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Cette campagne n'a officiellement rien à voir avec le mouvement des "gilets jaunes", assure un salarié de La République en marche à Franceinfo.
La grogne des "gilets jaunes" embarrasse le gouvernement, qui comptait notamment sur la disparition des cotisations sociales pour les salariés, visible sur les fiches de paye depuis le mois d'octobre, pour voir le moral des Français remonter. L'entourage du Premier ministre Édouard Philippe estime que ce mouvement contre la hausse des prix du carburant tombe particulièrement mal, souligne ce mardi 20 novembre RTL. "On s'aperçoit que 5 euros d'APL en moins font plus d'effet que 20 euros de taxe d'habitation en moins !", déplore Matignon.Pas question pour autant de renoncer. "Renoncer à notre ambition nous ferait perdre sur les deux tableaux, l'ardeur réformatrice ET ceux qui la combattent", explique l'entourage du chef du gouvernement. Pour défendre les mesures du gouvernement pour le pouvoir d'achat, La République en marche (LREM) a décidé de distribuer pas moins d'un million de tracts avec pour slogan "Ça, c'est du concret", rapporte ce mardi Franceinfo. Les papiers se déclinent en plusieurs couleurs : jaune pour la taxe d'habitation, bleu pour le travail et rose pour les mesures en faveur des plus modestes avec à chaque fois des chiffres et des exemples concrets.Une campagne qui n'a officiellement rien à voir avec le mouvement des "gilets jaunes". LREM a décidé de lancer cette campagne mi-octobre, mais "on avait déjà senti les inquiétudes sur le pouvoir d'achat", ² expliqué un salarié du parti présidentiel à la station. Cette dernière précise que les 2.000 comités locaux de LREM vont recevoir ces tracts en fin de semaine.
En revanche, "il y aurait eu moins de féminicides que d'habitude", a indiqué Marlène Schiappa.
Les violences conjugales ont-elle augmenté durant le confinement, comme le redoutaient les associations d'aide aux victimes ? "Il y a eu cinq fois plus de signalements sur la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr" pendant les huit semaines de confinement, a indiqué jeudi 21 mai sur France Inter la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa. Il y a également eu 36% de signalements et d'interventions des forces de l'ordre en plus, qui ne débouchent pas toutes sur une plainte.En revanche, "il y aurait eu, je mets beaucoup de guillemets et beaucoup de prudence, moins de féminicides que d'habitude", a poursuivi la secrétaire d'Etat, évoquant un féminicide "tous les 4,2 ou 4,4 jours" au lieu d'un tous les trois jours ou deux jours et demi. "Toutes les portes ne se sont pas encore ouvertes et je suis prudente sur les situations dramatiques que l'on pourrait découvrir", a-t-elle ajouté. Marlène Schiappa craint d'ailleurs "qu'il y ait davantage de féminicides" et une "décompensation" des violences contre les femmes en période de déconfinement. S'agissant des signalements dans les "points contacts" mis en place pour aider les femmes victimes de violences, "près de 500 personnes" sont "passées dans les hypermarchés". "On peut considérer que c'est pas beaucoup mais si à 500 reprises il y a eu une femme qui a trouvé un accompagnement, un hébergement, c'est positif", a-t-elle estimé. "Dans les pharmacies, il y a eu des signalements qui ont donné lieu à des gardes à vue et à la protection de femmes", a-t-elle assuré. La secrétaire d'Etat a également fait état de "200 appels" d'hommes à la ligne dédiée à l'accompagnement des hommes violents ou s'apprêtant à le devenir. Tous ces dispositifs vont être maintenus après le confinement. Par ailleurs, le confinement a renforcé les inégalités au sein du foyer. "On a commandé une étude qui montre que dans 63% des familles, c'est la femme qui a fait la totalité des repas pendant tout le confinement", note Marlène Schiappa, qui estime qu'"historiquement, cela n'a pas le même sens de renvoyer les hommes et les femmes à la maison".La secrétaire d'Etat a par ailleurs indiqué travailler à "la généralisation de l'arrêt de bus à la demande en soirée et la nuit", dans le cadre d'un plan de lutte contre le harcèlement de rue qui sera mis en place à partir de lundi. Elle a aussi évoqué le développement d'un réseau de "lieux sûrs", avec le code "demandez Angela" permettant de demander de l'aide, déjà mis en oeuvre dans plusieurs villes de France. Elle a également précisé qu'elle réunirait avec le secrétaire d'Etat aux Transports les plateformes VTC pour travailler "sur l'intégration d'un module de lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans l'examen pour devenir chauffeur". En France, la compagnie Uber est visée par une série de plaintes de clientes accusant des chauffeurs d'agressions, certaines reprochant à la plateforme une réaction inappropriée ou inefficace. "Uber va offrir 1.000 trajets en partenariat avec le 3919 pour conduire des femmes au commissariat ou dans leur nouvel hébergement", a déclaré Marlène Schiappa.
Les pompiers qui avaient stoppé l'incendie de cette voiture n'avaient pas remarqué le corps qui se trouvait à l'intérieur, rapporte La Provence.Macabre découverte mardi 15 novembre. Un homme a découvert un corps dans une voiture calcinée, sur un chemin près de l'autoroute A8, à hauteur de Trets à un peu moins de 30 kilomètres à l'est d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), révèle le quotidien La Provence.
Vers 1 heure, dans la nuit de lundi à mardi, les pompiers étaient intervenus sur cette voiture en feu. Ces derniers n'ont pas remarqué qu'un corps se trouvait sur le siège passager. Un raté surement dû au produit moussant utilisé pour maîtriser les incendies, indique La Provence.Plusieurs témoins ont indiqué aux autorités avoir entendu des coups de feu dans la nuit du 14 au 15 novembre, dans la zone où se trouve le véhicule. Mais ces coups de feu pourraient également être dus à un exercice militaire organisé à quelques kilomètres, précise le quotidien régional. La section de recherches de Marseille a été saisie de l'enquête et une autopsie est prévue mercredi 16 novembre, pour déterminer les circonstances du décès et l'identité de la victime qui pourrait être le propriétaire de la voiture, un homme de 56 ans. Cet homme, un habitant des environs est très peu connu des services de police.
Avant le vote, elle appelait ses collègues à lui donner l'investiture pour "casser le plafond de verre pour les femmes".
Principale concurrente de Richard Ferrand pour l'investiture de la République en marche (LREM), Barbara Pompili n'a pas digéré sa défaite, dénonçant devant ses collègues députés un "choix de merde", rapporte le Canard Enchaîné mercredi 12 septembre.Lundi, comme tous les candidats à la présidence de l'Assemblée nationale, la députée de la Somme était invitée à prononcer un discours devant les députés de son groupe. Elle en a profité pour battre en brèche les sous-entendus sur son ralliement tardif à Emmanuel Macron. Certains de ses collègues prenaient, en effet, un malin plaisir à rappeler qu'elle n'avait rejoint le futur président que le 21 mars 2017 -moins de trois semaines avant le premier tour de la présidentielle-, et qu'elle était restée ministre de François Hollande jusqu'au 7 mai."La force de ce groupe est de rassembler des gens qui se sont mis en marche plus ou moins tard", a déclaré Barbara Pompili, citée par le Canard enchaîné. "D'ailleurs, le Premier ministre, Édouard Philippe, n'a pas voté pour Emmanuel Macron au premier tour", aurait-t-elle glissé, provoquant des remous dans les rangs des députés LREM, à l'image de la proche du chef de gouvernement, Amélie de Montchalin, qui aurait poussé un "oh" désapprobateur. Insuffisant pour convaincre ses collègues, qui investiront, un peu plus tard Richard Ferrand. "Vous avez fait un choix de merde, vous allez le payer très cher", aurait-elle déclaré, amère, devant quelques députés LREM.Facilement investi par les députés LREM, Richard Ferrand, 56 ans, jusque-là chef de file du groupe, est assuré d'être élu ce mercredi 12 septembre président de l'Assemblée nationale lors du vote à bulletin secret de l'ensemble des élus, du fait de la majorité dont disposent les "marcheurs" (312 députés sur 577).
Un automobiliste anglais a été contrôlé vendredi 10 mai à 248 km/h au volant de sa Ferrari. Il a expliqué aux gendarmes vouloir se rendre au Grand Prix de Formule 1 de Barcelone, rapporte France 3 Occitanie.
Pas besoin de circuit pour faire de la Formule 1. C'est ce que semble avoir pensé un automobiliste anglais. Vendredi 10 mai, il a été contrôlé par les gendarmes à 248km/h sur l'autoroute A75, en Lozère. Il était au volant d'une Ferrari, rapporte samedi 11 mai France 3 Occitanie. Ce même jour, une autre Ferrari, a été contrôlée par les gendarmes du peloton motorisé d'Antrenas. Cette fois à 201km/h. "On doit ces deux records d'inconscience à deux citoyens britanniques""On doit ces deux records d'inconscience à deux citoyens britanniques en transit vers l'Espagne et le grand prix de Formule 1 de Barcelone," ont expliqué les gendarmes à France 3 Occitanie. Le Grand Prix d'Espagne se tient ce week-end dans la capitale catalane. Les deux chauffards ont dû payer respectivement 600 et 500 euros de consignes. Leur permis ne leur a pas été retiré, bien qu'ils fassent l'objet d'une rétention administrative. Mais les conducteurs ont dû toutefois repartir comme passagers de leurs luxueuses voitures.
Bernard Stiegler, philosophe très critique du système capitaliste qui avait consacré ses recherches aux mutations provoquées dans la société par le numérique, est mort à l'âge de 68 ans, a annoncé le Collège international de philosophie.
Penseur engagé à gauche, qui prenait position contre les dérives libérales de la société, Bernard Stiegler a axé sa réflexion sur les enjeux des mutations - sociales, politiques, économiques, psychologiques - portées par le développement technologique.Il avait notamment analysé les risques que faisaient peser ces changements sur l'emploi traditionnel, prédisant sa disparition.L'annonce de son décès a suscité vendredi une vague de réactions émues. Le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique Cédric O a salué la mémoire d'"un penseur libre et engagé, toujours soucieux de mettre le progrès technologique au service de l'humain".L'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filipetti a fait part de sa "tristesse d'apprendre la disparition d'un esprit fécond et subtil, d'un grand penseur de notre temps"."Sous le choc de la disparition de Bernard Stiegler, philosophe essentiel des temps modernes, cherchant à allier la réflexion la plus pointue et l'expérience de terrain la plus concrète. Nous avions récemment tissé des liens de travail passionnant", a pour sa part commenté le réalisateur et militant écologiste Cyril Dion sur Twitter.Bernard Stiegler a été directeur de l'Institut de recherche et d'innovation (IRI) créé au Centre Pompidou pour imaginer les mutations des pratiques culturelles entraînées par les technologies numériques. Il a aussi été le fondateur et président d'un groupe de réflexion philosophique, Ars industrialis, qui s'est transformé cette année en Association des Amis de la Génération Thunberg. Ses membres "sont déterminés à prolonger son oeuvre à travers programmes de recherche internationaux et expérimentations locales", ont-ils affirmé dans un communiqué.- Case prison -Né à Villebon-sur-Yvette (Essonne) en 1952, il avait un parcours très atypique puisqu'il avait suivi à distance des études de philosophie en prison, où il était resté cinq ans après plusieurs braquages de banque à main armée. Une expérience sur laquelle il était revenu pendant le confinement dans les pages du quotidien Le Monde.Soutenu par Jacques Derrida, Bernard Stiegler avait soutenu sa thèse à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales en 1993.Parmi ses nombreux essais, il avait publié en janvier "Qu'appelle-t-on panser ? La Leçon de Greta Thunberg", dans lequel il s'interrogeait sur l'inaptitude des Etats et des entreprises à répondre aux demandes écologiques, en estimant que les sciences devaient être autonomes par rapport au capitalisme.Il était aussi l'auteur de "L'emploi est mort. Vive le travail!", "Etats de choc: bêtise et savoir au XXIe siècle" et coauteur, avec Denis Kambouchner et Philippe Meirieu, de "L'école, le numérique et la société qui vient"."Il était un penseur engagé dans la vie sociale - il redonnait à la pensée ses vertus de soin et de souci de l'autre et du monde. Sa voix en ces temps de péril va terriblement nous manquer", ont commenté sur Twitter ses éditeurs (Les liens qui libèrent).Bernard Stiegler devait participer fin août à Arles à un nouveau festival sur la relation de l'homme à la nature, "Agir pour le vivant".Sa fille Barbara Stiegler est également une philosophe reconnue, enseignant à l'université de Bordeaux-Montaigne.
"L'islam politique est un danger majeur qui remet en question les fondements de notre société", estime l'ancien ministre.
La lutte contre l'islamisme et l'islam politique n'a pas "été la priorité d'Emmanuel Macron jusque-là", a déploré le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR). Il appelle dimanche 13 octobre dans le Journal du dimanche (JDD) le chef de l'Etat à "changer" et met en garde contre des risques d'"affrontement"."J'appelle à une offensive républicaine" contre "l'islamisme qui gangrène notre pays", a affirmé M. Bertrand, pour qui "l'islam politique est un danger majeur qui remet en question les fondements de notre société". "Mais cela n'a clairement pas été la priorité d'Emmanuel Macron jusque-là", a déploré M. Bertrand, selon qui "nous avons perdu deux ans". Emmanuel Macron avait appelé mardi "la Nation tout entière" à "faire bloc" pour combattre "l'hydre islamiste", lors d'un hommage aux quatre fonctionnaires tués par un de leurs collègues au sein de la préfecture de Paris.Pour Xavier Bertrand, "jusqu'à cette semaine" le chef de l'État "ne mesurait pas à quel point la situation est grave et que les intégristes ont une stratégie claire : provoquer une guerre des civilisations". Mais "on est en guerre, monsieur le Président. Alors il faut changer", a lancé M. Bertrand, qui refuse "comme Manuel Valls" le "principe d'excuse sociale". "Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamiste, il faut donc un budget de guerre", a-t-il ajouté, en fustigeant les "contradictions", la "faiblesse" et "l'inconscience" du gouvernement. Un an après les propos de Gérard Collomb -"on vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face" dans les quartiers-, M. Bertrand a regretté que l'ancien ministre de l'Intérieur n'ait pas pris "des mesures pour éviter ce face-à-face"."Un jour, des gens ne supporteront plus de baisser la tête en rentrant chez eux. Les affrontements sont programmés si on n'agit pas de façon très ferme et résolue", a-t-il mis en garde.Parmi les solutions, M. Bertrand a évoqué l'idée de "bloquer techniquement" les contenus haineux sur internet, voire "une amende qui peut s'élever à plusieurs millions" pour les plateformes refusant d'agir. "Il faudra compléter la Constitution" pour préciser que les partis "doivent respecter, aussi, le principe de laïcité", a ajouté M. Bertrand, partisan d'interdire les listes communautaristes.
Le président fait appelle à la solidarité "sanitaire et budgétaire" de l'Union européenne pour surmonter "ensemble" cette "crise vitale".
"Est-ce que l'UE, la zone euro se résument à une institution monétaire et un ensemble de règles, très assouplies, qui permettent à chaque Etat d'agir de son côté ? Ou agit-on ensemble pour financer nos dépenses, nos besoins dans cette crise vitale ?", questionne Emmanuel Macron. "Nous ne surmonterons pas cette crise sans une solidarité européenne forte, au niveau sanitaire et budgétaire", a répondu le chef de l'Etat. Face aux "réticences" de Berlin, le président français en appelle à la solidarité budgétaire européenne, dans un entretien donné vendredi soir aux journaux italiens le Corriere de la Serra, La Stampa et La Repubblica. Neuf pays européens, dont la France et l'Italie, ontappelé mercredi à lancer des "emprunts Corona", un emprunt commun à toute l'Union européenne permettant de faire face à l'épidémie, mettant la pression sur l'Allemagne, opposée à toute mutualisation des dettes. "Il peut s'agir d'une capacité d'endettement commune, quel que soit son nom, ou bien d'une augmentation du budget de l'UE pour permettre un vrai soutien aux pays les plus touchés par cette crise", a détaillé Emmanuel Macron. "Le montant est secondaire, c'est ce signal qui compte, à travers l'endettement commun ou le budget commun", a-t-il ajouté. Face aux "réticences" de pays comme l'Allemagne, "on ne peut pas lâcher ce combat", a insisté le président de la République.De son côté, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a de nouveau appelé samedi l'Union européenne "à ne pas commettre des choix tragiques" face au coronavirus, sinon "l'édifice européen tout entier risque de perdre, aux yeux de nos propres citoyens, sa raison d'être", dans un entretien au quotidien Il Sole 24 Ore. "L'inertie laisserait à nos enfants le fardeau immense d'une économie dévastée", estime le Premier ministre dans les colonnes du quotidien de référence des milieux économiques et financiers. "Nous voulons être à la hauteur de ce défi? Alors lançons un grand plan, un 'European Recovery and Reinvestment Plan' (en anglais, ndlr), qui soutienne et relance l'économie européenne toute entière".Lors du Conseil européen de jeudi, "plus qu'un désaccord, il y a eu une confrontation dure et franche" avec la chancelière allemande Angela Merkel, "parce que nous sommes en train de vivre une crise qui fait un grand nombre de victimes chez nos concitoyens et cause une récession économique sévère". "Je représente un pays qui souffre beaucoup et je ne peux pas me permettre de tergiverser", a-t-il observé, alors que l'Italie a enregistré plus de 9.000 morts depuis l'arrivée de la pandémie dans la péninsule. "En Italie, mais aussi dans d'autres Etats membres, nous sommes contraints de faire des choix tragiques".Lors du Conseil européen, "à mes collègues qui raisonnaient en terme de MES (Mécanisme européen de Stabilité, ndlr), j'ai répondu qu'il n'y avait pas besoin de s'épuiser, parce que ce n'est pas ce dont nous avons besoin maintenant", raconte-t-il. "Le MES est un instrument mis au point pour porter secours aux Etats membres affrontant des tensions financières liés à des chocs asymétriques. Le coronavirus au contraire est en train de causer un choc symétrique, avec pour effet de plonger dans la dépression, de manière synchrone et totalement inattendue, nos systèmes économiques et sociaux." Giuseppe Conte y voit "quelque chose de complètement différent par rapport à la crise de 2008. Nous nous trouvons à un moment critique de l'histoire européenne".
Combat des mots sur Twitter entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le guide suprême iranien Ali Khamenei, sites israéliens piratés et allégations d'attaques informatiques contre des installations stratégiques: la rivalité Israël-Iran s'intensifie sur le terrain de la cyberguerre.
Ce nouveau chapitre dans les relations entre les deux ennemis coïncide avec le 20e anniversaire du retrait par l'armée israélienne du Liban-Sud, territoire sous influence du Hezbollah libanais proche de Téhéran, et "Yom Yeroushalayim" en hébreu ou "Rouz Jihani Quds" en persan. Ce "jour de Jérusalem" a deux significations totalement différentes selon les camps, Israël célébrant son contrôle de la partie orientale de la Ville sainte en 1967 et l'Iran son soutien aux Palestiniens qui s'opposent à l'annexion de Jérusalem-Est et au projet sioniste en général."Nous allons soutenir et prêter assistance à toute nation ou tout groupe qui s'oppose et combat le régime sioniste", a ainsi écrit mercredi le guide suprême iranien sur son compte Twitter.Il a aussi affirmé que la "nature du régime sioniste était incompatible avec la paix car les sionistes cherchent à accroître leur territoire", et accusé Israël de "terrorisme d'Etat". "Eliminer le régime sioniste ne veut pas dire éliminer les Juifs (...) Mais +éliminer Israël+", a ajouté le leader iranien, en appelant à chasser des "voyous comme Netanyahu". - "Solution finale" ? -Sur sa page web, l'ayatollah Khamenei appelle à une "Palestine libre" avec en sous-titre "la solution finale: la résistance jusqu'au référendum"."Les menaces de Khamenei de réaliser la +solution finale+ contre Israël rappellent le plan nazi de +solution finale+ pour la destruction du peuple juif", a répliqué dans la nuit le Premier ministre israélien. "Il devrait savoir que tout régime qui menace Israël d'extermination fera face au même danger", a-t-il ajouté. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a riposté jeudi à M. Netanyahu jugeant "dégoûtant que ceux dont la civilisation a trouvé une +solution finale+ dans les chambres à gaz attaquent ceux qui cherchent une vraie solution par les urnes, par le biais d'un référendum", a-t-il tweeté. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui s'est rendu la semaine dernière à Jérusalem pour discuter de l'Iran, a fustigé les commentaires "haineux et antisémites" du guide suprême iranien, et le chef de la diplomatie européenne Josp Borrell a dénoncé des "menaces contre la paix et la sécurité internationale".De son côté, l'Allemagne a condamné "fermement (...) les appels à la destruction d'Israël", selon une source au ministère des Affaires étrangères, parlant de propos "absolument inacceptables".Mais après les tweets, Israël s'est réveillé avec une série d'attaques informatiques ciblant des sites internet d'entreprises locales, de municipalités et d'ONG avec pour message: "le compte à rebours pour la destruction d'Israël a commencé il y a déjà bien longtemps".Un lien mène à une vidéo de Tel-Aviv bombardée, à feu et à sang, avec écrit "soyez prêts pour une grosse surprise" et signé "hackers of the Saviors".L'attaque n'a causé "aucun dommage aux infrastructures nationales", a assuré à l'AFP le Directorat israélien de la cybersécurité qui n'a pas directement incriminé l'Iran mais avait mis en garde récemment contre des actes de piratages informatiques pour le "jour de Jérusalem iranien".- "Pieuvre iranienne" -Plus tôt cette semaine, le Washington Post avait fait état d'une cyberattaque israélienne contre le port iranien de Shahid Rajaei, situé sur le détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique pour le trafic pétrolier international. Or elle a été effectuée en représailles à une autre cyberattaque contre des installations hydrauliques civiles en Israël, selon le quotidien américain. En Israël, les autorités n'ont confirmé aucune des deux attaques, tout en laissant planer le doute par un langage parfois métaphorique."La pieuvre iranienne déploie ses tentacules pour nous attraper en différents lieux (...) Nous devons accroître la pression diplomatique, économique, militaire et technologique, et agir dans d'autres secteurs", a déclaré lundi Naftali Bennett, lors de son discours de départ à la tête du ministère de la Défense.Avant les dernières attaques informatiques, Israël avait bombardé des cibles pro-iraniennes dans la Syrie voisine.Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, l'Etat hébreu y a mené des centaines de frappes contre les forces de Damas mais aussi contre celles de l'Iran, du Hezbollah et autres groupes pro-Téhéran, qui participent à la guerre aux côtés du régime.Sous pression en raison de ces bombardements et la crise du coronavirus, l'Iran, pays le plus affecté au Moyen-Orient par la pandémie, est désormais en "position de retrait" en Syrie, a affirmé jeudi l'armée israélienne. "Les Iraniens tentent définitivement de nouvelles manières de combattre Israël".
Âgé de 71 ans, le prince Charles présente de légers symptômes mais "reste en bonne santé", a assuré Clarence House dans un communiqué. La reine Elizabeth II, âgée de 93 ans, est en bonne santé, assure Buckingham Palace.
Son isolement au château de Balmoral, en Ecosse, ne l'aura pas protégé. Le prince Charles, 71 ans, a été testé positif au nouveau coronavirus et présente de légers symptômes, ont annoncé mercredi 25 mars ses services. "Le prince de Galles a été testé positif au coronavirus. Il présente des symptômes bénins, mais reste en bonne santé et a travaillé de la maison ces derniers jours, comme d'habitude", ont annoncé ses services mercredi 25 mars.Son épouse Camilla Parker-Bowles n'est pas contaminée. "Conformément aux conseils du gouvernement et des médecins, le prince et la duchesse s'auto-isolent maintenant chez eux en Ecosse", précise Clarence House. Le porte-parole du prince héritier de la couronne britannique a expliqué qu'il était impossible de dire où et quand il avait contracté le Covid-19, tant il a multiplié les engagements publics ces dernières semaines. D'après le palais de Buckingham, sa mère la reine Elizabeth II, âgée de 93 ans, est en bonne santé. Charles ne l'a pas vue depuis le 12 mars dernier. Elle réside actuellement avec son époux, le duc d'Edimbourg, âgé de 98 ans, au château de Windsor. Le Royaume-Uni déplorait mardi soir 422 morts pour 8.077 cas officiellement testés positifs. La tendance s'accélère ces derniers jours, menaçant de submerger les services hospitaliers avec le risque d'un scénario à l'italienne. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a finalement décrété lundi un confinement de la population du Royaume-Uni pour au moins trois semaines afin de freiner la propagation de la pandémie.
Une plainte pour viol au sein d'une école maternelle a été déposée par la famille d'un garçon de 5 ans. Une cellule psychologique a été ouverte.
"Stupéfaction" et "effroi" sont les termes employés par le maire d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour évoquer les soupçons de viol qui pèsent au sein d'un établissement scolaire de la ville. Une plainte a été déposée jeudi 14 février par le père d'un enfant de 5 ans qui aurait décrit des violences sexuelles commises le jour même au sein de l'école maternelle Paul-Langevin. D'après Le Parisien, un homme a été placé en garde à vue puis remis en liberté après avoir été mis hors de cause. Selon BFMTV, les faits présumés auraient eu lieu après l'heure du déjeuner. Le petit garçon, avec l'autorisation de son institutrice, se serait rendu aux toilettes où il aurait été suivi puis abusé par un employé de restauration, selon le récit du père fait aux enquêteurs. L'enfant n'aurait rien dit jusqu'à son retour chez lui, où il aurait fini par se confier à sa mère ayant remarqué des taches de sang.Auprès du Parisien, une source proche de l'enquête estime que l'agression sexuelle "pourrait ne pas être récente" et commise par un individu qui "ne serait pas de l'école". Ces soupçons sont étudiés par les enquêteurs de la brigade des mineurs de la Sûreté territoriale du Val-de-Marne."Nos premières pensées vont à la victime et à sa famille. Il appartient désormais à la police et à la justice de faire toute la lumière sur ces faits", a écrit le maire Philippe Bouyssou dans un communiqué de presse. Il a, en outre, annoncé la mise en place d'une cellule psychologique pour "accompagner l'école dans ces moments très difficiles".
Yannick Jadot était au micro de BFMTV ce vendredi 21 août. Il a affirmé croire "en la victoire de l'écologie en 2022".
La vague verte des Municipales va-t-elle tenir jusqu'à la présidentielle ? Yannick Jadot y croit. Le député européen EELV était sur BFMTV ce vendredi 21 août, il a réitéré ses ambitions pour 2022. "Aujourd'hui, il y a un regard, une curiosité, une adhésion aux idées écologistes. Il faut être mature, il faut avoir la responsabilité de porter notre discours", a-t-il remarqué. Yannick Jadot (EELV): "Je crois à la victoire de l'écologie en 2022, elle peut battre le libéralisme technocratique"par BFMTV"Je crois en la victoire de l'écologie en 2022. L'écologie peut battre le libéralisme technocratique qu'incarne Emmanuel Macron, l'extrême-droite, le nationalisme qu'incarne Marine Le Pen. Nous pouvons gagner. Mais pour gagner, il faut se préparer et s'organiser", a prévenu Yannick Jadot.Un candidat "avant janvier"Le député a précisé dans une interview accordée à Libération.fr mercredi 19 août que le candidat écologiste pour la présidentielle sera désigné "avant janvier", "par les militants". "Je m'y prépare", a-t-il fait savoir à l'AFP jeudi.Avant la présidentielle, deux scrutins sont dans la ligne de mir de Yannick Jadot : les régionales et les départementales, prévues en 2021. Il faut "qu'on soit parfaitement en ordre de marche pour les régionales, c'est une élection essentielle - le transport, le tissu industriel, la culture, l'ensemble des compétences, des prérogatives des régions, sont très fortes. On va avoir les départementales. On voit la précarité sociale qui explose dans notre pays. Des quartiers en difficulté, des familles nombreuses en difficulté. Les départements, c'est l'aide sociale. Donc il faut qu'on soit prêts. Ne nous laissons pas perturber par des divisions internes, un climat délétère qui pourrait s'installer", a estimé le député européen.
De nombreuses personnalités sont décédées depuis que la crise du coronavirus est apparue, pendant ou après le confinement. Laissant place à des cérémonies plus intimistes que prévues, comme le décrit Le Parisien notamment.
Ils sont quelques dizaines, artistes, politiques ou lettrés à s'être éteints depuis que le coronavirus est apparu dans le monde. Des noms, des visages que tous ou presque connaissaient et qui au final, n'ont pas réellement eu le droit à un dernier au revoir, comme l'explique Le Parisien. Car règles sanitaires obligent, les cérémonies religieuses ont été réduites au strict minimum pendant le confinement, souvent pas plus d'une dizaine de personnes, et donc impossible de procéder à quelconque hommage. A l'exception de Guy Bedos peut-être, décédé le 28 mai dernier et qui a eu droit à une cérémonie post-confinement plus "grandiose" avec 300 invités et 2 000 personnes qui attendaient à l'extérieur, les autres ont eu droit à des cérémonies "a minima". Parfois au plus grand désespoir de leurs familles. Cérémonies écourtées, nombre d'invités restreints... le premier "à en faire les frais" fut Manu Dibango, décédé le 24 mars. D'origine camerounaise, il vivait à Paris et a été enterré dans la capitale, mais une partie de sa famille est restée au Cameroun et des rituels du pays n'ont pu être effectués. Le 24 mars, date où le dessinateur Albert Uderzo a aussi perdu la vie. Le créateur d'Astérix et Obélix n'a eu le droit qu'à quelques hommages lui aussi. Une intimité voulue Situation un peu différente pour le grand acteur Michel Piccoli décédé d'un accident vasculaire cérébral le 12 mai, un jour après le déconfinement. Incinéré le jour de sa mort, le réalisateur a vu dans la foulée ses cendres dispersées dans l'Eure où il résidait. Seule sa famille proche était présente selon ses vœux. Comme le rappelle CNews, des politiques sont aussi partis, à l'image de Patrick Devedjian (mort le 28 mars), salué par toute la classe politique le temps d'une journée. Ancien maire du 16e arrondissement de la capitale, Claude Goasguen est lui aussi décédé et ses obsèques ont eu lieu dans l'intimité. Hommage à venir ? Pour le parolier et académicien, Jean-Loup Dabadie, direction l'île de Ré où il avait une maison. Des personnalités et amis comme Julien Clerc n'ont pu se rendre à ses obsèques en raison de la limitation des 100 kilomètres en vigueur à l'époque, mais d'autres comme Jean Becker ou Julie Arnold, qui étaient sur l'île à ce moment-là, ont pu y assister. Reste le cas de Christophe. Enterré le 7 mai en plein confinement, c'est dans un Paris vide que ses obsèques se sont tenues. Mais il s'agissait d'une volonté du chanteur, rappelle Le Parisien qui disait en 2016 : "Moi je ne ferai pas d'enterrement". Si les gens ne peuvent toujours pas fleurir sa tombe, il y aura bien un hommage "dès que les conditions le permettront", explique sa femme. D'autres comme Denise Millet ou Pape Diouf sont également décédés pendant cette période. Eux aussi n'ont peut-être pas eu l'hommage dont ils auraient pu prétendre.
En dénonçant le harcèlement sexuel dont elles se disent victimes dans leurs médias, deux femmes journalistes du Bénin ont provoqué un vif débat de société qui a secoué jusqu'aux hautes sphères de l'Etat.
"J'en avais marre. J'en avais ras-le-bol. D'année en année, j'ai subi le harcèlement, mais cette fois-là, c'en était trop. J'ai cherché de l'aide partout dans mon environnement professionnel et je n'en ai pas eue", confie Angéla Kpeidja, journaliste à l'ORTB, la télévision nationale du Bénin, dans une interview à l'AFP.Tout a commencé par une publication Facebook, dans laquelle la journaliste affirme que "le harcèlement sexuel a encore droit de cité" dans les médias béninois.Dans ce post largement partagé, cette femme de 46 ans déplore notamment, qu'au sein de ses collègues, "la religion de tous est devenu le silence dans la frustration".Rebondissant sur l'affaire, Priscile Kpogbemabou, ancienne journaliste de la chaîne de télévision privée Etélé, lui a emboîté le pas en dénonçant dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, les pratiques des patrons de presse à l'égard des femmes."C'est rare d'avoir des femmes qui décident à visage découvert de témoigner... Il faut avoir du cran", salue Zakiath Latoundji, présidente de l'Union des professionnels des médias du Bénin.- 'Second rang et pudeur' -C'est effectivement un "fait assez rare", souligne Karen Ganyé Gbédji, socio-anthropologue à Cotonou: "Ces femmes ont décidé de prendre leur souffrance à bras le corps" dans une société sous l'emprise "du régime patriarcal et des us et coutumes qui imposent à la femme le second rang et la pudeur".En effet, bien que la majorité des réactions aient été plutôt positives, les deux femmes ont été la cible de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux. Une semaine après cette dénonciation historique, Angéla Kpeidja garde un air quelque peu abattu et le visage fatigué."Je savais qu'il y aurait des voix pour dire des choses sur ma personne, mais je me suis dit, il faut que cela cesse", confie-t-elle, "je n'avais plus rien à perdre"."Pourquoi voudrait-on, à diplôme égal, que la femme couche avec son supérieur hiérarchique avant de travailler ou de connaître une promotion? Il faut dire non", lance-t-elle.La voix d'Angéla Kpeidja a d'ailleurs été entendue et après sa dénonciation, le rédacteur en chef adjoint de la chaîne a été suspendu et une enquête a été ouverte par la justice.- Déballages -Si le harcèlement en milieu professionnel n'est pas spécifique au monde des médias, Zakiath Latoundji reconnaît qu'il y est une "réalité". "Des plaintes de façon formelle", son union n'en a pas reçues. Mais "quand vous discutez avec les femmes des médias, il y a des déballages que vous recevez".Depuis mars dernier, le syndicat travaille à la mise en place d'un mécanisme et d'une cellule juridique pour écouter, appuyer et accompagner les journalistes victimes de harcèlement.Mais la réponse à ces dénonciations qui ont secoué tout le Bénin est venue d'encore plus haut.A quelques semaines des élections municipales prévues le 17 mai, le président Patrice Talon s'est invité dans le débat et a reçu en audience celle qui a dénoncé les faits et certains de ses responsables hiérarchiques. "Je me suis intéressé au sujet, convaincu que de nombreuses femmes béninoises dans le cadre de leur travail peuvent être sujettes à ces pratiques répréhensibles", a écrit le président sur sa page Facebook. "L'acte posé par Mme Angela Kpeidja sera le déclencheur d'une aube nouvelle pour faire en sorte que les victimes d'abus à caractère sexuel soient mieux protégés", s'est engagé le chef de l'Etat.Patrice Talon, critiqué par ses opposants pour son autoritarisme, s'est démarqué de ses prédécesseurs et du conservatisme de la société béninoise, et a frappé fort auprès de l'électorat féminin. "La parole du chef de l'Etat est une parole forte", se réjouit Me Huguette Bokpè Gnacadja, avocate et militante du droit des femmes. "Les médias sont censés nous accompagner dans notre combat de lutte contre les violences faites aux femmes", s'inquiète-t-elle, mais si "cela se passe" au sein d'un média national, "on a des raisons de se poser des questions".
La ministre des Transports cherche à rassurer, après la publication d'informations inquiétantes sur l'état du réseau SNCF.
Au lendemain des révélations concernant les problèmes de maintenance du réseau ferré français parues dans Le Parisien, Elisabeth Borne, la ministre des Transports, réagit et promet des moyens. "On va tous être vigilants à ce que des correctifs soient apportés à court et moyen terme", a assuré la ministre sur RTL. Ces révélations sont issues d'un rapport de l'Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF), le gendarme ferroviaire français."L'EPSF est dans son rôle de signaler les insuffisances", a déclaré Elisabeth Borne. "S'il y avait un problème de sécurité immédiat, l'EPSF pourrait décider d'arrêter immédiatement un équipement et la circulation, et il ne l'a pas fait." Le Parisien avait affirmé mardi que des problèmes de maintenance ayant conduit à des accidents comme celui de Brétigny en 2013 "persistent" à la SNCF. Le quotidien s'appuyait sur un rapport partiel et confidentiel de l'EPSF, couvrant l'audit technique de 14.000 km du réseau SNCF (qui en compte près de 30.000 au total). 'Un défi pour la SNCF"Elisabeth Borne y voit les conséquences de "décennies de sous-investissement et de 'tout-TGV'", et a rappelé que le gouvernement s'était engagé il y a un an à porter l'effort de modernisation des voies ferrées à 3,6 milliards d'euros par an, soit "50% de plus que ce qui se faisait au cours de la dernière décennie". "Il faut que tous ces travaux se mettent en œuvre, ce qui est un véritable défi pour la SNCF", a-t-elle insisté. Interrogée par l'AFP, cette dernière a estimé que "pour juger de l'état de la sécurité, il faut regarder le nombre d''accidents de sécurité remarquables' signalés par l'EPSF, et qui a baissé de 30% en trois ans".
La loi "Lagleize", qui entend "redonner du souffle au budget des Français", a passé le cap de l'Assemblée nationale. Ses dispositions les plus innovantes doivent désormais être précisées par des ordonnances à l'initiative du gouvernement.
Les députés ont adopté une proposition de loi MoDem qui vise à réduire le coût du foncier, tout en renvoyant à des ordonnances une des principales dispositions qui vise à généraliser un "nouveau droit de propriété". Le texte qui entend "redonner du souffle au budget des Français" sur le logement, selon son rapporteur Jean-Luc Lagleize, a été adopté en première lecture par 80 voix et 10 abstentions dans le cadre d'une journée consacrée aux propositions MoDem. Le ministre du Logement Julien Denormandie a salué un texte "extrêmement important" fruit d'une "co-construction", la proposition reprenant une partie des propositions du député centriste dans un rapport remis au Premier ministre. Une des dispositions les plus innovantes consiste à généraliser à l'ensemble des logements un "troisième droit de propriété" en plus de la propriété classique foncière, et celle par démembrement (nue-propriété et usufruit) en dissociant le bâti du foncier. Un particulier pourrait ainsi être propriétaire des murs de son logement mais pas du terrain sur lequel il est bâti.La mesure a été renvoyée à des ordonnances à l'initiative du gouvernement et avec l'aval du rapporteur, ce qu'ont déploré plusieurs élus d'opposition. Le ministre s'est dit "profondément convaincu", de la pertinence du dispositif mais a estimé qu'il fallait qu'il soit bien sécurisé s'engageant à avancer de manière "la plus rapide possible". Ce dispositif existe déjà pour les ménages modestes via les organismes de foncier solidaire (OFS) et l'idée est de permettre de l'élargir à tous les logements via des offices foncier libre (OFL). Dans un communiqué, le ministre souligne que "ce dispositif a su convaincre les collectivités, avec une vingtaine d'OFS créées en 2 ans" (y compris à Paris) et "plus de 8.400 logements" programmés, ajoutant que "fort de son succès son principe sera élargi prochainement" grâce aux OFL.Parmi les autre mesures de la proposition MoDem, figure la suppression à compter de 2021 des ventes aux enchères lors des cessions de foncier par l'État ou les collectivités, au motif qu'elles ont un impact "délétère" sur les prix. A l'initiative de LREM, elle a été limitée aux zones tendues, Julien Denormandie vantant déjà un changement majeur avec "l'arrêt du tout-adjudication". A l'issue des débats, les élus d'opposition ont exprimé leur déception, jugeant la proposition "malmenée" par LREM et le gouvernement (PCF) ou "affaiblie" (UDI-Agir). Le ministre a lui mis en avant l'"immense avancée" de la création des OFL tout en reconnaissant que le recours aux ordonnances n'est "jamais satisfaisant" pour les parlementaires.
Le lancement de la boutique en ligne des produits dérivés de l'Élysée ne manque pas de faire réagir. Ancien locataire du palais présidentiel, François Hollande s'est lui aussi laissé aller à une petite plaisanterie sur le sujet sur France 3.
François Hollande ne perd pas son sens de l'humour. L'ancien président de la République est connu pour ses traits d'esprit, y compris à l'égard de ceux qui, comme lui, ont occupé la fonction présidentielle. Dimanche 16 septembre, dans l'émission "Dimanche en politique" diffusée sur France 3, c'est donc avec une certaine ironie qu'il a réagi à l'ouverture, la veille, d'une boutique en ligne des produits dérivés de l'Élysée. "Je suis très attaché à Limoges, c'est tout ce que je peux vous dire", a ainsi déclaré dans un sourire l'ancien chef de l'État.Une déclaration qui survenait après la polémique qui a suivi le lacement de ces produits dérivés. Polémique selon laquelle les mugs "Élysée" avaient été estampillés, à tort, "porcelaine de Limoges", et ce alors qu'ils sont en réalité décorés près de Toulouse. Le palais présidentiel a donc fait savoir, samedi, qu'il allait mettre un terme à sa collaboration avec l'entreprise Mug in France, en charge de la fabrication de ces mugs."Chacun met ce qu'il veut sur l'assiette"Les produits dérivés de l'Élysée sont également vendus ce week-end dans la cour d'honneur du palais à l'occasion des Journées du patrimoine. Parmi ces goodies, on trouve notamment un mug à l'effigie d'Emmanuel Macron. Et l'initiative n'a pas manqué de faire réagir François Hollande. "C'est bien qu'il y ait des produits qui soient proposés au moment des visites des Journées du patrimoine. Après, chacun met ce qu'il veut sur l'assiette, ce qui compte, c'est ce qu'il y a dans l'assiette à un moment ou à un autre", a ainsi ironisé l'ancien président de la République.
Aussi longtemps qu'il restera des soldats britanniques survivants de la Seconde Guerre mondiale, le nom de Vera Lynn, chanteuse britannique morte jeudi à 103 ans, continuera d'insuffler une bouffée douce-amère de nostalgie.
Cette légende du Royaume-Uni, surnommée la "fiancée des forces armées", a soutenu, durant toute la guerre, le moral des troupes avec ses ballades riantes et patriotiques. Elle parcourut des milliers de kilomètres pour visiter les contingents en Egypte, Inde, Birmanie, visita des hôpitaux et se produisit dans des usines d'armements.Sur les champs de bataille, en France, aux Pays-Bas, en Italie, au Maghreb et même jusqu'en Extrême-Orient: partout où il y avait une radio, les hommes se rassemblaient au son de "(There'll be Bluebirds over) the white cliffs of Dover" (1941) ou de "We'll meet again" (1939) et pour nombre d'entre eux, ces paroles surannées chantées à pleine voix par cette jeune femme blonde à la silhouette élancée leur ont offert des ailes pour combattre les nazis.En mars, juste avant de souffler ses 103 bougies en pleine pandémie de nouveau coronavirus, Vera Lynn a encouragé la population à retrouver "le même esprit qui nous a traversés la guerre".Peu après, la reine Elisabeth II lui a emprunté le titre de sa célèbre chanson en concluant une allocution exceptionnelle aux Britanniques par "We will meet again" ("Nous nous retrouverons").Et le 8 mai, faute de commémorations de masse pour les 75 ans de la capitulation de l'Allemagne nazie, la population confinée était appelée à entonner le morceau."Dame Vera Lynn", comme elle est appelée au Royaume-Uni depuis son anoblissement, s'est éteinte jeudi "entourée de sa famille proche", a indiqué sa famille dans un communiqué.- A 92 ans, devant Eminem -Née le 20 mars 1917 à East Ham, une banlieue modeste de Londres, Vera Margaret Welch chante dès l'âge de sept ans, sous le nom de sa grand-mère. A partir de 1935, elle se produit à la radio avec les orchestres de danse de Joe Loss puis de Charlie Kunz. Elle rencontre Harry Lewis, un clarinettiste et saxophoniste qu'elle épouse en 1941. Le couple, soudé jusqu'à la mort du musicien en 1998, a une fille. Durant le conflit, elle lance sa propre émission sur la BBC, "Sincerely Yours", et participe à trois films de guerre. Après l'armistice, son succès se confirme aux Etats-Unis où elle devient la première Britannique à se retrouver numéro un des ventes américaines en 1952 avec sa version du thème allemand "Auf Wierdersehen Sweetheart".Avec l'avènement du rock, la chanteuse au charme désuet sombre quelque peu dans l'oubli. Régulièrement, elle participe aux commémorations du débarquement en France et de l'armistice en Europe, restant la championne vocale des anciens combattants. En 1995, elle donne à l'âge de 78 ans son dernier concert public à l'occasion du jubilé de la Reine. Celle-ci l'a honorée à de multiples reprises. En 2009 à 92 ans, elle devient l'artiste la plus âgée à figurer dans le Top 20 des albums les plus vendus au Royaume-Uni avec sa compilation "We'll Meet Again - The very best of Vera Lynn". Elle dame le pion au rappeur américain Eminem. "Cette musique peut paraître un peu fade aux oreilles des jeunes gens. Mais pour nous, elle était stimulante et pleine de sens", affirme-t-elle au micro de la BBC le jour de son centième anniversaire. Son dernier album, "Vera Lynn 100" sorti à cette occasion avait pulvérisé un nouveau record en devenant numéro 3 du classement britannique. En mai dernier, dans le contexte du 75e anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie le 8 mai 1945, l'album s'était retrouvé à la 30e place des charts britanniques, faisant de "Dame Vera" l'artiste la plus âgée à figurer dans le top 40 des albums les plus vendus au Royaume-Uni.
Après la tuerie de Charlie Hebdo et l'assassinat de Montrouge, la cour d'assises spéciale de Paris replonge à partir de lundi dans l'horreur de la prise d'otages de l'Hyper Cacher le 9 janvier 2015, au cours de laquelle quatre hommes, tous juifs, ont été tués.
Quatre heures d'angoisse, de violence et d'effroi: pour la cour, qui juge depuis trois semaines 14 personnes pour leur soutien logistique présumé aux auteurs des attentats, l'examen de l'attaque perpétrée par Amédy Coulibaly marque une nouvelle étape forte du procès."Pour l'ensemble des Français juifs", l'attaque jihadiste contre l'Hyper Cacher a provoqué "un traumatisme, une plaie qui n'est pas refermée", rappelle à l'AFP Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Signe de l'ampleur du traumatisme, seule une partie des ex-otages viendra témoigner. Trop "dur" pour les autres, explique un avocat de parties civiles, Me Elie Korchia, en rappelant que nombre de survivants sont partis vivre en Israël après le drame. Il est 13H00 le 9 janvier 2015 quand Amédy Coulibaly fait irruption dans la supérette Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, armé d'un fusil d'assaut, de pistolets, d'un gilet pare-balle et de bâtons d'explosifs.Après avoir tué un employé, Yohan Cohen, puis deux clients, Philippe Braham et Michel Saada, il force une caissière à fermer le rideau métallique, retenant en otage une vingtaine de personnes. Sept autres clients, dont un bébé, sont restés cachés dans une chambre froide.Durant les longues heures de séquestration, un troisième client est assassiné: Yoav Hattab. Ce Tunisien de 21 ans avait tenté de s'emparer de l'une des armes d'Amédy Coulibaly, sans parvenir à tirer.C'est finalement un assaut du RAID et de la BRI -- quelques minutes après celui lancé contre une imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) où s'étaient réfugiés les frères Chérif et Saïd Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo -- qui met fin à la prise d'otages.Ces derniers ont été libérés. Amédy Coulibaly, lui, a été tué.- Ex-mentors et ex-épouses -Cinq ans après l'attaque, la cour va se pencher lundi sur le déroulé de la prise d'otage, avant d'entendre mardi et mercredi des rescapés, dont l'ex-caissière Zarie Sibony et l'ancien magasinier Lassana Bathily, qui avait dissimulé des otages dans la chambre froide."Les images filmées par Amédy Coulibaly" avec sa caméra GoPro "ne seront pas diffusées", a fait savoir vendredi le président de la cour, Régis de Jorna, jugeant qu'elles n'étaient "pas utiles à la manifestation de la vérité" et qu'il était "inutile de rajouter de l'horreur à l'horreur"."Certaines photos" de "certaines scènes de crime" pourront cependant être "choisies" par la cour et projetées à l'audience, a néanmoins prévenu M. de Jorna, en avertissant qu'elles pouvaient "heurter la sensibilité".Après ces trois jours, la cour s'intéressera au profil et aux motivations des trois auteurs des attentats, avec une série d'auditions très attendues.Trois de leurs anciens mentors sont convoqués: Peter Chérif, incarcéré et mis en examen dans un volet disjoint de l'affaire, qui doit être entendu par visio-conférence, Farid Benyettou, qui se présente comme un repenti, et Djamel Beghal, vétéran du jihad afghan.La venue de cette figure de l'islamisme radical, qui vit en Algérie depuis qu'il a été déchu de sa nationalité française puis expulsé en 2018, reste néanmoins très incertaine, selon une source proche du dossier.Vendredi, ces témoignages seront complétés par l'audition des ex-épouses des frères Kouachi, Izzana H. et Soumia B.. Face aux enquêteurs, elles avaient indiqué n'avoir pas eu vent des projets de leurs maris.Les quatorze accusés, soupçonnés notamment d'avoir fourni ou recherché des armes pour les tueurs, encourent des peines allant de 10 ans de prison à la réclusion criminelle à la perpétuité.Parmi eux, trois sont jugés par défaut, dont la compagne en fuite d'Amédy Coulibaly, Hayat Boumeddiene.
Avec la population la plus âgée au monde et ses masses urbaines, le Japon était vu comme une proie toute désignée pour le coronavirus. Mais l'archipel semble avoir évité le pire jusqu'à présent, pour des raisons qui restent encore floues.
Le pays de 126 millions d'habitants a recensé quelque 16.000 cas de Covid-19 sur son sol depuis le début de la crise sanitaire, pour 687 décès, des chiffres très nettement inférieurs à ceux relevés en Europe et aux Etats-Unis.Diverses hypothèses ont été avancées pour tenter d'expliquer ce phénomène, comme la culture du port du masque, déjà très répandue au Japon avant l'apparition du Covid-19, un faible taux d'obésité ou la façon de saluer à distance, sans bise ni poignée de mains.Dans un registre plus farfelu, des habitudes alimentaires ont aussi été évoquées, comme la grande consommation de poisson, riche en vitamine D, ou de "natto" (graines de soja fermentées), censés renforcer les défenses immunitaires.Face au net reflux du nombre de nouveaux cas ces dernières semaines, le Premier ministre Shinzo Abe devrait annoncer jeudi la levée de l'état d'urgence pour la plupart des préfectures du pays, avec deux semaines d'avance sur le calendrier initial.Mais ce succès apparent est contesté. Des experts pensent que les chiffres officiels sont bien en-deçà de la réalité, en raison d'une pratique limitée des tests, réservés aux personnes présentant des symptômes aigus.- Facteurs "non mesurables" -Le Japon n'a mené en date du 11 mai que 218.200 tests depuis le début de la crise, selon le ministère de la Santé. Soit de loin le plus faible niveau par habitant parmi les pays du G7, d'après le site de statistiques Worldometers."Personne ne sait" si le nombre réel de cas de coronavirus au Japon est "10, 12 ou 20 fois supérieur" aux chiffres officiels, a admis Shigeru Omi, l'un des conseillers médicaux du gouvernement."Tester, tester, tester n'est pas la politique du Japon", a défendu Kazuto Suzuki, professeur de politiques publiques à l'université de Hokkaido (nord), jugeant qu'avec un taux de 7,5% de tests s'avérant positifs, ce qui est fait est suffisant.Les données officielles "ne signifient pas forcément que nous gérons bien" la situation, a toutefois estimé Ryuji Koike, le directeur adjoint d'un grand centre hospitalier de Tokyo.Selon lui, la baisse du nombre de nouveaux cas "n'est pas due à l'action du gouvernement" mais plutôt à des facteurs "non mesurables" liés aux habitudes des Japonais, comme une bonne hygiène et la distance sociale ancrée dans la culture locale.Le Japon a été exposé très tôt à la crise sanitaire avec l'arrivée début février du bateau de croisière Diamond Princess, qui était à l'époque le plus grand foyer d'infections hors de la Chine, l'épicentre d'origine du coronavirus.Critiqué pour sa gestion de la crise du Diamond Princess, le gouvernement a ensuite frappé fort en demandant dès fin février la fermeture des établissements scolaires dans tout le pays.Les cas au Japon ont malgré tout sensiblement augmenté fin mars. L'accès au pays a été fermé à un nombre croissant de non ressortissants. Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence début avril.- Action "inégale" -Ce dispositif est toutefois bien plus souple qu'ailleurs, permettant aux autorités régionales d'inviter les habitants à rester chez eux le plus possible et à certains commerces non essentiels de fermer temporairement, mais sans sanctions pour les récalcitrants.Le gouvernement a aussi mis sur pied un vaste plan d'aide totalisant 117.000 milliards de yens (plus de 1.000 milliards d'euros), tant pour soutenir les entreprises que la population, avec notamment une allocation forfaitaire de 100.000 yens (environ 860 euros) pour chaque résident du pays.Mais le Premier ministre a accumulé les maladresses. Sa décision de distribuer deux masques en textile lavables par foyer, dont la qualité est critiquée, a été notamment copieusement moquée. L'action de Shinzo Abe a été "inégale", selon Tobias Harris, expert de la politique japonaise du cabinet Teneo."Je pense qu'il a eu du mal à anticiper les événements depuis le début, il n'a pas assez efficacement communiqué et il a été desservi par ses lieutenants", a ajouté M. Harris, interrogé par l'AFP.Selon un récent sondage pour l'agence de presse Kyodo News, 57,5% des personnes interrogées étaient insatisfaites de l'action du gouvernement face à la pandémie, avec seulement 34,1% d'opinions favorables.
Le réseau national de surveillance aérobiologique place 11 départements en vigilance rouge en raison d'un risque d'allergie "très élevé". La douceur des températures explique cette situation.
Des allergies saisonnières avant le printemps. Les risques de réaction allergique au pollen sont "très élevés" dans onze départements du sud-ouest de la France, selon un bulletin du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).Les territoires concernés (Alpes-Maritimes, Aveyron, Aude, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales, Tarn, Var, Vaucluse) sont en vigilance rouge, soit le niveau maximal sur l'échelle établie par le RNSA, à cause des pollens de cyprès, arbre qui se distingue par sa pointe et sa forme érigée. "Les pollens de cyprès gagnent aussi du terrain sur le reste du pays vers le Nord, l'Est et l'Ouest mais en plus faible quantité que dans le Sud", précise l'association spécialisée dans l'étude du contenu de l'air en particules biologiques.Le reste de la moitié du sud du pays se trouve en vigilance orange pour un risque "élevé" lié aux pollens d'aulne, de frêne, noisetier, de cyprès. "Les pollens de frêne et de peuplier seront en progression sur les prochains jours. Présents encore essentiellement sur la Méditerranée, ils gagneront de plus en plus de terrain", précise le RNSA, qui a mis sa carte à jour vendredi 22 février. Météo douceCette résurgence précoce des risques d'allergie est liée au beau temps inattendu en ce début d'année. "L'ensoleillement de ce mois de février est excédentaire sur l'ensemble du pays. Cela s'explique par les conditions anticycloniques qui perdurent depuis le 12 février sur la France et favorisent un temps sec et globalement très ensoleillé", remarque Météo France, qui s'interroge sur des possibles records d'ensoleillement pour un mois de février.Le Réseau national de surveillance aérobiologique alerte aussi sur la pollution atmosphérique "qui peut exacerber les symptômes d'allergie aux pollens en fragilisant notamment les voies respiratoires", alors qu'un épisode de pollution aux particules fines PM10 a été récemment observé en Normandie et en Île-de-France.
Marine Le Pen a estimé mardi que "l'opacité est organisée", notamment sur les tests en période de déconfinement, critiquant à nouveau les "incohérences" du gouvernement dans la crise sanitaire.
"L'opacité est organisée, clairement", a déclaré sur RFI la présidente du Rassemblement national, qui a critiqué à nouveau les "incohérences" et les "manquements" du gouvernement "depuis le début" de la crise du coronavirus."On continue à nous mentir sur le nombre de tests disponibles", a estimé la cheffe du RN. "On nous explique que depuis hier normalement il y a 700.000 tests possibles par semaine. En fait on était avant-hier à 150.000 par semaine".La candidate déjà déclarée à la présidentielle de 2022 "attend de voir, avec des exemples précis d'ailleurs, si véritablement, tous ceux qui auront des symptômes seront testés et si leurs cas contacts (...) seront également testés".Marine Le Pen a par ailleurs dit porter "un regard positif" sur la nouvelle revue "Front populaire" du philosophe Michel Onfray, pour qui la crise sanitaire révèle notamment la "sauvagerie de la mondialisation", le "dévoiement de l'Europe", et la "collusion des médias et du pouvoir".Cette revue est soutenue par l'infectiologue controversé Didier Raoult. Le philosophe avait déclaré à l'automne "souscrire" aux thèses de François Asselineau, président de l'UPR et partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne (Frexit)."Toute initiative qui vise à ouvrir la liberté d'expression (va) dans le bon sens" et "réunir dans un média des gens qui croient en la nation, qui sont opposés à cette vision mondialiste sans-frontièriste, ultralibérale, ne peut évidemment que me réjouir", a affirmé la cheffe du RN."Si ça peut convaincre des Français supplémentaires de rompre avec ce système, ce sera évidemment une très bonne chose", a-t-elle ajouté.
Interrogé par Jean-Jacques Bourdin ce mercredi, le Premier ministre a indiqué vouloir décaler la mise en oeuvre de la réforme de l'assurance-chômage et rouvrir les négociations sur les retraites.
Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé mercredi sur RMC et BFMTV son intention de "décaler la mise en oeuvre" de la réforme de l'assurance-chômage, dont les syndicats réclamaient l'abandon. Indiquant qu'il "approuvait" cette réforme "faite au moment où la France avait (...) engrangé la plus forte baisse" du chômage et avant la crise du Covid-19, M. Castex a estimé que "le fil conducteur, c'est la vie quotidienne des gens, donc on adapte nos outils aux réalités dans leur intérêt".Réunir les partenaires sociauxSi l'exécutif avait fait comprendre qu'il reviendrait sur le durcissement de l'ouverture de droits (six mois de travail sur les 24 derniers depuis le 1er novembre contre quatre sur 28 avant), il restait flou sur deux mesures prévues au 1er septembre: le nouveau calcul de l'allocation pour ceux, souvent précaires, qui alternent contrats courts et chômage d'une part et la dégressivité après six mois pour les haut salaires d'autre part.Sur le dossier des retraites, le Premier ministre a indiqué mercrediqu'il souhaitait réunir "ensemble" les partenaires sociaux "avant le 20 juillet". Il souhaite "rouvrir les négociations" sur le volet universel de la réforme, se pencher sur le financement et souhaite réunir les partenaires sociaux "tous ensemble avant le 20 juillet", après les avoir reçu séparément jeudi 9 et vendredi 10.
Actuellement, selon la somme héritée, l'impôt sur les successions, comprend des barèmes progressifs, avec des tranches allant jusqu'à 60 % en cas de lien de parenté éloigné.
Hériter va-t-il devenir encore plus compliqué ? Lors d'une conférence de presse, vendredi 14 septembre, Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche, a déclaré que le gouvernement voulait "ouvrir une réflexion sans tabou" sur la fiscalité des successions pour lutter contre la "progression des inégalités de naissance". Droits de succession : réforme en vue ?par franceinfo"L'outil privilégié pour corriger" les "inégalités de naissance", "c'est l'impôt sur les successions", a souligné Christophe Castaner. "Il est complexe, il est mal accepté, il n'a pas vraiment suivi l'évolution de la société et les nouvelles formes familiales. Dès lors, il nous semble essentiel d'ouvrir une réflexion sans tabou sur une refonte en profondeur de la fiscalité sur les successions", a-t-il poursuivi.Une volonté "ne peut que signifier une augmentation"Selon la somme héritée, l'impôt sur les successions, comprend des barèmes progressifs, avec des tranches allant jusqu'à 60 % en cas de lien de parenté éloigné. Mais en réalité, de nombreux abattements ont été mis en place pour permettre aux transmissions d'être plus faiblement taxées.Une refonte de cette fiscalité "ne peut que signifier une augmentation", analyse une source au sein de LREM, avançant que la volonté du gouverner était de libérer l'épargne au profit de l'investissement et de valoriser le travail plutôt que l'héritage."Une nation de simples héritiers plus qu'un pays où coule la sève féconde des innovateurs"Cette réforme s'inscrit dans la volonté de lutte contre "la rente de situation au détriment de la rente d'innovation" d'Emmanuel Macron qui l'avait expliqué dans une interview au magazine Le 1 en septembre 2016. "Nous courons donc le risque d'être une nation de simples héritiers plus qu'un pays où coule la sève féconde des innovateurs", avait-il souligné.Début 2017, un rapport de l'organisme public France stratégie avait déjà appelé à "revoir en profondeur" cette fiscalité pour lutter contre "l'apparition d'une société à deux vitesses".
En trois ans, cette fausse victime des attentats de Paris et de Saint-Denis, condamnée mardi à trois an de prison ferme, a touché 77.000 de la part du Fonds de garantie des victimes de terrorisme. Pour faire croire à son statut de victime, cet homme de 29 ans avait fourni une fausse place de concert et avait fourni des photos du Bataclan trouvées sur internet.
Le prévenu avait même entamé les démarches pour bénéficier de la médaille de reconnaissance aux victimes de terrorisme. Il avait affirmé être une victime des attentats de Paris et Saint-Denis. "J'étais pris dans un engrenage, je suis désolé": Jean-Luc B., 29 ans, a reconnu mardi 12 mars qu'il n'était pas au Bataclan lors de l'attaque jihadiste le 13 novembre 2015 à Paris. La fausse victime a été condamnée à trois ans de prison ferme et six mois avec sursis, rapporte Le Parisien mercredi 13 mars. Il lui était également reproché d'avoir escroqué 77.000 euros au Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) entre janvier 2016 et janvier 2019. Il était inscrit sur la "Liste unique des victimes" établie par le parquet de Paris, ce qui lui avait ouvert des droits à l'indemnisation. "J'étais pris dans un engrenage, j'ai fait tout ça sur un coup de tête mais je ne voulais pas en arriver là", s'est justifié cet homme, sous l'œil de plusieurs familles de victimes des attentats. "J'étais dans un mal-être général, ma copine venait de me quitter et mes entraîneurs sportifs aussi, je n'allais pas bien".Rapprochement avec le frère d'une des victimes Outre trois ans de prison ferme, le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) a assorti la condamnation d'une mise à l'épreuve de deux ans comprenant une obligation de soins et l'indemnisation des parties civiles. La représentante du ministère public avait réclamé une amende de 20.000 euros, une obligation de soins, l'indemnisation des parties civiles et son retrait des droits civiques pendant cinq ans.Après les attaques jihadistes qui avaient fait 130 morts et des centaines de blessés le 13 novembre 2015, il avait déclaré se trouver avec deux de ses amis dans la salle de concert du Bataclan, ce que l'enquête a démenti. Pour faire croire qu'il s'y trouvait, il avait fourni une fausse place de concert des Eagles of Death Metal, le groupe qui se produisait ce soir là dans la salle de spectacle. À son dossier d'indemnisation, il avait également ajouté des photos de la salle de spectacle, qu'il avait, de son propre aveu, "trouvées sur le dark web". Il avait également tenté de se rapprocher du frère d'une des victimes décédées au Bataclan, allant jusqu'à dire qu'ils avaient été amis et qu'ils s'étaient rendus ensemble au concert.Le Fonds de garantie relancé à douze reprises"Comment on passe d'une déception sentimentale à une escroquerie ?", interroge la présidente de la cour, très incisive tout au long de l'audience. "J'ai rien demandé moi, ce sont les associations qui ont fait toutes les démarches", répond-il, provoquant les protestations des avocats des parties civiles et de la salle. "Ce sont les associations qui ont relancé le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) à 12 reprises pour obtenir une indemnisation ?" enchaîne-t-elle, sans obtenir de réponse."Vous avez enchaîné les arrêts maladies en vous prévalant de votre statut de victime, vous avez fait des démarches pour obtenir la médaille de reconnaissance aux victimes de terrorisme. Comment ne pas voir un rôle actif de votre part ?", énumère-t-elle sèchement. Toujours aucune réponse du trentenaire. La présidente poursuit en lisant le compte-rendu du rapport de l'expert psychiatrique mandaté par la justice : "Il fait état d'un homme tentant à la manipulation" dont les pleurs sont souvent "à caractère factice".Un menteur invétéré Qu'a-t-il fait des 77.000 euros indûment perçus ? "Je m'en suis servi dans mes addictions", explique-t-il à la cour, affirmant souffrir de problèmes d'alcool et de drogue. "Un voyage à Dubaï, un autre à Londres, ce ne serait pas ça vos addictions plutôt ?" rétorque immédiatement la présidente. "Vous avez utilisé la douleur, l'argent, l'énergie et le temps des associations pour servir votre intérêt", assène quant à elle la procureure, pointant "un homme enfermé dans le mensonge"."Vous avez devant vous un menteur invétéré, un homme qui souffre de mythomanie et qui doit se soigner", plaidera son avocate Me Alice Goury-Alis, soulignant l'enfance difficile, en famille d'accueil, de son client. L'avocat de l'association Life for Paris, Me Delas, a pour sa part dénoncé "la confiance trahie" entre ce dernier et les victimes, soulignant "l'incapacité" de cet homme à "mesurer l'extrême profondeur de ses actes".
Un adolescent de 15 ans qui se baignait dans le lac du Bourget, en Savoie, est mort noyé mardi 14 juillet.
Les faits se sont déroulés mardi après-midi dans des circonstances qui restent encore à déterminer. Un adolescent de 15 ans a trouvé la mort alors qu'il se baignait dans le lac du Bourget. Malgré les efforts des pompiers, il n'a pu être ranimé. Le corps du jeune homme a été repêché vers 17h30 par des surveillants de baignade. Sa disparition avait été signalée par le groupe avec lequel il passait l'après-midi sur une plage municipale du lac, a précisé le Dauphiné Libéré.Deux noyades depuis le début de la semaineLundi, c'est un adolescent de 16 ans qui est mort noyé tandis qu'il se baignait dans un petit lac situé à Sallanches en Haute-Savoie.Son corps avait été découvert vers 14h30 par une maître-nageuse dans l'un des trois lacs des Ilettes, un ensemble de petites étendues d'eau dédiées à la baignade, la pêche et la planche à voile. L'adolescent avait été trouvé dans une zone de la base de loisirs qui n'était pas surveillée par les maîtres-nageurs de la commune.Originaire de la région parisienne, la victime était en colonie de vacances avec d'autres adolescents dans la station des Saisies. Elle aurait échappé à la vigilance de ses accompagnateurs et se serait noyée, ne sachant pas nager.373 décès par noyade en France en 2018En piscine, ou en eaux vive, la noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans en France mais concerne aussi les autres catégories d'âge précise le site Santé publique France. En 2018, l'organisme a relevé 1 758 noyades sur la période estivale allant de début juin à fin août. Parmi ces noyades, 373 se sont révélées mortelles.
Le ministre de la Transition écologique est de nouveau dans le viseur de Mediapart. Il profiterait d'un appartement "à vocation sociale" près de Nantes.
François de Rugy a limogé Nicole Klein, sa directrice de cabinet, jeudi 11 juillet. Et ce après les révélations de Mediapart sur le logement social qu'elle occupe depuis 2001. Problème : le ministre profiterait lui aussi d'un appartement du même type dans la région de Nantes, comme le dévoile Mediapart.Selon le site, le numéro 2 du gouvernement louerait ce bien depuis juillet 2016, sans satisfaire aux conditions de location. Et pour cause, ses revenus dépassent largement les plafonds pour en bénéficier.L'appartement en question se situe à Orvault en Loire-Atlantique, commune dont François de Rugy a été conseiller municipal. Il en serait toujours locataire. Mais ce ne serait plus sa résidence principale depuis juin 2017, date à partir de laquelle celui qui devenait président de l'Assemblée nationale occupait des logements de fonction dans la capitale. "Au moins, vous êtes sûre d'être payée"Mais comment l'actuel ministre a-t-il pu bénéficier d'un tel appartement, un T2 de 48m² à 531 euros charges comprises, réservé à des personnes aux revenus modestes ? Selon Mediapart, François de Rugy aurait fourni au bailleur son avis d'impôt de 2015, qui mentionnait des revenus imposables d'un montant de 47 958 euros. Mais ce que révèle le média en ligne, c'est que celui qui était alors député aurait déduit fiscalement 20 000 euros de "dons aux œuvres". Ce qui lui aurait permis de ne pas payer d'impôt sur le revenu.Quoi qu'il en soit, même avec les revenus déclarés, Rugy était au-dessus de la limite pour bénéficier du logement social, fixée à 34 790 euros. À cela, le service presse du bailleur (le Crédit agricole immobilier) répond : "Des contrôles ont été effectués, tout s'est fait dans le respect de la réglementation."De son côté, François de Rugy déclare : "Si l'agence avait estimé que je ne rentrais pas dans la catégorie de locataires possibles, c'était à elle de me le signifier puisque je n'avais connaissance d'aucun plafond ou tout autre critère de revenus pour la location de cet appartement."Enfin, la propriétaire du fameux logement affirme elle : "Lorsque le Crédit agricole immobilier m'a informée de la location au député François de Rugy, je me suis étonnée. L'agent m'a dit : 'Au moins, vous êtes sûre d'être payée.'"Le ministre a été reçu jeudi 11 juillet dans l'après-midi par le Premier ministre à Matignon. Édouard Philippe le confirme dans ses fonctions.
Invité sur RMC, l'ancien roi du journal télévisé sur TF1 est revenu sur ses conflits avec ses anciens employeurs. S'il déclare regretter ces tensions, il apparaît toutefois évident que PPDA a encore son renvoi en travers de la gorge...
Période de fêtes de fin d'année ou pas, certains univers ne connaissent jamais de trêve, même à Noël. Le parfait exemple en est d'ailleurs le monde du PAF, au sein duquel les plus vieilles rancoeurs ont la vie dure... Ce lundi 26 décembre 2016, Patrick Poivre d'Arvor était invité sur les ondes de RMC pour faire la promotion de son dernier ouvrage et lorsqu'on interroge l'ex-star du journal télévisé de TF1 au sujet de ses relations avec ses anciens employeurs, la réponse a le mérite d'être très claire !TF1 ne veut pas enterrer la hache de guerreAinsi, c'est dans l'émission 100% Bachelot, animée par Roselyne Bachelot du lundi au vendredi entre 15h et 16h, que PPDA a expliqué au journaliste Rémy Barret que c'était bel et bien TF1 qui n'était pas réconciliée avec lui (depuis son renvoi soudain en 2008). Il précise : "C'est eux qui ne le sont pas. Par exemple, pour ce livre ("Saint-Exupéry, le cartable aux souvenirs", ndlr) pour lequel vous m'avez gentiment invité, eux, ne m'ont pas invité. Ils ne m'ont jamais invité depuis 8 ans et demi. Ni LCI. Je trouve ça triste." Visiblement encore très déçu, il conclut : "Celui qui m'a viré (Nonce Paolini, ndlr) n'est plus là à son tour, donc j'aurais bien aimé qu'ils soient un peu magnanimes et qu'on oublie parce que je pense que pendant 21 ans je les ai bien servis. Mais bon c'est comme ça, l'ingratitude parfois..." Des euros et des egos...Bien qu'il déplore la situation, une entente semble donc malgré tout très compromise entre les deux partis. D'ailleurs, en 2014, cette saga médiatique avait pris un autre tournant lorsque Patrick Poivre d'Arvor avait été condamné à verser 400 000 euros à la première chaîne pour avoir critiquer le groupe TF1 publiquement. Une clause de son contrat lui interdisait de tenir de tels propos, notamment après être parti avec la somme rondelette de 3,5 millions d'euros d'indemnités. Aimeriez-vous revoir PPDA à la tête d'un nouveau JT ?
Elle estime également que les soignants ne veulent pas de "médailles", mais une "revalorisation de leur métier".
Le gouvernement n'a pas "bien protégé" les Français face à la pandémie de coronavirus, a estimé jeudi 14 mai l'ancienne ministre Ségolène Royal."Les Français n'ont pas été bien protégés, ils ont été malmenés : il y a eu à la fois l'infantilisation, les menaces de sanctions, les mensonges sur les tests, la peur...", a déclaré Ségolène Royal sur France Inter. Et pourtant, "les Français ont été remarquables dans cette période de confinement, du jour au lendemain ils se sont privés de leur liberté d'aller et venir". Celle qui fut candidate à l'élection présidentielle a également dénoncé les mesures annoncées par le gouvernement pour personnels hospitaliers. "Les soignants en ont assez des médailles, des remerciements théoriques, a assuré Ségolène Royal. On leur a promis une revalorisation de leur métier, il faut tenir parole. Ils ont montré leur créativité, leur esprit d'équipe, ils ont soigné avec des bouts de ficelles.""Aujourd'hui encore, on ne connaît pas le nombre de décès parmi les soignants, a-t-elle encore dénoncé. Il faut que le gouvernement donne ce nombre, donne de la visibilité à leur souffrance."Toutefois, Ségolène Royal retient "quelque chose de positif" à la pandémie : "Depuis que les humains sont malades, la planète guérit : l'air devient plus pur, il n'y a plus de bruit...""C'est pas d'un écroulement dont on a besoin, c'est d'un rebond national, une reconquête française, grâce à la confiance, a poursuivi l'ancienne ministre. Cette confiance est au plus bas, mais 83% des Français estiment que la France a beaucoup d'atouts."
Plus de soixante acteurs ou personnalités politiques ont vu leur biographie Wikipédia modifiée avec une mention relative à leur judéité, révèle le JDD. Un seul et même contributeur anonyme agirait depuis deux ans en ce sens.
Mai qui est donc "Kouassijp", qui sévit sur Wikipédia depuis maintenant deux ans ? Selon le JDD, ce mystérieux contributeur changerait les biographies de personnalités politiques, d'acteurs ou de chanteurs en mentionnant leur origine juive ou leur appartenance religieuse. En tout, le contributeur aurait modifié plus d'une soixantaine de biographies depuis le 19 août 2017 en se focalisant sur leur lien avec la judéité. Par exemple, il explique qu'une actrice est "la fille d'un scénariste lui-même né d'un père juif et d'une mère française". Ou bien qu'un réalisateur a son père "d'origine juive" et que sa mère est "d'origine gitane". Ou encore qu'une comédienne possède "des origines juives, mais a reçu une éducation athée". "Kouassijp" est même allé jusqu'à remplir la fiche d'une chercheuse jusqu'alors vierge de tous détails en indiquant qu'elle était "fille d'un philosophe séfarade". Le JDD qui a longuement enquêté, explique que les informations ne sont pas toujours sourcées et sont souvent sorties de leur contexte, témoignant d'une "certaine obsession à lister ceux qui ont une ascendance juive". Délit ou non ? Selon un avocat interrogé par le journal : "indiquer une telle filiation constitue certes un contenu aux relents antisémites, mais ni diffamatoire ni injurieux". Par contre, quand il s'agit de mentionner la religion, cela touche la sphère privée, et cela pourrait faire l'objet de poursuites. Sauf que jusqu'à présent ce "fichage" serait passé à travers les mailles du filet, selon Rémi Mathis, l'ancien président du conseil d'administration de Wikimédia France. "Mentionner l'origine juive d'une personnalité si elle travaille sur le folklore juif est pertinent. Pas si elle appartient au monde des médias ou de la publicité", concède-t-il au JDD. Aujourd'hui, sur Wikipédia, il est possible de signaler un contenu inapproprié, mais en cas de non-retour, il faut engager une procédure judiciaire. Or comme le rappelle le JDD, l'encyclopédie en ligne est rattachée à Wikimédia dont le siège est basé aux États-Unis. Certains textes du contributeur ont déjà été supprimés. Wikipédia revendique toujours plus de 1,2 million de contributeurs bénévoles francophones.
Hénin-Beaumont, Fréjus, Le Luc-en-Provence, Le Pontet... Selon les informations du Monde, "une demi-douzaine" de maires frontistes incitent leurs administrés à souscrire à la complémentaire santé d'un proche du parti.
La mutuelle a été fondée il y a plus de deux par le Bordelais Robert Ottaviani, explique le quotidien du soir. Son objectif ? Permettre aux habitants de se faire rembourser leurs soins à moindre coût. "Votre couverture santé immédiate à partir de 0,72 euro par jour", est-il écrit sur les prospectus. Une idée relayée par les maires frontistes qui ont, à chaque fois, mis en avant ce choix comme "une décision en faveur des plus démunis".Mais selon Le Monde, "derrière la vitrine sociale transparaît une 'FN connection'" car Robert Ottaviani est un vieux compagnon de route du parti. Ancien directeur adjoint du Front national de la jeunesse, il a créé en 2008 "Énergie Bleu Marine", un réseau de soutien à la présidente du FN en vue de l'élection présidentielle de 2012. Le business a débuté en septembre 2014, précise Le Monde. À l'époque le gendre de l'actuel conseiller politique de Marine Le Pen pour le logement, Philippe de Saint-Seine, inaugure la nouvelle mutuelle à Béziers (Hérault) aux côtés du maire Robert Ménard."Quelques semaines plus tôt, M. de Saint-Seine, lui aussi résident à Bordeaux, avait racheté le cabinet de M. Ottaviani Archange conseil et patrimoine", précise le journal. "À la suite de l'opération, ce dernier est devenu actionnaire minoritaire de la société de M. de Saint-Seine, Traditia, spécialisée dans la gestion financière, la protection sociale et l'immobilier"."C'EST DU FLAN""Via le bouche-à-oreilles entre frontistes", la Mutuelle communale gagne d'autres mairies FN. Le sénateur-maire FN de Fréjus (Var), David Rachline, est venu lui-même inaugurer les nouveaux locaux de la Mutuelle en septembre 2015. L'élu FN a proposé l'offre aux quelque 53.000 habitants de sa ville et comme le maire de Luc-en-Provence, il en a fait la promotion dans son journal municipal. Bilan ? 2.000 Fréjusiens y auraient adhéré, comme plus de 4.000 Biterrois. Le maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois et ceux du Pontet et de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse) ont "également succombé aux propositions de Robert Ottaviani", écrit Le Monde.L'offre est-elle vraiment intéressante pour les administrés ? "C'est du flan", explique un bon connaisseur du secteur. "Ce ne sont pas vraiment des mutuelles communales, mais la commune fait intermédiaire entre le citoyen, un courtier et une compagnie d'assurances. Et on se rend compte que les prix augmentent au fil des ans". "On est un petit peu dans le flou juridique", juge de son côté un juriste de l'Association des maires de France. "Ce n'est pas un marché public en tant que tel parce qu'il n'y a pas de contrat entre la commune et la société qui est retenue"."UN MAUVAIS PROCÈS"Robert Ottaviani refuse de répondre aux questions du quotidien. "La Mutuelle communale est distribuée, sous différents noms, doit en direct soit par nos partenaires, dans plus de 80 communes, et cela, quelle que soit la couleur politique", répond lui Philippe de Saint-Seine. "Nous sommes installés dans 86 villes, dont 2 ou 3 FN". De leur côté, les maires dénoncent un "mauvais procès" : "Si vous sous-entendez que derrière, c'est quelqu'un qui est proche de nos idées, sûrement. Mais ça m'est égal", explique le maire du Pontet, Xavier Magnin. "Monsieur X, qui est président de cette mutuelle est, paraît-il, apparenté au FN. Mon directeur de cabinet le savait. Moi je ne le savais pas et je m'en foutais royalement. Si ça avait été un extrémiste communiste, on l'aurait pris parce qu'il avait la meilleure offre", abonde le maire du Luc-en-Provence."Je pense que personne n'a intérêt à ce que ces mutuelles communales deviennent des outils d'instrumentalisation politique", estime Elsa Di Méo, conseillère régionale PS en PACA battue aux municipales de Fréjus en 2014. "Ils disent : 'Regardez, les bonnes réponses de gauche on les prend'. Alors que la réalité, c'est qu'ils ont fait du business. Ce qui est hallucinant, c'est que malgré le fait que nous ayons interpellé la répression des fraudes, le procureur, le préfet, personne ne s'est inquiété du fait que le mensuel municipal avait fait la publicité, que les moyens de la ville avaient été mis à disposition".
La question des pénuries de médicaments s'est posée avec acuité depuis le début de la pandémie de coronavirus. De là à ce que l'Europe relocalise la production? Des responsables politiques brandissent l'argument de la souveraineté mais l'opération n'est pas si simple.
Avec entre 60 à 80% des principes actifs - nécessaires à la fabrication des médicaments - fabriqués hors de l'UE, les tensions d'approvisionnement ne sont pas un phénomène neuf. Mais la pandémie fait l'effet d'un cas d'école. Confrontés à une demande exponentielle, certains produits comme les curares nécessaires aux services de réanimation ont connu de telles tensions que fin mars, neuf grands hôpitaux européens ont réclamé une coopération internationale pour assurer un approvisionnement régulier.Cet état de fait a suscité l'émoi, y compris de dirigeants politiques. "Le jour d'après ne ressemblera pas au jour d'avant, nous devons rebâtir notre souveraineté nationale et européenne", a notamment affirmé le président français Emmanuel Macron.Mais comment faire revenir des usines en Europe, au terme de décennies de délocalisation? D'autant plus qu'il s'agit "d'un secteur très fortement financiarisé, où les marges sont importantes", rappelle l'économiste Marie Coris, chercheuse à l'université de Bordeaux. Et que cette industrie est allée chercher en Asie non seulement des coûts plus bas, mais aussi "des marchés et des compétences".En outre, pour relocaliser, "il ne suffit pas d'avoir une usine, il faut l'environnement autour", souligne Gérard de Pouvourville, professeur d'économie spécialisé dans la santé à l'Essec."Un investissement dans une usine n'a de sens pour un industriel que s'il a besoin d'augmenter sa capacité de production et qu'il considère que le territoire est attractif", ajoute-t-il.L'attractivité: c'est là le maître mot des industriels. En France, où les exportations de médicaments représentaient l'an passé 33 milliards d'euros (contre 83 milliards en Allemagne ou 90 milliards en Suisse), le secteur réclame depuis des années des incitations, faisant valoir que la France est nettement moins avantageuse fiscalement que ses voisins.Pour assurer l'indépendance, "il faut des mesures d'ordre fiscales et aussi de valorisation d'une fabrication française et européenne", affirme Frédéric Collet, le président du Leem, la fédération française des entreprises du médicament.- "Chance historique" -Son homologue britannique Richard Torbett appelle lui aussi les pouvoirs publics à soutenir le secteur. Fin avril, le dirigeant de la fédération britannique du médicament a demandé au gouvernement de faire en sorte que le Royaume-Uni reste attractif, que ce soit en disposant des infrastructures nécessaires ou en attirant les jeunes talents.Pour les spécialistes du secteur, la réponse ne peut être dans tous les cas qu'européenne, aucun pays de l'UE ne pouvant produire à lui seul les milliers de médicaments nécessaires à sa population.Après un échange avec ses homologues européens mi-mai, le ministre de la Santé allemand Jens Spahn a d'ailleurs estimé qu'il fallait créer des incitations financières pour que la production de certains "principes actifs importants" revienne en Europe.De son côté, la secrétaire d'Etat française à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a indiqué devant le Sénat, mercredi, que le gouvernement était partisan d'un programme européen de soutien au secteur de la santé, à l'image de ce qui a été fait pour les batteries électriques. "L'Europe a une taille de marché importante, il y a des stratégies à repenser. C'est compliqué, mais on a peut-être une chance historique de saisir l'enjeu européen", juge l'économiste Marie Coris.Un chemin qui pourrait être tortueux, tant il existe de disparités au sein du continent."En Italie, l'industrie pharmaceutique est très forte. Nous n'avons pas eu de problème et n'avons pas eu à importer des médicaments d'autres parties du monde" durant la crise, a affirmé à l'AFP Massimo Scaccabarozzi, le président de l'association des industries pharmaceutiques italiennes, soulignant que 80% de la production de médicaments de son pays est exportée. Et pour commencer, encore faudrait-il une harmonisation des données disponibles sur les problèmes d'approvisionnement, plaide l'Efpia, la fédération européenne du secteur. "A ce jour, chaque État Membre applique une définition de la pénurie qui lui est propre, ce qui empêche toute exploitation des données au niveau européen", déplore sa directrice générale, Nathalie Moll.
Dix-sept personnes seront jugées à la suite du saccage de l'Arc de Triomphe à Paris le 1er décembre 2018 lors d'une manifestation de "gilets jaunes", certains pour "dégradations" et "vols", a appris l'AFP vendredi de sources judiciaire et proche du dossier.
Lors de l'acte 3 des "gilets jaunes", le monument avait été le théâtre de scènes insurrectionnelles qui avaient marqué les esprits, les images faisant le tour du monde. Une information judiciaire avait été ouverte.A l'intérieur du monument, du mobilier avait été détruit et des œuvres d'art endommagées, pour un préjudice évalué à plus d'un million d'euros.La journée avait donné lieu à 412 interpellations et au placement en garde à vue de 378 personnes. Le lendemain, le chef de l'État Emmanuel Macron s'était symboliquement rendu au pied du monument, où repose le soldat inconnu.Selon l'ordonnance de renvoi signée fin août et dont l'AFP a pu prendre connaissance, "force est de constater que les instigateurs, voire les principaux auteurs des faits n'ont pu être identifiés". Les juges d'instruction évoquent par ailleurs des dégradations, vols et violences commis par "un très grand nombre d'individus".Au cours des investigations qui ont duré plus d'une année, nombre des dix-sept personnes mises en cause dans cette procédure ont indiqué s'être "réfugiées" dans l'Arc de Triomphe à cause des gaz lacrymogènes et ont contesté toute dégradation.Venant des quatre coins de la France, ces manifestants étaient âgés pour la plupart d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années au moment des faits. La moitié avait un casier judiciaire vierge.Au final, quatre personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel et une autre, âgée de 17 ans au moment des faits, devant le tribunal pour enfants, pour "dégradations aggravées". Une personne se voit reprocher la dégradation d'une statue, deux des "coups de pied et d'extincteur sur une porte", un manifestant lié à l'ultra-droite un tag sur l'Arc, un autre la dégradation d'une vitre d'un préfabriqué.Quatre personnes parmi ces 17 seront par ailleurs jugées pour des vols par effraction : "tour Eiffel miniature", "cartes postales", "livres" ou encore "reproduction d'un pistolet à silex Napoléon an III".Six de ces 17 personnes sont renvoyées devant le tribunal de police pour la seule contravention d'"intrusion non autorisée dans un lieu classé ou inscrit au patrimoine historique".
Invité d'On n'est pas couché samedi soir, le philosophe a estimé que "cette histoire de déclarer la guerre pour un chèque de 50 millions de dollars (ne tenait) pas une seule seconde".
Venu présenter son dernier livre L'empire et les cinq rois (Grasset), Bernard-Henri Lévy était samedi soir 7 avril l'invité politique d'On n'est pas couché sur France 2. Lors de son passage dans le fauteuil, le philosophe, très impliqué dans la décision française d'intervenir contre Mouammar Kadhafi en Libye en 2011, a été interrogé sur les réelles motivations de Nicolas Sarkozy (à partir de 29'10''). Soupçonné d'avoir reçu de l'argent libyen pour financer sa campagne présidentiel en 207, l'ancien chef de l'État a été mis en examen en mars dernier pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics"."Ce qui comptait, c'était d'abord de protéger des corps, de faire tomber une dictature et de montrer pour la première fois dans l'histoire à un peuple arabe en révolte que nous n'étions pas systématiquement du côté de ceux qui le tabassaient", a rétorqué BHL "Sarkozy, vous pouvez dire ce que vous voulez, mais c'est la première fois que notre pays a fait l'inverse. Il a dit : 'Je suis du côté de ceux qui aspirent à la démocratie'", a-t-il insisté."LES MOTIVATIONS D'UN HOMME D'ÉTAT SONT TOUJOURS COMPLEXES"Ne s'est-il néanmoins pas senti manipulé ? "Pas un instant", a-t-il assuré. "Les motivations d'un homme d'État sont toujours complexes. Il pensait peut-être acquérir de la popularité, il voulait se rattraper parce qu'il avait l'impression de s'être mal conduit en recevant Kadhafi...", a-t-il argué, assurant ne pas croire en la thèse du financement libyen de sa campagne. "Cette histoire de déclarer la guerre à un type qui vous tient par les c... avec un chèque de 50 millions de dollars, ça ne tient pas une seule seconde", a affirmé le philosophe, estimant qu'il y avait d'autre moyen qu'une guerre pour éliminer Mouammar Kadhafi.Bernard-Henri Lévy a par ailleurs balayé d'un revers de la main les documents dévoilés par Mediapart et mentionnant des accords de financement, estimant que de nombreux faux circulaient en Libye. Le 30 mars dernier, le philosophe avait tenu des propos similaires sur Europe 1. "Je ne suis pas le plus mauvais témoin de ces mois-là et je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait pu être coupable de ce dont on l'accuse aujourd'hui", avait-il lancé. "La Libye de Kadhafi, comme la Syrie de Bachar El-Assad, sont des petites Loubiankas (ex QG du KGB) du désert où l'on fabrique des faux à tire-larigot d'où l'on peut lancer les rumeurs les plus folles", estimait-il.
Les forces de l'ordre ont dû faire usage d'un pistolet à impulsion électrique pour maîtriser un homme d'une trentaine d'années, avant que ce dernier ne décède peu après. L'IGPN a été saisie.
La "police des polices" va enquêter sur la mort d'un trentenaire en pleine crise de démence, dans la soirée de mercredi 4 septembre, à Tarascon (Bouches-du-Rhône). L'homme venait d'être interpellé par des policiers, qui ont fait usage d'un pistolet à impulsion électrique. L'individu âgé de 38 ans, totalement nu, a été vu se frappant la tête contre la porte d'une école de la ville, "victime d'une crise de démence frénétique, au point de se manger la main", a indiqué une source policière, confirmant une information de France Info. Selon le média d'information, le trentenaire s'est mis à détériorer le logement d'un concierge dans une école du centre-ville, ainsi que du mobilier urbain. Constatant leur incapacité à l'appréhender, les policiers ont fait usage un pistolet à impulsion électrique en "mode contact" (directement sur le corps) pour créer "une décharge électrique", a indiqué une autre source policière. Peu après l'arrivée des sapeurs-pompiers, à 23H20, alors qu'il était encore menotté, l'homme est décédé d'un arrêt cardiaque malgré les tentatives de réanimation. Une autopsie était en cours jeudi pour déterminer les causes du décès du trentenaire, connu pour des trafic de stupéfiants. Une enquête administrative a été ouverte par l'IGPN sur les conditions d'utilisation du pistolet à impulsion électrique, a précisé une source policière à l'AFP. Selon France Info, le parquet de Tarascon, qui n'était pas joignable dans l'immédiat, a également confié une enquête judiciaire à l'IGPN pour déterminer les causes de sa mort.
Au lendemain de l'intervention d'Emmanuel Macron, le Premier ministre Jean Castex décline mercredi après-midi devant l'Assemblée nationale la feuille de route du gouvernement pour les prochains mois.
Après Emmanuel Macron, place à Jean Castex pour préciser les intentions de l'exécutif lors de sa déclaration de politique générale qui démarre à 15 heures à l'Assemblée nationale. Cette dernière sera suivie d'un débat durant deux heures trente, puis d'un vote. Le texte sera lu au même moment par un ministre devant le Sénat.Le Premier ministre devrait apporter des précisions sur la mesure phare annoncée par Emmanuel Macron : le port du masque obligatoire dès le 1er août. Il devrait en outre parler du plan de relance et pourrait préciser ses annonces sur la décentralisation et les territoires, auxquels il prête une grande attention. Il pourrait par ailleurs revenir sur l'explosive réforme des retraites, suspendue "sine die" mi-mars après son vote en première lecture à l'Assemblée nationale, via la procédure du 49-3. Les annonces d'Emmanuel MacronPour Jean Castex, ce grand oral intervient 24 heures après l'intervention d'Emmanuel Macron qui a laissé l'opposition sur sa faim. "Ambigu, flou", pour le patron du groupe LR à l'Assemblée, Damien Abad; un "bavardage" selon Jean-Luc Mélenchon, ou "rien de précis, aucun calendrier", a déploré l'eurodéputé EELV Yannick Jadot.Si le souhait du chef de l'Etat d'imposer le port du masque dans les lieux publics clos à partir du 1er août a monopolisé l'attention, il a également annoncé un plan de relance "massif" de 100 milliards d'euros au total, à la fois "industriel, écologique, local, culturel et éducatif". En particulier, Emmanuel Macron a proposé un dispositif d'exonération des charges pour les jeunes, destiné à favoriser l'embauche de salariés à "faibles qualifications, jusqu'à 1,6 Smic".Le plan de relance, qui doit comprendre un volet écologique important avec notamment un plan massif de rénovation des écoles et Ehpad, sera financé par des aides européennes, dans le cadre du plan de relance que la France espère voir adopter par les 27 pays de l'UE, et par un endettement.Jean Castex, attendu au tournant"C'est un rendez-vous avec soi-même, il faut sentir le pays, à la fois s'inscrire dans les orientations du chef de l'État et puis avoir conscience qu'il faut faire des choses précises et concrètes parce qu'on a 600 jours" d'ici la fin du quinquennat, dit le Premier ministre au Figaro.Députés et sénateurs attendent avec impatience cet exercice qui, espèrent-ils, révèlera le Premier ministre, issu de la droite, sa méthode avec le Parlement et ses axes privilégiés.Même du côté de la majorité, les députés demandent à être convaincus. Beaucoup pensaient pour les deux dernières années du quinquennat à une "réponse de centre gauche" après le départ d'Edouard Philippe de Matignon. En outre, la fébrilité a gagné les rangs LREM et MoDem, où devraient être nommés quelques secrétaires d'Etat, sans doute d'ici la fin de la semaine.Edouard Philippe avait recueilli 370 votes favorables en juillet 2017 pour sa première déclaration de politique générale, puis 363 en juin 2019 pour la seconde. Les votes contre avaient fortement progressé: de 67 à 163.
L'arrivée de Julien Lepers au casting de "Danse avec les stars" avait étonné un bon nombre de téléspectateurs. Lors du premier prime, l'ancien animateur de "Questions pour un champion" avait prouvé tous ses talents de danseur.
Pour les fans, Julien Lepers qui peinait à faire un pas de danse n'allait pas aller bien loin dans la compétition. Lors de ses prestations les juges n'hésitaient pas lui mettre de bonnes notes et Marie-Claude Pétragalla lui avait même donné un "9/10", une aberration selon certains fans du programme. Certains constataient que le jury était beaucoup plus sévère avec les autres stars. Sur le plateau de TPMP, Benjamin Castaldi n'a pas hésité à se moquer de Julien Lepers dans DALS 7.Julien Lepers plaît par sa bonne humeur et sa motivation. Même s'il n'a pas le même âge que ses collègues, il compte bien tout donner pour rester jusqu'au bout dans la compétition. La semaine dernière, les téléspectateurs ont été étonnés de voir Sylvie Tellier être éliminée face à Julien Lepers dans DALS 7. Fier d'être encore en compétition, l'animateur a décidé de s'entraîner encore plus pour ce nouveau prime.Ce jeudi 10 novembre, Julien Lepers revenait avec un quick-step et il devait faire un solo de 15 secondes. Alors que le jury a salué sa prestation, sur la toile, les compliments étaient moins tendres. Son travail n'a pas suffi pour qu'il puisse rester une semaine de plus.
Près de 200 partisans de l'opposition au Bélarus se sont rassemblés mardi devant le centre de détention où est enfermé le mari de leur cheffe de file, pour la 10e journée de protestation contre les résultats de la présidentielle.
Sergueï Tikhanovski, mari de l'égérie de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa, est détenu depuis le 29 mai. Vidéo-blogueur en vue, il avait fait acte de candidature à la présidentielle et mené campagne contre le chef de l'Etat Alexandre Loukachenko avant d'être remplacé au pied levé par son épouse après son arrestation.Il est accusé notamment de "troubles à l'ordre public" et encourt plusieurs années de prison.Près de 200 personnes se sont réunies mardi matin devant le centre de détention n°1 de Minsk, la capitale, où Sergueï Tikhanovski a été placé en détention provisoire pour lui souhaiter un bon anniversaire des 42 ans et exiger sa libération.Tenant des bouquets de fleurs et des ballons aux couleurs rouge et blanche de l'opposition, les manifestants ont chanté "joyeux anniversaire" et applaudi, selon des journalistes de l'AFP.Sa femme Svetlana Tikhanovskaïa, 37 ans, est elle réfugiée en Lituanie avec leurs enfants. Elle s'est dite lundi prête à "assumer ses responsabilités" et à gouverner le pays. Un "conseil de coordination" pour la transition du pouvoir a été formé à cet effet par l'opposition, dont la première réunion doit avoir lieu dès mardi, selon l'opposante Maria Kolesnikova.Depuis l'élection contestée du 9 août, la pression ne cesse de monter sur le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 au Bélarus. Déclaré vainqueur avec 80% des voix, il fait face à des manifestations quotidiennes et à un mouvement de grève touchant de plus en plus d'industries vitales à l'économie du pays.M. Loukachenko a de nombreuses fois rejeté l'idée d'un départ, assurant encore lundi qu'il ne transmettrait jamais le pouvoir "sous la pression et pas par la rue".
Selon un avocat spécialiste du droit routier, à Paris, les fourrières travaillent en toute illégalité.
Une profession détestée par une partie des automobilistes. À Paris, ce sont des sociétés privées, qui travaillent pour la mairie, qui assurent le service de fourrière. Et selon Sébastien Dufour, spécialiste du droit routier, ces dernières seraient "hors-la-loi" non seulement à Paris, mais dans de nombreuses autres communes françaises, rapporte Le Parisien. Depuis lundi, cet avocat relève les infractions commises par ces sociétés privées. L'objectif ? Mettre la mairie de Paris "face à ses responsabilités". Le spécialiste a déjà annoncé qu'il attaquerait la municipalité si rien ne changeait. Sébastien Dufour encourage d'ores et déjà les Parisiens dont la voiture a été embarquée à réclamer le remboursement de l'enlèvement et des frais de garde (mais pas de l'amende)."C'est illégal oui, mais surtout très dangereux !"Et le problème, ce sont les véhicules utilisés par la fourrière. Théoriquement, les sociétés privées de fourrière doivent avoir des poids lourds pour embarquer les véhicules mal stationnés. Or, les véhicules utilisés dans sa capitale sont des 4x4 : "Le fameux modèle dont usent les combattants d'Irak ou de Libye avec une mitrailleuse plantée dessus", a expliqué Maître Dufour à nos confrères. Des accusations que réfutent les patrons de ces sociétés privées, comme Chafik Alywan, le directeur d'Interdépannage : "Nous achetons des camions homologués pour faire des fourrières, nous avons signé un contrat, nous sommes parfaitement en règle". Un flou juridique qui pose problème, selon Alain Bonzi, le président de la branche remorquage de la Fédération nationale de l'artisanat automobile : "Selon les normes en vigueur, ces véhicules ne devraient pas avoir un PTRA (poids total roulant autorisé) de plus de 3.000 kg. En gros, ils ne peuvent tracter aucune voiture, ou alors peut-être une Smart", a-t-il expliqué avant d'ajouter : "C'est illégal oui, mais surtout très dangereux !". Ces 4x4, trop chargés, peuvent se soulever à l'avant et freinent "deux fois moins bien". "C'est un problème de business"Depuis plusieurs années, Alain Bonzi tente d'alerter les préfectures, les administrations et les ministères : "Je ne comprends pas comment l'État a pu délivrer des cartes blanches (NDLR : l'équivalent des cartes grises de nos voitures particulières) à ce type de 4x4 pour des fourrières partout en France". Selon le spécialiste, ces véhicules "dangereux" seraient un millier en France. "Grâce à ces véhicules plus légers, pas besoin d'embaucher des conducteurs grutiers titulaires du permis poids lourds ou même des permis BE qui permet de tirer une remorque. Au fond, c'est un problème de business", a suggéré Sébastien Dufour. Dans la capitale, trois sociétés s'occupent des 250.000 enlèvements annuels.Pour éviter les abus de ces sociétés privées, les sociétés d'enlèvement n'interviennent que sur ordre des agents de sûreté de Paris. Pour Philippe Goujon, maire (Les Républicains) du XVe, la mairie de Paris, qui a repris la gestion des fourrières depuis le 1er janvier dernier, aurait "pu resserrer les boulons". L'élu propose que "ces sociétés d'enlèvement qui exercent une mission régalienne soient remplacées par des fonctionnaires". Interrogée par Le Parisien, la mairie de Paris a expliqué que "ces dernières années, les élus parisiens ont souligné à de nombreuses reprises leur insatisfaction quant à la manière dont les contrôles et les mises en fourrière étaient réalisés".
Dans le laboratoire hautement sécurisé d'une société de biotechnologie de l'Ouest de la France, un technicien manie délicatement des flasques contenant le coronavirus. Un vaccin pourrait-il être trouvé là, loin des grands centres de recherche mondiaux?
"Quand on a reçu le virus, on a commencé à réaliser qu'on travaillait sur quelque chose de très important mais aussi de très stressant", se souvient Fabien Perugi, responsable de la recherche pré-clinique pour la France chez Valneva.Cette société emploie plus de 500 personnes dans le monde, mais c'est dans la banlieue nantaise, à Saint-Herblain, qu'elle met au point son candidat vaccin ("VLA2001"). Pour le développer, ses chercheurs ont mis à profit leur connaissance de la technologie du virus inactivé, processus qui permet de créer une réponse immunitaire chez les patients en leur injectant un virus privé de ses capacités de nuire.Le virus a d'abord été stocké à -80 degrés, avant d'être mélangé à des cellules de mammifères durant trois jours, ce qui lui permet, tel un parasite, de se multiplier.Puis le technicien le passe par la centrifugeuse, avant d'en retirer, quelques étapes plus loin, de premiers stocks de virus amplifié qui seront envoyés vers un autre laboratoire de la biotech, en Autriche. C'est là que le virus sera inactivé, au moment de la formulation. Il reprendra alors la route, si tout va bien, pour être produit en Ecosse et en Suède.La biotech nantaise n'en est pas à son coup d'essai, elle commercialise déjà des vaccins contre l'encéphalite japonaise et le choléra. De quoi convaincre les autorités britanniques, qui lui ont récemment passé des pré-commandes pour au moins 60 millions de doses d'un potentiel vaccin anti-Covid. Mais Valneva a de la concurrence: selon un décompte récent de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 160 vaccins sont en cours de développement, dont 23 sont entrés dans la phase des essais cliniques sur l'homme. - Un virus qui "pousse bien" -Avec un chiffre d'affaires de 130 millions d'euros en 2019, Valneva n'a pas les capacités de frappe d'un mastodonte comme Sanofi (36 milliards d'euros de de ventes l'an passé). Mais pour son directeur général, Franck Grimaud, la société, avec sa connaissance des vaccins, a un rôle à jouer."Au départ, on a pensé que le coronavirus serait comme le Mers ou le Srars, sérieux mais parti en six mois", se souvient le dirigeant. Mais à mesure que l'épidémie gagnait de nouveaux pays, "on s'est dit que c'était notre job de chercher un vaccin, un devoir moral".Avec les risques que cela comporte: développer un vaccin contre le Covid représente de 150 à 300 millions d'euros, selon M. Grimaud. "Depuis le début, on travaille à nos coûts et on prend nos risques sans savoir si cela va marcher", explique-t-il. Toutefois, "on ne peut pas rentrer en phase clinique (d'essais sur l'homme NDLR) sans être soutenus à 100%".D'où l'intérêt de signer des accords avec des Etats, qui partagent ainsi les risques financiers et s'assurent en retour l'accès au vaccin s'il fonctionne. Dans ce cadre, les collaborations se multiplient. Après les Britanniques, Valneva prévoit une coopération avec l'Union européenne, qui vient d'annoncer un accord avec Sanofi et GSK pour la pré-commande de 300 millions de doses.VLA2001 doit entrer en phase clinique à la fin de l'année, pour une mise à disposition d'ici mi-2021. Soit un peu plus tard que le calendrier affiché par d'autres laboratoires.Mais il sera nécessaire d'avoir plusieurs vaccins, affirme le dirigeant de Valneva, tant le nombre de doses nécessaires à l'échelle mondiale sera important. Sans compter que tous les projets n'aboutiront pas, souligne-t-il, certaines technologies utilisées par des concurrents n'ayant jamais été prouvées dans le cadre d'un vaccin.Heureusement, ce coronavirus se prête bien aux manipulations, décrit Fabien Perugi."Au départ, avec un virus c'est comme une relation amoureuse, on se demande: +est-ce que cela va être compliqué, ou pas?+ Or ce virus est au final très docile, il pousse bien, ce qui nous aide beaucoup", explique le chercheur. De ce côté-là, "on a un petit peu de chance".
Dans un rapport très attendu, la Chambre des comptes met en avant que les difficultés rencontrées par la ville "ont pour origine commune une absence de stratégie claire et une insuffisance dans le pilotage de ses actions, par ailleurs peu économes des deniers publics".
Patrimoine immobilier mal géré, agents municipaux sous employés, l'OM trop privilégié... La conclusion de la Chambre régionale des comptes (CRC) est sans appel : la gestion de la ville de la Marseille est préoccupante. L'institution financière s'est penchée sur les finances de la cité phocéenne depuis 2012 et en conclut, dans un rapport que l'AFP a pu consulter vendredi 8 novembre et qui sera dévoilé publiquement le 25 novembre, que "les difficultés rencontrées (...) ont pour origine commune une absence de stratégie claire et une insuffisance dans le pilotage de ses actions, par ailleurs peu économes des deniers publics". À quatre mois des municipales, ce rapport était très attendu par les candidats à la succession du maire LR Jean-Claude Gaudin. Le délabrement des bâtiments municipaux pointé du doigtC'est un sujet sensible depuis la mort, il y a un an, de huit personnes dans l'effondrement de deux immeubles vétustes, dont l'un appartenait à la ville. La cité phocéenne n'a pas de connaissance "exhaustive" ou suffisante de son patrimoine et de son état, ce qui l'empêche de l'entretenir correctement. La CRC évoque notamment le délabrement de certaines écoles. D'une manière générale, "les solutions apportées (...) n'ont pas été à la hauteur de défis à relever" en particulier dans les quartiers pauvres, constate la CRC.Qu'il s'agisse d'acheter, de louer ou de vendre, la ville de Marseille opère parfois "dans des conditions de régularité contestables" et "à un prix insuffisamment valorisé" ou en payant des loyers trop élevés, pointe aussi la CRC.Des agents municipaux sous employésLes 12.000 agents municipaux travaillent moins que la durée légale, et cela aurait coûté chaque année, "entre 2012 et 2017, près de 12 millions d'euros", estime la CRC. Cela n'empêche pas certains de cumuler jusqu'à 202 heures supplémentaires, déclarées pour un seul mois, soit plus qu'un temps plein, souligne la CRC. Autres faits épinglées par la CRC : des primes distribuées dans huit cas sur dix sans corrélation "à la manière de servir" et une "gestion des départs en retraite (...) pour le moins coûteuse". La CRC a trouvé plusieurs septuagénaires et même une octogénaire dans les services municipaux - des maintiens en fonction "illégaux", selon les magistrats. En même temps, le maire procède à deux embauches pour un départ en retraite. Selon le CRC, le surcoût pour la ville de cette "mauvaise gestion (...) couplée à un non respect de la loi" : "près de 61 millions d'euros entre 2012 et 2017".La ville a également prêté illégalement deux agents à une association sans mission de service public qui "sensibilise aux questions de l'eau. Elle n'a jamais demandé le remboursement de ces salaires, un manque à gagner d'au moins un demi-million d'euros. La sous-traitance de prestations diverses a, elle, largement progressé, de près de 25% en moyenne sur la période étudiée, et concerne jusqu'à des actions aussi simples que changer une ampoule, dénonce encore la CRC.Le régime privilégié de l'OMLa CRC dénonce également dans son rapport les conditions privilégiées dont bénéfie l'OM, notamment le loyer que le club de football paye pour le stade Vélodrome, un loyer beaucoup trop faible selon elle. Il faudrait qu'il passe à 8 millions d'euros par an, contre 5 aujourd'hui. Elle dénonce aussi les 52,2 millions d'euros de subventions versées entre 2012 et 2017. Pour occuper son centre d'entraînement, l'OM ne versait à la ville, propriétaire depuis 1984, qu'un loyer "symbolique" de 3,33 euros par an. La cession pour 6,5 millions d'euros de la Commanderie à l'OM en 2012, a certes mis fin à cette situation, mais au prix d'un montage jugé "contestable" par la CRC.Des accusations rejetées en blocLe maire Jean-Claude Gaudin rejette en bloc les accusations, dans ses réponses annexées aux rapports. Il regrette des "jugements négatifs assénés en quelques lignes, ni fondés, ni encore moins démontrés" et assure que "l'équipe municipale actuelle a trouvé à son arrivée (en 1995, ndlr) une situation très dégradée", dans une ville qui reste aujourd'hui marquée par un taux de pauvreté presque deux fois plus important que la moyenne française. Il revendique "des résultats incontestables de transformation de la ville, de redynamisation de son économie, de baisse forte du chômage, de relance du logement, d'accueil et d'organisation de grands événements".Pour la majorité LR marseillaise, la publication de ces rapports à quelques mois des municipales est loin d'être un hasard. "Cela a été accéléré dans les dernières semaines pour être rendu à coup sûr avant les élections municipales", a dénoncé Yves Moraine, maire LR des 6e et 8e arrondissement de Marseille, au micro d'Europe 1 samedi 9 novembre.Il y voit des "erreurs d'analyse flagrantes" et pointe du doigt des "critiques subjectives qui portent sur les objectifs politiques de l'institution". "J'invite l'opposition, les Marseillais et mêmes les magistrats de la Chambre régionale des comptes à être bien à l'écoute. On ne va pas se laisser faire, et nous le démontrerons lors du débat du 25 novembre", a-t-il prévenu.
« J'en ai rien à battre ». C'est la petite phrase prononcée par Anne Hidalgo au sujet d'Emmanuel Macron.
Ce n'est pas en off mais en plein direct que la maire de Paris a donné son point de vue sur les initiatives personnelles du ministre de l'Économie. Elle était en duplex depuis les champs Élysée à Paris sur LCI quand le journaliste lui a demandé de réagir au déplacement d'Emmanuel Macron à Orléans pour rendre hommage à Jeanne d'Arc, le jour des commémorations du 8 mai, alors que tous sont rassemblés autour de François Hollande. Et quand on pose la question, on a la réponse. Comme de nombreux politiques, Anne Hidalgo commence à être lassée par le dossier Macron. Visiblement excédée, elle n'a pas mâché ses mots : « Moi je célèbre Paris vous savez, les itinéraires des uns et des autres, les petites phrases, je vais vous dire, j'en ai rien à battre. Je me bats pour ma ville », a-t-elle répondu. Des propos sur le vif considérés par certains comme un dérapage.Anne Hidalgo aurait sans doute préféré parler de la piétonisation d'une partie des Champs Elysées ce dimanche. Une opération qui doit être renouvelée une fois par mois.
Dans le Périgord, un cahier de doléances mis en place à l'occasion du grand débat national a recueilli une contribution exceptionnelle.
Grand débat national oblige, partout en France, de nombreuses communes ont mis à disposition des cahiers de doléances. Les habitants peuvent ainsi y verser leurs réclamations, remarques et autres suggestions. Et visiblement, certains sont plus inspirés que d'autres. Comme l'a rapporté France Bleu, dans le Périgord, plus exactement dans la commune de Sorges, en Dordogne, située au nord de Périgueux, une contribution longue de 120 pages a été déposée. Un record pour la commune de 1 200 habitants, mais aussi probablement pour le Périgord lui-même. L'auteur n'est autre que Bruno Robin. Cet avocat parisien est spécialisé dans l'aide juridique aux PME. Il possède une résidence dans la petite commune périgourdine. Comme le rapporte encore France Bleu, dans les faits, le défenseur avait écrit un essai à l'occasion du grand débat national. C'est celui-ci qu'il a directement déposé dans le cahier de doléances de Sorges. Questionné par le média, Me Bruno Robin s'est amusé : "On me demande de participer, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas !""Je l'ai sorti en un seul jet"Et ce dernier de détailler au journaliste local : "Je l'ai sorti en un seul jet, en une dizaine de nuits, j'ai sorti ce petit essai moi-même, et je l'ai apporté à mon maire." Expliquant avoir dans un premier temps voulu critiquer avant d'essayer de proposer des solutions réelles et "assez simples", selon lui, dans la seconde partie de ce qu'il n'hésite pas à appeler " livre", Bruno Robin a également évoqué auprès de notre confrère un exemple concret de ce qu'il propose dans ses 120 pages.Parmi ces suggestions, on trouve notamment le fait de "rembourser 50% de la dette, grâce aux droits de succession". Mais comme le souligne France Bleu, Me Bruno Robin n'est pas le seul périgourdin à avoir déposé sa contribution. Quelque 2 000 personnes ont également apporté leur pierre à l'édifice dans le département, en contribuant aux 274 cahiers de doléances, également appelés "cahiers de citoyens". Et si certains cahiers n'ont été complétés que par une ou deux personnes, selon France Bleu, d'autres ont recueilli les mots de jusqu'à 112 personnes.
Plus haut sommet d'Afrique, le Kilimandjaro s'élève à 5 895 mètres d'altitude. Et un téléphérique pourrait conduire à son sommet.
Le vice-ministre du Tourisme tanzanien envisage de construire un téléphérique sur ses pentes pour multiplier le nombre de visiteurs, rapporte franceinfo. Il veut faciliter la visite de cette montagne unique pour les personnes âgés. Et cela permettrait des visites en une journée au lieu de la randonnée actuelle, qui dure environ huit jours. L'une des montagnes les plus grandes du monde défigurée par un téléphérique ?par 6MEDIASLes études d'impact à la réalisation de ce téléphérique sont en cours. Mais selon un journal tanzanien cité par franceinfo, "voyagistes, guides et porteurs ont vivement protesté contre la nouvelle installation".Ils affirment que "l'ascension à pied de la magnifique montagne du Kilimandjaro est une expérience de toute une vie qui ne devrait jamais être compromise par les téléphériques". La construction de l'équipement, assure le journal, "encouragera le tourisme de masse et constituera une menace majeure pour l'écologie du mont Kilimandjaro".Enfin, le téléphérique pourrait paradoxalement réduire les recettes touristiques du pays en raccourcissant la durée du séjour des visiteurs. Les professionnels du tourisme "craignent que l'effet multiplicateur du déclin des frais d'entrée, de camping, de sauvetage et d'équipage se répercute sur l'économie nationale".Quelque 250 000 porteurs vivraient du Kilimandjaro qui accueillerait environ 50 000 touristes par an.
La vente a nettement dépassé le montant collecté lors de sa première édition (225.000 euros) avec deux fois moins de lots.
Trois cent cinq mille euros pour 111 œuvres d'art. Recto/Verso, vente aux enchères à l'aveugle organisée dimanche 24 juin au profit du Secours populaire français, a nettement dépassé le montant collecté lors de sa première édition (225.000 euros) avec deux fois moins de lots.Sous l'égide de la maison d'enchères Millon, 111 œuvres au format unique de 40 x 50 cm réalisées par des artistes internationalement reconnus ou émergents ont été dispersées dans l'auditorium de la Fondation Louis Vuitton, partenaire de l'opération.Mises à prix chacune à 300 eurosLe principe de la vente à l'aveugle consiste à présenter une liste d'œuvres avec leurs titres, mais sans nom d'auteur. Mises à prix chacune à 300 euros, elles restent anonymes jusqu'à l'issue de la vacation. Les acheteurs disposent par ailleurs d'une liste des artistes. La meilleure enchère a été réalisée par Takashi Murakami, avec "A field of flower Seen from the Stairs to Heaven", partie à 55.000 euros. Une œuvre de Robert Longo, "Johnny's memories", a été adjugée à 30.000 euros. Dans la liste des artistes, figuraient des stars comme Jeff Koons, Olafur Eliasson ou l'architecte Frank Gehry, concepteur du bâtiment de la fondation, et des plasticiens reconnus comme Pierre Buraglio, Laurent Grasso, Julio Le Parc, Ange Leccia, Jean-Michel Othoniel, Laure Prouvost, Cindy Sherman ou Xavier Veilhan.
Q: Quelle est la situation de votre peuple Huni Kui face au coronavirus?
R: "Nous avons enregistré 19 contaminations et cinq morts. Nous sommes parfois dans des zones isolées, sans routes, uniquement accessibles par bateau ou par avion. Nous n'avons pas de soutien du gouvernement fédéral, ni des autorités de l'Etat (d'Acre). La situation est très dangereuse car l'Etat d'Acre n'a pas les structures (sanitaires) adéquates pour aider les villages contaminés. C'est la raison pour laquelle nous sommes en contact avec Médecins sans Frontières et des institutions qui peuvent nous apporter un soutien. Nous avons besoin urgemment de tests rapides pour ceux qui ressentent des symptômes afin de séparer ceux qui sont infectés par le Covid-19 de leur famille pour qu'ils ne contaminent pas tout le monde.Mais comme (les tests rapides) n'arrivent pas, nous sommes très inquiets car la semaine prochaine, le mois prochain, la contamination va être très importante au sein de notre communauté.De plus, nous avons des villages proches de villes, et ce sont les plus vulnérables. Beaucoup d'indigènes dépendent des villes pour leur nourriture mais maintenant qu'ils sont confinés ils ne peuvent plus aller acheter à manger et sont confrontés à des pénuries alimentaires".Q: Comment ont réagi les membres de votre tribu?R: "Beaucoup de membres de mon peuple ne croyaient pas que le coronavirus était une maladie très sérieuse, qu'il pouvait tuer. Mais avec les premiers cas de contamination et les premiers décès, ils ont compris que cette maladie était dangereuse. Aujourd'hui ils réagissent positivement. Ils restent confinés, ne vont plus en ville et ne se regroupent pas. Ceux qui sont en ville font une quarantaine avant de rentrer dans leur village. Et nous avons été préoccupés par la hausse des cas de contamination dans la région. Le peuple indigène est vulnérable, il a une immunité très basse. On demande à la communauté d'utiliser la médecine traditionnelle pour renforcer l'immunité. Et on prend grand soin des personnes âgées, des enfants et des femmes enceintes".Q: Quelle a été votre propre expérience de la maladie?R: "J'ai été contaminé au contact de personnes infectées alors que je travaillais à la coordination des soutiens aux indigènes les plus en danger face au coronavirus.Je me suis immédiatement isolé. Je suis un traitement donné par un médecin, mais je prends aussi du thé et des bains avec des plantes traditionnelles pour me rendre plus fort physiquement et mentalement.J'ai traversé des moments terribles. Le coronavirus est un virus très puissant. J'ai eu des fièvres très fortes, de la toux, des céphalées, des diarrhées, des douleurs au ventre et dans tout le corps. Pendant plusieurs jours ça n'allait pas fort. Ca va mieux maintenant, je me remets sur pied pour lutter pour mon peuple et mobiliser l'aide contre ce virus".Propos recueillis par Florian PLAUCHEUR
Il vient juste de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2017, et déjà un premier couac pour Arnaud Montebourg. L'objet des critiques, son nouveau site internet, www.arnaudmontebourg-2017.fr, lancé pour cette présidentielle.
ZDNet.fr révèle que l'hébergeur du site internet d'Arnaud Montebourg est une société américaine, Microsoft Azure, qui n'a aucune implantation en France, seulement à Amsterdam et à Dublin. Une information qui paraît contraire aux principes de l'ancien ministre du Redressement productif, fervent partisan du "made in France". Il n'avait pas hésité à prendre la pose pour Le Parisien Magazine en 2013 avec des produits réalisés sur le territoire français. ZDNet.fr rappelle qu'Arnaud Montebourg avait déclaré en 2014 : "Je n'entends pas admettre que l'Europe et la France deviennent les colonies numériques des États-Unis". Arnaud Montebourg a officiellement annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2017 dimanches, car il lui est "impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l'actuel président de la République". Il ajoute que son projet présidentiel est "socialiste, mais pas seulement".
Météo-France a placé ce jeudi cinq départements en alerte orange aux orages et aux pluies-inondations : les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse.
L'alerte orange aux orages et aux pluies-inondations lancée à l'aube ce jeudi est valable jusqu'à 15 heures. Elle concerne cinq départements : les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse. Une "forte dégradation pluvio-orageuse" frappera la Provence et la Côte d'Azur, note Météo-France qui prévoit, dans son bulletin de vigilance, des orages accompagnés de fortes rafales de vent et ponctuellement de grêle. "Des problèmes d'inondations locales et de ruissellements sont donc à surveiller", note-t-il. Les précipitations attendues seront "de l'ordre de 50 à 80 mm, ponctuellement 100 à 120 mm", précise Météo France. "Sur le sud du pays, on a déjà relevé 70 à 80 mm en moins de deux heures, près de Tarascon" (Bouches-du-Rhône), relève l'institut météorologique. Mercredi soir, c'est l'Ile-de-France qui a subi des orages violents de pluie, voire de grêle, accompagnés d'éclairs impressionnants. Selon La Chaîne Météo, 15 à 30 mm de précipitations sont tombés en région parisienne entre 20 heures et 22h30, soit l'équivalent de deux semaines de pluie. Des rues de Paris ont été inondées. En tenue d'été, des Parisiens se sont retrouvés bloqués dans les bouches de métro.
RÉACTIONS. Des voix s'élèvent, au sein de la classe politique française, pour dénoncer le silence et le manque de réaction du gouvernement français face à la détresse de l'Aquarius.
Une position à "vomir". Gabriel Attal, le porte-parole de la République en marche, a estimé, mardi 12 juin sur Public Sénat, que la décision de l'Italie, qui refuse d'accueillir l'Aquarius, le navire bloqué en Méditerranée avec 629 migrants à bord, était "à vomir". L'ONG SOS Méditerranée a indiqué que le bateau allait pouvoir accoster en Espagne, qui a proposé de l'accueillir. "Ce que je pense, c'est que la position, la ligne du gouvernement italien, est à vomir. C'est inadmissible de faire de la petite politique avec des vies humaines comme ce qui est fait en ce moment", a déclaré Gabriel Attal. Un avis que ne partage absolument pas Eric Ciotti, le député les Républicains des Alpes-Maritimes : "L'Aquarius, il a une destination toute trouvée, il faut qu'il retourne vers les côtes libyennes", a expliqué l'élu, mardi 12 juin sur CNews. "On veut que Nice devienne Lampedusa ?", s'est interrogé le député, ajoutant espérer "qu'il y aura une extrême fermeté là-dessus des autorités françaises"."Aucun port français, ni Corse, ni Nice, ni Marseille", a ajouté Eric Ciotti après la proposition du président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, d'accueillir le bateau sur l'île de Beauté. Gabriel Attal, lui, "pense que toutes les solutions sont en train d'être mises sur la table par le gouvernement" français. "Je suis porte-parole du mouvement, pas du gouvernement, mais je n'imagine pas que la France ne participe pas à trouver une solution humanitaire pour ce bateau", a-t-il ajouté."On aurait pris la même décision que Salvini"Nicolas Dupont-Aignan a "salué", lundi 11 juin dans un communiqué de presse, la décision de Matteo Salvini, le nouveau ministre italien de l'Intérieur. Le président de Debout la France a également "regretté" que l'Espagne décide d'accueillir ces migrants, qui "pourront venir en France comme ils le souhaitent" : "Madrid décide donc de poursuivre la politique folle de l'Union européenne consistant à favoriser l'arrivée des migrants puis à les répartir d'autorité à travers l'Europe malgré le refus des peuples", a-t-il déploré. Une opinion partagée par Julien Sanchez, le porte-parole du Rassemblement national (ex-FN) : "On aurait pris la même décision que Salvini. Accueillir une immigration supplémentaire est irresponsable. On doit maîtriser nos frontières", a-t-il précisé au micro de Franceinfo. "Vous voulez les laisser mourir ?""Vous voulez les laisser mourir ? ", s'est indignée la députée de la France Insoumise, Danièle Obono, lundi 11 juin sur BFMTV, rappelant qu'il y avait "des enfants" à bord de ce navire. L'élue, qui considère la Méditerranée comme "le plus grand cimetière marin au monde", a réclamé "une solution un peu humaine, qui soit en lien avec nos principes", à défaut d'une "solution miracle".L'adjoint communiste à la Maire de Paris, Ian Brossat, s'est indigné sur Twitter du manque de réaction du gouvernement : "La France n'aura donc rien dit sur le sort des réfugiés de l'Aquarius. Pas un mot de Gérard Collomb, pas une parole d'Emmanuel Macron".Les députés LREM s'agacentDans les rangs de la République en marche, la colère gronde aussi. "Une trentaine" de députés LREM ont dénoncé, mardi 12 juin, une "France paralysée dans sa solidarité", dont le devoir "aurait été (...) de proposer d'accueillir" les migrants concernés. "Nous n'avons pas encore à ce stade entendu de réaction de l'exécutif", a déploré sur BFMTV le vice-président de l'Assemblée nationale, Hugues Renson. "J'aurais aimé que la France puisse être dans la droite tradition qui est la sienne d'accueil et de réponse aux situations humanitaires d'urgence". "Il aurait été du devoir de la France de proposer d'accueillir les quelque 600 hommes, femmes et enfants en danger", s'est fendu sur Twitter le député de Marseille Saïd Ahamada. "Face à l'urgence et à la détresse absolue, la France se serait honorée à faire une exception et à accueillir les passager de l'Aquarius", a renchéri Anne-Christine Lang, députée de Paris. "L'Espagne a proposé son aide, la France est restée muette" a pour sa part dénoncé sur Twitter la députée de la Manche Sonia Krimi. "Qu'attendons-nous pour agir ?"Pour Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, "la France prend plus que sa part, au sens où elle est engagée sur le théâtre libyen pour stabiliser la situation", a-t-il expliqué, mardi 12 juin au micro de Sud Radio. "Nous sommes engagés pour accueillir sur trois ans 10.000 personnes éligibles au droit d'asile (...) pour leur éviter cette traversée de la mort", a justifié le secrétaire d'Etat.
Les premiers éléments du TGV de demain ont commencé à être assemblé à l'usine Alstom de La Rochelle. Il devrait être mis en service en juin 2024, date des JO de Paris.
Plus écologique, plus spacieux, plus moderne, moins cher à l'entretien... le TGV M est particulièrement attendu. Sa gestation a connu une étape importante, dans les ateliers de La Rochelle, a indiqué la SNCF. Quatre ans après le lancement du projet, le premier "chaudron", soit l'enveloppe extérieure du train, a été présenté jeudi 16 juillet. Une première pierre qui doit mener ce projet à la mise en circulation d'ici quatre ans. Ce "train du futur" devrait être mis en service en juin 2024. Une date loin d'être anodine, puiqu'elle précédera les Jeux olympiques de Paris.Après La Rochelle, les trains seront par la suite assemblés à Belfort."C'est un train qui roulera pour les Jeux olympiques" en 2024 à Paris, affirme à l'AFP le directeur de Voyages SNCF Alain Krakovitch, précisant que les premières livraisons de modèles commandés à Alstom auront lieu à l'hiver 2023.TGV "M", car les qualités de ce train commencent la plupart du temps par cette lettre, fait valoir M. Krakovitch. Au premier rang, la "modernité".20 % de passagers en plusIl sera notamment possible de configurer les aménagements intérieurs, transformer une première classe en seconde, et aussi bien d'exploiter sous format Inoui que sous format de Ouigo, le TGV à bas coût, précise-t-il.La mobilité du TGV M permettra aux personnes handicapées en fauteuil roulant de pouvoir embarquer en complète autonomie, sans qu'il y ait besoin d'assistance quelconque, du quai au niveau bas du train, grâce à une plateforme élévatrice. Les toilettes aussi seront repensées, souligne la SNCF.Plus généralement, la conception du train a été réalisée "en étroite collaboration" avec les associations d'usagers en fauteuil roulant, précise le groupe.Le train pourra également accueillir 740 passagers, soit 20% de plus que les rames actuelles.L'écologie enfin aura une place de choix dans ce train aux 97% de matériaux recyclables, réduisant de 32% les émissions de CO2, de 20% la consommation d'énergie et de 30% les coûts de maintenance.Du côté pratique pour les futurs voyageurs, les baies vitrées seront élargies, l'éclairage sera modulable et le système d'air conditionné "plus intelligent", précise-t-on à la SNCF.Intelligent aussi en matière de connexion, puisque ce train doit offrir aux utilisateurs un service de wifi, de commande à distance, et de réseau internet capable de s'adapter aux innovations.
C'est ce qui s'appelle avoir une envie pressante. Un automobiliste qui avait un peu trop appuyé sur la pédale d'accélérateur s'est justifié en déclaration qu'il avait besoin de se rendre aux toilettes.
Le conducteur a été arrêté en Haute-Garonne, près de Toulouse. Le radar indiquait 112 km/h au lieu des 50 réglementaires. Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 novembre, un homme a été arrêté au volant de sa voiture pour un excès de vitesse. Les gendarmes l'ont fait souffler dans l'éthylotest et il s'est avéré que le conducteur avait un taux de 0,62 gramme d'alcool dans le sang. L'homme a lui-même reconnu "avoir consommé plusieurs pintes de bière avec des amis", rapporte France Info. Si la situation peut sembler plutôt habituelle, c'est bien l'excuse de l'automobiliste pour son excès de vitesse qui a surpris les forces de l'ordre. L'homme a déclaré qu'il était "pressé de rentrer chez lui à l'issue de la soirée pour se rendre aux WC", raconte la gendarmerie de la Haute-Garonne sur son compte Facebook.Comme si cela ne suffisait pas, les gendarmes ont constaté en plus que le véhicule du conducteur n'était pas en règle. Le contrôle technique n'avait pas été effectué et l'attestation d'assurance n'était plus valable, précise la gendarmerie sur Facebook. L'homme s'est vu confisquer son permis sur place et devra répondre de ses actes devant le juge. La préfecture de Haute-Garonne devrait réclamer une suspension de permis allant de 3 à 6 mois.
Alors qu'un long week-end se profile avec le jeudi férié de l'Ascension, le Président Emmanuel Macron demande aux Français de faire attention au coronavirus.
Le pont de l'Ascension est propice aux escapades. En posant le vendredi comme jour de RTT, de nombreux Français vont profiter de ce long week-end et de la fin du confinement pour quitter leur appartement et aller se promener. Alors que le nombre de décès dû au coronavirus continue de baisser, le chef de l'Etat a tenu à rappeler aux Français que l'épidémie n'était pas finie et qu'il fallait continuer à faire attention. "L'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts", a twitté Emmanuel Macron en fin d'après-midi ce mercredi 20 mai. De nouveaux clusters sont apparus depuis le déconfinementLes gestes barrières sont plus que jamais d'actualité. Le port du masque est ainsi obligatoire dans les trains et les transports publics en région parisienne et dans d'autres villes de France. Malgré la chute du nombre de cas de Covid-19 en France, depuis le début du déconfinement, certains clusters sont apparus notamment dans l'Est de la France mais aussi dans le Centre-Val de Loire.Des élus demandent la fermeture de leurs plagesDepuis le week-end dernier, de nombreuses plages avaient rouvert en France après l'annonce du déconfinement. Le public était était autorisé à marcher, faire du sport, mais les attroupements étaient proscrits. Mais face à la recrudescence des incivilités, certains maires ont décidé de fermer à nouveau leurs plages. C'est le cas notamment dans trois communes du Morbihan.
Reconversion en vue pour Francis Lalanne. Après la chanson, le théâtre ou encore la politique, on va bientôt le retrouver dans un tout nouveau registre.
En effet, le chanteur va intégrer le casting de Fort Boyard. Il interprétera un nouveau personnage récurent, du jeu d'aventures de France 2. D'après L'Express qui a contacté la société de production de l'émission, Francis Lalanne n'apparaitra pas toutes les semaines. Il alternera avec d'autres personnages du jeu comme celui interprété par Moundir ou encore ceux joués par les frères Bogdanov. L'artiste fera partie de la vigie. Francis Lalanne connaît bien le fort puisqu'il avait déjà participé à l'émission en 2005 en tant que candidat. Mais la reconversion du chanteur interpelle. Il y a quelques semaines, le chanteur fustigeait les médias dans Télé Loisirs : "Aujourd'­hui, lorsqu'on est libre penseur comme moi, on est soit calom­nié, cari­ca­turé, soit absorbé et utilisé, déplorait-il.Je ne suis pas dupe: jamais on ne me convie pour mon oeuvre". La 27e édition de Fort Boyard, toujours présentée par Olivier Minne, et dont le tournage va bientôt commencer, sera de retour sur France 2 dès le mois de juillet.
L'ONG Sea Shepherd a annoncé jeudi offrir une récompense de 10.000 euros pour identifier le responsable de la mort d'un ours brun tué par balle en Ariège, alors que l'espèce est en danger critique d'extinction en France.
Cette somme est offerte "pour motiver ceux qui auraient des informations permettant de faire avancer l'enquête", selon un communiqué. "Les informations seront transmises aux autorités en charge de l'affaire et la récompense sera versée si le témoignage aboutit à l'inculpation du ou des coupable(s)", précise Sea Shepherd.La dernière ours de souche pyrénéenne, Canelle, a été abattue par un chasseur en 2004", rappelle l'ONG et sa présidente Lamya Essemlali, demande "des sanctions exemplaires et dissuasives".L'ONG a déjà offert 10.000 euros après la découverte en 2019 de deux phoques décapités dans le Finistère alors que l'espèce est protégée. Deux marins ont été convoqués devant la justice."En parallèle, Rewild (association dont Sea Shepherd est co-fondateur) va déposer plainte", précise le communiqué.La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a fait savoir que l'Etat porterait également plainte. L'ours tué, un jeune mâle, est le deuxième retrouvé mort dans les Pyrénées cette année, alors que la population n'atteint qu'une cinquantaine d'individus, ce qui n'assure pas la survie de l'espèce.La croissance de la population ursine dans les Pyrénées, après des réintroductions entamées en 1991, alimente depuis des années des tensions avec les éleveurs qui estiment leur présence incompatible avec l'activité pastorale.La France avait adopté un "plan ours" pour 2018-2028 prévoyant de nouveaux lâchers d'ours, mais il été enterré par le gouvernement quelques mois à peine après sa mise en place, après des manifestations d'éleveurs. En 2019, 1.173 animaux ont été tués par des ours et 36 ruches détruites, selon les chiffres contenus dans une consultation publique lancée récemment pour des mesures d'effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées.Le pastoralisme représente des centaines de milliers d'animaux dans les Pyrénées. La semaines dernière, les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l'Agriculture ont une enveloppe de 500.000 euros supplémentaires pour la cohabitation ours-pastoralisme.
Plusieurs villes souhaitent éviter un recours massif aux voitures pour les déplacements.
Avec le confinement, le trafic automobile s'est réduit drastiquement, et avec lui la pollution de l'air, notamment dans les grandes villes. Comment faire pour, qu'à la sortie, il n'augmente pas de façon exponentielle ? D'autant que "les gens vont avoir psychologiquement du mal à s'agglutiner dans les trams, bus ou métros", par crainte de transmission du virus, souligne Pierre Serne, président du Club des villes cyclables. Plusieurs villes françaises veulent donc privilégier le vélo pour éviter un report massif sur la voiture et une forte pollution de l'air, soupçonnée d'aggraver les risques liés au coronavirus. Le recours à la voiture individuelle serait une mauvaise solution : cela créerait une congestion des villes et relancerait la pollution atmosphérique. Or la pollution aux particules fines, issue notamment du trafic routier, augmente la mortalité liée au coronavirus, selon des chercheurs de Harvard University. D'autres se demandent si ces particules peuvent transporter le virus.Des aménagements à l'étudeBogota, Berlin, Oakland, New York, ont profité de la réduction du trafic automobile pour aménager des pistes cyclables provisoires, fermer des axes au trafic motorisé non résidentiel ou encourager leurs habitants à se déplacer en petite reine pour respecter la distanciation sociale. Plusieurs agglomérations françaises veulent suivre leur exemple pour le déconfinement.En Île-de-France, où l'usage du vélo a bondi depuis les grèves, il serait possible "de passer de 400.000 à 800.000" personnes à vélo par jour, d'autant que la météo printanière s'y prête, estime la présidente de la région Valérie Pécresse. Pour y parvenir, elle travaille "avec le RER-vélo", un collectif d'associations qui a imaginé neuf lignes cyclables, jusqu'à Mantes-la-Jolie ou Melun. L'idée est d'"expertiser tout ce qu'on peut faire, très rapidement", explique Valérie Pécresse.Paris, qui a déjà multiplié les pistes cyclables, compte "favoriser les déplacements domicile-travail" à vélo après le déconfinement, indique l'adjoint à la mairie en charge des transports, Christophe Najdovski. Cela passera par "des aménagements légers, peu coûteux, rapides à mettre en oeuvre, sécurisés et réversibles" sur la chaussée d'habitude réservée aux voitures et aux deux-roues motorisés, poursuit-il. La métropole de Lyon veut aménager "de nouveaux espaces piétons et de nouvelles pistes cyclables" avec des "modulations possibles en fonction des horaires", dit David Kimelfeld, président de la métropole. Grenoble, Montpellier ou Rennes prévoient également d'accélérer leurs plans vélo.Le centre d'études Cerema suggère de "réduire le nombre de voies motorisées", de quatre à deux par exemple, d'"élargir les aménagements cyclables existants" et de "modifier le plan de circulation". D'après la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), il est primordial d'installer les pistes cyclables provisoires sur des axes entiers, pas seulement des tronçons isolés, de les accompagner de parkings à vélo provisoires et d'en installer qui suivent le tracé de lignes de métro. "Il faut vraiment sécuriser les infrastructures" pour que les cyclistes se sentent en sécurité, insiste Olivier Schneider, président de la FUB. Pas question de simples marquages au sol : il faudra utiliser du matériel de chantier, des plots en béton, des gros blocs de plastique.L'enjeu ne concerne pas que les centre-villes mais aussi "des voiries plus interurbaines ou périurbaines", souligne Pierre Serne, qui prend l'exemple d'hôpitaux excentrés où des soignants vont travailler à vélo.Fournir des vélos aux habitantsUn autre enjeu est d'équiper les gens en vélos. En plus des primes existantes pour acheter des vélos électriques et des vélos cargo, la FUB défend l'idée d'un chèque de 100 euros pour "financer la remise en état de vélos" qui sommeillent aujourd'hui dans des caves ou de bourses à vélos d'occasion, dans le respect des gestes barrière.Les réparateurs de vélos, qui font partie des commerces prioritaires mais dont beaucoup ont fermé, pourraient rouvrir avant le 11 mai, suggère Olivier Schneider. Pourquoi ne pas rendre gratuits les systèmes de vélo en libre-service "et les étendre encore plus", suggère Joël Hazan, expert au Boston Consulting Group (BCG), pour qui le maintien du télétravail fait également partie de la solution.En attendant, les déplacements à vélo sont autorisés pendant le confinement, sauf pour du sport, rappelle le président de la FUB. Il demande aux préfets qui ont fermé des pistes cyclables pendant le confinement de les rouvrir.
Le groupe Servier, jugé à Paris dans l'affaire du Mediator, a présenté lundi par la voix de son président "ses excuses" et ses "sincères" regrets aux consommateurs de ce médicament tenu pour responsable de centaines de morts.
L'affaire du Mediator est un "drame considérable", a déclaré devant le tribunal correctionnel le président du groupe pharmaceutique Olivier Laureau, avant d'adresser aux "patients et à leurs familles qui ont souffert" ses "regrets extrêmement sincères et profonds".Présenté comme un antidiabétique mais largement prescrit comme coupe-faim, le Mediator a été utilisé par plus de cinq millions de personnes pendant les 33 ans de sa commercialisation, jusqu'à son retrait du marché en novembre 2009.Il est accusé d'avoir provoqué de graves lésions cardiaques et de nombreux décès.Les laboratoires Servier sont soupçonnés d'avoir sciemment dissimulé les propriétés anorexigènes et les dangereux effets secondaires du Mediator, ce dont la firme s'est toujours défendue.La maison-mère comparaît notamment, avec neuf sociétés du groupe, pour "tromperie aggravée", "escroquerie" et "homicides et blessures involontaires". L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps) est renvoyée à leurs côtés pour avoir tardé à suspendre le Mediator, malgré des alertes répétées sur sa dangerosité. "Nous avons commis une erreur d'analyse, d'appréciation du risque du Mediator qui a conduit à ce drame", a assuré Olivier Laureau, lors de "l'interrogatoire de personnalité" du groupe, destiné à évaluer le montant d'éventuels amendes ou versements d'indemnités en cas de condamnation. "Le groupe a réagi en indemnisant d'abord les patients qui avaient souffert, et en procédant à des évolutions afin d'éviter qu'un tel drame puisse se reproduire. Ce qui est arrivé est à l'inverse de ce qui est notre raison d'être", a souligné le président de Servier. "Les témoignages (de victimes, NDLR) à cette barre ont profondément marqué l'ensemble des 22.000 collaborateurs du groupe", a encore affirmé Olivier Laureau, au dernier jour des débats de ce procès-fleuve, entamé le 23 septembre. Les plaidoiries des parties civiles débutent mardi. Les réquisitions du parquet sont attendues les 23 et 24 juin. La défense aura la parole à partir du 29 juin. Le jugement sera mis en délibéré et rendu en 2021, avait annoncé le 2 juin la présidente du tribunal Sylvie Daunis, lors de la reprise du procès après deux mois et demi d'interruption en raison de la crise sanitaire.
Suppression de l'ISF, sortie du glyphosate, taxe d'habitation, salaires des hauts fonctionnaires... Le chef de l'État a répondu jeudi aux nombreuses questions d'habitants de Bourg-de-Péage, durant un débat-citoyen où il s'est invité sans prévenir.
Quelques heures auparavant, le patron du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez reprochait à Emmanuel Macron d'être "dans une bulle" et l'invitait à débattre directement avec les Français. Jeudi 24 janvier, après un déjeuner-débat avec une soixantaine d'élus à la préfecture de Valence (Drôme) et une visite en fin d'après-midi dans une structure d'accueil de jour autonome pour personnes âgées à Bourg-de-Valence, le chef de l'État s'est invité à un débat-citoyen à la Maison des associations de Bourg-de-Péage.Arrivé vers 18h, il s'est assis au milieu de l'assemblée, à laquelle participaient une poignée de "gilets jaunes". Le président debout, micro en main, a répondu pendant 3h15, n'éludant aucun sujet : l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), l'école, le glyphosate, l'emploi... Et même des sujets techniques ou plus insolites, comme la cyber-sécurité ou les courses hippiques.Les échanges sont restés courtois. Emmanule Macron a parfois été applaudi et la parole a été distribuée dans la bonne humeur par l'hôtesse de la soirée, la maire PS de Bourg-de-Péage, Nathalie Nieson. "Est-ce qu'il y a deux ans, on vivait mieux quand il y avait l'ISF, est-ce qu'il y avait moins de SDF ?"Le chef de l'État a notamment été interpellé par un agriculteur "gilet jaune", qui a dit "ne plus avoir confiance dans les politiques". Cet homme a notamment fustigé la suppression de l'ISF, puis évoqué les SDF morts dans la rue, "complètement oubliés". "Le premier grand débat, c'est de tenir vos promesses", a-t-il lancé, rappelant qu'Emmanuel Macron avait assuré "qu'à la fin de l'année, il n'y aurait plus de SDF en France". "On écrase tous nos débats en France sur la fiscalité. On pense qu'on règle tout par la fiscalité. On ne règle pas par la fiscalité les vrais inégalités de départ. J'ai supprimé l'ISF pour réindustrialiser le pays, créer de l'emploi. La vraie inégalité, c'est le chômage", a répondu le président de la République. "Est-ce qu'il y a deux ans, on vivait mieux quand il y avait l'ISF, est-ce qu'il y avait moins de SDF ? Non. Je n'ai pas supprimé l'ISF pour faire des cadeaux à certains, c'est pour qu'ils réinvestissent dans le pays", a-t-il insisté. "Je n'ai pas pris l'engagement de campagne qu'il y ait zéro SDF. J'entends beaucoup ça mais je n'ai jamais dit ça. J'ai eu un mot sur les demandeurs d'asile qui dorment dehors", a-t-il par ailleurs affirmé. "Plus personne ne paiera la taxe d'habitation"Emmanuel Macron est également revenu sur la suppression de la taxe d'habitation, qu'il juge "inégalitaire". "Plus personne ne la paiera. On la supprime en trois bouts", a-t-il assuré, alors que, ces derniers temps, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait laissé entendre que les 20% des foyers les plus aisés pourraient continuer à la payer. Emmanuel Macron a également affirmé que rien n'était encore décidé pour remplacer la taxe d'habitation. Sortie du glyphosate : "On n'y arrivera pas" à 100% en trois ansInterrogé sur le glyphosate, le président a déclaré que la France ne parviendrait pas à se passer "à 100%" de cet herbicide controversé dans les trois ans comme il s'y était engagé. "Je sais qu'il y en a qui voudraient qu'on interdise tout du jour au lendemain. Je vous dis : un, pas faisable et ça tuerait notre agriculture. Et même en trois ans on ne fera pas 100%, on n'y arrivera, je pense, pas", a-t-il déclaré, encourageant les "productions alternatives" pour ne plus utiliser cet herbicide.Les hauts fonctionnaires doivent être "dûment payés"Emmanuel Macron a également répondu aux questions d'une personne sur les salaires des hauts fonctionnaires. "C'est très à la mode de taper sur les fonctionnaires et les élus en ce moment. Ce sont eux qui s'en prennent plein les poches. Mais ces catégories, on en a besoin et, si vous regardez dans la société qui vit bien, ce n'est plus vrai que ce sont les fonctionnaires. Même les hauts fonctionnaires. Il vaut mieux aujourd'hui être cadre dans une entreprise. Ce temps est révolu", a-t-il affirmé."Les hauts fonctionnaires qui ont des responsabilités, ils doivent être dûment payés. Je ne suis pas pour la paupérisation de la fonction publique", a-t-il développé."Je ne suis pas un héritier"Emmanuel Macron s'est également défendu d'être "un héritier"."Il y a des gens qui vous mettent un poinçon. Moi je ne suis pas un héritier, je suis né à Amiens, il n'y a personne dans ma famille qui était banquier, politicien ou énarque. Ce que j'ai, je le dois à une famille qui m'a appris le sens de l'effort, qui m'a élevé, qui m'a éduqué. Et après je n'ai jamais lâché le morceau", a-t-il poursuivi. "Si j'étais né banquier d'affaires, vous pourriez me faire la leçon, si j'étais né avec une petite cuillère en or dans la bouche ou fils de politicien vous pourriez me faire la leçon, mais ce n'est pas le cas."Toutefois, il assume son passé de banquier d'affaires à la banque Rotschild. "Je ne suis pas banquier à la Banque postale ou la Société générale (...) Il se trouve que j'ai eu une vie avant. Que j'ai changé de vie et j'ai été élu par les Français. Et je serai ravi que des gens qui ont eu une vie d'entrepreneur ou ailleurs, s'engagent un jour dans la politique", a-t-il déclaré. Quid du vote blanc ?"La proportionnelle, j'y suis favorable, c'est une promesse de campagne. Si on va vers le vote obligatoire, je pense qu'il faudrait alors aller vers le vote blanc mais je ne vais pas purger le débat en me positionnant aujourd'hui, a répondu Emmanuel Macron, interrogé sur la prise en compte du vote blanc."Je suis le fils de cette crise""Moi ça ne fait pas un moment que je suis là. Je suis le fils de cette crise. La colère que vous exprimez, une partie d'elle m'a porté", a estimé Emmanuel Macron alors qu'il répondait à une question de la santé. "Je m'engage à repenser un nouveau système qui est, je le crois, plus juste et plus efficace. Parce qu'on vit avec un système qui a été créé en 1958", a-t-il poursuivi. "Il n'y a aucune fatalité. Nous pouvons revenir en quelques années à l'équilibre budgétaire. Mais nous ne pouvons le faire que si nous arrivons à changer de modèle. C'est-à-dire à retrouver un modèle de l'égalité des chances et pas de la correction de l'injustice."Les politiques, tous corrompus ? "Je ne peux pas vous laisser dire que le gouvernement et les politiques sont des corrompus. Je ne peux pas vous laisser dire ça, parce que ça c'est un affaiblissement de la démocratie", a répondu le président à un habitant qui l'interpellait. "S'il y a des gens corrompus, dénoncez-les aux juges. Vous ne pouvez pas dire tout est n'importe quoi. Dans le monde où l'on vit des tas de gens ont pour projet de mettre en l'air la démocratie. La presse, elle est libre et la justice, elle est indépendante. Notre pays a fait énormément de progrès durant ces dernières décennies et nous sommes parmi les pays qui ont le plus à s'honorer de cela", s'est-il insurgé."On peut se parler très librement mais il y a des choses qui sont vraies et des choses qui sont fausses", a-t-il poursuivi, précisant que "les gens ne sont pas dans la rue parce que tout le monde est corrompu."Le référendum "n'est pas la panacée"Interrogé sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC) réclamé par les "gilets jaunes", Emmanuel Macron a estimé que "ce n'est pas la panacée"."Je crois au référendum, mais je pense que le référendum ne peut pas être utilisé pour tous les sujets. Et je crois à la démocratie représentative, je pense qu'il faut des élus qui vont vous représenter." À 21h15, Emmanuel Macron a conclu les débats, s'attardant quelques minutes avec des citoyens et promettant des "mesures très concrètes à l'issue du débat".
Si l'épidémie de Covid-19 continue de ralentir en France, le nombre de décès continue d'augmenter. 22.245 personnes sont décédées à l'hôpital et en Ehpad.
La lente décrue de l'épidémie se poursuit, et la France continue de compter les victimes. Dans son point quotidien du 24 avril, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a indiqué que la barre des 22.000 morts avait été franchie. 13.852 décès ont été enregistrés à l'hôpital. 82% des victimes étaient âgées de plus de 70 ans, a précisé Jérôme Salomon. Dans les établissements médico-sociaux, dont font partie les Ehpad, ce sont 8.393 décès qui ont eu lieu en lien avec le coronavirus. Au total la France a comptabilisé 22.245 décès, du fait du virus.La mortalité générale en France est toujours en hausse en semaine 16 (du 13 au 19 avril), en augmentation de 24%. Principales régions touchées, le Centre-Val-de-Loire, Île-de-France, le Grand-Est, l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France."Nous devons rester pleinement mobilisés", a indiqué le directeur général de la Santé, qui a toutefois noté des signaux positifs remontant des établissements de soin. L'activité de SOS Médecin en lien avec le Covid-19 était en baisse, tout comme celle des urgences. Le taux de positivité des tests, révélateur de la circulation du virus, a légèrement baissé de 1 point, pour se maintenir à 20%. "Cela reste élevé", a malgré tout nuancé Jérôme Salomon.Dans les hôpitaux, 1.346 personnes ont été hospitalisées, portant le total à 28.658. 561 places ont ainsi été libérées en 24 heures, en raison du nombre de sorties de patients guéris. "C'est une bonne nouvelle, le nombre maximum a été atteint le 14 avril". Il continue de décroître depuis.En réanimation, ce sont 183 places qui ont été libérées, malgré l'admission en 24 heures de 155 patients, en raison de leur état grave. Au total en France, 4.870 personnes sont admises dans ces services à cause du coronavirus. Le pic avait été atteint le 9 avril, avec plus de 7.200 personnes. La fréquentation baisse continuellement depuis.
La présidente du Front national affirmait avoir été invitée par les partisans de la sortie de l'Union européenne pour mener campagne outre-Manche. Pourtant, le camp du "Brexit" veut lui interdire l'entrée au Royaume-Uni.
Marine Le Pen se défend ce lundi de toute volonté d'"ingérence"... dont elle accuse en revanche le président américain.Cafouillage ce week-end parmi les partisans d'une sortie de l'UE des deux côtés de la Manche. Le FN a affirmé que Marine Le Pen avait été invitée au Royaume-Uni par les partisans du Brexit, pour défendre leurs positions, alors que le camp du non au maintien dans l'Union se défend de toute proximité avec elle, demandant même qu'elle soit interdite d'entrée dans le pays. Marine Le Pen a réagi à cette polémique ce lundi 25 avril, dans "Les 4 vérités" sur France 2. Elle se défend de vouloir faire de "l'ingérence" dans les affaires britanniques, contrairement - dit-elle - à Barack Obama, qui a plaidé ce week-end pour un maintien du royaume dans l'UE.Tout est parti d'une lettre de Gisela Stuart, coprésidente de la campagne officielle "Vote Leave", en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE au référendum du 23 juin, adressée à la ministre de l'Intérieur britannique Teresa May. Elle lui demande de "refuser l'entrée" de la présidente du parti français, qui soutient le Brexit, à cause de "ses opinions extrémistes". - "M. Obama est venu faire de l'ingérence dans les affaires de la Grande-Bretagne" -"Je lui pardonne beaucoup, parce qu'elle est pour la sortie de l'Union européenne, elle est contre l'Union européenne, assure Marine Le Pen. Mais enfin, elle reste une socialiste (Gisela Stuart est membre du Parti travailliste, NDLR). Les socialistes ont toujours eu un léger problème avec la démocratie", a ironisé Mme Le Pen sur France 2. "Je m'étonne qu'elle n'ait rien dit pour la venue de M. Obama qui, lui, est venu faire de l'ingérence dans les affaires de la Grande-Bretagne, tacle l'eurodéputée. Je ne vais pas faire d'ingérence. Si j'y vais, j'irai pour parler de la nécessité pour les peuples de se déterminer par rapport à l'Union européenne", a-t-elle expliqué."Je plaide pour que chaque peuple de l'Union européenne ait la possibilité d'avoir accès à un référendum, de pouvoir dire ce qu'il pense de ce qu'est devenue l'Union européenne. Alors que M. Obama est venu pour menacer la Grande-Bretagne, ce qui semble-t-il n'a choqué personne", insiste-t-elle. La semaine dernière, lors d'une visite à Londres, le président des États-Unis a plaidé pour le maintien des Britanniques dans l'UE. Le vice-président du FN Florian Philippot a alors lui aussi dénoncé une "ingérence" du chef de l'État américain. Pour Marine Le Pen, "ça veut dire qu'en réalité cette Union européenne, dont on nous avait vendu qu'elle avait été construite précisément pour faire contrepoids aux États-Unis, est en fait totalement à la botte des États-Unis. C'est une construction américaine qui est non seulement autorisée, mais poussée par les États-Unis", estime la conseillère régionale en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.- Marine Le Pen veut un référendum dans chaque pays -Marine Le Pen demande à nouveau, par ailleurs, que la France puisse aussi voter sur son appartenance à l'UE : "C'est la moindre des choses. En 2005, on a posé la question aux Français, et on s'est empressé de violer la volonté exprimée par le peuple français, qui avait dit non à la Constitution européenne", explique-t-elle. Samedi, depuis la Roumanie, elle a plaidé pour que chaque pays puisse, comme la Grande-Bretagne, décider s'il veut ou non rester dans l'Union européenne. La responsable de la campagne "Vote Leave" a récemment adressé une lettre officielle à la ministre de l'Intérieur britannique pour se désolidariser du FN. L'existence de ce courrier a été révélée dimanche par la BBC et l'AFP. Mme Stuart y évoque une visite de Marine Le Pen prévue pour mai, qu'elle demande au "Home Office" de faire interdire.De son côté, M. Philippot assure que Mme Le Pen a été "sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit", et qu'elle "étudie l'opportunité d'un tel déplacement". "Le Royaume-Uni est un État de droit et une démocratie avancée et donc une Française, de surcroît élue, peut parfaitement y circuler librement", souligne-t-il. La visite de Mme Le Pen "permettrait aux Britanniques qui souhaitent sortir de l'Union européenne de savoir qu'il y a des responsables européens de premier plan qui les soutiennent", estime le député européen.- Les eurosceptiques britanniques pas séduits par Marine Le Pen -Mais Mme Stuart explique sa requête en écrivant que Mme Le Pen "a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les musulmans priant dans la rue à l'occupation nazie en France". "La présence de Mme Le Pen au Royaume-Uni ne contribuerait pas à l'intérêt général", poursuit-elle. "Par conséquent, je vous exhorte à exercer vos pouvoirs, en vertu de la législation sur l'immigration, pour refuser son entrée dans le pays dans le cas où elle tenterait de se rendre au Royaume-Uni", conclut la députée travailliste. Interrogée dimanche sur cette lettre au cours d'une interview sur la BBC, Mme May a refusé de dire quelle suite elle allait lui donner, rappelant qu'elle ne s'exprimait pas "sur des cas individuels". "Je pense que le fait qu'elle (Mme Stuart, NDLR) m'a écrit pour empêcher quelqu'un d'entrer dans le pays suggère que nous avons le contrôle de nos frontières", a cependant déclaré la ministre. Connue pour son euroscepticisme, Mme May a néanmoins rejoint le camp du Premier ministre David Cameron, militant du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.L'un des principaux arguments des partisans d'une sortie de l'UE est la reprise du contrôle des frontières et de l'immigration. Le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip Nigel Farage a, quant à lui, déclaré sur Sky News qu'il ne pensait pas qu'une intervention de Mme Le Pen serait utile à la campagne en faveur du Brexit. Mais il s'est opposé à ce qu'elle soit interdite d'accès au territoire britannique.
L'ex-premier secrétaire du PS affirme que ce n'est pas la primaire qui a empêché l'ancien président de se présenter à la présidentielle.
Jean-Christophe Cambadélis était l'invité dimanche 11 mars de "Questions politiques" sur France Inter et franceinfo en partenariat avec Le Monde. Il est revenu sur la défaite du PS à la présidentielle et sur la non-candidature de François Hollande à sa réélection."Aujourd'hui François Hollande développe cette thèse selon laquelle la primaire lui a été imposée et que, sans elle, il aurait gagné", estime l'ancien premier secrétaire général du Parti socialiste, qui contredit l'ancien président de la République. "Une carabistouille dont François Hollande a l'habitude""C'est une carabistouille dont François Hollande a l'habitude", insiste Jean-Christophe Cambadélis. "Ce n'est pas la primaire qui l'a empêché de se présenter, c'est la sortie de Macron", souligne-t-il encore avant de rappeler les mesures positives prises pendant le précédent quinquennat, sur lesquelles l'ex-président aurait pu s'appuyer pour se présenter. Selon lui, "François Hollande réécrit l'histoire car il ne peut pas dire que c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron puisque c'est son successeur". "Donc c'est Jean-Christophe Cambadélis qui doit porter la resposabilité", fustige l'ancien premier secrétaire général du PS.Selon les informations du JDD, François Hollande devrait toutefois s'attaquer à l'actuel chef de l'Etat dans un livre qui devrait sortir dans le courant du mois d'avril. Intitulé "Faire confiance", il consacrerait un chapitre entier à la "trahison" de son ancien protégé Emmanuel Macron.
Selon le procureur de la République, l'agresseur de Villeurbanne "indiquait être musulman et avoir entendu dans l'après-midi des voix insulter Dieu et lui donnant l'ordre de tuer".
L'auteur de l'attaque au couteau et à la fourche commise à Villeurbanne a tenu des propos "confus" aux enquêteurs, après son agression qui a notamment coûté la vie à un jeune de 19 ans. L'homme, qui ne disposait pas de documents officiels, est connu sous "deux identités avec trois dates de naissance", indiquant qu'il aurait 33, 31 ou 27 ans."Une personne dont la fragilité avait été repérée"Arrivé en France en 2016 "sans famille", il a obtenu en mai 2018 la "protection subsidiaire" de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) "en se présentant comme étant né en 1986", ce qui correspond à l'un des âges (33 ans) sous lequel il était connu des autorités, a pour sa part affirmé Didier Leschi, directeur de l'OFII. L'assaillant, inconnu des services de justice, disposait d'une carte de séjour temporaire valable jusqu'à janvier 2020.Il est décrit par plusieurs témoins comme un individu violent. "Il était en train de casser des chaises et se frappait lui-même", rapporte ainsi à franceinfo une personne qui logeait dans le même immeuble que lui. "C'est une personne dont la fragilité avait été repérée sans pour autant que ça ne donne jamais lieu à un passage à l'acte comme celui perpétré hier", indique quant à lui le directeur de l'association "Forum réfugiés". Lors de son audition, le suspect a indiqué "être musulman et avoir entendu dans l'après-midi des voix insulter Dieu et lui donnant l'ordre de tuer", a déclaré le procureur de la République de Lyon, dimanche 1er septembre. "Il pensait également avoir reconnu dans sa première victime un individu avec lequel il était en contentieux lors de son passage en Angleterre il y a quelques années. Disant avoir agi par vengeance, ses propos demeuraient incohérents et confus", a ajouté le magistrat.Une première évaluation psychiatrique a été réalisée lors de sa garde à vue. Celle-ci a révélé "un état psychotique envahissant avec délires paranoïdes à thématiques multiples dont celles du mysticisme et de la religion", a détaillé le procureur.
Le président américain Donald Trump a assuré vendredi lors du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale que comme en 1945, l'Amérique "triompherait", cette fois face au coronavirus.
Pandémie oblige, la victoire des Alliés contre l'Allemagne nazie a été célébrée en très petit comité à Washington. Le président américain, accompagné de son épouse Melania Trump s'est rendu devant le mémorial de la Seconde Guerre mondiale situé à quelques pas de la Maison Blanche.Le milliardaire républicain, cité dans un communiqué, a rendu hommage aux "forces de la liberté qui ont vaincu la tyrannie", tout en rappelant le "sombre prix de la liberté" pour les soldats américains ayant participé au conflit."La plupart de ces guerriers, altruistes et héroïques, n'avaient jamais connu la vie dans une Amérique prospère. Il ont grandi durant la Grande Dépression lorsque les prévisions économiques de l'Amérique semblaient moroses", a dit le président, le jour même de la publication de statistiques catastrophiques sur l'emploi aux Etats-Unis."Au cours des derniers mois, notre nation a été exposée à une adversité remarquable lors de la pandémie de coronavirus. Mais comme nous l'avons fait tant de fois auparavant, l'Amérique triomphera", a assuré le locataire de la Maison Blanche.Malgré des liens historiques entre l'Europe et les États-Unis, M. Trump a bousculé lors de sa présidence les alliances établies, se plaignant notamment de privilèges commerciaux injustes accordés aux pays européens et d'une participation américaine trop coûteuse à l'OTAN.
L'Allemagne et l'Estonie ont soumis mardi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution court relatif à la pandémie de Covid-19 et destiné à remplacer un texte de la France et de la Tunisie négocié depuis deux mois et bloqué par les Etats-Unis.
Comprenant seulement cinq points, la résolution proposée par les deux membres non permanents du Conseil et obtenue par l'AFP "demande une cessation générale et immédiate des hostilités dans tous les dossiers" à l'agenda du Conseil de sécurité -- soit une vingtaine de pays en crise ou en guerre -- afin de faciliter la lutte contre la maladie.Le texte reprend des paragraphes qui figuraient dans le projet de la Tunisie et de la France, du langage agréé par les 15 membres du Conseil lors de négociations depuis mars ou qui avait été entériné dans de précédentes résolutions, comme des exclusions au cessez-le-feu pour continuer à lutter contre des groupes jihadistes.Comme dans le projet franco-tunisien, la nouvelle proposition appelle à une "pause humanitaire pour au moins 90 jours consécutifs" afin de permettre d'acheminer de l'aide aux populations les plus éprouvées.Une date de mise au vote n'est pas encore connue, mais elle pourrait intervenir rapidement si aucun des cinq membres permanents du Conseil ne brandit une menace de veto, comme cela a été le cas pour le projet franco-tunisien, autour d'une mention sur l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vivement critiquée par Washington.Le texte de l'Allemagne et de l'Estonie n'en comporte aucune et l'inconnue aujourd'hui réside dans la position de la Chine, qui souhaitait jusqu'à dernièrement une référence à cette agence onusienne, même implicite.Les deux pays européens ont présenté leur initiative lors d'une visioconférence à huis clos organisée par l'Estonie, présidente en exercice du Conseil de sécurité en mai. Selon un diplomate s'exprimant sous couvert de l'anonymat, la Chine a déclaré lors de la réunion être "en faveur d'une action rapide du Conseil avec un résultat".- "Tourner la page" -En fin de semaine dernière, Pékin et Washington s'étaient rejeté la responsabilité de l'échec des négociations menées laborieusement par Paris et Tunis.Les Etats-Unis ont été à l'origine vendredi du rejet du texte franco-tunisien. A la surprise générale, ils ont bloqué une procédure menant à un vote, affirmant "ne pouvoir soutenir le projet de résolution actuel" alors qu'ils avaient donné la veille leur accord au texte, selon des diplomates. Le département d'Etat américain a réclamé "une résolution limitée à un soutien au cessez-le-feu" ou "une résolution élargie" parlant de transparence et de responsabilité, ce qui entraînerait inévitablement un veto chinois.Dans une déclaration mardi à l'AFP, l'ambassadeur estonien à l'ONU, Sven Jürgenson, a souligné que le Conseil "devait trouver un moyen de sortir de l'impasse". "C'est une vraie honte pour le Conseil de sécurité de ne pas avoir été en mesure de remplir sa responsabilité" face à la pandémie, a-t-il ajouté, en espérant "un accord rapidement".Pendant deux mois, "malgré les différences de positions et de perceptions qui entravent encore le consensus, les discussions entre les Etats membres ont été importantes et constructives", a déclaré de son côté à l'AFP l'ambassadeur tunisien à l'ONU, Kais Kabtani."La Tunisie n'a jamais perdu espoir de parvenir à un compromis et d'obtenir l'approbation de la première résolution du Conseil de sécurité depuis que le Covid-19 a commencé à ravager le monde", a-t-il ajouté.Pour un diplomate s'exprimant sous couvert d'anonymat, "il faut tourner la page" après un premier texte qui n'a pas abouti. "Il faut remettre la balle au centre", a renchéri un autre diplomate, également sous couvert d'anonymat. Avec ce silence de deux mois du Conseil de sécurité, "le mal a été fait", ajoute-t-il, en regrettant que la "tragédie humaine" provoquée par la pandémie n'ait pas été "fédératrice" pour un soutien rapide au cessez-le-feu demandé le 23 mars par le chef de l'ONU face à la pandémie.Si l'appel d'Antonio Guterres semble avoir été un peu entendu au début dans certains pays, les violences ont repris de plus belle ou se sont intensifiées depuis, notamment en Afghanistan, au Yémen ou en Libye.
Il s'affiche en véritable papa poule. Franck Leboeuf a décidé de prendre la parole face à ceux qui critiquent sa fille, Jade.
À force de publication osées sur Instagram, la jeune femme âgée de 26 ans ne fait pas toujours l'unanimité. Vivement critiquée sur les réseaux sociaux, l'ex-international français a décidé de soutenir sa fille dans sa démarche. Dans une interview accordée au magazine Paris Match il confie : "Jade est mannequin, elle a 26 ans et elle vit à Los Angeles. Je regarde ce qu'elle fait et je lui dis régulièrement : 'n'oublies pas que malheureusement tu restes la fille de ton père et que je reste responsable de toi, malgré tes 26 ans, face à ces quelques abrutis de journalistes". Franck Leboeuf ajoute "Elle a fait des études de sophrologie, elle pense ouvrir un cabinet mais on sait que le mannequinat ça paye très bien! Que Jade vive ses expériences et qu'on la laisse tranquille" a-t-il fini par déclarer au sujet de sa fille. Un soutien que sa femme avait également affiché affirmant être très fière de sa fille.
Les touristes étaient de retour en grand nombre samedi à Venise, à l'occasion de la réouverture du Palais des Doges après quatre mois de pandémie, a constaté l'AFP.
Italiens et étrangers, ils étaient des centaines de visiteurs à faire la queue sur plus de 300 mètres place Saint-Marc, devant les guichets du Palais ducal.Un millier de réservations par internet avaient été enregistrées pour cette journée de réouverture, selon une agence de presse locale.Décrivant cet afflux soudain, l'agence Ansa évoquait même un "petit assaut" sur le Palais ducal."Il y avait des gens qui faisaient la queue à 8H00 ce matin et, pour être honnête, nous l'espérions beaucoup", s'est félicité auprès de l'AFP Maria Cristina Gribaudi, présidente de la Fondation des musées civiques de Venise."C'est une émotion très forte, comme un premier jour d'école", s'est-elle réjoui.A l'intérieur du palais, le masque est obligatoire, des panneaux incitent partout à "garder les distances" et toutes les salles sont contrôlées pour éviter les regroupements de visiteurs.Après des mois sans touriste -ou presque-, ce samedi marque de fait un net changement, avec une cité de Venise fréquentée presque normalement, comme un banal weekend de printemps.Les boutiques de souvenirs ont fait leur réapparition sur la place Saint-Marc, la quasi-totalité des commerces et restaurants -dont l'historique Café Florian- ont rouvert.Autour du canal du Rialto, les visiteurs se concentraient dans les ruelles de la Cité des Doges, et les célèbres gondoles et vaporetto chargés de passagers naviguaient de nouveau sur les canaux."Si la langue la plus +parlée+ est l'italien, les Allemands et, étonnamment, les Français sont nombreux", a constaté Ansa."Nous espérons avoir à l'avenir un tourisme lent. Cela ne signifie pas moins de tourisme, mais une meilleure, une bonne organisation", a expliqué pour sa part une autre responsable des musées de la ville, Gabriella Belli.Alors que l'épidémie de Covid-19 semble désormais en voie de se terminer (plus de 34.000 morts) et que le pays avance depuis début mai dans son déconfinement, monuments, édifices célèbres, musées et lieux emblématiques sont presque tous désormais rouverts: la basilique Saint-Pierre de Rome, les Musées du Vatican, la Galerie Borghese ou les musées du Capitole, le site de Pompéi, la tour de Pise, les cathédrales de Florence et Milan, etc....Espérant relancer au plus vite le secteur clé du tourisme et capter le maximum de visiteurs étrangers cet été, le pays a rouvert ses frontières le 3 juin.
Sonia Krimi aurait-elle franchi la ligne jaune ? La députée LREM décrite souvent comme l'une des rebelles de la majorité n'est pas allée jusqu'à porter le gilet jaune à l'Assemblée comme Jean Lassalle mais a tout de même accepté de l'enfiler en dehors de l'hémicycle comme le révèle La Presse de la Manche.
Si la femme politique s'est retrouvée avec le célèbre gilet jaune sur le dos, c'est parce qu'une délégation de gilets jaunes est allée à sa rencontre à Cherbourg, raconte le journal local. "Je suis de leur côté ! Les syndicats, les politiques, les journalistes sont 5 peut-être 2% de la population et ils font la pluie et le beau temps. C'est toujours eux que l'on entend partout. Mais nous n'entendons pas ces gens-là. Donc aujourd'hui, je suis ravie de les entendre mais il faut pas rester sur des échanges, il faut que cela se transforme en vraie solution", a expliqué la députée de la Manche qui précise à France Bleu Cotentin qu'elle serait "peut-être dans la rue" si elle n'était pas députée. Un discours et une attitude qui ne doivent sans doute pas plaire du côté de l'Elysée, qu'elle tente de rassurer tout en essayant de séduire les gilets jaunes. "Nous ne pouvons pas passer notre temps à dire que cela fait que 18 mois qu'on est là, que c'est de la faute des autres. Je crois au cap de la politique d'Emmanuel Macron mais des fois, pas forcément à la manière. La politique de ruissellement, quand on connaît un peu la sociologie, je n'y crois pas. On sait que les grandes fortunes sont prêtes à se marier limite entre elles pour garder l'argent entre elles", a-t-elle expliqué aux manifestants rapporte La Presse de la Manche."Quand vous avez une tempête devant, il faut changer la route. Surtout quand vous avez plus personne dans le bateau, comment vous faites ? Vous gardez le cap sans marin ? Ça me semble un peu dur", ironise Sonia Krimi au micro de France 3 Normandie.
La France a décidé de limiter à un seul vol hebdomadaire la desserte de son territoire par des compagnies aériennes chinoises. Il s'agit d'une mesure prise au nom de la "réciprocité" vis-à-vis d'Air France.
Depuis le 8 juin, la Chine autorise à nouveau les vols en provenance de l'étranger. Plusieurs compagnies étrangères sont autorisées dont Air France. Cependant, la compagnie française est limitée à une liaison par semaine depuis et vers la Chine. Or, si Air France est limitée à une liaison hebdomadaire, les trois principales compagnies chinoises (Air China, China Eastern, China Southern) elles, pouvaient jusqu'ici effectuer chacune un vol hebdomadaire Chine-France, soit trois au total.La France veut les mêmes droits pour Air FranceLes autorités françaises en ont décidé autrement. Elles veulent garantir pour Air France les mêmes droits, avec trois liaisons hebdomadaires avec la Chine.Le couperet est tombé. "Désormais et "en l'absence de progrès (...), nous appliquons la réciprocité stricte depuis vendredi dernier", a assuré l'ambassade de France. Concrètement, cela revient à supprimer deux vols par semaine pour les compagnies chinoises.Les vols China Southern et China Eastern prévus cette semaine à destination de la France ont été annulés, selon les horaires publiés en ligne. Un vol Air China Pékin-Paris était toujours annoncé pour lundi.Début juin, la Chine a annoncé une reprise très limitée des vols internationaux, après une menace de Washington de suspendre des vols de compagnies chinoises aux Etats-Unis.Dans les faits, les compagnies étrangères doivent au préalable obtenir le feu vert de la ville d'arrivée, ce qui complique les procédures.
Avec le site oups.gouv.fr, le gouvernement propose d'aider les citoyens à lutter contre de possibles erreurs administratives.
Enfin un peu plus de clarté ? Le gouvernement d'Emmanuel Macron va mettre en place un site internet destiné à venir en aide aux Français face aux nombreuses erreurs administratives. Il portera le nom de « oups.gouv.fr » et verra le jour mardi 4 juin. « Pour une fois, l'administration a bien conscience de sa complexité », confie un conseiller ministériel à Europe 1. « On a tout fait pour que ce soit clair et pédagogique. »Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérard Darmanin est en charge de ce projet. Cela devrait permettre de répondre aux nombreuses interrogations d'un Français moyen. Dans un souci de prévention, le site a d'ores et déjà prévu des réponses aux questions qui reviennent le plus souvent. Dix-sept « événements de vie » ont été anticipés. Cela concerne par exemple les démarches administratives à adopter lorsqu'un couple attend un enfant, lorsque deux conjoints emménagent ensemble ou bien décident de se séparer. Au total, il sera possible de trouver les réponses à une centaines de questions estimées comme courantes. L'utilisateur devrait à chaque fois être aiguillé vers les liens adaptés à sa demande. S'il a déclaré tardivement son changement d'adresse, il recevra alors les bons liens pour vérifier ses aides au logement ou pour tout régulariser concernant la Caf et l'administration fiscale.Le droit à l'erreur « de bonne foi »Si le gouvernement souhaite répondre à toutes les problématiques, il a également conscience de ne pas pouvoir tout régler avec cette nouveauté. Il existe toujours un risque de faute de la part de certains Français. Pour cela, le site va prendre en compte les erreurs « de bonne foi ». L'usager ne sera pas sanctionné au premier manquement. Cette politique s'inscrit dans la continuité de la loi du « droit à l'erreur » votée en janvier 2018 à l'Assemblée Nationale.Le site gouvernemental ne concerne pas uniquement les particuliers. Il va aussi aider à gérer les soucis administratifs qui pourraient être liés aux entreprises. Il a déjà imaginé six événements de vie avec des thématiques comme l'embauche, la déclaration douanière ou la rupture d'un contrat de travail.
Le Tour de France sous tension: la menace du virus pèse sur la plus grande course cycliste du monde, qui s'élance devant un minimum de spectateurs et sans repères, à Nice samedi après un report de deux mois.
Le Colombien Egan Bernal, tenant du titre, et le Slovène Primoz Roglic, les deux premiers favoris avec le Français Thibaut Pinot, sont comme les autres coureurs du peloton. Ils ignorent ce qui les attend, jusqu'à l'arrivée sur les Champs-Elysées à Paris prévue le 20 septembre, hormis les détails du parcours le plus montagneux de ces dernières éditions.Pour les autorités qui ont donné le feu vert à l'épreuve, l'un des très rares grands événements sportifs mondiaux à survivre à cette année 2020 gâchée par le Covid-19, la tenue de la 107e édition doit être un symbole. "Le Tour de France doit être le signe que nous pouvons continuer à vivre, c'est le signe de la résilience de la société", a déclaré jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran.Réduction drastique du nombre de spectateurs dès lors que les Alpes-Maritimes, le département d'accueil des deux premières étapes dans l'arrière-pays niçois, figurent en zone rouge; mise en place d'une bulle d'environ 700 personnes pour les concurrents et tous ceux qui sont appelés à les côtoyer (encadrement des équipes, officiels), éloignement des médias et, plus encore, du public qui sera privé de selfies et d'autographes de coureurs: la batterie de mesures est longue et concerne au premier chef les concurrents.- Deux puissances équivalentes -"On doit tous faire en sorte d'être irréprochables, ça passe par une bulle, par le fait de minimiser les contacts avec l'extérieur même si on sait qu'en cas d'infections dans le peloton, ça peut aller très vite", soulignait jeudi Romain Bardet, le maillot à pois de 2019.La réalité a justifié la prédiction. Quelques heures plus tard, l'équipe Lotto annonçait deux cas positifs au Covid-19 de deux membres de son encadrement immédiatement renvoyés du Tour. Sachant que, si pareille éventualité devait intervenir pour deux coureurs sur une période de sept jours pendant l'épreuve, tout le groupe serait exclu.Pour les 176 coureurs des 22 équipes, qui doivent porter le masque dans les zones de départ et d'arrivée conformément au protocole de l'Union cycliste internationale (UCI), la menace reste constamment en arrière-plan. Mais, à partir de 14H00 (12H00 GMT), l'horaire du départ donné à proximité de la Promenade des Anglais, la course reprendra ses droits.Pour la première fois depuis le début de l'ère de l'équipe britannique Ineos anciennement Sky (sept victoires depuis 2012), qui a laissé de côté deux anciens lauréats (Froome et Thomas), une puissance sensiblement équivalente lui fait face. La Néerlandaise Jumbo a bâti une armada de même niveau autour de Roglic et de son quasi alter ego, le Néerlandais Tom Dumoulin. Avec, pour attrait, une vraie incertitude et, pour danger, le risque d'une course verrouillée.- Le menu des grimpeurs -"Il faudra être patient", prévoit Pinot, l'espoir français de monter sur la plus haute marche du podium à Paris... trente-cinq ans après Bernard Hinault. Même si le parcours, très dynamique, multiplie les possibilités d'attaque dès la première semaine au gré d'une traversée du sud de la France qui passe par les Alpes et les Cévennes avant les Pyrénées le week-end suivant.Dans la seconde moitié du Tour, les pentes se durcissent. Au Puy Mary, dans le Massif central, au Grand Colombier, dans le Jura, et surtout au col de la Loze, l'arrivée inédite le 16 septembre au-dessus de Méribel qui est aussi le point le plus haut de cette édition (2304 m). Jusqu'au contre-la-montre individuel, le seul du Tour 2020, de la Planche des Belles Filles, dans les Vosges, chez Thibaut Pinot.Les grimpeurs, au premier rang desquels les Andins (Carapaz, Quintana, Lopez, Uran, Higuita et bien sûr Bernal) mais aussi le débutant slovène Tadej Pogacar, sont à la fête devant pareil menu. En attendant, ce sont les sprinteurs (Ewan, S. Bennett et Nizzolo surtout) qui lorgnent vers le premier maillot jaune.Julian Alaphilippe, qui avait enflammé le Tour 2019, donne, lui, rendez-vous à la deuxième étape. Le Français a tout pour recommencer son festival d'été. Mais, en cette année particulière, l'essentiel est ailleurs comme l'a résumé Bardet: "On est heureux que le Tour de France ait lieu même s'il est certain que ce ne sera pas la fête populaire comme de coutume. Si le Tour va jusqu'à Paris, ce sera déjà une réussite."
"Ce n'est pas le temps passé devant les écrans, mais le moment de la journée qui a un impact", assure la médecin à l'origine de l'étude.
On savait déjà que écrans et développement des enfants ne faisaient pas bon ménage. Une étude apporte de nouveaux éléments, et mettent surtout en lumière le fait que l'heure de l'exposition à la télévision ou à la tablette à une importance capitale.Les enfants exposés aux écrans (télévision, console de jeux, tablette, smartphone, ordinateur) le matin avant l'école ont trois fois plus de risque d'avoir des troubles du langage. Si en plus, ils discutent "rarement, voire jamais", du contenu des écrans avec leurs parents, ces enfants multiplient par six leur risque d'avoir des troubles du langage, d'après cette étude parue mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'agence sanitaire Santé publique France (SpF). "Ce n'est pas le temps passé devant les écrans, en moyenne vingt minutes le matin, mais le moment de la journée qui a un impact", explique à l'AFP l'une des chercheuses, le Dr Manon Collet de l'université de Rennes. "Cela va épuiser leur attention et les rendre moins aptes aux apprentissages", ajoute-t-elle. L'étude ne peut pas prouver le lien direct de cause à effet, mais établit un lien statistique certain, renforcé par les résultats de la recherche médicale déjà publiée, poursuit la chercheuse.L'usage des médias numériques a augmenté au cours de la dernière décennie, y compris pour les jeunes enfants qui ont accès à la télévision, aux ordinateurs, aux consoles de jeux, aux tablettes et aux smartphones, rappellent les auteurs. Des études ont montré que les jeunes enfants exposés aux écrans avaient moins d'interaction émotionnelle avec leur entourage qui est pourtant nécessaire à leur développement psychomoteur, en particulier le développement du langage. En France, le développement du langage des enfants est évalué en médecine scolaire à l'âge de 4 ans, selon une échelle validée par la Haute autorité de santé (HAS). Des études françaises ont montré que 4 à 6 % des enfants étaient atteints de troubles primaires du langage.L'étude a porté sur 167 enfants atteints de troubles du langage et de 109 qui en étaient indemnes. Ont été exclus les enfants dont le trouble du langage était dû à des pathologies ou handicaps (prématurité, maladie congénitale, troubles neurologiques, psychiatriques ou de l'audition) ainsi que ceux dont les parents ne parlaient pas français. Il s'agit d'enfants d'Ille-et-Vilaine, nés entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2012 lorsqu'ils étaient âgés de 3 ans et demi à 6 ans et demi, tranche d'âge correspondant à la période de dépistage des troubles du langage.Parmi les enfants présentant des troubles du langage (les "cas"), 44,3% étaient exposés aux écrans contre 22,0% de ceux qui en étaient indemnes (groupe témoin, de comparaison). "Nous avons constaté que les cas et les témoins qui étaient exposés aux écrans le matin avant l'école étaient trois fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage", relève le Dr Collet. Les enfants dans cette étude passaient en moyenne une heure et quart par jour devant un écran.
La décision du pilote "était fondée sur le fait qu'en cas de crash ou d'atterrissage difficile, il n'y avait pas de personnel commercial dans l'avion et par conséquent personne ne pourrait venir m'aider", a expliqué la passagère refusé par la compagnie aérienne.
La semaine dernière, Martine Herzog-Evans, professeure de droit privé à l'URCA (l'université de Reims-Champagne-Ardenne), s'est vue refuser l'accès à l'avion Hop!, filiale d'Air France, qu'elle devait prendre pour se rendre à Toulouse. La cause : son handicap, relève Sud Ouest. Mme Herzog-Evans est atteinte d'une maladie génétique qui l'empêche de rester debout trop longtemps, ce qui l'oblige à se déplacer avec une canne-siège. "Le commandant a décrété que je représenterais un risque si j'entrais dans l'avion", explique l'enseignante à France Bleu. Une situation vécue comme une humiliation selon elle. La décision du pilote "était fondée sur le fait qu'en cas de crash ou d'atterrissage difficile, il n'y avait pas de personnel commercial dans l'avion et par conséquent personne ne pourrait venir m'aider" souligne t-elle. Or, "ils n'ont pas compris que je pouvais me débrouiller toute seule", regrette t-elle. Selon Sud Ouest, la compagnie a présenté ses excuses. "Au journal mais pas à moi" a précisé la professeure de Droit.Martine Herzog Evans ne souhaite pas donner des suites judiciaires mais va solliciter Air France et Hop! pour que l'incident ne se répète pas.
Il n'est pas encore ministre de la Culture et pourtant André Manoukian a ses entrées à l'Élysée. Du moins, il les avait du temps de Valérie Trierweiler.
Et une visite au Palais l'a surpris voire choqué comme il l'a confié dans l'émission Médias le mag sur France 5 : « Une fois, j'ai été invité à l'Élysée avec d'autres artistes par Valérie Trierweiler, il n'y a pas une chaîne stéréo ni même un piano là-bas. » , a-t-il déploré. Une grande déception pour le juré de la « Nouvelle Star ». « Je suis sûr que vous allez aux États-Unis ou dans n'importe quel pays, vous allez en Russie, il y a une culture de la musique » , s'est-il énervé rappelant que la France est l'un des pays les plus en retard en terme de musique. Pourtant, de nombreux politiques en sont passionnés comme le montre le documentaire de Mireille Dumas diffusé le 9 mai sur France 3 qu'a beaucoup apprécié André Manoukian, car selon lui, la musique dévoile l'âme des politiques. En 2012, il avait déclaré qu'ayant le cœur à gauche, il resterait fidèle au parti socialiste.À l'époque, il indiquait que s'il était chef de l'Etat, il rendrait la musique et la philosophie obligatoires dès la maternelle.
Accusé de viol pour des faits présumés datant de 2010, le comédien a tenu à démentir sur l'antenne de RTL.
Philippe Caubère en reste coi. Ou presque. Puisqu'il a pris la parole sur l'antenne de RTL, ce mercredi, afin de démentir catégoriquement les accusations dont il fait l'objet. "C'est évidemment faux, je suis consterné, horrifié". Ce metteur en scène grand amateur de Céline est sous le coup depuis dix jours d'une plainte pour des faits présumés remontant à 2010. La plaignante explique avoir été violée. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris mardi. Celui qui a incarné Joseph Pagnol (le père) dans la Gloire de mon père se veut on ne peut plus clair."J'ai eu une relation sexuelle et amoureuse, j'ai des mails qui le prouvent et que j'ai gardés", détaille-t-il. La plaignante "est une personne qui faisait du théâtre en 2010, que j'ai draguée à la fin d'un spectacle et avec qui j'ai passé la nuit dans mon hôtel" se défend-il. Et de poursuivre : "Je n'ai jamais violé ni frappé personne. Je ne sais pas faire. C'est comme si on m'accusait de meurtre". Philippe Caubère évoque ensuite une autre nuit, dont il dit ne pas se souvenir. "Je ne cache pas que je suis libertin mais être accusé d'avoir frappé, jeté à la rue, c'est complètement surréaliste", conclut-il à propos de ces accusations. La version de la plaignanteDans un entretien au Huffington Post, la plaignante se livre sur sa relation passée avec l'acteur. "J'étais dramaturge à l'époque et Caubère était comme un père artistique pour moi. J'avais trente-cinq ans, lui la soixantaine. J'ai toujours admiré ses pièces, ses mises en scène, si proches de ce à quoi j'aspirais dans le théâtre". Leur rencontre conduit, selon elle à des "textos mièvres et romantiques, qui se transforment très vite en messages intrusifs puis salaces. Il m'appelle sans cesse. Il me demande de tout lire de lui, de tout regarder de sa production. Je ne vivais plus qu'à travers Caubère." Une relation qui aurait changé et conduit, selon elle, aux faits pour lesquels elle a déposé plainte.
Lors d'une allocution très attendue, le Premier ministre Edouard Philippe a passé en revue les nouvelles mesures qui entreront en vigueur le 2 juin.
"Les résultats sont bons sur le plan sanitaire", a avisé dès le début de sa prise de parole le Premier ministre Edouard Philippe, précisant qu'"après trois semaines de déconfinement,"les nouvelles sont plutôt bonnes"."Aujourd'hui, tous les indicateurs sont au vert, sauf dans le Val-d'Oise et Mayotte", a-t-il ajouté. "La vitesse de propagation du virus est sous contrôle", a-t-il assuré en dévoilant la carte finale de la France, qui montre l'Île-de-France, la Guyane et Mayotte en orange, et le reste du pays en vert. "Nous en sommes un peu mieux que là où nous espérions être à la fin du mois de mai", s'est-il félicité.Face à ces bonnes nouvelles, au cours de cette phase 2, qui durera jusqu'au 22 juin, "la liberté va redevenir la règle, la restriction l'exception", a assuré Edouard Philippe. Même si le déconfinement sera "un peu plus prudent" dans les départements orange, la vie reprendra dans la majorité du pays. La réouverture des écoles sera accélérée "dans toutes les zones", comme les cafés, restaurants, bars, parcs et jardins. La vie culturelle et sportive reprendra."Nous avons ainsi décidé "la réouverture des cafés, des restaurants, des bars (...) avec des contraintes spécifiques dans les zones de vigilance orange" à savoir l'Île-de-France, la Guyane et Mayotte, a déclaré Edouard Philippe, en rendant compte des décisions prises dans la matinée au Conseil de défense présidé par Emmanuel Macron à l'Elysée.En revanche, les regroupements à plus de dix personnes restent interdits, tout comme les sports de contacts, l'ouverture des boîtes de nuit et les événements aux larges publics. Capacités de tests"Nous avons la capacité de tester chaque personne symptomatique et tous les cas contacts à risque. Plus de 80% des résultats PCR sont rendus en moins de 36 heures. Nous notons qu'il y a moins de malades en circulation sur le territoire, et moins de cas contact. Nous ne sommes pas à saturation de nos capacités de tests", a assuré pour sa part le ministre de la Santé Olivier Véran, ajoutant toutefois qu'"un test sérologique positif ne doit pas changer votre comportement", .A son tour, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a annoncé que toutes les écoles seront ouvertes après le 2 juin. Les classes resteront limitées à 15 élèves maximum. "Un accueil complémentaire sera proposé aux familles, comme le programme sport santé culture et civisme en juin", complète le ministre."Nous avons décidé d'évaluer à l'horizon du 15 juin si nos frontières extérieures ou non devaient rouvrir. La décision sera prise collectivement avec tous les pays européens. A l'intérieur de l'Europe, la France sera favorable à une réouverture des frontières à partir du 15 juin, sans quatorzaine", a poursuivi Edouard Philippe. Et d'ajouter qu'en France, "la mesure d'interdiction de déplacement à plus de 100 kilomètres, avec la pression qui a baisse, elle n'a plus de justification. La fin de cette interdiction ne doit pas signifier un relâchement dans la tension", ajoute le chef du gouvernement qui "en appelle à la responsabilité de chacun".
Selon un sondage publié lundi 3 juin, le chef de l'Etat et son Premier ministre remontent la pente après le scrutin des élections européennes. La bonne passe de Yannick Jadot, elle, se confirme.
Au cœur de l'hiver, on le pensait miné par le mouvement des "gilets jaunes". Au printemps, le gros de la tempête semble passé : l'exécutif connait une embellie dans l'opinion, à en croire un sondage Harris Interactive. Selon l'enquête, le président de la République retrouve son niveau de popularité de juin 2018, avant la crise sociale qui l'avait fait plonger à 31% en janvier dernier. Le patron de l'exécutif retrouve notamment grâce aux yeux des sympathisants du Parti socialiste, avec 19 points de gagnés.Selon ce même sondage réalisé pour LCI, le Premier ministre Edouard Philippe bénéficie d'un regain de confiance encore plus marqué, à 41%, et retrouve également son niveau de juin/juillet 2018. La liste "Renaissance" de La République en Marche est arrivée en deuxième position aux européennes du 26 mai (22,41% des voix), talonnant celle du Rassemblement national (23,31%). Emmanuel Macron : maintenant l'accélération ?par BFMTVDans le paysage politique français, l'enquête confirme également l'ascension de Yannick Jadot, grand gagnant des élections européennes. Le chef de file écologiste gagne 20 points de confiance et se hisse à la deuxième place du classement des personnalités, avec 37% d'avis positifs derrière Nicolas Hulot à 46% (+1). La liste EELV conduite par Yannick Jadot avait créé la surprise le 26 mai dernier, complétant le trio de tête avec 13,47% des voix.Enquête réalisée en ligne du 28 au 30 mai auprès de 922 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
L'état d'urgence sanitaire, voté pour faire face à l'épidémie de coronavirus prend fin ce vendredi, sauf en Mayotte et en Guyane. Sur le reste du pays, la menace du virus plane encore, et la prudence reste de mise.
Alors que certaines mesures disparaissent, des précautions transitoires sont mises en place. Le régime d'exception prend fin. Mis en place le 24 mars pour faire face à l'épidémie de Covid-19 en France, l'état d'urgence sanitaire arrive à son terme, vendredi 10 juillet à minuit. Seules exceptions : en Guyane et à Mayotte, où il sera prolongé "jusqu'au 30 octobre inclus", car le virus y circule encore activement. Cela sonne la fin des trêves hivernales et de certaines restrictions mais certainement pas la fin de l'épidémie, alors que le risque d'une deuxième vague existe. Des restrictions encore en vigueurDu 11 juillet au 30 octobre 2020 inclus, le Premier ministre pourra toujours ordonner par décret plusieurs mesures afin de lutter contre l'épidémie, c'est ce que prévoit le projet de loi qui organise la fin de l'état d'urgence sanitaire. Le chef du gouvernement peut ainsi réglementer : - la circulation des personnes et des véhicules et l'accès aux transports collectifs (port du masque...) ;- l'ouverture des établissements recevant du public tels les restaurants, les cinémas et des lieux de réunion (mesures barrière ...) ;- les rassemblements et les réunions sur la voie publique et dans les lieux publics.Il peut également imposer un test virologique aux personnes qui voyagent en avion entre la métropole et les outre-mer et entre les outre-mer. Les passagers en provenance d'une collectivité d'outre-mer où ne circule pas le virus en sont dispensés.Des interdictions qui restent limitées par les parlementaires, détaille le texte de loi. Ainsi, seuls les déplacements en avion ou bateau peuvent être restreints ou interdits. Par ailleurs, en cas de réactivation du virus dans certaines parties du territoire, des interdictions de déplacement pourront être décidées et les établissements recevant du public pourront être obligés de fermer.En revanche, un confinement généralisé de la population ne peut plus être ordonné.Quant au port du masque, il reste obligatoire dans les transports en commun jusqu'à 4 mois après la fin de l'état d'urgence, jusqu'en novembre. 135 euros d'amende sont applicables en cas de non-respect des mesures barrières. Réouverture des stades et des rassemblements L'accès aux stades était déjà rétablit, mais uniquement pour une pratique sportive encadrée avec des mesures de prévention. A compter de samedi, ces équipements vont rouvrir, dans la limite de 5000 personnes, qui restera en principe en vigueur jusqu'en septembre. Un nouvel examen de la situation épidémiologique doit être prochainement réalisé "pour décider si un assouplissement est possible pour la deuxième partie du mois d'août", pour la reprise de la Ligue 1 par exemple.Les hippodromes sont également concernés par cette réouverture, mais pas les discothèques, qui devront patienter encore jusqu'au mois de septembre au moins. Les croisières fluviales seront également de nouveau autorisées, mais pas les croisières maritimes internationales. Toutefois, "en coordination avec nos partenaires européens, il pourra être décidé de reprendre les croisières en mer entre les ports européens, pour les navires dont la capacité ne dépasse pas une limite fixée par arrêté ministériel", précisait Matignon dans un communiqué publié fin juin. Fin de la trêve hivernale Repoussée à deux reprises cette année, la trêve hivernale s'achève le 10 juillet avec la sortie de l'état d'urgence. Les expulsions locatives, qui doivent pouvoir reprendre, mais restent proscrites "s'il n'y a pas une solution de relogement opérationnelle" d'ici le début de la prochaine trêve hivernale, prévue comme chaque année le 1er novembre, avait prévenu l'ex-ministre du logement Julien Denormandie. "Les propriétaires pourront solliciter l'indemnisation de l'État" quand les procédures d'expulsion n'auront pas été exécutées, avait-il indiqué dans un entretien au journal La Croix. Levée de l'exonération des heures supplémentaires Les heures supplémentaires effectuées après le 10 juillet ne seront plus exonérées dans la limite de 7500 euros de rémunération annuelle issues de ces heures. le plafond habituel d'exonération de 5000 euros redevient donc applicable, et les heures supplémentaires sont de nouveau soumises aux cotisations sociales. Délai de carence médicale Autre retour à la normale : le délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie dans le secteur privé (et d'un jour dans le service public) avait été suspendu. A partir de samedi, il s'applique de nouveau. En cas de résurgence forte de l'épidémie, le gouvernement peut toujours déclarer l'état d'urgence sanitaire dans d'autres territoires que la Guyane et Mayotte, et ce jusqu'au 1er avril 2021.
C'est une rencontre très discrète, mais qui va sûrement alimenter la polémique à droite. Le journal Le Figaro révèle qu'une quinzaine d'élus Les Républicains ont dîné avec Marion Maréchal.
Alors que la droite est en perdition depuis son échec aux élections européennes et la démission de Laurent Wauquiez, certains élus et parlementaires Les Républicains franchissent un cap. Mardi soir, ils ont retrouvé l'ancienne députée Rassemblement national (ex-FN) dans un restaurant du IXe arrondissement de Paris.Ce dîner aurait, selon Le Figaro, été organisé depuis une quinzaine de jours par deux hommes. D'un côté Jacques de Guillebon, directeur du magazine L'Incorrect, de l'autre Érik Tegner, jeune membre LR. Alors que certains élus du parti prennent la décision de rejoindre Emmanuel Macron, pourquoi font-ils un pas vers la nièce de Marine Le Pen ? "Pouvoir débattre des importants sujets d'actualité qui arrivent était une démarche intéressante. Dans le moment politique dans lequel nous sommes, ces échanges sont nécessaires. On ne peut pas continuer à se bunkeriser dans nos partis politiques. Se replier sur nous-mêmes serait la pire des choses", estime Xavier Breton, député Les Républicains de l'Ain."Il doit y avoir une recomposition""Je préfère discuter avec Marion Maréchal qu'avec Emmanuel Macron", lance pour sa part Sébastien Pilard, secrétaire national LR et candidat sur la liste de droite aux élections européennes. Celui qui était présent au Bouclier de Bacchus, c'est le nom du restaurant parisien, rajoute : "Lorsqu'on regarde ses interventions sur l'économie, l'Europe, l'identité, la famille ou sur la réforme de l'État, on constate qu'elle défend une ligne très proche de certaines personnes de notre famille politique comme Laurent Wauquiez ou Bruno Retailleau. Pour reconstruire la droite, nous devons mettre tout le monde autour de la table. Marion Maréchal y a toute sa place."S'il a toujours été officiellement proscrit pour Les Républicains de se rapprocher d'actuels ou d'anciens membres du Rassemblement national, certains élus du parti évoquent à présent sans complexe ce genre de dîner. "Je revendique une liberté de parole. Il faut sortir de ce piège mitterrandien qui interdirait de parler à Marion Maréchal alors même qu'elle n'est plus RN. Après la décomposition politique, il doit y avoir une recomposition", déclare Sébastien Meurant, sénateur LR du Val-d'Oise et lui aussi présent au restaurant.Alors faut-il simplement parler de dialogue ? Ou d'une possible union qui passerait par la droite de la droite, à moins d'un an des élections municipales ?
C'est un fait incroyable ! Un SDF est non seulement parvenu à se glisser dans le train d'atterrissage d'un avion d'Air France mi-avril, mais il a également survécu à deux heures de vol à... -48°C, entre la Guadeloupe et la Guyane.
L'histoire est digne d'un scénario hollywoodien ! Et pourtant, un homme est bel et bien parvenu à se glisser dans le train d'atterrissage d'un avion d'Air France samedi 13 avril, déjouant du même coup la surveillance de l'aéroport de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Mieux encore, cet individu, qui serait sans domicile fixe (SDF), à en croire les médias locaux, tel que le quotidien France-Antilles Guadeloupe ou encore la chaîne La 1ère, a survécu au vol que l'avion, dans lequel il s'était glissé, effectuait. L'appareil d'Air France reliait ce jour-là Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) à Cayenne (Guyane). En d'autres termes, l'homme a survécu à un vol de deux heures, généralement effectué en moyenne à 9 000 mètres d'altitude. Hauteur à laquelle la température avoisine les... -48°C.Retrouvé sain et sauf sur le tarmac de l'aéroport Félix-Éboué à Cayenne, l'homme a été pris en charge médicalement à son arrivée. L'individu souffrirait de troubles psychologiques, rapporte encore La 1ère. Il a également été interné dans un établissement spécialisé de Cayenne. Du côté des autorités portuaires, cet événement n'a pas manqué d'interpeller. "Nous avons pris des mesures immédiates pour assurer la sécurité de l'aéroport. Nous pensons avoir compris le mode opératoire de l'individu et avons réagi en conséquence. Nous en saurons plus à l'issue de l'enquête", a indiqué Alain Bièvre, président de la société aéroportuaire à FA Guadeloupe, qui précise que l'enquête a été confiée à la Brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA).Des capacités de résistances humaines hors du commun ?Comment un homme peut-il survivre à de telles conditions ? C'est l'autre question que l'on peut se poser à la lecture de ce fait divers. Toutefois, par le passé, d'autres personnes sont parvenues à réaliser l'inimaginable. Le SDF de Guadeloupe n'est pas le premier. Le New York Times, dont FA Guadeloupe se fait l'écho, avait déjà rapporté 10 cas similaires, survenus entre 1947 et 1993. Sur les 11 passagers clandestins qui tentaient alors de fuir leur pays, seuls cinq avaient toutefois survécu. Si dans le cas du SDF de Guadeloupe on ignore encore si celui-ci s'en sortira avec ou sans séquelle, le quotidien régional rappelle que les aventuriers qui tentent l'expérience ne s'en sortent généralement pas très bien. Néanmoins, selon une étude américaine remontant à 2002, quelques détails permettent de mieux comprendre pourquoi certains s'en sortent tout de même. "Le train d'atterrissage est un espace clos avec différentes sources de chaleur (système hydraulique, roues de l'avion chauffées lors du décollage...) : la température y tourne donc autour de moins 18 °, sur les vols courts", y expliquait-on. Une température déjà un peu plus "raisonnable" que le -48°C précédemment évoqués.
Le suspect s'est présenté au commissariat de lui-même.
Une femme enceinte est décédée après avoir été percutée sur un passage piéton par une voiture , dans la nuit de vendredi à samedi à Montpellier, rapporte France Bleu samedi 21 septembre. Le suspect s'est présenté au commissariat dans la matinée.L'accident s'est produit sur l'avenue de la Liberté, vers minuit, alors que la jeune femme de 23 ans traversait à un passage piéton. Elle a été fauchée par une BMW qui roulait, selon France 3, à une vitesse comprise entre 80 et 100 km/h, sur une route limitée à 50 km/h. Le feu était rouge pour les piétons et vert pour les véhicules. Les enquêteurs ont retrouvé le véhicule du suspect, incendié, à une dizaine de kilomètres du lieu du drame. Le conducteur du véhicule s'est présenté au commissariat en fin de matinée, indique France 3. Il a été placé en garde à vue.
Au rayon des neutralisations, celle-ci pourra décrocher un prix d'originalité. Un radar automatique placé sur une route départementale du Pas-de-Calais, à hauteur du village de Camiers, a été mis hors d'usage par...
des figurines de jardin.Selon la Voix du Nord, qui rapporte les faits ce mercredi 31 août, l'appareil de contrôle de vitesse, installé sur la D940 entre Boulogne-sur-Mer et Étaples, est la cible de prédilection d'un "farceur" qui a de nouveau frappé. Ses armes pour ce "sabotage" pas commun : une statue, une cigogne en plastique, et un nain de jardin.SOUFFRE-DOULEURLes trois éléments de décoration ont été attachés au radar avec du ruban adhésif. L'appareil, qui flashe dans les deux sens, subit un traitement particulier, puisque sa vision avait déjà été obstruée par un panneau routier. Selon 20 Minutes, il avait déjà été recouvert de peinture rouge en février dernier.Mis en service le 18 décembre 2008 et depuis "maltraité" par des inconnus, il n'est pourtant pas le plus actif dans le département du Pas-de-Calais. L'appareil n'avait détecté puis sanctionné "que" 251 excès de vitesse en 2009, sur un tronçon limité à 90 km/h. À titre de comparaison, le radar installé à Calais sur une zone soumise à la même limitation de vitesse sur l'A16 a "flashé" plus de 36.000 fois en 2010. La "destruction, détérioration ou dégradation" d'un radar est assimilée par les articles 322-1, 322-2 et suivants du Code Pénal comme une dégradation de bien public. Dans les textes, celle-ci peut aboutir à une amende de 45000€ et une peine maximale d'emprisonnement de 3 ans.
Mauvais sondages, ralliements d'anciens sarkozystes à Alain Juppé... Nicolas Sarkozy, en difficulté à six semaines du premier tour de la primaire de la droite, cherche la "martingale" : il a proposé deux référendums, sur l'immigration et la sécurité, vendredi sur France 2, avant son grand meeting ce dimanche soir 9 octobre au Zénith de Paris.
Il livre au JDD ses "états d'âme politiques" où se mélangent pêle-mêle chiffres, attirance-répulsion et piques à ses adversaires."Qu'est-ce que vous proposez ? Que je parte dans un monastère pour susciter moins de passions ?". Cette punchline "made in Sarkozy" sert d'introduction au JDD pour son article sur l'ex-chef de l'Etat et candidat à la primaire de droite. Distancé dans les sondages par Alain Juppé et attaqué de toutes parts, notamment sur ses casseroles judiciaires, Nicolas Sarkozy n'en reste pas moins fidèle à sa ligne de conduite : s'appuyer sur les chiffres qui lui sont favorables, comme ceux du JT de France 2 vendredi soir où il a annoncé la tenue de deux référendums le 18 juin 2017 s'il est réélu à la tête du pays. Invité du 20 heures de la chaîne publique, M. Sarkozy a donc annoncé qu'en cas d'élection en 2017, il aurait "recours au peuple" sur deux questions, lors du second tour des élections législatives, le 18 juin 2017 : l'une portera sur "la suspension de l'automaticité du regroupement familial", l'autre sur l'internement administratif des fichés S "les plus dangereux". Proposer ces deux référendums, c'est "faire le choix de la démocratie", a affirmé l'ex-chef de l'Etat, après avoir évoqué l'"immense angoisse" des Français face aux problèmes "de l'emploi, de la sécurité et de l'islam politique" qui veut avoir "la main-mise sur une partie de la société". Il avait déjà promis lors de sa campagne de 2012 de recourir au référendum, notamment sur le droit des étrangers.LA RÉFÉRENCE À DE GAULLEDans son entretien au JDD, il revient sur cette annonce intervenue seulement deux jours avant son grand meeting. "Il faut annoncer la mesure qu'on propose, laisser les pour et les contre s'exprimer et passer la voiture-balai avec deux jours de recul pour tirer les leçons et remettre le train sur les rails". Après de nombreux tacles dont ceux d'Edouard Philippe et de Gilles Boyer, juppéistes convaincus, Nicolas Sarkozy est donc prêt à expliquer ses annonces ce soir au Zénith de Paris. "Le référendum c'est quand même de Gaulle. On l'a appelé César, Bonaparte, on a dénoncé 'le coup d'État permanent'. Le camp de l'immobilisme est le même à travers les générations". Il table sur 7.200 personnes déjà inscrites et "150 journalistes".Las des attaques à répétition, "buissoneries, bygmalionneries et autres copéisseries", l'ancien président de la République a "décidé de ne pas répondre. D'ailleurs qu'y a-t-il à répondre ? Si j'étais venu dire, 'maintenant il y en a marre', on aurait dit que j'étais touché". Il préfère se concentrer sur l'événement du jour, espérant capitaliser des points en vue de la primaire : ce doit être une "démonstration de la souveraineté populaire contre la souveraineté médiatique". Pour lui, l'engouement suscité par Alain Juppé, qui creuse l'écart d'après le dernier sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour le 13h15 de France 2 publié ce dimanche, n'est qu'"un phénomène artificiel. Y a-t-il un déplacement où il ait suscité l'amour ? Une réunion publique où il y ait du monde ? Un de ses livres qui ait marché ? C'est totalement hors sol. Si vous regardez l'électorat de droite, c'est plié : c'est moi". Une bonne façon de fustiger l'ouverture de la primaire à tous les électeurs, et notamment à ceux de gauche qui pourraient voter 'tout sauf Sarkozy" et d'abonder dans le sens des sarkozystes qui s'en plaignent également : "Ils mobilisent le cœur des électeurs de droite qui ne veulent pas se laisser voler la primaire".
Avant que l'affaire Naomi ne soit médiatisée, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait confié au député LREM Thomas Mesnier une mission pour "limiter le recours aux urgences". Le Journal du dimanche a pu consulter son rapport achevé début mai.
L'élu de la Charente, lui même ancien urgentiste, y fait le constat d'un système de santé "à bout de souffle" et avance 19 pistes de réforme.Après quatre mois d'auditions et de déplacements d'hôpitaux en cabinets médicaux, le bilan de Thomas Mesnier est alarmant, mais sans surprise : "Le système de santé, inventé à partir de la fin des années 1950, est à bout de souffle", explique-t-il à l'hebdomadaire. "Le Samu, par exemple, a dévié de sa mission de traiter seulement les urgences vitales pour répondre à tous les besoins de la population. Et la moitié des personnes qui se retrouvent aux urgences ne nécessitent ni les compétences des urgentistes, ni le plateau technique de l'hôpital".Les urgences des hôpitaux français enregistrent près de 20 millions d'entrées par an. Les causes de cet engorgement sont bien connues : vieillissement de la population, pénurie de généralistes, hausse de la demande de soins et de conseils médicaux de la population... "Les jeunes parents ne savent plus comment gérer la première fièvre d'un premier bébé", constate notamment le député âgé de 32 ans."Cacophonie des numéros d'urgence"Selon lui, le 15 (Samu) est devenu "non un numéro d'urgence mais le numéro de régulation de la santé". Il concède également une certaine "cacophonie" entre les différents numéros d'urgence (Samu 15, pompiers 18, 112 SOS Médecins...). L'élu avance 19 pistes pour inventer "une organisation nouvelle" susceptible de délester les urgences. Il propose notamment d'obliger, par la loi, les généralistes à s'occuper des "premiers soins". "Les médecins de ville ont une vraie responsabilité sociétale et territoriale, ils doivent prendre leur part des soins aigus", déclare-t-il au JDD.Une autre préconisation suggère de faire intervenir des généralistes dans les centres 15, au côté des urgentistes, pour décharger ces derniers des maux bénins. "Encore plus d'urgentistes, comme cela a été réclamé après le drame de Strasbourg, n'est pas une solution à court terme", selon lui. "Il faut repenser toute l'organisation".Face à une succession "d'affaires qui remontent", Agnès Buzyn avait estimé vendredi qu'une "marge d'amélioration" existe dans les pratiques des Samu. "Très peu de Samu ont une assurance qualité, or c'est une activité profondément à risque (...) donc elle doit être soumise à une forme d'accréditation, de certification" et "il faudra que ce soit très rapidement mis en place", dès cet été, avait ajouté la ministre. Plusieurs drames, révélés ces derniers jours dans la presse, mettent en lumière la saturation du Samu et plus généralement des urgences. Outre la mort de Naomi Musenga, une enquête préliminaire a été ouverte à Cahors, après la plainte de la famille d'un septuagénaire décédé début avril, qui reproche au Samu une intervention trop tardive. Le parquet de Saint-Étienne a également ouvert jeudi une enquête pour "non-assistance à personne en danger et homicide involontaire", après le décès en mars d'une femme de 38 ans, enceinte, qui avait appelé le Samu neuf jours auparavant. Par ailleurs, au CHU de Tours, deux femmes de 88 et 93 ans sont récemment mortes dans la salle d'attente des urgences, après une longue attente.
A un mois et demi de l'Eurovision, des fans français du concours se sont réunis pour écouter les 43 morceaux qui seront en lice le 12 mai à Lisbonne.
Depuis 1956, le concours de l'Eurovision propose le meilleur et, souvent, le pire de la chanson européenne lors d'une soirée suivie à la télévision par un nombre impressionnant de téléspectateurs. En 2017, 182 millions de personnes du monde entier avaient ainsi assisté à la victoire du Portugais Salvador Sobral, qui avait fait triompher son morceau "Amar pelos dois" ("Aimer pour deux") et qui permet à son pays d'accueillir la 63ème édition de l'Eurovision, le 12 mai prochain à Lisbonne. Chaque année, des fans de la compétition, regroupés au sein de l'association O GAE (Organisation générale des amateurs de l'Eurovision), se rassemblent pour écouter la totalité des chansons prévues au programme et établir leur propre classement. Comme le raconte 20 Minutes, c'est la favorite des bookmakers, l'Israélienne Netta Barzilai, qui est arrivée en tête des choix des membres français de l'O GAE, qui se sont réunis le week-end dernier à la Halle Pajol à Paris. Sa chanson "TOY", dont la vidéo a été visionnée plus de 8 millions de fois sur la chaîne Youtube du concours et qui paraît promise à la victoire, semble avoir fait la quasi-unanimité parmi les auditeurs. Ceux-ci ont ensuite choisi en deuxième position la Finlandaise Saara Alto, puis l'Australienne Jessica Mauboy, qui profite de l'invitation adressée par le comité d'organisation au seul pays non européen en lice.La chanson qui représentera la France, "Mercy", interprétée par le duo Madame Monsieur, ne pouvait évidemment pas être choisie par les fans tricolores, même si le groupe est venu l'interpréter devant eux sur la scène de la Halle Pajol. Tout reste cependant possible, puisque le vainqueur 2017, Salvador Obral, n'était arrivé qu'à la dixième place de ce vote indicatif et symbolique avant de finalement s'imposer quelques semaines plus tard. En 2016, le candidat français Amir avait terminé à la première place du classement général européen de cette consultation, avant de décrocher la sixième place de la compétition.
Des membres d'une communauté du Chiapas, dans le sud-est du Mexique, ont vandalisé un hôpital et incendié deux voitures de police, suite à des rumeurs sur la propagation intentionnelle du coronavirus, par fumigation, a annoncé samedi le parquet.
Les incidents se sont produits vendredi soir lorsque des policiers ont été attaqués par des habitants qui les soupçonnaient de procéder à des opérations de fumigation dans la localité de Larrainzar.Plusieurs communautés du Chiapas s'opposent aux méthodes de fumigation contre la dengue et à la pulvérisation de désinfectant censé lutter contre le Covid-19. Certains pensent même, rapportent les autorités, que le gouvernement propage ainsi intentionnellement la maladie.Vendredi soir, environ 50 personnes ont incendié deux véhicules de police. Elles ont aussi attaqué les domiciles de deux responsables municipaux et l'hôpital local, où ils ont cassé des fenêtres, du mobilier et incendié une ambulance, a indiqué un responsable ayant requis l'anonymat.C'est la troisième fois que des membres de communautés du Chiapas se livrent à ce genre d'attaques fondées sur des fausses rumeurs. Le 12 juin, des habitants de la municipalité de Villa las Rosas de la région ont saccagé le bureau du maire et un hôpital.Dans d'autres villes du Chiapas telles que Simojovel, Totolapa et Arriaga, les habitants se sont organisés pour empêcher le passage du personnel de santé qui venait informer la population sur les méthodes de prévention de la pandémie.Pays de 127 millions d'habitants, le Mexique compte 208.392 cas de Covid-19 pour 25.779 décès.
La mère d'un des six collégiens tués le 14 décembre 2017 dans la collision entre un car scolaire et un train à Millas (Pyrénées-Orientales) a exprimé dimanche dans Le Parisien son rejet "des spéculations" et de "la vindicte" populaire autour d'"une coupable toute trouvée", la conductrice du bus.
"Depuis le début, beaucoup de choses se disent dans les médias. Des spéculations qui me semblent erronées et auxquelles je ne veux pas être associée", a expliqué Sandra Chinaud, la mère de Teddy (11 ans) tué dans le drame. "Malgré la douleur, la haine, j'essaie de rester lucide. Je ne comprends pas ces déballages alors que l'enquête ne fait que débuter. Je ne veux pas qu'elle soit bâclée pour qu'on trouve un coupable"."Il ne faut rien laisser de côté"Selon elle, "dans un accident collectif, il y a plusieurs responsabilités. C'est un enchaînement où il ne faut rien laisser de côté". Et d'ajouter : "La conductrice a une part évidente puisqu'elle conduisait le bus". Celle-ci a d'ailleurs été mise en examen, le 20 décembre, pour "homicides et blessures involontaires par imprudence". Mais "il faut attendre les preuves matérielles. Elle fait figure de coupable toute trouvée : le pot de terre contre le pot de fer face à la SNCF, qui y est aussi à mes yeux pour quelque chose"."Les témoignages sur la barrière - ouverte ou abaissée - sont contradictoires : c'est 50/50. Il faut attendre les expertises techniques et les reconstitutions. Pour que ce drame serve de leçon, il faut prendre le temps", a-t-elle poursuivi. "Sa conviction est qu'un enchaînement de causes et de responsabilités est à l'origine du drame et pas forcément une cause unique", a abondé son avocat Me Éric Moutet au Parisien."Aujourd'hui, je ne vis pas, je survis""Ce 14 décembre, j'attendais mon fils, comme tous les jours, à l'arrêt du bus qui n'arrivait pas... C'est en téléphonant au frère aîné de Teddy que je suis tombée sur une photo du bus éventré... J'ai entendu les hélicos... Et là, c'est l'horreur, l'impensable", explique-t-elle au quotidien. "Aujourd'hui, je ne vis pas, je survis. J'essaie de tenir pour lui, pour son frère, pour faire la lumière sur ce drame. Je n'ai pas repris le travail. Je ne sais pas comment faire"."Avec les autres parents, on a été conduits au collège, puis à l"hôpital. On a attendu, attendu... On ne savait rien sinon qu'il y avait des décès et qu'il ne fallait pas qu'il y ait d'erreur d'identification. On m'a demandé son groupe sanguin, des photos...", a-t-elle raconté. "Vers 1h30 du matin, on m'a annoncé qu'il était en réanimation. Pour moi il était là, en 'réa', donc en vie. Ils allaient le sauver... Les médecins n'ont pas réussi. Teddy a été débranché le 18 décembre au soir. Je suis restée jusqu'au bout, 24 heures sur 24, avec lui". "Mon combat, c'est mon fils", a-t-elle martelé. "Je suis prête à me battre pour trouver la vérité, pour lui et pour les autres enfants", a-t-elle ajouté. La collision survenue le 14 décembre entre un car scolaire et un train à Millas a relancé les questionnements sur la dangerosité des passages à niveau en France. Une enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances de cet accident.Depuis le jour de l'accident, la conductrice du bus affirme que les barrières du passage à niveau étaient levées lors de la traversée de la voie. Elle assure également que le feu rouge du passage à niveau et la sonnerie d'alarme ne fonctionnaient pas. La version de la conductrice contredit les premières "constatations matérielles" dont a fait état le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, qui vont "plutôt dans le sens d'une barrière fermée", tout comme les témoignages du conducteur du TER et des chauffeurs des véhicules qui se trouvaient de l'autre côté de la voie ferrée.
La pratique est légale mais insoutenable pour les familles: la France est le seul pays au monde, avec les Etats-Unis, à autoriser l'utilisation des corps donnés à la science dans la recherche en biomécanique, donc les "crash tests" commandés par l'industrie automobile.
Si la majorité des quelques 2.500 dons annuels de corps à la science servent à la formation des médecins ou à des projets de recherche médicale, moins d'1% ont été utilisés jusqu'en novembre dernier dans le cadre de la recherche en accidentologie, selon les informations de l'AFP.Le Centre européen d'étude de sécurité et d'analyse des risques (CEESAR), basé à Nanterre, avait ainsi passé une convention unique en Europe avec le centre de don du corps à la Science de l'université Paris-Descartes, fermé depuis novembre.Ce "temple de l'anatomie française", au centre d'un vaste scandale sur les conditions indignes de préservation et d'utilisation des quelques 200 corps reçus chaque année, fournissait jusqu'à une vingtaine de corps annuellement au CEESAR.Celui-ci compte 26 salariés dont neuf ingénieurs spécialisés en "biomécanique", a indiqué à l'AFP son directeur, Philippe Chrétien, dont les activités sont désormais totalement à l'arrêt."Nos protocoles d'expérimentation étaient envoyés au Centre du don du corps et nous demandions la mise à disposition ainsi que l'organisation du retour des sujets, il n'y avait aucune cession, donc notre convention s'inscrivait parfaitement dans le cadre juridique", détaille M. Chrétien.Les constructeurs Renault/PSA, Toyota mais aussi la Direction Générale de l'Armement (DGA) sont les principaux clients et membres du CEESAR. Le centre leur fournit, après des tests sur des sujets humains, des études de modélisation qui permettront par la suite de développer des mannequins les plus fidèles possibles pour réaliser à proprement dit des "crash tests", indispensables à l'élaboration des modèles de véhicules. Le CEESAR travaillait notamment avant l'interruption de son activité, suite à la fermeture du CDC, sur la résistance des ligaments en cas d'impact sur un genou. Il a également développé des expériences ayant servi à modéliser des impacts d'airbag ou la résistance de ceintures de sécurité, fait valoir le CEESAR. "Nous sommes menacés de disparition et nous étions une spécificité unique au monde. Maintenant, il va falloir, par défaut, se tourner vers les Etats-Unis", déplore M. Chrétien.Outre-Atlantique, la biomécanique est pratiquée au sein de nombreux laboratoires universitaires. Le cadre du don du corps à la science, y est également beaucoup plus souple qu'en France.
Les amis s'attablent autour d'un jeu de dominos, les commerces rouvrent et le transport public redémarre: après presque trois mois de confinement pour cause de pandémie, Cuba retrouve un début de vie normale, avant le retour des touristes étrangers.
Il y a cent jours, Luciano et Reynold adoraient se retrouver pour jouer aux dominos - le passe-temps favori sur l'île - dans la cour de la maison d'Israel, à San José de Las Lajas, ville de 73.000 habitants dans la province de Mayabeque, à l'est de La Havane.Mais fin mars, après l'apparition des premiers cas de coronavirus sur l'île, le gouvernement communiste a recommandé à la population de rester chez soi, supprimant tout transport public et imposant le port du masque.Jeudi, premier jour de la phase un du déconfinement, les trois amis, tous masqués, ont enfin pu disputer une nouvelle partie."On rêvait non seulement de retrouver le domino, mais aussi qu'il y ait la santé dans le monde entier, et malheureusement ce n'est pas le cas", observe Reynold Dieppa, retraité de 82 ans, tout en ordonnant ses pièces.L'île de 11,2 millions d'habitants recensait jeudi 2.295 cas, 2.020 guérisons et 85 décès, un taux plus faible que nombre de pays de la région, ce qui lui a permis de déclarer la pandémie sous contrôle.La Havane et la province voisine de Matanzas, où se trouve la station balnéaire de Varadero, restent pour l'heure sous confinement car elles concentrent les nouveaux cas.- Poste-frontière -Le reste du pays peut lui commencer à souffler, même si le masque et la distanciation physique restent obligatoires."Je suis heureux", sourit Luciano Martinez, 74 ans, "ça fait environ deux mois qu'on n'a pas pu jouer et là on recommence".Une grande partie de l'île, qui a fermé ses frontières le 24 mars et mené une politique stricte de mise en quarantaine des contacts des malades, n'enregistre plus de cas depuis des semaines.Mais comme La Havane est considérée comme à risque, un poste-frontière a été établi quand on va de la capitale à San José, à 30 kilomètres.Assistée d'un policier, une équipe médicale intercepte tout visiteur sur la petite route d'accès à la ville, déclarée libre de coronavirus, prend sa température et son identité.Une fois passé ce contrôle, on aperçoit immédiatement le changement par rapport à La Havane: taxis et bus, essentiels dans ce pays où seule une minorité possède une voiture, sont de retour.La prudence reste de rigueur. En montant, les passagers des bus doivent désinfecter leurs mains avec une solution à base de chlore. Interdiction de s'asseoir côte à côte."Cela fait du bien, on est contents car les gens vont pouvoir se déplacer, mais avec une plus grande discipline", souligne le chauffeur Jesus Arbiza, 58 ans, en attendant des passagers à un arrêt.- "Les embrassades des amis" -Pour l'instant, pas de tourisme international, moteur économique du pays: il ne fera son retour qu'à partir du 1er juillet, début de la deuxième phase, et de manière très sélective, car les visiteurs étrangers n'iront que sur les "cayos", îlots paradisiaques bordant Cuba, sans se mélanger avec la population.La troisième phase du déconfinement, d'ouverture totale, pourrait démarrer en août.A San José de Las Lajas, les panneaux "ouvert" ont été accrochés aux vitrines des commerces."On commence à travailler après trois mois d'arrêt, et en douceur pour voir comment la situation évolue ces jours-ci", explique Yusnavy Diaz, 23 ans, depuis la porte de sa boutique d'impression numérique."Les embrassades des amis, les retrouvailles avec la famille, c'est ça qui m'a le plus manqué", confie-t-il.André Fernandez, barbier de 54 ans, a aussi repris du service. "On travaille en respectant la distance, avec seulement un client à la fois dans le salon. Moi je porte un masque, le client ne peut pas être face à moi et on ne peut pas discuter".Quelques mètres plus loin, Eddy Pérez, employé d'un restaurant chinois, prépare les tables, mais le local ne pourra être rempli qu'à 50% de sa capacité.Il est quand même content de ce retour à la normale: "on voit une autre vie dans la ville, dans les transports, les gens qui vont d'un endroit à l'autre, ça on ne le voyait plus et c'est ça la vie".
Deux pisteurs de la station de ski de Morillon, en Haute-Savoie, ont été tués accidentellement dimanche matin 13 janvier en manipulant des explosifs destinés au déclenchement préventif d'avalanches.
Il s'agit d'un accident très rare. Alors que les risques d'avalanches sont "forts" (niveau 4 sur une échelle de 5) en Haute-Savoie, deux pisteurs ont été tués ce dimanche 13 janvier lors d'un plan de prévention de déclenchement des avalanches dans la station de ski de Morillon. L'accident a eu lieu peu avant 08h30 à environ 1.800 mètres d'altitude. Selon les premiers éléments de l'enquête, qui a été confiée au Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix (Haute-Savoie), les deux pisteurs de la station manipulaient les explosifs lorsque le drame est survenu. Les enquêteurs se trouvaient sur les lieux du drame à la mi-journée pour procéder aux premières constatations.Sur leur page Facebook, les pisteurs secouristes de Val d'Isère ont exprimé leur vive émotion et leurs condéolances aux familles.Les pisteurs sont des "civils" qui permettent l'ouverture des pistes ou décident de leur fermeture sur le manteau neigeux est trop instable, précise LCI.
De gros flocons sont tombés en Seine-Maritime et dans l'Eure lundi matin, où les températures ne devraient pas dépasser les 10 degrés dans l'après-midi. Les deux départements étaient placés, lundi à la mi-journée, en vigilance orange en raison du risque de pluie et inondations.
Les touristes qui ont choisi de passer le pont du 1er mai en Normandie ne s'attendaient certainement pas à cela ! Ce lundi 30 avril au matin, il a neigé en Seine-Maritime et dans l'Eure, comme le révèlent plusieurs médias. Ces deux départements ont par ailleurs été placés, lundi, en vigilance orange pluie-inondation par Météo-France, en raison de cumuls importants de chutes d'eau.Les vidéos publiées par BFMTV ou France 3 Normandie, mais aussi partagées par les internautes, sont impressionnantes. Alors que la Normandie, comme une grande partie de la France, connaissait la semaine dernière des températures estivales, le réveil a été rude lundi matin. Il a neigé à gros flocons et la couche a atteint jusqu'à 3 centimètres localement, selon les précisions de La Chaîne météo. "Depuis le milieu de la nuit, les températures ont chuté, passant de 7°C à 1°C à Rouen entre 1h et 9h ce (lundi) matin. Ce refroidissement est lié à une très forte instabilité de l'air. Cet air froid et très instable présent en altitude a plongé jusqu'au sol sous l'effet des précipitations très intenses, qui en refroidissant l'air autour d'elle, se sont transformées en neige", explique le site.En outre, "ces chutes de neige s'accompagnent de vents très forts, soufflant jusqu'à 90-100 km/h près du littoral et 60-80 km/h dans les terres. Ce vent du Nord accentue le ressenti glacial au vent. Ce lundi à 10 heures, le ressenti approche -5 (degrés) à Rouen", précise encore La Chaîne météo.
L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) met en garde les parents quant à l'utilisation du Smecta pour l'enfant de moins de 2 ans.
Par mesure de précaution, évitez les médicaments à base d'argile comme le Smecta pour soigner une diarrhée aiguë chez des enfants de moins de 2 ans. Cette recommandation de l'ANSM, rendue publique jeudi 28 février, est justifiée par la possible présence d'infimes quantités de plomb.Ce conseil de prudence s'applique même en cas de traitement sur une courte durée. Ces médicaments (à base d'argile diosmectite) sont disponibles avec ou sans ordonnance en pharmacie. L'agence de santé précise qu'"il s'agit d'une mesure de précaution et qu'elle n'a pas connaissance de cas de saturnisme (intoxication au plomb) chez des patients adultes ou enfants qui auraient été traités par Smecta ou son générique Diosmectite Mylan.L'utilisation de Smecta ou de son générique est également déconseillée pour la femme enceinte ou qui allaite. Dans le cas d'une gastro-entérite, le remède consiste avant tout en l'application de mesures hygiéno-diététiques. Si les symptômes persistent chez le nourrisson et l'enfant de moins de 2 ans, le traitement de référence est l'administration de soluté de réhydratation orale (SRO), rappelle l'agence sanitaire. Les SRO sont des sachets de poudre à verser dans un biberon d'eau, disponibles en pharmacie sans ordonnance.
Après l'accident de voiture qui a provoqué la mort de cinq enfants lundi soir, le préfet de la Drôme craint pour la vie des quatre autres survivants, qui sont des grands brûlés.
"De mémoire d'homme, on n'a pas le souvenir d'un accident aussi tragique", a déploré mardi matin le préfet de la Drôme Hugues Moutouh sur Franceinfo, après la mort de cinq enfants d'une même famille lundi 20 juillet dans la soirée, dans un accident sur l'autoroute A7, à hauteur d'Albon. Et le bilan pourrait s'alourdir a prévenu un peu plus tard le préfet. Outre les cinq enfants âgés de 3 à 14 ans ayant trouvé la mort lundi soir à hauteur d'Albon, quatre autres membres de la famille sont actuellement pris en charge dans des centres hospitaliers à Lyon. Il s'agit de trois adultes et d'un enfant de sept ans. Le pronostic vital est engagé pour trois d'entre eux, dont l'enfant. "Ce sont des grands brûlés, on peut imaginer le pire pour les quatre. On risque d'avoir un bilan alourdi dans les prochaines heures, les prochains jours", a regretté Hugues Moutouh auprès de l'AFP. Un problème technique évoquéCe drame a frappé neuf membres d'une famille originaire de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, qui voyageaient tous dans le même monospace, avant que le véhicule ne prenne feu et n'effectue une sortie de route dans un champ. 53 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, ainsi que trois hélicoptères. La piste du problème technique est évoquée. "Avant de tomber dans l'inconscience, le conducteur du véhicule a dit qu'il avait tenté désespérément de freiner et que les freins ne répondaient plus", a rapporté le préfet.Sur des vidéos de Vinci Autoroutes, "on le voit se diriger vers la bande d'arrêt d'urgence à grande vitesse puis il y a trois, quatre tonneaux. Le véhicule est déjà en feu, et puis alors il y a un embrasement généralisé suite aux tonneaux et le véhicule est complètement écrasé sur le toit".Une journée meurtrière"On est à 22 tués depuis le début de l'année, dans la Drôme, dont huit sur l'A7, ce qui est important, et six dans la seule journée d'hier", a déploré le Hugues Moutouh. Un autre accident avait précédé ce drame lundi sur le même tronçon, où la passagère d'une moto avait trouvé la mort.Ce drame a suscité l'émoi jusqu'à Bruxelles, où Emmanuel Macron a adressé "une pensée pour les familles des cinq enfants qui ont été tués et des autres victimes qui sont entre la vie et la mort" au début de sa conférence de presse. Les ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin et des Transports, Jean-Baptiste Djebbari se sont rendus sur place lundi soir après minuit.Le président de Vinci Autoroutes Pierre Coppey a de son côté fait part de sa "vive émotion", soulignant un "bilan extraordinairement lourd".
Après le meurtre de Mireille Knoll, les magistrats avaient saisi la gendarmerie avant de rétropédaler face à la colère des policiers déjà en charge des investigations.
Trois mois après le meurtre de Mireille Knoll, une femme juive de 85 ans, qui avait provoqué l'indignation, le mobile antisémite reste toujours incertain. Selon Le Parisien, c'est cette question, qui reste toujours en suspens, qui a provoqué une petite guerre entre les services de police et de gendarmerie en charge de l'enquête. Meurtre antisémite de Mireille Knoll : deux suspects en examenpar euronews (en français)Le 24 mars dernier, le corps de Mireille Knoll, une dame âgée de 85 ans rescapée de la Shoah, a été retrouvé lacéré de onze coups de couteau dans son appartement du 11e arrondissement de Paris. Les soupçons des enquêteurs se sont rapidement portés sur Y. Mihoub, l'un des voisins de Mireille Knoll, âgé de 28 ans, et A. Carrimbacus, un marginal de 21 ans. Les deux garçons, qui sont arrêtés et placés en garde à vue, s'accusent mutuellement d'avoir porté les coups. "Les deux services se sont livrés à une guerre de tranchées"Le plus jeune des accusés avait expliqué que "Y. (avait) reproché aux Juifs d'avoir des moyens financiers et une bonne situation avant de poignarder l'octogénaire sur son lit médicalisé en criant 'Allahou akbar'". Après cette déclaration, le parquet avait décidé de retenir la qualification antisémite et avait fait appel, le 3 avril 2018, aux gendarmes de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'Humanité (OCLCH). Ce bureau, qui enquête sur les crimes de guerre, mais aussi ceux dit de "haine", devait "confirmer ou infirmer le caractère antisémite" du meurtre de Mireille Knoll. Mais cette nomination a provoqué la colère de la Police judiciaire de Paris, chargée en premier lieu du dossier : "Les deux services se sont livrés à une guerre de tranchées", a confirmé au quotidien une source proche de l'enquête. Selon Le Parisien, un responsable du service de police judiciaire aurait écrit aux juges pour regretter "l'absence de tout contact préalable" et un "défaut de concertation antérieurement à la cosaisine", qui induisent "un déficit de confiance incompatible avec une poursuite coordonnée des investigations". "Une collaboration constructive [de la police] avec la gendarmerie ne sera plus possible"Le 18 mai, les magistrats ont donc décidé de retirer l'affaire à l'OCLCH, avançant que "l'absence de communication" entre les deux services "sera préjudiciable à la manifestation de la vérité", détaille le quotidien. De son coté, le patron de la gendarmerie, Richard Lizurey, aurait protesté contre ce qu'il estime être "une intervention directe" de la police dans cette procédure. "A l'avenir, une collaboration constructive (de la police) avec la gendarmerie ne sera plus possible", aurait écrit le chef de la gendarmerie. Le deuxième suspect, Alex Carrimbacus, qui accusait Y. Mihoub et avait un mobile antisémite, a ensuite changé de version devant les juges. Selon lui, il s'agirait d'une vengeance personnelle de Y. Mihoub. Ce dernier, condamné après l'agression sexuelle de la fille de 12 ans de l'aide à domicile de Mireille Knoll, aurait accusé l'octogénaire d'être la cause de sa détention. Y. Mihoub, lui, dément et accuse A. Carrimbacus d'avoir poignardé l'octogénaire et tenté de mettre le feu à l'appartement, selon une source proche du dossier. Le caractère antisémite du meurtre de Mireille Knoll avait été reconnu par Emmanuel Macron lui-même, le jour d'une marche blanche effectuée par des milliers de personnes.
Édouard Philippe à contretemps des violences à Paris. Samedi 1er décembre, Paris était une nouvelle fois en proie à de nombreux casseurs venus défier les forces de l'ordre jusque tard dans la soirée.
Au même moment, le Premier ministre aurait fêté son anniversaire dans son appartement parisien. Une information que révèle le journal Marianne.Une trentaine de convives se seraient rendus chez Édouard Philippe samedi soir pour fêter ses 48 ans. Parmi eux, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Un des participants a déclaré à Marianne : "Cette soirée était prévue de longue date et tout était organisé non pas à Matignon mais chez lui, par son épouse." Quoi qu'il en soit, cet événement tombe mal en plein mouvement des "gilets jaunes", au même moment où des centaines de casseurs défiaient les forces de l'ordre dans Paris.Selon Marianne, Édouard Philippe serait arrivé peu après 22h30, alors que certains de ses invités étaient déjà partis. Il s'est ensuite rendu à la préfecture de police de Paris à 23h30 pour un hommage aux forces de l'ordre.Un fêtard confie que cet anniversaire détonne, embarrassé par "le sens qui pourrait être donné à cette soirée privée". Un conseiller du président de la République affirme lui, toujours dans Marianne, que l'Élysée n'était "pas au courant".
Le pape François a prononcé mercredi un vigoureux plaidoyer contre les injustices sociales, encore aggravées par la pandémie du coronavirus, demandant à ce que de futurs vaccins n'aillent pas en priorité "aux plus riches".
"Comme il serait triste que le vaccin contre le Covid-19 soit donné en priorité aux plus riches! Comme il serait triste qu'il devienne la propriété d'une nation et qu'il ne soit pas universel et destiné à tous", a commenté le souverain pontife durant sa traditionnelle audience du mercredi retransmise en direct depuis sa bibliothèque privée au Vatican.Les vaccins devraient au contraire être d'abord distribués à "ceux qui en ont le plus besoin", a-t-il plaidé en référence aux plus démunis.Plusieurs vaccins sont en phase de tests dans le monde contre le virus, qui a fait au moins 774.832 morts dans le monde depuis son apparition fin décembre. "Nous devons prévenir le nationalisme vaccinal", a estimé mardi lui aussi le directeur général de l'Organisation mondiale pour la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.Cela fait près de six mois que l'Argentin Jorge Bergoglio, très friand des contacts directs avec les fidèles, n'a pas fait le tour de la place Saint-Pierre dans sa papamobile à l'occasion de son audience du mercredi, mais il tente aujourd'hui de peser de tout son poids moral pour réclamer une nouvelle société post-pandémie, plus respectueuse des pauvres et de la Terre."La pandémie a mis en lumière la difficile situation des pauvres et la grande inégalité qui règne dans le monde. Et le virus, tout en ne faisant aucune exception entre les personnes, a rencontré sur son chemin dévastateur de grandes inégalités et discriminations. Et les a fait croître", a-t-il déploré mercredi.- "Changer ce monde" -Pour lui, la bataille actuelle doit donc être livrée sur deux fronts. "D'une part, il est essentiel de trouver le remède à un virus minuscule mais terrible qui met le monde entier à genoux. D'autre part, nous devons combattre un grand virus, celui de l'injustice sociale, de l'inégalité des chances, de la marginalisation, du manque de protection des plus faibles", a-t-il souligné. "Nous devons changer ce monde", a martelé le pape, une nécessité rendue d'autant plus cruciale "si le virus devait s'intensifier de nouveau dans un monde injuste pour les pauvres et les personnes vulnérables".Le pape se fait l'avocat non pas de "l'assistanat", mais de "la création d'emplois décents" et "d'une économie où les personnes, et surtout les plus pauvres, sont au centre".L'Argentin, qui vu de près la grande pauvreté et la crise économique dans son pays, est connu pour ses sorties répétées contre un libéralisme économique qui "jette" les travailleurs comme des "déchets".Il a estimé mercredi que les Etats devraient diriger leur soutien économique vers les secteurs industriels vertueux, en énumérant "quatre critères" clefs, dont la protection de l'environnement. "Quel scandale cela serait si toute l'aide économique déployée - en majeure partie de l'argent public - servait à sauver des industries qui ne contribuent pas à l'inclusion des personnes exclues ainsi qu'à leur promotion, au bien commun et à la préservation de la Création", a-t-il stipulé."L'option préférentielle pour les pauvres est au centre de l'Evangile", a rappelé le chef des 1,3 milliard de catholiques à travers le monde, en se défendant de toute approche "politique" ou "idéologique". Face aux dramatiques conséquences sociales de la pandémie, "tout le monde veut un retour à la normalité et une reprise de l'activité économique", a-t-il convenu. "Mais cette normalité ne devrait pas inclure les injustices sociales et la dégradation de l'environnement".Il a ensuite répété son rêve d'un monde post-virus transformé: "La pandémie est une crise, et on ne sort pas inchangés d'une crise, on en sort ou meilleurs ou pires. Nous devrons en sortir meilleurs".
L'élu du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont estime que les citoyens seront des "cibles idéales pour les terroristes islamistes" dans les "rares trains bondés" en circulation les jours de grève.
Pour protester contre la réforme de la SNCF du gouvernement, les syndicats de cheminots s'apprêtent à lancer un mouvement dur : une grève perlée de trois mois sur le rythme de "deux jours sur cinq", à partir du 3 avril. Dans une "lettre ouverte aux syndicalistes français" publiée sur Twitter le 27 mars, le député La République en Marche (LREM) Jean-Pierre Pont leur demande de renoncer.Si l'élu du Pas-de-Calais reconnaît le droit de grève des syndicats, il leur rappelle néanmoins "que la France est actuellement en guerre", citant notamment les récentes attaques de l'Aude, qui ont fait quatre mort vendredi 23 mars. "Dans ce contexte dramatique, je vous invite les syndicalistes à faire preuve de sens national en suspendant immédiatement vos projets de grève à répétition, en particulier à la SNCF et dans les transports en commun, cibles les plus vulnérables et les plus difficiles à protéger par les forces de l'ordre.""Les jours de grève, dans les rares trains bondés qui circulent, les salariés se rendant à leur travail et les voyageurs risquent malheureusement de constituer des cibles idéales pour les terroristes islamistes", estime encore le parlementaire. En cas d'attentat, les syndicats et "particulièrement la CGT" prendraient une "responsabilité dangereuse - voire criminelle", insiste-t-il. Cette lettre a fait réagir les principaux intéressés."C'est mettre de l'huile sur le feu", a déploré Dominique Sens, secrétaire régional de la CGT Cheminots - SNCF, auprès de France 3. "On a été très choqués, et ça a augmenté la colère des collègues. D'ailleurs M. Pont se répand dans les médias mais ne nous a jamais contacté directement", ajoute le responsable syndical.
Restaurants, abattoirs, cantines, commerces de bouche... Pour l'association de défense des consommateurs CLCV, le dispositif "Alim'confiance", mis en place il y a un an par le gouvernement français afin de mettre en valeur les contrôles sanitaires effectués par l'État tout au long de la chaîne alimentaire, doit être amélioré.
Issu de la loi d'Avenir de l'Agriculture adoptée fin 2014, ce dispositif permet au consommateur, via un système de smileys représentant quatre niveaux de contrôles ("Très satisfaisant", "Satisfaisant", "À améliorer", "À corriger de manière urgente") de connaître l'état de l'hygiène de l'établissement qu'il fréquente. Or le dispositif et ses résultats sont "encore perfectibles", estime l'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) lundi dans un communiqué. Avec "95% de notes positives sur l'ensemble des établissements (...) la question de la pertinence et du caractère discriminant des critères de notation se pose", d'après l'association."Des établissements pas assez contrôlés"D'autant plus que sur les 40.272 contrôles effectués par l'État entre le 1er mars 2017 et le 28 février 2018 et analysés par la CLCV, les restaurants et établissements de la restauration collective représentent 52,8% du total. En outre, "plus de 50% des contrôles a été effectué dans seulement quatre régions avec une forte prédominance de l'Île-de-France", ajoute le communiqué. "Il y a clairement des établissements pas assez contrôlés, tels les poissonneries (0,6%)", explique à l'AFP Wendy Si Hassen, chargée de mission alimentation à la CLCV. "Or, elles manipulent des produits fragiles". C'est pourquoi, "la CLCV va s'entretenir avec les pouvoirs publics pour s'assurer du fait que l'installation de ce système de transparence n'aboutisse pas, par un mauvais effet de compensation des professionnels, à un système laxiste".Des pistes d'améliorationLes résultats des contrôles, accessibles sur le site www.alim-confiance.gouv.fr, restent visibles pendant un an. Quant aux notes, elles peuvent être consultées via l'application pour smartphone "Alim'confiance". Wendy Si Hassen regrette que le site internet manque de "clarté", le consommateur ayant du mal notamment à trouver des information sur "l'amont de la chaîne", c'est-à-dire les industries agroalimentaires.L'association préconise plusieurs pistes d'amélioration : modifier les critères d'évaluation, contrôler davantage les zones restées jusqu'à présent à l'écart, harmoniser les contrôles et gagner en visibilité sur le site internet. Wendy Si Hassen juge surtout nécessaire de rendre "obligatoire et visible" l'affichage du résultat du contrôle dans l'établissement, alors qu'il est jusqu'ici optionnel d'apposer sur sa vitrine l'étiquette bleue au smiley blanc.
Serena Williams a regretté lundi d'être obligée de loger dans un hôtel réservé par l'organisation durant Roland-Garros, ne cachant pas son inquiétude vis à vis du public finalement autorisé à assister, même en nombre réduit, aux Internationaux de France.
"J'espérais loger dans mon appartement à Paris, a déclaré l'Américaine en conférence de presse après sa qualification pour les quarts de finale de l'US Open. Je pense que les Français font du mieux qu'ils peuvent. C'est difficile, vous savez. Tous les organisateurs, tous les pays, font de leur mieux pendant cette pandémie, alors je ne peux pointer le doigt et leur dire comment il faut faire."Toutefois, la joueuse qui aura 39 ans le 26 septembre et qui est sujette aux embolies pulmonaires (elle a été hospitalisée en 2011 et en a subi une lors de son accouchement en 2017) a affiché une certaine inquiétude quant à la présence annoncée de public, à la jauge réduite de 11.500 personnes par jour maximum."Je suis beaucoup sur la réserve parce que j'ai de sérieux problèmes de santé qui font que j'essaie de me tenir à l'écart des lieux publics, je me suis retrouvée plusieurs fois à l'hôpital dans des états graves", a-t-elle souligné en s'interrogeant sur la décision prise par les organisateurs français de mettre tous les joueurs dans deux hôtels -elle et d'autres ont été autorisés à louer une maison à New York dans le cadre de la bulle sanitaire de l'US Open- tout en acceptant du public à Roland-Garros."C'est intéressant, on n'a pas le droit d'avoir un logement privé, mais il y aura des supporteurs...", a-t-elle estimé.Si elle a l'intention a priori de jouer Roland-Garros, elle a indiqué qu'elle allait se renseigner des conditions auprès des organisateurs avant de prendre une décision définitive."Je prendrai la meilleure décision pour ma santé, a-t-elle affirmé. Il faudra que je parle avec les organisateurs pour savoir comment ça fonctionne avec le public et comment nous serons protégés"."Mais je pense que ça ira", a-t-elle conclu.La Fédération française de tennis (FFT) a annoncé lundi avoir réduit la jauge à 11.500 spectateurs maximum par jour (contre 20.000 espérés jusque-là) en divisant strictement le stade en trois zones limitées à 5.000 personnes maximum. Tous les joueurs seront par ailleurs logés dans deux hôtels "réservés en quasi-exclusivité" par l'organisation.
Le patron des verts a exclu toute alliance avec des candidats LREM aux élections municipales.
La majorité présidentielle aimerait réussir à séduire EELV, invité surprise du podium des élections européennes derrière le Rassemblement national et La République en Marche. Dans une interview à Ouest France, le ministre de la Transition écologique François de Rugy appelle vendredi les Verts à faire alliance avec LREM, notamment en vue des élections municipales de 2020. Mais pour le parti écologiste, s'allier avec la majorité présidentielle n'est pas à l'ordre du jour. Interrogé par Ouest France sur la stratégie adoptée par EELV dans la perspectives des élections municipales, le secrétaire national du parti David Cormand écarte tout rapprochement avec LREM. "Nous aurons ainsi vocation à construire des projets municipaux avec toutes celles et tous ceux se reconnaissant dans cette boîte à outils. Mais pour nous, c'est clair : ce sera sans la droite. Ni l'extrême droite, ni la droite conservatrice, ni la droite libérale. Donc pas d'alliance avec les Macronistes", tranche David Cormand. Selon lui, "le projet économique et social d'Emmanuel Macron est, lui, incompatible avec l'écologie". L'invitation d'Édouard Philippe déclinée Pas question toutefois de faire cavalier seul. "Il est également important de converger avec d'autres forces politiques constituées. Je pense à Delphine Batho et Dominique Bourg, d'Urgence écologie. Je pense aussi au parti animaliste. Il y a également Génération-s, de Benoît Hamon, avec qui je souhaite pouvoir travailler à terme". Sur le plan local des alliances se feront ou non avec des candidats de gauche, elles "dépendront des territoires". Sur le plan national, le Premier ministre Édouard Philippe a invité vendredi à Matignon les 79 eurodéputés français fraîchement élus au Parlement européen. Environ quarante eurodéputés, sur les soixante-quatorze que compte la France, se sont rendus à l'invitation de Matignon, mais aucun élu de La France Insoumise ou d'Europe écologie-Les Verts n'a fait le déplacement. Une alliance à l'échelle européennes, entre EELV et LREM ne semble pas non plus envisageable.
Avec une vidéo devenue virale sur Facebook, Jacline Mouraud est devenue le visage de la grogne des automobilistes. Très présente dans les médias, cette Morbihannaise était l'invitée RMC et LCI lundi matin.
"J'ai deux petits mots à dire à monsieur Macron et son gouvernement : quand est-ce que se terminera la traque au conducteur que vous avez mise en place depuis que vous êtes là ?". Dans un style très direct, Jacline Mouraud, 51 ans, a interpellé le gouvernement et le chef de l'État dans une vidéo "coup de gueule", publiée le 18 octobre sur son compte Facebook. Lundi 5 novembre, la vidéo a déjà réuni plus de 5,5 millions de vues. Cette artiste et hypnothérapeute dans le Morbihan fait environ 25 000 kilomètres par an. Nouveau contrôles techniques, "chasse aux véhicules diesel", hausse des prix des carburants, radars... dans cette vidéo devenue virale, l'automobiliste énumère tous les sujets de mécontentements des Français. Les primes à la conversion ? "Vos petites primettes de rien du tout ne va pas suffire à changer le parc automobile français" (sic). Jacline Mouraud interroge : "mais qu'est-ce que vous faites du pognon ? C'est la question que tout le monde se pose !". "Actuellement, on paie plus de taxes que de carburant""Il faut que ça cesse. Les oligarques que nous avons en ce moment au gouvernement ne se rendent pas compte que des Français meurent dans la rue. Et tout ça, à cause de leur politique. Le 10 du mois, la moitié des gens n'a plus rien pour manger", a expliqué Jacline Mouraud lundi, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Pour elle, "la colère ne retombe pas !" L'automobiliste furieuse évoque sa propre situation et ce 4x4 diesel qu'elle a acheté voilà deux ans. "Quand j'ai acheté mon véhicule, je faisais mon plein pour 75 euros. Aujourd'hui, je ne peux plus payer le plein de ma voiture : il dépasse le plafond de ma carte bleue. (...) Actuellement, on paie plus de taxes que de carburant. Le problème dépasse le carburant : on a tellement saigné les Français aux quatre veines que le carburant est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", ajoute-t-elle. Et de poser la même question que dans la vidéo postée sur Facebook : "où va l'argent ?" Également invitée de LCI, elle a de nouveau alerté Emmanuel Macron et le gouvernement : "J'aimerais dire à M. Macron, s'il comprend la grogne des automobilistes, qu'est-ce qu'il va faire pour eux ? Parce qu'il faudrait peut-être qu'aujourd'hui M. Emmanuel Macron et son gouvernement réalisent que les Français, le peuple est en train de mourir". Dimanche, dans une vidéo publiée sur Twitter, la secrétaire d'État à la Transition écologique a répondu à Jacline Mouraud. "Il n'y a aucun complot du gouvernement contre la voiture. nous savons très bien que la voiture est un mode de transport indispensable en particulier quand on sort des villes", a-t-elle déclaré.
Alors qu'il maintenait la même version depuis janvier, Jonathann Daval a fait volte-face la semaine dernière, expliquant finalement que c'était son beau-frère qui avait tué Alexia Daval en l'étranglant.
Une santé mentale "totalement intacte" et un discours "parfaitement cohérent". Voilà ce qu'à répondu Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathann Daval à celui des parents d'Alexia qui avait remis en cause la santé mentale de l'informaticien de 34 ans, vendredi 6 juillet au micro de France Bleu Besançon. "Je ne partage pas son avis sur l'état mental de Jonathann Daval. D'abord, parce que je le connais, je le vois régulièrement et je peux vous assurer que sa santé mentale est totalement intacte", a répondu maître Schwerdorffer, pour qui Jonathann Daval est quelqu'un qui a "des discussions constructives, qui est parfaitement cohérent dans son discours et parfaitement cohérent dans les nouvelles explications qu'il a données au juge d'instruction". L'avocat a ajouté qu'il n'avait "pas le sentiment que Jonathann Daval soit malsain ou n'ait pas toute sa santé mentale"."Je n'ai aucun doute sur une complicité"Ce dernier a expliqué qu'il n'avait "aucun doute" sur le fait que d'autres personnes soient impliquées dans la mort d'Alexia Daval. "Comme Maître Florand [l'avocat de la famille d'Alexia Daval] sur ce point-là, je n'ai aucun doute sur une complicité", a-t-il déclaré à la radio. "Je dis que Jonathann Daval conteste avoir tué Alexia. Après, qui l'a fait ? C'est la vraie question. Et qui sont les complices de celui qui l'a fait ? C'est une autre question. Et, à cela, Jonathann Daval a donné des réponses. Je m'en tiens aux déclarations et aux réponses qu'a faites Jonathann Daval le 27 juin devant le juge d'instruction", a répondu Randall Schwerdorffer à propos de la possible implication de membres de la famille d'Alexia. La semaine dernière, Jonathann Daval avait changé sa version des faits et accusé son beau-frère Grégory Gay, le conjoint de la sœur d'Alexia, d'avoir étranglé la jeune femme en tentant de la maîtriser lors d'une crise d'hystérie. L'avocat dénonce le peu d'investigationsActuellement incarcéré à la maison d'arrêt de Dijon, Jonathann Daval avait avoué fin janvier, lors de sa garde à vue, avoir tué sa femme lors d'une dispute, mais nié avoir brûlé le corps retrouvé en forêt plusieurs jours après sa disparition et n'avait pas fourni de détails sur ce qu'il s'était passé.Pour l'avocat de l'informaticien, beaucoup d'investigations "n'ont pas été faites" : "Quand Jean-Marc Florand dit : 'On ne sait même pas où elle est morte', il a raison. Donc, à partir de ce moment-là, il est évident que, au-delà de la parole de Jonathann Daval, ce qui nous intéresse, nous, ce sont des investigations techniques, notamment toutes celles qui n'ont pas été faites", a conclu l'avocat au micro de la radio.