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Comment reconnaître les adultes ? | Les adultes sont visibles à l’œil nu (0.5 mm) mais l’usage d’une loupe est recommandé. Ils ont une forme de poire, de goutte d’eau et sont très mobiles. De couleur jaune à translucide à jeun, ils peuvent se colorer en rouge après un repas | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-typhlodromes-ou-phytoseeidae/ | Auxiliaires |
Les typhlodromes de nettoyage ? | Ils interviennent pour de très hautes densités de proies, et sont plus ou moins spécifiques. Ils ne se maintiennent pas sur la culture en absence de proies mais apparaissent, généralement, dans les cultures infestées qui ont déjà subi des dommages. Ces typhlodromes ne présentent que peu d’intérêt dans nos vignobles. Très peu d’espèces de typhlodromes appartiennent à cette catégorie. Pour des cultures en conditions contrôlées (serres), et en cas de forte attaque d’acariens, des lâchers de ces espèces (Neosilus californicus) sont réalisés car très efficaces. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-typhlodromes-ou-phytoseeidae/ | Auxiliaires |
Les typhlodromes de protection ? | Ils ont une action déjà visible à faible densité de proie, et sont présents en permanence sur la vigne. Ils possèdent en général un potentiel reproducteur et des besoins alimentaires limités. L’essentiel des Phytoséiides qui nous intéressent en viticulture, ceux qui régulent les populations d’acariens rouges ou jaunes dès le départ (Typhlodromus pyri et Amblyseius andersoni), sont classés dans cette catégorie. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-typhlodromes-ou-phytoseeidae/ | Auxiliaires |
Quelles sont les rôles des Typhlodromes et tétranyques ? | Le rôle de prédation naturelle des typhlodromes sur les acariens jaune et rouge est connu. Le seuil de régulation (quantité de typhlodromes nécessaire pour réguler n’importe quelle population d’acariens rouge ou jaune) est d’une Forme Mobile par Feuille (FM/feuille). | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-typhlodromes-ou-phytoseeidae/ | Auxiliaires |
Les Typhlodromes et thrips de la vigne ? | Se basant sur des connaissances établies en maraîchage, où une espèce de typhlodromes (Amblyseius cucumeris) est utilisée pour lutter contre une espèce de thrips (Frankiniella occidentalis), l’IFV Sud-Ouest a évalué la capacité de Typhlodromus pyri à réguler les populations de thrips (Drepanothrips reuteri) de la vigne. Les tests de laboratoire ont prouvé que la larve de thrips est une proie de choix pour les typhlodromes qui en consomment 1,09 par jour. Une seule forme mobile par feuille permet de limiter les attaques de thrips, un équilibre de 1 typhlodrome pour 2,5 thrips semble être nécessaire pour permettre une régulation totale. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-typhlodromes-ou-phytoseeidae/ | Auxiliaires |
Typhlodromes et phytoptes de l’acariose ? | Un recensement du nombre d’agents de l’acariose et du nombre de typhlodromes a été réalisé sur une vingtaine de parcelles du Frontonnais en 2004, en collaboration avec l’ADVA/CA 31. Il est apparu, que les parcelles présentant un grand nombre de typhlodromes, comptaient moins de phytoptes de l’acariose. En allant plus loin, il semblerait que le seuil de 1 FM/feuille permette de freiner le développement de C. vitis, alors que 2 FM/feuille permettrait de réguler les populations. Cette hypothèse reste à valider. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-typhlodromes-ou-phytoseeidae/ | Auxiliaires |
Comment reconnaître les adultes de chrysope ? | Les adultes sont des insectes de taille moyenne, de 10 à 14 mm de long. Leur couleur peut varier suivant la saison de vert pendant l’été, à brun-rouge en fin de campagne sous l’influence du froid. Ils présentent de longues antennes filiformes. Les ailes sont parcourues par un réseau de nervures de formes hexagonales et sont disposées en toit sur l’abdomen. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-chrysopes/ | Auxiliaires |
Comment reconnaître les larves de chrysope ? | Les larves de chrysope sont caractérisées par la présence de longs crochets bucaux, plus longs que la tête, recourbés permettant de saisir leurs proies. Ces crochets leur permettent également de leur injecter leur salive et ainsi de sucer le contenu de leur corps. Il ne faut pas les confondre des larves de chrysope avec les larves d’hémérobe dont les crochets buccaux sont plus courts que la tête.
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Comment reconnaître les oeufs de chrysope ? | Les œufs de chrysope sont de forme ovoïde et sont portés par un pédicelle dont la longueur peut atteindre 8 mm. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-chrysopes/ | Auxiliaires |
Quel est le cycle biologique de la chrysope ? | Une femelle peut pondre plusieurs centaines d’œufs en 2 ou 3 mois, isolément ou en groupe. La jeune larve est très active et un efficace prédateur. Elle se développe en 15 à 20 jours en deux mues. Deux à quatre générations se succèdent dans l’année. L’hivernation se fait au stade adulte ou au stade de prénymphe. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-chrysopes/ | Auxiliaires |
Quelles sont les proies du chrysope ? | Les larves sont de redoutables prédatrices. Elles peuvent engloutir au cours de leur développement jusqu’à 500 pucerons. Elles s’attaquent ainsi aux :
acariens
pucerons
psylles
aleurodes
cochenilles
oeufs divers
chenilles
larves de drosophiles (raisins atteints de pourriture acide) | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-chrysopes/ | Auxiliaires |
Quels sont les symptômes causés par les acariens tétranyques ? | Panonychus ulmi ; Au printemps : Piqûres des larves sur jeunes pousses qui provoquent des nécroses et une crispation des feuilles. Ces piqûres peuvent également provoquer une baisse de la croissance voire une destruction partielle ou totale des ébauches de grappes. En été : Population surtout sur la face inférieure des feuilles. Une forte attaque entraîne un changement de couleur du feuillage qui prend un aspect «plombé». La qualité de la récolte peut en être affectée. Eotetranychus carpini ; Au printemps : Si la population est abondante, les grappes en formation sont atteintes et la croissance des rameaux est ralentie ou arrêtée. En été : Population uniquement à la face inférieure des feuilles, le long des nervures. Leurs piqûres provoquent des taches rouges ou jaunes selon le cépage qui peuvent entraîner une baisse du potentiel. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-acariens/ | Ravageurs |
Comment reconnaître les acariens tétranyques ? | Panonychus ulmi : La femelle est rouge sombre, au corps globuleux d’environ 0,5 mm, avec un dos fortement bombé orné de soies issues d’un tubercule. Le mâle est plus petit et plus élancé (0,3 mm). Son corps, se rétrécissant vers l’arrière, est de couleur orange à rouge clair. L’œuf en forme d’oignon, orné de nombreuses stries, présente un pédicelle effilé au niveau du pôle supérieur. L’œuf d’hiver est d’un rouge plus vif que celui d’été.
Eotetranychus carpini : La femelle mesure 0,35 mm de long, le mâle est plus petit avec l’extrémité postérieure conique. Le corps massif est un peu plus long que large, jaune avec une paire de taches oculaires rouges à l’avant, sept rangées de longues soies dorsales et des taches sombres sur les côtés. Les diverticules se colorent après un repas. L’œuf est sphérique et translucide. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-acariens/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie des acariens tétranyques ? | Panonychus ulmi : Les œufs d’hiver éclosent dès le débourrement et les larves gagnent les jeunes pousses. Le développement jusqu’à l’adulte comprend 3 stades larvaires actifs, et dure environ 20 jours au printemps et 8 jours en été. Les mâles vivent 10 jours alors que les femelles 12 à 18 jours. Les œufs sont déposés sur la face inférieure des feuilles dès la fin avril. La fécondité des femelles diminue graduellement avec les générations (26 œufs pour la 1ère génération à 14 œufs pour la 3ème). La durée du cycle évolutif est sous l’étroite dépendance des conditions climatiques (optimum de 20 à 25°C avec 70 % d’hygrométrie). Le nombre de génération par an varie de 5 à 7.
Eotetranychus carpini : Les femelles hivernent dans les souches puis entrent en activité au printemps. Chaque femelle pond une trentaine d’œufs sur la face inférieure des feuilles. L’incubation demande 8 à 15 jours selon la température. Le cycle biologique dure environ 25 jours et 5 à 6 générations se succèdent. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-acariens/ | Ravageurs |
Quelle méthode de lutte contre les acariens tétranyques ? | Chimique : Au printemps : traiter au seuil de 70 % de feuilles occupées par au moins une forme mobile. Appliquer un larvicide ou un adulticide à bonne action de choc. En été : intervenir au seuil de 30% de feuilles occupées par au moins une forme mobile avec un ovicide, larvicide et adulticide à bonne persistance d’action. L’interprétation de ces seuils doit prendre en compte la présence d’auxiliaires.
Biologique par Typhlodromus pyri : Loin devant les coccinelles, punaises et thrips, les typhlodromes sont les principaux prédateurs d’acariens. Une forme mobile par feuille est nécessaire pour éviter tout traitement acaricide. Afin de favoriser le développement ou la réimplantation de la faune auxiliaire, il est nécessaire d’éliminer du programme toute spécialité toxique vis à vis des typhlodromes. Choisir des spécialités classées neutres ou faiblement toxiques. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-acariens/ | Ravageurs |
Quels sont les dégâts de cicadelle verte sur feuilles ? | Les premiers dégâts de cicadelle verte apparaissent en bordure des feuilles sous l’aspect de rougissement (cépages rouges), ou de jaunissement (cépages blancs), délimités par les petites nervures : taches aux contours polygonaux à allure de mosaïque. Les attaques commencent fin juin sur les feuilles de la base du cep. Les décolorations gagnent le centre du limbe, tandis que la périphérie se dessèche, brunit et donne à la feuille un aspect grillé. Les dégâts s’accentuent au cours des mois d’août et septembre. Les feuilles grillées présentent moins d’activité photosynthétique, et une diminution de la teneur en sucre ainsi qu’un retard de maturité peuvent être observés.. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-verte/ | Ravageurs |
Comment reconnaître les cicadelles vertes ? | Ces cicadelles se trouvent toujours sur la face inférieure des feuilles. Les adultes sont de couleur verte ou rose, de 3 mm environ, et se déplacent ou s’envolent rapidement. Les larves blanches au début, deviennent vertes ou roses et se déplacent « en crabe ». La taille des larves est de moins de 1 mm pour le premier stade larvaire et de 3 mm pour le cinquième (ébauches alaires). Les œufs sont blancs translucides et allongés (0,7 mm). Ils sont rarement observables car situés dans les nervures. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-verte/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie de la cicadelle verte ? | Les adultes passent l’hiver sur des arbustes à feuillage persistant ou des conifères. Les femelles migrent d’abord sur des plantes relais au printemps (rosier, ronce..), puis sur la vigne dès la fin avril où elles vont pondre jusqu’à 15 à 20 oeufs dans les nervures. Après une incubation de 8 à 10 jours, les premières larves apparaissent. Il y a 5 stades larvaires. La durée d’un cycle demande 55 à 60 jours. Selon les années et les régions, 2 à 4 générations peuvent se succéder, mais c’est la deuxième génération (juillet-août) qui compte le plus grand nombre de larves et engendre le plus de dégâts. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-verte/ | Ravageurs |
Quelles méthodes de lutte contre la cicadelle verte ? | Le seuil d’intervention est de 100 larves pour 100 feuilles autour de la floraison, et 50 larves pour 100 feuilles en été. Mais la révision de ces seuils est en cours. Il est actuellement envisagé des seuils de 100 larves pour 100 feuilles même en été. Des populations de 200 larves pour 100 feuilles ont déjà été observées, sans conséquence sur la qualité et la maturité du raisin. De plus, il semble exister un rôle cumulatif des larves : le cumul de la population sur une longue période semble plus intéressant que le niveau de population à un moment donné (par exemple : 15 jours d’occupation de 100 feuilles par 50 larves, pourrait être un seuil à retenir). Il n’existe pas de lutte biologique au sens strict. Des travaux menés par l’IFV Bourgogne et Gilles Sentenac ont montré qu’Anagrus atomus, parasitoïde de cette cicadelle avait un fort taux de parasitisme mais qui toutefois s’avère irrégulier. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-verte/ | Ravageurs |
Quels sont les dégâts d’eudémis ? | Les chenilles de première génération ont une incidence faible, et dévorent les boutons floraux qu’elles assemblent par des fils de soie en « glomérules ». La chenille d’eudémis est très agile et rapide dans ses mouvements. Elle constitue, en moyenne, 2 glomérules. Ces attaques ont en général peu d’effet sur le poids de la récolte.Les chenilles des autres générations causent beaucoup plus de dégâts. Elles perforent les grains en cours de maturation, et créent des portes d’entrée pour l’installation et la propagation du Botrytis cinerea. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/eudemis/ | Ravageurs |
Comment reconnaître les eudémis ? | Comment reconnaître les œufs ?
L’œuf a une forme lenticulaire et mesure environ 0.65 mm. Il est aplati et plaqué isolément à la surface des bractées des inflorescences pour la première génération, ou des baies pour les générations suivantes. Il est translucide au début puis jaunâtre et irisé.
Comment reconnaître les larves ?
La chenille atteint environ 1 cm. Elle est caractérisée par des mouvements très vifs lorsqu’elle est dérangée (contrairement à Cochylis). Elle est de couleur variable, de jaune-vert à brun-clair avec la tête brun-clair.
Comment reconnaître les adultes ?
Le papillon mesure entre 5 et 8 mm de long et environ 1 cm d’envergure. Il possède des ailes antérieures claires marbrées de taches brunes, et des ailes postérieures grisâtres. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/eudemis/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie de l’eudémis ? | L’hivernation a lieu à l’état de chrysalide sous les écorces. Les adultes du premier vol apparaissent dès avril jusqu’à fin mai, et donnent la première génération. Ils ont une activité crépusculaire pour l’accouplement et la ponte. Les pontes sont peu abondantes en-dessous de 14°C. La durée d’incubation des œufs varie de 7 à 11 jours selon la température. Les larves, après un court stade baladeur de quelques heures, s’attaquent aux boutons floraux. Après 5 stades larvaires (soit 20 à 28 jours), elles se nymphosent (formation d’une chrysalide brun foncé dans les grappes ou les feuilles). 7 jours après, les papillons de deuxième vol apparaissent. Ce deuxième vol a lieu à fin juin début juillet. La durée de ce vol est plus courte que pour le précédent. Les femelles déposent les œufs sur les baies vertes au stade petit pois. Ces chenilles broutent et creusent alors une galerie sous l’épiderme des baies pour s’y installer. La ponte est alors déposée sur la surface des baies. Jusqu’à 3 générations complètes peuvent se succéder, et un début de 4ème génération est parfois observé. Une femelle pond entre 50 et 80 œufs. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/eudemis/ | Ravageurs |
Quelles méthodes de lutte contre l’eudémis ? | 1ère génération : une intervention est en général inutile. Un traitement curatif peut être envisagé au seuil de 100 glomérules pour 100 grappes.
2ème génération et suivante : la lutte est préventive. Il est nécessaire d’éviter toute pénétration de chenilles en raison des risques de pourriture. Deux stratégies sont possibles :
Traitement ovicide : avec un produit de type RCI (« régulateur de croissance des insectes ») placé au début du vol (détecté par une augmentation des captures par piégeage sexuel) et avant les premières pontes. Les RCI ont un rôle sur les larves, mais aussi sur les œufs en perturbant leur développement. Le traitement est sélectif et dirigé vers les grappes avant les pontes.
Traitement larvicide : avec un insecticide à positionner juste avant les premières éclosions au stade tête noire (9 à 11 jours après le début du vol en 2ème génération, 7 à 9 jours après le début du vol en 3ème génération). Bio-insecticides :
Ce sont des préparations à base de Bacillus thuringiensis. Cette bactérie est spécifique des lépidoptères. Elle produit des toxines provocant des lésions au niveau du tube digestif, et les larves meurent dans les 48 heures. Deux traitements doivent être réalisés à 10 jours d’intervalle. La première application est à placer avant les éclosions. Il faut renouveler ces produits après 20 mm de pluie cumulée. Confusion sexuelle : cette technique a pour objectif d’empêcher les rapprochements entre mâles et femelles, donc les accouplements. 8 ha homogènes sont nécessaires pour déposer les diffuseurs (500/ha). Ces diffuseurs vont saturer l’air en phéromones sexuelles (substance naturelle émise par la femelle pour attirer le mâle). Cette technique nécessite une mise en œuvre rigoureuse. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/eudemis/ | Ravageurs |
Quel raisonnement de la lutte contre l’eudémis ? | Les seuils suivants sont indicatifs et le raisonnement de la lutte est différent suivant les régions. En général, c’est le suivi des vols qui permet de savoir quand il faut traiter.
s’il y a moins de 10 papillons en 10 jours, aucun traitement n’est nécessaire
s’il y a plus de 10 papillons : en 1ère génération, s’il y a plus de 100 glomérules/ 100 grappes, un traitement curatif à l’aide d’un larvicide doit être effectué. En 2ème et 3ème générations, les seuils de traitement se situent à 1 grappe attaquée si le botrytis est présent, et à 10 grappes s’il y a moins de botrytis. La lutte peut être préventive suivant les dégâts de la génération précédente et suivant les dates de vol | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/eudemis/ | Ravageurs |
Quels sont les symptômes de l’érinose ? | Au printemps, on peut observer à la face supérieure des jeunes feuilles, la formation de galles boursouflées verdâtres puis rougeâtres de 0,5 à 5 cm2, auxquelles correspond, sur la face inférieure, un feutrage dense blanc ou rosé, provoqué par une hypertrophie locale des poils épidermiques de la feuille. Lorsque les galles vieillissent, ce feutrage vire au brun rouge. Le phytopte attaque les nouvelles feuilles au fur et à mesure de la croissance des rameaux. Les dégâts sont en général limités et ne provoquent pas de diminution de récolte. Lors d’attaques violentes au printemps, l’érinose peut gêner le développement des jeunes pousses et provoquer un avortement des fleurs avec perte sensible de récolte. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/erinose/ | Ravageurs |
Comment reconnaître le phytopte de l’érinose ? | L’adulte est invisible à l’œil nu (160 microns x 30 microns), d’aspect vermiforme et de forme allongée. De couleur blanc crème, avec 2 paires de patte à l’avant, il est orné transversalement d’environ 80 crêtes granuleuses. Le mâle est plus petit que la femelle.La larve ne se distingue de l’adulte que par sa taille plus petite.Les œufs sont sphériques, lisses et translucides. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/erinose/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie du phytopte de l’érinose ? | En hiver : les femelles sont rassemblées soit sous la première enveloppe d’écailles des bourgeons, soit sous les écorces, à la base des sarments
Au printemps : les femelles quittent leurs abris dès le stade C et se répartissent sur les jeunes feuilles où leurs piqûres provoquent la formation de galles. Les œufs sont déposés dans le feutrage tapissant la galle. Le développement de l’œuf à l’adulte dure 15 jours. Les adultes des premières générations quittent les feuilles attaquées et migrent vers le bourgeon terminal et les jeunes feuilles. Cette migration se prolonge durant toute la période de croissance et se poursuit l’été. 5 à 7 générations peuvent ainsi se succéder
A l’automne : les adultes quittent le feuillage et redescendent vers la base des sarments. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/erinose/ | Ravageurs |
Quelle méthode de lutte contre l’erinose ? | Chimique : Il n’existe pas de seuil d’intervention. La lutte est curative et doit être limitée aux seules parcelles infectées. Un traitement au soufre mouillable, dès l’apparition des galles, à la dose homologuée contre l’oidium, suffit généralement à maîtriser l’érinose. Dans le cas de parcelles sensibles, deux traitements (stades C-D et D-E) peuvent être nécessaires.
Biologique : Une cécidomyie est prédatrice spécifique du phytopte de l’érinose : Arthrocnodax vitis Rubs. D’autres acariens prédateurs comme les typhlodromes limitent également ce ravageur. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/erinose/ | Ravageurs |
Quels sont les symptômes du Phylloxera sur les feuilles ? | La nuisibilité du Phylloxera par prélèvement de sève est faible, par contre la réaction des tissus de la vigne à la piqûre du puceron est à l’origine de troubles importants. Sur la partie inférieure du limbe, la piqûre de Phylloxera provoque, par prolifération et épaississement des tissus, la formation de galles qui contiennent des poils épaissis, l’insecte et ses oeufs. En sortant de ces galles, les larves peuvent former de nouvelles galles. Les variétés américaines, en particulier V. riparia et V. berlandieri, sont particulièrement réactives et sensibles aux symptômes foliaires. Ces symptômes explosent sur ces variétés au mois de juillet où les galles phylloxériques finissent par envahir l’ensemble du limbe. Ces galles, en compromettant le potentiel photosynthétique, induisent une diminution de l’accumulation des sucres dans les baies, sans importance notable sur porte-greffes et cépages hybrides. Par contre, elles peuvent s’avérer préjudiciables à la constitution des réserves dans les bois, ce qui peut nuire à la qualité des porte-greffes issus des vignes-mères en cas de forte attaque. Il n’existe pas d’insecticide homologué spécifiquement pour la lutte contre le phylloxera, mais la plupart des spécialités employées contre la cicadelle vectrice de la flavescence dorée (traitements obligatoires en pépinières et vignes-mères) possèdent une action sur le puceron, qui permet dans la majorité des cas de réduire les dégâts à un niveau peu préjudiciable. Sur V. vinifera, la réaction de la plante est bien plus faible et les galles, rarement observables, restent très petites, renferment moins de ponte et présentent un développement ralenti. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-phylloxera/ | Ravageurs |
Quels sont les symptômes du Phylloxera sur les racines ? | Sur V. vinifera, les symptômes de Phylloxera se présentent sous la forme de nodosités et de tubérosités. La grande sensibilité racinaire de l’espèce est la cause principale de l’éradication fulgurante du vignoble européen, alors cultivé franc de pied, à la fin du 19 ème siècle. Les nodosités sont la conséquence de la piqûre du Phylloxera sur l’extrémité des radicelles en pleine croissance. A l’endroit de la piqûre, la croissance s’arrête pendant que les tissus avoisinants profilèrent. La structure formée prend une forme en crochet ou en bec d’oiseau, et les radicelles ne peuvent plus assurer leur fonction d’absorption. Les tubérosités se forment sur les racines importantes (> 5 mm de diamètre). Si le nombre d’insectes est élevé, l’assise génératrice peut être atteinte et provoquer des bosses et des irrégularités à la surface des racines. Les nécroses, en se développant sous le périderme, peuvent laisser la porte ouverte à des micro-organismes responsables de la pourriture, ce qui conduit rapidement à la mort du cep. Les variétés américaines réagissent différemment. Certaines ne sont pas attaquées mais la plupart d’entre-elles sont tolérantes et permettent au Phylloxera de s’installer et se développer sans provoquer la mort du cep. Les variétés hybrides possèdent une sensibilité intermédiaire. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-phylloxera/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie du Phylloxera ? | Le Phylloxera possède un cycle biologique complexe. Il existe deux types de femelles parthénogénétiques non ailées se développant à partir de gamètes femelles non fécondés :
le Phylloxera gallicole qui se développe sur le feuillage. Chaque femelle pond environ 600 œufs d’où sortent des larves, qui après 4 mues, se transformeront en adulte à l’origine d’un nouveau cycle pouvant se répéter sur plusieurs générations. Alors que les premières générations restent gallicoles, certaines larves des générations suivantes peuvent migrer vers les racines et avoir une descendance radicicole. Ces larves sont alors dites « néogallicoles radicicoles ».
le Phylloxera radicicole qui se développe sur les racines. Les femelles pondent de 40 à 100 œufs à l’origine de larves, d’adultes et de nouvelles générations pouvant se poursuivre indéfiniment. Certaines larves du premier stade peuvent hiberner et reprendre une activité au printemps.
En été, certaines femelles subissent une mue supplémentaire et se transforment en nymphes, elle-même à l’origine de Phylloxeras ailés. Les œufs de ces Phylloxera pondus sur les parties aériennes de la vigne donneront naissance à des mâles et à des femelles. Ces derniers ne vivent que quelques jours, le temps de s’accoupler et de produire un œuf d’hiver. De cet œuf éclora une femelle fondatrice, à l’origine des premières galles sur feuillage au printemps suivant. Il existe une diversité importante dans l’espèce et les biotypes observés sont caractérisés par des niveaux d’agressivité différents. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-phylloxera/ | Ravageurs |
Quelles sont les méthodes de lutte contre le Phylloxera ? | utte chimique : historiquement la lutte contre le Phylloxera a débuté par l’injection au niveau des racines de substances chimiques non toxiques pour la vigne comme le sulfure de carbone. Longue, onéreuse et peu efficace sur les racines profondes, cette technique a néanmoins permis d’assurer la survie de certains vignobles en attendant l’arrivée de nouvelles méthodes de lutte. Afin de détruire les œufs d’hiver, certains badigeonnaient les souches avec un mélange d’eau, de chaux vive, de naphtalène brute et d’huile lourde de houille
par des méthodes culturales : par submersion du vignoble en asphyxiant l’insecte, ou par culture de la vigne dans des sols sablonneux. Ce type de culture est encore utilisé sur le littoral méditerranéen comme c’est le cas au Domaine de l’Espiguette, implanté dans du sable pur
par l’utilisation d’hybrides producteurs directs ou de porte-greffes, issus d’espèces américaines et résistants au Phylloxera. Les hybrides, qui occupaient près de 30% de l’encépagement français dans la première partie du 20 ème siècle, ont été remplacés, en raison de la qualité médiocre de leurs vins, par des V. vinifera greffés sur des porte-greffes résistants. Cette solution représente le premier exemple d’une lutte génétique couronnée de succès contre un parasite des cultures
De par la généralisation du greffage, dont le développement a également permis de disposer d’une gamme de porte-greffes adaptés à la culture dans de nombreuses conditions pédo-climatiques, le Phylloxera ne constitue plus aujourd’hui un problème majeur dans nos vignobles. Cependant la récente crise phylloxérique survenue en Californie au début des années 1990 (majoritairement provoquée par l’emploi massif d’un porte-greffe insuffisamment résistant au parasite, l’Aramon-rupestris Ganzin n°1), ainsi que la présence parfois importante de la forme gallicole sur V. vinifera dans certains vignobles, nous rappelle qu’il faut rester vigilants. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-phylloxera/ | Ravageurs |
Quels sont les dégâts de Metcalfa pruinosa ou cicadelle pruineuse ? | En cas d’attaque sévère, les piqûres de la cicadelle pruineuse rendent les rameaux cassants et peuvent provoquer le dessèchement des jeunes rameaux. Les feuilles et le tronc sont recouverts de miellat sur lequel se développe un champignon saprophyte nommé la fumagine. Ce phénomène limite l’activité photosynthétique et ralentit la croissance de la végétation. Pour le raisin de table, les attaques de cicadelle pruineuse rendent les fruits non-commercialisables. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/cicadelle-pruineuse/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie de la cicadelle pruineuse ? | Cette espèce présente une seule génération par an. Les premiers stades larvaires apparaissent à la fin du mois d’avril. Les larves, de couleur blanchâtre et recouvertes d’une cire d’aspect pulvérulent et filamenteux, vivent à la face inférieure des feuilles. Elles migrent progressivement sur les jeunes rameaux de l’année aux stades plus agés avant de revenir sur les feuilles pour la mue imaginale. Les adultes qui émergent dès le début du mois de juillet, forment des chapelets caracéristiques sur les parties ombragées des plantes. D’août à septembre, les cicadelles adultes déposent leurs oeufs dans les anfractuosités des écorces des arbres. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/cicadelle-pruineuse/ | Ravageurs |
Quelles sont les autres cultures touchées ? | Les bordures doivent être renforcées afin d’empêcher la pénétration des papillons dans la parcelle et de maintenir la concentration de l’atmosphère phéromonale dans l’ensemble de la parcelle. Ce renforcement est d’autant plus important que la région ou la parcelle est exposée à des vents violents (vent d’autan, tramontane…).
Pour les parcelles non entourées par d’autres vignes ou séparées de ces vignes par un chemin de plus de 5 mètres, il faut veiller à doubler la densité des diffuseurs sur les bouts de rangs et sur les rangs de bordure. Les arbres ainsi que les haies (cyprès, arbustes…) voisins de la parcelle devront également recevoir des diffuseurs
Pour les parcelles entourées d’autres vignes non protégées par la méthode de confusion sexuelle, il faut doubler les diffuseurs en bordure de parcelle et s’assurer que les parcelles voisines reçoivent une protection insecticide efficace et soignée. Les parcelles voisines doivent également recevoir des diffuseurs sur une profondeur de 30 à 40 m. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/cicadelle-pruineuse/ | Ravageurs |
Quelles sont les méthodes de lutte biologique contre la cicadelle pruineuse ? | Des travaux de recherche réalisés dans les années 1980 ont permis d’identifier et d’introduire en Europe l’antagoniste de Metcalfa pruinosa. Il s’agit de Neodryinus typhlocybae, un hyménoptère prédateur et parasitoïde des larves de Metcalfa pruinosa. La femelle de Neodryinus typhlocybae, aux pattes dotées de pinces, capture les larves pour s’en nourrir par prédation. Elle pond également ses œufs dans les stades plus âgés de son hôte. Quelques jours après le dépôt de l’œuf, une sorte de kyste apparaît chez l’hôte parasité. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/cicadelle-pruineuse/ | Ravageurs |
Quels sont les dégâts de la cicadelle bubale sur la vigne ? | La nutrition des insectes par piqûre ne cause aucun dégât significatif sur vignes même s’ils peuvent paraître spectaculaires. En entravant la circulation de la sève, les incisions des femelles et les piqûres larvaires peuvent provoquer, à la fin de l’été ou en automne, une coloration rouge sur la partie supérieure des rameaux. Par contre, les blessures résultantes de la ponte cicatrisent mal et ressemblent aux marques laissées par la grêle. Ces blessures peuvent affaiblir certaines jeunes plantes de vigne après plusieurs années d’infestation. Les symptômes, qui associent rougissement et enroulement, peuvent ressembler à ceux de la flavescence dorée même s’ils restent limités à l’extrémité haute du sarment, à partir de l’endroit où a été réalisée l’incision. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-bubale/ | Ravageurs |
Comment reconnaître la cicadelle bubale ? | L’adulte, de couleur verte, présente une forme inhabituelle et mesure de 8 à 10 mm de long. Le premier segment du thorax (pronotum) est fortement développé formant deux excroissances en forme de cornes. A leur base, les ailes antérieures sont coriaces et présentent des mouchetures de couleur blanche. Les larves sont brun-gris et présentent un aspect étrange avec des crochets en éventail sur le dos. Les formes larvaires et adultes se déplacent lentement sur les plantes.
| https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-bubale/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie de la cicadelle bubale ? | La cicadelle bubale nécessite deux plantes-hôtes: des espèces herbacées pour le développement des larves et des adultes (trèfle, luzerne, pomme de terre, plantain, pissenlit…), et des espèces ligneuses (jeunes rameaux de vigne, pommier) pour la ponte qui se déroule d’août à septembre. Les larves éclosent de mi-mai à mi-juin et se laissent tomber à terre. Les cinq stades larvaires sont réalisés sur des plantes herbacées sans leur infliger de graves dommages. Les adultes apparaissent de la mi-juillet jusqu’à mi-août et sont, à partir de ce moment-là, observables dans les vignobles et les vergers. Après avoir incisé dans le sens de la longueur l’écorce d’un bois âgé en général de 1 à 3 ans, la femelle dépose environ six œufs de chaque côté de l’incision. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-bubale/ | Ravageurs |
Comment lutter contre la cicadelle bubale ? | Sur vigne, il n’est généralement pas nécessaire de lutter chimiquement contre la cicadelle bubale même si l’utilisation d’un insecticide classique peut permettre de limiter les dégâts en cas de forte invasion locale. Afin de détruire l’hiver les pontes, la meilleure solution est de brûler les bois de taille des vigne atteintes par la cicadelle bubale. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-cicadelle-bubale/ | Ravageurs |
Quels sont les dégâts du cigarier ? | Les dégâts causés par cet insecte apparaissent au printemps et sont très caractéristiques puisque les feuilles dont le pétiole a été sectionné, sont roulées sur elle-même en forme de petit cigare. Au départ de couleur verte, ce « cigare » se dessèche et brunit en l’espace de quelques jours tout en restant attaché sur le pied. Sur une seule souche, il est parfois possible de trouver une dizaines de cigares, l’insecte étant parfois encore présent. Lors d’attaques précoces, le cigarier peut s’attaquer aux jeunes bourgeons et provoquer leur disparition. L’adulte se nourrit au dépens du feuillage qu’il crible de piqûres irrégulières, souvent rectilignes et allongées. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/cigarier/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie de Bysticus betulae ? | Le responsable du cigarier est un coléoptère appartenant à la grande famille des charançons qui ne fait qu’une génération par an. L’adulte, qui mesure de 4 à 7 mm de long, est reconnaissable à sa couleur métallique bleue ou verte et à son rostre au bout duquel sont disposées ses pièces buccales. Ce coléoptère, qui n’est pas spécifique à la vigne, se développe comme son nom le laisse présager, sur d’autres arbres comme le bouleau. Cet insecte diurne passe l’hiver à l’état adulte dans le sol. Il arrive sur la vigne au printemps pour s’alimenter et pour commencer son activité de ponte. La femelle incise à moitié, à l’aide de ses mandibules, le pétiole de la feuille et insère ses œufs (1 à 16) entre les nervures principales qui sont piquées et mâchonnées. Ensuite en l’espace de 5 à 6 jours, le cigarier replie les différents lobes de la feuille pour constituer un « cigare ». Après une période d’incubation de 10 jours environ et dès leur sortie, les larves se nourrissent du parenchyme de la feuille desséchée et quittent le cigare au bout de quelques semaines pour opérer une nymphose dans le sol. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/cigarier/ | Ravageurs |
Comment lutter contre le cigarier ? | Sur vigne, la nuisibilité dépend du nombre de feuilles atteintes mais il n’est généralement pas nécessaire de lutter chimiquement contre le cigarier et ce d’autant plus que la période des cigares correspond au traitement de la première génération des vers de grappe. Déjà recommandé par Olivier de Serres, le ramassage puis le brûlage des cigares réalisé avant la fin juin peut permettre de stopper la multiplication de l’insecte pour l’année suivante. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/cigarier/ | Ravageurs |
Quels sont les dégâts de Drosophila suzukii ? | Drosophila suzukii présente la particularité de pouvoir infester des fruits encore sur la plante, sans blessure, avant la récolte. En effet, son ovipositeur bien apparent, orné de dents noires et épaisses sur 1/3 à 2/3 de la longueur lui confère la possibilité de pondre dans les fruits en sous-maturité. Drosophila suzukii s’en sert de scie pour percer la peau du fruit et pour insérer l’oeuf à l’intérieur. Dès leur éclosion, les larves se nourrissent de la pulpe des fruits ce qui provoque son affaissement et une dépression de l’épiderme. A un stade avancé des dégâts, la chair du fruit est dégradée et oxydée. La blessure devient une porte d’entrée pour les champignons comme le botrytis qui pourra se développer sur les grappes voisines non visitée par Drosophila suzukii. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/drosophila-suzukii/ | Ravageurs |
Comment reconnaître Drosophila suzukii ? | Il n’est pas possible de déterminer l’espèce de drosophile par l’observation des larves, des œufs ou des pupes. chez les diptères, on désigne sous le terme « pupe » ou asticot le stade intermédiaire entre l’état de larve et celui d’imago. La reconnaissance de l’adulte est le seul moyen de confirmer l’espèce de drosophile présente. Celui-ci a l’apparence d’une drosophile commune que l’on peut observer sur les foyers de pourriture acide. Les adultes mesurent entre 2.6 et 3.4 mm avec une femelle généralement plus grosse que le mâle. Celui-ci est facilement reconnaissable grâce aux deux taches noires sur les ailes. Ces taches commencent à apparaitre une dizaine d’heure après l’émergence et sont à leur maximum d’intensité à partir de deux jours. L’identification de la femelle nécessite une loupe binoculaire pour observer l’ovipositeur de plus grande taille que les autres espèces de drosophiles. Ces critères sont suffisants pour la reconnaissance en France car il s’agit, pour le moment, de la seule espèce présente sur le territoire les possédant. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/drosophila-suzukii/ | Ravageurs |
Quelle est la biologie Drosophila suzukii ? | Drosophila suzukii a la particularité d’avoir un cycle biologique court permettant un nombre de génération pouvant aller jusqu’à 13 par an. Des études sont toujours en cours pour compléter les connaissances sur son cycle biologique. La fécondation des femelles se ferait avant la période hivernale. Elles passeraient l’hiver sous forme adulte dans divers refuges (abris, forêt…). Il semblerait que plusieurs jours de froid intense pendant l’hiver soit néfaste à leur survie. La femelle utilise son ovipositeur pour perforer l’épiderme des baies et y déposer un œuf. Celui-ci incube entre 1 et 3 jours puis 3 stades larvaires se succèdent sur une période allant de 3 à 13 jours. A la fin du troisième stade, la pupaison s’effectue pendant 3 à 13 jours à l’intérieur ou à l’extérieur du fruit. L’adulte déchire ensuite la pupe pour émerger. Ce cycle qui peut être très court, lui procure un fort potentiel de dispersion. Les adultes sont assez mobiles et pourraient parcourir plusieurs kilomètres. L’espérance de vie d’un adulte varie de 3 à 9 semaines, période pendant laquelle la femelle pourrait pondre en moyenne 380 œufs. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/drosophila-suzukii/ | Ravageurs |
Quelles sont les méthodes de lutte contre Drosophila suzukii ? | La protection de ce ravageur n’est pas obligatoire. Les insecticides disposant d’une homologation mouche sur vigne peuvent être employés contre Drosophila suzukii mais aucune étude sur le positionnement des traitements en vigne n’a été réalisée en France. Drosophila suzukii. Drosophila suzukii appréciant les conditions humides, des mesures de prophylaxie peuvent être mise en œuvre comme l’effeuillage. Des études sont en cours sur l’utilisation d’ail comme répulsif ou l’application de kaolinite sur les grappes pour les rendre moins rouge et moins visibles pour les Drosophila suzukii. Des études portant sur la sensibilité variétale sont en cours sur la vigne. Sur fraise et cerise, aucune différence n’a jusqu’à présent, pu être observée. Afin de limiter l’extension des foyers, il est recommandé de mettre en place sans délai des mesures prophylactiques simples consistant à éliminer les grappes atteintes (tri manuel) et à les évacuer des parcelles. L’entreposage des marcs aux abords des parcelles est fortement déconseillé. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/drosophila-suzukii/ | Ravageurs |
Quel est le principe de la confusion sexuelle et quels en sont les avantages ? | Le principe de la technique est de perturber la phase de rapprochement des papillons mâles et femelles par émission de phéromones synthétiques en grande quantité. Ces phéromones reproduisent la substance naturelle émise par la femelle pour attirer le mâle. Dans l’atmosphère saturée en phéromone, les mâles sont incapables de localiser les femelles et les accouplements sont moins nombreux. Il en découle moins d’oeufs, moins de chenilles et par conséquent moins de dégâts sur les raisins. La technique de la confusion sexuelle présente de nombreux avantages : absence de toxicité pour l’utilisateur (mais nécessite tout de même le port de gants durant la pose des diffuseurs), respect de la faune auxiliaire, absence de résidus sur les raisins et respect de l’environnement. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/confusion-sexuelle/ | Méthodes |
Comment mettre en oeuvre la technique ? | Afin d’obtenir de bons résultats, la confusion doit être mise en oeuvre sur des surfaces minimales de 5-10 ha de vignoble d’un bloc homogène. Cette contrainte impose la concertation et l’accord de l’ensemble des viticulteurs de la zone à protéger :
La confusion sexuelle ne donne de bons résultats que si elle est mise en oeuvre sur des populations réduites au départ. En première année de confusion, un traitement préventif sur les premières éclosions de la première génération est fortement conseillé.
La pose des diffuseurs doit être réalisée au plus près du début des vols de première génération sur les fils lieurs préférentiellement ou sur des sarments d’un diamètre suffisant pour assurer une bonne accroche
par exemple pour un écartement entre les rangs de 2.20 m, un diffuseur qui couvre une surface de 20 m2, devra être apposé un rang sur deux, tous les 4.5 m linéaire de vignoble
afin d’assurer une couverture régulière et uniforme de la parcelle, les diffuseurs doivent être répartis en quinconce. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/confusion-sexuelle/ | Méthodes |
Comment protéger les bordures des parcelles ? | Les bordures doivent être renforcées afin d’empêcher la pénétration des papillons dans la parcelle et de maintenir la concentration de l’atmosphère phéromonale dans l’ensemble de la parcelle. Ce renforcement est d’autant plus important que la région ou la parcelle est exposée à des vents violents (vent d’autan, tramontane…).
pour les parcelles non entourées par d’autres vignes ou séparées de ces vignes par un chemin de plus de 5 mètres, il faut veiller à doubler la densité des diffuseurs sur les bouts de rangs et sur les rangs de bordure. Les arbres ainsi que les haies (cyprès, arbustes…) voisins de la parcelle devront également recevoir des diffuseurs
pour les parcelles entourées d’autres vignes non protégées par la méthode de confusion sexuelle, il faut doubler les diffuseurs en bordure de parcelle et s’assurer que les parcelles voisines reçoivent une protection insecticide efficace et soignée. Les parcelles voisines doivent également recevoir des diffuseurs sur une profondeur de 30 à 40 m. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/confusion-sexuelle/ | Méthodes |
Quelles sont les spécialités disponibles pour la confusion sexuelle, à quelle dose s’emploient-elles et quel est leur coût ? | Il existe plusieurs spécialités autorisées pour la confusion sexuelle et l’offre s’est diversifée ces dernières années. Ces spécialités s’emploient à la dose de 500 diffuseurs par hectare cadastral dans la zone protégée, un diffuseur couvrant une surface d’environ 20 m2. Cependant la présence de friches, de chemin et de routes, augmentent le nombre de diffuseurs nécessaires dont la densité réelle est bien souvent comprise entre 550 et 600 unités par hectare de vigne:
Rak® 1 (BASF) : pour Cochylis 2 générations. Coût de 170 €/ha (500 diffuseurs) sans compter le temps de pose (Source Coûts des Fournitures)
Rak® 2 New (BASF) : pour Eudémis 3 générations. Coût de 160 €/ha (500 diffuseurs) sans compter le temps de pose (Source Coûts des Fournitures)
ISONET LE (CBC BIOGARD) :pour eudémis et cochylis 3 générations : en forme de spaghetti, ces capsules homologués depuis février 2012, sont constituées de deux tubes en plastique rouge de 20 cm de long soudés aux extrémités. Coût de 155 €/ha (500 diffuseurs) sans compter le temps de pose (Source Coûts des Fournitures).
ISONET L (CBC BIOGARD): pour eudemis. Le diffuseur est composé de deux tubes parallèles en polymère, l’un contient un fil d’aluminium permettant son application sur la vigne, l’autre est rempli avec le mélange spécifique de phéromones. 500 diffuseurs par hectare et renforcement des bordures
ISONET LA+ (CBC BIOGARD): pour eudemis, cochylis et eulia. 500 diffuseurs par hectare pour un coût de 155€/ha.
Checkmate Puffer LB : pour eudémis 3 générations : homologué depuis 2016, ce sont des des aérosols qui diffusent à intervalles réguliers les phéromones. Coût de 195 à 234 €/ha (2.5 à 3 diffuseurs/ha selon le plan de pose) sans compter le temps de pose (Source Coûts des Fournitures) | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/confusion-sexuelle/ | Méthodes |
Comment vérifier l’efficacité de la technique et quelle est la règle de décision pour un éventuel traitement complémentaire ? | Des rencontres fortuites entre mâles et femelles sont toujours possibles si les vols sont importants. Des contrôles doivent être réalisées sur chaque génération et dès la première afin de vérifier l’efficacité de la confusion sexuelle pour les deux ravageurs :
des pièges sexuels sont posés dans les zones sensibles de la parcelle. l’absence de capture ne constitue pas une preuve du bon fonctionnement de la confusion sexuelle. Des captures d’eudémis et de cochylis sont un indice soit d’une insuffisance de confusion sexuelle, soit d’un vol important
comptage de première génération : ces contrôles sont impératifs car ils permettent de bien identifier la ou les espèces présentes ou majoritaires et d’adapter si besoin la stratégie de protection pour la deuxième génération. Le seuil d’intervention pour un traitement chimique préventif en deuxième génération se situe, en confusion sexuelle, à 30 glomérules avec chenilles vivantes pour 100 inflorescences. Seules des populations importantes en G1 (>60 glomérules pour 100 inflorescences) imposent le recours à un traitement curatif
comptage de deuxième génération : ces comptages consistent à observer les pontes et sont réalisés par les techniciens. La mise en oeuvre d’un traitement insecticide curatif se raisonne pour des très fortes pressions et au cas par cas. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/confusion-sexuelle/ | Méthodes |
Quelle est la règle concernant le retrait des diffuseurs ? | Les diffuseurs étant des emballages de produits phytosanitaires, ils ne doivent en aucun cas se retrouver dans la récolte. Dans les conditions normales d’utilisation et de réglage des machines à vendanger, ces risques sont limités mais engagent toutefois la responsabilité du viticulteur. Ces diffuseurs y compris ceux disposés dans les buissons, les arbres ou les friches, doivent être enlevés et ne doivent pas être jetés par terre ni brûlés. Les distributeurs proposent et assurent en général la récupération des diffuseurs. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/confusion-sexuelle/ | Méthodes |
Comment se forme la grêle ? | La condition première à l’apparition de grêlons est la présence de quantité importante d’eau liquide en surfusion rencontrée au sein des puissants mouvements verticaux ascendants que l’on trouve au sein d’un cumulonimbus. Les grêlons sont transportés par des courants ascendants présents dans le cumulonimbus et lorsqu’ils passent dans une zone riche en gouttelettes, ils vont acquérir une couche translucide en les capturant, alors que dans les régions de l’orage c’est surtout de la vapeur d’eau qui est disponible, il se formera une couche de givre blanc opaque. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-grele-que-faire-sur-vignes-grelees/ | Climatiques |
Comment détecter un orage de grêle ? | Une détection précoce d’un orage de grêle peut permettre de mettre en oeuvre les systèmes de protection anti-grêle. Cette détection peut être réalisée :
par l’utilisation de radars météorologiques à impulsions. Ce type de radar émet des pulses de très courte durée suivi d’un temps mort beaucoup plus long pour « détecter » les échos de retour en provenance du ciel (précipitations ou objets volants). Les radars Doppler sont les seuls à pouvoir détecter la présence de grêle dans un cumulonimbus avec certitude. Afin de disposer d’une image météorologique locale précise en temps réel, il est possible de s’équiper, individuellement ou à plusieurs, d’un radar météorologique « bas coût » qui permet de savoir si un cumulonimbus susceptible de contenir de la grêle est en approche
par les services d’alertes météorologiques. II existe de multiples structures et sites Internet proposant des services d’alertes météorologiques. Il est possible de recevoir des alertes par e-mail ou par SMS sur votre mobile. Ces services sont basés sur des informations en provenance de radars météorologiques Doppler, très fiables pour la détection de grêle mais généralement peu précises quant à la localisation, la durée et l’heure de l’orage de grêle
par la reconnaissance visuelle des nuages (cumulonimbus) susceptibles de véhiculer de la grêle. L’évaluation du risque de grêle peut se faire par observation de leurs formes (partie sommitale en forme d’enclume), par leurs épaisseurs (au moins 5 000 mètres), par leurs activités électriques (présence de nombreux éclairs), par leurs niveaux de précipitations (pluies généralement fortes) et par la couleur du ciel (teinte légèrement verte) | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-grele-que-faire-sur-vignes-grelees/ | Climatiques |
Comment se protéger contre un orage de grêle? | Aujourd’hui, 2 options permettent de limiter les dommages (directs ou indirects) de la grêle :
Les filets paragrêle : il s’agit de l’un des systèmes les plus fiables du marché et l’unique moyen de protection reconnu par les compagnies d’assurance en France. Il possède un coût d’installation élevé. Ces filets sont fréquemment utilisés dans les vignobles à raisins de table (comme à Moissac – 82) ou, par exemple, dans le vignoble argentin (région de Mendoza), pour protéger les vignes des granizos (grêlons) qui détruisent chaque année 20% de la récolte
Les asssurances « dommage grêle », qui représentent un moyen de limiter l’incidence économique d’un épisode dévastateur. La franchise est déduite du montant total des pertes de récolte en cas de sinistre. Pour les viticulteurs situés dans des régions fréquemment touchées par la grêle, l’assureur peut refuser le renouvellement de la police d’assurance. En cas de dégâts au printemps, il faut accélérer la venue de l’expert car le développement des entre-coeurs tend à masquer les dommages. Au contraire pour les grêles d’été, les dégats de rot-blanc demandant du temps à se manifester, il est préférable de retarder la venue de l’expert.
D’autres moyens sont également utilisés pour lutter contre la grêle au vignoble :
Les canons anti-grêle qui génèrent des ondes de choc. Ils sont composés d’une chambre d’explosion et d’un diffuseur conique. Ils empêchent le grossissement des embryons grêleux en cristallisant la couche externe des grêlons constituée d’eau surfondue, et en les empêchant ainsi de s’agglomérer. Ces canons fonctionnent grâce à un mélange de gaz explosif (acétylène ou butane) avec de l’air. Ce type de protection n’étant pas ou peu efficace sur des grêlons déjà formés, il doit être déclenché suffisamment tôt, 5 à 20 minutes avant la chute des premiers grêlons. La réussite effective d’une telle opération est, au final, soumise à de trop nombreux aleas pour être considérée comme vraiment fiable
Les fusées paragrêle ou autres techniques d’ensemencements (avion). Cette mesure permet, en projetant de l’iodure d’argent dans le nuage, de multiplier les embryons grêleux et d’éviter qu’ils atteignent une taille trop importante et donc d’acquérir une forte inertie pendant leur chute. Tout comme la technique précédente, outre la dangerosité de tels procédés qu’il ne faut pas négliger, son efficacité apparaît comme très aléatoire. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-grele-que-faire-sur-vignes-grelees/ | Climatiques |
Dans quelles situations faut-il retailler la vigne après des dégâts de grêle précoce ? | Selon le regretté professeur Boubals de l’Ecole de Montpellier (nombreux articles dans le Progrès Agricole et Viticole), il faut considérer, dans les régions méridionales, la mi-juin (du 15 au 21 juin) comme date butoir pour retailler la vigne après des dégâts de grêle et permettre un aoûtement suffisant des rameaux de la nouvelle végétation. Il est ainsi important de distinguer :
les chutes de grêle tardives (fin juin, juillet et août), où il faut laisser la vigne en état et ne jamais envisager la retaille. Le développement des entre-coeurs permettra, plus ou moins, de reconstituer une nouvelle végétation. Sur les jeunes vignes ou les ceps faibles aux réserves limitées, il faut soulager la souche en faisant tomber les grappes. Sur les vignes adultes, afin de ne pas épuiser les réserves, il est souhaitable si le coût est supportable, d’éliminer les grappes atteintes
les chutes de grêle précoce (avant le 15 juin). Si tous les fruits sont détruits et que les rameaux sont éclatés et pelés jusqu’à leur base, la retaille s’impose. L’objectif est de favoriser la repousse de sarments corrects pouvant servir de support à la prochaine taille hivernale, et d’éviter les développements faibles et buissonnants sur l’ensemble des parties blessées de la souche. Si les rameaux herbacés ne sont ni éclatés ni pelés et qu’il reste des inflorescences intactes, il est inutile de retailler, le développement des entre-coeurs contribuera au renouvellement de la végétation
Le CIVC considère qu’en situation septentrionale, il n’est pas nécessaire de retailler, ce qui est nettement moins coûteux. Selon François Langellier, les repousses ne seraient pas exploitables pour la taille suivante. L’accent doit alors être porté sur la protection phytosanitaire contre le mildiou afin de permettre un bon aoûtement et une bonne mise en réserve. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-grele-que-faire-sur-vignes-grelees/ | Climatiques |
Comment retailler la vigne après des dégâts de grêle précoce ? | L’objectif de cette taille est de maintenir 4 à 5 pousses vigoureuses par souche :
dans le cas de vignes conduites en Cordon de Royat ou en gobelet, la retaille est facilité puisqu’il suffit de sectionner au sécateur les rameaux à un demi centimètre du bois du courson. Il est également possible sur les coursons de rabattre au sécateur le bourgeon du haut du courson de façon à faire démarrer le bourrillon. Après le nouveau débourrement, on veillera à surveiller le nombre de nouvelles pousses et à en supprimer si nécessaire
sur les vignes taillés en Guyot simple ou double, il faut rabattre les longs bois en laissant 2 à 3 bourgeons à leur base. Les bourgeons verts mais pelés par la grêle sont rabattus au sécateur à un demi centimètre. C’est le cas notamment des pousses vertes pelées portées par les coursons
Aucune fertilisation azotée n’est nécessaire, car l’azote apporté ne sera pas disponible au moment du redémarrage des yeux et pourrra accentuer la casse (vent) et les risques de Botrytis. Pour la même raison, il faut surveiller le développement de la végétation et la palisser le plus soigneusement possible. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-grele-que-faire-sur-vignes-grelees/ | Climatiques |
Que faire à la taille sur les vignes fortement grêlées en été ? | Lors de la taille des vignes grêlées, qui doit être réalisée le plus tardivement possible, plusieurs précautions doivent être prises :
sur les plantations de l’année : l’aoûtement des sarments n’étant pas toujours satisfaisant, on peut éventuellement butter les jeunes plantations afin de les protéger du gel
sur les vignes âgées de 2 à 3 ans : l’évaluation des dégâts se fait en enlevant les lambeaux d’écorce du jeune tronc. Si les lésions arrivent jusqu’au bois et que la nécrose est constatée, il ne faut pas hésiter à rabattre le tronc de 2 à 3 bourgeons au-dessus du sol pour reconstruire un nouveau tronc
sur les vignes adultes : les dégâts concernant uniquement les sarments, ceci peut poser des problèmes à la taille. Les ébauches de fleurs se différenciant dans les bourgeons de juin à juillet, les grêles de fin juillet ou d’août n’auront peu de conséquences sur la fertilité de l’année suivante. On essaiera de conserver sur les tailles courtes, les coursons peu ou pas blessés. Pour les vignes taillées en Guyot, il est assez facile de trouver un long bois peu ou pas blessé par les grêlons. Il est également possible de passer en Cordon de Royat pour une an-née. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-grele-que-faire-sur-vignes-grelees/ | Climatiques |
Dans quelles situations faut-il traiter une vigne grêlée et avec quels fongicides ? | Il est habituel de traiter une vigne grêlée afin d’empêcher le développement du Rot-Blanc (Coniothyrium diplodiella), un champignon parasite présent sur le sol. Les spores de ce champignon, émises par des pycnides blanches, peuvent être projetées par les éclaboussures de la grêle sur des blessures de raisins. Les spores germent et produisent un mycélium, qui envahit la baie et les baies voisines par le canal de leur pédoncule. La grappe entière finit par sécher et les grains momifiés sont recouverts de pustules blanches. Après la chute de grêle, il faut traiter dans un délai très court (idéalement moins de 12 heures) car, au-delà de 20 heures, le traitement est sans effet sur le champignon parasite. Il est préférable de commencer le traitement sur les vignes peu atteintes et de terminer par les parcelles les plus endommagées. Lorsqu’il est impossible d’intervenir dans ce délai, il est préférable d’attendre qu’une nouvelle végétation se soit développée à partir des entre-coeurs. Le traitement doit être réalisé par un fongicide de contact, préférentiellement du folpel, du dichlorofluanide ou du captane. Le cuivre, qui ne possède pas d’effet cicatrisant et va freiner la croissance des rameaux est à éviter. Le meilleur allié du vigneron reste cependant la météo et un temps chaud et sec qui stoppera le développement du rot-blanc.
D’une manière générale, les vignes grêlées précocément, retaillées ou non, nécessitent une surveillance accrue contre le mildiou et l’oïdium, jusqu’aux vendanges et au-delà. Afin de permettre un bon aoûtement, le feuillage doit rester fonctionnel jusqu’à l’automne. De plus, la végétation qui repousse est extrêmement sensible aux parasites (jeunes pousses souvent vigoureuses, qui se développent dans des périodes de fortes pressions des maladies).
Malheureusement, on observe parfois le cumul de plusieurs épisodes de grêle la même année, jusqu’à trois fois sur certaines zones (comme en 2009). En cas de températures hivernales exceptionnellement basses et durables, il peut arriver que certaines souches ne redémarrent pas. Cette situation s’explique par une dernière repousse estivale très tardive de la végétation, épuisant les réserves des souches. Le cycle trop court de la végétation n’ a alors pas permis de reconstituer les réserves avant l’automne. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-grele-que-faire-sur-vignes-grelees/ | Climatiques |
Quand la vigne peut-elle être atteinte par les gélées ? | en automne : les gelées précoces, avant la chute des feuilles, sont préjudiciables surtout sur les jeunes vignes dont le cycle végétatif est souvent plus long. Les organes herbacés sont atteints en général lorsque la température s’abaisse en dessous de -2,5°C
en hiver : quand la température est inférieure à -15°C, les bourgeons, les bras et la souche peuvent être touchés. Ces gelées peuvent aller jusqu’à provoquer la mort de la souche
au printemps : les dégâts provoqués par ces gelées sont plus fréquents mais moins graves pour la pérennité des souches. La vigne est sensible dès l’apparition des jeunes feuilles qui sont riches en eau. En situation de forte humidité, les jeunes pousses peuvent geler à partir de -2 à -3°C alors qu’en situation plus sèche (hygrométrie <60%), elles peuvent résister à -4 voire -5°C. Ces gelées n’entraînent jamais la mort de la vigne même si elles peuvent détruire la récolte. Elles prennent la forme de gelées blanches (refroidissement des organes végétaux et du sol par rayonnement) ou de gelées noires (arrivée de masses d’air froid et sec à une température en général de -7 à -9°C, associée à du vent) | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/gel-et-degats-de-gel-sur-vigne/ | Climatiques |
Quelles sont les méthodes indirectes de protection contre le gel ? | Les méthodes indirectes que l’on applique bien avant le danger de gel, parfois dès la plantation, sont vraisemblablement les plus économiques et les plus efficaces. Ces mesures concernent notamment:
Le choix de la parcelle. Il faut éviter d’installer la vigne dans des zones gélives en évitant particulièrement les creux de terrain ou les fonds de vallon dans lesquels l’air froid s’amasse et stagne. La présence de haies d’arbres compacts ou de bandes boisées, en s’opposant à l’écoulement de l’air froid, peuvent augmenter le risque de gel. Choisir une parcelle bien draînée ou réaliser les travaux de drainage
Les pratiques culturales et agronomiques. Sur les parcelles à risque de gelées d’automne ou d’hiver, privilégier des cépages à aoûtement précoce et assurer une protection phytosanitaire efficace du feuillage, gage d’une bonne mise en réserve. Pour les gelées printanières, implanter des cépages à débourrement tardif et élever la hauteur des souches. Tailler tardivement afin de retarder la date de débourrement. Réaliser une tonte avant le débourrement sur les parcelles en-herbées
La souscription d’une assurance récolte, incluant le gel et la grêle. Le coût élevé de la cotisation constitue néanmoins un frein important au développement de ce type d’assurance. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/gel-et-degats-de-gel-sur-vigne/ | Climatiques |
Quelles sont les méthodes directes de protection contre le gel ? | La protection directe ou active est celle que l’on déploie juste avant et pendant la période de gel, quand un avis de gel a été diffusé. Il est recommandé, dans les vignobles à risque, de souscrire un abonnement aux prévisions météorologiques de Météo France. Les méthodes directes de protection contre le gel sont :
le buttage ou chaussage des vignes : utilisé pour lutter contre les gelées hivernales, consiste à recouvrir de terre les ceps de vigne. Cette pratique est notamment largement utilisée dans les vignobles canadiens (Ontario, Québec), ainsi qu’en Europe centrale, en Chine, …
les bougies et chaufferettes : elles permettent de réchauffer l’air avec une certaine efficacité jusqu’à -4 à -5°C, et de limiter la perte de chaleur du sol par rayonnement (formation de fumée). Les bougies de parrafine et les chaufferettes au fioul sont polluantes et nécessitent de la main d’oeuvre pour la mise en place et l’allumage. Elles sont à réserver uniquement aux petites surfaces
l’aspersion d’eau : cette technique consiste à arroser la vigne sans interruption pendant la période critique, à l’aide d’asperseurs disposés tous les 15 à 20 m, afin que la température des bourgeons et des organes herbacés ne descende pas en dessous de 0°C. Il s’agit d’une méthode non polluante mais fort con-sommatrice d’eau (environ 50 m3 par heure et par hectare)
le brassage d’air : cette méthode consiste à brasser l’air et à remplacer la cou-che d’air froid qui est au contact de la culture par la couche d’air plus chaud qui se trouve plus haut. Le matériel et la mise en oeuvre coûtent très cher pour un relèvement de la température de l’ordre de 1 à 4 °C. Ce brassage souvent assez bruyant, peut être réalisé par hélicoptère ou par des hélices (protection d’une surface d’environ 4 ha par hélice)
d’autres méthodes expérimentales peuvent être citées : fils électriques chauf-fants, brûleurs de gaz fixés à l’arrière d’un tracteur (frost-buster). Des molécules anti-gel à utiliser en pulvérisation foliaire sont également en développement ; si ces substances, des oligosaccharides, semblent permettre d’augmenter de 1 à 2°C la tolérance des vignes au gel de printemps, leur application est très délicate à réaliser et limite de fait leur utilisation pratique. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/gel-et-degats-de-gel-sur-vigne/ | Climatiques |
Comment se manifestent sur la vigne les dégâts liés au gel ? | sur bourgeons : une coupe transversale réalisée sur bourgeons gelés laisse apparaître une coloration marron ou noir jusqu’au point d’insertion sur le sarment. Ces dégâts peuvent parfois être difficiles à observer car les contre-bourgeons démarrent aussitôt et peuvent masquer le phénomène
sur sarments : une coupe transversale fait apparaître un liber (couche mince habituellement de couleur verte située au-dessous de l’écorce et par où circule la sève élaborée) brun ou grisâtre. Les extrémités des rameaux plus sensibles se flétrissent, brunissent et se déssèchent | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/gel-et-degats-de-gel-sur-vigne/ | Climatiques |
Que faire après un gel de printemps ? | Estimer des dégâts après un gel de printemps est nécessaire pour optimiser les travaux à mettre en œuvre. Les dégâts ne peuvent être évalués précisément qu’à partir de la reprise de croissance de la vigne (soit environ 3 semaines après l’épisode gélif).
Des dégâts jusqu’à 40 % : la vigne va compenser la perte de récolte par les autres rameaux indemnes (si les conditions climatiques à la floraison sont optimales, la récolte pourra être pleine).
Des dégâts entre 40 et 60 % : la récolte sera partielle et il faudra veiller à assurer le bois de taille pour l’hiver suivant.
Des dégâts supérieurs à 60 % : il n’y aura pas ou peu de récolte. L’objectif principal sera de faire du bois de taille pour l’hiver prochain et préserver l’architecture du cep.
Attention – Aucune intervention ne doit être entreprise sur les vignes avant le redémarrage de la végétation. Il est inutile d’enlever les rameaux gelés qui se dessècheront naturellement tout seuls. L’apport de fertilisant ou de biostimulant pour favoriser la reprise de la pousse est inutile après un épisode gélif, la vigne n’absorbant l’azote qu’à partir du stade 5-6 feuilles. La vigne va enclencher seule des processus de cicatrisation et la reprise de végétation.
L’ébourgeonnage
Lorsque les dégâts ne dépassent pas les 40 %, l’ébourgeonnage doit donc être réfléchi de manière habituelle. En revanche, au-dessus de 40 % de perte, l’ébourgeonnage doit en priorité permettre d’assurer du bois de taille pour l’hiver. Soigner l’ébourgeonnage après un épisode de gel pour éviter un développement trop important de rameaux et maintenir une vigueur suivante
L’ébourgeonnage après un gel est très utile car il permet un gain économique en étant plus rapide que la taille. En effet, la réalisation d’un ébourgeonnage est essentielle après des dégâts de gel importants pour éviter des chantiers de taille longs et fastidieux l’hiver suivant (la taille de vignes gelées et non ébourgeonnées nécessite 30 à 40 % de temps supplémentaire). L’ébourgeonnage favorise également l’aération du feuillage améliorant ainsi l’induction florale pour l’année suivante. Enfin il permet de choisir les bois pour reconstruire le cep et ainsi préserver son architecture.
L’ébourgeonnage des vignes gelées doit être raisonné selon trois critères :
Eliminer les pampres pour privilégier les repousses de bourgeons sur la tête ;
Conserver un rameau dans le flux de sève sur la tête de la souche pour former un courson ;
Conserver au moins un rameau sur du bois d’un an pour conserver une branche qui porte des fruits.
La protection phytosanitaire
Pour les parcelles gelées jusqu’à 60 %, la protection phytosanitaire doit s’envisager normalement en fonction des stades phénologiques du feuillage restant. Il est nécessaire d’attendre que la végétation redémarre sur les parcelles plus touchées et attendre le stade 7-8 feuilles étalées, pour débuter la protection de la vigne et ainsi préserver les bois. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/gel-et-degats-de-gel-sur-vigne/ | Climatiques |
Faut-il épamprer après le gel ? | Si le cep redémarre après l’épisode de gel, il faut épamprer afin de favoriser la repousse des rameaux et assurer le bois de taille pour l’hiver.
Pour les jeunes plantations, l’épamprage est obligatoire pour les ceps dont la végétation repousse afin de limiter la concurrence.
Il ne faut laisser les pampres que dans le cas des ceps qui doivent être recepés dans l’année, ou pour le cas des souches qui sont trop déséquilibrées. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/gel-et-degats-de-gel-sur-vigne/ | Climatiques |
Dans quelles situations faut-il tailler après des gelées de printemps ? | Trois cas de figure différents peuvent être rencontrés :
tous les rameaux, feuilles et grappes sont détruits. Il n’y a rien à faire, les yeux latents, situés à la base des rameaux vont donner une nouvelle végétation réduite de pousses fructifères.
il persiste quelques rameaux feuillus bien vivants sans aucune grappe. C’est le seul cas où la taille est indispensable afin de redonner un aspect équilibré aux souches, éviter le développement anarchique des entre-coeurs et produire des bois utilisables pour la taille suivante. Sur les vignes en Guyot, on peut procéder en rabattant les rameaux atteints à quelques millimètres de leur point de naissance, les yeux latents reformeront la végétation. Sur les vignes en Cordon de Royat, on peut procéder comme sur le Guyot ou bien supprimer totalement le rameau supérieur sur le courson, et en rabattant le rameau inférieur à quelques millimètres
dans le cas de figure où la souche possèderait encore des jeunes grappes vivantes, il n’y a aucune taille à réaliser
Dans tous les cas, un ébourgeonnage peut être bénéfique si la végétation qui repousse est très buissonnante.
Lors de la taille des vignes grêlées, qui doit être réalisée le plus tardivement possible, plusieurs précautions doivent être prises :
sur les plantations de l’année : l’aoûtement des sarments n’étant pas toujours satisfaisant, on peut éventuellement butter les jeunes plantations afin de les protéger du gel
sur les vignes âgées de 2 à 3 ans : l’évaluation des dégâts se fait en enlevant les lambeaux d’écorce du jeune tronc. Si les lésions arrivent jusqu’au bois et que la nécrose est constatée, il ne faut pas hésiter à rabattre le tronc de 2 à 3 bour-geons au-dessus du sol pour reconstruire un nouveau tronc
sur les vignes adultes : les dégâts concernant uniquement les sarments, ceci peut poser des problèmes à la taille. Les ébauches de fleurs se différenciant dans les bourgeons de juin à juillet, les grêles de fin juillet ou d’août n’auront peu de conséquences sur la fertilité de l’année suivante. On essaiera de conserver sur les tailles courtes, les coursons peu ou pas blessés. Pour les vignes taillées en Guyot, il est assez facile de trouver un long bois peu ou pas blessé par les grêlons. Il est également possible de passer en Cordon de Royat pour une an-née. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/gel-et-degats-de-gel-sur-vigne/ | Climatiques |
Epampreuses mécaniques à axe de rotation vertical ou horizontal : quelles différences dans le mode d’action ? | Les épampreuses mécaniques arrachent ou cassent les pampres à leur base avec des éléments en rotation autour d’un axe vertical, cas le plus courant, ou horizontal.
Dans les deux cas, l’épamprage est efficace si les pampres à éliminer sont petits et fragiles. La présence d’herbe sur le cavaillon pénalise l’action sur les pampres car cela fait obstacle.
La principale différence entre les deux types de machine concerne justement la capacité à gérer un peu plus d’herbe sur le cavaillon avec des brosses sur axe horizontal, l’herbe étant rabattue vers le sol avec un effet d’abrasion plus ou moins prononcé suivant l’appui au sol. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/epampreuses-mecaniques/ | Agroéquipement |
Quel intérêt des modèles à axe horizontal dans la gestion du cavaillon au printemps ? | Dans les stratégies de gestion du cavaillon sans herbicides, le printemps est souvent une période délicate à gérer puisque l’herbe se développe rapidement alors que le sol peut être trop humide pour être désherbé mécaniquement. L’usage des brosses permet de rattraper certaines situations trop enherbées avant de pouvoir envisager de travailler le sol. Il est aussi possible d’entretenir le cavaillon régulièrement avec ce type d’outils, mais cela implique beaucoup d’interventions si l’on veut maintenir un sol propre. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/epampreuses-mecaniques/ | Agroéquipement |
Quelles limites prendre en compte pour l’épampreuses mécaniques ? | Ce sont des machines qui utilisent des consommables, car l’abrasion au sol peut être importante.
L’intensité d’action est d’autant plus forte que la vitesse d’avancement est faible : les débits de chantiers ne sont pas élevés.
L’action n’a pas une forte persistance dans la durée.
Attention au réglage : avec un appui au sol trop prononcé, les lanières ou fils sont trop courbés et agissent moins bien.
Attention à l’appui sur les souches : la vibration engendrée peut faire tomber de jeunes pousses sur les têtes de souche et l’intensité de brossage peut écorcer sérieusement les pieds.
Attention aux projections de terre ou de cailloux, fréquentes avec ce type d’outils. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/epampreuses-mecaniques/ | Agroéquipement |
Quelles sont les caractéristiques des lames bineuses pour le travail du sol intercep ? | Les lames bineuses sont des outils de travail superficiel, plus destinées à un entretien régulier qu’à une première intervention en saison. Constituée d’une lame de 50 à 60 cm de long, qui travaille à quelques cm de profondeur dans le sol, son action est de couper les racines des adventices en place, qui vont ensuite se dessécher. Leur action est efficace pour maîtriser les adventices peu développées. Les vitesses de passage sont relativement élevées et jusqu’à 6 km/h pour les lames munies d’un système d’effacement de la souche efficace. Le désherbage est d’ailleurs souvent plus efficace avec des vitesses de travail importantes dans la mesure où le foisonnement de la terre est accentué, ce qui permet de mieux dissocier les mottes de terre des adventices. L’effet d’éclatement des mottes est d’ailleurs accentué avec les systèmes de fragmentation qu’il est possible de fixer dessus (de type râteau comme sur l’illustration, ou ailettes crenelées). Lorsqu’elles sont montées sur pivot, la pénétration dans le sol est facilitée par la présence d’un coutre ou d’un disque ouvreur qui a aussi pour rôle de stabiliser le châssis. Le déplacement de terre induit par ces outils est faible. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-outils-interceps/ | Agroéquipement |
Quelles sont les caractéristiques des outils rotatifs ? | L’entraînement de ces outils est assuré, en règle générale, par l’hydraulique. Les plus petites houes rotatives, à effacement mécanique, peuvent fonctionner sur l’hydraulique du tracteur. Mais si le système d’effacement devant les souches fait également appel à l’hydraulique, la présence d’une centrale hydraulique branchée sur la prise de force du tracteur devient nécessaire. Il existe une multitude d’appareils rotatifs à axe vertical ou horizontal. Ce type d’outil possède en général une bonne capacité de pénétration dans les sols à l’exception des sols déstructurés qui prennent en masse lors de leur assèchement et sous réserve d’une puissance hydraulique suffisante. L’utilisation des outils rotatifs est à proscrire s’il y a trop de cailloux pour l’usure excessive. Attention au déplacement de terre induit par ces machines, qui n’est pas visible immédiatement si l’émottement est trop fin. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-outils-interceps/ | Agroéquipement |
Quelles sont les caractéristiques des décavaillonneuses ? | Les décavaillonneuses sont des outils destinés à découper une bande de terre pour la retourner. Elles se composent d’un corps de charrue, aux socs et versoirs de forme particulière adaptée au travail à réaliser. Ce corps de charrue est positionné sur un dispositif qui permet l’escamotage au passage des ceps. Il existe également des décavaillonneuses rotatives: un disque horizontal avec un peu d’angle découpe une bande de sol et celle-ci est projetée sur le côté par les pales verticales montées sur l’axe de rotation. Celles à soc sont efficaces sur adventices bien développées mais il existe des risques d’accrochages. Dans tous les cas, les vitesses de passage de ce type d’outil sont très réduites. Les décavaillonneuses peuvent évoluer en présence de pierres. La gestion du déplacement de terre provoqué par ces outils est à prendre en compte dans la stratégie de désherbage mécanique mise en œuvre. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-outils-interceps/ | Agroéquipement |
Quelles sont les dernières tendances en matière de désherbage mécanique ? | L’inconvénient principal des outils interceps est la difficulté de réglage et la lenteur d’intervention. Pour répondre à cette problématique, certains constructeurs proposent des outils passifs, demandant très peu d’énergie pour leur utilisation, pouvant être montés entre roues, et employés à vitesse élevée: 7 à 8 km/h. C’est le cas par exemple de l’étoile de binage Kress. Les disques de chaussage utilisés à grande vitesse, projettent la terre de part et d’autre du rang pour désherber grâce au déplacement de terre. Les disques d’émottage, eux, participent au désherbage le long de la ligne des souches et permettent de bien délimiter le rang de l’inter-rang. Pour les vignerons qui ne souhaitent pas déplacer beaucoup de terre, ou limiter le recours au travail du sol, les outils tels que les brosses polyvalentes herbes – pampres sont une solution intéressante. Le contrôle de la flore adventice sur le cavaillon est meilleur qu’avec la tonte seule et les pampres sont détruits, sans utiliser de dispositif d’effacement complexe. L’usure et les projections sont à surveiller. Les assistances à la conduite comme les dispositifs d’autocentrage permettent au chauffeur de se concentrer uniquement sur la conduite sans regarder derrière.
Enfin la robotique est une tendance qui s’affirme en matière de désherbage mécanique des vignes, les premiers tests opérés en 2018 étant concluants. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-outils-interceps/ | Agroéquipement |
Que faut-il prendre en compte pour l’utilisation de ces différents outils interceps ? | Le choix d’un outil, ou d’un porte-outil qui recevra différents modules doit être guidé par l’itinéraire de désherbage envisagé, et par un certain nombre d’éléments liés à la parcelle:
la conformation des ceps dans la parcelle
les types d’adventices présents sur la parcelle (vivaces?)
La présence de cailloux
La hauteur du cavaillon existant
Le dévers
Par ailleurs, d’autres éléments doivent être évalués
le système d’escamotage (mécanique ou hydraulique), avec assistance au retour pour les sols durs
Le besoin d’une centrale hydraulique: avec des houes rotatives et effacement hydraulique, ou si le tracteur ne permet pas d’avoir le débit suffisant sans trop chauffer
ce sont des systèmes complémentaires qu’il est intéressant d’alterner au cours de la saison, pour optimiser le désherbage, le temps passé et gérer les déplacements de terre induits, ce qui implique un surcoût au moment de l’investissement
le temps nécessaire pour une intervention, qui est le facteur limitant pour un ensemble tracteur-outil-chauffeur. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-outils-interceps/ | Agroéquipement |
Quels coûts associés au travail du sol intercep ? | Le désherbage mécanique sous le rang est plus coûteux dans sa mise en œuvre que le désherbage chimique. En prenant en compte, le temps de travail (traction et main d’œuvre), l’amortissement et l’entretien du matériel (très variable en fonction des conditions d’utilisation) on peut estimer que, pour 4 interventions annuelles cela revient entre 250 et 400 € par ha. Mais il est vrai que ce coût est essentiellement composé de temps de travail. L’investissement initial est variable. Pour un équipement complet neuf, il faut compter entre 15000 et 20000 €. Le désherbage chimique sous le rang reste aujourd’hui moins coûteux, avec un coût complet autour d’une centaine d’euros par ha. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/les-outils-interceps/ | Agroéquipement |
Quels contrôles réaliser sur un pulvérisateur en début de campagne ? | Le réglage du pulvérisateur s’effectue sur du matériel en bon état. Il faut ainsi vérifier à chaque début de campagne :
la présence des dispositifs de sécurité sur les transmissions et les ventilateurs
l’étanchéité des circuits (tuyauteries, filtres, système anti-goutte)
la suffisance du niveau d’huile dans les pompes
le bon état de la cloche à air
la tension correcte des courroies
le bon fonctionnement du manomètre
et l’état des buses, du porte-buses (jet projeté), l’état des déflecteurs et la propreté des pales (jet porté) et l’état des canons et des mains (pneumatique) | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-reglage-du-materiel-de-pulverisation-ou-pulverisateur/ | Agroéquipement |
Comment calculer le volume de bouillie appliqué à l’hectare ? | Le calcul du volume de bouillie appliqué à l’hectare s’effectue à partir de la connaissance de 3 paramètres de réglage du pulvérisateur qui sont la vitesse d’avancement, la largeur traitée et le débit de l’appareil. Chacun de ces paramètres doit être positionné dans une plage de valeur recommandée en fonction du type et de la technologie du pulvérisateur.
La formule de calcul du volume de bouillie appliqué à l’hectare et valable pour tous les pulvérisateurs est la suivante :
volume/ha (l/ha)= débit (l/min)x 600 / (largeur traitée (m) x vitesse d’avancement (km/h))
En couverture générale, les volumes de bouillie par hectare sont de :
250 à 500l/ha pour le jet projeté
120 à 300l/ha pour le jet porté
100 à 180l/ha pour le pneumatique. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-reglage-du-materiel-de-pulverisation-ou-pulverisateur/ | Agroéquipement |
Comment mesurer la vitesse d’avancement et quelle vitesse rechercher ? | La mesure de la vitesse d’avancement permet de vérifier la fiabilité du compteur et est nécessaire car la chaîne cinématique et les dimensions des roues du tracteur peuvent être différentes de celles figurant sur les données techniques. Cette mesure doit être réalisée dans les conditions réelles d’application, c’est à dire à la vigne avec l’assistance d’air enclenchée. Le chronométrage doit être réalisé sur une distance d’au moins 50 mètres avec un matériel lancé. Le régime moteur doit assurer une rotation de prise de force à 540 tours/minute ou un entrainement du ventilateur à sa vitesse nominale dans le cas d’une prise directe hydraulique. Pour permettre une bonne qualité d’application, la vitesse maximale d’avancement ne doit pas excéder 5,5 km/h, ce maximum étant ramené à 3,5 km/h dans le cas de canons oscillants.
vitesse (km/h) = distance (m) x 3,6 / temps (s) | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-reglage-du-materiel-de-pulverisation-ou-pulverisateur/ | Agroéquipement |
Comment mesurer le débit de pulvérisation et quel débit rechercher ? | Le débit doit être vérifié en début de campagne et chaque fois que les buses ou les pastilles sont changées. Il existe 2 méthodes de mesure du débit (en l/min) :
mesure du débit de chaque buse ou de chaque diffuseur. C’est la méthode recommandée car elle permet de détecter d’éventuels défauts d’homogénéité de débit. On met en route le pulvérisateur à une pression choisie et on mesure pour chaque buse les quantités d’eau écoulée pendant un temps donné (min) avec une éprouvette graduée, ou un comparateur de débit à lecture directe
mesure du débit global avec départ cuve et circuit plein lorsque la méthode précédente n’est pas possible (ventilateur non débrayable, pulvérisateur pneumatique ancien).
Débit (l /mn) = Volume mesuré (l) / temps de mesure (min).
Le débit est fonction de la section (calibre des pastilles) et de la pression de pulvérisation. En général la pression de pulvérisation varie de 12 à 18 bars, en jet projeté avec des buses à turbulences classiques ; de 8 à 15 bars, en jet porté et de 1,5 à 5 bars en pulvérisation pneumatique. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-reglage-du-materiel-de-pulverisation-ou-pulverisateur/ | Agroéquipement |
Comment vérifier à la vigne la pertinence du réglage du pulvérisateur ? | Le meilleur moyen de vérifier la pertinence du réglage et la qualité de la pulvérisation, consiste à réaliser une estimation visuelle en utilisant du papier hydrosensible. Le contact de ce papier avec l’eau entraîne l’apparition d’une couleur bleue et il doit être manipulé avec précaution (gants secs, stockés dans une enveloppe à l’abri de l’humidité). La simulation se réalise à l’eau claire et pour avoir un bon aperçu de la qualité de la pulvérisation, il est nécessaire de piéger 5 ceps par rang. Sur un cep concerné, les piégeages sont réalisés sur les 2 côtés du rang et sur plusieurs étages de végétation. Les tickets sont agrafés par paires sur une feuille de vigne, l’un sur la face supérieure, l’autre sur la face inférieure. A l’examen des tickets, la densité d’impact doit être bonne sans pour autant être excessive (lessivage). Une méthode plus simple consiste à utiliser une plaque de fer rouillée (PFR) de la hauteur de la végétation, exposée au soleil. La pulvérisation d’eau brunit temporairement la PFR, qui sèche d’autant plus vite là où la pulvérisation est la moins dense. Cela permet donc de visualiser la répartition quantitative de la pulvérisation dans les différents étages du feuillage, et de procéder à d’éventuels ajustements. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-reglage-du-materiel-de-pulverisation-ou-pulverisateur/ | Agroéquipement |
Quelle est la nouvelle réglementation concernant les pulvérisateurs ? | Depuis le 1er janvier 2021, il est obligatoire de faire contrôler tous les 3 ans son pulvérisateur de la même manière qu’une automobile doit passer un contrôle technique. Le premier contrôle doit être réalisé 5 ans après la date d’achat dans le cas de matériel neuf. A l’issue de ce contrôle une vignette est délivrée et dans le cas d’un refus, l’exploitant dispose de 4 mois pour réaliser les réparations
l’orifice de remplissage doit être à moins de 1,5 m du sol ou d’une plate forme, le cas échéant un incorporateur de produits doit être utilisé
le diamètre de l’orifice de remplissage doit être au moins de 30 cm de large
si le tracteur est équipé de cabine, les conduites de bouillie ne doivent pas y passer. S’il ne l’est pas les conduites doivent être équipées de protecteurs protégeant l’opérateur en cas de fuite
une cuve de 15 L d’eau doit être installée sur le tracteur
l’appareil doit être stable au remisage
lors de la vidange de la cuve, l’opérateur doit être protégé de tous contacts avec la bouillie
la pression de service admissible doit être inscrite en rouge sur le manomètre. Le circuit doit être équipé d’une soupape empêchant la pression de dépasser de plus de 20% la pression admissible
les jets doivent être équipés d’anti-goutte. A leur coupure, il ne doit pas s’écouler plus de 2 ml de bouillie par buse
le volume global de la cuve doit être supérieur de 5 % au volume nominal de la cuve
le manomètre doit être lisible depuis le poste de conduite et doit avoir un diamètre d’au moins 63 mm s’il est à proximité de la cabine sinon il sera de 100 mm
les dispositifs de remplissage installés directement sur la cuve ne doivent pas permettre un retour de bouillie dans le réseau | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-reglage-du-materiel-de-pulverisation-ou-pulverisateur/ | Agroéquipement |
Quelle particularité avec un appareil à panneaux récupérateurs ? | Les pulvérisateurs à panneaux récupérateurs présentent l’avantage de limiter fortement les pertes dans l’environnement par le confinement du brouillard de traitement. Par construction, leur largeur de traitement est fixe alors que les appareils pneumatiques mains-canons par exemple peuvent être utilisés tous les 2 à 4 rangs, au détriment de la qualité d’application. Ce qui change en fonction du stade de développement de la vigne, c’est le volume réellement appliqué par ha, qui dépend du taux de récupération. Le volume de traitement doit cependant être raisonné comme sur les autres appareils, en fonction des débits de chaque diffuseur. La fermeture des diffuseurs supérieurs en début de saison ainsi que le taux de récupération plus important avec peu de végétation peut ainsi ramener le volume réellement appliqué à l’hectare autour de 30 L/ha pour un réglage initial de 150 L/ha « en plein ». La question qui se pose est donc la quantité de bouillie à préparer au fur et à mesure de la croissance de la vigne, pour éviter les reliquats trop importants en fin de traitement. Il faut donc avoir une idée des taux de récupération aux stades clés pour la protection : 70 % en début de saison, 50 % à floraison, puis 10 à 20 % en pleine végétation, en fonction de la vigueur de la vigne et de l’épaisseur de la haie foliaire. Attention, ces taux sont seulement indicatifs et variables d’un cas à un autre, seule l’expérience individuelle permet d’établir des taux correspondant à son vignoble. Les consoles de réglage des appareils fournissent en général cette information. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/le-reglage-du-materiel-de-pulverisation-ou-pulverisateur/ | Agroéquipement |
Quels sont les enjeux d’une utilisation adéquate des panneaux récupérateurs ? | Les enjeux derrières une bonne utilisation des panneaux récupérateurs sont :
La possibilité de réduction des quantités de produits phytos utilisés au niveau l’exploitation liée à la récupération;
La possibilité de réduction de doses liée à la performance du pulvérisateur ;
La possibilité de réduction de dose liée au stade végétatif;
La concentration de la bouillie préparée ne doit pas tenir compte de la récupération. Par contre, le volume de bouillie à préparer nécessaire sera plus faible pour traiter toute l’exploitation que par rapport à un appareil qui ne serait pas équipé d’un système de récupération. Attention, ce % de récupération n’est pas facile à connaitre car il dépend du stade de végétation, du nombre de manquants et du mode de conduite. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/utilisation-de-panneaux-recuperateurs/ | Agroéquipement |
Comment adapter l’utilisation de panneaux récupérateurs au stade pleine végétation ? | Prenons l’exemple d’une exploitation de 30 ha équipé d’un pulvérisateur à panneaux récupérateurs, avec une cuve de 1000 litres et un volume/ha qui évolue dans une fourchette de 100 à 200 l/ha en fonction de la pousse de la végétation (seuls les diffuseurs situés en face de la végétation sont ouverts, les autres sont fermés).
Au stade pleine végétation, le pulvérisateur est réglé à 200 l/ha. Il s’agit du volume par hectare « débité » par les buses, ce volume/ha est supérieur au volume par hectare réellement épandu du fait de la récupération. Admettons qu’à ce stade, nos habitudes de travail nous permettent de fixer une première évaluation du taux de récupération à 30%. Avec un premier plein de cuve de 1000 l, la surface qui pourra être traitée en se basant sur cette évaluation du taux de récupération à 30% est :
S = 1000 / Vol ha Réel
S = 1000 / (200 * (1 – 0,3))
S = 7,14 ha
A première vue, un peu plus de 4 cuves seront donc nécessaires pour traiter les 30 ha. En pratique, il convient de s’ajuster en cours de traitement au taux de récupération réellement constaté une fois la pulvérisation de la première cuve achevée. Admettons pour cet exemple que nous ayons finalement traité 8,3 ha avec le premier plein de 1000 l.
Cela signifierait que le taux de récupération avait été sous-évalué.
Le volume par hectare réellement épandu est de : 1000 / 8,3 = 120,4 l/ha
Le taux de récupération finalement constaté est de : (200 – 120,4) /200 = 0,4 = 40%
Si les 30 – 8,3 = 21,7 ha restant à traiter ont les mêmes caractéristiques de vigueur, on aura le même taux de récupération pour la suite des opérations. Ainsi il aura fallu préparer en tout : 30 / 8,3 = 3,6 cuves soit trois cuves pleines de 1000 litres et une cuve de 1000 x 0,6 = 600 litres.
En termes de concentration de la bouillie à préparer : ne pas tenir compte de la récupération. Exemple pour un produit que l’on souhaite doser à 1 kg/ha. Notre volume par hectare débité par le pulvérisateur est de 200 l/ha, il faudra donc introduire 1 kg de produit pour 200l, soit 5kg par cuve de 1000l.
Au final, sur cet exemple avec panneau récupérateur, les 30 ha auront été traités avec 3,6 cuves de 1000l. On aura donc utilisé 5 x 3,6 = 18 kg de produit phyto. Si on avait eu un appareil ne permettant pas de récupérer, on aurait utilisé 1kg par ha x 30 ha = 30 kg. On retrouve bien 40% d’économie de produit phyto tout en réalisant un traitement de qualité équivalente à ce qu’aurait fait un matériel face par face à pleine dose. La récupération est une récupération de produit qui serait perdu, elle ne se fait pas au détriment des dépôts de produit dans la végétation traitée. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/utilisation-de-panneaux-recuperateurs/ | Agroéquipement |
Comment adapter l’utilisation de panneaux récupérateurs au stade de début de végétation ? | Au stade début de végétation, il est possible de cumuler plusieurs leviers de réduction de dose.
La dose homologuée inscrite sur l’étiquette du produit peut être réduite compte tenu du fait qu’il y a peu de végétation à couvrir, 30% de réduction peuvent être accomplis. Pour un produit homologué à 1 kg par ha, on peut donc cibler la dose de 0,7 kg/ha.
On peut aussi tenir compte du fait qu’à ce stade végétatif, les performances des pulvérisateurs sont très différentes. A priori, un face par face au sens large (incluant les panneaux récupérateurs) permet de réduire la dose tout en maintenant des niveaux de dépôts dans la végétation aussi élevés que ceux que font la plupart des pulvérisateurs moins performants (que cela soient les voûtes ou les aéroconvecteurs). 30 % de réduction de dose supplémentaires avec les pulvés disposant de notations détaillées A ou A+ sont possibles : voir www.performancepulve.fr (Note : le raisonnement de la modulation de doses selon la performance du pulvérisateur utilisée est applicable à tous les stades végétatifs, consulter le dispositif Performancepulvé) . Ainsi dans notre cas de figure on ciblerait la dose par hectare de 0,7 x 0,7 = 0,5 environ kg/ha.
Sur cette base s’ajoute l’économie liée à la récupération détaillée ci-avant dans le cas de la pleine végétation.
Revenons à notre exemple : L’appareil de notre exploitation est réglé sur 100 l/ha (volume/ha réellement débité par les buses, en ne gardant que les buses ouvertes en face de la végétation). Le panneau permet à ce stade de récupérer 50% de bouillie.
Il faudra à priori (avant ajustement éventuel à l’issue de la pulvérisation de la première cuve) 30 ha x (100 x 0,5) litres par ha = 1500 l soit 1,5 cuves de 1000 l pour traiter les 30ha de l’exploitation.
Vous utilisez un produit dont la dose homologuée est de 1kg/ha. Tenant compte du stade végétatif et des performances du pulvérisateur, vous décidez de traiter à 0,5 kg/ha. Il faut donc introduire, 0,5 kg pour 100l d’eau soit 5 kg par cuve de 1000l.
Bilan du traitement : 1,5 cuves x 5 kg par cuve = 7,5 kg de produit au total pour traiter les 30ha du domaine, soit une économie de 22.5kg par rapport à la dose homologuée fixée à 1 kg/ha (réduction totale de 75% de produits). | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/utilisation-de-panneaux-recuperateurs/ | Agroéquipement |
Quelles précautions lors de l’achat d’un appareil à panneaux récupérateurs à jets portés ? | Eviter les panneaux trop étroits qui ne permettent pas de bien récupérer, cependant, ils restent plus maniables que des panneaux plus performants et plus larges.
Attention également à l’encombrement des panneaux récupérateurs surtout sur fourrières courtes et vignes en pointe : ce matériel demande des fourrières de minimum 4.5 m / 5.0 m
5 hauteurs de buses sur les descentes sont suffisantes pour traiter la hauteur de la végétation (éviter les dispositifs avec 6 à 10 hauteurs car elles demandent des débits par diffuseurs faibles et donc des calibres petits qui augmentent les risques de colmatage ou des volumes / ha très élevés)
La capacité de la cuve se choisira en fonction du nombre d’ha et du stade végétatif. Il faut bien sûr prendre en compte la récupération.
Exemple : en début de végétation, en utilisant deux hauteurs de buses et une récupération de 70% du produit pulvérisé, le volume réellement appliqué se situe autour de 20-25 l/ha.
Il est indispensable d’avoir un système de sécurité en cas d’accroche accidentelle des panneaux pour ne pas les détériorer.
Déploiement et replis des panneaux extérieurs : privilégier les dispositifs de repli et de réouverture automatique à la largeur souhaitée pour un débit de chantier optimal.
Dispositif de ré-aspiration de bouillie : Choisir un système autre que les hydro-injecteurs afin d’éviter la mousse dans la cuve (pompe péristaltique, pompe annexe)
L’utilisation des panneaux requiert de la vigilance quant à la conduite (encombrement) et à l’entretien.
Si zone avec problème de portance, adapter l’entretien du sol avec un enherbement sur les rangs de passage ou totalement enherbé pour faciliter le passage de l’appareil
Contrôleur de débit pression (affichage des valeurs) très utile pour contrôler la qualité du travail effectué et si possible mesure du débit (droite / gauche) pour identifier les bouchages (contrôleur mieux que la régulation DPAE) | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/utilisation-de-panneaux-recuperateurs/ | Agroéquipement |
Quelles sont les principales différences entre vendange manuelle et vendange mécanique ? | Par rapport à la vendange manuelle, la machine à vendanger donne une récolte en plusieurs phases dans les bennes dès la parcelle (jus, baies, grappes ou bouts de grappes, débris végétaux). La vendange manuelle n’est dans cet état qu’après éraflage à l’arrivée au chai. Dans des conditions maîtrisées à la fois au niveau du vignoble, de la machine et de la cave, aucun des essais menés par L’IFV, mettant en parallèle le mode de récolte manuel et la vendangeuse mécanique, n’a remis en question l’utilisation de la machine, même si dans certains cas il est avéré que les lots manuels ont été préférés en dégustation. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/optimisation-de-la-qualite-de-recolte-mecanique/ | Agroéquipement |
Quelles peuvent être les incidences d’une récolte mécanique mal maîtrisée ? | phénomènes d’oxydation sur cépages blancs
amplification des problèmes liés au botrytis
accentuation des caractères herbacés et végétaux lorsque le taux de déchets est trop important
diminution de l’intensité du fruit
modification du rapport hauteur de jus / hauteur de vendange mise en cuve avec des taux de jus trop importants
dégâts éventuels sur les souches pouvant gêner la taille future en cas de secouage trop agressif
Pour limiter ces phénomènes, il est donc intéressant d’optimiser les réglages et l’organisation du chantier de récolte, de la parcelle à la cave. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/optimisation-de-la-qualite-de-recolte-mecanique/ | Agroéquipement |
Comment préparer la vigne à la récolte mécanique ? | Le passage de la machine à vendanger se prépare toute l’année.
Adaptation au passage de la tête de récolte, rognage et écimage : il s’agit de faciliter l’alignement de la tête de récolte sur le rang et donc d’éviter d’abîmer le palissage ou les ceps. Cela permet également de ne pas faire tomber trop de feuilles dans la vendange
Etanchéité du tunnel de récolte : un épamprage efficace sur des souches bien droites le permet
Favoriser un bon état sanitaire au niveau des grappes permet d’éviter les effets négatifs de la vendange mécanique sur vendange botrytisée (augmentation du taux de jus libéré et des effets néfastes du champignon). Le mildiou fragilise les feuilles qui se retrouveront plus facilement dans la vendange, les maladies du bois fragilisent les rameaux et les ceps qui peuvent entraver le bon fonctionnement de la machine
Favoriser une répartition homogène de la zone fructifère dans la végétation permet d’employer le moins de secoueurs possibles, et donc de limiter l’impact négatif de ceux-ci sur la végétation
Eviter tout travail du sol avant récolte : un état de surface pulvérulent au moment de la récolte risque de provoquer, avec les souffleries des extracteurs, des retombées de terre dans les bennes. Il faut éviter l’ameublissement avant le passage d’un engin lourd | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/optimisation-de-la-qualite-de-recolte-mecanique/ | Agroéquipement |
Comment régler la machine à vendanger ? | l’adaptation du nombre de secoueurs et de leur positionnement à la zone fructifère, en cherchant à en limiter le nombre, et veiller à fouiller la zone fructifère uniquement, pour ne pas faire tomber inutilement des éléments indésirables dans la vendange. Les têtes de récolte modernes sont maintenant équipées de systèmes de montage-démontage ou activation-désactivation rapide qui évitent de passer trop de temps à ce réglage.
l’adaptation de la vitesse aux conditions de récolte. Dans la majorité des cas, une vitesse de 3,5 km/h à 4 km/h est préconisée, ne pas dépasser 5 km/h. La vitesse d’avancement donne une orientation vers l’avant au mouvement de secouage, qui ne participe pas beaucoup au décrochement des raisins, mais qui peut être un facteur de casse sur les sarments. Récolter trop rapidement est de plus un facteur de perte de raisins au sol : il faut laisser le temps aux baies de tomber dans le système de réception. Inversement, rouler trop lentement alors que les baies se décrochent très facilement avec la vibration transmise par le palissage peut induire des pertes devant la machine.
l’adaptation du pincement à l’épaisseur de végétation rencontrée. Un bon pincement permet « d’accompagner » la végétation dans le secouage, sans la battre ou la compresser. Ce réglage est l’un des plus importants car c’est lui qui détermine comment l’énergie est transmise pour décrocher les baies (l’efficience) et qui joue sur le respect du feuillage et des sarments, donc sur le taux de débris produits dans la récolte.
l’amplitude. Augmenter l’amplitude permet d’augmenter significativement l’énergie apportée pour le décrochement des baies, mais le secouage s’en trouve plus brutal par rapport à la vigne, avec les risques de casse ou de décrochement d’éléments indésirables. Sauf cas de récolte extrêmement difficile, on ne touche pas à ce paramètre.
la fréquence. Ce paramètre combiné à la vitesse d’avancement va déterminer le nombre d’impulsions transmises à la vigne par mètre. Pour limiter les impacts sur la vigne on a intérêt à le choisir le plus bas possible, et pour cela commencer les réglages par une valeur faible, à augmenter progressivement (par pas de 10 cps/min) pour obtenir un bon décrochement
le nettoyage de la vendange. Il y a un compromis à trouver entre le nettoyage et les pertes en jus extrait par les aspirateurs. L’indication d’une ventilation trop forte est un écoulement de jus le long des tuyères d’échappement des aspirateurs. La vitesse de défilement des convoyeurs de vendange doit être réglée de manière à éviter la formation d’amas dont il est plus difficile d’extraire des feuilles
la conduite. L’alignement de la tête de récolte sur le rang est important pour limiter les impacts mécaniques liés à l’inertie de la machine
Tous ces paramètres sont interdépendants les uns des autres, et n’ont pas forcément le même impact d’une marque à l’autre. On ne peut ainsi, pas prendre les réglages d’une machine A et les appliquer à une machine B pour une même récolte. Les têtes de récolte des constructeurs sont spécifiques et la phase de réglage est indispensable. On note que les machines à vendanger modernes sont beaucoup plus faciles à régler que les anciennes, à l’aides d’interfaces simplifiées et cela joue en faveur de la qualité de récolte. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/optimisation-de-la-qualite-de-recolte-mecanique/ | Agroéquipement |
Comment vérifier le bon état d’une machine à vendanger ? | En dehors des aspects propreté, hygiène et risques de pannes mécaniques ou hydrauliques, il y a un paramètre important à prendre en compte : l’usure des secoueurs. En effet, leur forme détermine leur mouvement et donc leur action sur la végétation et le décrochement du raisin. Des secoueurs déformés par un mauvais hivernage ou trop usés auront une action négative sur la qualité de récolte que l’on peut attendre. Une attention particulière doit être portée à l’entretien des écailles de réception ou des norias de godets car ces éléments assurent l’étanchéité du tunnel de récolte. Leur mauvais fonctionnement ou leur usure peut engendrer des pertes de raisins ou des blessures sur les pieds de vigne. Le démontage du système de réception pour l’hivernage permet de vérifier le bon état et d’apporter les réparations nécessaires. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/optimisation-de-la-qualite-de-recolte-mecanique/ | Agroéquipement |
Quelle est l’efficacité des systèmes de tri et de nettoyage embarqués ? | Il existe chez 4 constructeurs de machines à vendanger des dispositifs de tri et d’égrenage: Pellenc, Grégoire, New-Holland et Ero ont développé chacun leur système, s’appuyant tous sur au moins un principe commun: un égrenage avec rotors ou vibration, un égouttage de la vendange sur des rouleaux qui permettent d’aligner les éléments difficiles à extraire comme les pétioles par exemple, plus éventuellement un système additionnel de soufflerie. Nos essais ont montré l’efficacité de ces machines, qui remettent en cause le schéma de réception classique au chai. Les taux d’éléments indésirables au contact du raisin sont désormais très faibles, de l’ordre de 0,2 %, pour un taux de perte très acceptable. En revanche, cela représente un surplus de travail en termes de nettoyage. cf. fiche pratique trieurs embarqués. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/optimisation-de-la-qualite-de-recolte-mecanique/ | Agroéquipement |
Des robots pour quelles applications ? | L’entretien du sol :
La recherche d’alternatives à l’utilisation des herbicides est le premier moteur du développement de la robotique dans l’agriculture. On le voit avec Ecorobotix et son robot dédié aux grandes cultures, qui peut choisir entre binage et micro-pulvérisation des désherbants sur détection. On le voit aussi avec le robot RIPPA de l’université de Sydney, qui travaille de manière très localisée sur de grandes planches de maraichage, ou avec le robot Oz de Naïo technologies, et plus récemment Dino, du même constructeur. Le contexte actuel de suppression des herbicides (fin d’utilisation du Basta en octobre 2018), de négociations tendues autour du renouvellement d’autorisation de mise sur le marché du Glyphosate, renforce le sentiment que la robotique agricole va d’abord servir à remplacer de nombreuses interventions rendues nécessaires par les moyens mécaniques de désherbage ou de tonte. Les parcelles viticoles sont toutefois assez différentes des parcelles maraîchères et la mécanisation du vignoble est déjà performante et efficace pour la gestion du sol dans les inter-rangs. L’enjeu en viticulture se situe donc au niveau de l’entretien du cavaillon et c’est là que les choses se compliquent puisqu’il faut intervenir entre chaque pied de vigne sans prendre le moindre risque de blesser ou pire, d’arracher les souches. Le défi technique est donc de concevoir des robots fiables, robustes et suffisamment puissants pour l’entretien du sol, mais suffisamment précis pour être tout à fait inoffensifs. Le défi économique associé consiste à obtenir une performance suffisante pour les rendre intéressants sur des surfaces conséquentes et être plus compétitifs que les solutions qu’ils remplacent. L’assistance au port de charge – à la récolte manuelle : Des acteurs comme Effidence ou Sterella proposent des robots porteurs de charge qui peuvent être utilisés pour diminuer la pénibilité associée au travail de débardage lors des chantiers de vendange manuelle. Ils sont équipés de fonctions basiques de suivi de personne ou de retour au point de chargement. Des tests ont déjà été menés en champagne vis-à-vis de cette thématique. Autres travaux robotisables : Les applications complémentaires à l’entretien du sol et pouvant trouver un intérêt dans leur robotisation sont l’épamprage, la pulvérisation confinée, l’effeuillage, la prétaille. Pour chacune de ces applications, une voie alternative doit être trouvée pour consommer le moins d’énergie possible sur le moment, quitte à répéter l’opération plusieurs fois, ou à changer complètement d’approche dans la conception de l’outil. L’exemple de l’épamprage montre le parallèle avec le désherbage mécanique : plutôt que d’attendre que les pampres (ou les adventices) soient trop développés, le principe est d’intervenir très tôt, sur des éléments faciles à détruire sans utiliser beaucoup d’énergie. Le matériel et le robot sont plus faciles à régler, subissent moins de contraintes et le risque de panne ou de blocage est diminué. En revanche, cette logique impose une détection précoce (homme ou capteur) pour ne pas passer à côté du stade le plus favorable pour intervenir, et une répétition des interventions due à la progressivité de sortie des pampres (ou des adventices) lors du printemps. La taille : Plusieurs initiatives sont à signaler dans ce domaine, dont le projet Wall ye avec le robot Myce, et le projet FUI R2T2 porté par Vinovalie. L’enjeu est important car pour l’instant la taille reste la dernière opération qui n’est que partiellement mécanisable (avec la prétaille), et elle est pourtant longue et pénible. Un robot de taille fonctionnel représenterait la mécanisation complète de cette opération, et la possibilité de conserver un mode de taille traditionnel, avec une maîtrise de la charge en bourgeons pour correspondre aux cahiers des charges des différentes appellations. Le challenge est la compétitivité du robot, qui passe par un débit de chantier important, et donc de (très) nombreuses coupes par minute. L’acquisition de données : Utiliser des robots qui parcourent régulièrement les vignobles pour acquérir de l’information sur l’état du feuillage ou sur la vigueur, avec des capteurs adaptés est un moyen de rentabiliser encore plus l’utilisation des robots. Des programmes de recherche ont été menés sur ce thème, on peut notamment citer Vinbot. La reconnaissance et la cartographie de symptômes foliaires, la caractérisation de la vigueur qui est de plus en plus utilisée comme critère de modulation des interventions aux vignoble est possible avec des capteurs de proxi détection. Il est en effet intéressant de profiter des passages répétés au vignoble pour obtenir une information qui puisse servir à éclairer les décisions des viticulteurs. Le comptage des manquants, pour l’évaluation des besoins de remplacement de souches, fait par exemple partie des tâches plus facilement réalisables avec un robot qu’avec un drone. La détection précoce de symptômes de maladies ou de carences et leur cartographie fait aussi partie des missions pertinentes pour un rover terrestre. L’intégration de capteurs et d’intelligence artificielle pour l’analyse des données est un axe de développement important pour apporter plus de valeur ajoutée aux robots. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-robotique-en-viticulture/ | Agroéquipement |
Quels sont les avantages des robots ? | On peut imaginer que l’utilisation de robots au vignoble va diminuer la pénibilité, renforcer l’attractivité du métier et redistribuer du temps de travail vers des opérations ayant une plus forte valeur ajoutée.
D’un point de vue environnemental, les robots sont une porte d’entrée vers des pratiques utilisant moins d’intrants, en levant les contraintes liées au temps de travail. La possibilité de multiplier les interventions par la robotique est techniquement intéressante pour éviter de se laisser dépasser par une problématique d’adventices. Leur poids très limité par rapport aux tracteurs existant et leur motorisation moins gourmande est un atout pour réduire le poste carburant sur l’exploitation. De plus il est envisageable de limiter les phénomènes de tassement des sols, malgré des passages plus fréquents. Il faudra pour cela que la majorité des opérations lourdes au vignoble soit robotisée. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-robotique-en-viticulture/ | Agroéquipement |
Quels sont les principaux acteurs de la robotique au vignoble et leurs principales différences ? | Parmi les firmes ayant dévoilé des projets viticoles, on s’aperçoit que des facteurs tels que la taille des robots, l’énergie utilisée, l’autonomie revendiquée, peuvent varier fortement, signe que le modèle technique et économique associé à la robotique viticole se cherche encore. La société Vitirover, Naïo Technologies, Vitibot et Sitia. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-robotique-en-viticulture/ | Agroéquipement |
Des robots pour quelle structure d’exploitation et avec quels bénéfices attendus ? | Un robot se devra d’offrir un rapport prix / capacité de travail lui permettant d’être rentable par rapport aux mêmes opérations réalisées avec un tracteur. La rentabilité du robot sera d’autant plus évidente que celui-ci sera réellement polyvalent et capable d’effectuer plusieurs tâches, en même temps ou successivement. Selon la puissance, l’autonomie réelle avant recharge ou le modèle d’utilisation, la surface à affecter au robot pour un retour sur investissement sera variable. Les premières estimations donnent une surface minimum de 25 ha. En ce qui concerne la typologie d’utilisation, compte tenu des contraintes de déplacement d’un engin sans chauffeur, les parcelles dédiées aux robots seront celles sur lesquelles il sera facile de les amener, puis de les récupérer pour les recharger. Les exploitations disposant d’un parcellaire regroupé seront donc plus faciles à équiper d’un robot. Il est probable que, le tracteur de l’exploitation n’étant pas totalement abandonné, on assiste à une répartition des tâches entre robot et tracteur définie par l’accessibilité des parcelles, et autorisant une redistribution du temps de travail. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-robotique-en-viticulture/ | Agroéquipement |
Quels sont les facteurs qui interviennent le plus sur la consommation de carburant au vignoble? | L’état général du tracteur et des matériels utilisés
Il convient ainsi de rappeler que les filtres, le renouvellement de l’huile, le graissage des renvois d’angle ou autres éléments de transmission, s’ils ont un impact mineur par rapport à d’autres facteurs, jouent sur la longévité des pièces mécaniques comme sur la consommation via la limitation des déperditions énergétiques dans les frottements. Les pneumatiques ne doivent pas être négligés car ils sont garants de la bonne transmission de l’énergie au sol pour la traction. Des pneumatiques usés sont la source de plus de patinage et donc de plus de consommation.
La conduite du tracteur et les réglages des outils
La connaissance de la plage d’utilisation optimale du moteur par l’utilisateur lui permet de viser un régime de rotation adapté au travail. En matière de pulvérisation ou de travail du sol, il y a des marges de manœuvre parfois importantes. L’adéquation entre le tracteur et l’outil le plus « gourmand » joue beaucoup car un tracteur trop peu puissant sera utilisé à un régime moteur trop élevé et surconsommera.
Les itinéraires de culture et le renouvellement des opérations
En matière d’entretien du sol et de désherbage mécanique par exemple, l’anticipation est la clé pour ne pas se laisser dépasser par la croissance des adventices. Des interventions plus précoces dans des conditions plus simples permettent d’éviter les problèmes de réglages, de faible débit de chantier dû au bourrage, et sont moins exigeantes en terme de puissance utilisée.
Les choix technologiques de conception des machines
Les différentes technologies ont une incidence sur la demande énergétique via le besoin d’hydraulique, la vitesse de travail possible. Cela est particulièrement vrai pour les effeuilleuses par exemple.
Le type de transmission
Indépendamment de l’outil, le tracteur ou porteur utilisé est plus ou moins efficient dans sa transmission. Une grande partie de l’énergie utilisée au vignoble ne sert en effet qu’au déplacement. La transmission mécanique est ainsi plus performante que la transmission hydrostatique dans laquelle il y a plus de pertes de charge.
Les paramètres extérieurs
La température ou la pente sont des facteurs fixes mais qui influent sensiblement les consommations enregistrées. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-consommation-de-carburant-des-materiels-viticoles/ | Agroéquipement |
Consommation instantannée ou consommation à l’hectare, quel indicateur ? | Pour les tracteurs les plus récents équipés d’un ordinateur de bord avec indication de la consommation instantanée, la visualisation des litres de carburant consommés par heure est intéressante, mais la seule valeur qui compte finalement est celle de la consommation par hectare pour une opération, qui fait intervenir la vitesse de travail et donc le débit de chantier. Nos essais ont montré que, pour l’entretien du sol en particulier, le débit de chantier est très favorable à l’abaissement de la consommation par hectare. En effet, même si en travaillant plus vite (lorsque cela est possible) on observe une augmentation de la consommation instantanée (en L/h), l’abaissement du temps de travail par hectare permet d’obtenir une consommation par hectare inférieure. La question de la qualité de travail en augmentant la vitesse est posée, surtout pour les opérations délicates comme l’effeuillage par exemple. Le débit de chantier ne dépend pas seulement de la vitesse de travail, mais aussi du nombre de rangs travaillés simultanément et de la proportion de manœuvres dans le travail global (longueur des rangs, enchainements possibles sans marche arrière, etc). Nous avons en effet identifié un pic de consommation dans les manœuvres impliquant une marche arrière, alors qu’elle reste stable dans les enchaînements de rangs à vitesse stabilisée. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-consommation-de-carburant-des-materiels-viticoles/ | Agroéquipement |
Comment la conception, les choix technologiques effectués pour une machine influent-ils la consommation de carburant? | Comparaison entre pulvérisateur pneumatique et à jet porté :
Nos relevés indiquent une consommation horaire supérieure de 7 % en moyenne pour les appareils pneumatiques. L’écart peut s’élever à 18 % dans le cas le plus favorable, quand les appareils ne sont pas utilisés au maximum de leurs capacités, par exemple en début de saison. Mais la différence est beaucoup plus faible dans le cas d’une utilisation à pleine charge, c’est-à-dire avec la turbine à vitesse maximum et en mode de prise de force normal (1,5 %). Comparaisons d’effeuilleuses : Nos essais ont permis d’obtenir un classement entre les effeuilleuses testées : pour une face effeuillée, la plus économe en énergie est la machine à pales-couteaux (4,6 L/ha) devant la machine pneumatique (6,4 L/ha) et celle à soufflerie et barre de coupe (9,3 L/ha). Pour l’effeuillage de deux faces simultanément, la machine pneumatique est la plus gourmande, de loin avec 15,7 L/ha, alors que la technologie à soufflerie et barre de coupe n’est presque pas affectée par la mise en route du deuxième module. Désherbage mécanique (simplicité et vitesse pour baisser les consommations) : Le désherbage mécanique sous le rang peut être effectué avec différents types d’outils, sollicitant plus ou moins d’hydraulique, et autorisant des vitesses de travail très différentes. Notre classement pour cette catégorie est le suivant : le matériel le plus gourmand est l’intercep rotatif, pénalisé par une faible vitesse d’avancement et l’utilisation de l’hydraulique fournie par une centrale branchée sur la prise de force : 12 L/ha. Vient ensuite la lame bineuse dont l’effacement est animé par l’hydraulique du tracteur et dont la vitesse d’avancement ne dépasse pas 3 km/h : 8,3 L/ha.Enfin, on trouve deux appareils ditspassifs dont la demande énergétique vient uniquement de la résistance à l’avancement rencontrée dans le sol : le disque « ecocep » avec 3,8 L/ha et l’étoile de binage avec 2,2 L/ha, favorisée par une vitesse de travail très importante (7 km/h). Attention, le travail réalisé par chacun de ces outil n’est pas le même, la consommation énergétique ne doit pas être le seul critère de sélection de l’outil. | https://www.vignevin-occitanie.com/fiches-pratiques/la-consommation-de-carburant-des-materiels-viticoles/ | Agroéquipement |
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