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VIDÉO. Le président a déploré une "polémique hors contexte", éloignée du goût des Français pour "l'ironie" et "l'humour sur soi-même".
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Emmanuel Macron a cherché à éteindre, jeudi 30 août, la polémique naissante sur ses propos qualifiant les Français de "Gaulois réfractaires au changement". Évoquant un "trait d'humour", le chef de l'État a assuré qu'il "aime la France et les Français"."Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux", a déclaré M. Macron lors d'une conférence de presse à Helsinki : "J'aime la France et les Français, n'en déplaise, et je l'aime dans toutes ses composantes. Je les aime ces tribus gauloises, j'aime ce que nous sommes". "On est un pays qui, dans les moments graves de l'Histoire, sait se transformer en profondeur", a également tenu à expliquer Emmanuel Macron, mais "nous ne sommes pas un pays dans la culture est le consensus, les ajustements pas à pas comme beaucoup d'autres, (notamment) les pays Baltes et scandinaves." Mercredi à Copenhague, le président avait dit devant la communauté française du pays son admiration pour le modèle danois de "flexisécurité", et jugé que les différences culturelles entre Français et Danois ne permettaient pas de le répliquer à l'identique. "Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement !, avait-il plaisanté.Ses propos avaient été aussitôt critiqués par les oppositions. "Il est quand même inadmissible d'entendre un président de la République critiquer, caricaturer les Français quand il est à l'étranger", a insisté jeudi matin - avant la conférence de presse de M. Macron - Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains. "Il l'avait fait en Roumanie, en Grèce il avait qualifié les Français de fainéants, et maintenant devant la reine du Danemark il nous caricature en Gaulois réfractaires", a poursuivi l'ancien ministre LR, fustigeant un président "qui n'est pas dans son rôle, qui n'a pas compris sa fonction quand il se déplace".Une "polémique hors contexte" et éloignée de "l'esprit français", selon le chef de l'État, pour qui "il y a une chose qui caractérise la France, le peuple français, c'est son goût de l'intelligence, de l'ironie, de l'humour sur soi-même, et sans doute de la complexité."
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Le médiateur de l'Énergie souligne que les politiques ne peuvent pas enrayer la hausse des prix de l'énergie, mais qu'ils doivent assurer la protection des personnes les plus vulnérables.
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572.440 coupures ou limitations de puissance en un an. Le nombre d'interventions pour impayés est reparti à la hausse en 2018, a indiqué jeudi 21 mars le médiateur national de l'énergie, qui demande la mise en place de mesures de soutien supplémentaires pour les ménages les plus fragiles. Le nombre d'interventions a progressé de 4,2% par rapport à 2017, selon le bilan annuel du médiateur, publié à l'approche de la fin de la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars) des coupures d'électricité et de gaz naturel. Il avait baissé de 10% en 2017. Les fournisseurs ont ainsi déclaré avoir mis en oeuvre 572.440 coupures ou limitations de puissance à la suite d'impayés au cours de l'an dernier. Dans le détail, 477.349 interventions ont concerné l'électricité et 95.091 le gaz naturel, ce qui représente des hausses respectives de 4,9% et de 0,8% par rapport à 2017."Le prix de l'énergie augmente inéluctablement compte tenu du contexte économique", a commenté Jean Gaubert, médiateur national de l'énergie, cité dans le communiqué. "Aucune promesse politique ne peut combattre cette hausse. Cependant, il est indispensable que notre société protège les personnes les plus vulnérables", a-t-il souligné.Pendant la trêve hivernale, les fournisseurs ne peuvent pas interrompre la fourniture d'énergie pour une résidence principale au motif d'un impayé. Ils peuvent en revanche procéder à des réductions de puissance, sauf pour les bénéficiaires du chèque énergie. Le dispositif du chèque énergie, qui aide les ménages en situation de précarité à payer leurs factures, a remplacé les tarifs sociaux de l'électricité début 2018. "Pour autant, le combat contre la précarité énergétique ne doit pas faiblir", estime le médiateur national de l'énergie, qui propose deux mesures de soutien supplémentaires pour les personnes les plus fragiles. Le médiateur suggère ainsi la mise en place d'un "fournisseur de dernier recours" destinés aux ménages "qui ne parviennent plus à souscrire de contrat avec un fournisseur d'énergie en raison de leurs difficultés financières". Il propose également d'imposer un "niveau de performance énergétique minimal" obligatoire pour les logements mis en location, "afin de supprimer les passoires énergétiques", ces habitations très énergivores.
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La France Insoumise à la manœuvre
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A l'initiative du député France Insoumise François Ruffin et organisée par d'anciens membres de Nuit debout, cet évènement "fête" à sa manière le premier anniversaire de l'élection d'Emmanuel Macron. Il a été financé par des dons, grâce à une cagnotte en ligne, à grand renfort de hashtags et de vidéos. Des comptes Facebook et Twitter ont été créés spécialement pour l'occasion, ainsi qu'un site internet. Interrogé par le journal "Libération", le comité d'organisation est "resté flou" quant à une éventuelle prise de parole de Jean-Luc Mélenchon. Les membres de la France Insoumise partagent l'affiche avec des humoristes, youtubeurs, philosophes... comme Nicolas Meyrieux, Frédéric Lordon... Une cinquantaine de personnalités ont également apporté leur soutien à travers une tribune publiée par le magazine "Regards". Parmi les signataire : les humoristes Christophe Alévêque et Guillaume Meurice, les écrivaines Virginie Despentes et Annie Ernaux, les réalisatrices Rokhaya Diallo et Amandine Gay, les économistes Julia Cagé et Thomas Piketty... Corinne Masiero, actrice de la série "Capitaine Marleau" devrait être de la partie et s'exprimer depuis un char. Plusieurs partis de gauche (LFI, PCF, NPA, Génération-s), des syndicats (chimie-CGT, Sud santé, Sud-PTT...), ainsi que des associations (Attac, Les amis de la terre, Sans-papiers...) ont appelé à descendre dans la rue. La CGT, au contraire, brillera par son absence : Philippe Martinez, son secrétaire général, refuse de se joindre à la fête. Il estime que la multiplication des mobilisations n'est "pas efficace". Un cortège "pot au feu" La "fête à Macron" entend faire feu de tout bois et rassembler les colères. Au programme, quatre chars vont défiler. "Jupiter", "Dracula", "Napoléon" : les trois premiers caricatureront le président de la République. Le "cortège des luttes" accueillera les cheminots, les "sans" (papiers, logement, emploi...), les étudiants,les syndicats, et les militants du climat. Le dernier char illustrera "la résistance". window.pvp_4c0b0bc89c92c4861cceee890a94b799 = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x6iv7j7", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfoEdito/extId/x6iv7j7/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_4c0b0bc89c92c4861cceee890a94b799", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
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Donald Trump s'attirait jeudi des réactions outrées jusque dans son camp républicain après avoir refusé de promettre un transfert pacifique du pouvoir si son rival Joe Biden l'emportait lors de la présidentielle américaine du 3 novembre, certains le comparant à un dictateur.
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Allié du président, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s'est senti obligé de réaffirmer aux Américains que le résultat du scrutin serait respecté."Le vainqueur de l'élection du 3 novembre sera investi le 20 janvier" comme prévu, a tweeté le conservateur. "Il y aura une transition en bon ordre comme tous les quatre ans depuis 1792", date de la deuxième élection présidentielle des Etats-Unis avec un mandat de quatre ans. Sa grande ennemie, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s'est, elle, scandalisée. Il faut "lui rappeler: +vous n'êtes pas en Corée du Nord, vous n'êtes pas en Turquie, vous n'êtes pas en Russie M. le président. Et d'ailleurs, vous n'êtes pas en Arabie saoudite. Vous êtes aux Etats-Unis d'Amérique. Nous sommes une démocratie", a-t-elle martelé en conférence de presse. Dans un contexte tendu, à moins de six semaines de l'élection dans une Amérique profondément divisée, le tollé est né d'un court commentaire mercredi soir de Donald Trump, qui joue régulièrement avec l'idée de ne pas reconnaître les résultats de l'élection. Il avait formulé la même menace lors du scrutin de 2016 qu'il avait remporté face à Hillary Clinton.En réponse à une question, le président a refusé de s'engager à garantir un passage sans violence du pouvoir, quel que soit le résultat de l'élection qui l'opposera au démocrate Joe Biden. "Il va falloir que nous voyions ce qui se passe", a-t-il répondu lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.Ces transferts de pouvoir sont un pilier de la démocratie américaine. Et donnent traditionnellement lieu à des échanges courtois, parfois touchants et empreints de dignité même entre partis rivaux, comme lorsque George W. Bush avait laissé une lettre à Barack Obama en 2009.- "Menace" -Actuellement en retard dans les sondages, le président républicain se plaint régulièrement des conditions d'organisation du scrutin et affirme que le vote par correspondance est source de fraudes potentielles. Cette assertion n'est pas démontrée, mais le vote par courrier devrait être beaucoup plus utilisé cette année du fait de la pandémie de Covid-19. Jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche a réaffirmé que Donald Trump "acceptera(it) le résultat d'une élection libre et juste".Le président a semblé la veille appeler à une annulation des bulletins envoyés par la poste. "Débarrassons-nous de ces bulletins et ce sera très pacifique, il n'y aura pas de transfert vraiment, ce sera une continuation", a-t-il dit. Et a répété jeudi, sur Fox News, que les bulletins par courrier étaient "une horreur". Si la Cour suprême décidait que Joe Biden avait gagné, en cas d'une course très serrée, "je serais d'accord avec cela mais je pense que nous en sommes encore loin", a-t-il précisé. Le directeur du FBI Christopher Wray a pourtant encore réaffirmé jeudi matin que ses services n'avaient jamais "constaté, dans l'histoire, de tentative coordonnée à l'échelle nationale de fraude électorale pour une élection majeure, que ce soit par courrier ou autre". Joe Biden avait immédiatement réagi aux propos du milliardaire républicain."Dans quel pays vivons-nous ? Je plaisante à peine. Je veux dire, dans quel pays sommes-nous ? Il dit les choses les plus irrationnelles, je ne sais pas quoi dire", a déclaré le candidat démocrate.Le sénateur républicain Mitt Romney, qui s'oppose régulièrement au président, s'est insurgé. "Le transfert pacifique du pouvoir est fondamental pour notre démocratie; sans cela, c'est le Belarus. Toute suggestion par un président qu'il puisse se soustraire à cette garantie constitutionnelle est à la fois impensable et inacceptable", a-t-il affirmé sur Twitter.Et Liz Cheney, l'une des chefs de la minorité républicaine à la Chambre et fille de l'ancien vice-président américain, s'est aussi clairement démarquée jeudi des propos du 45e président des Etats-Unis. "Le transfert pacifique du pouvoir est inscrit dans notre Constitution et essentiel à la survie de notre république", a-t-elle tweeté. Chez les démocrates, l'ancienne rivale du milliardaire Hillary Clinton a dénoncé, sur Twitter, le comportement digne "d'un aspirant dictateur désespéré". "C'est pathétique. Mais parce qu'il est président, nous devrions prendre sa menace au sérieux". Le sénateur Bernie Sanders a lui longuement pris la parole sur le sujet jeudi, dénonçant une menace pour la démocratie "comme jamais auparavant". "Il ne s'agit pas seulement d'une élection entre Donald Trump et Joe Biden. C'est une élection entre Donald Trump et la démocratie. Et la démocratie doit gagner", a-t-il affirmé, en réclamant la constitution d'un comité réunissant républicains et démocrates pour surveiller l'élection.
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Candidat à la candidature pour les municipales à Paris, le secrétaire d'État chargé du Numérique a quitté mercredi soir le gouvernement. "Du petit point de vue que j'avais, je pensais que c'était mieux plus tard", a-t-il expliqué ce jeudi matin sur Franceinfo.
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Officiellement investie tête de liste aux Européennes du 26 mai, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a quitté mercredi 27 mars le gouvernement, Emmanuel Macron jugeant incompatible d'être ministre tout en menant une campagne électorale.Un départ qui s'accompagne de deux autres : ceux du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux et du secrétaire d'État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi. Les deux hommes briguent l'investiture La République en marche pour mener les municipales de 2020 dans la capitale, un choix qui sera décidé en juin."Il y avait urgence à sortir Mounir du gouvernement"Mais il semblerait que le choix d'Emmanuel Macron soit déjà fait. En effet, si le chef de l'État a choisi de libérer Benjamin Griveaux de ses fonctions, "ça a été acté entre le président et lui depuis déjà très longtemps", assure un proche de l'exécutif au Parisien, Mounir Mahjoubi aurait plutôt été poussé vers la sortie. "De toute façon, il y avait urgence à sortir Mounir du gouvernement. Il a enchaîné les conneries, il ne bossait pas assez ses dossiers. Cela a beaucoup insupporté Macron", rapporte un ministre auprès du quotidien. ÉDITO - Mounir Mahjoubi a-t-il été poussé vers la sortie?par BFMTVAu micro de Franceinfo ce jeudi, il a démenti toute sanction. "Quand on est membre d'un gouvernement, c'est toujours le choix du Premier ministre ou du président. J'avais exprimé au Premier ministre mes envies pour Paris, Benjamin Griveaux l'avait fait aussi. J'ai dit au président et au Premier ministre que s'ils souhaitaient laisser partir un ou plusieurs ministres pour les municipales je voudrais être traité avec équité. Hier, le président a décidé que nous quitterions le gouvernement aujourd'hui plutôt que dans quelques semaines. Du petit point de vue que j'avais, j'aurais préféré que cela soit plus tard, mais le président a fait ce choix dans un souci de clarté", a-t-il affirmé.Selon un sondage Ifop publié le 24 mars dans Le Journal du Dimanche, Benjamin Griveaux est le candidat LREM le mieux placé pour faire face à Anne Hidalgo. Le désormais ex-porte-parole du gouvernement recueillerait 22%, deux points derrière la maire sortante (24%). L'écart en faveur de l'élue socialiste augmente légèrement dans l'hypothèse d'une liste LREM conduite par Mounir Mahjoubi (23% contre 20%).
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Lors d'une réunion informelle avec quelques journalistes, le chef de l'État s'est confié sur son début de quinquennat et a livré sa vision du mouvement des "gilets jaunes". Emmanuel Macron a également affirmé que l'issue du grand débat pourrait être un référendum.
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Emmanuel Macron s'est confié jeudi 31 janvier à une poignée de journalistes, notamment de Paris Match."J'ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m'a scarifié", a confié le chef de l'État, interrogé sur son début de quinquennat, selon des propos rapportés par l'hebdomadaire. Sur la crise des "gilets jaunes" qui secoue le pays depuis bientôt trois mois et met largement en cause sa personne, le chef de l'État l'affirme : "Si être 'gilet jaune', ça veut dire qu'on est pour que le travail paie plus et que le Parlement fonctionne mieux, alors je suis gilet jaune".Il estime toutefois que le mouvement a "muté", notamment par le fait de "40 à 50.000 militants ultras qui veulent la destruction des institutions". Emmanuel Macron n'hésite pas à mettre en cause la "fachospère" et la "gauchosphère", très actives sur les réseaux sociaux. Un mea culpa sur ses "petites phrases" Aurait-il pu désamorcer la crise en prononçant plus tôt un moratoire sur la hausse des prix des carburants ? "J'ai hésité. J'ai écouté le gouvernement et la majorité. Cela aurait été vécu comme une reculade. Je ne sais pas si cela aurait empêché le reste", confie-t-il, assurant à Paris Match qu'il a failli annoncer ce moratoire le jour de son discours sur la transition écologique le 27 novembre. Le président a toutefois reconnu que ses "petites phrases" qui font régulièrement les gros titres ont pu nourrir "un procès un humiliation". "J'ai toujours été sincère et je n'ai jamais voulu blesser", assure le chef de l'État. "Dans le système où nous vivons, cette franchise n'est plus possible parce que je suis président de la République", admet Emmanuel Macron. "Je vais faire beaucoup plus attention. Cela suppose une conversion personnelle", a-t-il promis, cité cette fois par BFMTV. Un référendum ? Le sujet est "sur la table" Pour le chef de l'État, les réponses économiques à la crise des "gilets jaunes" ont été apportées lors de son allocution du 10 décembre. Et il l'assure, "le travail va payer", cite Paris Match. La semaine prochaine, Emmanuel Macron se rendra à deux nouveaux rendez-vous du grand débat national, notamment auprès de jeunes. Le chef de l'État reste flou quant à l'issue de cette grand-messe démocratique. "Il faudra rebâtir des formes locales de délibérations", "il y a un besoin de commandement", peut-être même d'une "nouvelle République", lâche sans en dire davantage le chef de l'État, cité par Paris Match. Toutefois, l'idée d'un référendum fait son chemin : "Je ne l'exclus pas. Ça fait partie des sujets sur la table".
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La justice américaine a abandonné vendredi les poursuites contre un homme noir après l'avoir jugé six fois pour le même crime dans un dossier illustrant jusqu'à la caricature les maux du système judiciaire des Etats-Unis.
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Curtis Flowers a passé 23 ans en prison pour un quadruple meurtre commis dans une bourgade du Mississippi en 1996, dont il s'est toujours dit innocent et qui lui a valu six procès."Je suis enfin libéré de l'injustice qui m'a maintenu dans une boîte pendant 23 ans", a-t-il commenté dans un communiqué. "Le jour pour lequel j'ai tant prié est enfin arrivé!"Le droit américain interdit d'organiser un nouveau procès quand un accusé a été acquitté. Mais cela n'a jamais été le cas pour Curtis Flowers: ses trois premiers procès se sont conclus sur des reconnaissances de culpabilité, avant d'être annulés en appel pour des vices de procédure. Les deux suivants n'ont pas débouché sur un verdict, faute d'unanimité parmi les jurés. En 2010, lors du dernier procès, il avait été condamné à la peine capitale, mais la décision avait été annulée en 2019 par la Cour suprême des Etats-Unis, au motif que les citoyens noirs avaient été volontairement écartés par l'accusation lors de la sélection des jurés.En décembre, il avait finalement été remis en liberté sous caution, mais la menace d'un septième procès restait entière.Le même procureur, Doug Evans, avait gardé la main sur l'ensemble de l'accusation. Lors de l'audience devant la Cour suprême, une des magistrates avait dénoncé sa "passion" pour le dossier.En janvier, il avait finalement accepté de s'en dessaisir et la procureure générale du Mississippi, Lynn Fitch, l'avait repris à zéro. C'est elle qui a finalement requis l'abandon des poursuites, qui a été validé vendredi par un juge.Au-delà de la question raciale, le dossier de Curtis Flowers illustre "l'absence de contrôle sur les procureurs" élus dans le système judiciaire américain, selon la journaliste Madeleine Baran, qui a fait connaître l'affaire au grand public dans le podcast "In the Dark".
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Invité de TF1, le Premier ministre a dénoncé une politique d'obstruction de l'opposition, principalement la France insoumise, qui l'aurait contraint à avoir recours à l'article 49-3 de la constitution.
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"Cela fait 13 jours que nous débattons, 115 heures de débat, et seuls sept articles sur 65 ont été étudiés". Invité de TF1, le Premier ministre, Édouard Philippe, a justifié son recours à l'article 49-3 de la constitution qui permet d'accélérer l'adoption d'un texte sans avoir à le faire adopter par le Parlement. "Je m'étonne quand certains disent qu'on ne pourrait pas l'utiliser. C'est un instrument pour sortir de l'ornière et avancer", a insisté le candidat à la mairie du Havre. Principale formation politique visée, la France Insoumise, qui avait déposé de nombreux amendements. "Le débat parlementaire, ce n'est pas, pour une toute petite minorité, s'accaparer le temps de parole. Il y a une logique d'obstruction, assumée par M. Mélenchon très honnêtement. Pendant deux heures, on se demandait s'il fallait dire "chaque année ou annuellement". On a passé neuf heures sur le titre... neuf heures !"Face à ce qu'il estime être de l'obstruction, le Premier ministre a donc choisi de trancher avec le 49-3. "L'Assemblée nationale ne peut pas être une zone d'obstruction et de non-débat. Il faut que les choses avancent dans notre pays." Comme un signal d'ouverture, Édouard Philippe a précisé que le texte déposé n'était pas le texte initial. "J'ai intégré toutes les convergences avec les organisations syndicales et patronales et un grand nombre d'amendements de la majorité et de l'opposition." Un choix qui ne calmera pas les groupes d'opposition. Les Républicains ont annoncé officiellement avoir déposé une motion de censure contre le gouvernement. Une motion commune à gauche devrait également être déposée.
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Le secrétaire général de la CGT a défendu le statut de fonctionnaire, qui est selon lui la garantie de son "indépendance" face au "marché et au politique".
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Les fonctionnaires battent le pavé jeudi 9 mai contre le projet de loi censé "moderniser" leur statut, au menu de l'Assemblée nationale à compter du 13 mai. Les neuf syndicats (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) représentant les 5,5 millions d'agents publics font aujourd'hui front commun, dénonçant une réforme à "la portée très grave", y compris pour la qualité du service rendu aux citoyens.Sur le plateau de BFM-TV, Philippe Martinez a abondé ce sens, mettant en avant la nécessité de préserver ce "lien entre fonctionnaire et citoyen". "Le statut, contrairement à ce qui se dit, ce n'est pas un privilège.C'est ce qui fait le lien entre le fonctionnaire et le citoyen. C'est ce qui garantit son indépendance", a t-il déclaré. "La finalité de l'entreprise, c'est d'abord les dividendes aux actionnaires. Le statut du fonctionnaire, c'est son lien au citoyen, c'est une indépendance vis à vis du marché mais aussi du politique", a t-il développé. "Le statut du fonctionnaire permet, quel que soit le gouvernement en place ou l'étiquette du maire, que la mission première revienne en avant", ajoute t-il encore.Les syndicats ont indiqué que la journée de jeudi ne serait "qu'une étape" d'une mobilisation "dans la durée" pour "dire non" à la réforme du statut de fonctionnaire. Le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt leur a opposé une fin de non-recevoir, confirmant qu'il n'y aurait ni retrait, ni renégociation de cette réforme "attendue par les agents" selon lui.
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La police a fait une macabre découverte vendredi 2 septembre dans la matinée. Le corps d'un élu municipal de Mantes-la-Ville (FN) a été retrouvé sans vie à son domicile, rapporte le quotidien Le Parisien.
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Le parquet de Versailles a précisé que l'homme se trouvait le torse nu et les poignets menottés. C'est "une personne de son entourage qui s'est présentée" chez lui qui a alerté les représentants des forces de l'ordre.L'identité et l'âge de la victime n'ont pas été précisés par le parquet de Versailles. Il s'agirait de Dominique Ghys, conseiller municipal FN, adjoint chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative du maire Cyril Nauth, d'après des informations du Parisien. Plusieurs membres du FN ont adressé, via les réseaux sociaux, leurs condoléances aux proches de la victime et à sa famille.La mise en scène macabre pourrait être le résultat d'un "jeu sexuel", avance le Parisien. Un représentant du parquet de Versailles se trouvait sur place vendredi après-midi pour effectuer les premières constatations. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles. Dominique Ghys avait été élu sur la liste de Cyril Nauth aux élections municipales en 2014. Il faisait aussi partie des soutiens de Wallerand de Saint-Juste aux élections régionales en 2015.
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Les "gilets jaunes" obtiennent le soutien de plus en plus de Français. À la veille d'une nouvelle journée d'action, 82% de la population pensent que le gouvernement devrait abandonner la hausse des taxes sur le carburant prévue l'an prochain.
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Le mouvement des "gilets jaunes" est-il justifié ? Pour 77% des Français, la réponse est oui, révèle un sondage Odoxa-Dentsu consulting publié par France Info et Le Figaro. C'est 3 points de plus que lors de la précédente étude, parue le samedi 17 novembre, premier jour de la mobilisation. 66% pour que le mouvement continueLe soutien progresse particulièrement chez les ménages les plus modestes (+8 points, à 86%), ainsi que les travailleurs indépendants et chefs d'entreprises (+8 points, à 82%) et les retraités (+6 points, à 75%). Pour une majorité de la population, le mouvement doit également se poursuivre : 66% des Français sont pour. Intérêt généralPlus largement, 78% des personnes interrogées estiment que les "gilets jaunes" luttent pour l'intérêt général et 62% trouvent qu'ils ne sont pas violents. Pourtant, l'efficacité du mouvement est mise en doute par 56% des sondés. Samedi 24 novembre, les manifestants appellent à bloquer la capitale pour une nouvelle journée d'action nationale.
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Un mouvement social perturbe le trafic du RER D. Des trains pourraient être supprimés jusqu'au 1er janvier inclus.
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Fin d'année compliquée pour les usagers du RER D. Un mouvement social local touche l'ensemble de la ligne pour les journées de mercredi 26 et jeudi 27 décembre. Deux trains sur trois sont assurés, selon la SNCF qui note que le plan de transport, à consulter sur le site Transilien, est le même pour ces deux jours.Les perturbations pourraient se prolonger, car le préavis de grève déposé par la CGT s'étend jusqu'au 1er janvier. "Nous dénonçons le gros manque de matériel et l'exclusion de nombreux conducteurs de la prime de 400 euros", clame le secrétaire général du syndicat CGT des cheminots, dans des propos rapportés par Le Parisien.Outre le RER D, qui transporte pas moins de 615.000 voyageurs par jour, une grève locale a également été déclenchée sur la ligne P du Transilien. Le trafic est déclaré par la SNCF comme étant "perturbé" sur l'ensemble de la ligne, à l'exception du tronçon Esbly-Crécy la Chapelle où le service est "normal".
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Les deux adolescents pensaient que le couple rentraient en Angleterre.
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Jeudi, sur une aire d'autoroute de Seine-Maritime, un couple de touristes anglais a trouvé deux jeunes migrants, cachés dans le coffre de toit de leur voiture, comme l'a rapporté France Bleu Normandie vendredi. Les deux adolescents, originaires d'Erythrée et de Guinée, espéraient rejoindre ainsi l'Angleterre. Arrivés en voiture à Calais le mercredi après avoir traversé la Manche, les deux Anglais se sont arrêtés dans un hôtel pour y passer la nuit. C'est à ce moment que les deux migrants, âgés de 16 ans, ont repéré la voiture. Pensant que le couple rentrait en Angleterre, les deux adolescents ont alors enlevé les bagages du coffre de toit pour s'y cacher.Le lendemain, les touristes anglais reprennent leur route en direction de la Vendée, où ils vont passer leurs vacances. Mais alors qu'ils roulent sur l'A29, ils entendent du bruit en provenance du toit de leur voiture. Ils s'arrêtent donc sur l'aire de repos d'Haudricourt, ouvrent leur coffre de toit et y découvrent les deux jeunes migrants. Les deux adolescents, qui se sont enfuis après avoir été découverts, ont été rattrapés par les forces de l'ordre qui avaient été alertées. Si le Parquet de Dieppe a pris une ordonnance de placement pour les deux jeunes mineurs, l'Aide sociale à l'enfance a refusé de les prendre en charge, les deux jeunes ont donc été relâchés.Le couple d'Anglais a porté plainte pour vol.
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L'ancien rugbyman reconverti en présentateur télé rejoint France 2 pour la rentrée. Entouré de chroniqueurs, il analysera les faits marquants du quotidien des Français.
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Finies les vacances du côté de France Télévisions. En effet, ce lundi 5 septembre, la rentrée du PAF est marquée par le lancement des nouvelles émissions de l'après midi de France 2. Frédéric Lopez , Stéphane Bern et Amanda Scott vont donc se succèder quotidiennement à l'antenne, à la tête de leurs programmes respectifs. Cependant, l'événement à scruter, à partir de 17h50, n'est autre que l'arrivée de Thomas Thouroude sur le service public ! En effet, l'ex-rugbyman tient désormais les rênes d'un tout nouveau talk-show d'une heure.À la manière de l'infotainment (s'informer en se divertissant), il présentera AcTualiTy, un nouveau programme au concept simple, mais au ton bien particulier. Il explique d'ailleurs à nos confrères de Télé-Loisirs : "C'est très simple. Pendant une heure, on va répondre aux questions d'actu que tout le monde se pose et s'intéresser aux grands faits qui ont marqué la journée. Ça peut être la canicule, comme les attentats ou un événement sportif. Tout les Français n'ont pas en permanence le nez sur l'AFP, les journaux ou les chaînes info. On ne s'interdit aucun thème dans AcTualiTy. Il y aura des sujets légers et d'autres plus graves. Bref, tout ce qui vient alimenter nos discussions quotidiennes."Un regard neuf et ludique sur l'actualitéAnimateur touche-à-tout, cet ancien de Canal+ (où il présentait L'Equipe du dimanche ou encore Le Before du Grand Journal), devrait se montrer à l'aise dans cet exercice. Il sera, néamoins, accompagné de chroniqueurs, baptisés ici des "éclaireurs", afin de débattre sur des sujets et thèmes divers. Parmi sa bande, on retrouvera des intervenants aux parcours variés, "qui sont dans la vraie vie", comme des journalistes (Sophie Coignard, Philippe Ridet), des écrivains (Gauz, Olivier Norek), des chefs d'entreprises, des Youtubeurs (Marion Seclin) ou même des humoristes (Mathieu Madénian , Thomas VDB ). Ensemble, ils tâcheront donc d'apporter un regard neuf et un esprit ludique au décryptage du jour.La touche de Thomas Thouroude permettra-t-elle à France 2 de donner un coup de jeune et un coup de fouet aux audiences de ces fins d'après-midi ? Réponse dans les semaines à venir.
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Le projet de loi devra être voté d'ici à l'été 2020, a annoncé le Premier ministre.
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Les citoyens seront consultés dès le mois de septembre et jusqu'à la fin de l'année sur la réforme des retraites, a annonce jeudi 12 septembre le Premier ministre Édouard Philippe. Le projet de loi sera voté "d'ici la fin de la session parlementaire de l'été prochain", a-t-il précisé."Nous sommes décidés à prendre tout le temps nécessaire", a-t-il déclaré devant le Conseil économique social et environnemental (Cese), précisant que ce délai servira à "définir le système cible et les générations concernées" par le "système universel" par points voulu par Emmanuel Macron. Le chef de l'État lancera "avant la fin du mois de septembre" un cycle de "consultations citoyennes" qui "se termineront à la fin de l'année", via notamment une "plateforme numérique", a annoncé M. Philippe.En parallèle, des concertations avec les partenaires sociaux "vont commencer dès la semaine prochaine" et "dureront jusqu'au début du mois de décembre". Ces discussions porteront sur quatre thèmes, dont les "conditions d'ouverture des droits", en particulier "l'importante question de l'âge (de départ) et de la durée (de cotisation), et le "pilotage financier du système" pour le ramener à l'équilibre d'ici 2025.Sur le thème clef de l'âge de départ à la retraite ou de durée de cotisation, le Premier ministre a annoncé qu'il allait "confier une mission à Sophie Bellon, présidente du conseil d'administration de Sodexo qui aura à ses côtés Jean-Manuel Soussan, directeur des ressources humaines du groupe Bouygues Construction, et à Olivier Mériaux ancien directeur général adjoint de l'agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact)".
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Le ministre de l'Économie estime que les régimes spéciaux "ne sont plus défendables".
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Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a réaffirmé, lundi 28 octobre sur RTL , la volonté du gouvernement de mener à bien la réforme des retraites, décriée par les syndicats. "Rien ne nous fera reculer de manière générale sur la transformation du pays", a-t-il déclaré, estimant que les Français avaient élu Emmanuel Macron pour cela. "Il vaut mieux, en politique, respecter le mandat que nous ont donné les Français", a ajouté le ministre. "L'intérêt des Français, c'est qu'il y ait une réforme qui soit mise en place, qui soit juste, qui soit équitable et qui garantisse la pérennité d'un système par répartition auquel nous sommes tous attachés, a-t-il poursuivi. Rien ne justifie le maintien de ces régimes spéciaux. Discutons de tout cela. Ils ne sont plus défendables."Interrogé sur la grève illimitée annoncée à partir du 5 décembre par plusieurs syndicats, M. Le Maire a encore dit ne pas craindre de "paralysie du pays". Emmanuel Macron a assuré lundi matin sur RTL qu'il n'aurait "aucune forme de faiblesse ou de complaisance" face aux mobilisations contre sa réforme des retraites même si cette dernière devait le rendre "impopulaire"."Je veux aller au bout de cette réforme, je pense qu'elle est nécessaire pour le pays donc je la défendrai. Peut-être ça me rendra impopulaire, peut-être que des gens diront 'c'est insupportable, tout ça pour ça'. Je ferai tout pour qu'il n'y ait pas ces blocages, je ferai tout pour qu'on soit en soutien de nos compatriotes qui seraient bloqués, mais je n'aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance."
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Dans un entretien à CNN, l'activiste russe réaffirme que son initiative contre l'ancien candidat à la mairie de Paris n'était que le "début" d'un projet de "pornopolitique". Il admet également avoir subtilisé les vidéos incriminantes de Benjamin Griveaux à sa petite-amie, Alexandra de Taddeo.
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"J'ai volé cette vidéo". Piotr Pavlenski passe aux "aveux". Après son interpellation et sa mise en examen dans l'affaire de la diffusion des vidéos intimes de Benjamin Griveaux, l'activiste russe a été remis en liberté, placé sous contrôle judiciaire, à sa grande surprise. Jeudi, il s'est confié sur cette histoire dans un entretien à la chaîne CNN. Et a notamment reconnu qu'il avait dérobé les images incriminantes à sa compagne, Alexandra de Taddeo, elle-aussi mise en examen dans cette affaire, et placée sous contrôle judiciaire. La jeune femme "ne savait pas qu['il avait] découvert et volé la vidéo" en question, a également affirmé le trentenaire. Selon ses propos, c'est en novembre dernier qu'il a remarqué le fichier embarrassant sur les équipements mobiles de sa compagne. Mais il ne lui a pas tout de suite confié son intention de diffuser la vidéo de Benjamin Griveaux. "Je lui ai montré ce que je faisais après publication" du contenu, a-t-il expliqué à CNN. Depuis le début du scandale, Alexandra de Taddeo a toujours nié son implication dans la diffusion des contenus intimes impliquant l'ancien candidat à la mairie de Paris. De son côté, Piotr Pavlenski se dit ravi de son coup. Auprès de CNN, il réaffirme ce qu'il avait déjà laissé entendre dès le début de l'affaire Griveaux : "pour moi, ce n'est que le début". Il a toutefois refusé d'en dévoiler davantage sur ses projets futurs."Je voulais me préserver"Devant les enquêteurs, Alexandra de Taddeo avait reconnu être rentrée en contact avec Benjamin Griveaux en mai 2018, alors qu'il était encore porte-parole du gouvernement. Ils avaient alors commencer à échanger des messages et vidéos intimes en privé, relaie le Parisien. Pour expliquer pourquoi elle avait décidé de garder les séquences vidéos échangées, la jeune femme a indiqué lors de sa garde à vue : "Je savais que si sa femme ou quelqu'un d'autre apprenait sa relation, il n'hésiterait pas à m'enfoncer et ne me défendrait pas. Donc, je voulais me préserver".Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo ont été mis en examen le 18 février pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel".
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Au lendemain de l'injonction présidentielle de "travailler et produire plus", le ministre de l'Économie a assuré que les congés n'étaient pas menacés.
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Va-t-il falloir renoncer à des congés pour relancer l'économie française durement éprouvée par la crise sanitaire ? "Non", a assuré le ministre de l'économie Bruno Le Maire, lundi 15 juin. Invité de France Info au lendemain de l'injonction du président de la République à "travailler et produire davantage", il a expliqué que cela signifiait qu'il fallait "travailler tous" et pas demander aux salariés d'abandonner des jours de congés."Je ne crois pas du tout que ce soit ce qu'a dit le président de la République (...). La lecture est très simple: il faut que nous travaillions tous. (...) Ça veut dire qu'il faut que le plus grand nombre de Français puissent trouver un travail", a énoncé Bruno Le Maire sur France Info."Il faudra trouver un emploi pour les jeunes qui vont entrer sur le marché du travail dans quelques mois, (...) il faudra faire attention à ce qu'on ne licencie pas massivement des personnes de plus de 50 ans par solution de facilité", a-t-il ajouté.Emmanuel Macron a prévenu dimanche dans son allocution que "notre pays va connaître des faillites et des plans sociaux multiples en raison de l'arrêt de l'économie mondiale".La reconstruction économie, la priorité absolue"La reconstruction économique est la priorité absolue nationale des prochains mois", a insisté Bruno Le Maire lundi, estimant qu'il fallait "inciter les entreprises à reprendre l'activité". Les règles qui s'appliqueront à elles pour assurer la sécurité sanitaire "ne changent pas" pour l'instant, a-t-il précisé, ajoutant que les guides de protocoles sanitaires "continuent à être mis en place"."Est-ce que demain il sera possible de regarder un point ou un autre de ces protocoles? Oui certainement", a-t-il toutefois indiqué. Le télétravail "reste souhaitable dans la mesure où ça permet d'avoir une reprise progressive et de limiter la circulation du virus", a jugé le ministre. Mais c'est une solution "transitoire" qui "n'est pas la panacée", a-t-il estimé.
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Joe Biden devrait bientôt révéler le nom très attendu de sa colistière, appelée à être vice-présidente des Etats-Unis s'il bat Donald Trump en novembre, avec la sénatrice noire Kamala Harris donnée grande favorite pour accompagner le candidat démocrate septuagénaire.
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En promettant de faire son choix "la première semaine d'août" après des mois de suspense, l'ancien vice-président américain a plaisanté sur le fait qu'il lui serait bien difficile de recevoir en personne les finalistes alors que des journalistes font le guet devant chez lui.Mais en coulisses, son équipe passe en revue les bilans et s'entretient --surtout par téléphone ou en ligne, coronavirus oblige-- avec les dernières candidates encore en lice.Une pandémie qui a fait plus de 150.000 morts aux Etats-Unis, la profonde récession qui l'accompagne, et la vague de colère historique contre les violences policières et le racisme: la liste s'est resserrée ces dernières semaines, influencée par les événements inédits qui secouent cette campagne.Après une primaire démocrate marquée par une grande diversité, le candidat âgé de 77 ans a promis de choisir une femme qui deviendrait, en cas de victoire le 3 novembre face au président républicain, la première vice-présidente des Etats-Unis. Et depuis la mort de George Floyd, asphyxié fin mai par un policier blanc, la pression s'est accrue pour qu'il désigne une colistière noire.Kamala Harris, 55 ans, apparaît largement en tête des pronostics."Talentueuse", "Grand respect pour elle": ces mots inscrits sous le nom de Kamala Harris ont été capturés mardi sur le carnet que Joe Biden tenait en main, devant les photographes, faisant encore grimper la cote de l'élue noire de Californie. Le CV et la trajectoire de cette fille d'immigrés jamaïcain et indienne renforcent ses chances. - Passé encombrant -Mais son passé de procureure dont les mesures ont, disent ses détracteurs, affecté particulièrement les minorités, pourrait peser contre elle. Candidate à la primaire, elle n'avait pas décollé dans les sondages auprès des Afro-Américains, un électorat-clé pour les démocrates, avant de jeter l'éponge en décembre. Et chez certains alliés du candidat, on n'a pas pardonné son attaque surprise, lors d'un débat, contre celui qu'elle décrit pourtant comme un ami.Deux autres noms circulaient avec insistance ces derniers jours. Susan Rice, ex-conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama, a travaillé avec Joe Biden pendant leurs années à la Maison Blanche. Un élément important pour celui qui aimerait rééditer la bonne entente de son propre binôme avec l'ancien président démocrate entre 2009 et 2017.Cette Afro-Américaine de 55 ans, bête noire du camp Trump, n'a toutefois jamais eu à affronter les rigueurs d'une campagne.Quant à Karen Bass, 66 ans, élue de la Chambre des représentants, elle dirige l'influent groupe des élus noirs du Congrès et a rédigé un projet de réforme de la police portant le nom de George Floyd.Son positionnement pourrait toutefois offrir des munitions aux républicains, qui tentent de dépeindre Joe Biden en "marionnette" de la "gauche radicale". Un argument qui pourrait nuire aussi aux chances de la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 71 ans, arrivant plus loin dans les pronostics.- "Plus important"- Grand moment traditionnel des campagnes américaines, le choix du candidat "VP" est particulièrement crucial pour Joe Biden.S'il gagne, le vétéran de la politique sera le plus vieux président de l'histoire américaine à prendre ses fonctions en janvier, et il a laissé entendre qu'il ne briguerait qu'un mandat.Sa décision est donc "plus importante que d'habitude car la personne qu'il choisira a des chances d'être la candidate démocrate dans quatre ans", souligne David Barker, professeur de sciences politiques à l'American University.D'autant que des doutes pèsent sur la forme physique du septuagénaire, qui a dit vouloir quelqu'un qui soit "prêt à être président au premier jour". A cause du Covid-19, Joe Biden passe l'essentiel de son temps chez lui à Wilmington, dans le Delaware. Privé de meetings, il mène une campagne en sourdine qui lui vaut les moqueries des pro-Trump. Mais qui, face aux sorties du tempétueux président et à sa gestion contestée de la pandémie, lui réussit: il devance le milliardaire républicain dans les sondages nationaux comme dans les Etats-clés. S'il est bien reçu, le choix de sa colistière -- qu'il pourrait attendre quelques jours avant de révéler-- devrait renforcer l'élan de Joe Biden, juste avant la convention démocrate (17 au 20 août) où il acceptera formellement sa nomination comme candidat.Même si elles seront réduites à leur portion congrue, pour cause de virus, les conventions démocrate puis républicaine marqueront une nette accélération de la campagne.Et dès fin septembre, une demi-douzaine d'Etats commenceront à voter par courrier. Pour David Barker, "le résultat de l'élection pourrait dans les faits être déterminé bien avant" le 3 novembre.
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Cette députée PS sortante soutenait la candidature d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Ce 26 juillet, l'Assemblée Nationale a rendu un hommage plein d'émotion à une députée aujourd'hui disparue.
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Corinne Erhel est décédée le 6 mai dernier, quelques jours seulement avant le deuxième tour de l'élection présidentielle. Cette députée PS, proche de Jean-Yves Le Drian, soutenait activement la candidature d'Emmanuel Macron. Elle n'aura pas vu sa victoire, le 8 mai 2017.Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article, François de Rugy a évoqué son implication pendant la campagne présidentielle: "Elle lui a donné son talent, son temps, sa force de travail, et elle était impressionnante cette force". Très touché par cette mort brutale, il a ajouté: "Cette date, cette ville, resteront à jamais gravées dans ma mémoire". La députée de Lannion-Paimpol s'était effondrée lors du dernier meeting de la campagne à Plouisy dans les Côtes d'Armor, à 20h30, alors qu'elle était en plein discours. Elle avait été foudroyée par un malaise cardiaque, à tout juste 50 ans. Après la prise de parole de François de Rugy, le Premier ministre Édouard Philippe a fait un discours, devant des députés de la majorité visiblement touchés, comme Christophe Castaner, presque en larmes. L'Assemblée a ensuite observé une minute de silence, juste avant que la séance ne soit suspendue.
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Filmé à son insu par l'équipe de l'émission politique italienne "Piazzapulita", la figure des "gilets jaunes" du Vaucluse estime qu'il "risque beaucoup". "Je peux me prendre une balle dans la tête à n'importe quel moment", assure-t-il.
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Le 5 février dernier, le vice-Premier ministre italien et chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S) Luigi Di Maio a rencontré en France des responsables des "gilets jaunes". Christophe Chalençon, figure du mouvement dans le Vaucluse, en faisait notamment partie. Une rencontre qui a provoqué une crise diplomatique entre la France et l'Italie et qui a poussé les journalistes de l'émission politique italienne "Piazzapulita" de "La 7" à l'interviewer. En "off", l'homme se confie sans détour et dit notamment se sentir menacé par l'État français."On est à la limite de la guerre civile""Je sais que je risque beaucoup. Moi je peux me prendre une balle dans la tête à n'importe quel moment. Mais j'en ai rien à foutre, j'irai au bout de mes convictions. Parce que s'ils me mettent une balle dans la tête, le peuple, Macron, est passé à la guillotine", affirme-t-il à la journaliste. "On est arrivé à un tel point de confrontation que s'ils m'abattent, il est mort aussi. Le peuple, il rentre dans l'Élysée, il démonte tout, lui, sa femme et toute la clique. On a des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu'ils veulent aussi faire tomber le pouvoir. Aujourd'hui, tout le monde est calme, mais on est à la limite de la guerre civile.""Il fallait rendre ça public", estime la journalisteDes propos qui ont interpellé la journaliste italienne Alessandra Buccini, qui a mené l'entretien. "On a voulu savoir qui était cette personne parce que la France avait décidé de rappeler son ambassadeur en Italie après sa rencontre avec Di Maio. On a donc rencontré Christophe Chalençon, et là on a découvert d'une certaine manière, quelqu'un qui était incompatible avec le vice-Premier ministre d'un gouvernement. J'ai été très, très surprise", confie-t-elle à Europe 1. "Et quand Christophe Chalençon m'a dit ces choses-là, je suis restée bouche bée. Et là j'ai estimé que les choses qu'il m'avait dites étaient tellement graves, que je ne pouvais pas les garder pour moi. Il fallait rendre ça public.""C'est une comédie à l'italienne ou juste un nouveau délire personnel?"Le ministre de l'Intérieur français Christophe Castaner a commenté cette séquence."C'est une comédie à l'italienne ou juste un nouveau délire personnel?", s'est-il interrogé sur Twitter. De son côté, Christophe Chalençon a dénoncé sur le réseau social une "manipulation". "Jamais je n'ai appelé ou souhaité un coup militaire", assure-t-il.
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Pierre Bergé n'y va pas avec le dos de la cuillère. "Voter Fillon c'est voter pour la France réac, la Manif pour tous, qui m'a menacé de mort.
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La France pétainiste. Quand va-t-on à Vichy ?", a tweeté le co-propriétaire du journal Le Monde ce jeudi 24 novembre.Comparer les électeurs de François Fillon à la "France pétainiste". C'est le pari osé de l'entrepreneur et ancien compagnon du couturier Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé, âgé de 86 ans. Un tweet qui n'a pas manqué de faire réagir les soutiens de François Fillon. "La banalisation de Vichy par Pierre Bergé est une honte !", a notamment répondu le président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire, Bruno Retailleau. "Où sont les grandes consciences de gauche qui devraient condamner ces outrances ?", a-t-il demandé."Le sens de la mesure de Pierre Bergé à l'égard de François Fillon est fidèle à l'esprit de tolérance et d'ouverture de la gauche bobo", a lui écrit sur le réseau social le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti. "Je suis ulcérée par le tweet de Pierre Bergé qui nous assimile à la France de Vichy, moi qui suis républicaine jusqu'au bout des ongles !", a elle répondu la maire de Beauvais (Oise), Caroline Cayeux.Arrivé largement en tête du premier tour de la primaire (44%), François Fillon est attaqué ces derniers jours par Alain Juppé et par la gauche pour ses positions "conservatrices" sur la famille et ses propositions "ultralibérales" en matière économique. L'ancien Premier ministre est le seul des principaux candidats à la primaire de la droite à vouloir réécrire la loi Taubira, pour interdire l'adoption plénière aux couples homosexuels. Il est également soutenu par des membres de "l'extrême droite" et des anti-mariage homosexuel, comme l'association "Sens commun" issue de la Manif pour tous. Pierre Bergé n'en est pas à sa première sortie sur les réseaux sociaux. Lors des manifestations contre la "loi Taubira" en 2013, le mécène avait notamment écrit sur Twitter que "si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c'est pas moi qui vais pleurer". Une déclaration qui lui avait valu d'être poursuivi pour "incitation à commettre un acte terroriste".François Fillon et Alain Juppé ont rendez-vous ce jeudi soir pour un ultime débat télévisé, moment de vérité de cet entre-deux tours électrique, avec un maire de Bordeaux à l'offensive pour tenter de rattraper son rival, largement favori.
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Une tournée médiatique tambour battant, une discrète campagne sur les pavés parisiens: Agnès Buzyn, candidate LREM arrivée troisième au premier tour des municipales à Paris, veut d'abord "jouer le match" avant de s'avouer vaincue, et met en garde contre un vote sanction "contre l'exécutif".
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Mardi après-midi, c'est discrètement que la candidate de la macronie arrive dans les rues de l'hyper-centre, à deux pas de l'Hôtel de Ville. Les passants la regardent, s'arrêtent, mais personne n'osent vraiment l'interpeller... Jusqu'à ce qu'un jeune trentenaire lui demande un "selfie"."Vous serez un politique, vous verrez !", prophétise auprès du jeune homme la candidate, qui ne se considère "pas politique". Pourtant, après de longues réflexions qui ont agacé son camp, l'ancienne ministre de la Santé est restée candidate à la mairie de Paris, et promet désormais d'être assidue au Conseil de Paris. Quoi qu'il arrive.Et dans la dernière ligne droite, elle va à la rencontre des associations LGBTQI+ (lesbiennes, gays, bi-es, trans, queer, intersexes) au coeur du Marais."Les personnes que je viens voir sont un symbole pour moi, un symbole de la lutte contre les discriminations", plaide la candidate, qui met en avant "les solidarités" dans son programme. "Je n'étais pas très content qu'elle se réveille si tard, mais je suis content qu'elle le fasse", abonde le responsable de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens, Dominique Borel. "Rencontrer Agnès Buzyn, c'est toujours intéressant", ajoute ce militant, qui relève qu'"au moins, elle fait l'effort". - "Petite commission parlementaire" -Agnès Buzyn interroge, écoute et note soigneusement les remarques de ces responsables associatifs et militants, promet de favoriser l'adoption pour les couples de même sexe, lutter contre les discriminations, sensibiliser les agents de la Ville et la future police municipale à ces questions... Avant d'être rattrapée sur ses actions lorsqu'elle était ministre la Santé - poste qu'elle a abandonné pour remplacer au pied levé le Benjamin Griveaux, démissionnaire après la révélation d'une vidéo intime - et d'être interrogée, cette fois, sur les "manques" de la loi PMA (Procréation médicalement assistée pour les femmes seules ou lesbiennes)."Une magnifique loi portée qui permet l'accès aux droits à toutes les femmes. J'aurais souhaité la porter jusqu'au bout", confie l'ex-ministre, qui l'a préparée "pendant deux ans".Avant de s'éclipser, la militante de SOS Homophobie insiste: "Est-ce qu'on peut se revoir avant le 6 juillet ?", et le retour de la loi au Parlement, insiste-t-elle."Je ne peux pas", s'excuse Agnès Buzyn. "J'ai une petite commission parlementaire avant". "Ça doit être compliqué pour elle, depuis ses déclarations", souffle une passante, dans une allusion à ses propos, révélés par Le Monde, où elle qualifiait au lendemain du premier tour les élections municipales de "mascarade".Avant de s'expliquer devant les parlementaires sur sa gestion des masques, et Covid-19, la candidate reste bon gré mal gré concentrée sur sa campagne en dépit de sondages peu encourageants qui la classent toujours troisième, bien loin de ses rivales. Selon un sondage BVA, Agnès Buzyn (18%) est loin derrière la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, qui arrive largement en tête (45%), et la candidate du parti Les Républicains Rachida Dati (34%). Pour remobiliser ou limiter la casse, la candidate en appelle désormais au sursaut macroniste: "Ce vote va être interprété comme un vote potentiellement de défiance vis-à-vis du président de la République. Or, je pense que le gouvernement aujourd'hui mérite qu'on soutienne son action (...) déterminante dans la crise", plaide-t-elle. "Tout vote pour Mme Dati, Mme Hidalgo, sera interprété comme un vote contre l'exécutif.""On n'acte jamais d'une défaite avant d'avoir joué le match", glisse-t-elle, tout sourire. Et si dimanche, elle devait perdre, la médecin spécialisée en hématologie, promet d'être "une opposante à celle qui sera élue". "Je porterai cette voix d'opposition", promet-elle.
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Contraint par le coronavirus d'abandonner le volant de sa "jeepney", un moyen de transport collectif populaire aux Philippines, Daniel Flores sillonne désormais les rues de Manille en mendiant de l'argent pour nourrir sa famille.
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Ce chauffeur de 23 ans n'a pas pris un seul passager depuis mars, quand le président Rodrigo Duterte a ordonné le confinement de la capitale pour ralentir la propagation de l'épidémie de Covid-19. Les "Jeepneys", construites avec les Jeeps abandonnées par l'armée américaine après la Seconde Guerre Mondiale, constituent un mode de transport prisé et bon marché pour des millions de Philippins.Comme les autres chauffeurs, M. Flores est sans travail après des mois de mesures de restriction qui ont paralysé l'économie.Expulsé de son appartement dont il ne pouvait plus payer le loyer, il vit désormais dans sa "jeepney" avec son épouse, deux de ses enfants et un autre chauffeur.Au lieu de passer ses journées derrière le volant de son minibus, ce père de famille tente de joindre les deux bouts en faisant la manche.D'autres chauffeurs arpentent comme lui les rues avec un panneau en carton autour du cou pour attirer l'attention dans l'espoir d'obtenir une aumône."Nous n'avons plus d'argent", a expliqué à l'AFP M. Flores, assis dans son véhicule, prêté par son patron, où s'entassent casseroles, vêtements et objets sans valeur.Sur le toit un écriteau demande de l'aide. Les Philippines étant le pays le plus contaminé d'Asie du Sud-Est, avec plus de 157.000 cas confirmés et Manille étant à nouveau confinée, M. Flores n'a aucune perspective de reprendre le volant prochainement.De temps en temps, il accepte des petits boulots comme vendre de la ferraille, peindre ou souder, mais cela ne suffit pas à nourrir sa famille."Souvent, nous ne mangeons qu'une fois par jour. Parfois, si personne ne nous aide, nous ne mangeons pas du tout", avoue M. Flores. La situation étant tellement critique, le couple a envoyé son bébé de sept mois vivre chez des parents à l'extérieur de Manille.- Vouées à diparaître -Sesinando Bondoc, 73 ans, a commencé à conduire une "jeepney" à l'âge de 28 ans.Debout au bord d'une route très passante, sous une chaleur de plomb, il fait la manche aux côtés d'autres chauffeurs. "Une fois, nous avons failli être percutés par une voiture, mais nous n'avons pas vraiment le choix. Nous devons sortir pour tenter notre chance dans les rues juste pour avoir quelque chose dans le ventre", raconte la voix cassée M. Bondoc, tout en refoulant ses larmes. Les chauffeurs ont reçu de la nourriture et de l'argent de la part du gouvernement mais ces aides sont loin de compenser leur perte de revenus.En juin les mesures de confinement de Manille ont été assouplies mais seule une minorité des quelque 55.000 "jeepneys" de la mégapole a été autorisée à circuler.Des mesures très strictes ont été imposées comme l'installation de barrières en plastique entre les sièges, réduisant le nombre de passagers.Ceux qui empochaient habituellement jusqu'à 1.500 persos (26 euros) par jour ont dû se contenter de gains bien plus modestes.Un nouveau confinement a été imposé début août aux plus de 27 millions d'habitants de Manille, soit environ un quart de la population philippine, contraignant les chauffeurs à cesser à nouveau leur activité.Certains craignent de ne plus jamais reprendre le volant de ces voitures, devenues un symbole national et désormais vouées à la casse. Le gouvernement a décidé l'an passé de mettre progressivement fin à ce mode de transport, jugé polluant et dangereux.Le propriétaire de la "jeepney" de Renato Gandas, 57 ans et chauffeur depuis 30 ans, a déjà vendu un de ses minibus.Voyant les menaces peser sur son moyen de subsistance, M. Gandas perd tout espoir. "Nous pourrions avoir à nous contenter de demander l'aumône jusqu'à la fin de nos jours".
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- Mitterrand après le "Drakkar" -
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Le 23 octobre 1983, François Mitterrand se rend dans la capitale libanaise dans les heures qui suivent l'attentat suicide contre le "Drakkar", le quartier général du contingent français de la Force multinationale, dans lequel 58 parachutistes français ont été tués.Le but de cette visite-éclair: rendre hommage aux victimes et exprimer sa solidarité aux soldats de la force multinationale."Au Liban, la France reste et restera fidèle à son histoire et à ses engagements", déclare François Mitterrand au terme de sa visite, la première d'un chef d'Etat français depuis l'indépendance du Liban en 1943.- Hommage de Chirac à Hariri -Le 16 février 2005, Jacques Chirac effectue une visite privée de près de huit heures au Liban pour présenter ses condoléances à la famille de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, assassiné deux jours plus tôt dans un attentat à l'explosif dans la capitale.Ami personnel de Rafic Hariri, Jacques Chirac exige que "toute la lumière soit faite" sur cet acte "abominable et inqualifiable".Il se recueille, en compagnie de son épouse, sur la tombe de Rafic Hariri.- Sarkozy et la crise politique -Le 7 juin 2008, Nicolas Sarkozy effectue une brève visite à Beyrouth, où il appelle les Libanais à la réconciliation et au dialogue après une crise politique entre la majorité antisyrienne soutenue par les pays occidentaux et l'opposition menée par le Hezbollah, qui avait dégénéré en mai en violences meurtrières.Outre un tête-à-tête avec le président Michel Sleimane, Nicolas Sarkozy rencontre également des dirigeants de 14 partis libanais, y compris le Hezbollah.- Hollande auprès des réfugiés syriens -Les 16 et 17 avril 2016, François Hollande effectue une "visite de travail" au Liban, où il salue "la solidarité exceptionnelle" des Libanais envers les réfugiés syriens qui ont fui le conflit sanglant dans leur pays depuis 2011.Il visite un camp de réfugiés syriens et promet le versement de "100 millions d'euros dans les trois prochaines années" pour aider le Liban à faire face à l'afflux de réfugiés.
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Quatre hommes suspectés de braconnage ont été arrêtés en Indonésie pour avoir tué un tigre de Sumatra, une espèce menacée de disparition, a indiqué lundi la police qui mène une difficile bataille contre le trafic d'animaux dans ce pays d'Asie du Sud-Est.
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Une peau de tigre, des dents et des os ont été confisqués auprès des suspects et montrés par la police au cours d'une conférence de presse à Aceh, province du nord de l'île de Sumatra."Les quatre hommes ont attrapé l'animal protégé dans un piège et l'ont laissé mourir" a expliqué Margiyanta, le porte-parole de la police d'Aceh qui comme de nombreux indonésiens ne porte qu'un nom.La police pense qu'ils faisaient partie "d'une organisation criminelle au vu du professionnalisme dont ils ont fait preuve pour attraper les animaux".Les suspects avaient aussi en leur possession des dents et des os d'un ours malais, espèce endémique à l'Asie du Sud-Est, ont ajouté les policiers.Les autorités d'Aceh pensent que ces trophées étaient destinés à des acheteurs en dehors de la région.En janvier, la police de la province avait arrêté un homme qui tentait de vendre une peau de tigre pour 90 millions de roupies (6.400 dollars) et plusieurs dizaines de crimes de braconnage ont été enregistrés ces dernières années, selon les responsables locaux de la protection de la nature.Près de 80% des morts de tigres de Sumatra morts sont imputées au braconnage, selon Traffic, une organisation internationale qui lutte contre le trafic d'animaux.Les tigres de Sumatra sont l'une des espèces les plus menacées au monde, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, qui estime à moins de 400 les individus encore dans la nature.
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Les prix à la pompe ont diminué lors de la semaine du 22 au 28 juillet, jusqu'à plus de un centime par litre, pour le sans plomb 95.
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Après une hausse continue en juillet, les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service françaises ont reculé, selon des chiffres officiels publiés lundi 29 juillet.Le gazole, carburant le plus vendu avec près de 80% des volumes, s'affichait à 1,4248 euros le litre, en baisse de 0,58 centime par rapport à la semaine précédente, selon les données hebdomadaires publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.1,26 centimes de moins pour le sans plomb 95La baisse est plus marquée pour l'essence sans plomb 95 (super SP95), à 1,5183 euro le litre, soit 1,26 centime de moins. Le SP95-E10, qui contient jusqu'à 10% d'éthanol, a pour sa part atteint 1,5005 euro, soit une baisse de 1,05 centime. Enfin, le sans plomb 98 (SP98) valait en moyenne 1,5858 euro, en recul de 0,99 centime. Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.
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OUPS - 69 passagers du TGV Paris-Lannion ont vu passer leur arrêt sous leurs yeux, sans pouvoir descendre, dimanche 29 juillet.
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Quelques jours après un incendie près de la gare Montparnasse qui a semé la pagaille dans la circulation des trains à destination du sud-ouest de l'Hexagone, un TGV faisant la liaison entre Paris et Lannion (Côtes-d'Armor) a également connu un "accroc", de bien moindre envergure. Cette fois, aucune défaillance technique n'est en cause. La rame n'a pas marqué l'arrêt à la gare de Lamballe, à cause d'une erreur humaine.Le conducteur du train a simplement omis de s'arrêter dans la petite commune costarmoricaine, laissant les 69 passagers supposés descendre en gare regarder impuissants le quai défiler sous leurs yeux."Une ou deux fois dans l'année""Il ne s'agit pas d'une défaillance technique, mais bien d'un oubli, a confirmé la SNCF à Franceinfo, qui a rapporté l'information lundi 30 juillet. "Cela se produit peut-être une ou deux fois dans l'année, sur les lignes où certaines gares ne sont pas systématiquement desservies", explique la compagnie ferroviaire. Face à l'impossibilité de faire demi-tour, la rame a filé vers son prochain arrêt, Saint-Brieuc, situé à une vingtaine de kilomètres plus à l'ouest. Les passagers "oubliés" ont été ramenés à bon port via un train qui repartait en direction de Paris. "Il serait contre-productif d'arrêter le TGV au milieu de nulle part, sans pouvoir faire demi-tour, justifie la SNCF. Le mieux est encore de continuer jusqu'à l'arrêt suivant", a justifié la SNCF.
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L'inscription "juden" a été découverte samedi par des passants. Le propriétaire du restaurant Bagelstein ne fait aucun lien entre le tag antisémite et l'acte 13 des "gilets jaunes" samedi à Paris.
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"L'antisémitisme le plus crasse dans les rues de la ville lumière". Les gérants d'un restaurant Bagelstein, dont la vitrine a été taguée du mot "juden" ("juifs" en allemand) en jaune à Paris, ont déposé plainte, a indiqué dimanche 10 décembre à l'AFP le cofondateur de cette chaîne de restauration, Gilles Abecassis. "Nous avons découvert ce tag samedi matin. Il a probablement été fait dans la nuit de vendredi à samedi", a expliqué Gilles Abecassis, qui précise que des graffitis similaires ont déjà été réalisés sur d'autres vitrines. Le restaurant visé se trouve dans le centre de la capitale, sur l'Ile Saint-Louis. "La plainte a été déposée samedi. La police est venue sur place", a ajouté le responsable de cette enseigne de restauration rapide spécialisée dans la vente de bagels."Un tag antisémite en plein Paris. Un de trop. 'Juden' en lettres jaunes, comme si les plus tragiques leçons de l'Histoire n'éclairaient plus les consciences", a réagi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter. "Notre réponse : tout faire pour que l'auteur de cette ignominie soit condamné", a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a fait un lien, dans un tweet, entre plusieurs faits survenus en fin de semaine : "L'antisémitisme le plus crasse dans les rues de la ville lumière. En 24h donc : incendie contre le domicile de Richard Ferrand, attaque contre l'Assemblée nationale et actes antisémites". "Indignation et colère après la découverte hier d'un tag antisémite ignoble sur la vitrine d'une boutique Bagelstein. Un acte qui rappelle les heures les plus sombres de l'Histoire", a réagi sur Twitter le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Des milliers de messages de soutienGilles Abecassis "ne pense pas que ce soit des 'gilets jaunes'" qui aient réalisé ce tag, découvert plusieurs heures avant la manifestation de samedi. "Ils ont écrit ça en jaune, mais ça peut être pour l'étoile de David" que l'Allemagne nazie imposait aux juifs de porter, a-t-il souligné. "Nous sommes choqués, mais nous répondrons demain à ces abrutis sur un ton décalé de sale gosse. Nous voulons garder notre bonne humeur", a expliqué le responsable de l'enseigne, qui dit avoir reçu "des milliers de messages de soutien, de Hong Kong, de Sydney, d'Europe de l'Est, de gens de milieux différents, pas seulement de confession israélite".
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L'été a mal débuté pour François Fillon. Les affaires n'ont pas fini de lui coller à la peau.
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L'heure des explications a sonné. Après une campagne éprouvante marquée par le scandale de l'affaire Penelope, l'ancien candidat des Républicains pensait pouvoir partir en vacances tranquillement, mais c'était sans compter sur les juges qui ont décidé de ne pas le lâcher comme l'explique le JDD de ce dimanche 27 août. L'hebdomadaire révèle que l'homme politique aurait vécu fin juillet "une journée et demie de questions-réponses dans le bureau du juge Tournaire". Une très longue audition, la première devant les juges, alors qu'il avait été entendu une fois pendant l'enquête préliminaire. L'occasion pour l'ancien Premier ministre de s'expliquer et de raconter sa vérité devant les magistrats du pôle financier et de défendre ainsi la réalité des prestations de sa femme, tout comme "les travaux de ses deux enfants auprès de lui quand il était sénateur", peut-on lire dans le JDD. Charles et Marie Fillon peuvent souffler puisqu'ils ont été placés sous le statut de témoin assisté. Mais les ennuis ne s'arrêtent pas là. Une autre opération serait restée secrète : une perquisition chez AXA révélée aussi par le JDD qui aurait permis de saisir un "rapport signé François Fillon" qui "aurait été remis aux policiers comme trace de ses prestations", et qui pourrait justifier les 200 000 d'honoraires qui avaient été versés à sa société de conseil par l'ancien directeur de l'assureur, son ami, Henri de Castries.
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Emmanuel Macron ouvrira les manifestations commémoratives de l'année De Gaulle en se rendant le 17 mai dans l'Aisne sur les lieux de la bataille de Montcornet, a annoncé vendredi l'Élysée.
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L'année 2020 marque un triple anniversaire pour le général de Gaulle, celui de sa naissance il y a 130 ans, de son décès il y a 50 ans et de l'appel du 18 juin 1940.En novembre dernier, l'Élysée avait annoncé que le président Macron marquerait le coup par "trois évènements destinés à célébrer, à travers de Gaulle, l'esprit de résistance, l'esprit de la République et l'esprit de la Nation", un message plus que jamais d'actualité dans le contexte actuel de l'épidémie du coronavirus.Une visite à Colombey-les-deux-Églises, la demeure des de Gaulle en Haute-Marne, était déjà programmée pour novembre prochain.Vendredi, jour du 75e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie, la présidence a dévoilé un autre de ces rendez-vous mémoriaux, qui lancera en définitive la séquence consacrée au général.Dimanche 17 mai, le chef de l'État se rendra ainsi à Montcornet, Dizy et dans la commune de La-Ville-aux-bois-les-Dizy, dans l'Aisne, quatre-vingts ans jour pour jour après la bataille de Montcornet à laquelle prit part le colonel de Gaulle, commandant la 4e division cuirassée.L'armée française, qui avait lancé une contre-offensive, avait pris plusieurs points stratégiques avant d'opérer un repli face à la Wehrmacht allemande."Cet épisode méconnu de la bataille de France, dont nous commémorons cette année le 80e anniversaire, est un fait d'arme militaire du futur général de Gaulle, théoricien de l'emploi autonome des chars de combats depuis le milieu des années 1930", a indiqué l'Élysée.
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Entre distanciation sociale et masque obligatoire, la Mostra de Venise a mis en oeuvre des règles drastiques de sécurité condamnant les festivaliers à rester dans leur bulle pour éviter toute contagion.
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Gloria Garbisa, une Vénitienne qui suit le festival depuis 24 ans, fait sagement la queue à l'un des check-points d'accès près du Palais du Cinéma: des policiers mesurent la température, contrôlent le port du masque et vérifient les accréditations."Je sais que c'est pour notre bien, mais ça me rend triste de voir notre liberté se réduire comme peau de chagrin... Avant on allait où on voulait, sans contrôle, sans police. Voir des uniformes à un festival, ce n'est pas normal", se lamente Gloria en réajustant son masque sous d'énormes lunettes de soleil."Relevez votre masque, y compris sur le nez", lance d'ailleurs un agent agacé à un dandy septuagénaire. "Mais on est dehors", s'exclame le récalcitrant. "Le masque, c'est tout le temps, dedans ET dehors!" lui rétorque-t-on.Entre la distance d'au moins un mètre dans les files d'attente, le masque dissimulant la bouche et un fauteuil sur deux condamné d'office dans les salles de projection, difficile pour les participants d'engager la conversation.Sauf peut-être pour morigéner un malheureux qui vous frôle de trop près ou un petit malin qui ôte son masque dès que l'obscurité tombe dans la salle.Le tapis rouge, déroulé devant le Palais face à la mer, n'est plus que l'ombre de lui-même, dissimulé par un mur gris pour empêcher les attroupements de curieux."Le public cette année n'est pas là, tout a été mis à distance, désinfecté", confirme Alberto Pizzoli, un photographe qui couvre depuis des années pour l'AFP la Mostra, mais aussi son rival Cannes."Il n'y a pas de public, donc il nous manque toute une série de photos que nous avions dans le passé, quand les acteurs s'approchaient du public pour signer des autographes", explique-t-il.- Masque noir sur tapis rouge -"Et c'était un moment important: les grands acteurs passaient 10-15 minutes à signer des autographes, de même qu'ils posaient au moment de leur arrivée pour quelques selfies", se souvient-il. En plus, "quand les acteurs se promènent dans la rue, ils portent un masque, donc on ne les reconnaît pas tout de suite". Arrivé jeudi sur le Lido, le réalisateur espagnol Pedro "Almodovar a été le premier que j'ai vu signer un autographe: il marchait de son hôtel jusqu'au Palais", raconte Alberto, qui confie avoir dû acheter un masque noir, une couleur imposée par la direction du festival en plus de l'habituelle tenue de soirée de rigueur sur le tapis rouge.L'ambiance générale sur le Lido s'en ressent : "Les disputes avec les attachés de presse, qui interviennent d'habitude au bout d'une semaine à cause de la fatigue, ont commencé dès le premier jour", observe Alberto.La situation n'est pas plus fluide du côté des journalistes et critiques, qui doivent obligatoirement réserver sur un site dédié leurs places, toutes numérotées, aux projections et aux conférences de presse. Impossible de s'asseoir où l'on veut pour retrouver confrères et consoeurs: de toute façon, on se retrouve toujours encadré par deux sièges vides.Même dans l'intimité rassurante des salles obscures, des vigiles courtois mais fermes ramènent illico à leur place les brebis égarées, ce qui ne va sans quelques algarades ponctuée de jurons bien sentis.Pas de trêve non plus en soirée dans le périmètre du festival, comme en témoigne cette scène mercredi soir dans une rue à deux pas du Palais: un policier hèle deux jeunes femmes marchant un cône de glace à la main, "Mesdames, le masque s'il vous plaît?" Réponse: "Mais on mange une glace!" Conclusion sans appel: "Il fallait la manger sur place chez le glacier!"Au pays du "gelato", ce serait presque un crime dans des circonstances normales, mais le Covid est passé par là et a tout changé.
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Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête confiée à la "police des polices" après la diffusion sur Twitter par le rappeur parisien MHD d'une vidéo, devenue virale, de "l'agression policière" subie par son "grand frère".
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La vidéo a été vue pas moins de 526.000 fois sur Twitter. Le rappeur parisien MHD a diffusé sur les réseaux sociaux, vendredi 5 octobre, les images d'une interpellation musclée de son grand frère par la police. Plus tard dans la journée, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour "violence par personne dépositaire de l'autorité publique et en réunion", selon une source judiciaire."Aujourd'hui, mon grand frère à était victime d'agression policière en bas de chez moi! Voilà comment la police traître les jeunes dans nos quartier! Se mettre à 8 sur une personne sans défense! Partagez au maximum la vidéo ce genre de délit ne doit pas être un quotidien chez nous", avait écrit dans un tweet MHD, alias Mohamed Sylla, qui cumule les millions de vues sur YouTube pour ses musiques d'afro-trap.Cette vidéo virale de 42 secondes montre deux hommes dos à un mur. L'un d'eux fait de grands gestes avant de se faire sauter dessus par un chien policier et d'être interpellé avec l'autre homme par des fonctionnaires qui leurs portent des coups. D'après la Préfecture de police, cet incident s'inscrit dans le cadre d'une "opération de contrôle et de sécurisation". Selon une source policière, les deux hommes ont été arrêtés après "des outrages et des menaces". Ils ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête distincte ouverte pour "rébellion" et "outrage". Un peu plus tôt dans ce quartier du XIXe arrondissement de Paris, d'autres interpellations avaient eu lieu pour usage et revente de stupéfiants, selon la source policière citée par l'AFP. Le frère de MHD réagitOmar, le frère du rappeur, a déclaré après sa garde à vue avoir "reçu des coups un peu partout" alors qu'il s'agissait d'un "contrôle simple". "Ils nous ont dit de nous mettre contre le mur, ce qu'on a fait. Il y avait un policier un peu excité avec son chien. Le chien a commencé à sauter sur tout le monde. J'ai cherché à me protéger et à partir de ce moment-là, ils sont tous venus sur moi", a déclaré au micro de BFM TV le jeune homme, interrogé à la sortie du commissariat.Les policiers auraient aussi fait usage d'une bombe lacrymogène "pour faire reculer les gens", selon un témoin évoqué par la chaîne. Ami d'enfance du frère de MHD, il assure que les policiers ont "tapé automatiquement alors que les gens n'essayaient pas de frapper le chien".
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Un soldat de l'opération Barkhane a été touché par l'explosion d'une mine dans la région du Liptako, où treize militaires français ont péri le 25 novembre dernier.
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Un militaire français a été grièvement blessé samedi 7 décembre au Mali dans l'explosion d'une mine artisanale. "Son véhicule blindé a été frappé par un engin explosif improvisé" lors d'une opération à In Figaren, à l'est d'Ansongo, dans la région du Liptako située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a indiqué l'état-major des armées, par la voix du colonel Frédéric Barbry. Le militaire touché en opération devait être évacué vers la France "dans les prochaines heures", a-t-il ajouté, sans plus de précisions. La force antijihadiste française Barkhane, qui a succédé à Serval en 2014, mobilise 4.500 militaires dans la bande sahélo-saharienne, une étendue vaste comme l'Europe, en soutien aux armées nationales qui combattent des jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) ou à Al-Qaïda.Six ans après le début de l'intervention française, les violences jihadistes persistent dans le nord du Mali et se sont propagées au centre du pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins. Depuis 2012, les hostilités, doublées de violences intercommunautaires, ont fait des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de civils. Treize militaires français ont péri le 25 novembre au Mali dans la collision de leurs deux hélicoptères lors d'une opération antijihadiste. Cet accident porte à 41 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, avec l'opération Serval.
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L'ONU n'a récolté mardi que la moitié des 2,4 milliards de dollars réclamés pour tenter de mettre fin à la grave crise humanitaire au Yémen, ravagé par la guerre et le nouveau coronavirus, à l'issue d'une conférence virtuelle organisée avec l'Arabie saoudite.
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Un total de 1,35 milliard de dollars (environ 1,21 milliard d'euros) en promesses ont été récoltés, a indiqué à la presse une porte-parole de l'ONU.Les travailleurs humanitaires sont confrontés à une "course contre la montre" pour éviter une aggravation de la double crise dans le pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, avait averti plus tôt le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.Cette conférence a été organisée alors que les organisations humanitaires s'inquiètent d'une propagation rapide du virus au Yémen. Ce défi sanitaire s'ajoute à la crise humanitaire, la pire au monde selon les Nations unies, après plus d'une demie décennie de guerre.Depuis mars 2015, l'Arabie saoudite intervient au Yémen à la tête d'une coalition militaire qui appuie le gouvernement yéménite contre les rebelles Houthis, soutenus eux par l'Iran. La guerre a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et l'ONU affirme qu'environ 24 millions de Yéménites --plus des deux tiers de la population-- dépendent d'une forme ou d'une autre de l'aide humanitaire.- "Action urgente" -Lors de la conférence, l'Arabie saoudite a promis 500 millions de dollars (environ 448 millions d'euros) d'aides.Les Etats-Unis, important fournisseur d'armes du royaume, ont promis 225 millions de dollars (environ 201 millions d'euros) et l'Allemagne a annoncé 125 millions d'euros.Le Royaume-Uni, un fournisseur d'armes important de l'Arabie saoudite, a promis 160 millions de livres (environ 179 millions d'euros).Les Emirats arabes unis, alliés de Ryad et impliqués dans le conflit yéménite, n'ont rien promis. "Nous apprécions les promesses faites aujourd'hui mais elles sont loin de ce qui est nécessaire pour atténuer les souffrances", a réagi Jan Egeland, du Norwegian Refugee Council."Des millions de Yéménites sont confrontés à la double peine de la famine et de la pandémie", a-t-il ajouté.Plus tôt, M. Guterres avait estimé à 2,41 milliards de dollars (2,16 milliards d'euros) le montant de l'aide nécessaire essentielle de juin à décembre, dont des programmes pour lutter contre le Covid-19."Combattre le Covid-19 en plus de l'urgence humanitaire déjà présente requiert une action urgente", avait-il martelé.Un total de 180 millions de dollars sont nécessaires pour lutter contre le Covid-19, a estimé pour sa part le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, Mark Lowcock, qui participait à cette visioconférence, tout comme le ministre saoudien des Affaires étrangères Fayçal ben Farhane.Selon l'ONU, le virus est probablement déjà présent dans la plupart des régions du Yémen, où gouvernement et rebelles n'ont annoncé que quelques centaines de cas dans des bilans séparés.La situation humanitaire dans l'ensemble du pays risque de s'aggraver: les organismes d'aide intervenant dans le pays se dirigent vers un "gouffre budgétaire", a prévenu Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaire des Nations unies (Ocha).Dans une déclaration commune, les responsables du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont également tiré la sonnette d'alarme.- "Catastrophe" -Pour l'ONG Médecins sans frontières (MSF), le Yémen se tient au bord d'une "catastrophe", ses infrastructures sanitaires étant trop fragiles pour faire face au nouveau coronavirus, mises à mal par des années de guerre."Le Covid-19 n'est que le dernier défi dans une situation qui se détériore", a affirmé Abdallah al-Rabiah, chef du Centre d'aide et de secours "Roi Salmane", chargé de l'assistance humanitaire saoudienne au Yémen.Tout en menant ses interventions militaires contre les Houthis --ce qui a mené à une intensification du conflit--, Ryad estime être l'un des principaux pourvoyeurs d'aide humanitaire au Yémen.De leur côté, les rebelles ont vu dans la visioconférence de mardi une "tentative stupide (des Saoudiens pour cacher) leurs crimes", selon un porte-parole cité par leur chaîne de télévision Al-Masirah. La coalition menée par Ryad est notamment accusée de multiples bavures contre des civils au Yémen."L'Arabie saoudite continue de se laver les mains du rôle de sa coalition dans l'aggravation de la catastrophe humanitaire au Yémen, mais co-organiser cet événement ne dupera personne", a affirmé Afrah Nasser, un chercheur de Human Rights Watch.Si la visioconférence ne parvient pas à susciter suffisamment de dons, près de 5,5 millions de Yéménites pourraient perdre l'accès à une aide alimentaire et à une eau potable, dans ce pays fréquemment menacé par le choléra, avait indiqué plus tôt l'ONG Save the Children.
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Légende des westerns spaghetti et du cinéma américain, Clint Eastwood fête dimanche ses 90 ans mais, fidèle à son image de dur à cuire, l'acteur-réalisateur ne semble pas prêt à remiser sa caméra au placard.
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La star oscarisée, qui a enchaîné neuf films ces dix dernières années, ne parle pas de retraite et n'aime de toutes façons pas les anniversaires."Nous allons juste faire un truc en famille, très, très calme, très feutré", a confié son fils Scott Eastwood, 34 ans, à la télévision."On va glisser un gâteau, bien sûr. Il ne va probablement pas aimer ça".Né en 1930, Clint Eastwood a à son actif plus de cinquante films et a commencé sa longue carrière avec des petits rôles dans les années 1950 avant d'accéder à la célébrité.Son succès ne s'est jamais démenti depuis: en novembre dernier, il arpentait encore les tapis rouges de ses longues jambes pour son biopic controversé "Le Cas Richard Jewell".Le long-métrage a été diversement reçu par la critique et s'est surtout attiré des reproches pour avoir dépeint une journaliste sans scrupules échangeant des faveurs sexuelles en échange d'informations.En vieil habitué des controverses, Clint Eastwood est resté droit dans ses bottes de cowboy.Dans les années 1960, la trilogie des westerns de Sergio Leone qui l'avait rendu mondialement connu avait déjà été critiquée pour sa violence gratuite. Quelques années plus tard, Eastwood était taxé de fascisme pour son rôle de policier-justicier dans "Inspecteur Harry", puis de va-t-en-guerre pour "American Sniper" en 2014.Il n'a pas récolté que des coups, loin de là: Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur film pour "Impitoyable" en 1993, il réédite le doublé pour "Million Dollar Baby" en 2005.Il recevra aussi une Palme d'or au festival de Cannes pour l'ensemble de sa carrière bien remplie, pas exempte de flops parfois massacrés par la critique. "J'aime à penser que ça glisse sur lui... Il a été étrillé assez fréquemment tout du long", estime Tim Gray, vice-président du magazine spécialisé Variety."Je pense qu'il va continuer à travailler aussi longtemps qu'il le pourra. Il semble être poussé par son élan créatif", déclare-t-il à l'AFP.- "J'aime faire ça" -Poli mais réputé peu enclin aux confidences personnelles ou aux mondanités, Clint Eastwood a bien évoqué des projets à venir mais rien n'était programmé avant que la pandémie de Covid-19 ne provoque la fermeture des studios d'Hollywood en mars dernier.En début d'année, le réalisateur avait assuré dans une interview à la chaîne britannique ITV qu'il continuait à s'épanouir dans son métier. "J'aime faire ça, c'est chouette de pouvoir avoir un boulot qui paye", avait-il lancé."J'aime être dans des films, j'aime faire des films et j'ai commencé à en réaliser parce qu'un jour j'ai pensé que j'allais me voir sur l'écran et me dire +ça suffit Eastwood, tu devrais faire autre chose+".Dans d'autres interviews, l'artiste avait dit ne pas comprendre pourquoi des personnalités comme Billy Wilder et Frank Capra avaient mis un terme à leur carrière prématurément. Il avait quant à lui exprimé son envie de travailler aussi longtemps qu'il trouvera des projets intéressants.Eastwood avait annoncé qu'il prenait sa retraite en tant qu'acteur après son rôle dans "Gran Torino" en 2008. Il a toutefois reparu devant la caméra quatre ans plus tard pour "Une nouvelle chance", puis de nouveau en 2018 pour "La Mule"."Il est assez imprévisible", dit Tim Gray, qui a l'impression que "maintenant, il fait ce qu'il a envie de faire".Ancien maire de la petite ville de Carmel, en Californie, Clint Eastwood reste engagé politiquement. Il avait ainsi soutenu le milliardaire Michael Bloomberg, candidat malheureux à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle de 2020.Père de huit enfants et plusieurs fois grand-père, l'acteur devrait être bien entouré dimanche même si c'est une offre qu'il aurait peut-être préféré refuser."Il voudrait probablement qu'on fasse comme si de rien n'était. Il déteste son anniversaire", a assuré sa fille Alison au magazine Closer.
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Mohamed Ali tout juste enterré, une ancienne de ses amantes compte bien en profiter pour amasser un maximum d'argent. Cette femme sans scrupules cherche des acheteurs prêts à sortir le chéquier pour récupérer des sextapes du boxeur.
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L'information est révélée par le tabloïd britannique "The Sunday People" qui a interrogé cette femme, Barbara Mensah, âgée de 70 ans. Dans ses propos repris par Metronews, elle dit : "Je compte bien me faire autant d'argent que possible". Elle espère obtenir environ 100 000 dollars pour ces vidéos, près de 90 000 euros. Pour "The Sunday People", elle explique qu'on peut y voir le champion de boxe "avec quelques amis et une douzaine de filles". Elle précise que c'est un proche de "The Greatest" qui lui a confié les vidéos tournées lors des soirées organisées par le boxeur, les "Gombo Parties".La fille de Barbara Mensah âgée de 35 ans, Kiiursti, affirmait en 2014 être le fruit d'une histoire d'amour de 20 ans entre Mohamed Ali et sa mère, et qu'un test de paternité réalisé en 1988 pouvait le prouver. L'ancien champion de boxe est mort à l'âge de 74 ans le 3 juin suite à des problèmes respiratoires. Il était atteint de la maladie de Parkinson depuis 32 ans.
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Les zones d'ombre subsistent deux mois après l'arrestation à tort d'un retraité vivant entre Limay (Yvelines) et l'Écosse, que les autorités ont pris pour Xavier Dupont de Ligonnès.
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Deux mois après sa rocambolesque arrestation, Guy Joao attend toujours des réponses. Pourquoi la police écossaise l'a-t-elle confondu avec Xavier Dupont de Ligonnès ? "J'ai bien sûr envie de savoir comment ça m'est tombé dessus. Il faut voir dans quelles conditions ils ont fait l'interpellation, ce qu'ils m'ont fait et tout ça", confie au Parisien le retraité de chez Renault. Depuis son arrestation le 11 octobre dernier à la descente d'un vol Easyjet Paris-Glasgow, Guy Joao cherche à savoir comment il a pu être confondu avec le père de famille soupçonné d'avoir tué sa femme et leurs quatre enfants en avril 2011 à Nantes. "Depuis le début, tout le monde se renvoie la balle, c'est comme ça", regrette-t-il. Joints par Le Parisien, les polices françaises et écossaises se renvoient la faute sur cette méprise qui résulterait d'un informateur anonyme. "Nous n'avons aucune réponse des Écossais quand on essaye de savoir qui leur a donné cette information. Ils ne veulent plus rien dire et ne répondent même plus à nos demandes...", affirme un enquêteur français au quotidien francilien. Du côté des autorités écossaises, on assure avoir "arrêté l'homme à la demande de la police française".Des "ratés"Le coup de fil anonyme aurait été passé du Royaume-Uni, mais aujourd'hui personne ne semble vouloir assumer la situation. "Je peux confirmer qu'une autre force de police du Royaume-Uni a averti les autorités françaises, qui ont ensuite avisé la police écossaise", assure le service presse de Police Scotland, tout en se refusant à divulguer le moindre nom. "Chez nous, il est tout à fait possible de donner des informations de manière anonyme. Des sites ou des numéros permettent ces dénonciations discrètes et travaillent régulièrement avec Scotland Yard", précise au Parisien un gradé de Police Scotland. Et selon lui, l'information avait "un taux de 6/6 au niveau de la fiabilité". "Selon nous, la dénonciation vient de quelqu'un qui connaissait la vie de la personne arrêtée par erreur, car il y avait des informations assez précises sur elle. Après, est-ce une erreur de bonne foi ou de la malveillance, difficile à dire." Un policier présent lors de l'arrestation à l'aéroport de Glasgow reconnaît néanmoins des "ratés" dans cette affaire.Ce qui est sûr, c'est que Guy Joao ne compte pas en rester là puisqu'il a décidé d'engager un avocat en Écosse pour tenter de découvrir l'identité de la personne qui l'a dénoncée à tord aux autorités.
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Alors qu'Emmanuel Macron s'apprête à prolonger le confinement en France, l'Autriche, le Danemark, l'Italie ou l'Espagne commencent à lever certaines restrictions, sous conditions.
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Pour faire face à la pandémie de coronavirus, un grand nombre de pays à travers le monde ont décidé de confiner leur population. Un défi sans précédent qui en appelle un autre encore plus grand. Les modalités d'une reprise de la vie économique et sociale s'annoncent en effet aussi comme une opération complexe.Au moment où dans de nombreux pays les mesures de distanciation sociale semblent porter leurs fruits et ralentir le rythme des décès, certains pays commencer à lever certaines restrictions, sous conditions. A l'inverse, en France, le président Emmanuel Macron a annoncé lundi soir le prolongement du confinement jusqu'au 11 mai. Tour d'horizon des mesures mises en place dans le reste de l'Europe.- Les petits commerces rouvrent dès le 14 avril en AutricheL'Autriche a été la première en Europe à annoncer l'assouplissement des restrictions. Le chancelier Sebastian Kurz a parlé début avril d'une "remise en marche par étape". Dès mardi 14 avril, les petits commerces, tout comme les magasins de bricolage et de jardinage, vont rouvrir, alors que jusqu'à présent, seuls les supermarchés et les pharmacies demeuraient ouverts. Les hôtels et restaurants devraient suivre mi-mai. Les Autrichiens devront continuer à limiter leurs déplacements au strict nécessaire et à télétravailler jusqu'à fin avril au moins. Les établissements scolaires du primaire et du secondaire ne devraient pas rouvrir avant le 15 mai en Autriche. Le port du masque sera obligatoire, et son absence sera sanctionné d'une amende de 50 euros.- La République Tchèque estime le virus sous contrôle dans le paysPour endiguer la propagation du virus, le gouvernement tchèque a fermé à la mi-mars les frontières, la plupart des magasins, les pubs, les cinémas et les théâtres. Les autorités ont imposé le port des masques dans la rue et réduit à deux personnes le nombre autorisé de participants à des réunions publiques. Le 6 avril, la République tchèque a commencé à assouplir certaines de ces mesures, dont le port des masques.Le gouvernement estime en effet que le pays a dépassé le pire et réussi à arrêter une propagation incontrôlée du virus. "Nous pouvons nous préparer à un retour progressif et sous contrôle à la vie normale", a déclaré mercredi 8 avril aux journalistes le ministre de la Santé Adam Vojtech. "Nous avons certainement dépassé le pire. En même temps, nous avons réussi à protéger les hôpitaux et les unités de soins intensifs qui gardent encore des réserves." - Les écoles rouvrent au Danemark et en NorvègeLe Danemark et la Norvège, en régime de "semi confinement", ont décidé d'amorcer une levée des restrictions progressive. En Norvège, le gouvernement parle d'un "optimisme prudent". Les crèches vont rouvrir la semaine prochaine et il sera désormais possible d'aller dans sa résidence secondaire.Au Danemark, les enfants de moins de 11 ans retourneront à l'école dès mercredi 15 avril. Le pays a choisi cette stratégie pour permettre aux parents de retourner travailler. Les collégiens et les lycéens iront à nouveau étudier à partir du 10 mai.Ces réouvertures d'écoles sont cependant considérées comme un "test". Si les chiffres de contaminations sont stables après une semaine, le gouvernement envisagera de rouvrir les bars et restaurants, peut-être mi-mai.Reprise partielle du travail en EspagneProfitant d'une tendance à la baisse du nombre de morts causés par la pandémie de coronavirus, , après deux semaines "d'hibernation" où toutes les activités économiques non essentielles étaient à l'arrêt, l'Espagne a desserré d'un cran lundi son confinement en autorisant à reprendre, dans une certaine mesure, le chemin des usines et des chantiersPour tenter de relancer une économie fragile tout en évitant un rebond des contagions, des policiers et des volontaires ont distribué, dans les métros et les gares, dix millions de masques. Mais ce n'est pas un déconfinement pour autant. Pedro Sanchez, le chef de l'exécutif a déjà annoncé que le confinement irait au-delà du 25 avril. "Nous sommes encore loin de la victoire, loin du moment où nous pourrons reprendre le cours normal de nos existences, mais nous avons franchi les premières étapes décisives sur la voie de cette victoire", a-t-il déclaré.Un retour à la normale "par étapes" en AllemagneEn Allemagne, l'Académie nationale des sciences Leopoldina, dont les avis sont très suivis par les autorités, a prôné lundi un retour "par étapes" à la normale, si notamment les chiffres des nouvelles contaminations "se stabilisent à un bas niveau" et si "les mesures d'hygiène sont maintenues".Dimanche le ministre de la Santé, Jens Spahn, a laissé entrevoir un allègement des mesures coercitives, plus ou moins strictes selon les Etats régionaux, qui affectent durement la principale économie européenne.En Italie, un confinement jusqu'au 3 mai au moins, mais assoupliLe confinement est prolongé jusqu'au 3 mai, une décision "difficile mais nécessaire dont j'assume toute la responsabilité politique", a déclaré le Premier ministre Giuseppe Conte lors d'une allocution solennelle. Néanmoins, à partir de mardi 14 avril, les librairies et les magasins pour bébés vont rouvrir. Le déconfinement se fera de façon "graduelle", mais il n'y a pas plus de détails sur la feuille de route de déconfinement du gouvernement. "Nous ne pouvons nous permettre une reprise de la contagion" et "si on abandonne maintenant, on risque de devoir repartir de zéro", a prévenu Giuseppe Conte.La Suisse espère un assouplissement pour la fin avrilEn Suisse, la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, considère que "les premiers assouplissements devraient pouvoir se produire déjà avant fin avril", avec comme condition préalable qu'il n'y ait plus d'augmentation des contaminations. Les mesures actuelles, qui comprennent l'interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes, la fermeture des frontières ou des commerces non essentiels ont été prolongées jusqu'au 26 avril, mais "avant la fin du mois, les mesures seront progressivement assouplies avec toute la prudence qui s'impose", affirme la présidente de la Confédération.La Grèce et le Portugal mise sur un retour à la normal en maiLa Grèce a dit espérer un "retour à la normalité" en mai, tout comme le Portugal, à condition que le confinement soit scrupuleusement respecté jusqu'à ce moment-là.
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L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac appelle les pays occidentaux à trouver une solution politique rapidement.
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En 2003, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, prononce un discours marquant sur le refus de la France de participer à la guerre en Irak. Interrogé par Le Parisien, il porte aujourd'hui un regard inquiet sur les frappes occidentales, et notamment françaises, en Syrie."Soyons bien conscients qu'il y a un risque d'effet boomerang au lendemain de ces frappes, au travers d'un engrenage militaire en Syrie et d'une image de la France empreinte d'unilatéralisme", souligne celui qui a également été Premier ministre."Adopter une vraie stratégie vis-à-vis de la Russie"Il pointe "des menaces croissantes d'escalade entre grandes puissances" et appelle donc à "trouver une solution politique". "Nous avons un devoir absolu et un intérêt vital à adopter une vraie stratégie vis-à-vis de la Russie", estime encore l'ancien chef du gouvernement français.Alors qu'Emmanuel Macron doit rencontrer Donald Trump à Washington la semaine prochaine, Dominique de Villepin estime que "face à l'accumulation des menaces, la France doit avoir le courage d'alerter le président américain sur les risques que fait peser l'imprévisibilité sur la scène internationale'. "La priorité absolue est de défendre nos intérêts, en premier lieu notre sécurité et notre indépendance", conclut l'ancien patron du Quai d'Orsay, qui salue par ailleurs le discours sur la souveraineté européenne d'Emmanuel Macron à Strasbourg, le 17 avril dernier.
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Un incendie a ravagé la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes samedi 18 juillet. L'édifice était "régulièrement entretenu" ces dernières années, a rappelé le préfet de la Loire-Atlantique et des Pays de la Loire.
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Les causes de l'incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, qui a eu lieu samedi 18 juillet, sont encore inconnues. Ce mercredi lors d'une conférence de presse Claude d'Harcourt, préfet de la Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, a assuré que l'édifice a été "régulièrement entretenu" ces dernières années. Cathédrales : sécurité suffisante dans les monuments ?par franceinfo"C'est un montant de plus de 20 millions d'euros qui a été alloué à l'entretien lourd de ce bâtiment en une vingtaine d'années, sans compter les frais d'entretien courant", a déclaré le préfet. Une réunion concernant un "plan sécurité" avait été organisée en octobre et le "contrôle des installations électriques venait d'être fait", a-t-il dit.Une enquête pour "incendie volontaire" a été ouverte par le parquet de Nantes en raison de l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale, et l'incertitude demeure sur la cause du sinistre.Le préfet est également revenu sur la chronologie des faits : le signalement de l'incendie par un riverain à 7h43 et l'arrivée des premiers pompiers sur les lieux quatre minutes plus tard. Le feu a été éteint à 10h27 très précisément, grâce à l'intervention de 211 personnes et l'aide de 84 engins, a-t-il détaillé.L'incendie a provoqué une grande émotion, notamment parmi les membres du gouvernement. Après Notre-Dame, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, au cœur de Nantes, est en flammes. Soutien à nos sapeurs-pompiers qui prennent tous les risques pour sauver ce joyau gothique de la cité des Ducs.", a tweeté Emmanuel Macron."A Nantes pour dire mon soutien, celui du ministère de la culture tout entier après l'incendie qui s'est déclaré dans la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul. Hommage aux sapeurs-pompiers et à l'ensemble des services de l'Etat mobilisés pour notre patrimoine commun", a fait savoir, toujours sur Twitter, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture."Les dégâts auraient pu être plus grands"Philippe Barbat, directeur général des patrimoines, a salué le travail des secours, estimant que "les dégâts auraient pu être plus grands" sans leur professionnalisme. Il a qualifié l'incendie "d'événement patrimonial grave", avec notamment la destruction d'un tableau de Flandrin, du grand orgue, de la console de l'orgue de chœur ou encore des vitraux de la façade occidentale.Le premier objectif est de "sécuriser le monument", notamment pour "mettre à l'abri le personnel qui aura besoin d'intervenir et mener des expertises qui ont déjà commencé", selon Marc Le Bourhis, directeur de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) des Pays de la Loire , qui a la responsabilité de l'ensemble des travaux.Seconde étape, les diagnostics et les études, qui se compteront "en semaines", avant "la période de reconstruction" qui se mesurera "en années".Toutefois la Drac a laissé entrevoir la possibilité d'une cathédrale ouverte au public pendant une partie des travaux. "Nous allons essayer d'organiser la restauration de cet édifice pour que l'on puisse au plus tôt et au mieux permettre une ouverture de l'édifice, au début très partielle (...).", a dit Valérie Gaudard, conservatrice régionale des monuments historiques à la Drac des Pays de la Loire.
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Le message est clair. S'il veut tout mettre en place pour favoriser l'emploi, le député de Paris Sylvain Maillard ne s'accroche pas au contrat de travail, une question qui n'est pas au centre du débat selon lui.
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En plein examen de la réforme du code du travail, qui envisage d'assouplir les règles des CDD, les interventions des représentants de la majorité se multiplient pour défendre le projet du gouvernement. Jeudi 27 juillet, c'est le député LREM Sylvain Maillard qui a apporté sa pierre à l'édifice. Invité de la matinale de RFI, l'élu, qui est aussi chef d'entreprise, s'est dit favorable à des modifications en profondeur des lois régissant le salariat en France. "Moi je suis favorable à tout ce qui crée de l'emploi", a-t-il défendu au micro de la station. "On a des millions et des millions de chômeurs en France. Ce qu'il nous faut, c'est retrouver l'activité (...) Je dirais le contrat de travail, quelque part c'est quelque chose d'annexe." Sylvain Maillard (LREM): «Moi je suis favorable à tout ce qui crée de l'emploi»par RFILe contrat de travail ne doit donc pas être la préoccupation première des législateurs, selon Sylvain Maillard. Pour autant, une mutation des contrats doit avoir lieu. Le patron d'Alantys Technology, une entreprise de distribution de composants électroniques, a expliqué être pour l'instauration d'un "CDI à droits progressifs". Tel qu'il l'envisage, ce nouveau type de contrat offrirait des récompenses aux employés en fonction de leur ancienneté. "Plus vous restez dans une entreprise, plus vous gagnez des droits, de formation supplémentaire, des droits de congés supplémentaires, accès à un actionnariat, accès à une récompense de votre fidélité envers l'entreprise et envers la progression de votre entreprise", a-t-il détaillé. À titre personnel, le chef d'entreprise a affirmé proposer uniquement des CDI aux personnes recrutées dans sa firme, mais il comprend que d'autres n'agissent pas ainsi. "J'entends aussi le besoin de flexibilité de beaucoup de secteurs qui ont besoin d'engager des personnes sur du court terme. L'essentiel pour nous, c'est que nous ayons moins de chômage parce qu'à la fin en 2022 nous ne serons jugés que sur une chose : est-ce que nous avons remis la France au travail."
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Cette recrue d'Abdelhamid Abaaoud était parti en Syrie en 2015, avait été arrêté à son retour et restait placé en détention provisoire depuis quatre ans.
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Vingt ans de réclusion criminelle avec une une période de sûreté de deux tiers : le parquet national antiterroriste avait requis la peine maximale contre Reda Hame, 34 ans. Finalement, la Cour d'assises spéciale a retenu une peine de douze ans de prison. Cette peine est assortie d'une période de sûreté de deux tiers, conformément aux réquisitions du parquet. Repenti ou bombe à retardement ? Début du procès du djihadiste Reda Hame proche d’Abaaoudpar Europe 1"Je reconnais être parti (en Syrie). Je le regrette profondément", a déclaré l'accusé, les traits tirés, avant que la cour se retire pour délibérer vers 13 h 30. "Jamais de la vie je n'aurais fait de mal à qui que ce soit", avait-il assuré.Arrêté en 2015Reda Hame a rejoint le groupe Etat islamique (EI) en juin 2015 en Syrie. Il y est resté huit jours. Abdelhamid Abaaoud l'a formé à la kalachnikov pendant trois jours, puis l'a raccompagné à la frontière turque en lui donnant 2.000 euros et 500 dollars en liquide et une mission: commettre un attentat en Europe. Reda Hame avait ensuite été arrêté en août 2015, à son retour en France."Pensez-vous qu'Abaaoud l'aurait choisi s'il n'avait pas perçu sa détermination?", a ainsi questionné l'avocate générale. "Devait-il lui-même participer aux attentats du 13-Novembre ?", a-t-elle interrogé. Malgré les dénégations de l'accusé, la question a plané tout au long du procès. "Si on te passe de quoi t'armer, est-ce que tu serais prêt à tirer dans la foule?", lui avait demandé Abdelhamid Abaaoud, d'après l'enquête. "Par exemple, imagine un concert de rock", avait ajouté "l'émir". Cinq mois plus tard, trois commandos de jihadistes, dont Abaaoud, attaquaient le Bataclan, le Stade de France et des terrasses bondées à Paris, faisant 130 morts.Des entraînements réguliersL'accusé a décrit ses entraînements avec le jihadiste. "On partait tous les deux dans son pick-up, à 50 kilomètres de Raqqa" pour s'entraîner. "Ce qu'on me demandait de faire n'était pas excessivement difficile, pas très technique". Abaaoud recherchait "l'efficacité": faire le plus de victimes possible. Après trois jours de formation, Reda Hame a été jugé opérationnel. Mais cet ancien technicien en informatique, en détention provisoire depuis quatre ans et demi, assure avoir feint d'accepter la mission meurtrière pour pouvoir quitter "le bourbier" syrien et rentrer en France. "Quand j'ai vu ce qu'ils faisaient contre des civils, je me suis dit: 'Ils sont tarés'", a-t-il affirmé. Ses avocats ont demandé le retrait de la qualification criminelle. Reda Hame est "un déserteur" de l'EI affirme son avocate, Julie Fabreguettes. "Il n'a jamais adhéré au projet criminel" de son recruteur.Reda Hame était "une planche pourrie" pour l'EI, a renchéri l'avocat Archibald Celeyron. Son profil semble assez atypique, avec une radicalisation qui aurait été plus politique que religieuse. Il s'est décrit comme "complotiste" depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Dans sa famille et ses proches, il n'y a "aucun point de contact avec l'islam radical", a expliqué son avocate.Il avait été signalé aux autorités après avoir prié sur son lieu de travail. Mais Reda Hame "ne semble pas à ce jour présenter une adhésion à une idéologie violente ou un risque de passage à l'acte", conclut un rapport de détention datant de janvier.
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Dans un entretien à Marie-Claire, l'écrivain a dévoilé ses préférences en matière de femmes. Il a des critères bien précis, tant en termes d'origines, il ne sort qu'avec des Asiatiques, qu'en termes d'âge, à savoir moins de 50 ans.
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"Je vous dis la vérité. À 50 ans, je suis incapable d'aimer une femme de 50 ans. (...) Je trouve ça trop vieux. Quand j'en aurais 60, j'en serai capable. 50 ans me paraîtra alors jeune". Dans un long entretien à Marie-Claire publié vendredi 4 janvier, Yann Moix confesse ne sortir qu'avec des femmes plus jeunes que lui. Pour autant, les femmes de son âge ne "le dégoûte(nt) pas ", elles sont simplement "invisibles" à ses yeux. "Je préfère le corps des femmes jeunes, c'est tout. Point. Un corps de femme de 25 ans, c'est extraordinaire. Le corps d'une femme de 50 ans n'est pas extraordinaire du tout", estime-t-il.Celui qui est également chroniqueur dans "Salut les Terriens" sur C8 explique par ailleurs qu'il ne sort "qu'avec des Asiatiques, essentiellement avec des Coréennes, des Chinoises, des Japonaises". "Beaucoup de gens seraient incapables de vous l'avouer car c'est du racialisme, poursuit-il. C'est peut-être triste et réducteur pour les femmes avec qui je sors, mais le genre asiatique est suffisamment riche, large et infini pour que je n'en aie pas honte." Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités ont dénoncé ses propos. La journaliste et auteure féministe Mona Cholet le qualifie notamment de "triste sire".L'animatrice Valérie Damidot lui a également répondu. "Je me dis que personne n'a dû t'apprendre, Yann, que ce qui est vraiment extraordinaire, sort souvent de l'ordinaire. Bonne route, gilet jeune", a de son côté commenté la journaliste Sophie Fontanel.Le journaliste de l'AFP François Guyot a lui relayé le message de sa consœur Colombe Schneck. "Voilà les fesses d'une femme de 52 ans, tu ne sais pas ce que tu rates, toi et ton petit esprit bedonnant", a posté la romancière.
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Invité de l'émission "Le journal inattendu" de RTL ce samedi, Michel Boujenah a exprimé sa vision du mouvement des "gilets jaunes". S'il comprend comment la mobilisation s'est formée, il invite à ce que chacun prenne ses responsabilités.
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Quelques jours après la déclaration très polémique de François Berléand, qui déclarait que les "gilets jaunes" le "font chier", Michel Boujenah s'est lui voulu plus nuancé.Le comédien, à l'affiche du spectacle "Ma vie encore plus rêvée", n'apparaît pas étonné par l'éclatement du mouvement : "Il y a des gens qui souffrent, c'est concret. On sait depuis des années qu'il y a sept millions de gens en France qui vivent avec moins de 700 euros par mois. On le sait. On le dit. À quoi on s'attendait ? À ce que ces gens crèvent sans rien dire ? On a fabriqué ce mouvement, le pouvoir l'a fabriqué, depuis très longtemps. Ce n'est pas Macron.""On ne peut pas foutre en l'air les institutions"L'acteur ne souhaite pas faire d'amalgame entre ceux qui manifestent pacifiquement et les casseurs. Il prend également la défense des forces de l'ordre : "Il faut arrêter de dire que la violence ne vient que des flics. La violence, elle vient des deux côtés. À l'intérieur des gilets jaunes, il y a des mecs qui noyautent le mouvement. Je suis un ancien de Mai-68 et on sait comment noyauter les mouvements. Ces mecs sont dangereux." Si Michel Boujenah ne défend pas ouvertement l'action d'Emmanuel Macron et du gouvernement, il craint pour la République : "Ce qui m'inquiète, c'est qu'on ne peut pas détruire les institutions, on ne peut pas foutre en l'air les institutions. Si on fout en l'air les institutions, on va rentrer dans un régime fasciste."Celui qui est également président du festival de Ramatuelle dans le Var termine en ironisant : "Je pense qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. On vit dans une démocratie extraordinaire. Allons faire un petit voyage en Corée du Nord, on va voir la différence."
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Cette contraction de notre satellite s'explique par la différence thermique entre le cœur de la Lune et l'air glacial de l'espace, qui met sa surface à rude épreuve.
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Dans le ciel, elle reste la même à nos yeux, mais la Lune rétrécit. Telle est l'observation dressée par la Nasa, qui a publié lundi 13 mai les résultats d'une analyse effectuée grâce au "Lunar Reconnaissance Orbiter". Cette sonde spatiale, qui gravite autour de la Lune, a pris plus de 12000 photographies du corps céleste. La Nasa a concentré son attention sur la "Mare Frigoris", près du pole nord lunaire, une zone longtemps considérée comme inerte d'un point de vue géologique. Les images ont révélé que cette "mer du froid" se craquelle et perd en surface.A l'inverse de la Terre, la Lune n'a pas de plaques tectoniques. Son activité géologique s'explique par son refroidissement progressif, depuis sa formation il y a 4,5 millions d'années. Conséquence de ce contraste thermique : la surface de la Lune se ride, "comme un raisin sec", détaille la Nasa dans son étude. La croûte lunaire se brise en plusieurs fractions. Par l'effet de ces phénomènes, la Lune s'est réduite de 50 mètres, au cours des dernières centaines de millions d'années. Cette contraction lunaire provoque des séismes, dont les plus puissants peuvent atteindre 5 sur l'échelle ouverte de Richter.
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Un appel à une nouvelle journée de manifestations avait été lancé pour ce samedi 14 mars. Plusieurs figures du mouvement ont appelé à la retenue, en raison de la propagation du Covid-19.
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Face à l'épidémie de coronavirus qui grandit sur le sol français, plusieurs figures des "gilets jaunes" ont appelé à la retenue après des appels à la mobilisation lancés pour ce week-end. Dans cette perspective, la préfecture de police de Paris avait pris un arrêté "lié aux manifestations du mouvement dit des 'gilets jaunes'" pour les journées de vendredi 13 et samedi 14 mars. Cette mesure préfectorale spécifique aux "gilets jaunes" avait été annoncée avant la décision générale de l'exécutif, qui a annoncé vendredi 13 mars l'interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes pour contenir la propagation du Covid-19.Plusieurs figures des "gilets jaunes", dont Maxime Nicolle, ont ainsi invité leurs abonnés au "bon sens", et à ne pas suivre les appels à la manifestation. "Si demain, on manifeste, on va passer pour tout sauf des gens intelligents. On va mettre en danger des gens et se mettre en danger", a t-il commenté dans une vidéo diffusée vendredi 13 mars.Quelques dizaines de "gilets jaunes" ont néanmoins pris part à un cortège, qui s'est élancé de la gare Montparnasse en milieu de matinée.En conséquence des limitations de rassemblement décidées par le gouvernement, la "marche pour le Climat" prévue samedi 14 mars à Paris a été annulée. Dans l'Est, la mesure est renforcée par rapport au reste du territoire, avec une jauge rabaissée à 50 personnes dans les départements du Bas-Rhin, du Doubs, de Belfort, et une partie de la Haute-Saône.
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Ces arrêts de travail concernent les parents d'enfants de moins de 16 ans scolarisés dans des établissements fermés, qui n'ont pas de solution de garde et qui sont dans l'incapacité de télétravailler.
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Pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, environ 120 établissements scolaires ont été fermés, principalement dans l'Oise et le Morbihan, obligeant certains parents à rester chez eux pour garder leurs enfants. Le ministère de la Santé et l'Assurance maladie ont annoncé mercredi 4 mars une mesure permettant aux parents salariés d'être indemnisés.Dès ce mercredi, les employeurs peuvent demander en ligne un arrêt de travail pour leurs salariés obligés de rester à domicile. Les parents d'"enfants de moins de 16 ans accueillis ou scolarisés dans les établissements fermés", sans "solution de garde" et dans l'incapacité de télétravailler, peuvent "être placés en arrêt de travail indemnisé", ont expliqué le ministère de la Santé et l'Assurance maladie dans un communiqué. Seul un des deux parents peut prétendre au versement d'indemnités journalières par l'Assurance maladie et "pour la durée de fermeture de l'établissement", est-il précisé. "Afin de faciliter les démarches des familles et d'alléger la charge de travail" des acteurs du système de santé, "un service en ligne dédié https://declare.ameli.fr/ a été créé par l'Assurance maladie, à destinations des employeurs de tous les régimes de sécurité sociale (régime général, régime agricole, régimes spéciaux et travailleurs indépendants)", indique le communiqué. Le parent concerné est invité à "solliciter son employeur", chargé de remplir le formulaire "accessible sur le site internet dédié".En dehors de ce cas de figure, "seules les personnes identifiées comme ayant été en contact rapproché et prolongé avec une personne diagnostiquée porteuse du virus doivent respecter une période d'isolement" et peuvent "se voir délivrer, en cas de nécessité, un arrêt de travail". Ces personnes doivent "contacter le numéro vert 0800 130 000 qui leur communiquera la marche à suivre". "Aucun arrêt de travail ne sera délivré aux personnes non malades restant à domicile", ni dans les cabinets de ville, ni aux urgences hospitalières, insiste le communiqué.Par ailleurs, "les employeurs qui décideraient, à leur propre initiative, de demander à certains salariés de rester à leur domicile devront, conformément au Code du travail, leur assurer un maintien de salaire sur la période concernée".
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es restaurants de la région parisienne pourraient rouvrir "un peu plus tôt que le 22 juin" si la situation sanitaire évolue favorablement, a affirmé mardi le secrétaire d'État en charge du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.
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Depuis le 2 juin et le début de la phase II du déconfinement, les restaurants et cafés peuvent rouvrir en France... Sauf en zone orange. En Guyane, à Mayotte et en Île-de-France, les restaurants ne peuvent en effet exploiter que leurs terrasses. Une situation qui ne permet pas aux restaurateurs d'être rentable, d'autant que ces derniers temps la météo est très capricieuse en région parisienne, estime l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), principal syndicat du secteur de l'hôtellerie-restauration. Alors que la phase II du déconfinement doit durer jusqu'au 22 juin, le gouvernement pourrait assouplir les mesures d'ici là. "S'agissant des restaurants, il me semble que l'évolution des conditions sanitaires en Île-de-France, le recul progressif du virus, devrait permettre, je l'espère, d'avancer de quelques jours la réouverture des restaurants dans leur ensemble", a affirmé mardi 9 juin le secrétaire d'État en charge du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne sur France24 et RFI. Cette éventuelle réouverture "un peu plus tôt que le 22 juin", doit être décidée en accord avec le ministère de la Santé notamment, a rappelé le secrétaire d'État, soulignant que le gouvernement était "attentif à la situation des restaurateurs en Île-de-France". "Peut-être, dans quelques jours, pourrons-nous estimer que les conditions sont réunies pour accélérer de ce point de vue-là", a insisté M. Lemoyne. "Je continue à travailler avec les restaurateurs et un certain nombre de professionnels du tourisme qui sont encore entravés", voire fermés, comme dans "l'événementiel ou le secteur de la nuit, sur des modalités de réouverture", a-t-il précisé.L'Umih souhaite que le gouvernement évalue la propagation de l'épidémie avant le 22 juin, estimant que le conseil scientifique "préconise un retour à l'équilibre entre les précautions sanitaires et la reprise de la vie économique".Le syndicat patronal souhaite aussi un "assouplissement général du protocole sanitaire sur l'ensemble du territoire", où cafés, bars et restaurants ont rouvert, en particulier "les règles de distanciation des tables pour permettre aux établissements d'utiliser toute leur capacité à recevoir du public".
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Alors qu'il a été libéré de prison en raison de son état de santé inquiétant, Patrick Balkany est apparu en pleine forme sur une vidéo relayée en masse sur les réseaux sociaux. On le voit danser à l'occasion de la Fête de la musique.
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C'était probablement l'une des personnalités les plus inattendues à célébrer la Fête de la musique dimanche 21 juin. Une vidéo de Patrick Balkany a fait le tour du web : on y voit le maire déchu de Levallois-Perret danser au rythme de la chanson « Djomb » de l'artiste Bosh, l'un des tubes du moment. Dans les rues de sa ville, l'ancien député LR n'a pas hésité à faire la fête avec les autres habitants. Une scène qui détonne avec les dernières informations qui indiquaient que l'homme affichait un état de santé inquiétant. Nombreux ont été les passants qui ont sorti leur téléphone pour immortaliser cette scène devenue rapidement virale.Une santé retrouvée ? Si cette scène fait autant parler, c'est qu'elle sème le doute sur la situation de Patrick Balkany. En février dernier, il a été libéré de prison car son état de santé « était difficilement compatible avec la détention » selon la cour d'appel de Paris, rappelle le Huffington Post. Sa compagne Isabelle avait annoncé que son mari avait été victime d'un infarctus du myocarde et qu'il avait « failli mourir ».Sur son compte Facebook, Isabelle Balkany s'est réjouie de voir la Fête de la musique célébrée à Levallois-Perret, même si elle regrette le choix de l'horaire de passage des chars musicaux. Elle a en revanche publié une autre vidéo montrant son mari danser, reconnaissant s'être « dégourdi les gambettes ».
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Le chef de file de Debout la France était l'invité d'Europe 1 mardi matin. Nicolas Dupont-Aignan a cité une phrase attribuée à Ghandi, le père de la nation indienne pour décrire ses chances de réussite aux élections européennes.
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Nicolas Dupont-Aignan croit en sa réussite aux élections européennes. Invité mardi 26 mars sur Europe 1, le président de Debout la France a cité "une très belle phrase de Gandhi", pour décrire sa situation politique et sa réussite aux prochaines élections européennes. "Toute personne qui n'est pas d'accord avec ce système, qui pense qu'on peut mener une autre politique, on essaie de le moquer, de la discréditer, en mettant en exergue les moments où il dit stop", avance Nicolas Dupont-Aignan au micro d'Europe 1. "Il y a une très belle phrase de Gandhi. 'Au début, ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent et enfin, vous gagnez'", cite-t-il. "J'en suis au stade où ils m'ont ignoré pendant beaucoup d'années, ils se sont moqués de moi et ils me combattent. C'est très bon signe, je le prends comme un honneur", analyse alors Nicolas Dupont-Aignan. "Notre liste gêne parce qu'elle va permettre aux Français de sortir de ce duel imposé""Je veux qu'on évite de rendre prisonniers les Français de ce duel" entre la liste d'En Marche et celle du Rassemblement national. "Une élection en milieu de mandat à un tour permet aux Français d'avoir le choix et de ne pas les enfermer dans un faux duel",explique sur Europe 1 le député de l'Essonne, qui doit présenter jeudi sa liste pour les élections européennes. "Notre liste gêne parce qu'elle va permettre aux Français de sortir de ce duel imposé, d'apporter (...) un peu d'air, un peu d'oxygène", a plaidé l'ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.Selon un sondage BVA - Orange publié lundi, la liste de Debout la France est crédité de 5 % des intentions de vote, loin derrière la liste LREM (24 %) et RN (21 %). Une citation qui ne serait pas de GandhiSelon le journal américain Christian Science Monitor, cité par Franceinfo, il n'y a aucune trace de cette citation dans l'oeuvre du père de la nation indienne. La citation serait extraite d'un discours du syndicaliste américain Nicholas Klein, prononcé en 1918. "D'abord, ils vous ignorent. Ensuite, ils vous ridiculisent. Et ensuite, ils vous attaquent et veulent vous brûler. Et ensuite ils construisent des monuments en votre honneur. Et c'est ce qu'il va se passer avec l'union des ouvriers du textile d'Amérique", aurait déclaré ce leader socialiste.
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La comédienne et chanteuse confie dans Gala un souvenir particulièrement désagréable vécu lors du Festival de Cannes avec Alain Delon.
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Les souvenirs du Festival de Cannes sont très souvent inoubliables pour les artistes en compétition, mais pas toujours agréables. Ainsi, la chanteuse et comédienne Elsa Lunghini, starifiée très jeune grâce à ses rôles au cinéma et à ses tubes, a livré dans les colonnes de Gala un témoignage plutôt négatif vis-à-vis de son expérience sur la Croisette. Tout d'abord, elle a indiqué être peu encline à ce genre d'évènement mondain. "Même si je trouve ça très joli sur les autres, je n'ai absolument pas le fantasme des paillettes et de la belle robe de princesse", confie-t-elle. Ensuite, elle raconte une anecdote qui la marquera vivement. Une situation vécue avec Alain Delon. "Les gardes du corps ont vite été dépassés"À l'affiche du film Le retour de Casanova avec Alain Delon en 1991, la jeune fille avait alors vécu un mauvais moment. "Je me souviens surtout que pour aller de l'hôtel Majestic, où on était descendus, au palais des festivals, Alain Delon avait décidé au dernier moment de ne pas prendre les limousines mises à disposition des équipes de film, mais de faire le chemin à pied. Il voulait s'offrir un bain de foule", se souvient l'interprète de T'en vas pas. Un bain de foule qui tournera au cauchemar. "Les gardes du corps ont vite été dépassés par la foule et les gens et je revois encore ma mère toute frêle, livide, complètement paniquée, et moi, agoraphobe... Bref, je garde de Cannes un souvenir assez pénible", conclut-elle.
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L'année 2018 a débuté avec la mort de France Gall à l'âge de 70 ans le 7 janvier. À la fin du mois, c'est le plus grand chef cuisinier du XXe siècle Paul Bocuse qui s'éteint à l'âge de 91 ans.
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L'âge qu'avait le couturier Hubert de Givenchy quand il est décédé le 10 mars dernier. 4 jours plus tard, c'est l'astrophysicien britannique Stephen Hawking qui disparaît à l'âge de 76 ans. Le 2 avril veuve de Nelson Mandela, Winnie Mandela meurt à 81 ans. Deux semaines plus tard, une autre femme d'ancien président s'éteint : l'épouse de George H. W. Bush, Barbara Bush. Elle avait 92 ans. Le 20 avril, onde de choc dans le monde de la musique le DJ Avicii meurt à seulement 28 ans. Dans un autre registre, en Belgique, Maurane s'éteint à 57 ans le 7 mai. Une semaine plus tard, l'écrivain américain, auteur du "Bûcher des vanités", Tom Wolfe, meurt à 88 ans. Le 22 mai, un autre écrivain, Philip Roth, s'éteint à 85 ans. Le 26 mai, c'est l'homme de télé Pierre Bellemare qui disparaît. 2018 n'a pas non plus épargné le monde de la cuisine. Le 8 juin, le chef cuisinier Anthony Bourdain s'éteint à 61 ans. Deux mois plus tard, le Français Joël Robuchon meurt à 73 ans. Le 16 août, le monde de la musique est en deuil. La reine de soul, Aretha Franklin, s'éteint à 76 ans. Deux jours plus tard, l'ancien secrétaire général de l'ONU et prix Nobel de la paix, Kofi Annan, meurt à 80 ans. Le 25 août, John McCain s'éteint à 81 ans. Le 18 septembre, le monde du cinéma et du théâtre pleure Jean Piat, disparu à l'âge de 93 ans. Le 1er octobre, Charles Aznavour meurt à 94 ans. Le 28 octobre, l'ancien présentateur de "Nulle part ailleurs" Philippe Gildas meurt à 82 ans. Le 30 novembre, c'est l'ancien président américain George H. W. Bush qui s'est éteint à l'âge de 94 ans.
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S'il dément toujours avoir un rôle dans sa disparition, le principal suspect dans l'affaire de la disparition de Sophie Le Tan a néanmoins reconnu face au juge que l'étudiante était montée chez lui pour soigner sa main blessée, affirment BFMTV et Franceinfo.
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Jean-Marc Reiser, mis en examen pour assassinat après la disparition de Sophie Le Tan, une étudiante de 20 ans, a répondu vendredi 5 octobre aux questions du juge d'instruction de Strasbourg. L'homme de 58 ans placé en détention provisoire depuis le 18 septembre a maintenu qu'il n'était pas impliqué dans cette affaire. "C'était une journée très longue, très éprouvante (...) Il y a forcément des nouveautés, mais il y a des choses qui restent les mêmes, y compris dans les positions de M. Reiser : il n'a rien à voir de près ou de loin dans la disparition de Mme Le Tan", a expliqué à l'AFPPierre Giuriato, l'un des deux avocats qui ont assisté le suspect, à l'issue d'une audition qui a duré un peu plus de six heures. "L'interrogatoire a été très long, il a débuté vers 09h30. Jean-Marc Reiser a répondu à toutes les questions, il n'en a éludé aucune", a déclaré Francis Metzger, son deuxième conseil."Une version des faits cohérente"L'homme, au lourd passé judiciaire, s'est justifié sur la présence de traces d'ADN appartenant à la victime retrouvées dans son appartement à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg. "Il les justifie d'une certaine manière", a détaillé Me Giuriato. "Il a une version des faits cohérente, qui est en opposition avec certains éléments qui découlent du dossier".Selon BFMTV et Franceinfo, Jean-Marc Reiser a finalement reconnu que la jeune femme était montée chez lui au 6e étage de son appartement. Il a expliqué qu'il l'avait rencontré par hasard à l'université et qu'elle était blessée à la main. Il lui aurait alors proposé de la soigner à son domicile puis aurait nettoyé les lieux après son départ. Il aurait confié que si dans un premier temps, il avait affirmé ne pas la connaître, c'était par peur d'être suspecté en raison de son passé criminel. Il aurait également reconnu avoir passé une petite annonce pour louer son appartement, contrairement à ses premières déclarations. Sophie Le Tan n'a plus donné signe de vie depuis le 7 septembre. Elle devait visiter ce jour-là un appartement à Schiltigheim. Une semaine plus tard, le 15 septembre, les enquêteurs avaient arrêté Jean-Marc Reiser à qui ils se sont intéressés grâce à des données téléphoniques. Chez lui, ils ont retrouvé des traces de sang laissées malgré un nettoyage récent. Dans ces traces, ils ont mis en évidence un ADN correspondant à celui de Sophie Le Tan. Deux jours plus tard, il avait été mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration.Le quinquagénaire avait notamment été condamné en 2001 par la cour d'assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour des viols commis en 1995 et 1996, peine confirmée ensuite par la cour d'assises d'appel de Côte-d'Or en 2003. Jean-Marc Reiser avait aussi été acquitté en 2001 par la cour d'assises du Bas-Rhin dans une autre affaire, la disparition d'une jeune femme de 23 ans, en 1987, dont le corps n'a jamais été retrouvé. Le dernier client à qui cette représentante de commerce avait rendu visite était Jean-Marc Reiser.
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L'ancien footballeur brésilien Ronaldinho, Ballon d'Or 2005, est arrivé mardi à bord d'un vol privé à Rio de Janeiro en provenance d'Asuncion, au lendemain de sa remise en liberté dans une affaire d'usage de passeports falsifiés, ont constaté des journalistes de l'AFP.
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L'appareil, un jet Cessna C750 d'une capacité de huit passagers, outre les deux pilotes paraguayens, a atterri à l'aéroport international de Rio peu avant 16H30 locales (19H30 GMT). L'avion avait décollé près de trois heures auparavant de l'aéroport international d'Asuncion. Dans la capitale paraguayenne, à la sortie de l'hôtel où résidait l'ancien champion, des dizaines de fans s'étaient massés autour de sa voiture de luxe aux cris de "Ronaldinho nous t'aimons" et "Ronaldinho ne part pas". Le véhicule s'est ensuite dirigé vers l'aéroport international "Silvio Pettirossi" d'Asuncion.Sur place, l'ex-footballeur, accompagné de son frère Roberto et de leur avocat brésilien Sergio Felicio Queiroz, se sont entretenus avec les autorités du ministère public et de la police de l'immigration pour valider le protocole de leur départ. "Ronaldinho et son frère Roberto ont l'autorisation de voyager à partir de 11H00" locales, avait annoncé auparavant à la presse le ministre du Conseil de défense national, Federico Gonzalez.Ronaldo de Assis Moreira, dit Ronaldinho, et son frère Roberto ont été remis lundi en liberté après plus de cinq mois de détention au Paraguay. Les deux hommes avaient été arrêtés le 6 mars dans ce pays pour usage de faux documents officiels. L'ex-joueur du FC Barcelone et du Paris Saint-Germain s'est vu infliger une amende de 90.000 dollars et a l'obligation d'informer la justice paraguayenne de tout changement d'adresse permanente. Quant à son frère, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis, au paiement d'une amende de 110.000 dollars et à l'obligation de se présenter tous les quatre mois devant un juge brésilien pendant deux ans.La justice paraguayenne a considéré qu'il avait eu connaissance de la fraude. Après avoir été détenus dans un commissariat d'Asuncion, où Ronaldinho a fêté ses 40 ans le 21 mars, les deux frères étaient assignés à résidence depuis presque cinq mois dans un hôtel de luxe de la capitale, contre le dépôt d'une caution de 1,6 million de dollars. Venus pour faire notamment la promotion d'un livre et une campagne de bienfaisance, ils sont accusés d'être entrés au Paraguay en possession de passeports paraguayens falsifiés.Une vingtaine de personnes ont déjà été arrêtées dans le cadre de cette affaire, pour la plupart des fonctionnaires des services d'immigration ou des policiers.
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"Je ne me sens pas bien, car le +corona+ a tout détruit et nous ne pouvons pas aller à l'école": Bella Achieng Otieno, 15 ans, fait partie de cette génération de jeunes Kényans sacrifiés sur l'autel du Covid-19 par la décision du gouvernement de fermer les écoles jusqu'en janvier 2021.
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La vie de Bella, comme celle de millions d'élèves, a été chamboulée par l'épidémie de nouveau coronavirus. Son école est fermée depuis mars et la jeune fille n'a plus d'autre occupation que d'arpenter à longueur de journée les ruelles insalubres du bidonville de Kibera, au cœur de Nairobi.Confronté à l'évolution inquiétante de l'épidémie - le pays a recensé près de 27.000 cas pour plus de 400 décès - le gouvernement a annoncé en juillet que les écoles ne rouvriraient pas avant janvier et que l'année scolaire 2020 était considérée comme "perdue".Les examens ont été annulés, et les quelque 15 millions d'élèves du primaire et du secondaire reprendront l'an prochain dans la même classe que cette année. Au Kenya, l'année scolaire court de janvier à octobre.Bella va à l'école "Kibera school for girls", une grande bâtisse de briques rouges établie par l'ONG locale Shofco, qui accueille plus de 330 filles âgées de 5 à 15 ans. La direction de l'école a d'abord tenté de créer un groupe WhatsApp, pour maintenir les devoirs à la maison.Mais dans cet univers où la plupart des parents sont illettrés, ne possèdent pas de smartphones ou n'ont pas de quoi s'acheter du crédit quand ils en ont, l'expérience a vite tourné court. L'école, gratuite, a ensuite distribué des devoirs papiers que les enfants venaient récupérer.Après l'annonce de la fin de l'année scolaire, l'école a toutefois décidé de ne maintenir les devoirs que pour la vingtaine de filles qui étaient en dernière année de primaire (13-14 ans) et devaient passer un examen cette année.- Des familles appauvries -"Pour les filles, c'est vraiment frustrant (...) Elles restent rarement à la maison pour si longtemps", souligne à l'AFP Rachel Esther, la directrice adjointe. "Je suis sûre que la plupart d'entre elles n'aiment pas ça".Elle ne cache pas son inquiétude pour l'avenir de ces filles, qui risquent de se détacher de l'école ou de devenir victimes de la violence sociale, à l'image de la hausse constatée ces derniers mois des grossesses d'adolescentes.La fermeture des écoles, où sont souvent distribués des repas gratuits, a aussi eu pour effet d'appauvrir encore plus les parents. "Ce n'est pas facile, parce que je dois payer le loyer, nourrir (mes enfants)", remarque la mère de Bella, Lilian Adhiembo, une veuve qui gagne à peine 200 shillings (1,5 euro) par jour en vendant du charbon de bois.Avec la bénédiction de sa mère, pour qui l'école "est la clé de tout", Bella "prie pour que cette histoire de +corona+ soit bientôt finie" et qu'elle puisse à nouveau y retourner pour s'assurer "un bon avenir".En zone rurale également, l'impact est fortement ressenti par les familles. Même si le gouvernement a demandé aux écoles de rembourser les frais de scolarité ou de les reporter sur l'année prochaine, certains craignent que ce ne soit pas le cas.Joseph Ochola Nzwa, un petit fermier de la région de Kakamega (ouest), avait vendu ses quatre taureaux pour payer l'école à ses enfants. "Maintenant, j'ai peur qu'ils ne terminent pas l'école", s'inquiète-t-il. "J'espérais (que les aînés) finiraient l'école, trouveraient un travail et aideraient à payer les frais pour ceux encore en école primaire, mais tout ça est réduit à néant".- Des enseignants pas payés -Les établissements et le personnel éducatif sont aussi durement affectés. Le privé, qui rassemble 2,3 millions d'élèves dans le primaire, est le plus touché. Sans leur principale source de revenus, les frais de scolarité, certaines écoles privées ont du mal à payer leurs factures et leur personnel.Certains enseignants du privé ou contractuels publics n'ont pas été payés depuis des mois et ont dû trouver des emplois alternatifs pour survivre. Début août, 126 écoles privées avaient déjà fait savoir qu'elles ne rouvriraient pas leurs portes en janvier, selon l'Association kényane des écoles privées (KPSA), qui craint que ce chiffre ne fasse qu'augmenter.Or dans le système kényan, le privé est souvent là pour pallier les défaillances du public, notamment dans les zones les plus défavorisées. "Le gouvernement seul ne peut pas garantir l'éducation pour tous ses citoyens", constate Peter Ndoro, le président de la KPSA.Si le secteur privé n'est pas soutenu, "cela mettra notre système éducatif en danger", prédit-il. Les enfants devront basculer dans le public et "s'ils vont là-bas, comment allons-nous gérer la distance sociale, la distance physique? Il va y avoir un gros problème".En fermant les écoles pour l'année, le gouvernement a fait primer la santé publique tout en se donnant un peu de temps pour organiser la rentrée. Mais dans des écoles publiques où peuvent parfois s'amasser dans la même classe une centaine d'élèves, le défi restera immense en temps de Covid-19.Ces écoles auront-elles l'espace pour créer plus de classes, les moyens d'embaucher d'autres enseignants? Rachel Esther n'en est pas sûre et craint que "nous ne soyons pas prêts à rouvrir les écoles au Kenya en janvier".
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- Tandis que la primaire à droite se profile, le climat est de plus en plus tendu, les candidats également. A l'image d'Alain Juppé, que les questions insistantes d'une journaliste ont fait sortir de ses gonds.
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- La scène s'est déroulée mardi 13 septembre à l'issue d'un meeting d'Alain Juppé à Strasbourg (Bas-Rhin). Le maire de Bordeaux, interrogé avec insistance par une journaliste sur Nicolas Sarkozy, a vu rouge. "Ils me font tous chier", a-t-il alors lancé après la confrontation. Des propos rapportés par Le Parisien vendredi 16 septembre et qui témoignent de la nervosité qui gagne Alain Juppé. Le Parisien avance plusieurs arguments, relayés notamment par Closer, pour expliquer l'accès de colère du principal concurrent de l'ancien chef de l'Etat dans la course à l'investiture de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017. Entre les deux hommes, l'écart se resserre. Un sondage Harris Interactive pour France Télévisions publié jeudi 15 septembre a d'ailleurs donné Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à égalité au premier tour de la primaire avec 37% des intentions de vote chacun. Jusqu'alors, le maire de Bordeaux avait toujours fait la course en tête. Juppé rancunier Pour Le Lab, Alain Juppé n'a pas avalé le fait que Nicolas Sarkozy déforme ses propos, concernant les musulmans notamment. En 2015, lors d'un débat sur les menus de substitution dans les cantines, l'ancien Premier ministre avait alors parlé "d'accommodements raisonnables". Une expression que Nicolas Sarkozy a ainsi déformée, le 12 septembre lors d'un meeting à Provins (Seine-et-Marne) : "Je n'accepte pas les accommodements prétendus raisonnables avec les extrémistes." Le directeur de campagne d'Alain Juppé confie à ce sujet au Parisien : "Il n'aime pas les mensonges et encore moins qu'on dénature ses propos. Alors, parfois... ça pète". Mais avec de telles paroles, Juppé aura bien du mal à se défaire de son image d'homme froid et rigide qui lui colle à la peau alors qu'il s'échine à la faire disparaître depuis qu'il est candidat.
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Comme l'indique Le HuffPost, un centre SNCF des Hauts-de-Seine propose une « salle détente » destinée aux cheminots mais uniquement "accessible au mérite".
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Anasse Kaz ne décolère pas. Cet aiguilleur et militant Sud-Rail sur le front de la lutte contre la réforme ferroviaire a manifesté son indignation en prenant connaissance d'une étonnante méthode de management dans un centre SNCF des Hauts-de-Seine. Comme il le relaye sur Twitter, une "salle détente" pour les cheminots serait "accessible au mérite" dans une antenne de l'entreprise ferroviaire à Asnières (92). "Voilà comment les agents SNCF à Asnières sont traités par la direction. Une pause accordée en fonction des bons points que les chefs donnent à l'agent... Une honte @GroupeSNCF. L'esclave qui avait récolté le plus de coton avait le droit à une pause...", lance Anasse Kaz sur son compte Twitter.Comme le précise l'affiche placardée sur la porte de la salle de pause, celle-ci est accessible pour une durée de 20 minutes uniquement à "l'appréciation de l'équipe managériale". Pour espérer bénéficier de ce privilège, les cheminots doivent avoir une "bonne prise en charge d'une situation particulièrement compliquée" ou obtenir "une excellente note à une ECM" (enquête client mystère). Jointe par Le HuffPost ce jeudi 11 octobre, la SNCF a confirmé que l'affiche en question existait bel et bien. L'entreprise ferroviaire a toutefois tenu à "condamner fermement une initiative purement locale. Ce management est contraire aux valeurs RH de la SNCF". De son côté, le service de presse souligne que le "retrait immédiat de ces affiches" a été exigé.
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Chef de file des députés Les Républicains, Damien Abad a estimé qu'un dépistage massif du Covid-19 devait être le critère principal du déconfinement progressif évoqué par Edouard Philippe.
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L'idée d'un déconfinement en plusieurs phases a été évoquée par le Premier minisre, Edouard Philippe pour éviter une reprise de l'épidémie de Covid-19. Premières pistes explorées, un déconfinement à la progressivité régie "par régions ou par classes d'âge". Favorable au principe, le chef de file des députés LR Damien Abad, a expliqué, jeudi 2 avril, qu'il préférerait pour ce faire un dépistage massif de la population. "Je suis favorable à un déconfinement progressif mais qui doit, pour moi, reposer davantage sur les capacités à faire des tests plutôt que par région ou par classe d'âge", a déclaré sur RFI le député de l'Ain.Beaucoup d'interrogations"J'ai quelques doutes, quelques réserves sur le déconfinement par régions ou par classes d'âge", a précisé Damien Abad, parce que "ça posera beaucoup d'interrogations pour toutes celles et tous ceux qui sont partis dans d'autres régions de France en résidence secondaire"."La clé de la sortie du confinement ce sera la capacité à dépister massivement la population", a-t-il insisté en citant l'Allemagne, qui pratique davantage de tests qu'en France. Le Premier ministre Edouard Philippe a jugé "probable" mercredi, devant la mission d'information de l'Assemblée sur la crise sanitaire, que le déconfinement en France ne se fasse pas "en une fois, partout et pour tout le monde", en espérant pouvoir présenter une ébauche de stratégie "dans les jours, la semaine qui viennent".Il a évoqué l'étude d'un déconfinement "qui serait régionalisé, qui serait sujet à une politique de tests, en fonction, qui sait, de classes d'âge".
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Emmanuel Macron s'est exprimé samedi à la sortie du G20 qui se tenait à Osaka, au Japon.
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Le sommet du G20 qui se tenait à Osaka au Japon samedi 29 juin se termine, mais ses membres devraient "aller beaucoup plus loin" que la déclaration finale de leur sommet dans la lutte contre le réchauffement climatique a estimé samedi le président français. "On a évité de reculer (...) mais nous devons aller beaucoup plus loin (...) et nous mettrons toute notre énergie pour aller plus loin", a déclaré Emmanuel Macron à l'issue du sommet. Dix-neuf des vingt membres sans les Etats-Unis, comme les deux années précédentes, ont réaffirmé leur engagement pour "la mise en œuvre complète" de l'accord signé en 2015 à Paris sur le climat. Les Etats-Unis s'étaient retirés en 2017 de cet accord signé deux ans plus tôt et visant à lutter contre le réchauffement climatique. Emmanuel Macron s'est félicité d'avoir obtenu "des avancées" ou d'avoir lutté "contre des reculs" sur le climat et le commerce, "malgré les vents mauvais" et les "attaques" contre le multilatéralisme, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet. "Est-ce pour autant satisfaisant ? Non, mais je considère que les lignes rouges que nous avions pu définir n'ont pas été franchies" a-t-il ajouté. La politique d'Emmanuel Macron sur le climat a récemment été épinglée par le Haut Conseil pour le climat (HCC), mis en place par le président lui-même. Le HCC a invité la France à revoir ses stratégies de lutte contre le changement climatique, estimant que les actions engagées "restent insuffisantes".
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La police vietnamienne a annoncé avoir démantelé un gigantesque réseau de jeux en ligne ayant généré plus de 2,3 milliards d'euros de revenus, la plus grosse opération de ce type au Vietnam où les jeux de hasard sont très populaires mais pour la plupart interdits.
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Le site "No Hu" - "cassez la tirelire" - était extrêmement populaire dans ce pays communiste hyper-contrôlé, où le public est accro aux paris en ligne, que ce soit sur smartphone ou sur PC.Lancée en 2018, cette plateforme proposait de multiples jeux de paris ayant généré des revenus "absolument énormes... pour une valeur totale estimée à 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros NDLR)", selon un rapport publié par l'organe officiel de la police de Hanoï.Pour éviter les transactions en ligne, les joueurs devaient acheter des crédits auprès d'agents "No Hu" disséminés par centaines dans les rues de la capitale. Ceux-ci redistribuaient les gains aux vainqueurs en liquide et accordaient des "prêts" aux perdants à condition d'hypothéquer sa moto ou d'autres objets de valeur.La police a compté plusieurs millions d'utilisateurs de ce jeu et "les transactions rapportaient environ 110 millions de dollars par mois", affirme le rapport.Seize Vietnamiens ont été arrêtés, des dizaines de téléphones portables et de cartes de retrait saisies, et vendredi le site internet était désactivé."J'ai perdu tellement d'argent en jouant sur ce site. Vous pouvez gagner au début, mais plus vous jouez, plus vous perdez", a expliqué un joueur à l'AFP, en demandant à rester anonyme. Le gouvernement communiste a récemment commencé à desserrer son monopole sur les jeux de hasard, en ouvrant des casinos à titre d'expérimentation et en autorisant certains paris sportifs.En juillet 2019, près de 400 Chinois avaient été arrêtés en lien avec des lotos et des paris sportifs en ligne ciblant la clientèle chinoise. La même année dans une autre affaire, des dizaines de Vietnamiens, dont de hauts responsables de la police, avaient été emprisonnés pour avoir eux aussi organisé des paris en ligne.
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Les médecins en charge des deux personnes infectées par le coronavirus ont assuré que les patients allaient bien. D'autres détections sont en cours.
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"Les deux patients vont très bien" et leur état ne présente "pas de signes de gravité". Alors que la peur grandit autour de l'épidémie de coronavirus, détectée en France vedredi 24 janvier, le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l'hôpital Bichat, s'est voulu rassurant. C'est dans son service que deux patients ont été hospitalisés à l'isolement. Interrogé sur d'autres cas potentiels, le professeur Pierre Carli, chef du Samu de Paris, a précisé qu'"il y a des patients en détection", sans donner de chiffre. Il a toutefois précisé que le Samu parisien avait reçu "une trentaine d'appels" de "personnes inquiètes" depuis 24 heures dont "95%" ont pu être écartés "par une simple conversation avec le médecin régulateur".Les patients hospitalisés à Bichat sont un homme âgé de 31 ans et une femme âgée de 30 ans, un couple "originaire de Wuhan" la ville chinoise où l'épidémie est apparue en décembre, a précisé le Pr Yazdanpanah. Ils sont arrivés en France le 18 janvier et ont été transportés à l'hôpital Bichat vendredi par le Samu présentant "de la fièvre et des signes respiratoires". La femme n'avait plus de symptômes fiévreux samedi et l'homme présentait "une fièvre un peu fluctuante"."La probabilité d'une épidémie est faible"Interrogé sur d'autres cas possibles, le Pr Yazdanpanah, également directeur de l'institut d'infectiologie de l'Inserm et expert auprès de l'OMS, a souligné que "on va avoir des patients suspects, il va y avoir des cas". Il a toutefois estimé que "la probabilité d'une épidémie en France est extrêmement faible parce qu'on a un dispositif" pour diagnostiquer et prendre en charge rapidement les malades."Le dispositif de prise en charge est fonctionnel", a également souligné le Pr Carli, en estimant que la prise en charge se déroulait pour l'instant "exactement dans le schéma que nous avions fixé".
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Attaqué en justice sur son arrêté sur le port du masque dans l'espace public, le maire de Nice a abrogé son texte dimanche soir, avant d'en adopter un nouveau lundi après-midi.
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"Je ne lâcherai rien pour protéger les Niçois". Alors que la France se remet progressivement lundi 11 mai en état de marche, après 55 jours de confinement inédit pour faire face à l'épidémie de coronavirus, Christian Estrosi compte bien imposer le port du masque obligatoire dans l'espace public à Nice. Le maire Les Républicains avait pris jeudi dernier un arrêté pour imposer cette mesure que ne prône pas le gouvernement. Attaqué via deux recours déposés par la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et un ancien conseiller d'Etat agissant à titre individuel, l'édile a abrogé dimanche soir ce texte, à quelques heures d'une audience au tribunal administratif. A l'audience, l'avocat de la ville Me Adrien Verrier a justifié l'abrogation du texte, intervenue dimanche soir "très tard (...) pour en prendre un plus adapté". Il a aussi défendu le bien-fondé du précédent texte, mettant en garde contre une éventuelle deuxième vague de la maladie "très dangereuse" : "Il fallait préparer le déconfinement par des actes positifs".Mireille Damiano, avocate de la Ligue des droits de l'Homme et par ailleurs candidate de la liste citoyenne et de gauche au premier tour des municipales le 15 mars, a quant à elle ironisé sur l'abrogation en catimini de l'arrêté, publiée "sur un petit site dédié" où "il faut être extrêmement curieux pour voir ce qui se passe". La suppression du texte démontre, selon elle, que M. Estrosi savait "parfaitement qu'il ne (pouvait) pas aller à l'encontre de la législation nationale" et qu'il risquait d'être désavoué au tribunal.La LDH avait déjà obtenu le 17 avril une décision favorable du Conseil d'Etat concernant le même type d'arrêté pris par la ville de Sceaux (Hauts-de-Seine) sur le principe que les maires n'ont pas le pouvoir d'aggraver les mesures sanitaires prises par le gouvernement.Mais Christian Estrosi a annoncé lundi sur Twitter qu'il avait pris un nouvel arrêté valable jusqu'au 12 mai qui s'appuie sur le décret temporaire du Premier ministre paru lundi.Le nouvel arrêté impose le port du masque sous certaines conditions, notamment dans les situations engendrant "une incompatibilité avec les exigences des règles de distanciation sociale". Un autre est attendu après promulgation de la loi d'urgence sanitaire.Le masque s'impose donc à Nice à toutes personnes âgées de 11 ans et plus dès lors que l'exiguïté d'un lieu rend impossible des distances physiques d'1 mètre minimum. Les Niçois qui ne respectent pas cette obligation s'exposent à une contravention.
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Dans son rapport remis jeudi, la Commission nationale consultative des droits de l'homme prône la "décolonisation" des esprits.
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Les personnes noires continuent de subir des "discriminations nombreuses" en France, selon le rapport de de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) publié jeudi, au moment où des manifestations contre le racisme ont rassemblé des milliers de personnes ces dernières semaines. Il faut "décoloniser les esprits", assène le rapport annuel remis au Premier ministre Edouard Philippe. Si le document de quelque 350 pages a été bouclé en mars, il fait écho à l'actualité de ces dernières semaines et aux manifestations contre le racisme et les violences policières. Samedi, des milliers de personnes ont défilé dans les rues, à l'appel de la famille d'Adama Traoré, un jeune homme noir mort en juillet 2016 après son interpellation par les gendarmes. Il s'agit bien d'une actualité immédiate", a souligné Jean-Marie Burguburu, président de la CNCDH. Les personnes noires "surreprésentées dans les métiers peu qualifiés"La commission relève un paradoxe: "Alors que la minorité noire est avec la minorité juive celle qui a la meilleure image", selon son baromètre sur la tolérance des Français, "elle est en butte au quotidien à des préjugés offensants et des discriminations nombreuses". "Sur les réseaux sociaux ou dans les stades, s'exprime un racisme antinoirs extrêmement cru, animalisant et violent, construit par opposition à une norme blanche", constate-t-elle.Selon la Commission, "c'est tout à la fois une histoire, une culture et un ensemble de préjugés qui sont à la racine du racisme antinoirs". "Comme la lutte pour l'égalité femme-homme, le combat contre le racisme envers la minorité noire nécessite une prise de conscience du phénomène par la société dans son ensemble, une décolonisation des esprits", écrit-elle. La CNCDH pointe aussi "la surreprésentation des personnes noires dans des métiers peu qualifiés" comme femmes de ménage, nourrices, aides-soignantes pour les femmes; éboueurs, vigiles, tâches très physiques pour les hommes.Elle rappelle en outre une enquête du Défenseur des droits (2016) selon laquelle, lors d'un contrôle d'identité, les personnes "qui se considèrent comme noires" sont "davantage victimes de comportements non conformes à la déontologie policière et courent davantage le risque d'être tutoyées, insultées, voire brutalisées". La commission presse donc les pouvoirs publics "de développer des enquêtes permettant de mieux connaitre les discriminations", de développer les outils comme les testings, "en particulier dans les services publics, les commissariats et les gendarmeries", sans pour autant franchir le cap des statistiques ethniques, interdites en France.Une question écartée par Emmanuel Macron, qui s'est dit contre cette idée, préférant "des actions concrètes de lutte contre les discriminations".
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Espionnage, trafic d'armes et romances interdites sont les ingrédients de "The Night Manager". Dès ce soir, France 3 lance cette nouvelle série avec Hugh Laurie et Tom Hiddleston. Voici trois bonnes raisons de suivre ce programme.
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Oubliez Dr House et laissez-vous tenter par Richard Roper ! "The Night Manager" est adaptée d'un roman de John Le Carré et a obtenu 12 nominations aux Emmy Awards de cette année. La mini-série met en avant Jonathan Pine (Tom Hiddleston), un ancien soldat anglais devenu manager de nuit dans un hôtel de luxe égyptien et Richard Roper (Hugh Laurie), un terrible trafiquant d'armes. Composée de six épisodes, "The Night Manager" est à découvrir ce jeudi 13 octobre à 20h55 sur France 3. Mais pourquoi ne faut-il ne pas passer à côté ?De faux airs de James BondUne série d'espionnage britannique aux allures "bondienne", hypnotique et intrigante. Tous les ingrédients sont là : l'élégance et le charme anglais, un vilain machiavélique mais charismatique, une belle femme, ainsi que des armes et de l'action. Tom Hiddleston, reconverti en manager de nuit, est rapidement recruté par Angela Burr (jouée par Olivia Colman) pour infiltrer et enquêter sur Richard Roper. Devenant un espion, il devra gagner la confiance de ce dangereux criminel, mais tombera aussi amoureux de la mauvaise personne. Une situation difficile à gérer.Un casting qui excelleLe premier atout de cette série, c'est bien son casting. Emportée par Tom Hiddleston et Hugh Laurie, "The Night Manager" a trouvé le parfait duo. Le premier (Loki dans les films "Thor") a tellement bien embrassé ce rôle, que plusieurs ont vu en lui le prochain James Bond sur grand écran. Le deuxième, inoubliable dans la série "Dr House", change complètement d'interprétation et devient ce trafiquant d'armes, à la fois gentleman, mystérieux, calme mais également impitoyable. À noter aussi les prestations d'Elizabeth Debicki ("Gatsby le Magnifique") et d'Olivia Colman, les touches féminines. Bonus pour le premier épisode : une Française est au casting en la personne d'Aure Atika.Une série de qualitéLa réalisation de la mini-série est irréprochable. Les images sont magnifiques et les décors somptueux, faisant voyager entre le Caire et la Suisse, mais également de Majorque à la Turquie. Même si la tension dramatique est un peu longue et manque parfois de rebondissements, "The Night Manager" est une jolie réussite. Une immersion totale dès le début !
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Le JDD révèle que l'ancien président du Front national réclame 4,5 millions d'euros au parti dirigé par sa fille Marine au titre d'un prêt effectué en 2017. Le nonagénaire a même fait appel à l'État.
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Rien ne va plus dans le clan Le Pen, semble-t-il. Alors que la brouille semblait déjà bien entamée entre père et fille, elle pourrait prendre une autre tournure dans les jours à venir. Selon le JDD, une "querelle d'argent" serait au cœur des débats entre Marine et Jean-Marie. En effet, en 2016, le microparti de l'ancien président du Front national (désormais Rassemblement national), Cotelec, accorde une somme rondelette au parti de Marine Le Pen (6 millions d'euros) afin qu'il finance la campagne pour la présidentielle 2017. Sur cette somme, le Rassemblement national aurait remboursé 1,5 million d'euros, soit un quart de la somme.Sauf que les frais pour la campagne 2017 ont déjà été remboursés par l'État au parti d'extrême droite, rappelle le JDD, et ce à hauteur de 11 millions d'euros. Dans les faits, le prêt aurait déjà dû être remboursé. Le RN attend-il de toucher d'autres dotations publiques pour rembourser le prêt arrivé à échéance ? Rien n'est moins sûr, dit-on dans l'entourage de Jean-Marie Le Pen.Cession de créance demandéeJean-Marie Le Pen n'entend pas en rester là et a entamé une démarche judiciaire, indique le JDD. Il a introduit une cession de créance auprès du ministre de l'Intérieur. Cotelec demande que la somme due soit "ponctionnée sur les 5,1 millions d'euros d'aides publiques que la formation reçoit chaque année". Une cession de créance signée début 2019 par Marine Le Pen, précise-t-on dans l'entourage du parti, qui veut dédramatiser la situation au passage en parlant de meure de précaution". Même son de cloche dans le clan de l'ancien chef de file d'extrême droite qui avance "une démarche naturelle [n'induisant] absolument pas de tension". Reste que cette cession de créance serait un manque à gagner pour le Rassemblement national, qui doit dans le même temps déjà rembourser un prêt de 9,5 millions d'euros datant de 2014 et obtenu d'une société russe. Un proche de Jean-Marie Le Pen révèle que la signature de la créance a été obtenue "au forceps par avocats interposés" : "Marine Le Pen a été obligée de signer sinon Jean-Marie Le Pen aurait intenté une procédure de recouvrement de créance".Cotelec, qui fonctionne comme une banque, doit également rembourser les prêts qu'il a consentis à taux bas à des particuliers. Et ce, au plus vite.
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Le Centre Pompidou-Metz a fêté mardi ses 10 ans d'ouverture au public, un anniversaire un peu triste toutefois pour le musée lorrain, fermé en raison de la crise du coronavirus et qui ne rouvrira, au mieux, qu'au mois de juin.
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Le musée avait été inauguré le 11 mai 2010 par Nicolas Sarkozy, avant d'ouvrir ses portes au public le lendemain.Après avoir accueilli plus de 300.000 visiteurs en 2019 l'institution est actuellement fermée en raison de la crise du coronavirus.Quelques-uns des 75 employés reviennent peu à peu dans le bâtiment à l'architecture spectaculaire pour préparer le musée à sa réouverture au public, qui pourrait intervenir à la mi-juin."Initialement un week-end festif devait être organisé du 15 au 17 mai, on espère pouvoir l'organiser plus tard dans le courant de l'année", indique-t-on au sein du musée.La programmation de cette année 2020 était "l'occasion de revenir sur cette première décennie de partage avec le public et d'ouverture à la création sous toutes ses formes, mais aussi de bâtir et préfigurer notre vision pour le futur". L'exposition "Folklore", et l'installation "Frémissements", de l'artiste autrichienne Susanna Fritscher, qui devaient être inaugurées le 21 mars, seront visibles dès la réouverture du Centre Pompidou-Metz.Celle sur le peintre Yves Klein et ses contemporains, initialement prévue à partir du 2 mai, est en revanche décalée, probablement à la mi-juillet. Elle sera suivie par celle dédiée au peintre "Marc Chagall, passeur de lumière", programmée en octobre.Depuis son ouverture en mai 2010, le Centre Pompidou-Metz, première expérience de décentralisation d'un établissement culturel public national, a accueilli près de 4 millions de visiteurs.Egalement installé à Malaga (Espagne) et Bruxelles, le Centre Pompidou a ouvert en novembre dernier sa première implantation hors d'Europe, à Shanghai.
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Le journaliste Jean-Jacques Bourdin va quitter à la rentrée la présentation de la matinale de RMC qu'il animait depuis 19 ans, "Bourdin Direct", mais restera aux manettes de l'entretien politique de 8H30, selon des informations du Parisien.
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Interrogé par l'AFP, le groupe Altice, propriétaire de la radio RMC, n'a pas souhaité commenter ces informations.Le journal, qui cite des sources concordantes, indique que cet arrêt se fait "d'un commun accord" avec la direction.Figure de la station connu pour ses interviews sans concession, l'animateur de bientôt 71 ans, qui a commencé comme journaliste sportif sur RTL, où il a fait carrière avant de rejoindre RMC, souhaiterait lever le pied pour se consacrer pleinement à son interview politique dans la perspective de l'élection présidentielle de 2022, selon Le Parisien.Sa matinale est également diffusée à la télévision sur RMC Découverte et son entretien politique sur BFMTV, des chaînes qui font partie comme RMC du groupe Altice.Lors de la dernière vague d'audiences radio publiée par Médiamétrie, portant sur le premier trimestre (de janvier jusqu'au 16 mars) RMC était en recul avec 6,4% d'audience cumulée (-0,9 point). La matinale "Bourdin Direct" a réuni en janvier 660.000 habitués entre 7 heures et 9 heures, soit 120.000 de moins que l'année d'avant, précise le Parisien.Selon le quotidien, la journaliste de BFMTV Apolline de Malherbe, actuellement joker de Jean-Jacques Bourdin, est en bonne position pour lui succéder à la rentrée.
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Une bousculade dans une discothèque de Lima au Pérou a provoqué samedi soir la mort d'au moins 13 personnes qui tentaient de fuir la police, venue faire respecter le couvre-feu imposé en raison de l'épidémie du Covid-19, ont annoncé dimanche les autorités.
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"A la suite d'une opération de police dans une discothèque à Los Olivos, 13 personnes ont été déclarées mortes", a indiqué à la la radio RPP le chef de la police péruvienne, le général Orlando Velasco.Quelque 120 personnes s'étaient rendues à cette soirée d'anniversaire relayée sur les réseaux sociaux en dépit de l'interdiction des rassemblements durant le week-end, lorsque la police a fait irruption dans l'établissement situé à Los Olivos, un quartier populaire de la capitale péruvienne."Face à l'intervention de la police, qui n'a utilisé aucun type d'arme, ni de bombe lacrymogène, les participants à la fête ont tenté de s'échapper par l'unique porte d'entrée et, dans la bousculade, se sont retrouvés coincés entre la porte et l'escalier", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.Outre les 13 morts, trois autres personnes ont été blessées ainsi que trois policiers qui tentaient de porter secours aux personnes coincées dans la discothèque.Une vingtaine de personnes ont été interpellées.Les victimes étaient âgées de 20 à 30 ans, selon des informations publiées par des médias locaux. Parmi les treize victimes recensées pour l'instant figurent douze femmes et un homme, a indiqué la ministre péruvienne des Femmes, Rosario Sasieta, qui s'est rendue sur place et a rendu visite aux blessés hospitalisés.Elle a réclamé "la sanction maximale pour les propriétaires de la discothèque, qui sont reponsables en réalité" de cette tragédie."Cela n'aurait jamais dû arriver, nous sommes en pleine pandémie, il y a une situation d'urgence sanitaire", a-t-elle lancé sur la radio RPP.L'opération policière a été déclenchée une heure avant le début du couvre-feu nocturne, parce que des voisins s'étaient plaints de la fête.Certains témoins ont réfuté la version des autorités, affirmant que les policiers avaient eu recours à des tirs de gaz lacrymogène pour faire évacuer l'établissement."Il semble que la police soit entrée et ait jeté des bombes lacrymogènes. Et ils les ont enfermés et apparemment ils ont été asphyxiées", a affirmé un riverain à la radio RPP."Si j'ai pu m'en sortir - Dieu sait pourquoi - mon amie qui était avec moi est morte dans mes bras", a raconté à la presse une jeune femme présente lors de la fête.Le Pérou est le troisième pays d'Amérique latine le plus touché par le nouveau coronavirus après le Brésil et le Mexique, avec 27.453 morts et 585.000 cas de contamination pour une population de 33 millions d'habitants. Face à la propagation de la maladie, le gouvernement y a limité les rassemblements et imposé un couvre-feu le weekend.
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La Tour Eiffel va rouvrir au public à partir du 25 juin après une fermeture exceptionnelle de plus de trois mois, mais seulement jusqu'au 2e étage, avec port du masque obligatoire pour les adultes et montée uniquement par les escaliers.
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"Après plus de 3 mois de fermeture dans le contexte de la pandémie de Covid-19, soit la fermeture la plus longue depuis la Seconde Guerre mondiale, la Tour Eiffel rouvrira ses portes au public le 25 juin 2020 à 10H00", a annoncé mardi la société d'exploitation du monument sur son site internet.Elle précise que le nombre de visiteurs sera limité sur le parvis et dans les étages, et les montées se feront par l'escalier Est (pilier Est) et les descentes par l'escalier Ouest (pilier Ouest).En fonction de l'évolution de la situation sanitaire, les ascenseurs emmenant les visiteurs du parvis jusqu'au 2e étage "pourront être rapidement remis en service dans des conditions adaptées (application de jauges de visiteurs réduites)", indique le site internet. "Le sommet reste fermé pour le moment pour éviter toute situation de confinement dans les ascenseurs menant du 2e étage au sommet, plus petits. Il accueillera à nouveau du public dans le courant de l'été."La date de réouverture de la billetterie en ligne sera très "prochainement communiquée" et les visiteurs sont "vivement encouragés" à acheter à l'avance leurs billets (horodatés) sur le site de billetterie. Pendant le confinement, le plus célèbre monument de Paris, haut de 324 m et fermé depuis le 13 mars, avait rendu hommage aux personnes mobilisées face au coronavirus, d'abord en scintillant chaque soir à 20H00 plus longtemps que d'habitude, puis en affichant "Merci" et en projetant des messages incitant à rester chez soi. Le 8 mai des portraits de soignants et autres bénévoles, avaient été projetés sur un écran géant sur la Tour Eiffel. "Heureusement, vous étiez là", pouvait-on lire sur un bandeau.La Tour Eiffel, construite en 1889 par Gustave Eiffel, accueille près de sept millions de visiteurs par an dont de nombreux touristes étrangers.
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La plupart des vendeurs sur les plateformes de vente en ligne sont domiciliées en Chine.
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La quasi totalité des vendeurs étrangers qui vendent des produits en France sur les plateformes de e-commence ne paient pas de TVA, dénonce l'Inspection générale des finances (IGF) dans un rapport publié lundi 9 décembre.La Direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF) a ainsi constaté que 98% des sociétés étrangères opérant sur les places de marché qu'elle a pu contrôler en 2017 et en 2019 "n'étaient pas immatriculées et ne payaient pas de TVA". "Cette situation conduit à une concurrence déloyale majeure: les sociétés frauduleuses bénéficient d'un avantage de prix de 20% par rapport à celles qui remplissent leurs obligations fiscales", insiste l'IGF dans son rapport. Lors d'un premier contrôle en 2017, 538 vendeurs étaient immatriculés sur un total de 24.459 recensés. En mai 2019, "la DNEF a renouvelé ce contrôle (...) et aboutit au même constat, mais avec un nombre de sociétés significativement accru". 40% des plus de 100.000 boutiques étaient domiciliées en Chine, ont aussi révélé ces contrôles.Aujourd'hui la réglementation prévoit que les vendeurs étrangers doivent s'immatriculer, via un représentant fiscal en France, dès lors que le montant de leurs ventes dépasse 35.000 euros (hors taxe). Et ils doivent le faire dès la première vente si leurs marchandises sont situées en France avant la vente et expédiées directement par une plateforme comme Amazon ou Cdiscount.Le préjudice financier pour l'État de cette fraude n'a pas été évalué, note le rapport, mais la DNEF a estimé qu'il était "considérable", étant donné que sur seulement 43 vendeurs contrôlés, le chiffre d'affaires non taxé en France s'était élevé à 285 millions d'euros. Une réforme à partir de 2020En attendant, la DNEF transmet au Parquet financier les cas de fraude les plus graves. Et la loi contre la fraude de 2018 devrait faciliter les contrôles à partir de l'an prochain, car les plateformes seront obligées de déclarer la majeure partie des ventes réalisées par leur intermédiaire.Par ailleurs, à partir de 2021, les plateformes seront redevables de la TVA pour les vendeurs qui les utilisent, selon une directive européenne transposée par la France. En tout cas pour une partie des transactions.Pour lutter contre cette fraude à la TVA, l'IGF préconise d'accélérer la mise en place de certaines mesures, comme la dématérialisation de la procédure d'immatriculation à la TVA et la création d'un guichet unique dématérialisé pour les assujettis. En revanche, elle juge disproportionnée et complexe la mise en place du paiement scindé de la TVA via les banques.
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Ce dimanche 14 juin, le chef de l'État Emmanuel Macron s'est exprimé concernant la nouvelle phase du déconfinement. Des mesures ont notamment été annoncées concernant les bars, restaurants, cinémas et autres loisirs.
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Le président de la République a annoncé ce dimanche 14 juin la réouverture des bars et restaurants dès le lundi 15 juin. Emmanuel Macron annonce que cela aura lieu sur l'ensemble du territoire, à l'exception de Mayotte et la Guyane, encore fortement touchés par l'épidémie. Après des mois de fermeture et une première réouverture contrôlée, c'est une véritable libération pour ces établissements. Les mesures en vigueur jusqu'iciDurant le confinement, bars, restaurants, mais également cinémas, musées et autres loisirs se sont vus obligés de fermer leurs portes. Progressivement, au fur et à mesure du confinement, certains restaurants s'étaient adaptés pour proposer des plats et boissons à emporter. Le jeudi 28 mai, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé la réouverture des restaurants, sous certaines conditions en Île-de-France (encore en zone orange avec Mayotte et la Guyane). Seules les terrasses pouvaient être exploitées, laissant les restaurants sans extérieur dans l'incapacité de rouvrir leurs portes. Toutes zones confondues, des mesures sanitaires ont été mises en place dans les établissements : distance d'un mètre entre les tables, port du masque pour les serveurs et pour les clients lors des passages aux WC... Au-delà des bars et des restaurants, le milieu de l'art a également été fortement impacté par l'épidémie de coronavirus. Si les galeries ont pu rouvrir dès le déconfinement, le 11 mai, les musées connaissent quant à eux des dates de réouverture progressives. Du côté des cinémas, la réouverture est prévue pour le 22 juin pour l'ensemble des salles.
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Un vététiste britannique a été tué par le tir d'un chasseur à la lisière d'un bois en Haute-Savoie, le week-end dernier.
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La cohabitation des chasseurs et des promeneurs est risquée dans les campagnes françaises ? Il suffit d'interdire de se promener ! C'est en substance l'idée du député LREM Alain Perea. "La chasse ne sure que 4 mois par an. Pourquoi ne pas interdire le VTT pendant la chasse ?" s'est-il interrogé mercredi 17 octobre sur son compte Twitter. Député de l'Aude, Alain Perea est également vice-président de la commission de Développement durable et co-président du groupe d'études Chasse à l'Assemblée nationale.Samedi dernier, un vététiste britannique, qui dévalait un chemin à la lisière d'un bois sur la commune de Montriond (Haute-Savoie), avait été mortellement touché par un tir de fusil de chasse. Le drame s'était produit samedi vers 18h00 lors d'une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux, en présence d'invités. Les chasseurs sont-ils dangereux ?par BFMTVLe groupe de chasseurs s'était positionné le long d'une ligne électrique, parallèle avec le chemin en lisière de forêt emprunté par le vététiste, un Britannique de 34 ans qui portait des vêtements aux couleurs vives, a poursuivi le procureur. "La zone était découverte, la visibilité parfaite." La victime a été mortellement touchée par "un tir particulièrement attentatoire à de nombreux organes vitaux", traversant de l'omoplate gauche jusqu'à la clavicule droite, a-t-il précisé. Depuis samedi, tous les témoins ont été entendus, à l'exception du tireur mis en cause, âgé de 22 ans et toujours hospitalisé en état de choc.L'Office national de la chasse et de la faune sauvage doit remettre dans les jours qui viennent à la justice un rapport établissant les manquements à la réglementation lors de cette action de chasse.
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Après New York lundi, Moscou a entamé mardi son déconfinement, confortant une réouverture en marche dans de nombreux pays malgré l'alarme lancée par l'Organisation mondiale de la Santé contre une "aggravation de la situation mondiale" face au coronavirus.
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Sous un soleil radieux et des températures estivales, les embouteillages étaient de retour dans les rues de la capitale russe pour la première fois depuis fin mars."Il fait beau et il y a beaucoup de gens dans la rue. C'est une belle journée", sourit Olga Ivanova, une responsable marketing de 33 ans, ravie de retrouver sa ville.Le port du masque dans la rue, auquel s'ajoutent les gants dans les lieux fermés et les transports, restent toutefois obligatoires dans la ville de 12 millions d'habitants, épicentre de l'épidémie avec près de la moitié du nombre de morts, même si le nombre de contaminations détectées quotidiennement y a chuté, passant de quelque 6.000 début mai à 1.572 ce mardi.S'appuyant sur ces chiffres encourageants, le maire Sergueï Sobianine avait annoncé lundi la levée du système "d'auto-isolement" à domicile et du régime de laissez-passer obligatoire.- Non au "laisser-aller" -Dans le quartier chic de Patriarchy Prudy, les petits salons de beauté et les coiffeurs ont accueilli leurs premiers clients. Selon les chiffres officiels, le nombre total de cas de Covid-19 en Russie a atteint 485.253, dont 6.142 morts, le pays restant à la troisième place mondiale en nombre de contaminations.Alors que l'assouplissement des restrictions est à l'ordre du jour à travers le monde, avec l'objectif de faire repartir des économies durement éprouvées, le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé lundi une mise en garde depuis Genève: "bien que la situation en Europe s'améliore, dans le monde elle s'aggrave".Le nombre de cas confirmés dans le monde, désormais supérieur à sept millions, a augmenté de plus de 100.000 sur neuf des dix derniers jours, et même de 136.000 dimanche - "le bilan le plus élevé jusqu'ici", a-t-il précisé. Le seuil des 400.000 morts a été franchi dimanche.Il a précisé que près de 75% des nouveaux cas enregistrés dimanche l'ont été dans 10 pays, principalement sur le continent américain et en Asie du sud.M. Tedros a estimé que dans les pays où la situation s'améliorait, "la plus grande menace est désormais le laisser-aller", ajoutant que "la plupart des gens dans le monde sont encore susceptibles d'être infectés".- Etats-Unis en récession -A Moscou, le déconfinement est d'ailleurs progressif et prévoit une réouverture par étapes --les 9, 16 et 23 juin-- des commerces, restaurants, services à la personne et lieux de loisir.Lundi, New York était sortie de sa léthargie en vigueur depuis le 22 mars. La capitale économique américaine a amorcé une réouverture très progressive, limitée dans une première phase à la construction et au secteur manufacturier. D'ici 15 jours, les autorités espèrent passer à une deuxième étape qui permettra de manger en terrasse ou de retourner chez le coiffeur. "Ca fait du bien d'être de retour", commente Michael Ostergren, gérant de la librairie Shakespeare and Co à Manhattan, où de premiers clients sont entrés à peine les portes ouvertes. "Tout le monde veut sortir de chez soi".Après presque 11 ans de croissance, les Etats-Unis sont désormais en récession. Et le monde entier traverse désormais sa pire récession depuis 150 ans, selon la Banque mondiale. Dans ces conditions, l'Inde, où l'épidémie reste virulente, a autorisé lundi elle aussi la réouverture de ses centres commerciaux et de ses lieux de culte.- Masques en Espagne -L'Amérique latine, où la progression de la pandémie reste inquiétante, se déconfine aussi. Au Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde après les Etats-Unis et le Royaume-Uni avec plus de 37.000 morts, le gouverneur de Rio de Janeiro a annoncé l'assouplissement des restrictions. Les chiffres sur les morts et les cas de contamination du coronavirus sont depuis plusieurs jours diffusés dans la confusion la plus totale par le gouvernement du président Jair Bolsonaro, accusé de vouloir "étouffer les données". En Europe, le gouvernement français a dévoilé mardi un vaste plan de soutien à la filière aéronautique, ravagée par la crise du coronavirus, représentant "un effort total de 15 milliards d'euros", dont 1,5 milliard consacré à la recherche vers un avion neutre en carbone en 2035. Une décision prise alors que l'économie française devrait mettre au moins deux ans à se relever de la pandémie, selon la Banque de France.L'ensemble de la zone euro a été affecté par la pandémie. Son Produit intérieur brut (PIB) a reculé de 3,6% au premier trimestre, son repli le plus important depuis la création de la monnaie unique en 1999.En Espagne, qui a enregistré plus de 27.000 décès, le Championnat de football reprend mercredi, après trois mois d'interruption.La prudence y reste toutefois de mise: le masque restera obligatoire sous peine d'amende une fois le déconfinement achevé, jusqu'à ce que le coronavirus soit "définitivement vaincu", a annoncé mardi le ministre de la Santé Salvador Illa.Au Royaume-Uni, qui a enregistré plus de 40.597 décès, le déconfinement se fait au compte-gouttes. Toute personne arrivant dans le pays de l'étranger doit observer une quarantaine de 14 jours, une mesure à l'efficacité contestée qui affole les secteurs aérien et du tourisme.
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Il aura suffi de l'agression d'un adolescent pour transformer Dijon la paisible, peu habituée aux violences urbaines, en théâtre d'expéditions punitives de la communauté tchétchène et de riposte de ses habitants. A grand renfort de vidéos sur les réseaux sociaux.
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Peu de détails ont filtré sur l'agression mercredi d'un jeune tchétchène de 16 ans qui va mettre le feu aux poudres.Un appel à le venger est publié dès le lendemain sur Snapchat. Il rencontre un écho important. "La solidarité est importante pour nous. C'est le seul moyen que nous avons eu pour survivre face à la Russie", explique Heda Inderbaeva, qui se présente comme une des porte-parole en France de cette communauté originaire du Caucase.Qui a agressé le jeune homme ? Des dealers ? Est-ce la seule cause de ce qui va suivre ? Vendredi vers minuit, une cinquantaine de Tchétchènes arrivent place de la République, en plein cœur de la ville, munis de barres de fer et des battes de baseball.Ils ciblent des commerces tenus par des personnes d'origine maghrébine faisant 10 blessés, selon des sources policières.Un de ces établissements, le "Black Pearl", un bar à narguilé, est fermé depuis et placé sous scellés.Le maire PS François Rebsamen est témoin de la scène. Alors qu'il rentrait chez lui avec son épouse, il aperçoit le groupe lourdement armé. Il donne l'alerte à la police.Aux forces de l'ordre arrivées sur place, les assaillants expliqueront qu'ils sont venus se venger. Ils quittent le secteur pour se rendre dans le secteur des Grésilles où ils s'en prendront à nouveau à plusieurs personnes.- de France et de Belgique -La nuit suivante, les tensions se poursuivent aux Grésilles, quartier populaire qui a bénéficié d'importants travaux de rénovation urbaine.Vers 23H00, une dizaine de Tchétchènes se rendent dans une pizzeria. S'en suit une vive discussion. Plus tard, des individus reviennent et font feu à plusieurs reprises avec une arme longue en direction de l'établissement, selon des sources policières. Sont-ce les mêmes qui étaient venus un peu plus tôt ?Le frère du gérant de la pizzeria est blessé au poumon. Dans la nuit, certains habitants disent avoir entendu des tirs de kalachnikov. L'enquête devra le confirmer.Dimanche en fin d'après-midi, tentatives d'apaisement entre représentants de la communauté tchétchène et les habitants. Ce qui n'empêchera pas la situation de dégénérer de nouveau quelques heures plus tard.Vers 21H00, quelque 200 Tchétchènes reviennent dans le quartier où des renforts de police ont été dépêchés. Ils venaient de France et de Belgique, indique la porte-parole de la communauté.A ce moment, un véhicule arrive à vive allure, butte sur un talus devant l'attroupement d'hommes cagoulés et se retourne. La scène, digne d'un film d'action, sera filmée et postée sur les réseaux sociaux où elle a été allègrement partagée et commentée. Comme la vidéo montrant son conducteur, mal en point, allongé sur le sol.Les Tchétchènes sont ensuite vus en divers points de l'agglomération dijonnaise avant de disparaître.Pour le procureur Eric Mathais, on pourrait être là face à "une dérive communautariste et raciste, avec une expédition punitive de Tchétchènes, une vengeance, sur des membres de la communauté maghrébine, qui auraient agressé un jeune homme, peut-être dans le cadre d'une affaire de trafic de drogues". "Cette expédition punitive n'a, à aucun moment, ciblé les forces de l'ordre", a-t-il indiqué à l'AFP.Selon une source sécuritaire, la communauté tchétchène en France est bien implantée en région parisienne, niçoise et strasbourgeoise, mais aussi dans des agglomérations moins importantes comme Besançon et Dijon. Elle est marquée par un important repli communautaire et certains de ses membres ont développé des activités criminelles.- "réalité insupportable" -Lundi, l'affaire prend un tour polémique et politique. "Encadrer et encercler pour éviter les exactions: c'était la seule stratégie praticable", se justifie alors le préfet de Bourgogne-Franche-Comté, alors que certains pointent que les forces de polices étaient alors en sous-nombre par rapport aux Tchétchènes.Un renfort de 110 policiers et gendarmes est annoncé pour la soirée qui sera à nouveau agitée... mais a priori sans implication de Tchétchènes.Vers 17H00, nouveau rassemblement aux Grésilles. Des individus arborent ce qui semble être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques. Et "il n'y a pas de raison de penser que ce sont des armes factices", relève le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, venu apporté son soutien à la population et aux forces de l'ordre.Dans des vidéos relayées sur les réseaux sociaux, on voit des hommes masqués tirer en l'air, appelant les Tchétchènes à revenir pour en découdre.Des véhicules et poubelles sont incendiées; une équipe de France 3 Bourgogne agressée (elle a porté plainte) ainsi qu'un autre conducteur. Quatre personnes seront interpellées, les premières depuis le début des incidents.Les tensions se déplacement à Chenôve, en périphérie de Dijon où 18 véhicules brûlent dans la nuit, faisant craindre un embrasement des banlieues.Les condamnations sont unanimes, du Rassemblement national aux Insoumis.Le Premier ministre Édouard Philippe évoque une "réalité insupportable".La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, vient sur place dénoncer "les rixes communautaires surréalistes entre Tchétchènes et Maghrebins". "On ne sait plus si on est au Far West ou a Bagdad", tonne-t-elle.Mardi soir, près de 150 renforts sont dépêchés sur place. "Ils seront présents autant de fois qu'il le faudra", assure Laurent Nuñez.
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Le youtuber s'est fait connaître en interpellant dans la rue des personnalités médiatiques ou politiques et en diffusant leurs échanges, souvent tendus.
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Le youtuber Isadora Duncan, qui se présente également comme un "journaliste gilet jaune", a été placé en garde à vue mardi, puis déféré au tribunal dans la soirée, rapporte BFMTV mercredi 8 mai. Accusé de harcèlement par la journaliste Audrey Crespo-Mara, il doit être présenté au parquet dans la journée.La journaliste avait déposé plainte récemment contre Marc Rylewski, alias Isadora Duncan, qui s'est fait connaître durant le mouvement des "gilets jaunes" en interpellant dans la rue des personnalités politiques ou médiatiques. Jean-Michel Apathie, Laurent Ruquier ou encore Bernard Tapie ont ainsi fait les frais de ses pratiques, souvent dénoncées comment intrusives. Qui est Isadora Duncan, le youtubeur paparazzi placé en garde à vue ?par Le ParisienLe youtuber a diffusé au moins trois vidéos au cours desquelles il interpelle Audrey Crespo-Mara, indique BFMTV. Dans l'une d'entre elles, la journaliste de TF1 et LCI s'exclame : "Ça fait trois semaines que vous me harcelez en bas de chaque endroit où je suis."
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Le ministre de l'Économie a expliqué qu'une vague de faillites allait toucher la France.
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La crise économique va faire suite à la crise sanitaire, a expliqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Il a prévenu, mardi 9 juin, que des "centaines de milliers" de personnes allaient perdre leur emploi dans les mois à venir en France, se disant ouvert à des "solutions nouvelles" comme la création de "chèques" ciblés pour aider les ménages les plus en difficulté. "Nous avons devant nous une vague de faillites, une vague de difficultés sur le front de l'emploi très violentes. Nous nous y préparons et nous voulons faire face en trouvant des solutions nouvelles", a assuré le ministre de l'Economie sur RTL.Alors que le gouvernement doit présenter mercredi en conseil des ministres le 3e volet du projet de loi de finances rectificative pour faire face à la crise, Bruno Le Maire a précisé que 45 milliards d'euros seraient mis sur la table pour tenter de préserver au maximum l'emploi malgré la sévère récession qui s'annonce."Nous sommes à un peu plus de 8% de taux de chômage et je vous parle de centaines de milliers de chômeurs en plus, c'est sans doute la perspective la plus réaliste aujourd'hui", a reconnu Bruno Le Maire. "Nous allons être amenés à prendre des mesures originales, singulières" pour "préserver à tout prix l'emploi en France", a-t-il ajouté.Il a évoqué "des dispositifs d'activité partielle qui font que des salariés restent dans l'entreprise plutôt que de quitter l'entreprise". "On peut envisager aussi que des salariés passent d'une entreprise à une autre", a-t-il lancé.Hostilité à un alourdissement fiscalTout en redisant son hostilité à un alourdissement de la fiscalité pour financer la crise, il s'est déclaré "ouvert à des idées de 'chèques' qui permettent de soutenir ceux qui sont vraiment le plus en difficulté". "On peut envisager des chèques, qui peuvent être des chèques verts pour les personnes qui sont les plus en difficulté pour relancer la demande" a-t-il dit. Le ministre s'est aussi déclaré intéressé par des idées avancées récemment par trois économistes issus d'un comité de réflexion mis en place par l'Elysée qui proposent que l'Etat subventionne les salaires des travailleurs dans les secteurs les plus touchés. "C'est une idée qui est tout-à-fait concevable" a-t-il jugé.
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Une centaine de pompiers ont été mobilisés pour lutter contre l'incendie.
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Un supermarché a été détruit par une explosion, samedi 2 janvier, à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, a rapporté France 3. Aucun blessé n'est à déplorer.L'explosion s'est produite vers 6h du matin dans ce supermarché Aldi de Grasse. Elle a été suivie par un violent incendie. Le bâtiment a été "totalement détruit", selon le maire de la ville, qui a évoqué une cause "accidentelle" sur sa page Facebook. Une centaine de pompiers, ainsi que des policiers ont été mobilisés pour lutter contre le sinistre et sécuriser le périmètre.Selon Nice-Matin, deux employées du supermarché ont été soufflées par l'explosion en allumant la lumière au moment d'arriver sur leur lieu de travail. Aucune des deux n'a été blessée physiquement, mais elles sont très choquées.Vers 9h, le feu était maîtrisé, a indiqué à France 3 un porte-parole du Service d'incendie et de secours des Alpes-Maritimes. Soixante pompiers et 40 engins de secours étaient toujours mobilisés sur place.
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Le président Donald Trump a choisi samedi de défier la maladie en organisant son premier meeting de campagne post-confinement dans une salle fermée en Oklahoma, au moment où les contaminations de Covid-19 diminuent en Europe mais flambent ailleurs.
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Il doit s'adresser en fin de journée à quelque 20.000 partisans enthousiastes à Tulsa, qui auront eu l'obligation, pour pénétrer dans la salle, de s'engager par écrit à ne pas le poursuivre en justice s'ils y contractaient le virus. L'annonce, samedi matin, que six membres de l'organisation du meeting avaient été testés positifs au Covid-19, n'a rien remis en cause. "Des procédures de quarantaine ont immédiatement été mises en œuvre", a assuré à l'AFP le chef de la communication de la campagne Trump, Tim Murtaugh."Aucun des employés positifs au Covid ni personne ayant été en contact direct ne sera présent au meeting ou aux côtés de participants ou d'élus", a-t-il précisé.- Réouverture des cinémas en FranceIl a indiqué que la température de tous les membres du public était prise à leur entrée et que des masques et du gel désinfectant étaient distribués à chacun, mais les participants ne seront pas contraints de les porter. Devant la salle où se tiendra le meeting, presque aucun des partisans de Donald Trump ne portait de masque dans la matinée, a constaté l'AFP.Si elle est en recul à New York et dans le Nord-Est, la pandémie continue de se propager aux Etats-Unis. Jusqu'à présent relativement épargné, l'Oklahoma, un Etat conservateur du Sud, connaît en ce moment une forte poussée des cas détectés.En Amérique du Sud, particulièrement touchée, le Brésil a franchi samedi la barre du million de cas de contaminations et devrait franchir dans les prochains jours celle des 50.000 décès après avoir atteint 48.954 morts vendredi. Depuis début juin, le géant latino-américain, nouvel épicentre mondial de la pandémie, a enregistré plus de nouvelles contaminations (518.000) et de décès (19.000) qu'aucun autre pays au monde, selon une compilation effectuée par l'AFP à partir de sources officielles. Au Chili, le bilan officiel a bondi samedi de 3.069 à plus de sept mille morts, les autorités ayant accepté de suivre les consignes de l'OMS et d'inclure dans leurs statistiques les décès probablement dus au Covid, et pas seulement ceux des malades qui avaient pu être testés. Si le virus ralentit sa progression en Europe, où le déconfinement se poursuit, plus de 2,5 millions de cas ont été officiellement déclarés sur le Vieux Continent, dont plus de la moitié en Russie, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie, selon ce comptage. Avec au moins 2.506.305 cas, pour 192.432 décès, l'Europe reste ainsi le continent le plus touché. Mais elle poursuit son déconfinement progressif, et le gouvernement français a annoncé la réouverture lundi des cinémas et casinos, alors que les stades accueilleront à nouveau le public à partir du 11 juillet sans toutefois dépasser les 5.000 spectateurs.- "Rester sur nos gardes" -En Espagne, à la veille de la réouverture des frontières aux touristes européens, le Premier ministre Pedro Sanchez a rappelé à la population qu'elle restait vulnérable. "Nous devons rester sur nos gardes et suivre strictement les mesures d'hygiène et de protection", a déclaré M. Sanchez dont le pays, qui déplore plus de 28.000 morts, sort d'un confinement sévère de 14 semaines.A minuit dans la nuit de samedi à dimanche, l'Espagne lève l'état d'alerte décrété le 14 mars et rouvre sa frontière terrestre avec la France et ses ports et ses aéroports aux ressortissants de l'Union européenne. Après avoir envisagé d'imposer, par réciprocité, une quarantaine aux touristes britanniques, Madrid y a renoncé samedi. En revanche, c'est en Amérique latine que la maladie progresse le plus rapidement.Le bilan de l'épidémie au Mexique a dépassé vendredi le seuil des 20.000 morts, a annoncé le gouvernement, qui a également fait état de plus de 5.000 nouveaux cas de contamination en une seule journée.Les autorités de Mexico ont retardé d'une semaine la reprise dans la capitale d'activités économiques, initialement prévue lundi, pour tenter de réduire le nombre de contaminations et faire baisser les hospitalisations.La Colombie a enregistré de son côté le chiffre record de 95 morts en une seule journée vendredi, franchissant du coup la barre des 2.000 morts depuis le début de l'épidémie.Celle-ci est encore loin de reculer ailleurs dans le monde. L'Iran a annoncé samedi avoir recensé plus de 100 morts et plus de 2.000 contaminations au nouveau coronavirus en 24 heures dans le pays, qui est entré dans son cinquième mois de lutte contre l'épidémie.Le Maroc lui a fait état d'une hausse record du nombre de contaminations avec 539 nouveaux cas, soit le bilan quotidien le plus élevé dans le royaume depuis l'annonce du premier cas en mars.- "Phase nouvelle et dangereuse" -Et c'est bien ce qui inquiète l'Organisation mondiale de la santé. Le monde est entré dans "une phase dangereuse", a mis en garde vendredi l'OMS."Le virus continue de se propager rapidement, il reste mortel et la plupart des personnes restent exposées", a averti le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, précisant que ses services avaient recensé jeudi plus de 150.000 nouveaux cas, un record sur une seule journée depuis le début de l'épidémie.La pandémie de nouveau coronavirus a fait au moins 461.230 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l'apparition de la maladie en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.Plus de 8.722.233 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l'épidémie, dont plus de quatre millions sont aujourd'hui considérés comme guéris.
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Une bactérie a survécu trois ans dans l'espace lors d'une expérience menée à bord de la station spatiale internationale (ISS), suggérant que des formes simples de vie pourraient voyager d'une planète à une autre, ont indiqué mercredi les scientifiques japonais auteurs de cette étude.
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Cette découverte conforte la théorie selon laquelle de micro-organismes pourraient véhiculer la vie d'une planète à l'autre, selon les auteurs.Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont déposé une bactérie, appelée Deinococcus radiodurans, à l'extérieur de l'ISS, à une altitude de 400 km.En dépit d'un environnement extrême, avec une très forte exposition aux ultra-violets et de grandes amplitudes de températures, la bactérie a survécu trois ans."Je savais qu'elle survivrait après diverses expériences en laboratoire, mais quand elle est revenue vivante, j'ai été soulagé", a déclaré l'AFP l'auteur de l'étude, Akihiko Yamagishi, professeur émérite à l'université de pharmacie et de sciences de la vie de Tokyo."Toute le monde pense que l'origine de la vie se trouve sur terre, mais de nouvelles découvertes indiquent que la vie aurait aussi pu commencer sur d'autres planètes", a ajouté le professeur.Des bactéries auraient ainsi pu faire le voyage de Mars - à une époque où il y aurait eu une forme simple de vie microbienne sur la planète rouge - jusque la Terre.L'universitaire et son équipe, dont l'étude a été publiée par la revue Frontiers in Microbiology, espèrent mener d'autres expériences similaires en exposant la bactérie à des radiations encore plus fortes.
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La pandémie menace directement l'activité de toutes les entreprises à l'arrêt ou en chômage partiel.
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Ces derniers jours, de nombreuses entreprises annoncent fermer certaines de leurs usines, ou mettent en place des mesures de chômage partiel. Suspension de productionPlusieurs mastodontes industriels, surtout dans l'automobile, ont pris des mesures pour limiter ou suspendre leur production. Le constructeur automobile PSA ferme tous ses sites de production en Europe.Renault laisse à l'arrêt lundi et mardi ses quatre usines espagnoles, qui emploient "un peu moins de 10.000 personnes". Idem pour le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (FCA), qui ferme "la majorité de ses usines de fabrication européennes" jusqu'au 27 mars, en Italie, en Serbie et en Pologne. Cela représente environ un tiers de sa capacité productive. Gucci (groupe Kering) a fermé tous ses sites de production jusqu'au 20 mars, Ferrari a fait de même jusqu'au 27 mars avec ses usines de Maranello et Modène (Emilie-Romagne, nord), comme les chantiers navals Fincantieri sur tous ses sites italiens, jusqu'au 29 mars.Enfin le groupe français de pneumatiques Michelin a décidé d'interrompre la production de ses usines pendant "au moins une semaine" en Espagne, en France et en Italie. Cela concerne plus de 20.000 salariés sur 21 sites.Chômage partiel et congés anticipésAyant suspendu la production dans plusieurs pays, Michelin a déclaré "regarder les processus d'indemnisation" pour les salariés, "en fonction des dispositifs dans chaque pays".Comme Fincantieri, qui a demandé à ses salariés d'utiliser de façon anticipée les congés estivaux, la compagnie russe Aeroflot a demandé à ses employés ayant des congés en stock d'en profiter. La compagnie low-cost Ryanair, qui anticipe une réduction de son offre de l'ordre de 80% pour avril et mai, va de son côté, notamment, geler les embauches et proposer "des départs volontaires", des "suspensions temporaires de contrat et des réductions significatives des heures de travail".A Barcelone (nord-est) les usines des constructeurs automobiles Seat et Nissan ont cessé de tourner jusqu'à nouvel ordre à cause des difficultés d'approvisionnement. Direction et syndicats de Seat doivent se réunir en fin de journée pour décider de l'application d'un plan de "suspension temporaire de l'emploi".Air France-KLM, qui a annoncé réduire son offre de 70 à 90% lors des deux prochains mois, va "consulter les instances représentatives" du personnel sur des mesures "prenant en compte les impacts de la baisse d'activité, dont la mise en oeuvre d'activité partielle".D'après ses prévisions, le groupe prévoit "une trajectoire financière fortement dégradée" pour 2020, se démène pour "sécuriser sa trésorerie" en faisant 200 millions d'euros d'économies pour 2020, ou encore une réduction de 350 millions d'euros de son plan d'investissement 2020.De son côté le numéro un mondial du tourisme au 70.000 salariés, le groupe allemand TUI, a retiré sa prévision de résultat pour l'ensemble de l'exercice faite en février, sans en donner de nouvelle. Il a aussi annoncé des mesures "drastiques" de réduction de coûts. Les Etats et les banques appelés à la rescousseTUI, qui a suspendu "la plus grande partie" de ses activités de voyagiste, a en outre demandé "des prêts garantis par l'Etat jusqu'à ce que l'activité ait pu reprendre normalement". Le gouvernement allemand a promis une enveloppe "sans limite" de prêts distribués par une banque publique, KfW, qui disposera pour démarrer d'une réserve de 550 milliards d'euros.Le groupe Lufthansa pourrait demander à bénéficier d'aides d'Etat dans les pays européens où il opère, l'Allemagne, mais aussi la Belgique, la Suisse et l'Autriche. La compagnie pourrait aussi céder une partie de sa flotte qu'elle détient à 86% en propre, un pourcentage élevé dans un secteur qui loue beaucoup.De son côté Air France-KLM a la particularité d'avoir deux Etats à son capital, la France et les Pays-Bas. Le groupe a "accueilli positivement les déclarations exprimées par l'Etat Français et l'Etat Néerlandais" qui étudient "toutes les conditions possibles d'un soutien au groupe".
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L'homme de 53 ans, faisant l'objet d'accusations d'agression sexuelle, va devenir juge de la Cour suprême des États-Unis, conformément à la volonté du président américain Donald Trump.
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C'est une victoire pour Donald Trump. Le Sénat américain a approuvé, samedi 6 octobre, la nomination du juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Cette décision intervient à l'issue d'un processus de confirmation chaotique long de trois semaines et marqué par des accusations d'agression sexuelle contre le magistrat de 53 ans lorsqu'il était jeune.Brett Kavanaugh, qui a catégoriquement nié ces accusations datant de plus de 30 ans, a obtenu une courte majorité (50-48). Le juge conservateur va donc pouvoir prêter serment dans les prochains jours et entériner sa nomination à vie au sein de la plus haute juridiction américaine, qui vérifie la constitutionnalité des lois et arbitre les conflits les plus épineux de la société américaine.Les juges progressistes en minoritéL'arrivée de ce fervent défenseur des valeurs conservatrices placera les juges progressistes (4 sur 9) en minorité pour potentiellement de nombreuses années. C'est un revers pour les démocrates et défenseurs des droits civiques qui s'étaient mobilisés dès juillet.Brett Kavanaugh faisait l'objet d'accusations depuis mi-septembre. La plaignante, l'universitaire Christine Blasey Ford, a affirmé qu'il avait tenté de la violer lors d'une soirée entre lycées en 1982. Cette accusation a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans un pays sensibilisé à la question des violences sexuelles depuis le lancement du mouvement #MeToo dans le sillage de la dénonciation du producteur Harvey Weinstein.Sous la pression d'élus indécis, le Sénat avait alors demandé un complément d'enquête à la police fédérale (FBI), qui a rendu sa copie. Selon ce rapport, qui a conforté les républicains, "rien" de compromettant n'a été trouvé à l'encontre du magistrat.
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Avant, après. Oui, il s'agit bien de la même femme, l'actrice Renée Zellweger, la star de la saga Bridget Jones.
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Les images d'une métamorphose extrême. Depuis plusieurs mois, on parle plus de ses opérations de chirurgie esthétique que de ses succès au box-office. Car la comédienne de 47 ans est méconnaissable, véritablement. A tel point que ceux qui ont été parmi ses plus proches collègues n'arrivent même plus à la reconnaître, à l'image de Hugh Grant avec qui elle partageait l'affiche dans les deux premiers volets des aventures de Bridget Jones. Dans l'émission Watch What Happens Live de la chaîne Bravo TV, l'acteur a été invité à jouer à un petit jeu qui n'a pas dû faire beaucoup rire Renée Zellweger, reconnaître certaines de ses partenaires à l'écran. Un défi qu'il réussit haut la main avec Julia Roberts, Drew Barrymore , Meryl Streep et Julianne Moore, mais au moment de reconnaître Renée Zellweger, malaise. "Je ne l'ai jamais vue de ma vie" , a-t-il balancé, avant de lâcher un "Oh Renée", l'air à la fois étonné et désolé. Un moment gênant qui aurait pu se produire dans la vraie vie si Hugh Grant n'avait pas refusé de jouer dans le troisième épisode de Bridget Jones.
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TF1 lance ce lundi 27 février The Wall, son nouveau jeu télévisé animé par Christophe Dechavanne, en remplacement du succès Money Drop. Et pour cette nouvelle émission, la Une n'a pas fait dans la demi-mesure...
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Christophe Dechavanne est de retour ! Après plusieurs mois passés hors des radars, le célèbre animateur va retrouver son public ce lundi 27 février, à l'occasion du lancement de The Wall : face au mur, un nouveau divertissement produit par Endemol, sur un concept emprunté à une chaîne américaine (NBC). Pour sauver sa case access prime time en perte d'audience, la première chaîne a misé sur cette émission qui cartonne outre-Atlantique plutôt qu'une autre. En trois points, voici pourquoi il faut se laisser tenter par The Wall !Une dynamique simple et efficaceComme celles de Money Droy, les règles de The Wall sont simples. Une paire de candidats est soumise à un test de culture générale. À chaque réponse correcte, une boule verte défile le long d'un mur, pour se nicher dans l'une des quinze cases de la grille, chacune associée une somme allant de 1 à 150 000€. Cette dernière vient alors s'ajouter à la cagnotte des candidats. En cas de mauvaise réponse, c'est une balle rouge qui apparaît, et cette fois, le montant est retiré de la cagnotte. Avant d'atteindre leur cible, les boules traversent une sorte de circuit. La trajectoire de la boule alimente le suspens des résultats.Des gains exorbitants1,5 million d'euros. C'est la somme avec laquelle les candidats de The Wall pourront repartir... s'ils réalisent un parcours sans faute. Rarement un tel montant a été mis en jeu dans une émission de divertissement. Même Qui veut gagner des millions n'a pas fait cet exploit, le record des gains obtenus l'émission de Jean-Pierre Foucault étant d'un million d'euros. Bien évidemment, il ne sera pas facile de décrocher le gros lot. Des nombreux obstacles vont se dresser sur la route des joueurs, et plus ils avanceront dans le jeu, plus il leur sera difficile de remporter de l'argent. Une cagnotte peut en effet passer de 100 000€ à 0€ en un clin d'oeil !Un plateau futuristeDifficile de ne pas être impressionné par les décors de The Wall. Le mur, d'une hauteur vertigineuse (12 mètres de haut), vous donnerait l'impression d'assister à un spectacle mis en scène à Las Vegas. Et ce n'est pas le public présent dans la salle qui dira le contraire. Dans les quelques extraits mis à disposition par la chaîne, on a pu les étendre tenter scander "à gauche !", "à droite", dans l'espoir de faire basculer la chance des candidats. La Une a mis les bouchées doubles pour ériger l'édifice et construire le plateau qui abritera les potentiels millionnaires. Lumineux et futuristes, les décors, teintés de bleu, participent à l'originalité du programme. De quoi en prendre plein les yeux !
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Il appelle, lui aussi, les syndicats à la "responsabilités".
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Combien de Français vont-ils être empêchés de passer Noël en famille en raison de la grève à la SNCF ? C'est une des craintes du gouvernement, qui multiplie les appels aux syndicats pour obtenir une trêve pendant la période des fêtes. Le ministre du Logement, Julien Denormandie, s'est joint dimanche 15 décembre au concert d'appel à la responsabilité, jugeant "insupportable" la perspective de voir des Français empêchés de fêter Noël en famille. Pour Julien Denormandie (LREM), une grève des transports pendant Noël serait «irresponsable»par Lopinion.fr"Qui peut comprendre que pendant les fêtes de Noël, pour essayer de se faire entendre, on va bloquer celles et ceux qui veulent passer ces moments familiaux ? Moi, cette idée m'est insupportable, je crois comme (pour) beaucoup de Français", a déclaré M. Denormandie sur France Info."Chacun a ses responsabilités. Tous les syndicats n'appellent pas à faire la grève à Noël. La CFDT ce matin dit clairement qu'il faut une trêve", a-t-il souligné, réaffirmant que le gouvernement était ouvert au dialogue.Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger s'est dit soucieux, dans une interview au Journal du dimanche, qu'il n'y ait "pas de blocage des transports pour Noël", tout en sommant le gouvernement de retirer de sa réforme l'instauration d'un "âge d'équilibre" à 64 ans pour le départ à la retraite.Selon le ministre, "la responsabilité du gouvernement, c'est ce qu'a proposé le Premier ministre, (...) poursuivre dès les prochains jours, dès cette semaine, les discussions avec les organisations syndicales pour essayer de construire ce chemin en commun sur cette réforme". Dimanche, au onzième jour de la grève, la situation était toujours très perturbée dans les transports.
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Le festival du cinéma américain de Deauville a récompensé samedi de plusieurs prix "The Nest" de Sean Durkin, un "thriller oppressant", avec Jude Law, à l'issue d'une 46e édition où le public, masqué, a répondu présent malgré le Covid-19.
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La présidente du principal jury de la compétition Vanessa Paradis a salué "un thriller oppressant, une fable sur le délitement d'une famille portée par une élégance de sa mise en scène et deux acteurs d'exception", Carrie Coon ("The Leftovers", "Gone girl" de David Fincher) et Jude Law. Le film reçoit à la fois le Grand Prix du jury, le prix du jury de la Révélation ex-æquo avec, pour la mise en scène, "The Assistant" (premier film de Kitty Green, sur le harcèlement au travail) et le Prix de la critique.Il s'agit du deuxième film du Canadien Sean Durkin, qui avait remporté en 2011 le Prix du meilleur réalisateur au festival Sundance pour "Martha Marcy May Marlène".Dans "The Nest" (le nid), Rory, un ancien courtier devenu un ambitieux entrepreneur, convainc Allison, son épouse, et leurs deux enfants, de quitter le confort d'une banlieue cossue des États-Unis pour s'installer en Angleterre, son pays de naissance. Persuadé d'y faire fortune, Rory loue un vieux manoir en pleine campagne où sa femme pourra continuer à monter à cheval. Mais l'espoir d'un lucratif nouveau départ s'évanouit rapidement et l'isolement fissure peu à peu l'équilibre familial. Le Prix du jury présidé par Vanessa Paradis revient ex-æquo à "First Cow", une relecture du western centrée sur l'amitié entre deux hommes signée Kelly Reichardt, figure du cinéma américain indépendant (film sélectionné également à Berlin en février), et à "Lorelei", premier film de la Britannique Sabrina Doyle. "Les femmes au cinéma sont soit des putains soit des mères parfaites. Je voulais montrer une femme qui n'est pas parfaite, qui a ses propres rêves. Je voulais montrer que c'est possible d'être un homme pas traditionnel, un nouveau type d'homme, un nouveau type de femme", a déclaré mercredi Sabrina Doyle à Deauville.Quinze films étaient en compétition dont huit signés par des femmes.- 38.000 spectateurs -Le Prix du public de la Ville de Deauville a été attribué à "Uncle Frank" d'Alan Ball, le scénariste d'American Beauty, pour lequel il a remporté un oscar en 2000, et créateur de la série "Six feet under". Son deuxième film raconte l'histoire d'un universitaire de New York qui cache son homosexualité à sa famille et qu'un décès oblige à retourner auprès des siens."Last words" de Jonathan Nossiter, avec Charlotte Rampling, ne remporte aucun prix alors qu'il était sélectionné à la fois à Deauville et à Cannes. Installé en Italie, le réalisateur de "Mondovino" était un des deux seuls réalisateurs américains à avoir fait le déplacement à Deauville dans un contexte de crise sanitaire.Cette 46e édition du festival normand a été marquée par la présentation de neuf des 52 films sélectionnés à Cannes dont l'édition 2020 a été annulée.Parmi les films cannois abondamment applaudis, "A good man" de Marie-Castille Mention-Schaar avec Noémie Merlant, "Les Deux Alfred" de Bruno Podalydès avec Sandrine Kiberlain, Denis et Bruno Podalydès, "ADN" de Maïwen avec Louis Garrel et Fanny Ardant, ou "Rouge" de Farid Bentoumi.En la quasi absence d'Américains, ce sont des stars françaises qui ont attiré les photographes: Benoît Poelvoorde, Maïwen, Pio Marmaï, Bruno Podalydès, Lucas Belvaux, Louis Garrel, Vincent Lacoste, Noémie Merlant, Zita Hanrot, Céline Sallette, Sami Bouajila ou Luana Bajrami.Acteurs, réalisateurs et spectateurs ont été nombreux à souligner leur plaisir à retrouver avec le festival des salles de cinéma souvent pleines dans la limite des jauges anti-Covid.La capacité d'accueil de la principale salle du festival a été réduite de 1.500 à mille places.Les organisateurs du festival, qui a démarré le 5 septembre et se termine dimanche, annonçaient samedi 38.000 spectateurs contre 60.000 les années passées.
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Un bruit de tic-tac s'échappait d'un véhicule stationné près d'une école. L'établissement a été évacué comme le raconte France 3.
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Les 272 élèves du groupe scolaire François-Villon (Roubaix) se souviendront certainement de cette journée. Mardi 26 juin, dans la matinée, les écoliers de cet établissement du nord de la France ont été évacués à cause d'une voiture suspecte, comme le raconte France 3 Hauts-de-France. Le personnel de l'établissement a donné l'alerte après avoir entendu un bruit de minuterie inquiétant qui s'échappait du véhicule garé près de l'école. Un tic-tac inhabituel qui laissait craindre le pire au personnel de l'école.Rapidement, les pompiers sont arrivés sur place et un périmètre de sécurité a été installé autour de la voiture. Pour ne prendre aucun risque, les enfants présents dans l'école et tout le personnel ont rapidement été évacués. Fausse alerte. Comme le raconte France 3, l'inspection de la voiture a ensuite été confiée au service de déminage de la sécurité civile. Le véhicule a alors été passé au peigne fin et rien de suspect n'a été trouvé par les spécialistes. Rassurés, les écoliers ont pu regagner leurs classes. Pour le moment, l'origine du bruit et les suites de cette fausse alerte ne sont pas connues.
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Trois personnes, un couple de personnes âgées et leur fils sexagénaire, sont morts dans l'incendie de leur maison dans la nuit de vendredi à samedi 4 mai à Ensuès-la-Redonne (Bouches-du-Rhône), près de Marseille.
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Il est 1h30 du matin, samedi 4 mai, quand les pompiers sont appelés pour un incendie en cours dans une villa de Ensuès-la-Redonne (Bouches-du-Rhône). La bâtisse de plain-pied, dans un secteur isolé, est en proie aux flammes. Quand les secours arrivent sur place, les 120 m² sont déjà "totalement embrasés" et "la toiture est déjà effondrée", comme ils l'ont expliqué à France Bleu Provence.Trois victimes d'une même familleIls ont extrait rapidement un homme d'environ 60 ans, en arrêt cardio-ventilatoire, qui n'a pu être ranimé, avant d'identifier deux autres occupants, les parents de la première victime retrouvée, âgés de 90 ans environ et "ensevelis sous de nombreux gravats", ont précisé les secours. "Malheureusement ces deux autres victimes ont également été déclarées décédées".Au total, une quarantaine de pompiers et 15 véhicules de secours ont été engagés dans cette intervention. Dans leur communiqué, les pompiers des Bouches-du-Rhône rappellent l'obligation d'installer des détecteurs autonomes avertisseurs de fumée (DAAF), seul moyen "de vous avertir de manière efficace et suffisamment précoce, dans votre sommeil, pour vous permettre d'évacuer les lieux avant un développement de l'incendie".
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La huitième fois n'est toujours pas la bonne pour Wayne, peintre en bâtiment au Royaume-Uni, qui se trompe très souvent de maison à repeindre. Son patron a été obligé de sévir, explique le Bien Public.
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Peintre en bâtiment outre-Manche, Wayne est "bon dans ce qu'il fait quand il fait attention", assure son patron Duane. Le problème est que l'ouvrier a la fâcheuse habitude de se tromper très régulièrement de maison à repeindre quand il est envoyé sur place... Au point d'avoir commis des erreurs huit fois en trois ans, comme son employeur l'a expliqué au Daily Mail, repris par le Bien Public. Ce dernier l'avait licencié à plusieurs reprises avant de le réembaucher. Il a finalement choisi un moyen original pour montrer à Wayne ses (nombreuses) bêtises : il le filme à chaque fois et diffuse la vidéo sur les réseaux sociaux.Dernière péripétie en date : Wayne a repeint par erreur la mauvaise façade d'une maison à The Bryn (Pays de Galles). Duane, qui arrive cependant un peu tard, "lui fait remarquer les bâches, etc. Et lui demande d'enlever les échelles et de reprendre le travail sur la bonne maison", note le Bien Public. Alors, Wayne doit-il s'inquiéter pour son emploi à force de commettre la même erreur ? D'après l'Indépendant qui reprend les propos de Duane : "Wayne est un peu inquiet que je filme mais je lui ai dit que s'il arrête ses erreurs, il n'aura rien à craindre." Espérons que Wayne en tire une leçon à l'avenir !
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Lors de l'instauration du prélèvement à la source en 2019, le gouvernement a décidé ne pas taxer les revenus courants de 2018 (salaires, pensions, etc.), car cela aurait entraîné une double imposition pour les ménages cette année-là.
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La mise en place d'une année blanche en 2018 dans le cadre du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu a coûté 81,1 milliards d'euros à l'État, a annoncé jeudi 7 novembre le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. Lors de l'instauration du prélèvement à la source en 2019, le gouvernement avait en effet décidé ne pas taxer les revenus courants de 2018 (salaires, pensions, etc.), car cela aurait entraîné une double imposition pour les ménages cette année-là. Techniquement, cette neutralisation de l'impôt s'est faite via un crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR). "75,2 milliards d'euros ont été imputés en moindres recettes" au budget de l'État, via ce CIMR, a indiqué Gérald Darmanin lors d'une audition devant les députés de la Commission des Finances. Par ailleurs, 5,9 milliards ont été restitués aux ménages en réductions ou crédit d'impôts qui ont été maintenus malgré l'année blanche, a-t-il ajouté. Au total donc, s'il n'y avait pas eu d'année blanche, l'État aurait dû récupérer 81,1 milliards d'euros payés par 18,5 millions de foyers au titre de l'impôt sur le revenu de 2018, a indiqué M. Darmanin.
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Alors qu'une étude révèle que de la viande, des œufs ou encore des moules produits localement sont contaminés par la pollution, une association d'habitants de Fos-sur-Mer, soutenue par la mairie, annonce vouloir porter plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui".
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Est-il dangereux pour la santé de vivre dans le golfe de Fos-sur-Mer, l'une des plus grandes zones industrielles d'Europe ? En novembre dernier, Franceinfo relevait que le taux de cancer dans la ville portuaire des Bouches-du-Rhône était deux fois plus élevé qu'ailleurs en France, sans compter la multiplication des cas de diabète et d'asthme. Une nouvelle étude, dont les résultats doivent être présentés lundi 12 février par l'association de défense du golfe de Fos (ADPLGF), révèle que des aliments produits dans le golfe contiennent des traces de polluants supérieurs aux taux autorisés, rapportent France Inter et Le Monde.Entre 2009 et 2015, l'association a prélevé chaque année un échantillon de produits locaux : viande de taureau et de mouton, fromage de chèvre, œufs de poules, poissons, moules, mais aussi du foin et de l'huile d'olive. Ces échantillons ont été envoyés à deux laboratoires distincts à Lyon et en Isère. Les résultats révèlent des concentrations élevées en dioxines, polluants organiques persistants considérés comme cancérogènes, et des teneurs importantes en PCB (polychlorobiphényles), des perturbateurs endocriniens toxiques pour le développement cérébral et classés cancérogènes probables.L'association a donc décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui, mais elle va également déposer une série de plaintes contre les industriels du secteur pour "troubles anormaux du voisinage". Les entreprises Arcelor Mittal et Esso sont notamment visées. "On en a marre. Cela fait quinze ans que l'on alerte, que l'on envoie des courriers aux ministres de la Santé ou de l'Environnement et qu'ils bottent en touche tous les malades", s'est insurgé le président de l'association Daniel Moutet dans les colonnes du Monde. "On va demander la réparation d'un préjudice, puisqu'on sait qu'il y a des gens atteints de pathologies (résultants) de ces émissions de polluants importantes", a de son côté assuré maître Julie Andreu, avocate de l'association, sur France Inter.
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L'accompagnante scolaire a indiqué avoir porté plainte pour "provocation publique à la haine raciale par des élus" contre le président du groupe RN au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
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La scène a provoqué une polémique qui reste vivace. La mère voilée prise à partie vendredi 11 octobre par l'élu RN Julien Odoul lors d'une sortie scolaire au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a décidé de porter plainte à Dijon et à Paris.Une première plainte doit être déposée jeudi "auprès du parquet de Dijon" afin de réclamer des poursuites pour "des violences commises en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique sur mineur et majeur à caractère raciale", précise le communiqué du Comité contre l'islamophobie en France (CCIF), qui a annoncé la plainte. Vendredi, Julien Odoul, membre du bureau national du Rassemblement national et président du groupe RN à l'assemblée régionale, avait demandé en séance que cette mère d'élève musulmane retire son voile.Les élus du RN avaient quitté la salle, ainsi que cette femme qui affirme avoir ensuite subi des "violences verbales" de la part de certains d'entre eux. Une deuxième plainte doit être déposée vendredi au tribunal de Paris, cette fois pour "provocation publique à la haine raciale par des élus", ajoute le communiqué. Cette plainte parallèle vise le tweet de Julien Odoul qui accompagnait la vidéo et évoquait l'attentat du 3 octobre à la préfecture de police de Paris: "Après l'assassinat de nos 4 policiers, nous ne pouvons pas tolérer cette provocation communautariste", avait-il écrit. Dans un entretien à "L'Opinion", ce dernier s'est félicité d'avoir "installé un débat". Polémique sur le voile: «Un véritable débat s’est installé !», se félicite Julien Odoul (RN)par Lopinion.fr"Ma cliente a été humiliée, son image a été diffusée partout, elle est très marquée et son fils voit un psychologue", a pour sa part déclaré l'avocate de la plaignante, Me Sana Ben Hadj. "Ce n'est pas qu'une question de laïcité, mais de racisme. On tente d'exclure les musulmans de la République", a-t-elle ajouté. "Sans elle, cette sortie scolaire ne pouvait pas avoir lieu, il n'y avait pas d'autre parents qui ont pu se rendre disponibles". Depuis cet épisode, filmé et visionné des centaines de milliers de fois, la polémique n'a cessé d'enfler, provoquant des remous jusqu'au sein de la majorité. Mercredi soir, le président Emmanuel Macron a appelé à ne pas "stigmatiser" les musulmans, dénonçant un "raccourci fatal" entre lutte contre le terrorisme et islam."Aujourd'hui, j'ai une opinion négative de ce qu'on appelle la République", a déclaré cette mère dans un entretien accordé au CCIF, qui entend avec d'autres associations se porter partie civile à ses côtés. Selon une étude du Conseil d'Etat de décembre 2013, les accompagnants ne peuvent être considérés comme des agents auxiliaires du service public et ne sont donc pas soumis à la neutralité religieuse imposée aux enseignants.
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Son chant a longtemps été confondu avec le murmure du vent dans la lande équatorienne, mais les scientifiques s'émerveillent aujourd'hui d'avoir découvert l'oiseau contre-ténor: un colibri au chant unique, le plus aigu de tous.
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Communément appelé "la petite étoile équatorienne", ce colibri de 14 centimètres à peine est capable d'émettre des sons suraigus.L'Oreotrochilus chimborazo chante à une fréquence fondamentale de 13,4 kilohertz (kHz), qui peut monter jusqu'à 16 kHz, selon une étude publiée en juillet dans la revue Science Advances, alors que la vaste majorité des oiseaux émettent des sons allant de 2 à 8 kHz."La fréquence fondamentale est importante car elle indique la fréquence à laquelle vibre le syrinx, l'équivalent de notre larynx, qui produit le son", explique à l'AFP Fernanda Duque, neuroscientifique équatorienne de l'Université de Georgie, aux Etats-unis, auteure de l'article.Toujours étonnée par sa découverte après cinq ans de travail, la scientifique de 32 ans note que certains colibris émettent des vocalises qui atteignent 8 kHz, "mais il est rare d'entendre des chants au-dessus de 10 kHz, c'est pourquoi ces vocalises sont importantes", explique-t-elle.Par ailleurs, "la petite étoile équatorienne" est le seul colibri qui peut vivre à 5.200 mètres d'altitude, défiant le froid extrême des paramos équatoriens, ces landes humides de haute altitude des régions équatoriales, un écosystème vital qui agit comme une éponge retenant l'eau.Le pays compte quelque 130 espèces de colibris, soit 40 % des 300 enregistrées sur le continent américain, le seul où ils vivent.- "Un sssss" -Les mâles de l'espèce Oreotrochilus chimborazo émettent un chant si fort qu'il peut couvrir le bruit du vent frappant la lande et les chuquiragua, ces plantes arbustives qui constituent leur nourriture préférée."J'ai entendu ce son, mais il ne m'est même pas venu à l'esprit que cela pouvait être le chant d'un oiseau. Pour moi, cela ressemblait au murmure du vent dans la prairie, à un 'sssss'", se souvient l'époux de Fernanda Duque, le scientifique équatorien Carlos Rodriguez, 33 ans, qui étudie l'évolution du chant des oiseaux à l'université du Texas, aux Etats-Unis.Il a même pensé que ce son était le bourdonnement d'un insecte. "Mais j'ai constaté qu'à chaque fois que j'entendais ce son je voyais le colibri", a-t-il expliqué.Et "parmi les sons que nous sommes habitués à entendre, les murmures sont ceux qui ont les fréquences plus élevées, plus élevées que des sifflets", souligne-t-il. Et avec l'âge, rappelle-t-il, les capacités auditives diminuent et ne sont plus capables de capter le chant de contre-ténor du colibri.L'Oreotrochilus chimborazo vit dans la réserve naturelle de Chakana, sur les pentes du volcan équatorien Antisana (50 km au sud-est de Quito), où l'étude a été réalisée.C'est dans cet habitat qu'Efraín Cepeda, membre de la Fondation de protection de la nature Jocotoco, l'a également observé. Lorsque le colibri entame son chant, perché sur la plante chuquiragua, son cou s'élargit et les plumes de sa tête bougent comme pour former une vague qui change de couleur par irisation, explique-t-il. Ce colibri possède une calotte qui va du violet au bleu, selon la lumière. Ces couleurs et la fréquence de son chant sont le mode de communication qu'il utilise "dans des contextes sociaux spécifiques qui sont la défense d'un territoire et la séduction", explique Fernanda Duque.La chercheuse a également identifié que les mâles et les femelles d'Oreotrochilus chimborazo vivent sur des territoires différents et que seuls les mâles interprètent ce chant suraigu, plus complexe que les autres vocalises que l'espèce peut effectuer.
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Le vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, a réclamé mercredi "une taxe exceptionnelle" sur les bénéfices des sociétés d'autoroutes pour rénover les routes mal entretenues et aider à y réduire la mortalité routière.
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Opposé à une limitation de la vitesse maximale à 80 km/h sur les routes secondaires, Guillaume Peltier a souligné ce mercredi 14 mars sur franceinfo que la vitesse n'est pas la seule cause de mortalité sur les routes en France. Le député du Loir-et-Cher a également cité "les comportements à risques" mais aussi les "400.000 kilomètres de routes secondaires depuis trop longtemps mal entretenues".Les élus doivent être "souverains" sur les limitations de vitesse"Il faut adopter un grand plan de financement au service des territoires" et "que le gouvernement accepte de taxer de manière exceptionnelle les sociétés d'autoroutes", qui ont fait "1,6 milliard de bénéfices en 2016", "pour qu'une partie de cet argent bénéficie aux départements et aux territoires pour mieux entretenir les routes secondaires", a-t-il plaidé. Il a également réclamé "que le gouvernement accepte que les présidents de départements et les maires soient souverains pour décider, en fonction des tronçons, de la dangerosité des routes, du taux maximum" de vitesse autorisé. La décision de limiter à partir du 1er juillet, au nom de la sécurité, la vitesse à 80 km/h, au lieu de 90 km/h, sur 400.000 kilomètres de routes secondaires à double sens et sans séparateur central a suscité de nombreuses indignations d'élus locaux.Début mars, 28 présidents de départements ont appelé le gouvernement à appliquer plutôt la mesure au "cas par cas", surtout sur les axes accidentogènes. Et des élus LREM sont eux-mêmes montés au créneau, à l'image de Benoît Simian, député de Gironde, qui propose de limiter la vitesse uniquement pour les routes "où il n'y a pas de marquage au sol".Les Républicains ont lancé lundi une campagne contre le projet du gouvernement, "preuve" selon eux de la "fracture territoriale" entretenue par le gouvernement. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a dénoncé la "démagogie" de certains élus dans ce dossier.
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- L'Assemblée nationale a adopté ce mercredi matin le projet de loi prolongeant l'état d'urgence de six mois. Les échanges, précédant le vote dans l'hémicycle, ont été particulièrement tendus.
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Sur France Inter, le député "Les Républicains (LR)", David Douillet, a accusé la gauche de "se réfugier systématiquement derrière cette sacro-sainte Constitution". A droite, l'ancien judoka n'est pas le seul à estimer que l'on peut s'arranger avec la Constitution et l'État de droit lorsqu'il s'agit de lutter contre le terrorisme. -Après plus de sept heures de débats à l'Assemblée nationale, les députés ont voté à 4h53 le projet de loi prolongeant l'état d'urgence, cela dans un hémicycle inhabituellement garni pour cette heure. 489 députés ont voté pour, 26 contre et 4 se sont abstenus. Le projet de loi du gouvernement a été légèrement modifié : une centaine d'amendements ont été examinés en séance mais seule une poignée a été adoptée. Comme demandé par une partie de la droite, cette quatrième prolongation de l'état d'urgence depuis les attentats du 13 novembre a été portée à six mois, contre trois mois initialement prévus dans le projet gouvernemental."UNE GAUCHE FIGÉE DANS UNE POSTURE"En dehors de cette durée supplémentaire, gouvernement et majorité n'ont accédé, à ce stade, qu'à quelques demandes de l'opposition. L'Assemblée a ainsi voté la possibilité de fouiller bagages et véhicules, sans instruction du procureur, sous ce régime d'exception. Les députés ont aussi supprimé, en matière de terrorisme, toute automaticité de réduction de peines, ce qui était une proposition de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015.Mais pour l'opposition, la réponse du gouvernement n'est pas suffisante. Invité ce mercredi de la matinale de France Inter, le député LR des Yvelines, David Douillet, a fait savoir son mécontentement : "six mois, oui, mais c'est ce qu'on met à l'intérieur de cet état d'urgence qui compte", explique-t-il. "À droite, on a eu de cesse que d'alimenter en nouvelles idées, en nouvelles prérogatives pour lutter encore plus fort contre le terrorisme. Et à part quelques exceptions qui sont trop rares, tous les amendements ont été rejetés par une gauche que l'on sent complètement sclérosée, figée dans une posture". Une gauche qui "se réfugie systématiquement derrière cette sacro-sainte Constitution" promulguée en 1958."ON EST LÀ POUR CHANGER TOUT ÇA"Et l'ancien champion olympique, soutien de Nicolas Sarkozy dans la course à la primaire à droite, d'ajouter : "Mais on est là pour changer tout ça. Il faut qu'on aille beaucoup plus loin. Les Français nous le demandent".Un peu plus tôt dans la nuit, c'est l'intervention de Laurent Wauquiez qui a suscité la colère de la majorité socialiste à l'Assemblée nationale : le député de Haute-Loire et président d'Auvergne-Rhône-Alpes avait (une nouvelle fois) défendu le principe de centres de rétention pour les "suspects" d'actes terroristes. "Dans ceux à l'origine de très nombreux attentats terroristes au cours des derniers mois, il y avait très souvent des individus qui étaient surveillés par les réseaux de renseignement, classés dans les fichiers S, et qui, si vous aviez appliqué cette mesure, n'auraient pas pu passer à l'acte", a accusé Laurent Wauquiez, demandant de "changer le droit". Là où "vous invoquez les libertés personnelles des terroristes, nous disons : il n'y a pas de liberté pour les ennemis de la République", a-t-il ajouté, sous les huées d'une partie de la gauche. "Dehors, facho", a-t-on même pu entendre sur certains bancs."UNE FORMULE CHOQUANTE"Manuel Valls lui a vertement répliqué, dénonçant des propos "inadmissibles". "Je ne crois pas que ce soit un dérapage de votre part, je pense que c'est une stratégie de votre part, que je ne confonds pas avec la droite républicaine. Cette stratégie, elle vous emportera", a-t-il prédit. "La France dont je dirige le gouvernement ne sera pas celle où seront instaurés des centres où l'on enferme de manière indéterminée, pour un temps indéterminé, des individus que l'on suspecte", a ajouté le Premier ministre, selon qui "la notion même de suspect a entraîné ce pays à des moments donnés, dans son histoire au cours des deux derniers siècles, dans le pire". "Je ne me laisserai jamais entraîner par un opportuniste dans cette voie-là", a-t-il conclu sous les applaudissements de son camp, après avoir aussi critiqué une mesure "inconstitutionnelle" et contraire à la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH). S'il s'est globalement "félicité" de la tenue du débat, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a lui déploré une "formule choquante" de Laurent Wauquiez. Il a également trouvé "choquant" que certains à droite puissent "laisser à penser que nous pouvons trouver de la force pour la République en reniant nos engagements sur nos textes fondamentaux, règles de droit et la Déclaration des droits de l'homme". Et ce proche de François Hollande d'estimer que "la dérive populiste emportera tous ceux qui y cèderont".Au nom du groupe LR, le député de l'Yonne, Guillaume Larrivé, a jugé que "les règles juridiques ne doivent pas être l'alibi pour l'inaction". Outre des "procès d'intention", il a reproché à la majorité de gauche de s'enfermer "dans un confort routinier alors que nous avons proposé des avancées" pour durcir la législation anti-terroriste.
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Le site archéologique de Mycènes, l'un des plus imposants de la préhistoire grecque, frôlé par un feu de forêt dimanche, n'a pas subi de dégâts majeurs, a assuré lundi la ministre grecque de la Culture, après une inspection des ruines.
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"Les dégâts causés au site archéologique sont aussi minimes que possible, car les services d'incendies ont agi rapidement et la végétation sèche a été enlevée du secteur", a déclaré la ministre Lina Mendoni sur place.L'incendie s'était déclaré dimanche à la mi-journée près du site érigé à l'âge de Bronze dans le Péloponnèse, à environ 120 km au sud-ouest d'Athènes. Les flammes ont léché les ruines près du tombeau du héros homérique Agamemnon, le roi de Mycènes et chef des Achéens pendant la guerre de Troie, entraînant l'évacuation immédiate des visiteurs et du personnel.La cité de Mycènes, qui surplombe la plaine de l'Argolide, au nord-est du Péloponnèse, donna son nom à la civilisation mycénienne qui a prospéré entre 1.600 et 1.100 avant Jésus Christ, et joué un rôle essentiel dans le développement de la culture grecque classique.Sa célèbre porte des Lionnes, vieille de 3.250 ans, qui marque l'entrée de la cité antique, a été noircie par les fumées, selon des photos publiées lundi.Le site restait fermé aux visiteurs lundi mais son musée archéologique, qui jouxte les ruines, a réouvert au public.La ministre de la Culture a indiqué que l'ensemble du site de Mycènes rouvrirait bientôt, ajoutant que les "visiteurs ne verraient qu'un peu d'herbe brûlée au sol".La Grèce est confrontée chaque été à de violents feux de forêts, attisés par la sécheresse, les vents violents et une température dépassant souvent les 30 degrés.Il y a 13 ans, le site d'Olympie, berceau des jeux olympiques modernes, avait été touché par un incendie. Les temples et les stades de la cité, située au nord-ouest du Péloponnèse, avaient été préservés par les pompiers mais des dizaines d'habitants vivant dans les environs avaient péri.
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La mort à Atlanta d'un homme noir tué par un policier blanc a ravivé la colère des manifestants contre le racisme aux Etats-Unis et provoqué la démission de la cheffe de la police de cette ville du Sud, la mobilisation contre le racisme se poursuivant à travers le monde.
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Lundi, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a donné son feu vert à un débat urgent sur le racisme et la violence policière, demandé par les pays africains.Le décès vendredi soir de Rayshard Brooks, 27 ans, survient alors que les Etats-Unis et le monde entier sont secoués par une vague de protestations après la mort de George Floyd, un Afro-Américain qui a péri le 25 mai asphyxié sous le genou d'un policier blanc à Minneapolis (Minnesota). Le médecin légiste a qualifié dimanche d'homicide la mort de Rayshard Brooks. Le restaurant de la chaîne Wendy's près duquel il avait été mortellement blessé par balle par un policier a été incendié samedi alors que des centaines de personnes manifestaient dans la capitale de l'Etat de Géorgie, bloquant une autoroute.La maire d'Atlanta, Keisha Lance Bottoms, dont le nom a été avancé comme possible colistière du démocrate Joe Biden pour l'élection présidentielle de novembre, a annoncé samedi la démission "immédiate" d'Erika Shields, qui dirigeait la police de la ville depuis plus de 20 ans.- Colère "légitime" -Selon un rapport officiel, Rayshard Brooks, 27 ans, s'était endormi dans sa voiture sur l'allée du drive-in du restaurant et des employés de l'établissement ont appelé la police parce que son véhicule bloquait les clients.L'homme était en état d'ébriété et a résisté lorsque deux policiers blancs ont voulu l'arrêter, affirme le Bureau d'enquête de l'Etat de Géorgie (GBI).Les images de l'incident, rendues publiques dimanche par la police, montrent une lutte entre les agents et le suspect qui réussit à s'emparer du pistolet Taser de l'un des policiers et prend la fuite.Mais alors que le GBI affirme que M. Brooks "s'est retourné et a pointé le Taser vers l'agent qui a utilisé son arme", les images montrent que le suspect a le dos tourné au policier quand il est blessé. Transporté dans un hôpital et opéré, il est mort peu après, précisent les enquêteurs, selon lesquels un agent a été blessé.Le policier qui a tiré, Garrett Rolfe, a été renvoyé de la police d'Atlanta et le deuxième agent impliqué affecté à des tâches administratives, a rapporté la chaîne de télévision ABC News. Selon le quotidien local Atlanta Journal-Constitution, le procureur du district de Fulton, Paul Howard, a indiqué que son bureau allait décider d'ici le milieu de la semaine des poursuites à engager.C'est le 48e cas de fusillade impliquant un policier sur lequel le GBI enquête depuis le début de l'année, selon le quotidien. Quinze de ces fusillades ont été mortelles."En Géorgie, un Taser n'est pas une arme mortelle", a déclaré à la presse un avocat agissant au nom de la famille de la victime, Chris Stewart, "il y avait d'autres options que de lui tirer dans le dos".Rayshard Brooks, père de quatre enfants, avait célébré le jour-même le huitième anniversaire de sa fille, selon l'avocat.L'ex-élue afro-américaine de Géorgie Stacey Abrams, autre colistière potentielle de Joe Biden, a jugé dimanche "légitime" la colère des manifestants. "Un homme a été tué parce qu'il dormait dans une allée et nous savons que ce n'est pas un incident isolé", a-t-elle expliqué.James Clyburn, représentant démocrate afro-américain de Caroline du Sud, s'est dit révolté. "Il n'était nul besoin d'utiliser la force létale. Et je ne sais pas ce qui a poussé ce gars à faire cela. Ce doit être dans la culture. Ce doit être le système", a-t-il déclaré sur CNN. Prenant ses distances avec le slogan "defund the police" (couper les fonds à la police), il a estimé que "la police a un rôle à jouer" et que "nous devons faire en sorte que son rôle se conforme à l'époque".- Chaîne humaine à Berlin -En Europe, où se sont poursuivies durant le week-end des manifestations anti-racisme en Allemagne, France, Grande-Bretagne ou Suisse, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé lundi la création d'une commission sur les inégalités raciales.Il a appelé à s'attaquer à la "substance" du racisme et pas aux symboles après de récentes dégradations de statues, disant "vouloir changer le discours pour qu'on arrête ce sentiment de victimisation et de discrimination". Pour l'opposition travailliste, "les Noirs ne jouent pas les victimes, ils protestent précisément parce que le temps des études est révolu et c'est maintenant le temps de l'action". Le président français Emmanuel Macron a assuré dimanche que la France se montrera "intraitable" face au racisme mais "n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire" et "ne déboulonnera pas de statue". Human Rights Watch l'a appelé à des "réformes concrètes" pour couper court aux "contrôles d'identité abusifs et discriminatoires" et au "racisme au sein des forces de l'ordre".
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Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées contre les violences faites aux femmes, samedi 6 octobre à Paris. L'appel à ce rassemblement avait été lancé par Muriel Robin, notamment.
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"Justice pour les femmes". Tel est le slogan scandé par plus d'un millier de femmes réunies devant l'ancien palais de justice de Paris, samedi 6 octobre, dans le cadre d'un rassemblement contre les violences faites aux femmes. Ces manifestants ont répondu à l'appel de plusieurs personnalités, notamment Muriel Robin. Parmi les participants, on pouvait voir la députée de La France insoumise Clémentine Autain, la maire de Paris Anne Hidalgo ou la sénatrice socialiste Laurence Rossignol."Nous n'avons pas le droit de lâcher ces femmes. Ce n'est pas que aujourd'hui qu'il faut se rassembler", a lancé Muriel Robin à cette occasion. Devant des manifestants portant des banderoles "sauvons les femmes" ou des photos de victimes de violences conjugales, la comédienne a également clamé : "Vous n'y êtes pour rien, il n'a pas le droit". Invitant les personnes présentes à se prendre par la main, elle a ajouté : "Regardez cette chaîne, c'est fort et beau. (...) Ça nous concerne tous et toutes".470.000 signatures pour la pétition de Muriel RobinPour Muriel Robin, ce rassemblement était aussi l'occasion de réclamer une "augmentation du budget aux associations qui accompagnent les victimes", la "création de centres d'hébergement dans tous les départements", "la formation des hommes de loi", "l'éviction systématique du conjoint violent et le port obligatoire du bracelet électronique".La comédienne, qui s'est récemment distinguée pour avoir joué dans un téléfilm le rôle de Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre en 2012 de son mari violent après 47 ans d'enfer conjugal, avait appelé à ce rassemblement il y a quelques semaines pour que les victimes de violences conjugales "ne meurent plus dans l'indifférence totale". Signataire, avec 87 autres personnalités, d'une tribune dans le Journal du dimanche, elle a également lancé une pétition en ligne intitulée "Sauvons celles qui sont encore vivantes", qui a recueilli plus de 470.000 signatures.En 2016, 225.000 femmes ont subi des violences conjugales et 123 ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit environ une tous les trois jours.
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Facebook a critiqué lundi la sévérité d'une loi sur la désinformation en vigueur à Singapour, et pointé une menace pour la liberté d'expression, après avoir été de nouveau contraint à bloquer une page dans la cité-Etat.
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Cette loi promulguée en octobre permet au gouvernement d'obliger les plateformes internet à apposer des messages d'avertissement sur les publications qu'il juge fausses, et à ordonner le blocage des pages. Elle est la cible des critiques des géants de l'internet tels Facebook, Twitter et Google, comme des défenseurs des droits de l'Homme.Objet du litige cette fois : la page Facebook "National Times Singapour", que le pouvoir a accusé de publier de fausses informations, notamment lorsqu'elle a affirmé que "toute critique" du gouvernement était interdite en vertu de cette loi.Le gouvernement a demandé à l'auteur de la page de publier une bannière signalant que c'est faux, mais il a refusé, et Facebook s'est vu contraint de bloquer l'accès à la page à Singapour.Interrogé sur ce blocage, Facebook a souligné être "légalement obligé" de s'y conformer.Mais selon un porte-parole, "de tels ordres de blocage sont sévères et risquent d'être utilisés à mauvais escient pour étouffer les voix et points de vue sur internet"."La liberté d'expression est un droit fondamental, et nous travaillons dur pour protéger et défendre cette importante liberté à travers le monde", a ajouté ce porte-parole.La page était administrée par l'activiste opposé au gouvernement Alex Tan, qui vit en Australie et a été accusé à plusieurs reprises de répandre de fausses nouvelles sur une variété de sujets.Quatre pages qu'il exploite ont désormais été bloquées, selon les autorités.Selon un site du gouvernement dédié à la lutte contre la désinformation, Tan "continue de publier des mensonges qui faussent la compréhension du public de la loi (de désinformation) et de la façon dont elle a été appliquée".
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L'islamologue devra pointer une fois par semaine au commissariat.
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La cour d'appel de Paris a ordonné jeudi la mise en liberté sous contrôle judiciaire de Tariq Ramadan, incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour des viols qu'il conteste, a annoncé son avocat à l'AFP.La libération de l'islamologue suisse de 56 ans est soumise au versement d'une caution de 300.000 euros, a précisé son avocat Emmanuel Marsigny. Tariq Ramadan, qui doit remettre son passeport suisse, a interdiction de quitter le territoire, d'entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins. Il devra pointer une fois par semaine au commissariat."Je vais rester en France et défendre mon honneur"Son défenseur compte déposer le chèque de caution certifié dès vendredi 16 novembre afin d'obtenir sa sortie de prison le plus rapidement possible. Tariq Ramadan devrait ensuite être domicilié en Ile-de-France. "Je vais rester en France et défendre mon honneur et mon innocence", avait déclaré l'islamologue suisse de 56 ans, plus tôt dans la journée, alors qu'il plaidait pour sa demande de mise en liberté sous caution.L'islamologue est incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour "viols", après le dépôt de plaintes de deux femmes, à l'automne 2017. Tariq Ramadan a finalement reconnu le 22 octobre avoir eu un rapport sexuel avec ces deux femmes mais il a affirmé aux juges d'instruction que ces relations étaient "consenties".
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