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Le chef de l'État s'est adressé aux membres de la convention citoyennes qui ont proposé 149 mesures. Taxes sur les dividendes, 110 km/h...
le point sur les premières réponses.Quinze milliards d'euros injectés et 146 propositions retenues sur 149 : voici les principaux points du discours d'Emmanuel Macron devant les membres de la Convention citoyenne pour le climat réunis lundi à l'Elysée.146 propositions retenues sur 149Le chef de l'Etat a annoncé avoir retenu 146 des 149 propositions formulées, conformément au "contrat moral" qui le liait à la Convention citoyenne mais invoqué des "jockers" pour en recaler trois. Abandon des 110 km/h sur autoroute Trois propositions ont donc été recalées, à commencer par la limitation de la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes. "J'ai présenté beaucoup de grands plans très ambitieux qui ont parfois été résumés en une mesure ou une petite phrase. Et ce serait profondément injuste que votre travail soit résumé à une mesure", a justifié le président.Refuse de la taxe de 4% sur les dividendesEmmanuel Macron a également écarté l'instauration d'une taxe de 4% sur les dividendes afin de ne pas "décourager l'investissement".Le Ceta pas remis en causeLa Convention proposait un moratoire sur l'accord commercial UE-Canada (Ceta), le président de la République a boté en touche. "Je vous réponds, continuons à évaluer".Pas de réécriture du préambule de la Constitution"Telle que proposée la rédaction pour le préambule menace de placer la protection de l'environnement au-dessus des libertés publiques, au-dessus même de nos règles démocratiques", estime le chef de l'État.15 milliards injectés pour la conversion écologiqueEmmanuel Macron a annoncé que "15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans seront injectés pour la conversion écologique de notre économie". "Nous allons mettre en place un fonds de transformation écologique de notre économie dans le plan de relance", a-t-il précisé.Un moratoire sur les nouvelles zones commercialesAccusées de favoriser la bétonisation et la pollution, les zones commerciales sont dans le viseur de la Comission. "Vous préconisez d'instaurer un moratoire sur les nouvelles zones commerciales en périphérie des villes. Allons-y", a approuvé le président."Écocide"Estimant qu'il fallait "faire en sorte d'inscrire ce terme dans le droit international pour que les dirigeants" puissent rendre "compte", il s'est engagé à porter "ce combat au nom de la France dans des instances multilatérales". Un groupe de suivi sera créé pour réfléchir à la façon de l'inscrire en droit français. Un ou deux referendums en 2021 ?Le chef de l'Etat a ouvert la porte, sur la base de l'article 11 de la Constitution, à un référendum en 2021 avec plusieurs questions sur des textes de loi issus des propositions de la Convention, même si cette dernière ne l'a pas explicitement demandé. Emmanuel Macron envisage aussi un autre référendum, sur la base cette fois de l'article 89, et à condition que l'Assemblée nationale et le Sénat se mettent d'accord, qui pourrait porter lui sur la réécriture de l'article 1er de la Constitution pour "introduire les notions de biodiversité, d'environnement, de lutte contre le réchauffement climatique".Calendrier et consultations "Je veux que toutes les propositions qui sont prêtes soient mises en oeuvre au plus vite", a affirmé le chef de l'État, en indiquant que certaines seront "abordées lors d'un prochain Conseil de défense écologique (...) d'ici fin juillet". Des mesures figureront dans le plan de relance "économique, écologique et social", qui sera "soumis au parlement dès la fin de l'été". "Par ailleurs, un projet de loi spécifique sera présenté à la fin de l'été. Il intégrera vos mesures finalisées dans les prochaines semaines et d'autres, qui méritent d'être encore affinées ou complétées", a ajouté le pensionnaire de l'Élysée. Des groupes de travail vont être mis en place dès mardi à cet effet et le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand recevra les membres de la Convention "dès le mois prochain".En parallèle, le gouvernement va mettre en place des consultations avec les associations d'élus et d'autres sujets devront être défendus à "l'échelon européen, parfois international", a souligné Emmanuel Macron, qui se rendra le 17 juillet à Bruxelles au Conseil européen.Enfin, les membres de la Convention feront un point "chaque mois" avec le gouvernement sur l'avancée des travaux.D'autres conventions citoyennes à venir"Il y aura d'autres conventions citoyennes (...) sur d'autres sujets", a promis le chef de l'État. Pour ce faire, "une réforme du Conseil économique social et environnemental sera présentée au prochain Conseil des ministres, qui fera du CESE la chambre des conventions citoyennes", a-t-il ajouté.
Mohammed a réussi à échapper à la surveillance du personnel de son école à Nice. Il a ensuite pris le bus tout seul avant d'être récupéré par un automobiliste, rapporte RTL.
Il aura passé plus de 3 heures sans surveillance dans les rues de Nice. Mercredi, Mohammed, 3 ans, a réussi à s'enfuir en fin d'après-midi de l'école sans que l'équipe pédagogique ne s'en rende compte, selon RTL. Il a probablement profité de l'ouverture du portail à 16h30 pour s'enfuir et ce n'est qu'à 18 heures, au moment où sa maman est venue le récupérer, que sa disparition a été constatée.Entre-temps, le petit garçon a eu le temps de traverser la ville, restant près de 45 minutes dans un bus sans que personne ne soit interpellé par sa présence. L'enfant a finalement été recueilli par un automobiliste qui avait failli le renverser. Après avoir prévenu la police et posté une photo sur les réseaux sociaux, il a laissé le garçon dans une boulangerie où il a pu être récupéré, vers 20 heures, par sa maman.Cette dernière envisage désormais de porter plainte contre l'école. Ce n'est pas la première fois qu'une telle fugue a lieu dans cette école. En 2012, une petite fille de deux ans et demi avait réussi à filer avant d'être retrouvée sur le parking juste en face de l'établissement scolaire.
L'application chinoise TikTok, qui rencontre un succès planétaire grandissant, est au coeur d'une saga diplomatico-technologique entre Washington et Pékin.
Le président américain Donald Trump, qui l'accuse d'espionnage pour le compte du gouvernement chinois, menace de la fermer aux Etats-Unis à moins que ses activités dans le pays ne passent sous pavillon américain. La Chine et le groupe s'y opposent. Tour d'horizon d'un conflit à rebondissements dont l'issue est compliquée par sa proximité avec l'élection présidentielle américaine du 3 novembre.- TikTok, qu'est-ce que c'est ? -Lancée en septembre 2016 par le groupe chinois ByteDance, TikTok sert à partager de courtes vidéos. On y voit les utilisateurs danser, faire du play-back sur leurs chansons préférées. Grâce à des filtres et des effets d'accélération ou de ralentis, les usagers postent des petits clips qui rencontrent un immense succès, en particulier auprès d'un jeune public.C'est en 2018 que l'application devient mondialisée. Elle compte aujourd'hui 100 millions d'utilisateurs mensuels aux Etats-Unis et quelque 700 millions dans le monde, selon les données de TikTok communiquées cet été.- Espionnage -Donald Trump affirme que l'application TikTok peut être utilisée à des fins d'espionnage pour le compte de Pékin puisque celle-ci permet de collecter les données des consommateurs américains et de les géolocaliser.Dès octobre 2019, le sénateur républicain de Floride Marco Rubio demandait le lancement d'une enquête sur TikTok, dans une lettre au secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. Quelques mois plus tard, en janvier, le ministère américain de la Défense demandait à son personnel de désinstaller TikTok de tous leurs téléphones portables, avait rapporté le New York Times.Pour l'administration Trump, le danger vient notamment d'une législation chinoise de 2017 qui oblige les entreprises et les citoyens chinois à se conformer à toutes les questions de sécurité nationale.Début novembre 2019, Vanessa Pappas, la directrice générale de TikTok aux Etats-Unis, avait réfuté ces accusations, soulignant que toutes les données des utilisateurs américains étaient stockées aux États-Unis mais avec une sauvegarde à Singapour. Selon TikTok, aucune de ses données n'est soumise à la loi chinoise. Mais ces déclarations n'ont pas apaisé les craintes de l'administration Trump. "TikTok capture automatiquement de vastes palettes d'informations de ses utilisateurs (...) telles que les données de localisation et les historiques de navigation et de recherche", lit-on dans le décret du président américain publié le 6 août."Cette collecte de données menace de permettre au Parti communiste chinois d'accéder aux informations personnelles et exclusives des Américains permettant potentiellement à la Chine de suivre les emplacements des employés et des sous-traitants fédéraux, de constituer des dossiers d'informations personnelles pouvant être utilisés à des fins de chantage et pour de l'espionnage d'entreprises", peut-on lire également.- Pavillon américain ou interdiction -Face à cette menace, Donald Trump a posé un ultimatum à TikTok: soit elle fait passer ses activités aux Etats-Unis sous contrôle américain d'ici le 27 septembre, soit les nouveaux téléchargements seront interdits tandis que les actuels utilisateurs verront leur application dégradée avec une incapacité par exemple à télécharger les mises à jour.Si aucun accord n'était trouvé, l'application pourrait aussi disparaître des écrans aux Etats-Unis à partir du 12 novembre, d'après le Trésor.- Fameux algorithme -TikTok est en train de conquérir une audience planétaire grâce à des vidéos virales, poussées par un algorithme. Ce sont les dirigeants eux-mêmes qui avaient dévoilé le 9 septembre à la presse spécialisée, les dessous techniques de la plateforme.L'algorithme de TikTok utilise l'intelligence artificielle pour déterminer le contenu avec lequel un utilisateur est le plus susceptible de s'engager. Cela permet ainsi de lui proposer des vidéos similaires ou appréciées par des personnes ayant des préférences d'utilisateur similaires.Pour autant, TikTok s'efforce d'éviter les redondances qui pourraient ennuyer l'utilisateur, comme voir plusieurs vidéos avec la même musique.La Chine refuse que ce précieux algorithme ne tombe dans l'escarcelle américaine. Le 28 août, Pékin a inclus les algorithmes dans la liste des technologies d'intelligence artificielle ne pouvant être exportées.- Un accord loin d'être finalisé -Depuis le décret présidentiel d'août dernier, la saga TikTok n'en finit plus.Samedi, l'application a confirmé un projet selon lequel elle créerait une nouvelle société impliquant Oracle en tant que partenaire technologique aux Etats-Unis et Walmart en tant que partenaire commercial.Baptisée TikTok Global, il prévoit une prise de participation de 12,5% d'Oracle et de 7,5% de Walmart. Les Américains détiendraient quatre des cinq sièges au conseil d'administration. Lundi, l'hôte de la Maison Blanche a martelé qu'il ne donnerait pas son aval si le nouveau groupe restait sous contrôle chinois tout en affirmant que Oracle et Walmart allaient posséder la majorité du nouveau groupe.ByteDance, qui comprend des investisseurs américains, a qualifié ces informations "de rumeurs erronées". Le Global Times, quotidien d'Etat chinois, a, lui, exhorté à dire "non, au vol de TikTok" par les Américains.
Pour le chef de fil des sénateurs LR, "il y a d'autres moyens pour partager une émotion". Le vice-président du RN estime quant à lui que "le moment n'est pas à la manifestation".
Malgré l'état d'urgence sanitaire, des manifestations anti-racistes se déroulent dans le pays depuis plusieurs jours. Interdites en droit, elles sont néanmoins tolérées par le gouvernement. Une position contre laquelle le chef de file des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau et le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella se sont insurgés jeudi, réclamant l'interdiction effective de ces rassemblements. Interdire les manifs anti-racistes ? "Oui, il y a d'autres moyens pour partager une émotion", estime Retailleaupar Europe 1Faut-il interdire ces manifestations ? "Oui bien sûr", a répondu Bruno Retailleau sur Europe 1. "Il y a d'autres moyens pour partager une émotion, et il est vrai qu'il y a une émotion légitime quand on voit comment cet afro-américain a été tué", a-t-il ajouté, évoquant la mort de George Floyd, étouffé sous le genou d'un policier blanc. "En plein confinement, les Français ont voulu montrer leur attachement à l'héroïsme du personnel soignant, ils ne sont pas descendus dans la rue. Ils ont applaudi à leur balcon", explique-t-il. "Un Français risque 135 euros d'amende lorsqu'il est réuni avec plus de 10 personnes donc personne n'y comprend rien. (Le ministre de l'Intérieur) Christophe Castaner, qui est chargé du respect de l'ordre, est en train de dire que ce qui est important, c'est l'émotion. Et que l'émotion est supérieure à la règle de droit. Et ça, c'est la guerre civile aussi", s'agace-t-il. Pour Jordan Bardella, la prochaine manifestation de soutien à Adama Traoré prévue samedi à Paris "devrait être interdite" car "le moment n'est pas à la manifestation", a-t-il expliqué sur BFMTV. "Ca fait une semaine qu'on a des manifestations qui sont interdites dans notre pays et qu'en même temps on impose des règles sanitaires tout aussi strictes par exemple à des restaurateurs", a-t-il critiqué. "Je suis consterné de voir que le ministre de l'Intérieur, il y a quelques jours, a déclaré que, parfois, l'émotion devait dépasser la loi", a dénoncé le député RN européen. "Les plus hautes autorités de l'Etat, Monsieur Castaner, est en train de dire que ce qui est important c'est l'émotion et que l'émotion est supérieure à la règle de droit, ça c'est la guerre civile", a-t-il déploré.Les manifestations "ne sont pas (autorisées) dans les faits (...) mais l'émotion mondiale, qui est saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s'appliquent", avait déclaré mardi Christophe Castaner au micro de BFMTV/RMC, à propos des rassemblements prévus ce jour-là. La loi sur l'état d'urgence sanitaire proscrit en effet les rassemblements de plus de 5.000 personnes dans toute la France et limite les rassemblements à 10 personnes sur la voie publique. "J'invite chacun à faire attention à pratiquer les gestes barrière mais nous ne chercherons pas à réaffirmer l'interdiction, qui est de droit qui est de fait, et il n'y aura pas de sanctions et de PV pour la participation à cette manifestation", avait-il ajouté.
William Dab, qui a exercé au poste de directeur général de la Santé de 2003 à 2005 déplore le manque de moyens et le flou autour des décideurs face à la crise liée à l'épidémie de Covid-19.
La France entre dans la cinquième semaine de confinement, mais la gestion de la crise épidémique en surprend plus d'un. Samedi 11 avril, l'actuel directeur général de la Santé, Jérôme Salomon annonçait 13 832 décès liés au Covid-19 ainsi que plus de 67 000 hospitalisations. En parallèle, son prédécesseur de 2003 à 2005, William Dab a tiré la sonnette d'alarme face au manque de moyens mis en place pour contenir le coronavirus. Pour commencer, dans une interview au journal Le Monde, le 11 avril il montrait son étonnement quant au nombre de cas en France et se disait "frappé par le fait qu'après quatre semaines de confinement, la courbe épidémique n'est que ralentie" invoquant un respect non total du confinement ainsi qu'une potentielle transmission aérienne du virus. Mais surtout il posait un constat face au retour de personnes malades à leur domicile : "cela me semble très grave, on laisse retourner chez elles des personnes contagieuses à la sortie de l'hôpital ou du cabinet du médecin parce qu'elles n'ont pas besoin de soins. Elles peuvent alors contaminer leurs proches."Une absence de leader claireSurtout, par la suite, William Dab n'a pas manqué de s'attaquer directement au gouvernement et à sa gestion de la crise. Selon l'épidémiologiste, il manque un chef face au virus. Dans un entretien accordé à LCI, le 12 avril, il reprend la métaphore de la guerre comme l'a fait Emmanuel Macron : "Où est le Maréchal Foch de l'épidémie ? [...] Il nous faut un commandant général pour lutter contre cette épidémie et faire que tous les acteurs de terrain mettent toute leur énergie dans le même sens". Et d'évoquer ainsi des désaccords entre tous les dirigeants politiques en livrant une anecdote : "J'ai parlé à des dizaines de personnes aujourd'hui, y compris à la maire de Paris. À toutes je leur ai demandé : 'qui dirige la lutte contre l'épidémie ?' Et bien figurez-vous que tout le monde m'a donné une réponse différente !".Enfin, pour lui le principal problème provient d'un manque de moyens dans la prévention face au Covid-19 comme il le révèle au Monde : "On mise tout sur les soins sans réaliser que la prévention est un investissement très rentable. Chaque fois que l'on dépense 100 euros dans le domaine de la santé, 96% vont aux soins et 4% à la prévention organisée".
Jugée plausible par les juges, l'abolition du discernement du meurtrier de Sarah Halimi pourrait le rendre irresponsable des faits qui lui sont reprochés. Une décision qui a provoqué la colère des parties civiles.
Le suspect du meurtre de la sexagénaire juive Sarah Halimi va t-il échapper à un procès ? Cette perspective a provoqué vendredi 12 juillet la colère des parties civiles après une décision des juges d'instruction qui estiment "plausible" l'abolition de son discernement au moment des faits, synonyme d'irresponsabilité pénale et d'abandon des poursuites.L'hypothèse des juges, signifiée vendredi dans une ordonnance, a relancé la crainte des parties civiles que le suspect musulman Kobili Traoré, 29 ans, ne soit jamais jugé, alors que le parquet de Paris avait réclamé le 17 juin son renvoi devant une cour d'assises pour "homicide volontaire" à caractère antisémite. Selon une source proche du dossier, les magistrats, comme le prévoit la loi, vont saisir la chambre de l'instruction "pour apprécier les suites médicales et juridiques" à donner à cette affaire, qui a déclenché il y a deux ans un vif débat médiatique.Des avocats de parties civiles ont annoncé qu'ils feraient appel de l'ordonnance des juges, devant cette même chambre de l'instruction. De son côté, "le parquet analyse cette ordonnance afin de déterminer s'il fait ou non appel", a-t-il indiqué."Bouffée délirante" après une forte consommation de cannabisDans la nuit du 3 au 4 avril 2017 à Paris, Kobili Traoré, pris d'une "bouffée délirante", selon les experts, s'était introduit chez sa voisine Lucie Attal - aussi appelée Sarah Halimi -, âgée de 65 ans, au troisième étage d'un immeuble HLM du quartier populaire de Belleville, après avoir traversé l'appartement d'une famille d'amis qui s'étaient barricadés dans une chambre.Aux cris d'"Allah Akbar", entrecoupés d'insultes et de versets du coran, ce jeune musulman l'avait rouée de coups sur son balcon avant de la précipiter dans la cour. "Nous attendons cette audience qui devrait conclure à ce que l'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré soit définitivement reconnue", a réagi son avocat, Me Thomas Bidnic. Au terme de l'enquête, trois expertises psychiatriques concordent pour dire que le jeune homme, sans antécédent psychiatrique, ne souffre pas de maladie mentale mais qu'il a agi lors d'une "bouffée délirante" provoquée par une forte consommation de cannabis. Elles divergent cependant sur la question de l'abolition ou de l'altération du discernement du jeune homme, toujours hospitalisé. Abolition ou altération du discernementSur ce point, les juges estiment finalement qu'il y a des "raisons plausibles" de conclure à l'abolition du discernement de Kobili Traoré, selon les termes de leur ordonnance révélée par Le Parisien et confirmée par une source judiciaire.Le premier expert avait d'abord conclu que le discernement du suspect devait être considéré comme "altéré", mais pas "aboli", "du fait de la consommation volontaire et régulière de cannabis" dont il ne pouvait ignorer les effets, engageant ainsi sa propre responsabilité.La contre-expertise, menée par trois médecins, concluait au contraire à l'abolition de son discernement, synonyme d'abandon des poursuites.La juge avait alors sollicité un nouveau collège d'experts dont l'avis, moins tranché, penche "plutôt classiquement vers une abolition du discernement" de Kobili Traoré, car "au moment des faits, son libre arbitre était nul". "Cette dernière thèse sur laquelle se sont basés les juges dans leur ordonnance m'apparaît pour le moins contestable", a estimé Me Francis Szpiner, avocat avec Me Caroline Toby des enfants de Sarah Halimi, qui réclame un "débat contradictoire" aux assises.Selon une source proche du dossier, les juges sont également allés à rebours du parquet à propos d'un autre pan sensible du dossier en écartant comme circonstance aggravante le "caractère antisémite" du meurtre. "Je suis nullement étonné par la décision des juges", a déploré l'avocat du beau-frère de la victime, Me Gilles-William Goldnadel, dénonçant une instruction "erratique". Contexte tendu dans les quartiers populairesCe dossier avait relancé un débat sur un antisémitisme dans certains quartiers populaires sous l'effet d'un islam identitaire, controverse ravivée un an plus tard par le meurtre d'une octogénaire juive à Paris, Mireille Knoll. La qualification antisémite de ce crime avait donné lieu à un bras-de-fer entre la juge, qui ne l'avait pas retenue au départ, et le parquet de Paris qui la réclamait, soutenu par les représentants de la communauté juive.L'affaire avait pris une tournure politique quand le président Emmanuel Macron avait réclamé à la justice "toute la clarté" sur les faits, en présence du Premier ministre israélien en visite à Paris en juillet 2017.
Une plateforme d'appel est joignable au 0800 009 785 pour apporter des informations aux "personnes inquiètes" des conséquences de l'incendie de l'usine de Rouen. Le dispositif est actif "jusqu'à la fin de crise", a indiqué la porte-parole du gouvernement, ce mercredi 2 octobre.
Un numéro vert est disponible depuis ce mercredi 15h pour répondre aux questions sur les conséquences de l'incendie de l'usine chimique Lubrizol de Rouen, a annoncé Sibeth Ndiaye, lors d'un point-presse à la mi-journée.Le numéro 0800 009 785 est disponible 7 jours sur 7 de 8h à 20h "jusqu'à la fin de la crise", a-t-elle précisé à l'issue du conseil des ministres. Il permet "aux personnes inquiètes de pouvoir recueillir des informations" sur les conséquences sanitaires et environnementales de ce spectaculaire incendie qui a dévasté le 26 septembre 2019 l'usine Lubrizol. Pour faire toute la lumière sur cet incendie dans lequel plus de 5.000 tonnes de produits chimiques ont brûlé, plusieurs députés et groupes politiques, surtout de gauche, réclament depuis plusieurs jours une mission d'information ou une commission d'enquête parlementaire. Un autre numéro vert, le 0800 021 021, avait été mis en place au plan local par la Métropole Rouen Normandie après l'incendie.D'autres numéros au niveau des départementsEn parallèle de cette plateforme d'informations, des lignes téléphoniques dédiées ont été mises en places à l'adresse des populations, afin d'affiner le recensement des territoires susceptibles d'être touchés par des suies émanant de l'incendie de l'usine.Dans les Hauts-de-France, les habitants ayant constaté la présence de suies sont invités à les signaler aux autorités par l'intermédiaire des numéros suivants :Aisne : 03 23 21 82 82Nord : 03 20 30 58 00Oise : 03 44 06 12 34Pas-de-Calais : 03 21 21 24 97Somme : 0 805 010 580"Depuis le début de cette catastrophe industrielle, l'attitude du gouvernement a toujours été extrêmement cohérente", basée sur "la transparence", a soutenu Sibeth N'Diaye. Des "points quotidiens" d'information se tiennent à Matignon et dans les ministères concernés "afin de suivre au plus près la situation et la gestion de cette catastrophe industrielle". Le Premier ministre Edouard Philippe, qui s'était rendu lundi sur le site de l'usine, a "souhaité lui-même que des ministres divers puissent se rendre sur place".Mais un déplacement d'Emmanuel Macron sur les lieux n'est pas prévu, a ajouté la porte-parole du gouvernement. "Je le dis pour que les choses soient bien claires: au fur et à mesure que nous recevons des résultats d'analyses, que ces résultats d'analyses nous permettent d'avoir des indications sur l'état de la toxicité dans l'air, dans l'eau ou dans les sols, nous les communiquons systématiquement et en toute transparence", a-t-elle insisté.
Dans une étude relayée par le JDD, l'épidémiologiste Catherine Hill révèle que le nombre de décès attendus en France excède les 64 000.
Après le Mediator, Catherine Hill s'attaque au coronavirus. Dans une étude intitulée "Covid-19 : les données épidémiologiques", relayée par le JDD, l'épidémiologiste et biostatisticienne "fait le point" sur la pandémie au vendredi 27 mars. Celle qui avait épaulé Irène Frachon dans son combat pour retirer le Mediator du marché s'intéresse désormais à la contagiosité du coronavirus, au nombre de cas attendus, et à l'immunité collective. "On pense qu'en moyenne chaque personne en contamine 2,5", rapporte Catherine Hill, en précisant que cette contagiosité avait été estimée avant la mise en place du confinement - elle serait donc plus faible désormais. À partir de cette donnée, la biostatisticienne a calculé que, si on laissait l'épidémie suivre son cours naturel, il faudrait que 60% de la population française soit infectée pour que l'on atteigne l'immunité collective. Cela reviendrait à la contamination de 40 millions de personnes. "A la date du 27 mars, la France est encore très éloignée de l'immunité collective", souligne l'épidémiologiste. Réaliser des tests de dépistage à grande échelle Selon Catherine Hill, le nombre de cas double tous les quatre jours en France. "Si la contamination s'arrêtait complètement le 27 mars, le nombre de décès attendus serait alors de 64 000. Mais la contamination ne va s'arrêter du jour au lendemain avec le confinement, écrit la biostatisticienne. En effet les 4,3 millions de personnes déjà contaminées rencontrent d'autres personnes qu'elles risquent de contaminer." Catherine Hill préconise la réalisation de tests de dépistage, en priorité pour les personnes "strictement confinées", comme les résidents des Ehpad, maisons de retraite, hôpitaux psychiatriques, prisons... Mais aussi pour les individus qui entrent en contact avec le plus de membres de la population, à l'instar des aides à domicile, des livreurs, des pompiers ou encore du personnel soignant. "Le chemin qui reste à parcourir ne va pas être facile", conclut l'épidémiologiste.
Doit-on craindre une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 en France ? Selon l'entourage d'Edouard Philippe, si la situation épidémique "continue de s'améliorer", "il faut rester vigilant".
Alors que l'Allemagne reconfine deux cantons dans l'ouest du pays après l'apparition d'un foyer important de contamination au Covid-19, et que Lisbonne, au Portugal, a à nouveau adopté des mesures de restrictions, la France craint la menace d'une deuxième vague dans ses frontières. L'entourage du Premier ministre a affirmé ce mardi 23 juin à l'AFP que le pays n'a "pas le droit au relâchement", en appelant à la "discipline individuelle". "Le virus est toujours là, l'exemple de ce qui se passe ailleurs en Europe montre que nous n'avons pas le droit au relâchement", souligne un proche d'Edouard Philippe, en jugeant "préoccupantes" les "images observées le soir de la Fête de la musique" dimanche. A Paris, plusieurs attroupements de personnes sans masque ont été constatés dimanche soir, loin des consignes sanitaires préconisées. Des images qui ont beaucoup fait réagir. Si la situation épidémique du pays "continue de s'améliorer", assure cette source, "il faut rester vigilant" et faire preuve de "discipline individuelle" et de "respect des règles collectives"."Les règles fixées ne sont pas imposées aux Français par une bureaucratie tatillonne. C'est en s'appuyant sur le sens des responsabilités de chacun que nous pouvons réussir, plus que sur la menace de la sanction", fait encore valoir l'entourage du Premier ministre. Le gouvernement doit présenter cette semaine ou la suivante sa stratégie en cas de deuxième vague épidémique. Celle-ci visera à "protéger les personnes les plus vulnérables sans recourir à un reconfinement général", avait indiqué Matignon.Des mesures adoptées à nouveau au Portugal et en AllemagneMardi, des mesures de restrictions ont été ordonnées dans la région de Lisbonne où les rassemblements ont de nouveau été limités à 10 personnes et la consommation d'alcool dans les espaces publics interdite. En Allemagne, quelque 600.000 personnes dans deux cantons de l'ouest du pays doivent également être soumis à des décisions de reconfinement : limitation stricte des contacts entre personnes, fermeture des bars, cinémas, musées... Cela fait suite à la découverte d'un important foyer de contamination dans un abattoir de la région.Le patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde s'est pour sa part dit "très dubitatif" lors d'un point presse quant à un supposé relâchement face au coronavirus et "les mesures d'assouplissement qui s'enchaînent", alors que l'épidémie "repart partout" même si ce n'est pas encore le cas sur le territoire national. "Je ne voudrais pas que nous recommettions la même erreur qu'en janvier-février où on voyait ce qui se passait en Chine en pensant que nous allions être épargnés, parce que comme le nuage de Tchernobyl, quelque chose arrêterait le virus à la frontière", s'est inquiété le député de Seine-Saint-Denis. Les "signaux d'alerte sont nombreux disant que le virus se propage de plus en plus vite", y compris venant de l'OMS, a-t-il insisté.Inquiétude dans les Ehpad en banlieue parisienneInterrogé par l'AFP, un député LREM de banlieue parisienne a pour sa part déploré que "le Covid reparte un petit peu dans les Ehpad de la circonscription". "Ce sont des petits foyers mais ça nous inquiète énormément", a-t-il mis en avant."On ne peut pas s'offrir le luxe d'un deuxième confinement et d'un deuxième arrêt brutal du pays et donc ça mérite qu'on soit attentif", a pour sa part plaidé le président de la Région Normandie Hervé Morin sur France 2.
La journaliste de CNews reproche au président de n'avoir choisi que des "hommes blancs de plus de 60 ans" pour ses interviews de cette semaine.
Resté discret jusqu'ici face aux contestations sociales, Emmanuel Macron rompt avec ses habitudes médiatiques et lance une offensive avec deux interviews attendues cette semaine à la télévision. Le président de la République, confronté à des mouvements sociaux notamment à la SNCF et dans les universités, sera d'abord l'invité du journal de 13h de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, jeudi 12 avril. Le chef de l'État président enfoncera le clou dimanche soir avec une interview simultanée de deux heures, à 20h35, avec Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, sur BFMTV, RMC et le site Mediapart. "Où sont les femmes ?", s'est interrogée Laurence Ferrari, mardi 9 avril (à partir de 49'40''). "Dans les choix du président en terme d'intervieweurs, il n'y a que des hommes, Pernault, Bourdin, Plenel, blancs, de plus de 60 ans...", a relevé la journaliste lors de son émission Punchline sur CNews. "Mais où sont les femmes ? Monsieur le président, n'ayez pas peur des femmes. Venez dans nos émissions, ici sur CNews, vous verrez que ce n'est pas plus mal d'être interviewé par des femmes. On a autant de rigueur, autant de punch. Vous êtes le bienvenu sur notre antenne", a-t-elle insisté. "Il y a une petite erreur des ses communicants", a également déploré la députée de La République en Marche Claire O'Petit, invitée de l'émission de débats. Laurence Ferrari avait animé en avril 2017, avec Ruth Elkrief, le débat entre les 11 candidats à la présidentielle, dont faisait partie Emmanuel Macron.
"En France, quatre entreprises sur 10" ont une stratégie de réduction des écarts salariaux, souligne le cabinet Equileap. C'est quatre fois plus que la moyenne européenne.
S'il reste encore beaucoup à faire, les entreprises françaises du CAC 40 sont les bonnes élèves de l'Europe en matière de lutte contre les inégalités entre les hommes et les fommes, selon une étude parue mercredi 4 mars.Parmi les critères étudiés par le cabinet Equileap dans 255 entreprises cotées dans les principaux indices boursiers de dix pays européens, figurent notamment le nombre de femmes au conseil d'administration, parmi les directeurs et les cadres supérieurs, les écarts de salaires, les stratégies de recrutement, la politique de congés parentaux. Au classement général, la France, avec 52 points sur 100, devance la Suède (49), l'Espagne (46), l'Allemagne (44) et l'Italie (42). Et les sept premières entreprises du classement sont françaises : L'Oréal, Kering, Sanofi, Sodexo, Schneider Electric, BNP Paribas et Société Générale. Danone, Orange, Axa et Publicis Groupe se classent dans le top 20. "Un des plus gros problèmes est le manque de transparence des sociétés en matière de mesure des inégalités entre les sexes", a expliqué Diana van Maasdijk, cofondatrice et directrice générale d'Equileap, qui œuvre pour l'égalité des sexes sur le lieu de travail. Le cabinet, qui bénéficie de financements européens, consulte tous les documents publiés par les sociétés (rapports annuels, rapports sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, tous documents mis en ligne...) avant d'appeler les entreprises pour demander les informations manquantes."Pour 90% des sociétés européennes que nous avons examinées, nous n'avons pas trouvé de stratégie pour réduire les écarts de salaires", regrette Diana van Maasdijk. "En Europe, seule une entreprise sur dix a une stratégie pour réduire les écarts salariaux. En France, c'est quatre entreprises sur 10", ajoute la responsable d'Equileap.La position relativement bonne de la France s'explique notamment par l'existence d'un quota de 40% de femmes dans les conseils d'administration, ainsi qu'un taux d'activité des femmes plus élevé que dans les autres pays européens. Mais "il reste beaucoup à faire" en France, selon Mme van Maasdijk qui se dit "déçue" que le pays ne fasse pas mieux.L'égalité entre les deux sexes est désormais "une question financière de première ordre", car "nos données sont de plus en plus utilisées par la finance pour être incluses dans des stratégies d'investissement". La raisonnement est que "le talent est distribué de manière égale entre les femmes et les hommes, mais pas les opportunités". Donc "si une entreprise recherche les meilleurs employés à recruter dans seulement la moitié de la population (...) alors qu'une autre société les cherche dans 100% de la population", la deuxième "aura la meilleure équipe", affirme Mme van Maasdijk.
Brigitte Bardot a dénoncé les "mangeurs de chiens" de Polynésie française, dans une lettre ouverte adressée lundi au Haut-Commissaire de ce territoire français. Plusieurs associations locales de défense des animaux reconnaissent l'existence de cette pratique mais présente "une problématique plus complexe que ce qu'elle aborde dans son courrier".
Après les Réunionnais, les Polynésiens dans le viseur de la militante pour les droits des animaux Brigitte Bardot. Elle avait traité en mars les Réunionnais de "population dégénérée" et les avait accusés de "barbarie" contre les animaux. Lundi 4 novembre, l'ancienne actrice a rendu publique sur Twitter sa lettre au représentant de l'État dans laquelle elle juge "inadmissible et honteux que sur un territoire français, paradis touristique mondial, il se pratique encore illégalement un commerce abominable de viande canine au nez et à la barbe des autorités d'État"."Si elles n'ont pas été complices, elles ne pouvaient l'ignorer et sont impliquées par manque d'autorité, par laxisme, par négligence dans la poursuite formellement interdite de ce trafic cruel et lamentable", dénonce-t-elle, s'appuyant sur un article d'un média local, Tahiti Pacifique, qui évoque "une pratique courante"."J'ai déjà, il y a quelques temps dénoncé haut et fort en termes puissants des sévices innommables, graves et illégaux que certains Réunionnais faisaient subir aux chiens, ce que vous n'ignorez pas, ayant été en poste à l'Ile de la Réunion, ce qui m'a valu une mise en examen. Pourtant, je réitère cette dénonciation pour la Polynésie", écrit Brigitte Bardot. Elle conclut sa lettre : "J'espère trouver en vous un allié, digne représentant de la République française, afin que nos îles paradisiaques du bout du monde puissent s'enorgueillir d'être à l'image de la France dont elles doivent être les éclatants satellites sans être entachées par la pire des accusations : 'mangeurs de chiens'". Ni le Haut-commissariat, ni le gouvernement de Polynésie n'ont réagi. Les associations partagées Des associations de défense des animaux, interrogées par l'AFP, reconnaissent que la pratique existe. "La cynophagie en Polynésie est une problématique plus complexe que ce qu'elle aborde dans son courrier : elle est culturelle, sociale et géographique. Dans les îles peuplées, c'est vraiment une bravade à la loi, comme quand on mange de la tortue", souligne le Collectif Alliance pour le respect et la protection des animaux de Polynésie française (ARPAP). "Dans les Tuamotu où on est approvisionné toutes les six semaines, le seul moyen de ne pas manger du poisson et de consommer de la viande, c'est parfois le chien", reconnait l'association, précisant qu'une "grande partie de gens s'offusquent de la consommation, une partie minime de la population est consommatrice, mais la majorité est indifférente". Pour Martine, secrétaire de la SPAP (association Service de Protection Animale de Polynésie), qui veut rester anonyme, Brigitte Bardot "insulte les gens en parlant de cette manière. Il y a de plus en plus de Tahitiens opposés à la consommation de viande de chiens". Selon elle, "les autorités ne réagissent pas parce qu'elles considèrent que c'est culturel, que ça concerne surtout les petites gens, les faibles revenus et les îles éloignées. Les autres n'en mangent plus". Mais elle dit savoir "où il y a des tueurs de chiens (...). On peut même en acheter à la sauvette dans certains petits supermarchés".Pour Marama Bres, présidente de l'association "Les 4 pattes de Papara", "on a une mafia de bouffeurs de chiens en Polynésie, et pour eux, ce n'est pas occasionnel. Ils crèvent la dalle et récupèrent les chiens abandonnés, et les revendent même en barquette".
"Un des trois hommes me dit 'regardez cette pute en jupe'"
, raconte à France Bleu Alsace la jeune femme. "Je me permets de répondre 'pardon'. Là, ils me répondent : 'Tu te tais salope et tu baisses les yeux'. Deux m'attrapent chacun par un bras et le troisième me donne un coup de poing au visage. Et après, les trois s'enfuient", poursuit-elle. La jeune femme s'en sort avec un oeil a beurre noir, sans fracture, mais avec un fort ressentiment. En effet, 15 personnes ont assisté à cette scène, mais personne n'a rien fait pendant l'agression. Personne ne lui aurait non plus demandé comment elle allait ou appelé les secours après l'agression. "C'est ce qui me révolte le plus dans l'histoire", déplore-t-elle."L'été des lâches""Je relativise énormément, ça aurait pu être bien pire, assure néanmoins Elisabeth. La vie est tellement courte, il y a tellement de belles choses qui arrivent. Il ne faut pas se laisser abattre et avoir maintenant peur de sortir, avoir peur de mettre une jupe", estime-t-elle, affirmant que de son côté elle continuera de porter des jupes.La jeune femme a porté plainte. La municipalité de Strasbourg estime que moins de 10% des femmes victimes de harcèlement de rue et d'agressions sexistes osent le faire, rapporte France Bleu. De son côté, Elisabeth, qui a grandi à Strasbourg, affirme n'avoir n'a jamais ressenti un climat aussi malsain pour les jeunes femmes. "C'est vraiment violent, sale, pervers, dénonce-t-elle. C'est toujours des remarques dans le dos. Il va lancer 't'es bonne' et va partir tout de suite. C'est toujours très lâche en fait. C'est ce que j'ai remarqué cet été, c'est l'été des lâches".
Donald Trump a réaffirmé jeudi, en présence du nouveau chef du gouvernement irakien, sa volonté de retirer les troupes américaines d'Irak, mais sans préciser de calendrier, au moment où Washington et Bagdad font face au "défi" posé par les "groupes armés" souvent alliés de Téhéran.
Le président des Etats-Unis a reçu pour la première fois à la Maison Blanche Moustafa al-Kazimi, nommé en mai dans un pays où Iraniens et Américains, ennemis jurés, se disputent l'influence.Et l'accueil a été chaleureux pour ce Premier ministre réputé être plus pro-américain que son prédécesseur, ce qui a contribué à relancer les relations après des mois de tensions -- comme en témoigne cette invitation rapide dans le Bureau ovale."Nous avons une très, très bonne relation depuis le début", a dit le milliardaire républicain au sujet du dirigeant irakien, "un homme très respecté", qui l'a remercié en retour pour le soutien américain.A 74 jours de l'élection présidentielle, Donald Trump a renoué avec sa promesse de désengagement des théâtres d'opérations coûteux du Moyen-Orient."A un moment donné, nous serons évidemment partis", a-t-il dit en se félicitant d'avoir réduit les troupes "à un niveau très, très bas". "Nous avons retiré nos soldats d'Irak assez rapidement, et nous avons hâte de ne plus avoir besoin d'être sur place car l'Irak pourra vivre sa vie et se défendre tout seul", a-t-il insisté.Moustafa al-Kazimi a ensuite dit à des journalistes: "nous n'avons absolument pas besoin de troupes de combat en Irak, mais nous avons besoin de formation" et "de coopération en matière de sécurité".Le sort des quelque 5.000 soldats et diplomates américains encore déployés en Irak depuis la guerre antijihadiste est plus que jamais sur la table depuis la vague de sentiment anti-américain qui a suivi la frappe ordonnée en janvier par Donald Trump pour tuer le puissant général iranien Qassem Soleïmani à Bagdad.Le Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires intégrée à l'Etat irakien mais alliée de l'Iran, réclame au Parlement l'expulsion des troupes américaines.- Attaques quotidiennes -Et Washington a tenu un discours fluctuant en la matière, avant d'annoncer en juin, au début du "dialogue stratégique" américano-irakien qui s'est poursuivi cette semaine, son intention de "réduire" sa présence militaire en Irak "au cours des prochains mois".Un retrait progressif rendu possible, selon le gouvernement américain, par les succès contre le groupe jihadiste Etat islamique, même si les observateurs jugent que les forces irakiennes sont encore très loin d'être en mesure d'assurer seules la défense antijihadiste.Mais aucun détail n'a été rendu public.Face à l'insistance des journalistes qui voulaient connaître un calendrier, le président Trump s'est tourné vers son secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, qui a balayé à son tour les questions: "Dès que l'on aura pu mener à bien notre mission.""Le président a dit très clairement qu'il voulait ramener nos forces au niveau le plus bas le plus rapidement possible", a-t-il encore éludé.La situation sur le terrain est toutefois loin d'être totalement stabilisée. Mike Pompeo avait donné le ton dès mercredi en recevant son homologue irakien Fouad Hussein."Des groupes armés, qui ne sont pas sous le contrôle total du Premier ministre, ont entravé nos progrès", a déclaré le chef de la diplomatie américaine. "Ces groupes doivent être remplacés par la police locale le plus tôt possible."Il n'a pas nommément désigné les factions irakiennes pro-Iran, mais la visite du Premier ministre irakien intervient sur fond d'attaques devenues quotidiennes de ces groupes contre des intérêts américains en Irak.Mike Pompeo a promis de "soutenir les forces de sécurité irakiennes" pour "diminuer la puissance des milices qui terrorisent depuis trop longtemps le peuple irakien et sapent la souveraineté nationale de l'Irak".Un haut responsable américain a ensuite insisté sur ce "problème persistant qui représente un défi pour la sécurité et la souveraineté irakiennes et une menace pour les intérêts sécuritaires américains dans la région".
Si les autorités tolèrent que les vacanciers emportent des souvenirs de vacances en petite quantité, ramasser du sable, des galets ou autres coquillages est passible d'amendes élevées.
Deux Français encourent jusqu'à six ans de prison pour avoir voulu ramener 40 kg de sable blanc, ramassé sur une place de Sardaigne. Une action totalement interdite par la législation italienne. En France aussi, la collecte de sable, galets ou autres coquillages est strictement encadrée. L'article L321-8 du Code de l'environnement précise que "les extractions de matériaux sont limitées ou interdites lorsqu'elles risquent de compromettre directement ou indirectement l'intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais." Pour ce type d'infraction, les amendes peuvent grimper jusqu'à 1.500 euros. Le sable : le prélèvement de sable est considéré comme une atteinte au domaine public maritime et est donc passible de 1.500 euros d'amende. En octobre 2017, le Finistère s'était inquiété de voir du sable de certaines plages vendu sur Internet par petits sachets. Cela peut paraître anodin mais cette pratique peut fragiliser les littoraux. En revanche, il est autorisé de ramasser le "sable éolien", c'est-à-dire le sable qui a été déplacé par le vent hors de la plage et qu'on trouve sur la chaussée.Les galets : ramasser des galets est interdit de la même façon que le sable. L'amende est également de 1.500 euros. En Normandie, le ramassage de galets est d'ailleurs proscrit depuis 1975. Mais là encore, les autorités tolèrent généralement que les vacanciers en ramassent une petite quantité. La flore : attention également aux fleurs du littoral. Beaucoup d'espèces sont protégées. En cas d'infraction, l'amende peut aller jusqu'à 9.000 euros pour "altération, dégradation ou destruction du milieu d'une espèce végétale dans un site protégé".Le bois flotté : il n'existe aucune réglementation officielle concernant le ramassage de ce bois qui est poli par l'eau et ramené sur les plages. Mais sa collecte doit rester raisonnable. En effet, le bois flotté fait partie de la "laisse de mer", ces débris naturels d'origine végétale ou animale ramenés par les marées qui constituent un écosystème utile à la vie du littoral.Les coquillages : de nombreuses personnes ramassent des coquillages sur les plages pour leur consommation personnelle. Cette activité est strictement encadrée, que ce soit pour des raisons environnementales ou sanitaires. Là encore, les amendes peuvent être salées en cas de manquement à la législation : jusqu'à 22.500 euros d'amende.
Alors que M6 diffusait les portraits des agriculteurs en quête du grand amour pour la saison 12 de L'Amour est dans le pré, Karine Le Marchand (l'animatrice du programme phare) était reçue par Cyril Hanouna dans Touche Pas à Mon Poste lundi 2 janvier 2017. La présentatrice a alors saisi cette occasion pour répondre à tous ses détracteurs...
Si la romance et les bons sentiments étaient au rendez-vous sur M6 ce lundi 2 janvier 2017, le temps était au règlement de comptes sur C8 ! En effet, Karine Le Marchand était l'invitée de Touche Pas à Mon Poste pour faire la promotion de la saison 12 de L'Amour est dans le pré et a profité de cette intervention pour remettre quelques pendules à l'heure... Vivement critiquée ces derniers mois, la présentatrice a donc répondu à ses détracteurs.Une victime des médias ?Au moment du lancement de sa nouvelle émission Une Ambition Intime, Karine Le Marchand a été la cible de nombreux reproches, à l'instar de Cyril Hanouna créant lui aussi très souvent la polémique avec TPMP. L'animatrice s'est d"ailleurs empressée de s'associer à son confrère en déclarant : "Je crois que vous et moi on est détestés par certaines personnes un peu intellectuelles qui détestent tout ce qui est populaire. Et tant pis pour eux hein... Ils n'ont qu'à juste zapper" Mais ce n'est pas tout ! Selon elle, les commentaires dont elle a été victime relevaient également de la "misogynie" pure et simple. Mais heureusement, elle explique que cela ne l'atteint pas : "Soit on est blessés tout le temps de ça et on essaye de les atteindre. Ils nous tendront jamais la main donc autant les ignorer." Un déferlement de haine injustifiéBlessée par certaines remarques sexistes liées à son attitude ou ses tenues dans le programme politique, elle a souligné que son comportement et son style vestimentaire étaient exactement les mêmes dans ADP et que cela ne dérangeait personne. Elle explique : "Tous ces gens-là qui défendent la liberté de la femme, en disant non à la burka, non au voile (...), là ça passe. Mais moi, dès l'instant où j'interroge un politique, parce que je suis en jupe et que je mets mes jambes sur le canapé : je drague, je suis séductrice, et on me ramène à une futilité de femme. Et ça, ça m'énerve !" Son message sera-t-il enfin entendu ? Comprenez-vous son agacement ?
La préfecture du Doubs vient de prendre des "mesures de restriction des usages de l'eau pour l'ensemble du département" par arrêté préfectoral.
En raison d'un épisode de forte chaleur ces dernières semaines, la préfecture du Doubs vient de prendre des "mesures de restriction des usages de l'eau pour l'ensemble du département" par arrêté préfectoral du 11 juillet 2018.Malgré les orages qui ont touché la région en mai et en juin, la chaleur a conduit à un assèchement rapide des sols qui s'est accentué. Depuis quelques jours, le niveau des nappes a rapidement baissé rapporte la préfecture dans son communiqué. Même s'il n'y a aucun problème majeur d'alimentation en eau potable, la préfecture rappelle qu'il sera difficile de compenser les pertes des nappes. Une situation qui explique la dégradation de la situation hydrologique dans la région. Pour faire face à cette diminution d'eau, la préfecture interdit désormais les activités suivantes : • L'utilisation de l'eau hors des stations professionnelles pour le lavage des véhicules. • Le remplissage des piscines privées existantes.• L'arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d'agrément, des espaces sportifs de toute nature de 8 heures à 20 heures.• Les fontaines publiques doivent être fermées lorsque cela est techniquement possible.• L'irrigation agricole par aspersion est interdite entre 8 heures et 20 heures.
Le médecin du CHU de Reims a informé la famille de la "reprise de l'arrêt des traitements", suspendu à la suite d'une décision de justice.
L'arrêt des traitements de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, reprend "ce mardi", 2 juillet, a annoncé à la famille le médecin du CHU de Reims, a-t-on appris de sources concordantes. "Le cours de la procédure d'arrêt des traitements", à laquelle la Cour de cassation avait ouvert la voie vendredi 28 juin, "sera poursuivi à partir de ce jour", a déclaré par courriel le docteur Vincent Sanchez à chacun des membres de la famille de Vincent Lambert.Dans ce message envoyé à la mi-journée et dont l'AFP a eu connaissance, le médecin en appelle "à la responsabilité de chacun" afin que "l'accompagnement de M. Vincent Lambert soit le plus paisible, intime et personnel possible". Vendredi, la Cour de cassation avait ouvert la voie à un nouvel arrêt de l'alimentation et de l'hydratation maintenant en vie Vincent Lambert, "point final" de cette affaire selon l'avocat de son épouse, qui se bat pour qu'il puisse mourir.De nombreux coups de théâtre La haute juridiction a cassé la décision de la cour d'appel de Paris qui, le 20 mai, lors d'un énième coup de théâtre dans cette affaire devenue le symbole de la fin de vie en France, avait ordonné la reprise des traitements, interrompue le jour même, de cet ancien infirmier de 42 ans, victime d'un accident de la route en 2008.La mère de Vincent Lambert, Viviane, totalement opposée pour sa part à l'arrêt des traitements, a pris la parole lundi à l'ONU à Genève pour lancer "un appel au secours". "Sans votre intervention, mon fils Vincent Lambert sera euthanasié par un médecin en raison de son handicap cérébral", avait-elle affirmé.
RÉACTIONS. L'opposition a dénoncé la nouvelle petite phrase du chef de l'État, qui a estimé vendredi à l'occasion de la galette des rois de l'Élysée que "beaucoup trop" de Français oublient le "sens de l'effort". Il s'agit d'une "boulette du roi", selon Alexis Corbière.
C'est une nouvelle petite phrase très commentée. Emmanuel Macron a loué vendredi 11 janvier devant les maîtres-boulangers réunis à l'Élysée pour la traditionnelle galette des rois "le sens de l'effort" en estimant que "les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir" quelque chose "sans que cet effort soit apporté". L'opposition a accusé le chef de l'État de provocation après cette sortie, à la veille du neuvième samedi de manifestations des "gilets jaunes". "Il y a la galette des rois, là c'est la boulette du roi", a estimé sur BFMTV le député de La France insoumise Alexis Corbière, en estimant que M. Macron "sous-entend que les gens qui sont dans la rue, qui soutiennent les 'gilets jaunes', ne font pas assez d'efforts". Les Français et le "sens de l'effort", Alexis Corbière (LFI) répond à Emmanuel Macronpar BFMTV"Défendre l'effort oui, défendre les forts non! #Présidentdesriches #méprisantdelaRépublique", a tweeté le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel."Au début on croit que c'est un fake, que non un président ne jette pas de l'huile sur le feu alors que le pays vit sous tension, et puis si...", a également commenté sur Twitter le premier secrétaire du PS Olivier Faure.La phrase a également fait réagir à droite. "En cette période où la priorité est le retour à la sérénité, le président doit lui avoir le sens des responsabilités et ne pas provoquer davantage de tensions", a déploré sur Twitter le président des Républicains Laurent Wauquiez."Macron récidive dans l'insulte contre son peuple ! Pas le sens de l'effort, ces infirmières qui triment ? Ces chômeurs qui galèrent ? Ces mères de famille seules ? Ayons le sens de l'effort demain : ActeIX !", a de son côté exhorté sur le réseau social le patron des Patriotes Florian Philippot.
Le bilan complet de la vague de chaleur qui a frappé la France ces derniers jours sera dressé d'ici "quelques semaines".
L'épisode caniculaire est terminé en France. L'impact sanitaire de cette vague de chaleur "semble à ce stade modéré", a indiqué vendredi 26 juillet le ministère de la Santé. Celui-ci pointe toutefois "une nette augmentation du nombre de cas d'hyperthermies" depuis mardi. Un bilan complet de cette vague de chaleur sera dressé "dans quelques semaines", a précisé dans un communiqué la Direction générale de la santé (DGS).La fin des messages de prévention Alors que la fin des vigilances canicule de Météo-France est attendue pour samedi, le ministère a mis fin vendredi à minuit à la diffusion de messages de prévention dans les médias et suspend la plateforme téléphonique Canicule Info Service à 19 heures. En revanche, la mobilisation des autorités sanitaires et des professionnels de santé est maintenue et la DGS recommande "de poursuivre encore quelques jours les actions de mobilisations locales" auprès des personnes isolées. En effet, "des complications peuvent encore survenir quelques jours après l'épisode. En particulier les personnes âgées, fragiles ou isolées ou celles souffrant de maladies chroniques et sous traitement peuvent avoir épuisé leurs capacités pour lutter contre la chaleur et décompenser une maladie chronique jusque-là bien équilibrée", explique la Direction générale de la santé."Situation globalement maîtrisée" aux urgencesJeudi, jour du pic de l'épisode où 20 départements étaient placés en vigilance rouge, l'activité liée aux pathologies en lien avec la chaleur a représenté 1,6 % du total des passages aux urgences et 3,3 % de l'activité totale de SOS Médecins. Ces trois jours de canicule se sont accompagnés d'une "intensité dans les services d'urgences" mais "la situation a été globalement maîtrisée", a déclaré vendredi sur CNews le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance, Adrien Taquet. "Globalement, ce qu'on peut constater, c'est que les Français mais aussi les institutions, les centres de loisirs..., bref toutes les institutions qui accueillent des personnes ont intégré depuis 2003 les comportements qu'il faut adopter en cas de canicule", a-t-il souligné, avec pour effet "que les services d'urgences sont moins sollicités qu'ils pouvaient l'être en 2003"."Compte-tenu de la chute des températures, le nombre de personnes souffrant d'une pathologie directement liée à la chaleur devrait diminuer à partir d'aujourd'hui", a estime l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à partir des premières remontées d'informations concernant la journée de vendredi.
L'ancien Premier ministre a opposé dans son discours deux gauches : une spectatrice, celle de son concurrent, et une gauche crédible, la sienne. Manuel Valls, arrivé deuxième au premier tour, s'est dit heureux de se retrouver au second tour face à Benoît Hamon.
"Une nouvelle campagne commence, a-t-il déclaré de manière très offensive, ne mâchant pas ses mots. Une campagne entre la défaite assurée et la victoire possible, entre des promesses irréalisables et infinançables, une gauche spectatrice et une gauche crédible"Manuel Valls a assuré que "gouverner, c'est difficile, car c'est aussi transformer le quotidien des gens". L'occasion au passage de tacler son adversaire pour le second tour en affirmant qu'il ne croyait pas au revenu universel, principale proposition de Benoit Hamon. "Je refuse d'abandonner les Français à leur sort face aux extrêmes et à François Fillon, face à l'Amérique de Trump, la Russie de Poutine, dans ce monde difficile face à une mondialisation qui ne fait aucun cadeau aux plus pauvres, aux plus faibles". L'ancien chef de gouvernement, montrant des signes de gravité dans son discours, a affirmé que "face à la menace terroriste", il souhaitait "affirmer plus encore l'ordre républicain, l'autorité de l'État, face aux fractures qui minent notre modèle républicain. J'incarnerai avec force la laïcité et je ne céderai aucun pouce de terrain sur ce sujet". Il a enfin appelé les électeurs à amplifier leur engagement la semaine prochaine pour le second tour. "Ce ne sera pas seulement le choix du candidat de la gauche, mais du futur Président de la République". Avant de conclure : "Vouloir gagner, c'est pouvoir gagner".
Le port du masque obligatoire dans les lieux clos a finalement été avancé à lundi 20 juillet. Alors qu'un décret précisera ce jour-là quels sont les lieux clos en question, l'amende en cas de non-respect de cette règle est déjà connue : elle s'élèvera à 135 euros, d'après les informations du Parisien.
135 euros. C'est l'amende à laquelle s'exposeront ceux qui ne porteront pas de masques dans les lieux clos à compter de ce lundi. Ce dimanche, à la veille de la publication du décret rendant obligatoire le port du masque dans tous les établissements clos recevant du public Le Parisien révèle le montant de cette amende. Il est similaire à celle appliquée actuellement dans les transports publics, précise le quotidien, qui a pris contact avec le ministère de la Santé. Définition des lieux clos encore à préciserSamedi, le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué que le port du masque serait obligatoire dès lundi dans les lieux publics clos. Sur Twitter, il a précisé que "cela concerne les commerces, établissements recevant du public, marchés couverts, banques...".L'ensemble des magasins des grandes enseignes alimentaires (Auchan, Aldi, Carrefous, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U) est également concerné par cette règle, a-t-on appris dimanche auprès de la Fédération du secteur. Une obligation qui a été avancée après les critiques suite aux annonces d'Emmanuel Macron le 14 juillet. Le chef de l'Etat avait annoncé l'obligation du port du masque à compter du 1er août, un délai d'application jugé trop tardif par le corps médical alarme sur des reprises de "signaux faibles" de l'épidémie. Finalement, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé jeudi devant le Sénat la l'entrée en vigueur "dès la semaine prochaine" de cette nouvelle règle sanitaire.
Elle avait disparu depuis le 14 février. Mona Dumoulin-Minguet a finalement été retrouvée pendue à un arbre lundi 27 février, dans le parc du château de Rambouillet (Yvelines), d'après les informations du Parisien.La gendarmerie des Yvelines avait lancé un appel à témoins après les disparitions inquiétantes d'un homme et d'une femme de 24 ans à quelques jours d'intervalle dans le secteur de Rambouillet, lundi 20 février.
Le lendemain, le corps sans vie de Martin Isimat-Mirin a été retrouvé au pied d'un pylône dans le secteur boisé de Poigny-la-Forêt, laissant supposer la thèse d'un suicide. "Il aurait fait une chute d'une vingtaine de mètres", avait alors indiqué une source proche du dossier au site d'information locale "78actu".Lundi 27 février, aux alentours de 13h30, un employé du château de Rambouillet a alerté les autorités après avoir découvert un cadavre pendu à un arbre dans un coin du parc à la végétation très dense. Le corps a été identifié comme étant celui de Mona Dumoulin-Minguet, qui avait disparu depuis le 14 février. Son corps a été transféré à l'institut médico-légal de Garches, dans les Hauts-de-Seine, pour une autopsie. Mais les enquêteurs excluent toute piste criminelle : "il s'agit pour nous d'une disparition volontaire. Cette jeune femme fragile avait effacé toutes ses données informatiques avant de quitter le domicile", a pointé lundi une source proche du dossier. Et la jeune femme a de surcroît rédigé une lettre qu'elle avait sur elle.Ses proches sous le choc n'ont pour l'instant fait aucune déclaration. Mais samedi dernier encore, lors d'un rassemblement à Rambouillet auquel s'était rendu l'acteur Roland Giraud pour soutenir la famille, la mère de la jeune femme était catégorique : "cette disparition est incompréhensible". "Mona avait des projets à court terme, une vie équilibrée avec un petit ami dont elle était très amoureuse". La jeune étudiante en beaux-arts était domiciliée à Montigny-le-Bretonneux, entre Rambouillet et Versailles.Trente pompiers, une vingtaine de militaires, un hélicoptère, des effectifs du poste à cheval, des chiens pisteurs... D'importants moyens avaient été déployés dans le secteur de Rambouillet pour retrouver les deux disparus, il y a une dizaine de jours.
"Je ne pouvais pas monter sur scène ce soir sans faire un clin d'œil à un homme que vous avez profondément aimé et surtout un père que j'ai profondément aimé", a expliqué vendredi soir le fils du rockeur et de Sylvie Vartan en dévoilant sa chanson Ma dernière lettre.
Bien loin des conflits, l'heure était aux hommages vendredi soir 16 mars. Alors que Sylvie Vartan a ému le public du Grand Rex en reprenant les tubes de son ex-mari Johnny Hallyday, y compris un duo virtuel avec la star décédée en décembre dernier, son fils David a également chanté en l'honneur de son père, révèle Le Parisien. "Je vais vous chanter une chanson que personne n'a jamais entendue et que j'ai envie de partager avec vous directement", a expliqué le chanteur de 51 ans alors qu'il était en concert à Ambès, près de Bordeaux (Gironde), en demandant à ses fans d'arrêter de filmer. "Elle est très spéciale pour moi. Elle n'a que quelques jours. Elle a été composée avec mon ami Arno Santamaria, à Londres, pour mon père et pour vous. J'y ai mis tout ce que j'ai pu lire dans mon cœur et dans le sien. Elle s'appelle Ma dernière lettre."Une chanson pour Laura Smet"Je ne pouvais pas monter sur scène ce soir sans faire un clin d'œil à un homme que vous avez profondément aimé et surtout un père que j'ai profondément aimé", a-t-il précisé, avant de se mettre à chanter un titre qu'"il achève seul à la guitare", précise le quotidien. Les paroles"Ce que j'ai jamais dit/C'est juste un dernier cri/Avant le paradis", composent le dernier refrain. David Hallyday a également repris J'ai oublié de vivre et Sang pour sang, qu'il avait composé pour Johnny Hallyday, et On se fait peur, son duo avec sa sœur Laura Smet, fille de Nathalie Baye. "Ma sœur m'a offert un grand moment de bonheur avec ce duo. Je pense encore plus à elle quand je le chante."Les deux aînés du chanteur sont actuellement unis dans le combat judiciaire qui les oppose à leur belle-mère Laeticia Hallyday, désignée comme seule héritière sur le testament de leur père.
Épidémies: vrais dangers et fausses alertes, le livre de Didier Raoult publié aux éditions Michel Lafon, est entré à la 17e place du classement GfK-Livres Hebdo des meilleures ventes de livres.
Le Top 20 des meilleures ventes de livres GfK/Livres Hebdo est un des palmarès les plus sélectifs de France. Il agrège tous les livres, quel que soit leur genre ou leur format. Surprise, dans le classement publié ce vendredi 15 mai par le magazine professionnel du monde de l'édition, on retrouve à la 17e place le livre du professeur Didier Raoult. Épidémies: vrais dangers et fausses alertes se classe même à la première place des meilleures ventes dans la catégorie essais. Tiré à 12.000 exemplairesL'épidémiologiste marseillais revient dans son ouvrage sur l'histoire des épidémies récentes comme les virus H1N1 et Ebola, avant d'aborder celle du coronavirus. Il affirme l'efficacité du traitement à base de chloroquine pour combattre l'agent pathogène. Ce vendredi pourtant, deux études parues dans la revue médicale britannique BMJ mettent en doute l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19. Le dérivé de la chloroquine promu comme traitement par le Pr Raoult, ne semble pas efficace, que ce soit chez des patients gravement ou plus légèrement atteints.Épidémies: vrais dangers et fausses alertes a été publié le 27 mars dernier aux éditions Michel Lafon. Le livre de 90 pages a été tiré à 12.000 exemplaires. Didier Raoult affime l'avoir écrit en un mois. Les ventes de livres en chute libreRéalisé juste avant la réouverture des librairies lundi, le classement GfK/Livres Hebdo indique que durant la semaine du 4 au 10 mai les ventes de livres ont encore perdu 69,3% en valeur et 63,4% en nombre d'exemplaires vendus, par rapport à la même semaine de 2019.
Le major Michel V. a exprimé ses regrets au sujet de la charge policière qui avait fait chuter la militante de 73 ans, pendant l'acte 19 des "Gilets jaunes", à Nice, en mars dernier.
"C'est malheureux pour Mme Legay, mais j'étais dans une charge ordonnée légalement". Dans un article publié jeudi 30 mai, Le Parisien a révélé les dépositions du policier qui avait bousculé Géneviève Legay, une militante altermondialiste de 73 ans, lors d'une manifestation de "Gilets jaunes", samedi 23 mars à Nice.La septuagénaire était tombée à la renverse pendant la progression d'une compagnie départementale d'intervention. L'attention s'était portée sur un agent, le major Michel V, qui avait poussé la militante d'Attac. "Il faut dire que l'action a été très rapide et je me trouvais dans un mouvement général qui a pour but de gagner du terrain et de repousser toutes personnes quelle qu'elle soit sur notre passage" a t-il témoigné selon les procès-verbaux d'audition, relayés par Le Parisien.Le policier, âgé de 50 ans, se dit "sincèrement désolé" pour la victime, affirmant qu'il n'avait pas bien identifié les personnes lui faisant face. "Je suis surpris, je pensais sincèrement avoir poussé un homme", a t-il ajouté, évoquant les conditions d'intervention : "Quand on charge, on pousse et sincèrement j'ai poussé avec les mains quelqu'un qui venait sur notre ligne d'action lors de notre progression et qui se trouvait sur ma droite", explique t-il, mettant en avant sa "bonne foi". Blessée le 23 mars dernier, Geneviève Legay est rentrée chez elle après près de deux mois d'hospitalisation. La militante avait souffert de plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne. L'affaire avait suscité un vif émoi, dans un contexte de relations tendues entre forces de l'ordre et manifestants.
Dans un témoignage diffusé par BFMTV, la plaignante explique avoir été "forcée à (lui) faire une fellation" puis "pénétrée de force" par le député du Rassemblement national (RN, ex-FN) du Gard.
Il promet de "faire payer" pour la "salissure" subie. Gilbert Collard, député du Rassemblement national (ex-FN) et avocat,a été accusé de viols par l'une de ses anciennes clientes, a révélé BFMTV jeudi 14 juin. "Je peux vous garantir que j'y passerai le temps qu'il faudra, mais je le ferai payer, parce que vraiment être à ce point sali...", a déclaré l'élu du Gard, vendredi 15 juin au micro de CNews.Le député, qui fait l'objet d'une enquête après le dépôt d'une plainte mardi 12 juin, s'en est pris à BFMTVVITALIC], qui a diffusé le témoignage, sous couvert d'anonymat, de la plaignante : "Je trouve ahurissant qu'une chaîne se permette de diffuser un témoignage sans avoir le nom", a-t-il dit. Selon la chaîne d'information en continu, la plaignante, une cliente de Me Collard, affirme avoir subi deux viols en 2006 et 2007 dans le bureau du cabinet de l'avocat."Couchée sur le bureau" et "pénétrée de force"La plaignante a raconté, au micro de la chaîne d'actualités, les deux viols dont elle accuse Gilbert Collard : "Il m'a attrapée, il m'a mise à genoux et il m'a forcée à lui faire une fellation", a-t-elle décrit pour le premier viol. Lors du deuxième viol, la plaignante explique avoir été "couchée sur le bureau" et "pénétrée de force" par l'avocat. "Ça fait donc 11 ans, presque 12, que je vis avec ça, avec des envies de suicide", a-t-elle expliqué. Document BFMTV – Collard accusé de viol: "Il m’a couchée sur le bureau et m'a pénétrée de force" (plaignante)par BFMTV"Sans enquête, sans vérification, sans contradiction, on sali"Gilbert Collard défend "l'hypothèse (d'une) pathologie exploitée", évoquant certaines clientes "perturbées" : "J'ai eu dans ma clientèle des épisodes fantasmatiques colossaux. J'ai même été à un moment donné victime d'une érotomane qui a terminé chez le psychiatre", a-t-il raconté, ajoutant qu'une autre cliente l'avait "vu sortir du poste de télévision pour l'agresser".L'élu du Rassemblement national a démenti ces accusations, avançant qu'elles étaient impossibles au vu de la configuration de son bureau : "La configuration de mon cabinet rend inconcevable l'accusation. J'avais dans ce cabinet dix collaborateurs, seix secrétaires et ma femme. Mon bureau est à 2,5 mètres du bureau de la secrétaire et à 3,4 mètres du bureau de mon épouse", a ajouté Gilbert Collard. "Il suffit que quelqu'un dépose une plainte (...) pour que, immédiatement, sans enquête, sans vérification, sans contradiction, on soit sali", et "la salissure elle est là", a-t-il déploré.
Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi un nouvel investissement d'un milliard de dollars dans le projet de vaccin contre le Covid-19 de la compagnie pharmaceutique Johnson & Johnson, faisant monter les investissements totaux à plus de neuf milliards de dollars.
Johnson & Johnson, via sa filiale Janssen, avait déjà reçu fin mars 456 millions de dollars. Le nouveau milliard financera un projet de démonstration de fabrication à grande échelle de son vaccin expérimental, avec la livraison promise de 100 millions de doses, si le vaccin prouve son efficacité. Les parties prévoient un éventuel avenant de 200 millions de doses supplémentaires.Ce chèque fait monter les investissements publics américains à au moins 9,4 milliards de dollars dans des projets de vaccins, y compris des contrats d'approvisionnement signés avec cinq sociétés prévoyant la livraison d'au moins 700 millions de doses, selon un décompte de l'AFP.A condition que les vaccins soient autorisés, les Etats-Unis pourraient obtenir en théorie 100 millions de doses de quatre groupes (Johnson & Johnson, Novavax, Pfizer/BioNTech, Sanofi/GSK) et 300 millions de doses d'Oxford/AstraZeneca, cette dernière alliance ayant également signé ou étant en négociations avec d'autres pays, notamment 400 millions de doses pour l'Union européenne. La course aux vaccins nécessite de lancer la production en parallèle des essais cliniques et potentiellement à perte, avant même de savoir si le vaccin est efficace. Le projet le plus avancé aux Etats-Unis est celui des Instituts nationaux de santé (NIH), associés à la biotech Moderna. La dernière phase des essais cliniques a été lancée fin juillet, un temps record "qui aurait été impensable il y a une décennie", a souligné mercredi Anthony Fauci, qui dirige l'institut des maladies infectieuses gérant l'essai, lors d'un échange organisé par Harvard.Il espère recruter 30.000 participants d'ici trois mois, dont la moitié recevront un placebo. Il faudra ensuite patienter pour voir si le groupe placebo est naturellement plus infecté par le coronavirus que le groupe vacciné."Mon estimation, qui n'est qu'une estimation, est que vers la fin de l'année ou au début de 2021, nous saurons si nous avons un vaccin sûr et efficace", a dit le docteur Fauci."Je suis prudemment optimiste quant à notre succès", a-t-il ajouté, en raison de la réponse immunitaire générée par le vaccin lors d'essais sur un petit nombre de volontaires depuis mars.Le gouvernement américain a aussi dépensé des milliards pour la construction de sites de production, pour des sociétés fabriquant des seringues et les flacons qui seront requis pour distribuer le ou les futurs vaccins, sans compter le soutien apporté au développement de traitements.Les Etats-Unis ont ainsi acheté la quasi-totalité de la production du médicament antiviral remdesivir jusqu'en septembre, le premier à avoir démontré un relatif bénéfice pour les malades du Covid-19.
Bernadette Chirac se confie. Anne Barrère, son ancienne collaboratrice a dressé un portrait intime de l'ex-Première dame de France.
Intitulé "Bernadette Chirac, mémoires d'une femme libre", ce documentaire sera diffusé dimanche 16 octobre sur France 2. En attendant, "C à vous" a diffusé un extrait croustillant jeudi soir. En effet, on y voit Bernadette Chirac expliquer à Anne Barrère comment elle avait vécu les infidélités successives de Jacques. "Les papillons tournaient autour de la lampe. Et j'en ai eu, j'en ai eu des inquiétudes et du chagrin même" a-t-elle d'abord indiqué ajoutant : "Tous les hommes qui ont du pouvoir ou une très grosse fortune, attirent les femmes". D'habitude peu bavarde sur ce sujet, l'ancienne élue de Corrèze développe : "Au début, j'ai eu du chagrin et puis après je m'y suis faite. Je me suis dit que c'était la règle et qu'il fallait la subir". Puis elle raconte son état d'esprit. "Moi, j'aurais pu en faire autant. Si j'avais rencontré un beau sportif, un beau musicien ou un beau navigateur... Mais je ne l'ai pas fait" se livre-t-elle ajoutant encore : "Il faut dire la vérité : j'étais quand même très amoureuse de mon mari". Dans le reste de ce documentaire, elle évoque aussi la mort de sa fille, Laurence. Des confidences particulièrement intimes et poignantes.
Il a déjà été brièvement ministre de la Justice au début du quinquennat, avant d'être emporté par l'affaire des assistants parlementaires européens.
"Non", François Bayrou n'a pas l'intention d'entrer au gouvernement, a-t-il assuré, préférant se consacrer à sa ville de Pau et au MoDem. Il a toutefois appelé l'exécutif "à se réinventer", après la crise du coronavirus.Interrogé sur LCI pour savoir s'il pourrait faire partie du gouvernement en cas de remaniement, François Bayrou a répondu "non". "Ça n'est pas une hypothèse et ça n'est pas mon hypothèse", a affirmé celui qui fut brièvement ministre de la Justice au début du quinquennat avant de quitter le gouvernement sur fond d'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem. "Je suis maire de Pau, candidat au renouvellement de ce mandat", et "je suis à la tête d'une famille politique qui compte dans la vie politique française et je n'ai pas l'intention d'entrer dans des spéculations gouvernementales", a-t-il développé.François Bayrou a plaidé en revanche pour que l'exécutif "se réinvente". "Il faut qu'il réinvente le lien entre la société et l'État, entre le pays dans ses communautés, dans sa vie, depuis les associations jusqu'aux entreprises et les collectivités locales. Il y a une sève qui ne circule plus venant de la base avec le sommet du pays", a-t-il affirmé.Le maire de Pau a par ailleurs assuré que "les liens de fidélité" entre Emmanuel Macron et Gérard Collomb, qui s'est vu retirer son investiture par LREM aux municipales à Lyon après avoir conclu un accord avec LR, n'étaient "pas rompus". François Bayrou, qui échange régulièrement avec Emmanuel Macron, a par ailleurs assuré avoir "toutes les raisons de penser qu'Emmanuel Macron n'a pas changé d'avis sur Gérard Collomb", maire sortant de Lyon, vilipendé par son parti LREM pour avoir renoncé à la présidence de la métropole au profit de François-Noël Buffet (LR)."J'ai même des raisons de penser qu'ils continuent à se parler. Les liens de fidélité, d'après ce que je sais, ne sont pas rompus", a ajouté François Bayrou.LREM a retiré son investiture à Gérard Collomb ainsi qu'à son poulain candidat à la mairie de Lyon Yann Cucherat, derrière lequel le candidat de droite Étienne Blanc va s'effacer. Gérard Collomb est "un grand maire de Lyon" et François-Noël Buffet est "quelqu'un d'absolument respectable", a estimé M. Bayrou.
Alors que le reporter fête ses 90 ans, Le Parisien révèle qu'un inédit « Tintin et le Thermozéro » pourrait bientôt voir le jour.
Tintin est bien indémodable. Alors que le célèbre reporter d'Hergé fête ses 90 ans, ses aventures continuent de fasciner les lecteurs de 7 à 77 ans. Ce jeudi 10 janvier, Le Parisien indique qu'une revue trimestrielle, intitulée « Tintin, c'est l'aventure », sera commercialisée dans les librairies au mois de juin. Ce projet est né d'une collaboration entre Moulinsart SA, les éditions Prisma et le magazine Géo. « C'est une façon de faire entrer Tintin dans le XXIe siècle », confie dans les colonnes du Parisien Didier Platteau, responsable éditorial chez Moulinsart. Le premier numéro aura pour thématique la conquête spatiale.200 millions d'exemplaires vendus dans le mondePlus inattendu, le quotidien révèle qu'un inédit « Tintin et le Thermozéro » pourrait également être diffusé. Ce projet achevé de 62 pages de storyboard est une enquête autour d'une arme secrète, le fameux thermozéro, une course-poursuite entre Tintin, Haddock et des agents secrets, dans le contexte de la guerre froide. « C'est l'âge d'or d'Hergé, c'est le moment, où il est en pleine possession de son art, de ses moyens narratifs et de son humour, c'est donc là un témoignage très intéressant », explique à France Inter Benoît Mouchart, directeur éditorial de Casterman.Selon les précisions du Parisien, le dessinateur Hergé avait esquissé des premières planches à la fin des années 1950 sans aller plus loin dans sa démarche à une période où il travaillait sur Les bijoux de la Castafiore. Pour rappel, Tintin compte 24 albums. Le premier, Tintin au pays des Soviets, est sorti en 1930. Les dernières aventures du reporter à la célèbre houppette, Tintin et l'Alph-Art, ont été publiées en 1986. Avec plus de 200 millions d'exemplaires vendus dans le monde (les B.D. ont été traduites dans 50 pays) à travers le temps, les bandes dessinées de Tintin font partie des BD ayant connu le plus de succès.
C'est en Chine que la mode a fait son grand retour "comme avant": Louis Vuitton a dévoilé jeudi sa collection homme devant un public non masqué dans les docks de Shanghai, après avoir laissé sur leur faim les fashionistas durant la Fashion week virtuelle à Paris en juillet.
Sortant de gros conteneurs rouges estampillés LV, des mannequins portaient d'abord de sages costumes beige et noir avant que l'esprit festif et bon enfant n'investisse les lieux pour ce show de plus de 30 minutes, deux à trois fois plus long qu'un défilé classique. Après l'annulation des défilés cet été en raison de la crise sanitaire, la mode s'est exprimée avec des films, sans trop convaincre les critiques. L'étoile montante française, Jacquemus, a snobé la Fashion week virtuelle et a organisé un défilé poétique dans un champ de blé près de Paris avec quelques invités tandis que Dior a présenté sa collection croisière sur la place centrale de Lecce, dans le sud de l'Italie, avec une mise en scène grandiose... mais sans public. Le défilé de Louis Vuitton a été diffusé en direct depuis Shanghai sur les réseaux sociaux de la maison de luxe française.- "Grand bond" -Côté tenues - couleurs acidulées, coupes exagérées, chapeaux fantaisistes, abondance de motifs et personnages de dessin animé incrustés sur des vestes ou gonflable, accroché au dos du mannequin star du défilé, Kris Wu, ex-membre du boys band de K-pop EXO.Côté ambiance, des personnages gigantesques sur les conteneurs et des membres de l'équipe LV en salopette bleu tenant des objets évoquant nuage ou barbe à papa. Ces installations dialoguaient avec le motif nuages, déjà vu dans une des précédentes collections du directeur artistique de collections homme de Louis Vuitton, Virgil Abloh. Ce n'est pas un hasard: la mode homme Louis Vuitton va désormais être recyclée et itinérante, avait annoncé en juillet le créateur star, dans une interview au média en ligne WWD. Ce show "c'est probablement le plus grand bond que j'ai fait pour arriver à un nouveau mode de fonctionnement", a déclaré Virgil Abloh à WWD. "Mes défilés vont maintenant parcourir le monde" et il y aura "un peu de nouveautés et des choses que vous avez déjà vues".Cette première collection post-Covid de l'Américain touche-à-tout, l'un des designers les plus créatifs du moment, était attendue --en vain-- à Paris le 10 juillet dans le cadre de la semaine du prêt-à-porter homme. - "Imagination noire" -Sa présentation numérique s'était résumée à un court-métrage démarrant à Asnières, près de Paris, dans la maison de famille de Louis Vuitton: des porteurs en salopettes LV chargeaient des conteneurs sur une péniche et partaient en voyage, avec Shanghai comme première escale. L'univers de cette vidéo intitulée "Une bouteille à la mer" était peuplé de figurines animées baptisées "Zoooom et ses amis" qui embarquaient sur le bateau, dans un clin d'œil aux visioconférences qui ont été au cœur du travail de création tout au long du confinement.Le recyclage est le fil rouge de cette collection qui comprend même des pièces des collections précédentes. Du jamais vu pour une maison de luxe. "Nous sommes dans une nouvelle ère" après la pandémie qui a mis "brutalement à l'arrêt" le monde d'avant, souligne Virgil Abloh, en expliquant que plutôt que de céder à la "panique", il a décidé de chercher une nouvelle voie pour la mode. Ce défilé a été l'occasion pour Abloh, l'un des rares créateurs noirs à diriger une grande maison de mode, de rendre hommage à la créativité noire. "Ce n'est pas une nouvelle performance musicale ou un défilé de plus, c'est l'imagination noire qui se manifeste dans la vraie vie", a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée à la fin du défilé en annonçant avoir fait un don à une fondation qui soutient des "entreprises détenues par des personnes noires" touchées par la pandémie.
La tempête Eleanor, qui souffle sur une grande partie de l'Hexagone, provoque de nombreuses coupures d'électricités. La façade nord du pays est particulièrement touchée.
Avec l'arrivée de la tempête Eleanor dans la nuit de mardi 2 à mercredi 3 janvier, plus de 200 000 foyers sont privés d'électricité en France. D'importantes rafales perturbent le réseau électrique. Météo France rappelle que 51 départements restent en vigilance orange. La Normandie est la région la plus touchée avec 50 000 foyers touchés. Les pannes électriques concernent 15 000 utilisateurs dans le Calvados et tout autant dans la Seine-Maritime et l'Eure. La région des Hauts-de-France reste particulièrement touché. BFM TV rapporte que près de 15 000 foyers sont privés d'électricité dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Ces coupures se concentrent essentiellement dans les alentours de Maubeuge et Cambrai. En Picardie, ils seraient près de 17 000 foyers à ne plus être raccordés au réseau électrique, d'après France Bleu. Les coupures sont intervenues aux alentours de 6h30, ce mercredi matin. « Nous avons localisé un nombre importants de défauts, notamment liés à des chutes de branches. Actuellement nos équipes manoeuvrent pour réalimenter un maximum de clients », évoque Jean-Baptiste Arnould, directeur régional d'Enedis. Dans le reste du pays, d'autres départements sont également concernés. En Île-de-France, ils seraient 30 000 foyers concernés, 22 000 dans l'Est et 20 000 en Champagne-Ardenne. Météo France rappelle que près de 51 départements sont placés en vigilance orange.
Opposé au maintien de la fermeture des plages après le 11 mai, le maire de l'île d'Ouessant assure que leur réouverture ne présente aucun danger.
"Je suis respectueux des mesures sanitaires, on n'est pas inconscients. Mais là, il n'y a pas de danger". Au micro de France Bleu Breizh Izel, Denis Palluel, le maire de l'île d'Ouessant conteste les règles du déconfinement présentées par le gouvernement. En particulier une mesure : le maintien de la fermeture des plages jusqu'au 2 juin. "Je ne veux pas emmerder les gens s'ils ont envie de se balader" sur la plage, prévient l'élu.Pour lui, la configuration des plages de sa localité permet aux gens de respecter les mesures barrières. "En temps normal, même en été, sur les plages de nos îles, vous pouvez très facilement maintenir une distance de plus d'un mètre, même de dix mètres parfois, explique l'édile. Ce ne sont pas des plages urbaines !"L'élu redoute la réaction de la population, peu encline à se passer de la mer. "Ça ne va plus être ressenti comme une mesure sanitaire, ce qui était déjà difficile à faire passer, mais comme une brimade. Sur les îles, on a du mal à dissocier la mer de la terre par définition".Denis Palluel réclame à l'éxécutif un plus grand champ d'action dans la prise de décisions locales.
L'ancien Premier ministre accuse le magazine d'"atteinte à la vie privée et au droit à l'image".
Manuel Valls a décidé d'intenter une action en justice à l'encontre de Paris Match, après la publication par l'hebdomadaire de photos le montrant avec sa nouvelle compagne, rapporte le Parisien samedi 1er septembre. Il a déposé un référé devant le tribunal de grande instance de Paris pour "atteinte à la vie privée et au droit à l'image".Les images de l'ancien Premier ministre et de la femme d'affaires catalane Susana Gallardo et faisant état d'une "relation sentimentale" sont des "photos volées", indique au quotidien local son avocat, Me Richard Malka. Ce dernier "regrette que Paris-Match, au prétexte d'un reportage sur un homme public, livre une Une et quatre doubles pages sensationnalistes, inutilement intrusives et sans intérêt autre que malsain pour l'information du public."Manuel Valls doit annoncer en septembre s'il se présente sa candidature à la mairie de Barcelone, en Espagne. Il a passé son été à entretenir son réseau catalan en multipliant les rencontres avec les élus locaux et les grands patrons. Le député apparenté La République en marche (LREM) a "trouvé l'amour" pendant son été catalan, en la personne de Susana Gallardo Terrededia, selon Paris Match. La femme d'affaires, héritière d'un groupe pharmaceutique et divorcée de la 26e fortune espagnole, serait une alliée de choix dans sa conquête de la mairie de Barcelone. Issue de le haute bourgeoisie, philanthrope et membre du conseil d'administration de l'université internationale de Catalogne, elle dispose d'un vaste carnet d'adresses.
RÉACTIONS. Une peine de cinq ans de prison ferme avait été requise le 1er avril contre l'homme d'affaires, jugé pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics" dans l'affaire de l'arbitrage controversé de son litige avec le Crédit Lyonnais.
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé mardi 9 juillet Bernard Tapie et cinq autres autres prévenus jugés au printemps dans l'affaire de l'arbitrage controversé qui avait octroyé 403 millions d'euros à l'homme d'affaires en 2008.Une peine de cinq ans de prison ferme avait été requise le 1er avril contre l'ancien ministre, jugé pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics". Pour le parquet, qui n'a pas encore annoncé s'il allait faire appel ou pas, Bernard Tapie avait "truqué" l'arbitrage, qui lui avait notamment accordé en juillet 2008 la somme inédite de 45 millions d'euros au seul titre du préjudice moral. Absent au délibéré, alors qu'il subit une récidive de son double cancer, M.Tapie a réagi auprès de son journal La Provence : "Mon cancer vient d'en prendre un sale coup dans la gueule !". "C'est bien la preuve qu'il faut toujours, toujours, se battre jusqu'au bout", a ajouté l'homme d'affaires de 76 ans. "Dans un pays qui ne se résout décidément pas à être la Corée du Nord, on finit toujours par tomber sur des magistrats qui pensent à faire le droit plutôt qu'à faire leur carrière", a encore ajouté Bernard Tapie depuis l'hôpital Saint-Louis, à Paris, où il suit une chimiothérapie."C'est le plus beau jour de sa vie""C'est ma plus belle chimio !", avait-il lâché quelques instants auparavant, après qu'un de ses fils lui a annoncé la nouvelle, rapporte BFMTV. Stéphane Tapie a évoqué l'état d'esprit de son père avant cette nouvelle : "Il était évidemment anxieux. Quand on voit les réquisitions qui ont été faites, on ne peut être qu'anxieux. Mais on a envie de croire encore à la justice". Selon lui, il importait avant tout à son père de "laver son honneur": "Ça fait 27 ans que son honneur est sali. C'était la chose primordiale pour lui, que son honneur soit enfin lavé et que les gens sachent enfin la vérité". "Il est très fatigué. Il est reparti sur toute une série de chimio. C'est un combat de tous les jours et je suis content qu'il puisse maintenant se consacrer à son combat face la maladie et plus à autre chose", a ajouté Stéphane Tapie. "C'est le plus beau jour de sa vie !", a également réagi Dominique Tapie, l'épouse de l'ancien ministre, auprès de la chaîne d'information. "Nous sommes tous très émus et bouleversés", a-t-elle poursuivi. Évoquant les magistrats, elle a lâché : "Enfin des gens qui n'ont pas eu peur".
L'enquête sur la disparition, au Bénin, de deux Français accompagnés de leur guide, semble avancer. Un corps et leur véhicule auraient été retrouvés.
Que sont devenus les trois personnes disparues au Bénin mercredi 1er mai ? La réponse à cette question semble proche au vu des derniers éléments de l'enquête. Un cadavre a ainsi été retrouvé dans le parc national de la Pendjari, au Bénin selon les autorités béninoises. Insuffisant cependant pour que cela donne une quelconque "certitude" sur le sort de ces trois personnes, a nuancé une source diplomatique française. "À ce stade, le corps n'a pas été identifié. Il n'y a pas la moindre certitude que ce soit l'un d'entre eux.""Les responsables du parc national de la Pendjari ont annoncé la disparition, le mercredi 1er mai, de deux touristes français et de leur guide béninois (...) Un corps a été découvert aujourd'hui. Il n'a pas été identifié. On ne peut en tirer aucune conclusion sur le sort des trois personnes disparues", a déclaré de son côté le ministère de l'Intérieur béninois dans un communiqué publié dans la soirée du samedi 4 mai. Les deux touristes français en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du pays, ont disparu avec leur guide près de la frontière avec le Burkina Faso, confronté à une dégradation alarmante de la situation sécuritaire sur son sol. La chaîne d'information France 24, qui cite des sources mauritaniennes et maliennes, assure par ailleurs que le corps retrouvé serait celui du chauffeur "mort, tué par balles" et "le véhicule qui les transportait est calciné". Le Bénin est considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l'Ouest, une région mouvementée, où opèrent de nombreux groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et l'Etat islamique (EI). Mais le chaos qui règne depuis 2012 au Mali s'est propagé depuis environ trois ans au Burkina Faso, confronté à une multiplication des attaques jihadistes sur son territoire. La Pendjari, près de la frontière avec le Burkina et à plus de douze heures de route de la capitale économique Cotonou, fait partie des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l'Ouest. Selon des experts et sources sécuritaires, le nord des pays côtiers de l'Afrique de l'Ouest, comme le Togo et le Bénin, sont devenus vulnérables ces derniers mois face à la stratégie d'expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes armés.
"On a des collègues qui apprennent qu'ils travaillent depuis des années sans précaution", dénoncent des responsables syndicaux.
La fédération des syndicats SUD-Rail dénonce "une crise sanitaire et sociale" liée à l'amiante à la SNCF, en raison de la persistance éventuelle de pièces de friction amiantées situées sur des wagons à bogies. "Alors que l'entreprise publique SNCF affirmait s'être débarrassée de l'amiante sur les wagons, ce sont des centaines de cheminotes et cheminots (travaillant dans une dizaine d'ateliers maintenance fret) qui font face à une crise sanitaire et sociale", affirme l'organisation syndicale dans un communiqué.La direction de l'entreprise a souligné que "la sécurité, et donc la sécurité au travail, est la priorité numéro 1 de SNCF qui n'a jamais négligé ou sous-estimé le risque amiante et se conforme strictement à la règlementation en vigueur". "Nous sommes extrêmement attentifs et accordons le plus grand crédit à tout nouveau signalement de risque potentiel", a-t-elle ajouté. Elle a aussi assuré que "lorsqu'un doute existe néanmoins sur la présence d'amiante, des mesures conservatoires sont prises pour assurer la protection des salariés".Une délégation de la fédération a été reçue jeudi par la direction de la SNCF, a indiqué un de ses représentants, Julien Troccaz. "L'employeur ne nie pas la crise", a-t-il dit à l'AFP, "mais on regrette le manque de moyens et de méthodologie qu'il faudrait mettre urgemment en œuvre". "On a des collègues qui apprennent qu'ils travaillent depuis des années sans précaution, et aujourd'hui il n'y a toujours pas de mesures concrètes de la direction", déplore-t-il. La fédération SUD-Rail demande que des plans nationaux soient pris et que ce sujet soit traité au plus haut niveau de l'entreprise, a-t-il dit. Elle compte pour le moment faire usage de son droit d'alerte, et "ne s'interdit pas des actions en justice". Selon la revue Santé et Travail, le comité social et économique (CSE) TER de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont dépend le site de maintenance d'Ambérieu (Ain) où ont été découvertes plusieurs pièces amiantées, a déposé en janvier un droit d'alerte pour danger grave et imminent. Elle cite le rapport de deux inspecteurs du travail selon lequel la direction de la SNCF n'a pas suffisamment pris en compte le risque d'exposition des agents du fret à l'amiante.Un cabinet saisi par le CSE, Ergonomnia, estime pour sa part que "la manière dont l'entreprise a géré cette problématique comporte des failles importantes". Ainsi, la SNCF s'est reposée sur les attestations de non-présence d'amiante, délivrées par des fournisseurs de pièces de wagon, reçues entre 1980 et 1985. Mais elle n'a jamais vérifié elle-même que ces pièces ne contenaient pas d'amiante, affirme Ergonomnia. Le recensement des personnels exposés au risque amiante, réclamé par les inspecteurs du travail et par les élus du personnel depuis février, n'est toujours pas effectué, a t-il ajouté.Selon Santé et Travail, la SNCF n'a pas dressé non plus d'inventaire rigoureux des wagons suspects, alors qu'elle gère 30.500 wagons à bogies.
CIRCULATION. Ce week-end, les élèves de la zone B entament leur seconde semaine de vacances d'hiver et celles de la zone C se terminent.
En conséquence, il y aura beaucoup de monde sur les routes des Alpes samedi 3 mars. Le trafic est classé orange dans les deux sens de circulation par Bison futé."La majorité des déplacements du week-end se feront en direction ou en retour des massifs montagneux. Les principales difficultés de circulation seront observées en région Auvergne-Rhône-Alpes dans les deux sens de circulation et sur l'autoroute en direction de l'Île-de-France", indique l'organisme de prévision de la circulation. Vacances d'hiver : samedi 3 mars classé orange publié par Orange-actuSamedi, "des difficultés sont à prévoir pour accéder aux stations de sports d'hiver ou pour en revenir", précise Bison Futé. Dans le sens des départs, il est recommandé d'éviter les grands axes de la région Auvergne-Rhône-Alpes entre 10h00 et 18h00, et d'éviter l'autoroute A6 entre Paris et Lyon de 10h00 à 12h00. Dans le sens des retours, les automobilistes sont invités à quitter les grandes vallées alpines avant 08h00 ou après 18h00.
Football, écoles, grands magasins: l'Allemagne annonce mardi de nouvelles étapes décisives de déconfinement qui augurent d'un retour progressif à la normale en mai dans ce pays figurant parmi les moins touchés par le nouveau coronavirus.
Cette levée des restrictions peut être engagée car après de premières étapes du déconfinement démarré le 20 avril, "le nombre de nouvelles infections" au coronavirus "est resté faible" et "aucune nouvelle vague" de contamination n'a été à ce jour observée, indique un projet d'accord entre Angela Merkel et les régions allemandes, dont l'AFP a eu copie.Ce texte doit être formellement approuvé dans le courant de la journée. En résumé, la première économie européenne a prévu de lever la quasi-totalité des restrictions imposées à partir de mars pour freiner la pandémie de nouveau coronavirus.Exceptions notables: la fermeture des frontières et l'interdiction des grandes manifestations sportives, festives ou culturelles avec du public.- Reprise du football -Dans le domaine sportif, alors qu'en France il a été arrêté prématurément et que les autres pays européens continuent de s'interroger, le championnat de football allemand va pouvoir reprendre en mai, selon le projet d'accord. La date du 21 mai est mentionnée par les médias allemands. Les rencontres se dérouleront à huis clos. Elles permettront notamment aux clubs de percevoir 300 millions d'euros de droits TV.Cette reprise devra toutefois être précédée "d'une période de quarantaine de deux semaines" des équipes, pouvant se faire lors d'un "camp d'entraînement".Au-delà, le projet d'accord prévoit la réouverture à partir de la semaine prochaine de tous les magasins, y compris ceux de plus de 800 mètres carrés, qui restaient encore fermés, et de toutes les écoles.Cela concerne les primaires et les jardins d'enfants, pas encore à ce jour concernés par le déconfinement amorcé dans ce pays le 20 avril.Des mesures de protection devront toutefois être mises en place dans ces établissements.La voie est libre aussi pour le secteur de la gastronomie et les hôtels, sinistré par l'impact du coronavirus. Il va recommencer selon les régions à fonctionner à partir de la semaine prochaine. - Grogne anti-Merkel -Cette normalisation au pas de charge en Allemagne est aussi le résultat des pressions croissantes de l'opinion, du monde économique et des régions sur Angela Merkel, qui pendant plusieurs semaines a tenté de freiner le mouvement en invoquant le risque d'une recrudescence de l'épidémie.Après avoir été saluée pour la gestion de la crise sanitaire et une mortalité très inférieure aux pays voisins - voyant sa popularité grimper à son zénith - la chancelière affronte depuis fin avril de forts vents contraires.Elle se voit accusée, par sa prudence, d'asphyxier inutilement l'économie nationale et d'empiéter sur les libertés individuelles."Chaque semaine de fermeture coûte à l'économie allemande" des dizaines de milliards d'euros, a ainsi mis en garde le patron de la fédération industrielle BDI, Dieter Kempf.Des manifestations ont commencé à gagner le pays.Et un nouveau parti, "Résistance2020", affirme avoir attiré en quelques semaines environ 100.000 adhérents. Il compte présenter des candidats aux élections l'an prochain.Face à cette grogne, Mme Merkel accepte désormais de laisser les régions, qui dans l'Allemagne fédérale ont la main sur les question de santé, faire cavalier seul."Il y a un grand désir, compréhensible, de se déconfiner davantage", a reconnu d'ailleurs mardi la chancelière lors d'une réunion à huis clos avec ses députés, a indiqué à l'AFP un des participants.Mais elle a dans le même temps exhorté à ne pas provoquer de deuxième vague d'infection.Du coup, le projet d'accord avec les régions prévoit de réintroduire des mesures de confinement si le nombre d'infections au nouveau coronavirus repart à la hausse. Cela se fera toutefois de manière très locale, par canton, ville, voire même par établissement lorsqu'il s'agit d'une maison de retraite ou d'un immeuble d'habitation, et non plus comme jusqu'ici de manière généralisée pour une région ou le pays tout entier.Le seuil de déclenchement est fixé à 50 infections en moyenne pour 100.000 habitants sur une période de sept jours par zone.
Les spiritueux peuvent être une solution " de fortune" face à la pénurie de produits de nettoyage des mains, ont indiqué les autorités sanitaires nippones.
Qu'importe le flacon. Les boissons alcoolisées fortes peuvent "lorsque cela est absolument nécessaire" être utilisées comme désinfectants pour les mains dans les hôpitaux japonais, face à la pénurie, ont indiqué les autorités sanitaires du Japon. Selon de nouvelles instructions du ministère japonais de la Santé contre la pandémie de Covid-19, les spiritueux comprenant entre 70% et 83% d'alcool peuvent être convertis à l'usage du nettoyage des mains. Certaines vodkas contiennent de tels taux d'alcool mais les boissons japonaises telles que le sake ou le shochu sont loin du compte avec des niveaux maximum de 22 à 45 pour cent respectivement. Certains fabricants de sake se sont mis à produire des alcools forts pour répondre à la demande de désinfectants. Le géant japonais des boissons Suntory a commencé à produire des désinfectants mais aux Etats-Unis, pays le plus lourdement touché par la pandémie. La réglementation japonaise fixe habituellement entre 76,9% et 81,4% le contenu en alcool des liquides désinfectants. Au-delà de ce taux, ils sont moins efficaces et doivent être dilués, ont expliqué des responsables officiels.Le Japon semble pour l'heure relativement épargné par la pandémie, qui fait rage en Europe et aux Etats-Unis, mais de récents bonds dans le nombre de cas répertoriés, en particulier à Tokyo, ont soulevé des inquiétudes. Dans l'archipel nippon, plus de 7.600 cas ont été répertoriés et 109 décès sont attribués au Covid-19. Les hôpitaux et maisons de retraite, qui peinent à trouver des désinfectants à base d'alcool, ont appelé le gouvernement japonais à trouver des solutions de rechange.
Des scientifiques de plusieurs pays demandent à en savoir plus sur les données utilisées par la vaste étude parue dans le Lancet selon laquelle l'hydroxychloroquine ne semble pas être bénéfique aux malades du Covid et pourrait même être néfaste.
Parue le 22 mai, elle se fonde sur les données de quelque 96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, et compare l'état de ceux qui avaient reçu le traitement avec ceux qui ne l'avaient pas reçu.L'OMS a suspendu les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine (HCQ) dans la foulée.Mais d'où vient cette montagne de données? C'est ce que se demandent de très nombreux scientifiques, qui souhaiteraient avoir accès à toutes les données brutes sur lesquelles les auteurs ont travaillé.Est-ce qu'ils "peuvent donner les noms des hôpitaux canadiens dont ils affirment qu'ils ont contribué aux données, pour qu'elles puissent être vérifiées de façon indépendante?", a par exemple demandé mercredi sur Twitter Todd Lee, expert en maladies infectieuses à l'Université canadienne McGill.Sur un blog de l'Université américaine de Columbia consacré à la modélisation statistique, le statisticien Andrew Gelman pointe des limites méthodologiques et indique avoir "envoyé un mail pour leur demander les données", sans succès.Des interrogations relayées aussi en France par -outre Didier Raoult- beaucoup de médecins et chercheurs, comme le cardiologue Florian Zores, qui a pointé sur Twitter le "manque" de certaines données.Des chercheurs australiens s'interrogent aussi, d'autant qu'il y a des différences entre les données officielles du pays et celles de l'étude, selon The Guardian jeudi.Les données de l'étude émanent de Surgisphere, qui se présente comme une société d'analyse de données de santé, basée aux Etats-Unis, et dont le patron est l'un des auteurs de la publication, Sapan Desai, médecin.Dans un communiqué, Surgisphere a défendu l'intégrité de ses données et affirmé qu'elles viennent d'hôpitaux qui collaborent avec elle.Mais "nos accords d'utilisation des données ne nous permettent pas de les rendre publiques", a ajouté la société, précisant avoir déjà indiqué clairement que l'étude présentait des "limites".D'après le Guardian, Sapan Desai a reconnu avoir par erreur classé 73 décès en "Australie" alors qu'ils auraient dû être comptés en "Asie".A l'image de beaucoup de ses confrères, le Pr Gilbert Deray (Pitié-Salpêtrière) estime néanmoins jeudi sur Twitter que "cela ne change rien quant à l'absence de données sérieuses quant à l'efficacité de l'hydroxychloroquine associée ou non à l'azithromycine".Comme d'autres, il appelle à la poursuite d'"essais cliniques randomisés" pour en savoir plus.
Près de 350 millions de personnes dans le monde risquent d'être durement atteintes par la maladie Covid-19 et nécessiteraient une hospitalisation en cas de contamination, estime une étude britannique publiée mardi.
On sait que le nouveau coronavirus touche très inégalement les humains en fonction de multiples facteurs, liés à l'état de santé, à l'âge, au sexe et autres. Le SARS-CoV-2 laisse ainsi dans leur très grande majorité indemnes les jeunes gens en bonne santé et touche au contraire souvent durement les personnes âgées atteintes de maladies chroniques comme le diabète.En fonction de ce que l'on sait des facteurs de risques, des chercheurs britanniques ont cherché à établir pour 188 pays les risques différenciés pour les populations selon l'âge, le sexe et l'état de santé.Les résultats, publiés dans la revue médicale britannique The Lancet Global Health, montrent que 1,7 milliard d'humains, soit 22% de la population mondiale, présentent au moins un facteur de risque qui les rend plus susceptibles d'avoir une forme grave de Covid-19.Parmi ceux-ci, 349 millions de personnes sont particulièrement à risque de développer une forme sévère de la maladie et auraient besoin d'être hospitalisés en cas de contamination.A l'heure où les pays sortent du confinement (...) nous espérons que nos estimations fourniront un point de" départ utile" aux gouvernements qui "cherchent les moyens de protéger les plus vulnérables d'un virus qui continue de circuler", commente l'auteur principal de l'étude, Andrew Clark, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM).Le chercheur cite le fait de conseiller aux personnes les plus à risque d'adopter les gestes de distanciation sociales adaptés ou de les rendre prioritaires pour de futures campagnes de vaccination.La proportion d'habitants à risque est plus faible dans les régions où la population est plus jeune. C'est le cas de l'Afrique, où 16% de la population présente un facteur de risque face au nouveau coronavirus, soit 283 millions sur une population totale de 1,3 milliard. En Europe, cette part est de 31%, soit 231 millions sur une population de 747 millions."Mais une plus forte proportion de cas sévères pourrait être mortels en Afrique" en raison en particulier de la faiblesse des infrastructures sanitaires, souligne Andrew Clark. En outre les pays africains avec les plus fortes proportions de cas de sida comme le Lesotho sont plus à risque vis-à-vis de la pandémie. Parallèlement des îles comme l'île Maurice ou les Fidji présentent des risques accrus en raison d'une forte proportion de la population souffrant de diabète, l'un des facteurs aggravants pour cette maladie virale, selon l'étude.
Deux cents lots vont ainsi être vendus en ligne. Les enchères se clôturent dimanche 19 avril.
Une photo de Yann Arthus-Bertrand, une guitare d'Yves Duteil, un maillot de Zinedine Zidane, des gants de boxe de Sarah Ourahmoune, des manuscrits de Grand Corps Malade, des dessins de l'actrice Zabou Breitman ou de la styliste Inès de la Fressange... Les intéressés ont jusqu'au dimanche 19 avril pour tenter de se procurer l'un de ces lots lors d'une vente aux enchères en ligne organisée au profit des soignants. Au total, quelques 200 lots sont mis en vente. On y trouve notamment : une nuit au Ritz, un week-end en thalasso, des places VIP pour des spectacles, un cours d'écriture avec Alexandre Jardin ou de cuisine avec le chef Jacky Ribault, un dîner avec la star du "Grand Bleu" Jean-Marc Barr, une journée de tournage avec Kev Adams ou avec le duo Catherine et Liliane, une visite privée du musée d'Orsay avec pour guide Lionel PissarroAvec une mise à prix symbolique de 1 euro, le produit de cette vente de bienfaisance en ligne initiée par l'humoriste Anne Roumanoff sera notamment destiné à acheter du matériel médical, indique l'hôtel de ventes Drouot qui organise la vente. Depuis le 20 mars, Anne Roumanoff relaie sur Facebook et dans son émission sur Europe 1 les appels d'hôpitaux et de soignants à la recherche de masques, de charlottes et de surblouses de protection, déclenchant la mobilisation dans toute la France de bénévoles et donateurs réunis depuis dans l'association "Solidarité avec les soignants" créée par l'humoriste.Enchères en ligne sur https://encheres-solidaires.solidariteaveclessoignants.fr/
Pierre Richard n'en peut plus de Patrick Balkany. L'acteur ne rigole plus et estime que la place du maire de Levallois-Perret poursuivi notamment pour corruption et blanchiments est en prison.
"Pourquoi Balkany n'est-il pas encore en taule ? En plus, il plastronne, il nous fait un bras d'honneur", déclare-t-il dans une interview accordée au magazine L'Obs repérée par le site de Closer. Un entretien où l'artiste de 82 ans s'en prend violemment aux politiques en marge de cette campagne marquée par l'affaire Penelope Fillon. "Je ne comprends pas. Je vois les débats politiques, aujourd'hui, et je me dis que, sur les cinq candidats principaux, il y en a deux qui ne devraient pas être autorisés à se présenter. Mis en examen ! Où est passée la dimension éthique ? Des candidats à la magistrature suprême, inquiétés par la justice ? On rêve !" , s'insurge Pierre Richard. Les affaires touchent aussi Marine Le Pen. Il y a quelques mois, c'est Nicolas Sarkozy qui s'était présenté sans succès à la primaire de la droite malgré sa mise en examen. "Quant à Sarko, ce n'est pas une casserole, c'est une batterie de cuisine. Curieusement, les Français ne semblent pas choqués" , déplore le "socialiste romantique" qui a un petit penchant pour Jean-Luc Mélenchon, même s'il ne dit pas qu'il votera pour lui.
Benjamin Griveaux et Laurent Wauquiez se sont écharpés sur Twitter après la publication d'un article dans Le Journal du dimanche (JDD), dans lequel le porte-parole du gouvernement qualifie le président du parti Les Républicains (LR) de "candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel".
Face à la hausse des prix de l'essence et au mécontentement croissant des automobilistes, Laurent Wauquiez a réclamé la semaine dernière à l'exécutif de renoncer à l'augmentation programmée des taxes sur les carburants d'ici à 2021, et de mettre en place "un ticket carburant (...) sur le modèle du ticket restaurant", dénonçant au passage un "racket organisé".Passe d'armes sur Twitter"Son ticket carburant, c'est de la subvention à la pollution. Wauquiez, c'est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ça n'est pas la France du 21e siècle que nous voulons", a répliqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux dans l'édition du 28 octobre du JDD. Une réflexion qui n'a pas échappé au patron de LR. "Comment peut-on être ministre un affichant un tel mépris des Français ?", s'est interrogé le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sur Twitter. "Tabac = 73.000 morts par an. Pollution aux particules fines = 48.000 morts par an. Le vrai mépris, c'est de dire aux Français qu'on continue en fermant les yeux", a alors répondu le député La République en marche (LREM) de Paris sur le même réseau social. Malgré la colère des Français, l'exécutif entend maintenir le cap. "Nous avons choisi, et c'est effectivement très courageux et très difficile, de taxer la pollution (au diesel) et les produits nocifs comme le tabac plutôt que de taxer le travail et les entreprises", a soutenu dimanche le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, invité de l'émission "Le grand rendez-vous" d'Europe 1, CNews et Les Échos. Même son de cloche du côté du ministre de l'Économie Bruno Le Maire, qui, dans Le Parisien, a également défendu la fiscalité écologique. "Une bonne politique, c'est de garder le cap. Nous ne ferons pas de retour en arrière" sur la taxation des carburants, a-t-il déclaré.
Celle qui longtemps été la méchante du "Maillon faible" a enfin trouvé une certaine sérénité. C'est grâce à sa fille Willow née il y a trois ans que Laurence Boccolini a trouvé le bonheur.
"Je la trouve bien dans sa peau (...) Il y a du comique en elle !" , raconte-t-elle dans les colonnes de Télé 7 Jours. Pendant longtemps l'animatrice de "Money Droy" a cru qu'elle ne pourrait jamais vivre la joie d'être mère. Pour cela, elle a eu recours à la fécondation in vitro.Un combat qu'elle avait raconté dans son livre "Puisque les cigognes ont perdu mon adresse". "Les gens m'ont vue différemment. J'étais en souffrance. Je reçois encore des messages de femmes qui disent se reconnaître à chaque page, car elles vivent la même chose" , explique-t-elle avant de revenir sur la personnalité de sa petite fille tant attendue. "Sa maîtresse dit qu'elle a du caractère. C'est un Scorpion ! Elle regarde "Money Drop"... mais applaudit quand les candidats perdent ! Elle a le sens du gag. Ce qui fait beaucoup rire son père" , commente dans Télé 7 Jours Laurence Boccolini.
La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 461.665 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l'apparition de la maladie en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à 19h00 GMT.
Plus de 8.742.490 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l'épidémie, dont au moins 4.064.300 sont aujourd'hui considérés comme guéris.Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations. Certains pays ne testent que les cas graves, d'autres utilisent les tests en priorité pour le traçage et nombre de pays pauvres ne disposent que de capacités de dépistage limitées.Depuis le comptage réalisé vendredi à 19h00 GMT, 4.743 nouveaux décès et 183.333 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès sont le Brésil avec 1.206 nouveaux morts, les États-Unis (702) et le Mexique (647).Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 119.460 décès pour 2.240.617 cas. Au moins 606.715 personnes ont été déclarées guéries.Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 48.954 morts pour 1.032.913 cas, le Royaume-Uni avec 42.589 morts (303.110 cas), l'Italie avec 34.610 morts (238.275 cas), et la France avec 29.633 morts (196.594 cas).Parmi les pays les plus durement touchés, la Belgique est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 84 décès pour 100.000 habitants, suivi par le Royaume-Uni (63), l'Espagne (61), l'Italie (57), et la Suède (50).La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao) a officiellement dénombré un total de 83.352 cas (27 nouveaux entre vendredi et samedi), dont 4.634 décès (0 nouveau), et 78.410 guérisons.L'Europe totalisait samedi à 19h00 GMT 192.432 décès pour 2.506.305 cas, les Etats-Unis et le Canada 127.915 décès (2.341.576 cas), l'Amérique latine et les Caraïbes 91.835 décès (1.966.918 cas), l'Asie 28.255 décès (992.857 cas), le Moyen-Orient 13.260 décès (630.463 cas), l'Afrique 7.837 décès (295.528 cas), et l'Océanie 131 décès (8.846 cas).Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l'AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En raison de corrections apportées par les autorités ou de publications tardives des données, les chiffres d'augmentation sur 24h peuvent ne pas correspondre exactement à ceux publiés la veille.
Les autorités vont notamment pouvoir renforcer les contrôles aux frontières et sur l'ensemble des marchés de Noël en France.
"Le gouvernement vient de décider de passer en urgence attentat", a annoncé Christophe Castaner dans la nuit de mardi à mercredi 12 décembre, après la fusillade sur le marché de Noël de Strasbourg. Il s'agit du niveau d'alerte le plus élevé du plan vigipirate, selon le site du gouvernement."Nous sommes actuellement en France en posture vigipirate renforcée, le gouvernement vient de décider de passer en urgence attentat, avec la mise en place de contrôles renforcés aux frontières, et des contrôles renforcés sur l'ensemble des marchés de Noël en France pour éviter le risque de mimétisme", a déclaré le ministre de l'Intérieur. "Il y aura aussi en complément une mobilisation plus forte encore du dispositif sentinelle sur l'ensemble du territoire", a-t-il ajouté, s'exprimant depuis la préfecture du Bas-Rhin à Strasbourg.Ce niveau d'alerte existe depuis 2016, quand le plan vigipirate a été révisé dans le sillage des attentats de 2015 et 2016. Le niveau "urgence attentat" peut être "mis en place à la suite immédiate d'un attentat ou si un groupe terroriste identifié et non localisé entre en action, précise le site gouvernement.fr. Ce niveau est mis en place pour une durée limitée : le temps de la gestion de crise. Il permet notamment d'assurer la mobilisation exceptionnelle de moyens, mais aussi de diffuser des informations susceptibles de protéger les citoyens dans une situation de crise."Le premier niveau, "vigilance", est "la posture permanente de sécurité", et active 100 des 300 mesures du plan vigipirate. Le deuxième niveau, "sécurité renforcée - risque d'attentat", en active 216, et correspond à une "menace terroriste élevée, voire très élevée".La garde des Sceaux Nicole Belloubet a estimé mercredi que la France pouvait "réagir" après l'attaque de Strasbourg, "sans avoir à déclencher l'état d'urgence", une mesure d'exception. "Je pense que nous pouvons être à la hauteur des événements sans pour autant déclencher l'état d'urgence", a déclaré la ministre de la Justice sur Public-Sénat. Ce régime d'exception avait notamment été mis en place après les attentats jihadistes de Paris en novembre 2015 (130 morts), puis avait été levé. "Les lois adoptées récemment par notre gouvernement permettent de déployer un certain nombre de mesures qui nous ont permis d'éviter jusqu'à présent au moins six attentats", a souligné Mme Belloubet. La ministre a par ailleurs précisé le profil judiciaire du suspect. "C'est quelqu'un qui a été condamné à de nombreuses reprises pour des faits de droit commun. Il a effectué en France deux peines de prison de deux ans chacune qu'il avait purgées. Il est sorti (de prison) il y a trois ans de sa dernière condamnation", a détaillé Mme Belloubet. La ministre s'était déjà opposée début décembre, après les violences commises à Paris lors d'une manifestation des "gilets jaunes", à un retour de l'état d'urgence, réclamé par des syndicats policiers, et auquel le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner n'avait pas fermé la porte.
L'Est Républicain révèle le désespoir d'un jeune homme de 19 ans à Toul (Meurthe-et-Moselle). Pour rembourser des dettes, il a été jusqu'à braquer sa propre famille.
En moins d'un mois, la famille de Pierre G a subi une longue descente aux enfers se concluant finalement par une condamnation pour le jeune adolescent de 19 ans issu de Toul (Meurthe-et-Moselle). Selon l'Est Républicain, c'est habité d'un vrai sentiment de culpabilité qu'il s'est retrouvé face à la justice. Et pour cause : il est accusé d'extorsion après avoir violemment soutiré de l'argent à plusieurs reprises à ses grands-parents.Le début de ces dérives a lieu le 5 juillet 2019. Pierre réclame 20 euros à sa grand-mère chez qui il est logé depuis près d'un an. Habitué à leur emprunter régulièrement des sommes d'argent, il se heurte cette fois-ci à un refus. S'il repart dans un premier temps, la colère s'empare ensuite de lui et il décide finalement de revenir. Il retourne le mobilier du domicile avant de prendre un couteau et de le pointer en direction de son grand-père en menaçant de le « crever ». Alertés, les gendarmes parviennent finalement à le ramener à la raison. Le petit-fils est finalement laissé libre mais se trouve interdit de revenir voir ses grands-parents.Une « dette de stups » à rembourser d'urgenceUn nouvel élément plonge de nouveau Pierre dans la tourmente. L'Est Républicain rapporte qu'il aurait contracté une « dette de stups » qu'il devait très rapidement rembourser sous peine de représailles. Le 23 juillet, il se dirige à nouveau vers chez ses grands-parents. Sans faire mention des pressions qu'il subit, il demande 600 euros à sa grand-mère. Cette dernière refuse dans un premier temps. Une réponse négative qui ne calme pas les envies du jeune homme. « Il faut parfois lui mettre un coup de pression pour qu'elle donne de l'argent », confie-t-il aux gendarmes par la suite. Il menace alors de prendre son véhicule mais cela ne change rien.Alors qu'elle le ramène en voiture à son nouveau logement, le petit-fils assure cette fois qu'il s'associera à des amis pour « tout retourner » au domicile des grands-parents. Face à ce nouveau coup de pression, la grand-mère finit par craquer. Elle s'arrête à un distributeur et retire d'abord 80 euros. Une somme insuffisante qui lui vaut de nouvelles menaces. Elle décide alors de rajouter 70 euros. Ce chantage ne prend fin qu'à l'arrivée du père de famille, alerté de l'altercation. Les forces de police ont finalement interpellé le jeune homme de 19 ans. La substitut Salima Rozec requiert huit mois de prison dont trois fermes. Elle souhaite aussi l'interdire d'être en contact avec ses grands-parents. « Vous êtes dans un engrenage infernal ! Vous vous rendez compte que votre grand-mère envisage d'installer des barres de fer sur la porte de chez elle avant de partir en vacances. Pour éviter que vous veniez squatter avec des amis ! », s'exclame-t-elle contre l'accusé.Pierre G. concède lui-même avoir « déconné ». Il attend désormais son jugement final, même s'il existe encore des motifs d'espoir concernant son avenir. « On peut encore le remettre sur le droit chemin », affirme Me Samira Boudiba, avocate de la défense. « Son père, qui ne voulait plus entendre parler de lui, est prêt à s'en occuper. »
La dernière journée des festivités, prévue samedi 29 février, est annulée à titre "préventif".
Face à la propagation du coronavirus de l'autre côté de la frontière franco-italienne, la ville de Nice a décidé d'annuler le dernier jour de son célèbre carnaval, prévu samedi 29 février. "Nous voyons la progression dans l'Italie voisine. Après la Lombardie, les présidents des régions Ligurie et Piémont, c'est à dire nos deux régions voisines frontalières, ont pris des décisions", a expliqué le maire de la ville, Christian Estrosi, évoquant "un foyer" d'infection "à une centaine de kilomètres de la frontière"."A partir de là, je me dis qu'alors nous n'avons plus qu'une sortie, que le carnaval de Nice est achevé, pourquoi prendre ce risque?". "C'est un principe de précaution. Je veux faire passer la santé avant l'économie", a t-il encore fait valoir, à l'antenne de BFMTV.
Un puissant séisme d'une magnitude de 6,9 a été enregistrée vendredi dans l'est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Une alerte au tsunami a été émise dans la soirée puis levée.
L'observatoire américain USGS a précisé que le séisme s'était produit à 12h50 (02h50 GMT) à une profondeur de 85 km, près de la côte Est, à 150 kilomètres au nord-est de la capitale Port Moresby. Certains employés se sont précipités dans les rues de la capitale en ressentant la secousse. Des médias ont indiqué que le séisme avait été ressenti sur une partie importante du territoire, et jusque l'île Bougainville, à 900 km. On ne disposait dans l'immédiat d'aucune information sur d'éventuels dégâts engendrés par ce tremblement de terre. En raison de la précarité des moyens de communication en Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la difficulté du terrain et du manque de routes, il faut parfois des jours pour prendre conscience de l'étendue de l'impact des catastrophes naturelles dans l'archipel.Le Centre d'alerte au tsunami du Pacifique a mis en garde les populations vivant dans les régions côtières, faisant état d'un risque de vagues "dangereuses". Mais cette alerte a par la suite été levée.Intense activité volcaniqueLa Papouasie se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, théâtre d'une intense activité volcanique et sismique.En février 2018, un séisme de magnitude 7,5 dans le centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avait fait au moins 125 morts et détruit des centaines de bâtiments.
Le bâtonnier de Paris a mis en avant "l'absence de distance" entre l'avocat et les actions de son client. C'est finalement Me Yassine Bouzrou qui assurera la défense de l'artiste russe.
L'avocat Juan Branco avait dénoncé ce weekend une atteinte aux droits de la défense en expliquant que le parquet s'opposait à sa désignation comme avocat de l'artiste russe Piotr Pavlenski, mis en examen mardi pour la diffusion de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, ex-candidat LREM à la mairie de Paris.Si le parquet ne peut pas s'opposer au choix d'un avocat, il peut, lorsqu'il redoute un conflit d'intérêts, saisir le bâtonnier pour qu'il tranche la question. Après une enquête déontologique, le bâtonnier de Paris Me Olivier Cousi a demandé à Juan Branco de renoncer à défendre l'activiste russe en raison notamment de "l'absence de distance" entre l'avocat et les actions de son client, a annoncé mercredi 19 février le barreau dans un communiqué. Au cours de l'enquête déontologique, "il n'a pas été relevé de conflit d'intérêts avéré (...) pouvant être opposé à M. Juan Branco", indique le communiqué. "Toutefois, l'absence de distance manifestée par M. Juan Branco entre sa mission d'avocat et l'action reprochée à son client, ainsi que son absence de prudence lors de déclarations dans les médias l'exposaient à un risque de manquement aux principes essentiels, notamment d'indépendance et de prudence", ajoute-t-il. "Dans ces conditions, le bâtonnier a demandé à M. Juan Branco de renoncer à la défense de M. Pavlenski", conclut-il.C'est finalement Me Yassine Bouzrou qui a été désigné pour assurer la défense de l'artiste russe.
C'est une aide de dernière minute qui n'était pas forcément prévue. Face à une mobilisation massive de l'électorat pour le premier tour de la primaire de la droite et du centre, certains bureaux de vote ont dû faire face à une pénurie d'enveloppes.
C'est le cas de certains bureaux de la capitale, qui se sont retrouvés "à sec" alors que des dizaines de personnes attendaient pour exprimer leur voix.Pour répondre à l'urgence, la Haute autorité de la primaire, dirigée par Thierry Solère, s'est tournée vers la mairie de Paris pour permettre aux inscrits de glisser leurs bulletins dans l'urne, comme l'a révélé LCI en début de soirée. Sollicitée en cours de journée, la maire socialiste de la capitale Anne Hidalgo a répondu favorablement à la requête.De 3,9 à 4,3 millions de personnes auraient participé à la consultation, selon une projection Elabe à la fermeture des bureaux de vote à 19h, réalisée à partir des données fournies par la Haute autorité de la primaire, chargée de chapeauter le scrutin. Le premier tour de la primaire socialiste avait réuni, en 2011, 2,66 millions de participants. A 17 heures, plus de 2,5 millions de votants s'étaient rendus dans 70% des bureaux, a annoncé à la presse le "M. Primaire" du parti Les Républicains.
Le procès des attaques contre Charlie Hebdo, une policière à Montrouge et l'Hyper Cacher, perpétrées par les frères Kouachi et Amédy Coulibaby, s'ouvre mardi 2 septembre à Paris, sous haute surveillance. Ce sera le premier procès pour terrorisme à être filmé en France, en vertu de son "intérêt pour la constitution d'archives historiques de la justice".
Ces attentats ont fait 17 victimes. En janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi, et Amédy Coulibaly, prenaient pour cibles la liberté de la presse, l'Etat et la communauté juive, et abattaient 17 personnes : des piliers du journal satirique Charlie Hebdo, trois policiers, ainsi qu'un employé et des clients d'un magasin casher. Les victimes de la tuerie à Charlie Hebdo Agent de maintenance employé du groupe Sodexo, Frédéric Boisseau, 42 ans, est la première victime des attentats. Ce 7 janvier 2015 en fin de matinée, les frères Kouachi, armés de fusils d'assaut, viennent de faire irruption au 10, rue Nicolas Appert (Paris XI), où l'hebdomadaire satirique a son siège. Incapable de répondre à la question "C'est où Charlie ?", Frédéric Boisseau est touché par balle dans la loge du gardien et meurt dans les bras d'un collègue. Entrés dans les locaux du journal, les jihadistes exécutent en moins de deux minutes dix personnes; neuf à l'intérieur de la salle de rédaction et une dixième à l'extérieur. Quatre autres sont blessées par balles. Plusieurs dessinateurs emblématiques de Charlie Hebdo, qui avaient publié des caricatures de Mahomet en 2006, sont tués : Stéphane Charbonnier, dit "Charb", 47 ans, directeur de la publication de l'hebdomadaire depuis 2009; Jean Cabut, dit "Cabu", 76 ans, un grand amateur de jazz à l'éternelle coupe au bol; Philippe Honoré, 73 ans; Bernard Verlhac, dit "Tignous", 57 ans; Georges Wolinski, 80 ans, ex-pilier de Hara-Kiri. Trois autres collaborateurs de Charlie Hebdo meurent sous les balles des frères Kouachi : l'économiste Bernard Maris, 68 ans, qui signait une chronique hebdomadaire "Oncle Bernard"; la psychiatre et psychanalyste Elsa Cayat, 54 ans, qui tenait la rubrique "Charlie Divan"; et le correcteur érudit et friand de littérature Mustapha Ourrad, 60 ans. Les autres victimes sont Michel Renaud, 69 ans, fondateur du festival "Le rendez-vous du Carnet de voyage à Clermont-Ferrand", qui avait été invité par Cabu à assister à la conférence de rédaction, et le brigadier Franck Brinsolaro, 48 ans, qui était affecté à la protection de Charb. Le gardien de la paix Ahmed Merabet, qui venait à 40 ans d'être promu officier de policier judiciaire, est blessé alors qu'il tente de stopper les assaillants de Charlie Hebdo dans leur fuite, puis il est froidement abattu à bout portant. Clarissa Jean-Philippe, assassinée à MontrougePolicière municipale de 27 ans, Clarissa Jean-Philippe est abattue par Amédy Coulibaly le 8 janvier 2015 au matin, alors qu'elle intervenait sur un banal accident de la circulation à Montrouge (Hauts-de-Seine). En tenue et porteuse d'un gilet pare-balles, elle fait circuler des voitures quand elle est touchée par un tir à la carotide. Elle décédera après son transport à l'hôpital. Les victimes de l'Hyper CacherLe lendemain vers 13h00, Amédy Coulibaly fait irruption, armé d'un fusil d'assaut et porteur d'une caméra GoPro sur son torse, dans une épicerie juive de la Porte de Vincennes à Paris, l'Hyper Cacher. Yohan Cohen, 20 ans, employé du magasin comme manutentionnaire, est immédiatement tué. La page Facebook de ce fan de rap habitant à Sarcelles (Val-d'Oise) affichait "Je suis Charlie", en hommage aux 12 personnes tuées deux jours plus tôt. Après avoir décliné son identité à la demande d'Amédy Coulibaly, Philippe Braham, 45 ans, client du magasin et cadre commercial dans une société de conseil en informatique, est exécuté à son tour.Entré quelques minutes plus tard alors qu'une caissière était en train de baisser le rideau métallique, François-Michel Saada, 63 ans, cadre supérieur à la retraite, fait demi-tour mais est tué par le jihadiste. Yoav Hattab, un étudiant tunisien de 21 ans qui vivait depuis moins d'un an en France et qui s'était caché dans un premier temps dans la chambre froide du magasin, est abattu après avoir tenté de neutraliser le preneur d'otages en s'emparant d'une de ses armes.
À compter du mois prochain, l'aide gouvernementale pour renouveler son véhicule sera plus difficile à obtenir. Les conditions d'attribution seront plus strictes et le montant de la prime se trouvera réduit dans de nombreux cas.
Explications.La prime à la conversion change de formule. À partir du 1er août prochain, ce dispositif, qui vise à aider les ménages les plus modestes à acheter une voiture moins polluante, fait peau neuve et va devenir plus difficile à obtenir. Le gouvernement a choisi d'imposer des critères d'attribution plus drastiques qu'auparavant, et ce pour faire face à l'engouement suscité par la prime. Cette année, le dispositif a déjà séduit 250.000 Français, contre 100.000 l'an dernier, selon les chiffres officiels.Quelles sont les modifications apportées ? La prime à la conversion demeure sa dimension d'aide aux citoyens qui souhaitent acheter un véhicule, neuf ou d'occasion, thermique ou électrique, pour remplacer leur ancienne voiture, plus polluante. Mais cette aide sera désormais orientée vers "les ménages les plus modestes" et les véhicules "vraiment plus propres", comme l'avait déclaré la ministre des Transports, Élisabeth Borne, au début du mois de juillet.Ce qui va changer : moins de 60.000 euros et les diesels d'avant 2019 exclusConcrètement, cela signifie que les véhicules de plus de 60.000 euros seront désormais exclus du dispositif. Le gouvernement a également décidé de revoir à la baisse le plafond d'émission de CO2 : les voitures devront afficher au maximum 117 grammes de CO2 par kilomètre, contre 122 grammes jusqu'à présent. Également, les véhicules classés en vignette Crit'air 2 et immatriculés avant le 1er septembre 2019 ne seront plus du tout éligibles à la prime à la conversion, excluant donc du dispositif tous les diesel immatriculés avant cette date. En revanche, les véhicules flex-fuel fonctionnant au superéthanol E85 seront favorisés, avec un abattement de 40% sur leurs émissions de CO2. Des baisses de subventionsCôté financier, le montant de l'aide sera désormais calculé en fonction du revenu fiscal de référence du foyer. Jusqu'à présent, il dépendait uniquement du fait que le ménage soit imposable ou non. Et des baisses de subventions sont à prévoir : "Les différents niveaux de prime sont revus à la baisse à l'exception des véhicules les plus propres", indique un décret publié au Journal officiel mercredi 17 juillet. Toutefois, la prime pourra toujours atteindre jusqu'à 5.000 euros pour les ménages les plus modestes acquérant une voiture hybride ou électrique.
Une rafale de vent à 137 km/h a été relevée sous les orages de mercredi soir à Toulouse. Un record pour la ville depuis la tempête de décembre 1999.
Des orages ont éclaté un peu partout en France mercredi soir 19 juin, mais celui de Toulouse a été particulièrement violent. L'épisode a commencé vers 23h et n'a duré qu'une dizaine de minutes mais des rafales de vent jusqu'à 137 km/h ont été relevées par Météo France, du jamais-vu depuis la tempête de 1999. Des grêlons de 1 à 2 centimètres de diamètre sont également tombés.En seulement 18 minutes, il est tombé 35 mm sur la région toulousaine, selon l'organisme météorologique. De nombreux internautes ont posté des vidéos sur les réseaux sociaux, montrant ainsi la violence de cet épisode. Dégâts et perturbationsConséquences de ces intempéries, les pompiers de Haute-Garonne ont effectué 163 interventions en fin de soirée et dans la nuit pour des inondations de maisons, des chutes d'arbres et de poteaux électriques sur un axe Saint-Lys / Colomiers / Toulouse, rapporte La Dépêche du Midi. Aucun blessé n'est néanmoins à déplorer. Le trafic SNCF a été perturbé, des installations électriques ayant été touchées, et la ligne B du métro a été interrompue entre les stations Ramonville et Empalot. Ce jeudi, le temps s'annonce toujours bien orageux, notamment des Pyrénées au Nord-Est, selon les prévisions de Météo-France.
Le producteur Thomas Langmann, placé vendredi sous contrôle judiciaire, sera jugé en août pour "harcèlement moral sur conjoint".
Après deux jours de garde à vue, Thomas Langmann a été présenté ce vendredi matin au parquet de Paris. Le fils du célèbre producteur Claude Berri, visé par une plainte de sa femme avec laquelle il est en instance de divorce, sera jugé le 28 août prochain. Dans l'attente du jugement, Thomas Langmann est soumis à un contrôle judiciaire qui lui interdit d'entrer en contact avec sa femme, mais pas avec ses enfants, a-t-elle ajouté. "C'est l'effet d'une procédure de divorce conflictuelle, dans laquelle, malheureusement, il y a une volonté d'instrumentalisation de la justice", a réagi son avocate, Me Caroline Toby. Selon son conseil, les faits de harcèlement visés par le parquet sont constitués de nombreux SMS et e-mails envoyés par Thomas Langmann à sa femme. Le producteur et réalisateur avait été placé en garde à vue mercredi après-midi au commissariat des 5e et 6e arrondissements, où il avait été convoqué dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris à la suite d'une plainte de sa femme. Lors de cette garde à vue, le producteur a été confronté à son épouse. Les échanges auraient été "houleux" et "ponctués de cris", selon l'hebdomadaire Closer."J'ai harcelé ma femme pour voir mon fils"Thomas Langmann avait récemment évoqué ses déboires sur France 2 dans l'émission "Stupéfiant !", expliquant vivre une procédure de divorce difficile avec Céline Bosquet, mère de deux de ses enfants. "J'ai peut-être beaucoup appelé ma femme (...) J'ai harcelé ma femme pour voir mon fils", s'était-il justifié, regrettant un "déferlement médiatique". Producteur à succès de "The Artist", Thomas Langmann, 46 ans, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violence à l'encontre de sa précédente compagne, mère de sa première fille. "J'ai commis un mauvais geste que je regrette, pour lequel je me suis excusé immédiatement, pour lequel j'ai été condamné", avait-il rappelé sur France 2.Cet héritier d'une famille de producteurs du cinéma à l'histoire émaillée de drames, avait admis avoir eu des problèmes de drogue, précisant qu'ils avaient "duré plus de quinze ans" et étaient "derrière" lui. Thomas Langmann, dont la société La Petite Reine a été placée en procédure de sauvegarde, avait aussi reconnu avoir "eu des difficultés avec un film qui n'a absolument pas marché, Stars 80, la Suite," mais a annoncé un projet de comédie musicale.
Benoît Hamon était-il un enfant turbulent? C'est en tout cas ce que raconte deux enfants ayant participé à l'émission "candidats au tableau". Invités dans "C à vous" sur France 5, Floraline et Tenzin, ont partagé leur expérience avec les candidats à la présidentielle.
Et une anecdote de Benoît Hamon les a particulièrement marqué. Le jeune Tenzin raconte : "Benoît Hamon, quand il était plus petit, avec des amis, ils avaient attachés un garçon à un arbre et ils l'ont ensuite oublié et pendant une heure l'enfant est resté là". Une histoire qui a bien fait rire les élèves en questions mais aussi les chroniqueurs de C à vous. Dans "Présidentielle : candidats au tableau", un documentaire de Mélissa Theuriau qui sera diffusé sur c8 les candidats à la présidentielle doivent répondre de manière simple et concise aux questions des enfants sur la politique. François Fillon, Emmanuel Macron, mais également Jean-Luc Mélenchon se sont prêtés au jeu.
Nicolas Sarkozy a déclenché des réactions outrées d'une partie de la gauche qui l'a accusé de racisme, après avoir semblé associer les mots "singes" et "nègres".
Invité jeudi soir de l'émission Quotidien de Yann Barthès sur TMC à l'occasion de la sortie de son livre à succès "Le temps des tempêtes", l'ex-président critiquait "cette volonté des élites, qui se pincent le nez, qui sont comme les singes qui n'écoutent personne", lorsqu'il s'est interrompu pour dire avec ironie: "Je ne sais plus, on a le droit de dire +singe+?" et d'enchaîner: "Parce que... On n'a plus le droit de dire les... On dit quoi ? +Les dix petits soldats+ maintenant? C'est ça? Ouais... Elle progresse la société!", a-t-il ajouté en raillant la suppression du mot "nègre" dans l'un des romans d'Agatha Christie."On a peut-être le droit de dire singe, sans insulter personne", a-t-il ensuite ajouté.L'ex-chef de l'Etat faisait référence au roman policier les "Dix petits nègres", l'un des livres les plus lus et vendus au monde, qui vient d'être réédité et rebaptisé en français "Ils étaient dix" avec le mot "nègre" remplacé par "soldat" dans le livre.Il critiquait "cette petite partie des élites qui se regardent dans une glace" sans s'adresser au reste de la population.Ces déclarations ont immédiatement suscité l'ire de responsables politiques de gauche."Le plus gênant dans cette séquence, c'est la rapidité avec laquelle son cerveau associe le mot +singe+ au mot +nègre+?", a dénoncé le député et numéro deux de LFI Adrien Quatennens sur Twitter.Pour le chef du Parti socialiste Olivier Faure sur Twitter, les propos d'"un ancien président de la République française (qui) associe spontanément les singes aux +nègres+" démontrent un "racisme sans masque", tandis que l'ex-candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal estime que "c'est hélas dans la droite ligne de son lamentable discours de Dakar" de 2007, où il avait affirmé que "l'homme africain" n'était "pas suffisamment entré dans l'Histoire"."C'est avec indignation que je condamne fermement ces propos", a réagi dans un communiqué le député LREM de Guadeloupe Olivier Serva, président de la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale. "Les mots sont immondes et sans complexes. L'arrogance et la condescendance du ton nous sont insupportables. Le racisme est un délit et doit être puni".Proche de l'ancien président, l'ex-ministre Rachida Dati a nié qu'il puisse "avoir une once de racisme": Nicolas Sarkozy avait accueilli Barack Obama "avant même que quiconque puisse imaginer qu'il puisse devenir un jour président", "il était pour la discrimination positive, pour le droit de vote des étrangers", a-t-elle fait valoir sur BFMTV et RMC.Nicolas Sarkozy a pour sa part relayé des extraits de l'émission diffusés par Quotidien sur le réseau social: le premier où il dit son admiration pour Aimé Césaire, "un homme tout à fait remarquable", le second où il déclare qu'"il n'y a rien qui se démode plus que le nouveau monde".
Des centaines de policiers se sont de nouveau rassemblés lundi à Paris, Lille ou Nancy pour réclamer des "actes forts" aux autorités, qui ont lâché du lest en annonçant le maintien pendant plusieurs mois d'une technique controversée d'interpellation.
La clé "d'étranglement", dont l'abandon annoncé le 8 juin par Christophe Castaner a déclenché la colère des policiers, "continuera d'être mise en oeuvre" jusqu'à ce qu'une autre technique d'interpellation soit définie, a indiqué lundi le chef de la police nationale Frédéric Veaux.Saluée par les syndicats, l'annonce n'a pas suffi à éteindre la mobilisation des forces de l'ordre, qui s'estiment injustement accusées de racisme et violences dans le sillage de la mort de George Floyd aux Etats-Unis.Après l'Arc de Triomphe samedi et le Trocadéro dimanche, environ 200 policiers affectés à des patrouilles de nuit se sont rassemblés en tenue vers 23h30 au pied de la Grande Arche, avec leurs voitures et motos garées sur le parvis de La Défense, gyrophares allumés. "La clé d'étranglement, c'est fait pour maîtriser des individus dangereux, qui peuvent causer des dommages collatéraux, on le fait pas par plaisir", explique Emmanuel Quemener, secrétaire régional d Alliance pour les Hauts-de-Seine, pendant que ses collègues jettent leurs menottes sur les marches de l'Arche avant d'entonner une Marseillaise. "On ne demande pas de pognon, on veut de la reconnaissance. On est les grands oubliés, on est l'éponge du gouvernement pour absorber tous les maux de la société", a-t-il ajouté. Dimanche soir, Emmanuel Macron avait affirmé que policiers et gendarmes méritaient "le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation".A Lille, entre 150 et 200 policiers ont pris place en tenue sur la place de la République devant la Préfecture du Nord. Pendant une minute, ils ont allumé les gyrophares bleus et fait hurler les sirènes de leurs véhicules avant d'applaudir leurs camarades morts en service.Ils se sont ensuite approchés des grilles de la préfecture sur lesquelles ils ont brièvement accroché leurs menottes en guise de protestation."Nous sommes ici pour montrer notre mécontentement. Dans l'intervention du président de la République, les mots ont été forts mais on veut désormais des actes forts", a déclaré Arnaud Boutelier, du syndicat Alliance."Contrairement à ce qu'a dit Nicole Belloubet (garde des Sceaux NDLR), notre mobilisation n'est pas un mouvement d'humeur mais un mouvement de colère, qui risque de perdurer si nous ne sommes pas entendus et s'il n'y a pas des gestes forts", a renchéri un responsable du syndicat majoritaire Unité SGP Police-FO.Outre le refus de "tout parallèle" entre polices française et américaine et de tout "raccourci" sur les "violences policières", les fonctionnaires présents se sont dits "déstabilisés" par l'annonce de M. Castaner de mettre fin à la "clé d'étranglement", un abandon qui ne sera donc pas immédiat.A Nancy, 200 à 250 fonctionnaires se sont également rassemblés devant l'hôtel de police, ont jeté leur brassard et leurs menottes au sol et "respecté une minute de silence en hommage aux policiers morts pour le pays", a expliqué David Ghisleri, délégué syndical Alliance pour la Lorraine.Des rassemblements similaires ont eu lieu en banlieue parisienne, à Créteil, où une centaine de policiers se sont rassemblés devant la préfecture du Val-de-Marne, devant le commissariat de Saint-Denis, où quelques dizaines de policiers ont jeté leurs menottes à terre, ainsi qu'à Saint-Ouen, Noisy-Le-Grand et Gagny.
Environ 40% des abonnés internet en France avaient été raccordés au très haut débit fin mars, contre 34% un an plus tôt, selon le rapport trimestriel sur le sujet du régulateur du secteur, l'Arcep, publié jeudi.
Le premier trimestre "confirme la progression record du nombre d'abonnements et du déploiement de la fibre (FttH) observée en 2019" malgré les premiers effets de la crise sanitaire et la première quinzaine de confinement en mars, observe l'Arcep, qui dénombre 600.000 personnes supplémentaires raccordées au très haut débit dans ce début d'année.Ce sont désormais 12 millions de Français qui bénéficient d'un accès internet à très haut débit, soit 40% des abonnés en France. La fibre optique de bout en bout "porte l'intégralité de la croissance" et représentait fin mars près des deux tiers (64%) des abonnements très haut débit, soit 7,7 millions de lignes, selon l'Arcep. Presque 20 millions de locaux sont maintenant éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 35% en un an, souligne encore le régulateur.Alors que le confinement a mis sous tension les réseaux et gêné les opérateurs dans le déploiement du très haut débit, en vidant notamment la trésorerie des sous-traitants, l'Arcep répète qu'elle "sera attentive aux efforts des opérateurs pour atteindre leurs objectifs". A titre d'exemple, Orange a rendu raccordables 63% des locaux des communes sur lesquelles il s'est engagé, et SFR 68%.Le gouvernement, via le ministre du Logement et de la Ville Julien Denormandie et le secrétaire d'État au numérique Cédric O, a érigé ces dernières semaines la réduction de la fracture numérique en chantier prioritaire, y voyant un outil contre la crise économique.
Au micro de Radio Canada, Ségolène Royal a indiqué le samedi 24 août qu'elle n'excluait pas une candidature à la prochaine élection présidentielle française.
Cela n'est certes pas encore une déclaration de candidature. Mais Ségolène Royal, au micro de Radio Canada, a indiqué qu'elle ne fermait pas la porte à une candidature à l'élection présidentielle française de 2022. "Oui, c'est vrai (...) mais pas sous le chapeau socialiste", a confirmé l'ancienne candidate battue en 2007 par Nicolas Sarkozy. Une réponse qui faisait suite à une question de Radio-Canada visant à déterminer si elle avait bien, lors d'une interview diffusée par BFM TV le 23 août en France, laissé entendre un intérêt personnel pour le prochain scrutin présidentiel français. "Oui, je serai présente sur les échéances politiques qui viennent pour défendre les valeurs auxquelles je crois et pour me mettre au service de ces valeurs. Sous quelle forme, on verra", a encore déclaré Ségolène Royal à Radio Canada. Avant de préciser sa pensée, avec bien plus de prudence : "Maintenant, on verra comment les choses se passent. Ce n'est pas du tout une déclaration de candidature. Ce serait d'ailleurs très maladroit de ma part, je me ferais immédiatement attaquer de toutes parts." Pour justifier cet intérêt, l'actuelle ambassadrice des négociations sur les pôles Arctique et Antarctique a évoqué des "combats" prioritaires, évoquant "la lenteur de la mutation écologique" et insistant sur "la question des droits des femmes, du respect de la dignité de femmes, du nombre très faible de femmes aux responsabilités dans le monde".Priorité donnée à l'écologieSur le plan de l'écologie, Ségolène Royal a appelé les fabricants automobiles à accélérer la mutation énergétique, citant le besoin de véhicules propres et électriques à prix accessibles, tout en rappelant la nécessité de limiter les émissions de CO2 et de combattre la pollution à base de plastique. Par ailleurs, l'ancienne ministre de l'Environnement (2014 -2017) a reconnu que le recours au pétrole restait incontournable pour le moment, mais que les énergies propres devaient être développées afin de limiter l'impact humain sur l'environnement.
Plusieurs milliers de Hongkongais sont descendus dans les rues vendredi en chantant un hymne de protestation devenu extrêment populaire pour marquer le premier anniversaire des affrontements avec les forces de l'ordre au début du mouvement de contestation pro-démocratie, bravant l'interdiction des rassemblements dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus.
La police anti-émeute a indiqué avoir arrêté un total de 35 personnes au cours de la soirée.Des milliers de personnes ont répondu à des appels en ligne à se rassembler à 20H00 (12H00 GMT) dans les avenues et les environs, à scander des slogans pro-démocratie et à chanter "Gloire à Hong Kong", un chant de protestation devenu immensément populaire.Le mouvement de contestation avait démarré le 9 juin 2019 lorsqu'une foule immense avait manifesté contre un projet de loi visant à autoriser les extraditions en Chine continentale.Trois jours plus tard, des affrontements violents éclataient entre les manifestants et la police anti-émeute qui avait fait usage de gaz lacrymogènes. Des scènes qui étaient devenues hebdomadaires, parfois quotidiennes, au cours des sept mois de mobilisation qui avaient suivi, les manifestants dénonçant les ingérences de Pékin dans les affaires de ce territoire semi-autonome.Des images de la télévision ont montré des rassemblements dans plusieurs districts, les manifestants ayant bravé l'interdiction de rassemblements dans des lieux publics en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus."Je suis venu ici car nos objectifs n'ont pas été atteints, je dois continuer à venir", a déclaré à l'AFP So, un travailleur social de 28 ans à Causeway Bay, un quartier commerçant où se sont réunies plusieurs centaines de personnes. "Nous voulons dire au gouvernement que nous ne renoncerons pas", a-t-il souligné.Dans le district de Kwun Tong, des images montraient un homme avec un couteau maîtrisé par des manifestants puis par la police. Selon la police, il a poignardé une autre personne avant d'être arrêté.Les manifestants réclament une enquête sur les brutalités policières, une amnistie pour les quelque 9.000 personnes arrêtées au cours des manifestations, et le suffrage universel.La Chine a refusé, décrivant les manifestations comme un complot étranger visant à la destabiliser.Vendredi, une centaine d'étudiants ont formé une chaine humaine devant une école dont une enseignante avait été licenciée car elle avait autorisé une candidate à jouer "Gloire à Hong Kong" à un examen de musique.
Présent sur le plateau de C à vous, sur France 5, Nicolas Sarkozy a émis l'hypothèse d'un report automatique, décennal, de l'âge légal de départ à la retraite.
"Je n'ai pas changé d'avis. Si on vit plus longtemps, faudra côtiser plus longtemps." Nicolas Sarkozy a commenté le projet de réforme du régime des retraites, porté par Jean-Paul Delevoye, entré mardi 3 septembre au gouvernement pour piloter le projet de loi. Le dernier allongement de l'âge légal de départ à la retraite avait d'ailleurs eu lieu sous le mandat du candidat malheureux à la présidentielle de 2012.Alors que le débat est engagé sur ce qui doit être modifié, âge légal ou durée de cotisation, Nicolas Sarkozy a estimé que sa réforme avait eu le mérite de la clarté. "Ce n'est ni un conseil, ni un avis, ni une critique... Mais je trouve ça (l'augmentation de la durée légale de cotisation ndlr) moins clair. Quand j'ai fait 60 à 62 ans, il y a tout un tas de gens qui m'en ont voulu, d'autres m'ont été reconnaissants parce qu'on a sauvé le régime des retraites." Si l'âge légal doit être à nouveau reculé pour l'ancien président, officiellement retiré de la vie politique mais récemment très présent médiatiquement, Nicolas Sarkozy a émis le souhait d'aller plus loin, avec un report automatique. "Pour moi, le plus simple est de dire que tous les dix ans, on devra rajouter une année à l'âge légal de départ à la retraite."Une mesure qui ferait grincer des dents et serait dure à piloter. Ce qui l'a amené à glisser un petit commentaire énigmatique. "Ce que je ferais aujourd'hui, j'en sais rien. Ma faiblesse, c'est que si je monte dans la voiture, c'est pour la conduire. Vous me proposez de prendre la place du mort ? C'est non".
+ Une rentrée pour tous le 1er septembre
"L'éducation n'est pas une variable d'ajustement, ni de nos sociétés ni d'une crise sanitaire", a déclaré le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer la semaine dernière, rejetant un report de la rentrée réclamé par certains syndicats enseignants, inquiets de la résurgence de l'épidémie.Tous les élèves feront donc leur rentrée mardi, après celle des profs lundi. Certains d'entre eux, notamment au lycée, ne sont revenus en cours que quelques jours en juin depuis la fermeture des écoles le 16 mars dernier.Ce retour à l'école sera "obligatoire", sauf rares exceptions qui devront être justifiées par un médecin.Les cantines seront également rouvertes.+ Masques obligatoires au collège et au lycéePour les élèves de 11 ans, le port du masque sera systématique, "pas seulement quand il n'y a pas de distance physique". Ce durcissement des règles, annoncé la semaine dernière, a quelque peu rassuré parents et personnels inquiets par cette rentrée incertaine.En extérieur et à la cantine, le ministère s'en remet aux établissements pour adapter leur propre règlement.Les professeurs seront également tenus de porter un masque, même si le ministre a estimé que cette obligation pourrait être levée lorsqu'il y a une distance de 2 mètres avec les élèves pendant les cours. En maternelle, il sera seulement "recommandé" pour les enseignants.En primaire, le port du masque pour les enfants ne s'impose pas, a souligné M. Blanquer, s'appuyant sur des "avis scientifiques". Il n'a cependant pas exclu de l'étendre à l'avenir aux élèves de CM1 et CM2.+ Une "fourniture comme une autre"Les personnels de l'éducation nationale seront fournis en masques par le ministère.Collégiens et lycéens devront, eux, se munir des leurs. Au même titre que la trousse, il s'agit désormais d'une "fourniture comme une autre", a dit le ministre.De nombreuses voix se sont élevées ces derniers jours pour demander leur gratuité. L'exécutif, malgré les appels pressants des oppositions, a confirmé mardi la décision de ne pas fournir de masques gratuits aux élèves, sauf pour les plus précaires.Plusieurs collectivités ont promis qu'elles en distribueraient à tous les élèves concernés.+ Gestes barrières mais brassage possiblePublié fin juillet, avant une nouvelle poussée de l'épidémie, le protocole sanitaire qui régit la rentrée met l'accent sur le respect des gestes barrières mais allège les règles de distanciation sociale. Celle-ci n'est plus obligatoire lorsqu'elle n'est "pas matériellement possible" ou qu'elle "ne permet pas d'accueillir la totalité des élèves".De même, la limitation du brassage entre classes et groupes d'élèves n'est plus obligatoire.+ En cas de suspicions de CovidSi un enfant ou un personnel est symptomatique, des tests seront réalisés. Ceci afin de "remonter la chaîne de contamination pour prendre des mesures d'isolement". Cela pourra conduire à la fermeture d'une classe, voire d'une école, après décision prise avec les autorités de santé."Notre objectif est d'être capable de réagir dans les 48 heures à chaque fois que des symptômes sont signalés", affirme le ministre.Le ministère compte sur les "capacités d'adaptation" de chaque territoire. En cas d'activation de la circulation du virus dans une zone géographique donnée, comme actuellement en Ile-de-France ou dans les Bouches-du-Rhône, des mesures plus strictes pourraient être décidées.S'il faut mettre de nouveau en place un enseignement hybride, mi-présentiel, mi-distanciel, comme après le confinement, "nous y sommes prêts", dit le ministre.Il n'a pas exclu des "évolutions" dans les semaines suivant la rentrée.
Deux compagnies de CRS ont dû dormir dans leurs fourgons dans la nuit de mardi à mercredi, rapporte jeudi 20 juillet Le Parisien. Arrivés à Massy, dans l'Essonne, depuis Troyes (Aube) et Toulon (Var), ils avaient eu la mauvaise surprise de voir leur cantonnement infesté de blattes germaniques.
Dans un communiqué, le syndicat Unsa police dénonce la traitement "inadmissible" infligé aux policiers."Une invasion de blattes était constatée dans de nombreux endroits de ces bâtiments vétustes" que les CRS devaient occuper pendant 15 jours, s'insurge le syndicat, qui évoque un "risque réel pour la santé". Ces insectes peuvent provoquer des gastro-entérites. Le problème avait été signalé en amont et une société spécialisée était déjà intervenue. Informé, le directeur des compagnies républicaines de sécurité avait laissé deux alternatives : dormir dehors ou dormir avec les blattes. Les CRS passeront la nuit dans leurs camions."EMPLOYÉS SANS RÉPIT""Les CRS sont-ils des sous-citoyens ?, s'interroge l'Unsa police dans son communiqué. Les missions se succèdent mais, de manière récurrente, de graves problèmes de qualité, d'hygiène et de sécurité se multiplient sur les divers hébergements que cherchent à imposer l'administration aux compagnies en déplacement." Le Parisien rappelle par exemple qu'au début du mois, 80 policiers avaient dû dormir dans les fourgons à cause d'une infestation de punaises dans leurs lits.En attendant la fin du traitement, qui doit durer trois jours, les CRS ont finalement été relogés. "Les fonctionnaires des Compagnies républicaines de sécurité sont employés, sans répit, depuis de nombreux mois, sans jamais faillir à leurs missions (...) Ces femmes et ces hommes répondent toujours présent avec un grand professionnalisme. Le traitement qui leur est infligé, de manière de plus en plus répétitive, est inadmissible", dénonce l'Unsa police.
Le correspondant de RTL était attablé à New York avec son mari quand il a été agressé, raconte Pure People. Ses amis ont affiché leur émotion.
Philippe Corbé a vécu une soirée particulièrement éprouvante ce mardi 28 juillet à New York. Le correspondant de la radio RTL dans la ville dînait dans un restaurant, sur une terrasse, lorsqu'il a été agressé par un homme, rapporte Pure People. C'est le journaliste lui-même qui a raconté la scène sur les réseaux sociaux, photos à l'appui. Sur Twitter, il explique avoir été pris à partie aux alentours de 22h25. "Cet homme nous a attaqués et s'est mis à nous frapper alors que je tentais de protéger mon mari", raconte le journaliste. Et de dénoncer l'immobilisme des forces de l'ordre au moment de l'agression : "Je viens juste de sortir des urgences et tiens à dire que la police de New York n'a absolument pas bougé". Un cri de colère accompagné de photographies de l'incident et de l'homme qui les a agressés et d'un message à la police new-yorkaise : "Pas la peine de venir à la Marche des fiertés en 2021". Mais le journaliste de 40 ans a ensuite supprimé son tweet. Il y a quelques heures, sur son compte, il a juste tenu à préciser qu'il allait bien après avoir passé un scanner et qu'il ne souffrait que d'un "œil au beurre noir", d'une "grosse bosse" et "d'un peu de sang". Il a aussi affirmé que "New York restait la meilleure ville du monde". Philippe Corbé dit également avoir reçu de nombreux messages de soutien. Les médias à son chevet Du soutien, il en a reçu également depuis la France où certaines personnalités, ainsi que ses amis, ont témoigné des violences que les homosexuels subissaient toujours. A commencer par Marc-olivier Fogiel, le patron de BFM TV. "Toute mon amitié Philippe, à toi et ton mari. C'est insupportable". Christophe Beaugrand s'est lui déclaré "hyper choqué". Quant à M6, qui est aussi propriétaire de RTL, le groupe a écrit : "Soutien à toi Philippe, notre confrère et ami ainsi qu'à ton conjoint pour cette agression effroyable". D'autres personnalités des médias comme Jean-Baptiste Marteau ou Hugo Clément leur ont emboîté le pas. Philippe Corbé vit dans la Grosse Pomme depuis 2015. Il a présenté auparavant la matinale sur RTL et a travaillé au service politique. Il a écrit plusieurs livres comme J'irai danser à Orlando, Trumpitudes et turpitudes : un carnage américain ou encore La dernière campagne : les 500 jours du sarkozysme.
Le chanteur Kendji Girac présente en ce moment son troisième album, Amigo, dans beaucoup de salles françaises. Il effectuera ensuite une tournée dans les plus grands Zénith.
Il a été suivi par le journal Le Monde lors d'un concert à Montauban, moment choisi pour révéler comment il a frôlé la mort.Kendji Girac s'est fait connaître à l'âge de 18 ans, lorsqu'il a remporté la troisième saison du programme The Voice. Depuis, celui qui défend la communauté gitane dans ses chansons accumule les succès. Il sort déjà, à 22 ans, son troisième album, Amigo. Avant de devenir un artiste reconnu, Kendji Girac était élagueur dans l'entreprise de son père. La star raconte comment il a accidentellement failli se tuer un jour de travail comme les autres : "Le sécateur de papa, un 'bec de perroquet, m'est tombé sur la tête. Grâce à Dieu, je ne suis pas mort." Une anecdote qu'ignoraient certainement ses fans, mais qui n'empêche pas Kendji de porter fièrement des chemises façon bucheron lors de ses concerts. Le Catalan d'origine a également réagi sur l'actualité, et le mouvement des "gilets jaunes", non sans une pointe d'humour, puisqu'il se voit mieux en "gilet Johnny". En 2014, l'idole des jeunes et lui avaient partagé un duo, "un moment inoubliable" pour Kendji.
Les deux hommes sont mis en en examen pour "violence en réunion". Alexandre Benalla, ancien chargé de mission d'Emmanuel Macron sera auditionné à 08h30 le 19 septembre.
C'est désormais officiel. Alexandre Benalla et Vincent Crase, filmé aux côtés de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron lors des incidents du 1er mai, sont convoqués mercredi 19 septembre devant la commission d'enquête sénatoriale, selon un document dont l'AFP a pu prendre connaissance jeudi 13 septembre.La convocation officielle à la réunion de la commission des Lois du Sénat, reçue jeudi par les sénateurs, précise qu'Alexandre Benalla est convoqué à 08H30 et Vincent Crase, chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale et ancien salarié du parti présidentiel La République en marche (LREM), à 10H30. Les deux hommes, filmés en train de molester des manifestants le 1er mai à Paris, sont mis en examen, notamment pour "violences en réunion". Que faut-il attendre de l'audition d'Alexandre Benalla ?par BFMTVAprès plusieurs revirements, Alexandre Benalla a fini par accepter mardi soir d'être entendu par la commission afin d'éviter des "poursuites judiciaires" à l'issue d'une violente passe d'arme avec le Sénat. Il a notamment qualifié le président de la commission des Lois Philippe Bas de "petit marquis".
Selon le Canard Enchaîné, l'ancien chef de l'Etat a utilisé une petite subtilité pour réaliser des "économies" dans le budget du palais présidentiel pendant son mandat, au probable détriment de son successeur.
.C'est une"pirouette" qui ne fera pas que des heureux. Le Canard Enchaîné révèle dans son édition de mercredi 1er août que François Hollande a laissé au budget de l'Elysée un solde positif, avec 10 millions d'euros restitués pour l'année 2017, soit environ 10% du budget annuel du palais présidentiel. La somme a été ponctionnée sur une réserve de 16,5 millions, consacrée au à l'entretien et la rénovation de la demeure présidentielle. L'ancien président de la République entre 2012 et 2017 aurait-il donc fait gagner 10 millions d'euros à l'Etat d'un coup de baguette magique? Pas si simple, revèle le palmipède.Macron devra t-il aller chercher les millions disparus?La date choisie pour le versement de la somme n'est en effet pas le fruit du hasard : celui a été effectué jeudi 4 mai 2017, en plein entre-deux-tours de l'élection présidentielle, quand Emmanuel Macron était sur la "voie royale" vers l'Elysée et que sa victoire finale face à Marine Le Pen ne faisait plus guère de doutes. Du côté des futurs chantiers de l'Elysée, la Cour des comptes estime que l'enveloppe dédiée aux travaux dans le palais présidentiel s'élèvera à près de 100 millions d'euros dans les années à venir, somme qu'il reviendra à Emmanuel Macron d'assumer. L'actuel chef de l'Etat pourrait donc être contraint d'aller rechercher du côté du ministère des finances publiques les 10 millions manquants à la fameuse réserve, en devant augmentant le budget présidentiel par rapport à son prédecesseur. "L'histoire retiendrait alors que Macron a fait exploser le budget de l'Elysée, alors que Hollande l'avait fait maigrir pour enrichir l'Etat", s'amuse le Canard.
Un homme de 61 ans a été interpellé mercredi 18 avril et placé en garde à vue par les policiers de Saint-Dié-des-Vosges pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique", rapporte Vosges Matin.
"Je ne me cache pas, je ne vais pas me calfeutrer": Emmanuel Macron est allé "au contact" face aux mécontents, dont des cheminots en grève, mercredi 18 avril à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges). Initialement bien accueilli par quelque 200 habitants, il a été ensuite interpellé et hué par un groupe de cheminots de la CGT qui ont crié "Cheminots en colère, on va pas se laisser faire" lorsqu'il est sorti de la mairie. Outre la réforme de la SNCF, le président a été interpellé sur la limitation de la vitesse à 80 km/h, la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur et la hausse de la CSG pour les retraités. L'un d'entre eux, visiblement très remonté, a illustré sa colère en adressant un doigt d'honneur au chef de l'État.Un geste qui pourrait lui coûter cher. Vosges Matin rapporte vendredi 20 avril que cet homme de 61 ans a été interpellé avant d'être placé en garde à vue pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique". Le sexagénaire a très vite reconnu les faits. Il a été convoqué le 28 mai prochain par le délégué du procureur au tribunal de Saint-Dié. Il risque jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende.
Dix mois après la mort du Taulier, la comédienne a rendu un touchant hommage à son ex-mari, à l'occasion d'une vente aux enchères, rapporte Closer.
Adeline Blondieau a décidé de se séparer de plusieurs objets ayant appartenu à Johnny Hallyday. Une veste en cuir, un pantalon, des lunettes de soleil, ou encore des vêtements et bijoux offerts par le Taulier, seront mis en vente aux enchères le 20 octobre prochain à l'hôtel Drouot, à Paris, rapporte Closer. Des souvenirs datant de 1943 à 2017 qui feront partie de la vente organisée par Coutau-Bégarie & Associés.L'actrice de "Sous le soleil" qui ne s'était que très peu exprimée depuis la mort du rockeur, qu'elle avait accusé de viol en 2015, a décidé de rendre hommage à sa manière à celui qui a partagé sa vie pendant près de dix ans. Dans un texte que Closer s'est procuré et qui accompagne le catalogue de la vente aux enchères, Adeline Blondieau explique pourquoi elle a choisi de se séparer de ces objets personnels."Quand Johnny est mort, j'ai été submergée par une tristesse bien plus grande que je ne m'y attendais. La mort change notre regard sur le passé. Elle nous pousse à pardonner, à tourner une page, à ne garder que le meilleur. Pour faire mon deuil, je me suis replongée dans l'histoire passionnelle, de presque 10 ans, que nous avions vécue. J'ai pris le temps de comprendre qui était l'homme que j'avais épousé. J'ai partagé certains souvenirs avec ceux qui l'ont connu. Cela m'a permis de comprendre ce que je voulais garder de notre histoire. Tout ce qui concerne Johnny, l'idole, tout ce qui faisait de nous des 'personnages' et non des personnes. Je le mets aujourd'hui à disposition de son public. Je ne garde de l'homme que j'ai aimé, il y a plus de 20 ans, que l'intime", écrit la comédienne dans la préface.Une vente aux enchères qui va ravir les fans du rockeur.
Les actes ont été commis dans la nuit de dimanche 24 à lundi 25 mars, sur les murs en construction d'une mosquée, dans un quartier résidentiel de Bergerac.
Une tête de cochon et du sang animal ont été trouvés sur le chantier contesté de la future mosquée de Bergerac (Dordogne). "Le ou les auteurs ont badigeonné les murs avec du sang animal et ils ont mis une tête de porc découpée" sur la porte d'entrée du chantier, a indiqué Charles Charollois, vice-procureur à Bergerac, précisant que l'action avait été commise "en quelques minutes". Les ouvriers qui y travaillent ont découvert les dégradations lundi matin vers 7h30.Elles ont été commises dans la nuit de dimanche à lundi sur les murs en construction de la mosquée, à l'intérieur et à l'extérieur, a précisé la police, précisant que le chantier était accessible dans ce quartier résidentiel."Une profanation, une menace""Ce chantier est contesté. Il y a eu des recours administratifs et juridiques pour le mettre en échec, donc il y a plusieurs pistes à vérifier", a développé M. Charollois, selon lequel ces "dégradations aggravées" sont passibles de sept ans d'emprisonnement. "Ils ont mis plein de sang, de cochon je pense, sur les murs. Ils ont mis une tête de cochon à la porte. On est très choqué. Pour nous c'est vraiment une profanation, une menace", a déclaré à France Bleu Périgord Abdelkader Abdenouri, membre de l'Association culturelle des Marocains de la Dordogne, qui finance la mosquée.L'association a porté plainte au commissariat de Bergerac, en charge de l'enquête, tout comme va le faire la municipalité qui a dénoncé dans un communiqué des "agissements minables et odieux".La ville s'est également émue d'une "campagne d'affichage incitant à la haine religieuse qui s'est développée sur Bergerac ces derniers jours". Le maire Daniel Garrigue (SE) a précisé qu'il faisait référence à des affiches d'une "Assemblée des droites nationales" portant le slogan "Bergerac ville du Périgord, pas d'Islam!". Il compte également saisir le parquet. L'association SOS Racisme s'est émue d'une "offensive" de militants d'extrême-droite."La laïcité, c'est aussi la liberté de croire sans être inquiété pour cela", a quant à elle réagi Marlène Schiappa. La Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a dénoncé un "attaque haineuse".
D'après des sources nigériennes, les assaillants ont "attendu l'arrivée des touristes".
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert lundi 10 août une enquête pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste" après l'attaque dimanche au Niger, qui a fait huit morts dont six Français. Emmanuel Macron avait dénoncé dimanche soir une "attaque meurtrière" et évoquait un "attentat".L'enquête "a été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en co-saisine avec la Sous-direction anti-terroriste (Sdat)", a précisé le Pnat dans son communiqué, sans confirmer le nombre des victimes françaises.D'après les autorités locales, six Français et deux Nigériens - leur chauffeur et un guide touristique - ont été tués lors de l'attaque à 60 km au sud-est de Niamey, dans une région boisée qui abrite les derniers troupeaux de girafes d'Afrique de l'ouest. D'après les ONG Acted et Impact Initiatives, les victimes sont sept travailleurs humanitaires et leur guide. Paris a confirmé que des Français avaient péri sans en préciser le nombre et annoncé que l'armée français apportait son appui aux troupes nigériennes après cette attaque, dénoncée comme "terroriste" par les présidents des deux pays. Les meurtres n'ont pas été revendiqués, mais ils surviennent dans un pays régulièrement frappé par les groupes jihadistes sahéliens, dont l'État islamique au Grand Sahara (EIGS). "On ne connaît pas l'identité des assaillants mais ils sont venus à moto à travers la brousse et ont attendu l'arrivée des touristes", a indiqué une source proche des services de l'environnement. Cette source a décrit à des corps gisant, côte à côte, près d'un véhicule 4X4 à moitié incendié et aux portières ouvertes. Des traces de balles étaient visibles sur la vitre arrière du véhicule. L'un des corps était carbonisé. D'autres présentaient des blessures mortelles à la tête.Présente au Niger depuis 2010 auprès des populations déplacées notamment à cause du conflit dans la zone Trois Frontières (Mali, Burkina Faso et Niger) et de la crise du Lac Tchad, Acted compte 200 salariés dans le pays, a précisé l'avocat de l'ONG, Joseph Breham.
Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire prépare un plan d'action pour la croissance. Le gouvernement espère en tirer dégager 10 milliards d'euros d'ici à 2020 par l'intermédiaire d'un plan de privatisations, pour alimenter un fonds pour l'innovation.
Engie, la Française des Jeux (FDJ) et Aéroports de Paris (ADP) sont concernés par le projet qui doit être enclenché aux printemps 2018, rapporte Les Échos lundi 18 décembre.L'État doit en passer par la loi pour céder le contrôle de la FDJ et d'ADP, rappelle le quotidien économique. Elle sera présentée "probablement à l'occasion du passage au parlement du plan d'action pour la croissance de Bruno Le Maire", selon une source au sein de l'exécutif. "Aucune décision de vente n'est formellement prise", mais le calendrier est presque arrêté.Les démarches ne s'annoncent pas aisées. Notamment pour le gestionnaire des aéroports parisiens ADP, qui est propriétaire des terrains sur lesquels sont implantés ses infrastructures. L'État veut en effet garder la main sur la terre, même si elle cède ses parts dans l'entreprise. L'exécutif envisage donc d'accorder à ADP une concession de très longue durée, 50 ans, voire 100 ans sur les terrains concernés, indique Les Échos.LA MANNE FINANCIÈRE DE LA FDJPour la FDJ, les contraintes sont différentes : l'entreprise bénéficie d'un monopole sur les jeux de loterie et la prise de paris sportifs. Elle génère par ailleurs d'importantes recettes fiscales (3,3 milliards d'euros en 2016). L'État envisage donc de garder un "contrôle fort" sur la société en restant au capital à hauteur de 25 à 30%, contre 72% à l'heure actuelle.Finalement, le dossier Engie pourrait être la plus délicat, en raison de l'opposition des syndicats. L'État détient encore 24,1% du capital et plus du tiers des droits de vote. La loi préparée par Bruno Le Maire devrait autoriser l'État à passer sous ce seuil. Mais il faudra faire avec l'hostilité affichée des syndicats, notamment de la CGT.
La journée de vendredi sera une journée noire dans les transports en commun franciliens, particulièrement le métro. Des pis-aller existent, plus ou moins rapides et plus ou moins onéreux.
Dix lignes de métro fermées, les RER A et B très perturbés, des millions d'habitants de la région parisienne vont connaître de grosses difficultés à se déplacer vendredi 13 septembre. La RATP, dont les salariés font grève pour protester contre la réforme de leur régime spécial de retraite, invite à ne pas bouger de chez soi. Mais l'immense majorité des patrons exigent que leurs employés soient à leur poste de travail à l'heure, qu'ils galèrent ou non.Les alternatives au métro sont toutefois nombreuses. D'abord, prendre un taxi ou un VTC, confortable, mais cher, voire ralenti par les embouteillages. Il vaut mieux les réserver. Avec la forte demande, les prix des plateformes risquent d'augmenter. À noter ainsi le beau geste de Kapten qui accorde 20% de réduction avec le code RATP5.Confortable également et moins cher, c'est le covoiturage, de plus en plus recommandé et répandu en Ile-de-France. Les applications sont pléthore : Citygo, Karos, BlaBlaLines, Covoit'ici, Covivo, Ouihop ou KLaxit (gratuit vendredi). Et parfois, il suffit de même de discuter avec ses voisins pour trouver chaussure à son pied. Grève RATP: «Un certain nombre de régimes spéciaux de retraite n’ont plus aucune justification !», avance Nicolas Bay (RN)par Lopinion.frLa marche à pied justement sur tout ou partie du trajet est peut-être la solution idéale : gratuite, bonne pour la santé, sans embouteillages et agréable sous un soleil radieux. C'est l'occasion également, par le beau temps prévu, d'aller travailler avec son vélo ou sa trottinette. Sur plusieurs kilomètres, le trajet est moins long que dans une voiture coincée dans un bouchon.En plein boom ces dernières années, les voitures, vélos, scooters et trottinettes en libre-service, électriques ou non, sont à disposition dans Paris et parfois dans ses villes limitrophes. Mais la bataille s'annonce âpre demain pour trouver un de ses moyens de locomotion près de chez soi. Les loueurs ont bien compris qu'ils pourraient profiter de cette grève pour conquérir de nouveaux utilisateurs et multiplient les bons plans. Jump propose deux trajets de 15 minutes à vélo électrique ou trottinette via le code RATP5. Voi et Bird annulent les frais de déverrouillage (1 euro), Dott offre un crédit de 3,80 euros avec le code "ALLERRETOUR" et CityScoot 30 minutes de crédit gratuit avec le code RATP-1.
L'histoire a de quoi surprendre. En 2011, un patient âgé de 80 ans se rend au service ophtalmologie de la clinique Chénieux à Limoges, pour se faire opérer d'un entropion (paupière qui se retourne).
Comme le révèle le quotidien Le Populaire, l'homme se retrouve opéré à la place d'un autre patient d'une vitrectomie, ce qui provoque l'accélération de sa cataracte préexistante. De plus il est victime d'une embolie pulmonaire durant l'opération.Cinq ans plus tard, il demande une nouvelle expertise pour prouver l'existence d'un lien entre son handicap et l'erreur médicale. Le quotidien rapporte qu'une première expertise n'avait pu établir de rapport de causalité entre les deux.Les avocats des deux camps se sont confrontés ce mercredi sur la nécessité de cette contre-expertise judiciaire devant le juge des référés. "Il a une DMLA depuis 2007 et on sait quand un œil est atteint que l'autre le sera. Et l'opération n'a fait que décompenser une cataracte préexistante qu'il aurait eue quelques mois plus tard et pour laquelle il a été opéré, assure Me Cécile Collard, conseil de l'anesthésiste au journal Le Populaire. Et le représentant du chirurgien, Me Philippe Clerc, n'hésite pas à aller plus loin en annonçant que l'erreur a probablement sauvé la vie du patient. Selon l'avis des médecins, "la thrombose dont souffrait le patient aurait pu lui être fatale si un anesthésiste, dont la présence n'était pas nécessaire pour son opération de l'entropion, n'avait pas été présent". Le juge des référés rendra sa décision le 13 juillet sur la nécessité ou non d'une contre-expertise.
Tout est parti d'un tweet du philosophe et écrivain, dressant un parallèle entre le "Malade imaginaire" de Molière et les recommandations du gouvernement.
Pendant que la France prépare sa rentrée dans un contexte sanitaire toujours tendu, les responsables des autorités sanitaires multiplient les appels à la prudence face au coronavirus, martelant la politique de tests élargis souhaitée par le gouvernement. Ces tests visent notamment les plus jeunes, plus contaminés par le Covid-19, mais dont certains développent peu ou pas de symptômes. "Voici venu le temps du malade sans le savoir, c'est à dire asymptomatique et d'autant plus dangereux, voire coupable, qu'il est malade sans l'être", a commenté à ce sujet Bernard-Henri Lévy dans un tweet. Le philosophe, auteur du livre récemment paru "Ce virus qui rend fou", s'en prend ici à ce qu'il qualifie "d'absurdité médicale" et de "crime contre l'esprit". "BHL" dénonce encore ici un "forfait moral et politique".Ces propos ont fait réagir le ministre de la Santé Olivier Véran, qui lui a répondu sur le même réseau social, lundi 24 août. "Être contaminé par un virus sans le percevoir (incubation, forme pré ou sans symptômes) n'a rien de nouveau dans l'histoire des maladies infectieuses. Ça ne rend ni dangereux ni coupable, mais contagieux", écrit le ministre, qui exerçait en tant que neurologue au CHU de Grenoble avant sa nomination.En France, plus de 4.500 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, selon les chiffres publiés dimanche par Santé Publique France. Au total, 4.897 nouveaux diagnostics positifs ont été enregistrés, contre 3.602 samedi.
La ville du Kansas se situe à la frontière des deux Etats américains mais fait partie du Missouri.
Donald Trump a fait une bourde. Le président des Etats-Unis a fait une erreur de géographie en voulant saluer la victoire des Kansas City Chiefs après la grand-messe du football américain qui avait lieu dimanche soir. Le chef d'Etat a félicité le Kansas alors que la ville des gagnants - les Kansas City Chiefs - se situe dans l'Etat du Missouri.Une erreur rapidement corrigée et effacée du compte Twitter du chef d'Etat mais qui n'a pas échappé à certains internautes et certains médias. Des captures d'écran ont ainsi immortalisé la bourde présidentielle. Techniquement, Kansas City a été fondée à la jonction des fleuves Kansas et Missouri et se situe à la frontière des deux Etats.
La ministre du Travail a indiqué sur BFMTV dimanche midi qu'elle ne serait pas candidate aux élections municipales. Selon elle, ce n'est pas possible de faire les deux, car "il faut se donner à fond quand on est maire et à fond quand on est ministre".
À six mois des élections municipales, le Premier ministre a tranché cette semaine : les ministres pourront être candidats aux municipales de mars 2020 en restant au gouvernement mais ne pourront cumuler avec un poste de maire ou de président d'exécutif local s'ils sont élus."À partir de janvier 2020, chaque ministre pourra être candidat", mais "quand on est ministre on ne peut pas cumuler avec la tête d'un exécutif local. Donc il (leur) appartiendra de dire s'ils veulent rester membres de gouvernement" ou prendre cette fonction s'ils sont élus, a indiqué Édouard Philippe à l'issue d'un séminaire gouvernemental. Et ce quelle que soit la taille de la commune, a-t-il ajouté. Un avis partagé par Muriel Pénicaud. "Je crois que ce n'est pas bien de faire les deux à la fois, car il faut se donner pleinement à ce qu'on fait pour nos concitoyens", a affirmé dimanche 8 septembre la ministre du Travail sur BFMTV. Il n'est pas possible de faire les deux, car "il faut se donner à fond quand on est maire et à fond quand on est ministre", a-t-elle insisté, assurant qu'elle-même ne serait pas candidate. Le non-cumul d'une fonction de ministre avec celle de maire ou de président d'un exécutif local n'est pas une obligation légale et ne figure pas dans la loi sur le non-cumul des mandats de 2014. Mais elle constitue une doctrine pour Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat. Les médias évoquent la candidature de Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales, à Vernon, dans l'Eure, de Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, à Tourcoing ou encore de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, à Biarritz.
George Floyd, Breonna Taylor, Jacob Blake... il est l'avocat de ceux dont les noms sont scandés avec colère depuis des mois, victimes emblématiques du racisme et des violences policières aux Etats-Unis.
Avec des milliers d'autres militants dénonçant les discriminations ethniques, Ben Crump a marché vendredi à Washington pour exiger un système pénal plus juste.Une cause qu'il a épousée de longue date, dans les tribunaux et sur les plateaux télés. Le meurtre du joggeur noir Ahmaud Arbery, le genou appuyé sur le cou de George Floyd et, plus récemment, les sept balles tirées à bout portant sur Jacob Blake l'ont remis sur le devant de la scène."Chaque affaire sur laquelle il travaille participe au même objectif final: un accès égal à la justice en Amérique", confie à l'AFP son vieil ami, Sean Pittman, qui raconte un avocat à la fois "pasteur, psychologue et après un certain temps membre de la famille" de ceux qu'il représente.- Mi-avocat, mi-pasteur -Pour donner à ces affaires un écho national, cet homme de 50 ans décrit comme "infatigable" n'hésite pas à mettre à profit sa notoriété chez la population noire et sur les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter, il est l'un des premiers à relayer les vidéos tristement célèbres de George Floyd ou Jacob Blake, immédiatement partagées massivement. Avant de se saisir de l'affaire et quitter Tallahassee, la capitale de la Floride où il habite, pour s'envoler vers Minneapolis ou Kenosha, où il dénonce "la pandémie du racisme et de la discrimination".Vêtu de costumes colorés, toujours décorés d'une broche en forme d'aigle, le tribun aux discours incisifs et provocateurs rappelle parfois les figures pastorales du mouvement des droits civiques des années 1950 et 1960.En pleine conférence de presse sur l'état de santé de Jacob Blake, M. Crump n'hésite d'ailleurs pas à convoquer un moment de prière. "A ses compétences juridiques solides, il associe son sens de la passion pastorale", juge le révérend Holmes, qui le voit fréquenter son église protestante de Tallahassee, boulevard Martin Luther King, depuis plus de 20 ans. Souvent, M. Crump monte au pupitre de l'édifice pour évoquer avec fougue les cas qu'il défend.- "Choquer les consciences" -La vie de cet homme très religieux est intimement liée à la lutte contre les injustices raciales aux Etats-Unis. Né en Caroline du Nord en 1969, il passe son enfance dans une ville coupée en deux par une voie de chemin de fer: les Blancs habitent au nord, les Noirs au sud. Aîné d'une famille de neuf enfants, il voit sa mère travailler dans les plantations de tabac et son oncle se faire brutaliser par la police.Lors de ses études de droit en Floride, il rejoint le puissant réseau d'étudiants noirs Omega Psi Phi qui compte parmi ses membres la légende du basket Michael Jordan et le militant des droits civiques Jesse Jackson. L'avocat s'oriente rapidement dans la défense de ceux qu'il estime être les victimes d'un "génocide autorisé contre les personnes de couleur": un chauffeur noir tué par une policière blanche en 2002, un jeune afro-américain roué de coups par les gardiens d'un établissement pénitentiaire en 2006...Il assiste impuissant à l'acquittement en 2013 du meurtrier de son client Trayvon Martin, un adolescent noir non armé abattu en Floride, qui propage une onde de colère dans le pays, et donne naissance au mouvement "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent).Pour exiger que justice soit rendue à la famille de Tamir Rice, un garçon de 12 ans abattu par un policier alors qu'il jouait avec un pistolet en plastique, c'est encore à lui que l'on fait appel.Tout comme pour les homicides de Michael Brown, tué à 18 ans par un policier à Ferguson dans le Missouri ou Breonna Taylor, une femme abattue de huit balles par la police dans son propre appartement de Louisville dans le Kentucky.Pour chaque cas que l'hyperactif choisir de défendre, Ben Crump dit pourtant en rejeter des douzaines. Son objectif, confie-t-il au Washington Post: choisir ceux qui "choqueront la conscience du peuple américain".
La saison 6 du célèbre concours de chant The Voice débute ce samedi 18 février sur TF1. À cette occasion, les quatre coachs emblématiques de l'émission ont fait quelques révélations à Orange Actus sur cette nouvelle année...
Ça y est, le moment que tous les fans de The Voice attendent depuis des mois est enfin arrivé ! Le télé-crochet déchaînant les passions est de retour pour sa saison 6, à partir de ce 18 février 2017 à 20h55 ! Nikos Aliagas, Karine Ferri et les coachs effectuent donc leur grand come-back sur la première chaîne, déterminés à dénicher la plus belle voix de France. Zazie, Florent Pagny, Mika et le transfuge de The Voice Kids Matt Pokora nous ont livré les premiers détails croustillants concernant cette édition s'annonçant d'ores et déjà de haute volée...Chantez jeunesse !Le quatuor s'accorde à le marteler, cette année, les jeunes débarquent en force. Ayant suivi la télé-réalité depuis son commencement, les chanteurs marquent d'entrée de jeu le programme de leur empreinte. Comme l'explique Florent Pagny : "Les mômes avaient 11 ans au lancement de The Voice, on en est à la saison 6. Cette année, on a un pourcentage très élevé de 16-17 ans." Mika ajoute : "Plus que jamais, ils ont le sentiment que tout est permis (...) Ils arrivent avec plus de délicatesse, de fragilité et de propositions, des gens du monde entier qui portent leur culture avec eux. Ils ont tellement de facettes."Des univers alternatifs fortsSelon Zazie, si dès le départ le niveau est très élevé, c'est grâce aux artistes qui ont inspiré les talents : "Ils ont la liberté d'arriver avec ce qu'ils veulent être, ça change tout pour nous (...) Ils ont vu des artistes complets avec des univers comme Stromae et Christine and The Queens (...) Ils veulent faire de la musique, de l'entertainment, différemment." Pagny renchérit d'ailleurs en déclarant : "Il y a une tolérance (dans le cahier des charges de l'émission, ndlr) qui permet plus de liberté et ça fusionne à fond !"Le regard neuf de Matt PokoraEt c'est notamment grâce à ces singularités que Matt Pokora a su trouver sa place dans le jury. Florent Pagny le reconnaît : "Matt a la même sensibilité qu'eux et sait le mettre en lumière. Là où nous nous ne serions pas allés, lui y va. Il valorise le truc et le fait monter plus haut." Parfaitement intégré et bien vissé dans son fauteuil rouge rotatif, le jeune homme estime avoir un bagage artistique assez important pour légitimer son arrivée dans la version adulte du programme, suite à The Voice Kids : "Après 13 ans de carrière, je commence à avoir suffisamment de cartes et de choses à transmettre à des gens plus âgés." Un niveau incroyableEn tout cas, la guerre va faire rage entre les quatre compères. Matt Pokora balance : "Mika n'a pas de coeur !" Et on comprend bien que le coach britannico-libanais est prêt à tout pour récupérer le meilleur talent car Zazie le résume très bien elle-même : "Je ne sais pas ce qu'il se passe cette année, mais ça chante... Un truc de ouf ! On avait déjà des interprètes incroyables, ici on a des gens qui ont une vision. (...) Des évidences, des leaders, il y en a toujours un ou deux ou trois qui se détachent. Là, on est dans une jolie mouise !" Suivrez-vous cette nouvelle saison de The Voice ? Avez-vous hâte de découvrir les talents ?
Le gouvernement régional de la Catalogne a demandé aux habitants de Barcelone de rester chez eux, sauf raison indispensable. D'autres mesures restrictives ont également été adoptées.
Ce n'est pas encore un reconfinement en bonne et due forme, mais Barcelone en prend le chemin. Près de 4 millions d'habitants de l'agglomération de Barcelone doivent "rester chez eux" pour freiner la reprise de l'épidémie de Covid-19, a annoncé vendredi le gouvernement régional catalan qui a également décidé de fermer cinémas ou discothèques. Deuxième ville espagnole, très prisée des touristes internationaux, Barcelone fait face depuis quelques jours à un bond des cas de Covid-19. Afin de freiner la reprise de l'épidémie, les habitants de Barcelone et d'un certain nombre de villes de sa banlieue, soit près de 4 millions de personnes, "doivent rester chez eux dès qu'il ne leur est pas indispensable de sortir", a déclaré devant la presse la porte-parole du gouvernement régional catalan, Meritxell Budo.Elle leur a également demandé de ne pas aller dans leurs résidences secondaires ce week-end. Le gouvernement régional a annoncé par ailleurs la fermeture des cinémas, des théâtres ou des discothèques, l'interdiction des réunions de plus de dix personnes et des visites dans les maisons de retraite ou la limitation de la capacité d'accueil à 50% dans les bars et restaurants. "Agir avec détermination"Les commerces non essentiels devront recevoir leurs clients sur rendez-vous. Ces mesures doivent durer a priori deux semaines. "Nous devons revenir en arrière pour ne pas avoir à revenir au cours des prochaines semaines à un confinement total de la population", a insisté Meritxell Budo.Il faut "agir avec rapidité et détermination pour éviter que nous nous retrouvions dans la même situation qu'au mois de mars", a-t-elle encore ajouté. La Catalogne et l'Aragon voisin, où les cas ont également beaucoup augmenté, sont les deux régions qui inquiètent les plus les autorités espagnoles qui surveillent au total plus de 150 foyers de contagion dans le pays.Début juillet, la Catalogne avait déjà reconfiné près de 200.000 personnes dans la zone de Lerida, à 150 kilomètres de Barcelone. Des communes voisines ont été reconfinées mercredi après un bras de fer entre le gouvernement régional et la justice. L'appel à ne pas sortir a été élargi à d'autres communes de la même zone, ce qui porte désormais le total de personnes concernées à environ 250.000 personnes dans la province de Lérida.Face à ce rebond des contagions, de nombreuses régions espagnoles dont la Catalogne ont décidé de renforcer le caractère obligatoire du masque qui doit être porté à tout moment sur la voie publique et dans les lieux clos même lorsque la distance de sécurité est respectée. L'Espagne, qui déplore officiellement plus de 28.400 morts de la pandémie, est l'un des pays les plus affectés en Europe.
Les détenus payent environ un euro pour cinq minutes de communication.
Qui doit payer les coûts de surveillance des conversations téléphoniques passées depuis les cabines des établissements pénitentiaires : les détenus ou l'État ? Le Conseil d'État, saisi par un un prisonnier qui jugeait les tarifs pratiqués trop élevés, a estimé mercredi 14 novembre que cette responsabilité revenait aux autorités.La plus haute juridiction administrative a donné gain de cause à ce détenu du centre de détention de Joux-la-Ville, dans l'Yonne, qui soutenait que les prix des communications étaient "manifestement disproportionnés". Le droit de téléphoner des personnes détenues est consacré dans la loi. Le coût d'un appel est fixé par l'opérateur unique des prisons françaises, la société belge SAGI, dans le cadre d'une délégation de service public depuis 2007. En moyenne, cinq minutes de conversation sur un téléphone fixe coûtent pour un détenu environ un euro. Prisons: un téléphone par cellule ?par BFMTVLe Conseil d'État a considéré que ce tarif, établi à un niveau plus élevé pour les personnes détenues que pour les autres usagers d'un service de téléphonie, ne constituait pas une rupture du principe d'égalité, "les structures de coût du réseau exploité dans le cadre de la concession litigieuse n'étant pas comparables à celles des autres opérateurs de téléphonie". La haute juridiction a par contre jugé que les dépenses liées au contrôle des communications téléphoniques, permettant l'écoute, l'enregistrement et l'archivage des conversations, ne devaient pas être mises à la charge des détenus. Ces prestations, qui figurent dans le contrat de délégation de service public, se rattachent aux missions générales de police et incombent à l'État. "Cette décision va permettre, je l'espère, de réduire le coût des communications pour les détenus", a réagi auprès de l'AFP l'avocat du requérant, Didier Le Prado.
Les annulations de vols ont quasiment doublé dans les aéroports français en 2018.
Le trafic aérien a cumulé le chiffre vertigineux de 34 années de retard en France sur l'ensemble de l'année 2018, rapporte Le Parisien jeudi 3 janvier, citant les chiffres d'Air indemnité, le leader français des services d'indemnisation des passagers aériens.Rien de surprenant au vu des statistiques recensées sur le 1,125 million de vols qui ont décollé ou atterri en France entre les 25 décembre 2017 et 2018 : les annulations de vol ont progressé de 95%, les retards de plus de deux heures de 21% et ceux de plus de trois heures de 26,8%. Au total, les annulations de vols et les retards ont progressé de 55,9%, indique Air indemnité. Environ 4,7 des 127 millions de voyageurs ont subi des perturbations sur 41.639 vols. Cette tendance n'est pas limitée à la France, indique Le Parisien. "Néanmoins, le doublement des annulations, par exemple, s'explique en grande partie par les mouvements sociaux entre mars et juillet derniers, ceux des contrôleurs aériens, des bagagistes, des personnels des compagnies aériennes, dont Air France. Il y en a eu beaucoup cette année", explique au quotidien la porte-parole d'Air Indemnité, Anne-Laure Hery. Sans compter les faillites de deux compagnies aériennes, Primera Air et Cobalt Air, qui ont laissé de nombreux passagers en rade en France.
Jeudi, la chanteuse ainsi que son nouveau compagnon ont été entendus par la police pour des faits de violences à l'encontre d'un photographe. Ce samedi 4 février, la direction de l'agence qui l'emploie donne sa version des faits : le photographe aurait été ''roué de coups'' par le couple.
L'information a fait les gros titres : Jenifer et son nouveau compagnon auraient eu une violente altercation avec un photographe dans l'après-midi de jeudi 2 février. Le paparazzi, "secoué", a ensuite porté plainte, entraînant la convocation du couple dans la foulée. Jenifer accusée de violences : Le photographe aurait été ‘’roué de coups’’ (Vidéo)par Non Stop PeopleQuelques heures plus tard, la chanteuse avait tenu à rassurer ses fans sur Instagram en assurant ne pas être en garde à vue et en se plaignant de ces "rats" qui la "traquent". "Cela va trop loin. C'est épuisant ces rats, leurs traques et leurs agressions permanentes'' écrivait-elle. L'affaire a pris une toute autre tournure ce samedi, lorsque la directrice de l'agence du photographe s'est exprimée dans les colonnes de l'Express.
Jugeant certaines dispositions attentatoires à la liberté d'expression, le Conseil constitutionnel a censuré jeudi le cœur de la loi Avia contre la haine en ligne, une "grande victoire" pour les associations du net et une "lourde défaite" de la majorité, selon les oppositions.
Dans le droit fil de l'engagement d'Emmanuel Macron depuis 2018 à renforcer la lutte contre la haine raciste et antisémite qui prospère sur internet, le texte porté par la députée LREM Lætitia Avia prévoyait pour les plateformes et moteurs de recherche l'obligation de retirer sous 24 heures les contenus "manifestement" illicites, sous peine d'être condamnés à des amendes allant jusqu'à 1,25 million d'euros.Le Conseil a considéré que cette mesure pouvait "inciter les opérateurs de plateforme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu'ils soient ou non manifestement illicites". Il a ainsi considéré que "le législateur a porté à la liberté d'expression et de communication une atteinte qui n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée au but poursuivi".Le Conseil constitutionnel a également censuré la disposition prévoyant un retrait en une heure pour les contenus terroristes ou pédopornographiques en cas de notification par les autorités publiques. Ces deux censures entraînent mécaniquement celle d'autres articles du texte, par effet domino.Le ministère de la Justice a indiqué dans la soirée que le gouvernement prenait "acte de la décision" et "étudiera la possibilité de retravailler ce dispositif"."Je sais que c'est un combat de longue haleine et qui demande une prise de conscience. C'est devenu un débat de société, le sujet n'est plus minoré, ce qui est positif", a réagi Mme Avia auprès de l'AFP.Philippe Latombe (MoDem), unique député de la majorité à avoir voté contre le texte, a lui regretté "l'énergie et le temps dépensés à un dispositif législatif mort-né" après avoir cherché en vain à attirer l'attention "sur les faiblesses du dispositif proposé, sur ses effets pervers et contre-productifs, sur son inconstitutionnalité"."La loi est décapitée sur la place publique", s'est félicité auprès de l'AFP Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs LR. Ceux-ci avaient déposé un recours au nom de la défense de la "liberté d'expression"."On ne doit pas confier aux Gafa le pouvoir exorbitant de privatiser la censure et d'entraver la liberté d'expression", a-t-il réaffirmé. La décision des Sages est "une victoire pour les amoureux de la liberté" et "un désaveu pour tous ceux qui font profession de bien-pensance", a-t-il ajouté. - Le gouvernement "désavoué" -Outre LR, extrême gauche et extrême droite s'étaient prononcés contre ce texte au Parlement."Le gouvernement se heurte à l'État de droit", a réagi la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, pour qui la loi Avia "portait une atteinte sans précédent à la liberté d'expression"."Lourde défaite pour (la ministre de la Justice Nicole) Belloubet. La volonté liberticide en échec", a tweeté le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon.Selon une marcheuse, "le gouvernement n'a jamais été à l'aise avec ce texte", qui avait suscité de nombreuses réserves au-delà du monde politique, notamment du Conseil national du numérique, de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, ou encore de la Quadrature du Net, qui défend les libertés individuelles dans le monde du numérique.Cette dernière a salué jeudi "une grande victoire collective à l'issue de plus d'un an de lutte". "Le Conseil constitutionnel a désavoué le gouvernement dans l'ensemble de sa stratégie numérique, qui est complétement dépassée. Ce n'est pas comme ça qu'on régule internet", a déclaré à l'AFP Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du Net."Le droit a eu le dernier mot !", s'est félicité Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux, tandis que l'Association des services internet communautaires (Asic), qui compte Google et Facebook parmi ses membres, poussait "un grand soupir de soulagement".En revanche, le grand rabbin de France Haïm Korsia a regretté une décision "qui illustre manifestement les errements de notre société pour combattre efficacement et avec une détermination absolue ce fléau".Il "demande instamment que tous les moyens soient mis en oeuvre pour lutter contre la haine, comme cette loi le prévoyait".
Un premier album solo traversé par le thème du désir et un livre érotique ouvrent un nouveau chapitre dans la carrière de Jehnny Beth, ex-leader du groupe rock Savages, également actrice et animatrice télé.
Avec elle, la femme est le sexe fort. Comme sur scène, où elle électrise le public avant de s'y jeter en talons aiguilles. Comme dans ses nouvelles chansons. "Flower" baigne dans les lumières du Jumbo's, boîte de strip-tease de Los Angeles. "C'est un club différent des autres, l'ambiance n'est pas glauque. On parle bien de nudité avec des dollars, moi aussi j'ai lancé des billets, les filles vivent de ça, mais il y a quelque chose de libéré et jouissif dans leur performance, une domination totale du public. Elles ont le pouvoir, je trouve ça fascinant", dépeint Jehnny Beth pour l'AFP. "The rooms" susurre ces orgies avec des "femmes qui font le premier pas, tandis que les hommes attendent qu'on les invite". Mais, évidemment, s'arrêter au seul angle du contrôle serait une erreur. Doutes et introspection se conjuguent au passé ou au présent."Flower" traduit aussi la "fascination" que Jehnny Beth ressentait adolescente face à des femmes. "Je suis bisexuelle, mais à l'époque il y avait cette frustration de ne pas savoir comment l'exprimer", décrypte cette trentenaire française qui a forgé sa carrière au long de douze années passées en Angleterre avant de revenir dans l'Hexagone.- "Questionnement" -Quand elle scande en anglais "Tout ce que je veux c'est être une héroïne" ("Heroine"), son assurance ne reflète en rien la genèse des paroles, qu'elle ne trouvait pas. Jusqu'à ce que son complice, le musicien Johnny Hostile, lui souffle. Tout le paradoxe de l'album "To love is to live" (sorti ce vendredi chez Caroline) est là. D'un côté, cette volonté de "ne pas rester la chanteuse esclave d'un groupe" (Savages, 100% féminin) et de l'autre la "sensation de ne pas savoir où on va" une fois lancée en solo. "Elle s'est construite un personnage androgyne, puissant, s'est imposée sur la scène post-punk, mais on voit que ça bout intérieurement, qu'elle n'est pas si sûre d'elle, qu'elle est dans un questionnement permanent, ce qui est intéressant", prolonge pour l'AFP Carole Boinet, rédactrice en chef adjointe des Inrocks. "I'm the man", titre le plus tranchant - à interpréter comme "je suis le mal" plutôt que littéralement "je suis le mâle" - révèle encore autre chose. "Jehnny Beth n'a pas peur de montrer la part d'ombre en chacun de nous, nous dit qu'il ne faut pas mettre un couvercle dessus", déroule Carole Boinet. - "Films noirs" -La confection de l'album fut une odyssée, mot familier pour cette fille d'un metteur en scène, férue de tragédie grecque. Mais la quête ne fut pas solitaire. "Ce disque a été porté par tout un tas de gens, et quand je n'y croyais plus, ils y croyaient pour moi", glisse la chanteuse, entourée de Romy Madley Croft (The XX) ou encore Joe Talbot (Idles). Leurs apports garnissent un album en forme de malle à surprises, entre rock tellurique et échappées jazz, musique de ses débuts au lycée, qu'elle associe aux "films noirs". Au cinéma, d'ailleurs, on a déjà vue Jehnny Beth dans "Un amour impossible" et on la verra bientôt dans "Kaamelott".Et puis, pour en revenir au plaisir, il y a son recueil érotique "C.a.l.m" où elle signe des textes, accompagnés de photos prises par Johnny Hostile - des femmes nues, dont on ne voit pas les visages. "Etre en photo de manière anonyme, libère la parole", commente-t-elle. La sienne n'a pas fini de résonner. Le show dédié à la musique indépendante qu'elle anime sur Arte s'appelle d'ailleurs "Echoes".
Le bâtiment avait été réquisitionné pour une mise en quarantaine de personnes potentiellement atteintes du coronavirus.
La ville de Quanzhou est sous le choc après l'effondrement d'un hôtel. Ce bâtiment accueillait 70 personnes au moment de l'effondrement vers 19h30, heure locale. D'après les autorités, au moins 38 personnes ont pu être évacuées alors qu'une trentaine d'autres est encore bloquée. Selon le journal « Le Quotidien du Peuple », l'hôtel avait été converti il y a peu en installation de quarantaine pour des personnes ayant été en contact avec des sujets contaminés par le coronavirus. Des moyens de secours importantsTrès vite des images ont circulé sur les réseaux sociaux et notamment Weibo où l'on voit des sauveteurs s'activer sur les lieux du drame. En tout, selon les autorités locales de Quanzhou, ce sont plus de 700 sauveteurs qui ont été déployés sur place avec des engins de chantiers et des grues. La nuit n'aide pas la progression des secours et un bilan pourra être dressé le dimanche 8 mars.
Elle réapparaît en pleine lumière. La journaliste Tristane Banon signe un retour remarqué dans le cadre de sa lutte contre les violences sexuelles commises contre les femmes.
La journaliste, qui avait accusé en 2011 Dominique-Strauss-Kahn de tentative de viol, se retrouve dans les pages intérieures du "Playboy" nouvelle version, qui est sorti dans les kiosques jeudi 8 décembre."Il y a 5 ans, j'ai porté plainte pour tentative de viol, ok. Je n'en suis pas moins femme, comme toutes les autres victimes de violences sexuelles que la société regarde encore de travers quand l'envie leur prend de redevenir sensuelles après ça, sexuelles même", détaille Tristan Banon dans un manifeste publié dans dans les colonnes du magazine érotique, qui dénonce les violences faites aux femmes."Comment faire passer le message, si ce n'est en tapant très fort?" a demandé mercredi dernier Tristane Banon sur C8, invitée de "La Nouvelle Édition". "En pleine affaire du "Sofitel" dans laquelle était plongé DSK, la jeune journaliste française avait porté plainte à Paris le 6 juillet 2011, reprochant à l'ex-patron du FMI une agression sexuelle commise en 2003. DSK avait seulement admis avoir fait "des avances". Le parquet avait néanmoins classé la plainte en octobre 2011, constatant la prescription.
Après le plan d'urgence annoncé par le président à Epernay (Marne) pour résoudre la crise des hôpitaux ce jeudi, les sénateurs se sont considérés "court-circuités".
En voulant tendre la main au personnel soignant, Emmanuel Macron s'est mis à dos le Sénat. En effet, la chambre haute dominée par l'opposition de droite a été le théâtre ce jeudi d'un incident rare. Les sénateurs ont voté le rejet de la partie, puis de l'ensemble du projet de budget de la Sécurité sociale examiné en première lecture ce jeudi (281 voix contre, zéro pour et 60 abstentions). En cause,le plan d'urgence annoncé par Emmanuel Macron à Epernay, plus tôt dans la journée, visant à répondre à la colère du personnel hospitalier. Les sénateurs se sont considérés "court-circuités" par cette annonce et ont déploré que ces mesures ne fassent pas partie du texte qu'ils avaient à examiner. "Le président méprise le Parlement""Que le président de la République prenne la mesure du problème hospitalier c'est une bonne chose (...) mais pourquoi les mesures n'étaient-elles pas comprises dans le projet de loi qui nous était soumis", a interrogé le président du groupe centriste Hervé Marseille."Le président encore une fois méprise le Parlement", a dénoncé la présidente du groupe CRCE à majorité communiste Eliane Assassi, tandis que le socialiste Yves Daudigny estimait qu'il "bafoue notre fonctionnement démocratique".Claude Malhuret, président du groupe Indépendants, a fait entendre une voix plus mesurée. "Je conçois bien que nous sommes dans une situation inédite. La question qui se pose, c'est est-ce qu'il faut dramatiser cette situation?"Le texte de retour au Sénat à la fin du moisLe projet de loi de financement de la Sécurité sociale sera examiné en nouvelle lecture au Sénat le week-end des 30 novembre et 1er décembre, après être repassé par l'Assemblée nationale le 25 novembre. Il retournera devant les députés le 2 décembre en vue de son adoption définitive.Un premier coup de semonce s'était traduit mardi, à l'ouverture des débats, par une suspension de séance de plusieurs heures, les sénateurs, reprochant déjà à la ministre de la Santé de les tenir à l'écart des futures mesures, alors que des informations avaient fuité dans la presse le weekend précédent.
Quelque 200 personnes ont manifesté lundi à Alger pour la deuxième semaine consécutive afin de réclamer la libération du journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison et devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse, a constaté l'AFP.
Les manifestants -- dont des journalistes, des avocats, des militants politiques et des défenseurs des droits de l'Homme -- sont retrouvés à la mi-journée à l'intérieur de la Maison de la Presse, dans le centre de la capitale algérienne, la présence policière restant discrète.Ils ont scandé des slogans exigeant la libération de M. Drareni --directeur du site d'information Casbah Tribune et correspondant pour la chaîne française Tv5 Monde et pour Reporters sans frontières (RSF)-- et de tous les détenus d'opinion, selon des journalistes de l'AFP sur place."Amnesty International demande que tous les journalistes et médias soient libérés de toute entrave et qu'ils puissent travailler en toute sérénité", a déclaré à l'AFP sa directrice pour l'Algérie Hassina Oussedik.Le 10 août, Khaled Drareni, 40 ans, a été condamné à trois ans de prison ferme et à une amende de 50.000 dinars (330 euros) pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale"."C'est une condamnation qui n'a aucun sens (...)Incompréhensible. Depuis 52 ans au barreau, je n'ai jamais pris connaissance d'une peine aussi lourde prononcée à l'encontre d'un journaliste", a déploré l'avocat Miloud Brahimi, ancien président de la Ligue algérienne des droits de l'Homme dans un entretien lundi au quotidien francophone El Watan.Khaled Drareni est poursuivi pour sa couverture le 7 mars à Alger d'une manifestation du "Hirak", le soulèvement populaire qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an jusqu'à sa suspension en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. Le ministère de la Communication lui reproche de n'avoir jamais eu de carte de presse professionnelle, obligatoire en Algérie.- "Une presse libre et indépendante" -"Nous demandons, comme tous les journalistes et tous les Algériens, que la presse soit libre et indépendante, comme nous demandons la libération de la justice et des juges", a dit à l'AFP Samir Benlarbi, une figure médiatique du "Hirak", arrêté en même temps que Khaled Drareni mais remis en liberté depuis. Incarcéré près d'Alger depuis le 29 mars, M. Drareni doit être rejugé en appel le 8 septembre.Une campagne internationale de soutien et des manifestations en faveur de sa libération ont été organisées récemment à Paris, New York et Genève.Une pétition lancée en Algérie a recueilli quelque 2.000 signatures de journalistes et personnalités de la société civile et Khaled Drareni a reçu le soutien de nombreux artistes algériens, comme la chanteuse Amel Zen.Dans un communiqué, RSF a dénoncé la semaine dernière "un contexte de plus en plus détérioré pour la liberté de la presse en Algérie".Ces derniers mois, des journalistes ont été accusés par le régime de semer la discorde, de menacer l'intérêt national et surtout d'être à la solde de "parties étrangères".Plusieurs sont en prison, comme Abdelkrim Zeghileche, directeur de la radio indépendante en ligne Radio-Sarbacane, condamné le 24 août à deux années de prison. D'autres procès sont en cours.L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF, dégringolant de 27 places par rapport à 2015.
L'actuelle direction du Média assure que des factures, le tampon de la société, des chèques ainsi que 3.000 euros de matériel vidéo se sont volatilisés durant l'été, au moment du départ de l'ancienne présidente de la webtélé, Sophia Chikirou. Deux plaintes contre X ont été déposées, selon France Info et Mediapart.
La situation se tend encore davantage entre Le Média et son ancienne directrice, Sophia Chikirou. Mardi 30 octobre, France Info et Mediapart révèlent que les dirigeants actuels de la webtélé, proche de La France insoumise, ont déposé deux plaintes après le vol de documents et de matériel, en juillet dernier. Les disparitions ont eu lieu alors que Sophia Chikirou, ex-directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon, démissionnait avec fracas du Média.Celle qui était alors présidente de deux sociétés, l'entreprise de presse (EDPLM) et la société de production (SDPLM), aurait conservé les clefs des locaux du Média, situés à Montreuil, malgré sa démission au mois de juillet. Au retour de congés, fin août, les employés constatent que le bureau de Sophia Chikirou a été vidé. Un classeur contenant des factures, le tampon de la société, la broyeuse à documents et 3.000 euros de matériel vidéo ont disparu, selon les plaintes déposées par la direction actuelle. Deux chèques, issus du chéquier de la société de production Le Média, manqueraient également à l'appel.Les images des caméras de vidéosurveillance montrent qu'une personne s'est introduite dans les bureaux, à la fin du mois de juillet, sans déclencher l'alarme. Il s'agirait donc d'une personne qui disposait des codes de l'alarme et des clefs, puisqu'aucune trace d'effraction n'a été relevée. Le bureau de Sophia Chikirou était d'ailleurs toujours fermé à clef fin août. La direction a dû faire appel à un serrurier pour l'ouvrir. Sophia Chikirou assure ne rien savoirSollicitée par France Info, Sophia Chikirou a indiqué ne pas être au courant de ces vols. "Sur le vol, Madame Chikirou n'a absolument aucune connaissance de ce qu'un vol (...) de biens appartenant au Média aurait pu être commis cet été", a répondu son avocat, David Marais. L'ex-patronne du Média affirme que toute cette affaire relève de la "tentative de manipulation" et de "l'opportunisme". "Je suis accusée d'un vol commis il y a plus de trois mois, on peut se demander comment la direction actuelle du Média s'aperçoit du vol trois mois après", a réagi Sophia Chikirou dans une vidéo publiée lundi 29 octobre. Qui est Sophia Chikirou, la conseillère communication de Mélenchon?par 20MinutesDans le courant du mois d'octobre, Sophia Chikirou a été entendue par les policiers dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de surfacturation durant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.
Le Progrès rapporte qu'un couple habitant à Saint-Genis-Laval (Rhône) a failli manger des steaks hachés comprenant des morceaux de métal à l'intérieur.
Ils ne risquent pas de se fournir à nouveau chez ce commerçant. Selon les informations du quotidien régional Le Progrès, un drame a été évité de peu dimanche 2 février. Sans le savoir, un couple résidant dans la commune de Saint-Genis-Laval, près de Lyon (Rhône), a failli ingurgiter un repas qui aurait pu avoir de graves conséquences. À l'intérieur de la viande que les deux consommateurs venaient d'acheter se trouvaient des morceaux de métal. Toute cette surprenante mésaventure a démarré lorsque le couple a décidé de se rendre au centre commercial de la ville. Ils se dirigent alors dans la boucherie de l'établissement et y commandent notamment deux steaks hachés. Ce n'est qu'une fois à leur domicile qu'ils réalisent la gravité de la situation. Ils découvrent deux morceaux de métal tranchants à l'intérieur de leur nourriture.Un hachoir endommagé à l'origine du problèmeSi l'un des deux membres de ce couple avait eu le malheur d'avaler ces morceaux, les conséquences auraient potentiellement pu être très graves. Par conséquent, les deux personnes ont cherché à comprendre comment cela a pu arriver. Contacté, le boucher en question explique au quotidien régional les origines du problème. Il révèle notamment que l'incident serait lié à un dommage technique. La lame de son hachoir se serait cassée après avoir buté sur un des os. Par contre, il pensait avoir pris toutes les précautions nécessaires. Il explique s'être appliqué à jeter toute la viande ayant pu recevoir des éclats de métal. Visiblement, il n'est pas parvenu à atteindre cet objectif.Ce n'est pas la première fois que ce genre de dysfonctionnement arrive. Le 25 janvier dernier, des lots de saucissons de la marque André Loussouarn ont été retirés de la vente. Certains d'entre eux auraient pu contenir des « corps étrangers métalliques » selon les informations de France Bleu. Ils avaient été commercialisés dans trois départements : le Finistère, les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine comme le rapporte BFMTV.
Si les dîners étaient "strictement privés", alors François de Rugy devra rembourser, estime Stanislas Guérini.
C'est à la déontologue de l'Assemblée nationale de prendre une décision sur les dîners organisés par François de Rugy lorsqu'il était président de la chambre basse du parlement, a estimé jeudi 11 juillet le délégué général de LREM, Stanislas Guérini."Si ce sont des dîners strictement privés, alors il faut rembourser, ce n'est pas normal d'utiliser les moyens de l'Assemblée nationale pour des dîners privés, mais François de Rugy a donné des éléments indiquant que c'étaient des dîners dans le cadre de ses fonctions. Dans ce cas, il est légitime de pouvoir réceptionner les personnalités", a jugé M. Guérini sur France 2.Il a toutefois noté qu'"il y a une déontologue à l'Assemblée nationale; à elle de regarder les choses". Doit-elle éplucher les listes d'invités ? "Oui, je pense que dès lors qu'il y a une polémique, il faut de la transparence et la bonne manière de faire c'est avec la déontologue de l'Assemblée nationale", a-t-il répondu. "La bonne pratique, c'est de juger sur pièces et sur place", a-t-il estimé, faisant valoir que "chacun a le droit de se justifier, d'avoir une présomption d'innocence". "Je me méfie toujours de ces enquêtes, ces tribunaux médiatiques d'une certaine façon, qui, à la première photo, ont déjà fait le jugement", a-t-il ajouté. Mis en cause mercredi pour l'organisation de réceptions fastueuses à l'Hôtel de Lassay alors qu'il présidait l'Assemblée nationale, M. de Rugy a assuré qu'il n'y avait pas eu de "dîners entre amis", mais seulement des réceptions dans le cadre d'un "travail de représentation" requis par ses fonctions.M. de Rugy, aujourd'hui ministre de l'Ecologie, garde pour l'heure "la confiance" d'Emmanuel Macron, a souligné la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.
Une septuagénaire a été interpellée pour des centaines de vols dans des magasins. Des milliers d'objets dérobés ont été saisis chez elle.
Elle sévissait principalement dans des magasins de jouets. Interpellée lundi 29 octobre à Paris, une femme de 72 ans est soupçonnée d'avoir commis 700 vols à l'étalage dans six enseignes de la région parisienne, a-t-on appris vendredi 2 novembre auprès de la préfecture de police.Une enquête avait été ouverte après la plainte, mi-octobre, de la responsable d'un magasins de jouets en bois situé dans le XVIIe arrondissement de Paris. Sur un site internet, elle a reconnu 18 jouets mis en vente par un particulier alors qu'ils avaient été volés dans sa boutique.Les investigations ont permis d'identifier la personne interpellée, qui habite le même arrondissement. Elle avait publié 957 annonces depuis juin pour vendre essentiellement des jouets, décrits comme neufs et avec emballage d'origine.Selon le communiqué de la préfecture de police, la septuagénaire a reconnu être l'auteure des vols d'objets qu'elle mettait en vente sur internet "par désœuvrement". Lors de la perquisition de son appartement, les policiers ont retrouvé plus de 1.000 articles et 40.000 euros en espèces.
L'Allemande Ursula von der Leyen prendra la tête de la Commission, la Française Christine Lagarde, celle de la BCE, le Belge Charles Michel hérite de la présidence du Conseil européen et le poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères est confié à l'Espagnol Josep Borrell.
Les dirigeants européens se sont entendus mardi 2 juillet sur leur casting pour diriger l'Union européenne, qui verra deux femmes aux postes clés : une ministre allemande, Ursula von der Leyen, à la Commission, et la Française Christine Lagarde à la Banque centrale européenne (BCE). "C'est fait !", a d'abord twitté le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, avant que le président du Conseil européen Donald Tusk ne publie la liste des noms et leurs photos.Pour prendre la tête de la Commission, le nom de l'actuelle ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, une proche de la chancelière Angela Merkel, avait été proposé par le président français Emmanuel Macron. La candidature de l'Allemande, qui a occupé plusieurs postes ministériels, avait reçu dans l'après-midi le soutien des quatre pays du Groupe de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, République tchèque, Pologne).Cette solution a permis d'ouvrir la voie à une Française, Christine Lagarde, pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Le ticket von der Leyen/Lagarde permet à la France et à l'Allemagne d'obtenir chacune un poste européen d'envergure, et à la droite européenne de conserver la tête de la Commission. En outre, il respecte la parité souhaitée par des leaders européens pour les postes de pouvoir. Christine Lagarde, actuellement directrice générale (DG) du Fonds monétaire international (FMI) s'est dite "très honorée" par cette nomination. "Au vu de ce qui précède, et en consultation avec le Comité d'éthique du Conseil d'administration, j'ai décidé de quitter provisoirement mes fonctions de DG du FMI durant la période de nomination", a-t-elle ajouté.L'actuel Premier ministre libéral belge Charles Michel hérite lui de la présidence du Conseil européen, tandis que le poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères est confié au ministre socialiste espagnol Josep Borrell.Le nom du socialiste bulgare Sergueï Stanichev circule pour la présidence du Parlement européen, dont le vote est prévu mercredi.48h de profondes divisionsCette proposition met fin à plus de 48 heures de profondes divisions entre les dirigeants européens sur la nouvelle équipe amenée à diriger l'UE. Après une nuit de marchandages stériles entre dimanche et lundi, les 28 s'étaient promis de se mettre d'accord pour éviter de prêter le flanc aux attaques des populistes en offrant l'image d'une Europe divisée. Le sommet avait été interrompu lundi à la mi-journée, avec un nouveau rendez-vous mardi matin, rare décision qui a contraint 28 chefs d'État et de gouvernement à chambouler leur agenda. M. Macron s'était emporté lundi contre cet "échec". UE : Quels sont les postes clés sur lesquels les Européens débattent ?par FRANCE 24Le renouvellement de ces postes est rendu complexe par le morcellement du paysage politique européen. Les élections de mai ont vu le tandem PPE et social-démocrate perdre le contrôle de la majorité qu'il détenait au Parlement européen. La situation n'est pas pire qu'en 2014, où il avait fallu trois sommets pour attribuer la présidence de la Commission à Jean-Claude Juncker, qui quittera son poste le 31 octobre.
L'empaquetage de l'Arc de Triomphe, monumental projet phare et rêve ultime du plasticien Christo, décédé dimanche, est toujours programmé pour l'automne 2021, a-t-on assuré mardi au Centre des monuments nationaux (CMN) et auprès des responsables du projet.
Le projet "se poursuit conformément aux voeux de l'artiste", a assuré à l'AFP le CMN qui gère ce monument, l'un des plus visités de Paris.En raison de la pandémie du coronavirus, l'empaquetage avait été reporté à la période du 18 septembre au 3 octobre 2021, soit un an exactement après les dates initialement prévues.Le président du CMN Philippe Belaval a tweeté après la mort du plasticien d'origine bulgare: "Nous aurons bien sûr à coeur de réaliser ce projet pour rendre à cet artiste un peu de l'amour immense qu'il a voué à Paris".Le Centre Pompidou, qui a été en lien étroit avec l'artiste d'origine bulgare et son entourage depuis les prémisses de ce projet, confirme aussi qu'il "devrait bien se faire à l'automne 2021"."Le projet est maintenu pour septembre 2021: son installation débutera le 15 juillet 2021 et son démontage sera achevé le 31 octobre 2021", a précisé à l'AFP Laure Martin, présidente du projet "l'Arc de triomphe empaqueté" dont le neveu de Christo, Vladimir Yavachev, est par ailleurs le directeur. Selon Mme Martin, "c'était le souhait exprimé par Christo, avant même la mort de son épouse Jeanne-Claude en 2019, que le projet soit réalisé s'ils devaient décéder avant". Le maintien du projet "a été confirmé à M. Belaval par l'Elysée", a-t-ele ajouté. Célèbre pour ses réalisations gigantesques, qui ont consisté entre autres à emballer le Pont-Neuf à Paris et le Reichstag à Berlin, Christo est mort à New York à l'âge de 84 ans.Conçue comme l'avant-première au projet, l'exposition "Christo et Jeanne-Claude, Paris!" que le Centre Pompidou devait inaugurer le 16 mars, au moment où le confinement avait déjà débuté, ouvrira le 1er juillet, en même temps que l'ensemble des espaces du musée national d'art moderne. Un hommage sera par ailleurs rendu par le Centre Pompidou à Christo.
Le haut-commissaire aux retraites a omis d'évoquer dans sa déclaration d'intérêts sa fonction d'administrateur dans un institut de formation de l'assurance.
Une "erreur" qui tombe mal, en plein mouvement contre la réformes des retraites. Dans sa déclaration d'intérêts publiée samedi, le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a indiqué ses activités passées et actuelles, mais n'a pas précisé qu'il était depuis 2016 administrateur au sein de l'institut de formation de la profession de l'assurance (IFPASS), révèle Le Parisien. Il a annoncé sa démission de l'institut lundi matin. "Ce n'est pas responsable", reconnaît l'intéresséUn "oubli", selon l'intéressé, qui tombe particulièrement mal puisque le secteur des assurances "est très intéressé par la réforme" des retraites, selon un ancien dirigeant cité par Le Parisien. Fin octobre le directeur général d'AG2R-La Mondiale déclarait au Journal du dimanche que "la réforme des retraites ouvre des perspectives". Conflit d'intérêt ? Le Haut-commissaire aux retraite, Jean-Paul Delevoye, a oublié de déclarer ses liens avec le monde de l'assurance... favorable à sa réforme !par Jeanmarcmorandini.com"C'est une omission par oubli", a répondu dimanche Jean-Paul Delevoye, qui a expliqué "n'y avoir pas pensé une seconde" au moment de faire sa déclaration. "Je reconnais que ce n'est pas responsable", a-t-il ajouté. Il a précisé avoir exercé "une fonction bénévole" au sein de l'IFPASS. Des réactions à gauche et à droiteL'information a suscité immédiatement des réactions dans les rangs de la gauche et de la droite. "Pur hasard", a ironisé le porte-parole du PCF Ian Brossat sur Twitter: "Rien à voir avec le fait qu'il saccage les retraites par répartition. Et hasard aussi si le gouvernement a accordé une fiscalité super avantageuse pour ceux qui placent leur argent dans des fonds de pension en avril dernier." A travers son haut-commissaire "on voit le vrai visage de cette réforme des retraites", où "tout est fait pour pousser les futurs retraités vers des fonds d'assurance", a dénoncé le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur Public Sénat.