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OBJECTIF: Examiner le rapport entre l'augmentation de poids en gestation et l'indice maternel de masse corporelle (IMC) chez les femmes vietnamiennes avec le risque d'accoucher d'un enfant trop petit ou trop grand pour son âge gestationnel MÉTHODES: Une étude prospective, en établissements de soins, a été menée auprès de 2 989 femmes enceintes vietnamiennes dans la ville de Nha Trang en 2007-2008. Une régression logistique cubique a été utilisée pour rechercher l'association pertinente. Les nouveau-nés ont été classés en plusieurs catégories selon le rapport/âge gestationnel, par référence aux centiles de poids de la population asiatique. L'âge gestationnel a été basé sur la date de la dernière période menstruelle et ajusté au vu des résultats de l'échographie du premier trimestre. RÉSULTATS: L'IMC était faible (<18,5), normal (18,5 - 22,9) et élevé (323,0) chez 26,1%; 65% et 8,5% des femmes, respectivement. Dans chacune de ces catégories d'IMC, le pourcentage de femmes qui ont accouché d'enfants trop petits pour leur âge gestationnel était respectivement de 18,1, 10,0 et 9,4, et l'augmentation moyenne de poids a été respectivement de 12,5 kg (écart des normes, EN: ±3,6), 12,2 kg (EN: ±3,8), et 11,5 kg (EN: ±4.7). Pour les femmes avec un faible IMC, le risque d'accoucher d'un enfant trop petit pour son âge gestationnel s'étendait de 40% environ si l'augmentation gestationnelle de poids était <5 kg, à 20% s'il était entre 5 et 10 kg. CONCLUSION: Un faible IMC, courant au Viet Nam, crée un risque pour les femmes d'accoucher d'un enfant trop petit pour son âge gestationnel, particulièrement quand l'augmentation gestationnelle du poids de la mère est <10 kg.
OBJECTIVE: To examine the association between gestational weight gain and maternal body mass index (BMI) among Vietnamese women and the risk of delivering an infant too small or too large for gestational age. METHODS: A prospective health-facility-based study of 2989 pregnant Vietnamese women was conducted in the city of Nha Trang in 2007-2008. Cubic logistic regression was used to investigate the association of interest. Infants were classified into weight-for-gestational-age categories according to weight centiles for the Asian population. Gestational age was based on the date of last menstrual period and adjusted by the results of first-trimester ultrasound. FINDINGS: BMI was low (< 18.5), normal (18.5-22.9) and high (> 23.0) in 26.1%, 65.4% and 8.5% of the women, respectively. In each of these BMI categories, the percentage of women who delivered infants too small for gestational age was 18.1, 10.0 and 9.4, respectively, and the mean gestational weight gain was 12.5 kg (standard deviation, SD: ± 3.6), 12.2 kg (SD: ± 3.8) and 11.5 kg (SD: ± 4.7), respectively. Among women with low BMI, the risk of delivering an infant too small for gestational age ranged from approximately 40% if the gestational weight gain was < 5 kg to 20% if it was 5-10 kg. CONCLUSION: Having a low BMI, commonly found in Viet Nam, puts women at risk of delivering an infant too small for gestational age, especially when total maternal gestational weight gain is < 10 kg.
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OBJECTIF: Observer le progrès de l'adoption de la contraception chez les femmes mariées ou en concubinage en Afrique occidentale et orientale entre 1991 et 2004 en examinant le besoin subjectif, l'acceptation, l'accès et l'utilisation. MÉTHODES: Les indicateurs d'attitude envers la contraception et son utilisation ont été dérivés des enquêtes de démographie et de santé publique qui sont représentatives au niveau national et fournissent des résultats internationalement comparables. Les tendances ont été étudiées pour 24 pays ayant mené au moins deux enquêtes entre 1986 et 2007. RÉSULTATS: En Afrique de l'Ouest, le besoin subjectif de contraception est resté inchangé, environ 46% des femmes mariées ou en concubinage ont indiqué un désir d'arrêter et/ou de retarder une maternité pendant au moins deux ans. Le pourcentage de femmes qui approuvaient la contraception s'est accru de 32 à 39 et le pourcentage de celles qui accédaient aux méthodes contraceptives, de 8 à 29. La proportion de femmes utilisant une méthode moderne au moment de leur interview s'est accrue de 7 à 15% (équivalant à une augmentation annuelle moyenne de 0,6 point de pourcentage). Dans les pays d'Afrique de l'Est, les tendances ont été beaucoup plus favorables, avec une utilisation des contraceptifs en augmentation annuelle moyenne de 1,4 point de pourcentage (de 16% en 1986 à 33% en 2007). CONCLUSION: En Afrique de l'Ouest, le progrès de l'adoption de la contraception a été désastreusement lente. L'attitude de résistance demeure une barrière et l'accès aux contraceptifs, bien qu'en progrès, est toujours terriblement limité. Si cette situation ne change pas radicalement dans le court terme, les estimations des Nations Unies pour la population de cette sous-région seront probablement dépassées. En Afrique de l'Est, les perspectives d'un futur déclin de la fertilité sont beaucoup plus positives.
OBJECTIVE: To review progress towards adoption of contraception among married or cohabiting women in western and eastern Africa between 1991 and 2004 by examining subjective need, approval, access and use. METHODS: Indicators of attitudes towards and use of contraception were derived from Demographic and Health Surveys, which are nationally representative and yield internationally comparable data. Trends were examined for 24 countries that had conducted at least two surveys between 1986 and 2007. FINDINGS: In western Africa, the subjective need for contraception remained unchanged; about 46% of married or cohabiting women reported a desire to stop and/or postpone childbearing for at least two years. The percentage of women who approved of contraception rose from 32 to 39 and the percentage with access to contraceptive methods rose from 8 to 29. The proportion of women who were using a modern method when interviewed increased from 7 to 15% (equivalent to an average annual increase of 0.6 percentage points). In eastern African countries, trends were much more favourable, with contraceptive use showing an average annual increase of 1.4 percentage points (from 16% in 1986 to 33% in 2007). CONCLUSION: In western Africa, progress towards adoption of contraception has been dismally slow. Attitudinal resistance remains a barrier and access to contraceptives, though improving, is still shockingly limited. If this situation does not change radically in the short run, the United Nations population projections for this subregion are likely to be exceeded. In eastern Africa, the prospects for a future decline in fertility are much more positive.
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OBJECTIF: Étudier l'évolution des dépenses liées à la naissance dans les établissement de soins de santé en Chine rurale durant les années 1998-2007, analyser la charge financière afférente sur les ménages, en particulier les plus pauvres, et identifier les facteurs associés aux paiements directs. MÉTHODES: Des données croisées sur les naissances entre 1998 et 2007 ont été obtenues à partir d'enquêtes nationales sur les ménages réalisées en 2003 et en 2008. Des statistiques descriptives et des modèles par régression (log-linéaires) ont été utilisés pour identifier les facteurs associés aux paiements directs relatifs aux naissances. RÉSULTATS: Pendant les années 1998-2007, la proportion d'accouchements en maternité s'est accrue de 55 à 90%. En 2007, 60% des naissances ont eu lieu dans des centres de comté ou dans des établissements plus importants. Le taux d'accouchements par césarienne est passé de 6 à 26%. Les dépenses totales pour accouchement en établissement médical ont augmenté de 152%, avec une augmentation marquée depuis 2002, suite à l'introduction du nouveau système d'assurance-maladie facultatif (New Cooperative Medical Scheme). En 2007, les paiements directs pour un accouchement dans un établissement médical comptaient pour 13% des revenus annuels moyens des ménages à faible revenu. Cette proportion a diminué de 18% en 2002 et les différences entre les tranches de revenu se sont estompées. Les modèles par régression montrent que l'accouchement par césarienne et l'accouchement dans un établissement de plus haut niveau s'accompagnaient de dépenses plus élevées en 2007. Le nouveau système d'assurance-maladie facultatif était, quant à lui, associé à des paiements directs moindres pour l'accouchement par césarienne, mais non pour l'accouchement par voie basse. CONCLUSION: Les dépenses afférentes à l'accouchement en établissement de soins de santé ont beaucoup augmenté dans la Chine rurale entre 1998 et 2007 du fait du recours plus fréquent à des établissements de plus haut niveau, du nombre accru d'accouchements par césarienne et de l'introduction du nouveau système médical d'assurance-maladie. La charge financière sur les familles rurales pauvres est restée élevé.
OBJECTIVE: To investigate changes in the expenditure of giving birth in health-care facilities in rural China during 1998-2007, to examine the financial burden on households, particularly poor ones, and to identify factors associated with out-of-pocket expenditure. METHODS: Cross-sectional data on births between 1998 and 2007 were obtained from national household surveys conducted in 2003 and 2008. Descriptive statistics and log-linear models were used to identify factors associated with out-of-pocket expenditure on delivery. FINDINGS: During 1998-2007, the proportion of facility-based deliveries increased from 55% to 90%. In 2007, 60% of births occurred at county-level or higher-level facilities. The Caesarean delivery rate increased from 6% to 26%. Total expenditure on a facility-based delivery increased by 152%, with a marked rise from 2002 onwards with the introduction of the New Cooperative Medical Scheme. In 2007, out-of-pocket expenditure on a facility-based delivery equalled 13% of the mean annual household income for low-income households. This proportion had decreased from 18% in 2002 and differences between income groups had narrowed. Regression models showed that Caesarean delivery and delivery at a higher-level facility were associated with higher expenditure in 2007. The New Cooperative Medical Scheme was associated with lower out-of-pocket expenditure on Caesarean delivery but not on vaginal delivery. CONCLUSION: Expenditure on facility-based delivery greatly increased in rural China over 1998-2007 because of greater use of higher-level facilities, more Caesarean deliveries and the introduction of the New Cooperative Medical Scheme. The financial burden on the rural poor remained high.
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Le financement basé sur les résultats est à l'origine d'un débat passionné. Certains pensent qu'il ne s'agit peut être que d'un engouement des donateurs, avec un potentiel d'amélioration de l'offre de services limité. La majorité de ses détracteurs le considère seulement comme un mécanisme de paiement des prestataires. Notre expérience est que le financement basé sur les résultats peut catalyser des réformes complètes et aider à résoudre les problèmes structurels relatifs aux services de santé publique, comme la faible capacité de réponse, l'inefficacité et l'injustice. L'émergence d'un mouvement de financement basé sur les résultats en Afrique laisse à penser qu'il peut contribuer à transformer en profondeur les secteurs publics des pays à revenu faible.
Performance-based financing is generating a heated debate. Some suggest that it may be a donor fad with limited potential to improve service delivery. Most of its critics view it solely as a provider payment mechanism. Our experience is that performance-based financing can catalyse comprehensive reforms and help address structural problems of public health services, such as low responsiveness, inefficiency and inequity. The emergence of a performance-based financing movement in Africa suggests that it may contribute to profoundly transforming the public sectors of low-income countries.
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OBJECTIF: Étudier l'efficacité de la réponse du système de santé au problème du diabète sur différents paramètres et explorer les inégalités dans la prise en charge du diabète, attribuables à des facteurs socio-économiques. MÉTHODES: Nous avons utilisé des enquêtes de santé par examen représentatives au plan national pour la Colombie, l'Angleterre, la République islamique d'Iran, le Mexique, l'Écosse, la Thaïlande et les États-Unis d'Amérique. Les données exploitées portent sur le diagnostic, le traitement et le contrôle de l'hyperglycémie, de l'hypertension artérielle et de l'hypercholestérolémie chez les diabétiques. Nous avons utilisé la régression logistique pour explorer les déterminants socioéconomiques du diagnostic et de la bonne gestion thérapeutique. RÉSULTATS: Une proportion substantielle des diabétiques n'a pas fait l'objet d'un diagnostic et ne reçoit par conséquent aucun traitement et ce, à la fois dans les pays développés et dans les pays en voie de développement. Les chiffres vont de 24% des femmes en Écosse et aux États-Unis d'Amérique à  62% des hommes en Thaïlande. La proportion de diabétiques atteignant les cibles de traitement pour la glycémie, la tension artérielle et le cholestérol sérique était très faible: de  1% des patients masculins au Mexique jusqu'à environ 12% aux États-Unis. Il n'a pas été constaté que le revenu et l'éducation aient un lien significatif avec les taux de diagnostic et de traitement sauf en Thaïlande. Toutefois, pour les trois pays pour lesquels nous disposions de données, la couverture sociale était un puissant indicateur de diagnostic et de traitement efficace, particulièrement aux États-Unis. CONCLUSION: Il existe de nombreuses occasions manquées de réduction du fardeau du diabète au moyen d'un contrôle renforcé des taux de glycémie et d'un diagnostic et d'un traitement meilleurs de l'hypertension artérielle et de l'hypercholestérolémie. Alors qu'aucune inégalité socioéconomique importante n'a été relevée dans le traitement des diabétiques, le coût de l'accès aux soins s'est révélé être un puissant indicateur de diagnostic et de traitement.
OBJECTIVE: To examine the effectiveness of the health system response to the challenge of diabetes across different settings and explore the inequalities in diabetes care that are attributable to socioeconomic factors. METHODS: We used nationally representative health examination surveys from Colombia, England, the Islamic Republic of Iran, Mexico, Scotland, Thailand and the United States of America to obtain data on diagnosis, treatment and control of hyperglycaemia, arterial hypertension and hypercholesterolaemia among individuals with diabetes. Using logistic regression, we explored the socioeconomic determinants of diagnosis and effective case management. FINDINGS: A substantial proportion of individuals with diabetes remain undiagnosed and untreated, both in developed and developing countries. The figures range from 24% of the women in Scotland and the USA to 62% of the men in Thailand. The proportion of individuals with diabetes reaching treatment targets for blood glucose, arterial blood pressure and serum cholesterol was very low, ranging from 1% of male patients in Mexico to about 12% in the United States. Income and education were not found to be significantly related to the rates of diagnosis and treatment anywhere except in Thailand, but in the three countries with available data insurance status was a strong predictor of diagnosis and effective management, especially in the United States. CONCLUSION: There are many missed opportunities to reduce the burden of diabetes through improved control of blood glucose levels and improved diagnosis and treatment of arterial hypertension and hypercholesterolaemia. While no large socioeconomic inequalities were noted in the management of individuals with diabetes, financial access to care was a strong predictor of diagnosis and management.
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OBJECTIF: Estimer le manque de professionnels de la santé mentale dans les pays à revenu faible ou intermédiaire (PRFI). MÉTHODES: Nous avons utilisé les données fournies par l'instrument d'évaluation des systèmes de santé mentale de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS-AIMS) et relatives à 58 PRFI, les informations spécifique aux pays sur la charge des différents troubles mentaux, ainsi qu'une hypothétique offre groupée de prestations de services essentiels et ce, afin d'estimer le nombre de psychiatres, d'infirmiers et de spécialistes psychosociaux qui serait nécessaire pour fournir des soins de santé mentale à l'ensemble de la population des pays étudiés. Nous avons mis l'accent sur les huit problèmes suivants, que l'OMS tient pour prioritaires: dépression, schizophrénie, psychoses autres que la schizophrénie, suicide, épilepsie, démence, troubles liés à l'alcoolisme et aux substances illicites et troubles mentaux infantiles. RÉSULTATS: Tous les pays à revenu faible et 59% des pays à revenu moyen de notre échantillon disposaient d'un nombre de professionnels largement inférieur par rapport à leurs besoins en prestations de santé mentale essentielles. Les 58 PRFI de l'échantillon devraient créer 239 000 emplois supplémentaires à temps complet dans le secteur de la santé mentale afin de parer au manque actuel. CONCLUSION: Des politiques inhérentes à chaque pays sont nécessaires pour surmonter le vaste manque de personnel et de services de santé mentale dans les PRFI.
OBJECTIVE: To estimate the shortage of mental health professionals in low- and middle-income countries (LMICs). METHODS: We used data from the World Health Organization's Assessment Instrument for Mental Health Systems (WHO-AIMS) from 58 LMICs, country-specific information on the burden of various mental disorders and a hypothetical core service delivery package to estimate how many psychiatrists, nurses and psychosocial care providers would be needed to provide mental health care to the total population of the countries studied. We focused on the following eight problems, to which WHO has attached priority: depression, schizophrenia, psychoses other than schizophrenia, suicide, epilepsy, dementia, disorders related to the use of alcohol and illicit drugs, and paediatric mental disorders. FINDINGS: All low-income countries and 59% of the middle-income countries in our sample were found to have far fewer professionals than they need to deliver a core set of mental health interventions. The 58 LMICs sampled would need to increase their total mental health workforce by 239 000 full-time equivalent professionals to address the current shortage. CONCLUSION: Country-specific policies are needed to overcome the large shortage of mental health-care staff and services throughout LMICs.
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OBJECTIF: Déterminer si dans les pays présentant une forte autonomisation des femmes, le rapport de prévalence du tabagisme féminin/masculin est aussi plus élevé. MÉTHODES: Des analyses de régression multiples et bivariées ont été effectuées afin d'étudier la corrélation entre l'indice de participation des femmes (IPF) du Programme des Nations Unies pour le développement et le rapport de prévalence du tabagisme femmes/hommes (calculé à partir du rapport de l'OMS sur la lutte antitabac dans le monde de 2008). Comme la progression d'un pays au travers des différentes étapes de la propagation du tabagisme et son rapport sexospécifique pour le tabagisme sont considérés comme étant influencés par son niveau de développement, nous avons également étudié cette corrélation, avec le développement économique défini en termes de revenu national brut (RNB) par habitant et d'inégalité de revenu (coefficient de Gini). RÉSULTATS: Le rapport femmes/hommes pour le tabagisme était corrélé de façon significative et positive à l'IPF (r = 0,680; P < 0,001). De plus, l'IPF était l'indice le plus fort du rapport femmes/hommes pour le tabagisme (β, ajusté: 0,47; P < 0,0001) après contrôle du RNB par habitant et du coefficient de Gini. CONCLUSION: Il reste à observer si des progrès économiques peuvent se produire sans aucune augmentation correspondante des taux de tabagisme chez les femmes. Il est nécessaire de mettre en place des mesures de lutte antitabac fortes dans les pays où l'autonomisation des femmes est de plus en plus élevée.
OBJECTIVE: To determine whether in countries with high gender empowerment the female-to-male smoking prevalence ratio is also higher. METHODS: Bivariate and multiple regression analyses were performed to explore the relation between the United Nations Development Programme's gender empowerment measure (GEM) and the female-to-male smoking prevalence ratio (calculated from the 2008 WHO global tobacco control report ). Because a country's progression through the various stages of the tobacco epidemic and its gender smoking ratio (GSR) are thought to be influenced by its level of development, we explored this correlation as well, with economic development defined in terms of gross national income (GNI) per capita and income inequality (Gini coefficient). FINDINGS: The GSR was significantly and positively correlated with the GEM (r = 0.680; P < 0.001). In addition, the GEM was the strongest predictor of the GSR (β, adjusted: 0.47; P < 0.0001) after controlling for GNI per capita and for Gini coefficient. CONCLUSION: Whether progress towards gender empowerment can take place without a corresponding increase in smoking among women remains to be seen. Strong tobacco control measures are needed in countries where women are being increasingly empowered.
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OBJECTIF: Étudier les facteurs de risque en matière de violences sexuelles subies pendant l'enfance sur un échantillon de femmes âgées de 13 à 24 ans nationalement représentatif pour le Swaziland. MÉTHODES: Lors d'une enquête auprès des ménages, il a été demandé aux personnes interrogées de signaler toute violence sexuelle vécue avant l'âge de 18 ans. L'association entre les violences sexuelles subies pendant l'enfance et plusieurs facteurs de risque sociaux et démographiques potentiels a été étudiée par le biais de la régression logistique bivariée et multivariée. RÉSULTATS: Les participantes étaient au nombre de 1 244. Par rapport aux personnes interrogées qui avaient été élevées par leur mère biologique lors de leur enfance, celles qui n'étaient pas restées près d'elle avaient plus de risques de subir des violences sexuelles (rapport des cotes brut, RCB: 1,89; IC de 95%: 1,14-3,14), tout comme celles qui n'avaient eu aucune relation avec leur mère (RCB: 1,93; IC de 95%: 1,34-2,80). De plus, des probabilités plus importantes de violences sexuelles ont été enregistrées chez les personnes interrogées qui n'étaient pas scolarisées lorsqu'elles ont été violentées (RCB: 2,26; IC de 95%: 1,70-3,01); qui ont été victimes de violences psychologiques au cours de leur enfance (RCB: 2,04; IC de 95%: 1,50-2,79); et qui connaissaient un autre enfant qui avait subi des agressions sexuelles (RCB: 1,77; IC de 95%: 1,31-2,40) ou qui avait des rapports sexuels avec un enseignant (RCB: 2,07; IC de 95%: 1,59-2,69). Les violences sexuelles commises à l'encontre des enfants étaient positivement associées au nombre de personnes avec lesquelles la personne interrogée avait vécu à un moment donné (RCB: 1,03; IC de 95%: 1,01-1,06). CONCLUSION: Une surveillance ou des conseils inadéquats dans un environnement instable mettent les fillettes en danger de violences sexuelles. Une amélioration des chances d'éducation et de la relation mère/fille pourrait contribuer à prévenir de telles violences.
OBJECTIVE: To explore risk factors for sexual violence in childhood in a nationally representative sample of females aged 13 to 24 years in Swaziland. METHODS: During a household survey respondents were asked to report any experiences of sexual violence before the age of 18 years. The association between childhood sexual violence and several potential demographic and social risk factors was explored through bivariate and multivariate logistic regression. FINDINGS: Participants totalled 1244. Compared with respondents who had been close to their biological mothers as children, those who had not been close to her had higher odds of having experienced sexual violence (crude odds ratio, COR: 1.89; 95% CI: 1.14-3.14), as did those who had had no relationship with her at all (COR: 1.93; 95% CI: 1.34-2.80). In addition, greater odds of childhood sexual violence were noted among respondents who were not attending school at the time of the survey (COR: 2.26; 95% CI: 1.70-3.01); who were emotionally abused as children (COR: 2.04; 95% CI: 1.50-2.79); and who knew of another child who had been sexually assaulted (COR: 1.77; 95% CI: 1.31-2.40) or was having sex with a teacher (COR: 2.07; 95% CI: 1.59-2.69). Childhood sexual violence was positively associated with the number of people the respondent had lived with at any one time (COR: 1.03; 95% CI: 1.01-1.06). CONCLUSION: Inadequate supervision or guidance and an unstable environment put girls at risk of sexual violence. Greater educational opportunities and an improved mother-daughter relationship could help prevent it.
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OBJECTIF: Comparer le rapport coût -efficacité de la thérapie antipaludéenne conventionnelle avec le rapport respectif de trois régimes de traitement associé à base d'artémisinine chez des enfants de Papouasie-Nouvelle-Guinée âgés de 6 à 60 mois. MÉTHODES: Une analyse différentielle de coût-efficacité a été réalisée à l'aide des données de 656 enfants souffrant de Plasmodium falciparum et/ou de paludisme à P. vivax ayant participé à un vaste essai d'intervention sur le littoral nord-occidental de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les enfants, qui ont été présentés dans deux cliniques, ont fait l'objet d'une randomisation vers l'un des régimes thérapeutiques suivants : (i) traitement conventionnel avec chloroquine et sulfadoxine-pyriméthamine; (ii) artésunate plus sulfadoxine-pyriméthamine; (iii) dihydroartémisinine-pipéraquine (DHA+PQ); et (iv) artéméther-luméfantrine (A+L). Les résultats des traitements ont été établis conformément aux définitions standard de l'Organisation mondiale de la Santé. Le coût du transport entre le domicile et la clinique, ainsi que les frais directs liés aux soins de santé dispensés, ont été calculés comme base déterminante du coût différentiel de chaque régime par traitement réussi au jour 42, et son coût par année de vie sauvée. RÉSULTATS: A+L s'est révélé comme le régime le plus efficace du point de vue clinique dans le traitement du paludisme à P. falciparum et représentait un excellent rapport coût-efficacité à 6,97 dollars par traitement réussi (environ 58 dollars par année de vie sauvée). DHA+PQ représentait l'association de traitement la plus efficace dans la lutte contre le paludisme à P. vivax, et était d'un meilleur rapport coût-efficacité que le traitement conventionnel contre le paludisme. CONCLUSION: A+L et DHA+PQ sont des régimes très rentables pour traiter, respectivement, le paludisme pédiatrique à P. falciparum et à P. vivax, dans les régions de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Des recherches futures seront nécessaires afin de déterminer si ces résultats se confirment dans d'autres territoires d'Asie et d'Océanie présentant une épidémiologie de paludisme similaire.
OBJECTIVE: To compare the cost-effectiveness of conventional antimalarial therapy with that of three artemisinin combination treatment regimens in children from Papua New Guinea aged 6 to 60 months. METHODS: An incremental cost-effectiveness analysis was performed using data from 656 children with Plasmodium falciparum and/or P. vivax malaria who participated in a large intervention trial in two clinics in northern Papua New Guinea. The children were randomized to one of the following groups: (i) conventional treatment with chloroquine plus sulfadoxine plus pyrimethamine (CQ+S+P); (ii) artesunate plus S plus P; (iii) dihydroartemisinin plus piperaquine (DHA+PQ); and (iv) artemether plus lumefantrine (A+L). For treatment outcomes, World Health Organization definitions were used. The cost of transport between home and the clinic plus direct health-care costs served as a basis for determining each regimen's incremental cost per incremental treatment success relative to CQ+S+P by day 42 and its cost per life year saved. FINDINGS: A+L proved to be the most effective regimen against P. falciparum malaria and was highly cost-effective at 6.97 United States dollars (US$) per treatment success (about US$ 58 per life year saved). DHA+PQ was the most effective regimen against P. vivax malaria and was more cost-effective than CQ+S+P. CONCLUSION: A+L and DHA+PQ are highly cost-effective regimens for the treatment of paediatric P. falciparum and P. vivax malaria, respectively, in parts of Papua New Guinea. Future research will be required to determine if these findings hold true for other territories in Asia and Oceania with similar malaria epidemiology.
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L'injection d'antigènes de vaccin dans le derme et/ou l'épiderme de la peau chez l'homme (appelée injection intradermique) peut s'avérer plus efficace qu'une injection dans le muscle ou dans le tissu sous-cutané, réduisant de ce fait les volumes d'antigène. C'est ce qu'on appelle l'utilisation parcimonieuse des doses, qui a été démontrée lors d'essais cliniques avec certains vaccins, mais pas tous. Cette limitation des doses pourrait être bénéfique aux programmes d'immunisation car elle pourrait diminuer les frais d'acquisition, de distribution et de stockage des vaccins, et augmenter par ailleurs leur disponibilité et leur efficacité. Les données obtenues avec l'injection intradermique de certains vaccins sont encourageantes et légitiment d'autres études et développements. Cependant, des écarts significatifs dans les connaissances et les enjeux opérationnels, comme la reformulation, l'optimisation de la présentation des vaccins et le développement de nouveaux dispositifs facilitant la distribution des vaccins intradermiques, doivent être abordés. Une modélisation des coûts et des économies potentielles provenant de l'injection intradermique doit être effectuée afin de proposer des prévisions réalistes des avantages potentiels et de plaider en faveur de l'investissement. La mise en œuvre et l'utilisation de l'injection intradermique des vaccins nécessitent des recherches et développements supplémentaires, dépendant de la collaboration entre de nombreuses parties prenantes dans le domaine de la vaccination.
Delivery of vaccine antigens to the dermis and/or epidermis of human skin (i.e. intradermal delivery) might be more efficient than injection into the muscle or subcutaneous tissue, thereby reducing the volumes of antigen. This is known as dose-sparing and has been demonstrated in clinical trials with some, but not all, vaccines. Dose-sparing could be beneficial to immunization programmes by potentially reducing the costs of purchase, distribution and storage of vaccines; increasing vaccine availability and effectiveness. The data obtained with intradermal delivery of some vaccines are encouraging and warrant further study and development; however significant gaps in knowledge and operational challenges such as reformulation, optimizing vaccine presentation and development of novel devices to aid intradermal vaccine delivery need to be addressed. Modelling of the costs and potential savings resulting from intradermal delivery should be done to provide realistic expectations of the potential benefits and to support cases for investment. Implementation and uptake of intradermal vaccine delivery requires further research and development, which depends upon collaboration between multiple stakeholders in the field of vaccination.
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Le soutien financier externe des pays développés est une ressource majeure pour le programme national de lutte contre le SIDA de tous les pays en voie de développement. L'influence des donneurs sur le contenu et la mise en œuvre de ces programmes est donc inévitable. La Chine est un immense pays en voie de développement, qui a reçu un soutien international considérable dans son programme de lutte contre le VIH/SIDA. Au début de la réponse, chaque projet de lutte contre le VIH/SIDA de grande envergure a géré ses activités de façon indépendante, conformément au cadre de son projet. Lorsque les projets financés à l'échelle internationale étaient peu nombreux et que le volume du soutien national était minime, une mise en œuvre indépendante ne posait aucun problème. Mais lorsque de nombreux projets de lutte contre le VIH/SIDA étaient exécutés simultanément aux mêmes endroits, des problèmes apparaissaient, comme l'incohérence et le chevauchement de la collecte des données. Ainsi, la Chine a coordonné et intégré tous les grands projets de lutte contre le VIH/SIDA nationaux et internationaux en un seul programme national. Le processus d'intégration a commencé doucement et visait au début à collecter les données globales. L'intégration est désormais terminée et couvre les processus de planification, de budgétisation, de mise en œuvre, de suivi et d'évaluation du projet. Le processus a été facilité par l'existence d'un système de coordination unique, par la coopération des agences internationales et par l'engagement financier du gouvernement. Certains problèmes ont été rencontrés lors de ce processus, comme la réticence initiale des professionnels de la santé à consacrer du temps supplémentaire à la coordination des projets. Cet article décrit ce processus d'intégration des projets de lutte contre le VIH/SIDA nationaux et internationaux et peut représenter un exemple utile de la gestion des ressources limitées pour les autres pays en voie de développement.
External financial support from developed countries is a major resource for any developing country's national AIDS programme. The influence of donors on the content and implementation of these programmes is thus inevitable. China is a large developing country that has received considerable international support for its HIV/AIDS programme. In the early stage of the response, each large HIV/AIDS project independently implemented their activities according to their project framework. When internationally funded projects were few and the quantity of domestic support was minimal, their independent implementation did not pose a problem. When many HIV/AIDS projects were simultaneously implemented in the same locations, problems emerged such as inconsistency and overlap in data collection. China has thus coordinated and integrated all large international and domestic HIV/AIDS projects into one national programme. The process of integration began slowly and initially consisted of unified data collection. Integration is now complete and encompasses the processes of project planning, budgeting, implementation, monitoring and evaluation. The process was facilitated by having a single coordinating body, cooperation from international agencies and financial commitment from the government. Some problems were encountered during this process, such as initial reluctance from health-care staff to allocate additional time to coordinate projects. This paper describes that process of integrating domestic and foreign HIV/AIDS projects and may serve as a useful example for other developing countries for management of scarce resources.
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OBJECTIF: Tester l'hypothèse selon laquelle les récessions économiques entraînent une diminution de l'assistance au développement sanitaire (ADS) mondiale. MÉTHODES: Les données provenant du système de notification des pays créanciers (SNPC) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de 15 pays de l'OCDE ont été utilisées pour modéliser la variation en pourcentage (différence relative) dans les engagements et les déboursements en matière d'ADS en tant que fonction des trois mesures de la récession économique: l'année de la récession (en tant que variable indicatrice avec 0 pour une absence de récession et 1 pour une récession), la variation en pourcentage dans le PIB par habitant et la variation en points de pourcentage dans le taux de chômage pour les cycles de récession de 1975 à 2007. Nous avons recherché une association lors de l'année de la récession simultanée plus une, et deux années plus tard. RÉSULTATS: Aucune association statistiquement significative n'a été constatée sur le court ou le long terme entre les mesures de la récession économique et le montant de l'ADS officiel engagé ou déboursé. CONCLUSION: Toute baisse importante dans l'ADS globale suivant la récession économique actuelle n'aurait que peu d'antécédent historique et toute demande d'inévitabilité ne pourrait être justifiée.
OBJECTIVE: To test the hypothesis that economic recessions lead to reduced global development assistance for health (DAH). METHODS: Data obtained from the Creditor Reporting System of the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) for 15 OECD countries were used to model the percentage change (relative difference) in commitments and disbursements for DAH as a function of three measures of economic recession: recessionary year (as a dummy variable with 0 for no recession and 1 for recession), percentage change in per capita gross domestic product and percentage point change in unemployment rate for recessionary cycles from 1975 through 2007. We looked for an association both during the concurrent recessionary year and one and two years later. FINDINGS: No statistically significant association was found in the short or long run between measures of economic recession and the amount of official DAH committed or disbursed. CONCLUSION: Any important decrease in overall DAH following the current economic recession would have little historical precedent and claims of inevitability would be unjustifiable.
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OBJECTIF: Étudier l'utilisation de la contraception dans 13 pays d'Afrique subsaharienne, évaluer les changements dans la satisfaction des besoins en matière de contraception par rapport aux inégalités liées à la richesse, et décrire la relation existant entre l'utilisation des méthodes contraceptives à long terme et à court terme, ainsi que les intentions d'une femme en matière de fécondité par rapport à la prospérité de son foyer. MÉTHODES: L'analyse a été réalisée à partir des données de l'enquête démographique et sanitaire menée dans 13 pays d'Afrique subsaharienne. Les inégalités liées à la richesse et ayant un effet sur le recours à la contraception ont été calculées à partir des indices de richesse des ménages et des indices de concentration. Des modèles de régression logistique ont été adaptés pour refléter la probabilité d'utilisation d'une méthode contraceptive à long terme, avec les ajustements suivants: le quintile d'indice de richesse, l'intention de fécondité (espacer les naissances ou arrêter toute procréation), le domicile (urbain/rural), l'éducation, le nombre d'enfants en vie, la situation familiale et l'année de l'enquête. RÉSULTATS: Le recours à la contraception a considérablement augmenté entre les enquêtes menées en Éthiopie, à Madagascar, au Mozambique, en Namibie et en Zambie, mais il a légèrement diminué au Kenya, au Sénégal et en Ouganda. Les inégalités liées à la richesse dans la satisfaction des besoins en matière de contraception ont décru dans la plupart des pays, notamment au Mozambique, mais elles ont augmenté au Kenya, en Ouganda et en Zambie en matière d'espacement des naissances, et au Malawi, en Ouganda, en République-Unie de Tanzanie, au Sénégal, et en Zambie en matière de limitation du nombre de grossesses. Après l'ajustement de l'intention de fécondité, les femmes appartenant au quintile le plus riche avaient une plus grande probabilité de pratiquer une contraception à long terme que celles appartenant au quintile le plus pauvre. CONCLUSION: Les programmes de planification familiale en Afrique subsaharienne présentent différents degrés de succès pour atteindre tous les segments de la société, toutefois des inégalités persistent et ce, dans tous les pays.
OBJECTIVE: To examine the use of contraception in 13 countries in sub-Saharan Africa; to assess changes in met need for contraception associated with wealth-related inequity; and to describe the relationship between the use of long-term versus short-term contraceptive methods and a woman's fertility intentions and household wealth. METHODS: The analysis was conducted with Demographic and Health Survey data from 13 sub-Saharan African countries. Wealth-related inequities in the use of contraception were calculated using household wealth and concentration indices. Logistic regression models were fitted for the likelihood of using a long-term contraceptive method, with adjustments for: wealth index quintile, fertility intentions (to space births versus to stop childbearing), residence (urban/rural), education, number of living children, marital status and survey year. FINDINGS: The use of contraception has increased substantially between surveys in Ethiopia, Madagascar, Mozambique, Namibia and Zambia but has declined slightly in Kenya, Senegal and Uganda. Wealth-related inequalities in the met need for contraception have decreased in most countries and especially so in Mozambique, but they have increased in Kenya, Uganda and Zambia with regard to spacing births, and in Malawi, Senegal, Uganda, the United Republic of Tanzania and Zambia with regard to limiting childbearing. After adjustment for fertility intention, women in the richest wealth quintile were more likely than those in the poorest quintile to practice long-term contraception. CONCLUSION: Family planning programmes in sub-Saharan Africa show varying success in reaching all social segments, but inequities persist in all countries.
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OBJECTIF: Effectuer une validation croisée du coût global du renforcement des interventions chirurgicales pédiatriques afin d'atteindre le quatrième objectif du Millénaire pour le développement (OMD4), selon les estimations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 2007, en utilisant les dernières données fournies par les pays ainsi que de nouvelles hypothèses. MÉTHODES: Après l'identification des principales catégories de coût pour chaque pays, des questionnaires de validation ont été transmis à 32 pays présentant une forte mortalité infantile. Les estimations publiquement disponibles pour l'incidence des maladies, la couverture des interventions, les tarifs et les ressources relatives aux activités au niveau individuel et au niveau des programmes ont été validées par comparaison avec les données locales. Neuf mises à jour du modèle OMS 2007 ont été réalisées grâce aux hypothèses révisées. Enfin, les estimations ont été extrapolées à 75 pays et intégrées aux estimations de coût des programmes de vaccination et de lutte contre le paludisme et des programmes de prévention de la transmission mère-enfant du virus de l'immunodéficience humaine. RÉSULTATS: Vingt-six pays ont répondu. Les réajustements étaient les plus importants pour les données relatives aux systèmes et aux programmes, et les moins importants pour les données des patients. La validation au niveau des pays s'est traduite par une augmentation de 53% des estimations de coût d'origine (c.-à-d. 9 milliards de dollars américains de 2004 [USD]) pour 26 pays, du fait de la révision des hypothèses liées aux systèmes et aux programmes, plus particulièrement celles concernant les coûts afférents au personnel de santé communautaire. Les chiffres démographiques actualisés n'avaient que peu d'effet ajouté et les chiffres épidémiologiques actualisés augmentaient les coûts de 4 milliards de dollars américains (+15%). Les tarifs des nouvelles unités des 26 pays qui avaient fourni les données augmentaient les estimations de 4,3 milliards de dollars américains (+16%). L'extrapolation à 75 pays augmentait l'estimation des tarifs d'origine de 33 milliards de dollars américains (+80%) sur la période 2010-2015. CONCLUSION: La validation au niveau des pays a eu un impact significatif sur les estimations de coût. Les hypothèses d'ajustement des tarifs et les hypothèses liées aux programmes y ont largement contribué. Ce sont 74 milliards de dollars américains de 2005 (représentant une augmentation de 12% dans les dépenses de santé totales) qui seraient nécessaires entre 2010 et 2015. Au vu des contraintes de ressources, les pays devront établir les priorités des activités sanitaires dans leur enveloppe de ressources nationale.
OBJECTIVE: To cross-validate the global cost of scaling up child survival interventions to achieve the fourth Millennium Development Goal (MDG4) as estimated by the World Health Organization (WHO) in 2007 by using the latest country-provided data and new assumptions. METHODS: After the main cost categories for each country were identified, validation questionnaires were sent to 32 countries with high child mortality. Publicly available estimates for disease incidence, intervention coverage, prices and resources for individual-level and programme-level activities were validated against local data. Nine updates to the 2007 WHO model were generated using revised assumptions. Finally, estimates were extrapolated to 75 countries and combined with cost estimates for immunization and malaria programmes and for programmes for the prevention of mother-to-child transmission of the human immunodeficiency virus (HIV). FINDINGS: Twenty-six countries responded. Adjustments were largest for system- and programme-level data and smallest for patient data. Country-level validation caused a 53% increase in original cost estimates (i.e. 9 billion 2004 United States dollars [US$]) for 26 countries owing to revised system and programme assumptions, especially surrounding community health worker costs. The additional effect of updated population figures was small; updated epidemiologic figures increased costs by US$ 4 billion (+15%). New unit prices in the 26 countries that provided data increased estimates by US$ 4.3 billion (+16%). Extrapolation to 75 countries increased the original price estimate by US$ 33 billion (+80%) for 2010-2015. CONCLUSION: Country-level validation had a significant effect on the cost estimate. Price adaptations and programme-related assumptions contributed substantially. An additional 74 billion US$ 2005 (representing a 12% increase in total health expenditure) would be needed between 2010 and 2015. Given resource constraints, countries will need to prioritize health activities within their national resource envelope.
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OBJECTIF: Quantifier les décès liés à l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ou le syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) incorrectement attribués à d'autres causes dans les données sud-africaines d'enregistrement des décès et prendre en compte cette distorsion. MÉTHODES: Les décès répertoriés dans la base de données sur la mortalité de l'Organisation mondiale de la Santé étaient répartis sur 48 causes s'excluant mutuellement. Pour chaque cause, les taux de mortalité globaux spécifiques à l'âge et au sexe étaient comparés au taux moyen chez les personnes âgées de 65 à 69 ans, de 70 à 74 ans et de 75 à 79 ans afin d'obtenir des taux de mortalité globaux «relatifs». Ces taux relatifs ont de plus été calculés pour l'Afrique du Sud uniquement. Les écarts entre les taux de décès globaux et les taux de décès relatifs sud-africains ont été utilisés pour identifier les causes auxquelles les décès liés au VIH/SIDA étaient attribués de manière incorrecte en Afrique du Sud, mais aussi pour quantifier les décès liés au VIH/SIDA, qui étaient attribués de manière incorrecte à chacune. Ces décès ont ensuite été réattribués au VIH/SIDA. RÉSULTATS: En Afrique du Sud, les décès imputables au VIH/SIDA sont souvent classés de manière incorrecte, comme étant causés par 14 autres pathologies. Alors que sur la période 1996-2006, les décès liés au VIH/SIDA représentaient 2 à 2,5% de tous les décès enregistrés en Afrique du Sud, notre analyse montre que la part de la mortalité spécifique aux causes a augmenté de 19% (marge d'incertitude: 7-28%) à 48% (marge d'incertitude: 38-50%) sur cette période. Plus de 90% des décès imputables au VIH/SIDA ont été attribués de manière erronée à d'autres causes sur la période 1996-2006. CONCLUSION: Remédier au classement incorrect de la cause de décès, une procédure simple pouvant être mise en place dans n'importe quel pays, peut améliorer les données d'enregistrement des décès, mais aussi fournir des estimations empiriques sur les décès liés au VIH/SIDA, qui peuvent être utiles dans l'évaluation des estimations à partir des modèles démographiques.
OBJECTIVE: To quantify the deaths from human immunodeficiency virus (HIV) infection or acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) that are misattributed to other causes in South Africa's death registration data and to adjust for this bias. METHODS: Deaths in the World Health Organization's mortality database were distributed among 48 mutually exclusive causes. For each cause, age- and sex-specific global death rates were compared with the average rate among people aged 65-69, 70-74 and 75-79 years to generate "relative" global death rates. Relative rates were also computed for South Africa alone. Differences between global and South African relative death rates were used to identify the causes to which deaths from HIV/AIDS were misattributed in South Africa and quantify the HIV/AIDS deaths misattributed to each. These deaths were then reattributed to HIV/AIDS. FINDINGS: In South Africa, deaths from HIV/AIDS are often misclassified as being caused by 14 other conditions. Whereas in 1996-2006 deaths attributed to HIV/AIDS accounted for 2.0-2.5% of all registered deaths in South Africa, our analysis shows that the true cause-specific mortality fraction rose from 19% (uncertainty range: 7-28%) to 48% (uncertainty range: 38-50%) over that period. More than 90% of HIV/AIDS deaths were found to have been misattributed to other causes during 1996-2006. CONCLUSION: Adjusting for cause of death misclassification, a simple procedure that can be carried out in any country, can improve death registration data and provide empirical estimates of HIV/AIDS deaths that may be useful in assessing estimates from demographic models.
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OBJECTIF: Évaluer la prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire (CV) aux Seychelles, un pays africain à revenu moyen, et comparer le rapport coût/efficacité de la prise en charge du facteur de risque principal (traiter les individus présentant une tension artérielle > 140/90 mmHg et/ou une cholestérolémie sérique totale > 6,2 mmol/l) avec celui de la prise en charge fondée sur le risque cardiovasculaire total (traiter les individus présentant un risque cardiovasculaire total > 10% ou > 20%). MÉTHODES: La prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire et un tableau de prédiction des risques cardiovasculaires pour l'Afrique ont été utilisés pour estimer le risque de survenue d'un événement CV mortel ou non mortel sur une période de 10 ans chez des individus âgés de 40 à 64 ans. Ces chiffres ont servi à comparer la prise en charge du facteur de risque principal et celle du facteur de risque total en termes du nombre de personnes nécessitant un traitement afin de prévenir un événement CV et du nombre d'événements potentiellement évités sur une période de 10 ans. Le traitement chez des patients présentant un risque CV total élevé (> 20%) était supposé consister en une combinaison des doses prédéterminées de plusieurs médicaments (polypill). Les analyses de coût se sont limitées aux médicaments. RÉSULTATS: Un risque CV total > 10% et > 20% a été constaté chez 10,8% et 5,1% des individus, respectivement. Avec une prise en charge du facteur de risque principal, il faudrait traiter 60% des adultes, et 157 événements cardiovasculaires sur une population de 100 000 personnes seraient évités chaque année, par rapport à 5% des adultes et 92 événements pour la prise en charge du facteur de risque CV total. Une prise en charge fondée sur un risque CV total élevé optimise l'équilibre entre le nombre de personnes nécessitant un traitement et le nombre d'événements cardiovasculaires évités. CONCLUSION: La prise en charge du facteur de risque CV total a un bien meilleur rapport coût/efficacité que la prise en charge du facteur de risque principal. Ces résultats sont pertinents pour tous les pays, mais plus particulièrement pour ceux présentant des caractéristiques économiques et démographiques similaires à celles des Seychelles.
OBJECTIVE: To assess the prevalence of cardiovascular (CV) risk factors in Seychelles, a middle-income African country, and compare the cost-effectiveness of single-risk-factor management (treating individuals with arterial blood pressure > 140/90 mmHg and/or total serum cholesterol > 6.2 mmol/l) with that of management based on total CV risk (treating individuals with a total CV risk > 10% or > 20%). METHODS: CV risk factor prevalence and a CV risk prediction chart for Africa were used to estimate the 10-year risk of suffering a fatal or non-fatal CV event among individuals aged 40-64 years. These figures were used to compare single-risk-factor management with total risk management in terms of the number of people requiring treatment to avert one CV event and the number of events potentially averted over 10 years. Treatment for patients with high total CV risk (> 20%) was assumed to consist of a fixed-dose combination of several drugs (polypill). Cost analyses were limited to medication. FINDINGS: A total CV risk of > 10% and > 20% was found among 10.8% and 5.1% of individuals, respectively. With single-risk-factor management, 60% of adults would need to be treated and 157 cardiovascular events per 100 000 population would be averted per year, as opposed to 5% of adults and 92 events with total CV risk management. Management based on high total CV risk optimizes the balance between the number requiring treatment and the number of CV events averted. CONCLUSION: Total CV risk management is much more cost-effective than single-risk-factor management. These findings are relevant for all countries, but especially for those economically and demographically similar to Seychelles.
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OBJECTIF: Examiner la fiabilité du processus d'évaluation de la notification d'un événement de santé publique dans le cadre du Règlement sanitaire international (RSI) de 2005. MÉTHODES: En 2009, 193 points focaux nationaux RSI (PFN) ont été invités à utiliser l'instrument de décision figurant à l'annexe 2 du RSI afin de déterminer s'il convenait de notifier 10 événements fictifs de santé publique à l'OMS. L'obligation de notification de chaque événement a été évaluée de manière indépendante par un groupe d'experts. Le degré de consensus entre les PFN et de concordance entre les PFN et le groupe d'experts était considéré comme étant élevé lorsque plus de 70% s'accordaient sur une réponse. RÉSULTATS: En tout, 74% des PFN ont répondu. Le degré moyen de consensus parmi les PFN sur les décisions de notification était de 78%. Il était élevé pour les six événements considérés comme étant notifiables par la majorité (moyenne: 80%; éventail: 76-91), mais comme étant faible pour les quatre restants (moyenne: 55%; éventail: 54-60). Le degré de concordance entre les PFN et le groupe d'experts était élevé pour les cinq événements jugés comme étant notifiables par le groupe (moyenne: 82%; éventail: 76-91), mais comme étant faible (moyenne: 51%; éventail: 42-60) pour ceux qui n'étaient pas considérés comme étant notifiables. Les PFN ont identifié les événements devant être notifiés avec plus de sensibilité que de spécificité (P < 0,001). CONCLUSION: Lorsqu'il était utilisé par les PFN, le processus d'évaluation de la notification figurant à l'annexe 2 du RSI était sensible à l'identification d'événements de santé publique considérés comme devant être notifiés par un groupe d'experts, mais il n'était que modérément spécifique. La fiabilité des évaluations pourrait être accrue par une généralisation des recommandations sur l'utilisation de l'instrument de décision et par l'ajout de critères plus spécifiques en matière d'évaluation des événements et des définitions terminologiques plus claires.
OBJECTIVE: To investigate the reliability of the public health event notification assessment process under the International Health Regulations (2005) (IHR). METHODS: In 2009, 193 National IHR Focal Points (NFPs) were invited to use the decision instrument in Annex 2 of the IHR to determine whether 10 fictitious public health events should be notified to WHO. Each event's notifiability was assessed independently by an expert panel. The degree of consensus among NFPs and of concordance between NFPs and the expert panel was considered high when more than 70% agreed on a response. FINDINGS: Overall, 74% of NFPs responded. The median degree of consensus among NFPs on notification decisions was 78%. It was high for the six events considered notifiable by the majority (median: 80%; range: 76-91) but low for the remaining four (median: 55%; range: 54-60). The degree of concordance between NFPs and the expert panel was high for the five events deemed notifiable by the panel (median: 82%; range: 76-91) but low (median: 51%; range: 42-60) for those not considered notifiable. The NFPs identified notifiable events with greater sensitivity than specificity (P < 0.001). CONCLUSION: When used by NFPs, the notification assessment process in Annex 2 of the IHR was sensitive in identifying public health events that were considered notifiable by an expert panel, but only moderately specific. The reliability of the assessments could be increased by expanding guidance on the use of the decision instrument and by including more specific criteria for assessing events and clearer definitions of terms.
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OBJECTIF: Présenter les données d'une enquête sur la mortalité infantile menée en 2008 en Jordanie, au Liban, en République arabe syrienne, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et analyser les tendances de la mortalité infantile chez les réfugiés palestiniens entre 1995 et 2005. MÉTHODES: Selon la technique de la naissance précédente, il était demandé aux mères déclarant une nouvelle naissance si l'enfant précédent était vivant ou mort, le jour où cet enfant était né et la date de naissance du nouveau-né dont la naissance était enregistrée. À partir de ces informations, on a estimé les taux de mortalité néonatale, infantile et juvénile. En ce qui concerne la mortalité juvénile, l'âge au moment du décès a été déterminé à l'aide de l'intervalle moyen entre les naissances successives et l'âge moyen des nouveau-nés lors de l'enregistrement. RÉSULTATS: Sur la période 2005-2006, la mortalité infantile chez les réfugiés palestiniens allait de 28 décès pour 100 000 naissances vivantes en République arabe syrienne à 19 décès au Liban. Par conséquent, la mortalité infantile chez les réfugiés palestiniens compte parmi les plus basses du Proche-Orient. Toutefois, la mortalité infantile a cessé de diminuer ces dernières années, bien qu'elle demeure à un niveau compatible avec la réalisation de l'objectif 4 du Millénaire pour le développement. CONCLUSION: C'est essentiellement grâce aux soins de santé primaire dispensés par l'Office des secours et des travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et par d'autres entités que la mortalité infantile chez les réfugiés palestiniens a considérablement baissé. Cependant, elle ne diminue plus. Des mesures permettant de remédier aux causes les plus probables - mariage et grossesses précoces, mauvaises conditions socioéconomiques et accès limité à des soins périnataux de qualité - sont nécessaires.
OBJECTIVE: To present data from a 2008 infant mortality survey conducted in Jordan, Lebanon, the Syrian Arab Republic, the Gaza Strip and the West Bank and analyse infant mortality trends among Palestine refugees in 1995-2005. METHODS: Following the preceding birth technique, mothers who were registering a new birth were asked if the preceding child was alive or dead, the day the child was born and the date of birth of the neonate whose birth was being registered. From this information, neonatal, infant and early child mortality rates were estimated. The age at death for early child mortality was determined by the mean interval between successive births and the mean age of neonates at registration. FINDINGS: In 2005-2006, infant mortality among Palestine refugees ranged from 28 deaths per 100 000 live births in the Syrian Arab Republic to 19 in Lebanon. Thus, infant mortality in Palestine refugees is among the lowest in the Near East. However, infant mortality has stopped decreasing in recent years, although it remains at a level compatible with the attainment of Millennium Development Goal 4. CONCLUSION: Largely owing to the primary health care provided by the United Nations Relief and Works Agency (UNRWA) for Palestine Refugees in the Near East and other entities, infant mortality among Palestine refugees had consistently decreased. However, it is no longer dropping. Measures to address the most likely reasons - early marriage and childbearing, poor socioeconomic conditions and limited access to good perinatal care - are needed.
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Dans l'édition d'avril 2010 de cette revue, Date et al. ont exprimé leur inquiétude quant à la lenteur de la généralisation, dans les pays à faible revenu, de deux thérapies de prévention des infections opportunistes chez les personnes vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine: la prophylaxie par le cotrimoxazole et la thérapie préventive à l'isoniazide. Ce court article décrit de quelles façons importantes l'analyse de la politique peut s'avérer utile pour comprendre et expliquer comment et pourquoi certaines preuves s'intègrent à la politique et à la pratique, et quels facteurs locaux influencent ce processus. Les leçons clés de l'élaboration des politiques sont tirées des preuves des recherches réalisées sur la prophylaxie au cotrimoxazole car ces leçons peuvent servir aux personnes qui souhaitent influencer le développement de la politique nationale en matière de thérapie préventive à l'isoniazide et d'autres traitements. Les chercheurs sont encouragés à diffuser leurs découvertes d'une manière claire, mais ils doivent également rester attentifs à la façon dont les facteurs structurels, institutionnels et politiques façonnent le développement et l'application des politiques. Ce faisant, ils pourront comprendre et résoudre les problèmes soulevés par Date et al., mais aussi par d'autres experts. L'intégration des approches d'analyse des politiques, qui expliquent comment les facteurs locaux modèlent la compréhension des preuves des recherches, peut fournir un outil supplémentaire aux chercheurs frustrés par le fait que les résultats de leurs recherches ne trouvent pas leur aboutissement dans la politique et la pratique.
In the April 2010 issue of this journal, Date et al. expressed concern over the slow scale-up in low-income settings of two therapies for the prevention of opportunistic infections in people living with the human immunodeficiency virus: co-trimoxazole prophylaxis and isoniazid preventive therapy. This short paper discusses the important ways in which policy analysis can be of use in understanding and explaining how and why certain evidence makes its way into policy and practice and what local factors influence this process. Key lessons about policy development are drawn from the research evidence on co-trimoxazole prophylaxis, as such lessons may prove helpful to those who seek to influence the development of national policy on isoniazid preventive therapy and other treatments. Researchers are encouraged to disseminate their findings in a manner that is clear, but they must also pay attention to how structural, institutional and political factors shape policy development and implementation. Doing so will help them to understand and address the concerns raised by Date et al. and other experts. Mainstreaming policy analysis approaches that explain how local factors shape the uptake of research evidence can provide an additional tool for researchers who feel frustrated because their research findings have not made their way into policy and practice.
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RÉSUMÉ OBJECTIF: Augmenter l'identification de cas d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) en Zambie et leur orientation vers des soins et des traitements du VIH, en complétant les conseils et le dépistage volontaires (CDV) existants et engagés par le client, le mode dominant du dépistage du VIH dans le pays. MÉTHODES: Des conseillers laïcs ont offert des conseils et un dépistage du VIH engagés par des professionnels de la santé (CDPS) à tous les patients en consultation externe des principales cliniques, qui n'étaient pas conscients de leur état sérologique VIH. Les données sur les conseils et le dépistage ont été recueillies dans des registres. Les résultats intéressants comprenaient la couverture du dépistage du VIH, l'acceptabilité dudit dépistage, la proportion des dépistages de la séropositivité (VIH+), la proportion des patients qui se sont inscrits dans des soins et des traitements du VIH et la durée entre le dépistage et l'inscription. RÉSULTATS: Après l'ajout des CDPS aux CDV, le nombre de personnes dépistées pour l'infection au VIH dans les neuf cliniques était deux fois plus important que le nombre de personnes qui suivaient uniquement les CDV. Sur 30 mois, ce sont 44 420 patients qui ont été conseillés au titre des CDPS, et 31 197 patients ont accepté d'être dépistés, dont 44% d'hommes. Sur ces personnes testées, 21% (6 572) étaient VIH+; 38% de ces patients HIV+ (2 515) se sont inscrits aux soins et traitements du VIH. La durée moyenne entre le dépistage et l'inscription étaitde6 jours.Aufildutemps, ledépistageaétédeplusenplusaccepté. CONCLUSION: L'introduction de CDPS de routine, faisant appel à des conseillers laïcs dans les cliniques de soins de Lusaka, en Zambie, a considérablement augmenté l'intérêt et l'acceptabilité du dépistage du VIH. De plus, les CDPS ont été rapidement intégrés dans les services de santé des patients en consultation externe. L'augmentation du nombre de patients qui suivent des soins et des traitements du VIH reste un défi et légitime des recherches supplémentaires.
OBJECTIVE: To increase case-finding of infection with human immunodeficiency virus (HIV) in Zambia and their referral to HIV care and treatment by supplementing existing client-initiated voluntary counselling and testing (VCT), the dominant mode of HIV testing in the country. METHODS: Lay counsellors offered provider-initiated HIV testing and counselling (PITC) to all outpatients who attended primary clinics and did not know their HIV serostatus. Data on counselling and testing were collected in registers. Outcomes of interest included HIV testing coverage, the acceptability of testing, the proportion testing HIV-positive (HIV+), the proportion enrolling in HIV care and treatment and the time between testing and enrolment. FINDINGS: After the addition of PITC to VCT, the number tested for HIV infection in the nine clinics was twice the number undergoing VCT alone. Over 30 months, 44 420 patients were counselled under PITC and 31 197 patients, 44% of them men, accepted testing. Of those tested, 21% (6572) were HIV+; 38% of these HIV+ patients (2515) enrolled in HIV care and treatment. The median time between testing and enrolment was 6 days. The acceptability of testing rose over time. CONCLUSION: The introduction of routine PITC using lay counsellors into health-care clinics in Lusaka, Zambia, dramatically increased the uptake and acceptability of HIV testing. Moreover, PITC was incorporated rapidly into primary care outpatient departments. Maximizing the number of patients who proceed to HIV care and treatment remains a challenge and warrants further research.
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OBJECTIF: Examiner les effets positifs et négatifs du tourisme médical sur l'économie, le personnel de santé et les coûts médicaux en Thaïlande. MÉTHODES: Les répercussions financières du tourisme médical ont été estimées à partir de données émanant du ministère du Commerce, avec des modifications et des extrapolations. Les données d'une enquête réalisée auprès de 4 755 patients ambulatoires étrangers et thaïlandais dans deux hôpitaux privés ont été utilisées afin d'étudier l'impact du tourisme médical sur les ressources humaines. Les tendances des tarifs relatifs de la césarienne, de l'appendicectomie, de la réparation de hernies, de la cholécystectomie et de l'arthroplastie du genou dans cinq hôpitaux privés ont été examinées. Des groupes cibles et des entrevues approfondies avec des directeurs d'hôpital et des témoins privilégiés des secteurs public et privé ont été organisés afin de mieux comprendre les motivations et les pratiques des parties prenantes liées à ces interventions et de renforcer les connaissances sur le tourisme médical. RÉSULTATS: Le tourisme médical génère l'équivalent de 0,4% du produit intérieur brut thaïlandais, mais il exacerbe la pénurie de personnel médical en détournant de plus en plus de travailleurs des secteurs privé et public au profit des hôpitaux traitant les étrangers. Cela se traduit par une augmentation substantielle des coûts dans les hôpitaux privés et il est probable qu'il en aille de même au niveau des hôpitaux publics et de l'assurance santé universelle qui prend en charge la plupart des Thaïlandais. La «fuite des cerveaux» est également susceptible de porter atteinte à la formation médicale dans le futur. CONCLUSION: Le tourisme médical en Thaïlande, en dépit de certains avantages, a des effets négatifs qui pourraient être atténués par une levée des restrictions appliquées à l'importation de médecins étrangers qualifiés et par une taxe visant les touristes qui ne visitent le pays qu'en vue de bénéficier d'un traitement médical. Le chiffre d'affaires qui serait ainsi généré pourrait ensuite servir à former des médecins et à retenir les professeurs des facultés de médecine.
OBJECTIVE: To explore the positive and negative effects of medical tourism on the economy, health staff and medical costs in Thailand. METHODS: The financial repercussions of medical tourism were estimated from commerce ministry data, with modifications and extrapolations. Survey data on 4755 foreign and Thai outpatients in two private hospitals were used to explore how medical tourism affects human resources. Trends in the relative prices of caesarean section, appendectomy, hernia repair, cholecystectomy and knee replacement in five private hospitals were examined. Focus groups and in-depth interviews with hospital managers and key informants from the public and private sectors were conducted to better understand stakeholders' motivations and practices in connection with these procedures and learn more about medical tourism. FINDINGS: Medical tourism generates the equivalent of 0.4% of Thailand's gross domestic product but has exacerbated the shortage of medical staff by luring more workers away from the private and public sectors towards hospitals catering to foreigners. This has raised costs in private hospitals substantially and is likely to raise them in public hospitals and in the universal health-care insurance covering most Thais as well. The "brain drain" may also undermine medical training in future. CONCLUSION: Medical tourism in Thailand, despite some benefits, has negative effects that could be mitigated by lifting the restrictions on the importation of qualified foreign physicians and by taxing tourists who visit the country solely for the purpose of seeking medical treatment. The revenue thus generated could then be used to train physicians and retain medical school professors.
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OBJECTIF: Évaluer les données épidémiologiques sur les collisions de véhicules motorisés, les blessures et les décès au Kirghizistan afin de contribuer au développement d'une politique factuelle. MÉTHODES: Les données sur les statistiques des collisions de véhicules motorisés et des blessures sur la période 2003-2007 ont été obtenues de sources officielles fournies par le département de la Sécurité routière et le Centre d'informations médicales républicain du ministère de la Santé. Ces données ont été analysées et comparées aux données provenant d'études menées dans d'autres pays à faibles et moyens revenus. RÉSULTATS: Une grande hétérogénéité a été observée entre les sources de données. Les collisions de véhicules motorisés, causées par des conducteurs, ont doublé entre 2003 et 2007. Les collisions de véhicules motorisés, les décès et les blessures déclarés ont respectivement augmenté de 34%, 33% et 47% sur cette même période. Ces augmentations étaient proportionnellement supérieures à la croissance de la population ou des véhicules motorisés immatriculés. La proportion des blessés imputable aux collisions de véhicules motorisés a augmenté de 14% et le taux de mortalité lié aux collisions a augmenté de 39% entre 2003 et 2007. CONCLUSION: Au Kirghizistan, les collisions de véhicules motorisés sont en hausse, tout comme le nombre de personnes blessées ou tuées au cours de ces accidents. Renverser cette tendance exigera une collaboration plus étroite entre les agences concernées, un système de surveillance global, mais aussi des améliorations opérationnelles des soins médicaux d'urgence, de nouvelles lois en matière de sécurité des passagers, plus rigoureusement appliquées, ainsi que des améliorations des infrastructures des transports.
OBJECTIVE: To assess the epidemiological data on motor vehicle collisions, injuries and deaths in Kyrgyzstan to inform evidence-based policy development. METHODS: Data on motor vehicle collision and injury statistics covering 2003-2007 were obtained from official sources provided by the Department of Traffic Safety and the Ministry of Health's Republican Medical Information Centre.The data were analysed and compared with data derived from studies in other low- and middle-income countries. FINDINGS: Large heterogeneity between data sources was noted. Motor vehicle collisions caused by drivers increased twofold between 2003 and 2007. Reported motor vehicle collisions, deaths and injuries increased by 34%, 33% and 47%, respectively, over that period. Such increases were proportionately greater than the growth in population or in the number of registered motor vehicles.The proportion of injury attributable to motor vehicle collisions increased by 14% and the collision-related mortality rate increased by 39% in 2003-2007. CONCLUSION: In Kyrgyzstan, the number of motor vehicle collisions is rising and so is the number of those who are injured or killed in them. Reversing this trend will call for closer collaboration among relevant agencies and for a comprehensive surveillance system, along with operational improvements in emergency medical care, new and strictly enforced passenger safety laws and improvements to the transportation infrastructure.
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OBJECTIF: Évaluer la contribution aux taux de tuberculose (TB) du diabète sucré cliniquement avéré dans les communautés où les deux maladies sont répandues afin de l'utiliser comme méthode d'identification des possibilités de prévention de la TB chez les patients diabétiques. MÉTHODES: Il s'agit d'une étude prospective au cours de laquelle des patient âgés de 20 ans et plus, atteints de tuberculose et hospitalisés dans des cliniques spécialisées de la frontière entre le Texas et le Mexique, ont subi des tests pour le diabète. Le risque de tuberculose attribuable au diabète a été évalué à partir des statistiques concernant la population adulte correspondante. RÉSULTATS: La prévalence du diabète chez les patients atteints de tuberculose s'élevait à 39% au Texas et à 36% au Mexique. Le diabète représentait 25% des cas de TB étudiés, tandis que les infections provoquées par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ne représentaient que 5% ou moins. Parmi les patients atteints de tuberculose, les Mexicains étaient moins nombreux que les Texans à savoir qu'ils étaient diabétiques avant cette étude (4% contre 19% respectivement). De même, les hommes étaient plus rarement informés de leur diabète que les femmes (P=0,03). Les patients se sachant diabétiques avant cette étude étaient, en moyenne, malades depuis 8 ans avant que la TB ne soit diagnostiquée chez eux. CONCLUSION: Les patients atteints de diabète risquent davantage de contracter la TB que les non-diabétiques. L'intégration à l'échelle planétaire des programmes de contrôle de la TB et du diabète faciliterait la prévention contre la TB chez les patients diabétiques et augmenterait le nombre de diabétiques informés de leur maladie, notamment chez les hommes. Ce type de stratégie permettrait de détecter plus tôt la maladie et d'améliorer la gestion tant de la TB que du diabète.
OBJECTIVE: To estimate the contribution of clinically-confirmed diabetes mellitus to tuberculosis (TB) rates in communities where both diseases are prevalent as a way to identify opportunities for TB prevention among diabetic patients. METHODS: This is a prospective study in which TB patients > 20 years old at TB clinics in the Texas-Mexico border were tested for diabetes. The risk of tuberculosis attributable to diabetes was estimated from statistics for the corresponding adult population. FINDINGS: The prevalence of diabetes among TB patients was 39% in Texas and 36% in Mexico. Diabetes contributed 25% of the TB cases studied, whereas human immunodeficiency virus (HIV) infection contributed 5% or fewer. Among TB patients, fewer Mexicans than Texans were aware that they had diabetes before this study (4% and 19%, respectively). Men were also less frequently aware than women that they had diabetes (P = 0.03). Patients who knew that they had diabetes before the study had an 8-year history of the disease, on average, before being diagnosed with TB. CONCLUSION: Patients with diabetes are at higher risk of contracting TB than non-diabetic patients. Integrating TB and diabetes control programmes worldwide would facilitate TB prevention among diabetes patients and increase the number of diabetics who learn of their condition, particularly among males. Such a strategy would lead to earlier case detection and improve the management of both TB and diabetes.
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OBJECTIF: Comparer l'avortement médical pratiqué à domicile et en clinique en termes d'efficacité, de sécurité et d'acceptabilité. MÉTHODES: Une recherche systématique en essais contrôlés randomisés et en études prospectives de cohortes a été effectuée, comparant l'avortement médical à domicile et en clinique. Les recherches ont été réalisées dans le registre central Cochrane des essais contrôlés, dans EMBASE, MEDLINE et Popline. Les principaux résultats d'intérêt étaient l'échec d'un avortement complet, les effets indésirables et l'acceptabilité. Les rapports des cotes et leurs intervalles de confiance de 95% (IC) ont été calculés. Les estimations ont été regroupées à l'aide d'un modèle à effets aléatoires. RÉSULTATS: Neuf études ont répondu aux critères d'inclusion (n =4 522 participants). Il s'agissait entièrement d'études prospectives de cohortes ayant utilisé la mifépristone et le misoprostol pour provoquer l'avortement. Un avortement complet a été obtenu par 86 à 97% des femmes qui ont subi l'interruption de grossesse à domicile (n=3 478) et par 80 à 99% des femmes qui ont subi l'interruption de grossesse en clinique (n=1 044). Les analyses regroupées de l'ensemble des études n'ont révélé aucune différence dans les taux d'avortement complet entre les groupes (rapport des cotes=0,8; 95% IC: 0,5-1,5). Rares ont été les complications graves de l'avortement. Les douleurs et les nausées ont duré 0,3 jour de plus chez les femmes qui ont pris le misoprostol à domicile plutôt qu'en clinique. Celles qui ont choisi un avortement à domicile étaient plus enclines à être satisfaites, à choisir à nouveau cette méthode et à la recommander à une amie par rapport aux femmes qui ont opté pour l'avortement médical en clinique. CONCLUSION: L'avortement médical à domicile est sans danger s'il est effectué dans le respect des conditions établies dans les études examinées. Les études prospectives de cohortes n'ont montré aucune différence dans l'efficacité ou l'acceptabilité entre l'avortement médical à domicile et en clinique dans les différents pays.
OBJECTIVE: To compare medical abortion practised at home and in clinics in terms of effectiveness, safety and acceptability. METHODS: A systematic search for randomized controlled trials and prospective cohort studies comparing home-based and clinic-based medical abortion was conducted. The Cochrane Central Register of Controlled Trials, EMBASE, MEDLINE and Popline were searched. Failure to abort completely, side-effects and acceptability were the main outcomes of interest. Odds ratios and their 95% confidence intervals (CIs) were calculated. Estimates were pooled using a random-effects model. FINDINGS: Nine studies met the inclusion criteria (n = 4522 participants). All were prospective cohort studies that used mifepristone and misoprostol to induce abortion. Complete abortion was achieved by 86-97% of the women who underwent home-based abortion (n = 3478) and by 80-99% of those who underwent clinic-based abortion (n = 1044). Pooled analyses from all studies revealed no difference in complete abortion rates between groups (odds ratio = 0.8; 95% CI: 0.5-1.5). Serious complications from abortion were rare. Pain and vomiting lasted 0.3 days longer among women who took misoprostol at home rather than in clinic. Women who chose home-based medical abortion were more likely to be satisfied, to choose the method again and to recommend it to a friend than women who opted for medical abortion in a clinic. CONCLUSION: Home-based abortion is safe under the conditions in place in the included studies. Prospective cohort studies have shown no differences in effectiveness or acceptability between home-based and clinic-based medical abortion across countries.
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Les programmes qui fournissent une indemnisation sans égard à la faute dans le cas d'un événement négatif faisant suite à une vaccination ont été mis en place dans 19 pays du monde entier, le premier étant l'Allemagne en 1961 et le plus récent la Hongrie en 2005. Nous avons évalué ces programmes et déterminé les éléments qui leur étaient communs à tous : administration et financement, éligibilité, processus et prise de décision, norme de preuve, éléments d'indemnisation et droits relatifs aux litiges. La plupart de ces programmes sont gérés par les États ou les gouvernements nationaux, à l'exception de la Finlande et de la Suède où ils sont coordonnés par les fabricants pharmaceutiques. Bien que le financement provienne généralement du ministère des Finances, la Chine (province de Chine,Taïwan) et les États-Unis d'Amérique imposent une taxe sur les doses de vaccin distribuées. Les décisions quant à l'indemnisation sont prises à l'aide de critères définis ou évalués au cas par cas, alors que la norme de preuve requise est généralement inférieure à celle nécessaire pour les procès. Les avantages liés aux programmes comprennent les frais médicaux, les prestations d'invalidité et les avantages liés aux pertes non économiques et aux décès. La majorité des pays permet aux requérants de demander des dommages et intérêts légaux en faisant appel aux tribunaux, ou un dédommagement par un programme d'indemnisation, mais pas les deux. Pour conclure, différents programmes, reposant sur des principes éthiques, ont été couronnés de succès et viables du point de vue financier dans certains pays développés du monde entier. Nous pensons qu'il existe de bonnes raisons pour une vaste mise en œuvre de ces programmes dans d'autres pays développés.
Programmes that provide no-fault compensation for an adverse event following vaccination have been implemented in 19 countries worldwide,the first in Germany in 1961 and themost recent in Hungary in 2005.We performed a review of these programmes and determined elements that were common to all of them: administration and funding, eligibility, process and decision-making, standard of proof, elements of compensation and litigation rights. Most programmes were administered by state or national governments except in Finland and Sweden where they are coordinated by pharmaceutical manufacturers.Although funding is usually from Treasury,Taiwan (China) and the United States of America impose a tax on vaccine doses distributed. Decisions on compensation are made using established criteria or assessed on a case-by-case basis, while the standard of proof required is usually less than that required for court cases. Benefits provided by programmes include medical costs, disability pensions and benefits for noneconomic loss and death. Most countries allow claimants to seek legal damages through the courts or a compensation scheme payout but not both. We conclude that a variety of programmes, based on ethical principles, have been successful and financially viable in developed countries throughout the world. We believe there is a strong argument for widespread implementation of these programmes in other developed countries.
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PROBLÈME: Les taux d'enregistrement des naissances et des décès sont faibles dans la plupart des régions d'Inde. Ces taux si bas sont dus aux contraintes du système public (côté offre) et de la population générale (côté demande). APPROCHE: Dans le cadre juridique existant, nous avons renforcé l'enregistrement des événements relatifs à l'état civil au niveau local comme suit: (i) en impliquant une organisation à but non lucratif comme interface entre le gouvernement et la communauté; (ii) en effectuant des interventions côté offre, telles que des ateliers de sensibilisation pour les fonctionnaires d'État, la formation du personnel hospitalier et la création de partenariats de partage des données entre les parties prenantes; (iii) en contrôlant les événements relatifs à l' 'état civil par la surveillance active via des informateurs non spécialistes; et (iv) en effectuant des interventions côté demande, telles que des campagnes publicitaires, l'éducation des familles et l'assistance à l'enregistrement. ENVIRONNEMENT LOCALE: Dans le secteur public, on donne une faible priorité à l'enregistrement des événements relatifs à l'état civil et on constate une attitude qui consiste à blâmer la victime, en attribuant ces niveaux faibles d'enregistrement à «l'ignorance/des raisons culturelles». Au sein de la communauté, ce faible taux d'enregistrement était dû à un manque de sensibilisation quant à l'importance de l'enregistrement et de ses procédures. Changements significatifs Cette initiative a permis d'améliorer l'enregistrement des naissances et des décès au niveau du sous-district. L'enregistrement des événements relatifs à l'état civil était largement associé aux facteurs de stratification de l'équité locale, comme le sexe, le statut socioéconomique et la géographie. LEÇONS TIRÉES: Le secteur associatif peut efficacement être le point de contact entre le gouvernement et la communauté afin de renforcer l'enregistrement des événements relatifs à l'état civil. Avec le soutien politique des autorités, les activités sociales sur le terrain peuvent considérablement améliorer les taux d'enregistrement des naissances et des décès, en particulier chez les populations défavorisées. La pertinence potentielle des données et le processus de collecte des données des parties prenantes au niveau local est un facteur de succès fondamental.
PROBLEM: Birth and death registration rates are low in most parts of India. Poor registration rates are due to constraints in both the government system (supply-side) and the general population (demand-side). APPROACH: We strengthened vital event registration at the local level within the existing legal framework by: (i) involving a non-profit organization as an interface between the government and the community; (ii) conducting supply-side interventions such as sensitization workshops for government officials, training for hospital staff and building data-sharing partnerships between stakeholders; (iii) monitoring for vital events by active surveillance through lay-informants; and (iv) conducting demand-side interventions such as publicity campaigns, education of families and assistance with registration. LOCAL SETTING: In the government sector, registration is given low priority and there is an attitude of blaming the victim, ascribing low levels of vital event registration to "cultural reasons/ignorance ". In the community, low registration was due to lack of awareness about the importance of and procedures for registration. RELEVANT CHANGES: This initiative helped improve registration of births and deaths at the subdistrict level. Vital event registration was significantly associated with local equity stratifiers such as gender, socioeconomic status and geography. LESSONS LEARNT: The voluntary sector can interface effectively between the government and the community to strengthen vital registration. With political support from the government, outreach activities can dramatically improve vital event registration rates, especially in disadvantaged populations. The potential relevance of the data and the data collection process to stakeholders at the local level is a critical factor for success.
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PROBLÈME: La fiabilité des données démographiques constitue un critère majeur, tant pour la planification et la gestion sanitaire que pour la mise en oeuvre d'interventions adéquates. Cette étude s'intéresse au manque de données démographiques concernant les communautés pastorales nomades du Sahel. APPROCHE: Au total, 1 081 femmes et 2 541 enfants (1 336 garçons et 1 205 filles) arabes, foulani et goranes ont été interrogés et enregistrés à l'aide d'un lecteur biométrique d'empreintes digitales, au cours de cinq enquêtes sanitaires et démographiques transversales aléatoires successives, réalisées entre mars 2007 et janvier 2008 dans la région du lac Tchad au Tchad. ENVIRONNEMENT LOCALE: Les facteurs déterminants pour la planification et la mise en oeuvre d'enquêtes auprès des ménages des communautés pastorales nomades comprennent: les facteurs environnementaux, la disponibilité des femmes pour les entretiens, les difficultés à identifier leurs «propres» enfants, le besoin en campagnes d'information, d'éducation et de communication, ainsi que le consentement éclairé des époux au sein de ces sociétés typiquement patriarcales. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Du fait de leur grande mobilité, seulement 5% (56/1 081) des femmes enregistrées ont été rencontrées à deux reprises. Il n'a donc pas été possible d'établir de cohorte démographique et sanitaire. LEÇONS TIRÉES: Les cohortes démographiques et sanitaires prospectives constituent la méthode la plus précise pour évaluer la mortalité infantile et les autres indices démographiques. Cependant, leur faisabilité dans un contexte pastoral hautement nomade reste à prouver. Les prochains efforts scientifiques interdisciplinaires devront cibler des méthodes, des outils et des approches novateurs, permettant d'inclure les communautés marginalisées dans des systèmes de surveillance démographique et sanitaire opérationnels.
PROBLEM: Reliable demographic data is a central requirement for health planning and management, and for the implementation of adequate interventions. This study addresses the lack of demographic data on mobile pastoral communities in the Sahel. APPROACH: A total of 1081 Arab, Fulani and Gorane women and 2541 children (1336 boys and 1205 girls) were interviewed and registered by a biometric fingerprint scanner in five repeated random transect demographic and health surveys conducted from March 2007 to January 2008 in the Lake Chad region in Chad. LOCAL SETTING: Important determinants for the planning and implementation of household surveys among mobile pastoral communities include: environmental factors; availability of women for interviews; difficulties in defining "own" children; the need for informationeducation-communication campaigns; and informed consent of husbands in typically patriarchal societies. RELEVANT CHANGES: Due to their high mobility, only 5% (56/1081) of registered women were encountered twice. Therefore, it was not possible to establish a demographic and health cohort. LESSONS LEARNT: Prospective demographic and health cohorts are the most accurate method to assess child mortality and other demographic indices. However, their feasibility in a highly mobile pastoral setting remains to be shown. Future interdisciplinary scientific efforts need to target innovative methods, tools and approaches to include marginalized communities in operational health and demographic surveillance systems.
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OBJECTIF: Étudier systématiquement les essais contrôlés randomisés comparant l'effet de l'apport en micronutriments multiples à l'apport en fer et en acide folique sur les issues de la grossesse dans les pays en voie de développement. MÉTHODES: MEDLINE et EMBASE ont fait l'objet d'une recherche. Les résultats d'intérêt étaient le poids de l'enfant à la naissance, un faible poids à la naissance, une taille trop petite pour l'âge gestationnel, la mortalité périnatale et la mortalité néonatale. Les risques relatifs (RR) globaux étaient estimés par des modèles à effets aléatoires. Les sources d'hétérogénéité étaient étudiées par le biais de la méta-régression et les méta-analyses de sous-groupes. RÉSULTATS: La supplémentation en micronutriments multiples s'est révélée plus efficace que la supplémentation en fer et en acide folique dans la diminution du risque de faible poids à la naissance (RR=0,86, 95% IC=0,79-0,93) et du risque de taille trop petite pour l'âge gestationnel (RR=0,85; 95% IC=0,78-0,93). L'apport en micronutriments n'a pas eu d'effet général sur la mortalité périnatale (RR=1,05; 95% IC=0,90-1,22) et ce, malgré une hétérogénéité évidente (I2=58%; P pour hétérogénéité=0,008). Les analyses des sous-groupes et de la méta-régression laissaient à penser que l'apport en micronutriments était associé à un risque inférieur de mortalité périnatale dans les essais pour lesquels >50% des mères avaient eu une éducation structurée (RR=0,93; 95% IC=0,82-1,06) ou pour lesquels la supplémentation avait débuté en moyenne après 20 semaines de gestation (RR=0,88; 95% IC=0,80-0,97). CONCLUSION: L'éducation de la mère ou l'âge gestationnel en début de supplémentation a pu contribuer aux effets hétérogènes observés sur la mortalité périnatale. La sécurité, l'efficacité et l'assimilation effective de l'apport maternel en micronutriments nécessitent des recherches supplémentaires.
OBJECTIVE: To systematically review randomized controlled trials comparing the effect of supplementation with multiple micronutrients versus iron and folic acid on pregnancy outcomes in developing countries. METHODS: MEDLINE and EMBASE were searched. Outcomes of interest were birth weight, low birth weight, small size for gestational age, perinatal mortality and neonatal mortality. Pooled relative risks (RRs) were estimated by random effects models. Sources of heterogeneity were explored through subgroup meta-analyses and meta-regression. FINDINGS: Multiple micronutrient supplementation was more effective than iron and folic acid supplementation at reducing the risk of low birth weight (RR:0.86, 95% confidence interval, CI:0.79-0.93) and of small size for gestational age (RR:0.85; 95% CI: 0.78-0.93). Micronutrient supplementation had no overall effect on perinatal mortality (RR:1.05; 95% CI:0.90-1.22), although substantial heterogeneity was evident (I2=58%; P for heterogeneity=0.008). Subgroup and meta-regression analyses suggested that micronutrient supplementation was associated with a lower risk of perinatal mortality in trials in which >50% of mothers had formal education (RR:0.93; 95% CI:0.82-1.06) or in which supplementation was initiated after a mean of 20 weeks of gestation (RR:0.88; 95% CI:0.80-0.97). CONCLUSION: Maternal education or gestational age at initiation of supplementation may have contributed to the observed heterogeneous effects on perinatal mortality. The safety, efficacy and effective delivery of maternal micronutrient supplementation require further research.
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OBJECTIF: Rechercher les différences potentielles de disponibilité des médicaments préconisés dans le traitement des maladies chroniques et aiguës dans les pays à revenu faible et à revenu moyen. MÉTHODES: Des données relatives à la disponibilité de 30 médicaments faisant l'objet d'études régulières - 15 pour les pathologies graves et 15 pour les pathologies chroniques - ont été obtenues à partir d'enquêtes menées dans les centres de soins de 40 pays en voie de développement. Les résultats ont été rassemblés par groupe de revenu national, selon la Banque mondiale, et par région, selon l'Organisation mondiale de la Santé. RÉSULTATS: La disponibilité des médicaments préconisés pour les maladies aiguës et pour les maladies chroniques était sous-optimale dans ces pays, notamment dans le secteur public. Les médicaments génériques des maladies chroniques étaient significativement moins disponibles que les médicaments génériques des maladies graves et ce, à la fois dans le secteur public (36,0% de disponibilité contre 53,5%; P = 0,001) et dans le secteur privé (54,7% contre 66,2%; P = 0,007). Les antiasthmatiques, antiépileptiques et antidépresseurs, suivis des antihypertenseurs, arrivaient en tête des différences observées. Une association inverse a été constatée entre le niveau de revenu national et l'écart de disponibilité entre les deux groupes de médicaments, en particulier dans le secteur public. Dans les pays à revenu faible et à revenu moyen inférieur, les médicaments des pathologies aiguës étaient respectivement 33,9% et 12,9% plus disponibles dans le secteur public que les médicaments des pathologies chroniques. Les différences de disponibilité dans le secteur privé étaient inférieures à celles du secteur public et ce, dans tous les groupes de revenu national. CONCLUSION: Les structures de morbidité actuelles n'expliquent pas les écarts significatifs observés en termes de disponibilité des médicaments utilisés dans les pathologies chroniques et graves. Il convient d'adopter des mesures permettant de mieux répondre à la transition épidémiologique vers les maladies chroniques dans les pays en voie de développement et concomitantes aux efforts actuels de généralisation du traitement des maladies transmissibles.
OBJECTIVE: To investigate potential differences in the availability of medicines for chronic and acute conditions in low- and middle-income countries. METHODS: Data on the availability of 30 commonly-surveyed medicines - 15 for acute and 15 for chronic conditions - were obtained from facility-based surveys conducted in 40 developing countries. Results were aggregated by World Bank country income group and World Health Organization region. FINDINGS: The availability of medicines for both acute and chronic conditions was suboptimal across countries, particularly in the public sector. Generic medicines for chronic conditions were significantly less available than generic medicines for acute conditions in both the public sector (36.0% availability versus 53.5%; P=0.001) and the private sector (54.7% versus 66.2%; P=0.007). Antiasthmatics, antiepileptics and antidepressants, followed by antihypertensives, were the drivers of the observed differences. An inverse association was found between country income level and the availability gap between groups of medicines, particularly in the public sector. In low- and lower-middle income countries, drugs for acute conditions were 33.9% and 12.9% more available, respectively, in the public sector than medicines for chronic conditions. Differences in availability were smaller in the private sector than in the public sector in all country income groups. CONCLUSION: Current disease patterns do not explain the significant gaps observed in the availability of medicines for chronic and acute conditions. Measures are needed to better respond to the epidemiological transition towards chronic conditions in developing countries alongside current efforts to scale up treatment for communicable diseases.
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OBJECTIF: Déterminer l'effet de la criminalisation de certains comportements routiers, après la réforme du Code pénal espagnol en 2007, sur le nombre de conducteurs impliqués dans des collisions avec blessures et le nombre de personnes blessées dans des collisions en Espagne. MÉTHODES: Cette étude a suivi un plan chronologique interrompu dans lequel le nombre de conducteurs impliqués dans des collisions avec blessures et le nombre de personnes blessées dans des collisions de la route en Espagne ont été comparés avant et après la criminalisation des délits. Les données sur les blessures dues à des accidents de la route sur la période 2000-2009 proviennent de la base de données des accidents de la route de la Direction générale de la Circulation. Les variables dépendantes ont été stratifiées par sexe, âge, gravité de la blessure, type d'usager, type de route et heure de la collision. Des modèles de régression quasi-Poisson ont été adaptés à la tendance temporelle, à la saisonnalité, aux interventions précédentes et à la consommation de carburant. RÉSULTATS: Le nombre total de conducteurs de sexe masculin impliqués dans des collisions avec blessures a diminué (risque relatif, RR: 0,93; 95% d'intervalle de confiance, IC: 0,89-0,97) après la réforme du Code pénal, mais chez les femmes, aucun changement n'a été observé (RR: 0,99; 95% de CI: 0,95-1,03). L'initiative a en outre permis à 13 891 hommes (P <0,01) de ne pas se blesser. Des diminutions plus importantes ont été observées chez les jeunes conducteurs de sexe masculin et chez les conducteurs de moto ou de vélomoteur de sexe masculin que chez les conducteurs d'autres véhicules. CONCLUSION: Les résultats indiquent que la criminalisation de certains comportements routiers peut améliorer la sécurité routière en réduisant à la fois le nombre de conducteurs impliqués dans des collisions avec blessures et le nombre de personnes blessées dans de telles collisions.
OBJECTIVE: To determine the effect of criminalizing some traffic behaviours, after the reform of the Spanish penal code in 2007, on the number of drivers involved in injury collisions and of people injured in traffic collisions in Spain. METHODS: This study followed an interrupted times-series design in which the number of drivers involved in injury collisions and of people injured in traffic collisions in Spain before and after the criminalization of offences were compared. The data on road traffic injuries in 2000-2009 were obtained from the road traffic collision database of the General Traffic Directorate. The dependent variables were stratified by sex, age, injury severity, type of road user, road type and time of collision. Quasi-Poisson regression models were fitted with adjustments for time trend, seasonality, previous interventions and national fuel consumption. FINDINGS: The overall number of male drivers involved in injury collisions dropped (relative risk, RR: 0.93; 95% confidence interval, CI: 0.89-0.97) after the reform of the penal code, but among women no change was observed (RR: 0.99; 95% CI: 0.95-1.03). In addition, 13 891 men (P < 0.01) were prevented from being injured. Larger reductions were observed among young male drivers and among male motorcycle or moped riders than among the drivers of other vehicles. CONCLUSION: The findings suggest that criminalizing certain traffic behaviours can improve road safety by reducing both the number of drivers involved in injury collisions and the number of people injured in such collisions.
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OBJECTIF: Évaluer les tendances des accouchements à l'hôpital en Chine sur la période 1988-2008, afin de déterminer si les efforts pour surmonter les obstacles financiers à l'accouchement à l'hôpital ont réduit la différence d'accès entre riches et pauvres. MÉTHODES: Les données transversales obtenues de quatre études nationales des services de santé ont été utilisées pour déterminer les tendances des accouchements à l'hôpital de 1988 à 2008. Les taux annuels bruts et ajustés ont été calculés par régression de Poisson et ont été utilisés pour définir les tendances sur les régions socioéconomiques et les ménages dans différents quintiles de revenu. RÉSULTATS: En 2008, les femmes ont accouché à l'hôpital presque partout en Chine, sauf dans la région IV, la région la plus rurale et éloignée, où le pourcentage d'accouchements à l'hôpital a atteint seulement 60,8. Les accouchements à l'hôpital dans cette région ont augmenté régulièrement avant 2002, mais après cette année, la tendance a ralenti. Sur la période 1988-2001, l'augmentation baisse moyenne annuelle était de 21%, mais entre 2002 et 2008, elle a atteint 10% (P = 0,0031). Les inégalités entre les régions socioéconomiques étaient plus importantes qu'entre les ménages individuels appartenant à des strates de revenu différents. En 2008, la différence entre les ménages à faible et haut revenus en termes de proportion d'accouchements à l'hôpital était devenue très faible (96,1% et 87,7%, respectivement, des ménages à haut et bas revenus ont accouché à l'hôpital cette année-là). CONCLUSION: La plupart des femmes chinoises accouchent maintenant à l'hôpital, mais la région rurale la plus pauvre est toujours à la traîne. Une approche plus active et globale sera nécessaire pour augmenter le nombre d'accouchements à l'hôpital de ces populations éloignées et difficiles d'accès.
OBJECTIVE: To assess trends in hospital births in China during 1988-2008 in an effort to determine if efforts to overcome financial barriers to giving birth in hospital have reduced the access gap between the rich and the poor. METHODS: Cross-sectional data obtained from four National Health Service Surveys were used to determine trends in hospital births during 1988-2008. Crude and adjusted annual rates were calculated by means of Poisson regression and were used to define trends across socioeconomic regions and households in different income quintiles. FINDINGS: In 2008 women throughout China were giving birth in hospital almost universally except in region IV, the most remote rural region, where the percentage of hospital births was only 60.8. Hospital births in this region had increased steadily before 2002, but after that year the upward trend slowed down. During 1988-2001 the average yearly increase had been 21%, but in 2002-2008 it dropped to 10% (P=0.0031). Inequalities between socioeconomic regions were greater than among individual households belonging to different income strata. By 2008 the difference between low- and high-income households in the proportion of hospital births had become very small (96.1% and 87.7% of high- and low-income households, respectively, gave birth in hospital that year). CONCLUSION: Most Chinese women now give birth in hospital, but the poorest rural region is still lagging behind. A more active and comprehensive approach will be needed to increase hospital births in these remote, hard-to-reach populations.
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OBJECTIF: Évaluer le processus de développement et le contenu clinique des recommandations pour la pratique clinique sur le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) des pays de l'Est de la Méditerranée, et formuler des directives pour le développement et l'adaptation des futures recommandations. MÉTHODES: Vingt-deux pays de l'Est de la Méditerranée de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de régions d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient de l'United Nations Children's Fund (UNICEF) ont été invités à soumettre leurs recommandations pour la pratique clinique nationales sur le VIH en vue de les évaluer. La méthodologie de développement des recommandations a été évaluée en utilisant une adaptation du contenu des recommandations et de la grille AGREE (Appraisal of Guidelines Research and Evaluation) à l'aide d'une liste de contrôle permettant d'évaluer la concordance avec les directives génériques OMS 2006. RÉSULTATS: Douze pays ont soumis 20 recommandations développées entre 2004 et 2009. Les notes moyennes étaient mauvaises (<0,6) pour les domaines de qualité méthodologique de la rigueur du développement, de l'implication et de l'applicabilité des parties prenantes et de la flexibilité. Les notes étaient meilleures pour les domaines des compétences et des objectifs (moyenne: 0,82, intervalle interquartile, IQR: 0,58-0,89), de la clarté et de la présentation (moyenne: 0,67, IQR: 0,50-0,78). En ce qui concerne le contenu des recommandations, le traitement de première intention conseillé et les critères d'éligibilité en matière de thérapie antirétrovirale (TAR) chez les adultes étaient alignés sur les directives de l'OMS dans la plupart des recommandations. Cependant, des recommandations sur la prophylaxie antirétrovirale pour la prévention de la transmission verticale du VIH, le diagnostic et le traitement de l'infection par le VIH chez les enfants en bas âge, la surveillance des patients suivant une TAR, l'échec thérapeutique et les comorbidités étaient souvent manquantes. CONCLUSION: La grande majorité des recommandations pour la pratique clinique sur le VIH présentait des défauts de méthodologie et des inexactitudes de contenu. Les pays nécessitent une assistance dans le processus d'adaptation afin de garantir que les recommandations sont valables et à jour et qu'elles reflètent précisément les directives globales des soins cliniques de l'OMS pour les patients porteurs du VIH.
OBJECTIVE: To appraise the process of development and clinical content of national human immunodeficiency virus (HIV) clinical practice guidelines of countries in the eastern Mediterranean and to formulate recommendations for future guideline development and adaptation. METHODS: Twenty-three countries in the World Health Organization (WHO) Eastern Mediterranean and United Nations Children's Fund Middle East and North Africa regions were invited to submit national HIV clinical practice guidelines for review. The guideline development methodology was assessed using an adaptation of the Appraisal of Guidelines Research and Evaluation (AGREE) instrument and guideline content, using a checklist to evaluate concordance with WHO 2006 generic guidelines. FINDINGS: Twelve countries submitted 20 guidelines developed between 2004 and 2009. Median scores were poor (i.e. <0.6) for the methodological quality domains of rigour of development, stakeholder involvement and applicability and flexibility. Scores were better for the domains of scope and purpose (median: 0.82, interquartile range, IQR: 0.58-0.89) and clarity and presentation (median: 0.67, IQR: 0.50-0.78). Concerning guideline content, recommended first-line treatment and eligibility criteria for antiretroviral therapy (ART) in adults were in line with WHO recommendations in most guidelines. However, recommendations on antiretroviral prophylaxis for the prevention of vertical HIV transmission, diagnosis and treatment of HIV infection in infants, monitoring patients on ART, treatment failure and co-morbidities were often lacking. CONCLUSION: The large majority of national HIV clinical practice guidelines had methodological weaknesses and content inaccuracies. Countries require assistance with the adaptation process to ensure that guidelines are valid and up to date and accurately reflect WHO global clinical care recommendations for patients with HIV.
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OBJECTIF: Évaluer sur 12 mois la survie, la pharmacocinétique, lefficacité immunologique et virologique, la tolérance, lobservance et la résistance au médicament chez des enfants infectés par le VIH à Bobo-Dioulasso, Burkina Faso, et qui reçoivent une fois par jour une thérapie antirétrovirale hautement active par une association de didanosine (DDI), de lamivudine (3TC) et défavirenz (EFV). MÉTHODES: Dans lessai ouvert ANRS 12103 phase II, des enfants infectés par le VIH ont été examinés au moment de linclusion et ensuite chaque mois. Le taux de lymphocytes T CD4 (CD4), la concentration plasmatique dacide ribonucléique (ARN) du virus de limmunodéficience humaine type 1 (VIH-1), ainsi que des paramètres hématologiques et biochimiques ont été mesurés au début de létude et chaque trimestre. Le test de résistance au VIH-1 a été effectué dans les cas dévasion virale. Les concentrations plasmatiques de médicament ont été déterminées par chromatographie liquide à haute performance. RÉSULTATS: De février 2006 à novembre 2007, 51 enfants (39% de filles), avec une moyenne dâge de 6,8 ans, ont été sélectionnés et traités pendant 12 mois. Au début de létude, les écarts réduits pour le poids moyen par âge et la taille moyenne par âge étaient respectivement de -2,01 et -2,12. Le CD4 moyen était 9,0%. La charge virale plasmatique médiane de lANR VIH-1 était de 5,51 log10 copies par millilitre (cp/ml). Deux enfants (3,9%) sont décédés et 11 autres (22%) ont souffert 13 événements cliniques sévères. Au 12e mois, le WAZ moyen sétait amélioré de 0,63 (P<0,001) et le HAZ moyen de 0,57 (P<0,001). Le CD4 moyen sétait élevé à 24% (P<0,001). La charge virale était en-dessous de 300 cp/ml ARN pour 81% des enfants ; des mutations de résistance au VIH ont été détectées chez 11 enfants (21,6%). CONCLUSION: Lassociation DDI + 3TC + EFV en une prise quotidienne est un traitement alternatif de première intention pour les enfants infectés au VIH-1. Ladaptation de la dose devrait encore améliorer lefficacité.
OBJECTIVE: To assess 12-month survival, pharmacokinetics, immunologic and virologic efficacy, tolerance, compliance and drug resistance in HIV-infected children in Bobo-Dioulasso, Burkina Faso, receiving once-daily highly-active antiretroviral therapy as a combination of didanosine (DDI), lamivudine (3TC) and efavirenz (EFV). METHODS: In the ANRS 12103 open phase II trial, HIV-infected children were examined at inclusion and monthly thereafter. CD4+ T-lymphocyte (CD4) count, plasma concentration of ribonucleic acid (RNA) of human immunodeficiency virus type 1 (HIV-1) and haematologic and biochemical parameters were measured at baseline and every trimester. HIV-1 resistance testing was performed in case of viral escape. Drug plasma concentrations were determined with high-performance liquid chromatography. FINDINGS: From February 2006 to November 2007, 51 children (39% girls) with a mean age of 6.8 years were enrolled and treated for 12 months. At baseline, Z scores for mean weight-for-age and mean height-for-age were -2.01 and -2.12, respectively. Mean CD4% was 9.0. Median plasma HIV-1 RNA viral load was 5.51 log10 copies per millilitre (cp/ml). Two children (3.9%) died and another 11 (22%) suffered 13 severe clinical events. At month 12, mean WAZ had improved by 0.63 (P < 0.001) and mean HAZ by 0.57 (P < 0.001). Mean CD4% had risen to 24 (P < 0.001). Viral load was below 300 RNA cp/ml in 81% of the children; HIV resistance mutations were detected in 11 (21.6%). CONCLUSION: The once-a-day combination of DDI + 3TC + EFV is an alternative first-line treatment for HIV-1-infected children. Dose adjustment should further improve efficacy.
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OBJECTIF: Déterminer si la concentration sanguine en hémoglobine chez les enfants dâge préscolaire (moins de 5 ans) est géographiquement hétérogène en Afrique subsaharienne et décrire son association avec les variables environnementales à la base de lanémie de différentes étiologies. MÉTHODES: Les données, recueillies auprès de 24 277 enfants dâge préscolaire en Afrique occidentale (2862 emplacements de grappes) et 25 243 en Afrique orientale (2999 emplacements de grappes), proviennent de létude 2001-2007 Demographic and Health Surveys (DHS) pour lAfrique subsaharienne. Les emplacements des grappes ont été reliés dans un système dinformations géographiques aux informations environnementales relatives à la distance de points deau pérennes, à laltitude, à la température à la surface du sol et à lindice de végétation par différence normalisée (IVDN, un indicateur de pluviosité). Des associations statistiques avec des variables environnementales ont été établies à laide de modèles de régression multidimensionnelle, et la dépendance spatiale de la concentration en hémoglobine inexpliquée par ces facteurs a été quantifiée à laide de semi-variogrammes. RÉSULTATS: En Afrique orientale, les plus faibles concentrations en hémoglobine (<70 g/l) ont été trouvées dans des petites grappes disséminées ; en Afrique occidentale, elles ont été trouvées dans une grappe importante à cheval sur la frontière entre le Burkina Faso et le Mali. Nos résultats montrent des associations significatives à léchelon du continent entre la concentration en hémoglobine et les variables environnementales, en particulier en Afrique occidentale, pour la température de la surface du sol et lIVDN, et, en Afrique orientale, pour laltitude. La dépendance résiduelle spatiale était significative, et son importance était plus forte en Afrique occidentale quen Afrique orientale. CONCLUSION: La répartition de lanémie est déterminée par des facteurs environnementaux à grande échelle, et les agents épidémiologiques diffèrent en Afrique occidentale et orientale. Les stratégies pour contrôler lanémie chez les enfants en âge préscolaire en Afrique subsaharienne devraient être adaptées aux conditions locales, pour prendre en compte létiologie et la prévalence spécifiques de lanémie.
OBJECTIVE: To determine whether blood haemoglobin concentration in preschool-age children (< 5 years of age) is geographically heterogeneous in sub-Saharan Africa and describe its association with environmental variables that drive anaemia of different etiologies. METHODS: Data were obtained on 24 277 preschool-age children in western Africa (2862 cluster sites) and 25 343 in eastern Africa (2999 cluster sites) from the 2001-2007 Demographic and Health Surveys (DHS) for sub-Saharan Africa. Cluster sites were linked to environmental information on distance to perennial water body, elevation, land surface temperature and normalized difference vegetation index (NDVI; a proxy for rainfall) in a geographical information system. Statistical associations with environmental variables were determined using multivariate regression models, and the spatial dependence of haemoglobin concentration unexplained by these factors was quantified using semivariograms. FINDINGS: In eastern Africa, the lowest haemoglobin concentrations (< 70 g/l) occurred in small clusters throughout the region; in western Africa, they occurred in a large cluster straddling the border between Burkina Faso and Mali. Our results show significant continent-wide associations between haemoglobin concentration and environmental variables, particularly in western Africa for land surface temperature and NDVI, and in eastern Africa for elevation. Residual spatial dependence was significant, and the magnitude was greater in western than in eastern Africa. CONCLUSION: The distribution of anaemia is driven by large-scale environmental factors, and the epidemiological drivers differ in western and eastern Africa. Strategies for anaemia control in preschool-age children in sub-Saharan Africa should be tailored to local conditions, taking into account the specific etiology and prevalence of anaemia.
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OBJECTIF: Développer un modèle intégré de prévision sanitaire s'intégrant dans le système de modélisation International Futures (IFs). MÉTHODES: Le modèle IFs commence avec les relations historiques entre le développement économique et social et la mortalité par cause utilisées par le projet Charge globale de la morbidité, mais il élabore des prévisions à partir de projections endogènes de ces agents en réintégrant des données, comme la population et la croissance économique, aux corrélations aval des résultats sanitaires. Le système hybride IFs ajoute des formulations structurelles alternatives pour des causes mal prises en compte par les modèles de régression et rend compte de modifications dans des facteurs proches de risque sanitaire. Les prévisions sont faites pour 2100 mais les résultats sont exprimés pour 2060. RÉSULTATS: Le modèle de base prévoit que les morts par maladies contagieuses (MC) baisseront de 50%, tandis que les morts par maladies non contagieuses (MNC) et par blessures feront plus que doubler. Une forte convergence dans l'espérance de vie se produira entre les différents pays. Les fluctuations de la production agricole dues au climat entraîneront un léger excès de mortalité infantile par MC, bien que d'autres approches climat-santé n'aient pas été explorées. Un scénario optimiste produira 39 millions de morts de moins en 2060 qu'un scénario pessimiste. Notre modèle de corrélation en aval suggère qu'un scénario optimiste entraînerait une augmentation du produit intérieur brut (PIB) par tête de 20%, malgré le milliard de personnes supplémentaires. L'Asie du Sud jouirait de la plus forte réduction relative de mortalité et de la plus importante croissance du PIB par tête qui en résultera. CONCLUSION: La prévision sanitaire intégrée à long terme nous aide à comprendre les liens entre la santé et les autres marqueurs de progrès humain et met en évidence des points d'action clés pour des améliorations futures.
OBJECTIVE: To develop an integrated health forecasting model as part of the International Futures (IFs) modelling system. METHODS: The IFs model begins with the historical relationships between economic and social development and cause-specific mortality used by the Global Burden of Disease project but builds forecasts from endogenous projections of these drivers by incorporating forward linkages from health outcomes back to inputs like population and economic growth. The hybrid IFs system adds alternative structural formulations for causes not well served by regression models and accounts for changes in proximate health risk factors. Forecasts are made to 2100 but findings are reported to 2060. FINDINGS: The base model projects that deaths from communicable diseases (CDs) will decline by 50%, whereas deaths from both non-communicable diseases (NCDs) and injuries will more than double. Considerable cross-national convergence in life expectancy will occur. Climate-induced fluctuations in agricultural yield will cause little excess childhood mortality from CDs, although other climate-health pathways were not explored. An optimistic scenario will produce 39 million fewer deaths in 2060 than a pessimistic one. Our forward linkage model suggests that an optimistic scenario would result in a 20% per cent increase in gross domestic product (GDP) per capita, despite one billion additional people. Southern Asia would experience the greatest relative mortality reduction and the largest resulting benefit in per capita GDP. CONCLUSION: Long-term, integrated health forecasting helps us understand the links between health and other markers of human progress and offers powerful insight into key points of leverage for future improvements.
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OBJECTIF: Évaluer la probabilité pour différents pays d'atteindre l'objectif global 2011-2015 contre la lèpre, défini par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et évaluer l'effet de la stratégie sur la prévalence de l'invalidité de catégorie 2 (IC2). MÉTHODES: Les tendances du taux IC2 ont été analysées pour le Brésil, la Chine, l'Inde et la Thaïlande, et les chiffres ont été comparés avec l'objectif de l'OMS: d'ici 2015, une diminution de 35% est prévue par rapport à la base de 2010. Pour estimer la prévalence de l'IC2 en 2015 et en 2035 pour chaque pays, trois suppositions ont été faites: (i) le maintien de la tendance actuelle, (ii) la réalisation de l'objectif de l'OMS, et (iii) la réduction de l'IC2 de 50% tous les 5 ans par rapport à 2010. RÉSULTATS: Depuis 1995, le taux de l'IC2 a diminué de 12,7% tous les 5 ans au Brésil, en Chine, en Inde et en Thaïlande (intervalle de confiance de 95%, IC: 6,6-18,3), 7,7% (95% IC: 1,1-12,8), 53,7% (95% IC: 38,1-65,4) et 35,9% (95% IC: 23,4-46,3), respectivement. Les nouveaux cas avec l'IC2 détectée après 2010 contribueront à hauteur de 15% (Brésil), 3% (Chine), 2,5% (Inde) et 4% (Thaïlande) de la prévalence totale de l'IC2 en 2015. Si aucune politique n'est modifiée, entre 2015 et 2035, la prévalence de l'IC2 diminuera de plus de la moitié en Chine, en Inde et en Thaïlande, et de 16% au Brésil. CONCLUSION: Les implications liées à la réalisation de l'objectif de l'OMS sont différentes pour chaque pays et l'utilisation d'indicateurs autres que la prévalence de l'IC2 permettront de contrôler la progression. La stratégie ne réduira pas immédiatement la prévalence de l'IC2, mais si elle est appliquée de façon cohérente au cours des 25 prochaines années, son effet à long terme pourra être considérable.
OBJECTIVE: To assess different countries' chances of attaining the 2011-2015 global leprosy target set by the World Health Organization (WHO) and to assess the strategy's effect on the prevalence of grade 2 disability (G2D). METHODS: Trends in G2D rate were analysed for Brazil, China, India and Thailand and figures were compared with the WHO target: a 35% decrease by 2015 relative to the 2010 baseline. To estimate the prevalence of G2D in 2015 and 2035 for each country three assumptions were made: (i) maintenance of the current trend; (ii) attainment of the WHO target, and (iii) reduction of G2D by 50% every 5 years relative to 2010. FINDINGS: Since 1995, the G2D rate has decreased every 5 years in Brazil, China, India and Thailand by 12.7% (95% confidence interval, CI: 6.6-18.3), 7.7% (95% CI: 1.1-12.8), 53.7% (95% CI: 38.1-65.4) and 35.9% (95% CI: 23.4-46.3), respectively. New cases with G2D detected after 2010 will contribute 15% (Brazil), 3% (China), 2.5% (India) and 4% (Thailand) to the total prevalence of G2D in 2015. If no policies are changed, between 2015 and 2035, the prevalence of G2D will decrease by more than half in China, India and Thailand, and by 16% in Brazil. CONCLUSION: The implications of attaining the WHO target are different for each country and using indicators other than G2D prevalence will help monitor progress. The strategy will not immediately reduce the prevalence of G2D, but if it is applied consistently over the next 25 years, its long-term effect can be substantial.
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OBJECTIF: Examiner l'association entre le programme brésilien Bolsa Familia (BFP), qui est le plus grand programme de transfert d'argent conditionnel au monde, et les indicateurs anthropométriques de l'état nutritionnel chez les enfants. MÉTHODES: Grâce à l'opportunité offerte par les campagnes de vaccination, le gouvernement brésilien promeut les Journées de la Santé et de la Nutrition afin d'évaluer la prévalence des déficits anthropométriques chez les enfants. Les données recueillies sur la période 2005-2006 auprès de 22 375 enfants pauvres de moins de 5 ans ont été utilisées pour estimer les résultats nutritionnels chez les bénéficiaires du programmeBolsa Familia. Toutes les variables étudiées, c'est-à-dire le poids à la naissance de l'enfant, l'absence de certificat de naissance, le niveau d'éducation et le sexe du chef de famille, l'accès à l'électricité et à l'eau courante, la taille pour l'âge, le poids pour l'âge et le poids pour la taille, ont été converties en variables binaires pour une analyse de régression. RÉSULTATS: Les enfants issus de familles bénéficiant du BFP avaient 26% de plus de chances d'avoir une taille normale pour leur âge que les enfants issus de familles n'en bénéficiant pas. Cette différence s'applique également au poids pour l'âge. Aucun déficit de poids pour la taille significatif du point de vue statistique n'a été détecté. La stratification par groupe d'âge a révélé 19% et 41% de probabilités supplémentaires d'avoir une taille normale pour l'âge à 12-35 et 36-59 mois, respectivement, chez les enfants bénéficiant du programme Bolsa Familia, et aucune différence à 0-11 mois. CONCLUSION: Le programme BFP peut être à l'origine de meilleurs résultats nutritionnels chez les enfants âgés de 12 à 59 mois. Des études longitudinales sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
OBJECTIVE: To examine the association between Brazil's Bolsa Familia programme (BFP), which is the world's largest conditional cash transfer programme, and the anthropometric indicators of nutritional status in children. METHODS: Using the opportunity provided by vaccination campaigns, the Brazilian government promotes Health and Nutrition Days to estimate the prevalence of anthropometric deficits in children. Data collected in 2005-2006 for 22 375 impoverished children under 5 years of age were employed to estimate nutritional outcomes among recipients of Bolsa Família. All variables under study, namely child birth weight, lack of birth certificate, educational level and gender of family head, access to piped water and electricity, height for age, weight for age and weight for height, were converted into binary variables for regression analysis. FINDINGS: Children from families exposed to the BFP were 26% more likely to have normal height for age than those from non-exposed families; this difference also applied to weight for age. No statistically significant deficit in weight for height was found. Stratification by age group revealed 19% and 41% higher odds of having normal height for age at 12-35 and 36-59 months of age, respectively, in children receiving Bolsa Familia, and no difference at 0-11 months of age. CONCLUSION: The BFP can lead to better nutritional outcomes in children 12 to 59 months of age. Longitudinal studies are needed to confirm these findings.
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OBJECTIF: Étudier la rentabilité de l'artésunate parentéral dans le cadre du traitement d'enfants gravement atteints de paludisme et son impact potentiel sur les budgets hospitaliers. MÉTHODES: Les coûts des soins administrés aux patients hospitalisés gravement atteints de paludisme ont été évalués dans 4 des 11 sites participant à l'essai Traitement quinine/artésunate contre le paludisme en Afrique, réalisé sur plus de 5400 enfants. Afin de calculer le coût de l'hospitalisation, les médicaments, les essais en laboratoire et les liquides intraveineux administrés à 2300 patients entre leur admission et leur sortie ont été enregistrés, ainsi que la durée de l'hospitalisation. Les données ont été comparées avec les résultats cliniques regroupés et intégrés à un modèle de décision afin de calculer le coût par année de vie corrigée du facteur invalidité (AVCI) évité et le coût par décès évité. RÉSULTATS: Le coût moyen du traitement des patients gravement atteints du paludisme s'est révélé similaire dans les deux groupes expérimentaux: 63,5 dollars américains (US$) (intervalle de confiance 95% IC: 61,7-65,2) pour le bras recevant la quinine et 66,5 US$ (95% IC: 63,7-69,2) pour le bras recevant l'artésunate. Les enfants traités par artésunate affichaient un taux de mortalité inférieur de 22,5% à ceux recevant de la quinine, et un taux de séquelles neurologiques identique: (bras recevant l'artésunate: 2,3 AVCI par patient; bras recevant la quinine: 3,0 AVCI par patient). En comparaison avec la quinine en tant que ligne de base, l'artésunate a démontré un coût incrémental par AVCI évitée et un coût incrémental par décès évité de 3,8 US$ et 123 US$, respectivement. CONCLUSION: Dans le cadre du traitement des enfants gravement atteints de paludisme, l'artésunate constitue une alternative extrêmement rentable et abordable par rapport à la quinine. Les implications budgétaires liées à l'adoption de l'artésunate pour une utilisation habituelle lors des soins hospitaliers sont négligeables.
OBJECTIVE: To explore the cost-effectiveness of parenteral artesunate for the treatment of severe malaria in children and its potential impact on hospital budgets. METHODS: The costs of inpatient care of children with severe malaria were assessed in four of the 11 sites included in the African Quinine Artesunate Malaria Treatment trial, conducted with over 5400 children. The drugs, laboratory tests and intravenous fluids provided to 2300 patients from admission to discharge were recorded, as was the length of inpatient stay, to calculate the cost of inpatient care. The data were matched with pooled clinical outcomes and entered into a decision model to calculate the cost per disability-adjusted life year (DALY) averted and the cost per death averted. FINDINGS: The mean cost of treating severe malaria patients was similar in the two study groups: 63.5 United States dollars (US$) (95% confidence interval, CI: 61.7-65.2) in the quinine arm and US$ 66.5 (95% CI: 63.7-69.2) in the artesunate arm. Children treated with artesunate had 22.5% lower mortality than those treated with quinine and the same rate of neurological sequelae: (artesunate arm: 2.3 DALYs per patient; quinine arm: 3.0 DALYs per patient). Compared with quinine as a baseline, artesunate showed an incremental cost per DALY averted and an incremental cost per death averted of US$ 3.8 and US$ 123, respectively. CONCLUSION: Artesunate is a highly cost-effective and affordable alternative to quinine for treating children with severe malaria. The budgetary implications of adopting artesunate for routine use in hospital-based care are negligible.
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OBJECTIF: Développer un nouvel algorithme pour le diagnostic présomptif d'une maladie grave associée à l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les enfants âgés de moins de 18 mois afin d'identifier ceux qui nécessitent une thérapie antirétrovirale (TAR). MÉTHODES: Un modèle de probabilité conditionnelle a été créé et des paramètres non virologiques dans différentes combinaisons ont été testés dans une cohorte hypothétique de 1 000 enfants âgés de 6 semaines,6 mois et 12 mois afin d'évaluer la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives positives et négatives de ces algorithmes dans l'identification des enfants nécessitant une TAR. Les paramètres modélisés comprenaient des critères cliniques, un test rapide de dépistage des anticorps anti-VIH et la numération des lymphocytes T CD4+ (CD4). RÉSULTATS: Chez les enfants âgés de moins de 18 mois, l'algorithme de tramage qui a présenté les meilleurs résultats réunissait les symptômes cliniques, le dépistage des anticorps et la numération des lymphocytes CD4. Il a montré une sensibilité comprise entre 71 et 80%, et une spécificité comprise entre 92 et 99%. Les valeurs prédictives positives et négatives étaient comprises entre 61 et 97% et entre 95 et 96%, respectivement. En l'absence de tests virologiques, cet autre algorithme de diagnostic présomptif d'une maladie grave associée au VIH permet de correctement mettre en place la TAR chez 91 à 98% des enfants séropositifs qui présentent le risque le plus important de mourir. CONCLUSION: Les algorithmes décrits dans cet article ont une meilleure sensibilité et spécificité que les paramètres cliniques, avec ou sans dépistage rapide du VIH, pour le diagnostic présomptif d'une maladie appliqués, ils peuvent augmenter le nombre d'enfants séropositifs pour grave chez les enfants séropositifs âgés de moins de 18 mois. S'ils sont lesquels une TAR est mise en place avec succès.
OBJECTIVE: To develop a new algorithm for the presumptive diagnosis of severe disease associated with human immunodeficiency virus (HIV) infection in children less than 18 months of age for the purpose of identifying children who require antiretroviral therapy (ART). METHODS: A conditional probability model was constructed and non-virologic parameters in various combinations were tested in a hypothetical cohort of 1000 children aged 6 weeks, 6 months and 12 months to assess the sensitivity, specificity, and positive and negative predictive values of these algorithms for identifying children in need of ART. The modelled parameters consisted of clinical criteria, rapid HIV antibody testing and CD4+ T-lymphocyte (CD4) count. FINDINGS: In children younger than 18 months, the best-performing screening algorithm, consisting of clinical symptoms plus antibody testing plus CD4 count, showed a sensitivity ranging from 71% to 80% and a specificity ranging from 92% to 99%. Positive and negative predictive values were between 61% and 97% and between 95% and 96%, respectively. In the absence of virologic tests, this alternate algorithm for the presumptive diagnosis of severe HIV disease makes it possible to correctly initiate ART in 91% to 98% of HIV-positive children who are at highest risk of dying. CONCLUSION: The algorithms presented in this paper have better sensitivity and specificity than clinical parameters, with or without rapid HIV testing, for the presumptive diagnosis of severe disease in HIV-positive children less than 18 months of age. If implemented, they can increase the number of HIV-positive children successfully initiated on ART.
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OBJECTIF: Déterminer si l'installation de puits tubulaires profonds pour réduire l'exposition à l'arsenic des eaux souterraines, dans le Bangladesh rural, a eu un effet sur l'incidence des maladies diarrhéiques chez les enfants. MÉTHODES: Les cas de maladies diarrhéiques chez les enfants âgés de moins de 5 ans, qui se sont produits un jour spécifié de chaque mois entre 2005 et 2006, ont été signalés aux agents de santé communautaires de six villages ruraux. Un système d'information géographique contenant les détails de la consommation d'eau des ménages et des installations sanitaires dans les villages a été élaboré, en utilisant les données obtenues par une enquête réalisée au moyen d'un système de positionnement global. Le système d'information comprenait également des données sanitaires, géographiques et démographiques. Une enquête a été effectuée sur le terrain afin de déterminer si les ménages tiraient leur eau potable de puits tubulaires profonds installés en 2005. L'effet des puits tubulaires profonds sur l'incidence des diarrhées infantiles a été évalué à l'aide d'un modèle de régression binomiale négative à effets aléatoires. RÉSULTATS: Le risque de diarrhée infantile était de 46% inférieur chez les 179 ménages utilisant un puits tubulaire profond par rapport aux 364 ménages utilisant un puits tubulaire peu profond (P =0,032). Ni le statut socioéconomique, ni la densité des latrines, ni la densité de la population et ni l'année de l'étude n'ont eu d'influence significative sur le risque de maladie. L'incidence des diarrhées infantiles a diminué de façon spectaculaire entre 2005 et 2006, quelle que soit la source d'eau. CONCLUSION: La mise en place de puits tubulaires profonds pour réduire la présence d'arsenic dans l'eau potable dans les régions rurales du Bangladesh présente l'avantage supplémentaire de réduire l'incidence des diarrhées chez les jeunes enfants.
OBJECTIVE: To determine whether the installation of deep tube wells to reduce exposure to groundwater arsenic in rural Bangladesh had an effect on the incidence of childhood diarrhoeal disease. METHODS: Episodes of diarrhoeal disease in children aged under 5 years that occurred on one specified day each month between 2005 and 2006 were reported to community health workers for six rural villages. A geographical information system containing details of household water use and sanitation in the villages was built using data obtained by a global positioning system survey. The information system also included health, spatial and demographic data. A field survey was carried out to determine whether households obtained drinking water from deep tube wells installed in 2005. The effect of deep tube well use on the incidence of childhood diarrhoea was assessed using a random effects negative binomial regression model. FINDINGS: The risk of childhood diarrhoea was 46% lower in the 179 households that used a deep tube well than in the 364 that used a shallow tube well (P = 0.032). Neither socioeconomic status, latrine density, population density nor study year had a significant influence on disease risk. The incidence of childhood diarrhoea declined dramatically between 2005 and 2006, irrespective of water source. CONCLUSION: The introduction of deep tube wells to reduce arsenic in drinking water in rural Bangladesh had the additional benefit of lowering the incidence of diarrhoea among young children.
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PROBLÈME: L'immunisation est un moyen rentable d'améliorer la survie des enfants, mais la mise en oeuvre des programmes dans les pays à revenu faible et moyen est variable. Les enfants des immigrés ont moins de chances d'être immunisés. APPROCHE: L'étude qualitative visait à identifier les obstacles à la mise en oeuvre réussie des programmes d'immunisation des immigrés dans la province de Tak, en Thaïlande. Nous avons effectué cette étude sur un total de 53 groupes cibles, impliquant 371 participants sur trois sites. ENVIRONNEMENT LOCALE: La province de Tak en Thaïlande est frontalière du Myanmar et accueille approximativement 200 000 immigrés du Myanmar. Les maladies à prévention vaccinale sont une cause attestée de la morbidité dans cette population, mais il n'existe aucun programme d'immunisation systématique ou coordonné dans la région. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Suite aux résultats, la campagne de vaccination qui a suivi ciblait les enfants d'une école pour surmonter ces obstacles liés à la distance des services de vaccination, à la peur de l'arrestation, à l'oubli des rendez-vous de vaccination, ainsi qu'à la défaillance de la responsabilité parentale. Les campagnes comprenaient également l'éducation à la vaccination pour les parents et les enseignants. LEÇONS TIRÉES: Les parents immigrés ont identifié des obstacles à l'accès aux programmes d'immunisation infantile similaires à ceux des populations immigrées du monde entier, bien qu'un seul obstacle identifié par les parents originaires du Myanmar ait été «la peur de l'arrestation». La stratégie scolaire ultérieure permettant de surmonter ces obstacles semble être efficace.
PROBLEM: Immunization is a cost-effective means of improving child survival but implementation of programmes in low- and middleincome countries is variable. Children of migrants are less likely to be immunized. APPROACH: The qualitative study aimed to identify barriers to the successful implementation of migrant immunization programmes in Tak province, Thailand. We ran a total of 53 focus groups involving 371 participants in three sites. LOCAL SETTING: Tak province in Thailand borders Myanmar and has an estimated 200 000 migrants from Myanmar. Vaccine-preventable diseases are a documented cause of morbidity in this population but there is no systematic or coordinated immunization programme in the area. RELEVANT CHANGES: As a result of the findings, the subsequent immunization campaign targeted children in school to overcome those barriers of distance to immunization services, fear of arrest, not remembering immunization appointments, and the disruption of parental work. The campaigns also included immunization education for both parents and teachers. LESSONS LEARNT: Migrant parents identified similar barriers to accessing childhood immunization programmes as migrant populations elsewhere in the world, although a unique barrier identified by parents from Myanmar was "fear of arrest". The subsequent schoolbased strategy to overcome these barriers appears to be effective.
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Depuis l'an dernier, il existe une importante controverse, en particulier en Europe: l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a-t-elle changé ou non sa définition de la grippe pandémique en 2009, après l'identification de la grippe H1N1 originale? Certains ont soutenu que non seulement cette définition a été modifiée, mais qu'elle l'a été dans le but de préparer la déclaration d'une pandémie. D'autres ont expliqué que la définition n'a jamais été changée et que cette allégation est dénuée de tout fondement. Ces vues polarisées ont gêné notre capacité à tirer des conclusions importantes. Cette impasse, associée aux préoccupations sur les conflits d'intérêts potentiels et aux doutes sur la proportionnalité de la réponse à l'apparition de la grippe H1N1, a sapé la confiance publique envers les autorités sanitaires et envers notre capacité collective à répondre de manière efficace aux menaces des maladies futures. L'OMS n'a pas modifié sa définition de la grippe pandémique pour la simple raison qu'elle ne l'a jamais définie de manière officielle. Alors que l'OMS a proposé de nombreuses descriptions de la grippe pandémique, elle n'a jamais élaboré une définition formelle. De plus, les critères de déclaration d'une pandémie causée par le virus H1N1 ont leur origine dans les définitions de la «phase pandémique», et non dans une définition de la «grippe pandémique». Le fait que, malgré dix années d'activités de préparation à une pandémie, aucune définition officielle de la grippe pandémique n'ait été formulée révèle des hypothèses sous-jacentes importantes sur la nature de cette maladie infectieuse. Les limitations des approches «axées sur les virus» méritent en particulier une plus grande attention et doivent contribuer aux efforts incessants pour «tirer des leçons» qui guideront la réponse aux apparitions futures de nouvelles maladies infectieuses.
There has been considerable controversy over the past year, particularly in Europe, over whether the World Health Organization (WHO) changed its definition of pandemic influenza in 2009, after novel H1N1 influenza was identified. Some have argued that not only was the definition changed, but that it was done to pave the way for declaring a pandemic. Others claim that the definition was never changed and that this allegation is completely unfounded. Such polarized views have hampered our ability to draw important conclusions. This impasse, combined with concerns over potential conflicts of interest and doubts about the proportionality of the response to the H1N1 influenza outbreak, has undermined the public trust in health officials and our collective capacity to effectively respond to future disease threats. WHO did not change its definition of pandemic influenza for the simple reason that it has never formally defined pandemic influenza. While WHO has put forth many descriptions of pandemic influenza, it has never established a formal definition and the criteria for declaring a pandemic caused by the H1N1 virus derived from "pandemic phase" definitions, not from a definition of "pandemic influenza". The fact that despite ten years of pandemic preparedness activities no formal definition of pandemic influenza has been formulated reveals important underlying assumptions about the nature of this infectious disease. In particular, the limitations of "virus-centric" approaches merit further attention and should inform ongoing efforts to "learn lessons" that will guide the response to future outbreaks of novel infectious diseases.
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OBJECTIF: Déterminer si le personnel soignant communautaire d'une région rurale d'Éthiopie peut fournir des contraceptifs injectables aux femmes avec des niveaux de sécurité, d'efficacité et d'acceptabilité similaires à ceux des agents de vulgarisation sanitaire (AVS). MÉTHODES: Il s'agissait d'un essai d'intervention communautaire prospectif non randomisé, conçu pour tester la fourniture de contraceptifs injectables par les agents communautaires de santé reproductive (ACSR). Les taux d'efficacité, de sécurité, d'acceptabilité et de continuité étaient les résultats recherchés. Les résultats observés lors de l'administration de contraceptifs injectables par les AVS dans les postes sanitaires et lors de leur administration par les ACSR ont été comparés au moyen de tests χ2 pour l'association entre les variables nominales et les tests-t d'échantillons indépendants, afin de déterminer les différences entre les moyennes du groupe. RÉSULTATS: Un total de 1 062 femmes ont participé à l'étude. Par rapport aux patientes des postes sanitaires, les patientes des ACSR étaient, en moyenne, un peu plus âgées, moins susceptibles d'être mariées et moins instruites, et elles avaient beaucoup plus d'enfants en vie. Les femmes s'adressant aux ACSR étaient aussi nettement plus susceptibles d'utiliser des contraceptifs injectables pour la première fois; les patientes des postes sanitaires étaient plus susceptibles de les avoir déjà utilisés dans le passé. En outre, les patientes des ACSR étaient moins susceptibles de cesser d'utiliser les contraceptifs injectables après trois cycles d'injection que les patientes des postes sanitaires. CONCLUSION: L'administration de contraceptifs injectables par les ACSR s'est révélée aussi sûre et acceptable pour cet échantillon de femmes éthiopiennes que l'administration dans les postes sanitaires par les AVS. Ces résultats s'ajoutent à la quantité croissante de preuves encourageant le développement, l'introduction et l'augmentation du nombre de programmes de formation d'agents de santé communautaires, comme les ACSR, pour administrer sans danger des contraceptifs injectables.
OBJECTIVE: To determine whether community-based health workers in a rural region of Ethiopia can provide injectable contraceptives to women with similar levels of safety, effectiveness and acceptability as health extension workers (HEWs). METHODS: This was a prospective non-randomized community intervention trial designed to test the provision of injectable contraceptives by community-based reproductive health agents (CBRHAs). Effectiveness, safety, acceptability and continuation rates were the outcomes of interest. The outcomes observed when injectable contraceptives were administered by HEWs in health posts and when they were administered by CBRHAs were compared by means of χ2 tests for association among categorical variables and t-tests for independent samples to determine differences between group means. FINDINGS: A total of 1062 women participated in the study. Compared with health post clients, the clients of CBRHAs were, on average, slightly older, less likely to be married and less educated, and they had significantly more living children. Women seeking services from CBRHAs were also significantly more likely to be using injectable contraceptives for the first time; health post clients were more likely to have used them in the past. In addition, clients of CBRHAs were less likely to discontinue using injectable contraceptives over three injection cycles than health post clients. CONCLUSION: Receiving injectable contraceptives from CBRHAs proved as safe and acceptable to this sample of Ethiopian women as receiving them in health posts from HEWs. These findings add to the growing body of evidence supporting the development, introduction and scale up of programmes to train community-based health workers such as CBRHAs to safely administer injectable contraceptives.
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OBJECTIF: Évaluer les ressources en soins chirurgicaux essentiels et d'urgence en Gambie. MÉTHODES: L'outil d'analyse de situation pour évaluer les soins chirurgicaux d'urgence et essentiels de l'Organisation mondiale de la Santé a été distribué aux gestionnaires de soins de santé dans les établissements de tout le pays. L'enquête a été remplie par 65 établissements de santé - un hôpital de référence tertiaire, 7 hôpitaux de district/généraux, 46 centres de santé et 11 établissements de santé privés - et comptait 110 questions, réparties en quatre sections: (i) infrastructures, type d'établissement, population traitée et ressources matérielles; (ii) ressources humaines; (iii) gestion des urgences et autres interventions chirurgicales; (iv) équipements d'urgence et de réanimation. Les données du questionnaire ont été complétées par des entretiens avec le personnel des établissements de santé, des fonctionnaires du ministère de la Santé et des représentants d'organisations non gouvernementales. RÉSULTATS: Des lacunes importantes ont été identifiées en termes d'infrastructures, de ressources humaines, de disponibilité d'équipements essentiels et de capacité à effectuer des interventions de traumatologie, d'obstétrique et de chirurgie générale. Sur les 18 établissements supposés effectuer des interventions chirurgicales, 50.0% rencontraient des interruptions d'approvisionnement en eau et 55,6% en électricité. Seuls 38,9% des établissements disposaient d'un chirurgien et 16,7% d'un médecin anesthésiste. Tous les établissements avaient une capacité limitée pour effectuer des interventions traumatologiques de base et de chirurgie générale. Ce sont 54,5% des établissements publics qui ne pouvaient pas effectuer de laparotomie et 58,3% ne pouvaient pas guérir une hernie. Seuls 25.0% d'entre eux pouvaient traiter une fracture ouverte et 41,7% pouvaient effectuer une intervention d'urgence pour dégager des voies respiratoires obstruées. CONCLUSION: La présente étude sur les établissements de soins de santé en Gambie suggère d'importantes lacunes en termes de ressources humaines et physiques nécessaires pour effectuer des interventions chirurgicales de base, permettant de sauver des vies.
OBJECTIVE: To assess the resources for essential and emergency surgical care in the Gambia. METHODS: The World Health Organization's Tool for Situation Analysis to Assess Emergency and Essential Surgical Care was distributed to health-care managers in facilities throughout the country. The survey was completed by 65 health facilities - one tertiary referral hospital, 7 district/general hospitals, 46 health centres and 11 private health facilities - and included 110 questions divided into four sections: (i) infrastructure, type of facility, population served and material resources; (ii) human resources; (iii) management of emergency and other surgical interventions; (iv) emergency equipment and supplies for resuscitation. Questionnaire data were complemented by interviews with health facility staff, Ministry of Health officials and representatives of nongovernmental organizations. FINDINGS: Important deficits were identified in infrastructure, human resources, availability of essential supplies and ability to perform trauma, obstetric and general surgical procedures. Of the 18 facilities expected to perform surgical procedures, 50.0% had interruptions in water supply and 55.6% in electricity. Only 38.9% of facilities had a surgeon and only 16.7% had a physician anaesthetist. All facilities had limited ability to perform basic trauma and general surgical procedures. Of public facilities, 54.5% could not perform laparotomy and 58.3% could not repair a hernia. Only 25.0% of them could manage an open fracture and 41.7% could perform an emergency procedure for an obstructed airway. CONCLUSION: The present survey of health-care facilities in the Gambia suggests that major gaps exist in the physical and human resources needed to carry out basic life-saving surgical interventions.
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OBJECTIF: Évaluer si l'objectif global visant à diviser par deux la mortalité due à la tuberculose (TB) entre 1990 et 2015 peut être atteint, et effectuer la première évaluation mondiale sur le nombre de vies sauvées par la stratégie DOTS/Stop TB de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). MÉTHODES: Depuis 1990, la mortalité due à la TB est évaluée pour 213 pays à l'aide de méthodes fiables approuvées par l'OMS. Les tendances de la mortalité ont été évaluées séparément pour des personnes infectées ou non infectées par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), conformément à la Classification internationale des maladies. Le nombre de vies sauvées par la stratégie DOTS/Stop TB a été estimé par rapport aux résultats de la lutte antituberculeuse en 1995, l'année où la stratégie DOTS a été mise en place. RÉSULTATS: La mortalité due à la TB chez les personnes séronégatives (HIV-) a diminué de 30 à 20 pour une population de 100 000 (36%) entre 1990 et 2009, et elle pourrait encore être réduite de moitié d'ici 2015. La baisse globale (en incluant les personnes séropositives [HIV+] qui comptaient pour 12% de tous les cas de TB) était de 19%. Entre 1995 et 2009, 49 millions de patients atteints par la TB ont été soignés sous la stratégie DOTS/Stop TB. Cela a permis de sauver 4,6-6,3 millions de vies, y compris celles des 0,23-0,28 million d'enfants et des 1,4-1,7 million de femmes en âge de procréer. Un million de vies supplémentaires peuvent être sauvées chaque année d'ici 2015. CONCLUSION: Les améliorations dans la lutte et les soins de la TB depuis 1995 ont permis de réduire considérablement la mortalité due à la TB, de sauver des millions de vies et de se rapprocher de l'objectif global visant à diviser par deux le nombres de décès dus à la TB d'ici 2015 par rapport à 1990. Il est nécessaire d'intensifier les efforts afin de réduire le nombre de décès chez les patients tuberculeux et séropositifs, en particulier en Afrique subsaharienne.
OBJECTIVE: To assess whether the global target of halving tuberculosis (TB) mortality between 1990 and 2015 can be achieved and to conduct the first global assessment of the lives saved by the DOTS/Stop TB Strategy of the World Health Organization (WHO). METHODS: Mortality from TB since 1990 was estimated for 213 countries using established methods endorsed by WHO. Mortality trends were estimated separately for people with and without human immunodeficiency virus (HIV) infection in accordance with the International classification of diseases. Lives saved by the DOTS/Stop TB Strategy were estimated with respect to the performance of TB control in 1995, the year that DOTS was introduced. FINDINGS: TB mortality among HIV-negative (HIV-) people fell from 30 to 20 per 100 000 population (36%) between 1990 and 2009 and could be halved by 2015. The overall decline (when including HIV-positive [HIV+] people, who comprise 12% of all TB cases) was 19%. Between 1995 and 2009, 49 million TB patients were treated under the DOTS/Stop TB Strategy. This saved 4.6-6.3 million lives, including those of 0.23-0.28 million children and 1.4-1.7 million women of childbearing age. A further 1 million lives could be saved annually by 2015. CONCLUSION: Improvements in TB care and control since 1995 have greatly reduced TB mortality, saved millions of lives and brought within reach the global target of halving TB deaths by 2015 relative to 1990. Intensified efforts to reduce deaths among HIV+ TB cases are needed, especially in sub-Saharan Africa.
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OBJECTIF: Evaluer les niveaux, les évolutions et les écarts entre les plus pauvres et les plus riches, pour des indicateurs sanitaires et de développement humain sélectionnés au Bangladesh. MÉTHODES: Les données pour les indicateurs sélectionnés, associés aux caractéristiques sociodémographiques des femmes déjà au moins une fois mariées, l'utilisation de la contraception, la vaccination des enfants, les pratiques de soins prénatals et les conditions de santé ont été extraites des enquêtes démographiques et sanitaires bangladaises menées en 1993-94, 1996-1997, 1999-2000, 2004 et 2007. Les résultats de l'ensemble de l'échantillon et des quintiles les plus pauvres et les plus riches sont présentés. RÉSULTATS: Des évolutions positives ont été observées en termes d'urbanisation, d'accès à l'électricité, d'âge lors du premier mariage, d'utilisation de la contraception moderne, d'accès à des soins prénatals qualifiés, de vaccination infantile, de connaissance de l'infection par le virus d'immunodéficience humaine (VIH), du syndrome d'immunodéficience acquise, ainsi que du surpoids et de l'obésité. En revanche, des évolutions négatives ont été observées en termes d'alphabétisation, de mortalité infantile et juvénile, de taux de fécondité, d'accouchement à domicile, de malnutrition et d'insuffisance pondérale. Cependant, l'évolution de ces indicateurs diffère entre les quintiles les plus riches et les plus pauvres. Par exemple, seul le quintile le plus riche a connu une urbanisation rapide, tandis que l'analphabétisme a diminué plus fortement parmi les plus pauvres. Des écarts notables ont été constatés dans presque tous les facteurs. Les écarts entre riches et pauvres en matière d'urbanisation, d'âge au mariage, de fécondité, d'utilisation du préservatif, d'accouchement à domicile et de surcharge pondérale ont augmenté; en revanche, les écarts en termes d'éducation, d'eau et d'assainissement, d'utilisation de la contraception (à l'exception des préservatifs) et de vaccination des enfants ont diminué. CONCLUSION: Les inégalités persistantes au Bangladesh mettent en péril le développement humain équitable et durable du pays. Des stratégies de développement en faveur des pauvres, sur la base des principes d'équité et de qualité, devraient être mises en œuvre pour combler les lacunes existantes et promouvoir davantage le développement humain, holistique, et équitable.
OBJECTIVE: To assess levels, trends and gaps between the poorest and the richest in selected health and human development indicators in Bangladesh. METHODS: Data for selected indicators associated with sociodemographic characteristics among ever-married women, contraception use, child vaccination, antenatal care practices and health conditions were extracted from the Bangladesh Demographic and Health Surveys conducted in 1993-94, 1996-1997, 1999-2000, 2004 and 2007. Results for the whole sample and for the poorest and the richest wealth quintiles are presented. FINDINGS: Positive trends were noted in urbanization, availability of electricity, age at first marriage, use of modern contraception, access to skilled antenatal care, child vaccination, knowledge of human immunodeficiency virus (HIV) infection and acquired immunodeficiency syndrome and overweight and obesity. In contrast, negative trends were seen in factors such as literacy, infant and child mortality, fertility rate, home delivery and malnutrition and underweight. However, changes in these indicators differed between the poorest and richest quintiles. For instance, only the richest quintile experienced rapid urbanization, whereas illiteracy declined more among the poorest. Noteworthy gaps were found in almost all factors. Rich-poor gaps in urbanization, age at marriage, fertility, condom use, home delivery and overweight increased; in contrast, gaps in education, water and sanitation, use of contraception (except condoms) and child vaccination declined. CONCLUSION: Persistent inequities in Bangladesh endanger equitable and sustainable human development in the country. Pro-poor development strategies based on the principles of equity and quality should be implemented to narrow existing gaps and further promote holistic and equitable human development.
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OBJECTIF: Évaluer de façon systématique la preuve de l'application des directives de l'Organisation mondiale de la Santé recommandant les antibiotiques à large spectre chez les enfants présentant une malnutrition aiguë sévère (MAS). MÉTHODES: Les recherches ont été réalisées dans les registres des essais CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, LILACS, POPLINE, CAB Abstracts, ainsi que dans d'autres registres d'essais en cours. Des experts ont été contactés. Des recherches ont également été effectuées manuellement sur des listes de référence et des comptes rendus de conférence. Tous les types d'étude, à l'exception des rapports de cas uniques, ont été inclus. RÉSULTATS: Deux essais contrôlés randomisés (ECR), une étude avant/après et deux rapports rétrospectifs sur l'efficacité et la sécurité cliniques ont été récupérés, avec 18 études pharmacocinétiques. La qualité des essais était généralement médiocre et les résultats n'ont pas pu être mis en commun à cause de leur hétérogénéité. L'amoxicilline orale pendant 5 jours était aussi efficace que la ceftriaxone intramusculaire pendant 2 jours (1 ECR). Pour la MAS sans complication, l'amoxicilline n'a montré aucun avantage par rapport à un placebo (1 étude rétrospective). L'introduction d'un régime normalisé utilisant l'ampicilline et la gentamicine a considérablement réduit la mortalité chez les enfants hospitalisés (rapport des cotes, RC: 4.0; intervalle de confiance de 95%, IC: 1,7-9,8; 1 étude avant/après). Le chloramphénicol oral était aussi efficace que le triméthoprime-sulfaméthoxazole chez les enfants souffrant de pneumonie (1 ECR). Les données pharmacocinétiques suggèrent que des doses normales de pénicilline, de cotrimoxazole et de gentamicine sont sans danger chez les enfants souffrant de malnutrition, alors que la dose ou la fréquence du chloramphénicol nécessite un ajustement. Les preuves existantes ne sont pas assez solides pour clarifier davantage les recommandations en matière de traitement antibiotique chez les enfants souffrant de MAS. CONCLUSION: De grands ECR sont nécessaires afin de définir le traitement antibiotique optimal chez les enfants souffrant de MAS avec ou sans complications. Des recherches supplémentaires dans la toxicité de la gentamicine et du chloramphénicol et dans la pharmacocinétique de la ceftriaxone et de la ciprofloxacine sont également requises.
OBJECTIVE: To systemically review the evidence in support of World Health Organization guidelines recommending broad-spectrum antibiotics for children with severe acute malnutrition (SAM). METHODS: CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, LILACS, POPLINE, CAB Abstracts and ongoing trials registers were searched. Experts were contacted. Conference proceedings and reference lists were manually searched. All study types, except single case reports, were included. FINDINGS: Two randomized controlled trials (RCTs), one before-and-after study and two retrospective reports on clinical efficacy and safety were retrieved, together with 18 pharmacokinetic studies. Trial quality was generally poor and results could not be pooled due to heterogeneity. Oral amoxicillin for 5 days was as effective as intramuscular ceftriaxone for 2 days (1 RCT). For uncomplicated SAM, amoxicillin showed no benefit over placebo (1 retrospective study). The introduction of a standardized regimen using ampicillin and gentamicin significantly reduced mortality in hospitalized children (odds ratio, OR: 4.0; 95% confidence interval, CI: 1.7-9.8; 1 before-and-after study). Oral chloramphenicol was as effective as trimethoprim-sulfamethoxazole in children with pneumonia (1 RCT). Pharmacokinetic data suggest that normal doses of penicillins, cotrimoxazole and gentamicin are safe in malnourished children, while the dose or frequency of chloramphenicol requires adjustment. Existing evidence is not strong enough to further clarify recommendations for antibiotic treatment in children with SAM. CONCLUSION: Large RCTs are needed to define optimal antibiotic treatment in children with SAM with and without complications. Further research into gentamicin and chloramphenicol toxicity and into the pharmacokinetics of ceftriaxone and ciprofloxacin is also required.
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OBJECTIF: Étudier la relation entre dépression maternelle et croissance infantile dans les pays en développement par un examen systématique de la documentation et une méta-analyse. MÉTHODES: Six bases de données ont été consultées pour les études sur la dépression maternelle et la croissance des enfants dans les pays en développement, publiées jusqu'en 2010. Les méthodes standard de méta-analyse ont été suivies et les odds ratios (OR, rapports des chances) mis en commun pour l'insuffisance pondérale et le retard de croissance des enfants de mères déprimées ont été calculés en utilisant des modèles à effets aléatoires pour toutes les études et pour les sous-ensembles d'études qui répondaient aux critères stricts de conception d'étude, d'exposition à la dépression maternelle et de variables de résultat. Le risque attribuable dans la population (RAP) a été estimé pour des études sélectionnées. RÉSULTATS: Dix-sept études, incluant un total de 13 923 paires de mère et enfant de 11 pays, remplissaient les critères d'inclusion. Les enfants de mères souffrant de dépression ou de symptômes dépressifs étaient plus susceptibles de présenter une insuffisance pondérale (IP: 1,5; intervalle de confiance, IC, de 95%: 1,2-1,8) ou un retard de croissance (IP: 1,4; IC de 95%: 1,2-1,7). La sous-analyse de trois études longitudinales a montré un effet plus important: l'OR pour insuffisance pondérale était de 2,2 (IC de 95%: 1,5-3,2) et pour retard de croissance, de 2,0 (IC de 95%: 1,0-3,9). Le RAP des études sélectionnées a indiqué que si la population infantile était entièrement non-exposée à des symptômes dépressifs maternels, 23 à 29% d'enfants en moins souffriraient d'insuffisance pondérale ou de retard de croissance. CONCLUSION: La dépression maternelle est associée à l'insuffisance pondérale et au retard de croissance de la petite enfance. De rigoureuses études prospectives sont nécessaires pour en identifier les mécanismes et les causes. L'identification précoce, le traitement et la prévention de la dépression maternelle peuvent aider à réduire le retard de croissance et l'insuffisance pondérale des enfants dans les pays en développement.
OBJECTIVE: To investigate the relationship between maternal depression and child growth in developing countries through a systematic literature review and meta-analysis. METHODS: Six databases were searched for studies from developing countries on maternal depression and child growth published up until 2010. Standard meta-analytical methods were followed and pooled odds ratios (ORs) for underweight and stunting in the children of depressed mothers were calculated using random effects models for all studies and for subsets of studies that met strict criteria on study design, exposure to maternal depression and outcome variables. The population attributable risk (PAR) was estimated for selected studies. FINDINGS: Seventeen studies including a total of 13 923 mother and child pairs from 11 countries met inclusion criteria. The children of mothers with depression or depressive symptoms were more likely to be underweight (OR: 1.5; 95% confidence interval, CI: 1.2-1.8) or stunted (OR: 1.4; 95% CI: 1.2-1.7). Subanalysis of three longitudinal studies showed a stronger effect: the OR for underweight was 2.2 (95% CI: 1.5-3.2) and for stunting, 2.0 (95% CI: 1.0-3.9). The PAR for selected studies indicated that if the infant population were entirely unexposed to maternal depressive symptoms 23% to 29% fewer children would be underweight or stunted. CONCLUSION: Maternal depression was associated with early childhood underweight and stunting. Rigorous prospective studies are needed to identify mechanisms and causes. Early identification, treatment and prevention of maternal depression may help reduce child stunting and underweight in developing countries.
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OBJECTIF: Évaluer l'adhésion au traitement directement observé en milieu de ressources limitées utilisant le MEMS comme critère de référence. communautaire des patients tuberculeux tanzaniens, à l'aide du système de MÉTHODES: Il s'agissait d'une étude pilote longitudinale sur 50 patients suivi des événements de médication (MEMS, Medication Event Monitoring recrutés consécutivement dans un hôpital rural, un hôpital urbain et deux System) et valider les mesures d'adhésion alternatives dans les configurations centres de soins urbains. L'adhésion au traitement a été contrôlée par le MEMS et la validité des mesures d'adhésion conséquentes a été évaluée: test urinaire pour détecter la présence d'isoniazide, test de coloration des urines, échelle de Morisky, bref questionnaire sur la médication, questionnaire d'adhésion adapté du Groupe d'essais cliniques du SIDA (ACTG, AIDS Clinical Trials Group), décomptes de pilules et visites de réapprovisionnement en médicaments. RÉSULTATS: Le taux d'adhésion moyen dans la population de l'étude atteignait 96,3% (déviation standard, DS: 7,7). L'adhésion était inférieure à 100% chez 70% des patients, inférieure à 95% chez 21% d'entre eux et inférieure à 80% chez 2% d'entre eux. Le questionnaire d'adhésion de l'ACTG et le test de coloration des urines présentaient les sensibilités les plus élevées, mais les spécificités les plus basses. L'échelle de Morisky et les visites de réapprovisionnement présentaient les spécificités les plus élevées, mais les sensibilités les plus basses. Les décomptes de pilules et les visites de réapprovisionnement en médicaments combinés, utilisés dans la pratique de routine, montraient une sensibilité et une spécificité modérées, mais la sensibilité s'améliorait lors de l'ajout du questionnaire d'adhésion de l'ACTG. CONCLUSION: Les patients suivant un traitement directement observé en milieu communautaire ont montré une meilleure adhésion dans cette étude. La combinaison des décomptes de pilules, des visites de réapprovisionnement et du questionnaire d'adhésion de l'ACTG a pu être utilisée pour contrôler l'adhésion dans les cadres où le MEMS n'était pas abordable. Les résultats en termes d'adhésion et de validité des mesures d'adhésion simples devraient être confirmés auprès de populations plus larges, avec une variabilité plus importante des taux d'adhésion.
OBJECTIVE: To assess adherence to community-based directly observed treatment (DOT) among Tanzanian tuberculosis patients using the Medication Event Monitoring System (MEMS) and to validate alternative adherence measures for resource-limited settings using MEMS as a gold standard. METHODS: This was a longitudinal pilot study of 50 patients recruited consecutively from one rural hospital, one urban hospital and two urban health centres. Treatment adherence was monitored with MEMS and the validity of the following adherence measures was assessed: isoniazid urine test, urine colour test, Morisky scale, Brief Medication Questionnaire, adapted AIDS Clinical Trials Group (ACTG) adherence questionnaire, pill counts and medication refill visits. FINDINGS: The mean adherence rate in the study population was 96.3% (standard deviation, SD: 7.7). Adherence was less than 100% in 70% of the patients, less than 95% in 21% of them, and less than 80% in 2%. The ACTG adherence questionnaire and urine colour test had the highest sensitivities but lowest specificities. The Morisky scale and refill visits had the highest specificities but lowest sensitivities. Pill counts and refill visits combined, used in routine practice, yielded moderate sensitivity and specificity, but sensitivity improved when the ACTG adherence questionnaire was added. CONCLUSION: Patients on community-based DOT showed good adherence in this study. The combination of pill counts, refill visits and the ACTG adherence questionnaire could be used to monitor adherence in settings where MEMS is not affordable. The findings with regard to adherence and to the validity of simple adherence measures should be confirmed in larger populations with wider variability in adherence rates.
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OBJECTIF: Évaluer trois tests d'anticorps rapides de la typhoïde commercialisés pour rechercher les anticorps de type Salmonella typhi chez des patients soupçonnés d'avoir contracté la fièvre typhoïde à Mpumalanga, en Afrique du Sud, et à Moshi, en République-Unie de Tanzanie. MÉTHODES: La précision du diagnostic de Cromotest® (test d'agglutination sur lame semi-quantitative et test de Widal à tube unique), de TUBEX® et de Typhidot® a été évaluée par rapport à celle de l'hémoculture. Les résultats ont été modélisés pour des scénarios avec des probabilités pré-test de 5% et 50%. RÉSULTATS: Un total de 92 patients ont participé: 53 (57,6%) d'Afrique du Sud et 39 (42,4%) de la République-Unie de Tanzanie. Le germe Salmonella typhi a été isolé dans le sang de 28 (30,4%) patients. Les tests d'agglutination sur lame semi-quantitative et de Widal à tube unique présentaient des valeurs prédictives positives (VPP) de 25% (intervalle de confiance, IC, de 95%: 0,6-80,6) et de 20% (IC de 95%: 2,5-55,6), respectivement. Les tests d'anticorps rapides de la typhoïde les plus récents présentaient des VPP comparables: TUBEX®, 54,1% (IC de 95%: 36,9-70,5); Typhidot® IgM, 56,7% (IC de 95%: 37,4-74,5); et Typhidot® IgG, 54,3% (IC de 95%: 36,6-71,2). Pour une probabilité pré-test de 5%, les VPP étaient les suivantes: TUBEX®, 11% (IC de 95%: 6,6-17,9); Typhidot® IgM, 9,1% (IC de 95%: 5,8-14,0); et Typhidot® IgG, 11% (6,3-18,4). Pour une probabilité pré-test de 50%, les VPP étaient les suivantes:TUBEX®, 70,2% (IC de 95%: 57,3-80,5); Typhidot® IgM, 65,6% (IC de 95%: 54,0-75,6); et Typhidot® IgG, 70% (IC de 95%: 56,0-81,1). CONCLUSION: Les tests d'agglutination sur lame semi-quantitative et de Widal à tube unique ont donné des résultats médiocres. TUBEX® et Typhidot® peuvent être adaptés lorsqu'une probabilité pré-test est élevée et que les hémocultures ne sont pas disponibles, mais leurs résultats ne justifient pas le déploiement d'un environnement de soins de routine en Afrique subsaharienne.
OBJECTIVE: To evaluate three commercial typhoid rapid antibody tests for Salmonella Typhi antibodies in patients suspected of having typhoid fever in Mpumalanga, South Africa, and Moshi, United Republic of Tanzania. METHODS: The diagnostic accuracy of Cromotest® (semiquantitative slide agglutination and single tube Widal test),TUBEX®and Typhidot® was assessed against that of blood culture. Performance was modelled for scenarios with pretest probabilities of 5% and 50%. FINDINGS: In total 92 patients enrolled: 53 (57.6%) from South Africa and 39 (42.4%) from the United Republic of Tanzania. Salmonella Typhi was isolated from the blood of 28 (30.4%) patients. The semiquantitative slide agglutination and single-tube Widal tests had positive predictive values (PPVs) of 25.0% (95% confidence interval, CI: 0.6-80.6) and 20.0% (95% CI: 2.5-55.6), respectively. The newer typhoid rapid antibody tests had comparable PPVs: TUBEX®, 54.1% (95% CI: 36.9-70.5); Typhidot® IgM, 56.7% (95% CI: 37.4-74.5); and Typhidot® IgG, 54.3% (95% CI: 36.6-71.2). For a pretest probability of 5%, PPVs were: TUBEX®, 11.0% (95% CI: 6.6-17.9); Typhidot® IgM, 9.1% (95% CI: 5.8-14.0); and Typhidot® IgG, 11.0% (6.3-18.4). For a pretest probability of 50%, PPVs were: TUBEX®, 70.2% (95% CI: 57.3-80.5); Typhidot® IgM, 65.6% (95% CI: 54.0-75.6); and Typhidot® IgG, 70.0% (95% CI: 56.0-81.1). CONCLUSION: Semiquantitative slide agglutination and single-tube Widal tests performed poorly. TUBEX® and Typhidot® may be suitable when pretest probability is high and blood cultures are unavailable, but their performance does not justify deployment in routine care settings in sub-Saharan Africa.
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OBJECTIF: Examiner la faisabilité de l'utilisation d'agents communautaires de santé (ACS) pour mettre en place des programmes de prévention des maladies cardiovasculaires (MCV) au sein d'organisations religieuses d'Accra, au Ghana. MÉTHODES: La capacité des organisations religieuses, les ressources humaines, la durabilité/les barrières des programmes de santé et les connaissances des membres de la communauté ont été évaluées. Les données de ces différents aspects ont été recueillies par le biais d'une conception de méthode mixte, consistant en des entretiens approfondis et des groupes cibles avec 25 responsables d'église et membres du comité de santé de 5 églises, ainsi qu'une étude de 167 fidèles adultes de 2 églises. RÉSULTATS: La mise en place d'un programme de prévention des MCV dans les organisations religieuses par des ACS est faisable. De nombreuses organisations religieuses offrent déjà des programmes de santé aux fidèles et impliquent des personnes qui ne sont pas des professionnels de la santé dans leurs activités de soins. De plus, la plupart des fidèles ont des connaissances de base des MCV. Cependant, malgré la faisabilité de l'approche proposée dans le cadre de la prévention des MCV par les organisations religieuses, des barrières socioculturelles et sanitaires, comme la pauvreté, des ressources économiques et humaines limitées, ainsi qu'un accès restreint aux soins de santé, pourraient entraver la mise en place du programme. CONCLUSION: Les barrières à la mise en place identifiées dans cette étude doivent être prises en compte pour définir la politique et la planification des programmes de prévention des MCV.
OBJECTIVE: To examine the feasibility of using community health workers (CHWs) to implement cardiovascular disease (CVD) prevention programmes within faith-based organizations in Accra, Ghana. METHODS: Faith-based organization capacity, human resources, health programme sustainability/barriers and community members' knowledge were evaluated. Data on these aspects were gathered through a mixed method design consisting of in-depth interviews and focus groups with 25 church leaders and health committee members from five churches, and of a survey of 167 adult congregants from two churches. FINDINGS: The delivery of a CVD prevention programme in faith-based organizations by CHWs is feasible. Many faith-based organizations already provide health programmes for congregants and involve non-health professionals in their health-care activities, and most congregants have a basic knowledge of CVD.Yet despite the feasibility of the proposed approach to CVD prevention through faith-based organizations, sociocultural and health-care barriers such as poverty, limited human and economic resources and limited access to health care could hinder programme implementation. CONCLUSION: The barriers to implementation identified in this study need to be considered when defining CVD prevention programme policy and planning.
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OBJECTIF: Évaluer la fréquence du déclenchement du travail sans indication médicale et ses déterminants dans une sélection de pays d'Amérique latine, quantifier la réussite d'un accouchement par voie vaginale et comparer les taux de césariennes et d'issues périnatales et maternelles négatives après le déclenchement du travail sans indication médicale par rapport au travail spontané, dans des grossesses à faible risque. MÉTHODES: Sur 37 444 accouchements de femmes présentant des grossesses à faible risque, 1 847 (4,9%) ont été déclenchés sans indication médicale. On a comparé les facteurs associés aux issues périnatales et maternelles négatives dans des cas de début de travail spontané et déclenché. On a calculé les rapports des cotes des facteurs potentiellement associés aux issues négatives, ainsi que les risques relatifs d'issue périnatale ou maternelle négative (tous deux avec un intervalle de confiance de 95%). Suite à ces analyses, un ajustement a été effectué à l'aide de plusieurs modèles de régression logistique. RÉSULTATS: Sur 11 077 cas de travail déclenché, 1 847 (16,7%) l'ont été sans indication médicale. Un déclenchement du travail sans indication médicale a été effectué chez 4,9% des femmes présentant des grossesses à faible risque (37 444). L'ocytocine était la méthode la plus communément utilisée (83% des cas), soit administrée seule, soit combinée avec une autre méthode. Pour les accouchements sans indication médicale, 88,2% ont eu lieu par voie vaginale. Les événements maternels négatifs les plus communs étaient: (i) un besoin supérieur de médicaments utérotoniques postpartum, (ii) un risque presque multiplié par 3 d'admission en unité de soins intensifs; (iii) un risque multiplié par 5 d'hystérectomie postpartum et (iv) une augmentation du besoin d'anesthésie/analgésie. Les issues périnatales étaient satisfaisantes, à l'exception d'une augmentation de 22% du risque d'allaitement retardé (c'est-à-dire une initiation entre 1 heure et 7 jours après l'accouchement). CONCLUSION: Il est indispensable de faire preuve de prudence lors de la préconisation d'un accouchement sans indication médicale, car l'augmentation du risque d'issues périnatales et maternelles négatives n'est pas compensée par des avantages clairs.
OBJECTIVE: To assess the frequency of elective induction of labour and its determinants in selected Latin America countries; quantify success in attaining vaginal delivery, and compare rates of caesarean and adverse maternal and perinatal outcomes after elective induction versus spontaneous labour in low-risk pregnancies. METHODS: Of 37 444 deliveries in women with low-risk pregnancies, 1847 (4.9%) were electively induced. The factors associated with adverse maternal and perinatal outcomes among cases of spontaneous and induced onset of labour were compared. Odds ratios for factors potentially associated with adverse outcomes were calculated, as were the relative risks of having an adverse maternal or perinatal outcome (both with their 95% confidence intervals). Adjustment using multiple logistic regression models followed these analyses. FINDINGS: Of 11 077 cases of induced labour, 1847 (16.7%) were elective. Elective inductions occurred in 4.9% of women with low-risk pregnancies (37 444). Oxytocin was the most common method used (83% of cases), either alone or combined with another. Of induced deliveries, 88.2% were vaginal.The most common maternal adverse events were: (i) a higher postpartum need for uterotonic drugs, (ii) a nearly threefold risk of admission to the intensive care unit; (iii) a fivefold risk of postpartum hysterectomy, and (iv) an increased need for anaesthesia/analgesia. Perinatal outcomes were satisfactory except for a 22% higher risk of delayed breastfeeding (i.e. initiation between 1 hour and 7 days postpartum). CONCLUSION: Caution is mandatory when indicating elective labour induction because the increased risk of maternal and perinatal adverse outcomes is not outweighed by clear benefits.
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OBJECTIF: Comparer l'impact de trois stratégies d'injection de rappel du vaccin tétanos-diphtérie-coqueluche (Tdap) formulé pour adulte chez des adolescents en Australie. Elles comprennent: (1) l'administration du Tdap à: une cohorte âgée d'un an; (2) l'administration du Tdap à tout le lycée et aux cohortes des nouveaux venus; (3) l'administration du Tdap à toute l'école, mais sans continuer à vacciner les cohortes des nouveaux venus. MÉTHODES: On a réalisé une série d'analyses écologiques des notifications de la coqueluche lors des périodes d'épidémie dans les cohortes d'âges applicables. La principale mesure des résultats a été le rapport du taux d'incidence (RTI), calculé en divisant l'incidence de la coqueluche après l'introduction des programmes de vaccination du Tdap par l'incidence de la coqueluche lors de l'épidémie du préprogramme le plus récent. RÉSULTATS: Lors de la période épidémique de 2008-2009, le RTI au niveau national chez les cohortes d'âges ciblées pour le Tdap était de 0,6 (intervalle de confiance de 95% IC: 0,6-0,7), mais chez les autres cohortes d'âges, il était de 1,1 (IC de 95%: 1,1-1,2). Seule la juridiction qui avait mis en place la stratégie 2 (Australie occidentale) a enregistré des baisses soutenues dans les notifications de la coqueluche chez les adolescents et les enfants de moins de 6 mois (RTI: 0,4; IC de 95%: 0,3-0,6) jusqu'en 2009. CONCLUSION: S'il est confirmé par une plus longue expérience en Australie et partout dans le monde, un large programme de rattrapage au sein des écoles, suivi de la vaccination des nouveaux venus, pourrait être la stratégie optimale pour mettre en place les programmes de Tdap chez les adolescents.
OBJECTIVE: To compare the impact of three strategies for delivering a booster dose of adult-formulated tetanus-diphtheria-pertussis (Tdap) vaccine to adolescents in Australia. These comprise: (i) administering Tdap to: a one-year age cohort; (ii) administering Tdap to the entire high school and to subsequent entrant cohorts; and (iii) administering Tdap to the entire high school but without continuing to immunize entrant cohorts. METHODS: A series of ecologic analyses of pertussis notifications during epidemic periods in relevant age cohorts were conducted. The primary outcome measure was the incidence rate ratio (IRR), calculated by dividing pertussis incidence after the introduction of Tdap delivery programmes by pertussis incidence during the most recent pre-programme epidemic. FINDINGS: During the epidemic period of 2008-2009, the national-level IRR among age cohorts targeted for Tdap was 0.6 (95% confidence interval, CI: 0.6-0.7), but among other age cohorts it was 1.1 (95% CI: 1.1-1.2). Only the jurisdiction that implemented strategy 2 (Western Australia) experienced sustained decreases in pertussis notifications in both adolescents and infants under 6 months of age (IRR: 0.4; 95% CI: 0.3-0.6) until 2009. CONCLUSION: If confirmed by longer experience in Australia and elsewhere, a broad school-based catch-up programme followed by immunization of school entrants may be the optimum strategy for the implementation of adolescent Tdap programmes.
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OBJECTIF: Évaluer la performance d'un test sur le lieu de soin (POCT - Pointof- care testing) récemment développé, pour la détection d'anticorps IgM, caractéristiques de la rougeole, dans les échantillons de fluides sériques et oraux et évaluer si l'acide nucléique viral de la rougeole peut être récupéré sur les bandelettes POCT utilisées. MÉTHODES: Le POCT a été utilisé pour tester 170 échantillons de sérum prélevés lors de programmes de surveillance ou de vaccination contre la rougeole, en Éthiopie, Malaisie et Fédération de Russie: 69 étaient positifs aux anticorps immunoglobulines M (IgM) de la rougeole, 74 étaient positifs aux anticorps IgM de la rubéole et 7 étaient positifs aux deux. On a également testé 282 échantillons de fluides oraux du programme de surveillance de la rougeole, des oreillons et de la rubéole (ROR) du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Le test immuno-enzymatique de capture d'IgM de la rougeole Microimmune a été l'étalon-or de la comparaison. Un panel de 24 fluides oraux a été utilisé pour étudier si les gènes hémagglutinine (H) et nucléocapside (N) du virus de la rougeole pouvaient être amplifiés par réaction en chaîne par polymérase, directement à partir des bandelettes POCT utilisées. RÉSULTATS: Avec du sérum POCT, les résultats ont montré une sensibilité et une spécificité de 90,8% (69/76) et de 93,6% (88/94), respectivement. Avec les fluides oraux, la sensibilité et la spécificité ont été de 90% (63/70) et de 96,2% (200/208), respectivement. Les gènes H et N ont été détectés de manière fiable dans les bandelettes POCT, et les gènes N ont pu être séquencés pour le génotypage. Les gènes du virus de la rougeole ont pu être récupérés sur des bandelettes POCT après un stockage de 5 semaines à 20-25 ºC. CONCLUSION: Le POCT a la sensibilité et la spécificité requises d'un test sur le terrain pour le diagnostic de la rougeole. Cependant, son rôle dans les programmes globaux de lutte contre la rougeole nécessite une évaluation plus poussée.
OBJECTIVE: To evaluate the performance of a newly developed point-of-care test (POCT) for the detection of measles-specific IgM antibodies in serum and oral fluid specimens and to assess if measles virus nucleic acid could be recovered from used POCT strips. METHODS: The POCT was used to test 170 serum specimens collected through measles surveillance or vaccination programmes in Ethiopia, Malaysia and the Russian Federation: 69 were positive for measles immunoglobulin M (IgM) antibodies, 74 were positive for rubella IgM antibodies and 7 were positive for both. Also tested were 282 oral fluid specimens from the measles, mumps and rubella (MMR) surveillance programme of the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland. The Microimmune measles IgM capture enzyme immunoassay was the gold standard for comparison. A panel of 24 oral fluids was used to investigate if measles virus haemagglutinin (H) and nucleocapsid (N) genes could be amplified by polymerase chain reaction directly from used POCT strips. FINDINGS: With serum POCT showed a sensitivity and specificity of 90.8% (69/76) and 93.6% (88/94), respectively; with oral fluids, sensitivity and specificity were 90.0% (63/70) and 96.2% (200/208), respectively. Both H and N genes were reliably detected in POCT strips and the N genes could be sequenced for genotyping. Measles virus genes could be recovered from POCT strips after storage for 5 weeks at 20-25 ºC. CONCLUSION: The POCT has the sensitivity and specificity required of a field-based test for measles diagnosis. However, its role in global measles control programmes requires further evaluation.
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Ce document examine comment la recherche opérationnelle et la science de gestion peuvent améliorer la conception des systèmes de santé et la prestation de soins de santé, en particulier dans les milieux à faibles ressources. Il identifie certaines lacunes dans la façon dont la recherche opérationnelle est généralement utilisée dans la santé mondiale et propose des mesures pour y remédier. Il décrit ensuite certains outils d'analyse de la recherche opérationnelle et de la science de gestion et montre comment leur utilisation peut influencer certains défis typiques en termes de conception et de prestation dans la santé mondiale. L'article conclut en étudiant les facteurs qui accroîtront et amélioreront la contribution de la recherche opérationnelle et de la science de gestion à la santé mondiale.
This paper considers how operational research and management science can improve the design of health systems and the delivery of health care, particularly in low-resource settings. It identifies some gaps in the way operational research is typically used in global health and proposes steps to bridge them. It then outlines some analytical tools of operational research and management science and illustrates how their use can inform some typical design and delivery challenges in global health. The paper concludes by considering factors that will increase and improve the contribution of operational research and management science to global health.
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La santé des prisonniers est l'une des pires de tous les groupes de population, et les inégalités apparentes constituent à la fois un défi et une possibilité pour les systèmes de santé nationaux. Le taux élevé d'emprisonnement dans de nombreux pays, le surpeuplement carcéral qui en résulte, les caractéristiques de la population emprisonnée et la prévalence disproportionnée de problèmes de santé en prison doivent faire de la santé en prison une question de santé publique primordiale. Les femmes prisonnières constituent une minorité au sein de tous les systèmes carcéraux, et leurs besoins sanitaires spéciaux sont souvent négligés. Le besoin urgent d'examiner les services actuels est clair, selon la recherche, l'opinion d'experts et l'expérience de pays du monde entier. L'offre actuelle de soins de santé aux femmes emprisonnées ne parvient pas à répondre à leurs besoins et est, dans de trop nombreux cas, loin de ce qui est requis par les droits de l'Homme et les recommandations internationales. Les preuves incluent une absence de spécificité des sexes dans les politiques et les pratiques carcérales, des violations des droits humains des femmes et l'incapacité à accepter que les femmes emprisonnées aient des besoins sanitaires plus nombreux et différents des prisonniers de sexe masculin, souvent liés à des questions de santé en matière de reproduction, des problèmes de santé mentale, des dépendances aux drogues et des antécédents de violence et d'abus. D'autres besoins proviennent de leur fréquent statut de mère et du fait que ce sont généralement elles qui s'occupent principalement des enfants. Les gouvernements nationaux, les décideurs politiques et la direction des prisons doivent faire face à l'absence de spécificité des sexes et à l'injustice sociale dans les prisons. Des mesures immédiates pourraient être prises pour faire face à la négligence de la santé publique, aux abus des droits de l'Homme et aux échecs de la spécificité des sexes.
The health of prisoners is among the poorest of any population group and the apparent inequalities pose both a challenge and an opportunity for country health systems.The high rates of imprisonment in many countries, the resulting overcrowding, characteristics of prison populations and the disproportionate prevalence of health problems in prison should make prison health a matter of public health importance. Women prisoners constitute a minority within all prison systems and their special health needs are frequently neglected. The urgent need to review current services is clear from research, expert opinion and experience from countries worldwide. Current provision of health care to imprisoned women fails to meet their needs and is, in too many cases, far short of what is required by human rights and international recommendations. The evidence includes a lack of gender sensitivity in policies and practices in prisons, violations of women's human rights and failure to accept that imprisoned women have more and different health-care needs compared with male prisoners, often related to reproductive health issues, mental health problems, drug dependencies and histories of violence and abuse. Additional needs stem from their frequent status as a mother and usually the primary carer for her children. National governments, policy-makers and prison management need to address gender insensitivity and social injustice in prisons. There are immediate steps which could be taken to deal with public health neglect, abuses of human rights and failures in gender sensitivity.
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Au cours des 15 dernières années, le financement basé sur les nous opposons à cette opinion, arguant que les interventions basées sur résultats a été mis en place dans un nombre croissant de pays en les résultats et dictées par des considérations économiques ne répondent voie de développement, en particulier en Afrique, comme un moyen pas de manière adéquate, à elles seules, aux besoins des patients et de la d'améliorer les résultats du personnel soignant. Le passage à la mise communauté, sur lesquels la réforme du système de santé doit reposer. en place nationale, au Burundi et au Rwanda, du financement basé sur Nous pensons également que le débat autour du financement basé sur les résultats a encouragé ses partisans à le considérer comme étant plus les résultats est influencé par des preuves insuffisantes et non fondées qu'un simple mécanisme de financement, mais de plus en plus comme qui ne prennent pas correctement en compte le contexte ni ne démêlent un outil stratégique permettant de réformer le secteur de la santé. Nous les différents éléments du plan de financement basé sur les résultats.
Over the past 15 years, performance-based financing has been implemented in an increasing number of developing countries, particularly in Africa, as a means of improving health worker performance. Scaling up to national implementation in Burundi and Rwanda has encouraged proponents of performance-based financing to view it as more than a financing mechanism, but increasingly as a strategic tool to reform the health sector. We resist such a notion on the grounds that results-based and economically driven interventions do not, on their own, adequately respond to patient and community needs, upon which health system reform should be based. We also think the debate surrounding performance-based financing is biased by insufficient and unsubstantiated evidence that does not adequately take account of context nor disentangle the various elements of the performance-based financing package.
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OBJECTIF: Réaliser une analyse descriptive des décès par mésothéliome, rapportés à l'échelle mondiale entre 1994 et 2008. MÉTHODES: NNous avons extrait les données sur les décès par mésothéliome rapportés à la base de données de mortalité de l'Organisation mondiale de la Santé depuis 1994, lorsque la maladie a été enregistrée pour la première fois. Nous avons également cherché des informations à partir d'autres sources en langue anglaise. Les taux de mortalité brut et ajusté selon l'âge ont été calculés, et les tendances de la mortalité ont été évaluées à partir de la modification du pourcentage annuel du taux de mortalité ajusté selon l'âge. RÉSULTATS: Au total, 92 253 décès par mésothéliome ont été signalés par 83 pays. Les taux de mortalité brut et ajusté selon l'âge étaient de 6,2 et 4,9 par million d'habitants, respectivement. Le taux de mortalité ajusté selon l'âge a augmenté de 5,37% par an et a, par conséquent, plus que doublé au cours de la période d'étude. L'âge moyen au décès était de 70 ans et le ratio hommes-femmes était de 3,6:1. La distribution de la maladie selon le site anatomique était la suivante: plèvre, 41,3%; péritoine, 4,5%; péricarde, 0,3%, et sites non précisés, 43,1%. La répartition géographique des décès était biaisée vers les pays à revenus élevés: lesÉtats-Unis d'Amérique en ont signalé le plus grand nombre, tandis que plus de 50% de tous les décès sont survenus en Europe. En revanche, moins de 12% des décès sont survenus dans les pays à revenus faible et moyen. La tendance générale du taux de mortalité ajusté selon l'âge était en augmentation en Europe et au Japon, mais en baisse aux États-Unis. CONCLUSION: Le nombre de décès par mésothéliome rapportés et le nombre de pays rapportant des décès ont augmenté au cours de la période d'étude, probablement en raison d'une meilleure identification de la maladie et d'une augmentation de l'incidence. Les différentes tendances au cours du temps observées entre les pays peuvent être une indication précoce du fait que la charge de morbidité se déplace lentement vers les personnes qui ont plus récemment utilisé l'amiante.
OBJECTIVE: To carry out a descriptive analysis of mesothelioma deaths reported worldwide between 1994 and 2008. METHODS: We extracted data on mesothelioma deaths reported to the World Health Organization mortality database since 1994, when the disease was first recorded. We also sought information from other English-language sources. Crude and age-adjusted mortality rates were calculated and mortality trends were assessed from the annual percentage change in the age-adjusted mortality rate. FINDINGS: In total, 92 253 mesothelioma deaths were reported by 83 countries. Crude and age-adjusted mortality rates were 6.2 and 4.9 per million population, respectively. The age-adjusted mortality rate increased by 5.37% per year and consequently more than doubled during the study period.The mean age at death was 70 years and the male-to-female ratio was 3.6:1.The disease distribution by anatomical site was: pleura, 41.3%; peritoneum, 4.5%; pericardium, 0.3%; and unspecified sites, 43.1%.The geographical distribution of deaths was skewed towards high-income countries: the United States of America reported the highest number, while over 50% of all deaths occurred in Europe. In contrast, less than 12% occurred in middle- and low-income countries. The overall trend in the age-adjusted mortality rate was increasing in Europe and Japan but decreasing in the United States. CONCLUSION: The number of mesothelioma deaths reported and the number of countries reporting deaths increased during the study period, probably due to better disease recognition and an increase in incidence. The different time trends observed between countries may be an early indication that the disease burden is slowly shifting towards those that have used asbestos more recently.
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OBJECTIF: Explorer la surmortalité infantile après la sortie de l'Hôpital de District de Kilifi, au Kenya, ainsi que sa durée et ses facteurs de risque. MÉTHODES: Des données médicales et démographiques ont été utilisées pour décrire la mortalité suite à une sortie de l'hôpital et la probabilité de survie parmi les enfants âgés de moins de 15 ans, par groupe d'âge et par syndrome clinique. Des modèles de régression de Cox ont été développés pour identifier les facteurs de risque. RÉSULTATS: Entre 2004 et 2008, environ 111 000 enfants ont été suivis, pour 555 000 personnes-ans Nous avons analysé 14 971 sorties et 535 décès survenus dans les 365 jours suivant la sortie. La mortalité était plus élevée dans la cohorte ayant quitté l'hôpital que dans la cohorte communautaire (rapport du taux en fonction de l'âge, RA: 7,7; intervalle de confiance à 95%, lC: de 6,6 à 8,9) et n'a que peu décliné avec le temps. On a constaté un risque de mortalité suite à la sortie de l'hôpital accru chez les enfants âgés de moins de 5 ans, avec les données suivantes: z-score poids/âge < -4 (rapport de risque, RR: 6,5); z-score poids/âge > -4 mais < -3 (RR: 3,4); hypoxie (RR: 2,3); bactériémie (RR: 1,8); hépatomégalie (RR: 2,3); jaunisse (RR: 1,8); hospitalisation > 13 jours (RR: 1,8). Un âge plus élevé était protecteur (référence < 1 mois): de 6 à 23 mois, RR: 0,8; de 2 à 4 ans, RR: 0,6. Les enfants présentant au moins un facteur de risque représentaient 545 (33%) des 1655 sorties annuelles de l'hôpital et 39 (47%) des 83 décès associés à la sortie de l'hôpital. CONCLUSION: L'admission hospitalière sélectionne les enfants fragiles présentant un risque de décès accru. Les facteurs de risques identifiés fournissent une base empirique pour un suivi efficace des patients non hospitalisés.
OBJECTIVE: To explore excess paediatric mortality after discharge from Kilifi District Hospital, Kenya, and its duration and risk factors. METHODS: Hospital and demographic data were used to describe post-discharge mortality and survival probability in children aged < 15 years, by age group and clinical syndrome. Cox regression models were developed to identify risk factors. FINDINGS: In 2004-2008, approximately 111 000 children were followed for 555 000 person-years. We analysed 14 971 discharges and 535 deaths occurring within 365 days of discharge. Mortality was higher in the post-discharge cohort than in the community cohort (age-adjusted rate ratio, RR:7.7; 95% confidence interval, CI: 6.6-8.9) and declined little over time.An increased post-discharge mortality hazard was found in children aged < 5 years with the following: weight-for-age Z score <-4 (hazard ratio, HR:6.5); weight-for-age Z score >-4 but <-3 (HR:3.4); hypoxia (HR:2.3); bacteraemia (HR:1.8); hepatomegaly (HR:2.3); jaundice (HR:1.8); hospital stay >13 days (HR:1.8).Older age was protective (reference <1 month): 6-23 months, HR:0.8; 2-4 years, HR:0.6. Children with at least one risk factor accounted for 545 (33%) of the 1655 annual discharges and for 39 (47%) of the 83 discharge-associated deaths. CONCLUSION: Hospital admission selects vulnerable children with a sustained increased risk of dying. The risk factors identified provide an empiric basis for effective outpatient follow-up.
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OBJECTIF: Évaluer la mortalité associée aux chutes par type de chute en Inde. MÉTHODES: Les auteurs ont analysé les données associées aux chutes involontaires extraites de l'étude en cours sur un million de décès de 2001 à 2003 en utilisant l'autopsie verbale et le codage de tous les décès conformément à la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision, dans un échantillon représentatif sur le plan national d'1,1 million de foyers dans tout le pays. RÉSULTATS: Les chutes représentaient 25% (2003/8023) de tous les décès résultant de blessures involontaires ainsi que la seconde cause majeure de ces décès. On estime que 160 décès dus à une chute se sont produits en Inde en 2005; parmi ceux-ci, presque 20000 concernaient des enfants âgés de 0 à 14 ans. Le taux de mortalité (TM) associé aux chutes involontaires pour une population de 100000 personnes était de 14,5 (intervalle de confiance à 99% (IC): de 13,7 à 15,4). Les taux étaient similaires pour les hommes et les femmes à 14,9 (IC à 99%: de 13.7-16.0) et 14,2 (IC à 99%: de 13,1 à 15,4) pour une population de 100 000 personnes respectivement. Les individus âgés de 70 ans ou plus présentaient le taux de mortalité résultant de chutes involontaires le plus élevé (TM: 271,2; IC à 99%: de 249.0 à 293,5) et le taux était plus élevé chez les femmes (TM: 281; IC à 99%: de 249.7-311.3). Les chutes sur le même niveau étaient plus fréquentes parmi les adultes plus âgés alors que les chutes depuis une hauteur étaient plus fréquentes dans les groupes plus jeunes. CONCLUSION: En Inde, les chutes involontaires représentent un problème de santé publique majeur qui affecte de façon disproportionnée les femmes âgées et les enfants. Il est nécessaire de mieux comprendre le contexte dans lequel ces chutes se produisent, ainsi que la morbidité et l'invalidité qui en résultent. Il y a en Inde un besoin urgent de développer, de tester et de mettre en œuvre des interventions visant à prévenir les chutes.
OBJECTIVE: To estimate fall-related mortality by type of fall in India. METHODS: The authors analysed unintentional injury data from the ongoing Million Death Study from 2001-2003 using verbal autopsy and coding of all deaths in accordance with the International statistical classification of diseases and related health problems, tenth revision, in a nationally representative sample of 1.1 million homes throughout the country. FINDINGS: Falls accounted for 25% (2003/8023) of all deaths from unintentional injury and were the second leading cause of such deaths. An estimated 160 000 fall-related deaths occurred in India in 2005; of these, nearly 20 000 were in children aged 0-14 years. The unintentional-fall-related mortality rate (MR) per 100 000 population was 14.5 (99% confidence interval, CI: 13.7-15.4). Rates were similar for males and females at 14.9 (99% CI: 13.7-16.0) and 14.2 (99% CI: 13.1-15.4) per 100 000 population, respectively. People aged 70 years or older had the highest mortality rate from unintentional falls (MR: 271.2; 99% CI: 249.0-293.5), and the rate was higher among women (MR: 281; 99% CI: 249.7-311.3). Falls on the same level were the most common among older adults, whereas falls from heights were more common in younger age groups. CONCLUSION: In India, unintentional falls are a major public health problem that disproportionately affects older women and children. The contexts in which these falls occur and the resulting morbidity and disability need to be better understood. In India there is an urgent need to develop, test and implement interventions aimed at preventing falls.
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OBJECTIF: Examiner les facteurs de risque d'une infection à Mycobacterium tuberculosis (MTI) parmi les enfants groenlandais afin d'identifier ceux qui présentent le risque d'infection le plus élevé. MÉTHODES: Entre 2005 et 2007, 1797 écoliers groenlandais de cinq régions différentes ont été testés pour le dépistage de l'infection à MTI au moyen d'un test de détection de l'interféron gamma (IGRA) et d'un test cutané à la tuberculine (TST). Une enquête a été proposée aux parents ou aux tuteurs à l'aide d'un auto-questionnaire standardisé en vue d'obtenir des données sur la composition des ménages, le niveau d'éducation des parents et l'état de santé de l'enfant. Des données démographiques relatives à chaque enfant - à savoir le lieu de naissance des parents, le nombre de frères et sœurs, la différence d'âge entre les frères et sœurs (suivant et précédent), l'ordre de naissance et l'âge de la mère à la naissance de l'enfant - ont également été extraites d'un registre public. Le principe de régression logistique a été appliqué pour vérifier les éventuelles associations entre ces variables et l'infection à MTI. Tous les résultats étaient exprimés en odds-ratios (OR) et en intervalle de confiance à 95% (IC). Les enfants étaient considérés comme atteints de MTI si le test IGRA et le TST étaient tous les deux positifs. RÉSULTATS: La prévalence globale de l'infection à MTI était de 8,5% (152/1797). On a diagnostiqué une infection à MTI chez 26,7% des enfants ayant été en contact de façon avérée avec une personne atteinte de tuberculose, pour 6,4% d'enfants n'ayant pas eu un tel contact. Globalement, le taux d'infection à MTI était plus élevé chez les enfants inuits (OR: 4,22; IC à 95%: de 1,55 à 11,5) et chez les enfants nés moins d'un an après la naissance de l'enfant précédent (OR: 2,48; IC à 95%: de 1,33 à 4,63). Un contact déclaré avec une personne tuberculeuse modifiait le profil, ainsi qu'un nombre élevé de personnes au foyer et une éducation peu élevée de la mère. Les enfants ayant un frère ou une sœur plus âgé atteint d'une infection à MTI risquaient davantage d'avoir eux-mêmes un résultat positif au dépistage de MTI (OR: 14,2; IC à 95%: de 5,75 à 35.0) que les enfants n'ayant ni frère ni sœur infecté. CONCLUSION: L'ethnicité, les relations avec les frères et sœurs, le nombre de personnes vivant au foyer et le niveau d'éducation maternelle sont des facteurs associés au risque d'infection par la tuberculose parmi les enfants du Groenland. La forte concentration de l'infection à MTI dans les foyers indique que les sources familiales d'exposition sont importantes.
OBJECTIVE: To examine the risk factors for Mycobacterium tuberculosis infection (MTI) among Greenlandic children for the purpose of identifying those at highest risk of infection. METHODS: Between 2005 and 2007, 1797 Greenlandic schoolchildren in five different areas were tested for MTI with an interferon gamma release assay (IGRA) and a tuberculin skin test (TST). Parents or guardians were surveyed using a standardized self-administered questionnaire to obtain data on crowding in the household, parents' educational level and the child's health status. Demographic data for each child - i.e. parents' place of birth, number of siblings, distance between siblings (next younger and next older), birth order and mother's age when the child was born - were also extracted from a public registry. Logistic regression was used to check for associations between these variables and MTI, and all results were expressed as odds ratios (ORs) and 95% confidence intervals (CIs). Children were considered to have MTI if they tested positive on both the IGRA assay and the TST. FINDINGS: The overall prevalence of MTI was 8.5% (152/1797). MTI was diagnosed in 26.7% of the children with a known TB contact, as opposed to 6.4% of the children without such contact. Overall, the MTI rate was higher among Inuit children (OR:4.22; 95% CI: 1.55-11.5) and among children born less than one year after the birth of the next older sibling (OR:2.48; 95% CI: 1.33-4.63). Self-reported TB contact modified the profile to include household crowding and low mother's education. Children who had an older MTI-positive sibling were much more likely to test positive for MTI themselves (OR:14.2; 95% CI: 5.75-35.0) than children without an infected older sibling. CONCLUSION: Ethnicity, sibling relations, number of household residents and maternal level of education are factors associated with the risk of TB infection among children in Greenland. The strong household clustering of MTI suggests that family sources of exposure are important.
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OBJECTIF: Décrire l'éventail des cas chirurgicaux pré-opératoires des patients subissant une opération de la cataracte et analyser les associations qui existent entre l'éventail des cas traités, le niveau de développement des pays (mesuré par l'indice du développement humain - IDH) et le taux d'opération de la cataracte (TOC). MÉTHODES: Les ophtalmologues de 50 pays ont été invités à rejoindre le tout nouveau Réseau international de Recherche ophtalmologique (International Eye Research Network) et à compléter, sur Internet, un questionnaire relatif à leurs services hospitaliers d'ophtalmologie. Ceux qui ont accepté ont reçu un formulaire de collecte de données permettant de recueillir les données cliniques et démographiques de 100 patients consécutifs sur le point de subir une opération de la cataracte. Les pays ont été classés en cinq catégories IDH et on a utilisé une régression multivariable pour analyser les associations. RÉSULTATS: Les ophtalmologues de 112 services d'ophtalmologie (dont 54% sont non gouvernementaux) de 50 pays ont fourni des données sur 11048 interventions de la cataracte sur 9 mois en 2008. Les patients dont l'acuité visuelle (AV) avant l'intervention était inférieure à 6/60 pour le meilleur œil représentaient 47% de l'éventail des cas traités dans les pays peu développés et 1% de ceux des pays développés (P < 0,001). Dans l'ensemble, 72% des yeux subissant l'intervention présentaient une AV inférieure à 6/60. Une très faible acuité visuelle avant l'opération de la cataracte a été fortement associée à un développement faible au niveau du pays et inversement associée au TOC national. CONCLUSION: La proportion des patients présentant une très faible AV pré-opératoire est un indicateur simple qu'il est possible de mesurer périodiquement pour contrôler les progrès réalisés par les services d'ophtalmologie. De plus, Internet peut être un outil efficace dans le de développement et la prise en charge d'un réseau de recherche ophtalmologique capable de fournir un instantané mondial de l'activité des services, en particulier dans les pays en voie de développement.
OBJECTIVE: To describe the preoperative surgical case mix among patients undergoing cataract extraction and explore associations between case mix, country level of development (as measured by the Human Development Index, HDI) and cataract surgery rates (CSRs). METHODS: Ophthalmologists in 50 countries were invited to join the newly-established International Eye Research Network and asked to complete a web-based questionnaire about their eye hospitals. Those who complied received a data collection form for recording demographic and clinical data on 100 consecutive patients about to undergo cataract surgery. Countries were ranked into five HDI categories and multivariable regression was used to explore associations. FINDINGS: Ophthalmologists at 112 eye hospitals (54% of them nongovernmental) in 50 countries provided data on 11 048 cataract procedures over 9 months in 2008. Patients whose visual acuity (VA) before surgery was < 6/60 in the better eye comprised 47% of the total case mix in poorly developed countries and 1% in developed countries (P < 0.001). Overall, 72% of the eyes undergoing surgery had a VA < 6/60. Very low VA before cataract surgery was strongly associated with poor development at the country level and inversely associated with national CSR. CONCLUSION: The proportion of patients with very poor preoperative VA is a simple indicator that can be easily measured periodically to monitor progress in ophthalmological services. Additionally, the internet can be an effective tool for developing and supporting an ophthalmological research network capable of providing a global snapshot of service activity, particularly in developing countries.
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OBJECTIF: Évaluer l'épidémiologie des infections endémiques liées aux soins de santé (IN - infection nosocomiale) en Afrique. MÉTHODES: Trois bases de données (PubMed, la Cochrane Library et la base de données médicale régionale de l'OMS pour l'Afrique) ont été examinées afin d'identifier les études publiées de 1995 à 2009 sur l'épidémiologie des IN dans les pays africains. Aucune restriction linguistique n'a été appliquée. Les livres des résumés de conférences internationales de premier plan sur le contrôle des infections ont également été examinés, de 2004-2009. RÉSULTATS: Les critères d'éligibilité pour l'inclusion dans l'étude ont été remplis par 19 articles, seuls 2 remplissant le critère de haute qualité. Quatre résumés pertinents ont été trouvés dans la documentation de conférence internationale. La prévalence des IN à l'échelle de l'hôpital variaient entre 2,5% et 14,8%; dans les services de chirurgie, l'incidence cumulative variait de 5,7% à 45,8%. Le plus grand nombre d'études se concentraient sur l'infection du site opératoire, dont l'incidence cumulative variait de 2,5% à 30,9%. Les données sur les agents pathogènes responsables n'étaient fournies que par quelques études et soulignaient l'importance des bacilles Gram négatif, en particulier dans l'infection du site opératoire et la pneumonie sous ventilation. CONCLUSION: Peu d'informations sont disponibles sur le fardeau endémique des IN en Afrique, mais notre étude révèle que sa fréquence est beaucoup plus élevée que dans les pays développés. Il y a un besoin urgent d'identifier et de mettre en œuvre des approches réalistes et durables pour renforcer la prévention, la surveillance et le contrôle des IN en Afrique.
OBJECTIVE: To assess the epidemiology of endemic health-care-associated infection (HAI) in Africa. METHODS: Three databases (PubMed, the Cochrane Library, and the WHO regional medical database for Africa) were searched to identify studies published from 1995 to 2009 on the epidemiology of HAI in African countries. No language restriction was applied. Available abstract books of leading international infection control conferences were also searched from 2004 to 2009. FINDINGS: The eligibility criteria for inclusion in the review were met by 19 articles, only 2 of which met the criterion of high quality. Four relevant abstracts were retrieved from the international conference literature.The hospital-wide prevalence of HAI varied between 2.5% and 14.8%; in surgical wards, the cumulative incidence ranged from 5.7% to 45.8%.The largest number of studies focused on surgical site infection, whose cumulative incidence ranged from 2.5% to 30.9%. Data on causative pathogens were available from a few studies only and highlighted the importance of Gram-negative rods, particularly in surgical site infection and ventilator-associated pneumonia. CONCLUSION: Limited information is available on the endemic burden of HAI in Africa, but our review reveals that its frequency is much higher than in developed countries.There is an urgent need to identify and implement feasible and sustainable approaches to strengthen HAI prevention, surveillance and control in Africa.
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OBJECTIF: Mettre à jour l'estimation de l'incidence mondiale de l'encéphalite japonaise (EJ) à l'aide des données récentes afin de guider les efforts de prévention et de contrôle. MÉTHODES: Trente-deux régions endémiques de l'EJ dans 24 pays de l'Asie et du Pacifique occidental ont été classées en 10 groupes d'incidence sur la base des données publiées et d'expertises. Des études de surveillance basées sur la population, utilisant des cas confirmés en laboratoire, ont été investiguées pour chaque groupe d'incidence par une recherche informatisée de documentation scientifique. Lorsqu'aucune étude éligible n'existait pour un groupe d'incidence particulier, les données d'incidence étaient extrapolées à partir des groupes associés. RÉSULTATS: Un total de 12 études éligibles, représentant 7 des 10 groupes d'incidence dans 24 pays endémiques de l'EJ, a été identifié. Approximativement 67 900 cas d'EJ sont enregistrés chaque année (incidence totale: 1,8 pour 100 000), dont seulement 10% environ sont signalés à l'Organisation mondiale de la Santé.Approximativement 33 900 (50%) de ces cas apparaissent en Chine (à l'exclusion de Taïwan, Chine) et environ 51 000 (75%) cas touchent des enfants de 0 à 14 ans (incidence: 5,4 pour 100 000).Approximativement 55 000 (81%) cas sont enregistrés dans des régions offrant des programmes de vaccination de l' 'EJ en voie de développement ou bien établis, alors qu'approximativement 12 900 (19%) cas apparaissent dans des régions proposant des programmes de vaccination de l'EJ minimum ou inexistants. CONCLUSION: Les données récentes nous ont permis d'affiner l'estimation de l'incidence mondiale de l'EJ, qui reste importante malgré les améliorations apportées par la couverture de la vaccination. Des études de l'incidence plus nombreuses et plus précises dans des pays sélectionnés, en particulier la Chine et l'Inde, sont nécessaires pour affiner davantage ces estimations.
OBJECTIVE: To update the estimated global incidence of Japanese encephalitis (JE) using recent data for the purpose of guiding prevention and control efforts. METHODS: Thirty-two areas endemic for JE in 24 Asian and Western Pacific countries were sorted into 10 incidence groups on the basis of published data and expert opinion. Population-based surveillance studies using laboratory-confirmed cases were sought for each incidence group by a computerized search of the scientific literature. When no eligible studies existed for a particular incidence group, incidence data were extrapolated from related groups. FINDINGS: A total of 12 eligible studies representing 7 of 10 incidence groups in 24 JE-endemic countries were identified.Approximately 67 900 JE cases typically occur annually (overall incidence: 1.8 per 100 000), of which only about 10% are reported to the World Health Organization. Approximately 33 900 (50%) of these cases occur in China (excluding Taiwan) and approximately 51 000 (75%) occur in children aged 0-14 years (incidence: 5.4 per 100 000). Approximately 55 000 (81%) cases occur in areas with well established or developing JE vaccination programmes, while approximately 12 900 (19%) occur in areas with minimal or no JE vaccination programmes. CONCLUSION: Recent data allowed us to refine the estimate of the global incidence of JE, which remains substantial despite improvements in vaccination coverage. More and better incidence studies in selected countries, particularly China and India, are needed to further refine these estimates.
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OBJECTIF: Evaluer les changements dans la prévalence de l'invalidité en fonction de l'âge dans la Chine en transition de 1987 à 2006. MÉTHODE: Des données provenant d'études représentatives sur le plan national menées en 1987 et en 2006 ont été utilisées pour calculer le taux de prévalence de l'invalidité en fonction de l'âge, en appliquant des échantillons appropriés et en ajustant directement la répartition de l'âge de la population chinoise en 1990. Les tendances ont été évaluées en termes de modification du pourcentage annuel moyen. RÉSULTATS: On a estimé à respectivement 52,7 millions et 84,6 millions le nombre de personnes invalides en Chine en 1987 et en 2006, ce qui correspond à une prévalence pondérée de 4,9% et de 6,5%. La prévalence de l'invalidité en fonction de l'âge a diminué d'en moyenne 0,5% par an (modification du pourcentage annuel moyen, MPAM: 0,5%; intervalle de confiance à 95%, IC: -0,7 à -0,4) entre 1987 et 2006. Il a toutefois augmenté d'en moyenne 0,3% (MPAM: 0,3%; IC 95%: 0,1 à 0,5) par an chez les hommes et d'en moyenne 1%; IC 95%: 0,8 à 1,2) par an parmi les résidents ruraux, alors qu'il présentait, parmi les femmes une diminution annuelle moyenne de 1,5% (MPAM: 1,5%; IC 95%: -1,7 à -1,3) et parmi les résidents urbains, une diminution annuelle moyenne de 3,9% (MPAM: -4,3 à -3,5). En dépit de tendances déclinantes significatives pour l'audition et la parole et pour les incapacités intellectuelles et visuelles, la prévalence annuelle en fonction de l'âge des invalidités physiques et mentales a augmenté d'en moyenne 11,2% (MPAM: 11,2%; IC 95%: 10,5 à 11,9) et 13,3% (MPAM: 13,3%; IC 95%: 10,7 à 16,2), respectivement. CONCLUSION: En Chine, la prévalence de l'invalidité en fonction de l'âge a décliné depuis 1987, avec des incohérences en fonction du type d'invalidité. Ces conclusions invitent à poursuivre des efforts ciblés en vue de prévenir les invalidités en Chine.
OBJECTIVE: To evaluate changes in the age-adjusted prevalence of disability in transitional China from 1987 to 2006. METHODS: Data from nationally representative surveys conducted in 1987 and 2006 were used to calculate age-adjusted disability prevalence rates by applying appropriate sample weights and directly adjusting to the age distribution of the 1990 Chinese population. Trends were assessed in terms of average annual percentage change. FINDINGS: The estimated number of disabled people in China in 1987 and 2006 was 52.7 and 84.6 million, respectively, corresponding to a weighted prevalence of 4.9% and 6.5%. The age-adjusted prevalence of disability decreased by an average of 0.5% per year (average annual percentage change, AAPC: -0.5%; 95% confidence interval, CI: -0.7 to -0.4) during 1987-2006. However, it increased by an average of 0.3% (AAPC: 0.3%; 95% CI: 0.1 to 0.5) per year in males and by an average of 1.0% (AAPC: 1.0%; 95% CI: 0.8 to 1.2) per year among rural residents, whereas among females it showed an average annual decrease of 1.5% (AAPC: -1.5%; 95% CI: -1.7 to -1.3) and among urban residents, an average annual decrease of 3.9% (AAPC: -3.9%; 95% CI: -4.3 to -3.5). Despite significant declining trends for hearing and speech, intellectual and visual disabilities, the annual age-adjusted prevalence of physical and mental disabilities increased by an average of 11.2% (AAPC: 11.2%; 95% CI: 10.5 to 11.9) and 13.3% (AAPC: 13.3%; 95% CI: 10.7 to 16.2), respectively. CONCLUSION: In China, the age-adjusted prevalence of disability has declined since 1987, with inconsistencies dependent on the type of disability. These findings call for continuing and specific efforts to prevent disabilities in China.
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OBJECTIF: Étudier la capacité à effectuer le dépistage de la syphilis, les taux de couverture du dépistage et les types de tests syphilitiques utilisés dans les établissements médicaux en Chine méridionale. MÉTHODES: Onze des 14 municipalités de la province de Guangdong ont participé à cette étude. Les données relatives à la capacité à effectuer le dépistage de la syphilis, à la couverture du dépistage et aux types de tests syphilitiques utilisés ont été recueillies auprès de toutes les sortes d'établissements médicaux proposant des soins prénataux (n=109). Un total de 494 680 femmes ayant accouché entre 2004 et 2008 ont fait l'objet de l'étude. RÉSULTATS: En 2008, 54 196 femmes enceintes (43,1%) n'ont pas subi le dépistage de la syphilis. Parmi ces femmes, 32 863 d'entre elles (60,6%) se sont rendues dans des cliniques ne disposant d'aucune capacité pour effectuer le dépistage de la syphilis et 21 333 d'entre elles (39,4%) n'ont pas subi de dépistage, bien qu'elles soient allées dans des cliniques aptes à le réaliser. La probabilité du manque de capacité de dépistage de la syphilis était beaucoup plus élevée pour les centres de santé (rapport des cotes, RC: 10; intervalle de confiance de 95%, IC: 4-25), les services au niveau communal (RC: 33; IC de 95%: 10-100) et les services réalisant moins de 1000 accouchements par an (RC: 1,002; IC de 95%; 1,001-1,003). Ces mêmes caractéristiques de service étaient en corrélation avec des taux de couverture de dépistage inférieurs (P<0,01). Seuls six (5,5%) types de services de soins prénataux disposaient de la capacité de mener des tests tréponémiques et non tréponémiques pour diagnostiquer la syphilis. CONCLUSION: Le dépistage de la syphilis n'est disponible que dans très peu d'établissements médicaux de base qui proposent des soins prénataux, dans lesquels la plupart des nouveau-nés de Chine méridionale voient le jour. À la lumière de ces informations et de l'incidence croissante de la syphilis dans cette région, l'extension du dépistage rapide de la syphilis aux points sanitaires est une priorité.
OBJECTIVE: To examine syphilis testing capacity, screening coverage rates and types of syphilis tests used in medical facilities in southern China. METHODS: Eleven of the 14 municipalities in Guangdong province participated. Data on syphilis testing capacity, screening coverage and types of syphilis tests used were collected from all types of public medical facilities offering prenatal care (n = 109). A total of 494 680 women who delivered during 2004-2008 were studied. FINDINGS: In 2008, 54 196 pregnant women (43.1%) were not screened for syphilis. Among such women, 32 863 (60.6%) attended clinics without any syphilis testing capacity and 21 333 (39.4%) attended clinics that performed testing but were not screened. The likelihood of not having syphilis test capacity was much higher for hygiene stations (odds ratio, OR: 10; 95% confidence interval, CI: 4-25), services at the township level (OR: 33; 95% CI: 10-100) and services with < 1000 deliveries per year (OR: 1.002; 95% CI: 1.001-1.003). These same service characteristics correlated with lower screening coverage rates (P < 0.01). Only one antenatal clinic had the capacity to conduct both treponemal and non-treponemal tests for diagnosing syphilis. CONCLUSION: Syphilis screening is available in very few of the basic medical facilities offering prenatal care where most neonates in southern China are delivered. In light of this and of the increasing incidence of syphilis in the area, expanding point-of-care rapid syphilis testing is a priority.
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OBJECTIF: Estimer l'ampleur du sous-enregistrement des décès par âge et sexe en Thaïlande. MÉTHODES: Les données de cette étude proviennent de deux sources: l'enquête thaïlandaise sur les changements démographiques (ECD) de 2005-2006, une enquête consécutive à tours multiples conduite auprès des ménages et menée sur une période de 12 mois, ainsi que les registres nationaux d'état civil. Les entrées de l'ECD pour les décès de personnes de tous âges ont été comparées aux mentions de décès faites aux registres d'état civil pour la période 2005-2006. Les principes d'un système à double enregistrement ont été appliqués afin d'évaluer l'ampleur du sous-enregistrement des décès, classés par âge et sexe, à l'aide de la formule de Chandrasekaran-Deming. RÉSULTATS: Dans l'ensemble, le sous-enregistrement des décès sur la période 2005-2006 a atteint 9,00% (intervalle de confiance de 95%, IC: 8,95-9,05) chez les hommes et 8,36% (IC de 95%: 8,31-8,41) chez les femmes. Pour les deux sexes, le sous-enregistrement des décès diminue au fur et à mesure que l'âge augmente. Le sous-enregistrement était le plus important chez les enfants âgés de 1 à 4 ans, quel que soit leur sexe, alors qu'il était inférieur à 10% chez les hommes et femmes de 60 ans et plus. CONCLUSION: Ces résultats ont fourni des facteurs de correction qui peuvent être utilisés pour ajuster les données relatives à la mortalité à partir du système d'enregistrement.
OBJECTIVE: To estimate the magnitude of under-registration of deaths, by age and sex, in Thailand. METHODS: The data in this study were derived from two sources: the Thai Survey of Population Changes (SPC) 2005-2006, a consecutive multi-round household survey conducted over a 12-month period, and Thailand's vital registration records. SPC death entries for people of all ages were matched to 2005-2006 death records from vital registration. The principles of a dual records system were applied to estimate the magnitude of under-registration of deaths, classified by age and sex, using the Chandrasekaran-Deming formula. FINDINGS: Overall under-registration of deaths during 2005-2006 was 9.00% (95% confidence interval, CI: 8.95-9.05) for males and 8.36% (95% CI: 8.31-8.41) for females. For both males and females, under-registration decreased as age increased. Under-registration was greatest among people of either sex aged 1-4 years, whereas it was < 10% among people 60 years of age and older, both males and females. CONCLUSION: These findings provided correction factors that can be used for adjusting mortality data from the registration system.
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OBJECTIF: Établir le statut iodé chez les femmes enceintes dans les régions rurales du nord du Viet Nam et étudier les prédicteurs psychosociaux de l'utilisation de sel iodé dans leur foyer. MÉTHODES: Cette étude prospective a fait appel à des femmes enceintes enregistrées auprès de postes sanitaires dans des communes sélectionnées de manière aléatoire dans la province d'Ha Nam. Lors du recrutement (à moins de 20 semaines de gestation), on a évalué les facteurs sociodémographiques, la santé génésique, la relation intime avec le partenaire, la violence domestique, les symptômes de troubles mentaux communs et le recours aux apports en micronutriments. Lors d'une seconde évaluation (à plus de 28 semaines de gestation), des échantillons d'urine ont été recueillis afin d'en mesurer la concentration d'iode urinaire (CIU) et on a évalué l'utilisation de sel iodé. Les prédicteurs ont été étudiés par le biais d'analyses univariées et d'une régression logistique et linéaire multivariable. RÉSULTATS: Les 413 femmes enceintes ayant fourni les données de cette étude présentaient une CIU médiane de 70 μ g/l, pour près de 83% d'entre elles, la CIU était inférieure aux 150 μ g/l recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé et seules 73,6% d'entre elles ont indiqué utiliser du sel iodé sous quelque forme que ce soit dans leur foyer. L'utilisation du sel iodé était inférieure chez les femmes nullipares (rapport des cotes, RC: 0,56; intervalle de confiance de 95%, IC: 0,32-0,96), chez les femmes moins éduquées (RC: 0,34; IC de 95%: 0,16-0,71), chez les ouvrières en usine ou les petites commerçantes (RC: 0,52; IC de 95%: 0,31-0,86), chez les fonctionnaires (RC: 0,35; IC de 95%: 0,13-0,89) et chez les femmes présentant des troubles mentaux communs lors du recrutement (RC: 0,61; IC de 95%: 0,38-0,98). CONCLUSION: La baisse de l'utilisation de sel iodé au Viet Nam depuis la suspension en 2005 du programme national de lutte contre les troubles dus à la carence en iode fait courir des risques de troubles liés à la carence en iode aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés.
OBJECTIVE: To establish iodine status among pregnant women in rural northern Viet Nam and explore psychosocial predictors of the use of iodized salt in their households. METHODS: This prospective study included pregnant women registered in health stations in randomly-selected communes in Ha Nam province. At recruitment (< 20 weeks of gestation), sociodemographic factors, reproductive health, intimate partner relationship, family violence, symptoms of common mental disorders and use of micronutrient supplements were assessed. During a second assessment (> 28 weeks of gestation) a urine specimen was collected to measure urinary iodine concentration (UIC) and iodized salt use was assessed. Predictors were explored through univariable analyses and multivariable linear and logistic regression. FINDINGS: The 413 pregnant women who provided data for this study had a median UIC of 70 μg/l; nearly 83% had a UIC lower than the 150 μg/l recommended by the World Health Organization; only 73.6% reported using iodized salt in any form in their households. Iodized salt use was lower among nulliparous women (odds ratio, OR: 0.56; 95% confidence interval, CI: 0.32-0.96); less educated women (OR: 0.34; 95% CI: 0.16-0.71); factory workers or small-scale traders (OR: 0.52; 95% CI: 0.31-0.86), government workers (OR: 0.35; 95% CI: 0.13-0.89) and women with common mental disorders at recruitment (OR: 0.61; 95% CI: 0.38-0.98). CONCLUSION: The decline in the use of iodized salt in Viet Nam since the National Iodine Deficiency Disorders Control Programme was suspended in 2005 has placed pregnant women and their infants in rural areas at risk of iodine deficiency disorders.
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OBJECTIF: Évaluer la couverture vaccinale anti-papillomavirus humain (VPH) suite à des projets pilotes menés en Inde, au Pérou, en Ouganda et au Viet Nam par le PATH et par les gouvernements nationaux, et étudier les raisons de l'acceptation ou du refus de la vaccination. MÉTHODES: Les vaccins étaient délivrés par des écoles ou des centres de soins ou conjointement à d'autres interventions sanitaires, et de façon mensuelle ou par des campagnes ponctuelles. En utilisant un échantillonnage en grappes à deux étapes, les auteurs ont sélectionné des ménages dans des zones de projet pilote et ont interrogé plus de 7 000 parents ou tuteurs d'adolescentes afin d'évaluer la couverture et l'acceptabilité du vaccin. Ils ont défini la vaccination complète comme étant la prise de l'ensemble des trois doses vaccinales et ont eu recours à des questions ouvertes pour étudier l'acceptabilité. RÉSULTAS: La couverture vaccinale, pour les programmes en milieu scolaire, était de 82,6% (intervalle de confiance de 95%, IC: 79,3-85,6) au Pérou, de 88,9% (IC de 95%: 84,7-92,4) en 2009 en Ouganda et de 96,1% (IC de 95%: 93.0-97,8) en 2009 au Viet Nam. En Inde, une approche de type campagne a permis de réaliser une couverture allant de 77,2% (IC de 95%: 72,4-81,6) à 87,8% (IC de 95%: 84,3-91,3), alors que la délivrance mensuelle a permis de réaliser une couverture allant de 68,4% (IC de 95%: 63,4-73,4) à 83,3% (IC de 95%: 79,3-87,3). Plus des deux tiers des personnes interrogées ont justifié l'acceptation du vaccin VPH pour les raisons suivantes: (i) il protège contre le cancer du col de l'utérus; (ii) il empêche la maladie, ou (iii) les vaccins sont bons. Le refus était plus souvent justifié par des considérations liées au programme (par ex. l'absentéisme scolaire) que par une opposition au vaccin. CONCLUSION: Une couverture élevée du vaccin VPH parmi les jeunes filles a été obtenue par différentes stratégies de délivrance dans les pays en voie de développement à l'étude. Le renforcement des éléments de motivation positifs pour l'acceptation du vaccin est susceptible d'en faciliter la prise.
OBJECTIVE: To assess human papillomavirus (HPV) vaccination coverage after demonstration projects conducted in India, Peru, Uganda and Viet Nam by PATH and national governments and to explore the reasons for vaccine acceptance or refusal. METHODS: Vaccines were delivered through schools or health centres or in combination with other health interventions, and either monthly or through campaigns at fixed time points. Using a two-stage cluster sample design, the authors selected households in demonstration project areas and interviewed over 7000 parents or guardians of adolescent girls to assess coverage and acceptability. They defined full vaccination as the receipt of all three vaccine doses and used an open-ended question to explore acceptability. FINDINGS: Vaccination coverage in school-based programmes was 82.6% (95% confidence interval, CI: 79.3-85.6) in Peru, 88.9% (95% CI: 84.7-92.4) in 2009 in Uganda and 96.1% (95% CI: 93.0-97.8) in 2009 in Viet Nam. In India, a campaign approach achieved 77.2% (95% CI: 72.4-81.6) to 87.8% (95% CI: 84.3-91.3) coverage, whereas monthly delivery achieved 68.4% (95% CI: 63.4-73.4) to 83.3% (95% CI: 79.3-87.3) coverage. More than two thirds of respondents gave as reasons for accepting the HPV vaccine that: (i) it protects against cervical cancer; (ii) it prevents disease, or (iii) vaccines are good. Refusal was more often driven by programmatic considerations (e.g. school absenteeism) than by opposition to the vaccine. CONCLUSION: High coverage with HPV vaccine among young adolescent girls was achieved through various delivery strategies in the developing countries studied. Reinforcing positive motivators for vaccine acceptance is likely to facilitate uptake.
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De récentes expériences dévaluation des programmes sanitaires mondiaux à grande échelle ont mis en évidence le besoin d'examiner les différences contextuelles entre les sites mettant en œuvre la même intervention. Les essais contrôlés aléatoires traditionnels conviennent mal à cet objectif car ils sont conçus pour déterminer si une intervention fonctionne, et non pas comment, quand et pourquoi elle fonctionne. Dans cet article, nous analysons plusieurs projets d'évaluation qui tentent d'expliquer les facteurs contextuels contribuant à l'efficacité de l'intervention. En nous basant sur ces projets, nous proposons un ensemble de principes susceptibles de saisir des informations sur le contexte. Enfin, nous proposons un outil appelé graphique de pilotage, généralement utilisé lors de l'implémentation, qui permettrait aux experts de contrôler de façon systématique l'évolution de la dynamique dans la mise en œuvre du projet et d'identifier la variation contextuelle entre les sites. Nous décrivons un exemple de mise en œuvre en Afrique du Sud pour mettre en évidence les points forts de l'outil. Lors de leur utilisation sur plusieurs sites et dans le cadre de projets multiples, les graphiques de pilotage générés pourraient être rassemblés pour constituer une théorie généralisée permettant de comprendre comment, quand et pourquoi une intervention à grande échelle fonctionne. Des mécanismes semblables au graphique de pilotage constituent un besoin urgent pour compléter les évaluations existantes des d'efforts de mise en œuvre à grande échelle.
Recent experience in evaluating large-scale global health programmes has highlighted the need to consider contextual differences between sites implementing the same intervention. Traditional randomized controlled trials are ill-suited for this purpose, as they are designed to identify whether an intervention works, not how, when and why it works. In this paper we review several evaluation designs that attempt to account for contextual factors that contribute to intervention effectiveness. Using these designs as a base, we propose a set of principles that may help to capture information on context. Finally, we propose a tool, called a driver diagram, traditionally used in implementation that would allow evaluators to systematically monitor changing dynamics in project implementation and identify contextual variation across sites. We describe an implementation-related example from South Africa to underline the strengths of the tool. If used across multiple sites and multiple projects, the resulting driver diagrams could be pooled together to form a generalized theory for how, when and why a widely-used intervention works. Mechanisms similar to the driver diagram are urgently needed to complement existing evaluations of large-scale implementation efforts.
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Les efforts mondiaux coordonnés de prévention et de lutte contre le paludisme ont été un véritable tour de force pour la santé publique, mais le succès semble avoir atteint un plateau dans de nombreuses régions du monde. Bien que ce soit un problème à multiples facettes, les stratégies politiques ont largement ignoré les variations génétiques chez l'homme en tant que facteur influençant à la fois la sélection et le dosage des médicaments antipaludiques. Cela inclut des tentatives pour diminuer la toxicité, augmenter l'efficacité et réduire le développement de la résistance aux médicaments, réduisant ainsi les coûts des soins de santé. Nous passons en revue les obstacles potentiels au développement et à la mise en œuvre des politiques guidées par la pharmacogénétique à l'échelle nationale ou régionale pour le traitement du paludisme non compliqué à falciparum. Nous examinons également les connaissances actuelles sur certains médicaments qui composent les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine et les moyens d'accroître notre compréhension de la génétique de l'hôte, dans l'objectif d'orienter les décisions politiques de sélection des médicaments.
Coordinated global efforts to prevent and control malaria have been a tour-de-force for public health, but success appears to have reached a plateau in many parts of the world. While this is a multifaceted problem, policy strategies have largely ignored genetic variations in humans as a factor that influences both selection and dosing of antimalarial drugs. This includes attempts to decrease toxicity, increase effectiveness and reduce the development of drug resistance, thereby lowering health care costs. We review the potential hurdles to developing and implementing pharmacogenetic-guided policies at a national or regional scale for the treatment of uncomplicated falciparum malaria. We also consider current knowledge on some component drugs of artemisinin combination therapies and ways to increase our understanding of host genetics, with the goal of guiding policy decisions for drug selection.
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Trente ans après l'identification du virus VIH, la pandémie du sida s'est développée en diverses épidémies dans le monde entier. Dans de nombreuses populations, le VIH est devenu endémique. Bien que des progrès satisfaisants aient été réalisés en matière d'élargissement de l'accès au traitement, avec 6,6 millions de personnes qui bénéficient d'une thérapie antirétrovirale fin 2010, les efforts de prévention sont encore très inadaptés puisque 2,6 millions de nouvelles infections ont été enregistrées en 2009. La demande de traitement augmente tandis que le financement se réduit et que le militantisme décline. En 2007, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a créé un forum indépendant, appelé aids2031, pour que celui-ci examine de manière critique la riposte mondiale au VIH/SIDA. Ce document présente quatre domaines clés pour une riposte au sida repensée, en se fondant sur les délibérations de cette initiative, ainsi que sur l'apprentissage et l'expérience des trois premières décennies de l'épidémie: (i) une nouvelle culture de génération et d'utilisation des connaissances, (ii) une transformation de la prévention et du traitement pour accroître l'efficacité, (iii) une amélioration de l'efficacité grâce à une meilleure gestion et à l'optimisation des synergies avec d'autres programmes, et (iv) un investissement à long terme. Dans tous ces domaines, un fort accent est mis sur le renforcement des capacités locales, le leadership, les priorités du programme et les budgets. Trente ans après que l'identification du virus VIH, la pandémie du sida s'est développée en diverses épidémies dans le monde entier. Dans de nombreuses populations, le VIH est devenu endémique. Bien que des progrès satisfaisants soient réalisés en matière d'élargissement de l'accès au traitement, avec 6,6 millions de personnes qui bénéficient d'une thérapie antirétrovirale fin 2010, les efforts de prévention sont encore très inadaptés puisque 2,6 millions de nouvelles infections ont été enregistrées en 2009. La demande de traitement augmente tandis que le financement se réduit et que le militantisme décline. En 2007, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a créé un forum indépendant, appelé aids2031, pour que celui-ci examine de manière critique la riposte mondiale au VIH/SIDA. Ce document présente quatre domaines clés pour une riposte au sida repensée, en se fondant sur les délibérations de cette initiative, ainsi que sur l'apprentissage et l'expérience des trois premières décennies de l'épidémie: (i) une nouvelle culture de génération et d'utilisation des connaissances, (ii) une transformation de la prévention et du traitement pour accroître l'efficacité, (iii) une amélioration de l'efficacité grâce à une meilleure gestion et à l'optimisation des synergies avec d'autres programmes, et (iv) un investissement à long terme. Dans tous ces domaines, un fort accent est mis sur le renforcement des capacités locales, le leadership, les priorités du programme et les budgets.
Three decades since the human immunodeficiency virus (HIV) was identified, the pandemic of acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) has developed into diverse epidemics around the world. In many populations, HIV infection has become endemic. While there is good progress on expanding access to treatment, with an estimated 6.6 million people on antiretroviral therapy at the end of 2010, prevention efforts are still highly inadequate with 2.6 million new infections occurring in 2009. Demand for treatment is increasing while funding is becoming more scarce and activism is waning. In 2007, the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS (UNAIDS) established an independent forum called aids2031 to take a critical look at the global HIV/AIDS response. This paper outlines four key areas for a redesigned AIDS response based on the deliberations of this initiative and on the learning and experience of the first three decades of the epidemic: (i) a new culture of knowledge generation and utilization; (ii) transformed prevention and treatment to increase effectiveness; (iii) increased efficiency through better management and maximizing synergies with other programmes; and (iv) investment for the long term. Across all these areas is a strong emphasis on local capacity building, leadership, programme priorities and budgets.
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OBJECTIF: Estimer la charge globale de l'aspergillose pulmonaire chronique (APC) après la tuberculose pulmonaire (TBP), en particulier dans les cas présentant une cavitation pulmonaire. MÉTHODS: Les taux de TBP ont été fournis par l'Organisation mondiale de la Santé, et un examen de la portée de la documentation a été réalisé afin d'identifier les études sur la cavitation pulmonaire résiduelle après la TBP et d'estimer l'incidence globale de l'APC après la TBP. Après avoir établi que 21% (États-Unis d'Amérique) à 35% (Taiwan, Chine) des patients atteints de TBP ont développé des cavités pulmonaires et qu'approximativement 22% de ces patients ont développé l'APC, les auteurs ont appliqué des taux d'attrition annuelle de 10%, 15% et 25% afin d'évaluer l'étendue de la prévalence de période de l'APC sur cinq ans. L'analyse reposait sur un modèle déterministe. RÉSULTANTS: En 2007, on a enregistré à l'échelle mondiale 7,7 millions de patients atteints de TBP, et on estime que 372 000 d'entre eux ont ensuite développé l'APC: de 11 400 en Europe à 145 372 en Asie du Sud-est. La prévalence de période de cinq ans globale était de 1 174 000, 852 000 et 1 372 000 cas à des taux d'attrition annuelle de 15%, 25% et 10%, respectivement. Le taux de prévalence était compris entre moins de 1 cas pour 100 000 habitants dans les grands pays d'Europe de l'Ouest et les États-Unis d'Amérique à 42,9 cas pour 100 000 habitants au Nigéria et en République démocratique du Congo. La Chine et l'Inde présentaient des taux de prévalence de période de cinq ans intermédiaires de 16,2 et 23,1, respectivement, pour 100 000 habitants. CONCLUSION: La charge globale de l'APC en tant que séquelle de la TBP est considérable et justifie des examens ultérieurs. L'APC pourrait expliquer certains cas de TBP à frottis négatifs. Comme l'ACP répond à la thérapie antifongique à long terme, une meilleure détection des cas devrait immédiatement être entreprise.
OBJECTIVE: To estimate the global burden of chronic pulmonary aspergillosis (CPA) after pulmonary tuberculosis (PTB), specifically in cases with pulmonary cavitation. METHODS: PTB rates were obtained from the World Health Organization and a scoping review of the literature was conducted to identify studies on residual pulmonary cavitation after PTB and estimate the global incidence of CPA after PTB. Having established that from 21% (United States of America) to 35% (Taiwan, China) of PTB patients developed pulmonary cavities and that about 22% of these patients developed CPA, the authors applied annual attrition rates of 10%, 15% and 25% to estimate the period prevalence range for CPA over five years. Analysis was based on a deterministic model. FINDINGS: In 2007, 7.7 million cases of PTB occurred globally, and of them, an estimated 372 000 developed CPA: from 11 400 in Europe to 145 372 in South-East Asia. The global five-year period prevalence was 1 174 000, 852 000 and 1 372 000 cases at 15%, 25% and 10% annual attrition rates, respectively. The prevalence rate ranged from < 1 case per 100 000 population in large western European countries and the United States of America to 42.9 per 100 000 in both the Democratic Republic of the Congo and Nigeria. China and India had intermediate five-year period prevalence rates of 16.2 and 23.1 per 100 000, respectively. CONCLUSION: The global burden of CPA as a sequel to PTB is substantial and warrants further investigation. CPA could account for some cases of smear-negative PTB. Since CPA responds to long-term antifungal therapy, improved case detection should be urgently undertaken.
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OBJECTIF: Déterminer si la politique de Mexico City, une politique du gouvernement des États-Unis d'Amérique interdisant le financement d'organisations non gouvernementales pratiquant ou encourageant l'avortement, était associée au taux d'interruptions volontaires de grossesse en Afrique subsaharienne. MÉTHODES: Les femmes de 20 pays africains qui avaient subi des IVG entre 1994 et 2008 ont été identifiées dans des études démographiques et sanitaires. L'exposition d'un pays à la politique de Mexico City a été définie comme élevée (ou faible) si l'assistance reçue des États-Unis d'Amérique par habitant pour la planification familiale et la santé génésique était supérieure (ou inférieure) à la moyenne dans les pays étudiés avant le rétablissement de la politique en 2001. Utilisant la régression logistique et une approche différence en différence, les auteurs ont estimé le différentiel des probabilités d'IVG chez les femmes vivant dans les pays hautement exposés par rapport à celles vivant dans des pays faiblement exposés lorsque ladite politique a été réinstituée. RÉSULTANTS: L'étude concernait 261 116 femmes âgées de 15 à 44 ans. Une comparaison de la période 1994-2000 avec la période 2001-2008 a révélé un rapport des cotes ajusté pour l'IVG de 2,55 pour les pays fortement exposés par rapport aux pays faiblement exposés à cette politique (intervalle de confiance de 95%, IC: 1,76-3,71). Sur la même période, une baisse relative du recours à des contraceptifs modernes a été notée dans les pays fortement exposés. CONCLUSION: Le taux d'interruptions volontaires de grossesse en Afrique subsaharienne a augmenté dans les pays fortement exposés comparativement aux pays faiblement exposés lorsque la politique de Mexico City a été réintroduite. La réduction du soutien financier à la planification familiale peut avoir incité les femmes à remplacer l'avortement par la contraception. Quels que soient les points de vue sur l'avortement, les résultats peuvent avoir des implications importantes pour les politiques publiques en matière d'avortement.
OBJECTIVE: To determine whether the Mexico City Policy, a United States government policy that prohibits funding to nongovernmental organizations performing or promoting abortion, was associated with the induced abortion rate in sub-Saharan Africa. METHODS: Women in 20 African countries who had induced abortions between 1994 and 2008 were identified in Demographic and Health Surveys. A country's exposure to the Mexico City Policy was considered high (or low) if its per capita assistance from the United States for family planning and reproductive health was above (or below) the median among study countries before the policy's reinstatement in 2001. Using logistic regression and a difference-in-difference design, the authors estimated the differential change in the odds of having an induced abortion among women in high exposure countries relative to low exposure countries when the policy was reinstated. FINDINGS: The study included 261 116 women aged 15 to 44 years. A comparison of 1994-2000 with 2001-2008 revealed an adjusted odds ratio for induced abortion of 2.55 for high-exposure countries versus low-exposure countries under the policy (95% confidence interval, CI: 1.76-3.71). There was a relative decline in the use of modern contraceptives in the high-exposure countries over the same time period. CONCLUSION: The induced abortion rate in sub-Saharan Africa rose in high-exposure countries relative to low-exposure countries when the Mexico City Policy was reintroduced. Reduced financial support for family planning may have led women to substitute abortion for contraception. Regardless of one's views about abortion, the findings may have important implications for public policies governing abortion.
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OBJECTIF: Mesurer l'inégalité intra-nationale liée à la richesse dans l'écart de couverture sanitaire d'indicateurs de santé maternelle et infantile en Afrique sub-saharienne et quantifier sa contribution à l'écart national de couverture sanitaire. MÉTHODES: Les données de couverture sanitaire maternelle et infantile dans 28 pays d'Afrique sub-saharienne ont été tirées de l'Enquête démographique et sanitaire de 2000-2008. Pour chaque pays, l'écart national de couverture a été déterminé pour un indice de couverture sanitaire globale et pour des indicateurs sanitaires spécifiques. Les données ont ensuite été ventilées de manière additive dans l'écart de couverture dans le quintile le plus riche (soit la proportion du quintile sans service sanitaire requis) et le risque imputable à la population (une mesure absolue de l'inégalité intra-nationale liée à la richesse). RÉSULTANTS: Dans 26 pays, l'inégalité intra-nationale de richesse explique plus d'un quart de l'écart national de couverture globale. Réduire cette inégalité pourrait réduire cet écart de 16% à 56%, selon les pays. Pour les indicateurs sanitaires spécifiques, l'inégalité liée à la richesse était plus fréquente dans des services comme les services d'accouchement et de soins prénatals qualifiés, et moins fréquente pour la planification familiale, la vaccination contre la rougeole, l'administration de la troisième dose de vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos et le traitement des infections respiratoires aiguës chez les enfants de moins de 5 ans. CONCLUSION: L'impact de l'inégalité de richesse sur l'écart de couverture sanitaire maternelle et infantile diffère selon les pays et le type de service sanitaire, justifiant des interventions au cas par cas. Des politiques ciblées sont plus appropriées quand l'inégalité de richesse intra-nationale est élevée, et des approches visant l'ensemble de la population quand l'écart de couverture sanitaire est élevé dans tous les quintiles.
OBJECTIVE: To measure within-country wealth-related inequality in the health service coverage gap of maternal and child health indicators in sub-Saharan Africa and quantify its contribution to the national health service coverage gap. METHODS: Coverage data for child and maternal health services in 28 sub-Saharan African countries were obtained from the 2000-2008 Demographic Health Survey. For each country, the national coverage gap was determined for an overall health service coverage index and select individual health service indicators. The data were then additively broken down into the coverage gap in the wealthiest quintile (i.e. the proportion of the quintile lacking a required health service) and the population attributable risk (an absolute measure of within-country wealth-related inequality). FINDINGS: In 26 countries, within-country wealth-related inequality accounted for more than one quarter of the national overall coverage gap. Reducing such inequality could lower this gap by 16% to 56%, depending on the country. Regarding select individual health service indicators, wealth-related inequality was more common in services such as skilled birth attendance and antenatal care, and less so in family planning, measles immunization, receipt of a third dose of vaccine against diphtheria, pertussis and tetanus and treatment of acute respiratory infections in children under 5 years of age. CONCLUSION: The contribution of wealth-related inequality to the child and maternal health service coverage gap differs by country and type of health service, warranting case-specific interventions. Targeted policies are most appropriate where high within-country wealth-related inequality exists, and whole-population approaches, where the health-service coverage gap is high in all quintiles.
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OBJECTIF: Évaluer l'état de la sécurité alimentaire - à savoir l'accès aux aliments, leur disponibilité et leur utilisation, en Afrique du Sud. MÉTHODES: Examen systématique des enquêtes nationales utilisant l'indice du Projet communautaire d'identification de la faim chez l'enfant (CCHIP) a été effectué pour évaluer la sécurité alimentaire en Afrique du Sud sur une période de 10 ans (1999 à 2008). Des données anthropométriques pour des enfants âgés de 1 à 9 ans ont été utilisées pour évaluer l'utilisation des aliments, et des données d'inventaire relatives aux aliments des ménages ont été utilisées pour évaluer les disponibilités alimentaires. RÉSULTANTS: Seules trois enquêtes nationales ont utilisé l'indice CCHIP, à savoir l'Enquête nationale sur la consommation alimentaire (NFCS) de 1999 et 2005, et l'Enquête sur les attitudes sociales sud-africaines de 2008. Ces enquêtes ont montré une diminution relativement importante de l'insécurité alimentaire entre 1999 et 2008. Cependant, la tendance qui se dégageait de manière constante, indiquait que, dans les ménages plus pauvres, les femmes donnaient une alimentation pauvre à leurs enfants ou qu'elles sautaient des repas pour que leurs enfants puissent manger. En termes d'accès aux aliments et de disponibilité de ceux-ci, l'enquête NFCS de 1999 a montré que les ménages jouissant d'une sécurité alimentaire consommaient une moyenne de 16 aliments différents sur une période de 24 heures, tandis que les ménages plus pauvres consacraient moins d'argent aux aliments et consommaient moins de 8 aliments différents. Par ailleurs, les enfants avaient de faibles scores moyens pour la diversité alimentaire (3,58; écart-type: ± 1,37) et pour la variété diététique (5,52; écart-type: ± 2,54). En termes d'utilisation d'aliments, le NFCS a montré que le retard de croissance des enfants avait diminué de 21,6% en 1999 à 18% en 2005. CONCLUSION: Le gouvernement sud-africain doit mettre en œuvre des mesures pour réduire le niveau d'insécurité alimentaire excessivement élevé des ménages les plus pauvres.
OBJECTIVE: To assess the status of food security - i.e. access to food, food availability and food utilization - in South Africa. METHODS: A systematic search of national surveys that used the Community Childhood Hunger Identification Project (CCHIP) index to measure food security in South Africa over a period of 10 years (1999-2008) was conducted. Anthropometric data for children aged 1-9 years were used to assess food utilization, and household food inventory data were used to assess food availability. FINDINGS: Only three national surveys had used the CCHIP index, namely, the 1999 and 2005 National Food Consumption Surveys (NFCS) and the 2008 South African Social Attitudes Survey. These surveys showed a relatively large decrease in food insecurity between 1999 and 2008. However, the consistent emerging trend indicated that in poorer households women were either feeding their children a poor diet or skipping meals so their children could eat. In terms of food access and availability, the 1999 NFCS showed that households that enjoyed food security consumed an average of 16 different food items over 24 hours, whereas poorer households spent less money on food and consumed fewer than 8 different food items. Moreover, children had low mean scores for dietary diversity (3.58; standard deviation, SD: ± 1.37) and dietary variety (5.52; SD: ± 2.54) scores. In terms of food utilization, the NFCS showed that stunting in children decreased from 21.6% in 1999 to 18% in 2005. CONCLUSION: The South African government must implement measures to improve the undesirably high level of food insecurity in poorer households.
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OBJECTIF: Déterminer la valeur diagnostique de l'émaciation sévère et visible dans l'identification de la malnutrition aiguë sévère dans deux hôpitaux publics du Kenya MÉTHODES: Il s'agissait d'une étude transversale réalisée sur des enfants de 6 à 59,9 mois hospitalisés dans un établissement sanitaire rural et dans un établissement sanitaire urbain Lors de l'hospitalisation, on a mesuré leur périmètre brachial moyen (MUAC), leur poids et leur taille, ce qui a permis d'évaluer la présence d'une émaciation sévère et visible Les résultats diagnostiques de l'émaciation sévère et visible ont été comparés aux critères anthropométriques RÉSULTANTS: Sur 11 166 enfants hospitalisés, 563 (5%) souffraient de kwashiorkor et 1406 (12,5%) étaient gravement émaciés (MUAC < 11,5 cm). La sensibilité et la spécificité associées de l'émaciation sévère et visible dans les deux hôpitaux comparées à un MUAC < 11,5 cm étaient de 54% (intervalle de confiance de 95%, IC: 51-56) et de 96% (IC de 95%: 96-97), respectivement. Dans l'un des hôpitaux, sa sensibilité et sa spécificité par rapport à un score z de poids / taille inférieur à - 3 étaient de 44,7% (IC de 95%: 42-48) et de 96,5% (IC de 95%: 96-97) respectivement. Les enfants sévèrement émaciés pour lesquels un diagnostic d'émaciation sévère et visible était correct étaient généralement plus âgés, plus sévèrement émaciés, présentaient plus souvent le kwashiorkor, étaient plus souvent séropositifs, avaient été malades plus longtemps et présentaient un risque de décès plus élevé. L'émaciation sévère et visible avait une sensibilité plus faible dans la détermination du risque de décès que les mesures anthropométriques. Il n'existait aucune preuve étayant le fait qu'il faille à la fois mesurer le MUAC et le score z poids/taille. CONCLUSION: L'émaciation sévère et visible n'a permis de déceler une malnutrition aiguë sévère que chez la moitié environ des enfants hospitalisés par rapport à un diagnostic anthropométrique. Le dépistage systématique par MUAC est rapide, simple et peu coûteux et il devrait faire partie de l'évaluation type de toutes les hospitalisations pédiatriques étudiées.
OBJECTIVE: To determine the diagnostic value of visible severe wasting in identifying severe acute malnutrition at two public hospitals in Kenya. METHODS: This was a cross-sectional study of children aged 6 to 59.9 months admitted to one rural and one urban hospital. On admission, mid-upper arm circumference (MUAC), weight and height were measured and the presence of visible severe wasting was assessed. The diagnostic performance of visible severe wasting was evaluated against anthropometric criteria. FINDINGS: Of 11 166 children admitted, 563 (5%) had kwashiorkor and 1406 (12.5%) were severely wasted (MUAC < 11.5 cm). The combined sensitivity and specificity of visible severe wasting at the two hospitals, as assessed against a MUAC < 11.5 cm, were 54% (95% confidence interval, CI: 51-56) and 96% (95% CI: 96-97), respectively; at one hospital, its sensitivity and specificity against a weight-for-height z-score below -3 were 44.7% (95% CI: 42-48) and 96.5% (95% CI: 96-97), respectively. Severely wasted children who were correctly identified by visible severe wasting were consistently older, more severely wasted, more often having kwashiorkor, more often positive to the human immunodeficiency virus, ill for a longer period and at greater risk of death. Visible severe wasting had lower sensitivity for determining the risk of death than the anthropometric measures. There was no evidence to support measuring both MUAC and weight-for-height z-score. CONCLUSION: Visible severe wasting failed to detect approximately half of the children admitted to hospital with severe acute malnutrition diagnosed anthropometrically. Routine screening by MUAC is quick, simple and inexpensive and should be part of the standard assessment of all paediatric hospital admissions in the study setting.
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Des recherches sont nécessaires pour permettre d'identifier les interventions qui amélioreront la capacité ou le fonctionnement des systèmes de santé, contribuant ainsi à atteindre les objectifs mondiaux en termes de santé. Des essais contrôlés randomisés (ECR) correctement réalisés, en ce sens qu'ils réduisent les biais et les confusions, offrent la preuve la plus solide pour identifier les interventions sûres et efficaces directement réalisées sur les personnes. Lorsque l'éthique le permet, ils peuvent également permettre de réduire les biais et les confusions lors de l'évaluation d'interventions ciblant les systèmes de santé dans leur intégralité. Toutefois, d'autres questions se posent lorsque la recherche est orientée sur les interventions qui ciblent les nombreuses unités d'organisation présentes dans les systèmes de santé. Ainsi, il est impossible de présumer avec légèreté que la randomisation est en mesure de réduire ou d'éliminer les biais ou les confusions dans la même mesure dans chaque instance. Alors que certains ont des arguments clairs en faveur de conceptions alternatives, cet article est destiné à expliquer pourquoi la valeur potentielle relative aux ECR peut être menacée. Il suggère en particulier six points à considérer lors de l'étude des questions qui apparaissent dans la conception ou l'évaluation des ECR sur les interventions des systèmes de santé: le nombre d'unités disponibles pour la randomisation, la complexité de l'unité d'organisation étudiée, la complexité de l'intervention, la complexité du parcours cause-effet et la contamination. De plus, les auteurs suggèrent que l'hétérogénéité des résultats peut être instructive et que les raisons sous-jacentes doivent être étudiées, et non ignorées. Se basant sur une meilleure compréhension de la valeur et des limitations possibles des ECR sur les interventions des systèmes de santé, les auteurs montrent les raisons pour lesquelles nous avons besoin de plateformes de recherche plus vastes afin de compléter les ECR.
Research is needed to help identify interventions that will improve the capacity or functioning of health systems and thereby contribute to achieving global health goals. Well conducted, randomized controlled trials (RCTs), insofar as they reduce bias and confounding, provide the strongest evidence for identifying which interventions delivered directly to individuals are safe and effective. When ethically feasible, they can also help reduce bias and confounding when assessing interventions targeting entire health systems. However, additional challenges emerge when research focuses on interventions that target the multiple units of organization found within health systems. Hence, one cannot complacently assume that randomization can reduce or eliminate bias and confounding to the same degree in every instance. While others have articulated arguments in favour of alternative designs, this paper is intended to help people understand why the potential value afforded by RCTs may be threatened. Specifically, it suggests six points to be borne in mind when exploring the challenges entailed in designing or evaluating RCTs on health system interventions: (i) the number of units available for randomization; (ii) the complexity of the organizational unit under study; (iii) the complexity of the intervention; (iv) the complexity of the cause-effect pathway, (v) contamination; and (vi) outcome heterogeneity. The authors suggest that the latter may be informative and that the reasons behind it should be explored and not ignored. Based on improved understanding of the value and possible limitations of RCTs on health system interventions, the authors show why we need broader platforms of research to complement RCTs.
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Les marchés des vaccins salvateurs ne génèrent souvent pas les résultats désirés du point de vue de la santé publique, en termes de quantité, de qualité et de fiabilité des produits, mais aussi d'adéquation et/ou de durabilité des programmes pour l'utilisation dans les pays aux plus faibles revenus. Les risques perçus et les incertitudes concernant une demande durablement financée, de la part des pays en voie de développement, conduisent souvent à un sous-investissement dans le développement et la fabrication des produits appropriés. L'initiative pilote Garantie de marché (AMC) pour le vaccin antipneumococcique, lancée en 2009, vise à éliminer certains de ces risques du marché en offrant un engagement préalable, juridiquement contraignant, d'acheter des vaccins selon des conditions prédéfinies. À ce jour, 14 pays ont déjà introduit les vaccins contre le pneumocoque par le biais de l'AMC. Il est prévu que 39 autres pays les introduisent avant la fin de 2013. Cet article décrit les premières leçons tirées de la sélection d'une maladie cible et des choix du concept de base de l'AMC pilote. Il souligne les défis que suppose l'adaptation du concept d'AMC à la situation spécifique d'approvisionnement des vaccins contre le pneumocoque. Il met en exergue la difficulté - et l'apparent succès initial de l'AMC - d'établir un engagement crédible à long terme dans un environnement imprévisible, en constante évolution. Il met l'accent sur l'un des défis inhérents de l'AMC: sa dépendance vis-à-vis du financement continu des donateurs pour garantir les achats à long terme de produits. L'article examine les choix de concept alternatifs et vise à fournir un point de départ pour préparer les discussions et encourager le débat sur l'application potentielle du concept AMC à d'autres domaines.
Markets for life-saving vaccines do not often generate the most desired outcomes from a public health perspective in terms of product quantity, quality, affordability, programmatic suitability and/or sustainability for use in the lowest income countries. The perceived risks and uncertainties about sustainably funded demand from developing countries often leads to underinvestment in development and manufacturing of appropriate products. The pilot initiative Advance Market Commitment (AMC) for pneumococcal vaccines, launched in 2009, aims to remove some of these market risks by providing a legally binding forward commitment to purchase vaccines according to predetermined terms. To date, 14 countries have already introduced pneumococcal vaccines through the AMC with a further 39 countries expected to introduce before the end of 2013. This paper describes early lessons learnt on the selection of a target disease and the core design choices for the pilot AMC. It highlights the challenges faced with tailoring the AMC design to the specific supply situation of pneumococcal vaccines. It points to the difficulty - and the AMC's apparent early success - in establishing a long-term, credible commitment in a constantly changing unpredictable environment. It highlights one of the inherent challenges of the AMC: its dependence on continuous donor funding to ensure long-term purchases of products. The paper examines alternative design choices and aims to provide a starting point to inform discussions and encourage debate about the potential application of the AMC concept to other fields.
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Le personnel non médical est essentiel dans l'obtention d'une couverture sanitaire universelle. Par conséquent, mesurer l'attrition du personnel et identifier ses déterminants devrait faire partie intégrante de tout programme impliquant un personnel non médical. Aussi bien les recherches publiées que celles non publiées sur le personnel non médical se sont amplement concentrées sur les types d'intervention qu'il peut réaliser avec succès. Il s'agit ici d'un impératif dans le sens où ces programmes ont pour objectif premier d'améliorer les effets sur la santé. Cependant, des taux d'attrition élevés peuvent compromettre l'efficacité de ces programmes. Les recherches sur l'attrition du personnel non médical manquent. Des recherches qui viseraient à répondre aux trois questions principales ci-après contribueraient à réduire ce déficit en connaissances: Quelle est l'ampleur de cette attrition dans les programmes? Quels sont les déterminants de l'attrition? Quels sont les moyens les plus efficaces pour ralentir l'attrition? Alors que les interventions communautaires et la délégation des tâches figurent en tête de liste de l'ordre du jour des Nations Unies pour les objectifs du Millénaire pour le développement, les recherches sur l'attrition du personnel non médical et sur ses déterminants exigent une attention immédiate.
Lay health workers are key to achieving universal health-care coverage, therefore measuring worker attrition and identifying its determinants should be an integral part of any lay health worker programme. Both published and unpublished research on lay health workers has largely focused on the types of interventions they can deliver effectively. This is an imperative since the main objective of these programmes is to improve health outcomes. However, high attrition rates can undermine the effectiveness of these programmes. There is a lack of research on lay health worker attrition. Research that aims to answer the following three key questions would help address this knowledge gap: what is the magnitude of attrition in programmes? What are the determinants of attrition? What are the most successful ways of reducing attrition? With community-based interventions and task shifting high on the United Nations Millennium Development Goals' policy agenda, research on lay health worker attrition and its determinants requires urgent attention.
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OBJECTIF: Déterminer l'impact de la grippe sur le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), une cause majeure de la mortalité chez les enfants, chez les personnes de tous les âges au Bangladesh. MÉTHODES: Les médecins ont obtenu des écouvillons de prélèvement de nez et de gorge afin de tester le virus de la grippe chez des patients qui avaient été hospitalisés dans les 7 jours suivants l'apparition de l'infection respiratoire aiguë sévère (SRAS) ou qui avaient eu une consultation déambulatoire pour un syndrome de type grippal (STG). Une enquête sur l'utilisation des soins de santé communautaires a été effectuée afin de définir la proportion des riverains de la circonscription hospitalière, qui avaient reçu des soins dans les hôpitaux universitaires, et afin de calculer l'incidence de la grippe à l'aide de ce dénominateur. RÉSULTATS: L'estimation de l'incidence du SRAS associé à la grippe chez les enfants de moins de 5 ans était de 6,7 (intervalle de confiance de 95%, IC: 0-18.3); de 4,4 (IC de 95%: 0-13.4) et de 6,5 pour 1 000 personnes-années (IC de 95%: 0-8.3/1000) lors des saisons de la grippe de 2008, 2009 et 2010, respectivement. L'incidence du SRAS chez les personnes âgées de plus de 5 ans était de 1,1 (IC de 95%: 0.4-2.0) et 1,3 (IC de 95%: 0.5-2.2) pour 10 000 personnes-années en 2009 et 2010, respectivement. L'incidence de la grippe saisonnière traitée médicalement et confirmée en laboratoire chez les patients en consultation ambulatoire souffrant du STG était de 10 (IC de 95%: 8-14), 6,6 (IC de 95%: 5-9) et de 17 pour 100 personnes-années (IC de 95%: 13-22) lors des saisons de la grippe de 2008, 2009 et 2010, respectivement. CONCLUSION: Le syndrome de type grippal est une cause fréquente de consultation dans la configuration de la consultation ambulatoire au Bangladesh. Les enfants de moins de 5 ans sont hospitalisés pour la grippe dans des proportions supérieures aux enfants des autres groupes d'âge.
OBJECTIVE: To determine how much influenza contributes to severe acute respiratory illness (SARI), a leading cause of death in children, among people of all ages in Bangladesh. METHODS: Physicians obtained nasal and throat swabs to test for influenza virus from patients who were hospitalized within 7 days of the onset of severe acute respiratory infection (SARI) or who consulted as outpatients for influenza-like illness (ILI). A community health care utilization survey was conducted to determine the proportion of hospital catchment area residents who sought care at study hospitals and calculate the incidence of influenza using this denominator. FINDINGS: The estimated incidence of SARI associated with influenza in children < 5 years old was 6.7 (95% confidence interval, CI: 0-18.3); 4.4 (95% CI: 0-13.4) and 6.5 per 1000 person-years (95% CI: 0-8.3/1000) during the 2008, 2009 and 2010 influenza seasons, respectively. The incidence of SARI in people aged > 5 years was 1.1 (95% CI: 0.4-2.0) and 1.3 (95% CI: 0.5-2.2) per 10 000 person-years during 2009 and 2010, respectively. The incidence of medically attended, laboratory-confirmed seasonal influenza in outpatients with ILI was 10 (95% CI: 8-14), 6.6 (95% CI: 5-9) and 17 per 100 person-years (95% CI: 13-22) during the 2008, 2009 and 2010 influenza seasons, respectively. CONCLUSION: Influenza-like illness is a frequent cause of consultation in the outpatient setting in Bangladesh. Children aged less than 5 years are hospitalized for influenza in greater proportions than children in other age groups.
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OBJECTIF: Examiner la disponibilité des données mesurant les indicateurs de facteurs de risque des maladies non transmissibles (MNT) à partir d'enquêtes auprès des ménages réalisées en Inde de 2000 à 2009. MÉTHODES: Les publications et questionnaires utilisés dans les enquêtes auprès des ménages ont été recensés par des recherches sur Internet et PubMed. Ils ont ensuite été étudiés afin de déterminer quels indicateurs principaux de facteurs de risque de MNT recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la surveillance des MNT ils mesuraient. Les enquêtes ayant eu un échantillon supérieur ou égal à 5 000 ont été incluses afin d'assurer un certain niveau de précision. L'exhaustivité de la mesure des principaux indicateurs et la représentativité géographique des enquêtes ont été évaluées. RÉSULTATS: Vingt-six enquêtes répondaient aux critères d'inclusion. Parmi les indicateurs de facteurs de risque comportemental principaux recommandés par l'OMS, ceux vérifiant la consommation de tabac étaient intégralement mesurés par les enquêtes nationales et infranationales, ceux évaluant les apports alimentaires et le manque d'activité physique étaient uniquement mesurés dans les enquêtes infranationales, enfin, ceux évaluant la consommation d'alcool n'étaient aucunement mesurés. Parmi les principaux facteurs de risque biologique recommandés par l'OMS, seul l'indice de masse corporelle était mesuré dans les enquêtes nationales et infranationales, alors que la tension artérielle, la glycémie à jeun et le cholestérol sanguin n'étaient mesurés que dans les enquêtes infranationales. En raison de l'utilisation de définitions d'indicateurs non standardisées, la mesure des indicateurs principaux était incomplète dans certaines enquêtes nationales et infranationales. CONCLUSION: La disponibilité de données sur les indicateurs des principaux facteurs de risque permettant de surveiller la charge croissante des MNT est insuffisante en Inde. Ces indicateurs, utilisant des définitions standardisées, devraient être inclus dans les enquêtes nationales périodiques sur la santé des ménages pour fournir des données nationales et ventilées.
OBJECTIVE: To examine the availability of data measuring noncommunicable disease (NCD) risk factor indicators from household surveys conducted in India from 2000 to 2009. METHODS: Questionnaires and publications used in household surveys were identified through internet and PubMed searches and examined to determine which core NCD risk factor indicators recommended by the World Health Organization (WHO) for NCD monitoring were being measured. Surveys with a sample size of 5000 or more were included to ensure a certain level of precision. The completeness of core indicator measurement and the geographical representativeness of the surveys were assessed. FINDINGS: Twenty six surveys met the inclusion criteria. Among the WHO-recommended core behavioural risk factor indicators, those monitoring tobacco use were measured completely in national and subnational surveys; those assessing dietary intake and physical inactivity were measured only in subnational surveys, and those assessing alcohol use were not measured at all. Among WHO-recommended core biological risk factors, only body mass index was measured in national and subnational surveys, whereas blood pressure, fasting blood glucose and blood cholesterol were measured only in subnational surveys. Due to the use of non-standard indicator definitions, measurement of core indicators in some of the national and subnational surveys was incomplete. CONCLUSION: The availability of data on core risk factor indicators to monitor the increasing burden of NCDs is inadequate in India. These indicators using standardized definitions should be included in the periodic national household health surveys to provide data at the national and disaggregated levels.
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OBJECTIF: Identifier les facteurs de l'augmentation rapide du nombre de césariennes en Chine entre 1988 et 2008. MÉTHODES: Les données de quatre enquêtes nationales transversales (1993, 1998, 2003 et 2008) et une régression modifiée de Poisson ont été utilisées pour déterminer si des changements dans le revenu des ménages, dans l'accès à l'assurance maladie ou dans l'éducation des femmes expliquaient la hausse du nombre de césariennes dans les zones urbaines et rurales. RÉSULTATS: En 2008, 64,1% des citadines et 11,3% des femmes des régions rurales les plus pauvres ont déclaré avoir donné naissance par césarienne. Une hausse accélérée s'est produite dans tous les groupes socioéconomiques. Entre 1993 et 2008, le risque de césarienne a plus que triplé dans les zones urbaines (risque relatif, RR: 3,63, intervalle de confiance de 95%, IC: 2,61-5,04) et a été multiplié par 15 dans les zones rurales (RR: 15,46, IC de 95%: 10,46-22,86). Après ajustement pour améliorations de revenu, d'éducation et d'accès à l'assurance maladie au cours de la période d'étude, le RR a peu chuté dans les zones urbaines (RR: 3,07, IC de 95%: 2,32-4,07), ce qui suggère que ces facteurs n'expliquent pas l'augmentation. Dans les zones rurales, le RR ajusté a chuté à 7,18 (IC de 95%: 4,82-10,69), ce qui montre que l'évolution socioéconomique n'est que partiellement responsable de la hausse. La région socioéconomique de résidence a plus influencé le taux de césarienne que le statut socioéconomique individuel. CONCLUSION: La grande variation du taux de césarienne par région socioéconomique, indépendamment du revenu individuel, de l'assurance maladie ou de l'éducation, suggère que des facteurs structurels liés à la fourniture de services ont influencé la hausse du taux, plus que la capacité de paiement de la femme.
OBJECTIVE: To identify factors driving the rapid increase in caesarean section in China between 1988 and 2008. METHODS: Data from four national cross-sectional surveys (1993, 1998, 2003 and 2008) and modified Poisson regression were used to determine whether changes in household income, access to health insurance or women's education accounted for the rise in caesarean sections in urban and rural areas. FINDINGS: In 2008, 64.1% of urban women and 11.3% of women in the poorest rural region reported giving birth by caesarean section. A fast rise was occurring in all socioeconomic groups. Between 1993 and 2008, the risk of caesarean section had increased more than threefold in urban areas (relative risk, RR: 3.63; 95% confidence interval, CI: 2.61-5.04) and more than 15-fold in rural areas (RR: 15.46; 95% CI: 10.46-22.86). After adjustment for improvements in income, education and access to health insurance over the study period, the RR dropped minimally in urban areas (RR: 3.07; 95% CI: 2.32-4.07), which suggests that these factors do not explain the rise; in rural areas, the adjusted RR dropped to 7.18 (95% CI: 4.82-10.69), which shows that socioeconomic change is only partly responsible for the rise. Socioeconomic region of residence was a more important driver of the caesarean section rate than individual socioeconomic status. CONCLUSION: The large variation in caesarean section rate by socioeconomic region - independent of individual income, health insurance or education - suggests that structural factors related to service supply have influenced the increasing rate more than a woman's ability to pay.
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OBJECTIF: Étudier si les récentes modifications dans les méthodes d'automutilation au Sri Lanka pouvaient expliquer la diminution de l'incidence du suicide. MÉTHODES: Des analyses de séries chronologiques des taux de suicide et de l'hospitalisation due à différents types d'empoisonnement ont été réalisées. RÉSULTATS: Entre 1996 et 2008, l'incidence annuelle de l'admission en hôpital suite à un empoisonnement par des substances médicinales ou biologiques a augmenté de manière exponentielle, passant de 48,2 à 115,4 admissions pour 100 000 habitants. Sur la même période, les admissions annuelles résultant d'un empoisonnement aux pesticides ont diminué, passant de 105,1 à 88,9 pour 100 000 habitants. L'incidence annuelle du suicide a diminué de manière exponentielle, passant d'un pic de 47 pour 100 000 habitants en 1995 à 19,6 pour 100 000 habitants en 2009. L'empoisonnement représentait 37,4 suicides pour 100 000 habitants en 1995, mais seulement 11.2 suicides pour 100 000 habitants en 2009. Le taux de létalité par empoisonnement aux pesticides a diminué de façon linéaire, passant de 11 décès pour 100 cas admis en hôpital en 1997 à 5,1 pour 100 cas en 2008. CONCLUSION: Depuis le milieu des années 1990, une tendance se dessine au Sri Lanka chez les personnes cherchant à s'automutiler, loin de l'abus des pesticides (malgré l'absence de réduction de la disponibilité des pesticides) et vers une augmentation de l'utilisation des substances médicinales et autres. Cette tendance, ainsi qu'une diminution de la mortalité chez les personnes présentant un empoisonnement aux pesticides, ont entraîné une réduction globale de l'incidence nationale du suicide.
OBJECTIVE: To explore if recent changes in methods of self-harm in Sri Lanka could explain the decline in the incidence of suicide. METHODS: Time series analyses of suicide rates and hospitalization due to different types of poisoning were carried out. FINDINGS: Between 1996 and 2008 the annual incidence of hospital admission resulting from poisoning by medicinal or biological substances increased exponentially, from 48.2 to 115.4 admissions per 100 000 population. Over the same period, annual admissions resulting from poisoning with pesticides decreased from 105.1 to 88.9 per 100 000. The annual incidence of suicide decreased exponentially, from a peak of 47.0 per 100 000 in 1995 to 19.6 per 100 000 in 2009. Poisoning accounted for 37.4 suicides per 100 000 population in 1995 but only 11.2 suicides per 100 000 in 2009. The case fatality rate for pesticide poisoning decreased linearly, from 11.0 deaths per 100 cases admitted to hospital in 1997 to 5.1 per 100 in 2008. CONCLUSION: Since the mid 1990s, a trend away from the misuse of pesticides (despite no reduction in pesticide availability) and towards increased use of medicinal and other substances has been seen in Sri Lanka among those seeking self-harm. These trends and a reduction in mortality among those suffering pesticide poisoning have resulted in an overall reduction in the national incidence of accomplished suicide.
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OBJECTIF: Passer en revue l'accessibilité aux services de santé mentale, estimer l'écart de traitement et décrire l'utilisation du service des personnes souffrant de troubles schizophréniques dans 50 pays à revenu faible et moyen. MÉTHODES: L'instrument d'évaluation des systèmes de santé mentale de l'Organisation mondiale de la Santé a été utilisé pour étudier l'accessibilité et l'utilisation des services de santé mentale pour les troubles schizophréniques. La mesure de l'écart de traitement reposait sur le nombre de cas traités pour 100 000 personnes présentant des troubles schizophréniques, et elle a été comparée aux estimations sous-régionales selon le rapport mis à jour Global burden of disease 2004 (Étude sur la charge mondiale de morbidité 2004). Une analyse multivariée utilisant la régression pas à pas descendante a été effectuée afin d'évaluer les prédicteurs d'accessibilité, l'écart de traitement et l'utilisation du service. RÉSULTATS: Le taux annuel médian de traitement des troubles schizophréniques dans les services de santé mentale était de 128 cas pour 100 000 habitants. L'écart de traitement médian était de 69%. Il était plus élevé dans les pays à revenu faible participant à l'étude (89%) que dans les pays à revenu moyen de la tranche inférieure et dans les pays à revenu moyen de la tranche supérieure (69% et 63%, respectivement). 80% des personnes souffrant de troubles schizophréniques ont été traitées dans des services de consultation externe. La disponibilité de psychiatres et d'infirmières dans les établissements de santé mentale était un prédicteur de l'accessibilité du service et de l'écart de traitement. CONCLUSION: Dans cette étude, l'écart de traitement des troubles schizophréniques dans les pays à revenu faible et moyen est étonnamment important, et les services de consultation externe assurent la plus grande partie des soins. Les prédicteurs significatifs identifiés suggèrent une direction à suivre pour améliorer les soins dans ces pays.
OBJECTIVE: To outline mental health service accessibility, estimate the treatment gap and describe service utilization for people with schizophrenic disorders in 50 low- and middle-income countries. METHODS: The World Health Organization Assessment Instrument for Mental Health Systems was used to assess the accessibility of mental health services for schizophrenic disorders and their utilization. The treatment gap measurement was based on the number of cases treated per 100 000 persons with schizophrenic disorders, and it was compared with subregional estimates based on the Global burden of disease 2004 update report. Multivariate analysis using backward step-wise regression was performed to assess predictors of accessibility, treatment gap and service utilization. FINDINGS: The median annual rate of treatment for schizophrenic disorders in mental health services was 128 cases per 100 000 population. The median treatment gap was 69% and was higher in participating low-income countries (89%) than in lower-middle-income and upper-middle-income countries (69% and 63%, respectively). Of the people with schizophrenic disorders, 80% were treated in outpatient facilities. The availability of psychiatrists and nurses in mental health facilities was found to be a significant predictor of service accessibility and treatment gap. CONCLUSION: The treatment gap for schizophrenic disorders in the 50 low- and middle-income countries in this study is disconcertingly large and outpatient facilities bear the major burden of care. The significant predictors found suggest an avenue for improving care in these countries.
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La recherche collaborative internationale pour la santé devrait à juste titre permettre de réduire les injustices sanitaires. L'investissement réalisé dans la recherche en matière de systèmes et de politiques de santé dans les pays en développement est essentiel à ce processus, mais, actuellement, le financement de la recherche internationale s'adresse principalement au développement de nouvelles interventions médicales. Ce déséquilibre est en grande partie dû aux politiques et à la réglementation afférentes à la recherche que les pays à revenu élevé utilisent. Ces politiques incitent toujours davantage ces pays à investir dans la recherche médicale visant à stimuler la compétitivité économique nationale, plutôt qu'à réduire les injustices sanitaires. Aux États-Unis d'Amérique et au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, la réglementation relative à la recherche a encouragé un modèle qui: mène à des produits commercialisables, cible les besoins sanitaires auxquels des produits haute technologie rentables peuvent répondre, veut des licences sur les nouveaux produits comme résultat et ne suppose aucun renforcement significatif de la capacité de recherche dans d'autres pays. Par conséquent, l'investissement dans la recherche internationale est dirigé vers les essais pharmaceutiques et les partenariats publics-privés de développement de produits pour les maladies négligées. Cela détourne le financement de la recherche nécessaire à la mise en œuvre d'interventions existantes et au renforcement des systèmes de santé, c.-à-d. la recherche pour les systèmes et les politiques de santé. Les gouvernements doivent restructurer leur réglementation et leurs politiques en matière de recherche afin d'augmenter cette recherche essentielle dans les pays en développement.
International collaborative health research is justifiably expected to help reduce global health inequities. Investment in health policy and systems research in developing countries is essential to this process but, currently, funding for international research is mainly channelled towards the development of new medical interventions. This imbalance is largely due to research legislation and policies used in high-income countries. These policies have increasingly led these countries to invest in health research aimed at boosting national economic competitiveness rather than reducing health inequities. In the United States of America and the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, the regulation of research has encouraged a model that: leads to products that can be commercialized; targets health needs that can be met by profitable, high-technology products; has the licensing of new products as its endpoint; and does not entail significant research capacity strengthening in other countries. Accordingly, investment in international research is directed towards pharmaceutical trials and product development public-private partnerships for neglected diseases. This diverts funding away from research that is needed to implement existing interventions and to strengthen health systems, i.e. health policy and systems research. Governments must restructure their research laws and policies to increase this essential research in developing countries.
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PROBLÈME: Le schéma de retraitement de catégorie II dans le cadre de la prise en charge de la tuberculose chez des patients ayant déjà suivi un traitement a été initié au début des années 1990. Il consiste en 8 mois de traitement complet, avec l'ajout de streptomycine aux médicaments de première intention standard. Une étude portant sur 6 500 patients sous traitement de catégorie II en Géorgie a révélé de mauvais résultats, ainsi que des taux élevés de résistance à la streptomycine. APPROCHE: Le programme national de lutte contre la tuberculose a recouru à une analyse factuelle des données nationales pour convaincre les responsables politiques qu'il convenait de supprimer le traitement de catégorie II des directives thérapeutiques nationales géorgiennes. CONFIGURATION LOCALE: Le taux de notification des cas de tuberculose à l'Organisation mondiale de la Santé en Géorgie est de 102 pour 100 000 habitants. Tous les patients se soumettent à des prélèvements d'expectoration et à des tests de sensibilité aux antituberculeux, conformément aux diagnostics standard de la tuberculose. En 2009, un contrôle de routine constatait une tuberculose multi-résistante dans 10,6% des nouveaux cas diagnostiqués et dans 32,5% des cas traités antérieurement. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Le schéma de retraitement de catégorie II n'est plus utilisé en Géorgie. Le traitement est désormais orienté en fonction des tests de sensibilité aux antituberculeux avec, si possible, l'utilisation de tests moléculaires rapides, chez tous les patients précédemment traités contre la tuberculose. LEÇONS TIRÉES: Le changement de politique a rencontré peu de résistance, car l'étude a été engagée et menée par le programme national de lutte contre la tuberculose. Cette expérience peut servir de modèle réussi pour permettre à d'autres pays de prendre des décisions éclairées sur le recours au traitement de catégorie II.
PROBLEM: The category II retreatment regimen for management of tuberculosis in previously treated patients was first introduced in the early 1990s. It consists of 8 months of total therapy with the addition of streptomycin to standard first-line medications. A review of 6500 patients on category II therapy in Georgia showed poor outcomes and high rates of streptomycin resistance. APPROACH: The National Tuberculosis Program used an evidence-based analysis of national data to convince policy-makers that category II therapy should be eliminated from national guidelines in Georgia. LOCAL SETTING: The World Health Organization tuberculosis case-notification rate in Georgia is 102 per 100 000 population. All patients receive culture and drug susceptibility testing as a standard part of tuberculosis diagnosis. In 2009, routine surveillance found multidrug-resistant tuberculosis in 10.6% of newly diagnosed patients and 32.5% of previously treated cases. RELEVANT CHANGES: Category II retreatment regimen is no longer used in Georgia. Treatment is guided by results of drug susceptibility testing - using rapid, molecular tests where possible - for all previously treated tuberculosis patients. LESSONS LEARNT: There was little resistance to policy change because the review was initiated and led by the National Tuberculosis Program. This experience can serve as a successful model for other countries to make informed decisions about the use of category II therapy.
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L'alcool est la troisième cause de décès et et d'invalidité en Afrique du Sud, pays dans lequel SABMiller est le principal fournisseur de bière de malt, la boisson la plus consommée dans le pays. Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial) a récemment ajouté la société SABMiller à la liste des bénéficiaires du financement d'une intervention pédagogique visant à réduire les dommages liés à l'alcool, notamment la prévention du VIH, chez les hommes fréquentant les bars. Le soutien de cette initiative par le Fonds mondial est préoccupant. On est en droit de se demander si ces hommes sont le meilleur groupe cible pour l'intervention, si un bar est le meilleur endroit et si l'intervention pédagogique elle-même est efficace. L'expérience dont nous disposons montre que l'industrie des boissons alcoolisées est disposée à soutenir des interventions liées à l'alcool tant qu'elles sont sans incidence sur les taux de consommation d'alcool au niveau de la population. Ces interventions permettent à cette industrie de remplir ses obligations sociales et légales en matière de consommation nocive d'alcool, tout en s'assurant que ses ventes et ses bénéfices n'en sont pas affectés. Offrir un financement à une industrie hautement rentable et capable de financer ses propres interventions réduit en outre les fonds disponibles aux organisations moins bien nanties. Devons-nous en déduire que le problème de la «capture d'entreprise» s'étend désormais à l'un des plus grands bailleurs de fonds mondiaux dans le domaine de la santé?
Alcohol is the third leading contributor to death and disability in South Africa, where SABMiller is the major supplier of malt beer, the most popular beverage consumed. The Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria (Global Fund) has recently included SABMiller as a recipient of funding for an education intervention aimed at minimizing alcohol-related harm, including HIV prevention, among men in drinking establishments. Global Fund support for this initiative is cause for concern. It is debatable whether these men are the best target group for the intervention, whether a drinking establishment is the best location, and whether the educational intervention itself is effective. Our experience is that the liquor industry is inclined to support alcohol interventions that will not affect drinking rates at a population level. These interventions allow the industry to simultaneously fulfil social and legal obligations to address the harmful use of alcohol while ensuring that sales and profits are maintained. Providing funding for a highly profitable industry that could afford to fund its own interventions also reduces the funds available for less well-resourced organizations. Do we take it that the problem of "corporate capture" has now spread to one of the largest health funders in the world?
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RÉSUMÉ OBJECTIF: Étudier une approche fondée sur les facteurs de risque pour identifier les interventions préventives nécessitant une évaluation économique plus approfondie, y compris des analyses de rentabilité. MÉTHODES: Une approche en trois étapes a été utilisée pour (i) identifier les facteurs de risque contribuant en grande partie aux années de vie corrigées du facteur invalidité (AVCI), (ii) reclasser ces facteurs de risque en fonction de la disponibilité des interventions préventives efficaces justifiant une analyse supplémentaire de rentabilité (et, dans certains cas, sur la base de preuves provenant d'analyses de rentabilité existantes), et (iii) reclasser ces facteurs de risque en fonction de leur contribution relative aux inégalités de santé. Les inégalités de santé entre les populations maories et non maories en Nouvelle-Zélande ont été utilisées à titre d'illustration. RÉSULTATS: Sept des dix principaux facteurs de risque priorisés pour la recherche sur les interventions préventives en Nouvelle-Zélande figuraient également parmi les dix facteurs de risque contribuant le plus aux AVCI dans les pays à revenu élevé de la région du Pacifique occidental de l'Organisation mondiale de la Santé. La liste définitive des facteurs de risque prioritaires incluait le tabagisme, la consommation d'alcool, l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie, le surpoids/l'obésité et l'inactivité physique. Tous ces facteurs contribuaient à des inégalités de santé. Des interventions efficaces pour prévenir chacun d'eux sont disponibles, et il existe au moins une intervention préventive plus économique connue pour chaque facteur de risque. CONCLUSION: L'approche simple de priorisation des facteurs de risque décrite dans cet article peut être applicable dans de nombreux pays. Même dans les pays qui n'ont pas la capacité d'effectuer des analyses de rentabilité complémentaires, cette approche permettra de déterminer quelles interventions rentables devraient être mises en œuvre à court terme.
OBJECTIVE: To explore a risk factor approach for identifying preventive interventions that require more in-depth economic assessment, including cost-effectiveness analyses. METHODS: A three-step approach was employed to: (i) identify the risk factors that contribute most substantially to disability-adjusted life years (DALYs); (ii) re-rank these risk factors based on the availability of effective preventive interventions warranting further cost-effectiveness analysis (and in some instances on evidence from existing cost-effectiveness analyses); and (iii) re-rank these risk factors in accordance with their relative contribution to health inequalities. Health inequalities between the Māori and non-Māori populations in New Zealand were used by way of illustration. FINDINGS: Seven of the top 10 risk factors prioritized for research on preventive interventions in New Zealand were also among the 10 risk factors most highly ranked as contributing to DALYs in high-income countries of the World Health Organization's Western Pacific Region. The final list of priority risk factors included tobacco use; alcohol use; high blood pressure; high blood cholesterol; overweight/obesity, and physical inactivity. All of these factors contributed to health inequalities. Effective interventions for preventing all of them are available, and for each risk factor there is at least one documented cost-saving preventive intervention. CONCLUSION: The straightforward approach to prioritizing risk factors described in this paper may be applicable in many countries, and even in those countries that lack the capacity to perform additional cost-effectiveness analyses, this approach will still make it possible to determine which cost-effective interventions should be implemented in the short run.
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OBJECTIF: Étudier l'impact des foyers d'hébergement destinés aux futures mamans sur le recours aux services des centres de naissance par des femmes appartenant à deux districts isolés du Timor-Leste. MÉTHODES: On a appliqué un mode d'étude avant-après pour comparer le nombre de naissances ayant eu lieu dans des centres de naissance pour des femmes vivant à différentes distances (0-5, 6-25, 26-50 et > 50 km) du centre de soins avant et après la mise en place de foyers d'hébergement pour futures mamans. Des données courantes ont été recueillies dans les registres des centres de soins de santé fin 2007. Elles faisaient état de 249 naissances à Same, district de Manufahi, et de 1986 naissances à Lospalos, district de Lautem. Des données démographiques ont servi à estimer le pourcentage de femmes ayant accédé aux soins des centres de naissance pour chacune des catégories de distance. RÉSULTATS: La plupart des naissances ayant été réalisées dans les centres de naissance de Same (80%) et de Lospalos (62%) ont été enregistrées pour des femmes vivant dans un rayon de 5 km de ces centres de soins de santé. Il n'a pas été constaté d'augmentation significative du nombre des naissances s'étant produites dans des centres de naissance pour les femmes vivant dans des zones isolées suite à la mise en place de foyers d'hébergement pour futures mamans. Le pourcentage de naissances intervenues dans un centre de soins de santé était faible à la fois dans le district de Manufahi (9%) et dans celui de Lautem (17%) et le recours à ces centres diminuait nettement plus la distance entre le domicile d'une femme et le centre de soins de santé était importante. CONCLUSION: Les foyers d'hébergement pour futures mamans au Timor-Leste n'ont pas amélioré l'accès à l'accouchement en centre de naissance par les parturientes des zones isolées. Les méthodes d'analyse des distances présentées dans ce rapport offrent un cadre susceptible d'être utilisé par d'autres pays cherchant à évaluer les foyers d'hébergement pour futures mamans.
OBJECTIVE: To examine the impact of maternity waiting homes on the use of facility-based birthing services for women in two remote districts of Timor-Leste. METHODS: A before-and-after study design was used to compare the number of facility-based births in women who lived at different distances (0-5, 6-25, 26-50 and > 50 km) from the health centre before and after implementation of maternity waiting homes. Routine data were collected from health centre records at the end of 2007; they included 249 births in Same, Manufahi district, and 1986 births in Lospalos, Lautem district. Population data were used to estimate the percentage of women in each distance category who were accessing facility-based care. FINDINGS: Most facility-based births in Same (80%) and Lospalos (62%) were among women who lived within 5 km of the health centre. There was no significant increase in the number of facility-based births among women in more remote areas following implementation of the maternity waiting homes. The percentage of births in the population that occurred in a health facility was low for both Manufahi district (9%) and Lautem district (17%), and use decreased markedly as distance between a woman's residence and the health facilities increased. CONCLUSION: The maternity waiting homes in Timor-Leste did not improve access to facility-based delivery for women in remote areas. The methods for distance analysis presented in this paper provide a framework that could be used by other countries seeking to evaluate maternity waiting homes.
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OBJECTIF: Étudier l'impact des améliorations apportées à l'ensemble introduit des reformes de manière moins systématique et moins du système de santé sur les résultats relatifs à la santé maternelle aux intensive entre 2006 et 2009. Philippines. RÉSULTATS: La province dont les réformes ont été précoces a rapidement MÉTHODES: Une étude contrôlée longitudinale rétrospective a servi à mis à niveau les installations des hôpitaux de référence de niveau de comparer une province ayant accéléré la mise en place de réformes soins primaires et tertiaires, les autres provinces commençaient juste du système de santé avec d'autres provinces de la même région ayant ces réformes vers la fin de la période étudiée. À la fin 2009, la province à réformes précoces avait créé 871 équipes féminines de soins de santé par rapport à 391 équipes pour la seule autre province ayant rapporté la création de ce genre d'équipe. Le montant d'allocations pour prestations maternelles versé par la Philippine Health Insurance Corporation dans la province à réformes précoces avait augmenté d'environ 45%, dans les autres provinces, la plus forte augmentation constatée était de 16%. Le taux d'accouchements médicalisés avait augmenté de 44 points de pourcentage dans la province à réformes accélérées par rapport à 9-24 points de pourcentage pour les autres provinces. Entre 2006 et 2009, le nombre réel de décès maternels constaté dans la province à réformes précoces était tombé de 42 à 18, et le taux de mortalité maternelle de 254 à 114. Des baisses moindres du nombre de décès maternels pour la même période avaient été constatées dans la province du Camarines Norte (de 12 à 11) et dans celle du Camarines Sur (de 26 à 23). Les trois autres provinces ont signalé des décès maternels en hausse. CONCLUSION: Réaliser des réformes sur l'ensemble du système de santé pour améliorer la santé maternelle a des effets synergétiques positifs.
OBJECTIVE: To examine the impact of health-system-wide improvements on maternal health outcomes in the Philippines. METHODS: A retrospective longitudinal controlled study was used to compare a province that fast tracked the implementation of health system reforms with other provinces in the same region that introduced reforms less systematically and intensively between 2006 and 2009. FINDINGS: The early reform province quickly upgraded facilities in the tertiary and first level referral hospitals; other provinces had just begun reforms by the end of the study period. The early reform province had created 871 women's health teams by the end of 2009, compared with 391 teams in the only other province that reported such teams. The amount of maternal-health-care benefits paid by the Philippine Health Insurance Corporation in the early reform province grew by approximately 45%; in the other provinces, the next largest increase was 16%. The facility-based delivery rate increased by 44 percentage points in the early reform province, compared with 9-24 percentage points in the other provinces. Between 2006 and 2009, the actual number of maternal deaths in the early reform province fell from 42 to 18, and the maternal mortality ratio from 254 to 114. Smaller declines in maternal deaths over this period were seen in Camarines Norte (from 12 to 11) and Camarines Sur (from 26 to 23). The remaining three provinces reported increases in maternal deaths. CONCLUSION: Making health-system-wide reforms to improve maternal health has positive synergistic effects.
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OBJECTIF: Présenter une mise à jour globale de la tuberculose (TB) pharmacorésistante et explorer les tendances de 1994 à 2010. MÉTHODES: Les données relatives à la résistance aux médicaments des nouveaux patients de TB et de ceux traités antérieurement, telles que rapportées par les pays à l'Organisation mondiale de la Santé, ont été analysées. Ces données sont recueillies par des enquêtes représentatives auprès des patients ou des systèmes de surveillance basés sur des tests systématiques de sensibilité. Les associations entre la tuberculose ultrarésistante (TB-UR), le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et le sexe ont été explorées par régression logistique. RÉSULTATS: En 2007-2010, 80 pays et 8 territoires ont fourni des données de surveillance. Parmi les cas nouveaux et traités antérieurement, la TB-UR était la plus élevée dans la Fédération de Russie (oblast de Mourmansk, 28,9%) et la République de Moldavie (65,1%), respectivement. Dans trois pays de l'ex-Union soviétique et en Afrique du Sud, plus de 10% des cas de TB-UR étaient ultra-résistants. Globalement, en 1994-2010, la multirésistance aux médicaments a été observée chez 3,4% (intervalle de confiance 95%, IC: 1,9 à 5,0) de tous les nouveaux cas de TB et 19,8% (IC 95%: 14,4 à 25,1) des cas de TB traités antérieurement. Aucune association générale entre la TB-UR et l'infection au VIH (rapports de cotes, OR: 1,4, IC 95%: 0,7 à 3,0) ou le sexe (OR: 1,1, IC 95%: 0,8 à 1,4) n'a été trouvée. Entre 1994 et 2010, les taux de TB-UR dans la population générale ont augmenté au Botswana, en République de Corée et au Pérou et diminué en Estonie, Lettonie et aux Etats-Unis d'Amérique. CONCLUSION: Les taux mondiaux les plus élevés jamais signalés de TB-UR ont été documentés en 2009 et 2010. Les tendances de la TB-UR sont encore peu claires dans la plupart des paramètres. De meilleures données de surveillance ou d'enquête sont nécessaires, surtout en provenance d'Afrique et d'Inde.
OBJECTIVE: To present a global update of drug-resistant tuberculosis (TB) and explore trends in 1994-2010. METHODS: Data on drug resistance among new and previously treated TB patients, as reported by countries to the World Health Organization, were analysed. Such data are collected through surveys of a representative sample of TB patients or surveillance systems based on routine drug susceptibility testing. Associations between multidrug-resistant TB (MDR-TB) and human immunodeficiency virus (HIV) infection and sex were explored through logistic regression. FINDINGS: In 2007-2010, 80 countries and 8 territories reported surveillance data. MDR-TB among new and previously treated cases was highest in the Russian Federation (Murmansk oblast, 28.9%) and the Republic of Moldova (65.1%), respectively. In three former Soviet Union countries and South Africa, more than 10% of the cases of MDR-TB were extensively drug-resistant. Globally, in 1994 to 2010 multidrug resistance was observed in 3.4% (95% confidence interval, CI: 1.9-5.0) of all new TB cases and in 19.8% (95% CI: 14.4-25.1) of previously treated TB cases. No overall associations between MDR-TB and HIV infection (odds ratio, OR: 1.4; 95% CI: 0.7-3.0) or sex (OR: 1.1; 95% CI: 0.8-1.4) were found. Between 1994 and 2010, MDR-TB rates in the general population increased in Botswana, Peru, the Republic of Korea and declined in Estonia, Latvia and the United States of America. CONCLUSION: The highest global rates of MDR-TB ever reported were documented in 2009 and 2010. Trends in MDR-TB are still unclear in most settings. Better surveillance or survey data are required, especially from Africa and India.
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OBJECTIF: Réaliser une étude comparative transnationale de la prévalence et des indicateurs des pratiques et croyances en matière de mutilations génitales féminines (MGF) en Afrique de l'Ouest. MÉTHODES: Les données fournies par des femmes ayant répondu aux enquêtes en grappes à indicateurs multiples entre 2005 et 2007 ont servi à estimer la fréquence avec laquelle elles avaient été excisées, avaient fait exciser une ou plusieurs de leurs filles et pensaient que les pratiques de MGF devaient se poursuivre. Une régression logistique pondérée a été réalisée afin de déterminer les indicateurs autonomes de chaque résultat. RÉSULTATS: La prévalence des MGF était généralement élevée mais variait de manière significative d'un pays d'Afrique de l'Ouest à l'autre. En Sierra Leone, Gambie, Burkina Faso et Mauritanie, la prévalence des MGF était de 94%, 79%, 74% et 72%, respectivement, alors qu'au Ghana, Niger et Togo, cette prévalence était inférieure à 6%. Un âge plus avancé et le fait d'être musulmane constituaient des facteurs généralement associés à des risques accrus de MGF et un degré d'éducation plus élevé était associé à des risques plus faibles. L'association entre MGF et aisance financière variait considérablement. Le Burkina Faso était le seul pays de notre étude à avoir noté une diminution spectaculaire des MGF des femmes (74%) à leurs filles (25%); seules 14,2% des femmes interrogées dans ce pays ont déclaré penser que cette pratique devait se poursuivre. CONCLUSION: La prévalence des MGF en Afrique de l'Ouest reste généralement élevée mais varie de manière significative d'un pays à l'autre. Compte tenu du large éventail d'expériences, des stratégies réussies dans des pays où les MGF sont en baisse peuvent fournir des exemples utiles à des pays à forte prévalence désireux de diminuer leurs propres pratiques de MGF.
OBJECTIVE: To conduct a cross-national comparative study of the prevalence and correlates of female genital cutting (FGC) practices and beliefs in western Africa. METHODS: Data from women who responded to the Multiple Indicator Cluster Surveys between 2005 and 2007 were used to estimate the frequencies of ever having been circumcised, having had a daughter circumcised, and believing that FGC practices should continue. Weighted logistic regression using data for each country was performed to determine the independent correlates of each outcome. FINDINGS: The prevalence of FGC was high overall but varied substantially across countries in western Africa. In Sierra Leone, Gambia, Burkina Faso and Mauritania, the prevalence of FGC was 94%, 79%, 74% and 72%, respectively, whereas in Ghana, Niger and Togo prevalence was less than 6%. Older age and being Muslim were generally associated with increased odds of FGC, and higher education was associated with lower odds of FGC. The association between FGC and wealth varied considerably. Burkina Faso was the only country in our study that experienced a dramatic reduction in FGC prevalence from women (74%) to their daughters (25%); only 14.2% of the women surveyed in that country said that they believe the practice should continue. CONCLUSION: The prevalence of FGC in western Africa remains high overall but varies substantially across countries. Given the broad range of experiences, successful strategies from countries where FGC is declining may provide useful examples for high-prevalence countries seeking to reduce their own FGC practices.
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OBJECTIF: Déterminer si le cotrimoxazole réduit la mortalité des adultes de publication a été évalué à l'aide des tests d'Egger et de Begg. Une recevant une thérapie antirétrovirale (TAR) contre l'infection par le virus analyse de sensibilité a été effectuée, car la statistique I-carré indiquait de l'immunodéficience humaine (VIH) dans les pays à revenu faible et une hétérogénéité importante des résultats de l'étude. Un modèle à moyen, par un examen systématique et une méta-analyse. effets aléatoires a été utilisé pour la méta-analyse. MÉTHODES: On a cherché dans PubMed et Embase des essais contrôlés RÉSULTATS: Neuf études ont été incluses. Les valeurs P de Begg et Egger randomisés et des études de cohorte prospectives et rétrospectives pour les sept études rapportant l'effet du cotrimoxazole sur la mortalité comparant la mortalité ou la morbidité chez des individus âgés de 13 ans étaient de 0,29 et de 0,49, respectivement, suggérant l'absence de biais et plus, infectés par le VIH, sous cotrimoxazole et TAR, et uniquement sous de publication. La statistique I-carré était de 93,2%, indiquant une forte TAR. L'échelle d'évaluation de qualité Newcastle-Ottawa a été utilisée hétérogénéité des résultats de l'étude. L'analyse de sensibilité a montré pour évaluer les biais de sélection, de confusion et de mesure. Le biais que ni la durée du suivi ni le pourcentage de personnes atteintes par le VIH au stade 3 et 4 de l'Organisation mondiale de la Santé, au moment de référence, n'expliquaient l'hétérogénéité. L'estimation sommaire de l'effet du cotrimoxazole sur le taux d'incidence des décès était de 0,42 (intervalle de confiance de 95%: 0,29-0,61). Comme la plupart des études avaient suivi les participants pendant moins d'un an, il n'était pas possible de déterminer si l'administration de cotrimoxazole pouvait être interrompue en toute sécurité après reconstitution immunitaire induite par le TAR. CONCLUSION: Le cotrimoxazole augmentait significativement la survie des adultes infectés par le VIH sous traitement antirétroviral. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour définir la durée optimale du traitement par cotrimoxazole chez ces patients.
OBJECTIVE: To determine whether cotrimoxazole reduces mortality in adults receiving antiretroviral therapy (ART) for human immunodeficiency virus (HIV) infection in low- and middle-income countries through a systematic review and meta-analysis. METHODS: PubMed and Embase were searched for randomized controlled trials and prospective and retrospective cohort studies that compared mortality or morbidity in HIV-infected individuals aged > 13 years on cotrimoxazole and ART and on ART alone. The Newcastle- Ottawa Quality Assessment Scale was used to assess selection, confounding and measurement bias. Publication bias was assessed using Egger's and Begg's tests. Sensitivity analysis was performed because the I-squared statistic indicated substantial heterogeneity in study results. A random-effects model was used for meta-analysis. FINDINGS: Nine studies were included. Begg and Egger P-values for the seven that reported the effect of cotrimoxazole on mortality were 0.29 and 0.49, respectively, suggesting no publication bias. The I-squared statistic was 93.2%, indicating high heterogeneity in study results. The sensitivity analysis showed that neither the follow-up duration nor the percentage of individuals with World Health Organization stage 3 or 4 HIV disease at baseline explained the heterogeneity. The summary estimate of the effect of cotrimoxazole on the incidence rate of death was 0.42 (95% confidence interval: 0.29-0.61). Since most studies followed participants for less than 1 year, it was not possible to determine whether cotrimoxazole can be stopped safely after ART-induced immune reconstitution. CONCLUSION: Cotrimoxazole significantly increased survival in HIV-infected adults on ART. Further research is needed to determine the optimum duration of cotrimoxazole treatment in these patients.
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OBJECTIF: Étudier la preuve de la prévalence et des déterminants des troubles mentaux périnataux communs (TMPC) non psychotiques dans les pays à revenu faible et moyen, selon les catégories de la Banque mondiale. MÉTHODES: Des recherches systématiques ont été effectuées dans les principales bases de données afin de trouver des publications en anglais sur la prévalence des TMPC non psychotiques et sur leurs facteurs de risque et déterminants. Tous les protocoles d'études ont été inclus. RÉSULTATS: Treize articles, couvrant 17 pays à revenu faible et moyen, ont fourni des résultats sur les femmes enceintes, et 34 sur les femmes qui venaient d'accoucher. Les données sur les troubles pendant la période prénatale étaient disponibles pour 9 pays (8%), et sur les troubles pendant la période postnatale pour 17 pays (15%). La prévalence moyenne pondérée était de 15,6% (intervalle de confiance de 95%, IC: 15,4-15,9) du point de vue prénatal, et de 19,8% (19,5-20,0) du point de vue postnatal. Les facteurs de risque étaient les suivants: des problèmes socioéconomiques (variation du rapport des cotes [RC]: 2,1-13,2); une grossesse non désirée (1,6-8,8); le fait d'être trop jeune (2,1-5,4); le fait de ne pas être mariée (3,4-5,8); le manque de soutien et d'empathie de la part du partenaire (2,0-9,4); des beaux-parents hostiles (2,1-4,4); un partenaire violent (2,11-6,75); un soutien émotionnel et pratique insuffisant (2,8-6,1); et dans certains cas, donner naissance à une fille (1,8-2,6) et avoir des antécédents de problèmes de santé mentale (5,1-5,6). Les facteurs protecteurs étaient les suivants: avoir fait plus d'études (risque relatif: 0,5; P = 0,03); avoir un emploi permanent (RC: 0,64; IC de 95%: 0,4-1,0); être issue de la majorité ethnique (RC: 0,2; IC de 95%: 0,1-0,8) et avoir un partenaire attentionné et digne de confiance (RC: 0,52; IC de 95%: 0,3-0,9). CONCLUSION: Les TMPC ont une prévalence plus élevée dans les pays à revenu faible et moyen, en particulier chez les femmes plus pauvres présentant des antécédents psychiatriques ou des risques liés au genre.
OBJECTIVE: To review the evidence about the prevalence and determinants of non-psychotic common perinatal mental disorders (CPMDs) in World Bank categorized low- and lower-middle-income countries. METHODS: Major databases were searched systematically for English-language publications on the prevalence of non-psychotic CPMDs and on their risk factors and determinants. All study designs were included. FINDINGS: Thirteen papers covering 17 low- and lower-middle-income countries provided findings for pregnant women, and 34, for women who had just given birth. Data on disorders in the antenatal period were available for 9 (8%) countries, and on disorders in the postnatal period, for 17 (15%). Weighted mean prevalence was 15.6% (95% confidence interval, CI: 15.4-15.9) antenatally and 19.8% (19.5-20.0) postnatally. Risk factors were: socioeconomic disadvantage (odds ratio [OR] range: 2.1-13.2); unintended pregnancy (1.6-8.8); being younger (2.1-5.4); being unmarried (3.4-5.8); lacking intimate partner empathy and support (2.0-9.4); having hostile in-laws (2.1-4.4); experiencing intimate partner violence (2.11-6.75); having insufficient emotional and practical support (2.8-6.1); in some settings, giving birth to a female (1.8-2.6), and having a history of mental health problems (5.1-5.6). Protective factors were: having more education (relative risk: 0.5; P = 0.03); having a permanent job (OR: 0.64; 95% CI: 0.4-1.0); being of the ethnic majority (OR: 0.2; 95% CI: 0.1-0.8) and having a kind, trustworthy intimate partner (OR: 0.52; 95% CI: 0.3-0.9). CONCLUSION: CPMDs are more prevalent in low- and lower-middle-income countries, particularly among poorer women with gender-based risks or a psychiatric history.
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Les tempêtes tropicales, comme les cyclones, ouragans et typhons, constituent une menace majeure pour les populations côtières. Près de deux millions de personnes dans le monde ont trouvé la mort et des millions d'autres ont été blessées à cause du passage de tempêtes tropicales au cours des deux siècles derniers. Le Bangladesh est tout particulièrement vulnérable aux cyclones, ces derniers ayant causé 718 000 décès au cours des 50 dernières années. La mortalité liée aux cyclones au Bangladesh a toutefois été divisée par plus de cent au cours des 40 dernières années, passant de 500 000 décès en 1970 à 4234 en 2007. Les principaux facteurs de cette diminution du nombre des personnes décédées ou blessées sont de meilleures mesures de défense, notamment les systèmes d'alerte rapide, des abris capables de résister aux cyclones, les plans d'évacuation, les digues littorales, les programmes de reboisement et une sensibilisation et une communication accrues. Bien que les systèmes d'alerte aient été améliorés, évacuer avant un cyclone demeure un défi. D'importants problèmes résultant en effet de l'analphabétisme, du manque de sensibilisation et d'une mauvaise communication. Malgré les risques potentiels liés aux changements climatiques et aux tempêtes tropicales, il existe peu de connaissances empiriques sur le développement de stratégies efficaces réduisant ou atténuant les effets des cyclones. Le présent document résume les données les plus récentes, et présente la stratégie adoptée au Bangladesh. Il donne des indications sur la façon dont des stratégies similaires peuvent être adoptées dans d'autres pays vulnérables aux tempêtes tropicales. Des recherches supplémentaires sont nécessaires afin de permettre aux pays de limiter les risques que les cyclones font courir à la santé publique.
Tropical storms, such as cyclones, hurricanes and typhoons, present major threats to coastal communities. Around two million people worldwide have died and millions have been injured over the past two centuries as a result of tropical storms. Bangladesh is especially vulnerable to tropical cyclones, with around 718 000 deaths from them in the past 50 years. However, cyclone-related mortality in Bangladesh has declined by more than 100-fold over the past 40 years, from 500 000 deaths in 1970 to 4234 in 2007. The main factors responsible for these reduced fatalities and injuries are improved defensive measures, including early warning systems, cyclone shelters, evacuation plans, coastal embankments, reforestation schemes and increased awareness and communication. Although warning systems have been improved, evacuation before a cyclone remains a challenge, with major problems caused by illiteracy, lack of awareness and poor communication. Despite the potential risks of climate change and tropical storms, little empirical knowledge exists on how to develop effective strategies to reduce or mitigate the effects of cyclones. This paper summarizes the most recent data and outlines the strategy adopted in Bangladesh. It offers guidance on how similar strategies can be adopted by other countries vulnerable to tropical storms. Further research is needed to enable countries to limit the risks that cyclones present to public health.
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OBJECTIF: Présenter les taux de transmission mère-enfant (TME) du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), ainsi que la portée des mesures conçues pour prévenir cette transmission, dans le KwaZulu-Natal. MÉTHODES: Ont été incluses des mères de nourrissons d'un âge < à 16 semaines et des pères ou des tuteurs légaux de nourrissons âgés de 4 à 8 semaines qui, entre mai 2008 et avril 2009, avaient fréquenté des centres de vaccination dans six districts du KwaZulu-Natal. On a étudié l'adhésion à ces mesures de prévention de la TME par les mères. On a recherché les anticorps anti-VIH dans les échantillons de sang des nourrissons âgés de 4 à 8 semaines puis, en cas de présence de ces anticorps, on a procédé à la recherche de l'acide désoxyribonucléique (ADN) du VIH. RÉSULTATS: Parmi les 19 494 mères ayant participé à l'étude, 89,9% ont signalé avoir fait réaliser un dépistage VIH lors de leur récente grossesse. Parmi les 19 138 mères ayant signalé avoir eu un dépistage VIH, 34,4% ont signalé que le résultat avait indiqué qu'elles étaient séropositives et parmi celles-ci, 13,7% avaient commencé une thérapie antirétrovirale à vie et 67,2% avaient reçu de la zidovudine et de la névirapine. Globalement, on a constaté la présence d'anticorps anti-VIH chez 40,4% des 7 981 nourrissons ayant fait l'objet de cette recherche, indiquant leur exposition au VIH. Seuls 7,1% des nourrissons ayant fait l'objet du test d'ADN du VIH (équivalent à 2,8% des nourrissons chez lesquels la présence d'anticorps VIH avait été détectée) présentaient des échantillons positifs. CONCLUSION: Les faibles niveaux de TME observés chez ces nourrissons indiquent la mise en place rapide et réussie des mesures de prévention contre cette transmission. Le prélèvement d'échantillons dans les centres de vaccination semble offrir une méthode solide d'estimation de l'impact des mesures destinées à réduire cette transmission. L'élimination à grande échelle des infections à VIH chez l'enfant paraît réalisable, en dépit du fait qu'elle n'ait pas été entièrement atteinte dans le KwaZulu-Natal.
OBJECTIVE: To report the rates of mother-to-child transmission (MTCT) of the human immunodeficiency virus (HIV), and the coverage of interventions designed to prevent such transmission, in KwaZulu-Natal. METHODS: Mothers with infants aged < 16 weeks and fathers or legal guardians with infants aged 4-8 weeks who, between May 2008 and April 2009, attended immunization clinics in six districts of KwaZulu-Natal were included. The mothers' uptake of interventions for the prevention of MTCT was explored. Blood samples from infants aged 4-8 weeks were tested for anti-HIV antibodies and, if antibody-positive, for HIV desoxyribonucleic acid (DNA). FINDINGS: Of the 19 494 mothers investigated, 89·9% reported having had an HIV test in their recent pregnancy. Of the 19 138 mothers who reported ever having had an HIV test, 34.4% reported that they had been found HIV-positive and, of these, 13.7% had started lifelong antiretroviral treatment and 67.2% had received zidovudine and nevirapine. Overall, 40.4% of the 7981 infants tested were found positive for anti-HIV antibodies, indicating HIV exposure. Just 7.1% of the infants checked for HIV DNA (equating to 2.8% of the infants tested for anti-HIV antibodies) were found positive. CONCLUSION: The low levels of MTCT observed among the infants indicate the rapid, successful implementation of interventions for the prevention of such transmission. Sampling at immunization clinics appears to offer a robust method of estimating the impact of interventions designed to reduce such transmission. Large-scale elimination of paediatric HIV infections appears feasible, although this goal has not yet been fully achieved in KwaZulu-Natal.
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OBJECTIF: Évaluer l'effet d'une intervention visant à améliorer la qualité des données utilisées pour contrôler la prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PMTCT) du virus de l'immunodéficience humaine en Afrique du Sud. MÉTHODES: L'étude a concerné 58 cliniques prénatales et 20 salles d'accouchement (37 urbaines, 21 rurales et 20 semi-urbaines) de la province du KwaZulu-Natal, qui ont fourni des services PMTCT et reporté les données au système d'information sanitaire du district. L'intervention d'amélioration de la qualité des données, mise en place entre mai 2008 et mars 2009, a impliqué une formation à la collecte des données et au retour d'information du personnel d'information sanitaire et des gestionnaires de programme, ainsi que des vérifications de données mensuelles et des audits de données dans les centres de soins. Les données de 6 éléments de données utilisés pour contrôler les services PMTCT et enregistrés dans le système d'information ont été comparées aux données sources des registres des centres de soins avant, pendant et après l'intervention. L'exhaustivité des données (c'est-à-dire leur présence dans le système) et leur précision (représentant 10% de leur valeur réelle) ont été évaluées. RÉSULTATS: Le niveau d'exhaustivité des données a augmenté de 26% avant l'intervention à 64% après celle-ci. De même, la proportion des données dans le système d'information, qui sont considérées précises, a augmenté de 37% à 65% (P < 0,0001). De plus, la corrélation entre les données du système d'information et les données des registres des centres de soins est passée de 0,54 à 0,92. CONCLUSION: Une intervention d'amélioration des données, simple et pratique, a permis d'augmenter considérablement l'exhaustivité et la précision des données utilisées pour contrôler les services PMTCT en Afrique du Sud.
OBJECTIVE: To evaluate the effect of an intervention to improve the quality of data used to monitor the prevention of mother-to-child transmission (PMTCT) of the human immunodeficiency virus in South Africa. METHODS: The study involved 58 antenatal clinics and 20 delivery wards (37 urban, 21 rural and 20 semi-urban) in KwaZulu-Natal province that provided PMTCT services and reported data to the District Health Information System. The data improvement intervention, which was implemented between May 2008 and March 2009, involved training on data collection and feedback for health information personnel and programme managers, monthly data reviews and data audits at health-care facilities. Data on six data elements used to monitor PMTCT services and recorded in the information system were compared with source data from health facility registers before, during and after the intervention. Data completeness (i.e. their presence in the system) and accuracy (i.e. being within 10% of their true value) were evaluated. FINDINGS: The level of data completeness increased from 26% before to 64% after the intervention. Similarly, the proportion of data in the information system considered accurate increased from 37% to 65% (P < 0.0001). Moreover, the correlation between data in the information system and those from facility registers rose from 0.54 to 0.92. CONCLUSION: A simple, practical data improvement intervention significantly increased the completeness and accuracy of the data used to monitor PMTCT services in South Africa.
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OBJECTIF: Etudier les politiques et la mise en œuvre de la gestion communautaire des cas (GCC) de maladies infantiles dans les 68 pays qui ont été priorisés en 2008 par l'initiative «Compte à rebours vers 2015. MÉTHODES: En 2009-2010, les approches communautaires en matière de politique et de mise en œuvre de la GCC, les rôles des agents de santé communautaires (ASC) et la disponibilité des médicaments pour le traitement du paludisme, de la diarrhée, de la pneumonie et des infections néonatales ont été étudiés par l'envoi de questionnaires aux exécutants et aux décideurs et par des entretiens téléphoniques avec des chercheurs et des experts compétents. RÉSULTATS: Sur les 59 pays ayant répondu, 81%, 75%, 54% et 14% avaient une politique de GCC pour la diarrhée, le paludisme, la pneumonie et les infections néonatales, respectivement. Seuls 3 (6%) des 53 pays d'endémie palustre ayant répondu disposaient de politiques pour chacune de ces quatre affections, bien que 17 (32%) d'entre eux disposaient de politiques de GCC pour le paludisme, la diarrhée et la pneumonie. Certaines GCC de maladies infantiles étaient mises en œuvre - plus fréquemment pour la diarrhée et le paludisme que pour la pneumonie ou les infections néonatales - dans 88% des pays ayant répondu. Selon les réponses reçues, les ASC ont administré les traitements recommandés pour la diarrhée, le paludisme ou la pneumonie dans 34% (17/50), 100% (41/41) et 100% (34/34) des pays mettant en œuvre une GCC pour ces affections, respectivement. Les préoccupations communes du programme concernaient l'approvisionnement en médicaments, la qualité des soins et les motivations, la formation et la supervision des ASC. CONCLUSION: En dépit des progrès, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour réformer la politique et développer les programmes de GCC. Les priorités restent d'assurer la disponibilité des médicaments recommandés et la recherche opérationnelle afin de garantir la qualité.
OBJECTIVE: To explore the policies for, and implementation of, the community case management (CCM) of childhood illnesses in the 68 countries that were prioritized by the "Countdown to 2015" initiative in 2008. METHODS: In 2009-2010, community approaches concerning CCM policy and implementation, the roles of community health workers (CHWs) and the availability of medicines for the treatment of malaria, diarrhoea, pneumonia and neonatal infections were investigated by sending questionnaires to implementers and policy-makers and through telephone discussions with appropriate researchers and experts. FINDINGS: Of the 59 countries that responded, 81%, 75%, 54% and 14% had a policy for the CCM of diarrhoea, malaria, pneumonia and neonatal infections, respectively. Only three (6%) of the 53 malaria-endemic countries providing responses had policies for all four of these conditions, although 17 (32%) had CCM policies for malaria, diarrhoea and pneumonia. Some CCM of childhood illnesses was being implemented - more commonly for diarrhoea and malaria than for pneumonia or neonatal infections - in 88% of the countries providing responses. According to the responses received, CHWs administered the recommended treatments for diarrhoea, malaria or pneumonia in 34% (17/50), 100% (41/41) and 100% (34/34) of the countries implementing CCM of these conditions, respectively. Common programme concerns were drug supplies, quality of care and CHW incentives, training and supervision. CONCLUSION: Despite progress, further efforts are needed towards policy reform and the expansion of CCM programmes. Ensuring the availability of recommended medicines and operational research, to assure quality, remain priorities.
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OBJECTIF: Décrire les résultats d'un programme d'évaluation externe de la qualité impliquant des laboratoires africains étudiant de matière systématique les maladies à potentiel épidémique. MÉTHODES: Dès 2002, le Bureau régional pour l'Afrique de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a invité les laboratoires de santé publique nationaux et des installations connexes en Afrique à participer au programme. Trois études comprenant des échantillons et des questionnaires associés aux maladies entériques bactériennes, à la méningite bactérienne, à la peste, à la tuberculose et au paludisme ont été envoyés chaque année pour tester la qualité du diagnostic des participants. Des études identiques ont été envoyées à des laboratoires arbitres pour le contrôle de la qualité. Les matériaux ont été préparés, emballés et expédiés conformément aux protocoles standard. Les résultats et les rapports devaient parvenir dans les 30 jours. Les principales décisions méthodologiques et les résultats des tests ont été qualifiés d'acceptables ou d'inacceptables, sur la base des commentaires consensuels des arbitres, utilisant des schémas de notation établis. RÉSULTATS: Entre 2002 et 2009, la participation est passée de 30 à 48 États membres de l'OMS, et de 39 à 78 laboratoires. Chaque étude a été renvoyée par 64 à 93% des participants. Le délai moyen était de 25,9 jours. Pour les maladies entériques bactériennes et les composants de la méningite, l'identification bactérienne était acceptable dans 65% et 69% des tests, respectivement, mais le sérotypage et les tests de sensibilité aux antibiotiques, ainsi que les rapports, étaient souvent inacceptables. La microscopie était acceptable dans 73% des tests de peste. La microscopie de la tuberculose était effectuée de manière satisfaisante, 87% des réponses obtenant des scores acceptables. Dans la composante paludisme, 82% des réponses ont obtenu des scores acceptables pour l'identification des espèces, mais seuls 51% des scores de quantification des parasites étaient acceptables. CONCLUSION: Le programme externe d'évaluation de la qualité a identifié de manière constante certaines déficiences fonctionnelles nécessitant une amélioration, dans les laboratoires de microbiologie du système de santé publique africain.
OBJECTIVE: To describe findings from an external quality assessment programme involving laboratories in Africa that routinely investigate epidemic-prone diseases. METHODS: Beginning in 2002, the Regional Office for Africa of the World Health Organization (WHO) invited national public health laboratories and related facilities in Africa to participate in the programme. Three surveys comprising specimens and questionnaires associated with bacterial enteric diseases, bacterial meningitis, plague, tuberculosis and malaria were sent annually to test participants' diagnostic proficiency. Identical surveys were sent to referee laboratories for quality control. Materials were prepared, packaged and shipped in accordance with standard protocols. Findings and reports were due within 30 days. Key methodological decisions and test results were categorized as acceptable or unacceptable on the basis of consensus feedback from referees, using established grading schemes. FINDINGS: Between 2002 and 2009, participation increased from 30 to 48 Member States of the WHO and from 39 to 78 laboratories. Each survey was returned by 64-93% of participants. Mean turnaround time was 25.9 days. For bacterial enteric diseases and meningitis components, bacterial identification was acceptable in 65% and 69% of challenges, respectively, but serotyping and antibiotic susceptibility testing and reporting were frequently unacceptable. Microscopy was acceptable for 73% of plague challenges. Tuberculosis microscopy was satisfactorily performed, with 87% of responses receiving acceptable scores. In the malaria component, 82% of responses received acceptable scores for species identification but only 51% of parasite quantitation scores were acceptable. CONCLUSION: The external quality assessment programme consistently identified certain functional deficiencies requiring strengthening that were present in African public health microbiology laboratories.
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