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le débat est clos
économie de l' union
l'ordre du jour appelle le rapport a de m katiforis au nom de la commission économique et monétaire sur le document de la commission européenne l'économie de l'union bilan de c cos
le rapport de la commission présente une évaluation de la position actuelle de l'économie européenne qu'elle estime prometteuse en particulier en regard de la reprise récente de la croissance économique dont on attend qu'elle mène à une réduction du chômage de d'ici l'année
la stagnation la croissance annuelle s'élevant à seulement au cours des années quatrevingtdix malgré certains cas de croissance plus élevée pendant cette décennie mais que nous n'avons pas été capable de consolider doit constituer selon votre rapporteur la toile de fond de ce tableau
il s'en suit que si nous ne désirons pas que les mêmes échecs que nous avons connus par le passé ne se reproduisent nous devons faire usage de la fenêtre d'opportunité actuelle en matière d'amélioration des performances économiques en vue de lancer une nouvelle politique de transition vers des niveaux plus élevés et au...
voilà le défi
confrontée à ce défi la commission a essentiellement recommandé que notre politique économique se contente de prolonger notre position adoptée par le passé qui se limite à mettre correctement en uvre les fondamentaux monétaires et fiscaux de l'économie s'en remettant pour le reste au miracle des marchés sans interventi...
en europe selon votre rapporteur c'est exactement l'attitude qui nous a desservi par le passé et ce non pas une seule fois mais à maintes reprises
une telle attitude comporte des risques de baisse dont j'ai cru comprendre que le conseil écofin discute actuellement
ces risques comprennent une correction de l'économie des usa et la future tendance des prix du pétrole et des taux d'intérêt à long terme de l'ue
si un de ces risques devait se concrétiser de manière négative quelle sera notre réponse plus de laissezfaire ou nous seronsnous mieux préparés qu'au cours de la période de baisse précédente
j'ai proposé que le parlement recommande une politique économique active consistant en deux éléments principaux
il s'agit premièrement d'adopter l'excellente et remarquable analyse économétrique de la commission et de demander au conseil de la traduire en un programme d'action comprenant certains objectifs quantifiables et interconnectés en matière de niveau de croissance d'investissement et d'emploi qui rendraient opérationnel ...
une composante centrale d'un tel programme serait l'augmentation du niveau d'investissement en formation de capital des auxquels il a chuté au cours de la décennie vers à au moins du pib tant dans le secteur privé que public
pour permettre au secteur public de jouer le rôle significatif nécessaire de leader dans la politique de l'investissement le conseil devrait en effet sacrifier certaines de ses vaches les plus sacrées
il devrait revoir son attitude négative visàvis des grands programmes d'infrastructure des réseaux transeuropéens qui prennent la poussière dans les tiroirs depuis trop longtemps et autoriser leur financement à une échelle adéquate par le biais de titres de la communauté européenne et accepter une interprétation du con...
c'était le premier pilier de ma recommandation
le deuxième pilier consistait en l'adoption d'un grand nombre de réformes structurelles de la privatisation de propositions de dérégulation ainsi que des suggestions facilitant la transition vers une économie basée sur la connaissance qui constitue comme nous le savons l'épine dorsale des propositions de la présidence ...
les experts ont déclaré à maintes reprises que le programme de réformes structurelles combiné avec un programme expansionniste d'investissement et de croissance est capable de tirer l'économie européenne de l'état d'inertie dans lequel elle se trouve tandis que des politiques unilatérales sont condamnées à échouer
malheureusement au sein de la commission économique les collègues du parti populaire aidés et encouragés par les libéraux ont estimé mon approche inacceptable
je suis heureux qu'après cinq années d'insistance ils aient enfin trouvé que l'objectif du plein emploi était acceptable mais je dois dire que faire simplement référence au plein emploi sans proposer un programme concret en vue de réaliser les objectifs relève trop de la déclaration d'intention et est trop peu convainc...
ce n'est certainement pas mon rôle de juger les alliances conclues par d'autres personnes mais si le parti populaire et les libéraux sont à ce point désespérés de cimenter leur alliance qu'ils proposent au moins quelque chose de positif qui ait une chance de fonctionner et qu'ils ne répètent pas les mêmes vieilles reng...
je crois que le message politique de ce parlement devrait consister en quelque chose de plus original qu'une simple resucée du mantra économique néoclassique
quelque chose de plus solide qu'un appel à se soumettre aux fatalités de l'économie de marché quelque chose de plus décent que l'opposition à des objectifs dignes de respect et le refus de leur octroyer les moyens pour leur réalisation
le rapport de la commission économique qui vous est présenté pèche par tous ces aspects
à moins qu'il ne soit restauré sous sa forme originale par le parlement celuici acceptant les amendements à nouveau déposés par le groupe socialiste je me vois dans l'obligation de demander à mes collègues socialistes ce qui est inhabituel mais inévitable et à tous ceux qui croient que le parlement devrait parler un la...
monsieur le président mesdames et messieurs les députés la passion et la conviction dont a fait preuve notre collègue giorgos katiforis l'ont empêché de faire ce que fait normalement un rapporteur lors la présentation à savoir défendre le rapport présenté à l'assemblée
il ne l'a pas fait il a défendu sa position qui diffère de celle approuvée par la commission
nous avons des points de vue clairement divergents ainsi dans l'un d'eux nous pensons que l'évolution de l'économie européenne peut être envisagée avec confiance
lors d'une intervention à la commission économique le commissaire solbes nous signalait hier que les perspectives pour cette année et l'année prochaine sont justement excellentes
mieux encore on a cité quelques pays qui se demandent comment utiliser l'excédent budgétaire
les problèmes qui se posent sont par exemple de choisir entre la réduction des impôts ou la réduction du déficit public d'éviter bien sûr l'augmentation des prix ou pour nous mettre d'accord de constituer une réserve spéciale pour affronter les cas éventuels où l'assistance sociale peut s'avérer nécessaire étant donné ...
nous avons tendance à croire que cette croissance économique de l'union a une base solide maintenant et pour les prochaines années et que nous ne devons pas perdre de vue que nous sommes dans une économie ouverte mondiale et très compétitive
si nous voulons égaler le leadership des étatsunis voire prendre la relève nous devons éviter l'interventionnisme proposé initialement par m katiforis éviter toute intervention excessive de la part des pouvoirs publics dans la construction de certaines infrastructures
par ailleurs les états membres ont refusé d'octroyer plus de ressources lors des discussions sur l'agenda si bien qu'au niveau de l'union européenne nous ne disposerons que de peu de moyens durant les prochaines années
en revanche nous insistons sur la nécessité de continuer à approfondir la construction du marché intérieur européen qui présente toujours de sérieuses lacunes
dans certains secteurs tels que ceux du transport aérien de l'énergie ou des télécommunications les coûts supportés par nos entreprises sont encore très élevés si on compare les coûts unitaires à ceux des étatsunis ou d'autres pays également compétitifs au niveau international
le rapport contient une information précisant que le coût bureaucratique pour la création d'une nouvelle entreprise est de euros aux étatsunis alors qu'il est en moyenne de euros dans l'union européenne
il y a donc toujours une bureaucratie excessive et une intervention démesurée
nous pensons que c'est en respectant les accords de rigueur qui sont établis avec les programmes qui suivent le pacte de stabilité et en approfondissant la création d'un marché avec moins d'obstacles à tous les niveaux que nous atteindrons les niveaux de compétitivité nécessaires à l'union européenne
monsieur le président chers collègues la passion que mes prédécesseurs ont reconnue à m katiforis n' avait à mes oreilles pas d' autre objectif que d' appeler le parlement européen à répondre à l' espérance de dizaines de millions de chômeurs d' exclus et de précaires dans notre union européenne
c' est cet objectiflà auquel il appelait le parlement européen donner de l' espoir aux peuples d' europe
il y a de la reprise économique certes mais elle ne fait que marginalement reculer le chômage en europe
les voix du ppede et des libéraux ont très fortement amoindri voire inversé le sens de son message
c' est la raison pour laquelle nous n' avons pas voté le rapport tel qu' il a été amendé par eux malgré nos efforts et nous ne le voterons pas dans l' état actuel
quelles sont les conditions minimales auxquelles nous voterions ce rapport
premièrement l' affirmation qu' il y a place pour une europe de croissance mais une europe de croissance soutenable respectueuse notamment des engagements de l' union européenne aux conférences de kyoto et de buenos aires
il y a d' énormes tâches à accomplir pour tenir nos engagements d' ici l' année fatidique où nous aurons dû revenir aux dégagements de gaz à effet de serre du niveau de
d' énormes travaux sont à réaliser dans le domaine des transports de l' économie d' énergie et même de substituer les déplacements par des communications par internet
deuxièmement même le taux de croissance de ou qui nous semble tout à fait possible ne suffit pas à faire reculer le chômage si nous n' enrichissons pas le contenu en emplois de la croissance
et nous devons le dire très clairement cela passe par plus d' économie de services plus de tiers systèmes plus de réductions du temps de travail en moyenne quelles que soient les méthodes par lesquelles nous y parvenons
troisièmement nous sommes tout à fait d' accord qu' il faut réformer les relations de travail en europe mais cela veut dire clairement pour nous qu' il faut préserver et enrichir le capital humain
la leçon expérimentale de l' europe c' est que c' est là où le salaire est le plus faible là où le rapport salarial est le plus flexible que le chômage est le plus élevé et là où le salaire est le plus élevé là où les rapports sociaux sont les mieux régulés que le taux de chômage est le plus faible
monsieur le président ce ne sont pas selon moi des espoirs mais une profonde déception que doit susciter cette politique parmi les travailleurs européens
avec la résolution qu' elle a adoptée notre commission démontre qu' à l' instar de la commission européenne du conseil écofin ou de la banque centrale européenne le parlement européen se pose lui aussi en défenseur et porteparole d' une politique économique fortement néolibérale qui a accumulé d'énormes impacts négatif...
notre commission a rejeté de manière fracassante tous les efforts de notre rapporteur visant par rapport introductif à conférer une autre dimension à la discussion de la situation économique de l' union européenne et à adresser à la commission et au conseil certains signaux de ceux que devrait recevoir le parlement eur...
même la contribution positive des instituts et experts économiques internationaux de très haut niveau qui ont fait part de leurs préoccupations et de leurs réflexions a rencontré un piètre accueil
le parlement par cette résolution prend de lourdes responsabilités à l' égard des peuples qui l' ont élu en soutenant une politique économique et sociale d' un néolibéralisme outrancier une politique qui favorise la privatisation dans tous les domaines exprime une vive opposition à tout ce qui relève du secteur public ...
notre groupe condamne vigoureusement cette conception et c' est pourquoi il est n'est pas question qu'il vote en faveur de cette résolution
il votera contre
monsieur le président le rapport présenté par la commission sur l' économie de l' union en nous paraît largement rédigé en langue de bois car il ne montre guère pourquoi nos performances restent désespérément inférieures au potentiel que les immenses ressources humaines de l' europe devraient autoriser
certes il est agréable de constater que la prévision de croissance de pour l' an qui pouvait sembler aventureuse lorsque la commission l' a formulée en novembre a aujourd' hui des chances sérieuses de se réaliser et cela dans le contexte d' une inflation contenue puisque le pic de pour la zone euro en janvier reste t...
mais on a l' impression que cette croissance alimentée d' abord par les performances des étatsunis puis par les gains de productivité de la nouvelle économie par les nouvelles technologies de l' information et de la communication est poussée par la marche générale du monde en dépit même de nos handicaps
nous connaissons bien ces handicaps auxquels il faut remédier d' urgence les rigidités structurelles les prélèvements obligatoires excessifs
mais n' oublions pas qu' il vient de s' en ajouter un autre un nouveau avec la monnaie unique
en effet l' unification des politiques monétaires et l' alignement progressif des autres politiques imposent aux différents pays de la zone euro des rigidités supplémentaires en leur imposant des comportements qui ne sont pas forcément adaptés à leurs structures et à leurs conjonctures respectives
cette unification est considérée comme positive par le rapport de la commission
mais en réalité on ne peut pas exclure qu' elle ne conduise à une situation globale sousoptimale
si l' on y ajoute l' étrangeté d' une monnaie unique qui n' est pas adossée à un état luimême adossé à un peuple on explique aisément ce qui reste un grand mystère à bruxelles la méfiance des marchés envers l' euro
certes la faiblesse de la monnaie unique a pu être bien accueillie dans un premier temps en puisqu' elle favorisait la croissance de manière inespérée mais on ne pourra pas éternellement cacher qu' elle est en réalité le symptôme de mauvaises politiques et de mauvaises conditions de fonctionnement
monsieur le président le présent projet de résolution est contesté ce qui n'est guère surprenant étant donné le sujet qui y est traité
les économistes ne sont pas si unanimes surtout lorsqu'il s'agit de l'avenir
le plaidoyer insouciant du rapporteur pour une plus grande croissance économique semble être une façon séduisante de lutter contre le chômage élevé mais en réalité c'est de la politique à court terme
il milite également pour une croissance stable mais cela n'a rien à voir avec la stabilité
vu les évolutions écologiques et démographiques nous devrions justement inciter les états membres à une croissance économique sélective
un nombre plus important d'investissements ainsi que la production et la consommation n'apportent qu'une prospérité de courte durée
la consommation de matières premières rares et de l'énergie doit baisser de manière significative
parmi les autres priorités citons l'amortissement des dettes publiques élevées et la restructuration des systèmes de pension
si les états membres ne font rien à cet égard il y aura à l'avenir encore moins de moyens pour les soins de santé l'enseignement et d'autres services publics importants
un plaidoyer en faveur d'une gestion publique plus active est particulièrement bien reçu
les derniers rapports d'eurostat sur l'inflation ascendante qui s'élève à présent à la valeur maximale autorisée ne sont pas pris en considération
celui qui souhaite malgré tout des dépenses publiques plus importantes ne devra guère attendre la prochaine augmentation du taux d'intérêt de la banque centrale européenne
les emplois que les autorités peuvent créer sont donc réduits à néant en raison des évolutions défavorables notamment pour les petites et moyennes entreprises
le taux de chômage élevé au sein de l'union européenne nous inquiète tous d'autant plus que la tendance à la baisse ne semble pas se maintenir
la promotion de l'emploi est toutefois une tâche de longue haleine une question de politique structurelle
ce sont surtout les états membres qui doivent mener une bonne politique
pour ce faire il faut leur laisser les coudées franches
l'immobilisme dû à l'imposition de critères sociaux de convergence et d'autres lignes directrices communautaires ne contribue certainement pas à la croissance souhaitée de l'emploi
par contre le transfert de la charge fiscale du travail vers la consommation de matières premières et de minéraux apporte une contribution durable
monsieur le président je voudrais féliciter tout d'abord mon collègue giorgos katiforis pour le rapport qu'il nous a présenté non pas ici et aujourd'hui mais devant la commission économique et monétaire il s'agit en effet de deux rapports complètement différents du point de vue politique
nous pourrions dire de manière très générale que le premier rapport est un rapport de gauche avec des préoccupations sociales audelà des problèmes économiques et que le rapport qui nous arrive aujourd'hui et que mon collègue giorgos katiforis s'est gardé de défendre à juste titre à mon avis est un rapport hybride qui s...
que nous proposait m giorgos katiforis et qui a été retiré du rapport
il nous proposait un rapport ambitieux dans une europe optimiste qui prétendait établir des objectifs quantifiés pour les résultats visés
l'europe a avancé avec des processus d'objectifs quantifiés
pourquoi aton retiré par exemple la proposition prévoyant que la population active devait atteindre en europe alors que nous avons aujourd'hui des niveaux de l'ordre de
une population active de c'est fort peu comparé à celle du japon et des étatsunis nous ne pouvons pas atteindre la production de ces pays avec un taux d'emploi aussi bas
nous devons donc augmenter le taux d'emploi à l'aide d'emplois compétitifs
comme cela a été défendu pour le sommet de lisbonne nous devons préparer la maind'uvre grâce à une formation scientifique aux technologies nouvelles
il faut que l'investissement croisse à des rythmes plus soutenus