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Performances comparées, dans des conditions de laboratoire, de sept insecticides de la classe des pyréthrinoïdes utilisés pour l'imprégnation des moustiquaires.
Comparative performances, under laboratory conditions, of seven pyrethroid insecticides used for impregnation of mosquito nets.
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Un projet quinquennal ayant pour objectif la prévention des décès humains dus à la rage dans la province de Phetchabun (Thaïlande) comportait les éléments suivants : augmentation de l'accessibilité du traitement post-exposition selon le schéma d'administration intradermique (2-2-2-0-1-1) de la Croix-Rouge thaïlandaise pour les sujets exposés à des animaux potentiellement enragés ou chez lesquels le diagnostic de rage a été confirmé ; intensification de la notification des traitements post-exposition ; sensibilisation accrue par l'éducation, que ce soit au niveau des écoles de la province, au moyen de programmes télévisés ou dans les journaux ; réduction de la rage canine par la surveillance de la population canine et la mise en œuvre de programmes de vaccination et de stérilisation ; renforcement de la coopération entre les ministères de la santé publique, de l'agriculture et de l'éducation au niveau provincial ; évaluation de l'impact du programme grâce à un suivi intensif des patients exposés à des animaux suspects de rage ou chez lesquels le diagnostic de rage a été confirmé au laboratoire. Entre 1996 et 2001, 10 350 patients ont reçu un traitement post-exposition, dont 7227 par voie intradermique selon le schéma de la Croix-Rouge thaïlandaise. Moins de 3 % des sujets exposés ont reçu des immunoglobulines antirabiques. Sur l'ensemble des patients, 73 % avaient subi une exposition de catégorie III selon la classification de l'OMS. Lors d'une étude rétrospective, l'état de santé de 188 patients exposés à des animaux chez lesquels le diagnostic de rage avait été confirmé au laboratoire a été suivi ; 20 d'entre eux avaient reçu le traitement par voie intramusculaire selon le schéma d'Essen et 168 avaient reçu le traitement intradermique de la Croix-Rouge thaïlandaise (148 patients traités par 0,1 ml de vaccin antirabique purifié préparé en cellules d'embryon de poulet, 10 par 0,1 ml de vaccin antirabique purifié préparé en cellules Vero, et 10 par 0,2 ml de vaccin antirabique purifié préparé en cellules d'embryon de canard). Tous ces patients étaient encore en vie un an après l'exposition. Deux décès sont survenus pendant les deux premières années du programme, chez des patients qui n'avaient reçu ni vaccin ni immunoglobulines antirabiques après l'exposition. Aucun décès n'est survenu au cours des trois dernières années du programme, ce qui démontre la réussite de celui-ci.
A five-year project to prevent human deaths from rabies in Phetchabun Province, Thailand involved increasing accessibility of post-exposure treatment with the Thai Red Cross intradermal (2-2-2-0-1-1) regimen for humans exposed to potentially and confirmed rabid animals; intensifying documentation of post-exposure treatment; increasing educational awareness through advocacy in provincial schools, television programmes, and newspapers; reducing canine rabies by monitoring the dog population and implementing vaccination and sterilization programmes; increasing the cooperation between the Ministries of Public Health, Agriculture, and Education on a provincial level; and assessing the impact of the programme through intensified follow-up of patients exposed to suspected and laboratory-confirmed rabid animals. Between 1996 and 2001, 10 350 patients received post-exposure treatment; 7227 of these received the Thai Red Cross intradermal regimen. Fewer than 3% of exposed patients received rabies immunoglobulin. Seventy-three percent of all patients presented with WHO category III exposures. In a retrospective study, 188 patients exposed to laboratory-confirmed rabid animals were followed to determine their health status. Of these patients, 20 received the intramuscular Essen regimen and 168 the Thai Red Cross intradermal regimen (148 received 0.1 ml purified chick embryo cell rabies vaccine, 10 received 0.1 ml purified vero cell rabies vaccine, and 10 received 0.2 ml purified duck embryo cell rabies vaccine). All patients were alive one year after exposure. Two human deaths occurred in the first two years of the programme - neither patient had received vaccine or rabies immunoglobulin after exposure. No deaths occurred during the last three years of the programme, which indicated that the programme was successful.
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Les évaluations de l'impact sanitaire des projets d'infrastructure de grande échelle, comme le projet d'exploitation pétrolière et d'oléoduc Tchad-Cameroun, analysent la situation préexistante et surveillent les nouvelles maladies associées à des contextes industriels particuliers ou des modifications de l'organisation sociale. L'article indique que la description de leur état de santé par les sujets est un complément d'information intéressant à la mesure des impacts sanitaires de ces projets et rend compte des données recueillies dans les enquêtes en cours dans les foyers et les services de santé à Ngalaba, un village proche d'un champ de pétrole important au Tchad. Pendant la période initiale de 16 semaines où les données ont été recueillies chaque semaine, 363 personnes ont signalé un nombre peu élevé de cas par rapport aux affections cliniques chroniques ou asymptomatiques attendues d'après la théorie de la transition sanitaire; le nombre global de cas de maladie était également faible. Les pathologies étaient souvent décrites d'après leurs symptômes ou désignées par leur nom local. Les personnels de santé ont rarement été consultés et lorsqu'ils l'ont été, les ressources pour le diagnostic et le traitement étaient limitées. Des affections cliniques aiguës et de courte durée (parasitoses, odontalgies ou hernies) étaient considérées comme des affections chroniques et ont été signalées semaine après semaine. La fréquence peu élevée des cas de maladie rapportés et l'absence d'affections cliniques chroniques ne signifient pas que les populations tchadiennes rurales sont en bonne santé. Le profil de morbidité reflète plutôt une «écologie» locale dans laquelle les services de santé sont organisés et les soins dispensés d'une manière qui limite les possibilités de maladie, en ce qui concerne le type de maladie susceptible d'être diagnostiqué et rapporté, les formes prises par les maladies et la façon dont les maladies sont ressenties. La description de leur état de santé par les sujets est un complément utile des méthodes biologiques plus scientifiques de mesure de l'évaluation des impacts sanitaires, en particulier dans le cadre des projets d'infrastructure à grande échelle comportant manifestement des objectifs de développement. Plutôt que de fournir des données sur l'allégement des dommages par les actions des donateurs, des états et des entreprises, les informations fournies par les personnes sur leur propre santé indiquent les possibilités de maladie dans le contexte local.
Health impact assessments associated with large-scale infrastructure projects, such as the Chad-Cameroon Petroleum Development and Pipeline Project, monitor pre-existing conditions and new diseases associated with particular industries or changes in social organization. This paper suggests that illness self-reports constitute a complementary set of benchmarks to measure the health impacts of these projects, and presents data gathered in ongoing household and health service surveys in Ngalaba, a village near a major oilfield in Chad. In an initial 16-week period of weekly data collection, 363 people reported few of the clinically chronic or asymptomatic conditions expected according to health transition theory, and the overall level of illness reporting was low. Illnesses often were described by symptoms or lay diagnoses. Health care practitioners were consulted rarely; when they were, resources for diagnosis and treatment were limited. Clinically acute, short-duration illnesses (e.g. parasitic infections, toothaches, or hernias) were experienced as chronic conditions and were reported week after week. The low levels of illness reporting and lack of clinically chronic conditions are not taken to mean that rural Chadians are healthy. Rather, the patterns of morbidity reflect a particular local ecology in which health services are organized and care dispensed in ways that limit the possibilities for illness in terms of types of illnesses that can be diagnosed and reported, forms illnesses take, and ways in which illnesses are experienced. Illness self-reports are useful adjuncts to "harder" biological measures in HIAs, particularly in the context of large-scale infrastructure projects with explicit development goals. Rather than providing data on the extent to which harm has been mitigated by corporate, state, and donor activities, self-reports show the possibilities of illness in local contexts.
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Actuellement, les politiques des transports dans les mégalopoles du monde entier constituent une menace réelle pour la santé en raison des traumatismes dus aux accidents de la circulation, de la pollution de l'air, du bruit, de la réduction des activités physiques et des incidences négatives qu'elles ont sur la qualité de vie en milieu urbain. En outre, une grande partie de la population des villes dans les pays à faible revenu doit vivre dans des logements du secteur informel, qui ne répondent pas aux normes. Un grand nombre des politiques des transports ne tiennent pas suffisamment compte de l'impact qu'elles peuvent avoir sur la pauvreté et l'exclusion sociale, et elles négligent les demandes en matière d'accès et de transport des groupes les plus économiquement désavantagés qui comptent essentiellement sur les transports publics et se déplacent en marchant ou à bicyclette. Delhi, capitale de l'Inde, est un cas intéressant : faute d'avoir examiné le large éventail des incidences sanitaires pouvant résulter des politiques des transports et d'utilisation des sols et des politiques d'investissement, la ville a pris des décisions pénalisant les groupes les plus défavorisés de la population, leur rendant l'accès au marché du travail, à l'éducation, aux soins de santé, aux équipements collectifs et aux services plus difficile.
Current transportation policies in mega-cities worldwide lead to major threats to health through traffic injuries, air pollution, noise, reduction in physical activities, and adverse impact on urban quality of life. In addition, a large section of the population in cities in low-income countries has to live in informal-sector, substandard housing. Many transportation policies fail to take enough account of their impacts on poverty and social exclusion, and they neglect the access and transportation demands of the more economically disadvantaged groups of society, who rely mostly on public transportation, walking, and cycling. Delhi, the capital city of India, is an interesting case because failure to consider the broad spectrum of health effects that may result from transport and land-use policies and investments has resulted in decisions that penalize the least affluent groups of the population and make it more difficult for them to get to jobs, education, health care, amenities, and services.
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La lombalgie est une cause importante d'incapacité. Elle se manifeste à part égale quelle que soit la culture, altérant la qualité de la vie et le rendement professionnel, et elle est le motif de consultation médicale le plus courant. La lombalgie, à quelques exceptions près, n'a pas de cause spécifique. La lombalgie aiguë est la plus répandue et elle guérit généralement d'elle-même, en moins de trois mois, avec ou sans traitement. La lombalgie chronique est plus problématique, souvent fortement influencée par des facteurs psychologiques - frustration professionnelle et ennui - que renforce la largesse du système d'indemnisation. Un diagnostic posé en cas de douleurs chroniques est la fibromyalgie - affection urbaine (ce diagnostic n'est pas posé en zone rurale) essentiellement comparable aux autres douleurs chroniques répandues. La hernie discale mise en évidence par la radiographie, souvent incriminée, est rarement responsable des douleurs et la chirurgie est généralement sans effet. Tous les traitements se valent ; les malades préfèrent les manipulations, bien qu'aucune étude n'ait établi leur supériorité. Un groupe d'experts de l'OMS a défini des paramètres communs à utiliser pour mesurer l'efficacité des traitements, qui reposent sur les résultats obtenus.
Low back pain is a leading cause of disability. It occurs in similar proportions in all cultures, interferes with quality of life and work performance, and is the most common reason for medical consultations. Few cases of back pain are due to specific causes; most cases are non-specific. Acute back pain is the most common presentation and is usually self-limiting, lasting less than three months regardless of treatment. Chronic back pain is a more difficult problem, which often has strong psychological overlay: work dissatisfaction, boredom, and a generous compensation system contribute to it. Among the diagnoses offered for chronic pain is fibromyalgia, an urban condition (the diagnosis is not made in rural settings) that does not differ materially from other instances of widespread chronic pain. Although disc protrusions detected on X-ray are often blamed, they rarely are responsible for the pain, and surgery is seldom successful at alleviating it. No single treatment is superior to others; patients prefer manipulative therapy, but studies have not demonstrated that it has any superiority over others. A WHO Advisory Panel has defined common outcome measures to be used to judge the efficacy of treatments for studies.
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La variole a été déclarée éradiquée le 8 mai 1980 pendant la Trente-Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Ces dernières années, cependant, la crainte de voir le virus utilisé comme arme par des terroristes s'est amplifiée. Dans cette perspective, des gouvernements ont mis en place des programmes de vaccination sélectifs et adopté d'autres mesures de santé publique. Sur la base des données relatives aux flambées enregistrées au XXe siècle, le présent article évalue les risques auxquels seraient aujourd'hui exposées les populations (dont l'immunité est en baisse) en cas de propagation délibérée d'un virus. Les données présentées corroborent les conclusions d'une précédente étude (Mack) selon lesquelles « La variole a une réputation usurpée. De même que pour un chien qui aboie mais ne mord pas, il semble qu'on lui ait prêté une capacité de nuisance démesurée. » Dans le cas de la variole, R (nombre moyen de cas secondaires contaminés par un cas primaire) est moins élevé que pour la rougeole, le parvovirus humain, la varicelle, les oreillons, la rubéole et la poliomyélite ; seul le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a un taux inférieur. Comme pour le SRAS, la contamination n'intervient qu'entre des personnes ayant eu des contacts rapprochés et l'exposition en milieu hospitalier a joué un rôle important dans la transmission de ces deux virus. L'article insiste sur les risques associés à la vaccination de masse et sur la nécessité, pour endiguer les flambées, d'isoler les cas, de rechercher les contacts et d'isoler les contacts proches. La nécessité de poser un diagnostic rapide et de continuer d'entretenir un réseau de microscopes électroniques à cet effet est également soulignée.
Smallpox was declared to be eradicated on 8 May 1980, during the Thirty-third World Health Assembly. However, concerns about the possible use of the virus as a weapon of bioterrorism have increased in recent years. Governments have responded by initiating selective vaccination programmes and other public health measures. This review uses historical data from 20th century outbreaks to assess the risks to current populations (which have declining immunity) from a deliberate release of virus. The data presented supports the conclusion of a previous reviewer (Mack) that "smallpox cannot be said to live up to its reputation. Far from being a quick-footed menace, it has appeared as a plodding nuisance with more bark than bite." Its R value (the average number of secondary cases infected by a primary case) is lower than that for measles, human parvovirus, chickenpox, mumps, rubella, and poliomyelitis; only the value for severe acute respiratory syndrome (SARS) is lower. Like SARS, close person-to-person contact is required for effective spread of the disease, and exposure to the virus in hospitals has played an important role in transmission for both viruses. In the present paper the dangers of mass vaccination are emphasized, along with the importance of case isolation, contact tracing, and quarantine of close contacts for outbreak control. The need for rapid diagnosis and the continued importance of maintaining a network of electron microscopes for this purpose are also highlighted.
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OBJECTIF: Déterminer la prévalence et l'incidence de la tuberculose dans l'une des zones péri-urbaines défavorisées de Kampala. MÉTHODES: Echantillonnage à plusieurs degrés pour sélectionner des foyers où l'on a recherché des symptômes de tuberculose évolutive, étudié les antécédents de traitement antituberculeux, de même que les caractéristiques démographiques, socio-économiques et l'environnement de chacun de ces foyers. En cas de suspicion de tuberculose, on a procédé à une évaluation standardisée des patients. RÉSULTATS: L'étude a porté sur un échantillon de 263 foyers rassemblant 1 142 personnes et a classé dix-neuf d'entre elles dans la catégorie des sujets atteints de tuberculose pendant les 12 mois de référence (mai 2001 - avril 2002). Le système de santé avait déjà posé le diagnostic pour neuf des cas (47 %) et l'étude a permis de diagnostiquer les 10 autres (53 %). La prévalence était de 14,0 (intervalle de confiance (IC) à 95 % : 7,8 - 20,3) pour la tuberculose en général, toutes formes confondues, et de 4,4 (IC : 0,83-7,89) pour 1 000 pour la tuberculose à frottis positif. Pour l'incidence, les chiffres correspondants sont de 9,2 (IC : 3,97-14,4) et de 3,7 (IC : 0,39-6,95) pour 1 000 et par an. CONCLUSION: Dans cette communauté péri-urbaine, la fréquence de la tuberculose est exceptionnellement élevée et elle est peut-être sous-estimée par les systèmes de surveillance actuels. Il est donc urgent d'intervenir afin de lutter contre la transmission dans cette communauté et dans toutes celles où les taux de tuberculose sont très élevés.
OBJECTIVE: To determine the prevalence and incidence of tuberculosis in one of Uganda's poor peri-urban areas. METHODS: Multi-stage sampling was used to select a sample of households whose members were evaluated for presence of signs and/or symptoms of active tuberculosis; history of tuberculosis treatment; and relevant demographic, socioeconomic, and household environment characteristics. Patients with suspected tuberculosis underwent standardized evaluation for active disease. FINDINGS: A sample of 263 households with 1142 individuals was evaluated. Nineteen people were classified as having had tuberculosis during the one-year reference period (May 2001-April 2002): nine (47%) cases already had been diagnosed through the health care system, while 10 cases (53%) were diagnosed through the survey. The prevalences for all forms of tuberculosis and for sputum smear-positive tuberculosis were 14.0 (95% confidence interval (CI) 7.8-20.3) and 4.4 (CI = 0.83-7.89) per thousand, respectively. The incidences for all forms of tuberculosis and for sputum smear-positive tuberculosis were 9.2 (CI = 3.97-14.4) and 3.7 (CI = 0.39-6.95) per thousand per year, respectively. CONCLUSION: The rate of tuberculosis in this peri-urban community was exceptionally high and may be underestimated by current surveillance systems. The need for interventions aimed at reducing tuberculosis transmission in this, and other similar communities with high case rates, is urgent.
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OBJECTIF: Utiliser de nouvelles données pour procéder à une estimation révisée de la charge mondiale de typhoïde, qu'il est nécessaire de connaître avec précision pour orienter les décisions de santé publique en matière de prévention et de lutte. MÉTHODES: Les études en population avec confirmation des cas de typhoïde par hémoculture ont été identifiées par une recherche documentaire informatisée de la littérature scientifique multilingue. Lorsqu'aucune étude ne répondait aux critères de recherche, les données étaient extrapolées à partir des pays et régions voisins. Des courbes d'incidence en fonction de l'âge ont été utilisées pour traduire dans la population générale les taux mesurés sur des cohortes correspondant à des tranches d'âge étroites. Une analyse de sensibilité unilatérale a été effectuée pour déterminer la sensibilité de l'estimation aux hypothèses de départ. La charge de paratyphoïde a été dérivée de celle de la typhoïde selon une méthode proportionnelle. RÉSULTATS: Au total, 22 études répondant aux critères de recherche ont été identifiées. Les régions de forte incidence de la typhoïde (>100 cas pour 100 000 habitants par an) sont l'Asie du Sud et du centre et l'Asie du Sud-Est. Les régions d'incidence moyenne (10-100 cas pour 100 000 habitants par an) sont le reste de l'Asie, l'Afrique, l'Amérique latine, les Caraïbes et l'Océanie à l'exception de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. En Europe, en Amérique du Nord et dans le reste du monde développé, l'incidence de la typhoïde est faible (<10 cas pour 100 000 habitants par an). D'après nos estimations, la typhoïde a provoqué 21 650 974 cas de maladie et 216 510 décès en 2000 et la paratyphoïde 5 412 744 cas de maladie. CONCLUSION: De nouvelles données, jointes à une amélioration de la connaissance de l'épidémiologie de la typhoïde, nous ont permis d'affiner l'estimation de la charge mondiale de typhoïde, laquelle reste considérable. Des études plus détaillées de l'incidence de la maladie dans certains pays et régions, notamment en Afrique, sont nécessaires pour obtenir une estimation encore plus exacte.
OBJECTIVE: To use new data to make a revised estimate of the global burden of typhoid fever, an accurate understanding of which is necessary to guide public health decisions for disease control and prevention efforts. METHODS: Population-based studies using confirmation by blood culture of typhoid fever cases were sought by computer search of the multilingual scientific literature. Where there were no eligible studies, data were extrapolated from neighbouring countries and regions. Age-incidence curves were used to model rates measured among narrow age cohorts to the general population. One-way sensitivity analysis was performed to explore the sensitivity of the estimate to the assumptions. The burden of paratyphoid fever was derived by a proportional method. FINDINGS: A total of 22 eligible studies were identified. Regions with high incidence of typhoid fever (>100/100 000 cases/year) include south-central Asia and south-east Asia. Regions of medium incidence (10-100/100 000 cases/year) include the rest of Asia, Africa, Latin America and the Caribbean, and Oceania, except for Australia and New Zealand. Europe, North America, and the rest of the developed world have low incidence of typhoid fever (<10/100 000 cases/year). We estimate that typhoid fever caused 21 650 974 illnesses and 216 510 deaths during 2000 and that paratyphoid fever caused 5 412 744 illnesses. CONCLUSION: New data and improved understanding of typhoid fever epidemiology enabled us to refine the global typhoid burden estimate, which remains considerable. More detailed incidence studies in selected countries and regions, particularly Africa, are needed to further improve the estimate.
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OBJECTIF: Etudier l'impact de la stratégie actuelle d'élimination de la lèpre sur l'incidence de la maladie et évaluer les conséquences qu'aurait l'incapacité à maintenir cette stratégie dans le temps. MÉTHODES: Un programme de simulation informatisé a permis d'appliquer plusieurs scénarios pour évaluer l'impact de la stratégie d'élimination. Les scénarios correspondaient aux hypothèses retenues concernant la contagiosité, la transmission et la vaccination par le BCG. Après avoir pris en compte la tendance du dépistage des cas pour les principaux pays d'endémie entre 1985 et 1998, on a établi des projections de l'incidence jusqu'en 2020. RÉSULTATS: Du fait que les cas ont été repérés de plus en plus tôt jusqu'en 1998 et grâce au faible taux de rechute associé à la polychimiothérapie, on prévoit un recul de l'incidence après 2000, quel que soit le scénario. Le recul annuel était un peu plus élevé en pourcentage lorsque des hypothèses favorables étaient retenues concernant la protection et la couverture de la vaccination par le BCG. D'une façon générale, la réduction prévue des taux d'incidence se situait chaque année entre 2 % et 12 %. CONCLUSION: La stratégie d'élimination permet de faire reculer la transmission mais le recul risque d'être lent. Un relâchement des contrôles ne se justifie pas après 2005 étant donné les incertitudes qui entourent le taux de réduction et les effets qu'auraient des retards plus marqués dans le dépistage des cas. Il faudrait adopter une stratégie à long terme pour la lutte antilépreuse.
OBJECTIVE: To investigate the impact of the current strategy for the elimination of leprosy on its incidence and to assess the consequences of failure to sustain this strategy. METHODS: Scenarios for assessing the impact of the elimination strategy were implemented in a computer simulation program. The scenarios reflected the assumptions made regarding contagiousness, transmission and bacille Calmette-Guérin (BCG) vaccination. The trend in case detection rate for the main countries in which leprosy was endemic during 1985-98 was fitted, and incidence up to 2020 was projected. FINDINGS: Owing to the gradual shortening of delays in detection up to 1998, and because of the low relapse rate that occurs with multidrug treatment MDT, incidence is predicted to decrease beyond 2000 in all scenarios. The annual decline was a few per cent higher when favourable assumptions were made about protection and coverage of BCG vaccination. Overall, the predicted annual decline in incidences ranged from 2% to 12%. CONCLUSION: The elimination strategy reduces transmission, but the decline may be slow. Relaxation of control after 2005 is unjustified given the uncertainty about the rate of decline and the adverse effects of longer delays in detection. A long-term strategy for leprosy control should be adopted.
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L'infection à Mycobacterium ulcerans (ulcère de Buruli) constitue un important problème sanitaire dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Elle est prévalente sous forme de foyers dispersés à travers le monde, principalement dans les zones fluviales soumises à un climat humide et chaud. L'article examine l'épidémiologie, la bactériologie, la transmission, l'immunologie, la pathologie, le diagnostic et le traitement de cette infection. M. ulcerans est un microorganisme omniprésent. Il est hébergé par des poissons, des escargots et des insectes d'eau. Le mode de transmission n'est pas connu. Les lésions touchent le plus souvent les parties exposées du corps, en particulier les membres. Une guérison spontanée est possible. Dans les zones endémiques, de nombreux malades se présentent tardivement, avec des lésions à un stade avancé et grave. La vaccination par le BCG apporte une protection immunitaire limitée, de durée relativement courte. Le traitement recommandé consiste en un débridage chirurgical des lésions, suivi si nécessaire, d'une greffe de peau. De nombreux malades souffrent de limitations fonctionnelles une fois guéris. Pour combattre et prévenir plus efficacement l'ulcère de Buruli, il convient de mieux comprendre la transmission de cette maladie et sa pathogenèse.
Mycobacterium ulcerans disease (Buruli ulcer) is an important health problem in several west African countries. It is prevalent in scattered foci around the world, predominantly in riverine areas with a humid, hot climate. We review the epidemiology, bacteriology, transmission, immunology, pathology, diagnosis and treatment of infections. M. ulcerans is an ubiquitous micro-organism and is harboured by fish, snails, and water insects. The mode of transmission is unknown. Lesions are most common on exposed parts of the body, particularly on the limbs. Spontaneous healing may occur. Many patients in endemic areas present late with advanced, severe lesions. BCG vaccination yields a limited, relatively short-lived, immune protection. Recommended treatment consists of surgical debridement, followed by skin grafting if necessary. Many patients have functional limitations after healing. Better understanding of disease transmission and pathogenesis is needed for improved control and prevention of Buruli ulcer.
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OBJECTIF: Le vaccin antirubéoleux ne fait pas partie du programme de vaccination du Myanmar. Les flambées de rougeole et de rubéole font l'objet d'une surveillance au niveau national, mais il n'y a aucune surveillance systématique du syndrome rubéoleux congénital (SRC). Une étude a donc été organisée pour évaluer la charge de SRC. MÉTHODES: Du 1er décembre 2000 au 31 décembre 2002, le SRC a fait l'objet d'une surveillance active chez les enfants de 0 à 17 mois dans 13 hôpitaux et 2 établissements privés de Yangon. Les enfants suspectés de SRC ont été soumis à un examen standard et à un prélèvement sanguin. Tous les échantillons de sérum ont été analysés à la recherche des IgM spécifiques de la rubéole ; on a recherché les IgG spécifiques de la rubéole et l'ARN du virus rubéoleux par RT-PCR dans des échantillons sélectionnés. RÉSULTATS: Au total, 81 enfants âgés de 0 à 17 mois étaient suspectés de SRC; 18 de ces cas ont été confirmés en laboratoire (7 cas de positivité des IgM, 7 de positivité de la RT-PCR et 10 de positivité des IgG touchant des enfants de 6 mois ou plus). Un autre enfant présentant un test RT-PCR positif, dont la mère avait eu la rubéole pendant sa grossesse mais dont l'examen clinique s'était révélé normal, a été classé comme atteint d'une infection rubéoleuse congénitale. Au cours de la période 2001-2002, aucune flambée de rubéole n'a été détectée dans la Division de Yangon. Dans les 31 arrondissements urbains de la Division de Yangon, l'incidence annuelle était de 0,1 cas de SRC confirmé en laboratoire pour 1000 naissances vivantes. CONCLUSION: Il s'agit de la première étude en population de l'incidence du SRC menée dans un pays en développement au cours d'une période d'endémie rubéoleuse ; l'incidence du SRC est proche des taux d'endémie rencontrés dans les pays industrialisés avant l'introduction de la vaccination systématique. Les tests reposant sur la détection des IgG spécifiques de la rubéole se sont avérés pratiques pour diagnostiquer le SRC chez les enfants de 6 mois et plus. Cette étude est l'une des premières à présenter des données sur l'utilisation de la RT-PCR spécifique du virus rubéoleux directement sur des échantillons de sérum ; d'autres études sont nécessaires pour confirmer l'utilité de cette méthode comme moyen supplémentaire pour diagnostiquer le SRC.
OBJECTIVE: Rubella vaccine is not included in the immunization schedule in Myanmar. Although surveillance for outbreaks of measles and rubella is conducted nationwide, there is no routine surveillance for congenital rubella syndrome (CRS). Therefore, we organized a study to assess the burden of CRS. METHODS: From 1 December 2000 to 31 December 2002 active surveillance for CRS was conducted among children aged 0-17 months at 13 hospitals and 2 private clinics in Yangon, the capital city. Children with suspected CRS had a standard examination and a blood sample was obtained. All serum samples were tested for rubella-specific IgM; selected samples were tested for rubella-specific IgG and for rubella RNA by reverse transcriptase-polymerase chain reaction (RT-PCR). FINDINGS: A total of 81 children aged 0-17 months were suspected of having CRS. Of these, 18 children had laboratory-confirmed CRS (7 were IgM positive; 7 were RT-PCR positive; and 10 were IgG positive at > 6 months of age). One additional child who tested positive by RT-PCR and whose mother had had rubella during pregnancy but who had a normal clinical examination was classified as having congenital rubella infection. During 2001-02 no rubella outbreaks were detected in Yangon Division. In the 31 urban townships of Yangon Division, the annual incidence was 0.1 laboratory-confirmed cases of CRS per 1000 live births. CONCLUSION: This is the first population-based study of CRS incidence from a developing country during a rubella-endemic period; the incidence of CRS is similar to endemic rates found in industrialized countries during the pre-vaccine era. Rubella-specific IgG tests proved practical for diagnosing CRS in children aged > 6 months. This is one of the first studies to report on the use of rubella-specific RT-PCR directly on serum samples; further studies are warranted to confirm the utility of this method as an additional means of diagnosing CRS.
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Si l'on pèse les arguments favorables et opposés au brevetage des séquences d'ADN fonctionnelles, y compris les gènes, les objections à l'interdiction semblent convaincantes. Une interdiction pure et simple du brevetage de l'ADN est-elle une réponse adaptée sur le plan politique ? Pas nécessairement. Les gouvernements peuvent souhaiter envisager des options allant d'une réforme de la législation sur les brevets à la création de nouveaux droits. En cas d'interdiction ou de limitation du brevetage de l'ADN, les industriels trouveront d'autres façons de protéger des séquences génomiques. Certaines de ces solutions de remplacement pourraient avoir des effets encore plus préjudiciables que les brevets. Ces conséquences involontaires des interdictions de breveter doivent inciter à une réflexion de fond avant de conclure que l'interdiction est la seule réponse aux préoccupations légitimes à propos de l'opportunité du dépôt de brevets concernant le génome humain.
I weigh the arguments for and against the patenting of functional DNA sequences including genes, and find the objections to be compelling. Is an outright ban on DNA patenting the right policy response? Not necessarily. Governments may wish to consider options ranging from patent law reforms to the creation of new rights. There are alternative ways to protect DNA sequences that industry may choose if DNA patenting is restricted or banned. Some of these alternatives may be more harmful than patents. Such unintended consequences of patent bans mean that we should think hard before concluding that prohibition is the only response to legitimate concerns about the appropriateness of patents in the field of human genomics.
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OBJECTIF: Analyser les tendances observées dans les infections invasives à Haemophilus influenzae en Afrique du Sud pendant les cinq premières années suivant l'introduction du vaccin conjugué anti-Haemophilus influenzae type b (Hib) dans le calendrier de vaccination systématique de l'enfant. MÉTHODES: On a utilisé les données de la surveillance nationale au laboratoire pour définir les cas d'infection invasive à H. influenzae entre juillet 1999 et juin 2004 et soumis des isolements au sérotypage et à des épreuves de sensibilité aux antimicrobiens. RÉSULTATS: Le nombre absolu de cas d'infection à Hib (notifiés au système de surveillance national) chez l'enfant de moins d'un an a diminué de 65 %, passant de 55 en 1999-2000 à 19 en 2003-2004. Le renforcement de la surveillance commencé en 2003 a permis de constater que l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et la vaccination incomplète constituaient des facteurs contribuant à la transmission du Hib. Le nombre total de cas d'infection à H. influenzae confirmés au laboratoire est resté inchangé, les infections n'appartenant pas au type b étant de plus en plus notifiées au système de surveillance à mesure que celui-ci devenait plus performant. Les enfants touchés par une infection à Haemophilus de type impossible à déterminer étaient plus souvent VIH-positifs (32 sur 34, 94 %) que les enfants infectés par Hib (10 sur 14, 71 %, p = 0,051). On a également observé une probabilité plus grande de multirésistance dans les isolements récents de Hib (2 % en 1999-2000 contre 19 % en 2003-2004, p = 0,001). CONCLUSION: Les données issues d'un système national de surveillance au laboratoire récemment mis en place ont fait apparaître une diminution de la charge de morbidité due à Hib chez les enfants sud-africains à la suite de l'introduction du vaccin conjugué et permis d'identifier des infections à Haemophilus dont le type était impossible à déterminer, associées à l'infection par le VIH.
OBJECTIVE: To analyse trends in reported invasive Haemophilus influenzae disease in South Africa within the first five years of introduction of conjugate Haemophilus influenzae type b (Hib) vaccine in the routine child immunization schedule. METHODS: We used national laboratory-based surveillance data to identify cases of invasive H. influenzae disease between July 1999 and June 2004, and submitted isolates for serotyping and antimicrobial susceptibility testing. FINDINGS: The absolute number of Hib cases (reported to the national surveillance system) among children below one year of age decreased by 65%, from 55 cases in 1999-2000 to 19 cases in 2003-04. Enhanced surveillance initiated in 2003, identified human immunodeficiency virus (HIV)-infection and incomplete vaccination as contributing factors for Hib transmission. The total number of laboratory-confirmed cases of H. influenzae remained unchanged because non-type b disease was being increasingly reported to the surveillance system concomitant with system enhancements. Children with non-typable disease were more likely to be HIV-positive (32 of 34, 94%) than children with Hib disease (10 of 14, 71%), P = 0.051. Recent Hib isolates were more likely to be multidrug resistant (2% in 1999-2000 versus 19% in 2003-04, P = 0.001). CONCLUSION: Data from a newly established national laboratory-based surveillance system showed a decrease in Hib disease burden among South African children following conjugate vaccine introduction and identified cases of non-typable disease associated with HIV infection.
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OBJECTIF: En République de Corée, les soldats stationnés dans des zones où ils étaient exposés à un risque de contracter le paludisme reçoivent une chimioprophylaxie antipalustre depuis 1997. Cependant, ce traitement peut faciliter le développement d'une pharmacorésistance et les accès primaires tardifs deviennent de plus en plus fréquents chez les individus l'ayant reçu. On a étudié les possibilités d'associations entre cette chimioprophylaxie d'une part et les caractéristiques épidémiologiques du paludisme à Plasmodium vivax réémergent et l’efficacité du traitement d'autre part en utilisant une base de données mondiale sur le paludisme. MÉTHODES: Parmi les soldats exposés à un risque de paludisme entre 1999 et 2000, on a étudié tous les cas de paludisme à P. Vivax (1158) apparus avant le 31 décembre 2003. Les accès précoces et tardifs ont été définis respectivement comme les cas survenant dans un délai < 2 mois ou > 2 mois après le dernier jour d'exposition au risque de paludisme. RÉSULTATS: Parmi ces cas, 634 (72,0 %) avaient reçu une chimioprophylaxie antipalustre et 324 (28,0 %) non. Les cas de paludisme sont apparus principalement en été, avec un pic en juillet-août. La stratification par antécédents de chimioprophylaxie a fait apparaître des différences dans les délais d'apparition. Une plus forte prévalence des accès précoces a été relevé dans le groupe n'ayant pas reçu de chimioprophylaxie, tandis que dans le groupe traité, la plupart des cas correspondaient à des accès primaires tardifs. Parmi ces derniers, 312 parmi 461 (67,7 %) ne prenaient pas régulièrement leur primaquine. Après le traitement du premier accès, 14 individus (1,2 %) parmi 1158 ont dû être retraités ; tous les cas retraités ont été guéris en utilisant la même posologie et le même schéma thérapeutique que pour le premier traitement. CONCLUSION: En République de Corée, il existe une association entre l'augmentation des cas d’accès primaires de paludisme à P. Vivax réémergent et l'utilisation d'une chimioprophylaxie antipalustre.
OBJECTIVE: In the Republic of Korea (ROK), soldiers stationed where there is a risk of contracting malaria have received antimalarial chemoprophylaxis since 1997. However, chemoprophylaxis may facilitate the development of drug resistance, and late primary attacks in individuals who have received chemoprophylaxis are becoming more frequent. We investigated the association between chemoprophylaxis and the epidemiological characteristics and effectiveness of treatment for re-emergent Plasmodium vivax malaria, using a nationwide malaria database. METHODS: Among soldiers at risk of malaria between 1999 and 2001, we reviewed all P. vivax malaria cases (1158) that occurred before 31 December 2003. Early and late primary attacks were defined as cases occurring < 2 or > 2 months after the last day of exposure to risk of malaria, respectively. FINDINGS: Of these cases, 634 (72.0%) had received chemoprophylaxis, and 324 (28.0%) had not. Cases occurred mostly in summer, with a peak in July-August. Stratification by chemoprophylaxis history revealed different times to onset. Early primary attacks were more prevalent in the group not receiving chemoprophylaxis, while in the group receiving chemoprophylaxis most cases were late primary attacks. Of the latter, 312 out of 461 (67.7%) did not take primaquine regularly. After treatment of the first attack, 14 (1.2%) of 1158 were re-treated; all re-treated cases were cured using the same doses and regimen used for the first treatment. CONCLUSION: In ROK, the increase in late primary episodes of re-emergent P. vivax malaria is associated with the use of antimalarial chemoprophylaxis.
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OBJECTIF: Cartographier le risque d'exposition au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) dans une zone urbaine et évaluer la capacité des interventions de type classique à endiguer la propagation de la maladie. MÉTHODES: Les données de l'épidémie de SRAS de Beijing ont servi à cartographier les grappes spatiales de contacts identifiés età évaluer la transmission du SRAS au moyen d'un modèle utilisant un taux de transmission dépendant du temps. RÉSULTATS: Le taux de transmission estimé a diminué très fortement entre le 20 et le 30 avril 2003. Le nombre total de cas dus à l'épidémie de Beijing a été évalué à 2521. Le regroupement hiérarchique en grappes de grappes a fait apparaître une zone d'exposition au risque très étendue. Néanmoins, les cas se regroupaient selon un schéma clairement lié aux voies de ceinture urbaine de Beijing. CONCLUSION: Les mesures de lutte classiques peuvent réduire de manière très efficace la transmission du SRAS. Les schémas spatiaux d'exposition au risque peuvent fournir des informations utiles à la surveillance, à la prévision et à l'endiguement de la maladie en identifiant les zones spatiales cibles sur lesquelles les interventions devront se concentrer.
OBJECTIVE: To map risk of exposure to severe acute respiratory syndrome (SARS) in an urban area and assess the ability of traditional interventions to control dispersion of the disease. METHODS: Data on the Beijing SARS epidemic were used to map spatial clusters of identified contacts and to estimate transmission of SARS using a model with a time-dependent transmission rate. RESULTS: The estimated transmission rate decreased dramatically from 20 to 30 April 2003. The total number of cases in the epidemic in Beijing was estimated to be 2521. Hierarchical clustering revealed that risk-exposures were widespread, but clustered in a pattern that is distinctly related to the Beijing urban ring roads. CONCLUSION: Traditional control measures can be very effective at reducing transmission of SARS. Spatial patterns of risk-exposures can inform disease surveillance, prediction and control by identifying spatial target areas on which interventions should be focused.
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OBJECTIF: La vaccination contre Haemophilus influenzae type b (Hib) a été intégrée au programme de vaccinations systématiques kenyan en 2001. Nous nous sommes efforcés d'estimer le rapport coût/efficacité de la délivrance de ce vaccin. MÉTHODES: Un modèle a été mis au point pour suivre jusqu'à leur mort une cohorte d'enfants nés en 2004, vaccinés ou non contre le virus Hib. L'incidence des infections à Hib invasives a été estimée à l'hôpital de district de Kilifi et par le biais du système de surveillance démographique environnante de la région côtière du Kenya. L'incidence nationale des affections à Hib a été estimée à partir d'ajustements sur l'incidence observée par la surveillance passive dans les hôpitaux et d'hypothèses concernant l'accès aux soins. Les taux de létalité ont également été supposés comme dépendants de l'accès aux soins. L'étude s'est basée sur un prix d'US$ 3,65 par dose pour le vaccin pentavalent DTCP + Hib. L'influence sur les rapports coût/efficacité des incertitudes sur les paramètres a été évaluée par des simulations multivariées de type Monte Carlo. RÉSULTATS: Chez les enfants de moins de 5 ans, l'introduction du vaccin anti-Hib a permis de réduire l'incidence de la méningite à Hib de 71 à 8 cas pour 100 000, celle des affections invasives non méningées de 61 à 7 cas pour 100 000 et celle des pneumonies à Hib non bactériennes de 296 à 34 cas pour 100 000. Les économies réalisées grâce au nombre d'années de vie corrigées de l'incapacité (DALY) épargnées et aux décès évités s'élèvent respectivement à US$ 38 [intervalle de confiance à 95% (IC) : 26-63] et à US$ 1197 [intervalle de confiance à 95% (IC) : 814-2021]. La plus grande part de l'incertitude sur les résultats est imputable aux difficultés d'évaluation des paramètres relatifs aux soins. Le seuil de rentabilité du vaccin pentavalent (prix pour lequel l'économie sur les dépenses entraînées par les infections à Hib compense l'augmentation des coûts de vaccination) est d'US$ 1,82 par dose. CONCLUSION: La vaccination contre le virus Hib constitue une intervention hautement efficace dans le cas du Kenya. Elle permettrait une économie si le prix du vaccin était inférieur de 50% au moins à son niveau actuel.
OBJECTIVE: Haemophilus influenzae type b (Hib) vaccine was introduced into routine immunization services in Kenya in 2001. We aimed to estimate the cost-effectiveness of Hib vaccine delivery. METHODS: A model was developed to follow the Kenyan 2004 birth cohort until death, with and without Hib vaccine. Incidence of invasive Hib disease was estimated at Kilifi District Hospital and in the surrounding demographic surveillance system in coastal Kenya. National Hib disease incidence was estimated by adjusting incidence observed by passive hospital surveillance using assumptions about access to care. Case fatality rates were also assumed dependent on access to care. A price of US$ 3.65 per dose of pentavalent diphtheria-tetanus-pertussis-hep B-Hib vaccine was used. Multivariate Monte Carlo simulations were performed in order to assess the impact on the cost-effectiveness ratios of uncertainty in parameter values. FINDINGS: The introduction of Hib vaccine reduced the estimated incidence of Hib meningitis per 100 000 children aged < 5 years from 71 to 8; of Hib non-meningitic invasive disease from 61 to 7; and of non-bacteraemic Hib pneumonia from 296 to 34. The costs per discounted disability adjusted life year (DALY) and per discounted death averted were US$ 38 (95% confidence interval, CI: 26-63) and US$ 1197 (95% CI: 814-2021) respectively. Most of the uncertainty in the results was due to uncertain access to care parameters. The break-even pentavalent vaccine price - where incremental Hib vaccination costs equal treatment costs averted from Hib disease - was US$ 1.82 per dose. CONCLUSION: Hib vaccine is a highly cost-effective intervention in Kenya. It would be cost-saving if the vaccine price was below half of its present level.
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Le présent article décrit les principaux facteurs à prendre en compte et les défis restant à relever pour les programmes de lutte antituberculeuse en situation d'urgence complexe. Une situation d'urgence complexe se définit comme « une crise humanitaire dans un pays, une région ou une société dans laquelle on constate un effondrement substantiel ou total de l'autorité à la suite d'un conflit interne ou externe, et qui demande une réaction internationale dépassant le mandat ou la capacité d'un seul organisme et/ou le programme national des Nations Unies en cours ». On estime que quelque 200 millions de personnes vivent dans des pays touchés par des situations d'urgence complexes, ces pays faisant presque tous aussi partie des nations en développement supportant la plus grande part de la charge de tuberculose. Les situations d'urgence complexes ont un impact sur la mise en œuvre des programmes de lutte antituberculeuse en entravant la réalisation de leurs objectifs, à savoir l'identification et la guérison des malades tuberculeux, et en provoquant parfois l'apparition de tuberculoses à bacille multi-résistant (TB-MR). On dispose de nombreuses descriptions détaillées des interventions d'assistance dans le cadre de situations d'urgence complexes, mais la plupart des rapports ne mentionnent pas la lutte antituberculeuse. Or si l'on néglige cette maladie, elle peut rapidement entraîner une augmentation de la morbidité et de la mortalité, comme cela a été démontré en Bosnie-Herzégovine et en Somalie. La tuberculose est une maladie importante dans ce type de situation et nécessite une réponse de santé publique appropriée. S'il n'existe pas de manuel pour faire face aux situations d'urgence complexes, le document « Lutte antituberculeuse dans les populations de réfugiés : manuel de terrain interorganisations » apporte des conseils précieux. Les programmes de lutte antituberculeuse doivent contribuer à la constitution du corpus de données nécessaire pour élaborer un tel manuel et permettre l'exploitation de l'expérience acquise dans la lutte antituberculeuse en situation d'urgence complexe pour mettre au point des programmes reposant sur des bases factuelles.
This paper describes the key factors and remaining challenges for tuberculosis (TB) control programmes in complex emergencies. A complex emergency is "a humanitarian crisis in a country, region or society where there is total or considerable breakdown of authority resulting from internal or external conflict and which requires an international response that goes beyond the mandate or capacity of any single agency and/or the ongoing United Nations country programme." Some 200 million people are believed to live in countries affected by complex emergencies; almost all of these are developing countries that also bear the main burden of TB. The effects of complex emergencies impact on TB control programmes, interfering with the goals of identifying and curing TB patients and possibly leading to the emergence of MDR-TB. There are many detailed descriptions of aid interventions during complex emergencies; yet TB control programmes are absent from most of these reports. If TB is neglected, it may quickly result in increased morbidity and mortality, as was demonstrated in Bosnia and Herzegovina and in Somalia. TB is a major disease in complex emergencies and requires an appropriate public health response. While there is no manual to cover complex emergencies, the interagency manual for TB control in refugee and displaced populations provides valuable guidance. These programmes contribute to the body of evidence needed to compile such a manual, and should ensure that the experiences of TB control in complex emergencies lead to the establishment of evidence-based programmes.
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OBJECTIF: Pour guider la politique de vaccination, nous avons déterminé le bénéfice pour la santé publique de l'introduction en Ouganda du vaccin contre Haemophilus influenzae type b (Hib) et estimé l'efficacité de ce vaccin. MÉTHODES: Des données de surveillance concernant la méningite bactérienne aiguë chez les enfants de 0 à 59 mois, fournies par trois sites hospitaliers sentinelles entre juillet 2001 et juin 2007, ont été examinées pour déterminer l'incidence de la méningite à Hib, l'efficacité du vaccin anti-Hib par un contrôle cas-témoin et le nombre de cas et de décès dus à cette méningite évitables par la vaccination en Ouganda. RÉSULTATS: Parmi les 13978 enfants de 17 districts suspectés de méningite bactérienne, 269 cas de méningite à Hib ont été confirmés, le nombre de cas de cette maladie dans le groupe passant de 69 pendant l'année précédant l'introduction de la vaccination (2001-2002) à trois pour la période 2006-2007. L'incidence de la méningite à Hib a chuté de 88 cas pour 100 000 enfants de moins de 5 ans l'année précédant l'introduction du vaccin à 13 en l'espace de 4 ans, puis à une valeur quasi nulle pour la cinquième année. L'efficacité de la vaccination en 2 doses ou plus était de 93 % (intervalle de confiance, IC, à 95 % = 69-99) contre la méningite à Hib confirmée et de 53 % (IC à 95 % = 11-68) contre la méningite purulente de cause inconnue. En Ouganda, on estime que le vaccin anti-Hib prévient chaque année 28 000 cas de pneumonie et de méningite, 5 000 décès et 1 000 cas de séquelles graves de méningite. CONCLUSION: En l'espace de 5 ans, la vaccination infantile anti-Hib a presque éliminé la méningite à Hib du territoire ougandais. Pour préserver à long terme les bénéfices de cette vaccination, on a besoin d'urgence d'un financement durable du vaccin, d'une surveillance continue et de qualité et d'une aptitude du secteur de la santé à délivrer un programme de vaccination énergique.
OBJECTIVE: To guide immunization policy, we determined the public health benefit of introducing Haemophilus influenzae type b (Hib) vaccine in Uganda and estimated the vaccine effectiveness. METHODS: Surveillance data for acute bacterial meningitis among children aged 0-59 months were reviewed from three hospital sentinel sites, for July 2001 to June 2007, to determine the incidence of Hib meningitis, the effectiveness of Hib vaccine with a case-control design, and the number of vaccine-preventable cases and deaths of Hib disease in Uganda. FINDINGS: Of the 13 978 children from 17 districts with suspected bacterial meningitis, 269 had confirmed Hib meningitis, declining from 69 patients in the prevaccine year (2001-2002) to three in 2006-2007. Hib meningitis incidence dropped from 88 cases per 100 000 children aged < 5 years in the year before vaccine introduction to 13 within 4 years, and to near zero in the fifth year. Vaccine effectiveness for 2 or more doses was 93% (95% confidence interval, CI: 69-99) against confirmed Hib meningitis and 53% (95% CI: 11-68) against purulent meningitis of unknown cause. In Uganda, Hib vaccine prevents an estimated 28 000 cases of pneumonia and meningitis, 5000 deaths and 1000 severe meningitis sequelae each year. CONCLUSION: Infant immunization with Hib vaccine has virtually eliminated Hib meningitis in Uganda within 5 years. Ensuring long-term benefits of Hib vaccine urgently requires sustainable vaccine financing, high-quality ongoing surveillance, and a health sector able to deliver a robust immunization programme.
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OBJECTIF: En septembre 2006, un médecin panaméen a signalé un nombre inhabituel d'insuffisances rénales aiguës inexpliquées, s'accompagnant fréquemment d'un dysfonctionnement neurologique sévère. Douze (57 %) des 21 malades sont morts de cette insuffisance. Le présent article décrit l'enquête réalisée sur les causes de la maladie et l'origine de la flambée épidémique. MÉTHODES: Une étude cas-témoin et des investigations en laboratoire ont été menées. Les cas (personnes présentant une insuffisance rénale aiguë d'étiologie inconnue et un taux de créatinine sérique > 2 mg/dl) ont été appariés individuellement à des témoins hospitalisés en fonction de l'âge (± 5 ans), du sexe et de la date d'admission (2 jours au plus avant la déclaration du cas ou plus tard). Un questionnaire et des données biologiques ont été recueillis. La principale mesure de résultat était l'odds ratio de la prise de sirop antitussif sur prescription par les cas et les témoins. RÉSULTATS: Quarante-deux cas et 140 témoins ont été inclus dans l'étude. L'âge médian des cas était de 68 ans (plage de variation : 25-91 ans) et 64 % d'entre eux étaient des hommes. Après ajustement pour une hypertension ou une pathologie rénale préexistante et pour l'utilisation d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, une association importante a été relevée entre la prise de sirop antitussif soumis à prescription et l'apparition de la maladie (odds ratio ajusté : 31,0, intervalle de confiance à 95 % : 6,93 - 138). Les analyses de laboratoire ont confirmé la présence de diéthylène glycol (DEG) dans les échantillons biologiques provenant des cas, un taux de contamination par le DEG de 8 % des échantillons de sirop pour la toux et un taux de contamination de 22 % de la glycérine ayant servi à préparer ce sirop. CONCLUSION: L'origine de la flambée était un sirop antitussif contaminé par du DEG. Les investigations ont conduit au rappel d'environ 60 000 flacons de sirop contaminé, à un dépistage à grande échelle des consommateurs potentiellement exposés et au traitement de plus de 100 patients touchés.
OBJECTIVE: In September 2006, a Panamanian physician reported an unusual number of patients with unexplained acute renal failure frequently accompanied by severe neurological dysfunction. Twelve (57%) of 21 patients had died of the illness. This paper describes the investigation into the cause of the illness and the source of the outbreak. METHODS: Case-control and laboratory investigations were implemented. Case patients (with acute renal failure of unknown etiology and serum creatinine > 2 mg/dl) were individually matched to hospitalized controls for age (± 5 years), sex and admission date (< 2 days before the case patient). Questionnaire and biological data were collected. The main outcome measure was the odds of ingesting prescription cough syrup in cases and controls. FINDINGS: Forty-two case patients and 140 control patients participated. The median age of cases was 68 years (range: 25-91 years); 64% were male. After controlling for pre-existing hypertension and renal disease and the use of angiotensin-converting enzyme inhibitors, a significant association was found between ingestion of prescription cough syrup and illness onset (adjusted odds ratio: 31.0, 95% confidence interval: 6.93-138). Laboratory analyses confirmed the presence of diethylene glycol (DEG) in biological samples from case patients, 8% DEG contamination in cough syrup samples and 22% contamination in the glycerin used to prepare the cough syrup. CONCLUSION: The source of the outbreak was DEG-contaminated cough syrup. This investigation led to the recall of approximately 60 000 bottles of contaminated cough syrup, widespread screening of potentially exposed consumers and treatment of over 100 affected patients.
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OBJECTIF: Mesurer la fréquence d'utilisation du casque de motocycliste chez les enfants et déterminer les raisons pour lesquelles les enfants portent moins souvent un casque que les adultes. MÉTHODES: La fréquence de port du casque chez les adultes et les enfants a été déterminée par des observateurs formés et placés sur le bord des routes et des enquêtes randomisées sur les usagers de la route ont été effectuées dans quatre grands centres urbains du Viet Nam : Hanoi, Ho Chi Minh Ville, Can Tho et Da Nang. On a construit une table de contingence avec les réponses aux principales questions et on a calculé le χ2 pour rechercher des différences significatives entre les personnes ayant des enfants de moins de 14 ans et celles n'en ayant pas (0,05). RÉSULTATS: La fréquence de port du casque sur les quatre sites étudiés variait de 90 à 99 % chez les adultes, de 15 à 53 % chez les enfants de 7 ans et moins et de 38 à 53 % chez les enfants dont l'age se situait entre 7 et 14 ans (inclus). Parmi les parents interrogés, 67 % ont indiqué que la crainte d'un traumatisme à la nuque était la principale raison motivant l'absence de casque chez leur enfant. CONCLUSION: Les enfants portent bien moins souvent un casque de motocycliste que les adultes. Une législation pénalisant les adultes dont les enfants ne portent pas de casque de motocycliste a été proposée au Viet Nam. En outre, des efforts de sensibilisation et de marketing social sont en cours pour diffuser des informations sur les bénéfices pour la santé des casques de motocycliste et dissiper les idées erronées parmi le public.
OBJECTIVE: To measure the use of motorcycle helmets in children and to determine the reasons why children wear helmets less often than adults. METHODS: The frequency of helmet wearing among adults and children was ascertained by trained roadside observers, and randomized road user surveys were completed in four major centres in Viet Nam: Hanoi, Ho Chi Minh City, Can Tho and Da Nang. Survey data on key questions were cross tabulated, and χ2 was calculated for significant differences between parents and non-parents (0.05). FINDINGS: The frequency of helmet use in the four study locations ranged from 90-99% among adults, from 15-53% among children < 7 years of age, and from 38-53% among children > 7 but < 14. Of the parents surveyed, 67% said the fear of neck injury was the most important reason their children did not wear a helmet. CONCLUSION: Children wear motorcycle helmets much less often than adults. Legislation to penalize adults whose children do not wear motorcycle helmets has been proposed in Viet Nam. Furthermore, ongoing advocacy and social marketing efforts are being made to disseminate information about the safety benefits of helmets to combat erroneous public perceptions.
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OBJECTIF: Evaluer les facteurs de risque de brûlures pédiatriques dans la République tchèque et suggérer des mesures préventives. MÉTHODES: Cette étude a porté sur l'ensemble des enfants de 0 à 16 ans hospitalisés entre 1993 et 2000 au Centre des grands brûlés de Prague et a utilisé les données du Ministère tchèque de la Santé sur les hospitalisations pour brûlure pédiatrique de 1996 à 2006. Les facteurs de risque humains, matériels et environnementaux ont été identifiés d'après les registres hospitaliers. RÉSULTATS: L'incidence des admissions pour brûlure chez les enfants de 0 à 14 ans est passée de 85 à 96 pour 100 000 entre 1996 et 2006, en raison principalement de l'accroissement de 13 % de cette incidence dans la tranche d'âges 1-4 ans. Entre la période 1993-2000 et 2006, la proportion d'enfants brûlés dans le pays hospitalisées au Centre des grands brûlés de Prague a augmenté de 9 à 21 %. On disposait de données détaillées pour 1064 enfants (dont 64 % de garçons). Environ 31 % des hospitalisations pour brûlures concernaient des enfants d'un an. Près de 79 % des brûlures s'étaient produites au domicile des enfants : 70 % dans la cuisine, 14 % dans la salle de séjour ou une chambre et 11 % dans la salle de bain. Sur les 18 % de brûlures intervenant à l'extérieur, 80 % touchaient des garçons. Les enfants ébouillantés par des liquides chauds représentaient 70 % de l'ensemble des cas de brûlures. Le séjour moyen à l'hôpital était de 22 jours pour les garçons et de 18 jours pour les filles. CONCLUSION: Dans la plupart des cas de brûlures, l'enfant avait été ébouillanté par un liquide chaud à son domicile : par une boisson à la cuisine et par de l'eau à la salle de bain. Des mesures de prévention passive s'imposent, comme le réaménagement des zones servant à la cuisine et à l'alimentation domestiques et comme l'utilisation de bouilloires électriques plus sûres et de dispositifs de contrôle de la température dans les salles de bains. Des programmes d'éducation doivent être développés à l'intention des parents et des personnes s'occupant des enfants. Un plan national pour la prévention des brûlures chez l'enfant, avec des objectifs précis, serait utile.
OBJECTIVE: To assess risk factors for paediatric burn injuries in the Czech Republic and to suggest preventive measures. METHODS: This study included all children aged 0-16 years hospitalized during 1993-2000 at the Prague Burn Centre and data from the Czech Ministry of Health on national paediatric burn hospitalizations during 1996-2006. Personal, equipment and environmental risk factors were identified from hospital records. FINDINGS: The incidence of burn admissions among 0-14 year-olds increased from 85 to 96 per 100 000 between 1996 and 2006, mainly due to a 13% increase among 1-4 year-olds. Between 1993-2000 and 2006, the proportion of burn victims in the country hospitalized at the Prague Burn Centre increased from 9% to 21%. Detailed data were available on 1064 children (64% boys). Around 31% of all burn hospitalizations were in 1 year-olds. Some 79% of burns occurred at home: 70% in the kitchen, 14% in the living room or bedroom and 11% in the bathroom. Of the 18% occurring outdoors, 80% involved boys. Scalds from hot liquids accounted for 70% of all burns. The mean hospital stay was 22 days for boys and 18 days for girls. CONCLUSION: Most burns involved scalds from hot liquids at home: beverages in kitchens and water in bathrooms. There is a need for passive preventive measures, such as redesigned domestic cooking and eating areas, safer electrical kettles and temperature control devices for bathrooms. Educational programmes should be developed for parents and caregivers. A national plan for child burn prevention with specific targets would be helpful.
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L'une des solutions au problème grandissant posé par la traumatologie infantile réside dans le renforcement des soins délivrés aux enfants victimes de traumatismes. Le présent article attire l'attention sur les gains en matière de santé réalisables par un tel renforcement et passe ensuite en revue les progrès récemment obtenus par différents établissements et pays dans les soins aux enfants victimes de traumatismes. Il examine comment ces efforts individuels ont été aidés par l'attention internationale grandissante accordée aux soins aux enfatns traumatisés. Malgré l'absence de programme mondial de grande envergure et bien financé pour améliorer ces soins, les récents documents-guides élaborés par l'OMS et un large réseau de collaborateurs ont stimulé l'intérêt mondial pour une meilleure planification et un meilleur financement de ces soins. A son tour, cet intérêt a attiré davantage l'attention sur le renforcement des capacités de traitement des traumatismes dans les pays, y compris l'évaluation des besoins et la mise en œuvre des recommandations de l'OMS dans le cadre des politiques nationales. Néanmoins, la plupart de ces efforts mondiaux ne visaient pas encore spécifiquement les enfants. Les besoins particuliers des enfants victimes de traumatismes, comme la mortalité et la charge d'incapacité importantes liées aux traumatismes dans cette classe l'âges, appellent à donner une plus grande priorité aux soins prodigués à ces enfants. Les évaluations de ces soins menées dans un nombre grandissant de pays doivent se concentrer davantage sur les capacités de traitement des enfants. Les politiques de soins aux victimes de traumatismes doivent être développées de manière à mieux intégrer les soins aux enfants. Plus largement, le réseau en expansion des individus et des groupes collaborant au renforcement des soins aux victimes de traumatismes doit impliquer une gamme plus étendue de parties prenantes, qui concentreront leurs efforts sur l'amélioration des soins aux enfants aux enfants traumatisés et militeront pour cette amélioration.
Part of the solution to the growing problem of child injury is to strengthen the care that injured children receive. This paper will point out the potential health gains to be made by doing this and will then review recent advances in the care of injured children in individual institutions and countries. It will discuss how these individual efforts have been aided by increased international attention to trauma care. Although there are no major, well-funded global programmes to improve trauma care, recent guidance documents developed by WHO and a broad network of collaborators have stimulated increased global attention to improving planning and resources for trauma care. This has in turn led to increased attention to strengthening trauma care capabilities in countries, including needs assessments and implementation of WHO recommendations in national policy. Most of these global efforts, however, have not yet specifically addressed children. Given the special needs of the injured child and the high burden of injury-related death and disability among children, clearly greater emphasis on childhood trauma care is needed. Trauma care needs assessments being conducted in a growing number of countries need to focus more on capabilities for care of injured children. Trauma care policy development needs to better encompass childhood trauma care. More broadly, the growing network of individuals and groups collaborating to strengthen trauma care globally needs to engage a broader range of stakeholders who will focus on and champion the improvement of care for injured children.
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Il convient de s'intéresser et de s'attaquer rapidement au problème des traumatismes affectant les enfants et les adolescents à travers le monde. Les schémas épidémiologiques de la mortalité infanto-juvénile ont subi des évolutions considérables ; alors que de grands progrès ont été réalisés dans la prévention des maladies infectieuses, il semble que les enfants et les adolescents soient de plus en plus exposés au risque de traumatisme et que cette situation ait tendance à perdurer dans l'avenir. La question des traumatismes est trop souvent absente des programmes en faveur de la santé des enfants et des adolescents. En décembre 2008, l'OMS et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance ont publié le Rapport mondial sur la prévention des traumatismes chez l'enfant, qui appelle à être attentif dans le monde entier à la problématique des traumatismes chez l'enfant. Le présent article développe l'argumentation de ce rapport en faveur de l'intégration de la prévention des traumatismes dans les initiatives pour la santé des enfants et propose des étapes initiales pour réaliser cette intégration.
Urgent attention is required to tackle the problem of child and adolescent injury across the world. There have been considerable shifts in the epidemiological patterns of child deaths; while great progress has been made in preventing infectious diseases, the exposure of children and adolescents to the risks of injury appear to be increasing and will continue to do so in the future. The issue of injuries is too often absent from child and adolescent health agendas. In December 2008, WHO and the United Nations Children's Fund published the World report on child injury prevention, calling global attention to the problem of child injuries. This article expands on the report's arguments that child injuries must be integrated into child health initiatives and proposes initial steps for achieving this integration.
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Le présent article est une réflexion personnelle sur ce qu'il est nécessaire de faire dans le monde pour prévenir les traumatismes chez l'enfant. Il réitère des messages déjà fréquemment émis dans le passé et énonce trois points importants. Premièrement, chacun doit reconnaître qu'en fin de compte, les traumatismes sont un problème sanitaire et les services de santé doivent les considérer en tant que tel. Deuxièmement, bien qu'il soit indubitablement important de multiplier et d'améliorer les recherches à ce sujet, ces travaux paraîtront inutiles et frustrants si les résultats de la recherche existante ne sont pas suivis d'action. Troisièmement, les Etats doivent jouer un rôle central en créant un point focal national pour la coordination et la mise en œuvre des programmes dont la valeur est établie. L'application de ces points doit bénéficier d'un large soutien si l'on veut que des progrès véritables s'effectuent en direction des objectifs formulés dans ce numéro du Bulletin.
This paper represents a personal reflection on what is needed worldwide to prevent child injuries. It repeats messages that have been frequently delivered in the past. The main points are: first, the need for everyone to accept the view that, ultimately, injuries are a health problem and health departments must view them as such. Second, although increased and improved research is undoubtedly important, it is futile and frustrating if the results of existing research are not acted upon. Third, governments must play a central role by creating a national focus for the coordination and implementation of programmes whose value has been established. These points require widespread support if we hope to make genuine progress towards the goals reflected in this issue of the Bulletin.
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OBJECTIF: Etudier les déterminants de la mortalité maternelle et évaluer l'effet de programmes visant à accroître le nombre de naissances assistées par des professionnels de santé dans deux districts de l'Ouest de Java, en Indonésie. MÉTHODES: Nous avons utilisé des réseaux informateurs pour caractériser l'ensemble des décès maternels et une méthode de capture-recapture pour estimer le nombre total de ces décès. Par le biais d'une enquête sur les naissances récentes, nous avons recensé toutes les sages-femmes exerçant dans les deux districts étudiés. Nous avons fait appel à une étude cas-témoins pour examiner les déterminants de la mortalité maternelle et à une étude de cohorte pour estimer le taux global de mortalité maternelle. RÉSULTATS: Le taux global de mortalité maternelle était de 435 pour 100 000 naissances vivantes (intervalle de confiance à 95 %, IC : 376-498). N'ont bénéficié de l'assistance d'un professionnel de santé pendant l'accouchement que 33 % des femmes, et parmi ce groupe, la mortalité était extrêmement élevée chez les mères appartenant au quintile de richesse le plus bas (2303 pour 100 000) et restait très forte dans les quintiles moyen-inférieur et moyen-supérieur (1218 et 778 pour 100 000 naissances vivantes, respectivement). La raison de cette mortalité excessive est peut être que les femmes, notamment les plus pauvres, ne sollicitent de l'aide qu'après l'apparition d'une complication grave. CONCLUSION: L'obtention d'une couverture équitable de la totalité des naissances par des professionnels de santé est encore un objectif lointain en Indonésie, mais même chez les femmes bénéficiant de soins professionnels, les taux de mortalité maternelle restent étonnamment élevés. Cette situation reflète peut être les limites des soins à domicile. La mise en place par étapes d'une exemption de paiement des actes et de mesures incitatives en matière de transport pour permettre à toutes les femmes d'accéder à des soins obstétricaux qualifiés dans un centre de santé ou à des soins d'urgence dans un hôpital pourrait être un moyen praticable et durable de réduire le taux de mortalité maternelle en Indonésie.
OBJECTIVE: To examine determinants of maternal mortality and assess the effect of programmes aimed at increasing the number of births attended by health professionals in two districts in West Java, Indonesia. METHODS: We used informant networks to characterize all maternal deaths, and a capture-recapture method to estimate the total number of maternal deaths. Through a survey of recent births we counted all midwives practising in the two study districts. We used case-control analysis to examine determinants of maternal mortality, and cohort analysis to estimate overall maternal mortality ratios. FINDINGS: The overall maternal mortality ratio was 435 per 100 000 live births (95% confidence interval, CI: 376-498). Only 33% of women gave birth with assistance from a health professional, and among them, mortality was extremely high for those in the lowest wealth quartile range (2303 per 100 000) and remained very high for those in the lower middle and upper middle quartile ranges (1218 and 778 per 100 000, respectively). This is perhaps because the women, especially poor ones, may have sought help only once a serious complication had arisen. CONCLUSION: Achieving equitable coverage of all births by health professionals is still a distant goal in Indonesia, but even among women who receive professional care, maternal mortality ratios remain surprisingly high. This may reflect the limitations of home-based care. Phased introduction of fee exemption and transport incentives to enable all women to access skilled delivery care in health centres and emergency care in hospitals may be a feasible, sustainable way to reduce Indonesia's maternal mortality ratio.
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OBJECTIF: Comparer l'efficacité de l'ivermectine par voie orale (IV) et du benzoate de benzyle (BB) administré par voie topique selon deux modalités pour traiter la gale dans un contexte communautaire. MÉTHODES: L'essai a porté sur des individus de 5 à 65 ans atteints de gale, qui s'étaient présentés au service de dermatologie de l'Institut d'Hygiène Sociale de Dakar au Sénégal. L'essai ouvert randomisé a comparé trois traitements : une application unique de BB à 12,5 % sur 24 heures (groupe BB1), deux applications de BB, chacune sur 24 heures (groupe BB2), et une prise d'IV par voie orale, à raison de 150-200 µg/kg (groupe IV). La principale mesure de résultat était la disparition des lésions cutanées et des démangeaisons au 14e jour. En cas de nécessité, le traitement était renouvelé et les patients étaient évalués jusqu'à ce qu'ils soient guéris. Les résultats ont été analysés en intention de traiter. Une analyse intermédiaire planifiée à l'avance a été effectuée après recrutement de 68, 48 et 65 patients dans les groupes BB1, BB2 et IV respectivement. RÉSULTATS: Au 14e jour, 33 patients (68,8 %) du groupe BB2 étaient guéris contre 37 (54,4 %) du groupe BB1 et 16 (24,6 %) du groupe IV (p < 10-6). Les surinfections bactériennes étaient plus fréquentes dans le groupe IV que dans les groupes BB1 et BB2 pris collectivement (28 % contre 7,8 % respectivement, p = 0,006). Au 28e jour, 46 patients (95,8 %) du groupe BB2 étaient guéris contre 52 (76,5 %) du groupe BB1 et 28 (43,1 %) du groupe IV (p < 10-5). Ces résultats clairs nous ont incités à interrompre précocement l'étude. CONCLUSION: Le benzoate de benzyle sous forme topique s'est révélé clairement plus efficace que l'ivermectine par voie orale pour le traitement de la gale dans une communauté sénégalaise.
OBJECTIVE: To compare the effectiveness of oral ivermectin (IV) and two different modalities of topical benzyl benzoate (BB) for treating scabies in a community setting. METHODS: The trial included patients aged 5-65 years with scabies who attended the dermatology department at the Institut d'Hygiène Sociale in Dakar, Senegal. The randomized, open trial considered three treatments: a single application of 12.5% BB over 24 hours (BB1 group), two applications of BB, each over 24 hours (BB2 group), and oral IV, 150-200 µg/kg (IV group). The primary endpoint was the disappearance of skin lesions and itching at day 14. If necessary, treatment was repeated and patients were evaluated until cured. Results were analysed on an intention-to-treat basis. A pre-planned intermediate analysis was carried out after the BB1, BB2 and IV groups had recruited 68, 48 and 65 patients, respectively. FINDINGS: At day 14, 33 patients (68.8%) in the BB2 group were cured versus 37 (54.4%) in the BB1 group and 16 (24.6%) in the IV group (P < 10-6). Bacterial superinfection occurred more often in the IV group than in the BB1 and BB2 groups combined (28% versus 7.8%, respectively; P = 0.006). At day 28, 46 patients (95.8%) in the BB2 group were cured versus 52 (76.5%) in the BB1 group and 28 (43.1%) in the IV group (P < 10-5). These clear findings prompted early study cessation. CONCLUSION: Topical BB was clearly more effective than oral IV for treating scabies in a Senegalese community.
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OBJECTIF: Estimer la perte potentielle de productivité économique dans le monde associée à la charge existante de déficiences visuelles dues à des défauts de réfraction non corrigés. MÉTHODES: Des hypothèses conservatrices et des données démographiques, épidémiologiques et économiques nationales ont été utilisées pour estimer la perte de produit intérieur brut ajusté en parité du pouvoir d'achat (PIB ajusté en PPA) pour l'ensemble des individus affectés d'une déficience visuelle ou aveugles et pour ceux jouissant d'une vue normale, qui leur dispensent des soins de manière informelle. RÉSULTATS: En 2007, on estimait à 158,1 millions le nombre de cas de déficiences visuelles résultant de défauts de réfraction non-corrigés ou sous-corrigés, parmi lesquels 8,7 millions d'aveugles. Nous avons évalué la perte de productivité économique mondiale en dollars internationaux (I $) associée à cette charge à I $ 427,7 milliards avant ajustement pour la participation à la force de travail du pays et pour les taux d'emploi et à I $ 268,8 milliards après cet ajustement. En pratiquant le même ajustement, mais en prenant pour hypothèse une productivité économique nulle pour les personnes de 50 ans et plus, nous avons estimé la perte de productivité potentielle à I $ 121,4 milliard. CONCLUSION: Même en se fondant sur les hypothèses les plus conservatrices, on estime que la perte de productivité, en dollars internationaux, associée aux déficiences visuelles résultant de défauts de réfraction non corrigés est approximativement mille fois plus élevée que le nombre mondial de cas de tels défauts. Le coût du passage à l'échelle supérieure des services de réfraction existants pour faire face à cette charge n'est pas connu, mais la délivrance d'une paire de lunettes appropriée pour moins de 1000 I $ à chaque personne affectée devrait se traduire par un gain économique net.
OBJECTIVE: To estimate the potential global economic productivity loss associated with the existing burden of visual impairment from uncorrected refractive error (URE). METHODS: Conservative assumptions and national population, epidemiological and economic data were used to estimate the purchasing power parity-adjusted gross domestic product (PPP-adjusted GDP) loss for all individuals with impaired vision and blindness, and for individuals with normal sight who provide them with informal care. FINDINGS: An estimated 158.1 million cases of visual impairment resulted from uncorrected or undercorrected refractive error in 2007; of these, 8.7 million were blind. We estimated the global economic productivity loss in international dollars (I$) associated with this burden at I$ 427.7 billion before, and I$ 268.8 billion after, adjustment for country-specific labour force participation and employment rates. With the same adjustment, but assuming no economic productivity for individuals aged > 50 years, we estimated the potential productivity loss at I$ 121.4 billion. CONCLUSION: Even under the most conservative assumptions, the total estimated productivity loss, in $I, associated with visual impairment from URE is approximately a thousand times greater than the global number of cases. The cost of scaling up existing refractive services to meet this burden is unknown, but if each affected individual were to be provided with appropriate eyeglasses for less than I$ 1000, a net economic gain may be attainable.
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OBJECTIF: Fixer des priorités en matière d'investissement dans la recherche mondiale en santé mentale et proposer un usage plus rationnel des fonds dans ce domaine, qui demeure sous-financé et sous-étudié. MÉTHODES: Les Membres du Lancet Mental Health Group ont recensé systématiquement et attribué un score aux options d'investissement dans des recherches concernant quatre classes de troubles : schizophrénie et autres troubles psychotiques majeurs, troubles dépressifs majeurs et autres troubles mentaux courants, abus d'alcool et autres troubles dus à l'abus de substance et troubles de l'enfant et de l'adolescent (classe large). En appliquant la démarche de fixation des priorités de la Child Health and Nutrition Research Initiative, le Groupe a listé diverses questions à étudier et les a évaluées selon des critères de résolubilité, d'efficacité, d'aptitude à donner des résultats délivrables, d'équité et d'impact sur la charge persistante de troubles mentaux. Ces scores ont ensuite été pondérés selon le système de valeurs énoncé par un groupe plus important de parties concernées. RÉSULTATS: Les questions à étudier obtenant le score le plus élevé concernaient la recherche sur les politiques et les systèmes de santé, les lieux et les modalités de délivrance des interventions d'un bon rapport coût/efficacité dans les pays à faibles ressources, les recherches épidémiologiques sur la catégorie large des troubles de l'enfant et de l'adolescent et les questions relatives à l'abus d'alcool et de drogues. Les questions obtenant le score le plus bas concernaient le développement de nouvelles interventions, de nouveaux médicaments, agents pharmacologiques et vaccins et d'autres technologies. CONCLUSION: Dans le contexte de la santé mentale et à l'horizon des dix prochaines années, il serait préférable de combler les lacunes les plus criantes en matière de connaissances en investissant dans la recherche sur les politiques et les systèmes de santé, l'épidémiologie et l'amélioration de la délivrance des interventions d'un bon rapport coût/efficacité.
OBJECTIVE: To set investment priorities in global mental health research and to propose a more rational use of funds in this under-resourced and under-investigated area. METHODS: Members of the Lancet Mental Health Group systematically listed and scored research investment options on four broad classes of disorders: schizophrenia and other major psychotic disorders, major depressive disorder and other common mental disorders, alcohol abuse and other substance abuse disorders, and the broad class of child and adolescent mental disorders. Using the priority-setting approach of the Child Health and Nutrition Research Initiative, the group listed various research questions and evaluated them using the criteria of answerability, effectiveness, deliverability, equity and potential impact on persisting burden of mental health disorders. Scores were then weighted according to the system of values expressed by a larger group of stakeholders. FINDINGS: The research questions that scored highest were related to health policy and systems research, where and how to deliver existing cost-effective interventions in a low-resource context, and epidemiological research on the broad categories of child and adolescent mental disorders or those pertaining to alcohol and drug abuse questions. The questions that scored lowest related to the development of new interventions and new drugs or pharmacological agents, vaccines or other technologies. CONCLUSION: In the context of global mental health and with a time frame of the next 10 years, it would be best to fill critical knowledge gaps by investing in research into health policy and systems, epidemiology and improved delivery of cost-effective interventions.
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OBJECTIF: Examiner les associations entre exposition à des violences physiques (VP) ou à des violences sexuelles (VS) et comportements préjudiciables à la santé parmi un échantillon d'enfants de cinq pays africains. MÉTHODES: Dans le cadre d'une analyse transversale des données provenant de Namibie, du Swaziland, d'Ouganda, de Zambie et du Zimbabwe - pays ayant participé à l'Enquête mondiale sur les comportements de santé des enfants d'âge scolaire en 2003 et 2004 - , nous avons comparé les fréquences de plusieurs comportements préjudiciables à la santé chez les enfants (principalement les enfants scolarisés de 13 à 15 ans) ayant rapporté ou n'ayant pas rapporté une exposition à des VP ou des VS. Nous avons estimé les Odds Ratios (OR) pour ces comportements et les intervalles de confiance à 95 % correspondants (IC), après ajustement pour l'âge et le sexe. RÉSULTATS: 27 à 50 % (42 % en moyenne) des enfants étudiés dans les cinq pays ont signalé avoir été exposés à des VP pendant les 12 mois précédant l'enquête et 9 à 33 % (23 % en moyenne) ont rapporté avoir été exposés à des VS leur vie durant. On a observé des associations modérées à forte entre l'exposition à des VP ou à des VS et des mesures de la santé mentale, les idées de suicide, le tabagisme actuel (cigarettes), la consommation d'alcool actuelle, l'usage de drogues sur la durée de vie, la multiplication des partenaires sexuels et les antécédents d'infection sexuellement transmissible (p < 0,05 pour l'ensemble des associations). Par exemple, l'Odds ratio associé au tabagisme actuel (cigarettes) était plus élevé chez les enfants ayant participé à une bagarre (OR : 2,20 ; IC à 95 % : 1,77-2,75), à 2-5 bagarres (OR : 3,43 ; IC à 95 % : 2,54-4,63) et à 6 bagarres ou plus (OR : 5,95 ; IC à 95 % : 4,37-8,11) (p de tendance < 0,001) pendant les 12 mois précédant l'enquête, que chez les enfants non exposés à des VP. CONCLUSION: L'exposition à des VP ou à des VS est courante chez les enfants de certains pays d'Afrique et on relève des associations entre cette exposition et plusieurs comportements préjudiciables à la santé. Dans les pays en développement, la prise de conscience grandissante de la fréquence des expositions à la violence chez les enfants et de leurs conséquences potentielles sur la santé pourrait rendre les responsables plus attentifs aux besoins en matière programmes de promotion de la santé et de prévention pour faire face à ce problème.
OBJECTIVE: To examine associations between exposure to physical violence (PV) or sexual violence (SV) and adverse health behaviours among a sample of children in five African countries. METHODS: In a cross-sectional analysis of data from Namibia, Swaziland, Uganda, Zambia and Zimbabwe - countries that participated in the Global School-based Student Health Survey in 2003 or 2004 - we compared the relative frequency of several adverse health behaviours among children (primarily students 13-15 years of age) who did and who did not report exposure to PV or SV. We estimated odds ratios (ORs) for such behaviours and their 95% confidence intervals (CIs) after adjusting for age and sex. FINDINGS: Exposure to PV during the 12 months preceding the survey was reported by 27-50% (average: 42%) of the children studied in the five countries, and lifetime exposure to SV was reported by 9-33% (average: 23%). Moderate to strong associations were observed between exposure to PV or SV and measures of mental health, suicidal ideation, current cigarette use, current alcohol use, lifetime drug use, multiple sex partners and a history of sexually transmitted infection (P < 0.05 for all associations). For example, the odds of being a current cigarette smoker were higher in children involved in one fight (OR: 2.20; 95% CI: 1.77-2.75), 2-5 fights (OR: 3.43; 95% CI: 2.54-4.63), or 6 fights or more (OR: 5.95; 95% CI: 4.37-8.11) (P for trend < 0.001) during the 12 months preceding the survey than in children unexposed to PV. CONCLUSION: Childhood exposure to PV and SV is common among African children in some countries and is associated with multiple adverse health behaviours. In developing countries, increased awareness of the frequency of exposure to violence among children and its potential health consequences may lead to heightened attention to the need for health promotion and preventive programmes that address the problem.
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OBJECTIF: Estimer le taux de létalité (TL) pour la rougeole au Népal, déterminer le rôle de facteurs de risque tels que l'instabilité politique dans la mortalité par rougeole et comparer les résultats obtenus en utilisant un échantillon représentatif au plan national de flambées épidémiques et la surveillance de routine ou encore d'une étude localisée pour établir le taux de létalité national (TLn). MÉTHODES: Nous présentons ici une étude rétrospective des cas et des décès dus à la rougeole au Népal. Par un sondage aléatoire en deux étapes, nous avons sélectionné 37 districts, la probabilité de sélection étant proportionnelle au nombre de districts par région, puis nous avons sélectionné au hasard dans chaque district une flambée parmi celles survenues entre le 1er mars et le 1er septembre 2004. Nous avons identifié les cas en interrogeant un membre de chacun des ménages concernés et en retrouvant les contacts. Nous avons réalisé des analyses bivariées pour évaluer les facteurs de risque pour un taux de létalité élevé et déterminer le temps écoulé entre l'apparition de l'éruption et le décès. Nous avons déterminé la contribution de chaque facteur au taux de létalité par régression logistique multivariée. A partir des nombres de cas et de décès dus à la rougeole trouvés dans l'étude, nous avons calculé le nombre total de cas et de décès dus à cette maladie pour l'ensemble du Népal sur la période étudiée et en 2004. RÉSULTATS: Nous avons identifié 4657 cas de rougeole et 64 décès dus à cette maladie pendant la période et dans la zone étudiées. Nous avons ainsi abouti à un total d'environ 82 000 cas et 900 décès pour l'ensemble des flambées survenues en 2004 et à un TLn de 1,1 % (intervalle de confiance à 95 %, IC : 0,5-2,3). Ce taux variait de 0,1 % dans l'Est à 3,4 % dans la région moyen-orientale et atteignait ses niveaux les plus élevés dans les zones d'insécurité politique, dans les plaines du Ganges et parmi les cas âgés de moins de 5 ans. La prise de vitamine A et la vaccination antirougeoleuse jouaient un rôle protecteur. La plupart des décès sont survenus pendant la première semaine de maladie. CONCLUSION: A notre connaissance, il s'agit de la première étude du taux de létalité reposant sur un échantillon représentatif de flambées rougeoleuses. La surveillance de routine et les études portant sur une seule flambée peuvent ne pas fournir une valeur exacte du TLn. L'augmentation du nombre de morts liée à l'insécurité politique fait obstacle à la délivrance des services de santé. La brièveté du laps de temps entre l'apparition de la maladie et le décès, ainsi que la baisse de la mortalité résultant de l'administration de vitamine A, suggèrent la nécessité d'un traitement rapide sur le terrain, au tout début de la flambée.
OBJECTIVE: To estimate the case-fatality ratio (CFR) for measles in Nepal, determine the role of risk factors, such as political instability, for measles mortality, and compare the use of a nationally representative sample of outbreaks versus routine surveillance or a localized study to establish the national CFR (nCFR). METHODS: This was a retrospective study of measles cases and deaths in Nepal. Through two-stage random sampling, we selected 37 districts with selection probability proportional to the number of districts in each region, and then randomly selected within each district one outbreak among all those that had occurred between 1 March and 1 September 2004. Cases were identified by interviewing a member of each and every household and tracing contacts. Bivariate analyses were performed to assess the risk factors for a high CFR and determine the time from rash onset until death. Each factor's contribution to the CFR was determined through multivariate logistic regression. From the number of measles cases and deaths found in the study we calculated the total number of measles cases and deaths for all of Nepal during the study period and in 2004. FINDINGS: We identified 4657 measles cases and 64 deaths in the study period and area. This yielded a total of about 82 000 cases and 900 deaths for all outbreaks in 2004 and a national CFR of 1.1% (95% confidence interval, CI: 0.5-2.3). CFR ranged from 0.1% in the eastern region to 3.4% in the mid-western region and was highest in politically insecure areas, in the Ganges plains and among cases < 5 years of age. Vitamin A treatment and measles immunization were protective. Most deaths occurred during the first week of illness. CONCLUSION: To our knowledge, this is the first CFR study based on a nationally representative sample of measles outbreaks. Routine surveillance and studies of a single outbreak may not yield an accurate nCFR. Increased fatalities associated with political insecurity are a challenge for health-care service delivery. The short period from disease onset to death and reduced mortality from treatment with vitamin A suggest the need for rapid, field-based treatment early in the outbreak.
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OBJECTIF: Evaluer l'observation par les prescripteurs des directives thérapeutiques standard dans l'utilisation des antihypertenseurs en Afrique du Sud, déterminer si les données de délivrance sont des indicateurs utiles de l'usage de ces médicaments et estimer les conséquences en termes de coût du non-respect des directives standard. MÉTHODES: Nous avons entrepris deux études : une analyse des enregistrements de médicaments antihypertenseurs délivrés aux 54 hôpitaux publics de KwaZulu-Natal disposant d'une consultation d'hypertension et une enquête par observation directe des prescriptions d'antihypertenseurs présentées en pharmacie, effectuée sur un sous-groupe d'hôpitaux comprenant 16 des 54 hôpitaux susmentionnés. Nous avons calculé l'utilisation de chaque groupe d'antihypertenseurs en proportion de l'ensemble des antihypertenseurs délivrés ou prescrits. Nous avons classé les groupes de médicaments en vue d'établir des comparaisons avec les directives thérapeutiques standard sud-africaines et nous avons confronté les proportions obtenues à partir des données de délivrance et celles déterminées à partir de l'enquête sur les prescriptions. RÉSULTATS: Les données de délivrance ont montré que, conformément aux directives thérapeutiques, les diurétiques et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine étaient les médicaments les plus fréquemment prescrits (42 et 27 % respectivement). Néanmoins, la méthyldopa - non préconisée par les directives thérapeutiques - représentait 10 % de l'ensemble des antihypertenseurs délivrés, avec de grandes variations entre les hôpitaux (0 à 37 %). La réserpine, médicament de deuxième choix selon les directives thérapeutiques, était employée en grandes quantités par deux hôpitaux seulement. Les agents bloquants des canaux calciques et les bêta-bloquants représentaient une faible proportion des antihypertenseurs délivrés : 6 % pour chacune de ces catégories. Les résultats de l'enquête sur les prescriptions étaient en accord avec les données de délivrance à propos des médicaments les plus prescrits, mais donnaient des estimations légèrement différentes pour l'utilisation des autres groupes. CONCLUSION: Les données de délivrance, source la plus facilement disponible d'informations sur l'utilisation des médicaments dans les pays en développement, constituent (avec quelques réserves) une source de données fiable pour l'évaluation de l'observation des directives thérapeutiques. Nos résultats mettent en évidence un non-respect substantiel de ces directives.
OBJECTIVE: To assess prescriber adherence to standard anti-hypertensive treatment guidelines in South Africa, determine if supply data are useful indicators of drug use, and assess the cost implications of not complying with the guidelines. METHODS: We undertook two studies: an analysis of records of the anti-hypertensive drugs supplied to all 54 public-sector hospitals with a hypertension clinic in KwaZulu-Natal, and a direct-observation survey of anti-hypertensive drug prescriptions presented to pharmacies in a subset of 16 of the 54 hospitals. We calculated the relative use of each anti-hypertensive drug group as a proportion of all anti-hypertensive drugs supplied or prescribed. We ranked drug groups in order of use for comparison with recommended South African standard treatment guidelines, and we compared the proportions derived from supply data with those derived from the prescription survey. FINDINGS: Supply data showed that, in line with treatment guidelines, diuretics and angiotensin-converting enzyme inhibitors were the most frequently supplied medicines (42% and 27%, respectively). However, methyldopa - not included in the treatment guidelines - represented 10% of all anti-hypertensives supplied, but the proportion varied widely between hospitals (0-37%). Reserpine, second choice in the treatment guidelines, was used in high amounts by only two hospitals. Calcium channel blockers and beta blockers represented a small proportion of the anti-hypertensive drugs supplied: 6% each. Results from the prescription survey were in concordance with supply data for the most frequently prescribed drugs but gave slightly different estimates of the use of others. CONCLUSION: Supply data, the most available source of information about drug use in developing countries, are (with some provisos) a reliable data source for the evaluation of adherence to treatment guidelines. Our results showed substantial non-adherence to standard treatment guidelines.
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OBJECTIF: Comparer les rapports coût/efficacité d'interventions pour diminuer la mortalité par pneumonie à travers la réduction des risques, la vaccination et la prise en charge des cas. MÉTHODS: Nous avons utilisé des estimations établies par l'OMS pour la charge de pneumonies par pays et les coûts des interventions afin d'analyser les estimations du risque de pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans et l'efficacité d'un certain nombre d'interventions (prise en charge des cas, vaccinations en rapport avec la pneumonie, amélioration de la nutrition et réduction de la pollution de l'air intérieur due aux combustibles solides ménagers). Nous avons calculé les bénéfices pour la santé [années de vie corrigées de l'incapacité (DALY) évitées] et les coûts des interventions sur une période de 10 ans pour 40 pays totalisant 90 % des décès d'enfants par pneumonie. RÉSULTATS: L'utilisation de combustibles fossiles contribue pour 30 % (intervalle de confiance à 95 % : 18-44) à la charge de pneumonie infantile. Le traitement efficace au niveau communautaire, la promotion de l'allaitement exclusif, la supplémentation en zinc et les vaccinations contre Haemophilus influenzae type B (Hib) et Streptocccus pneumoniae par le biais des programmes existants ont présenté des rapports coût/efficacité de $ int. 10 à $ int. 60 par DALY dans les pays à faible revenu et inférieurs à $ int. 120 par DALY dans les pays à revenu moyen. L'utilisation de fourneaux à biomasse à faible émission et de combustibles plus propres pourrait offrir un rapport coût/efficacité satisfaisant dans les régions à faible revenu. Le traitement en établissement de soins pourrait également fournir un bon rapport coût/efficacité, situé entre $ int. 60 et 120 par DALY. Le rapport coût/efficacité de la prise en charge des cas au niveau communautaire dépend du coût des visites à domicile. CONCLUSION: La vaccination contre Hib et S. pneumoniae, la prise en charge efficace des cas, la promotion de l'allaitement maternel et la supplémentation en zinc sont des interventions présentant un bon rapport coût/efficacité dans la réduction de la mortalité par pneumonie. Les interventions d'ordre environnemental et nutritionnel font régresser la pneumonie et procurent d'autres bénéfices. La combinaison de ces stratégies peut permettre une réduction globale de la mortalité infantile de 17 %.
OBJECTIVE: To compare the cost-effectiveness of interventions to reduce pneumonia mortality through risk reduction, immunization and case management. METHODS: Country-specific pneumonia burden estimates and intervention costs from WHO were used to review estimates of pneumonia risk in children under 5 years of age and the efficacy of interventions (case management, pneumonia-related vaccines, improved nutrition and reduced indoor air pollution from household solid fuels). We calculated health benefits (disability-adjusted life years, DALYs, averted) and intervention costs over a period of 10 years for 40 countries, accounting for 90% of pneumonia child deaths. FINDINGS: Solid fuel use contributes 30% (90% confidence interval: 18-44) to the burden of childhood pneumonia. Efficacious community-based treatment, promotion of exclusive breastfeeding, zinc supplementation and Haemophilus influenzae type b (Hib) and Streptococcus pneumoniae immunization through existing programmes showed cost-effectiveness ratios of 10-60 International dollars (I$) per DALY in low-income countries and less than I$ 120 per DALY in middle-income countries. Low-emission biomass stoves and cleaner fuels may be cost-effective in low-income regions. Facility-based treatment is potentially cost-effective, with ratios of I$ 60-120 per DALY. The cost-effectiveness of community case management depends on home visit cost. CONCLUSION: Vaccines against Hib and S. pneumoniae, efficacious case management, breastfeeding promotion and zinc supplementation are cost-effective in reducing pneumonia mortality. Environmental and nutritional interventions reduce pneumonia and provide other benefits. These strategies combined may reduce total child mortality by 17%.
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OBJECTIF: Evaluer les variations du risque de blessure par accident pour les conducteurs de motocycles avant et après le vote d'une loi autorisant les titulaires d'un permis auto à conduire des motocycles légers sans passer une épreuve de conduite spéciale pour les motocycles. MÉTHODES: Nous avons effectué une étude quasi-expérimentale sur des groupes de comparaison et une analyse de série temporelle entre le 1er janvier 2002 et le 30 avril 2008. Le groupe étudié était composé de personnes accidentées pendant la conduite ou le transport sur un motocycle léger (cylindrée 51-125 cm3), tandis que les groupes de comparaison étaient composés d'utilisateurs de motocycles lourds (cylindrée > 125 cm3), de mobylettes (cylindrée < 50 cm3) ou d'automobiles, victimes d'une collision en ville. L'«intervention» résidait dans le vote d'une loi en octobre 2004, autorisant les conducteurs automobiles à conduire des motocycles légers sans passer d'épreuve de conduite spéciale. Pour détecter et quantifier les changements au cours du temps, nous avons utilisé une régression de Poisson, en pratiquant des ajustements pour tenir compte des tendances et de la saisonnalité des accidents de la circulation, ainsi que de l'existence d'un système de permis à points. RÉSULTATS: Le risque de blessure par accident chez les conducteurs de motocycles légers était plus élevé après le vote de la loi qu'auparavant (risque relatif, RR = 1,46 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 1,34-1,60). Bien que de façon moins marquée, le risque d'accident avait également augmenté après ce vote chez les conducteurs de motocycles lourds (RR = 1,15 ; IC à 95 % : 1,02-1,29), mais était resté inchangé chez les conducteurs de mobylettes (RR = 0,92 ; IC à 95 % : 0,83-1,01) et d'automobiles (RR = 1,06 ; IC à 95 % : 0,97-1,16). CONCLUSION: Le fait d'autoriser les conducteurs automobiles à conduire des motocycles sans passer d'épreuve de conduite spéciale entraîne une augmentation du nombre de blessés par accident de la circulation parmi les motocyclistes.
OBJECTIVE: To assess differences between the risk of injury for motorcycle riders before and after the passing of a law allowing licenced car drivers to drive light motorcycles without having to take a special motorcycle driving test. METHODS: We carried out a quasi-experimental study involving comparison groups, and a time-series analysis from 1 January 2002 to 30 April 2008. The study group was composed of people injured while driving or riding a light motorcycle (engine capacity 51-125 cubic centimetres), while the comparison groups consisted of riders of heavy motorcycles (engine capacity > 125 cc), mopeds (engine capacity <50 cc) or cars who were injured in a collision within the city limits. The "intervention" was a law passed in October 2004 allowing car drivers to drive light motorcycles without taking a special driving test. To detect and quantify changes over time we used Poisson regression, with adjustments for trend and seasonality in road injuries and the existence of a driver's licence penalty point system. FINDINGS: The risk of injury among light motorcycle riders was greater after the law than before (relative risk, RR = 1.46; 95% confidence interval, CI: 1.34-1.60). Although less markedly, after the law the risk of injury also increased among heavy motorcycle drivers (RR = 1.15; 95% CI: 1.02-1.29) but remained unchanged among riders of mopeds (RR = 0.92; 95% CI: 0.83-1.01) and cars (RR = 1.06; 95% CI: 0.97-1.16). CONCLUSION: Allowing car drivers to drive motorcycles without passing a special test increases the number of road injuries from motorcycle accidents.
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OBJECTIF: Déterminer l'incidence en population de l'infection disséminée par le bacille de Calmette-Guérin (BCG) chez les nourrissons infectés par le VIH (âge < 1 an) dans une situation caractérisée par une forte charge de tuberculose et d'infections à VIH, mais aussi par un bon fonctionnement du programme de prévention de l'infection par le VIH chez les nourrissons. MÉTHODES: Le numérateur, ou nombre de nouveaux cas d'infection disséminée par le BCG, a été déterminé à partir des données de surveillance multicentrique, collectées prospectivement au sujet des nourrissons présentant une infection à VIH confirmée au cours de la période 2004-2006. Le dénominateur, ou nombre total de nourrissons infectés par le VIH et vaccinés par le BCG, a été obtenu à partir d'estimations en population du nombre de nourrissons vivants et à partir de la prévalence rapportée des infections à VIH maternelles, des taux de transmission verticale du VIH et des taux de vaccination par le BCG. RÉSULTATS: L'incidence de l'infection disséminée par le BCG pour 100 000 nourrissons vaccinés par le BCG a été estimée à : 778 cas (intervalle de confiance à 95 %, IC : 361-1319) en 2004 (taux de transmission verticale du VIH : 10,4 %) ; 1300 cas (IC à 95 % : 587-2290) en 2005 (taux de transmission : 6,1 %) ; et 1013 cas (IC à 95 % : 377-1895) en 2006 (taux de transmission : 5,4 %). L'incidence globale sur l'ensemble de la période étudiée était de 992 (IC à 95 % : 567-1495) pour 100 000. CONCLUSION: Les données de surveillance multicentrique ont montré que le risque d'infection disséminée par le BCG chez les nourrissons infectés par le VIH était considérablement plus élevé qu'on ne l'avait estimé auparavant, bien que probablement encore sous-estimé. On a besoin d'urgence de données sur le rapport risque/bénéfice de la vaccination par le BCG chez les nourrissons infectés par le VIH pour étayer la prise de décisions dans des contextes où les charges d'infection à VIH et de tuberculose sont importantes. Des stratégies sûres et efficaces de prévention de la tuberculose sont nécessaires pour les nourrissons infectés par le VIH.
OBJECTIVE: To determine the population-based incidence of disseminated bacille Calmette-Guérin (BCG) disease in HIV-infected infants (aged < 1 year) in a setting with a high burden of tuberculosis and HIV infection coupled with a well-functioning programme for the prevention of HIV infection in infants. METHODS: The numerator, or number of new cases of disseminated BCG disease, was derived from multicentre surveillance data collected prospectively on infants with a confirmed HIV infection during 2004-2006. The denominator, or total number of HIV-infected infants who were BCG-vaccinated, was derived from population-based estimates of the number of live infants and from reported maternal HIV infection prevalence, vertical HIV transmission rates and BCG vaccination rates. FINDINGS: The estimated incidences of disseminated BCG disease per 100 000 BCG-vaccinated, HIV-infected infants were as follows: 778 (95% confidence interval, CI: 361-1319) in 2004 (vertical HIV transmission rate: 10.4%); 1300 (95% CI: 587-2290) in 2005 (transmission rate: 6.1%); and 1013 (95% CI: 377-1895) in 2006 (transmission rate: 5.4%). The pooled incidence over the study period was 992 (95% CI: 567-1495) per 100 000. CONCLUSION: Multicentre surveillance data showed that the risk of disseminated BCG disease in HIV-infected infants is considerably higher than previously estimated, although likely to be under-estimated. There is an urgent need for data on the risk-benefit ratio of BCG vaccination in HIV-infected infants to inform decision-making in settings where HIV infection and tuberculosis burdens are high. Safe and effective tuberculosis prevention strategies are needed for HIV-infected infants.
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OBJECTIF: Analyser l'effet de la couverture par le schéma d'assurance santé publique appelé Seguro Popular (Assurance du peuple) sur l'accès aux ressources de santé, au traitement et au contrôle de la glycémie pour les adultes pauvres et diabétiques du Mexique. MÉTHODES: Nous avons analysé des données transversales provenant de l'Enquête nationale sur la santé et la nutrition de 2006 et comparé l'accès aux soins de santé et les résultats biologiques, notamment les taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c), chez des adultes diabétiques bénéficiant de Seguro Popular (groupe traité) et chez des adultes diabétiques dépourvus d'assurance santé (groupe témoin). On a fait appel à l'appariement par scores de propension standard pour constituer un groupe témoin hautement comparable. RÉSULTATS: Les adultes diabétiques bénéficiant de Seguro Popular disposaient d'un accès significativement plus important que les adultes comparables non assurés à certains types de contrôles de la glycémie (différence de 9,5 points de pourcentage ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 2,4-16,6) et aux injections d'insuline (3,13 de plus par semaine ; IC à 95 % : 0,04-6,22). Les individus assurés avaient une probabilité significativement plus élevée de présenter une glycémie correctement contrôlée (HbA1c < 7 %) que leurs homologues non assurés (différence de 5,6 points de pourcentage ; IC à 95 % : 0,9-10,3). On a relevé une proportion significativement plus faible d'adultes présentant un contrôle de la glycémie très insatisfaisant (HbA1c > 12 %) dans le groupe assuré que dans le groupe non assuré (différence de 17,5 points de pourcentage ; IC à 95 % : 6,5-28,5). CONCLUSION: L'assurance Seguro Popular semble avoir amélioré l'accès aux soins de santé et au contrôle de la glycémie pour les adultes pauvres et diabétiques du Mexique et pourrait avoir eu un effet positif sur la prise en charge d'autres maladies chroniques. Néanmoins, ses effets à long terme restent à démontrer. Si ces résultats concernent principalement le Mexique, ils peuvent aussi être applicables à d'autres pays en développement désireux d'améliorer la couverture des plus démunis par les soins de santé à travers l'élargissement de leurs programmes d'assurance santé publique.
OBJECTIVE: To analyse the effect of enrolment in the public health insurance scheme known as Seguro Popular [People's Insurance] on access to health resources, treatment and blood glucose control among poor adults with diabetes in Mexico. METHODS: We analysed cross-sectional data from the 2006 National Health and Nutrition Survey and compared health care access and biological health outcomes, specifically glycosylated haemoglobin (HbA1c) levels, among adults with diabetes who were enrolled in the Seguro Popular (treatment group) and those who had no health insurance (control group). Standard propensity score matching was used to create a highly comparable control group. FINDINGS: Adults with diabetes who were enrolled in the Seguro Popular had significantly more access than comparable uninsured adults to some type of blood glucose control test (by a difference of 9.5 percentage points; 95% confidence interval, CI: 2.4-16.6) and to insulin injections (3.13 more per week; 95% CI: 0.04-6.22). Those with insurance were also significantly more likely to have appropriately-controlled blood glucose levels (HbA1c < 7%) than their uninsured counterparts (by a difference of 5.6 percentage points; 95% CI: 0.9-10.3). Very poor glucose control (HbA1c > 12%) was found in a significantly smaller proportion of adults in the insured group than in the uninsured group (by a difference of 17.5 percentage points; 95% CI: 6.5-28.5). CONCLUSION: The Seguro Popular appears to have improved access to health care and blood glucose control among poor adults with diabetes in Mexico, and it may have had a positive effect on the management of other chronic health conditions, but its long-term effects are yet to be demonstrated. Although the findings are most relevant to Mexico, they may also be applicable to other developing countries seeking to improve health-care coverage for the poor by expanding their public health insurance programmes.
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OBJECTIF: Estimer l'impact de stratégies mondiales, telles que l'organisation d'achats groupés, la négociation des prix avec l'aide d'un tiers et la tarification différentielle, en termes de baisse des prix des antirétroviraux (ARV), lesquels prix sont actuellement un obstacle à l'accès universel au traitement contre le VIH/sida. MÉTHODES: Nous avons estimé l'impact des stratégies mondiales pour réduire les prix des ARV à partir des données de 7253 transactions d'achat (juillet 2002-octobre 2007), tirées de bases de données hébergées par l'OMS et le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. RÉSULTATS: Pour 19 des 24 formes posologiques d'antirétroviraux, nous n'avons mis en évidence aucune association entre le prix et le volume acheté. Pour les cinq autres formes posologiques, les achats de gros volumes étaient facturés 4 à 21 % moins chers que les achats de volumes faibles à moyens. Neuf des 13 ARV génériques ont été facturés 6 à 36 % de moins lorsqu'ils étaient acquis sous l'égide de l'Initiative contre le VIH/sida de la Fondation Clinton (CHAI). Quinze des 18 ARV de marque ont été facturés 23 à 498 % plus chers dans le cadre d'achats à prix différentiel que les génériques achetés sans la médiation de la CHAI. Néanmoins, deux ARV de marque, bénéficiant de la tarification différentielle, ont été facturés 63 et 73 % moins chers respectivement que des équivalents génériques acquis sans la médiation de la CHAI. CONCLUSION: L'achat de gros volumes d'ARV ne s'accompagnait pas nécessairement d'une diminution du prix de ces médicaments. Même si les achats groupés actuellement prévus devraient accroître encore les volumes d'achat, les économies qui en découleront sont incertaines et doivent être mises en balance avec les coûts programmatiques. Les négociations avec la médiation de la tierce partie CHAI ont permis d'obtenir une baisse des prix pour les ARV génériques. Ces génériques étaient moins coûteux que les ARV de marque bénéficiant d'une facturation différentielle, sauf dans les cas où il existait peu de concurrence entre les génériques. Il convient d'explorer d'autres stratégies pour réduire les prix des ARV, telles que la rationalisation des systèmes de gestion financière, l'amélioration de la prévision de la demande et l'élimination des obstacles à l'utilisation des génériques.
OBJECTIVE: To estimate the impact of global strategies, such as pooled procurement arrangements, third-party price negotiation and differential pricing, on reducing the price of antiretrovirals (ARVs), which currently hinders universal access to HIV/AIDS treatment. METHODS: We estimated the impact of global strategies to reduce ARV prices using data on 7253 procurement transactions (July 2002-October 2007) from databases hosted by WHO and the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. FINDINGS: For 19 of 24 ARV dosage forms, we detected no association between price and volume purchased. For the other five ARVs, high-volume purchases were 4-21% less expensive than medium- or low-volume purchases. Nine of 13 generic ARVs were priced 6-36% lower when purchased under the Clinton Foundation HIV/AIDS Initiative (CHAI). Fifteen of 18 branded ARVs were priced 23-498% higher for differentially priced purchases compared with non-CHAI generic purchases. However, two branded, differentially priced ARVs were priced 63% and 73% lower, respectively, than generic non-CHAI equivalents. CONCLUSION: Large purchase volumes did not necessarily result in lower ARV prices. Although current plans for pooled procurement will further increase purchase volumes, savings are uncertain and should be balanced against programmatic costs. Third-party negotiation by CHAI resulted in lower generic ARV prices. Generics were less expensive than differentially priced branded ARVs, except where little generic competition exists. Alternative strategies for reducing ARV prices, such as streamlining financial management systems, improving demand forecasting and removing barriers to generics, should be explored.
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Le présent article examine l'ensemble des éléments en faveur de l'examen médical à l'embauche. La pratique de cet examen est souvent davantage motivée par des habitudes culturelles que par des éléments factuels. On manque de preuves quant à son efficacité pour prévenir les risques professionnels liés à la santé. Le dépistage de l'hypertension est mis en avant en tant que pratique courante lors de l'examen d'embauche pour laquelle il n'existe pas de critère normalisé permettant de déterminer l'aptitude au travail. Le dépistage des troubles psychiatriques et de l'abus de substances comporte des difficultés inhérentes, ainsi que des biais raciaux et d'autres effets négatifs non recherchés. L'article conteste les arguments économiques en faveur de cette pratique et s'inquiète de la possibilité d'une attitude paternaliste à l'égard des facteurs de risque identifiés. Une évaluation de l'état de santé n'est à prévoir que si elle est justifiée par l'environnement de travail et l'usage généralisé de l'examen d'embauche et du dépistage des drogues est à proscrire. D'une manière générale, une évaluation de l'état de santé par questionnaire devrait suffire. Les médecins du travail devraient déconseiller l'utilisation de normes physiques ou mentales ne s'appliquant pas à l'exécution des fonctions essentielles du poste. Les auteurs recommandent de rechercher un consensus sur les meilleures pratiques à appliquer et de collecter des données sur les résultats de la pratique des examens à l'embauche.
This paper examines the evidence base for the use of pre-employment/pre-placement medical examinations. The use of pre-employment examinations is often driven more by cultural practices than evidence. There is a lack of evidence on their effectiveness in preventing health-related occupational risks. Hypertension screening is highlighted as a common pre-employment practice for which there is no standardized criteria to use to determine fitness for work. There are inherent problems in screening for psychiatric disorders and substance abuse as well as potential for racial bias and other unintended negative effects. This paper questions the economic case for this practice and also expresses concerns about paternalism related to identified risk factors. Health assessments should only be included when appropriate to the task environment and the general use of pre-employment exams and drug screening should be eliminated. Generally, a health assessment by questionnaire should suffice. Occupational health providers should advise against the application of physical or mental standards that are not relevant to fulfilment of the essential job functions. Consensus development regarding best practice, as well as consideration for acquiring outcome data related to pre-employment practice, is recommended.
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L'OMS et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) révisent chaque année les données de couverture vaccinale pour estimer les couvertures des pays par les services de vaccination systématique dans le cas des vaccins suivants : BCG, vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux, première et troisième doses, vaccin antipoliomyélitique oral ou inactivé, troisième doses, vaccin contre l'hépatite B, troisième doses, vaccin contre Haemophilus influenzae type b, troisième dose ; et vaccin à valence rougeole, sous forme de vaccin antirougeoleux uniquement ou de vaccin combiné, une dose. Ces estimations reposent sur les rapports soumis par les gouvernements à l'OMS et à l'UNICEF et sont complétées par des résultats d'enquêtes, tirés de la littérature grise ou publiée. Des experts locaux, principalement des gestionnaires de systèmes de vaccination nationaux et des membres du personnel régional ou national de l'OMS et de l'UNICEF, sont complémentaires consultés pour obtenir des informations sur les performances de certains systèmes de vaccination. Les estimations sont obtenues à partir d'une analyse par pays des données disponibles, étayée et encadrée par un ensemble d'hypothèses heuristiques ; on ne recourt à aucun modèle statistique ou mathématique. Des estimations préliminaires sont établies, envoyées aux autorités nationales pour examen et commentaires et modifiées à la lumière des observations reçues. Bien que les estimations finales puissent ne pas différer des données rapportées, elles constituent une évaluation technique indépendante par l'OMS et l'UNICEF des performances des systèmes de vaccination nationaux Ces estimations par pays, disponibles depuis 1980, sont actualisées chaque année.
WHO and the United Nations Children's Fund (UNICEF) annually review data on immunization coverage to estimate national coverage with routine service delivery of the following vaccines: bacille Calmette-Guérin; diphtheria-tetanus-pertussis, first and third doses; either oral polio vaccine or inactivated polio vaccine, third dose of either; hepatitis B, third dose; Haemophilus influenzae type b, third dose; and a measles virus-containing vaccine, either for measles alone or in the form of a combination vaccine, one dose. The estimates are based on government reports submitted to WHO and UNICEF and are supplemented by survey results from the published and grey literature. Local experts, primarily national immunization system managers and WHO/UNICEF regional and national staff, are consulted for additional information on the performance of specific immunization systems. Estimates are derived through a country-by-country review of available data informed and constrained by a set of heuristics; no statistical or mathematical models are used. Draft estimates are made, sent to national authorities for review and comment and modified in light of their feedback. While the final estimates may not differ from reported data, they constitute an independent technical assessment by WHO and UNICEF of the performance of national immunization systems. These country-specific estimates, available from 1980 onward, are updated annually.
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En 2003, le Congrès mexicain a approuvé une réforme instaurant le Sistema de protección social en Salud (Système de protection sociale de la santé) et conduisant à une augmentation du financement public de la santé de 1 % du produit intérieur brut de 2003 sur sept ans pour assurer la mise en place de la sécurité sociale universelle. Les familles pauvres jusque là exclues de la sécurité sociale traditionnelle peuvent maintenant bénéficier d'un nouveau schéma d'assurance publique, appelé Seguro Popular (Assurance du peuple), qui garantit un accès régi par la loi à un ensemble complet de présentations de santé. L'article présente les innovations financières qui ont permis cet élargissement à tous les Mexicains de la couverture par les soins de santé, ainsi que leurs effets. Certains éléments attestent d'améliorations en matière de mobilisation de ressources publiques supplémentaires, de disponibilité des infrastructures de santé et des médicaments, d'utilisation des services, d'efficacité de la couverture et de protection financière. L'article évoque les défis à surmonter dans l'avenir, et notamment les besoins en fonds publics supplémentaires pour élargir l'accès à des interventions coûteuses contre des maladies non transmissibles pas encore couvertes par le nouveau schéma d'assurance et pour améliorer la qualité technique des soins et la capacité de réponse du système de santé. Enfin, les progrès réalisés jusqu'à présent devront se refléter dans les résultats sanitaires, qui continueront d'être évalués de manière à ce que le Mexique puisse remplir l'ultime critère de succès de la réforme : une meilleure santé grâce à l'équité, à la qualité et à la justice dans l'affectation des fonds.
In 2003, the Mexican Congress approved a reform establishing the Sistema de Protección Social en Salud [System of Social Protection in Health], whereby public funding for health is being increased by one percent of the 2003 gross domestic product over seven years to guarantee universal health insurance. Poor families that had been excluded from traditional social security can now enrol in a new public insurance scheme known as Seguro Popular [People's Insurance], which assures legislated access to a comprehensive set of health-care entitlements. This paper describes the financial innovations behind the expansion of health-care coverage in Mexico to everyone and their effects. Evidence shows improvements in mobilization of additional public resources; availability of health infrastructure and drugs; service utilization; effective coverage; and financial protection. Future challenges are discussed, among them the need for additional public funding to extend access to costly interventions for non-communicable diseases not yet covered by the new insurance scheme, and to improve the technical quality of care and the responsiveness of the health system. Eventually, the progress achieved so far will have to be reflected in health outcomes, which will continue to be evaluated so that Mexico can meet the ultimate criterion of reform success: better health through equity, quality and fair financing.
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Les options pour réformer le financement de la santé sont souvent présentées comme un choix à faire entre une taxation générale (modèle beveridgien) et un système d'assurance santé de type social (modèle bismarckien). Les dix années de réforme du financement de la santé au Kyrgyzstan depuis l'introduction du fonds d'assurance santé obligatoire en 1997 illustrent à la perfection les raisons pour lesquelles il est erroné de réduire la politique de financement de la santé à un choix entre un modèle beveridgien et un modèle bismarckien. Plutôt que de fragmenter le système en fonction du statut en tant qu'assuré de la population, comme l'ont fait de nombreux autres pays à revenu faible ou moyen, les réformes menées au Kyrgyzstan ont été guidées par l'objectif d'instaurer un système d'assurance unique pour l'ensemble de la population. Parmi les volets principaux de ces réformes figurent le rôle et le développement graduel du fonds d'assurance santé obligatoire en tant qu'acheteur unique des services de santé pour toute la population à l'aide d'une méthode de paiement reposant sur les résultats, la restructuration complète du dispositif de regroupement des risques pour passer de l'ancienne structure budgétaire décentralisée à un pool national unique et la mise en place d'un ensemble clair de prestations. Au centre de ce processus, on trouve la transformation du rôle des recettes budgétaires générales - principale source de financement public pour la santé -, qui au lieu de subventionner directement la fourniture de services, subventionnent maintenant l'achat de services au nom de la population dans son ensemble, en redirigeant ces dépenses vers le fonds d'assurance santé. A travers cette approche du financement de la santé et notamment grâce au regroupement des risques, les réformateurs du Kyrgyzstan ont démontré qu'il était possible d'utiliser des sources de financement différentes de manière explicitement complémentaire pour créer un système universel et unifié.
Options for health financing reform are often portrayed as a choice between general taxation (known as the Beveridge model) and social health insurance (known as the Bismarck model). Ten years of health financing reform in Kyrgyzstan, since the introduction of its compulsory health insurance fund in 1997, provide an excellent example of why it is wrong to reduce health financing policy to a choice between the Beveridge and Bismarck models. Rather than fragment the system according to the insurance status of the population, as many other low- and middle-income countries have done, the Kyrgyz reforms were guided by the objective of having a single system for the entire population. Key features include the role and gradual development of the compulsory health insurance fund as the single purchaser of health-care services for the entire population using output-based payment methods, the complete restructuring of pooling arrangements from the former decentralized budgetary structure to a single national pool, and the establishment of an explicit benefit package. Central to the process was the transformation of the role of general budget revenues - the main source of public funding for health - from directly subsidizing the supply of services to subsidizing the purchase of services on behalf of the entire population by redirecting them into the health insurance fund. Through their approach to health financing policy, and pooling in particular, the Kyrgyz health reformers demonstrated that different sources of funds can be used in an explicitly complementary manner to enable the creation of a unified, universal system
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PROBLÉMATIQUE: Le montant élevé des dépenses et des participations financières à la charge des usagers et l'absence de financement des exemptions pour ces dépenses limitent l'accès aux services de santé pour la population pauvre. Des Fonds de financement de la santé (Health Equity Fonds, HEF) sont apparus au Cambodge en tant que mécanismes stratégiques d'achat servant à financer ces exemptions et à réduire la charge liée aux soins médicaux pour les personnes à très faibles revenus. Leur impact sur l'accès aux services de santé doit être examiné de manière approfondie. DÉMARCHE: Les éléments provenant du terrain sont examinés pour identifier les obstacles à l'accès aux services, analyser le rôle joué par les fonds HEF et déterminer comment ils aplanissent ces obstacles. CONTEXTE LOCAL: Deux tiers des dépenses de santé totales correspondent à des débours à la charge des patients au moment des soins, résultant principalement de l'automédication et du recours aux services de santé privés. Si le secteur privé est à l'origine de la plupart des dépenses de santé à la charge des patients, les participations financières à la charge des usagers restent un obstacle à l'accès aux services publics pour les personnes très pauvres. MODIFICATIONS PERTINENTES: Les fonds HEF ont amené de nouveaux patients dans les établissements de santé publics, répondant ainsi à une partie des besoins en soins médicaux insatisfaits. On n'a observé aucune stigmatisation à l'égard des patients soignés grâce aux fonds HEF, mais nombre d'entre eux ont dû encore emprunter de l'argent pour accéder aux soins. ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Les fonds HEF constituent un mécanisme d'achat dans le cadre du système de santé cambodgien. Ces fonds exercent quatre rôles essentiels : financement, soutien aux communautés, assurance de la qualité et dialogue politique. Ces rôles répondent aux principaux obstacles à l'accès aux services de santé. L'impact des fonds est maximal lorsqu'un dispositif impliquant une tierce partie est en place. Pour que les HEF exercent pleinement et activement leur fonction de mécanisme d'acquisition, un environnement politique solide et favorable est nécessaire.
PROBLEM: High out-of-pocket payments and user fees with unfunded exemptions limit access to health services for the poor. Health equity funds (HEF) emerged in Cambodia as a strategic purchasing mechanism used to fund exemptions and reduce the burden of health-care costs on people on very low incomes. Their impact on access to health services must be carefully examined. APPROACH: Evidence from the field is examined to define barriers to access, analyse the role played by HEF and identify how HEF address these barriers. LOCAL SETTING: Two-thirds of total health expenditure consists of patients' out-of-pocket spending at the time of care, mainly for self-medication and private services. While the private sector attracts most out-of-pocket spending, user fees remain a barrier to access to public services for people on very low incomes. RELEVANT CHANGES: HEF brought new patients to public facilities, satisfying some unmet health-care needs. There was no perceived stigma for HEF patients but many of them still had to borrow money to access health care. LESSONS LEARNED: HEF are a purchasing mechanism in the Cambodian health-care system. They exercise four essential roles: financing, community support, quality assurance and policy dialogue. These roles respond to the main barriers to access to health services. The impact is greatest where a third-party arrangement is in place. A strong and supportive policy environment is needed for the HEF to exercise their active purchasing role fully.
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OBJECTIF: Déterminer l'efficacité d'une campagne d'assainissement combinant la génération d'un sentiment de honte (motivation émotionnelle) et l'attribution de subventions aux ménages pauvres de l'Orissa rural, un Etat indien qui compte pour une part disproportionnée dans la mortalité infantile indienne. MÉTHODES: Par sondage en grappe randomisé, nous avons sélectionné 20 villages bénéficiant de l'intervention et 20 villages témoins dans le district côtier de Bhadrak, situé dans la partie rurale de l'Orissa, pour réunir un échantillon total de 1050 ménages. Nous avons recueilli des données sur l'assainissement et la santé avant et après un projet d'assainissement sous direction communautaire et nous avons utilisé un estimateur en différence de différences pour évaluer l'ampleur de l'impact de la campagne sur le nombre de foyers construisant et utilisant des latrines. RÉSULTATS: Le taux de possession de latrines n'a pas augmenté dans les villages témoins, mais dans les villages bénéficiant de l'intervention, il est passé de 6 à 32 % dans l'échantillon global, de 5 à 36 % parmi les ménages situés au-dessous du seuil de pauvreté (ceux admis à bénéficier d'une subvention gouvernementale) et de 7 à 26 % parmi les ménages situés au-dessus de ce seuil (ne pouvant bénéficier d'une telle subvention). CONCLUSION: Les subventions permettent parfois de surmonter de fortes contraintes budgétaires, mais ne sont pas indispensables pour inciter à l'action ; en effet, susciter un sentiment de honte peut être un moyen très efficace pour tirer parti de la pression sociale et de la surveillance entre individus. En combinant sentiments de honte et subventions, le marketing social peut améliorer l'assainissement partout dans le monde.
OBJECTIVE: To determine the effectiveness of a sanitation campaign that combines "shaming" (i.e. emotional motivators) with subsidies for poor households in rural Orissa, an Indian state with a disproportionately high share of India's child mortality. METHODS: Using a cluster-randomized design, we selected 20 treatment and 20 control villages in the coastal district of Bhadrak, rural Orissa, for a total sample of 1050 households. We collected sanitation and health data before and after a community-led sanitation project, and we used a difference-in-difference estimator to determine the extent to which the campaign influenced the number of households building and using a latrine. FINDINGS: Latrine ownership did not increase in control villages, but in treatment villages it rose from 6% to 32% in the overall sample, from 5% to 36% in households below the poverty line (eligible for a government subsidy) and from 7% to 26% in households above the poverty line (not eligible for a government subsidy). CONCLUSION: Subsidies can overcome serious budget constraints but are not necessary to spur action, for shaming can be very effective by harnessing the power of social pressure and peer monitoring. Through a combination of shaming and subsidies, social marketing can improve sanitation worldwide.
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OBJECTIF: Etudier le niveau d'observance déclaré des mesures de santé publique contre la grippe pandémique et les facteurs influant sur la coopération des Australiens à l'endiguement de cette maladie. MÉTHODES: Une enquête par entretien téléphonique assistée par ordinateur a été menée par des enquêteurs professionnels pour recueillir des informations sur les connaissances de la population australienne au sujet de la grippe pandémique et sur sa volonté de respecter les mesures de santé publique contre cette grippe. L'échantillon a été randomisé en utilisant une base de données électronique et des annuaires téléphoniques imprimés pour garantir la représentativité de cet échantillon à l'égard de tous les Etats et tous les territoires australiens. Après avoir expliqué aux personnes interrogées ce qu'est la grippe pandémique pour s'assurer qu'elles comprennent l'importance du problème, nous avons répété les questions relatives à l'observance des mesures et nous avons analysé les variations des réponses par le test de McNemar pour données appariées. RÉSULTATS: 23 % seulement des 1166 personnes interrogées ont manifesté une compréhension claire du terme « grippe pandémique ». Parmi les personnes interrogées, 94,1 % ont indiqué qu'elles étaient disposées à respecter la quarantaine à domicile, 94,2 % qu'elles éviteraient les événements publics et 90,7 % qu'elles différeraient les rassemblements sociaux. Après explication du terme « grippe pandémique » aux sujets de l'enquête, l'observance déclarée a augmenté significativement (pour atteindre respectivement 97,5 %, 98,3 % et 97,2 %). Les personnes ayant indiqué ne pas être familiarisées avec ce terme, les sujets de sexe masculin et les employés ne pouvant travailler à leur domicile ont manifesté une moindre disposition à respecter les mesures. CONCLUSION: En Australie, si la menace se concrétisait, l'observance des mesures d'endiguement contre la grippe pandémique serait probablement bonne, bien qu'elle puisse encore être améliorée par un programme d'éducation du public véhiculant juste quelques messages clés. Une compréhension générale de la notion de grippe pandémique est associée à d'une volonté déclarée de respecter les mesures d'endiguement. Il y aurait un intérêt considérable à investir maintenant dans la promotion de mesures pour se préparer à une pandémie ou autre urgence de santé publique.
OBJECTIVE: To examine the level of stated compliance with public health pandemic influenza control measures and explore factors influencing cooperation for pandemic influenza control in Australia. METHODS: A computer-assisted telephone interview survey was conducted by professional interviewers to collect information on the Australian public's knowledge of pandemic influenza and willingness to comply with public health control measures. The sample was randomly selected using an electronic database and printed telephone directories to ensure sample representativeness from all Australian states and territories. After we described pandemic influenza to the respondents to ensure they understood the significance of the issue, the questions on compliance were repeated and changes in responses were analysed with McNemar's test for paired data FINDINGS: Only 23% of the 1166 respondents demonstrated a clear understanding of the term "pandemic influenza". Of those interviewed, 94.1% reported being willing to comply with home quarantine; 94.2%, to avoid public events; and 90.7%, to postpone social gatherings. After we explained the meaning of "pandemic" to interviewees, stated compliance increased significantly (to 97.5%, 98.3% and 97.2% respectively). Those who reported being unfamiliar with the term "pandemic influenza," male respondents and employed people not able to work from home were less willing to comply. CONCLUSION: In Australia, should the threat arise, compliance with containment measures against pandemic influenza is likely to be high, yet it could be further enhanced through a public education programme conveying just a few key messages. A basic understanding of pandemic influenza is associated with stated willingness to comply with containment measures. Investing now in promoting measures to prepare for a pandemic or other health emergency will have considerable value.
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OBJECTIF: Etudier les types, la teneur et l'exactitude des rapports présentés par des médias écrits et mentionnant la circoncision masculine comme moyen de prévenir l'infection par le VIH chez l'homme en Afrique subsaharienne. MÉTHODES: Nous avons mené une recherche en trois langues (anglais, français, portugais) dans LexisNexis® avec l'expression « circoncision masculine » sur la période allant du 28 mars 2007 au 30 juin 2008. Les articles identifiés ont été analysés pour savoir s'ils avaient comme thème central la circoncision masculine comme moyen de prévenir l'infection par le VIH chez l'homme en Afrique sub-saharienne et pour sélectionner des types de publication visant un lectorat profane : journaux, revues, agences de presse ou lettres d'information. Nous avons évalué l'exactitude des rapports et déterminé le contexte, les perceptions par le public, les idées fausses et les domaines dans lesquels les médias écrits ne donnaient pas assez d'information. Nous avons examiné la possibilité de faire un meilleur usage des médias pour maximiser l'impact de la circoncision masculine. RÉSULTATS: Nous avons identifié 412 articles, parmi lesquels 219 étaient uniques et 193 étaient des reprises. Le volume des articles subissait des variations de forte amplitude au cours du temps. La plupart des articles (56,0 %) présentaient la circoncision masculine en tant que moyen de prévention de l'infection par le VIH sous un angle positif. Ceux décrivant cette opération de façon négative avaient un taux de répétition global 2,9 fois supérieur à celui des articles positifs. Les messages de santé publique formulés par les agences de santé internationales étaient rares, mais généralement exacts. CONCLUSION: L'exactitude des rapports est satisfaisante, malgré la rareté des articles et le fait qu'ils omettent fréquemment des messages importants. Cela laisse à penser que les autorités de santé publique devraient aider les médias à comprendre des questions importantes. Une stratégie de communication visant à traiter par ordre les thèmes majeurs à mesure que les programmes de circoncision masculine se développent permettrait une couverture organisée des populations au cours du temps par des messages exacts.
OBJECTIVE: To review the types, content and accuracy of print media reports on male circumcision for preventing HIV infection among men in sub-Saharan Africa. METHODS: We conducted a trilingual search (English, French, Portuguese) of LexisNexis® with the phrase "male circumcision" for the period from 28 March 2007 to 30 June 2008. The articles identified were screened for the central theme of male circumcision for preventing HIV infection in men in sub-Saharan Africa and for publication types targeting lay audiences - newspapers, magazines, newswires or newsletters. We judged the accuracy of the reports and determined the context, public perceptions, misconceptions and areas of missing information in the print media. We also explored whether the media could be better used to maximize the impact of male circumcision. FINDINGS: We identified 412 articles, of which 219 were unique and 193 were repeats. "Peaks and valleys" occurred in the volume of articles over time. Most articles (56.0%) presented male circumcision for the prevention of HIV infection in a positive light. Those that portrayed it negatively had an overall repeat rate 2.9 times higher than positive articles. Public health messages formulated by international health agencies were few but generally accurate. CONCLUSION: The accuracy of the reports was good, although the articles were few and frequently omitted important messages. This suggests that public health authorities must help the media understand important issues. A communication strategy to sequence important themes as male circumcision programmes are scaled up would allow strategic coverage of accurate messages over time.
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Dans le domaine de la santé publique, la communication à propos des risques s'appuie sur des recommandations largement utilisées qui s'inspirent d'un modèle psychométrique des risques axé sur la perception de ces risques au niveau des individus. Cependant, les flambées de maladies infectieuses et autres urgences de santé publique sont plus que des événements de santé publique et interviennent dans des environnements très lourds sur les plans politique, social et économique. La présente étude examine d'autres approches sociologiques et culturelles, formulées par des experts comme Ulrich Beck et Mary Douglas, à la recherche d'idées sur la manière de communiquer dans de tels environnements. Elle recommande de développer des outils complémentaires pour communiquer en cas de flambée épidémique, qui aideraient à répondre à des questions telles que la culpabilité et l'équité dans la répartition des risques et à s'adresser à des publics n'acceptant pas les explications biomédicales de la maladie.
Risk communication guidelines widely used in public health are based on the psychometric paradigm of risk, which focuses on risk perception at the level of individuals. However, infectious disease outbreaks and other public health emergencies are more than public health events and occur in a highly charged political, social and economic environment. This study examines other sociological and cultural approaches from scholars such as Ulrich Beck and Mary Douglas for insights on how to communicate in such environments. It recommends developing supplemental tools for outbreak communication to deal with issues such as questions of blame and fairness in risk distribution and audiences who do not accept biomedical explanations of disease.
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Le présent article propose des raisons expliquant pourquoi certains problèmes de santé d'ampleur mondiale, tels que le VIH/sida, suscitent une attention notable de la part des dirigeants internationaux et nationaux, tandis que d'autres, également responsables d'une mortalité et d'une charge de morbidité élevées, telles que la pneumonie et la malnutrition, demeurent négligés. La montée, la persistance ou le déclin de l'intérêt apporté à un problème mondial de santé publique peuvent s'expliquer par la façon dont la communauté politique associée à ce problème - à savoir le réseau d'individus et d'organisations concernés - parvient à le comprendre et à en donner une représentation et met en place des institutions capables de soutenir cette représentation. Cette explication souligne le pouvoir des idées et conteste les interprétations de la montée et du déclin de l'intérêt pour un problème qui mettent l'accent principalement sur des facteurs matériels et objectifs, tels que les niveaux de mortalité et de morbidité et l'existence d'interventions d'un bon rapport coût/efficacité. Cette explication a des conséquences sur notre conception de la communication stratégique en santé publique. Si les idées qui décrivent un problème sont centrales, la communication stratégique est loin d'être une activité de santé publique secondaire : elle est au cœur de l'activité des communautés responsables des politiques sanitaires mondiales.
This paper proposes an explanation concerning why some global health issues such as HIV/AIDS attract significant attention from international and national leaders, while other issues that also represent a high mortality and morbidity burden, such as pneumonia and malnutrition, remain neglected. The rise, persistence and decline of a global health issue may best be explained by the way in which its policy community - the network of individuals and organizations concerned with the problem - comes to understand and portray the issue and establishes institutions that can sustain this portrayal. This explanation emphasizes the power of ideas and challenges interpretations of issue ascendance and decline that place primary emphasis on material, objective factors such as mortality and morbidity levels and the existence of cost-effective interventions. This explanation has implications for our understanding of strategic public health communication. If ideas in the form of issue portrayals are central, strategic communication is far from a secondary public health activity: it is at the heart of what global health policy communities do.
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Une gestion efficace des urgences de santé publique exige une communication ouverte et transparente en direction du public. Les arguments en faveur de cette transparence sont d'ordres sanitaire, stratégique et éthique. En dépit de cela, les autorités publiques échouent souvent à communiquer de manière transparente. Pour franchir le fossé qui sépare la rhétorique de la réalité, une étape clé consiste à définir et codifier la transparence afin de mettre en place des mécanismes pratiques pour encourager, dans les situations d'urgence, une communication ouverte en matière de santé publique. Les auteurs exposent le fonctionnement de cette approche en utilisant comme exemple le processus de développement et de mise en œuvre d'une politique d'information en matière de santé publique pour les situations d'urgence.
Effective management of public health emergencies demands open and transparent public communication. The rationale for transparency has public health, strategic and ethical dimensions. Despite this, government authorities often fail to demonstrate transparency. A key step in bridging the gap between the rhetoric and reality is to define and codify transparency to put in place practical mechanisms to encourage open public health communication for emergencies. The authors demonstrate this approach using the example of the development and implementation process of a public health emergency information policy.
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PROBLÉMATIQUE: Une détection et une riposte rapides sont essentielles pour prévenir les flambées épidémiques de maladies infectieuses après le tremblement de terre du Sichuan. Cependant, le système de communication en santé publique dont disposait la province du Sichuan a été gravement endommagé par le séisme. DÉMARCHE: Le Centre chinois pour la lutte contre les maladies et leur prévention a mis en place un système de notification d'urgence par téléphone portable. Au total, 495 téléphones portables à batterie solaire ont été livrés aux agences sanitaires locales de la zone touchée par le séisme. Un logiciel conçu pour la saisie et la transmission directe à une base de données des cas de maladie infectieuse pour analyse plus poussée a été chargé sur chaque téléphone. CONTEXTE LOCAL: Le système de notification d'urgence a été mis en place dans les 14 comtés de la province du Sichuan les plus durement touchés par le séisme. MODIFICATIONS PERTINENTES: Une semaine après la livraison des téléphones portables dans les zones affectées, le nombre d'agences sanitaires au niveau des cantons envoyant des rapports était revenu à la normale. Le nombre de cas notifiés à l'aide des téléphones portables représentait près de 52,9 % du nombre total de cas notifiés par semaine entre le 19 mai et le 13 juillet dans ces zones ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Le téléphone portable est un outil de communication utile pour la surveillance des maladies infectieuses dans les zones frappées par des catastrophes naturelles. Néanmoins, des plans doivent être établis à l'avance et intégrés aux programmes de préparation aux situations d'urgence.
PROBLEM: Quick detection and response were essential for preventing outbreaks of infectious diseases after the Sichuan earthquake. However, the existing public health communication system in Sichuan province, China, was severely damaged by the earthquake. APPROACH: The Chinese Center for Disease Control and Prevention set up a mobile phone emergency reporting system. In total, 495 light-powered mobile phones were delivered to local health-care agencies in earthquake affected areas. All phones were loaded with software designed for inputting and transmitting cases of infectious disease directly to a national database for further analysis. LOCAL SETTING: The emergency reporting system was set up in 14 counties hit hardest by the earthquake in Sichuan province, China. RELEVANT CHANGES: One week after delivering mobile phones to earthquake-affected areas, the number of health-care agencies at the township level that had filed reports returned to the normal level. The number of cases reported by using mobile phones accounted for as much as 52.9% of the total cases reported weekly from 19 May to 13 July in those areas LESSONS LEARNED: The mobile phone is a useful communication tool for infectious disease surveillance in areas hit by natural disasters. Nevertheless, plans must be made ahead of time and be included in emergency preparedness programmes.
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Depuis 1988, le monde s'est beaucoup rapproché de l'éradication de la polio grâce à l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite, dans laquelle les interventions en matière de communication jouent invariablement un rôle central. Les approches utilisant les mass médias pour diffuser des informations appliquées dans le cadre des efforts de vaccination partout dans le monde ont participé à ce succès. Cependant, les personnes les plus difficiles à atteindre, les plus pauvres, les plus marginalisées et celles ne pouvant accéder aux services de santé ont posé de grandes difficultés. Dans cette dernière offensive pour vaincre la polio, les stratégies de communication de l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite sont de plus en plus innovantes et portées par la recherche, notamment avec l'introduction d'approches de communication interpersonnelle durable et de mobilisation sociale pour atteindre les populations encore non desservies. La revue examine les efforts de communication concernant la polio entrepris en Inde et au Pakistan entre 2000 et 2007. Elle montre comment les données épidémiologiques, sociales et comportementales guident les stratégies de communication contribuant à accroître les niveaux d'immunité contre cette maladie, en particulier parmi les populations non desservies et difficiles à atteindre. Elle illustre la façon dont des stratégies de communication étayées par des données factuelles et planifiées - telles que les compagnes prolongées utilisant les médias, la mobilisation communautaire et sociale intensive, la communication interpersonnelle et la sensibilisation politique et nationale - ont participé globalement à réduire l'incidence de la polio dans ces pays. Les résultats montrent que les stratégies de communication ont apporté une contribution à plusieurs niveaux en mobilisant les réseaux et les leaders sociaux - en créant une volonté politique, en élargissant les connaissances - en garantissant une demande au niveau individuel et communautaire et en permettant de surmonter les obstacles liés à l'appartenance sexuelle et la résistance à la vaccination, ainsi que d'atteindre les populations pauvres et marginalisées. La revue conclut avec des observations sur la valeur ajoutée des stratégies de communication dans le cadre des efforts d'éradication de la polio et sur leurs implications pour les interventions mondiales et locales de communication en santé publique.
Since 1988, the world has come very close to eradicating polio through the Global Polio Eradication Initiative, in which communication interventions have played a consistently central role. Mass media and information dissemination approaches used in immunization efforts worldwide have contributed to this success. However, reaching the hardest-to-reach, the poorest, the most marginalized and those without access to health services has been challenging. In the last push to eradicate polio, Polio Eradication Initiative communication strategies have become increasingly research-driven and innovative, particularly through the introduction of sustained interpersonal communication and social mobilization approaches to reach unreached populations. This review examines polio communication efforts in India and Pakistan between the years 2000 and 2007. It shows how epidemiological, social and behavioural data guide communication strategies that have contributed to increased levels of polio immunity, particularly among underserved and hard-to-reach populations. It illustrates how evidence-based and planned communication strategies - such as sustained media campaigns, intensive community and social mobilization, interpersonal communication and political and national advocacy combined - have contributed to reducing polio incidence in these countries. Findings show that communication strategies have contributed on several levels by: mobilizing social networks and leaders; creating political will; increasing knowledge; ensuring individual and community-level demand; overcoming gender barriers and resistance to vaccination; and reaching out to the poorest and marginalized populations. The review concludes with observations about the added value of communication strategies in polio eradication efforts and implications for global and local public health communication interventions.
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OBJECTIF: Évaluer les contributions des larvicides microbiens et des moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) à la réduction de l'incidence du paludisme dans le cadre d'un programme de lutte antivectorielle intégrée, appliqué à une zone d'endémie modérée de cette maladie, dans les hauts plateaux du Kenya occidental. MÉTHODES: On a fait appel à une étude de type avant-après avec groupe témoin. On a surveillé chaque semaine les populations de larves et de vecteurs adultes menaçant les communautés vivant dans six vallées séparées. On a mesuré chaque année l'incidence des infections à Plasmodium chez les enfants de 6 mois à 13 ans au cours des deux saisons des pluies (longue et courte). On a collecté des donnée de référence pendant 17 mois, après quoi on appliqué chaque semaine des larvicides à base de Bacillus sur les habitats aquatiques de trois des vallées pendant 19 autres mois. En même temps à peu près que débutait la destruction des larves, le Programme kenyan de lutte contre le paludisme a commencé à introduire progressivement des MII dans toutes les communautés étudiées. Les effets de la destruction larvaire, des MII et d'autres déterminants du risque de paludisme ont été évalués à l'aide d'équations d'estimation généralisée. RÉSULTATS: Après ajustement pour les facteurs de confusion, le risque de contracter une nouvelle infestation parasitaire chez l'enfant était substantiellement et indépendamment réduit par l'utilisation de MII (Odds ratio, OR: 0,69, intervalle de confiance à 95 %, IC: 0,48-0,99) et par l'application de larvicide (OR: 0,44 ; IC à 95 %: 0,23-0,82). CONCLUSION: La lutte antivectorielle par application de larvicides microbiens a permis de renforcer les résultats obtenus contre le paludisme avec les MII seules. Les mesures de lutte antilarvaire représentent un complément prometteur à la distribution de MII dans les zones importantes sur le plan économique des hauts plateaux et dans d'autres contextes similaires en Afrique où se transmet actuellement le paludisme.
OBJECTIVE: To assess the contributions of both microbial larvicides and insecticide-treated nets (ITNs) in terms of reducing malaria incidence in an integrated vector management programme in an area moderately endemic for malaria in the western Kenyan highlands. METHODS: A pre-post, control group design was used. Larval and adult vector populations were surveyed weekly in six separate valley communities. The incidence of Plasmodium infections in children 6 months to 13 years of age was measured during the long and short rainy seasons each year. Baseline data were collected for 17 months, after which Bacillus-based larvicides were applied weekly to aquatic habitats in three of the valleys for another 19 months. At around the same time the larviciding was initiated, ITNs were introduced gradually into all study communities by the National Malaria Control Programme. The effect of larviciding, ITNs and other determinants of malaria risk was assessed by means of generalized estimating equations. FINDINGS: The risk of acquiring new parasite infections in children was substantially and independently reduced by ITN use (odds ratio, OR: 0.69; 95% confidence interval, CI: 0.48-0.99) and larvicide application (OR: 0.44; 95% CI: 0.23-0.82), after adjusting for confounders. CONCLUSION: Vector control with microbial larvicides enhanced the malaria control achieved with ITNs alone. Anti-larval measures are a promising complement to ITN distribution in the economically important highland areas and similar transmission settings in Africa.
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OBJECTIF: Étudier la mortalité maternelle et les effets dose-dépendants du misoprostol sur la perte de sang et la pyrexie dans le cadre d'essais randomisés portant sur l'utilisation de ce médicament pour prévenir et traiter les hémorragies postpartum. MÉTHODES: Nous avons fait des recherches dans le registre Cochrane des essais contrôlés et dans Pubmed sans émettre de restriction concernant la langue et en utilisant l'expression «(misoprostol AND postpartum)» OR (misoprostol AND haemorrhage) OR (misoprostol AND hemorrhage), puis nous avons évalué les rapports identifiés avec la stratégie de recherche du Groupe Cochrane Pregnancy and Childbirth. Nous avons vérifié la conformité avec les critères d'admissibilité dans l'étude des essais randomisés comparant le misoprostol à un placebo ou à un autre utérotonique dans la prévention ou le traitement des hémorragies postpartum. Nous avons extrait et tabulé des données, puis nous les avons analysées avec le logiciel Reviewer Manager (RevMan) 4.3. RÉSULTATS: Dans l'analyse finale, nous avons pris en compte 46 essais portant sur plus de 40 000 participantes. Sur 11 décès rapportés dans 5 essais, 8 sont survenus chez des femmes ayant reçu > 600 µg de misoprostol (Odds ratio de Peto, OR: 2,49 ; intervalle de confiance à 95 %, IC: 0,76-8,13). La morbidité grave, définie comme la nécessité d'une intervention chirurgicale importante, l'admission en soins intensifs, la défaillance d'un organe ou une température corporelle > 40 ºC, était relativement rare. Dans les essais de prévention, nous avons relevé une morbidité grave chez 16 des 10281 femmes sous misoprostol et chez 16 des 10292 parturientes recevant un utérotonique classique et, dans les essais thérapeutiques, chez une des 32 femmes sous misoprostol et chez une des 32 femmes sous utérotonique classique. Les femmes recevant du misoprostol ont manifesté plus d'effets indésirables que celles recevant un placebo: 8 sur 2070 contre 5 sur 2032 respectivement dans les essais de prévention et 5 sur 196 contre 2 sur 202 dans les essais thérapeutiques. La méta-analyse des comparaisons directes et indirectes ajustées des résultats d'essais randomisés n'a fait apparaître aucune preuve d'une efficacité supérieure de la dose de 600 µg de misoprostol par rapport à la dose de 400 µg, dans la prévention d'une perte de sang > 1000 ml (risque relatif, RR: 1,02 ; IC à 95 %: 0,71-1,48). La pyrexie était plus de deux fois plus fréquente chez les femmes ayant reçu > 600 µg de misoprostol que chez celles ayant reçu une dose de 400 µg (RR: 2,53 ; IC à 95 %: 1,78-3,60). CONCLUSION: Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer plus précisément les effets bénéfiques et nocifs potentiels du misoprostol et pour identifier la plus faible dose de ce médicament à la fois efficace et sans risque. La présente étude a trouvé qu'une dose de 400 µg de misoprostol était plus sûre qu'une dose > 600 µg et tout aussi efficace.
OBJECTIVE: To review maternal deaths and the dose-related effects of misoprostol on blood loss and pyrexia in randomized trials of misoprostol use for the prevention or treatment of postpartum haemorrhage. METHODS: We searched the Cochrane Controlled Trials Register and Pubmed, without language restrictions, for "(misoprostol AND postpartum) OR (misoprostol AND haemorrhage) OR (misoprostol AND hemorrhage)", and we evaluated reports identified through the Cochrane Pregnancy and Childbirth Group search strategy. Randomized trials comparing misoprostol with either placebo or another uterotonic to prevent or treat postpartum haemorrhage were checked for eligibility. Data were extracted, tabulated and analysed with Reviewer Manager (RevMan) 4.3 software. FINDINGS: We included 46 trials with more than 40 000 participants in the final analysis. Of 11 deaths reported in 5 trials, 8 occurred in women receiving > 600 µg of misoprostol (Peto odds ratio, OR: 2.49; 95% confidence interval, CI: 0.76-8.13). Severe morbidity, defined as the need for major surgery, admission to intensive care, organ failure or body temperature > 40 ºC, was relatively infrequent. In prevention trials, severe morbidity was experienced by 16 of 10 281 women on misoprostol and by 16 of 10 292 women on conventional uterotonics; in treatment trials, it was experienced by 1 of 32 women on misoprostol and by 1 of 32 women on conventional uterotonics. Misoprostol recipients experienced more adverse events than placebo recipients: 8 of 2070 versus 5 of 2032, respectively, in prevention trials, and 5 of 196 versus 2 of 202, respectively, in treatment trials. Meta-analysis of direct and adjusted indirect comparisons of the results of randomized trials showed no evidence that 600 µg are more effective than 400 µg for preventing blood loss > 1000 ml (relative risk, RR: 1.02; 95% CI: 0.71-1.48). Pyrexia was more than twice as common among women who received > 600 µg rather than 400 µg of misoprostol (RR: 2.53; 95% CI: 1.78-3.60). CONCLUSION: Further research is needed to more accurately assess the potential beneficial and harmful effects of misoprostol and to determine the smallest dose that is effective and safe. In this review, 400 µg of misoprostol were found to be safer than > 600 µg and just as effective.
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OBJECTIF: Dresser un rapport sur l'assimilation des directives publiées au début des années 90 et contenant notamment des recommandations spécifiques sur la conception des futures études de surveillance de la mortalité reposant sur l'autopsie verbale. MÉTHODES: Nous avons réalisé une revue systématique de l'ensemble des études par autopsie verbale publiées avant janvier 2006 et extrait de ces études un jeu de données standard. Nous avons ensuite comparé les études conçues avant et après la publication des directives en utilisant sept indicateurs méthodologiques clés. RÉSULTATS: Nous avons recensé 102 études menées dans 39 pays ; 60 d'entre elles avaient été conçues avant et 42 après la publication des directives. Les méthodes utilisées dans ces 102 études étaient très variables. Si certaines tendances encourageantes ont été notées, il n'a pas été relevé de preuve d'une application systématique des recommandations en matière de conception. Plus spécifiquement, il n'a pas été constaté d'augmentation claire de la proportion d'études utilisant un questionnaire combiné (63 % avant la publication des directives contre 74 % après, p = 0,3), un enquêteur formé (70 % contre 70 %, p = 1,0), des sujets appropriés (98 % contre 100 %, p = 1,0), une période de rappel optimale (84 % contre 97 %, p = 0,2), des algorithmes prédéfinis (28 % contre 38 %, p = 0,4), une option pour l'affectation des causes multiples de décès (30 % contre 38 %, p = 0,3) ou une étude de validation dans le cadre du suivi (83 % contre 72 %, p = 0,7). CONCLUSION: Les directives des experts concernant la meilleure façon de concevoir les études par autopsie verbale sont à ce jour appliquées de manière incomplète. Une meilleure assimilation de ces recommandations en matière de conception grâce à un renforcement de la collaboration entre les équipes de recherche devrait permettre de produire des statistiques de mortalité de plus grande qualité à partir d'un nombre grandissant d'études par autopsie verbale.
OBJECTIVE: To report on the uptake of guidelines published in the early 1990s with specific recommendations about the design of future studies based on verbal autopsy conducted for mortality surveillance. METHODS: We conducted a systematic literature search of all verbal autopsy studies published before January 2006 and extracted from the studies a standard set of data. We then compared studies designed before and after the recommendations were issued in terms of seven key methodological indicators. FINDINGS: We found 102 studies conducted in 39 countries; 60 were designed before and 42 after the guidelines were issued. The methods used in these 102 studies varied considerably. While some encouraging trends were noted, there is no evidence that the design recommendations have been systematically implemented. Specifically, there was no clear increase in the proportion of studies with a combined questionnaire (63% before recommendations versus 74% after; P = 0.3), a trained interviewer (70% versus 70%; P = 1.0), a suitable respondent (98% versus 100%; P = 1.0), an optimal recall period (84% versus 97%; P = 0.2), predefined algorithms (28% versus 38%; P = 0.4), an option for assigning multiple causes of death (30% versus 38%; P = 0.3), or a follow-up validation study (83% versus 72%; P = 0.7). CONCLUSION: Expert recommendations for optimal design of verbal autopsy studies have been incompletely implemented to date. Better uptake of design recommendations through enhanced collaboration between research teams is likely to produce better mortality statistics from an increasing number of verbal autopsy studies.
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OBJECTIF: Déterminer si les différences entre les tendances nationales de l'incidence de la tuberculose sont attribuables à la variabilité du succès des programmes de lutte contre cette maladie ou à des facteurs biologiques, sociaux et économiques. MÉTHODES: Nous avons utilisé les tendances de la notification des cas comme mesures des tendances de l'incidence de 1997 à 2006 dans 134 pays et utilisé l'analyse par régression pour étudier les associations entre ces tendances et 32 mesures couvrant divers aspects du développement (1), de l'économie (6), de la population (3), des facteurs de risque comportementaux et biologiques (9), des services sanitaires (6) et de la lutte contre la tuberculose (TB) (7). RÉSULTATS: Le taux d'incidence de la TB a varié annuellement dans une plage de ± 10 % sur la période d'étude dans les 134 pays étudiés et a baissé en valeur moyenne dans 93 pays. Ce taux diminue plus rapidement dans les pays présentant un indice de développement plus élevé, une mortalité infantile plus faible et un accès à un assainissement amélioré. Les mesures du développement général constituaient aussi des variables explicatives dominantes dans certaines régions, malgré les variations géographiques de la corrélation avec les tendances de l'incidence. Le taux d'incidence de la TB baissait plus rapidement dans les pays consacrant des dépenses plus importantes à la santé (situés en Europe centrale et orientale et en Méditerranée orientale), dans les pays à haut revenu et faible taux d'immigration et dans ceux présentant des taux de mortalité infantile et d'infection par le VIH plus bas (situés en Amérique latine et dans les Caraïbes). L'intensité de la lutte menée contre la TB était très variable et on n'a observé un lien causal potentiel avec l'incidence de la TB qu'en Amérique latine et aux Caraïbes, où le taux de détection des cas frottis positifs était corrélé négativement avec les tendances nationales de l'incidence. CONCLUSION: Bien que les programmes de lutte contre la tuberculose aient évité des millions de décès, leurs effets sur la transmission et les taux d'incidence de cette maladie ne sont pas encore largement observables.
OBJECTIVE: To determine whether differences in national trends in tuberculosis incidence are attributable to the variable success of control programmes or to biological, social and economic factors. METHODS: We used trends in case notifications as a measure of trends in incidence in 134 countries, from 1997 to 2006, and used regression analysis to explore the associations between these trends and 32 measures covering various aspects of development (1), the economy (6), the population (3), behavioural and biological risk factors (9), health services (6) and tuberculosis (TB) control (7). FINDINGS: The TB incidence rate changed annually within a range of ±10% over the study period in the 134 countries examined, and its average value declined in 93 countries. The rate was declining more quickly in countries that had a higher human development index, lower child mortality and access to improved sanitation. General development measures were also dominant explanatory variables within regions, though correlation with TB incidence trends varied geographically. The TB incidence rate was falling more quickly in countries with greater health expenditure (situated in central and eastern Europe and the eastern Mediterranean), high-income countries with lower immigration, and countries with lower child mortality and HIV infection rates (located in Latin America and the Caribbean). The intensity of TB control varied widely, and a possible causal link with TB incidence was found only in Latin America and the Caribbean, where the rate of detection of smear-positive cases showed a negative correlation with national incidence trends. CONCLUSION: Although TB control programmes have averted millions of deaths, their effects on transmission and incidence rates are not yet widely detectable.
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OBJECTIF: Étudier l'existence éventuelle d'un lien, en République de Corée, entre la participation des gouvernements locaux à un programme de lutte antitabac appuyé par le Fonds coréen pour la promotion de la santé sur la période 2002-2003 et le pourcentage des recettes fiscales locales tiré de la taxe à la consommation sur le tabac. MÉTHODES: A l'aide de données financières et administratives concernant 163 municipalités, les auteurs ont évalué des modèles logit de la participation des gouvernements locaux au programme de lutte antitabac en fonction de la proportion des recettes fiscales locales provenant de la taxe à la consommation sur le tabac et d'une série de variables de contrôle, à savoir les caractéristiques socioéconomiques locales et l'effectif du personnel dans le centre de santé publique local. RÉSULTATS: Pour les gouvernements locaux tirant une forte proportion de leurs recettes fiscales de la taxe à la consommation sur le tabac, notamment les quatre premiers par ordre décroissant de cette proportion, la probabilité de participation au programme de lutte antitabac était plus faible. On a aussi constaté que le manque de personnel dans le centre de santé publique local était associé à une participation plus réduite à ce programme. CONCLUSION: La dépendance des gouvernements locaux à l'égard des revenus tirés de la taxe à la consommation sur le tabac peut avoir un effet dissuasif sur la participation à la lutte antitabac en République de Corée.
OBJECTIVE: To investigate, in the Republic of Korea, whether local governments' participation in an anti-smoking programme supported by the National Health Promotion Fund in 2002-2003 was related to the percentage of local tax revenue comprised by the tobacco consumption tax (TCT). METHODS: Using financial and administrative data on 163 municipalities, the authors estimated logit models of local governments' participation in the anti-smoking programme as a function of the proportion of local tax revenue that came from the TCT and a set of control variables, namely local socioeconomic characteristics and the size of the staff in the local public health centre (PHC). FINDINGS: Local governments that derived a greater percentage of their local tax revenue from the TCT, particularly those that ranked in the upper fourth in terms of this percentage, were less likely to participate in the anti-smoking programme. Insufficient staff in the PHC was also found to be associated with lower participation in the anti-smoking programme. CONCLUSION: Local governments' dependence on revenue from the TCT may be a deterrent to tobacco control in the Republic of Korea.
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OBJECTIF: Étudier ce que les individus exposés à un risque de traumatisme en raison de l'utilisation de paraffine (également appelée kérosène) savent sur la sécurité de ce produit, ce qu'ils font pour se protéger eux-mêmes et leur famille de ce type de traumatisme et comment ils perçoivent le risque associé. L'étude vise aussi à étudier les interactions entre ces facteurs et l'âge, le sexe, l'éducation et le revenu. MÉTHODES: Un échantillon de 238 individus a été recruté en 2007 de manière aléatoire dans des quartiers pauvres proches de la ville du Cap en Afrique du Sud. Des assistants de recherche formés ont interrogé les sujets de l'étude pour déterminer ce qu'ils savaient sur la sécurité de la paraffine et comment ils percevaient le risque de traumatisme associé à l'utilisation de ce produit. Les chercheurs ont réalisé des inspections au domicile des sujets pour évaluer les précautions prises à l'égard de la paraffine. Des analyses descriptives et des analyses de corrélation ont été menées. RÉSULTATS: Les sujets de l'étude avaient relativement peu de connaissances sur la sécurité de la paraffine. Ils appliquaient fréquemment des pratiques dangereuses et leur perception du risque de traumatisme était limitée. La connaissance des notions de sécurité concernant la paraffine et celle des pratiques sans risque d'utilisation de ce produit étaient corrélées positivement entre elles. Il existait une corrélation négative entre la possession de connaissances étendues et la perception d'être exposé à un risque de traumatisme, mais l'application de pratiques sans risque n'était pas corrélée à la perception d'un risque de traumatisme. On relevait une corrélation positive entre l'éducation formelle des sujets, le nombre d'enfants au domicile et la fréquence d'utilisation de la paraffine d'une part, et le niveau de connaissance d'autre part, mais non entre ces paramètres et la mise en œuvre de pratiques sans risque. Le seul paramètre corrélé significativement à l'application pratiques sans risque était le niveau de richesse, ce qui reflète peut être l'impact des moyens financiers sur les pratiques d'utilisation de la paraffine. CONCLUSION: Pour mettre au point une intervention réussie en faveur de l'utilisation sans risque de la paraffine, il faut connaître les niveaux de départ en termes de connaissances, de pratique et de perception du risque de traumatisme parmi les populations à risque. Nos résultats pourraient être utiles à la conception d'interventions visant à renforcer les connaissances, améliorer la sécurité des pratiques et affiner la perception du risque de traumatisme dans l'utilisation de paraffine.
OBJECTIVE: To explore what individuals at risk of injury from using paraffin (also known as kerosene) know about paraffin safety, what they do to protect themselves and their families from paraffin-related injury, and how they perceive their risk for such injury. Also, to explore interrelations between these factors and age, sex, education and income. METHODS: A sample of 238 individuals was randomly recruited from low-income housing districts near Cape Town, South Africa in 2007. Trained research assistants interviewed participants to explore their knowledge about paraffin-related safety and their perceived risk of injury from using paraffin. Researchers inspected participants' homes to evaluate paraffin safety practices. Descriptive and correlational analyses were conducted. FINDINGS: Participants had relatively low levels of knowledge about paraffin-related safety. They had high levels of unsafe practice and their perceived risk of injury was moderate. Knowledge of paraffin safety and safe practices were positively correlated with each other. Greater knowledge showed a negative correlation with the perception of being at risk for injury, but safe practices showed no correlation with perceived risk of injury. Formal education, the number of children in the home and frequency of paraffin use were positively correlated with knowledge but not with safe practices. The only significant correlate to safe practices was greater income, perhaps a reflection of the impact of financial resources on paraffin safety practices. CONCLUSION: To develop successful paraffin safety interventions, it is necessary to understand baseline levels of knowledge, practice and perceived risk of injury among at-risk populations. Our findings could be of value for designing interventions that will increase knowledge, improve safe practices and lead to the accurate perception of the risk of injury from using paraffin.
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En 2005, la Région OMS du Pacifique occidental a adopté, concernant l'hépatite B, l'objectif de réduire à moins de 2 % d'ici 2012 la prévalence de l'antigène de surface du VHB chez les enfants de moins de 5 ans. La principale stratégie recommandée est la vaccination universelle des nourrissons avec trois doses de vaccin contre l'hépatite B, y compris une dose dans les délais à la naissance. La mesure de la séroprévalence chez les moins de 5 ans prend en compte la période où le risque de contracter une infection chronique est maximal et fournit un indicateur pouvant être suivi à court terme sur les 5 ans écoulés depuis l'introduction du vaccin et fortement corrélé avec les conséquences à long terme de l'hépatite B. Un objectif de lutte contre l'hépatite B supranational et lié au temps a été choisi pour faire prendre conscience de l'urgence sur le plan stratégique du renforcement des services de vaccination systématique et de l' 'amélioration de l'accès aux soins à l'accouchement, comme de la fourniture de moyens pour la vaccination contre l'hépatite B. Par conséquent, les stratégies programmatiques choisies ne sont pas indépendantes, mais contribuent également au renforcement des systèmes de santé. Une certification indépendante de la réalisation de l'objectif en termes de lutte contre la maladie, opération jusqu'ici principalement réservée à l'objectif d'éradication, est prévue pour l'ensemble des pays. Une première évaluation a montré que l'adoption de l'objectif régional avait conduit à un plus grand engagement politique, avec une réduction des inégalités en termes de vaccination contre l'hépatite B d'un pays à l'autre ou au sein d'un même pays. Les tendances à la baisse précédemment relevées pour la couverture par la vaccination systématique présentent également des signes d'inversion et on constate un progrès important dans l'administration dans les délais de la dose à la naissance. Une démarche similaire pourrait être applicable aux pays d'Afrique et d'Asie du Sud-Est, dans lesquels la charge de morbidité due à l'hépatite B est élevée, la vaccination systématique régresse et l'accès aux soins à l'accouchement est insuffisant.
In 2005, the WHO Western Pacific Region adopted the hepatitis B control goal of reducing the hepatitis B surface antigen seroprevalence in children at least 5 years of age to less than 2% by 2012. Universal infant immunization with three doses of hepatitis B vaccine, including a timely birth dose, is the key recommended strategy. Measuring seroprevalence in children at least 5 years of age takes into account the period when the risk of acquiring a chronic infection is highest and provides an indicator that can be monitored in the short term, within 5 years of vaccine introduction, and which correlates strongly with the long-term consequences of hepatitis B. A time-bound supranational hepatitis B control goal was chosen to create a sense of political urgency for strengthening routine immunization services and improving access to delivery care as well as providing resources for hepatitis B vaccination. Consequently, the programme strategies selected are not stand-alone but also contribute to strengthening health systems. Independent certification of achievement of the control goal, hitherto used mainly for eradication goals, is planned for all countries. Early assessment showed that adopting the regional goal led to greater political commitment, with reduced inequalities in hepatitis B vaccination between and within countries. Previous declining trends in routine immunization coverage also show signs of reversal and there is major progress in providing timely birth doses. A similar approach may be relevant to countries in Africa and South Asia, that have a high hepatitis B disease burden faltering routine immunization and poor access to skilled delivery care.
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Il existe un consensus sur la nécessité d'intégrer les droits de l'homme aux politiques et aux programmes sanitaires, malgré une certaine réticence à aller au-delà de la reconnaissance rhétorique de leur importance supposée. Pour déterminer ce qu'apportent réellement les droits de l'homme à l'efficacité des efforts en faveur de la santé publique, il faut avoir une idée claire de la forme que prend leur intégration dans la pratique et des modalités d'évaluation de leur contribution. En dépit de l'usage envahissant des indicateurs dans le domaine de la santé publique, on ne dispose pas encore d'indicateur bien au point qui rende compte spécifiquement des préoccupations liées aux des droits de l'homme et les indicateurs existants ne sont pas utilisés de manière systématique. Si l'on construit de plus en plus d'indicateurs du type « santé et droits de l'homme », il est fréquent que ces indicateurs soient utilisés pour tirer des conclusions sur certaines interactions entre les doits de l'homme et la santé ou que des indicateurs du type « loi et politique » ou autres, relevant traditionnellement du domaine des droits de l'homme, servent à formuler des conclusions sur des résultats sanitaires. Pour rendre compte de la valeur ajoutée que les droits de l'homme apportent à la santé, il faut comprendre les différences entre les contributions représentées par ces indicateurs. Pour déterminer la valeur de différentes mesures de la progression de l'efficacité programmatique, de l'amélioration des résultats sanitaires et de la promotion des droits de l'homme, il faut se poser les questions suivantes: quelle est la finalité visée dans la construction de l'indicateur considéré ? Quels sont ses utilisateurs ? De quelle nature est-il ? Dans quelle mesure fournit-il des informations sur les populations vulnérables ? et comment les données sont-elles recueillies et exploitées ?
There is general agreement on the need to integrate human rights into health policies and programmes, although there is still reluctance to go beyond rhetorical acknowledgement of their assumed significance. To determine the actual value of human rights for the effectiveness of public health efforts requires clarity about what their incorporation looks like in practice and how to assess their contribution. Despite the pervasive use of indicators in the public health field, indicators that specifically capture human rights concerns are not well developed and those that exist are inconsistently used. Even though "health and human rights indicators" are increasingly being constructed, it is often the case that health indicators are used to draw conclusions about some interaction between human rights and health; or that law and policy or other indicators, traditionally the domain of the human rights community, are used to make conclusions about health outcomes. To capture the added value that human rights bring to health, the differences in the contributions offered by these indicators need to be understood. To determine the value of different measures for advancing programme effectiveness, improving health outcomes and promoting human rights, requires questioning the intended purpose behind the construction of an indicator, who uses it, the kind of indicator it is, the extent to which it provides information about vulnerable populations, as well as how the data are collected and used.
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Les scénarios dans lesquels les résultats d'une recherche bien intentionnée sont utilisables à la fois à des fins bénéfiques et néfastes nous confrontent au désormais célèbre « dilemme du double usage » de la recherche. Les débats sur la nature duale des recherches en science de la vie susceptibles de déboucher sur la fabrication d'armes biologiques prennent de l'ampleur. Le présent article analyse plusieurs publications controversées, qui ont fait l'objet de discussions sur le double usage des recherches en science de la vie et réalise un examen critique des évolutions politiques liées à cette question, notamment aux États-Unis d'Amérique. Bien que le dilemme suscité par ce double usage soit par nature éthique, la majorité des débats sur la double finalité de la recherche ont été menés principalement par des experts scientifiques et des spécialistes de la sécurité et non par des éthiciens. Il importe d'introduire davantage d'éthique dans les débats sur la gestion du double usage de la recherche.
Scenarios where the results of well-intentioned scientific research can be used for both good and harmful purposes give rise to what is now widely known as the "dual-use dilemma". There has been growing debate about the dual-use nature of life science research with implications for making biological weapons. This paper reviews several controversial publications that have been the focus of debates about dual-use life science research and critically examines relevant policy developments, particularly in the United States of America. Though the dual-use dilemma is inherently ethical in nature, the majority of debates about dual-use research have primarily involved science and security experts rather than ethicists. It is important that there is more ethical input into debates about the governance of dual-use research.
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PROBLÉMATIQUE: Parmi les femmes indigènes pauvres du Pérou rural, la mortalité maternelle est particulièrement élevée et le recours aux soins en établissement est faible, en partie du fait du manque d'adaptation sur le plan culturel du système de soins de santé. DÉMARCHE: Un modèle de soins culturellement adapté a été mis au point dans des communautés rurales pauvres et isolées et mis en application entre 1999 et 2001, en coopération avec les communautés indigènes Quechua et des professionnels de santé. Des données sur le lieu de naissance et sur la fréquentation d'un centre de santé ont été recueillies jusqu'en 2007. CONTEXTE LOCAL: L'organisation non-gouvernementale internationale Santé sans frontières et son partenaire au Pérou, l'organisation Salud Sin Limites Perú, ont mené le projet dans le district de Santillana, dans l'Ayacucho. MODIFICATIONS PERTINENTES: Le modèle couvrait des aspects tels que l'utilisation d'une corde et d'un banc pour l'accouchement en position verticale, la participation de la famille ou d'accoucheuses traditionnelles à l'accouchement et l'utilisation de la langue Quecha. La proportion des naissances intervenues dans un établissement de soins est passée de 6 % en 1999 à 83 % en 2007, avec des niveaux de satisfaction élevés. ENSEIGNEMENTS TIRÉS: La mise en œuvre d'un modèle d'accouchement assisté par du personnel qualifié intégrant des éléments médicaux modernes et des éléments andins traditionnels est faisable durablement. Les femmes indigènes n'ayant reçu qu'une éducation formelle très limitée font appel à ces services si leurs besoins sont satisfaits. Cette observation contredit les attitudes faisant porter la responsabilité aux victimes qui attribuent les taux élevés de naissance à domicile à « des préférences culturelles » ou à « l'ignorance ».
PROBLEM: Maternal mortality is particularly high among poor, indigenous women in rural Peru, and the use of facility care is low, partly due to cultural insensitivities of the health care system. APPROACH: A culturally appropriate delivery care model was developed in poor and isolated rural communities, and implemented between 1999 and 2001 in cooperation with the Quechua indigenous communities and health professionals. Data on birth location and attendance in one health centre have been collected up to 2007. LOCAL SETTING: The international nongovernmental organization, Health Unlimited, and its Peruvian partner organization, Salud Sín Límites Perú, conducted the project in Santillana district in Ayacucho. RELEVANT CHANGES: The model involves features such as a rope and bench for vertical delivery position, inclusion of family and traditional birth attendants in the delivery process and use of the Quechua language. The proportion of births delivered in the health facility increased from 6% in 1999 to 83% in 2007 with high satisfaction levels. LESSONS LEARNED: Implementing a model of skilled delivery attendance that integrates modern medical and traditional Andean elements is feasible and sustainable. Indigenous women with little formal education do use delivery services if their needs are met. This contradicts common victim-blaming attitudes that ascribe high levels of home births to "cultural preferences" or "ignorance".
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OBJECTIF: Étudier l'association entre l'exposition aux pesticides et les idées suicidaires dans les zones rurales chinoises. MÉTHODES: L'analyse a porté sur les données d'une enquête sur un échantillon représentatif de 9811 habitants ruraux de la province du Zhejiang auxquels on a demandé s'ils stockaient des pesticides à domicile et s'ils avaient envisagé de se suicider dans les deux ans précédant l'entretien. La version chinoise du Questionnaire général de santé en 12 points pour les troubles mentaux (GHQ) a été administrée pour dépister les éventuels troubles mentaux. RÉSULTATS: L'Odds ratio (OR) non ajusté pour l'association entre le stockage de pesticides à domicile et les idées suicidaires sur la période antérieure de 2 ans était de 2,12 (intervalle de confiance à 95 %, IC : 1,54-2,93). Après ajustement pour le sexe, l'âge, le niveau d'éducation, le statut socioéconomique, le statut marital, la santé physique, les antécédents familiaux de comportement suicidaire, la susceptibilité d'être atteint de troubles mentaux et les effets du type d'étude, l'OR était de 1,63 (IC à 95 % : 1,13-2,35). CONCLUSION: On a constaté qu'un marqueur possible de l'exposition chronique aux pesticides était associé aux idées suicidaires, ce qui confirme les résultats des études antérieures. Compte tenu de la forte intensité de l'exposition aux pesticides et du risque élevé de suicide en Chine rurale, l'explicitation des mécanismes causals sous-jacents à cette association et le développement d'interventions appropriées sont des priorités en matière de santé publique et de politique sanitaire.
OBJECTIVE: To investigate the association between pesticide exposure and suicidal ideation in rural areas of China. METHODS: The analysis involved data from a survey of a representative sample of 9811 rural residents in Zhejiang province who had been asked about the storage of pesticides at home and about whether or not they had considered suicide within the 2 years before the interview. The Chinese version of the 12-item General Health Questionnaire (GHQ) was administered to screen for mental disorder. FINDINGS: The unadjusted odds ratio (OR) for the association between pesticide storage at home and suicidal ideation over the prior 2 years was 2.12 (95% confidence interval, CI: 1.54-2.93). After adjusting for gender, age, education, socioeconomic status, marital status, physical health, family history of suicidal behaviour, GHQ caseness and study design effects, the OR was 1.63 (95% CI: 1.13-2.35). CONCLUSION: A potential marker of chronic pesticide exposure was found to be associated with suicidal ideation, which supports findings from previous studies. Given the high level of pesticide exposure and the high suicide risk in rural China, clarification of the causal mechanisms underlying this association and the development of appropriate interventions are priorities for public health and health policy.
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OBJECTIF: Étudier, à l'aide d'un système de surveillance démographique, les tendances de la mortalité adulte dans une population d'Afrique du Sud rurale desservie par un programme de traitement antirétroviral (ARV) relevant du secteur public. MÉTHODES: Des autopsies verbales ont été menées pour l'ensemble des 7930 décès relevés entre janvier 2000 et décembre 2006 dans une population sous surveillance démographique de 74500 individus habitant le district d'Umkhanyakude, au nord de la province du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud. Les taux de mortalité standardisés sur l'âge (TMSA) ont été calculés pour les adultes de 25 à 49 ans, tranche d'âges la plus touchée par le VIH, sur les deux années précédant 2004 et sur les 3 années ultérieures, pendant lesquelles le traitement ARV a été disponible. RÉSULTATS: Entre la période 2002-2003 (précédant la délivrance du traitement ARV) et la période 2004-2006 (succédant à la mise en place de ce traitement), la mortalité liée au VIH standardisée sur l'âge a baissé fortement de 22,52 à 17,58 décès pour 1000 personnes-ans chez les femmes de 25 à 49 ans (p < 0,001, TMSA : 0,780 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 0,691-0,881) et de 26,46 à 18,68 décès pour 1000 personnes-ans chez les hommes de 25 à 49 ans (p < 0,001 ; TMSA : 0,706 ; IC à 95 % ; 0,615-0,811). D'après l'analyse de sensibilité, les résultats étaient peu sensibles à l'effet des erreurs de classification des décès liés aux VIH. CONCLUSION: La mortalité dans la population générale et celle des adultes liée au VIH ont baissé notablement après le développement du traitement ARV dans une communauté subissant une forte prévalence des infections à VIH. Un message de santé publique clair, présentant les bénéfices du traitement tels qu'ils apparaissent d'après ces résultats, devrait faire partie de la stratégie multtifacettes pour encourager les personnes à déterminer leur statut VIH et à consulter.
OBJECTIVE: To investigate trends in adult mortality in a population serviced by a public-sector antiretroviral therapy (ART) programme in rural South Africa using a demographic surveillance system. METHODS: Verbal autopsies were conducted for all 7930 deaths observed between January 2000 and December 2006 in a demographic surveillance population of 74 500 in the Umkhanyakude district of northern KwaZulu-Natal province, South Africa. Age-standardized mortality rate ratios (SMRRs) were calculated for adults aged 25 to 49 years, the group most affected by HIV, for the 2 years before 2004 and the 3 subsequent years, during which ART had been available. FINDINGS: Between 2002-2003 (the period before ART) and 2004-2006 (the period after ART), HIV-related age-standardized mortality declined significantly, from 22.52 to 17.58 per 1000 person-years in women 25-49 years of age (P < 0.001; SMRR: 0.780; 95% confidence interval, CI: 0.691-0.881), and from 26.46 to 18.68 per 1000 person-years in men 25-49 years of age (P < 0.001; SMRR: 0.706; 95% CI: 0.615-0.811). On sensitivity analysis the results were robust to the possible effect of misclassification of HIV-related deaths. CONCLUSION: Overall population mortality and HIV-related adult mortality declined significantly following ART roll-out in a community with a high prevalence of HIV infection. A clear public health message of the benefits of treatment, as revealed by these findings, should be part of a multi-faceted strategy to encourage people to find out their HIV serostatus and seek care.
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OBJECTIF: Comparer les options d'approvisionnement en oxygène qui s'offrent aux établissements de soins de Gambie et développer un algorithme de prise de décisions pour guider le choix des systèmes d'approvisionnement en oxygène en Afrique et dans le reste du monde en développement. MÉTHODES: Les auteurs ont comparé en termes de fonctionnalité et de coût les bouteilles et les concentrateurs d'oxygène. Ils ont interrogé des informateurs clés en utilisant des instruments d'évaluation OMS mis au point et adaptés localement et réalisé des évaluations opérationnelles, ainsi qu'une modélisation et des mesures des coûts pour déterminer le meilleur choix entre les bouteilles et les concentrateurs d'oxygène. Ils ont élaboré un algorithme et un outil logiciel pour guider la sélection du système d'approvisionnement en oxygène. RÉSULTATS: En Gambie, les concentrateurs d'oxygène présentent des avantages notables par rapport aux bouteilles lorsque l'alimentation électrique est fiable ; dans d'autres contextes, il est préférable de faire appel aux bouteilles dans la mesure où leur transport est praticable. La présence de fuites, phénomène courant, influe fortement sur le coût des bouteilles, tandis que pour les concentrateurs, les coûts énergétiques sont de loin plus importants que les coûts en capital. Sur les 12 établissements gambiens, 2 seulement avaient intérêt d'après l'étude à utiliser des concentrateurs ; pour les 10 autres, les bouteilles constituaient une meilleure option. CONCLUSION: Ni les concentrateurs, ni les bouteilles ne conviennent à toutes les situations, mais une évaluation simple des options permet de déterminer pour chaque contexte la meilleure solution. A l'échelle nationale, cette évaluation devrait conduire à une amélioration de l'approvisionnement et à une baisse des coûts par rapport à la situation où l'on utilise uniquement des bouteilles d'oxygène classiques, mais assurer un approvisionnement fiable devrait rester un défi. L'algorithme décisionnel et l'outil logiciel conçus pour la Gambie devraient être applicables dans d'autres pays en développement.
OBJECTIVE: To compare oxygen supply options for health facilities in the Gambia and develop a decision-making algorithm for choosing oxygen delivery systems in Africa and the rest of the developing world. METHODS: Oxygen cylinders and concentrators were compared in terms of functionality and cost. Interviews with key informants using locally developed and adapted WHO instruments, operational assessments, cost-modelling and cost measurements were undertaken to determine whether oxygen cylinders or concentrators were the better choice. An algorithm and a software tool to guide the choice of oxygen delivery system were constructed. FINDINGS: In the Gambia, oxygen concentrators have significant advantages compared to cylinders where power is reliable; in other settings, cylinders are preferable as long as transporting them is feasible. Cylinder costs are greatly influenced by leakage, which is common, whereas concentrator costs are affected by the cost of power far more than by capital costs. Only two of 12 facilities in the Gambia were found suitable for concentrators; at the remaining 10 facilities, cylinders were the better option. CONCLUSION: Neither concentrators nor cylinders are well suited to every situation, but a simple options assessment can determine which is better in each setting. Nationally this would result in improved supply and lower costs by comparison with conventional cylinders alone, although ensuring a reliable supply would remain a challenge. The decision algorithm and software tool designed for the Gambia could be applied in other developing countries.
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Les interventions de santé publique s'opèrent habituellement au niveau des groupes plutôt qu'à celui des individus et les essais contrôlés randomisés (RCT) en grappes constituent un moyen d'évaluer leur efficacité. En utilisant celui exemples six de ces essais menés au Bangladesh, en Inde, au Malawi et au Népal, nous évoquons notre expérience des problèmes éthiques intervenant dans la réalisation de ces essais. Nous replaçons les RCT en grappes dans le contexte plus large de la recherche en santé publique, en mettant en avant les débats sur la nécessité de concilier autonomie individuelle et bien commun et sur les aspects éthiques de la recherche en santé publique dans les pays à faible revenu en général. Après avoir brièvement introduit les RCT en grappes, nous avons évoqué les difficultés particulières que nous avons rencontrées. Ces difficultés portaient notamment sur la nature - et sur la responsabilité - du consentement collectif et sur la nécessité que les individus au sein des groupes consentent également à l'intervention et au recueil des données. Nous avons examiné le moment où devait intervenir le consentement dans la mise en œuvre des stratégies de santé publique et les difficultés pour garantir un examen et une approbation éthiques dans un domaine complexe. Enfin, nous avons débattu des bénéfices pour les groupes témoins et de la norme de soins à leur appliquer, ansi que du problème de l'adoption de l'intervention testée après l'essai.
Public health interventions usually operate at the level of groups rather than individuals, and cluster randomized controlled trials (RCTs) are one means of evaluating their effectiveness. Using examples from six such trials in Bangladesh, India, Malawi and Nepal, we discuss our experience of the ethical issues that arise in their conduct. We set cluster RCTs in the broader context of public health research, highlighting debates about the need to reconcile individual autonomy with the common good and about the ethics of public health research in low-income settings in general. After a brief introduction to cluster RCTs, we discuss particular challenges we have faced. These include the nature of - and responsibility for - group consent, and the need for consent by individuals within groups to intervention and data collection. We discuss the timing of consent in relation to the implementation of public health strategies, and the problem of securing ethical review and approval in a complex domain. Finally, we consider the debate about benefits to control groups and the standard of care that they should receive, and the issue of post-trial adoption of the intervention under test.
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En 2004, l'OMS et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont émis une déclaration conjointe recommandant une nouvelle formulation de sels de réhydratation orale (SRO) à plus faible osmolarité et une supplémentation en zinc pour la prise en charge des diarrhées. Plus de 5 ans après, les diarrhées restent la deuxième cause de décès et peu d'enfants dans les pays en développement bénéficient de ces interventions, capables de sauver des vies. De nombreux pays sont bloqués par des détails techniques dans l'adaptation de leur politique nationale, tandis que d'autres luttent pour trouver des sources de financement pour les opérations de lancement. Dans leur quasi-totalité, les pays ne disposent pas localement de suppléments pédiatriques en zinc ; se procurer ces suppléments demeure donc un obstacle majeur. Les ressources mondiales n'ont pas suffi pour faire passer la prise en charge des diarrhées au premier plan des interventions. Ainsi, l'introduction de ces nouvelles recommandations est restée lente. Donner un nouvel élan à la prise en charge des diarrhées doit devenir une priorité internationale si l'on veut réduire la charge de mortalité due à ces maladies et la mortalité infantile globale partout dans le monde.
In 2004, WHO and the United Nations Children's Fund (UNICEF) released a joint statement recommending a new lower osmolarity oral rehydration salts (ORS) formulation and zinc supplementation for diarrhoea management. More than 5 years later, diarrhoea remains the second leading cause of death and few children in developing countries are receiving these life-saving interventions. Many countries are stalled in the technicalities of adapting national policy, while others struggle to find the funds for start-up activities. For nearly all countries, zinc supplements for children are not available locally; thus, zinc procurement continues to be a major obstacle. Global resources have not been sufficient to bring diarrhoea management to the forefront; thus, the introduction of these new recommendations has remained slow. Revitalizing diarrhoea management must become an international priority if we are going to reduce the burden of diarrhoea deaths and overall child mortality around the world.
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La protection de la propriété intellectuelle (PI) concernant les médicaments a progressé vers la mondialisation au cours de la dernière décennie. Les pays membres de l'Organisation mondiale du Commerce ou parties à des accords commerciaux internationaux ont été dans l'obligation d'adapter leur législation. Il est de plus en plus reconnu que, dans les pays à faible revenu, le renforcement de la PI est un obstacle à l'accès aux médicaments. Dans le même temps, le nombre de pays à faible revenu qui se dotent d'une législation nationale en faveur de la PI pour les produits pharmaceutiques est en augmentation partout dans le monde, mais peu de recherches ont été menées sur la façon dont ce processus s'opère au niveau national. Le présent article vise à faire comprendre comment la législation sur la PI est mise en œuvre au niveau national par une analyse comparative de la situation dans les pays signataires de l'Accord de libre-échange entre l'Amérique centrale, les États-Unis d'Amérique et la République Dominicaine (DR-CAFTA). Cette analyse fait apparaître trois tendances. Premièrement, les pays ont souvent mis en place une PI plus forte que celle requise par les accords commerciaux. Deuxièmement, certains pays ont adopté une protection de ce type avant d'avoir signé ces accords. Troisièmement, le processus de ratification du DR-CAFTA a intensifié le débat public autour de ces questions, ce qui, dans certains cas, a conduit à la prise en compte des besoins de la santé publique dans la législation sur la PI. Ces tendances laissent à penser que les pays industrialisés et l'industrie pharmaceutique utilisent des moyens tactiques autres que les accords internationaux pour promouvoir un renforcement de la PI et que le processus d'élaboration d'une législation nationale est une arène valide pour confronter les besoins de la santé publique à ceux de l'industrie.
Globalization of intellectual property (IP) protection for medicines has been advancing during the past decade. Countries are obliged to adapt their legislation as a requirement of their membership to the World Trade Organization or as a condition of being part of international trade agreements. There is a growing recognition that, in low-income countries, stronger IP protection is a barrier to access to medicines. At the same time, the number of low-income countries writing national legislation to protect IP for pharmaceutical products is growing worldwide, but little research has been done on the ways in which this process is happening at the national level. This paper aims to contribute to the understanding of the implementation of IP legislation at the national level by providing a comparative analysis of the countries that are part of the United States-Dominican Republic-Central America Free Trade Agreement (DR-CAFTA). The analysis shows three trends. First, countries have often implemented stronger IP protection than required by trade agreements. Second, some countries have adopted IP protection before signing the trade agreements. Third, the process of ratification of DR-CAFTA increased public debate around these issues, which in some cases led to IP legislation that considers public health needs. These trends suggest that industrialized countries and the pharmaceutical industry are using more tactics than just trade agreements to push for increased IP protection and that the process of national legislation is a valid arena for confronting public health needs to those of the industry.
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PROBLÉMATIQUE: Une entreprise multinationale opérant dans plusieurs pays africains s'est engagée à proposer un traitement antirétroviral à ses employés et à leurs dépendants. DÉMARCHE: L'Initiative Accélérer l'Accès (IAA), impliquant six entreprises pharmaceutiques et cinq agences des Nations Unies, offre la possibilité d'acquérir des antirétroviraux (ARV) de marque à un dixième de leur prix dans le commerce. PharmAcces, une fondation visant à éliminer les obstacles au traitement du sida en Afrique, a aidé à mettre en place une politique contre le VIH, ainsi que des recommandations thérapeutiques, et un programme de lutte contre cette maladie au poste de travail a été mis en route en septembre 2001. CONTEXTE: local En Afrique, les employeurs du secteur privé souhaiteraient prendre plus de responsabilités dans la prévention du VIH et la prestation de soins concernant le sida. Le prix et le manque de disponibilité des ARV restent un obstacle important dans cette voie. MODIFICATIONS: pertinentes Le programme s'est heurté à diverses difficultés, dont la nécessité de passer de multiples contrats avec un grand nombre d'entreprises, la complexité des procédures d'importation, les taxes prélevées sur les ARV, le manque de soutien des entreprises pharmaceutiques pour l'importation et le transport de ces médicaments, la lenteur de leur livraison, le manque de mémoire institutionnelle de l'industrie pharmaceutique et les politiques gouvernementales interdisant aux entreprises d'accéder aux ARV par le biais de l'IAA. ENSEIGNEMENTS: tirés Le lancement de l'IAA a permis à cette entreprise multinationale de proposer un accès aux ARV à ses employés et à leurs dépendants. Le secteur privé devrait avoir accès à des ARV à prix réduit dans le cadre de l'IAA. Il faudrait aussi créer un réseau de bureaux locaux de l'IAA pour apporter une assistance logistique dans la commande, l'acquisition et l'autorisation de ces médicaments. Aucune taxe ne devrait être prélevée sur les ARV.
PROBLEM: A multinational company with operations in several African countries was committed to offer antiretroviral treatment to its employees and their dependants. APPROACH: The Accelerating Access Initiative (AAI), an initiative of six pharmaceutical companies and five United Nations' agencies, offered the possibility of obtaining brand antiretroviral drugs (ARVs) at 10% of the commercial price. PharmAccess, a foundation aimed at removing barriers to AIDS treatment in Africa, helped to establish an HIV policy and treatment guidelines, and a workplace programme was rolled out from September 2001. LOCAL SETTING: Private sector employers in Africa are keen to take more responsibility in HIV prevention and AIDS care. An important hurdle for African employers remains the price and availability of ARVs. RELEVANT CHANGES: The programme encountered various hurdles, among them the need for multiple contracts with multiple companies, complex importation procedures, taxes levied on ARVs, lack of support from pharmaceutical companies in importation and transportation, slow delivery of the drugs, lack of institutional memory in pharmaceutical companies and government policies excluding the company from access to ARVs under the AAI. LESSONS LEARNED: The launch of the AAI enabled this multinational company to offer access to ARVs to its employees and dependants. The private sector should have access to these discounted drugs under the AAI. A network of local AAI offices should be created to assist in logistics of drugs ordering, purchase and clearance. No taxes should be levied on ARVs.
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OBJECTIF: Évaluer les interventions relevant de la santé sexuelle et génésique (SSG) mentionnées par les pays dans les propositions liées au VIH approuvées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial). MÉTHODES: A partir de la base de données du Fonds mondial, nous avons recherché des éléments et des indicateurs concernant la SSG dans toutes les propositions liées au VIH approuvées par le Fonds (214) et soumises par 134 pays dans le cadre des séries 1 à 7 de propositions, ainsi que dans un échantillon représentatif de 35 accords de subvention. RÉSULTATS: Au moins 70 % des propositions liées au VIH contenaient un ou plusieurs des quatre types généraux d'éléments : information, formation et communication concernant la SSG suivants ; promotion de l'utilisation ou de la distribution de préservatifs ; diagnostic et traitement des infections sexuellement transmissibles ; et prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. Entre 20 et 30 % des propositions contenaient des conseils sur la santé sexuelle, des informations sur la violence liée à l'appartenance sexuelle et des éléments reliant les activités de conseil et dépistage volontaire du VIH et les services de SSG. Moins de 20 % des propositions s'intéressaient à la SSG des adolescents, aux droits et aux besoins des personnes vivant avec le VIH ou aux services d'interruption de grossesse. Tous ces éléments apparaissaient rarement, voire jamais, dans les accords de subvention examinés. Globalement néanmoins, les indicateurs de SSG étaient mentionnés dans la plupart des propositions liées au VIH et dans plus de 80 % des accords de subvention. CONCLUSION: Les mécanismes de coordination à l'échelle des pays et les acteurs nationaux voient dans le financement de la SSG un moyen de faire face au problème des infections à VIH dans leurs contextes nationaux respectifs. Cependant, nous attirons l'attention sur quelques opportunités manquées de lier la lutte contre le VIH et les services de SSG.
OBJECTIVE: To assess the sexual and reproductive health interventions included by countries in HIV-related proposals approved by the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria (Global Fund). METHODS: We examined the Global Fund database for elements and indicators of sexual and reproductive health in all approved HIV-related proposals (214) submitted by 134 countries, from rounds 1 to 7, and in an illustrative sample of 35 grant agreements. FINDINGS: At least 70% of the HIV-related proposals included one or more of the four broad elements: sexual and reproductive health information, education and communication; condom promotion/distribution; diagnosis and treatment of sexually transmitted infections; and prevention of mother-to-child transmission of HIV. Between 20% and 30% included sexual health counselling, gender-based violence, and the linking of voluntary counselling and testing for HIV with sexual and reproductive health services. Less than 20% focused on adolescent sexual and reproductive health, the rights and needs of people living with HIV, or safe abortion services. All these elements were rarely featured, if at all, in the grant agreements reviewed. Overall, however, sexual and reproductive health indicators did appear in most HIV-related proposals and in more than 80% of the grant agreements. CONCLUSION: Country coordinating mechanisms and national-level stakeholders see in funding for sexual and reproductive health a means to address the problem of HIV infection in their respective national settings. However, we highlight some missed opportunities for linking HIV and sexual and reproductive health services.
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OBJECTIF: Examiner si l'adjonction d'un programme de formation sur la violence liée au sexe et sur le VIH aux initiatives relevant du microcrédit peut apporter des bénéfices sur les plans sanitaire et social supplémentaires par rapport à ceux fournis par le microcrédit seul. MÉTHODES: Des données transversales ont été obtenues pour trois agrégats spatio-temporels sélectionnés au hasard dans des zones rurales d'Afrique du Sud : (i) quatre villages ayant bénéficié pendant 2 ans de l'Intervention IMAGE (Intervention with Microfinance for AIDS and Gender Equity), combinant une intervention de type microcrédit et un programme de formation sanitaire ; (ii) quatre villages ayant bénéficié pendant 2 ans de services de microcrédit uniquement ; et (iii) quatre villages témoins n'ayant été visés par aucune intervention. La détermination des rapports de risques ajustés (RRa) à partir de données sommaires pour les villages a permis de comparer les groupes en fonction des valeurs des indicateurs de bien-être économique, d'autonomisation, de violence exercée par le partenaire intime (VPI) et de comportements à risque pour le VIH. Les effets supplémentaires ont été estimés d'après l'amplitude et la cohérence des RRa. RÉSULTATS: Au total, 1409 sujets (uniquement des femmes, âge médian : 45 ans) ont été recrutés. Au bout de 2 ans, on a constaté des améliorations économiques par rapport au groupe témoin dans les deux groupes bénéficiant d'une intervention : celui desservi par l'Intervention IMAGE et celui ayant accès uniquement à des services de microcrédit. Néanmoins, seul le groupe bénéficiant de l'Intervention IMAGE présentait des associations cohérentes sur l'ensemble des domaines avec l'autonomisation des femmes, la violence exercée par le partenaire intime et les comportements à risque pour le VIH. CONCLUSION: L'adjonction d'une composante formation aux programmes de microcrédit destinés à des groupes peut être essentielle pour obtenir des bénéfices sanitaires plus larges. Les agences donatrices devraient encourager les partenariats intersectoriels propices aux synergies et élargir les effets sur le plan sanitaire et social des interventions économiques telles que la microfinance.
OBJECTIVE: To explore whether adding a gender and HIV training programme to microfinance initiatives can lead to health and social benefits beyond those achieved by microfinance alone. METHODS: Cross-sectional data were derived from three randomly selected matched clusters in rural South Africa: (i) four villages with 2-year exposure to the Intervention with Microfinance for AIDS and Gender Equity (IMAGE), a combined microfinance-health training intervention; (ii) four villages with 2-year exposure to microfinance services alone; and (iii) four control villages not targeted by any intervention. Adjusted risk ratios (aRRs) employing village-level summaries compared associations between groups in relation to indicators of economic well-being, empowerment, intimate partner violence (IPV) and HIV risk behaviour. The magnitude and consistency of aRRs allowed for an estimate of incremental effects. FINDINGS: A total of 1409 participants were enrolled, all female, with a median age of 45. After 2 years, both the microfinance-only group and the IMAGE group showed economic improvements relative to the control group. However, only the IMAGE group demonstrated consistent associations across all domains with regard to women's empowerment, intimate partner violence and HIV risk behaviour. CONCLUSION: The addition of a training component to group-based microfinance programmes may be critical for achieving broader health benefits. Donor agencies should encourage intersectoral partnerships that can foster synergy and broaden the health and social effects of economic interventions such as microfinance.
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Pour que les besoins sur le plan de la reproduction des femmes vivant avec le VIH soient satisfaits et que leurs droits dans ce domaine soient protégés, il est essentiel que ces femmes aient accès aux services de santé génésique. En outre, prévenir les grossesses non désirées chez les femmes infectées par le VIH est une composante très importante du programme complet de prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME). En conséquence, plusieurs organisations internationales ont appelé à renforcer les liens entre la santé sexuelle et génésique (SRH) et les politiques, les programmes et les services de lutte contre le VIH. Néanmoins, les personnes chargées de mettre en œuvre les programmes de PTME et autres programmes contre le VIH se sont heurtées à des obstacles dans la réalisation de ces objectifs. Parmi ces obstacles figurent : (i) la focalisation étroite des programmes de PTME actuels sur le traitement des femmes séropositives pour le VIH déjà enceintes ; (ii) l'existence de mécanismes séparés et parallèles pour le financement des programmes en faveur de la SRH et de ceux contre le VIH ; (iii) la résistance politique des principaux financeurs et décideurs politiques dans le domaine du VIH/sida à l'intégration de la SRH comme composante importante dans les programmes contre le VIH ; et (iv) les lacunes des bases d' 'éléments factuels relatives aux approches efficaces pour l'intégration des services de SRH et des services liés au VIH. Cependant, une nouvelle opportunité s'offre à nous maintenant de prendre en compte ces liens essentiels. Les points de vue politiques plus favorables qui s'expriment aux États-Unis d'Amérique et l'élévation du renforcement des systèmes de santé au rang d'initiative prioritaire pour la santé mondiale fournissent un tremplin pour faire avancer les actions visant l'établissement de liens entre SRH et lutte contre le VIH. En utilisant ces bases pour plaider en faveur de tels liens et en continuant à investir dans la recherche pour identifier les meilleures pratiques intégrées de prestation de services, il sera possible de renforcer les liens synergiques entre ces deux champs d'activité.
Access to reproductive health services for women with HIV is critical to ensuring their reproductive needs are addressed and their reproductive rights are protected. In addition, preventing unintended pregnancies in women with HIV is an essential component of a comprehensive prevention of mother-to-child transmission (PMTCT) programme. As a result, a call for stronger linkages between sexual and reproductive health and HIV policies, programmes and services has been issued by several international organizations. However, implementers of PMTCT and other HIV programmes have been constrained in translating these goals into practice. The obstacles include: (i) the narrow focus of current PMTCT programmes on treating HIV-positive women who are already pregnant; (ii) separate, parallel funding mechanisms for sexual and reproductive health and HIV programmes; (iii) political resistance from major HIV funders and policy-makers to include sexual and reproductive health as an important HIV programme component; and (iv) gaps in the evidence base regarding effective approaches for integrating sexual and reproductive health and HIV services. However, we now have a new opportunity to address these essential linkages. More supportive political views in the United States of America and the emergence of health systems strengthening as a priority global health initiative provide important springboards for advancing the agenda on linkages between sexual and reproductive health and HIV. By tapping into these platforms for advocating and by continuing to invest in research to identify integrated service delivery best practices, we have an opportunity to strengthen ties between the two synergistic fields.
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Le programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), qui s'est tenue au Caire en 1994, offre un cadre global pour la réalisation de la santé sexuelle et génésique et des droits connexes, y compris la prévention et le traitement du VIH/sida, et pour la progression vers d'autres objectifs en matière de développement. Parmi les objectifs du Millénaire pour le développement, celui portant sur l'amélioration de la santé maternelle intègre maintenant une cible consistant en l'accès universel à la santé sexuelle et génésique, mais la lutte contre le VIH continue de relever, avec le combat contre le paludisme et contre la tuberculose, d'un projet séparé. Nous présentons ici un bref historique des grandes décisions prises par l'OMS, les autres agences des Nations Unies, le Projet du Millénaire des Nations Unies et les principaux donateurs, qui ont conduit à la séparation du VIH/sida de son ancrage programmatique logique : la santé sexuelle et génésique et les droits connexes. Cette séparation dessert la réalisation des deux séries de cibles et d'objectifs. En préconisant le retour à l'organisation originale du cadre d'action de la CIPD, nous appelons à un renouvellement de l'engagement des dirigeants, à des investissements dans les systèmes de santé pour qu'ils délivrent des services de santé sexuelle et génésique complets incluant la prévention et le traitement du VIH/sida, à la proposition de programmes complets à l'intention de la jeunesse, à la rationalisation des stratégies nationales et à un soutien des donneurs. Tous les investissements consentis en faveur de la recherche, des politiques et des programmes doivent systématiquement tirer parti des synergies naturelles dans le modèle de la CIPD pour produire une efficacité maximale et pour renforcer la capacité des systèmes de santé à délivrer des informations et des services en matière de santé sexuelle et génésique universellement accessibles.
The Programme of Action of the International Conference on Population and Development (ICPD) held in Cairo in 1994 offers a comprehensive framework for achieving sexual and reproductive health and rights, including the prevention and treatment of HIV/AIDS, and for advancing other development goals. The United Nations Millennium Development Goals now incorporate a target of universal access to sexual and reproductive health within the goal of improving maternal health, but combating HIV remains a separate project with malaria and tuberculosis. We present a brief history of key decisions made by WHO, other United Nations' agencies, the United Nations Millennium Project and major donors that have led to the separation of HIV/AIDS from its logical programmatic base in sexual and reproductive health and rights. This fragmentation does a disservice to the achievement of both sets of goals and objectives. In urging a return to the original ICPD construct as a framework for action, we call for renewed leadership commitment, investment in health systems to deliver comprehensive sexual and reproductive health services, including HIV/AIDS prevention and treatment, comprehensive youth programmes, streamlined country strategies and donor support. All investments in research, policies and programmes should build systematically on the natural synergies inherent in the ICPD model to maximize their effectiveness and efficiency and to strengthen the capacity of health systems to deliver universally accessible sexual and reproductive health information and services.
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Le présent article examine les faits nouveaux allant dans le sens d'un renforcement des liens entre santé sexuelle et génésique et VIH/sida et étudie les facteurs qui continuent de s'opposer à ces progrès. Il s'appuie sur une revue réalisée antérieurement en 2006 par le Ministère britannique du développement international, qui examinait les obstacles et les possibilités rencontrés pour étendre ces liens. Nous affirmons que, malgré les preuves de plus en plus nombreuses de la faisabilité et des effets bénéfiques de lier les services de santé sexuelle et génésique à ceux relatifs au VIH/sida, peu de pays ont réalisé un développement conséquent de leur offre de services intégrés. Le manque de concepts terminologiques communs et d'instructions opérationnelles techniques claires, ainsi que la séparation des politiques et des processus institutionnels et financiers pour ces deux domaines continuent de représenter des obstacles importants. Nous avons attiré l'attention sur les leçons tirées de l'expérience avec l'intégration tuberculose/VIH/sida. L'article conclut qu'il existe peu de preuves que des investissements dans les systèmes de santé produisent un renforcement des liens examinés et formule plusieurs recommandations pour exploiter au maximum les opportunités offertes par les faits récents.
This paper considers new developments to strengthen sexual and reproductive health and HIV linkages and discusses factors that continue to impede progress. It is based on a previous review undertaken for the United Kingdom Department for International Development in 2006 that examined the constraints and opportunities to scaling up these linkages. We argue that, despite growing evidence that linking sexual and reproductive health and HIV is feasible and beneficial, few countries have achieved significant scale-up of integrated service provision. A lack of common understanding of terminology and clear technical operational guidance, and separate policy, institutional and financing processes continue to represent significant constraints. We draw on experience with tuberculosis and HIV integration to highlight some lessons. The paper concludes that there is little evidence to determine whether funding for health systems is strengthening linkages and we make several recommendations to maximize opportunities represented by recent developments.
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Les liens entre croissance démographique rapide et changement climatique ont bénéficié de peu d'attention. Certains ont avancé qu'un ralentissement de la croissance démographique était nécessaire pour limiter davantage l'envolée des émissions de carbone. D'autres ont objecté que cela supposerait la mise en place de programmes de «contrôle démographique» déshumanisants dans les pays en développement. Néanmoins, la perspective que ces pays soient les plus gravement affectés par le changement climatique a été presque totalement ignorée par la littérature scientifique. Le présent article tente de combler ces lacunes en analysant les 40 premiers rapports des Programmes d'action nationaux d'adaptation soumis pour financement au Fonds pour l'environnement mondial par les gouvernements des pays les moins développés. Parmi ces documents, 93 % mettaient en évidence au moins un des trois modes d'interaction suivants entre les tendances démographiques et les effets du changement climatique : (i) accélération de l'épuisement des sources de ressources naturelles, (ii) accroissement de la demande en ressources rares et (iii) accentuation de la vulnérabilité humaine aux événements climatiques extrêmes. Ces résultats laissent à penser que l'accès volontaire aux services de planification familiale devrait être facilité pour les communautés pauvres des pays les moins développés. Nous insistons sur la distinction entre cette approche, qui donne la priorité au bien être des communautés pauvres affectées par le changement climatique, et l'argumentaire selon lequel il faudrait ralentir la croissance démographique pour limiter l'augmentation des émissions mondiales de carbone. L'article conclut en appelant à soutenir davantage les services de planification familiale respectueux des droits des populations, et notamment ceux intégrant des services liés au VIH/sida, en tant que mesure complémentaire des programmes d'adaptation au changement climatique dans les pays en développement.
The links between rapid population growth and concerns regarding climate change have received little attention. Some commentators have argued that slowing population growth is necessary to reduce further rises in carbon emissions. Others have objected that this would give rise to dehumanizing "population control" programmes in developing countries. Yet the perspective of the developing countries that will be worst affected by climate change has been almost completely ignored by the scientific literature. This deficit is addressed by this paper, which analyses the first 40 National Adaptation Programmes of Action reports submitted by governments of least-developed countries to the Global Environment Facility for funding. Of these documents, 93% identified at least one of three ways in which demographic trends interact with the effects of climate change: (i) faster degradation of the sources of natural resources; (ii) increased demand for scarce resources; and (iii) heightened human vulnerability to extreme weather events. These findings suggest that voluntary access to family planning services should be made more available to poor communities in least-developed countries. We stress the distinction between this approach, which prioritizes the welfare of poor communities affected by climate change, and the argument that population growth should be slowed to limit increases in global carbon emissions. The paper concludes by calling for increased support for rights-based family planning services, including those integrated with HIV/AIDS services, as an important complementary measure to climate change adaptation programmes in developing countries.
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L'endiguement des infections sexuellement transmissibles (IST) est réalisable, permet d'améliorer la santé sexuelle et génésique et contribue à prévenir la transmission du VIH. Les plus fortes progressions de l'épidémie de VIH/sida ont été relevées dans des conditions de maîtrise insuffisante des IST, et notamment dans des situations de prévalence importante des IST ulcérantes. Plusieurs pays ayant réussi à endiguer les IST ont enregistré aussi sur leur territoire une stabilisation de l'épidémie de VIH/sida, voire une inversion de ses tendances. L'endiguement des IST est un résultat de santé publique, qui se mesure par la réduction de l'incidence et de la prévalence de ces infections. Pour parvenir à ce résultat, il faut notamment : (i) cibler les populations les plus à risque et leur offrir des services de proximité ; (ii) promouvoir l'usage des préservatifs et d'autres moyens de prévention et fournir ces moyens ; (iii) mettre en œuvre des interventions cliniques efficaces ; (iv) créer un environnement favorable ; et (v) disposer de données fiables. Les services cliniques couvrent la prise en charge des cas d'IST, ainsi que le dépistage des partenaires sexuels et leur prise en charge s'ils sont contaminés. Une prise en charge syndromique est efficace pour la plupart des cas curables et symptomatiques d'IST et il existe des stratégies pour dépister certaines infections asymptomatiques. Le traitement épidémiologique présomptif des partenaires sexuels et des professionnels du sexe complète les efforts pour interrompre la transmission et réduire la prévalence. Néanmoins, les services cliniques ne peuvent à eux seuls endiguer les IST dans la mesure où de nombreuses personnes infectées ne vont pas consulter. L'éducation sanitaire sur le terrain et auprès des personnes ayant le même mode de vie a été employée avec succès pour atteindre ces populations. L'endiguement des IST nécessite d'intervenir efficacement sur un cœur de cible composé d'individus chez lesquels la fréquence des changements de partenaire est assez élevée pour entretenir la transmission. Un ciblage efficace et approprié est ainsi nécessaire et souvent suffisant pour réduire la prévalence des IST dans la population générale. Ces efforts gagnent en efficacité lorsqu'ils sont combinés à des interventions structurelles pour garantir un environnement favorable à la prévention. Il est essentiel de disposer de données de surveillance et d'informations connexes fiables pour concevoir et jauger les interventions et pour évaluer les efforts de lutte.
Control of sexually transmitted infections (STIs) is feasible, leads to improved sexual and reproductive health and contributes to preventing HIV transmission. The most advanced HIV epidemics have developed under conditions of poor STI control, particularly where ulcerative STIs were prevalent. Several countries that have successfully controlled STIs have documented stabilization or reversal of their HIV epidemics. STI control is a public health outcome measured by reduced incidence and prevalence. The means to achieve this include: (i) targeting and outreach to populations at greatest risk; (ii) promoting and providing condoms and other means of prevention; (iii) effective clinical interventions; (iv) an enabling environment; and (v) reliable data. Clinical services include STI case management, screening and management of STIs in sex partners. Syndromic case management is effective for most symptomatic curable STIs and screening strategies exist to detect some asymptomatic infections. Presumptive epidemiologic treatment of sex partners and sex workers complement efforts to interrupt transmission and reduce prevalence. Clinical services alone are insufficient for control since many people with STIs do not attend clinics. Outreach and peer education have been effectively used to reach such populations. STI control requires effective interventions with core populations whose rates of partner change are high enough to sustain transmission. Effective, appropriate targeting is thus necessary and often sufficient to reduce prevalence in the general population. Such efforts are most effective when combined with structural interventions to ensure an enabling environment for prevention. Reliable surveillance and related data are critical for designing and evaluating interventions and for assessing control efforts.
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PROBLÉMATIQUE: Les Etats et les donateurs encouragent l'intégration des services de planification familiale à ceux de conseil et de dépistage volontaire (CDV). Nous nous sommes efforcés de déterminer si les clients des services de CDV avaient besoin de services de planification familiale de qualité et s'ils les accepteraient. DÉMARCHE: Le concept d'intégration des services de conseil et de dépistage volontaire et des services de contraception a été soumis à une étude de validité, dans le cadre de laquelle on a interrogé 4019 clients de services de CDV avant l'adjonction des services de planification familiale et 4027 autres clients après l'introduction de ces services. Les clients avaient consulté huit centres publics de CDV de la région d'Oromia, en Ethiopie. L'intervention comprenait quatre composantes : mise au point de messages apportant des conseils en matière de planification familiale aux clients des services de CDV, formation des prestateurs de services de CDV, fourniture de moyens contraceptifs et surveillance. CONTEXTE LOCAL: La population éthiopienne de 80 millions d'habitants augmente rapidement, avec un taux de croissance annuel de 2,5 %. La prévalence de la contraception n'est que de 15 %. Le taux de prévalence du VIH chez les adultes est estimé à 2,1 %, avec plus de 1,1 million de personnes infectées. Le nombre d'unités délivrant des services de CDV est passé de 23 en 2001 à plus de 1000 en 2007 et le nombre de tests de dépistage du VIH effectués a doublé entre 2007 et 2008, passant de 1,7 millions à 3,5 millions. MODIFICATIONS PERTINENTES: Les clients interrogés après l'introduction des services de planification familiale avaient reçu notablement plus de conseils de planification familiale et avaient accepté nettement plus de contraceptifs que ceux servis avant l'intervention. Cependant, les trois-quarts de ces clients n'étaient pas sexuellement actifs Parmi les clients sexuellement actifs, 70 % utilisaient des moyens contraceptifs. ENSEIGNEMENTS: tirés Cette étude a démontré que les services de planification familiale pouvaient être intégrés dans les dispensaires proposant des services de CDV. Néanmoins, les décideurs politiques et les gestionnaires de programmes devraient étudier soigneusement les caractéristiques et les besoins en matière de santé génésique des populations visées lors de la prise de décisions concernant l'intégration de ces services.
PROBLEM: Governments and donors encourage the integration of family planning into voluntary testing and counselling (VCT) services. We aimed to determine if clients of VCT services have a need for and will accept quality family planning services. APPROACH: "Voluntary HIV counselling and testing integrated with contraceptive services" is a proof-of-concept study that interviewed 4019 VCT clients before the addition of family planning services and 4027 different clients after family planning services were introduced. Clients attended eight public VCT facilities in the Oromia region, Ethiopia. The intervention had four components: development of family planning counselling messages for VCT clients, VCT provider training, contraceptive supply provision and monitoring. LOCAL SETTING: Ethiopia's population of 80 million is increasing rapidly at an annual rate of 2.5%. Contraceptive prevalence is only 15%. The estimated adult HIV prevalence rate is 2.1%, with more than 1.1 million people infected. The number of VCT facilities increased from 23 in 2001 to more than 1000 in 2007, and the number of HIV tests taken doubled from 1.7 million tests in 2007 to 3.5 million in 2008. RELEVANT CHANGES: Clients interviewed after the introduction of family planning services received significantly more family planning counselling and accepted significantly more contraceptives than those clients served before the intervention. However, three-quarters of the clients were not sexually active. Of those clients who were sexually active, 70% were using contraceptives. LESSONS LEARNED: The study demonstrated that family planning can be integrated into VCT clinics. However, policy-makers and programme managers should carefully consider the characteristics and reproductive health needs of target populations when making decisions about service integration.
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PROBLÉMATIQUE: Le succès des tentatives pour endiguer le paludisme passe par la compréhension des schémas complexes régissant la transmission de cette maladie. Malheureusement, en Afrique, la transmission du paludisme est souvent évaluée d'après des rapports administratifs de routine émis par des unités sanitaires locales, lesquels rapports font sporadiquement défaut. En outre, la pratique insuffisante par ces unités d'examens microscopiques confirmatoires d'étalements sanguins fait jouer à d'autres maladies le rôle de facteur de confusion. DÉMARCHE: Les risques de l'utilisation des rapports administratifs de routine ont été illustrés en Angola, premier pays à tenter d'endiguer le paludisme dans le cadre de l'Initiative du Président contre le paludisme, un programme de développement du gouvernement des États-Unis d'Amérique. CONTEXTE LOCAL: Chaque unité sanitaire locale a soumis des rapports mensuels indiquant le nombre de cas présumés de paludisme à sa municipalité. L'identification de la maladie reposait sur le diagnostic clinique, sans examen au microscope d'étalements sanguins. Les rapports municipaux et provinciaux étaient ensuite transmis au siège national, avec des absences sporadiques de rapport à tous les niveaux. MODIFICATIONS PERTINENTES: A l'issue de l'effort mené contre le paludisme, les rapports municipaux lacunaires ont été corrigés en ne compilant les données que pour les unités sanitaires ayant soumis des rapports tous les mois pendant la période d'évaluation. ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Les données corrigées et complétées par des observations supplémentaires sur les précipitations et les habitats des moustiques ont indiqué qu'il n'existait probablement par de transmission du paludisme avant le début des interventions contre cette maladie. Ainsi, l'effort coûteux mené contre le paludisme avait été pur gaspillage. Il est également malheureux que l'OMS tente de planifier et d'évaluer ses efforts contre le paludisme sur la base de rapports administratifs inadéquats du même type.
PROBLEM: Successful attempts to control malaria require understanding of its complex transmission patterns. Unfortunately malaria transmission in Africa is often assessed using routine administrative reports from local health units, which are plagued by sporadic reporting failures. In addition, the lack of microscopic analyses of blood slides in these units introduces the effects of many confounding diseases. APPROACH: The danger of using administrative reports was illustrated in Angola, the first country in which malaria control was attempted under the President's Malaria Initiative, a development programme of the Government of the United States of America. LOCAL SETTING: Each local health unit submitted monthly reports indicating the number of suspected malaria cases to their municipality. The identification of the disease was based on clinical diagnoses, without microscopic examination of blood slides. The municipal and provincial reports were then passed on to the national headquarters, with sporadic reporting lapses at all levels. RELEVANT CHANGES: After the control effort was completed, the defective municipal reports were corrected by summarizing only the data from those health units which had submitted reports for every month during the evaluation period. LESSONS LEARNED: The corrected data, supplemented by additional observations on rainfall and mosquito habitats, indicated that there had probably been no malaria transmission before starting the control operations. Thus the expensive malaria control effort had been wasted. It is unfortunate that WHO is also trying to plan and evaluate its malaria control efforts based on these same kinds of inadequate administrative reports.
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OBJECTIF: Récapituler les éléments existants sur l'efficacité de l'artéméther et de l'artééther, deux dérivés de l'artémisinine, par rapport à celle de la quinine, dans le traitement du paludisme cérébral chez l'enfant. MÉTHODES: Nous avons effectué une recherche dans le Registre central Cochrane des essais contrôlés et dans MEDLINE et EMBASE, ainsi que sur le site Internet http://clinicaltrials.gov. Nous avons aussi examiné les listes de références des revues systématiques existantes et de tous les essais identifiés par les méthodes ci-dessus. Nous avons recherché exclusivement des essais contrôlés randomisés (ECT) comparant l'artéméther ou l'artééther à la quinine dans le traitement du paludisme cérébral chez l'enfant. Deux examinateurs indépendants ont évalué l'admissibilité des études et la qualité des essais, puis ont extrait les données. RÉSULTATS: Neuf essais contrôlés randomisés, tous réalisés en Afrique, ont été pris en compte dans l'analyse. Pour cinq de ces essais, l'affectations des traitements était correctement dissimulée. Sept comparaient l'artéméther à la quinine (1220 enfants), tandis que deux autres comparaient l'artééther à la quinine (194 enfants). Aucune différence statistiquement significative n'a été relevée entre les dérivés de l'artémisinine et la quinine dans la prévention de la mortalité (risque relatif, RR : 0,91 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 0,73-1,14 ; I² : 0 %). D'après l'évaluation GRADE des profils de données probantes, la qualité des éléments était moyenne. Le seul effet indésirable grave, une fièvre bilieuse hémoglobinurique fatale, a été observé chez un patient appartenant au groupe sous quinine. CONCLUSION: Les dérivés de l'artémisinine ne sont pas inférieurs à la quinine dans la prévention de la mortalité chez les enfants atteints de paludisme cérébral.
OBJECTIVE: To summarize the existing evidence on the efficacy of artemether and arteether, two artemisinin derivatives, versus quinine for treating cerebral malaria in children. METHODS: We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials, MEDLINE, EMBASE and the http://clinicaltrials.gov web site. We also checked the reference lists of existing systematic reviews and of all trials identified by the above methods. We searched exclusively for randomized controlled trials (RCTs) comparing artemether/arteether with quinine for treating cerebral malaria in children. Two independent reviewers assessed study eligibility and trial quality and extracted the data. FINDINGS: Nine RCTs were included in the analysis, and all were from Africa. Five had adequate allocation concealment. Seven trials compared artemether with quinine (1220 children), and two compared arteether with quinine (194 children). No statistically significant difference was found between artemisinin derivatives and quinine in preventing mortality (relative risk, RR: 0.91; 95% confidence interval, CI: 0.73-1.14; I²: 0%). The quality of the evidence, as assessed by the Grade evidence profile, was moderate. The only serious adverse event was seen in a patient in the quinine group who developed fatal black water fever. CONCLUSION: Artemisinin derivatives are not inferior to quinine in preventing death in children with cerebral malaria.
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OBJECTIF: Identifier les caractéristiques démographiques des consommateurs actuels de tabac au Cambodge, notamment des femmes, puis étudier les raisons du tabagisme actuel parmi des sous-groupes démographiques de la population cambodgienne. MÉTHODES: Nous avons réuni par sondage stratifié à trois degrés un échantillon de 13 988 adultes de 18 ans et plus, provenant de l'ensemble des provinces cambodgiennes, sur la période 2005-2006. Les participants ont répondu à une enquête administrée par un enquêteur, comprenant des volets sur toutes les formes de tabagisme et sur des variables d'ordre sanitaire ou relevant du mode de vie. Une analyse par régression multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs de prédiction démographiques du tabagisme. RÉSULTATS: La proportion de fumeurs de cigarettes était de 48,0 % chez les hommes et de 3,6 % chez les femmes. Nous avons estimé que 560 482 femmes (intervalle de confiance à 95 %, IC : 504 783 - 616 180) mâchaient actuellement du tabac (habituellement comme composant d'une chique de bétel) et que la prévalence de cette forme de tabagisme faisait plus que doubler avec chaque décennie vécue à l'âge adulte jusqu'à atteindre un stade où près de la moitié des femmes plus âgées chiquent. Les femmes, comme les hommes, ont cité l'influence de membre de la famille plus âgés comme raison principale de leur entrée dans le tabagisme. Parmi les consommatrices rurales de tabac à mâcher, une sur cinq avait pris cette habitude pour soulager les nausées matinales de la grossesse. C'est parmi les accoucheuses (67,9 %) et les guérisseuses traditionnelles (47,2 %) qu'on a relevé la plus forte prévalence de la consommation de tabac à mâcher. La proportion de fumeurs de cigarettes ou de pipe (66,8 %) était très élevée parmi les minorités ethniques constituées par les tribus des collines, présentes dans toute l'Asie du Sud-est. CONCLUSION: L'épidémie de tabagisme qui touche le Cambodge va au-delà de la consommation de cigarettes par les hommes. Les efforts de lutte contre le tabagisme axés uniquement sur les cigarettes négligeront la charge sanitaire due à la consommation de tabac non fumé chez les femmes, habitude qui pourrait faire partie des pratiques culturelles, familiales et héritées de la médecine traditionnelle.
OBJECTIVE: To identify the demographic characteristics of current tobacco users in Cambodia, particularly women, and to explore the reasons for current tobacco use in demographic subgroups of the Cambodian population. METHODS: We used a stratified three-stage cluster sample of 13 988 adults aged 18 years and older from all provinces in 2005-2006. Participants completed an interviewer-administered survey that contained items on all forms of tobacco use and on health and lifestyle variables. Multivariable regression analysis was performed to identify demographic predictors of tobacco use. FINDINGS: Cigarette smoking occurred among 48.0% of men and 3.6% of women. We estimated that 560 482 women (95% confidence interval, CI: 504 783 to 616 180) currently chewed tobacco (typically as a component of betel quid) and that the prevalence more than doubles with each decade of adulthood up to the point that about half of all older women chew tobacco. Both men and women cited the influence of older relatives as their primary reason for starting to use tobacco. About one out of five rural women who used chewing tobacco started their habit for relief from morning sickness. The highest prevalence of chewing tobacco among women was seen among midwives (67.9%) and traditional healers (47.2%). High rates (66.8%) of cigarette and pipe tobacco use occurred among ethnic minorities who represent hill tribes found throughout south-east Asia. CONCLUSION: The tobacco epidemic in Cambodia extends far beyond cigarette smoking in men. Tobacco control that focuses only on cigarettes will not address the health burden from smokeless tobacco use in women that may be an integral part of cultural, familial, and traditional medicine practices.
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OBJECTIF: Étudier les tendances et les variations de la mortalité maternelle en Chine entre 2000 et 2005. MÉTHODES: Nous avons fait appel à une régression de Poisson pour analyser les données du système chinois de notification systématique de la santé materno-infantile entre 2000 et 2005 pour déterminer les tendances au cours du temps du taux de mortalité maternelle (TMM) par province et par région. RÉSULTATS: Le TMM a baissé en moyenne de 5 % par an (risque relatif brut, RR : 0,95 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 0,94-0,97). Il n'y avait pas d'interaction entre la partie de la Chine et l'année (p = 0,2311). La mortalité a diminué de 5 % par an dans la partie orientale (RR brut : 0,95 ; IC à 95 % ; 0,92-0,97), de 5 % par an dans la partie centrale (RR brut : 0,95 ; IC à 95 % : 0,94-0,96) et de 4 % par an dans la partie occidentale de la Chine (RR brut : 0,96 ; IC à 95 % : 0,94-0,98). La différence absolue de mortalité maternelle entre les parties occidentale et orientale est passée de 65,4 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2000 à 49,4 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2005. CONCLUSION: La Chine réalise de grands progrès en direction de l'Objectif 5 du Millénaire pour le développement et on ne relève pas d'indice d'un élargissement de l'écart entre les provinces prospères et celles plus défavorisées sur le plan économique.
OBJECTIVE: To examine trends and variations in maternal mortality in China between 2000 and 2005. METHODS: We used Poisson regression analysis of data from the Chinese National Maternal and Child Health Routine Reporting System between 2000 and 2005 to identify time trends in the maternal mortality ratio (MMR) by province and region. FINDINGS: The MMR declined by an average of 5% per year (crude relative risk, RR: 0.95; 95% confidence interval, CI: 0.94-0.97). There was no interaction between region and year (P = 0.2311). Mortality declined by 5% per year in the eastern region (crude RR: 0.95; 95% CI: 0.92-0.97), by 5% per year in the central region (crude RR; 0.95; 95% CI: 0.94-0.96), and by 4% per year in the western region (crude RR: 0.96; 95% CI: 0.94-0.98). The absolute difference in MMR between the western and eastern regions declined from 65.4 deaths per 100 000 live births in 2000 to 49.4 per 100 000 live births in 2005. CONCLUSION: China is making good progress towards achieving the fifth Millennium Development Goal, and there is no evidence of a widening gap between better-off and economically more deprived provinces.
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OBJECTIF: Prédire les variations spatiales au niveau infranational du nombre de personnes infestées par Schistosoma haematobium au Burkina Faso, au Mali et au Niger, avant la mise en place des programmes nationaux de lutte contre la schistosomiase. MÉTHODES: Nous avons utilisé un jeu de données d'enquête sur le terrain couvrant une zone contiguë de 2750 x 850 km et 26 790 enfants d'âge scolaire (5-14 ans), répartis dans 418 écoles. La prévalence des schistosomiases de forte et de faible intensité, ainsi que les intervalles de crédibilité à 95 % associés, ont été prédits à l'aide de modèles géostatistiques bayésiens. Le nombre de personnes infestées a été déterminé à partir de la prévalence prédite et du nombre d'enfants d'age scolaire par km². RÉSULTATS: D'après les prédictions de l'étude, le nombre d'enfants d'âge scolaire atteints d'une schistosomiase de faible intensité serait de 433 268 au Burkina Faso, de 872 328 au Mali et de 580 286 au Niger. S'agissant des enfants fortement infestés, les prédictions donnaient respectivement 416 009 cas pour le Burkina Faso, 511 845 pour le Mali et 254 150 pour le Niger. Les intervalles de crédibilité à 95 % étaient larges : par exemple, le nombre moyen de garçons de 10 à 14 ans infestés au Mali était de 140 200 (ICr à 95 % : 6200-512 100). CONCLUSION: Les estimations nationales agrégées masquent d'importantes variations locales : par exemple, la plupart des infestations par S. haematobium relevées au Niger étaient apparues dans la Vallée du Niger. Les cas d'infestation lourde étaient très fortement regroupés à l'Ouest et au centre du Mali, au Nord-est et au Nord-ouest du Burkina Faso et dans la Vallée du Niger, au Niger. Les populations de ces foyers supportent la plus grande part de la charge de schistosomiase urinaire et doivent être considérées comme prioritaires dans la lutte contre la schistosomiase. Les planificateurs de programmes de lutte contre cette maladie doivent être conscients des incertitudes qui pèsent sur les prédictions de la prévalence et du nombre de personnes infestées.
OBJECTIVE: To predict the subnational spatial variation in the number of people infected with Schistosoma haematobium in Burkina Faso, Mali and the Niger prior to national control programmes. METHODS: We used field survey data sets covering a contiguous area 2750 × 850 km and including 26 790 school-age children (5-14 years old) in 418 schools. The prevalence of high- and low-intensity infection and associated 95% credible intervals (CrIs) were predicted using Bayesian geostatistical models. The number infected was determined from the predicted prevalence and the number of school-age children in each km². FINDINGS: The predicted number of school-age children with a low-intensity infection was 433 268 in Burkina Faso, 872 328 in Mali and 580 286 in the Niger. The number with a high-intensity infection was 416 009, 511 845 and 254 150 in each country, respectively. The 95% CrIs were wide: e.g. the mean number of boys aged 10-14 years infected in Mali was 140 200 (95% CrI: 6200-512 100). CONCLUSION: National aggregate estimates of infection mask important local variations: e.g. most S. haematobium infections in the Niger occur in the Niger River valley. High-intensity infection was strongly clustered in western and central Mali, north-eastern and north-western Burkina Faso and the Niger River valley in the Niger. Populations in these foci will carry the bulk of the urinary schistosomiasis burden and should be prioritized for schistosomiasis control. Uncertainties in the predicted prevalence and the numbers infected should be acknowledged by control programme planners.
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OBJECTIF: Étudier comment l'aide sanitaire est dépensée et distribuée, et notamment comment les ressources sont réparties entre les pays et les sous-secteurs. Nous avions pour objectif de compléter les nombreuses critiques qualitatives de l'aide sanitaire par un bilan quantitatif et de donner un aperçu du niveau d'assistance au développement dont bénéficient les pays destinataires pour répondre à leurs besoins en termes de santé et de développement sanitaire. MÉTHODES: Nous avons analysé quantitativement des données provenant des bases de données des Statistiques agrégées de l'aide et du Système de notification des pays créanciers de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), qui constituent les sources les plus fiables de renseignements sur l'aide au développement officielle (ADO) en faveur de la santé, apportée par l'ensembles des sources bilatérales et multilatérales traditionnelles et par des partenariats tels que le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. RÉSULTATS: Il ressort de cette analyse que, si l'ADO en faveur de la santé est en augmentation et représente une part grandissante de l'ADO totale, il existe néanmoins des déséquilibres importants dans l'affectation de l'aide sanitaire, qui sont contraires au principe internationalement reconnu «d'efficacité de l'aide». Des pays comparables par le niveau de pauvreté et les besoins sanitaires reçoivent des volumes d'assistance étonnamment différents. Le financement de l'Objectif du Millénaire pour le développement N° 6 (combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies) représente une grande part de la récente augmentation de l'ADO sanitaire, alors que nombre d'autres priorités sanitaires restent sous-financées. L'aide est fortement fragmentée au niveau des pays, ce qui entraîne des coûts de transaction élevés, des écarts par rapport aux politiques nationales et un manque de cohérence entre les partenaires dans le développement. CONCLUSION: Bien que l'impulsion politique en faveur d'une aide efficace s'amplifie à l'échelle mondiale, certaines difficultés de gestion bien réelles persistent au niveau des pays. Une surveillance continue s'impose donc et nous préconisons de refaire un bilan de ce type tous les 3 ans.
OBJECTIVE: To examine how health aid is spent and channelled, including the distribution of resources across countries and between subsectors. Our aim was to complement the many qualitative critiques of health aid with a quantitative review and to provide insights on the level of development assistance available to recipient countries to address their health and health development needs. METHODS: We carried out a quantitative analysis of data from the Aggregate Aid Statistics and Creditor Reporting System databases of the Organisation for Economic Co-operation and Development, which are the most reliable sources of data on official development assistance (ODA) for health from all traditional bilateral and multilateral sources and from partnerships such as the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. FINDINGS: The analysis shows that while health ODA is rising and capturing a larger share of total ODA, there are significant imbalances in the allocation of health aid which run counter to internationally recognized principles of "effective aid". Countries with comparable levels of poverty and health need receive remarkably different levels of aid. Funding for Millennium Development Goal 6 (combat HIV/AIDS, malaria and other diseases) accounts for much of the recent increase in health ODA, while many other health priorities remain insufficiently funded. Aid is highly fragmented at country level, which entails high transaction costs, divergence from national policies and lack of coherence between development partners. CONCLUSION: Although political momentum towards aid effectiveness is increasing at global level, some very real aid management challenges remain at country level. Continued monitoring is therefore necessary, and we recommend that a review of the type presented here be repeated every 3 years.
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OBJECTIF: Étudier les tendances de la qualité des soins de santé délivrés aux enfants de moins de 5 ans en Afghanistan entre 2004 et 2006. Déterminer en particulier les effets sur cette qualité d'un ensemble de services de santé essentiels (BPHS), incluant la Prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME), introduite en 2003. MÉTHODES: Pour chaque année d'étude, 500 à 600 établissements de soins délivrant le BPHS ont été sélectionnés par sondage aléatoire stratifié dans 29 provinces d'Afghanistan. Nous avons observé les consultations dont ont bénéficié les enfants de moins de 5 ans, interrogé les personnes s'occupant de ces enfants et les prestateurs de soins et mesuré sur un échantillon aléatoire l'observance des normes de prise en charge des cas pour ce qui concerne l'évaluation et les conseils. RÉSULTATS: La qualité de l'évaluation et des conseils délivrés aux enfants malades de moins de 5 ans s'est améliorée significativement entre 2004 et 2006. On a ainsi noté une augmentation de 43,4 % de l'indice d'évaluation de l'évaluation médicale et de 28,7 % de l'indice d'évaluation des conseils (p < 0,001). La qualité de l'évaluation a progressé significativement chaque année et était statistiquement associée à certaines caractéristiques du prestateur (être médecin, obtenir un score de connaissances plus élevé, être formée à la PCIME, travailler sous contrat pour le gouvernement et assurer une consultation plus longue) et de l'enfant (jeune âge et prise en charge par une femme dans la vie courante). La qualité des conseils présentait également une association statistique avec ces caractéristiques, excepté le niveau de qualification du prestateur et l'âge de l'enfant. L'existence de directives cliniques et la fréquence de la supervision étaient significativement associées à une amélioration des scores de qualité en 2006 (p < 0,05 et p < 0,01, respectivement). CONCLUSION: La qualité des soins s'est améliorée sur la période étudiée, mais les performances sont restées sous-optimales dans certaines zones. Il faut continuer à investir dans le renforcement des capacités du système de santé afghan.
OBJECTIVE: To study trends in the quality of the health care provided to children aged less than 5 years in Afghanistan between 2004 and 2006. In particular, to determine the effect on such quality of a basic package of health services (BPHS), including Integrated Management of Childhood Illness (IMCI), introduced in 2003. METHODS: In each year of the study, 500-600 health facilities providing the BPHS were selected by stratified random sampling in 29 provinces of Afghanistan. We observed consultations for children aged less than 5 years, interviewed their caretakers, interviewed health-care providers and measured adherence to case management standards for assessment and counselling in a random sample. FINDINGS: The quality of the assessment and counselling provided to sick children aged less than 5 years improved significantly between 2004 and 2006. A 43.4% increase in the assessment index and a 28.7% increase in the counselling index (P < 0.001) were noted. Assessment quality improved significantly every year and was statistically associated with certain characteristics of the provider (being a doctor, having a higher knowledge score, being trained in IMCI, being part of a "contracting-in" mechanism and providing a longer consultation time) and the child (being younger and having a female caretaker). Counselling quality was also significantly associated with these characteristics, except for provider cadre and child age. The presence of clinical guidelines and the frequency of supervision were significantly associated with improved quality scores in 2006 (P < 0.05 and < 0.01, respectively). CONCLUSION: Quality of care improved over the study period, but performance remained suboptimal in some areas. Continued investments in Afghanistan's health system capacity are needed.
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PROBLÉMATIQUE: Vivre dans un environnement dangereux est un facteur de risque de traumatismes ou de violence pour les enfants. Parmi les traumatismes pouvant résulter d'un environnement dangereux, l'ingestion accidentelle de substances corrosives tient une place importante, en particulier dans les pays en développement où elle fait généralement l'objet d'une sous-notification. DÉMARCHE: Pour faire face au défi que représente ce besoin médical non satisfait, nous avons lancé un programme humanitaire au Sierra Leone. En examinant la littérature provenant actuellement des pays en développement et l'expérience que nous avons acquise dans ce domaine, nous avons mis au point un organigramme pour la prise en charge de cette situation clinique. CONTEXTE LOCAL: Ce type de traumatisme est insuffisamment notifié dans les pays en développement. Les données disponibles sont fortement biaisées par la présence de centres disposant de ressources satisfaisantes et ne reflètent pas complètement la réalité de ce problème de santé. Les sténoses œsophagiennes tardives sont habituellement graves. Le manque de connaissances des parents, la vie dans des conditions de surpeuplement et la disponibilité de produits chimiques à l'intérieur et autour des maisons sont responsables de la plupart des ingestions. L'absence totale de mesure préventive un peu partout est le facteur de risque le plus important. MODIFICATIONS PERTINENTES: Une admission en temps utile a été observée pour 19,5 % des 148 patients étudiés. Sur l'ensemble des patients, 62,1 % ont subi une gastrotomie, 42,8 % ont présenté des sténoses récurrentes et 19 % étaient encore soumis à un programme de dilatation continue. Les taux de perforation et de mortalité étaient de 5,6 % et 4 % respectivement. ENSEIGNEMENTS TIRÉS: La majorité des sténoses œsophagiennes d'origine caustique s'observent tardivement chez l'enfant, lorsque les procédures de dilatation deviennent probablement plus difficiles et sont associées à un taux de récurrence significativement plus élevé. La gastrotomie est nécessaire pour maintenir un état nutritionnel normal, mais il faut apprendre aux mères les techniques d'alimentation. L'amélioration de l'état nutritionnel et une perméabilité œsophagienne durable doivent être pris comme points de référence pour juger du succès de la dilatation.
PROBLEM: An unsafe environment is a risk factor for child injury and violence. Among those injuries that are caused by an unsafe environment, the accidental ingestion of corrosive substances is significant, especially in developing countries where it is generally underreported. APPROACH: To address this challenging, unmet medical need, we started a humanitarian programme in Sierra Leone. By reviewing the current literature from developing countries and our own experience in the field, we developed a flowchart for management of this clinical condition. LOCAL SETTING: This injury is underreported in developing countries. Data available are heavily skewed towards well-resourced centres and do not reflect the entire reality of the condition. Late oesophageal strictures are usually severe. Parent's lack of knowledge, crowded living conditions and availability of chemicals in and around houses account for most ingestions. The widespread lack of any preventive measures represents the strongest risk factor. RELEVANT CHANGES: Timely admission was observed in 19.5% of 148 patients studied. A gastrostomy was performed on 62.1% of patients, 42.8% had recurrent strictures and 19% are still on a continuous dilatation programme. Perforation and death rate were respectively 5.6% and 4%. LESSONS LEARNED: The majority of oesophageal caustic strictures in children are observed late, when dilatation procedures are likely to be more difficult and carry a significantly higher recurrence rate. Gastrostomy is necessary to maintain adequate nutritional status but mothers need training in feeding techniques. Both improvement in nutritional status and sustained oesophageal patency should be the reference points to a successful dilatation.
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PROBLÉMATIQUE: La transmission du poliovirus restait un grand problème de santé publique dans l'Ouest de l'Uttar Pradesh à la fin de l'année 2005 et début 2006. En 2006, le Groupe consultatif d'experts indien pour l'éradication de la polio avait conclu que, compte tenu du pic atteint par l'incidence de cette maladie chez les enfants entre 6 et 12 mois, l'administration ciblée à la naissance d'une dose de vaccin antipoliomyélitique oral pouvait être nécessaire pour interrompre la transmission intense du poliovirus dans les zones à haut risque. DÉMARCHE: Le Gouvernement de l'Uttar Pradesh, le Projet national de surveillance de la polio et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont mis en œuvre un projet pilote d'administration du vaccin à la naissance, visant à identifier et à vacciner tous les nouveau-nés avec une dose de vaccin antipoliomyélitique oral dans les 72 heures suivant la naissance, dans le cadre d'un effort pour évaluer la faisabilité opérationnelle de cette intervention et son impact éventuel sur l'immunité de la population. CONTEXTE LOCAL: Le projet a été mené dans le district de Moradabad : zone 7 de la ville de Moradabad (contexte urbain), agglomération de Kunderki (contexte rural) et dans certaines maternités. MODIFICATIONS PERTINENTES: Entre juillet 2006 et février 2007, 9740 nouveau-nés ont été identifiés, parmi lesquels 6369 (65 %) ont été vaccinés par des personnes travaillant pour le projet dans les 72 h suivant la naissance. La couverture par le projet (pour l'ensemble des nouveau-nés vaccinés) se situait entre 39 % (zone 7) et 76 % (quartier de Kunderki) du nombre estimé de nouveau-nés vaccinés pendant les activités de vaccination supplémentaires menées antérieurement. ENSEIGNEMENTS TIRÉS: La couverture par une dose à la naissance des nouveau-nés était plus faible qu'attendu. Les coûts d'élargissement de cette couverture ont été évalués comme élevés, avec un impact correspondant marginal. Le projet a néanmoins fourni la possibilité de renforcer les systèmes permettant de retrouver les nouveau-nés, d'où une progression de nombre de nouveau-nés et de jeunes nourrissons vaccinés dans le cadre des activités de vaccination supplémentaires et soumis aux programmes de vaccination systématique.
PROBLEM: Poliovirus transmission remained a public health challenge in western Uttar Pradesh, India in late 2005 and early 2006. In 2006, the India Expert Advisory Group for Polio Eradication concluded that, given the peak incidence of polio among children 6 to 12 months of age, a targeted birth dose of oral polio vaccine may be necessary to interrupt intense poliovirus transmission in high risk areas. APPROACH: The Government of Uttar Pradesh, the National Polio Surveillance Project and the United Nations Children's Fund (UNICEF) implemented a pilot birth-dose project aimed at identifying and vaccinating all newborns with a dose of oral polio vaccine within 72 hours of birth in an effort to evaluate operational feasibility and potential impact on population immunity. LOCAL SETTING: The project was piloted in Moradabad district: zone 7 in Moradabad City (urban setting), Kunderki block (rural setting) and in select birthing hospitals. RELEVANT CHANGES: Between July 2006 and February 2007, 9740 newborns were identified, of which 6369 (65%) were vaccinated by project personnel within 72 hours of birth. Project coverage (for total newborns vaccinated) ranged from 39% (in zone 7) to 76% (in Kunderki block) of the estimated number of newborns vaccinated during previous supplemental immunization activities. LESSONS LEARNED: Birth-dose coverage among newborns was lower than expected. Expansion costs were estimated to be high, with marginal impact. The project, however, provided opportunities to strengthen newborn tracking systems which have increased the number of newborns and young infants vaccinated during supplemental immunization activities and enrolled in routine programmes.
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PROBLÉMATIQUE: L'Inde est le pays du monde subissant la plus forte mortalité maternelle, estimée à 117 000 décès par an. Les efforts consentis dans le passé pour fournir une assistance à la naissance par du personnel qualifié et des soins obstétricaux d'urgence dans les zones rurales n'ont pas abouti car les obstétriciens étaient peu disposés à être affectés dans des hôpitaux publics de niveau inférieur au district. DÉMARCHE: Nous avons réuni des informations sur un partenariat public/privé innovant entre le Gouvernement du Gujarat en Inde et des obstétriciens privés exerçant dans des zones rurales, ayant pour objectif de proposer des soins à l'accouchement aux femmes pauvres. CONTEXTE LOCAL: En avril 2007, la majorité des femmes pauvres accouchaient à domicile, sans recevoir de soins qualifiés. MODIFICATIONS PERTINENTES: Plus de 800 obstétriciens ont accepté de participer au schéma et plus de 176 000 femmes pauvres ont accouché dans des établissements privés. Nous estimons que la couverture par l'assistance à l'accouchement dans le cadre du schéma chez les femmes pauvres est passée de 27 % à 53 % entre avril et octobre 2007. Ce programme est considéré comme très fructueux et montre que les programmes sociaux d'assurance santé de ce type peuvent être gérés par le Ministère de la santé, sans l'aide d'une compagnie d'assurance ou d'un donateur international. ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Dans certaines zones de l'Inde au moins, il est possible de développer des partenariats à grande échelle avec le secteur privé pour offrir une assistance à la naissance par du personnel qualifié et des soins obstétricaux d'urgence aux femmes pauvres, à un coût relativement faible. Les femmes pauvres seront rapidement demandeuses de soins à l'accouchement qualifiés si elles n'ont pas à les payer.
PROBLEM: India has the world's largest number of maternal deaths estimated at 117 000 per year. Past efforts to provide skilled birth attendants and emergency obstetric care in rural areas have not succeeded because obstetricians are not willing to be posted in government hospitals at subdistrict level. APPROACH: We have documented an innovative public-private partnership scheme between the Government of Gujarat, in India, and private obstetricians practising in rural areas to provide delivery care to poor women. LOCAL SETTING: In April 2007, the majority of poor women delivered their babies at home without skilled care. RELEVANT CHANGES: More than 800 obstetricians joined the scheme and more than 176 000 poor women delivered in private facilities. We estimate that the coverage of deliveries among poor women under the scheme increased from 27% to 53% between April and October 2007. The programme is considered very successful and shows that these types of social health insurance programmes can be managed by the state health department without help from any insurance company or international donor. LESSONS LEARNED: At least in some areas of India, it is possible to develop large-scale partnerships with the private sector to provide skilled birth attendants and emergency obstetric care to poor women at a relatively small cost. Poor women will take up the benefit of skilled delivery care rapidly, if they do not have to pay for it.
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OBJECTIF: Évaluer la valeur diagnostique de la recherche des symptômes de la tuberculose (TB) à l'initiative du prestateur et comment le statut VIH influe sur cette valeur diagnostique. MÉTHODES: Nous avons réalisé une analyse secondaire sur des participants sélectionnés au hasard parmi les sujets d'une enquête en communauté concernant la prévalence de la co-infection TB-VIH, menée à Harare, au Zimbabwe. Tous les participants ont répondu à un questionnaire portant sur cinq symptômes et ont fait l'objet d'une culture d'expectorations pour rechercher la tuberculose et d'un dépistage du VIH. Nous avons calculé la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positive et négative des différents symptômes et étudié la relation entre ces symptômes et la tuberculose maladie en utilisant l'analyse par régression. RÉSULTATS: Nous avons relevé un ou plusieurs symptômes de la tuberculose chez 21,2 % des 1858 participants positifs pour le VIH (VIH+) et chez 9,9 % des 7121 participants négatifs pour ce virus (p < 0,001). La tuberculose a ensuite été diagnostiquée chez 48 sujets VIH+ et chez 31 sujets VIH-. Cette maladie était présente de manière asymptomatique chez 18 individus positifs à la culture, dont 8 (4 pour chacun des statuts VIH) donnaient des frottis d'expectorations positifs. La toux, quelle que soit sa durée, la perte de poids et pour les participants VIH+ uniquement, la sudation nocturne, constituaient des facteurs prédictifs indépendants de la tuberculose. Chez les participants VIH+, la présence de toux pendant 2 semaines ou plus, chacun des symptômes et l'obtention d'une culture d'expectorations positive présentaient respectivement une sensibilité de 48, 81 et 65 %. Chez les participants VIH-, les sensibilités correspondantes valaient respectivement 45, 71 et 74 %. Les symptômes fournissaient donc une sensibilité et une spécificité similaires chez les deux types de participants, mais chez les sujets VIH+, ils avaient une valeur prédictive positive plus élevée et une valeur prédictive négative plus faible. CONCLUSION: La recherche des symptômes à l'initiative du prestateur peut laisser passer même des cas de tuberculose frottis positifs, en particulier chez les individus séropositifs pour le VIH. Le dépistage sur la base des symptômes est utile pour exclure la tuberculose, mais les pays démunis ont besoin d'urgence d'un meilleur outil pour diagnostiquer cette maladie.
OBJECTIVE: To assess the diagnostic value of provider-initiated symptom screening for tuberculosis (TB) and how HIV status affects it. METHODS: We performed a secondary analysis of randomly selected participants in a community-based TB-HIV prevalence survey in Harare, Zimbabwe. All completed a five-symptom questionnaire and underwent sputum TB culture and HIV testing. We calculated the sensitivity, specificity, and positive and negative predictive values of various symptoms and used regression analysis to investigate the relationship between symptoms and TB disease. FINDINGS: We found one or more symptoms of TB in 21.2% of 1858 HIV-positive (HIV+) and 9.9% of 7121 HIV-negative (HIV−) participants (P < 0.001). TB was subsequently diagnosed in 48 HIV+ and 31 HIV− participants. TB was asymptomatic in 18 culture-positive individuals, 8 of whom (4 in each HIV status group) had positive sputum smears. Cough of any duration, weight loss and, for HIV+ participants only, drenching night sweats were independent predictors of TB. In HIV+ participants, cough of > 2 weeks' duration, any symptom and a positive sputum culture had sensitivities of 48%, 81% and 65%, respectively; in HIV− participants, the sensitivities were 45%, 71% and 74%, respectively. Symptoms had a similar sensitivity and specificity in HIV+ and HIV− participants, but in HIV+ participants they had a higher positive and a lower negative predictive value. CONCLUSION: Even smear-positive TB may be missed by provider-initiated symptom screening, especially in HIV+ individuals. Symptom screening is useful for ruling out TB, but better TB diagnostics are urgently needed for resource-poor settings.
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OBJECTIF: Étudier la prévalence de plusieurs types de maltraitance, les facteurs de confusion potentiels et les associations avec la dépression, l'anxiété et l'estime de soi chez les adolescents au Viet Nam. MÉTHODES: Nous avons mené en 2006 une enquête transversale portant sur 2591 étudiants (âgés de 12 à 18 ans, dont 52,1 % de jeunes filles) appartenant à des classes sélectionnées au hasard dans huit établissements secondaires situés en zone urbaine (Hanoi) ou rurale (Hai Duong) dans le Nord du Viet Nam (taux de réponse : 94,7 %) Nous avons effectué des analyses par régression multiple séquentielles pour estimer les influences relatives des caractéristiques individuelles, familiales et sociale et de huit types de maltraitance, dont les maltraitances physiques, psychologique et sexuelle et les négligences physique et psychologique, sur la santé mentale des adolescents. RÉSULTATS: Les jeunes filles ont rapporté davantage de négligences et de maltraitances psychologiques, tandis que les garçons signalaient plus de maltraitances physiques, mais on n'a relevé aucune différence statistiquement significative entre les deux sexes dans la prévalence des abus sexuels. Les adolescents ont été répartis en catégories selon le nombre de types de maltraitance qu'ils avaient subis : aucun (32,6 %), un (25,9 %), deux (20,7 %), trois (14,5 %) ou l'ensemble des quatre types de maltraitance (6,3 %). Nous avons observé des associations bivariées linéaires entre la maltraitance multiple et la dépression, l'anxiété et la faible estime de soi. Après élimination de l'influence des facteurs démographiques et familiaux, nous avons observé des effets significatifs indépendants de la maltraitance multiple. Les pourcentages de la variance expliqués par les modèles allaient de 21 à 28 %. CONCLUSION: L'influence combinée de facteurs négatifs liés aux antécédents individuels ou familiaux et de la maltraitance au cours de l'enfance sur la santé mentale des adolescents vietnamiens est en accord avec les résultats des recherches menées dans des pays non-asiatiques. La maltraitance psychologique était fortement associée à chacun des indicateurs sanitaires. Dans les communautés asiatiques où la maltraitance à l'égard des enfants prend souvent la forme de violences physiques graves, il importe d'insister sur les effets également pernicieux de la maltraitance psychologique.
OBJECTIVE: To examine the prevalence of multiple types of maltreatment (MTM), potentially confounding factors and associations with depression, anxiety and self-esteem among adolescents in Viet Nam. METHODS: In 2006 we conducted a cross-sectional survey of 2591 students (aged 12-18 years; 52.1% female) from randomly-selected classes in eight secondary schools in urban (Hanoi) and rural (Hai Duong) areas of northern Viet Nam (response rate, 94.7%). Sequential multiple regression analyses were performed to estimate the relative influence of individual, family and social characteristics and of eight types of maltreatment, including physical, emotional and sexual abuse and physical or emotional neglect, on adolescent mental health. FINDINGS: Females reported more neglect and emotional abuse, whereas males reported more physical abuse, but no statistically significant difference was found between genders in the prevalence of sexual abuse. Adolescents were classified as having nil (32.6%), one (25.9%), two (20.7%), three (14.5%) or all four (6.3%) maltreatment types. Linear bivariate associations between MTM and depression, anxiety and low self-esteem were observed. After controlling for demographic and family factors, MTM showed significant independent effects. The proportions of the variance explained by the models ranged from 21% to 28%. CONCLUSION: The combined influence of adverse individual and family background factors and of child maltreatment upon mental health in adolescents in Viet Nam is consistent with research in non-Asian countries. Emotional abuse was strongly associated with each health indicator. In Asian communities where child abuse is often construed as severe physical violence, it is important to emphasize the equally pernicious effects of emotional maltreatment.
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OBJECTIF: Analyser les taux de prématurité dans le monde pour évaluer l'incidence de ce problème de santé publique, cartographier la distribution par régions des naissances avant terme et mieux connaître les stratégies d'évaluation existantes. MÉTHODES: Les données relatives aux naissances avant terme dans le monde ont été extraites dans le cadre d'une revue systématique antérieure des données publiées et non publiées sur la mortalité et la morbidité maternelles, produites entre 1997 et 2002. Ces données ont été complétées par une recherche supplémentaire couvrant la période 2003-2007. Des modèles de régression multiple spécifiques aux différentes régions ont été utilisés pour estimer les taux de prématurité dans les pays ne disposant pas de données. RÉSULTATS: Nous avons estimé qu'en 2005, 12,9 millions de naissances, soit 9,6 % de la natalité mondiale totale, étaient intervenues avant terme. Environ 11 millions (85 %) de ces naissances prématurées étaient concentrées en Afrique et en Asie, tandis que l'Europe et l'Amérique du Nord (Mexique inclus) accueillaient chacune 0,5 million de naissances de ce type et l'Amérique latine et les Caraïbes 0,9 million. Les taux de prématurité les plus élevés étaient relevés en Afrique et en Amérique du Nord (11,9 % et 10,6 % de l'ensemble des naissances, respectivement) et les plus bas en Europe (6,2 %). CONCLUSION: La naissance avant terme constitue un important problème de santé périnatale partout dans le monde. Les pays en développement, en particulier ceux d'Afrique et du Sud de l'Asie, subissent la plus forte charge en termes absolus, bien qu'un taux de prématurité élevé soit aussi observé en Amérique du Nord. Une meilleure compréhension des causes de naissance prématurée et de meilleures estimations de l'incidence des naissances avant terme à l'échelle des pays sont nécessaires pour améliorer l'accès à des soins obstétricaux et néonatals efficaces.
OBJECTIVE: To analyse preterm birth rates worldwide to assess the incidence of this public health problem, map the regional distribution of preterm births and gain insight into existing assessment strategies. METHODS: Data on preterm birth rates worldwide were extracted during a previous systematic review of published and unpublished data on maternal mortality and morbidity reported between 1997 and 2002. Those data were supplemented through a complementary search covering the period 2003-2007. Region-specific multiple regression models were used to estimate the preterm birth rates for countries with no data. FINDINGS: We estimated that in 2005, 12.9 million births, or 9.6% of all births worldwide, were preterm. Approximately 11 million (85%) of these preterm births were concentrated in Africa and Asia, while about 0.5 million occurred in each of Europe and North America (excluding Mexico) and 0.9 million in Latin America and the Caribbean. The highest rates of preterm birth were in Africa and North America (11.9% and 10.6% of all births, respectively), and the lowest were in Europe (6.2%). CONCLUSION: Preterm birth is an important perinatal health problem across the globe. Developing countries, especially those in Africa and southern Asia, incur the highest burden in terms of absolute numbers, although a high rate is also observed in North America. A better understanding of the causes of preterm birth and improved estimates of the incidence of preterm birth at the country level are needed to improve access to effective obstetric and neonatal care.
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OBJECTIF: Comparer l'estimation de la prévalence de la malnutrition obtenue à partir des normes OMS de croissance de l'enfant avec celle déterminée à partir des valeurs de référence du National Center for Health Statistics (NCHS) en vue d'étudier la relation entre l'allaitement maternel exclusif et la malnutrition et de déterminer la sensibilité et la spécificité des indicateurs d'état nutritionnel dans la prédiction de la mortalité pendant la petite enfance. MÉTHODES: Une analyse secondaire des données relatives à 9424 couples mère-enfant a été réalisée au Ghana, en Inde et au Pérou. Des nourrissons et leurs mères ont été recrutés pour participer à un essai de supplémentation en vitamine A, dans le cadre duquel on a évalué régulièrement leur poids, leur taille et leur mode d'alimentation. Les indicateurs de malnutrition ont été déterminés à l'aide des normes de croissance OMS et NCHS. RÉSULTATS: La prévalence du retard de croissance, de l'émaciation et du déficit pondéral chez les nourrissons de moins de 6 mois obtenue avec les normes OMS était supérieure à celle fournie par les normes NCHS. Toutefois, les normes OMS donnaient une valeur nettement plus faible de la prévalence du déficit pondéral chez les enfants de 6 à 12 mois. On n'a pas relevé d'association entre la durée de l'allaitement maternel exclusif et la malnutrition pendant les 6 premiers mois de vie. Chez les nourrissons de moins de 6 mois, la présence d'un déficit pondéral sévère selon les normes OMS lors de la première visite de vaccination était l'indicateur le plus sensible (70,2 %) et le plus spécifique (85,8 %) pour prédire la mortalité en Inde. Aucun indicateur n'a présenté une grande valeur prédictive au Ghana et au Pérou. C'est le déficit pondéral à 6 mois chez les nourrissons de 6 à 12 mois, qui offrait les plus grandes sensibilité et spécificité dans la prédiction de la mortalité au Ghana (37,0 % et 82,2 %, respectivement) et au Pérou (33,3 % et 97,9 %, respectivement), tandis que l'émaciation constituait le meilleur facteur de prédiction en Inde (sensibilité : 54,6 %, spécificité : 85,5 %). CONCLUSION:Les indicateurs de malnutrition déterminés en utilisant les normes OMS présentent une meilleure valeur prédictive pour la mortalité que ceux obtenus avec les normes NCHS. Aucune association n'a été relevée entre la durée de l'allaitement au sein et la malnutrition à 6 mois. L'application des normes OMS de croissance de l'enfant fait ressortir l'importance de la malnutrition pendant les 6 premiers mois de vie.
OBJECTIVE: To compare the estimated prevalence of malnutrition using the World Health Organization's (WHO) child growth standards versus the National Center for Health Statistics' (NCHS) growth reference, to examine the relationship between exclusive breastfeeding and malnutrition, and to determine the sensitivity and specificity of nutritional status indicators for predicting death during infancy. METHODS: A secondary analysis of data on 9424 mother-infant pairs in Ghana, India and Peru was conducted. Mothers and infants were enrolled in a trial of vitamin A supplementation during which the infants' weight, length and feeding practices were assessed regularly. Malnutrition indicators were determined using WHO and NCHS growth standards. FINDINGS: The prevalence of stunting, wasting and underweight in infants aged < 6 months was higher with WHO than NCHS standards. However, the prevalence of underweight in infants aged 6-12 months was much lower with WHO standards. The duration of exclusive breastfeeding was not associated with malnutrition in the first 6 months of life. In infants aged < 6 months, severe underweight at the first immunization visit as determined using WHO standards had the highest sensitivity (70.2%) and specificity (85.8%) for predicting mortality in India. No indicator was a good predictor in Ghana or Peru. In infants aged 6-12 months, underweight at 6 months had the highest sensitivity and specificity for predicting mortality in Ghana (37.0% and 82.2%, respectively) and Peru (33.3% and 97.9% respectively), while wasting was the best predictor in India (sensitivity: 54.6%; specificity: 85.5%). CONCLUSION: Malnutrition indicators determined using WHO standards were better predictors of mortality than those determined using NCHS standards. No association was found between breastfeeding duration and malnutrition at 6 months. Use of WHO child growth standards highlighted the importance of malnutrition in the first 6 months of life.
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OBJECTIF: Estimer les pertes économiques total dues à l'échinococcose kystique (EK) humaine et animale en Espagne en 2005. MÉTHODES: Nous avons obtenu des données sur l'incidence annuelle de l'EK à partir de la surveillance et des dossiers d'abattoir, et sur le traitement et les pertes de productivité (humaines et animales) liés à cette maladie à partir de la littérature scientifique. Les coûts directs étaient ceux afférant au diagnostic, au traitement chirurgical ou non chirurgical, aux soins médicaux et à l'hospitalisation pour les humains et ceux afférant à la condamnation des abats pour le bétail (ovins, caprins, bovins et porcins). Les coûts indirects couvraient les pertes de productivité humaine et la diminution de la croissance, de la fécondité et de la production laitière chez le bétail. La méthode de l'hypercube latin a été appliquée pour représenter l'incertitude entourant les paramètres d'entrée. RÉSULTATS: La perte économique total attribuable à l'EK humaine et animale en 2005 a été estimée à 148 964 534 euros (€) (intervalle de crédibilité à 95 %, IC : 21 980 446 - 394 012 706). Les pertes se rapportant aux humains ont été estimées à € 133 416 601 (IC à 95 % : 6 658 738 - 379 273 434) et celles associées aux animaux à € 15 532 242 (IC à 95 % : 13 447 378 - 17 789 491). CONCLUSION:L'EK est une zoonose négligée, qui demeure préoccupante pour la santé humaine et animale en Espagne. Il faudrait disposer de données plus précises sur la prévalence de cette maladie chez l'homme (notamment sur les cas non diagnostiqués et les cas asymptomatiques) et de meilleures méthodes pour estimer les pertes de productivité concernant les animaux. L'EK continue de toucher certaines zones de l'Espagne, malgré plusieurs initiatives de lutte contre cette maladie depuis 1986. Compte tenu du lourd fardeau économique que représente l'EK, il faudrait aussi investir davantage dans la réduction des taux d'infection humains et animaux à travers une meilleure surveillance de la maladie, un traitement régulier des chiens et un renforcement de la coopération entre les agences ministérielles.
OBJECTIVE: To estimate the overall economic losses due to human and animal cystic echinococcosis (CE) in Spain in 2005. METHODS: We obtained data on annual CE incidence from surveillance and abattoir records, and on CE-related treatment and productivity losses (human and animal) from the scientific literature. Direct costs were those associated with diagnosis, surgical or chemotherapeutic treatment, medical care and hospitalization in humans, and condemnation of offal in livestock (sheep, goats, cattle and pigs). Indirect costs comprised human productivity losses and the reduction in growth, fecundity and milk production in livestock. The Latin hypercube method was used to represent the uncertainty surrounding the input parameters. FINDINGS: The overall economic loss attributable to CE in humans and animals in 2005 was estimated at 148 964 534 euros (€) (95% credible interval, CI: 21 980 446-394 012 706). Human-associated losses were estimated at €133 416 601 (95% CI: 6 658 738-379 273 434) and animal-associated losses at €15 532 242 (95% CI: 13 447 378-17 789 491). CONCLUSION: CE is a neglected zoonosis that remains a human and animal health concern for Spain. More accurate data on CE prevalence in humans (particularly undiagnosed or asymptomatic cases) and better methods to estimate productivity losses in animals are needed. CE continues to affect certain areas of Spain, despite several control initiatives since 1986. Given the high economic burden of CE, additional funding is needed to reduce human and animal infection rates through improved disease surveillance, regular treatment of dogs and greater cooperation between agencies.
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Pour disposer de statistiques de mortalité exactes, nécessaires pour évaluer la santé d'une population, définir une politique sanitaire ou mener des recherches en santé, le mieux est d'obtenir ces statistiques à partir des systèmes d'enregistrement des données d'état-civil. Cependant, dans plusieurs pays dont le Viet Nam, on ne dispose pas de statistiques de mortalité établies à partir des systèmes d'enregistrement des données d'état-civil. Nous avons adopté une démarche du type étude de cas par des méthodes mixtes pour évaluer le fonctionnement en 2006 des registres d'état-civil de trois provinces du Viet Nam (Hòa Bình, Thùa Thiên Hué et Binh Duong) et formuler des recommandations visant au renforcement des systèmes d'enregistrement des données d'état-civil dans ce pays. Pour chaque province, nous avons établi des courbes de survie à partir des données concernant la population et des chiffres de mortalité, compilés par sexe et par tranche d'âge. Nous avons employé des méthodes démographiques pour estimer la complétude des registres des décès en tant qu'indicateur de performance pour l'enregistrement des données d'état-civil. Nous avons fait appel à des méthodes qualitatives (revue des documents, entretiens avec des informateurs clés et discussions par groupes thématiques) pour évaluer les aspects administratifs, techniques et sociétaux de ces systèmes d'enregistrement. Dans les trois provinces, le niveau de complétude de l'enregistrement des décès était faible. Nous avons identifié des problèmes concernant le cadre juridique de l'enregistrement des décès néonatals précoces et des décès touchant les résidents temporaires et les migrants. Le système d'enregistrement n'est pas conforme aux normes internationales pour la notification des causes de décès ou pour l'enregistrement des statistiques détaillées par âge, sexe et cause de décès. Un renforcement des capacités, en parallèle avec la mise en place d'un comité de coordination intersectoriel impliquant les ministères de la justice et de la santé et le Bureau général des statistiques, devrait conduire à une amélioration du système d'enregistrement des données d'état-civil et notamment des procédures d'enregistrement des décès. Il nous semble qu'il existe un fort soutien politique aux systèmes de surveillance sentinelle dans la production de statistiques de mortalité fiables au Viet Nam.
Accurate mortality statistics, needed for population health assessment, health policy and research, are best derived from data in vital registration systems. However, mortality statistics from vital registration systems are not available for several countries including Viet Nam. We used a mixed methods case study approach to assess vital registration operations in 2006 in three provinces in Viet Nam (Hòa Bình, Thùa Thiên-Hué and Bình Duong), and provide recommendations to strengthen vital registration systems in the country. For each province we developed life tables from population and mortality data compiled by sex and age group. Demographic methods were used to estimate completeness of death registration as an indicator of vital registration performance. Qualitative methods (document review, key informant interviews and focus group discussions) were used to assess administrative, technical and societal aspects of vital registration systems. Completeness of death registration was low in all three provinces. Problems were identified with the legal framework for registration of early neonatal deaths and deaths of temporary residents or migrants. The system does not conform to international standards for reporting cause of death or for recording detailed statistics by age, sex and cause of death. Capacity-building along with an intersectoral coordination committee involving the Ministries of Justice and Health and the General Statistics Office would improve the vital registration system, especially with regard to procedures for death registration. There appears to be strong political support for sentinel surveillance systems to generate reliable mortality statistics in Viet Nam.
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Depuis son introduction à grande échelle, le vaccin contre l'hépatite B est devenu une composante essentielle des programmes de vaccination infantile partout dans le monde. Ce vaccin est particulièrement important pour les pays où l'incidence des carcinomes hépatocellulaires liés à une infection par le virus de l'hépatite B (VHB) est élevée. Jusqu'en 1998, date à laquelle est apparue la lamivudine, premier analogue nucléosidique, les options thérapeutiques efficaces pour traiter les individus atteints d'hépatite B chronique étaient limitées. En tant qu'agent thérapeutique unique, la lamivudine présente cependant un inconvénient notable : elle induit l'apparition de souches de VHB résistantes à la lamivudine qui risqueraient de compromettre les programmes de vaccination contre l'hépatite B à l'échelle mondiale. Les mutations associées au traitement par ce médicament peuvent entraîner des modifications au niveau des protéines antigéniques de surface, c'est-à-dire précisément dans la partie du virus qu'imite le vaccin contre l'hépatite B. Cependant, l'apparition de «mutants d'échappement au vaccin» potentiellement associés au traitement antiviral (ADAP-VEM), chez les malades traités ne représente pas nécessairement une menace importante et imminente pour le programme mondial de vaccination contre l'hépatite B. Néanmoins, il existe déjà des preuves de la sélection par les schémas thérapeutiques actuellement appliqués de mutants ADAP-VEM stables. On administre aujourd'hui le traitement pour prévenir les complications à long terme d'une infection par le VHB, en accordant peu d'attention à ses impacts négatifs éventuels sur la santé publique. Pour répondre aux préoccupations individuelles et de santé publique, il est urgent de procéder à des essais pour sélectionner une combinaison optimale de médicaments existants, qui soit efficace sans induire l'émergence de mutants ADAP-VEM. Le présent article étudie le mécanisme régissant les modifications sélectionnées par les antiviraux dans la partie du génome viral qui influe aussi sur l'antigène de surface ainsi que l'impact potentiel de ces modifications sur les programmes actuels de vaccination contre l'hépatite B.
Since its widespread introduction, the hepatitis B vaccine has become an essential part of infant immunization programmes globally. The vaccine has been particularly important for countries where the incidence of hepatitis B virus-related hepatocellular carcinoma is high. Effective treatment options for individuals with chronic hepatitis B infection were limited until 1998 when lamivudine, the first nucleoside analogue drug, was introduced. As a single treatment agent, however, lamivudine has a significant drawback: it induces lamivudine-resistant hepatitis B virus strains that may pose a risk to the global hepatitis B immunization programme. Mutations associated with drug treatment can cause changes to the surface antigen protein, the precise part of the virus that the hepatitis B vaccine mimics. However, the emergence of antiviral drug-associated potential vaccine escape mutants (ADAP-VEMs) in treated patients does not necessarily pose a significant, imminent threat to the global hepatitis B immunization programme. Nonetheless, there is already evidence that current treatment regimens have resulted in the selection of stable ADAP-VEMs. Treatment is currently intended to prevent the long-term complications of hepatitis B virus infection, with little consideration given to potential adverse public health impacts. To address individual and public health concerns, trials are urgently needed to find the optimal combination of existing drugs that are effective but do not induce the emergence of ADAP-VEMs. This paper examines the mechanism of antiviral drug-selected changes in the portion of the viral genome that also affects the surface antigen, and explores their potential impact on current hepatitis B immunization programmes.
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OBJECTIF: Prouver l'efficacité du traitement de l'ensemble des membres des foyers pour prévenir la transmission des poux de tête (pediculosis capitis) dans les communautés pauvres. MÉTHODES: Nous avons étudié 132 enfants dépourvus de poux et vivant dans un bidonville du Nord-est du Brésil. Nous avons réparti aléatoirement les foyers des participants à l'étude entre un groupe d'intervention et un groupe témoin et nous avons calculé de manière prospective l'incidence de l'infestation par des poux de tête chez les enfants de chacun des groupes. Dans le groupe d'intervention, tous les membres de la famille des enfants vivant dans le foyer ont été traités par l'ivermectine; dans le groupe témoin, aucun des autres membres de la famille n'a été traité. Nous avons utilisé le test du χ2 avec correction de continuité ou le test de Fischer exact pour comparer les proportions d'enfants infestés. Nous avons utilisé des estimations de Kaplan-Meier avec un test de rang logarithmique pour réaliser une analyse de survie, le test de Mann-Whitney pour étudier la durée des périodes exemptes de poux chez les enfants sentinelles et la régression de Cox pour effectuer une analyse multivariée des données de survie. Nous avons également procédé à une analyse en sous-groupes en fonction du sexe. RÉSULTATS: Les enfants appartenant au groupe d'intervention sont restés exempts de poux de tête significativement plus longtemps que les enfants du groupe témoin. La durée médiane sans infestation dans le groupe d'intervention était de 24 jours (intervalle interquartile, IIQ : 11-45), contre 14 jours (IIQ = 11-25) dans le groupe témoin (p = 0,01). Le traitement par l'ivermectine de l'ensemble des membres des foyers s'est révélé significativement plus efficace chez les garçons que chez les filles (p = 0,005). Après un traitement par l'ivermectine, le nombre annuel estimé d'épisodes d'infestation par des poux de tête avait diminué pour passer de 19 à 14 chez les filles et de 15 à 5 chez les garçons. Le sexe féminin et l'extrême pauvreté étaient des facteurs de risque indépendants associés à la brièveté des périodes sans infestation. CONCLUSION: Dans une communauté pauvre, les filles et les plus pauvres parmi les pauvres sont les groupes de population les plus vulnérables à l'infestation par des poux de tête. Pour réduire le nombre d'épisodes d'infestation par des poux de tête par unité de temps, les mesures de lutte contre ces parasites doivent inclure le traitement de tous les contacts domestiques. Un traitement de masse par l'ivermectine peut faire diminuer l'incidence de cette infestation et la morbidité associée dans les communautés pauvres.
OBJECTIVE: To generate evidence on the effectiveness of household-wide treatment for preventing the transmission of pediculosis capitis (head lice) in resource-poor communities. METHODS: We studied 132 children without head lice who lived in a slum in north-eastern Brazil. We randomized the households of the study participants into an intervention and a control group and prospectively calculated the incidence of infestation with head lice among the children in each group. In the intervention group, all of the children's family members who lived in the household were treated with ivermectin; in the control group, no family member was treated. We used the χ2 test with continuity correction or Fisher's exact test to compare proportions. We performed survival analysis using Kaplan-Meier estimates with log rank testing and the Mann-Whitney U test to analyse the length of lice-free periods among sentinel children, and we used Cox regression to analyse survival data on a multivariate level. We also carried out a subgroup analysis based on gender. FINDINGS: Children in the intervention group remained free from infestation with head lice significantly longer than children in the control group. The median infestation-free period in the intervention group was 24 days (interquartile range, IQR: 11-45), as compared to 14 days (IQR: 11-25) in the control group (P = 0.01). Household-wide treatment with ivermectin proved significantly more effective among boys than among girls (P = 0.005). After treatment with ivermectin, the estimated number of annual episodes of head lice infestation was reduced from 19 to 14 in girls and from 15 to 5 in boys. Female sex and extreme poverty were independent risk factors associated with a shortened disease-free period. CONCLUSION: In an impoverished community, girls and the poorest of the poor are the population groups that are most vulnerable for head lice infestation. To decrease the number of head lice episodes per unit of time, control measures should include the treatment of all household contacts. Mass treatment with ivermectin may reduce the incidence of head lice infestation and associated morbidity in resource-poor communities.
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OBJECTIF: Étudier l'efficacité des interventions de planification et de gestion visant à garantir la vaccination des enfants à un âge approprié en Inde. MÉTHODES: L'étude a porté sur des enfants de moins de 18 mois, recrutés dans l'Haryana en Inde, sur la période 2005-2006 : 4336 composant une cohorte pré-intervention et 5213 constituant une cohorte post-intervention. En outre, on a évalué la vaccination de 814 enfants hospitalisés, mais n'habitant pas la zone étudiée. On a étudié les obstacles opérationnels à l'administration à un âge approprié du vaccin antidiphtérique-anticoquelucheuxantitétanique (DTP) par une surveillance de la couverture vaccinale, une observation des sessions de vaccination et un entretien avec les parents et les prestataires de soins. On a mis au point un module d'intervention dans lequel des volontaires appartenant à la communauté jouaient un rôle central. L'efficacité de ce module a été évaluée en suivant les âges auxquels les doses de DPT étaient administrées. RÉSULTATS: Les retards dans la vaccination étaient principalement imputables à des pénuries de personnel, au non-respect des plans et à des ruptures de stocks de vaccins. Parmi la cohorte postintervention, 70 % des enfants avaient reçu une troisième dose de DTP avant l'âge de 6 mois, soit significativement plus que dans la cohorte pré-intervention (62 %, p = 0,002). De plus, l'âge moyen d'administration de la première, de la deuxième et de la troisième doses de DTP avait diminué respectivement de 17, 21 et 34 jours dans la zone étudiée, sur une période de 18 mois (probabilité de la tendance < 0,0001). Aucun changement n'a été observé chez les enfants hospitalisés ne provenant pas de la zone étudiée. CONCLUSION: Un module d'intervention faisant appel à des volontaires communautaires a permis en Inde de rapprocher significativement l'âge d'administration du vaccin DPT de l'âge approprié. L'intention du Gouvernement indien de recruter des volontaires dans les villages dans le cadre de la réforme de décentralisation de l'administration pourrait favoriser la vaccination à un âge approprié.
OBJECTIVE: To study the effectiveness of planning and management interventions for ensuring children in India are immunized at the appropriate age. METHODS: The study involved children aged less than 18 months recruited from Haryana, India, in 2005-2006: 4336 in a pre-intervention cohort and 5213 in a post-intervention cohort. In addition, immunization of 814 hospitalized children from outside the study area was also assessed. Operational barriers to age-appropriate immunization with diphtheria, pertussis and tetanus (DPT) vaccine were investigated by monitoring vaccination coverage, observing immunization sessions and interviewing parents and health-care providers. An intervention package was developed, with community volunteers playing a pivotal role. Its effectiveness was assessed by monitoring the ages at which the three DPT doses were administered. FINDINGS: The main reasons for delayed immunization were staff shortages, non-adherence to plans and vaccine being out of stock. In the post-intervention cohort, 70% received a third DPT dose before the age of 6 months, significantly more than in the pre-intervention cohort (62%; P = 0.002). In addition, the mean age at which the first, second and third DPT doses were administered decreased by 17, 21 and 34 days, respectively, in the study area over a period of 18 months (P for trend < 0.0001). No change was observed in hospitalized children from outside the study area. CONCLUSION: An intervention package involving community volunteers significantly improved age-appropriate DPT immunization in India. The Indian Government's intention to recruit village-based volunteers as part of a health sector reform aimed at decentralizing administration could help increase timely immunization.
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OBJECTIF: Évaluer le rapport coût/efficacité d'émollients topiques, à savoir l'huile de tournesol et l'Aquafor synthétique, par rapport à l'absence de traitement, dans la prévention de la mortalité chez les nourrissons prématurés (moins de 33 semaines de gestation) hospitalisés dans un hôpital tertiaire du Bangladesh. MÉTHODES: Les éléments fournis par un essai d'efficacité contrôlé et randomisé ont été évalués à l'aide d'une simulation de Monte Carlo classique. Les coûts programmatiques ont été déterminés à partird'une revue rétrospective des activités. Les coûts pour les patients ont été relevés dans les dossiers des patients. Les résultats sanitaires ont été calculés sous forme de décès évités et d'années de vie perdues (YLL) évitées. Les résultats ont été jugés comme offrant un bon rapport coût/efficacité s'ils restaient inférieurs à un taux plafond déterminé à partir du revenu national brut par habitant du Bangladesh (en dollars des États-Unis d'Amérique, US $ 470). RÉSULTATS: L'Aquafor et l'huile de tournesol présentaient l'un et l'autre un rapport coût/efficacité nettement supérieur à la valeur de référence, réduisant la mortalité néonatale de 26 % et 32 % respectivement. Le coût de l'huile de tournesol était de US $ 61 par décès évité et de US $ 2,15 par YLL évitée (6,39 dollars internationaux par YLL évitée). Celui de l'Aquafor était de US $ 162 par décès évité et de US $ 5,74 par YLL évitée (I$ 17,09 par YLL évitée). Ces résultats n'ont pas été remis en question par l'analyse de sensibilité. L'Aquafor présentait un meilleur rapport coût/efficacité que l'huile de tournesol avec une certitude de 77 % : il coûtait US $ 26 de plus par patient traité, mais permettait d'éviter 1,25 YLL (US $ 20,74 par YLL évitée). CONCLUSION: Le traitement topique par l'huile de tournesol ou l'Aquafor s'est révélé d'un très bon rapport coût/efficacité pour réduire la mortalité par infection chez les nouveau-nés prématurés étudiés. Il faut choisir l'émollient en prenant en compte les contraintes budgétaires et la facilité d'approvisionnement. Il serait justifié d'entreprendre des recherches supplémentaires sur d'autres émollients disponibles localement, sur l'utilisation d'émollients dans un contexte communautaire et sur les possibilités de généralisation à d'autres zones géographiques.
OBJECTIVE: To evaluate the cost-effectiveness of topical emollients, sunflower seed oil (SSO) and synthetic Aquaphor, versus no treatment, in preventing mortality among hospitalized preterm infants (< 33 weeks gestation) at a tertiary hospital in Bangladesh. METHODS: Evidence from a randomized controlled efficacy trial was evaluated using standard Monte Carlo simulation. Programme costs were obtained from a retrospective review of activities. Patient costs were collected from patient records. Health outcomes were calculated as deaths averted and discounted years of life lost (YLLs) averted. Results were deemed cost-effective if they fell below a ceiling ratio based on the per capita gross national income of Bangladesh (United States dollars, US$ 470). FINDINGS: Aquaphor and SSO were both highly cost-effective relative to control, reducing neonatal mortality by 26% and 32%, respectively. SSO cost US$ 61 per death averted and US$ 2.15 per YLL averted (I$6.39, international dollars, per YLL averted). Aquaphor cost US$ 162 per death averted and US$ 5.74 per YLL averted (I$ 17.09 per YLL averted). Results were robust to sensitivity analysis. Aquaphor was cost-effective relative to SSO with 77% certainty: it cost an incremental US$ 26 more per patient treated, but averted 1.25 YLLs (US$ 20.74 per YLL averted). CONCLUSION: Topical therapy with SSO or Aquaphor was highly cost-effective in reducing deaths from infection among the preterm neonates studied. The choice of emollient should be made taking into account budgetary limitations and ease of supply. Further research is warranted on additional locally available emollients, use of emollients in community-based settings and generalizability to other geographic regions.
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OBJECTIF: Mettre au point un indicateur pour les décès maternels évités de justesse en tant qu'indicateur indirect des décès maternels et étudier son association avec des facteurs maternels et des événements périnatals. MÉTHODES: Dans le cadre d'une étude transversale multicentrique, nous avons recueilli des données maternelles et périnatales à partir des dossiers hospitaliers d'un échantillon de femmes, constitué des parturientes admises pour accoucher dans 120 hôpitaux appartenant à huit villes d'Amérique latine sur une période de deux à trois mois. Nous avons appliqué une méthode de sondage aléatoire stratifié à plusieurs degrés et par grappe. Nous avons évalué l'occurrence en milieu hospitalier de la morbidité maternelle sévère et les associations de cette dernière avec les caractéristiques maternelles et les événements périnatals. RÉSULTATS: Sur les 97 095 femmes étudiées, 2964 (34 pour 1000) présentaient un risque important de décès en association avec une ou plusieurs des conditions suivantes: avoir été admise dans une unité de soins intensifs, avoir subi une hystérectomie, avoir reçu une transfusion sanguine, avoir souffert d'une complication cardiaque ou rénale ou encore d'une éclampsie. Par ailleurs, avoir plus de 35 ans, ne pas avoir de partenaire, être primipare ou quadripare et plus et avoir subi une césarienne lors de la précédente grossesse étaient des facteurs indépendamment associés à l'occurrence de la morbidité maternelle sévère. Ces facteurs étaient aussi positivement associés à une fréquence accrue des petits poids et des très petits poids de naissance, de la mortinatalité, des décès néonatals précoces, des admissions en soins intensifs néonatals, dés séjours hospitaliers prolongés des mères pendant le postpartum et des césariennes. CONCLUSION: Les femmes qui survivent aux situations graves précédemment décrites peuvent être considérées pratiquement comme des cas de décès maternel évité de justesse. Les interventions pour réduire la mortalité maternelle et périnatale doivent viser les femmes appartenant à ces catégories à haut risque.
OBJECTIVE: To develop an indicator of maternal near miss as a proxy for maternal death and to study its association with maternalfactors and perinatal outcomes. METHODS: In a multicenter cross-sectional study, we collected maternal and perinatal data from the hospital records of a sample of women admitted for delivery over a period of two to three months in 120 hospitals located in eight Latin American countries. We followed a stratified multistage cluster random design. We assessed the intra-hospital occurrence of severe maternal morbidity and the latter's association with maternal characteristics and perinatal outcomes. FINDINGS: Of the 97 095 women studied, 2964 (34 per 1000) were at higher risk of dying in association with one or more of the following: being admitted to the intensive care unit (ICU), undergoing a hysterectomy, receiving a blood transfusion, suffering a cardiac or renal complication, or having eclampsia. Being older than 35 years, not having a partner, being a primipara or para > 3, and having had a Caesarean section in the previous pregnancy were factors independently associated with the occurrence of severe maternal morbidity. They were also positively associated with an increased occurrence of low and very low birth weight, stillbirth, early neonatal death, admission to the neonatal ICU, a prolonged maternal postpartum hospital stay and Caesarean section. CONCLUSION: Women who survive the serious conditions described could be pragmatically considered cases of maternal near miss. Interventions to reduce maternal and perinatal mortality should target women in these high-risk categories.
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OBJECTIF: Étudier les possibilités de réduire les facteurs de risque cardiovasculaire aux États-Unis d'Amérique de manière à ce que la mortalité par cardiopathie coronarienne (CC) ajustée pour l'âge baisse de 20 % d'ici à 2010 (par rapport aux données de mortalité de l'année 2000, servant de référence), objectif visé par l'Initiative Healthy People 2010. MÉTHODES: En faisant appel à un modèle de mortalité détaillé et antérieurement validé appelé IMPACT, qui intègre les tendances des principaux facteurs de risque cardiovasculaire, stratifiées selon l'âge et le sexe, nous avons calculé de combien baisserait la mortalité par CC entre 2000 et 2010 dans la population projetée des États-Unis d'Amérique pour la tranche d'âges 25-84 ans (198 millions). Nous avons effectué ce calcul pour trois scénarios hypothétiques : (i) poursuite jusqu'en 2010 des tendances récemment observées pour les facteurs des risque ; (ii) réalisation de tous les objectifs relatifs aux facteurs de risque de l'Initiative Healthy People 2010 et (iii) diminutions supplémentaires des facteurs de risque jusqu'aux niveaux déjà relevés dans la strate de faible risque. RÉSULTATS: Si les taux de mortalité par CC ajustés pour l'âge enregistrées en 2000 n'évoluent pas, quelque 388 000 décès par CC se produiront en 2010. Premier scénario : si les tendances récemment observées pour les facteurs de risque se poursuivent jusqu'en 2010, on devrait enregistrer environ 19 000 de moins qu'en 2000. La baisse de la mortalité qui devrait résulter de l'amélioration du taux de cholestérol total et de la baisse de la tension artérielle chez les hommes, ainsi que du recul du tabagisme et de l'augmentation de l'activité physique (quelque 51 000 décès en moins) devrait en effet être compensée par environ 32 000 décès supplémentaires dus aux tendances à la hausse de l'obésité et des diabètes chez les deux sexes et de la tension artérielle chez les femmes. Deuxième scénario : si les objectifs de l'Initiative Healthy People 2010 concernant les facteurs de risque cardiovasculaire sont réalisés, 188 000 décès par CC environ seront évités. Troisième scénario ; si les niveaux de risque cardiovasculaire de la strate à faible risque sont atteints, 372 000 décès par CC environ devraient pouvoir être évités. CONCLUSION: La réalisation des objectifs relatifs aux facteurs de risque cardiovasculaire de l'Initiative Healthy People 2010 devrait presque réduire de moitié les taux de mortalité par CC prévus. Des réductions supplémentaires des principaux facteurs de risque pourraient prévenir ou différer substantiellement plus de décès par CC.
OBJECTIVE: To examine the potential for reducing cardiovascular risk factors in the United States of America enough to cause age-adjusted coronary heart disease (CHD) mortality rates to drop by 20% (from 2000 baseline figures) by 2010, as targeted under the Healthy People 2010 initiative. METHODS: Using a previously validated, comprehensive CHD mortality model known as IMPACT that integrates trends in all the major cardiovascular risk factors, stratified by age and sex, we calculated how much CHD mortality would drop between 2000 and 2010 in the projected population of the United States aged 25-84 years (198 million). We did this for three assumed scenarios: (i) if recent risk factor trends were to continue to 2010; (ii) success in reaching all the Healthy People 2010 risk factor targets, and (iii) further drops in risk factors, to the levels already seen in the low-risk stratum. FINDINGS: If age-adjusted CHD mortality rates observed in 2000 remained unchanged, some 388 000 CHD deaths would occur in 2010. First scenario: if recent risk factor trends continued to 2010, there would be approximately 19 000 fewer deaths than in 2000. Although improved total cholesterol, lowered blood pressure in men, decreased smoking and increased physical activity would account for some 51 000 fewer deaths, these would be offset by approximately 32 000 additional deaths from adverse trends in obesity and diabetes and in blood pressure in women. Second scenario: If Healthy People 2010 cardiovascular risk factor targets were reached, approximately 188 000 CHD deaths would be prevented. Scenario three: If the cardiovascular risk levels of the low-risk stratum were reached, approximately 372 000 CHD deaths would be prevented. CONCLUSION: Achievement of the Healthy People 2010 cardiovascular risk factor targets would almost halve the predicted CHD death rates. Additional reductions in major risk factors could prevent or postpone substantially more deaths from CHD.
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OBJECTIF: Évaluer la valeur des auto-évaluations de l'état de santé en étudiant l'association entre niveau d'éducation et auto-déclaration d'un mauvais état de santé. MÉTHODES: Nous avons utilisé un échantillon représentatif de la population mondiale tiré de l'Enquête sur la santé dans le monde 2002 et composé de 219 713 hommes et femmes, âgés de 25 ans et plus et appartenant à plus de 69 pays, pour étudier l'association entre niveau d'éducation et auto-déclaration d'un mauvais état de santé. Dans un modèle de régression binaire faisant appel à une fonction de lien logit, nous avons utilisé l'auto- déclaration d'un mauvais état de santé comme variable binaire dépendante, et l'âge, le sexe et le niveau d'éducation comme variables indépendantes. RÉSULTATS: A l'échelle mondiale, nous avons relevé une association inverse entre le nombre d'années de scolarité et l'auto-déclaration d'un mauvais état de santé (Odds ratio, OR : 0,929 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 0,926-0,933). Par rapport aux individus du quintile totalisant le plus grand nombre d'années de scolarité, ceux appartenant au quintile de plus bas niveau d'éducation avaient une probabilité deux fois plus forte de se déclarer en mauvaise santé (OR : 2,292 ; IC à 95 % : 2,165-2,426). Nous avons observé une relation dose-réponse entre les quintiles d'années de scolarité et les Odds ratios correspondant à la déclaration d'une mauvaise santé. Cette association apparaissait de manière cohérente chez les hommes et les femmes, dans les pays à faible revenu comme dans ceux à revenu moyen et élevé et dans les différentes régions. CONCLUSION: Nos résultats laissent à penser que les auto- évaluations de l'état de santé peuvent être utiles aux investigations épidémiologiques dans les pays, y compris dans les pays à faible revenu.
OBJECTIVE: To assess the value of self-rated health assessments by examining the association between education and self-rated poor health. METHODS: We used the globally representative population-based sample from the 2002 World Health Survey, composed of 219 713 men and women aged 25 and over in 69 countries, to examine the association between education and self-rated poor health. In a binary regression model with a logit link function, we used self-rated poor health as the binary dependent variable, and age, sex and education as the independent variables. FINDINGS: Globally, there was an inverse association between years of schooling and self-rated poor health (odds ratio, OR: 0.929; 95% confidence interval, CI: 0.926-0.933). Compared with the individuals in the highest quintile of years of schooling, those in the lowest quintile were twice as likely to report poor health (OR: 2.292; 95% CI: 2.165-2.426). We found a dose-response relationship between quintiles of years of schooling and the ORs for reporting poor health.This association was consistent among men and women; low-, middle- and high-income countries; and regions. CONCLUSION: Our findings suggest that self-reports of health may be useful for epidemiological investigations within countries, even in low-income settings.
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OBJECTIF: Évaluer l'efficacité du vaccin antipneumococcique conjugué heptavalent (PCV7) dans la prévention de la pneumonie diagnostiquée par examen radiologique selon les critères de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) chez les nourrissons indigènes du Territoire du Nord en Australie. MÉTHODES: Nous avons mené une étude historique sur des cohortes de naissances dans la population indigène consécutives, nées entre le 1er avril 1998 et le 28 février 2005. Les enfants ont été suivis jusqu'à l'âge de 18 mois. Le programme PCV7 a débuté le 1er juin 2001. Toutes les radiographies thoraciques réalisées dans les 3 jours suivant une hospitalisation quelconque ont été évaluées. Le principal critère de jugement était l'existence d'un premier épisode de pneumonie selon la définition de l'OMS ayant nécessité une hospitalisation. Nous avons fait appel à des modèles de Cox à risques proportionnels pour comparer les incidences de cette maladie. RÉSULTATS: Nous avons relevé 526 cas de pneumonie parmi 10600 enfants - soit une incidence de 3,3 cas pour 1000 enfants-mois; 183 épisodes (34,8 %) sont intervenus avant l'âge de 5 mois et 247 (47,0 %) à 7 mois. Parmi les enfants étudiés, 27 % avaient reçu 3 doses de vaccin à l'âge de 7 mois. Les rapports de risques pour le critère de jugement pneumonie valaient 1,01 pour la comparaison 1 dose de vaccin contre 0 dose ; 1,03 pour la comparaison 2 doses contre 0 dose ; et 0,84 pour la comparaison 3 doses contre 0 dose. CONCLUSION: Les preuves d'une réduction par le vaccin PCV7 de l'incidence de la pneumonie diagnostiquée par examen radiologique chez les nourrissons indigènes du territoire du Nord étaient limitées, malgré la présence d'une tendance non significative à la manifestation d'un effet après l'administration de la troisième dose. Ces résultats peuvent s'expliquer par la fréquence des retards dans la vaccination et/ou par l'apparition de la maladie à un âge précoce. De plus, la contribution des germes pneumococcus de type vaccinal à la pneumonie sévère dans un contexte où l'on rencontre de nombreux autres agents pathogènes peut être différente de leur contribution dans une situation où l'efficacité du vaccin a été clairement établie.
OBJECTIVE: To evaluate the effectiveness of the 7-valent pneumococcal conjugate vaccine (PCV7) in preventing pneumonia, diagnosed radiologically according to World Health Organization (WHO) criteria, among indigenous infants in the Northern Territory of Australia. METHODS: We conducted a historical cohort study of consecutive indigenous birth cohorts between 1 April 1998 and 28 February 2005. Children were followed up to 18 months of age. The PCV7 programme commenced on 1 June 2001. All chest X-rays taken within 3 days of any hospitalization were assessed. The primary endpoint was a first episode of WHO-defined pneumonia requiring hospitalization. Cox proportional hazards models were used to compare disease incidence. FINDINGS: There were 526 pneumonia events among 10 600 children - an incidence of 3.3 per 1000 child-months; 183 episodes (34.8%) occurred before 5 months of age and 247 (47.0%) by 7 months. Of the children studied, 27% had received 3 doses of vaccine by 7 months of age. Hazard ratios for endpoint pneumonia were 1.01 for 1 versus 0 doses; 1.03 for 2 versus 0 doses; and 0.84 for 3 versus 0 doses. CONCLUSION: There was limited evidence that PCV7 reduced the incidence of radiologically confirmed pneumonia among Northern Territory indigenous infants, although there was a non-significant trend towards an effect after receipt of the third dose. These findings might be explained by lack of timely vaccination and/or occurrence of disease at an early age. Additionally, the relative contribution of vaccine-type pneumococcus to severe pneumonia in a setting where multiple other pathogens are prevalent may differ with respect to other settings where vaccine efficacy has been clearly established.
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La première cible du cinquième objectif du Millénaire pour le développement fixé par les Nations Unies est de réduire des deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle. L'évolution actuelle s'écarte gravement de cet objectif. Malgré les difficultés inhérentes à la mesure de la mortalité maternelle, les interventions visant à réduire cette mortalité doivent être suivies et évaluées pour déterminer les stratégies les plus efficaces dans différentes situations. Dans certains contextes, les causes directes de décès maternels telles que les hémorragies et les accidents septiques, sont prédominantes et peuvent être contrées efficacement en permettant aux femmes de bénéficier d'une assistance à l'accouchement par du personnel qualifié et de soins obstétricaux d'urgence. Dans d'autres contextes, des causes indirectes de décès maternels telles que le VIH/sida et le paludisme contribuent notablement à la mortalité des mères et nécessitent d'autres types d'interventions. Les méthodes de planification et d'évaluation des interventions en faveur de la santé maternelle qui ne font pas la distinction entre décès maternels directs et indirects peuvent conduire à des attentes irréalistes quant à l'efficacité des interventions ou masquer les progrès dans la maîtrise de certaines causes. En outre, la nécessité d'interventions supplémentaires ou alternatives pour faire face aux causes indirectes de décès maternels peut ne pas être reconnue si le nombre de décès maternels toutes causes confondues est utilisé comme seul indicateur de résultat. Le présent article illustre l'importance de la différenciation entre décès maternels directs et indirects à travers l'analyse de données historiques provenant d'Angleterre et du Pays de Galle et de données contemporaines provenant du Ghana, du Rwanda et d'Afrique du Sud. Il vise principalement à attirer l'attention sur la nécessité de cette distinction lors de l'évaluation des décès maternels, notamment lorsqu'il s'agit de juger les progrès réalisés vers le cinquième objectif du Millénaire pour le développement. Il est recommandé de modéliser les effets potentiels de la non-prise en compte des décès maternels indirects par les services de maternité.
The first target of the fifth United Nations Millennium Development Goal is to reduce maternal mortality by 75% between 1990 and 2015. This target is critically off track. Despite difficulties inherent in measuring maternal mortality, interventions aimed at reducing it must be monitored and evaluated to determine the most effective strategies in different contexts. In some contexts, the direct causes of maternal death, such as haemorrhage and sepsis, predominate and can be tackled effectively through providing access to skilled birth attendance and emergency obstetric care. In others, indirect causes of maternal death, such as HIV/AIDS and malaria, make a significant contribution and require alternative interventions. Methods of planning and evaluating maternal health interventions that do not differentiate between direct and indirect maternal deaths may lead to unrealistic expectations of effectiveness or mask progress in tackling specific causes. Furthermore, the need for additional or alternative interventions to tackle the causes of indirect maternal death may not be recognized if all-cause maternal death is used as the sole outcome indicator. This article illustrates the importance of differentiating between direct and indirect maternal deaths by analysing historical data from England and Wales and contemporary data from Ghana, Rwanda and South Africa. The principal aim of the paper is to highlight the need to differentiate deaths in this way when evaluating maternal mortality, particularly when judging progress towards the fifth Millennium Development Goal. It is recommended that the potential effect of maternity services failing to take indirect maternal deaths into account should be modelled.
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PROBLÉMATIQUE: Le dépassement de la date de péremption des médicaments dans la chaîne d'approvisionnement compromet gravement l'accès déjà restreint aux médicaments dans les pays en développement. DÉMARCHE: Nous avons étudié l'ampleur du problème posé par le dépassement de la date de péremption des médicaments dans les points d'approvisionnement à Kampala et à Entebbe, en Ouganda, et les principaux facteurs qui y contribuent. Une enquête transversale portant sur six points de vente publics et 32 points de ventes privés de médicaments a été réalisée en utilisant des questionnaires semi-structurés. CONTEXTE LOCAL: L'étude couvrait 19 points de vente publics (trois grossistes à but non lucratif, 16 magasins/pharmacies d'hôpitaux), 123 grossistes en pharmacie privés et 173 pharmacies de détail, représentant au total environ 70 % de l'activité pharmaceutique du pays. Nos résultats indiquent que parmi les médicaments ayant tendance à être plus souvent périmés, figurent ceux utilisés pour les programmes verticaux, ceux provenant de dons et ceux dont le débit de vente est faible. MODIFICATIONS PERTINENTES: On assiste à une prise de conscience grandissante de la menace que constitue, pour la prestation de services de santé, la péremption des médicaments. Nous avons adapté des modules de formation mettant l'accent sur la gestion du risque de péremption des médicaments, destinés aux étudiants en pharmacie, aux pharmaciens et à d'autres personnes chargées de gérer des médicaments. Notre travail a eu pour conséquence également d'accroître l'intérêt des chercheurs pour la péremption des médicaments en Ouganda. ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Même les médicaments essentiels dépassent leur date de péremption dans les chaînes d'approvisionnement en médicaments ougandaises. Il faudrait une coordination solide entre les grossistes en pharmacie du secteur public et leurs clients pour harmoniser les achats et la consommation, et entre ces grossistes et les programmes verticaux pour éviter de dupliquer certains achats. En outre, les autorités nationales de réglementation dans le domaine pharmaceutique doivent faire appliquer les recommandations internationales existantes en vue de prévenir la mise en décharge des médicaments provenant de dons. Il faut sélectionner les médicaments et les quantités correspondantes en fonction des goûts des consommateurs et des habitudes de prescription. Il convient de prendre en compte les baisses d'approvisionnement et la rotation des stocks.
PROBLEM: The expiry of medicines in the supply chain is a serious threat to the already constrained access to medicines in developing countries. APPROACH: We investigated the extent of, and the main contributing factors to, expiry of medicines in medicine supply outlets in Kampala and Entebbe, Uganda. A cross-sectional survey of six public and 32 private medicine outlets was done using semi-structured questionnaires. LOCAL SETTING: The study area has 19 public medicine outlets (three non-profit wholesalers, 16 hospital stores/pharmacies), 123 private wholesale pharmacies and 173 retail pharmacies, equivalent to about 70% of the country's pharmaceutical businesses. Our findings indicate that medicines prone to expiry include those used for vertical programmes, donated medicines and those with a slow turnover. RELEVANT CHANGES: Awareness about the threat of expiry of medicines to the delivery of health services has increased. We have adapted training modules to emphasize management of medicine expiry for pharmacy students, pharmacists and other persons handling medicines. Our work has also generated more research interest on medicine expiry in Uganda. LESSONS LEARNED: Even essential medicines expire in the supply chain in Uganda. Sound coordination is needed between public medicine wholesalers and their clients to harmonize procurement and consumption as well as with vertical programmes to prevent duplicate procurement. Additionally, national medicine regulatory authorities should enforce existing international guidelines to prevent dumping of donated medicine. Medicine selection and quantification should be matched with consumer tastes and prescribing habits. Lean supply and stock rotation should be considered.
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