrement les îles DAS VELAS, les îles des LARRONS | MARIANES, (les îles) autrement les îles DAS VELAS, les îles des LARRONS, (Géogr.) îles de l’Océan oriental, à l’extrémité occidentale de la mer du Sud. Elles occupent un espace d’environ cent lieues, depuis Guan, qui est la plus grande & la plus méridionale de ces îles, jusqu’à Urac, qui est la plus proche du tropique. Magellan les découvrit en 1521, & Michel Lopez de Legaspi fit la cérémonie d’en prendre possession en 1565, au nom de Philippe II roi d’Espagne. Enfin en 1677 les Espagnols, à la sollicitation des Jésuites, subjuguerent réellement ces îles, dont le P. de Gobien a fait l’histoire à sa maniere. Elles étoient fort peuplées avant l’arrivée des Espagnols ; on dit que Quan, Rota, & Tinian, qui sont les trois principales îles Marianes, contenoient plus de cinquante mille habitans. Depuis ce tems-là Tinian est totalement dépeuplée, & on n’a laissé que deux ou trois cens Indiens à Rota pour cultiver le riz nécessaire à nourrir les habitans de Guan ; ensorte qu’il n’y a proprement que cette derniere île qu’on puisse dire habitée, & qui toute en-tiere, contient à peine quatre mille ames en trente lieues de circuit. On peut en croire le lord Anson, qui y étoit en 1746.
Cependant les montagnes des îles Mariannes, chargées d’arbres presque toujours verds, & entrecoupées de ruisseaux qui tombent dans les plaines, rendent ce pays agréable. Ses insulaires sont d’une grande taille, d’une épaisse & forte corpulence, avec un teint basané, mais d’un brun plus clair que celui des habitans des Philippines. Ils ont la plûpart des cheveux crépus, le nez & les levres grosses. Les hommes sont tout nuds, & les femmes presqu’entierement. Ils sont idolâtres, superstitieux, sans temples, sans autels, & vivent dans une indépendance absolue.
On compte douze ou quatorze îles Marianes situées du 14 au 20 degré de latit. septent. Le P. Morales, jésuite, en a évalué la position seulement par estime ; mais voyez la carte de la partie septentrionale de l’Océan pacifique, que l’amiral Anson a jointe à son voyage. | [] | [] |
v10-318-0 | MARIANUM, promontorium | MARIANUM, promontorium (Géogr. anc.) promontoire de l’île de Corse, selon Ptolomée, l. III. c. ij. qui le place à l’extrémité de la côte occidentale, en tirant vers le midi. Ce promontoire s’appelle à présent, il Capo di casa Barbarica. | [] | [] |
v10-319-0 | MARIANUS, mons | MARIANUS, mons (Géogr. anc.) montagne d’Espagne que Ptolomée, l. II. c. iv. place dans la Bétique. On convient que ce sont les montagnes de Sierra-Morena. Ou lit Ariani au lieu de Mariani dans quelques exemplaires de Pline. Le manuscrit de la bibliotheque royale écrit Hareni montes ; le nom moderne las Areas Gordas, qu’on donne au pays, approche fort de celui du manuscrit. | [] | [] |
v10-320-1 | Marica Sylva | Marica Sylva, (Géog. anc.) bois ou forêt d’Italie, dans la Campanie, sur le chemin de Suessa Aurunca. Cette forêt étoit dans le voisinage de la ville de Minturne, vers l’embouchure du fleuve Liris.
Tite-Live appelle cette forêt, Maricæ lucus, bois sacré de Marica, parce qu’on lui portoit une vénération singuliere, & qu’on observoit sur-tout avec soin, de n’en laisser rien sortir de tout ce qui y étoit entré. On juge de cet usage, que la nymphe Marica, qui présidoit à ce bois, étoit la même que Circé ; & la coutume de ne laisser rien sortir de son bois, s’étoit sans doute établie, pour compâtir à la douleur qu’éprouva cette déesse, de la désertion d’Ulysse. D’ailleurs, Lactance nous dit positivement que Circé fut appellée Marica après sa mort. Ainsi c’est de Circé qu’il faut entendre ce vers du VII. livre de l’Enéïde :
Hunc fauno & nymphâ genitum laurente Maricâ Accepimus.
Il y avoit auprès de son bois un marais, nommé par Plutarque Maricæ paludes. C’est dans ce marais que Marius vint se cacher, pour éviter les gens de Syll a qui le poursuivoient. Il étoit alors âgé de plus de 70 ans, & passa toute la nuit enseveli dans la bourbe. A peine en sortoit-il au point du jour, pour gagner les bords de la mer, & pour s’embarquer ; qu’il fut reconnu par des habitans de Minturne, & mené par eux en prison dans leur ville, la corde au cou, tout nud & tout couvert de fange. Lui, Marius, ainsi conduit ! Oui, Marius lui-même, qui avoit été six fois consul, & qui quelques années auparavant s’étoit vu le maître d’une partie du monde. Exemple mémorable de l’instabilité des grandeurs humaines ! Nous verrons la suite non moins singuliere de cet événement, à l’article Minturne. (D. J.) | [] | [] |
v10-321-0 | MARICHS, ou Merisch, | MARICHS, ou Merisch, (Géogr.) riviere de la Transylvanie. Elle a sa source dans des montagnes au nord de cette province, court du nord au sud, ensuite de l’est à l’ouest, & se décharge dans la Teysse auprès de Seyedin. Cette riviere est le Marisus de Strabon, le Marus de Tacite, & le Maris d’Hérodote. Dans la suite on lui donna le nom de Marisius, & les Hongrois l’appellent à présent Maros. (D. J.) | [] | [] |
v10-322-0 | MARICI | MARICI, (Géogr. anc.) peuples d’Italie, qui, selon Pline, bâtirent la ville de Ticenum. Merula prétend qu’ils avoient leur demeure aux environs d’Aléxandrie de la Paille. (D. J.) | [] | [] |
v10-323-0 | MARIDUNUM | MARIDUNUM, (Géogr. anc.) ville de l’île d’Albium, que Ptolomée donne aux Démetes : c’est la même ville que l’itinéraire d’Antonin nomme Meridunum. On croit que c’est aujourd’hui Caermarthen. (D. J.) | [] | [] |
v10-324-1 | Marie aux Mines, sainte | Marie aux Mines, sainte, ou Markirck, (Géogr.) petite ville de France dans la haute-Alsace. La riviere de Lebel la partage en deux. Elle a pris son nom de quelques pauvres mines d’argent, qu’on a cru admirables. Longit. 25. 2. latit. 48. 16. (D. J.) | [
[
"48 16' N 25 2' E"
]
] | [] |
v10-324-2 | Marie, Sainte | Marie, Sainte (Géogr.) ville d’Espagne dans l’Andalousie, sur la Guadalété, à 4 lieues N. E. de Cadix, 4 S. O. de Xérés de la Frontera. Long. 12. 2. lat. 36. 35. (D. J.) | [
[
"36 35' N 12 2' E"
]
] | [] |
v10-324-3 | Marie, Sainte | Marie, Sainte (Géogr.) ville de l’Amérique méridionale dans l’Audience de Panama. Elle fut bâtie par les Espagnols lorsqu’ils eurent découvert les riches mines d’or qu’elle a dans son voisinage. Les Anglois la prirent quelque tems après. Elle est au fond du golfe de saint-Michel, à l’embouchure de la riviere de sainte-Marie, qui est navigable, & la plus large de celles qui se jettent dans ce golfe. Long. 299. 5. lat. 7. (D. J.) | [
[
"7 N 299 5' E"
]
] | [] |
v10-324-4 | Marie, Sainte | Marie, Sainte (Géogr.) ville de l’Amérique dans la province de Mariland, sur la riviere de saint-Georges. Elle appartient aux Anglois, & est la demeure des principaux officiers de ce canton. (D. J.) | [] | [] |
v10-324-5 | Marie, Sainte | Marie, Sainte (Géogr.) île de l’Océan, aux environs de l’Afrique, à 5 milles de Madagascar. On lui donne 11 lieues de long sur 2 de large. Son terroir fertile est semé de riz, est coupé de petites rivieres, & bordé de rochers. Il y pleut presque toujours. On trouve sur ses côtes du corail & de l’ambre gris. Elle n’est habitée que par 4 ou 500 negres. Long. 63. lat. mérid. 16. 30. (D. J.) | [
[
"16 30' S 63 E"
]
] | [] |
v10-324-6 | Marie, Sainte | Marie, Sainte (Géogr.) petite île d’Angleterre, la principale des Sorlingues, avec un bon havre. Elle a 3 lieues de tour. Long. 11. 25. lat. 50. 2. (D. J.) | [
[
"50 2' N 11 25' E"
]
] | [] |
v10-327-0 | MARIEN | MARIEN, (Géogr.) c’étoit un des cinq royaumes qui composoient l’île Hispaniola, lorsque Christophe Colomb la découvrit. (D. J.) | [] | [] |
v10-328-0 | MARIENBERG | MARIENBERG, (Géogr.) ville d’Allemagne en Misnie, au cercle d’Erstbourg, près d’Anneberg. Les mines d’argent qui sont dans le voisinage ont été cause de sa fondation, par Henri, duc de Saxe, en 1519. Elle est entre des montagnes, à 10 lieues de Dresde, & appartient à l’électeur de Saxe. Longit. 31. 27. lat. 51. 10. (D. J.) | [
[
"51 10' N 31 27' E"
]
] | [] |
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