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Le président Emmanuel Macron s'est exprimé lundi en fin d'après-midi lors de la traditionnelle réception rassemblant la communauté militaire à la veille du 14-Juillet, dont l'édition 2020, au format réduit Covid-19 oblige, sera dédiée aux unités mobilisées pendant la crise sanitaire.
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Le président Emmanuel Macron a rendu lundi un hommage appuyé aux armées pour leur contribution à la lutte contre la pandémie dans le cadre de l'opération Résilience, à la veille d'une cérémonie du 14-Juillet au format réduit, Covid-19 oblige. "Merci et bravo", a-t-il lancé à la communauté militaire rassemblée dans les jardins de l'Hôtel de Brienne, en présence de la ministre des Armées Florence Parly. "Face à l'irruption violente de la pandémie au cœur de notre pays, face à la crise sanitaire sans précédent qu'il a eu à affronter, vous avez immédiatement répondu présents (...) Vous avez été fidèle à votre vocation profonde, celle d'être, dans la tourmente, le dernier rempart de la Nation", a fait valoir le chef de l'Etat, avant de souligner que "cette cérémonie du 14-Juillet sera le symbole de notre résilience".Devant un parterre d'invités resserré à moins de 500 personnes, pour moitié composé de familles de militaires tués ou blessés en opérations durant l'année écoulé, M. Macron a également salué la mémoire des personnels décédés, dont les 13 militaires morts fin 2019 dans la collision de deux hélicoptères au Mali. "Sur les théâtres extérieurs, sur notre sol, en métropole et dans nos Outre-mer, 31 militaires de nos armées ont été tués à l'ennemi ou sont morts en mission opérationnelle. Leur vie donnée pour la patrie nous oblige. Et je veux, ce soir, leur rendre un hommage solennel", a souligné le président.Tensions avec la TurquiePlusieurs dossiers prioritaires de la Défense ont été évoqués durant le discours, et en premier lieu la situation en Méditerranée. "La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s'y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources", a déclaré le président.Évoquant le "jeu de nouvelles puissances", il a déclaré que "l'Europe a à y redéfinir son rôle et sa place, sans naïveté et sans complaisance". "La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d'autres puissances", a-t-il déclaré. Que ce soit la dégradation de la crise libyenne, où Turquie et Russie sont en position de force, les tensions en Méditerranée orientale où plusieurs puissances comme la Turquie, Israël, l'Egypte ou la Grèce sont en concurrence pour des ressources énergétiques, les facteurs de tensions se multiplient sur cette mer depuis des années."S'agissant de la Libye, je veux redire ici combien sa stabilisation est fondamentale pour la sécurité de l'Europe et du Sahel. C'est pourquoi j'appelle à la reprise immédiate des négociations et d'un dialogue politique, en vue d'un cessez-le-feu. Il faut en finir avec les arrivées massives d'armes et de mercenaires dans ce pays", a-t-il répété. La France a dénoncé à plusieurs reprises des ingérences turques dans la crise libyenne, et les tensions entre les deux pays sont montées d'un cran, particulièrement après un incident maritime entre deux bâtiments de guerre."Montée en puissance"Emmanuel Macron a également tenu à rassurer les militaires et à défendre son bilan. Il s'est dit "fier" de "ce que nous a fait pour la montée en puissance de nos armées", en évoquant des efforts menés pour les familles et le logements. Il a également défendu le régime de retraite des militaires.Accompagné de son épouse Brigitte, Emmanuel Macron doit rencontrer à l'issue de ce discours, en privé, les familles de militaires décédés durant l'année, ainsi que des militaires blessés et leurs familles. Parmi le nombre réduit d'invités figurent les représentants des unités militaires qui prendront part mardi matin à la cérémonie organisée cette année place de la Concorde, à l'occasion de la fête nationale, en lieu et place du traditionnel défilé sur les Champs-Elysées. Quelques industriels de défense étaient également présents à cette réception donnée à l'Hôtel de Brienne, accompagnés chacun d'un employé de leur entreprise particulièrement investi dans la gestion de la crise sanitaire.
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Henrikus Suroto ne veut pas que ses élèves soient privés d'éducation à cause de la pandémie qui a forcé l'Indonésie a fermer ses écoles. Chaque semaine, l'enseignant prend sa moto pour se rendre dans leur village isolé de Kenalan.
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Il parcourt des chemins tortueux de montagne pour donner des cours chez des familles de paysans pauvres du centre de l'île de Java, où la classe en ligne n'est pas une option faute d'accès à internet."Personne ne m'y contraint, mais quelque chose en moi me dit que je dois le faire", explique l'homme de 57 ans à l'AFP.Il dit se sentir "un peu coupable" de désobéir aux instructions officielles qui préconisent les cours en ligne et interdisent la classe en face à face. "Mais la réalité, c'est que ce n'est pas facile ici"."La seule solution est d'être aux côtés des élèves et de faire de l'enseignement en porte à porte".De nombreux autres enseignants sont aussi partis sur les routes, bravant le virus et parfois des pluies torrentielles et des chemins boueux, pour apporter leur enseignement à domicile aux quatre coins de l'archipel d'Asie du Sud-Est.Un tiers des quelque 260 millions d'Indonésiens n'ont pas accès à l'internet et certains villages n'ont pas encore d'électricité.Au total, près de 70 millions d'enfants et de jeunes sont contraints de rester à la maison depuis la fermeture des écoles et des établissements supérieurs en mars pour éviter la propagation du virus.- Surmonter les craintes -Avan Fathurrahman, un maître d'école primaire, visite jusqu'à 11 élèves par jour sur l'île de Madura, à l'est de Java et a décrit son expérience dans des publications sur Facebook très partagées.Il reconnaît craindre parfois de tomber malade. "Mais l'appel de l'enseignement est plus fort". "Je ne pourrais pas rester chez moi en sachant que mes élèves ne peuvent pas étudier correctement".Le gouvernement a aussi mis en place des programmes éducatifs à la télévision nationale, et dans certaines régions, à la radio.Le ministre de l'éducation Nadiem Makarim, l'un des fondateurs de la start-up indonésienne Gojek, reconnaît que l'enseignement à distance représente un défi. Il s'est même étonné publiquement du nombre d'Indonésiens ruraux qui n'avaient pas accès à internet."Nous devons nous appuyer sur les enseignants qui se mobilisent pour faire de l'enseignement à domicile", a-t-il reconnu le mois dernier."Du point de vue des infrastructures, l'Indonésie n'est pas vraiment prête pour l'enseignement à distance", renchérit Christina Kristiyani, experte de l'éducation à l'Université Sanata Dharma University. Et "même s'il était possible d'étudier en visioconférence, cela coûterait trop cher dans les zones rurales".De nombreuses familles doivent de plus jongler entre des emplois souvent peu payés et la garde des enfants."Tout ce que je peux faire, c'est dire aux enfants d'étudier, je ne peux pas les aider comme un enseignant peut le faire", explique Orlin Giri, une mère de famille dans l'une des régions les plus pauvres du pays, les petites îles de la Sonde orientales. "Et nous n'avons pas assez d'argent pour un abonnement à internet".Une situation qui se retrouve partout, note Fina, enseignante sur l'île de Bornéo : "de nombreux parents n'ont étudié que jusqu'en primaire ou au secondaire, et certains ne sont jamais allés à l'école".- Reprise incertaine de l'école -Les autorités n'ont pas annoncé de date de reprise des écoles alors que des épidémiologistes avertissent que l'épidémie n'a pas encore atteint son pic dans le pays.Officiellement, l'Indonésie compte plus de 35.000 personnes infectées par le coronavirus, et 2.000 morts imputées au Covid-19. Mais les scientifiques estiment que ces statistiques sont très sous-estimées.L'association des pédiatres indonésiens a averti que le Covid-18 pourrait être plus dangereux qu'ailleurs pour les enfants en Indonésie : 18% des moins de 5 ans souffrent de malnutrition et près de la moitié des patients infectés par la dengue sont des enfants, ce qui contribue à affaiblir leurs défenses immunitaires.En avril, une petite fille de 11 ans, qui était infectée par la dengue, a succombé au Covid-19. Mais les enfants, eux, ont hâte que les écoles rouvrent. "Je m'ennuie à la maison, L'école me manque, mes amis et mes professeurs aussi", confie Gratia Ratna Febriani, une élève du village de Kenalan.
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Devant des journalistes, Michel Aoun a parlé d'une "possible intervention extérieure" et demandé à Emmanuel Macron de lui fournir des images satellites de l'explosion.
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Trois jours après la double-explosion qui a touché Beyrouth, la capitale libanaise, causant la mort d'au moins 150 personnes et faisant plus de 5 000 blessés, le chef de l'État libanais se fait écho de premiers doutes quant à l'origine du drame. Devant des journalistes, le président Michel Aoun a ainsi évoqué la possibilité d'une "intervention extérieure", parlant également d'un "éventuel missile ou d'une bombe", rapporte L'Orient le jour. Selon les explications "officielles" des autorités, un incendie serait pourtant à l'origine des explosions qui ont mis le feu à plus de 2 700 tonnes de nitrate d'ammonium, stockés dans le port de la ville.Michel Aoun a aussi confié avoir demandé à Emmanuel Macron lors de sa visite, qu'on lui fournisse les images satellite de l'explosion. Une promesse du président français, a-t-il indiqué. "Si la France n'envoie pas ces images, nous les demanderons à d'autres Etats, afin de savoir s'il s'agit d'une agression extérieure ou des conséquences d'une négligence."Pas d'atteinte à la souverainetéLe président libanais a par ailleurs confié devant les journalistes que "vingt personnes sont déjà visées par l'enquête et les procédures", ajoutant que cela "prenait du temps". Michel Aoun a en revanche réfuté la possibilité de faire appel à une enquête internationale, qui a "pour but de noyer la vérité". "Je ressens la douleur du peuple", a développé le président, expliquant que "traduire en justice les responsables" serait "la seule façon pour les proches des victimes de pouvoir faire leur deuil". Sur le mode opératoire, les investigations seront menées étape par étape a décrit Michel Aoun. Il faudra d'abord découvrir comment la substance a été entreposée sur le port ; ensuite si l'explosion est un "accident" ou une "négligence" et enfin voir s'il y a eu "intervention extérieure". Enfin Michel Aoun a tenté de réaffirmer son autorité après la visite d'Emmanuel Macron et les critiques et manifestations qui s'en étaient suivies. "Ce n'est pas à un président français d'écrire votre histoire", avait-il lancé.Lors de cette conférence de presse, il a confirmé que "ce n'est pas sous le mandat de Michel Aoun que l'on touchera à la souveraineté libanaise", alors même que des changements politiques sont nécessaires. Des changements qui ne seront possibles que si des "conditions propices" sont réunies.
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Alors que l'instruction des juges grenoblois sur l'affaire Lelandais touche à sa fin, le père de Maëlys veut que son "meurtre" soit requalifié en "assassinat".
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Joachim de Araujo demande ce lundi une requalification des faits, nous apprend Le Parisien. Le père de Maëlys, tuée à l'âge de 9 ans par Nordahl Lelandais lors d'un mariage le 27 août 2017 à Pont-de-Beauvoisin (Isère), ne croit pas à la version du suspect.Absolument persuadé que ce dernier a prémédité son geste criminel dans le but de violer la fillette, il prévient qu'il se battra jusqu'au bout pour obtenir la vérité et une juste peine pour son meurtrier. Nordahl Lelandais est actuellement poursuivi pour "meurtre". S'il l'était pour "assassinat", il encourrait une peine bien plus sévère, la plus lourde prévue par le Code pénal, à savoir la prison à perpétuité pouvant être assortie d'une période de sûreté illimitée."Oui, j'attends cette requalification. Je fais confiance à la justice. Moi, je ne suis qu'un simple citoyen", confie ainsi Joachim de Araujo au quotidien francilien."On n'enlève pas une enfant par accident à 2 ou 3 heures du matin""Pour moi, il l'a obligée à monter dans sa voiture", explique-t-il. Selon le père de la petite Maëlys, Nordahl Lelandais aurait réfléchi à son kidnapping et savait dès le départ qu'il la tuerait. "Il avait conscience que cela allait mal se terminer. Lorsqu'il dit que la mort de Maëlys n'est qu'un accident, je n'y crois pas. On n'enlève pas une enfant par accident à 2 ou 3 heures du matin", raconte Joachim de Araujo dans Le Parisien.Le journal précise que les parents de la très jeune victime croient dur comme fer que Nordahl Lelandais souhaitait agresser sexuellement leur fille ou perpétrer un viol. Il serait donc opportun selon eux que le meurtrier présumé soit également poursuivi sous ces chefs d'accusation.Lelandais nie avoir violé l'enfantSi l'enquête a mis en lumière deux agressions sexuelles commises par le mis en examen sur deux de ses cousines (de 4 et 6 ans), il a toujours nié avoir violé Maëlys. Le corps de la fillette étant trop dégradé lors de sa découverte plusieurs mois après sa mort, l'instruction n'a pas permis de recueillir de preuves probantes dans ce volet de l'affaire. Seul le témoignage d'un ancien co-détenu de Nordahl Lelandais, qui avait affirmé devant les juges que l'ex-maître-chien lui avait confié "avoir violé Maëlys", a pu être recueilli en ce sens. Reste que le suspect, qui avait d'abord affirmé que la fillette était décédée à la suite d'une gifle qu'il lui avait assénée dans sa voiture "pour la faire taire parce qu'elle paniquait", et qui a par la suite admis lui avoir porté des coups violents, campe sur ses positions."En fonction de cette peine je serai apaisé, ou pas..."Joachim de Araujo, lui, ne lâchera rien. "Ce que je veux, c'est qu'il nous dise enfin la vérité. Car pour l'instant, je ne crois pas à ses aveux. Je me battrai jusqu'au bout pour Maëlys", conclut-il, toujours dans Le Parisien. "J'attends le procès pour que Lelandais soit condamné à sa juste peine. Et c'est en fonction de cette peine que je serai apaisé, ou pas..."La date du procès devant la cour d'assises de l'Isère devrait être fixée et connue très prochainement, les juges grenoblois s'apprêtant à boucler deux ans d'instruction dans ce dossier.
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En prenant l'avion pour Marseille, une journaliste a constaté que la fréquentation des vols ne permettait pas toujours le respect de la distanciation sociale, pourtant imposée à toute la population par le gouvernement.
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Alors que les Français sont confinés depuis le 17 mars dans le but d'endiguer la pandémie de Covid-19, la distanciation sociale n'est dans les faits pas toujours respectée. C'est notamment le cas dans certains avions. Comme l'a noté une journaliste de France Télévisions, qui était à bord du vol Air France Roissy (Paris) - Marignane (Marseille) de 11h50 samedi 18 avril, l'appareil était plein. Impossible, donc, de respecter la distance de sécurité d'un mètre entre les passagers, pourtant fixée par le gouvernement. Comment se déroule un trajet en avion à l'heure du confinement ?par BFMTV"Ce qui est troublant, c'est que durant tout le parcours à Roissy, les distances sont respectées. Mais, dès lors qu'on arrive dans l'avion, on nous annonce que le vol est complet !", a précisé Charlotte Gillard à France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Nous étions tous interloqués, assis, serrés les uns à côté des autres, sans masques pour la plupart, et notre visage à 30 centimètres de celui de notre voisin !". Les autres voyageurs sont également interloqués. "Cela m'a surprise. Le déconfinement c'est pour tout de suite ici !", ironise une passagère. "Au lieu de mettre un avion, ils devraient en mettre deux ! Même si ce n'est pas économique !".Un remplissage généralement proche des 50%Air France a assuré à France 3 que toutes les précautions sont mises en place "afin de limiter au maximum les interactions et contacts" entre les passagers, mais que seul un vol par jour est opéré entre Paris et Marseille. Résultat : si le remplissage permet généralement la distanciation sociale, en se situant aux alentours des 50%, il arrive qu'un vol soit complet. La compagnie aérienne affirme également que "l'air en cabine est renouvelé toutes les trois minutes", les avions étant équipés de filtres dit HEPA qui seraient très semblables à ceux utilisés en blocs opératoires dans les hôpitaux.Selon Air France, ces filtres "extraient plus de 99,999 % des virus les plus petits", y compris donc les virus de type coronavirus. L'entreprise a par ailleurs équipé ses personnels de vols de gants et masques et planche actuellement sur l'idée d'équiper aussi tous ses passagers afin de pouvoir, prochainement mettre en place un déconfinement. Mais pour l'instant, elle ne peut fournir ses voyageurs.
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Des restrictions d'ici samedi à Lyon et Nice, peut-être un durcissement à Marseille et en Guadeloupe, mais pas d'annonce pour réduire les délais des tests: le ministre de la Santé Olivier Véran a tracé jeudi la feuille de route des prochains jours pour contrer la "progression de l'épidémie" de Covid-19.
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"L'épidémie est à nouveau très active dans notre pays", avec une "dynamique" qui "inquiète" dans "certains territoires", a expliqué M. Véran lors d'une conférence de presse au ton pédagogique qui sera désormais hebdomadaire.Conséquence: les préfets devront proposer "d'ici samedi" des mesures pour les métropoles de Lyon et Nice, où le taux d'incidence (nouveaux cas) est 4 fois et 3 fois supérieur à la "cote d'alerte" de 50 cas pour 100.000 habitants. Ces mesures seront sans doute comparables à celles annoncées la semaine dernière à Bordeaux et Marseille: interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans les parcs (ou sur les plages), abaissement de la jauge maximale pour les événements publics à 1.000 personnes, voire annulation de grands événements.Et "si la situation sanitaire ne s'améliore pas" à Marseille et en Guadeloupe (où des restrictions ont également été adoptées), "il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes", a prévenu M. Véran, citant "la possible fermeture des bars" ou "l'interdiction des rassemblements publics".Ces annonces répondent à la volonté du gouvernement de ne pas appliquer les mêmes mesures uniformément en France, mais de les "adapter à chaque territoire". C'est l'un des "quatre piliers" de sa stratégie. Les trois autres sont les gestes barrières (dont le masque), le triptyque "tester, alerter, protéger", et la "protection des personnes âgées et des plus vulnérables".- Du nouveau à l'école? -Par ailleurs, les professionnels des crèches, qui devaient jusqu'à présent porter le masque uniquement en présence des parents, devront désormais le porter aussi avec les enfants, en vertu d'un nouvel avis du Haut conseil pour la santé publique sur les questions de transmission d'enfants à enfants et d'enfants à adultes."Ces nouveaux éléments vont nous permettre dans les tout prochains jours d'assouplir le protocole sanitaire dans les écoles", a poursuivi Olivier Véran sans autre précision, indiquant que le ministre de l'Education nationale reviendrait sur cette question.En revanche, il n'a pas annoncé de mesures permettant de réduire les délais trop longs pour faire un test ou en avoir le résultat."Nous sommes confrontés à de réelles difficultés organisationnelles", a-t-il concédé.Pour résoudre ce problème, les pouvoirs publics ont déjà défini des personnes prioritaires (les gens qui ont une ordonnance, ceux qui ont des symptômes ou les soignants).En outre, les tests antigéniques, plus rapides que les RT-PCR actuels, sont désormais autorisés, mais pas pour les personnes avec des symptômes ni les "cas contacts".Et on attend l'arrivée d'autres tests rapides, les tests salivaires. "Nous attendons de façon imminente l'avis de la Haute autorité de santé" (HAS), a indiqué M. Véran.Quatre mois après la fin du confinement, la situation est inquiétante. D'abord, le nombre de contaminations en France connaît une hausse régulière (près de 10.000 en 24 heures selon les chiffres de mercredi soir).Plus préoccupant, cette hausse commence à se ressentir sur les hospitalisations et la réanimation.- Méfiance -Sur les sept derniers jours, 2.976 malades du Covid ont été hospitalisés et 508 admis en réa, dont 649 et 100 pour la seule journée de mercredi. Il y a un mois, on comptait quotidiennement environ 200 hospitalisations et une trentaine d'admissions en réa.Actuellement, 5.800 malades du Covid-19 sont hospitalisés et 796 sont en réa. Certes, on est très en-dessous des niveaux atteints lors du pic de l'épidémie, avec 7.000 malades en réa début avril. Mais la crainte est que ces chiffres montent avec quelques semaines de décalage sur les contaminations puis que les hôpitaux finissent par être débordés."Le risque était que le virus passe des plus jeunes vers les personnes moins jeunes et vulnérables, qui font plus de formes graves. C'est ce que nous observons depuis plusieurs semaines", a relevé M. Véran.Nous devrons "vivre avec ce virus pour quelques mois encore", a-t-il prévenu.En plus de ce rebond, le gouvernement doit aussi surmonter la méfiance croissante de la population. Près d'un Français sur deux trouve que l'exécutif ne prend "pas assez de précautions" et 62% ne lui font "pas confiance" pour lutter contre l'épidémie, selon un sondage Elabe pour BFMTV.Lors du Conseil de défense de vendredi dernier, "le président a été exigeant sur un certain nombre de points, demandant des résultats", a indiqué à l'AFP une source gouvernementale. "J'ai la confiance du président", a assuré M. Véran, alors que des médias ont assuré que ce dernier l'avait mis sous pression.
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Des heurts ont opposé dimanche dans le centre de Sao Paulo plusieurs centaines de partisans et d'adversaires du président brésilien Jair Bolsonaro, malgré l'intervention de la police.
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Les violences ont éclaté entre les participants à une manifestation convoquée "contre le fascisme" et des partisans du président d'extrême droite venus protester contre les mesures de confinement décidées par de nombreux gouverneurs des Etats brésiliens contre l'avis de M. Bolsonaro.Quelque 500 manifestants vêtus de noir, rassemblés sous le slogan "Nous sommes pour la démocratie" et portant souvent des masques de protection contre le coronavirus, se sont trouvés sur l'Avenida Paulista, dans le centre de Sao Paulo, en même temps qu'un rassemblement de plusieurs centaines de partisans de M. Bolsonaro, a rapporté un journaliste de l'AFP.Des barrages policiers n'ont pas empêché des heurts entre les deux camps, après lesquels la police a utilisé des grenades lacrymogènes.Les manifestants anti-Bolsonaro ont incendié des poubelles et ont lancé des pierres sur les policiers, qui ont de nouveau répliqué avec du gaz lacrymogène.Au moins trois personnes ont été arrêtées, a déclaré la police au portail d'information G1.Le "rassemblement antifasciste" avait été convoqué par les supporters de plusieurs clubs de football de Sao Paulo, principalement les Corinthians, mais aussi Palmeiras, Sao Paulo et Santos.Les milieux pro-Bolsonaro, qui estiment qu'un plan pour renverser le président est mené par des parlementaires, des juges et des médias, ont attribué sur les réseaux sociaux la responsabilité des violences de dimanche aux opposants.A Brasilia, M. Bolsonaro a participé dimanche à un rassemblement avec ses partisans, bravant une nouvelle fois les normes sanitaires et règles de distanciation sociale alors que le Brésil enregistre près d'un demi-million de cas du nouveau coronavirus.Le chef de l'Etat, hostile aux mesures de confinement, s'est présenté devant le palais présidentiel et a salué la foule de ses sympathisants.Après avoir survolé le rassemblement en hélicoptère, M. Bolsonaro, entouré de ses gardes du corps, a porté deux enfants sur ses épaules, puis est monté sur un cheval de la police, ovationné par ses partisans.Le Brésil est le quatrième pays en termes de décès liés au Covid-19, avec plus de 29.000 morts. Plus de 500.000 cas d'infection au coronavirus y ont été recensés, soit plus de la moitié du total en Amérique latine.
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Environ 500 enfants ont été amenés à fréquenter ce professeur.
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Un ancien professeur du conservatoire de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, est visé par huit plaintes pour des agressions sexuelles sur des mineures, rapporte lundi 2 décembre France Bleu Roussillon. D'anciennes élèves l'accusent de gestes déplacés lors de cours de musique et de solfège. Placé en garde à vue le 23 juillet dernier, ce quadragénaire a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et placé sous contrôle judiciaire. Enseignant dans l'établissement de 2011 à 2017, les premiers signalements le concernant remontent à 2017. "À ce moment-là, il n'y avait encore aucune plainte devant la justice, indique à France Bleu le directeur du conservatoire, Daniel Tosi. Mais nous avons pris l'affaire très au sérieux. Nous avons poussé ce professeur vers la sortie et un signalement a été fait au procureur."Depuis, les gendarmes tentent de reconstituer le puzzle et de recenser les éventuelles victimes. Un travail laborieux, le suspect ayant également enseigné dans le cadre de classes à horaires aménagés musique (Cham) de l'Éducation nationale. "Environ 500 enfants ont été amenés à fréquenter ce professeur", selon M. Tosi.
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L'organisation de coopération policière internationale Interpol a levé la notice rouge visant l'ancien directeur de l'Alliance française d'Irkoutsk Yoann Barbereau, qui a fui la Russie en 2017 pour échapper à la prison, a-t-on appris mardi.
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La commission de contrôle des fichiers d'Interpol a estimé au cours de sa 113e session que la procédure judiciaire visant M. Barbereau en Russie revêtait une "dimension essentiellement politique" et a décidé que toutes les données concernant M. Barbereau devaient être effacées des fichiers de l'organisation internationale, selon un document d'Interpol consulté par l'AFP.Contactée, l'organisation internationale n'a pas fait de commentaire.Directeur de l'Alliance française d'Irkoutsk, en Sibérie, le Français avait été arrêté le 11 février 2015 par des hommes encagoulés, devant sa femme russe et leur fille de 5 ans. Emprisonné 71 jours puis interné en hôpital psychiatrique et enfin placé sous résidence surveillée à Irkoutsk, il s'était enfui et avait trouvé refuge à l'ambassade de France à Moscou.Poursuivi pour une affaire de pédophilie, qu'il dit montée de toute pièce par le FSB, un "Kompromat"("dossier compromettant") aux origines toujours mystérieuses, il a été condamné par contumace à 15 ans de camp à régime sévère par la justice russe.En novembre 2017, M. Barbereau avait traversé clandestinement la frontière russe pour rejoindre la France, où il vit toujours. Jusqu'à présent, il ne pouvait quitter l'Hexagone en raison de cette notice rouge, un avis de recherche international transmis aux membres d'Interpol."Cela signifie que le monde s'ouvre de nouveau", a réagi M. Barbereau auprès de l'AFP. "Si le Covid me prête vie, peut-être pourrais-je voyager un jour", a-t-il plaisanté."Ce que je retiens surtout, c'est la motivation de la décision. C'est une reconnaissance à demi-mot de la machination et du Kompromat", a-t-il ajouté.Ce Nantais de 42 ans, auteur de "Dans les geôles de Sibérie" (Éditions Stock, 2020), un récit de ses aventures rocambolesques, avait déjà obtenu gain de cause auprès de la justice française qui a condamné l'Etat français à lui verser 300.000 euros le 3 avril dernier au titre de la "protection fonctionnelle", due aux fonctionnaires et agents publics quand ils sont victimes d'attaques."Il ne me reste plus qu'à obtenir gain de cause auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme et à faire condamner la Russie", a-t-il indiqué à l'AFP. "Symboliquement, ça serait satisfaisant pour moi."
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Abdelkader Merah avait été condamné à 20 ans de prison en 2017. Il compte désormais se pourvoir en cassation.
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La cour d'assises spéciale de Paris statuant en appel a condamné, jeudi 18 avril, Abdelkader Merah à 30 ans de réclusion criminelle et l'a reconnu coupable, contrairement à la première instance, de "complicité" des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed. Son avocat, Éric Dupond-Moretti, a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.Un verdict tombé comme une enclume dans le silence de la salle d'audience, bientôt ponctué par les larmes de reconnaissance des familles des victimes. Dans son box, Abdelkader Merah, 36 ans, a à peine courbé les épaules.Mardi, l'accusation avait requis la perpétuité à l'encontre du frère de Mohamed Merah. "Le nom de Merah doit être associé à une sanction ferme car ce nom est brandi encore aujourd'hui comme une fierté par des candidats au jihad", avait lancé l'avocat général Frédéric Bernardo. En 2017, la cour d'assises avait condamné Abdelkader Merah à 20 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste mais l'avait acquitté du chef de complicité, estimant que rien ne montrait qu'il "connaissait les objectifs visés et les crimes commis par son frère"."Comment peut-on être complice de la chose la plus abominable qui soit et prendre 30 ans? Tous les professionnels de la justice sont surpris par ce verdict", a réagi l'avocat du principal accusé, Eric Dupond-Moretti, indiquant qu'il envisageait "bien entendu un pourvoi en cassation". Cette décision, rendue après douze heures de délibération, est une victoire de taille pour l'accusation, qui n'a pas obtenu la perpétuité requise mais a arraché la "complicité" des crimes commis par le jihadiste toulousain. C'était bien là l'enjeu majeur de ce procès en appel: déterminer le rôle exact joué par Abdelkader Merah avant les tueries exécutées en solo par son frère, entre le 11 et le 19 mars 2012. La cour a estimé qu'il était bien coupable du vol du scooter utilisé par son frère lors des assassinats et qu'il était "complice" de ses crimes. Les représentants du ministère public, qui avaient désigné les deux frères comme partageant une "communauté d'esprit, de projet et d'action", ont obtenu dix ans de plus qu'en première instance contre un homme présenté comme un "virtuose de la dissimulation".La cour d'assises a assorti la peine d'Abdelkader Merah d'une période de sûreté des deux tiers.Elle a en revanche abaissé la peine du deuxième accusé, Fettah Malki, 36 ans, en le condamnant pour association de malfaiteurs mais en abandonnant la qualification terroriste: le petit délinquant toulousain s'est vu infliger une peine de 10 ans d'emprisonnement pour avoir fourni une arme et un gilet pare-balles à Mohamed Merah, contre 14 ans en première instance.
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Le Japon a commémoré jeudi la première attaque nucléaire de l'histoire, survenue il y a 75 ans le 6 août 1945 à Hiroshima, dans le contexte particulier de la pandémie de coronavirus qui a contraint à limiter cette année les hommages aux victimes.
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Des survivants de la bombe atomique, des descendants de victimes, le Premier ministre japonais Shinzo Abe et quelques représentants officiels étrangers ont participé à la principale cérémonie du souvenir en début de matinée à Hiroshima (ouest du Japon), la plupart portant des masques.Le grand public en revanche n'avait pas été convié à l'événement en raison du Covid-19, et a dû se contenter de suivre la cérémonie en ligne. D'autres événements ont été complètement annulés, dont la cérémonie des lanternes flottantes de Hiroshima, déposées à la tombée de la nuit chaque 6 août en mémoire des victimes.Une prière silencieuse s'est tenue à 8H15 pile heure locale (mercredi 23H15 GMT), marquant l'instant précis où la bombe atomique a explosé dans le ciel de Hiroshima, il y a 75 ans."Nous ne devons jamais permettre que ce passé douloureux se répète", a déclaré dans un discours le maire de la ville, Kazumi Matsui, appelant la société civile à rejeter le "repli sur soi" des nationalismes."Je m'engage à faire de mon mieux pour l'avènement d'un monde sans armes nucléaires et d'une paix durable" a promis de son côté M. Abe, souvent critiqué pour son intention de réviser la constitution pacifiste japonaise.- Eternel débat -La bombe "Little Boy" a fait environ 140.000 morts à Hiroshima. De nombreuses victimes ont été tuées sur le coup, et beaucoup d'autres sont aussi décédées des suites de leurs blessures ou des radiations dans les semaines et les mois suivants.Trois jours plus tard, une deuxième bombe A américaine était larguée sur Nagasaki (sud-ouest), causant 74.000 morts supplémentaires.Ces deux bombes d'une puissance destructrice inédite à l'époque ont achevé de mettre le Japon à genoux: le 15 août 1945, l'empereur Hirohito annonçait à ses sujets la capitulation face aux Alliés, signant ainsi la fin de la Seconde Guerre mondiale.Les historiens continuent cependant de débattre sur la question de savoir si cette double attaque nucléaire a réellement permis d'épargner davantage de vies en précipitant la fin du conflit.Beaucoup considèrent comme des crimes de guerre les attaques nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, de par l'ampleur sans précédent de leurs dévastations et leur grand nombre de victimes civiles.- Besoin de "solidarité" -Les Etats-Unis ne se sont jamais officiellement excusés. Mais en 2016, Barack Obama est devenu le premier président américain en exercice à se rendre à Hiroshima, où il avait rendu hommage aux victimes et appelé à un monde sans armes nucléaires.L'an dernier, le pape François s'est aussi rendu à Hiroshima ainsi qu'à Nagasaki, pour marteler son rejet total de l'arme atomique, qu'il a qualifiée de "crime", et vilipender la doctrine de la dissuasion nucléaire, une "fausse sécurité" empoisonnant au contraire les relations entre les peuples, selon lui.Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a regretté dans un message vidéo diffusé jeudi que l'objectif d'éliminer les armes atomiques, formulé par l'ONU dès ses débuts, soit toujours inachevé. "Aujourd'hui, un monde sans armes nucléaires semble de plus en plus lointain", a-t-il estimé.Certains survivants de la bombe atomique ont dressé des parallèles entre leur combat contre l'arme nucléaire et la crise actuelle du coronavirus."Que ce soit le coronavirus ou les armes nucléaires, la manière de surmonter (ces défis, NDLR) est la solidarité entre les peuples", avait récemment déclaré à la presse Keiko Ogura, une survivante de Hiroshima âgée de 83 ans.Quelque 136.700 survivants de Hiroshima et Nagasaki, appelés "hibakusha" au Japon, vivent encore aujourd'hui. Mais avec un peu plus de 83 ans d'âge moyen, leurs forces diminuent et ils cherchent à passer le relais du témoignage aux nouvelles générations.Avec l'aide d'autres militants contre l'arme atomique, des hibakusha ont créé des archives de leur mémoire, que ce soit sous forme de témoignages enregistrés, de poèmes ou de dessins.En dépit de ces initiatives, beaucoup redoutent une perte d'intérêt pour leur héritage quand ils ne seront plus là, et ce bien que la menace nucléaire reste toujours d'actualité.
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L'économie française s'est contractée de 5,8% au premier trimestre, dû notamment au confinement mis en place pour tenter d'endiguer la propagation du coronavirus. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a alerté ce jeudi 30 avril devant les députés à l'Assemblée nationale sur "la violence du choc économique".
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La pandémie de Covid-19 qui frappe le monde a fait plus de 24.000 morts en France. Et les conséquences ne sont pas seulement humaines, elles sont également économiques. Dû au confinement, le chômage a connu une hausse historique de 7,1% en mars. Ce jeudi 30 avril à l'Assemblée nationale, lors d'une audition par les commissions des affaires économiques et du développement durable, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a tiré la sonnette d'alarme. Selon l'Institut national de la statistique, l'économie française s'est contractée de 5,8% au premier trimestre, pénalisée par le début du confinement le 17 mars. Cela constitue, selon le ministre, "une véritable alerte" sur "la violence du choc économique" que connaît la France et sur "la nécessité de reprendre l'activité", a-t-il commenté devant les députés. "Le plus dur est devant nous", a prévenu Bruno Le Maire, avertissant qu'à partir du déconfinement le 11 mai, une période s'ouvrait "où nous verrions des faillites et des destructions d'emplois". "Nous avons eu un premier temps de cette crise où nous avons amorti le choc (...). Il y a un deuxième temps de la crise : celui dans lequel nous allons rentrer à partir du 11 mai est un temps de transition", a-t-il ajouté.Pendant ce temps, "nous allons voir des entreprises (...) confrontées à des problèmes de solvabilité. C'est une période où nous verrons des faillites et des destructions d'emplois et je préfère le dire avec beaucoup de clarté", a encore estimé Bruno Le Maire. Le gouvernement table sur un recul du PIB de 8% sur l'ensemble de l'année.Vers un nouveau modèle économiqueMercredi, le ministre de l'Economie avait déjà appelé un "maximum de Français" à reprendre le travail, "dans les meilleures conditions possibles" de sécurité pour les salariés à partir du 11 mai afin de faire repartir l'économie.Un "troisième temps" viendra ensuite, dans lequel la France devra définir un nouveau modèle économique, a indiqué Bruno Le Maire devant les députés, défendant notamment une "accélération" de la transition écologique pour que la France soit "la première économie décarbonée en Europe".
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Le Tribunal suprême espagnol s'est réuni jeudi à Madrid pour étudier le recours du président régional indépendantiste catalan, Quim Torra, contre sa condamnation pour désobéissance qui, si elle était confirmée, entraînerait sa destitution.
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Le tribunal n'a pas indiqué quand il rendrait sa décision.A l'issue de l'audience qui s'est tenue à la mi-journée en présence de M. Torra, celui-ci a dénoncé un procès "aberrant et grotesque"."L'Etat veut destituer un président en exercice en plein milieu d'une pandémie et d'une crise monumentale" pour avoir "revendiqué des droits fondamentaux avec une pancarte pacifique", a-t-il affirmé.Condamné en décembre en première instance à un an et demi d'inéligibilité, le président de la "Generalitat" a déjà laissé entendre qu'il pourrait ne pas respecter la sentence de la plus haute instance judiciaire espagnole.L'affaire remonte à mars 2019. M. Torra avait alors refusé d'obéir aux ordres de l'autorité électorale, qui exigeait qu'il retire des emblèmes séparatistes de la façade du siège du gouvernement régional, pendant la campagne des élections législatives. "Oui, j'ai désobéi", avait reconnu M. Torra lors de son procès. "Mais c'est parce qu'il était impossible d'obéir à un ordre illégal", avait-il ajouté, en se prévalant de la liberté d'expression.Une confirmation de sa condamnation par le Tribunal Suprême, et la destitution qui en découlerait, provoqueraient une crise politique en Catalogne, où le mouvement indépendantiste est profondément divisé depuis l'échec de la tentative de sécession de 2017.Les tensions entre le parti de M. Torra, Ensemble pour la Catalogne, et Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), son partenaire au sein de l'exécutif régional, ont entraîné en janvier l'annonce d'élections régionales anticipées, mais aucune date n'a encore été fixée en raison de la pandémie.Les répercussions pourraient même s'étendre à la politique nationale, le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez ayant été reconduit au pouvoir en janvier grâce à l'appui d'ERC en échange de la mise en place d'un dialogue sur la crise catalane.Ce dialogue, interrompu depuis le début de la pandémie, devrait reprendre bientôt, a promis M. Sanchez.En cas de rejet de son recours, M. Torra pourrait porter l'affaire devant le Tribunal constitutionnel, mais cet appel ne serait pas suspensif et la destitution serait donc effective.
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Il a pris le départ avec les autres concurrents le 23 avril, mais aura mis six jours à boucler le marathon de Londres. Tom Harrison, désormais mieux connu sous le nom de Mr Gorilla, s'était inscrit pour lever des fonds au bénéfice de "the Gorilla organization", une association qui lutte pour la préservation des grands singes au Rwanda, en Ouganda et en République démocratique du Congo.
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Il a franchi la ligne d'arrivée samedi 29 avril à 10h34, se frappant la poitrine avec les poings, rapporte The Guardian. Grâce à son exploit, l'animal a réussi à réunir plus de 23 000 livres soit plus de 27 000 euros. "C'était souvent difficile, mais je suis vraiment content d'y être arrivé", confie ce policier britannique à au quotidien britannique.À 41 ans, il dormait le soir chez des amis après 10 à 12 heures de course. Il courait à quatre pattes, soit sur les pieds et les mains, soit sur les genoux et les mains. L'année dernière, il avait déjà couru le marathon de Londres déguisé en gorille. "Cette année, je voulais faire encore plus", raconte-t-il. "Les deux premiers jours, les gens me regardaient bizarrement. Puis, ils ont commencé à entendre parler de mon projet, ils se sont mis à klaxonner, à m'applaudir et à m'encourager", confie Tom Harrison. Comment a-t-il perçu Londres à hauteur de Gorille ? "J'ai remarqué qu'en étant à hauteur des pots d'échappement, ça me prenait vraiment la gorge. On se rend beaucoup plus compte de la présence de la pollution !". Pour se diriger, prendre les virages et éviter les obstacles, Tom Harrison avoue avoir bénéficié d'aides extérieures. Il raconte également avoir souffert de brûlures d'estomac. "L'estomac n'est pas habitué à être dans cette position", analyse-t-il. Dans cette tenue, Tom Harrison a déjà couru un marathon, les Tough Mudder (des courses d'obstacles) et The Great gorilla run, organisée par la Gorilla organization.
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Plus de 400.000 commerces rouverts, des plages également: la vie sociale reprend timidement en France où la barre des 27.000 morts a été franchie, au 3e jour du déconfinement surveillé de près par Emmanuel Macron qui affiche un optimisme prudent.
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Entouré de ses principaux ministres, le chef de l'Etat a réuni en visioconférence les préfets de région et les directeurs des Agences régionales de santé, se disant prêt à "corriger constamment le tir" si des mesures "ne fonctionnent pas". Les données publiées chaque soir incitent à la retenue: le Covid-19 a tué au moins 27.074 personnes depuis le 1er mars, dont 98 dans les hôpitaux au cours des dernières 24 heures, selon la Direction générale de la Santé. La pression sur le système hospitalier continue de s'alléger avec moins de 2.500 patients en réanimation pour la première fois depuis le 24 mars. Le nombre de nouvelles admissions dans les établissements (543 depuis la veille) est également en nette baisse (833 il y a une semaine)."Il est trop tôt pour crier victoire" mais "la voie suivie était la bonne", a estimé le président, en ouvrant dans la matinée un Conseil des ministres consacré à la ratification des dizaines d'ordonnances adoptées en urgence pour faire face à la crise.Les spécialistes sont partagés: pour Odile Launay, infectiologue de l'hôpital Cochin à Paris, "il faut être prudent car le virus, très contagieux, ne cesse de circuler" et seul le comportement de chacun pourra éviter une deuxième vague.- "On remet le couvert" -Une crainte partagée par le chef du service de réanimation du CHU de Lille, le docteur Julien Poissy, qui a prédit sur Europe 1 que "dans trois semaines, on remet le couvert" et déploré que depuis lundi "tout le monde ait repris ses activités habituelles".Des soignants de l'hôpital de Mulhouse, ville particulièrement touchée par le virus, ont exprimé leur "effroi" face aux images "révoltantes", selon eux, de foules, notamment à Paris.Le controversé professeur Didier Raoult et quelques autres affirment le contraire. Mais les Français sont pessimistes et selon un sondage Elabe pour BFMTV, 68% d'entre eux s'attendent à un rebond de l'épidémie.Au lendemain de la réouverture des écoles élémentaires et maternelles, deux établissements ont dû refermer leurs portes au Mans en raison de deux suspicions de Covid-19 parmi le personnel. "La réouverture sera effectuée en fonction des résultats des tests" pratiqués, a précisé le maire Stéphane Le Foll (PS).L'exécutif envisagera une deuxième étape dans le déconfinement fin mai, "après le week-end de la Pentecôte" le 2 juin, a indiqué la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.Pour la saison estivale, les déplacements avec les pays proches devront "faire l'objet d'une nécessaire coordination européenne" mais la France se tiendra prête à un éventuel reconfinement "si la situation devait se dégrader", a prévenu M. Macron.En attendant, des promeneurs chanceux ont pu retrouver le plaisir de fouler le sable de la plage de La Baule et de Pornichet: balade, bain, course à pied mais pas question de s'asseoir, de bronzer ni de pique-niquer, selon l'arrêté préfectoral qui veut éviter les attroupements.D'autres plages de la Méditerranée à la mer du Nord et de l'Atlantique pourraient également rouvrir ce week-end.- Jardins fermés -Par ailleurs, le Sanctuaire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), fréquenté chaque année par des millions de personnes, rouvrira partiellement ses portes samedi "pour les pèlerins individuels de proximité".Les Parisiens, contraints de porter des masques dans le métro, où des caméras intelligentes mesurent leur degré de discipline, restent privés de leurs parcs et jardins, malgré un nouvel appel de la maire Anne Hidalgo, au nom de "la santé publique". Le gouvernement a réitéré son refus, jugeant cette ouverture "inopportune compte tenu de la vivacité de la circulation du virus en région Ile-de-France", selon Sibeth Ndiaye.De même, les Galeries Lafayette et le Printemps resteront fermés au moins jusqu'au 10 juillet, ainsi que les grands centres commerciaux de Beaugrenelle et des Halles.Le gouvernement a annoncé une promotion unique de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite, le 1er janvier 2021, qui comprendra "une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activité".Avant cela, l'engagement de ces personnes sera célébré le 14 juillet, à l'occasion de la fête nationale, a indiqué la porte-parole, sans donner de détails.Les sénateurs de la commission des Lois ont entendu les associations d'élus, qui ont mis en garde contre les conséquences dramatiques de la crise sanitaire sur les finances des collectivités territoriales, au risque de compromettre la relance économique.Dans les écoles maternelles et élémentaires, où les enfants vont revenir à partir de jeudi à Paris, face aux inquiétudes des enseignants et des familles, les règles d'accueil ont été complètement chamboulées, avec port du masque obligatoire pour les enseignants et respect, autant que possible, des gestes barrière.
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Deux candidats dans le même Etat: le président américain Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden font campagne vendredi dans le Minnesota.
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Le locataire de la Maison Blanche prononcera dans la soirée un discours en plein air sur un aéroport dans la ville de Bemidji.L'ancien vice-président de Barack Obama l'a devancé dans l'après-midi à Duluth, grande ville sur les rives du lac Supérieur, proche de vastes étendues sauvages mais aussi de la grande région minière de l'Iron Range. Le démocrate a une nouvelle fois éreinté la gestion de la pandémie de Covid-19 par Donald Trump, en interpellant directement les mineurs de la région qui avaient voté pour le milliardaire républicain en 2016, après des décennies de victoires démocrates. "Combien de gens à travers l'Iron Range, combien de chaises vides autour de la table le soir à cause de ses manquements et de son égoïsme", a lancé Joe Biden, après la visite d'un centre de formation d'un syndicat, près de Duluth."Les temps sont durs, le chômage a augmenté", a-t-il souligné. Déplorant sa gestion de la crise sanitaire qui a fait près de 200.000 morts aux Etats-Unis et plombé la première économie mondiale, il avait la veille appelé le président "à démissionner".Le vétéran de la politique a repris vendredi sa nouvelle ligne d'attaque sur la différence entre ses origines modestes et celles de Donald Trump, héritier d'une fortune. "Je ne respecte pas les gens selon la taille de leur maison. Je ne méprise pas ceux qui se cassent le dos juste pour gagner de quoi vivre". - Début du vote anticipé -Après des mois de confinement et de déplacements restreints autour de sa maison à Wilmington, dans le Delaware, Joe Biden a repris fin août les voyages en avion. Soucieux de combattre l'image d'un candidat reclus que les républicains brandisse, il a rencontré vendredi des électeurs et pompiers dans les rues. Malgré le Covid-19, son rival lui sillonne le pays pour des meetings devant des centaines de partisans, et multiplie les conférences de presse. En 2016, Hillary Clinton l'avait emporté d'une courte tête dans cet Etat frontalier avec le Canada. Qui devient donc cette fois l'un des Etats scrutés de près car il pourrait décider, en partie, du vainqueur. Selon le dernier sondage Morning Consult, Joe Biden dispose d'une légère avance (48% contre 44%) sur Donald Trump. "Joe l'Endormi n'a aucune idée" de comment gérer une pandémie", a tweeté le républicain avant de s'envoler pour le Minnesota. Le déplacement des deux candidats septuagénaires coïncide avec le début du vote anticipé dans cet Etat, soit en personne, soit par correspondance. Selon un sondage du ABC/Washington Post, près de 40% des habitants de l'Etat envisagent de voter avant le 3 novembre.Le vote avant la date du scrutin est en vigueur depuis longtemps dans de nombreux Etats. Mais la tendance devrait sensiblement s'accentuer cette année: en raison de l'épidémie de Covid-19, de nombreux Etats offrent en effet plus de souplesse à ceux qui ne veulent pas se rendre physiquement aux urnes le jour J.Le gouverneur démocrate du Minnesota Tim Walz a appelé les deux équipes de campagne à respecter les règles en vigueur dans l'Etat pour ralentir la propagation du Covid-19.
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Le président russe Vladimir Poutine a remercié jeudi ses compatriotes d'avoir validé largement une réforme l'autorisant à rester au pouvoir jusqu'en 2036, un scrutin critiqué en Occident et qualifié de "mensonge" par l'opposition.
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Dans une allocation télévisée, il a adressé "un grand merci" aux Russes pour leur "soutien et (leur) confiance". Il a assuré que la réforme offrira une "stabilité intérieure et du temps pour renforcer le pays et toutes ses institutions". Plus tôt le Kremlin avait salué un "triomphe". Selon les résultats finaux publiés jeudi par la Commission électorale, le vote d'approbation d'un bloc de révisions constitutionnelles s'est conclu par une victoire du "oui" à 77,92%.L'un des amendements donne à Vladimir Poutine l'option d'effectuer deux mandats supplémentaires à l'issue de l'actuel en 2024. Il aura ainsi la possibilité de rester au Kremlin jusqu'en 2036, l'année de ses 84 ans.La révision introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président - foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique -, ainsi que des garanties sociales, comme l'indexation des retraites.M. Poutine fait par ailleurs entrer dans la loi fondamentale le principe de la suprématie de la Constitution sur le droit international.- "Triomphal" -Autant de mesures destinées selon lui à assurer la souveraineté et les traditions russes. Pour ses détracteurs, il s'agit d'inscrire ses principes politiques dans la loi fondamentale afin de faire perdurer son système.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'est félicité d'un "référendum triomphal de confiance envers le président Poutine" et d'un "niveau de participation et de soutien extrêmement élevé".S'il n'y a jamais eu de doutes quant à son issue - la réforme ayant été approuvée par le législateur en début d'année et le nouveau texte de la Constitution déjà mis en vente dans des librairies - les critiques du Kremlin ont dénoncé un vote entaché de fraudes.Le pouvoir a multiplié les ruses, selon bien des observateurs, pour s'assurer un succès retentissant et une participation électorale forte, avec par exemple une loterie avec des cadeaux pour les participants, des bons d'achat ou encore des bureaux de vote en pleine rue où la surveillance des urnes était anecdotique.L'opposant Alexeï Navalny a qualifié le vote d'"énorme mensonge", appelant ses partisans à se mobiliser pour les prochaines élections régionales en septembre.Dénonçant une atteinte "sans précèdent" à la souveraineté du peuple russe, l'ONG Golos, spécialisée dans l'observation des élections, a reçu plus de 2.100 signalements sur de possibles violations, notamment des cas de fonctionnaires contraints de se rendre aux urnes.- Washington "préoccupé" -Face à ces accusations, la porte-parole du département d'Etat américain, Morgan Ortagus, s'est dit préoccupée, évoquant des informations sur "une coercition d'électeurs, des pressions sur les opposants aux amendements et des restrictions imposées aux observateurs indépendants du vote".De son côté, Peter Stano, le porte-parole du chef de la diplomatie de l'Union européenne, a enjoint Moscou à enquêter sur les irrégularités signalées.Le Premier ministre indien Narendra Modi, proche du président russe, a "chaleureusement félicité" jeudi Vladimir Poutine.La présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, a pour sa part jugé qu'il "n'y a aucun doute que le vote est valide et légitime", selon l'agence russe Ria Novosti.Le vote, prévu à l'origine pour avril, avait été repoussé à cause de la pandémie de Covid-19. Pour éviter une trop forte affluence dans les bureaux de vote, il s'est déroulé sur une semaine, jusqu'à mercredi.Le district autonome de Nénétsie, dans l'Arctique, est la seule région de Russie où le "non" l'a emporté avec 55,25% des voix, selon le décompte officiel. Ce territoire isolé et peu habité, connu pour ses éleveurs de rennes, pourrait être rattaché prochainement à la région d'Arkhangelsk, ce qui a suscité un mouvement d'opposition local.
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Le Conseil international pour l'Exploration de la mer (Ciem) a recommandé de nouvelles mesures pour limiter les prises accidentelles de dauphins dans les eaux européennes, jugeant les demandes des ONG "dans l'ensemble adaptées" pour mieux protéger ces cétacés.
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En février, le commissaire européen à la Pêche Virginijus Sinkevicius avait jugé "inacceptable" le niveau des prises accidentelles de ces mammifères protégés.Il avait alors demandé au Ciem, organe scientifique qui surveille les écosystèmes de l'Atlantique nord et le niveau des stocks de poissons, "une mise à jour urgente de leur avis scientifique".Dans un avis publié mardi, le Conseil recommande pour le Golfe de Gascogne "une combinaison de fermetures temporaires des pêcheries problématiques" lors des pics de mortalité et l'utilisation de "pingers" (dispositifs acoustiques destinés à éloigner les cétacés) sur les chalutiers pélagiques hors période de fermeture.Le Ciem estime que la demande des ONG de fermer toutes les pêcheries responsables des prises accidentelles (au moins chalutiers et filets maillants) pendant quatre mois de décembre à mars, dans l'Atlantique Nord, "devrait réduire significativement les prises accidentelles de dauphins". Il évoque aussi des alternatives pour assurer le maintien de la population de cette espèce protégée, comme une fermeture de quatre semaines (mi janvier à mi février) de tous les métiers ou une baisse annuelle de 40% de l'effort de pêche des pêcheries problématiques.France Nature Environnement a salué dans un communiqué un avis "historique" du Ciem. La France "doit maintenant montrer l'exemple en mettant rapidement en oeuvre les fermetures des pêches concernées, dès l'hiver prochain, de décembre à fin avril, tout en renforçant les contrôles dans les zones à risque", a plaidé dans un communiqué sa responsable Océans Elodie Martinie-Cousty.L'ONG estime à 11.300 le nombre de dauphins communs morts dans les filets de pêche en 2019, dont des centaines échoués sur les plages. "Cette saison, malgré le confinement, ce sont déjà 1.160 dauphins qui se sont échoués, ce qui signifie que plus de 10.000 dauphins sont morts, pris au piège dans les filets", a assuré la FNE.Le Ciem recommande d'autre part également une combinaison de fermetures temporaires des pêches dans certaines zones et d'installation de pingers pour réduire les captures accidentelles de marsouins communs de la mer Baltique. Pour les deux espèces, le Conseil appelle la Commission européenne à une stratégie de long terme."Pendant cette période de fermetures à court-terme, une planification à long terme est essentielle pour assurer que la réduction des captures se poursuive", a commenté Sinead Murphy, qui a dirigé ce rapport du Ciem, appelant à la "participation active" de l'industrie de la pêche dans ce processus.
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L'explosion vendredi matin d'un distributeur de billets situé à l'entrée d'un Carrefour Market de Mézières-sur-Seine a détruit une partie du magasin et fait une trentaine de blessés légers.
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Le distributeur de billets automatique situé à l'intérieur du magasin Carrefour Market de Mézières-sur-Seine, dans les Yvelines, a été attaqué à l'explosif vendredi matin 28 août, vers 9h45, a raconté une source policière à l'AFP, confirmant une information du Point. L'explosion a fait une trentaine de blessés légers et quatre ont été transférés à l'hôpital avec des brûlures superficielles. Le magasin a également été partiellement éventré, des débris ayant été projetés à une vingtaine de mètres autour.Les circonstances ne sont pas encore précises et la personne, en fuite, est toujours recherchée. Selon Le Parisien, "le malfaiteur aurait déposé la charge directement sur le distributeur. L'homme aurait agi seul et aurait pris la fuite à bord d'un véhicule Volkswagen en direction de l'autoroute A13. Ce mini-van aurait été volé jeudi soir à Nanterre (Hauts-de-Seine). On ne sait pas encore si le malfrat a pu s'emparer de l'argent que contenait le distributeur."L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.
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Le ministre de la Transition énergétique et solidaire a annoncé ce mardi matin sur France Inter qu'il quittait le gouvernement. Sa position était fragilisée depuis plusieurs mois sur fonds de polémiques.
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Face à ce qu'il juge comme un échec sur la politique environnementale du gouvernement, Nicolas Hulot a annoncé ce matin qu'il quittait le gouvernement. "Je vais prendre la décision la plus difficile de ma vie ; je ne veux plus me mentir ; je ne veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux-là ; donc je prends la décision de quitter le gouvernement", a-t-il déclaré.Nicolas Hulot a confié qu'il se sentait "tout seul à la manœuvre" sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement. Il considère que son action n'avait permis d'obtenir que des "petits pas" en matière environnementale.Enfin, l'ancien animateur TV affirme n'avoir prévenu "à l'avance ni le président Macron ni le Premier ministre de sa décision".Sur BFMTV, Benjamin Grivaux, le porte-parole du gouvernement, a dit "regretter" sa décision. "J'aurais aimé qu'il reste". Et d'ajouter : "On ne fait pas la révolution environnementale en un an".
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L'ancienne ministre de la Santé sera entendue ce mardi à partir de 17 heures sur la question du stock de masques de l'Etat qui a fondu entre 2010 et 2020.
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La commission d'enquête sur la gestion de la crise du coronavirus de l'Assemblée poursuit son travail. Cette semaine elle se penche notamment sur l'épineuse question du stock de masques appartenant à l'Etat, avec l'audition, ce mardi 30 juin à partir de 17 heures, de l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn. Son audition sera suivie mercredi par celles de Marisol Touraine (ministre de 2012 à 2017) et de Roselyne Bachelot (2007-2010), avant que Xavier Bertrand (2005-2007 puis 2010-2012) ne ferme le bal jeudi. Une question sera au coeur des débats : qui est responsable de l'évaporation du stock stratégique de masques de protection appartenant à l'Etat ? En avril 2010, il se montait à 1 milliard de masques chirurgicaux et 700 millions de masques FFP2, plus protecteurs, a indiqué le 24 juin à la commission d'enquête Didier Houssin, directeur général de la Santé (DGS) de 2005 à 2011. Mais début 2020, ce stock s'était réduit à 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes, 40 millions de masques pédiatriques, et plus aucune réserve de FFP2.Agnès Buzyn sera d'autant plus attendue qu'on lui a souvent reproché d'avoir quitté le ministère précipitamment. Elle a cédé la place à Olivier Véran le 16 février, en pleine montée du risque épidémique, pour être candidate LREM aux élections municipales à Paris. Un mois plus tard, juste après ses résultats décevants au premier tour, elle avait qualifié le scrutin de "mascarade" et assuré qu'elle "savai(t) que la vague du tsunami était devant nous" au moment de son départ du ministère, provoquant un tollé. Elle s'était ensuite excusée fin mai d'avoir employé le mot "mascarade". Sur RTL le 22 juin, Agnès Buzyn avait expliqué qu'elle n'appréhendait pas son audition devant la commission d'enquête. "Au contraire, j'ai besoin de parler aux Français. Parce que je parle à la représentation nationale, ce sera public, je vais donc aussi parler aux Français", a-t-elle assuré. "Et j'ai besoin d'expliquer ce que j'ai fait, à quel point je me suis préoccupée d'eux, tous les jours. (...) Je sais que la vérité va apparaître parce que c'est toujours le cas", a ajouté l'ancienne ministre.Lors des auditions de cette semaine, le précédent de la pandémie de grippe H1N1 en 2009 sera dans toutes les têtes puisqu'il pourrait avoir influencé certains choix qui ont amené à la situation actuelle. A l'époque, Roselyne Bachelot avait été très critiquée pour avoir commandé trop de vaccins (94 millions de doses, dont seulement 6 millions avaient été utilisées) face à une pandémie finalement moins grave que redoutée. Ironie du sort, l'épidémie de Covid-19 a signé le retour en grâce de l'ancienne ministre, en qui l'opinion veut aujourd'hui voir l'incarnation d'un principe de précaution oublié par ses successeurs.
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Les deux hommes sont soupçonnés de financement occulte de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995.
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La Cour de justice de la République (CJR) a tranché : elle s'empare du volet financier de l'affaire Karachi et jugera l'ancien Premier ministre Édouard Balladur et son ex-ministre François Léotard, a annoncé mardi 1er octobre le procureur général François Molins dans un communiqué. La CJR est la seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.Les deux hommes sont renvoyés pour "complicités d'abus de biens sociaux" et, pour M. Balladur, recel de ces délits, dans cette affaire de possible financement occulte de la campagne présidentielle de 1995 de ce dernier, via des rétrocommissions révélées par l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 au Pakistan."Je n'étais informé de rien sur l'existence de commissions, de rétro-commissions, (...) de réseaux officieux et d'autres officiels", s'était défendu M. Balladur, entendu à cinq reprises plus de 20 ans après les faits, selon l'un de ses interrogatoires révélés par l'AFP.L'affaire de Karachi doit son nom à l'attentat du 8 mai 2002 qui avait fait quinze morts, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN), et douze blessés dans cette ville du Pakistan. Tous travaillaient à la construction d'un des trois sous-marins Agosta vendus à ce pays sous le gouvernement Balladur (1993-1995). En parallèle, l'enquête antiterroriste, qui privilégiait initialement la piste d'Al-Qaïda, a exploré depuis 2009 la thèse -non confirmée- de représailles à la décision de Jacques Chirac, qui a battu Édouard Balladur à la présidentielle, d'arrêter le versement de commissions dans ces contrats après son élection. En creusant cette hypothèse, les magistrats avaient acquis la conviction que les comptes de campagne de M. Balladur, pourtant validés, avaient été en partie abondés par des rétrocommissions - illégales -, à hauteur de 13 millions de francs (près de deux millions d'euros), en marge de contrats de livraison de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie Saoudite (Sawari II).
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Selon le fondateur de ce site internet, Wistand est "l'équivalent du vote par procuration, appliqué aux manifs". Il faudra toutefois débourser 15 euros pour faire entendre sa voix dans les cortèges.
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Payer un inconnu pour manifester à sa place, c'est possible. "S'il y a bien un truc sur lequel les Français peuvent apporter une expertise internationale, c'est la manif !", ironise Grégoire Laugier, qui vient de lancer Wistand, une plateforme qui permet de payer un inconnu pour aller manifester à sa place. "Quand on habite loin de Paris, c'est compliqué d'aller manifester dans les cortèges de la capitale. Et ça coûte cher en transport. Or, si on veut qu'une manifestation ait de l'impact, il faut être à Paris", explique à l'AFP ce trentenaire qui réside près de Parthenay (Deux-Sèvres). Du coup, il a eu l'idée de lancer le mois dernier le site Wistand, qui doit permettre de "payer des personnes physiques, que nous appelons des messagers, pour représenter les gens lors de manifestations auxquelles ils ne peuvent assister". "C'est en quelque sorte l'équivalent du vote par procuration, appliqué aux manifs", résume ce biologiste de formation, qui aujourd'hui s'occupe de l'exploitation agricole familiale avec son frère et sa soeur.Le messager auto-entrepreneur Concrètement, les internautes peuvent choisir une cause existante ou proposer une nouvelle cause à défendre et pour 15 euros de l'heure, un "messager" se charge d'aller manifester. Géolocalisable via son téléphone, le "messager" - un auto-entrepreneur - est joignable et son commanditaire peut lui demander d'envoyer du contenu, photo ou vidéo. Les messagers "sont pré-sélectionnés par affinité politique pour représenter au mieux vos convictions et peuvent être 'customisés' avec des T-shirts, banderoles ou autre pour porter au mieux votre message", explique la plateforme. Il faudra par contre payer pour équiper son messager d'un t-shirt customisé par exemple. Trois causes actuellement disponibles "Les petits budgets peuvent aussi contribuer à des cagnottes : par exemple, si mille personnes donnent 5 € (pour une "cause", ndlr), on pourra envoyer un certain nombre de manifestants" sur un cortège, explique Grégoire Laugier.Ce dernier, qui prend 20 % de commission sur chaque transaction, comprend que son site "interpelle": "C'est un peu comme dans les années 1990/2000, avec les premiers sites de rencontres. Au départ, ça choquait, et aujourd'hui tout le monde est dessus". Selon lui, Wistand (pour "We stand" : Nous prenons position, en anglais) répond à un "réel besoin. L'implication politique n'a jamais été aussi forte qu'aujourd'hui, avec l'essor des réseaux sociaux. Mais sur les réseaux, les gens s'expriment dans le vent. Toute cette énergie doit peser dans le monde réel. C'est ce que nous proposons". Pour l'heure, trois causes sont disponibles : la grève des fonctionnaires le 9 mai, la marche mondiale contre Monsento le 18 mai, la marche pour l'océan en juin.
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TF1 a été condamnée par le conseil des prud'hommes à verser près de 700.000 euros à un ancien journaliste, Bruce Frankel, pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse, travail dissimulé et discrimination", a indiqué jeudi son avocat Me Vincent Toledano.
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TF1 va faire appel de cette décision, a précisé le groupe à l'AFP.Bruce Frankel travaillait depuis 1981 pour la chaîne, dans les bureaux de New York, Hong Kong, Jérusalem et Washington. Il avait notamment été pris en otage avec une quarantaine de journalistes en 1991 alors qu'il couvrait la première guerre du Golfe.TF1 avait mis fin à son contrat en 2017, dans un contexte de réduction de sa présence à l'étranger avec la fermeture de plusieurs bureaux, "en considérant qu'il n'était pas salarié mais recruté localement selon le droit américain, malgré 37 ans d'ancienneté au service de la rédaction", souligne son avocat.Le journaliste avait saisi le conseil des prud'hommes de Boulogne- Billancourt en sollicitant la reconnaissance de son statut de reporter salarié depuis 1981 et la condamnation de son employeur pour licenciement abusif, travail dissimulé et discrimination, faute d'avoir pu bénéficier des avantages réservés aux autres journalistes de la chaîne.Lors de l'audience fin octobre, il réclamait plus d'1,5 million d'euros à TF1.Dans leur jugement du 14 mai (retardé par le confinement), les juges estiment que la loi française est applicable à son contrat de travail, requalifié en CDI depuis 1981.TF1 est notamment condamné à verser 450.000 euros au titre de dédommagement pour discrimination et préjudice moral, et près de 250.000 euros au titre de licenciement sans cause réelle et sérieuse."L'importance du montant de la réparation allouée est à la mesure de la formidable injustice du traitement réservé au reporter qui aura consacré toute sa carrière de journaliste à la première chaîne, parfois même au péril de sa vie", commente son avocat.
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C'est l'une des belles histoires de Noël. Comme le relaient le Parisien ou BFMTV, une grand-mère a sauvé sa famille d'une intoxication mortelle au monoxyde de carbone en Seine-Saint-Denis.
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Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt... y compris le matin de Noël. Comme le relèvent le Parisien ou BFMTV, une grand-mère a une nouvelle fois confirmé l'adage. À Villemomble, dans son pavillon de Seine-Saint-Denis, elle s'est sentie nauséeuse et victime de maux de ventre à son réveil. Comme le révèle France Bleu Paris, elle a alors décidé d'alerter les pompiers aux alentours de 8 heures 45. Bien lui en a pris. D'après BFMTV, les militaires qui prennent immédiatement conscience de la gravité de la situation, lui conseillent d'évacuer le logement sans attendre. À leur arrivée, les pompiers prennent les victimes en charge. L'une d'elles, un enfant de quatre ans, a été hospitalisée dans un état grave. Il se trouve actuellement dans le coma.La famille, qui s'était réunie afin de réveillonner, est victime d'une intoxication au monoxyde de carbone. Il s'agit d'un gaz indolore, incolore et potentiellement mortel, probablement provoqué par une fuite dans la chaudière. Comme le rappelle BFMTV, les sapeurs-pompiers appellent à la plus grande vigilance en cette période hivernale. L'un des militaires a tenu à saluer l'héroïsme de la grand-mère dans les colonnes du Parisien. «Si la mamie ne s'était pas levée tôt, la famille serait sans doute morte. Les victimes auraient pu s'évanouir dans leur sommeil et mourir.»
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Retirée de la vie politique depuis plus de deux ans, l'ancienne secrétaire d'État de Nicolas Sarkozy est partie s'installer aux États-Unis. Celle qui a décidé de se consacrer aux questions africaines a accordé un entretien au Parisien où elle se ravit de sa nouvelle vie.
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Son échec politique aux législatives dans le Loir-et-Cher avait sonné le glas de sa carrière politique. Du moins, Rama Yade avait décidé de faire un trait sur cette période de sa vie pour se consacrer à des sujets qui lui tiennent à cœur, "changer d'air", comme elle l'explique au Parisien à qui elle a accordé un entretien, de passage à Paris. Désormais consultante à la Banque mondiale, l'ancienne secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme (2007-2009), a changé de vie, orientée par son ancienne collègue Christine Lagarde alors directrice du FMI. Pendant quelques mois, Rama Yade explique avoir vécu une vie de globe-trotteuse, chargée d'un rapport sur le sport et le développement en Afrique. Ce n'est qu'à l'été 2018 qu'elle a décidé de s'installer à Washington, seule avec sa fille de 5 ans tandis que son mari restait en France. Outre-Atlantique, Rama Yade vit ainsi telle une "single mum", dit-elle. "Au début, les desperate housewives m'ignoraient, pensant que j'étais Afro-Américaine. Mais lorsqu'elles ont compris que j'étais française, elles me parlaient des croissants, de Paris... Je ne me suis jamais sentie aussi française que là-bas », raconte-t-elle encore. L'appel téléphonique de SarkozyLoin de la vie politique française donc, mais cela ne semble pas lui manquer comme elle le détaille au Parisien. "Ceux qui se retirent de la vie politique disant qu'ils sont bien, je ne les croyais pas. Mais en fait, c'est bien !". Aujourd'hui, elle avoue ne plus avoir de contacts avec ses anciens collègues ; seul Nicolas Sarkozy l'a contacté au décès de son père en mai dernier.Lucide sur ses derniers échecs, elle reconnaît tout de même avoir pensé au plus haut poste. "Bien sûr que je me serais vue dans le job de présidente de la République", dit-elle. Elle était prête à affronter Marine Le Pen au second tour. Mais cela ne semble plus d'actualité. "Je ne dis pas que je ne reviendrai jamais, mais je ne prépare rien. De toute façon, même si j'en avais envie, ça ne suffirait pas. Il faut des circonstances". "Le jour où vous déciderez d'être grands, vous m'appelez !", suggère-t-elle enfin aux Français sur le ton de la plaisanterie, dans les colonnes du quotidien. Cours à Sciences Po Cependant, l'ancienne conseillère régionale d'Ile-de-France ne manque pas de projets. Au sein de la Banque mondiale, dans laquelle elle a mis un pied grâce à sa directrice bulgare, Kristalina Georgieva, Rama Yade s'est vue confier une mission sur le handicap en Afrique. Puis elle a travaillé dans le think tank "Atlantic Council", où elle animera une table ronde sur l'argent de la famille du Congolais Joseph Kabila. Mais surtout, à la rentrée, Rama Yade devrait faire son retour plus durablement en France puisqu'elle animera son cours à Sciences Po Paris intitulé "L'Afrique au centre du monde", ainsi qu'à Reims. On la verra aussi à la télévision sur la chaine VoxAfrica pour des interviews épisodiques sur "ceux qui font l'Afrique". Plusieurs chaînes ont également essayé de la recruter, à l'image de M6 pour la présentation du 19h45 ou encore Laurent Ruquier pour un poste de chroniqueuse dans "On n'est pas couchés". Sans succès jusqu'à présent.
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La nouvelle plateforme d'admission post-bac ne possède pas de procédure spécifique permettant aux lycéens en situation de handicap de préciser leur situation.
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Près de 888.000 candidats se sont inscrits sur la plateforme d'admission post-bac Parcoursup, qui a remplacé APB, dont les inscriptions ont été clôturées le 13 mars. Jusqu'à présent, plusieurs académies organisaient des commissions pour examiner examinés les souhaits d'orientation des élèves handicapés, qui bénéficiaient d'un traitement personnalisé. Or, cette année ces derniers ont eu la surprise de ne pas retrouver la "case" spécifique pour préciser leur situation, rapporte Le Parisien samedi 17 mars.Une véritable "régression" pour les associations, que les responsables syndicaux attribuent à "la précipitation dans laquelle a été conduite la réforme", souligne Hervé Christofol, porte-parole du syndicat des enseignants du supérieur, le Snesup. "Certains ont fait leur lycée en quatre ou cinq ans, ou n'ont pas eu de notes pendant des mois à cause d'hospitalisations multiples : comment cela va-t-il être analysé, s'ils ne peuvent pas l'expliquer ?", s'alarme dans les colonnes du quotidien Bénédicte Kail, conseillère nationale éducation à l'association des paralysés de France (APF). La "réponse" de ParcoursupL'APF a déjà écrit plusieurs courriers au gouvernement pour s'offusquer de cette situation, sans réponse pour le moment. Néanmoins, un message a été posté sur le compte Twitter certifié Parcoursup samedi matin, après publication de l'article du Parisien, appelant les lycéens en situation de handicap à bien préciser leurs besoins spécifiques avant de confirmer leur dossier le 31 mars. "Dans l'ancien système APB, 5 académies seulement avaient un dispositif spécifique pour prendre en compte la situation de lycéens ou étudiants en réorientation qui souhaitaient s'inscrire dans une formation de 1er cycle. Dans les 25 autres académies, c'est-à-dire pour l'essentiel du territoire, rien n'était prévu de particulier", peut-on lire dans la catégorie "Les questions fréquentes" du site de Parcoursup, dont le lien a été mis en avant sur le réseau social. "Les candidats en situation de handicap, lycéens ou étudiants en réorientation inscrits sur Parcoursup, peuvent, s'ils le souhaitent, faire figurer dans les rubriques 'projet de formation motivé' ou 'Éléments liés à ma scolarité' du dossier Parcoursup, tous les éléments qui leur paraissent utiles et notamment des particularités liées à leur scolarité, à leur projet de formation ou encore apporter des éléments d'information sur leur handicap", est-il notamment précisé sur ce site. Une solution qui ne satisfait pas Bénédicte Kail. "Ceux qui choisissent de préciser qu'ils sont handicapés, comment être sûr que cette mention ne va pas aboutir à des discriminations cachées ?", s'interroge-t-elle.
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Le nombre de personnes atteintes du coronavirus continue d'augmenter dans le monde. A Marseille, une équipe de recherche mène des essais qui semblent prometteurs pour un traitement.
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D'après les Echos, ces essais vont même être intégrés à un programme de recherche européen.Alors que le bilan général du coronavirus est de 12 000 morts dans le monde, un traitement est en essai à Marseille sous l'égide du professeur Raoult à base de chloroquine. C'est un médicament utilisé contre le paludisme depuis de nombreuses années qui pourrait se révéler efficace face au coronavirus. Le professeur Didier Raoult qui exerce à l'institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille explique à nos confrères de BFM TV : "C'est un médicament qu'on utilise depuis très longtemps contre les bactéries intracellulaires, qui se multiplient dans les cellules comme les virus". Le professeur précise également qu'avec l'un de ses collaborateurs, Jean-Marc Rollin, il avait avancé que "la chloroquine était probablement un médicament d'avenir pour les infections virales il y a dix ans de cela." La chloroquine, l'espoir d'un traitement efficace contre le coronavirus ?par BFMTVIntégré au programme européen de recherche DiscoveryLes Echos affirment que de source gouvernementale, la chloroquine rejoindra trois autres traitements qui sont candidats dans l'essai Discovery conduit, pour la partie française, par l'Inserm dans le cadre du consortium multidisciplinaire Reacting (Research and action targeting emerging infectious diseases) qui réunit notamment plusieurs groupes de recherche français. Cette étude est prévue pour inclure au total 3.200 patients en Europe, dont 800 en France afin de contrer le coronavirus.Des zones d'ombre à éclaircirCependant, la chloroquine n'est pas un médicament miracle et comporte des défauts comme le précise Christophe Rapp, infectiologue et président de la Société française de médecine des voyages auprès de BFM TV : "La chloroquine ça a des effets digestifs et cardiaques. C'est une drogue qui peut jouer sur des troubles du rythme cardiaque et ça pourrait poser problème chez un malade en réanimation qui a déjà des drogues un petit peu complexes."De son côté, Frédéric Adnet, chef des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny et directeur médical Samu 93 préfère ne pas prendre de risque et estime que cet "essai clinique dont on parle suscite effectivement un espoir, mais qui n'est pas très concluant puisque le bénéfice n'a pas été réellement quantifié."Le gros point positif qui penche en la faveur de la chloroquine si les résultats étaient avérés est son faible coût de production selon Christian Perronne, chef du service infectiologie à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches qui affirme : "La chloroquine, ça ne coûte pas cher. On peut en produire beaucoup. Il faut y aller, il ne faut pas attendre d'avoir la confirmation dans plusieurs semaines."Une réponse qui devrait arriver dans six semaines pour le programme Discovery.Didier Raoult défend son traitementJoint par Le Parisien, le professeur Didier Raoult a souhaité répondre aux personnes émettant des réserves sur son idée de traitement. Il estime que « les gens qui parlent sont d'une ignorance crasse » et compare la communication scientifique à une « conversation de bistrot ». « J'estime ne pas avoir le droit en tant que médecin de ne pas utiliser le seul traitement qui ait jusqu'ici fait ses preuves. Je suis convaincu qu'à la fin, tout le monde utilisera ce traitement », assure-t-il. Il rappelle également que plusieurs études publiées par le passé « ont montré que le coronavirus était sensible à la chloroquine. Tout cela n'est pas une nouveauté. Que le cercle des décideurs ne soit même pas informé de l'état de la science, c'est suffocant. » Avec l'application de ce traitement, le virus disparaitrait « au bout de six jours » selon Didier Raoult.Questionné par Le Parisien sur de potentiels effets secondaires, il souligne que la Nivaquine (ce médicament conçu à base de chloroquine) « est plutôt moins toxique que le Doliprane ou l'aspirine prise à forte dose. En tout état de cause, un médicament ne doit pas être pris à la légère et toujours prescrit par un médecin généraliste. »
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Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a appelé ce mardi 15 mai sur BFMTV à "un vote des usagers" sur la réforme ferroviaire portée par le gouvernement. Une manière de répliquer au "vot'action" lancé lundi par les syndicalistes.
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"Moi, j'appelle à un autre vote : celui des usagers qui depuis des semaines maintenant subissent une situation qu'il n'ont pas choisie. Il y a 4,5 millions de nos concitoyens qui, chaque jour, utilise le service public ferroviaire pour se rendre au travail et rentrer le soir (...) Si on veut interroger, interrogeons les usagers", a déclaré le porte-parole du gouvernement devant Jean-Jacques Bourdin."Pas de privatisation"Selon lui, la consultation lancée par les syndicats n'a aucune valeur juridique. "Il y a une loi qui a été votée", a-t-il poursuivi, assurant une nouvelle fois qu'il n'y aurait "pas de privatisation". "Nous l'avons inscrit dans le loi", a-t-il conclu. Avec 27,58% de grévistes lundi, les syndicats ont réussi à muscler la mobilisation contre la réforme. La participation lors de cette journée voulue "sans cheminots" est la troisième plus forte en semaine depuis le début du mouvement, après les taux inégalés du premier épisode de grève les 3 et 4 avril (33,9% et 29,7%). Ce net sursaut succède à une glissade jusqu'à 14,46% mercredi dernier, le plus bas taux enregistré.La mobilisation s'est envolée lundi chez les conducteurs (74,4%), contrôleurs (74,3%) et aiguilleurs (36,7%), selon un communiqué de la direction. Un fort rebond a été constaté chez les cadres, en grève à 10,14% (contre 3,1% mercredi).
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L'ONG a reproché à Emmanuel Macron de "garder le silence" quand les "intérêts français sont impliqués". HRW avait pourtant "applaudi" le chef de l'État français alors qu'il n'était que candidat à la présidentielle.
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"Déçue", voici ce que l'ONG spécialisée dans les droits de l'Homme Human Rights Watch (URW) affirme concernant Emmanuel Macron. L'ONG, qui a présenté jeudi 17 janvier son rapport annuel à Berlin, avait "applaudi il y a un an la façon dont Macron avait mené sa campagne en défendant vigoureusement les principes démocratiques face au Front national", a déclaré à l'AFP Kenneth Roth, directeur exécutif de l'ONG. "Je dois dire que nous avons été déçus l'année suivante", a-t-il ajouté. La position de la France dans l'affaire Khashoggi décriéeSi le chef de l'État français "continue de régulièrement défendre les droits de l'Homme en parole, nous constatons que lorsque des intérêts français sont impliqués (...) Macron garde le silence", a-t-il critiqué, citant entre autres la politique migratoire restrictive du gouvernement Philippe. "Sa défense des droits de l'Homme s'arrête quand des intérêts français sont impliqués", a-t-il martelé, sans en dire davantage.Angela Merkel a de son côté marqué des points. La chancelière allemande est notamment félicitée pour avoir décidé la suspension des ventes d'armes à Ryad après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul. Le journaliste, qui collaborait avec le Washington Post, exprimait des positions critiques à l'égard de son pays. Des zones persistent encore aujourd'hui sur les circonstances de son meurtre. Arabie saoudite : la France doit-elle prendre des sanctions ?par franceinfoAngela Merkel, "une dirigeante importante pour la défense des droits de l'Homme"D'autres pays européens ont également fait pression sur Ryad, a souligné Kenneth Roth, citant le Danemark ou encore la Finlande. La France, deuxième pourvoyeur d'armes à l'Arabie Saoudite après les Etats-Unis, avait de son côté décidé de poursuivre ses ventes. Paris avait critiqué à l'époque l'appel de l'Allemagne à lui emboîter le pas sur le gel des exportations d'armes. "Angela Merkel est une dirigeante importante pour la défense des droits de l'Homme dans le monde", a poursuivi Kenneth Roth, soulignant entre autres son "rôle essentiel" dans la mise en place l'an passé d'un cessez-le-feu dans la province rebelle d'Idleb en Syrie.
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L'épisode caniculaire qui a concerné une grande partie de la France début août s'est traduit par une hausse de l'activité hospitalière, avec notamment plus de 2.400 passages aux urgences, a annoncé jeudi Santé publique France.
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"Entre le 06/08 et le 16/08, 2.413 passages aux urgences" liés à la canicule ont été observés, "avec un pic à 306 passages le 11/08", indique l'agence sanitaire, précisant que l'impact sur la mortalité ne pourra être estimé "qu'un mois après l'épisode caniculaire".Les passages aux urgences pour ce motif ont représenté jusqu'à 0,9% de l'activité totale des urgences le 11 août, avant de diminuer progressivement puis de "retrouver les niveaux observés avant la canicule", de 0,26%, à partir du 17 août.Une vague de chaleur "durable et étendue" avait conduit Météo-France à placer 54 départements en vigilance orange canicule à partir du 6 août. Quinze départements des régions Ile-de-France, Hauts-de-France et Normandie ont été placés en vigilance rouge canicule entre le 7 et le 12 août. Sur la même période, 858 consultations de SOS Médecins liées aux effets de la canicule ont été enregistrées."Ces tendances sont observées dans toutes les classes d'âge", souligne l'agence sanitaire.Plus de la moitié (57%) des passages aux urgences liés à la canicule se sont traduits par une hospitalisation, soit 1.370 au total, avec un pic à 171 le 11 août, ajoute Santé publique France. 23 hospitalisations en soins intensifs et réanimation ont été rapportées au cours de ces dix jours, dont 15 concernaient des personnes âgées de 15 à 74 ans.Même si ce nouvel épisode de chaleur n'a pas atteint l'intensité de ceux de 2019, avec un record à 46°C, ni la longueur de la canicule historique de 2003, il devrait se classer dans les cinq plus sévères subis par le pays, a estimé Météo-France, avec des nuits au-dessus de 20°C, la barre des 40°C une nouvelle fois franchie dans de nombreuses stations météo ou des séries de plusieurs jours consécutifs très chauds pour certaines villes, même au nord de la Loire.Les deux épisodes de canicule qui ont touché la France en juin et en juillet 2019 avaient entraîné 1.500 décès supplémentaires, soit dix fois moins que le nombre des décès liés à la canicule de 2003, estimé à 19.000 morts.
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Depuis déjà plusieurs saisons, Véronique Mounier anime avec succès Sans Tabou sur Chérie 25. Interrogée par le programme télé TV Mag, la présentatrice a parlé de son émission et est également revenue sur ses débuts dans L'Amour est dans le pré. Elle confesse, notamment, avoir ressenti un certain malaise à être autant exposée sur M6 à l'époque.
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Chaque jour à l'antenne de Chérie 25 à partir de 9h, Véronique Mounier anime son émission Sans Tabou depuis (déjà!) 2012. Afin de parler plus en détail de son programme, l'animatrice a donc été interviewée par nos confrères de TV Magazine. Au cours de cet entretien, elle est également revenue sur sa carrière, et notamment son passage à la tête de L'Amour est dans le pré il y a 10 ans, bien avant queKarine Le Marchand n'incarne la télé-réalité phare de M6.La vraie vie à la télévisionConcernant Sans Tabou, elle décrit sa quotidienne innovante en ces termes : "(C'est) l'une des rares émissions où l'on peut venir parler de soi sans avoir peur d'être jugé ou critiqué. Je reçois des gens qui nous ouvrent les portes de leur intimité et d'une vie qui ferait souvent de bons scénarios de films. Les thématiques abordées sont la famille, le couple, les enfants... Bref, la vraie vie! On est dans le partage d'expériences." Un type d'exercice qu'elle a donc déjà pu expérimenter au cours des phases des portraits dans ADP. Elle se décrit d'ailleurs comme une interlocutrice "plutôt dans la douceur et l'empathie". Elle ajoute : "Je n'aime pas mettre les gens mal à l'aise. Quand on est pharmacienne, puisqu'il se trouve que c'est ma formation première, on est dans cette écoute des gens qui viennent nous raconter les petits ou les grands malheurs de leur quotidien... Cela m'a aidée pour animer à la télé."Trop exposée à l'époque d'ADP ?Pour autant, bien que rôdée à cette tâche, Véronique Mounier reconnaît qu'à l'époque de L'Amour est dans le pré, la grande exposition que lui offrait ce format ne lui permettait pas d'être totalement à l'aise. "Sur M6, quand je me suis retrouvée plus exposée, je ne le vivais pas très bien. Savoir communiquer sur soi est un autre métier. Ce que je préfère, c'est le moment où je tourne, quand je suis avec l'équipe", confie-t-elle. Enfin, questionnée quant à une éventuelle envie de tenir les rênes d'un journal télévisé dans le futur, elle explique que son rêve serait davantage de présenter une émission de santé. Véronique Mounier, future Michel Cymes ou Marina Carrère d'Encausse sur le petit écran ?
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Cinq départements du nord de la France sont placés en vigilance orange, en raison d'une "tempête commune" qui provoque des rafales de vent allant jusqu'à 130 km/h.
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Après le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme, l'Aisne et l'Oise sont aussi concernés par une vigilance orange de Météo France pour "vent violent". Le phénomène doit durer jusqu'à 18 heures, dimanche 10 mars.Selon Météo France, il s'agit d'une "tempête commune" qui se produit trois à quatre fois par an. "Les vents attendus les plus forts se produisent de la mi-journée au milieu d'après-midi, mais ils ne faiblissent franchement qu'en fin de journée", prévoit Météo France, qui annonce des rafales comprises entre 100 et 130 km/h. À noter que le vent pourra souffler jusqu'à 100 km/h sur les territoires situés à proximité des cinq départements concernés par la vigilance orange. Comme à chaque événement de ce type, Météo France publie plusieurs conseils de comportement pour les habitants : "Limitez vos déplacements et renseignez vous avant de les entreprendre. Prenez garde aux chutes d'arbres ou d'objets divers. N'intervenez pas sur les toitures. Rangez les objets exposés au vent. Prenez, si possible, les premières précautions face aux conséquences d'un vent violent dans votre région. Installez impérativement les groupes électrogènes à l'extérieur des bâtiments".
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Autorités du port, services des douanes et services de sécurité étaient tous au courant que des matières chimiques dangereuses étaient stockées au port dans un entrepôt lézardé, selon des sources de sécurité.
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La catastrophe était-elle prévisible ? Pendant six ans, près de 3.000 tonnes de nitrate d'ammonium, un composant à risque, sont restées stockées dans un entrepôt lézardé du port de Beyrouth, en dépit des multiples avertissements et des odeurs qui en émanaient, jusqu'à la double explosion dévastatrice du mardi 4 août. Car c'est un incendie dans le hangar où était stockées ces tonnes de nitrate qui a provoqué les explosions qui ont dévasté le port, des quartiers entiers de la capitale libanaise et fait plus de 100 morts, des milliers de blessés et des dizaines de disparus.Les autorités du port, les services des douanes et des services de sécurité étaient tous au courant que des matières chimiques dangereuses étaient entreposées au port mais se sont rejeté mutuellement la responsabilité du dossier, ont indiqué des sources de sécurité à l'AFP. Mercredi, le gouvernement a réclamé l'assignation à résidence des personnes responsables de ce stockage. Comment est arrivé le nitrate d'ammonium à Beyrouth ? En novembre 2013, le Rhosus, un bateau battant pavillon moldave venant de Géorgie et faisant route pour le Mozambique, fait escale à Beyrouth, selon une source de sécurité. A son bord : 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, un sel blanc et inodore utilisé dans la fabrication de certains explosifs à usage civil mais aussi comme base de nombreux engrais azotés, sous forme de granulés. Selon le site Marine Traffic qui permet de suivre en direct le trafic maritime à travers le monde, le Rhosus est arrivé le 20 novembre 2013 au port libanais et est resté là.Pourquoi la cargaison a-t-elle été déchargée à ce port de Beyrouth ? D'après des sources sécuritaires libanaises, alors que le Rhosus était en transit à Beyrouth, une firme libanaise aurait porté plainte contre la compagnie à laquelle le bateau appartenait, poussant la justice locale à saisir l'embarcation. La cargaison a été placée dans le hangar numéro 12, consacré aux marchandises saisies. Quant au bateau, endommagé, il a fini par couler.En juin 2019, la sûreté de l'Etat, un des plus hauts organismes de sécurité au Liban, a lancé une enquête sur cette cargaison, après des plaintes répétées sur des odeurs nauséabondes qui émanaient du hangar. Dans son rapport, elle a signalé que l'entrepôt contenait "des matières dangereuses qu'il est nécessaire de déplacer". Elle a aussi indiqué que les parois de l'entrepôt étaient lézardées, ce qui rendait un vol possible, et recommandé qu'il soit réparé.Au courant du caractère dangereux des produits - selon une source de sécurité, "la capacité de destruction de cette quantité de nitrate d'ammonium équivaut à entre 1.200 et 1.300 tonnes de TNT" -, la direction du port a finalement envoyé des ouvriers colmater les fissures de l'entrepôt. Ces travaux, selon les sources de sécurité, auraient été à l'origine du drame, selon les autorités. Après les explosions, le directeur des douanes, Badri Daher, s'est empressé de rendre publique une lettre qu'il avait adressée en décembre 2017 au procureur, dans laquelle il demandait comme dans des missives précédentes soit de transférer la cargaison à l'étranger, soit de la vendre à une compagnie locale, l'armée ayant affirmé n'en avoir pas besoin. Selon Riad Kobaissi, un journaliste d'investigation libanais spécialisé dans les affaires de corruption et qui a beaucoup enquêté sur le port de Beyrouth, les services des douanes cherchent à se décharger de toute responsabilité. Soulignant qu'à la base il est interdit d'introduire de tels produits chimiques au Liban sans autorisation, il estime que cette affaire "met en lumière l'état de délabrement et la corruption au sein des douanes, qui assument en premier lieu, mais pas exclusivement, la responsabilité" du drame. Amnesty international a appelé à une enquête "indépendante".Sur Twitter, les internautes, sous le mot-dièse "Pendez-les", ont crié leur colère contre la classe dirigeante accusée de ce drame inédit dans l'histoire du Liban. "Vous devez payer pour avoir brûlé le coeur des mères et l'avenir des jeunes et terrorisé les enfants", a écrit l'un d'eux, sous les portraits des chefs politiques.Le nitrate d'ammonium a déjà causé plusieurs accidents industriels dont l'explosion de l'usine AZF à Toulouse en France en 2001.
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On s'en rend parfois compte lors de la cérémonie diffusée sur TF1, mais les candidates au titre de Miss France ne sont pas toutes des danseuses professionnelles, à l'image de Camille Cerf. La Miss France 2015 vient de révéler avoir été recalée à Danse avec les stars.
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"Je suis vraiment très très mauvaise danseuse. Je ne me suis pas sentie à l'aise" , a-t-elle dévoilé dans une interview accordée à Gala. La jeune femme a bien passé des tests, qui ne se sont pas révélés très concluants. Mais avait-elle réellement envie de participer à l'émission ? "J'ai beaucoup de mal avec le contact physique avec les hommes. (...) Lors du casting de Danse avec les stars, on rencontre un danseur, il nous apprend une danse et, à partir de là, on voit si on est capable d'intégrer l'émission ou pas. Comme je n'y est pas mis vraiment du mien, ça n'a pas fonctionné" , a-t-elle détaillé. Mais la page DALS n'est pas tout à fait tournée pour Camille Cerf puisque la patronne des Miss Sylvie Tellier a déjà fait sensation lors des premiers primes du programme. "J'adore aller voir Sylvie, la soutenir et je suis vraiment impressionnée lorsque je la regarde danser. Pour la première soirée, j'étais sur le plateau avec Iris Mittenaere, on avait fait des T-shirts pour la soutenir" , a déclaré Camille Cerf, loin d'être rancunière.
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Le leader du principal parti d'opposition du Burundi, Agathon Rwasa, a qualifié de "fantaisistes" les résultats partiels portant sur 12% des 119 communes, proclamés jeudi par la radiotélévision nationale, accordant au candidat du pouvoir une victoire écrasante.
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Les résultats partiels de ces élections générales qui se sont tenues mercredi, dont une présidentielle disputée sans le sortant Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, ont été annoncés jeudi au journal de 20H00 (18H00 GMT).Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Pierre-Claver Kazihise avait appelé jeudi matin les Burundais à la patience pour la publication des résultats partiels, attendus au plus tôt à partir de vendredi. "Je rejette ces résultats. Ces résultats qu'on est en train de proclamer sont des résultats fantaisistes, ils ne collent pas avec la réalité", a déclaré jeudi soir M. Rwasa."Je le dis parce que hier (mercredi soir,) lorsqu'on a commencé à faire le comptage des voix, on a suivi, on était en tête et les résultats que nous avons démontrent que nous sommes toujours en tête", a-t-il poursuivi."On peut facilement démontrer que c'est une tricherie" a assuré le chef de l'opposition, assurant avoir "gagné"."Les chiffres qu'on est en train de balancer sur les ondes sont le résultats d'une pure manipulation simplement", a-t-il insisté.Ces résultats partiels donnent par exemple au candidat du parti au pouvoir CNDD-FDD, le général Évariste Ndayishimiye, 73,9%, contre 24,6 % à M. Rwasa dans la commune de Kabezi, dans le Bujumbura rural, pourtant considéré comme un fief historique du chef de l'opposition.Ces élections, qui se sont globalement déroulées dans le calme, marquent la fin de l'ère Nkurunziza.Sa candidature à un troisième mandat controversé en 2015 avait plongé son pays dans une grave crise politique, qui avait fait au moins 1.200 morts et poussé à l'exode 400.000 Burundais.
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L'enquête se poursuit afin de faire la lumière sur les circonstances de l'entrée dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris de dizaines de manifestants mercredi, en marge du défilé du 1er-Mai.
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Des dizaines de manifestants ont fait irruption dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, mercredi 1er mai en fin d'après-midi, en marge du traditionnel défilé. Ils ont tenté de s'introduire dans le service de réanimation de l'établissement, les policiers sont rapidement intervenus et les ont délogés. Peu de temps plus tard, le ministère de l'Intérieur Christophe Castaner dénonçait une "attaque" contre l'établissement parisien. Pitié-Salpêtrière : y a-t-il eu une attaque ?par franceinfoAu lendemain de cet événement, le parquet précisait que plus de 30 individus avaient été placés en garde à vue pour attroupement en vue de commettre des dégradations ou des violences dans le cadre de l'enquête. Jeudi soir, le parquet de Paris indiquait que les 32 gardes à vue ordonnées dans le cadre de l'enquête lors du défilé du 1er mai avaient été levées. Les investigations se poursuivent "afin de faire la lumière sur toutes les circonstances de l'intrusion au sein de l'établissement", a ajouté le parquet. Volonté de dégrader, de commettre des violences ou repli des manifestants acculés par les forces de l'ordre ; mercredi la version de "l'attaque" contre l'hôpital, défendue par Christophe Castaner, a été battue en brèche par des témoignages et des vidéos sur les réseaux sociaux. Dans l'opposition, on somme le ministre de s'expliquer.
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Une personne a été aperçue en train d'escalader la tour Eiffel lundi après-midi. Le monument a été évacué en urgence.
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La tour Eiffel a été évacuée lundi 20 mai dans l'après-midi car une personne a été aperçue en train d'escalader l'édifice, selon la société d'exploitation. "Un grimpeur a été détecté. C'est la procédure habituelle. Il faut l'empêcher de continuer, et dans ce cas-là, on évacue la tour", a expliqué cette source, sans pouvoir préciser le nombre de touristes concernés par l'évacuation.Pompiers et police sur place"Pompiers et police sont sur place", a-t-elle ajouté. Le parvis a également été évacué, a précisé une source policière. Le compte Twitter officiel du monument recommande aux visiteurs de "reporter leur visite".La brigade de recherche et intervention de la police sur place a pris contact avec le grimpeur, dont les motivations restent inconnues, selon une source policière. Un précédent en 2017 Selon la société d'exploitation de la tour Eiffel, l'homme est monté par les ascenseurs jusqu'au deuxième étage pour grimper ensuite à mains nues en direction de la pointe du monument.En octobre 2017, le monument parisien avait dû être "complètement évacuée" en raison de "la présence d'un jeune homme sur un pilier de la tour qui menaçait de se suicider".
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"Vigi recherche une personne du showbiz pour que notre Président de la République s'intéresse à la sécurité de la population et aux conditions de travail des policiers". L'annonce peut faire sourire mais elle est très sérieuse.
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Ces quelques lignes, postées sur Facebook, ont été rédigées par le syndicat des personnels de tous corps et tous grades du Ministère de l'Intérieur et la Police Nationale.Vigi s'indigne de n'avoir toujours pas été reçu par Emmanuel Macron malgré une lettre ouverte envoyée au président de la République le 13 juillet dernier. Ces policiers réclament une audience "concernant les conditions de travail des personnels du Ministère de l'Intérieur et de la Police Nationale, ainsi que pour l'alerter sur les conséquences qu'aura la coupe budgétaire de plus de 370 millions d'euros, sur la sécurité de la population"."Mais c'est sûrement parce que nous ne maîtrisons pas encore les nouveaux codes du divin Jupiter, qui nous dirige", s'interroge ironiquement Vigi dans son message avant de poursuivre : "Nous pensions bêtement qu'en tant que syndicat nous pourrions accéder à l'Olympe, vu l'attachement que porte notre chef des armées au dialogue social. Mais non".Alors, la rencontre entre le chef de l'Etat avec le chanteur de U2, Bono, et bientôt Rihanna a donné des idées au syndicat. En recrutant une personne du showbiz, il espère ainsi interpeller le président et le "sensibiliser à la sécurité de la population". Un message qui se conclut sur une citation de Sénèque : "Certains sont jugés grands parce qu'on mesure aussi le piédestal".
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L'ancien attaquant Christophe Dugarry va être remplacé à la rentrée sur RMC par deux jeunes voix du foot, Mohamed Bouhafsi et Jean-Louis Tourre, a annoncé la radio jeudi.
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Leur émission gagne une heure d'antenne par rapport à "Team Duga", puisqu'elle sera diffusée du lundi au jeudi de 18 à 21H) et s'appellera "Top of the foot", précise la radio dans un communiqué.Jean-Louis Tourre, 33 ans, qui coanimait l'émission de Christophe Dugarry, est rejoint par Mohamed Bouhafsi, 28 ans, responsable du foot pour le groupe Altice, et qui présentait déjà une émission sur la tranche 20H-21H.Les deux présentateurs vont être entourés de la même équipe de consultants (Rolland Courbis, Eric di Meco, Laure Lepailleur, Jérôme Rothen, Jean-Michel Larqué) et de quelques nouvelles voix, encore à annoncer.Après avoir atteint des sommets, les audiences de la radio étaient en recul ces derniers mois avec 6,4% d'audience cumulée (-0,9 point) lors de la dernière vague publiée par Médiamétrie, portant sur le premier trimestre (de janvier jusqu'au 16 mars).Avec la crise du coronavirus, NextRadioTV, maison-mère de BFMTV et RMC au sein du groupe Altice, a par ailleurs décidé de couper dans ses effectifs et de réduire la voilure dans le sport et le divertissement, anticipant un écroulement des recettes publicitaires.Le groupe prévoit de diviser par deux le recours aux intermittents, aux pigistes et aux consultants. Il souhaite investir dans les podcasts, la donnée, et poursuivre le développement de l'info locale.Après Christophe Dugarry qui avait annoncé il y a quelques semaines l'arrêt prochain de son émission, l'ex-arrière droit Willy Sagnol avait également fait savoir qu'il allait quitter RMC, où il animait une émission le vendredi.Par ailleurs, selon le Parisien, la prochaine rentrée de RMC sera également marquée par un changement de rôle pour Jean-Jacques Bourdin, qui va quitter la présentation de la matinale qu'il animait depuis 19 ans, mais il continuera à mener l'interview politique de 8H30.
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On a tous une bouteille de Johnny ! Enfin presque. On le sait moins, mais Johnny Hallyday avait son propre vin.
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Mais depuis 2014, il avait stoppé cette collaboration avec le château de Saint-Martin-de-Graves. Résultat, selon Le Parisien ce jeudi 14 décembre, il restait tout juste deux caisses de six bouteilles de vin rouge déjà réservées au prix de 72 euros et à peu près 25 coffrets de trois bouteilles à 50 euros. Ce vin étiqueté "Découvert par Johnny Hallyday" sera bientôt collector car depuis la mort du rockeur le 6 décembre dernier les bouteilles s'arrachent révèle le quotidien. "C'est lui, Johnny, qui avait lancé l'idée de faire un vin Johnny Hallyday. Visiblement, ça l'excitait de se lancer dans l'aventure. Et on a suivi. Johnny Hallyday a veillé à tous les détails, y compris le design des étiquettes", se souvient son ancien collaborateur Roger Santa dans Le Parisien. Certains auraient fait 500 kilomètres pour en acheter. Dans quelques mois, les anciens partenaires du chanteur demanderont peut-être à Laeticia l'autorisation de relancer la cuvée Hallyday.
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Les violents orages et les trombes d'eau qui ont frappé cette zone de montagne samedi ont pris fin vers le milieu de la nuit.
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Accalmie ce dimanche dans les Cévennes. Après les pluies diluviennes qui se sont abattues samedi sur le massif, la vigilance rouge a été levée par Météo-France pour le département du Gard. L'institut a également levé ses alertes orages et pluie-inondation pour les autres départements de la région. Une automobiliste est portée disparue, les recherches ont repris dimanche pour la retrouver. "La situation évolue favorablement pour la plupart des cours d'eau du département", a indiqué la préfecture du Gard dans un communiqué publié après une deuxième vague de précipitations. Cette seconde vague que redoutaient les autorités a touché les Cévennes dans la première partie de la nuit de samedi à dimanche, mais avec des quantités de précipitations plus limitées, de 30 à 60 mm selon les endroits, a précisé la préfecture. Samedi, des trombes d'eau - jusqu'à 450 millimètres en deux heures par endroits - se sont déversées sur plusieurs localités des Cévennes, entraînant le gonflement de nombreux cours d'eau, comme le Gardon à Anduze (Gard), et la coupure de plusieurs routes départementales. Plusieurs centaines de personnes ont dû être mises en sécurité par les autorités. Aucun blessé n'est à dénombrer et les dégâts concernent surtout des routes secondaires, des maisons touchées par les crues et le réseau d'eau dans une poignée de villages qui devront être approvisionnés."Mon mari m'a dit attention regarde, le Gardon monte, monte, et effectivement le Gardon charriait plein de bois (...) A un moment donné, il y avait une camionnette qui est passée dans l'eau", a témoigné Cathy Bouvier, une vacancière évacuée d'un camping menacé par les flots qui a dû passer la nuit dans le collège de la ville. Dans la journée, de l'eau s'est engouffrée dans plusieurs maisons d'Anduze, avant de se retirer, laissant d'épaisses quantités de boue dont les habitants tentaient dans la soirée de se débarrasser. Un peu plus d'une centaine de maisons situées sur la partie basse de cette ville de quelque 3.400 habitants ont dû être évacuées, selon la maire Geneviève Blanc.Dans la commune de Pont-d'Hérault, où se sont accumulés 350 millimètres de pluie, une aide-soignante de 64 ans portée disparue était toujours recherchée dimanche, selon la préfecture. Les recherches pour la retrouver ont repris dimanche matin. "Nous avons une équipe cynophile en plus des équipes engagées pour scruter les deux berges de l'Hérault autour du point où la personne a été repérée avant sa disparition. Une reconnaissance sera faite aussi par hélicoptère", a indiqué à le commandant des pompiers du Gard Eric Agrinier. L'automobiliste aurait été vue pour la dernière fois à bord de sa voiture à proximité de la localité de Pont-de-l'Hérault.Environ 650 personnels, pompiers et militaires de la sécurité civiles ainsi que des hélicoptères ont été mobilisés pour faire face à ces intempéries. Des dizaines de sauvetages ont été réalisés dont six par hélicoptère. Plus de 400 personnes ont été mises en sécurité sur la commune de Valleraugue (200) et dans le secteur Saint-Jean-du Gard (220), selon la préfecture. Valleraugue, dans les Cévennes, figure parmi la vingtaine de localités "les plus touchées" avec une communication coupée, les réseaux radios et téléphones étant "tombés", précise la préfecture. Environ 450 mm de pluies ont été enregistrés en douze heures. Le record date du 27 septembre 1900 avec 980 mm en dix heures. A Saint-Jean-du-Gard, le niveau du Gardon, identique à celui enregistré lors des fortes pluies de 2002, a provoqué l'inondation des casernes des pompiers et de la gendarmerie.Les épisodes cévenols se produisent en général à l'automne, quand la mer Méditerranée est la plus chaude, favorisant alors une forte évaporation. Ces masses d'air chaud, humide et instable remontent vers le nord provoquant de fortes pluies.Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili ont annoncé qu'ils se rendraient dimanche après-midi dans le Gard.
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Un régime autoritaire est "un régime qui n'écoute pas", a affirmé l'ancienne ministre socialiste. " Regardez ce qui se passe dans la rue (...) ce gouvernement se montre incapable de prendre en considération les angoisses des Français", a-t-elle poursuivi.
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"Bien sûr que nous sommes sous un régime autoritaire", a persisté Ségolène Royal mardi 28 janvier sur LCI, estimant que "c'est ce que 78% des Français pensent, sur la base de leur vécu". Elle réagissait aux propos de la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne qui a estimé plus tôt dans la journée que l'ancienne ministre socialiste avait franchi "la ligne rouge" en déclarant que la France était devenue un "régime autoritaire". "Qu'est-ce qu'un régime autoritaire ? C'est un régime qui n'écoute pas. Regardez ce qui se passe dans la rue, les conflits sociaux depuis deux ans et demi. Et ce gouvernement se montre incapable de prendre en considération les angoisses des Français, leurs demandes...", a poursuivi Ségolène Royal, révoquée de ses fonctions d'ambassadrice des pôles et qui n'exclut pas de se présenter en 2022."D'ailleurs, l'autorité peut aussi être une bonne chose. J'ai moi-même fait voter une loi sur l'autorité parentale. Alors s'ils commencent à avoir peur du vocabulaire... Au lieu de faire des digressions sur le vocabulaire, il vaudrait mieux que le gouvernement règle les problèmes en France avec plus de justice et d'efficacité", a-t-elle ajouté. "Les Français ont leur bulletin de vote et les élections municipales leur donneront l'occasion de sanctionner le gouvernement", a-t-elle continué. "Les Français sont anxieux, ils ont peur de l'avenir, de la perte de notre modèle social, donc c'est leur moral qu'il faut redresser au plus vite, parce qu'ils savent qu'ils méritent mieux que ce qu'ils subissent aujourd'hui", a-t-elle ajouté, estimant que "l'alternance politique (servait) à réparer les injustices". Par ailleurs interrogée sur ses ambitions présidentielles, Ségolène Royal a répondu : "Si je suis la plus à même de représenter une troisième voie entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, je serai prête".Vendredi Ségolène Royal avait vertement répondu à Emmanuel Macron qui fustigeait les discours politiques qui tentent, selon lui, de justifier la violence. "On est dans un régime autoritaire", avait réagi Ségolène Royal sur BFMTV. Ces propos ont été vivement condamnés mardi par la ministre de la Transition écologique. "Je pense que c'est très grave qu'une femme politique comme Ségolène Royal dise des choses de ce type", a estimé Élisabeth Borne sur RTL. "On peut ne pas être d'accord, mais de là à mettre en cause notre démocratie, c'est la ligne rouge", a-t-elle conclu.
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L'Union européenne est d'accord pour imposer des sanctions contre les responsables de la répression au Bélarus mais inclure dans cette liste noire le président Alexandre Loukachenko suscite des dissensions entre les 27.
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L'UE travaille actuellement sur la mise au point de cette liste qui devrait comprendre une vingtaine de personnes interdites de séjour en Europe et dont les avoirs seront gelés pour avoir participé à la fraude électorale de la présidentielle du 9 août ou à la répression de l'opposition.Les ministres des Affaires étrangères de l'Union réunis à Berlin doivent donner leur accord de principe à cette liste avant qu'elle ne soit ensuite officiellement approuvée mais des divisions sont apparues vendredi sur la nécessité d'y inclure ou non le président bélarusse."Je pense qu'il doit figurer sur la liste", a déclaré à la presse le ministre lituanien des Affaires étranges Linas Linkevicius, dont le pays accueille la figure de proue de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa.Il a estimé que l'Europe devait "accélérer" sa réponse à la crise au Bélarus où la situation est "sans précédent. Intolérable".Son homologue tchèque Tomas Petricek a soutenu des sanctions contre Loukachenko mais estimé qu'une telle mesure devrait intervenir plus tard "si nous voyons que la situation n'évolue pas de façon positive".Il a précisé que les ministres avaient demandé au chef de la diplomatie européenne Josep Borrell que la liste soit prête pour leur prochaine réunion le 24 septembre.Le ministre luxembourgeois Jean Asselborn a plaidé la prudence, estimant que sanctionner Loukachenko pourrait entraver les efforts de l'OSCE qui a proposé une médiation pour résoudre la crise au Bélarus."Nous ne devons pas oublier qu'en plus de l'UE il y a l'OSCE" qui veut lancer un dialogue au Bélarus, a-t-il dit.Le régime de Loukachenko est confronté depuis trois semaines à une vague de protestation d'une ampleur inédite.Le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt jeudi à déployer des forces chez le voisin bélarusse si la contestation post-électorale devait y dégénérer, tout en appelant les parties à un règlement négocié.
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Cette nouvelle mission des buralistes, annoncée mardi par le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, sera réalisée en partenariat avec la Française des Jeux.
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Après l'achat de billets de train, le contribuable pourra bientôt payer ses impôts chez son buraliste. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin dans un entretien accordé au groupe de presse Ebra. Selon le ministre, les contribuables pourront payer leurs impôts chez un buraliste "à partir du 1er juillet 2020, et dès le 1er janvier dans 18 départements test". "Il s'agit de rendre ce service plus accessible, grâce à un réseau plus étendu que celui de la Direction générale des finances publiques (DGFIP)", a affirmé Gérald Darmanin au groupe de quotidiens régionaux de l'est de la France, rappelant que les buralistes étaient présents dans 3.400 communes contre 1.800 pour la DGFIP. Les buralistes enthousiastes Les contribuables pourront s'acquitter de leurs impôts en liquide jusqu'à 300 euros. Ils "veulent encore payer en liquide, parce qu'ils sont âgés, qu'ils n'ont pas internet ou qu'ils n'ont pas de compte bancaire", a-t-il souligné. Avec une carte bleue, le montant sera "sans limitation". Selon le ministre, cette "nouvelle mission des buralistes" sera "effectuée en partenariat avec la Française des Jeux (FDJ)".Dans un communiqué publié mardi soir, la Confédération des buralistes a accueilli "avec enthousiasme et grand sens des responsabilités" cette annonce qui s'inscrit selon elle dans "le rôle de service public de proximité de la profession". Le ministre a par ailleurs reconnu que le gouvernement étudiait une hausse des taxes sur le tabac à rouler. "On se demande s'il n'y a pas un report de la consommation sur le tabac à rouler, qui n'avait pas subi les mêmes hausses de taxes que les cigarettes", a-t-il expliqué. "Si tel était le cas, il serait logique qu'il y ait dans le budget 2020 une augmentation de la fiscalité sur le tabac à rouler", a-t-il ajouté. 15.000 postes de fonctionnaires d'État supprimés durant le quinquennatLe ministre des Comptes publics a par ailleurs estimé à "autour de 15.000" le nombre de postes de fonctionnaires d'Etat qui seront supprimés durant le quinquennat, dont "moins de 2.000" en 2020. "Ce sera sans doute autour de 15.000 suppressions de postes de fonctionnaires d'État sur le quinquennat, dont moins de 2.000 l'année prochaine, pour l'essentiel à Bercy", a-t-il affirmé. Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, Olivier Dussopt, avait déjà confirmé la semaine dernière que l'objectif de réduction de 50.000 postes dans la fonction publique d'Etat, une promesse du candidat Emmanuel Macron en 2017, serait "extrêmement difficile à atteindre d'ici 2022". Gérald Darmanin, a en revanche assuré que "l'objectif de 70.000 suppressions de postes dans les collectivités territoriales" serait tenu.
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Marine Le Pen souhaite faire du mouvement "une véritable école des cadres" et rendre ses actions "plus visibles"
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Comme leurs aînés, les jeunes frontistes ont aussi décidé de se rebaptiser, révèle Le Figaro. Le Front national de la jeunesse (FNJ), créé en 1973 par Jean-Marie Le Pen et aujourd'hui dirigé par Jordan Bardella, s'appellera bientôt "Génération Nation". Le FNJ avait déjà utilisé le terme de générations, mais au pluriel, lors des élections européennes de 2014. "Pour plus de lisibilité et de clarté, nous avons retiré le 's'", explique son président, Jordan Bardella, par ailleurs porte-parole du FN, au HuffPost.La dénomination rappelle également l'association par laquelle Marine Le Pen a préparé son accession à la tête du parti : "Générations Le Pen" mais pas question de faire la comparaison avec Génération identitaire. "Pas sur le même terrain que Génération Identitaire""Génération Nation est là pour former des militants comme les futurs cadres du parti. Nous ne sommes pas sur le même terrain que Génération identitaire", insiste Jordan Bardella auprès du Figaro. Le changement de nom devrait par ailleurs s'accompagner d'une refondation du mouvement. Selon les informations du Figaro, l'organisation devrait en effet être revue en "mettant l'accent sur la formation de ses militants et sur une communication plus 'incisive'". Jordan Bardella explique que "Marine Le Pen (lui) a demandé de refaire du FNJ une véritable école des cadres. Dans la continuité des transformations qu'est en train d'opérer le Front national, nous devons nous ouvrir, être plus dynamique et rendre nos actions plus visibles".
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VIDÉO. La chanteuse, qui se produisait à l'Olympia, à Paris, lundi 1er juillet, a interrompu son concert pour interpeller un spectateur agressif.
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Le moment a été filmé par un autre membre du public, qui a publié la vidéo sur Twitter. Vous voulez "mettre le bazar, qu'est-ce que c'est ? On n'est pas au cinéma, on ne va pas se bagarrer, monsieur !", lance la chanteuse, applaudie par une partie des spectateurs. "Une heure et demie de paix !", poursuit Vanessa Paradis. "Qu'est-ce que vous voulez, vous voulez vous battre devant moi ?", lance-t-elle encore à l'adresse du perturbateur, en direction de la fosse. "Taper les gens qui profitent de la musique ? Vous rigolez ou quoi !", s'indigne la chanteuse, sous les huées de son public. "Vous n'êtes pas heureux, monsieur, vous voulez prendre place ?", poursuit-elle. "Mais moi, vous n'allez pas me gâcher mon concert à vous battre ici. On fait de la musique, monsieur, oubliez vos soucis pendant une heure et demie", propose Vanessa Paradis à l'importun. Vanessa Paradis, dont le dernier album "Les sources" est sorti fin 2018, est actuellement en tournée à travers la France et en Europe jusqu'en décembre 2019.
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Selon Le Canard enchaîné, le nouveau ministre de la Transition écologique s'est rendu la semaine dernière depuis Pau au village d'Etsaut (Pyrénées-Atlantique) en hélicoptère, puis a fait le déplacement Pau-Bordeaux en avion. En tout, la facture s'élèverait à un million d'euros.
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En qualité de ministre de la Transition écologique, François de Rugy s'est rendu jeudi 20 septembre à Pau (Pyrénées-Atlantique) pour évoquer le dossier sensible de l'introduction de deux ourses slovènes dans le massif pyrénéen. Une décision qui a provoqué la colère de nombreux élus locaux et des éleveurs. Quelque 200 éleveurs et bergers s'étaient par ailleurs rassemblés dans le village d'Asasp-Arros, à une quarantaine de kilomètres, pour exprimer leur mécontentement, fusils apparents. "Nous refusons leur réintroduction dans notre territoire, où ils n'ont plus leur place. Et, s'il faut des armes et des fusils pour que notre message aux oreilles de François de Rugy, on les sortira!", ont-ils même menacé rapporte Le Canard enchaîné ce mercredi 26 septembre. Un hélicoptère pour Rugy, une randonnée pour les journalistesParallèlement, le ministre s'est rendu dans l'après-midi dans la commune d'Etsaut pour rencontrer des bergers qui ne s'opposent pas à cette mesure. "Histoire d'éviter de croiser des manifestants en route, le déplacement est programmé... dans les airs!", révèle l'hebdomadaire satirique. François de Rugy s'est ainsi rendu en hélicoptère, accompagné du préfet Gilles Payet, vers une exploitation à 1.700 mètres d'altitude.L'hélicoptère étant trop petit, les journalistes, mis dans la confidence dans la matinée, ont eux dû s'y rendre à pieds, soit "deux heures et quart de grimpette", assure le palmipède. François de Rugy est reparti en fin de journée vers l'aéroport de Pau, où lui et le reste de son cabinet ont pris un petit avion pour rejoindre Bordeaux, situé à 220 km de route, rappelle Le Canard enchaîné. Selon le cabinet de l'écologiste, il n'y avait plus de train. Par ailleurs, ce vol, piloté par des élèves de l'École nationale de l'aviation civile (Enac), a servi d'entraînement aux apprentis pilotes, a justifié le cabinet. En tout, ce déplacement aurait coûté un million d'euros, selon Le Canard enchaîné.
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Le député La France insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, s'est moqué jeudi soir 9 août d'une étude controversée d'une ONG belge sur l'affaire Benalla.
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Cette étude, publiée début août par l'ONG belge DisinfoLab, explique qu'une minorité de comptes ont inondé Twitter pendant l'affaire Benalla. L'ONG, qui s'est fixé pour objectif de "lutter contre la désinformation", avait précisé que "plus de 4,5 millions de tweets en français avaient été échangés" entre le 19 juillet et le 3 août sur ce sujet "par plus de 247.701 auteurs différents". Un volume qualifié d'"exceptionnel", trois fois supérieur au hastag #BalanceTonPorc par exemple. "1% des comptes ont publié 47% du contenu sur l'affaire Benalla".L'Organisation avait dans un premier temps émis l'hypothèse d'une ingérence de comptes "pro-Mélenchon", "pro-Rassemblement national" et "russophiles", dont certains seraient tenus par des humains, d'autres par des robots. Ces derniers sont qualifiés de "russophiles" en raison de leurs nombreux retweets des médias russes Russia Today (RT) et Sputnik. Au final, selon les chiffres de l'ONG 1% des comptes ont publié 47% du contenu sur le sujet. L’affaire Benalla gonflée sur les réseaux par «la russosphère?»par Lopinion.frDisinfoLab avait finalement fini par nuancer ses conclusions quelques jours plus tard, en insistant cette fois sur l'absence de preuve d'une tentative d'ingérence organisée. Plusieurs responsables politiques, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, avaient cependant profité de la publication de l'étude pour nuancer la portée réelle de l'affaire et appeler à faire "toute la transparence sur la diffusion de ce type de message"."Tu es encore plus bête que tu en as l'air"Dans le même temps, plusieurs membres de l'opposition - de LFI aux Républicains - ont raillé les cris d'orfraie de la majorité sur cette prétendue "ingérence russe". Jean-Luc Mélenchon en a remis une couche ce jeudi 9 août sur Twitter : "Eh stupide barbouze ! Je ne suis pas un bot russe. C'est juste moi, Mélenchon, qui tweete contre toi ! Si t'as besoin de me ficher pour t'en rappeler, c'est que tu es encore plus bête que tu en as l'air. Signé matricule 14.452"."Numéro de matricule 14802... Fichage, censure, manipulation de l'info, barbouzeries... Sympa le nouveau monde !", a également ironisé la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, alors que l'ex-numéro deux du parti, Florian Philippot, président des Patriotes, a dénoncé le site belge comme "un machin européiste" qui, selon lui, "fait du fichage politique de milliers d'opposants à Macron sur les réseaux sociaux".Plusieurs utilisateurs de Twitter se sont plaints de leur côté de la publication sur le site de DisinfoLab de fichiers des personnes ayant tweeté sur le sujet, avec le nombre de messages ou de retweets et leur affiliation politique supposée. L'ONG a rejeté les accusations de fichage, expliquant que "ces données avaient été publiées à dessein de vérification méthodologique et afin de limiter la circulation d'un fichier erroné". Mais la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a annoncé qu'elle allait enquêter sur ces données.
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Les deux hommes ont été placés en détention provisoire. Une information judiciaire pour proxénétisme aggravé et séquestration a été ouverte.
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Des vacances qui tournent au cauchemar. Deux hommes sont soupçonnés d'avoir fait croire à une jeune femme de 19 ans qu'ils l'emmenaient en vacances en Gironde avant de la contraindre à se prostituer dans une chambre d'hôtel. Les deux hommes ont été mis en examen. Le parquet a confirmé vendredi 19 juillet l'ouverture d'une "information judiciaire des chefs de proxénétisme aggravé et séquestration" ainsi que "le placement en détention provisoire de deux personnes". Il s'agit de "deux hommes âgés de 24 et 25 ans, originaires de la région parisienne". Ils sont soupçonnés d'avoir séquestré et forcé une "jeune femme âgée de 19 ans, également originaire de la région parisienne", à se prostituer dans une chambre d'hôtel à Lormont, situé dans la banlieue nord de Bordeaux, a précisé la police. Selon la presse locale et Aujourd'hui en France, l'un des deux hommes serait le "petit ami" de la victime. Selon les mêmes sources, la jeune femme devrait sa libération à un client qui lui aurait prêté son portable pour lui permettre d'alerter sa sœur, elle aussi domiciliée en région parisienne.
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A deux semaines du second tour des municipales, la justice est venue bousculer la campagne à Marseille avec l'ouverture d'une enquête préliminaire sur de possibles fraudes aux procurations chez Les Républicains, qui tentent, derrière Martine Vassal, de conserver leur bastion.
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Deux jours après des révélations de l'hebdomadaire Marianne et de France 2 sur des pratiques de recueil de procurations qui ne respectaient pas les règles légales, la justice est passée à l'action. Une perquisition a eu lieu samedi matin au local de campagne de Mme Vassal, présidente LR de la métropole et du département et héritière du sortant Jean-Claude Gaudin. Les enquêteurs de la police judiciaire cherchent à caractériser de possibles "manoeuvres frauduleuses tendant à l'exercice irrégulier de votes par procuration" ainsi que des "faux et usages de faux", a précisé à l'AFP la procureure de Marseille, Dominique Laurens : "La justice fait son travail, elle vérifie si des infractions ont été commises et à qui les imputer".Sollicitée, Mme Vassal, dont la campagne est sérieusement bousculée, n'a pas souhaité commenter. La veille, elle avait fustigé devant les caméras "des Parisiens (qui) essayent de créer une polémique qui n'existe pas ici". Tout en condamnant, dans un communiqué, des faits qui s'ils "sont avérés, sont inacceptables".Les éléments recueillis par France 2 et Marianne semblent en effet accablants : sur la base de SMS reçus par des habitants, les journalistes ont pu établir que des électeurs s'étaient vus proposer des procurations "simplifiées" sans avoir à se déplacer, "juste par téléphone", ce qui est interdit par la loi.L'enquête de Marianne révèle aussi un enregistrement d'une élue Les Républicains qui assure à un électeur: "Le commissariat nous poinçonne toutes les procurations qu'on leur amène".Avant même que la justice ne se saisisse, la préfecture a tenu à rappeler vendredi les règles électorales, qui imposent la présence de l'électeur "auprès d'une autorité habilitée" pour établir la procuration. Le préfet à également promis d'adresser "prochainement une circulaire aux élus" du département, les maires devant "s'assurer de la régularité des procurations".- Doublée au premier tour -Côté politique, la campagne de Martine Vassal, sur laquelle compte la droite pour conserver sa plus grande ville de France, est chahutée comme jamais. Longtemps considérée comme favorite, Mme Vassal a déjà eu l'amère surprise, en mars, d'être doublée par la candidate de l'union de la gauche, Michèle Rubirola (23,44% des voix contre 22,3%).L'équipe de cette dernière, qui a obtenu le ralliement des écologistes pour le second tour, estime voir confirmées ses craintes de "fraude", déjà exprimées et renforcées par des incidents dans des bureaux lors du premier tour."Craignant une défaite, une partie du personnel politique de droite serait en train de préparer un hiver démocratique à Marseille", a dénoncé la liste de Mme Rubirola, le Printemps Marseillais.Ses équipes se sont lancées dans une opération de "contrôle citoyen" des procurations en mairie. Mais après avoir fait état vendredi soir d'un grand nombre de procurations "incomplètes", le Printemps marseillais est cependant revenu sur ses propos samedi, affirmant que la mairie n'avait en réalité pas été capable de produire à sa demande, en bonne et due forme, le registre des procurations.Signe de la fébrilité autour de l'enjeu dans la deuxième ville de France, qui n'a connu que trois maires sous la Ve République, des responsables politiques nationaux se sont aussi emparés du sujet.Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure a demandé au ministère de l'Intérieur "d'assumer l'entièreté de son rôle et de ses responsabilités pour assurer la parfaite tenue de ces élections". Et affirme que Marseille n'est pas la seule ville où les "équipes de campagne font état de l'utilisation de tous les moyens pour empêcher l'émergence du bloc social-écologique" lors de ce scrutin.Pour le Rassemblement national, Marine Le Pen avait dénoncé dès vendredi une possible "atteinte grave à la démocratie". "Marseillais, sauvez la démocratie et mettez les tricheurs dehors !", a lancé son candidat Stéphane Ravier, 3e au premier tour avec 19,45% des voix.
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Les distances minimales que souhaite fixer le gouvernement entre les habitations et les zones d'épandage de produits phytosanitaires sont "vraiment insuffisantes", ont protesté samedi France Nature Environnement et d'autres organisations écologistes.
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Alors qu'un peu partout en France, des maires de tous bords politiques ont multiplié récemment des arrêtés anti-pesticides, l'exécutif a décidé de s'emparer du sujet. "Le gouvernement va soumettre à consultation lundi un projet de décret qui part des recommandations scientifiques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire" (Anses), a indiqué samedi 7 septembre à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Agriculture, confirmant une information de BFMTV.Les distances proposées dans ce projet seront de 5 mètres pour les cultures dites basses comme les légumes et de 10 mètres pour les cultures hautes, telles que les céréales. Les recommandations publiées fin juin par l'Anses évoquent notamment des distances de sécurité de 3, 5 et 10 mètres, selon le type de culture. La consultation durera 3 semaines. "Le gouvernement tranchera en octobre-novembre", a complété le porte-parole. "Dans la loi Egalim, il y a des dispositions spécifiques pour la protection des riverains via la mise en place de chartes concertées avec les riverains, les agriculteurs", a rappelé de son côté Matignon. Ces règles concernant l'élaboration de chartes et de distances minimales à respecter pour l'épandage des pesticides "vont figurer dans des textes qui entreront en application au 1er janvier 2020", a ajouté Matignon.La colère des associations écologistes...Les propositions n'ont pas convaincu les associations écologiques, qui proposaient de fixer une distance minimale à 100 ou 150 mètres. "Les mesures proposées sont vraiment insuffisantes, au vu de ce que dit l'Anses, au vu des études scientifiques", a déclaré à l'AFP Thibault Leroux, chargé de mission agriculture à France Nature Environnement (FNE). Des premières versions du décret ont circulé avant l'été et FNE s'attendait à "un fort lobbying du secteur agricole". "C'est assez décevant de voir qu'au sein du gouvernement, c'est le ministère de l'Agriculture qu'on écoute, avant les enjeux sanitaires et environnementaux", a-t-il regretté."Je n'y crois pas, je pense que c'est un poisson d'avril", a réagi sur BFMTV Yann Arthus-Bertrand, président de la fondation Good Planet. "Je ne peux pas croire qu'aujourd'hui les lobbyistes soient plus forts que la santé de la population. C'est insultant pour les gens qui se battent depuis si longtemps contre les pesticides".David Cormand, secrétaire national d'Europe Ecologie Les Verts, reconnait un caractère "historique" à cette décision du gouvernement : "c'est la première fois que l'État admet qu'il y a un danger grave pour les gens" après l'épandage, a-t-il souligné sur la même chaîne. Mais "le problème, c'est le côté anecdotique de la décision qu'ils en tirent ": "une zone tampon de 5 à 10 mètres, ça n'a pas de sens".... et du maire de Langouët"Quand j'ai appris ça, je pensais que c'était une 'fake news' et que ce n'était pas sérieux! Cette proposition n'est pas croyable", a réagi de son côté auprès l'AFP le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) Daniel Cueff. L'élu écologiste avait pris le 18 mai un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à moins de 150 mètres de toutes habitations. Ce texte a été suspendu le mardi 27 août par le tribunal administratif de Rennes."On est tombé de notre chaise car ces cinq et dix mètres, ce sont des protocoles déjà mis sur des bidons de pesticide de synthèse", a insisté M. Cueff. "On s'est aperçu que, pour moins respirer les glyphosates et les pesticides de synthèse, il fallait une bande de 150 mètres car là il y a moins de chance de respirer ces pesticides qui sont volatils et qui sont dans l'air", a-t-il expliqué. Le président Emmanuel Macron et le gouvernement n'ont pas pris "la mesure de cette vague qui ne voudra pas et ne voudra plus être face à des pesticides de synthèse dans l'air", selon lui.Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume s'était opposé mercredi à l'idée d'une interdiction générale de traitement par des produits phytosanitaires dans une zone uniforme de 150 mètres autour de bâtiments habités. "S'il devait y avoir des zones de non traitement de 150 mètres", "nous serions obligés d'acheter de l'alimentation venue d'ailleurs" tellement une telle mesure réduirait les surfaces agricoles et le potentiel de production alimentaire en France, a-t-il dit sur Europe 1.
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Le symbole aux quatre serpents a été imaginé par le roi de France en 1663 et était utilisé notamment pas les navires négriers.
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Le président Emmanuel Macron a demandé à ce que les gendarmes de Martinique arborent "un écusson plus neutre" et remplacent "l'emblème aux quatre serpents", vestige du passé esclavagiste, visible sur leur uniforme, a indiqué mercredi 17 août le préfet de la Martinique.Fin septembre, lors de son déplacement en Martinique, le chef de l'État avait été interpellé lors d'une conférence de presse sur cet emblème bleu et blanc aux quatre serpents qui symbolise la Martinique sur l'uniforme des gendarmes, mais qui est surtout un symbole imaginé en 1663 par le roi de France et utilisé sur les drapeaux de la marine marchande et notamment des navires qui se livraient à la traite négrière transatlantique. Le chef de l'État avait reconnu qu'il ne connaissait "pas l'existence" de ce symbole.La décision de supprimer cet écusson "a été prise assez rapidement par le président. Il avait été assez réceptif", a expliqué mardi le préfet de Martinique Franck Robine, sur l'antenne de la radio RCI, confirmant une information parue sur le site d'informations locales Makacla.com. "Nous en avons discuté dans la voiture juste après la conférence de presse. Il a voulu comprendre, comprendre notamment ce qui se disait à propos de l'emblème. Et en fin de journée il a pris sa décision", a ajouté le préfet. Le préfet a aussi adressé mardi soir un courrier au député (groupe à dominante PCF) du Sud Jean-Philippe Nilor, qui "avait appelé son attention sur l'écusson porté par les gendarmes affectés en Martinique". "Le président de la République dans un souci d'apaisement, a demandé à la gendarmerie d'adopter un autre emblème", a confirmé Franck Robine.
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Plus de 6.500 cas nouveaux de Covid-19 ont été comptabilisés en France au cours des dernières 24 heures, selon les données de la Direction générale de la Santé (DGS) et 39 personnes sont mortes dans les hôpitaux.
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Entre lundi et mardi 8 septembre, 6.544 cas nouveaux de Covid-19 ont été comptabilisés en France, selon les données de la Direction générale de la santé (DGS). Ce chiffre est en hausse par rapport à lundi (4.203 nouveaux cas comptabilisés), mais en baisse par rapport aux jours trois précédents (entre 7.000 et 9.000 cas quotidiens).Quatre-vingt-onze nouveaux foyers de contamination ont été détectés, en hausse par rapport à la veille (58 nouveaux foyers). Le taux de positivité (part des cas positifs, au sein de l'ensemble des personnes testées sur 7 jours), de 5,2%, poursuit sa croissance progressive. Trente-neuf personnes sont décédées dans les hôpitaux, où le bilan atteint 20.289 morts, complète le site de l'agence sanitaire Santé publique France (SpF). Dans les Ehpad et autres établissements sociaux et médico-sociaux, le bilan s'élève à 10.475 morts, selon le dernier bilan communiqué ce mardi par la DGS. Au total, 30.764 personnes sont décédées depuis le début de l'épidémie en France.Le nombre de patients entrant en réanimation a augmenté, avec 86 personnes hospitalisées dans les dernières 24 heures, 83 la veille, alors qu'ils étaient une cinquantaine par jour la semaine dernière. Plus de 71 départements sont classés en situation de vulnérabilité modérée ou élevée, selon SpF."En France métropolitaine, l'ensemble des indicateurs de suivi de l'épidémie démontrent une nette dégradation de la situation avec un impact sanitaire croissant", souligne la DGS qui rappelle la nécessité de respecter les gestes barrières."Nous sommes sur une évolution qui est plus lente mais qui doit nous alerter", avait de son côté prévenu samedi dernier le ministre de la Santé Olivier Véran. L'hospitalisation et l'admission en réanimation n'est que le reflet de la situation épidémique d'il y a deux semaines et donc il est évident que dans les quinze prochains jours, il y a aura une augmentation, pas massive mais une augmentation quand même, du nombre de cas graves", avait-il expliqué sur BFMTV.
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À la traîne dans les sondages, Benoît Hamon se montre peu optimiste quant aux résultats de la gauche pour le prochain scrutin européen.
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Cité par le Canard enchaîné daté du mercredi 22 mai, Benoît Hamon est apparu peu optimiste lundi dernier devant des journalistes. "Ce sera dur et rude pour toute la gauche, personne ne sortira de ce truc en fanfaronnant", aurait déclaré face à la presse la tête de liste du Printemps européen pour les élections européennes.Et de prédire les résultats des listes de gauche au scrutin du dimanche 26 mai : "Le PS au mieux, sauvera des élus s'il fait 5 % mais il sera en position de faiblesse pour préparer la présidentielle. La France insoumise sera 10 points au-dessous de son score (à la présidentielle)". Benoît Hamon, toujours cité dans les colonnes de l'hebdomadaire satirique, reproche par ailleurs aux écologistes d'avoir refusé de faire alliance. "Les Verts, au moment où tout le monde dit climat, climat, climat, vont être aussi 10 points au-dessous du score qu'ils auraient pu faire s'ils avaient accepté d'un peu rassembler", a-t-il regretté. L'ex-ministre prédit des lendemains difficiles pour la gauche après ces élections européennes : "Ça va être indiscutablement la soupe à la grimace pour tout le monde à gauche, car, le suffrage universel, c'est le baromètre". "Je tirerai les leçons d'un deuxième échec majeur" Le fondateur de Génération.s a averti mercredi 22 mai sur France 2 : "Je tirerai les leçons d'un deuxième échec majeur au suffrage universel et les idées que je porte, naturellement, elles disparaîtront et de la reconstruction de la gauche et du paysage politique". "Je veux le dire aux électeurs et notamment aux indécis : si je ne passe pas les 5%, les idées que j'ai défendues, le revenu universel, la taxe sur les robots, la transition écologique telle que je l'ai défendue avec la justice sociale, ces idées s'évanouiront aussi", avait-il mis en garde. Devant les journalistes lundi, Benoît Hamon est apparu déconcerté : "C'est fou, on est à une semaine de l'élection et j'ai l'impression d'apprendre aux gens que je suis candidat, ça me laisse pantois". Selon les derniers sondages, la liste Génération.s recueillerait entre 2,5 et 3 % des suffrages lors du scrutin du 26 mai, sous le seuil des 5 % nécessaires pour envoyer des élus au parlement de Strasbourg. Candidat pour le PS en 2017, Benoît Hamon avait lourdement échoué, avec 6,36 % des suffrages.
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Le maire de Sao Paulo Bruno Covas, qui lutte contre un cancer depuis l'an dernier, a annoncé samedi avoir été testé positif au nouveau coronavirus, mais a assuré qu'il resterait à la tête de la plus grande ville du Brésil.
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"Aujourd'hui, j'ai été testé positif au coronavirus. Je vais bien. Aucun symptôme", a-t-il assuré sur Instagram.Dans une vidéo publiée sur le même réseau social, il a révélé avoir reçu ce résultat à l'issue d'un dépistage de routine, après avoir été testé négatif à quatre reprises auparavant."La recommandation de mon médecin, comme je n'ai pas de symptômes, est de rester chez moi. Il n'est pas nécessaire de quitter mon poste, je vais pouvoir continuer à faire des réunions en ligne", a ajouté le jeune maire de 40 ans, en précisant qu'il devrait rester chez lui une dizaine de jours.Au début de la pandémie, Bruno Covas avait fait installer un lit dans son bureau à la mairie, afin d'être disponible 24h/24h pour s'occuper de la crise sanitaire qui touche ses 12,2 millions d'administrés.En octobre dernier, des examens ont détecté un grave cancer du tube digestif. Après de nombreuses séances de chimiothérapie, il a dû débuter l'immunothérapie le 26 février, le jour où Sao Paulo a recensé le premier cas confirmé de Covid-19 au Brésil."Je n'ai jamais pensé à quitter mon poste, parce qu'à aucun moment les médecins ne l'ont jugé nécessaire", avait affirmé le quadragénaire lors d'un entretien avec l'AFP il y a trois semaines.L'Etat de Sao Paulo, dont la mégalopole du même nom est la capitale, est le plus riche et le plus peuplé du Brésil, mais aussi le plus touché par la pandémie, avec 172.875 cas confirmés et 10.581 décès, selon le dernier bilan officiel.Cela n'a pas empêché Bruno Covas d'autoriser cette semaine une réouverture graduelle des commerces, en raison d'une baisse récente du taux d'occupation des lits en soins intensifs.
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Une information judiciaire a été ouverte après que des vidéos ont été diffusé sur les réseaux sociaux.
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Des membres du personnel de l'Ehpad La Rossignole d'Onet-le-Château ont-ils eu des comportements maltraitants envers des pensionnaires ?C'est pour répondre à cette question que le parquet avait ouvert le 4 août dernier une enquête préliminaire, et qu'il vient de transférer le dossier à un juge d'instruction. Ce dossier vise une dizaine de délits dont violence sur personne vulnérable et non assistance à personnes en danger ou atteinte à la vie privée, a indiqué le procureur de la République de Rodez, Olivier Naboulet.L'enquête, déclenchée par une plainte de la directrice démissionnaire de l'établissement, Frédérique Modolo, porte sur des maltraitances présumées infligées à des résidents souffrant d'Alzheimer à l'Ehpad La Rossignole d'Onet-le-Château. Frédérique Modolo indique avoir découvert fin juillet que des membres du personnel échangeaient, depuis au moins novembre 2019, des photos de résidents montrés dans des positions dégradantes, assorties de commentaires injurieux. L'enquête préliminaire a révélé que "des photos et vidéos mettant en scène des résidents dans différentes situations dégradantes étaient échangées au sein d'un groupe Messenger ouvert entre salariés", précise le parquet.Un dizaines de ces vidéos, mettant en scène au moins six pensionnaires de plus de 77 ans, ont pu être identifiées lors de la première phase d'enquête. Deux employés de l'Ehpad ont été placés en garde à vue courant août mais "nient les faits ou leur dénient tout caractère dégradant", a encore indiqué le parquet.L'ARS a été saisie le 6 août, quatre des salariés concernés licenciés le 12 août, la directrice a démissionné et les familles des unités protégées concernées informées le 4 septembre. Le procureur a requis l'association France Victimes "afin d'apporter un soutien psychologique aux résidents, à leurs familles et aux personnels non impliqués" alors que quatorze plaintes de famille ont été déposées par des proches des victimes à ce jour.
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Après l'Allemagne, les Etats-Unis, l'UE et le G7, Emmanuel Macron a demandé lundi des comptes à Vladimir Poutine sur le sort d'Alexeï Navalny, lors d'un entretien téléphonique où il a dénoncé une "tentative d'assassinat" de l'opposant russe.
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Le président français lui a demandé que "toute la lumière soit faite, sans délai", sur la "tentative d'assassinat" de l'opposant russe Alexeï Navalny, qu'il a qualifiée "d'empoisonnement", a annoncé l'Elysée."Une clarification est nécessaire de la part de la Russie dans le cadre d'une enquête crédible et transparente", a dit le chef de l'Etat, précisant que "la France partage, sur la base de ses propres analyses, les conclusions de plusieurs de ses partenaires européens sur les faits d'empoisonnement à l'aide d'un agent neurotoxique Novitchok".Jusqu'ici, la France s'était exprimée sur cette affaire dans le cadre du G7 et de l'UE au niveau du ministère des Affaires étrangères.Placé en août en réanimation dans un hôpital sibérien après avoir fait un malaise dans un avion, Alexeï Navalny, opposant numéro un au Kremlin, a été transféré en Allemagne. Les médecins allemands disent avoir trouvé les traces d'un empoisonnement à un agent innervant de type Novitchok, substance conçue à l'époque soviétique à des fins militaires.La semaine dernière, les critiques occidentales se sont multipliées. L'UE a évoqué de possibles sanctions et Angela Merkel a fait savoir que l'Allemagne n'excluait pas le gel du projet de son gazoduc phare avec la Russie, Nord Stream 2, qui doit approvisionner l'Europe en gaz russe via la mer Baltique.Mardi, les pays du G7, dont la France, ont aussi exhorté Moscou à traduire "urgemment" en justice les auteurs de "l'empoisonnement confirmé" de M. Navalny, dénonçant comme "inacceptable" tout usage d'armes chimiques.Et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a estimé que l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny a probablement été orchestré par "de hauts responsables" russes.Le Kremlin a contre-attaqué en indiquant que "toute tentative d'associer la Russie de quelque manière que ce soit à ce qui s'est passé est inacceptable".Berlin a, elle, annoncé ce lundi que des laboratoires français et suédois confirmaient que l'opposant a été victime d'un agent neurotoxique de type Novitchok.Cette affaire porte un coup dur au dialogue franco-russe, qu'Emmanuel Macron avait tenté de relancer en tendant la main à Vladimir Poutine, semant le trouble chez certains de ses alliés européens.
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Agathe Pfrimmer a découvert avec surprise l'"élan de solidarité formidable" de ses collègues de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) de Thann, lancée par son ancienne directrice d'agence et son nouveau directeur.
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Aide-soignant à l'hôpital de Mulhouse, en première ligne face à l'épidémie de coronavirus, le conjoint d'Agathe Pfrimmer est malade depuis la fin du mois de mars, a raconté cette dernière à l'AFP. Placé dans le coma pendant un mois, cet homme de 34 ans a pu rentrer chez lui début juin, mais reste sous assistance respiratoire 24 heures sur 24 et sous cortisone et a besoin d'attention constante. Atteinte par le Covid-19 en même temps que lui, Agathe Pfrimmer, conseillère bancaire, est d'abord en arrêt maladie puis pose des congés pour s'occuper de lui et de leurs filles de 2 et 6 ans. Elle découvre avec surprise que ses collègues de l'agence Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) de Thann se sont mobilisés pour lui faire don de RTT. "Je n'étais même pas au courant de cette opération de don de congés lancée par mon ancienne directrice d'agence et mon nouveau directeur", s'émeut la jeune femme. Son ancienne directrice, dont les enfants sont déjà grands, pense d'abord à lui donner une semaine de ses congés et contacte le directeur de département, qui se met lui-même en relations avec la direction des ressources humaines. En une semaine, 70 jours de RTT sont "collectés" auprès de salariés de la banque dans le Haut-Rhin, puis la cagnotte est étendue à l'ensemble du Grand Est et monte à 150 jours. La loi du 9 mai 2014 dite "loi Mathys" du nom d'un petit garçon atteint d'un cancer, permet le don de jours de repos à un parent d'un enfant gravement malade. En 2018, elle a été élargie aux proches aidants de personnes âgées ou handicapées, en perte d'autonomie."C'était un vrai soulagement de ne pas avoir à me demander comment j'allais faire pour essayer de donner une vie normale à mes filles et accompagner au mieux mon conjoint", confie Mme Pfrimmer, qui évoque un "élan de solidarité formidable, qui donne du courage".Au sein de BPALC, "nous avons souhaité aller plus loin en élargissant à la situation d'un conjoint", via un accord avec les partenaires sociaux, explique à l'AFP le directeur des ressources humaines de la banque, David Marchal. Agathe Pfrimmer est la quatrième à bénéficier de ces dons, anonymes, qui suscitent selon M. Marchal un "véritable engouement des collaborateurs qui veulent aider". Aujourd'hui, elle espère ne pas avoir besoin d'utiliser tous ces jours et pouvoir les reverser dans une réserve pour un autre collègue dans le besoin.
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Les braqueurs se sont enfuis à bord d'une voiture, retrouvée un peu plus tard en feu à Neuilly-sur-Seine.
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Deux malfaiteurs ont braqué l'hôtel de luxe Peninsula à Paris, dans la nuit de mercredi à jeudi 4 avril, a-t-on appris de sources policières. Ils sont repartis avec 350.000 euros de bijoux et de vêtements.Selon ces sources, confirmant une information du Point, deux personnes encagoulées et gantées ont pénétré vers 0H50 dans l'hôtel Peninsula, proche de l'Arc de Triomphe, dans le XVIe arrondissement avant que l'un d'eux ne mette en joue les employés avec une arme. Un malfaiteur en a alors profité pour briser à l'aide d'une hache quatre vitrines où étaient exposés des bijoux de luxe et des vêtements. Aucun coup de feu n'a été tiré, aucun blessé n'est à déplorer. La première estimation du préjudice s'élève à entre 350.000 et 400.000 euros. L'inventaire était toujours en cours jeudi matin.Les auteurs de ce vol à main armée ont ensuite pris la fuite à bord d'une voiture conduite par un troisième complice. Celle-ci a été retrouvée quelques dizaines de minutes plus tard en feu à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de répression du banditisme (BRB).
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Dans le sillage de l'OMS, qui a publié cette semaine un rapport accablant sur la surconsommation d'antibiotiques dans le monde, des médecins et associations de patients alertent sur les dangers de l'antibiorésistance.
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Dans les années à venir, "il y aura des infections banales que l'on ne pourra plus soigner." Ce constat alarmant est dressé par le Professeur Eric Senneville, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Tourcoing (Nord), dans un entretien au Parisien publié ce jeudi 1er février. En plein cœur de l'hiver, les médecins veulent attirer l'attention du public sur les risques liés à la surconsommation d'antibiotiques. Ces médicaments, fréquemment prescrits en France comme ailleurs, se révèlent inutiles dans 30% des cas, généralement parce que la maladie a été mal diagnostiquée. Or la consommation repart à la hausse, laissant craindre des résistances de plus en plus nombreuses de bactéries. Urgence"Il y a urgence ! (...) la situation se dégrade", lance Eric Senneville. On le voit par exemple avec les infections de peau, de plus en plus nombreuses et qui coûtent cher. Si la résistance aux antibiotiques continue à progresser à ce niveau d'intensité, sans autre option de soin, il y aura bientôt des infections banales que l'on ne pourra plus soigner. C'est un problème majeur, faisant chaque année des morts. Des patients décèdent non pas de la gravité de leur maladie, mais de ne pas avoir le bon traitement. Antibiotiques : sont-ils encore efficaces ?par Europe 1"L'antibiorésistance remet en question la capacité à soigner les infections, même les plus courantes", scandent les médecins signataires de la tribune publiée par Le Parisien. Selon une étude réalisée par Sirius Health en décembre 2017, les séjours à l'hôpital pour soigner des infections cutanées récalcitrantes ont augmenté de % entre 2014 et 2016, tout comme certaines formes de surinfections.La pénicilline, une révolution en matière de santéLa découverte de la toute première molécule permettant à l'organisme de combattre les bactéries, la pénicilline, remonte à 1928. C'est par hasard que le Britannique Alexander Fleming révolutionna la médecine, en trouvant un moyen de soigner efficacement pour la première fois les pneumonies, méningites ou encore la syphilis. Depuis, les dizaines d'antibiotiques découverts ont apportés 20 ans d'espérance de vie en plus à l'humanité, selon les estimations de l'OMS. Mais ces dernières années, les antibiotiques sont devenus moins efficaces pour certaines infections, comme la tuberculose, en raison de l'émergence de bactéries résistantes. Utilisés à tort ou excessivement, y compris dans les élevages, ils ont perdu de leur efficacité. Les malades ont aussi tendance à écourter leur traitement antibiotique dès que leurs symptômes disparaissent, ce qui favorise la résistance des bactéries aux traitements.
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Sur les 70 places de réanimation "sacralisées" pour des patients atteints du Covid-19 dans les Bouches-du-Rhône, "65 à 67" sont occupées, selon le professeur Dominique Rossi, président de la Commission médicale d'établissement à l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille.
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Dans le sud de la France, la reprise de l'épidémie de coronavirus commence à sérieusement inquiéter les professionnels de santé. La situation n'est pas encore dramatique mais nécessite d'être suivie pour éviter de se laisser déborder. "Le virus circule de manière très importante" à Marseille et de façon plus générale dans les Bouches-du-Rhône, souligne le Pr Dominique Rossi, ce lundi matin au micro de BFMTV. Le taux d'incidence atteint "180 pour 100 000 habitants", annonce-t-il, soit le triple de la moyenne nationale (58). Le seuil d'alerte est fixé à 50. Le président de la commission médicale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) explique que "sur les 300 lits de réanimation que comptent les Bouches-du-Rhône, 70 sont sacralisés pour le Covid-19". Et surtout que "sur ces 70 lits, entre 65 et 67 lits sont occupés".La différence avec ce printemps, "c'est qu'il y a une activité non Covid-19 très importante. Il y a eu le déconfinement, il y a de la traumatologie, il y a eu énormément de touristes, il y a une longue liste de malades qui ont absolument besoin d'une prise en charge", précise le professeur Rossi.Pour les malades du Covid-19, "il nous reste une petite marge de manoeuvre et on maîtrise parfaitement les choses", assure-t-il. "Il nous faut pas faire du catastrophisme", insiste Dominique Rossi, qui reconnaît que la situation dans le département est de plus en plus tendue."Au-delà, prévient-il, on consacrera encore plus de lits aux malades du Covid-19 et ce sera au détriment d'autres pathologies. On est sur une ligne de crête et il faut que la population nous aide à y rester". Ainsi, le médecin appelle les Marseillais à respecter les gestes barrières, "à porter un masque et être très prudent lors des rassemblements et les événements festifs".
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Du matériel a été cassé et incendié sur deux péages autoroutiers dans les Bouches-du-Rhône, où des "gilets jaunes" ont l'habitude de manifester. Une enquête a été ouverte.
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Les actions de "gilets jaunes" se poursuivent. Les péages autoroutiers de La Ciotat (A50) et de la Barque (A8), lieux de rassemblement de manifestants dans les Bouches-du-Rhône, ont été en partie dégradés dans la soirée de mardi 1er janvier. Vinci Autoroutes a annoncé avoir porté plainte pour "dégradations volontaires".Sur l'A50 au péage de La Ciotat, des bornes de paiement ont été incendiées et du matériel cassé, a indiqué un porte-parole du groupe. La circulation a été déviée dans les deux sens de 20h40 à 22h15 pour permettre l'intervention des sapeurs-pompiers, des forces de sécurité et des équipes de Vinci, précise le communiqué. Sur l'A8 au péage de la Barque, deux cabines ont été brûlées, selon la préfecture de police. Cela a nécessité d'interrompre la circulation dans le sens Italie/Lyon de 22h50 à 00h20 avec la mise en place d'une déviation, ajoute Vinci autoroutes.Les enquêtes ont été confiées à la gendarmerie et à la police pour établir d'éventuels liens entre les deux événements, a indiqué la préfecture de police. Pour l'heure, aucune personne n'a été interpellée.Ce n'est pas la première fois que ces deux péages sont la cible d'actes de violence et de vandalisme. À La Ciotat, des affrontements survenus le 24 novembre ont entraîné des condamnations allant de quatre mois à un an de prison ferme pour huit manifestants. Dans la nuit du 29 novembre, 180 casseurs casqués et encagoulés avaient mis le feu à des pneus et dégradé du matériel urbain. Sept majeurs, âgés de 20 à 30 ans, et deux mineurs avaient été interpellés. Le 2 décembre, huit personnes avaient également été placées en garde à vue pour de nouveaux heurts avec des policiers.
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Après avoir réaffirmé son souhait de voir le gouvernement retirer son projet de réformes des retraites, Ségolène Royal a clairement mis en cause vendredi matin sur BFMTV et RMC Edouard Philippe et Emmanuel Macron dans ce qu'elle appelle la "pagaille" qui agite la France depuis trente jours désormais.
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Au trentième jour de grève dans les transports suite au projet de réforme des retraites voulu par le président de la République et le gouvernement, Ségolène Royal s'est de nouveau exprimé vendredi matin sur les ondes de BFMTV et RMC. Si elle a également de nouveau dû se justifier sur son action en tant qu'ambassadrice des pôles, la président de Désir d'avenir pour la planète, désormais bien installée dans un nouveau rôle de franc-tireur, a surtout critiqué l'attitude de l'exécutif, clairement responsable selon elle du désordre actuel. "J'ai demandé le retrait de la réforme il y a déjà quelques semaines. Nous sommes au trentième jour de grève et je considère - pas seulement moi d'ailleurs, mais tous les Français - qu'une réforme de cette importance doit se faire dans un consensus minimal. Le gouvernement n'a pas su résoudre le mouvement des Gilets jaunes et il recommence la même erreur. C'est à dire que les Gilets jaunes, ça pouvait être réglé en 48 heures avec le retrait de la taxe carbone qui était une taxe injuste et provocatrice. Et aujourd'hui le gouvernement rechigne à retirer une réforme alors qu'il voit bien que cette réforme est incomprise et qu'il y a une pagaille maintenant dans le pays. Moi, je n'aime pas la pagaille, vous me connaissez. Il est possible de réformer un pays dans le calme. Le gouvernement est responsable de la pagaille."Et de détailler la raison de cette prise de position contre le gouvernement et Emmanuel Macron. "Pourquoi ? Parce que la responsabilité gouvernementale et présidentielle c'est de réformer le pays dans le calme et dans un consensus démocratique. Aujourd'hui, on ne sait même pas qui sont les gagnants et les perdants de cette réforme. Ça prouve qu'il y a un vrai problème. Et il y a aussi un vrai problème de confiance parce qu'il y a un écart entre les mots et les actes.""Le modèle social français est un trésor"Alors qu'elle a soutenu Emmanuel Macron en 2017, l'ancienne ministre de l'Ecologie n'accepte pas les décisions du président de la République, sous couvert de majorité acquise il y a deux ans. "Tous les citoyens qui ont voté pour Emmanuel Macron n'ont pas voté pour casser le système des retraites, pour casser l'hôpital public, pour casser l'école publique et pour privatiser à tout-va. Sans parler des régressions dans le domaine écologique et dans le domaine environnemental."Et l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle 2007 d'insister sur l'importance de ne pas bouleverser le modèle français : "La dégradation de la protection sociale et des services publics a lieu pour des raisons idéologiques dont le gouvernement ne se cache pas ; il pense que le privé est mieux géré que le public mais c'est faux. Pourquoi les Français ont-ils peur et se mettent en mouvement ? C'est parce qu'ils ont peur de la disparition du modèle social français, qui est un trésor."
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Bruno Le Maire estime qu'il faut "saisir la main qui a été tendue par la CFDT".
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Alors que le mouvement de contestation contre la réforme des retraites menace de reprendre de l'ampleur avec la rentrée, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a estimé lundi 6 janvier qu'un compromis était possible avec le syndicats.'"Il n'y a aucune inflexibilité, aucune volonté de laisser pourrir la situation, et au moment où je vous parle, ce qui me frappe, c'est que jamais le compromis ne m'a paru aussi proche, a-t-il déclaré sur France Inter. Jamais la possibilité de parvenir à un accord ne m'a semblé à portée de main." Comment sortir de l'impasse ? Peut-être en organisant une "conférence de financement" du système de retraite distincte du projet de loi actuellement en préparation, comme l'a proposé le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. C'est "une très bonne proposition", a estimé M. Le Maire, ajoutant qu'il fallait "saisir la main qui a été tendue par la CFDT", alors que le syndicat reste opposé à l'instauration d'un âge pivot."Banco pour cette conférence", a insisté Bruno Le Maire, même s'il a estimé que l'âge pivot est "une bonne solution", alors que le Premier ministre ouvrira mardi une séance de discussions avec les partenaires sociaux pour sortir du conflit sur la réforme des retraites. "Mais ne préjugeons pas à l'avance des résultats de cette conférence", a-t-il ajouté. Même son de cloche du côté du ministre des Relations avec le parlement, Marc Fesneau. "Ça montre bien qu'il y a un sujet de financement", a-t-il fait valoir. Et "que Laurent Berger et d'autres centrales syndicales puissent dire qu'il y a un sujet de financement, et regardons, et remettons-nous autour de la table pour en parler, c'est plutôt une bonne nouvelle et donc on va regarder dans les jours qui viennent", a ajouté le ministre.De même, les deux ministres ont estimé que l'idée d'une décote temporaire en cas de départ à la retraite avant l'âge pivot, telle qu'évoquée par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, était "une très bonne proposition". "Tout ce qui nous permet de sortir du face-à-face, du conflit (...), tout est bon", a affirmé M. Le Maire.
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Parmi les moyens exceptionnels mis en place par le gouvernement pour assurer la sécurité samedi à Paris, une douzaine de véhicules blindés à roues de la gendarmerie occupent les points stratégiques de la capitale.
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Mobilisation de près de 90.000 hommes, recours à des véhicules blindés et plus grande "réactivité" des forces de l'ordre : après deux week-ends où la violence est montée crescendo, la France et plus précisément Paris ont déployé un dispositif de sécurité extraordinaire samedi 8 décembre. Pour la première fois à Paris, une douzaine de VBRG, les véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG), participent au maintien de l'ordre pour cette quatrième journée de mobilisation des "gilets jaunes".Utilisés à Notre-Dame-des-Landes, leur dernière sortie en métropole, ou plus régulièrement en Outre-mer, ils sont destinés à progresser sous des tirs d'armes à feu et permettent de dégager des barricades. "Il y a aussi clairement un effet dissuasif", relève une source au ministère de l'intérieur. 14 de ces engins seront mobilisés dans la capitale sur "certains points sensibles", comme Bastille, la place de la Concorde ou encore l'avenue des Champs-Élysées. En service depuis plus de 40 ans"Nous allons utiliser une douzaine de véhicules blindés de la gendarmerie [...] parce que nous avons en face de nous des gens qui ne sont pas là pour manifester, mais qui sont là pour casser et nous voulons faire en sorte de ne pas leur laisser les mains libres", a expliqué jeudi 6 décembre Édouard Philippe sur TF1. Ces VBRG ont intégré l'arsenal de maintien de l'ordre français depuis 1974. Mis en service sous le nom de Berliet VXB 170, ce véhicule est capable de transporter neuf militaires équipés. Selon Ouest France, le remplacement par un véhicule plus moderne est souvent annoncé afin de mieux répondre aux besoins de la gendarmerie.Transporter des hommes et dégager les routesEn juillet, le général Lizurey, directeur de la gendarmerie, évoquait la première utilisation de ces blindés en France après l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. "Les VBRG sortent peu. Avec Notre-Dame-des-Landes, c'est la première fois depuis qu'ils existent qu'ils sont sortis en métropole pour du maintien de l'ordre. D'habitude, on les utilise pour des missions de secours, comme lors de chutes de neige. Jusqu'à présent, on les mettait en réserve mais c'est la première fois qu'on les a engagés réellement. Or ça fait 45 ans qu'ils existent. Outre-mer, en revanche, on les utilise régulièrement ; on a par exemple une composante blindée extrêmement importante en Nouvelle-Calédonie parce que les VBRG permettent de dégager les routes avec leur lame ". Les VBRG déployés à Paris ce samedi ne sont pas équipés d'armes et ont un rôle de maintien de l'ordre purement défensif, précise le quotidien de l'Ouest. Ils pourront servir à véhiculer des groupes de gendarmes mobiles en les protégeant de tirs de projectiles et pourront dégager les routes des obstacles comme des barricades érigées par des manifestants.
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Au contact des Gilets jaunes qui manifestent samedi 26 janvier, la ministre des Outre-Mer Annick Girardin a croisé la route d'Étienne Chouard, père controversé du Référendum d'initiative populaire.
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"Étienne Chouard, le père du RIC, on n'en parle jamais !" Un militant Gilet jaune avait bien prévenu Annick Girardin, mais l'a-t-elle entendu ? Samedi 26 janvier, jour d'acte XI de la mobilisation des Gilets jaunes, la ministre des Outre-mer s'est rendue sur le terrain, à la rencontre des manifestants, visiblement avec pour idée d'ouvrir le dialogue.Au hasard d'un cortège et sous l'œil des caméras de BFM TV, Annick Girardin a donc eu l'occasion d'aborder la revendication phare de beaucoup de Gilets jaunes : le RIC, pour Référendum d'initiative citoyenne. Et pas avec n'importe qui. L'homme avec qui s'ouvre le débat est affublé d'un Gilet jaune et d'un fan-club qui brandit même son livre à la caméra. Il se trouve particulièrement maîtriser le sujet, et pour cause, il s'agit d'Étienne Chaouard, "père du RIC", professeur de droit et d'économie idole d'une partie des Gilets jaunes et controversé, notamment pour ses relations avec le tout aussi controversé Alain Soral. Qu'elle le connaisse ou non, la ministre semble ouverte à la discussion, en l'occurrence sur la méthode à adopter pour davantage inclure les citoyens dans le processus républicain. "Il faudrait que le RIC soit encadré par des procédures qui nous empêcheraient de réagir trop vite, concède Étienne Chouard qui déplore malgré tout que "des sujets interdits comme les impôts ou les traités" dans les pays ou une forme de RIC existe déjà, comme l'Italie. "Je ne vois pas l'argument qui pourrait justifier que les peuples ne puissent pas, de leur propre initiative, voter eux-mêmes sur les impôts."Impensable pour la ministre. "Je suis pour faire participer les citoyens à la décision", explique-t-elle à Étienne Chouard, qui se fend d'un courtois "Merci Annick" avant de reprendre son chemin. Interrogée seule par BFM TV quelques minutes plus tard, la ministre ne semble pas s'émouvoir de l'identité de son interlocuteur, mais tiens un discours plus sévère sur le RIC. "Je suis pour qu'on associe plus, explique-t-elle. De là à évoquer la question du RIC et de son développement, je crois que ça va beaucoup trop loin".
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Une cagnotte, lancée le 23 mars en soutien aux cheminots en grève, a franchi la barre du million d'euros ce vendredi. Que vont-ils faire de cette cagnotte ?
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Plus de 26 000 personnes ont participé à la cagnotte de soutien aux cheminots, lancée le 23 mars dernier et hébergée sur la plateforme Leetchi.Plus d'un million d'euros ont été récolté et le compteur continue de grimper : "Il y a plus de 26 00 donneurs. Plus de 6000 témoignages de soutien", a détaillé Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT cheminot sur LCI. Initié par le sociologue Jean-Marc Salmon, d'autres personnalités ont également soutenu la collecte comme le philosophe Etienne Balibar, les écrivaines Annie Ernaux et Geneviève Brisac ou encore le romancier Didier Daeninckx. Dans un article publié sur un blog de Mediapart, certaines personnalités ont expliqué leur démarche : "Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes. Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en "société anonyme". À ce jour, la ministre des transports n'a pas ouvert de négociations. Le pouvoir engage un bras de fer. Nous nous souvenons des grèves de 1995 et 1968 durant lesquelles les cheminots avaient arrêté le travail."20 à 30 euros par gréviste"La solidarité entre voisins et collègues met en échec le calcul gouvernemental de dresser les usagers contre la grève", écrivent-ils. "Chacun comprend que les journées de grève coûtent et que pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer. Nous soutiendrons financièrement les cheminots." Comment sera distribué le chèque d'1 million d'euros remis aux cheminots grévistes?par BFMTVLes organisateurs vont créer une association pour gérer l'argent récolté : "L'argent va être redistribué à l'ensemble des grévistes sur la base des revenus sur salaire", explique Laurent Brun, secrétaire fédéral de la CGT cheminots. "On va demander aux cheminots de faire remonter les dossiers avec leurs fiches de salaire." Mais les sommes redistribuées ne permettront pas de combler le manque à gagner pour chaque gréviste, explique Laurent Brun : "On a 20000 à 30.000 grévistes. Ca fera 20 à 30 euros par gréviste. Quelqu'un qui gagne 1500 euros, il perd 500 euros. Vous voyez bien qu'on est loin du compte."
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La canicule s'achève en France mais le Covid-19 ne connaît pas de répit: certains indicateurs sont en hausse ces derniers jours, et les appels se font plus pressants pour généraliser le masque à l'extérieur afin de contrer la montée en puissance de l'épidémie.
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Le Premier ministre Jean Castex, craignant un retour à un système de santé "sous tension", a sommé mardi les Français de se ressaisir pour éviter une reprise de l'épidémie, plaidant pour le port du masque malgré la canicule et demandant aux préfets d'étendre leur obligation dans les espaces publics."Le Premier ministre a raison, il se passe quelque chose : les courbes remontent un petit peu. (...) Il faut casser ce cycle (...) Il est hors de question qu'on reconfine la France", a déclaré mercredi sur LCI Patrick Pelloux, président du Syndicat des médecins urgentistes hospitaliers de France.Il a prôné le port du masque partout, jugeant "incompréhensible" le schéma où il est imposé dans certaines zones fréquentées: "On s'y perd. Il faut le porter partout, au niveau national". Le port du masque à l'extérieur s'étend à de plus en plus de villes et sites touristiques en France. Après de nombreuses zones de Paris, c'est le centre de Bordeaux qui s'ajoutera à la liste dès samedi, ainsi que les marchés de plein air du Var ou du Cantal.Face aux appels à rendre le masque obligatoire partout, le ministre de la Santé Olivier Véran, faisant "confiance aux élus locaux et aux préfets", a estimé mercredi soir sur France 2 qu'"il n'y a pas nécessairement besoin d'obligation pour qu'on puisse se protéger".Il a ainsi décliné la "règle ABCD pour savoir quand il faut le porter": "A, quand on est à risque, fragile, âgé ; B quand on est dans un lieu bondé ; C pour les endroits clos; D quand la distance est impossible à gérer".Le gouvernement a également promis cette semaine de renforcer les contrôles là où le masque est obligatoire.- "2 diagnostics de contamination par minute" -Dans ce contexte, les agressions liées au non-respect de cette obligation se sont multipliées ces dernières semaines. Dernière en date, une infirmière a été frappée mardi dans un bus en Seine-Saint-Denis par deux adolescents auxquels elle avait demandé de mettre un masque. Le dernier bilan de la Direction générale de la Santé publié mercredi soir confirme une hausse du nombre de cas diagnostiqués: 11.633 sur une semaine, dont 2.524 dans les dernières 24 heures (une progression quotidienne inédite depuis mai)."Deux diagnostics de contamination chaque minute, c'est beaucoup (...) Mais la proportion de complications est beaucoup plus faible qu'au cours de la vague épidémique à proprement parler", a commenté Olivier Véran, expliquant cette différence par le fait notamment que les personnes diagnostiquées sont "plus jeunes", "moins porteurs de fragilités". Ainsi, le nombre de malades en réanimation est toujours relativement stable depuis fin juillet (-12 à 379).Mais certains médecins craignent que ça ne dure pas. "Dans quinze jours ou trois semaines, on risque de commencer à avoir des tensions en réa, si on ne fait rien tout de suite", avait mis en garde mardi sur France Inter Djillali Annane, chef du service de réanimation à l'Hôpital Raymond Poincaré de Garches.Signe de l'incertitude croissante, le marathon de Paris, prévu le 15 novembre, a été annulé. La course qui passe chaque année devant les lieux emblématiques de la capitale (départ sur les Champs-Elysées, Opéra, Bastille, Notre-Dame, Tour Eiffel...), initialement programmée le 5 avril, avait été reportée à deux reprises, au 18 octobre puis au 15 novembre. - Vers la fin de la canicule -Sur le front de la canicule, Météo-France a levé mercredi l'alerte rouge.Malgré tout, les 13 départements concernés (Hauts-de-France et Ile-de-France) restent en vigilance orange, tout comme 31 autres départements d'un grand quart nord-est du pays.La vague de chaleur va enfin être chassée jeudi, ou vendredi pour l'Est, par une dégradation orageuse. Alors qu'une moitié ouest du pays avait été placée mercredi matin en vigilance orange orage, seulement 13 départements restaient en alerte mercredi soir.La multiplication des vagues de chaleur est un des marqueurs les plus clairs du réchauffement de la planète et même si ce nouvel épisode n'aura pas atteint l'intensité de ceux de 2019, avec un record à 46°C, ni la longueur de la canicule historique de 2003, il devrait se classer dans les cinq plus sévères subis par le pays.
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DÉSINTOX. Alors qu'un préjudice financier de "14 milliards d'euros par an" avait été relayé ces derniers mois dans le débat public par des responsables politiques comme Marine Le Pen et la sénatrice centriste Nathalie Goulet, un rapport sénatorial rendu public mercredi estime que "la fraude à l'immatriculation à la Sécurité sociale par des personnes nées hors de France" se chiffre plutôt en millions d'euros.
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En décembre dernier, la sénatrice UDI Nathalie Goulet tirait la sonnette d'alarme : la fraude aux faux numéros de la Sécurité sociale occasionneraient "une fraude évaluée à 14 milliards par an". Elle réclamait alors un rapport "un rapport d'information sur l'étendue" de cette fraude, que l'Assemblée nationale avait passé à la trappe. Selon une estimation de 2011, il existerait "1,8 million de numéros de 'Sécu' attribués sur la base de faux documents", dans le cadre d'un processus d'attribution particulier, réalisé "manuellement", pour les personnes nées à l'étranger, expliquait le magistrat Charles Prats."1,8 million de numéros de Sécurité sociale de gens nés à l'étranger. C'est un chiffre colossal ! 1,8 million de numéros frauduleux représentant environ 13 milliards par an. Un pillage dont le gouvernement est complice !", avait également réagi sur Twitter la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'était aussitôt élevée contre les "faux bruit" circulant sur cette prétendue fraude massive, alors que celle-ci était selon elle "rarissime". Selon Mme Buzyn, les fraudes aux prestations pour l'assurance maladie atteignent 244 millions d'euros et peuvent être "liées aux professionnels de santé, aux assurés", tandis que "la fraude pour usurpation d'identité et en communication de faux documents représente 0,3% des sommes concernées soit moins de 1 million d'euros". "Un risque financier à relativiser"Qui dit vrai ? Un rapport sénatorial, dirigé par le parlementaire Jean-Marie Vanlerenberghe (Union centriste) rendu public mercredi 5 juin estime que cette fraude "se mesure en millions d'euros et non en milliards". Son préjudice pour les finances publiques a été évalué "entre 200 et 802 millions d'euros" par le Sandia - service de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) chargé de l'immatriculation des personnes nées à l'étranger - et la direction centrale de la police aux frontières (DCPAF). Cette estimation se base sur un contrôle effectué "à partir d'un échantillon représentatif de l'ensemble du 'stock' de dossiers du Sandia" depuis 1988. Concernant les dossiers créés en 2017, le risque est "de l'ordre de 5,6 millions d'euros", selon le rapport. Le préjudice de la fraude à l'immatriculation n'en fait "pas un sujet hors norme en matière de fraude sociale", conclut le rapporteur, évoquant "un risque financier à relativiser". Pour autant, le rapport souligne "la sophistication de plus en plus grande des fraudeurs" et estime que le phénomène "demeure un sujet de préoccupation réel sur lequel les organismes doivent encore progresser". Parmi les recommandations formulées : privilégier "l'inscription en présence du demandeur et à partir de documents originaux", généraliser la mise en place du numéro identifiant d'attente (NIA) avant la validation de l'immatriculation, et "renforcer le partage d'informations" entre les organismes pour une suspension plus rapide des droits des fraudeurs.
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Après des semaines de chaleur caniculaire dans le sud de la France, les eaux de la "Grande Bleue" présentent des températures dignes d'une fin de mois d'août.
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Les "juillettistes" qui ont pris leurs marques sur les plages du pourtour méditerranéen pour les vacances d'été ont pu le remarquer : la mer Méditerranée est déjà bien chaude. Météo-France a fourni vendredi 5 juillet un premier relevé de températures, qui fait état d'anomalies notables."La fin juin particulièrement chaude, surtout marquée par une intense canicule en dernière semaine du mois, a favorisé une hausse significative des températures de l'eau de mer près des côtes françaises. Avec une chaleur plus intense et plus durable au sud-est du pays, c'est la Méditerranée qui présente les anomalies de températures les plus importantes en ce début juillet", explique l'institut de prévisions météorologiques. Du Languedoc à la Côte d'Azur, ainsi qu'en Corse, la température en surface oscillait le 5 juillet dernier entre 25,5 et 27,5°C, soit un écart à la moyenne climatologique (ou "anomalie") allant de +3,5 à +5,5°C. De telles températures constituent une menace pour la faune et la flore marines, dont certaines espèces demeurent sensibles aux variations de température.Si la canicule persiste, "la chaleur va se propager en profondeur, et cela va avoir des conséquences sur les écosystèmes, peu habitués à vivre dans une eau au-dessus de 18 degrés", commente un chercheur de l'Institut méditerranéen d'océanologie, pour France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.
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Sept mois après le décès de l'octogénaire, ses proches déplorent la situation, d'autant qu'une autopsie réalisée par la justice algérienne établit que la blessure causée par le tir est "directement responsable" de sa mort.
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Les CRS présents lors du tir de lacrymogène à l'origine de la mort de l'octogénaire Zineb Redouane, en marge de manifestations à Marseille fin 2018, ont assuré devant les enquêteurs ne pas savoir qui d'eux avait tiré, a-t-on appris mardi 2 juillet de source proche du dossier. Sept mois après le décès de l'octogénaire, ses proches déplorent cette situation.Zineb Redouane est morte à l'hôpital, le 3 décembre 2018, deux jours après avoir été grièvement blessée par une grenade alors qu'elle se trouvait à la fenêtre de son appartement. En bas de son immeuble, de violents incidents avaient éclaté après des manifestations contre l'habitat insalubre, pour le climat, et une autre des "Gilets jaunes". 200 grenades tiréesFin janvier, les enquêteurs de l'IGPN ont entendu les cinq CRS dotés de lanceurs de grenade qui se trouvaient sur la Canebière, à portée de l'immeuble de la victime, ainsi que le capitaine qui les dirigeait. Confrontés aux images de vidéosurveillance, les policiers ont tous assuré ne pas pouvoir identifier le tireur, en raison de la distance et de la qualité des images. Trois policiers ont récusé apparaître, dont l'un car il portait une barbe et un autre une cagoule et des lunettes, alors que le CRS n'en a pas sur les images, et deux ne se prononcent ni dans un sens ni dans l'autre.Au total, ce jour, 200 grenades ont été tirés, a relaté le capitaine au cours de ces auditions, dévoilées par Mediapart mardi et dont l'AFP a eu connaissance. Sur les images, un CRS fait un tir "en cloche", en direction de l'immeuble de Mme Redouane, puis quelques secondes après prend du recul et regarde à plusieurs reprises en hauteur face à lui. "Ces policiers, qui n'ont même pas été placés en garde à vue contrairement à l'usage, savent qui a tiré et font preuve d'une mauvaise foi évidente", a déclaré à l'AFP l'un des avocats de la famille Redouane, Me Yassine Bouzrou.Le numéro de la grenade qui a touché Mme Redouane, retrouvée dans l'appartement, ne permet pas non plus d'identifier le tireur car il s'agit d'une munition "de remplacement", après l'épuisement d'un premier stock, selon ces auditions.Les fonctionnaires, expérimentés, ont assuré s'être abstenus de tout tir tendu, conformément à la législation. Selon la fille de Zineb Redouane, rapportant des propos de sa mère au téléphone au moment de l'impact, un policier l'aurait au contraire regardée et visée.De leur côté, les CRS ont insisté sur le climat particulièrement violent, ce soir-là à Marseille : "C'est l'un des maintiens de l'ordre les plus durs que j'ai eu à gérer", explique l'un, tandis qu'un autre se rappelle qu'il n'était "pas sûr (d'en) sortir indemne".Un vice-procureur, présent sur le terrain le soir du drame, chargé du début de l'enquêteLes proches des victimes attendent désormais le dépaysement des investigations, sur lequel la Cour de cassation doit se prononcer rapidement. En cause, notamment, la présence d'un vice-procureur de Marseille, sur le terrain aux côtés des policiers, le soir du drame. Cette présence a été signalée par les policiers lors de leurs auditions et est donc "connue de l'autorité judiciaire depuis le 25 janvier", a souligné Me Bouzrou. Ce vice-procureur a été chargé du début de l'enquête, et le procureur général n'a accepté d'enclencher le dépaysement de l'enquête qu'en juin, s'indigne-t-il.Un écueil judiciaire de plus selon l'avocat, qui met en cause "l'impartialité" de la justice marseillaise dans cette affaire sensible, depuis la première enquête, ouverte par le parquet pour "recherche des causes de la mort", jusqu'au traitement de sa plainte pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donnée", déposée au nom de la fille de Mme Redouane pour faire avancer l'enquête.Les conclusions de l'autopsie algérienneMardi, un autre élément s'est ajouté au puzzle : une autopsie réalisée par la justice algérienne, le pays d'origine de Mme Redouane. Ses conclusions, dévoilées par Le Média, établissent que le "traumatisme (facial) est directement responsable de la mort par aggravation de l'état antérieur (...), malgré les soins"."J'espère que cette expertise va faire bouger les choses", a commenté Brice Grazzini, autre avocat des proches, qui va la faire verser à l'instruction. Selon lui, la première autopsie à Marseille, qui s'abstenait de trancher l'origine du décès de Mme Redouane, faute d'éléments suffisants notamment sur ses antécédents médicaux, témoignait d'un "manque de diligence".
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L'usage obligatoire du masque gagne rapidement du terrain dans les villes d'Europe face au coronavirus, notamment en France, menacée d'une reprise incontrôlée de l'épidémie, alors que le monde s'approche de la barre des 700.000 morts.
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Dès mercredi, le masque sera obligatoire même à l'extérieur dans les zones les plus fréquentées de Toulouse, dans le sud-ouest de la France.Il en sera très prochainement de même à Paris et dans d'autres villes, ont annoncé les autorités. Une mesure similaire entre en vigueur mercredi dans le célèbre Quartier Rouge d'Amsterdam et dans les quartiers commerçants de Rotterdam.Le virus a tué plus de 211.000 personnes sur le seul continent européen selon un bilan réalisé mardi par l'AFP, sur un total de 694.805 morts dans le monde depuis fin décembre.La nervosité semble gagner le gouvernement français alors que l'instance scientifique qui le guide juge "hautement probable qu'une seconde vague épidémique soit observée à l'automne ou l'hiver"."Le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières : l'équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple", a mis en garde le Conseil scientifique mardi.Le gouvernement irlandais a pour sa part décidé de repousser la dernière phase de son déconfinement, qui comprend notamment la réouverture de tous les pubs, ainsi que celle des bars et hôtels. L'Irlande a également décidé de rendre obligatoires le port du masque dans les magasins et centres commerciaux à partir du 10 août. - "Efforts acharnés" -Aux Etats-Unis, le président Donald Trump s'est une nouvelle fois voulu résolument optimiste, affirmant que "certains indicateurs montrent que nos efforts acharnés pour contenir le virus fonctionnent très bien en fait, surtout pour protéger les personnes les plus vulnérables".Le pays a toutefois enregistré 1.302 nouveaux décès liés au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, selon le dernier comptage de l'université Johns Hopkins. Le total s'établit désormais à plus 156.000 morts.Le Brésil, deuxième pays le plus touché au monde, compte désormais près de 96.000 morts. L'Argentine a de son côté annoncé des chiffres records de 168 décès et 6.792 infections au cours des 24 dernières heures, selon le ministère de la Santé. Le Pérou a franchi mardi la barre des 20.000 décès et ses hôpitaux sont saturés.Aux Philippines, plus de 27 millions de personnes à Manille et dans quatre provinces voisines, soit environ le quart de la population de l'archipel, ont été reconfinées mardi avec à peine 24 heures de préavis. - Suppressions d'emplois -Le virus continue par ailleurs de bouleverser l'économie mondiale et de semer le chaos dans les bilans et projets des entreprises.Face à une industrie du voyage "dévastée", la plateforme de réservation d'hébergement en ligne Booking.com a annoncé mardi qu'elle réduirait jusqu'à un quart de ses effectifs mondiaux, qui s'élèvent actuellement à 17.500 personnes.Les groupes britannique Pizza Express et français Accor ont également annoncé 1.000 ou plus suppressions d'emplois chacun pour survivre à la pandémie.Quant au géant américain Disney, dont les activités dans les parcs d'attraction, des croisières, de l'événementiel ont plongé de 85% au deuxième trimestre, il a décidé de mettre l'accent sur le streaming direct de contenus aux consommateurs. Ce sera notamment le cas de son très attendu blockbuster "Mulan". Aux Etats-Unis, républicains et démocrates ont poursuivi mardi leurs discussions pour trouver un accord sur une nouvelle aide pour les millions d'Américains au chômage à cause du Covid-19, mais aussi pour les entreprises en difficulté et les collectivités locales.- Moins de cancers -Les efforts pour trouver un vaccin se poursuivent parallèlement aux quatre coins du monde.La société de biotechnologies américaine Novavax, qui a reçu 1,6 milliard de dollars de Washington pour développer un vaccin contre le nouveau coronavirus, a annoncé mardi que son vaccin expérimental avait produit de hauts niveaux d'anticorps chez quelques dizaines de volontaires.L'Organisation mondiale de la Santé a insisté mardi sur la nécessité de respecter les protocoles et réglementations en vigueur dans le développement d'un futur vaccin, alors que la Russie a promis des "millions" de vaccins dès début 2021."Tout vaccin et tout médicament à cette fin doivent bien sûr être soumis à tous les différents essais et tests avant d'être homologués pour leur déploiement", a souligné le porte-parole de l'OMS Christian Lindmeier, interrogé sur les annonces russes au cours d'une conférence de presse en ligne.Autre conséquence sanitaire indirecte de la pandémie, le nombre de cancers découverts aux Etats-Unis a chuté de moitié au début de la pandémie de Covid-19, par rapport aux années précédentes, selon une étude parue mardi."Bien que les gens aient adopté la distanciation sociale, le cancer ne fait pas de pause", préviennent les auteurs de l'étude, du laboratoire d'analyse Quest Diagnostics. "Les retards de diagnostics mèneront sans doute à des présentations à un stade plus avancé, et à des résultats cliniques plus sévères".
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Miss Grande Bretagne 2015 vient d'être déchue de son titre. En cause : son comportement dans l'émission de télé-réalité anglaise, Love Island.
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Sur des images filmées avec une caméra infrarouge, Zara Holland, élue miss Grande-Bretagne en septembre 2015, est vue en plein ébat sexuel avec un mannequin de l'émission, Alex Bowen. Les images n'ont pas plu au comité d'organisation du concours. Dans un communiqué publié le 15 juin sur son compte Twitter, il a ainsi annoncé : « C'est avec un profond regret que l'organisation de Miss Grande-Bretagne annonce que Zara Holland a été officiellement destituée de son titre de Miss Grande-Bretagne 2015/2016. En tant qu'organisation, nous n'avons pas pris cette décision à la légère. Nous sommes proches de toutes nos gagnantes et autant que possible proches d'elles pendant leur règne. Cela dit, étant donné les circonstances, nous avons le sentiment de n'avoir d'autre choix que celui de prendre cette décision. Le retour que nous avons reçu des membres du concours et du public est tel que, pour l'avenir, nous ne pouvons désormais plus présenter Zara comme un modèle à suivre. » Le comité a par la suite annoncé que Deone Robertson, première dauphine, était couronnée Miss Grande Bretagne jusqu'au prochain concours, qui devrait avoir lieu en septembre prochain.
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Dans la nuit de vendredi à samedi, un fonctionnaire de la Sûreté départementale a tenté d'intercepter un fourgon à Bron, en banlieue de Lyon, mais ce dernier lui a foncé dessus avant de prendre la fuite. Les syndicats de police ont annoncé qu'il était décédé, le parquet dément et le dit dans le coma.
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"Les policiers de France sont effondrés", écrit ce samedi 11 janvier le syndicat Unité SGP Police en déplorant la mort de l'un des leurs, percuté volontairement par un véhicule lors d'une opération à Bron, en banlieue de Lyon, tandis que le syndicat Alternative police se dit "atterré".Le parquet de Lyon a démenti la mort de ce fonctionnaire de la Sûreté départementale. Selon un communiqué diffusé en fin de matinée et rapporté par Le Progrès, l'homme de 45 ans se trouve actuellement dans le coma. "Alors qu'il tentait d'appréhender un véhicule suspect dans le cadre d'une enquête pour vol de fret et vols à main armée, un policier a été volontairement percuté par le conducteur. Il est actuellement entre la vie et la mort, et son état hélas, ne nous laisse que peu d'espoir", avait annoncé dans la matinée le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, lors d'une allocution en ouverture de "la conférence citoyenne". L'auteur en fuiteSelon le récit d'une source policière, des policiers de la Sûreté départementale du Rhône surveillaient des malfaiteurs à bord d'un fourgon Volkswagen. Ils sont alors vus en train de commettre un vol de fret sur une aire d'autoroute de l'A43 vers l'Isle-d'Abeau (Isère), avec les occupants d'une autre voiture.Les deux véhicules se séparent. Le fourgon, alors sur le périphérique lyonnais, s'apprête à sortir au niveau de Bron. Les policiers décident à ce moment de tenter de l'interpeller sur la bretelle, poursuit cette source. Ils positionnent plusieurs véhicules avec gyrophare pour l'immobiliser. Mais le fourgon se dégage, percute des véhicules de police et en marche avant, il percute le gardien de la paix qui était sorti arme à la main. Le fourgon prend la fuite et sera retrouvé vide à Villeurbanne, selon cette même source policière. Le conducteur est activement recherché.Vers 3H20, le conducteur âgé de 19 ans de l'autre voiture qui avait participé au vol initial sur l'aire d'autoroute a été interpellé par la BAC, à Bron, ajoute cette source.Une enquête pour tentative d'homicide ouverteUne enquête distincte pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte par le parquet de Lyon et confiée à la DIPJ (Direction interrégionale de la police judiciaire) de Lyon. Le procureur de la République, Nicolas Jacquet, s'est rendu sur les lieux."Lorsque que l'on sait qu'on ne risque pas grand-chose lorsqu'on outrage, lorsqu'on agresse le policier, tout est donc permis et on n'a plus peur de lui jusqu'à commettre le pire... C'est inacceptable, la justice doit condamner plus fermement ceux qui s'en prennent aux policiers", a réagi auprès de l'AFP le délégué général du syndicat policier Alliance, Frédéric Lagache. "Nous ne sommes pas de la chair à canon... ça devient insupportable", a-t-il encore estimé."J'espère que le conducteur en fuite sera arrêté et traduit en justice pour cet acte innommable", a tweeté de son côté le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld.En 2018, 11 policiers sont décédés dans l'exercice de leurs fonctions, quatre lors d'opérations, sept sur leurs heures de travail mais en dehors de missions opérationnelles, selon les derniers chiffres disponibles de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Un bilan bien plus lourd qu'en 2017 où quatre fonctionnaires avaient perdu la vie.
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Le musée d'Auschwitz-Birkenau a rouvert ses portes au public mercredi après près de quatre mois de fermeture due à la pandémie, qui avait poussé le site à faire appel à l'aide financière quand ses sources quotidiennes de revenus s'étaient taries.
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Installé sur le lieu de l'ancien camp nazi de la mort, le site attire en temps normal plus de deux millions de visiteurs par an. La fermeture cette année n'avait pas de précédent. "Nous avons rouvert, mais avec plusieurs mesures sanitaires préventives pour les visiteurs, à savoir les visites par petits groupes, le respect des distances, le masque obligatoire à l'intérieur et du désinfectant pour les mains", a indiqué à l'AFP le porte-parole du musée, Bartosz Bartyzel. Selon lui, environ 1.000 visiteurs, Polonais et étrangers, avaient réservé leur visite via le site Web du musée pour mercredi. "Les futures réservations dépendent beaucoup de l'évolution de la pandémie, la situation est encore incertaine", a ajouté M. Bartyzel. La Pologne a rouvert ses frontières avec la plupart de ses partenaires de l'Union européenne le 13 juin, après avoir introduit des mesures de confinement relativement tôt en mars. Le ministère polonais de la Culture a fourni des fonds de soutien au musée en juin quand le site, privé des revenus de la vente de billets, s'est retrouvé sans ressources, a-t-il déclaré.Le mois dernier, l'Allemagne a doublé, la faisant passer à 120 millions d'euros, sa contribution financière à un fonds international pour l'entretien de cet ancien plus grand camp d'extermination nazi.Entre 1940 et le début de 1945, les nazis ont exterminé à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs de différents pays européens. Ce camp, où quelque 80.000 Polonais non-juifs, 25.000 Roms et 20.000 soldats soviétiques ont également trouvé la mort, a été libéré par l'Armée Rouge en janvier 1945.
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Malgré la mobilisation policière autour des Champs-Elysées, l'après-match de la rencontre PSG-Munich a donné lieu à des scènes d'émeutes et de pillages. Près de 150 personnes ont été interpellées.
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Les rassemblements aux abords des Champs-Elysées pour la finale de Ligue des Champions PSG-Bayern Munich ont dégénéré en scènes de violences, dans la soirée de dimanche de 23 août. A droite, plusieurs responsables se sont élevés contre ces exactions, perpétrées en milieu de nuit. "Combien de temps les Français se contenteront-ils de condamnations a posteriori?", s'interroge Rachida Dati, mairie du VIIe arrondissement, estimant que "Paris est aujourd'hui pris en otage entre une majorité de gauche qui refuse de sortir du déni face à l'explosion de la délinquance et un gouvernement qui court après les caméras de télévision mais n'agit pas"."Malgré ses annonces martiales, le gouvernement aura été, à nouveau, incapable d'empêcher ces scènes d'émeutes qui salissent le sport et ridiculisent l'autorité de l'Etat. Notre pays est malade de ce désordre perpétuel", a tweeté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen pour qui "la multirécidive doit faire l'objet d'un traitement de choc, sans faiblesse ni excuse". Le porte-parole du RN Laurent Jacobelli a lui dénoncé une "racaille déchaînée sur les Champs-Elysées".La présidente ex-LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a de son côté appelé à "un sursaut d'autorité" en affirmant sur Twitter: "Débordements permanents, violences, saccages, pillages, les Français sont indignés de ces exactions et de l'impuissance à les contenir". "Victoire ou défaite, tout est prétexte à casser. Révoltant. Ces barbares ne sont pas la France", a affirmé le député LR des Alpes maritimes Eric Ciotti.Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé lundi matin "la sauvagerie de certains délinquants" lors de cette soirée où 148 personnes ont été interpellées "notamment pour dégradations, violences ou jets de projectiles", et 108 placées en garde à vue.
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Cyril Hanouna est encore au coeur d'un scandale, suite à une séquence qui a choqué bon nombre de téléspectateurs de Touche Pas à Mon Poste !. Au cours d'un jeu, l'animateur star a posé la main de Capucine Anav sur son sexe, alors que celle-ci avait les yeux fermés... Les principaux intéressés n'ont pas tardé à réagir sur les réseaux sociaux afin de tenter de mettre un terme à la polémique.
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Avec un nombre de frasques et de polémiques incalculable depuis le début de la saison 2016/2017, Touche Pas à Mon Poste ! termine l'année comme elle l'a commencé, avec classe et élégance... ou pas ! Au cours de la quotidienne du mercredi 7 décembre 2016, le public a pu suivre la pastille de Jean-Luc Lemoine , Les questions en 4/3, révélant les coulisses et les "offs" de l'émission phare de C8. Or, ce jour-là, les téléspectateurs ont une fois de plus assisté à une séquence surréaliste et dérangeante, impliquant Cyril Hanouna et sa nouvelle recrue Capucine Anav.Jeu de main, jeu de vilainEn effet, dans l'extrait présenté se déroulant pendant une coupure pub, l'animateur propose un "jeu" à la jeune femme. Il saisit alors son bras, lui demande de fermer les yeux et de deviner sur quelle partie de son propre corps il pose la main de sa chroniqueuse. Ainsi, après avoir reconnu la poitrine et le bras du trublion, ce dernier amène la main de Capucine Anav sur... son sexe. Reconnaissant où sa main se trouve, elle la retire immédiatement, puis semble s'amuser de cette blague, expliquant à Isabelle Morini-Bosc qu'il a "Comme d'hab'" déposé sa main sur ses parties intimes. Jusqu'où ira la blague ?Choquées par cette scène gênante et inappropriée, de nombreuses personnes − probablement encore traumatisées par le baiser non consenti de Jean-Michel Maire sur la poitrine d'une invitée sur le plateau − ont effectué des signalements auprès du CSA. Pris à parti sur Twitter, les deux principaux intéressés ont tout de suite voulu mettre un terme à cet énième scandale naissant. Cyril Hanouna a donc posté : "Les chéris, on est une famille ! Arrêtons de lire ou d'écouter les procureurs et continuons à nous amuser sans donner de leçons. #JusteKiffer." Sa complice a enchaîné en publiant ce message : "Inadmissible le terme "agression sexuelle", TPMP est une famille ! Continuons à rigoler et stop aux donneurs de leçons #JusteKiffer."Des explications insuffisantesJeudi 8 décembre 2016, en plus de son tweet, la star du petit écran est brièvement revenu sur ce moment pendant l'émission en déclarant : "On essaie de donner le bon exemple ici. Il y a beaucoup de gens qui disent qu'on donne le mauvais exemple. On veut donner l'exemple d'une bande qui s'éclate. C'est une famille et elle s'agrandit tous les jours. Je sais que ça embête pas mal de gens." Le temps de la remise en question ne semble donc toujours pas être à l'ordre du jour...
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Les autorités françaises et de la principauté vont accentuer leurs échanges afin d'améliorer le traitement des infractions commises par les automobilistes monégasques sur les routes de France.
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Les mauvais conducteurs de Monaco devront désormais bien se tenir sur les routes françaises. Un accord de collaboration accrue a été conclu entre Paris et la principauté, face à une situation "d'impunité" dont pouvaient profiter les chauffards immatriculés sur le territoire monégasque. En 2018, les radars automatiques de France ont "flashé" des véhicules immatriculés dans la principauté à plus de 100.000 reprises.Face à ce constat, le texte prévoit que les échanges entre les autorités des deux pays vont être systématisés pour les conducteurs considérés comme les plus dangereux. "Comme nous n'avons pas une directive européenne, nous passons par un échange entre autorités judiciaires qui nous a induit à faire un tri. Nous avons retenu à ce stade des gens qui ont un comportement particulièrement choquant", explique Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, sur franceinfo.La collaboration entre Etats-membres au sein de l'Union européenne n'est toutefois pas encore la règle. Les autorités françaises ont mis en place les échanges transfrontaliers d'informations relatives aux infractions routières avec 19 États membres de l'Union européenne et la Suisse, grâce à une directive européenne du 11 mars 2015. Pour Monaco, la France n'avait jusqu'à présent pas de texte lui permettant l'accès aux informations des "cartes grises des véhicules en infraction flashés par les radars automatiques". "Il y a des conducteurs qui ont un comportement de totale impunité" mais "nous avons une volonté commune avec le procureur général de la principauté de Monaco de mettre un terme à ces agissements", déclarait ainsi le procureur de la République de Rennes Nicolas Jacquet en février 2018, réclamant une "convention bilatérale".
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L'agence pointe 4 origines de situations à risque : désinfectants ou nettoyants, solutions hydroalcooliques, huiles essentielles et anti-inflammatoires.
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L'épidémie de coronavirus et la crainte de la contamination a engendré une explosion des gestes de désinfection, de nettoyage ou de soins à domicile. Mais ce n'est pas sans risques : l'agence sanitaire Anses a mis en garde jeudi 2 avril contre des intoxications et accidents domestiques trop vite arrivés.Depuis début mars, "les centres antipoison signalent de nombreux accidents domestiques et intoxication" en lien avec le nouveau coronavirus, souligne l'Anses, qui identifie quatre origines de "situations à risque": désinfectants ou nettoyants, solutions hydroalcooliques, huiles essentielles et anti-inflammatoires. Les centres antipoison ont reçu du 1er au 24 mars 245 appels concernant un cas d'exposition à l'un de ces quatre types de produits dans le contexte de l'épidémie de coronavirus. S'agissant des nettoyants et désinfectants, attention aux vapeurs toxiques, prévient l'Anses. Ne mélangez pas plusieurs produits, notamment eau de Javel et détartrant qui ensemble produisent des vapeurs de chlore. Ne passez pas vos aliments à la Javel, n'utilisez pas de désinfectants de surface pour votre hygiène corporelle. Attention aux enfants: tout produit doit être stocké hors de leur portée, rappelle l'agence, qui pointe aussi le danger que peut représenter le transfert de produits dans des contenants neutres, trompeurs.Concernant les gels hydroalcoolique, le principal risque concerne l'exposition accidentelle des enfants à ces solutions ou aux produits entrant dans la composition des variantes à fabriquer soi-même (alcool à 70°, eau oxygénée). Quant aux huiles essentielles, qui peuvent être nocives en cas de mauvaise utilisation, elles "ne constituent pas un moyen de lutte contre le coronavirus", rappelle l'Anses. Mieux vaut s'adresser à un pharmacien en cas de doute sur leur utilisation.Enfin, s'agissant des anti-inflammatoires, l'agence sanitaire rappelle "les bons comportements". En cas d'affection chronique, "ne pas arrêter un traitement anti-inflammatoire prescrit" et "prendre conseil auprès de son médecin traitant". En dehors de tout traitement chronique, "ne pas prendre d'ante-inflammatoires non stéroïdiens et privilégier la prise de paracétamol en cas de fièvre", comme déjà recommandé par le ministère de la Santé, les anti-inflammatoires pouvant aggraver une infection existante.Alors que les autorités sanitaires craignent que les gens boudent les services de santé par crainte du coronavirus, "en cas d'intoxication, il ne faut pas refuser ou reporter une consultation nécessaire aux urgences ou dans un cabinet médical", souligne l'Anses qui rappelle qu'il faut "suivre précisément les indications du Centre antipoison".
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C'est la rentrée pour plusieurs dizaines de millions d'élèves. Valérie Pécresse, en interview auprès de France inter ce lundi 31 août, espère voir le retour des "disparus du Covid", ces élèves que les professeurs n'ont pas réussi à joindre depuis le confinement.
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C'est une rentrée à hauts risques, notamment pour la région Île-de-France, l'une des plus touchées par l'épidémie de Covid-19. Mardi 1er septembre, quelque 12,4 millions d'élèves feront leur retour à l'école. Une rentrée après plusieurs mois d'absence, en raison des restrictions dues à la pandémie. Malgré les dispositifs mis en place pour maintenir la scolarité en dépit du contexte, certains élèves ont été aux abonnés absents. "Nous avons des disparus du Covid : ces élèves que des professeurs n'ont pas réussi à joindre depuis le confinement. Il faut qu'ils reviennent en classe", a fait savoir Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, sur l'antenne de France Inter ce lundi 31 août. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles la région a décidé de fournir en masques élèves et enseignants. "Je ne veux pas qu'il y ait le moindre prétexte pris, la moindre inquiétude, qui fasse que des élèves ne retournent pas", a-t-elle ajouté."L'Etat ne peut pas tout. Mais les collectivités sont là et il faut leur faire confiance, il faut travailler avec elles. Nous, en Île-de-France, nous craignons que la crise Covid n'aggrave les inégalités scolaires. Nous craignons que ces fractures béantes que l'on connaît dans la société française ne s'élargissent encore", a continué Valérie Pécresse.Un protocole sanitaire encadre cette rentrée exceptionnelle. Parmi les mesures, le masque obligatoire pour les collégiens et les lycéens. En revanche, la distanciation physique ne sera plus obligatoire quand elle n'est pas matériellement possible, tout comme la limitation du brassage entre classes et groupes d'élèves, qui est simplement "recommandée".
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La porte-parole de LREM pointe les centaines de milliers de listes qui vont se présenter aux éléctions.
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C'est une idée de Valérie Pécresse, reprise par deux députés LR : détecter les candidats radicalisés aux différentes élections, et les rendre inéligibles. La porte-parole de LREM, Aurore Bergé, a estimé mercredi 4 décembre que cela était "absolument irréaliste""Beaucoup d'idées fleurissent à l'approche des élections municipales", a-t-elle noté sur Cnews, mais avec "33.000 communes dans notre pays, on va avoir des centaines de milliers de listes qui vont pouvoir se présenter", a-t-elle remarqué en disant avoir "du mal à comprendre comment on pourra avoir de la détection, sur quels critères elle s'établira". Les députés LR Robin Reda et Alain Ramadier vont déposer une proposition de loi reprenant l'idée de Valérie Pécresse (Libres!) de détecter les candidats radicalisés islamistes aux élections, le président de groupe Damien Abad indiquant mardi qu'il soutiendrait ce texte. La présidente de la région Île-de-France, ex-LR, avait annoncé samedi que des parlementaires de son mouvement "Libres !" déposeraient des propositions visant à "rendre inéligibles les candidats radicalisés islamistes".Mme Bergé a estimé qu'"il y a toujours eu une grande confusion, notamment des Républicains, sur les fichiers: ce n'est pas parce que vous êtes fichés S que vous êtes radicalisés ou que vous allez passer à l'acte, et essayer d'entretenir ce flou, c'est créer de la confusion, créer de la peur, et c'est pas comme ça qu'on se bat", a-t-elle dénoncé."Se battre pied à pied contre le communautarisme, la radicalisation, ça passe par avoir nous-même des candidats extrêmement clairs sur nos valeurs et la République", a-t-elle souligné.Le président du Mouvement radical Laurent Hénart a abondé sur Public Sénat en soulignant que "le droit de se présenter à une élection est un droit fondamental dans la République" et qu'"au titre d'une suspicion, de l'inscription dans un fichier pour laquelle on ne peut pas se défendre - il n'y a pas de procédure devant le juge -, on ne peut pas aboutir à interdire d'être candidat"."C'est ce type d'excès que les islamistes et les intégristes veulent nous voir commettre, qui montre qu'on oublie nos principes et qu'on le fait toujours au détriment des musulmans. Il ne faut pas tomber dans ce piège-là", a-t-il mis en garde.
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Samedi 15 février, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé le décès d'un premier patient atteint du coronavirus Covid-19 en France. Pris en charge par l'hôpital Bichat à Paris, son état s'était rapidement dégradé.
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La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé lors d'une conférence de presse, samedi 15 février, le décès d'un premier patient atteint du coronavirus Covid-19 en France. L'homme, un touriste chinois originaire de la province de Hubei, était arrivé en France le 16 janvier dernier et avait été hospitalisé à l'hôpital Bichat, à Paris, le 25 janvier. Âgé de 80 ans, "son état s'était rapidement dégradé et il était depuis plusieurs jours dans un état critique, pris en charge en réanimation", a expliqué la ministre. Sa fille, également atteinte du Covid-19, a aussi été prise en charge à l'hôpital Bichat. "Son état de santé n'inspire plus d'inquiétude, et elle devrait pouvoir sortir prochainement", a-t-elle précisé. Agnès Buzyn a tenu à saluer "l'engagement des professionnels de la réanimation de l'hôpital Bichat, de toutes les équipes médicales soignantes, des laboratoires aussi, pour la prise en charge" du patient. Il s'agit du premier décès par le coronavirus en dehors de l'Asie.Six patients guéris, quatre encore hospitalisésEn France, onze cas de contamination ont été confirmés. Quatre patients guéris ont pu quitter l'hôpital, dont le médecin hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Six patients sont donc toujours pris en charge par le personnel hospitalier de Bichat, mais "leur état n'inspire plus d'inquiétude aujourd'hui", a assuré Agnès Buzyn. "Nous suivons de très près la situation internationale, comme nous le faisons depuis plusieurs semaines. (...) Nous devons préparer notre système de santé à faire face à une plus grande diffusion pandémique du virus sur le territoire national", a poursuivi la ministre, qui recevra les représentants du personnel hospitalier et des professionnels de santé, mardi 18 février, à Paris.
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Les dons ont afflué et continue d'affluer après près de quinze jours de conflit social.
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Cesser le travail coûte cher, prévient le JDD, qui relève que les collectes organisées par les syndicats dans les manifestations, assemblées générales, dépôts de bus et les ventes de tee-shirt, les caisses de grève reviennent en force. Grâce à Internet, elles prennent même une autre dimension. Que ce soit sur les plateformes comme Leetchi ou encore Le Pot solidaire, une cinquantaine de cagnottes dédiées au soutien des syndicats existent aujourd'hui et beaucoup sont loin de faire le plein.Mais entre le 5 et le 12 décembre, le montant des dons collectés sur Le Pot commun - cagnotte lancée par Info'Com CGT - a flambé de 53,5 % en comparaison des sommes enregistrées après sept jours de conflits contre la loi El Khomri fin avril 2016.. Vendredi, la barre des 400 000 euros a été franchie, dont 68 074 euros proviendraient d'un collectif de gamers, Le Stream reconductible, qui a lancé un marathon de jeux vidéo sur Internet pour marquer sa solidarité aux antiréforme, relève le JDD.D'autres organisations syndicales possèdent elles des caisses de grève, prélevées notamment sur les cotisations des adhérents. Ainsi, la CFDT possède 126 millions d'euros. Chaque militant gréviste reçoit chez FO 12 euros par jour de grève. C'est 7,30 euros chez la CFDT.Concernant Info'Com-CGT, l'association distribue les dons à tous ceux qui cessent le travail, cégétistes ou non. Afin d'éviter un procès en malversation, les 14 000 donateurs ont validé une charte encadrant l'utilisation des fonds.
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Le ministre de l'Intérieur a dévoilé mardi 30 avril le plan des autorités en vue des manifestations du 1er mai. Le gouvernement aborde la journée avec "vigilance" face à la possible mobilisation "d'activistes radicaux."
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"Il y a un risque. Et quand il y a un risque, je le dis". Le ministre de l'Intérieur a annoncé le déploiement de plus de 7.400 membres des forces de l'ordre lors de la manifestation du 1er mai à Paris. "C'est pour Paris que notre préoccupation est la plus forte", a déclaré le patron de la place Beauvau, promettant la "plus grande vigilance" face à la présence annoncée de "1.000 à 2.000 activistes radicaux"."Il n'est pas question de provoquer, il est question de mettre en garde et de dire la vérité", a t-il ajouté, disant que le 1er mai est la "fête du travail, pas de la violence"."Des éléments radicaux susceptibles de se livrer à des actions violentes ne manqueront pas de tenter de s'infiltrer dans les cortèges syndicaux", a également prévenu Christophe Castaner. "1000 à 2000 activistes radicaux possiblement renforcés d'individus venant de l'étranger pourraient tenter de semer le désordre. Ils devraient être rejoints par plusieurs milliers de ce qu'il est désormais convenu d'appeler des 'ultrajaunes' ", a t-il encore ajouté. Le ministre de l'Intérieur a évoqué les appels à un "1er mai jaune et noir" lancés sur les réseaux sociaux.
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La PlayStation 5 de Sony, très attendue par la communauté du jeu vidéo, sortira en novembre, juste après la console nouvelle génération de Microsoft, la XBox Series X, dans un secteur rendu encore plus compétitif par la pandémie.
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Lors d'un événement en ligne de présentation de jeux conçus pour la PS5 mercredi, Sony a annoncé que deux versions de sa nouvelle console seraient commercialisées le 12 novembre en Australie, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, au Japon et au Mexique, et une semaine plus tard dans le reste du monde.Le modèle premium coûtera 500 dollars tandis qu'une "édition numérique" destinée aux jeux stockés dans le cloud (informatique à distance) sera vendue à 400 dollars.La semaine dernière, Microsoft a dévoilé sa XBox Series X, qui sera commercialisée le 10 novembre à partir de 499 dollars. Les pré-commandes commenceront dès le 22 septembre. Microsoft a aussi annoncé pour la même date une plus petite version de sa console, la XBox S, au prix de 299 dollars.L'industrie du jeu vidéo a connu une croissance fulgurante à la faveur du confinement, les jeux disponibles dans le cloud et retransmis en direct rencontrant un immense succès.La PlayStation 4, le modèle actuellement commercialisé par Sony, s'est vendue deux fois plus que la XBox One, mais Microsoft espère bien rattraper son retard sur Sony.
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Avec la défaite lors de la dernière présidentielle et la perte de près d'une centaine de sièges à l'Assemblée nationale, les finances des Républicains sont plus que délicates. Alors pour y remédier, une question est posée : faut-il vendre le très grand siège du parti ?Depuis novembre 2011, Les Républicains sont installés rue Vaugirard dans le XVe arrondissement de Paris.
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Coût de l'acquisition : 40 milliards d'euros, dont 35 financés par un projet immobilier étalé sur quatorze ans. Alors certes les locaux sont somptueux : 5 500 m² répartit sur dix étages, une salle de conférence avec 450 places assises. Facilement reconnaissable avec sa large façade de verre, beaucoup de membres du parti se demandent s'il est utile d'avoir un aussi grand espace."Est-ce bien rationnel d'avoir des locaux aussi grands, surtout dans une période où nous sommes dans l'opposition ?", s'interroge l'actuel secrétaire général du parti Bernard Accoyer dans Le Parisien. Un membre permanent des Républicains va un peu plus loin concernant la probable vente du siège. "C'est clairement une possibilité si on veut alléger notre dette. L'idée de se séparer de quelques étages pourrait aussi être un compromis". Alors que la campagne pour élire le nouveau président du parti est lancée, le potentiel gagnant, Laurent Wauquiez n'a pas encore donné son avis.Ce n'est pas le cas de sa rivale Florence Portelli qui a une idée bien tranchée sur la question. "Avoir un siège dans le fin fond du XVe arrondissement et desservi par une seule ligne de station de métro, c'est quand même la galère, sauf pour celui qui vient avec une voiture avec chauffeur. Et c'est assez révélateur des gens qui ont dirigé ce parti ces dernières années, c'est-à-dire totalement déconnectés de leur base". Elle confie au Parisien vouloir un emplacement "plus accessible et plus ouvert aux militants".
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En France, près de 80% des eaux de baignade sont "d'excellente qualité", mais plusieurs plages ou rivières sont restent peu propices à plonger dedans, selon l'Agence européenne de l'environnement (AEE).
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Drapeau rouge. Mieux vaut ne pas s'aventurer dans un lac ou une rivière si vous n'êtes pas certains de la qualité de l'eau. En effet, l'Hexagone se classe à la 17e place européenne pour la qualité de ses eaux de baignade, selon un rapport de l'AEE publié au mois de juin. Dans tout le continent, c'est "en Italie et en France que la détérioration de la qualité des différents sites de baignade a été la plus marquée", indique l'instance européenne dans son document.Dans le détail, la France dispose tout de même de 78,8% points de baignade "d'excellente qualité" et de 13,8% de "bonne" qualité. Mais à l'inverse, 3,5% des lieux où barbotent les touristes atteignent seulement un niveau "suffisante", quand 1,6% ont une qualité "insuffisante", du fait de pollutions notamment. Pour 2,4% le classement est impossible.Cinq lieux interdits toute l'annéeEn 2018, cinq sites de baignades faisaient l'objet d'une interdiction permanente, sur les 3.351 répertoriés. Il peut s'agir de plages, fleuves, rivières, ruisseaux, lacs etc. À titre de comparaison, on compte 38 interdictions permanentes en Italie et six en Espagne.La baignade interdite à ÉtretatDes restrictions temporaires peuvent également être prises, lorsqu'un épisode particulier de pollution est relevé ou par mesure de précaution. C'est ce qu'il s'est passé à Étretat et dans plusieurs villes du littoral normand, jeudi 18 juillet, où la baignade a été interdite pour plusieurs jours en raison de l'incendie d'une station d'épuration des eaux usées. D'après l'Agence européenne de l'environnement, les "sources principales de pollution sont les eaux usées et les eaux de drainage des terres agricoles", tout particulièrement en cas de fortes pluies, lorsque les égouts débordent et rejettent des eaux polluées. L'AEE note tout de même une amélioration, ces 50 dernières années. En Europe, "les eaux de baignade sont beaucoup plus propres qu'au milieu des années 1970, lorsque de grandes quantités d'eaux usées urbaines et industrielles, non ou partiellement traitées, se déversaient dans des eaux propres", indique l'agence dans son rapport. En France, "le nombre de sites présentant une eau de baignade de qualité insuffisante en France" est passé de 80 en 2017 à 54 en 2018.
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Les talibans ont tué ou blessé plus de 400 membres des forces de sécurité afghanes la semaine dernière, a annoncé dimanche le ministère de l'Intérieur, accusant les insurgés d'avoir augmenté le nombre de leurs attaques à l'approche des pourparlers de paix.
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"La semaine dernière, les talibans ont mené 222 attaques contre les forces afghanes. Ils ont tué et blessé 422 (soldats et policiers)", a déploré le porte-parole du ministère Tareq Arian au cours d'une conférence de presse. M. Arian les a également accusés de cibler les imams afin d'exercer une "pression psychologique" sur le gouvernement afghan.Selon lui, les talibans, qu'il a qualifiés d'"organisation parapluie pour d'autres réseaux terroristes", sont responsables des deux attaques à la bombe qui ont provoqué la mort d'imams dans des mosquées de Kaboul en juin.Les violences ont d'abord diminué en Afghanistan, après le 24 mai lorsque les insurgés ont décrété un cessez-le-feu de trois jours pour les fêtes de l'Aïd qui marquent la fin du mois sacré chez les musulmans du ramadan."Mais après l'Aïd, les attaques talibanes sont doucement remontées aux niveaux enregistrés avant l'Aïd", a dit à l'AFP le ministre de l'Intérieur Massoud Andarabi.Les insurgés "mènent en ce moment plus de 60 attaques toutes les 24 heures" et "cherchent toutes les occasions d'attaquer, de kidnapper et d'assassiner des responsables afghans", a-t-il poursuivi. -'Pas vrai'-S'ils continuent à revendiquer nombre d'opérations contre les forces de sécurité sur le territoire afghan, les taliban assurent ne pas avoir mené d'attaques dans les grandes villes depuis la signature de l'accord qu'ils ont conclu avec les Américains fin février.Rejetant toute responsabilité, le mouvement a notamment condamné les récents attentats à la bombe contre des mosquées à Kaboul.Deux de leurs porte-parole ont à cet égard démenti les faits présentés par le ministère de l'Intérieur concernant l'augmentation du nombre des attaques."Nous avons réduit nos attaques à 35-40% de ce qu'elles étaient dans le passé", a ainsi déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahid, le porte-parole pour les affaires militaires du groupe."Ce n'est pas vrai", a renchéri Suhail Shaheen, le porte-parole du bureau politique des talibans, ajoutant que ces derniers avaient "dans la pratique réduit (leurs) attaques" en épargnant les villes. Malgré de nombreuses demandes du gouvernement afghan, les insurgés ont toutefois refusé de prolonger la trêve de l'Aïd.Selon le Conseil national de sécurité, un organe gouvernemental, ils ont en outre tué 89 civils et en ont blessé 150 autres ces deux dernières semaines.Les talibans se disent cependant prêts à entamer des négociations de paix historiques avec Kaboul.Ces pourparlers, dont l'ouverture est une des conditions inscrites dans l'accord américano-taliban, sont censés débuter après la fin d'un échange de prisonniers en cours entre les deux camps. "Nos 2.000 prisonniers restants doivent être relâchés avant le début des négociations inter-afghanes", a insisté M. Shaheen.
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Le Parisien rapporte les affirmations de Reda Hame. Ce djihadiste, dont le procès démarre jeudi 20 février, aurait alerté en 2015 les autorités sur une possible campagne d'attentats visant des salles de concert en France.
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Ce sont des révélations qui pourraient permettre de mieux comprendre les attentats du 13 novembre 2015. Le Parisien revient sur le procès très attendu de Reda Hame qui doit s'ouvrir jeudi 20 février. Cet homme, interpellé le 11 août 2015 en raison de ses liens avec l'organisation terroriste Daech, aurait avoué à la DGSI qu'une vague d'attentats allait probablement toucher la France et en particulier ses salles de concert. Des confessions qui ont donc eu lieu quelques mois avant les tragiques évènements du 13 novembre 2015. C'est après 48 heures de garde à vue que l'homme avait fini par craquer. Il voulait prouver à la DGSI qu'il ne constituait pas « une menace pour la sécurité intérieure ». Entendu notamment par le juge Marc Trévidic, Reda Hame aurait alerté les enquêteurs des menaces qui visaient la France. « Vous savez quoi ? Le plus dangereux, ce sont les gens que vous n'avez pas fichés. Je peux vous dire que cela va arriver très bientôt. Là-bas, c'était une véritable usine, et ils cherchent vraiment à frapper en Europe », aurait-il déclaré à un membre des services de renseignements selon Le Parisien.« Une cible facile, un concert par exemple » comme objectifCet homme aujourd'hui âgé de 34 ans a commencé à se radicaliser après l'invasion de l'Irak en 2003, motivé par une envie plus « politique » que « religieuse » selon son avocat Me Archibald Celeyron. C'est finalement le 4 juin 2015 qu'il franchit le pas et rejoint Daech en Syrie. Au lendemain de son arrivée, il fait la connaissance d'un certain Abou Omar. Il s'agit en réalité d'Abdelhamid Abaaoud, organisateur d'une série d'actions meurtrières en Europe au nom de l'organisation terroriste, dont les attentats du 13 novembre 2015. Très vite, ce combattant lui aurait parlé d'action de ce type. « Imagine un concert de rock dans un pays européen. Si on te passe de quoi t'armer, est-ce que tu serais prêt à tirer dans la foule ? », lui aurait-il demandé.Face à l'entraînement radical à la Kalachnikov qui lui est imposé et les menaces de se faire confisquer définitivement son passeport s'il n'obéit pas, Reda Hame affirme avoir eu envie de prendre ses distances avec Daech. Muni d'une clé USB contenant des informations stratégiques lors de son interpellation en août 2015, il aurait fini par coopérer. « Il a donné beaucoup d'informations. Comme d'autres, il a assuré qu'il avait renoncé. Était-ce vrai ou non ? C'est une histoire difficile à appréhender », estimait Marc Trévidic en 2015 sur France Inter.Le Parisien rapporte qu'après un mois et demi de filatures en France, rien n'a permis de prouver un possible passage à l'acte de Reda Hame. Même si son profil et son niveau d'implication restent encore difficiles à identifier. « Tout l'enjeu de son procès, c'est justement de savoir comment la justice se prononcera sur ce revenant qui est l'un des rares à ne pas être resté mutique », annonce son avocat Me Archibald Celeyron.
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Ce trafic étendait ses ramifications entre Nantes et l'Allemagne.
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21. C'est le nombre de voyages effectués par l'un des bijoutiers suspectés d'être impliqué dans ce trafic d'or entre Francfort et Nantes. Toujours muni d'un sac, il partait vers Francfort avec des lingots d'or et en revenait avec de l'argent liquide. En tout, neuf personnes ont été interpellées en début de semaine par une centaine de policiers allemands et quelques 70 membres des forces de l'ordre françaises. Six suspects ont été placés en garde à vue en France : trois hommes et trois femmes. Deux autres interpellations ont été effectuées en Allemagne et une en Autriche. Ces trois suspects ont d'ores et déjà été écroués, précise Presse Océan.Délinquance financièreParmi les interpellés, un bijoutier nantais et huit autres personnes."On approche près de trois millions d'euros à ce jour de saisies d'avoirs criminels sur ce dossier", a expliqué le lieutenant-colonel Serge Thépaut, commandant du Groupe interministériel de recherches (GIR) de Nantes, ajoutant que ces biens consistent en "des montres de luxe, des diamants, des véhicules et des biens immobiliers en Allemagne, en Autriche, à Rezé et à Château-Thébaud". Il s'exprimait lors d'un point presse au tribunal de Nantes, au cours duquel le procureur Pierre Sennès a apporté des précisions sur l'activité - non déclarée - du bijoutier arrêté dans un train à la frontière franco-allemande avec 37 000 euros en liquide dans sa valise.Ce Nantais de 56 ans "procédait à des transformations de bijoux en or en lingots, après avoir fondu ces bijoux. Nous avons trouvé à son domicile un four qui servait à la fonte de l'or", a ajouté M. Sennès. "Ces lingots étaient ensuite vendus à un commerçant qui était établi à Francfort en Allemagne" et domicilié en Autriche, a-t-il ajouté. Il s'agit d'une affaire de "criminalité en col blanc, c'est de la délinquance financière", a souligné le procureur Sennès, précisant que les neuf personnes interpellées, âgées de 30 à 56 ans, avaient toutes un casier judiciaire vierge.
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Carnet Rose ! Nolwenn Leroy est maman ! La chanteuse a donné naissance à son premier enfant, né de son histoire d'amour avec Arnaud Clément. Arnaud Clément avait semé le doute...
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C'est officiel ! Nolwenn Leroy vient de donner naissance à son premier enfant. En effet, le magazine Closer rapporte que la chanteuse a accouché ce jeudi 13 juillet. Un heureux événement qui était très attendu depuis quelques heures.En effet, Arnaud Clément, le compagnon de la jeune maman, a annulé à la dernière minute son match du Tournoi des Légendes de Wimbledon, à Londres. La raison évoquée ? Une excellente nouvelle ! Autant dire qu'il n'en fallait pas plus pour affoler les fans de la jolie brune... et lancer les rumeurs d'une naissance imminente.
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Démarrée dans le calme, la manifestation a été émaillée d'incidents en fin d'après-midi.
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Rassemblements en Europe contre le racisme et les violences policièrespar euronews (en français)"Le procureur est légèrement blessé", a indiqué le procureur de la République de Metz Christian Mercuri, lui-même, expliquant les faits : "en secouant la grande porte du palais de justice, des manifestants ont réussi à forcer la petite porte pour les piétons"."Je suis venu voir les dégâts et j'ai reçu un caillou sur le nez", a précisé le magistrat, depuis l'hôpital où il allait être pris en charge, précisant que les manifestants étaient rapidement ressortis du palais de justice. Selon la préfecture de la Moselle, quelque 800 personnes s'étaient élancées en début d'après-midi pour cette manifestation contre les violences policières qui s'est d'abord déroulée dans le calme. Malgré des interdictions préfectorales, des manifestations ont eu lieu à Paris et dans plusieurs villes de France vendredi et samedi pour dénoncer les violences policières en France et rendre hommage à George Floyd, Afro-américain mort le 25 mai aux mains de la police aux Etats-Unis.
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La Corée du Nord a réalisé dimanche un sixième essai nucléaire, a confirmé le gouvernement japonais après que des agences géologiques ont enregistré une "explosion" de magnitude 6,3 près de son principal site de tests atomiques. "Nous confirmons au nom du gouvernement que la Corée du Nord a effectué un essai nucléaire", a déclaré à des journalistes le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono.
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Cet essai ne manquera pas d'aggraver des tensions déjà très forte sur la péninsule divisée.Dans un communiqué, l'état-major sud-coréen a indiqué que la secousse sismique avait été détectée en milieu de journée près du site d'essais nucléaires de Punggye-ri. L'institut géologique américain USGS a précisé que la magnitude de cette secousse était de 6,3, soit une magnitude bien plus forte que celle recensée lors des tests antérieurs. "C'est une explosion plutôt qu'un séisme", a déclaré Jana Pursely, chercheuse à l'USGS. "Cet événement peu profond ressemble à une explosion". Une secousse d'une magnitude 4,6 due à "un affaissement" a par ailleurs secoué la Corée du Nord moins de dix minutes après la première secousse, a indiqué le Centre chinois de surveillance sismologique. Les précédents essais nucléaires nord-coréens avaient tous entraîné des secousses telluriques détectées par les agences géologiques étrangères.
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Jeanne Mas ne laissera pas Alain Delon euthanasier son chien. En janvier dernier, dans un numéro spécial de Paris Match consacré à l'acteur, ce dernier expliquait que son amour pour Loubo, son berger belge malinois, l'empêchait de vivre sans lui.
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"Ce que je sais, c'est que je ne laisserai pas mon chien seul. C'est mon chien de fin de vie. S'il devait mourir avant moi, ce que j'espère, je n'en prendrais pas d'autre. Si je meurs avant lui, je demanderai au vétérinaire qu'on parte ensemble. Il le piquera afin qu'il meure dans mes bras", avait déclaré l'artiste octogénaire. Alors sur Twitter, Jeanne Mas a répondu à l'appel de l'association 30 millions d'amis, qui encourageait à ce qu'une personne "digne de confiance" se manifeste auprès d'Alain Delon pour s'occuper de son chien le cas échéant. "On ne devrait jamais juger sans comprendre. Alain Delon a toujours défendu les animaux et l'angoisse que cette séparation provoque ne peut qu'être respectée. Je m'engage à adopter Loubo et à en prendre soin si besoin est", a déclaré la chanteuse sur le réseau social. Un engagement pour la cause animale qui ne date pas d'hier, puisque Jeanne Mas affirmait en 2015 être végétarienne depuis 23 ans et avoir banni de nombreux aliments issus des animaux de sa vie quotidienne.
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La Cour de cassation a rejeté mardi le pourvoi du parquet général de Paris et de plusieurs associations, rendant définitive la relaxe de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral, dans un dossier concernant la publication en 2016 de caricatures aux relents antisémites sur son site internet.
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Alain Bonnet, dit Soral, avait été condamné en décembre 2017 à Bobigny à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour avoir publié ces dessins.Ils montraient notamment une caisse enregistreuse remplie de billets de banque et surmontée de la porte d'entrée du camp d'Auschwitz, avec le chiffre de six millions affiché, référence au nombre de juifs exterminés par les Nazis. Leur auteur, Pascal Fernandez, avait été condamné à 3.000 euros d'amende.En mai 2019, cependant, la cour d'appel les avait relaxés, estimant que ces dessins ne contenaient pas l'"exhortation explicite" ou "implicite" à la haine constituant, selon une jurisprudence récente de la Cour de cassation, le délit de provocation à la haine raciale.Les recours formés à l'époque par le parquet général et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) ainsi que l'association Avocats sans frontières (ASF), parties civiles, ont été rejetés mardi.La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire a aussi rejeté un autre pourvoi concernant Soral.La LICRA et SOS Racisme notamment avaient formé un recours contre sa relaxe pour la publication d'un photomontage où l'on voyait Emmanuel Macron bras levés devant un globe terrestre, un bras ceint d'un brassard d'allure nazie orné d'un dollar à la place d'une croix gammée. Le tout sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali, et barré du slogan "En marche vers le chaos mondial". Les juges d'appel avaient estimé que si ce photomontage pouvait "légitimement choquer", il n'apparaissait pas "suffisamment clair et univoque pour viser l'ensemble des Juifs en raison de leur origine ou de leur religion".Soral, 61 ans, a déjà été condamné plusieurs fois par la justice. Sa dernière condamnation date de la fin juin en appel: 5.000 euros d'amende, avec possibilité d'emprisonnement en cas de non-paiement, pour contestation de l'existence de la Shoah.Le 6 juillet, ses deux chaînes Youtube ont été supprimées par la plateforme américaine de vidéos en ligne, pour "enfreintes répétées aux conditions d'utilisation".
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Ce mardi 9 octobre, journée de grève et de manifestations pour défendre le « modèle social », plusieurs débordements ont eu lieu, notamment à Paris.
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Ce mardi 9 octobre, le cortège de la manifestation organisée à Paris pour protester contre les réformes touchant les retraites, l'assurance-chômage ou bien encore Parcoursup, a été stoppé en milieu d'après-midi pendant plusieurs dizaines de minutes en raison d'affrontements entre quelques manifestants et les forces de l'ordre. Selon les informations de BFMTV, quatre personnes ont été interpellées. Comme le relaye Le Figaro, la manifestation était à l'arrêt au milieu du boulevard Raspail, dans le 14ème arrondissement, pendant une dizaine de minutes. Les CRS ont été visés à plusieurs reprises par des projectiles. Selon Gurvan Kristanadjaja, journaliste au quotidien Libération, ces incidents auraient fait un blessé. Le cortège a finalement rejoint la place d'Italie, dans le 13ème arrondissement de Paris, à 16h45 dans le calme. La CGT a indiqué que 50 000 personnes ont participé à la manifestation. Pour rappel, plusieurs cortèges se sont élancés partout en France à l'appel des centrales syndicales CGT et FO, Solidaires, Unef, FIDL et UNL. À Paris, la manifestation a démarré vers 14h30 de Montparnasse.
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Deux personnes sont restées coincées dans la voiture et ont dû être désincarcérées.
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Une voiture a percuté un tramway samedi 11 mai à Nantes, faisant quatre blessés, dont deux enfants, a-t-on appris auprès des secours. Vers 07hH45, à proximité de l'arrêt Pirmil, "une voiture, avec à son bord un enfant de 18 mois, une fillette de trois ans et deux femmes de 39 et 43 ans, est entrée en collision avec un tramway", ont indiqué à l'AFP les pompiers, confirmant une information de Ouest-France. "Deux personnes ont été piégées dans le véhicule et ont dû être dégagées par les secours. Les quatre personnes ont été transportées au CHU en urgence relative", selon la même source, ce qui signifie qu'elles ne sont pas en danger de mort.
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Une femme sans domicile fixe, âgée d'une quarantaine d'années, a été interpellée après la découverte d'un bébé décédé, abandonné près d'une gare. La mère avait accouché dans la rue, selon les informations de La Voix du Nord.
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Elle a été mise en examen pour "délaissement d'enfant ayant entraîné la mort". À Lille, une femme SDF a été appréhendée par les forces de l'ordre, durant la semaine du 1er avril. Quelque temps auparavant, un nourrisson avait été retrouvé sans vie, rapporte le quotidien La Voix du Nord. Le corps de l'enfant avait été découvert par des passants, sur un chantier à proximité de la gare Lille-Flandres. Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère avait donné naissance à l'enfant dans la rue. "Les secours sont intervenus mais n'ont pu le réanimer et ont constaté le décès", a indiqué le parquet au journal local. Selon l'autopsie, le nouveau-né était viable. Les circonstances du décès restent à éclaircir.D'après les informations de La Voix du Nord, la femme interpellée est déjà mère de plusieurs enfants. Elle a été mise en examen pour "délaissement d'enfant ayant entraîné la mort" et placée en détention provisoire.
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Une factrice intérimaire de 19 ans a brûlé une partie du courrier qu'elle devait distribuer, a rapporté vendredi 21 octobre L'Union. Âgée de 19 ans, l'employée de La Poste n'avait pas réussi à terminer sa tournée.
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Elle a alors mis le feu, en plein champ, aux lettres qu'elle devait distribuer dans les communes de Guignicourt, Prouvais et Amifontaine (Aisne). Des avis d'imposition se trouvaient parmi le lot de lettres parties en fumée, a précisé le quotidien local. La Poste et les Finances publiques ont porté plainte.Une situation à mettre sur le compte de la dégradation des conditions de travail, assure la CGT des activités postales et de télécommunications. "Il y a plein de facteurs qui n'arrivent pas à terminer leur tournée. Certains perdent pied", assure un syndicaliste qui veut alerter la direction sur le mal-être de certains employés. Mal-être illustré mardi dernier, quand une factrice de 34 ans, sous le coup d'une procédure disciplinaire, a tenté de se suicider dans un centre courrier de Montpellier, rappelle FranceInfo. Ses jours ne sont pas en danger.Dans une lettre datée du jeudi 13 octobre, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de La Poste alertait l'entreprise sur "la dégradation des conditions de travail et le mépris du dialogue social manifesté dans les différents secteurs et aux différentes échelles du groupe", rappelle BFMTV. Le CHSCT se basait sur le rapport de huit cabinets d'expertise qu'il avait mandatés et qui ont évoqué "une situation préoccupante du fait de la rapide dégradation de l'état de santé des agents". Le rapport évoquait "une aggravation de la pénibilité physique", des "cas de suicides", des "situations de détresse individuelle", des "fréquents conflits entre agents" ou encore un "climat social délétère". En cause : les "réorganisations permanentes qui réduisent les effectifs et soumettent les agents à des cadences accélérées".
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