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OBJECTIF: Étudier les schémas de reproduction des vecteurs de la dengue dans diverses conditions et dans des espaces publics et privés, rechercher les facteurs écologiques, biologiques et sociaux impliqués dans la reproduction de ces vecteurs et la transmission virale et déterminer les principales implications pour la lutte antivectorielle.
MÉTHODES: Dans six grandes villes ou zones périurbaines d'Asie, une équipe a sélectionné au hasard des groupes urbains pour mener des enquêtes auprès des ménages standardisées, des enquêtes de voisinage et des enquêtes entomologiques.
Les équipes ont recueilli des informations sur les sites de reproduction des vecteurs, les connaissances des habitants, les attitudes et les pratiques à propos de la dengue et les caractéristiques des zones étudiées.
Tous les lieux ont été inspectés ; les équipes ont utilisé les indices larvaires pour évaluer sur le plan quantitatif les sites de reproduction vectorielle et le décompte des pupes pour identifier les types d'objets renfermant de l'eau les plus productifs et pour servir de mesure indirecte de l'abondance des vecteurs adultes.
RÉSULTATS: Les sites de reproduction les plus productifs étaient les objets renfermant de l'eau situés à l'extérieur, en particulier lorsqu'ils étaient dépourvus de couvercle, sous des broussailles et inutilisés pendant au moins une semaine.
Les zones péridomestiques et intradomestiques jouaient un rôle beaucoup plus important dans la production de pupes que les espaces commerciaux et publics autres que les écoles et les édifices religieux.
Une association complexe, mais non significative, a été relevée entre l'approvisionnement en eau et le nombre de pupes décomptées et on a constaté un lien entre le manque de services d'élimination des déchets et une plus grande abondance des vecteurs sur un site seulement.
La présence de meilleures connaissances sur la dengue et sa transmission chez les habitants était également associée à une reproduction et à une production plus limitées des vecteurs.
Les mesures de lutte antivectorielle (principalement l'application de larvicide sur le site) ont permis de réduire substantiellement les nin de larves et de pupes et a «déplacé» la reproduction des moustiques vers d'autres récipients.
CONCLUSION: Un ensemble interactif complexe de facteurs influe sur la reproduction et la production de moustiques Aedes aegypti adultes.
Ainsi, pour gérer efficacement les populations vectorielles, une réponse de santé publique globale, allant au-delà des traitements larvicides de routine ou de la pulvérisation focale, est indispensable. | OBJECTIVE: To study dengue vector breeding patterns under a variety of conditions in public and private spaces; to explore the ecological, biological and social (eco-bio-social) factors involved in vector breeding and viral transmission, and to define the main implications for vector control.
METHODS: In each of six Asian cities or periurban areas, a team randomly selected urban clusters for conducting standardized household surveys, neighbourhood background surveys and entomological surveys.
They collected information on vector breeding sites, people's knowledge, attitudes and practices surrounding dengue, and the characteristics of the study areas.
All premises were inspected; larval indices were used to quantify vector breeding sites, and pupal counts were used to identify productive water container types and as a proxy measure for adult vector abundance.
FINDINGS: The most productive vector breeding sites were outdoor water containers, particularly if uncovered, beneath shrubbery and unused for at least one week.
Peridomestic and intradomestic areas were much more important for pupal production than commercial and public spaces other than schools and religious facilities.
A complex but non-significant association was found between water supply and pupal counts, and lack of waste disposal services was associated with higher vector abundance in only one site.
Greater knowledge about dengue and its transmission was associated with lower mosquito breeding and production.
Vector control measures (mainly larviciding in one site) substantially reduced larval and pupal counts and "pushed" mosquito breeding to alternative containers.
CONCLUSION: Vector breeding and the production of adult Aedes aegypti are influenced by a complex interplay of factors.
Thus, to achieve effective vector management, a public health response beyond routine larviciding or focal spraying is essential. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer plus précisément l'incidence annuelle du choléra en Inde, que l'on soupçonne d'être plus élevée que le chiffre notifié à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
MÉTHODES: Nous avons analysé la littérature biomédicale pour en extraire des données sur les cas de choléra signalés en Inde de 1997 à 2006 et comparé les chiffres trouvés à ceux notifiés chaque année à l'OMS sur la même période.
Ces derniers ont été tirés des récapitulatifs annuels de l'OMS des cas de choléra et du document National Heath profile 2006, publié par le Bureau central indien de l'intelligence sanitaire.
RÉSULTATS: Parmi les 35 Etats et territoires de l'Union indienne, 21 ont notifié des cas de choléra pendant au moins une des années de la période 1997-2006.
L'État du Bengale occidental a notifié des cas sur l'ensemble de ces dix années, tandis que l'État du Maharastra et le territoire de New Delhi ont rapporté des cas pendant neuf d'entre elles et l'État de l'Orissa pendant sept d'entre elles.
Il s'est produit 68 flambées épidémiques de choléra dans 18 Etats et 222 038 cas ont été détectés globalement.
Ce chiffre est environ six fois plus élevé que le nombre de cas notifié à l'OMS sur la même période (soit 37 783).
Les Etats de l'Orissa et du Bengale occidental, les Iles Andaman et Nicobar, l'Assam et le Chhattisgarh ont totalisé 91 % des cas liés à des flambées.
CONCLUSION: La notification des cas de choléra en Inde est incomplète et les méthodes servant à la tenue des statistiques sur l'incidence de cette maladie sont inadéquates.
Malgré la rareté et l'hétérogénéité des données, on peut affirmer que la notification du choléra est fortement déficiente en Inde. | OBJECTIVE: To more accurately define the annual incidence of cholera in India, believed to be higher than reported to the World Health Organization (WHO).
METHODS: We searched the biomedical literature to extract data on the cases of cholera reported in India from 1997 to 2006 and compared the numbers found to those reported annually to WHO over the same period.
The latter were obtained from WHO's annual summaries of reported cholera cases and National health profile 2006, published by India's Central Bureau of Health Intelligence.
FINDINGS: Of India's 35 states or union territories, 21 reported cholera cases during at least one year between 1997 and 2006.
The state of West Bengal reported cases during all 10 years, while the state of Maharashtra and the union territory of Delhi reported cases during nine, and Orissa during seven.
There were 68 outbreaks in 18 states, and 222 038 cases were detected overall.
This figure is about six times higher than the number reported to WHO (37 783) over the same period.
The states of Orissa, West Bengal, Andaman and Nicobar Islands, Assam and Chhattisgarh accounted for 91% of all outbreak-related cases.
CONCLUSION: The reporting of cholera cases in India is incomplete and the methods used to keep statistics on cholera incidence are inadequate.
Although the data are sparse and heterogeneous, cholera notification in India is highly deficient. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Décrire la tendance à la baisse de la mortalité maternelle observée en Mongolie entre 1992 et 2007 et son accélération après 2001, suite à la mise en œuvre de la Stratégie de réduction de la mortalité maternelle par le Ministère de la santé et d'autres partenaires.
MÉTHODES: Nous avons réalisé une analyse descriptive des données de mortalité maternelle collectées par l'intermédiaire du système mongol d'enregistrement de l'état-civil et fournis par le Ministère de la santé mongol.
Nous avons analysé la tendance à la baisse de la mortalité pour évaluer sa significativité statistique par régression linéaire simple.
Nous présentons les ratio de mortalité maternelle annuels de 1992 à 2007 et passons en revue les composantes de base de la Stratégie de réduction de la mortalité maternelle mongole pour les périodes 2001-2004 et 2005-2010.
RÉSULTATS: La Mongolie a obtenu une baisse annuelle statistiquement significative de son ratio de mortalité maternelle de près de 10 décès pour 100 000 naissances vivantes sur la période 1992-2007.
De 2001 à 2007, le ratio de mortalité maternelle mongol a diminué d'environ 47 %, passant de 169 à 89,6 décès pour 100 000 naissances vivantes.
CONCLUSION: Les disparités en termes de mortalité maternelle représentent l'une des principales sources d'inégalités persistantes entre les pays à faible revenu et les pays riches.
Néanmoins, des diminutions importantes de cette mortalité sont possibles dans les régions démunies si l'on fait appel à des stratégies collaboratives reposant sur une approche horizontale et sur la participation coordonnée de partenaires clés, dont les ministères de la santé, les agences et les donateurs nationaux et internationaux, les professionnels de santé, les médias, les organisations non gouvernementales et la population générale. | OBJECTIVE: To describe the declining trend in maternal mortality observed in Mongolia from 1992 to 2007 and its acceleration after 2001 following implementation of the Maternal Mortality Reduction Strategy by the Ministry of Health and other partners.
METHODS: We performed a descriptive analysis of maternal mortality data collected through Mongolia's vital registration system and provided by the Mongolian Ministry of Health.
The observed declining mortality trend was analysed for statistical significance using simple linear regression.
We present the maternal mortality ratios from 1992 to 2007 by year and review the basic components of Mongolia's Maternal Mortality Reduction Strategy for 2001-2004 and 2005-2010.
FINDINGS: Mongolia achieved a statistically significant annual decrease in its maternal mortality ratio of almost 10 deaths per 100 000 live births over the period 1992-2007.
From 2001 to 2007, the maternal mortality ratio in Mongolia decreased approximately 47%, from 169 to 89.6 deaths per 100 000 live births.
CONCLUSION: Disparities in maternal mortality represent one of the major persisting health inequities between low- and high-resource countries.
Nonetheless, important reductions in low-resource settings are possible through collaborative strategies based on a horizontal approach and the coordinated involvement of key partners, including health ministries, national and international agencies and donors, health-care professionals, the media, nongovernmental organizations and the general public. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Le présent article évalue la charge actuelle de maladies transmissibles dans la Région de l'Asie du Sud-est de l'Organisation mondiale de la Santé et examine si les niveaux et les tendances actuel des moyens de financement sont suffisants pour répondre aux besoins en matière de lutte, de prévention et de traitement.
Notre analyse examine les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les indicateurs de progrès économique dans chaque pays, ainsi que l'impact de la crise financière mondiale sur les progrès vers les OMD relatifs aux maladies transmissibles dans la région.
D'après cette analyse, l'affectation actuelle des fonds peut devoir être élargie pour couvrir des maladies moins souvent évoquées, mais à forte charge de morbidité, associées fréquemment à des inadéquations entre le secteur de la santé et les voies de développement particulières suivies par les pays.
En période de récession économique, l'utilisation de fonds limités peut être plus efficace si elle se fonde sur l'analyse soigneuse d'une série complexe de paramètres, incluant des facteurs comportementaux, environnementaux et relatifs au système de santé, qui déterminent la charge de maladies transmissibles.
L'existence de lacunes importantes en matière de financement, ainsi que la variabilité des besoins régionaux, justifient une diversification des mesures d'aide nationales et internationales.
Si la collaboration au niveau régional et mondial est essentielle, il faut, pour que les politiques futures répondant à la charge de maladies transmissibles dans la région soient efficaces, que ces politiques reposent sur des éléments factuels et soient développées par des décideurs familiarisés avec les besoins et les priorités de chaque pays. | This article looks at the current burden of communicable diseases in the South-East Asia Region of the World Health Organization and analyses whether the current levels and trends in funding are adequate to meet the needs of control, prevention and treatment.
Our analysis considers the Millennium Development Goals (MDGs) for health and indicators of economic progress in each country, as well as the impact of the global financial crisis on progress towards MDGs for communicable diseases in the region.
The analysis indicates that the current focus of funding may need to be expanded to include less-discussed but high-burden diseases often related to inadequacies in the health sector and the particular development paths that countries pursue.
Scarce funding during times of global economic recession could be used more effectively if informed by a careful analysis of the complex set of factors, including behavioural, environmental and health systems factors, that determine the burden of communicable diseases.
Significant gaps in funding as well as varying regional needs warrant a more diverse set of national and international aid measures.
Although regional and global collaboration is critical, the effectiveness of future policies to deal with the burden of communicable diseases in the region will only be assured if these policies are based on evidence and developed by policy-makers familiar with each country's needs and priorities. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Les maladies tropicales négligées (MTN) qui touchent les plus pauvres, posent un problème de santé publique majeur dans la région de l'Asie du Sud-est de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Si plus d'une dizaine de ces MTN affectent la Région, quatre d'entre elles en particulier - la lèpre, la filariose lymphatique, la leishmaniose viscérale (kala-azar) et le pian - ont été visés par des efforts d'élimination au cours des cinq dernières années.
Ces quatre maladies ont été sélectionnées pour un certain nombre de raisons.
Premièrement, elles affectent l'Asie du Sud-est de manière disproportionnée.
Chaque année, par exemple, environ 67 % des nouveaux cas de lèpre et 60 % des nouveaux cas de leishmaniose viscérale se déclarant dans le monde apparaissent dans un des pays de cette région, où pas moins de 850 millions d'habitants sont exposés à un risque de filariose lymphatique.
En outre, plusieurs facteurs épidémiologiques, technologiques et historiques propres à la région rendent chacune de ces quatre maladies susceptibles d'élimination.
Des interventions et des outils sûrs et efficaces sont disponibles pour atteindre ces objectifs et il est probable que des efforts concertés pour les étendre à plus grande échelle, de manière indépendante ou intégrée, seraient couronnés de succès.
L'Assemblée mondiale de la Santé et le Comité régional de l'OMS, à travers une série de résolutions, ont déjà formulé des engagements régionaux et mondiaux en faveur de l'élimination de ces maladies en tant que problèmes de santé publique.
On s'attend à ce que cette action ait un impact rapide et considérable en termes de réduction de la pauvreté et qu'elle contribue à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.
Le présent article examine les arguments politiques en faveur de la lutte contre ces maladies dans la Région OMS de l'Asie du Sud-est, les progrès enregistrés à ce jour, les enseignements tirés tout au long de cette expérience et les difficultés et opportunités restantes. | The neglected tropical diseases (NTDs), which affect the very poor, pose a major public health problem in the South-East Asia Region of the World Health Organization (WHO).
Although more than a dozen NTDs affect the region, over the past five years four of them in particular - leprosy, lymphatic filariasis, visceral leishmaniasis (kala-azar) and yaws - have been targeted for elimination.
These four were selected for a number of reasons.
First, they affect the WHO South-East Asia Region disproportionately.
For example, every year around 67% of all new leprosy cases and 60% of all new cases of visceral leishmaniasis worldwide occur in countries of the region, where as many as 850 million inhabitants are at risk of contracting lymphatic filariasis.
In addition, several epidemiological, technological and historical factors that are unique to the region make each of these four diseases amenable to elimination.
Safe and effective tools and interventions to achieve these targets are available and concerted efforts to scale them up, singly or in an integrated manner, are likely to lead to success.
The World Health Assembly and the WHO Regional Committee, through a series of resolutions, have already expressed regional and global commitments for the elimination of these diseases as public health problems.
Such action is expected to have a quick and dramatic impact on poverty reduction and to contribute to the achievement of the Millennium Development Goals.
This paper reviews the policy rationale for disease control in the WHO South-East Asia Region, the progress made so far, the lessons learnt along the way, and the remaining challenges and opportunities. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: Aux termes du Règlement sanitaire international (RSI), les pays doivent renforcer leurs capacités centrales de surveillance des maladies et leurs systèmes d'action.
De nombreux pays mettent en place ou renforcent leurs programmes de formation à l'épidémiologie de terrain (FETP) pour répondre aux besoins en ressources humaines, mais sont confrontés à des difficultés en termes de durabilité et de qualité de la formation.
L'Indonésie en particulier doit faire face à des difficultés qui Incluent le manque de ressources pour la formation sur le terrain et de coordination pour le système de santé récemment décentralisé.
DÉMARCHE: Un plan de travail national pour le FETP a été mis au point à partir de l'évaluation du programme existant et des projections des besoins sur le plan humain.
Un Secrétariat dépendant du Ministère de la santé, faisant le lien entre les universités et les partenaires nationaux et internationaux, a été établi pour superviser la révision et la mise en œuvre du FETP.
CONTEXTE LOCAL: Le FETP est intégré au programme d'enseignement des universités indonésiennes et la formation sur le terrain est menée dans les bureaux de la santé provinciaux et districaux et coordonnée par les universités et le Secrétariat du FETP.
MODIFICATIONS PERTINENTES: Le FETP a été inclus par décret gouvernemental dans la stratégie de développement de la main d'œuvre du Ministère de la santé.
Les programmes de formation ont été améliorés et les stages sur le terrain renforcés pour fournir aux bénéficiaires un meilleur apprentissage.
Dans le but de favoriser la durabilité du FETP, des liens ont été établis avec l'Association des épidémiologistes indonésiens, les gouvernements locaux et les donateurs pour se constituer à long terme des défenseurs et préserver les financements.
Des cours, des concours et des forums de discussion ont été mis en place pour les superviseurs de terrain et les nouveaux étudiants.
Ces changements ont permis de diversifier l'origine géographique des étudiants, de renforcer la participation intersectorielle et internationale et d'améliorer la qualité des résultats des étudiants.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Le principal enseignement tiré de cette expérience est que les liens avec les universités, les ministères et les agences internationales comme l'Organisation mondiale de la Santé sont essentiels pour mettre sur pied un programme de haute qualité et durable.
Les facteurs les plus déterminants sont le développement de relations de confiance et la définition claire des responsabilités de chaque partie prenante. | PROBLEM: According to the International Health Regulations (IHR), countries need to strengthen core capacity for disease surveillance and response systems.
Many countries are establishing or enhancing their field epidemiology training programmes (FETPs) to meet human resource needs but face challenges in sustainability and training quality.
Indonesia is facing these challenges, which include limited resources for field training and limited coordination in a newly decentralized health system.
APPROACH: A national FETP workplan was developed based on an evaluation of the existing programme and projected human resource needs.
A Ministry of Health Secretariat linking universities, national and international partners was established to oversee revision and implementation of the FETP.
LOCAL SETTING: The FETP is integrated into the curriculum of Indonesian universities and field training is conducted in district and provincial health offices under the coordination of the universities and the FETP Secretariat.
RELEVANT CHANGES: The FETP was included in the Ministry of Health workforce development strategy through governmental decree.
Curricula have been enhanced and field placements strengthened to provide trainees with better learning experiences.
To improve sustainability of the FETP, links were established with the Indonesian Epidemiologists' Association, local governments and donors to cultivate future FETP champions and maintain funding.
Courses, competitions and discussion forums were established for field supervisors and alumni.
These changes have increased the geographic distribution of students, intersectoral and international participation and the quality of student performance.
LESSONS LEARNT: The main lesson learnt is that linkages with universities, ministries and international agencies such as the World Health Organization are critical for building a sustainable high-quality programme.
The most critical factors were development of trusting relationships and clear definitions of the responsibilities of each stakeholder. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: A l'échelle mondiale, les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aiguës (IRA) sont les causes les plus courantes de mortalité de l'enfant.
Des solutions sûres, efficaces et peu onéreuses sont disponibles pour prévenir et combattre ces maladies, mais elles n'atteignent pas les communautés qui en ont besoin.
DÉMARCHE: Au Népal, des interventions ont été mises au point à partir de travaux de recherche pour former et engager des volontaires communautaires de santé en vue de mettre en œuvre un programme de lutte contre les maladies diarrhéiques et les IRA à l'échelle communautaire.
Avec la mise en place de la Stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME), ce programme a ensuite été converti en PCIME au niveau communautaire, mais a conservé ses principales activités.
Nous avons examiné et analysé les décisions politiques, ainsi que le développement, la mise en œuvre et l'élargissement de ce programme.
CONTEXTE LOCAL: De fortes contraintes financières et la difficulté du terrain limitent l'accès aux établissements de soins de santé dans de nombreuses parties du Népal.
MODIFICATIONS PERTINENTES: Dans les districts bénéficiant des interventions, davantage de cas de diarrhée aiguë et d'IRA (et notamment de pneumonie) ont été notifiés.
Dans ces mêmes districts, la proportion de cas de diarrhée avec déshydratation et celle de cas d'IRA avec pneumonie étaient significativement plus basses.
Sur l'ensemble du pays, les taux de létalité dus à la diarrhée aiguë et la proportion de pneumonies sévères parmi les cas d'IRA présentaient une tendance significative à la baisse entre 2004 et 2007.
Le Népal a réussi à former de nombreux volontaires communautaires de santé et progresse vers la réalisation de l'Objectif du Millénaire pour le développement concernant la mortalité des enfants.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: La charge de diarrhées aigues et d'IRA peut être réduite en formant et en engageant des volontaires communautaires pour mettre en œuvre des stratégies de prise en charge des cas et de prévention au niveau communautaire.
La surveillance, la supervision et l'appui logistique sont essentiels.
Des décisions politiques fondées sur des résultats de la recherche nationale ont contribué au succès du programme. | PROBLEM: Acute diarrhoeal diseases and acute respiratory infections (ARIs) are the most common causes of child mortality worldwide.
Safe, effective and inexpensive solutions are available for prevention and control, but they do not reach needy communities.
APPROACH: Interventions based on research were designed to train and engage community health volunteers (CHVs) to implement a community-based control programme in Nepal.
With the advent of the Integrated Management of Childhood Illnesses (IMCI) strategy, this programme subsequently emerged as a community-based IMCI but retained its mainstream activities.
We reviewed and analysed policy decisions and programme development, implementation and expansion.
LOCAL SETTING: Severe resource constraints and difficult terrain limit access to health-care facilities in many parts of Nepal.
RELEVANT CHANGES: In districts with interventions, more cases of acute diarrhoea and of ARIs (including pneumonia) were reported.
The proportion of diarrhoea cases with dehydration and the proportion of ARI cases with pneumonia were significantly lower in districts with interventions.
Case fatality rates due to acute diarrhoea and the proportion of severe pneumonia among ARI cases across the country showed a significant trend towards a decrease from 2004 to 2007.
Nepal has succeeded in training many CHVs and is on course to meet the Millennium Development Goal for child mortality.
LESSONS LEARNT: The burden of acute diarrhoea and ARIs can be reduced by training and engaging CHVs to implement community-based case management and prevention strategies.
Monitoring, supervision and logistical support are essential.
Policy decisions based on evidence from national research contributed to the success of the programme. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: Les programmes de traitement antirétroviral (TARV) ont donné des résultats satisfaisants dans plusieurs pays.
Néanmoins, il n'est pas certain qu'un tel programme réussisse dans le cadre du programme national d'un pays aux ressources limitées comme l'Inde.
Les résultats et les problèmes spécifiques rencontrés dans ce type de contexte n'ont pas encore été suffisamment étudiés.
DÉMARCHE: Nous avons évalué l'efficacité et le fonctionnement du Programme TARV national indien dans le cadre d'un centre de soins tertiaires du Nord de l'Inde.
Tous les patients auparavant naïfs de traitement ARV et ayant débuté ce traitement entre mai 2005 et octobre 2006 ont été inclus dans l'étude et ont été suivis jusqu'au 31 avril 2008.
Des évaluations cliniques et analytiques périodiques ont été effectuées conformément aux directives nationales.
Les évolutions de la numération des lymphocytes CD4+, du poids corporel et de l'indice de masse corporelle ont été évaluées dans le cadre du suivi et les difficultés opérationnelles ont été analysées.
CONTEXTE LOCAL: L'étude s'est déroulée dans un centre de soins tertiaires du Nord de l'Inde, sur une population mixte de patients, dont la plupart présentaient un faible statut socioéconomique.
Ce centre était raisonnablement bien doté en ressources, mais devait faire face à des contraintes dans la délivrance des soins, telles que le manque de personnel approprié et la forte affluence des patients.
MODIFICATIONS PERTINENTES: La réponse au TARV dans la cohorte étudiée était comparable à celles rapportés dans d'autres pays.
Néanmoins, le programme présentait un taux d'attrition élevé, pouvant être dû à des facteurs liés aux patients et aux contraintes de fonctionnement du centre.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Un taux élevé d'attrition peut nuire à l'efficacité globale et au fonctionnement du programme TARV.
Remédier aux problèmes à l'origine de cette attrition pourrait améliorer les résultats thérapeutiques pour les patients en Inde et dans d'autres pays à ressources limitées. | PROBLEM: Antiretroviral therapy (ART) programmes have been successful in several countries.
However, whether they would succeed as part of a national programme in a resource-constrained setting such as India is not clear.
The outcomes and specific problems encountered in such a setting have not been adequately studied.
APPROACH: We assessed the efficacy and functioning of India's national ART programme in a tertiary care centre in northern India.
All ART-naive patients started on ART between May 2005 and October 2006 were included in the study and were followed until 31 April 2008.
Periodic clinical and laboratory evaluations were carried out in accordance with national guidelines.
Changes in CD4+ lymphocyte count, body weight and body mass index were assessed at follow-up, and the operational problems analysed.
LOCAL SETTING: The setting was a tertiary care centre in northern India with a mixed population of patients, mostly of low socioeconomic status.
The centre is reasonably well resourced but faces constraints in health-care delivery, such as lack of adequate human resources and a high patient load.
RELEVANT CHANGES: The response to ART in the cohort studied was comparable to that reported from other countries.
However, the programme had a high attrition rate, possibly due to patient-related factors and operational constraints.
LESSONS LEARNT: A high rate of attrition can affect the overall efficacy and functioning of an ART programme.
Addressing the issues causing attrition might improve patient outcomes in India and in other resource-constrained countries. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: Les femmes afghanes sont parmi les plus exposées du monde au risque de décès maternel.
Des années de conflit ont dévasté l'infrastructure sanitaire du pays.
Au départ du projet, la fécondité totale était l'une des plus élevées au monde, l'utilisation de moyens contraceptifs était très limitée et il n'existait pas de modèle afghan de succès de la planification familiale.
DÉMARCHE: Nous avons collaboré étroitement avec les communautés, en fournissant des informations sur l'innocuité des contraceptifs et l'absence de danger de leurs effets secondaires et en améliorant l'accès aux contraceptifs injectables, aux pilules contraceptives et aux préservatifs.
Des interactions régulières avec les dirigeants communautaires, avec les mollahs (chefs religieux), les cliniciens, les agents de santé communautaires et les couples ont permis de mettre en place des innovations culturellement acceptables.
Une vision positive de l'espacement des naissances a été générée grâce aux messages suivants : l'usage de moyens contraceptifs est 300 fois plus sûr que la grossesse en Afghanistan et le Coran (livre sain de l'Islam) préconise deux années d'allaitement.
Les agents de santé communautaires ont mis en route pour la première fois l'utilisation de contraceptifs injectables.
CONTEXTE LOCAL: L'organisation à but non lucratif Management Sciences for Health (MSH), des organisations non gouvernementales afghanes et le Ministère de la santé publique ont lancé un projet d'accélération de l'usage des moyens contraceptifs dans trois régions rurales, abritant des populations d'origines ethniques différentes.
MODIFICATIONS PERTINENTES: Le taux de prévalence de la contraception a augmenté de 24 à 27 points de pourcentages en 8 mois dans les régions bénéficiant du projet.
Après avoir pris conscience de l'innocuité des moyens contraceptifs modernes, de leur efficacité et de l'absence de dangerosité de leurs effets secondaires, les hommes ont soutenu l'utilisation de ces moyens.
Ce sont les contraceptifs injectables qui ont le plus contribué à l'accroissement de l'utilisation des moyens contraceptifs.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Les agents de santé communautaires peuvent rapidement faire progresser l'utilisation des moyens contraceptifs dans les zones rurales si on leur donne des responsabilités et des orientations.
Les innovations appliquées dans le cadre du projet ont été adoptées comme meilleures pratiques pour un élargissement à l'échelle nationale. | PROBLEM: Afghan women have one of the world's highest lifetime risks of maternal death.
Years of conflict have devastated the country's health infrastructure.
Total fertility was one of the world's highest, contraceptive use was low and there were no Afghan models of success for family planning.
APPROACH: We worked closely with communities, providing information about the safety and non-harmful side-effects of contraceptives and improving access to injectable contraceptives, pills and condoms.
Regular interaction with community leaders, mullahs (religious leaders), clinicians, community health workers and couples led to culturally acceptable innovations.
A positive view of birth spacing was created by the messages that contraceptive use is 300 times safer than pregnancy in Afghanistan and that the Quran (the holy book of Islam) promotes two years of breastfeeding.
Community health workers initiated the use of injectable contraceptives for the first time.
LOCAL SETTING: The non-for-profit organization, Management Sciences for Health, Afghan nongovernmental organizations and the Ministry of Public Health implemented the Accelerating Contraceptive Use project in three rural areas with different ethnic populations.
RELEVANT CHANGES: The contraceptive prevalence rate increased by 24-27% in 8 months in the project areas.
Men supported modern contraceptives once they understood contraceptive safety, effectiveness and non-harmful side-effects.
Injectable contraceptives contributed most to increases in contraceptive use.
LESSONS LEARNT: Community health workers can rapidly increase contraceptive use in rural areas when given responsibility and guidance.
Project innovations were adopted as best practices for national scale-up. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Mesurer les progrès dans la mise en œuvre des politiques préconisées concernant la prophylaxie par le co-trimoxazole (triméthoprime + sulfaméthoxazole) et le traitement préventif par l'isoniazide (TPI), identifier les obstacles au développement de politiques nationales et mettre le doigt sur les difficultés dans cette mise en œuvre.
MÉTHODES: En 2007, nous avons mené une enquête transversale par messagerie électronique auprès des responsables des programmes contre le VIH/sida de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans 69 pays sélectionnés comme supportant une forte charge d'infection par le VIH ou de tuberculose associée au VIH.
Le questionnaire spécialement conçu à cet effet et auto-administré comprenait des points couvrant les politiques nationales concernant la prophylaxie par le co-trimoxazole et le TPI chez les personnes vivant avec le VIH, les niveaux actuels de mise en œuvre de ces politiques et les obstacles s'opposant à leur développement ou à leur application.
RÉSULTATS: Les 41 pays (59 %) ayant répondu, représentant toutes les Régions de l'OMS, totalisaient 85 % de la charge mondiale de tuberculose associée au VIH et 82 % de la charge mondiale d'infection à VIH.
Trente-huit pays (93 %) disposaient d'une politique nationale établie pour la prophylaxie par le co-trimoxazole, mais seulement 66 % d'entre eux (25/38) étaient parvenus à mettre en œuvre cette politique à l'échelle du pays.
S'agissant du TPI, 21 pays sur 41 (51 %) disposaient d'une politique nationale, mais 28 % seulement d'entre eux (6/21) avaient réussi à la mettre en œuvre à l'échelon national.
Malgré les progrès importants dans le développement d'une politique pour la prophylaxie par le co-trimoxazole, la disponibilité limitée de ce médicament pour cette indication et la déficience des systèmes de gestion de l'approvisionnement en médicaments ont fait obstacles à l'application de cette politique à l'échelle nationale.
Une intensification insuffisante de la recherche des cas de tuberculose et des préoccupations concernant la résistance à l'isoniazide ont nui au développement et à la mise en oeuvre des politiques nationales relatives au TPI.
CONCLUSION: En dépit des progrès enregistrés dans l'application des politiques concernant la prophylaxie par le co-trimoxazole et le TPI préconisées par l'OMS, ces interventions restent sous-utilisées.
Il faut d'urgence prendre des mesures pour faciliter le développement et la mise en œuvre de ces politiques. | OBJECTIVE: To measure progress in implementing co-trimoxazole prophylaxis (CTXp) (trimethoprim plus sulfamethoxazole) and isoniazid preventive therapy (IPT) policy recommendations, identify barriers to the development of national policies and pinpoint challenges to implementation.
METHODS: In 2007 we conducted by e-mail a cross-sectional survey of World Health Organization (WHO) HIV/AIDS programme officers in 69 selected countries having a high burden of infection with HIV or HIV-associated tuberculosis (TB).
The specially-designed, self-administered questionnaire contained items covering national policies for CTXp and IPT in people living with HIV, current level of implementation and barriers to developing or implementing these policies.
FINDINGS: The 41 (59%) respondent countries, representing all WHO regions, comprised 85% of the global burden of HIV-associated TB and 82% of the global burden of HIV infection.
Thirty-eight countries (93%) had an established national policy for CTXp, but only 66% of them (25/38) had achieved nationwide implementation.
For IPT, 21 of 41 countries (51%) had a national policy but only 28% of them (6/21) had achieved nationwide implementation.
Despite significant progress in the development of CTXp policy, the limited availability of co-trimoxazole for this indication and inadequate systems to manage drug supply impeded nationwide implementation.
Inadequate intensified tuberculosis case-finding and concerns regarding isoniazid resistance were challenges to the development and implementation of national IPT policies.
CONCLUSION: Despite progress in implementing WHO-recommended CTXp and IPT policies, these interventions remain underused.
Urgent steps are required to facilitate the development and implementation of these policies. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Décrire l'ampleur et les variations de I'insuffisance du traitement de l'épilepsie dans le monde.
MÉTHODES: A I'aide de PubMed et d'EMBASE, nous avons realise une revue systématique de la littérature examinee par des pairs et publiée entre le 1er Janvier 1987 et le 1er septembre 2007 dans toutes les langues.
Uobjectif était d'identifier des études en population de la prevalence de l'épilepsie indiquant I'insuffisance du traitement de cette maladie, définie comme la proportion des personnes épileptiques ayant besoin d'etre traitées, mais ne recevant pas de traitement.
Des modeles par regression binomiale negative ont été utilises pour évaluer les tendances et les associations.
RÉSULTATS: L'insuff¡sanee du traitement de l'épilepsie dépassait 75 % dans les pays à faible revenu et 50 % dans la plupart des pays à revenu moyen inférieur et moyen supérieur, alors que dans de nombreux pays à revenu elevé, cette insuffisance était inférieure à 10 %.
Néanmoins, I'insuffisance du traitement variait fortement d'un pays à l'autre et au sein d'un même pays.
Elle était significativement plus importante dans les zones rurales (risque relatif, RR: 2,01 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 1,40-2,89) et dans les pays appartenant à Ia classe de revenu inférieure de la Banque mondiale (RR : 1,55 ; IC à 95 % : 1,32-1,82).
On n'a relevé aucune tendance significative de I'insuffisance du traitement de l'épilepsie au cours du temps (RR : 0,92 ; IC à 95 % : 0,79-1,07).
CONCLUSION: II existe à travers le monde des disparités considerables dans les soins dispenses aux épileptiques, et notamment entre les pays à revenu faible et elevé et entre les environnements ruraux et urbains.
Notre comprehension des facteurs influant sur I'insuffisance du traitement est limitée : dans le cadre d'investigations futures, il conviendrait d'étudier d'autres explications possibles de cette insuffisance. | OBJECTIVE: To describe the magnitude and variation of the epilepsy treatment gap worldwide.
METHODS: We conducted a systematic review of the peer-reviewed literature published from 1 January 1987 to 1 September 2007 in all languages using PubMed and EMBASE.
The purpose was to identify population-based studies of epilepsy prevalence that reported the epilepsy treatment gap, defined as the proportion of people with epilepsy who require but do not receive treatment.
Negative binomial regression models were used to assess trends and associations.
FINDINGS: The treatment gap was over 75% in low-income countries and over 50% in most lower middle- and upper middle-income countries, while many high-income countries had gaps of less than 10%.
However, treatment gaps varied widely both between and within countries.
They were significantly higher in rural areas (rate ratio, RR: 2.01; 95% confidence interval, Cl: 1.40-2.89) and countries with lower World Bank income classification (RR: 1.55; 95% Cl: 1.32-1.82).
There was no significant trend in treatment gap over time (RR: 0.92; 95% Cl: 0.79-1.07).
CONCLUSION: There is dramatic global disparity in the care for epilepsy between high- and low- income countries, and between rural and urban settings.
Our understanding of the factors affecting the treatment gap is limited; future investigations should explore other potential explanations of the gap. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer les principales causes de traumatismes fatals pour les enfants urbains d'Afrique du Sud appartenant à la tranche d'âges 0-14 ans, la distribution de ces causes et les possibilités actuelles d'améliorer la sécurité.
MÉTHODES: Nous avons obtenu des données de surveillance des traumatismes auprès du Système national de surveillance de la mortalité par traumatisme concernant la période 2001-2003 pour six grandes villes d'Afrique du Sud, différant par le nombre d'habitants, le stade de développement et la composition sociodémographique.
Nous avons calculé les taux de mortalité ajustés pour l'âge par sexe, groupe de population et ville pour les cinq principales causes de traumatismes fatals, ainsi que les risques attribuables (RA) en population.
RÉSULTATS: Parmi les principales causes de traumatismes fatals chez l'enfant, figuraient les accidents de la route - comme passagers de véhicules et surtout comme piétons- les noyades, les brûlures et, dans certaines villes, les blessures par arme à feu.
De grandes différences ont été observées dans les valeurs du RA en population, notamment entre certains groupes de population et la population des grandes villes concernées.
Ces écarts atteignaient une valeur maximale pour les décès résultant de traumatismes chez des piétons, tandis que les disparités entre filles et garçons étaient les plus fortes pour les décès par noyade.
CONCLUSION: Compte tenu des grandes variations relevées entre la population des villes et certains groupes de population dans la fréquence des types les plus courants de traumatismes fatals, un programme en faveur de la sécurité devrait combiner des contre-mesures visant la sécurité pour tous, c'est-à-dire la réduction des fréquences de traumatisme pour tous - et des contremesures ciblées, destinées à réduire la charge d'accidents pour les plus exposés. | OBJECTIVE: To determine the leading causes of fatal injury for urban South African children aged 0-14 years, the distribution of those causes and the current potential for safety improvements.
METHODS: We obtained injury surveillance data from the National Injury Mortality Surveillance System 2001-2003 for six major South African cities varying in size, development and sociodemographic composition.
We calculated age-adjusted rates, by sex, population group and city, for death from the five leading causes of fatal injury as well as population attributable risks (PARs).
FINDINGS: The leading causes of fatal injury in childhood included road traffic injuries - among vehicle passengers and especially among pedestrians - drowning, burns and, in some cities, firearm injuries.
Large differences in PARs were observed, particularly for population groups and cities.
Disparities between cities and between population groups were largest for deaths from pedestrian injuries, while differences between boys and girls were greatest for drowning deaths.
CONCLUSION: In the face of the high variability observed between cities and population groups in the rates of the most common types of fatal injuries, a safety agenda should combine safety-for-all countermeasures - i.e. lowering injury rates for all - and targeted countermeasures that help reduce the burden for those at greatest risk. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Estimer la prevalence de Ia tuberculose au Viet Nam à partir des données d'une enquête en population, comparer cette estimation à la prevalence estlmée par I'Organisation mondiale de Ia Santé et Identifier les prlncipaux determinants géographlques de la prevalence de Ia tuberculose.
MÉTHODES: Une étude transversale avec sondage en grappes à plusieurs degrés, stratlfiée selon la nature des zones (urbalnes, rurales ou éloignées), a été réalisée sur la période 2006-2007 dans 70 communes.
Tous les habitants de 15 ans et plus ont été invites à repondré à un questionnaire concernant la toux et à subir une radiographle thoracique.
Les participants présentant des résultats évocateurs de tuberculose ont fournl des échantillons d'expectorations en vue d'un examen de frottis et d'une mise en culture.
Des estimations ponctuelles de la prevalence, les ¡ntervalles de confiance à 95 % correspondáis et les effets du type d'étude ont été determines.
Les ¡ntervalles de confiance et les valeurs de p ont été ajustes pour teñir compte de l'utilisation du sondage en grappe.
RÉSULTATS: Sur 114 389 habitants adultes, 94 179 (82,3 %) ont fait I'objet d'un dépistage.
Sur les 87 314 individus (92,7 %) déplstés à la fois par questionnaire et par radiographle thoracique, 3522 (4,0 %) presentment une toux productive, 518 (0,6 %) des antecedents récents de tuberculose et 2972 (3,4 %) des anomalies radlologlques évocatrices de tuberculose.
Des examens d'expectorations ont été effectués pour 7648 participants.
Les examens d'expectorations, les cultures bactériennes ou l'un et l'autre de ees examens ont permls de confirmer 269 cas de tuberculose, dont 174 cas frottis posltifs.
Le taux de prevalence de la tuberculose à frottis positlfs était de 145 pour 100 000 (¡ntervalle de confiance à 95 % : 110-180), en supposant que la tuberculose était absenté chez les moins de 15 ans.
La prevalence de la maladie était 5,1 fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes, augmentalt avec l'âge, était plus Importante en milieu rural qu'en milieu urbaln ou dans des zones reculées et obélssait aun gradientNord-Sud.
CONCLUSION: Au Viet Nam, le taux de prevalence de la tuberculose determiné d'aprés les examens de frottis positlfs était 1,6 fois plus elevé que le taux précédemment estimé.
Les schémas de repartition selon l'age et le sexe releves étaient cohérents avec les données de notification.
La lutte contre la tuberculose doit rester fortement prloritalre dans ce pays. | OBJECTIVE: To estimate the prevalence of tuberculosis in Viet Nam with data from a population-based survey, compare it with the prevalence estimated by the World Health Organization, and identify major demographic determinants of tuberculosis prevalence.
METHODS: A cross-sectional survey with multistage cluster sampling, stratified by urban, rural and remote areas, was done in 2006-2007 in 70 communes.
All inhabitants aged > 15 years were invited for cough and chest X-ray examination.
Participants with findings suggestive of tuberculosis provided sputum specimens for smear examination and culture.
Point prevalence estimates, 95% confidence intervals and design effects were calculated.
Confidence intervals and P-values were adjusted for the cluster design.
FINDINGS: Of 114 389 adult inhabitants, 94 179 (82.3%) were screened.
Of 87 314 (92.7%) screened by both questionnaire and chest X-ray, 3522 (4.0%) had productive cough, 518 (0.6%) had a recent history of tuberculosis and 2972 (3.4%) had chest X-ray abnormalities suggestive of tuberculosis.
Sputum tests were done for 7648 participants.
Sputum test, bacterial culture or both confirmed 269 tuberculosis cases, 174 of which were smear-positive.
The prevalence rate of smear-positive tuberculosis was 145 per 100 000 (95% confidence interval: 110-180) assuming no tuberculosis in persons aged < 15 years.
Prevalence was 5.1 times as high in men as in women, increased with age, was higher in rural than in urban or remote areas and showed a north-to-south gradient.
CONCLUSION: In Viet Nam, the tuberculosis prevalence rate based on positive sputum smear tests was 1.6 times as high as previously estimated.
Age and sex patterns were consistent with notification data.
Tuberculosis control should remain a high priority in Viet Nam. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Estimer le coût pour les systèmes de santés des complications obstétricales des mutilations génitales féminines (MGF) dans six pays d'Afrique.
MÉTHODES: Un modèle multi-états a permis de décrire six cohortes de 100 000 jeunes filles de 15 ans au départ, destinées à survivre jusqu'à l'âge de 45 ans.
Les femmes composant les cohortes ont été modélisées comme subissant divers degrés de MGF, comme donnant naissance à des enfants conformément aux statistiques de mortalité et de fécondité de chacun des pays et comme bénéficiant d'une assistance médicale à l'accouchement selon la fréquence observée dans leur pays.
Le risque de complication obstétricale a été estimé à partir d'une étude de 2006 portant sur 28 393 femmes.
Les coûts pour chaque complication ont été estimés en dollars de parité de pouvoir d'achat (I$) pour 2008 et ajustés par application d'un facteur de 3 %.
Le modèle a également déterminé les années de vie perdues du fait des hémorragies obstétricales mortelles.
Les auteurs ont fait appel à une analyse de sensibilité multivariée pour estimer l'incertitude entachant les résultats.
RÉSULTATS: Les coûts annuels des complications obstétricales liées aux MGF dans les six pays africains étudiés se montaient à I$ 3,7 millions et représentaient 0,1 à 1 % des dépenses publiques pour la santé des femmes de 15 à 45 ans.
Parmi les 2,8 millions de jeunes filles actuellement âgées de 15 ans dans ces six pays africains, on s'attend à une perte de 130 000 années de vie du fait des hémorragies obstétricales associées aux FGM, ce qui équivaut à amputer chaque durée de vie d'un demi-mois.
CONCLUSION: Au-delà des énormes traumatismes psychologiques qu'elles entraînent, les MGF font supporter à la société des pertes de vie et des coûts financiers importants.
Le coût des efforts des Etats pour prévenir ces mutilations sera compensé par les économies résultant des complications obstétricales évitées. | OBJECTIVE: To estimate the cost to the health system of obstetric complications due to female genital mutilation (FGM) in six African countries.
METHODS: A multistate model depicted six cohorts of 100 000 15-year-old girls who survived until the age of 45 years.
Cohort members were modelled to have various degrees of FGM, to undergo childbirth according to each country's mortality and fertility statistics, and to have medically attended deliveries at the frequency observed in the relevant country.
The risk of obstetric complications was estimated based on a 2006 study of 28 393 women.
The costs of each complication were estimated in purchasing power parity dollars (I$) for 2008 and discounted at 3%.
The model also tracked life years lost owing to fatal obstetric haemorrhage.
Multivariate sensitivity analysis was used to estimate the uncertainty around the findings.
FINDINGS: The annual costs of FGM-related obstetric complications in the six African countries studied amounted to I$ 3.7 million and ranged from 0.1 to 1% of government spending on health for women aged 15-45 years.
In the current population of 2.8 million 15-year-old women in the six African countries, a loss of 130 000 life years is expected owing to FGM's association with obstetric haemorrhage.
This is equivalent to losing half a month from each lifespan.
CONCLUSION: Beyond the immense psychological trauma it entails, FGM imposes large financial costs and loss of life.
The cost of government efforts to prevent FGM will be offset by savings from preventing obstetric complications. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Étudier la nature de la relation entre le recours à une assistance qualifiée vers le moment de l'accouchement et la mortalité maternelle et périnatale.
MÉTHODES: Nous avons analysé les données de surveillance sanitaire et démographique recueillies entre 1987 et 2005 par le Centre international de recherche sur les maladies diarrhéiques (ICDDR, B) de Matlab, au Bangladesh.
RÉSULTATS: Sur la période étudiée, l'étude a enregistré 59 165 grossesses, 173 décès maternels, 1661 mortinaissances et 1418 décès néonatals précoces dans sa zone de desserte.
Pendant cette période, la fréquence du recours à une assistance qualifiée est passée de 5,2 à 52,6 %.
Plus de la moitié (57,8 %) des femmes décédées en couche et un tiers (33,7 %) de celles ayant subi un décès périnatal (mortinaissance ou décès néonatal précoce) avaient sollicité une assistance qualifiée.
La mortalité maternelle était faible parmi les femmes n'ayant pas recouru à des soins qualifiés (160 pour 100 000 grossesses) et était près de 32 fois supérieure (Odds ratio ajusté, OR : 31,66 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 22,03-45,48) chez les femmes ayant reçu des soins obstétricaux d'urgence complets.
Au cours du temps, la force de l'association entre soins obstétricaux qualifiés et mortalité maternelle a diminué car davantage de femmes sollicitaient de tels soins.
Les taux de mortalité périnatale étaient également plus élevés pour les femmes qui avaient bénéficié de ces soins que pour celles qui n'en n'avaient pas reçu, même si la force de cette association était nettement plus faible.
CONCLUSION: Compte tenu des niveaux élevés du ratio de mortalité maternelle et du taux de mortalité périnatale pour les femmes ayant sollicité des soins obstétricaux, il faut œuvrer davantage pour s'assurer que les femmes et leurs nouveau-nés bénéficient de soins obstétricaux efficaces et administrés en temps utile.
Réduire la mortalité périnatale nécessitera l'application de stratégies telles que la détection et la prise en charge précoces des problèmes de santé pendant la grossesse. | OBJECTIVE: To examine the nature of the relationship between the use of skilled attendance around the time of delivery and maternal and perinatal mortality.
METHODS: We analysed health and demographic surveillance system data collected between 1987 and 2005 by the International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh (ICDDR,B) in Matlab, Bangladesh.
FINDINGS: The study recorded 59 165 pregnancies, 173 maternal deaths, 1661 stillbirths and 1418 early neonatal deaths in its service area over the study period.
During that time, the use of skilled attendance during childbirth increased from 5.2% to 52.6%.
More than half (57.8%) of the women who died and one-third (33.7%) of those who experienced a perinatal death (i.e. a stillbirth or early neonatal death) had sought skilled attendance.
Maternal mortality was low among women who did not seek skilled care (160 per 100 000 pregnancies) and was nearly 32 times higher (adjusted odds ratio, OR: 31.66; 95% confidence interval, CI: 22.03-45.48) among women who came into contact with comprehensive emergency obstetric care.
Over time, the strength of the association between skilled obstetric care and maternal mortality declined as more women sought such care.
Perinatal death rates were also higher for those who sought skilled care than for those who did not, although the strength of association was much weaker.
CONCLUSION: Given the high maternal mortality ratio and perinatal mortality rate among women who sought obstetric care, more work is needed to ensure that women and their neonates receive timely and effective obstetric care.
Reductions in perinatal mortality will require strategies such as early detection and management of health problems during pregnancy. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Étudier la relation encore mal comprise entre le processus (d'urbanisation et les maladies non transmissibles (MNT) à travers I'application d'une mesure quantitative de I'urbanisation.
MÉTHODES: Nous avons constrult une mesure de l'environnement urbaln pour sept zones, en utlllsant une échelle à sept degrés fondee sur les données du recensement ¡ndlen de 2001, afín d'obtenlr une échelle de ¡'urbanisation.
Cette échelle a été employee en association avec les données recueillles auprés de 3705 participants à une enquête de surveillance des facteurs de risque STEPwise, réalisée en 2003 par l'Organisation mondlale de la Santé à Tamil Nadu (Inde) pour analyser la relation entre envlronnement urbain et facteurs de risque majeurs de MNT.
Nous avons elaboré des modeles de regression llnéaire et logistlque permettant d'étudier la relation entre urbanisation et risque de maladie chronlque.
RÉSULTATS: Chez les hommes, ¡I exlstait une association positive entre urbanisation d'une part ettabagisme (Odds ratio, OR: 3,54 ; intervalle de conflanceà95 % : 10:2,4-5,1), índice de masse corporelle (OR: 7,32; IC à 95 % : 4,0-13,6) et presslon artérielle (OR : 1,92 ; IC à 95 % : 1,4-2,7), d'autre part, alnsi qu'avec lafalblesse de l'actlvité physique (OR : 3,26 ; IC à 95 % : 2,5-4,3).
Chez les femmes, I'urbanisation était corrélée avec une faible activlté physlque(OR : 4,13 ; IC à 95 % : 3,0-5,7) et avec un Índice de masse corporelle elevé (OR : 6,48 ; IC à 95 % : 4,6-9,2).
Chez les deux sexes, I'urbanisation présentalt une association positive avec le nombre moyen de portions de fruits ou de legumes consommées par jour (p < 0,05).
CONCLUSION: Urbanisation est assoclée à la prevalence de plusleurs facteurs de risque de MNT à Tamil Nadu en Inde. | OBJECTIVE: To investigate the poorly understood relationship between the process of urbanization and noncommunicable diseases (NCDs) through the application of a quantitative measure of urbanicity.
METHODS: We constructed a measure of the urban environment for seven areas using a seven-item scale based on data from the Census of India 2001 to develop an "urbanicity" scale.
The scale was used in conjunction with data collected from 3705 participants in the World Health Organization's 2003 STEPwise risk factor surveillance survey in Tamil Nadu, India, to analyse the relationship between the urban environment and major NCD risk factors.
Linear and logistic regression models were constructed examining the relationship between urbanicity and chronic disease risk.
FINDINGS: Among men, urbanicity was positively associated with smoking (odds ratio, OR: 3.54; 95% confidence interval, Cl: 2.4-5.1), body mass index (OR: 7.32; 95% Cl: 4.0-13.6), blood pressure (OR: 1.92; 95% Cl: 1.4-2.7) and low physical activity (OR: 3.26; 95% Cl: 2.5-4.3).
Among women, urbanicity was positively associated with low physical activity (OR: 4.13; 95% Cl: 3.0-5.7) and high body mass index (OR: 6.48; 95% Cl: 4.6-9.2).
In both sexes urbanicity was positively associated with the mean number of servings of fruit and vegetables consumed per day (P< 0.05).
CONCLUSION: Urbanicity is associated with the prevalence of several NCD risk factors in Tamil Nadu, India. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Estimer les tendances de la prévalence et de la répartition sociale du retard de croissance chez l'enfant au Brésil afin d'évaluer les effets des politiques de redistribution des revenus et des services de base mises en œuvre dans ce pays au cours des dernières années.
MÉTHODES: La prévalence du retard de croissance (z-score de la taille en fonction de l'âge < -2 si l'on utilise les Normes OMS de croissance de l'enfant) parmi les enfants de moins de 5 ans a été estimée à partir des données recueillies dans le cadre d'enquêtes nationales auprès des ménages menées au Brésil en 1974-1975 (n = 34 409), en 1989 (n = 7374), en 1996 (n = 4149) et en 2006-2007 (n = 4414).
Les inégalités socioéconomiques relatives et absolues en matière de retard de croissance ont été mesurées respectivement par l'indice de pente et par l'indice de concentration des inégalités.
RÉSULTATS: Sur une période de 33 ans, nous avons enregistré une baisse régulière de la prévalence nationale du retard de croissance de 37,1 à 7,1 %.
La prévalence a chuté de 59,0 à 11,2 % dans le quintile le plus pauvre et de 12,1 à 3,3 % dans le quintile le plus riche.
Cette baisse a été particulièrement forte au cours des 10 dernières années de la période (1996 à 2007), pendant que l'écart entre familles pauvres et aisées comprenant des enfants de moins de 5 ans se réduisait aussi en termes de pouvoir d'achat, d'accès à l'éducation, aux soins de santé, à l'eau et aux services d'assainissement et de valeurs des indicateurs de santé génésique.
CONCLUSION: Au Brésil, le développement socioéconomique, couplé à des politiques en faveur de l'équité, s'est accompagné d'améliorations marquées des conditions de vie, d'une baisse substantielle de la dénutrition de l'enfant et d'une réduction de l'écart de statut nutritionnel entre les quintiles les plus riches et les plus pauvres.
D'autres études permettront de déterminer si ces gains se maintiennent dans le cadre de la crise économique mondiale actuelle. | OBJECTIVE: To assess trends in the prevalence and social distribution of child stunting in Brazil to evaluate the effect of income and basic service redistribution policies implemented in that country in the recent past.
METHODS: The prevalence of stunting (height-for-age z score below −2 using the Child Growth Standards of the World Health Organization) among children aged less than 5 years was estimated from data collected during national household surveys carried out in Brazil in 1974-75 (n = 34 409), 1989 (n = 7374), 1996 (n = 4149) and 2006-07 (n = 4414).
Absolute and relative socioeconomic inequality in stunting was measured by means of the slope index and the concentration index of inequality, respectively.
FINDINGS: Over a 33-year period, we documented a steady decline in the national prevalence of stunting from 37.1% to 7.1%.
Prevalence dropped from 59.0% to 11.2% in the poorest quintile and from 12.1% to 3.3% among the wealthiest quintile.
The decline was particularly steep in the last 10 years of the period (1996 to 2007), when the gaps between poor and wealthy families with children under 5 were also reduced in terms of purchasing power; access to education, health care and water and sanitation services; and reproductive health indicators.
CONCLUSION: In Brazil, socioeconomic development coupled with equity-oriented public policies have been accompanied by marked improvements in living conditions and a substantial decline in child undernutrition, as well as a reduction of the gap in nutritional status between children in the highest and lowest socioeconomic quintiles.
Future studies will show whether these gains will be maintained under the current global economic crisis. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Mesurer le degré d'accord entre neuf approches structurées pour le diagnostic de la tuberculose chez I'enfant; quantifier les differences en termes de nombres de cas de tuberculose diagnostiques entre ees neuf approches ; et determiner la repartition des cas dans les différentes categories de certitude diagnostique.
MÉTHODES: Nous avons étudié 1445 enfants de moins de 2 ans appartenant à une communauté rurale d'Afrique du Sud, dans le cadre d'un essai vaccinal (2001-2006).
Des données cliniques, radiologiques et microbiologiques ont été collectées prospectivement.
Nous avons determiné quel statut diagnostique (tuberculeux/non tuberculeux) était affecté par chacune des approches aux cas potentiels de tuberculose.
Nous avons calculé les differences en termes de frequence des cas et l'accord concernant la catégorie de certitude pour les résultats binaires (tuberculose/absence de tuberculose) en utilisant le test de McNemar (avec les intervalles de confiance à 95 %, IC) et le coefficient kappa de Cohen (K).
RÉSULTATS: La frequence des cas de tuberculose se situait entre 6,9 et 89,2 % (médiane : 41,7 %).
Des differences significatives sont apparues dans la frequence des cas (p < 0,05) dans 34 des 36 comparaisons par paire entre les approches diagnostiques structurées (plage de differences absolues : 1,5-82,3 %).
Le coefficient kappa variait de 0,02 à 0,71 (médiane : 0,18).
Les deux systémes donnant les plus fortes frequences de cas (89,2 % et 70,0 % respectivement) présentaient un accord satisfaisant (K: 0,33); les deux autres systémes, qui avaient fourni les plusfaibles frequences (6,9 % et 10,0 %, respectivement), n'étaient que faiblement en accord (K: 0,18).
CONCLUSION: II n'existequ'unfaible accord entre les approches structurées du dépistage et du diagnostic de la tuberculose chez I'enfant et il apparaít entre elles une forte variabilité du rendement en cas.
Les systémes diagnostiques ayant fourni de maniere similaire des frequences de cas peu élevées pourraient identifier des sous-populations d'enfants différentes.
Les résultats de cette étude ne sont pas en faveur d'un usage clinique systématique de ees approches structurées pour le diagnostic définitif des enfants tuberculeux, mais les systémes fournissant un rendement elevé en cas pourraient constituer des outils de dépistage útiles. | OBJECTIVE: To measure agreement between nine structured approaches for diagnosing childhood tuberculosis; to quantify differences in the number of tuberculosis cases diagnosed with the different approaches, and to determine the distribution of cases in different categories of diagnostic certainty.
METHODS: We investigated 1445 children aged < 2 years during a vaccine trial (2001-2006) in a rural South African community.
Clinical, radiological and microbiological data were collected prospectively.
Tuberculosis case status was determined using each of the nine diagnostic approaches.
We calculated differences in case frequency and categorical agreement for binary (tuberculosis/not tuberculosis) outcomes using McNemar's test (with 95% confidence intervals, CIs) and Cohen's kappa coefficient (K).
FINDINGS: Tuberculosis case frequency ranged from 6.9% to 89.2% (median: 41.7).
Significant differences in case frequency (P < 0.05) occurred in 34 of the 36 pair-wise comparisons between structured diagnostic approaches (range of absolute differences: 1.5-82.3%).
Kappa ranged from 0.02 to 0.71 (median: 0.18).The two systems that yielded the highest case frequencies (89.2% and 70.0%) showed fair agreement (K: 0.33); the two that yielded the lowest case frequencies (6.9% and 10.0%) showed slight agreement (K: 0.18).
CONCLUSION: There is only slight agreement between structured approaches for the screening and diagnosis of childhood tuberculosis and high variability between them in terms of case yield.
Diagnostic systems that yield similarly low case frequencies may be identifying different subpopulations of children.
The study findings do not support the routine clinical use of structured approaches for the definitive diagnosis of childhood tuberculosis, although high-yielding systems may be useful screening tools. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer comment les préférences d'étudiants en quatrième année de médecine pour des postes de travail hypothétiques en milieu rural au Ghana ont été influencées par les caractéristiques spécifiques de ces postes.
MÉTHODES: A partir de discussions avec des groupes thématiques d'étudiants en médecine, des médecins en exercice et des employés du Ministère de la santé, nous avons mis sur pied une expérience à choix discrets (DCE), qui a permis d'évaluer comment les préférences exprimées par les étudiants pour certains postes en milieu rural étaient influencées par les diverses caractéristiques de ces postes : salaire plus élevé, logement confortable gratuit et indemnité pour l'éducation des enfants, équipement perfectionné, encadrement coopératif, contrats plus courts avant la fin
des études et véhicule de fonction.
Nous avons appliqué cette DCE à l'ensemble des étudiants ghanéens en quatrième année de médecine à l'aide d'un bref questionnaire structuré, puis employé des modèles logit à effets mixtes pour estimer l'utilité de chaque caractéristique des postes.
RÉSULTATS: Nous disposions de données complètes se prêtant à une analyse de la DCE pour 302 étudiants sur 310 (97%).
Toutes les estimations des paramètres liés aux caractéristiques différaient significativement de zéro et présentaient les signes attendus.
La modélisation logit des effets mixtes principaux faisait apparaître une forte association entre la présence d'un équipement perfectionné ou d'un encadrement coopératif et la préférence pour le poste (β = 1,42 ; intervalle de confiance à 95%, IC : 1,17à 1,66, et β = 1,17 ; IC à 95% : 0,96 à 1,39, respectivement), même si la possibilité de contrats plus courts et l'existence de primes salariales étaient aussi associées à cette préférence.
Ne pas mettre à disposition un logement de base avait une forte influence négative (β = -1,59 ; IC à 95 % : -1,88 à -1,31).
Les modèles intégrant les termes d'interaction entre les sexes indiquaient que les préférences des femmes étaient plus influencées par la présence d'un encadrement coopératif et celles des hommes par la mise à disposition d'un logement confortable.
CONCLUSION: Il existait une forte association entre de meilleures conditions de travail et le choix déclaré par les étudiants ghanéens en quatrième année de médecine d'un poste rural hypothétique.
Des études sont nécessaires pour déterminer si les caractéristiques des postes conditionnent l'acceptation réelle des postes en milieu rural par des médecins ayant obtenu leur diplôme. | OBJECTIVE: To determine how specific job attributes influenced fourth year medical students' stated preference for hypothetical rural job postings in Ghana.
METHODS: Based on discussions with medical student focus groups and physicians in practice and in the Ministry of Health, we created a discrete choice experiment (DCE) that assessed how students' stated preference for certain rural postings was influenced by various job attributes: a higher salary, free superior housing, an educational allowance for children, improved equipment, supportive management, shorter contracts before study leave and a car.
We conducted the DCE among all fourth year medical students in Ghana using a brief structured questionnaire and used mixed logit models to estimate the utility of each job attribute.
FINDINGS: Complete data for DCE analysis were available for 302 of 310 (97%) students.
All attribute parameter estimates differed significantly from zero and had the expected signs.
In the main effects mixed logit model, improved equipment and supportive management were most strongly associated with job preference (β = 1.42; 95% confidence interval, CI: 1.17 to 1.66, and β = 1.17; 95% CI: 0.96 to 1.39, respectively), although shorter contracts and salary bonuses were also associated.
Discontinuing the provision of basic housing had a large negative influence (β = -1.59; 95% CI: -1.88 to -1.31).
In models including gender interaction terms, women's preferences were more influenced by supportive management and men's preferences by superior housing.
CONCLUSION: Better working conditions were strongly associated with the stated choice of hypothetical rural postings among fourth year Ghanaian medical students.
Studies are needed to find out whether job attributes determine the actual uptake of rural jobs by graduating physicians. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Comprendre d'abord les facteurs influant sur le choix des agents de santé de travailler en milieu rural pour pouvoir ensuite concevoir des politiques visant à redresser les déséquilibres géographiques dans la répartition des agents de santé.
MÉTHODES: Une étude de cohorte portant sur 412 élèves infirmiers et étudiants en médecine rwandais a fourni des données remarquables sur les préférences exprimées.
A l'aide de ces dernières, nous avons réalisé une analyse de régression en vue d'étudier les déterminant de la disposition des futurs agents de santé à travailler dans des zones rurales, telle que mesurée par les salaires minimums acceptés en milieu rural.
Ces données ont également été combinées à celles d'une étude identique menée en Éthiopie en vue d'une analyse portant sur les deux pays.
RÉSULTATS: Les agents de santé disposant d'une bonne motivation propre - mesurée par l'importance attachée à aider les pauvres - et ceux ayant grandi dans une zone rurale, ainsi que les adventistes ayant participé à un programme visant à nouer des liens localement, étaient significativement davantage disposés à travailler en milieu rural.
Le principal résultat concernant la motivation propre au Rwanda était remarquablement similaire à celui obtenu pour l'Éthiopie et le Rwanda combinés.
CONCLUSION: La motivation propre et l'origine rurale jouent un rôle important dans la décision des agents de santé de travailler en milieu rural, en plus des mesures d'incitation économiques, et les institutions confessionnelles peuvent aussi influer sur cette décision. | OBJECTIVE: To understand the factors influencing health workers' choice to work in rural areas as a basis for designing policies to redress geographic imbalances in health worker distribution.
METHODS: A cohort survey of 412 nursing and medical students in Rwanda provided unique contingent valuation data.
Using these data, we performed a regression analysis to examine the determinants of future health workers' willingness to work in rural areas as measured by rural reservation wages.
These data were also combined with those from an identical survey in Ethiopia to enable a two-country analysis.
FINDINGS: Health workers with higher intrinsic motivation - measured as the importance attached to helping the poor - as well as those who had grown up in a rural area and Adventists who had participated in a local bonding scheme were all significantly more willing to work in a rural area.
The main result for intrinsic motivation in Rwanda was strikingly similar to the result obtained for Ethiopia and Rwanda combined.
CONCLUSION: Intrinsic motivation and rural origin play an important role in health workers' decisions to work in a rural area, in addition to economic incentives, while faith-based institutions can also influence the decision. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Comparer l'efficacité de différentes politiques visant à attirer le personnel infirmier dans les zones rurales au Kenya, en Afrique du Sud et en Thaïlande, en utilisant les données d'une expérience à choix discrets.
MÉTHODES: Une expérience à choix discrets a été conçue pour modéliser l'efficacité d'incitations financières et non financières visant à attirer le personnel infirmier dans les zones rurales.
Dans chaque pays, des données ont été collectées auprès de 300 élèves infirmiers en fin d'études, puis analysées avec des modèles logit mixtes afin de prédire l'acceptation de postes en milieu rural en fonction de différentes combinaisons de mesures incitatives.
RÉSULTATS: Les préférences du personnel infirmier pour diverses interventions de réaffectation des ressources différaient significativement entre les trois pays.
Au Kenya et en Afrique du Sud, des possibilités plus intéressantes sur le plan éducatif ou des primes de ruralité seraient les incitations les plus efficaces pour améliorer le recrutement de personnel en milieu rural, tandis qu'en Thaïlande, c'est une meilleure couverture parl'assurance maladie qui aurait le plus d'impact.
CONCLUSION: Des expériences à choix discrets peuvent être conçues pour aider les décideurs politiques à définir les interventions les plus efficaces pour remédier aux pénuries de personnel dans les zones rurales.
Des interventions adaptées aux conditions locales seront probablement plus efficaces que des approches standardisées, définies au niveau mondial. | OBJECTIVE: To evaluate the relative effectiveness of different policies in attracting nurses to rural areas in Kenya, South Africa and Thailand using data from a discrete choice experiment (DCE).
METHODS: A labelled DCE was designed to model the relative effectiveness of both financial and non-financial strategies designed to attract nurses to rural areas.
Data were collected from over 300 graduating nursing students in each country.
Mixed logit models were used for analysis and to predict the uptake of rural posts under different incentive combinations.
FINDINGS: Nurses' preferences for different human resource policy interventions varied significantly between the three countries.
In Kenya and South Africa, better educational opportunities or rural allowances would be most effective in increasing the uptake of rural posts, while in Thailand better health insurance coverage would have the greatest impact.
CONCLUSION: DCEs can be designed to help policy-makers choose more effective interventions to address staff shortages in rural areas.
Intervention packages tailored to local conditions are more likely to be effective than standardized global approaches. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
De nombreux pays ont mis au point des stratégies pour attirer et retenir le personnel médical qualifié dans les zones mal desservies, mais les preuves du succès ou de l'échec de ces stratégies sont rares et faibles.
Il est difficile de comparer les enseignements tirés et de mesurer les résultats à partir des quelques évaluations disponibles.
L'évaluation de ces stratégies se heurte en effet à plusieurs difficultés, dont l'hétérogénéité de la terminologie, la complexité des interventions, la difficulté d'évaluer l'influence des facteurs contextuels, le manque de données de référence et la nécessité de démarches empruntant à plusieurs méthodologies et à plusieurs disciplines pour le suivi et l'évaluation.
En outre, le contexte social, politique et économique dans lequel les interventions sont conçues et mises en œuvre est rarement pris en compte dans le suivi et l'évaluation des interventions en faveur des ressources humaines pour la santé.
Le présent article présente un cadre conceptuel proposant un modèle pour le suivi et l'évaluation des interventions visant à retenir la main d'œuvre qui tient compte de ces difficultés.
Ce cadre conceptuel repose sur une démarche systématique et a pour objectif de guider la réflexion dans l'évaluation d'une intervention pour améliorer l'accès au personnel de santé dans des zones mal desservies, depuis sa phase de conception jusqu'à ses résultats.
Il vise aussi à guider le suivi des interventions par le recueil systématique d'une série d'indicateurs, applicable au contexte considéré.
Il introduit l'idée qu'une approche globale est nécessaire pour la conception, la mise en œuvre, le suivi, l'évaluation et le bilan des interventions.
Il n'est pas destiné à être prescriptif et s'applique de manière flexible à chaque contexte national.
Il favorise l'utilisation d'une interprétation commune des modalités d'action des interventions pour attirer et retenir la main-d'œuvre, en recourant à une perspective systématique. | Many countries have developed strategies to attract and retain qualified health workers in underserved areas, but there is only scarce and weak evidence on their successes or failures.
It is difficult to compare lessons and measure results from the few evaluations that are available.
Evaluation faces several challenges, including the heterogeneity of the terminology, the complexity of the interventions, the difficulty of assessing the influence of contextual factors, the lack of baseline information, and the need for multimethod and multi-disciplinary approaches for monitoring and evaluation.
Moreover, the social, political and economic context in which interventions are designed and implemented is rarely considered in monitoring and evaluating interventions for human resources for health.
This paper proposes a conceptual framework that offers a model for monitoring and evaluation of retention interventions taking into account such challenges.
The conceptual framework is based on a systems approach and aims to guide the thinking in evaluating an intervention to increase access to health workers in underserved areas, from its design phase through to its results.
It also aims to guide the monitoring of interventions through the routine collection of a set of indicators, applicable to the specific context.
It suggests that a comprehensive approach needs to be used for the design, implementation, monitoring, evaluation and review of the interventions.
The framework is not intended to be prescriptive and can be applied flexibly to each country context.
It promotes the use of a common understanding on how attraction and retention interventions work, using a systems perspective. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Les programmes de service obligatoire sont utilisés dans le monde entier comme moyen de déployer et de retenir une main d'œuvre médicale professionnelle dans les pays.
On donne à ces programmes des noms divers, qui font référence à une loi ou à une politique du pays considéré qui régit le déploiement et le maintien obligatoires, sur une certaine durée, des agents de santé dans les zones mal desservies et/ou rurales de ce pays.
La présente étude identifie trois types différents de programmes de service obligatoire parmi 70 pays.
Ces programmes sont régis par certains types de règles, qui vont de la loi parlementaire à la politique ministérielle.
Selon le pays, les médecins, le personnel infirmier, les sages-femmes ou tous les types apparentés de professionnels de santé sont obligés de participer à ces programmes.
Parmi les mesures pour les faire appliquer, figurent l'absence d'enregistrement complet tant que l'agent ne s'est pas acquitté de ses obligations, la suspension d'avancement ou de salaire ou l'application de lourdes amendes.
L'objectif de l'article est de présenter plus clairement ces programmes, d'identifier les pays qui en disposent ou en disposaient, de développer une typologie qui recense leurs différentes formes et de les examiner à la lumière des problèmes importants de conception et de mise en œuvre des politiques.
Au vu des investissements consentis dans la formation des professionnels de santé, des pertes de personnel de santé dues à l'émigration et du manque d'agents de santé dans de nombreuses zones géographiques, les gouvernements ont recours au service obligatoire comme moyen de déployer et de retenir la main-d'œuvre médicale. | Compulsory service programmes have been used worldwide as a way to deploy and retain a professional health workforce within countries.
Other names for these programmes include "obligatory", "mandatory", "required" and "requisite."
All these different programme names refer to a country's law or policy that governs the mandatory deployment and retention of a heath worker in the underserved and/or rural areas of the country for a certain period of time.
This study identified three different types of compulsory service programmes in 70 countries.
These programmes are all governed by some type of regulation, ranging from a parliamentary law to a policy within the ministry of health.
Depending on the country, doctors, nurses, midwives and all types of professional allied health workers are required to participate in the programme.
Some of the compliance-enforcement measures include withholding full registration until obligations are completed, withholding degree and salary, or imposing large fines.
This paper aims to explain these programmes more clearly, to identify countries that have or had such programmes, to develop a typology for the different kinds and to discuss the programmes in the light of important issues that are related to policy concepts and implementation.
As governments consider the cost of investment in health professionals' education, the loss of health professionals to emigration and the lack of health workers in many geographic areas, they are using compulsory service requirements as a way to deploy and retain the health workforce. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Les pays en développement sont confrontés actuellement à une migration interne et externe de leur main-d'oeuvre médicale et des interventions sont nécessaires pour attirer et retenir les professionnels de santé dans les zones rurales.
On dispose néanmoins de peu de données sur des interventions pluridimensionnelles.
Les auteurs étudient ici une stratégie à long terme pour attirer et retenir les médecins dans les zones rurales du Chili : le programme en faveur des praticiens ruraux.
Le principal objectif de l'article est de décrire ce programme, de caractériser la série pluridimensionnelle de mesures d'incitation qu'il utilise et de réaliser une évaluation préliminaire de ses résultats.
Des données nationales rétrospectives ont été utilisées pour étudier le recrutement des médecins et les moyens de les retenir, ainsi que les mesures d'incitation fournies pour allonger la durée de leur séjour et les pousser à accepter des activités non-cliniques.
Le programme a réussi à recruter un grand nombre de candidats, avec des taux d'acceptation proches de 100 %.
Les taux de maintien ont été voisins de 100 % (lesabandons ont été exceptionnels), mais 58 % seulement des participants sont restés pendant la période maximum.
Les zones présentant les plus grandes difficultés professionnelles ont attiré les candidats les mieux classés, mais les mesures d'incitation pour qu'ils s'engagent dans des projets communautaires, des responsabilités de gestion, la formation médicale continue ou la recherche ont obtenu des résultats mitigés.
Les praticiens ruraux sont satisfaits de leur expérience et 70 % prévoient d'exercer comme spécialistes dans des hôpitaux de recours.
Le programme a réussi à faire correspondre les intérêts des médecins en cours de spécialisation et les besoins du pays en praticiens ruraux.
Néanmoins, un écart pourrait se creuser entre la demande en certaines spécialités et ce que le programme peut offrir.
Il est nécessaire de concilier les deux parties, ce qui exigera une stratégie plus fine que celle appliquée auparavant.
Cette stratégie devra s'appuyer sur une base de connaissances robuste concernant les résultats du programme et sur les preuves d'intérêt et de motivation des professionnels de santé. | Developing countries currently face internal and external migration of their health workforce and interventions are needed to attract and retain health professionals in rural areas.
Evidence of multidimensional interventions, however, is scarce.
This study explores a long-standing strategy to attract and retain doctors to rural areas in Chile: the Rural Practitioner Programme.
The main objective is to describe the programme, characterize its multidimensional set of incentives and appraise preliminary programme outcomes.
Retrospective national data were employed to examine recruitment, retention and incentives provided to extend the length of stay and motivate non-clinical work.
The programme has successfully recruited a large number of applicants, with acceptance rates close to 100%.
Retention rates are nearly 100% (drop-outs are exceptional), but only 58% of participants stay for the maximum period.
Areas with greater work difficulty are attracting the best-ranked applicants, but incentives to engage in community projects, management responsibilities, continuous medical education and research have achieved mixed results.
Rural doctors are satisfied with their experience and 70% plan to practise as specialists in a referral hospital.
The programme has successfully matched the interests of physicians in specialization with the country's need for rural doctors.
However, a gap might be forming between the demand for certain specialties and what the programme can offer.
There is a need to conciliate both parties, which will require a more refined strategy than before.This should be grounded in robust knowledge based on programme outcomes and evidence of the interests and motivations of health professionals. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Le manque de personnel de santé dans les zones rurales ou reculées est un problème mondial.
De nombreux pays ont proposé et mis en œuvre des interventions pour y faire face, mais on sait peu de chose de l'efficacité et de la durabilité à long terme de ces interventions.
Le présent article analyse l'efficacité des interventions pour attirer et retenir le personnel médical dans les régions rurales ou reculées à travers une évaluation de leur impact.
Il indique, d'après une revue de la littérature, les études ayant donné lieu à une évaluation de ces interventions.
Il présente une synthèse des indicateurs et des méthodes employés pour mesurer les effets des interventions en faveur de la rétention des agents en milieu rural selon plusieurs dimensions politiques telles que : l'attractivité des zones rurales ou reculées, le déploiement/recrutement, le maintien et les performances de la main-d'œuvre médicale, ainsi que les performances du système de santé.
Il examine également la qualité des preuves actuellement disponibles à partir des études d'évaluation et souligne la nécessité d'évaluations plus approfondies pour aider les décideurs politiques à développer, mettre en œuvre et évaluer des interventions permettant d'accroître efficacement la disponibilité du personnel médical dans les zones mal desservies et en fin de compte de contribuer à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies. | The lack of health workers in remote and rural areas is a worldwide concern.
Many countries have proposed and implemented interventions to address this issue, but very little is known about the effectiveness of such interventions and their sustainability in the long run.
This paper provides an analysis of the effectiveness of interventions to attract and retain health workers in remote and rural areas from an impact evaluation perspective.
It reports on a literature review of studies that have conducted evaluations of such interventions.
It presents a synthesis of the indicators and methods used to measure the effects of rural retention interventions against several policy dimensions such as: attractiveness of rural or remote areas, deployment/recruitment, retention, and health workforce and health systems performance.
It also discusses the quality of the current evidence on evaluation studies and emphasizes the need for more thorough evaluations to support policy-makers in developing, implementing and evaluating effective interventions to increase availability of health workers in underserved areas and ultimately contribute to reaching the United Nations' Millennium Development Goals. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: Des disparités régionales notables dans le déploiement des ressources humaines pour la santé affaiblissent le système de santé du Sénégal et compromettent la santé de sa population.
DÉMARCHE: Au cours des dernières années, le Ministère de la santé a adopté des mesures pour améliorer l'affectation, le recrutement et le maintien des agents de santé dans les zones rurales ou reculées.
L'une de ces mesures résidait dans l'introduction d'un système de contrat spécial pour le recrutement des agents de santé.
CONTEXTE LOCAL: Au Sénégal, les agents de santé se concentrent dans certains centres urbains, notamment autour de Dakar.
Alors que la région de Dakar bénéficie de 0,2 médecin pour 1000 habitants, les régions de Fatick, de Kaolack, de Kolda et de Matam disposent de moins de 0,04 médecin pour 1000 habitants.
La densité de sages-femmes et, dans une moindre mesure de personnel infirmier, varie aussi considérablement entre les différentes régions sénégalaises.
MODIFICATIONS PERTINENTES: Entre 2006 et 2008, l'introduction d'un système spécial de contrat a contribué avec succès au recrutement d'agents de santé dans des régions reculées ou rurales et à la réouverture de postes de santé avancés.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Au Sénégal, la démarche consistant à instaurer un système de contrat spécial pour les agents de santé a été couronnée de succès avec la réouverture de postes de santé dans des régions à faible densité de main-d'œuvre médicale.
Cependant, la pérennité de cette démarche sur le long terme, notamment sous l'angle de la fiscalité, doit être examinée, tout comme la possibilité qu'une intervention politique simple ne suffise pas pour répondre aux difficultés diverses et complexes auxquelles sont confrontées les différentes régions du Sénégal dans le domaine des ressources humaines pour la santé. | PROBLEM: Significant regional disparities in human resources for health deployment in Senegal weaken the country's health system and compromise population health.
APPROACH: In recent years, the Ministry of Health adopted measures to improve the posting, recruitment and retention of health workers in rural and remote areas.
One was the introduction of a special contracting system to recruit health workers.
LOCAL SETTING: Health workers in Senegal are concentrated in specific urban centres, particularly Dakar.
Whereas the Dakar region has 0.2 physicians per 1000 population, the Fatick, Kaolack, Kolda and Matam regions have fewer than 0.04.
The density of midwives and, to a lesser extent, of nurses also varies considerably among different regions in Senegal.
RELEVANT CHANGES: Between 2006 and 2008, the introduction of the special contracting system contributed to the successful recruitment of health workers in remote and rural regions and the reopening of health outposts.
LESSONS LEARNT: The introduction of a special contracting system for health workers was a successful approach to reopening health posts in regions with low health workforce density in Senegal.
However, the long-term sustainability of such an approach, particularly in fiscal terms, must be considered, as a single policy intervention may not be enough to address the diverse and complex challenges in human resources for health facing different regions of Senegal. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: Retenir les médecins dans des endroits reculés peut être difficile compte tenu de la lourde charge de travail, des conditions environnementales rigoureuses et du manque de possibilités d'évolution professionnelle qui les y attendent.
En Norvège, on constate la persistance d'une répartition déséquilibrée des médecins entre zones rurales et zones urbaines, notamment dans le Nord, où en 1997, 28 % des postes de médecins de soins de santé primaires étaient vacants.
DÉMARCHE: Plusieurs mesures correctives ont été testées au cours des années.
L'une d'elles consistait à établir une école de médecine dans la ville septentrionale de Tromsø, mesure qui s'est révélée efficace, mais n'a pas empêché de nouvelles crises.
Une enquête réalisée en 1998 chez les médecins de soins de santé primaires, a fait ressortir la nécessité de nouvelles interventions en faveur du développement professionnel dans les zones rurales.
L'internat médical existant et le modèle de formation en continu dont bénéficient les généralistes ont été systématiquement adoptés comme outils pour retenir les médecins.
CONTEXTE LOCAL: Au Finnmark - conté norvégien le plus septentrional et le plus faiblement peuplé- la pratique de la médecine représente un défi, en particulier pour les soins de santé primaire.
En 1997, une pénurie de généralistes atteignant 38 % (30 postes) a menacé la pérennité des soins de santé primaire.
MODIFICATIONS PERTINENTES: On s'attend maintenant à ce que le nombre d'internes en médecine prenant leur premier poste de médecin pleinement autorisé dans le Nord de la Norvège soit multiplié par deux.
Au bout de 5 ans, le taux de rétention des médecins de soins de santé primaires formés se situe actuellement à 65 %.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Une formation médicale postdoctorale peut être délivrée dans les zones reculées de manière à assurer le développement professionnel, à remédier à l'isolement professionnel et à permettre aux personnes en formation et à leurs familles à cultiver des racines dans les communautés rurales.
La pratique rurale satisfait aux principes modernes de la formation pour adultes (enseignement par résolution de problèmes et proche des situations réelles) et offre d'excellentes conditions de formation. | PROBLEM: Retaining physicians in remote settings can be challenging owing to the heavy workload and harsh environmental conditions and to the lack of opportunities for professional development.
In Norway, poor physician distribution between urban and rural areas has been persistent, particularly in the north, where in 1997 a total of 28% of the primary care physician positions were vacant.
APPROACH: Several corrective measures have been tried over the years.
One was the establishment of a medical school in the northern city of Tromsø, which proved effective but did not avert new crises.
A 1998 survey among primary care physicians signalled the need for new interventions conducive to professional development in rural areas.
The existing medical internship and in-service training model for general practice were systematically adopted as tools for retaining physicians.
LOCAL SETTING: In Finnmark - Norway's northernmost and most sparsely-populated county - medical practice is challenging, especially at the primary care level.
In 1997, a 38% shortage of general practitioners (30 positions) threatened primary care safety.
RELEVANT CHANGES: Almost twice as many medical interns as expected now take their first fully licensed job in the north of Norway.
The post-training retention of primary care physicians after 5 years currently stands at 65%.
LESSONS LEARNT: Postgraduate medical training can be conducted in remote areas in a manner that ensures professional development, counteracts professional isolation, and allows trainees and their families to grow roots in rural communities.
Rural practice satisfies modern principles of adult learning (problem-based and attached to real-life situations) and offers excellent training conditions. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer un module simple de prise en charge du risque cardiovasculaire permettant d'estimer et de prendre en charge le risque cardiovasculaire en utilisant l'hypertension comme point d'entrée dans les établissements de soins de santé primaires des pays à faibles ressources.
MÉTHODES: Deux régions géographiquement distantes ont été choisies dans deux pays (Chine et Nigéria) et 10 paires d'établissements de soins de santé primaires ont été sélectionnés au hasard dans chaque région et appariés.
Les régions ont ensuite été réparties au hasard entre un groupe témoin qui recevait les soins habituels et un groupe d'intervention, auquel était appliqué le module de prise en charge du risque cardiovasculaire.
Chaque établissement a recruté successivement 60 patients hypertendus.
Sur les sites d'intervention, on a fourni au départ aux patients un enseignement sur les facteurs de risque et débuté au bout de 4 mois un traitement par l'hydrochlorothiazide chez ceux présentant un risque moyen d'accident cardiovasculaire, conformément à un algorithme de traitement standardisé.
La variation de la pression artérielle systolique du stade de départ à 12 mois a constitué la principale mesure de résultat.
RÉSULTATS: L'étude a porté sur 2397 patients présentant une hypertension au départ: 1191 dans 20 établissements mettant en oeuvre l'intervention et 1206 dans 20 établissements témoins.
Les pressions systolique et diastolique ont davantage diminué chez les patients bénéficiant de l'intervention que chez les patients témoins.
Cependant, à 12 mois, plus de la moitié des patients présentaient encore une hypertension non contrôlée (pression systolique > 140 mm Hg et/ou pression diastolique > 90 mm Hg).
Les facteurs de risque comportementaux s'étaient améliorés chez les patients bénéficiant de l'intervention au Nigéria, mais pas en Chine.
Seuls 2 % environ des patients hypertendus ont dû être orientés vers le niveau de soins supérieur.
CONCLUSION: Même dans les pays disposant de faibles ressources, il est possible d'évaluer et de prendre en charge efficacement les patients hypertendus dans les établissements de soins de santé primaires. | OBJECTIVE: To evaluate a simple cardiovascular risk management package for assessing and managing cardiovascular risk using hypertension as an entry point in primary care facilities in low-resource settings.
METHODS: Two geographically distant regions in two countries (China and Nigeria) were selected and 10 pairs of primary care facilities in each region were randomly selected and matched.
Regions were then randomly assigned to a control group, which received usual care, or to an intervention group, which applied the cardiovascular risk management package.
Each facility enrolled 60 consecutive patients with hypertension.
Intervention sites educated patients about risk factors at baseline and initiated treatment with hydrochlorothiazide at 4 months in patients at medium risk of a cardiovascular event, according to a standardized treatment algorithm.
Systolic blood pressure change from baseline to 12 months was the primary outcome measure.
FINDINGS: The study included 2397 patients with baseline hypertension: 1191 in 20 intervention facilities and 1206 in 20 control facilities.
Systolic and diastolic blood pressure decreased more in intervention patients than in controls.
However, at 12 months more than half of patients still had uncontrolled hypertension (systolic blood pressure > 140 mmHg and/or diastolic blood pressure > 90 mmHg).
Behavioural risk factors had improved among intervention patients in Nigeria but not in China.
Only about 2% of hypertensive patients required referral to the next level of care.
CONCLUSION: Even in low-resource settings, hypertensive patients can be effectively assessed and managed in primary care facilities. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer l'équité en termes d'évènements et d'interventions sanitaires faisant intervenir les services de santé maternelle et de l'enfant (MCH) en Thaïlande.
MÉTHODES: Des femmes en âge de procréer appartenant à 40 000 ménages représentatifs au plan national ont répondu à une enquête en grappes à indicateurs multiples sur la période 2005-2006.
Nous avons utilisé l'indice de concentration (IC) pour évaluer la distribution de neuf groupes d'indicateurs concernant les services MCH en fonction de l'indice de richesse des ménages.
Pour chaque indicateur, nous avons aussi effectué des comparaisons entre le quintile ou le décile le plus riche et le plus pauvre, entre origine urbaine et rurale et entre mères ou personnes s'occupant des enfants ayant reçu ou n'ayant pas reçu une éducation secondaire.
RÉSULTATS: C'étaient le déficit pondéral (IC: "0,2192 ; p < 0,01) et le retard de croissance (IC: "0,1767 ; p < 0,01) qui présentaient la distribution la moins équitable, avec une concentration disproportionnée chez les plus démunis ; venaient ensuite les grossesses à l'adolescence (IC: "0,1073 ; p < 0,01), la pneumonie infanto-juvénile (IC: "0,0896 ; p < 0,05) et la diarrhée (IC: "0,0531 ; p < 0,1).
La distribution des interventions des MCH était plutôt équitable, mais les femmes riches avaient une plus grande probabilité de bénéficier de soins prénatals et d'un accouchement assisté par du personnel médical qualifié ou dans un établissement de soins.
Les interventions les plus équitablement distribuées étaient la vaccination infantile et la planification familiale.
Dans leur ensemble, les événements sanitaires indésirables présentaient une plus forte prévalence chez les ruraux, même si l'écart rural-urbain était faible dans le cas des services MCH.
Lorsque la mère ou la personne s'occupant de l'enfant n'avait reçu aucune éducation formelle, tous les indicateurs d'événements étaient moins bons que dans le groupe disposant d'un plus haut niveau d'éducation.
CONCLUSION: En matière de couverture par les services MCH essentiels, un haut niveau d'équité est atteint dans l'ensemble de la Thaïlande.
Les événements sanitaires indésirables sont largement dus à des facteurs socioéconomiques et notamment aux différences dans le niveau d'éducation des mères ou des personnes s'occupant des enfants. | OBJECTIVE: To assess equity in health outcomes and interventions for maternal and child health (MCH) services in Thailand.
METHODS: Women of reproductive age in 40 000 nationally representative households responded to the Multiple Indicator Cluster Survey in 2005-2006.
We used a concentration index (CI) to assess distribution of nine MCH indicator groups across the household wealth index.
For each indicator we also compared the richest and poorest quintiles or deciles, urban and rural domiciles, and mothers or caregivers with or without secondary school education.
FINDINGS: Child underweight (CI: "0.2192; P < 0.01) and stunting (CI: "0.1767; P < 0.01) were least equitably distributed, being disproportionately concentrated among the poor; these were followed by teenage pregnancy (CI: "0.1073; P < 0.01), and child pneumonia (CI: "0.0896; P < 0.05) and diarrhoea (CI: "0.0531; P < 0.1).
Distribution of the MCH interventions was fairly equitable, but richer women were more likely to receive prenatal care and delivery by a skilled health worker or in a health facility.
The most equitably distributed interventions were child immunization and family planning.
All undesirable health outcomes were more prevalent among rural residents, although the urban-rural gap in MCH services was small.
Where mothers or caregivers had no formal education, all outcome indicators were worse than in the group with the highest level of education.
CONCLUSION: Equity of coverage in key MCH services is high throughout Thailand.
Inequitable health outcomes are largely due to socioeconomic factors, especially differences in the educational level of mothers or caregivers. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer la proportion d'adolescents parmi les enfants infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) au Zimbabwe recevant des soins et un soutien en rapport avec le VIH et ce que le personnel des dispensaires perçoit comme les principaux problèmes rencontrés par les enfants et les adolescents infectés par ce virus.
MÉTHODES: En juillet 2008, nous avons envoyé un questionnaire à l'ensemble des 131 établissements délivrant des soins liés au VIH au Zimbabwe.
Il était demandé dans ce questionnaire de classer par âge les enfants (0-19 ans) enregistrés pour recevoir des soins et d'indiquer les deux principaux problèmes se posant pour les plus jeunes (0-5 ans) et pour les adolescents (10-19 ans).
RÉSULTATS: A l'échelle du pays, 115 (88 %) établissements ont répondu.
Dans 98 établissements (75 %) ayant fourni des données complètes, 196 032 patients ont été enregistrés, dont 24 958 (13 %) enfants.
Parmi les enfants soignés contre le VIH/sida, 33 % étaient âgés de 0 à 4 ans, 25 % de 5 à 9 ans, 25 % de 10 à 14 ans et 17 % de 15 à 19 ans.
Le personnel a mis en lumière des différences entre les problèmes qui se posaient le plus fréquemment pour les jeunes enfants et pour les adolescents.
Pour les plus jeunes, ces problèmes concernaient la malnutrition et le manque de médicaments adaptés (cités par 46 et 40 % des dispensaires respectivement) ; pour les adolescents, il s'agissait plutôt de problèmes psychosociaux et d'une mauvaise observance du traitement (cités par 56 et 36 % des dispensaires respectivement).
CONCLUSION: Les interventions destinées à l'importante cohorte d'adolescents qui reçoit des soins liés au VIH au Zimbabwe doivent viser les difficultés psychosociales et les défauts d'observance du traitement rapportés par le personnel en tant que problèmes les plus préoccupants dans cette tranche d'âges. | OBJECTIVE: To establish the proportion of adolescents among children infected with human immunodeficiency virus (HIV) in Zimbabwe who receive HIV care and support, and what clinic staff perceives to be the main problems faced by HIV-infected children and adolescents.
METHODS: In July 2008, we sent a questionnaire to all 131 facilities providing HIV care in Zimbabwe.
In it we requested an age breakdown of the children (aged 0-19 years) registered for care and asked what were the two major problems faced by younger children (0-5 years) and adolescents (10-19 years).
FINDINGS: Nationally, 115 (88%) facilities responded.
In 98 (75%) that provided complete data, 196 032 patients were registered and 24 958 (13%) of them were children.
Of children under HIV care, 33% were aged 0-4 years; 25%, 5-9 years; 25%, 10-14 years; and 17%, 15-19 years.
Staff highlighted differences in the problems most commonly faced by younger children and adolescents.
For younger children, such problems were malnutrition and lack of appropriate drugs (cited by 46% and 40% of clinics, respectively); for adolescents they concerned psychosocial issues and poor drug adherence (cited by 56% and 36%, respectively).
CONCLUSION: Interventions for the large cohort of adolescents who are receiving HIV care in Zimbabwe need to target the psychosocial concerns and poor drug adherence reported by staff as being the main concerns in this age group. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Identifier les sujets de préoccupation pour les politiques de gestion des ressources humaines pour la santé (RHS) et les priorités de la recherche pour les acteurs clés des pays à revenu faible ou intermédiaire ; évaluer dans quelle mesure la recherche actuelle sur les ressources humaines pour la santé répond à ces préoccupations et à ces priorités ; et élaborer une liste de thèmes de recherche essentiels, requérant une attention immédiate pour faciliter le développement et la mise en œuvre de politiques, avec les priorités associées.
MÉTHODES: L'étude a compris des entretiens avec des informateurs clés (notamment des décideurs politiques et des chercheurs dans le domaine de la santé et des représentants des communautés et de la société civile), qui ont été réalisés dans 24 pays à revenu faible ou intermédiaire appartenant à quatre régions, une recherche bibliographique des revues de la littérature pertinentes effectuées à ce jour et l'évaluation des résultats des entretiens et de la recherche bibliographique dans le cadre d'un atelier consultatif plurinational, au cours duquel les thèmes de recherche ont
été classés par priorité.
RÉSULTATS: Vingt-et-un thèmes de recherche ont émergé des entretiens avec les informateurs clés, dont beaucoup n'avaient guère ou pas attiré l'attention d'après la littérature examinée.
Les thèmes classés comme les plus importants lors de l'atelier consultatif étaient : (i) dans quelle mesure les dispositions incitatives réussissent-elles à attirer et à retenir la main d'œuvre médicale qualifiée dans les zones mal desservies ?
(ii) quel est l'impact des pratiques doubles et des emplois multiples ? et (iii) Comment peut-on utiliser des mesures incitatives pour optimiser l'efficacité et la qualité des soins de santé ?
CONCLUSION: Il n'y avait pas de consensus clair sur le type de problème rencontré par les différents pays dans leur politique RHS et sur la nature des éléments nécessaires pour y faire faire face.
Une action coordonnée pour appuyer et mettre en œuvre la recherche sur les thèmes identifiés comme les plus fortement prioritaires pourrait avoir un impact majeur sur les politiques en faveur des ressources humaines pour la santé et, en fin de compte, sur la santé des plus démunis. | OBJECTIVE: To identify the human resources for health (HRH) policy concerns and research priorities of key stakeholders in low- and middle-income countries; to assess the extent to which existing HRH research addresses these concerns and priorities; and to develop a prioritized list of core research questions requiring immediate attention to facilitate policy development and implementation.
METHODS: The study involved interviews with key informants, including health policy-makers, researchers and community and civil society representatives, in 24 low- and middle-income countries in four regions, a literature search for relevant reviews of research completed to date, and the assessment of interview and literature search findings at a consultative multinational workshop, during which research questions were prioritized.
FINDINGS: Twenty-one research questions emerged from the key informant interviews, many of which had received little or no attention in the reviewed literature.
The questions ranked as most important at the consultative workshop were: (i) To what extent do incentives work in attracting and retaining qualified health workers in underserviced areas?
(ii) What is the impact of dual practice and multiple employment? and (iii) How can incentives be used to optimize efficiency and the quality of health care?
CONCLUSION: There was a clear consensus about the type of HRH policy problems faced by different countries and the nature of evidence needed to tackle them.
Coordinated action to support and implement research into the highest priority questions identified here could have a major impact on health worker policies and, ultimately, on the health of the poor. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Identifier les principales causes de mortalité et de mortalité prématurée dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, et dans ses sous-districts et comparer les niveaux de mortalité entre sous-districts.
MÉTHODES: Les données de mortalité de la ville du Cap pour la période 2001-2006 ont été analysées par âge, par cause du décès et par sexe.
Les codes affectés aux causes de décès ont été agrégés pour obtenir trois groupes de causes principaux : (i) les causes pré-transitionnelles (maladies transmissibles, causes maternelles, pathologies périnatales et carences nutritionnelles, par exemple), (ii) les maladies non transmissibles et (iii) les traumatismes.
La mortalité prématurée a été calculée en années de vue perdues (YLL).
Les estimations démographiques pour le district métropolitain du Cap ont été utilisées pour calculer les taux de mortalité par âge et pour 100 000 habitants, qui ont ensuite été standardisés selon l'âge et comparés entre sous-districts.
RÉSULTATS: Le schéma de la mortalité au Cap reflète la quadruple charge de morbidité dont on observe l'impact sur le profil national des causes de décès : le VIH/sida, les autres maladies infectieuses, les traumatismes et les maladies non transmissibles représentent au total une proportion conséquente des décès.
Le VIH/sida a remplacé les homicides comme cause principale de décès.
Le VIH/sida, les homicides, la tuberculose et les accidents de la route totalisent 44 % de la mortalité prématurée.
Khayelitsha, le plus pauvre des sous-districts, détient les plus hauts taux de mortalité pour l'ensemble des principaux groupes de causes.
CONCLUSION: La surveillance locale de la mortalité met en lumière la diversité des besoins de la population du Cap et fournit une quantité considérable de données pour étayer la planification et la mise en œuvre d'interventions ciblées.
Des interventions multisectorielles seront nécessaires pour réduire la charge de morbidité. | OBJECTIVE: To identify the leading causes of mortality and premature mortality in Cape Town, South Africa, and its subdistricts, and to compare levels of mortality between subdistricts.
METHODS: Cape Town mortality data for the period 2001-2006 were analysed by age, cause of death and sex.
Cause-of-death codes were aggregated into three main cause groups: (i) pre-transitional causes (e.g. communicable diseases, maternal causes, perinatal conditions and nutritional deficiencies), (ii) noncommunicable diseases and (iii) injuries.
Premature mortality was calculated in years of life lost (YLLs).
Population estimates for the Cape Town Metro district were used to calculate age-specific rates per 100 000 population, which were then age-standardized and compared across subdistricts.
FINDINGS: The pattern of mortality in Cape Town reflects the quadruple burden of disease observed in the national cause-of-death profile, with HIV/AIDS, other infectious diseases, injuries and noncommunicable diseases all accounting for a significant proportion of deaths.
HIV/AIDS has replaced homicide as the leading cause of death.
HIV/AIDS, homicide, tuberculosis and road traffic injuries accounted for 44% of all premature mortality.
Khayelitsha, the poorest subdistrict, had the highest levels of mortality for all main cause groups.
CONCLUSION: Local mortality surveillance highlights the differential needs of the population of Cape Town and provides a wealth of data to inform planning and implementation of targeted interventions.
Multisectoral interventions will be required to reduce the burden of disease. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
La Chine vit une épidémie de syphilis qui prend d'énormes proportions.
Les régions les plus lourdement touchées par cette maladie correspondent à celles où le VIH/sida, en tant que maladie sexuellement transmissible, constitue déjà une menace importante pour la santé publique.
En Chine, de nombreux individus à haut risque ne bénéficient pas d'un dépistage systématique de la syphilis.
Les raisons de cette opportunité manquée pour la santé publique tiennent à la fois à l'absence de demande de soins cliniques par de nombreux individus à haut risque et à la déconnection entre politique et pratique.
Le dépistage de la syphilis au niveau de nouveaux points de soins permet de dépister cette maladie dans des contextes moins classiques tels que des organisations communautaires ou des établissements sexuels.
L'article décrit les politiques actuellement appliquées par la Chine contre la syphilis, propose un cadre spatiotemporel (reposant sur le ciblage des moments et des endroits à haut risque) pour l'amélioration du dépistage et des pratiques de soins et met l'accent sur une politique de lutte contre cette maladie sortant du cadre des dispensaires. | China is experiencing a syphilis epidemic of enormous proportions.
The regions most heavily affected by syphilis correspond to regions where sexually transmitted HIV infection is also a major public health threat.
Many high-risk patients in China fail to receive routine syphilis screening.
This missed public health opportunity stems from both a failure of many high-risk individuals to seek clinical care and a disconnect between policy and practice.
New point-of-care syphilis testing enables screening in non-traditional settings such as community organizations or sex venues.
This paper describes the current Chinese syphilis policies, suggests a spatiotemporal framework (based on targeting high-risk times and places) to improve screening and care practices, and emphasizes a syphilis control policy extending beyond the clinical setting. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: Streptococcus suis est une cause courante de méningite bactérienne chez l'adulte au Viet Nam et potentiellement dans d'autres parties de l'Asie, même si cette infection invalidante a été largement négligée.
La prévention, le diagnostic et le traitement sont relativement classiques et abordables mais, début 2007, il n'existait, au Viet Nam, aucune directive nationale pour le diagnostic et la prévention de cette maladie, ainsi que pour la prise en charge des cas.
DÉMARCHE: Un dépistage amélioré des infections à S. suis a été mis en place en 2007 dans le cadre d'un programme de recherche auquel collaboraient l'Hôpital national pour les maladies tropicales, un hôpital national important entretenant des liens étroits avec le Ministère de la santé, et un groupe de recherche affilié à l'Université d'Oxford et basé au Viet Nam.
Les résultats ont été rapportés directement aux décideurs politiques au niveau du Ministère de la santé.
CONTEXTE LOCAL: Le Viet Nam est un pays à faible revenu, doté d'un système de santé qui a vécu des améliorations et un accroissement de son autonomie considérables.
Néanmoins, ce système reste relativement centralisé autour du Ministère de la santé.
MODIFICATIONS PERTINENTES: Suite à l'amélioration du dépistage et de la notification des cas de S. suis, le Ministère de la santé a publié des directives à l'intention de tous les hôpitaux du Viet Nam sur le diagnostic clinique et analytique, le traitement et la prévention des infections à S. suis.
Un service de santé publique pratiquant des diagnostics en laboratoire a été mis en place à l'Institut national d'hygiène et d'épidémiologie et des cours de formation ont été dispensés aux cliniciens et aux microbiologistes.
Les directives du Ministère de la santé sur la surveillance des maladies transmissibles et la lutte contre ces maladies ont été actualisées pour inclure une partie sur S. suis.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: Les recherches menées en collaboration peuvent étayer et influencer efficacement les réponses nationales si elles sont bien positionnées pour atteindre les décideurs politiques. | PROBLEM: Streptococcus suis is a common cause of adult bacterial meningitis in Viet Nam, and possibly other parts of Asia, yet this disabling infection has been largely neglected.
Prevention, diagnosis and treatment are relatively straightforward and affordable but, in early 2007, no national diagnostic, case management or prevention guidelines existed in Viet Nam.
APPROACH: Enhanced detection of S. suis infections was established in 2007 as part of a collaborative research programme between the National Hospital for Tropical Diseases, a key national hospital with very close links to the Ministry of Health, and a research group affiliated with Oxford University based in Viet Nam.
The results were reported directly to policy-makers at the Ministry of Health.
LOCAL SETTING: Viet Nam is a low-income country with a health-care system that has seen considerable improvements and increased autonomy.
However, parts of the system remain fairly centralized the Ministry of Health.
RELEVANT CHANGES: Following the improved detection and reporting of S. suis cases, the Ministry of Health issued guidance to all hospitals in Viet Nam on the clinical and laboratory diagnosis, treatment and prevention of S. suis.
A public health laboratory diagnostic service was established at the National Institute of Hygiene and Epidemiology and training courses were conducted for clinicians and microbiologists.
Ministry of Health guidance on surveillance and control of communicable diseases was updated to include a section on S. suis.
LESSONS LEARNT: Research collaborations can efficiently inform and influence national responses if they are well positioned to reach policy-makers. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Les épidémiologistes et les chercheurs en santé publique s'engagent très lentement dans la révolution que subit le partage des données et les agences chargées d'entretenir les bases de données mondiales sur la santé sont réticentes à ce partage.
Une fois certains investissements consentis dans les infrastructures, le recyclage et la combinaison des données peuvent donner accès à un maximum de connaissances pour un coût additionnel minimal.
En refusant le partage des données, les chercheurs ralentissent les progrès vers la réduction de la morbidité et de la mortalité et interdisent l'accès à l'information à un public tout juste bon à payer les impôts qui financent la plupart de leurs recherches.
Les apporteurs de fonds pour la recherche en santé publique commencent à appeler au changement et à développer des politiques de partage des données.
Cependant, ils n'ont pas encore trouvé de moyens adéquats pour aplanir les obstacles responsables de l'échec de ce partage.
Il s'agit notamment de structures professionnelles qui récompensent la publication d'une analyse, mais pas celle des données, et de flux de financement et d'évolutions de carrière qui continuent de sous-évaluer le travail essentiel de gestion des données.
Il convient aussi de sérier les problèmes pratiques: où et comment les données doivent-elles être stockées sur le long terme, qui exercera un contrôle sur les accès et qui paiera pour ces services ?
Les normes existantes pour les métadonnées doivent être étendues pour couvrir les données relatives à la santé.
Ces obstacles sont connus depuis un certain temps ; la plupart d'entre eux peuvent être surmontés dans le domaine de la santé publique tout comme ils l'ont été dans d'autres secteurs.
Néanmoins, aucune institution n'a pris la direction des opérations pour définir un plan de travail et répartir les tâches et la facture.
Dans cet article destiné à une table ronde, nous proposons des objectifs pour le partage des données et un plan de travail pour les atteindre et nous sollicitons des réponses pour aller au-delà de plans de partage des données bien intentionnés, mais largement utopistes. | Epidemiologists and public health researchers are moving very slowly in the data sharing revolution, and agencies that maintain global health databases are reluctant to share data too.
Once investments in infrastructure have been made, recycling and combining data provide access to maximum knowledge for minimal additional cost.
By refusing to share data, researchers are slowing progress towards reducing illness and death and are denying a public good to taxpayers who support most of the research.
Funders of public health research are beginning to call for change and developing data sharing policies.
However they are not yet adequately addressing the obstacles that underpin the failure to share data.
These include professional structures that reward publication of analysis but not of data, and funding streams and career paths that continue to undervalue critical data management work.
Practical issues need to be sorted out too: how and where should data be stored for the long term, who will control access, and who will pay for those services?
Existing metadata standards need to be extended to cope with health data.
These obstacles have been known for some time; most can be overcome in the field of public health just as they have been overcome in other fields.
However no institution has taken the lead in defining a work plan and carving up the tasks and the bill.
In this round table paper, we suggest goals for data sharing and a work plan for reaching them, and challenge respondents to move beyond well intentioned but largely aspirational data sharing plans. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Étudier la mortalité et le nombre de perdus de vue dans le cadre d'un programme conçu pour étendre le traitement antirétroviral (ART) des enfants infectés par le VIH en Côte d'Ivoire.
MÉTHODES: Entre 2004 et 2007, on a proposé gratuitement, dans 19 centres, à l'intention des enfants exposés au VIH, un dépistage sérologique de ce virus (un test d'amplification génique pour les moins de 18 mois) et un traitement ART. On a fait appel à un suivi informatisé pour déterminer : (i) le nombre d'infections à VIH confirmées, (ii) les pertes pour le programme (c'est-à-dire les morts et les perdus de vue) avant l'administration du traitement ART,
(iii) la mortalité et les taux de perte pour le programme au cours des 12 mois de traitement ART, et (iv) les déterminants de la mortalité et des pertes pour le programme.
RÉSULTATS: L'analyse a porté sur 3876 enfants encore jamais traités par des antirétroviraux.
Parmi les 1766 enfants atteints d'une infection à VIH-1 (dont 17 % de moins de 18 mois), 124 (7,0 %) sont décédés, 52 (2,9 %) ont quitté le programme, 354 (20 %) ont été perdus de vue avant la mise en route du traitement ART, 259 (15 %) ont continué de recevoir des soins sans prendre d'ARV et 977 (55 %) ont débuté un traitement ART (âge médian : 63 mois).
Le taux de mortalité global au cours du traitement était significativement plus élevé pendant les 3 premiers mois qu'au cours des mois 4 à 12, soit 32,8 et 6,9 décès pour 100 enfants-années de suivi, respectivement.
Les taux de perte pour le programme atteignaient approximativement le double des taux de mortalité et suivaient les mêmes tendances avec la durée du traitement.
Les facteurs prédictifs indépendants de la mortalité à 12 mois sous ART étaient : rapport poids/âge avant le traitement en z-score < -2, pourcentage de lymphocytes T CD4+ < 10, stade clinique du VIH/sida selon l'Organisation mondiale de la Santé 3 ou 4 et taux d'hémoglobine < 8 g/dl.
CONCLUSION: Le programme à grande échelle pour étendre le traitement ART pédiatrique en Côte d'Ivoire s'est révélé efficace.
Néanmoins, ce traitement était souvent administré trop tard.
La mortalité précoce et les pertes pour le programme avant et juste après la mise en route du traitement constituaient des problèmes majeurs. | OBJECTIVE: To investigate deaths and losses to follow-up in a programme designed to scale up antiretroviral therapy (ART) for HIV-infected children in Côte d'Ivoire.
METHODS: Between 2004 and 2007, HIV-exposed children at 19 centres were offered free HIV serum tests (polymerase chain reaction tests in those aged < 18 months) and ART.
Computerized monitoring was used to determine: (i) the number of confirmed HIV infections, (ii) losses to the programme (i.e. death or loss to follow-up) before ART, (iii) mortality and loss-to-programme rates during 12 months of ART, and (iv) determinants of mortality and losses to the programme.
FINDINGS: The analysis included 3876 ART-naïve children.
Of the 1766 with HIV-1 infections (17% aged < 18 months), 124 (7.0%) died, 52 (2.9%) left the programme, 354 (20%) were lost to follow-up before ART, 259 (15%) remained in care without ART, and 977 (55%) started ART (median age: 63 months).
The overall mortality rate during ART was significantly higher in the first 3 months than in months 4-12: 32.8 and 6.9 per 100 child-years of follow-up, respectively.
Loss-to-programme rates were roughly double mortality rates and followed the same trend with duration of ART.
Independent predictors of 12-month mortality on ART were pre-ART weight-for-age z-score < -2, percentage of CD4+ T lymphocytes < 10, World Health Organization HIV/AIDS clinical stage 3 or 4, and blood haemoglobin < 8 g/dl. CONCLUSION: The large-scale programme to scale up paediatric ART in Côte d'Ivoire was effective.
However, ART was often given too late, and early mortality and losses to programme before and just after ART initiation were major problems. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Examiner la relation entre soins anténatals, supplémentation en fer et en acide folique et vaccination par l'anatoxine tétanique pendant la grossesse d'une part et risque de décès néonatal précoce (intervenant entre 0 et 6 jours de vie) d'autre part, en Indonésie.
MÉTHODES: Nous avons analysé des données combinées sur la survie des nouveau-nés, issus d'une grossesse monofoetale dans les 5 ans précédant chacune des enquêtes démographiques et sanitaires menées en Indonésie en 1994, 1997 et 2002-2003.
Seul le dernier né des enfants de chaque mère avait été inclus dans l'étude.
Nous avons utilisé des modèles multivariés à risque proportionnel de Cox pour identifier les facteurs liés à la mortalité néonatale précoce.
RÉSULTATS: Parmi les 40 576 enfants pris en compte, 442 sont décédés avant l'âge de 7 jours.
Après ajustement, le risque de décès néonatal précoce apparaissait significativement réduit pour les enfants dont les mères avaient reçu une forme quelconque de soins anténatals (rapport de risques, RR : 0,48 ; intervalle de confiance à 95 % : 0,31-0,73), du fer et de l'acide folique en une quantité quelconque (RR : 0,53 ; IC à 95 % : 0,36-0,77) ou 2 injections et plus d'anatoxine tétanique (RR : 0,66 ; IC à 95 % : 0,48-0,92).
L'analyse de différentes combinaisons de ces mesures montre que c'est la supplémentation en fer et en acide folique qui fournit l'effet protecteur le plus important La mortalité néonatale précoce était encore significativement réduite chez les nourrissons dont les mères avaient reçu une telle supplémentation en l'absence d'autre forme de soins anténatals (RR : 0,10 ; IC à 95 % : 0,01-0,67) ou cette supplémentation et moins de 2 injections d'anatoxine tétanique (RR : 0,46 ; IC à 95 % : 0,29-0,73).
L'analyse réalisée à la suite a mis en évidence que 20 % des décès néonatals précoces survenant en Indonésie pourraient être attribués à l'absence de supplémentation en fer et en acide folique pendant la grossesse.
CONCLUSION: En Indonésie, l'apport d'une supplémentation en fer et en acide folique pendant la grossesse a réduit significativement le risque de décès néonatal précoce et pourrait en faire autant dans d'autres pays à revenu faible ou intermédiaire. | OBJECTIVE: To examine the relationship between antenatal care, iron and folic acid supplementation and tetanus toxoid vaccination during pregnancy in Indonesia and the risk of early neonatal death (death in days 0-6 of life).
METHODS: We analysed pooled data on neonatal survival in singleton infants born in the 5 years before each of the Indonesian demographic and health surveys of 1994, 1997 and 2002-2003.
Only the most recently born infant of each mother was included.
Multivariate Cox proportional hazards models were used to identify factors linked to early neonatal death.
FINDINGS: Of the 40 576 infants included, 442 experienced early neonatal death.
After adjustment, the risk of early neonatal death was significantly reduced for infants of mothers who received either any form of antenatal care (hazard ratio, HR: 0.48; 95% confidence interval, CI: 0.31-0.73), any quantity of iron and folic acid (HR: 0.53; 95% CI: 0.36-0.77) or > 2 tetanus toxoid injections (HR: 0.66; 95% CI: 0.48-0.92).
When we analysed different combinations of these measures, iron and folic acid supplementation provided the main protective effect: early neonatal deaths were still significantly reduced among infants whose mothers received iron and folic acid supplements but no other form of antenatal care (HR: 0.10; 95% CI: 0.01-0.67), or the supplements but < 2 tetanus toxoid injections (HR: 0.46; 95% CI: 0.29-0.73).
Subsequent analysis showed that 20% of early neonatal deaths in Indonesia could be attributed to a lack of iron and folic acid supplementation during pregnancy.
CONCLUSION: Iron and folic acid supplementation during pregnancy in Indonesia significantly reduced the risk of early neonatal death and could also do so in other low- and middle-income countries. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer dans quelle mesure les approches sous la direction des communautés appliquées dans la lutte contre l'onchocercose en Afrique pourraient efficacement intégrer d'autres interventions sanitaires qu'elles délivreraient ensemble.
MÉTHODES: Une étude expérimentale sur trois ans a été entreprise de 2005 à 2007 dans 35 districts sanitaires répartis dans sept sites de recherche au Cameroun, au Nigeria et en Ouganda.
Sur chaque site, nous avons sélectionné au hasard quatre districts d'étude et un district témoin.
Tous les districts disposaient de programmes établis de traitement par l'ivermectine et dans les districts d'étude, quatre interventions - supplémentation en vitamine A, utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, prise en charge à domicile du paludisme et traitement de courte durée sous surveillance directe pour les patients tuberculeux - ont été progressivement intégrées au processus d'intervention sous directives communautaires (CDI).
A la fin de chacune des trois années d'étude, nous avons réalisé des évaluations quantitatives de la couverture par les interventions et des coûts de délivrance, ainsi que des évaluations qualitatives du processus CDI.
RÉSULTATS: La couverture obtenue avec la stratégie CDI était significativement plus étendue que celle atteinte avec les autres stratégies de délivrance des interventions, et ceci pour l'ensemble des interventions à l'exception du traitement de courte durée sous surveillance directe.
La couverture par les interventions visant le paludisme avait plus que doublé.
Les coûts de délivrance des cinq interventions au niveau du district étaient plus bas dans les districts bénéficiant de la CDI, mais aucune différence de coût n'a été relevée au niveau de l'établissement de soins de première ligne.
L'évaluation du processus a fait apparaître que : (i) la nature participative des processus était importante ; (ii) des problèmes récurrents d'approvisionnement en matériel d'intervention constituaient un obstacle majeur à la mise en œuvre des interventions ; (iii) les communautés et leurs membres chargés de mettre en œuvre les interventions étaient profondément impliqués dans le processus CDI ; (iv) les membres des communautés chargés de cette mise en œuvre étaient davantage motivés par des incitations non matérielles que par des incitations financières externes.
CONCLUSION: La stratégie CDI, qui repose sur les principes de base des soins de santé primaire, représente un modèle efficace pour la délivrance intégrée d'interventions sanitaires appropriées au niveau communautaire, en Afrique. | OBJECTIVE: To determine the extent to which the community-directed approach used in onchocerciasis control in Africa could effectively and efficiently provide integrated delivery of other health interventions.
METHODS: A three-year experimental study was undertaken in 35 health districts from 2005 to 2007 in seven research sites in Cameroon, Nigeria and Uganda.
Four trial districts and one comparison district were randomly selected in each site.
All districts had established ivermectin treatment programmes, and in the trial districts four other established interventions - vitamin A supplementation, use of insecticide-treated nets, home management of malaria and short-course, directly-observed treatment for tuberculosis patients - were progressively incorporated into a community-directed intervention (CDI) process.
At the end of each of the three study years, we performed quantitative evaluations of intervention coverage and provider costs, as well as qualitative assessments of the CDI process.
FINDINGS: With the CDI strategy, significantly higher coverage was achieved than with other delivery approaches for all interventions except for short-course, directly-observed treatment.
The coverage of malaria interventions more than doubled.
The district-level costs of delivering all five interventions were lower in the CDI districts, but no cost difference was found at the first-line health facility level.
Process evaluation showed that: (i) participatory processes were important; (ii) recurrent problems with the supply of intervention materials were a major constraint to implementation; (iii) the communities and community implementers were deeply committed to the CDI process; (iv) community implementers were more motivated by intangible incentives than by external financial incentives.
CONCLUSION: The CDI strategy, which builds upon the core principles of primary health care, is an effective and efficient model for integrated delivery of appropriate health interventions at the community level in Africa. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Étudier la relation entre la prévalence de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et les facteurs structuraux sous-jacents de la pauvreté et de la richesse dans plusieurs pays africains.
MÉTHODES: Une comparaison écologique rétrospective et une analyse des tendances ont été réalisées à partir de l'examen des données d'enquêtes démographiques et sanitaires, d'enquêtes sur les indicateurs du syndrome d'immunodéficience acquise (sida) et d'enquêtes séro-comportementales nationales, menées dans 12 pays d'Afrique sub-saharienne ayant un revenu national estimé variable.
Les rapports d'enquêtes publiés étaient pris en compte dans l'analyse s'ils contenaient des données de dépistage du VIH et un classement par quintiles de richesse.
Les tendances de la relation entre la prévalence par sex du VIH et le quintile de richesse des ménages ont été déterminées par le test du χ2 et comparées entre les 12 pays et au sein d'un même pays (la République Unie de Tanzanie), à deux moments différents.
RÉSULTATS: La relation entre la prévalence de l'infection à VIH et le quintile de richesse des ménages ne suivait une tendance similaire dans tous les pays.
En particulier, les taux d'infection par le VIH dans les pays à haut revenu n'augmentaient pas avec le niveau de richesse.
Les données tanzaniennes montraient en outre que cette relation entre richesse et infection par le VIH pouvait évoluer au cours du temps dans un contexte donné, avec une baisse de la prévalence dans les groupes les plus aisés se produisant en même temps que l'augmentation de cette prévalence parmi les femmes pauvres.
CONCLUSION: La richesse, comme la pauvreté, peuvent conduire à des comportements potentiellement dangereux ou protecteurs.
Pour mettre au point des interventions mieux ciblées contre le VIH, la communauté concernée par le VIH/sida doit reconnaître les multiples façons dont les facteurs structuraux sous-jacents peuvent se manifester en tant que risques dans divers contextes et à différents moments.
Les risques spécifiques au contexte doivent être visés par des interventions de prévention du VIH adaptées aux facteurs locaux. | OBJECTIVE: To investigate the relationships between the prevalence of human immunodeficiency virus (HIV) infection and underlying structural factors of poverty and wealth in several African countries.
METHODS: A retrospective ecological comparison and trend analysis was conducted by reviewing data from demographic and health surveys, acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) indicator surveys and national sero-behavioural surveys in 12 sub-Saharan African countries with different estimated national incomes.
Published survey reports were included in the analysis if they contained HIV testing data and wealth quintile rankings.
Trends in the relation between gender-specific HIV prevalence and household wealth quintile were determined with the X2 test and compared across the 12 countries, and also within one country (the United Republic of Tanzania) at two points in time.
FINDINGS: The relationship between the prevalence of HIV infection and household wealth quintile did not show consistent trends in all countries.
In particular, rates of HIV infection in higher-income countries did not increase with wealth.
Tanzanian data further illustrate that the relationship between wealth and HIV infection can change over time in a given setting, with declining prevalence in wealthy groups occurring simultaneously with increasing prevalence in poorer women.
CONCLUSION: Both wealth and poverty can lead to potentially risky or protective behaviours.
To develop better-targeted HIV prevention interventions, the HIV community must recognize the multiple ways in which underlying structural factors can manifest themselves as risk in different settings and at different times.
Context-specific risks should be the targets of HIV prevention initiatives tailored to local factors. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer la disponibilité des services de santé essentiels dans le Nord du Liberia en 2008, cinq ans après la fin de la guerre civile.
MÉTHODES: Nous avons réalisé une enquête en population auprès des ménages dans le comté rural de Nimba et une enquête sur les établissements de soins dans le cadre des dispensaires et des hôpitaux les plus proches des villages étudiés.
Nous avons évalué l'accès aux établissements fournissant un certain nombre de services essentiels clés : traitement combiné à base d'artémisinine contre le paludisme, prise en charge intégrée des maladies de l'enfant, conseil et dépistage concernant le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), soins obstétricaux d'urgence de base et traitement des maladies mentales.
RÉSULTATS: Des données ont été obtenues pour 1405 individus (taux de réponse : 98 %), sélectionnés à l'aide d'une méthode de sondage à trois degrés, donnant un échantillon représentatif de la population, et pour 43 des 49 établissements de soins du comté de Nimba, sélectionnés pour leur proximité avec les villages étudiés.
En moyenne, les sujets interrogés avaient dû effectuer 136 minutes de déplacement pour se rendre dans un établissement de soins.
Tous les sujets interrogés ont pu obtenir un traitement antipaludique dans l'établissement le plus proche et 55,9 % ont pu bénéficier d'un dépistage du VIH.
En revanche, seuls 26,8 %, 14,5 % et 12,1 % d'entre eux respectivement ont pu accéder aux soins obstétricaux d'urgence, à la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant et aux services de santé mentale.
CONCLUSION: Malgré les progrès réalisés dans la prestation des services de santé de base, les habitants ruraux du Liberia ont encore un accès limité aux soins pouvant leur sauver la vie.
Les disparités dans la disponibilité des services pour la population s'expliquent par des raisons techniques et politiques.
Les services les plus disponibles (dépistage du VIH, traitement contre le paludisme) étaient les moins complexes à mettre en œuvre et correspondaient à des maladies favorisées par les donateurs bilatéraux et multilatéraux du secteur de la santé.
Des investissements systématiques dans le système de santé s'imposent pour que les services sanitaires répondent aux priorités actuelles et futures. | OBJECTIVE: To assess the availability of essential health services in northern Liberia in 2008, five years after the end of the civil war.
METHODS: We carried out a population-based household survey in rural Nimba county and a health facility survey in clinics and hospitals nearest to study villages.
We evaluated access to facilities that provide index essential services: artemisinin combination therapy for malaria, integrated management of childhood illness, human immunodeficiency virus (HIV) counselling and testing, basic emergency obstetric care and treatment of mental illness.
FINDINGS: Data were obtained from 1405 individuals (98% response rate) selected with a three-stage population-representative sampling method, and from 43 of Nimba county's 49 health facilities selected because of proximity to the study villages.
Respondents travelled an average of 136 minutes to reach a health facility.
All respondents could access malaria treatment at the nearest facility and 55.9% could access HIV testing.
Only 26.8%, 14.5%, and 12.1% could access emergency obstetric care, integrated management of child illness and mental health services, respectively.
CONCLUSION: Although there has been progress in providing basic services, rural Liberians still have limited access to life-saving health care.
The reasons for the disparities in the services available to the population are technical and political.
More frequently available services (HIV testing, malaria treatment) were less complex to implement and represented diseases favoured by bilateral and multilateral health sector donors.
Systematic investments in the health system are required to ensure that health services respond to current and future health priorities. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer et quantifier les bénéfices économiques attribuables aux améliorations en matière d'approvisionnement en eau et d'assainissement dans l'Inde rurale.
MÉTHODES: Nous avons combiné des données avant appariement sur les scores de propension et des données croisées pré-post mise en œuvre du programme concernant 9500 ménages vivant dans 242 villages de quatre districts géographiquement différents pour estimer les bénéfices économiques d'un programme d'approvisionnement en eau communautaire à grande échelle, impulsé par la demande et mené dans l'État du Maharastra en Inde.
Nous avons calculé les coûts d'adaptation et les coûts pour maladie en ajoutant transversalement plusieurs éléments ayant trait à l'adaptation et à la maladie, puis nous avons estimé les impacts causals en appliquant une approche de type différence en différence à l'échantillon pré-apparié.
Le principe pré-post nous a permis d'employer un estimateur de différence en différences pour mesurer l'”effet du traitement” en comparant les villages “traités” et témoins pendant les deux périodes.
Nous avons comparé les coûts moyens pour les ménages encourus sous forme de dépenses médicales à la charge des patients, de pertes de revenu, de dépenses de soins, de temps passé à collecter de l'eau, de temps consacré à l'assainissement et de dépenses de traitement de l'eau par filtration, ébullition, ajout de produits chimiques ou stockage.
RÉSULTATS: Trois ans après le lancement du programme, le nombre de ménages utilisant de l'eau canalisée et des latrines à fosse privées avait augmenté de 10 % en moyenne, mais les comportements liés à l'hygiène n'avaient pas évolué.
Les changements comportementaux observés laissent à penser qu'un ménage moyen participant à un programme communautaire pourrait économiser jusqu'à 7 dollars des États-Unis par mois (ou 5 % des dépenses mensuelles en argent liquide du ménage) sur les coûts d'adaptation, mais ne bénéficierait pas d'une réduction des coûts pour maladie.
Les ménages les plus pauvres et socialement marginalisés sont ceux qui ont le plus bénéficié du programme, conformément aux objectifs de celui-ci.
CONCLUSION: Compte tenu du regain d'intérêt pour les réalisations sur le plan de l'approvisionnement en eau, de l'assainissement et de l'hygiène, il est important d'évaluer les bénéfices économiques des interventions environnementales à l'aide d'une recherche causale pour comprendre la véritable valeur de ces interventions. | OBJECTIVE: To evaluate and quantify the economic benefits attributable to improvements in water supply and sanitation in rural India.
METHODS: We combined propensity-score “pre-matching” and rich pre-post panel data on 9500 households in 242 villages located in four geographically different districts to estimate the economic benefits of a large-scale community demand-driven water supply programme in Maharashtra, India.
We calculated coping costs and cost of illness by adding across several elements of coping and illness and then estimated causal impacts using a difference-in-difference strategy on the pre-matched sample.
The pre-post design allowed us to use a difference-in-difference estimator to measure “treatment effect” by comparing treatment and control villages during both periods.
We compared average household costs with respect to out-of-pocket medical expenses, patients' lost income, caregiving costs, time spent on collecting water, time spent on sanitation, and water treatment costs due to filtration, boiling, chemical use and storage.
FINDINGS: Three years after programme initiation, the number of households using piped water and private pit latrines had increased by 10% on average, but no changes in hygiene-related behaviour had occurred.
The behavioural changes observed suggest that the average household in a programme community could save as much as 7 United States dollars per month (or 5% of monthly household cash expenditures) in coping costs, but would not reduce illness costs.
Poorer, socially marginalized households benefited more, in alignment with programme objectives.
CONCLUSION: Given the renewed interest in water, sanitation and hygiene outcomes, evaluating the economic benefits of environmental interventions by means of causal research is important for understanding the true value of such interventions. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: L'évaluation de l'impact sanitaire (EIS) a été proposée comme mécanisme pouvant étayer la prise de décisions par les décideurs politiques.
Néanmoins, la méthodologie EIS est critiquée pour son manque de rigueur dans l'utilisation des éléments d'appréciation.
L'objectif de cette étude est de rédiger, de développer et de tester un guide pratique pour examiner les éléments d'appréciation disponibles dans le domaine public et destinés à être utilisés dans les EIS.
Le terme élément d'appréciation couvre toutes les évaluations scientifiques, qu'il s'agisse de travaux de recherche publiés dans des revues révisées par des pairs ou d'EIS antérieures.
MÉTHODES: La rédaction et le développement du guide ont nécessité d'importantes recherches bibliographiques, une étude qualitative avec les destinataires du guide, des consultations de grande ampleur avec les utilisateurs potentiels et autres parties prenantes, une étude pilote pour examiner le contenu, le format et l'utilité du guide et une revue par des pairs.
Enfin, le guide a fait l'objet d'un test pratique par des volontaires invités, qui l'ont utilisé pour jauger les évaluations existantes des éléments utilisées par les EIS.
RÉSULTATS: Le développement du guide a généré une très grande quantité de données sur ses possibilités d'application dans la pratique et sur la terminologie, les moyens de garantir la clarté du texte et les ressources supplémentaires nécessaires.
La version finale du guide fournit en termes simples des conseils pour l'examen des travaux de recherche quantitatifs et qualitatifs et convient aux personnes travaillant dans le domaine de la santé publique, mais manquant d'expérience dans l'évaluation des éléments d'appréciation.
Pendant la phase de test, le guide a permis aux utilisateurs de différencier les évaluations d'éléments d'appréciation satisfaisantes et non satisfaisantes.
Fin 2009, 1700 exemplaires imprimés et 2500 exemplaires téléchargés avaient été distribués.
CONCLUSION: S'il a pris beaucoup de temps, le recours à des consultations itératives et de grande ampleur, a été essentiel dans l'élaboration d'un guide simple, systématique et accessible pour l'examen des résultats de recherche à la disposition du public et devant servir à des EIS. | OBJECTIVE: Health impact assessment (HIA) has been proposed as one mechanism that can inform decision-making by public policy-makers.
However, HIA methodology has been criticized for a lack of rigour in its use of evidence.
The aim of this work was to formulate, develop and test a practical guide to reviewing publicly available evidence for use in HIA.
The term evidence includes all scientific assessments, whether research studies in peer-reviewed journals or previous HIAs.
METHODS: The formulation and development of the guide involved substantial background research, qualitative research with the target audience, substantial consultations with potential users and other stakeholders, a pilot study to explore content, format and usability, and peer review.
Finally, the guide was tested in practice by invited volunteers who used it to appraise existing HIA evidence reviews.
FINDINGS: During development, a wealth of data was generated on how the guide might be applied in practice, on terminology, on ensuring clarity of the text and on additional resources needed.
The final guide provides advice on reviewing quantitative and qualitative research in plain language and is suitable for those working in public health but who may not have experience in reviewing evidence.
During testing, it enabled users to discriminate between satisfactory and unsatisfactory evidence reviews.
By late 2009, 1700 printed and 2500 downloaded copies of the guide had been distributed.
CONCLUSION: Substantive and iterative consultation, though time-consuming, was pivotal to producing a simple, systematic and accessible guide to reviewing publicly available research evidence for use in HIA. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Le présent article décrit le développement d'un outil faisant appel à des concepts et à des méthodes relevant des droits de l'homme pour améliorer les lois, les réglementations et les politiques pertinentes en rapport avec la santé sexuelle et génésique.
Cet outil vise à faire prendre conscience et à améliorer la compréhension des obligations des Etats en matière de droits de l'homme.
Il comprend une méthode pour examiner de manière systématique la situation des groupes vulnérables, impliquer des secteurs autres que celui de la santé, promouvoir un processus véritable de participation de la société civile et mettre au point des recommandations en vue d'éliminer les obstacles réglementaires et politiques à la santé sexuelle et génésique, avec une affectation claire des responsabilités.
Un rôle moteur fort assumé par le Ministère de la santé avec l'appui de l'Organisation mondiale de la Santé ou d'autres partenaires internationaux ainsi que l'engagement sérieux de tous les participants à ce processus peuvent renforcer les liens entre droits de l'homme et santé sexuelle et génésique et contribuer à l'obtention, au plan national, du niveau de santé le plus élevé possible. | This paper describes the development of a tool that uses human rights concepts and methods to improve relevant laws, regulations and policies related to sexual and reproductive health.
This tool aims to improve awareness and understanding of States' human rights obligations.
It includes a method for systematically examining the status of vulnerable groups, involving non-health sectors, fostering a genuine process of civil society participation and developing recommendations to address regulatory and policy barriers to sexual and reproductive health with a clear assignment of responsibility.
Strong leadership from the ministry of health, with support from the World Health Organization or other international partners, and the serious engagement of all involved in this process can strengthen the links between human rights and sexual and reproductive health, and contribute to national achievement of the highest attainable standard of health. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÉMATIQUE: Les essais sur le terrain exigent des opérations de préparation des données de grande ampleur et une logistique complexe.
L'utilisation d'assistants numériques personnels (PDA ou organiseurs) peut court-circuiter nombre des étapes qu'impose traditionnellement un système de saisie des données sur support papier.
DÉMARCHE: Nous avons programmé, pensé et supervisé l'utilisation de PDA pour un dénombrement de grande ampleur dans le cadre d'une enquête et pour une campagne de vaccination de masse.
CONTEXTE LOCAL: Le projet a été mis en œuvre au Zanzibar, en République Unie de Tanzanie.
Zanzibar se compose de deux iles principales, Unguja et Pemba, dans lesquelles des flambées de choléra sont notifiées depuis les années 1970.
MODIFICATIONS PERTINENTES: Les PDA nous ont permis de numériser l'information au point initial de contact avec les personnes interrogées.
Une réponse immédiate du système en cas d'erreur a contribué à garantir la qualité et la fiabilité des données.
Les PDA ont fourni des synthèses rapides des données permettant de mettre en œuvre sans délai des activités de recherche faisant suite aux premières.
ENSEIGNEMENTS TIRÉS: La portabilité, l'enregistrement immédiat et la mise en relation des informations a permis de mieux structurer la collecte des données dans notre étude.
Les PDA pourraient être plus utiles que les systèmes à support papier pour la collecte des données sur le terrain, notamment dans les zones pauvres des pays en développement. | PROBLEM: Field trials require extensive data preparation and complex logistics.
The use of personal digital assistants (PDAs) can bypass many of the traditional steps that are necessary in a paper-based data entry system.
APPROACH: We programmed, designed and supervised the use of PDAs for a large survey enumeration and mass vaccination campaign.
LOCAL SETTING: The project was implemented in Zanzibar in the United Republic of Tanzania.
Zanzibar is composed of two main islands, Unguja and Pemba, where outbreaks of cholera have been reported since the 1970s.
RELEVANT CHANCES: PDAs allowed us to digitize information at the initial point of contact with the respondents.
Immediate response by the system in case of error helped ensure the quality and reliability of the data.
PDAs provided quick data summaries that allowed subsequent research activities to be implemented in a timely fashion.
LESSONS LEARNT: Portability, immediate recording and linking of information enhanced structure data collection in our study.
PDAs could be more useful than paper-based systems for data collection in the field, especially in impoverished settings in developing countries. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Observer le comportement des élèves dans les bus scolaires israéliens et identifier les dangers en vue d'améliorer la sécurité de ces bus.
MÉTHODES: Des données sur les élèves, les chauffeurs de bus et le comportement des accompagnateurs, ainsi que sur les dangers associés aux bus scolaires, à leurs zones d'embarquement et à leurs arrêts, ont été collectées dans le cadre d'une étude observationnelle menée sur les bus scolaires de communautés rurales israéliennes.
Le présent rapport porte principalement sur les observations du comportement des élèves pendant les trajets en bus.
Des rapports ultérieurs examineront les autres résultats.
Ces comportements ont été évalués par des tests du c2 et des modèles de régression logistique.
RÉSULTATS: Les observations ont été réalisées sur 362 trajets effectués par 125 bus à bord desquels 11 000 élèves ont voyagé pour rejoindre ou quitter leur école.
L'utilisation des ceintures de sécurité par les élèves était limitée : tous les élèves avaient leur ceinture attachée sur 23 % des trajets, tandis que sur 42 % d'entre eux, aucun élève n'avait bouclé sa ceinture.
L'usage de la ceinture était plus fréquent chez les élèves du primaire que chez les élèves plus âgés.
Les comportements des élèves tels que chahut, bruit, conflit avec d'autres élèves et station debout en dehors des arrêts, ont été observés.
Ces manifestations et d'autres comportement à risque étaient plus fréquents dans les bus de fin de journée (Odds ratio, OR : 3,2 ; intervalle de confiance à 95 %, IC : 2,1-5,3), sur les trajets comportant plus de 5 arrêts (OR : 4,1 ; IC à 95 % : 2,5-6,5) et sur ceux impliquant des élèves du primaire (OR : 1,8 ; IC à 95 % : 1,2-2,9).
CONCLUSION: En l'absence de mesure coercitive pour faire appliquer le port de la ceinture, l'existence d'une réglementation et la disponibilité de ceintures de sécurité sur les bus ne suffisent pas pour obtenir que tous les élèves soient attachés.
On ne peut attendre des chauffeurs de bus qu'ils puissent faire appliquer le port de la ceinture et s'opposer aux mauvais comportements des élèves, tout en conduisant sans risque.
Des stratégies innovantes pour améliorer le comportement des élèves dans les bus scolaires sont nécessaires si l'on veut renforcer la sécurité des passagers de ces bus. | OBJECTIVE: To observe pupil behaviour on school buses in Israel and identify hazards as a basis for improving school bus safety.
METHODS: Data on student, bus driver and chaperone behaviours and on hazards associated with school buses, bus loading zones and bus stops were collected during an observational study conducted on school buses in rural communities in Israel.
This report focuses on observations of student behaviour during school bus rides.
Future reports will discuss the other findings.
Student behaviours were assessed by means of c2 tests and logistic regression models.
FINDINGS: Observations were made on 362 rides on 125 buses on which 11 000 pupils travelled to and from school.
Seatbelt use among the pupils was limited: on 23% of the rides all pupils fastened seatbelts, while on 42% none did.
Seatbelt use was more frequent among primary school pupils than among older pupils.
Pupil behaviours, such as rowdiness, noisiness, conflicts between pupils and not remaining seated were observed.
These and other unsafe behaviours were more frequent on afternoon bus rides (odds ratio, OR: 3.2, 95% confidence interval, CI: 2.1-5.3), on routes with 5+ bus stops (OR: 4.1; 95% CI: 2.5-6.5) and on rides with primary school pupils (OR: 1.8; 95% CI: 1.2-2.9).
CONCLUSION: Without enforcement, government regulations and seatbelt availability on school buses are not enough to ensure seatbelt usage among pupils.
Bus drivers cannot be expected to enforce seatbelt use and deal with pupil misconduct while also driving safely.
Innovative strategies for improving pupil behaviour on school buses are needed to increase pupil safety. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Examiner l'historique des estimations sur la mortalité des nourrissons et des enfants de moins de 5 ans en Afghanistan, fournir des estimations pour les zones rurales à partir des données actuelles sur la population et débattre des problèmes méthodologiques qui portent préjudice à la qualité des données et entravent les estimations rétrospectives de la mortalité.
MÉTHODES: Des méthodes indirectes d'estimation ont été utilisées pour calculer la mortalité chez les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans à partir d'une enquête auprès de ménages conduite en 2006.
Les différences sexospécifiques relatives à la sous-déclaration des naissances et des décès ont été examinées et des analyses de sensibilité ont été réalisées pour évaluer l'effet de la sous-déclaration de la mortalité chez les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans.
RÉSULTATS: Pour 2004, les taux non corrigés de mortalité rurale pour les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans ont été estimés respectivement entre 129 et 191 morts pour 1 000 naissances en vie, avec quelques éléments indiquant une sous-déclaration des décès des enfants de sexe féminin.
Si l'on procède à un ajustement de la sous-déclaration (en assumant par ex. que 50 % des filles sous-déclarées sont décédées), les estimations de mortalité s'élèvent respectivement à 140 et 209.
CONCLUSION: Les estimations couramment utilisées pour la mortalité chez les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans en Afghanistan sont dépassées; elles ne reflètent pas les changements qui se sont produits lors des 15 dernières années ni les importants investissements récents pour le développement des services de santé, comme la mise en place de l'ensemble des services sanitaires de base.
Les aspects socioculturels de la mortalité et leurs effets sur la déclaration des naissances et des décès en Afghanistan nécessitent des investigations supplémentaires. | OBJECTIVE: To examine historical estimates of infant and under-five mortality in Afghanistan, provide estimates for rural areas from current population-based data, and discuss the methodological challenges that undermine data quality and hinder retrospective estimations of mortality.
METHODS: Indirect methods of estimation were used to calculate infant and under-five mortality from a household survey conducted in 2006.
Sex-specific differences in underreporting of births and deaths were examined and sensitivity analyses were conducted to assess the effect of underreporting on infant and under-five mortality.
FINDINGS: For 2004, rural unadjusted infant and under-five mortality rates were estimated to be 129 and 191 deaths per 1000 live births, respectively, with some evidence indicating underreporting of female deaths.
If adjustment for underreporting is made (i.e. by assuming 50% of the unreported girls are dead), mortality estimates go up to 140 and 209, respectively.
CONCLUSION: Commonly used estimates of infant and under-five mortality in Afghanistan are outdated; they do not reflect changes that have occurred in the past 15 years or recent intensive investments in health services development, such as the implementation of the Basic Package of Health Services.
The sociocultural aspects of mortality and their effect on the reporting of births and deaths in Afghanistan need to be investigated further. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Développer un outil simple pour évaluer la gravité de l'invalidité résultant de l'encéphalite japonaise et, en conséquence, la probabilité de dépendance de l'enfant.
MÉTHODES: Une nouvelle échelle d'évaluation basée sur un questionnaire de 15 questions a été développée après une analyse de la littérature, l'examen des outils d'évaluation actuels, une discussion avec les experts et une étude pilote.
L'échelle a été utilisée pour évaluer 100 enfants en Malaisie (56 patients atteints d'encéphalite japonaise, 2 patients atteints d'encéphalite d'étiologie inconnue et 42 contrôles) et 95 en Inde (36 patients atteints d'encéphalite, 41 patients atteints d'encéphalite d'étiologie inconnue et 18 contrôles).
La variabilité inter et intra-observateurs dans l'échelle d'évaluation a été déterminée et l'échelle a été comparée avec une évaluation clinique complète.
RÉSULTATS: Il a été observé une bonne correspondance inter-observateurs dans l'utilisation de la nouvelle échelle pour identifier la dépendance probable (K=0,942 pour les enfants malais; K=0,786 pour les enfants indiens), ainsi qu'une bonne correspondance intra-observateurs (K=1,000 et 0,902, respectivement).
De plus, la correspondance entre la nouvelle échelle et l'évaluation clinique a été bonne (K=0,906 et 0,762, respectivement).
La sensibilité et la spécificité de la nouvelle échelle d'évaluation de la probabilité de dépendance des enfants ont été de 100 % et de 98,4 % en Malaisie et de 100 % et de 93,8 % en Inde.
Les valeurs prédictives positives et négatives ont été de 84,2 % et de 100 % en Malaisie et de 65,6 % et de 100 % en Inde.
CONCLUSION: Le nouvel outil pour l'évaluation de l'invalidité des enfants après encéphalite japonaise a été simple à utiliser et les résultats présentent une bonne corrélation avec l'évaluation clinique. | OBJECTIVE: To develop a simple tool for assessing the severity of disability resulting from Japanese encephalitis and whether, as a result, a child is likely to be dependent.
METHODS: A new outcome score based on a 15-item questionnaire was developed after a literature review, examination of current assessment tools, discussion with experts and a pilot study.
The score was used to evaluate 100 children in Malaysia (56 Japanese encephalitis patients, 2 patients with encephalitis of unknown etiology and 42 controls) and 95 in India (36 Japanese encephalitis patients, 41 patients with encephalitis of unknown etiology and 18 controls).
Inter- and intra-observer variability in the outcome score was determined and the score was compared with full clinical assessment.
FINDINGS: There was good inter-observer agreement on using the new score to identify likely dependency (K = 0.942 for Malaysian children; K = 0.786 for Indian children) and good intra-observer agreement (K = 1.000 and 0.902, respectively).
In addition, agreement between the new score and clinical assessment was also good (K = 0.906 and 0.762, respectively).
The sensitivity and specificity of the new score for identifying children likely to be dependent were 100% and 98.4% in Malaysia and 100% and 93.8% in India.
Positive and negative predictive values were 84.2% and 100% in Malaysia and 65.6% and 100% in India.
CONCLUSION: The new tool for assessing disability in children after Japanese encephalitis was simple to use and scores correlated well with clinical assessment. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Décrire le passage à l'échelle supérieure d'un programme décentralisé de traitement du VIH délivré au travers du système de soins de santé primaires au KwaZulu-Natal rural, Afrique du Sud, et évaluer les tendances des caractéristiques de ligne de base et les résultats sur la population étudiée.
MÉTHODES: Le programme a commencé la distribution d'une thérapie antirétrovirale (TAR) en octobre 2004.
Les informations concernant l'ensemble des patients entamant un traitement TAR ont été recueillies dans une base de données informatisée et le suivi de leur état a été actualisé chaque mois.
Tous les patients adultes (> 16 ans) ayant commencé la TAR entre octobre 2004 et septembre 2008 ont été inclus et stratifiés en groupes de 6 mois.
Les caractéristiques cliniques et sociodémographiques ont été comparées entre les groupes.
Les taux de rétention sous traitement et de mortalité, ainsi que les nombres de perdus pour le suivi et les résultats virologiques ont été évalués 12 mois après le début de la TAR.
RÉSULTATS: Au total 5 719 patients ayant initié un traitement TAR ont été inclus (67,9 % de femmes).
Le nombre moyen de lymphocytes CD4+ à la ligne de base était de 116 cellules/μL (intervalle interquartile, IQR: 53-173).
Une augmentation de la proportion de femmes ayant entamé un traitement TAR alors qu'elles étaient enceintes a été notée, mais aucun changement n'a été observé dans le temps pour les autres caractéristiques à la ligne de base.
Le taux global de rétention sous traitement à 12 mois était de 84,0 % (intervalle de confiance à 95 %, IC: 82,6-85,3); 10,9 % sont décédés (IC à 95 %: 9,8-12,0); 3.7 % ont été perdus pour le suivi (IC à 95 %: 3,0-4,4).
La mortalité a été plus élevée durant les 3 premiers mois qui ont suivi le début de TAR : 30,1 décès pour 100 personnes-ans (IC à 95 %: 26,3-34,5).
À 12 mois, 23,0 % présentaient une charge virale détectable (> 25 copies/ml) (IC à 95 %: 19,5-25,5).
CONCLUSION: Les résultats n'ont pas été affectés par la rapide expansion de ce programme de traitement du VIH décentralisé.
Les taux relativement élevés de charge virale détectable mettent en évidence la nécessité de futurs efforts à mettre en place pour améliorer la qualité des services. | OBJECTIVE: To describe the scale-up of a decentralized HIV treatment programme delivered through the primary health care system in rural KwaZulu-Natal, South Africa, and to assess trends in baseline characteristics and outcomes in the study population.
METHODS: The programme started delivery of antiretroviral therapy (ART) in October 2004.
Information on all patients initiated on ART was captured in the programme database and follow-up status was updated monthly.
All adult patients (> 16 years) who initiated ART between October 2004 and September 2008 were included and stratified into 6-month groups.
Clinical and sociodemographic characteristics were compared between the groups.
Retention in care, mortality, loss to follow-up and virological outcomes were assessed at 12 months post-ART initiation.
FINDINGS: A total of 5719 adults initiated on ART were included (67.9% female).
Median baseline CD4+ lymphocyte count was 116 cells/μl (interquartile range, IQR: 53-173).
There was an increase in the proportion of women who initiated ART while pregnant but no change in other baseline characteristics over time.
Overall retention in care at 12 months was 84.0% (95% confidence interval, CI: 82.6-85.3); 10.9% died (95% CI: 9.8-12.0); 3.7% were lost to follow-up (95% CI: 3.0-4.4).
Mortality was highest in the first 3 months after ART initiation: 30.1 deaths per 100 person-years (95% CI: 26.3-34.5).
At 12 months 23.0% had a detectable viral load (> 25 copies/ml) (95% CI: 19.5-25.5).
CONCLUSION: Outcomes were not affected by rapid expansion of this decentralized HIV treatment programme.
The relatively high rates of detectable viral load highlight the need for further efforts to improve the quality of services. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Décrire le passage à l'échelle supérieure d'un programme décentralisé de traitement du VIH délivré au travers du système de soins de santé primaires au KwaZulu-Natal rural, Afrique du Sud, et évaluer les tendances des caractéristiques de ligne de base et les résultats sur la population étudiée.
MÉTHODES: Le programme a commencé la distribution d'une thérapie antirétrovirale (TAR) en octobre 2004.
Les informations concernant l'ensemble des patients entamant un traitement TAR ont été recueillies dans une base de données informatisée et le suivi de leur état a été actualisé chaque mois.
Tous les patients adultes (> 16 ans) ayant commencé la TAR entre octobre 2004 et septembre 2008 ont été inclus et stratifiés en groupes de 6 mois.
Les caractéristiques cliniques et sociodémographiques ont été comparées entre les groupes.
Les taux de rétention sous traitement et de mortalité, ainsi que les nombres de perdus pour le suivi et les résultats virologiques ont été évalués 12 mois après le début de la TAR.
RÉSULTATS: Au total 5 719 patients ayant initié un traitement TAR ont été inclus (67,9 % de femmes).
Le nombre moyen de lymphocytes CD4+ à la ligne de base était de 116 cellules/μL (intervalle interquartile, IQR: 53-173).
Une augmentation de la proportion de femmes ayant entamé un traitement TAR alors qu'elles étaient enceintes a été notée, mais aucun changement n'a été observé dans le temps pour les autres caractéristiques à la ligne de base.
Le taux global de rétention sous traitement à 12 mois était de 84,0 % (intervalle de confiance à 95 %, IC: 82,6-85,3); 10,9 % sont décédés (IC à 95 %: 9,8-12,0); 3.7 % ont été perdus pour le suivi (IC à 95 %: 3,0-4,4).
La mortalité a été plus élevée durant les 3 premiers mois qui ont suivi le début de TAR : 30,1 décès pour 100 personnes-ans (IC à 95 %: 26,3-34,5).
À 12 mois, 23,0 % présentaient une charge virale détectable (> 25 copies/ml) (IC à 95 %: 19,5-25,5).
CONCLUSION: Les résultats n'ont pas été affectés par la rapide expansion de ce programme de traitement du VIH décentralisé.
Les taux relativement élevés de charge virale détectable mettent en évidence la nécessité de futurs efforts à mettre en place pour améliorer la qualité des services. | OBJECTIVE: To evaluate mortality and morbidity among internally displaced persons (IDPs) who relocated in a demographic surveillance system (DSS) area in western Kenya following post-election violence.
METHODS: In 2007, 204 000 individuals lived in the DSS area, where field workers visit households every 4 months to record migrations, births and deaths.
We collected data on admissions among children < 5 years of age in the district hospital and developed special questionnaires to record information on IDPs.
Mortality, migration and hospitalization rates among IDPs and regular DSS residents were compared, and verbal autopsies were performed for deaths.
FINDINGS: Between December 2007 and May 2008, 16 428 IDPs migrated into the DSS, and over half of them stayed 6 months or longer.
In 2008, IDPs aged 15-49 years died at higher rates than regular residents of the DSS (relative risk, RR: 1.34; 95% confidence interval, CI: 1.004-1.80).
A greater percentage of deaths from human immunodeficiency virus (HIV) infection occurred among IDPs aged > 5 years (53%) than among regular DSS residents (25-29%) (P < 0.001).
Internally displaced children < 5 years of age did not die at higher rates than resident children but were hospitalized at higher rates (RR: 2.95; 95% CI: 2.44-3.58).
CONCLUSION: HIV-infected internally displaced adults in conflict-ridden parts of Africa are at increased risk of HIV-related death.
Relief efforts should extend to IDPs who have relocated outside IDP camps, particularly if afflicted with HIV infection or other chronic conditions. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer les effets des taxes alimentaires et des subventions sur l'alimentation, le poids corporel et la santé au travers d'une analyse systématique de la littérature.
MÉTHODES: Il a été procédé à une recherche de la littérature en langue anglaise et des ressources en ligne en matière d'études empiriques et de modélisation sur les effets des subventions monétaires ou des taxes prélevées sur des produits alimentaires spécifiques sur les habitudes de consommation, le poids corporel et les maladies chroniques.
Les études empiriques traitaient d'une taxe réelle, alors que les études de modélisation envisageaient les résultats d'une taxe ou d'une subvention hypothétique.
RÉSULTATS: Vingt-quatre études présentaient les critères l'inclusion.
Treize provenaient de littérature revue par des pairs et onze de publications en ligne.
Il a été dénombré 8 études empiriques et 16 études de modélisation.
Neuf études évaluaient uniquement l'impact des taxes à la consommation alimentaire, cinq, la consommation et le poids corporel, quatre, la consommation et les maladies et six, le seul poids corporel.
En général, les taxes et les subventions ont influé sur la consommation dans la direction désirée, les taxes majeures étant associées avec les changements les plus significatifs sur la consommation, le poids corporel et l'incidence de maladies.
Cependant, les études axées sur un produit alimentaire ou un nutriment unique peuvent avoir surestimé l'impact des taxes dans la mesure où elles ne prennent pas en considération le déplacement de la consommation vers d'autres aliments.
La qualité des éléments probants était généralement basse.
Les études ont pratiquement toutes été conduites dans des pays à revenu élevé.
CONCLUSION: Les taxes alimentaires et les subventions ont le potentiel de contribuer à des schémas de consommation sains au niveau de la population.
Cependant, les éléments probants dont nous disposons actuellement sont généralement de basse qualité et l'évaluation empirique des taxes existantes est une priorité de recherche, de même que la recherche liée à l'efficacité et à l'impact différentiel des taxes alimentaires dans les pays en développement. | OBJECTIVE: To assess the effect of food taxes and subsidies on diet, body weight and health through a systematic review of the literature.
METHODS: We searched the English-language published and grey literature for empirical and modelling studies on the effects of monetary subsidies or taxes levied on specific food products on consumption habits, body weight and chronic conditions.
Empirical studies were dealing with an actual tax, while modelling studies predicted outcomes based on a hypothetical tax or subsidy.
FINDINGS: Twenty-four studies met the inclusion criteria: 13 were from the peer-reviewed literature and 11 were published on line.
There were 8 empirical and 16 modelling studies.
Nine studies assessed the impact of taxes on food consumption only, 5 on consumption and body weight, 4 on consumption and disease and 6 on body weight only.
In general, taxes and subsidies influenced consumption in the desired direction, with larger taxes being associated with more significant changes in consumption, body weight and disease incidence.
However, studies that focused on a single target food or nutrient may have overestimated the impact of taxes by failing to take into account shifts in consumption to other foods.
The quality of the evidence was generally low.
Almost all studies were conducted in high-income countries.
CONCLUSION: Food taxes and subsidies have the potential to contribute to healthy consumption patterns at the population level.
However, current evidence is generally of low quality and the empirical evaluation of existing taxes is a research priority, along with research into the effectiveness and differential impact of food taxes in developing countries. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer les éléments probatoires d'un effet différentiel des interventions de prévention efficaces chez les sujets infectés et non infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans les pays en développement, et évaluer l'efficacité des interventions s'adressant de manière spécifique aux personnes vivant avec le VIH.
MÉTHODES: Nous avons conduit une révision systématique et une méta-analyse des articles scientifiques sur les interventions comportementales de prévention efficaces dans les pays en développement publiés entre janvier 1990 et décembre 2006.
Des méthodes standardisées de recherche et d'abstraction de données ont été utilisées.
La taille des effets globalisés a été calculée en utilisant des modèles à effets aléatoires.
RÉSULTATS: Dix-neuf études présentaient les critères d'inclusion.
D'après la méta-analyse, les interventions comportementales ont eu une plus forte incidence sur l'utilisation du préservatif chez les individus séropositifs (VIH+) (rapport de cotes, RC: 3,61 ; intervalle de confiance à 95 %, IC: 2,61-4,99) que chez les individus séronégatifs (RC: 1,32; IC à 95 %: 0,77-2,26).
Les interventions ciblant spécifiquement les individus VIH+ ont également montré un effet positif sur l'utilisation du préservatif (RC: 7,84; IC à 95 %: 2,82- 21,79), particulièrement élevé parmi les couples sérodifférents (RC: 67,38; IC à 95 %: 36,17-125,52).
Les interventions comprises dans cette analyse étaient limitées à la fois dans leur but (la plupart étaient des interventions de conseil et de dépistage du VIH) et dans leurs populations cibles (la plupart ont été réalisées auprès d'adultes hétérosexuels ou de couples sérodifférents).
CONCLUSION: Les preuves dont nous disposons actuellement suggèrent que les interventions ciblant les personnes vivant avec le VIH dans les pays en développement augmentent l'utilisation du préservatif, notamment chez les couples sérodifférents.
Des interventions de prévention positives complètes, ciblant des populations diverses et couvrant un éventail de modalités d'intervention, sont nécessaires pour maintenir les individus VIH+ en bonne santé physique et mentale, prévenir la transmission de l'infection à VIH et augmenter l'action et l'implication des personnes vivant avec le VIH. | OBJECTIVE: To assess the evidence for a differential effect of positive prevention interventions among individuals infected and not infected with human immunodeficiency virus (HIV) in developing countries, and to assess the effectiveness of interventions targeted specifically at people living with HIV.
METHODS: We conducted a systematic review and meta-analysis of papers on positive prevention behavioural interventions in developing countries published between January 1990 and December 2006.
Standardized methods of searching and data abstraction were used.
Pooled effect sizes were calculated using random effects models.
FINDINGS: Nineteen studies met the inclusion criteria.
In meta-analysis, behavioural interventions had a stronger impact on condom use among HIV-positive (HIV+) individuals (odds ratio, OR: 3.61; 95% confidence interval, CI: 2.61-4.99) than among HIV-negative individuals (OR: 1.32; 95% CI: 0.77-2.26).
Interventions specifically targeting HIV+ individuals also showed a positive effect on condom use (OR: 7.84; 95% CI: 2.82-21.79), which was particularly strong among HIV-serodiscordant couples (OR: 67.38; 95% CI: 36.17-125.52).
Interventions included in this review were limited both in scope (most were HIV counselling and testing interventions) and in target populations (most were conducted among heterosexual adults or HIV-serodiscordant couples).
CONCLUSION: Current evidence suggests that interventions targeting people living with HIV in developing countries increase condom use, especially among HIV-serodiscordant couples.
Comprehensive positive prevention interventions targeting diverse populations and covering a range of intervention modalities are needed to keep HIV+ individuals physically and mentally healthy, prevent transmission of HIV infection and increase the agency and involvement of people living with HIV. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer la validité de l'épreuve d'agitation pour la détection de dommages occasionnés par la congélation aux vaccins adsorbés aluminiques sensibles à la congélation.
MÉTHODES: Un essai croisé en double aveugle a été utilisé pour comparer l'interprétation de l'épreuve d'agitation conduite par des professionnels de la santé formés à cet effet avec celle obtenue par microscopie en contraste de phase en tant qu'«étalon-or».
Au total 475 flacons de 8 différents types de vaccins pré-qualifiés par l'OMS, sensibles à la congélation et provenant de 10 fabricants différents, ont été utilisés.
Les vaccins ont été conservés à 5 °C.
Un nombre choisi de flacons de chaque type a alors été exposé à une température comprise entre -25 °C et -2 °C pour des périodes de 24 heures.
RÉSULTATS: Il a été observé une totale concordance des résultats obtenus par les professionnels de la santé et ceux de la microscopie en contraste de phase dans l'identification des flacons endommagés par la congélation et des échantillons non congelés.
Les échantillons non congelés présentaient une structure à grains fins en microscopie à contraste de phase, alors que les échantillons endommagés par la congélation présentaient de gros agglomérats de précipités accumulés présentant des structures amorphes, cristallines, solides et en aiguille.
En ce qui concerne les échantillons non congelés, les particules mesuraient entre 1 μm (vaccins contre diphtérie-tétanos-coqueluche; Haemophilus influenzae type b; hépatite B; diphtérie-tétanos-coqueluche-hépatite B) et 20 μm (vaccins contre diphtérie et tétanos, simples ou combinés).
Les agrégats des échantillons endommagés par congélation mesuraient quant à eux jusqu'à 700 μm (diphtérie-tétanos-coqueluche) et 350 μm en moyenne.
CONCLUSION: Dans cette étude, l'épreuve d'agitation du vaccin a présenté une sensibilité de 100 %, une spécificité de 100 % et une valeur prédictive positive de 100 %, ce qui confirme sa validité pour la détection de dommages occasionnés par la congélation aux vaccins adsorbés aluminiques sensibles à la congélation. | OBJECTIVE: To determine the validity of the shake test for detecting freeze damage in aluminium-based, adsorbed, freeze-sensitive vaccines.
METHODS: A double-blind crossover design was used to compare the performance of the shake test conducted by trained health-care workers (HCWs) with that of phase contrast microscopy as a "gold standard".
A total of 475 vials of 8 different types of World Health Organization prequalified freeze-sensitive vaccines from 10 different manufacturers were used.
Vaccines were kept at 5 °C.
Selected numbers of vials from each type were then exposed to "25 °C and "2 °C for 24-hour periods.
FINDINGS: There was complete concordance between HCWs and phase-contrast microscopy in identifying freeze-damaged vials and non-frozen samples.
Non-frozen samples showed a fine-grain structure under phase contrast microscopy, but freeze-damaged samples showed large conglomerates of massed precipitates with amorphous, crystalline, solid and needle-like structures.
Particles in the non-frozen samples measured from 1 μm (vaccines against diphtheria-tetanus-pertussis; Haemophilus influenzae type b; hepatitis B; diphtheria-tetanus-pertussis-hepatitis B) to 20 μm (diphtheria and tetanus vaccines, alone or in combination).
By contrast, aggregates in the freeze-damaged samples measured up to 700 μm (diphtheria-tetanus-pertussis) and 350 μm on average.
CONCLUSION: The shake test had 100% sensitivity, 100% specificity and 100% positive predictive value in this study, which confirms its validity for detecting freeze damage to aluminium-based freeze-sensitive vaccines. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
L'unité de mesure « nombre de lits » est habituellement utilisée dans la planification hospitalière, mais elle ne rend pas compte des principaux aspects caractéristiques de la façon dont les services hospitaliers sont fournis.
Mettant à profit l'expérience de projets hospitaliers innovants en Europe, nous affirmons que la planification de la capacité hospitalière doit être basée non sur le nombre de lits, mais plutôt sur la capacité à fournir les services.
Nous proposons d'utiliser des approches basées sur la théorie de construction, telle la « pensée LEAN » qui met en évidence les avantages que différents processus ajoutent pour le client primaire, c.-à-d. le patient.
Nous soutenons qu'il est avantageux d'évaluer l'hôpital, non en fonction du nombre de lits ou de spécialités, mais plutôt au travers du parcours entrepris par les patients qui y sont traités, les services fournis respectivement par les professionnels de santé et les structures adaptées à ces services.
Les parcours de soins systématisés semblent offrir une voie prioritaire pour parvenir à ces buts.
Ils nécessitent toutefois d'être soutenus par une meilleure compréhension des flux de patients, de travail et de marchandises au sein de la structure hospitalière, des goulots d'étranglement qui surviennent et d'une traduction de ces connaissances en nouveaux outils de planification. | The metric of "bed numbers" is commonly used in hospital planning, but it fails to capture key aspects of how hospital services are delivered.
Drawing on a study of innovative hospital projects in Europe, we argue that hospital capacity planning should not be based on beds, but rather on the ability to deliver processes.
We propose using approaches that are based on manufacturing theory such as "lean thinking" that focuses on the value that different processes add for the primary customer, i.e. the patient.
We argue that it is beneficial to look at the hospital, not from the perspective of beds or specialties, but rather from the path taken by the patients who are treated in them, the respective processes delivered by health professionals and the facilities appropriate to those processes.
Systematized care pathways seem to offer one avenue for achieving these goals.
However, they need to be underpinned by a better understanding of the flows of patients, work and goods within a hospital, the bottlenecks that occur, and translation of this understanding into new capacity planning tools. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: La dengue est une maladie à déclaration obligatoire au Cambodge depuis 1980.
La surveillance virologique a commencé en 2000 et une surveillance sentinelle a été établie dans six hôpitaux en 2001.
Actuellement, la surveillance nationale comprend un recueil passif et actif des données et la déclaration des enfants de 0-15 ans hospitalisés.
Le présent rapport résume les données de surveillance recueillies depuis 1980.
MÉTHODES: Les données brutes de 1980-2001 sont présentées, alors que les données de 2002-2008 sont utilisées pour décrire des tendances de la maladie et l'effet des interventions au niveau du contrôle du vecteur.
Les tendances sur l'incidence de la dengue ont été analysées par la méthode des moindres carrés généralisés (Prais-Winsten) pour séries chronologiques.
RÉSULTATS: Pendant les années 1980-2001, les épidémies se sont produites en cycles de 3-4 ans, les cycles devenant moins évidents par la suite.
Pour les données de 2002-2008, l'analyse de régression linéaire n'a détecté aucune tendance significative de l'incidence annuelle déclarée de la dengue ajustée selon l'âge (fourchette d'incidence: 0,7-3,0 par 1 000 habitants).
L'incidence a décliné dans 2,7% des 185 districts étudiés, elle a été inchangée dans 86,2% et elle a augmenté dans 9,6%.
L'incidence spécifique de l'âge a été plus élevée chez les nourrissons de < 1 an et les enfants de 4-6 ans.
L'incidence a été plus élevée pendant la saison des pluies.
Les sérotypes des quatre virus de la dengue (DENV) ont circulé en permanence.
Toutefois, le sérotype prédominant a alterné entre DENV-3 et DENV-2 depuis 2000.
Bien qu'un larvicide ait été distribué dans 94 districts depuis 2002, l'analyse de régression logistique n'a montré aucune association entre l'intervention et l'incidence de la dengue.
CONCLUSION: Le fardeau de la dengue est resté élevé parmi les jeunes enfants au Cambodge, ce qui reflète une transmission intense.
Le programme national de contrôle du vecteur apparaît comme ayant peu d'impact sur l'incidence de la maladie. | OBJECTIVE: Dengue has been reportable in Cambodia since 1980.
Virological surveillance began in 2000 and sentinel surveillance was established at six hospitals in 2001.
Currently, national surveillance comprises passive and active data collection and reporting on hospitalized children aged 0-15 years.
This report summarizes surveillance data collected since 1980.
METHODS: Crude data for 1980-2001 are presented, while data from 2002-2008 are used to describe disease trends and the effect of vector control interventions.
Trends in dengue incidence were analysed using the Prais-Winsten generalized linear regression model for time series.
FINDINGS: During 1980-2001, epidemics occurred in cycles of 3-4 years, with the cycles subsequently becoming less prominent.
For 2002-2008 data, linear regression analysis detected no significant trend in the annual reported age-adjusted incidence of dengue (incidence range: 0.7-3.0 per 1000 population).
The incidence declined in 2.7% of the 185 districts studied, was unchanged in 86.2% and increased in 9.6%.
The age-specific incidence was highest in infants aged <1 year and children aged 4-6 years.
The incidence was higher during rainy seasons.
All four dengue virus (DENV) serotypes were permanently in circulation, though the predominant serotype has alternated between DENV-3 and DENV-2 since 2000.
Although larvicide has been distributed in 94 districts since 2002, logistic regression analysis showed no association between the intervention and dengue incidence.
CONCLUSION: The dengue burden remained high among young children in Cambodia, which reflects intense transmission.
The national vector control programme appeared to have little impact on disease incidence. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECT: if Determiner si les visites a domicile pour soins neonataux par des professionnels communautaires de la sante peuvent reduire la mortalite infantile et neo-natale et la mortinatalite dans des situations ou les ressources sont limitees.
MÉTHODES: Nous avons effectue un examen systematique jusqu'a 2008 d'essais controles comparant plusieurs ensembles d'intervention, l'un d'entre eux comprenant les visites a domicile pour soins neonataux par des professionnels communautaires de la sante.
Nous avons execute une meta-analyse pour calculer le risque amalgame des resultats.
RÉSULTATS: Cinq essais, tous en Asie du Sud, repondaient aux criteres d'inclusion.
Les ensembles d'intervention comportaient des visites prenatales a domicile (tous les essais), des visites a domicile pendant la periode neonatale (tous les essais), des traitements pour maladies a domicile (3 essais) et des efforts de mobilisation communautaire (4 essais).
La meta-analyse a montre un risque reduit de mort neonatale (risque relatif (RR): 0,62; intervalle de confiance (IC) a 95%: 0,44-0,87) et d'enfants mort-nes (RR: 0,76; IC 95%: 0,65-0,89), et une amelioration significative des indicateurs de pratique prenatale et neonatale ( 1 bilan de sante prenatal, 2 doses d'anatoxine tetanique maternelle, soins de nettoyage du cordon ombilical, allaitement precoce et bain differe).
Seul un essai a rapporte des morts infantiles (RR: 0,41; 0,30-0,57).
Les analyses de sous-groupes ont suggere un plus grand avantage de survie lorsque la couverture de visite a domicile etait > 50% (P < 0,001) et lorsque des interventions preventives et curatives (antibiotiques injectables) etaient realisees (P = 0,088).
CONCLUSION: Les visites a domicile pour soins prenataux et neonataux, avec activites de mobilisation communautaire, sont associees a une mortalite neonatale et une mortinatalite reduites dans les regions d'Asie du Sud ou la mortalite neo-natale est elevee et ou l'acces a des soins en milieu medical est limite. | OBJECTIVE: To determine whether home visits for neonatal care by community health workers can reduce infant and neonatal deaths and stillbirths in resource-limited settings.
METHODS: We conducted a systematic review up to 2008 of controlled trials comparing various intervention packages, one of them being home visits for neonatal care by community health workers.
We performed meta-analysis to calculate the pooled risk of outcomes.
FINDINGS: Five trials, all from southAsia, satisfied the inclusion criteria.
The intervention packages included in them comprised antenatal home visits (all trials), home visits during the neonatal period (all trials), home-based treatment for illness (3 trials) and community mobilization efforts (4 trials).
Meta-analysis showed a reduced risk of neonatal death (relative risk, RR: 0.62; 95% confidence interval, CI: 0.440.87) and stillbirth (RR: 0.76; 95% CI: 0.65-0.89), and a significant improvement in antenatal and neonatal practice indicators (1 antenatal check-up, 2 doses of maternal tetanus toxoid, clean umbilical cord care, early breastfeeding and delayed bathing).
Only one trial recorded infant deaths (RR: 0.41; 0.30-0.57).
Subgroup analyses suggested a greater survival benefit when home visit coverage was > 50% (P < 0.001) and when both preventive and curative interventions (injectable antibiotics) were conducted (P= 0.088).
CONCLUSION: Home visits for antenatal and neonatal care, together with community mobilization activities, are associated with reduced neonatal mortality and stillbirths in southern Asian settings with high neonatal mortality and poor access to facility-based health care. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Définir des modèles de mortalité dans un quartier urbain pauvre de Kolkata en Inde, dans le contexte d'un projet choléra et fièvre typhoïde.
MÉTHODES: Au sein d'une population bien définie, surveillée pendant 18 mois, nous avons suivi une cohorte dynamique de 63788 résidents dont les foyers ont été visités chaque mois par des professionnels communautaires de la santé pour identifier les décès.
Des médecins compétents ont réalisé des autopsies verbales et des professeurs experts ont référencé la cause primaire du décès à partir de la Classification internationale des maladies, 10e édition.
Nous avons mis en tableau les causes de décès conformément aux catégories du «Global Burden of Disease 2000» et nous avons évalué les taux de mortalité généraux et pour cause spécifique par tranche d'âge et par sexe.
RÉSULTATS: Au cours des 87921 personnes-années de suivi, nous avons enregistré 544 décès.
Cela donne un taux de mortalité total de 6,2 par 1 000 personnes-années.
Nous avons attribué une cause à 89% (482/544) des décès.
Les principales causes de décès, par ordre décroissant, étaient des maladies cardio-vasculaires (surtout parmi les adultes âgés de 40 ans et plus), des cancers, des maladies respiratoires et des troubles digestifs.
La plupart des décès chez les enfants de moins de 5 ans ont été causés par la tuberculose, des infections respiratoires et des maladies diarrhéiques.
CONCLUSION: Alors que les causes de décès les plus communes chez les enfants étaient d'origine infectieuse, les maladies non transmissibles ont été prédominantes chez les adultes.
Des interventions en continu sont nécessaires contre les maladies infectieuses, conjointement à des stratégies nouvelles et innovatrices pour combattre les conditions non infectieuses. | OBJECTIVE: To define mortality patterns in an urban slum in Kolkata, India, in the context of a cholera and typhoid fever project.
METHODS: In a well-defined population that was under surveillance for 18 months, we followed a dynamic cohort of 63788 residents whose households were visited monthly by community health workers to identify deaths.
Trained physicians performed verbal autopsies and experienced senior physicians assigned the primary cause of death according to the International classification of diseases, 10th edition.
We tabulated causes of death in accordance with Global Burden of Disease 2000 categories and assessed overall and cause-specific mortality rates per age group and gender.
FINDINGS: During 87921 person-years of follow-up, we recorded 544 deaths.
This gave an overall mortality rate of 6.2 per 1000 person-years.
We assigned a cause to 89% (482/544) of the deaths.
The leading causes of death, in descending order, were cardiovascular diseases (especially among adults aged over 40 years), cancer, respiratory ailments and digestive disorders.
Most deaths in children under 5 years of age were caused by tuberculosis, respiratory infections and diarrhoeal diseases.
CONCLUSION: Although the most common causes of death in children were infectious, non-communicable diseases were predominant among adults.
There is a need for continuing interventions against infectious diseases in addition to new and innovative strategies to combat non-infectious conditions. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Estimer les taux de réalisation du test de lymphocytes CD4+ (test de CD4) dans les 12 semaines qui suivent un test positif au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans une grande clinique VIH/SIDA d'Afrique du Sud, et identifier des variables cliniques et démographiques explicatives de cette réalisation.
MÉTHODES: Dans notre étude, le test de CD4 est considéré comme achevé lorsqu'un patient retire les résultats de l'analyse.
Afin de déterminer le taux de réalisation du test de CD4, nous avons examiné les dossiers cliniques de l'ensemble des patients ayant eu un test positif au VIH entre janvier 2008 et février 2009.
Nous avons identifié des variables explicatives de la réalisation par une régression logistique multivariable.
RÉSULTATS: Sur 416 patients testés positifs au VIH, 84,6% ont commencé un test de CD4 au cours de la période d'étude.
Parmi ces patients, 54,3% ont été immédiatement éligibles pour une thérapie antirétrovirale (TARV) du fait d'une numération CD4 < 200 cellules/µl, mais seulement 51,3% des patients dans cette catégorie ont achevé un test CD4 dans les 12 semaines qui ont suivi le test VIH.
Parmi ceux non immédiatement éligibles au TARV (CD4 > 200 cellules/µl), 14,9% seulement ont achevé un test de CD4 dans les 12 semaines.
Globalement, parmi les patients VIH+ ayant commencé un test de CD4, 65% ne l'ont pas achevé dans les 12 semaines qui ont suivi le diagnostic.
Plus la numération cellulaire CD4 de base a été élevée, moins les chances d'achever un test de CD4 dans les 12 semaines ont été importantes.
CONCLUSION: Les pertes de patients entre le test VIH, la numération cellulaire CD4 de base et le début des soins et du TARV sont élevées.
En conséquence, beaucoup de patients reçoivent le TARV trop tard.
Des systèmes de renseignements sur la santé mettant en relation les programmes de test avec les programmes de soins et de traitement sont nécessaires. | OBJECTIVE: To estimate rates of completion of CD4+ lymphocyte testing (CD4 testing) within 12 weeks of testing positive for human immunodeficiency virus (HIV) at a large HIV/AIDS clinic in South Africa, and to identify clinical and demographic predictors for completion.
METHODS: In our study, CD4 testing was considered complete once a patient had retrieved the test results.
To determine the rate of CD4 testing completion, we reviewed the records of all clinic patients who tested positive for HIV between January 2008 and February 2009.
We identified predictors for completion through multivariate logistic regression.
FINDINGS: Of the 416 patients who tested positive for HIV, 84.6% initiated CD4 testing within the study timeframe.
Of these patients, 54.3% were immediately eligible for antiretroviral therapy (ART) because of a CD4 cell count < 200/µl, but only 51.3% of the patients in this category completed CD4 testing within 12 weeks of HIV testing.
Among those not immediately eligible for ART (CD4 cells >200/µl), only 14.9% completed CD4 testing within 12 weeks.
Overall, of HIV+ patients who initiated CD4 testing, 65% did not complete it within 12 weeks of diagnosis.
The higher the baseline CD4 cell count, the lower the odds of completing CD4 testing within 12 weeks.
CONCLUSION: Patient losses between HIV testing, baseline CD4 cell count and the start of care and ART are high.
As a result, many patients receive ART too late.
Health information systems that link testing programmes with care and treatment programmes are needed. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer l'incidence de perte de suivi dans un programme de traitement pour les personnes vivant avec l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) au Kenya, et investiguer comment la perte de suivi est influencée par le sexe.
MÉTHODES: Entre novembre 2001 et novembre 2007, 50275 individus séropositifs d'âge > 14 ans (69% de sexe féminin; âge médian: 36,2 ans) ont participé à l'étude.
Le suivi a été perdu lorsque les individus ont été absents de la clinique de traitement du VIH pendant 3 mois lorsqu'ils étaient sous combinaison thérapeutique antirétrovirale (TARV), et pendant 6 mois dans le cas contraire.
L'incidence de perte du suivi a été calculée au moyen des méthodes Kaplan-Meier, et les facteurs associés à la perte du suivi ont été identifiés par la régression logistique et l'analyse multivariable par régression du modèle de Cox.
RÉSULTATS: Globalement, 8% des individus ne se sont jamais présentés à une visite de suivi, et 54% d'entre eux ont perdu le suivi.
L'incidence totale de perte du suivi était de 25,1 par 100 personnes-années.
Parmi les 92% qui ont assisté à une visite de suivi au moins, l'incidence de perte du suivi avant et après le début du TARV a été de 27,2 et 14,0 par 100 personnes-années, respectivement.
Parmi les facteurs de la ligne de base associés à la perte du suivi, ont été constatés le jeune âge, la longueur du temps de trajet pour se rendre à la clinique, la révélation de l'état VIH positif du patient, un nombre élevé de lymphocytes CD4+, un stade avancé de la maladie à VIH et la ruralité de la clinique.
Les hommes ont présenté un risque plus élevé en général et ce, avant et après le début du TARV.
CONCLUSION: Le risque de perte du suivi a été élevé, particulièrement avant le début du TARV.
Les hommes ont été plus enclins à perdre le suivi, même après ajustement pour base sociodémographique et caractéristiques cliniques.
Des interventions conçues séparément pour les hommes et les femmes pourraient améliorer la rétention. | OBJECTIVE: To determine the incidence of loss to follow-up in a treatment programme for people living with human immunodeficiency virus (HIV) infection in Kenya and to investigate how loss to follow-up is affected by gender.
METHODS: Between November 2001 and November 2007, 50275 HIV-positive individuals aged > 14 years (69% female; median age: 36.2 years) were enrolled in the study.
An individual was lost to follow-up when absent from the HIV treatment clinic for 3 months if on combination antiretroviral therapy (cART) or for 6 months if not.
The incidence of loss to follow-up was calculated using Kaplan-Meier methods and factors associated with loss to follow-up were identified by logistic and Cox multivariate regression analysis.
FINDINGS: Overall, 8% of individuals attended no follow-up visits, and 54% of them were lost to follow-up.
The overall incidence of loss to follow-up was 25.1 per 100 person-years.
Among the 92% who attended at least one follow-up visit, the incidence of loss to follow-up before and after starting cART was 27.2 and 14.0 per 100 person-years, respectively.
Baseline factors associated with loss to follow-up included younger age, a long travel time to the clinic, patient disclosure of positive HIV status, high CD4+ lymphocyte count, advanced-stage HIV disease, and rural clinic location.
Men were at an increased risk overall and before and after starting cART.
CONCLUSION: The risk of being lost to follow-up was high, particularly before starting cART.
Men were more likely to become lost to follow-up, even after adjusting for baseline sociodemographic and clinical characteristics.
Interventions designed for men and women separately could improve retention. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer le fardeau que représente la fièvre typhoïde au travers des tendances de morbidité et de mortalité, des espèces bactériennes et de la résistance antimicrobienne dans le Guangxi, une province subtropicale côtière du sud de la Chine présentant un fardeau anormalement important de fièvre typhoïde.
MÉTHODES: Les données de morbidité et de mortalité causées par la fièvre typhoïde entre 1994 et 2004 ont été obtenues auprès du Centre de contrôle et de prévention des maladies du Guangxi.
La surveillance en laboratoire et les enquêtes sur les résurgences ont été intégrées aux rapports des maladies infectieuses à déclaration obligatoire pour permettre d'estimer l'incidence spécifique d'espèces bactériennes de la fièvre typhoïde.
Afin de compenser les sous-déclarations, les données du sondage ont été recueillies auprès de trois préfectures caractéristiques des régions hyper, modérément et faiblement endémiques de la province du Guangxi.
RÉSULTATS: Dans la province du Guangxi, le taux d'incidence de la fièvre typhoïde a varié au cours de la période d'étude, avec un pic de 13,5 cas par 100 000 habitants en 1995 et un minimum de 6,5 en 2003.
La maladie est fréquemment survenue pendant les mois d'été et d'automne, et dans la tranche d'âge 10-49 ans.
L'incidence de la fièvre typhoïde a varié de région en région dans la province du Guangxi.
Pendant la période de 11 ans couverte par l'étude, 61 résurgences de fièvre typhoïde ont été rapportées, et l'agent causatif prédominant dans la province était Salmonella paratyphi A (SPA).
CONCLUSION: De futures études devraient fournir une meilleure compréhension de la raison de la variabilité épidémiologique de la fièvre typhoïde dans la province du Guangxi.
Étant donné l'apparition de résistance aux première et deuxième lignes de traitements antimicrobiens de la fièvre typhoïde, un vaccin bivalent contre SPA et S. typhi faciliterait le contrôle de la maladie. | OBJECTIVE: To determine the burden of enteric fever through trends in morbidity and mortality, bacterial species and antimicrobial resistance in Guangxi, a southern, subtropical, coastal province of China with a disproportionally large burden of enteric fever.
METHODS: Data on morbidity and mortality caused by enteric fever between 1994 and 2004 were extracted from the Guangxi Center for Disease Control and Prevention.
Laboratory-based surveillance and outbreak investigations were integrated with reports of notifiable infectious diseases to estimate the bacterial species-specific incidence of enteric fever.
To adjust for underreporting, survey data were collected from three prefectures that represent the hyper-, moderate- and low-endemic regions of Guangxi province.
FINDINGS: In Guangxi province, enteric fever incidence rate varied over the study period, with a peak of 13.5 cases per 100000 population in 1995 and a low of 6.5 in 2003.
The disease occurred most frequently during the summer and autumn months and in the group aged 10-49 years.
The incidence of enteric fever varied by region within Guangxi province.
During the 11-year period covered by the study, 61 outbreaks of enteric fever were reported, and Salmonella paratyphi A (SPA) became the predominant causative agent in the province.
CONCLUSION: Prospective studies may provide a better understanding of the reason for the shifting epidemiology of enteric fever in Guangxi province.
Given the emergence of resistance to first- and second-line antimicrobials for the treatment of enteric fever, a bivalent vaccine against both SPA and S. typhi would facilitate for disease control. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer la relation entre la prévalence de la carence en vitamine A chez les femmes enceintes et l'effet d'un apport complémentaire néo-natal en vitamine A sur la mortalité infantile.
MÉTHODES: Des études portant sur l'apport complémentaire néo-natal en vitamine A ont donné des résultats contradictoires quant à l'effet sur le risque de mortalité infantile, possiblement à cause de l'hétérogénéité entre les études.
Une des sources de cette hétérogénéité est la prévalence de la carence en vitamine A parmi les femmes enceintes ; ce que nous avons étudié au moyen de techniques de méta-régression sur des individus admissibles et d'essais randomisés par grappes.
Par une adaptation des techniques standards permettant de contrôler l'inclusion d'un essai randomisé par grappes, nous avons modélisé le logarithme du risque relatif de mort infantile en comparant l'apport complémentaire en vitamine A à la naissance à un traitement standard, en fonction linéaire de la prévalence de la carence de vitamine A chez les femmes enceintes.
RÉSULTATS: L'analyse de méta-régression a révélé une relation linéaire statistiquement significative entre la prévalence de la carence en vitamine A chez les femmes enceintes et l'efficacité observée d'un apport complémentaire en vitamine A à la naissance.
Dans les régions où 22% au moins des femmes enceintes manquent de vitamine A, les compléments en vitamine A donnés aux nouveau-nés ont un effet protecteur contre la mortalité infantile.
CONCLUSION: Une analyse de méta-régression est, par nature, une analyse d'observation et elle peut souffrir d'influences combinées.
Néanmoins, notre étude suggère que les apports complémentaires en vitamine A sont susceptibles de réduire la mortalité infantile dans les régions où la carence de ce micronutriment est commune.
Les programmes de complémentation néo-natale peuvent par conséquent se montrer plus bénéfiques dans les régions où la prévalence du manque de vitamine A chez les femmes enceintes est élevée. | OBJECTIVE: To assess the relationship between the prevalence of vitamin A deficiency among pregnant women and the effect of neonatal vitamin A supplementation on infant mortality.
METHODS: Studies of neonatal supplementation with vitamin A have yielded contradictory findings with regard to its effect on the risk of infant death, possibly owing to heterogeneity between studies.
One source of that heterogeneity is the prevalence of vitamin A deficiency among pregnant women, which we examined using meta-regression techniques on eligible individual and cluster-randomized trials.
Adapting standard techniques to control for the inclusion of a cluster-randomized trial, we modelled the logarithm of the relative risk of infant death comparing vitamin A supplementation at birth to a standard treatment, as a linear function of the prevalence of vitamin A deficiency in pregnant women.
FINDINGS: Meta-regression analysis revealed a statistically significant linear relationship between the prevalence of vitamin A deficiency in pregnant women and the observed effectiveness of vitamin A supplementation at birth.
In regions where at least 22% of pregnant women have vitamin A deficiency, giving neonates vitamin A supplements will have a protective effect against infant death.
CONCLUSION: A meta-regression analysis is observational in nature and may suffer from confounding bias.
Nevertheless, our study suggests that vitamin A supplementation can reduce infant mortality in regions where this micronutrient deficiency is common.
Thus, neonatal supplementation programmes may prove most beneficial in regions where the prevalence of vitamin A deficiency among pregnant women is high. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Le dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), avec option de refus, est incorporé à la procédure habituelle des soins médicaux pour tous les patients, à moins qu'ils ne s'y opposent.
L'éthique de cette approche du dépistage en Afrique subsaharienne est source de controverses.
On s'attend à ce que le dépistage du VIH avec option de refus améliore la survie en augmentant la détection des cas et donc le rattachement de plus de personnes infectées par le VIH à un traitement précoce; ceci à condition qu'il y ait un suivi efficace des patients et une durabilité du programme.
Au niveau de la population, ces avantages l'emporteront vraisemblablement sur les conséquences négatives potentielles des individus qui éprouvent un stigmate lié au VIH.
Ces justifications vont dans le sens de théories morales conséquentialistes pour lesquelles l'acceptabilité d'une action dépend de ses résultats.
D'autre part, les théories morales libérales veulent que l'autonomie des individus soit toujours protégée à moins qu'une autonomie restrictive ne soit nécessaire pour protéger le bien-être d'autrui.
Le consentement à l'option de refus pourrait restreindre l'autonomie et il est difficile de dire s'il pourrait bénéficier à d'autres personnes que celles testées.
Néanmoins, la doctrine du paternalisme libertaire propose qu'il soit justifiable et désirable d'utiliser des mécanismes discrets pour aider les individus à faire des choix qui optimisent leur propre bien-être.
Au cœur de cette idée se trouvent les arguments avancés par les personnes favorables au consentement de l'option de refus, que les individus ne font pas toujours les meilleurs choix pour leur propre bien-être, mais qu'ils peuvent être influencés à les faire par des biais qui ne compromettent pas leur liberté de choix.
Un autre argument important est que toutes les politiques exercent inévitablement une certaine influence de ce genre: le consentement à l'option de refus encourage le refus du test tout comme le consentement à l'option de refus encourage à l'accepter.
Sur base de ces arguments, l'option de refus du test peut être une politique efficace et moralement acceptable de réponse à l'épidémie du VIH en Afrique. | Opt-out testing for the human immunodeficiency virus (HIV) incorporates testing as a routine part of health care for all patients unless they refuse.
The ethics of this approach to testing in sub-Saharan Africa is a source of controversy.
Opt-out HIV testing is expected to improve survival by increasing case detection and thus linking more HIV-infected people to earlier treatment, provided there is effective patient follow-up and programme sustainability.
At the population level, these benefits will likely outweigh the potential negative consequences of individuals experiencing HIV-related stigma.
These justifications appeal to consequentialist moral theories that the acceptability of an action depends upon its outcomes.
On the other hand, liberal moral theories state that the autonomy of individuals should always be protected unless restricting autonomy is necessary to protect the welfare of others.
Opt-out consent may restrict autonomy and it is unclear whether it would benefit people other than those being tested.
Yet, the doctrine of libertarian paternalism proposes that it is justifiable and desirable to use unobtrusive mechanisms to help individuals make choices to maximize their own welfare.
Central to this idea are the premises featured by supporters of opt-out consent that individuals will not always make the best choices for their own welfare but they may be influenced to do so in ways that will not compromise their freedom of choice.
Also important is the premise that all policies inevitably exert some such influence: opt-in consent encourages test refusal just as opt-out consent encourages acceptance.
Based on these premises, opt-out testing may be an effective and ethically acceptable policy response to Africa's HIV epidemic. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÈME: Après le tsunami survenu en décembre 2004 dans l'océan Indien, l'Organisation Internationale pour les Migrations a construit des cliniques mobiles afin de dispenser des soins aux survivants hébergés dans des centres d'accueil temporaires dans la province d'Aceh, Indonésie.
Des ressources limitées, une supervision inadéquate, le roulement du personnel et le manque d'un système d'informations sanitaires ont rendu difficile la mise en place de soins de santé primaires de qualité.
APPROCHE: Un tableau de bord prospectif a été développé et implémenté en collaboration avec le personnel local des cliniques et les responsables sanitaires du district.
Les niveaux-objectifs de performance ont été identifiés.
Le personnel a collecté des données auprès des cliniques et des centres d'accueil afin de concevoir 30 mesures de performance simples.
Ces mesures ont fait l'objet d'un suivi périodique et de débats lors de réunions avec les parties prenantes dans un souci d'orientation du développement des interventions en matière de santé publique.
ENVIRONNEMENT LOCAL: Deux ans après le tsunami, 34 000 déplacés recevaient encore des soins prodigués par les cliniques mobiles installées temporairement dans deux districts de la province d'Aceh.
De mars à décembre 2007, le tableau de bord a été mis en place dans sept cliniques mobiles.
CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Les interventions stimulées et suivies par le tableau de bord ont montré des améliorations quantifiables en matière de médecine préventive, de santé infantile, de développement des capacités du personnel des cliniques et de disponibilité des médicaments essentiels.
En améliorant la communication, le tableau de bord a aussi conduit à des bénéfices qualitatifs.
LEÇONS TIRÉES: Le tableau de bord prospectif est un outil pratique qui vise à concentrer l'attention et les ressources afin de faciliter les aménagements dans les sites de réhabilitation après un désastre où les infrastructures d'information sanitaire sont pauvres.
Introduire un mécanisme pour une amélioration rapide a favorisé la communication entre les organisations non gouvernementales, les responsables sanitaires du district, le personnel des cliniques et les personnes déplacées. | PROBLEM: After the Indian Ocean tsunami in December 2004, the International Organization for Migration constructed temporary health clinics to provide medical services to survivors living in temporary accommodation centres throughout Aceh, Indonesia.
Limited resources, inadequate supervision, staff turnover and lack of a health information system made it challenging to provide quality primary health services.
APPROACH: A balanced scorecard was developed and implemented in collaboration with local health clinic staff and district health officials.
Performance targets were identified.
Staff collected data from clinics and accommodation centres to develop 30 simple performance measures.
These measures were monitored periodically and discussed at meetings with stakeholders to guide the development of health interventions.
LOCAL SETTING: Two years after the tsunami, 34 000 displaced persons continued to receive services from temporary health clinics in two districts of Aceh province.
From March to December 2007, the scorecard was implemented in seven temporary health clinics.
RELEVANT CHANGES: Interventions stimulated and tracked by the scorecard showed measurable improvements in preventive medicine, child health, capacity building of clinic staff and availability of essential drugs.
By enhancing communication, the scorecard also led to qualitative benefits.
LESSONS LEARNT: The balanced scorecard is a practical tool to focus attention and resources to facilitate improvement in disaster rehabilitation settings where health information infrastructure is poor.
Introducing a mechanism for rapid improvement fostered communication between nongovernmental organizations, district health officials, clinic health workers and displaced persons. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Mener la première évaluation rigoureuse de l'effet à long terme du Projet de Santé Rural Complet sur la mortalité infantile dans la région rurale de Maharashtra.
MÉTHODES: Les renseignements de base et l'historique complet des accouchements ont été recueillis en conduisant des sondages auprès des ménages et en interrogeant les femmes.
Des villages témoins semblables aux villages du projet en termes de population ont été sélectionnés au hasard dans une région fermée par deux ellipses centrées autour de la région du projet, mais sans la contenir.
Un nombre égal de villages et des nombres quasiment égaux de ménages et de femmes ont été échantillonnés au hasard dans les deux régions.
Les modèles de Cox à erreurs types solides ont été utilisés pour comparer le risque de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans dans les villages du projet et dans les villages témoins.
RÉSULTATS: Le risque de décès a diminué de 30% (intervalle de confiance de 95%, IC: 6% à 48%) après la période néo-natale dans les villages du projet comparés aux villages témoins après ajustement en matière de caste et de religion des sujets, mais aussi en matière de disponibilité de l'irrigation dans les villages.
Une augmentation de 3% du risque de décès a été enregistrée au cours de la période néo-natale, ce qui n'est pas significatif du point de vue statistique (IC 95%: 18% à 29%).
CONCLUSIONS: Nos méthodes fournissent des outils qui permettent d'évaluer les programmes de soins médicaux communautaires primaires qui existent depuis longtemps.
Nos conclusions s'ajoutent au débat croissant sur la durabilité à long terme des interventions communautaires conçues pour réduire la mortalité infantile. | OBJECTIVE: To conduct the first rigorous evaluation of the long-term effect of the Comprehensive Rural Health Project on childhood mortality in rural Maharashtra.
METHODS: Background information and full birth histories were collected by conducting household surveys and interviewing women.
Control villages resembling project villages in terms of population size were randomly selected from an area enclosed by two ellipses centred around, but not including, the project area.
An equal number of villages and approximately equal numbers of households and women were randomly sampled from both areas.
Cox models with robust standard errors were used to compare the hazard of death among children under 5 years of age in project and control villages.
FINDINGS: The hazard of death was reduced by 30% (95% confidence interval, CI: 6% to 48%) after the neonatal period in the project villages compared with control villages after adjustment for caste and religion of subjects and for availability of irrigation in the villages.
During the neonatal period there was an increase of 3% in the hazard of death, but it was not statistically significant (95% CI: -18% to 29%).
CONCLUSION: Our methods provide useful tools for evaluating long-running community-based primary health care programmes.
Our findings add to the growing debate on the long-term sustainability of community-based interventions designed to reduce child mortality. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Établir la prévalence de troubles mentaux périnataux communs, leurs déterminants et leur association à l'utilisation de soins de santé préventifs parmi les femmes d'une zone rurale et celles d'une province urbaine dans le Nord du Viet Nam.
MÉTHODES: Nous avons mené une étude transversale sur des groupes de femmes enceintes et des mères de nouveau-nés recrutées de façon systématique dans 10 communes choisies au hasard.
Ces femmes ont participé à des entretiens cliniques structurés, dirigés par des psychiatres ainsi qu'à des entretiens structurés distincts afin d'évaluer les facteurs sociodémographiques, leur santé reproductive, la relation intime avec leur partenaire, la violence familiale ainsi que le recours aux soins de santé préventifs et psychiatriques.
Les associations entre ces variables et les troubles mentaux périnataux ont été examinées au travers d'analyses univariées et d'une régression logistique à plusieurs variables.
RÉSULTATS: Parmi les femmes éligibles à cette étude (392), 364 d'entre elles (93%) ont été recrutées.
Parmi celles-ci, 29,9% (intervalle de confiance de 95%, IC: 25,20-34,70) ont été diagnostiquées comme présentant un trouble mental périnatal commun (TMPC).
La fréquence de ces troubles au cours de la grossesse et de la période du post-partum était identique.
Leur prévalence était plus élevée chez les femmes vivant dans les provinces rurales (rapport des cotes, RC: 2,17; IC 95%: 1,19-3,93); chez les femmes exposées à une violence intime par leur partenaire (RC: 2,11; IC 95%: 1,12-3,96); chez celles ayant peur d'autres membres de leur famille (RC: 3,36; IC 95%: 1,05-10,71) ou chez celles étant exposées à des difficultés fortuites (RC: 4,40; IC 95%: 2,44-7,93).
Un nombre inférieur de femmes atteintes de TMPC prenait des suppléments de fer par rapport aux femmes sans TMPC, mais les résultats n'étaient pas statistiquement significatifs (P = 0,05).
Aucune des femmes participant à l'étude n'avait reçu de soins de santé mentale par le passé.
CONCLUSION: La dépression et l'anxiété périnatales sont largement répandues chez les femmes du Nord du Viet Nam.
Ces troubles sont déterminés en grande partie par les facteurs sociaux, notamment la vie en milieu rural, la pauvreté et l'exposition à la violence familiale.
À l'heure actuelle, les besoins des femmes atteintes de troubles mentaux périnataux communs ne sont ni reconnus ni comblés, et leur participation aux soins de grossesse préventifs essentiels semble être compromise. | OBJECTIVE: To establish the prevalence of common perinatal mental disorders their determinants, and their association with preventive health care use among women in one rural and one urban province in northern Viet Nam.
METHODS: We conducted a cross-sectional survey of cohorts of pregnant women and mothers of infants recruited systematically in 10 randomly-selected communes.
The women participated in psychiatrist-administered structured clinical interviews and separate structured interviews to assess sociodemographic factors, reproductive health, the intimate partner relationship, family violence and the use of preventive and psychiatric health care.
Associations between these variables and perinatal mental disorders were explored through univariate analyses and multivariable logistic regression.
FINDINGS: Among women eligible for the study (392), 364 (93%) were recruited.
Of these, 29.9% (95% confidence interval, CI: 25.20-34.70) were diagnosed with a common perinatal mental disorder (CPMD).
The frequency of such disorders during pregnancy and in the postpartum period was the same.
Their prevalence was higher among women in rural provinces (odds ratio, OR: 2.17; 95% CI: 1.19-3.93); exposed to intimate partner violence (OR: 2.11; 95% CI: 1.12-3.96); fearful of other family members (OR: 3.36; 95% CI: 1.05-10.71) or exposed to coincidental life adversity (OR: 4.40; 95% CI: 2.44-7.93).
Fewer women with a CPMD used iron supplements than women without a CPMD, but the results were not statistically significant (P = 0.05).
None of the women studied had ever received mental health care.
CONCLUSION: Perinatal depression and anxiety are prevalent in women in northern Viet Nam.
These conditions are predominantly determined by social factors, including rural residence, poverty and exposure to family violence.
At present the needs of women with common perinatal mental disorders are unrecognized and not attended to and their participation in essential antenatal preventive care appears to be compromised. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer si les études de routine, telles que les Études démographiques et sanitaires (Demographic and Health Surveys, DHS), ont sous-estimé la mortalité infantile au Malawi.
MÉTHODES: Au Malawi, les taux et les causes de mortalité infantile ont été obtenus par un système de surveillance démographique (SSD) à enregistrement continu, sur une population de 32 000 habitants.
Après un recensement initial, les naissances et les décès étaient notifiés par les informateurs des villages, puis mis à jour chaque mois par les agents recenseurs.
La cause du décès était établie par autopsie verbale aussi souvent que possible.
L'effet probable de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) sur la mortalité infantile était également estimé à partir des données de surveillance provenant des cliniques prénatales.
Les taux de mortalité globale et par âge et étaient comparés avec ceux de la DHS du Malawi de l'année 2004.
RÉSULTATS: Entre août 2002 et février 2006, 38 617 personnes-années d'observation ont été enregistrées pour 20 388 enfants de moins de 15 ans.
On a compté 342 décès.
Les données du nouveau recensement, les visites de suivi à 12 mois et le rapport de la mortinatalité au décès néonatal indiquent que l'enregistrement des décès par le SSD était presque complet.
La mortalité infantile était de 52,7 pour 1 000 naissances vivantes, la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans était de 84,8 pour 1 000 et la mortalité chez les enfants de moins de 15 ans était de 99,1 pour 1 000.
Un cinquième des décès avant 15 ans était imputable à l'infection par le VIH.
Les taux de mortalité infantile estimés par le SSD étaient environ 30% inférieurs à ceux des estimations nationales, telles que déterminées par les études de routine.
CONCLUSION: Le fait que les taux de mortalité infantile basés sur le SSD étaient relativement faibles au sein de la population à l'étude est encourageant et suggère que les faibles taux de mortalité infantile estimés au niveau national sont une représentation juste de la baisse des taux. | OBJECTIVE: To determine whether routine surveys, such as the Demographic and Health Surveys (DHS), have underestimated child mortality in Malawi.
METHODS: Rates and causes of child mortality were obtained from a continuous-registration demographic surveillance system (DSS) in Malawi for a population of 32 000.
After initial census, births and deaths were reported by village informants and updated monthly by project enumerators.
Cause of death was established by verbal autopsy whenever possible.
The likely impact of human immunodeficiency virus (HIV) infection on child mortality was also estimated from antenatal clinic surveillance data.
Overall and age-specific mortality rates were compared with those from the 2004 Malawi DHS.
FINDINGS: Between August 2002 and February 2006, 38 617 person-years of observation were recorded for 20 388 children aged < 15 years.
There were 342 deaths.
Re-census data, follow-up visits at 12 months of age and the ratio of stillbirths to neonatal deaths suggested that death registration by the DSS was nearly complete.
Infant mortality was 52.7 per 1000 live births, under-5 mortality was 84.8 per 1000 and under-15 mortality was 99.1 per 1000.
One-fifth of deaths by age 15 were attributable to HIV infection.
Child mortality rates estimated with the DSS were approximately 30% lower than those from national estimates as determined by routine surveys.
CONCLUSION: The fact that child mortality rates based on the DSS were relatively low in the study population is encouraging and suggests that the low mortality rates estimated nationally are an accurate reflection of decreasing rates. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer si le fait de former le personnel soignant à la prescription de supplémentation en zinc aux nourrissons âgés de < 6 mois et atteints de diarrhée aiguë est efficace pour traiter la diarrhée et prévenir des infections aiguës des voies respiratoires inférieures (IAVRI), et si cela permet une réduction de l'utilisation des solutés de réhydratation orale (SRO).
MÉTHODES: Dans cette analyse rétrospective de sous-groupe de nourrissons âgés de < 6 mois, six groupes ont été répartis au hasard entre sites d'intervention et sites de contrôle.
Le personnel soignant a été formé pour administrer du zinc et des SRO aux enfants ayant une diarrhée aiguë sur les sites d'intervention, et uniquement des SRO aux enfants atteints de diarrhée aiguë sur les sites de contrôle.
Des enquêtes ont été effectuées à 3 et 6 mois pour évaluer les résultats.
Les différences entre sites d'intervention et sites de contrôle durant les épisodes diarrhéiques et d'IAVRI dans les 24 heures ou 14 jours précédant l'enquête, et durant les épisodes d'hospitalisations dans les 3 mois précédents ont été analysées par régression logistique.
RÉSULTATS: En comparaison avec les sites de contrôle, les sites d'intervention présentaient des taux de diarrhée aiguë inférieurs dans les 14 jours précédents, à 3 mois (risque relatif approché, RRA : 0,60 ; intervalle de confiance 95%, IC : 0,43-0,84) et à 6 mois (RRA : 0,72 ; IC 95% : 0,54-0,94) ; taux de diarrhée aiguë inférieurs dans les 24 heures précédentes, à 3 mois (0,66 ; IC 95% : 0,50-0,87) et des taux d'IAVRI inférieurs dans les 24 heures précédentes, à
6 mois (RRA : 0,59 ; IC 95% : 0,37-0,93) ; et des taux d'hospitalisation inférieurs, à 6 mois, toutes causes confondues (RRA : 0,40 ; IC 95% : 0,34-0,49), diarrhée (RRA : 0,34 ; 0,18-0,63) et fièvre et difficultés respiratoires ou pneumonie (RRA : 0,36 ; IC 95% : 0,24-0,55).
CONCLUSION: Le fait de former le personnel soignant à la prescription d'une supplémentation en zinc et à l'administration de zinc aux nourrissons âgés de < 6 mois peut réduire les diarrhées et les IAVRI.
Des études supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces conclusions, car ces données proviennent d'une analyse de sous-groupe. | OBJECTIVE: To determine if educating caregivers in providing zinc supplements to infants < 6 months old with acute diarrhoea is effective in treating diarrhoea and preventing acute lower respiratory infections (ALRIs), and whether it leads to a decrease in the use of oral rehydration salts (ORS).
METHODS: In this retrospective subgroup analysis of infants aged < 6 months, six clusters were randomly assigned to intervention or control sites.
Care providers were trained to give zinc and ORS to children with acute diarrhoea at intervention sites, and only ORS at control sites.
Surveys were conducted at 3 and 6 months to assess outcomes.
Differences between intervention and control sites in episodes of diarrhoea and ALRI in the preceding 24 hours or 14 days and of hospitalizations in the preceding 3 months were analysed by logistic regression.
FINDINGS: Compared with control sites, intervention sites had lower rates of acute diarrhoea in the preceding 14 days at 3 months (odds ratio, OR: 0.60; 95% confidence interval, CI: 0.43-0.84) and 6 months (OR: 0.72; 95% CI: 0.54-0.94); lower rates of acute diarrhoea in the preceding 24 hours at 3 months (0.66; 95% CI: 0.50-0.87) and of ALRI in the preceding 24 hours at 6 months (OR: 0.59; 95% CI: 0.37-0.93); and lower rates of
hospitalization at 6 months for all causes (OR: 0.40; 95% CI: 0.34-0.49), diarrhoea (OR: 0.34; 0.18-0.63) and pasli chalna or pneumonia (OR: 0.36; 95% CI: 0.24-0.55).
CONCLUSION: Educating caregivers in zinc supplementation and providing zinc to infants < 6 months old can reduce diarrhoea and ALRI.
More studies are needed to confirm these findings as these data are from a subgroup analysis. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: En vertu de l'Objectif 4 du Millénaire pour le développement, les pays doivent réduire la mortalité infantile de deux tiers entre 1990 et 2015.
Dans les pays enregistrant une épidémie généralisée du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), les statistiques standard basées sur l'historique de la fertilité peuvent présenter de manière inexacte le progrès en ce sens, de par la corrélation entre les décès des mères et les décès des nouveau-nés liés au syndrome d'immunodéficience acquise.
MÉTHODES: Pour évaluer d'un point de vue empirique cette erreur, les données de mortalité infantile et l'historique de la fertilité, y compris les naissances chez des mères décédées, ont été recueillis en réalisant des enquêtes de ménage prospectives dans l'Est Zimbabwe entre 1998 et 2005.
Un modèle mathématique a ensuite utilisé pour examiner les déterminants et la dynamique temporale de l'influence, d'abord au Zimbabwe, puis dans d'autres pays présentant des taux de mortalité et des profils épidémiques liés au VIH différents.
RÉSULTATS: D'après les données empiriques, les statistiques des enquêtes croisées standard ont sous-estimé la vraie mortalité chez les nourrissons et les enfants de moins de 5 ans, de 6,7% et de 9,8% respectivement.
Ces évaluations étaient en accord avec les résultats du modèle dans lequel l'influence variait en fonction de l'ampleur et du stade de l'épidémie de VIH et des taux de mortalité.
L'influence était plus importante sur une période plus longue avant l'enquête et à des stades ultérieurs de l'épidémie.
Cette influence peut considérablement déformer l'effet mesuré des interventions en vue de réduire la mortalité non liée au VIH et des programmes de prévention de la transmission mère-enfant, en particulier lorsque les tendances reposent sur les données d'une seule enquête.
CONCLUSION: La corrélation entre les décès de mères et de leurs enfants liés au VIH peut influencer les évaluations des enquêtes sur la mortalité des nouveau-nés.
Un modèle mathématique doté d'une interface conviviale est disponible pour corriger cette influence lors de la mesure des progrès vers l'Objectif 4 du Millénaire pour le développement dans les pays présentant une épidémie généralisée d'infection au VIH. | OBJECTIVE: Under Millennium Development Goal 4, countries are required to reduce child mortality by two-thirds between 1990 and 2015.
In countries with generalized epidemics of human immunodeficiency virus (HIV) infection, standard statistics based on fertility history may misrepresent progress towards this target owing to the correlation between deaths among mothers and early childhood deaths from acquired immunodeficiency syndrome.
METHODS: To empirically estimate this bias, child mortality data and fertility history, including births to deceased women, were collected through prospective household surveys in eastern Zimbabwe during 1998-2005.
A mathematical model was then used to investigate the determinants and temporal dynamics of the bias, first in Zimbabwe and then in other countries with different background mortality rates and HIV-related epidemic profiles.
FINDINGS: According to the empirical data, standard cross-sectional survey statistics underestimated true infant and under-5 mortality by 6.7% and 9.8%, respectively.
These estimates were in agreement with the output from the model, in which the bias varied according to the magnitude and stage of the epidemic of HIV infection and background mortality rates.
The bias was greater the longer the period elapsed before the survey and in later stages of the epidemic.
Bias could substantially distort the measured effect of interventions to reduce non-HIV-related mortality and of programmes to prevent mother-to-child transmission, especially when trends are based on data from a single survey.
CONCLUSION: The correlation between the HIV-related deaths of mothers and their children can bias survey estimates of early child mortality.
A mathematical model with a user-friendly interface is available to correct for this bias when measuring progress towards Millennium Development Goal 4 in countries with generalized epidemics of HIV infection. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: La Chine compte près de 350 millions de fumeurs, qui sont le plus souvent des hommes.
Utilisant les données des enquêtes du Service national de la Santé, menées en 1993, 1998 et 2003, nous avons (i) estimé les tendances de prévalence et d'arrêt du tabagisme en fonction des variables sociodémographiques et (ii) analysé les taux d'arrêt, les intentions d'arrêter, les raisons d'arrêter et les raisons de rechuter.
MÉTHODES: Les données ont été recueillies auprès d'environ 57 000 ménages et 200 000 individus par année d'enquête.
Les membres des ménages âgés de plus de plus de 15 ans ont été interrogés sur leurs habitudes de fumeurs, sur leurs intentions d'arrêter et sur leur attitude à l'égard du tabagisme.
Nous présentons des données descriptives stratifiées par âge, sexe, niveau de revenu et résidence rurale ou urbaine.
RÉSULTATS: En Chine, entre 1993 et 2003, le nombre de fumeurs chez les plus de 15 ans a chuté de 60 à 49% chez les hommes et de 5 à 3,2% chez les femmes.
Cette baisse est plus marquée dans les régions urbaines.
Toutefois, le tabagisme lourd (plus de 20 cigarettes par jour) a considérablement augmenté au total et a doublé chez les hommes.
L'âge moyen de la première cigarette a également diminué de près de 3 ans.
En 2003, 7,9% des fumeurs ont déclaré avoir l'intention d'arrêter et 6% de ceux ayant déclaré avoir fumé ont arrêté.
Parmi les anciens fumeurs, 40,6% d'entre eux stoppent pour cause de maladie, 26,9% pour prévenir une maladie et 10,9% pour des raisons financières.
CONCLUSION: La prévalence du tabagisme a diminué en Chine au cours de la période d'étude, sans doute à cause d'un effet combiné de l'arrêt de la cigarette, de la réduction de la consommation chez les femmes et d'une mortalité sélective chez les hommes de plus de 40 ans.
Cependant, le tabagisme lourd a quant à lui augmenté.
Les Chinois arrêtent ou décident rarement d'arrêter de fumer, à l'exception des plus âgés.
Des efforts en matière de contrôle du tabagisme sont nécessaires d'urgence, surtout dans les régions rurales. | OBJECTIVE: China has about 350 million smokers, more commonly men.
Using data from National Health Service Surveys conducted in 1993, 1998 and 2003, we (i) estimated trends in smoking prevalence and cessation according to sociodemographic variables and (ii) analysed cessation rates, quitting intentions, reasons for quitting and reasons for relapsing.
METHODS: Data were collected from approximately 57 000 households and 200 000 individuals in each survey year.
Household members > 15 years of age were interviewed about their smoking habits, quitting intentions and attitudes towards smoking.
We present descriptive data stratified by age, sex, income level and rural versus urban residence.
FINDINGS: In China, current smoking in those > 15 years old declined 60-49% in men and 5-3.2% in women over 1993-2003.
The decline was more marked in urban areas.
However, heavy smoking (> 20 cigarettes daily) increased substantially overall and doubled in men.
The average age of uptake also dropped by about 3 years.
In 2003, 7.9% of smokers reported intending to quit, and 6% of people who had ever smoked reported having quit.
Of former smokers, 40.6% quit because of illness, 26.9% to prevent disease and 10.9% for financial reasons.
CONCLUSION: Smoking prevalence declined in China over the study period, perhaps due to the combined effect of smoking cessation, reduced uptake in women and selective mortality among men over 40 years of age.
However, heavy smoking increased.
People in China rarely quit or intend to quit smoking, except at older ages.
Further tobacco control efforts are urgently needed, especially in rural areas. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Pouvoir faire appel à des professionnels de la santé correctement formés et motivés est la question majeure de la santé rurale.
Sans un accès local, il est peu probable que les membres des communautés rurales et isolées puissent atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Des études menées dans de nombreux pays ont montré que les trois facteurs les plus fortement associés à une implantation médicale en milieu rural sont: (i) des origines rurales; (ii) des expériences cliniques et pédagogiques positives dans des situations rurales intégrées au cycle des études médicales; et (iii) une formation ciblée sur la pratique rurale au niveau postdoctoral.
Cet article témoigne des initiatives politiques impliquant la formation des étudiants en médecine issus, vivant et destinés aux régions rurales et isolés.
Nous donnons des exemples d'écoles de médecine dans différentes régions du monde, qui utilisent une approche pédagogique contextuelle et fondée sur l'expérience clinique afin de former des professionnels de la santé qualifiés et motivés.
Nous démontrons la façon dont le contexte influence le projet et la mise en application des différents programmes d'éducation ruraux.
Les programmes couronnés de succès ont vaincu les obstacles majeurs, y compris les idées préconçues et les attitudes négatives, ainsi que les limitations de ressources humaines, physiques, pédagogiques et financières.
La formation de professionnels de la santé ruraux en milieu rural devrait nettement améliorer le recrutement et retenir les prestataires de soins de santé qualifiés dans les régions rurales mal desservies, entraînant un meilleur accès aux soins médicaux pour les communautés locales. | Access to well trained and motivated health workers is the major rural health issue.
Without local access, it is unlikely that people in rural and remote communities will be able to achieve the Millennium Development Goals.
Studies in many countries have shown that the three factors most strongly associated with entering rural practice are: (i) a rural background; (ii) positive clinical and educational experiences in rural settings as part of undergraduate medical education; and (iii) targeted training for rural practice at the postgraduate level.
This paper presents evidence for policy initiatives involving the training of medical students from, in and for rural and remote areas.
We give examples of medical schools in different regions of the world that are using an evidence-based and context-driven educational approach to producing skilled and motivated health workers.
We demonstrate how context influences the design and implementation of different rural education programmes.
Successful programmes have overcome major obstacles including negative assumptions and attitudes, and limitations of human, physical, educational and financial resources.
Training rural health workers in the rural setting is likely to result in greatly improved recruitment and retention of skilled health-care providers in rural underserved areas with consequent improvement in access to health care for the local communities. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÈME: Les blessures des suites d'un accident de la route sont une des causes majeures de décès et de handicap au Viet Nam.
En 2008, les données officielles ont fait état de 11 234 décès et de 7 771 blessures graves sur les routes, parmi lesquels on estime que 60% des victimes sont des motocyclistes et leurs passagers.
Reconnaissant ce problème, le Viet Nam a voté en 1995 une loi partielle sur le port du casque sur moto.
Cependant, et pour plusieurs raisons, la mise en pratique et l'application de cette loi sont limitées.
APPROCHE: Le 15 décembre 2007, la première loi complète et obligatoire sur le port du casque au Viet Nam est entrée en vigueur, concernant tous les motocyclistes et les passagers sur l'ensemble des routes du pays.
Les amendes sont dix fois plus sévères et des groupes de policiers ont été mobilisés pour la faire appliquer.
ENVIRONNEMENT LOCAL: La loi nationale du Viet Nam sur le port du casque a été développée et mise en pratique par le Comité national de la Sécurité routière (National Traffic Safety Committee).
CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Malgré certains obstacles à l'application antérieurs, l'augmentation de la présence policière en 2008 a permis de constater 680 000 infractions au non-port du casque.
Bien qu'e les changements en matière de port du casque n'aient pas été observés au niveau national, des améliorations significatives ont été notées dans certaines provinces au cours des six premiers mois suivant la mise en application de la loi.
À Da Nang, le port du casque est passé de 27 à 99%.
Au cours des trois premiers mois suivant l'introduction de la loi, les données de surveillance de 20 hôpitaux urbains et ruraux ont noté une diminution de 16% du risque de blessures à la tête suite à un accident de la route et une diminution de 18% du nombre de décès.
LEÇONS TIRÉES: Les dirigeants politiques, une éducation du public à la fois avancée et intensive, ainsi qu'une application rigoureuse ont participé au succès de la mise en pratique de la nouvelle loi.
Grâce au contrôle continu de la législation, les lacunes préjudiciables à l'efficacité de la loi ont été identifiées et corrigées. | PROBLEM: Road traffic injuries are a leading cause of death and disability in Viet Nam.
In 2008, official data reported 11 243 deaths and 7771 serious injuries on the roads, of which an estimated 60% of fatalities occur in motorcycle riders and passengers.
In recognition of this problem, Viet Nam has had partial motorcycle helmet legislation since 1995.
However, for a variety of reasons, implementation and enforcement have been limited.
APPROACH: On 15 December 2007, Viet Nam's first comprehensive mandatory helmet law came into effect, covering all riders and passengers on all roads nationwide.
Penalties increased ten-fold and cohorts of police were mobilized for enforcement.
LOCAL SETTING: The Viet Nam national helmet legislation was developed and implemented by the National Traffic Safety Committee.
RELEVANT CHANGES: Despite past barriers to enforcement, increased policing in 2008 led to 680 000 infringements being issued for non-helmet wearing.
While changes in helmet wearing were not nationally observed, significant increases were documented in selected provinces in the first six months of the law's introduction.
In Da Nang, helmet wearing increased from 27 to 99%.
In the first three months after the law took effect, surveillance data from 20 urban and rural hospitals, found the risk of road traffic head injuries and deaths decreased by 16% and 18% respectively.
LESSONS LEARNT: Political leadership, intensive advanced public education and stringent enforcement have contributed to the successful implementation of the new law.
Through continual monitoring of the legislation, loopholes detrimental to the effectiveness of the law have been identified and addressed. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÈME: Malgré les efforts du gouvernement en matière de développement de l'accès aux services au niveau du district, il s'avère encore très difficile pour les personnes atteintes du VIH de bénéficier du traitement antirétroviral (TAR) en Zambie rurale.
Les appels soutenus pour le développement de services d'accès au TAR au niveau des centres de santé ruraux doivent faire face à une pénurie de ressources.
APPROCHE: L'équipe de direction médicale du district de Mumbwa a mis en place les services mobiles de TAR, en utilisant les ressources humaines et le soutien technique des hôpitaux du district, ainsi qu'un engagement communautaire dans quatre centres de santé ruraux au cours du premier trimestre de l'année 2007.
Cet article va traiter du succès des services mobiles de TAR dans le district rural de Mumbwa.
ENVIRONNEMENT LOCAL: Mumbwa est un district rural d'une superficie de 23 000 km2 et de 167 000 habitants.
Avant l'introduction des services mobiles, les services de TAR étaient uniquement accessibles à l'hôpital du district de Mumbwa (Mumbwa District Hospital).
CHANGEMENT SIGNIFICATIFS: Les services mobiles ont amélioré l'accessibilité au TAR, notamment pour les patients dans un meilleur état de santé, c'est-à-dire ceux qui peuvent encore travailler.
De plus, ces services mobiles pourraient réduire le nombre de cas «perdus au suivi».
Cela pourrait être la conséquence d'une participation plus importante de la communauté et d'un soutien amélioré de ces services aux patients ruraux.
LEÇONS TIRÉES: Ces services mobiles de TAR ont aidé à développer les services aux centres de santé ruraux où les ressources sont limitées, les rapprochant le plus possible de leurs patients. | PROBLEM: Despite the Government's effort to expand services to district level, it is still hard for people living with HIV to access antiretroviral treatment (ART) in rural Zambia.
Strong demands for expanding ART services at the rural health centre level face challenges of resource shortages.
APPROACH: The Mumbwa district health management team introduced mobile ART services using human resources and technical support from district hospitals, and community involvement at four rural health centres in the first quarter of 2007.
This paper discusses the uptake of the mobile ART services in rural Mumbwa.
LOCAL SETTING: Mumbwa is a rural district with an area of 23 000 km2 and a population of 167 000.
Before the introduction of mobile services, ART services were provided only at Mumbwa District Hospital.
RELEVANT CHANGES: The mobile services improved accessibility to ART, especially for clients in better functional status, i.e. still able to work.
In addition, these mobile services may reduce the number of cases "lost to follow-up".
This might be due to the closer involvement of the community and the better support offered by these services to rural clients.
LESSONS LEARNT: These mobile ART services helped expand services to rural health facilities where resources are limited, bringing them as close as possible to where clients live. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Développer un outil d'aide à la prise de décision pour aider les responsables politiques en Afrique subsaharienne à évaluer si un traitement préventif intermittent des nourrissons (IPTi) serait efficace pour contrôler la malaria.
MÉTHODES: Un algorithme pour prédire l'effet de l'IPTi a été développé au moyen de deux approches.
D'abord, des données d'étude sur les profils d'âge de cas cliniques de malaria causée par le Plasmodium falciparum, les admissions en hôpital pour infection aux parasites de la malaria et les décès associés aux différents niveaux d'intensité de transmission de la malaria et son caractère saisonnier, ont été utilisées pour évaluer le pourcentage de cas de ces résultats qui se produisent chez des enfants de moins de 10 ans visés par l'IPTi.
Ensuite, un modèle mathématique stochastique, développé avant l'IPTi, a été utilisé pour prévoir le nombre de cas pouvant être évités en appliquant l'IPTi sous différentes conditions épidémiologiques.
L'outil d'aide à la prise de décision utilise les données les plus pertinentes des deux approches dans le contexte spécifié par l'utilisateur.
RÉSULTATES: Les résultats des deux approches indiquent que le pourcentage de cas visés par l'IPTi augmente avec la sévérité des résultats de la malaria et avec l'intensité de la transmission.
L'outil d'aide à la prise de décision, disponible sur Internet, fournit des évaluations du pourcentage de décès, d'hospitalisations et de cas cliniques associés à la malaria, qui seront visés par l'IPTi dans un contexte spécifié et du nombre de cas qui pourraient être évités.
CONCLUSION: L'efficacité de l'IPTi varie avec l'intensité de la transmission de la malaria et son caractère saisonnier.
Pour décider où appliquer l'IPTi, on doit prendre en considération l'épidémiologie locale de la malaria.
L'outil d'aide à la prise de décision sur Internet ici décrit l'efficacité possible de l'IPTi avec une large gamme de conditions épidémiologiques. | OBJECTIVE: To develop a decision-support tool to help policy-makers in sub-Saharan Africa assess whether intermittent preventive treatment in infants (IPTi) would be effective for local malaria control.
METHODS: An algorithm for predicting the effect of IPTi was developed using two approaches.
First, study data on the age patterns of clinical cases of Plasmodium falciparum malaria, hospital admissions for infection with malaria parasites and malaria-associated death for different levels of malaria transmission intensity and seasonality were used to estimate the percentage of cases of these outcomes that would occur in children aged < 10 years targeted by IPTi.
Second, a previously developed stochastic mathematical model of IPTi was used to predict the number of cases likely to be averted by implementing IPTi under different epidemiological conditions.
The decision-support tool uses the data from these two approaches that are most relevant to the context specified by the user.
FINDINGS: Findings from the two approaches indicated that the percentage of cases targeted by IPTi increases with the severity of the malaria outcome and with transmission intensity.
The decision-support tool, available on the Internet, provides estimates of the percentage of malaria-associated deaths, hospitalizations and clinical cases that will be targeted by IPTi in a specified context and of the number of these outcomes that could be averted.
CONCLUSION: The effectiveness of IPTi varies with malaria transmission intensity and seasonality.
Deciding where to implement IPTi must take into account the local epidemiology of malaria.
The Internet-based decision-support tool described here predicts the likely effectiveness of IPTi under a wide range of epidemiological conditions. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Décrire le développement de l'outil Disability Assessment Schedule 2.0 de l'OMS (WHODAS 2.0), qui permet de mesurer le fonctionnement et l'incapacité conformément à la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé.
WHODAS 2.0 est une métrique standard qui garantit la comparabilité scientifique de différentes populations.
MÉTHODES: Une série d'études ont été réalisées à l'échelle mondiale.
Plus de 65 000 personnes issues de la population générale et de populations de patients spécifiques ont été interrogées par des enquêteurs formés à cet effet et qui ont appliqué l'outil WHODAS 2.0 (comprenant 36 questions en version complète et 12 en version abrégée).
RÉSULTATS: L'outil WHODAS 2.0 présente une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach, α: 0,86), une structure de facteur stable, une fiabilité de test-retest importante (coefficient de corrélation intraclasse:0,98), une bonne validité concourante dans la classification des patients lorsqu'il est comparé avec d'autres instruments de mesure du handicap reconnus, la conformité avec les propriétés de l'échelle de Rasch sur les populations, ainsi qu'une réactivité de qualité (c'est-à-dire la sensibilité au changement).
La fourchette des effets était comprise entre 0,44 et 1,38 pour différentes interventions de santé visant divers états de santé.
CONCLUSION: L'outil WHODAS 2.0 répond au besoin d'un instrument solide qui peut facilement être utilisé pour mesurer l'impact des états de santé, contrôler l'efficacité des interventions et estimer le poids des troubles mentaux et physiques parmi différentes populations. | OBJECTIVE: To describe the development of the World Health Organizatiosn Disability Assessment Schedule 2.0 (WHODAS 2.0) for measuring functioning and disability in accordance with the International Classification of Functioning, Disability and Health.
WHODAS 2.0 is a standard metric for ensuring scientific comparability across different populations.
METHODS: A series of studies was carried out globally.
Over 65000 respondents drawn from the general population and from specific patient populations were interviewed by trained interviewers who applied the WHODAS 2.0 (with 36 items in its full version and 12 items in a shortened version).
FINDINGS: The WHODAS 2.0 was found to have high internal consistency (Cronbach's alpha, α: 0.86), a stable factor structure; high test-retest reliability (intraclass correlation coefficient:0.98); good concurrent validity in patient classification when compared with other recognized disability measurement instruments; conformity to Rasch scaling properties across populations, and good responsiveness (i.e. sensitivity to change).
Effect sizes ranged from 0.44 to 1.38 for different health interventions targeting various health conditions.
CONCLUSION: The WHODAS 2.0 meets the need for a robust instrument that can be easily administered to measure the impact of health conditions, monitor the effectiveness of interventions and estimate the burden of both mental and physical disorders across different populations. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Analyser l'effet du plan d'urgence de recrutement du personnel infirmier kényan sur sa répartition inéquitable dans les zones rurales et mal desservies.
MÉTHODES: Nous avons utilisé les données du système informatique des professionnels de la santé du Kenya relatives au personnel infirmier afin de déterminer l'effet du plan de recrutement d'urgence sur l'insuffisance et la mauvaise répartition des infirmiers et infirmières.
Nous avons enregistré l'effectif total du personnel infirmier, le nombre d'infirmiers et d'infirmières pour 100 000 habitants et l'ouverture de nouveaux centres de soins ou de centres de soins qui étaient auparavant fermés.
RÉSULTATS: Sur les 18 181 infirmiers et infirmières employés en 2009 par le secteur public kenyan, 1 836 d'entre eux (10%) avaient été recrutées depuis 2005 dans le cadre du plan de recrutement d'urgence.
Le personnel infirmier a augmenté de 7% dans les hôpitaux, de 13% dans les centres de soins et de 15% dans les dispensaires.
La province du Nord-est, qui abrite certaines des zones les plus isolées du pays, est celle qui en a le plus bénéficié : le personnel infirmier pour 100 000 habitants a augmenté de 37%.
La seconde province où l'on constate la plus importante augmentation est celle de Nyanza, qui enregistre également la plus forte prévalence d'infection par le VIH du Kenya.
Le plan d'urgence de recrutement d'infirmiers et d'infirmières a permis d'augmenter de 9% le nombre de centres de soins de santé publics en activité.
En février 2010, 94% du personnel infirmier recruté dans le cadre des accords sur l'intégration du pré-recrutement étaient engagés en tant qu'agents de la fonction publique.
CONCLUSION: Sur le court terme, le plan d'urgence de recrutement de personnel infirmier a considérablement augmenté les services de santé dans les zones rurales et mal desservies du Kenya.
Les premiers indicateurs de durabilité sont prometteurs car la plupart des infirmiers et infirmières recrutés sont désormais des fonctionnaires.
Cependant, une surveillance continue sera nécessaire sur le long terme afin d'évaluer la rétention future de ce personnel.
Les données précises d'effectif fournies par le système informatique des professionnels de la santé du Kenya ont été essentielles pour évaluer l'effet du plan de recrutement d'urgence. | OBJECTIVE: To analyse the effect of Kenya's Emergency Hiring Plan for nurses on their inequitable distribution in rural and underserved areas.
METHODS: We used data from the Kenya Health Workforce Informatics System on the nursing workforce to determine the effect of the Emergency Hiring Plan on nurse shortages and maldistribution.
The total number of nurses, the number of nurses per 100 000 population and the opening of previously closed or new heath facilities were recorded.
FINDINGS: Of the 18 181 nurses employed in Kenya's public sector in 2009, 1836 (10%) had been recruited since 2005 through the Emergency Hiring Plan.
Nursing staff increased by 7% in hospitals, 13% in health centres and 15% in dispensaries.
North Eastern province, which includes some of the most remote areas, benefited most: the number of nurses per 100 000 population increased by 37%.
The next greatest increase was in Nyanza province, which has the highest prevalence of HIV infection in Kenya.
Emergency Hiring Plan nurses enabled the number of functioning public health facilities to increase by 29%.
By February 2010, 94% of the nurses hired under pre-recruitment absorption agreements had entered the civil service.
CONCLUSION: The Emergency Hiring Plan for nurses significantly increased health services in Kenya's rural and underserved areas over the short term.
Preliminary indicators of sustainability are promising, as most nurses hired are now civil servants.
However, continued monitoring will be necessary over the long term to evaluate future nurse retention.
The accurate workforce data provided by the Kenya Health Workforce Informatics System were essential for evaluating the effect of the Emergency Hiring Plan. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer la disponibilité et la qualité des données mondiales d'enregistrement des décès utilisées pour estimer la mortalité d'origine traumatique.
MÉTHODES: Nous avons évalué l'exhaustivité et la couverture des données récentes d'enregistrement des décès nationaux, données provenant de la base de l'OMS sur la mortalité.
La qualité des données relatives à une cause spécifique de décès par traumatisme a été jugée élevée si moins de 20% des décès étaient attribuables à l'une des causes de blessure partiellement définies, comme une «blessure non définie et involontaire».
RÉSULTATS: Les données récentes d'enregistrement des décès étaient disponibles pour 83 pays, soit 28% de la population globale.
Elles incluaient la plupart des pays à revenu élevé, la majorité des pays d'Amérique latine et plusieurs pays d'Asie centrale et des Caraïbes.
Les catégories les plus utilisées pour les causes de traumatismes externes partiellement définies entraînant le décès comprenaient: une «intention indéterminée», un «mécanisme non défini de traumatisme involontaire», des «blessures non définies suite à des accidents de la circulation» et un «mécanisme non défini d'homicide».
Seuls 20 pays présentaient une qualité de données élevée.
Néanmoins, comme les catégories partiellement définies contiennent des informations sur les mécanismes des traumatismes, il est possible d'obtenir des estimations fiables des décès dus à des causes de traumatismes externes spécifiques pour de nombreux autres pays, notamment les accidents de la circulation, les suicides et les homicides.
CONCLUSION: Seuls 20 pays ont présenté des données d'enregistrement des décès de qualité élevée, pouvant être utilisées pour estimer la mortalité attribuable à un traumatisme car les décès d'origine traumatique ont souvent été classés à l'aide de catégories partiellement définies et imprécises.
Les méthodes analytiques qui peuvent fournir des estimations nationales sur la mortalité par traumatisme à partir d'autres sources de données sont nécessaires aux pays qui ne disposent pas de systèmes fiables d'enregistrement des décès. | OBJECTIVE: To assess the availability and quality of global death registration data used for estimating injury mortality.
METHODS: The completeness and coverage of recent national death registration data from the World Health Organization mortality database were assessed.
The quality of data on a specific cause of injury death was judged high if fewer than 20% of deaths were attributed to any of several partially specified causes of injury, such as "unspecified unintentional injury".
FINDINGS: Recent death registration data were available for 83 countries, comprising 28% of the global population.
They included most high-income countries, most countries in Latin America and several in central Asia and the Caribbean.
Categories commonly used for partially specified external causes of injury resulting in death included "undetermined intent," "unspecified mechanism of unintentional injury," "unspecified road injury" and "unspecified mechanism of homicide".
Only 20 countries had high-quality data.
Nevertheless, because the partially specified categories do contain some information about injury mechanisms, reliable estimates of deaths due to specific external causes of injury, such as road injury, suicide and homicide, could be derived for many more countries.
CONCLUSION: Only 20 countries had high-quality death registration data that could be used for estimating injury mortality because injury deaths were frequently classified using imprecise partially specified categories.
Analytical methods that can derive national estimates of injury mortality from alternative data sources are needed for countries without reliable death registration systems. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer si les hôpitaux secondaires et tertiaires de Mongolie disposent des ressources nécessaires à l'application des recommandations de la Surviving Sepsis Campaign (SSC) de 2008.
MÉTHODES: Pour obtenir des réponses de témoins privilégiés, nous avons mené une enquête nationale en envoyant un questionnaire composé de 74 questions aux médecins-chefs des unités de soins intensifs ou des service des urgences et aux grands malades de 44 hôpitaux secondaires et tertiaires de Mongolie.
Ce questionnaire portait sur la disponibilité des locaux, de l'équipement, des médicaments et du matériel jetable hospitaliers, nécessaires à l'application des conseils de la SSC.
Des méthodes descriptives ont été utilisées pour l'analyse statistique.
Les comparaisons entre les hôpitaux centraux et périphériques ont été faites à l'aide de tests non paramétriques.
RÉSULTATS: Le taux de réponse a atteint 86,4% (38/44).
Aucun hôpital mongol ne disposait des ressources nécessaires à l'application systématique des recommandations de la SSC.
Le pourcentage moyen des recommandations et suggestions combinées applicables était de 52,8% (intervalle interquartile, IQR: 45,8 à 67,4%); des recommandations applicables seulement, 68% (IQR: 58.0 à 80,5%); et des suggestions applicables seulement, 43,5% (IQR: 34,8 à 57,6%).
Ces pourcentages ne différaient pas entre les hôpitaux de la capitale et ceux des zones rurales.
CONCLUSION: Les résultats de cette étude indiquent fortement que les recommandations les plus récentes de la SSC ne peuvent être appliqués en Mongolie en raison de la pénurie de locaux, d'équipement, de médicaments et de matériel jetable hospitaliers qui sont indispensables.
Des études supplémentaires sont requises sur la sensibilisation actuelle au problème, sur le développement de systèmes nationaux de reporting et sur les conseils pour le traitement des états septiques en Mongolie.
La qualité du diagnostic et des soins et la formation des professionnels de santé doivent également être étudiées de manière plus approfondie. | OBJECTIVE: To assess if secondary and tertiary hospitals in Mongolia have the resources needed to implement the 2008 Surviving Sepsis Campaign (SSC) guidelines.
METHODS: To obtain key informant responses, we conducted a nationwide survey by sending a 74-item questionnaire to head physicians of the intensive care unit or department for emergency and critically ill patients of 44 secondary and tertiary hospitals in Mongolia.
The questionnaire inquired about the availability of the hospital facilities, equipment, drugs and disposable materials required to implement the SSC guidelines.
Descriptive methods were used for statistical analysis.
Comparisons between central and peripheral hospitals were performed using non-parametric tests.
FINDINGS: The response rate was 86.4% (38/44).
No Mongolian hospital had the resources required to consistently implement the SSC guidelines.
The median percentage of implementable recommendations and suggestions combined was 52.8% (interquartile range, IQR: 45.8-67.4%); of implementable recommendations only, 68% (IQR: 58.0-80.5%) and of implementable suggestions only, 43.5% (IQR: 34.8-57.6%).
These percentages did not differ between hospitals located in the capital city and those located in rural areas.
CONCLUSION: The results of this study strongly suggest that the most recent SSC guidelines cannot be implemented in Mongolia due to a dramatic shortage of the required hospital facilities, equipment, drugs and disposable materials.
Further studies are needed on current awareness of the problem, development of national reporting systems and guidelines for sepsis care in Mongolia, as well as on the quality of diagnosis and treatment and of the training of health-care professionals. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Quantifier le nombre de cas et la prévalence de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les adultes âgés en Afrique subsaharienne.
MÉTHODES: Nous avons étudié les données des enquêtes démographiques et sanitaires.
Même si, dans ces enquêtes, toutes les femmes interrogées sont âgées de moins de 50 ans, 18 des enquêtes contenaient des données sur l'infection à VIH chez les hommes âgés de 50 ans et plus.
Pour évaluer le pourcentage d'adultes âgés (c.-à-d. de personnes âgées de 50 ans et plus) qui étaient séropositives (VIH+), nous avons extrapolé à partir des données du Programme commun des Nations Unies sur le VIH et le Sida (ONUSIDA) sur le nombre estimé de personnes vivant avec le VIH et sur la prévalence de l'infection à VIH chez les adultes âgés de 15 à 49 ans.
RÉSULTATS: En 2007, approximativement 3 millions de personnes âgées de 50 ans et plus vivaient avec le VIH en Afrique subsaharienne.
La prévalence de l'infection par le VIH dans ce groupe était de 4%.
Elle était en comparaison de 5% chez les 15-49 ans.
Sur les quelques 21 millions d'habitants de l'Afrique subsaharienne âgés de 15 ans et plus qui étaient porteurs du virus HIV, 14,3% d'entre eux étaient âgés de 50 ans et plus.
CONCLUSION: Pour mieux refléter la survie plus longue des personnes vivant avec le VIH et le vieillissement de la population séropositive, les indicateurs de prévalence de l'infection à VIH doivent être étendus afin d'inclure les personnes âgées de plus de 49 ans.
On sait peu de choses sur la comorbidité et le comportement sexuel des adultes âgés séropositifs ou sur les facteurs biologiques et culturels qui augmentent le risque de transmission.
Les services relatifs au VIH doivent être mieux ciblés pour répondre aux besoins croissants des adultes âgés qui vivent avec le virus. | OBJECTIVE: To quantify the number of cases and prevalence of human immunodeficiency virus (HIV) infection among older adults in sub-Saharan Africa.
METHODS: We reviewed data from Demographic and Health Surveys (DHS).
Although in these surveys all female respondents are < 50 years of age, 18 of the surveys contained data on HIV infection among men aged > 50 years.
To estimate the percentage of older adults (i.e. people > 50 years of age) who were positive for HIV (HIV+), we extrapolated from data from the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS on the estimated number of people living with HIV and on HIV infection prevalence among adults aged 15-49 years.
FINDINGS: In 2007, approximately 3 million people aged > 50 years were living with HIV in sub-Saharan Africa.
The prevalence of HIV infection in this group was 4.0%, compared with 5.0% among those aged 15-49 years.
Of the approximately 21 million people in sub-Saharan Africa aged > 15 years that were HIV+, 14.3% were > 50 years old.
CONCLUSION: To better reflect the longer survival of people living with HIV and the ageing of the HIV+ population, indicators of the prevalence of HIV infection should be expanded to include people > 49 years of age.
Little is known about comorbidity and sexual behaviour among HIV+ older adults or about the biological and cultural factors that increase the risk of transmission.
HIV services need to be better targeted to respond to the growing needs of older adults living with HIV. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer si un programme de rémunération en espèces du travail lors de la période d'insécurité alimentaire annuelle au Bangladesh a amélioré l'état nutritionnel des femmes et des enfants pauvres vivant dans les zones rurales.
MÉTHODES: Le panel d'étude a concerné un échantillon aléatoire de 895 ménages sur plus de 50 000 ménages engagés dans un programme de rémunération en espèces du travail entre septembre et décembre 2007, mais aussi 921 ménages de contrôle semblables.
La taille, le poids et la circonférence du bras à mi-hauteur de la femme et d'un enfant de moins de 5 ans de chaque ménage ont été mesurés au début et à la fin de l'enquête (durée moyenne: 10 semaines).
Dans les deux groupes, les femmes ont indiqué des dépenses et une consommation alimentaire pour 7 jours pour le ménage.
Les modifications des paramètres ont été comparées entre les deux groupes.
RÉSULTATS: Au départ, les deux groupes ne présentaient aucune différence significative.
À la fin de l'étude, la différence dans la circonférence du bras à mi-hauteur entre les femmes du groupe d'intervention et le groupe de contrôle avait augmenté de 2,29 mm et la différence dans le poids moyen de 0,88 kg.
Chez les enfants, la différence dans les moyennes entre les deux groupes avaient également augmenté en faveur du groupe d'intervention comme suit: taille (0,08 cm; P < 0,05), poids (0,22 kg; P < 0,001), circonférence du bras à mi-hauteur (1,41 mm; P < 0,001) et scores z pour rapport taille-âge (0,02; P < 0,001), rapport poids-âge (0,17; P < 0,001), rapport poids-taille (0,23; P < 0,001) et circonférence du bras à mi-hauteur (0,12;
P < 0,001).
Les ménages du groupe d'intervention avaient dépensé plus d'argent pour acheter de la nourriture et avaient consommé davantage d'aliments riches en protéines à la fin de l'enquête.
CONCLUSION: Le programme de rémunération en espèces du travail a entraîné une augmentation des dépenses et de la consommation alimentaires des ménages.
De plus, l'état nutritionnel des femmes et des enfants s'est amélioré. | OBJECTIVE: To determine whether a cash-for-work programme during the annual food insecurity period in Bangladesh improved nutritional status in poor rural women and children.
METHODS: The panel study involved a random sample of 895 households from over 50 000 enrolled in a cash-for-work programme between September and December 2007 and 921 similar control households.
The height, weight and mid-upper arm circumference of one woman and child aged less than 5 years from each household were measured at baseline and at the end of the study (mean time: 10 weeks).
Women reported 7-day household food expenditure and consumption on both occasions.
Changes in parameters were compared between the two groups.
FINDINGS: At baseline, no significant difference existed between the groups.
By the study end, the difference in mean mid-upper arm circumference between women in the intervention and control groups had widened by 2.29 mm and the difference in mean weight, by 0.88 kg. Among children, the difference in means between the two groups had also widened in favour of the intervention group for: height (0.08 cm; P < 0.05), weight (0.22 kg; P < 0.001), mid-upper arm circumference (1.41 mm; P < 0.001) and z-scores for height-for-age (0.02; P < 0.001),
weight-for-age (0.17; P < 0.001), weight-for-height (0.23; P < 0.001) and mid-upper arm circumference (0.12; P < 0.001).
Intervention households spent more on food and consumed more protein-rich food at the end of the study.
CONCLUSION: The cash-for-work programme led to greater household food expenditure and consumption and women's and children's nutritional status improved. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
Alors que les témoignages internationaux suggèrent que la présentation d'avertissements sanitaires illustrés sur les paquets de cigarettes représente une mesure efficace de la lutte anti-tabac, le processus utilisé pour introduire ces nouveaux avertissements n'a pas été assez documenté.
Nous avons examiné les documents pertinents et interrogé les responsables de ce processus en Nouvelle-Zélande.
Nous avons constaté que, malgré l'opposition des cigarettiers concernant les avertissements sanitaires illustrés sur les paquets de cigarettes et les contraintes financières auxquelles sont confrontées les autorités sanitaires, le processus de mise en œuvre est d'une manière générale solide et réussi.
Les éventuelles leçons que peuvent tirer les autres pays désireux d'introduire ou d'actualiser ces avertissements sanitaires imagés comprennent: (i) le renforcement du lien entre la recherche d'image et la politique; (ii) la nécessité de développer et d'actualiser régulièrement l'image; (iii) l'utilisation d'images de plus grande taille (par exemple 80% de la face avant du paquet); (iv) le développement de thèmes qui prennent en compte les préoccupations des différents sous-groupes de fumeurs;
et (v) le lancement de campagnes médiatiques intégrées lors de l'introduction des avertissements.
Tous les pays pourraient également soutenir les mesures du Secrétariat de la Convention-cadre pour la lutte antitabac de l'OMS en matière de développement d'une banque internationale d'avertissements libres de droits. | While international evidence suggests that featuring pictorial health warnings on tobacco packaging is an effective tobacco control intervention, the process used to introduce these new warnings has not been well documented.
We examined relevant documents and interviewed officials responsible for this process in New Zealand.
We found that, despite tobacco companies' opposition to pictorial health warnings and the resource constraints facing health authorities, the implementation process was generally robust and successful.
Potential lessons for other countries planning to introduce or refresh existing pictorial health warnings include: (i) strengthening the link between image research and policy; (ii) requiring frequent image development and refreshment; (iii) using larger pictures (e.g. 80% of the front of the packet); (iv) developing themes that recognize concerns held by different smoker sub-groups; and (v) running integrated mass media campaigns when the warnings are introduced.
All countries could also support moves by the World Health Organization Framework Convention on Tobacco Control's Secretariat to develop an international bank of copyright-free warnings. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Étudier et évaluer la documentation récente sur les effets sur la santé de l'exposition aux radiations des stations de base des téléphones portables.
MÉTHODES: Nous avons réalisé une évaluation systématique des essais aléatoires menés en laboratoire sur des sujets humains et des études épidémiologiques examinant les effets sur la santé des radiations des stations de base de la téléphonie mobile dans l'environnement quotidien.
RÉSULTATS: Nous avons inclus dans l'analyse 17 articles qui répondaient à nos critères de qualité élémentaires : 5 essais aléatoires en laboratoire réalisés sur l'Homme et 12 études épidémiologiques.
La majorité des articles (14) examinaient les symptômes non spécifiques autodéclarés d'un mauvais état de santé.
La plupart des essais aléatoires ne détectaient aucune association entre les radiations des stations de base des téléphones portables et le développement de symptômes aigus au cours de l'exposition ou peu de temps après.
Les associations observées de façon sporadique ne montraient aucun modèle cohérent concernant les symptômes ou les types d'exposition.
Nous avons également constaté que plus l'évaluation de l'exposition était sophistiquée, moins la probabilité de signalement d'un effet était importante.
Les études sur les effets sanitaires autres que les symptômes non spécifiques et les études sur l'exposition aux stations de base des téléphones portables chez les enfants étaient peu nombreuses.
CONCLUSION: La preuve d'absence de relation entre l'exposition aux stations de base de la téléphonie mobile jusqu'à 10 Volts/mètre et le développement de symptômes aigus peut être considérée comme solide car elle repose sur des essais aléatoires menés sur des sujets humains et à l'aveugle en laboratoire.
Actuellement, nous ne disposons pas de données suffisantes pour tirer des conclusions définitives sur les effets sur la santé de l'exposition de faible intensité à long terme qui est présente dans l'environnement quotidien. | OBJECTIVE: To review and evaluate the recent literature on the health effects of exposure to mobile phone base station (MPBS) radiation.
METHODS: We performed a systematic review of randomized human trials conducted in laboratory settings and of epidemiological studies that investigated the health effects of MPBS radiation in the everyday environment.
FINDINGS: We included in the analysis 17 articles that met our basic quality criteria: 5 randomized human laboratory trials and 12 epidemiological studies.
The majority of the papers (14) examined self-reported non-specific symptoms of ill-health.
Most of the randomized trials did not detect any association between MPBS radiation and the development of acute symptoms during or shortly after exposure.
The sporadically observed associations did not show a consistent pattern with regard to symptoms or types of exposure.
We also found that the more sophisticated the exposure assessment, the less likely it was that an effect would be reported.
Studies on health effects other than non-specific symptoms and studies on MPBS exposure in children were scarce.
CONCLUSION: The evidence for a missing relationship between MPBS exposure up to 10 volts per metre and acute symptom development can be considered strong because it is based on randomized, blinded human laboratory trials.
At present, there is insufficient data to draw firm conclusions about health effects from long-term low-level exposure typically occurring in the everyday environment. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Étudier les taux de chirurgie pédiatrique dans le ud-ouest de l'Ouganda, puis les comparer aux taux en Angleterre et déterminer si les installations et les effectifs chirurgicaux existants répondent aux normes de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
MÉTHODES: Pour obtenir des informations sur les installations et les effectifs en matière de chirurgie, nous avons mené une étude transversale sur l'ensemble des hôpitaux effectuant des actes chirurgicaux majeurs dans 14 districts du Sud-ouest de l'Ouganda en 2007-2008.
Par le biais des données des registres des blocs opératoires, nous avons déterminé les taux et les types de chirurgie pratiquée, ainsi que les résultats chirurgicaux en salle d'opération.
RÉSULTATS: Sur 72 hôpitaux étudiés, 29 pratiquaient des actes chirurgicaux majeurs.
Aucun d'entre eux ne respectait les normes de l'OMS en matière de chirurgie fondamentale.
On comptait 0,7 chirurgien accrédité pour 100 000 habitants et aucun chirurgien pédiatrique.
La majorité des anesthésistes n'étaient pas médecins (nombre d'anesthésistes accrédités pour 100 000 habitants: 1,1).
Le taux de chirurgie annuel pour les enfants âgés de moins de 14 ans était de 180 opérations pour 100 000 habitants, la plupart étant des interventions d'urgence.
Le taux de chirurgie annuel pour les patients tous âges confondus était de 652 opérations pour 100 000 habitants, avec une moyenne de 422 opérations par salle opératoire (fourchette: 60-3 497) et de 226 opérations par chirurgien (fourchette: 60-1 748).
Les hôpitaux des missions ou des organisations non gouvernementales (ONG), soit 44% des lits de la région, ont effectué 3 039 opérations pédiatriques (55%).
Les chirurgiens subventionnés par l'étranger ont effectué 80% des 140 interventions de palais fendu et de bec-de-lièvre.
Quatre décès en salle d'opération ont été recensés chez des enfants âgés de moins de 14 ans (mortalité en cours d'intervention chirurgicale: 7,7 décès pour 10 000 opérations).
CONCLUSION: L'accès à tous les actes chirurgicaux, y compris à la chirurgie pédiatrique, est médiocre dans le sud-ouest ougandais.
De plus, il est urgent d'investir dans des installations sanitaires de base, de recruter du personnel chirurgical et de le former.
Les hôpitaux des missions et des ONG contribuent largement à la chirurgie élective, et les chirurgiens subventionnés par l'étranger interviennent quant à eux de façon importante dans la chirurgie spécialisée.
La mortalité en cours d'intervention chirurgicale était inférieure aux chiffres annoncés dans d'autres configurations similaires. | OBJECTIVE: To study paediatric surgery rates in south-western Uganda, compare them to rates in England, and determine if existing surgical facilities and workforce meet World Health Organization (WHO) standards.
METHODS: To obtain information on surgical facilities and workforce, we conducted a cross-sectional survey of all hospitals performing major surgery in 14 districts of south-western Uganda in 2007-2008.
Using theatre logbook data, we determined the surgical rates, types of surgery performed and in-theatre surgical outcomes.
FINDINGS: Of 72 hospitals surveyed, 29 were performing major surgery.
None met WHO standards for essential surgery.
There were 0.7 accredited surgeons per 100 000 population and no paediatric surgeons.
Most anaesthetists were not physicians (accredited anaesthetist per 100 000 population: 1.1).
The annual surgical rate for children aged < 14 years was 180 operations per 100 000 population; most were emergency procedures.
The annual surgical rate for patients of all ages was 652 operations per 100 000 population, with a median of 422 per operating theatre (range: 60-3497) and of 226 per surgeon (range: 60-1748).
Mission or nongovernmental organization (NGO) hospitals, which had 44% of the hospital beds in the region, performed 3039 (55%) of the paediatric operations.
Externally funded surgeons performed 80% of the 140 cleft lip and palate operations.
Four in-theatre deaths occurred in children < 14 years old (in-theatre mortality: 7.7 deaths per 10 000 operations).
CONCLUSION: Access to all surgery, including paediatric surgery, is poor in south-western Uganda and investment in basic health-care facilities and surgical workforce and training is urgently needed.
Mission and NGO hospitals make a valuable contribution to elective surgery, and externally funded surgeons make an important contribution to specialist surgery.
In-theatre mortality was lower than reported for similar settings. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer de façon systématique les études sur la prévalence et les complications de la circoncision masculine traditionnelle (c'est-à-dire la circoncision par un prestataire traditionnel, sans aucune formation médicale officielle), pour laquelle la couverture et la sécurité sont incertaines.
MÉTHODES: Nous avons recherché de façon systématique dans les bases de données et les rapports des études sur la prévalence et les complications liées à la circoncision traditionnelle chez les jeunes hommes âgés de 10 à 24 ans dans l'Est et le Sud de l'Afrique.
Nous avons également déterminé les âges auxquels la circoncision traditionnelle est la plus fréquemment réalisée.
RÉSULTATS: Six études ont rapporté la prévalence de la circoncision masculine traditionnelle, pratiquée chez 25 à 90% de tous les participants masculins circoncis étudiés.
La plupart des circoncisions ont été effectuées sur des garçons âgés de 13 à 20 ans.
Seules deux des six études sur les complications ont indiqué des taux de complications globaux (35% et 48%) suite à une circoncision masculine traditionnelle.
Les complications les plus communes étaient une infection, une circoncision incomplète nécessitant une nouvelle circoncision ainsi que des retards de cicatrisation.
L'infection était la cause d'hospitalisation la plus fréquente.
La mortalité liée à la circoncision masculine traditionnelle s'élevait à 0,2%.
CONCLUSION: Les études publiées sur la circoncision masculine traditionnelle en Afrique orientale et méridionale sont limitées.
Il est donc impossible d'aborder avec précision la prévalence des complications suite à l'opération ou l'impact des différentes pratiques traditionnelles sur les événements négatifs ultérieurs.
De plus, les différences dans les méthodes de recherche et l'absence d'un format de rapport standard des complications rendent difficile la comparaison des études.
Des recherches en matière d'opérations, de pratiques et de taux de complications de la circoncision masculine traditionnelle utilisant des formats de rapport normalisés sont donc nécessaires. | OBJECTIVE: To systematically review studies on the prevalence and complications of traditional male circumcision (i.e. circumcision by a traditional provider with no formal medical training), whose coverage and safety are unclear.
METHODS: We systematically searched databases and reports for studies on the prevalence and complications of traditional male circumcision in youth 10-24 years of age in eastern and southern Africa, and also determined the ages at which traditional circumcision is most frequently performed.
FINDINGS: Six studies reported the prevalence of traditional male circumcision, which had been practised in 25-90% of all circumcised male study participants.
Most circumcisions were performed in boys 13-20 years of age.
Only two of the six studies on complications reported overall complication rates (35% and 48%) following traditional male circumcision.
The most common complications were infection, incomplete circumcision requiring re-circumcision and delayed wound healing.
Infection was the most frequent cause of hospitalization.
Mortality related to traditional male circumcision was 0.2%.
CONCLUSION: Published studies on traditional male circumcision in eastern and southern Africa are limited; thus, it is not possible to accurately assess the prevalence of complications following the procedure or the impact of different traditional practices on subsequent adverse events.
Also, differences in research methods and the absence of a standard reporting format for complications make it difficult to compare studies.
Research into traditional male circumcision procedures, practices and complication rates using standardized reporting formats is needed. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer systématiquement la documentation en langue chinoise sur les événements indésirables liés à l'acupuncture.
MÉTHODES: Nous avons fait des recherches dans trois bases de données chinoises (la base de données sur la documentation biomédicale chinoise, 1980-2009, la base de données en texte intégral du Journal chinois, 1980-2009 et la base de données de la revue Weipu, 1989-2009) afin d'identifier les articles en langue chinoise qui abordent le thème de la sécurité de l'acupuncture traditionnelle pratiquée avec des aiguilles.
Les observations, les séries de cas, les enquêtes et d'autres études d'observation ont été prises en compte lorsqu'elles rapportaient des données factuelles, mais les articles, les traductions et les essais cliniques ont été exclus.
RÉSULTATS: Les critères d'inclusion concernaient 115 articles (98 observations et 17 séries de cas) qui signalaient au total 479 cas d'événements indésirables après acupuncture.
Quatorze patients étaient décédés.
Les événements indésirables liés à l'acupuncture étaient classés en trois catégories : traumatiques, infectieux et «autres».
Les événements indésirables les plus fréquents étaient le pneumothorax, l'évanouissement, l'hémorragie méningée et l'infection, les plus graves étant les lésions cardiovasculaires, l'hémorragie méningée, le pneumothorax et l'hémorragie cérébrale récurrente.
CONCLUSION: De nombreux événements indésirables liés à l'acupuncture, dont la majorité était due à une technique incorrecte, ont été décrits dans la documentation chinoise publiée.
Des efforts sont indispensables afin de trouver des moyens efficaces de contrôler et de réduire les risques liés à l'acupuncture. | OBJECTIVE: To systematically review the Chinese-language literature on acupuncture-related adverse events.
METHODS: We searched three Chinese databases (the Chinese Biomedical Literature Database, 1980-2009; the Chinese Journal Full-Text Database, 1980-2009; and the Weipu Journal Database, 1989-2009) to identify Chinese-language articles about the safety of traditional needle acupuncture.
Case reports, case series, surveys and other observational studies were included if they reported factual data, but review articles, translations and clinical trials were excluded.
FINDINGS: The inclusion criteria were met by 115 articles (98 case reports and 17 case series) that in total reported on 479 cases of adverse events after acupuncture.
Fourteen patients died.
Acupuncture-related adverse events were classified into three categories: traumatic, infectious and "other".
The most frequent adverse events were pneumothorax, fainting, subarachnoid haemorrhage and infection, while the most serious ones were cardiovascular injuries, subarachnoid haemorrhage, pneumothorax and recurrent cerebral haemorrhage.
CONCLUSION: Many acupuncture-related adverse events, most of them owing to improper technique, have been described in the published Chinese literature.
Efforts should be made to find effective ways of monitoring and minimizing the risks related to acupuncture. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer les dons de médicaments sous l'angle de leur respect aux directives sur les dons de médicaments de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
MÉTHODES: En 2009, nous avons effectué des recherches dans la documentation académique et autre (articles de journaux, articles de presse, sites Internet du secteur et des donateurs) afin d'identifier les rapports sur les dons de médicaments effectués entre 2000 et 2008.
Nous avons exclu les publications axées sur les mécanismes moléculaires de l'action des médicaments, les descriptions générales des directives ou les anciens dons uniques de médicaments spécifiques antérieurs à 2000.
Pour les cas comportant suffisamment d'informations, nous en avons évalué la conformité avec chacun des 12 articles des directives de l'OMS RÉSULTATS: Nous avons trouvé 95 articles relatant 96 occurrences de dons de médicaments sur la période 2000-2008.
Sur ces 96 occurrences, 50 ont eu lieu en réponse à des catastrophes, 43 impliquaient le don de médicaments à long terme visant à traiter une maladie spécifique et 3 étaient des cas de recyclage de médicaments.
Les dons liés aux catastrophes étaient les moins susceptibles de respecter les directives, notamment en ce qui concerne la réponse aux besoins du receveur, l'assurance qualité, la durée de conservation, l'emballage, l'étiquetage et la gestion de l'information.
Les pays receveurs avaient à leur charge les frais relatifs à la destruction des médicaments reçus via des dons inappropriés.
Même si les dons à long terme étaient certainement plus à même de respecter les directives de l'OMS en termes d'assurance qualité et d'étiquetage, ils ne répondaient pas de manière cohérente aux besoins des receveurs.
En outre, ils entravaient le développement et la production de médicaments locaux.
CONCLUSION: Les dons de médicaments peuvent faire plus de mal que de bien aux pays receveurs.
Le renforcement des structures et des systèmes de coordination et de contrôle des dons de médicaments, ainsi que la garantie qu'ils sont guidés par les besoins des receveurs, permettront d'améliorer l'adhésion aux directives sur les dons de médicaments préconisées par l'OMS. | OBJECTIVE: To assess drug donations in terms of their adherence to the drug donation guidelines put forth by the World Health Organization (WHO).
METHODS: In 2009 we searched the academic and lay literature - journal articles, media articles and industry and donor web sites - to identify reports about drug donations made from 2000 to 2008.
Publications focusing on molecular mechanisms of drug action, general descriptions of guidelines or specific one-time drug donations before 2000 were excluded.
For cases with sufficient information, we assessed compliance with each of the 12 articles of WHO's guidelines.
FINDINGS: We found 95 articles describing 96 incidents of drug donations between 2000 and 2008.
Of these, 50 were made in response to disaster situations, 43 involved the long-term donation of a drug to treat a specific disease and 3 were drug recycling cases.
Disaster-related donations were less likely to comply with the guidelines, particularly in terms of meeting the recipient's needs, quality assurance and shelf-life, packaging and labelling, and information management.
Recipient countries were burdened with the costs of destroying the drugs received through inappropriate donations.
Although long-term donations were more likely to comply with WHO guidelines related to quality assurance and labelling, they did not consistently meet the needs of the recipients.
Furthermore, they discouraged local drug production and development.
CONCLUSION: Drug donations can do more harm than good for the recipient countries.
Strengthening the structures and systems for coordinating and monitoring drug donations and ensuring that these are driven by recipient needs will improve adherence to the drug donation guidelines set forth by WHO. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Estimer la prévalence et identifier les déterminants de l'utilisation sans prescription d'antibiotiques chez les enfants en Mongolie.
MÉTHODES: Une étude communautaire transversale a été menée dans 10 sous-districts d'Oulan Bator, la capitale de la Mongolie.
Nous avons utilisé un questionnaire structuré pour collecter des données à partir d'un échantillon aléatoire de 540 ménages comptant au moins un enfant âgé de moins de 5 ans.
La régression logistique a été utilisée pour identifier les facteurs associés à l'usage abusif d'antibiotiques.
RÉSULTATS: Sur 503 adultes référents ayant pris part à cette enquête, 71% étaient des mères; 42,3% (intervalle de confiance de 95%, IC: 37,8-46,9) des soignants avaient utilisé des antibiotiques non prescrits pour traiter les symptômes de leur enfant au cours des 6 mois précédents.
Les symptômes fréquemment soignés étaient la toux (84%), la fièvre (66%), l'écoulement nasal (65%) et le mal de gorge (60%).
L'amoxicilline était l'antibiotique le plus communément utilisé (58%).
Les pharmacies étaient la principale source (86%) d'approvisionnement des antibiotiques non prescrits.
L'administration d'antibiotiques sans ordonnance par les mères de famille était largement associée au fait que ces médicaments étaient conservés à domicile (rapport des cotes, RC: 1,7; IC de 95%: 1,04-2,79), à l'automédication par les soignants (RC: 6,3; IC de 95%: 3,8-10,5) et à l'âge plus élevé de l'enfant (RC: 1,02; IC de 95%: 1,01-1,04).
Les adultes référents avec une meilleure connaissance des antibiotiques avaient moins tendance à administrer des antibiotiques non prescrits à leurs enfants (CR: 0,7; IC de 95%: 0,6-0,8).
CONCLUSION: La prévalence de l'utilisation d'antibiotiques non prescrits chez les jeunes enfants était élevée à Oulan Bator.
Cet usage abusif entraînant une augmentation de la résistance bactérienne aux antibiotiques, ainsi que des problèmes de santé connexes, nos résultats ont des implications importantes pour l'information du grand public et l'application de réglementations en matière de vente des antibiotiques en Mongolie. | OBJECTIVE: To estimate the prevalence and identify the determinants of non-prescription use of antibiotics for children in Mongolia.
METHODS: A community-based cross-sectional survey was undertaken in 10 subdistricts in Ulaanbaatar, Mongolia's capital.
We used a structured questionnaire to collect data from a random sample of 540 households with at least one child aged < 5 years.
Logistic regression was used to identify factors associated with antibiotic misuse.
FINDINGS: Of 503 participating caregivers, 71% were mothers; 42.3% (95% confidence interval, CI: 37.8-46.9) of caregivers had used non-prescribed antibiotics to treat symptoms in their child during the previous 6 months.
Symptoms commonly treated were cough (84%), fever (66%), nasal discharge (65%) and sore throat (60%).
Amoxicillin was the most commonly used antibiotic (58%).
Pharmacies were the main source (86%) of non-prescribed antibiotics.
Non-prescribed use by mothers was significantly associated with keeping antibiotics at home (odds ratio, OR: 1.7; 95% CI: 1.04-2.79), caregiver self-medication (OR: 6.3; 95% CI: 3.8-10.5) and older child's age (OR: 1.02; 95% CI: 1.01-1.04).
Caregivers with a better knowledge of antibiotics were less likely to give children non-prescribed antibiotics (OR: 0.7; 95% CI: 0.6-0.8).
CONCLUSION: The prevalence of non-prescribed antibiotic use for young children was high in Ulaanbaatar.
Because such use leads to the spread of bacterial resistance to antibiotics and related health problems, our findings have important implications for public education and the enforcement of regulations regarding the sale of antibiotics in Mongolia. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
En Chine, les services de traitement de la tuberculose (TB) sont fournis par un large réseau de dispensaires de TB.
Même si les hôpitaux ne sont pas bien placés pour suivre les normes recommandées en matière de soins de la TB, une part importante de personnes présentant les symptômes de la TB cherche à se faire soigner dans les hôpitaux.
Bien que le ministère de la Santé dispose d'une politique et d'un mandat, il n'a que très peu réussi à encourager les hôpitaux à signaler les suspicions de TB aux dispensaires.
Suite à l'épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003, le gouvernement a mis en place un système de notification des maladies par Internet à l'échelle nationale.
Ce système a permis d'obtenir une collaboration productive entre les hôpitaux et les dispensaires de TB.
De 2004 à 2007, le pourcentage de suspicions et de cas avérés de TB nécessitant une orientation des patients des hôpitaux vers les dispensaires de TB a considérablement augmenté de 58,7 à 77,8%.
De plus, la contribution des hôpitaux dans le diagnostic des cas de TB à frottis d'expectoration positifs a doublé, passant de 16,3 à 32,9%.
En utilisant un système de notification par Internet, les hôpitaux chinois ont contribué à détecter environ un tiers de tous les cas de TB à frottis d'expectoration positifs et ont permis de répondre à l'objectif de contrôle de la TB global, qui est d'identifier 70% de ces cas.
Reposant sur les données disponibles de la surveillance continue facilitée par ce système Internet, cet article décrit en détail le processus et les résultats d'une collaboration renforcée entre les hôpitaux et les dispensaires de TB qui utilisent Internet comme un outil ainsi que son application potentielle aux situations des autres pays. | Tuberculosis (TB) services in China are provided through a large network of TB dispensaries.
Even though hospitals are not as well placed to follow recommended standards of TB care, a significant proportion of people with TB symptoms seek care from hospitals.
In spite of having a policy and mandate in place, the Ministry of Health had little success in encouraging hospitals to refer suspected TB cases to dispensaries.
Following the epidemic of severe acute respiratory syndrome in 2003, the government set up a nationwide Internet-based communicable diseases reporting system.
This achieved productive collaboration between hospitals and TB dispensaries.
From 2004 to 2007, the percentage of TB suspects and patients needing referral from hospitals who arrived in TB dispensaries increased substantially from 58.7% to 77.8% and the contribution of hospitals to diagnosing sputum smear-positive TB cases doubled from 16.3% to 32.9%.
Using the Internet-based reporting system, hospitals in China contributed to finding about one third of all sputu m smear-positive TB cases and helped meet the global TB control target of detecting 70% of such cases.
Based on the data available from routine surveillance facilitated by this Internet-based system, this paper details the process and outcomes of strengthening collaboration between hospitals and TB dispensaries using the Internet as a tool and its potential application to other country settings. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
L'Afrique subsaharienne subit une transition sanitaire alors que la globalisation croissante et l'urbanisation qui l'accompagne engendrent le double fléau des maladies transmissibles et non transmissibles.
En Afrique, les taux des maladies transmissibles, comme le VIH/SIDA, la tuberculose et la malaria, sont les plus élevés au monde.
L'impact des maladies non transmissibles enregistre également une augmentation.
À titre d'exemple, la mortalité standardisée par âge, due à une maladie cardiovasculaire, peut être trois fois plus élevée dans certains pays africains que dans certains pays européens.
Les soins de santé primaires étant le point d'entrée dans un service de santé pour la plupart des Africains, ils jouent un rôle clé dans la prévention des maladies transmissibles et dans les interventions sanitaires.
Ce rôle pourrait être étendu afin de s'orienter également sur les maladies non transmissibles, dans le cadre d'efforts réalisés pour renforcer les systèmes de santé en améliorant l'offre de soins primaires.
Nous émettons des propositions politiques pratiques visant à améliorer la réponse des soins de santé primaires aux problèmes que pose la transition sanitaire: (i) optimisation des données sur les maladies transmissibles et non transmissible; (ii) mise en œuvre d'une approche structurée de l'offre améliorée des soins de santé primaires; (iii) mise en lumière de la qualité des soins cliniques; (iv) alignement de la réponse sur la transition sanitaire et du renforcement du système de santé; et (v) capitalisation sur un environnement
politique global favorable.
Bien que ces propositions soient axées sur les soins de santé primaires en Afrique subsaharienne, elles peuvent également s'appliquer aux autres régions devant elles aussi relever les défis de la transition sanitaire.
La mise en œuvre de ces propositions nécessite une action des alliances nationales et internationales en termes de mobilisation des investissements nécessaires à l'amélioration de la santé des habitants des pays africains en voie de développement qui font face à une transition sanitaire. | Sub-Saharan Africa is undergoing health transition as increased globalization and accompanying urbanization are causing a double burden of communicable and noncommunicable diseases.
Rates of communicable diseases such as HIV/AIDS, tuberculosis and malaria in Africa are the highest in the world.
The impact of noncommunicable diseases is also increasing.
For example, age-standardized mortality from cardiovascular disease may be up to three times higher in some African than in some European countries.
As the entry point into the health service for most people, primary care plays a key role in delivering communicable disease prevention and care interventions.
This role could be extended to focus on noncommunicable diseases as well, within the context of efforts to strengthen health systems by improving primary-care delivery.
We put forward practical policy proposals to improve the primary-care response to the problems posed by health transition: (i) improving data on communicable and noncommunicable diseases; (ii) implementing a structured approach to the improved delivery of primary care; (iii) putting the spotlight on quality of clinical care; (iv) aligning the response to health transition with health system strengthening; and (v) capitalizing on a favourable global policy environment.
Although these proposals are aimed at primary care in sub-Saharan Africa, they may well be relevant to other regions also facing the challenges of health transition.
Implementing these proposals requires action by national and international alliances in mobilizing the necessary investments for improved health of people in developing countries in Africa undergoing health transition. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Fournir une méthode à base de modèles dans le cadre de l'estimation de la mortalité maternelle au niveau sous-national et illustrer son utilisation dans l'estimation des taux de mortalité maternelle (tauxMM) et des rapports de mortalité maternelle (RMM) dans les 64 districts du Bangladesh.
MÉTHODES: Sachant que la mortalité est plus prononcée dans les segments plus pauvres d'une population, dans les régions rurales et les régions disposant de peu de soins aux mères et y ayant peu recours, nous avons utilisé une méthode de prédiction bayésienne empirique afin d'estimer la mortalité maternelle au niveau sous-national à partir de la distribution spatiale de ces facteurs.
RÉSULTATS: Les RMM variaient considérablement par district au Bangladesh, de 158 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes dans le district de Dhaka à 782 décès maternels dans les régions côtières du Nord.
La mortalité maternelle était invariablement supérieure dans les régions de l'Est et du Nord, qui sont connues pour leurs systèmes de transport médiocres et pour être conservatives du point de vue culturel.
CONCLUSION: Le Bangladesh a fait des progrès remarquables en termes de réduction de la mortalité maternelle depuis 1990, même si le recours à des sages-femmes compétentes n'a enregistré qu'une légère augmentation.
Cependant, plusieurs régions montrent aujourd'hui encore des chiffres de mortalité maternelle alarmants, que les responsables politiques et les gestionnaires de la santé doivent cibler et traiter en priorité. | OBJECTIVE: To provide a model-based method of estimating maternal mortality at the subnational level and illustrate its use in estimating maternal mortality rates (MMrates) and maternal mortality ratios (MMRs) in all 64 districts of Bangladesh.
METHODS: Knowing that mortality is more pronounced among the poorer segments of a population, in rural areas and in areas with poor availability and utilization of maternal care, we used an empirical Bayesian prediction method to estimate maternal mortality at the subnational level from the spatial distribution of such factors.
FINDINGS: MMRs varied significantly by district in Bangladesh, from 158 maternal deaths per 100 000 live births at Dhaka district to 782 in the northern coastal regions.
Maternal mortality was consistently higher in the eastern and northern regions, which are known to be culturally conservative and to have poor transportation systems.
CONCLUSION: Bangladesh has made noteworthy strides in reducing maternal mortality since 1990, even though the utilization of skilled birth attendants has increased very little.
However, several areas still show alarmingly high maternal mortality figures and need to be prioritized and targeted by health administrators and policy-makers. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Évaluer l'effet de l'utilisation du retard de croissance comme indicateur de la dénutrition chez l'enfant au lieu du poids insuffisant afin de déterminer si les pays d'Amérique latine et des Caraïbes sont sur la bonne voie pour atteindre le composant de l'objectif 1 du Millénaire pour le développement (OMD) relatif à l'éradication de la faim, c'est-à-dire la diminution de moitié de la dénutrition entre 1990 et 2015.
MÉTHODES: La prévalence d'un poids insuffisant et d'un retard de croissance chez les enfants âgés de moins de 5 ans a été calculée pour 13 pays d'Amérique latine et des Caraïbes en appliquant les normes de croissance de l'enfant de l'OMS aux données anthropométriques accessibles au public et représentatives sur le plan national.
La prévision de tendance (basée sur la tendance des années précédentes) et la tendance cible (basée sur l'OMD 1) du retard de croissance et du poids insuffisant ont été estimées à l'aide de la régression linéaire.
RÉSULTATS: Le choix de l'indicateur a des conséquences sur les conclusions concernant les pays qui sont sur la voie de l'OMD 1.
Tous les pays sont sur la bonne voie lorsque le poids insuffisant est utilisé pour évaluer la progression vers la prévalence cible, mais seuls 6 d'entre eux le sont lorsque c'est l'indicateur du retard de croissance qui est utilisé.
Deux autres pays présentent 2% de la prévalence cible du retard de croissance.
CONCLUSION: La détermination des pays à être sur la voie pour atteindre ou non le composant nutritionnel de l'OMD 1 dépend du choix du retard de croissance comme indicateur au lieu du poids insuffisant.
Malheureusement, le poids insuffisant est l'indicateur qui est officiellement utilisé pour contrôler les avancées vers l'OMD 1.
En Amérique latine et dans les Caraïbes, l'utilisation du poids insuffisant à cette fin ne parviendra pas à compter avec le fardeau restant du retard de croissance. | OBJECTIVE: To assess the effect of using stunting versus underweight as the indicator of child undernutrition for determining whether countries in Latin America and the Caribbean are on track to meet the component of Millennium Development Goal (MDG) 1 pertaining to the eradication of hunger, namely to reduce undernutrition by half between 1990 and 2015.
METHODS: The prevalence of underweight and stunting among children less than 5 years of age was calculated for 13 countries in Latin America and the Caribbean by applying the WHO Child Growth Standards to nationally-representative, publicly available anthropometric data.
The predicted trend (based on the trend in previous years) and the target trend (based on MDG 1) for stunting and underweight were estimated using linear regression.
FINDINGS: The choice of indicator affects the conclusions regarding which countries are on track to reach MDG 1.
All countries are on track when underweight is used to assess progress towards the target prevalence, but only 6 of them are on track when stunting is used instead.
Another two countries come within 2 percentage points of the target prevalence of stunting.
CONCLUSION: Whether countries are determined to be on track to meet the nutritional component of MDG 1 or not depends on the choice of stunting versus underweight as the indicator.
Unfortunately, underweight is the indicator officially used to monitor progress towards MDG 1.
In Latin America and the Caribbean, the use of underweight for this purpose will fail to take account of the large remaining burden of stunting. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Valider l'outil de l'autopsie verbale de l'Organisation mondiale de la Santé dans le cadre des mortinaissances en recourant au diagnostic hospitalier de la cause sous-jacente de la mortinaissance (modèle idéal) et comparer la part des mortinaissances attribuée à différentes causes spécifiques selon l'évaluation de l'hôpital d'une part, et l'autopsie verbale, d'autre part.
MÉTHODES: Dans un hôpital de Chandigarh, nous avons étudié de manière prospective toutes les mortinaissances survenues du 15 avril 2006 au 31 mars 2008 et dont les causes avaient été diagnostiquées dans les 2 jours suivant l'évènement.
Toutes les mères devaient avoir eu une grossesse d'une durée minimale de 24 semaines et résider dans un périmètre maximum de 100 km autour de l'hôpital.
Pour réaliser l'autopsie verbale, les agents de terrain ont rendu visite aux mères 4 à 6 semaines après la mortinaissance.
Les résultats de l'autopsie ont ensuite été examinés par deux obstétriciens indépendants et leurs divergences ont été résolues par l'engagement d'un troisième expert.
Les causes des mortinaissances, telles que déterminées par l'évaluation hospitalière et par l'autopsie verbale, ont été comparées en fonction de leur fréquence.
Résultats: L'évaluation hospitalière et l'autopsie verbale ont rapporté cinq causes sous-jacentes principales identiques de la mortinaissance: hypertension liée à la grossesse (30%), hémorragie ante partum (16%), pathologie maternelle sous-jacente (12%), malformations congénitales (12%) et complications obstétriques (10%).
L'exactitude générale de l'autopsie verbale au regard du diagnostic hospitalier, pour les cinq causes principales de mortinaissance, était de 64%.
Les aires sous la courbe de caractéristique de fonctionnement du récepteur étaient, pour les malformations congénitales, 0,91 (95% intervalle de confiance, IC: 0,83-0,97); les pathologies maternelles prégestationnelles, 0,75 (95% IC: 0,65-0,84); l'hypertension due à la grossesse, 0,76 (95% IC: 0,69-0,81); l'hémorragie ante partum, 0,76 (95% IC: 0,67-0,84) et les complications obstétriques, 0,82 (95% IC: 0,71-0,93).
CONCLUSION: L'outil d'autopsie verbale de l'OMS en matière de mortinaissance peut fournir des estimations relativement bonnes des causes communes sous-jacentes de la mortinaissance chez les familles aux ressources limitées, pour lesquelles une cause de mortinaissance médicalement certifiée peut ne pas être disponible. | OBJECTIVE: To validate the verbal autopsy tool for stillbirths of the World Health Organization (WHO) by using hospital diagnosis of the underlying cause of stillbirth (the gold standard) and to compare the fraction of stillbirths attributed to various specific causes through hospital assessment versus verbal autopsy.
METHODS: In a hospital in Chandigarh, we prospectively studied all stillbirths occurring from 15 April 2006 to 31 March 2008 whose cause was diagnosed within 2 days.
All mothers had to be at least 24 weeks pregnant and live within 100 km of the hospital.
For verbal autopsy, field workers visited mothers 4 to 6 weeks after the stillbirth.
Autopsy results were reviewed by two independent obstetricians and disagreements were resolved by engaging a third expert.
Causes of stillbirths as determined by hospital assessment and verbal autopsy were compared in frequency.
FINDINGS: Hospital assessment and verbal autopsy yielded the same top five underlying causes of stillbirth: pregnancy-induced hypertension (30%), antepartum haemorrhage (16%), underlying maternal illness (12%), congenital malformations (12%) and obstetric complications (10%).
Overall diagnostic accuracy of verbal autopsy diagnosis versus hospital-based diagnosis for all five top causes of stillbirth was 64%.
The areas under the receiver operator characteristic curve (ROC) were, for congenital malformations, 0.91 (95% confidence interval, CI: 0.83-0.97); pre-gestational maternal illness, 0.75 (95% CI: 0.65-0.84); pregnancy-induced hypertension, 0.76 (95% CI: 0.69-0.81); antepartum haemorrhage, 0.76 (95% CI: 0.67-0.84) and obstetric complication, 0.82 (95% CI: 0.71-0.93).
CONCLUSION: The WHO verbal autopsy tool for stillbirth can provide reasonably good estimates of common underlying causes of stillbirth in resource-limited settings where a medically certified cause of stillbirth may not be available. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Comparer les taux de mortalité par accidents de la route en Chine entre 2002 et 2007 lorsque les données sont signalées par la police et lorsque les données proviennent de l'enregistrement des décès.
MÉTHODES: En Chine, les données enregistrées par la police sont obtenues à partir des registres de police renseignés par des formulaires de collecte de données standard et fermés.
Ces données sont publiées dans l'Annuaire statistique chinois de la communication et du transport.
Les données officielles d'enregistrement des décès sont, quant à elles, obtenues à partir des certificats de décès délivrés par les médecins et elles sont publiées dans l'Annuaire statistique chinois de la santé.
Nous avons effectué des recherches dans ces deux sources afin d'y prélever des données sur les décès dus à des accidents de la route de 2002 à 2007.
Nous avons utilisé le test du khi carré pour comparer les taux de mortalité obtenus, puis réalisé une régression linéaire pour définir les tendances statistiquement significatives de la mortalité routière au cours de cette période.
RÉSULTATS: Pour la période 2002-2007, le taux des traumatismes mortels liés aux accidents de la route basé sur les données d'enregistrement des décès était deux fois supérieur au taux déclaré par la police.
La progression linéaire a montré une diminution significative de 27% (95% intervalle de confiance, IC: 35-19) du taux de mortalité pendant cette période selon les sources de police, mais pas de changement important selon les données d'enregistrement des décès.
CONCLUSION: Il est possible que la baisse récente, largement rapportée, de la mortalité routière en Chine, basée sur les données déclarées par la police, ne traduise pas une véritable diminution.
La qualité des données obtenues à partir des rapports de police, moteur de la prise de décision du gouvernement chinois et des organisations internationales, doit faire l'objet d'investigations, de contrôles et d'améliorations. | OBJECTIVE: To compare death rates from road traffic injuries in China in 2002-2007 when derived from police-reported data versus death registration data.
METHODS: In China, police-recorded data are obtained from police records by means of a standardized, closed-ended data collection form; these data are published in the China statistical yearbook of communication and transportation.
Official death registration data, on the other hand, are obtained from death certificates completed by physicians and are published in the China health statistics yearbook.
We searched both sources for data on road traffic deaths in 2002-2007, used the χ2 test to compare the mortality rates obtained, and performed linear regression to look for statistically significant trends in road traffic mortality over the period.
FINDINGS: For 2002-2007, the rate of death from road traffic injuries based on death registration data was about twice as high as the rate reported by the police.
Linear regression showed a significant decrease of 27% (95% confidence interval, CI: 35-19) in the death rate over the period according to police sources but no significant change according to death registration data.
CONCLUSION: The widely-cited recent drop in road traffic mortality in China, based on police-reported data, may not reflect a genuine decrease.
The quality of the data obtained from police reports, which drives decision-making by the Government of China and international organizations, needs to be investigated, monitored and improved. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer les limites du volume de l'échantillon sanguin pédiatrique qui soient pertinentes avec le «risque minimal» physiologique.
MÉTHODES: Il a été procédé à un examen de la documentation afin de trouver d'une part, des éléments probants concernant les effets indésirables du prélèvement d'échantillons sanguins chez l'enfant et d'autre part, des directives relatives au volume de l'échantillonnage dans la recherche pédiatrique.
Cette recherche englobait Medline, EMBASE, d'autres sources Internet et non-Internet et les bibliographies des sources identifiées.
Des experts ont également été consultés.
RÉSULTATS: Cinq études et neuf directives ont été identifiées.
Les directives existantes spécifient que les limites du volume de l'échantillon sanguin pédiatrique varient de 1 à 5% du volume sanguin (VST) sur 24 heures et jusqu'à 10% du VST sur 8 semaines.
Les preuves dont on dispose sont limitées et comprennent les constatations d'études non randomisées montrant un risque minimal avec un échantillon ponctuel allant jusqu'à 5% du VST.
CONCLUSION: Les éléments de preuve dont nous disposons sont en cohérence avec la conclusion selon laquelle toutes les directives identifiées sont comprises dans les limites du «risque minimal».
Toutefois, davantage de preuves plus solides sont nécessaires pour tirer des conclusions irréfutables.
Les chercheurs et les comités institutionnels d'évaluation doivent prendre en compte le volume d'échantillon total nécessaire à la fois aux soins cliniques et à la recherche, plutôt que leurs besoins respectifs pris séparément.
L'état de santé général de l'enfant doit être évalué et un surcroît de précautions doit être pris, notamment chez les enfants dont la pathologie est susceptible d'appauvrir le volume sanguin ou l'hémoglobine ou de freiner leur reconstitution.
Les politiques locales doivent également traiter de l'adéquation et de l'acceptabilité locale des procédures de collecte et des volumes sanguins prélevés. | OBJECTIVE: To determine paediatric blood sample volume limits that are consistent with physiological "minimal risk."
METHODS: A literature review was performed to search for evidence concerning the adverse effects of blood sampling in children and for guidelines on sampling volume in paediatric research.
The search included Medline, EMBASE, other web-based and non-web-based sources and the bibliographies of the sources identified.
Experts were also consulted.
FINDINGS: Five studies and nine guidelines were identified.
Existing guidelines specify paediatric blood sample volume limits ranging from 1% to 5% of total blood volume (TBV) over 24 hours and up to 10% of TBV over 8 weeks.
The evidence available is limited and includes findings from non-randomized studies showing a minimal risk with one-off sampling of up to 5% of TBV.
CONCLUSION: The evidence available is consistent with the conclusion that all identified guidelines are within the limits of "minimal risk."
However, more and better evidence is required to draw firmer conclusions.
Researchers and institutional review boards need to take into account the total sampling volume needed for both clinical care and research rather than for each alone.
The child's general state of health should be considered and extra caution should be observed particularly with children whose illness can deplete blood volume or haemoglobin or hinder their replenishment.
Local policies must also address the appropriateness and local acceptability of collection procedures and of the blood volumes drawn. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Décrire la façon dont la collaboration SUPPORT a développé un format synthétique permettant de présenter les résultats d'évaluations systématiques aux décideurs de la santé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
MÉTHODES: Nous avons réalisé 21 tests utilisateur dans six pays afin d'étudier l'expérimentation du format synthétique par les utilisateurs.
Nous avons modifié les synthèses en fonction des résultats et vérifié nos conclusions par le biais de 13 entretiens de suivi.
Afin de résoudre les problèmes dont les tests utilisateur ne traitaient pas, nous avons également recueilli les commentaires du groupe consultatif et organisé des ateliers de groupe de travail.
RÉSULTATS: Les responsables appréciaient le format d'entrée progressive (par ex. une synthèse courte introduite par des messages clés).
Ils avaient une préférence notable pour la section dédiée à l'importance des synthèses pour les PRFI car elle compensait l'absence de détails locaux essentiels de l'évaluation d'origine.
Certains ont eu du mal à saisir le texte et les chiffres.
Trois problèmes ont fait de la reconception des synthèses une véritable gageure : (i) les participants avaient une compréhension médiocre de l'évaluation systémique; (ii) ils attendaient des informations que les évaluations systématiques ne contenaient pas et (iii) ils souhaitaient des synthèses plus courtes et plus précises.
Les solutions comprenaient l'ajout d'informations afin de mieux saisir la nature d'une évaluation systématique, un surcroît de références, la rédaction d'un contenu plus clair ainsi qu'une analyse plus rapide du document.
CONCLUSION: La présentation d'éléments de preuve provenant d'évaluations systématiques aux responsables de la santé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire sous forme de brèves synthèses peut faciliter l'assimilation des informations et les rendre plus utiles, mais ces synthèses doivent être claires, faciles à lire ou rapidement analysables.
Elles doivent également expliquer la nature des informations fournies par les évaluations systématiques et leur pertinence en matière de décision de politiques. | OBJECTIVE: To describe how the SUPPORT collaboration developed a short summary format for presenting the results of systematic reviews to policy-makers in low- and middle-income countries (LMICs).
METHODS: We carried out 21 user tests in six countries to explore users' experiences with the summary format.
We modified the summaries based on the results and checked our conclusions through 13 follow-up interviews.
To solve the problems uncovered by the user testing, we also obtained advisory group feedback and conducted working group workshops.
FINDINGS: Policy-makers liked a graded entry format (i.e. short summary with key messages up front).
They particularly valued the section on the relevance of the summaries for LMICs, which compensated for the lack of locally-relevant detail in the original review.
Some struggled to understand the text and numbers.
Three issues made redesigning the summaries particularly challenging: (i) participants had a poor understanding of what a systematic review was; (ii) they expected information not found in the systematic reviews and (iii) they wanted shorter, clearer summaries.
Solutions included adding information to help understand the nature of a systematic review, adding more references and making the content clearer and the document quicker to scan.
CONCLUSION: Presenting evidence from systematic reviews to policy-makers in LMICs in the form of short summaries can render the information easier to assimilate and more useful, but summaries must be clear and easy to read or scan quickly.
They should also explain the nature of the information provided by systematic reviews and its relevance for policy decisions. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
L'Organisation mondiale de la Santé a publié des recommandations et des principes révisés pour le VIH et la nutrition infantile en novembre 2009.
Ces recommandations reposent sur des preuves programmatiques et des études de recherche rassemblées ces dernières années dans des pays africains.
Ce document conseille vivement aux autorités sanitaires nationales ou sous-nationales de décider si leurs services de soins de santé doivent essentiellement soutenir et encourager les mères séropositives à allaiter et à recevoir des traitements antirétroviraux, ou à éviter l'allaitement au sein, selon les estimations de la meilleure stratégie à adopter pour augmenter les chances de survie sans VIH des nourrissons de ces communautés.
L'Afrique du Sud a récemment révisé ses lignes directrices cliniques en matière de prévention de la transmission VIH mère enfant, en adoptant les conseils rapides de novembre 2009 de l'Organisation mondiale de la Santé relatives à l'utilisation des antirétroviraux pour le traitement des femmes enceintes et la prévention de la transmission du VIH aux enfants.
Toutefois, l'un des aspects que présentent ces nouvelles lignes directrices sud-africaines est préoccupant.
Il s'agit de la distribution permanente et gratuite de lait infantile aux femmes séropositives dans les centres de santé publics.
Cet article présente les derniers éléments probants en matière de mortalité et de morbidité associées à ces pratiques nutritionnelles dans le contexte du VIH et suggère une modification de la politique actuelle de façon à placer la survie de tous les enfants sud-africains au cœur de ses priorités. | The World Health Organization released revised principles and recommendations for HIV and infant feeding in November 2009.
The recommendations are based on programmatic evidence and research studies that have accumulated over the past few years within African countries.
This document urges national or subnational health authorities to decide whether health services should mainly counsel and support HIV-infected mothers to breastfeed and receive antiretroviral interventions, or to avoid all breastfeeding, based on estimations of which strategy is likely to give infants in those communities the greatest chance of HIV-free survival.
South Africa has recently revised its clinical guidelines for prevention of mother-to-child HIV transmission, adopting many of the recommendations in the November 2009 World Health Organization's rapid advice on use of antiretroviral drugs for treating pregnant women and preventing HIV infection in infants.
However, one aspect of the new South African guidelines gives cause for concern: the continued provision of free formula milk to HIV-infected women through public health facilities.
This paper presents the latest evidence regarding mortality and morbidity associated with feeding practices in the context of HIV and suggests a modification of current policy to prioritize child survival for all South African children. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
À l'ère de la mondialisation, la santé publique n'est plus limitée aux frontières nationales.
Ces dernières années, nous avons observé une augmentation du nombre de déplacements transfrontaliers des patients.
L'étendue de cette tendance n'est pas entièrement connue à ce jour car les données sont rares et isolées.
Si cette tendance se poursuit, les experts sont convaincus qu'elle aura des conséquences majeures pour les systèmes de santé publique du monde entier.
Malgré l'importance croissante des voyages pour raisons médicales, nous disposons de très peu de preuves empiriques de son impact sur la santé publique, en particulier sur les systèmes de santé.
Cet article synthétise les derniers débats sur ce sujet.
Il décrit les principales forces qui motivent les voyages pour raisons médicales et leurs conséquences sur les systèmes de santé, en particulier leur impact sur l'accès aux soins de santé, le financement et le personnel soignant.
Cet article fournit également des instructions permettant de définir les voyages pour raisons médicales et d'améliorer la collecte de données.
Il préconise davantage de recherches scientifiques qui permettront aux pays de tirer profit des voyages à des fins médicales et d'en limiter les risques potentiels en matière de santé publique. | In a globalizing world, public health is no longer confined to national borders.
In recent years we have observed an increasing movement of patients across international borders.
The full extent of this trend is yet unknown, as data are sparse and anecdotal.
If this trend continues, experts are convinced that it will have major implications for public health systems around the globe.
Despite the growing importance of medical travel, we still have little empirical evidence on its impact on public health, especially on health systems.
This paper summarizes the most recent debates on this topic.
It discusses the main forces that drive medical travel and its implications on health systems, in particular the impacts on access to health care, financing and the health workforce.
This paper also offers guidance on how to define medical travel and how to improve data collection.
It advocates for more scientific research that will enable countries to harness benefits and limit the potential risks to public health arising from medical travel. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
PROBLÈME: La pénurie de prestataires de services compétents dans les zones rurales de l'Inde est apparue comme la plus importante entrave à la mise en place des soins de santé universels.
L'Inde compte environ 1,4 million de médecins généralistes dont 74% vivent en zone urbaine et ne soignent que 28% de la population, laissant une population rurale très mal desservie.
APPROCHE: La Mission nationale pour la Santé rurale (National Rural Health Mission), lancée par le gouvernement indien en 2005, a encouragé différentes initiatives au niveau du pays et des états, afin d'apporter des réponses à ce problème.
Selon la constitution fédérale de l'Inde, les états sont responsables de la mise en place du système de santé, avec le soutien financier du gouvernement national.
ENVIRONNEMENT LOCALE: La disponibilité des médecins et du personnel infirmier est limitée par le manque d'établissements de formation dans les états présentant le plus grand besoin, ainsi que par la réticence des professionnels des zones urbaines à travailler dans les régions rurales.
Avant 2005, la stratégie la plus commune consistait en des engagements de services ruraux obligatoires et en un service rural exigé en vue d'une admission privilégiée dans des programmes d'études de troisième cycle.
CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Les initiatives de la Mission nationale pour la Santé rurale comprennent une augmentation des postes autorisés pour les établissements de santé publique, des incitations, des politiques de gestion de la main-d'œuvre, un recrutement spécifique aux localités ainsi que la création d'un nouveau cadre de service destiné à l'emploi dans le secteur public.
Résultat : la Mission nationale pour la Santé rurale a permis d'ajouter plus de 82 343 professionnels de la santé compétents au personnel du secteur de la santé publique.
LEÇONS TIRÉES: Le problème de la distribution inégale des professionnels de la santé compétents peut être résolu.
Les stratégies de sensibilisation et les programmes communautaires des professionnels de la santé ont montré des résultats prometteurs.
La majorité de ces stratégies sont trop récentes pour en évaluer les résultats, même si cela pourrait favoriser l'optimisation et le développement d'un panachage idéal de stratégies pour différents contextes. | PROBLEM: The lack of skilled service providers in rural areas of India has emerged as the most important constraint in achieving universal health care.
India has about 1.4 million medical practitioners, 74% of whom live in urban areas where they serve only 28% of the population, while the rural population remains largely underserved.
APPROACH: The National Rural Health Mission, launched by the Government of India in 2005, promoted various state and national initiatives to address this issue.
Under India's federal constitution, the states are responsible for implementing the health system with financial support from the national government.
LOCAL SETTING: The availability of doctors and nurses is limited by a lack of training colleges in states with the greatest need as well as the reluctance of professionals from urban areas to work in rural areas.
Before 2005, the most common strategy was compulsory rural service bonds and mandatory rural service for preferential admission into post-graduate programmes.
RELEVANT CHANGES: Initiatives under the National Rural Health Mission include an increase in sanctioned posts for public health facilities, incentives, workforce management policies, locality-specific recruitment and the creation of a new service cadre specifically for public sector employment.
As a result, the National Rural Health Mission has added more than 82 343 skilled health workers to the public health workforce.
LESSONS LEARNT: The problem of uneven distribution of skilled health workers can be solved.
Educational strategies and community health worker programmes have shown promising results.
Most of these strategies are too recent for outcome evaluation, although this would help optimize and develop an ideal mix of strategies for different contexts. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Déterminer la proportion d'individus souffrant d'un taux de cholestérol sérique total élevé, qui font l'objet d'un diagnostic et qui reçoivent un traitement efficace dans huit pays à revenu moyen ou élevé.
MÉTHODES: En nous appuyant sur des données provenant d'enquêtes sur les examens de santé, représentatives du niveau national et menées de 1998 à 2007, nous avons étudié un échantillon aléatoire de 79 039 adultes âgés de 40 à 79 ans originaires d'Angleterre, d'Allemagne, du Japon, de Jordanie, du Mexique, d'Écosse, de Thaïlande et des États-Unis d'Amérique.
Pour chacun de ces pays, nous avons calculé la prévalence de cholestérol sérique total élevé (cholestérol sérique total > 6,2 mmol/l ou > 240 mg/dl) et le niveau moyen de cholestérol sérique total.
Nous avons également déterminé la proportion des individus ayant fait l'objet d'un diagnostic et ayant reçu un traitement hypocholestérolémiant effectivement contrôlé (cholestérol sérique total < 6,2 mmol/l ou < 240 mg/dl).
RÉSULTATS: La proportion des individus non diagnostiqués était la plus forte en Thaïlande (78%; 95% intervalle de confiance, IC: 74-82) et la plus faible aux États-Unis (16%; 95% IC: 13-19).
Le pourcentage de personnes ayant fait l'objet d'un diagnostic, mais non d'une thérapie, était compris entre 9% en Thaïlande (95% IC: 8-11) et 53% au Japon (95% IC: 50-57).
La proportion des individus sous traitement ayant obtenu une attestation de contrôle variait de 4% en Allemagne (95% IC: 3-5) à 58% au Mexique (95% IC: 54-63).
Les estimations des séries chronologiques ont témoigné d'un meilleur contrôle de l'hypercholestérolémie en Angleterre et aux États-Unis lors des deux dernières décennies.
CONCLUSION: Le pourcentage de personnes présentant un cholestérol sérique total élevé et qui sont effectivement traitées demeure faible dans les pays à revenu moyen ou élevé retenus.
Bon nombre des personnes atteintes n'ont pas connaissance de leur état.
Un taux de cholestérol plasmatique élevé non soigné représente une opportunité manquée face à une épidémie mondiale de maladies chroniques. | OBJECTIVE: To determine the fraction of individuals with high total serum cholesterol who get diagnosed and effectively treated in eight high- and middle-income countries.
METHODS: Using data from nationally representative health examination surveys conducted in 1998-2007, we studied a probability sample of 79 039 adults aged 40-79 years from England, Germany, Japan, Jordan, Mexico, Scotland, Thailand and the United States of America.
For each country we calculated the prevalence of high total serum cholesterol (total serum cholesterol > 6.2 mmol/l or > 240 mg/dl) and the mean total serum cholesterol level.
We also determined the fractions of individuals being diagnosed, treated with cholesterol-lowering medication and effectively controlled (total serum cholesterol < 6.2 mmol/l or < 240 mg/dl).
FINDINGS: The proportion of undiagnosed individuals was highest in Thailand (78%; 95% confidence interval, CI: 74-82) and lowest in the United States (16%; 95% CI: 13-19).
The fraction diagnosed but untreated ranged from 9% in Thailand (95% CI: 8-11) to 53% in Japan (95% CI: 50-57).
The proportion being treated who had attained evidence of control ranged from 4% in Germany (95% CI: 3-5) to 58% in Mexico (95% CI: 54-63).
Time series estimates showed improved control of high total serum cholesterol over the past two decades in England and the United States.
CONCLUSION: The percentage of people with high total serum cholesterol who are effectively treated remains small in selected high- and middle-income countries.
Many of those affected are unaware of their condition.
Untreated high blood cholesterol represents a missed opportunity in the face of a global epidemic of chronic diseases. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Explorer la relation entre la distance du domicile à l'hôpital et l'accès aux soins, mais aussi évaluer la sensibilité de la surveillance hospitalière dans le district de Kilifi au Kenya.
MÉTHODES: Sur la période 2002-2006, des informations cliniques ont été obtenues pour tous les enfants admis au Kilifi District Hospital, puis elles ont été liées aux données relatives à la surveillance démographique.
Les temps de trajet vers l'hôpital ont été calculés à l'aide de systèmes d'information géographique, et des modèles de régression ont été créés afin d'examiner les relations entre le temps de trajet, les taux d'hospitalisation par cause et la probabilité de décès à l'hôpital.
Les taux d'accès aux soins reliant les taux d'hospitalisation aux taux de mortalité de la communauté ont été calculés et utilisés afin d'évaluer la sensibilité de la surveillance.
RÉSULTATS: L'analyse a inclus 7 200 admissions (64 pour 1 000 enfants-années).
Les temps de trajet moyens à pied et en véhicule vers l'hôpital étaient respectivement de 237 et de 61 minutes.
Les taux d'hospitalisation ont diminué de 21 % par heure de trajet à pied et de 28 % par demi-heure de trajet en véhicule.
L'impact de la distance a été plus élevé pour la méningite que pour la pneumonie, pour les filles que pour les garçons, mais aussi pour les zones où l'éducation des mères était en moyenne inférieure.
La distance était formellement associée à la probabilité de mourir à l'hôpital.
Les taux globaux de l'accès aux soins, qui représentent la probabilité qu'un enfant nécessitant une hospitalisation puisse accéder aux soins hospitaliers, étaient de 51-58 % pour la pneumonie et de 66-70 % pour la méningite.
CONCLUSION: Dans ce contexte, les taux d'utilisation de l'hôpital ont diminué et la gravité des cas admis à l'hôpital a augmenté lorsque la distance entre le domicile et l'hôpital augmentait.
L'accès aux soins hospitaliers pour les enfants vivant dans les zones éloignées était faible, en particulier pour ceux dont l'état de santé était grave.
L'impact de la distance a été atténué par l'élévation des niveaux d'éducation maternelle.
La surveillance hospitalière a sous-estimé l'incidence de la pneumonie et de la méningite de plus de 45 % et 30 %, respectivement. | OBJECTIVE: To explore the relationship between homestead distance to hospital and access to care and to estimate the sensitivity of hospital-based surveillance in Kilifi district, Kenya.
METHODS: In 2002-2006, clinical information was obtained from all children admitted to Kilifi District Hospital and linked to demographic surveillance data.
Travel times to the hospital were calculated using geographic information systems and regression models were constructed to examine the relationships between travel time, cause-specific hospitalization rates and probability of death in hospital.
Access to care ratios relating hospitalization rates to community mortality rates were computed and used to estimate surveillance sensitivity.
FINDINGS: The analysis included 7200 admissions (64 per 1000 child-years).
Median pedestrian and vehicular travel times to hospital were 237 and 61 minutes, respectively.
Hospitalization rates decreased by 21% per hour of travel by foot and 28% per half hour of travel by vehicle.
Distance decay was steeper for meningitis than for pneumonia, for females than for males, and for areas where mothers had less education on average.
Distance was positively associated with the probability of dying in hospital.
Overall access to care ratios, which represent the probability that a child in need of hospitalization will have access to care at the hospital, were 51-58% for pneumonia and 66-70% for meningitis.
CONCLUSION: In this setting, hospital utilization rates decreased and the severity of cases admitted to hospital increased as distance between homestead and hospital increased.
Access to hospital care for children living in remote areas was low, particularly for those with less severe conditions.
Distance decay was attenuated by increased levels of maternal education.
Hospital-based surveillance underestimated pneumonia and meningitis incidence by more than 45% and 30%, respectively. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Illustrer les effets de l'absence de prise en compte de l'incertitude des modèles quand la modélisation est utilisée pour estimer les effets globaux induits par la maladie, avec une application spécifique à la mortalité infantile liée à l'infection par rotavirus.
MÉTHODES: Pour estimer la charge globale de l'infection par rotavirus, différents modèles de méta-analyse d'effet aléatoire et de méta-régression ont été élaborés en faisant varier les critères de stratification et en incluant différentes associations de covariantes.
Un modèle bayésien de calcul de moyenne a été utilisé pour combiner les résultats entre les modèles et fournir une mesure de l'incertitude qui reflète la variabilité du choix du modèle et de l'échantillonnage.
RÉSULTATS: Dans les modèles examinés, le nombre estimé d'enfants morts par infection de rotavirus variait entre 492 000 et 664 000.
Tandis que le calcul de la moyenne des estimations des différents modèles donnait une légère augmentation du nombre estimé de morts (541 000, par comparaison aux 527 000 estimés par l'Organisation mondiale de la Santé), l'ampleur de l'intervalle de confiance de 95% passait de 105 000 à 198 000 morts lorsque l'incertitude du modèle était prise en compte.
CONCLUSION: La variabilité de l'échantillonnage n'explique qu'une partie de l'incertitude globale dans une estimation par modèle.
L'incertitude liée à la fois à la variabilité de l'échantillonnage et au choix de modèle(s) doit être indiquée dans la présentation de résultats concernant les effets induits par la maladie.
Ne pas prendre en compte l'incertitude comme il se doit dans les estimations des effets de la maladie peut conduire à un usage inapproprié des estimations et à une affectation erronée des priorités dans les besoins globaux de santé. | OBJECTIVE: To illustrate the effects of failing to account for model uncertainty when modelling is used to estimate the global burden of disease, with specific application to childhood deaths from rotavirus infection.
METHODS: To estimate the global burden of rotavirus infection, different random-effects meta-analysis and meta-regression models were constructed by varying the stratification criteria and including different combinations of covariates.
Bayesian model averaging was used to combine the results across models and to provide a measure of uncertainty that reflects the choice of model and the sampling variability.
FINDINGS: In the models examined, the estimated number of child deaths from rotavirus infection varied between 492 000 and 664 000.
While averaging over the different models' estimates resulted in a modest increase in the estimated number of deaths (541 000 as compared with the World Health Organization's estimate of 527 000), the width of the 95% confidence interval increased from 105 000 to 198 000 deaths when model uncertainty was taken into account.
CONCLUSION: Sampling variability explains only a portion of the overall uncertainty in a modelled estimate.
The uncertainty owing to both the sampling variability and the choice of model(s) should be given when disease burden results are presented.
Failure to properly account for uncertainty in disease burden estimates may lead to inappropriate uses of the estimates and inaccurate prioritization of global health needs. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
OBJECTIF: Décrire l'état des troubles dus à la carence en iode (IDD, Iode Deficiency Disorder) au Soudan, plus de 25 ans après le début des programmes de contrôle des IDD, et explorer les causes de goitre endémique dans le pays.
MÉTHODES: Des tests de carence en iode ont été menés sur 6083 écoliers de 6 à 12 ans dans les capitales de neuf États situés dans différentes régions du pays en utilisant les trois indicateurs recommandés par l'Organisation Mondiale de la Santé : la prévalence du goitre, des mesures en laboratoire de la concentration en iode sur des échantillons occasionnels d'urine et les niveaux de thyroglobuline sérique (Tg).
Ont été également mesurés les taux sériques de thyroxine (T4), de triiodothyronine (T3) et de l'hormone de stimulation de la thyroïde (TSH) ainsi que la sécrétion urinaire de thiocyanate susceptibles d'affecter le transport de l'iode dans les thyrocytes.
RÉSULTATS: La prévalence du goitre dans les différents échantillons, de 12,2 % à 77,7 %, était globalement de 38,8 %.
La concentration médiane d'iode dans l'urine était de 6,55 µg/dl, avec la valeur médiane la plus basse relevée à Kosti (2,7 µg/dl), dans la région centrale du pays, tandis que la valeur médiane la plus forte (46,4 µg/dl) a été relevée à Port Soudan, sur la côte de la mer Rouge.
Le plus haut taux moyen de Tg (66,98 ng/ml) a été relevé dans la ville de Kosti, qui a également la plus haute prévalence de goitre.
CONCLUSION: Les IDD constituent encore un problème de santé publique dans les zones urbaines du Soudan et la carence en iode semble être le principal agent étiologique impliqué. | OBJECTIVE: To describe the status of iodine deficiency disorders (IDDs) in the Sudan more than 25 years after the initiation of IDD control programmes and to explore the causes of endemic goitre in the country.
METHODS: Testing for IDDs was carried out in 6083 schoolchildren 6 to 12 years of age from the capital cities of nine states in different areas of the country using the three indicators recommended by the World Health Organization: the prevalence of goitre, laboratory measurements of urinary iodine concentration in casual urine samples and serum thyroglobulin (Tg) levels.
Serum levels of thyroxine (T4), triiodothyronine (T3) and thyroid-stimulating hormone (TSH), as well as urinary secretion of thiocyanate, which can affect the transport of iodine into thyrocytes, were also measured.
FINDINGS: The prevalence of goitre in the different samples ranged from 12.2% to 77.7% and was 38.8% overall.
The overall median urinary iodine concentration was 6.55 µg/dl, with the lowest median value having been found in Kosti city (2.7 µg/dl), situated in the centre of the country, and the highest (46.4 µg/dl) in Port Sudan, on the Red Sea coast.
The highest mean serum Tg level (66.98 ng/ml) was found in Kosti city, which also had the highest prevalence of goitre.
CONCLUSION: IDDs still constitute a public health problem throughout urban areas in the Sudan and iodine deficiency appears to be the main etiological factor involved. | oeq | WMT16_SCIELO_fr2en | null |
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