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v9-1940-0 | LOTOPHAGES | LOTOPHAGES, (Géogr. anc.) peuples d’Afrique, auprès du golfe de la Sidre, ainsi nommés, parce qu’ils se nourrissoient du fruit du lotus. Ptolomée, l. III. c. iv. place l’île des Lotophages, Lotophagites insula, dans le même golfe. On croit que c’est présentement l’île de Zerbi, que nous appellons l’île de Gerbes.
Ulysse, dit Homere, ayant été jetté par la tempête sur la côte des Lotophages, envoya deux de ses compagnons pour la reconnoître. Les habitans enchantés de l’abord de ces deux étrangers, ne songerent qu’à les retenir auprès d’eux, en leur donnant à goûter de leur lotus, ce fruit agréable qui faisoit oublier la patrie à tous ceux qui en mangeoient ; c’est qu’on l’oublie naturellement au milieu des plaisirs. (D. J.) | [] | [] |
v9-1944-0 | LOVANGIRI ou LOANGIRO | LOVANGIRI ou LOANGIRO, (Géog.) contrée maritime d’Afrique, dans la basse Ethiopie, au royaume de Loango. Cette contrée est arrosée de petites rivieres qui la fertilisent. | [] | [] |
v9-1945-0 | LOVANGO-MONGO | LOVANGO-MONGO, (Géog.) Voyez Loango-Mongo. | [] | [] |
v9-1946-0 | LOUBAT | LOUBAT, (Géog. anc. & mod.) village d’Asie, dans la Natolie. Cet endroit ainsi nommé par les Francs, Ulabat par les Turcs, Lopadion par les Grecs du moyen âge, Lopadium par Nicétas & Calchondyle, Loupadi par Spon, & Lopadi par Tournefort,est sur une colline, au pié de laquelle coule le Rhindacus des anciens. Voyez Rhindacus.
Quoique Loubat n’ait aujourd’hui qu’environ 200 maisons d’assez mauvaise apparence, habitées par des Turcs & par des Chrétiens, cependant ce lieu a été considérable sous les empereurs grecs. Ses murailles qui sont presque ruinées, étoient défendues par des tours, les unes rondes, les autres pentagones, quelques-unes triangulaires. On y voyoit encore dans le dernier siecle des morceaux de marbre antique, des colonnes, des chapiteaux, des bas-reliefs & des architraves, le tout brisé & très-mal traité.
L’empereur Jean Comnène, qui parvint à l’empire en 1118, y fit bâtir un château, qui est présentement tout démoli. La ville étoit plus ancienne que cet empereur ; car elle fut pillée par les Mahométans sous Andronic Comnène, qui régnoit en 1081. Cet Andronic Comnène envoya une armée à Lopadion, pour ramener à leur devoir les habitans, qui, à l’exemple de ceux de Nicée & de Pruse, avoient abandonné son parti.
Après la prise de Constantinople par le comte de Flandres, Pierre de Bracheux mit en fuite les troupes de Théodore Lascaris, à qui Lopadium resta par la paix qu’il fit avec Henri, successeur de Baudouin, comte de Flandres & premier empereur latin d’Orient.
Quand le grand Ottoman eut défait le gouverneur de Pruse, & les princes voisins qui s’étoient ligués pour arrêter le cours de ses conquêtes, il poursuivit le prince de Feck dans Lopadium, & le fit hacher en morceaux à la vûe de la citadelle.
Enfin Lopadium est aussi fameux dans les annales turques par la victoire qu’Amurat remporta sur son oncle Mustapha, que le Rhindacus l’est dans l’histoire romaine par la défaite de Mithridate. On peut lire Leunclavius & Calchondyle sur cet évenement.
M. Spon a fait bien des fautes en parlant de Lopadi, ou comme il l’appelle Loupadi. Il a eu tort de prendre le lac de Lopadi pour le lac Ascanius des anciens, qui est celui que les Turcs nomment Isnich. Il s’est encore trompé, en assûrant que la riviere de Lopadi se jette dans le Granique.
Il paroît aussi que le même Spon, le sieur Lucas & M. Vaillant sont tous trois dans l’erreur, quand ils ont pris Lopadion ou Loubat pour être l’ancienne Apollonia. Cette fameuse ville, où Apollon étoit sans doute révéré, est aujourd’hui le village d’Abouillona, qui en conserve le nom. Son lac est appellé par Strabon le lac Apolloniate. Voyez les voyages de Tournefort, & le Dict. de la Martiniere aux mots Loubat, Lopadium, Apollonie & Abouillona. (D. J.) | [] | [] |
v9-1948-0 | LOUDUN | LOUDUN, (Géog.) ville de France en Poitou. On la nomme en latin, castrum Lausdunense, Losdunum, Lavesdunum, Laucidunum, & Laudunum.
Macrin & les freres Sainte-Marthe sont les premiers qui, par une licence poétique, ont donné à cette ville le nom de Juliodunum, que Chevreau & quelques autres ont tâché de lui conserver.
Il est certain qu’on doit la mettre au rang des anciennes villes, puisqu’avant l’an 1000, elle figuroit déja comme un lieu considérable, & la principale place du Loudunois soumis à l’obéissance des comtes d’Anjou. Voyez à ce sujet ce qu’en dit Longuerue, dans sa description de la France, I. partie, pag. 151.
Cette ville se fit considérer dans les guerres civiles du seizieme siecle, & par sa situation, & par son château, que Louis XIII. démolit en 1633. Le couvent des Ursulines de Loudun se rendit célebre dans la même année, par l’histoire de la possession imaginaire de plusieurs de ses religieuses, & par la condamnation d’Urbain Grandier, qui fut une des malheureuses victimes de la haine du cardinal de Richelieu. On pourroit opposer ce seul trait de la vie du grand ministre de Louis XIII. à tous les éloges si fades & si bas que lui prodiguent nos académiciens lors de leur réception à l’académie françoise.
Loudun est située sur une montagne à douze lieues N. O. de Poitiers, quinze S. O. de Tours, soixante-deux S. O. de Paris. Long. 17. 42. lat. 47. 2.
Il me reste à dire que cette ville est la patrie de plusieurs gens de lettres, parmi lesquels je ne dois pas oublier de nommer Mrs. Bouilland, Chevreau, Macrin, Renaudot, & les freres de Sainte-Marthe.
Bouilland (Ismael) possédoit la Théologie, l’Histoire, les belles-Lettres, & les Mathématiques ; j’en ai pour preuve les divers ouvrages qu’il a publiés, & le journal des savans, tom. XXIII. pag. 126. Ses voyages en Italie, en Allemagne, en Pologne, & au Levant, lui procurerent des connoissances qu’on n’acquiert que par ce moyen. Il mourut à Paris en 1694, âgé de quatre-vingt-neuf ans. Son éloge se trouve parmi les hommes illustres de Perrault.
Chevreau (Urbain) savant & bel esprit, qui a eu beaucoup de réputation, mais elle ne s’est pas soutenue ; l’histoire du monde, son meilleur ouvrage, souvent réimprimé, fourmille de trop de fautes pour qu’on puisse le louer. M. Chevreau est mort en 1701, à quatre-vingt huit ans.
Macrin (Jean) un des meilleurs poëtes latins du seizieme siecle, au jugement de M. de Thou, qui a fait son éloge ; son vrai nom étoit Maigret : il s’appella Macrinus dans ses poésies latines, d’où lui vint le nom de Macrin en françois, qui lui est demeuré. Il mourut de vieillesse dans sa patrie en 1555.
Renaudot (Théophraste) medecin, mort en 1653 à soixante dix ans, commença le premier en 1631, à publier les nouvelles publiques si connues sous le nom de gazettes. Il a eu pour petit-fils, l’abbé Renaudot, savant dans l’histoire & les langues orientales, mort à Paris en 1720 âgé de soixante-quatorze ans.
Mais les freres jumeaux, Scévole & Louis de Sainte-Marthe, fils du premier Scévole, enterrés tous les deux à Paris a S. Severin dans le même tombeau, furent très-illustres par leur savoir. On a d’eux l’histoire généalogique de la maison de France, la Gallia Christiana pleine d’érudition, & plusieurs autres ouvrages. Scévole mourut à Paris en 1650 à soixante-dix-sept ans, & Louis en 1656.
Leur pere Scévole leur avoit servi d’exemple dans la culture des sciences. C’est lui qui réduisit Poitiers sous l’obéissance d’Henri IV. & qui sauva la ruine de Loudun, où il finit ses jours en 1623, âgé de soixante-dix-huit ans. On doit le mettre au rang des meilleurs poëtes latins de son siecle. C’est une famille bien noble que celle de Sainte-Marthe, car elle n’a produit que des gens de mérite, qui tous ont prolongé leur carriere dans le sein des Muses, jusqu’à la derniere vieillesse. Aucun d’eux n’est mort avant l’âge de soixante dix ans. Nous ne voyons plus de familles aussi heureusement organisées que l’étoit celle des Sainte-Marthe. (D. J.) | [
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"47 2' N 17 42' E"
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v9-1949-0 | LOUDUNOIS, ou LODUNOIS | LOUDUNOIS, ou LODUNOIS, (Géog.) contrée de France, dont la capitale est Loudun. La petite riviere de Dive sépare cette contrée de l’Anjou & du Poitou. Le Loudunois a sa coûtume particuliere, à laquelle le parlement a tantôt égard & tantôt point. De Lauriere a fait un commentaire sur cette coûtume, avec une histoire abregée du pays, qui est ce qui nous intéresse le plus ici. (D. J.) | [] | [] |
v9-195-0 | KAMENOI-POYAS | KAMENOI-POYAS, (Géog.) nom que les Russiens donnent à une chaîne de hautes montagnes qui sépare l’Europe de l’Asie, & qui est plus connue de nous sous le nom des monts Ryphées. Voy. Ryphées. | [] | [] |
v9-1955-0 | LOUGNON | LOUGNON, (Géogr.) riviere qui prend sa source dans les montagnes de Vauge, aux confins de la Bourgogne, traverse une partie de ce comté, & se jette dans la Sône à trois lieues au-dessous de Grey. | [] | [] |
v9-1958-0 | LOUISBOURG | LOUISBOURG, (Géogr.) petite ville de l’Amérique septentrionale, dans la nouvelle France, capitale de l’Isle royale ; on la nommoit précédemment le Havre à l’Anglois. Elle est située au détroit, ou passage de Fronsac, qui sépare l’Isle royale de l’Acadie, sur une langue de terre qui forme l’entrée du port, & qui est très-bien fortifiée ; le port est aussi défendu par plusieurs batteries ; d’ailleurs le gouverneur de l’Isle royale, le conseil & l’état-major, avec une bonne garnison, font leur résidence à Louisbourg. Cependant elle fut prise en 1746 par les Anglois, après cinquante jours d’une vigoureuse défense. Ce ne fut point une opération du cabinet des ministres de Londres, comme le remarque M. de Voltaire ; ce fut le fruit de la hardiesse des négocians établis dans la nouvelle Angleterre. Ils armerent quatre mille hommes, les soudoyerent, les approvisionnerent, & leur fournirent des vaisseaux de transport. Tant une nation commerçante & guerriere est capable de grandes choses ! La long. de Louisbourg, à l’égard de Paris, est de 4d. 8′. 27″. selon M. de Lisle, dans les mémoires de l’académie des Sciences, ann. 1751.
Louisbourg a été reprise de nouveau par les Anglois en 1758. | [
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"62 6' 45\" W"
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"Paris"
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v9-196-0 | KAMINIECK | KAMINIECK, (Géog.) Camenecia, forte ville de Pologne, capitale de la Podolie, avec deux châteaux & un évêché suffragant de Lemberg. Quelques-uns croient que c’est la clepidava des anciens. Les Turcs la prirent en 1672, & la rendirent par la paix de Carlowitz en 1690. Elle est sur une roche escarpée, au pié de laquelle passe le Smotrziez, qui tombe dans le Niester, à 36 lieues de Lemberg, 122 S. E. de Cracovie, 130 S. E. de Warsovie, 40 O. de Braclaw. Long. 45. 5. lat. 48. 58. (D. J.) | [
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"48 58' N 45 5' E"
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v9-1963-0 | LOURDE, Laperdum | LOURDE, Laperdum, (Géog.) petite ville de France en Gascogne, ville unique, & chef-lieu du Lavedan, avec un ancien château sur un rocher. Elle est sur le Gave de Pau, à 4 lieues de Bagnieres. Long. 17. 30. lat. 43. 8. (D. J.) | [
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"43 8' N 17 30' E"
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v9-1967-0 | LOUTH, comté de | LOUTH, comté de, (Géog.) canton d’Irlande, dans la province de Leinster. Il n’a que 25 milles de long sur 13 de large, & se divise en 4 baronnies, qui contiennent cinq petites villes ; sçavoir, Carlingford, Dundalk, Louth, Atherdée & Drogheda. Ce pays s’appelloit anciennement Luva ou Luda, & en irlandois Iriel. | [] | [] |
v9-1967-1 | Louth | Louth, (Géog.) en latin Luvapolis, petite ville à marché d’Irlande, dans la province de Leinster, capitale du comté de Louth. Elle est à 7 milles S. O. de Dundalk, & à 6 N. O. d’Atherdée. Long. 11. lat. 53. 56. (D. J.) | [
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"53 56' N 11 E"
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v9-1969-0 | LOUVAIN | LOUVAIN, (Géog.) en flamand Loeven, ville des Pays bas, dans le Brabant, avec une université qui jouit de grands privileges.
Louvain a l’honneur d’être la premiere à l’assemblée des états de Brabant. Son ancien nom latin est Luvonum ou Lovonium, changé depuis en Lovanium. Il n’est fait aucune mention de son existence avant le regne des petits-fils de Louis le débonnaire.
Ce n’étoit qu’un bourg au commencement du xij. siecle. Le duc Godefroy le fit entourer de murailles en 1165. Cette nouvelle ville s’agrandit promtement, se peupla prodigieusement, & devint dans l’espace de deux cens ans, la plus grande, la plus riche, & la plus marchande de tout le pays. Son principal trafic consistoit en drap, en liane, en toile ; & ce trafic étoit si florissant au milieu du xiv siecle, qu’on y comptoit plus de quatre mille maisons de drapiers ou de tisserans, & plus de 150 mille ouvriers ; mais ce commerce vint à cesser tout d’un coup, par les révolutions que causa la révolte de 1382, contre Venceslas duc de Brabant. Tous les ouvriers qui étoient entrés dans la révolte furent pendus ou bannis. Alors les exilés se retirerent pour la plupart en Angleterre, où ils furent reçus à bras ouverts ; ainsi Louvain demeura dépeuplée faute de commerce & d’habitans, & elle ne s’est jamais relevée depuis. En vain Jean IV. duc de Brabant, crut la rétablir, en y fondant l’an 1426, une université ; mais des professeurs, des colleges & des étudians, ne rendent point la valeur du commerce & de l’industrie ; aussi cette valeur est aujourd’hui resserrée dans Louvain, au triste débit d’une bierre très-médiocre.
Louvain appartient au diocèse de Malines pour le spirituel. Elle est située sur la Dyle, à 4 lieues de Bruxelles & de Malines, 3 de Tillemont, 12 N. O. de Namur, 16 N. E. de Mons, 65 N. de Paris. Long. selon Street. 22 deg. 26 min. 15 sec. lat. 50. 50.
Espen (Zeger Bernard van) célebre jurisconsulte, & savant canoniste, naquit dans cette ville en 1646, & mourut à Amersfoot en 1728, à 83 ans. On doit des éloges à quelques-uns de ses ouvrages, mais surtout à son jus ecclesiasticum universum, dans lequel il fait paroître une grande connoissance de la discipline ecclésiastique ancienne & moderne. (D. J.) | [
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"50 50' N 22 26' 15\" E"
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v9-197-0 | KAMISANKA | KAMISANKA, (Géog.) ville de l’empire Russien, sur le Wolga, à l’endroit où le czar Pierre I. a fait faire un canal pour joindre le Wolga avec le Don ou Tanaïs. | [] | [] |
v9-1970-2 | Louve, la | Louve, la, (Géog.) nom de deux petites rivieres de France, l’une en Franche-comté, a sa source dans le bailliage de Pontarlier, & se jette dans le Doux au dessous de Dôle. Elle est rapide, poissonneuse, & très-utile pour le flotage du bois. L’autre a sa source en Béarn, au village de Louboux, & se perd dans l’Adour, un peu au-dessous de Castelnau. (D. J.) | [] | [] |
v9-1971-0 | LOUVESTAN | LOUVESTAN, (Géog.) pays d’Asie, dans le Curistan méridional, entre le Tigre, le Curistan & la Perse. M. Fréret juge avec beaucoup de vraissemblance, que c’est la Bactriane de Xénophon ; qu’il ne faut pas confondre avec la Bactriane, qui s’étendoit sur la rive méridionale du fleuve Oxus, & dont Bactra, aujourd’hui Termend, sur le Gihon, étoit la capitale, au sentiment de plusieurs géographes. (D. J.) | [] | [] |
v9-1978-0 | LOUVIERS | LOUVIERS, (Géog.) en latin moderne Lupapariæ ; ville de France dans la haute Normandie, avec titre de comté. Il y a une manufacture de draperies qui est assez considérable. Louviers est d’ailleurs située favorablement dans une plaine fertile, à 4 lieues N. d’Evreux, 2 S. du Pont-de-l’arche, 8 S. E. de Rouen, 22 N. O. de Paris. Long. 18. 50. lat. 49. 10. | [
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"49 10' N 18 50' E"
]
] | [] |
v9-1979-0 | LOUVO, ou LOUVEAU | LOUVO, ou LOUVEAU, (Géog.) Kœmpfer écrit LIVO, & les Siamois l’appellent Noccheboury ; ville d’Asie, au royaume de Siam, avec un palais que les rois de Siam habitent une partie de l’année ; c’est leur Versailles. Elle est fort peuplée, & située dans une belle plaine à 9 lieues de la capitale, où l’on peut aller par un canal. Long. selon les PP. Jésuites, 118. 33. selon M. de Lille, 121. 11. 30. lat. 14.43. 25. | [
[
"multsrc"
],
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"14 43' 25\" N 118 33' E"
],
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"14 43' 25\" N 121 11' 30\" E"
]
] | [] |
v9-198-0 | KAMMA-JAMMA | KAMMA-JAMMA, (Géograph.) grande ville de l’empire du Japon ; elle peut contenir environ deux mille maisons ; elle est bâtie sur deux collines, séparées par un vallon. | [] | [] |
v9-1982-0 | LOUYSIANE, la | LOUYSIANE, la, (Géog.) grande contrée de l’Amérique septentrionale, & qui faisoit autrefois partie de la Floride Le P. Charlevoix en a donné une description détaillée dans son Histoire de la nouvelle France ; je n’en dirai qu’un mot.
Fernand de Soto, Espagnol, la découvrit le premier, mourut dans le pays, & les Espagnols ne songerent pas à s’y établir. Le P. Marquette, jésuite, & le sieur Jolyet y aborderent en 1672. Dix ans aprés, M. de la Sale perfectionna cette découverte, & nomma cette vaste contrée la Louysiane. En 1698, M. d’Iberville, capitaine de vaisseaux, entra dans le Mississipi, & le remonta jusqu’à son embouchure. En 1718, 1719 & 1720, la France y projetta un établissement qui n’a point eu de succès jusqu’à ce jour : cependant ce pays paroît un des meilleurs de l’Amérique ; il est traversé du nord au sud par le Mississipi. Le P. Hennepin, récollet, a donné en 1683 une description de la Louysianue, qui a grand besoin de corrections. Longitude 279-289. latit. 39-39. (D. J.) | [
[
"39 N 279 E",
"39 N 289 E"
]
] | [] |
v9-1983-0 | LOWICKZ ou LOWIECKZ, ou LOWITZ | LOWICKZ ou LOWIECKZ, ou LOWITZ, (Géog.) en latin Lovicium, ville de Pologne au palatinat de Rava, avec une forteresse ; c’est la résidence des archevêques de Gnesne ; elle est sur le ruisseau de Bzura, à 7 lieues S. de Ploczko, 12 N. de Rava. Long. 37. 49. lat. 52. 18. | [
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"52 18' N 37 49' E"
]
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v9-1984-0 | LOWLANDERS | LOWLANDERS, (Géog.) nom qu’on donne aux Ecossois qui demeurent dans le plat-pays, pour les distinguer des montagnards qui sont appellés Highlanders. Les Lowlanders sont composés de diverses nations, d’Ecossois, d’Anglois, de Normands, de Danois, &c. Leur langue renferme quantité de termes tirés de l’ancien Saxon ; mais ces termes s’abolissent tous les jours, depuis que l’anglois y a pris si fort racine, que le vieux langage écossois ne se parle plus que dans les montagnes, & dans les îles parmi le petit peuple. | [] | [] |
v9-1985-0 | LOXA | LOXA, (Géog.) ou LOJA, car c’est la même prononciation ; ville d’Espagne au royaume de Grenade, dans un terroir agréable & fertile sur le Xénil, à 6 lieues de Genade. Long. 14. 5. lat. 37. 5.
Il y a une petite ville de Loxa au Pérou, dans l’audience de Quito, sur le confluent de deux petits ruisseaux, qui descendent du nord de Caxanuma, & qui tournant à l’est, & grossis de plusieurs autres, forment la riviere de Zamora, qui se jette dans le Maranon, sous le nom de Sant-Jago. Loxa est situé quatre degrés au-delà de la ligne équinoxiale, environ cent lieues au sud de Quito, un degré plus à l’ouest. La montagne de Caxanuma, célebre par l’excellent quinquina qui y croît, est à plus de deux lieues & demie au sud de Loxa. Cette petite ville a été fondée en 1546, dans un vallon assez agréable, par Mercadillo, l’un des capitaines de Gonçale Pizarre. Son sol est d’environ 1100 toises au-dessus du niveau de la mer. Le climat y est fort doux, quoique les chaleurs y soient quelquefois incommodes. J’en par le ainsi d’après M. de la Condamine, Mém. de l’acad. des Sc. ann. 1745. (D. J.) | [
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"37 5' N 14 5' E"
]
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v9-199-0 | KAMSKY | KAMSKY, (Géog.) riviere de la grande Tartarie en Sibérie ; elle se jette dans le Séniscei. Il y a sur ses bords des tartares payens qui demeurent dans des huttes d’écorces de bouleau, & vivent de poisson ou de venaison, avec des racines de lis jaune. Ce sont les Tartares Tunguses & les Tartares Burates. (D. J.) | [] | [] |
v9-1990-0 | LOYS | LOYS, (Hist. mod. Géog.) c’est le nom des peuples qui habitent le royaume de Champa ou Siampa dans les Indes orientales ; ils ont été subjugués par les Cochinchinois qui sont aujourd’hui les maîtres du pays, & à qui les premiers payent tribut. Les Loys ont les cheveux noirs, le nez applati, des moustaches, & se couvrent de toile de coton. Ils sont plus laborieux, plus riches & plus humains que les Cochinchinois leurs maîtres. Parmi eux les gens du bas peuple n’ont point la permission d’avoir de l’argent chez eux. | [] | [] |
v9-1991-0 | LOYTZ | LOYTZ, (Géog.) ville d’Allemagne au cercle de la haute Saxe, dans la Poméranie citérieure, sur la Pêne, à 9 lieues S. de Stralsund, 5 N. O. de Gutzkow. Les historiens Allemands la nomment en latin Lutitia, & prétendent que c’est un reste des Lutitii ou Luticii, ancien peuple de Germanie entre les Slaves, & cette opinion a quelque fondement dans la Topographie. (D. J.) | [] | [] |
v9-1993-0 | LUBECK | LUBECK, (Géog.) en latin moderne Lubecum ; ville d’Allemagne dans le cercle de la basse-Saxe, capitale de la Vagrie, avec un évêché, dont l’évêque est prince de l’empire, & suffragant de Brême, une citadelle & un port. C’est une ville libre, impériale, anséatique & très-florissante, qui fait une espece de république.
Elle doit sans doute sa naissance à des cabanes de pêcheurs ; car on ne sait ni quand, ni qui l’a fait bâtir ; & comme on n’en trouve aucune mention avant Godeschale, roi des Hérules ou Obotrites, lequel fut assassiné par les Slaves vers l’an 1066, on prétend qu’il en fut le restaurateur ; mais que ce soit lui, Vikbon danois, Trutton le vandale ou tel autre que l’on voudra qui en ait jetté les fondemens, ce n’est certainement aucun roi de Pologne, quoi qu’en disent les historiens de ce royaume.
Nous savons que dans le xiij. siecle Lubeck étoit déjà considérable, qu’elle avoit la navigation libre de la Trave, & que Voldemar, frere de Canut, roi de Danemark, s’en étant emparé, ne ménagea pas les habitans. Ceux-ci, pour s’en délivrer, s’adresserent à l’empereur Frédéric II, à condition d’être ville libre & impériale. Aussi depuis 1227, Lubeck conserva sa liberté, & devint une véritable république sous la protection de l’empereur. Malheureusement elle fut réduite en cendres par un incendie en 1276.
Elle a joué le premier rang entre les anciennes villes anséatiques, & en eut le directoire. Elle embrassa la confession d’Augsbourg en 1535, & jouit actuellement d’un territoire assez étendu, dans lequel on compte une centaine de villages ; elle a rang au banc des villes impériales, à la diete de l’empire, & elle y alterne pour la préséance avec la ville de Worms.
Lubeck est située au confluent des rivieres de la Trave, de Wackenitz & de Steckenitz, à 4 lieues du golfe de son nom, dans la Wagrie, aux confins de Stomar, & du duché de Lawenbourg, elle est à 19 lieues N. O. de Lawenbourg, 15 N. E. d’Hambourg, 53 S. O. de Copenhague, 178 N. O. de Vienne. Long. selon Appien, 28, 20 ; selon Bertius, 32, 45. lat. selon tous les deux, 54, 48. Jean Kirckman, Henri Meibomius, Henri Muller, & Laurent Surius sont nés à Lubeck. Je ne m’appesantirai pas sur leur vie, ni sur leurs ouvrages.
Kirchman est un littérateur dont on estime les deux Traités de annulis, & de funeribus Romanorum ; il mourut en 1643 à 68 ans.
Meibom s’est fait un grand nom dans la Littérature & la Médecine. Ses ouvrages composent 3 vol. in-fol. Il mourut en 1700, à 52 ans.
Muller est auteur de plusieurs écrits polémiques en Théologie ; il mourut en 1675, à 44 ans, las de la vie, & assurant ses amis, qu’il ne se ressouvenoit pas d’avoir encore passé un seul jour agréable.
Surius, de protestant devenu chartreux, chose rare, a publié un Recueil des conciles en 4. vol. in-fol. Le cardinal du Perron le traite d’ignorant, & Seckendorf d’aveugle. Il a plus que justifié cette derniere épithete par son apologie du massacre de la S. Barthélemi. Il est mort à 56 ans, en 1578. (D. J.) | [
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"multsrc"
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"54 48' N 28 20' E"
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"54 48' N 32 45' E"
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v9-1994-0 | LUBEN, Lubena | LUBEN, Lubena, (Géog.) petite ville d’Allemagne, capitale de la basse Lusace sur la Sprée. Long. 31. 50. lat. 51. 58. | [
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"51 58' N 31 50' E"
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v9-1994-1 | Luben | Luben, (Géog.) petite ville de Silésie au duché de Lignitz, sur le ruisseau de Kaltzback, & faisant un cercle à part, selon Zeyler. Elle est à 3 milles de Bokowitz sur la route de Breslau à Francfort sur l’Oder : long. 33. 49. lat. 51. 27. (D. J.) | [
[
"51 27' N 33 49' E"
]
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v9-1996-0 | LUBLIN, palatinat de | LUBLIN, palatinat de, (Géog.) province de la petite Pologne, qui prend son nom de sa capitale. La Vistule la borne au couchant, & le Viepers la coupe d’abord du S. O. au N. O. & ensuite du levant au couchant. | [] | [] |
v9-1996-1 | Lublin | Lublin, (Géog.) ville de Pologne, capitale du palatinat de même nom, avec une citadelle, un évêché suffragant de Cracovie, une académie, & une synagogue pour les Juifs. Lublin est remarquable par ses foires, & plus encore parce qu’on y tient les grands tribunaux judiciaires de toute la Pologne. Elle est située dans un terroir fertile sur la Bystrzna, à 36 milles N. E. de Cracovie, 24 S. E. de Warsovie, 14 N. E. de Sandomir, & 70 S. O. de Vilna : long. 40. 50. lat. 51. 41. | [
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"51 41' N 40 50' E"
]
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v9-1997-0 | LUBOLO | LUBOLO, (Géog.) pays d’Afrique dans l’Ethiopie occidentale, au royaume d’Angola, c’est-là le Lubolo proprement dit, contrée couverte d’animaux carnassiers, de chevres & de cerfs sauvages, qui y trouvent abondamment de quoi subsister à leur aise. (D. J.) | [] | [] |
v9-2-0 | JUAN de PUERTO-RICCO, san | JUAN de. PUERTO-RICCO, san, (Géogr.) ou simplement Porto-Ricco, île de l’Amérique méridionale, entre les Antilles, de 40 lieues de long sur 20 de large. Elle fut découverte par Christophe Colomb en Octobre 1493 ; elle est remplie de montagnes fort hautes, de rivieres & de vallées ; abondantes en sucre, en casse & en bœufs. On y trouve plusieurs arbres singuliers. Ses mines d’or sont ou épuisées ou négligées, faute d’ouvriers.
La principale ville, commencée en 1514, est Puerto-Ricco, que les François nomment Portoric. Son port est spacieux, à l’abri des vents, & commandé par une forteresse ; mais Drak prit Puerto-Ricco en 1595, & fit dans cette ville un riche butin ; Baudonin, général de la flote hollandoise, eut le même succès en 1615. Portoric est située sur la pointe septentrionale de l’île, à 80 lieues de S. Domingue. Long. 312. latit. 18. 30. (D. J.) | [
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"18 30' N 312 E"
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v9-200-0 | KAMTSCHADALI | KAMTSCHADALI, (Géog.) nation Tartare qui habite près du golfe de Kamtschaka au nord de la Sibérie. Ils sont petits de taille, portent de grandes barbes ; ils se vétissent de peaux de zibelines, de loups, de rennes & de chiens ; en hiver ils demeurent sous terre, & en été ils habitent dans des cabanes fort élevées, où ils montent par des échelles. Ils se nourrissent de divers animaux & de poissons, qu’ils mangent souvent cruds & gelés. L’hyver ils font des fosses où ils mettent le poisson en magasin, & le couvrent d’herbes & de terre. Ils en vont prendre pour leurs repas lors même qu’ils sont pourris ; ils les mettent dans des vases, où ils jettent des pierres rougies au feu pour les faire cuire. Ils ont parmi eux des magiciens, qu’ils nomment schamans. On ne leur connoît aucun culte. Voyez description de l’empire Russien. | [] | [] |
v9-2001-0 | LUCANIE, la | LUCANIE, la, (Géogr. anc) région de l’Italie méridionale, nommée Lucania par les Romains, & Λευκανία par les Grecs.
Elle étoit entre la mer Tyrrène & le golfe de Tarente, & confinoit avec les Picentins, les Hirpins, la Pouille & le Brutium. Le Silaris, aujourd’hui le Silaro, la séparoit des Picentins ; le Brodanus, aujourd’hui le Brandano, la séparoit de la Pouille ; le Laus, aujourd’hui le Laino, & le Sibaris, aujourd’hui la Cochile, la séparoient du Brutium.
Pline, liv. III. ch. v. dit que les Lucaniens tiroient leur origine des Samnites. Elien rapporte qu’ils avoient une belle loi, laquelle condamnoit à l’amende ceux qui refusoient de loger les étrangers qui arrivoient dans leurs villes après le soleil couché ; cependant du tems de Strabon ce peuple étoit tellement affoibli, qu’à peine ces mêmes villes, si bonnes hospitalieres, étoient-elles reconnoissables. Le P. Briet a tâché de les retrouver dans les noms modernes ; mais c’est assez pour nous de remarquer en général que l’ancienne Lucanie est à-présent la partie du royaume de Naples qui comprend la Basilicate (demeure des anciens Sybarites), la partie méridionale de la principauté citérieure, & une petite portion de la Calabre moderne.
Il y a un grand nombre de belles médailles frappées dans les anciennes villes de cette contrée d’Italie : il faut lire à ce sujet Goltzius, Nonnius, & le chevalier Marsham. (D. J.) | [] | [] |
v9-2002-1 | Luçar, San, cap | Luçar, San, cap, (Géog.) cap de l’Amérique septentrionale dans la mer du Sud ; ce cap fait la pointe la plus méridionale de la Californie. Nous savons que sa longitude est exactement 258d3′0″. | [
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"258 3' 0\" E"
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v9-2002-2 | Lucar de Barrameda, San | Lucar de Barrameda, San, (Géogr.) ville & port de la mer d’Espagne dans l’Andalousie, sur la côte de l’Océan, à l’embouchure du Guadalquivir, sur le penchant d’une colline.
Les anciens ont nommé cette ville Lux dubia, phosphorus sacer, ou Luciferi fanum. Son port est également bon & important, parce qu’il est la clé de Seville, qui en est à 14 lieues ; & celui qui se rendroit maître de Saint Lucar pourroit arrêter tous les navires & les empêcher de monter. Il y a d’ailleurs une rade capable de contenir une nombreuse flotte. Long. 11. 30. lat. 36. 50. | [
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"36 50' N 11 30' E"
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v9-2002-3 | Lucar de Guadiana, San | Lucar de Guadiana, San, (Géog.) ville forte d’Espagne dans l’Andalousie, aux confins de l’Algarve & du Portugal, & sur la rive orientale de la Guadiana. Long. 10. 36. lat. 37. 20. | [
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"37 20' N 10 36' E"
]
] | [] |
v9-2002-4 | Lucar la Mayor, San | Lucar la Mayor, San, (Géogr.) petite ville d’Espagne dans l’Andalousie, avec titre de duché & de cité depuis 1636. Elle est sur la Guadiamar, à 3 lieues N. O. de Seville. Long. 12. 12. lat. 37. 25. (D. J.) | [
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"37 25' N 12 12' E"
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v9-2005-0 | LUCAYES, les | LUCAYES, les, (Géogr.) îles de l’Amérique septentrionale dans la mer du Nord, aux environs du tropique du cancer, à l’orient de la presqu’île de la Floride, au nord des îles de Cuba & de Saint-Domingue.
Ces îles, qu’on met au nombre des Antilles, & dont Bahama est la plus considérable, sont presquetoutes desertes, grandes & petites. C’est cependant par elles que Christophe Colomb découvrit le nouveau monde ; il les appella Lucayes, parce qu’il apprit que leurs habitans se nommoient ainsi. Les Espagnols les ont dépeuplées par la rage funeste de s’enrichir, employant ces malheureux insulaires a l’exploitation des mines de Saint-Domingue. | [] | [] |
v9-2006-0 | LUCAYONEQUE | LUCAYONEQUE, (Géogr.) l’une des grandes îles Lucayes dans l’Amérique septentrionale. Elle est deserte, toute entourée d’écueils au nord, à l’orient & au couchant. Long. 300. lat. 26. 27. (D. J.) | [
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"26 27' N 300 E"
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v9-2009-0 | LUCENSES | LUCENSES, (Géog. anc.) peuple ancien d’Italie au pays des Marses, selon Pline, liv. III. ch. xij. édition du P. Hardouin. Ce peuple tiroit son nom du bourg Lucus, & ce bourg tiroit le sien d’un bois, le même que Virgile nomme Angitiæ nemus. | [] | [] |
v9-201-0 | KAMTSCHATKA | KAMTSCHATKA, (Géog.) grande presqu’isle au nord-est de l’Asie, entre un golfe du même nom & la mer du Japon, à l’extrémité orientale de l’empire Russien & de notre continent.
Ce pays, ainsi nommé par les Russiens dans la grande carte de leur empire, semble être le même, selon Kœmpfer, que celui que les Japonois appellent oku-Jéso (le haut Jéso), dont ils ne savent presque rien, excepté que c’est un pays.
Suivant les meilleurs descriptions que les Russiens en ayent pu donner, c’est une presqu’isle située entre les 150 & les 170 degrés de longitude, & 41 & 60 de latitude au nord du Japon.
Elle est contiguë au nord à la Sibérie, & s’étend jusqu’au cap Suétinos, qui est le dernier de la Sibérie au nord-est ; mais la mer la baigne au sud, à l’est & à l’ouest. Elle est habitée par diverses nations, dont celles qui occupent environ le milieu, payent tribut aux Russes ; au lieu que celles qui demeurent plus au nord, & en particulier les Olutorski (nom qu’on leur donne dans la carte de Russie), en sont les ennemis déclarés. Les Kurilski ou Kurilis qui demeurent plus au sud, étant moins barbares que les autres, sont regardés par les Russes comme une colonie des Japonois.
Le commerce entre la Sibérie & Kamtschatka se fait par deux routes différentes. Quelques-uns traversent le golfe de Kamtschatka, qui sépare ce pays de la grande Tartarie & de la Sibérie, à près de 58 degrés de latitude, & ils s’embarquent d’ordinaire à Lama, où les Russiens ont commencé à bâtir de grands vaisseaux pour passer à Pristan, ville qu’ils ont établie dans le Kamtschatka, & qui est habitée par une colonie russienne ; mais les habitans de la Sibérie qui demeurent aux environs du fleuve Lena, & le long de la mer Glaciale, font d’ordinaire par mer le tour du cap Sucotoinos, pour ne point tomber entre les mains des Tskalatzki & Tschatzki, deux nations cruelles & barbares qui habitent la pointe de la Sibérle au nord-est, & qui sont ennemies mortelles des Russes.
Par cette description il paroît qu’il y a un détroit qui sépare Kamtschatka du Japon, suivant les relations des Russes. Il y a dans ce détroit plusieurs petites isles, dont la principale est appellée Matmanska dans une carte publiée depuis 1730 par J. B. Homann, & cette isle pourroit bien être la même que le Matzumai de quelque cartes japonoises.
Il semble aussi qu’il n’est plus douteux, par les belles découvertes des Russes en 1731, qu’il n’y ait au nord du Japon un passage libre pour aller par mer au Kamtschatka ; qu’en suivant la côte on ne parvienne à un détroit qui joint la mer du sud à la mer Glaciale, & dont la partie la plus étroite, qui n’a pas plus de 40 lieues de large, se trouve sous le cercle polaire ; qu’enfin à l’est de ce continent, on ne trouve une terre qui, selon le rapport des habitans, fait une partie du grand continent, abondant en fourrures, & que, selon les apparences, il appartient à l’Amérique septentrionale.
Si toutes ces choses sont vraies, il y a longtems que la Géographie n’avoit fait un si grand pas vers la connoissance desirée du globe terrestre. (D. J.) | [
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"41 N 150 E",
"60 N 170 E"
]
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v9-2010-0 | LUCERA | LUCERA, (Géog.) c’est la Lucéria des Romains, ancienne ville d’Italie au royaume de Naples, dans la Capitanate, avec un évêché suffragant de Bénevent. Les Italiens la nomment Lucera delli pagani ; ce surnom lui vient de ce que l’empereur Constance l’ayant ruinée, Frédéric II. en fit présent aux Sarrazins pour demeure, à condition de la réparer ; mais ensuite Charles II. roi de Naples les en chassa. Elle est à 8 lieues S. O. de Manfrédonia. Long. 32. 59. lat. 41. 28. (D. J.) | [
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"41 28' N 32 59' E"
]
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v9-2012-0 | LUCÉRIE | LUCÉRIE, Luceria, (Géogr. anc.) aujourd’hui Lucera, étoit une ville considérable d’Italie dans la Pouille daunienne, aux confins des Hirpins, avec le titre de colonie romaine. C’est la Nuceria Apulorum de Ptolomée liv. III. ch. j. Ses peuples sont nommés Lucerini dans Tite-Live. Ses paturages passoient pour excellens : les laines de ses troupeaux, au rapport de Strabon, quoiqu’un peu moins blanches que celles de Tarente, étoient plus fines, plus douces & plus estimées. Horace, ode 15. liv. III. assure Chloris qu’elle n’a point de graces à jouer du luth & à se couronner de roses, & qu’elle n’est propre qu’à filer des laines de Lucerie.
Te lanæ prope nobilem
Tonsæ Luceriam, non cithara decent,
Nec flos purpureus rosæ.
(D. J.) | [] | [] |
v9-2014-0 | LUCERNE, le canton de | LUCERNE, le canton de, (Géog.) Ce canton tient le troisieme nom entre les treize du corps helvétique, & le premier rang des cantons catholiques. Il a les Alpes au midi, & au nord un pays de bois, de prés ou de champs assez fertiles en blé. On retire beaucoup de poisson du lac qui porte le nom de Lucerne, ainsi que celui des quatre cantons, en allemand vier waldstetten-sée, parce que ceux d’Uri, de Schwitz & d’Undervald sont situés sur ses bords. Ce lac a 8 lieues de longueur & deux de largeur : en plusieurs endroits il est entouré de rochers escarpés, qui sont le repaire des chamois, des chevreuils & autres bêtes fauves de cette nature. Le canton de Lucerne a encore en particulier deux ou trois petits lacs fertiles en écrevisses assez grosses, qui ne deviennent point rouges à la cuisson, mais prennent une couleur livide. On trouve ailleurs des écrevisses qui restent noires quand on les fait cuire. | [] | [] |
v9-2014-1 | Lucerne, Lucerna | Lucerne, Lucerna, (Géog.) ville de Suisse, autrefois impériale, capitale du canton de même nom. Elle a peut-être tiré le sien d’une vieille tour qui borde un de ses ponts, au haut de laquelle tour on allumoit un fanal pour éclairer les bateaux qui sortoient ou entroient dans la ville.
Son gouvernement civil est aristocratique, & fort approchant de celui de Berne ; mais quant au gouvernement ecclésiastique, les Lucernois bons catholiques dépendent de l’évêque de Coutances, & les nonces du pape y exercent aussi leur autorité. Ils secouerent en 1333 le joug de la maison d’Autriche, & entrerent dans la ligue des cantons de Schwits, Uri & Underwald.
Lucerne est située sur le lac qui porte son nom, dans l’endroit où la Russ sort de ce lac, à 12 lieues S. O. de Zurich, 14 N. E. de Berne, 19 S. E. de Bâle. Long. 26. 1. lat. 47. 5. (D. J.) | [
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"47 5' N 26 1' E"
]
] | [] |
v9-2017-0 | LUCIE, sainte ou sainte Alouzie | LUCIE, sainte ou sainte Alouzie, s. f. (Géog.) c’est une des îles Antilles, située dans l’océan, à 7 lieues de distance de la pointe méridionale de la Martinique, & à 10 de la partie du nord de l’île de saint Vincent.
Sainte-Lucie, peut avoir environ 25 lieues de tour, la nature y a formé un excellent port dans lequel les vaisseaux de toutes grandeurs peuvent se mettre à l’abri des ouragans & de la grosse mer ; cette île est fort montagneuse, très-brisée & arrosée de plusieurs rivieres ; la terre y produit un grand nombre de fruits & de plantes, dont on pourroit faire un objet de commerce ; les bestiaux y multiplient beaucoup, & la chasse ainsi que la pêche y sont très-abondantes ; ces avantages sont un peu balancés par les maladies qu’occasionne le climat, & par la prodigieuse quantité d’insectes venimeux & de serpens dont le pays est rempli. En 1640 l’île de sainte Lucie n’étant occupée par aucune nation, M. Duparquet, gouverneur général des îles, en prit possession au nom du roi, sans nulle opposition de la part des Anglois de la Barbade ; il y fit passer une colonie qui depuis ce tems ne s’est pas fort étendue. | [] | [] |
v9-202-0 | KAMUSCHINKA | KAMUSCHINKA, (Géog.) petite riviere de l’empire russien, au royaume d’Astracan, entre le Don & le Wolga ; elle se jette dans le dernier fleuve, au midi d’une montagne, & vis à-vis d’une ville qui porte son nom. Cette riviere & cette ville sont devenues fameuses par le dessein qu’eut Pierre le Grand, d’y faire une communication entre les deux fleuves, ou si l’on veut, entre la mer Caspienne & la mer Noire. Le capitaine Perri, ingénieur anglois, en parle beaucoup dans ses mémoires. Ce projet qui seroit extrèmement avantageux à l’empire de Russie, a été délaissé ; mais le succès entre les mains d’habiles méchaniciens, ne seroit pas si difficile que l’étoit le canal de Languedoc, puisqu’il ne s’agit que de faire de bonnes écluses dans les deux rivieres, pour les rendre navigables, & ouvrir ensuite un canal à-travers les terres, dans l’endroit où ces deux rivieres s’approchent le plus, ce qui n’est qu’un espace d’environ 4 milles de Russie. (D. J.) | [] | [] |
v9-2023-0 | LUCKO | LUCKO, (Géog.) en latin Luccovia, en allemand Lusnc ; ville de Pologne dans la Volhinie, avec un évêché suffragant de Gnesne. Bodeslas, roi de Pologne, s’en rendit maître en 1074, après un siege de plusieurs mois. Elle est située sur la Stur, à 25 lieues N. E. de Lembourg, 67 S. E. de Varsovie, 78 N. E. de Cracovie, long. 43. 48. lat. 50. 52. (D. J.) | [
[
"50 52' N 43 48' E"
]
] | [] |
v9-2024-0 | LUCON | LUCON, (Géog.) île considérable d’Asie dans l’Océan oriental, la plus grande & la plus septentrionale des îles Philippines, situées à la latitude d’environ 15 degrés. Elle est cependant saine, & a les eaux les meilleures du monde ; elle produit tous les fruits qui croissent dans les climats chauds, & est admirablement placée pour le commerce de la Chine & des Indes.
On la nomme aussi Manille, du nom de sa capitale, elle a environ 160 lieues de long. 30 à 40 de large, & 360 de circuit : On y trouve de la cire, du coton, de la cannelle sauvage, du souffre, du cacao, du ris, de l’or, des chevaux sauvages, des sangliers & des bufles. Elle fut conquise en 1571 par Michel Lopez espagnol, qui y fonda la ville de Manille ; les habitans sont Espagnols & Indiens, tributaires de l’Espagne.
La baye & le port de Manille qui sont à sa côte occidentale, n’ont peut-être rien de pareil. La baye est un bassin circulaire de près de 10 lieues de diametre, renfermé presque tout par les terres ; voyez les Voyages du Lord Anson, & la belle carte qu’il a donnée de cette île.
Sa situation, selon les cartes de Tornton, est à 116. 30. à l’orient du méridien de Londres, & 114. 5. du méridien de Paris, lat. 14. à 15. (D. J.) | [
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"multsrc"
],
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"14 N 116 30' E",
"15 N 116 30' E"
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"14 N 114 5' E",
"15 N 114 5' E"
]
] | [
"Londres",
"Paris"
] |
v9-2024-1 | Luçon | Luçon, (Géog.) petite ville de France en Poitou, avec un évêché suffragant de Bordeaux, érigé en 1317 par Jean XXII : long. 16. 29. 26. lat. 46. 27. 14. | [
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"46 27' 14\" N 16 29' 26\" E"
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v9-2025-0 | LUCOPIDIA | LUCOPIDIA, (Géog. anc.) ancienne ville de l’île d’Albion, c’est-à-dire, de la grande Bretagne, selon Ptolomée, liv. II. ch. iij. Neubridge, Talbot & Humfret, croyent que c’est présentement Carlisle. (D. J.) | [] | [] |
v9-2026-0 | LUCQUES | LUCQUES, (Géog.) en latin Luca & Lucca, ancienne ville d’Italie, capitale de la république de Lucques, avec un archevêché.
Cette ville est fort ancienne ; elle fut déclarée colonie, lorsque Rome l’an 576 de sa fondation, y envoya deux mille citoyens. Les Triumvirs qui la formerent, furent P. Elius. L. Egilius, & Cn. Sicinius ; lors de la décadence de l’empire romain, elle tomba sous le pouvoir des Goths, puis des Lombards qui la garderent jusqu’au regne de Charlemagne ; ensuite, elle a passé sous différentes dominations d’états & de particuliers, jusqu’à l’année 1450 qu’elle recouvra sa liberté, & elle a eu le bonheur de la conserver jusqu’à ce jour.
Lucques est située sur le Serchio, au milieu d’une plaine environnée de côteaux agréables, à 4 lieues N. E. de Pise, 15 N. O. de Florence, 8 N. E. de Livourne, 62 N. O. de Rome ; long. selon Cassini, 31. 4. lat. 43. 50.
Cette petite ville est la patrie, 1°. d’André Ammonius, poëte latin, qui devint secrétaire d’Henri VIII. & qui mourut de la suette en Angleterre, en 1517 : 2°. de Jean Guidiccioni, qui fleurissoit aussi dans le seizieme siecle, & qui fut élevé aux premieres dignités de la cour de Rome ; ses œuvres ont vû le jour à Naples en 1718 : 3°. de Martino Poli, chimiste associe de l’ac. des Sciences de Paris, mort en 1714 ; il combattit dans son Traité intitulé, il triompho degli acidi, un violent préjugé de médecine qui régnoit alors, & qui subsistoit encore un peu dans ce pays : 4°. de Sanctes Pagninus, religieux dominicain, très-versé dans la langue hébraïque & chaldaïque ; il est connu de ce côté-là, par son Thesaurus linguæ sanctæ, qu’on a réimprimé plusieurs fois ; il mourut à Lyon en 1536.
Les Lexicographes vous indiqueront quelques au-tres gens de lettres, dont Lucques est la patrie. (D. J.) | [
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"43 50' N 31 4' E"
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v9-2027-0 | LUCQUOIS, le | LUCQUOIS, le, (Géog.) ou l’état de la république de Lucques, en italien il Luchese, pays d’Italie, sur la mer de Toscane, d’environ 31 milles de long sur 25 au moins de large. C’est un petit état souverain, dont le gouvernement aristocratique, sous la protection de l’empereur, paroît très-sage & très-bien entendu.
Le chef est nommé gonfalonnier ; il porte un bonnet ducal, de couleur cramoisi, bordé d’une frange d’or ; le terroir que possede la république a du vin, mais il abonde principalement en olives, lupins, phaseoles, chataignes, millet, lin & soie. Les Lucquois vendent de ce dernier article, tous les ans, pour trois à quatre cent mille écus.
Leur mont de Piété, ou leur office d’abondance, comme ils l’appellent (établissement admirable dans tout pays de commerce) prend de l’argent à cinq pour cent des particuliers, & le négocie en toutes sortes de marchandises avec les pays étrangers, en Flandres, Hollande, Angleterre, ce qui rapporte un grand profit à l’état. Il prête aussi du blé aux habitans qui en ont besoin, & s’en indemnise peu-à-peu. Tous les fours sont à la république, qui oblige d’y cuire tout le pain qui se mange, & c’est une idée fort censée : la ville de Lucques est la capitale de cet état, également économe & industrieux. (D. J.) | [] | [] |
v9-2030-0 | LUCRETILE | LUCRETILE, (Géog. anc.) Lucretilis, montagne de la Sabine, en Italie, dans le canton de Bandusie, peu loin de la rive droite de la Currèze. Horace avoit sa maison de campagne sur un côteau de ce mont, & je trouve qu’elle étoit mal placée pour un poëte qui ne haissoit pas le bon vin ; car les vignobles de tout le pays, & particulierement du mont Lucretile, étoient fort décriés ; mais il avoit tant d’autres agremens, qu’Horace n’a pu s’empêcher de le célébrer & d’y inviter Tyndaride : « Faune, lui dit-il, ne fait pas toûjours sa démeure sur le Lycée ; souvent il lui préfere les délices de Lucretile ; c’est-là qu’il garantit mes troupeaux contre les vents pluvieux, & contre les chaleurs brûlantes de l’été. Il ne tiendra qu’à vous de venir dans ce riant séjour ».
Velox amœnum sæpè Lucretilem
Mutat Lycæo Faunus, & igneam
Defendit ætatem capellis
Usque meis, pluviosque ventos, &c.
Ode xv ij. liv. I.(D. J.) | [] | [] |
v9-2031-0 | LUCRIN le | LUCRIN le, (Géog. anc.) Lucrinus lacus, lac d’Italie, qui étoit sur les côtes de la Campanie, entre le promontoire de Misène & les villes de Bayes & de Pouzzoles, au fond du golphe Tyrrhénien.
Il communiquoit avec le lac Averne, par le moyen d’un canal qu’Agrippa fit ouvrir l’an 717 de Rome. Il construisit dans cet endroit un magnifique port, le port de Jules, portus Julius, en l’honneur d’Auguste, qui s’appelloit alors seulement Julius Octavianus ; la flatterie ne lui avoit pas encore décerné d’autre titre.
Outre Pline & Pomponius Méla, nous avons Horace, qui parle plus d’une fois du lac Lucrin ; tantôt ce sont les huitres de ce lac qu’il vante, à l’imitation de ses compatriotes : non me Lucrina juverint conchilia, Ode xj. liv. V. « Non, les huitres du lac Lucrin ne me feroient pas faire une meilleure chere ». En effet, les Romains donnerent longtems la préférence aux huitres de ce lac ; ils s’en régaloient dans les festins de nôces, nuptiæ videbant ostreas lucrinas, dit Varron ; ils les regardoient comme les plus délicates, concha Lucrini delicatior stagni, disoit Martial de son tems : ensuite ils aimerent mieux celles de Brindes & de Tarente ; enfin ils ne purent plus souffrir que celles de l’Océan atlantique.
Horace portant ses réflexions sur les progrès du luxe dit, qu’il avoit formé de grands viviers & de vastes étangs dans les maisons de plaisance, des étangs même d’une plus grande étendue que le lac Lucrin.
. . . . . Undique latius
Extincta visentur Lucrino
Stagna lacu.
Ode xv. liv. II.
Mais nous ne pouvons plus juger de la grandeur de ce lac, ni du mérite de ses coquillages. En 1538, le 29 Septembre, le lac Lucrin fut presque entierement comblé ; la terre, après plusieurs secousses, s’ouvrit, jetta des flammes & des pierres brûlées en si grande quantité, qu’en vingt-quatre heures de tems il s’éleva du fond une nouvelle montagne qu’on nomma Monte nuovo di Cinere, & que Jules-César Capaccio a décrite dans ses antiquités de Pouzzoles, historia Puteolana, cap xx. Ce qui reste de l’ancien lac, autour de cette montagne, sur laquelle il ne croît point d’herbes, n’est plus qu’un marais qu’on appelle lago di Licola. Voyez Licola, (Géog.) (D. J.) | [] | [] |
v9-2036-0 | LUCUS | LUCUS, (Géog.) ce mot latin veut dire un bois saint ; & comme l’antiquité avoit l’usage de consacrer les bois à des dieux ou à des déesses, il est arrivé en géographie, qu’il y a des noms de divinités même des noms d’empereurs, joints à lucus, qui désignent des villes ou lieux autrefois célebres, comme Lucus Augusti, ville de la Gaule narbonnoise, dont nous dirons un mot ; Lucus Asturum, qui est Oviedo, ville d’Espagne en Asturie, & autres semblables.
L’étymologie du mot lucus, bois consacré aux dieux, vient de ce qu’on éclairoit ces sortes de bois aux jours de fêtes, quod in illis maximè lucebat ; du moins cette étymologie me semble preférable à celle de Quintilien & de Servius, qui ont recours à l’antiphrase, figure de l’invention des Grammairiens, que les habiles critiques ne goûtent gueres, & dont ils ont fort sujet de se moquer. (D. J.) | [] | [] |
v9-2036-1 | Lucus Augusti | Lucus Augusti, (Géogr. anc.) ville de la Gaule narbonnoise, alliée des Romains, selon Pline, liv. III. chap. iv. Tacite, Hist. liv. I. la nomme Lucus vocontiensis, & n’en fait qu’un municipe ; c’étoit la ville de Luc en Dauphiné dans le Diois, grande route des Alpes, sur la Drome. Il y a seulement quelques siecles, qu’une roche étant tombée dans cette riviere, en boucha le lit, & causa une inondation, dont l’ancien Luc fut submergé & détruit. Le nouveau Luc qu’on rebâtit au-dessus de Die, n’est resté qu’un simple village.
Les anciens ont encore donné le nom de Lucus Augusti à la ville de Lugo en Espagne, &c. le mot lucus signifie un bois, & l’on sait que la religion payenne avant consacré les bois aux divinités, la flatterie ne tarda pas d’y joindre des noms d’empereurs, elle commença par Auguste. (D. J.) | [] | [] |
v9-2037-0 | LUDLOW | LUDLOW, (Géog.) Ludlovia, petite ville à marché d’Angleterre, en Shropshire, aux frontieres du pays de Galles, avec un mauvais château pour sa défense. Elle envoye deux députés au parlement, & est à 106 milles N. O. de Londres. Long. 14. 59. lat. 52. 25. (D. J.) | [
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"52 25' N 14 59' E"
]
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v9-2043-0 | LUGANO, Lucanum | LUGANO, Lucanum, (Géogr.) ville de Suisse dans les bailliages d’Italie, capitale d’un bailliage de même nom, qui est considérable ; car il contient une soixantaine de bourgs ou paroisses, & une centaine de villages. Il a été conquis par les Suisses sur les ducs de Milan. Lugano, sa capitale, est située sur le lac de Lugano, à 6 lieues N. O. de Coîne, 10 S. O. de Chiavenne. Long. 26. 28. latit. 45. 58. | [
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"45 58' N 26 28' E"
]
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v9-2044-0 | LUGDUNUM | LUGDUNUM, (Géog. anc.) ce nom a été écrit si différemment, Lugdunum, Lugdunus, Lugodinum, Lugudunum, Lugodunum, Lucdunum, Lygdunum, & a été donné à tant de villes, que ne pouvant point entrer dans ce détail, nous renvoyons le lecteur aux remarques de Mrs de Valois, de Méziriac, & autres qui ont tâché de l’éclaircir. Nous remarquerons seulement que tous ces noms ont été donnés spécialement par les anciens à la ville de Lyon, capitale du Lyonnois ; Lugdunum signifie-t-il en vieux gaulois, la montagne du corbeau, ou la montagne de Lucius, parce que Lucius Munatius Plancus y conduisit une colonie ? C’est ce que nous ignorons. Nous ne savons pas mieux l’origine du nom de plusieurs autres villes qui ont la même épithete, comme Lugdunum Batavorum, Leyden ; Lugdunum Clavatum, Laon ; Lugdunum Convenarum, Comminges, &c. Elles n’ont pas toutes certainement été appellées de la sorte du nom de Lucius Plancus, ni des corbeaux qui y étoient quand on en a jetté les fondemens. Peut être pourroit-on dire que ce nom leur a été donné, à cause de leur situation près des bois, ou sur des montagnes, des collines & des côteaux. Cette derniere idée paroît la plus vraissemblable. | [] | [] |
v9-2045-0 | LUGO | LUGO, (Géog.) les anciens l’ont connue sous le nom de Lucus-Augustus ; c’est de nos jours une petite ville d’Espagne en Galice, avec un évêché suffragant de Compostelle. Elle est située sur le Minho, à 13 lieues de Mondonédo, 24 S. E. d’Oviédo, 23 N. E. de Compostelle. Long. 10. 40. latit. 43. 1. (D. J.) | [
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"43 1' N 10 40' E"
]
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v9-2047-0 | LUGUVALLIUM | LUGUVALLIUM, (Géogr. anc.) ancien lieu de la grande Bretagne qu’Antonin désigne par Luguvallium ad vallum, auprès d’un fossé. Le savant Gale démontre presque que c’est Old Carleil sur le Wize, entre Boulness & Périth, qui est Voreda. On y a trouvé des inscriptions, des statues équestres, & autres monumens de sa grande antiquité. (D. J.) | [] | [] |
v9-2050-0 | LUKAW | LUKAW, (Géog.) petite ville d’Allemagne, au cercle de haute Saxe dans l’Osterland, à 2 milles de Zeitz en Misnie, & à 4 de Leipsick. Long. 30. 4. latit. 51. 12. | [
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"51 12' N 30 4' E"
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v9-2052-0 | LULA ou LUHLA | LULA ou LUHLA, (Géog.) ville de la Laponie, au bord du golfe de Bothnie, au nord de l’embouchure de la riviere dont elle porte le nom. Long. 40. 30. latit. 66. 30. (D. J.) | [
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"66 30' N 40 30' E"
]
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v9-2056-0 | LUMBIER | LUMBIER, (Géog.) en latin Lumbaria, & le peuple Lumberitani, dans Pline, l. III. c. iij. ancienne petite ville d’Espagne, dans la haute Navarre, sur la riviere d’Irato, près de Langueça. Long. 16. 36. lat. 42. 30. (D. J.) | [
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"42 30' N 16 36' E"
]
] | [] |
v9-2067-0 | LUNA | LUNA, (Géogr. anc.) ancienne ville & port d’Italie : elle étoit dans l’Etrurie, au bord oriental de la Macra, près de son embouchure ; mais il n’en reste plus que les ruines, qu’on nomme Luna distrutta. Cependant elle a l’honneur de donner encore son nom au canton de la Toscane appellé la Lunégiane. Le port de Luna, Lunæ portus, golfe de la Méditerranée, est, dit Strabon, un très-grand & très-beau port, lequel en renferme plusieurs qui sont tous assez profonds près du rivage. Aussi Silius Italicus parlant de Luna, dit, liv. VIII. v. 482 :
Insignis portus, quo non spatiosior alter,
Innumeras cepisse rates, & claudere pontum.
(D. J.) | [] | [] |
v9-2072-0 | LUNDEN | LUNDEN, (Géog.) Lundinum Scanorum, ville de Suede capitale de la province de Schone avec un évêque de la confession d’Augsbourg, & une université fondée en 1668 par Charles XI. Cette ville avoit été érigée en archevêché en 1103, & en primatie de Suede & de Norvège en 1151. Les Danois furent obligés de la céder à la Suéde en 1658. Ce fut près de cette ville que Charles XI. défit Christian V. roi de Danemarck en 1676. Elle est à 7 lieues E. de Copenhague, 90 S. O. de Stokolm. Long. selon Picard & les Acta litterar. suec. 30. 53. 45. lat. selon les mêmes 55. 42. 10.
Lunden est encore une petite ville ou plutôt un bourg au cercle de basse Saxe dans le Ditzmarsz, vers les confins de Sleswig, proche l’Eyder ; ce bourg appartient au duc de Holstein. (D. J.) | [
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"55 42' 10\" N 30 53' 45\" E"
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v9-2075-0 | LUNEBOURG | LUNEBOURG, (Géog.) Luneburgum, ville d’Allemagne, au cercle de la basse Saxe, capitale du duché de même nom. Elle étoit autrefois impériale, mais à présent elle appartient à l’électeur de Hannover ; elle a une bonne douane & des salines d’un revenu considérable, sur le produit desquelles sont assignées les pensions de toutes les personnes en charge & des gens d’église ; de sorte que ce qui passe ailleurs pour un honoraire, est à Lunebourg un vrai salaire, si l’origine de ce mot donnée par Turnebe, à sale, n’est pas fausse. Lunebourg se trouve située avantageusement, près d’une montagne qui lui fournit beaucoup de chaux pour bâtir, & sur l’Elmenow, à 14 lieues S. E. de Hambourg, 31 N. de Brunswick. Long. 28. 15. lat. 53. 28.
Sagittarius (Gaspard) littérateur, & célebre historiographe d’Allemagne, naquit à Lunebourg en 1643. Ses principaux ouvrages, comme historiographe, tous écrits en latin, sont l’histoire de la Lusace, du duché de Thuringe, des villes d’Harderwick, d’Halberstad, & de Nuremberg ; l’histoire de la succession des princes d’Orange, jusqu’à Guillaume III, &c. Il a publié en latin comme littérateur, un traité des oracles, un livre sur les chaussures des anciens, intitulé de nudipedalibus veterum, la vie de Tullia fille de Cicéron, & quelques autres, dont le P. Nicéron vous donnera la liste dans ses mémoires des hommes illustres, tome IV. page 229. Sagittarius est mort en 1694. (D. J.) | [
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"53 28' N 28 15' E"
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v9-2080-0 | LUNEVILLE | LUNEVILLE, (Géogr.) en latin Lunæ-villa ou Lunaris villa, jolie ville de Lorraine, avec un beau château où les ducs de Lorraine, & présentement le roi Stanislas tient sa cour. Ce prince y a établi un bon hôpital & une école de cadets pour l’éducation de jeunes gentilshommes dans l’art militaire. Il a encore embelli cette ville à plusieurs autres égards. Elle est dans une plaine agréable, sur la Vezouze & sur la Meurte, à 5 lieues S. E. de Nancy, 25 O. de Strasbourg, 78 S. E. de Paris. Long. 24d10′6″. lat. 48d35′23″. (D. J.) | [
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"48 35' 23\" N 24 10' 6\" E"
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v9-2085-0 | LUPANNA | LUPANNA, (Géogr.) île de la mer Adriatique dans l’état de la petite république de Raguse, proche de l’île de Mezo. Cette petite île a un assez bon port, & elle est très-bien cultivée par les Ragusains. (D. J.) | [] | [] |
v9-2089-0 | LUPIÆ | LUPIÆ, (Géog. anc.) Λουπίας, selon Strabon, lib. VI. p. 282, & Lupia, selon Pline, liv. III. ch. vj. ancienne ville d’Italie dans la Calabre, sur la côte de la mer, entre Brindes & Otrante. C’étoit une colonie romaine : on croit que c’est présentement la Tour de Saint-Catalde. | [] | [] |
v9-209-0 | KANGIS, ou KENGIS | KANGIS, ou KENGIS, (Géog.) bourg de Bothnie, au nord de Bornéo, remarquable par des mines de fer & de cuivre. Des mathématiciens suédois ayant pris avec un astrolabe la hauteur du soleil en 1695, supputerent la hauteur du pole de Kangis, un peu plus grande que 66. 45. De leurs observations M. Cassini l’estime de 66. 42. Voyez les mémoires de l’académie des Sciences, de l’année 1700. (D. J.) | [
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"multsrc"
],
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"66 45' N"
],
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"66 42' N"
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v9-2093-0 | LUSACE, la | LUSACE, la, Lusatia, & en allemand Lausnitz, (Géog.) province d’Allemagne dans la Saxe, bornée N. par le Brandebourg, E. par la Silésie, S. par la Bohème, O. par la Misnie. On la divise en haute & en basse. La haute appartient à l’électeur de Saxe depuis 1636. Bautzen, ou Budissen en est la capitale. La basse est partagée entre le roi de Prusse, l’électeur de Saxe & le duc de Mersebourg. M. Spener prétend que la Lusace a été nommée par les anciens auteurs, pagus Luzizorum ; &, en effet, la description donnée par Dirmar de Lucizi pagus convient fort à ce pays. Comme la Lusace contient six villes, savoir Gorlitz, Bautsen, Sittau, Camitz, Luben & Guben, les Allemands l’appellent quelquefois die sechs Stædten, c’est-à-dire les six villes. L’empereur Henri I. l’érigea en marquisat, & Henri IV. l’annexa à la Bohème. Voyez Heiss, Hist. de l’empire, liv. VI. chap. viij.
Quoique la Lusace soit une assez grande province, on peut dire que M. Tschirnaus lui a fait honneurpar sa naissance en 1651. Il a découvert, non sans quelques erreurs, les fameuses caustiques qui ont retenu son nom ; c’est-à-dire qu’il a trouvé que la courbe formée dans un quart de cercle par des rayons réfléchis, qui étoient venus d’abord paralleles à un diametre, étoit égale aux du diametre.
Les grandes verreries qu’il établit en Saxe, lui procurerent un magnifique minoir ardent, portant trois piés rhinlandiques de diametre convexe des deux côtés, & pesant 160 livres. Il le présenta à M. le régent, duc d’Orléans, comme une chose digne de sa curiosité.
Non-seulement M. de Tschirnaus trouva l’art de tailler les plus grands verres, mais aussi celui de faire de la porcelaine, semblable à celle de la Chine, invention dont la Saxe lui est redevable, & qu’elle a portée depuis, par les talens du comte de Hoym, à la plus haute perfection.
Je ne sache qu’un seul ouvrage de M. de Tschirnaus, & l’exécution ne répond pas à ce que la beauté du titre annonce, Medicina mentis & corporis, Amst. 1687, in-4°. Les vrais principes de la medecine du corps n’ont pas été développés par notre habile lusacien ; & il n’a guere bien sondé la medecine de l’esprit, en l’étayant sur la Logique. Pétrone a mieux connu la Medecine quand il l’a définie, consolatio animi : celui qui pratique cet art, n’a souvent que ce seul avantage. Il ne peut produire dans plusieurs cas que la consolation de l’esprit du malade, par la confiance qu’il lui porte.
M. Tschirnaus est mort en 1708, & M. de Fontenelle a fait son éloge dans l’hist. de l’acad. des Sciences, ann. 1709. (D. J.) | [] | [] |
v9-2095-0 | LUSIGNAN, Luziniacum | LUSIGNAN, Luziniacum, (Géogr.) petite ville de France en Poitou, sur la Vienne, à 5 lieues S. O. de Poitiers, 23 N. E. de la Rochelle, 80 S. O. de Paris. Long. 17. 42. latit. 16. 28.
Tout auprès de cette petite ville étoit le cnâteau de Lusignan, ou plutôt de Lezignen, en latin Leziniacum Caslrum, connu dès le xj. siecle, ayant dès-lors ses seigneurs particuliers, qui devinrent dans la suite comtes de la Marche & d’Angoulême. Jean d’Arras dans son roman, & Bouchet dans ses annales, nous assurent que c’étoit l’ouvrage de la fée Mellusine ; & bien que tout cela soit fables, dit Brantome, si on ne peut mal parler d’elle. Ce château bâti réellement par Hugues II. seigneur de Lusignan, fut pris sur les Calvinistes en 1575, après quatre mois de siege, par le duc de Montpensier ; & ce prince obtint d’Henri III. de le raser de fond en comble.
Ainsi fut détruit, continue Brantome, « ce château si ancien & si admirable, qu’on pouvoit dire que c’étoit la plus belle marque de forteresse antique, & la plus noble décoration vieille de toute la France ». (D. J.) | [
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"16 28' N 17 42' E"
]
] | [] |
v9-2097-0 | LUSITANIE, la | LUSITANIE, la, Lusitania, (Géog.) c’étoit une des trois provinces qui composoient l’Espagne, mais ses limites ne furent pas toujours les mêmes, & d’ailleurs on a souvent confondu la province très-étendue de la Lusitanie, avec celle qu’habitoient les Lusitaniens proprement dits. Quoi qu’il en soit, ce pays produisoit non seulement toutes les denrées nécessaires à la vie, mais de plus il abondoit en mines d’or.
La province de Lusitanie jointe à celle de Galice & des Asturies, payoit aux Romains vingt mille livres d’or tous les ans. On trouve encore des pailletes d’or dans le Tage. Polybe remarque qu’un veau, qu’un cochon du poids de cent livres, ne valoit en Lusitanie que cinq drachmes ; qu’on vendoit cent brebis pour deux drachmes, un bœuf pour dix, & que les animaux tués dans les forêts se donnoient pour rien.
Comme une partie de l’ancienne Lituanie répond au Portugal, on nomme présentement en latin ce royaume Lusitania ; mais il faut se rappeller que c’est très-improprement, parce que leurs bornes sont fort différentes. (D. J.) | [] | [] |
v9-2098-0 | LUSITANIENS | LUSITANIENS, Lusitani, (Géog. anc.) anciens peuples de l’Espagne dans la Lusitanie ; ils tiroient peut-être leur nom de Lusus, préfet de Bacchus ; voici du moins quel étoit le génie de ces premiers peuples, au rapport de Strabon, liv. III. Ils aimoient mieux subsister de brigandages, que de labourer la terre fertile de leur pays ; ils vivoient d’ailleurs très-simplement & très-sobrement, n’usoient que d’un seul mets à leur repas, se baignoient dans l’eau froide, se chaussoient avec des cailloux rougis au feu, & ne s’habilloient que de noir. Ils commerçoient en échange, ou se servoient quelquefois de lames d’argent pour leurs achats, dont ils coupoient des morceaux. Ils exposoient leurs malades sur les chemins publics, afin que les passans qui sauroient des remedes à leur état, pussent les leur indiquer. Du reste, les Lusitaniens étoient pleins de valeur, & les Romains les soumirent moins par la force, que par la ruse & l’artifice. | [] | [] |
v9-2099-0 | LUSO | LUSO, (Géog.) petite riviere d’Italie, dans la Romagne ; elle a sa source vers le mont Feltre, près du duché d’Urbin, & se jette dans le golfe de Venise, entre Rimin & Cervia. Le Luso est l’ancien Rubicon, dont les auteurs ont tant parlé, & sur lequel Villani a fait une dissertation fort curieuse. Voyez Rubicon. | [] | [] |
v9-211-0 | KANIOW, Kaniovia | KANIOW, Kaniovia, (Géog.) ville de Pologne en Ukraine, au palatinat de Kiowie, sur le bord occidental du Borysthene. Elle appartient aux Cosacks, & est près du Nieper, à 25 lieues sud-est de Kiowie, 50 nord-est de Braclaw. Long. 50. 5. lat. 49. 25. (D. J.) | [
[
"49 25' N 50 5' E"
]
] | [] |
v9-2119-0 | LUTTER | LUTTER, (Géog.) petite ville d’Allemagne au duché de Brunswick, remarquable par la victoire que les Impériaux y remporterent sur Christian IV. roi de Danemark, en 1626. Elle est à 2 lieues N. O. de Goslar. Long. 28. 8. latit. 52. 2. | [
[
"52 2' N 28 8' E"
]
] | [] |
v9-212-0 | KANISCA | KANISCA, (Géog.) ou CANISA, ville de la basse-Hongrie, qui passe pour imprenable, & qui est capitale du comté de Salawar. Elle se rendit à l’empereur en 1690. Elle est sur la Drave, à 32 lieues sud-ouest d’Albe-Royale, 53 sud-est de Vienne, 42 sud-ouest de Bude. Long. 35. 12. lat. 46. 23. (D. J.) | [
[
"46 23' N 35 12' E"
]
] | [] |
v9-2120-0 | LUTTERWORTH | LUTTERWORTH, (Géog.) bourg à marché d’Angleterre en Leicestershire, à 72 milles N. O. de Londres. Long. 15. 26. latit. 52. 26.
Je n’ai parlé de ce bourg, que parce que c’est le lieu de la naissance, de la mort & de la sépulture de Jean Wiclef, décédé en 1384. Il s’étoit déclaré hautement pendant sa vie contre les dogmes de l’Eglise romaine. Son parti déja considérable dans le royaume de la grande Bretagne, étoit étayé de la protection du duc de Lancastre, dont l’autorité n’étoit pas moins grande que celle du roi son frere. Wiclef expliquoit la manducation du corps de notre Seigneur, à-peu-près de la même maniere que Berenger l’avoit expliquée avant lui. Ses sectateurs, qu’on nomma Lollards, s’augmentoient tous les jours ; mais ils se multiplierent bien davantage par les persécutions qu’ils essuyerent sous Henri IV. & sous Henri V. | [
[
"52 26' N 15 26' E"
]
] | [] |
v9-2121-0 | LUTZELSTEIN | LUTZELSTEIN, (Géog.) petite ville de la basse Alsace, à 6 lieues de Strasbourg, capitale de la principauté de même nom, appartenante à l’électeur palatin, qui en fait hommage au roi de France. | [] | [] |
v9-2122-0 | LUTZEN | LUTZEN, (Géog.) petite ville d’Allemagne dans la haute Saxe, & dans l’évêché de Mersebourg, fameuse par la bataille de 1632, où Gustave Adolphe, roi de Suéde, périt malheureusement. Elle est sur l’Elster, à 2 milles O. de Leipsick. Long. 30.12. latit. 51. 20. (D. J.) | [
[
"51 20' N 30 12' E"
]
] | [] |
v9-2126-0 | LUXEMBOURG, le duché de | LUXEMBOURG, le duché de, (Géog.) l’une des 17 provinces des Pays-bas, entre l’évêché de Liége, l’électeur de Treves, la Lorraine, & la Champagne. Elle appartient pour la majeure partie à la maison d’Autriche, & pour l’autre à la France, par le traité des Pyrénées : Thionville est la capitale du Luxembourg françois. Il est du gouvernement militaire de Metz & de Verdun, & pour la justice du parlement de Metz.
Le comté de Luxembourg fut érigé en duché par l’empereur Charles IV, dont le regne a commencé en 1346. On a trouvé dans cette province bien des vestiges d’antiquités romaines, simulachres de faux-dieux, médailles, & inscriptions. Le pere Wiltheim avoit préparé sur ces monumens un ouvrage dont on a desiré la publication, mais qui n’a point vû le jour. | [] | [] |
v9-2126-1 | Luxembourg | Luxembourg, (Géog.) anciennement Lutzelbourg, en latin moderne Luxemburgum, Lutzelburgum, ville des Pays-bas autrichiens, capitale du duché de même nom. Elle a été fondée par le comte Sigefroi, avant l’an 1000 ; car ce n’étoit qu’un château en 936.
Elle fut prise par les François en 1542, & 1543. Ils la bloquerent en 1682, & la bombarderent en 1683 : Louis XIV. la prit en 1684, & en augmenta tellement les fortifications, qu’elle est devenue une des plus fortes places de l’Europe. Elle fut rendue à l’Espagne en 1697, par le traité de Ryswick. Les François en prirent de nouveau possession en 1701 ; mais elle fut cédée à la maison d’Autriche par la paix d’Utrecht. Elle est divisée en ville haute, & en ville basse, par la riviere d’Else ; la haute ou ancienne ville est sur une hauteur presque environnée de rochers ; la neuve ou basse est dans la plaine, à 10 lieues S. O. de Treves, 40 S. O. de Mayence, 15 N. O. de Metz, 65 N. E. de Paris. Long. 23. 42. lat. 49. 40. | [
[
"49 40' N 23 42' E"
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] | [] |
v9-2127-0 | LUXEU, ou LUXEUIL, Luxovium | LUXEU, ou LUXEUIL, Luxovium, (Géog.) petite ville de France en Franche-Comté, au pié d’une célebre abbaye de même nom, à laquelle elle doit son origine ; elle est au pié du mont de Vosge, à six lieues de Vezoul. Long. 24. 4. lat. 47. 40. | [
[
"47 40' N 24 4' E"
]
] | [] |
v9-2128-0 | LUXIM, ou LIXIM, Luximum | LUXIM, ou LIXIM, Luximum, (Géog.) petite ville de la principauté de Platzbourg, à 4 lieues de Saverne. Long. 26. 2. lat. 48. 49. (D. J.) | [
[
"48 49' N 26 2' E"
]
] | [] |
v9-2135-0 | LYCAONIE | LYCAONIE, Lycaonia, (Géog. anc.) province de l’Asie mineure, entre la Pamphilie, la Cappadoce, la Pisidie, & la Phrygie, selon Cellarius. La Lycaonie voisine du Taurus, quoiqu’en partie située sur cette montagne, fut réputée par les Romains appartenir à l’Asie au-dedans du Taurus ; Asiæ intra Taurum. Strabon prétend que l’Isaurique faisoit une partie de la Lycaonie : la notice de l’empereur Léon le Sage, & celle d’Hiéroclès, ne s’accordent pas ensemble sur le nombre des villes épiscopales de cette province, qui eut cependant l’avantage d’avoir S. Paul & S. Barnabé pour apôtres, comme on le lit dans les actes, ch. xiv. v. 16.
Nous ignorons quel a été dans les premiers tems l’état & le gouvernement de la Lycaonie ; nous savons seulement que le grand roi, c’est-à-dire le roi de Perse, en étoit le souverain, lorsqu’Alexandre porta ses armes en Asie, & en fit la conquête. Sous les successeurs d’Alexandre, ce pays souffrit diverses révolutions, jusqu’à ce que les Romains s’en rendirent maîtres. Dans la division de l’empire, la Lycaonie fit partie de l’empire d’orient, & se trouva sous la domination des empereurs grecs.
Depuis ce tems-là, ce pays fut possédé par divers souverains grands & petits, & usurpé par plusieurs princes ou tyrans, qui le ravagerent tour-à-tour. Sa situation l’exposa aux incursions des Arabes, Sarrasins, Persans, Tartares, qui l’ont désolé, jusqu’à ce qu’il soit tombé entre les mains des Turcs, qui le possedent depuis plus de trois cens ans.
La Lycaonie, qu’on nomme à présent grande Caramanie, ou pays de Cogny, est située à-peu-près entre le 38 & le 40 degré de latitude septentrionale, & entre le 50 & le 52 degré de longitude. Les villes principales de la Lycaonie, sont Iconium, aujourd’hui Cogni, Thébase, située dans le mont Taurus, Hyde située sur les confins de la Galatie & de Cappadoce, &c.
Quant à la langue lycaonienne, dont il est parlé dans les actes des Apôtres, XIV. 10. en ces mots : ils eleverent la voix parlant lycaonien, nous n’en avons aucune connoissance. Le sentiment le plus raisonnable, & le mieux appuyé sur cette langue, est celui de Grotius, qui croit que la langue des Lycaoniens étoit la même que celle des Cappadociens, ou du moins en étoit une sorte de dialecte. | [
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"38 N 50 E",
"40 N 52 E"
]
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v9-2136-0 | LYCAONIENS | LYCAONIENS, Lycaones, (Géog. anc.) outre les habitans de la province de Lycaonie, il y avoit des peuples lycaoniens, différens des asiatiques, & qui vinrent d’Arcadie s’établir en Italie, selon Denys d’Halicarnasse, l. I. c. iv. Il ajoute que cette transmigration d’arcadiens arriva sous Œnotrus leur chef, fils de Lycaon II. & qu’alors ils prirent en Italie le nom d’Œnotriens. (D. J.) | [] | [] |
v9-2137-3 | Lycée mont | Lycée mont, Lycæus, (Géog. anc.) montagne du Péloponnese, dans l’Arcadie méridionale, entre l’Alphée & l’Eurotas. Les Poëtes l’ont chanté, & Pausanias, l. VIII. c. xxxix. débite des merveilles sur les vertus de la fontaine du Lycée ; sur la ville Lycosure qu’on y voyoit, & qu’il estimoit une des plus anciennes du monde, soit dans le continent, soit dans les îles ; sur le temple de Pan, placé dans un autre endroit du Lycée, sur une plaine de cette montagne consacrée à Jupiter Lycéen, & qui étoit inaccessible aux hommes. Enfin, il ajoute : « au sommet du Lycée, est une élévation de terre, d’où l’on peut découvrir tout le Péloponnèse ; un autel décore cette terrasse : devant cet autel sont deux piliers surmontés par des aigles dorés ; le temple d’Apollon Parrhasien est à l’orient ; le champ de Thison est au nord, &c ». C’est ainsi que cet aimable historien nous inspire le desir de monter avec lui sur le Lycée, ou plutôt nous donne des regrets de la ruine de tant de belles choses. (D. J.) | [] | [] |
v9-2143-0 | LYCIE | LYCIE, Lycia, (Géog. anc.) province maritime de l’Asie-mineure, en-deçà du Taurus, entre la Pamphylie à l’orient, & la Carie à l’occident. Le fleuve Xante, ce fleuve si fameux dans les écrits des poëtes, divisoit cette province en deux parties, dont l’une étoit en-de-là du fleuve, & l’autre au-delà. Elle reçut son nom de Lycus, fils de Pandion, frere d’Egée, & oncle de Thésée.
La Lycie a été très-célebre par ses excellens parfums, par les feux de la chimere, & par les oracles d’Apollon de Patare ; mais elle doit l’être bien davantage, par la confédération politique de ses 23 villes. Elles payoient les charges dans l’association, selon la proportion de leurs suffrages. Leurs juges & leurs magistrats étoient élus par le conseil commun ; s’il falloit donner un modele d’une belle république confédérative, dit l’auteur de l’esprit des lois, je prendrois la république de Lycie.
Les géographes qui ont traité de ce pays réduit en province sous Vespasien, n’en connoissoient guere que les côtes. La notice de l’empereur Léon le sage, & celle d’Hieroclès, ne s’accordent pas ensemble sur le nombre des villes épiscopales de la Lycie. La premiere en compte 38, & la seconde 30. On appelle aujourd’hui cette province Aidine, & elle fait une partie méridionale de la Natolie. (D. J.) | [] | [] |
v9-2143-1 | Lycie, mer de | Lycie, mer de, lycium mare, (Géog.) c’étoit la partie occidentale de ce que nous nommons aujourd’hui mer de Caramanie. Elle avoit à l’orient la mer de Pamphilie, & à l’occident la mer Carpatienne. (D. J.) | [] | [] |
v9-2148-0 | LYCOPOLIS | LYCOPOLIS, (Géog. anc.) c’est-à-dire, ville des loups ; Strabon nomme deux Lycopolis, toutes deux en Egypte, l’une sur les bords du Nil, & l’autre dans les terres, à une assez grande distance de ce fleuve ; cette seconde donnoit le nom au nome ou territoire lycopolite, dont elle étoit la métropole. La premiere Lycopolis pourroit bien être la Munia ou Minio moderne. Voyez Munia. (D. J.) | [] | [] |
v9-215-0 | KANSAKI | KANSAKI, (Géog.) ville du Japon composée d’environ sept cent maisons. | [] | [] |
v9-2151-0 | LYCORÉE | LYCORÉE, (Géog. anc.) Lycorea, quartier de la ville de Delphes en Grece, dans la Phocide, où Apollon étoit particulierement honoré. C’étoit le reste d’une ville antérieure à Delphes même, dont elle devint une partie. Etienne le géographe dit que c’étoit un village du territoire de Delphes ; Lucien prétend que Lycorée étoit une montagne sur laquelle Deucalion fut à couvert du déluge. | [] | [] |
v9-2152-0 | LYCORMAS | LYCORMAS, (Géog. anc.) riviere de Grece, dans l’Etolie ; on l’appella dans la suite Evenus, & puis Chrisorrhoas. C’est le Calydonius amnis d’Ovide, & le Centaureus de Stace : son nom est la Fidari. (D. J.) | [] | [] |
v9-2154-0 | LYCUS | LYCUS, (Géog. anc.) ce mot est grec, & veut dire un loup : on l’a donné à quantité de rivieres, par allusion aux ravages qu’elles causoient lorsqu’elles sortoient de leur lit. Aussi compte-t-on en particulier dans l’Asie mineure, plusieurs rivieres de ce nom ; comme 1°. Lycus, riviere dans la Phrygie, sur laquelle étoit située la Laodicée, qui prit le nom de Laodicée sur le Lycus. 2°. Lycus, riviere dans la Carie, qui tiroit sa source du mont Cadmus. 3°. Lycus, riviere dans la Mysie, au canton de Pergame, qui avoit sa source au mont Dracon, & se jettoit dans la Caïque. 4°. Lycus, riviere dans le Pont, où elle mêloit ses eaux avec celles de l’Iris : son nom moderne est Tosanlus, & autrement la riviere de Tocat. 5°. Lycus, riviere dans la Cappadoce, ou plutôt dans le Pont cappadocien. 6°. Lycus, riviere dans l’Assyrie, qui se jette dans le Tigre ; Ninive n’en étoit pas éloignée. 7°. Lycus, riviere dans la Syrie, près du golfe d’Issus. 8°. Lycus, riviere dans l’île de Chypre. 9°. Lycus, riviere dans la Phénicie, entre l’ancienne Biblos & Bérythe. (D. J.) | [] | [] |
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