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Bronchoconstriction La bronchoconstriction est le rétrécissement du calibre des bronches à cause d'une contraction des muscles bronchiques. La bronchoconstriction est due à la fixation de l'acétylcholine sur les récepteurs induisant une contraction des muscles lisses des bronches au niveau des poumons. Elle crée une obstruction des bronches qui peut entrainer une difficulté respiratoire. Elle est l'une des manifestations importante de l'asthme mais s'observe aussi, entre autres dans la BPCO. Elle peut aussi être causée par une concentration trop forte en facteur d'activation plaquettaire (PAF). Les principaux signes de bronchoconstriction sont les sibilances à l'auscultation. On peut en objectiver l'importance par la spirométrie. |
Édouard André (collectionneur) François Édouard André, né le à Paris et mort le à Paris, est un homme politique et collectionneur français. Biographie. Fils d’Ernest André (1803-1864) et de Louise Cottier, Édouard André est né dans une famille de riches banquiers protestants originaire du Sud-Est de la France (Nîmes dans le Gard) qui connut son apogée sous le Second Empire. Ferme soutien de Napoléon III, sensible aux idées saint-simoniennes, la famille André participe au financement de la modernisation de la France et des grandes entreprises du régime impérial. Édouard André perd sa mère à l’âge de deux ans. Officier du Second Empire. Élevé dans le culte de Napoléon, il est destiné à la carrière militaire. À dix-huit ans, il entre à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et en sort dans le régiment des Guides, régiment d’élite du service personnel de l’Empereur Napoléon III, et aurait été remarqué par l'Impératrice. Officier, il participe aux campagnes d’Italie et du Mexique avant de démissionner de l’armée en 1863 à l'âge de 30 ans. Collectionneur et mécène. C’est alors qu’il entreprend de constituer une collection de tableaux, de meubles et d’objets d’art. Il succède à son père comme député du Gard, élu le . Réélu le , il siège jusqu'au . Après la chute du Second Empire, il s’engage dans la Garde nationale en 1871. Il négocie, avec les Rothschild, la contribution que la France doit verser à l’Allemagne après la capitulation et réunit en peu de temps la somme nécessaire. Mais déçu par la vie politique, il décide de se consacrer exclusivement à ses collections. En 1868, il commande à l’architecte Henri Parent un hôtel particulier de proportions grandioses sur un terrain de m situé 158 boulevard Haussmann et acquis pour la somme considérable de francs. Les travaux se déroulent de 1869 à 1875. L’hôtel abrite aujourd’hui le Musée Jacquemart-André. En 1872, il rachète la "Gazette des Beaux-Arts" et devient président de l’Union centrale des arts décoratifs. Cette même année, lui qui avait déjà fait exécuter son buste par Jean-Baptiste Carpeaux et son portrait par Franz Xaver Winterhalter, commande un nouveau portrait à Nélie Jacquemart, sa cadette de huit ans, qu’il épousa civilement à Paris le . Mais sa santé se détériore et il meurt en 1894 âgé de soixante ans. |
Liste des albums de musique de Final Fantasy Cet article présente la liste des albums de musique de "Final Fantasy". Ceux-ci peuvent être liés aux jeux vidéo ou au films de l'univers "Final Fantasy". |
Vasoconstriction des vaisseaux périphériques |
Albert Döderlein Albert Sigmund Gustav Döderlein est un gynécologue allemand, né à Augsbourg le et mort à Munich le . Les bactéries du genre "Lactobacillus", qui forment la flore vaginale normale, sont désignées sous le nom de « bacille de Döderlein » ou de « flore de Döderlein ». C'est lui aussi qui, pour des raisons d'asepsie, a introduit l'usage des gants en caoutchouc en obstétrique et dans les soins gynécologiques. Carrière. Fils de médecin militaire, il étudia la médecine à Erlangen, où il obtint son doctorat en 1884. En 1888 il enseignait à Leipzig et, en 1897, il reçut un appel pour Groningue comme professeur titulaire, mais la même année c'est à Tübingen qu'il alla comme professeur et finalement, en 1907, il succéda à sa chaire à l'université de Munich à qui prenait sa retraite. À partir de 1918, il s'impliqua dans la "Münchner Kommission zur Beratung von Fragen der Erhaltung und Vermehrung der Volkskraft", commission dont le siège était à Munich et dont le rôle était de débattre sur les façons de conserver et d'accroître la force de la population. Après la prise du pouvoir par les nazis et l'adoption de la loi de stérilisation, il en écrivit le commentaire juridique officiel, "Die Eingriffe zur Unfruchtbarmachung der Frau" ("Comment procéder à la stérilisation d'une femme"). Après sa retraite en 1934, il devint co-éditeur de la "" ("L'Hebdomadaire médicale de Munich"). Le gynécologue , professeur au Centre gynécologique universitaire d'Iéna, était son fils. |
Kitsais Les Kitsais, Kichais ou K'itsäsh sont une tribu amérindienne du sud des Grandes Plaines, faisant partie des peuples caddoans. Histoire. Historiquement, le territoire kitsai comprenait le centre sud de l'Oklahoma et le centre nord du Texas, à l'ouest des Caddos, en particulier le long de la Rivière Rouge. Plusieurs sites archéologiques du nord du Texas ont été reliés, sans certitude, aux Kitsais, notamment le site de Gilbert (milieu du ). Certains archéologues croient que les ancêtres des Kitsais étaient le peuple préhistorique de Spiro. Vers 1701, les Kitsais ont été observés en amont de la Rivière Rouge et au sud jusqu'aux sources supérieures de la Trinity au Texas. En 1712, une partie d'entre eux étaient en guerre contre les Hainais, qui habitaient en aval de la Trinity. En 1719, Jean-Baptiste Bénard de la Harpe rencontra les Kitsais sur la Canadian en route vers le Nouveau-Mexique pour combattre les Apaches. La tribu s'allia aux Français, auxquels ils restèrent loyaux. À cette époque, les Kitsais étaient déjà en possession de chevaux. Des mariages hors de la tribu se pratiquaient avec les Kadohadacho (une bande caddo). D'après divers documents français et espagnols, les Kitsais étaient fermiers et chasseurs, comme tous les peuples caddoans. Ils auraient été divisés en deux groupes, une bande au nord alliée aux Wichitas et une bande au sud alliée aux Kadohadacho et à d'autres bandes caddo. Vers 1772, leur principal village, comptant 30 maisons et 80 guerriers pour la plupart jeunes, était située sur le site de la future Palestine. En 1778, un second village se trouvait au sud du village principal, probablement sur le site de l'actuelle Salt City. Au total, la tribu comptait environ une centaine de guerriers. Comme toutes les autres tribus, les Kitsais souffrirent de l'introduction de nouvelles maladies, et des conflits entre les Français, les Espagnols et les Anglais pour le contrôle de la région. Par suite, leur population décrût de manière importante. Les Kitsais survivants formèrent une tribu unique avec les Wichitas en 1835 en signant un traité avec les États-Unis. En 1855, les Kitsais, avec plusieurs autres petites tribus, furent installés dans la réserve indienne de Brazos River. Trois ans plus tard, ils se réfugièrent au nord des Territoires indiens et rejoignirent les Wichitas, qui avaient une agriculture, des habitations et des coutumes similaires. Aujourd'hui, les Kitsais n'existent plus en tant que tribu. Ils vivent parmi les Caddos et les Wichitas, dans le comté de Caddo dans le centre ouest de l'Oklahoma. En 1977, leur population était estimée à 350 personnes. |
Marc René Marie de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac Marc René Marie d’Amarzit de Sahuguet, abbé d’Espagnac, né à Brive le et guillotiné à Paris le , est le fils de Jean-Baptiste Joseph de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac et de Suzanne-Elisabeth de Beyer. Il est un homme de lettres, un spéculateur qui a joué un rôle-clé dans les grandes spéculations boursières sous Louis XVI. Avant la Révolution. Disciple de Voltaire, l’abbé d’Espagnac publie plusieurs ouvrages où il met à mal la monarchie et le clergé. Il est conseiller-clerc au Parlement de Paris et chanoine de Notre-Dame de Paris. Il est aussi prédicateur à la Cour. Choisi pourtant pour prêcher le jeudi saint devant le roi en 1780, il inclut dans son homélie de telles provocations que Jacques Necker, qui s’était fait communiquer à l’avance son texte, bien que protestant, lui ordonne de se déclarer malade pour n’avoir pas à prononcer ces énormités. Désormais mal vu à la Cour, l’abbé d’Espagnac se fait accueillir par les Orléans au Palais-Royal. Il est aussi un ami et un agent de Charles Alexandre de Calonne. Il se lance avec lui dans la spéculation de la Compagnie des Indes. Il est ruiné à la suite de spéculations hasardeuses sur ses actions de la Compagnie des Indes, au cours desquelles, malgré la protection de Calonne, il s’est heurté aux intérêts du financier Étienne Clavière et au baron Jean de Batz. Ayant fait un séjour en prison, il en a acquis une rancœur tenace. Sous la Révolution. Ayant rédigé dans un sens révolutionnaire le cahier de doléances du bailliage de Montfort-l'Amaury, l’abbé d’Espagnac est bien déçu de n’être pas élu aux états généraux. Mêlé aux agitateurs à la solde de Philippe d’Orléans, il joue un petit rôle lors de la prise de la Bastille. Inscrit au club des Jacobins dès sa création, il y parle contre la religion et pour l'aliénation des biens du clergé. Dès l’époque de l’Assemblée constituante de 1789, il se jette dans la Révolution qui, seule, pouvait lui permettre de refaire fortune. Agioteur impénitent, il spécule sur la baisse de l’assignat et sur la hausse des valeurs réelles. Ami et protégé de François Chabot, de Julien de Toulouse, de Camille Desmoulins, des affairistes qui gravitaient dans l’orbite dantonienne et de Georges Jacques Danton lui-même, ce fervent patriote et clubiste avait obtenu du faible Joseph Servan de Gerbey, entre autres avantages, la concession fructueuse des charrois militaires. Profitant de la guerre, il avait créé la compagnie Masson de fournitures militaires, s’occupant surtout de roulage. Très vite, cet aimable cynique sait se rendre indispensable à Charles François Dumouriez dont il devient le banquier. Il fait acheter des chevaux et du matériel par l’armée, pour ensuite louer à cette dernière ce qui lui appartient déjà. Dénoncé en à la Convention pour ce petit manège, il est arrêté, parvient à se justifier en . Il comptait cependant des ennemis : Pierre Joseph Cambon, Étienne Clavière, Jean Nicolas Pache, le nouveau ministre de la Guerre, les propres ennemis de son protecteur Charles François Dumouriez. Peu après, il est accusé de complicité avec Charles François Dumouriez passé aux Autrichiens et doit se cacher. Une commission l’accuse d’avoir détourné environ vingt-cinq millions de livres. Ayant participé à la liquidation de la Compagnie des Indes (1794), il est arrêté, jugé par le Tribunal révolutionnaire. L’accusateur public dit de lui : . Condamné à mort, il est exécuté avec les dantonistes le 16 germinal an II. |
Eel Pie Island L'île d'Eel Pie (Eel Pie Island) est une île fluviale située sur la Tamise, à Londres, dans le quartier de Twickenham. Connue auparavant sous le nom de "he Parish Ait" puis "Twickenham Ait", l'île n'est accessible que par une passerelle ou par bateau. En 1889, on propose la construction d'un pont mais celui-ci ne sera réalisé qu'en 1957. Actuellement, on trouve sur l'île 50 maisons abritant 120 habitants, quelques entreprises, deux réserves naturelles, le club de Twickenham d'aviron, l'un des plus anciens sur la Tamise et un hôtel renommé, le "Eel Pie Hotel", avec sa salle de bal. Les Eel Pie Studios, propriété de Pete Townshend, membre de The Who, se trouvaient sur cette île. Ils ont été le lieu de célèbres enregistrement du rock et de la pop music. "Eel Pie Publishing Limited", la société d'édition de Townshend est nommé d'après l'île. Eel Pie Hotel. L'île abritait aussi un célèbre hotel, le "Eel Pie Hotel" connu pour sa grande salle de bal. Entre 1962 et 1967, plusieurs musiciens ou groupes se sont produits dans cet hôtel : En 1967, le "Eel Pie Island Hotel" a dû fermer, à cause des réparations que l'hôtel ne pouvait payer. Il sera détruit en 1971 dans un mystérieux incendie. En 1969, un nouveau club, Colonel Barefoot's Rock Garden ouvre ses portes, et attire des groupes telles que Black Sabbath et The Edgar Broughton Band. Un autre incendie détruira le centre de l'île en 1996 et un an plus tard la passerelle fut endommagée accidentellement par une entrepreneur en travaux publics. Une nouvelle passerelle a été ouverte en . |
Lol Mahamat Choua Lol Mahamat Choua, né le à Mao (Afrique-Équatoriale française) et mort le à N'Djaména (Tchad), est un administrateur civil et homme d'État tchadien, président du gouvernement d'union nationale de transition entre le et le . Biographie. Né le à Mao, dans la région du Kanem, Lol Mahamat Choua est d'ethnie kanembou, de la noblesse du clan Kogana. Diplômé de l’institut international d’administration publique de Paris en 1973 et de l’institut des relations internationales de Paris en 1982. De 1965 à 1979, il fait carrière au sein de la caisse nationale de prévoyance sociale. Durant la guerre civile, il est un cadre important du Mouvement populaire pour la libération du Tchad (MPLT) basé dans la zone du lac Tchad. Le , au terme d'un compromis entre les Forces armées du Nord (FAN) d’Hissène Habré et les Forces armées populaire de Goukouni Oueddei lors de la conférence de Kano 2 pour former le premier gouvernement d’union nationale de transition (GUNT), après le départ du président Félix Malloum. Pendant quatre mois, il assure les fonctions de chef de l'État avant de démissionner le et d'être remplacé par Goukouni Oueddei. Sous la présidence d'Hissène Habré, il revient d'exil à Paris et est nommé ministre des Transports. En 1991, le président Idriss Déby le nomme maire de N'Djaména, fonction qu'il occupe jusqu'à l'année suivante. De 1993 à 1994, il préside le Conseil supérieur de la transition (CST). En 1992, il crée le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), dont il est désigné président d'honneur à vie. Le parti initialement d'opposition se rallie rapidement au régime. À l'élection présidentielle de 1996, il représente le RDP et accède au second tour contre le Mouvement patriotique du Salut (MPS), le parti présidentiel. Le , il meurt d'un cancer à N'Djaména à l'âge de 80 ans. Ses obsèques ont lieu le , place de la Nation à N'Djaména, en présence du président Idriss Déby, qui l'élève à titre posthume à la dignité de grand-croix de l'ordre national du Tchad. Lol Mahamat Choua est ensuite inhumé au cimetière de Lamadji. Un deuil national de trois jours est décrété du 16 au 18 septembre, les drapeaux sont mis en berne et toute activité à caractère festive est interdite. |
Iago ab Idwal Iago ab Idwal (908? — 979?) était un roi de Gwynedd, dans l'actuel Pays de Galles) pendant 29 ans de 950 à 979, conjointement avec son frère Ieuaf ab Idwal jusqu'en 969 Origine. Iago est le fils de Idwal le Chauve et aurait dû être avec son frère Ieuaf ab Idwal son héritier légitime. Mais à la mort de son père en 942, Howell le Bon, le roi de Deheubarth, profite de l'occasion pour annexer le Gwynedd à son propre royaume, forçant Iago et son frère à l'exil . Règne. Ce n'est qu'à la mort de Howell, en 950 que Iago et Ieuaf peuvent remonter sur le trône. Ils profitent des conflits entre les fils de Howell pour les expulser du Gwynedd et les laisser se partager ce qui restait des terres de leur père. Néanmoins, la lutte continue entre les deux dynasties. Tandis que les frères Iago et Idwal attaquent le sud et parviennent à descendre aussi loin que Dyfed en 952, les héritiers de Howell remontent au nord jusqu'à la vallée de Conwy en 954, mais sont battus à Llanrwst et sont repoussés jusqu'à Ceredigion. Iago et Ieuaf se disputent ensuite leurs nouvelles conquêtes et Iago emprisonne Ieuaf en 969. Iago est identifié avec le roi « Jacob », mentionné par Florence de Worcester en 973, lorsque le roi Edgar d'Angleterre réunit à Chester lors d'une grande cérémonie de couronnement, huit rois vassaux de Grande-Bretagne dont Cináed mac Máel Coluim roi des Scots, Mael Coluim mac Domnall roi des Cumbriens et son père Dufnal ainsi que Maccus roi des îles au cours de laquelle, ces souverains reconnurent symboliquement sa suprématie en ramant dans la barque dont Edgar tenait le gouvernail. Bien qu'il connaisse une défaite en 974 devant son neveu Hywel ab Ieuaf, Iago parvient à garder le Gwynedd jusqu'en 979, lorsqu'il se fait emprisonner à son tour par son concurrent, qui prend le trône. On ne sait rien du destin d'Iago après cet événement. Postérité. Iago est le père d'un fils nommé Custennin (i.e Constantin) tué en 980 par son cousin Hywel ab Ieuaf lors d'un combat à Hirbarth après avoir dévasté Lley et Mona avec ses alliés vikings |
Goukouni Oueddei Goukouni Oueddei ou Weddeye, né en 1944, fils d'Oueddei Kihidemi (chef traditionnel des Teddas), est un homme d'État tchadien, chef de l'État entre 1979 et 1982 ; il est renversé en par Hissène Habré, soutenu par la France et les États-Unis. Biographie. Années 1970. Dans les années 1970, il dirigea les , mouvement rival des Forces armées du Nord d'Hissène Habré, les deux étant opposés au régime dictatorial de Tombalbaye. Les FAP sont soutenues par la Libye de Kadhafi, tandis que les FAN sont soutenues par le Soudan. Il est l'un des responsables de la détention de plusieurs ressortissants européens, dont l'ethnologue Françoise Claustre entre 1974 et 1977, et de l'exécution de l'émissaire envoyé par le gouvernement français pour négocier leur libération, le commandant Galopin. Après les accords I et II de Kano (mars et ) et de Lagos (), un gouvernement d'union nationale de transition (GUNT) est créé, avec à sa tête Oueddei, qui devient ainsi officiellement chef de l'État, d'abord du au , puis à nouveau du au . Goukouni Oueddei est accompagné du général Kamougué, à la vice-présidence, et d'Hissène Habré, au ministère de la Défense. Années 1980. En , Habré rompt avec le GUNT et s'empare de N'Djamena. Avec l'appui des forces libyennes, Oueddei parvient à le repousser hors de la capitale. En , il annonce à Tripoli la fusion de son pays avec la Libye, suscitant la réprobation internationale, et particulièrement française . En , Hissène Habré, désormais soutenu par la France et les États-Unis, qui considèrent dorénavant le conflit tchadien comme enjeu de la guerre froide, renverse Oueddei. Il anime le GUNT, gouvernement de l'opposition à la dictature d'Hissène Habré, tout au long des années 1980. En 1983, les progrès du GUNT conduisent à l'opération Manta de l'armée française, en soutien à Habré. Trois ans plus tard, une nouvelle offensive conjointe de la Libye et du GUNT suscite une nouvelle réaction de Paris, avec l'opération Épervier. En 1987, Oueddei s'exile à Alger. Le , après 22 ans d'exil, il annonce son retour au Tchad. Années 2020. Il publie "Combattant, une vie pour le Tchad" en 2019 aux éditions Espaces & Signes à Paris, livre qui retrace, en près de 600 pages, l'histoire du Tchad de 1958 à 1991, à travers son parcours personnel : de ses débuts dans la fonction publique tchadienne jusqu'à son exil en Algérie, en passant par l'entrée en rébellion, la lutte du FROLINAT, les rivalités avec Hissène Habré, les rapports houleux avec Kadhafi et avec la France, son arrivée à la tête de l'État, etc. À la mort d'Idriss Déby en 2021, son fils Mahamat Idriss Déby et d'autres militaires s'emparent du pouvoir par un coup d'État. Ils établissent un Conseil militaire de transition qui met en place un dialogue national. Oueddei préside le comité technique spécial (CTS) chargé de s'assurer de la participation des groupes politico-militaires (principalement l'Union des forces de la résistance et le Front pour l'alternance et la concorde au Tchad). Mais en , quelques jours avant un premier « pre-dialogue » entre la junte et les groupes politico-militaires, le CMT remplace Oueddei et l'ensemble du CTS par un autre comité dirigé par le ministre des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene. |
Frans Masereel Frans Masereel est un graveur, peintre et illustrateur belge né le 30 ou le à Blankenberge (Belgique) et mort le (à 82 ans) à Avignon (France). Il a principalement travaillé entre la Suisse, l'Allemagne et la France. Artiste engagé, humaniste, libertaire, pacifiste antimilitariste, marqué par le tourment sanglant de la Première Guerre mondiale, ses œuvres dénoncent sans concessions les horreurs de la guerre, de l'oppression et de l'injustice sociale. Auteur d'une œuvre profuse, illustrateur infatigable, pédagogue, son travail graphique le plus connu est sans doute "Mon livre d'heures" (1919) : il est considéré à ce titre comme le précurseur du roman graphique. Biographie. Origines et jeunesse. Fils de François Masereel et Louise Vandekerckhove, couple de bourgeois aisé, Frans Masereel est né le 31 juillet 1889 à Blankenberge, station balnéaire du nord de la Belgique. Il est l’aîné d'une fratrie de trois enfants, Robert Masereel, né en 1891 et Marie Louise, née en 1893. En 1894, la famille Masereel emménage à Gand où François Masereel meurt en novembre. La mère de Frans se remarie en 1897 avec Louis Lava, flamand francophone libéral et libre-penseur qui a sans doute eu une influence décisive sur le jeune Frans. Après l’école moyenne, Frans Masereel passe une année à l'Athénée Royal de Gand où il pratique prioritairement le dessin. Puis il s'inscrit en 1906 à la Stedelijke Ambachtsschool voor Jongelingen de Gand, sorte de lycée professionnel enseignant les arts et métiers. Il y est initié à la lithographie et à la typographie et y reste trois ans. D'octobre 1907 à octobre 1910, il suit en parallèle les cours du soir à l'académie des beaux-arts de Gand dans la classe de Jean Delvin. En 1909, exempt du service militaire, il fait un premier voyage à Paris et se rend en Angleterre et en Allemagne. En 1910, il se rend en Tunisie avec sa future épouse Pauline Imhoff (1878-1968) et s'installe avec elle et sa fille à Paris fin 1911. Il y rencontre l'anarchiste Henri Guilbeaux qui l'introduit auprès de grands écrivains comme Stefan Zweig avec qui il lie de forts liens d'amitié. En 1912 et 1913, il participe au Salon des indépendants et y rencontre un certain succès. Cette première période parisienne lui permet de se familiariser avec la gravure sur bois par l'intermédiaire de lectures sur les graveurs anonymes du , Dürer, l'imagerie d’Épinal, les vieilles cartes à jouer, les incunables et les "biblia pauperum" du bas Moyen Âge. L'exil anglais et suisse. En août 1914, alors qu'il est en Bretagne, Frans Masereel est surpris par la déclaration de guerre et se rend rapidement à Gand où il découvre qu'il a été rayé des registres de la population. Ses obligations militaires n'étant pas clairement définies, il rentre fin octobre à Paris. Il ne revient en Belgique que quinze ans plus tard et ne voit plus ses parents pendant six ans. Les horreurs de la guerre marquent son engagement pacifiste et humaniste et il n’aura de cesse de dénoncer la violence et la mécanique des conflits par son travail graphique. Il participe au recueil de dessins "La Grande Guerre" et illustre le roman du journaliste belge Roland de Marès (1874-1955), "La Belgique envahie" (Paris, Georges Crès, 1915), de croquis pris sur le vif : c'est son premier travail comme illustrateur. Courant 1915, après avoir obtenu un visa, il rejoint le pacifiste et objecteur de conscience Henri Guilbeaux à Genève en Suisse où il reste jusqu'en 1921. Il travaille comme traducteur bénévole au Comité international de la Croix-Rouge et fait la connaissance de l'écrivain français Romain Rolland. Cet homme érudit, résolument pacifiste, devient le maître à penser de Masereel, alors âgé de 26 ans. En plus de son activité de traducteur, il travaille comme illustrateur pour des journaux et des magazines pacifistes comme "Demain" de Guilbeaux, "les Tablettes" de Claude Le Maguet (pseudonyme de l'anarcho-syndicaliste Jean Salives) et, à partir du 28 août 1917, "La Feuille", où il est un collaborateur incontournable. C'est en 1917 qu'il publie ses deux premières séries de bois gravés "Debout les morts" et "Les morts parlent". Cette période suisse est décisive dans la vie de l'artiste : c'est le véritable point de départ de son œuvre. Il est exposé à la Galerie Tanner de Zurich en 1918. Ses publications de séries de gravures sur bois s’enchaînent à vive allure et lui assurent une renommée internationale. Parmi ses travaux de cette période, on peut citer "25 images de la passion d'un homme" (1918), "Mon livre d'heures" (1919), "Le Soleil" (1919), "Idée. Sa naissance, sa vie, sa mort" (1920), "Histoire sans paroles" (1920) ou encore "La Ville", démarré en 1918 et terminé en 1925. À cette époque, il fait aussi des illustrations pour des œuvres de Thomas Mann, Émile Zola ou Stefan Zweig. En 1919, la Première Guerre mondiale terminée depuis peu, il vit le début de la période dite des Années folles. Elle est caractérisée par son effervescence, son bouillonnement culturel et un retour au goût de la vie et des plaisirs après quatre années de guerre ; elle influence l'artiste qui se lance, en plus de son travail graphique, dans la peinture et l'aquarelle. Il fonde cette année-là les Éditions du Sablier avec le romancier et poète René Arcos. Il est aussi exposé à la Librairie Kundig à Genève. En 1921, "Mon livre d'heures" jouit d'une édition populaire grâce à l'éditeur munichois Kurt Wolff et sera tiré à en trois ans. Le succès. Étant interdit de séjour en Belgique, Masereel quitte définitivement Genève en 1921 et revient s'installer à Paris, où il peint ses célèbres scènes de rue. Il est exposé à la galerie parisienne Nouvel Essor. Il entreprend aussi un voyage à Berlin avec Carl et Thea Sternheim, couple de lettrés allemands fervents admirateurs de son œuvre ; Carl est écrivain et Masereel illustre une de ses nouvelles, "Fairfax", en 1922. À Berlin, Masereel fait notamment la connaissance du peintre George Grosz avec qui il devient ami. Jusqu'en 1925, Masereel expose à Paris et en Allemagne, et sa première monographie, écrite par Stefan Zweig et Arthur Holitscher, y est publiée en 1923. En 1925, "La Ville" est enfin publié et l'argent qu'il a gagné en illustrant le "Ulenspiegel" de Charles De Coster lui permet de quitter Paris pour résider dans une maison de pêcheurs à Equihen près de Boulogne-sur-Mer. Il y peint des zones côtières, des ports, et des portraits de marins et de pêcheurs. Il continue d’être exposé à Paris et en Allemagne. En 1926, il reçoit un peu de reconnaissance de la part de son pays natal par le biais d'une exposition individuelle de ses peintures et aquarelles à la galerie Le Centaure de Bruxelles. En 1929, les autorités belges lui délivrent son passeport. Pendant les années 1930, il réalise moins d'illustrations et de gravures mais continue à peindre et exposer. Son engagement pacifiste ne s’essouffle pas, il participe au Congrès mondial contre la guerre et le fascisme à Amsterdam en 1932 en tant que coorganisateur pour la Belgique et continue de collaborer à des mensuels et hebdomadaires anti-fascistes. Son œuvre est internationalement connue, des éditions-pirates de ses romans-images sont même publiées en Chine et quand il se rend en Russie en 1935, l’accueil est chaleureux. Son œuvre est largement connue et diffusée en Allemagne et à l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933, ses romans-images et livres illustrés sont massivement confisqués et détruits : son engagement « social-humanitaire-pacifiste » est bien entendu peu apprécié par le régime national-socialiste. C'est une semaine avant l’élection d’Hitler qu'il perd de vue Gorge Grosz, parti se réfugier aux États-Unis. En 1938, ses toiles sont décrochées des murs des musées allemands. Elles ne seront pourtant ni vendues ni détruites. Peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, Masereel continue de créer et il est professeur de dessin pour les ouvriers du Cercle de Peinture de l'Union des Syndicats de la Région Parisienne. Il tente même de s'engager dans l'armée française mais il est refusé en raison de son âge. À la mi-juin 1940, il prend la route de l'exode et quitte Paris avec sa femme pour se rendre à Avignon via Bordeaux et Bellac. Il tente même de fuir en Amérique du Sud en prenant contact avec Louis Aragon et Elsa Triolet mais son projet échoue. Durant l'Occupation, Masereel fait tout pour éviter les nazis et il quitte Avignon en 1943 pour se réfugier à Monflanquin dans le Lot-et-Garonne, puis emménage au château de Claude Sarrau de Boynet. C'est durant cette période qu'il rencontre sa future deuxième épouse, l'artiste avignonnaise Laure Malclès (1911-1981). Il perd aussi son ami et maître Romain Rolland, mort en 1944. Après 1945 : un artiste consacré. Il est nommé professeur à la Hochschule der Bildenden Künste Saar de Sarrebruck de 1947 à 1951 et en 1948, sa première exposition en Allemagne depuis la fin de la guerre s'ouvre à la galerie Günther de Mannheim. Il conçoit une grande mosaïque pour la façade du siège de Villeroy & Boch à Mettlach (1949). En 1949, Masereel s'installe à Nice où il réside et travaille durant vingt ans. Jusqu'en 1968, il crée plusieurs séries de gravures sur bois qui diffèrent de ses « romans en images » et constituent plus des variations sur sujet qu'un récit continu. . Il dessine également des décors et costumes pour de nombreuses productions théâtrales, et reçoit le prix d'art graphique à la biennale de Venise en 1951, puis travaille et expose avec Picasso entre 1952 et 1954 et parachève sa consécration en Belgique en étant nommé membre de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. À la mort de Pauline en 1969, Frans Masereel se marie avec Laure Malclès et s'installe à Avignon la même année. Il s'y éteint le 3 janvier 1972 et son corps est rapatrié à Gand. Une grande cérémonie funéraire a lieu en son honneur dans le hall du Musée des Beaux-Arts de Gand. De nombreux dignitaires belges et étrangers lui rendent un dernier hommage et accompagnent le cortège funèbre jusqu'au cimetière Campo Santo à Mont-Saint-Amand. Laure Malclès-Masereel meurt en 1981. L'artiste a donné son nom à l'organisation culturelle Masereelfonds. Xylographie. Frans Masereel est souvent considéré comme un maître et un rénovateur de la gravure sur bois. Si l'artiste est connu pour son œuvre gravée, Masereel a aussi développé une œuvre peinte importante. C'est à partir de 1914 que Masereel se familiarise avec ce procédé créatif et c'est lorsqu'il est en Suisse qu'il va l'accaparer afin de transmettre ses idées. Ce graphisme puissant, qu'il met souvent au service d'un réalisme à la fois féerique et social, lui permet d'exprimer son dégoût pour l'injustice sous toutes ses formes et son vœu d'une société égalitaire. Il invente le « roman sans parole »(le premier étant les "25 Images de la passion d'un homme" en 1918), récit graphique destiné à un lectorat adulte, composé d'une suite de gravures symboliques ("Le Soleil", "Idée") ou réalistes ("La Ville, Debout les Morts") où l'absence de texte permet de raconter l'histoire par la seule force narrative de l'image et par là même, être accessible à une large majorité. Ces récits connurent un certain succès ; Thomas Mann par exemple en était friand. Berthold Bartosch s'inspira de l'un de ses livres et travailla avec Masereel pour réaliser le film d'animation, "L'Idée", en 1931. Son expressionnisme eut une grande influence sur les graveurs européens. Une citation de Stefan Zweig, tirée de la préface de sa monographie sur Masereel en 1923 dit : « Tout pourrait périr : tous les livres, les monuments, les photographies et les documents, si subsistaient les xylographies que Frans Masereel a créées pendant ces dix années, par elles seules pourrait être reconstruit notre monde contemporain, et de surcroît rien que ces feuilles nous donneraient à saisir l'esprit dangereux, le génie et les remous psychiques de notre époque. » Influence. Le graphiste américain Lynd Ward a été grandement influencé par Masereel. Un certain nombre de dessinateurs, comme , Will Eisner et Eric Drooker ont cité Masereel comme une influence. Art Spiegelman cite "Mon livre d'heures" comme inspiration pour son "Maus". Engagements. Libertaire avant de devenir un compagnon de route du Parti communiste, il participa à l'illustration de la revue de la "Jeunesse communiste" allemande dans les années 1920. De façon générale, nombre de ses gravures sont teintées d'anticapitalisme. Il illustra notamment Baudelaire, Verhaeren, Maeterlinck, Kipling, Blaise Cendrars, ainsi que Pierre Jean Jouve et Romain Rolland dont il partageait les convictions pacifistes. Œuvre. Séries de bois gravés. Suites de gravures, reliées sous la forme d'ouvrages, que l'auteur ne considère pas comme romans : |
Lol Mohamat Choua |
Joël Denis Joël Denis, de son vrai nom Denis Laplante, est un chanteur et fantaisiste né à Montréal au Québec le . Biographie. Après avoir étudié le chant chez Madame Audet, c'est dans un cabaret montréalais (au "Café Saint-Jacques") que Joël Denis débute comme garçon de table chantant. C'est alors que Jacques Normand lui propose de jouer dans la revue "Nez à Nez" qu'il présente au cabaret "Aux Trois Castors". La télévision de Radio-Canada l'invite ensuite à son émission de variétés vedette "Music-Hall" où il impressionne avec son interprétation très visuelle du « Danseur de charleston » de Philippe Clay. Le répertoire de Joël Denis est alors beaucoup plus influencé par l'école française que par le rock' n' roll américain. De 1962 à 1965, Joël Denis anime avec Pierre Lalonde l'émission "Jeunesse d'aujourd'hui" à (Télé-Métropole). Il chante "L'école est finie" (reprise de Sheila), "Hey! Hey!" "Lolita", "Quoi de neuf pussycat?" (reprise du thème du film éponyme) et son plus grand succès "Le Ya Ya" (reprise de Lee Dorsey). Il est la vedette principale du film "Pas de vacances pour les idoles" de Denis Héroux en 1965, il a joué aussi dans "Les Mâles" de Gilles Carles en 1971. De 1972 à 1976, il anime avec Pierre Marcotte et Shirley Théroux l'émission "Les Tannants" au réseau TVA qui sera aussi très populaire. Depuis, Joël Denis est toujours actif sur les scènes québécoises et lors de galas télévisés. Il demeure donc un animateur-chanteur-danseur apprécié maintenant depuis plus de six décennies. |
Noël Milarew Odingar Noël Milarew Odingar est un homme politique tchadien, né en 1932 à Dowalé-Béboto dans la région du Logone Oriental et mort le . Chef d'état-major de l'armée nationale tchadienne, il joue un rôle majeur lors du coup d'État qui renverse le président François Tombalbaye le . Il est chef de l'État par intérim pendant deux jours, jusqu'au , date à laquelle le Conseil supérieur militaire choisit Félix Malloum pour lui succéder. Biographie. À Sara , Odingar est né en 1932. Diplômé de l'académie militaire française, il entreprend une carrière rapide. En 1965, Odingar, avec le grade de major, prend le poste de commandant des forces armées tchadiennes (FAT). cela a renforcé la domination du gouvernement par Sara. En 1968, la situation militaire dans le pays s'était gravement détériorée après la création du groupe d'insurgés rebelles FROLINAT en 1966 et la perte de contrôle qui en a résulté sur le gouvernement de nombreuses régions musulmanes du pays. En conséquence, le président François Tombalbaye a demandé à la France d'envoyer des troupes pour aider à vaincre les rebelles. les seuls à s'être opposés, en vain, à cette décision, ont été le ministre Bangui et le colonel Odingar, qui s'est opposé à ce que le projet infigure la suzeraineté du Tchad. Au fil des années, Odingar obtint de nouvelles promotions: au début de 1975, il était devenu général et commandant par intérim des de la FAT. Un mécontentement grandissait dans les rangs de l'armée: ces deux dernières années, l'action de Tombalbaye était devenue de plus en plus irrégulière et, en 1973, il avait jeté en prison le général Félix Malloum, commandant de la FAT . Ce fut une autre purge dans l'armée, dans laquelle Tombalbaye avait arrêté les commandants de la gendarmerie (la police militaire), qui déclencha le coup d'État de 1975 : le au matin, des unités de la gendarmerieattaqué le palais présidentiel. Tandis que ceux-ci combattaient avec la garde du président, Odingar est arrivé avec des renforts et a pris ses fonctions. Tous les combats ont pris fin à 8 h 30 du matin. Tombalbaye serait décédé des suites des blessures reçues au cours de la bataille et les coupistes auraient pris le palais triomphalement. Odingar s'était déjà adressé à la radio pour annoncer que les forces armées avaient "exercé leurs responsabilités devant Dieu et la nation", tandis que la population de la capitale déferlait dans les rues pour célébrer la mort de Tombalbaye. Odingar et l'armée ont justifié leurs actes dans un communiqué militaire accusant Tombalbaye d'avoir divisé le pays, d'avoir placé les tribus les unes contre les autres et d'avoir humilié les militaires. Pendant ce temps, Odingar, commandant par intérim et chef de l’État, a bouclé toutes les routes menant à la capitale et imposé un couvre-feu à la ville. Félix Malloum et les autres officiers emprisonnés ont été immédiatement libérés par les coupistes. Déjà le un Conseil militaire suprême ( Conseil supérieur militaire ou CSM) a été formé, une junte militaire de neuf membres dont le président a été choisi pour être Malloum, qui a réussi si paisiblement à Odingar en tant que chef de l' État. |
Masereel |
Jean Lalonde Jean Lalonde (né à Montréal le et mort à Montréal le ) est un chanteur et animateur québécois. Il était surnommé le "Don Juan de la chanson" pendant les années 1940. Biographie. Après des études de chant avec José Delaquerrière, Jean Lalonde commence sa carrière en 1933 à une station radiophonique d'Ottawa, interprétant, entre autres, des chansons du répertoire de Bing Crosby, auquel il sera souvent comparé par la suite. En 1934, il revient à Montréal où la station CKAC l'engage comme chanteur et animateur, poste qu'il occupe une vingtaine d'années. L'une de ses émissions, "Le Don Juan de la chanson" (1936-45), fut très populaire et son titre resta toujours accolé au nom de Jean Lalonde. Il chantait en français, en anglais et en espagnol. Il se fit l'interprète de plusieurs succès américains et sud-américains dont il écrivit lui-même les paroles françaises. Vers 1955, il ouvre à Saint-Jérôme, au nord de Montréal, la station radiophonique CKJL dont il sera propriétaire jusqu'en 1974. À l'émission "Au temps du 78 tours" (1971) à la Première Chaîne, il fit revivre les plus beaux moments de sa carrière. Parmi ses plus grands succès figurent "Petite madame bonsoir" et "Vous qui passez sans me voir". Avec son fils, le chanteur Pierre Lalonde, il anima "Les Don Juan" à la station CKLM (1974). |
François Tombalbaye François Tombalbaye, dit Ngarta Tombalbaye, né le à Bessada (près de Koumra) et assassiné lors d'un coup d’État le à N'Djaména, est un homme d'État tchadien. Il est président de la république du Tchad du 11 août 1960 à sa mort. Biographie. D'ethnie sara et originaire du Moyen-Chari, instituteur de formation et de confession chrétienne protestante, François Tombalbaye est membre du Parti progressiste tchadien (PPT), section locale du RDA. Proche de la gauche française de la République, il est élu conseiller territorial du Moyen-Chari en 1952 puis vice-président du Grand Conseil de l'AEF en 1957 (sous le statut de la loi-cadre Defferre de 1956). Dès cette époque, il s'oppose au député antillais Gabriel Lisette. Les années qui précèdent l'indépendance sont celles où Tombalbaye consolide ses positions au sein du PPT. Il remplace ainsi son rival à la présidence du Conseil des ministres en mars 1959 puis en juin, investi par l'Assemblée nationale, dirige un Gouvernement d'union. L'indépendance ayant été proclamée le 11 août 1960, il réussit à démettre Lisette de tous ses mandats en lui interdisant par télégramme de revenir au Tchad lors d'un voyage à l'étranger. De fait, il parvient à mettre en minorité son adversaire en s'appuyant sur les partis musulmans du Nord du Tchad qui avaient préféré Tombalbaye à Gabriel Lisette considéré comme un étranger. Il est le premier chef de l'État tchadien. Élu président de la République en 1962, le PPT proclamé parti unique, il commence peu à peu à cumuler les fonctions : chef de gouvernement, puis après 1966, dirige lui-même plusieurs ministères. En 1968, l'insurrection armée des régions de l'Est et du Nord, islamistes (donc opposées aux sudistes chrétiens), oblige la France à envoyer des troupes contre le Frolinat. La dérive autoritaire de Tombalbaye, déjà notable, s'accentue après cette date. Réélu en juin 1969, il accapare tous les pouvoirs régaliens de l'État. Déjouant une tentative de coup d’État en 1971 (orchestrée par la Libye), il se lance, comme Mobutu au Zaïre, dans une violente campagne d'« authenticité » africaine (changement des prénoms empruntés de l'Occident aux prénoms d'origine africaine et tchadienne, lui-même passant de François à Ngarta, Fort-Lamy et Fort-Archambault deviennent respectivement N'Djaména et Sarh, exaltation du "yondo", l'initiation culturelle systématique des jeunes garçons saras, etc.). En 1972, il rompt avec la France et avec Israël ; il renoue les relations avec le Soudan et avec la Libye, pour qu'ils cessent alors d'aider le Frolinat ; dans le même temps, il se tourne vers les États-Unis dans le cadre de la recherche pétrolière au Tchad. En décembre 1972, il accepte l’occupation de la bande d’Aozou par la Libye en échange de l’arrêt du soutien au Frolinat. Six mois plus tard, les troupes libyennes investissent la région et ses principales villes, et créent une base aérienne près de l’oasis d’Aouzou. Tout le long du début des années 1970. Tombalbaye critique les performances médiocres de l'Armée nationale tchadienne dans la guerre civile, cela irrite le corps des officiers et dissipe leurs loyautés. Il pratique de fréquentes purges et remaniements. En mars 1975, Tombalbaye ordonne l'arrestation de plusieurs officiers supérieurs, comme suspects dans une tentative de putsch.Le , plusieurs unités de la gendarmerie de N'Djamena, agissant sous la direction initiale de jeunes officiers, fomentent un coup d'État, l’un des motifs de celui-ci est la reculade devant la Libye. François Tombalbaye est assassiné lorsque les insurgés prennent d'assaut le palais présidentiel, lors de la fusillade Tombalbaye est blessé et succombe à des blessures par balle. Le 15, l'ancien commandant de l'Armée nationale tchadienne, Félix Malloum, qui avait été arrêté en mars, est nommé président par un conseil militaire. Malloum dénonce aussitôt le traité signé par son prédécesseur avec la Libye et reprend le soutien aux rebelles libyens opérant depuis le Tchad. Gouvernement de François Tombalbaye. Après la proclamation de l'indépendance, Ngarta Tombalbaye devient le premier président de la république du Tchad. Il a formé son premier gouvernement le 24 août 1960, constitué de quinze membres, dont voici la liste : |
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Bing Crosby Bing Crosby, de son vrai nom Harry Lillis Crosby Jr., né le à Tacoma (État de Washington) et mort le à Alcobendas près de Madrid, est un chanteur et acteur américain. Il est l'une des icônes culturelles majeures du . Figure majeure du cinéma et de la chanson américaine du début des années 1930 aux années 1970, il est reconnu comme l'un des artistes les plus couronnés de succès du , tant dans sa carrière d'acteur que de chanteur, notamment grâce au succès de son interprétation de "White Christmas" d'Irving Berlin (qui demeure le titre le plus vendu de l'histoire), et à l'Oscar du meilleur acteur qu'il reçut en 1944. Il est principalement associé au courant du jazz vocal, de l"'easy listening" et du "crooning", un genre dont il est parfois considéré comme le père. Durant sa carrière, il apparut dans près de 100 films, et écrivit et chanta plus de 1700 chansons. Vie personnelle. Enfance et éducation. Bing Crosby est le quatrième des sept enfants de Harry Lowe Crosby et Kate Harrigan, une famille aux racines anglaises et écossaises par son père et irlandaises par sa mère. La famille de Bing avait un train de vie plutôt modeste et en 1906, elle déménagea à Spokane, Washington afin que le père de Bing, comptable, puisse trouver un emploi plus stable. La légende veut que Bing ait reçu son surnom d'un ami devant lequel il avait déclaré ce qu'il pensait d'un personnage de bande dessinée, « Bingo », dans le "Bingville Bugle', un journal local. Le surnom « Bing » devient le nom qu'il utilisa à partir de ce moment-là. Plus intéressé par le football américain et le baseball, Bing ne brilla pas à l'école mais, attiré par le droit, il s'inscrivit à l'Université Gonzaga en 1920. Malgré de bons résultats universitaires, Crosby s'intéresse beaucoup à la musique ; il joue de la batterie dans un groupe musical dont le "leader" était le jeune chanteur Al Rinker, et dans lequel il s'investit de plus en plus. Il finit par abandonner ses études de droit pour sa passion, et sa carrière musicale se décide l'été où Al Jolson vient chanter dans le théâtre où Bing travaillait en job d'été. En l'écoutant, Bing Crosby prit la décision de devenir lui aussi chanteur professionnel. Mariages et enfants. Bing se maria deux fois. Sa première femme, Dixie Lee, était une actrice de 21 ans et chanteuse dans une boîte de nuit, plus connue que lui en 1928, à l'époque où il la rencontra. Ils restèrent mariés vingt-deux ans (1930 à 1952), avec des temps de séparation, jusqu'à la mort de Dixie Le couple eut quatre garçons : Gary (1933), les jumeaux Philip et Dennis (1934) et Lindsay (1938) qui habitèrent Los Angeles puis furent envoyés dans un internat géré par des jésuites à la discipline sévère, au sud de San Francisco. En 1936, Dixie Lee prit sa retraite du monde du spectacle mais en 1950, Crosby la persuada de participer à son émission ("Chesterfield Show") diffusée le 20 décembre, sa première apparition professionnelle avec lui à la radio. Alors que le mariage fut l'occasion pour Bing Crosby de restreindre sa consommation d'alcool, son épouse Dixie Lee s'enfonça dans un alcoolisme de plus en plus prononcé, qui l'aurait probablement tuée si elle n'était morte d'un cancer de l'ovaire en 1952. Un film sorti en 1947, ', est inspiré de sa vie mais que le couple contesta. Avant et après la mort de Dixie Lee, Bing eut plusieurs relations avec des actrices connues telles que Grace Kelly et Inger Stevens, ainsi que des mannequins comme (que son fils épousa en 1958). Il épousa sa deuxième femme, Kathryn Grant, en 1957, rencontrée quand elle avait vingt ans. Kathryn était une actrice et ancienne reine de beauté du Texas, beaucoup plus jeune que Bing, qui avait auditionné pour un rôle dans "White Christmas". Ils eurent trois enfants : Harry (1958), Mary (1959) et (1961). Mary devint une actrice de télévision dans la série "Dallas", alors que Harry est mieux connu pour son rôle dans le film d'horreur "Vendredi 13" et la série "The Hollywood Palace", et qui se reconvertit en banquier d'investissement. Bing Crosby était un grand amateur de chasse. Il était aussi passionné de golf, il y jouait tous les matins ; il avait d'ailleurs fondé en 1937 le Crosby Golf Tournament dont les bénéfices allaient à des œuvres de charité. Pour passer plus de temps avec son père, son fils Nathaniel prit des cours et devint un joueur de golf professionnel. Quand l'adolescent remporta un prix au Burlingame Country Club de son père, Crosby dit que c'était le plus beau jour de sa vie ; en 1981, Nathaniel devint également le plus jeune gagnant du championnat américain de golf amateurs puis se reconvertit en agent immobilier de luxe et les équipements de golf. Passionné de sport, Crosby devient propriétaire des Pirates de Pittsburgh, une grande équipe de baseball, et fit construire un haras et l'hippodrome de Del Mar en Californie pour élever et voir courir des pur-sangs mais son écurie remporta peu de prix. Les grands rivaux de sa femme Kathryn restant les sports que son mari pratiquait, elle se mit à chasser avec lui. Durant la Seconde Guerre mondiale, Crosby contribua au moral des troupes, devant les présidents Franklin Roosevelt et Ike Eisenhower, en se rendant sur le front de l'Ouest, et par ses chansons qui étaient diffusées sur toutes les grandes stations aux États-Unis ou en Europe. Sa musique et sa célébrité « avaient franchi l'Atlantique bien avant la guerre, jusqu'en Allemagne, et il enregistra en allemand des messages de propagande vers la population et les troupes du Reich qui le surnommèrent "Der Bingle" ».La vie de Bing Crosby fut une succession de voyages à travers le monde pour ses émissions de divertissement, où Kathryn l'accompagna souvent, et qui se souvient de l'amitié qui liait son mari à l'acteur Bob Hope et du pouvoir de leur alchimie comique même dans la vie privée. À cette époque, il se produit également avec Kathryn et leurs enfants lors de shows comiques à la télévision, notamment à Noël. Grand fumeur, Crosby est atteint d'un cancer du poumon en 1974 et subit une opération chirurgicale puis remonte sur scène. Trois ans plus tard, il tombe de l'une d'entre elles à Los Angeles, récupère puis part enregistrer notamment avec Fred Astaire. En mars 1977, il chute dans la fosse d'orchestre lors du concert pour le cinquantième anniversaire de sa carrière. Sorti de l'hôpital, il repart chanter avec David Bowie et joue encore au London Palladium en Grande-Bretagne à l'automne 1977. Lors d'une partie de golf à Madrid, Bing Crosby meurt à 74 ans d'une crise cardiaque en octobre 1977. Ses derniers mots furent sa dernière plaisanterie : « C'était un super match de golf, les gars... Allons prendre un Coca-Cola ». Son étoile au Walk of Fame se trouve au numéro 1615 sur Vine Street à Hollywood. Après sa mort. Après la mort de Bing Crosby, son fils Gary, devenu alcoolique comme ses autres frères, écrivit un livre intitulé "Going My Own Way" (1983). Cet ouvrage, très controversé, décrit les violences physiques et psychologiques que Bing exerça sur Gary et ses frères, entre humiliations et flagellations, au sein d'un foyer miné par la dictature de leur père et l'alcoolisme de leur mère esseulée. Bien que le fils cadet, Philip Crosby, ait tenté de convaincre le public que Gary avait tort et que leur père n'avait jamais été cruel envers eux mais seulement sévère, les deux autres frères Lindsay et Dennis approuvèrent Gary, particulièrement Lindsay qui était pourtant le fils préféré de Bing ; ils se souvenaient, eux aussi, que Bing les avait maltraités durant leur enfance.« Personne ne sait mieux que nous », dit Lindsay. Leur père avait également pris des dispositions pour que ses fils ne puissent toucher à son argent de leur héritage avant leurs 65 ans. La réputation débonnaire et insouciante de Bing fut ternie lorsque souffrant de dépression, ses fils Lindsay et Dennis se suicidèrent au pistolet, l'un en 1989 (à 51 ans) et l'autre en 1991 (à 67 ans). Nathaniel écrivit à son tour un livre sur son père en 2016, qu'il décrit comme un homme pudique de ses sentiments et économe en louanges, qui leur consacrait certainement plus de temps qu'aux garçons de Dixie ; mais pour que ses enfants ne soient pas élevés comme des « enfants d'Hollywood », il les faisait travailler dur dans un ranch à chaque vacances, au point qu'ils attendaient la rentrée scolaire avec impatience. De ses sept enfants, Crosby eut quatorze petits-enfants. Carrière professionnelle. La carrière professionnelle de Bing Crosby se partagea entre le cinéma, la comédie et la musique. Bing fut l'animateur de deux émissions de télévision et à la radio. Sa société de production "Bing Crosby Enterprises" aida beaucoup d'artistes de Rock'n'Roll à s'enregistrer pour un coût modique. Il popularisa l'utilisation du microphone auprès des chanteurs, grâce à laquelle il put mettre en valeur sa voix de crooner. Musicien. Alors étudiant à l'université Gonzaga, il fait partie d'un groupe musical, les "Musicaladers". Bien que Bing aime ses cours, il s'intéresse de plus en plus au piano, à la batterie et à ses chansons. Il rêve d'une carrière à Hollywood. Il joue dans un groupe nommé "The Juicy Seven" mais il sent que ce groupe ne prend pas la musique avec le même sérieux que lui. Cela l'incite à rejoindre le groupe des "Musicaladers" qui comprenait Al Rinker et 6 autres membres. Bing y joue de la batterie et y chante, notamment "Pretty Little Blue Eyed Sally" et "The End of the Road", deux chansons composées par Fred Waring. Ce groupe se distinguait des autres groupes de l'époque par le fait que les membres ne savaient pas lire la musique, et jouaient toutes leurs chansons de mémoire. Le groupe était invité à jouer lors de fêtes d'écoles ou privées. Il devint célèbre à Spokane et aux alentours. Il fut influencé par quelques groupes tels que le Dixieland Jazz Band, les Memphis Five, et le Hotel Drake Orchestra. La plupart de leurs chansons étaient des modifications des chansons de ces groupes. Les "Musicaladers" ne faisaient que changer le tempo des chansons et modifiait les arrangements, par exemple en accélérant le tempo d'une chanson pour la rendre plus attrayante et plus moderne. Le groupe n'avait que trente chansons mais, grâce à ces astuces, il semble que leur auditoire ne se soit jamais rendu compte de la petite taille de leur répertoire. Durant sa deuxième année d'université, le groupe de Bing Crosby est repéré par Roy Boomer, le gérant de la salle de spectacle "Clemmer" de Spokane. Boomer est surtout intéressé par le talent de Bing Crosby et de son ami Al Rinker, et quand les membres des "Musicaladers" commencent à quitter le groupe, Rinker et Bing décident de jouer sous la direction de Roy Boomer. Grâce à Boomer, Bing commence à se produire sur scène : Boomer écrivait les chansons que Rinker et Bing chantaient. En 1925, Bing quitte Spokane pour aller vivre avec son frère et Al Rinker à Hollywood. Les deux musiciens font plusieurs passages au café Tent puis avec Fanchon et Marco qui organisaient des spectacles musicaux à travers la Californie. Après avoir été engagés par Fanchon et Marco, ils se produisent dans 35 salles de spectacle dans cet état. Bing et Al aimaient bien improviser pendant leurs spectacles en ajoutant des sons différents, et Bing commença à jouer du kazoo dans une canette en aluminium durant un concert à l'université de Californie. Le public apprécia ce nouveau son à cause de son originalité, et Bing et Al devinrent de plus en plus populaires. Leurs prestations, qui duraient généralement 40 minutes, étaient très variées. On y trouvait des animaux, des acrobates, des danseuses, du trampoline et divers styles de musique comme le tango ou le swing. Cette originalité contribua au succès croissant de Bing et Al. Bing et Al étaient contents : le public les adorait, ils avaient un bon contrat avec des producteurs qui avaient une très bonne réputation à Hollywood et ils gagnaient entre et à chaque semaine, ce qui était beaucoup pour les années 1920. Avec Paul Whiteman. Un soir, alors que Bing et Al se produisaient au "Metropolitan" à San Francisco, Paul Whiteman qui les écoutait décida de les embaucher. Paul était un chef d'orchestre de jazz connu, on l'appelait le « roi du jazz ». Il engagea Bing et Al pour chanter avec son orchestre à Chicago et à New York. Il est important de noter que, bien que les spectacles de Bing et Al aient été bien reçus en Californie et à Chicago, les citoyens de New York ne montraient pas le même intérêt pour cette musique éclectique. Donc, au lieu de continuer leurs prestations en duo, Bing et Al rejoignirent la chorale de Whiteman. Mais Bing ne voulait pas passer le reste de sa carrière noyé dans la masse d'une chorale. Pour retrouver du succès, Whiteman suggéra à Bing de commencer à se produire en solo, avec un accompagnement musical mais sans Al Rinker, ce qu'il fit. Ses premières chansons solos connues furent "Ol' Man River" en 1928 et "Make Believe". En 1927, Bing et Al rencontrent Harry Barris, pianiste, chanteur et compositeur qui aidera beaucoup à former un nouveau groupe et à écrire la plupart de ses chansons. Whiteman s'impliqua beaucoup dans le succès de Barris, Crosby et Rinker. En 1925, le nouveau groupe prend le nom de "Rhythm Boys". Après avoir interprété pendant longtemps ses chansons sous la direction de Paul Whiteman, le groupe commence à composer ses propres musiques. Leur première chanson fut "Mississippi Mud", et a connu un grand succès à Chicago et à Seattle. Les "Rhythm Boys" apparurent dans le film "The Jazz King", un film à propos de Paul Whiteman, en 1930, et il se peut que cette apparition dans un film majeur ait incité, plus tard, Bing à lancer sa carrière comme acteur et présentateur à la radio. La même année, Bing et son groupe enregistrent la chanson "Reaching for the Moon", popularisant encore davantage la voix de Bing. La popularité des Rhythm Boys était si grande, en partie à cause du timbre de la voix de Bing, que d'autres artistes importants dans l'industrie musicale cherchent à enregistrer des chansons avec eux. On y trouve des vedettes comme Tommy Dorsey, Jack Teagarden, Jimmy Dorsey, et Eddie Lang. Autres collaborations. En raison de certains problèmes d'alcool, les "Rhythm Boys" quittent Paul Whiteman pour travailler avec le producteur moins connu Gus Arnheim. Celui-ci adjoint au groupe la chanteuse Loyce Whiteman et le chanteur ténor Donald Novis. En 1930, les Rhythm Boys alors sous contrat chez Brunswick Records, enregistrent le disque "Three Little Words" avec l’orchestre big band de Duke Ellington, et se griment en Noirs lors des prestations publiques avec le jazzman. C'est à ce moment-là que la carrière solo de Bing mûrit. Des quatre chanteurs, Crosby était le plus à même d'assurer le succès du groupe. Il voulait vraiment changer la façon dont on percevait la musique par sa manière dite « crooner » de chanter. Quelque temps après, Bing commence à jouer des comédies avec Bob Hope et sa contribution au groupe diminue de façon significative. Finalement Bing quitte les Rhythm Boys pour se lancer dans une carrière solo. En septembre 1977, Bing décide d'enregistrer quelques chansons avec un jeune musicien, David Bowie. Après seulement trois répétitions, les deux chanteurs enregistrent "Little Drummer Boy", et plus tard, "Peace on Earth". En 1982, "Little Drummer Boy" devient numéro 3 au hit-parade en Grande-Bretagne. Plus tard, Bowie apparaît sur le programme de Noël de Bing Crosby, et c’est en partie grâce à cette émission que Bowie acquiert une certaine notoriété aux États-Unis auprès d'un public qui n'est habituellement pas le sien. Succès et style. Dans le groupe dirigé par Gus Arnheim, la voix de Bing devient prépondérante, et il finit par être le chanteur principal du groupe. Sa voix est tellement populaire qu'au début des années 1930, 10 chansons du « Top 30 » étaient chantées par Bing Crosby. En 1939, Bing en comptait 24. À cette date, ses chansons avaient généré 9 millions de dollars de gains, grâce notamment à 23 chansons disques d'or et de platine. En 1962, Bing reçoit la récompense Grammy Award de la Réussite. Sa chanson la plus populaire est "White Christmas", composée en 1941 par Irving Berlin. Il la chante la première fois à la radio NBC, le jour du Noël 1941, soit quelques jours seulement après l’entrée en guerre des États-Unis. Il l'enregistre en 1942 après avoir quitté le groupe de Gus Arnheim et la chante dans le film "Holiday Inn". Cette chanson reste numéro un au hit-parade pendant onze semaines. Elle demeure la chanson la plus vendue au monde selon le Livre Guinness des records, qui estime ses ventes à 50 millions. Plus de 400 chanteurs populaires l'interpréteront à travers le monde après lui. Outre l'argent et le succès, les chansons de Bing lui permirent de gagner aussi des récompenses fameuses. "Sweet Leilani" (1937), "White Christmas" (1942), "Swinging on a Star" (1944) et "In the cool, cool, cool evening" (1951) lui valurent 4 Oscars, dont trois pour lesquels il chantait lui-même dans les films. Pendant la Deuxième guerre, avec d’autres stars du cinéma il participe au Hollywood Victory Caravan, en 1942, une tournée en train de deux semaines à travers les États-Unis, destinée à récolter des fonds pour le soutien à l'effort de guerre. Le style de Bing Crosby est un mélange de Tin Pan Alley et de swing. Il met l'accent sur le message de ses paroles, plutôt que sur la musique instrumentale. Il présente un style de chant très simple, en imitant surtout la qualité lisse et pianissimo du registre baryton. Sa voix basse et douce lui permettait d'atteindre des notes très basses comme le mi bémol bas. Son style fut aussi influencé par son utilisation du microphone. Bing utilisait le microphone pour créer le son unique de crooner dans sa voix. Il fallait qu'il chante doucement dans les microphones — alors fragiles — pour éviter de saturer le son ou même de casser les microphones. Il fallait donc utiliser des sons bas et lisses. Influence. Le style original de Bing Crosby inspira plusieurs chanteurs bien connus tels Perry Como et Frank Sinatra. Il avait développé un style d’enregistrement très simple et peu cher, qui sera utilisé par des groupes de rock et de blues (voir la section « Influence technologique »). Little Richard et John Lennon furent inspirés par la musique de Bing. Little Richard voulait utiliser le microphone de la même façon que Bing, en douceur et en utilisant des notes lisses. John Lennon écrivit la chanson "Please Please Me" après avoir entendu la chanson "Please" chantée par Bing Crosby. Il était très intrigué par les paroles de cette chanson et voulait que les paroles de sa chanson aient autant d'importance que Bing en avait donné aux siennes dans sa chanson. Lennon était tellement passionné par la musique de Bing qu’il avait plusieurs caisses de disques de Bing dans son appartement de New York. Avant d'être célèbres à travers le monde, les Beatles avaient chanté une version de la chanson "Red Sails in the Sunset" de Bing Crosby. Bob Dylan dit un jour que l’on ne pouvait pas trouver de meilleures paroles que dans les chansons de Bing Crosby. Influence technologique. Bing Crosby investit des sommes importantes pour le développement des enregistrements à bande magnétique multipistes. Ils furent mis au point par Lester William Polfus, le père de . Durant l’ère de Bing Crosby, on commençait à utiliser de plus en plus les cassettes audio. Son émission sur ABC fut la première émission de radio à être enregistrée. Bing s’intéressa beaucoup au potentiel offert par les cassettes audios et magnétiques. Cet intérêt était principalement dû au fait que Bing n’était pas satisfait de la qualité d’enregistrement de sa voix et lors de ses émissions. Il devait répéter chaque émission qu’il animait deux fois, une fois pour la côte ouest des États-Unis puis une autre fois pour la côte est. La compagnie Ampex, financée partiellement par Bing Crosby, innova en matière de radio , ce qui révolutionna la production des émissions radiophoniques. Son influence technologique la plus marquante fut probablement son utilisation intensive du microphone. Il l’utilisait pour générer un son lent, bas, doux, et très reposant – son qu'il avoua n'avoir pu créer que grâce à cet outil. On observe la même sorte d’influence dans la musique d’Elvis Presley, dont la manière de chanter était aussi . Bing Crosby popularisa aussi les enregistrements « LP » ("Long Playing", en français : « longue durée »), à l'origine de la popularisation des disques vinyles 33 tours, principaux vecteurs de diffusion de la musique jusqu'à l'arrivée des CD audio. Au début des années 1950, pour la télévision américaine dont il produit et présente régulièrement des émissions, il finance et aide à élaborer avec son ingénieur Jack Mullin, le premier magnétoscope à bande professionnel, commercialisé dès novembre 1953 sous la marque Ampex et la référence VTR-1000;l'acronyme signifiant « Video Tape Recorder » soit littéralement : "enregistreur vidéo sur bande". L'image est en noir et blanc mais le dispositif sera ultérieurement adapté au standard américain couleur NTSC ainsi qu'aux formats européens de télévision comme le 819 lignes noir et blanc puis les standards Sécam et PAL. Acteur. Les comédies de Crosby et Hope. Bing Crosby et Bob Hope firent leurs premiers pas ensemble dans un vaudeville au théâtre Capitol à New York en 1932. La combinaison de l’humour physique de Hope et du caractère nonchalant de Crosby fit d'eux un tandem parfait pour des pièces de comédie. Dans leurs spectacles musicaux, Crosby jouait les romantiques. Comparé à Hope, il était le personnage très suave et celui qui séduisait souvent les femmes du quartier. Entre 1940 et 1962, Hope et Crosby produisirent sept films, dont les titres des versions américaines commencent par "Road to" : "En route vers Singapour", "En route vers Zanzibar", "En route vers le Maroc", "En route vers l'Alaska" ("Road to Utopia"), "En route vers Rio", "En route vers Bali" et "Astronautes malgré eux" ("The Road to Hong Kong"), tous avec Dorothy Lamour (bien que laissant le rôle principal à Joan Collins dans The Road to Hong Kong). Les personnages de Hope et de Crosby à la télévision et à la radio étaient des hommes très vulnérables à l’amour, qui cherchaient constamment à avoir plus d’argent, des femmes plus belles, et qui se disputaient souvent l’amour d’une femme. Ils démontraient aussi un talent certain à échapper à la police. Ces deux personnages furent souvent comparés aux personnages de "Le Grand Escroc" d'Herman Melville et de "Huckleberry Finn" de Mark Twain. Avant les années 1940, la plupart des sujets de comédies américaines portaient sur les immigrants et les différentes ethnies qui s'implantaient peu à peu aux États-Unis. Après les années 1940, le public recherchait des sujets plus modernes et originaux, et c’est exactement ce que Crosby et Hope leur donnèrent. Les deux comédiens mettaient en valeur les comportements typiquement américains tels la recherche de la richesse, des femmes, et du rang social, et se moquaient de toutes sortes de traditions et d’habitudes, tels les préjugés et le comportement des Américains quand ils voyageaient à l'étranger. Quand Crosby commença à monter des spectacles avec Hope vers les années 1940, il était déjà le musicien le plus célèbre aux États-Unis. Ses admirateurs venaient voir ses spectacles non seulement pour l'acteur mais aussi pour le chanteur. Dans ces spectacles de vaudeville, il chantait souvent des ballades qui racontaient l’histoire-type d’un Américain patriote. Crosby exécutait aussi des numéros de jazz dansés, tel que "We’re off on the Road to Morocco". Bien que Crosby ait joué dans des films très différents, son personnage le plus marquant reste celui qu'il incarne dans les « "Road to" ». Paramount. Les studios de cinéma, durant les années 1930, faisaient la réputation et la carrière des acteurs qu’ils engageaient. Par exemple, des acteurs comme Judy Garland et Gene Kelly n’auraient jamais connu le succès qui fut le leur sans leur promotion par les studios MGM. La même chose se produisit avec Bing Crosby. Au début de sa carrière, il fut engagé par les studios Universal, mais il ne tourna que deux films avec ces studios avant de signer un contrat avec la Paramount. Au début, les studios Paramount ne produisaient que des films muets ou sans musique. Au début des années 1930, une nouvelle ère commença dans l’industrie des films, la Paramount fut un des premiers studios à mélanger musique et comédie, ce qui allait donner les comédies musicales. Malgré les craintes de plusieurs directeurs et acteurs, les chansons aidèrent à faire avancer l’intrigue du film, au lieu de la ralentir. Les chansons amélioraient l’intrigue et donnaient souvent plus d’information à propos des acteurs. La première comédie musicale réalisée par la Paramount s’appelait "Les Innocents de Paris", et c’est grâce au succès de ce film que la Paramount décida de continuer à produire ce nouveau genre cinématographique. Le problème majeur avec Bing au cinéma était qu’il avait tendance à penser qu'il était l’acteur principal de chacun de ses films et que les gens l’aimaient plus que les autres acteurs. Ceci était dû à l’immense succès de Bing dans l’industrie musicale durant toute sa carrière. Bien qu'il lui ait fallu quelques années pour accepter son manque d'envergure dans l’industrie du cinéma, Bing réussit à devenir un des acteurs les plus populaires du . En 1932, la Paramount engagea Bing, et on vit rapidement que son image d’homme paresseux et nonchalant lui demeurait collée dans ses films. En revanche, son grand succès musical l'aida à attirer un vaste public dans les salles, ce que ses directeurs et la Paramount adoraient. Bien entendu, sa conversion de musicien en acteur devait être progressive pour qu’il maintienne son audience musicale. Le thème de la majorité des films de Bing Crosby était l’amour triomphant des frontières de classes sociales américaines. Bing jouait un homme pauvre s'éprenant d'une fille riche ou lui inspirant de l'amour. On peut voir ce thème dans "Café Society" et "Midnight", deux films sortis en 1939. Mais ce qui dominait dans ses films était son caractère paresseux. Bing jouait toujours quelqu’un de très charmeur et sans souci : le personnage qu’il montrait dans ses spectacles musicaux aussi. La Paramount ne voulait vraiment pas perdre son audience à cause du personnage un peu alcoolique et qui faisait le minimum de travail dans ses films. Peu à peu, les rôles que la Paramount donna à Bing devinrent plus sérieux. En 1934, il fut le personnage principal dans "Broadway Bill". En 1954, il joua Frank Elgin dans "The Country Girl", un personnage alcoolique en train de remettre sa vie en ordre et qui essaie d'oublier son fils mort. Ce personnage représentait, d’une certaine manière, le côté sérieux de Bing que la Paramount voulait montrer au monde. Ils voulaient montrer que Bing était plus qu’un musicien comique et qu'il prenait son travail au sérieux. En 1944, Bing joua le rôle du Père O’Malley dans "La Route semée d'étoiles", un film qui fit sensation. Ce film gagna 5 Oscars, dont ceux du meilleur acteur, décerné à Bing, du meilleur acteur secondaire, de la meilleure histoire originale, de la meilleure intrigue, et de la meilleure chanson ("Swinging on a Star", chantée par Bing). Le nouveau personnage plus sérieux de Bing aida à diminuer la réputation d'alcoolique et d'obsédé par les femmes que Bing avait acquise au fil des années comme chanteur et comédien. Bien que sa réputation eût été changée par ses films plus sérieux, le caractère nonchalant de Bing lui resta associé tout au long de sa carrière, surtout dans ses films avec Bob Hope. Les Oscars obtenus par Bing incluaient aussi des chansons de films moins connus. Les chansons "Sweet Leilani" (1937), "White Christmas" (1942), et "In the cool, cool, cool evening" (1951) furent presque plus populaires que les films qu'elles illustraient. Malgré le fait que la majorité des films de Bing étaient composés à moitié de comédie et à moitié de musique, Bing tourna quelques films entièrement musicaux durant sa carrière cinématographique. Ces films incluaient "Dixie" (1943), "Blue Skies" (1946), et le film bien connu "White Christmas" (1954), inspiré par la comédie-musicale "Holiday Inn" dans laquelle Bing chanta "White Christmas". Filmographie. Bing Crosby apparut dans plus de 70 films, qui globalement récoltèrent un total de plus d'un milliard de dollars. Émissions de radio. Bing fut l’invité de deux émissions de radio sur NBC et CBS, dont Kraft Music Hall où il resta pendant 10 ans, et une émission comprenant l’orchestre de Carl Fenton. Son émission musicale sur CBS était enregistrée à New York, et resta programmée à la radio pendant 20 semaines en 1932. Bing s'impliqua tellement dans les productions de radio de CBS qu’il en devint le président à la fin des années 1930. Son grand succès à la radio lui procura un rôle dans 3 films de la série intitulée "The Big Broadcasts" (le premier datant de 1932), produits par la Paramount et traitant des plus grands hôtes de la radio. En fait, son impact comme invité d’émissions de radio fut si grand qu’en 1998 on lui donna une place dans le Panthéon de la Radio ("National Radio Hall of Fame"). Il est aussi dans le Panthéon "Hit Parade" depuis 2007. Producteur. La plupart des productions de Bing Crosby sont passées à la radio et aidèrent à promouvoir ses films et ses chansons. Bilan. Si Bing Crosby a eu une vie privée teintée d'ombre, professionnellement, ses talents et son sens des affaires marquèrent la musique, la radio, la télévision et le cinéma jusqu'à l'ère numérique. Il écrivit et chanta plus de 1700 chansons, mais son plus grand succès reste "White Christmas", qui demeure le "single" le plus vendu de l'histoire, avec 50 millions d'exemplaires écoulés. Les ventes de disques de Bing Crosby sont parfois annoncées dans les médias à plus de 500 millions, ce qui est toutefois contredit par le Livre Guinness des records qui affirme que seuls Les Beatles, Elvis Presley, Michael Jackson et Madonna ont réellement vendu plus de 335 millions de disques. Il apparut dans près de cent films, fut la principale attraction du box-office hollywoodien pendant cinq années consécutives, et anima pendant plusieurs décennies des émissions de radio et de télévision, ainsi que des programmes spéciaux de Noël. A noter. Ses disques d'or sont conservés à l'Université Gonzaga de Spokane, État de Washington |
Brocken Le Brocken est le point culminant du Harz, en Allemagne du Nord. Il s'élève au nord-ouest de Schierke en Saxe-Anhalt et atteint une altitude de . La montagne fait partie du parc national du Harz. La première ascension documentée date vers l'an 1572. Le comte Christian Ernest de Stolberg-Wernigerode entreprit la construction du "Wolkenhäuschen" (« cabane dans les nuages »), un petit refuge au sommet, en 1736. Dans les années 1820, le mathématicien Carl Friedrich Gauss utilisa la vue étendue pour le développement de son étude géodésique de l'État de Hanovre. Situé à proximité directe de l'ancien « rideau de fer » et de la frontière interallemande après la Seconde Guerre mondiale, le Brocken était une zone interdite utilisée comme station de surveillance et d’interception par le ministère de la Sécurité d'État ("Stasi") de la RDA. Il accueillait également une base militaire soviétique qui était gérée par la GRU. Aujourd'hui, le Brocken attire le tourisme ; la ligne ferroviaire à voie étroite avec des locomotives à vapeur, le "Harzer Schmalspurbahnen", ouverte en 1898, est de nouveau en service. Le Brocken est aussi connu pour avoir abrité la première tour (antenne) de télévision au monde en 1935. Selon une légende célèbre, les sorcières se réunissent sur le Brocken (également nommé "Blocksberg") pendant la « nuit de Walpurgis ». Les œuvres de nombreux poètes, comme Johann Wolfgang von Goethe ("Faust I") et Heinrich Heine ("Die Harzreise") y font référence. Très exposé, le Brocken connait un climat très rude, avec une température moyenne de seulement . Le sommet est situé au-dessus de la limite des arbres et présente une flore typique de montagnes nettement plus hautes. Les valeurs de températures répondent aux critères du climat subarctique Dfc. Un phénomène optique, le spectre de Brocken, associé à une gloire, y a été observé. |
Vieux Château (L'Île-d'Yeu) Le Vieux Château est un château fort édifié au sur l’île d'Yeu (commune de L'Île-d'Yeu), couvrant trois siècles de l'histoire insulaire. Il a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1900. Histoire. Des fortifications en bois ont longtemps existé sur ce site stratégique. Vers la fin du , pour échapper aux violences des barbares, des moines clunisiens construisent une forteresse en bois à ce même emplacement. Les seigneurs de La Garnache étaient les maîtres de l’île à ce moment. Au début du , les sires de Belleville, en plus d'avoir Belleville-sur-Vie en possession, règnent également sur La Garnache, Beauvoir, Noirmoutier et l'île d'Yeu. En 1320, Jeanne de Belleville devient maîtresse de ces fiefs, ayant hérité de son frère juste décédé. Selon , chroniqueur de l'époque, Jeanne était une femme de caractère, qui avait des capacités de stratège habituellement réservées aux hommes. Elle a probablement pris l'initiative de remplacer la forteresse en bois par un château fort en pierre construit à même le roc. En 1330, deux ans après la mort du roi , Jeanne se marie en secondes noces avec . Grand homme de guerre et grand bâtisseur de châteaux, celui-ci apporte quelques modifications à son château de l'île d'Yeu, afin de compléter son arsenal de nombreux châteaux forts des marches de Bretagne, dont ceux de Clisson et de Josselin. Il entreprend également les travaux dans le but d'assurer la sécurité des Islais en cas d'invasion étrangère. La plus longue de ce type ne tarde pas : elle est menée par le célèbre corsaire anglais Robert Knolles, qui réussit en 1355 à s'emparer du château et occupe l'île pendant trente-sept ans. En 1392, l'île d'Yeu est reprise aux Anglais lors de la reconquête du Poitou par le connétable Olivier V de Clisson. À la Renaissance, de Rieux (maître de l'île) fait ériger des enceintes bastionnées autour du château. Ces fortifications sont construites par des ingénieurs italiens que avait ramenés de ses guerres d'Italie, selon le modèle de ce qui se fait dans leur pays d'origine. Au siècle suivant, Vauban va copier et perfectionner cette architecture militaire pour la conception de ses fameux forts. Cette protection s'avère efficace lorsqu'en 1550 débarquent, venant du nord, plusieurs milliers de soldats espagnols qui, mis en échec sous ces murs par la garnison locale, se voient contraints de reprendre la mer pour retourner vers la péninsule Ibérique. Le Vieux Château, devenu obsolète par la construction (entre 1654 et 1660) de petits forts côtiers selon la technique de Vauban, est démantelé à la fin du , ainsi que plusieurs autres châteaux anciens des côtes françaises, par ordre de qui craint que ceux-ci ne soient pris par l'ennemi pour s'en servir comme points d'appui stratégiques. Il est classé monument historique en 1900. Dans les années 1970, Maurice Esseul (originaire de l'île) entreprend la fouille puis la restauration du château. Depuis, il y tient régulièrement des conférences et organise les visites quotidiennes. Description. Le château est implanté sur un rocher abrupt et isolé du rivage, l'eau montant aux grandes marées et constituant une douve naturelle. Il est flanqué de quatre tour circulaires. Pour y accéder, il est nécessaire d'emprunter un pont dormant qui donne sur un pont-levis. À l'entrée, une grosse tour de défense cylindrique surplombe ce pont-levis ; tout à droite se trouve une tour en fer à cheval. Entre les deux, une tourelle engagée permet l'encadrement de la porte d'entrée avec la grosse tour. Derrière cette courtine se trouvait le logis seigneurial et un chemin de ronde sur mâchicoulis, couvert. Complètement au fond, sur la pointe regardant la mer, se trouvait le donjon, grosse tour cylindrique dirigée vers le sud et possédant un escalier sortant à l'extérieur, au niveau des rochers brise-lames. Ce donjon était flanqué d'une petite tour quadrangulaire à l'intérieur des fortifications. Une tour octogonale flanquait l'angle ouest. À l'intérieur de la cour, une forge était adossée à la courtine sud-est et en face, de l'autre côté de la cour intérieure, touchant la tour octogonale, un bâtiment abritait une cuisine, une boulangerie et un four. Entre la forge et la cuisine, dans la cour intérieure, se trouvait une cuve souterraine recueillant les eaux pluviales. Culture moderne. Hergé pourrait s’être inspiré du Vieux Château pour celui occupé par les faux-monnayeurs de "L'Île Noire", le septième album de bande dessinée des "Aventures de Tintin". Il n'existe pas de certitude à ce propos, d'autres sites étant souvent mentionnés comme l’île d'Or, face au cap Dramont, ou encore le phare de l'île Noire, situé dans la baie de Morlaix. Le Vieux Château a en outre servi de décor à des scènes de la fin des "Vacances du petit Nicolas", film sorti en 2014. |
Piano Collections Final Fantasy IX |
Gwangmyeong Gwangmyeong (, Hanja : ) est une ville de Corée du Sud, en banlieue sud de Séoul, dans la province de Gyeonggi. Elle comptait 349 328 habitants en février 2011 et 354 846 en janvier 2018. Elle est desservie par la ligne 7 du métro de Séoul. La grande et belle gare de Gwangmyeong, desservie uniquement par les KTX (TGV coréens) a été établie en 2004 dans une zone encore agricole et mal desservie. On peut y voir une volonté politique de développement, à l'écart des zones trop densifiées de l'agglomération de Séoul. Depuis 1973, Kia fait tourner une usine d'assemblage de voitures dans le quartier de Soha : l'usine de Sohari. Avec celles de Hwaseong et de Gwangju, c'est une de ses trois usines du pays. Le grand homme de la ville (1547~1634) fut un lettré et un homme politique de la période Joseon. Plusieurs monuments lui sont dédiés, en particulier à 1084 et 1086 Soha 2-dong. Jumelages. La ville de Gwangmyeong est jumelée avec : |
Erich Heckel Erich Heckel, né le à Döbeln (Royaume de Saxe) et mort le à Radolfzell (Bade-Wurtemberg), est un peintre allemand lié au mouvement expressionniste. Biographie. Il fait ses études à Chemnitz où, en 1901, il se lie avec Karl Schmidt-Rottluff. En 1904, alors étudiant d’architecture à Dresde, il rencontre Kirchner et devient l’année suivante le un des fondateurs de Die Brücke, "le pont", avec Fritz Bleyl et Karl Schmidt-Rottluff. Il en est le secrétaire et trésorier. Il rencontre Max Pechstein, ce dernier adhère au groupe ainsi que Cuno Amiet. Il se consacre d’abord à la lithographie et à la gravure, techniques dont il acquiert rapidement la maîtrise. Les tableaux antérieurs à 1910 quoique influencés par la pratique de ces techniques, seront très colorés et d'inspiration "fauve". En 1912 il rencontre Franz Marc et expose avec les peintres de Der Blaue Reiter, son dessin se durcira et que des couleurs plus froides seront employées ; il expose à la Sonderbund de Cologne. Le , c'est la dissolution du groupe Die Brücke. Heckel fit la guerre en Flandre comme infirmier volontaire ; il y rencontra Max Beckmann et se lia avec Ensor. De 1949 à 1955, Heckel fut professeur à l’École des beaux-arts de Karlsruhe. Il était membre de l'association des artistes allemands Deutscher Künstlerbund. Voir aussi. Liens externes. |
Musique de Final Fantasy X-2 La musique de Final Fantasy X-2 est composée par Noriko Matsueda et Takahito Eguchi. Le compositeur habituel de la série, Nobuo Uematsu, ne contribue pas à la musique du jeu, bien qu'il ait composé la majorité de la bande-son du premier opus, Final Fantasy X. L'album "Final Fantasy X-2 Original Soundtrack" est édité sur 2 CD en 2003 par Avex. Après la sortie de "Final Fantasy X-2 International + Last Mission", un album composé des titres ajoutés à la bande-son pour cette réédition du jeu est édité en 2003 par Avex sous le titre "Final Fantasy X-2 International + Last Mission Original Soundtrack". En 2004, Avex édite "Final Fantasy X-2 Piano Collection", un album regroupant des arrangements au piano de la bande-son d'origine, composés par Noriko Matsueda, Takahito Eguchi, Hiroko Kokubu, Masahiro Sayama et Febian Reza Pane. En 2003, avant la sortie du jeu, Rhythm Zone édite le single "Real Emotion/1000 no Kotoba", qui contient la chanson de Kumi Kōda, qui est le thème principal du jeu, et qu'on entend pendant le générique de fin. Un autre single, nommé "Kuon: Memories of Waves and Light – Music from Final Fantasy X-2", est aussi édité en 2003 par Avex, en même temps que l'OST du jeu. Il s'agit d'arrangements "live" de plusieurs musiques du jeu, composés et arrangés par Noriko Matsueda et Takahito Eguchi. Un ensemble de trois singles nommés "Final Fantasy X-2 Vocal Collection- Paine", "Rikku", et "Yuna" est édité par Avex en 2003. Chaque single inclut des arrangements vocaux des musiques du jeu, chantés par les comédiennes respectives de chaque personnage. Les avis de la critique sur l'OST de Final Fantasy X-2 sont partagés. Alors que plusieurs critiques jugent la musique de bonne qualité et dans l'esprit du jeu, d'autres la trouvent étrange et creuse. Un certain nombre de critiques attribuent ce changement à l'absence de Uematsu. "Final Fantasy X-2 International + Last Mission Original Soundtrack" et "Final Fantasy X-2 Piano Collection" sont en revanche très bien reçus par la critique, qui estime qu'ils sont nettement supérieurs à l'OST initiale. Les singles sont mal reçus par la critique, qui n'a apprécié que peu des titres proposés, et trouve le prix de tous les singles trop élevé. Final Fantasy X-2 Piano Collection. Album arrangé au piano des musiques de "Final Fantasy X-2". |
Henri Parent Aubert Henri Joseph Parent est un architecte français né à Valenciennes le et mort à Paris le . Biographie. Famille. Fils aîné de l'architecte Aubert Parent (1753-1835), frère de l'architecte Clément Parent (1823-1884), Henri Parent épousa Thérèse Deydier. Il restaure et transforme de nombreux hôtels particuliers du faubourg Saint-Germain à Paris pour les grandes familles de l'aristocratie française. Architecte du musée de Picardie. Dans le domaine de l'architecture publique, Parent conçoit avec Arthur-Stanislas Diet le musée de Picardie à Amiens construit entre 1855 et 1864. Ce bâtiment, dont la façade est rythmée par un pavillon central coiffé d'un dôme et deux pavillons d'angle en saillie, rappelle l'architecture de Philibert Delorme et Jean Bullant au palais des Tuileries à Paris, elle-même reprise à la même époque par Louis Visconti et Hector-Martin Lefuel pour la cour Napoléon du nouveau Louvre de Napoléon III. Parent fut en outre classé second, derrière Charles Garnier, au concours d'architecture pour la construction du nouvel Opéra de Paris. Architecte parisien. Il travaille en particulier pour l'hôtel de La Rochefoucauld-Doudeauville au 47, rue de Varenne (arrondissement), transformé pour le duc Sosthènes de La Rochefoucauld, où il remonte des lambris provenant du château de Bercy, crée une chapelle, un jardin d'hiver, une salle à manger, plusieurs écuries pour 25 chevaux, deux remises pour huit voitures, deux selleries et un escalier d'honneur plaqué de marbres polychromes inspiré de l'escalier de la Reine du château de Versailles (aujourd'hui à l'ambassade d'Italie). Il construisit de très luxueuses résidences parisiennes : Architecte en province. En Maine-et-Loire, Henri Parent construit de 1858 à 1861 le château de la Jumellière, et entre 1859 et 1869, à la demande de la vicomtesse de Cars, il restaure le château de la Morosière, résidence du chef vendéen Jean-Nicolas Stofflet à Neuvy-en-Mauges. En 1880, il réalise une maison au 160, boulevard de la République à Vaucresson. Cette villa, dite "Castel Aubert" en hommage à son père, étant sa résidence principale . Entre 1864 et 1867, il transforme tour à tour le château de Clères en Normandie et le manoir de Kéruzoret à Plouvorn en Bretagne en châteaux de style néogothique. Il réalise le tombeau d'Émile-Justin Menier à Paris au cimetière du Père-Lachaise (1887). Entre 1882 et 1884, il construit le château Saint-Martial à Jarnac en Charente. Avec son frère Clément Parent, il restaure les châteaux d'Ancy-le-Franc pour la famille de Clermont-Tonnerre, d'Esclimont et de Bonnétable , de la Vallée-aux-Loups pour les ducs de La Rochefoucauld-Doudeauville. |
Ieuaf ab Idwal Idwal ab Idwal (915? — 988) (nommé traditionnellement Ieuaf ab Idwal) était un roi de Gwynedd et peut-être d'une partie du Powys. Biographie. Il était le fils cadet de Idwal le Chauve. Son vrai nom était Idwal ab Idwal, mais afin d'éviter de le confondre avec son père il fut nommé "Ieuaf" (le cadet) dans les chroniques. À la mort de son père, en 942, il aurait pu prétendre avec son frère, Iago ab Idwal, à la succession, mais le roi de Deheubarth, Howell le Bon, profita de l'occasion pour envahir le Gwynedd, déposséder les jeunes princes et les forcer à l'exil.À la mort de Howell en 950, Ieuaf et Iago reprirent contrôle du Gwynedd en battant les fils de Howell à Nant Carno. Jursqu'en 954, la lutte continua entre les deux dynasties, Ieuaf et Iago descendant au sud jusqu'à Dyfed tandis que les héritiers de Howell remontaient jusqu'à la vallée de Convy avant d'être battus à Llanrwst et forcés de se replier à Ceredigion. Après avoir assuré leurs positions, Ieuaf et Iago se disputèrent et Iago emprisonna Ieuaf et régna seul sur le Gwynedd jusqu'en 979, quand le fils de Ieuaf, Hywel le Mauvais le destitua Ieuaf resta en prison jusqu'à sa mort, en 988, ce qui signifierait que son fils l'aurait laissé en captivité. En fait, il vit passer de sa prison les règnes de ses deux fils ("Cadwallon ab Ieuaf" succéda à son frère Hywel en 985) ainsi que celui de Maredudd ab Owain (qui tua Cadwallon en 986 en envahissant le Gwynedd) . |
CZM CZM est un sigle, un code ou une abréviation qui peut faire référence à : |
Idwal ab Idwal |
Pacific Blue (compagnie aérienne) |
Galaxie de la Voie lactée |
Junko Tabei Junko Tabei (田部井 淳子, née le à Miharu et morte le à Kawagoe) est une alpiniste japonaise. Elle fut la première femme à atteindre le sommet de l'Everest le . Biographie. Junko est née en 1939 dans la préfecture de Fukushima, membre d'une fratrie de sept enfants. Sa passion pour la montagne débute après une excursion au sommet du mont Nasu avec son professeur alors qu'elle a 10 ans. Cette expérience marque profondément la jeune fille. Après avoir terminé ses études de littérature anglaise et américaine à l'Université féminine de Showa (établissement qui proposait un club d'alpinisme qu'elle avait rejoint durant son cursus), elle forme un club d'alpinisme réservé aux femmes, le "Ladies Climbing Club: Japan" (LCC), en 1969. Avec son mari, elle s'attaque aux plus hauts sommets du Japon (le mont Fuji entre autres) pour s'intéresser ensuite aux Alpes avec notamment une ascension du Cervin en Suisse. Junko devient rapidement célèbre et réputée au Japon pour ses qualités en tant qu'alpiniste, malgré son allure relativement frêle et sa petite taille, . Au début des années 1970, le journal Yomiuri Shimbun et Nippon Television décident d'organiser une expédition exclusivement féminine dont le but est d'atteindre le sommet de l'Everest. Quinze femmes sont sélectionnées parmi une centaine de candidates. Parmi elles, Junko, qui décroche ainsi le ticket pour l'aventure népalaise. Un entrainement intensif est conduit au préalable. Au début de l'année 1975, l'expédition se rend à Katmandou. Accompagné de neuf guides sherpas, le groupe d'équipières prend la même voie que Edmund Hillary et Tenzing Norgay en 1953. Début mai, les alpinistes campent à une altitude de . Le , l'aventure frôle la catastrophe lorsqu'une avalanche ensevelit l'ensemble du campement. Les Sherpa et les femmes réussissent à s'extraire. Junko perd connaissance mais est sauvée par les guides népalais. Encore plus déterminée qu'avant, elle prend la tête du groupe. Le , douze jours après l'avalanche, Junko atteint en premier le sommet de l'Everest. En 1992, elle est la première femme à compléter les sept sommets. Elle meurt le des suites d'un cancer. |
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Carlo Lorenzini |
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Gamla stan Gamla stan est la « vieille ville » (traduction littérale du suédois), cœur historique et géographique de Stockholm en Suède. Situation et accès. Elle est répartie sur trois îles de Stadsholmen, Riddarholmen et Helgeandsholmen, situées à l'extrémité est de la baie de Riddarfjärden. Ces îles sont reliées entre elles ainsi qu'à Södermalm et à Norrmalm par de nombreux ponts, notamment le Guldbron, le Strömbron et le Pont central, ce qui vaut à Gamla stan d'être également surnommée « la ville entre les ponts ». Jusqu'au janvier 2007, Gamla stan dépend administrativement du district de Maria-Gamla Stan, avant que celui-ci soit rattaché à celui de Södermalm. Historique. Elle a été fondée au et est de nos jours formée de rues pavées et de ruelles de style médiéval. Les premiers habitants de la ville sont d'ascendance allemande et l'architecture de Gamla stan s'en ressent. La place Stortorget est le lieu du bain de sang de Stockholm en 1520, quand des membres de la noblesse suédoise sont exécutés sur l'ordre du roi danois Christian II. La révolte qui suit signe la fin de l'union de Kalmar et le début de la dynastie Vasa. Lieux. Gamla stan comporte de nombreux bâtiments historiques, religieux ou culturels comme le musée Nobel, la maison de la noblesse ("Riddarhuset"), la cathédrale de Stockholm ("Storkyrkan"), l'église de Riddarholmen ("Riddarholmskyrkan"), l'église allemande mais surtout le palais royal, construit au sur les décombres du précédent palais qui avait brûlé. La place pittoresque située au centre de Gamla stan porte le nom de Stortorget. Elle comporte sur ses côtés de nombreux commerces, ainsi que le vieux bâtiment de la bourse de Stockholm ("Börshuset"), siège de l'Académie suédoise. Ses maisons aux façades hautes et étroites, peintes en ocre ou en rouge, témoignent de la présence allemande passée. Plusieurs rues traversent la vieille ville, dont les plus importantes sont Stora Nygatan, Österlånggatan, Västerlånggatan (que l’on peut traduire par « longue rue occidentale ») et Tyska Brinken (ce qui signifie « colline allemande »). Une statue de "Saint Georges terrassant le dragon" réalisée par Bernt Notke se trouve dans la cathédrale, alors que Riddarholmskyrkan est la nécropole de la monarchie suédoise. Jusqu'à récemment, Gamla stan était relativement abandonnée ; beaucoup de ses bâtiments historiques se délabraient. Dans les vingt dernières années, elle est toutefois devenue un lieu touristique d'importance, grâce au charme de son architecture de style médiéval ou Renaissance. |
Gamla Stan |
Roland Vuillemenot Roland Vuillemenot (né le à Chamesol en France) est un athlète français spécialiste de courses d'ultrafond, notamment cinq fois champion de France des et champion du monde des en . Il est à nouveau plusieurs fois champion de France et champion du monde des dans ses différentes catégories d'âge. Il détient également plusieurs records de France et du monde des . Biographie. Roland Vuillemenot est licencié au club de l’"Espérance Faverges" (Haute-Savoie) de à , puis au club de l"'Individuel Lyonnais" en et et enfin au club d'"Ultra Marathon France Gex" (Ain). Venu sur le tard à la course à pied (), il pratiquait auparavant le cyclisme. Il s’entraîne à raison de par semaine. Il est président de l'association Ultra Marathon France qui assure la promotion des courses françaises de grand fond et il est également directeur de la revue trimestrielle "L'Ultra Marathonien". Palmarès. Statistiques de Roland Vuillemenot d'après la "Deutsche Ultramarathon-Vereinigung" (DUV) : Statistiques. Statistiques de Roland Vuillemenot d'après la "Deutsche Ultramarathon-Vereinigung" (DUV) : Records personnels. Statistiques de Roland Vuillemenot d'après la "Deutsche Ultramarathon-Vereinigung" (DUV) : |
Sociétés d'économie mixte de Paris La Ville de Paris est actionnaire dans sociétés d'économie mixtes (SEM), dont dix-sept sont propres à la commune, une au département et deux à l'État. Leur chiffre d'affaires cumulé correspondait, en 2001, à un quart du budget primitif de fonctionnement de la Ville de Paris. Elles emploient plus de personnes et gèrent notamment un parc de plus de logements. |
Hywel ab Ieuaf Hywel ab Ieuaf, dit « le Mauvais » (gallois: Ddrwg), est roi de Gwynedd de 979 à sa mort, en 985. Origine. Il est le fils de Ieuaf ab Idwal, qui a régné conjointement sur le Gwynedd avec son frère Iago ab Idwal jusqu'en 969 avant d'être emprisonné par lui. Prétendant. La présence d'Hywel, mentionné sous le nom de « Huwal » aux côtés de son oncle « Jacob », est relevée par Florence de Worcester en 973, lorsque le roi anglais Edgar réunit à Chester dans une grande cérémonie de couronnement huit rois vassaux de Grande-Bretagne au cours de laquelle, selon le chroniqueurs, ces derniers reconnaissent symboliquement sa suprématie en ramant dans la barque dont Edgar tient le gouvernail. En 974 Hywel réussit à vaincre provisoirement Iago qui se rétablit sur le trône toutefois en 979, Hywel peut battre Iago, l'emprisonner, et monter sur le trône. Iago disparaît alors de l'Histoire mais il semblerait que Hywel n'ait pas libéré son père qui reste captif jusqu'à sa mort en 988, d'où son surnom de « Mauvais ». Règne. On sait très peu de choses de son règne. En 980 il tue son cousin Custennin ap Iago qui pour venger son père ravageait Llŷn et Anglesey avec son allié Godfred Haraldsson. En 983, allié avec les Anglais et attaqua Buellt et Brycheiniog, mais la coalition est arrêtée nette par Einion ap Owain de Deheubarth. Il meurt en 985, trahi par les Anglais, et c'est son frère Cadwallon ab Ieuaf qui lui succède. |
Hywel le Mauvais |
Tubes à ondes progressives |
Exil L’exil est une sanction pénale qui, prise par l'autorité légale d'un pays, consiste à exclure du territoire national l'un de ses citoyens, souvent en lien avec un conflit politique ou social, à l'instar de l'ostracisme antique. Parmi les différents types de migrations humaines, l'exil se distingue ainsi de l'expulsion, sanction visant non un ressortissant du pays mais un étranger, et de l'exode, entraîné non par un décret mais par une circonstance extérieure (guerre, famine, conditions économiques plus avantageuses ailleurs). On parle ainsi d'Exode hors d'Égypte (les Hébreux ayant fui l'autorité de Pharaon sans qu'il l'eût commandé) mais d'exil à Babylone (ordonné par le roi ). En psychologie et en littérature, le sentiment d'exil peut également désigner, par extension, l'état (social, psychologique, politique) d'une personne qui a été chassée de sa patrie par la puissance publique ou s'est résolue à la quitter sous la contrainte d'un bannissement, d'une déportation. L'exil est alors synonyme d'un sentiment d'éloignement de son pays, de nostalgie, de déracinement. Notion d'exil. Du latin "exsilium", « bannissement, lieu d'exil » (de "ex", « hors de », et "solum", « le sol », littéralement « hors du sol »), l'exil prend en ancien français le sens de « détresse, malheur, tourment » et « bannissement ». Au sens moderne, l'Académie française définit l'exilé comme une « personne qui a été condamnée à vivre hors de sa patrie, en a été chassée ou s’est elle-même expatriée », et l'exil comme la situation correspondante. Le "Trésor de la Langue Française informatisé", de même que l'Académie française, ne fait pas d'autre distinction dans le sens d"'exilé" que dans son emploi comme nom ou comme adjectif. Dans son "Dictionnaire critique de la langue française" de 1787, Jean-François Féraud spécifie son sens pénal : Exil et exode. L'exil désigne donc en premier lieu le fait d'avoir été contraint au départ de sa patrie, notamment par une autorité politique, à l'instar de l'exil d'Ovide par Auguste ou de l'ostracisme antique. On emploie en effet plus volontiers le terme d'exode lorsqu'il s'agit d'un mouvement massif de populations dont le départ n'est pas décrété par une autorité mais rendu nécessaire par une circonstance extérieure : guerre, catastrophe naturelle ou conditions économiques dans le cas de l'exode rural. L'exil porte donc en ce sens une connotation spécifiquement politique qui fait de l'exilé un personnage mis au banc pour ses idées, connotation également présente dans la littérature. De multiples facteurs sociaux, au cours des , ont toutefois réduit le nombre et la portée des décrets et lois d'exil. D'autres événements, de grande ampleur sur le plan social, ont toutefois conduits à des exodes de masse, au premier rang desquels la révolution industrielle, les deux guerres mondiales et de multiples génocides. Face à ce basculement des réalités migratoires de l'exil à l'exode, l'Organisation des nations unies fonde, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la notion de droit d'asile dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (articles 13 et 14) puis celle de réfugié dans le cadre de Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés. Si celle-ci s'inspire encore dans ses définitions juridiques et jurisprudentielles de certaines caractéristiques de l'exil, elle s'attache désormais à un traitement spécifique des exodes migratoires : plusieurs millions de personnes vivent ainsi dans des camps de réfugiés sans faire l'objet d'une quelconque loi d'exil. Certains pourtant, à partir du , l'étendent à une portée anthropologique plus générale, faisant de toute personne migrante un exilé et tirant ainsi parti de la connotation implicite qui concernait jusqu'ici spécifiquement l'exilé politique. Migrant, exilé et réfugié. Trois termes distincts peuvent désigner les migrations humaines, selon la connotation et le statut donné : Histoire de l'exil. L'exil est une mesure de droit pénal employée depuis l'Antiquité pour éloigner des personnes en raison du danger qu'elles représentent pour la cité ou de leur conduite. Acquérant par là une connotation de révolte face à l'autorité, il a donc été le sort de nombreux intellectuels, artistes ou dirigeants politiques subissant le bannissement prescrit par une Loi d'exil. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment Mahomet, François-René de Chateaubriand, Gustave Courbet, Fiodor Dostoïevski, Norbert Elias, Sigmund Freud, François Guizot, Victor Hugo, Ovide, Alexandre Soljenitsyne, Léon Trotsky, Émile Zola, Charles de Gaulle et bien d'autres. L'exil permet ainsi de réduire l'influence de ces personnes sans susciter des soulèvements d'ampleur : l'exil de à Sainte-Hélène fut ainsi une manière de l'éloigner définitivement de ses ambitions européennes sans en faire un martyr qui aurait pu être utilisé à des fins politiques. Un autre exemple est celui des dirigeants qui, quoique renversés, continuent à exercer, depuis l'étranger, une certaine influence sur leur pays, comme en France pour la famille Bonaparte de par la loi du , puis pour celle de Louis-Philippe Ier après la révolution de 1848. Les exilés pouvant continuer à peser sur la vie politique interne depuis l'étranger, la notion renvoie également à l'action politique depuis l'étranger, qui prend des formes très diverses (partis à l'étranger, actions clandestines, polices secrètes) mais dont la plus significative demeure celle du gouvernement en exil, groupe politique qui se proclame gouvernement légitime d'un pays, résidant dans un autre pays dans l'attente de pouvoir l'exercer effectivement. Exil en littérature. En littérature, l'exil peut donner matière à un récit : c'est dans la Bible hébraïque que figure sans doute le premier récit d'exil de l'Antiquité, à savoir celui de l'exil à Babylone ; celui-ci est alors perçu comme un ciment de l'identité juive naissante, entraînant l'adoption définitive du monothéisme par opposition aux divinités multiples des autres peuples. Les "Tristes" d'Ovide marquent également un tournant du genre par l'emploi de la poésie élégiaque pour évoquer sa relégation par Auguste sur les rives du Pont-Euxin. Cette pratique, plus tard appuyée sur l'expression lyrique du sujet, s'étend progressivement de l'exil au sentiment d'exil : l'idée littéraire d'un exil de l'esprit est notamment portée par la figure du poète maudit, auteur incompris en raison de l'incompatibilité essentielle entre son idéal et ce qu'il perçoit comme la bassesse du monde ordinaire, ainsi que l'exprime Baudelaire dans « L'Albatros » ("Les Fleurs du mal") : Finalement, la naissance du Troisième Reich entraîne dans son sillage une importante littérature de l'exil en langue allemande, le régime ayant contraint nombre d'artistes, accusés de promouvoir un art dégénéré, à quitter l'Allemagne. |
Cadwallon ab Ieuaf Cadwallon ab Ieuaf (? - † 986) était un roi de Gwynedd. Origine. Il était le fils de Ieuaf ab Idwal et avait succédé à son frère, Hywel le Mauvais en 985. Règne. Il ne reste sur le trône qu'une année au cours de laquelle il tue son cousin et sans doute prétendant, Ionafal ap Meurig. La même année, Maredudd ab Owain de Deheubarth envahit le Gwynedd, le tue et annexe son royaume. |
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Alain Prual Alain Prual est un athlète français, spécialiste de l’ultrafond, né à Plélo le , 6 fois champion de France consécutivement des et détenteur du record de France des sur route de à . Biographie. Alain Prual est 6 fois champion de France consécutivement des de à et détenteur du record de France des sur route entre et , avec aux 24 h de Gravigny. Records personnels. Statistiques d'Alain Prual d'après la "Deutsche Ultramarathon-Vereinigung" (DUV) : |
Sabbataï Tsevi Sabbataï Tsevi (ou Zvi ou Tzvi, ou Zevi ou Zewi ou Sevi, שַׁבְּתַי צְבִי en hébreu, et Sabetay Sevi en turc ; prénom également écrit Shavtai) est né à Smyrne dans l'Empire ottoman (actuellement Izmir en Turquie) le et mort autour du en exil à Dulcigno (actuellement Ulcinj au Monténégro). Il a été considéré de son temps comme le Messie par un grand nombre de Juifs. Il est l'inspirateur de la secte turque des Sabbatéens ou "Dönme" ainsi que de celle des frankistes. Biographie. Jeunesse. Tsevi est né à Smyrne (Izmir) dans une famille aisée venue du Péloponnèse, d'origine possiblement romaniote ou séfarade par son père le négociant Mordekhaï Tsevi, mais ashkénaze par sa mère Clara. Il avait deux frères : Élie et Joseph. Il a été l'étudiant de Joseph Eskafa, le grand-rabbin d'Izmir auprès duquel il reçoit une éducation biblique, talmudique et kabbalistique. À 18 ans, il était déjà considéré comme un grand kabbaliste, ses maîtres le reconnaîtront comme "hakham" (sage). Un contexte favorable aux messianismes. L'année 1648 marque la fin de la guerre de Trente Ans qui a déchiré l'Europe. L'année suivante, intervient la décapitation du roi Charles d'Angleterre () et l'établissement de la république de Cromwell en Angleterre. 1648, c'est aussi l'année des pogroms du Cosaque ukrainien Bogdan Chmielnicki, qui voit l'extermination de dizaines de milliers de Juifs. Chassés d'Espagne, des marranes séfarades, juifs convertis de force au catholicisme, se réfugient à Amsterdam aux Provinces-Unies où la tolérance religieuse leur permet de retrouver leurs racines juives. Ce contexte a favorisé le millénarisme : certains attendaient la Parousie et le retour glorieux de Jésus-Christ qui serait précédé par l'antéchrist qu'il tuerait et le rétablissement temporel du royaume d'Israël - ceci faisant écho à la croyance musulmane du (« le Messie imposteur »), un démon borgne suivi par les Juifs dans l'eschatologie islamique. L'arrivée de la date symbolique sur le plan numérologique de 1666 ainsi que l'influence de la kabbale née à Safed sont des éléments qui permettent d'expliquer l'émergence d'un contexte favorable aux messianismes et le succès qu'a rencontré Sabbataï Tsevi. Création et développement du mouvement. Sabbataï Tsevi se proclama Messie en 1648, à l'âge de 22 ans. Il s'appuyait sur des révélations qu'il aurait eues qui l'avaient convaincu qu'il devait sauver le peuple juif et sur une interprétation (contestée) du Zohar (un livre de mystique juive), selon laquelle l'année 1648 devait voir la rédemption du peuple juif. En se proclamant Messie, il allait provoquer un schisme profond au sein du judaïsme, entre ceux qui l'accepteraient et ceux qui le refuseraient. Au début, son succès fut limité. Il resta à Smyrne plusieurs années, où sa réputation grandit lentement, jusqu'à ce que ses prétentions messianiques lui fassent subir le "herem", une sorte de bannissement de la communauté juive, que l'on compare parfois à l'excommunication chez les catholiques. En 1651, ou en 1654, selon les auteurs, lui et ses partisans furent bannis de Smyrne. Après quelques années, ils s'installèrent à Constantinople (aujourd'hui Istanbul en Turquie), en 1653 ou 1658. Tsevi y rencontra un prêcheur, Abraham ha-Yakini (disciple de ), qui l'accepta comme Messie, et affirma même détenir une ancienne prédiction hébraïque annonçant la naissance d'un Messie nommé Shabbethai, fils de Mordecaï Zevi, en l'an 5386 (1626 de l'ère chrétienne). Avec cet important soutien, Sabbataï Tsevi s'installa à Salonique, ville de l'Empire ottoman (aujourd'hui en Grèce). C'était alors un important centre juif et kabbaliste, et il y développa un fort prosélytisme centré sur sa propre messianité. Il semble y avoir rencontré un important succès dans les milieux juifs, ce qui provoqua finalement son expulsion par les autorités rabbiniques de la ville. Après une nouvelle errance mal connue, il s'installa au Caire, en Égypte, et y resta entre 1660 et 1662. Il y gagna à sa cause une personnalité juive influente et très riche, Raphaël Joseph Halebi (Halebi signifie « d'Alep »). Ce dernier mit une partie de sa fortune à sa disposition, lui permettant de développer ses activités. En 1663, Sabbataï Tsevi s'installa à Jérusalem, puis revint au Caire, où il obtint de son mécène des sommes nécessaires pour la communauté de Jérusalem, ce qui semble avoir accru son prestige. Après son mariage, il revint en Palestine, où il rencontra Nathan Benjamin Levi, dit Nathan de Gaza, qui devint rapidement son bras droit. L'année 1663 est une année charnière pour l'action de Sabbataï Tsevi. Jusqu'alors meneur d'un petit groupe suspect aux yeux des rabbins, il obtint à compter de cette année un retentissement croissant à travers le monde juif. Une des explications de cette popularité croissante est sans doute l'approche de l'année 1666. Chez certains chrétiens de l'époque, l'année 1666 (666 est le « chiffre de la Bête » dans l'Apocalypse de saint Jean) était l'année de l'Apocalypse, ou du moins de grands évènements religieux. Cette idée apocalyptique semble avoir eu une influence sur Sabbataï Tsevi et ses disciples, adeptes de sévères mortifications corporelles, comme de fréquents bains de mer, même l'hiver. En 1665, Nathan de Gaza annonça que l'année suivante verrait le début de l'ère messianique et que Sabbataï Tsevi ramènerait les dix tribus perdues d'Israël en Terre sainte. L'exaltation religieuse atteignit son comble dans des masses juives souvent misérables et ignorantes, rêvant d'une libération et d'une vie transfigurée. À l'inverse, les autorités rabbiniques restaient généralement réticentes ou hostiles. En 1665, Sabbataï Tsevi fut reçu comme le Messie par les Juifs d'Alep, puis de Smyrne, sa ville natale. Son pouvoir sur les masses juives devenait immense. Il déposa le grand rabbin de Smyrne, Aaron Lapapa, et le remplaça par . Des rabbins se rallièrent. De nombreuses communautés en Europe orientale, en Europe occidentale et au Moyen-Orient le reconnurent avec un enthousiasme incroyable en tant que Messie des Juifs, destiné à les ramener en Terre sainte et à faire renaître le royaume d'Israël. Des communautés entières se préparaient au départ en vendant leurs biens. Les partisans de Tsevi commencèrent aussi à remettre en cause certaines célébrations ou obligations rituelles. En effet, selon certaines traditions, ces obligations disparaîtraient après l'avènement du Messie. Cette remise en cause, inacceptable pour de nombreux Juifs, augmenta encore les divisions à l'intérieur des communautés. Au début de 1666, Sabbataï Tsevi partit pour Constantinople, capitale de l'Empire ottoman. Nathan de Gaza avait annoncé qu'il placerait la couronne du Sultan sur sa tête. La conversion à l'islam. Dénoncé aux autorités ottomanes par les dirigeants de la communauté juive locale comme étant un fauteur de troubles, Sabbataï Tsevi fut convoqué au palais en 1666 pour y rendre des comptes. Par ailleurs, une lettre de Nathan de Gaza prédisait que le Messie ferait du sultan ottoman son serviteur, ce qui aurait pu déboucher sur une exécution de Tsevi par les autorités ottomanes. Après deux mois d'emprisonnement à Constantinople, Tsevi fut envoyé à la prison d'État d'Abydos, où il fut d'abord traité avec de grands égards, puis mis au carcan et soumis à des tortures. Il est ensuite transféré dans la prison d'Andrinople (l'actuelle Edirne). La ferveur des fidèles n'ayant pas diminué, Sabbataï Tsevi est sommé par les autorités ottomanes de . Il échappe à l'épreuve en se convertissant à l'islam et en prenant, en septembre 1666, le nom d'Aziz Mehmed Efendi. Sabbataï Tsevi eut par la suite une attitude ambiguë, justifiant sa conversion par un ordre divin, mais conservant certaines pratiques juives et kabbalistes (voir marranisme) qui lui vaudront finalement son exil. Après des consultations avec les Juifs, le sultan Mehmet IV exile Tsevi à Dulcigno, une petite ville côtière de l'actuel Monténégro, sur l'Adriatique, où il meurt seul en 1676. L'emplacement de sa tombe, longtemps oublié, fut redécouvert en 1985 par Paul Fenton. Les suites du sabbatianisme. Réaction contre le sabbatianisme. Le choc à l'annonce de la conversion de Tsevi à l'islam fut immense, et la déception fut à la hauteur de l'espoir indescriptible qu'il avait soulevé. Beaucoup attendirent quelque temps, pensant à un bref épisode. Mais progressivement, la plupart de ses fidèles abandonnèrent Sabbataï Tsevi dont la mémoire restera longtemps un traumatisme dans l'histoire juive, tant en Europe que dans le monde musulman. Il y eut dans les années suivantes des reprises en main par les rabbins à travers les nombreuses communautés touchées par les partisans de Sabbataï Tsevi. Une certaine méfiance à l'égard de la mystique juive, la Kabbale, dont Sabbataï Tsevi était un adepte, se développera aussi chez les rabbins. La Kabbale ne sera jamais interdite, mais son enseignement sera beaucoup plus encadré. À compter de la fin du , le judaïsme devient donc très méfiant à l'égard de la mystique et du messianisme, et développe un durcissement doctrinal notable. C'est contre cette relative « sècheresse » de la vie religieuse que se développera la réaction hassidique du Baal Shem Tov, au . Le hassidisme contient donc aussi l'idée de mouvement protégé contre les deviations messianistes juives comme celles de Sabbataï Tsevi. Évolution du sabbatianisme. En Europe, les espoirs nés de la prédication de Sabbataï Tsevi n'avaient pas totalement disparu, et ce sont ces souvenirs qui expliquent la résurgence partielle du mouvement, dans l'Europe orientale du , sous la conduite d'un nouveau messie auto-proclamé : Jacob Frank. En Turquie, certains décidèrent de rester fidèles à Sabbataï Tsevi et le suivirent dans sa conversion. Ils pratiquent encore une religion officiellement musulmane, mais qui est en fait un mélange d'influences juives et musulmanes, avec même certains apports chrétiens. Ce sont les sabbatéens ou Dönme dont une communauté est installée de nos jours à Yeniköy dans le quartier Sarıyer au nord d'Istanbul. |
Pascal Fétizon Pascal Fétizon est un athlète français né à Châlons-sur-Marne le , spécialiste de l’ultrafond, champion du monde des sur route en 2000, champion d'Europe des sur route en et et champion de France des sur route en et . De plus, il détient le record de France des sur route depuis avec un temps de . Biographie. Originaire d'Ambonnay en Champagne-Ardenne, Pascal Fétizon joue au football dès l'âge de huit ans, puis débute l'athlétisme en , chez les benjamins, par le cross-country. D'un premier mariage, il a un fils aîné, Jonathan, né en 1990. En 2003, il épouse Elena Konopleva, marathonienne russe, qui lui donne un deuxième fils, Alexandre. Il envisage de poursuivre comme entraîneur, suivant notamment l'exemple de son ami David Antoine. Pascal Fétizon est champion du monde des sur route en à Winschoten, champion d'Europe des sur route en et , toujours à Winschoten, et champion de France des sur route en à Saint-Vit et en à Cléder. De plus, il détient le record de France des sur route depuis 2000 avec un temps de . Palmarès. Statistiques de Pascal Fétizon d'après le site sportnat2.com : Records personnels. Statistiques de Pascal Fétizon d'après la Fédération française d'athlétisme (FFA) et le site World Athletics : |
Héraia En Grèce antique, les Héraia (en grec ancien ) ou jeux Héréens, sont un concours gymnique pentétérique réservé aux femmes, organisé à Olympie en l'honneur de la déesse Héra. Histoire. Les femmes citoyennes n’ont, dans la Grèce antique, pas le droit de participer aux concours olympiques (fondés selon une tradition en 766 AEC). L'éducation des filles est réduite comparée à celle des hommes, sauf à Sparte, où il semble que les filles reçoivent la même formation athlétique que les garçons et une formation. Les femmes sont donc exclues de toutes les enceintes sacrées, sous peine de mort, et de tous les concours athlétiques. Néanmoins, il existait une manifestation sportive exclusivement féminine : les jeux Héréens. Mais les courses des Héraia ne semblent avoir accueilli que les jeunes Éléennes. Andrew Stewart précise aussi qu'un comité de seize femmes divisent les jeunes filles qui concourent en trois groupes d'âge. Ces jeunes filles ne sont pas mariées. Elles portent une tunique qui laisse le sein droit nu. Selon une tradition, les Héraia sont créées par Hippodamie, après son mariage avec Pélops, en l’honneur d’Héra. Les compétitions sont probablement un rite de passage prénuptial. La tunique est probablement un vêtement de garçon, l"'exomis", qui se portait de la même façon (un rite prénuptial avec travestissement de la future épouse avait lieu à Sparte). Selon une autre version, les Héraia sont fondées par les seize femmes d’Élide qui, au ont pacifié le pays. On ne sait pas précisément quand ces fêtes apparaissent mais il y a des indices pour une fondation ou une réorganisation dans les années 580 AEC. La diffusion de ces fêtes et compétitions s'étend aux jeux pythiques, fondés ou réorganisés en 582, aux jeux isthmiques en 581, aux jeux néméens en 573 et à la grande fête athénienne, les Panathénées, fondée en 566. Les jeux ont lieu tous les quatre ans, deux semaines après la fin des jeux Olympiques (vers le mois de septembre). Ils comprennent uniquement des épreuves de course dans le stade olympique, la longueur de la piste étant raccourcie d'un sixième, c'est-à-dire environ 160 mètres. La récompense consiste en une couronne d'olivier sauvage (oléastre) et une part de la vache sacrifiée à Héra. En outre, il est permis de dédier des statues portant le nom du vainqueur. Pausanias évoque ces Jeux dans sa Description de la Grèce (LIV. V, Chap. 16, 3). Autres Héraia. Des Héraia sont également célébrées dans d'autres cités comme Samos, Égine ou encore Minoa. À Argos, le concours panhellénique Hécatombaia fut renommé Héraia. |
Francesco Clemente Francesco Clemente ( à Naples- ) est un artiste et peintre italien, représentatif de la mouvance trans-avant-garde. Éléments biographiques. Né à Naples le dans une famille d'origine aristocratique, Francesco Clemente se prédestine à l'architecture et part étudier à Rome, à La Sapienza au début des années 1970. Il abandonne finalement ses études pour se concentrer sur la peinture et le dessin. Suivent alors dans les années 1970 une série de voyages où il puise une grande inspiration, aussi bien artistique que spirituelle. Au début des années 1980, marié et père de famille, il s'installe à New York. Il est représenté par la Galerie Daniel Templon à Paris et Bruxelles. Œuvre. Rome : la Trans-avant-garde. C'est alors qu'il est étudiant à Rome que Francesco Clemente fait la connaissance de Cy Twombly et Alighiero Boetti qui seront pour lui des influences déterminantes. Son style se précise avec des œuvres intensément subjectives, liées aux corps, le sien, celui des femmes, déformés, mutilés ainsi qu'à la sexualité ; réalisés avec une riche palette de couleurs. En 1979, il s'associe au mouvement Trans-avant-garde (avec entre autres Sandro Chia) et devient un chef de file du « retour à la figuration ». Madras : l'influence orientale. En 1972, Clemente suit Boetti en Afghanistan où il produira une série de pastels. Mais c'est surtout ses voyages en Inde qui vont marquer son œuvre. Il s'inspire de l'art et du folklore du pays, particulièrement remarquable dans nombre de ses travaux et matériaux utilisés. Il travailla à plusieurs reprises en collaboration avec des artistes hindous. New York : la reconnaissance. Il s'installe au début des années 1980 à New York avec sa famille où il produit la plupart de ses toiles à la peinture à l'huile, aux connotations violentes, expressionnistes et quasi mystiques. Il se mêle également aux artistes new-yorkais du moment, notamment dans sa participation à des projets collectifs regroupant Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol en 1984. Quelques expositions de Francesco Clemente. 2020 Self-Portraits and Sirens, Albertina, Vienne, Autriche Francesco Clemente, Moscow Museum of Modern Art, Moscou, Russie 2019 Francesco Clemente. Watchtwoer, Keys, Threads, Gates, Dallas Contemporary, Dallas, États-Unis 2018 Francesco Clemente : Works 1978-2018, The Peter Brant Foundation, New York, États-Unis Francesco Clemente : Black Light, Centre de Cultura Contemporania de Barcelona, Barcelone, Espagne 2017 Francesco Clemente : Standing with Truth Villa Rufolo, Ravello Festival, Italie 2016 Pirate Heart, Galerie Daniel Templon, Paris, France Winter Flowers In NYC, Complesso Museale Santa Maria Della Scala, Sienne, Italie Francesco Clemente : A Normadic Life, Spring Center of Art, Pékin, Chine After Omeros, Coro Della Maddalena, Alba, Italie "Encampment," Carriageworks, Sydney, Australie "After Omeros", Fergus McCaffrey, Saint-Barthélemy, France Francesco Clemente : Dormiveglia NSU Art Museum, Ft. Lauderdale, Florida, États-Unis 2015 "Francesco Clemente", Art Changsha, Chine "Encampment", Massachusetts Museum of Contemporary Art (Mass MoCA), Massachusetts, États-Unis 2014 Inspired by India, Rubin Museum of Art, New York, États-Unis Francesco Clemente, Casamadre Arte Contemporanea, Naples, Italie 2011 The Tarots, Uffizi Gallery, Florence, Italie Francesco Clemente, Palimpsest, Schirn Kunsthalle, Francfort, Allemagne 2008 The Sopranos, The Arnold and Mary Schwartz Gallery Met, Metropolitan Opera House, Lincoln Center, New York, États-Unis 2005 Francesco Clemente: Self portraits, Gagosian Gallery, Britannia St., Londres, Royaume-Uni 2004 Drawings, Gagosian Gallery, Heddon St., Londres, Royaume-Uni Francesco Clemente : New Works, Reyjavik Art Museum, Reyjavik, Islande Francesco Clemente : New Works, The Irish Museum of Modern Art, Dublin, Irlande 2002 Francesco Clemente, Museo Archaelogico Nazionale, Naples, Italie Clemente in Taos, the Harwood Museum of Art, The University of New Mexico, Taos, Mexique 1999 Clemente, Solomon R. Guggenheim Museum, New York, États-Unis ; Guggenheim Museum Bilbao, Espagne Francesco Clemente: Opere su carta, Galleria d'Arte Moderna, Bologna, Italie 1998 Francesco Clemente: Three New Paintings, Gagosian Gallery, New-York, États-Unis 1997 Francesco Clemente: Indian Watercolors, The Metropolitan Museum of Art, New York, puis Modern Art Museum of Fort Worth ; Indianapolis Museum of Art, États-Unis Francesco Clemente: Portraits, The Andy Warhol Museum, Pittsburgh, États-Unis 1995 Mothers of Hope, Museum für Moderne Kunst, Francfort, Allemagne 1994 Francesco Clemente: Purgatorio, Madison Avenue, New-York, États-Unis 1992 Testa Coda, Kunstmuseum, Bâle, Suisse 1991 Francesco Clemente: Testa Coda, Madison Avenue, New-York, États-Unis Francesco Clemente: Œuvres récentes, Galerie Daniel Templon, Paris, France 1990 Clemente: Three Worlds, Philadelphia Museum of Art, Philadelphia, États-Unis Clemente: A Retrospective of the Prints 1980-1990, Dolan/Maxwell, Philadelphia, États-Unis 1989 Dia Art Foundation, New-York, États-Unis Story of My Country, Anthony d'Offay Gallery, Londres, Royaume-Uni 1985 Sperone Westwater, New-York, États-Unis Leo Castelli, New-York, États-Unis 1982 Œuvres récentes, Galerie Daniel Templon, Paris, France 1981 Museum van Hedendaagse Kunst, Ghent, Pays-Bas Anthony d'Offay, Londres, Royaume-Uni Francesco Clemente/Matrix 46, University Art Museum, University of California, Berkeley, États-Unis, puis Wadsworth Athenaeum, Hartford, États-Unis 1980 Padiglione d'Arte Contemporanea di Milano, Milan, Italie |
Emma Livry Emma Livry ( - ) est une ballerine française, morte après que sa tenue de scène eut pris feu sur la scène de l'Opéra de Paris. Elle est la dernière représentante de la « "ballerine romantique" ». Biographie. Emma Livry, de son nom patronymique Jeanne-Emma Emarot, née à Paris le , est la fille de Célestine Emarot, qui a elle-même dansé brièvement à l'Opéra de Paris. Cette dernière est enceinte d'Emma à la suite d'une relation avec le baron Charles de Chassiron. Victime d'un accident sur la scène de l'Opéra de Paris, elle meurt chez sa mère à Neuilly-sur-Seine le . Carrière. Emma Livry est l'élève de la première grande danseuse romantique Marie Taglioni. Ses qualités de danseuse sont très vite remarquées et la font engager à l'Opéra de Paris en 1858. Elle y restera jusqu'à sa mort en 1862. Son physique peu gracieux est commenté par ses contemporains. Alexis Dureau la décrit comme trop maigre avec une bouche un peu trop grande. L'opposition entre le physique rond de la mère et la maigreur de sa fille, jointe à un calembour sur le nom de son père, donnent lieu aux vers suivants dans un court quatrain qui parait dans les journaux à l'occasion des débuts de la jeune ballerine : Emma Livry est certainement la dernière « ballerine romantique » de l'époque qui a vu naître ce qualificatif et qui a vu rayonner des grands noms du ballet romantique, tels que Marie Taglioni, Fanny Cerrito, Fanny Elssler ou Carlotta Grisi. Sa majestueuse interprétation de "La Sylphide" fait d'elle la danseuse la plus appréciée du public parisien de l'époque à l'Opéra de Paris. Dans son ouvrage "Deux siècles à l'Opéra (1669-1868)", Nérée Desarbres dit d'elle qu'elle . Émile Abraham écrit dans "Les acteurs et les actrices de Paris" que « "Mlle Emma Livry ne compte pas de rivales. Elle a des façons de s'enlever qui feraient croire volontiers qu'un invisible fil l'attire vers les cintres, et quand elle daigne redescendre sur le plancher de la scène, elle y retombe à la manière d'une plume". » Marie Taglioni, impressionnée par le talent de son élève, écrit la chorégraphie de son unique ballet, "Le Papillon", qu'elle crée pour Emma Livry en 1860. La tragédie. Le , lors d'une répétition de l'opéra "La Muette de Portici", Emma Livry s'approche trop près de la rampe à gaz qui éclaire la scène. Son tutu de gaze s'enflamme et le feu l'enveloppe très vite. Transformée en torche vivante, affolée, elle traverse trois fois la scène avant qu’un pompier n’ait le temps de se précipiter sur elle. S'apercevant qu’elle allait être nue, Emma Livry aggrave ses brûlures en ramassant avec ses mains les morceaux de l’étoffe enflammée pour s’en couvrir. Ce qui restait de son costume tenait au creux de sa main. Croyant bien faire, sa professeur, l’ancienne danseuse Marie Taglioni, l’enduit de graisse à démaquiller. Le remède se révèle pire que le mal. Le , sur les conseils de son médecin qui lui enjoint de quitter la pollution parisienne, elle se fait transporter au château de Villiers, à Neuilly-sur-Seine, loué par sa mère. Malheureusement, ses blessures se rouvrent durant le transport et s’infectent. Elle meurt d'une septicémie le 26 juillet, 8 mois après le drame, emportant avec elle une époque qui aura marqué l'histoire du ballet romantique. Elle est âgée de 21 ans. Lorsqu’on pense à ce terrible accident, on ne peut s’empêcher de se rappeler la mort de la danseuse Clara Webster survenue dans des conditions similaires. Une partie de la ceinture d'Emma et un lambeau de tissu sont conservés dans les vitrines du musée de l'Opéra. Les artistes de l’époque doivent asperger leurs costumes d’un produit non inflammable pour prévenir de tels accidents. Cependant les danseuses préfèrent ne pas y recourir car le produit colore et raidit les tissus blancs et vaporeux du tutu, conférant à ce dernier une couleur jaunâtre peu esthétique. Emma elle-même affirme par la suite : L'administration de l'Opéra ferme les yeux et se contente de faire signer une décharge aux ballerines. Chronique de l'enterrement. Le , Théophile Gautier rapporte l'enterrement d'Emma Livry dans "Le Moniteur" : Elle est inhumée au cimetière Montmartre (famille Emarot - Duhail), dans la . Sa tombe, orientée côté sud, est adossée au petit muret qui fait la séparation avec la partie haute de la division. On y accède rapidement côté monument Cavaignac. Sa mère, Marguerite-Adélaïde Émarot, meurt le à Paris , à l'âge de 68 ans ; née à Dijon, elle était fille de Jeanne Émarot. Son décès avec une biographie est annoncé dans « "Le Ménestrel" » du . Au moment de l'accident, Emma Livry vivait avec sa mère près de l'Opéra, au 18 rue Laffitte. |
Ecaflip |
Feux de la rampe Les feux de la rampe sont les appareils (bougeoirs, lampes, projecteurs) qui éclairent la scène d'un théâtre de bas en haut, à partir de la rampe. Ce terme technique du théâtre est souvent employé au sens figuré : « être sous les feux de la rampe », signifie être au premier plan, être connu du grand public pendant un temps. |
Heiner Goebbels Heiner Goebbels, né le à Neustadt an der Weinstraße, est un compositeur et metteur en scène allemand. Biographie. Après ses études de musique et de sociologie, il commence à composer de la musique pour des spectacles, puis il crée des pièces radiophoniques. Il a joué avec Alfred Harth dans le Duo Goebbels/Harth (1975-1988) et avec le groupe Cassiber (Alfred Harth, Chris Cutler et Christoph Anders, 1982-1992). Depuis les années 1980, il travaille comme metteur en scène de ses propres pièces à Francfort-sur-le-Main (Theater am Turm), Lausanne (Théâtre Vidy-Lausanne) et autour du monde. Il est aussi professeur à la European Graduate School (Saas-Fee) et occupe la chaire Georg Büchner en tant que professeur honoraire à l'Institut d’Études Théâtrales Appliquées de Giessen. Heiner Goebbels vit à Francfort. |
Elliot Goldenthal Elliot Goldenthal né à New York le est un compositeur américain. Biographie. Élève de Aaron Copland et John Corigliano, il étudie à la Manhattan School of Music. Il est essentiellement connu en tant que compositeur de musiques de films. Il signe notamment les partitions de "Alien 3" (David Fincher, 1992), "Heat" (Michael Mann, 1995), "Titus" (Julie Taymor, 1999), "" (Hironobu Sakaguchi, 2001) ou encore "Frida" (Julie Taymor, 2002) qui lui permettra d'obtenir son premier Oscar. Après avoir remplacé à la dernière minute le compositeur George Fenton sur le film "Entretien avec un vampire" (Neil Jordan, 1994), dont il écrit la musique en seulement 14 jours, et pour laquelle il sera nommé aux Golden Globes et aux Oscars, il composera alors la musique des quatre films suivant du réalisateur : "Michael Collins" (1996), "The Butcher Boy" (1997), "Prémonitions" ("In Dreams", 1998), "L'Homme de la riviera" (2002). Le 13 décembre 2005, il est victime d'une hémorragie cérébrale à la suite d'un accident domestique : après une nuit de travail, alors qu'il est assis à la table de sa cuisine et se penche sur sa chaise, celle-ci bascule subitement en arrière, et sa tête heurte violemment le sol en céramique de la maison. Cet accident le prive de la parole durant plusieurs mois, mais n'affecte cependant pas sa faculté à composer. Elliot Goldenthal écrit également des musiques pour le théâtre et les salles de concerts. Ses œuvres les plus connues sont son ballet "Othello", un oratorio pour grand ensemble "Fire Water Paper: A Vietnam Oratorio", composé pour le de la fin de la guerre du Viêt Nam ainsi que les musiques de scène de "The Green Bird" et "Juan Darien: A Carnival Mass". Son style très personnel se caractérise par une écriture inspirée de la musique qui a émergé avec la culture moderniste et qui s'est développée jusqu'à ses contemporains, tel que Iannis Xenakis, mettant en avant des sonorités parfois violentes et très cuivrées. Mais il sera aussi marqué par son enfance à Brooklyn dans les quartiers latins, et introduira ainsi dans ses œuvres à caractère classique des accents de musiques « populaires ». Pour "Frida", il composera également des chansons. Ces différentes inspirations font de lui un compositeur éclectique. Son premier opéra, Grendel, est créé le 27 mai 2006, sur un livret coécrit avec sa compagne, la réalisatrice Julie Taymor, et basé sur une nouvelle de John Gardner. Depuis, Elliot Goldenthal a décidé de dédier sa carrière à des œuvres de concert, mais continue néanmoins à composer la musique des films de Julie Taymor et Michael Mann. Son œuvre. Théâtre. "(mise en scène de Julie Taymor)" |
Angiotensinogène |
Babahoyo Babahoyo est une ville d'Équateur, capitale de la province de Los Ríos. Elle est située à au nord-est de Guayaquil. Sa population s'élevait à habitants en 2007, et en 2010. Centre économique de la province, Babahoyo vit principalement de l'agriculture (riz, canne à sucre et fruits). Sur son territoire se trouve d'ailleurs une grande distillerie gouvernementale. Le tourisme y est peu développé. Les rivières "San Pablo" et "Caracol" se rejoignent au nord de la ville pour former le "Río Babahoyo", longé sur plusieurs kilomètres par le "malecon" (promenade). La ville abrite aussi la cathédrale de "Fátima" ainsi que la très grande "Universidad Técnica de Babahoyo" (UTB). |
Richard Morgan Richard Morgan, né le à Londres en Angleterre, est un écrivain britannique, de science-fiction et fantasy. Spécialiste de romans cyberpunk, il a aussi contribué à l'élaboration des scénarios de "Crysis 2" et du "reboot" de "Syndicate". |
Narok (film) Narok est un film thaïlandais réalisé par Sathit Praditsarn et Teekayu Thamnitayakul, sorti en 2005. Synopsis. Parti réaliser un documentaire, un groupe de jeunes gens est victime d'un accident de la route. En sortant du véhicule après le choc, ils ont la surprise de se retrouver dans un vaste désert brûlant où ils sont faits prisonniers par des étranges démons. L'un d'eux, en s'éclipsant quelques instants découvre qu'en fait leurs corps physiques ne sont pas encore morts, et qu'il faut rejoindre au plus vite la sortie de cet enfer pour ne pas mourir. Difficile à faire alors qu'ils sont conduits vers un véritable camp de concentration où les démons font subir les pires tortures. |
Clara Webster Clara Webster est une danseuse britannique née à Bath en 1821 et décédée à Londres le . Elle menait une brillante carrière de danseuse au London Royal Ballet lorsqu'elle perdit accidentellement la vie en 1844. Sa mort tragique eut lieu durant une représentation de "The Revolt of the Harem", lorsque son costume prit feu. Les brûlures furent si graves qu'elle mourut deux jours plus tard à l'âge de 23 ans. Emma Livry est une autre danseuse qui mourut dans des circonstances similaires en 1863. |
Wake (atoll) Wake, en anglais , est un atoll situé dans le nord de l'océan Pacifique, à au nord-nord-ouest de Delap-Uliga-Darrit, la capitale des îles Marshall, et à à l'est-nord-est de Saipan (Îles Mariannes du Nord), soit à un peu plus du tiers du chemin reliant l'île mariannaise à Maui, aux îles Hawaï. Il fait partie des îles mineures éloignées des États-Unis et il est sous responsabilité des États-Unis en tant que territoire non-incorporé et non-organisé. Wake est revendiqué par les îles Marshall. Géographie. Topographie. Wake est un atoll composé de trois îles (Wake, Wilkes et Peale) disposées autour d'un lagon. Sa dénomination comme île est une décision des États-Unis après la Seconde Guerre mondiale pour distinguer Wake des autres atolls japonais. Faune et flore. L'atoll a abrité une espèce endémique, le Râle de Wake, qui a disparu dans les années 1940. Histoire. Période antérieure aux contacts occidentaux. Une tradition orale des Marshallais mentionne une île connue sous le nom de "Enen-kio" (île de la fleur orange). Cette île est liée aux traditions artistiques marshallaises : pour le tatouage, il y avait besoin d'os humains. Ce qui sous-entend qu'il fallait un sacrifice humain pour obtenir le matériau. Le pouvait échapper à son sort en rapportant d'Enen-kio un des os de l'aile d'un oiseau marin vivant là-bas. Aucune trace archéologique n'atteste la véracité de cette assertion. Découverte par les Européens. L'île est découverte le par l'explorateur espagnol Álvaro de Mendaña. Il trouve « une île basse et stérile » à laquelle il voulait donner le nom de « San Francisco ». L'île fut finalement nommée en l'honneur du capitaine de goélette Samuel Wake en 1796. Le , une expédition d'exploration américaine commandée par le commodore Charles Wilkes débarqua sur cette île qu'il trouva désolée, sans eau douce et recouverte d'arbustes. Il nota que le lagon était poissonneux. Le naturaliste de l'expédition, Titian Ramsay Peale, collecta plusieurs nouveaux spécimens dont un œuf de petit albatros et des spécimens aquatiques. Naufrage du "Libelle". Dans la nuit du , le trois-mâts barque "Libelle" de Brême s'échoua au large de l'île à cause d'une tempête. Le bateau, sous le commandement du capitaine Tobias était parti de San Francisco pour rejoindre Hong Kong. La célèbre cantatrice Anna Bishop (ex-compagne du grand harpiste Nicolas-Charles Bochsa) et son mari Martin Schultz (un diamantaire de New York) étaient à bord avec trois autres membres de la troupe d'opéra. Après , les trente passagers et l'équipage embarquèrent dans la baleinière et le canot du bord pour rejoindre l'île espagnole de Guam. La baleinière qui transportait les passagers atteignit Guam le 8 avril. Le canot disparut en mer. Militarisation de l'île. Wake est annexée par les États-Unis le . En 1935, Pan American Airways construit un petit village surnommé « PAAville » pour servir les vols États-Unis-Chine. En janvier 1941, la Marine américaine construit une base militaire sur l'atoll. Une garnison de , provenant du premier bataillon de la défense marine est affectée, accompagnée de plus de travailleurs civils. On y trouve six canons de récupérés sur un croiseur mis à la ferraille, 12 canons anti-aériens M3 de , 18 mitrailleuses M2 HB et également 30 autres canons légers. Cette garnison est commandée par le commandant James Devereux. Seconde Guerre mondiale. L'atoll est attaqué le par l'Empire du Japon, le lendemain de l'attaque de Pearl Harbor, qui déclenche la Guerre du Pacifique. L'attaque japonaise prend fin le lorsque les forces américaines présentes sur l'île se rendent à l'Armée impériale japonaise. L'île est occupée par les Japonais (qui la rebaptisent « Otori Jima ») jusqu'au , date à laquelle la garnison japonaise se rend à un détachement de US Marines, deux jours après la signature des Actes de capitulation du Japon. Après-guerre. L'île fut un poste avancé durant la guerre froide et fut administrée par le Army Space and Missile Defense Command. Depuis 1974, l'aéroport est utilisé par les militaires américains et quelques vols cargo commerciaux. Il y a aussi deux ports offshore pour des gros navires. L'atoll n'est cependant plus habité. L'île reste une position stratégique dans le Pacifique et reste un aéroport de secours pour les avions ("Wake Island Airfield", code AITA : AWK). L'île a servi de plateforme de lancement pour plusieurs fusées destinées à tester les systèmes anti-missiles américains. En 2020, la base aérienne subit de grandes modernisations et agrandissements. Depuis le , elle est incluse dans une vaste zone classée monument national. Un seul habitant est recensé en 2000. En 2009, elle ne compte aucun habitant selon "The World Factbook", qui note néanmoins qu'à peu près 150 fonctionnaires fédéraux, militaires ou civils, maintiennent et gèrent l'aérodrome et les infrastructures de télécommunication. Drapeau. Un drapeau de Wake a été utilisé le pour représenter l'île lors de la cérémonie à l'USS Arizona Mémorial commémorant les de l'attaque de Pearl Harbor. Ce drapeau n'a pas de valeur légale et n'est jamais vraiment utilisé. Seul le drapeau américain est en vigueur sur le territoire. Dans la fiction. Wake apparaît dans sept jeux vidéo de la saga "[[Battlefield (série)|" : ', "[[Battlefield 2]]", ', ' (sous le nom de '), ', ' (dans l'extension '), et '. Elle est également présente dans le jeu ' et dans le jeu vidéo '. L'île apparait également comme carte modée des jeux ', ' et ". Elle est aussi citée dans le film " comme étant l'endroit où est mort pendant la Seconde Guerre mondiale le grand-père de Butch Coolidge (joué par [[Bruce Willis]]), un fusilier marin, si l'on en croit le témoignage du capitaine Koons (joué par [[Christopher Walken]]), ami du père de Butch. L'île apparaît également dans le roman "[[Liste des romans d'OSS 117#Panique à Wake|Panique à Wake]]" de [[Jean Bruce]]. Voir aussi. Liens externes. [[Catégorie:Wake (atoll)|*]] [[Catégorie:Atoll aux États-Unis]] [[Catégorie:Atoll inhabité]] [[Catégorie:Île contestée ou occupée]] [[Catégorie:Territoire contesté ou occupé en Océanie]] [[Catégorie:Zone insulaire aux États-Unis]] [[Catégorie:National Wildlife Refuge]] [[Catégorie:Site naturel inscrit au Registre national des lieux historiques]] [[Catégorie:Registre national des lieux historiques dans un monument national]] [[Catégorie:Registre national des lieux historiques en 1985]] |
Tavisoupleba Tavisoupléba (, "La Liberté"), est l'hymne national de la Géorgie, d'après Ioseb Quetchakmadzé, écrit par Davit Magradzé, et composé par Zakaria Paliachvili. Il fut adopté le , dans la même année que le drapeau et les armoiries actuels du pays, en remplacement de Dideba, hymne adopté au moment de l'indépendance. Paroles. Traduction. <poem></poem> |
Frank Reyes Frank Reyes, né le à Boba Arriba, municipalité de Tenares, République dominicaine, est un chanteur dominicain. Biographie. Durant sa jeunesse, il chantait déjà dans un groupe formé par ses frères. À douze ans, il partit pour la capitale Santo Domingo où il rencontra Juan B. Genáo, qui lui permit de produire son premier disque, "Tu serás mi reina". Il prit alors le surnom de "El Príncipe de la Bachata". De 1993 à 1996 se succèdent alors les disques d'or et de platine avec entre autres "Se fue mi amor bonito", "Suspiro de amantes", "La ley de la vida" et "Basta ya". Il change de maison de disques pour son cinquième album et entre chez "Juan & Nelson Records" (J&N). Avec cet album, il obtient le premier titre de bachatero de l'année. Se succèdent alors à nouveau les succès et les disques d'or et de platine, en 2001, avec le single "Tú eres ajena", il obtient le titre de meilleur chanteur de Bachata de l'année. Sa carrière devient internationale en 2002 avec le single "Nada de nada" qui restera parmi les meilleures ventes des charts de langue espagnole durant 18 mois et ce, aux Caraïbes, aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Son thème Night of Passion, sorti en , montre qu'il a été accepté par le public qui le place sur la liste des meilleures chansons latino-dominicaines de Monitor Latino pendant 22 semaines et a atteint la troisième position en consolidant grand succès dans sa carrière. [2] En 2015, il se distingue par le succès de son single "How to Heal", qui mérite une nomination pour le meilleur clip vidéo de Bachata aux 2016 Videoclip Awards. En 2016, il part en tournée en Europe. En 2018, il reçoit une chanson intitulée "Poison", qui remporta un vif succès et atteignit le sommet des panneaux publicitaires et la première place dans Music Choice. Participations. En 2019, Romeo Santos l'invite sur son album de duos "Utopia" sur le titre "Payasos". |
Anglais américain La dénomination anglais américain (, étiquette IETF codice_1) désigne l'ensemble des dialectes et des accents de la langue anglaise parlée aux États-Unis d'Amérique. Les différences entre "General American" (l'anglais normalisé aux États-Unis) et "Received Pronunciation" (l'anglais normalisé au Royaume-Uni) à avoir été les plus étudiées sont les différences phonologiques et, en moindre mesure, les différences de vocabulaire et de pragmatique. Il existe aussi des différences grammaticales. Les différences entre l'anglais américain et l'anglais britannique sont pour la plupart des différences mineures d'orthographe et de vocabulaire ; les différences les plus évidentes restent les différences orthographiques. L'anglais britannique ne constitue pas la référence aux États-Unis, où la langue dite « anglo-américaine » est courante depuis le milieu du . De nos jours, dans les écoles du pays comme dans les chartes graphiques des maisons d'édition et des journaux américains, les règles d'usage de l'anglo-américain sont préconisées et fort suivies. Histoire. Les Anglais ont apporté leur langue en Amérique du Nord pendant le . Au cours de ce même siècle, se trouvaient également sur le continent des locuteurs néerlandais, français, espagnols, allemands, suédois, gaéliques écossais, gallois, scots, finnois et irlandais, outre les diverses langues indigènes et les langues ouest-africaines. Phonologie. La phonologie de l’anglais américain est considérée comme plus conservatrice que celle de l’anglais britannique, sans doute en grande partie parce qu’elle représente un mélange de différents dialectes parlés en Grande-Bretagne il y a quelques siècles . Le parler de la côte orientale présente davantage de variétés qu'il n'en existe dans le reste du pays, peut-être parce que cette région a maintenu davantage de contacts avec l’Angleterre, et que les habitants de la côte orientale ont imité les accents anglais de l'époque. L’intérieur du pays a été colonisé par des personnes qui déjà n’avaient plus de liens avec l’Angleterre (ou n'en ont jamais eu) et qui n’avaient plus accès à l’océan ; aussi ces régions ont-elles un parler plus homogène. Dans l’anglais parlé dans la plus grande part de l'Amérique du Nord, on prononce le R dans toutes les positions. Au , c’était typique pour tous les anglophones. De nos jours, la majorité des pays anglophones ne prononcent pas le R à la fin d’une syllabe, celui-ci est donc considéré aujourd’hui comme un américanisme. Toutefois, il y a quelques accents américains qui ont aussi perdu le « R » à la fin, par exemple à New York, en Nouvelle-Angleterre et dans quelques régions du Sud des États-Unis (surtout les vieux ports sudistes comme la Nouvelle-Orléans, Mobile, Savannah et Charleston). D’autres changements sont intervenus dans certaines variétés de l’anglais britannique depuis le qui ne se retrouvent pas dans l’anglais américain. D’autre part, on relève des changements en Amérique qui n'existent pas dans l’anglais britannique ni dans celui parlé internationalement : Autres différences : Les deux phonèmes /ɑː/ et /ɒ/ en anglais britannique ne représentent qu’un seul phonème en anglais américain : /ɑ/. Donc "father" et "bother" se prononcent avec la même voyelle. Voici quelques exemples : Orthographe. En 1828, le lexicographe américain Noah Webster publia le premier dictionnaire de l’usage américain en y incluant des réformes de l’orthographe anglaise. Nombre de ses suggestions furent adoptées. De l’autre côté de l’océan Atlantique, d’autres réformes orthographiques entrèrent en vigueur, qui n'ont pas cours aux États-Unis, alors qu’au Canada ce sont "grosso modo" les règles britanniques qui sont suivies. Règles d’orthographe. Dans les réclames publicitaires américaines, on peut même trouver "thru" à la place de "through", "tonite" à la place de "tonight" et "while U wait" à la place de "while you wait". De même, dans les panneaux de signalisation routière, on trouve "Xing" au lieu de "Crossing". Vocabulaire. Nouveaux mots d’origine américaine. Beaucoup de mots qui sont utilisés dans tout le monde anglophone sont d’origine américaine, par exemple : Un nombre important de mots nés aux États-Unis sont passés dans l'anglais international : Mots anglais abandonnés hors d’Amérique du Nord. Il existe quantité d'anciens mots d'origine anglaise qui, tombés en désuétude en Angleterre, ne sont plus utilisés de nos jours qu'aux États-Unis et au Canada anglophone, et sont désormais considérés comme étant de l'« anglais américain », par exemple : Forme : Grammaire. Peu de différences existent entre anglais américain et anglais britannique au plan grammatical. La plupart des différences entre l'anglais américain et l'anglais britannique sont des formes plus fréquentes dans un pays que dans l'autre. |
Ferruccio Valcareggi Ferruccio Valcareggi, né le à Trieste et mort le à Florence, est un footballeur italien devenu entraîneur. Il eut notamment en charge l'équipe d'Italie de football. Biographie. Joueur de Trieste à partir de 1938, puis de la Fiorentina, du Milan AC, Bologne, Brescia, Vicenza et Lucchese, Ferruccio Valcareggi devient ensuite entraîneur à partir de 1953. Il entraîne alors notamment l'Atalanta Bergame et la Fiorentina. Il prend en charge l'équipe d'Italie de football de 1967 à 1974. Il mène la "Squadra" au titre de champion d'Europe 1968 et en finale de la Coupe du monde 1970. Il quitte ses fonctions de sélectionneur national après la Coupe du monde 1974. Il devient ensuite entraîneur de l'Hellas Vérone (1975-1978), puis de l'AS Rome en 1979-1980. |
Mystery Train (film) est un film américain réalisé par Jim Jarmusch, sorti en 1989. Synopsis. À Memphis (Tennessee), trois histoires évoluent en parallèle autour d'un hôtel de seconde zone : un couple de jeunes rockers japonais en pèlerinage, une jeune veuve venue chercher le cercueil de son mari et un groupe de copains éméchés en bordée. Deux adolescents de Yokohama, Mitsuko et Jun, effectuent un pèlerinage à Memphis lors d'un voyage à travers les États-Unis. Mitsuko est obsédée par Elvis à tel point qu'elle croit qu'il y a un lien mystique entre Elvis, Madonna et la statue de la Liberté. Le couple part de la gare, va du centre-ville de Memphis au studio Sun Records et à l'hôtel Arcade en un périple épuisant. Une veuve italienne, Luisa, vient chercher le cercueil de son mari afin de le ramener en Italie. Son avion n'étant prévu que pour le lendemain, elle est contrainte de passer la nuit à Memphis. Elle est confrontée à un libraire qui va l'inciter à acheter de nombreux magazines. Elle rencontre un homme dans un restaurant qui lui affirme que le fantôme d'Elvis lui serait apparu un an auparavant et lui aurait demandé de transmettre son peigne à Luisa en prévision de leur rencontre. L'homme exige vingt dollars de frais de livraison. Luisa est ensuite contrainte de partager sa chambre d'hôtel avec Dee Dee, l'ex petite amie de Johnny, personnage apparaissant dans la troisième histoire. Dans la nuit, le fantôme d'Elvis apparaît à Luisa. Trois amis errent dans Memphis. Johnny, que Dee Dee vient de quitter, est ivre et joue avec un pistolet dans un bar. Will Robinson et Charlie, son supposé beau-frère, viennent le chercher et l'accompagnent vers la sortie. Ils s'arrêtent dans une épicerie, et Johnny tire à bout portant sur le tenant de la boutique après lui avoir commandé deux bouteilles d'alcool. Les trois hommes s'enfuient, se réfugient à l'hôtel Arcade, et se soûlent à nouveau. Charlie réalise à ce moment que Will partage son nom avec un personnage de la série télévisée Lost in Space. Le lendemain, Charlie apprend qu'il n'a jamais véritablement été le beau-frère de Johnny, ce dernier ne s'étant jamais marié avec Dee Dee. Il s’énerve et, après une rapide bagarre avec Johnny, reçoit une balle dans la jambe. Les trois amis quittent l'hôtel précipitamment en pensant être poursuivi par la police, alors que la voiture ne fait finalement même pas attention à eux. |
Ébénacées |
Peter Weller Peter Weller est un acteur, réalisateur, scénariste, producteur et lecteur universitaire américain, né le à Stevens Point, dans le Wisconsin (États-Unis). Il est surtout connu pour son rôle d'Alex Murphy / RoboCop dans le film "RoboCop" (1987) de Paul Verhoeven. Il reprend le rôle dans le film "RoboCop 2" (1990), le jeu vidéo "Mortal Kombat 11" (2019), ainsi que prochainement dans le jeu "" prévu pour 2023. Il tient également les premiers rôles des films "The Adventures of Buckaroo Banzai Across the 8th Dimension" (1984) de W. D. Richter et "Naked Lunch" (1991) de David Cronenberg. Parmi ses autres rôles marquants dans des films, il donne notamment voix à Bruce Wayne / Batman dans les deux parties du film d'animation "Batman, The Dark Knight Returns" (2012-2013) et incarne l'amiral de la Flotte Alexander Marcus dans le film "Star Trek Into Darkness" (2013). À la télévision, il a notamment joué Chuck Taggart dans "Odyssey 5" (2002-2004), Christopher Henderson dans "24 heures chrono" (2006) et le détective Stan Liddy dans la saison 5 de "Dexter" (2010). Il apparait également dans les séries "Longmire" (2012-2017), "Sons of Anarchy" (2013-2014), ou encore "The Last Ship" (2017). De plus, il a réalisé de nombreux épisodes. Biographie. Jeunesse. Peter Weller est né à Stevens Point, dans le Wisconsin. Il est le fils de Dorothy Jean (née Davidson) et Frederick Bradford Weller, avocat puis juge fédéral et pilote de carrière d'hélicoptère dans l'armée. En raison du travail de son père, sa famille s'installe pour quelques années en Allemagne avant de rejoindre le Texas. Peter fréquente alors la "Alamo Heights High School" de San Antonio, puis la "University of North Texas". Il joue de la trompette dans un groupe du campus. Il est diplômé du "Bachelor of Arts in Theatre" et commence une carrière d'acteur après avoir été diplômé de "American Academy of Dramatic Arts". Carrière. Débuts (années 1970-1986). La carrière de Peter Weller débute sur les planches de Broadway dans les années 1970 dans "Full Circle" mis en scène par Otto Preminger et "Summer Brave" de William Inge. Après cela, il devient un membre de l'Actors Studio. Après quelques apparitions à la télévision, il tourne son premier film sous la direction de Richard Lester en 1979. Dans la foulée, il tourne avec d'autres réalisateurs de renom tels que David Cronenberg, Woody Allen et Alan Parker. En 1984, il retrouve son ami de longue date Jeff Goldblum, avec qui il jouait dans un groupe de jazz, dans le film "Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la". "Robocop", une plus grand exposition cinématographique et premiers pas en tant que réalisateur (1987-2001). Mais c'est en 1987 que Peter Weller trouve son rôle le plus célèbre : celui de l'officier de police Alex Murphy dans "RoboCop" de Paul Verhoeven. Il participera également à "RoboCop 2" en 1990 avant de décliner "RoboCop 3" pour tourner "Le Festin nu" de David Cronenberg en 1991. L'année suivante, il passe à la mise en scène pour le téléfilm de 36 minutes "Partners" dont il est également coscénariste. En 1995, il joue dans "Maudite Aphrodite", le film à succès de Woody Allen, puis dans "Planète hurlante", adapté d'une nouvelle de Philip K. Dick et réalisé par Christian Duguay. En 1997, il dirige David Caruso et Marg Helgenberger dans le téléfilm "Gold Coast", adapté du roman éponyme d'Elmore Leonard. Passage vers la télévision devant et derrière la caméra et rôles vocaux (depuis 2002). Après de nombreux films « mineurs », il décroche le premier rôle de la série "Odyssey 5" en 2002, qui ne durera malheureusement qu'une seule saison. Il fait ensuite des apparitions "guest star" dans des séries comme ' et ', avant de revenir sur le devant de la scène avec son personnage de Christopher Henderson qui apparaît dans quelques épisodes de la Saison 5 de "24 heures chrono" en 2006. En , Weller incarne Frank Lloyd Wright dans "Frank's Home", une pièce de théâtre de Richard Nelson jouée au Goodman Theatre de Chicago. En , Weller apparaît dans le documentaire "God of War: Unearthing the Legend" pour le jeu vidéo "God of War III". En , il joue dans un épisode de la saison 2 de "Fringe", puis décroche un rôle récurrent dans la saison 5 de "Dexter" qui le voit jouer le rôle de Stan Liddy, un policier engagé pour découvrir les secrets de Dexter Morgan. En 2012 et 2013, il prête sa voix au justicier masqué de DC Comics, Batman, le temps du film d'animation en deux parties sorti directement en vidéo, '. Quinzième film de la collection , il s'agit de l'adaptation du roman graphique ' de Frank Miller publié en 1986. En 2013, il tient le rôle de l'amiral Marcus dans "Star Trek Into Darkness" de J. J. Abrams, suite de "Star Trek" (2009). Après avoir dirigé plusieurs épisodes de la série, il tient entre 2013 et 2014, le rôle récurrent de Charles Barosky dans les saisons six et sept de la série "Sons of Anarchy". En 2016, il prête sa à voix au vice-amiral Caleb Thies dans "", treizième volet de la franchise de jeux de tir à la première personne "Call of Duty" . En 2017, il obtient le rôle récurrent d'un docteur de renommée mondiale dans la quatrième saison de la série de science-fiction post-apocalyptique "The Last Ship". La même année, il est également la voix du protagoniste du jeu d'horreur en réalité virtuelle, "", qui comprend également dans sa distribution Rosario Dawson et Alfred Molina. En 2019, il joue un méchant dans l' de la série "MacGyver". Il reprend le personnage en 2020 dans le , ainsi qu'en 2021 dans le . Par ailleurs, il réalise trois épisodes de la série. En 2020, il reprend l'emblématique rôle de Robocop pour les besoins de l'extension "Aftermath" du jeu de combat "Mortal Kombat 11" sorti l'année d'avant. En 2022, il apparait dans un épisode de la série d'anthologie horrifique "Le Cabinet de curiosités de Guillermo del Toro". Projets. En , il est annoncé une énième fois dans le rôle de Roboop, rôle qu'il tiendra dans le jeu vidéo "" dont la sortie est prévue en 2023. Autres activités. Outre son métier d'acteur, il est professeur de littérature et d'histoire de l'art à la prestigieuse université de Syracuse. En tant qu'historien, il est consultant dans une série de documentaires sur la Rome Antique sur History Channel. Vie privée. Peter Weller rencontre l'actrice Ali MacGraw lors de la réalisation de "Just Tell Me What You Want," la comédie de Sidney Lumet ; ils vivent quelques années ensemble et MacGraw le considère encore des années plus tard comme une personne qui a énormément compté dans sa vie ; elle le qualifie d'homme « supérieur, intéressant, fin, intelligent ». Voix francophones. En version française, Peter Weller n'a pas eu de voix régulière jusqu'au milieu des années 2000. Il est tout de même doublé à quatre reprises par Joël Martineau dans "Blue-Jean Cop", "Leviathan", "Planète hurlante" et "Odyssey 5". Patrick Floersheim le double à deux reprises dans "RoboCop" et "Dragon Eyes". Dans "RoboCop 2", c'est Jean-Luc Kayser qui le double. À titre exceptionnel, Alain Dorval le double dans "Les Joyeux Débuts de Butch Cassidy et le Kid", Richard Darbois dans "Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension", Bernard Tiphaine dans "Le Festin nu", Daniel Beretta dans "Maudite Aphrodite", Bernard Lanneau dans "Liaison diplomatique" et Georges Claisse dans "Le Purificateur". Depuis 2006, Luc Bernard est sa voix régulière. Il le double notamment dans "24 Heures chrono", ', "Fringe", "Sons of Anarchy" ou encore "Longmire". En parallèle, il est doublé à deux reprises par Jean Barney dans "Star Trek Into Darkness" et "Le Cabinet de curiosités de Guillermo del Toro" ainsi que par Philippe Catoire dans "Monk", Hervé Furic dans "Dexter", Michel Voletti dans ' et Philippe Résimont dans "Skin Trade". |
Tödi Le Tödi est, avec une altitude , le plus haut sommet des Alpes glaronaises, à cheval entre les cantons de Glaris et des Grisons. |
Technologies |
Systèmes politiques |
Régimes démocratiques |
Serge Lindier Serge Lindier est un dessinateur français, né à Aubigné le et mort le à Rennes. Biographie. Il travaille dans la publicité pendant près de 25 ans avant de rentrer en Bretagne et de se consacrer à l'illustration et à la bande dessinée. Il est l'auteur de la série humoristique "Alan" (cinq tomes parus), publiée aux éditions Jos. Alan raconte le quotidien d'un petit breton (baptisé Alan en hommage au musicien Alan Stivell), accompagné de son chien Triskell et son cousin parisien Manu. Cette série s'inspire d'anecdotes sur la Bretagne. Le premier tome d"'Alan" est paru en 2000. Après avoir collaboré avec Samuel Buquet sur le cinquième volume d"Alan", tous deux se retrouvent pour un album narrant les aventures d'un jeune corsaire malouin : "Malo : La tombe de l'aïeul", publié en 2013 par Jos ; il s'agit de la première bande dessinée de Buquet, dont il assure le dessin et les couleurs avec les méthodes traditionnelles. L'album est tiré à exemplaires. À l'origine, une suite est prévue. |
Keypers Dans les années 1980, les Keypers étaient des jouets produits par la firme Tonka. Une grande variété d'animaux était proposée (cygne, pingouin, tortue…) et chacun renfermait une cachette secrète pour des petits objets, que l'on pouvait fermer à l'aide d'une clé. Ils étaient accompagnés d'une brosse, de leur clé, d'un autre animal plus petit et d'un personnage fluorescent assorti. Moins connus en France, ils ont remporté un vif succès aux États-Unis et en Angleterre. Le terme joue sur les mots anglais "key" (clé) et "keeper" (gardien). Des livres illustrés pour enfants à l'effigie des Keypers furent également édités. |
Geovanni Geovanni Deiberson Maurício Gómez, dit Geovanni, est un footballeur brésilien né le à Acaiaca (Brésil). Il joue au poste de milieu offensif. Biographie. Il est l'oncle de l'ancien joueur des Girondins de Bordeaux, Geraldo Wendel. Geovanni possède une sélection avec l'équipe du Brésil, acquise lors de l'année 2001. Il participe aux Jeux olympiques d'été de 2000 et à la Copa América 2001 avec le Brésil. En club, il joue principalement en faveur du FC Barcelone et du Benfica Lisbonne. |
Inugami (film) Inugami est un film japonais réalisé par Masato Harada, sorti le . Synopsis. Omine, de nos jours : un petit village perdu en pleine montagne sur l'île de Shikoku. Les habitants vivent en communion avec la nature qui les entoure, avec les esprits aussi. La famille Bonomiya passe ainsi pour être maudite depuis des générations, leurs femmes ayant, paraît-il, la faculté de garder prisonnier dans une urne l'esprit malin dénommé Inugami. Bonomiya Miki porte à présent ce fardeau sur son dos. Tout va se dérégler le jour où un jeune étranger débarque dans le village, et s'éprend de la belle Miki... |
Thur (Suisse) La Thur est une rivière suisse d'une longueur de 135 km et un affluent du Rhin. Géographie. La source de la Thur se situe dans le massif du Säntis sur la commune de Saint-Jean-le-Vieux dans le canton de Saint-Gall. Elle s'écoule ensuite vers le canton de Thurgovie à qui elle a donné son nom. Ensuite, elle s'écoule dans le canton de Zurich jusqu'à Flaach où elle se jette dans le Rhin. Son nom vient du mot indo-européen "Dhu" qui signifie « pressé ». |
Pavel Novotný (acteur pornographique) Pavel Novotný (né Jaroslav Jirík le à Prague) est un acteur pornographique tchèque, également connu sous les pseudonymes de Max Orloff ou Jan Dvorak. Il est apparu dans des films pornographiques homosexuels, bisexuels et hétérosexuels. Il est connu pour sa beauté masculine, sa musculature bien définie et son pénis non circoncis. Il joue aussi bien le rôle du passif que de l'actif mais sa préférence va à ce dernier. Il a commencé à apparaître dans les films pornographiques en 1999. |
Tabatière Une tabatière est un objet destiné à contenir du tabac à priser. Tabatière chez les Amérindiens. Dans l"'Histoire de la Nouvelle-France" de Marc Lescarbot, publié en 1612, on y décrit la tabatière des "Sauvages" : Introduction du tabac en France et histoire de la tabatière à priser. À la cour espagnole et portugaise, le tabac fut longtemps utilisé comme simple plante d'ornement. Ce n'est qu'au milieu du que le médecin personnel de Philippe II commença à le propager en tant que médicament universel servant à soigner les rhumes, l'asthme et les troubles circulatoires pour n'en citer que quelques-uns. La large feuille nervurée fut d'abord fumée dans une pipe puis fut prise sous forme de poudre hachée à l'aide d'une râpe. L'ambassadeur de France au Portugal Jean Nicot (1530-1600), ayant eu connaissance des vertus médicales du tabac, l'introduisit à la cour de France et conseilla ce remède à Catherine de Médicis pour soulager ses migraines. Après quelques prises de tabac en poudre et plusieurs éternuements, ses migraines s'atténuèrent. Le traitement fut un réel succès. La reine mère Catherine de Médicis en assura ainsi sa promotion et toute la cour se mit à priser. Il fut d'abord vendu chez les seuls apothicaires sous divers noms : "Herbe à la reine", "Cathérinaire", "Médicée", "Herbe à Nicot", "Herbe à l'Ambassadeur"... En hommage à Jean Nicot, les botanistes appelèrent cette plante à tabac "Nicotiana tabacum". Plus tard, ses vertus sternutatoires et l'agrément que l'on éprouvait à respirer une poudre odorante susceptible de masquer les odeurs fort peu agréables des rues à cette époque fit que la mode s'étendit dans tout le royaume. On ajouta au tabac à priser des herbes ou huiles fines afin d'en affiner le goût. Le tabac à priser, quelque peu exotique, était principalement réservé aux narines délicates des aristocrates, puis des bourgeois alors que la chique ne pouvait convenir qu'aux bouches les plus rustres. On prisa donc dans un premier temps pour se soigner puis pour le plaisir. Priser du tabac devint très répandu en Europe et dans les salons européens il était fréquent d'être interrompu dans sa conversation par le son d'un éternuement, alors considéré comme distingué. Les femmes prisaient avec autant d'ardeur que les hommes. Il était de bon ton de changer de tabatière chaque jour. Celles-ci s'adaptaient volontiers aux vêtements comme aux états d'âme de leur propriétaire. Extraites de la poche ou d'un petit sac, on les passait de main en main dans les salons, ce qui permettait de déterminer le rang social et la richesse du propriétaire. De ce fait, les tabatières très souvent décorées devinrent le dernier accessoire à la mode mais aussi un important symbole de statut social. À ce titre, la tabatière était souvent offerte comme cadeau ou portée en tant que bijoux. Elles s'offraient volontiers en gage d'amour avec le portrait de l'être aimé, ou pour signifier son amitié. Les modèles précieux, remplis d'argent ou de pierres précieuses se transformaient en cadeaux diplomatiques ou militaires. Le roi Louis XIV, qui n'était pas priseur, en faisait faire de nombreuses et des plus coûteuses, pour les offrir aux représentants des puissances étrangères auxquels il avait à faire. Les tabatières étaient alors principalement faites d'or rehaussé de pierres précieuses, d'argent, en émail, en nacre, en porcelaine, en laque d'orient ou en vernis Martin (imitation de laque). Avec le temps et l'essor de sa culture (le tabac en poudre des fermiers généraux fabriqué principalement à Morlaix était très apprécié), le tabac devint de plus en plus populaire pour finalement toucher toutes les couches de la société. Ainsi, à la Révolution, la tabatière n'est plus réservée aux gens riches, le tabac s'est démocratisé et le peuple prise. La tabatière devint également le signe de ralliement des sans-culottes et fut grandement utilisée par l'armée. L'or fut remplacé par le « pomponne », mis au point par deux orfèvres, Turgot et Daumy, installés à la fin du dans l'hôtel de Pomponne, rue de la Verrerie à Paris. Il s'agit d'un alliage à base de cuivre destiné à imiter l'or ou l'argent. Louis XV leur accorda un privilège de fabrication, alors que jusqu'alors, toute imitation était interdite. De nouveaux matériaux virent le jour : papier mâché, cuir, écorce... La servante, la lavandière, comme le plus pauvre des paysans avaient également leur « boîte à priser ». Ainsi, d'abord vendu chez les seuls apothicaires, le tabac fini par trôner derrière les comptoirs d'épicerie avant de rejoindre certaines maisons de jeux et débit de boissons nommés "tabagies" . Il existe de nombreuses formes et tailles de tabatières, soit de poche soit de table, selon son utilisation à l'extérieur ou à l'intérieur. La tabatière de poche doit être plate et de petite dimension afin de tenir aisément dans la poche. Sa forme doit aider la main à la tenir horizontale ; son ouverture doit être suffisante pour permettre la pincée de deux doigts et sa fermeture parfaitement étanche afin d'éviter toute humidité non désirée. Quant aux tabatières dites « secouettes », elles se caractérisaient par le fait qu'à la différence des tabatières classiques, elles n'avaient pas de couvercle mais possédaient un trou à l'origine pourvu d'un bouchon de liège. Les marins français, principalement bretons, utilisaient des secouettes faites d'argile cuite. C'est à la ville de Quimper qu'est associée leur fabrication". Tabatières d'Europe. Les tabatières européennes sont des boîtes à couvercle, dans lesquels les doigts sont trempés pour prendre le tabac qui, à l'origine, était surtout prisé plus que fumé. De nombreux artistes décorèrent les couvercles et l'intérieur des tabatières. L'artiste suédois Carl Gustav Klingstedt y gagna le surnom de "Raphaël des tabatières". Tabatières de Chine. C'est vers 1600 que le tabac, la « drogue étrangère », arrive dans le pays, mais les tabatières de Chine, sont des fioles dont le bouchon est prolongé par une petite spatule en ivoire — protégeant ainsi le tabac de l'humidité. L'usage du tabac est d'abord réservé à l'élite — l'empereur, sa cour, les hauts fonctionnaires, les lettrés — et on lui prête des vertus médicinales. Ce n'est qu'au qu'il se popularise, et tous les chinois se mirent à priser et à renifler. Ce qui explique pourquoi l'on peut trouver quantité de tabatières chinoises, différentes en quantités et en qualités selon l'époque. Les prix aussi sont très diversifiés et s'échelonnent de à et même pour certaines pièces uniques et très anciennes, comme un flacon en émail peint datant du règne Qianlong (1736-1796) et représentant des personnages européens. |
Jean Simon Domon |
Paul-Jean-Baptiste Poret de Morvan |
Maredudd ab Owain Maredudd ab Owain (938? — † 999) est roi de Gwynedd et de Deheubarth pendant treize ans de 986 à 999 Origine. Maredudd était le petit-fils de Howell le Bon et le fils de Owain ap Hywel, le roi de Deheubarth. Règne. À la fin de son règne Owain ap Hywel devenu trop vieux, confie l'administration de ses royaumes à ses deux fils Einion ap Owain et Maredudd. Après la mort en 984 d'Einion tué lors d'une escarmouche Maredudd demeure seul roi. Il commence son règne par organiser des raids dévastateurs contre le Gwynedd au cours desquels Cadwallon ab Ieuaf est tué. en 986. Il fait également des incursions contre les Merciens aux frontières de Radnor et aurait payé une rançon d'un penny par tête pour certains de ses sujets qui s'étaient fait capturer par les Vikings. Les invasions danoises étaient un problème constant sous le règne de Maredudd. En 987, Godfrey Haroldson attaqua l'Anglesey, tua mille hommes et fit plus de deux mille prisonniers. Maredudd fut alors repoussé sur Ceredigion et le Dyfed. En 988, les Vikings pillèrent les côtes galloises, mais Maredudd contre-attaqua l'année suivante et parvint à faire de nombreux prisonniers (mais les chroniques n'en donnent pas le nombre). Owain mourut en 988 et Maredydd hérita du Deheubarth. On pense qu'il régna ainsi sur tout le pays de Galles hormis le Gwent et le Morgannwg. En 991 il pilla Powys, probablement pour atteindre les Anglais et en 992 dut se défendre contre son neveu, Edwin ab Einion qui s'était rangé aux côtés des Anglais, appuyés par le Dyfed, Ceredigion, Gower et Cydweli. Les annales ne précisent pas exactement qui fut vainqueur de la bataille, mais il devait probablement s'agir de Maredudd, car Edwin n'est plus jamais mentionné après. Maredudd enrôla alors des mercenaires vikings pour lancer une expédition contre Morgannwg. En 993 les héritiers de Meurig se soulevèrent. On ignore exactement ce qu'il advint alors, mais certains éléments laissent à penser qu'il est possible que Mardudd ait été expulsé du Gwynedd. Maredudd meurt en 999, retenu par les annales comme « le roi de Grande-Bretagne le plus célèbre », ce fut Cynan ap Hywel qui monta sur le trône de Gwynedd, ramenant au pouvoir la lignée d'Idwal le Chauve Postérité. Le seul fils et héritier de Maredudd prédécéda et le roi ne laissa comme héritières qu'une ou deux filles: |
Élie Benoît Élie Benoist, ou Benoît, né à Paris le et mort à Delft le , est un historien, ministre et théologien protestant français. Biographie. Fils de François Benoist concierge de l’hôtel de la famille protestante La Trémoille, et de Marie Calderone, Benoist montra très tôt une ardeur pour l’étude qui engagea ses parents à le mettre, dès l’âge de neuf ans, au collège d'Harcourt. Il afficha de bonne heure une prédilection marquée pour les classiques, mais ses parents furent néanmoins bientôt forcés de l’en retirer afin de le soustraire aux habiles manœuvres d’un de ses maitres qui avait entrepris de le convertir au catholicisme. Il fut alors placé alors au collège de Montaigu, d’où il passa ensuite à celui de La Marche pour y faire sa philosophie, à une époque où cette matière était encore enseignée de la façon la plus sèche et plus aride qui soit. Les distinctions sans fin, les subtilités, les arguties de la scolastique ne furent pas capables de captiver l’esprit de Benoist, qui en conçut contre la philosophie une aversion qui dura autant que sa vie. Chose plus fâcheuse, celui-ci se laissa aller, pour chasser l’ennui de l’étude et tuer le temps, à la dissipation, à laquelle ses parents l’arrachèrent en l’envoyant voyager sous la conduite d’un gouverneur. Arrivé à Montauban, il s’y arrêta pour achever sa philosophie. La perte, sur ces entrefaites, de son père et de sa mère à peu d’intervalle, laissa en possession d’une modeste fortune que, trop jeune et trop naïf, il eut bientôt fait de dissiper, avec le concours et l’assistance de soi-disant amis dont sa crédulité le rendit la dupe. Forcé, dès lors, de travailler pour vivre, il se fit précepteur, et, tout en instruisant ses élèves, il trouva le temps et les moyens d’étudier la théologie. Ordonné vers 1664, il exerça ensuite le ministère en Beauce, où il desservit deux églises pendant environ neuf mois ; de là, il passa, en 1665, à Alençon, où il exerça, pendant vingt ans, au milieu de circonstances difficiles, les fonctions pastorales, avec autant de prudence que de capacité, et où il essuya bien des traverses, rencontrant beaucoup d’opposition de la part des catholiques. Comptant un nombre considérable de Réformés parmi ses habitants, Alençon était une ville trop importante pour ne pas fixer l’attention des convertisseurs catholiques. Un célèbre jésuite, le père La Rue y fut envoyé, et une lutte fort vive s’engagea entre lui et Benoist sur différents points de controverse. Si le pasteur protestant le cédait en éloquence à son adversaire, par contre, il l’emportait sur lui en dialectique et en érudition, et plus d’une fois il obtint des succès enviables. Il parvint ainsi à raffermir dans la foi protestante un officier, du nom de Montbail, qui était bien près de se laisser circonvenir par les Jésuites. Indisposé par l’obstacle que constituait Benoist, La Rue eut, pour en finir avec les Huguenots, recours à un moyen plus expéditif en incitant une émeute contre lui : au plus fort des persécutions contre les huguenots, ceux-ci résolurent un jeûne universel pour désarmer Dieu irrité. Ce jour-là, pendant que les protestants d’Alençon, enfermés dans leur temple, étaient en prière, la populace catholique, fanatisée par La Rue, y accourut tumultueusement. Elle assaillit le temple réformé au moment où Benoist faisait la prière, répondant par des dérisions à leurs sanglots, singeant, du haut des fenêtres, le deuil du pasteur et l’affliction de son troupeau, faisant pleuvoir des cailloux sur la chaire et sur les têtes prosternées. Ne pouvant réussir à irriter leur douleur tant celle-ci était profonde, elle enfonça enfin les portes et engagea une rixe dans le temple. Heureusement pour les huguenots alençonnais, l’intendant de leur ville était un honnête homme, et l’église d’Alençon en fut quitte pour la perte d’un de ses pasteurs, M. de La Conseillère qui, destitué, se retira à Altona. L’animosité du parti catholique n’était pas satisfaite ; il s’agissait pour lui de perdre Benoist, et peu s’en fallut qu’il ne réussît quelque temps après. Une déclaration du ayant réuni les biens des consistoires aux hôpitaux, Benoist voulut soustraire les fonds que possédait son église à cette espèce de spoliation en les mettant en sureté. Ce fait l’exposa à d’actives poursuites auxquelles il n’échappa, malgré l’intervention de protecteurs puissants, qu’avec peine, mais son église était ruinée. Après la révocation de l’édit de Nantes, Benoist dut quitter la France pour se réfugier en Hollande. Il s’embarqua à Dieppe et se rendit à La Haye, où il reçut vocation comme troisième pasteur de l’église wallonne à Delft. Il desservit cette église jusqu’en 1715, où, après cinquante-et-un ans de ministère, il obtint le titre de pasteur émérite. ll mourut à l’âge de près de 89 ans, quoiqu’il eût été toute sa vie d’un tempérament délicat et d’une faible santé. Il avait épousé à Alençon Judith Bonvoust, demoiselle de bonne maison, mais d’un caractère détestable, qui le tourmenta de toutes les manières pendant quarante-sept ans. Elle avait, a-t-il écrit, tous les défauts qui peuvent être insupportables à un mari ami de la paix : "implicita, avara, procax, jurgiosa, inconstans et varia, indefessa contradicendi libidine". De ce mariage mal assorti lui naquirent un fils, qui mourut à l’âge de 17 ans, et deux filles. La cadette vivait encore à Delft en 1750. L’ainée épousa Charles Ancillon. Cette union ne fut pas heureuse. En 1703, Benoist dut aller la chercher à Berlin pour la ramener en Hollande, où elle mourut avec les deux enfants à qui elle avait donné le jour. Benoist se peint lui-même comme un homme patient, pacifique, timide, aimant le repos, porté même à la paresse, mais appliqué et diligent dès qu’il était à l’œuvre. Chauffepié ajoute qu’il avait l’esprit fin et insinuant, qu’il parlait bien, qu’il possédait un heureux génie. Selon Paquot, on ne peut disconvenir qu’il n’eût beaucoup de savoir et de génie ; il parlait bien et écrivait avec facilité, mais quelquefois d’une manière peu serrée. Il a laissé un grand nombre d’ouvrages estimés, mais le principal, et celui qui l’a fait passer à la postérité comme historien de la révocation de l’édit de Nantes, est son "Histoire de l’édit de Nantes", Delft, 1693-95, 5 vol. in-4°. Bibliographie. Outre ses ouvrages imprimés, Benoist a laissé de volumineux manuscrits dont Chauffepié donne les titres avec des extraits fort étendus. 1 "Réflexions sur les Doudaïm ou le fruit que Ruben porta à sa mère" ; Benoist y affirme que le fruit que Ruben apporta à sa mère n’était pas des mandragores, mais des fraises. "Dissertation sur l’oracle de Jacob, Gen. XLIX, 10." Contrairement à la version reçue, il entend la prédiction en ce sens que Juda perdrait le sceptre pendant un certain temps et le recouvrerait à la venue du Messie. "Dissertation latine sur la vision d’Ézéchiel." "Dissertation latine sur l’apparition de l’étoile aux Mages." Cette étoile n’était, selon lui, qu’une combinaison de quelque observation astrologique avec ce qu’ils apprirent de la naissance du roi des Juifs. Si Saint Matthieu a fait entendre la chose autrement, c’est que l’Esprit-Saint a laissé parler cet évangéliste suivant les idées du vulgaire. "Discours sur l’utilité et la nécessité de la révélation." "Réflexions sur la manière de réfuter le système de Spinoza." "Réflexions sur le caractère et le système des Sociniens." "Réflexions sur l’art de conjecturer." Écrit mordant contre le Parrhasiana de Jaquelot. "Remarques sur certaines prédictions qu’on fait courir ordinairement après coup". "Réflexions sur la critique." "Réflexions sur la philosophie cartésienne." "Réflexions sur l’influence de l’âme sur le corps." "Réflexions sur la science des médailles." "Réflexions sur la dispute touchant la préférence des anciens ou des modernes." "Remarques sur Pétrone." "Réflexions détachées sur divers sujets." Ces écrits contiennent les idées les plus étranges. Ainsi l’auteur prétend, contre toute évidence, que le "Satyricon" de Pétrone n’est qu’une traduction du grec ; il tient la numismatique pour une science incertaine et sans valeur ; il regarde la philosophie de Descartes et de Spinoza comme de pures rêveries. C’est là ce qui a fait dire à Paquot « qu’il pensoit librement, qu’il cherchoit de nouvelles routes et qu’il donnoit dans des sentimens singuliers et bizarres. » À travers ses bizarreries, on reconnaît cependant un jugement sain et un esprit pénétrant ; le style est aussi fort agréable, mais on sent, en même temps, que le génie pratique de Benoist manquait complètement d’aptitude pour les sciences abstraites. |
Lucien-Anatole Prévost-Paradol Lucien-Anatole Prévost-Paradol, né le à Paris et mort le à Washington (district de Columbia), est un journaliste et essayiste français. Son livre, "La France nouvelle" (1868), fut une référence majeure de l'orléanisme, courant libéral français. Biographie. Pour l'état civil, il est le fils de Vincent-François Prévost et de Lucinde Paradol, comédienne de la Comédie-Française. Du côté paternel, il est le fils adultérin de Léon Halévy, disciple de Saint-Simon. Une origine juive qui, si elle l'a rendu sensible à la condition des juifs en France au , lui sera reprochée lors de son élection à l'Académie française et lors de son ralliement à Napoléon III. Prévost Paradol descend par son père de la famille Halévy mais également de la famille Breguet. Lucien-Anatole Prévost-Paradol fait ses études au Collège de Bourbon et à l'École normale supérieure, sortant major de sa promotion. En , Prévost-Paradol (major de troisième année, ce qui l'autorise à parler au nom de l'École tout entière) se rend au bureau du directeur pour protester contre le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte et pour l'assurer que l'École se range du côté de l'Assemblée. Une heure plus tard, la rue d'Ulm est remplie de soldats et l'École consignée. Les agrégations « nobles » (philosophie et histoire) sont supprimées et un régime de « haute surveillance » instauré : Prévost-Paradol démissionne avant d'avoir fini ses études. Désirant entrer dans l'enseignement supérieur, il expédie les deux thèses nécessaires. Très soutenu par ses anciens maîtres, il obtient une chaire de littérature à la faculté d'Aix-en-Provence en 1855, fonction qu'il n'occupe qu'un an durant. Il démissionne en effet pour devenir l'un des principaux rédacteurs du "Journal des débats", collaborant également au "Courrier du dimanche" et, très brièvement, à "La Presse". Devenu l'un des principaux journalistes politiques de son temps, il reçoit des offres du "Journal de Genève" et de "L'Evening Post". Le "Times" publie son étude de "La Presse en France et en Angleterre". S'il fut l'un des principaux représentants de l'opposition libérale au Second Empire, cela lui valut un séjour en prison d'un mois, qu'il fit dans d'assez bonnes conditions à la maison de santé du docteur Blanche. En 1865, il est élu à l'Académie française en remplacement de Jean-Jacques Ampère. Cette élection suscita le scandale en raison du jeune âge de l'intéressé et de la faiblesse de son œuvre littéraire, qui se composait essentiellement de ses "Essais de politique et de littérature" (3 séries, 1859-1866) et d"'Études sur les moralistes français" (1864). Il publie, en 1868, ce qui reste son œuvre majeure : "La France nouvelle", qualifié de « Bible de l'orléanisme » par l'historien Gabriel de Broglie (1981). Devenu référence du libéralisme français, ce livre commente, entre autres, le système de représentation proportionnelle inventé par Thomas Hare et défendu par John Stuart Mill. Il y défend également le bicamérisme, le Sénat devant servir de contre-poids face à la représentation des masses à l'Assemblée nationale. En février 1869, il perd son épouse âgée de 42 ans. Avec l'arrivée au pouvoir d'Émile Ollivier en janvier 1870, Prévost-Paradol croit à une évolution libérale de l'Empire et accepte le poste de ministre plénipotentiaire de France aux États-Unis, ce qui lui vaut de violentes attaques de la part du parti républicain. À peine est-il installé dans son poste que la guerre franco-prussienne de 1870 éclate. C'est la guerre qu'il a annoncée et redoutée dans "La France nouvelle". Désespéré, Prévost-Paradol se suicide d'un coup de revolver. Toutefois, en 1935, Émile Henriot, après avoir lu les carnets de Ludovic Halévy qui viennent d'être publiés, remettra en cause les raisons de son suicide : "On a cru longtemps qu'il s'était tué de chagrin, à l'idée qu'il avait trahi en se ralliant (à l'Empire), et que cette trahison était inutile puisque l'Empire allait tomber. En fait, cette explication ne vaut rien : le 20 juillet, l'Empire était encore intact, et la guerre n'avait pas encore décidé du sort de la France. La vérité est autre. Prévost-Paradol s'est tué par amour." Lucien Prevost-Paradol laisse trois enfants : deux filles converties au catholicisme (l'ainée meurt de phtisie à 24 ans, dans un couvent ; Thérèse, la cadette finira supérieure de la congrégation de N-D de Sion à Ramleh, en Egypte) et un fils, Lucien Hyalmar, qui se suicidera en 1877 à l'âge de 18 ans car il n'aurait pas supporté d'être refusé à Saint-Cyr. La France d'Afrique. Obsédé par la déchéance française, Prévost-Paradol affirme dans "La France nouvelle" que la déchéance menace la France et que pour y contrer, pour éviter qu'elle ne laisse « autre chose qu'un souvenir honorable », qu'elle ne tombe dans « une honteuse insignifiance », elle doit accroître son poids dans le monde, c'est-à-dire augmenter le nombre de ses citoyens, en même temps que l'étendue de son territoire, par la fondation d'un puissant empire méditerranéen dont l'Algérie serait le pivot et qui éventuellement couvrirait toute l'Afrique du Nord. L'Afrique, écrit-il, « c'est une terre française qui doit être le plus tôt possible peuplée, possédée et cultivée par des Français si nous voulons qu'elle puisse un jour peser de notre côté dans l'arrangement des affaires humaines ». Il présente la fondation d'un puissant empire extra-européen « qui ne serait pas seulement une satisfaction pour notre orgueil mais... la dernière ressource de notre grandeur ». L'Algérie et ses prolongements maghrébins doivent servir au prestige français en devenant des colonies de peuplement. En quelques mois, la thèse de la colonisation triomphante capable de redonner la gloire et la puissance à une France déclinante a un énorme retentissement. Toute la classe politique lit, critique "La France nouvelle", qui connaît quatre éditions en quelques semaines, mais ne remet pas en cause la thèse de la France d'Afrique . Un visionnaire de la tragédie du. Après la bataille de Sadowa, Prévost-Paradol anticipe le futur conflit franco-prussien et la défaite de la France. Cependant, il ne croit pas en la domination mondiale de l'Allemagne, après un partage du monde où les Britanniques dominent très largement en Amérique du Nord, en Inde et dans le Pacifique et les Russes en Asie Centrale et Haute Asie ; d'autre part, même si les Britanniques, les Russes et les Allemands ont des populations qui croissent rapidement, la très forte expansion démographique allemande génère une émigration massive en Amérique. Ainsi, Prévost-Paradol prévoit-il une future coalition entre les Russes et les Britanniques pour écraser l'Allemagne quand elle voudra remettre en cause le partage du monde organisé sans elle.. Cette coalition sera la grande alliance des deux Guerres Mondiales. |
Silvinho Silvinho est un diminutif du prénom portugais Silvio. Il peut désigner : |
Thierry Smits Thierry Smits, né le à Coursel dans le Limbourg belge, est un danseur et chorégraphe belge. Biographie. Après avoir étudié la danse classique et moderne à Beringen Mijn, Bruxelles et Paris, Thierry Smits danse pendant quelques années dans différentes compagnies, dont le "Plan K" dirigé par Frédéric Flamand, et fait l'expérience du cabaret. En 1990, il présente sa première chorégraphie, "La Grâce du tombeur", aux Halles de Schaerbeek à Bruxelles. Invité au Festival Montpellier Danse, il acquiert très vite une renommée internationale dans le monde de la danse contemporaine. Il fonde la Compagnie Thor et enchaîne création sur création. Depuis 1996, sa compagnie est dotée d'une subvention structurelle pluriannuelle de la Communauté française de Belgique. Ses spectacles oscillent entre danse pure et dramaturgie, la rigueur technique et la créativité gestuelle étant omniprésentes. Les relations entre le sexe et le sacré occupent une place prépondérante dans sa recherche. Au fil de ses chorégraphies, Thierry Smits explore les tensions qui existent entre le corps jouissant, le corps « sexe » et le corps malade atteint intimement et voué à la disparition. Son travail a été couronné en 1995 par le prix SACD-Belgique et en 1998 par le prix Océ des Arts de la scène de la Communauté française de Belgique pour "Corps(e)". En 2008, il reçoit, pour "V.-Nightmares", le prix de la critique 2008 pour le meilleur spectacle de danse 2007-08, décerné par la presse culturelle francophone de Belgique. En 2006, il est membre du jury du programme "Dancing on Ice" de la télévision flamande VTM et de la télévision néerlandaise RTL4. |
Jupp Kapellmann Hans-Josef Kapellmann, dit Jupp Kapellmann, né le à Würselen, est un footballeur allemand. Il évoluait au poste de milieu de terrain. Il pesait pour . Il faisait partie de l'équipe de RFA qui a gagné la Coupe du monde 1974. Entre 1973 et 1979, il a aussi joué pour le Bayern Munich, club avec lequel il a gagné 3 Coupes d'Europe des champions en 1974, 1975 et 1976. Une anecdote est restée de sa carrière au Bayern : habitué à trinballer avec lui son nounours fétiche "Pitt", Kappelman vit ses coéquipiers lors d'un déplacement organiser une tentative pour lui faire finir sa vie de peluche sous les roues du bus du club. |
Rudolf Kargus Rudi Kargus est un footballeur allemand né le à Worms. Il évoluait au poste de gardien de but. |
Exilé |
Kinji Fukasaku , né le à Mito et mort le à Tokyo, est un acteur, scénariste et réalisateur japonais. Biographie. Kinji Fukasaku est né le à Mito, dans la préfecture d'Ibaraki au Japon. Il est très tôt confronté à la violence en travaillant durant la Seconde Guerre mondiale dans une fabrique d'armes. Après ses études universitaires, il commence sa carrière en 1953 dans l'important studio japonais Toei comme assistant réalisateur. Il passe à la réalisation en 1961 avec la série du "Policier vagabond", qui met en scène un tout jeune Sonny Chiba. Il investit un genre canonique au Japon, le "yakuza-eiga" (films sur la pègre japonaise). Ses principaux films de cette époque sont "Gangsters en plein jour", "Hommes, porcs et loups" et "Le Caïd de Yokohama". Il réalise également les scènes de combat aérien du film américain "Tora! Tora! Tora!". Ses thèmes de prédilection sont l'après-guerre et la transformation de la société japonaise. Dans les années 1970, il transforme l'image classique du yakuza guidé par l'honneur en celle du gangster mené par l'appât du gain avec des films très violents comme "Le Cimetière de la morale" (1975) ou "Combat sans code d'honneur" en 1973. Ce dernier est un succès critique et commercial qui donnera lieu à quatre suites (plus une nouvelle trilogie). Par ces films, il est l'initiateur du genre "Jitsuroku eiga" (films de yakuzas réalistes, souvent anarchisants, plutôt portés sur la violence spectaculaire). Il s'oriente ensuite vers le film de samouraïs et la science-fiction. Dans les années 1980, Fukasaku se tourne vers des films plus commerciaux. En 2000, il réalise "Battle Royale". Il commence le tournage de la suite "Battle Royale 2" mais doit abandonner à cause d'un cancer de la prostate. Son fils, Kenta Fukasaku, prend le relais et termine le tournage. Fukasaku meurt à Tokyo le , sans voir le film terminé. Fukasaku a influencé de nombreux réalisateurs dont Takeshi Kitano, Takashi Miike, John Woo et Quentin Tarantino. |
Thyristor GTO Le thyristor à extinction par la gâchette (thyristor GTO ou plus simplement GTO, de l'anglais gate turn-off thyristor), c’est-à-dire thyristor blocable par la gâchette. Ce thyristor présente donc un gros avantage sur le thyristor « classique » qui nécessite une interruption du courant principal pour repasser en état « bloqué », puisqu'il peut être commandé à l'ouverture (passage à l'état bloqué). Il partage avec le thyristor classique la capacité d'être commandé à la fermeture (passage à l'état conducteur) Circuits d'aide à la commutation. Un GTO « classique » est limité : Pour respecter ces contraintes, on aura généralement besoin de : Ceci a généralement pour conséquence d'augmenter les pertes globales du système. Néanmoins, il est possible de concevoir des schémas à récupération d'énergie pour améliorer le rendement. Le HDGTO peut supporter des dV/dt bien plus importants et peut donc fonctionner sans le circuit capacitif. Structure. Le GTO est structurellement identique à un thyristor, donc muni de trois électrodes : Il est composé de quatre couches dopées alternativement P, N, P, N. La différence principale avec un thyristor est que la gâchette est fortement interdigitée, c'est-à-dire divisée en un réseau de mini-gâchettes distribuées sur toute la puce, afin de permettre une extraction uniforme du courant lors du blocage. Blocage du thyristor GTO. Le blocage du thyristor GTO peut se faire de deux façons : Cette phase d'extinction forcée doit impérativement être terminée avant de commander à nouveau le passage vers l'état passant, sinon il y a risque de destruction du composant. Il y a donc un temps minimal de blocage (typiquement ), ce qui est à l'origine de la limitation en fréquence de commutation du GTO. Aire de sécurité. Les thyristors GTO étant le plus souvent utilisés en régime de commutation forcée, ils sont dès lors exposés à un régime de fonctionnement transitoire particulier, dans lequel le composant doit supporter la pleine tension normalement appliquée à la charge alors qu'ils sont encore parcourus par le courant nominal. Ce régime est le plus souvent destructeur pour le composant, la puissance dissipée sur la puce étant alors quasiment la puissance nominale à commuter. Cette phase dure tant que le thyristor n'est pas complètement bloqué (et donc parcouru par le courant qu'il commute) Chaque thyristor GTO est caractérisé par une courbe f(U,I) appelée aire de sécurité, en anglais " (SOA) (zone de fonctionnement sûre) qui définit quelle est la tension maximale applicable entre l'anode et la cathode pour un courant I donné. Si le courant qui traverse le composant dépasse la valeur admissible définie par la courbe pour une tension donnée, il y aura claquage du composant. Le maintien du thyristor dans la zone SOA se fait grâce aux circuits d'aide à la commutation, qui vont limiter la montée en courant pendant la phase de déblocage (diminution progressive de la tension aux bornes du thyristor), ainsi que la remontée de la tension pendant la phase de blocage (diminution progressive du courant dans le thyristor) Technologie. Les GTO, comme les gros thyristors, sont réalisés sous la forme de grandes puces monolithiques en forme de disque (jusqu'à 125 voire de diamètre). Ils sont généralement encapsulés dans des boîtiers en céramique, qui doivent être pressés entre deux dissipateurs thermiques, lesquels assurent aussi les contacts électriques d'anode et de cathode (en anglais : "). Ces boîtiers ont une faible résistance thermique, et sont bien adaptés au refroidissement à l'eau. Ils se prêtent aussi très bien à la construction de piles de composants en série. Gammes et usages. On trouve les GTO et les GCT en trois « types » : Les GTO asymétriques sont utilisés dans les onduleurs de tension, de la même façon que les IGBT. Les GTO symétriques peuvent être utilisés dans les onduleurs de courant, les contacteurs statiques Actuellement il n'existe plus sur le marché que trois gammes de tension – , et –, pour des courants commutables d'environ jusqu'à . |
Arona Arona peut faire référence à : |
Jeux Héréens |
Saint Épiphane Deux saints ont porté le nom d'Épiphane. |
Branwell Brontë Patrick Branwell Brontë est un peintre et écrivain britannique né le à Thornton (Yorkshire) et décédé le à Haworth. Il est l'unique frère des romancières Charlotte, Emily et Anne Brontë. Considéré dans sa prime jeunesse comme l'artiste le plus doué de la famille, il est un élément essentiel de l'éveil littéraire de ses sœurs, au travers du développement du monde imaginaire de "Glass Town". Sa vie adulte n'est pas à la hauteur des promesses de l'enfance. Il s'adonne rapidement à l'alcool, puis au laudanum ; un amour déçu avec la femme de l'un de ses employeurs le plonge dans le désespoir, le poussant plus encore vers la déchéance. En proie au "delirium tremens", il meurt de la tuberculose en 1848. Jeunesse. Quatrième des six enfants et unique fils de Patrick Brontë et de son épouse, Maria Branwell Brontë, il naît à Thornton. Son père, nommé à la cure perpétuelle de Haworth, s'y installe avec sa famille en 1821. Des quatre enfants Brontë parvenus à l'âge adulte, Branwell semble avoir été considéré dans sa famille comme le plus talentueux, au moins pendant son enfance et sa jeunesse. Tandis que quatre de ses sœurs sont envoyées au pensionnat de Cowan Bridge (conduisant à la mort de ses deux sœurs aînées Maria et Élisabeth), Branwell demeure à la maison où il bénéficie de l'enseignement dispensé par son père, qui lui donne une éducation classique propice à l'admission à Oxford ou à Cambridge. Branwell participe très activement aux travaux d'écriture de ses sœurs durant l'enfance et l'adolescence, créant des mondes imaginaires, pour lesquels il joue un rôle essentiel et moteur. Les vestiges de ses œuvres juvéniles montrent une collaboration particulière avec Charlotte pour "Glass Town", puis pour "Angria". Ces mondes imaginaires ont une place essentielle dans l'œuvre des sœurs Brontë, ils sont le cadre où se développent leur imagination et leur amour de l'écriture ; ils constituent également le cadre où sont écrits de très nombreux poèmes des sœurs Brontë. Adulte. Adulé par les membres de sa famille, qui le considèrent comme le plus doué d'entre eux, moteur de la fratrie dans la conception et l'évolution de leur monde imaginaire de "Glass Town", porteur de tous les espoirs en tant que seul descendant mâle de la famille, Branwell va alors devoir se confronter à la réalité du monde. Le choc de cette confrontation, les espoirs déçus et la perte de confiance en soi qui en résultent ont été considérés comme la source de sa déchéance. Jeune homme, Branwell Brontë est formé comme portraitiste à Haworth et exerce ce travail à Bradford en 1838 et en 1839. Son portrait le plus célèbre est celui de ses trois sœurs (sur lequel il semble s'être fait figurer dans un premier temps). Il veut devenir peintre et part à Londres pour étudier les beaux-arts. En fait, il revient au bout de quelques jours après avoir dilapidé la somme que lui a remise son père. Bien qu'il s'y essaie, il ne parvient jamais à vivre de son art ni même à terminer une grande partie de ses tableaux. En 1840, Branwell devient précepteur de jeunes garçons dans une famille à Broughton-in-Furness, mais il est congédié au bout de six mois. Pendant ce temps, il a réalisé une traduction d'Horace. Par la suite, il est employé à la compagnie du rail exploitant la nouvelle ligne Leeds-Manchester et obtient un poste à la petite gare de Luddenden Foot en 1841. Cependant, il en est renvoyé en 1842 pour négligence dans la tenue des comptes. Durant cette période, il poursuit ses ambitions littéraires et publie des poèmes sous divers pseudonymes dans la presse du Yorkshire. Son fatal séjour chez les Robinson. En , sur l'intercession de sa sœur Anne qui y exerce les fonctions de gouvernante, Branwell trouve une nouvelle place de précepteur chez les Robinson, propriétaires terriens, à Thorp Green. Pendant ce temps, il correspond avec quelques-uns de ses vieux amis à propos de son engouement croissant à l'égard de Lydia Robinson, la mère de ses pupilles. Il est congédié pour des raisons non spécifiées en . Il a été dit, en raison du rapport qu'il a fait de l'affaire à sa propre famille, du silence de la famille Robinson sur les raisons de ce renvoi, enfin de dons d'argent que Robinson lui a fait parvenir par ses domestiques, qu'il a eu une liaison avec cette femme mariée et que la liaison a été découverte par l'époux. Branwell aurait éprouvé un amour sincère envers cette femme de la grande bourgeoisie terrienne, et son retour à Haworth le plonge dans une immense détresse qu'il noie dans la boisson et la drogue. Il garde cependant l'espoir que Robinson puisse divorcer et se remarier avec lui. Mais le décès brutal de Robinson met un terme à cette possibilité dont on ne sait, à vrai dire, si elle avait vraiment l'assentiment de l'intéressée, puisque le testament du défunt stipule que sa veuve hérite de tous ses biens à la condition expresse qu'elle n'ait plus le moindre contact avec Branwell Brontë. Branwell s'enfonce alors de plus en plus dans la boisson et le laudanum. Son comportement devient irrationnel et dangereux, étant victime d'accès de "delirium tremens". Les lettres de Charlotte de cette époque révèlent que l'attitude de son frère l'horripile, mais que son père se montre patient avec son fils brisé. Bien que ce soit à cette époque que les premiers romans de ses sœurs sont acceptés par un éditeur, il n'est pas certain qu'il en ait été informé. La dépendance de Branwell cache un début de tuberculose, et sa famille ne se rend compte qu'il est sérieusement atteint que lorsqu'il s'écroule à l'extérieur de la maison et qu'un médecin local identifie les stades terminaux de la maladie. Les premiers symptômes n'ayant pas été décelés à temps, il meurt peu après, alors même qu'il se dresse et se penche contre le manteau de la cheminée, simplement pour prouver qu'il en est capable. Ses œuvres. Il reste de lui quelques tableaux, notamment un portrait de ses trois sœurs. Branwell est aussi l'auteur des "Juvenilia" qu'il a écrits, enfant et adolescent, avec sa sœur Charlotte, entre autres "Glass Town" et "Angria", de poèmes, certains écrits en prose ou en vers sous le pseudonyme de « Northangerland », tel "Real Rest" publié par le "Halifax Guardian" le 8 novembre 1846, de quelques articles acceptés par des revues locales et d'un roman inachevé datant probablement de 1845 et intitulé "And the Weary are at Rest" (« Et ceux qui sont las sont en paix »). Un poème de Branwell. Mary's Prayer (« La prière de Marie ») <poem> "Remember when Death's dark wing "Has borne me far from thee; "When, freed from all this suffering, "My grave shall cover me. "Remember me, and, if I die "To perish utterly, "Yet shrined within thy memory "Thy Heart my Heaven shall be! "’Twas all I wished, when first I gave "This hand unstained and free, "That I from thence might ever have "A place, my lord, with thee. "So, if from off my dying bed "Thou'dst banish misery, "Oh say that when I'm cold and dead "Though wilt remember me! </poem> <poem> Souviens-toi, quand l'aile noire de la Mort Loin de toi m'aura emportée Quand, libérée de toute ma souffrance, Ensevelie dans la tombe je serai. Souviens-toi de moi, et, si je meurs De cette mort qui tout anéantit, Enchâssé encore dans ton souvenir Ton Cœur sera mon Paradis ! Cela seul je le désirais, quand je donnai Ma main vierge de souillure et libre, Que de ce jour-là, pour toujours j'aie Seigneur, ma place auprès de toi. Alors, si de mon lit de mort Tu voulais chasser la sombre détresse, Oh, dis-moi, lorsque je serai morte et glacée En toi, mon souvenir à jamais vivra ! </poem> Postérité. Dans le film "Les Sœurs Brontë" réalisé par André Téchiné en 1979, Branwell Brontë est incarné par Pascal Greggory. Dans le téléfilm "To Walk Invisible: The Bronte Sisters" réalisé par Sally Wainwright en 2016, il est incarné par Adam Nagaitis. |
Awa (prénom) Awa est un prénom féminin d'Afrique de l'ouest, équivalent d'Ève ; on trouve aussi Hawa. |
Jean-Louis Krivine Jean-Louis Krivine, né en 1939, est un mathématicien français spécialisé en logique mathématique. Il est ancien élève de l'École normale supérieure de Paris (promotion 1957), agrégé de mathématiques (1960), docteur d'État en mathématiques (1967) sous la direction de Jean-Pierre Kahane, professeur des universités (professeur émérite à l'université Paris-Diderot), membre associé de l'unité mixte de recherche Preuves, Programmes et Systèmes, maintenant partie de l'Institut de recherche en informatique fondamentale (IRIF). Travaux. En théorie des ensembles et logique, Jean-Louis Krivine s'est orienté, dans les années 1980, à l'interface entre la logique et l'informatique dans le cadre de la connexion entre preuves de la logique mathématique et programmes décrite par la correspondance de Curry-Howard, dont les implications ont été reconnues et reprises par une nouvelle génération de chercheurs. Krivine a développé un programme autour du concept de réalisabilité et l'a appliqué, dans les années 2000, également à la théorie axiomatique des ensembles, afin de dégager de nouveaux modèles de la théorie des ensembles de Zermelo-Fraenkel indépendants du concept de forcing. Il s'est également intéressé aux espaces de Banach où il a apporté d'importantes contributions dans les années 1960 et 1970. Avec Dacunha-Castelle, il a introduit des ultraproduits dans la théorie des espaces de Banach et en 1977, il a donné la meilleure majoration pour la constante de Grothendieck dans le cas réel . Avec Bernard Maurey, il a introduit le concept d'espace de Banach stable. Le théorème de Krivine sur l'existence d'une représentation finie de formula_1 dans un espace de Banach porte son nom . Il a également contribué, dès 1964, à des concepts de géométrie algébrique réelle qui anticipaient les développements ultérieurs, qui ont été ignorés dans le développement de la théorie au début des années 1970 et ont été retrouvés indépendamment par d'autres mathématiciens (par exemple le théorème de Kadison et Dubois). Une machine abstraite de réduction de termes en lambda-calcul est appelée la machine de Krivine. Krivine a écrit plusieurs traités, sur le lambda-calcul, la théorie des modèles et la théorie axiomatique des ensembles, certains traduits en anglais et en allemand. Parmi ses anciens élèves figurent Jean-Yves Girard, Daniel Lascar, Jacques Stern et Serge Grigorieff. Prix. En 2004, Krivine a reçu le prix du rayonnement français. Ce prix a été décerné par l'association "Réalités et Relations internationales" (ARRI). |
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