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MEMANTINE OHRE PHARMA 10 mg/ml, solution buvable - Résumé des caractéristiques du produit. ANSM - Mis à jour le : 07/02/2022 Chaque millilitre (ml) de solution contient 10 mg de chlorhydrate de mémantine équivalent à 8, 32 mg de mémantine base. Excipients à effet notoire : chaque millilitre de solution contient 100 mg de sorbitol (E420) et 0, 5 mg de potassium, voir rubrique 4. 4. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6. 1. Solution transparente et incolore à légèrement jaunâtre. MEMANTINE OHRE PHARMA doit être administré une fois par jour et doit être pris à la même heure tous les Adultes patient doit prendre 0 5 ml de solution (soit 5 mg), équivalant à une pression par jour, pendant 7 jours le patient doit prendre 1 ml de solution (soit 10 mg) équivalant à deux pressions par jour, pendant 7 jours le patient doit prendre 1, 5 ml de solution (soit 15 mg) équivalant à trois pressions par jour, pendant 7 jours le patient doit prendre 2 ml de solution (soit 20 mg), équivalant à quatre pressions une fois par jour : Enfants et adolescents MEMANTINE OHRE PHARMA ne doit pas être utilisé chez l'enfant de moins de 18 ans en raison d'un manque de données concernant la sécurité et l'efficacité. chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (Child-Pugh A et Child-Pugh B) aucune adaptation posologique n'est nécessaire Aucune donnée concernant l'utilisation de la mémantine chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère n'est disponible. L'administration de MEMANTINE OHRE PHARMA n'est pas recommandée chez ce type de patients Mode d'administration MEMANTINE OHRE PHARMA doit être pris une fois par jour à la même heure chaque jour La solution peut être prise pendant ou en dehors des repas. La solution est retirée de la bouteille à l'aide de la seringue pour administration orale et peut être avalée directement à partir de la seringue Alternativement, elle peut être déposée sur une cuillère ou dans un verre d'eau à l'aide de la seringue Pour des instructions détaillées sur la préparation et la manipulation du produit voir rubrique 6. 6. L'association aux antagonistes NMDA (N-méthyl-D-aspartate) tels que l'amantadine, la kétamine ou le dextrométhorphane doit être évitée Ces composés agissent au niveau des mêmes récepteurs que la mémantine et, par conséquent, les effets indésirables (essentiellement liés au système nerveux central, SNC) peuvent être plus fréquents ou plus prononcés (voir rubrique 4. 5) Certains facteurs susceptibles d'augmenter le pH de l'urine (voir Élimination , à la rubrique 5 2) peuvent exiger une surveillance étroite du patient. Ces facteurs incluent des modifications radicales du régime alimentaire, par exemple le passage d'un régime carné à un régime végétarien ou l'ingestion massive de tampons gastriques alcalinisants. Le pH de l'urine peut également être élevé lors d'états d'acidose tubulaire rénale (ATR) ou d'infection urinaire sévère à Proteus Dans la majorité des essais cliniques, les patients avec infarctus du myocarde récent, insuffisance cardiaque congestive non compensée (NYHA Ill-IV) ou hypertension artérielle non contrôlée étaient exclus Par conséquent les données disponibles sont limitées et les patients présentant ces pathologies doivent être étroitement surveillés. Excipients Ce médicament contient du sorbitol. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare). le mode d action suggère que les effets de la L-dopa des agonistes dopaminergiques et des anticholinergiques peuvent être augmentés par un traitement associé avec des antagonistes NMDA tels que la mémantine. Les effets des barbituriques et des neuroleptiques peuvent être diminués L'association de mémantine aux agents antispastiques dantrolène ou baclofène peut modifier leurs effets et un ajustement posologique de ces produits peut s'avérer nécessaire, l'association de mémantine et d'amantadine doit être évitée en raison du risque de psychose pharmacotoxique Les deux composés sont des antagonistes NMDA chimiquement proches C'est peut-être également le cas de la kétamine et du dextrométhorphane (voir rubrique 4. 4). Il existe un cas publié concernant aussi un risque possible d'interaction lié à l'association mémantine et phénytoïne, d'autres substances actives telles que la cimétidine la ranitidine le procaïnamide la quinidine, la quinine et la nicotine qui utilisent le même système de transport cationique rénal que l'amantadine pourraient également interagir avec la mémantine entranant une possible augmentation des taux plasmatiques, il existe un risque de réduction des taux plasmatiques d'hydrochlorothiazide (HCT) lorsque la mémantine est administrée avec l'HCT ou toute association en contenant, lors du suivi de pharmacovigilance après commercialisation des cas isolés d'augmentation de l'INR (Rapport Normalisé International) ont été rapportés chez des patients traités de façon concomitante avec la warfarine Bien qu'aucun lien de causalité n'ait été établi, une surveillance étroite du taux de prothrombine ou de l'INR est recommandée chez les patients traités de façon concomitante avec des anticoagulants oraux Dans des études de pharmacocinétique (PK) à dose unique chez des sujets sains jeunes, aucune interaction significative entre substances actives n'a été observée entre la mémantine et l'association glibenclamide/metformine ou le donépézil. Dans une étude clinique chez des sujets sains jeunes, aucun effet significatif de la mémantine sur la pharmacocinétique de la galantamine n'a été observé la mémantine n'a pas inhibé les CYP 1A2, 2A6, 2C9 2D6 2E1 3A, la flavine monooxygénase, l'époxyde hydrolase ou la sulfatation. Pour la mémantine, aucune donnée clinique sur les grossesses exposées n'est disponible Les études chez l'animal indiquent un potentiel de réduction du développement intra-utérin à des niveaux d'exposition identiques ou légèrement supérieurs à l'exposition humaine (voir rubrique 5 3) Le risque demeure inconnu pour l'être humain La mémantine ne doit pas être utilisée durant la grossesse, sauf cas de nécessité absolue Il n'a pas été établi si la mémantine est excrétée dans le lait maternel humain mais, étant donné la lipophilie de la substance, le passage est probable Il est déconseillé aux femmes prenant de la mémantine d'allaiter. Une maladie d'Alzheimer modérée à sévère a généralement un impact important sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. De plus, MEMANTINE OHRE PHARMA exerce une influence mineure à modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, les patients ambulatoires doivent donc être avertis de prendre des précautions particulières. Au cours des essais cliniques dans la démence légère à sévère ayant inclus 1784 patients traités par la mémantine et 1595 patients sous placebo, la fréquence globale des évènements indésirables pour la mémantine ne différait pas de celle du placebo ; les évènements indésirables étaient en général d'intensité légère à modérée. Les évènements indésirables les plus fréquents avec une incidence supérieure dans le groupe mémantine par rapport au groupe placebo ont été : sensations vertigineuses (6, 3% vs 5, 6%, respectivement), céphalée (5, 2% vs 3, 9%), constipation (4, 6% vs 2, 6%), somnolence (3, 4% vs 2, 2%) et hypertension (4, 1% vs 2, 8%). Les effets indésirables dans le tableau ci-dessous ont été recueillis au cours des essais cliniques avec la mémantine et depuis sa commercialisation. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. Les effets indésirables sont classés par classes systèmes organes en appliquant les conventions suivantes : très fréquent ( 1/10), fréquent ( 1/100, < 1/10), peu fréquent ( 1/1 000, < 1/100), rare ( 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les hallucinations ont été observées principalement chez les patients au stade sévère de la maladie d'Alzheimer. Cas isolés rapportés au cours du suivi de pharmacovigilance. La maladie d'Alzheimer a été associée à des cas de dépression, d'idées suicidaires et de suicide. Lors du suivi de pharmacovigilance après commercialisation, ces évènements ont été rapportés chez des patients traités par la mémantine. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : . : des surdosages relativement importants (200 mg et 105 mg/jour pendant 3 jours, respectivement) ont été associés soit aux seuls symptômes fatigue, faiblesse et / ou diarrhée, soit à l'absence de symptômes. Dans les cas de surdosages inférieurs à 140 mg ou dont la dose est inconnue, les patients ont présenté des troubles du système nerveux central (confusion, sensation ébrieuse, somnolence, vertige, agitation, agressivité, hallucination et troubles de la marche) et / ou des troubles gastro-intestinaux (vomissement et diarrhée). Dans le cas le plus extrême de surdosage, le patient a survécu à la prise orale totale de 2000 mg de mémantine et présenté des troubles du système nerveux central (10 jours de coma suivis d'une diplopie et d'une agitation). Le patient a reçu un traitement symptomatique et des plasmaphérèses. Le patient a guéri sans séquelles permanentes. Dans un autre cas de surdosage important, le patient a également survécu et guéri. Le patient avait reçu 400 mg de mémantine par voie orale. Le patient a présenté des troubles du système nerveux central tels qu'hyperactivité motrice, psychose, hallucinations visuelles, état proconvulsif, somnolence, stupeur et perte de connaissance. : en cas de surdosage, le traitement doit être symptomatique. Aucun antidote spécifique en cas d'intoxication ou de surdosage n'est disponible. Des moyens de prise en charge habituels pour éliminer la substance active tels que lavage gastrique, charbon activé (interruption d'un potentiel cycle entérohépatique), acidification des urines, diurèse forcée doivent être utilisés en fonction des besoins. En cas de signes et de symptômes d'hyperstimulation générale du système nerveux central (SNC), un traitement symptomatique sous étroite surveillance doit être envisagé. Autres médicaments de la démence, code ATC : N06DX01. Il apparat de plus en plus clairement que le dysfonctionnement de la neurotransmission glutamatergique, en particulier au niveau des récepteurs NMDA, contribue à la fois à l'expression des symptômes et à la progression de la maladie dans la démence neurodégénérative. La mémantine est un antagoniste voltage-dépendant non compétitif des récepteurs NMDA d'affinité modérée. Elle module les effets de taux élevés pathologiques de glutamate qui pourraient aboutir à un dysfonctionnement neuronal. Etudes cliniques Une étude pivot en monothérapie dans une population de patients atteints de maladie d'Alzheimer au stade modéré à sévère (score total du Mini Mental test [MMSE] de 3 à 14 au début de l'étude) a inclus un total de 252 patients ambulatoires. L'étude a montré le bénéfice du traitement par la mémantine par rapport au placebo à 6 mois (analyse des cas observés pour la Clinician's Interview Based Impression of Change [CIBIC-plus] : p 0, 025 ; l'Alzheimer's Disease Cooperative Study-Activities of Daily Living [ADCS-ADLsev] : p 0, 003 ; la Severe Impairment Battery [SIB] : p 0, 002). Une étude pivot en monothérapie dans le traitement de la maladie d'Alzheimer au stade léger à modéré (score total MMSE de 10 à 22 au début de l'étude) a inclus un total de 403 patients. Les patients traités par la mémantine ont présenté, de façon statistiquement significative, un effet supérieur à celui observé chez les patients sous placebo sur les critères primaires : Alzheimer's Disease Assessment Scale (ADAS-cog) (p 0, 003) et CIBIC-plus (p 0, 004) à la semaine 24 (LOCF dernière observation reportée). Dans une autre étude de monothérapie dans la maladie d'Alzheimer au stade léger à modéré, un total de 470 patients (score total MMSE de 11 à 23 au début de l'étude) ont été randomisés. L'analyse primaire définie de façon prospective n'a pas permis de conclure à une différence statistiquement significative sur le critère primaire d'efficacité à la semaine 24. Une méta-analyse des patients atteints d'une maladie d'Alzheimer au stade modéré à sévère (score total MMSE < 20) issue de 6 études de phase III versus placebo sur une durée de 6 mois (incluant les études en monothérapie et les études chez des patients traités par inhibiteurs de l'acétylcholinestérase à posologie stable) a montré un effet statistiquement significatif en faveur de la mémantine pour les domaines cognitif, global et fonctionnel. Chez les patients pour lesquels une aggravation concomitante sur les trois domaines était identifiée, les résultats ont montré un effet statistiquement significatif de la mémantine sur la prévention de l'aggravation, puisque 2 fois plus de patients sous placebo ont montré une aggravation dans les trois domaines par rapport à ceux traités par la mémantine (21% vs 11%, p La mémantine présente une biodisponibilité absolue d'environ 100 %. Le Tmax se situe entre 3 et 8 heures. Rien n'indique que la prise de nourriture influe sur l'absorption de mémantine. Distribution Des doses quotidiennes de 20 mg aboutissent à des concentrations plasmatiques de mémantine à l'état d'équilibre comprises entre 70 et 150 ng/ml (0, 5 à 1 mol) avec d'importantes variations interindividuelles. Avec des doses quotidiennes de 5 à 30 mg, on a calculé un rapport moyen de 0, 52 entre le liquide céphalo-rachidien (LCR) et le sérum. Le volume de distribution se situe autour de 10 l/kg. Environ 45 % de la mémantine est liée aux protéines plasmatiques. Biotransformation Chez l'homme, environ 80 % de la dose est présente sous forme inchangée. Les principaux métabolites chez l'homme sont le N-3, 5-diméthyl-gludantan, le mélange isomère de 4- et 6-hydroxy-mémantine, et le 1-nitroso-3, 5-diméthyl-adamantane. Aucun de ces métabolites ne présente d'activité antagoniste NMDA. Aucun métabolisme catalysé par le cytochrome P 450 n'a été détecté Dans une étude avec administration par voie orale de C-mémantine, 84 % de la dose en moyenne a été retrouvée dans les 20 jours, dont plus de 99 % par excrétion rénale. Élimination La mémantine est éliminée de manière monoexponentielle avec une t terminal de 60 à 100 heures. Chez les volontaires présentant une fonction rénale normale, la clairance totale (Cl ) s'élève à 170 ml/min/1, 73 m2 et une partie de la clairance rénale totale se fait par sécrétion tubulaire. La clairance rénale fait également intervenir une réabsorption tubulaire probablement par l'intermédiaire des protéines assurant le transport des cations. Le taux d'élimination rénale de la mémantine dans des urines alcalines peut être réduit d'un facteur de 7 à 9 (voir rubrique 4. 4). L'alcalinisation de l'urine peut résulter de modifications radicales du régime alimentaire, par exemple du passage d'un régime carné à un régime végétarien, ou de l'ingestion massive de tampons gastriques alcalinisants. Linéarité/non-linéarité Les études chez des volontaires ont montré une pharmacocinétique linéaire dans l'intervalle de dose allant de 10 à 40 mg. Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique Avec une dose de mémantine de 20 mg par jour, les taux dans le LCR correspondent à la valeur ki (ki constante d'inhibition) de la mémantine, soit 0, 5 mol dans le cortex frontal humain. Des modifications oculaires ont été observées de manière inconstante lors d'études de toxicité à doses répétées chez les rongeurs et le chien, mais pas chez le singe. Les examens ophtalmologiques spécifiques réalisés durant les études cliniques de la mémantine n'ont révélé aucune modification oculaire. Une phospholipidose dans les macrophages pulmonaires causée par l'accumulation de mémantine dans les lysosomes a été observée chez les rongeurs. Cet effet est connu pour d'autres substances actives dotées de propriétés amphiphiliques cationiques. Il existe peut-être un lien entre cette accumulation et la vacuolisation observée dans les poumons. Cet effet a uniquement été observé à de fortes doses chez les rongeurs. La pertinence clinique de ces observations est inconnue. Aucune génotoxicité n'a été observée suite aux études standards de la mémantine. Aucun effet carcinogène n'a été observé lors d'études vie entière chez la souris et le rat. La mémantine ne s'est pas avérée tératogène chez le rat et le lapin, même à des doses materno-toxiques, et aucun effet indésirable de la mémantine sur la fertilité n'a été relevé. Chez le rat, un retard de croissance du foetus a été constaté à des niveaux d'exposition identiques ou légèrement supérieurs à ceux utilisés chez l'homme. au purifiée. Après première ouverture du flacon, le médicament doit être conservé maximum 3 mois. Flacon en verre brun (type III) contenant 50 ml ou 100 ml de solution, fermé par un bouchon sécurité enfant en polyéthylène haute densité (PEHD) et polyéthylène expansé (EPE) ouaté, muni d'un joint témoin d'intégrité. Le produit est fourni avec : une seringue pour administration orale composée d'un corps en polypropylène (PP) et d'un piston violet (PEHD), d'une capacité de 2 ml, graduée par ml et avec repères intermédiaires tous les 0, 5 ml. un adaptateur flacon/seringue en polyéthylène basse densité (PEBD). Bote de 1 flacon de 50 ml ou 100 ml. Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. Pas d'exigences particulières. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur. Ouvrir le flacon : appuyer sur le bouchon et le dévisser (figure 1). Insérer I'adaptateur flacon/seringue dans le goulot du flacon (figure 2). Saisir la seringue et I'insérer dans I'ouverture de I'adaptateur (figue 3). Retourner la bouteille (figure 4). Remplir la seringue avec une petite quantité de solution en tirant sur le piston (figure 4A). Repousser alors le piston afin d'éliminer les éventuelles bulles (figure 4B). Puis, tirer le piston jusqu'à la graduation correspondant à la quantité en millilitres prescrite par votre médecin (figure 4C). Le bord supérieur plat du piston doit être aligné avec le repère de graduation correspondant à votre mesure (figure 4C). Retourner le flacon vers le haut (figure 5A). Retirer la seringue de I'adaptateur (figure 5B). Placer l'extrémité de la seringue dans votre bouche et pousser lentement sur le piston pour prendre le médicament. Vous pouvez aussi verser la solution dans une cuillère ou dans un petit verre d'eau et prendre immédiatement votre médicament. Laver la seringue à l'eau et la laisser sécher avant de la réutiliser. Fermer la bouteille avec le bouchon en plastique - laisser l'adaptateur flacon/seringue dans le flacon. DUBLIN 2, D02 Y940, IRLANDE 34009 300 047 3 9 : 1 flacon en verre brun de 100 ml avec seringue pour administration orale. Sans objet. Liste I Surveillance particulière nécessaire pendant le traitement. . | BDPM | Medicinal |
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COMMISSION D'EVALUATION DES PRODUITS ET PRESTATIONS AVIS DE LA COMMISSION 03 mai 2006 CONCLUSIONS ROTATEUR 1K51, adaptateur de rotation pour prothèse externe trans- Nom : fémorale Modèles et références 1K51 retenus : Fabricant : PROTEOR Handicap Technologie Demandeur : PROTEOR - études : le demandeur n'a pas présenté d'études dans le cadre du Données disponibles : renouvellement d'inscription Suffisant, compte tenu de l'intérêt : Service Rendu (SR) : - en termes de compensation du handicap - de santé publique au vu de la gravité du handicap Indication : Appareillage de patients amputés trans-fémoraux. Eléments conditionnant le SR : Spécifications Aucune exigence supplémentaire par rapport aux spécifications techniques techniques : proposées par le fabricant. Modalités de - Patients d'un poids inférieur ou égal à 100 kg prescription et - Prescription par un spécialiste de l'appareillage d'utilisation : Pas d'amélioration (niveau V), par rapport aux autres adaptateurs inscrits Amélioration du SR : sur la LPPR Type d'inscription : Nom de marque Durée d'inscription : 5 ans Conditions du Sans objet. renouvellement : Population cible : Absence de données permettant de la déterminer Direction de l'évaluation des actes et produits de santé ARGUMENTAIRE Nature de la demande Demande de renouvellement d'inscription sur la liste des produits et prestations mentionnés à l'article L 165-1 du code de la Sécurité Sociale. Modèles et références Adaptateur de rotation ROTATEUR 1K51. Conditionnement Conditionnement unitaire. Applications La demande d'inscription concerne l'indication suivante : Patients amputés du membre inférieur (prothèse externe trans-fémorale modulaire). Historique du remboursement Les adaptateurs de rotation sont actuellement inscrits sous de nom de marque. Caractéristiques du produit et de la prestation associée Marquage CE Classe I, déclaration CE de conformité par le fabricant. Description Adaptateur de rotation pour prothèse externe trans-fémorale, modulaire, pour patient jusqu'à 100 kg. Adaptateur de poids 170 g, d'épaisseur 18 mm et de diamètre 75 mm. Fonction assurée Rendre possible la rotation sur 360 du segment tib ial de la prothèse par rapport à l'emboture, avec verrouillage automatique en position neutre. Actes et prestations associés Montage sur la prothèse externe trans-fémorale et réglage de l'ensemble par l'ortho- prothésiste. Service rendu 1. Intérêt du produit ou de la prestation 1. 1 Analyse des données : évaluation de l'effet de compensation du handicap / risques liés à l'utilisation Dans le cadre du renouvellement, le demandeur ne présente pas de données nouvelles. Les données disponibles sont de nature technique. Le fabricant affirme notamment la conformité à la norme ISO 10328. Cette norme spécifie des essais de résistance et garantit la sécurité de l'adaptateur de rotation en position bloquée. La Commission accorde une confiance suffisante dans le service rendu du dispositif. Elle souligne l'intérêt des adaptateurs de rotation chez certains patients actifs, pour lesquels la qualité de compensation du handicap a un impact sur la qualité de vie. 1. 2 Place dans la stratégie de compensation du handicap Un grand nombre de prothèses sont réalisées sans adaptateur de rotation. L'absence de la fonction de rotation du segment tibial ne compromet pas le service rendu par ces prothèses. Un adaptateur de rotation (encore appelé rotateur fémoral) est un composant pour prothèse trans-fémorale autorisant la rotation du genou et du segment tibial par rapport à l'emboture de la prothèse. Il permet notamment au patient appareillé de s'asseoir en tailleur, de croiser les jambes, de s'installer plus facilement dans un véhicule ou de lacer aisément ses chaussures. Cependant il alourdit la prothèse et son intégration dans une prothèse destinée à un patient avec moignon fémoral long peut être difficile. Il est utile dans un nombre restreint de circonstances dans la journée. Il est le plus souvent demandé par des patients actifs. Les experts consultés relèvent enfin que les adaptateurs de rotation sont, en règle générale et pour des question de garantie, associés à des prothèses de même marque. Le choix de la prothèse dicte ainsi le plus souvent celui de l'adaptateur. L'adaptateur de rotation ROTATEUR 1K51 a un intérêt de compensation du handicap dans la prise en charge des patients amputés trans-fémoraux. 2. Intérêt de santé publique attendu 2. 1 Gravité de la pathologie L'amputation du membre inférieur constitue un handicap définitif, à l'origine d'une dégradation marquée de la qualité de vie. 2. 2 Epidémiologie de la pathologie Le nombre de patients amputés trans-fémoraux en France n'est pas connu avec précision. Il s'élèverait à plusieurs milliers de cas d'après les experts. Les principales causes d'amputation des membres inférieurs sont les accidents et les complications infectieuses des plaies chez le diabétique. 2. 3 Impact L'adaptateur de rotation ROTATEUR 1K51 n'implique pas de condition particulière de mise en œuvre par le système de santé. Au total, le Service Rendu de l'adaptateur de rotation ROTATEUR 1K51 est suffisant pour le renouvellement d'inscription sur la liste des Produits et Prestations prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale, chez les patients amputés trans-fémoraux. Eléments conditionnant le Service Rendu Spécifications techniques minimales Aucune exigence supplémentaire par rapport aux spécifications techniques proposées par le fabricant. Modalités d'utilisation et de prescription - Patients d'un poids inférieur ou égal à 100 kg - Prescription par un spécialiste de l'appareillage Amélioration du Service Rendu La Commission d'Evaluation des Produits et Prestations s'est prononcée pour une absence d'Amélioration du Service Rendu (niveau V) de l'adaptateur de rotation ROTATEUR 1K51, par rapport aux autres rotateurs inscrits sur la LPPR. Conditions de renouvellement et durée d'inscription Durée d'inscription proposée : 5 ans Population cible En l'absence de données sur le nombre patients amputés trans-fémoraux et sur la proportion de patients ayant besoin d'un adaptateur de rotation, ainsi que sur la fréquence de renouvellement des prothèses trans-fémorales chez ces patients, la Commission ne peut se prononcer sur la population cible. Au total, les données disponibles ne permettent pas de déterminer la population cible de l'adaptateur de rotation ROTATEUR 1K51. | HAS | Scientific |
Représentations des femmes en âge de procréer concernant les contraceptions hormonales et intra-utérines : étude qualitative réalisée en Rhône Alpes d'avril à décembre 2016 Claire Arnaudon Disdier, Céline Riffard To cite this version : Claire Arnaudon Disdier, Céline Riffard. Représentations des femmes en âge de procréer concernant les contraceptions hormonales et intra-utérines : étude qualitative réalisée en Rhône Alpes d'avril à décembre 2016. Médecine humaine et pathologie. 2017. dumas-01490357 HAL Id : dumas-01490357 Submitted on 16 Mar 2017 HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. 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Contact au SID de Grenoble : bump-theses@univ-grenoble-alpes. fr UNIVERSITE GRENOBLE ALPES FACULTE DE MEDECINE DE GRENOBLE Année : 2017 N : Représentations des femmes en âge de procréer concernant les contraceptions hormonales et intra-utérines Etude qualitative réalisée en Rhône Alpes d'avril à décembre 2016 PRESENTEE POUR L'OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE THESE DIPLÔME D'ETAT Discipline Médecine Générale Claire ARNAUDON (DISDIER) Céline RIFFARD & THESE SOUTENUE PUBLIQUEMENT A LA FACULTE DE MEDECINE DE GRENOBLE* Le 9 mars 2017 DEVANT LE JURY COMPOSE DE : Présidente du jury : Mme le Professeur Pascale HOFFMANN Membres : Mr le Professeur Jean-Claude PONS Mr le Professeur Patrick IMBERT Directrice de thèse : Mme le Docteur Christel ODDOU *La Faculté de Médecine de Grenoble n'entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans les thèses ; ces opinions sont considérées comme propres à leurs auteurs. 1 [Données à caractère personnel] SOMMAIRE REMERCIEMENTS . 4 LISTE DES ABREVIATIONS . 8 RESUME . 9 ABSTRACT . 10 INTRODUCTION . 11 Contexte . 11 Problématique . 12 Objectif . 12 MATERIEL ET METHODE : . 13 Population . 13 Méthode . 13 Cadre légal . 14 RESULTATS. 15 Tableau 1 : Caractéristiques des femmes interrogées . 15 Représentations négatives et contraintes d'usage des hormones et corps étrangers . 17 Représentations positives des contraceptions hormonales et intra-utérines . 19 Référence à la norme par les patientes . 20 Influence des prescripteurs et confiance des patientes . 20 Méconnaissances, croyances, ambivalence, attitudes à risque . 21 Besoin d'une contraception adaptée . 22 Figure 1 : Récapitulatif des thèmes et sous-thèmes . 24 Figure 2 : Schéma des résultats . 29 DISCUSSION . 30 Limites et forces . 30 Comparaison à la littérature . 30 Ouvertures . 32 CONCLUSION . 34 BIBLIOGRAPHIE . 36 2 ANNEXE 1 : Fiche de présentation patiente . 38 ANNEXE 2 : Guide d'entretien Première version . 39 ANNEXE 3 : Guide d'entretien Deuxième version . 41 ANNEXE 4 : Grille COREQ . 43 ANNEXE 5 : Livret de codes : . 46 ANNEXE 6 : Verbatim . 126 SERMENT D'HIPPOCRATE . 198 Liste des enseignants à l'UFR de médecine. 199 RESUME . 203 ABSTRACT . 203 3 REMERCIEMENTS A notre présidente de jury, le Professeur Pascale HOFFMANN, Vous nous faites l'honneur de présider cette thèse, soyez assurée de notre reconnaissance. Nous vous remercions pour votre enthousiasme à juger une nouvelle thèse de Médecine Générale en gynécologie. Aux membres du jury : Au Professeur Jean-Claude PONS Nous vous remercions pour l'intérêt que vous avez porté à notre travail. Merci d'avoir accepté de le juger. Au Professeur Patrick IMBERT, Nous vous remercions pour votre implication dans notre formation de médecins généralistes et pour avoir accepté de faire partie de notre jury. A notre directrice de thèse, le Docteur Christel ODDOU, Pour avoir accepté de diriger ce travail, pour ta disponibilité, ton soutien et tes conseils, un grand merci. Aux femmes qui ont généreusement accepté de participer à notre étude et de nous dévoiler une part de leur intimité. Aux médecins et sagefemmes qui les ont recrutées. C'est aussi grâce à vous que ce travail a pu être réalisé. A nos Matres de stage qui nous ont fait avancer, découvrir et aimer la Médecine Générale. Aux Docteurs Agnès Peltier et Yoann Gaboreau, pour vos réponses aux questions d'ordre méthodologique. A tous nos relecteurs en français et en anglais, Marine, Marie, Clémence, Corinne, Jacques, Samuel, Gaétan, Margot Merci pour le temps passé à étudier cet article et vos remarques constructives. Désolées pour les migraines occasionnées à contribuer à la qualité de ce travail ! 4 Remerciements de Céline A mes parents : Merci pour votre présence et patience pendant ces longues années d'études et depuis bientôt 30 ans, votre soutien permanent dans mes choix, vous qui avez toujours cru en moi, même lorsque je doutais. Vous m'avez transmis l'envie et la force d'apprendre et d'aider les autres, guidée, aidée et supportée pendant ces 10 ans, ma réussite est aussi la vôtre ! A mes 2 petites sœurs adorées, pour notre trio de choc et notre précieuse complicité : Clémence, mon petit Gznif^, merci pour ta bonne humeur et ton énergie débordantes, ainsi que ta disponibilité pour cette thèse, dont la relecture in english of course ! Marine, malgré nos divergences, nous partageons de bons moments et pour avoir été docteur avant moi, tu m'as motivée à devenir enfin le 4ème docteur de la famille^. Je suis fière de vous ! A Mamie, pour ton amour et soutien sans faille, que continuent encore nos sorties cinéma, restaurant ou excursions avec tes Toutounettes ! A Papy qui aurait été fier de voir l'accomplissement de ces longues années de labeur, lui qui s'était moqué de nos larmes de joie lors des résultats de P1. A Mamette, qui elle aussi veille sur nous de là-haut. A mes cousines : Caro et Marie, pour nos supers moments partagés, qui malgré la distance sont toujours pleins de rires et commérages^, que cette complicité continue encore longtemps ! Merci aussi pour votre participation à la réussite de cette thèse, Caro encore merci pour ton dynamisme à recruter des interwievées ! A ma famille (parrain, cousin(e)s) toujours unie, pour leur joie de vivre et solidarité, qui nous rendent si forts. Aux Maret, quasiment des cousins, pour tous nos week-ends ski, rando, ardéchois ou savoyards et les fameux week-ends Daltons, toujours aussi agréables ! JB, bientôt un confrère aussi, faut qu'on arrive à se revoir avant ta thèse^. A mes amies d'enfance : Marion et surtout Marine, mes dindes ardéchoises, pour ces moments de rigolades et merveilleux souvenirs depuis quasi 25 ans et qui malgré les confidences et retrouvailles moins fréquentes, restent toujours là et à l'écoute dans les moments importants. Notre amitié est faite pour durer, malgré la difficulté de se retrouver ! A mes ami(e)s de médecine qui ont rendu ces années si agréables : Marina (Rakoto^) présente depuis la P1 et toujours aussi pétillante, que nos fous rires, mêmes moins nombreux, durent encore longtemps. Celles et ceux depuis l'externat : notre groupe de conf de choc, sans qui la D4 aurait été bien plus difficile : Cyrielle mon acolyte de voyages, sorties ski, déconnades, Sandrine et Karine, mes autres globetrotteuses préférées, à quand notre prochaine excursion ? ! Rym (Gazou^), ton énergie et humour me manquent, Emilie, Marie Laure, les 2 Aurélie, les 2 Delphine, Claire pour tous ces bons moments partagés (soirées, week-end, voyages, confidences, rires). Celles et ceux de 5 l'internat : Claire, Delphine, Oliv et Lucile, pour nos soirées du dimanche au 56 ou 76 et grâce à qui le saut dans le grand bain s'est passé sans trop d'embûche ; Marine, Estelle et Cécile (et Nico, notre pharma préféré) mes collègues de galère à Chatin, sans qui je n'aurais surement pas survécu à ces 6 mois compliqués ! Et toutes celles et ceux que j'ai côtoyés en stage ou rencontrés au cours de mes 10 longues années d'études (Marie et Charlotte : les pédiatres au top) pour ces moments de partage, solidarité, écoute, conseils et soutien dans les difficultés, mais aussi nos précieux instants de détente tant appréciés, de belles amitiés à continuer ! Aux médecins qui m'ont enseigné en cours ou en stage, la médecine pratique, mais aussi l'aspect relationnel et surtout à mes matres de stages d'UPL et SASPAS, qui m'ont transmis leur passion et grâce à qui j'ai beaucoup appris et pu confirmer ma vocation de médecin généraliste. Merci de m'avoir formée et guidée pour façonner ma propre pratique médicale et m'avoir fait confiance en tant qu'interne puis remplaçante. Merci aussi aux équipes para médicales rencontrées, pour leur bienveillance et convivialité. A Claire, merci pour ton efficacité, ta patience lors de nos échanges et désaccords et ta rigueur, grâce à ce bon travail d'équipe, malgré nos moments de stress et doute, nous avons pu faire une thèse de qualité. Profite bien de ta petite famille, bientôt agrandie et bonne continuation. 6 Remerciements de Claire A mon Papa, de là o tu es, j'aime penser que tu veilles sur nous, tout est plus difficile sans toi. Je veux que tu puisses être fier de ce que j'accomplis, le faire pour toi et en pensant à toi me donne de la force. A ma Maman et à mes sœurs, à Mamychèle et PapyJacques, merci de m'avoir façonnée telle que je suis aujourd'hui, de me soutenir malgré parfois des incompréhensions. A Philippe, merci d'être là. A Samuel et Robin, mes chéris d'amour que j'aime et à la petite chérie à venir, vivement les jours sans thèse pour profiter de la vie avec vous, merci de m'avoir soutenue et supportée, ma force c'est aussi vous. Merci Samuel pour les projets passés, présents et à venir. Aux amies de médecine de Lyon, à mes côtés depuis 11 ans maintenant, Manue, Chloé, Marie, Claire, Mathilde(s) merci pour votre soutien et votre fidélité, belles amitiés à poursuivre avec ces messieurs (et tous ces p'tits bouts arrivés depuis ou à venir ! ). Et aux garçons, pour les bons moments en votre compagnie, Moth, JN, Pierrot. A Isabelle, pour ton amitié et ton soutien sans faille, merci d'être là depuis notre rencontre au foyer en 2005. Ne nous oublions pas trop longtemps ! Encore du chemin, mais on avance toutes les deux vers le mieux. Aux amis plus récents du Théo à Annecy, merci pour votre amitié et votre écoute. Vous êtes précieux à nos yeux. A Christel, un immense merci de m'avoir soutenue dans mes difficultés et fait confiance en tant qu'interne puis pour mes premiers pas comme remplaçante. Merci de m'avoir formée en gynécologie et d'avoir accepté la direction de ma thèse ! A Laurent Paillard, Patrick Lemettre, et Christian Cohendet, merci pour votre implication dans ma formation de médecin généraliste au cours de mes stages chez vous et pour les moments partagés en votre compagnie, vous êtes un peu mes modèles. Merci à tous ceux qui m'ont soutenue et accompagnée à un moment de mon cursus ou de ma vie : les Isabelles, Virginie Ardito, Céline Tuttino, tous ceux que je n'oublie pas même si je ne les mentionne pas, et vous tous qui êtes là ce soir ! Un grand merci Céline d'avoir permis ce travail, malgré nos difficultés communicationnelles. Essayons d'en tirer des leçons Et surtout ne gardons en souvenir que les bons moments de pas travail (les discussions, la gynéco, le 6 qui prend, le bonhanza et pas les espaces qui disparaissent) ! 7 LISTE DES ABREVIATIONS CIL : Correspondant Informatique et Libertés Enquête COCON : enquête de COhorte sur la CONtraception CPP : Comité de Protection des Personnes DIU : Dispositif Intra-Utérin DIU LNG : Dispositif Intra-Utérin au Lévonorgestrel (MIRENA) DREES : Direction de la Recherche des Etudes de l'Evaluation et des Statistiques Enquête FECOND : enquête FEcondité CONtraception et Dysfonctions sexuelles HAS : Haute Autorité de Santé INPES : Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé IST : Infection Sexuellement Transmissible IVG : Interruption Volontaire de Grossesse CRLDA : Contraceptif Réversible de Longue Durée d'Action (DIU et Implant) LDA : Longue Durée d'Action MG : Médecine Générale MST : Maladie Sexuellement Transmissible SF : Sagefemme POP : Pilule Œstro-Progestative OP : Œstro-Progestatif PRG : Progestatif/ve VTP : Volontary Termination of Pregnancy Les citations présentées dans les résultats ont été référencées de la manière suivante : Ex Entretien nx. I1 ou 2 : investigatrice 1 ou 2 Ces références sont consultables dans les annexes 8 RESUME CONTEXTE : Malgré une couverture contraceptive de 97%, le nombre d'IVG en France ne diminue pas et concerne dans 2/3 des cas des échecs de contraception. Les femmes semblent souvent opter pour des contraceptifs non adaptés à leur mode de vie. OBJECTIF : Explorer les représentations des femmes concernant les contraceptions hormonales et intra-utérines, pouvant influencer leur choix. METHODE : Une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés a été conduite entre avril et décembre 2016, auprès de femmes en âge de procréer, consultant en soins primaires ou en centre d'orthogénie. Le recrutement était effectué en variation maximale, jusqu'à saturation des données. Le codage et l'analyse des verbatim étaient réalisés en parallèle, par deux investigatrices, avec triangulation des données. RESULTATS : L'analyse des 21 entretiens a fait émerger six thèmes : les femmes avaient des représentations négatives des contraceptions avec des freins induits par la peur des hormones et corps étrangers et leurs contraintes d'usage. Pourtant elles leur reconnaissaient des avantages et leur commodité d'utilisation. Leurs choix étaient dictés par la norme contraceptive et influencés par les prescripteurs, en qui elles avaient confiance, mais qui les informaient peu. Leurs connaissances étaient insuffisantes voire erronées, entrainant des comportements à risque d'échec. Elles décrivaient une contraception idéale, mais souhaitaient surtout une méthode adaptée à chacune et à chaque moment. CONCLUSION : Les représentations négatives sur les contraceptions restent supérieures aux avantages perçus. Le rejet des hormones n'oriente pas le choix vers un moyen plus sûr, comme le DIU au cuivre, ce qui engendre des échecs contraceptifs. L'écoute des difficultés des femmes et une meilleure information par les médecins, permettraient d'améliorer qualitativement la couverture contraceptive et de limiter les IVG. Des campagnes d'informations axées sur les contraceptifs de longue durée d'action sont souhaitables, ainsi qu'une meilleure formation préalable des professionnels. Mots clés : Représentations, contraceptions, qualitatif, Dispositif intra utérin, pilule, hormones. 9 ABSTRACT BACKGROUND : Despite 97% of women using contraceptives in France, the number of volontary terminations of pregnancies (VTP) is not decreasing. In twothirds of the cases it is due to a contraceptive failure. Women seem to choose contraceptives non adjusted to their lifestyle. OBJECTIVE : To explore women's representations about hormonal and intra-uterine contraceptives and how this affects their contraceptive choice. METHOD : A qualitative analysis using semi structured individual interviews was conducted from April to December 2016, with women of childbearing age, consulting in primary care or family planning. The sample was designed to aim at a maximal variation and data saturation. Results were transcribed and thematically analysed by the two researchers using triangulation. RESULTS : 21 interviews were conducted. The 6 following themes emerged from the analysis : women had negative representations of contraceptives due to the fear of hormones and foreign bodys as well as the associated constraints of use. Even so, they recognized benefits and convenience of contraceptives. Their choice was influenced by the contraceptive norm and by their prescribers, in whom they trust, despite the few information they provided. Women's knowledge was poor, even wrong, which might cause behaviours with high risks of failure. They described an ideal contraception, but especially wished an adapted method for each situation. CONCLUSION : The perceived benefits of contraceptives aren't enough to outweigh their negative perception. Hormone rejection isn't reported enough on safest contraceptive like IUD or contraceptive implant, causing contraceptive failure. In order to help women using the proper contraceptive method and to reduce the number of VTPs, practitioners should better inform them and be more attentive to their needs and choice difficulties. Information campaign based on Long Acting Reversible Contraceptive are advisable, as well as better prior training courses for prescribers. Keywords : representations, contraception, qualitative, intra-uterinedevice, hormon, contraceptive pill 10 INTRODUCTION Contexte En France en 2013, selon l'enquête FECOND, 97% des femmes de 15 à 49 ans, ni stériles, ni enceintes, ayant des rapports hétérosexuels et ne souhaitant pas d'enfant utilisaient une contraception, et 72% une méthode jugée très efficace par l'OMS (indice de Pearl (1) : pilule (41%), Dispositif Intra Utérin (DIU) (22, 6%), implant, patch, anneau, stérilisation contraceptive, contre seulement 54% en 1978 (2, 3). Malgré cette couverture contraceptive en hausse, le nombre d'Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) est stable en France depuis les années 80, à 14 IVG pour 1000 femmes par an (4), soit en 2015, 218 100 IVG (5). Le nombre de grossesses non désirées a bien été abaissé de plus de 50% à environ une sur trois, mais dans ce cas, le recours à l'IVG est plus fréquent. En 2007, selon l'enquête de la DREES, 2/3 des IVG survenaient chez des femmes sous contraceptifs. Sur le total, 27, 3% sous pilule et 16, 4% sous préservatif, contre 1, 7% sous Contraceptif Réversible de Longue Durée d'Action (CRLDA : Implant et DIU) (4). Selon l'INPES (6), la HAS (7) et l'enquête FECOND, ces échecs contraceptifs seraient dus à une inadéquation entre les contraintes liées au contraceptif choisi par les femmes et leur mode de vie. La pilule, le préservatif et les méthodes dites naturelles demandent une observance quotidienne ou à chaque rapport. Mal utilisés, leur efficacité chute, passant de 99, 7% à 92% pour la pilule (1, 6). Ce n'est pas le cas des CRLDA, dont l'efficacité ne dépend pas de l'observance. Leur utilisation a montré une meilleure efficacité contraceptive et une diminution des IVG (8). Leur taux d'abandon plus bas permettrait de limiter les périodes de transition contraceptive à haut risque d'échec. Les raisons des choix de contraception sont en partie connues. En France, ils sont souvent dictés par la norme contraceptive (2, 3, 7), représentée par l'usage du préservatif en début de vie sexuelle, puis la pilule quand la relation se stabilise. Le DIU n'est envisagé qu'après un certain âge et le nombre d'enfants désirés atteint. Les réticences à l'usage du DIU chez les jeunes et les nullipares persistent malgré les recommandations de la HAS. Ce modèle contraceptif a été un peu modifié par l'arrivée des nouveaux contraceptifs hormonaux (implant, patch et anneau) encore peu utilisés. La crise de la pilule de 2012-2013 a aussi été responsable d'un rejet des hormones dans certaines populations, avec un report parfois sur des méthodes moins efficaces (3). Les médecins généralistes sont de plus en plus fréquemment sollicités par les femmes pour leur contraception. Selon l'Observatoire de la médecine générale, en 2009, contraception était le 7ème motif de consultation chez les femmes (9). 11 Problématique Malgré la diversité des contraceptifs efficaces disponibles, trop de femmes utilisent un moyen inadapté à leur mode de vie, ce qui engendre de nombreuses grossesses non désirées, soldées par un nombre important d'IVG. Peu d'études qualitatives portent sur les représentations des femmes sur l'ensemble des contraceptifs réversibles efficaces, soit tous les moyens hormonaux et intra-utérins. Objectif Etudier les représentations des femmes en âge de procréer, majeures, fréquentant les soins de premier recours ou un centre d'orthogénie, pouvant influencer l'usage des contraceptions hormonales (pilule, implant, patch, anneau) et intra utérines (DIU au cuivre et au Lévonorgestrel). La compréhension de ces ressentis par les médecins généralistes permettrait d'améliorer l'information des patientes et leur choix de contraception. 12 MATERIEL ET METHODE : Etude qualitative par entretiens individuels semi dirigés, réalisés entre avril et décembre 2016, auprès de femmes de 18 à 52 ans, par 2 jeunes médecins généralistes remplaçantes issues de la faculté de Grenoble. Population Les patientes étaient recrutées en soins primaires ou en centre d'orthogénie, en Rhône Alpes, par les 2 investigatrices ou des tiers (médecins généralistes, sagefemmes), en consultation quel qu'en soit le motif, après une information succincte sur l'étude (Annexe 1). Les critères d'inclusion étaient : sexe féminin, majeure, en âge de procréer, langue française matrisée. Le critère d'exclusion était les mineures, du fait des difficultés à obtenir l'accord parental. Un échantillonnage raisonné en recherche de variation maximale a été réalisé selon les critères d'âge, situation familiale (statut matrimonial, gestité, parité, antécédent d'IVG), catégorie socio- professionnelle, contraception(s) actuelle et antérieure(s), suivi gynécologique et lieu de recrutement. Méthode Elaboration du guide d'entretien Le guide d'entretien semi structuré a été élaboré à partir de la littérature et d'hypothèses des investigatrices, puis testé lors des premiers entretiens et modifié selon le ressenti des patientes et des investigatrices (Annexes 2 et 3). Réalisation des entretiens Les entretiens étaient menés par l'une ou l'autre des investigatrices, à leur domicile, à celui des femmes interrogées, au cabinet de recrutement ou au centre d'orthogénie. Ils étaient enregistrés sur dictaphone ou sur ordinateur, sous couvert d'anonymat, après recueil de l'accord oral de la patiente. Ils ont été poursuivis jusqu'à saturation des données, définie par l'absence d'émergence de nouvelle idée à l'analyse du dernier entretien, confirmée par la redondance des réponses des interviewées lors de deux entretiens supplémentaires. Analyse des données Chaque entretien était retranscrit en intégralité sur Word par l'investigatrice l'ayant réalisé et était analysé en parallèle par les deux investigatrices, afin de limiter la subjectivité et les oublis. 13 Un codage manuel, ouvert et descriptif de chaque fragment de verbatim était réalisé, selon une approche phénoménologique inductive, puis les codes étaient ré-agencés en sous-thèmes et concepts, pour un codage axial thématique. Une triangulation des données par approche transversale a été réalisée, entre les 2 investigatrices et avec l'aide de la directrice de thèse, afin de confronter les résultats et d'obtenir une analyse globale commune, avec résolution des discordances. Les critères de validité interne de la grille COREQ (Consolitated criteria for REporting Qualitative studies) ont été suivis (Annexe 4). Cadre légal Les données ont été exploitées avec l'accord du Correspondant Informatique et Libertés (CIL) de l'Université Grenoble Alpes, obtenu le 3 Juin 2016 (numéro 0904588). L'accord du Comité de Protection des Personnes (CPP) n'était pas requis pour cette étude observationnelle. 14 RESULTATS Vingt et un entretiens de 20 à 69 minutes ont été menés d'avril à décembre 2016, auprès de femmes de 18 à 52 ans. La saturation des données a été atteinte au 19ème entretien, confirmée par l'absence de nouvelle idée lors des entretiens 20 et 21. Les caractéristiques des patientes et des entretiens sont exposées dans le tableau 1. Tableau 1 : Caractéristiques des femmes interrogées N Âge Profession Situation familiale Gestité / parité Statut Mode de Modes de hormonal contraception contraception Mode de suivi gynéco / recrutement / information 21 Etudiante L3 anthropologie En couple G0P0 39 Enseignante Mariée, 2 enfants 40 Esthéticienne En concubinage 2 enfants G3P2 1 IVG : grossesse sous DIU G2P2 20 22 Etudiante BEP BTS esthétique célibataire G0P0 Etudiante sagefemme célibataire G0P0 44 Manager, 2 enfants, Acheteur et chef Divorcée, en de produit couple G3P2 IVG en cours Génie Civil, En G0P0 Doctorat biochimie biologie Peintre en bâtiment En couple, 1 bébé de 2 mois G3P1 2 IVG 29 26 En âge de procréer Sans désir immédiat En âge de procréer, plus de désir d'enfant En âge de procréer, plus de désir d'enfant En âge de procréer, sans désir immédiat En âge de procréer, sans désir immédiat En âge de procréer, plus de désir d'enfant En âge de actuel DIU cuivre antérieurs Préservatif Pilule OP Retrait précoce Pilule OP Suivi par gynéco Recrutement en MG/I1 Info seule, par amies, internet Suivi par MG et P DIU Cuivre Recrutement en MG Info par MG, amies et Préservatif Pilule OP, P ? , anneau Pilule oestro- progestative Pilule OP, préservatif Pilule oestro- progestative Pilule OP, préservatif prospectus Suivi par MG Recrutement en MG Info par MG, entourage Suivi par MG Recrutement en MG Info par MG, amies, entourage Suivi par MG Recrutement en MG Info par fac, amies, MG Préservatif Pilule, préservatif et préservatif pilule Suivi par gynéco Recrutement en orthogénie Info par internet, copines DIU cuivre Pilule progestative, Suivi MG Allaitement puis Pilule, anneau, Suivi par gynéco avant, puis procréer, sans DIU cuivre préservatif sagefemme concubinage procréer, sans préservatif désir immédiat En âge de désir immédiat désir immédiat En âge de procréer, désir d'enfant E1 27 min E2 55 min E3 1h 09 E4 33 min E5 25 min E6 42 min E7 42 min E8 30 min E9 33 min E 10 25 min E 11 36 min E 12 36 min Recrutement en MG Info par internet, docs papiers /- MG et amies Recrutement Sagefemme Info par mère puis médecins, amies Suivi MG Recrutement en MG Info par médecin, collège/école d'AS, amies Recrutement I1/MG Suivi : aucun avant GEU, gynéco depuis orthogénie Recrutement par I2 Suivi par gynéco Info par amies, internet, famille 18 Aide-soignante En couple G0P0 En âge de procréer, sans Pilule oestro- progestative Préservatif 25 Psychologue clinicienne Mariée G1P0 GEU 21 Etudiante en célibataire G0P0 école d'ingénieur 32 Vendeuse Séparée, 1 enfant, Nouveau couple récent G3P1 2 IVG désir immédiat En âge de procréer, Pas de désir d'enfant Aucune Méthodes naturelles : abstinence périodique sans Info en cours d'éducation formation sexuelle, amies, stage En âge de procréer, sans Pilule oestro- progestative POP Préservatif MIRENA POP (DIANE 35), anneau, préservatif, DIU Cuivre Recrutement I1/MG Suivi planning, gynéco puis MG ; Info par planning, gynéco, MG 15 E 13 37 min E 14 37 min E 15 39 min E 16 53 min E 17 30 min E 18 20 min E 19 32 min E 20 24 min E 21 29 min 28 Reconversion, étudiante diététicienne Mariée, 2 enfants G2P2 20 Aide-soignante En couple G0P0 47 26 Assistante sociale Animatrice commerciale Mariée, 2 enfants G3P2 1 FCS En couple G3P0 2IVG une en cours 30 Hôtellerie En couple G0P0 (gérante d'hôtel) 52 Commerciale (ancienne infirmière) Mariée, 3 enfants G3P3 28 Responsable En couple, achats Commerciale Pacsée 30 Auxiliaire puéricultrice En couple G1P0 1 IVG G1P0 1 IVG 30 Gestion des déchets En couple, 1 enfant G2P1 Enceinte En âge de procréer, sans désir immédiat En âge de procréer, Pas de désir immédiat En âge de procréer, Plus de désir d'enfant En âge de procréer, Pas de désir immédiat En âge de procréer, Pas de désir d'enfant En âge de procréer, plus de désir d'enfant En âge de procréer, Désir d'enfants En âge de procréer, Désir d'enfants proche En âge de procréer, enceinte Abstinence périodique, Pilule3 mois, MAMA (méthode Billings (glaire aménorrhée et et col), /- sympto-thermie ( température) allaitement maternel) Recrutement SF Suivi SF Info au collège, formation aux méthodes naturelles, médias, brochures, amies Implant Préservatif Recrutement MG Pilule progestative Pilule oestro- progestative DIU Cuivre POP, MIRENA, préservatif MIRENA POP, DIU Cuivre Anneau, POP, préservatif, spermicides Suivi planning puis MG Information Planning, MG, internet Recrutement MG Suivi gynéco puis MG Info parmédecin, seule, copines POP, implant, Recrutement I1/ orthogénie préservatif Suivi Gynéco Info au planning Recrutement par I2 Suivi par gynéco Info par gynéco Recrutement par I2 Suivi par gynéco Info par copines, gynéco Aucune POP, DIU Cuivre, Pilule progestative, préservatif Recrutement par I2 Suivi MG puis gynéco Info par amies, seule et Anneau POP gynéco Recrutement par I2 Suivi gynéco Info par gynéco, école, ami(e)s Aucune Pilule, méthode Recrutement par I1/SF Suivi MG Info par Parents, SF naturelle (abstinence périodique sans formation), préservatif L'analyse des verbatim a fait émerger six thématiques principales : les femmes avaient des représentations négatives des contraceptions, dont des freins induits par la peur des hormones et des corps étrangers et par leurs contraintes d'usage. Elles leur reconnaissaient des avantages liés en partie à leur commodité d'usage. Elles faisaient référence à la norme contraceptive pour expliquer leur choix. La confiance accordée aux prescripteurs leur donnait une grande influence. Elles avaient des connaissances insuffisantes avec des croyances erronées et des incohérences responsables d'attitudes à risque d'échecs. Elles détaillaient leurs besoins en matière de contraception, celle-ci devant être adaptée à chacune et à chaque moment. La figure 1 présente un récapitulatif des thèmes et des sous thèmes, et la figure 2 une synthèse des résultats. Le livret de codes est consultable en annexe 5, les verbatim en annexe 6. 16 Représentations négatives et contraintes d'usage des hormones et corps étrangers Peur des hormones Toutes les femmes interrogées ont mentionné les effets indésirables des hormones (pilules, implant, patch, anneau et DIU au Lévonorgestrel (DIU LNG), motifs de changements parfois répétés de contraception, lorsqu'ils étaient insupportables : y a toujours eu un peu des effets secondaires E2 ; y a toujours un truc qui va pas avec la pilule. E14. Les effets indésirables cités étaient une mauvaise tolérance avec parfois un long temps que le corps s'adapte E8, des saignements anarchiques, surtout avec les progestatifs : avec la pilule minidosée o j'avais mes règles tout le temps E2. Des femmes avaient des migraines et évoquaient des douleurs abdominales ou des jambes, avec des gonflements : je gonflais énormément, au niveau de la poitrine et du ventre [] l'impression d'être ballonnée [], sensation de jambes lourdes E19. Elles citaient une gêne mammaire avec mastodynies : des douleurs à la poitrine E3 ; seins qui gonflaient E6 ou adénomes. Une patiente s'est plainte de kystes ovariens sous pilule progestative. Elles se plaignaient souvent de prise de poids, E3 avait des fringales . Plusieurs avaient eu des nausées et une des diarrhées. La perturbation du bilan lipidique inquiétait E11. Beaucoup relataient des troubles de l'humeur, une baisse de la libido et des sécheresses vaginales : j'avais des sautes d'humeurs E2 ; j'avais des sécheresses [] baisse de libido aussi E1. E2 avait eu des bouffées de chaleur et une modification de sa pilosité. L'acné était fréquemment évoquée : Des boutons, beaucoup (rire). J'ai plein de copines qui en ont eu ! E4. Plusieurs patientes craignaient les risques thromboemboliques engendrés par la prise d'œstro- progestatifs, certaines faisant le lien avec le danger de l'association pilule-tabac : C'était des histoires de thromboses, de risques cardiaques, [] de certaines pilules [] pilule et cigarette, bof E11. De nombreuses femmes semblaient rejeter l'usage d'hormones : ça me plaisait pas du tout de prendre des hormones E1. Elles ressentaient le besoin de conserver un cycle naturel et des vraies règles . Elles avaient la sensation de perturber leur corps et craignaient des dérèglements hormonaux : c'est des fausses règles [] donc c'est un blocage E3 ; la pilule peut provoquer pas mal de dérèglements E19. Sans savoir expliquer, elles doutaient de l'innocuité à long terme des hormones sur la santé : J'ai vraiment la profonde conviction que c'est très nocif pour la santé [] qu'il y a des effets à long terme E10. Elles craignaient pour leur fertilité et mentionnaient des risques de cancers hormono- dépendants. E1 avait peur pour les bébés à venir. Ceci pouvait s'inscrire dans un refus global des substances chimiques et des médicaments. Pour 2 patientes, le fait de rejeter des hormones dans les urines pour l'environnement c'est pas super E21. 17 Beaucoup ne voyaient que peu voire pas d'avantages aux hormones : rien de positif E6. Plusieurs avaient vécu des échecs de contraception et perdaient confiance : la pilule, on n'est pas sûr E14. Elles se méfiaient du patch, de l'anneau et de l'implant car méconnus Le patch [] j'y crois pas. E17. Pour certaines, des informations seraient omises par les médecins et les laboratoires pharmaceutiques, surtout concernant les risques. E16 pensait que les politiques encourageaient les médecins à prescrire des moyens moins efficaces pour augmenter la population. Peur des corps étrangers L'idée du corps étranger intracorporel gênait : Ce qui me dérangeait aussi, c'était l'intrusion de ce corps étranger E3. L'implant sous cutané paraissait invasif : qu'on te transperce la peau E17 et les corps étrangers utérins mais surtout vaginaux dérangeaient les plus pudiques : se dire de mettre un stérilet ou un anneau ou quelque chose dans la partie intime, ça va être plus choquant E14. La pose et le retrait effrayaient : c'est juste la pose, qui est gênante E17. Elles craignaient de le ressentir, ainsi que de gêner leur partenaire au cours des rapports, avec l'anneau ou les fils du DIU. L'idée qu'ils puissent se déplacer, voire tomber les dérangeait. Elles craignaient également des effets indésirables et une mauvaise tolérance du DIU : faut le supporter aussi E6, surtout par majoration des dysménorrhées, de leur syndrome prémenstruel, des saignements : j'avais des règles très très abondantes E2 ou de douleurs lors des rapports. Peu craignaient une infection. La fertilité après un DIU en inquiétait plusieurs : un des désavantages du stérilet, c'est [] le risque d'infertilité E13. D'autres craignaient les échecs. Concernant le mode d'action, quelques patientes étaient gênées par le fait que le DIU puisse être abortif : des avortements chaque mois E1. Pour E13, ces réticences étaient d'origine religieuse. Contraintes des contraceptions hormonales et intra-utérines La majorité des femmes trouvait que la prise de pilule quotidienne, à heure régulière était contraignante et avouait l'oublier : la contrainte de toujours le prendre tous les jours à heure fixe E7. Elles avaient parfois des difficultés à comprendre la gestion de la semaine d'arrêt, des oublis Concernant les DIU et l'implant, elles déploraient la nécessité de 2 interventions, pour la pose et surtout la seconde pour le retrait, en cas de désir de grossesse ou de mauvaise tolérance : le fait qu'on peut pas l'enlever soi-même E16. Les CRDLA paraissaient moins réversibles, elles envisageaient mal de les utiliser pour moins que la durée maximale : je veux pas mettre un stérilet pour l'enlever, euh 1 an ou 2 ans après E3. Certaines avaient eu des retours négatifs sur l'implant et craignaient les difficultés au retrait. Concernant les contraceptifs de moyenne durée d'action (patch et anneau), la durée pour certaines était encore trop courte et la moindre régularité par rapport à la pilule, un risque supplémentaire d'oubli : faut se mettre un rappel, faut pas oublier, faire attention parce que c'est 3 18 semaines ! E19. Certaines trouvaient l'anneau peu pratique à utiliser : tu sais pas si tu l'as bien mis E14. Le patch n'inspirait pas confiance, elles craignaient son décollement et le trouvaient inesthétique : j'ai trop peur qu'il se décolle E5. Le coût des contraceptifs non remboursés paraissait excessif, notamment celui de l'anneau et du patch : c'est pas remboursé par la sécu, ça coûte 15 euros, donc non merci E6. Pour certaines, la solution était alors de ne pas utiliser ces méthodes de contraception médicalisées. Représentations positives des contraceptions hormonales et intra-utérines Avantages des hormones Cependant elles reconnaissaient des avantages aux hormones, dont leur efficacité : c'est très efficace E5 et la régularisation des cycles, avec diminution voire disparition des saignements et des dysménorrhées : c'est quand même bien pratique, de savoir exactement quand est-ce qu'elles vont tomber et qu'elles soient courtes et qu'elles soient pas chiantes E11. Certaines avaient utilisé des pilules pour diminuer l'acné : y en a certaines qui diminuent l'acné E2. Pour E3, l'avantage de la pilule était de ne pas être un corps étranger. E9 était ravie d'avoir pris des seins . E18 mentionnait la protection vis-à-vis du cancer de l'ovaire. L'utilisation de la pilule rassurait les patientes car très connue : la pilule, [] c'est ce qui nous rassure le plus, parce que c'est ce qu'il y a de plus commun E16. Avantages du DIU Cuivre L'absence d'hormones, de leurs effets indésirables et des contre-indications avec le tabac, ainsi que le côté plus naturel, avec conservation des cycles et des règles attiraient certaines femmes vers le DIU Cuivre : ça conservait mon cycle [] le cuivre [] c'était plus naturel E7. Il était jugé efficace et permettait d'éviter les actes manqués : si je l'enlève c'est réfléchi E8. Commodité d'usage L'avantage des CRLDA était de n'avoir rien à faire, ni à penser pendant plusieurs années après la pose : on va être tranquille pendant 5 ans E14. Pour celles qui le connaissaient, le DIU était relativement simple à poser et surtout à retirer : c'est très facile à mettre, très facile à enlever E16. L'avantage de l'implant était sa discrétion : on le voit pas E14. Plusieurs étaient rassurées que la contraception soit gérée par le médecin : on est plus rassuré quand c'est un médecin qui nous y change E14. Concernant les pilules, celles avec des placébos ou en continu semblaient limiter le risque d'oubli. La pilule restait facile d'accès, synonyme de liberté, notamment de faire des pauses et était 19 peu chère : La pilule, [. ] c'est plus facile à avoir E2 ; la pilule, c'est facile de, d'en changer E5. Le patch et l'anneau leur paraissaient moins contraignants que la pilule et plus faciles à changer ou arrêter que les CRLDA : on n'a pas quelque chose à prendre tous les jours mais euh, c'est pas non plus euh, irréversible E4. L'avantage de tous ces contraceptifs était de ne pas générer de contrainte au moment des rapports. Tous étaient plus pratiques que les méthodes naturelles et pouvaient être gérés par la femme seule, à l'insu du partenaire : plus faciles à suivre que des méthodes de contraception euh, [] naturelles, elles peuvent aussi être faites seulement par la femme E13. Référence à la norme par les patientes La norme contraceptive française influençait encore les femmes. Pour beaucoup, le préservatif a été la première contraception, avant d'avoir leur première pilule, qui semblait être une évidence lorsque la relation se stabilisait : le préservatif au début mais euh, ça a pas duré très longtemps en fait, j'ai vite pris la pilule. E5. Enfin le DIU semblait souvent réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants, voire seulement à celles qui n'en voulaient plus : je savais pas qu'on pouvait mettre un stérilet sans avoir eu d'enfant, parce que ma mère m'avait toujours dit : non pour mettre un stérilet, il faut que t'aies déjà eu un enfant E12. Influence des prescripteurs et confiance des patientes Pour la majorité des patientes interrogées, l'information reçue des médecins était insuffisante, ils n'avaient que peu voire pas parlé du DIU et des nouveaux moyens hormonaux : Les autres moyens de contraception, ben ça reste assez vague, on les connait pas et puis si on cherche pas à s'informer, on n'est pas informé E12. Pour certaines il s'agissait d'une habitude des médecins de ne prescrire que la pilule : pour moi, on distribue la pilule à la plupart des femmes E1. E6 se disait que c'était plus compliqué de mettre un stérilet, (ou) un implant . Pour plusieurs, leurs mode de vie, préférences et les effets secondaires ressentis n'avaient pas été pris en compte. Elles avaient dû insister pour obtenir une autre contraception que la pilule : la communication c'est important, et puis adapter aussi en fonction de la personne. Si par exemple la pilule ne lui convient pas, ben trouver d'autres moyens de contraception. E3. Les prescripteurs avaient aussi des croyances et aprioris. Ils prescrivaient selon la norme : Le premier moyen, généralement on te donne la pilule, quand t'es jeune E14. Ils pensaient que le DIU serait mal supporté et ne rassuraient pas les femmes sur le risque de stérilité après un DIU, en cas de nulliparité : ils conseillaient pas sans grossesse E8. Une s'était vue proposer une pilule test avant 20 l'implant. Concernant l'implant, E14 avait été informée surtout des inconvénients. Selon certaines, ils semblaient méconnaitre ou minimiser certains effets indésirables. Leur prise en charge pouvait être à risque d'échec, notamment au moment d'un changement de contraception : ça fait dix ans que vous prenez la pilule, vous risquez pas de tomber enceinte en un mois E12. Certains refusaient la pilule aux fumeuses : ils me disaient pas d'arrêter de fumer, ils me conseillaient déjà d'enlever la pilule E17 ou une ligature des trompes chez E15, jugée trop jeune. Malgré ce manque d'information et de prise en compte de leur opinion, les femmes interrogées avaient confiance en leur gynécologue ou médecin généraliste. L'information qu'ils leurs délivraient était jugée fiable et elles suivaient leurs conseils, ceci devant encourager à les informer correctement : j'avais une confiance aveugle, pour ça, c'était le médecin qui avait dit ça E21. Méconnaissances, croyances, ambivalence, attitudes à risque Toutes les femmes connaissaient mal le panel des contraceptifs disponibles. Elles ne savaient souvent rien de l'anneau ou du patch et leur connaissance de l'implant et du DIU était lacunaire : le patch et l'anneau, j'y connais moins E14. Ce n'était pas leur première préoccupation, elles n'avaient pas cherché à mieux comprendre, mais l'auraient peut-être fait en étant informées sur les conséquences d'une IVG : je pense que les jeunes ne se rendent pas compte de ce qu'implique un IVG E19. Les adolescentes semblaient peu concernées et dans le déni des risques : A 20 ans [] c'était pas le premier de mes soucis E20. Ce manque d'informations apportées par les professionnels pouvait être compensé par des recherches sur internet et des discussions avec l'entourage. Elles étaient conscientes du risque de mésinformation et de ne retenir que les points négatifs, mais restaient influencées par ce qu'elles entendaient, généralisant les mauvaises expériences, avec surtout des aprioris négatifs sur le DIU : internet, on a aussi tous les effets négatifs qui ressortent E7 ; j'ai des amies qui sont tombées enceintes avec le stérilet E6. Les adolescents leur semblaient difficiles à informer, les séances d'éducation sexuelle n'étant pas adaptées à leurs besoins et les parents en difficulté face à cela. Les jeunes pouvaient également ressentir une gêne à poser des questions à un adulte ou devant leurs camarades de sexe opposé : déjà d'en parler ou quoi, c'est pas non plus facile E14. Chez certaines femmes, on notait une ambivalence vis-à-vis du désir d'enfant, surtout chez celles qui pensaient avoir eu assez d'enfants : Même si aujourd'hui je n'en veux plus, je me donne le droit de changer d'opinion E3, mais aussi chez une plus jeune, en situation de grossesse non désirée. Concernant l'efficacité, certaines avaient des difficultés à classer les moyens du plus au moins efficace : l'efficacité euh, j'en avais jamais entendu parler E20. L'efficacité de la pilule était 21 surestimée : à mon avis, c'est la pilule en premier E6, celle de l'implant et du DIU souvent sous- estimée : le stérilet est un peu moins efficace E13. Enfin, elles mentionnaient des attitudes à risque d'échec contraceptif, elles voulaient pouvoir arrêter leur contraception lorsqu'elles estimaient les rapports moins réguliers : la pilule ou le stérilet [] quand on n'est pas dans une relation sérieuse, non pas forcément E1. Elles minimisaient leur risque de grossesse : Les ados sont encore persuadés qu'au premier rapport sexuel, on peut pas tomber enceinte E15, pensaient devoir faire des pauses pour reposer leur corps : je vais attendre un petit laps de temps [] avant d'en remettre un nouveau, [] reposer un peu le corps E7 et avaient parfois l'impression d'être mieux protégées par un moyen jugé moins efficace : on fait attention, mon mari s'enlève avant d'éjaculer [] je (lui) fais confiance [] je pense pas qu'il y ait de souci E2. Besoin d'une contraception adaptée Plusieurs patientes ont évoqué des envies de naturel et avaient envie de plus écouter (leur) corps E2. Elles s'accordaient à dire que chaque femme devait trouver son moyen, en fonction de son ressenti et de son mode de vie, quitte à changer plusieurs fois, après information complète : Chacun choisit ses méthodes [] faut qu'elle convienne au mode de vie E7. Les moyens pouvaient aussi évoluer en fonction des périodes de la vie et du couple : on devrait prévoir des contraceptifs pour chacune des tranches d'âge. Et chacun des modes de vie qu'on a E16. Elles attendaient de leur contraception de ne pas en ressentir d'effet indésirable, qu'elle soit efficace, pratique et non contraignante : simple, pratique, [] qu'il n'y ait pas d'effet secondaire [] pas contraignant E6 ; l'efficacité, c'est quand même un critère E7. Beaucoup mentionnaient le préservatif, car il était le seul à protéger des IST : le préservatif c'est bien parce que voilà, ça élimine aussi les MST E9. La contraception devrait être abordable. Certaines ressentaient le besoin de contrôler elle-même leur contraception c'est plus rassurant [] que ça soit moi qui contrôle E20. Elles se résignaient à l'imperfection, acceptant certaines contraintes et effets indésirables, en vue d'être mieux protégées ou de prendre des hormones malgré leurs convictions, en pesant le pour et le contre, j'ai voulu changer E12. Certaines avaient trouvé le meilleur moyen pour elles et pensaient ne plus changer. Il s'agissait plus souvent des DIU cuivre, voire au LNG ou de l'implant, que de la pilule : le meilleur ce sera le stérilet au cuivre pour moi E16. Pour les adolescentes, elles suggéraient d'éviter les moyens contraignants : la pilule est pas du tout adaptée pour des ados E12, le DIU apparaissant comme une évidence : Je pense que c'est mieux de mettre un stérilet tout de suite, à 15 ans E17. D'autres déconseillaient les corps étrangers vaginaux ou utérins, certaines s'inquiétaient de l'effet des 22 hormones sur un corps en croissance : ado, on devrait avoir quelque chose qui joue le moins possible sur les hormones E16 et beaucoup insistaient sur la protection des IST : préservatif, tout simplement [] Le plus dangereux, c'est de mourir d'une maladie E20. Le partenaire intervenait peu dans le choix du contraceptif. Même s'il y avait discussion, sa seule préoccupation selon les femmes était l'efficacité : il s'en fout. Du moment que je tombe pas enceinte E17. Certaines auraient apprécié une plus grande implication. D'autres pensaient qu'il n'avait pas son mot à dire, s'agissant des effets sur leur corps du contraceptif et de la grossesse : tu as rien à dire, c'est pas ta contraception, c'est moi qui le fais, c'est pas toi qui le portes E9. Certaines avaient trouvé des solutions pour impliquer leur partenaire dans une responsabilité partagée, avec les méthodes naturelles, le rappel de la pilule ou une participation financière : il est un peu plus actif, qu'il participe lui aussi pour une fois E2. 23 Figure 1 : Récapitulatif des thèmes et sous-thèmes Peur des Hormones Peur des Corps étrangers Craintes liées au mode d'action / Ethique Représentations négatives et contraintes d'usage des contraceptifs hormonaux et intra-utérins Effets indésirables à court terme / Tolérance Danger avec le tabac Les hormones déplaisent : manque de naturel Effets indésirables à long terme : Santé Chimique Environnement Peu d'avantages ressentis Echecs Informations volontairement omises L'idée du CE dérange Peur de la pose et du retrait Peur de le ressentir Gêne du partenaire Peur de mobilité / Perte Effets indésirables / tolérance Crainte pour la fertilité Echecs DIU Pilule : Prise / Oublis Contraintes d'usage DIU/Implant : 2 consultations et moins réversibles Désaffection pour ces méthodes Changement implant difficile Anneau patch : trop de changements / gênants Prix 24 Avantages des Hormones Avantage du DIU Cuivre Commodité d'usage Représentations positives et commodité d'usage des contraceptifs hormonaux et intra-utérins Efficace Régularisation du cycle menstruel Amélioration acné Pas de corps étranger Augmentation volume mammaire Protection cancer ovaire Moyen connu : rassurant Plus naturel, pas d'hormones Efficace Pas d'acte manqué CRLDA : Tranquillité Pose et retrait DIU facile Implant discret Géré par médecin Pilules en continu : moins d'oublis Pilule : facilité d'accès, liberté Moyennes durée : moins contraignants et plus réversibles Pas de contrainte lors rapports Plus simple que méthodes naturelles Fait par la femme seule 25 Préservatif en début de vie sexuelle Référence à la norme par les patientes Pilule rapidement quand couple stabilisé DIU après les enfants Influence des prescripteurs et confiance des patientes Information insuffisante Habitudes de prescription DIU et Implant plus compliqués à poser Manque de prise en compte mode de vie et préférences des patientes Croyances des prescripteurs Prise en charge responsable d'échecs Patientes en confiance, information jugée fiable et suivie Mentionnent peu DIU, Implant, Patch et Anneau Pilule La norme DIU mal supportés Stérilité post DIU chez nullipares Pilule test avant implant Implant mal supporté Minimisation effets indésirables Gestion changement de contraception Refus pilule aux fumeuses Refus ligature car trop jeune 26 Connaissances lacunaires Manque d'intérêt Pas le premier sujet de préoccupation Peu conscientes des conséquences (IVG) Méconnaissances, croyances, ambivalence, attitudes à risque Mésinformation sur internet Généralisation des mauvaises expériences entendues Information des adolescentes difficile Ambivalence vis-à-vis du désir d'enfant Croyances sur l'efficacité Attitudes à risque d'échec contraceptif Insouciance des adolescentes Influence de l'entourage Discours négatifs retenus Apriori négatifs sur le DIU Besoin de liberté Pauses quand couple pas stable Sous-estimation du risque de grossesse Périodes de transition Impression d'être mieux protégée par moyen moins efficace 27 Besoin contraceptif Envie de naturel, écoute du corps Adapté à chaque femme Adapté au moment Attentes Résignées à l'imperfection Le meilleur moyen actuel Meilleur moyen pour les adolescentes Place du partenaire dans le choix de la femme Pas d'effet indésirable Efficacité 100% Pas de contrainte Protection des IST Prix abordable Contrôle par la femme Non contraignant : DIU Pudeur : difficulté d'accepter CE vaginal ou utérin Eviter les hormones Protection des IST Pas assez impliqué Pas son problème Solutions de responsabilité partagée 28 Figure 2 : Schéma des résultats 29 DISCUSSION Limites et forces Cette étude qualitative par approche phénoménologique, par entretiens individuels semi- dirigés a permis d'aborder des phénomènes subjectifs (représentations, croyances), relevant de l'intimité, en favorisant l'expression libre des interrogées. Les investigatrices étant deux jeunes femmes, ceci a surement amélioré l'aisance des deux parties et la compréhension mutuelle. Elle pourrait cependant être améliorée par la réalisation de focus group réunissant des personnes se connaissant, pour créer un entrainement mutuel et permettre l'émergence potentielle de nouvelles idées. Les critères de la grille COREQ ont été respectés (Annexe 4). Les données ont été analysées en parallèle par les deux investigatrices et les discordances résolues par triangulation, avec l'aide de la directrice de thèse, pour un gain d'objectivité et une meilleure validité interne de l'étude. La validité externe a été obtenue par saturation des données, à partir d'un échantillon raisonné en variation quasi maximale, aucune patiente n'ayant utilisé le patch. De par la spécificité de pratique des tiers recruteurs, une certaine homogénéité de profils peut être à déplorer malgré l'échantillonnage en variation maximale, avec une sur-représentation de nullipares sous DIU. Les entretiens étant réalisés par l'une ou l'autre des investigatrices, cela a créé un manque de reproductibilité des interviews, malgré l'évolution du guide d'entretien. S'agissant du premier travail de recherche qualitative pour les deux investigatrices, elles n'étaient pas familiarisées avec la technique de l'entretien semi-dirigé, des questions trop fermées ont pu orienter les réponses des personnes interrogées. Du fait de contraintes réglementaires, l'avis de mineures n'a pas été recueilli. Or elles sont à haut risque de grossesse non désirée, de par leur fertilité et leur difficulté d'accès à la contraception. Comparaison à la littérature Cette étude a montré, comme la littérature, que les femmes connaissaient bien et utilisaient massivement la pilule, vue comme un bon moyen de contraception, simple à obtenir. Cependant comme observé par Bajos et Al (3), depuis la crise de la pilule, le rejet des hormones par peur de risques de santé était retrouvé, avec un report vers des méthodes moins efficaces, mais jugées plus naturelles et vers le DIU au cuivre, seule méthode non hormonale efficace. Pourtant les contraceptions hormonales présentent des avantages non contraceptifs, décrits par Quereux et Al et Winckler (1012), qui, mieux connus des femmes, permettraient d'améliorer leur acceptabilité. 30 L'inconvénient de la surutilisation de la pilule est son taux d'échecs, dus aux arrêts pour effets indésirables (1) et aux oublis fréquents, également décrits dans l'étude GRECO (13). Les médecins devraient s'enquérir des oublis et proposer des contraceptifs reconnus plus simples par les femmes, comme les CRLDA. Malgré les contraintes et ce désamour des hormones, les femmes restaient réticentes à l'usage des CRLDA, notamment du DIU, qui gardait une mauvaise réputation (14). Les freins principaux à leur usage sont la difficulté d'accepter un corps étranger, la crainte de la pose et du retrait, de ne pas le supporter (douleurs, saignements), de le sentir ou de sa mobilité. Pourtant lorsqu'ils sont choisis, ils sont mieux tolérés, avec des taux d'abandon inférieurs à la pilule (1, 15), limitant les périodes de transition contraceptive, responsables de la moitié des IVG. Comme souligné par Winckler (11) les effets indésirables restent souvent acceptables comparé au risque de grossesse. Proposer le DIU et l'implant et informer, y compris sur les effets indésirables, améliore la tolérance de ceux-ci et permet de diminuer les IVG, comme retrouvé chez les jeunes aux Etats Unis et au Royaume Uni (8, 1620). Les femmes devraient également être renseignées sur la durée d'usage de ces méthodes et le retour à la fertilité, car elles pensaient, comme dans l'étude de Fournier, qu'elles devaient être gardées toute la durée d'efficacité (21). Lorsque les CRLDA ne paraissent pas acceptables aux patientes, le patch et l'anneau seraient des alternatives plus réversibles et moins contraignantes que la pilule pour limiter les oublis. Méconnus car peu présentés par les médecins, ils n'inspirent pas confiance. On peut déplorer le fait que leur prix et leur non-remboursement limitent leur usage. En effet, il a été prouvé (projet CHOICE) que fournir la contraception gratuitement limitait le nombre d'IVG (8, 15). Le DIU au cuivre garde le meilleur rapport coût-efficacité (22). La norme contraceptive reste une évidence pour beaucoup (3, 7). Malgré les recommandations de la HAS de prescrire le DIU en première intention, y compris aux jeunes et nullipares et les études montrant sa bonne tolérance (18, 23, 24), son utilisation ne progresse que lentement. Les prescripteurs proposent surtout la pilule, malgré des demandes de changement pour mauvaise tolérance ou des IVG. Il a été montré qu'ils avaient aussi des craintes et croyances sur le DIU et ne rassuraient pas les femmes, notamment sur l'usage chez les nullipares et la fertilité, les risques de grossesse ectopique, les avortements mensuels, sa moindre efficacité. Ils craignaient aussi la pose et ses risques infectieux, de perforation et de malaise (2527). Dans cette étude, les femmes ont rapporté ne pas avoir été assez informées, écoutées sur leurs vécu et attentes, rassurées sur leurs croyances et aprioris, par leur médecin. Elles accordaient pourtant une grande confiance à ses dires. L'information lacunaire fournie poussait à généraliser les mauvaises expériences de l'entourage ou vues sur internet. Ceci devrait inciter les médecins à mieux présenter de façon détaillée tous les contraceptifs disponibles. 31 Comme décrit par Bajos dans l'enquête FECOND (4) certaines femmes étaient ambivalentes quant à leur désir d'enfant. D'autres prenaient des risques en arrêtant leur contraception en l'absence de rapports réguliers, alors que les débuts de relation et les transitions contraceptives sont à risque d'échec (une IVG sur 2). Ecouter les femmes pour repérer ces périodes à risque permettrait au médecin d'expliquer que le risque de grossesse est supérieur à celui de la contraception en continu et de proposer des CRLDA, sans risque d'acte manqué. La contraception idéale décrite par les femmes se rapprochait de celle décrite par John Guillebaud en 1997, cité par Winckler (11), elle devrait être bon marché, facile d'accès, [] utilisable par le plus grand nombre, [] féminine, [] efficace à 100% sans besoin d'intervenir, [] simple, confortable et indépendante des rapports sexuels, [] entièrement réversible et dénuée de tout effet indésirable. Elle devrait avoir des avantages bénéfiques en dehors de la contraception . Les femmes sont conscientes qu'aucune méthode ne possède tous ces atouts et sont prêtes à accepter des effets indésirables et contraintes, pour éviter une grossesse. Cette étude montre que trouver la bonne contraception peut être difficile pour les femmes, qui ne partagent pas avec leur partenaire le poids de ce choix et des risques de grossesse et d'IVG. Une prise de conscience de cette difficulté par les médecins et une contraception adaptée à chaque femme et couple sont donc souhaitables. Ouvertures Les femmes interrogées suggèrent des pistes d'amélioration de leur prise en charge contraceptive. Elles souhaiteraient que les médecins écoutent plus les effets secondaires ressentis ainsi que leurs craintes et croyances pour les rassurer. Elles aimeraient que leur mode de vie et leurs préférences soient pris en compte. Elles voudraient être informées des avantages, inconvénients, contre-indications et de l'efficacité de chaque méthode, pour faire un choix éclairé de la contraception la plus adaptée. Cette information complète sur les contraceptifs, selon la méthode BERCER est conseillée par l'OMS (22). Informer sur les bénéfices non contraceptifs des hormones améliorerait leur acceptabilité et l'observance et donc limiterait les grossesses non désirées (1012). Les ressources internet, les médias et les prospectus d'information à disposition dans les cabinets médicaux devraient être plus visibles, clairs et concis, et cibler les CRLDA et les nouvelles méthodes hormonales. Améliorer leur connaissance pourrait éviter un retranchement vers la pilule, dont la prise quotidienne est source d'oublis et d'échecs. L'adolescence est une période délicate de par la fertilité élevée, l'insouciance avec risque d'oublis importants et le rejet des conseils des adultes. De plus, se pose le problème de la confidentialité avec la présence des parents, dans le déni de la sexualité de leurs filles, alors qu'elles dépendent d'eux financièrement et pour les remboursements. L'information des adolescentes est donc primordiale et doit être optimisée, tant à l'école que par les médecins, en l'absence des parents. Mettre l'accent sur les CRLDA, ne nécessitant pas d'observance quotidienne pourrait conforter leur vision 32 positive de ceux-ci (8, 16, 19). Favoriser l'accès anonyme et gratuit à ce type de contraception, moins contraignante et plus sûre, limiterait les IVG. L'arsenal contraceptif remboursé relativement restreint, amène à se demander si un meilleur remboursement favoriserait l'usage d'une contraception plus adaptée. Certaines croyances des médecins, comme la contre-indication formelle de l'association pilule-tabac, sont aussi un facteur de risque de grossesse et devraient être combattues. En effet le risque thromboembolique pour une femme jeune sans autre facteur de risque est inférieur à celui d'une grossesse non désirée. Une meilleure formation initiale et continue des médecins semble nécessaire pour lutter contre leurs préjugés et croyances sur les CRLDA, limitant leur prescription. Cette formation devrait aussi passer par un meilleur apprentissage de la pose des CRLDA, redoutée par de nombreux médecins et constituant un autre frein, la prescription de pilule étant plus rapide et facile. Informer les médecins sur les DIU vendus avec kits de pose et revaloriser l'acte, permettraient que l'achat du matériel et le temps passé ne soient plus des freins à leur pose (25, 26). Il en est de même pour la pose et le retrait d'implants, car le coût des kits de retrait est plus élevé, que l'acte lui-même. 33 CONCLUSION Cette étude qualitative s'est intéressée aux représentations des femmes concernant les contraceptions hormonales et intra-utérines. Elles avaient des représentations négatives de ces contraceptions, avec des freins induits par la peur des effets indésirables des hormones et corps étrangers et par leurs contraintes d'usage. Mais elles reconnaissaient les avantages et la commodité d'usage de ces contraceptifs. Leurs choix étaient souvent dictés par la norme contraceptive et influences par les prescripteurs, malgré une information jugée insuffisante. Leurs connaissances lacunaires, croyances erronées et ambivalence causaient des comportements à risque d'échec. Elles voudraient une contraception idéale, mais surtout adaptée à chacune et à chaque moment. Ce qui était présenté comme un progrès dans la libération de la femme depuis 50 ans, n'est plus vu sous cet angle par les femmes d'aujourd'hui. D'après les données de cette étude et de la littérature, les prescripteurs ont un rôle important à jouer pour favoriser l'accès à une contraception optimale, le choix de la bonne méthode contraceptive étant difficile. Ils doivent être à l'écoute des difficultés des femmes (effets indésirables, contraintes, croyances) pour les rassurer et les aider à trouver la méthode la plus adaptée, afin d'éviter échecs et arrêts de contraception, souvent dus à une inadaptation de celle-ci à leur mode de vie. Informer les femmes sur les contraceptifs LDA (bénéfices et effets indésirables) pour améliorer leur tolérance et observance, ainsi que plus les prescrire semble être fondamental. Une meilleure formation et information des prescripteurs est aussi nécessaire, en raison des freins décrits chez eux. Il serait intéressant d'étudier à grande échelle l'impact de campagnes d'information publiques ou d'une information minimale systématique sur l'ensemble des contraceptifs, sur l'usage des CRLDA et le nombre d'IVG en France. 34 35 BIBLIOGRAPHIE 1. HAS. Efficacité des méthodes contraceptives [Internet]. 2013 [cité 16 févr 2016]. Disponible sur : contraceptives. pdf 2. N Bajos, A Bohet, M Le Guen, C Moreau, Et l'équipe de l'enquête Fecond. La contraception en France : nouveau contexte, nouvelles pratiques . Enquête FECOND 2012. Population et sociétés [Internet]. sur : 2016] ; (492). Disponible 2012 [cité sept févr 11 3. Bajos N, Rouzaud-Cornabas M, Panjo H, Bohet A, Moreau C, et l'équipe Fécond. La crise de la pilule en France : vers un nouveau modèle contraceptif ? Population et sociétés [Internet]. mai 2014 sur : 2016] ; (511). Disponible [cité janv 19 4. 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Le Dispositif intra Utérin et l'Implant : analyse des facteurs déterminant la pratique des médecins généralistes du Loir et Cher [Internet]. [cité 19 janv 2016]. Disponible sur : 37 ANNEXE 1 : Fiche de présentation patiente Thèse : Opinion des femmes concernant les méthodes de contraception hormonales et intra-utérines Bonjour, Nous sommes deux médecins généralistes et nous réalisons notre thèse sur les opinions des femmes sur les méthodes de contraception hormonales et intra utérines, afin de mieux comprendre ce qui anime les femmes dans le choix de leur méthode contraceptive. Pour cela nous réalisons des entretiens seule à seule avec des patientes volontaires que nous recrutons nous-même ou par le biais de sagefemme, généraliste, ou au centre d'orthogénie, ceci afin de varier les profils des femmes interrogées. Nous vous poserons des questions sur ce que vous pensez des différents moyens de contraception, comment vous les percevez, vos motifs de choix, etc. Sachez qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, ni de jugement sur ce que vous pourrez dire. Les conversations sont enregistrées, puis elles sont entièrement retranscrites. Nous veillons lors de cette retranscription à anonymiser l'entretien. Vous pouvez, si vous le souhaitez ou si vous en ressentez le besoin relire l'entretien et le corriger, afin de valider vos propos. Les entretiens seront ensuite analysés par nos soins afin d'en faire ressortir toutes les idées exprimées par les différentes interviewées. Nous pourrons vous transférer notre travail de thèse par mail une fois celui-ci achevé si vous le souhaitez. Nous vous remercions par avance pour votre aide précieuse pour notre travail de thèse. Céline RIFFARD {coordonnées mail et téléphoniques} Claire ARNAUDON {coordonnées mail et téléphoniques} 38 ANNEXE 2 : Guide d'entretien Première version Bonjour et bienvenue, Merci d'avoir accepté de me donner un peu de votre temps pour répondre à mes questions. Je m'appelle Claire/Céline, je suis médecin généraliste, et je réalise ma thèse de Médecine Générale à l'Université Grenoble Alpes, avec Céline/Claire sur l'opinion des femmes concernant les méthodes de contraception hormonales et intra-utérine, à savoir les pilules oestroprogestatives, microprogestatives, le patch, l'anneau vaginal, l'implant, le dispositif intra utérin (ou DIU ou Stérilet) au cuivre, et celui à l'hormone progestérone : MIRENA. N'ayez pas d'inquiétude si vous ne les connaissez pas toutes, nous ne cherchons pas à étudier vos connaissances, mais nous voudrions connaitre votre avis, votre ressenti, vos craintes, ce qui vous inciterait ou vous freinerait à utiliser ces différentes méthodes. Toute réponse est intéressante, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, n'hésitez donc pas à dire tout ce qui vous passe par la tête. Vous pouvez aussi donner les impressions que vous auriez entendues d'autres femmes, même si ce n'est pas votre opinion à vous. Si vous avez des questions j'y répondrai bien sûr, mais en fin d'entretien pour ne pas vous influencer. Nous pouvons les écrire si vous avez peur de les oublier. Pour pouvoir étudier vos réponses l'entretien est enregistré, mais les informations dont vous nous ferez part ne permettront pas de vous reconnaitre. Par ailleurs, elles ne seront utilisées que dans le cadre de notre thèse et ne seront pas divulguées. L'enregistrement de cet entretien sera retranscrit pour l'étude et supprimé. Je vous remercie de vérifier que votre téléphone portable est éteint. Quelques questions pour mieux vous connaitre : Pouvez-vous vous présenter ? Quel âge avez-vous ? Que faites-vous dans la vie ? Quelle est votre situation familiale ? Avez-vous vous des enfants ou des projets immédiats ? Avez-vous déjà fait une interruption volontaire de grossesse ? Quel mode de contraception utilisez-vous en ce moment ou que faites-vous pour éviter de tomber enceinte ? Vous convient-il ? Depuis quand l'utilisez-vous ? Pourquoi celui-ci ? Avez-vous utilisé d'autres moyens auparavant et combien de temps ? Pourquoi avez-vous changé ? Par quel professionnel votre suivi gynécologique est-il effectué : gynécologue, généraliste ou sagefemme ? D'o et de qui tenez-vous vos connaissances sur la contraception ? Avez-vous l'impression d'être suffisamment informée ? Avez-vous des croyances religieuses pouvant éventuellement interférer avec votre choix de contraception ? Savez-vous quoi faire en cas de rapport sexuel non ou mal protégé pour éviter de tomber enceinte dans les jours qui suivent ? Pouvez-vous m'en dire plus ? 39 Phrase d'accroche : Quel est aujourd'hui votre vécu de la contraception médicale ? Quel est votre opinion / Avis / point de vue/ ressenti sur chacun de ces moyens ? Le DIU ou stérilet ? La pilule ? Le patch ? L'anneau ? L'implant ? Qu'est-ce qui aujourd'hui orienterait votre choix ? avantages et inconvénients Préjugés, craintes ou peurs A propos des connaissances : Que savez-vous au sujet des méthodes de contraception efficaces ? A propos des avantages Selon vous quels sont les avantages de chacune des méthodes ? Qu'est-ce qui pourrait vous pousser à les utiliser ? A propos des désavantages : Qu'est-ce qui vous freinerait à utiliser chacune de ces différentes méthodes ? A propos de l'efficacité ? Avez-vous une idée de l'efficacité des différents moyens ? A propos des effets indésirables ? Selon vous, quels sont les effets indésirables acceptables ou non de chaque contraceptif ? Cela représente-t-il un frein pour vous ? A propos des contraintes / de la commodité ? Qu'est-ce qui vous attire ou au contraire vous gêne dans leur mode d'utilisation respectif ? Savez-vous comment fonctionnent ces moyens de contraception ? Si mention de corps étranger : essayez de me dire en quoi cela vous dérange. Si mention de pas naturel : pouvez-vous m'en dire plus ? Si mention de refus des hormones : Pourquoi, pouvez-vous m'expliquer ? A qui pensez-vous que ces contraceptions s'adressent / pour qui sont-elles utiles / qui n'en a pas besoin ? Voyez-vous des choses à ajouter ? A propos du partenaire, à propos de la religion, à propos de l'écologie Ouvertures Quelles sont les informations que vous auriez voulu recevoir lors de votre consultation gynécologique sans avoir à poser la question ? A quelles questions souhaitez-vous que je réponde ? Est-ce que ces réponses vous éclairent et pourraient faire évoluer vos choix, désirs, opinions en matière de contraception ? 40 ANNEXE 3 : Guide d'entretien Deuxième version Bonjour et bienvenue, Merci d'avoir accepté de me donner un peu de votre temps pour répondre à mes questions. Je m'appelle Claire/Céline, je suis médecin généraliste, et je réalise ma thèse de Médecine Générale à l'Université Grenoble Alpes, avec Céline/Claire sur l'opinion des femmes concernant les méthodes de contraception hormonales et intra-utérine, à savoir les pilules oestroprogestatives, microprogestatives, le patch, l'anneau vaginal, l'implant, le dispositif intra utérin (ou DIU ou Stérilet) au cuivre, et celui à l'hormone progestérone : MIRENA. N'ayez pas d'inquiétude si vous ne les connaissez pas toutes, nous ne cherchons pas à étudier vos connaissances, mais nous voudrions connaitre votre avis, votre ressenti, vos craintes, ce qui vous inciterait ou vous freinerait à utiliser ces différentes méthodes. Toute réponse est intéressante, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, n'hésitez donc pas à dire tout ce qui vous passe par la tête. Vous pouvez aussi donner les impressions que vous auriez entendues d'autres femmes, même si ce n'est pas votre opinion à vous. Si vous avez des questions j'y répondrai bien sûr, mais en fin d'entretien pour ne pas vous influencer. Nous pouvons les écrire si vous avez peur de les oublier. Pour pouvoir étudier vos réponses l'entretien est enregistré, mais nous vous assurons que les informations dont vous nous ferez part ne permettront pas de vous reconnaitre. Par ailleurs, elles ne seront utilisées que dans le cadre de notre thèse et ne seront pas divulguées. L'enregistrement de cet entretien sera retranscrit pour l'étude et supprimé après. Je vous remercie de vérifier que votre téléphone portable est éteint. Quelques questions pour mieux vous connaitre : - - - - - Quel âge avez-vous ? Que faites-vous dans la vie ? Quelle est votre situation familiale ? Avez-vous vous des enfants ou des projets immédiats ? Avez-vous déjà fait une interruption volontaire de grossesse ? Par quel professionnel votre suivi gynécologique est-il effectué : gynécologue, généraliste ou sagefemme ? D'o et de qui tenez-vous vos connaissances sur la contraception ? - - Avez-vous des croyances religieuses pouvant interférer avec votre choix de contraception ? Quel est votre mode de contraception actuel ? Quel(s) autre(s) mode(s) de contraception avez- vous déjà utilisé ? Phrase d'accroche : - Quel est votre opinion / point de vue sur les différents moyens de contraception ? Le DIU ou stérilet ? 41 La pilule ? Le patch ? L'anneau ? L'implant ? . - Par exemple, qu'est-ce qui aujourd'hui oriente votre choix de contraceptif ? Êtes-vous satisfaite de votre moyen actuel ? Pourquoi en avez-vous changé ? Si besoin de précisions au cours de l'entretien pour chaque moyen : A propos des avantages, commodité Selon vous quels sont les avantages de chacune des méthodes ? Qu'est-ce qui pourrait vous pousser à les utiliser ? A propos des désavantages, effets indésirables et contraintes : Qu'est-ce qui vous freinerait à utiliser cette méthode ? Quels sont les effets indésirables non acceptables pour un moyen de contraception selon vous ? A propos de l'efficacité ? Avez-vous une idée de l'efficacité des différents moyens ? Pouvez-vous les classer du plus au moins efficace ? Ce qui dérange dans le mode de fonctionnement : faire préciser Si mention de corps étranger : essayez de me dire en quoi cela vous dérange. Si mention de pas naturel : pouvez-vous m'en dire plus ? Si mention de refus des hormones : Pourquoi, pouvez-vous m'expliquer ? Pensez-vous qu'il y a des âges ou des périodes de vie auxquels certains moyens sont indiqués ou contre-indiqués ? (En dehors du désir de grossesse) Voyez-vous des choses à ajouter ? Y a-t-il d'autres choses qui orientent votre choix de contraceptif comme par exemple votre partenaire, une religion, l'écologie, des valeurs, des personnes ? Que faites-vous en cas de rapport sexuel non ou mal protégé pour éviter de tomber enceinte ? Ouvertures : Quelles sont les informations que vous auriez voulu recevoir lors de votre consultation gynécologique sans avoir à poser la question ? A quelles questions souhaitez-vous que je réponde ? Avez-vous l'impression d'être suffisamment informée et d'avoir suffisamment de connaissances ? Est-ce que ces réponses vous éclairent et pourraient faire évoluer vos choix, désirs, opinions en matière de contraception ? 42 ANNEXE 4 : Grille COREQ Domaine 1 : Équipe de recherche et de réflexion Caractéristiques personnelles Enquêteur/animateur Quel(s) auteur(s) a (ont) mené l'entretien individuel ou l'entretien de groupe focalisé ? Chacune des deux investigatrices a mené une partie des entretiens individuels. 2. Titres académiques Quels étaient les titres académiques du chercheur ? 3. Activité 4. 5. Genre Expérience et formation Les deux investigatrices étaient de jeunes médecins généralistes remplaçantes, en fin de cursus de DES. Quelle était leur activité au moment de l'étude ? Les deux investigatrices faisaient des remplacements de Médecine Générale. Le chercheur était-il un homme ou une femme ? C'étaient deux femmes. Quelle était l'expérience ou la formation du chercheur ? Les deux investigatrices ont été formées à la lecture critique d'article et ont suivis des séminaires sur la méthode qualitative et la rédaction d'un article scientifique, au cours de leur internat de médecine générale. Relations avec les participants 6. Relation antérieure Enquêteur et participants se connaissaient-ils avant le 7. 8. Connaissances des participants au sujet de l'enquêteur Caractéristiques de l'enquêteur commencement de l'étude ? Les deux investigatrices pouvaient connatre certaines patientes incluses. Que savaient les participants au sujet du chercheur ? Les participantes savaient qu'il s'agissait de deux médecins en fin de cursus, réalisant une étude sur leurs représentations concernant la contraception, pour leur travail de thèse. Quelles caractéristiques ont été signalées au sujet de l'enquêteur/animateur ? Les deux investigatrices n'avaient aucun lien avec l'industrie pharmaceutique et portaient un intérêt pour la santé des femmes et leur ressenti face à la contraception. Domaine 2 : Conception de l'étude Cadre théorique 9. Orientation méthodologique et théorie Quelle orientation méthodologique a été déclarée pour étayer l'étude ? L'analyse des résultats a été faite de manière inductivo-déductive avec une approche phénoménologique. Sélection des participants 43 10. Échantillonnage 11. Prise de contact Comment ont été sélectionnés les participants ? L'échantillon a été réalisé de manière dirigée en recherche de variation maximale. Comment ont été contactés les participants ? Les participantes ont été contactées par téléphone, suite à un premier recrutement en face à face, par un tiers professionnel (MG, sagefemme) ou directement par les investigatrices. Combien de participants ont été inclus dans l'étude ? 21 12. 13. Taille de l'échantillon Non-participation Combien de personnes ont refusé de participer ou ont abandonné ? Contexte Cadre de la collecte de données 14. 15. 16. Présence de non- participants Description de l'échantillon Recueil des données 17. Guide d'entretien Raisons ? 2 en centre d'orthogénie par manque de temps O les données ont-elles été recueillies ? Les données ont été recueillies soit dans le lieu de recrutement de la patiente, soit au domicile de l'investigatrice ou de la patiente. Y avait-il d'autres personnes présentes, outre les participants et les chercheurs ? Non, les entretiens étaient individuels, en tête à tête entre l'investigatrice et la patiente. Quelles sont les principales caractéristiques de l'échantillon ? Les patientes interrogées avaient un suivi gynécologique et étaient vues en consultation par leur médecin traitant, une sage-femme ou en centre d'orthogénie. Les questions, les amorces, les guidages étaient-ils fournis par les auteurs ? Le guide d'entretien avait-il été testé au préalable ? Le guide d'entretien a été modifié et réadapté suite aux premiers entretiens. L'entretien était semi-dirigé, les investigatrices n'intervenaient que pour faire préciser des points non abordés spontanément par les patientes. 18. Entretiens répétés Les entretiens étaient-ils répétés ? Si oui, combien de fois ? 19. Enregistrement audio/visuel 20. Cahier de terrain 21. Durée Les entretiens n'étaient pas répétés mais réalisés une seule fois chacun. Le chercheur utilisait-il un enregistrement audio ou visuel pour recueillir les données ? Les données recueillies étaient enregistrées par magnétophone ou enregistreur de l'ordinateur, en vue de leur retranscription complète. Des notes de terrain ont-elles été prises pendant et/ou après l'entretien individuel ou l'entretien de groupe focalisé (focus group) ? Aucune note n'a été prise au cours ni après l'entretien, qui été enregistré puis retranscrit en intégralité. Combien de temps ont duré les entretiens individuels ou l'entretien de groupe focalisé (focus group) ? Les entretiens ont duré entre 20 et 69 minutes. 22. Seuil de saturation Le seuil de saturation a-t-il été discuté ? 23. Retour des retranscriptions La saturation des données a été atteinte après 19 entretiens et confirmée à l'issue des entretiens 20 et 21. Les retranscriptions d'entretien ont-elles été retournées aux participants pour commentaire et/ou correction ? 44 Les retranscriptions d'entretiens n'ont pas été retournées aux participantes car celles-ci ne le souhaitaient pas. Domaine 3 : Analyse et résultats Analyse des données 24. 25. 26. Nombre de personnes codant les données Description de l'arbre de codage Détermination des thèmes 27. Logiciel 28. Vérification par les participants Combien de personnes ont codé les données ? Les deux investigatrices ont chacune codé toutes les données recueillies. Les auteurs ont-ils fourni une description de l'arbre de codage ? Oui Les thèmes étaient-ils identifiés à l'avance ou déterminés à partir des données ? Les thèmes n'étaient pas prédéfinis mais déterminés suite au codage des données recueillies. Quel logiciel, le cas échéant, a été utilisé pour gérer les données ? Aucun logiciel n'a été utilisé pour traiter les données qui ont été analysées manuellement à l'aide du mode Plan de Word. Les participants ont-ils exprimé des retours sur les résultats ? Les investigatrices n'ont pas eu de retours de la part des participantes. Rédaction Citations présentées Des citations de participants ont-elles été utilisées pour illustrer les 29. thèmes/résultats ? Chaque citation était-elle identifiée ? Chaque thème et sous thème était illustré par des citations de patientes, choisies parmi les plus pertinentes. Le numéro de l'entretien étant identifié. Y avait-il une cohérence entre les données présentées et les résultats ? Oui Les thèmes principaux ont-ils été présentés clairement dans les résultats ? Les résultats faisaient ressortir tous les thèmes principaux issus de l'analyse des données. Y a t-il une description des cas particuliers ou une discussion des thèmes secondaires ? Les thèmes secondaires ont aussi été abordés dans les résultats. Cohérence des données et des résultats Clarté des thèmes principaux Clarté des thèmes secondaires 30. 31. 32. 45 ANNEXE 5 : Livret de codes : I Représentations négatives et contraintes d'usage des contraceptions médicalisées. 49 Peur des hormones : Pilules OP/PRG, Implant, Patch, Anneau. 49 Effets indésirables à court terme . 49 Peur des effets secondaires, d'une mauvaise tolérance . 49 Temps d'adaptation . 50 Saignements anarchiques . 50 Céphalées / Migraines . 51 Douleurs (ventre, jambes) . 52 Gonflements (ventre, jambes) . 52 Mastodynies, seins gonflés, adénomes . 53 Kystes ovaires . 53 Prise de poids sous hormones. 53 Modification de l'appétit . 54 Nausées / troubles digestifs . 54 Anomalies lipidiques . 54 Troubles de l'humeur . 54 Baisse de libido et sécheresses . 55 Bouffées de chaleur sous pilule . 55 Modification de la pilosité . 55 Acné . 55 Risque Thromboembolique (phlébites, AVC, infarctus) . 56 Danger avec le tabac . 56 Les hormones déplaisent : manque de naturel . 57 Les Hormones ne plaisent plus . 57 Besoin d'un cycle naturel : rôle des règles ; mauvaise image des fausses règles . 58 Dérèglement hormonal, perturbation du corps . 59 Peur des effets à long terme sur la santé . 60 Santé en général . 60 Fertilité . 61 Cancers. 62 Peur pour les bébés à venir . 62 Diffusion non matrisée d'une substance chimique . 62 Dangers à long terme environnementaux . 62 Pas beaucoup d'avantages ressentis . 63 Echecs des contraceptions hormonales (surtout la pilule) . 63 Impressions d'informations volontairement omises . 64 Impression que les risques sont cachés par les médecins / labos . 64 Volonté politique d'augmenter la démographie . 64 Peur du corps étranger : DIU Cuivre et DIU LNG / implant / Anneau . 64 L'idée du corps étranger dérange (pudeur pour CE vaginal ou intra-utérin) . 64 Peur de la pose et du retrait : douleurs, difficultés, rejet . 66 Peur de le ressentir . 68 Gêne du partenaire . 68 Peur de mobilité / Peur de le perdre . 69 Effets indésirables . 70 46 Crainte de ne pas le supporter . 70 Majoration dysménorrhées et syndrome prémenstruel . 70 Saignements . 71 Peur des douleurs lors des rapports . 72 Infection . 72 Crainte pour la fertilité . 72 Peur des échecs de DIU . 72 Craintes liées au mode d'action / problème éthique. 73 Considérations religieuses . 73 Contraintes des contraceptions médicalisées . 73 Pilule : prise à heure fixe, risques d'oublis . 73 Difficulté de gestion de la pilule : semaine d'arrêt, oublis . 76 Nécessité d'intervention pour la pose et le retrait : 2 consultations (DIU/implant) . 76 Méthodes contraceptives longue durée d'action (LDA) moins réversibles . 77 Changement d'implant difficile . 77 Changement de l'anneau et du patch . 78 Anneau pas pratique . 79 Décollement patch . 79 Patch pas esthétique . 80 Prix . 80 Désaffection pour les méthodes médicalisées . 81 II Représentations positives et avantages des méthodes médicalisées de contraception . 81 Avantages des hormones . 81 Efficace . 81 Aménorrhée, diminution des ménorragies et dysménorrhées, régularisation des cycles . 82 Amélioration de l'acné . 83 Pas de corps étranger. . 84 Augmentation du volume mammaire . 84 Protection cancer de l'ovaire . 84 Pilule moyen connu : Rassure . 84 Avantages du DIU cuivre . 85 Plus naturel car pas d'hormone (ni leurs effets secondaires ni leurs contre-indications : tabac) . 85 C'est efficace : Bon moyen de contraception . 86 Pas de risque d'acte manqué . 86 Commodité d'usage des contraceptions médicalisées . 87 Contraceptifs longue durée d'action : rien à faire rien à penser . 87 DIU : Pose facile, si bien préparée, retrait simple et pas besoin d'attendre pour la fertilité . 89 Implant : discrétion . 90 Rassurant que ce soit géré par le médecin . 90 Pilules en continu : moins d'oublis . 90 Pilule : Facilité d'accès, liberté, possibilité de faire des pauses, peu cher . 90 Patch et anneau moins contraignants que la pilule et plus faciles à changer que les contraceptifs de longue durée d'action . 91 Non contraignant au moment des rapports . 92 Plus pratique que les méthodes naturelles . 92 Peut être fait par la femme seule . 93 III Référence à la norme par les patientes . 93 47 Préservatif en début de vie sexuelle . 93 Puis rapidement la pilule . 93 DIU après les enfants ou quand on est sûr de ne plus en vouloir . 95 IV Influence des prescripteurs (car confiance des patientes). 95 Information insuffisante : parlent peu du DIU, de l'implant, du patch et de l'anneau . 95 Habitudes de prescription : ne proposent que la pilule en premier . 97 Plus compliqué de poser le DIU ou l'implant . 99 Défaut de prise en compte du mode de vie et des préférences de la patiente . 99 Croyances des prescripteurs : (la norme, DIU mal supporté) . 100 La Norme . 100 Les DIU sont mal supportés . 100 Risque de stérilité après DIU si pas de grossesse avant . 101 Pilule test avant l'implant . 101 Accent sur les inconvénients de l'implant . 101 Méconnaissance / minimisation des effets indésirables par les médecins . 101 Prise en charge responsable d'échecs : probable mauvaise information . 101 Gestion du changement de contraception . 101 Refus pilule aux fumeuses . 101 Refus de ligature car trop jeune . 101 Patientes en confiance avec leur médecin : information jugée plus fiable . 102 V Méconnaissances, croyances, ambivalence, incohérences . 103 Connaissances lacunaires voire erronées / Informations insuffisantes . 103 La contraception n'est pas la première préoccupation . 106 Manque d'intérêt à mieux comprendre. 106 Meilleure information sur les conséquences de l'IVG améliorerait l'adhésion à la contraception . 106 Adolescence période d'insouciance, de déni des risques difficile à gérer . 106 Risque de mésinformation lors des recherches sur internet : . 107 Généralisation des mauvaises expériences de la famille et des copines . 107 Influence des amies et de la famille . 107 Discours négatif seuls retenus . 108 Beaucoup d'a priori négatifs sur le DIU . 108 Prise en charge et information des adolescents difficile donc imparfaite . 109 Ambivalence vis-à-vis du désir d'enfant . 109 Croyances sur l'efficacité. 110 Attitudes à risque d'échec contraceptif . 111 Besoin de liberté. 111 Pas besoin de contraception quand on n'est pas en couple stable ou relation à distance . 111 Sous-estimation du risque de grossesse : pas la première préoccupation . 112 Période de transition . 112 Impression d'être mieux protégée par un moyen supposé moins efficace . 113 VI Besoin contraceptif . 113 Envie de naturel et d'écouter son corps . 113 Idéal : à chaque femme son moyen . 114 Moyen différent en fonction des moments de la vie . 114 Qu'attendent-elles de leur contraception ? . 115 Besoin de ne rien sentir : pas d'effet indésirable . 115 Besoin de fiabilité / efficacité / sérénité . 115 48 Besoin de simplicité / Pas de contrainte . 116 Protection contre les IST . 116 Prix abordable . 117 Besoin de contrôler soi-même sa contraception . 118 Résignées à l'imperfection : balance bénéfices / inconvénients . 118 Le meilleur moyen selon elles . 119 Meilleur moyen chez les adolescentes . 120 Eviter moyen contraignant car période d'insouciance : préférer fiabilité et longue durée d'action . 120 Pudeur : éviter corps étranger vaginal ou utérin . 121 Eviter les hormones à l'adolescence . 122 Protection des IST . 122 Place du partenaire dans le choix de la femme . 122 Responsabilité de la femme, partenaire pas assez impliqué . 122 Ce n'est pas le problème du partenaire qui n'a pas son mot à dire . 124 Envie de plus impliquer son partenaire dans une responsabilité partagée . 124 I Représentations négatives et contraintes d'usage des contraceptions médicalisées Peur des hormones : Pilules OP/PRG, Implant, Patch, Anneau Effets indésirables à court terme Peur des effets secondaires, d'une mauvaise tolérance IL Y A TOUJOURS DES EFFETS SECONDAIRES E2 : des bouffées de chaleur moi, j'ai l'impression que j'ai jamais trouvé la pilule qui me convenait vraiment. Parce que y a toujours eu un peu des effets secondaires, soit CA A DES EFFETS E6 : aujourd'hui je . c'est pas une méthode de contraception qui me va. Physiquement La pilule aujourd'hui je peux plus la prendre, parce que quand on l'a pris longtemps mine de rien, ça a des effets quand même et moi E6 : la pilule par exemple, je la supportais plus du tout, j'avais des effets secondaires CA NE ME VA PAS E6 : c'est quand même des hormones, qui font que ben ça m'allait plus quoi. FAUT LA SUPPORTER E6 : ça vous procure des hormones, donc faut la supporter PILULE PLUS SUPPORTEE E6 : j'ai l'expérience de la pilule, je la supporte plus HORMONES MAL TOLEREES PAR LE CORPS E7 : J'avais essayé la pilule, donc c'était CERAZETTE et je sentais que mon corps, il aimait pas du tout MON CORPS N'AIME PAS E7 : donc je voulais pas trop de chose chimique, parce que je voyais que mon corps, il aimait pas trop JE ME SENTAIS PAS BIEN E7 : Ouais, au niveau du moral, au niveau de, j'ai pris du poids, j'étais gonflée, euh ouais, je me sentais pas bien quoi PILULE MAL SUPPORTEE E7 : la pilule, ben je savais que je l'avais pas supportée, donc j'avais pas envie de refaire l'effort de le refaire. CA PEUT NE PAS CORRESPONDRE E11 : faire n'importe quoi c'est pour d'autres choses aussi que, il peut y avoir des problèmes. Fin je veux dire, même une pilule ou quoi, ça peut pas correspondre et EFFETS INDESIRABLES SOUS PILULE 49 E14 : elles ont aussi des effets indésirables BESOIN DE CHANGER A CAUSE DES EFFETS INDESIRABLES E14 : mois, ça va pas Ben c'est que j'ai vu, en général, elles ont jamais gardé la même, en fait. Enfin, souvent elles me parlent qu'elles changent, environ tous les 3 TOUJOURS UN TRUC QUI VA PAS E14 : y a toujours un truc qui va pas avec la pilule. Ça va jamais avec la pilule NE CONVIENT PAS E16 : Mais j'ai quand même cette idée, que c'est pas bon. Enfin, en tous cas, moi ça me convenait pas. IMPACT DE LA DIFFUSION PROLONGEE D'HORMONES E16 : fait. Le fait d'avoir eu l'implant et que ça ait libéré autant d'hormones, pendant si longtemps, je pense que ça a eu un impact Je crois que c'est l'implant qui a vraiment déclenché tout ça, et maintenant, que je sois moins tolérante, ça vient peut-être de l'implant, en ON SENT UNE GENE E16 : chose En règle générale, enfin, on sent bien qu'il y a quelque chose qui diffuse, quoi, enfin, on sent qu'il y a une gêne, que, je sais pas, y a quelque PEUT-ÊTRE MOINS BIEN SUPPORTEE PLUS AGEE E17 : donc peut-être que la pilule, je la supporterais moins bien à 30 ans qu'à 20 DIFFICILE DE TROUVER LA BONNE PILULE E17 : parce que y a des fois, les pilules avant de trouver la bonne TROP D'EFFETS SECONDAIRES E19 : Puis pilule, trop contraignant, trop de, trop d'effets secondaires. EPOUVANTABLE SOUS PILULE E19 : Han, c'était épouvantable PILULE PAS POUR MOI E19 : je me suis dit ; la pilule, c'est pas pour moi, quoi ! [] Cette pilule, elle m'a vraiment pas convenu. PILULE NON SUPPORTEE E19 : avant je la supportais pas, non plus, c'était une contrainte ! Temps d'adaptation IL FAUT UN TEMPS D'ADAPTATION E3 : coup ben, éruption cutanée, on peut avoir des maux de tête, mal au ventre donc les stérilets hormonaux, ben pareil, les désagréments ce serait les dérèglements hormonaux, qui dit, il faut un temps d'adaptation et du DOULEURS DANS LES 1ERS MOIS E4 : en gros, ça a fait quasi 6 mois en ayant mal au ventre et après ça va mieux, du coup. PEUR DES EFFETS EN CHANGEANT E5 : tape en fait, plein d'effets secondaires, donc du coup, c'est pour ça que j'hésite encore. Donc j'hésite à changer, mais euh, le truc c'est qu'elle me convient très très bien et j'ai peur qu'en changeant de contraception euh, je me LONG TEMPS POUR QUE LE CORPS S'ADAPTE (implant) E8 : Le temps que le corps s'adapte, enfin moi, ça m'a paru extrêmement long quand même hein, les saignements. LE CORPS A DU MAL A S'ADAPTER (implant) E8 : Donc si le corps a du mal à s'adapter, j'ai l'impression. Saignements anarchiques REGLES TOUT LE TEMPS E2 : avec la pilule minidosée o j'avais mes règles tout le temps PEUR DES SAIGNEMENTS ANARCHIQUES (micro progestatifs, DIU-LNG, Implant) E2 : euh le médecin m'avait dit ; le stérilet aux hormones, soit on a ses règles de temps en temps, mais ça les diminue beaucoup, soit euh, voilà, on peut peut-être voilà, chaque personne ne réagit pas tout le temps de la même façon, donc j'avais peur de réagir de la même façon qu'avec la pilule minidosée. REGLES TOUT LE TEMPS SOUS PILULE PROGESTATIVE E2 : en fait, j'avais des règles un peu tout le temps [] donc du coup, je l'ai arrêtée parce que je trouvais que c'était, c'était pas confortable, 50 REGLES NON PREVISIBLES SOUS IMPLANT E2 : tout, soit on pouvait les avoir un peu n'importe quand, c'est ça ? c'est vrai que l'implant, moi j'étais réfractaire aussi parce qu'on pouvait avoir ses règles aussi un petit peu, enfin, soit on les avait pas du CYCLES ABONDANTS ET LONGS SOUS IMPLANT E3 : elle a eu des cycles très très abondants et très longs PEUR D'AVOIR DES PERTES ANARCHIQUES (implant ou MIRENA) E5 : plus et y en a o c'est un peu anarchique Ben, c'est le fait d'avoir des pertes un peu, euh, fin du coup, ça dépend des dames, y en a qui en ont pas du tout, y en a qui en ont beaucoup CYCLES COMPLETEMENT DEREGLES SOUS CERAZETTE Avant j'étais, je suis très très bien réglée au niveau des règles, donc c'est à la demi-journée près quasiment et avec la pilule du coup, c'était E7 : plus du tout pareil au niveau du cycle, c'était complètement déréglé, des fois je les avais au bout de 3 semaines, des fois 15 jours, donc j'ai décidé d'arrêter complètement SAIGNEMENTS PENDANT 1 AN (implant) E8 : Donc j'ai une copine qui a saigné pendant pffff, peut-être un an avec REGLES PENDANT 6 MOIS, DEREGLEMENT AVEC L'IMPLANT E9 : moi, ça je veux pas, déjà que mes règles sont pas du tout régulières l'implant, j'ai pas trop envie non plus. Je connais plein de gens qui ont eu leurs règles pendant 6 mois, qui ont été déréglés et tout [ ] et E9 : j'ai une copine, elle a eu ses règles pendant 6 mois J'AVAIS MES REGLES QUASIMENT TOUT LE TEMPS E11 : quoi, j'avais mes règles, quasiment tout le temps, du coup, je l'ai arrêtée et j'en ai pris une autre. J'ai une fois o j'ai changé, parce qu'en fait, je l'ai arrêtée quelques semaines pour la reprendre et à la reprise, ça a fait un peu n'importe REGLES QUI CHANGENT AVEC L'IMPLANT E14 : A part mes règles qui changeaient. [] Ouais, elles étaient déjà pas très régulières avant, mais là c'est LES REGLES AVEC L'IMPLANT E14 : j'ai pas trop d'inconvénients, à part euh, les règles REGLES NON PREVISIBLES, DE DUREE ET ABONDANCE VARIABLES (implant) ben, les règles ça dépend, elles peuvent durer, ben là, je sais que par exemple, elles ont duré 3 semaines, comme elles peuvent euh, une fois je E14 : les ai pas eues pendant 7 mois et demi. Bon, quand je l'ai posé, j'ai eu direct mes règles 2 semaines et après, je les ai pas eues pendant 7 mois et demi [] des fois elles sont douloureuses, des fois elles sont abondantes, des fois je vais les avoir 2 jours et après, je vais les avoir pendant une semaine. Enfin ça dépend de, enfin on peut Pour moi je peux pas prévoir quand je vais les avoir, en fait. E14 : là je peux les avoir 3 semaines, mais d'un coup, je vais pas les avoir pendant 2 mois. BEAUCOUP DE SAIGNEMENT SOUS PROGESTATIFS SEULS E15 : pas, pas folichon folichon. Au début, par contre, j'avais eu pas mal de saignements. [] ça c'était le côté un peu pénible. [] ouais, au début c'était, là-dessus c'était PLUS DE REGLES : PEUR D'ETRE ENCEINTE (sous MIRENA) E17 : j'ai cru que j'étais enceinte, j'avais plus mes règles ! REGLES ABONDANTES SOUS OESTROPROGESTATIFS E19 : j'avais des règles plus abondantes sous pilule que sous stérilet [] sous pilule, ça durait 5 jours et (mime un flot important) PLUS DE REGLES OU REGLES ANARCHIQUES SOUS PATCH E20 : plus de règles. Pour moi, ça c'est super choquant. Ne plus avoir de règles, je trouve ça, pas naturel ! J'avais entendu parler du patch et ça m'avait pas mal effrayée, dans le sens o j'avais des connaissances qui l'avaient et euh, qui n'avaient E20 : c'est pas comme ça que ça marche. Tu vois, ne pas avoir de règles, fin je sais pas, non, voilà, c'était déjà le patch Ne plus en avoir pendant 2 mois, puis d'un coup, en avoir pendant 2 semaines. Mais ça me choquait, quoi, je me dis : C'est pas la nature, Céphalées / Migraines MAUX DE TÊTE SOUS PILULE E2 : ben la pilule, il peut y avoir aussi des maux de tête, non ? MAUX DE TETE IMPORTANTS E3 : mal à la tête, des maux de tête importants E3 : depuis que j'ai plus rien Et maux de tête aussi. Parce que j'ai eu énormément de maux de tête. Voilà après, des maux de tête très violents, que je n'ai plus du tout MIGRAINES OPHTALMIQUES SOUS ANNEAU 51 E8 : quoi elle a fait des migraines ophtalmiques avec. Et ils lui ont dit ; c'est l'anneau, faut l'enlever et c'est vrai que dès qu'elle l'a enlevé, c'était bon BEAUCOUP DE MIGRAINES (sous pilule et DIU hormonal) E12 : Déjà, j'avais beaucoup de migraines E12 : le jour o j'ai arrêté la pilule, j'ai plus jamais eu de migraine E12 : ça fait un an que j'ai remis le stérilet aux hormones, et là j'ai de nouveau [] des migraines J'AI DES MIGRAINES, LIEES A LA PILULE ? j'ai des migraines, mais je sais pas si c'est lié à ça, en fin de journée et dans la nuit, mais je sais pas. [] j'en ai eu, j'en avais, euh alors, E15 : j'avais des pilules, là o on arrêtait, euh voilà, et j'en avais au moment des règles. I2 : D'accord, au moment de l'arrêt, du coup. E15 : Ouais, au moment de l'arrêt euh, ou juste avant l'arrêt. Mais là j'ai des, fin, je vous dis ça, c'est peut-être pas du tout lié, mais j'ai des migraines assez régulièrement. MIGRAINES SOUS PLUSIEURS PILULES E15 : j'ai dû en essayer plusieurs, pourquoi, je sais plus, ouais, j'ai dû en avoir plusieurs qui me donnaient des migraines, ça s'est sûr. MIGRAINES SOUS IMPLANT ET PILULES OESTROPROGESTATIVES Parce que j'ai eu un implant, pendant 2 ans et ça me convenait pas. Enfin, le fait qu'il y ait des hormones, ça génère chez certaines E16 : personnes des migraines assez atroces, et donc pour moi en particulier, le fait d'avoir un implant et le fait d'avoir des pilules avec doubles hormones, ça me crée des migraines, en fait quotidiennes, qui sont désagréables E16 : on a des migraines. Enfin moi, j'ai eu beaucoup de migraines pas très sympathiques. dès qu'il y a une décharge d'hormones, on le sent avec l'implant et si on est un peu sujette, enfin un peu, je sais pas, sensible peut être, ben, VIOLENTES MIGRAINES ENTRAINANT RETRAIT IMPLANT E16 : l'implant, c'était atroce. Il a fallu que je me le fasse enlever, parce que les migraines devenaient trop violentes, quoi MIGRAINES SOUS OESTROPROGESTATIFS E19 : beaucoup beaucoup de migraines MIGRAINES SOUS PILULE PROGESTATIVE E19 : Han, c'était épouvantable ! C'est euh, des migraines MIGRAINES SOUS PILULE E20 : j'avais des migraines Douleurs (ventre, jambes) MAL AU JAMBES E3 : j'avais des problèmes de jambes, j'avais très très mal aux jambes mes jambes, je pouvais plus, c'était un calvaire, quoi MAL AU VENTRE E3 : mal au ventre MAUX DE VENTRE E4 : et maux de ventre aussi MAL AU FOIE, AUX OVAIRES/REINS E17 : J'ai plus mal au foie, j'ai plus mal, fin j'ai plus mal aux ovaires. J'avais souvent mal aux ovaires, j'avais souvent mal aux reins. MAUX DE VENTRE SOUS PILULE OESTROPROGESTATIVE E20 : maux de ventre Gonflements (ventre, jambes) VENTRE GONFLE E3 : je trouvais qu'avec l'anneau, j'avais énormément de problèmes de ventre gonflé, comme si j'étais enceinte de 6 mois E3 : Et puis des gonflements. Donc toujours ces problèmes, prise de poids, au niveau de la ceinture abdominale. JAMBES GONFLEES DOULOUREUSES E3 : gonflement, mal aux jambes J'ETAIS GONFLEE E7 : Ouais, au niveau du moral, au niveau de, j'ai pris du poids, j'étais gonflée, euh ouais, je me sentais pas bien quoi SENSATIONS DE GONFLEMENT E16 : Je sais pas, peut-être des gonflements, enfin, des sensations de 52 GONFLEMENTS PAS AGREABLES E16 : pas agréables [] y avait une histoire de gonflement, enfin de gêne j'ai une copine qui avait, enfin, c'est pour ça que je parle de gonflements, parce que je crois que j'ai une copine qui avait des gonflements JE GONFLAIS SOUS CERAZETTE E19 : mal à perdre. [] tout le temps l'impression d'être ballonnée, d'être pff lourde en fait, sensation de jambes lourdes je gonflais énormément, au niveau de la poitrine et du ventre, et j'ai pris beaucoup de kilos, juste avec celle-là, l'année dernière, que j'ai du Mastodynies, seins gonflés, adénomes BOULES DANS LA POITRINE SOUS PILULE E1 : j'ai eu des boules dans la poitrine, je sais pas comment ça s'appelle, elle m'a dit que ça pouvait être dû aux hormones E1 : Après, je sais même pas si mes boules aux seins sont liées vraiment à la prise de pilule. DOULEURS DANS LA POITRINE (sous pilule et anneau) E3 : Euh, des douleurs à la poitrine aussi. Que ce soit pilule ou anneau PROBLEMES DE POITRINE E6 : J'avais des problèmes de poitrine SEINS QUI GONFLENT E6 : j'avais les seins qui gonflaient MAL AUX SEINS E8 : mal aux seins SEINS AUGMENTES E9 : J'ai plus pris des seins qu'autre chose GONFLEMENT SEINS SOUS PILULE PROGESTATIVE E19 : je gonflais énormément, au niveau de la poitrine Kystes ovaires KYSTES SOUS PILULE PROGESTATIVE E19 : de kystes depuis que je suis plus sous stérilet j'avais plus de kystes sous pilule [] depuis que j'ai plus le stérilet, j'ai eu euh, 4 éclatements de kyste, en 8 mois [] Ouais, voilà, j'ai plus Prise de poids sous hormones PRISE DE POIDS SOUS PILULE E1 : Et du coup, je l'ai prise 4 mois, j'ai pris 6kg PRISE DE POIDS SOUS PILULE E2 : ça m'avait fait euh, prendre du poids, la pilule E2 : stérilet, là quand j'ai repris la pilule, j'ai pris 5 kilos, que je suis pas arrivée à perdre Y a la prise de poids aussi, donc moi qui suis assez sujette aussi à prendre du poids facilement euh, c'est vrai que la dernière fois, après le PRIS DU POIDS E3 : J'avais pris du poids PRISE DE POIDS E5 : y a toujours la prise de poids PRISE DE POIDS SOUS CERAZETTE E7 : j'avais pris au moins 5 kg et je sentais que mon corps, il aimait pas du tout. j'avais essayé la pilule, donc c'était CERAZETTE et là j'avais, donc je l'avais prise pendant 1 an et j'avais pris beaucoup de poids, fin E7 : E7 : E8 : E8 : Ouais, au niveau du moral, au niveau de, j'ai pris du poids, j'étais gonflée, euh ouais, je me sentais pas bien quoi La pilule, j'avais entendu qu'on pouvait prendre du poids PRIS 10Kg TERRIBLE / ENORME (sous pilule) je l'ai arrêtée et quand je l'ai reprise, j'ai pris 10 kg, c'était terrible ma prise de poids, ça c'était vraiment 10kg, j'ai trouvé quand même ça énorme JE PENSAIS GROSSIR (sous pilule) E9 : je pensais que j'allais beaucoup grossir, mais non 53 PRISE DE POIDS SOUS IMPLANT E9 : l'implant, j'ai pas trop envie non plus. Je connais plein de gens [], qui ont pris du poids et moi ça, je veux pas PRISE DE POIDS IMPORTANTE SOUS IMPLANT E9 : j'ai une copine, elle a pris beaucoup de poids PRISE DE POIDS SOUS PILULE E9 : les effets secondaires sous certaines pilules [] moi ça, ça me faisait peur aussi, par rapport à ça, la prise de poids. PRISE DE POIDS SOUS PILULE E10 : dépression avec tout un tas de personnes qui m'ont dit que elles notamment, elles avaient arrêté la pilule, pour tout un tas de raisons, euh prise de poids, PRISE DE POIDS (IMPLANT) E14 : prise de poids POIDS (PILULE) E14 : Enfin, elles ont quand même eu des effets indésirables, comme du poids PRISE DE POIDS SOUS IMPLANT E14 : Par exemple, j'ai une copine, ça lui a fait des boutons, d'un coup et elle a pris du poids aussi, donc elle a vite arrêté PRENDRE DU POIDS (MIRENA) E14 : c'est si tu prends poids ou pas PEUR DE LA PRISE DE POIDS E17 : moi ce qui m'obsédait, c'est de pas prendre du poids PRISE DE POIDS SOUS PILULE E17 : des fois, tu prends du poids PRIS DES KILOS (CERAZETTE et pilules autres) E19 : j'ai pris beaucoup de kilos, juste avec celle-là, l'année dernière, que j'ai du mal à perdre E19 : je sais que j'avais une ou deux, deux amies sous pilule euh [] elle grossissait quand même pas mal Modification de l'appétit FRINGALES E3 : moi je trouve que ça a vraiment une action, une réelle, enfin, quand je prenais la pilule, j'avais faim. J'avais des fringales Nausées / troubles digestifs J'AVAIS DES NAUSEES E6 : la pilule ? [] j'avais des nausées DIARRHEES E12 : diarrhées, euh des, avec certains aliments ou même comme ça des fois, j'avais la diarrhée, je sais pas pourquoi toutes les années o j'ai pris la pilule, j'ai eu des soucis intestinaux. [] j'avais souvent des soucis intestinaux, j'avais souvent la, des E12 : le jour o j'ai arrêté la pilule [] j'ai plus jamais eu de diarrhée E12 : ça fait un an que j'ai remis le stérilet aux hormones et là, j'ai de nouveau des diarrhées, c'est récurrent, mais vraiment NAUSEES COMME SI ENCEINTE (patch) E15 : en fait ! Et j'avais essayé le patch, mais alors, euh, ça a été épouvantable [] j'avais l'impression d'être nauséeuse, comme quand j'étais enceinte, NAUSEES AU DEBUT E18 : Un peu des nausées, le soir, oui, au début. Euh, fin au début, non même, oui, ça a duré pendant quelques temps Anomalies lipidiques E11 : ou de choses comme ça, c'est vrai que peut-être, elles préféreraient prendre quelque chose qui est pas trop, qui perturbe pas trop le cycle hormonal Ben après, ben déjà y a, fin ça dépend du coup de quelle pilule, mais des femmes qui par exemple, ont déjà, je sais pas, plein de cholestérol Troubles de l'humeur CA JOUE SUR L'HUMEUR E2 : les hormones, ça joue aussi sur l'humeur 54 E2 : c'était juste après l'IVG. j'avais des sautes d'humeurs, mais c'était peut-être aussi, enfin, c'est toujours difficile de savoir, c'était peut-être aussi la, la période quoi, LE MORAL : PAS BIEN E7 : Ouais, au niveau du moral, au niveau de, j'ai pris du poids, j'étais gonflée, euh ouais, je me sentais pas bien quoi DEPRESSION SOUS PILULE E10 : dépression avec tout un tas de personnes qui m'ont dit que elles notamment, elles avaient arrêté la pilule, pour tout un tas de raisons, euh prise de poids, CHANGE LES EMOTIONS : A FLEUR DE PEAU E13 : J'ai trouvé que ça me changeait beaucoup mes émotions, j'étais beaucoup à fleur de peau, alors que je ne l'étais pas d'habitude CHANGEMENTS D'HUMEUR E14 : Puis, vu qu'il y a aussi les changements d'humeur euh, vis-à-vis de ça, j'ai un petit coup de flip Baisse de libido et sécheresses SECHERESSES ET BAISSES DE LIBIDO AVEC LA PILULE Moi, quand je prenais la pilule, j'avais des sécheresses, donc du coup, ça c'était quelque chose qui m'a poussé à arrêter aussi, au tout début E1 : o je l'ai prise. Euh, voilà, ah oui, puis baisse de libido aussi, avec la pilule, fin j'ai eu des baisses de libido avec la pilule, alors qu'avec le stérilet, pas du tout. E1 : problèmes que j'ai rencontrés j'avais eu des sécheresses, euh, baisse de libido, après je connais pas plus que ça, par rapport à mon vécu à moi, en tout cas, c'est les seuls PLUS DE LIBIDO E6 : j'avais plus de libido PERTE DE LIBIDO SOUS PILULE E19 : la perte de libido, pas de, voilà, pas bien E19 : plaignaient d'un manque de libido je sais que j'avais une ou deux, deux amies sous pilule euh, elles ont eu, donc après leur grossesse, elles ont continué sous pilule et elles se PLUS DE LIBIDO SOUS PILULE E19 : flagrant. mais alors plus du tout de libido [] J'avais plus du tout de libido, c'était euh, assez bizarre [] Mais la libido, ça a été, par contre Bouffées de chaleur sous pilule BOUFFEES DE CHALEUR E2 : des bouffées de chaleur moi, j'ai l'impression que j'ai jamais trouvé la pilule qui me convenait vraiment. Parce que y a toujours eu un peu des effets secondaires, soit Modification de la pilosité CA JOUE SUR LA PILOSITE E2 : j'avais l'impression que ça jouait sur ma pilosité E2 : soit des effets secondaires, au niveau de la pilosité Acné ACNE SOUS MIRENA E3 : j'en vois beaucoup des personnes qui prennent ce, et qui sont bourrées d'acné, qui ont des boutons ACNE SOUS PILULE E3 : Ben la pilule, moi mes désavantages, c'était l'éruption cutanée E4 : E4 : AGGRAVATION DE L'ACNE PAR LA PILULE à cause de ça, j'avais de l'acné. Quand j'ai pris la pilule, ça m'a fait fois quatre, au moins ben quand je l'arrête, par contre, j'ai quand même, un petit peu moins de boutons E4 : Des boutons, beaucoup (rire). J'ai plein de copines qui en ont eu ! Ouais, avec la pilule beaucoup, beaucoup, beaucoup ACNE INTENSE SOUS HORMONES (PILULE, IMPLANT) et j'ai une cliente qui m'avait raconté [] je sais plus si elle avait justement la pilule et elle était passé à l'implant ou l'implant et elle E4 : était passé à la pilule, [] mais elle avait jamais eu d'acné et ça lui avait fait, vraiment je l'avais vu, ça lui avait fait une acné vraiment [] Mais sinon, ouais, j'ai eu plein d'amies pareil, les boutons, ça leur en a fait plein DES BOUTONS 55 E8 : Après ce que j'ai pu entendre : des boutons, je crois PEUR DES BOUTONS E9 : les effets secondaires pour certaines pilules, les boutons, les choses comme ça, moi ça, ça me faisait peur aussi, par rapport à ça ACNE SOUS IMPLANT E14 : j'ai une copine, ça lui a fait des boutons, d'un coup et elle a pris du poids aussi, donc elle a vite arrêté ACNE SOUS MIRENA E14 : vis-à-vis de l'acné [] celui aux hormones, tu prends plutôt vis-à-vis des boutons, je pense ACNE IMPORTANTE SOUS MIRENA E17 : mes règles, mais un bouton, avant j'étais, mais pff, le nez, le front, la bouche, tu vois bien, tu m'as vue, hein déjà, c'était chiant quoi ! J'ai changé parce que j'ai eu de l'acné, à fond, à fond, à fond et tu vois là (montre son visage), j'en ai plus. J'en, j'ai un bouton, quand j'ai E17 : Et j'ai enfin compris, au bout de 3 ans et demi, que c'était le stérilet MIRENA, qui me donnait de l'acné ! E17 : tu sais, quand on te regarde et qu'on regarde autour de ta bouche. J'avais toujours des gros machins là, c'était dégueu ! Risque Thromboembolique (phlébites, AVC, infarctus) PROBLEMES DANS LES JAMBES AVEC LES PILULES E4 : boutons, euh, si j'avais des trucs dans les jambes, je crois que c'était dans les veines, elles ! Après, ma dermato aussi, elle m'avait demandé si j'avais des euh, quand elle m'avait demandé de changer de pilule, par rapport aux I2 : Des phlébites ? E4 : Ouais, voilà ça THROMBOSES/RISQUES CARDIAQUES DES PILULES E11 : C'était des histoires de thromboses, de risques cardiaques, tout ça, de certaines pilules RISQUES D'AVC AVEC LES PILULES E13 : des risques d'AVC, avec la pilule, qui sont accrus, avec les, je sais plus lesquelles PEUR DE L'INFARCTUS AVEC TABAC PILULE E17 : j'ai arrêté parce que je fumais et que j'ai eu la cague de, ben de faire un infarctus ou de quelque chose qu'on m'a dit quoi RISQUE D'INFARCTUS SOUS PILULE, SURTOUT SI TABAC Notamment dû à des antécédents cardiaques, dans ma famille. Euh, on m'avait déconseillé la pilule, pouvant provoquer des infarctus E19 : [] ma mère n'a jamais eu droit à la pilule, compte tenu de ses antécédents cardiaques. Donc, toutes les filles de la famille, on passe au stérilet en fait, dès qu'on peut. compte tenu des risques que j'encours en ayant les hormones, fin moi, le médecin m'avait dit que ça m'augmentait mon risque de faire un E19 : infarctus, fin parce que ma mère, son premier a été à 45 ans euh, sans hormones, donc il me dit, fin le gynéco m'avait dit : Si vous prenez la pilule, vous avez beaucoup de chances de faire un infarctus, avant 40 ans. Donc pour moi, c'est, voilà. En plus, je fume. Donc pour moi, c'était inenvisageable, de prendre la pilule, de risquer un infarctus à 40 ans. RISQUE D'INFARCTUS PAR DEREGLEMENT HORMONAL (pilule) E19 : étaient dus à la pilule ; c'est là o on m'a dit : Mais vous avez un risque d'infarctus, qui est énorme . quand on m'en a fait une après l'IVG, quand on a vu que j'avais de, les taux d'hormones qui avaient augmenté, qui étaient trop hauts et qui Danger avec le tabac PROBLEMES D'ARTERES SI PILULE TABAC E1 : fumer, et c'est vrai que pour des pilules, c'était gênant. Ça pouvait créer des problèmes d'artères, je crois c'est vrai, et puis aussi pour la pilule, ben c'est vrai que moi, je suis pas une grande fumeuse, mais c'est vrai qu'occasionnellement je peux ON NE PEUT PAS PRENDRE CERTAINES PILULES, SI ON FUME E4 : on m'avait demandé si je fumais, parce que pareil, y a des pilules apparemment qu'on peut pas prendre C'EST DANGEREUX, QUAND ON FUME E8 : c'est dangereux, parce que moi je fume, enfin fumais PILULE ET TABAC, BOF E11 : Ouais, ça pilule et cigarette, bof. ARRÊT DE PILULE A CAUSE DU TABAC CAR DANGER C'est ce que le gynéco, il m'a dit, parce que je fumais ! Et donc, il m'a dit faudrait arrêter, arrêter, arrêter ! . Puis bon, au bout d'un E17 : moment, en fait euh, je prenais la pilule, je l'ai prise autour de 17 ans, je crois et puis, je fumais, je fumais, je fumais, on me disait Oh, faut arrêter ! , bon. E17 : Non, moi c'est juste pour la clope en fait, parce que je fumais et mon gynéco m'a dit Eh oh, faut arrêter ! PEUR DE L'INFARCTUS AVEC PILULE TABAC 56 E17 : j'ai arrêté parce que je fumais et que j'ai eu la cague de, ben de faire un infarctus ou de quelque chose qu'on m'a dit quoi IMPLANT, PAS BIEN AVEC TABAC E17 : avec la clope, je crois que c'est pas bien non plus HORMONES, PAS BON AVEC LA CLOPE (pilule) E17 : avec la clope ; c'est pas bon . Parce que les hormones ; tu vois bien la pilule, on me disait Arrête, arrête, arrête ; que ce soit le docteur ou le gynéco, arrête, arrête, MIRENA POSSIBLE AVEC TABAC E17 : je lui ai dit Avec la cigarette, c'est bon ? Il m'a dit C'est toujours mieux d'arrêter, mais c'est toujours mieux que la pilule . TABAC PILULE RISQUE D'INFARCTUS compte tenu des risques que j'encours en ayant les hormones, fin moi le médecin m'avait dit que ça m'augmentait mon risque de faire un E19 : infarctus, fin parce que ma mère, son premier a été à 45 ans euh, sans hormones, donc il me dit, fin le gynéco m'avait dit : Si vous prenez la pilule, vous avez beaucoup de chances de faire un infarctus avant 40 ans. Donc pour moi, c'est, voilà. En plus, je fume. Donc pour moi, c'était inenvisageable, de prendre la pilule, de risquer un infarctus à 40 ans. Les hormones déplaisent : manque de naturel Les Hormones ne plaisent plus CA ME PLAIT PAS, J'AIME PAS E1 : je voulais plus du tout d'hormones en fait, c'est pas quelque chose qui me plait E1 ça me plaisait pas du tout de prendre des hormones E1 : ben alors la pilule, ben moi, j'ai un peu le même avis global par rapport aux deux autres, c'est que les hormones, j'aime pas PLUS ENVIE E2 : Je me dis, maintenant j'ai plus envie REFUS DES HORMONES E2 : Puis je voulais pas d'hormones non plus REFUS CAR HORMONAL (implant) E2 : l'implant, c'est toujours des hormones aussi. LES GENS DEVIENNENT CONTRE LES HORMONES E5 : J'ai plein d'amies, dans ma promo et tout ça, qui deviennent un peu contre les hormones EVITER TOUT CE QUI EST CHIMIQUE E7 : chimique, donc c'était un peu la seule option qui restait, au niveau contraceptif quoi et j'ai vu qu'il y avait le stérilet, notamment au cuivre, qui n'était pas par voie chimique, fin moi je cherchais quelque chose de pas E7 E7 E7 donc je voulais pas trop de chose chimique, parce que je voyais que mon corps, il aimait pas trop au niveau chimique, j'avais envie d'utiliser un truc un peu moins chimique. au niveau de l'implant, fin de toute façon, j'avais regardé, c'est vrai que déjà le fait que ça soit chimique, ça me tentait pas CA ME PLAIT PAS DE MANGER DES HORMONES E8 : l'idée de manger des hormones, ça me plait pas IMPORTANT DE NE PAS UTILISER D'HORMONES E10 : je refuse totalement. En tout cas personnellement, si je devais un jour changer ma contraception, je ne prendrai jamais quelque chose hormonal. pour moi ce qui est vraiment important, c'est de pas utiliser d'hormones. [] tous les moyens de contraception qui sont hormonaux, moi N'EN PRENEZ PAS E10 : I : sur les hormones, tu as d'autres choses à dire ? E10 : N'en prenez pas ! NE VEUT PAS D'HORMONES / PAS NATUREL j'avais mis le cuivre, parce que je voulais pas prendre d'hormones, parce que je suis pas trop pour le fait de mettre des hormones dans le E12 : corps, enfin je sais pas, je trouvais pas ça naturel [] Mais je suis toujours pas emballée par avoir des hormones, qui diffusent en moi tous les mois, tous les jours PRODUIT CHIMIQUE RAJOUTE NE PLAIT PAS E12 : j'aime pas trop donc euh, tout ce qui est produit chimique de synthèse, ça me plait pas trop quoi C'est juste pour moi une substance que je rajoute, dont j'ai pas besoin normalement. Déjà rien que quand je prends du DOLIPRANE, déjà LE PROBLEME, C'EST LES HORMONES E12 : Après le stérilet aux hormones, moi le seul inconvénient pour moi, c'est que c'est des hormones. 57 PROBLEME DES DECHARGES HORMONALES (patch) E16 : une grosse décharge hormonale à part que ce soit hormonal et que y ait cette décharge hormonale, enfin je pense que quand on pose le patch, ça doit quand même envoyer PHOBIE DES HORMONES E16 : pour rien quoi Parce que ma phobie des hormones fait que parfois, quand j'ai une période de non rapports, je me dis, bon ben, je vais pas prendre la pilule HORMONES, LE MOINS TÔT POSSIBLE E16 : je pense que les hormones en elles-mêmes, enfin, le moins tôt on commence à en ingurgiter, le mieux c'est TOUT EST HORMONAL DONC EQUIVALENT E16 : Après, c'est kiffe kiffe de toutes façons, tout est hormonal TOUT CE QUI EST HORMONAL N'INSPIRE PAS E16 : hormonal de toutes façons, ça me y a le stérilet hormonal aussi, qui est, je sais pas si ça a un impact sur les migraines que j'ai eues, mais je pense hein, tout ce qui est LES HORMONES, C'EST PAS BON E16 : Mais j'ai quand même cette idée, que c'est pas bon. Enfin, en tous cas, moi ça me convenait pas. LES HORMONES C'EST PAS BIEN E17 : J'pense que de toute façon, par contre mon avis, les hormones c'est pas bien PAS NATUREL E17 : Parce que les hormones, à mon avis, c'est pas naturel, donc voilà IL FAUT PAS METTRE D'HORMONES E17 : c'est pour ça, je pense que t'aies 15 ans ou 50, il faut pas mettre d'hormones NE VEUT PLUS D'HORMONES E19 : et puis parce que je voulais plus d'hormones [] et je voulais plus d'hormones PLUS JAMAIS D'HORMONES E19 : Pas de pilule, plus jamais d'hormones REFROIDIE SUR LES HORMONES E19 : refroidi beaucoup de jeunes, de plus jeunes. le scandale qu'il y a eu autour de la pilule de 3ème génération, moi ça m'a refroidie, sur tout ce qui est hormones. Et je pense que ça a DOMMAGE DE BOUFFER DES HORMONES E19 : je trouve ça un peu dommage, de bouffer à 19 ans ou 18 ans, des hormones PREFERE QUELQUE CHOSE DE NON HORMONAL E21 : ça m'intéressait pas trop, comme il relâche des hormones. Je pense que je préfère soit quelque chose de mécanique, soit naturel, on va dire PAS INTERESSEE PAR DES MOYENS HORMONAUX E21 : une action plus locale, ça m'intéresse moins Comme j'ai décidé d'arrêter la pilule pour arrêter de prendre des hormones, ben ceux-là, même si y a moins de relâchement d'hormones et Besoin d'un cycle naturel : rôle des règles ; mauvaise image des fausses règles FAUSSES REGLES : PAS NATUREL E1 : ben, que ça modifie notre cycle, que c'est des fausses règles, que c'est pas naturel en fait. AVOIR SES REGLES RASSURE SUR L'ABSENCE DE GROSSESSE E2 : j'avais pas envie de plus avoir de règles non plus. Ca me rassure d'avoir mes règles, de me dire que je suis pas enceinte et tout FAUSSES REGLES SOUS PILULE BLOCAGE E3 : puis le fait de savoir aussi que j'ai mes, mon cycle qui est naturel, alors qu'on sait très bien que la pilule, c'est pas nos vraies règles E3 : donc c'est des fausses règles, donc c'est pas nos propres règles, donc c'est un blocage LES REGLES ONT UN ROLE E3 : ce côté hormonal, qui bloque ce système de règles, c'est ce qui me dérange en fait Que ce soit pas nous, enfin, si une femme doit avoir ses règles, c'est que y a une raison de perdre, enfin d'avoir ses règles et tout E3 : qu'elle doit en avoir. Pas aller à l'encontre de la nature, c'est ça qui me dérange en fait Que ce soit pas naturel, voilà, c'est surtout ça qui me [] Parce que pour moi, c'est important, si la femme doit avoir des règles, c'est LES REGLES SONT LA POUR NETTOYER 58 E3 : Ben parce que je me dis que ça permet peut-être d'évacuer, enfin c'est pour se nettoyer BESOIN D'AVOIR LES REGLES POUR SAVOIR QU'ON N'EST PAS ENCEINTE E6 : pas. le hormone (MIRENA) vous voyez rien, en fait, vous n'avez pas de règles, donc si vous tombez enceinte avec un stérilet, vous le savez BIZARRE DE NE PLUS AVOIR SES REGLES E13 : réjouissante euh, ça rythme ma vie, ça me rappelle qu'il y a quelque chose qui se passe tous les mois, donc ça me ferait bizarre de ne plus les avoir le fait qu'il n'y a plus de règles. Euh, alors du coup, même si les règles sont pas forcément une période du mois facile à vivre ou la plus BESOIN D'AVOIR SES REGLES E13 : je comprends que pour des raisons psychologiques on ait besoin de garder ses règles, pour savoir o on en est. PAS SURE A CAUSE DE L'IRREGULARITE DES REGLES (IMPLANT) E14 : sure Ben en fait, c'est vis-à-vis que j'ai pas mes règles tout le temps, enfin, vu qu'elles se dispersent un peu et que je sais pas, je peux pas être L'ABSENCE DE REGLES INQUIETE E14 : Oui, c'est inquiétant quand même des fois, mais après j'y pense pas. L'ABSENCE DE REGLES PERTURBE (pilule en continu) E15 : j'ai plus du tout de règles. Alors, au début, ça me, ça m'embêtait un peu [] Au début, ça me, j'allais dire perturbait PLUS DE REGLES : PEUR DE LA GROSSESSE E17 : j'ai cru que j'étais enceinte, j'avais plus mes règles ! LES REGLES ; FAUT LES AVOIR E17 : Pour moi, c'est pas naturel, si t'as pas de règles ! Le corps, il est fait comme ça, t'as tes règles, faut les avoir, c'est tout elles m'ont toutes dit que, elles avaient plus de règles, donc ça aussi ça m'a un peu freinée, parce que, tu te dis, bon t'as plus de règles PERTURBEE PAR L'ABSENCE DE REGLES E17 : I2 : avec celui hormonal, t'avais plus de règles ? E17 : Peut-être psychologiquement hein, ça m'a pas plu hein, euh Mais ça me E17 : Ouais et c'est pour ça aussi, je pense ça I2 : Ça t'a dérangée ? PAS NATUREL DE PAS AVOIR DE REGLES (patch, implant) E20 : plus de règles. Pour moi, ça c'est super choquant. Ne plus avoir de règles, je trouve ça, pas naturel ! J'avais entendu parler du patch et ça m'avait pas mal effrayée, dans le sens o j'avais des connaissances qui l'avaient et euh, qui n'avaient E20 : c'est pas comme ça que ça marche. Tu vois, ne pas avoir de règles, fin je sais pas, non, voilà, c'était déjà le patch Ne plus en avoir pendant 2 mois, puis d'un coup, en avoir pendant 2 semaines. Mais ça me choquait, quoi, je me dis : C'est pas la nature, E20 : pour moi, c'est pas normal d'avoir pas de règles ou que ça soit super irrégulier, quoi. Dérèglement hormonal, perturbation du corps DEREGLEMENT HORMONAL DERANGE E3 : Moi ce qui me dérange, c'est le dérèglement hormonal CONTRAINT LE CORPS E7 : pas, alors que pour moi, le cuivre justement, entre guillemets, c'était plus naturel. Ouais, c'est que ça pouvait changer mon cycle et du coup, ça contraignait mon corps à avoir peut être quelque chose qui lui correspondait PAS NATUREL, FORCE LE CORPS E8 : je trouve pas ça naturel. Voilà, je trouve qu'on force un peu le corps à faire ce qu'il fait pas tout seul MODIFIE LES MOYENS DE COMMUNICATION DU CORPS E10 : modifier ça et je pense que le corps peut en tout cas, ne pas bien réagir du tout par cet apport extérieur, qu'il n'a pas voulu en quelque sorte les hormones sont vraiment un moyen de communication du corps, de différentes parties du corps à une autre, et que on vient complètement CORPS PERTURBE E10 : Y en avaient qui me disaient qu'elles sentaient que leur corps, du coup était plus bien régulier, qu'il était un peu perturbé par tout ça ENTRAVE AU FONCTIONNEMENT NATUREL DU CORPS E13 : d'une certaine façon on n'est pas dans le cycle naturel de la femme, qu'on n'est pas dans le, qu'on laisse pas le corps fonctionner de lui-même. Qu'on l'entrave, RAMER EN SENS INVERSE E13 : inverse je me sens bien moi en allant dans le sens de mon corps, pas en bataillant contre lui, enfin je sais pas comment dire, pas en ramant en sens LES HORMONES FAUSSENT TOUT 59 E13 : qu'utiliser des hormones au moment o vos cycles se mettent en place, comme à l'adolescence par exemple et o du coup, ça fausse tout ON SENT UNE GENE E16 : chose En règle générale, enfin, on sent bien qu'il y a quelque chose qui diffuse, quoi, enfin, on sent qu'il y a une gêne, que, je sais pas, y a quelque LES HORMONES CREENT UN DESEQUILIBRE A L'ADOLESCENCE je pense que quand on est ado, on devrait avoir quelque chose qui joue le moins possible sur les hormones, parce qu'on est en train de se E16 : former et les hormones, on a besoin de les gérer. Et c'est au moment o on est ado qu'on comprend, qu'on adapte son corps et si on lui balance un whatmillion d'hormones, et puis on essaie la pilule, et puis on va essayer ci, et puis on va essayer là et au final, on déséquilibre à chaque fois, ça crée des fluctuations et c'est ce qui fait que du coup, on a pas un rythme régulier, les règles sont pas régulières. ON DEVRAIT PAS ETRE SOUS CONTRACEPTION E19 : pour les femmes. Mais c'est vrai qu'à la base, on a pas été euh, conçues pour avoir des contraceptions je pense qu'on devrait pas être sous contraception. Bon, le fait que maintenant, on puisse ne pas avoir d'enfant, c'est aussi un choix énorme, DEREGLEMENTS HORMONAUX CAUSES PAR LA PILULE E19 : dérèglement hormonal, que je n'aurais pas eu, si je n'avais pas eu la pilule ! je pense que mine de rien, la pilule peut provoquer pas mal de dérèglements, fin moi, je vois, depuis 6 mois, je me bats contre un DEREGLEMENTS HORMONAUX AVEC RISQUE D'INFARCTUS CAUSES PAR LA PILULE E19 : étaient dus à la pilule ; c'est là o on m'a dit : Mais vous avez un risque d'infarctus, qui est énorme . quand on m'en a fait une après l'IVG, quand on a vu que j'avais de, les taux d'hormones qui avaient augmenté, qui étaient trop hauts et qui IMPLANT ; PAS NATUREL E19 : Mmm non, mais je trouve ça, pour moi, c'est pas naturel. TROP FORT POUR LE CORPS E21 : après je pensais que ça pouvait être un peu fort sur mon corps GROSSE CHARGE D'HORMONES E21 : ça peut faire je pense que c'est quand même une grosse charge d'hormones sur notre corps et moi je pense qu'on n'est pas tout à fait informés sur ce que Peur des effets à long terme sur la santé Santé en général QUE DU POSITIF A L'ARRET E3 : perdu en taille, donc que des choses positives, depuis que j'ai arrêté tout ça. La santé quand même, pour moi c'est Enfin, je suis en forme, j'ai plus de problème de jambes lourdes, j'ai plus de maux de tête, j'ai hyper PAS BON AVEC LE TEMPS E3 : Je me dis qu'avec le temps, ça doit pas forcément être très bon pour la santé PEUR DE DEREGLER LE CYCLE A VIE E4 : changé ou juste en un laps de temps, il redevienne, euh ? fin, ça me dérègle un petit peu plus. Si après, je reviens à la pilule, est-ce que c'est possible que du coup, mon cycle soit complètement E4 : D'accord, ça va pas tout dérégler pour toute ma vie après ? EFFETS NEFASTES DE LA PILULE A LONG TERME E6 : aujourd'hui, je . La pilule, aujourd'hui je peux plus la prendre, parce que quand on l'a pris longtemps, mine de rien, ça a des effets, quand même et moi LA PILULE A LONG TERME, C'EST PAS L'IDEAL E6 : quand vous la prenez longtemps, je pense pas que ce soit l'idéal, honnêtement. PILULE, PAS SUPPORTEE A LONG TERME E6 : Ben moi, je l'ai prise longtemps et au bout d'un moment, je la supportais plus TRES NOCIF POUR LA SANTE, A LONG TERME E10 : pourquoi pas, mais à long terme en tous cas, de se donner des hormones je pense vraiment que c'est oui, voilà, qu'il y a des effets à long terme J'ai vraiment la profonde conviction que c'est très nocif pour la santé, d'utiliser, à long terme en tous cas, après une fois de temps en temps, ABIME LE CORPS E10 : ça me donne vraiment l'impression que je vais abimer mon corps, en faisant ça PAS ENVIE DE PRENDRE LE RISQUE E10 : j'ai pas envie de prendre le risque, voilà 60 LES RISQUES DES PILULES DE DERNIERE GENERATION / PAS RASSURANT E11 : après, y a tout ce qu'on entend sur les pilules de dernière génération et tout ça, les risques E11 : c'est vrai qu'on entend des trucs pas très rassurants PAS ANODIN DE PRENDRE DES HORMONES, RISQUES POUR LA SANTE E13 : poser des problèmes pour la santé. Je pense que c'est jamais anodin de prendre des hormones je trouve qu'on est mal informé sur les risques pour la santé, à prendre la pilule, par exemple. Sur le fait que c'est pas anodin, que ça peut PROBLEMES DE SANTE CAUSES PAR LES HORMONES E13 : je pense que prendre des hormones, ça peut causer des problèmes de santé TOUT CE QUI EST HORMONAL N'INSPIRE PAS E16 : hormonal de toutes façons ça me y a le stérilet hormonal aussi, qui est, je sais pas si ça a un impact sur les migraines que j'ai eues, mais je pense hein, tout ce qui est PAS TOP DE SE GAVER D'HORMONES JEUNES quand on est jeune euh, c'est dommage de se bourrer d'hormones, tout de suite, enfin, après c'est mon opinion, hein, mais c'est cette vision- E16 : là de se dire ; on est gavée d'hormones à longueur de journée et en plus de ça, on prend des pilules en plus, qui sont gavées d'hormones, donc c'est vrai que pour le corps d'une jeune ado en transformation, c'est pas top RAJOUTER DES HORMONES, C'EST PAS BON E16 : encore plus avec la pilule, ben en fait, c'est pas très bon on bourre les bestiaux d'hormones, pour leur donner plus de muscles. Donc je pense qu'on en mange au quotidien et que le fait d'en rajouter EXCES D'HORMONES DANGEREUX ça peut quand même provoquer un excès d'hormones, enfin, je sais pas, j'ai absolument pas d'exemple concret. Mais j'imagine que ça peut E16 : quand même créer ou générer des, peut-être pas des maladies, mais en tous cas des Je sais pas. J'ai pas envie de vous dire que ça a un rapport avec les cancers qu'on a de nos jours. LES HORMONES C'EST PAS BIEN E17 : J'pense que de toute façon, par contre mon avis, les hormones c'est pas bien PAS BON LES HORMONES E17 : avec la clope ; c'est pas bon [] c'est quand même pas bon, ces hormones Parce que les hormones ; tu vois bien la pilule, on me disait Arrête, arrête, arrête ; que ce soit le docteur ou le gynéco arrête, arrête, PAS BIEN A 50 ANS E17 : Peut-être que euh, la pilule à 50 ans, c'est pas bien LES HORMONES, C'EST MAUVAIS E19 : Et c'est peut être aussi un peu psychologique hein, parce que je savais que c'était mauvais, je me suis REFROIDIE SUR LES HORMONES E19 : refroidi beaucoup de jeunes, de plus jeunes. le scandale qu'il y a eu autour de la pilule de 3ème génération, moi ça m'a refroidie, sur tout ce qui est hormones. Et je pense que ça a DOMMAGE DE BOUFFER DES HORMONES E19 : je trouve ça un peu dommage, de bouffer à 19 ans ou 18 ans, des hormones ON CONNAIT PAS LES EFFETS A LONG TERME E19 : qu'on connait pas les effets secondaires, à long terme du, de la pilule EFFETS NEGATIFS je pense que c'est quand même une grosse charge d'hormones sur notre corps et moi je pense qu'on n'est pas tout à fait informés sur ce que E21 : ça peut faire. Parce que je me suis dit, de toute façon, je l'ai prise pendant 10 ans, ce qui devait arriver à mon corps c'est fait, je pourrai pas réparer ça, donc si y a des effets négatifs, je veux pas trop les savoir donc je dis bon tant pis PAS DE RISQUE SI PILULE NON PRISE E21 : je me suis dit que si je la prends pas, ben j'ai pas de risque sur ça au moins ! RISQUE DE SANTE (pilule) E21 : je sais pas quel risque ça pourrait avoir, mais un risque de santé, voilà Fertilité DIFFICULTE POUR CONCEVOIR A L'ARRÊT E2 : puis j'ai eu du mal, enfin, c'est pas que j'ai eu du mal à tomber enceinte, on a attendu 1 an et demi LA PILULE, CA REND STERILE 61 E6 : pendant un petit moment ça peut rendre aussi une femme stérile, il parait que quand vous la prenez pendant très longtemps, vous avez du mal à avoir des enfants, PEUR D'ETRE INFERTILE APRES LA PILULE E21 : d'être infertile, j'avais peur Cancers RISQUE DE CANCER E2 : Ben déjà euh, par rapport au cancer MENTIONNE LE CANCER, PAR EXCES D'HORMONES ça peut quand même provoquer un excès d'hormones, enfin, je sais pas, j'ai absolument pas d'exemple concret. Mais j'imagine que ça peut E16 : quand même créer ou générer des, peut-être pas des maladies, mais en tous cas des Je sais pas. J'ai pas envie de vous dire que ça a un rapport avec les cancers qu'on a de nos jours CANCER DU SEIN (pilule) Pour moi, elle est responsable de tous les cancers, des femmes de plus de 40 ans, de maintenant, du sein. Notamment parce que on le, par E19 : exemple, je connais des personnes qui ont des cancers du sein, qui ont 40-45 ans, qui ont eu la pilule jusqu'à leurs 50 ans et je pense qu'à l'époque, on savait peut-être pas tous les effets secondaires et je vois qu'il y a quand même beaucoup de cancers, en ce moment, du sein, beaucoup de cancers hormonaux et comme ça, d'un coup, j'en entends, mais peut-être tous les jours, quelqu'un qui a un cancer [] Voilà, mais j'ai l'impression qu'il y avait moins de problèmes, pour les femmes. Alors, c'est peut être psychologique hein, mais pour moi, la pilule, c'est c'est REFROIDIE PAR LES CANCERS HORMONAUX Ouais, parce que en discutant, fin y a eu, je, j'ai discuté avec 6 personnes qui ont eu un cancer du sein, donc y avait la mère d'un copain, y E19 : avait une amie à ma mère, des collègues de boulot ; et elles ont toutes eu les premières pilules et elles ont toutes eu la pilule jusqu'à 50 ans. Et le, les cancers se sont déclenchés après [] et c'était tous des cancers hormonaux. Moi, ça m'a complètement refroidie ! (rire jaune) Peur pour les bébés à venir ON NE SAIT PAS CE QUE CA FAIT E1 : comme ça, même si on dit que non sur les bébés, sur les futurs bébés ça fait rien, moi je reste dans l'idée que je suis pas sûre quoi, (rire) donc euh Et pour moi, je reste dans l'idée qu'on sait pas trop ce que ça peut faire, dans les années futures en en prenant, en modifiant notre cycle Diffusion non matrisée d'une substance chimique PAS ENVIE DE CHOSES QUI DIFFUSENT DANS LE CORPS E2 : chimique, donc euh, je sais pas, j'ai vraiment une envie de choses naturelles. mais moi, je sais pas si j'aimerais avoir quelque chose qui diffuse une substance dans mon corps. J'ai l'impression que y a un côté, ouais MANQUE DE CONTRÔLE DE LA LIBERATION D'HORMONES (implant) E2 : un implant, je (rire) mais c'est pas parce que c'est un objet, en fait, c'est parce qu'il libère quelque chose que je matrise pas. L'IMPLANT A DECLENCHE MON INTOLERANCE AUX HORMONES Je crois que c'est l'implant qui a vraiment déclenché tout ça et maintenant, que je sois moins tolérante, ça vient peut-être de l'implant en fait. E16 : Le fait d'avoir eu l'implant et que ça ait libéré autant d'hormones, pendant si longtemps, je pense que ça a eu un impact [] Ah oui ? Ça se délivre en permanence, en fait ? Ah, je croyais que c'était tous les jours, une petite dose. PATCH : DECHARGE HORMONALE E16 : une grosse décharge hormonale à part que ce soit hormonal et que y ait cette décharge hormonale, enfin je pense que quand on pose le patch, ça doit quand même envoyer Dangers à long terme environnementaux PETIT CÔTE ECOLO E13 : mécanique Peut-être aussi un petit côté écolo, qui fait que je pense que la nature est bien faite. Et que ça m'embête d'intervenir, de façon chimique ou REJET D'HORMONES DANS LES RIVIERES un peu écolo sur les bords, c'est le respect de mon corps, euh, le respect du cycle naturel et puis le fait de ne pas rejeter de pilule, euh, de E13 : reste de pilule, de médicaments, dans les toilettes. De ne pas polluer l'eau, qui même si elle est retraitée par la suite, l'eau de consommation ou l'eau des rivières. On a entendu parler récemment d'un problème, qui est la féminisation de certains poissons, due aux estrogènes qui se baladeraient dans l'eau des rivières, qui soient peut-être dus aux résidus de pilules PAS SUPER POUR L'ENVIRONNEMENT E21 : l'eau et qu'on peut pas l'enlever de l'eau et du coup ça reste dans la nature après les médicaments, en général pour l'environnement c'est pas super, comme apparemment dans les urines, y a dispersion qui après rentre dans 62 Pas beaucoup d'avantages ressentis J'EN VOIS PAS TROP (pilule) E1 : pas forcément. Par rapport au stérilet, par exemple, je vois pas d'avantage à la pilule l'avantage de la pilule, j'en vois pas trop, ben si ça protège, mais faut quand même y penser chaque jour. L'avantage, plus que ça, je vois Y EN A PAS BEAUCOUP (pilule) E3 : voilà, pour les avantages de la pilule, y en a pas beaucoup pour moi. RIEN DE POSITIF AVEC LA PILULE E6 : rien de positif hein, franchement AUCUN AVANTAGE A LA PILULE E8 : I : vous voyez quand même des avantages à la pilule ? E8 : non I : plus aucun ? E8 : (rire) plus aucun NE VOIT PAS CE QUE CA APPORTE D'AUTRE QUE LA CONTRACEPTION E12 : apporter d'autre la pilule, c'est vraiment uniquement un moyen de contraception, j'y vois juste, enfin à part ça comme avantage, je vois pas ce que ça pe ut NE VOIT PAS D'AVANTAGE (pilule) E12 : sinon euh, les avantages, je sais pas NE VOIT PAS D'AVANTAGE E13 : Enfin, je vois pas d'autre avantage, non CONTRACEPTION HORMONALE : PAS MIEUX E17 : c'est, pour finir, c'est pas mieux quoi. les règles, elles sont douloureuses comme avant, en fait, c'est pas [] c'est pas pire qu'avant quoi ! Donc euh, la contraception hormonale, Echecs des contraceptions hormonales (surtout la pilule) JE SUIS TOMBEE ENCEINTE SOUS PILULE (2 FOIS) E8 : j'avais une autre pilule. Et là, je suis tombée enceinte j'ai gardé la pilule pendant 2 ans, je suis tombée une nouvelle fois enceinte. Et après j'ai dit ; la pilule c'est fini POUR MOI, CA MARCHE PAS E8 : pour moi, ça marche pas quoi, dans ma tête, c'est comme ça maintenant PILULE, PAS SURE E14 : parce que la pilule, on n'est pas sûr COUP DE FLIP EN CAS DE NAUSEES, MALGRE LA CONFIANCE EN L'IMPLANT E14 : coup, t'as quand même le coup de flip, euh, si t'es enceinte ou pas (sous implant, nausées attribuées aux antiépileptiques) Et en plus j'ai des cachets, et j'ai des effets indésirables des cachets et des fois, je vais vomir toute une soirée, et des fois si, des fois non, du PILULE PAS ASSEZ EFFICACE mais je pense que si après on a une relation suivie, il faut trouver une contraception plus compatible. C'est ce qui s'est passé avec moi, ben E16 : on m'a dit mettez l'implant, vous avez une relation suivie maintenant, la pilule on n'est pas sûr à 100%, il vaut mieux s'en tenir à quelque chose de plus PILULE MOINS EFFICACE QUE DIU ET IMPLANT E16 : enfant, mais y a quand même 3% des cas o Enfin, moi personnellement, j'étais sur la pilule et je suis tombée enceinte Elle est moins sure que l'implant et que le stérilet. Enfin, j'ai cette idée-là, que dans 97% des cas, effectivement, ça empêche d'avoir un 3 ECHECS DE PILULE E16 : Alors la première, j'étais à la pilule, ah bah, si en fait, les trois fois, j'étais à la pilule. TOUJOURS UN RISQUE D'ECHEC DE PILULE E16 : qu'il y a quand même, enfin, s'il y a une fertilité importante ou je sais pas, hein, y a toujours un risque je sais qu'il y a eu une fois o je prenais la pilule sérieusement, o j'étais réglée et je suis quand même tombée enceinte, donc c'est la preuve IL FAUT UNE CONTRACEPTION PLUS SERIEUSE QUE LA PILULE E16 : j'avais mis l'implant, après la première IVG, parce qu'il fallait trouver une contraception plus sérieuse 60% DE GROSSESSES SOUS PILULE E16 : y a 60% des personnes qui tombent enceintes à cause d'une pilule, en fait. Enfin, à cause ou grâce, enfin sous pilule. IL FAUT ELIMINER LA PILULE DU PAYSAGE E16 : donc il faut éliminer la pilule directement du paysage, ça suffit la pilule, c'est une connerie, ça ne marche pas. 63 NE CROIT PAS AU PATCH E17 : le patch, mais je, j'y crois pas. Je sais pas Toi, t'y crois ? LE PATCH, CA MARCHE PAS E17 : suis pas convaincue. c'est comme le patch pour la cigarette, ça marche pas, pour moi. C'est un patch, quand même ! T'imagine ! [] fin non, je suis pas, bref, je PAS CONFIANCE DANS LE PATCH E18 : Et le patch, pff non, j'aurais, j'sais pas, je crois que je, fin j'aurais pas trop confiance, en fait [] peur que ça se décolle, peut-être ANNEAU BIZARRE ET PAS SUR E18 : l'anneau, je trouve quand même ça bizarre. (Grimace) Et pas très sûr, non plus ECHECS / BAISSE D'EFFICACITE PILULE SOUS MEDICAMENTS ET SI GASTRO la pilule peut être moins efficace avec certains médicaments, euh, antiépileptiques ou autres. Moi, j'ai vu en gynécologie, quand j'y E18 : travaillais, une IVG chez une jeune femme, sans oubli de pilule, mais avec un traitement pour l'épilepsie, donc Je pense qu'on donne pas assez d'informations là-dessus et c'est à risque d'échecs de contraception, sans oubli, comme la gastro ou d'autres choses. ECHEC DE PILULE LORS GASTRO E19 : retrouvée, le mois d'après enceinte suite à une bonne gastro (sourire), o apparemment, ma pilule n'a pas fait effet pendant, au moins une semaine ou deux, donc je me suis RISQUE D'ECHEC DE PILULE SI GASTRO, PAS ASSEZ DIT E19 : vomir votre pilule, (fin lors d'une gastro) et donc faites très attention. Je pense qu'on aurait pu me prévenir, fin j'aurais aimé que le gynéco me dise Attention, si vous êtes malade et que vous, vous pouvez PAS CONFIANCE EN LE PATCH ET L'IMPLANT coller un truc sur la peau, qui fait moyen de contraception, je trouve ça irréaliste, en fait, je trouve que faire passer un contraceptif à travers E19 : la peau du bras, je trouve ça très bizarre (sourire) et j'ai aucune confiance dans le patch. Mais alors euh, l'implant et le patch, j'ai aucune confiance, pour moi, ça ne peut pas fonctionner. RISQUE D'ECHEC D'ANNEAU C'est comme l'anneau, si tu décales d'une semaine et que tu prends pas pendant une semaine, enfin voilà. Si tu l'oublies pendant 2 heures, si E20 : tu le mets pas au frigo pour le garder, si tu le mets à température ambiante, c'est sûr que ça va peut-être pas fonctionner, quoi. Ça va peut-être pas te protéger. Impressions d'informations volontairement omises Impression que les risques sont cachés par les médecins / labos PAS D'INFORMATION SUR LES RISQUES E13 : je trouve qu'on est mal informé sur les risques pour la santé, LES CHOSES NE SONT PAS DITES E13 : risque, sans aucune conséquence, sans aucun effet secondaire avant le scandale sanitaire, c'est des choses qui n'étaient pas vraiment dites. J'ai l'impression que c'était vraiment à prendre sans aucun PAS D'INFORMATION SUR CE QUE PEUVENT FAIRE LES HORMONES E21 : ça peut faire je pense que c'est quand même une grosse charge d'hormones sur notre corps et moi je pense qu'on n'est pas tout à fait informés sur ce que POLEMIQUE, EFFETS A LONG TERME MAL DETECTES Je pense que quand on fait des études sur les médicaments, y en a qui ont peut-être des effets directs, donc on peut dire que la cause, c'est le E21 : médicament, d'autres c'est peut-être des effets sur le long terme, que c'est difficile à détecter, et du coup comme toutes les choses, comme pour les vaccins, que y a pleins de polémiques, il y a pleins aussi d'opinions contraires, moi je me retrouve dans une jungle o je ne sais pas qui croire et à qui faire confiance Volonté politique d'augmenter la démographie PROPOSITION DE MOYENS MOINS EFFICACES POUR AUGMENTER LA POPULATION et puis, c'est une volonté aussi, hein, qu'il y ait des enfants, c'est, enfin, c'est peut-être une image que j'ai hein, mais on a un taux E16 : démographique très faible en France et peut-être que c'est une volonté politique, de laisser les jeunes [] J'ai l'impression que dans un sens, ça permet d'avoir une évolution démographique [] Parce que là, j'avais cette vision, que ça pouvait être politique Peur du corps étranger : DIU Cuivre et DIU LNG / implant / Anneau L'idée du corps étranger dérange (pudeur pour CE vaginal ou intra-utérin) CA NE ME PLAIRAIT PAS 64 E1 : forcément, l'implant, moi j'aimerais pas avoir quelque chose dans moi, c'est pas quelque chose qui me, fin dans le bras ça me, ça me plairait pas LE CORPS ETRANGER DERANGE E3 : ça me donne pas envie [] pour moi, ça reste des corps étrangers E3 : ce qui me dérangeait aussi, c'était l'intrusion de ce corps étranger, j'avais peur de euh, de mal le supporter CORPS ETRANGER VAGINAL, PLUS GENANT QUE DIU E5 : E5 : c'est, un anneau là (grimace en montrant pubis) avoir le stérilet en intra utérin, je préférerais, plutôt que d'avoir un anneau en vaginal ! GENEE PAR L'IDEE DE CORPS ETRANGER AU NIVEAU DU BRAS E7 : l'implant, c'était au niveau du bras, je crois (montre face interne du bras) qu'il fallait le mettre E7 : euh c'est pas pour ça que je l'ai éliminé, je pense que c'était juste parce que c'était au niveau du bras et que je trouvais que c'était pas très E7 : je pense que le fait de mettre quelque chose, en dessous de la peau, je sais pas si j'allais bien aimer ou supporter. LE CORPS ETRANGER ME GÊNAIT E8 : puis le corps étranger peut-être, qui me gênait avant E8 : Inconvénient : ben c'est un corps étranger, dans mon corps GENEE PAR L'IDEE D'AVOIR QUELQUE CHOSE DANS LE VAGIN E9 : jamais, hein. Parce que je supporte pas d'avoir, en moi quelque chose. mais l'idée de mettre quelque chose et fin de me dire ; je me suis peut être trompée d'endroit, ça va pas. Comme pour les tampons, j'en mets PAS A L'AISE AVEC L'IDEE DU CORPS ETRANGER E10 : suis pas sure que je me sentirais très à l'aise avec ça personnellement, je sais pas si j'arriverais à avoir quelque chose de permanent dans mon corps, qui n'appartienne pas à mon corps. Bon, je c'est pas du tout la peur de le sentir, c'est vraiment l'histoire d'avoir un morceau de plastique dans l'utérus, enfin, voilà moi, ça me, je sais E10 : pas. Là par exemple, j'ai eu une opération et j'ai des petits fils de plastique qui sortent de mon ventre encore et euh, je me sens pas très à l'aise avec ça quoi. ETRANGE D'AVOIR UN CORPS ETRANGER E13 : je trouve ça étrange de se, d'avoir en permanence un corps étranger, dans son corps GENANT D'AVOIR QUELQUE CHOSE DE MECANIQUE E13 : pour gérer mon corps, qui pour moi est quelque chose de naturel. [] ça m'embête d'intervenir de façon chimique ou mécanique. je pense que ça me gênerait oui, quelque part [] gênant d'avoir besoin de quelque chose de mécanique ou d'avoir besoin de la technique PEUR D'INTRODUIRE QUELQUE CHOSE DANS LE CORPS ET SURTOUT VAGIN E14 : Enfin, je sais pas, par exemple, l'implant ou l'anneau ou le stérilet, je sais que ça leur fait plus peur. qui osent pas le faire, parce que c'est vis-à-vis de, du vagin et que [] ça leur fait plus peur, quand c'est introduit dans le corps, en fait. CHOQUANT DE METTRE QUELQUE CHOSE DANS LES PARTIES INTIMES E14 : choquant : Je pense que pour une adolescente, se dire de mettre un stérilet ou un anneau ou quelque chose dans la partie intime, ça va être plus PAS POUR LE STERILET E15 : Le stérilet, j'étais absolument pas pour JE NE PEUX PAS AVOIR UN TRUC EN MOI E15 : Alors, euh, déjà le fait de savoir qu'il y a un truc, là en moi (montre son bas ventre), ça me, non. JE NE VEUX PAS DE CORPS ETRANGER E15 : le fait qu'il y ait un corps étranger, c'est pour ça aussi, que j'ai pas fait l'implant, voilà ! AVOIR UN CORPS ETRANGER PERTURBE E15 : I2 : Mais du coup, oui, le corps étranger vous dérange ? E15 : Ouais, ouais, ça ça me, pff j'sais pas, ça me perturbe. TOTALEMENT CONTRE LE STERILET E15 : Et puis, le stérilet, non pas du tout, alors là ça non ! [] c'est le fait, que ce soit un corps étranger, voilà. ANNEAU MOINS GENANT QUE STERILET CAR GERE PAR LA FEMME E15 : au niveau du vagin, comme un tampon. vous qui le mettiez et que du coup ? E15 : Ouais, ouais. E15 : Ouais, mmm. Ouais, si j'ai dû essayer l'anneau aussi. I2 : Oui, parce que du coup, fin, c'est un corps étranger, vous le mettez moins loin, vous le mettez I2 : Parce que c'est I2 : Ca ça vous dérangeait moins ? E15 : Ouais INTRUSIF, IDEE QUI DEPLAIT 65 E16 : l'idée d'avoir un truc à l'intérieur, c'est Enfin, pour moi, l'idée d'avoir un truc à l'intérieur c'est vrai que c'était pas une idée qui me plaisait quoi que c'est intrusif, comme technique hein. Parce que l'implant, on vous met ça dans le bras, bon, ben voilà. Pour une jeune fille, peut-être PEUR D'AVOIR UN TRUC DANS LE BRAS E17 : moi, ça me foutais la cague de me faire faire un truc dans le bras L'IDEE D'UN TRUC DANS LE BRAS DEGOUTE E17 : ils te foutent des implants ou je sais, non ça me plait pas. ça me dégoûte encore plus, qu'on te transperce la peau pour aller te foutre un truc, ah (grimace), ça me fait penser aux films, tu sais, quand CA FAIT PEUR E17 : ça fait peur aussi un stérilet, hein ! C'EST BIZARRE DE METTRE UN STERILET E17 : c'est un peu dég hein. Fin moi, j'aime pas trop ça, beurk. ça fait bizarre, tu te dis Tiens, je vais mettre un machin ça rentre ça, là-dedans ? (Sourire) Tu te dis Puis vu comment il te le rentre, LA POSE DE DIU C'EST DEGUEU E17 : la façon dont on le pose ? E17 : Non. C'est un peu dégueu, hein euh, mentalement parlant. GENANT D'ALLER CHERCHER L'ANNEAU AVEC LES DOIGTS E17 : ficelle : Oh quelle horreur. (Grimace) [] pas comme un tampon alors ! (rire gêné) Tu vas le chercher avec le doigt et tout. Le tampon, y a la E17 : Je dirais que tu foutes un tampon ou que tu enlèves un anneau, tu mets le doigt quand même, de toute façon. NE VEUT PAS AVOIR QUELQUE CHOSE SOUS LA PEAU ET ETRE PUCEE l'implant, c'était hors de question, parce que me mettre un truc sous la peau, euh [] c'est mettre un truc sous la peau euh, c'est, pour E19 : moi, j'ai l'impression d'être pucée, d'être une vache qui a une puce et qu'on peut suivre à la trace ou comme un chat, qu'on puce pour euh, pour son identité GENEE PAR L'IDEE MEME DU STERILET j'ai cette idée de, d'un stérilet, j'ai presque l'idée que ça fait un T et un corps froid et euh, et qu'on puisse presque le toucher, fin je sais E20 : pas. Peut-être l'idée ouais, de l'objet même du stérilet, ouais. [] J'ai l'impression que c'est un truc dur, un truc, tu vois, comparé à l'anneau, c'est souple. (Mime de le plier) GENEE PAR L'IDEE DE L'IMPLANT (CHIRURGIE) Puis, c'est un truc, fin ça fait quand même une chirurgie. Tu mets, je sais pas, tu mets un truc sous ta peau euh, pour moi, sous le bras, E20 : j'arrive pas bien à comprendre Que ça soit là (montre son bras), pourquoi c'est pas plutôt là dans l'aine ou je sais pas, un truc comme ça, dans le (Sourire) Tu vois ? IMPRESSION D'ETRE PUCEE AVEC L'IMPLANT / LE PATCH E20 : on dirait que tu mets une puce, quoi ; voilà ouais, tu vois. Moi j'aime pas ! [] j'aime pas, ouais ça m'avait, ça m'avait choquée. E20 : petite puce ! (Rire) C'est vrai que ça fait un peu dégueu, comme ça, mais Pas le patch, mais c'est vrai, comme on dit, ça fait vraiment genre : Ah ben, c'est une nouvelle vache qui peut procréer, on lui fout une ANNEAU CHOQUE LES GENS E20 : tu leur expliques, c'est comme un joint de toilette, que tu plie, tu rentres (beurk) ; ça les choque. quand j'en parle à des gens, ils savent, ils connaissent pas encore. Certaines personnes disent : Ah oui, l'anneau. Fin, ça les choque, quand METTRE LES DOIGTS DANS LE VAGIN PEUT ETRE GENANT l'anneau, ça peut être vite, si t'aimes pas déjà mettre tes doigts, fin je sais pas. C'est comme le tampon, y en a il leur faut avec applicateur E20 : parce que mettre les doigts et le pousser au fond, ça les traumatise. J'ai découvert ça avec ma cousine qui me dit : Beurk, je veux pas toucher. Mais c'est ton corps ! (rire) Fin je sais qu'il y en a plein, je suis sure que STERILET INVASIF CHEZ L'ADO en plus pas toutes les adolescentes sont à l'aise avec leur corps, donc Déjà à mon âge, je me souviens qu'il y en avait Pas à mon âge E21 : maintenant mais quand j'étais adolescente Qui avaient du mal à utiliser des tampons que tu mets à l'intérieur, du coup je pense que le stérilet, ça peut être un peu trop invasif Peur de la pose et du retrait : douleurs, difficultés, rejet RETRAIT D'IMPLANT DELICAT E3 : l'implant, c'est qu'il faut le retirer au bout d'un certain temps et elle a galéré [] ça s'est à chaque fois très mal passé PEUR DE LA MISE EN PLACE DU DIU E3 : ce qui me dérangeait, ben déjà, c'est la mise en place E3 : ce qui me dérangeait, c'était la mise en place, est-ce qu'il est bien mis en place PEUR DES DOULEURS DE POSE (DIU) E3 : La douleur La pose et aussi pendant le cycle 66 PEUR DE LA POSE DE L'IMPLANT ET DU RETRAIT E3 : ça doit pas être bien agréable, de se faire mettre un implant. Dans le bras. Et puis aussi pour le retirer PEUR DU RETRAIT (DIU) E3 : aussi. Déjà, la mise en place, on m'a toujours dit que c'était pas forcément très agréable, mais le pire, c'est le retrait aussi, donc ça m'a un peu PEUR DES DOULEURS A LA POSE DU DIU E4 : douleurs ? E4 : Ouais, voilà, pour les douleurs, je pense le stérilet, non je, juste déjà de le mettre, j'aurais trop peur (petit rire), donc déjà rien que ça, non ! I2 : D'accord, pour les PEUR DE LA POSE ET DU RETRAIT DU DIU I2 Et du coup, c'est plutôt le fait de le poser qui vous fait hésiter ou c'est ? E5 : Ben, les 2, poser et enlever. I2 : Par peur de douleurs ou E5 : par ? E5 : Ouais, par peur de douleurs, parce que par contre, pour le coup, dans la famille, y a eu 2 personnes o pour l'enlever, ça a été (Fait la grimace) [] Plus pour l'enlever ouais, ça a été vraiment compliqué. DOULEURS A LA POSE (DIU) E10 : y a eu des amies qui ont eu quelques problèmes après la pose d'un stérilet, o elles ont eu des douleurs REJETS DE L'IMPLANT E10 : de tout ça L'implant, j'imagine, c'est comme toutes les chirurgies, il peut aussi y avoir des rejets, donc il peut y avoir des effets indésirables au niveau DOULEURS LORS DU RETRAIT DU DIU E12 : Du coup, elle a tout arraché, enfin j'ai souffert le martyr. I : Quand elle vous l'a enlevé ? E12 : Ouais ON M'A DIT QUE C'ETAIT DOULOUREUX E15 : On m'a dit qu'en plus, c'était un peu douloureux, non, non non. PEUR DE L'INTERVENTION (DIU) E16 : pour moi, c'était ça en tous cas c'est le fait qu'il y ait toute l'intervention, enfin, mettre le stérilet, qui je pense empêche certaines jeunes de le mettre plus tôt, en fait. Enfin DOULEUR POSE ET RETRAIT IMPLANT E16 : quand même pas très agréable. Puis non, c'est quand même pas très agréable comme sensation, l'implant Et puis, c'est douloureux et faut I1 : La pose ? E16 : Oui, la pose. Et puis aussi quand ils vous le retirent. Ça aussi, c'est LA POSE DU DIU, C'EST DEGUEU E17 : I2 : la façon dont on le pose ? E17 : Non. C'est un peu dégueu, hein euh, mentalement parlant. MIRENA DIFFICILE A POSER, DOULOUREUX CHEZ NULLIPARE E17 : quand même senti. Le hormonal, putain, j'en ai chié hein ! Ouh, la lalalala [], à poser putain ! Accroche-toi ! [] Oh lala, quelle horreur ! [] Moi, je l'ai E17 : j'ai eu mal euh, les contractions avec MIRENA, mais pas avec le en cuivre. POSE DU DIU GENANTE E17 : c'est juste la pose, qui est gênante PEUR DE LA POSE D'IMPLANT E17 : moi, ça me foutais la cague de me faire faire un truc dans le bras, là IMPLANT INVASIF, DEGOUTE E17 : ils te foutent des implants ou je sais, non ça me plait pas. ça me dégoûte encore plus, qu'on te transperce la peau, pour aller te foutre un truc, ah (grimace), ça me fait penser aux films, tu sais, quand TROU DANS LA PEAU POUR L'IMPLANT E17 : pour euh, pour te foutre un trou de, ah non ! L'implant, c'est le, tain tu te troues le, c'est pas un piercing, c'est même pas joli, tu vois ! Ça sert à rien et (sourire) il transperce la peau POSE DIU RISQUEE E18 : la pose peut-être, si elle est pas bien réalisée, bon c'est toujours un risque POSE DIU ANGOISSANTE SI NULLIPARE E18 : Je pense que pour quelqu'un qui n'a pas eu d'enfant, oui, ça doit être un peu angoissant DOULEUR A LA POSE ET AU RETRAIT DU DIU La première fois, j'ai morflé. Euh, je suis restée 4 jours couchée (rire). [] Et puis le, la fois o on me l'a enlevé pour le remettre, ben ce E19 : fameux gynéco qui était absolument pas doux, quand il me l'a enlevé, je suis tombée dans les pommes. [] Et quand il me l'a remis, j'ai, ça a été très très douloureux, alors, mais il s'y est très mal pris, il était pas doux. 67 ACTE INVASIF, DOULEUR LORS RETRAIT STERILET E20 : (Grimace) Fin j'ai une copine qui l'a enlevé, pour avoir un enfant, fin il parait que c'était pas obligatoirement très sympa, quoi. c'est cette idée, pour moi, c'est presque un acte, pas chirurgical, mais juste à enlever, je me dis, ça doit faire déjà tellement mal, fin bref. Peur de le ressentir IMPLANT RESSENTI DANS LE BRAS E1 : bras l'implant, on m'avait dit que y avait une copine qui l'avait et elle aimait pas parce qu'elle le sentait en fait, elle aimait pas le sentir dans son E1 : c'était juste de le sentir, de le voir et une copine me disait qu'elle le sentait, qu'elle savait qu'il était là SENSATION DE RESSENTIR LE DIU E2 : elle avait l'impression d'avoir quelque chose à l'intérieur, ça la, ça la gênait E2 : Elle disait qu'elle avait l'impression qu'elle le sentait RESSENTIR LE DIU PENDANT LES REGLES E3 : quand on a un stérilet. C'est ce que je ressens. La pose et aussi pendant le cycle, je me dis que ça doit être un peu euh, on doit le ressentir plus. On doit plus le sentir quand on a nos règles, PEUR DE LE RESSENTIR (DIU) E3 : ben, si on le sent pas, si on est bien avec humm, moi c'est ma crainte en fait, ce serait ça IMPRESSION D'AVOIR UN TRUC EN NOUS E4 : on n'a pas l'impression d'avoir un truc en nous quoi ? STRESS DE LE SENTIR (implant) E5 : ça me stresse un peu, de le sentir sur ma peau RESSENTIR LORS DES RAPPORTS (DIU) E6 : vous pouvez le sentir lors des rapports, si par exemple, il a bougé ON PEUT LE SENTIR (DIU) E6 : Le seul inconvénient, ça peut être de le sentir ou de pas arriver à le supporter. CA PEUT VOUS BLESSER E6 : si vous le supportez pas, ça peut vous blesser RESSENTAIT QUELQUE CHOSE D'ANORMAL DANS SON VENTRE/CORPS Ouais, fin, moi je me sentais pas tellement bien depuis un petit temps ça faisait un bon mois, ouais un mois ou 2, que je sentais qu'il y a E7 : avait quelque chose de bizarre, donc euh mais je sentais que même au niveau du bas ventre, c'était pas comme d'habitude, donc euh, c'est pour ça que j'ai voulu aller faire un contrôle PEUR DE LE SENTIR E8 : J'ai peur de le sentir aussi SAVOIR QU'IL EST LA (implant), TOUT LE TEMPS LE TOUCHER l'implant, fin de le toucher, tout ça, euh de savoir qu'il est juste là, fin en plus moi, quand je sais que j'ai quelque chose, bon j'irais pas le E9 : toucher (montre le bas de son ventre) là, donc ça me gêne pas, mais au bras, je vais avoir tendance à tout le temps faire comme ça (touche son bras). Parce que je me connais, à chaque fois que j'ai quelque chose, je touche SENSATION PAS TRES AGREABLE (implant) E16 : c'est quand même pas très agréable, comme sensation, l'implant ; AGACEE DE SENTIR L'IMPLANT l'implant, ça me dérange, fin euh, ça m'aurait dérangée de sentir quelque chose sous la peau (frotte son bras, face antéro interne), parce E18 : que, c'est quelque chose qui m'aurait, du fait que ça m'aurait agacée, je l'aurais un peu, un peu trop titillé, (frotte encore) donc je pense que ça aurait pas été convenable, pour moi GENEE DE SENTIR L'IMPLANT E18 : l'implant, ouais, l'idée de le sentir me gêne PEUR DE RESSENTIR LE STERILET E20 : l'impression que c'est un truc dur, un truc, tu vois, comparé à l'anneau, c'est souple. (Mime de le plier) j'ai cette idée de, d'un stérilet, j'ai presque l'idée que ça fait un T et un corps froid et euh, et qu'on puisse presque le toucher [] J'ai Gêne du partenaire ANNEAU QUI SE COINCE LORS DES RAPPORTS 68 E1 : coincé ou y avait eu un problème comme ça, donc c'est pas quelque chose qui me après, on m'avait dit que le euh, l'anneau, j'ai quelqu'un qu'avait un anneau et on m'avait dit qu'il s'était, pendant un rapport, il s'était FILS DIU SENTIS PAR PARTENAIRE E1 : puis des fois, mon compagnon le sent aussi DIU RESSENTI PAR LE PARTENAIRE LORS DES RAPPORTS E9 : Ben son collègue, il lui disait qu'il avait une copine qui avait un stérilet et que lui il le sentait. PEUR DE LE TOUCHER ET DE FAIRE MAL A LA PARTENAIRE OU L'ENLEVER E9 : Il m'a dit, j'ai peur de te faire mal ou de l'enlever ou MARI SENT LE FIL DU DIU E13 : ça gênait son mari, parce que lui, il sentait le fil PEUR QUE LE PARTENAIRE RESTE DANS L'ANNEAU AU MOMENT DES RAPPORTS E14 : dedans moi, ce que j'ai entendu de l'anneau, c'est que mes copines, ben, elles ont peur de rester dedans enfin, que leur gars a peur de rester COPAIN SENT LES FILS E17 : pour le MIRENA, il l'avait recoupé, parce que mon copain le sentait ANNEAU CONTRAIGNANT LORS DES RAPPORTS (SENTI PAR L'HOMME) E20 : avec. pour les rapports, c'est, ça, fin on m'a dit que ça, que dans certaines positions, tu, il le touche. J'ai vu aussi qu'il se pinçait et qu'il sortait Peur de mobilité / Peur de le perdre DIU DESCENDU E2 : en fait, le stérilet était descendu, était mal placé PEUR DE PERDRE L'ANNEAU E3 : peur qu'il y ait quelque chose ou que je le perde. c'était quelque chose d'étranger dans le corps aussi, donc j'étais pas forcément sereine, ouais, c'était ce côté être sereine. J'avais toujours E3 : tombe l'anneau, oui. Quand je faisais un exercice ou que je courais, là j'avais un petit peu l'appréhension qu'il se déplace ou qu'il [] qu'il UN CORPS ETRANGER PEUT TOUJOURS SE DEPLACER E3 : est-ce qu'il peut bouger Là je serais un peu, inconsciemment j'aurais toujours cette crainte E3 : E3 : Puis de savoir qu'un corps étranger se balade dans le bras, sans savoir trop un corps étranger, il peut toujours bouger, il peut se déplacer, mal se positionner, que ce soit l'anneau, comme euh PEUR DE LA MOBILISATION E4 : mais ça peut bouger ou c'est vraiment, ça reste en place GENE POUR LE SPORT (anneau) E5 : priori mais euh, pour le sport fin, que ça gène votre partenaire lors des rapports ou ? E5 : Ouais, globalement y a ça, ou, après j'en ai jamais mis, donc c'est des a IL PEUT BOUGER (DIU) E6 : les désavantages vous pouvez le sentir lors des rapports, si par exemple, il a bougé, s'il a bougé, faut revenir ici pour le remettre, ça peut être ça par exemple, E6 : le seul désavantage, c'est s'il bouge hein. DIU DESCENDU AU NIVEAU DU COL E7 : on s'est aperçues, ben lors du dernier rendez-vous justement, qu'il avait bougé, en fait, du coup, il était descendu au niveau du col ANNEAU RETROUVE DANS LE LIT E8 : bon même si euh, quelque fois on l'a retrouvé dans le lit, mais bon PEUR QUE LE DIU TOMBE E9 : j'ai plus peur qu'il tombe PEUR QU'IL REMONTE ET/OU SE BLOQUE E9 : j'ai peur qu'avec les fils, ils se mettent à l'intérieur et que ben, il soit bloqué ou qu'il remonte ANNEAU S'ENLEVE AU MOMENT DES RAPPORTS 69 E12 : s'enlève L'anneau, en fait je trouvais que c'était pas pratique, parce que quand j'avais des rapports avec mon partenaire, parfois ça arrivait qu'il PEUR QUE L'ANNEAU TOMBE AUX TOILETTES E14 : comment ça se passe quand tu vas aux toilettes ? [] c'était plus peur qu'il tombe PEUR QUE CA BOUGE, TOMBE, SOIT DOULOUREUX AUX RAPPORTS E14 : Elles ont peur que ça bouge ou que ça redescende ou que ça fasse mal, quand elles le font. PEUR QUE LE DIU DESCENDE E14 : parlé avec mes copines, elles osent pas le faire parce qu'elles ont plus peur qu'il tombe ou que plus la peur qu'il descende ou qu'il descende pas. Qu'il soit mal mis ou Je pense que c'est plutôt ça qu'on a tous Enfin, moi, j'en ai PEUR QUE L'IMPLANT NE BOUGE E17 : c'est jamais euh, ça c'est, fin ou ça bouge PEUR QUE LE DIU BOUGE ET DE NE PAS S'EN RENDRE COMPTE E17 : des fois, je me dis, Merde, est-ce qu'il le sent ? Est-ce qu'il a bougé ? Est-ce que Je sais, des fois t'as, j'ai peur qu'il bouge, tu vois ? E17 : rien, mais des fois, je me dis Tiens, il peut bouger. des fois je me dis, mais comment il reste, puis des fois, que je sais pas, je suis pas bien, je me masse le ventre, puis j'appuie et tout, j'en sais E17 : Merde et si il bouge, ça fait mal ? PEUR QUE L'IMPLANT BOUGE E18 : j'aurais peur qu'il se déplace aussi CORPS ETRANGER QUI PEUT MIGRER E18 : le fait que ce soit un corps étranger, qui puisse migrer, euh, bon ça arrive (fait la moue) MIGRATION DU DIU E18 : avait migré, dans le péritoine, donc Mais bon, c'est rare. le stérilet, y a des risques de déplacement, mais c'est rare Mais bon, j'ai vu une fois, quand j'étais au bloc gynéco, une dame chez qui il MOBILISATION DE L'ANNEAU SELON POSITION UTERINE E20 : fait, il arrêtait pas de descendre. Et c'est pas du tout pratique je sais qu'il y a des problèmes pour celles qui ont les, le, qui sont rétroversé ou antéversé ; parce que j'ai une amie à ma mère qui l'est et en PEUR DE PERDRE L'ANNEAU LORS DES RAPPORTS E20 : avec. pour les rapports, c'est, ça, fin on m'a dit que ça, que dans certaines positions, tu, il le touche. J'ai vu aussi qu'il se pinçait et qu'il sortait PEUR DE PERDRE LE DIU AVEC MOONCUP E21 : compatible, parce que récemment une copine m'a dit qu'elle voulait le mettre mais qu'elle pouvait pas je pense que pour moi le problème ça serait que j'utilise la Mooncup, pour les règles, tu sais la cup, et du coup je sais pas si c'est Effets indésirables Crainte de ne pas le supporter FAUT LE SUPPORTER E6 : le supporter Si vous le supportez. Alors bon voilà, après faut le supporter aussi quoi, c'est comme la pilule. C'est comme tout moyen de contraception, faut EST-CE QUE JE VAIS LE SUPPORTER E8 : c'est une intrusion. Je sais pas si c'est gênant. Mais est-ce que je vais le supporter ? Y EN A QUI NE LE SUPPORTENT PAS (stérilet) E10 : mais peut-être qu'il y en a qui le supportent pas bien DIU MAL SUPPORTE, CONTRACTIONS E19 : le dernier contractait beaucoup. Il était plus gros que celui qu'on m'avait mis, à la base euh, et je le supportais moins bien Majoration dysménorrhées et syndrome prémenstruel DOULEURS PLUS FORTES / PLUS DE DOULEURS SOUS DIU E1 : donné des médicaments pour ça, donc c'est bon bah, j'ai des douleurs beaucoup plus fortes que quand je prenais la pilule, mais du coup, mon médecin m'a donné un, fin ma gynéco m'a E1 : euh, effets indésirables bah, euh, le stérilet y a beaucoup plus de douleurs parce que c'est des vraies règles du coup 70 FORTS MAUX DE VENTRE SOUS DIU AU CUIVRE E2 : qu'elle avait eu des forts maux de ventre le stérilet en cuivre, c'était les règles très abondantes, après moi, j'ai pas eu de maux de ventre, parce que moi j'ai une copine elle me disait PEUR DES DOULEURS DES REGLES MAJOREES E3 : on a nos règles, quand on a un stérilet. C'est ce que je ressens. La douleur [] La pose et aussi pendant le cycle, je me dis que ça doit être un peu euh, on doit le ressentir plus. On doit plus le sentir quand LES DOULEURS : REGLES PLUS FORTES E8 : Et la douleur aussi. Parce qu'elle m'a dit que les règles étaient peut-être plus fortes avec le stérilet. DOULEURS QU'ELLE N'AVAIT PAS AVANT E10 : j'ai une amie, effectivement ça lui a causé des douleurs, qu'elle n'avait pas avant. DOULEURS DE REGLES AGGRAVEES PAR STERILET Par rapport au stérilet, y avait, fin je sais que j'ai une cousine qui, au début qu'elle le prenait, fin ses règles la rendaient vraiment malade E11 : quoi, mais après, fin, elle a toujours eu quand même des problèmes, j'ai l'impression que c'est pas quand même le stérilet qui, ça lui a aggravé mais AGGRAVATION DES DYSMENORRHEE PAR DIU AU CUIVRE E12 : amplifie. les hormones ça inhibe en gros, je sais pas comment dire, les effets indésirables des règles, alors que le cuivre j'ai l'impression que ça les SYNDROME PREMENSTRUEL AUGMENTE E12 : j'avais trop de symptômes désagréables, euh, énervement, sautes d'humeur, sensibilité, pleurs euh, enfin c'était vraiment trop POURRIT LA VIE E12 : ça me pourrissait trop la vie Saignements SAIGNEMENTS PLUS ABONDANTS SOUS DIU AU CUIVRE E1 : le stérilet, y a beaucoup plus de saignements REGLES PLUS ABONDANTES SOUS DIU AU CUIVRE E2 : j'avais des règles très abondantes les mois précédents, enfin, j'ai trouvé que c'était pas normal E2 : règles assez abondantes, en temps normal, le stérilet, c'était vraiment euh, les hémorragies ben, donc le stérilet, ça me convenait euh, ça me convenait, mais euh, après j'avais des règles très très abondantes, donc moi qui ai déjà des HEMORRAGIES SOUS DIU / ANEMIE E3 : été anémiée ma maman qui avait mis le stérilet et qui avait fait énormément d'hémorragies, enfin d'hémorragies, des pertes très importantes, qui avait E3 : E3 : des soucis d'anémie. En fait. Des pertes abondantes et importantes, des cycles qui reviennent trop régulièrement. mais le stérilet en cuivre, c'est avec lequel j'entends le plus euh des règles abondantes. MANQUE DE FER SOUS DIU E7 : niveau du seuil, donc je sais pas si c'est dû au stérilet ou pas J'ai déjà des règles très abondantes [] Après, c'est vrai que, apparemment, je suis un peu limitée au niveau du fer, je suis vraiment juste au E8 : E8 : PEUR DE SAIGNER Par contre, j'ai peur de saigner encore ben, les saignements je pense, surtout ça. Si je me mets à saigner beaucoup, pendant longtemps SAIGNEMENTS ABONDANTS ET ANARCHIQUES SOUS IMPLANT E9 : que mes règles sont pas du tout régulières (rires). L'implant non ! l'implant, j'ai pas trop envie non plus. Je connais plein de gens qui ont eu leurs règles pendant 6 mois, qui ont été déréglées et tout, [] déjà REGLES TROP ABONDANTES, TROP LONGUES SOUS DIU AU CUIVRE E12 : j'avais des règles trop abondantes, qui duraient trop longtemps SAIGNEMENTS TROP ABONDANTS SOUS DIU AU CUIVRE E18 : vraiment oui, ça m'a entrainé un début d'anémie j'ai commencé par un stérilet au cuivre et le problème, c'était les saignements trop abondants. [] Je supportais pas, donc euh, mais PEUR DES SAIGNEMENTS E19 : c'était pour ça qu'au début j'avais un peu peur de passer au stérilet et quand le premier mois, j'ai vu qu'il y avait pas grand-chose 71 Peur des douleurs lors des rapports PARTENAIRE A PEUR DE FAIRE MAL LORS DES RAPPORTS E9 : Il m'a dit, j'ai peur de te faire mal ou de l'enlever ou E9 : sa seule crainte, c'est ça en fait, de le toucher et de me faire mal PEUR QUE CA FASSE MAL LORS DES RAPPORTS E14 : Elles ont peur [] que ça fasse mal quand elles le font. [] quand elles font l'amour E14 : plutôt peur de ça. je peux avoir peur vis-à-vis de ça, je sais pas comment ça se passe vu que j'ai aucune copine qui l'a fait. Mais quand on en a déjà parlé, on a I : D'accord, des douleurs au moment des rapports ? E14 : Oui, que ça fasse plutôt mal quoi. E14 : j'aurais plus peur de savoir si quand je le fais, ça me fait mal ou pas. Infection ELLE A FAIT UNE INFECTION AVEC L'IMPLANT E8 : je crois qu'elle a fait une infection aussi, au bout de 3 ans AVANT CA S'INFECTAIT (DIU) E17 : fin avant ça pouvait s'infecter. Il me dit, maintenant avant que ça s'infecte RISQUE INFECTIEUX AVEC DIU E18 : quand j'étais plus jeune, on déconseillait le stérilet, avant d'avoir eu des enfants, pour tous les risques infectieux. Crainte pour la fertilité PEUR QUE LE RETOUR AU CYCLE PRENNE DU TEMPS vu que c'est plus long terme, je me dis qu'après fin, je pense que dans le corps, ça doit faire un plus, je sais pas, enfin un plus gros E4 : changement du coup, vu que ça, enfin, je pense que ça doit bloquer, je sais pas, mais ça doit bloquer pour, ouais plus longtemps, après le corps quand on l'enlève, si on veut avoir un enfant, ça prend plus temps pour euh I2 : Et vous, oui, c'est surtout le fait que ça soit au long terme, vous avez peur Pour un retour au cycle E4 : Ouais, c'est ça EST-CE QUE JE POURRAI TOMBER ENCEINTE (après un DIU) E8 : est-ce que si j'ai un stérilet, je pourrai tomber enceinte, alors que j'ai pas eu d'enfant ETRE ENCEINTE MOINS RAPIDEMENT (après DIU) E9 : rapidement ou des choses comme ça ? c'est pas dangereux, pour les suites après, par exemple, si on enlève le stérilet, des femmes qui ont tendance à moins être enceintes RISQUE D'INFERTILITE (avec DIU) un des désavantages du stérilet, c'est quand même, peut-être que je me trompe hein, mais le risque d'infertilité, euh, si on désire avoir des E13 : grossesses par la suite. Je crois que mes amies ont tendance à l'utiliser, quand elles ont eu leur dernier enfant, qu'elles ont eu leur 2ème et qu'elles prévoient pas d'en refaire un 3ème. Voilà, mais je crois pas qu'elles l'aient utilisé entre leurs grossesses, par exemple. Peur des échecs de DIU GIU (ou GEU ? ) SOUS DIU E1 : ben, on m'a parlé oui, qu'il y avait des grossesses intra-utérines ou des trucs comme ça qui arrivaient. PERTE DE CONFIANCE POST ECHEC E2 : puis après, je voulais plus entendre parler de stérilet, après l'IVG E2 : je suis tombée enceinte sous stérilet, voilà, en fait, le stérilet était descendu, était mal placé et en fait je suis tombée enceinte E2 : j'ai plus confiance ENCEINTE SOUS STERILET E3 : j'ai connu des clientes qui sont tombées enceintes avec un stérilet PERTE DE CONFIANCE : ECHECS AVEC TOUT E6 : moyen sûr sûr à 100%, donc faut faire attention. moi j'ai des amies qui sont tombées enceintes avec le stérilet, j'ai euh voilà, j'ai des amies avec la pilule, y a de tout quoi. Donc y a pas de FEMMES ENCEINTES AVEC UN STERILET E6 : enceintes Moi j'ai eu plus de cas de femmes enceintes que j'ai connues qui avaient un stérilet, que de femmes qui prenaient la pilule qui sont tombées JE METTRAI UN PRESERVATIF EN PLUS DU STERILET E6 : moi c'est pas parce que demain je vais mettre un stérilet que je vais pas utiliser un préservatif. [] À visée contraceptive 72 STERILET PAS RECOMMANDE SI DEJA EU DES ENFANTS E11 : qu'elles avaient déjà accouché, eu des enfants et tout, que c'était pas, que c'était plus trop recommandé, qu'il fallait mieux prendre autre chose. Euh, ben, après je sais pas si c'est vrai, mais il me semble on m'avait, j'avais entendu parler que le stérilet, pour les femmes, une fois Craintes liées au mode d'action / problème éthique PROBLEME ETHIQUE SI AVORTEMENT MENSUEL E1 : mois. fin après j'avais entendu même pour le stérilet au cuivre, je sais même pas si c'est vrai ou pas, que ça, qu'il y avait des avortements chaque E1 : disent que oui, y en a qui disent que non euh, donc euh. Franchement ouais ça me dérangeait, et du coup c'est pour ça que j'aurais voulu savoir un peu plus, mais après sur internet, y en a qui PEUR POUR LE BEBE SI ECHEC E1 : est-ce qu'il y a un risque pour le bébé que je peux avoir PEUR DU MODE D'ACTION E11 : j'en sais pas énormément, mais ouais, c'est plus un peu une appréhension que, je pense que si je me documentais vraiment INFLAMMATION MUQUEUSES PAR DIU AU CUIVRE E11 : une inflammation dans les muqueuses non ? C'est vrai que, ben l'aspect au cuivre, me fait un peu plus peur (sourire), que l'hormonal, le fait que ce soit, ben c'est, en fait, ça fait comme PILULE EMPECHE LA NIDATION : PROBLEME ETHIQUE E13 : ovulation, qui empêche la nidation. Donc euh, du coup ça a pas les mêmes conséquences éthiques. sur le fonctionnement de la pilule, qui empêche en partie l'ovulation, donc également la conception, mais qui empêche également s'il y a eu INFLAMMATION MUQUEUSE, AVORTEMENT le stérilet je crois qu'il est recouvert de cuivre, et que du coup ça empêche, en fait ça doit créer une petite inflammation locale ou quelque E13 : chose comme ça. Comme ça ça doit empêcher l'œuf de se nicher. Si je, je crois que c'est ça. Mais je suis pas sûre. [] Du coup ça pose le même problème que les autres contraceptions mécaniques ou chimiques, mais ça pose aussi un problème éthique, qu'on retrouve aussi avec la pilule, avec un Voilà qui est qu'à partir du moment o il y a eu fécondation, il y a une personne vivante, même si l'œuf n'est pas niché. CAUSER LA MORT D'UN PETIT ETRE E13 : grandit dans votre corps d'utiliser un stérilet sans avoir forcément la maturité intellectuelle ou psychologique de savoir qu'on peut causer la mort d'un petit être qui DEBUT DE GROSSESSE AVORTE AVEC DIU E15 : le fait que ce soit, qu'il puisse y avoir un début de grossesse qu'on, qui se développe pas, quoi, ça me, ça me convenait pas. E15 : ça, ça me, ça me gêne. par rapport au stérilet, c'était vraiment le fait, de savoir qu'il pouvait y avoir un début de grossesse, mais que, voilà qu'il était stoppé, voilà, Considérations religieuses RESPECT DE LA VIE DEPUIS LA CONCEPTION on est catholiques pratiquants, tous les deux. Et donc ça nous impose, enfin c'est aussi un choix, mais ça nous impose un respect de la vie E13 : depuis la conception, donc euh, ça nous amène à faire les choix de pas faire d'avortement, et puis aussi d'être ouvert à la vie, donc de pas utiliser le préservatif, de pas utiliser la pilule, pour gérer nos, le nombre d'enfants qu'on a depuis qu'on est mariés, donc oui ça joue quand même fortement. FAIRE L'AMOUR SANS ETRE OUVERT A LA VIE E13 : pose un problème je pense que le préservatif même s'il pose un problème de fausser la relation, parce qu'on fait l'amour sans être ouvert à la vie, moi ça me FAUSSER LA RELATION HOMME-FEMME E13 : posent problème qui donc est de fausser la relation entre l'homme et la femme. Je dirais que le moins pire est peut-être à mes yeux le préservatif parce qu'il ne pose problème que sur un seul des deux pans qui moi me Contraintes des contraceptions médicalisées Pilule : prise à heure fixe, risques d'oublis PILULE A PRENDRE TOUS LES JOURS / FAUT PAS L'OUBLIER E1 : après la pilule ben c'est, on peut les oublier souvent, en la prenant, ce qu'il m'est arrivé souvent E1 : après euh l'avantage de la pilule j'en vois pas trop, ben si ça protège, mais faut quand même y penser chaque jour E1 : me réveillais, y avait six heures de retard, c'était pas toujours fixe quoi même si je l'ai oubliée, euh ça a pas été grave pour moi, même si j'ai eu quelques oublis euh, après souvent c'est vrai que la pilule, parfois je 73 E1 : prendre à heure fixe des contraintes voilà euh la pilule ben voilà la prendre à heure fixe, fin voilà ça dépend y a des pilules qu'on est peut-être moins obligé de les DEVOIR Y PENSER TOUS LES JOURS CA VEUT DIRE RISQUER DE L'OUBLIER E2 : un petit cachet à prendre, ou Pour moi je trouvais ça lourd. Moi la pilule je trouvais que c'était contraignant parce que ben, fallait pas l'oublier, et c'était quelque chose, enfin même si on dit c'est juste E2 : pilule parce que le fait de devoir y penser, c'est aussi le risque de pouvoir l'oublier et donc, voilà c'est ce qui ne me convenait pas trop avec la E2 : l'oubliais euh, c'était abstinence après non non ça m'est pas arrivé souvent. Et puis je m'en rendais compte euh très vite donc voilà. Mais quand je prenais la pilule et que je PEUR DES OUBLIS E3 : mais j'avais peur des oublis en fait OUBLIS E4 : ouais j'ai dû oublier une ou 2 fois vraiment PAS TROP CONTRAIGNANT E4 : voilà, j'en prendrai pas, mais vu qu'après je veux pas non plus prendre un truc, comme je disais, à long terme I2 : Si c'est pas trop contraignant de prendre tous les jours et que E4 : Ben j'avoue que voilà, si je pouvais ne pas en prendre, ben RISQUE D'OUBLI/DECALAGE SI TRAVAIL EN HORAIRES DECALES je fais des gardes de 12h, et en fait, des fois je fais des gardes de nuit, donc j'ai une alarme sur mon portable, mais le problème c'est que, il E5 : faut que je pense à décaler mon alarme, parce que du coup quand je suis de nuit, voilà, ça tombe pendant que je suis de garde Donc du coup des fois c'est un peu Pour l'instant, je gère mais, faut que j'y pense quoi, le jour o j'oublie, ben je vais C'EST CONTRAIGNANT DE LA PRENDRE TOUS LES JOURS E6 : pilule contraceptive. Faut pas l'oublier, faut faire attention je voulais une méthode plus simple, aussi. Parce que prendre le comprimé, faut pas l'oublier, ouais c'est assez contraignant quand même la RISQUE D'OUBLI E6 : Ben la pilule, si vous l'oubliez, voilà IL FAUT ETRE REGULIER la pilule, normalement, c'est à heure fixe, très très fixe et du coup, moi entre guillemets je suis vraiment une tête en l'air ! (rire) Donc si j'ai E7 : pas, fin, même, on a beau avoir un réveil, on est toujours en train de faire quelque chose d'autre et puis, faut tellement être bien régulier au niveau de la pilule que moi je me sentais pas capable de faire ça, tout le temps, tous les jours CONTRAIGNANT E7 : fin la contrainte de toujours le prendre tous les jours à heure fixe, ça me tentait pas ECHEC DE PILULE CAR OUBLI E8 : là je suspecte un oubli hein C'EST PAS PRATIQUE E8 : ben c'est pas pratique PAS POSSIBLE TOUS LES JOURS E8 : Tous les jours déjà c'est pas possible pour moi de prendre un médicament tous les jours E8 C'EST PENIBLE c'est vraiment le fait de devoir la prendre tous les jours qui est pénible JE L'OUBLIE C'EST COMPLIQUE E9 : compliqué Y a juste des fois, je l'oublie. Fin, après, ça c'est moi hein (rires), faut que je mette mes réveils, mais avec les cours, les stages, c'est assez JE PEUX JAMAIS LA PRENDRE A LA MEME HEURE E9 : donc la pilule avec les stages, là après je vais aller au boulot, avec les horaires matin/soir, fin, je peux jamais la prendre à la même heure et tout J'AI TENDANCE A L'OUBLIER E9 : réveil, du coup fin j'ai vraiment tendance à l'oublier, du coup, je veux arrêter parce que ça me soule, tout le temps de voir mes horaires et tout, mettre mon FAUT ETRE REGULIER, PAS TETE EN L'AIR E10 : Ben la pilule effectivement [] faut être un minimum organisé, ne pas être tête en l'air PRISE QUOTIDIENNE A HEURE FIXE CONTRAIGNANTE E10 : la pilule, qui est effectivement contraignante, parce qu'il va falloir la prendre tous les jours à heure fixe. 74 TROP TETE EN L'AIR E10 : je pourrais jamais prendre la pilule parce que je suis trop tête en l'air quoi PILULE PLUS RISQUEE AVEC LES OUBLIS E11 : Euh, donc, ben la pilule y a le problème de, suivant si on en a oublié ou quoi, donc forcément y a peut-être des périodes o c'est plus risqué RISQUE D'ECARTS E11 : c'est plus facile de faire des écarts DIFFICULTE A S'Y TENIR la pilule [] j'arrivais pas à m'y tenir tous les jours, euh, des fois j'en ratais une, enfin j'ai jamais réussi à prendre un traitement longtemps, E12 : toujours à la même heure, tous les jours. J'arrive pas à y penser, malgré que je l'aie gardée longtemps, mais j'arrivais pas. Y a toujours un mois o j'oubliais une fois ou deux. PAS ENVIE D'ENCOMBRER SA TETE E12 : contraception en fait. j'ai pas forcément envie d'encombrer ma tête avec un truc à penser, tout comme la pilule quoi. [] Je veux pas avoir à penser à ma CONTRAIGNANT D'Y PENSER E12 : les contraintes c'est qu'il faut y penser LES OUBLIS / DECALAGES E14 : Voilà si on l'oublie Et si on a un copain depuis longtemps, ben on peut pas forcément le faire, enfin, si on oublie ça décale tout. FAUT Y PENSER E14 : quelque chose qu'on a directement dans le bras pas trop pratique, enfin, faut y penser en fait [] Faut la prendre régulièrement, moi je pense qu'on peut l'oublier plus facilement que TOUT LE TEMPS LA PRENDRE E14 : Avec la pilule, ben pareil, ça la saoulait vis-à-vis de tout le temps la prendre et si elle l'oubliait, ça décalait tout du coup. LA PILULE C'EST LOURD E15 : Donc, au bout d'un moment, prendre la pilule, pff [] Voilà, ouais, je trouve ça lourd quoi ! C'est pas l'idéal. OUBLIS DE PILULE E15 : ça m'arrive, de temps en temps. Ouais, quelques petits oublis E15 : de me dire mince, je crois que j'ai oublié la pilule et de la reprendre le lendemain matin. je l'oublie, ouais ça m'arrive effectivement de l'oublier, soit de la prendre un peu plus tard, soit de l'oublier et d'y repenser, soit dans la nuit, DES OUBLIS DE PILULE E16 : y a eu quelques oublis LA PILULE DEMANDE A ETRE ORGANISEE C'est pas pratique dans le sens o faut avoir une certaine organisation et pour que ça ait un réel effet, il faut que ça soit pris à heure fixe, E16 : enfin, il faut vraiment pas se gourer sur les heures. Pour moi le truc le plus contraignant, c'était vraiment que pour que ça serve, il faut le prendre à heure fixe et faut être sérieuse dans la prise du médicament, donc pour ça c'est vrai que quand on est ado, c'est suffisamment contraignant pour tomber enceinte sans le vouloir, à cause de ça, à cause du fait que la pilule soit contraignante CONTRAINTE DE LA PILULE, TOUS LES MOIS E16 : la pilule, il faut revenir tous les mois, pour prendre une ordonnance TOUS LES JOURS A TELLE HEURE E16 : la pilule, euh, vous devez la prendre tous les jours, à telle heure, sinon vous risquez de tomber enceinte OUBLIS DE PILULE E17 : Ouais, euh si si, j'oubliais la pilule, en plus ! OUBLIS FREQUENTS E17 : mais euh, c'était l'oubli, l'oubli, l'oubli, tout le temps, tout le temps, tout le temps, j'oubliais tout le temps, à la fin là OUBLI DE PILULE E18 : c'est euh, arrivé que je l'oublie RISQUE D'OUBLI E18 : je trouve que c'est très bien la pilule [] hormis le fait de, fin le risque d'oublier TROP CONTRAIGNANT E19 : Puis pilule, trop contraignant, trop de, trop d'effets secondaires. 75 STRESS DE L'OUBLI E19 : parce qu'il y avait des oublis de pilule et je trouve que c'est déjà un stress, que à cet âge-là euh, on pourrait éviter. entre celles qui disent Oh la la, j'ai oublié ma pilule ! Oh lala , fin moi j'ai accompagné nombre de copines, pour la pilule du lendemain, PILULE A PRENDRE REGULIEREMENT E20 : jour à heure fixe mais je la prenais euh, un jour, très irrégulièrement. [] fallait la prendre à heure régulière [] je l'ai jamais prise régulièrement, chaque TROP CONTRAIGNANT A 20 ANS ben y penser tous les jours. (Sourire) Déjà ça c'était, quand je, fin je savais que j'allais pas le faire, régulièrement, je savais que j'allais pas E20 : être A mon, à mon âge, fin à 20 ans, c'était vraiment le truc, c'était pas le premier de mes soucis [] donc c'est vrai que je m'en fichais un peu de prendre, voilà. Ouais, c'était la contrainte. C'était vraiment une contrainte, chaque jour, à heure à peu près fixe. Le stress de se dire, ben si je l'ai pas prise et ben, je peux tomber enceinte ! Moi c'est, tout ça, ça me gavait. PILULE PAS PRATIQUE E20 : la pilule, je savais que j'avais testé, enfin j'avais à peu près testé et pour moi, c'était pas pratique PILULE PEUT ETRE COMPLIQUEE A GERER E21 : ce serait peut-être plus compliqué Oui, j'avais un réveil sur mon téléphone, les horaires ça me dérangeait pas, maintenant peut-être que j'ai moins mon téléphone à côté de moi Difficulté de gestion de la pilule : semaine d'arrêt, oublis J'AVAIS PAS TROP COMPRIS E9 : j'avais euh, même si la plaquette était pas terminée alors que j'avais mes règles Du coup, j'ai un peu cafouillé. J'ai arrêté de la prendre. Du coup, au début, quand je l'avais, je savais pas trop fin, on m'avait expliqué, mais j'avais pas trop compris si je devais l'arrêter si FAUT IL ARRETER QUAND PAS DE ROLE CONTRACEPTIF ? / QUAND CA SERT A RIEN Mais c'est vrai qu'après, les contraceptions hormonales, fin là moi je vois, que tout ce qui est pilules, c'est entre guillemets compliqué, c'est E11 : que là par exemple, j'ai une période, ben ça fait plusieurs mois, o je m'en sers pas (rire), fin je la prends mais ça sert à rien I2 : Au niveau contraceptif ? E11 : Ouais, et je sais jamais, y a des gens qui me disent ah t'es folle, faut que tu l'arrêtes , mais à la fois, la dernière fois que je l'ai arrêtée pour une courte période, pour seulement quelques mois, après quand je l'ai reprise ça a été n'importe quoi Donc, je sais pas trop, après je me dis, sinon, en fait je sais pas la période sur laquelle, elle va m'être inutile donc je sais jamais, si ça vaut le coup, de l'arrêter, de la garder [] si c'est pour la reprendre, au final, 2 mois après DIFFICULTE DE GESTION DES OUBLIS E11 : continuer et après prendre le préservatif en plus, ou Ouais, du coup c'est, fin ça dépend la semaine, parce que je sais que suivant la semaine, je peux en prendre deux le même jour si, fin la CONSULTATION REGULIERE POUR L'ORDONNANCE DE PILULE E16 : la pilule, il faut revenir tous les mois, pour reprendre une ordonnance CONDUITE EN CAS D'OUBLI PAS CLAIRE E18 : d'effets après je m'organisais pour la décaler, de façon à ce que ça tombe bien [] que ça couvre et qu'il y ait pas trop de superpositions, non plus Nécessité d'intervention pour la pose et le retrait : 2 consultations (DIU/implant) MOINS SPONTANE POUR TOMBER ENCEINTE E1 : bébé faut faire la démarche de se dire qu'il faut enlever le stérilet peut-être que en vieillissant j'aurai pas envie de prendre un stérilet, après c'est moi hein parce que je me dirai que forcément pour avoir un NECESSITE DE 2 CONSULTATIONS E1 : C'était pas, faut prendre un rendez-vous chez le gynéco pour poser un stérilet DURE UN TEMPS DONNE PUIS CHANGEMENT E2 : ça dure un temps donné puis faut en remettre un quand c'est terminé PLUSIEURS CONSULTATIONS E2 : convient pas faut retourner chez le médecin pour l'enlever Mais c'est vrai que l'implant à partir du moment o on choisit de le mettre il faut déjà aller chez le médecin pour aller le mettre, si jamais il PLUS COMPLIQUE POUR L'ENLEVER SI EFFETS SECONDAIRES E5 : si j'ai des effets secondaires qui me conviennent pas, c'est pour l'enlever après en fait E5 : de faire quoi ! Voilà l'implant si ça me convient pas et qu'au bout de 3 mois, j'ai envie de l'enlever, c'est un peu (rire), c'est pas trop le truc que j'ai envie E5 : c'est plutôt le fait d'avoir les effets secondaires et après de devoir le retirer, sachant que c'est pas juste un truc par la bouche C'EST PLUS COMPLIQUE DE METTRE UN DIU OU UN IMPLANT 76 E6 : influencer c'est plus compliqué de mettre un stérilet, c'est plus compliqué peut-être de mettre un implant, voilà y a ça aussi peut être qui peut IL FAUT REVENIR S'IL BOUGE E6 : les désavantages vous pouvez le sentir lors des rapports si par exemple il a bougé, s'il a bougé faut revenir ici pour le remettre, ça peut être ça par exemple NECESSITE D'INTERVENTION POUR METTRE UN DIU E16 : pour moi, c'était ça, en tout cas. c'est le fait qu'il y ait toute l'intervention, enfin mettre le stérilet, qui je pense, empêche certaines jeunes de le mettre plus tôt, en fait. Enfin, ON PEUT PAS ENLEVER LE STERILET SOI MÊME E16 : le fait qu'il faille se le faire enlever après aussi. Enfin, le fait qu'on peut pas l'enlever soi-même, enfin j'imagine [] c'est un autre frein FAIRE LA DEMARCHE DE L'ENLEVER (stérilet) E16 : le stérilet, si on le veut plus, il faut quand même faire la démarche de l'enlever. PRENDRE LA DECISION DE L'ENLEVER (stérilet) E16 : ça sous-entend qu'à un moment donné, il faut prendre une vraie décision, adulte, sérieuse, j'enlève mon stérilet pour avoir un enfant DIU : PLUS LOURD DE L'ENLEVER Disons que, quelqu'un qui veut, qui souhaite un enfant, avec la pilule, il l'arrête, elle arrête sa pilule et bon, 2 mois après, elle peut espérer E18 : tomber enceinte. Que avec un stérilet, il faut que ce soit, c'est une décision, il faut l'enlever, c'est un petit peu plus lourd. [] C'est un autre acte médical, donc je pense que c'est un peu l'inconvénient, pour quelqu'un qui souhaite avoir d'autres enfants. ACTE CHIRURGICAL POUR L'IMPLANT Puis, c'est un truc, fin ça fait quand même une chirurgie. Tu mets, je sais pas, tu mets un truc sous ta peau euh, pour moi, sous le bras, E20 : j'arrive pas bien à comprendre Que ça soit là (montre son bras), pourquoi c'est pas plutôt là dans l'aine ou je sais pas, un truc comme ça, dans le (Sourire) Tu vois ? POSE DIU CONTRAIGNANTE E21 : je connais pas les contraintes, à part peut-être [] le fait de le mettre Méthodes contraceptives longue durée d'action (LDA) moins réversibles NE VEULENT PAS UTILISER MOINS QUE LA DUREE PREVUE E3 : je veux pas mettre un stérilet pour l'enlever euh 1 an ou 2 ans après PEUR DE LA LONGUE DUREE : MOINDRE REVERSIBILITE vu que c'est plus long terme, je me dis qu'après fin, je pense que dans le corps, ça doit faire un plus, je sais pas, enfin un plus gros E4 : changement du coup, vu que ça, enfin, je pense que ça doit bloquer, je sais pas, mais ça doit bloquer pour, ouais plus longtemps, après le corps quand on l'enlève, si on veut avoir un enfant, ça prend plus de temps pour euh E4 : l'implant, mais même fin non, j'ai pas envie de, de mettre un truc qui va durer vraiment pendant longtemps pour l'instant SENSATION QUE LES LDA SONT IRREVERSIBLES E4 : guillemets le fait de pas avoir quelque chose de comme l'implant, vraiment, c'est, enfin, c'est pour un certain temps [] irréversible, entre E4 : Et vous, oui, c'est surtout le fait que ça soit au long terme, vous avez peur Pour un retour au cycle E4 : Ouais, c'est ça C'EST POUR QUAND ON EST SUR E4 : bien mais euh, c'est vrai que moi pour l'instant, c'est pas mon truc Mais après, voilà, c'est vrai que c'est pour euh, quand on veut vraiment pas avoir d'enfants, quand on veut vraiment être sûr, voilà c'est PLUS COMPLIQUE POUR L'ENLEVER SI EFFETS SECONDAIRES E5 : si j'ai des effets secondaires qui me conviennent pas, c'est pour l'enlever après en fait NE PAS VOULOIR D'ENFANT PENDANT 5 ANS POUR STERILET E20 : stérilet, pour un an après l'enlever, quoi. Fin, j'ai cette idée, hein. Ou vraiment tu décides que pendant les, je sais pas, 3 ou 5 prochaines années, tu vas pas avoir d'enfant. Ça, je trouve ça, fin mettre un E20 : sure que t'en veux pas, tout de suite, quoi. si t'es sure, c'est quand même, pour moi, c'est quand même un gros truc le stérilet, de se dire euh, fin je sais pas, voilà, pour moi, faut être STRESSANT DE PAS VOIR LE STERILET PENDANT DES ANNEES E20 : remets un neuf. C'est pas pendant 3 ans : Ben oui, il est là, t'inquiète. Alors, peut-être c'est cette idée-là. et c'est plus rassurant, dans le fait que ben, chaque, fin toutes les 3 semaines, je peux l'enlever, je le vois, je passe sous le robinet, j'en Changement d'implant difficile RETRAIT DE L'IMPLANT PAR MEDECIN DIFFICILE 77 E3 : l'implant l'implant, c'est qu'il faut le retirer au bout d'un certain temps ça se faisait au cabinet une petite anesthésie pour aller récupérer DIFFICULTE DE RETRAIT l'implant, j'ai beaucoup de copines qui l'ont mis, qui ont mis des implants, mais dont une, l'expérience m'a un peu traumatisée parce qu'ils E12 : avaient du mal à lui enlever, euh, elle a gardé une cicatrice, parce qu'il s'était incrusté dans les chairs, enfin une histoire comme ça. Et je m'étais dit non si je dois galérer à l'enlever c'est pas la peine quoi IMPLANT CONTRAIGNANT A ENLEVER E12 : après, c'était le fait de devoir l'enlever. Enfin je pense que c'est plus contraignant à enlever et à mettre que le stérilet. IMPLANT PLUS INVASIF QUE DIU E12 : invasif ça faisait plus intervention pour moi que le stérilet. Ça me faisait un peu peur de faire glisser quelque chose dessous mais c'est [] plus IMPLANT DIFFICILE A ENLEVER E14 : ça a duré un petit moment parce qu'il est quand même difficile à enlever, ça fait une petite cicatrice, fin ça fait une petite boule RETRAIT IMPLANT DOULOUREUX E16 : Et puis c'est douloureux et faut [] aussi quand ils vous le retirent. Ça aussi c'est quand même pas très agréable. ACTE CHIRURGICAL Puis, c'est un truc, fin ça fait quand même une chirurgie. Tu mets, je sais pas, tu mets un truc sous ta peau euh, pour moi, sous le bras, E20 : j'arrive pas bien à comprendre Que ça soit là (montre son bras), pourquoi c'est pas plutôt là dans l'aine ou je sais pas, un truc comme ça, dans le (Sourire) Tu vois ? Changement de l'anneau et du patch FAUT LE CHANGER TOUS LES MOIS E1 : Euh ben l'anneau c'est vrai que c'est pareil je crois, ben non faut le changer tous les mois peut-être y a un truc comme ça E1 L'anneau faut le changer RISQUE D'OUBLI QUAND IL FAUT Y PENSER TOUTES LES 3 SEMAINES E3 : l'avais pas mis cependant j'ai eu quelques frayeurs avec donc j'ai préféré arrêter. Parce que j'ai eu des oublis, donc je savais plus si je l'avais perdu ou si je E3 : semaine de l'enlever et d'en remettre un, et là il peut y avoir effectivement un oubli L'inconvénient c'est que, on le met 3 semaines, donc effectivement pendant 3 semaines on est tranquille, mais faut pas l'oublier la 3ème E3 : E3 : faut vraiment le noter sur son agenda, faut que ça fasse tilt quoi. Peut-être plus d'oubli d'ailleurs à ce niveau-là que la pilule il y a eu des fois ou je le retrouvais pas, y a eu des fois o j'ai eu des doutes, je savais plus si je l'avais mis, ou perdu ou TEMPS D'ADAPTATION TECHNIQUE DE POSE DE L'ANNEAU E3 : au début il a fallu un petit temps d'adaptation pour le mettre en place LE PATCH FAUT LE CHANGER TOUT LE TEMPS E6 : ben le patch le problème c'est que c'est tous les mois E6 : quoi ? Moi je trouve ça trop contraignant. Encore plus que la pilule. I : mais le patch c'est toutes les semaines. E6 : ouais voilà donc non, faut le changer tout le temps quoi. Enfin o est l'intérêt E6 : c'est hyper contraignant, tous les mois changer LE PATCH FAUT Y PENSER E7 : fin, je trouvais qu'il fallait y penser et comme je suis tête en l'air, c'était pas la peine QUELQUE CHOSE A PENSER (anneau) E12 : envie d'encombrer ma tête avec un truc à penser à chaque fois il faut penser à l'enlever, à en remettre un autre, euh, y avait quand même quelque chose à penser. [] j'ai pas forcément Y PENSER TOUTES LES SEMAINES : PAS TOP E14 : c'est pas le top Toutes les semaines ? Bon. Pas forcément Ben c'est déjà un peu plus pratique que la pilule, toutes les semaines on y pense, non je pense FREQUENCE DE L'ANNEAU TROP GRANDE E14 : La fréquence. Après je sais pas si moi ça m'aurait, au bout d'un moment je pense que j'en aurais eu marre. CHANGEMENT DE L'ANNEAU DESAGREABLE E17 : mets le doigt quand même, de toute façon. [] Bon, non mais ça me dit rien quand même. Oh quelle horreur. (Grimace) Tu vas le chercher avec le doigt et tout. [] Je dirais que tu foutes un tampon ou que tu enlèves un anneau, tu FAUT PAS OUBLIER L'ANNEAU, CONTRAIGNANT 78 E19 : Pour moi, trop de contraintes ! [] faut se mettre un rappel, faut pas oublier, faire attention parce que c'est 3 semaines ! Anneau pas pratique PEUR DE MAL POSITIONNER L'ANNEAU E9 : l'idée de mettre quelque chose et fin de me dire, je me suis peut être trompée d'endroit , ça va pas. ANNEAU PAS PRATIQUE E12 : l'anneau j'ai pas trouvé ça pratique en fait, ça me plaisait pas PERTE LORS RAPPORTS E12 : s'enlève L'anneau en fait je trouvais que c'était pas pratique, parce que quand j'avais des rapports avec mon partenaire parfois ça arrivait qu'il ANNEAU, PAS EVIDENT LORS DES RAPPORTS (COPAIN COINCE) E14 : dedans moi ce que j'ai entendu de l'anneau, c'est que mes copines, ben, elles ont peur de rester dedans enfin, que leur gars a peur de rester PEUR QUE L'ANNEAU TOMBE AUX TOILETTES E14 : comment ça se passe quand tu vas aux toilettes ? [] c'était plus peur qu'il tombe. CHANGEMENT PAS AGREABLE E14 : De changer, ça doit pas non plus être très agréable, je ne sais pas. PEUR DE MAL LE METTRE E14 : Ou peut-être aussi peur de l'avoir mal mis, toute seule je sais pas. E14 : c'est surtout la peur de l'avoir bien mis ou pas, vu qu'on fait toute seule E14 : l'anneau o tu sais pas si tu l'as bien mis GENEE PAR LE LIEU DE L'ANNEAU ET LA FACON DE LE METTRE E17 : ficelle Oh quelle horreur. (Grimace) [] pas comme un tampon alors ! (rire gêné) Tu vas le chercher avec le doigt et tout. Le tampon, y a la BIZARRE ET PAS SUR E18 : l'anneau, je trouve quand même ça bizarre. (Grimace) et pas très sûr TROP CONTRAIGNANT, DIFFICILE A METTRE Et l'anneau euh, trop contraignant. Euh, réussir à se, trouver la bonne position pour le mettre, être sure que ce soit bien mis, pas de travers, E19 : euh, non, je connais quelqu'un qui le porte très bien (sourire), mais je ne comprends pas, comment elle le gère au quotidien ! (rire) [] Pour moi, trop de contraintes ! ANNEAU PAS EVIDENT A INSERER SI PAS A L'AISE l'anneau, ça peut être vite, si t'aimes pas déjà mettre tes doigts, fin je sais pas. C'est comme le tampon, y en a il leur faut avec applicateur E20 : parce que mettre les doigts et le pousser au fond, ça les traumatise. J'ai découvert ça avec ma cousine qui me dit : Beurk, je veux pas toucher. Mais c'est ton corps ! (rire) Fin je sais qu'il y en a plein, je suis sure que Décollement patch RISQUE DE DECOLLEMENT DU PATCH E4 : tout dépend quel patch ou, o on le mettait, parce que je crois, il y a plusieurs endroits o on peut le mettre qu'on m'avait dit que si il se décollait, enfin il se décollait quand même assez facilement et que du coup, tout dépend euh, je sais plus si c'est, PEUR DU DECOLLEMENT E5 : le patch, je voulais pas, parce que j'ai trop peur qu'il se décolle ET CA COLLE BIEN ? (première réaction) E8 : Et ça colle bien ? NE SAIT PAS SI CA TIENT BIEN E14 : Après je ne sais pas si le patch il tient bien aussi. PEUR QU'IL SE DECOLLE E14 : du sport, tu transpires peut-être que s'il tombe d'un mouvement brusque [] peur qu'il se décolle. [] on sait pas si ça peut se décoller, ça va vite, enfin, si tu fais ARRACHEMENT DE PATCH, DECOLLEMENT E17 : Dubaï (rire), au soleil. imagine, tu l'arraches ou comment ça fait, comment tu le remplaces ? [] un coup de chaud, un coup de tain tu vas en Thaïlande ou à PEUR DE DECOLLEMENT DU PATCH 79 E18 : Peur que ça se décolle, peut-être E18 : en faisant du sport ou autre, je pense que quand tu transpires bien, ça doit pouvoir, ça doit pas tenir très bien Patch pas esthétique LE PATCH PEUT SE VOIR EN FONCTION DE LA TENUE E4 : dérangeant ça pouvait se voir ou tout dépend comment on s'habille Enfin, en fait, faire une marque ou quoi, donc c'était plus ça qui était un peu plus LE PATCH PAS DISCRET E7 : Non, ben pas qu'on le voie, non. Ben par contre, fin, le patch oui clairement c'était ça Je pense que c'est pas forcément discret non plus, non PATCH PEUT SE VOIR E11 : un corps étranger, même l'implant. Mais c'est vrai qu'avoir un patch (grimace), fin après j'imagine, qu'il est pas énorme mais Mouais, ben euh, oui dans tous les cas, fin, c'est vrai qu'à choisir, fin je prendrais plus quelque chose qui se voit pas, donc n'importe quoi, Ouais, ça c'est plus facile, mais c'est vrai que l'aspect ouais, qu'on peut toujours le voir, ça m'embêterait un peu, fin je préfère des choses E11 : qui se voient pas avant [] surtout que ça pose aucun problème, fin de me mettre quelque chose dans le corps. A ce moment-là, je préfère autant qu'il soit dans mon corps, que sur ma peau et que ça se voie, tout le temps. PATCH GENANT E12 : savais pas o le mettre. je savais pas o le coller pour que ça me gêne pas. [] si je le colle et que je prends un coup de soleil, je vais avoir un carré, enfin bref je PAS ESTHETIQUE E12 : esthétiquement parlant, moi ça me plaisait pas d'avoir quelque chose de collé. PEUR DE L'ALLERGIE CUTANEE A LA COLLE DU PATCH E12 : faire une réaction, c'est pas possible ! je fais des réactions allergiques aux sparadraps, pansements, à ces colles-là. Donc du coup, je me suis dit si je me colle mon patch pour ESTHETIQUE E18 : Et puis, esthétiquement c'est, t'as quelque chose qui est posé et qui Prix CA A UN COT PAS ANODIN Puis aussi aujourd'hui y a le coût de la contraception. Parce que la première qui pense à la contraception dans le couple c'est la femme. E6 : C'est rarement l'homme. Donc ça a un coût. Aujourd'hui les pilules sont plus remboursées, donc ça a un coût. Euh alors c'est peut-être anodin, mais ça peut ne pas l'être chez quelqu'un qui gagne le SMIC, non c'est pas anodin, aujourd'hui quand vous donnez 15 euros ou 30 euros par mois, non c'est pas anodin PAS LES MOYENS E6 : moi je connais pleins de jeunes filles elles ont pas les moyens de s'acheter la contraception. Même les préservatifs, ça a un coût hein. PAS REMBOURSE E6 : franchement, au bout d'une année vous en avez pour plus de 150 euros ben le patch le problème c'est que c'est tous les mois, c'est pas remboursé par la sécu, ça coûte 15 euros, donc non merci. Voilà je le dis E6 : moins hein. Y en a qui ne sont plus du tout puis la pilule c'est de moins en moins bien remboursé, moi j'ai connu la pilule c'était bien remboursé, maintenant elle l'est de moins en INFLUENCE DU BUDGET SUR LE CHOIX CONTRACEPTIF E6 : Alors je pense que les femmes malheureusement choisissent aussi en fonction de leur budget. PAS REMBOURSE (DIU ? ) E7 : mais je veux dire, ça reste dans le temps je comprends pas pourquoi c'est pas remboursé, puisque la pilule est remboursée alors que c'est juste, fin après ça coûte pas super cher E7 : moindre je crois que ça coûte 25 euros, moi quand je l'avais acheté et si on rebascule au niveau du prix d'une pilule c'est quand même beaucoup ANNEAU CHER ET PAS REMBOURSE E8 : le prix E8 : c'est quand même un coût E8 : Et ça fait quand même J'ai trouvé une pharmacie o ils le faisaient moins cher, mais c'est vrai que, ben si on n'a pas un conjoint stable il faut le payer toute seule. E8 : o je l'ai trouvé oui c'était ça [30] mais sinon plutôt 50, voire plus 80 E8 : donc ça peut dissuader si on n'a pas vraiment les moyens quoi ANNEAU CHER E20 : par mois. Après, cher, mais pratique. I2 : Oui, parce que c'est pas remboursé, du coup. E20 : T'en as une par an. Et c'est à peu près 15 euros E20 : 15 euros, quoi. [] c'est juste ça, l'inconvénient vraiment après voilà, c'est niveau sous o ça, ouais, c'est excessivement cher, quoi. [] Et selon pharmacies, bien sûr, le prix varie. De presque 10- INCONVENIENT DU PRIX (DIU) E21 : peut-être le prix Désaffection pour les méthodes médicalisées 4/5 NE PRENNENT PLUS RIEN E2 : prenaient plus rien on en a discuté justement il y a un mois de ça avec mes copines, on a un peu le même âge-là, et sur les 5 qu'on était y en avait 4 qui RIEN PRENDRE E14 : Ou soit je vais rien prendre II Représentations positives et avantages des méthodes médicalisées de contraception Avantages des hormones Efficace CA PROTEGE E1 : l'avantage de la pilule j'en vois pas trop, ben si ça protège LE PLUS EFFICACE E1 : silence peut-être la pilule la plus efficace C'EST UN MOYEN EFFICACE E2 : Ben c'est un moyen efficace quand même LES 3 SONT EFFICACES (implant DIU pilule) E5 : je sais que c'est très efficace E5 : parce que je sais que mine de rien, les 3 sont quand même très efficaces C'EST EFFICACE E6 : c'est efficace la pilule LA PILULE, C'EST UNE DES MEILLEURES METHODES E6 : l'oubliez pas et que vous êtes pas gênée, pour moi c'est la meilleure. Si vous l'oubliez pas et qu'elle vous va, c'est quand même la meilleure ben les avantages si, quand même, c'est quand même une méthode fiable, aujourd'hui c'est une des meilleures méthodes hein. Si vous GROSSESSES SOUS PILULE RARES E6 : sinon. C'est très rare quelqu'un qui tombe enceinte avec la pilule, c'est qu'elle l'a oubliée, c'est qu'elle a décalé voilà dans l'heure, c'est rare Y A PAS DE RISQUE/ EFFICACE E9 : la pilule, c'est bien de ce côté-là, y a pas de risque, on prend pas de préservatif C'EST UN MOYEN TRES EFFICACE E10 : ben la pilule effectivement c'est un moyen très efficace LA PILULE C'EST BIEN E12 : la pilule j'ai trouvé que c'était bien, moi ça me convenait bien EFFICACE (MIRENA) E12 : le stérilet c'est pratique et ça change la vie et voilà à la limite tant pis, c'est efficace et ça soulage donc euh, si c'est pour mon bien-être UN DES PLUS SURS E14 : quand même c'est un des plus sûrs, il est sûr à 99, 999 CONFIANCE EN L'IMPLANT 81 E14 : l'implant, j'ai confiance en lui. SURETE DE NE PAS TOMBER ENCEINTE E16 : je suis sûre d'avoir, en plus du préservatif, une sureté de pas tomber enceinte si quoi que ce soit la pilule, ça a un intérêt immédiat, quand on est jeune et qu'on commence à avoir une sexualité, ça a un intérêt de se dire bon ben au moins IMPLANT PLUS SUR QUE PILULE E16 : j'avais mis l'implant après la première IVG, parce qu'il fallait trouver une contraception plus sérieuse IMPLANT PRESQUE 100% E16 : Oui à 100% on est sûr oui l'avantage on le sait, que c'est presque 100% de réussites, donc ça a quand même un intérêt pour ça, c'est pour ça que je l'ai gardé [] BIEN PROTEGEE E17 : la pilule, ça m'avait bien protégée hein, la preuve. C'EST TRES BIEN LA PILULE E18 : je trouve que c'est très bien la pilule, y a, non non. Moi, ça m'aurait pas dérangé de continuer la pilule EFFICACITE MIRENA GRACE AUX HORMONES E18 : le MIRENA qui est hormonal euh, t'as quand même un double effet. Voilà, je trouve que c'est quand même beaucoup plus sécurisant ! PAS D'ECHEC D'ANNEAU fin j'ai jamais eu de soucis, ni de soucis en l'ayant, j'ai jamais eu de problème et ni en, pendant les périodes o je l'enlève, tu sais, t'as 3 ; on E20 : va dire, tu l'enlèves et 3 jours après tes règles, elles arrivent. Et ben, j'ai eu des rapports dans ces 3 jours-là, fin je suis jamais tombée enceinte. Même pendant les règles, j'ai eu des rapports, fin je veux dire, j'ai jamais Voilà, j'ai pas eu de soucis. ANNEAU EFFICACE E20 : des ratés, parce que c'est vraiment exceptionnel, je pense j'ai une totale confiance ; je veux dire, si c'est vendu, quand même, ça doit quand même être efficacité, au moins 99, 9%, tu vois. Après, y a PILULE EFFICACE SI BIEN UTILISEE E20 : même la pilule, fin voilà. Si tu fais bien les choses Aménorrhée, diminution des ménorragies et dysménorrhées, régularisation des cycles REGULARISATION DES CYCLES ET DES REGLES E2 : E2 : au début ça me convenait parce que j'avais des règles un peu moins abondantes bon c'est vrai que la pilule ça me les diminuait un peu aussi. ABSENCE DES REGLES : PRATIQUE (implant) E2 : le fait déjà de pas avoir de règles, elle était contente E2 : un avantage aussi avantages de l'implant c'est pareil on n'a pas à y penser voilà. Et puis pour certaines qui peuvent se passer de leurs règles je pense que c'est E2 : ma sœur par exemple elle s'est fait mettre un implant, et elle a plus du tout de règle et elle me disait ça lui convenait très bien et tout PAS DE REGLES : C'EST BIEN, C'EST INTERESSANT E3 : règles les stérilets aux hormones effectivement c'est intéressant, parce que, enfin, intéressant, du côté pour les règles parce que on n'a pas de E3 : C'est quand même bien de pas avoir ses règles ABSENCE DE REGLES TRANQUILLITE E3 : ben on va dire une pilule sans interruption, c'est pas de règles ça veut dire, donc l'avantage c'est la tranquillité. PAS DE REGLE : TRANQUILLITE E4 : tout, du tout de règles Après, je sais plus, si c'est le stérilet ou l'implant, mais j'ai une copine qui l'a mis et elle a plus ça fait depuis qu'elle l'a mis, elle a plus du E4 : ben elle ça va, elle est tranquille REGLES MOINS ABONDANTES E4 : en fait, moi ça m'a fait vraiment, mais rien changé du tout ! tout le monde, me disait, tu vas voir, si ça se trouve, tu vas avoir, euh, pour tes règles, elles seront moins abondantes ou je sais pas quoi, et CYCLES REGULIERS AVEC LA PILULE E5 : ça m'arrange bien parce que j'ai jamais été très très régulière dans mon cycle et là du coup avec la pilule j'ai des cycles réguliers NE PAS AVOIR DE SAIGNEMENT (DIU LNG) 82 E5 : j'aimerais bien être dans la classe, pas du tout PLUS DE REGLES DU TOUT (implant) E8 : après parfait par contre, elle avait plus de règle du tout CA PEUT REGULARISER LES REGLES, LES APPORTS D'HORMONES il me semble que pour certaines personnes qui justement y a pas quelque chose de régulier au niveau hormonal, ça peut aider, mais je suis E10 : pas Il me semble que par exemple, [] y avait des filles qui par exemple n'avaient pas un apport régulier ou quelque chose comme ça, et qu'on leur avait prescrit une pilule justement pour réguler euh I : un apport de ? E10 : d'hormones, pardon, qui fonctionnait peut-être pas bien, ou qui n'était en tous cas pas assez régulier, et on leur avait prescrit la pilule pour régulariser tout ça. REGLES DISCRETES SOUS PILULE E11 : vraiment très peu abondantes et ça c'est pratique de ce côté-là, fin je les vois à peine passer. Ouais, parce que celle-là, ben c'est vrai que c'est aussi pour ça que je suis bien avec celle-là, c'est que ça m'en fait des assez courtes et REGLES PLUS DISCRETES, PRATIQUE E11 : exactement quand est-ce qu'elles vont tomber et qu'elles soient courtes et qu'elles soient pas chiantes (sourire). Mais j'avoue que y a cet aspect pratique [] c'est quand même beaucoup plus pratique [], c'est quand même bien pratique, de savoir AMELIORATION DE LA DYSMENORRHEE ET DES REGLES E12 : là j'ai préféré choisir ça plutôt que de me pourrir la vie tous les mois avec mes règles CHANGE LA VIE (MIRENA) E12 : le stérilet c'est pratique et ça change la vie et voilà à la limite tant pis, c'est efficace et ça soulage donc euh, si c'est pour mon bien-être PETITES REGLES VOIRE PLUS DU TOUT (MIRENA) ça a exactement les mêmes effets que le stérilet aux hormones. Enfin, donc je trouve que d'avoir les hormones constantes [] c'est que E12 : finalement on a des petites règles, y a même des femmes qui n'en ont plus du tout. Moi personnellement j'en ai toujours. [] Mais c'est moindre, c'est ridicule. C'est que du bonheur. DIMINUE LE SYNDROME PREMENSTRUEL au niveau de l'humeur, c'est ce que je vous expliquais la dernière fois, c'est plus de l'énervement, c'est plus de la sensibilité. On va dire, je E12 : vais regarder un feuilleton, je vais pleurer, euh plus des émotions de tristesse que de l'énervement. Et je préfère ça plutôt que d'avoir des sautes d'humeur, surtout [] avant les règles oui, c'est vraiment une semaine. DIMINUE EFFETS INDESIRABLES DES REGLES E12 : amplifie les hormones ça inhibe en gros je sais pas comment dire, les effets indésirables des règles alors que le cuivre j'ai l'impression que ça les REGLES PREVISIBLES SOUS PILULE E14 : Après ce qui est bien, c'est pendant les règles par exemple. Au moins tu sais quand tu vas avoir tes règles ou pas PLUS DE REGLES SOUS PROGESTATIFS SEULS PRATIQUE E15 : là l'avantage, c'est que j'ai plus du tout de règles. [] en fait, c'est super pratique donc, pff, voilà, génial. E15 : es o du mois ? Machin . Voilà, l'avantage, au moins, c'est que j'ai pas de règles. Je me pose pas de questions, voilà, si je mets un pantalon blanc, je me dis pas t'en PRESQUE PAS DE REGLE SOUS MIRENA E17 : le MIRENA en fait, l'avantage, c'est que t'as pas de règles abondantes, t'as presque rien PLUS DE REGLES SOUS MIRENA E17 : Rien non, ben c'était le paradis hein, pour moi ! J'avais plus de règles, c'était top hein ! MOINS DE MIGRAINES ET DOULEURS ABDOMINALES AVEC L'ANNEAU ça arrêtait toutes mes douleurs, en fait [] Parce que je suis migraineuse, à la base. Je fais encore des migraines, quand je vais avoir mes E20 : règles, mais là, ça les a complètement diminuées. [] En fait, je faisais, donc crampes de ventre à plus pouvoir, envie de mourir vraiment, je suis pas quelqu'un de, de douillette, mais là je pouvais plus me lever, je pouvais plus marcher. Des migraines, à en pleurer, fin plusieurs fois j'ai dit : Emmenez- moi à l'hôpital quoi, je vais mourir. (Rire) Et en fait, ça a arrêté mes maux de ventre, ça a arrêté et mes migraines sont beaucoup moins fortes. [] y a le jour o je l'enlève et elles sont 2-3 jours après, voilà, mais elles sont moins fortes, ouais. C'est facile de les faire partir, quoi. Avant c'était, c'était horrible, horrible. REGLES REGULIERES ET LIMITEES SOUS PILULE E21 : douloureuses après C'est vrai que quand je prenais la pilule, euh, je me rappelle que j'avais des règles très régulières, très limitées, et j'ai découvert les règles Amélioration de l'acné CERTAINES PILULES DIMINUENT L'ACNE E2 : il y en a certaines qui diminuent l'acné aussi MARCHE BIEN SUR L'ACNE 83 E3 : j'avais des problèmes d'acné, enfin des boutons, donc on me l'avait prescrite et effectivement ça avait bien marché PLUS D'ACNE SOUS PILULE E11 : maintenant donc [] Ça fait 2 ans que j'en ai plus et 2 ans que j'ai la même, mais est-ce que c'est ça ? Ouais, moi de ce côté-là, ça m'a même plutôt arrangée, après je sais pas si c'est vraiment lié à ça ou pas, parce que je suis plus vieille DIANE 35 POUR L'ACNE E12 : à 14 ans, j'ai commencé à prendre DIANE 35 , la pilule parce que j'avais de l'acné E12 : comme avantage [] A part quand je prenais celle pour l'acné POUR LES BOUTONS E14 : aussi pour les boutons, c'est pas mal aussi PILULE POUR LUTTER CONTRE L'ACNE E15 : Très tôt parce que, alors au début, je crois que je l'ai pris, parce que j'avais un peu d'acné, euh bon voilà. AMELIORATION PEAU PAR LA PILULE E17 : bon. j'ai pas eu de boutons, j'ai pas eu de Au contraire, j'avais la peau [] beaucoup mieux que maintenant, ouais, ça a rien à voir, mais Pas de corps étranger. PAS DE CORPS ETRANGER E3 : Et puis euh, pas de corps étranger en nous euh, voilà pour les avantages de la pilule Augmentation du volume mammaire J'AI PRIS DES SEINS E9 : E9 : J'ai plus pris des seins qu'autre chose j'avais pas de seins, j'ai pris des seins (rires) et du coup, je suis contente Protection cancer de l'ovaire PILULE PROTEGE DU CANCER DE L'OVAIRE E18 : protège quand même du cancer des ovaires la pilule, elle a des avantages, elle a pas que des inconvénients. Euh, fin le fait de prendre la pilule pendant un certain nombre d'années, ça Pilule moyen connu : Rassure ON UTILISE CE QUI EST PLUS CONNU Bon généralement les gens utilisent soit la pilule, soit le stérilet, le reste c'est beaucoup plus rare, l'implant, ça commence mais y a pas E6 : beaucoup de gens qui l'utilisent, euh, le patch euh j'en entends pas trop parler, puis après je pense qu'on est sûr, euh, ça fait très longtemps qu'on utilise la pilule alors tout ce qui est nouveau aussi, n'a pas encore été utilisé, n'est pas forcément indiqué, même par des médecins. Donc du coup euh, voilà ben on reste basique. NE PENSE PAS PATCH ET ANNEAU CAR MOINS COMMUN E14 : Généralement c'est pas le premier moyen auquel on va penser. Parce que moi je vois plus, j'ai pas vu, enfin, je sais que quand on est jeune, moi, le patch et l'anneau t'y penses pas forcément. PILULE EN PREMIER CAR MIEUX CONNUE DES ADOS E14 : Même si elles savent tous les effets qu'il y a ou euh Dans leur tête c'est la pilule RASSURANT CAR COMMUN E16 : quand on est ado, la pilule, c'est ce qu'on entend, c'est ce qui nous rassure le plus, parce que c'est ce qu'il y a de plus commun en fait PILULE CAR C'EST LE PLUS COURANT E16 : pilule, enfin voilà du coup c'est plus On se sent plus en sécurité peut-être, quand on prend quelque chose qu'on sait que nos parents ont c'est courant, la pilule. On en parle, c'est dans les mœurs, quand on est ado et les parents en règle générale ils ont entendu parler que de la ON EN REVIENT A CE QU'ON CONNAIT E16 : ben, c'est dans les mœurs, ça existe, tout le monde connait, donc je m'en tiens au plus simple. in fine quand on prend la décision, on en revient toujours à ce qu'on connait et ce dont on est sûr c'est que la pilule, ça [] Parce que bon, DIFFICILE D'UTILISER UN MOYEN MOINS CONNU E21 : Si elle a pas dans l'entourage quelqu'un qui l'utilise je me rends compte que moi je connais personne qui l'a utilisé, et je pense qu'une adolescente, elle va être aussi beaucoup influencée par ça. 84 Avantages du DIU cuivre Plus naturel car pas d'hormone (ni leurs effets secondaires ni leurs contre-indications : tabac) NE MODIFIE PAS LE CYCLE E1 : Pour moi dans ma tête c'est plus naturel en fait parce que ça modifie pas le cycle, donc c'était ça l'idée PAS D'HORMONE E2 : Donc j'avais mis le stérilet, stérilet en cuivre pour essayer d'éviter aussi les hormones PAS D'HORMONES DONC MIEUX SUPPORTE E6 : j'irai vers un stérilet au cuivre parce qu'il n'y a pas d'hormones parce que je sais que j'ai du mal à supporter ça . BESOIN DES REGLES POUR SAVOIR QU'ON N'EST PAS ENCEINTE E6 : ben pour moi le cuivre l'avantage c'est que vous avez des règles, donc vous savez ou pas si vous êtes enceinte PAS CHIMIQUE E7 : donc c'était un peu la seule option qui restait au niveau contraceptif quoi et j'ai vu qu'il y avait le stérilet, notamment au cuivre qui n'était pas par voie chimique, fin moi je cherchais quelque chose de pas chimique, CONSERVE LE CYCLE : PLUS NATUREL E7 : c'est vrai que ça conservait mon cycle en fait, ça l'a pas du tout modifié et ça je trouvais que c'était, c'était aussi ce que je voulais quoi E7 : Ouais c'est que ça pouvait changer mon cycle et du coup, ça contraignait mon corps à avoir peut-être quelque chose qui lui correspondait pas, alors que pour moi, le cuivre justement, entre guillemets c'était plus naturel. [] le fait que ça changeait pas mon cycle et que mon corps conservait on va dire son cycle naturel. E7 : chimique c'est vrai qu'on rajoute quelque chose au niveau du corps, mais bon c'est quand même naturel, pour moi le cuivre, c'est plus naturel que PAS D'HORMONE E8 : cette histoire qu'il y ait pas d'hormones AU NIVEAU SANTE C'EST BIEN E10 : donc après au niveau santé c'est bien PAS DE CONTRAINTE AU CORPS E10 : ben alors aucune contrainte au corps PAS D'HORMONE E12 : j'avais mis le cuivre parce que je voulais pas prendre d'hormones E12 : Mon choix s'est porté sur le stérilet au départ parce que c'était au cuivre. C'était juste le fait de pas avoir d'hormones. E12 : le cuivre l'avantage c'est que y a pas d'hormones. DIU CUIVRE PAS D'HORMONES E12 : c'est mieux d'avoir le stérilet au cuivre, si elles ont des convictions comme moi de pas prendre d'hormone et tout BIEN SI PROBLEME DE MIGRAINES AVEC LES HORMONES E16 : aux hormones le stérilet au cuivre, je pense que c'est la meilleure solution, pour les personnes qui ont des difficultés comme moi, avec les migraines dues C'EST LE PLUS NATUREL E16 : je pense que le stérilet cuivre en tous cas, c'est ce qu'il y a de moins, de plus naturel en fait DIU AURAIT CHANGE LA VIE E16 : je pense que j'aurais eu une vie différente si j'avais eu quelqu'un à cette époque-là qui m'avait dit écoutez, mettez le stérilet NATUREL E16 : c'est pour moi le stérilet au cuivre, ce sera le meilleur. Ben, le meilleur ce sera le stérilet au cuivre pour moi, parce que je prône le naturel, le moins de produit qu'on ingurgite, donc je pense que PLUS TRANQUILLE CAR PLUS NATUREL (DIU CUIVRE) E17 : je pense qu'intérieurement, ça a dû me trotter aussi, hein ! Et là, je suis bien plus tranquille SENSATION DE NE RIEN AVOIR E17 : moi je suis pas contraceptée ? [] je le sens pas j'y pense même plus [. ] Je suis pas, j'ai pas l'impression d'être, ppp je sais pas, tout va bien, c'est bien. [] Oui, tout va bien. Je suis, pour ELLE VA PAS PRENDRE DE POIDS 85 E17 : elle va pas prendre de poids REGLES COMME AVANT E17 : Là, les règles, elles sont douloureuses comme avant, en fait, c'est pas [] c'est pas pire qu'avant quoi ! E17 : ça c'est bien, par contre. C'est comme avant. C'est les mêmes règles que avant [] T'as le petit débit, le gros débit et puis, ça se recale pendant 2 jours et puis, c'est terminé quoi. C'est, E17 : c'est comme euh, avant quand j'étais ado [] C'est les mêmes règles que avant, ça revient euh, comme d'hab AVEC LE TABAC, C'EST MIEUX LE STERILET E17 : moi c'est juste pour la clope en fait, parce que je fumais et mon gynéco m'a dit Eh oh, faut arrêter ! C'est mieux le stérilet, quoi. CUIVRE : MATIERE NATURELLE E19 : Le cuivre, c'est naturel, ça, c'est un corps étranger, mais pour moi le cuivre, c'est une matière naturelle LE PLUS NATUREL E19 : j'ai pris le stérilet en cuivre, parce que pour moi, c'est le plus naturel qui existe. PAS DE REACTION CHIMIQUE POUR MON CORPS E19 : mais je veux dire, c'est une réaction, entre guillemets, pour moi, naturelle. Je préfère avoir un stérilet o je sais qu'il y a pas d'hormones, o mon corps n'a pas de réaction chimique. Fin il a une réaction chimique RETOUR LIBIDO, PLUS DE PRISE DE POIDS : RESURRECTION E19 : j'ai le stérilet. Et les conjoints aussi, donc comme quoi euh, (rire) ça devait se ressentir. plus de problème de libido. Euh, y en a une qui ne grossissait plus, qui a perdu du poids et l'autre qui le dit : Je me sens revivre, depuis que REGLES MOINS ABONDANTES SOUS DIU AU CUIVRE QUE SOUS PILULE E19 : ça durait 3 jours. le stérilet m'a réduit mes règles à 3 jours. [] mes règles sous stérilet ne duraient que 3 jours et n'étaient pas abondantes [] c'était royal, REGLES PAS DOULOUREUSES SOUS DIU CUIVRE E19 : J'avais pas spécialement mal au ventre, un coup de DOLIPRANE et c'était bon PAS DE RISQUE D'INFARCTUS SOUS STERILET CUIVRE Notamment dû à des antécédents cardiaques dans ma famille. Euh, on m'avait déconseillé la pilule, pouvant provoquer des infarctus. [] E19 : ma mère n'a jamais eu droit à la pilule, compte tenu de ses antécédents cardiaques. Donc, toutes les filles de la famille, on passe au stérilet en fait, dès qu'on peut. CA A L'AIR PAS MAL (DIU CUIVRE) E21 : on s'est dit que c'était pas mal C'est efficace : Bon moyen de contraception EFFICACE MAIS Y A UN POURCENTAGE E6 : c'est quand même une contraception qui est efficace. Après voilà y a toujours un pourcentage mais bon DIU BONNE METHODE E7 : utilisé quoi. pour moi, les 2, préservatif et stérilet, je pense que c'est quand même des bonnes méthodes, quand c'est bien positionné, quand c'est bien J'AURAIS DU LE METTRE AVANT E8 : Que j'aurais peut-être dû le mettre avant ! C'EST LE MIEUX, E8 : ma sagefemme qui m'a vraiment convaincue que c'était le mieux quoi C'EST UN BON MOYEN DE CONTRACEPTION E10 : moi je pense que c'est un bon moyen de contraception du coup UN MOYEN INTELLIGENT E10 : d'enfant je trouve que c'est un moyen plutôt intelligent de régulariser les naissances quand pendant une période on est sûr qu'on ne veut pas CA PERMETTRAIT D'EVITER DES GAMINS CHEZ LES JEUNES Je pense hein, franchement. Après, je dis ça, je dis rien, c'est peut-être extrême, mais Puis, ça éviterait peut-être, des gamins [] Non E17 : désirés, un peu trop jeunes, des cas sociaux quoi. Tout simplement, parce que tu vois bien, à 15 ans euh, c'est rare hein, ceux qui restent ensemble. Alors bon, voilà, je pense, c'est peut-être pas plus mal. Pas de risque d'acte manqué SI JE L'ENLEVE C'EST REFLECHI 86 E8 : là je pars sur un stérilet demain, en cuivre, comme ça au moins, voilà si je l'enlève c'est réfléchi et tout PRENDRE LA DECISION DE L'ENLEVER E16 : ça sous-entend qu'à un moment donné, il faut prendre une vraie décision, adulte, sérieuse, j'enlève mon stérilet pour avoir un enfant E1 : E1 : Commodité d'usage des contraceptions médicalisées Contraceptifs longue durée d'action : rien à faire rien à penser RIEN À FAIRE, RIEN A PENSER / PRATIQUE ben l'avantage du stérilet c'est qu'on n'a rien à faire, on s'occupe de rien, voilà. Euh, ben voilà pour moi le plus avantageux c'est le stérilet E1 : une fois par an ben comme je vous ai dit c'est pratique avec le stérilet, parce qu'on n'a pas grand-chose à faire, fin rien à faire, juste aller voir le gynéco E1 : si j'avais voulu rien faire j'aurais pu prendre le patch, fin le, l'implant MOINS ON A A Y PENSER PLUS C'EST PRATIQUE E2 : plus pratique du coup ce serait peut-être l'implant, après le stérilet, et puis je mettrais la pilule en dernier ouais moi je trouve ça plus léger de pas avoir à y penser, enfin Ouais Parce que je trouve c'est lourd quand on, C'est une E2 : responsabilité un peu qu'on a nous femmes, puis on la porte un petit peu toute seule cette responsabilité, donc quand on met un implant ou quand on a un stérilet, c'est la nature, enfin c'est notre corps qui fait ce travail sans qu'on ait à faire la démarche. E2 : l'implant c'est pareil on n'a pas à y penser IMPLANT SIMPLICITE E2 : c'est vrai que l'implant vu que c'est un peu plus simple POIDS EN MOINS E2 : moi le stérilet je trouvais qu'on n'avait pas à penser à sa contraception donc euh pour moi c'était léger, c'était un poids en moins PRATIQUE DE NE PAS S'EN OCCUPER E3 : c'est vrai que ce côté pratique du stérilet, c'est qu'on s'en occupe pas IMPLANT : TRANQUILLITE E3 : 3 ans ouais alors l'implant a effectivement peut-être plus d'avantages ! PAS DE RISQUE D'OUBLI DIU/IMPLANT E3 : E3 : E6 : E6 : Euh là y a pas d'oubli puisqu'on l'a en nous, donc c'est ça les avantages c'est qu'on est quand même bien protégée Euh pas la peur de l'oubli par rapport à la pilule STERILET : RIEN A PENSER Après le stérilet ce qui est bien c'est que vous avez rien à penser quoi [] si ça vous va ben c'est tranquille vous avez pas à prendre un cachet, vous avez pas à y penser quoi [] c'est pratique quoi. E6 : amis, vous oubliez votre pilule, pff, voilà quoi. Pour moi ça c'est des avantages. Le fait de ne pas penser à la contraception c'est déjà un avantage Les choses dont on pense pas, à mon avis, surtout dans la vie d'aujourd'hui qu'on a on court un peu partout et tout Vous partez chez des PLUS PRATIQUE QUE LA PILULE E6 : Pour une femme aujourd'hui, c'est quand même euh Je trouve plus pratique que la pilule L'IMPLANT C'EST GENIAL E6 : L'implant c'est génial si ça marche. Et si vous le supportez. Je trouve ça extraordinaire moi. LIBERE DE LA CONTRAINTE E7 : contrainte quoi. On est tranquille c'est vrai que la pose déjà d'un stérilet même s'il est chimique ou hormonal, c'est vrai que ça permet déjà, euh, ben on se libère de la DIU PLUS PRATIQUE ET MOINS RISQUE E7 : risqué. quand je me suis installée avec mon copain, là j'ai décidé de mettre un stérilet parce que c'était quand même plus pratique et moins LA DUREE C'EST PAS MAL (implant) E8 : ben après la durée, ouais c'est pas mal TRANQUILLE AVEC SON CORPS 87 E8 : Donc non, j'ai hâte de le poser, que tout ça soit fini que je sois un peu tranquille avec mon corps 5 ANS E8 : les avantages, les désavantages, la commodité, vous avez des choses à dire ? E8 : ben, elle m'a dit 5 ans ON N'A PAS A Y PENSER E10 : stérilet hormonal si faut le changer tous les 2 ans stérilet hormonal, implant tout ça c'est vrai que c'est bien parce qu'on n'a pas à y penser, faut juste régulièrement je crois, euh, non pas le ESPRIT LIBRE E10 : ça permet d'avoir l'esprit libre EFFICACE ET TRANQUILLE : MALIN E10 : à ça et puis ben voilà, ils sont efficaces c'est vraiment des moyens très efficaces et très malins si je puis me permettre, parce que ça permet vraiment d'être tranquille, de pas penser MALIN ET CONSTANT E10 : c'est malin, parce qu'on n'a pas à y penser, euh, c'est vraiment constant PAS DE CONTRAINTE AUX RAPPORTS E10 : y a pas de contrainte au niveau des rapports, non je trouve ça très positif. PAS D'OUBLI AVEC LE DIU E11 : Alors, que le stérilet, tout ça, tu peux pas vraiment l'oublier PAS BESOIN D'Y PENSER E12 : le stérilet, je trouve ça pratique parce qu'on n'a pas besoin d'y penser PRATIQUE E12 : le stérilet c'est pratique et ça change la vie, et voilà à la limite tant pis, c'est efficace et ça soulage donc euh, si c'est pour mon bien-être ON N'Y PENSE PAS (DIU) E12 : du coup c'est on n'y pense pas, c'est tous les 5 ans pour le changer, ça reste correct TRANQUILLE AVEC L'IMPLANT E12 : l'implant, je pense que c'est bien dans le sens o, ben on le met et on est tranquille. E12 : l'avantage c'est qu'on y pense pas, [] donc bah, on est tranquille 3 ans CHANGER LA VIE E12 : jeune Sinon moi ça m'aurait changé la vie adolescente de pouvoir mettre un stérilet. J'aurais adoré. Je pense que c'est le plus adapté quand on est MOINS CONTRAIGNANT QUE LA PILULE, MOINS D'OUBLIS (implant) E13 : dans ma tête c'est moins contraignant que la pilule, on risque moins de l'oublier DIU PLUS FACILE, PAS DE RISQUE D'OUBLI E13 : prendre tous les jours le stérilet c'est encore plus facile, parce qu'il est là entre guillemets à demeure, et on risque pas de l'oublier, on n'a pas quelque chose à PLUS FACILE, PAS D'OUBLI E14 : l'implant, parce que c'était plus facile je trouvais, et puis il était directement sur le bras, et au moins j'étais sûre de pas l'oublier PAS D'OUBLI E14 : ben on est sûr de pas tomber enceinte on n'a pas à le prendre tous les soirs, on peut pas l'oublier, du coup si même on a un rapport sexuel qui est pas prévu, enfin si on l'oublie PAS OBLIGE D'Y PENSER E14 : on est pas obligé d'y penser quoi. PLUS LE CHANGEMENT EST TARD MIEUX C'EST E14 : quand même euh, je sais pas. Moi je préfère me dire que plus c'est long, c'est mieux mon avis personnel, c'est que je préfère me dire, plus tard le changer dans les années, c'est plus [] après d'y penser à chaque fois c'est TRANQUILLITE AVEC L'IMPLANT E14 : ben au moins t'es tranquille quoi, tu le changes tous les 3 ans. PRATIQUE DE CHANGER TOUS LES 5 ANS (DIU) E14 : Ben après le stérilet Ben après le côté pratique c'est qu'on doit le changer tous les 5 ans. 88 TRANQUILLE 5 ANS E14 : on le change tous les 5 ans, au moins on sait que sur ça on va être tranquille pendant 5 ans TRANQUILLE POUR 5 ANS E16 : qu'on a envie d'être tranquille pour 5 ans DIU AURAIT CHANGE LA VIE E16 : je pense que j'aurais eu une vie différente si j'avais eu quelqu'un à cette époque-là qui m'avait dit écoutez, mettez le stérilet LE DIU C'EST SIMPLE E16 : c'est quand même beaucoup plus simple finalement, [] le stérilet, c'est une fois, on prend un rendez-vous et c'est réglé quoi L'IMPLANT C'EST TOP E16 : C'est top. TRANQUILLE 5 ANS AVEC UN STERILET E17 : un stérilet, au moins t'es tranquille pendant 5 ans E17 : ça dure 5 ans, c'est l'avantage MOINS CONTRAIGNANT UN STERILET E17 : c'était moins contraignant, un stérilet, tu le fous et pouf. E17 : c'est pas plus efficace, à mon avis, c'est pareil, mais c'est moins contraignant. LE STERILET, ON PEUT L'OUBLIER E17 : si t'oublies, c'est le gynéco qui te dit, bon, parce que le gynéco t'y vas, de toute façon. [] je m'en occupe plus E17 : Une fois qu'il est mis, ça bouge plus, tu sens plus. E17 : Puis tu l'oublies PAS D'OUBLI AVEC LE STERILET E17 : t'as pas d'oublis NE PLUS PENSER A SA CONTRACEPTION (stérilet) E18 : ne plus repenser à un moyen de contraception. C'est ça qui m'a orienté vers le stérilet. PAS SENTI PENDANT 5 ANS (stérilet cuivre) E19 : pendant 7 ans, ppp, euh, 5 ans, je l'ai pas senti du tout TRANQUILLE 5 OU 10 ANS E19 : moi, c'est fin, ça fait aucun doute [] ben ça me va aussi 5 ans, c'est bien, c'est tranquille [] Si t'es tranquille pendant 5 ans, ça me va très bien ! on est tranquille pendant 5 ans, voire 10 ans maintenant, quand on a eu des enfants, c'est 10 ans apparemment, o on est tranquille, donc TRANQUILLE DES ANNEES AVEC LE DIU E21 : quand tu l'as mis, pendant des années tu vas être tranquille, tu vas pas te poser de question DIU : Pose facile, si bien préparée, retrait simple et pas besoin d'attendre pour la fertilité POSE DE DIU SANS PROBLEME y a pas eu trop de gêne, elle m'a expliqué, elle m'a montré comme il est mis, elle m'a expliqué que j'allais peut-être avoir mal. Euh, je sais E7 : plus quand est-ce qu'elle l'a, y avait un moment pour le poser particulier, je sais plus si c'était juste un peu avant les règles ou euh [] donc après je crois j'ai eu un petit saignement, puis après ça allait quoi [] j'ai pas eu de douleurs et mes cycles, ben ils ont continué normalement quoi, y a pas eu de changement particulier. FACILE A RETIRER E10 : essayer donc il me semble que ça quand même c'est avantageux Si on veut le retirer, c'est assez facile, je crois pas, je sais pas si faut attendre euh, plusieurs cycles ou même un cycle après pour pouvoir C'EST SIMPLE E12 : ben on en remet un C'est simple quand même moi je trouve même quand on arrive à un âge proche de la trentaine et qu'on veut un enfant, il suffit de le faire enlever et on tombe enceinte euhAprès FACILE A ENLEVER E16 : c'est très facile à mettre, très facile à enlever FACILE A ENLEVER E17 : à enlever, c'est rien POSE FACILE DIU CUIVRE 89 E17 : à poser par contre, le cuivre, il est plus facile que le hormonal. [] Et il fait moins mal UN MAUVAIS MOMENT A PASSER, COMME CHEZ LE DENTISTE E17 : c'est un mauvais moment à passer, c'est comme chez le dentiste quoi, c'est tout. C'est pareil, c'est comme une carie. POSE DE DIU INDOLORE CHEZ MULTIPARE E17 : ma belle-sœur, elle elle s'est fait poser un stérilet en cuivre, elle a rien senti. E17 : Elle en a déjà eu 4 I2 : Mm, mais elle a déjà des enfants ? PAS PIRE QU'UN EXAMEN GYNECO E18 : se passe bien. C'est pas pire que d'aller faire un examen gynéco. si c'est bien pratiqué, si y a eu quand même une bonne préparation en amont euh, la personne, si elle est suffisamment relaxée (sourire), ça DIU FACILE A ENLEVER, INDOLORE E19 : bon, c'est fini ? Par contre, quand j'ai enlevé le 2ème stérilet, euh, quand elle m'a dit Je l'ai enlevé , je l'avais ni senti, ni vu venir, ni euh, j'ai dit : Ah Implant : discrétion IMPLANT NE SE VOIT PAS E14 : l'avantage c'est qu'il est dans le bras, du coup déjà on le voit pas IMPLANT DISCRET E16 : C'est pas voyant, c'est discret Rassurant que ce soit géré par le médecin CONFIANCE SI C'EST LE MEDECIN QUI GERE E9 : Ca me dérange pas, parce que c'est quelqu'un de professionnel qui va le faire RASSURANT QUE CE SOIT LE MEDECIN QUI CHANGE LE DIU E14 : médecin qui le change. on est plus rassuré quand c'est un médecin qui nous y change. [] que soi-même, je pense que c'est plus rassurant quand tu sais que c'est le CONFIANCE ENVERS LE MEDECIN E14 : tu fais plus confiance au médecin qui lui va mieux voir que toi Pilules en continu : moins d'oublis MOINS D'OUBLIS AVEC LES COMPRIMES PLACEBOS E2 : pas une semaine, en se disant ah j'ai oublié de reprendre , enfin bref, ça j'ai trouvé plus simple. là on a des placebos, enfin des cachets quand même à prendre, comme ça on a toujours le, enfin, on y pense tout le temps quoi, on s'arrête LES PLACEBOS AIDENT A S'HABITUER POUR MOINS D'OUBLIS E9 : je les prends quand même, parce que ça m'aide à m'habituer comme ça j'oublie moins LES PLACEBOS PERMETTENT DE NE PAS TROP OUBLIER E9 : Ouais, là encore, j'ai les placebos donc ça permet de pas trop oublier mais je me dis si y a une semaine, je prends rien, moi je l'oublie ! Pilule : Facilité d'accès, liberté, possibilité de faire des pauses, peu cher PRATIQUE CAR FACILE D'ACCES, FACILE A DEMANDER ET PRESCRIRE E1 : à l'époque ça m'arrangeait aussi E1 E1 c'était pratique la pilule aussi quand j'étais ado C'était quand même pratique au final. FACILE A AVOIR E2 : La pilule, j'ai l'impression que c'est plus facile à avoir. POSSIBILITE DE FAIRE DES PAUSES E4 : chaque fois là justement je suis plus en couple, donc je prends plus En fait, dès que je suis plus en couple, je prends plus la pilule en fait, j'arrête à FACILE DE CHANGER SI EFFETS SECONDAIRES E5 : la pilule, c'est facile de, d'en changer, c'est un truc par la bouche FACILITE D'ARRÊT SI EFFETS INDESIRABLES E5 : j'y ai pensé à l'anneau dans le sens o du coup, c'est un peu comme la pilule, si j'ai, c'est plus facile à enlever mais 90 CONFORT AVEC LA PILULE E5 : J'ai mon confort entre guillemets avec ma pilule RAPIDE A PRESCRIRE E6 : c'est efficace la pilule, puis c'est rapide à prescrire, ça va vite. BOITES DE 3 MOIS E6 : êtes tranquille 3 mois vous l'avez. Parce que la pilule vous l'achetez, vous pouvez prendre des botes de 3 mois, déjà c'est des botes de 3 mois. Si c'est toujours ça. Donc vous ARRET PILULE QUAND CELIBAT OU DISTANCE E7 : tous les jours. Je voyais mon ami, une fois par mois Le préservatif comme j'étais à distance en fait, on se voyait pas non plus euh, fin, je voyais pas l'utilité de prendre non plus une pilule PILULE, PLUS FACILE QUE LES METHODES NATURELLES E13 : C'est plus facile à prendre et peut-être plus facile à mettre en place au quotidien PILULE FACILE A ARRÊTER E16 : La pilule, on se dit, si je veux plus la prendre, je vais juste plus la prendre ARRET POUR GROSSESSE FACILE SOUS PILULE E18 : tomber enceinte. Disons que, quelqu'un qui veut, qui souhaite un enfant, avec la pilule, il l'arrête, elle arrête sa pilule et bon, 2 mois après, elle peut espérer TRANQUILLITE AVEC LA PILULE E21 : Ben, moi je trouvais comme avantage, j'étais tranquille VIEILLE PILULE PAS CHERE E21 : le prix non plus, parce que moi apparemment, je prenais une pilule qui était très très vieille et elle coûtait 2 je crois la bote Patch et anneau moins contraignants que la pilule et plus faciles à changer que les contraceptifs de longue durée d'action ANNEAU PLUS PRATIQUE CAR PAS TOUS LES JOURS E3 : l'anneau était quand même plus pratique, enfin le côté ne pas prendre la pilule tous les jours, oublier ANNEAU TRANQUILLITE 3 SEMAINES E3 : on le met 3 semaines, donc effectivement pendant 3 semaines on est tranquille. PATCH : PAS A PRENDRE TOUS LES JOURS E4 : c'est que le patch, ben du coup, justement, pour les avantages, y a pas tous les jours à prendre quelque chose, donc c'était plutôt ça PAS NON PLUS IRREVERSIBLE E4 : au moins le patch, enfin, on n'a pas quelque chose à prendre tous les jours mais euh, c'est pas non plus euh, irréversible. FACILITE D'ARRÊT SI EFFETS INDESIRABLES E5 : j'y ai pensé à l'anneau dans le sens o du coup, c'est un peu comme la pilule, si j'ai, c'est plus facile à enlever L'ANNEAU : SUPER E8 : Et après cette IVG ça a été l'anneau contraceptif. Et ça super ON LE MET UNE FOIS ET ON EST TRANQUILLE E8 : l'anneau bien, enfin bien, dans le sens o on le met une fois et après on est tranquille. Ça j'ai trouvé ça bien, de pas le sentir SUPER PRATIQUE, POUR PAS OUBLIER E9 : c'est vrai que c'est super pratique hein, de l'enlever, de le remettre tout ça, mais non E9 : le patch aussi, ça peut être bien, pour pas oublier. UNE FOIS PAR SEMAINE CA VA (PATCH) E9 : c'est qu'une fois par semaine, ça va MOINS CONTRAIGNANT QUE LA PILULE, MOINS D'OUBLIS E13 : dans ma tête c'est moins contraignant que la pilule, on risque moins de l'oublier UN PEU PLUS PRATIQUE QUE LA PILULE (anneau) E14 : Toutes les semaines ? Bon. Pas forcément Ben c'est déjà un peu plus pratique que la pilule, toutes les semaines on y pense, ANNEAU PEUT ETRE PRATIQUE 91 E14 : ça peut être pratique. [] ça peut être pratique je pense. E14 : quand même assez pratique MOINS D'OUBLIS QUE LA PILULE (patch) E15 : je trouvais ça, ben je me disais que c'était, que ça pouvait induire moins d'oublis que la pilule MOINS CONTRAIGNANT, PAS TOUS LES SOIRS (patch) E15 : le patch, c'était surtout pour pas être obligée de prendre un comprimé, tous les soirs, sans oublier etc. quoi. ANNEAU : PAS MAL c'est pas mal ça comme truc aussi ! [] Ben si c'est efficace sur 3 semaines, enfin, j'imagine, euh, des vacances ou (rire) enfin, des choses E16 : comme ça, o on se dit tiens ce serait cool d'avoir un contraceptif, au cas o quoi. Donc ouais, je trouve que c'est pas mal en tous cas, ouais l'anneau ça me semble pas mal d'avoir l'anneau et les préservatifs. On arrive en vacances, on trouve un amant et (rire) on a les présos et en plus, on a l'anneau, enfin, je trouve que c'est un bon moyen d'avoir un contraceptif qu'on va utiliser et qui sera efficace, qu'on n'oubliera pas, parce qu'il sera à l'intérieur, pas comme la pilule, ouais, ça a pleins d'avantages en fait ! [] Ouais, c'est un avantage certain PATCH PAS MAL E16 : Toutes les semaines ? Ah c'est pas mal aussi ça. Y PENSER MOINS SOUVENT E16 : Voilà. J'étais même pas au courant je trouve que quand même c'est pas mal, le patch et l'anneau comme idée. L'avantage c'est que c'est, on peut y penser moins souvent quoi. PATCH BEAUCOUP MIEUX QUE LA PILULE E16 : je trouve que c'est pas mal. Finalement, c'est beaucoup mieux que la pilule ANNEAU BON COMPROMIS A LA PILULE E17 : Ah, ça peut être un bon compromis, je pense, à la pilule, ça ! ANNEAU FANTASTIQUE E20 : un nouveau. Je trouvais ça, déjà moi, juste ça, je trouvais ça fantastique ! le fait que ça soit euh, tu le gardes 3 semaines, t'y penses pas, tu te mets juste une alarme quand tu l'enlèves et une alarme quand tu remets ANNEAU PEU DOSE, PEU D'EFFETS SECONDAIRES ils avaient un retour quand même euh, sur les effets et que c'était une pilule, fin c'était un truc qui était micro-dosé, qui était très faible et E20 : c'était hormonal. [] c'est le fait que ça soit diffusé en continu, et c'est ce qu'il m'expliquait, vu que c'est un anneau, c'était directement au bon endroit ANNEAU PRATIQUE E20 : je trouvais ça bien, pratique, en fait. Très pratique. Après, cher, mais pratique. PAS BESOIN DE PENSER A L'ANNEAU E20 : Ben, ce qui était bien, c'était déjà que ça soit, le fait que j'aie pas à y penser. ANNEAU NON RESSENTI E20 : moi pas du tout, je le ressens pas [] moi j'ai pas du tout de soucis. [] je le sens pas du tout ANNEAU PAS CONTRAIGNANT E20 : contraignant. si vraiment c'est gênant, tu l'enlèves, tu le remets. Tu le laves sous l'eau, tu le passes sous l'eau ; enfin voilà, quoi. C'est pas du tout RASSURANT DE VOIR L'ANNEAU E20 : un neuf. C'est pas pendant 3 ans : Ben oui, il est là, t'inquiète. Alors, peut-être c'est cette idée-là. c'est plus rassurant, dans le fait que ben, chaque, fin toutes les 3 semaines, je peux l'enlever, je le vois, je passe sous le robinet, j'en remets Non contraignant au moment des rapports PAS DE CONTRAINTE AU NIVEAU DES RAPPORTS (DIU) E10 : y a pas de contrainte au niveau des rapports, non je trouve ça très positif RIEN A FAIRE AU MOMENT DU RAPPORT (PILULE) E21 : faire, et du coup c'est pour ça que moi je l'aimais et je l'utilisais le fait que tu as pas cet obstacle, voilà comme le préservatif, pour le couple, ben au niveau du plaisir. Tu y penses pas, y a rien que tu dois Plus pratique que les méthodes naturelles PLUS FACILE A SUIVRE QUE LES METHODES NATURELLES E13 : faites seulement par la femme, euh, comment dire, à l'insu de son conjoint ou de son partenaire [] plus facile à mettre en place qu'elles sont plus faciles à suivre que des méthodes de contraception euh, des méthodes de contraception naturelles, elles peuvent aussi être 92 DEMANDE MOINS DE CONNAISSANCES E13 : ça demande peut-être moins de connaissances que les méthodes naturelles. PLUS FACILE AU QUOTIDIEN E13 : C'est plus facile à prendre et peut-être plus facile à mettre en place au quotidien TRANQUILLITE AVEC LA PILULE E21 : Ben, moi je trouvais comme avantage, j'étais tranquille Peut être fait par la femme seule A L'INSU DU PARTENAIRE E13 : elles peuvent aussi être faites seulement par la femme, euh, comment dire, à l'insu de son conjoint ou de son partenaire III Référence à la norme par les patientes Préservatif en début de vie sexuelle AVANT QUE CE SOIT SERIEUX E1 : ben parce que quand ça devient sérieux, ben on prend autre chose (rires) PRESERVATIF AU DEBUT E5 : Non, ben le préservatif au début mais euh, ça a pas duré très longtemps en fait, j'ai vite pris la pilule. PRESERVATIF POUR LES PREMIERS RAPPORTS E5 : chez la gynécologue et j'ai eu la pilule Ben en fait, mes premiers rapports sexuels j'avais pas de pilule donc j'ai pris le préservatif, et après, fin rapidement j'ai pris rendez-vous AVANT LA PILULE LE PRESERVATIF E9 : c'était la 1ère pilule. Et avant, c'était le préservatif PRESERVATIF AU DEBUT QUAND PAS SERIEUX E9 : J'ai eu un copain, mais on mettait le préservatif et je suis pas restée longtemps avec. PRESERVATIF EN DEBUT DE RELATION E11 : de toute façon, quand c'est au début d'une relation ou quoi, je prends jamais que la pilule MOINS DE PRESERVATIF, QUAND RELATION EVOLUE E16 : Et puis après, on utilise moins le préservatif, donc forcément, faut passer à une contraception plus importante, enfin, plus sûre. PRESERVATIF AU DEBUT, POUR PROTEGER DES MALADIES E17 : Voilà, c'est surtout pour les maladies, moi hein, que la contraception Je pense que la capote, c'est bien au début, quand t'as plusieurs partenaires et, tu vois bien, quand t'as peur des maladies surtout. [] A 15-20 ANS EN PLUS DE LA PILULE E17 : voilà C'est plutôt pour les maladies, pour moi. Mais après, quand t'as 15 ans, 20 ans, ben c'est surtout, que c'est sûr, c'est en plus de ta pilule ou PRESERVATIF EN DEBUT DE RELATION, POUR LE RISQUE D'INFECTION E18 : le préservatif [] Pour moi, c'est surtout en début de relation, pour les risques d'infections. PRESERVATIF AU DEBUT EN PLUS E19 : au début euh, c'était préservatif aussi. PRESERVATIF BASE DES PREMIERS RAPPORTS E20 : je trouve ça bien, le préservatif, c'est vrai que ça devrait être la base, c'est la base, je pense, de tous les premiers rapports. PRESERVATIF POUR PROTEGER DES MALADIES QUAND PAS SERIEUX qu'en tant qu'adolescente pour moi, le meilleur c'était le préservatif, parce que je savais l'imposer, je m'étais donné la règle que les fois o E21 : je l'avais pas, ben y avait pas d'histoire, et ça protège des maladies. Et ça moi je pense que c'est important quand tu n'as pas une relation durable avec une personne que tu connais bien Puis rapidement la pilule DES LES PREMIERS RAPPORTS E2 : alors la pilule euh, moi je l'ai prise à partir de 20 ans quand j'ai commencé à avoir des rapports 93 ENTRE LES GROSSESSES E2 : après ma première grossesse j'ai repris un petit peu, enfin, une pilule minidosée CHEZ LA JEUNE FILLE POUR PRENDRE CONSCIENCE ben je me dis que la pilule pour commencer euh, c'est peut être bien parce que euh, pour qu'elle soit consciente de ce qu'elle fait parce E2 : qu'au début [] donc je pense que dans la vie y a des étapes et puis euh, ça peut évoluer en fonction de nos attentes et tout mais ouais je mettrais quand même bien la pilule, en début euh en début PILULE PREMIERE CONTRACEPTION E3 : la première chose c'était la pilule LES JEUNES COMMENCENT PAR LA PILULE E3 : j'ai beaucoup de jeunes qui commencent par la pilule VITE PRIS LA PILULE E5 : chez la gynécologue et j'ai eu la pilule Ben en fait, mes premiers rapports sexuels j'avais pas de pilule donc j'ai pris le préservatif, et après, fin rapidement j'ai pris rendez-vous LA PREMIERE CONTRACEPTION C'EST LA PILULE E5 : j'avais un peu l'idée reçue du ta première contraception ça sera la pilule, forcément la pilule PILULE QUAND JEUNE E6 : quand j'étais jeune j'ai utilisé la pilule, la pilule ET le préservatif. C'ETAIT SERIEUX J'AI PRIS LA PILULE E9 : c'était sérieux, j'ai pris la pilule J'ai eu un copain, mais on mettait le préservatif et je suis pas restée longtemps avec. Et après ben, quand j'ai eu mon copain o ben voilà, PREMIERE CONTRACEPTION : PILULE E11 : peu celle qu'on m'a proposée, si j'avais dit non je veux pas, je veux ça , j'aurais pu mais c'est ce qu'on m'a proposé et Euh, c'était pas la seule que je connaissais, mais c'est, ben, c'est celle que je connaissais le mieux déjà, et puis c'est la première, c'est un PREMIER MOYEN : LA PILULE E14 : Le premier moyen généralement, on te donne la pilule quand t'es jeune ELLES VEULENT LA PILULE E14 : même dans leur tête, quand elles y vont, je veux la pilule pour une adolescente [] on va plus nous proposer la pilule. J'ai vu vis-à-vis des copines, généralement, on leur propose plus la pilule, ou QUAND ON EST JEUNE EN PLUS DU PRESERVATIF E16 : je suis sûre d'avoir, en plus du préservatif, une sureté de pas tomber enceinte la pilule ça a un intérêt immédiat quand on est jeune et qu'on commence à avoir une sexualité, ça a un intérêt de se dire, bon ben au moins, PILULE RASSURANT CAR COMMUN E16 : quand on est ado, la pilule, c'est ce qu'on entend, c'est ce qui nous rassure le plus, parce que c'est ce qu'il y a de plus commun en fait PILULE CAR C'EST LE PLUS COURANT c'est courant, la pilule. On en parle, c'est dans les mœurs, quand on est ado et les parents en règle générale ils ont entendu parler que de la E16 : pilule, enfin voilà du coup c'est plus On se sent plus en sécurité peut-être, quand on prend quelque chose qu'on sait que nos parents ont Enfin, je sais pas si c'est logique ce que je dis, mais quand on sait que les parents approuvent, savent que voilà, si, c'est bien la pilule, prends la pilule, ouais. Donc quand on LA PILULE, C'EST DANS LES MOEURS E16 : c'est dans les mœurs, ça existe, tout le monde connait, donc je m'en tiens au plus simple. in fine, quand on prend la décision, on en revient toujours à ce qu'on connait et ce dont on est sûr c'est que la pilule [] parce que bon ben, AVEC LE PRESERVATIF AU DEBUT A 15-20 ANS E17 : voilà [] Mais avant, je pense que c'est plus par protection, une double protection c'est mieux ; pilule et capote C'est plutôt pour les maladies, pour moi. Mais après, quand t'as 15 ans, 20 ans, ben c'est surtout, que c'est sûr, c'est en plus de ta pilule ou COMME LES ADOS E18 : comme toutes les ados, on s'oriente plus sur la pilule PILULE EXAGEREE AU DEBUT DE L'ACTIVITE SEXUELLE E20 : fin une contraception souvent on dit : Voyez, ma fille, elle a des rapports. Faut l'amener chez le gynéco, faut qu'elle ait une, fin faudrait qu'elle ait une pilule, PILULE A 20 ANS, CAR RELATION FIXE en fait j'ai utilisé la pilule pendant 10 ans et après j'ai décidé d'arrêter. En fait je l'ai utilisée parce qu'elle m'a été conseillée par le E21 : gynécologue, quand j'avais 20 ans. Il m'avait dit, c'est la contraception, c'est sûr à 100%, comme ça tu es tranquille. Comme j'avais une relation fixe euh, voilà. 94 DIU après les enfants ou quand on est sûr de ne plus en vouloir STERILET APRES LES ENFANTS E2 : j'ai mis un stérilet après moi j'ai suivi un peu ma maman aussi, parce qu'après ses enfants aussi ben elle a mis un stérilet donc euh ben voilà, moi aussi après E2 : oui c'est vrai qu'ils les mettaient que après qu'on ait eu des enfants avant. PAS AVANT D'AVOIR FINI LES ENFANTS E3 : pour moi c'était hors de question de mettre un stérilet avant d'avoir fini d'avoir mes enfants PAS AVANT LES ENFANTS E4 : stérilet, implant, non pas du tout, j'ai pas d'enfant encore, donc peut-être plus tard PAS DE STERILET AVANT LES ENFANTS E5 : mais y avait déjà des idées reçues, genre on peut pas mettre de stérilet tant qu'on a pas eu un enfant J'Y AI DROIT MAINTENANT QUE J'AI ACCOUCHE E8 : je suis convaincue maintenant que j'ai accouché que voilà, c'est bon j'y ai droit STERILET POUR LES FEMMES QUI ONT DEJA ETE ENCEINTES E9 : y en a qui me disaient que le stérilet c'était que pour les femmes enceintes QUAND ON EST SUR QU'ON NE VEUT PAS D'ENFANT E10 : d'enfant. je trouve que c'est un moyen plutôt intelligent de régulariser les naissances quand pendant une période o on est sûr qu'on ne veut pas une personne que je connais, qui voilà a eu plusieurs enfants, au bout d'un moment, c'est sûr elle en voulait plus, elle avait pas envie de E10 : prendre de risque avec la méthode naturelle, donc elle a mis un stérilet, donc à ce niveau-là je trouve que c'est très adapté à sa situation étant donné qu'elle voulait être sûre de plus avoir d'enfant. DIU AU CUIVRE APRES MON 1er ENFANT E12 : Et après, j'ai commencé à mettre le stérilet au cuivre, après mon premier enfant. PAS DE DIU AVANT LES ENFANTS E12 : mettre un stérilet il faut que t'aies déjà eu un enfant moi à l'époque je savais pas qu'on pouvait mettre un stérilet sans avoir eu d'enfant, parce que ma mère m'avait toujours dit : non pour APRES LE DERNIER ENFANT E13 : refaire un 3ème. Voilà mais je crois pas qu'elles l'aient utilisé entre leurs grossesses par exemple. Je crois que mes amies ont tendance à l'utiliser quand elles ont eu leur dernier enfant, qu'elles ont eu leur 2ème et qu'elles prévoient pas d'en QUAND PLUS VIEILLE E14 : peut-être plutôt quand je serai plus vieille. DIU APRES 3 ENFANTS E18 : bon après 3 enfants, je suis partie sur un stérilet et voilà, sur ses conseils DIU DECONSEILLE AVANT LES ENFANTS E18 : quand j'étais plus jeune, on déconseillait le stérilet, avant d'avoir eu des enfants, pour tous les risques infectieux DIU QUE POUR FEMMES AYANT DEJA EU DES ENFANTS E19 : Mais avant, je croyais que c'était que pour les femmes enceintes, qui avaient déjà étaient enceintes. STERILET QUAND AU MOINS UN ENFANT E20 : pour moi, stérilet c'est vraiment, j'ai cette idée que tu mets un stérilet, une fois que tu as eu des enfants, que tu as eu au moins un enfant. PAS DE RETRAIT DIU AVANT 5 ANS : ETRE SUR DE PAS VOULOIR D'ENFANTS E20 : stérilet, pour un an après l'enlever, quoi. Fin, j'ai cette idée, hein. Ou vraiment tu décides que pendant les, je sais pas, 3 ou 5 prochaines années, tu vas pas avoir d'enfant. Ça, je trouve ça, fin mettre un E20 : sure que t'en veux pas, tout de suite, quoi. si t'es sure, c'est quand même, pour moi, c'est quand même un gros truc le stérilet, de se dire euh, fin je sais pas, voilà, pour moi, faut être IV Influence des prescripteurs (car confiance des patientes) Information insuffisante : parlent peu du DIU, de l'implant, du patch et de l'anneau ON NE NOUS DIT PAS TOUT E1 : non, je pense qu'on ne nous dit pas, euh, 95 ON NE NOUS INFORME PAS E1 : rendez-vous préalables Donc après je pense qu'on nous informe pas forcément assez là-dessus. Je sais pas par quel moyen il faudrait passer hein, peut-être des GYNECO ET MG N'ONT PAS PARLE DU DIU E3 : j'ai pas eu l'occasion d'en parler à un gynéco [] et à mon médecin généraliste du stérilet. MANQUE DE COMMUNICATION ET CONFIANCE AVEUGLE E3 : Ben je pense que c'est un manque de communication aussi, parce qu'on fait confiance à son gynécologue, ou à son médecin généraliste PEU D'INFORMATIONS APPORTEES E5 : eues par votre médecin ? E5 : Ouais, fin, je veux pas lui jeter la pierre mais Mais, c'est des infos que j'ai eues un peu comme ça quoi, c'est pas I2 : Oui, c'est pas des infos finalement que vous avez SI ON NE PROPOSE PAS LES GENS N'ESSAIENT PAS E6 : si on propose pas aussi les gens n'essaient pas. PAS SUFFISAMMENT INFORMEE PAR CERTAINS PROS E6 : d'autres non Est-ce que vous avez l'impression d'être suffisamment informée par les professionnels de santé ? E6 : par certains oui, par ON M'A RIEN EXPLIQUE E6 : on m'a rien expliqué, on m'a dit ouais il existe tout ça. Super, et je fais comment ma salade moi, avec quoi ? E6 : mais des fois pas du tout. je pense que la contraception c'est très personnel à chacun, mais par contre faut bien l'expliquer, parce que des fois c'est bien expliqué, INFORMATION INSUFFISANTE POUR LA PRISE DE DECISION E6 : ça : oui super et moi je fais quoi avec ça ? Puis alors y en a qui vous en parlent mais qui vous donnent pas de solution donc ça c'est bien aussi mais euh [], on m'a dit voilà il existe ON M'A TOUJOURS DIT LA PILULE E8 : je suis déçue qu'on m'ait toujours dit la pilule, la pilule, la pilule, et qu'on m'ait pas posé un stérilet après ma première IVG quoi. I : est-ce que vous avez l'impression d'avoir été suffisamment informée par les professionnels de santé que vous avez rencontrés ? E8 : non, PAS ASSEZ INFORMEE E10 : enfin la plupart des choses que j'ai apprises de la contraception, c'était surtout, euh, à ce stage moi des informations extérieures, je me suis pas sentie suffisamment informée, parce que effectivement tout ce que je sais de la contraception, PAS MENTION DE L'ANNEAU PAR LES MEDECINS E8 : Et ça c'est une copine qui m'en avait parlé. J'en avais pas entendu parler chez les médecins ON N'ENTEND PAS PARLER DE L'ANNEAU E9 : l'anneau on en entend pas trop parler, TRES PEU D'INFORMATIONS RECUES Alors pour les, disons que mon médecin, fin mon gynécologue m'a informée mais très peu, fin sur pilule et vraiment la base et sinon, ouais E11 : c'est vrai, toute seule, parce que, que ce soit en cours ou quoi, non personne m'a vraiment [] Ouais, il m'a vraiment parlé, ouais du B-A-BA et c'est moi qui ai NE PARLENT QUE DE LA PILULE E12 : informé Les autres moyens de contraception, ben ça reste assez vague, on les connait pas, et puis si on cherche pas à s'informer, on n'est pas ben on m'a proposé des pilules nouvelles générations, 3ème ou 4ème génération. Mais des trucs qui coutaient en plus 45 la plaquette, enfin E12 : c'était toujours des trucs, la pilule, ou l'anneau. L'anneau c'est parce que moi j'ai demandé, elle m'a informée et tout mais sinon non, elle m'en avait pas parlé quoi. PAS D'INFORMATION SUR LES RISQUES E13 : je trouve qu'on est mal informé sur les risques pour la santé ON FAIT CHOISIR SANS INFORMER E13 : choisir sans nous donner les informations, pour choisir vraiment librement je trouve qu'on est peu informé sur les conséquences d'un choix de contraception. J'ai l'impression que c'est quelque chose qu'on nous fait INFORMATION RAPIDE, PLUTOT CENTREE SUR LA PILULE E14 : déjà ce que je voulais faire, ou sinon plutôt la pilule. Ouais j'ai l'impression les jeunes ils les orientent plus vers Vite fait, franchement ils m'en ont pas parlé, au planning familial, je sais qu'ils m'en ont parlé vite fait. Ils m'ont surtout parlé de ouais, de IGNORE RISQUE DE GROSSESSE AU PREMIER RAPPORT (ADO) 96 Par contre, ce que je trouve sidérant, ben l'autre jour, j'ai testé mon fils, là-dessus, c'est que actuellement, les jeunes sont encore persuadés, E15 : je dis actuellement, parce que moi, j'ai travaillé en tant qu'assistante sociale à l'éducation nationale et y a des gamines qui me disaient. Les ados sont encore persuadés, qu'au premier rapport sexuel, on peut pas tomber enceinte. Alors, ça c'est ON NE PARLE PAS DU STERILET E16 : le stérilet, euh jusqu'à peu, on n'en parlait pratiquement pas. Je sais pas si c'est une image que j'ai PAS D'INFORMATION SUR LE DIU E16 : Ça c'est parce que je pense que on n'avait pas les informations NECESSITE D'INFORMATION SUR LE DIU E16 : meilleur compromis et le plus naturel je pense qu'il devrait y avoir une information plus importante au niveau des plannings pour expliquer que le stérilet c'est probablement le INFORMER LES ADOS SUR LE DIU E16 : voilà, mon opinion. Le stérilet ça serait bien pour les jeunes ados, faut en parler. BESOIN D'EXPLICATION SUR DIU POUR COMPRENDRE E16 : que le stérilet c'est le plus naturel, ben, faut qu'on nous l'explique. Ouais, ben parce que quand on a compris tous les tenants et les aboutissants de toutes les contraceptions et qu'on comprend, qu'on conçoit PAR FACILITE E16 : il faut qu'il y ait une information, une discussion plus importante et je pense que c'est juste par facilité INFORMEE SUR LE CUIVRE QUAND S'EST PLAINTE DES HORMONES E16 : on a commencé à m'en parler, du cuivre, quand j'ai commencé à me plaindre des hormones justement, jusque-là on m'avait présenté chacun des modes de contraception, comme on le fait quand on arrive au planning. Ils vous posent chacun des trucs, alors ça, ça fonctionne comme ça, ça, ça fonctionne comme ça. Mais il a fallu que je fasse la démarche de dire, voilà, moi les hormones ça me convient pas, pour qu'on me dise ah, bah le stérilet au cuivre, ça devrait être ce qui vous conviendrait le mieux alors MANQUE D'INFO SUR PATCH ET ANNEAU C'est vrai qu'on devrait communiquer sur tous ces [] E16 : C'est vrai que, c'est juste que ça me semble quand même plus simple que la E16 : pilule, et je comprends pas pourquoi on a, j'ai l'impression, qu'on n'a pas suffisamment de communication sur les autres moyens de contraception, et on prend la pilule un peu parce que c'est habituel, parce que c'est courant en fait. Alors que ça me semble chouette moi, le patch une semaine, tac et puis au bout d'une semaine on le change, et Ouais, je pense que c'est vraiment un manque d'information, ou en tous cas un manque de volonté du personnel médical de, enfin, à, je sais pas ça devrait être simple normalement ? Peut-être que c'est parce que Mais ouais c'est comme je vous disais en fait, c'est courant, la pilule N'INFORMENT PAS SUR TOUT E16 : voilà . en général, ils vous présentent ceux qu'ils ont et ah tiens, on a oublié celui-là dans la voiture, bon ben tant pis, on en parlera pas et puis PAS AU COURANT DU PATCH ET DE L'ANNEAU E16 : Voilà. J'étais même pas au courant je trouve que quand même c'est pas mal, le patch et l'anneau comme idée. L'avantage c'est que c'est, on peut y penser moins souvent quoi. ROLE DES MEDECINS DE PARLER DES AUTRES CONTRACEPTIONS E16 : bien, ouais. [] Non, mais ça prendra du temps à mon avis, avant que d'autres contraceptifs rentrent dans les mœurs, comme la pilule. Ça c'est le boulot des médecins en fait, faut redire 50 fois la même chose. Si si, le stérilet c'est vachement bien, le patch c'est vachement PAS ASSEZ D'INFORMATION SUR LES RISQUES D'ECHECS DE PILULE SOUS CERTAINS MEDICAMENTS ET SI GASTRO la pilule peut être moins efficace avec certains médicaments, euh antiépileptiques ou autres. Moi, j'ai vu en gynécologie, quand j'y E18 : travaillais, une IVG chez une jeune femme, sans oubli de pilule, mais avec un traitement pour l'épilepsie, donc Je pense qu'on donne pas assez d'informations là-dessus et c'est à risque d'échecs de contraception, sans oubli, comme la gastro ou d'autres choses. IL FAUDRAIT INFORMER SUR LES RISQUES D'ECHEC E19 : vomir votre pilule, (fin lors d'une gastro) et donc faites très attention. Je pense qu'on aurait pu me prévenir, fin j'aurais aimé que le gynéco me dise Attention, si vous êtes malade et que vous, vous pouvez Et j'aimerais aussi qu'il y ait plus de, moins de honte autour de la contraception pour les jeunes filles. Parce que, on, la maturité sexuelle, E19 : elle est de plus en plus jeune. Même si on est parents, qu'on a pas envie de savoir, c'est comme ça. Et qu'à partir de 16 ans, il faut se dire que c'est, que sa gamine, elle est exposée. On est exposée de plus en plus jeune à ça et euh, moi je pense que étant jeune, je n'ai pas été assez préparée et j'aimerais que d'autres, que les jeunes filles maintenant, soient plus à même de comprendre la contraception et les choix qu'elles ont parce que quand on les écoute, elles connaissent que la pilule. MEDECIN PAS ENTRE DANS LES DETAILS E19 : surtout pas s'emmerder (sourire) avec les détails c'est un médecin de famille, qui m'a prescrit la pilule et je pense que c'est la grosse erreur que j'ai faite. Euh, c'était quelqu'un qui voulait Habitudes de prescription : ne proposent que la pilule en premier PRESCRIPTION DE PILULE D'EMBLEE 97 E1 : souvent. quand on va directement chez notre médecin ou le gynéco, fin ils nous prescrivent souvent la pilule, c'est le truc qu'ils nous prescrivent E1 : pour moi, on distribue la pilule à la plupart des femmes CONTINUER LA PILULE E1 : pourtant ma gynéco m'avait dit si ça vous fonctionne bien avec la pilule faut continuer ILS DONNENT LA PILULE PARCE QUE C'EST PLUS SIMPLE E1 : je pense ils donnent ça parce que c'est le plus simple IL VA LUI DIRE TU PRENDS LA PILULE E3 : pense qu'on évolue aussi par rapport à ça. Moi à 40 ans, mon gynéco il va me dire tu prends la pilule, ben je lui dirai non. Pour une petite jeune qui va aller chez son gynéco, elle va écouter son gynéco, donc s'il lui dit tu prends la pilule, elle va écouter et voilà. Je LES GYNECOS ORIENTENT DIRECTEMENT VERS LA PILULE E3 : je pense que les gynécos les dirigent directement avec une pilule ON M'A DIT DE PRENDRE LA PILULE E4 : c'est quand je suis venue au docteur, on m'a dit de prendre la pilule ON RESTE AUX BASIQUES E6 : on reste basique. tout ce qui est nouveau aussi, n'a pas encore été utilisé, n'est pas forcément indiqué, même par des médecins. Donc du coup euh, voilà ben C'EST PLUS RAPIDE A PRESCRIRE E6 : c'est efficace la pilule, puis c'est rapide à prescrire, ça va vite. FORMES PAR DES GENS QUI AVAIENT LES METHODES D'AVANT E6 : stérilet et y a rien d'autre donc bon Et puis une habitude de gynécologue qui euh, ont été formé par des gens qui avaient les méthodes d'avant, o c'était ben, la pilule ou le E6 : E6 : IL PROPOSE PAS UN IMPLANT OU UN STERILET La première chose que veut vous prescrire un gynécologue, c'est quand même la pilule, il vous propose pas un implant ou un stérilet. Puis alors la méthode la plus simple o on prescrit la pilule et on n'en parle plus E6 : poser des questions parce que peut-être c'est pas suffisamment expliqué sur les autres moyens. Ben oui on vous donne la pilule. Ben non mais y a pleins d'autres choses en fait. C'est peut-être pour ça qu'on a les 8% o faut peut-être se E6 On m'a jamais proposé l'implant CA A TOUJOURS ETE LA PILULE LA PILULE LA PILULE E8 : avec les médecins, du coup mais c'est vrai que ça a toujours été la pilule, la pilule, la pilule quoi E8 : E8 : E8 : après l'IVG si j'ai re eu une pilule, encore une fois non, je suis déçue qu'on m'ait toujours dit la pilule, la pilule, la pilule, et qu'on m'ait pas posé un stérilet après ma première IVG quoi. à part arrêter de tout le temps proposer la pilule, c'est vraiment tout ce que je vois. LA PREMIERE QU'ON M'A PROPOSEE (pilule) E11 : peu celle qu'on m'a proposée, si j'avais dit non je veux pas, je veux ça , j'aurais pu mais c'est ce qu'on m'a proposé et Euh, c'était pas la seule que je connaissais, mais c'est, ben, c'est celle que je connaissais le mieux déjà, et puis c'est la première, c'est un JE CONNAITRAIS QUE LA PILULE E11 : Oui, c'est vrai que si j'avais écouté que ce qu'on m'a appris chez le gynécologue, ben je connaitrais que la pilule je pense (rire). MEDECIN PROPOSE AUTRE PILULE Ben on m'a proposé des pilules nouvelles générations, 3ème ou 4ème génération. Mais des trucs qui coutaient en plus 45 la plaquette, enfin E12 : c'était toujours des trucs, la pilule ou l'anneau. L'anneau c'est parce que moi j'ai demandé, elle m'a informée et tout mais sinon non, elle m'en avait pas parlé quoi. JUSTE PRESCRIRE LA PILULE ouais je pense que dans mes premières consultations gynéco, quand j'étais ado, j'aurais bien aimé euh, que le gynéco prenne le temps de E13 : faire le point. Qu'elle essaie de savoir ce que moi je sais, ce que moi je savais du cycle féminin ou de la contraception, et m'apporter plus d'informations au lieu juste de me prescrire la pilule ON CHERCHE PAS AILLEURS E13 : Mais je crois que l'utilisation du préservatif et de la pilule sont tellement répandus qu'on cherche pas trop ailleurs GENERALEMENT ON DONNE LA PILULE E14 : Le premier moyen, généralement on te donne la pilule quand t'es jeune 98 ORIENTENT LES JEUNES VERS LA PILULE E14 : plus vers Ils m'ont surtout parlé de ouais, de déjà ce que je voulais faire, ou sinon plutôt la pilule. Ouais j'ai l'impression les jeunes ils les orientent ON LEUR PROPOSE PLUS LA PILULE E14 : elles y vont, je veux la pilule on va plus nous proposer la pilule. J'ai vu vis-à-vis des copines, généralement, on leur propose plus la pilule, ou même dans leur tête, quand PILULE DONNEE PLUS FACILEMENT Vu que la pilule c'est ce qu'il y avait de plus courant en fait, c'est ce qu'on donne le plus souvent, le plus facilement, quand on n'a pas un E16 : suivi régulier avec le même médecin. Quand on tombe face à un médecin qu'on n'a jamais vu, il va vous prescrire la pilule plus facilement qu'il va vous prescrire un stérilet et vous dire de revenir, donc je pense que c'est pour ça que on propose beaucoup plus la pilule, que le stérilet MEME PAS VU LES AUTRES CONTRACEPTIFS E16 : Elle m'a amenée chez le médecin et il m'a donné la pilule, on n'a même pas vu les autres contraceptifs PILULE DIRECT E17 : je suis allée voir le docteur, hop pilule, direct NE S'EMBETE PAS AVEC AUTRE CHOSE QUE LA PILULE E19 : surtout pas s'emmerder (sourire) avec les détails c'est un médecin de famille, qui m'a prescrit la pilule et je pense que c'est la grosse erreur que j'ai faite. Euh, c'était quelqu'un qui voulait PILULE A 20 ANS, CONSEILLEE PAR MEDECIN CAR RELATION FIXE en fait j'ai utilisé la pilule pendant 10 ans et après j'ai décidé d'arrêter. En fait je l'ai utilisée parce qu'elle m'a été conseillée par le E21 : gynécologue, quand j'avais 20 ans. Il m'avait dit, c'est la contraception, c'est sûr à 100%, comme ça tu es tranquille. Comme j'avais une relation fixe euh, voilà. Plus compliqué de poser le DIU ou l'implant PLUS COMPLIQUE DE METTRE DIU OU IMPLANT E6 : influencer c'est plus compliqué de mettre un stérilet, c'est plus compliqué peut être de mettre un implant, voilà y a ça aussi peut être qui peut Défaut de prise en compte du mode de vie et des préférences de la patiente CONTINUER LA PILULE E1 : pourtant ma gynéco m'avait dit si ça vous fonctionne bien avec la pilule faut continuer NE VA PAS S'ENQUERIR DE CE QU'ELLE VEUT / DU MODE DE VIE j'en sais rien, pour connaitre la personne, savoir ce qu'elle veut vraiment, comment elle est, son mode de vie ce genre de choses ben je E1 : pense que forcément chaque contraception va être mieux pour une femme mais justement faudrait mieux axer ça parce que pour moi on distribue la pilule à la plupart des femmes et c'est peut-être pas le mode de contraception qui leur correspond forcément. c'est savoir, moi comment je fonctionne, mon mode de vie à moi, qu'est-ce qui m'irait le mieux en fait. Parce qu'au final on, voilà j'ai été le E1 : voir, j'avais 17 ans et mon médecin m'a dit ben voilà la pilule très bien, et il m'a donné une pilule qui était hyper dosée en plus à l'époque pour une première pilule N'ADAPTE PAS LE CONTRACEPTIF QUI NE CONVIENT PAS E3 : ben trouver d'autres moyens de contraception. Jusqu'à ce que ça soit, euh, jusqu'à ce que la personne trouve son compte je pense que la communication c'est important, et puis adapter aussi en fonction de la personne. Si par exemple la pilule ne lui convient pas, IMPOSE SA PREMIERE IDEE E3 : pense qu'on évolue aussi par rapport à ça. Moi à 40 ans, mon gynéco il va me dire tu prends la pilule, ben je lui dirai non. Pour une petite jeune qui va aller chez son gynéco, elle va écouter son gynéco, donc s'il lui dit tu prends la pilule, elle va écouter et voilà. Je N'ADAPTE PAS, PAS SUFFISAMMENT OUVERT Alors y en a il vous dise Oui bah vous prenez la pilule , oui mais non moi j'aime pas la pilule, je la supporte pas. Donc on fait quoi ? E6 : Bon ben on va vous en donner une moins dosée oui mais je ne veux pas la pilule, donc on fait quoi ? Donc des fois c'est compliqué, faut pas croire que tout le monde est ouvert à tout E6 : dosage, super merci c'est toujours pas mieux. Au lieu de me dire, ben peut être qu'il faut que vous mettiez un stérilet, peut-être que ça sera mieux ou ben euh ouais on m'a prescrit la pilule, puis on m'a pas trop expliqué je pense aussi. La pilule ça va plus ? Ben on va vous changer le MANQUE D'OUVERTURE E6 : faut pas croire que tout le monde est ouvert à tout PRENDRE LE TEMPS DE FAIRE LE POINT ouais je pense que dans mes premières consultations gynéco, quand j'étais ado, j'aurais bien aimé euh, que le gynéco prenne le temps de E13 : faire le point. Qu'elle essaie de savoir ce que moi je sais, ce que moi je savais du cycle féminin ou de la contraception, et m'apporter plus d'information au lieu juste de me prescrire la pilule REFUS DE LIGATURE PAR MEDECIN, ALORS QUE J'ETAIS SURE 99 la ligature des trompes, ben voilà, j'y avais pensé, mais je devais avoir, ouais, c'est plus quand j'avais 40 ans et mon médecin a estimé que E15 : j'étais encore trop jeune. Je vois pas pourquoi, parce que c'est sûr, que j'aurais pas eu de 3ème enfant, parce qu'en plus, j'ai eu des grossesses très médicalisées, donc voilà, le dernier à 38, c'était déjà pas mal. PAS DE PROPOSITION DE DIU AU CUIVRE, SI ON NE LE DEMANDE PAS on a commencé à m'en parler, du cuivre, quand j'ai commencé à me plaindre des hormones justement, jusque-là on m'avait présenté chacun E16 : des modes de contraception, comme on le fait quand on arrive au planning. Ils vous posent chacun des trucs, alors ça, ça fonctionne comme ça, ça, ça fonctionne comme ça. Mais il a fallu que je fasse la démarche de dire, voilà, moi les hormones ça me convient pas, pour qu'on me dise ah, bah le stérilet au cuivre, ça devrait être ce qui vous conviendrait le mieux alors STERILET JAMAIS PROPOSE E16 : essayé 3 pilules différentes C'est quand même ce qu'on aurait dû me proposer, au lieu de me proposer l'implant et des pilules, en veux-tu en voilà. Parce que j'en ai REFUSE LE CHOIX DE LA PATIENTE E19 : jeunes femmes, qui n'ont pas eu d'enfant Et à l'époque, je voulais déjà un stérilet, on me l'avait refusé, parce que j'étais tombée sur des gynécos, qui ne voulaient pas en mettre aux NE RESPECTENT PAS LE CHOIX DE LA FEMME E19 : Ma sœur a 19 ans, elle veut le stérilet, elle n'arrive pas à trouver un gynéco qui veuille lui en poser un. MIEUX INFORMER LES JEUNES FILLES POUR MOINS D'IVG je pense qu'on peut carrément faire une autre éducation des jeunes filles et je pense que si on prenait le temps de les écouter, quand elles ont E19 : 16-17 ans. Euh, ou les envoyer voir un autre médecin, pour qu'elles soient peut être plus à l'aise qu'un médecin de famille. Voilà, je pense qu'on éviterait pas mal d'IVG en France. Croyances des prescripteurs : (la norme, DIU mal supporté) LES CROYANCES DES MEDECINS E8 : mais je crois que c'est les croyances des médecins et j'en sais rien. La Norme ON METTAIT PAS DE DIU AUX NULLIPARES E6 : mais avant le stérilet quand on n'avait pas eu d'enfant on vous le mettait pas quoi. Maintenant on le fait, plus ou moins PAS DE DIU SI PAS DE GROSSESSE E8 : ils conseillaient pas sans grossesse, quoi, quand y avait pas eu de grossesse GENERALEMENT ON DONNE LA PILULE QUAND ON EST JEUNE E14 : Le premier moyen généralement on te donne la pilule quand t'es jeune PILULE AUX PLUS JEUNES, DIU ANNEAU AUX PERSONNES UN PEU PLUS VIEILLES quand t'es plus jeune, généralement ils nous proposent plus la pilule, ou vis-à-vis même de l'implant. Que quand, après j'ai vu vite fait ça sur E14 : internet, je sais pas si c'est vrai ou pas, que ils orientent plus les personnes euh un peu plus vieilles, enfin, qui ont 30 ans ou 35 ans, sur le stérilet, l'anneau ou Ouais, même 25 ans, je pense qu'ils ont, celles qui sont mineures, peut-être que ça les choquerait plus d'avoir un truc euh, enfin CERTAINS REFUSENT LE DIU AUX NULLIPARES Mais comment ça se fait que vous vous acceptiez, alors que d'autres m'auraient dit non ? Et j'ai jamais eu d'enfant. Il m'a dit Non, E17 : mais ça, c'est des préjugés, des idées reçues. Et c'est tout. Si t'es féconde, t'es féconde. Si t'es, si t'en chies pour avoir un gamin, ben voilà, c'est pas parce que t'as mis un stérilet DIU PROPOSE APRES 3 ENFANTS E18 : bon après 3 enfants, je suis partie sur un stérilet et voilà, sur ses conseils DIU DECONSEILLE AVANT LES ENFANTS E18 : quand j'étais plus jeune, on déconseillait le stérilet, avant d'avoir eu des enfants, pour tous les risques infectieux PAS DE DIU AUX NULLIPARES E19 : jeunes femmes, qui n'ont pas eu d'enfant Et à l'époque, je voulais déjà un stérilet, on me l'avait refusé, parce que j'étais tombée sur des gynécos, qui ne voulaient pas en mettre aux NE TROUVE PAS DE GYNECO POUR POSER DIU E19 : Ma sœur a 19 ans, elle veut le stérilet, elle n'arrive pas à trouver un gynéco qui veuille lui en poser un. Les DIU sont mal supportés RISQUE DE NE PAS SUPPORTER E6 : après y a les médecins qui vous font peur hein. Ah ouais mais vous allez peut-être pas le supporter 100 Risque de stérilité après DIU si pas de grossesse avant EST-CE QUE JE POURRAI TOMBER ENCEINTE : PAS DE REPONSE E8 : que : et est-ce I E8 : pas vraiment, non, y avait des opinions différentes donc bon, dans le doute j'ai dit non. enceinte, a pourrai ça si Hum, d'accord, j'ai un stérilet je on vous tomber alors que j'ai pas eu pas apporté la d'enfant. réponse. E8 : je suis convaincue maintenant que j'ai accouché que voilà, c'est bon j'y ai droit Pilule test avant l'implant E8 : vu que je voulais plus du tout de pilule et qu'il y a une pilule test je crois avant Accent sur les inconvénients de l'implant EXPLICATION DES INCONVENIENTS E14 : ils m'ont expliqué les inconvénients Méconnaissance / minimisation des effets indésirables par les médecins NE SAVENT PAS QUE L'IMPLANT DONNE DES MIGRAINES E16 : savoir que si, si, il y a certaines personnes qui sont vachement sensibles aux hormones qu'on nous injecte comme ça. j'en avais parlé à plusieurs médecins qui étaient surpris, qui n'avaient pas d'information là-dessus, donc euh, ça peut être utile pour vous de PAS DE CONTROLE DES JEUNES SOUS PILULE la pilule, je l'ai prise, on m'a jamais fait de prise de sang. Donc, on m'a donné une pilule, sans prise de sang, sans rien. Quand j'ai fait E19 : l'IVG, le médecin était euh, outré que je n'ai aucune prise de sang, rien du tout. [] pendant 2 ans, on m'a jamais contrôlé, sur la pilule. Mon médecin traitant ne m'a jamais contrôlé, jamais une seule prise de sang. Voilà, donc je trouve ça, voilà. Je trouve qu'il y a pas assez de, il y a pas assez de considérations pour les filles de moins de 20 ans. Prise en charge responsable d'échecs : probable mauvaise information Gestion du changement de contraception PAS DE PROTECTION AU MOMENT D'UN CHANGEMENT DE CONTRACEPTION E9 : la sœur à mon copain, elle elle était tombée enceinte parce qu'elle avait changé de pilule, du coup, entre temps elle avait pas eu l'implant PAS DE RISQUE DE GROSSESSE ENTRE 2 CONTRACEPTIFS J'avais une gynécologue elle m'avait dit ça fait dix ans que vous prenez la pilule, vous risquez pas de tomber enceinte en un mois quoi. E12 : Donc en fait j'avais un mois entre les deux moyens de contraception, enfin je finissais ma plaquette et je sais plus comment ça s'était passé, il s'est trouvé que dans ce mois-là je suis tombée enceinte ENTRE LES DEUX ON A FAIT ATTENTION E17 : remettre le stérilet, il a fallu un laps de temps. On n'a pas fait avec capote, je veux dire, on faisait attention, tu vois dans la transition euh, avant de mettre le stérilet, que ce soit aux hormones et puis, une fois que j'ai enlevé celui aux hormones, avant de REPOSER L'UTERUS E19 : enlevé pour euh, pour reposer mon utérus j'ai fait quelques mois de pilule, pour reposer mon utérus, après le stérilet, parce que j'ai eu le stérilet pendant 7 ans [ ] donc il l'avait Refus pilule aux fumeuses PAS DE PILULE SI TABAC E8 : puis les médecins qui me la déconseillaient chaque fois parce que je fumais ARRÊT DE PILULE A CAUSE DU TABAC C'est ce que le gynéco, il m'a dit, parce que je fumais ! Et donc, il m'a dit faudrait arrêter, arrêter, arrêter ! . Puis bon, au bout d'un E17 : moment, en fait euh, je prenais la pilule, je l'ai prise autour de 17 ans, je crois et puis, je fumais, je fumais, je fumais, on me disait Oh, faut arrêter ! , bon. E17 : moi c'est juste pour la clope en fait, parce que je fumais et mon gynéco m'a dit Eh oh, faut arrêter ! ARRET PILULE MAIS PAS TABAC E17 : Alors, ils me disaient pas d'arrêter de fumer, ils me conseillaient déjà d'enlever la pilule ! Refus de ligature car trop jeune TROP JEUNE POUR LA LIGATURE A 40 ANS E15 : à un moment donné je voulais opter pour une ligature des trompes, mon médecin, m'avait dit à l'époque, que j'étais trop jeune. 101 la ligature des trompes, ben voilà, j'y avais pensé, mais je devais avoir, ouais, c'est plus quand j'avais 40 ans et mon médecin a estimé que E15 : j'étais encore trop jeune. Je vois pas pourquoi, parce que c'est sûr, que j'aurais pas eu de 3ème enfant, parce qu'en plus, j 'ai eu des grossesses très médicalisées, donc voilà, le dernier à 38, c'était déjà pas mal. Patientes en confiance avec leur médecin : information jugée plus fiable IMPORTANCE DE LA DISCUSSION AVEC PROFESSIONNELS DE SANTE E2 : cerner aussi les enjeux, à y voir plus clair C'est vrai qu'il faut parler je trouve que c'est quand même en en parlant entre femmes et avec des professionnels qu'on arrive à mieux CONFIANCE EN SON GENERALISTE OU GYNECOLOGUE E3 : le mieux. Parce qu'on n'y connait pas grand-chose, quand on est ado ou jeune, on fait confiance. je pense qu'il faut quand même faire confiance à son médecin généraliste ou à son gynéco, mais c'est eux qui sont amenés à nous conseiller CONFIANCE AVEUGLE E3 : Ben je pense que c'est un manque de communication aussi, parce qu'on fait confiance à son gynécologue, ou à son médecin généraliste COMMUNICATION ADAPTEE IMPORTANTE E3 : je pense que la communication c'est important, et puis adapter aussi en fonction de la personne CONFIANCE EN SON MEDECIN POUR LE CHOIX LE PLUS ADAPTE si elle m'avait dit, ben non, je pense pas que ça puisse marcher chez vous . Elle m'aurait dit, plutôt chimique, j'aurai dit bon ben, je E7 : veux bien essayer . Mais, fin voilà, si elle m'avait dit que c'était pas bon, qu'elle préférait une autre méthode ou que ça allait pas me correspondre, dans ce cas-là, je l'aurais écoutée, j'aurais testé autre chose. E7 : Après, je pense qu'elle aurait été de très bons conseils et que si elle m'avait dit que ça marchait pas, ben je l'aurais écoutée. ON CROIT CE QU'ON NOUS DIT (les médecins) E12 : à 18 ans ou 19 ans on n'a pas forcément, on sait rien, on n'est pas médecin, on n'est pas gynécologue, on croit ce qu'on nous dit. CONFIANCE ENVERS LE MEDECIN E14 : tu fais plus confiance au médecin qui lui va mieux voir que toi J'AI FAIT CONFIANCE A MON MEDECIN E15 : j'ai fait confiance au médecin. INFLUENCEE PAR LES MEDECINS E15 : Voilà, après je pense qu'on se laisse, pas mal influencer par ce que nous disent aussi les médecins. SUIT LES CONSEILS DU GYNECO E17 : j'ai pris le stérilet, que m'a conseillé mon gynécologue, le MIRENA, en premier C'EST LE DOCTEUR QUI DECIDE E17 : je pense que c'est au médecin de le décider. Après euh, je sais pas si je réponds bien Pour moi, c'est au docteur de dire FAIT CE QUE DIT LE MEDECIN E17 : Il m'aurait dit l'implant c'est mieux, j'aurais mis l'implant. Moi j'écoute mon docteur, hein ! C'est lui qui décide. C'est pas moi le docteur ! SEUL L'AVIS DU PROFESSIONNEL A UNE VALEUR Puis je vais pas me laisser embobiner par un copain, une copine, un machin. La médecine pour moi c'est, 'fin t'es obligé de connaitre ton E17 : boulot. C'est, fin c'est comme moi, j'te vends pas euh, une entrecôte pour un magret de canard, donc c'est pareil. J'sais pas moi, le docteur, il me dit ça, ben voilà ON ME DIT JE FAIS E17 : on m'a dit : Tu fais ça ; je prends ça. Moi, ppp ok SUIT LES CONSEILS DU MEDECIN E18 : bon après 3 enfants, je suis partie sur un stérilet et voilà, sur ses conseils TOMBER SUR LA BONNE PERSONNE E19 : Je pense qu'il faut qu'on tombe sur le bon gynéco, pour la bonne contraception. CONFIANCE AVEUGLE ENVERS LE GYNECO E21 : j'avais une confiance aveugle, pour ça, c'était le médecin qui avait dit ça 102 V Méconnaissances, croyances, ambivalence, incohérences Connaissances lacunaires voire erronées / Informations insuffisantes LE PATCH J'EN SAIS RIEN E1 : le patch j'en sais rien, je sais même pas comment ça marche, donc non je sais pas L'IMPLANT C'EST L'INCONNU E2 : Ben l'implant je pense que ouais c'est l'inconnu pour moi NE SAIT PAS COMMENT CA FONCTIONNE E3 : je sais pas trop exactement comment ça fonctionne CONFUSION DIU IMPLANT E4 : touche I2 : E4 : (montre I2 : bras), E4 : Ah oui, donc ouais c'est l'implant alors, voilà, parce que j'ai touché et tout, là (montre face antérieure bras) E4 : Voilà, oui, alors, l'implant c'est ce qu'on euh, ce qu'on ingurgite, enfin ce qu'on qu'on fait passer avec une, fin une seringue (Se bras) lieu) ventre) peau On Ah Voilà, fait voilà, c'est (mime bas plutôt face dans le bras (montre c'est mis sous la c'est le lieu, le sorte antérieure le du et le stérilet, le oui, de petite aiguille l'implant passer avec une là le NE CONNAISSENT PAS LES DIFFERENTS DIU E4 : Et c'est quoi la différence entre cuivre et hormonal, du coup ? NE SAIT PAS COMMENT CA MARCHE E4 : le patch juste, si vous pouvez me rappeler, juste comment est-ce que exactement ça marche, en fait ? CONNAISSANCES NULLES E5 : vos connaissances en matière de contraception, de suivi gynéco ? E5 : Elles étaient nulles avant que je commence sagefemme E5 : toujours pensé qu'une pilule ça s'arrêtait et en fait, non. Y a plein de trucs que j'ai découverts avec mes études de sagefemme quoi. je suis tombée un peu des nues quoi ! Je savais même pas qu'il existait des pilules qu'on pouvait prendre en continu, mais bon. Moi, j'ai NE SAIT PAS QUE EFFICACE SEULEMENT APRES 7 JOURS E5 : Et d'ailleurs, j'ai eu du mal à comprendre le truc o je suis tombée de plus haut c'est cette histoire, c'est la règle des 7 jours o, o en fait, ben, j'avais pas du tout notion de ça, en fait. L'IMPLANT C'EST UN TRUC FLOU E5 : L'implant c'était un truc un peu flou quoi, AUCUNE NOTION DU PATCH E5 : j'avais aucune notion des patchs etc. MANQUE DE CONNAISSANCES E6 : y a pleins de choses qu'on connait pas NE CONNAISSENT PAS BIEN LES DROITS ET POSSIBILITES (planning familial) E6 : Oui pour les jeunes femmes, mais peut être qu'à 44 ans on peut pas aller au planning ? NE SAIT PAS L'EFFICACITE E7 : je sais pas du tout quelle est l'efficacité LE PATCH NON CONNU E8 : qui se colle. E8 : Ah je connais même pas. le patch, vous savez un peu, pas du tout ? E8 : l'implant ? I : non le patch. Un patch, comme les patchs pour arrêter de fumer, un patch JE CONNAIS PAS TROP L'IMPLANT E9 : Je connais pas forcément, je connais pas trop l'implant JE CONNAIS RIEN SUR LE PATCH E9 : je connais rien sur le patch DIU CUIVRE BLOQUE NIDATION E10 : je crois que le stérilet au cuivre ça bloque, alors je sais plus c'est quoi, ça bloque la nidation, non ça bloque quoi CONNAIT MOINS L'ANNEAU E10 : Je connais moins tout ce qui est anneau PEUR CAR MECONNAISSANCE DU MODE D'ACTION DIU E11 : j'en sais pas énormément, mais ouais, c'est plus un peu une appréhension que, je pense que si je me documentais vraiment 103 JE CONNAIS PAS TRES BIEN L'IMPLANT E11 : je connais pas très bien, mais euh, l'implant, sous la peau, euh, fin, ça fonctionne comment exactement ? E11 : ça diffuse, tout le temps pareil, comment ? On a ses règles et tout ça ? c'est ce que je me demandais, si il fallait, après combien de temps il fallait l'enlever. [] Mais, du coup, ça diffuse, vu qu'on y touche plus, PATCHS PEU CONNUS E11 : Euh, les patchs, j'ai pas, je connais pas trop comment ça ON N'ENTEND QUE LA PILULE Non pas trop. On en parle un peu à l'école, enfin au lycée, au collège vite fait quoi. C'est mais c'est pas abordé Enfin on entend parler que E12 : d'une chose finalement, on n'entend parler que de la pilule. Enfin là je parle de moi, c'était y a 10 ans en arrière. Les autres moyens de contraception, ben ça reste assez vague, on les connait pas, et puis si on cherche pas à s'informer, on n'est pas informé PAS INFORMEE SUR L'ANNEAU E12 : L'anneau c'est parce que moi j'ai demandé, elle m'a informée et tout mais sinon non, elle m'en avait pas parlé quoi. NE SAIT PAS COMBIEN DE TEMPS DURE L'IMPLANT E12 : par contre je sais pas combien de temps on doit le garder dans le bras ENTENDU QUE LA PILULE OU LE PRESERVATIF E13 : plus jeune ben j'avais entendu parler de la pilule, du préservatif, puis je crois que c'est tout ON FAIT CHOISIR SANS INFORMER E13 : choisir sans nous donner les informations, pour choisir vraiment librement je trouve qu'on est peu informé sur les conséquences d'un choix de contraception. J'ai l'impression que c'est quelque chose qu'on nous fait PAS D'INFORMATION SUR LES METHODES NATURELLES Et je trouve qu'on parle beaucoup des moyens de contraception médicaux, donc pilule chimique ou stérilet ou autre et du préservatif, mais E13 : qu'on parle pas des moyens d'espacement des naissances. Des moyens naturels d'espacement des naissances. Euh, au-delà du fait que ça peut être utilisé comme moyen de contraception et que c'est efficace on, y a une méconnaissance du cycle naturel de la femme. PAS TOUTES LES INFORMATIONS POUR BIEN CHOISIR E13 : je pense qu'on n'a pas toutes les information pour bien choisir. MAL INFORME SUR LES RISQUES POUR LA SANTE E13 : poser des problèmes pour la santé. je trouve qu'on est mal informé sur les risques pour la santé, à prendre la pilule par exemple. Sur le fait que c'est pas anodin, que ça peut PAS SU QU'ON PEUT PRENDRE LA PILULE SANS INTERRUPTION E13 : je sais pas si c'est très bien su qu'on peut la prendre en continu, et arrêter complètement les règles LA PILULE EMPECHE LA NIDATION E13 : ovulation, qui empêche la nidation. Donc euh, du coup ça a pas les mêmes conséquences éthiques. sur le fonctionnement de la pilule, qui empêche en partie l'ovulation, donc également la conception, mais qui empêche également s'il y a eu DIU EMPECHE LA NIDATION le stérilet je crois qu'il est recouvert de cuivre, et que du coup ça empêche, en fait ça doit créer une petite inflammation locale ou quelque E13 : chose comme ça. Comme ça ça doit empêcher l'œuf de se nicher. Si je, je crois que c'est ça. Mais je suis pas sûre. [] Du coup ça pose le même problème que les autres contraceptions mécaniques ou chimiques, mais ça pose aussi un problème éthique, qu'on retrouve aussi avec la pilule, avec un Voilà qui est qu'à partir du moment o il y a eu fécondation, il y a une personne vivante, même si l'œuf n'est pas niché. CAUSE LA MORT D'UN PETIT ETRE E13 : problème de la pilule ou du stérilet. ça pose quand même pas le problème de la mort d'un tout petit être euh, voilà qui vient juste d'être conçu, voilà, comme peuvent poser le E13 : grandit dans votre corps. d'utiliser un stérilet sans avoir forcément la maturité intellectuelle ou psychologique de savoir qu'on peut causer la mort d'un petit être qui PATCH ET ANNEAU MOINS CONNUS E14 : Ben après le patch et l'anneau, j'y connais moins, enfin, je sais pas MECONNAISSANCE DE L'ANNEAU E14 : Alors l'anneau c'est ce qui ? L'ANNEAU METHODE BARRIERE E14 : ça empêche que le sperme il rentre à l'intérieur non ? ANNEAU A CHANGER TOUS LES 6 MOIS E14 : après ouais, faut le changer tous les 6 mois c'est ça ? PATCH A CHANGER QUOTIDIENNEMENT 104 E14 : Ben après, faut le changer toutes les 24h le patch ? CHANGEMENT ANNEAU PAR LE MEDECIN E14 : Que devoir le changer toutes les 3 semaines, retourner au médecin tout le temps. MECONNAISSANCE DIU E14 : parce que j'y connais pas maintenant j'ai un trou sur les stérilets ! [] C'est lui qu'il faut changer tous les 6 mois non ? [] En fait je sais pas lequel est le mieux E14 : je ne sais pas, sur ça, comment il marche ANNEAU JUSTE AVANT LES RAPPORTS E15 : Ça se mettait juste avant les rapports ? GENEE PAR LES ARRET DE GROSSESSES PAR DIU E15 : stérilet, c'était vraiment le fait, de savoir qu'il pouvait y avoir un début de grossesse, mais que, voilà qu'il était stoppé, voilà, ça, ça me, ça me gêne. le fait que ce soit, qu'il puisse y avoir un début de grossesse qu'on, qui se développe pas, quoi, ça me convenait pas. [] Par rapport au E15 : Non, c'est pas lié à la religion, pour moi, euh, c'est vraiment, euh, je sais hein que c'est, fin c'est un peu bizarre. C'est le fait de se dire qu'il y a eu un, qu'il y aurait pu y avoir un début, puisque maintenant je sais que c'est pas le cas (sourire), qu'il y aurait pu y avoir un début de grossesse, mais qu'on E15 : Oui, voilà, c'est ça, qui me. I2 : Mais que vous l'auriez arrêtée ? CONNAIT PEU STERILET E15 : sous stérilet, on a plus de règles, non plus ? CONFUSION OESTRO-PROGESTATIF / PROGESTATIF SEUL E16 : fait d'avoir un implant, et le fait d'avoir des pilules avec doubles hormones, ça me crée des migraines en fait quotidiennes LEELOO. J'ai une pilule euh, assez soft en fait. Y en a certaines o y a plusieurs hormones, celle-là, elle a qu'une seule hormone. [] le DECHARGE HORMONALE AVEC L'IMPLANT E16 : dès qu'il y a une décharge d'hormones on le sent avec l'implant E16 : Ah oui ? Ça se délivre en permanence en fait ? Ah je croyais que c'était tous les jours, une petite dose. ANNEAU DIAPHRAGME E16 : l'anneau c'est le genre de diaphragme-là ? NON INFORMEE SUR LE DELAI D'EFFICACITE E16 : diffusent E16 : 24h c'est effectif au bout de 2 jours ou tout de suite, quand vous le mettez ? I1 : et bloquent l'ovulation, donc c'est 7 jours. I1 : Ben, c'est comme la pilule, faut le temps que les hormones E16 : Ah oui, quand même, il faut 7 jours pour que PAS DE TABAC AVEC L'IMPLANT E17 : avec la clope, je crois que c'est pas bien non plus MECONNAISSANCE DE L'ANNEAU E18 : l'anneau euh, ppp, j'connais pas INFORMATION INSUFFISANTE SUR LE RISQUE D'ECHEC j'ai vu en gynécologie, quand j'y travaillais, une IVG chez une jeune femme, sans oubli de pilule, mais avec un traitement pour l'épilepsie, E18 : donc Je pense qu'on donne pas assez d'informations là-dessus et c'est à risque d'échecs de contraception, sans oubli, comme la gastro ou d'autres choses EFFET DIU CUIVRE ANNULE PAR LES AINS E18 : un petit peu léger, à partir du moment o tu prends un anti-inflammatoire, tu shuntes l'effet du stérilet J'aurais moins confiance en un stérilet au cuivre, en fait, à long terme. [] parce qu'en fait, bon le principe d'action euh, je trouve qu'il est E18 : Le stérilet au cuivre, c'est contre-indiqué avec les anti-inflammatoires, qui peuvent annuler, fin diminuer l'effet INFORMATIONS INSUFFISANTES SUR LE RISQUE D'ECHEC Je pense qu'on aurait pu me prévenir, fin j'aurais aimé que le gynéco me dise Attention, si vous êtes malade et que vous, vous pouvez E19 : vomir votre pilule, (fin lors d'une gastro) et donc faites très attention. [] Mais j'avais 19 ans, donc c'est vrai que non, c'était pas quelque chose, pour moi, qui était possible. LES ADOS NE CONNAISSENT QUE LA PILULE Et j'aimerais aussi qu'il y ait plus de, moins de honte autour de la contraception pour les jeunes filles. Parce que, on, la maturité sexuelle, E19 : elle est de plus en plus jeune. Même si on est parents, qu'on a pas envie de savoir, c'est comme ça. Et qu'à partir de 16 ans, il faut se dire que c'est, que sa gamine, elle est exposée. On est exposée de plus en plus jeune à ça et euh, moi je pense que étant jeune, je n'ai pas été assez préparée et j'aimerais que d'autres, que les jeunes filles maintenant, soient plus à même de comprendre la contraception et les choix qu'elles ont parce que quand on les écoute, elles connaissent que la pilule. NE CONNAIT PAS LE FONCTIONNEMENT DU PATCH E20 : je sais pas, le patch, comment ça fonctionne, est-ce que ça, ça fait que t'as pas d'ovulation ? Ou c'est, y a une ovulation ou ça tue l'ovule ? ANNEAU PAS CONNU 105 E20 : tu leur expliques, c'est comme un joint de toilette, que tu plie, tu rentres (beurk) ; ça les choque. quand j'en parle à des gens, ils savent, ils connaissent pas encore. Certaines personnes disent : Ah oui, l'anneau. Fin, ça les choque, quand CONNAIT MAL DIU E21 : laisses pendant plusieurs années ? Je m'en rappelle plus. je crois que C (SF) nous avait parlé de plusieurs moyens, mais je sais plus lequel [] il a quelle forme, il est en bâton ? [] et en fait tu CONNAIT QUE PILULE ET PRESERVATIF E21 : jamais vraiment posé des questions Mes parents ils m'ont parlé que du préservatif et de la pilule en gros. Après je savais qu'il y avait d'autres choses mais comme moi j'avais MECONNAISSANCE ET CONFUSION DES DIFFERENTS MOYENS E21 : je pensais que c'était comme un pansement ? comme je connais pas trop I1 : Ok, l'implant ? Est-ce que tu connais un peu ? E21 : Non, essaie de décrire pour voir ? [] E21 : Ah, I1 : Ah, un patch ? Non, y a le patch aussi. E21 : Oui ça existe aussi ? NE CONNAIT PAS LES DIFFERENCES D'EFFICACITE E21 : efficaces ? I : Et au niveau de l'efficacité des différents moyens, tu les classerais comment par exemple ? Quels sont les plus efficaces et les moins E21 : Ah ça je connais pas. Je sais pas, moi en tous cas j'ai jamais eu de problème. La contraception n'est pas la première préoccupation Manque d'intérêt à mieux comprendre QUESTION JAMAIS POSEE E1 : Je ne me suis pas posé la question PAS CHERCHE E5 : j'ai pas forcément cherché IL NE FAUT PAS RENTRER DANS LES DETAILS E6 : Je pense qu'il faut expliquer aussi simplement les choses aux gens quoi. Sans trop compliquer, sans rentrer non plus dans les détails. E6 : questions au médecin. Après quand on complique trop aussi les choses et qu'on donne trop de détails, les gens sont perdus hein c'est tout ce que je sais, mais je pense que ça suffit. Après je pense que si faut rentrer dans les détails, les gens sont capables de poser des E6 : après diffuse tant de pourcentage d'estrogène tout ça, on s'en fout. Je pense qu'il faut expliquer les choses simplement, les effets positifs, les effets négatifs, euh, voilà, ce qu'il faut faire pour que ça fonctionne, PAS RENTREE DANS LES DETAILS E7 : mais j'étais pas rentrée dans le détail vraiment de la molécule et exactement qu'est-ce qu'il y avait J'AI PAS CHERCHE E10 : Après faut dire que j'ai pas spécialement cherché NE CHERCHE PAS A CONNAITRE LES AUTRES CONTRACEPTIFS E17 : Non, ben non, parce que moi, du moment que j'étais coupée, couverte, ben voilà. C'est tout hein, c'est ce qui compte. JE NE ME SUIS PAS POSE PLUS DE QUESTIONS E21 : jamais vraiment posé des questions Mes parents ils m'ont parlé que du préservatif et de la pilule en gros. Après je savais qu'il y avait d'autres choses mais comme moi j'avais PAS ALLEE AU FOND DES CHOSES E21 : Je dois avoir entendu la liste des choses qui existent mais je suis jamais allée vraiment au fond des choses Meilleure information sur les conséquences de l'IVG améliorerait l'adhésion à la contraception PAS D'INFORMATIONS SUR L'IVG E19 : 2ème fois, je pense que je m'en remettrais pas. [] Puis on t'explique pas, comment va se passer l'IVG ! Haha ! je pense que les jeunes ne se rendent pas compte de ce qu'implique un IVG, parce que quand on le vit une fois, moi euh, fin, moi le vivre une INFORMER SUR L'IVG AIDERAIT A REFLECHIR A LA CONTRACEPTION E19 : moins de, on prendrait plus le temps de réfléchir. I2 : Ouais, mmm, moins de non protégés. E19 : Voilà je pense que si on communiquait plus, sur ce qu'on ressent après l'IVG, je pense qu'il y aurait moins de rapports sexuels, hein ! En tout cas, AURAIT INSISTE SUR DIU SI MIEUX INFORMEE SUR IVG E19 : me mettre un stérilet avant tu prends ça en pleine tronche, et que t'es absolument pas préparée. Et j'aurais su ça, j'aurais mis le stérilet. J'aurais obligé mon médecin à Adolescence période d'insouciance, de déni des risques difficile à gérer PAS CONCERNE PAR LA CONTRACEPTION EN QUATRIEME 106 E13 : Pas concerné par le problème encore [] Ouais peut-être qu'on est trop jeune effectivement pour tout comprendre LA CONTRACEPTION N'EST PAS UNE PRIORITE E20 : Je m'en fichais complètement PAS LA PRIORITE A LA CONTRACEPTION y penser tous les jours. (Sourire) Déjà ça c'était, quand je, fin je savais que j'allais pas le faire, régulièrement, je savais que j'allais pas E20 : être A mon, à mon âge, fin à 20 ans, c'était vraiment le truc, c'était pas le premier de mes soucis euh, c'était coucher aussi. (Rire) Non, mais c'était vivre, donc c'est vrai que je m'en fichais un peu de prendre, voilà. [] Moi c'est, tout ça, ça me gavait. INCONSCIENCE DE L'ADOLESCENCE E20 : t'es folle, tu te rends pas compte, avoir le SIDA ? ! Parce que j'avais fait de la merde, j'attendais des résultats Clairement, je l'ai très peu pratiqué le préservatif. Une fois, on a eu une conversation avec, je me rappelle c'était V. qui m'avait dit : Mais INSOUCIANCE ET INDEPENDANCE VIS-A-VIS DES RECOMMANDATIONS Ben c'est que je me foutais de tout [] Je pense que c'est pas le fait d'être informée, je pense que c'est le fait que tu t'en fous de ce qu'on va E20 : te dire. T'es pas, [] T'inquiètes, je ferai attention, mais pourquoi, ça m'arrivera pas à moi. Tu vois ? Voilà, une fois que ça t'arrive une fois, tu fais attention parce que c'est pas non plus, pff c'est un peu horrible à vivre quand même. (Rire) BESOIN DE QUELQUE CHOSE DE PAS CONTRAIGNANT déjà pilule, quand tu commences dans ta vie sexuelle, je trouve que c'est le pire au monde, quoi. Tu sais, tu sais, fin je veux dire, t'y vas avec E20 : ta fille, tu sais que ta fille, elle va pas. A moins qu'elle soit super carrée à 16 ans, je pense que c'est à peu près l'âge o y a les premières relations, 15-16 ans, mais te dire que tu, déjà elle a pas envie d'aller en cours, qu'elle a pas envie, fin tu vois, elle a envie de vivre, elle vient de découvrir sa sexualité et tu lui dis que chaque jour, à une heure précise, il va falloir qu'elle prenne un médicament. Je pense que, je sais pas, si y a des études qui ont été faites sur les personnes qui le prennent régulièrement, mais ça doit être ; je pense qu'une pilule, c'est pas la bonne idée, au tout début de ta sexualité. ADO PREOCCUPE PAR LE PLAISIR ET NON LA PROTECTION Et voilà du coup je pense que ça en effet selon le type d'adolescent que tu as devant c'est différent. Parce que peut-être que pour certains ce E21 : sera pas fiable, parce qu'ils savent pas en poser. Ou, parce que ce sont des personnes qui sont 100% dans le plaisir du moment et qui disent on s'en fout on y pensera demain Risque de mésinformation lors des recherches sur internet : DIFFICULTE A TROUVER LA FIABILITE DE L'INFO / INFO CONTRADICTOIRES E1 : mais après sur internet, y en a qui disent que oui, y en a qui disent que non euh, donc euh SEULS LES EFFETS NEGATIFS RESSORTENT SUR INTERNET I : on sait que dans internet, on a aussi tous les effets négatifs qui ressortent (petit rire), en général mis en avant. E7 : Oui, oui qui E7 : ressortent super bien, ouais. Mais du coup, j'avais regardé, euh, je sais plus quel site mais j'avais quand même bien cherché, j'avais pas pris ça, fin, je veux dire j'avais fait au moins 1 ou 2 mois quoi ON SAIT JAMAIS TROP E9 : Non, j'aime pas, fin on sait pas trop sur quoi on regarde, donc même si c'est des sites Doctissimo ou des trucs comme ça, je préfère pas Y A DES CHOSES QUE J'AI JAMAIS CRUES E15 : je pense que je me suis pas mal renseignée par moi-même, parce que y a des, voilà, y a des choses auxquelles j'ai jamais cru. Généralisation des mauvaises expériences de la famille et des copines Influence des amies et de la famille SUIVRE SA MERE E2 : après moi j'ai suivi un peu ma maman aussi J'ECOUTAIS BEAUCOUP MA MERE E12 : j'ai toujours beaucoup écouté ma mère ADO ENTRE COPINES E15 : ben oui, quand on est ado, on écoute les copines INFLUENCE DE LA MERE quand on sait que les parents approuvent, savent que voilà, si, c'est bien la pilule, prends la pilule [] ma mère m'a influencée dans le E16 : sens o, à partir du moment o on devient actif, elle m'a dit, il faut, bon les préservatifs, c'était la base, mais il te faut une contraception, ouais la pilule, ça venait, c'était logique quoi. FAIT CE QUE DIT LA MERE E17 : Moi j'étais soulagée, parce que j'aurais jamais demandé à ma mère. c'est ma mère qui m'a dit en fait, tout simplement. Elle m'a dit Bon, faudrait que tu songes à prendre la pilule. [] c'est elle qui m'a dit. E17 : j'aurais mis un stérilet Donc c'est elle qui m'a poussée à prendre ça, et puis, ben j'étais contente, soulagée. Mais si elle m'avait dit, Tu mets un stérilet , ben 107 INFORMEE PAR LES AMIES E21 : J'avais surtout parlé avec des amies qui avaient vu des choses DIFFICILE D'UTILISER UN MOYEN MOINS CONNU E21 : Si elle a pas dans l'entourage quelqu'un qui l'utilise je me rends compte que moi je connais personne qui l'a utilisé, et je pense qu'une adolescente, elle va être aussi beaucoup influencée par ça. Discours négatif seuls retenus J'AI PAS EU LES BON RETOURS E1 : j'ai pas eu forcément des bons retours, après je les connais pas forcément LE DISCOURS DE MAMAN E2 : c'est le discours un peu de ma maman ON ENTEND LES CAS COMPLIQUES E2 : Et des fois on n'entend pas non plus tout ce qui est bénéfique Mais c'est vrai qu'on entend beaucoup de choses après. Mais c'est vrai qu'on entend aussi que les quelques cas qui sont compliqués et voilà. IDEES RECUES E2 : ben on a toujours des idées reçues CHOIX INFLUENCE PAR EXPERIENCE DES AMIES E7 : j'ai eu négatif quoi. je pense que ça l'a peut-être un peu guidé en disant ben voilà, là bon l'implant ça marche pas , mais je me suis pas fiée au premier avis que ON ENTEND DES TRUCS PAS TRES RASSURANTS E11 : Moi, celle-ci, elle m'irait très bien, mais après, c'est vrai qu'on entend des trucs pas très rassurants LES ON DIT E11 : Ouais, l'histoire d'efficacité c'est les on dit MA MERE DISAIT E12 : mettre un stérilet il faut que t'aies déjà eu un enfant moi à l'époque je savais pas qu'on pouvait mettre un stérilet sans avoir eu d'enfant, parce que ma mère m'avait toujours dit : non pour LES AMIES NE MENTIONNENT QUE LES POINTS NEGATIFS E14 : Mais je sais que j'ai beaucoup de copines ou des connaissances, quand t'entends, ça va jamais avec la pilule. ON ENTEND QUE LES HORMONES C'EST PAS BON E15 : Alors, après on entend beaucoup de choses sur, Ouais, c'est pas bon , bon ce sont des hormones, après j'en sais rien. ON ENTEND DES CHOSES SUR LES HORMONES E18 : on entend beaucoup de choses sur les hormones Beaucoup d'a priori négatifs sur le DIU MAUVAISE EXPERIENCE PERSONNELLE E2 : je suis tombée enceinte sous stérilet, voilà, en fait le stérilet était descendu, était mal placé, et en fait je suis tombée enceinte MAUVAISES EXPERIENCES ENTENDUES : généralisation E3 : j'ai le cas de ma maman (anémie sous DIU) E3 : j'ai connu des clientes qui sont tombées enceintes avec un stérilet PERTE DE CONFIANCE : ECHECS AVEC TOUT E6 : moyen sûr sûr à 100%, donc faut faire attention. moi j'ai des amies qui sont tombées enceintes avec le stérilet, j'ai euh voilà, j'ai des amies avec la pilule, y a de tout quoi. Donc y a pas de FEMMES ENCEINTES AVEC UN STERILET E6 : enceintes Moi j'ai eu plus de cas de femmes enceintes que j'ai connues qui avait un stérilet, que de femmes qui prenaient la pilule qui sont tombées JE METTRAI UN PRESERVATIF EN PLUS DU STERILET E6 : moi c'est pas parce que demain je vais mettre un stérilet que je vais pas utiliser un préservatif. [] À visée contraceptive STERILET PAS RECOMMANDE SI DEJA EU DES ENFANTS E11 : qu'elles avaient déjà accouché, eu des enfants et tout, que c'était pas, que c'était plus trop recommandé, qu'il fallait mieux prendre autre chose. Euh, ben, après je sais pas si c'est vrai, mais il me semble on m'avait, j'avais entendu parler que le stérilet, pour les femmes, une fois 108 Prise en charge et information des adolescents difficile donc imparfaite COMMENT JE VAIS ORIENTER MA FILLE justement je me pose pleins de questions là-dessus, parce que ma fille là elle a 11 ans donc je me dis que ça va peut-être arriver, enfin E2 : j'espère pas trop vite, mais je commence quand même à me poser la question pour elle, puis moi j'ai fait des choix pour moi, mais comment je vais pouvoir l'orienter ou l'informer, c'est pas évident ! E2 : j'ai pas encore abordé le sujet avec elle, je sais pas trop comment lui en parler PAS FACILE D'EN PARLER, PEUR DU JUGEMENT moi, je sais que déjà, j'étais jeune quand je l'ai fait et enfin voilà, déjà d'en parler ou quoi, c'est pas non plus facile, déjà même si au E14 : planning et tout on te regarde, ça va. Mais par exemple, si tu vas en pharmacie, tu vas chercher la pilule du lendemain, déjà ils vont pas forcément, ils vont te regarder bizarre. PAS DE RISQUE DE GROSSESSE AU PREMIER RAPPORT, SELON LES ADO Par contre, ce que je trouve sidérant, ben l'autre jour, j'ai testé mon fils, là-dessus, c'est que actuellement, les jeunes sont encore persuadés, E15 : je dis actuellement, parce que moi, j'ai travaillé en tant qu'assistante sociale à l'éducation nationale et y a des gamines qui me disaient. Les ados sont encore persuadés, qu'au premier rapport sexuel, on peut pas tomber enceinte. Alors, ça c'est MANQUE D'INFORMATION A L'ECOLE E15 : Euh, alors, ça a pas du tout été le corps enseignant, ça c'est clair COMMUNIQUER DIRECTEMENT AUX PARENTS ? E16 : Peut-être qu'il faudrait communiquer directement aux parents, carrément. SEPARER LES FILLES ET LES GARCONS EN EDUCATION A LA SEXUALITE en général ils vous présentent ceux qu'ils ont, et ah tiens, on a oublié celui-là dans la voiture, bon ben tant pis, on n'en parlera pas et puis E16 : voilà. Mais j'ai l'impression que c'est assez exhaustif et puis vu que la plupart du temps la moitié de la classe rigole et tout ça, je pense qu'il y a pas un intérêt réel ou alors, il faudrait faire des séparations. Pour les filles et pour les garçons et parler de la contraception vraiment, en particulier pour chacun des genres. [] que les filles ne se sentent pas suffisamment libres de vraiment regarder le panel de possibilités PAS ASSEZ DE TEMPS PASSE SUR LES CONTRACEPTIONS on a passé beaucoup trop de temps sur la capote et sur les rapports homme-femme, pendant cette journée d'éducation, que sur le vrai besoin E16 : de contraception. Ce que ça représente d'être protégée, d'avoir une contraception, pour l'homme et pour la femme parce que c'est deux états différents. Enfin, je pense qu'on devrait moins s'attarder sur la capote [] Tandis que les contraceptions, on n'a pas tous les jours l'occasion d'ouvrir un paquet de stérilet. NE PAS NIER LA SEXUALITE DES ADOS, LES PREVENIR Et j'aimerais aussi qu'il y ait plus de, moins de honte autour de la contraception pour les jeunes filles. Parce que, on, la maturité sexuelle, E19 : elle est de plus en plus jeune. Même si on est parents, qu'on a pas envie de savoir, c'est comme ça. Et qu'à partir de 16 ans, il faut se dire que c'est, que sa gamine, elle est exposée. On est exposée de plus en plus jeune à ça et euh, moi je pense que étant jeune, je n'ai pas été assez préparée et j'aimerais que d'autres, que les jeunes filles maintenant, soient plus à même de comprendre la contraception et les choix qu'elles ont parce que quand on les écoute, elles connaissent que la pilule. MIEUX INFORMER LES JEUNES SUR LA PROTECTION (PARENTS) E20 : temps, si tu te protèges avec le préservatif, c'est, t'as ni les maladies, ni le bébé ! mieux expliquer le fait que tu peux, (baisse la voix) que tu peux, que si tu te protèges pas, tu C'est tout, la protection ! Parce que en même E20 : (rire) C'est, y a pas de soucis En parler, fin pas besoin de voir ton gynéco, vois-moi moi, parle-moi, je vais te dire pourquoi, prends, je te les paie tes préservatifs, quoi ! Ambivalence vis-à-vis du désir d'enfant VASECTOMIE-LIGATURE DES TROMPES : CAP PSYCHOLOGIQUE DES 40 ANS E2 : trompes, et il a dit ah non mais c'est pas à toi de le faire, mais en même temps lui il est pas prêt non plus à le faire de son côté ben quand je lui ai dit j'ai plus envie de prendre la pilule alors on a reparlé à nouveau de la vasectomie et que je me fasse ligaturer les En fait c'est une période de transition là parce que j'ai On en a discuté avec mon mari aussi, on a parlé que lui aussi il pouvait peut être E2 : faire quelque chose, c'est la vasectomie c'est ça ? Mais il est encore pas prêt à le faire, donc moi j'ai peut-être pensé aussi à me faire ligaturer les trompes, et C'est ce que je disais au docteur X c'est que là j'ai la barrière psychologique des 40 ans, là qui arrive, mais je me dis que je vais peut-être attendre un tout petit peu. ETRE SUR CAR CHOIX DEFINITIF E2 : sens Moi j'étais sûre que je, enfin je suis sûre que je veux plus d'enfants mais j'ai une amie qui me dit, mais tu sais jamais de quoi l'avenir sera fait. mais là il me reste pas beaucoup là et j'ai l'ordonnance pour aller voir un chirurgien, mais je pense oui j'ai beau le tourner dans tous les ON SE LAISSE LE DROIT DE CHANGER D'AVIS E3 : Oui ben on sait jamais ce que la vie nous réserve hein, donc je vais attendre quand même un peu. Mais je dis pas non à cette méthode PAS TROP TOT E3 : je vais attendre quand même un peu. Mais je dis pas non à cette méthode. Ça me parle. BIEN REFLECHIR, PRENDRE LE TEMPS CAR DEFINITIF 109 ne plus avoir de retour en arrière, c'est un choix, c'est définitif, donc là il faut pas se planter. Donc le jour o on a pris cette décision c'est E3 : que vraiment on n'a plus envie d'avoir d'enfant et que définitivement c'est terminé. Même si aujourd'hui je n'en veux plus je, je me, je me donne le droit de changer d'opinion Je sais pas pour le moment, je suis encore jeune, je me dis que 40 ans, je peux encore avoir quelques années, encore 2 ou 3 ans et après ouais pourquoi pas. CHANCE D'ECHEC AVEC LA PILULE SI AMBIVALENCE E16 : Prendre une pilule, ça permet de se dire qu'il y a peut-être une chance que ON SE FAIT DES FILMS ADO Y a aussi ça. Puis quand on est ado, on enfin, on s'imagine dans un polar, o on va mettre au monde un enfant et on va partir sur une le E16 : déserte. Enfin, on s'imagine un million de choses. [] On espère que quelqu'un vienne vous SAUVER, ou un prince charmant, ou le gars en question Si si, garde le, on fondera une famille . On attend le dernier moment, quand on est ado, plus que quand on COTE DEFINITIF DIFFICILE A ACCEPTER : PERTE DE LA FECONDITE E17 : mais ça touche, fin tu sais que c'est définitif. T'es plus déjà féconde et t'es plus féconde. C'EST DEFINITIF E17 : il refera jamais d'enfants, moi non plus, mais ça touche, fin tu sais que c'est définitif. T'es plus déjà féconde et t'es plus féconde. Fin je sais pas, c'est, je comprends qu'il veuille pas le faire aussi. Tu vois, le bonhomme, fin c'est les garçons quoi. Croyances sur l'efficacité LE DIU EST MOINS EFFICACE E1 : et il y a beaucoup de grossesses avec le stérilet au cuivre ? Et y a rien d'autre à faire pour que ça marche mieux ? LE PLUS EFFICACE C'EST LA PILULE E1 : silence peut-être la pilule la plus efficace ? Je sais pas franchement je sais pas IMPLANT PUIS DIU PUIS PILULE : c'est un moyen efficace quand même [la pilule]. Enfin le stérilet aussi, il y a même très très peu, le médecin m'avait dit c'est quand même E2 : très très faible, c'était zéro virgule euh virgule zéro deux ou non zéro virgule deux, fin bon c'était quand même très très faible je dirais, peut-être l'implant le plus efficace, euh, après je dirais le stérilet, et je mettrais la pilule en troisième. IMPLANT PAS 100% E3 : avec un implant je sais pas si on est 100% bien protégé DIU PUIS PILULE PUIS IMPLANT PUIS ANNEAU E3 : l'implant pas en dernier, je mettrais l'anneau plutôt en dernier, l'implant en 3ème position la pilule euh, non le stérilet quand même, je pense que le stérilet c'est le moyen le plus sûr. Stérilet, pilule, euh, anneau, et puis euh [] PILULE > DIU > IMPLANT > PRESERVATIF à mon avis c'est la pilule en premier hein. Je pense la meilleure contraception c'est la pilule, après c'est peut-être [] le stérilet. Après ce E6 : serait à mon avis, peut être allez euh l'implant ou voilà et puis après le préservatif, peut-être même en dernier. Voilà ce serait classé comme ça. Mais bon les classer, par rapport oui voilà, au risque de grossesse, oui ce serait peut-être ça. DIU AU CUIVRE MOINS EFFICACE APRES GROSSESSE E7 : moins bien. Ben je peux en profiter, parce que après la 1ère ou la 2ème grossesse, je crois qu'on peut plus trop utiliser le stérilet en cuivre ou il marche DIU CUIVRE UN PEU MOINS EFFICACE QUE LES AUTRES E8 : quelques. j'ai pas vraiment retenu vu que je partais plus sur un stérilet. Mais je crois que pilule préservatif c'est un peu sur la même euh, c'est 99% et I : oui, et ceux-là [DIU Cuivre] du coup ? Moins bien, mieux ? E8 : celui-là c'est 95 non ? Je sais plus. DIU HORMONAL > IMPLANT > DIU CUIVRE > PILULE > PRESERVATIF > METHODES NATURELLES tout ce qui est le plus efficace, justement ben c'est les stérilets cuivre, hormonal, implant, euh, la pilule je crois qu'elle a la même efficacité E10 : mais que dans les statistiques on en enlève un peu, justement pour les personnes qui l'oublient, donc elle est un peu moins efficace à ce niveau-là. Euh, pareil pour le préservatif, qui normalement est très efficace mais pareil, on en enlève aussi un peu dans les statistiques parce que euh, des personnes le mettent pas bien, ou euh, savent pas bien l'utiliser, euh, pareil pour le préservatif féminin. Donc oui c'est ça. Ça doit être euh stérilet hormonal, implant, stérilet cuivre, après peut-être euh pilule, préservatif, euh y a quoi encore, le préservatif féminin, non je crois qu'il est un peu moins efficace que le préservatif L'anneau oui après, je crois que la méthode naturelle est au plus bas PILULE PAS PLUS FIABLE QUE LES METHODES NATURELLES E13 : pas forcément plus fiable, à mon avis. Encore que il faudrait voir vraiment les statistiques PILULE PLUS EFFICACE, DIU MOINS EFFICACE Je crois que le plus efficace c'est la pilule, ou le combo pilule préservatif. Donc le Après je sais pas s'il y a une différence entre la pilule, E13 : donc qu'on prend tous les jours, le patch, l'implant et l'anneau. Voilà, toutes ces contraceptions chimiques. Je crois que le stérilet est un peu moins efficace. Euh, et je crois que le préservatif utilisé tout seul est également un peu moins efficace. Et pour ce qui est des méthodes naturelles, euh, je crois que au global, elles sont un peu moins efficaces que ces méthodes, euh que la pilule ou le stérilet, mais quand on regarde euh, l'utilisation des méthodes naturelles, appliquées de façon correcte, c'est-à-dire de façon précise, par des gens qui sont formés, et vraiment de façon très précise, l'efficacité est supérieure ou comparable à celle de la pilule ANNEAU 110 E14 : je pense l'implant, la pilule, stérilet, anneau PILULE MOINS SURE QUE L'IMPLANT OU LE STERILET E16 : enfant, mais y a quand même 3% des cas o Elle est moins sure que l'implant et que le stérilet. Enfin, j'ai cette idée-là que dans 97% des cas, effectivement, ça empêche d'avoir un IMPLANT PLUS SUR QUE PILULE E16 : j'avais mis l'implant après la première IVG, parce qu'il fallait trouver une contraception plus sérieuse IMPLANT > ANNEAU/ PILULE E16 : plus efficace à mon avis, l'implant, le stérilet, euh, les différent patchs et compagnies et la pilule finalement, c'est ce qu'il y a de moins sûr en fait. le stérilet ce sera le plus efficace. Enfin, non y a l'implant, sans parler des inconvénients. [] oui l'implant, c'est sûr c'est ce qu'il y a de 60% DES GROSSESSES SOUS PILULE E16 : y a 60% des personnes qui tombent enceinte à cause d'une pilule, en fait. Enfin à cause ou grâce, enfin sous pilule DIU PAS PLUS EFFICACE QUE LA PILULE E17 : c'est pas plus efficace, à mon avis, c'est pareil, mais c'est moins contraignant. DIU PILULE : TOUS PAREIL E17 : hein bon. Et même quand j'ai cru être enceinte, je l'étais pas. Donc voilà, pour moi, ça m'a bien protégée. C'est pareil. Ben je pense, après moi, la pilule, ça m'a bien protégée, le MIRENA aussi et lui aussi, donc les 3, ils m'ont bien protégée moi, DIU CUIVRE MOINS EFFICACE NOTAMMENT SI PRISE AINS E18 : un petit peu léger, à partir du moment o tu prends un anti-inflammatoire, tu shuntes l'effet du stérilet J'aurais moins confiance en un stérilet au cuivre, en fait, à long terme. [] parce qu'en fait, bon le principe d'action euh, je trouve qu'il est ANNULATION EFFET DU CUIVRE PAR AINS E18 : Le stérilet au cuivre, c'est contre-indiqué avec les anti-inflammatoires, qui peuvent annuler, fin diminuer l'effet STERILET PLUS SUR QUE LA PILULE E19 : mon gynéco m'avait dit que c'était plus sûr, un stérilet en cuivre que la pilule. CONFIANCE TOTALE DANS L'ANNEAU E20 : des ratés, parce que c'est vraiment exceptionnel, je pense. j'ai une totale confiance ; je veux dire, si c'est vendu, quand même, ça doit quand même être efficacité, au moins 99, 9%, tu vois. Après, y a NE CONNAIT PAS L'EFFICACITE E20 : Mais euh, après l'efficacité euh, j'en avais jamais entendu parler. PILULE EFFICACE SI BIEN PRISE E20 : même la pilule, fin voilà. Si tu fais bien les choses ! PRESERVATIF BONNE PROTECTION E20 : ça me gêne pas [] c'est une bonne protection ! Attitudes à risque d'échec contraceptif Besoin de liberté FACILITE D'ARRÊT SI EFFETS INDESIRABLES E5 : j'y ai pensé à l'anneau dans le sens o du coup, c'est un peu comme la pilule, si j'ai, c'est plus facile à enlever mais Pas besoin de contraception quand on n'est pas en couple stable ou relation à distance PAS DE PILULE OU STERILET SI PAS DE RELATION SERIEUSE E1 : Après euh forcément la pilule ou le stérilet ou ce genre de chose quand on n'est pas dans une relation sérieuse non pas forcément. LIBERTE D'ARRÊTER SI CELIBAT E4 : chaque fois là justement je suis plus en couple, donc je prends plus En fait, dès que je suis plus en couple, je prends plus la pilule en fait, j'arrête à ATTEND LES REGLES SUIVANTES POUR REPRENDRE LA PILULE E4 : quand, en fait, je la prends le jour de mes règles du coup après I2 : vous avez pas de soucis à bien la reprendre quand vous avez de nouveau un copain ? E4 : mmm, ouais, non, si si, euh, c'est ouais, c'est LA CONTRACEPTION FAIT PARTIE D'UNE VIE SEXUELLE REGULIERE E6 : sexuelle régulière. je ne voulais pas mettre un stérilet pour dire de mettre un stérilet. Enfin pour moi la contraception fait aussi partie d'une vie entre guillemets 111 E6 : oui tant que j'étais seule je voyais pas trop l'intérêt. PAS D'UTILITE A PRENDRE UNE PILULE TOUS LES JOURS E7 : pilule tous les jours Le préservatif, parce que comme j'étais à distance en fait, on se voyait pas non plus euh, fin, je voyais pas l'utilité de prendre non plus une COPAIN PARTI J'AI ARRETE E8 : mon copain était parti 2 mois, du coup j'avais dit j'arrête pendant 2 mois SI PAS QUELQU'UN DE REGULIER PRESERVATIF SUFFIT E8 : Après je pense quand on n'a pas quelqu'un de régulier, qu'on a vraiment des rapports peu souvent le préservatif c'est très bien ARRET OU POURSUITE DE LA CONTRACEPTION QUAND PAS DE PARTENAIRE ? Mais c'est vrai qu'après, les contraceptions hormonales, fin là moi je vois, que tout ce qui est pilules, c'est entre guillemets compliqué, c'est E11 : que là par exemple, j'ai une période, ben ça fait plusieurs mois, o je m'en sers pas (rire), fin je la prends mais ça sert à rien I2 : Au niveau contraceptif ? E11 : Ouais, et je sais jamais, y a des gens qui me disent ah t'es folle, faut que tu l'arrêtes , mais à la fois, la dernière fois que je l'ai arrêtée pour une courte période, pour seulement quelques mois, après quand je l'ai reprise ça a été n'importe quoi Donc, je sais pas trop, après je me dis, sinon, en fait je sais pas la période sur laquelle, elle va m'être inutile donc je sais jamais, si ça vaut le coup, de l'arrêter, de la garder [] si c'est pour la reprendre, au final, 2 mois après PAS PRENDRE LA PILULE POUR RIEN E16 : pour rien quoi. Et c'est ce fait de se dire qu'on prend pas la pilule pour rien, que des fois on se retrouve dans une grossesse non désirée. Parce que ma phobie des hormones fait que parfois, quand j'ai une période de non rapports, je me dis, bon ben je vais pas prendre la pilule SI ON LA PREND PAS C'EST MIEUX E16 : doit y avoir pas mal de personnes qui doivent se dire que si on la prend pas, c'est mieux. et pour les personnes comme moi, qui sont pas ravies de se bourrer d'hormones [] mais c'est vrai que même de se le dire, ben du coup, Sous-estimation du risque de grossesse : pas la première préoccupation MINIMISATION DES RISQUES DE GROSSESSE / PAS PREMIERE PREOCCUPATION E8 : j'ai l'impression que tant qu'on n'est pas tombé enceinte c'est YOLO ça m'arrivera pas, et puis ça arrive quoi RISQUE DE GROSSESSE INFINITESIMAL E15 : Je vous avouerais qu'à 47 ans, je me dis, les probabilités pour me retrouver enceinte sont infinitésimales PAS DE RISQUE DE GROSSESSE AU PREMIER RAPPORT : CHEZ LES ADO Par contre, ce que je trouve sidérant, ben l'autre jour, j'ai testé mon fils, là-dessus, c'est que actuellement, les jeunes sont encore persuadés, E15 : je dis actuellement, parce que moi, j'ai travaillé en tant qu'assistante sociale à l'éducation nationale et y a des gamines qui me disaient. Les ados sont encore persuadés, qu'au premier rapport sexuel, on peut pas tomber enceinte. Alors, ça c'est PILULE PRISE DE FACON TRES IRREGULIERE je m'en fichais. Je la prenais, je la prenais pas et puis, je savais que c'était possible de tomber enceinte et je suis tombée enceinte, voilà [] E20 : Ouais, mais je la prenais euh, un jour, très irrégulièrement. (Sourire en coin) Donc je savais que ça pouvait arriver, fin j'y pensais même pas, j'avais 20 ans, donc C'était même pas, voilà, c'était : Y a rien de grave, quoi. PAS DE CONTRACEPTION ET PILULE DU LENDEMAIN E20 : fois, ça m'a réussi, puis je me suis dit : C'est un peu dangereux ce que je fais. Parce qu'après j'ai fait plus de pilule et quand je couchais sans rien et ben je prenais la pilule du lendemain, allez ! Voilà, je l'ai fait 2-3 RISQUE DE GROSSESSE NON PRIS AU SERIEUX PAR LES HOMMES E21 : quand l'autre insistait pour dire non je veux pas l'utiliser. Comme je sais que le plus gros problème ça va être pour moi, ça m'énerve aussi Je sais pas si c'est une société masculiniste ou quoi, mais tous les hommes n'ont pas le même respect. Et moi je me suis énervée plusieurs fois Période de transition FAIRE UNE PAUSE POUR REPOSER LE CORPS E7 : corps entre les 2 quoi et je vais attendre un petit laps de temps, au moins 2 mois avant d'en remettre un nouveau, juste pour euh, pour dire de reposer un peu le ENTRE LES DEUX ON A FAIT ATTENTION E17 : remettre le stérilet, il a fallu un laps de temps. On n'a pas fait avec capote, je veux dire, on faisait attention, tu vois dans la transition euh, avant de mettre le stérilet, que ce soit aux hormones et puis, une fois que j'ai enlevé celui aux hormones, avant de CONDUITE EN CAS D'OUBLI PAS CLAIRE E18 : d'effets après je m'organisais pour la décaler, de façon à ce que ça tombe bien [] que ça couvre et qu'il y ait pas trop de superpositions, non plus REPOSER L'UTERUS ENTRE 2 CONTRACEPTIONS j'ai fait quelques mois de pilule, pour reposer mon utérus, après le stérilet, parce que j'ai eu le stérilet pendant 7 ans [] le dernier E19 : contractait beaucoup. Il était plus gros que celui qu'on m'avait mis, à la base euh, et je le supportais moins bien, donc il l'avait enlevé pour euh, pour reposer mon utérus [] pendant 6 mois, la pilule, le temps que ça se repose un peu 112 Impression d'être mieux protégée par un moyen supposé moins efficace CONFIANCE EN SON PARTENAIRE (retrait) MEME SI CONSCIENTE QUE MOINS EFFICACE E2 : ben du coup, on fait attention, mon mari s'enlève avant d'éjaculer, voilà E2 : que voilà, si je lui faisais pas confiance euh Je continuerais à prendre quelque chose ou euh, mais bon, je pense pas qu'il y ait de souci. je fais confiance à mon mari, on se connait depuis un moment maintenant. Donc euh, on sait comment on fonctionne, enfin bon. Je suppose E2 : les autres méthodes, vous les classeriez comment ? E2 : ben encore après, mais ça dépend du partenaire CONFIANCE EN LE PRESERVATIF, DENI DES RISQUES E3 : ben je me suis remis au moyen de contraception le plus simple, le préservatif, et au moins avec ce moyen ben on est sûr d'être protégé E3 : qui peut arriver ? E3 : Ouais alors ça on m'en parle mais alors oui non pour moi ça ne pourra pas arriver parce que pour moi je n'aurai pas de rapport sans être protégée. I : Et si le préservatif craque par exemple, c'est quelque chose METHODE NATURELLE EFFICACE E10 : comme je sais que j'ai une autre option qui est pour moi efficace, enfin, qui en tout cas pour moi fonctionne si par exemple je me rendais compte que la méthode naturelle n'était pas efficace pourquoi pas, je serais capable de passer au-delà, mais VI Besoin contraceptif Envie de naturel et d'écouter son corps ENVIE DE NATUREL E2 : j'ai vraiment une envie de choses naturelles E2 : Puis je voulais pas d'hormones non plus, donc c'était aussi dans le truc de vouloir diminuer les hormones ENVIE D'ECOUTER SON CORPS E2 : comme si j'avais envie de plus écouter mon corps SE CONNAITRE : MAIS ETRE SURE DE SOI euh mon médecin généraliste m'a parlé aussi d'une méthode naturelle qu'une sagefemme pourrait éventuellement nous inculper, enfin je E3 : pense que ça se passe en stage, pour savoir euh enfin bon après à voir, parce que faut aussi être sûre de soi, sûre de se connaitre aussi. Mais pourquoi pas, je pense que ça peut aussi donner d'autres solutions pour faire encore plus attention MEILLEURES SENSATIONS SANS HORMONES E3 : c'est vrai que je me sens tellement mieux moi sans tout ça QUE LE CORPS FASSE CE QU'IL EST CENSE FAIRE E10 : j'aime euh, j'aime que mon corps il fasse aussi comme il est censé faire c'est une des raisons pour laquelle j'aime la méthode naturelle, c'est que j'aime, puis aussi toujours cette histoire d'hormones, c'est que NE PAS PERTURBER L'ORDRE NATUREL DE MON CORPS E10 : moi la solution, enfin, la meilleure solution c'était le préservatif et la méthode naturelle je suis vraiment dans quelque chose de naturel, j'aime pas quand y a quelque chose qui vient perturber l'ordre naturel de mon corps, et donc LES CYCLES C'EST NATUREL je trouve ça gênant d'avoir besoin de quelque chose de mécanique, ou d'avoir besoin de la technique pour gérer mon corps qui pour moi est E13 : quelque chose de naturel. Voilà, les cycles, la fertilité, c'est quelque chose de naturel. Peut-être aussi un petit côté écolo, qui fait que je pense que la nature est bien faite. Et que ça m'embête d'intervenir de façon chimique ou mécanique CONNAITRE SON CORPS je me sens bien moi en allant dans le sens de mon corps, pas en bataillant contre lui, enfin je sais pas comment dire, pas en ramant en sens E13 : inverse. Voilà. Je suis contente d'observer mes cycles et de savoir mes périodes fertiles et mes périodes non fertiles, et de pouvoir les utiliser de façon responsable pour avoir ou non des enfants BIEN SE CONNAITRE E13 : son corps, bien connaitre les changements en fonction du cycle, je trouve ça toujours bien de se connaitre un des avantages des méthodes naturelles c'est de bien se connaitre [] C'est que on apprend vraiment à bien se connatre, bien connaitre PAS DE REACTION CHIMIQUE AVEC STERILET AU CUIVRE E19 : mais je veux dire, c'est une réaction, entre guillemets, pour moi, naturelle . Je préfère avoir un stérilet o je sais qu'il y a pas d'hormones, o mon corps n'a pas de réaction chimique. Fin il a une réaction chimique SENTIR ECOUTER SON CORPS E21 : ou moins [] je l'ai fait un peu comme ça, ça m'a plu, j'ai commencé à sentir des choses j'ai commencé à observer un peu mon cycle. [] j'ai cherché d'écouter un peu mon corps pour comprendre un peu quand j'étais plus fertile PREFERE MECANIQUE OU NATUREL E21 : ça m'intéressait pas trop comme il relâche des hormones. Je pense que je préfère soit quelque chose de mécanique soit naturel on va dire 113 NE PAS UTILISER DE MEDICAMENTS E21 : ce monde je cherche d'utiliser des médicaments de moins en moins en général, aussi pour reprendre confiance que mon corps il est fait pour vivre dans APPRECIE ECOUTER SON CORPS E21 : expérience j'ai commencé à m'écouter pour ma fertilité tout ça, j'ai senti des choses que je pensais pas pouvoir sentir, donc j'ai bien aimé comme Idéal : à chaque femme son moyen A CHAQUE FEMME SON MOYEN ben je pense que forcément chaque contraception va être mieux pour une femme mais justement faudrait mieux axer ça parce que pour moi E1 : on distribue la pilule à la plupart des femmes et c'est peut-être pas le mode de contraception qui leur correspond forcément. Donc après je pense qu'on nous informe pas forcément assez là-dessus. Je sais pas par quel moyen il faudrait passer hein, peut-être des rendez-vous préalables, j'en sais rien, pour connaitre la personne, savoir ce qu'elle veut vraiment, comment elle est, son mode de vie ce genre de choses CHOIX DE CHACUNE E2 : Moi j'ai fait comme ça parce que ça me convenait chacun choisit ce qu'il veut, non parce que c'est surtout la façon dont on le ressent, faut être en phase avec sa méthode de contraception. TROUVER CE QUI CONVIENT E2 : c'est vrai qu'il faut trouver aussi je pense ce qui nous convient A CHAQUE FEMME UN MOYEN E3 : y a différents types de contraception et que chaque contraception correspond à la personne CHANGER JUSQU'A TROUVER LA BONNE CONTRACEPTION E3 : convient pas, ben trouver d'autres moyens de contraception. Jusqu'à ce que ça soit, euh, jusqu'à ce que la personne trouve son compte Ouais je pense que la communication c'est important, et puis adapter aussi en fonction de la personne. Si par exemple la pilule ne lui C'EST TRES PERSONNEL, MAIS FAUT BIEN EXPLIQUER E6 : mais des fois pas du tout. je pense que la contraception c'est très personnel à chacun, mais par contre faut bien l'expliquer, parce que des fois c'est bien expliqué, CHACUN CHOISIT E7 : Chacun choisit ses méthodes quoi, mais c'est pas [] faut qu'elle convienne au mode de vie LE MIEUX POUR MON CORPS E7 : j'ai cherché celui qui semblait être le mieux pour mon corps CHOIX AU MEILLEUR RAPPORT BENEFICE RISQUE E7 : j'ai vraiment cherché voir les points positifs, les points négatifs et du coup, après j'ai fait mon choix quoi UNE CONTRACEPTION AVEC LAQUELLE JE SUIS BIEN E9 : Je préfère voilà avoir une contraception, avec laquelle je suis bien CA DEPEND DE LA PERSONNE E14 : ça dépend de la personne aussi. Ça dépend des personnes CHACUN SON CHOIX E17 : Après c'est personnel, c'est comme le bio et le supermarché hein. Chacun ses, voilà CHOIX DE LA PERSONNE / DE CHAQUE FEMME E20 : je pense que c'est un choix de la personne, de la patiente aussi. E20 : je pense c'est vraiment, c'est chaque personne, chaque femme. PARLER ET ADAPTER A CHACUNE E21 : je pense qu'il faut parler avec la personne, qu'il faut adapter Moyen différent en fonction des moments de la vie CA PEUT EVOLUER EN FONCTION DES ETAPES DE LA VIE E2 : donc je pense que dans la vie y a des étapes et puis euh, ça peut évoluer en fonction de nos attentes et tout LES HORMONES CHANGENT E6 : il y a des choses que je supportais que je ne supporte plus, la pilule par exemple je la supportais plus du tout, j'avais des effets secondaires Parce que ben euh, parce que la vie d'une femme change, parce que quand vous avez des enfants les hormones changent, tout change. Voilà ON CHANGE EN FONCTION DE LA DUREE DE LA RELATION 114 E6 : pas très longtemps. Ça change la contraception. Pour moi c'est pas la même contraception quand vous êtes avec quelqu'un depuis très longtemps ou quand vous êtes avec quelqu'un depuis E6 : Je pense qu'on peut changer aussi de contraception en fonction de notre vie sexuelle LES MOYENS CHANGENT AU COURS DE LA VIE E6 : elle peut avoir une contraception différente Donc pour moi, oui selon le type d'âge on peut avoir un type de contraception plus ou moins. Une femme qui a eu des enfants par exemple DEPEND DU MODE DE VIE E7 : Oui, faut qu'elle convienne au mode de vie aussi POSSIBILITE D'AVOIR UN MOYEN PAS SUR SI GROSSESSE ACCEPTABLE après je sais que le risque zéro n'existe pas, surtout pour un moyen aussi approximatif que celui que j'utilise, parce qu'en plus j'ai même pas E10 : fait de formation. Mais euh, je suis aussi, je peux me le permettre parce que je suis prête à accepter une naissance au cas o elle arrive même quand c'était pas le moment que je voulais CONTRACEPTION CHANGE SELON LA VIE SENTIMENTALE E15 : j'étais sous contraception ou pas du tout. fin après j'ai pris, j'ai arrêté, j'ai pris, j'ai arrêté. Puis comme j'avais des cycles hyper irréguliers, suivant ma vie sentimentale, voilà, MOYENS DIFFERENTS EN FONCTION DES PERIODES DE LA VIE quand on se met en couple, qu'on est avec quelqu'un, bon, on n'a pas envie d'avoir un enfant, mais peut-être qu'après on en aurait bien un, E16 : donc peut-être que c'est à ce moment-là qu'on devrait prendre la pilule. Au moment o oui, on n'a pas envie d'avoir d'enfant, mais bon, si on en a un c'est pas bien grave. Donc finalement, c'est à cette période-là qu'on devrait être moins stressée sur notre contraceptif. Ça devrait être moins Enfin, donc pour moi, la période o prendre la pilule, ça devrait être de 25 à 35 ans. Et ensuite, on devrait reprendre après, quand on va vers la ménopause, je sais pas des hormones qui sont en relation avec ça, enfin, je sais pas EN FONCTION DE L'ACCEPTABILITE DE LA GROSSESSE / STATUT HORMONAL d'après l'expérience de ma mère, ça aide de prendre des hormones pendant la période de la ménopause, ça règle tout ça. Donc, peut-être E16 : avoir un truc plus hormonal, peut-être le stérilet hormonal, 35-45 ans. Je sais pas, ça me semble. Peut-être qu'on devrait prévoir des contraceptifs pour chacune des tranches d'âge. Et chacun des modes de vie qu'on a. Donc une femme qui veut plus ou moins avoir un enfant, ça lui est égal qu'elle tombe enceinte ou pas, mais pas tout de suite, mais pas non plus Donc la pilule, c'est pas grave, mais si la jeune elle dit DIU A 45-50 ANS E17 : c'est peut-être bien de continuer le stérilet à 45 ou 50 ans. PAS DE PILULE A 50 ANS E17 : Peut-être que euh, la pilule à 50 ans, c'est pas bien MOYEN MOINS SUR SI GROSSESSE ACCEPTEE E21 : ben déjà on savait que si un enfant arrivait ça nous allait bien. On était un peu relaxé sur ce point de vue. RELAXEE CAR ACCEPTE GROSSESSE E21 : enceinte, je l'ai fait un peu comme ça, ça m'a plu, j'ai commencé à sentir des choses Donc je pense que comme j'étais pas stressée, parce que je savais que notre projet de toutes façons c'était au bout d'un moment de tomber Qu'attendent-elles de leur contraception ? Besoin de ne rien sentir : pas d'effet indésirable TRANQUILLITE QUAND PAS BESOIN E3 : là pour moi c'est la facilité, je sais que quand on a des rapports on se protège, le reste du temps je suis tranquille CE N'EST PAS SIMPLE DE TROUVER LA BONNE CONTRACEPTION E6 : c'est pas simple de trouver la bonne contraception aujourd'hui qui vous va. C'est pas vrai. PAS D'EFFET SECONDAIRE E6 : simple, pratique, que ce soit pas, euh, qu'il n'y ait pas d'effet secondaire BESOIN QU'IL N'Y AIT PAS D'EFFETS SECONDAIRES E9 : poids tout ça, mais euh, sinon non c'est plus au niveau des effets secondaires, des choses comme ça en fait. [] fin ça dépend, si ça fait trop d'effets secondaires au niveau du NE RIEN SENTIR E10 : les personnes utilisent le stérilet pour rien sentir, justement pour être libre par rapport à la contraception Besoin de fiabilité / efficacité / sérénité UN MOYEN FIABLE A 100% E3 : Moi c'est toujours ce risque qui me dérange aussi. Mais comme vous dites, avec n'importe quel moyen y a un risque de toute façon 115 BESOIN D'ÊTRE SEREINE E3 : donc j'étais pas forcément sereine, ouais c'était ce côté être sereine. J'avais toujours peur qu'il y ait quelque chose EFFICACE E6 : oui efficace surtout. Bon après y a rien à 100% et tout mais bon. Au moins à 99%, voilà. IL FAUT QUE CE SOIT SIMPLE EFFICACE ET PAS CONTRAIGNANT E6 : peine Ben une contraception faut que ce soit simple, efficace, et surtout faut pas que ça soit contraignant pour vous. Sinon c'est même pas la EFFICACITE : CRITERE DE CHOIX E7 : l'efficacité, c'est quand même un critère, c'est pourquoi j'ai exclu les méthodes naturelles PREFERE ETRE SURE E14 : je préférais au moins être sûre, parce que j'ai vu que l'implant c'était celui qui était le plus sûr vis-à-vis des autres Besoin de simplicité / Pas de contrainte MAGIE : NE RIEN AVOIR E1 : l'idéal ce serait d'avoir rien et que ça marche bien FACILITE E3 : là pour moi c'est la facilité, je sais que quand on a des rapports on se protège, le reste du temps je suis tranquille SI JE POUVAIS NE RIEN PRENDRE E4 : ben voilà, j'en prendrai pas, mais vu qu'après je veux pas non plus prendre un truc, comme je disais, à long terme I2 : Si c'est pas trop contraignant de prendre tous les jours et que E4 : Ben j'avoue que voilà, si je pouvais ne pas en prendre, IL FAUT QUE CE SOIT SIMPLE EFFICACE ET PAS CONTRAIGNANT E6 : peine Ben une contraception faut que ce soit simple, efficace, et surtout faut pas que ça soit contraignant pour vous. Sinon c'est même pas la E6 : simple, pratique, que ce soit pas, euh, qu'il n'y ait pas d'effet secondaire PLUS SIMPLE E6 : j'ai réutilisé le préservatif parce que c'était plus simple au départ PRATIQUE, FACILE, QUAND ON VEUT : COMPLET le préservatif, c'est vrai qu'on l'achète, on l'utilise qu'une seule fois et après on jette. Ça c'est vrai que c'est pratique, parce que je pense E7 : que, fin, on a pas envie de se prendre la tête, fin, [] y a des fois, o on choisit pas quand est-ce qu'on a envie, donc, c'est par effet pratique. [] je trouve que c'est un des meilleurs, un des trucs qui marchent le mieux quoi. LIBERTE E10 : les personnes utilisent le stérilet pour rien sentir, justement pour être libre par rapport à la contraception NE PAS Y PENSER E12 : contraception en fait. j'ai pas forcément envie d'encombrer ma tête avec un truc à penser, tout comme la pilule quoi. [] je veux pas avoir à penser à ma E12 : on devrait pas avoir à penser à notre contraception parce que y a trop de choses à penser déjà CHOIX DU CONTRACEPTIF SUR LE COTE PRATIQUE E15 : C'est plutôt le côté pratique. NE PAS Y PENSER E18 : ne plus repenser à un moyen de contraception. C'est ça qui m'a orienté vers le stérilet. ASPECT PRATIQUE E18 : C'était plus l'aspect pratique CHOIX CONTRACEPTIF SUR LA PRATICITE E20 : c'était surtout l'idée du pratique. BESOIN QUE CE SOIT PRATIQUE E20 : je trouve ça pratique, donc je pense que c'est ce qui compte. Protection contre les IST PAS DE MST PRESERVATIF E5 : Je veux pas de MST, donc de toute façon, l'histoire est réglée quoi ! Il le met, il a pas le choix (rires) ! 116 PRESERVATIF PROTEGE DES IST E6 : quand j'étais jeune j'ai utilisé la pilule, la pilule ET le préservatif. Parce que ça protège aussi des infections sexuellement transmissibles FAIRE ATTENTION AUX MST E6 : Pour moi déjà voilà faut déjà bien faire attention contraception et tout ce qui est maladie sexuellement transmissible PROTEGE DES IST E7 : le préservatif ça a une double protection, voilà, c'est un peu global quoi. Donc, même si, fin, je connais très bien mon copain, je trouve que c'est quand même un truc qui est complet, qui est basique [] et donc pour moi, je trouve que c'est un des meilleurs, un des trucs qui marchent le mieux quoi. E9 : E9 : ELIMINE LES MST le préservatif c'est bien parce que voilà, ça élimine aussi les MST c'est vrai que ça élimine les risques de MST CA PROTEGE AU NIVEAU DES MST E9 : le côté préservatif, c'est quand même bien, parce que bon voilà ça protège au niveau des MST C'EST AUSSI ANTI MST E10 : c'est aussi anti MST si t'es amené à changer de partenaire, moi je préconise toujours le préservatif, là je trouve que pour le coup, c'est plus que contraceptif, PRESERVATIF AU DEBUT, POUR PROTEGER DES MALADIES E17 : Voilà, c'est surtout pour les maladies, moi hein, que la contraception Je pense que la capote, c'est bien au début, quand t'as plusieurs partenaires et, tu vois bien, quand t'as peur des maladies surtout. [] E17 : une infection C'est sûr que si demain, on arrivait à se quitter avec mon copain, euh, je garderais mon stérilet, mais je ferai capote, pour pas me choper EN PLUS DE LA PILULE E17 : voilà C'est plutôt pour les maladies, pour moi. Mais après, quand t'as 15 ans, 20 ans, ben c'est surtout, que c'est sûr, c'est en plus de ta pilule ou PRESERVATIF POUR LA PROTECTION DES INFECTIONS EN DEBUT DE RELATION E18 : le préservatif [] Pour moi, c'est surtout en début de relation, pour les risques d'infections. PRESERVATIF PROTECTION CONTRE LES MST E20 : bien pour les MST, les, toutes les, toutes les autres merdes. [] le préservatif, pour moi, c'était vraiment contre les maladies le préservatif, non, c'est, je pense que c'est la première, première protection qui a existé. Fin, c'était le plus logique, quoi. Donc voilà, c'est PRESERVATIF BASE DES PREMIERS RAPPORTS E20 : je trouve ça bien, le préservatif, c'est vrai que ça devrait être la base, c'est la base, je pense, de tous les premiers rapports. E20 : tu C'est tout, la protection ! Parce que en même temps, si tu te protèges avec le préservatif, c'est, t'as ni les maladies, ni le bébé ! peut-être préservatif, tout simplement. Ou encore mieux expliquer le fait que tu peux, (baisse la voix) que tu peux, que si tu te protèges pas, PROTECTION DES MALADIES PAR PRESERVATIF ce que j'ai apprécié du préservatif c'est que ben à chaque fois que j'ai eu des relations que c'était pas mon copain fixe, moi j'utilisais E21 : toujours le préservatif, même si je connais la personne, si je la connais pas jusqu'au fond [] Ça m'est arrivé dans les 10 ans que j'utilisais la pilule, d'avoir des relations passagères, avec d'autres personnes, et j'ai toujours imposé le préservatif. [] Ouais, ben par rapport aux maladies. Oui, parce que du coup j'étais déjà protégée par la pilule. PROTEGER DES MALADIES (préservatif) en tant qu'adolescente pour moi, le meilleur c'était le préservatif, parce que je savais l'imposer, je m'étais donné la règle que les fois o je E21 : l'avais pas, ben y avait pas d'histoire, et ça protège des maladies. Et ça moi je pense que c'est important quand tu n'as pas une relation durable avec une personne que tu connais bien Prix abordable CA A UN COT PAS ANODIN Puis aussi aujourd'hui y a le coût de la contraception. Parce que la première qui pense à la contraception dans le couple c'est la femme. E6 : C'est rarement l'homme. Donc ça a un coût. Aujourd'hui les pilules sont plus remboursées, donc ça a un coût. Euh alors c'est peut être anodin, mais ça peut ne pas l'être chez quelqu'un qui gagne le SMIC, non c'est pas anodin, aujourd'hui quand vous donnez 15 euros ou 30 euros par mois, non c'est pas anodin PAS LES MOYENS E6 : moi je connais pleins de jeunes filles elles ont pas les moyens de s'acheter la contraception. Même les préservatifs, ça a un coût hein. NECESSITE D'UN PRIX PLUS BAS E6 : quand vous passez 15 par mois c'est énorme quoi. Alors le patch, peut être que si demain il passe à 150 peut être qu'il y aura plus de jeunes filles qui mettront des patchs, j'en sais rien, mais 117 PAS REMBOURSE E6 : franchement, au bout d'une année vous en avez pour plus de 150 euros ben le patch le problème c'est que c'est tous les mois, c'est pas remboursé par la sécu, ça coûte 15 euros, donc non merci. Voilà je le dis E6 : moins hein. Y en a qui ne sont plus du tout puis la pilule c'est de moins en moins bien remboursé, moi j'ai connu la pilule c'était bien remboursé, maintenant elle l'est de moins en INFLUENCE DU BUDGET SUR LE CHOIX CONTRACEPTIF E6 : Alors je pense que les femmes malheureusement choisissent aussi en fonction de leur budget. DIU MOINS CHER QUE PILULE E7 : moindre je crois que ça coûte 25 euros, moi quand je l'avais acheté et si on rebascule au niveau du prix d'une pilule c'est quand même beaucoup ANNEAU CHER ET PAS REMBOURSE E8 : le prix [] c'est quand même un coût E8 : Et ça fait quand même J'ai trouvé une pharmacie o ils le faisaient moins cher, mais c'est vrai que, ben si on n'a pas un conjoint stable il faut le payer toute seule. E8 : donc ça peut dissuader si on n'a pas vraiment les moyens quoi ANNEAU CHER E20 : par mois. Après, cher, mais pratique. I2 : Oui, parce que c'est pas remboursé, du coup. E20 : T'en as une par an. Et c'est à peu près 15 euros E20 : 15 euros, quoi. [] c'est juste ça, l'inconvénient vraiment après voilà, c'est niveau sous o ça, ouais, c'est excessivement cher, quoi. [] Et selon pharmacies, bien sûr, le prix varie. De presque 10- PILULE PAS CHER AVANTAGE E21 : le prix non plus, parce que moi apparemment, je prenais une pilule qui était très très vieille et elle coûtait 2 je crois la bote INCONVENIENT DU PRIX E21 : peut-être le prix Besoin de contrôler soi-même sa contraception BESOIN DE RESSENTIR LE FAIT DE CONTROLER PLUTOT QU'AVOIR UN MOYEN AVEC L'ESPRIT LIBRE POUR ETRE CONSCIENT DU RISQUE E2 : conséquences, fin voilà c'est pas des choses bénignes je pense qu'il faut quand même être euh, conscient un petit peu, pas des risques, mais que voilà c'est des choses qui peuvent avoir des y avait une démarche derrière, ouais comme je vous disais comme le fait d'être consciente de faire ça pour ne pas tomber enceinte, donc ça E2 : induit que lors d'un rapport on peut tomber enceinte, [] je me dis que [] si on met tout de suite un implant, je sais pas si on passe pas à côté de ces choses-là, on se dit c'est bon enfin je sais pas. CONTROLE PAR LA FEMME Je sais pas, si j'ai pas utilisé un anneau, à un moment donné ? Ouais, si j'ai dû essayer l'anneau aussi. E15 : c'est un corps étranger, vous le mettez moins loin, vous le mettez au niveau du vagin, comme un tampon. dérangeait moins ? E15 : Ouais I2 : Parce que c'est vous qui le mettiez et que du coup ? I2 : Oui, parce que du coup, fin, I2 : Ça, ça vous E15 : Ouais, ouais. E15 : Ouais, mmm. STRESSANT DE PAS VOIR LE STERILET PENDANT DES ANNEES E20 : remets un neuf. C'est pas pendant 3 ans : Ben oui, il est là, t'inquiète. Alors, peut-être c'est cette idée-là. et c'est plus rassurant, dans le fait que ben, chaque, fin toutes les 3 semaines, je peux l'enlever, je le vois, je passe sous le robinet, j'en CONTRACEPTION CONTROLEE PAR LA FEMME AVEC L'ANNEAU E20 : que ça soit moi qui contrôle, quoi. C'est moi qui décide. Résignées à l'imperfection : balance bénéfices / inconvénients PAS SI GRAVE E1 : y a des choses plus graves, quoi, c'est pas grave au final, si c'est pour se protéger FORCEMENT DES EFFETS E1 : Il n'y a pas de moyen de contraception qui modifie pas PAS GRAVE E2 : donc pas grave, on va faire attention, voilà il le sait bien RELATIVISE : PAS CATASTROPHIQUE E4 : Donc je voulais pas encore changer, en plus c'est pas un truc (rire) catastrophique non plus, donc voilà ! ACCEPTE LA CONTRAINTE 118 E4 : comme je disais, à long terme Ben j'avoue que voilà, si je pouvais ne pas en prendre, ben voilà, j'en prendrais pas, mais vu qu'après je veux pas non plus prendre un truc, PAS DE METHODE 100% FIABLE : ECHECS AVEC TOUT E6 : moyen sûr sûr à 100%, donc faut faire attention. moi j'ai des amies qui sont tombées enceintes avec le stérilet, j'ai euh voilà, j'ai des amies avec la pilule, y a de tout quoi. Donc y a pas de DIFFICULTES A TROUVER LA BONNE CONTRACEPTION E6 : c'est pas simple de trouver la bonne contraception aujourd'hui qui vous va. C'est pas vrai. TOUT MOYEN DE CONTRACEPTION A UN RISQUE E6 : après tout moyen de contraception a un risque PAS FIABLE A 100% E12 : Je sais que c'est pas fiable à 100% ça c'est clair ACCEPTE LES HORMONES POUR LE BENEFICE (MIRENA) E12 : le stérilet c'est pratique et ça change la vie et voilà à la limite tant pis, c'est efficace et ça soulage donc euh, si c'est pour mon bien-être PESER LE POUR ET LE CONTRE (ACCEPTE LES HORMONES) E12 : c'est vrai qu'en pesant le pour et le contre, j'ai voulu changer ACCEPTE LA BALANCE EFFETS INDESIRABLES / EFFICACITE DE L'IMPLANT E14 : Ben pour l'instant vu que je veux pas tomber enceinte c'est pas ce qui me dérangeait. PAS COMPLETEMENT SURE DE L'IMPLANT Ben en fait, c'est vis-à-vis que j'ai pas mes règles tout le temps, enfin, vu qu'elles se dispersent un peu et que je sais pas, je peux pas être E14 : sure. Et en plus j'ai des cachets, et j'ai des effets indésirables des cachets et des fois je vais vomir toute une soirée, et des fois si, des fois non, du coup, t'as quand même le coup de flip, euh si t'es enceinte ou pas. Puis vu qu'il y a aussi les changements d'humeur euh, vis-à-vis de ça j'ai un petit coup de flip ACCEPTENT LA PILULE MALGRE LES EFFETS E14 : Même si elles savent tous les effets qu'il y a ou euh Dans leur tête c'est la pilule ACCEPTE LA CONTRAINTE DE LA PILLULE, CAR CONTRE LE STERILET E15 : Mais bon, comme je veux pas de stérilet, après, il y avait pas 40 solutions ! ACCEPTER LES EFFETS SECONDAIRES DE LA PILULE E15 : I2 vous acceptez les, entre guillemets, les effets secondaires, si les migraines sont liées à ça, que vous avez avec la pilule. E15 : Ah oui ! PEU DE RISQUE D'ECHEC, SI CONTRACEPTION BIEN UTILISEE E15 : sais qu'il y a rien de fiable à 100%, à part l'abstinence ! Je me disais, si c'est relativement bien utilisé, euh bon, les chances, 'fin les probabilités de tomber enceinte, elles sont minimes quoi. Bon, je COMPREHENSION DES TENANTS ET ABOUTISSANTS E16 : toutes les contraceptions et qu'on comprend, qu'on conçoit que le stérilet c'est le plus naturel, ben, faut qu'on nous l'explique I1 : Et maintenant ça vous dérange moins ? E16 : Ouais, ben parce que quand on a compris tous les tenants et les aboutissants de L'AVANTAGE PEUT L'EMPORTER SUR LES INCONVENIENTS E16 : l'avantage on le sait, que c'est presque 100% de réussites, donc ça a quand même un intérêt pour ça, c'est pour ça que je l'ai gardé OBLIGEE D'Y PASSER E17 : Mais après, t'es obligée d'y passer, je pense Le meilleur moyen selon elles LE PLUS AVANTAGEUX : LE DIU E1 : ben voilà pour moi le plus avantageux c'est le stérilet DIU CUIVRE CORRESPOND E7 : moi je pense que c'est un mode de contraception qui me correspond, que je vais garder. LA PILULE ME VA TRES BIEN E11 : Moi, personnellement, celle que j'ai, elle me va très bien [] Moi, celle-ci elle me va très bien DIU LE MEILLEUR MOYEN E12 : Pour moi c'est le meilleur moyen de contraception. DIU CUIVRE MIEUX 119 E12 : c'est mieux d'avoir le stérilet au cuivre, si elles ont des convictions comme moi de pas prendre d'hormone et tout L'IMPLANT E14 : pour moi l'implant c'est le meilleur contraceptif que la pilule. LE MIEUX C'EST L'IMPLANT E14 : vu que j'ai commencé par l'implant et que j'ai continué, ben je vais dire que c'est l'implant ! DIU C'EST LA MEILLEURE SOLUTION E16 : le stérilet au cuivre, je pense que c'est la meilleure solution. [] Je pense que le stérilet au cuivre c'est la bonne solution DIU AURAIT CHANGE LA VIE E16 : je pense que j'aurais eu une vie différente si j'avais eu quelqu'un à cette époque-là qui m'avait dit écoutez, mettez le stérilet DIU CUIVRE CE QU'IL Y A DE MIEUX E16 : proposer direct. Sans parler de la pilule. Mais le stérilet cuivre, je pense que c'est vraiment C'est ce qu'il y a de mieux. Pour une jeune ado je pense que c'est ce qu'on devrait Ben le meilleur ce sera le stérilet au cuivre pour moi, parce que je prône le naturel MIRENA, C'ETAIT LE PARADIS E17 : ben c'était le paradis hein, pour moi ! J'avais plus de règles, c'était top, hein ! DIU CUIVRE LE TOP E17 : Le stérilet, ce que j'ai là actuellement, c'est le top ! DIU CUIVRE C'EST LE MIEUX E17 : Vraiment, c'est le mieux hein, pour moi. Je te conseille, de le conseiller. (Sourire) Non, non, c'est vraiment bien ce truc C'EST TRES BIEN LA PILULE E18 : de contraception. je trouve que c'est très bien la pilule, y a, non non. Moi, ça m'aurait pas dérangé de continuer la pilule [] je trouve que c'est un bon moyen CONVAINCUE PAR MIRENA E18 : très bien MIRENA) ! (rire) Ah oui, totalement convaincue par MIRENA E18 : le MIRENA qui est hormonal, euh, t'as quand même un double effet. Voilà, je trouve que c'est quand même beaucoup plus sécurisant ! DIU AU CUIVRE : LE REVE E19 : moi, le stérilet, il m'allait mais euh, pour moi, c'était le rêve ! NE CHANGERA PLUS JAMAIS (Anneau) E20 : franchement, c'est, pour moi, je changerais pas, jamais, je pense. E20 : Je trouve que du positif SI GROSSESSE INACCEPTABLE : DIU E21 : rappelle plus comment ça s'appelle, le truc en T. une personne qui veut absolument pas tomber enceinte, mais si elle fait pas une grosse étude sur soi-même je dirais de mettre une, je me Meilleur moyen chez les adolescentes Eviter moyen contraignant car période d'insouciance : préférer fiabilité et longue durée d'action PILULE PAS ADAPTEE AUX ADOS je pense que les adolescentes elles ont la tête ailleurs, elles ont pleins de choses à penser, et je trouve que la pilule est pas du tout adaptée E12 : pour des ados, parce que justement y a énormément de filles qui tombent enceintes jeunes. Moi je me pose pas de question, à mon avis c'est parce qu'elles pensent avoir un moyen de contraception et qu'en fait elles le prennent aléatoirement, et je sais pas o on en est dans les statistiques des interruptions volontaires de grossesse mais à mon avis y en a pleins Moi je me suis retrouvée quand j'ai accouché, quand j'ai avorté avec un groupe de filles, on était toutes très jeunes. Et elles avaient bizarrement toutes un moyen de contraception. Donc je me pose des questions DIU PLUS ADAPTE AUX ADOS E12 : jeune Sinon moi ça m'aurait changé la vie adolescente de pouvoir mettre un stérilet. J'aurais adoré. Je pense que c'est plus adapté quand on est DIU DEVRAIT ETRE PROPOSE OBLIGATOIREMENT AUX ADOS je pense que ça devrait se faire, en fait, d'installer le stérilet aux ados, tôt, on devrait proposer tout de suite aux adolescentes qui ont une E16 : activité sexuelle. Enfin, comme moi, j'ai commencé, j'ai eu ma première activité sexuelle à 15 ans, je pense que quand on apprend ça et qu'on sait qu'on est face à une ado qui est sexuellement active, le stérilet, je pense que ça devrait être presque, pas une obligation, mais presque quoi DIU DEVRAIT ETRE PROPOSE AUTOMATIQUEMENT 120 E16 : j'avais eu quelqu'un à cette époque-là qui m'avait dit écoutez, mettez le stérilet ça devrait être proposé automatiquement aux jeunes qui ont une activité régulière. Enfin, ouais, je pense que j'aurais eu une vie différente si DIU BIEN POUR LES ADOS E16 : voilà, mon opinion. Le stérilet ça serait bien pour les jeunes ados, faut en parler. DIU AU CUIVRE POUR LES ADOS E16 : proposer direct. Sans parler de la pilule. Mais le stérilet cuivre, je pense que c'est vraiment C'est ce qu'il y a de mieux. Pour une jeune ado je pense que c'est ce qu'on devrait TRANQUILLE 5 ANS DE 15 A 20 ANS AVEC LE DIU pour moi, le stérilet ça a un avantage quand on a 15 ans, comme je vous disais, parce que c'est 5 ans de tranquillité, donc on est sûr que de E16 : 15 à 20 ans, si on est une jeune fille et qu'on a pas envie de tomber enceinte, c'est sûr que c'est l'idéal. Pour moi, ça parait logique. Donc pour moi, ça parait logique qu'un médecin qui reçoit une gamine de 15 ans et qu'elle lui dit, voilà je suis active sexuellement et je voudrais une contraception pour être sure, pour moi c'est le stérilet qu'il devrait proposer automatiquement et pas la pilule STERILET, BON MOYEN POUR LES JEUNES E16 : Je pense que le stérilet, c'est un bon moyen pour les jeunes LE MIEUX A 15 ANS C'EST LE STERILET E17 : Je pense que c'est mieux de mettre un stérilet tout de suite, à 15 ans PROPOSER UN DIU CUIVRE A UNE ADO C'EST LUI RENDRE SERVICE E17 : tu te dis, peut être qu'une gamine, un stérilet en cuivre, ça doit faire bizarre de lui mettre ça, mais c'est lui rendre service CA PERMETTRAIT D'EVITER DES GAMINS CHEZ LES JEUNES Je pense hein, franchement. Après, je dis ça, je dis rien, c'est peut-être extrême, mais Puis, ça éviterait peut-être, des gamins [] Non E17 : désirés, un peu trop jeunes, des cas sociaux quoi. Tout simplement, parce que tu vois bien, à 15 ans euh, c'est rare hein, ceux qui restent ensemble. Alors bon, voilà, je pense, c'est peut-être pas plus mal. AUTORISER LE DIU AUX JEUNES FILLES E19 : envie qu'elle se retrouve à 19 ans, à faire une IVG. je pense qu'il faudrait qu'on autorise plus les jeunes filles à mettre un stérilet [] moi, ma fille, j'aimerais qu'elle mette un stérilet, j'ai pas E19 : ans, elle veut le stérilet, elle n'arrive pas à trouver un gynéco qui veuille lui en poser un. je pense qu'il faudrait donner un accès, plus facilement aux jeunes filles, si elles veulent qu'on leur mette une contraception. Ma sœur a 19 DIU LE MIEUX POUR LES JEUNES E19 : pour moi, c'est juste le truc parfait pour les jeunes, quoi ! DOMMAGE DE PAS PROPOSER PLUS DIU AUX JEUNES E19 : profiter. je trouve ça, juste un peu dommage que ; on a des stérilets pour personnes qui ont pas eu d'enfants, je trouve ça dommage, de pas en EVITER CONTRAINTE SUPPLEMENTAIRE POUR ADO déjà pilule, quand tu commences dans ta vie sexuelle, je trouve que c'est le pire au monde, quoi. Tu sais, tu sais, fin je veux dire, t'y vas avec E20 : ta fille, tu sais que ta fille, elle va pas. A moins qu'elle soit super carrée à 16 ans, je pense que c'est à peu près l'âge o y a les premières relations, 15-16 ans, mais te dire que tu, déjà elle a pas envie d'aller en cours, qu'elle a pas envie, fin tu vois, elle a envie de vivre, elle vient de découvrir sa sexualité et tu lui dis que chaque jour, à une heure précise, il va falloir qu'elle prenne un médicament. Je pense que, je sais pas, si y a des études qui ont été faites sur les personnes qui le prennent régulièrement, mais ça doit être ; je pense qu'une pilule, c'est pas la bonne idée, au tout début de ta sexualité. PATCH MOINS CONTRAIGNANT ET MOINS INVASIF E21 : je connais pas tous les autres, ouais, peut-être que le pansement ce serait le moins contraignant pour une adolescente. C'est moins invasif coup selon les types d'adolescents, je sais pas, peut-être que je lui dirais d'utiliser un des moyens des hormones, comme le pansement, après Pudeur : éviter corps étranger vaginal ou utérin CHOQUANT DE METTRE QUELQUE CHOSE DANS LES PARTIES INTIMES E14 : choquant : Je pense que pour une adolescente, se dire de mettre un stérilet ou un anneau ou quelque chose dans la partie intime ça va être plus GENEE CAR AU NIVEAU DU VAGIN E14 : qui osent pas le faire, parce que c'est vis-à-vis de, du vagin, et que ça leur fait plus peur CORPS ETRANGER UTERIN PLUS GENANT QUE DANS LE BRAS E16 : Enfin, pour moi l'idée d'avoir un truc à l'intérieur c'est vrai que c'était pas une idée qui me plaisait quoi Parce que l'implant on vous met ça dans le bras, bon, ben voilà. Pour une jeune fille, peut-être l'idée d'avoir un truc à l'intérieur c'est MOINS DE HONTE AUTOUR DE LA CONTRACEPTION E19 : elle est de plus en plus jeune. Et j'aimerais aussi qu'il y ait plus de, moins de honte autour de la contraception pour les jeunes filles. Parce que, on, la maturité sexuelle, ANNEAU UN PEU GÊNANT A PLACER SI PUDEUR 121 l'anneau, ça peut être vite, si t'aimes pas déjà mettre tes doigts, fin je sais pas. C'est comme le tampon, y en a il leur faut avec applicateur E20 : parce que mettre les doigts et le pousser au fond, ça les traumatise. J'ai découvert ça avec ma cousine qui me dit : Beurk, je veux pas toucher. Mais c'est ton corps ! (rire) Fin je sais qu'il y en a plein, je suis sure que PATCH / IMPLANT : IMPRESSION D'AVOIR UNE PUCE E20 : petite puce ! (Rire) C'est vrai que ça fait un peu dégueu, comme ça, mais Pas le patch, mais c'est vrai, comme on dit, ça fait vraiment genre : Ah ben, c'est une nouvelle vache qui peut procréer, on lui fout une PATCH MOINS CONTRAIGNANT ET MOINS INVASIF E21 : je connais pas tous les autres, ouais, peut-être que le pansement ce serait le moins contraignant pour une adolescente. C'est moins invasif coup selon les types d'adolescents, je sais pas, peut-être que je lui dirais d'utiliser un des moyens des hormones, comme le pansement, après ADO PAS A L'AISE AVEC CORPS ETRANGER INTRA-UTERIN en plus pas toutes les adolescentes sont à l'aise avec leur corps, donc Déjà à mon âge, je me souviens qu'il y en avait Pas à mon âge E21 : maintenant mais quand j'étais adolescente Qui avaient du mal à utiliser des tampons que tu mets à l'intérieur, du coup je pense que le stérilet, ça peut être un peu trop invasif Eviter les hormones à l'adolescence FAUSSE TOUT E13 : qu'utiliser des hormones au moment o vos cycles se mettent en place, comme à l'adolescence par exemple, et o du coup ça fausse tout DESEQUILIBRE A L'ADOLESCENCE PAR LES HORMONES je pense que quand on est ado, on devrait avoir quelque chose qui joue le moins possible sur les hormones, parce qu'on est en train de se E16 : former et les hormones on a besoin de les gérer. Et c'est au moment o on est ado qu'on comprend, qu'on adapte son corps et si on lui balance un whatmillion d'hormones, et puis on essaie la pilule, et puis on va essayer ci, et puis on va essayer là et au final, on déséquilibre à chaque fois, ça crée des fluctuations et c'est ce qui fait que du coup, on a pas un rythme régulier, les règles sont pas régulières. HORMONES, LE MOINS TÔT POSSIBLE E16 : je pense que les hormones en elles-mêmes, enfin, le moins tôt on commence à en ingurgiter, le mieux c'est DOMMAGE DE BOUFFER DES HORMONES A 18-19 ANS E19 : je trouve ça un peu dommage, de bouffer à 19 ans ou 18 ans, des hormones MIEUX DE NE PAS PRENDRE DE MEDICAMENTS PENDANT LA CROISSANCE E21 : aussi, et je vais pas te ramener des études sur ça dans l'âge de la croissance, on va dire jusqu'à 20 ans, moins on prend de médicaments, mieux c'est, mais après c'est un peu mes idéaux PRESERVATIF POUR NE PAS AVOIR D'HORMONES E21 : I1 : Et du coup aux adolescentes par exemple ? Tu disais : pas d'hormones, du coup tu E21 : Ben moi je dirais préservatif Protection des IST EN PLUS DE LA PILULE E17 : voilà C'est plutôt pour les maladies, pour moi. Mais après, quand t'as 15 ans, 20 ans, ben c'est surtout, que c'est sûr, c'est en plus de ta pilule ou PRESERVATIF BASE DES PREMIERS RAPPORTS E20 : je trouve ça bien, le préservatif, c'est vrai que ça devrait être la base, c'est la base, je pense, de tous les premiers rapports. PLUS DE RISQUE DE MALADIE QUE DE GROSSESSE peut-être préservatif, tout simplement. [. ] Ça serait pour moi le plus logique. Parce que pour moi, c'est, fin souvent on dit : Voyez, ma E20 : fille, elle a des rapports. Faut l'amener chez le gynéco, faut qu'elle ait une, fin faudrait qu'elle ait une pilule, fin une contraception. Euh, ben je sais pas, moi ça me, je trouve ça abusé. T'es pas obligé d'aller chez le gynéco, dès que t'as déjà eu des rapports, il faut que tu prennes une pilule. Le plus dangereux, c'est de mourir d'une maladie que d'avoir un enfant ! EXPLIQUER LA DOUBLE PROTECTION E20 : tu C'est tout, la protection ! Parce que en même temps, si tu te protèges avec le préservatif, c'est, t'as ni les maladies, ni le bébé ! peut-être préservatif, tout simplement. Ou encore mieux expliquer le fait que tu peux, (baisse la voix) que tu peux, que si tu te protèges pas, PROTEGER DES MALADIES qu'en tant qu'adolescente pour moi, le meilleur c'était le préservatif, parce que je savais l'imposer, je m'étais donné la règle que les fois o E21 : je l'avais pas, ben y avait pas d'histoire, et ça protège des maladies. Et ça moi je pense que c'est important quand tu n'as pas une relation durable avec une personne que tu connais bien Place du partenaire dans le choix de la femme Responsabilité de la femme, partenaire pas assez impliqué C'EST TOUJOURS MOI QUI AI CHOISI 122 oui oui quand je lui ai dit, enfin à chaque fois quand je revenais de chez le médecin moi du coup je lui expliquais ce que le médecin m'avait E2 : dit aussi, expliqué les différents modes de contraception, il a toujours respecté mon choix ça a toujours été MOI qui ai choisi, mais il a toujours respecté mon choix. CONTRACEPTION RESPONSABILITE DE LA FEMME E2 : C'est une responsabilité un peu qu'on a nous femmes, puis on la porte un petit peu toute seule cette responsabilité non mais parce que je lui ai souvent dit quand même : oh c'est toujours à nous . PAS D'INFLUENCE DU CONJOINT E2 : alors moi il m'a jamais euh empêchée, on en a toujours discuté ensemble CONTRACEPTION GEREE PAR LA FEMME E5 : contraception ! c'est pas avec les partenaires que j'ai eus que je vais les mettre dans les choses, voilà c'est moi qui gère (rires), je gère ma NE PENSE PAS QUE LE PARTENAIRE S'Y INTERESSE Quand plus tard, si un compagnon sur la durée, oui euh, si y a des choses qui lui convienne pas dans ma contraception, on en parlera mais E5 : honnêtement vu notre société actuelle, je pense pas du tout que mon compagnon un jour mettra son nez dans ma contraception. Clairement, je pense qu'il va se dire tu gères bien ton truc, c'est très très bien (rires), donc voilà. CHOIX DE LA FEMME E6 : je pense avant tout c'est un choix de femme ON EN PARLE SI CHANGEMENT DE CONTRACEPTION E7 : on en parlerait. Ben là, comme il y a eu un problème avec le stérilet, fin il est au courant, du coup, vu que je pense que s'il veut faire des enfants, là il m'influencera (rires), mais non, fin, je pense que si je changeais de moyen de contraception, ÇA SERAIT BIEN QUE CE SOIT EUX E9 : ça serait bien que ce soit eux mais PARTENAIRE PAS INTERESSE PAR QUEL CONTRACEPTIF E12 : eux tout ce qu'ils veulent savoir c'est si on a un moyen de contraception, le reste ça les intéresse pas L'HOMME PAS TRES EMBALLE PAR LA CONTRACEPTION à un moment donné, je crois qu'ils avaient parlé d'une pilule pour les hommes. [] je lui en avais parlé et il avait pas l'air très emballé. E15 : I2 : Et la ligature encore moins ! E15 : Ouais, voilà ! Et alors là, là il m'a dit Ah mais non, c'est pas possible Je lui ai dit Ben, pourquoi, on a eu 2 enfants ? . Et là, il m'a dit Ouais, mais on sait jamais, ce qu'il peut se passer dans la vie, si on venait à se séparer, j'aurais peut-être encore un enfant. Ah ouais, d'accord ? ! Non, mais je pense, que c'est, après c'est aussi lié au fait que pour les hommes [] je pense que c'est, pour eux, c'est quand même, fin au moins pour mon mari, je veux pas dire pour les autres, pour mon mari, c'est un peu l'affaire des filles quoi ! La contraception, à part, au début, préservatif, ok. Mais après, dès qu'on est en couple, voilà, c'est les bonnes femmes qui s'en occupent et euh, pff voilà, il voit pas pourquoi, on viendrait les impliquer trop là-dedans quoi, typiquement. Mais à un moment donné, ouais, ça me branchait bien ça ! Parce que moi je, fin voilà, je saturais complet. MARI PAS PREOCCUPE PAR LA CONTRACEPTION E15 : lui avais dit je mets un stérilet , il m'aurait dit ben ok, fais comme tu veux quoi. Non, mais il m'a jamais, franchement, il s'est jamais vraiment, non, il s'en est jamais vraiment préoccupé, j'allais dire, euh, non puis si je PAS PREOCCUPE DU TYPE DE CONTRACEPTION MAIS DE SON EFFICACITE E17 : Non, non, il s'en fout. Du moment que je tombe pas enceinte, c'est le principal. E17 : voilà, lui il est Puis bon lui, tu vois bien, les bonshommes hein je lui en ai parlé quand même hein, mais euh, je lui ai dit, de toute façon le fil, il le coupe Tant que tu le sentiras, il va le couper donc RASSURE PAR ABSENCE DE RISQUE D'OUBLI ET SURETE DE L'ANNEAU E20 : ça le rassure aussi parce que, voilà j'y ai, je dois y penser 2 fois par mois et que c'est un truc qui est sûr. LAISSE CHOISIR LA FEMME E21 : jamais forcée dans ce sens ou dit, moi je préfère pas l'utiliser donc prends autre chose. il m'avait laissé choisir, il m'a dit c'est ton choix, et euh, en même temps, je sais qu'il préfère ne pas utiliser un préservatif, mais il m'a E21 : je l'avais informé mais il m'a laissé, il m'a dit d'accord. E21 : il me laissera le choix, si je dis je préfère le pansement comme ça j'y pense pas, il me laissera faire. DOMMAGE QUE CE SOIT TOUJOURS A LA FEMME DE CHOISIR E21 : quand il me dit c'est ton choix, c'est ton corps, du coup c'est moi qui dois prendre le choix. Finalement après c'est toujours toi. peut-être un peu dommage que ce soit toujours du côté de la femme. Et après c'est comme ça, ça m'a pas non plus trop dérangée. Après RISQUE DE GROSSESSE NON PRIS AU SERIEUX PAR LES HOMMES E21 : quand l'autre insistait pour dire non je veux pas l'utiliser. Comme je sais que le plus gros problème ça va être pour moi, ça m'énerve aussi Je sais pas si c'est une société masculiniste ou quoi, mais tous les hommes n'ont pas le même respect. Et moi je me suis énervée plusieurs fois 123 Ce n'est pas le problème du partenaire qui n'a pas son mot à dire NE MET PAS LE NEZ DANS MA CONTRACEPTION E5 : gère ma contraception et mon partenaire euh, c'est pas avec les partenaires que j'ai eus que je vais les mettre dans les choses, voilà c'est moi qui gère (rires), je Quand plus tard, si un compagnon sur la durée, oui euh, si y a des choses qui lui convienne pas dans ma contraception, on en parlera mais honnêtement vu notre société actuelle, je pense pas du tout que mon compagnon un jour mettra son nez dans ma contraception C'EST MOI QUI DECIDE E9 : Non, de toute façon, c'est pas lui, c'est moi qui (rires) décide. IL N'A RIEN A DIRE E9 : je lui ai déjà dit, tu as rien à dire, c'est pas ta contraception, c'est moi qui le fais, c'est pas toi qui le portes, donc, ça va ! C'EST MON CORPS, MA DECISION FINALE quand même c'est mon corps, fin, après on peut en discuter, mais c'est quand même mon corps et je me ferai jamais imposer quelque chose E11 : parce qu'il préfère. Après, on peut toujours en discuter, parce qu'il y a quand même pas mal de choses qui me dérangent pas et qu'on pourrait tester. Mais la décision finale, c'est quand même dans moi, qu'on va faire des choses (rires). DISCUSSION OK MAIS JAMAIS IMPOSEE E11 : pas et qu'il insiste. Après, ouais, voilà, en discuter, voir le pour et le contre, essayer peut être. Mais, je me ferai jamais imposer quelque chose, si moi je veux CHOIX DE LA FEMME CONCERNANT SON CORPS oui j'en ai déjà discuté, mais mes choix c'est moi qui les ai faits. J'estime que eux ils ont la belle vie. Euh, ils ont pas à se préoccuper de ça E12 : eux. Donc je pense que le choix il appartient à la femme parce que c'est elle qui fait subir ça à son corps. En gros il peut donner un avis mais moi j'en tiendrai jamais compte quoi ! C'EST MON OPINION Non, ça viendra de ma propre opinion, le jour o j'ai envie de changer, peut-être que j'en parlerai avec mon copain, parce que ça fait un E14 : petit moment qu'on est ensemble, donc je pense qu'on se renseignera bien mieux, on en parlera ben du coup avec mon médecin, mais euh sinon euh sur ça, c'est mon opinion à moi qui l'ai c'est pas quelqu'un d'autre en fait. MON MARI N'A PAS DROIT AU CHAPITRE E15 : mais alors là, c'est pas, non mais alors là, euh, là (rire), fin il a pas droit au chapitre ! I2 : est-ce que lui a un rôle dans votre choix de contraception ? E15 : Oh, pas du tout. [] Ah non, puis euh, je lui ai jamais euh [] Ah C'EST PAS LUI QUI DECIDE POUR MOI E15 : qui aurait décidé pour moi, non, pas du tout. Voilà, c'est pas, ha non non non non. Et si il avait été contre et que moi j'avais été décidée, de toute façon, alors là, c'est clair, c'est pas lui IL AURAIT PAS EU LE CHOIX E17 : de toute façon il aurait pas eu le choix, je, je lui aurais dit : Ben de toute façon, c'est ou le stérilet ou les, ou un enfant. E17 : je l'avais, puis il se serait dit Ah ben oui, je le sens pas. Et puis même, si je lui avais dit : Oui, oui, t'inquiètes pas. Je l'aurais mis quand même et il l'aurait même pas, fin il l'aurait su une fois que LES HOMMES, FAUT PAS LES ECOUTER E17 : Les bonshommes, faut pas y écouter C'EST PAS A EUX DE DECIDER E17 : c'est pas à eux de décider C'EST MOI QUI DECIDE E17 : qu'il me fasse pas chier sur ma, sur mon moyen. (Rire) C'est moi qui décide, là ! PROBLEME DE FEMME CAR C'EST ELLE QUI EST ENCEINTE E17 : C'est toi qui tombe enceinte ! Et oui, c'est toi qui, toi tu peux pas ! Tu fais attention. Donc c'est pas pour lui que tu le fais, c'est pour toi CHOIX DE LA FEMME CAR SA SANTE EN JEU E19 : non non, fin j'aurais écouté le choix, mais euh, par contre, compte tenu qu'il y a ma santé en jeu, là euh, non. C'EST MON CORPS, JE CHOISIS E20 : Non non, c'est mon corps, j'ai envie de dire : C'est bon, c'est (Rire) Envie de plus impliquer son partenaire dans une responsabilité partagée RÔLE PLUS IMPORTANT DE L'HOMME DANS LE RETRAIT ben quand je lui ai dit j'ai plus envie de prendre la pilule alors on a reparlé à nouveau de la vasectomie et que je me fasse ligaturer les E2 : trompes, et il a dit ah non mais c'est pas à toi de le faire , mais en même temps lui il est pas prêt non plus à le faire de son côté donc pas grave, on va faire attention , voilà il le sait bien, puis j'ai l'impression du coup qu'il est un peu plus actif, qu'il participe lui aussi pour une fois 124 J'AI CONFIANCE EN MON MARI E2 : que voilà, si je lui faisais pas confiance euh Je continuerais à prendre quelque chose ou euh, mais bon, je pense pas qu'il y ait de souci je fais confiance à mon mari, on se connait depuis un moment maintenant. Donc euh, on sait comment on fonctionne, enfin bon. Je suppose IL POURRAIT FAIRE PENSER A LA PILULE E2 : aussi parce que voilà c'est pour tous les 2. non mais parce que je lui ai souvent dit quand même : oh c'est toujours à nous . Pour la pilule je lui disais mais tu peux me faire penser CONFIANCE EN SON PARTENAIRE QU'ON CONNAIT E3 : depuis des années et des années avec son partenaire, on se connait et ça pose moins de problèmes après faire attention, mais bon après c'est chacun, connait son partenaire, et euh, il y a une confiance avec son partenaire, et quand on est là IL VERIFIE QUE JE L'OUBLIE PAS E9 : ben mon copain, ça va, il est, il me demande tout le temps si je la prends (rires), il me dit tu l'oublies pas ! CHOIX A DEUX E13 : Je suis contente que ce soit un choix qui se fasse à deux, qui implique un dialogue avec mon mari UN CHOIX A 2 E13 : NOTRE choix, parce qu'en fait c'est un choix qu'on a fait à deux avec mon mari RESPONSABILITE DES DEUX DANS LA CONCEPTION E13 : je pense qu'il y a quand même une responsabilité des deux, de l'homme et de la femme, dans la conception d'un enfant FREIN A LA RESPONSABILITE (DE L'HOMME) EN CAS DE GROSSESSE E13 : couple, à mon sens je pense que c'est un frein à la responsabilité en cas de grossesse quand même, et puis c'est un frein à la communication aussi dans le INFLUENCE D'UNE CONTRACEPTION MASCULINE POUR DIMINUER LES FAMILLES RECOMPOSEES Parce que quand t'as 40 ans, en général, un garçon, même 45, fin ça dépend ta situation, mais en général, t'en veux plus des gamins et tu E17 : fais tout pour pas en avoir, tu vois. Et peut-être que ça faciliterait, les familles recomposées aussi, y en aurait peut-être moins, si c'est les hommes qui avaient une contraception. Parce que y en a plein dans notre entourage, mon copain c'est le seul qui a pas refait un gamin, quand même. [] mais euh, je pense que ça faciliterait la vie de tout le monde, si c'est les hommes qui se [] y aurait moins de familles recomposées, en tout cas, ça c'est sûr. (Sourire) C'est certain, c'est peut-être pas plus mal. VOUDRAIT RESPONSABILITE PARTAGEE E17 : Oui, ben moi c'est pareil. Si tu veux, je, je pourrais le faire, mais je me dis : Pourquoi, il le fait pas lui ? L'HOMME DEVRAIT PAYER LA MOITIE DE L'ANNEAU Même pour moi, faudrait qu'il paie la moitié, mais bon, après c'est un choix. (Sourire) [] une fois, j'ai eu cette réflexion d'un ex, à E20 : l'époque, qui m'avait dit : Ben, je te paierai la moitié, parce que c'est normal, en même temps, tu le fais pour moi, mais Fin tu le fais pour toi, mais tu le fais aussi pour moi. Pour moi, c'était logique sa réflexion parce que ben, oui, t'as pas envie de faire l'amour avec un préservatif, mais t'as pas envie d'enfant non plus. FAIRE UN CHOIX AVEC LE CONJOINT E21 : je prendrai un choix avec T (son compagnon), on prendra un choix ensemble, euh, voir ensemble euh, ce qui nous convienne. REFLECHIR ENSEMBLE E21 : là on réfléchira ensemble pour le futur DOMMAGE QUE CE SOIT TOUJOURS DU COTE DE LA FEMME E21 : ton choix, c'est ton corps, du coup c'est moi qui dois prendre le choix dommage que ce soit toujours du côté de la femme. Et après c'est comme ça, ça m'a pas non plus trop dérangée. Après quand il me dit c'est 125 ANNEXE 6 : Verbatim Entretien 1 : 11/04/2016 - Investigatrice 1 - Cabinet médical I : Bonjour et bienvenue, merci d'avoir accepté de me donner un peu de temps pour répondre à mes questions, moi c'est Claire, je fais une thèse avec une autre médecin qui s'appelle Céline, concernant l'opinion des femmes sur les méthodes de contraceptions hormonales donc pilule, patch implant, anneau et intra-utérines, donc les stérilets au cuivre ou aux hormones. D'accord ? Donc il ne faut pas que vous ayez d'inquiétude si vous ne les connaissez pas, si vous ne savez pas com- ment ça marche, voilà l'intérêt c'est d'étudier votre opinion, votre point de vue, comment vous percevez ces méthodes. Si vous avez des questions on peut les noter, j'y répondrai à la fin, on peut les écrire si vous avez peur de les oublier. Donc comme je vous l'avais dit l'entretien est enregistré et je le retranscrirai par écrit, par contre il est anonyme, et ce ne sera pas diffusé à qui que ce soit, il n'y aura que moi et ma co-thésarde qui le relirons. Et nous avons donc déjà vérifié que le téléphone était éteint. Donc pour l'instant j'ai besoin déjà de mieux vous connaitre, de vous situer un petit peu, quel âge avez-vous ? E1 : 21 ans I : 21 ans, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? E1 : Je suis à la fac en L3, en anthropologie. I : D'accord, votre situation familiale ? E1 : Euh, je vis en couple avec mon copain, à Paris. I : D'accord, avez-vous des enfants ou des projets immédiats ? E1 : Non, rien d'immédiat. I : Est-ce que vous avez déjà fait une interruption de grossesse ? E1 : Non I : D'accord, quel mode de contraception utilisez-vous en ce moment ? E1 : Le stérilet au cuivre I : D'accord, est-ce que ça vous convient ? E1 : Euh oui ça me convient, c'est plutôt pas mal, à part que du coup bah, j'ai des douleurs beaucoup plus fortes que quand je prenais la pilule, mais du coup mon médecin m'a donné un fin ma gynéco m'a donné des médicaments pour ça donc c'est bon, j'sais plus comment ça s'appelle, adi ou fin le nom je m'en rappelle plus. I : ANTADYS ? E1 : Ouais c'est ça. I : Euh, depuis quand vous avez le stérilet ? E1 : Depuis janvier dernier, pas celui-là celui d'avant. I : D'accord, euh donc ça vous convient oui, vous m'avez déjà dit, pourquoi vous avez choisi cette méthode de contraception ? E1 : Parce que je voulais plus du tout d'hormones en fait, c'est pas quelque chose qui me plait, j'ai eu des boules dans la poitrine, je sais pas comment ça s'appelle, elle m'a dit que ça pouvait être dû aux hormones. I : Hummhm E1 : Et du coup ça me plaisait pas du tout de prendre des hormones. I : D'accord E1 : Du coup, je voulais trouver un autre moyen de contraception. I : Donc auparavant vous aviez la pilule, euh, est-ce que vous avez utilisé d'autres moyens ? E1 : Ben le préservatif I : Et pourquoi vous avez décidé de changer ? E1 : Euh parce que les hormones ne me convenaient pas. I : Et le préservatif ? E1 : Ben parce que quand ça devient sérieux, ben on prend autre chose. (rires) I : Ok, votre suivi gynéco, vous avez déjà répondu à la question c'est un gynéco qui l'assure. E1 : Oui I : D'accord, et vos connaissances en matière de contraception o est-ce que vous les avez trouvées ? E1 : Ben un peu toute seule, en discutant avec des amies, en se rensei- gnant comme ça euh, et je me suis rendu compte, fin je me suis tour- née vers le stérilet parce que, fin tout le reste en fait c'est des hor- mones, donc du coup ça réduisait le choix de beaucoup (rire) du coup. I : D'accord. Est-ce que vous avez l'impression d'avoir été suffisam- ment informée ? E1 : Non, je pense qu'on ne nous dit pas, euh, quand on va directement chez notre médecin ou le gynéco, fin ils nous prescrivent souvent la pilule, c'est le truc qu'ils nous prescrivent souvent. I : D'accord, est-ce que vous avez des croyances religieuses ? E1 : Non I : Non. Euh en cas de rapport sexuel non ou mal protégé, pour éviter de tomber enceinte qu'est-ce que vous faites dans les jours qui suivent, est-ce que vous savez ? E1 : J'irai prendre la pilule du lendemain. I : Ouais, d'accord, vous savez jusqu'à combien de temps vous avez ? E1 : Il me semble que c'est 72h, fin je crois. I : D'accord, et là ben avec le stérilet à priori, vous avez pas ce genre de problème. E1 : Non, pas trop du coup. I : Sauf si, ben ça peut arriver qu'il E1 : Ben, on m'a parlé oui qu'il y avait des grossesses intra-utérines ou des trucs comme ça qui arrivaient. I : Oui ça à la limite, vous vous en rendrez pas compte que le rapport n'était pas protégé, là je disais plus ça si il tombe. E1 : Ouais d'accord I : Donc, on va passer au vif du sujet, qu'elle est votre opinion générale déjà concernant ben, on va les faire chacun leur tour si ça vous va, on commence par celui que vous voulez. E1 : Euh ben alors la pilule, ben moi j'ai un peu le même avis global par rapport aux deux autres, c'est que les hormones j'aime pas, après la pilule ben c'est, on peut les oublier souvent. I : Hum E1 : En la prenant, ce qui m'est arrivé souvent, après euh, l'implant, moi j'aimerais pas avoir quelque chose dans moi, c'est pas quelque chose qui me, fin dans le bras ça me, ça me plairait pas forcément, après on m'avait dit que le euh l'anneau, j'ai quelqu'un qu'avait un anneau et on m'avait dit qu'il s'était, pendant un rapport il s'était coincé ou y avait eu un problème comme ça, donc c'est pas quelque chose qui me, j'ai pas eu forcément des bons retours, après je les con- nais pas forcément, les seuls que je connais bien c'est la pilule du coup, et après le reste euh (silence) I : Pas bien E1 : Ben j'ai pas juste parce que c'est des hormones en fait, c'est pour ça que moi ça me tente pas plus et j'ai pas envie de retourner, euh aux hormones quoi. I : D'accord E1 : Fin après j'avais entendu même pour le stérilet au cuivre, je sais même pas si c'est vrai ou pas, que ça, qu'il y avait des avortements chaque mois. I : Mmh E1 : Possibles, mais je sais même pas si I : Si c'est vrai ou pas E1 : Non pas trop. I : Et est-ce que ça vous dérange ? E1 : Franchement ouais ça me dérangeait, et du coup c'est pour ça que j'aurais voulu savoir un peu plus, mais après sur internet, y en a qui disent que oui, y en a qui disent que non euh, donc euh. I : D'accord, on y répondra après hein, si c'est important. Euh par rapport du coup, par rapport aux hormones, qu'est-ce qui vous dérange ? Y avait cette histoire de boule dans le sein, est-ce qu'il y avait d'autre chose ? E1 : Ben que ça modifie notre cycle, que c'est des fausses règles, que c'est pas naturel en fait. I : Ouais E1 : Et pour moi, je reste dans l'idée qu'on sait pas trop ce que ça peut faire, dans les années futures en en prenant, en modifiant notre cycle comme ça, même si on dit que non sur les bébés, sur les futurs bébés ça fait rien, moi je reste dans l'idée que je suis pas sûre quoi, (rire) donc euh. I : D'accord. On a du recul quand même ! E1 : Mmh I : D'accord, est-ce que vous savez un peu l'efficacité des différentes méthodes, pourquoi je vous pose des questions sur ces méthodes-là plutôt que sur d'autres, par exemple ? E1 : Non I : Et par rapport à l'efficacité ? E1 : Euh pas forcément, je sais que c'est souvent 99% ou 98% et je sais pas exactement pour chacun euh, chacune des méthodes. I : Vous diriez pour les classer par exemple ? Vous les classeriez com- ment, de la plus efficace à la moins efficace ? E1 : (Silence) Peut-être la pilule la plus efficace ? Je sais pas franche- ment, je sais pas. I : Mmh et après ? E1 : Euh peut-être les stérilets, ou enfin, franchement je sais pas, je me suis pas posé la question. I : Et l'implant, le patch, l'anneau ? E1 : Euh ben l'implant, je le mettrais sur le même plan que la pilule, vu que c'est comme la pilule, le patch j'en sais rien, je sais même pas comment ça marche, donc non je sais pas. I : D'accord, quels sont selon vous, les avantages de chacune de ces méthodes ? E1 : euh, ben l'avantage du stérilet c'est qu'on n'a rien à faire, on s'occupe de rien, voilà. Euh. I : C'est ça qui vous a poussé à l'utiliser ? E1 : Non c'était pour les hormones, parce que c'est des hormones, parce que si j'avais voulu rien faire j'aurais pu prendre le patch, fin le, l'implant, voilà, après euh, l'avantage de la pilule, j'en vois pas trop, ben si ça protège, mais faut quand même y penser chaque jour. L'avantage plus que ça, je vois pas forcément. Par rapport au stérilet par exemple, je vois pas d'avantage à la pilule. Euh ben l'anneau c'est 126 vrai que c'est pareil je crois, ben non faut le changer tous les mois, peut-être y a un truc comme ça. Euh du coup, ben voilà pour moi, le plus avantageux c'est le stérilet. I : D'accord, du coup à propos des désavantages de chaque moyen ? E1 : Ben du coup, euh pilule comme je vous ai dit, faut y penser à chaque fois, l'anneau faut le changer, euh l'implant on m'avait dit que y avait une copine qui l'avait et elle aimait pas parce qu'elle le sentait en fait, elle aimait pas le sentir dans son bras, fin je l'ai pas fait donc j'en sais rien, euh elle me disait que c'était plutôt ça son désavantage. Moi quand je prenais la pilule j'avais des sécheresses, donc du coup, ça c'était quelque chose qui m'a poussée à arrêter aussi au tout début o je l'ai prise. Euh, voilà, ah oui puis baisse de libido aussi avec la pilule, fin j'ai eu des baisses de libido avec la pilule, alors qu'avec le stérilet, pas du tout. I : Le patch, l'anneau ? E1 : J'y connais rien en fait, fin je les ai, fin euh, j'vois I : Vous ne vous êtes pas posé la question, dans la mesure o c'étaient des hormones. E1 : Non, pas plus que ça ouais. I : Et le stérilet à la progestérone ? E1 : Ben c'était des hormones, donc du coup euh, si je changeais c'était vraiment pour quelque chose sans hormone. I : D'accord, euh donc l'efficacité on a déjà posé la question. A propos des effets indésirables qu'ils soient acceptables ou non, qu'est-ce que vous en savez, qu'est-ce que vous en pensez ? E1 : Euh effets indésirables bah, euh, le stérilet y a beaucoup plus de saignement et beaucoup plus de douleurs, parce que c'est des vraies règles du coup. Euh, effets indésirables de la pilule, ben comme je vous avais dit, j'avais eu des sécheresses, euh, baisse de libido, après je connais pas plus que ça, par rapport à mon vécu à moi en tout cas, c'est les seuls problèmes que j'ai rencontré. Après je sais même pas si mes boules aux seins sont liés vraiment à la prise de pilule. I : Est-ce que depuis que vous l'avez plus E1 : Elles ont pas disparu, elles y sont toujours, mais j'en ai pas eu plus en tous cas. I : D'accord E1 : Donc voila I : D'accord, par rapport patch, anneau, vous savez pas trop. E1 : Non I : Les effets indésirables et l'implant ? E1 : Je pense que c'est les mêmes que la pilule, au final c'est des hormones, après je sais pas sur quelle pilule c'est, si c'est une pilule euuh, la même pour tout le monde, ou dans, j'en sais rien comment ça se passe, mais je pense que chaque pilule a ses avantages et ses incon- vénients aussi, je pense. I : Et donc les désavantages au niveau du stérilet, vous m'avez déjà répondu. Les effets indésirables qui représentent un frein pour vous, c'est les hormones ? E1 : Pour moi ouais, personnellement c'est ça. I : Est-ce que y a quelque chose, c'est que des choses que vous avez ressenties dans votre corps ou y a des choses qui vous paraissent être des idées ? E1 : Ben j'ai ressenti, comme je vous ai dit, j'ai eu quelques petits soucis, mais c'est surtout en réfléchissant, ben j'avais pas envie de continuer à prendre des hormones plus que ça, pourtant ma gynéco m'avait dit, si ça fonctionne bien avec la pilule faut continuer . Ben moi j'ai dit non, je préfère arrêter et prendre quelque chose de Pour moi dans ma tête, c'est plus naturel en fait, parce que ça modifie pas le cycle, donc c'était ça l'idée. I : Après, y a l'histoire des oublis aussi. E1 : Oui, ouais, après y a l'histoire des oublis aussi, après j'ai pas eu je suis jamais tombée enceinte non plus donc au final, même si je l'ai oubliée, euh ça a pas été grave pour moi, même si j'ai eu quelques oublis euh, après souvent c'est vrai que la pilule, parfois je me réveil- lais, y avait six heures de retard, c'était pas toujours fixe quoi. I : C'était quelle pilule que vous aviez ? E1 : J'avais LEELOO. I : D'accord, à propos des contraintes ou de la commodité d'utilisation, qu'est-ce qui vous attire ou vous gêne dans le mode d'utilisation des différents moyens ? E1 : Ben comme je vous ai dit, c'est pratique avec le stérilet, parce qu'on n'a pas grand-chose à faire, fin rien à faire, juste aller voir le gynéco une fois par an. I : Y penser tous les 5 ans. (Rires) E1 : Voilà et euh, après oui c'est je sais pas, peut être que en vieillis- sant j'aurai pas envie de prendre un stérilet, après c'est moi hein, parce que je me dirai que forcément pour avoir un bébé faut faire la démarche de se dire qu'il faut enlever le stérilet, faut faire machin, ben c'est pas sous le coup du hasard ou ce genre de chose. Fin c'est quelque chose que je ferai peut être pas tout le temps, fin pour certaines femmes c'est peut-être très bien, pour celles qui veulent tout prévoir et tout, fin moi j'aurais peut-être pas forcément toujours envie, après euh, c'est quoi la question déjà ? I : A propos des contraintes ou de la commodité ? E1 : Des contraintes voilà euh, la pilule ben voilà, la prendre à heure fixe, fin voilà, ça dépend y a des pilules qu'on est peut-être moins obligé de les prendre à heure fixe I : Y en a o c'est moins grave, on a plus de délai peut être oui. E1 : C'est vrai, et puis aussi pour la pilule, ben c'est vrai que moi, je suis pas une grande fumeuse, mais c'est vrai qu'occasionnellement je peux fumer et c'est vrai que pour des pilules c'était gênant. Ça pouvait créer des problèmes d'artères je crois ou, donc I : D'accord. Par rapport patch, anneau, pas d'idée ? E1 : Ben non pas trop, après je sais que, que ça marche aux hormones il me semble, après euh, on m'avait dit que c'était moins dosé l'anneau, je sais pas si c'est vrai ou pas. J'en sais rien parce que comme j'ai jamais utilisé, je me suis pas plus posé la question que ça, à partir du moment o c'étaient des hormones et que je voulais en sortir. I : D'accord E1 : Mais c'est pas une question en fait, de trouver une comment dire, de trouver une euh, un moyen de contraception qui est plus efficace ou moins efficace que la pilule, c'était vraiment sortir des hormones, donc à partir de là j'ai pas regardé tout ce qui était autour. I : Tout ce qui était hormonal. Est-ce que, euh tout à l'heure vous avez mentionné par rapport à l'implant, le problème d'avoir un corps étran- ger, qu'est-ce qui est gênant pour vous ? E1 : Ben c'est pas que c'est gênant au final, parce que là j'en ai un, donc c'est pas ça. Non c'était juste de le sentir, de le voir et une copine me disait qu'elle le sentait, qu'elle savait qu'il était là et puis euh après moi, si ça avait pas été des hormones, j'aurais peut être pris ça au final, si c'était un autre moyen de contraception, moi ça me choque pas plus que ça quoi. I : D'accord. Et est-ce que vous êtes dérangée par le fait d'en avoir un dans l'utérus ? E1 : Ben ça me dérange pas, mais quand même c'est pas des fois j'y pense quoi, puis des fois mon compagnon le sent aussi ou ce genre de choses, donc c'est pas euh, après c'est pas, y a des choses plus graves quoi, c'est pas grave d'avoir quelque chose au final, si c'est pour se protéger mais euh j'ai l'impression que y a pas de moyen de contra- ception qui modifie pas aujourd'hui quoi. I : Disons pas d'efficace de manière certaine quoi. Si on part dans des méthodes sans rien, en termes de contraintes et de commodité et d'efficacité, c'est pas la même chose. Des choses à ajouter sur le pas naturel et les hormones ? . Est-ce que vous pensez, est-ce que vous vous dites à qui s'adressent ces contraception ou à qui elles ne s'adressent pas, à qui elles ne sont pas utiles à qui elles sont utiles ? E1 : Ben je pense que forcément chaque contraception va être mieux pour une femme, mais justement faudrait mieux axer ça, parce que pour moi on distribue la pilule à la plupart des femmes et c'est peut-être pas le mode de contraception qui leur correspond forcément. Donc après, je pense qu'on nous informe pas forcément assez là-dessus. Je sais pas par quel moyen il faudrait passer hein, peut-être des rendez-vous préa- lables, j'en sais rien, pour connaitre la personne, savoir ce qu'elle veut vraiment, comment elle est, son mode de vie ce genre de choses. I : Vous avez bien raison, donc chaque femme a sa contraception qui lui correspond, pour vous ce serait ? . Le stérilet vous correspond à peu près ? Y a pas d'idéal finalement ? E1 : Ben moi si, l'idéal ce serait d'avoir rien et que ça marche bien ! (Rires) Voilà, pour l'instant je I : Quand je veux, comme je veux, ça s'appelle de la magie ! Est-ce qu'il y a des gens qui n'en ont pas besoin, selon vous ? En fonction de l'âge, en fonction de E1 : Oui ben, je pense qu'il y a des femmes qui, moi je pense que quand j'aurai fini mes études et que je voudrai un bébé, j'en prendrai plus à un moment donné. I : Oui quand vous voulez avoir un bébé, mais est-ce que en dehors du désir de grossesse, il y a des moments o on n'en a pas besoin ? E1 : En dehors du désir de grossesse par exemple, une femme de mon âge euh. (Silence) Je sais pas moi, j'ai des copines qui prennent rien et qui prennent le préservatif quoi. Qui veulent pas euh Après non rien du tout, pas de préservatif non, bien sûr que non faut toujours prendre quelque chose. Après euh, forcément la pilule ou le stérilet ou ce genre de chose, quand on n'est pas dans une relation sérieuse, non pas forcé- ment. I : Hum d'accord. Est-ce que vous voyez des choses à ajouter, qu'on n'ait pas abordées ? E1 : Euh non I : Et donc vous m'avez dit que vous n'étiez pas suffisamment infor- mée, quelles sont les informations que vous auriez voulu recevoir sans avoir à poser la question par exemple, lors de votre consultation gynéco ? E1 : (silence) Ben euh je sais pas, plus me donner les avantages, les inconvénients de chaque méthode peut être, puis c'est pas juste les inconvénients, c'est savoir, moi, comment je fonctionne, mon mode de vie à moi, qu'est-ce qui m'irait le mieux en fait. Parce qu'au final on, voilà j'ai été le voir, j'avais 17 ans et mon médecin m'a dit ben voilà la pilule, très bien , et il m'a donné une pilule qui était hyper dosée en plus, à l'époque pour une première pilule I : Laquelle ? 127 E1 : Je sais plus le nom, je sais même pas si elle est encore sur le marché, c'est ça qui m'avait donné des sécheresses en fait. Et du coup je l'ai prise 4 mois, j'ai pris 6kg. Euh (silence). Après c'est normal mais, enfin ça dépend des pilules, je pense qu'il m'aurait donné une pilule moins dosée, euh, donc ouais, je pense il donne ça parce que c'est le plus simple, faut donner quelque chose pour protéger mais (silence) I : Il n'a pas posé plus de question. E1 : Après, c'est clair qu'à l'époque, ça m'arrangeait aussi. Que j'aille voir mon médecin, qu'il me donne ça parce que voilà j'avais un copain, je voulais être protégée. Voilà, ça m'a arrangée qu'il m'a pas, pendant euh Mais avec du recul, après je me dis peut-être que, peut-être qu'en discutant plus, peut-être j'aurais préféré, je sais pas. Je sais pas. Après c'était pratique, la pilule aussi quand j'étais ado, quoi parce que C'était pas, faut prendre un rendez-vous chez le gynéco pour poser un stérilet C'était quand même pratique au final. I : D'accord. Vous n'avez pas eu de mal à trouver quelqu'un qui a bien voulu vous poser un stérilet, alors que vous n'aviez pas d'enfant ? E1 : Non, je suis allée voir mon gynéco directement. I : Est-ce qu'il y a des questions auxquelles vous souhaiteriez que je réponde ? E1 : Hum, ben peut-être si vous savez pour le stérilet, si ça fait des fausses couches ou ce genre de choses ? I : Alors je suis d'accord avec vous, c'est difficile de trouver la réponse sur internet. Pour moi, la plupart du temps, c'est pas une fausse couche, ça va plutôt être spermicide. E1 : Oui, c'est ce qu'on m'avait dit ouais. I : Voilà, ça empêche les spermatozoïdes de remonter jusqu'à l'ovule. De temps en temps y en a un qui passe. Voilà, le trajet est toxique pour les spermatozoïdes, ça les tue. De temps en temps euh, ça va pas mar- cher, y en a un qui va passer, dans ce cas-là l'utérus est impropre à la nidation. E1 : Impropre c'est-à-dire ? I : C'est-à-dire que l'œuf fécondé ne va pas pouvoir s'implanter, parce que la muqueuse utérine est modifiée, du fait de la présence du cuivre. Si c'étaient que des fausses couches, il y aurait autant de grossesse extra utérine que sans stérilet, alors que là on voit que des grossesses extra utérines y en a beaucoup moins que sans contraception du tout. Y a des gens qui disent que ça augmente le nombre de grossesses extra utérines, c'est que sur le nombre de grossesses qu'on va avoir sous stérilet, la proportion de GEU par rapport aux GIU sera plus que dans la population sans contraception. E1 : Et est-ce que si je tombe enceinte là avec un stérilet, y a un risque ? Imaginons, comment je m'en rends compte et est-ce qu'il y a un risque pour le bébé que je peux avoir ? Comment je vais m'en rendre compte déjà ? I : Vous n'allez plus avoir vos règles et puis les autres signes de gros- sesse éventuellement, mal aux seins, nausées E1 : Et lui, il va se développer normalement I : Il faudra enlever le stérilet, effectivement au moment du retrait y a un risque de fausse couche. Mais après il y a des grossesses sous stéri- let qui se passent bien. Il faut retirer le stérilet puis la grossesse se passe bien. Après c'est vous qui choisissez aussi, vu que vous avez une contraception c'est qu'a priori vous voulez pas d'enfant, est-ce que vous le gardez est-ce que vous ne le gardez pas, voilà. E1 : D'accord. I : J'ai répondu à la question ? E1 : oui oui, super. I : Et du coup, par rapport aux méthodes hormonales, est-ce que vous auriez des questions qui pourraient vous faire changer d'avis ? E1 : Ben euh, moi je reste sur l'idée qu'à partir du moment o ça modifie quelque chose, ça me plait pas, mais après peut-être que vous pouvez me dire le contraire. I : C'est des raisons qui se tiennent. Après sur ce qui est de la fertilité après l'arrêt de la pilule, euh on a quand même du recul depuis qu'on utilise la pilule, si on regarde des femmes qui n'ont pas de contracep- tion et des femmes qui viennent d'arrêter la pilule, le délai pour avoir une grossesse est à peu près le même. De la même manière avec le stérilet, le délai pour avoir une grossesse est à peu près le même. D'accord ? Après concernant les conséquences sur l'enfant, le bébé, non là il n'y en a pas. Il n'y a pas d'étude en tout cas, qui retrouve des malformations ou quelque problème que ce soit. Concernant l'efficacité si vous voulez ; donc le plus efficace ça va être l'implant, on est à quasiment 100%, on est à plus de 99%. Concernant après en 2ème, on peut avoir les stérilets qui vont être à 99, 2 et 99, 5 avec le stérilet aux hormones. Celui au cuivre est un tout petit peu moins efficace. En condition d'utilisation normale. Mais la condition d'utilisation idéale, versus la condition normale varie pas beaucoup avec le stérilet, puisque vous n'avez pas le risque d'oubli, de vomissement, comme avec la pilule. Pour la pilule, l'efficacité théorique est aussi au-delà des 99%, mais en utilisation normale, comme il y a beaucoup d'oublis, euh on n'est plus qu'à 92%. Il y a 8 grossesses pour 100 femmes par an. E1 : D'accord I : Donc on perd beaucoup en efficacité, si la contraception n'est pas adaptée à la femme. C'est quelque chose que vous avez souligné et qui est certainement vrai, c'est une hypothèse des études. E1 : Et il y a beaucoup de grossesses avec le stérilet au cuivre ? I : Et ben, 0, 6 à 0, 8 pour cent femmes par an. E1 : Ok I : Le risque zéro n'existe pas hein. Le plus faible risque c'est l'implant, et après le stérilet. E1 : Et y a rien d'autre à faire, pour que ça marche mieux. I : Non enfin, je E1 : Et imaginons, je suis fécondée et euh ça tombe, je le vois ça ou pas ? I : Que ? E1 : Que mon ovule s'accroche pas ? I : Que vous faites une fausse couche ? E1 : Oui I : Je, alors ça, je sais pas vous répondre. Sur internet les gens disent que oui, que si c'est une fausse couche euh, y a un peu de retard et c'est des règles plus abondantes. Je suis pas totalement d'accord, parce que si l'œuf n'a pas eu le temps de s'implanter, je suis pas certaine que l'endomètre soit modifié, par rapport à ce qu'il aurait été s'il n'y avait pas eu fécondation. Pour moi, il passe comme il serait passé sans être fécondé. Ceux qui sont très pro stérilet disent, mais non, c'est pas des fausses couches jamais jamais, on s'en rendrait compte. Je ne suis pas d'accord avec ça non plus, pourtant je suis plutôt pro stérilet. Puisque le stérilet on peut l'utiliser en contraception d'urgence. E1 : Ah oui ? I : Dans les 5 jours après un rapport et là c'est clairement anti nidation et pas anti E1 : En posant un stérilet, ensuite ça crée la fausse couche. I : Ca l'empêche de s'implanter, ça dépend à partir de quand vous considérez. On l'empêche de s'implanter, est-ce que c'est déjà une fausse couche par rapport à un embryon qui est déjà implanté et qui va être détaché ? C'est aussi une histoire d'idéologie. C'est des questions éthiques. Je pense que la plupart du temps vous ne faites pas une fausse couche, mais ça peut arriver de temps en temps. Et ça dépend à quel moment. Il ne s'implante pas et tombe directement, ou bien il s'implante et est détaché. Mais la plupart du temps il n'y a pas de fécondation. Voilà. D'autres questions, d'autres choses à ajouter ? E1 : Non I : Et ben merci beaucoup de m'avoir aidée. 27 min Entretien 2 : 22/04/2016 - Investigatrice 1 - Cabinet médical Introduction similaire. I : Je vous laisse vous présenter ? E2 : Je, j'ai 39 ans, euh 39 oui c'est ça. Je suis maman de 2 enfants voilà, donc l'ainé a 11 ans et demi et le deuxième a 8 ans. Euh, je suis en couple, mariée depuis 2002, et euh, je suis enseignante, enfin ma- tresse. I : Est-ce que vous avez d'autres projets d'enfants, dans l'immédiat ou E2 : Non I : Des interruptions volontaires de grossesse ? E2 : Oui, y a 2 ans, je suis tombée enceinte sous stérilet, voilà, en fait le stérilet était descendu, était mal placé et en fait je suis tombée enceinte, donc on l'a su assez tôt et on a fait le choix tous les deux de ne pas donner suite à la grossesse, voilà. I : Et vous n'aviez pas senti que le stérilet était descendu ? E2 : Si et justement j'avais eu une euh, une, j'avais des règles très abondantes les mois précédents, enfin, j'ai trouvé que c'était pas nor- mal et du coup, j'avais une ordonnance pour aller faire une échographie et c'est en faisant l'échographie, donc qu'on a vu qu'il était descendu et que j'étais enceinte, voilà. I : D'accord, avant même le retard de règles ? Vous aviez vu, non c'est pas possible ? E2 : Ben, ça s'est fait en même temps, parce que quand j'avais pris rendez-vous j'avais pas de retard de règles encore, et quand j'ai passé l'échographie j'avais, ça faisait 2 jours normalement que j'aurais dû les avoir. I : D'accord et vous sentiez des douleurs ? Du fait qu'il soit descendu ? E2 : Euh, non pas euh I : Vous l'aviez depuis combien de temps ? E2 : Je l'ai fait mettre après la naissance de n2, donc il est né en 2008, euh, peut-être 2009 I : Et ça s'est passé quand ? E2 : Et en 2013 I : D'accord, donc ça faisait 4 ans. E2 : Ouais I : D'accord, donc du coup maintenant votre moyen de contraception, qu'est-ce que c'est ? E2 : Alors, d'abord j'ai pris la pilule et maintenant j'ai plus rien. 128 I : D'accord E2 : Voilà, depuis le mois de décembre. I : Quand vous dites : vous n'avez plus rien, qu'est-ce que vous faites ? E2 : Ben du coup, on fait attention, mon mari s'enlève avant d'éjaculer, voilà. I : D'accord. Est-ce que ça vous convient ? E2 : En fait, c'est une période de transition là parce que j'ai On en a discuté avec mon mari aussi, on a parlé que lui aussi il pouvait peut être faire quelque chose, c'est la vasectomie c'est ça ? Mais il est encore pas prêt à le faire, donc moi j'ai peut être pensé aussi à me faire ligaturer les trompes et C'est ce que je disais au docteur X, c'est que là j'ai la barrière psychologique des 40 ans, là qui arrive, mais je me dis que je vais peut-être attendre un tout petit peu. I : D'accord, du coup vous avez déjà eu donc euh, la pilule, le stérilet, est-ce que vous pouvez me dire un peu pourquoi vous avez décidé de les abandonner ces méthodes ? E2 : Alors la pilule euh, moi je l'ai prise à partir de 20 ans, quand j'ai commencé à avoir des rapports et euh, au début ça me convenait parce que j'avais des règles un peu moins abondantes euh, et puis j'ai eu du mal, enfin, c'est pas que j'ai eu du mal à tomber enceinte, on a attendu 1 an et demi, enfin c'est pas énorme quand on entend des fois les, voilà le temps qu'il faut. Voilà du coup, après ma première grossesse j'ai repris un petit peu, enfin, une pilule minidosée et euh I : Avec que de la progestérone ou avec œstrogène et progestérone ? E2 : Alors je sais plus. I : Vous vous souvenez son nom ? E2 : Non I : C'était pas CERAZETTE ou MICROVAL ? E2 : Ah CERAZETTE peut être. I : Elle se prenait en continu ? E2 : Euh ben je l'ai pas pris beaucoup celle-là, parce qu'en fait j'avais des règles un peu tout le temps. I : Ouais, c'était peut-être celle là. E2 : Donc, du coup je l'ai arrêtée parce que je trouvais que c'était, c'était pas confortable, donc j'ai repris, non, j'ai pas repris la pilule après ça, c'était J'ai arrêté, donc on faisait attention aussi, puis bon après, n2 a mis un petit peu de temps aussi à venir quand j'ai voulu retomber enceinte, et puis après n2, euh, je voulais pas reprendre la pilule, j'avais l'impression que ça jouait sur ma pilosité, enfin ça, après c'est peut être moi qui l'interprétais comme ça ou euh, j'ai toujours eu un peu de problèmes au niveau de ma pilosité. Euh j'ai eu l'impression aussi que ça m'avait fait euh, prendre du poids la pilule. Donc j'avais mis le stérilet, stérilet en cuivre pour essayer d'éviter aussi les hor- mones. Voila. I : D'accord E2 : Et, ben donc le stérilet ça me convenait euh, ça me convenait, mais euh, après j'avais des règles très très abondantes, donc moi qui ai déjà des règles assez abondantes en temps normal, le stérilet c'était vraiment euh, les hémorragies. Et puis ça s'est amplifié du coup euh, jusqu'à ce que euh, jusqu'à ce qu'il descende là. Et puis après, je voulais plus entendre parler de stérilet après l'IVG. Donc euh, c'est à ce moment-là que j'ai repris la pilule, donc euh, une pilule normo dosée, euh I : MINIDRIL ou euh (silence) E2 : Non moi les I : Vous ne savez pas ? E2 : Oui moi les noms j'ai du mal, mais ça vous pouvez demander au Dr X. parce qu'elle l'a eu I : Enfin c'est pas grave euh, peu importe. E2 : Et là, en fait en décembre, ben là je suis arrivée à la fin de l'ordonnance et euh, je sais pas si c'était la flemme de reprendre ren- dez-vous et voilà. Je me dis, maintenant j'ai plus envie. (Silence) Je sais pas, comme si j'avais envie de plus écouter mon corps euh, de dire bon voilà, on est grand, aussi, on est adulte, donc euh on fait, on choi- sit. I : D'accord, très bien. Du coup, par quel professionnel vous vous faites suivre sur le plan gynéco ? E2 : Ben par le Dr X (généraliste) et pendant mes grossesses, ben j'étais allée voir une gynécologue obstétricienne. I : D'accord, par qui et comment avez-vous eu les informations concer- nant les contraceptions ? E2 : Ben, le médecin généraliste. I : Vous n'êtes pas allée chercher ailleurs, sur internet euh E2 : Non, après c'est vrai qu'on en discute beaucoup entre copines, euh, voilà, ce que les unes ou les autres utilisent. Et voilà c'est marrant, là on en a discuté justement il y a un mois de ça avec mes copines, on a un peu le même âge, là et sur les 5 qu'on était, y en avait 4 qui pre- naient plus rien. I : La question est surtout de savoir pourquoi ? ! E2 : Ben, plus envie de prendre des hormones, et euh, je sais que y en a une le stérilet, ça lui convenait pas, elle aimait pas euh, elle disait elle avait l'impression d'avoir quelque chose à l'intérieur, ça la, ça la gênait euh I : Elle le sentait ? E2 : Elle disait qu'elle avait l'impression qu'elle le sentait et puis euh, voilà moi c'était pas du tout mon cas, moi c'était quelque chose que j'oubliais. Moi la pilule, je trouvais que c'était contraignant parce que ben, fallait pas l'oublier et c'était quelque chose, enfin même si on dit c'est juste un petit cachet à prendre ou Pour moi je trouvais ça lourd. I : Ben les conséquences de l'oubli peuvent être lourdes ! E2 : Ben c'est ça, moi je sais, j'ai une copine, elle s'est mis une alarme sur son téléphone et hop dès que ça sonne elle la prend, mais moi euh, je sais pas. Je sais pas ce qu'il y a derrière mais Et dans mes autres copines du coup, y en a une aussi qui prend plus rien parce que son mari il s'est fait opérer. I : Oui, donc elle est protégée, c'est pas comme s'ils ne faisaient rien ! Est-ce que vous avez des croyances religieuses qui pourraient interférer avec ce choix ? E2 : Non I : Est-ce que vous savez quoi faire en cas de, euh de rapport sexuel non ou mal protégé, pour éviter une grossesse ? E2 : Ben euh, y a la pilule du lendemain ou euh Ben c'est vrai que quand j'étais sous pilule, elle était prescrite aussi sur l'ordonnance. Mais je crois que maintenant on peut aller à la pharmacie sans ordon- nance. I : Oui, vous savez jusqu'à quand vous pouvez la prendre ? E2 : Ben euh, c'est 3 jours non ? I : Ok et euh, par rapport à votre méthode d'aujourd'hui, pour éviter de tomber enceinte, est-ce que vous avez une idée de l'efficacité ? E2 : Ben non, je fais confiance à mon mari, on se connait depuis un moment maintenant. Donc euh, on sait comment on fonctionne, enfin bon. Je suppose que voilà, si je lui faisais pas confiance euh Je continuerais à prendre quelque chose ou euh, mais bon, je pense pas qu'il y ait de souci. I : Ok. Alors qu'est-ce que vous pouvez me dire aujourd'hui de votre vécu de la contraception médicale ? E2 : Moi j'ai l'impression que j'ai jamais trouvé la pilule qui me con- venait vraiment. Parce que y a toujours eu un peu des effets secon- daires, soit des bouffées de chaleur, soit des effets secondaires au niveau de la pilosité ou euh je j'ai, j'ai des règles abondantes aussi, bon c'est vrai que la pilule, ça me les diminuait un peu aussi. Après, j'ai pas non plus creusé le sujet parce que Ben ma sœur par exemple, elle s'est fait mettre un implant, et elle a plus du tout de règle et elle me disait ça lui convenait très bien et tout. Moi j'ai jamais essayé parce que j'avais pas envie de plus avoir de règles non plus. Ca me rassure d'avoir mes règles, de me dire que je suis pas enceinte et tout. I : D'accord, pourtant l'implant c'est le moyen le plus efficace. Même si effectivement, y a plus de règles. E2 : Mais l'implant, c'est toujours des hormones aussi. I : Qu'est-ce qui vous gêne dans les hormones, parce que ça fait plu- sieurs fois que vous le dites ? E2 : Ben, je pense que c'est le discours un peu de ma maman. Ben déjà euh, par rapport au cancer et puis euh, ouais c'est surtout par rapport au cancer, mais euh I : Lequel ? E2 : Ben le cancer du sein, mais en plus, y en a pas forcément dans la famille. Mais c'est vrai qu'on entend beaucoup de choses après. Mais c'est vrai qu'on entend aussi que les quelques cas qui sont compliqués et voilà. Et des fois, on n'entend pas non plus tout ce qui est béné- fique I : Du coup, vous avez entendu d'autres choses sur la pilule ? E2 : Euh ben, euh non. I : Vous dites on entend beaucoup de choses . E2 : Oui, je voulais dire on entend beaucoup de choses , en général. En médecine, sur les médicaments, sur les vaccins, enfin, voilà. Mais c'est toujours le côté négatif ou les quelques cas particuliers, mais euh, voilà. I : Donc, par rapport aux effets indésirables de la pilule, y a les effets indésirables bénins que vous avez vécus et puis, par rapport aux croyances, justifiées ou pas, y a le cancer et y a d'autres choses qui vous viennent en tête ou pas ? E2 : Y a la prise de poids aussi, donc moi qui suis assez sujette aussi à prendre du poids facilement euh, c'est vrai que la dernière fois après le stérilet, là quand j'ai repris la pilule, j'ai pris 5 kilos, que je suis pas arrivée à perdre. I : D'accord, et le patch et l'anneau, vous connaissez un petit peu ? E2 : Non, pas du tout. I : Pas du tout de point de vue, d'opinion là-dessus ? E2 : Non I : Et l'implant ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Par votre sœur, par exemple E2 : Ben, elle elle était, ça lui convenait très bien, ben, le fait déjà de pas avoir de règles, elle était contente. I : Pour vous, ça serait plutôt un frein ? E2 : Ouais, pour moi, ça serait plutôt un frein. I : Et d'autres choses dans l'implant qui vous plaisent ou vous déplai- raient ? E2 : (réflexion) Non, après je me dis qu'elle le sentait pas trop non plus, mais moi je sais pas si j'aimerais avoir quelque chose qui diffuse une substance dans mon corps. J'ai l'impression que y a un côté, ouais 129 chimique, donc euh, je sais pas, j'ai vraiment une envie de choses naturelles. I : D'accord et du coup, par rapport au stérilet au cuivre et aux hor- mones ? Qu'est-ce qui fait que vous ne recommenceriez pas ? C'est le mauvais vécu, y a d'autres choses ? E2 : Ouais, c'est le mauvais vécu, du coup je, j'ai plus confiance, euh, parce que quand je l'avais, et je l'ai quand même gardé 4 ans et demi sans , nan même 5 ans sans qu'il y ait de souci et non je vivais bien avec le stérilet, mais bon, le fait que je sois enceinte, l'IVG, c'est quand même pas une étape euh, facile à passer, enfin ça marque, donc j'avais pas euh, ouais j'avais plus confiance du coup. J'avais peur que ça puisse se reproduire. I : Et là, vous n'avez pas peur que ça puisse se reproduire avec les méthodes que vous utilisez actuellement ? E2 : Ben non ! (rires) I : D'accord, euh, est-ce que vous avez une idée des avantages des différents moyens qu'on vient de citer ? E2 : Ben le docteur X m'en avait parlé, elle me les avait présentés, mais après j'ai I : Selon vous, quels sont les avantages ? De la pilule, vous m'avez déjà dit que ça diminue les règles, est-ce qu'il y en aurait d'autres ? E2 : Je sais qu'il y en a certaines qui diminuent l'acné aussi, euh, mais, non après la pilule, je sais pas trop. Ben c'est un moyen efficace, quand même. Enfin le stérilet aussi, il y a même très très peu, le médecin m'avait dit c'est quand même très très faible, c'était zéro virgule euh, virgule zéro deux ou non, zéro virgule deux, fin bon, c'était quand même très très faible. I : Ok E2 : Moi, le stérilet je trouvais qu'on n'avait pas à penser à sa contra- ception, donc euh, pour moi c'était léger, c'était un poids en moins. Parce que le fait de devoir y penser, c'est aussi le risque de pouvoir l'oublier et donc, voilà c'est ce qui ne me convenait pas trop avec la pilule. I : C'est un poids donc. E2 : Oui I : D'accord, est-ce que vous avez d'autres choses à dire, à propos des avantages ? E2 : Non I : Les avantages de l'implant, par exemple. E2 : Ben, je pense que les avantages de l'implant, c'est pareil, on n'a pas à y penser voilà. Et puis, pour certaines qui peuvent se passer de leurs règles, je pense que c'est un avantage aussi. (rires) I : Oui effectivement, à propos des désavantages ? E2 : Ben le stérilet en cuivre, c'était les règles très abondantes, après moi j'ai pas eu de maux de ventre, parce que moi j'ai une copine, elle me disait qu'elle avait eu des forts maux de ventres et du coup, elle l'avait pas gardé. I : D'accord E2 : Mais moi j'ai pas eu ça, j'ai juste eu des règles très abondantes. I : D'accord. D'autres choses ? Les désavantages de l'implant ? E2 : Ben l'implant, non c'est que ça dure un temps donné, puis faut en remettre un quand c'est terminé, je sais même pas combien de temps c'est. I : Ben c'est quand même moins souvent que la pilule, bon un petit peu plus souvent que le stérilet, c'est 3 ans l'implant. E2 : D'accord I : Est-ce que vous avez une idée de l'efficacité des différents moyens ? Est-ce que par exemple, vous pourriez les mettre dans l'ordre ? E2 : Ben là, je dirais, peut-être l'implant le plus efficace, euh, après je dirais le stérilet et je mettrais la pilule en troisième. I : Et les autres méthodes, vous les classeriez comment ? E2 : Ben encore après, mais ça dépend du partenaire ! (rires) I : Je vous les dirai après, si vous voulez. Concernant les effets indési- rables, est-ce que vous m'avez tout dit ? E2 : Ben la pilule, il peut y avoir aussi des maux de tête, non ? Mais après moi, je suis pas sujette donc euh, ça va. I : L'implant ? E2 : Je sais pas. I : Le stérilet aux hormones, on n'en a pas trop parlé, est-ce que vous voyez des avantages, des inconvénients ? E2 : Ben moi du coup, le stérilet aux hormones, j'étais pas partie sur cette option là comme j'avais, bah une mauvaise expérience, là après ma grossesse, avec la pilule minidosée o j'avais mes règles tout le temps, euh le médecin m'avait dit le stérilet aux hormones, soit on a ses règles de temps en temps, mais ça les diminue beaucoup, soit euh, voilà, on peut peut-être voilà, chaque personne ne réagit pas tout le temps de la même façon, donc j'avais peur de réagir de la même façon qu'avec la pilule minidosée. I : D'accord, on peut pas prévoir en fonction des autres qu'on a utilisés avant, comment on va. E2 : Comment on va réagir. Ouais, c'est pour ça du coup, j'étais partie sur le cuivre. Puis je voulais pas d'hormones non plus, donc c'était aussi dans le truc de vouloir diminuer les hormones. I : Par rapport au risque de cancer donc, principalement. Y avait d'autres choses que ces risques, par rapport aux hormones ? E2 : Non, enfin euh, les hormones, ça joue aussi sur l'humeur, oui je vous ai pas parlé de l'humeur. (rires) I : Vous aviez ressenti ou c'était quelque chose que vous avez entendu ? E2 : Non j'ai ressenti, mais du coup, c'était pas avec la pilule, euh, la dernière que j'avais. Parce que du coup, j'en avais essayé une autre, alors c'était quand que j'avais essayé celle là ? Si c'était après le stéri- let du coup, quand on a enlevé le stérilet. J'ai essayé une première pilule, mais euh, j'avais l'impression qu'elle me convenait pas, que j'avais des sautes d'humeurs, mais c'était peut-être aussi, enfin, c'est toujours difficile de savoir, c'était peut-être aussi la la période quoi, c'était juste après l'IVG. Mais après j'ai changé de pilule, j'ai repris celle que j'avais avant mes grossesses, c'était peut-être, ça me rassurait plus, je sais pas hein, mais j'avais l'impression qu'elle me convenait mieux. I : D'accord, au niveau des contraintes et de la commodité d'utilisation, est-ce qu'on a tout dit ? E2 : Ben, les pilules maintenant je trouve ça bien, c'est que même la semaine o on doit pas en prendre, euh, là on a des placebo, enfin des cachets quand même à prendre, comme ça on a toujours le, enfin, on y pense tout le temps quoi, on s'arrête pas une semaine en se disant ha, j'ai oublié de reprendre , enfin bref, ça j'ai trouvé plus simple. I : C'est vrai que les oublis surviennent plus souvent la première se- maine. Ok. Et donc par rapport à ces différents moyens, les plus con- traignants, les plus commodes, les plus pratiques ? Est-ce que c'est un frein ? E2 : Ben peut être que je classerais dans le même ordre que j'ai fait avant, le plus pratique du coup, ce serait peut-être l'implant, après le stérilet et puis, je mettrais la pilule en dernier. Par rapport aux 3 que je connais. I : Et c'est un frein pour vous que ce soit pas pratique à utiliser, comme contraception ? E2 : (silence, réfléchit) Ben maintenant, c'est vrai qu'on a plus de connaissances, d'informations dessus, mais après au niveau praticité, ouais, moi je trouve ça plus léger de pas avoir à y penser, enfin Ouais Parce que je trouve, c'est lourd quand on, C'est une res- ponsabilité un peu qu'on a nous femmes, puis on la porte un petit peu toute seule cette responsabilité, donc quand on met un implant ou quand on a un stérilet, c'est la nature, enfin c'est notre corps qui fait ce travail, sans qu'on ait à faire la démarche. I : D'accord (silence) Est-ce que vous savez un petit peu, comment ils fonctionnent et est-ce qu'il y a des choses qui vous dérangent dans leur fonctionnement ? E2 : Ben oui, je sais en gros comment ça fonctionne, ben la pilule, ça libère des hormones qui empêchent l'ovulation, c'est ça ? L'implant, je pense que c'est la même chose, je sais pas mais oui je pense et puis le stérilet, ça empêche la nidification, enfin, l'œuf du coup, il peut pas rester dans l'utérus et puis il est évacué I : D'accord, et est-ce que ces modes de fonctionnement peuvent être un frein à leur utilisation, ou ça vous est égal ? E2 : Non, moi je pense que ça me gêne pas. I : D'accord, euh, par rapport à l'idée du corps étranger, vous avez dit que ça vous dérangerait d'avoir un truc dans le bras ? E2 : Oui un implant, je (rire) mais c'est pas parce que c'est un objet, en fait c'est parce qu'il libère quelque chose que je matrise pas. I : Ce serait un bout de plastique avec rien, ça vous dérangerait pas ? E2 : Voilà. I : Mais ça marcherait pas ! E2 : Non c'est clair, (rires) mais c'est le fait qu'il libère. I : Et le stérilet, qu'est-ce qu'il fait ? E2 : Ben, le mien il était en cuivre, donc c'était un objet euh après il libère peut-être bien du cuivre, quand même ? (rires) I : Et du coup, ça c'est moins gênant ? ! E2 : Ne me demandez pas pourquoi ! I : Vous risqueriez de changer d'avis ? (rires) D'accord. Est-ce que vous savez à qui ces contraceptions s'adressent, est-ce qu'il y a des gens qui n'en ont pas besoin, des gens à qui elles ne sont pas utiles ? E2 : Ben justement, je me pose pleins de questions là-dessus, parce que ma fille là elle a 11 ans , donc je me dis que ça va peut-être arriver, enfin j'espère pas trop vite, mais je commence quand même à me poser la question pour elle, puis moi j'ai fait des choix pour moi, mais com- ment je vais pouvoir l'orienter ou l'informer, c'est pas évident ! I : Qu'est-ce que vous lui diriez ? Pas maintenant, mais dans 5 ans, par exemple ? E2 : Ben, je me dis que la pilule pour commencer euh, c'est peut être bien parce que euh, pour qu'elle soit consciente de ce qu'elle fait, parce qu'au début, je pense qu'il faut quand même être euh, conscient un petit peu, des , pas des risques, mais que voilà, c'est des choses qui peuvent avoir des conséquences, fin voilà, c'est pas des choses bé- nignes euh, donc euh, ouais, donc je pense, en fait c'est vrai que dans la vie y a des étapes et puis euh, ça peut évoluer en fonction de nos at- tentes et tout, mais ouais, je mettrais peut-être bien quand même bien la pilule, en début euh en début . Et puis euh, après moi j'ai suivi un peu ma maman aussi, parce qu'après ses enfants aussi ben, elle a mis un stérilet donc euh, ben voilà, moi aussi après j'ai mis un stérilet, mais ça 130 c'était plus comme je disais, parce que j'avais plus envie d'y penser, euh, voilà. I : Donc ça c'est que vous avez l'impression que ça doit fonctionner comme ça ? Est-ce que vous pensez que c'est par habitude ? Ou c'est comme ça que ça doit être fait ? E2 : Non non, c'est pas, non moi je dis, chacun choisit ce qu'il veut, non parce que c'est surtout la façon dont on le ressent, faut être en phase avec sa méthode de contraception. Moi j'ai fait comme ça parce que ça me convenait, parce que ma grande sœur, elle a bien eu la même maman que moi, mais elle elle est passée à l'implant, mais parce qu'elle a eu une autre vie aussi. Enfin bref. Et ma petite sœur, elle prend la pilule. I : Et votre fille, vous ne lui conseilleriez pas l'implant ou le stérilet, fin quelque chose de plus long, qu'elle ne risque pas d'oublier ? Pourquoi ? E2 : (silence, réfléchit, rires) Ben l'implant, je pense que ouais, c'est l'inconnu pour moi, donc je sais pas (silence) Ouais là je sais pas quoi vous répondre. I : On ne vous en a pas fait suffisamment de pub ? E2 : Non mais euh, mais c'est vrai que l'implant, vu que c'est un peu plus simple on va dire. Moi, je sais que j'ai commencé à prendre la pilule. Euh, je sais pas, y avait une démarche derrière, ouais comme je vous disais, comme le fait d'être consciente de faire ça pour ne pas tomber enceinte, donc ça induit que lors d'un rapport, on peut tomber enceinte, enfin je sais pas si vous comprenez ce que euh Et que il peut y avoir des risques, c'est aussi le risque des maladies infectieuses, je sais pas, je me dis que si (silence) ouais c'est une démarche cons- ciente, si on met tout de suite un implant, je sais pas si on passe pas à côté de ces choses-là, on se dit c'est bon enfin, je sais pas. I : D'accord, pour vous, ça permet d'être consciente du risque de grossesse, mais euh E2 : Oui, en même temps y a plus de risque aussi donc euh, ouais ouais, c'est ça. I : C'est paradoxal. E2 : Oui, c'est paradoxal. I : Et euh, au tout début vous m'avez parlé de votre partenaire, est-ce que vous savez si lui, y a des freins, des choses qu'il préfère ou c'est votre problème à vous, la contraception ? E2 : Alors moi il m'a jamais euh, empêchée, on en a toujours discuté ensemble. I : Il a participé au choix ? E2 : Oui oui, quand je lui ai dit, enfin à chaque fois, quand je revenais de chez le médecin, moi du coup, je lui expliquais ce que le médecin m'avait dit aussi, expliqué les différents modes de contraception, il a toujours respecté mon choix, ça a toujours été MOI qui ai choisi, mais il a toujours respecté mon choix. I : Il a jamais ressenti des effets indésirables ou des gênes par rapport à la pilule ou les fils du stérilet ? E2 : Non I : Et là ? E2 : Ben quand je lui ai dit j'ai plus envie de prendre la pilule , alors on a reparlé à nouveau de la vasectomie et que je me fasse ligatu- rer les trompes, et il a dit ah non, mais c'est pas à toi de le faire , mais en même temps lui, il est pas prêt non plus à le faire de son côté, donc pas grave, on va faire attention, voilà il le sait bien, puis j'ai l'impression du coup qu'il est un peu plus actif, qu'il participe lui aussi pour une fois. I : En fait, c'est un peu une punition ? E2 : (rire) Ah, je sais pas si c'est une punition. I : Non pas une punition, mais prends tes responsabilités ! E2 : Non, mais parce que je lui ai souvent dit quand même : oh, c'est toujours à nous . Pour la pilule je lui disais mais tu peux me faire penser aussi , parce que voilà, c'est pour tous les 2. I : C'est de ta faute si je l'ai oubliée E2 : (rire) Ouais t'aurais pu m'y faire penser ! I : Ça vous est arrivé souvent de l'oublier ? E2 : Non non, ça m'est pas arrivé souvent. Et puis je m'en rendais compte euh, très vite donc voilà. Mais quand je prenais la pilule et que je l'oubliais euh, c'était abstinence après, donc Alors que mainte- nant, je la prends plus du tout. I : D'accord. Est-ce que vous avez des choses à ajouter qu'on n'aurait pas abordées ? E2 : Non rien de plus, à part les questions que j'aurais par rapport à ma fille. I : Ben si vous voulez, on peut passer aux questions. E2 : Ouais, parce que j'ai pas encore abordé le sujet avec elle, je sais pas trop comment lui en parler. Après, elle savait que moi je prenais la pilule et tout. Enfin là, je lui ai pas dit que j'avais arrêté mais euh, c'est vrai que quand je prenais la pilule, elle savait ce que je prenais et pour quoi c'était. Oui vous, qu'est-ce que vous conseilleriez à une jeune fille ? I : A une jeune fille, euh, déjà avant le premier rapport, elle n'a pas besoin hein, faut l'informer avant, hein, ça dépend la relation que vous avez avec votre fille aussi. Moi je conseillerais plutôt les méthodes de longue durée d'action, l'implant et le stérilet, le stérilet qu'on peut mettre chez les jeunes filles qui n'ont pas encore d'enfant. C'est vrai que pendant longtemps on a cru que c'était réservé aux E2 : Oui, c'est vrai qu'ils les mettaient que après qu'on ait eu des enfants avant. I : Oui mais en fait, on peut les mettre aussi aux jeunes filles, il en existe même des plus courts, qui sont plus faciles à insérer. E2 : D'accord I : Voilà donc, moi clairement j'utiliserais plutôt ça, parce que c'est plus efficace, parce que y a moins de risque de grossesse, y a pas le risque d'oubli. Parce que concernant l'efficacité, si on regarde l'efficacité. Euh y a l'efficacité théorique et y a l'efficacité en utilisa- tion courante. E2 : Oui, oui parce que l'efficacité théorique de la pilule, je pense qu'elle est aussi bonne que l'efficacité théorique de l'implant ? Mais c'est si on I : Elle est quand même un peu moins bien. E2 : Pourtant, c'est la même chose I : L'implant, c'est 0, 05%, ça veut dire qu'il y a 5 grossesses pour 10000 femmes par an. Et en général, c'est plutôt des grossesses qui surviennent avant qu'on ait posé l'implant, on a oublié de vérifier, ou on a mal vérifié, ou la dame s'est trompée. Non non, il n'y a pas de risque. L'implant, il met quelques jours à être efficace et après on est protégée. Voilà, mais sinon après au cours des 3 ans, je crois que c'est zéro. La pilule, c'est 0, 3%, 3 grossesses pour 1000 femmes. Par contre, en utilisation courante c'est 9%. E2 : Donc 9 femmes sur cent qui tombent enceintes. I : Par an. On passe de 0, 3 à 9. E2 : Avec les oublis I : Principalement, oui. Et le stérilet, au Cuivre, on est à 0, 6 en théo- rique et 0, 8 en pratique et le stérilet aux hormones, c'est 0, 2. Donc 2 grossesses pour 1000 femmes. Donc vous n'avez pas eu de chance. Après, si on regarde le retrait par exemple, en utilisation courante, on est à 4 % par an et en utilisation courante, on est entre 10 et 22% par an E2 : Rires I : Donc c'est vrai que si vous avez mal vécu votre IVG, c'est quand même étonnant de choisir une méthode qui soit moins efficace que celle que vous aviez avant. Je veux dire, même si vous avez déjà eu une grossesse sous stérilet, c'est un phénomène rare et y a pas particulière- ment de raison qu'il se reproduise. Après y a des stérilets qui ont moins de risque de descendre aussi, qui ont une forme différente. Puis le stérilet aux hormones aussi, il est un peu plus efficace. Après y a une autre chose, c'est en terme de taux d'abandon. Le taux d'abandon de l'implant ou du stérilet, il est moins important que le taux d'abandon de la pilule. Parce que c'est assez bien toléré. Donc comme vous le disiez tout à l'heure, on voit beaucoup les effets secondaires et les échecs et les inconvénients, alors que finalement en utilisation réelle, les femmes sont globalement plus contentes de leur stérilet, de leur implant E2 : D'accord, que de la pilule. I : C'est vrai que ça peut étonner, quand on voit ces chiffres. Le taux d'abandon de la pilule, il est de 30% après 1 an, alors que le stérilet c'est 15 -20 %. Et l'implant 16%. E2 : Ouais, c'est pratiquement pareil. Et par rapport aux hormones, vous avez quelque chose à me dire vous ? I : Oui, vous avez beaucoup parlé des effets indésirables, c'est des effets indésirables qui sont bénins, ceux que vous avez cités, mais euh les effets indésirables qui sont graves, y a les problèmes de thrombose veineuse, après c'est des événements qui restent rares. On multiplie par 2, mais on passe de 1/10000 à 2/10000 et à 4/1000 avec les pilules de 3ème génération par 10000 femmes par an. Ce qui reste en dessous de la grossesse, qui est à 6/10000. Donc voilà, par rapport aux hormones, si on regarde le délai pour tomber enceinte après un arrêt de pilule ou un retrait de stérilet, c'est à peu près le même que pour tomber enceinte quand on n'a pas de contraception avant. Donc souvent les femmes qui n'arrivent pas à tomber enceinte rapidement, c'est peut-être qu'elles avaient déjà une fertilité un peu diminuée, des ovaires polykystiques. E2 : Ouais voilà, j'avais des ovaires avec des kystes. I : Oui quand vous me parliez, je me disais que vous aviez peut être un problème de ce genre-là. E2 : Ouais, c'est pas lié aux hormones, enfin à la dose d'hormones encore dans le corps. I : Après voilà, donc c'est vrai qu'il y a ces études qui montrent ça et en même temps, on voit quand même des personnes qui mettent un certain temps à retrouver des règles. E2 : Oui I : Mais ça revient, ça finit toujours par revenir. Y a quand même des études, enfin, il n'y a pas d'étude qui a montré qu'il y a des problèmes de fertilité après l'arrêt de la pilule. Y a pas de problème de fertilité après le stérilet. Et puis, donc il y a d'autres effets bénéfiques de la pilule oestro-progestative, donc effectivement, y a un léger sur-risque de cancer du sein, qui dépend un peu de la durée d'utilisation de la pilule et de l'âge, mais qui diminue rapidement quand on l'arrête finalement et par contre, on diminue le risque de cancer de l'ovaire, le risque de cancer du corps de l'utérus. E2 : En prenant la pilule ? 131 I : Oui, on diminue le risque de kyste ovarien. Voilà et comme vous le disiez aussi, les effets bénéfiques sur l'acné, sur la pilosité, bon ça peut être dans un sens ou dans l'autre hein, ça dépend des femmes, ça dé- pend des pilules. Euh, y a quand même des effets bénéfiques. Parfois c'est contre-indiqué chez les femmes qui ont des vraies migraines, mais par contre, chez les femmes qui ont des maux de tête au moment, avant les règles, ça peut améliorer, parce que ça supprime les cycles naturels hormonaux, donc certaines personnes qui vivent mal ces variations peuvent être améliorées par la pilule. E2 : Non, mais c'est vrai que ça fait réfléchir, puis ben on a toujours un peu des idées reçues. I : Voilà, est-ce que vous avez d'autres questions ? E2 : Non I : Est-ce que avec ces réponses, ça peut vous avoir fait évoluer dans vos pensées ? Est-ce que par rapport à l'information que vous aviez déjà eue, c'était suffisamment complet, est-ce que là y a d'autres choses ? E2 : Non mais du coup, c'est vrai que l'implant moi, j'étais réfractaire aussi parce qu'on pouvait avoir ses règles aussi un petit peu, enfin, soit on les avait pas du tout, soit on pouvait les avoir un peu n'importe quoi, c'est ça ? I : Oui, soit on les a, on continue de les avoir, ça peut ne pas bloquer complètement les cycles. Ca dépend des femmes aussi, après y en a qui tolèrent, y en a qui tolèrent moins. C'est comme le stérilet aux hormones. Plus souvent, moins de saignements. E2 : Mais c'est vrai que l'implant, à partir du moment o on choisit de le mettre, il faut déjà aller chez le médecin pour aller le mettre, si jamais il convient pas, faut retourner chez le médecin pour l'enlever. La pilule, j'ai l'impression que c'est plus facile à avoir. I : C'est plus facile à se procurer et à arrêter. Vous faites ce que vous voulez. Mais bon, après le stérilet et l'implant, on les enlève quand vous voulez aussi. Bien sûr y a intervention du médecin mais voilà, c'est tout autant et tout autant rapidement réversible. Parce que du coup, si ça convient pas, on n'est pas forcé de le garder les 3 ans. C'est vrai qu'en général, on dit qu'il faut attendre 2 mois, mais on force personne, si on nous demande de l'enlever, on l'enlève. E2 : C'est vrai que là vu ce que vous me dites du coup, on n'est pas forcément sur la bonne route avec mon mari, (rires) c'est euh, on joue un peu avec le feu quand même. I : Ouais, après moi j'essaie de comprendre, mon but c'est d'améliorer la communication. Les chiffres que je vous donne là, c'est les chiffres des études, après votre désir à vous, c'est vous qui l'avez. Après, vous avez déjà vécu une IVG, vous savez que c'est pas forcément facile, vous n'avez pas forcément envie d'en revivre. L'important dans savoir l'efficacité du moyen, c'est savoir ce qu'on fait, si y a une grossesse qui arrive et savoir quel risque on veut bien prendre. Comme y a beau- coup de grossesses qui sont pas prévues qui surviennent, en France et même dans le monde E2 : Oui, c'est ce que me disait le Dr X, y a encore un taux d'IVG important. I : Le taux d'IVG est important, mais surtout le nombre de grossesses non prévues, c'est entre une grossesse sur 3 et une grossesse sur 2. Qui surviennent. E2 : Ah oui, ok. I : Et sur ces grossesses non désirées, y en a 2 sur 3 qui se terminent en IVG, donc c'est énorme. Donc, après y a des femmes qui le vivent mieux que d'autres, on peut pas prévoir, mais globalement, le but ce serait d'améliorer ça. C'est pour ça qu'on essaie de savoir un peu comment vous parler. E2 : C'est vrai qu'il faut parler, parce que moi, j'en ai lu beaucoup des papiers, des fascicules ou tout est expliqué donc, c'est vrai que ça permet de comprendre les choses, mais je trouve que c'est quand même en en parlant entre femmes et avec des professionnels qu'on arrive à mieux cerner aussi les enjeux, à y voir plus clair, puis c'est vrai qu'il faut trouver aussi je pense, ce qui nous convient, parce que I : Oui c'est sûr, après peut être que ce qui vous convient aujourd'hui, c'est effectivement la ligature ou la vasectomie E2 : Oui c'est sûr, mais là il me reste pas beaucoup là et j'ai l'ordonnance pour aller voir un chirurgien, mais je pense oui, j'ai beau le tourner dans tous les sens Moi j'étais sûre que je, enfin je suis sûre que je veux plus d'enfants, mais j'ai une amie qui me dit, mais tu sais jamais de quoi l'avenir sera fait. I : D'accord, ok très bien merci beaucoup. E2 : Merci oui, c'était très intéressant en tous cas. 55 min Entretien 3 : 25/04/2016 - Investigatrice 1 - Cabinet médical Début inchangé I : Quelques questions pour mieux vous connaitre, tout d'abord, quel âge avez-vous ? E3 : J'ai 40 ans. I : 40 ans, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? E3 : Je travaille dans un institut de beauté, donc esthéticienne. I : D'accord, quelle est votre situation familiale ? E3 : Je suis en, je suis pas mariée, on va dire en concubinage I : Et vous avez des enfants ? E3 : 2 enfants I : 2 enfants, d'accord, Est-ce que vous avez d'autres projets ? E3 : Non non, je m'arrête là. I : D'accord, est-ce que vous avez déjà fait une interruption de gros- sesse ? E3 : Jamais I : Jamais, d'accord, quel mode de contraception, vous utilisez en ce moment ? E3 : Pas grand-chose. Préservatif pour euh Voilà, c'est tout. I : D'accord, préservatif tout le temps ou vous faites attention à cer- taines dates ? E3 : Tout le temps. I : Est-ce que ça vous convient ? E3 : Oui, oui oui. I : Vous avez eu d'autres moyens ? E3 : Oui, la première chose, c'était la pilule que j'ai pris pendant très longtemps, qui ne me convenait plus, j'ai changé deux ou trois fois, mais j'avais peur des oublis en fait, et après c'était plus par rapport à la prise de poids. J'avais pris du poids, j'avais des problèmes de jambes, j'avais très très mal aux jambes, donc j'avais stoppé. J'avais pris après l'anneau, comme moyen de contraception. Donc ça j'avais trouvé pas mal, cependant j'ai eu quelques frayeurs avec, donc j'ai préféré arrêter. Parce que j'ai eu des oublis, donc je savais plus si je l'avais perdu ou si je l'avais pas mis. Donc j'ai eu quelques euh, quelques soucis avec, donc j'ai préféré l'enlever et tout arrêter. Euh, j'avais eu des problèmes aussi de gonflement de ventre, je trouvais qu'avec l'anneau j'avais énormément de problèmes de ventre gonflé, comme si j'étais enceinte de 6 mois. I : C'est vrai que ça fait beaucoup 6 mois. E3 : Euh oui, un très très gros ventre, enfin au niveau de l'abdomen, ça allait pas du tout. Donc j'ai tout stoppé à ce niveau-là. Et euh, ben je me suis remis au moyen de contraception le plus simple, le préservatif, et au moins avec ce moyen ben, on est sûr d'être protégé et euh, ça nous convient. I : D'accord, au niveau des pilules que vous avez eues, est-ce que vous vous souvenez un peu des noms ? Ou pas du tout ? E3 : J'avais pris la diane 35 et après j'avais pris une un peu moins dosée, je me souviens plus. Je me rappelle de la Diane parce que je l'ai pris très longtemps, c'était ma première parce que j'avais des pro- blèmes d'acné, enfin des boutons, donc on me l'avait prescrite et effectivement ça avait bien marché. A ce niveau-là, y avait pas de problème. I : Euh, qui est-ce qui effectue votre suivi gynécologique ? E3 : C'est mon médecin généraliste, je n'ai pas de gynéco. I : Qui est-ce qui vous a informée sur la contraception ou d'o est-ce que vous avez eu les renseignements sur les différentes méthodes de contraception ? E3 : Mon médecin généraliste. I : D'accord, vous n'êtes pas allée voir sur internet ou avec des copines ? E3 : Non I : D'accord. Est-ce que vous avez des croyances religieuses, qui pour- raient vous interdire des choses ou influencer votre choix de contracep- tion ? E3 : Ah non, pas du tout. I : D'accord, est-ce que vous savez quoi faire en cas de rapport sexuel non ou mal protégé, pour éviter de tomber enceinte ? E3 : Hummm je en tout cas je (hésite) I : Vous oubliez de mettre un préservatif ou le préservatif casse ? E3 : Après j'ai pas, enfin à 40 ans, je, j'ai pas je Si vraiment on avait un rapport non protégé, ben je sais qu'il existe la pilule du lendemain, mais sinon euh, ça se passera pas, parce que pour moi je n'aurai pas de rapport sans être protégée. I : Et si le préservatif craque, par exemple, c'est quelque chose qui peut arriver ? E3 : Ouais, alors ça on m'en parle, mais alors oui, non pour moi ça ne pourra pas arriver, je sais pas pourquoi. Je Peut-être ça pourra arriver hein, je sais pas, on me l'a déjà dit. Ben au pire, ce sera la pilule du lendemain hein. I : Vous savez comment la prendre ? E3 : Ben au pire, je téléphone à mon médecin généraliste et il saura bien me conseiller ? I : Et si c'est le samedi après-midi ? Vous attendez le lundi ? E3 : Euh ah oui, euh non, j'irai à la pharmacie ? I : C'est juste des questions, pour savoir ! Si vous voulez on en reparle après ? E3 : Oui ! (rires) I : Alors, quel est aujourd'hui votre vécu de la contraception médicale ? E3 : Ben étant esthéticienne, j'ai beaucoup de personnes qui viennent à l'institut me parler de leurs problèmes avec les pilules, avec les stérilet, ben donc c'est vrai que j'en entends quand même pas mal, et c'est vrai 132 que je me sens tellement mieux moi sans tout ça, sans rien, et puis le fait de savoir aussi que j'ai mes, mon cycle qui est naturel, alors qu'on sait très bien que la pilule, c'est pas nos vraies règles et tout ça. Je me sens, honnêtement je me sens mieux euh, en fait c'était quoi la question ? Je me suis un peu égarée, je crois ? I : Euh non, votre vécu, votre point de vue, tout ce que vous voulez. E3 : Oui, voilà en fait j'ai, euh, j'ai un cycle qui est très régulier, donc ça aussi c'est quand même bien. J'ai pas de problème particulier, donc non je le vis plutôt bien. I : D'accord et du coup votre point de vue sur les différentes méthodes ? E3 : Mon point de vue, ben, le fait d'avoir testé déjà la pilule et puis le, l'anneau, ben par rapport à ces 2 méthodes, je préfère, enfin, l'anneau était quand même plus pratique, enfin le côté ne pas prendre la pilule tous les jours, oublier ou eu Et puis par contre, j'ai quand même les effets indésirables jusqu'à même 2 mois après avoir utilisé l'anneau, sur ces problèmes de gonfl Enfin moi c'était plutôt un problème de gonflement de ouais c'était enfin on sentait, enfin c'était quelque chose d'étranger dans le corps aussi, donc j'étais pas forcément sereine, ouais c'était ce côté être sereine. J'avais toujours peur qu'il y ait quelque chose, ou que je le perde ou euh, voilà c'était pas quelque chose que Je voulais pas continuer quoi, après j'ai arrêté. I : D'accord et du coup votre avis par exemple, sur le stérilet et l'implant ? E3 : Non, ça me donne pas envie, pareil, pour moi ça reste des corps étrangers et euh, j'ai le cas de ma maman qui avait mis le stérilet et qui avait fait énormément d'hémorragies, enfin d'hémorragies, des pertes très importantes, qui avait été anémiée, qui avait son cycle, enfin c'était presque constant donc euh, ça ça m'a pas donné envie de le mettre, par exemple. I : D'accord, vous avez d'autres choses sur le stérilet ? E3 : Euh, j'ai connu des clientes qui sont tombées enceintes avec un stérilet. Ça aussi c'était pas prévu, mais c'est arrivé quand même. I : Il n'y a pas de moyen fiable à 100% E3 : Oui voilà, tout à fait. I : Et l'implant ? E3 : Alors l'implant, j'ai eu un cas d'une, alors pareil là c'est pas de ma propre expérience, c'est par rapport à ma propre expérience, c'est par rapport à une de mes clientes, euh, l'inconvénient c'est que elle, elle a galéré pour Enfin je crois que l'implant c'est qu'il faut le retirer au bout d'un certain temps, et elle a galéré parce que ça se faisait au cabinet je crois, enfin une petite anesthésie pour aller récupérer l'implant et ça s'est à chaque fois très mal passé, et pareil elle a eu des cycles très très abondants et très longs. Et pareil elle avait galéré et la dernière fois que je l'avais vue, je crois qu'elle prenait rendez-vous à l'hôpital pour lui enlever définitivement. I : D'accord, ok. Qu'est-ce que vous en savez, vous sur le mode de fonctionnement, sur comment ça s'utilise ? E3 : Ben je sais que c'est des, enfin, c'est hormonal, donc c'est des fausses règles, donc c'est pas nos propres règles, donc c'est un blocage, enfin je veux pas dire de bêtises, je sais pas trop exactement comment ça fonctionne. En sachant que moi, c'était ce qui me dérangeait, c'est ce côté euh, non naturel. Que ce soit pas nous, enfin, si une femme doit avoir ses règles c'est que y a une raison de perdre, enfin d'avoir ses règles et tout ce côté hormonal qui bloque ce système de règles, c'est ce qui me dérange en fait. I : Pourquoi ? E3 : Ben, parce que je me dis que ça permet peut être d'évacuer, enfin c'est pour se nettoyer, enfin que le corps a euh assimile son sang, se régénère, enfin pour moi c'est mieux. Voilà. I : Vous perdez quand même du sang avec la pilule ? E3 : Oui, enfin euh, pas la dernière pilule que j'ai prise. Avec la der- nière pilule que j'ai prise, j'avais plus de règles. C'est pour ça j'ai le souvenir que c'était une mini dosée, mais je me souviens plus comment elle s'appelait, cette pilule I : CERAZETTE ? E3 : Oui, je me souviens plus. I : Elle était en continu ? E3 : Non, alors je dois confondre avec l'anneau ? I : Ah, vous l'avez pris en continu l'anneau ? E3 : Oui, je devais le prendre en continu. I : Ah non, c'est pas obligatoire, normalement c'est 3 semaines, puis une semaine sans, puis à nouveau 3 semaines. E3 : Euh I : Et du coup, ça déclenche des règles. E3 : Oui, mais c'est pas les vraies. I : Des hémorragies de privation. E3 : Et puis, c'était très peu. I : Mais vous perdiez quand même du sang. E3 : Oui, mais par rapport moi, à ce que je perds, c'était très peu. I : D'accord. Et puisque le stérilet il n'arrête pas les règles, c'est pas des hormones, ça bloque pas l'ovulation, qu'est-ce qui, comment ça fonctionne et est-ce que ça vous dérange ? E3 : Au niveau du stérilet ? I : Oui E3 : Euh, moi ce qui me dérangeait, ben déjà c'est la mise en place, c'est vrai que ce côté pratique du stérilet, c'est qu'on s'en occupe pas. J'ai pas eu vraiment un I : Ca vous dérange que ça soit pratique ? E3 : Non non, au contraire non. Ce que je voulais dire, c'est que j'ai pas eu l'occasion de, d'en parler à un gynéco, parce que j'ai pas été suivie longtemps par un gynéco et parce que j'ai pas eu l'occasion d'en parler à mon médecin généraliste, du stérilet. I : Et elle vous en a pas parlé non plus ? E3 : Euh non, parce que pour moi c'était hors de question de mettre un stérilet avant d'avoir fini d'avoir mes enfants, parce que je veux pas mettre un stérilet pour l'enlever euh, 1 an ou 2 ans après. Donc dans ma tête je m'étais dit que je le ferais plus tard, une fois que je, euh, j'aurais eu mes enfants. Mais la question s'est pas posée, euh, du fait que voilà, moi ce qui me dérangeait aussi c'était l'intrusion de ce corps étranger, j'avais peur de euh, de mal le supporter et d'avoir en plus des soucis d'anémie. En fait, des pertes abondantes et importantes, des cycles qui reviennent trop régulièrement. I : D'accord et euh, et avec le stérilet aux hormones ? E3 : Alors les stérilets aux hormones, effectivement c'est intéressant, parce que, enfin, intéressant, du côté pour les règles parce que on n'a pas de règles, mais on revient toujours au problème des hormones, moi j'en vois beaucoup des personnes qui prennent ce, et qui sont bourrées d'acné, qui ont des boutons et voilà ça me dérange un peu aussi vis-à- vis de ça. I : D'accord, euh, E3 : Je suis pas contre hein ! I : Oui ? E3 : Non là pour moi c'est la facilité, je sais que quand on a des rap- ports on se protège, le reste du temps je suis tranquille, euh, j'ai mes cycles qui sont réguliers, euh, tout va bien, j'ai pas trop de problème à ce niveau-là. Pour le moment je me suis pas trop posé la question, mais je suis pas contre non plus le stérilet, il faudrait que j'en reparle avec mon médecin généraliste, si jamais un jour il fallait que je m'en fasse poser un. Mais si je devais en poser un, j'en poserais un euh en cuivre et non pas euh hormonal, pour éviter Moi ce qui me dérange, c'est le dérèglement hormonal. C'est le côté euh I : Est-ce que vous savez un petit peu pourquoi ? E3 : Pourquoi ? Parce que je me dis qu'avec le temps ça doit pas for- cément être très bon pour la santé et euh, voilà. Si je peux m'en passer et que tout va bien pour moi I : D'accord, pas bon pour la santé alors ? E3 : Pour moi tout ce qui est horm Ouais tout ce qui est pilule euh, tout ça oui pour moi, c'est pas bon pour la santé. I : D'accord E3 : A long terme hein (rire) I : Oui à court terme, c'est euh Ben du coup, c'est les effets indési- rables. E3 : Ben c'est les effets indésirables que moi j'ai connus aussi, donc pourquoi euh, pourquoi continuer ? Alors que j'avais tous les inconvé- nients, sans avoir euh I : Ben vous aviez le bénéfice quand même. E3 : Oui, j'avais le bénéfice de pas avoir de règles. I : Non, le bénéfice de pas avoir de grossesse ! E3 : De pas avoir de grossesse, oui oui, tout à fait, oui c'est sûr ! I : D'accord, quels sont selon vous, les avantages de chaque moyen ? E3 : Les avantages ? Euh I : On commence par la pilule, si vous voulez. E3 : Euh, oui la pilule, ben on va dire une pilule sans interruption, c'est pas de règles, ça veut dire donc l'avantage, c'est la tranquillité. Et puis euh, pas de corps étranger en nous euh, voilà pour les avantages de la pilule, y en a pas beaucoup pour moi. I : Les avantages euh, du patch et de l'anneau ? E3 : Euh, pas la peur de l'oubli, par rapport à la pilule. Enfin là je parle de l'implant. I : De l'implant ou de l'anneau ? E3 : De l'implant, parce que moi non l'anneau, il m'était arrivé de l'oublier. L'inconvénient c'est que, on le met 3 semaines, donc effecti- vement pendant 3 semaines on est tranquille, mais faut pas l'oublier la 3ème semaine de l'enlever et d'en remettre un, et là il peut y avoir effectivement un oubli ou plus savoir si on en a déjà mis un. Enfin moi ça m'est déjà arrivé, donc heu I : Ouais, le fait d'y penser moins souvent que la pilule, c'est pas forcément E3 : Exactement, c'est pas forcément bien non plus parce que faut vraiment le noter sur son agenda, faut que ça fasse tilt quoi. Peut-être plus d'oubli d'ailleurs à ce niveau-là que la pilule. Parce que la pilule on la prend tous les jours et ça devient une habitude. Et l'implant, ben j'ai pas eu l'occasion de le faire, je sais pas non plus la durée que ça a, si c'est 1 an I : 3 ans E3 : 3 ans, ouais alors l'implant a effectivement peut-être plus d'avantages ! Du coup sur ce que je viens de citer. I : Par rapport à l'oubli ? 133 E3 : Ouais et puis euh (réfléchit) comme on dit, y a pas 100% de réus- site, enfin il peut y avoir aussi un, avec un implant, je sais pas si on est 100% bien protégé. Ça c'est toujours le problème si y a des risque aussi, ça je ne sais pas. I : On reverra tout à l'heure ? Et le stérilet du coup, des avantages ? E3 : Euh le stérilet non hormonal ? I : Oui, comme vous voulez, on peut les faire l'un après l'autre. E3 : Euuuh, ben si on le sent pas, si on est bien avec hummm, moi c'est ma crainte en fait ce serait ça, c'est euh ce serait plutôt de Euh là y a pas d'oubli puisqu'on l'a en nous, donc c'est ça les avantages, c'est qu'on est quand même bien protégée, même si y a un risque. Moi c'est toujours ce risque qui me dérange aussi. Mais comme vous dites, avec n'importe quel moyen y a un risque, de toute façon. I : Voilà, il y en a qui ont des risques plus ou moins importants. E3 : Euh, oui ce qui me dérangeait c'était la mise en place, est-ce qu'il est bien mis en place, est-ce qu'il peut bouger Là je serais un peu, inconsciemment j'aurais toujours cette crainte. I : C'est une crainte ou c'est une question que vous vous posez ? E3 : Non, c'est une crainte. Personnellement. Après euh I : Après, les désavantages des différents moyens ? E3 : Ben la pilule, moi mes désavantages c'était l'éruption cutanée euh, gonflement, mal aux jambes, mal à la tête, des maux de tête importants, euh moi je travaille debout toute la journée, donc depuis que je prends plus rien, je suis heureuse, j'ai plus du tout mal aux jambes. Donc euh, voilà. I : D'accord. E3 : Et puis des gonflements. Donc toujours ces problèmes, prise de poids au niveau de la ceinture abdominale. Euh, des douleurs à la poitrine aussi. Que ce soit pilule ou anneau hein. Les deux. I : Oui, d'accord, c'est les mêmes hormones. E3 : Voilà. I : C'est juste le mode d'administration qui diffère. E3 : Et puis on n'en a pas parlé mais la fringale, moi je trouve que ça a vraiment une action, une réelle, enfin, quand je prenais la pilule j'avais faim. J'avais des fringales. Que je n'ai plus depuis que je prends plus rien. I : Ok, bon. E3 : Enfin ça c'est personnel, c'est ce que j'ai ressenti. I : Après je l'ai pas vu, enfin j'ai pas regardé dans les effets indési- rables, enfin, et on m'en a jamais parlé. Euh, les désavantages de l'implant ? E3 : Huumm ben, la douleur je pense, ça doit pas être bien agréable de se faire mettre un implant, dans le bras. Et puis aussi pour le retirer. Je pense effectivement que cette jeune fille là, avec qui j'ai discuté, ouais c'était euh, un peu galère comme Puis de savoir qu'un corps étranger se balade dans le bras, sans savoir trop Bref j'ai pas eu unj'ai eu qu'une expérience et elle était négative, donc automatiquement je suis mal placée pour en parler en positif quoi. I : D'accord et les stérilets ? E3 : Alors, on en a parlé, donc les stérilets hormonaux ben pareil, les désagréments ce serait les dérèglements hormonaux, qui dit il faut un temps d'adaptation et du coup ben, éruption cutanée, on peut avoir des maux de tête, mal au ventre, voilà ça pour moi c'est les inconvénients et puis des saignements aussi. Alors pas avec le nouveau euh, le nou- veau stérilet hormonal, mais le stérilet en cuivre, c'est avec lequel j'entends le plus euh des règles abondantes. I : Et euh, vous parliez de, du problème du corps étranger, qu'est-ce qui vous dérange ? E3 : Ben, pour moi un corps étranger il peut toujours bouger, il peut se déplacer, mal se positionner, que ce soit l'anneau, comme euh enfin moi j'en ai jamais eu, mais c'est toujours un risque plus important. I : D'accord, d'autres choses que la peur qu'il se déplace ? Si on vous disait par exemple, qu'il ne se déplacerait pas ? Que c'est hyper rare ? E3 : Euh non, non si on le sent pas, si on n'a pas de gêne non. I : Non ? Vous le sentiez l'anneau ? Ou votre mari ? E3 : Euh non, lui non. Au départ oui, après non. I : Et ça vous est arrivé de le perdre ? E3 : Alors non, par contre euh I : Quand vous aviez eu cet oubli-là, qu'est-ce qui s'était passé ? E3 : Oui, il y a eu des fois o je le retrouvais pas, y a eu des fois o j'ai eu des doutes, je savais plus si je l'avais mis, ou perdu ou donc j'étais, ouais une fois ça m'est arrivé et je savais plus. Effectivement, je savais plus si je devais le mettre ou si je l'avais enlevé, j'étais un peu perdue. I : Plus un cafouillage de date non ? E3 : Ouais, plus un cafouillage de date. I : Enfin, je sais pas hein. E3 : Ouais si si, plus un cafouillage de date. Du coup, voilà après euh Non enfin, j'ai pas eu de souci, au début il a fallu un petit temps d'adaptation pour le mettre en place, mais après non je le sentais plus. I : D'accord. Et par contre, toujours cette peur qu'il se déplace, alors que ? E3 : Euh, l'anneau oui. Quand je faisais un exercice ou que je courais, là j'avais un petit peu l'appréhension qu'il se déplace ou qu'il euh I : Qu'il aille o ? E3 : Non, qu'il tombe. I : Mais ça pour le coup, ça ne vous est pas arrivé ? E3 : Non non, ça ne m'est pas arrivé. I : Parmi les effets indésirables que vous m'avez déjà dits, ils sont tous un motif pour ne pas les prendre ? Enfin je veux dire, quand on a un médicament ou une contraception, y a toujours des effets bénéfiques, là l'effet bénéfique principal qu'on attend c'est d'empêcher une grossesse et puis, des effets indésirables. Donc ce qu'on fait c'est la balance entre les bénéfices et les risques. Parmi les effets indésirables que vous m'avez dits, lesquels sont vraiment insupportables ? Inacceptables ? E3 : La douleur, si jamais il y avait. I : Pour quel moyen, par exemple ? E3 : Stérilet I : Ok, la douleur des règles ? La douleur de la pose ? E3 : Oui, les deux. Ça c'est vrai que ça me fait un petit peu peur le stérilet. Par rapport à ça. I : La pose ? E3 : La pose et aussi pendant le cycle, je me dis que ça doit être un peu euh, on doit le ressentir plus. On doit plus le sentir quand on a nos règles, quand on a un stérilet. C'est ce que je ressens. I : Oui oui, c'est une question que E3 : Ouais, c'est ça pour moi, le stérilet c'est la peur d'avoir mal. Déjà la mise en place, on m'a toujours dit que c'était pas forcément très agréable, mais le pire c'est le retrait aussi, donc ça m'a un peu aussi. I : Le pire ? E3 : Euh, ça a l'air un peu douloureux d'enlever un stérilet. De ce que j'entends ! Rires I : D'accord, donc les douleurs et d'autres effets indésirables ? E3 : Ben le dérèglement hormonal, et tout ce côté inconvénient moi qui me I : Parce que vous les avez ressentis ou pour la peur à long terme que ça soit E3 : Alors le plus inacceptable, moi je travaille debout toute la journée et mes jambes je pouvais plus, c'était un calvaire quoi. Et maux de tête aussi. Parce que j'ai eu énormément de maux de tête. Voilà après, des maux de tête très violents, que je n'ai plus du tout depuis que j'ai plus rien. C'est pour ça aussi que ça me redonne pas envie de me relancer dans un moyen de contraception, même si je sais que le risque n'est pas zéro, même si on fait attention. La santé quand même pour moi c'est Enfin, je suis en forme j'ai plus de problème de jambes lourdes, j'ai plus de maux de tête, j'ai hyper perdu en taille, donc que des choses positives depuis que j'ai arrêté tout ça. Donc voilà un peu personnelle- ment mon ressenti. I : Jamais vous ne reprendriez une pilule ? E3 : On peut pas dire jamais. Je veux plus d'enfant aussi maintenant, donc euh, le risque n'est pas totalement à zéro avec le préservatif, même si on fait attention tous les 2, mais euh mon médecin généraliste m'a parlé aussi d'une méthode naturelle qu'une sagefemme pourrait éventuellement nous inculper, enfin je pense que ça se passe en stage, pour savoir euh enfin bon après à voir, parce que faut aussi être sûre de soi, sûre de se connaitre aussi. Mais pourquoi pas, je pense que ça peut aussi donner d'autres solutions pour faire encore plus attention. Donc ça aussi, je suis pas contre d'aller dans cette démarche. I : D'accord. Je sais plus pourquoi on disait ça ! E3 : Oui, parce que vous me demandiez en fait, si j'étais prête à re- prendre quelque chose. I : Donc plutôt non. E3 : Plutôt non, si y a d'autres moyens I : Y a d'autres moyens, c'est sûr. Et par exemple, on vous a jamais parlé de la stérilisation ? La ligature des trompes ou E3 : Si j'ai des femmes, enfin je connais des gens, mais j'attendais un peu avant I : D'être sûre. E3 : Oui, ben on sait jamais ce que la vie nous réserve hein, donc je vais attendre quand même un peu. Mais je dis pas non à cette méthode. Ça me parle. I : C'est pas vraiment mon sujet, mais y a des choses qui vous bloque- raient aussi avec cette méthode-là ? E3 : Qui me bloqueraient ? Euh, oui ne plus avoir de retour en arrière, c'est un choix, c'est définitif, donc là il faut pas se planter. Donc le jour o on a pris cette décision, c'est que vraiment on n'a plus envie d'avoir d'enfant et que définitivement c'est terminé. Même si aujourd'hui je n'en veux plus je, je me, je me donne le droit de changer d'opinion, si jamais un jour je sais pas, je devais me séparer de mon homme, de faire une autre Je sais pas pour le moment, je suis encore jeune, je me dis que 40, ans, je peux encore avoir quelques années, encore 2 ou 3 ans et après ouais, pourquoi pas. I : Est-ce que vous avez une idée de l'efficacité des différents moyens de contraception ? E3 : Euh, pffff I : Si vous deviez les classer de la plus efficace à la moins efficace ? E3 : Hum Je pense qu'elles sont toutes efficaces. Après c'est la personne qui va utiliser ces moyens, si elle est régulière, si y a des oublis ou si y a des c'est là o va se poser le problème, donc je pense que y a différents types de contraception et que chaque contraception 134 correspond à la personne. Ben quelqu'un qui a peur d'oublier sa pilule, ben il sera peut-être plus tenté d'aller vers l'implant. Donc euh, oui je alors je vais avoir du mal à classer Je dirais euh, la pilule euh, non le stérilet quand même, je pense que le stérilet c'est le moyen le plus sûr. Stérilet, pilule, euh, anneau, et puis euh I : L'implant vous le mettriez en dernier ? E3 : Non l'implant pas en dernier, je mettrais l'anneau plutôt en der- nier, l'implant en 3ème position. I : Après la pilule ? E3 : Ouais I : Ok. Par rapport au fait que les règles soient pas des vraies règles ? E3 : Oui, c'est ce qu'on, c'est ce que j'ai I : Vous avez déjà tout dit ou vous avez des choses à rajouter ? E3 : Non, que ça soit pas naturel, voilà c'est surtout ça qui me. Aller à l'encontre de (pause) I : Modifier votre corps. E3 : Voilà. Parce que pour moi c'est important, si la femme doit avoir des règles, c'est qu'elle doit en avoir. Pas aller à l'encontre de la nature, c'est ça qui me dérange en fait. Même si c'est le côté pratique. Et moi le côté pratique, dieu sait C'est quand même bien de pas avoir ses règles ! I : Mais avec la pilule, on les a quand même. E3 : Oui on les a, alors oui Mais I : Donc le côté pratique de l'absence de saignement. E3 : Ah oui, ben si on a les saignements. Ben peut être que je me trompe, mais quand on a les saignements, est-ce que c'est nos vraies règles ? I : Huumm et qu'est-ce que ça ferait si c'est pas des vraies règles ? E3 : Ben ça me dérange, parce que l'organisme ne fait pas son, enfin on va à l'encontre de (silence) ouais, j'arrive pas à expliquer. I : Bon, c'est pas naturel, ok. Je vais essayer, c'est quelque chose qu'on redit souvent, donc j'essaye de comprendre ce qui était gênant dans le fait que ça ne soit pas naturel. Après je l'entends parfaitement aussi ! Ces différentes contraception, est-ce que vous avez l'impression qu'elles sont pour certaines personnes et pas d'autres, est-ce que vous avez l'impression qu'il y a des moments o il n'y a pas besoin de contraception ou des personnes qui n'ont pas besoin de contraception ? E3 : Euh, ben les cas comme moi, si on est contre, après faire attention, mais bon après c'est chacun connait son partenaire et euh, il y a une confiance avec son partenaire, et quand on est là depuis des années et des années avec son partenaire, on se connait et ça pose moins de problèmes que les petites jeunes qui ont leur premier partenaire et qui sont pas vraiment stables, c'est important pour moi quand même d'avoir quelque chose de beaucoup plus efficace. Voilà, après je pense que chaque étape de la vie fait que on a plus ou moins besoin de moyen de contraception. I : Vous pouvez détailler un peu ? E3 : Ben pour moi, étant adolescente, euh voilà, c'est là o on a le plus besoin de se protéger. Après quand on commence à avoir une relation sérieuse avec quelqu'un et qu'on décide d'avoir euh, des enfants avec cette personne, ben là le côté, moyen de contraception va être réadapté. I : D'accord, moi je parle pas des périodes o on veut un enfant, effec- tivement. En situation o on ne souhaite pas de grossesse. E3 : Oui oui, faut effectivement se protéger. Ben comme dans mon cas, on se protège, mais peut-être d'une façon un peu plus Euh Com- ment expliquer, c'est pas évident hein ! (rire) I : C'est pour ça qu'on fait des recherches sur le sujet. E3 : Quand on connait son partenaire, voilà après je pense que c'est un, c'est plus facile en fait. Tout est plus facile, de faire attention. I : Là, vous parlez par rapport au préservatif ? E3 : Oui. I : Et vous disiez par rapport aux périodes de la vie ? On a plus besoin d'être protégée, donc qu'est-ce qui serait plus adapté ? Est-ce que vous avez la sensation qu'il y a des moyens qui seraient plus adaptés à certaines périodes de la vie ou alors tous les moyens sont adaptés à toutes les périodes ? E3 : Ben c'est comment on supporte déjà, j'ai beaucoup de jeunes qui commencent par la pilule, pourquoi ? Ben parce que je pense que les gynécos les dirigent directement avec une pilule, c'est le chemin que souvent j'entends. I : Est-ce que vous pensez que c'est justifié ? E3 : Ben je pense que c'est un manque de communication aussi, parce qu'on fait confiance à son gynécologue ou à son médecin généraliste, donc c'est à eux de nous donner les euh Pour une petite jeune qui va aller chez son gynéco, elle va écouter son gynéco, donc s'il lui dit tu prends la pilule, elle va écouter et voilà. Je pense qu'on évolue aussi par rapport à ça. Moi à 40 ans, mon gynéco il va me dire tu prends la pilule, ben je lui dirai non. Voilà, c'est la vie qui évolue. Effectivement je pense qu'il faut quand même faire confiance à son médecin généra- liste ou à son gynéco, mais c'est eux qui sont amenés à nous conseiller le mieux. Parce qu'on n'y connait pas grand-chose, quand on est ado ou jeune, on fait confiance. I : Oui, c'est ça. Et puis vous avez raison aussi, hein, il y a peut-être un manque de communication. E3 : Je pense pas que vous allez voir une jeune fille qui vient en vous disant je voudrais un moyen de contraception et qu'elle va vous dire, voilà je voudrais un anneau. Bon encore maintenant de plus en plus, parce que maintenant avec les sites, la communication se fait aussi de plus en plus par internet. Mais euh Est-ce que les gynécos proposent différentes méthodes ? J'en reviens toujours à ça. C'est vrai que en fait on fait confiance à son gynécologue ou à son généraliste I : Ouais, faudrait voir le contenu de la première consultation de de- mande de contraception. Est-ce que vous auriez des choses à ajouter qu'on aurait oubliées ? Sur vos opinions, sur la contraception en géné- ral, sur les moyens, sur aussi la communication ? E3 : Ouais, je pense que la communication c'est important et puis adapter aussi en fonction de la personne. Si par exemple, la pilule ne lui convient pas, ben trouver d'autres moyens de contraception. Jusqu'à ce que ça soit, euh, jusqu'à ce que la personne trouve son compte. Pour moi, c'est ça. I : Et par rapport à vos opinions, des choses à rajouter ? E3 : Euh, non je crois que j'ai bien dit ce que je pensais. I : Est-ce qu'il y a des questions auxquelles vous auriez voulu qu'on vous réponde, sans que vous ayez à poser la question, par exemple votre gynéco, quelle information vous auriez aimé qu'on vous donne ? E3 : Euh, ben moi j'ai très confiance en mon médecin généraliste, y a pas de problème. Après elle a toujours été dans mon sens aussi, donc ça c'est important. Après voilà ben, par rapport à mon parcours que j'ai eu depuis petite, enfin petite, ado, euh j'ai pas eu de souci en particulier avec mes moyens de contraception, autre que les Enfin quand je dis pas eu de souci, c'est de communication ou euh les soucis que j'ai eus c'est plutôt les désagréments, les effets indésirables. C'est plutôt ça qui m'a fait changer de moyen de contraception. I : Vous n'avez pas eu l'impression d'être insuffisamment informée ? E3 : Non. Alors le fait que je ne sois pas allée voir un gynécologue, c'est peut-être ça qui Aujourd'hui je me le dis hein, j'ai peut-être fait une bêtise, mais bon c'est pas grave, en fait j'ai eu une mauvaise expé- rience avec un gynécologue, donc j'ai préféré aller voir mon médecin généraliste, avec qui ça se passe très bien et après voilà, j'ai plus eu besoin de me dire qu'il fallait que j'aille voir alors que mon médecin était aussi bien qu'un gynéco donc Euh moi je I : Oui, le suivi gynécologique peut être fait par un généraliste, par un gynécologue ou par une sagefemme. E3 : Pour moi, la communication a été bien, tout s'est bien passé. Quand j'ai voulu avoir mes enfants, j'ai pas du tout eu de problème, je suis tombée enceinte très rapidement, pour les deux d'ailleurs. Pas eu de souci à ce niveau-là. 69 min Entretien 4 : 28/06/2016 - Investigatrice 2 - Cabinet médical I2 : Bonjour, donc déjà je vous remercie d'avoir accepté de venir aujourd'hui pour cet entretien. Du coup, je me représente, je suis Céline Riffard et on est deux, avec une collègue, à faire une thèse sur la vision des femmes par rapport aux différents moyens de contraception. Donc surtout tout ce qui est hormonal, je pense que vous connaissez la pilule, mais il y a aussi le patch, l'implant et euh, les stérilets (que ce soit au cuivre ou aux hormones). Voilà, donc notre étude, c'est surtout de savoir ce que vous, vous connaissez et ce qui fait que vous choisissez plutôt l'une ou l'autre des méthodes, voilà, de savoir un petit peu ce qui vous arrange ou qui vous dérange dans ces différentes méthodes. Donc, vous pouvez me dire tout ce que vous voulez concernant la contracep- tion et ensuite, si vous avez des questions ou si vous voulez avoir des précisions, j'y répondrai à la fin de l'entretien. E4 : Ok, ça marche. I2 : Euh, juste pour vous resituer un petit peu, vous avez quel âge ? E4 : 20 ans I2 : 20 ans d'accord et du coup, vous faites des études ? Vous travaillez ? E4 : Mmm, là je suis en BEP Esthétique et je termine le 1er Octobre, et je suis à Yves Rocher à Voiron et je reste pour faire le BTS. Donc encore 2 ans et je vais commencer en Septembre. Donc du coup, je vais avoir un mois de battement, mais je vais aller en cours pour le BTS et pas en cours pour le BEP, du coup. I2 : D'accord ; et du coup, actuellement vous êtes en couple ? Vous êtes E4 : Euh, non, la justement je suis plus en couple, donc je prends plus En fait, dès que je suis plus en couple, je prends plus la pilule en fait, j'arrête à chaque fois I2 : D'accord et euh, actuellement vous êtes sous pilule du coup ? E4 : Voilà, sous pilule. I2 : Et vous prenez quelle pilule ? E4 : OPTILOVA I2 : OPTILOVA E4 : Ouais, c'est la première que j'ai prise et j'ai gardé celle-là. I2 : Et du coup, à part quand vous en avez pas besoin, entre guillemets, vous la supportez bien, y a pas de ? 135 E4 : Ouais, ben y a juste au tout début, elle m'avait fait beaucoup, déjà que j'avais de l'acné en fait, par rapport au fait que ben, enfin, déjà je pense que c'est euh, ben par rapport à mon père, parce que lui il avait beaucoup d'acné, mais en plus en esthétique, fin la première année de CAP, en cours on fait tout sur nous et du coup j'avais, des fois ça m'est arrivé de faire dans une journée au moins 3-4 gommages, masques et tout Voilà, ça m'avait un peu, enfin abimé la peau, du coup au début à cause de ça, j'avais de l'acné. Quand j'ai pris la pilule, ça m'a fait fois 4 au moins et euh après, ben du coup, petit à petit j'ai pris euh, des médicaments, des crèmes et tout, et du coup, c'est parti après. Mainte- nant, un coup ça part, un coup ça revient, mais euh Donc voila I2 : D'accord, ça vous a pas fait forcément changer de pilule ? E4 : Non non. Sinon, non, parce que, enfin, au début j'ai Je sais plus, je crois que c'était ma dermato, ouais je crois que c'est ma derma- to, elle m'avait dit, euh à voir au bout de, je sais plus trop combien de mois, si jamais euh, fallait peut être que je change de pilule et après, je crois que c'était euh, arf c'était pas Dr Y, je crois que c'était euh oui Dr Y (médecin généraliste), qui m'avait dit que en gros la pilule, ben fallait pas non plus que je la prenne que pour mes boutons en fait I2 : Oui ? E4 : Donc du coup, fin, fallait pas que j'en prenne une, par rapport, fin que à mes boutons, donc du coup, je m'étais dit que j'allais devoir rechanger, que ça allait tout perturber et tout, donc du coup, ben fina- lement je reste sur elle et puis voilà Parce qu'après, j'avais pas d'effet, enfin j'avais pas mal au ventre etc I2 : Voilà, y avait que cet effet indésirable (guillemets mimés) là ? E4 : Oui, voilà, et puis à l'époque, c'était pas que à cause de la pilule, je pense parce que y a mon père qui a eu des boutons, plus le fait qu'en cours je faisais plein de trucs mauvais sur ma peau, donc c'était pas que ça non plusDonc je voulais pas encore changer, en plus c'est pas un truc (rire) catastrophique non plus, donc voilà ! I2 : Et quand vous l'arrêtez, vous avez moins de boutons ? E4 : Euh, ouais, ben quand je l'arrête par contre, j'ai quand même un petit peu moins de boutons, après mmm, là j'ai, enfin j'ai une crème pour les boutons qui marche vraiment bien, quand je la prenais, fin, ça m'est arrivé d'en avoir quelques-uns mais beaucoup moins, enfin c'était pas des boutons partout, soit c'est vraiment sur les joues et le menton, là j'en ai parce que du coup, je viens d'avoir mes règles I2 : Oui, mais sinon euh E4 : Mais sinon, euh c'est vraiment localisé là (elle montre ses joues), et du coup, même quand je la prends, ben je dois en avoir quelques-uns, mais c'est vraiment un là, un là, c'est plus vraiment tout plein de boutons au même endroit. I2 : D'accord. Du coup, oui c'était pas enfin, ça vous a pas forcément fait refuser la pilule ? E4 : Non I2 : Vous avez pas eu d'autres effets ? E4 : Non, non même pas de douleurs au ventremême, tout le monde me disait, tu vas voir, si ça se trouve, tu vas avoir, euh, pour tes règles, elles seront moins abondantes ou je sais pas quoi et en fait, moi ça m'a fait vraiment, mais rien changé du tout ! I2 : D'accord E4 : Dès le début, fin, j'ai été réglée, enfin rapidement, fin, ça a toujours duré 5 jours, pile 5 jours et même avec la pilule ou quoi, ça dure toujours 5 jours pile et je vois pas la différence, en fait, ça a rien changé du tout I2 : D'accord, ça a rien changé. E4 : Ouais, donc c'est pour ça, fin, je me suis dit, si je la change et pour qu'après, enfin, tu vois, ça fait mal au ventre ou si ça se trouve elles vont durer plus longtemps C'était surtout ça, je voulais pas qu'elles durent plus longtemps, parce que 5 jours, moi ça me va déjà très bien, donc voilà, je voulais pas que ça change trop non plus. Et même, quand la par exemple, je la prends pas, ben ça dure 5 jours, j'ai pas forcément trop mal au ventre donc Enfin, si y a quand même, le premier jour avant que j'ai mes règles par contre, je sais que je vais les avoir parce que j'ai mal au ventre I2 : D'accord, oui. E4 : Voilà. Oui, mais sinon après, du moment que je les ai, j'ai plus mal au ventre, ça va bien. I2 : D'accord. Donc, du coup avant cette pilule, vous aviez d'autres moyens de contraception ? E4 : Non I2 : Vous aviez rien essayé d'autre ? E4 : Non, que la pilule. I2 : D'accord ; euh, avant qu'on parte sur les autres moyens que vous connaissez euh donc là, actuellement vous n'avez pas de copain. E4 : Non I2 : Donc j'imagine, pas de projet de grossesse tout de suite, avec ce que vous avez prévu comme études et E4 : Non non, pas du tout (elle rigole), du tout, du tout ! I2 : D'accord. Vous n'avez jamais eu de, d'interruption volontaire de grossesse ? E4 : Non I2 : Jamais eu de soucis de pilule ? Oubli ? E4 : Non. Ben après je la prends régulière, enfin, je la prenais toujours à peu près à la même heure, en fait je, toujours avant manger, donc à part quand je sors et du coup, je mange un peu plus tard ou quoi, des fois ben je la prends quand même en mangeant, mais du coup un peu plus tard ou un peu plus tôt, si je mange un peu plus tôt. I2 : D'accord E4 : Mais sinon, je la prends, ouais j'ai dû oublier une ou 2 fois vrai- ment, mais sinon, fin je suis vraiment, je la prends bien sans alarme, ni rien. I2 : Ah oui, d'accord, sans alarme. E4 : Oui oui, sans alarme, ben c'est vraiment, je me dis je mange, je la prends et, enfin je sais pas, c'est I2 : Donc vous la prenez 3 semaines et puis vous arrêtez. E4 : Oui, c'est 21 jours et puis après, j'ai les rouges la, les I2 : Ah oui, c'est une en continu, oui, OPTILIVA. E4 : Oui, voilà et du coup, y a toujours 2 jours o je la prends, mais euh, j'ai plus mes règles en fait I2 : Oui E4 : Elles font toujours vraiment pile 5 jours, donc I2 : D'accord E4 : C'est comme la, en ce moment, je prends des OENOBIOL pour le bronzage et du coup, pareil, là tu vois, fin, j'y pense vraiment tout le temps, enfin je les ai jamais oubliés, ça j'y pense ouais, ça va j'ai de la chance. (Sourire) I2 : Oui, pour vous, c'est pas un problème que ce soit bien régulier. E4 : Non, non, non, pas du tout. I2 : D'accord. Est-ce que, du coup, vous aviez quand même entendu parler d'autres moyens de contraception ? E4 : Ouais, euh ? I2 : D'autres auxquels vous aviez potentiellement pensé ? Ou est-ce que ça a tout de suite été la pilule ? E4 : Euh, non pas, non pas pensé. Je sais pas pourquoi, mais euh Enfin, en cours, on allait toujours, euh au lycée, euh au planning fami- lial, je crois ? Et du coup, ben c'est là je crois o ils nous ont parlé de, des moyens Du coup, y a le patch, le stérilet et l'implant. Et voilà Après, y en a d'autres, mais c'est les plus connus, que je connais à peu près. I2 : Oui E4 : Après, y a le patch mais, enfin, plus maintenant, parce que je sais plus comment il marche, mais je me souviens, ouais, le patch, je crois que ça m'avait euh, quand ils en avaient parlé, ça m'avait un peu intéressé, je crois, il me semble I2 : D'accord E4 : Mais je sais plus trop comment ça marche I2 : Parce que du coup, pour la pilule, c'est vous qui avez choisi fina- lement de prendre la pilule ou c'estOu on vous l'a proposé ? E4 : Euh, ouais, enfin, ouais, c'est quand je suis venue au docteur, on m'a dit de prendre la pilule et I2 : Du coup, ça vous allait bien ? E4 : Et ouais, moi ça me va ! J'oublie pas. I2 : Et dans les autres, vous dites, le patch vous intéresse un peu, est ce que vous vous souvenez de ce qui serait les avantages ou les incon- vénients ? E4 : Pas trop mais je crois, c'est que le patch, ben du coup, justement, pour les avantages y a pas tous les jours à prendre quelque chose, donc c'était plutôt ça et euh, inconvénients, c'est qu'on m'avait dit que si il se décollait, enfin il se décollait quand même assez facilement et que du coup, tout dépend euh, je sais plus si c'est, tout dépend quel patch ou o on le mettait, parce que je crois, il y a plusieurs endroits o on peut le mettre I2 : Oui, voila. E4 : Voilà, puis ça dépend, ben ça pouvait se voir ou tout dépend comment on s'habille Enfin, en fait, faire une marque ou quoi, donc c'était plus ça qui était un peu plus dérangeant I2 : D'accord E4 : Mais sinon, non vraiment, le fait de pas avoir quelque chose de comme l'implant, vraiment, c'est, enfin, c'est pour un certain temps I2 : Ouais E4 : Là au moins le patch, enfin, on n'a pas quelque chose à prendre tous les jours, mais euh, c'est pas non plus, euh, irréversible, entre guillemets, enfin c'est euh I2 : Oui, si vous décidez de l'enlever, y a pas de soucis E4 : Voilà, oui voilà, c'était plutôt ça. Après, sinon, stérilet, implant, non pas du tout, j'ai pas d'enfant encore, donc peut-être plus tard. Mais pour l'instant, non, pas du tout. I2 : D'accord. Pour vous, c'est parce que vous pensez qu'il faut avoir eu des enfants pour les avoir ou parce que c'est plus long terme ? E4 : Pas obligatoire, non pas obligatoirement non, mais vu que c'est plus long terme, je me dis qu'après fin, je pense que dans le corps, ça doit faire un plus, je sais pas, enfin un plus gros changement du coup, vu que ça, enfin, je pense que ça doit bloquer, je sais pas, mais ça doit bloquer pour, ouais plus longtemps, après le corps quand on l'enlève, si on veut avoir un enfant, ça prend plus temps pour euh ? I2 : Pour revenir après ? 136 E4 : Ouais, pour remettre vraiment bien tout comme il faut. Enfin, je pense, après, je sais pas. (sourire) I2 : Très bien. Oui d'ailleurs, vous m'avez dit, c'est le Dr Y du coup, qui vous suit au niveau gynéco ou vous avez un gynéco ? E4 : Euh, Oui, c'est le Dr Y, euh I2 : D'accord, c'est elle qui fait le suivi ? Frottis, je sais pas si vous en avez déjà fait, mais E4 : Enfin, j'ai pas un, fin un suivi, j'ai pris la pilule et puis voilà, ça me va donc, fin, je fais jamais I2 : Oui, après vous avez 20 ans donc, voilà, le suivi en fait, c'est une fois par an, à peu près au moins vérifier en tout cas, votre tension, vérifier que vous supportez bien la pilule. E4 : Ah oui, voilà ça ! I2 : Oui voilà, après le frottis, c'est que tous les 3 ans et encore, on commence vers 25 ans, donc vous avez encore le temps (sauf si vous aviez eu des antécédents ou des choses comme ça, mais sinon, y a pas de raison) E4 : Non, non, non, ouais d'accord, non, j'en ai jamais fait encore. Pareil, pour la pilule, je sais pas si c'est parce que je la prends pas tout le temps, tout le temps, mais enfin, là par exemple, elle m'a vérifié la tension et tout et tout, sans que je la prenne et par exemple, dès que je viens quand on parle, ben elle me dit, on va prendre la tension , pour voir mais voilà, je viens pas exprès pour, fin voilà. I2 : Mmm, oui d'accord. Et du coup, vous avez pas de soucis à bien la reprendre quand vous avez de nouveau un copain ? E4 : Mmm, ouais, non, si si, euh, c'est ouais, c'est quand, en fait, je la prends le jour de mes règles du coup, après I2 : Oui, voilà, vous attendez du coup qu'elles reviennent ? E4 : Oui, j'attends qu'elles reviennent et voilà ! I2 : Et entre temps, vous avez déjà eu à, du coup, à prendre autre chose en attendant ? E4 : Non I2 : Non ? Y a pas eu de soucis ? E4 : Non, non, vraiment ouais que la pilule. I2 : D'accord, donc, du coup, le préservatif, vous l'avez jamais ? E4 : Mmm Tout le temps ! I2 : Vous le mettez tout le temps ? E4 : Tout le temps ! Ouais I2 : D'accord, voilà, parce que nous aussi, ça fait partie, même si c'est pas hormonal. E4 : Ouais c'est I2 : Voilà, c'est des moyens de contraception. E4 : Ouais, j'y avais pas pensé, ouais ! Ouais, mais si, ouais, tout le temps, tout le temps. I2 : D'accord, donc ça vous pose pas de problème particulier ? E4 : Non, pas du tout, non. I2 : Et du coup, mmm, voilà, est ce que vous voyez d'autres ? Même pour le stérilet, même si vous le voulez pas tout de suite, est-ce que vous voyez d'autres avantages ou inconvénients ? Ou pour le préserva- tif pareil, enfin, qui ferait que vous le mettriez pas ? Ou que vous aimeriez avoir quelque chose de plus pratique ? E4 : Mmm, non, pas forcément Après, je sais plus, si c'est le stérilet ou l'implant, mais j'ai une copine qui l'a mis et elle a plus ça fait depuis qu'elle l'a mis, elle a plus du tout, du tout de règles ? I2 : Oui, alors, avec l'implant plus voilà, en général c'est E4 : Voilà, oui, alors, l'implant c'est ce qu'on euh, ce qu'on ingurgite, enfin ce qu'on qu'on fait passer avec une, fin une seringue (Se touche le bras) I2 : On le fait passer avec une sorte de petite aiguille (mime le lieu) E4 : Ah oui, voilà et le stérilet, c'est plutôt là. (Montre le bas du ventre) I2 : Voilà, l'implant c'est dans le bras (montre le lieu, face antérieure bras), c'est mis sous la peau E4 : Ah oui, donc ouais c'est l'implant alors, voilà, parce que j'ai touché et tout, là (montre face antérieure bras) I2 : Oui, voilà, elle elle peut le sentir ou si elle vous montre o c'est, vous pouvez le sentir, mais sinon il se voit pas. E4 : Oui, c'est ça, non non, il se voit pas. I2 : Voilà et lui c'est hormonal. E4 : Ouais I2 : Donc y a certaines personnes qui vont avoir des petits saignements irréguliers, voilà, qui vont durer un ou 2 jours, mais de manière assez régulière et y en a qui du coup, n'ont plus du tout de règles. Voilà, donc ça peut être un avantage, comme ça peut être stressant selon les dames. E4 : Ouais, ouais, ben elle ça va, elle est tranquille, ouais du coup. I2 : Oui, du coup, ben de toute façon, si elle le sent, elle sait qu'il est là, donc même si elle a pas ses règles E4 : Ouais, elle sait que voilà c'est bon. I2 : Mmm Parce que le stérilet du coup, c'est mis dans l'utérus. E4 : Ouais, si je crois que ma mère, elle c'était le stérilet qu'elle avait. Ouais, et après là, elle l'a plus, mais je crois que pendant un moment, elle avait le stérilet. I2 : D'accord E4 : Il me semble, ouais. I2 : Et vous, oui, c'est surtout le fait que ça soit au long terme, vous avez peur Pour un retour au cycle E4 : Ouais, c'est ça, Ouais, ouais et puis même le, le stérilet, non je, juste déjà de le mettre, j'aurais trop peur, (petit rire) donc déjà rien que ça non ! I2 : D'accord, pour les douleurs ? E4 : Ouais, voilà, pour les douleurs, je pense. Mais au pire, ça serait l'implant, mais même fin non, j'ai pas envie de, de mettre un truc qui va durer vraiment pendant longtemps pour l'instant. Ouais, non non, pas du tout. I2 : Et vous savez combien de temps il dure ? E4 : Non, je sais pas, y en a pas un c'est 2 ou 3 ans ? I2 : Ouais, 3 ans pour l'implant. Alors ça veut pas dire qu'on vous le met et qu'on vous l'enlève pas d'ici les 3 ans mais E4 : Oui, si on veut l'enlever, on peut l'enlever hein. I2 : Oui, en général, on dit d'attendre 3-4 mois, jusqu'à 6 mois, pour être sûre qu'on le supporte ou pas E4 : Oui, parce que si on le met et qu'on l'enlève directement ben ça I2 : Voilà, en général il faut Alors, vous vous avez eu de la chance avec la pilule, mais en général, avec la pilule c'est pareil, souvent on dit d'attendre quelques mois, de vérifier que le corps s'adapte. E4 : Oui, ouais. I2 : Si au bout de 6 mois, vous le supportez pas, on l'enlève. Sinon, c'est maximum 3 ans. E4 : Mmm ok. I2 : Et les stérilets, c'est 5 ans. E4 : D'accord. Et du coup, 3 ans, on l'enlève et on peut en remettre un directement ? I2 : Oui, voilà. E4 : C'est pas le même qu'on garde, qu'on vérifie juste qu'il est bon ? I2 : Non, non, non, il a une quantité d'hormones. Une fois les 3 ans passés, on sait que les hormones ont été quasiment toutes éliminées. E4 : D'accord. Et moins de 3 ans, c'est pas possible ? Enfin, par exemple, qu'au bout de 2 ans et demi, il y ait plus rien ? I2 : Non, parce qu'il y a quand même une marge de sécurité, donc on dit 3 ans, pour être sûr justement qu'il en reste toujours. E4 : Ouais, c'est vraiment 3 ans et après si ça se trouve au-delà il en resterait un peu, mais I2 : Oui, même 3 ans et 2 mois, il y en a toujours, mais c'est pour être sûr. pour les délais E4 : Ok, d'accord. I2 : Voilà et après on peut remettre, on peut en remettre un, tout de suite après derrière, y a pas de soucis à ce niveau-là. E4 : D'accord. Et y a pas d'anesthésie ou euh ? (montre son bras) I2 : C'est une anesthésie locale. E4 : D'accord, ok. I2 : Alors, vous pouvez mettre le patch avant (montre la localisation sur bras face antérieure), comme pour les enfants, quand on fait des vac- cins. E4 : Ouais I2 : Un patch qui anesthésie la peau et nous après, avant de le poser, on vous fait une petite injection pour anesthésier dessous, parce qu'il va vraiment juste sous la peau. E4 : D'accord. Ah, parce que vous les, enfin, les médecins, vous pou- vez le mettre ? I2 : Oui E4 : C'est pas forcément un gynécologue qui doit le mettre I2 : Non, c'est pour ça que je vous demandais si c'était le Dr Y qui vous suivait, euh, moi je fais pareil, on met les stérilets et les implants. E4 : D'accord, ok. I2 : Comme les frottis ça ça peut être fait en cabinet, c'est un tout petit peu plus long qu'une consultation normale (mime les guillemets), parce qu'il faut qu'on attende que le produit fasse effet E4 : Oui, forcément il faut le temps, puis c'est quand même plus euh I2 : Oui, voilà, on va pas vous dire, hop levez le bras et (mime et rire) E4 : Oui, hop allez c'est bon partez ! (rire) I2 : Voilà, mais après, il y a pas de soucis, ça peut se faire E4 : D'accord, ok, oui, c'est pas, on va à l'hôpital, faut y rester ou je sais pas quoi. I2 : Ah non, non, non, on vous le met, puis là comme c'est vraiment que local, euh, une fois que c'est posé, on vous met un petit pansement, euh, que vous gardez quelques heures pour, parce qu'il y a un petit trou entre guillemets. E4 : Ouais I2 : Et puis vous repartez, tout de suite après. E4 : D'accord, ok. I2 : Le stérilet, des fois on vous garde, on vous dit d'attendre une petite demi-heure parce que, comme c'est quand même un corps étranger qu'on met à l'intérieur, vous pouvez avoir des douleurs un peu plus importantes. E4 : Mmm mais ça peut bouger ou c'est vraiment, ça reste en place ? I2 : Le, les 2, l'implant et le stérilet ? E4 : Ouais I2 : Alors, l'implant une fois qu'il est là, alors il peut se déplacer de quelques centimètres mais une fois qu'il est mis ici (montre bras), vu que vous avez tous vos muscles autour euh, ils vont prendre une certaine forme avec l'implant au milieu et 137 E4 : Mmm, d'accord et ça va prendre place en fait. I2 : Voilà, c'est ça euh, des fois il s'enfonce un tout petit peu plus ou il descend un peu mais c'est pour ça qu'on le palpe pour le retrouver mais Voilà, en général, si c'est bien mis sous la peau, y a pas de soucis. E4 : Oui, d'accord. I2 : Le stérilet, une fois qu'il est dans l'utérus, euh, il a pas énormément de place pour se déplacer non plus. Y a moins de 5% de, de déplace- ments et quand ça se déplace, c'est à l'intérieur de l'utérus. E4 : D'accord, ouais donc c'est pas, euh loin. I2 : Non, quand euh, bon, si vous avez vu sur internet, on parle de, de déplacement ou de perforation ou choses comme ça, c'est moins de 1%. Voilà, c'est vraiment et dans ce cas-là, ça arrive au moment o ça a été posé. C'est si en le posant, ça a été un peu difficile, voilà, qu'on a dû forcer un peu. E4 : D'accord, ouais. I2 : Là, on vous fait l'écho tout de suite après et on le sait de suite. Si il a pas bougé au moment o on vous l'a posé, y a pas de raison qu'il bouge après. E4 : D'accord, c'est qu'il bougera pas plus tard, ok. I2 : Voilà, ou alors, le seul moyen qu'il bouge, c'est que vous le per- diez. Parce qu'en général, on dit de le mettre juste après les règles, comme ça votre col est dilaté et ça passe plus facilement et du coup, en effet, aux règles d'après, si vous avez des règles abondantes, il peut sortir. E4 : Ah oui, ok. I2 : Voilà, mais du coup, bon, voilà, en général, vous le voyez et c'est dans les 2 premiers cycles, une fois que le corps s'est habitué, il y a plus de risques E4 : Ouais, il est dans le corps et du coup, il y reste. I2 : Voila E4 : Ok I2 : Voilà, même vous, y a des fils, on pourra nous aller le rechercher 5 ans après, euh, donc si vraiment vous touchez, vous arrivez à les sentir, mais c'est pas quelque chose que vous sentirez. E4 : D'accord, comme ça. I2 : Non, non, non, comme ça vous le sentez pas. E4 : D'accord, oui, même on n'a pas l'impression d'avoir un truc en nous quoi ? I2 : Non, non, voilà c'est des petites, des douleurs au moment o on vous le pose, dans les quelques jours qui viennent. Du coup, ça vous fait des crampes, parce qu'il y a entre guillemets, un corps étranger. Donc au début l'organisme essaie de l'évacuer, après vous sentez rien, euh, et aux rapports c'est pareil, si votre conjoint sait que vous en avez un, voilà il peut se dire qu'il a senti quelque chose, après E4 : Ouais, après c'est peut-être aussi, ouais, le psychique ou euh I2 : Voilà, mais après ça se sent plus, une fois qu'il est mis, il est à l'intérieur. E4 : D'accord, ok. I2 : Par contre, c'est, voilà, c'est une longue durée entre guillemets, c'est dommage de vous le poser pour vous l'enlever quelques mois après. Mais après, si vous le supportez pas, y a pas de soucis, on l'enlève. E4 : Oui, on l'enlève, on va pas le garder pour Mais après, voilà, c'est vrai que c'est pour euh, quand on veut vraiment pas avoir d'enfants, quand on veut vraiment être sûr, voilà c'est bien mais euh, c'est vrai que moi pour l'instant, c'est pas mon truc. I2 : Ben c'est vrai que si vous arrêtez quand vous êtes seule, c'est plus simple d'arrêter une pilule que E4 : Que oui, que de prendre quelque chose de, enfin, je vais pas l'enlever, le remettre, l'enlever, le remettre etc. I2 : Oui voilà, après une fois que vous l'avez, si vous avez pas d'effet secondaire, c'est pas forcément gênant de l'avoir pour rien, entre guillemets. E4 : Mmm, d'accord, oui ben oui, c'est vrai. I2 : Mais, du coup, vous avez le choix entre le cuivre et l'hormonal. E4 : Et c'est quoi la différence entre cuivre et hormonal, du coup ? I2 : Du coup, le cuivre, entre guillemets, c'est que son aspect, euh, c'est le fait d'avoir un corps étranger et le cuivre qui est toxique pour les spermatozoïdes, donc une fois que c'est à l'intérieur, si y a des sperma- tozoïdes qui pénètrent, bon vous, vous avez un préservatif, en général, donc y a pas mais ça va les détruire. Et du coup, empêcher qu'ils puissent aller féconder votre ovule et faire un embryon. Avec les hormones, en plus, donc c'est toxique pour les spermatozoïdes et ça augmente aussi la, ce qu'on appelle la glaire cervicale, donc c'est une substance qu'il y a à l'entrée du col de l'utérus, qui du coup, se modifie en fonction de vos cycles et donc permet le passage des spermatozoïdes au moment o vous êtes féconde, entre guillemets et qui les empêche quand vous l'êtes pas. Donc avec le cuivre, ça fait que tout le temps cette glaire est épaisse, ça empêche le passage. E4 : Mmm, d'accord. I2 : Avec les hormones, y a donc l'effet euh, sur la glaire et sur les spermatozoïdes et en plus, ça permet, euh, de, ça vous fait un cycle, c'est un peu comme avec les hormones de votre pilule, du coup, euh, ça va empêcher que vous ovuliez, parce que là avec les hormones de la pilule, je sais pas si on vous avait expliqué, mais du coup, vous avez 3 semaines, enfin 21 jours o vous prenez des comprimés avec des hormones, qui font, euh, qui vont vous empêcher du coup d'ovuler, parce que vous avez des hormones en permanence. E4 : Ouais et quand c'est les rouges du coup, ben en fait, ils sont un peu, enfin inactifs. I2 : Voilà, c'est des placebos entre guillemets, c'est juste pour que vous l'ayez en permanence et que du coup vous l'oubliez pas. Les compri- més rouges, comme y a plus d'hormones, mmm, entre guillemets, votre utérus comprend qu'il y a pas besoin qu'il reste en place, puisqu'il n'y a pas de bébé, entre guillemets et du coup, il évacue tout ce qu'il y a en trop, c'est pour ça, que vous avez vos règles. E4 : D'accord I2 : Voilà, avec le stérilet hormonal, c'est pareil, y a une quantité d'hormones qui est délivrée, euh, qui fait que l'utérus ne se forme pas, il n'augmente pas d'épaisseur et du coup, un éventuel embryon, s'il devait se former, ne pourrait pas se fixer. E4 : D'accord, ok. I2 : En dehors du fait, bon donc, il empêche la fixation, il empêche déjà, euh, qu'il y ait ovulation, donc normalement, y aura pas d'embryon qui pourra se former et il est toxique pour les spermato- zoïdes. Donc ça joue à plusieurs endroits. La seule chose qui change, c'est que c'est des hormones qui sont que dans votre utérus, parce que ça passe pas dans le sang. E4 : Oui, ça va pas se propager euh I2 : Voilà, quand vous prenez la pilule, vous l'avalez et du coup ça passe dans le sang. E4 : Donc forcément ça passe dans le sang, ok. I2 : Ben, c'est pour ça que vous avez peut-être déjà eu une prise de sang pour contrôler le cholestérol E4 : Mmm, parce que ben, fin, la première fois que, euh, au bout de 3 mois, je crois que on a vérifié, la première fois que je les ai prises. I2 : Voilà, au début. E4 : Ouais et après, j'en ai jamais refait. I2 : Oui, parce que du coup, si vous dites que vous la supportez bien, que vous avez pas d'autres effets secondaires, qu'il y a pas de E4 : Fin, non, enfin y a pas, ma mère elle me disait mal à la tête ou mal au ventre, ou quoi, mais j'ai jamais euh, fin vraiment j'ai jamais rien eu de I2 : D'accord. Oui, voilà, ben au moins , voilà, vous avez celle qui vous convient. C'est vrai que dans ce cas-là, il y a pas de raison de changer, tant que E4 : Ouais, c'est clair. I2 : Tant que vous la supportez bien. E4 : Tant que ça va, je vais pas changer. (sourire) I2 : Si c'est pas trop contraignant de prendre tous les jours et que E4 : Ben j'avoue que voilà, si je pouvais ne pas en prendre, ben voilà, j'en prendrais pas, mais vu qu'après je veux pas non plus prendre un truc, comme je disais, à long terme. Je veux, fin puis voilà, je dis pas, à la limite, je l'oublierais, oui, je pense que peut être que je choisirais autre chose, mais là je l'oublie pas donc et puis vraiment, je mets pas d'alarme et tout, donc non. Même en arrêtant, quand je la reprends, je l'oublie pas donc I2 : Ouais, d'accord. E4 : Enfin bon, pour l'instant, je reste dessus. (rire) I2 : D'accord. Et du coup, vous prenez une pilule et préservatif pour protéger E4 : Ouais, quand même. I2 : Et vous avez jamais eu, vous m'avez dit, pour la pilule vous avez jamais eu d'accident, avec le préservatif ? E4 : Le préservatif, euh, une fois, en fait, il était euh, dès le début je crois qu'il était, enfin quand on l'a déchiré, en fait, il était déchiré au milieu, mais on l'a changé c'est tout. I2 : D'accord, du coup vous savez ce qu'il Enfin, là vous aviez la pilule en plus mais E4 : Ouais, là j'avais la pilule en plus et euh, non ben du coup, on en a pris un autre. I2 : Oui, vous vous en êtes rendu compte avant donc E4 : Oui, oui, voila. I2 : Et sinon, si un jour vous aviez un souci, soit d'oubli de pilule ou avec le préservatif, vous savez ce qu'il faudrait faire ? E4 : Mmm (hésite), non (rire gêné). Non, ben déjà euh, mettre un préservatif sûr. Et sinon, euh, non Après, y a la pilule du lendemain, tout ça. I2 : Oui ? E4 : Mais, euh, je crois que la pilule du lendemain, faut la prendre directement, le plus tôt possible. I2 : Voilà, alors on dit le plus tôt possible, si vous la prenez dans les 3 jours, y a quand même, euh, plus de 90% d'efficacité. E4 : Ah ouais, quand même ! I2 : Après, on dit c'est maximum 5 jours, mais entre le, voilà le 4ème et 5ème jour, l'efficacité diminue beaucoup. E4 : D'accord, mais bon après, si on, enfin, si on le sait, normalement on la prend le lendemain, à la limite Enfin, si on attend 4 jours après du coup, enfin, on le sait donc 138 I2 : Oui, voilà, vous pouvez l'avoir facilement, dans n'importe quelle pharmacie, euh, vous pouvez l'avoir sans ordonnance, ça c'est bien à savoir. Voilà, même si vous êtes majeure. E4 : Ah oui, voilà, parce que s'il fallait une ordonnance, là peut être que du coup, ça décalerait. I2 : Voilà, mais là vous l'avez sans ordonnance, donc, du coup, si vous avez pas l'ordonnance, vous allez avancer les frais mais euh E4 : Ouais, mais après du coup c'est euh I2 : C'est remboursé après par votre sécu, euh, voilà, et vous pouvez l'avoir dans les 5 jours. E4 : D'accord, ok. I2 : Très bien. Est-ce que vous voyez d'autres choses, soit par rapport à des gens qui vous auraient dit, des effets secondaires qu'ils ont eu ? E4 : Des boutons beaucoup (rire). J'ai plein de copines qui en ont eu ! I2 : Surtout avec la pilule ? E4 : Ouais, avec la pilule, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et, j'ai une cliente qui m'avait raconté, c'était quoi ? Euh, elle était, je sais plus si elle avait justement la pilule et elle était passé à l'implant ou l'implant et elle était passé à la pilule, alors je sais plus du tout, un des 2, mais elle avait jamais eu d'acné et ça lui avait fait, vraiment je l'avais vu, ça lui avait fait une acné vraiment, alors elle en avait jamais eu et vraiment c'était des micro kystes, enfin vraiment, les boutons blancs, enfin c'était, vraiment elle avait eu la totale alors que, fin elle avait une peau, mais euh, vraiment elle avait, pas de rougeur, elle était nette, elle avait vraiment une jolie peau et ça lui avait fait une peau, mais la pauvre, elle était vraiment dégoutée, parce qu'elle avait changé, je sais plus du tout dans quel sens. Mais sinon, ouais, j'ai eu plein d'amies pareil, les boutons, ça leur en a fait plein et euh, et maux de ventre aussi. Ouais, c'est le plus fréquent que j'ai entendu. Sinon, euh, ouais non, rien d'autre. Après, ma dermato, aussi elle m'avait demandé si j'avais des euh, quand elle m'avait demandé de changer de pilule, par rapport aux boutons, euh, si j'avais des trucs dans les jambes, je crois que c'était dans les veines, elles I2 : Des phlébites ? E4 : Ouais, voilà ça ! Parce qu'elle m'avait dit, que du coup, quand c'est, fin, génétiquement si euh, on en avait dans la famille ou quoi, y avait des pilules qu'on pouvait pas forcément prendre. Donc je sais plus exactement lesquelles, mais ça et sinon, pareil, on m'avait demandé si je fumais, parce que pareil, y a des pilules apparemment qu'on peut pas prendre. Sinon, non. I2 : Donc, du coup, oui vous avez pas d'antécédent de phlébite ? E4 : Non I2 : Vous fumez pas ? E4 : Non, j'ai pas d'antécédents non plus. Et, euh, ha non, la thyroïde, ça a rien à voir, je crois. (rire) I2 : Non (sourire) E4 : Ah non, c'est autre chose ça ! Non, ben c'est tout, je crois. Ouais, non, c'est tout. I2 : D'accord. Bon, alors voilà, vous avez, en un seul essai entre guil- lemets, vous avez trouvé la bonne. (rire) E4 : (rire) Ouais, voilà, là pour le coup, j'ai eu de la chance, j'avoue ! Mais, non, c'est vrai que, fin, ouais, souvent maux de ventre, j'en entends. Après, j'ai ma meilleure amie, elle, pareil elle a eu beaucoup de maux de ventre au début, mais elle a pas changé, alors je sais pas du tout pourquoi, mais, ouais, pendant bien 6 mois elle avait mal au ventre, mais je sais pas pourquoi elle a pas changé. Mais c'est bon, fin, maintenant, elle a plus mal et elle a gardé pareil, la même pilule. I2 : D'accord. Alors, c'est vrai, oui qu'on dit, alors bon ça dépend de l'intensité, si vraiment y a trop d'inconvénients, on arrête plus tôt, mais d'attendre au moins 3-4 mois, parfois 6 mois, pour que le corps s'habitue. Euh, surtout que si elle l'a eu jeune, si elle l'a commencée tôt, son cycle, déjà sans hormones, sans rien, le sien était déjà pas forcément très régulier, voilà et elle avait peut-être déjà mal au ventre. E4 : Ah ouais, déjà sans hormones. I2 : Donc c'est pour ça qu'on attend un petit peu. E4 : Mmm ok, ouais, parce que c'était vraiment ouais, 6 mois et après, c'est pas pile au bout de 6 mois qu'elle avait plus mal, mais euh, en gros, ça a fait quasi 6 mois en ayant mal au ventre et après, ça va mieux du coup. I2 : D'accord, très bien. Est-ce que vous auriez des questions ou vous voyez des choses à rajouter ? E4 : Mmmm non, le patch juste, si vous pouvez me rappeler, juste comment est-ce que exactement ça marche, en fait ? I2 : Alors, le patch, c'est des hormones, comme vous avez dans la pilule que vous prenez. C'est pas forcément les mêmes, parce que vous savez y a différents types d'hormones. E4 : Oui, oui, ça je sais. I2 : Donc vous le posez, vous le mettez pendant, euh, une semaine et vous, enfin, si par exemple vous le mettez le lundi, pendant 3 semaines, vous en reposez un à chaque fois, le lundi et la 4ème semaine, vous mettez rien. Donc c'est un peu comme votre pilule, vous prenez sur 3 semaines, voilà et après à la place des comprimés qui sont placebo entre guillemets, là vous mettez rien et du coup, c'est pareil, vos règles vont apparaitre au moment o vous recevez plus les hormones. Donc comme on disait, vous avez les bras, vous pouvez le mettre sur le ventre ou dans le dos. Donc, c'est un peu selon comment vous êtes habillée, là si vous avez un débardeur E4 : D'accord, mmm, ouais je vais le mettre dans le dos I2 : Voilà, euh alors, après, il se décolle pas non plus très facilement, si vous prenez juste une douche, vous passez pas exprès le gant dessus, il va pas se décoller. Vous savez qu'on dit de vérifier quand vous êtes plutôt à la piscine ou à la mer, que vous y êtes restée un peu plus longtemps. Euh, voilà, mais si vous le tamponnez un petit peu et que vous frottez pas comme ça en vous séchant, il va pas se décoller. E4 : Ok, il est fin ou il est épais du coup ? I2 : Non, non, il est fin euh et plutôt transparent, donc en fait, ça se voit si la personne est vraiment à coté, mais si il déborde un tout petit peu de votre T-shirt, on va pas faire attention. Voilà, ça se voit moins que les patchs pour arrêter de fumer, par exemple. E4 : Ah oui, ok. Ben moi franchement le patch, si vraiment faut que je change, je pense que ça serait plutôt sur le patch. Mais il a beaucoup d'effets secondaires ? I2 : Après, c'est comme les hormones, donc vous avez l'air de bien les supporter euh, c'est euh, voilà, tout ce qui peut être maux de tête, impression de ballonnements E4 : Ouais, mais y a pas, on va dire plus de gros risques, fin ? I2 : Non, parce que du coup, alors, contrairement au stérilet, c'est plus comme l'implant, ça va passer par le sang, les hormones, parce que du coup, vous les posez sur la peau, elles passent dans le sang. Donc le risque, c'est le cholestérol, qu'on vous vérifie, mais puisque vous avez pas l'air d'en avoir avec la pilule, y a pas de raisons. Voilà, après c'est les maux de tête, les douleurs de ventre, euh éventuellement les jambes qui gonflent un peu. Mais tout ça, enfin, voilà si vous supportez un type d'hormone, en général, vous supportez quand même mieux l'implant. Ça joue aussi, par contre, en effet sur l'acné, euh, donc vous qui avez eu de l'acné avec Mais voilà, ça veut pas dire que vous en aurez forcément euh, mais par contre, le patch contrairement à la pilule, y a pas de différents dosages. Vous, dans les pilules qu'on vous a données, on aurait pu juste changer un peu la dose d'hormones, alors en chan- geant si on vous met moins d'hormones, y a un risque que du coup vous soyez un peu E4 : Ouais du coup, y a moins de I2 : Voilà, un peu moins protégée, que vos cycles soient plus irrégu- liers. Vous ils étaient déjà réguliers avant donc, normalement. Par contre, ça fait moins d'effets secondaires. Là, une fois qu'on a le patch, y a pas différents dosages. C'est pareil, il faut essayer sur quelques mois et si on se rend compte qu'en effet ça vous fait trop d'hormones, et que du coup vous avez des maux de tête ou les jambes gonflent un peu ou ben faut changer mais euh, y a quand même moins d'effets secondaires, car c'est directement sur la peau. E4 : Ok et du coup, si jamais un jour je change, du coup, pareil, ça me fait des effets, voilà ça peut faire un peu plus mal, fin ça me dérègle un petit peu plus. Si après, je reviens à la pilule, est ce que c'est possible que du coup, mon cycle soit complètement changé ou juste en un laps de temps il redevienne euh ? I2 : Non, euh, alors, même d'ailleurs si vous arrêtez la pilule pour avoir une grossesse, on dit qu'il faut quelques semaines pour que tout re- vienne dans l'ordre. Voilà, mais ça laisse pas des effets à long terme. Mais si vous mettez un implant, euh, un patch, après vous avez une semaine ou normalement y a rien, vous reprenez votre pilule, le pre- mier cycle va être un peu décalé E4 : D'accord, oui, le temps que I2 : Parce que du coup, c'est pas tout à fait la même hormone qui est ingérée, c'est pas en même quantité puisque là vous la prenez tous les jours, alors que vous l'aviez mais voilà, en général, ça revient assez vite à votre cycle habituel. E4 : D'accord, ça va pas tout dérégler pour toute ma vie après ? I2 : Ah non, non. E4 : Voilà, c'est surtout ça qui euh (rire) I2 : Non, non, voilà, vous avez peut être entendu dire voilà, que ça dérègle E4 : Ouais ! I2 : En général, c'est pas que ça dérègle, c'est que soit les dames avaient pas des cycles réguliers, mais ça fait tellement longtemps qu'elles prennent la pilule et que du coup, ça a été régulier (mais c'est la pilule qui régule) E4 : Ouais, c'est la pilule. I2 : Et du coup, au moment o elles arrêtent, elles ont l'impression que E4 : Ouais, l'impression que ça redevient au début et I2 : Ouais, souvent comme elles ont eu la pilule pendant des années, se souviennent plus trop. E4 : Ben oui. I2 : Ou juste à l'arrêt, en effet, il faut bien 1 cycle ou 2, pour que tout se remette en marche, parce qu'au départ vos ovaires vont attendre entre guillemets, que vous leur apportiez les hormones. Une fois qu'elles ont vu que vous les apportez pas, elles se remettent à fonctionner. E4 : Voilà, d'accord, oui juste le temps qu'elles se remettent. 139 I2 : Oui, donc il faut 1 mois ou 2, mais comme là avec votre pilule. Si, bon là vous l'avez arrêtée, mais si vous la preniez et que vous décidiez de l'arrêter brutalement, il faudrait du temps Quand vous l'arrêtez ? E4 : Par contre, quand je l'arrête, j'attends vraiment de l'avoir finie. I2 : Voilà oui, vous attendez la fin de la plaquette. E4 : Non, j'attends quand même qu'elle soit finie, je l'arrête pas comme ça. I2 : Voilà, c'est pour ça que c'est plus régulier, si vous arrêtiez bruta- lement ça serai un peu plus E4 : Ouais, oui là je pense ça décalerait un peu mais là, non mais quand même au moins qu'elle soit terminée. I2 : D'accord, très bien. Donc voilà, oui à voir après si vous voulez le patch. E4 : Ben non, ouais, si vraiment y a un truc que je dois changer, pour essayer ou quoi, ça serai le patch, ouais qui m'intéresse entre guille- mets. I2 : D'accord, très bien. Ben merci beaucoup ! E4 : Ben je vous en prie et bon courage. I2 : Merci, bonne journée. Au revoir E4 : Au revoir 33 min Entretien 5 : 28/06/2016 - Investigatrice 2 - Cabinet médical I2 : Bonjour, je vous remercie déjà d'être venue, d'avoir accepté cet entretien. Donc comme je vous l'avais dit au téléphone, donc je fais une thèse avec une amie sur les on cherche à savoir un peu l'opinion, le point de vue des dames concernant les moyens de contraception, voir un petit peu, ce qui fait que vous choisissez l'un ou l'autre. Voilà. Euh, je vais vous poser juste quelques questions, pour déjà vous connaitre un peu. E5 : Ouais, pas de soucis. I2 : Vous avez quel âge ? E5 : 22 ans I2 : 22 ans. Vous travaillez ? Vous faites E5 : Je suis étudiante sagefemme. I2 : Ah oui, d'accord, donc vous connaissez un petit peu la question. (rire) E5 : Un petit peu oui. (rire) I2 : Ok. Mmm, du coup vous êtes en couple ? Vous avez déjà eu des enfants ? E5 : Non, je suis célibataire et j'ai pas d'enfant. I2 : D'accord, jamais eu d'IVG ? E5 : Non I2 : Très bien. Donc, au niveau gynéco, vous êtes suivie par E5 : Par le Dr Y (médecin généraliste), depuis que j'ai 18 ans. I2 : D'accord, c'est elle qui fait la prescription de contraception. E5 : Oui et le suivi. I2 : D'accord. Vous prenez quoi du coup, comme contraception actuel- lement ? E5 : Je prends, euh, OPTILOVA, c'est dosé à 20. I2 : D'accord, que vous prenez en continu, du coup ? E5 : Non, non, c'est une, euh, 3 semaines. I2 : D'accord. Mmm, vous avez pas de soucis, vous l'oubliez pas ? E5 : Ben, en fait, justement j'ai, fin, là j'ai fini mais je, j'hésite à changer parce que comme je suis étudiante sagefemme, je fais des gardes de 12h et en fait, des fois je fais des gardes de nuit, donc j'ai une alarme sur mon portable, mais le problème c'est que, il faut que je pense à décaler mon alarme, parce que du coup quand je suis de nuit, voilà, ça tombe pendant que je suis de garde Donc, du coup, des fois c'est un peu Pour l'instant, je gère mais, faut que j'y pense quoi, le jour o j'oublie, ben je vais I2 : Alors, oui, vous avez un délai de 12h, mais bon. E5 : Oui, 12h, mais bon voilà, quand on rentre de ces 12h, ben du coup, voilà, on attend déjà d'aller se coucher et donc voilà. I2 : Mmm, c'est sûr. E5 : Donc j'hésite à changer, mais euh, le truc c'est qu'elle me con- vient très très bien et j'ai peur qu'en changeant de contraception euh, je me tape en fait, plein d'effets secondaires, donc du coup, c'est pour ça que j'hésite encore. I2 : D'accord et du coup, c'est la première pilule que vous avez eue ? E5 : Ouais, j'ai toujours eu celle-là. I2 : D'accord, que vous supportez bien, y a pas de soucis particuliers ? E5 : Ouais, aucun problème. I2 : D'accord. Euh, est-ce que vous avez eu d'autres moyens de contra- ception avant cette pilule ? E5 : Non I2 : D'accord, donc vous avez commencé par la pilule et du coup, vous connaissez d'autres moyens de contraception ? E5 : Ben, oui. Là en fait, j'hésite avec l'implant. I2 : Ouais E5 : Et, ou euh, carrément le stérilet mais, voilà, c'est encore un peu flou là, j'hésite encore un peu ! I2 : Et du coup, qu'est-ce qui vous fait hésiter ? C'est plus par rapport aux effets secondaires ? E5 : Ben, c'est le fait que du coup, si j'ai des effets secondaires qui me conviennent pas, c'est pour l'enlever après en fait, c'est pour euh, c'est ça qui. Là, la pilule, c'est facile de, d'en changer, c'est un truc par la bouche mais euh, voilà l'implant si ça me convient pas et qu'au bout de 3 mois, j'ai envie de l'enlever, c'est un peu (rire), c'est pas trop le truc que j'ai envie de faire quoi ! I2 : Oui, faut revenir E5 : Ouais, donc voilà, c'est ça qui me fait hésiter, en fait. C'est les 2 choses qui me font hésiter. I2 : D'accord. Oui et du coup, c'est le même effet pour le stérilet, pour l'enlever E5 : Ouais I2 : D'accord. Et au niveau de leur mode d'action, de leur efficacité, vous avez un petit peu une idée ? E5 : Oui, oui, ben oui avec mes études, ça va, c'est, fin je, c'est pas le, l'un ou l'autre me dérange pas plus, mais euh, c'est plutôt le fait d'avoir les effets secondaires et après de devoir le retirer, sachant que c'est pas juste un truc par la bouche. I2 : Oui, faut que vous preniez rendez-vous et que d'accord. Mmmh et du coup, à part la pilule, est ce que vous avez utilisé d'autres moyens, enfin même pas forcément hormonaux ou E5 : Non, ben le préservatif au début mais euh, ça a pas duré très longtemps en fait, j'ai vite pris la pilule. I2 : D'accord, oui pour vous le préservatif, c'est plus au début, puis après E5 : Ben, en fait, mes premiers rapports sexuels j'avais pas de pilule, donc j'ai pris le préservatif et après, fin rapidement j'ai pris rendez- vous chez la gynécologue et j'ai eu la pilule. Alors, en plus ça m'arrange bien parce que j'ai jamais été très très régulière dans mon cycle et la du coup, avec la pilule j'ai des cycles réguliers, donc voilà. I2 : Ok. Du coup, vous m'avez dit oui, pas spécialement d'effets se- condaires ? E5 : Non, rien. I2 : Et vous, du coup, comme vous connaissez un petit peu l'implant ou le stérilet, vous savez un peu quels effets secondaires vous pourriez avoir ou en tout cas, ce qui ferait que vous changeriez ? E5 : Ben, c'est le fait d'avoir des pertes un peu, euh, fin du coup ça dépend des dames, y en a qui en ont pas du tout, y en a qui en ont beaucoup plus et y en a o c'est un peu anarchique. Et j'aimerais bien être dans la classe, pas du tout , mais du coup, on peut pas savoir tant qu'on l'a pas mis, donc c'est un peu, c'est ça qui me fait hésiter quoi. I2 : D'accord E5 : Et après, ben y a toujours la prise de poids, mais franchement c'est vraiment par rapport aux pertes que ça me I2 : D'accord, oui, parce que du coup, si vous en aviez beaucoup, de manière irrégulière, ça serait E5 : Ben, en fait, c'est que j'en avais, c'est que j'avais des cycles pas réguliers et je me dis que je vais, qu'il y a des chances que je sois dans la case genre pertes anarchiques , après I2 : Oui, voilà, après vous étiez plus stérilet hormonal ou au cuivre, du coup ? E5 : Hormonal I2 : Hormonal. Oui, parce qu'autant, oui, le stérilet au cuivre, vous retrouvez votre cycle en effet d'avant, y a que le cuivre, y a pas d'action d'hormone. Après, le stérilet hormonal, y a quand même, du coup, en effet les hormones, donc ça peut quand même vous le régula- riser plus ou moins, mais c'est vrai qu'on peut pas savoir, euh, ouais on peut pas anticiper, même si vous avez eu la pilule avant. E5 : Ouais, voilà on peut pas savoir et euh I2 : Voilà, ben surtout que vous avez pas la pilule qui a la même hor- mone que dans le stérilet, éventuellement vous auriez eu celle-là, on pouvait un peu voir mais E5 : Ouais, donc c'est pour ça I2 : Et du coup, donc même si vous, vous avez pas eu ces effets secon- daires là, euh, est-ce que vous connaissez des effets qu'on peut avoir avec certains moyens de contraception, qui vous, qui feraient que du coup, vous arrêteriez complètement ? E5 : Ben non, pas des masses, parce que j'ai pas forcément cherché. I2 : Vous avez pas forcément entendu dans vos stages ou dans vos amies ? E5 : Non, pas trop. En fait, en cours, on a plus eu le mode d'administration et tout ça, que comment faut faire quand on oublie et tout ça, la durée, mais pas trop les effets secondaires en fait. I2 : D'accord. Et du coup, là comme vous êtes sous pilule, si vous l'oubliez, vous savez ce qu'il faut faire ? E5 : Oui I2 : La pilule du lendemain, tout ça ? E5 : Oui, je l'ai déjà prise. I2 : D'accord et vous savez combien de temps vous avez pour la pren- dre ? E5 : Ben, ça dépend laquelle on prend, c'est soit 72h, soit jusqu'à 5 jours. 140 I2 : Mmm. Et du coup, en l'ayant prise, oui, vous m'avez dit, y a pas eu besoin d'IVG ? E5 : Non, non Et par contre, oui pour le coup, la pilule du lendemain, elle m'avait fait un mal de chien, fin j'ai jamais eu des règles doulou- reuses et là, j'ai compris les dames qui disaient j'ai des règles doulou- reuses , c'était assez atroce. Parce que du coup, fin la journée o, ouais je crois que c'est la journée du lendemain, en fait, horrible quoi. I2 : Et oui, parce que du coup, contrairement aux autres pilules o du coup, le but c'est d'avoir un cycle hormonal stable, comme si vous étiez enceinte, pour justement qu'il y ait pas d'ovulation, là le but c'est de, entre guillemets faire un avortement si jamais y avait eu féconda- tion, donc en effet ça fait plus de douleur ou peut-être même des règles plus abondantes. E5 : Euh, non derrière j'avais pas eu de règles plus abondantes, c'était vraiment les douleurs. I2 : D'accord et vous du coup, vous m'avez dit, ça serai plutôt hormo- nal, si vous preniez un stérilet, donc vous avez pas de soucis avec le fait, de prendre des hormones ? E5 : Ben non, pas du tout ! J'ai plein d'amies, dans ma promo et tout ça, qui deviennent un peu contre les hormones I2 : Voilà, bon, même si notre thèse est pas axée juste sur ça, mais par contre, c'est vrai qu'on sait que c'est un, on a beaucoup de réponses sur le fait, d'éliminer tout ce qui est hormonal et du coup, de rester au naturel, entre guillemets. Vous ça vous pose pas de soucis particuliers ? E5 : Non, je considère que c'est pas, vu les doses que je prends, que ça va me chambouler le corps quoi. (rire) I2 : Voilà, c'est ça, (rire) c'est ce que j'allais vous dire mais vu les quantités qu'il y a, même si vous prenez tous les jours, enfin 3 se- maines par mois, y a pas de Et du coup, oui, c'est pas le corps étran- ger non plus, c'est pas, c'est plutôt de devoir revoir un médecin pour l'enlever E5 : Oui voilà, c'est ça ouais. Non, non le corps étranger, j'ai une copine qui a eu un implant la (montre le bras), c'était pas Mais, oui voilà, fin ou peut être ouais, en en parlant, peut être à y réfléchir, peut être que du coup, je serais plus stérilet parce que, ça me stresse un peu, de le sentir sur ma peau Sur ma pote, après elle, elle me dit, moi je le capte plus, je le sens plus . I2 : Oui, voilà, c'est ça, après en général, une fois qu'on, c'est les premiers jours, parce qu'elles savent qu'il y a quelque chose, mais après vous le sentez pas. Et du coup, c'est plutôt le fait de le poser qui vous fait hésiter ou c'est ? E5 : Ben, les 2, poser et enlever. I2 : Par peur de douleurs ou par ? E5 : Ouais, par peur de douleurs, parce que par contre, pour le coup, dans la famille, y a eu 2 personnes o pour l'enlever, ça a été (fait la grimace) I2 : Ah, plus pour l'enlever ? E5 : Plus pour l'enlever ouais, ça a été vraiment compliqué. I2 : D'accord. Alors bon, après, c'est vrai que en général, c'est plus pour le mettre que ça peut faire mal, surtout pour les gens qui ont pas eu de grossesses mais bon après, tout peut se voir. (sourire) E5 : Oui, je sais mais. I2 : Après, je sais pas quand c'était, maintenant on peut vous donner des traitements antalgiques, qui font que la pause est moins doulou- reuse. E5 : Ben c'était y a pas si longtemps, ma mère c'était y a 5 ans je crois et ma tante, y a 2 ans je crois. I2 : Oui, bon après, c'est pas héréditaire (rire), mais oui, c'est ça, faut que vous réfléchissiez et du coup, c'est pas comme votre pilule, faut prendre un rendez-vous pour le poser. Et du coup, est ce que, tout ce qui est, fin, bon maintenant y a les choses hormonales, d'ailleurs dans les hormones, y a aussi le patch ou l'anneau, est ce que ce genre de choses, vous y avez potentiellement pensé ? E5 : Ouais, alors le patch, je voulais pas, parce que j'ai trop peur qu'il se décolle, que, fin, la en période d'été, qu'il se décolle, on va à la plage, machin, le sable, l'eau, fin c'est pas, ça c'est un truc que je veux pas du tout. Et, mmm et l'anneau euh, j'y ai pensé mais je sais pas, ça m'attire pas trop trop, fin, du coup, à la rigueur je préférerais le stérilet à l'anneau, quoi. Mais ma cousine, elle a un anneau et ça lui convient je sais pas. I2 : D'accord, oui après c'est à, bon l'anneau, c'est à vous de le mettre en place, euh, voilà, faut être à l'aise avec ça. E5 : Ben non, c'est même pas ça le, c'est même pas le mettre en place ou quoi c'est, je sais pas, c'est, un anneau là (grimace en montrant son pubis) I2 : Et dans ce cas, vous préférez avoir le stérilet qui est carrément intra utérin. E5 : Oui, c'est ça, c'est avoir le stérilet en intra utérin, je préférerais plutôt que d'avoir un anneau en vaginal ! (rires). C'est peut-être des à priori mais du coup, ben, j'y ai pensé à l'anneau, dans le sens o du coup, c'est un peu comme la pilule, si j'ai, c'est plus facile à enlever mais I2 : Oui voilà, par contre, vous avez vos horaires décalés et vous le laissez 3 semaines donc du coup, même si vous avez des gardes ou tout, y a le temps. E5 : Oui, ben c'est ça mais après je sais pas, c'est un a priori bête, mais un a priori quoi. I2 : D'accord, oui c'est pas spécialement le corps étranger du coup, puisque le stérilet, c'est la position qui vous gêne. E5 : Oui, voilà, c'est la position, ouais, c'est o il est. I2 : Et c'est plus, pour être gênée, fin, que ça gène votre partenaire lors des rapports ou ? E5 : Ouais, globalement y a ça, ou, après j'en ai jamais mis, donc c'est des a priori mais euh, pour le sport, ou je sais pas, j'en sais rien. Fau- drait que j'essaie, hein, en vrai, je pense, faudrait que j'essaie mais J'ai mon confort entre guillemets avec ma pilule I2 : Ben c'est ça, voilà si vous avez pas eu de gros effets indésirables et que, pour l'instant vous arrivez à la prendre, à peu près aux heures c'est vrai qu'on se pose pas trop d'autres questions. E5 : Ouais, on se prend pas trop la tête du coup, comme ça va bien. (rire) I2 : Du coup, pour tout ce qui est méthodes barrières entre guillemets, euh, que ce soit le préservatif féminin ou masculin euh E5 : Mmm, non j'ai jamais, j'essayerai jamais je pense. (rire) I2 : C'est le fait de le poser ? Fin, la façon dont il est fait ? E5 : Ben, c'est un tout, fin, on avait eu en cours, on nous avait expli- qué, ben voilà, le fait de le poser, je sais pas, je mets un peu une bar- rière tue l'amour sur le préservatif féminin, j'avoue mais euh J'ai une copine à moi qui voulait essayer, parce que elle disait qu'elle voulait pas mourir con, mais elle l'a jamais essayé. (rires) I2 : C'est ça, voilà (rire), faudrait essayer, j'avoue que j'ai pas non plus tout essayé (rires), mais c'est vrai que c'est particulier. Et du coup, le préservatif masculin vous l'aviez utilisé ? E5 : Ouais, ben je l'utilise toujours, en parallèle de la pilule, ouais. I2 : Et pour vous, y a certains avantages ou inconvénients, fin, est-ce que c'est une contrainte entre guillemets, pour vous protéger de rajou- ter le préservatif ou est-ce que ? E5 : Ben, c'est une contrainte, euh, oui parce que sur le coup, le mettre, c'est aussi un peu un tue l'amour (rire) hein, clairement, mais après euh, je veux pas de MST, donc de toute façon, l'histoire elle est réglée, quoi ! Il le met, il a pas le choix (rires) ! I2 : (rires) D'accord, voilà, du coup, vous le mettez au début, fin au début d'une relation, puis quand vous êtes sure qu'il y a pas de risque, vous restez à la pilule ? E5 : Ouais, mais que quand je suis sure, quoi (rires) ! I2 : Oui, voilà, c'est pour ça qu'il y a un courant entre guillemets, fin, contre les hormones, comme on disait tout à l'heure, mais aussi contre tout ce qui est, euh, corps étranger rajouté, donc les préservatifs, parce que c'est du latex rajouté etc. Donc c'est pour ça qu'on essaie de savoir si, voilà, si c'est le fait de rajouter quelque chose qui vous embête E5 : Non, non c'est, ça me dérange pas du tout. (rires) I2 : Très bien. Est-ce que vous Du coup, comme on parlait de tout ce qui est euh, courant un petit peu actuellement, est ce que vous, tout ce qui est méthodes naturelles entre guillemets, euh, sans du coup, hor- mones ou corps étranger, vous avez déjà essayé ou vous en avez déjà entendu parler ? E5 : Alors, j'en ai vaguement entendu parler, euh, mais j'ai jamais essayé. I2 : Et ça serait quelque chose qui vous intéresserait ou vous êtes plus ? E5 : Non, pas du tout. J'ai un peu du mal à y croire, en fait, euh, j'ai un peu du mal à y croire et (réfléchit) je préfère les trucs que je sais que c'est efficace, en fait. Je veux pas prendre de risques pour des a priori de corps étranger et d'hormones, sachant que ça me pose pas de pro- blème. I2 : Et au niveau du coup, euh, efficacité, vous avez un peu une idée entre l'implant, le stérilet, la pilule ? E5 : Euh, non, alors, fin, je sais que c'est très efficace, mais alors les chiffres exacts, non je les ai pas en tête. I2 : C'est pas ça qui vous fait choisir plutôt l'un ou l'autre ? E5 : Non, parce que, non, non, parce que je sais que mine de rien, les 3 sont quand même très efficaces. Je connais pas les chiffres exacts entre l'un ou l'autre mais, fin, pour 2-3% de différence, c'est pas ça qui va me faire choisir l'un ou l'autre, quoi. I2 : Alors, en soit, en théorie, ils sont à peu près tous identiques, euh, la pilule y a un peu moins de 1%, y a 1% d'échec entre guillemets, euh, pour une utilisation théorique, voilà, parfaite o on l'oublie pas. Le stérilet ou l'implant, c'est entre 0. 5 ou 0. 8, selon que vous avez le stérilet hormonal ou au cuivre et l'implant c'est 0. 6. Après, la seule chose, c'est que par contre, pour la pilule y a une énorme différence avec l'utilisation courante et du coup, on peut monter jusqu'à 8% d'échecs, alors que le stérilet ou l'implant, en pratique courante ou en théorie, c'est la même chose, une fois qu'il est mis, voilà. E5 : Oui, c'est pas une histoire de prise. I2 : Voilà, donc après vous si pour l'instant, vous l'oubliez pas, vous êtes prêt du 1% entre guillemets, puisque du coup, vous avez une bonne utilisation. En effet, si vous l'oubliez plus, parce que vos horaires changent un peu plus ou autre, là y aura un peu plus de risques. Est-ce que du coup, vous aviez des questions particulières, des choses que vous auriez voulu approfondir ? 141 E5 : Non, non, non, ben pas, non je suis assez oui ben non, j'ai pas de question particulière. I2 : D'ailleurs, vos connaissances en matière de contraception, de suivi gynéco ? E5 : Elles étaient nulles avant que je commence sagefemme. Claire- ment, fin, même pour la pilule, je suis tombée de 10 000 étages quand j'ai eu toutes les règles des 7 jours et tout ça, j'étais ah bon ? I2 : Parce que du coup, vous aviez déjà la pilule, avant de faire vos études ? E5 : Oui, voilà, j'avais déjà la pilule et franchement je suis tombée un peu des nues, quoi ! Je savais même pas qu'il existait des pilules qu'on pouvait prendre en continu, mais bon. Moi, j'ai toujours pensé qu'une pilule, ça s'arrêtait et en fait, non. Y a plein de trucs que j'ai découverts avec mes études de sagefemme, quoi. I2 : D'accord et parce que du coup, la pilule c'est, euh, le Dr Y, qui vous l'avait proposée ? E5 : Oui, ben qui me l'avait proposée non, j'étais déjà arrivée avec l'idée d'en avoir une. I2 : Et du coup, vous connaissiez, à ce moment-là, vous saviez qu'il y avait d'autres possibilités ou pour vous c'était c'est ma première contraception, c'est une pilule ? E5 : Non, je savais qu'il y avait déjà d'autres possibilités mais euh, mais y avait déjà des idées reçues, genre on peut pas mettre de stérilet tant qu'on n'a pas eu un enfant, euh et voilà. L'implant, par contre, du coup, pour le coup, j'avais un peu plus de connaissances et d'informations sur le stérilet que sur l'implant. L'implant c'était un truc un peu flou quoi, à l'époque o j'ai demandé la pilule. I2 : Vous l'avez eue à quel âge, du coup ? E5 : A 18 ans. I2 : D'accord. Ben, c'est vrai que le stérilet, on le connat quand même depuis plus longtemps que l'implant, euh, même si maintenant y a les, qu'on appelle short , justement plus petits pour celles qui ont pas eu d'enfants. Euh, que l'implant c'est plus récent, bon même si en France, on est un peu long à changer les habitudes (rires). Oui, donc du coup, si pour vous, le stérilet c'était que après grossesse, il restait la pilule. E5 : Ouais, voilà j'étais, puis c'était un peu un truc, euh, y avait un peu une idée reçue, fin, moi j'avais un peu l'idée reçue du ta première contraception, ça sera la pilule, forcément la pilule, quoi. Et par contre, du coup, pour le coup, à l'époque, j'avais aucune notion des patchs etc. I2 : D'accord. Et du coup, oui, après, elle a dû vous donner quand même quelques info sur les effets secondaires, les choses comme ça, mais c'est plutôt avec vos études que vous avez quand même appris ? E5 : Ouais I2 : D'accord ou en discutant avec d'autres gens ? E5 : Ouais, un petit peu avec ceux qui ont, ben du coup avec une co- pine qui a pris l'implant, euh, j'ai une autre copine qui va se faire poser un stérilet, voilà. Mais, c'est des infos que j'ai eues un peu comme ça quoi, c'est pas I2 : Oui, c'est pas des infos finalement que vous avez eues par votre médecin ? E5 : Ouais, fin, je veux pas lui jeter la pierre mais I2 : Ah non, non mais voilà, c'est ce qu'on essaie de voir, comment on pourrait faire pour que Parce que bon, les gens qui font des études de médecine, infirmière ou sagefemme, finissent par avoir les informa- tions dans leurs études. Mais pour que les autres personnes puissent avoir les infos et puissent choisir E5 : Oui, bien sûr. Ben, c'est vraiment le truc o je suis tombée de plus haut, c'est cette histoire, c'est la règle des 7 jours o, o en fait, ben, j'avais pas du tout notion de ça, en fait. Et d'ailleurs, j'ai eu du mal à comprendre. (rires) I2 : Pour l'histoire d'oubli et de ? E5 : Ouais, ouais, ouais, j'ai eu du mal. Je suis, j'avais tellement dans la tête, tu oublies, tu prends la pilule du lendemain que c'était, ça a eu du mal à (rire) I2 : Oui, bon après, déjà vous saviez qu'il fallait prendre la pilule du lendemain. E5 : Oui, ça par contre, j'avais bien compris, le Dr Y me l'avait bien dit. Et je le savais déjà. Mais y a des infos que j'avais pas et que j'ai eues avec les études. I2 : D'accord. Et du coup, bon vous, il y a votre côté connaissances avec les études, mais est ce que vous avez, en dehors des effets secon- daires qui pourraient vous faire changer de, d'avis, est qu'il y a un côté religieux ou euh, un rôle du partenaire ou quelque chose qui orienterait ce que vous faites ? E5 : Pas du tout, non, non, vraiment, pas du tout. J'ai pas de religion particulière et euh, et mon partenaire euh, c'est pas avec les partenaires que j'ai eus, que je vais les mettre dans les choses, voilà c'est moi qui gère (rires), je gère ma contraception. I2 : Très bien ! (rire) Ben, d'un coté au moins ça évite, fin, quand c'est un choix personnel y a quand même moins d'oublis, que quand c'est quelqu'un qui vous a dit de faire. E5 : Ouais voilà. Quand plus tard, si j'ai un compagnon sur la durée, oui euh, si y a des choses qui lui convienne pas dans ma contraception, on en parlera, mais honnêtement, vu notre société actuelle, je pense pas du tout que mon compagnon, un jour mettra son nez dans ma contra- ception. Clairement, je pense qu'il va se dire tu gères bien ton truc, c'est très très bien (rires), donc voilà ! I2 : Très bien. Bon, est ce que vous voyez d'autres choses à rajouter ou vous auriez besoin d'autres informations ? E5 : Non, non, non, ça va, c'est bien. I2 : Bon et bien merci beaucoup en tout cas, d'avoir pris le temps de venir ! E5 : De rien. Vous savez, je suis en repos de garde, j'avais rien à faire de ma journée. (rires) I2 : (rires) Oui mais bon, c'est gentil quand même ! E5 : Non et puis bon, je comprends en plus, enfin moi, après je vais devoir faire un mémoire et tout, c'est gentil quand y a des gens qui prennent le temps de nous aider. I2 : Oui voilà, plutôt que de leur courir après (rires) ! Ben, merci beau- coup ! E5 : Ben de rien, bonne fin de journée et bon courage pour votre thèse ! On pourra la consulter, nous après ? I2 : Euh, oui, alors après je peux vous faire passer les résultats finaux. E5 : Ben oui, ça m'intéresserait bien ! Merci au revoir. 25 min Entretien 6 : 01/07/2016 - Investigatrice 1 - centre d'orthogénie I : Donc avant de commencer les questions, j'ai besoin d'un petit peu vous connaitre, donc est-ce que vous préférez vous présenter ou je vous pose des questions ? E6 : Non, ben je vais me présenter, je m'appelle C, j'ai 44 ans, euh, ma profession, je suis ce qu'on appelle dans la catégorie manager, donc acheteur et chef de produit, voilà. J'ai 2 enfants, euh, 2 garçons et je suis seule avec eux, voilà. I : D'accord. Ils ont quel âge vos enfants ? E6 : Euh, 10 ans et 14 ans, voilà. I : Euh, donc vous êtes séparée. E6 : Je suis divorcée, oui. I : Est-ce que vous avez d'autres projets d'enfant ? E6 : Non, pas du tout, non, j'ai plus de projet d'enfant, j'ai 44 ans, j'en ai 2, je pense que c'est bien, j'ai déjà fait. I : D'accord, est-ce que vous avez déjà fait une IVG ? E6 : Eh ben, c'est la première que je vais faire, voilà, j'en ai jamais fais euh Et je vais aussi faire pour ne pas en refaire parce que, voilà. I : D'accord, euh, est-ce que vous pouvez me dire, quel mode de con- traception vous utilisiez en ce m E6 : (coupe) Le préservatif. J'ai utilisé plusieurs modes de contracep- tion, quand j'étais jeune, j'ai utilisé la pilule, la pilule ET le préservatif. Parce que ça protège aussi des infections sexuellement transmissibles, puis pendant un petit moment, j'ai pas utilisé de moyen de contracep- tion, parce que j'avais personne dans ma vie, et puis aujourd'hui j'ai réutilisé le préservatif, parce que c'était plus simple au départ et qu'il n'y a pas très longtemps que je connais la personne avec qui je suis. Donc voilà. Et j'envisage d'utiliser le préservatif, plus le stérilet. La pilule aujourd'hui je peux plus la prendre, parce que quand on l'a pris longtemps mine de rien, ça a des effets quand même et moi aujourd'hui je . c'est pas une méthode de contraception qui me va. Physiquement. Donc je vais changer. I : D'accord. Pourquoi vous avez changé, les fois o vous avez changé de contraception ? E6 : Parce que ben euh, parce que la vie d'une femme change, parce que quand vous avez des enfants les hormones changent, tout change. Voilà, il y a des choses que je supportais que je ne supporte plus, la pilule par exemple, je la supportais plus du tout, j'avais des effets secondaires et aujourd'hui c'est quand même des hormones, qui font que ben ça m'allait plus quoi. J'avais des problèmes de poitrine, j'avais d'autres soucis. Et puis euh, donc du coup j'ai changé, je voulais une méthode plus simple aussi. Parce que prendre le comprimé, faut pas l'oublier, ouais c'est assez contraignant quand même la pilule contra- ceptive. Faut pas l'oublier, faut faire attention, faut euh voilà Puis si ça vous va pas du tout physiquement, je pense que faut pas la garder. Ben une contraception faut que ce soit simple, efficace, et surtout faut pas que ça soit contraignant pour vous. Sinon c'est même pas la peine. I : Donc ça, c'est vos caractéristiques de la contraception idéale. E6 : Ouais voilà, c'est ça : simple, pratique, que ce soit pas, euh, qu'il n'y ait pas d'effet secondaire. I : Et efficace. E6 : Oui, efficace surtout. Bon après, y a rien à 100% et tout mais bon. Au moins à 99%, voilà. I : Euh, qui est-ce qui vous suit sur le plan gynéco ? E6 : Euh, j'avais mon gynécologue mais il est parti en retraite, donc je vais en trouver un autre. I : Plutôt gynécologue alors ? E6 : Oui oui. 142 I : D'accord. Euh, au niveau de vos connaissances sur la contraception, qui est-ce qui vous informe ou o est-ce que vous cherchez les informa- tions ? E6 : Ben comme tout le monde sur le net, après euh, aussi beaucoup de bouche à oreilles entre femmes, je pense que c'est une des meilleures méthodes aujourd'hui pour savoir un petit peu qu'est-ce qu'il y a, parce qu'il y a pleins de choses qu'on connait pas, parce que Bon généra- lement les gens utilisent soit la pilule, soit le stérilet, le reste c'est beaucoup plus rare, l'implant, ça commence mais y a pas beaucoup de gens qui l'utilisent, euh, le patch euh, j'en entends pas trop parler, puis après je pense qu'on est sur, euh, ça fait très longtemps qu'on utilise la pilule, alors tout ce qui est nouveau aussi n'a pas encore été utilisé, n'est pas forcément indiqué, même par des médecins. Donc du coup euh, voilà ben on reste basique. I : On reste aux basiques. E6 : Oui voilà, c'est ça le problème quoi. Euh, après je pense que si on propose pas aussi, les gens n'essaient pas. I : C'est sûr, du coup est-ce que vous avez l'impression d'être suffi- samment informée par les professionnels de santé ? E6 : Par certains oui, par d'autres non. Ca dépend des gynécologues hein, honnêtement. Alors y en a ils vous disent Oui bah, vous prenez la pilule , oui mais non, moi j'aime pas la pilule, je la supporte pas. Donc on fait quoi ? Bon ben, on va vous en donner une moins do- sée oui mais je ne veux pas la pilule, donc on fait quoi ? Donc des fois, c'est compliqué, faut pas croire que tout le monde est ouvert à tout. Puis ces méthodes aussi euh, c'est efficace la pilule, puis c'est rapide à prescrire, ça va vite. I : Oui, ça va vite. E6 : C'est plus compliqué de mettre un stérilet, c'est plus compliqué peut être de mettre un implant, voilà y a ça aussi, peut être qui peut influencer. Et puis une habitude de gynécologue qui euh, ont été formés par des gens qui avaient les méthodes d'avant, o c'était ben, la pilule ou le stérilet et y a rien d'autre donc bon Des fois j'ai l'impression que c'est, on gère un historique. Tout comme on gère un historique de tout, ben là c'est pareil. Parce que les implants, moi j'ai personne de mon âge qui a un implant hein, personne qui a un patch, j'ai une amie elle en avait mis un et elle l'a pas supporté, elle l'a enlevé, mais elle est beaucoup plus jeune que moi. Et après euh, j'en entends pas parler quoi. I : Du patch ? E6 : Du patch ou de l'implant. I : C'est pas les mêmes euh E6 : (coupe) C'est pas les mêmes choses. Puis aussi aujourd'hui, y a le coût de la contraception. Parce que la première qui pense à la contra- ception dans le couple, c'est la femme. C'est rarement l'homme. Donc ça a un coût. Aujourd'hui les pilules sont plus remboursées, donc ça a un coût. Euh alors, c'est peut être anodin, mais ça peut ne pas l'être chez quelqu'un qui gagne le SMIC, non c'est pas anodin, aujourd'hui quand vous donnez 15 euros ou 30 euros par mois, non c'est pas ano- din. Je pense pas, non. Voilà. I : C'est sûr. Ok. Est-ce que vous avez des croyances religieuses, qui peuvent interférer avec vos choix de contraception ? E6 : Euh, il peut y en avoir, mais pour moi non, la première croyance, c'est moi. Euh, ouais voilà, je pense avant tout, c'est un choix de femme. Pour moi, c'est ça le primordial, avant la religion ou avant les croyances, quelles qu'elles soient. I : Personne doit vous dicter E6 : (coupe) Ouais voilà, ben c'est notre corps après tout, c'est nous qui portons l'enfant, si nous voulons ou pas un enfant, c'est Donc on a aussi ce droit-là, entre guillemets et heureusement quoi. I : Est-ce que vous savez quoi faire en cas de rapport sexuel non ou mal protégé ? E6 : Bah oui, on prend la pilule du lendemain, si on n'a pas vu qu'il y avait un problème ben, on vient ici, au centre. I : C'est ce qui vous est arrivé ? E6 : Voilà, on fait le nécessaire quoi, si on veut pas garder l'enfant, on prend une décision, voilà. Oui oui voilà, sinon j'aurais pris la pilule du lendemain, je sais qu'elle existe, mais quand vous voyez pas, vous vous rendez pas compte. I : Il n'y a pas eu de déchirure ou E6 : (coupe) Ben non, j'ai pas vu. Mais bon, il suffit que le préserva- tif c'est quand même une méthode, ben, on sait que y a des risques, c'est comme d'autres méthodes, donc voilà, ça peut arriver, malheureu- sement entre guillemets pour moi, parce que je veux pas, je veux pas rester enceinte. Parce que l'IVG voilà, c'est quand même une interrup- tion volontaire de grossesse, c'est pas un geste comme ça o on prend une pilule, hein. Mais euh bah, ouais ça arrive. I : Ils sont pas encore parfaits les moyens de contraception E6 : Non, voilà, pas encore, mais y en a pour tout hein, la pilule, le stérilet, moi j'ai des amies qui sont tombées enceintes avec le stérilet, j'ai euh voilà, j'ai des amies avec la pilule, y a de tout quoi. Donc y a pas de moyen sûr sûr à 100%, donc faut faire attention. I : Après on a aussi l'effet loupe sur les échecs, hein. Il faut regarder les statistiques. E6 : Ben y a très peu d'IVG quand même, en France. I : Euh, non il y en a beaucoup. E6 : Ben je sais pas, par rapport aux autres pays, peut-être pas ? I : Si, il y en a beaucoup. Moins qu'aux Etats Unis, mais plus par exemple qu'aux Pays Bas ou. E6 : Ils sont plus nombreux aussi. I : Oui, mais c'est en E6 : En pourcentage ? I : Là y en a 14 pour 1000 femmes par an. E6 : Oui c'est beaucoup, mais après c'est ce qu'on disait aussi, au- jourd'hui, moi je connais pleins de jeunes filles elles ont pas les moyens de s'acheter la contraception. Même les préservatifs, ça a un coût hein. I : Après, il y a des contraceptions qui sont complètement remboursées et y a moyen d'aller au planning aussi. C'est gratuit, c'est anonyme. E6 : Oui, pour les jeunes femmes, mais peut-être qu'à 44 ans, on peut pas aller au planning ? I : Si E6 : Si ? I : Ben surtout s'il y a des problèmes financiers, si. E6 : Y a beaucoup, oui, y a, je sais pas moi, je I : On en reparlera peut être plus tard, je sais pas, après peut-être que tous les médecins euh, ne font pas les choses E6 : (coupe) C'est pas qu'ils font pas, c'est que, euh, voilà, c'est pas simple de trouver la bonne contraception, aujourd'hui qui vous va. C'est pas vrai. I : Du coup, quel est votre vécu global aujourd'hui de la contraception médicale ? E6 : C'est-à-dire, global, qu'est-ce que vous voulez que je ? I : Sinon votre opinion, avis, point de vue, sur la pilule, sur le stérilet, puis les autres. E6 : Ben, ils ont tous leurs avantages et leurs inconvénients, après je pense qu'un point de vue c'est hyper personnel, si la pilule vous va tant mieux, si c'est le stérilet tant mieux, si c'est les préservatifs, ben c'est les préservatifs Si c'est l'implant, c'est l'implant, si c'est le patch, c'est le patch, j'ai pas d'opinion tranchée là-dessus. I : Non, je ne vous demande pas une opinion tranchée là-dessus, mais si vous voyez des points positifs ou négatifs de chaque contraception ? E6 : De chaque contraception ? Ben la pilule, si vous l'oubliez, voilà, et puis ça vous procure des hormones, donc faut la supporter, puis quand vous la prenez longtemps, je pense pas que ce soit l'idéal, honnêtement. I : Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? E6 : Ben moi, je l'ai prise longtemps et au bout d'un moment, je la supportais plus, et voilà ça peut rendre aussi une femme stérile, il parait que quand vous la prenez pendant très longtemps, vous avez du mal à avoir des enfants, pendant un petit moment. Euh, moi j'ai pas le cas, mais je connais des gens qui ont eu le cas. Alors aujourd'hui, elles sont mini dosées, mais euh, notre génération, elles étaient pas minidosées au départ, donc euh, voilà. Après le stérilet euh I : (coupe) Qu'est-ce que vous avez eu, euh, quels effets secondaires ? E6 : La pilule ? Euh ben, j'avais plus de libido, j'avais des nausées, j'avais les seins qui gonflaient, fin rien de positif hein, franchement. Très longtemps après, après que j'ai eu mes enfants, j'ai pas pu re- prendre la pilule. I : D'accord E6 : C'était pas, euh C'était compliqué quoi. Alors après oui, on peut la prendre et se dire qu'on peut supporter, c'est pas grave, mais bon au bout d'un moment, c'est quand même, euh. I : Pour libérer la vie sexuelle, c'est pas l'idéal. E6 : C'est désagréable quand même, si vous avez mal aux seins, euh, non laisse tomber, c'est même pas la peine. Non voilà, faut que ce soit bien, donc la pilule Après ça, si ça va, c'est génial, hein, mais faut pas l'oublier. I : Les avantages de la pilule, vous en voyez ? E6 : Ben les avantages si, quand même, c'est quand même une méthode fiable, aujourd'hui c'est une des meilleures méthodes, hein. Si vous l'oubliez pas et que vous êtes pas gênée, pour moi c'est la meilleure. Si vous l'oubliez pas et qu'elle vous va, c'est quand même la meilleure. C'est très rare quelqu'un qui tombe enceinte avec la pilule, c'est qu'elle l'a oubliée, c'est qu'elle a décalé, voilà dans l'heure, c'est rare sinon. Le stérilet, c'est quand même quelque chose qui est en vous, qui em- pêche normalement, mais bon euh, je sais que ça peut arriver quoi. Moi j'ai eu plus de cas de femmes enceintes que j'ai connues qui avait un stérilet, que de femmes qui prenaient la pilule qui sont tombées en- ceintes. Après le stérilet ce qui est bien, c'est que vous avez rien à penser quoi. Vous avez pas de cachet à prendre, si ça vous va, ben c'est tranquille, entre guillemets. Après ça n'empêche pas pour moi, moi c'est pas parce que demain je vais mettre un stérilet que je vais pas utiliser un préservatif. I : A visée contraceptive ou à visée euh E6 : (coupe) A visée contraceptive, parce que ça fait 1 an et demi que je suis avec mon ami, donc on a fait des tests et tout, donc c'est plus à visée contraceptive, mais je continuerai d'utiliser le préservatif, oui. I : D'accord. Du coup, les avantages et les désavantages du stérilet, qu'est-ce que vous voyez, sans les avoir encore vécus ? 143 E6 : Ben les avantages c'est que euh, ben vous avez pas à prendre un cachet, vous avez pas à y penser quoi. C'est l'avantage quoi. Et c'est quand même une contraception qui est efficace. Après voilà, y a tou- jours un pourcentage, mais bon. C'est pratique quoi. Si vous le suppor- tez. Alors bon voilà, après faut le supporter aussi quoi, c'est comme la pilule. C'est comme tout moyen de contraception, faut le supporter. Mais c'est pratique. Pour une femme aujourd'hui, c'est quand même euh Je trouve plus pratique que la pilule. Qu'il faut prendre tous les soirs ou tous les matins. I : Et les désavantages du stérilet ? E6 : Ben les désavantages, c'est que voilà euh, ben si vous le supportez pas, ça peut vous blesser I : Blesser ? E6 : Ben oui, vous pouvez le sentir lors des rapports, si par exemple, il a bougé, s'il a bougé, faut revenir ici pour le remettre, ça peut être ça par exemple, les désavantages. Après moi jusqu'alors j'en ai pas eu, alors je vous parle de ce que j'ai entendu. I : D'accord E6 : Le seul désavantage, c'est s'il bouge hein. I : C'est quand même pas fréquent. E6 : Non, mais ça peut arriver, moi j'ai une amie, il est arrivé dans l'abdomen. Ça arrive. I : C'est très rare. E6 : Oui, mais ça arrive. Donc voilà, après on retient toujours les choses hyper rares. Après vous savez que si vous avez un problème, vous retournez voir le gynécologue. Le seul inconvénient, ça peut être de le sentir ou de pas arriver à le supporter. Si vous arrivez à le suppor- ter et que tout va bien euh I : Vous connaissez les 2 types de stérilets ? E6 : Oui le cuivre et l'hormonal. I : Vous voyez un peu les différences entre les deux, pour les avantages et les inconvénients ? E6 : Ben pour moi, le cuivre, l'avantage c'est que vous avez des règles, donc vous savez ou pas si vous êtes enceinte, que le hormone, vous voyez rien, en fait, vous n'avez pas de règles, donc si vous tombez enceinte avec un stérilet, vous le savez pas. I : D'accord. Et par rapport aux hormones du coup, c'est les effets secondaires, la stérilité, est-ce qu'il y a d'autres choses qui vous déran- gent sur les hormones ? E6 : Non, ça me dérange pas plus que ça. Après faut les supporter, c'est tout quoi. Après y a des gens qui les supportent, des gens qui les sup- portent pas. I : D'accord, donc juste en terme de tolérance. E6 : Oui, voilà après euh, non ouais, non je Parce que tout ce qu'on a aujourd'hui, ce qu'on mange, ce qu'on boit, donc non, c'est pas très gênant pour moi. I : D'accord et heu L'implant, qu'est-ce que vous en savez en termes d'avantages et de désavantages ? E6 : J'en sais pas grand-chose, je sais juste qu'il se met sous la peau, il reste 3 ans, je crois, il est remboursé, je crois aussi, mais après je sais que c'est des hormones, mais c'est tout ce que je sais. Les avantages et les inconvénients, je ne sais pas. I : D'accord et pourquoi vous ne le choisiriez pas, par exemple ? E6 : Je pense que même j'irai vers un stérilet au cuivre, parce qu'il n'y a pas d'hormones, parce que je sais que j'ai du mal à supporter ça. Donc je pense pas que l'implant ce sera mieux que la pilule quoi, entre guillemets. I : Est-ce que vous vous souvenez quelle pilule vous aviez ? E6 : Euh, j'en ai eu plusieurs. Honnêtement, je me rappelle pas trop, non. I : Parce qu'il y a plusieurs types de pilules, il y a celles avec estro- gènes et progestérone et celles o il n'y a que de la progestérone, qui se prennent en continu. E6 : Non, j'ai pas pris en continu moi. I : Vous avez pris que celles o il y a estrogènes et progestérone. E6 : Oui I : D'accord E6 : Je m'arrêtais 7 jours. I : Que des oestro-progestatives donc. Et du coup, c'était des minido- sées ? E6 : Oui oui, MINERVA je crois que j'ai pris à un moment, oui c'était vraiment des minidosées hein. J'ai jamais pris des fortes. I : Ok. Donc l'implant, c'est les hormones, le fait que E6 : Ben, je pense que le problème voilà, j'ai l'expérience de la pilule, je la supporte plus, donc heu, on m'en a fait essayer 3 quand même, donc bon, au bout d'un moment, on arrête d'essayer quoi. I : Vous n'avez pas testé les progestatives pures. E6 : Non j'ai pas testé ça, par contre. Mais bon, j'ai pas envie de tous les soirs penser à ma petite pilule. Puis ça fait très longtemps que je la prends plus, je risquerais d'oublier. Ça fait 8 ans que je prends plus de pilule. C'est énorme. Ça parait pas beaucoup, mais c'est beaucoup, c'est une habitude quand même. Je pense pas que j'irai vers la pilule, je pense que j'irais plutôt vers un autre moyen de contraception à ne pas penser justement. I : Et le patch et l'anneau, vous savez un petit peu des choses ? E6 : Ben le patch, le problème c'est que c'est tous les mois, c'est pas remboursé par la sécu, ça coûte 15 euros, donc non merci. Voilà je le dis franchement, au bout d'une année, vous en avez pour plus de 150 euros. Donc non. Et l'anneau, ben l'anneau, je crois que c'est un mois, c'est ça ? I : Oui c'est ça, mais le patch, c'est toutes les semaines. E6 : Ouais voilà, donc non, faut le changer tout le temps quoi. Enfin, o est l'intérêt quoi ? Moi je trouve ça trop contraignant. Encore plus que la pilule. Parce que la pilule, vous l'achetez, vous pouvez prendre des botes de 3 mois, déjà c'est des botes de 3 mois. Si c'est toujours ça. Donc vous êtes tranquille 3 mois, vous l'avez. Là non, c'est hyper contraignant, tous les mois changer. Je préfère utiliser le préservatif. I : Il y a des botes de 3 mois, hein. E6 : Le patch, c'est parce que c'est cher hein. I : C'est les mêmes hormones que dans la pilule aussi. E6 : Puis la pilule, c'est de moins en moins bien remboursé, moi j'ai connu la pilule, c'était bien remboursé, maintenant elle l'est de moins en moins hein. Y en a qui ne sont plus du tout. I : Oui c'est les 3ème et 4ème générations. E6 : Ouais voilà, donc heu. Alors je pense que les femmes malheureu- sement, choisissent aussi en fonction de leur budget. Ça joue. Alors le patch, peut être que si demain il passe à 150, peut être qu'il y aura plus de jeunes filles qui mettront des patchs, j'en sais rien, mais quand vous passez 15 par mois, c'est énorme quoi. I : Oui, c'est sûr. E6 : Ca fait beaucoup dans un budget, ça parait pas, mais ça fait beau- coup. I : Ben si le budget d'étudiante, on peut imaginer. Est-ce que vous sauriez les classer du plus efficace au moins efficace, ces moyens de contraception ? E6 : La notion d'efficacité pour moi elle est personnelle, parce qu'ils sont tous à peu près équivalents à 98-99%, si on regarde les trucs partout. Après il y a toujours des cas o Ah ça a pas marché . Non mais y a pas de, non je les classerais pas. C'est vraiment pour vous, selon vos critères à vous, c'est très personnel. Y en a qui vont dire Non, c'est génial la pilule . Ben non, pour moi aujourd'hui, c'est pas génial. I : Et les statistiques ? E6 : Ben les statistiques, à mon avis c'est la pilule en premier hein. Je pense, la meilleure contraception c'est la pilule, après c'est peut-être le frottis I : Euh le frottis, c'est pas un E6 : Euh, le frottis, le stérilet. Après ce serait à mon avis, peut être allez euh, l'implant ou voilà et puis après le préservatif, peut-être même en dernier. Voilà, ce serait classé comme ça. Mais bon les classer, par rapport oui voilà, au risque de grossesse, oui ce serait peut être ça. I : Ben il y a les risques théoriques, puis les risques en utilisation courante, ce qu'on observe effectivement dans la vraie vie. E6 : Oui voilà, courant ben c'est le préservatif. I : Le plus efficace ? E6 : Ben non, pff, non c'est la pilule, je pense que c'est la pilule. I : En utilisation courante, ça tient compte des oublis justement. Ça tient compte de tout, de la vie réelle en fait. E6 : D'accord, du coup, c'est quoi le plus efficace ? I : Ben le plus efficace, c'est l'implant. E6 : Ah ben voilà, l'implant. I : En utilisation courante et théorique, puisqu'il n'y a pas de différence entre les deux. Il y a quasiment zéro grossesse sous implant. Les échecs en général, les femmes sont déjà enceintes au moment o on pose l'implant, on a pas bien vérifié ou la femme n'était pas suffisamment certaine de ne pas être enceinte et voilà. Mais sous implant, y a pas de grossesse. Après en utilisation courante, c'est le stérilet, parce que justement, il n'y a pas les oublis. On est avec le stérilet aux hormones à 0, 3 ou 0, 4 grossesses pour 100 femmes par an et avec le stérilet au cuivre, on est à 0, 8. E6 : Ah oui, y en a plus. I : 0, 6 en théorie et 0, 8 en efficacité courante. A cause justement des déplacements et tout ça, mais voilà ça reste très rare. Alors que la pilule, on passe de 0, 3 à 8%. Huit grossesses pour 100 femmes par an. E6 : C'est énorme. Ouais, mais après voilà. I : Ca c'est avec l'utilisation courante . Après une femme qui utilise correctement la pilule, elle a très peu de chance d'avoir un échec con- traceptif dans sa vie hein. E6 : Ouais non, mais moi j'en ai pas eu hein, donc ça dépend. Puis ça dépend si on la prend plus jeune aussi non, parce qu'aujourd'hui voilà quoi, c'est plus Les jeunes filles la prennent plus jeunes que ce que notre génération la prenait. I : Et donc ? E6 : Ben après faudrait regarder dans les 8% après, c'est des femmes de quel âge ? I : Je sais pas s'il y a des statistiques là-dessus, je n'ai pas regardé. E6 : Non mais je sais pas, à regarder et à creuser. Parce que c'est peut- être une tranche d'âge o I : Elles sont plus fertiles et il y a plus d'oublis. E6 : Peut-être 144 I : Peut-être. Surement qu'il y a des facteurs. Bon sinon, concernant l'efficacité théorique, vous avez raison, l'efficacité théorique de la pilule, c'est la même que celle du stérilet. Mais en utilisation courante, le stérilet est meilleur, mais aussi la pilule est surutilisée. E6 : Par rapport au stérilet et aux autres c'est sûr, c'est ce qu'on pres- crit le plus. La première chose que veut vous prescrire un gynécologue, c'est quand même la pilule, il vous propose pas un implant ou un stérilet. Donc forcément vous avez plus de cas entre guillemets, de gens qui ont. I : A risque E6 : Donc déjà, si y a la moitié des femmes qui sont sous pilule, com- bien y a de personnes en France qui prennent la pilule ? Quel pourcen- tage de femmes a un stérilet ? Après on recoupe les chiffres et on voit hein. I : Non après c'est des pourcentages, donc ça ne tient pas compte du nombre de femmes qui utilisent. E6 : Non mais combien de femmes aujourd'hui prennent la pilule en France, par rapport au nombre de femmes qui ont un stérilet ? Peut-être du simple au double ? I : Oui E6 : Voilà, donc vous avez énormément plus, bon après y a les oublis hein. I : C'est des pourcentages, donc ça efface le nombre d'utilisateurs. Après sur le pourcentage d'IVG sous stérilet, ça joue. Mais quand même, il y a 23% des IVG qui sont faites chez des femmes qui pre- naient la pilule contre 1% des IVG qui sont faites chez des femmes qui avaient un stérilet. E6 : Ah non, mais y en a très peu hein, mais je sais qu'il y a un risque aussi. Je sais qu'il est très faible, mais il existe. I : On n'entend que ceux qui marchent pas. Mais ça reste sûr. E6 : Après tout moyen de contraception a un risque. Après le seul à mon avis, c'est l'implant o y a pas. Mais effectivement, j'ai jamais entendu. Sinon voilà, faut se faire moine ou sœur, pas avoir du tout de vie de femme. I : L'abstinence, ça marche bien effectivement. E6 : L'abstinence, c'est le meilleur moyen ! (rires) I : Et encore (rire) E6 : Non non, y a que les croyances religieuses qui croient en ça et encore à voir. I : Donc contrainte/commodité, on en a parlé, efficacité on en a parlé, avantages/désavantages on en a parlé, est-ce que vous avez des choses qui vous reviennent pour certains moyens de contraception, que vous n'auriez pas dites ? E6 : Non, j'ai déjà dit ce que je pensais de tout ça, voilà, les avantages. Les choses dont on pense pas, à mon avis, surtout dans la vie d'aujourd'hui qu'on a on court un peu partout et tout Vous partez chez des amis, vous oubliez votre pilule, pfff, voilà quoi. Pour moi, ça c'est des avantages. Le fait de ne pas penser à la contraception, c'est déjà un avantage. Entre guillemets, hein attention, ça n'exclut pas non plus, euh, attention quand vous êtes avec quelqu'un, un partenaire voilà, après euh Pour moi, déjà voilà faut déjà bien faire attention, contraception et tout ce qui est maladie sexuellement transmissible. Pour moi, c'est pas la même contraception quand vous êtes avec quelqu'un depuis très longtemps ou quand vous êtes avec quelqu'un depuis pas très longtemps. Ça change la contraception. Ça c'est une évidence. Pour moi I : Par rapport à quoi ? E6 : Ben par rapport à pleins de choses, vous connaissez votre parte- naire, vous avez fait des analyses, fin je sais pas, faut être aujourd'hui lucide sur les choses quoi. Moi ça fait 1 an que je suis avec mon ami, on a utilisé le préservatif avant parce que voilà quoi, on se connaissait pas. Maintenant je vais passer à une méthode de contraception diffé- rente, pas seulement parce que je suis là, hein, j'y avais déjà pensé, mais parce qu'on est ensemble depuis un moment et y a ça aussi dans la vie sexuelle à prendre en compte, et ça fait partie aussi de la contracep- tion et de tout ça. Je pense qu'on peut changer aussi de contraception, en fonction de notre vie sexuelle. Tout simplement. I : Est-ce que vous diriez qu'il y a des contraceptions qui sont faites plutôt pour certaines personnes ? Vous dites que ça varie, est-ce que vous auriez des catégories ? E6 : Ben c'est pas ça, c'est que aujourd'hui, pour éviter toutes les maladies, y a que le préservatif, y en a pas 36. Parce que le patch, les trucs à hormones, tout ça c'est bien, mais ça vous protège pas des maladies. Donc quand vous avez pas un partenaire et que vous avez une vie sexuelle, ben voilà quoi. Donc faut faire attention quoi. Donc le seul aujourd'hui, c'est le préservatif. Que ce soit pour la femme ou l'homme. Vous avez que ça qui vous protège de ces maladies. I : Et par rapport à une très jeune femme ou une femme proche de la ménopause, est-ce que vous pensez qu'il y a des contre-indications ou E6 : Ah ben, c'est pas du tout la même chose C'est pas que je pense qu'il y a des contre-indications, aujourd'hui je pense qu'il faut faire attention quand on est une jeune femme, que ben on n'a pas un petit ami régulier et tout, je pense qu'il faut faire attention. Donc euh, c'est bien de prendre la pilule, mais la pilule ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles. Le papillomavirus aujourd'hui c'est la femme qui est porteuse, mais c'est l'homme qui le transmet à la femme, quand même. Et puis le garçon, il peut être super gentil hein, il sait pas qu'il l'a, mais il vous le transmet. Si vous êtes pas vaccinée. Bon maintenant y a le vaccin, mais y a des gens, ils sont pas vaccinés encore. Tout le monde n'est pas vacciné. Donc pour moi, oui selon le type d'âge, on peut avoir un type de contraception, plus ou moins. Une femme qui a eu des enfants par exemple, elle peut avoir une contracep- tion différente, ouais. I : Par exemple ? E6 : Ben euh, je sais que par exemple, maintenant on le fait plus, mais avant le stérilet quand on n'avait pas eu d'enfant, on vous le mettait pas quoi. Maintenant on le fait, plus ou moins. Mais pendant très long- temps, on vous a dit vous avez pas eu d'enfant, on vous met pas le stérilet. Ça aussi ça change, la vision des médecins par rapport à ça. Et la vision de la femme par rapport à la contraception pendant toute sa vie, oui ça bien sur qu'elle change. Moi jeune déjà au début, j'ai pas connu les maladies sexuellement transmissibles, je les ai connues, ouais, j'avais 23-24 ans quoi. Donc oui, ça a changé déjà la sexualité. Et les générations d'aujourd'hui encore plus. Parce que le préservatif euh ben, y a 40 ans je suis pas sure qu'on l'utilisait beaucoup et main- tenant c'est le truc Ben oui, voilà donc tout change quoi. Voilà et dans la vie d'une femme, après quand vous êtes quelqu'un avec euh, que vous voulez des enfants, ben vous changez de méthode de contra- ception, vous en prenez plus. Donc vous changez pleins de choses. I : Oui, on ne parle pas de ceux qui veulent des enfants. E6 : Non mais même, si vous n'en voulez pas, si vous êtes avec quelqu'un depuis 2 ou 3 ans, vous changez votre méthode. Si on prenait le préservatif, on peut décider de prendre la pilule. I : Mais est-ce qu'il y a des choses qui sont indiquées ou contre indi- quées, en fonction de certaines personnes. E6 : Indiquer, je pense que c'est à un médecin de le faire et puis après indiquer, je pense qu'il faut indiquer tous les moyens et que après la personne choisit ce qu'elle veut selon sa vie. I : Indiquer tous les moyens, à tout âge ? E6 : Voilà. I : Il n'y a pas d'âge ou de situation. E6 : Non, par contre il faut insister sur le préservatif, pour les jeunes. Ça je pense qu'il faut le faire. I : Oui, pour les IST. E6 : Enfin, maintenant c'est rentré dans les mœurs. Mais ouais, non faut tout présenter. Si la jeune fille elle préfère un implant, un patch, voilà. I : Oui, de toutes façon celle qui marchera le mieux, c'est celle qu'elle aura choisie. E6 : Y a pas à dire Vous avez 18 à 20 ans, vous prenez ça c'est bon, ça on l'a eu Vous avez 18 à 25 ans, vous avez pas d'enfant, on vous met pas de stérilet , enfin ça on s'en fout, si on veut un stérilet, on met un stérilet. En gros, c'est ça. C'est mieux comme ça. I : On est d'accord ! Est-ce que vous savez un peu comment ils fonc- tionnent ces moyens de contraception ? Et est-ce que quelque chose vous dérange dans le mode de fonctionnement ? E6 : Ouais je sais à peu près comment ça fonctionne, mais I : La pilule, par exemple ? E6 : Ben, c'est une diffusion d'hormones quoi, et puis ça empêche l'ovulation, voilà, et puis donc euh, ben ça fait pas de bébé. Voilà, puis le stérilet aux hormones, il marche un peu comme, ça en plus il fait barrière. Le préservatif, on sait hein. Le patch, c'est une diffusion d'hormones. Non mais, voilà, je sais les grandes lignes, mais après je suis pas médecin. Je pense qu'il faut expliquer aussi simplement les choses aux gens quoi. Sans trop compliquer, sans rentrer non plus dans les détails. I : Et le stérilet au cuivre ? E6 : Ben le stérilet au cuivre, je sais effectivement qu'il diffuse quelque chose qui permet justement à l'œuf de pas s'accrocher aux parois de l'utérus, c'est tout ce que je sais, mais je pense que ça suffit. Après je pense que si faut rentrer dans les détails, les gens sont capables de poser des questions au médecin. Après quand on complique trop aussi les choses et qu'on donne trop de détails, les gens sont perdus hein. I : Oui, vous avez raison. E6 : Ben surtout ça, c'est de la médecine, voilà faut être médecin. Je pense qu'il faut expliquer les choses simplement, les effets positifs, les effets négatifs, euh, voilà, ce qu'il faut faire pour que ça fonctionne, après diffuse tant de pourcentage d'estrogène tout ça, on s'en fout. I : D'accord E6 : Non, mais je résume. I : Non mais je vois, c'est intéressant. Donc par exemple, au niveau de l'information que vous aviez reçue jusqu'à maintenant, est-ce que vous diriez qu'elle est suffisante ou il y a des informations que vous auriez aimé avoir en plus ? E6 : J'en ai eu pas mal, ouais, est-ce qu'elle est suffisante, oui. I : Ce que vous m'avez dit là : ça bloque l'ovulation, tout ça, ça vous suffit ? 145 E6 : Moi ça me suffit oui, après si j'ai besoin d'autres informations par rapport au moyen utilisé, je poserai d'autres questions, je pense qu'il faut pas hésiter. I : Et est-ce que spontanément, on vous a suffisamment expliqué et informée sur les différents moyens de contraception ? E6 : Oui I : Votre gynécologue vous a suffisamment parlé du stérilet E6 : C'est pas mon gynécologue qui m'en a le plus parlé, entre femmes on en a plus parlé, déjà. Ici on en parle très bien je trouve, c'est impor- tant de le dire. I : C'est l'infirmière, que vous avez rencontrée. E6 : Oui, très bien. Gynécologue, ça dépend, j'en ai eu plusieurs donc ça dépend des médecins en fait. C'est très personnel. Puis alors y en a qui vous en parlent, mais qui vous donnent pas de solution, donc ça c'est bien aussi mais euh Entre guillemets, des solutions on en a besoin aussi à un moment. Je sais que moi on m'a dit voilà il existe ça, ça, ça. Oui super et moi je fais quoi avec ça ? I : Ben c'est vous qui choisissez. E6 : Mais si on rentre pas dans le détail, en expliquant le positif, le négatif I : Donc on vous a pas suffisamment expliqué ? E6 : On m'a rien expliqué, on m'a dit Ouais, il existe tout ça. Super et je fais comment ma salade moi, avec quoi ? I : Donc pas suffisamment d'explications, quand même. E6 : Ca dépend des personnes, oui moi je trouve pas. I : On vous a pas bien détaillé. Est-ce que vous avez encore des choses à dire, allez-y, sinon si vous voulez, je peux répondre aux questions. E6 : Ben non, j'ai pas trop de question à poser, mais voilà, j'espère que vous aurez des réponses sur des choses. I : Y a quelques petits éléments que je n'avais pas encore, je crois dans les précédentes analyses. E6 : Bon tant mieux, donc juste pour finir, je pense que la contracep- tion c'est très personnel à chacun, mais par contre faut bien l'expliquer, parce que des fois c'est bien expliqué, mais des fois pas du tout. Moi je sais ce que c'est, j'ai 44 ans, je sais ce que c'est un stérilet, je sais ce que c'est voilà, mais je pense que pour des jeunes filles, parfois ça doit pas être simple de trouver vraiment ce qui leur va. Je pense pas hein, honnêtement. Puis alors la méthode la plus simple, o on prescrit la pilule et on n'en parle plus Euh ouais enfin I : Oui, quand on voit le taux d'échecs. E6 : Oui, je suis pas sûre justement, pour moi c'est trop facile. Ben oui, on vous donne la pilule. Ben non, mais y a pleins d'autres choses en fait. C'est peut-être pour ça qu'on a les 8% o faut peut-être se poser des questions, parce que peut-être, c'est pas suffisamment expliqué sur les autres moyens. L'implant c'est génial, si ça marche. Et si vous le supportez. Je trouve ça extraordinaire moi. I : Après y a des freins aussi, pourquoi vous avez pas mis un stérilet avant, par exemple ? E6 : Parce que j'ai été longtemps seule et que j'utilisais le préservatif, par rapport à ma vie sexuelle, voilà. I : D'accord E6 : Comme je ne supportais plus la pilule, je ne voulais pas mettre un stérilet, pour dire de mettre un stérilet. Enfin pour moi la contraception fait aussi partie d'une vie, entre guillemets sexuelle régulière. D'accord ? Moi j'ai été longtemps seule. I : On peut avoir un moyen de contraception régulier, même si on a des partenaires de courte durée. E6 : Oui, mais moi c'est plus le préservatif, je le voyais plus comme ça. I : Oui mais sachant que le préservatif, il a aussi des failles. E6 : Ah ben de toute façon, tout a des failles. Non non, je voulais pas mettre un stérilet. I : Tant que vous étiez célibataire. E6 : Oui tant que j'étais seule, je voyais pas trop l'intérêt. Pour moi hein. I : Et y a pas eu une période avant ? E6 : Ben avant, j'ai pris la pilule plusieurs fois, voilà, j'ai changé, plusieurs pilules. I : Et entre les enfants ou après le deuxième, vous avez pas eu E6 : J'ai pris la pilule, moi j'ai eu mon premier enfant, après j'ai repris la pilule, pas la même, après j'ai repris une autre parce que ça allait pas, mais j'ai pas mis de stérilet non. I : A ce moment-là, vous n'avez pas pensé, on vous l'a pas proposé ? Vous ne vouliez pas ? E6 : C'est pas que j'ai pas voulu, ben euh, ouais on m'a prescrit la pilule, puis on m'a pas trop expliqué, je pense aussi. La pilule, ça va plus ? Ben on va vous changer le dosage. Super, merci, c'est toujours pas mieux. Au lieu de me dire, ben peut être qu'il faut que vous mettiez un stérilet, peut-être que ça sera mieux ou Aussi après y a les méde- cins qui vous font peur hein. Ah ouais, mais vous allez peut-être pas le supporter. Bah ouais, mais si on n'essaie pas, on peut pas savoir et puis la pilule, je la supporte plus. Alors je fais quoi ? Y a ça aussi hein. On m'a jamais proposé l'implant. On m'a jamais rien I : Et la stérilisation ? E6 : Ah non, c'est bon euh, quand même ! Déjà quand j'ai eu mon 2ème, j'avais 36 ans. I : Et même maintenant, hein. C'est efficace. E6 : Euh ouais, non mais. C'est efficace, mais pour moi y a plus d'effets secondaires. Pour moi, une femme quand elle est ménopausée. I : Ca ne ménopause pas. E6 : Ouais, mais vous avez plus le même taux d'hormones, vous n'avez plus rien. I : Non non, ça ne change rien du tout. E6 : Ouais, c'est ce qu'on dit, mais moi je suis pas sûre. I : Ah ben si je vous le dis, la ligature des trompes, ça n'empêche pas les ovaires de fonctionner et l'utérus de fonctionner avec les hormones. E6 : Ouais, mais non non, coupons court. (rire) Non, je suis pas trop pour, ils ont qu'à le faire les hommes. I : On n'est pas obligé de couper, on peut boucher aussi. E6 : Ouais, il parait, mais c'est pas truc. On me le proposerait, je crois que je dirais non non, pas de ça pour l'instant. Peut-être plus tard hein. I : Qu'est-ce qui vous E6 : Ben c'est une intervention chirurgicale quand même. Ah bah oui, c'est pas anodin, ben quand même. On vous ligature les trompes. Oui, non non Peut-être plus tard hein, enfin j'en sais rien, plus tard avant d'être ménopausée, parce que après ça sert à rien. Mais non, non non, là j'ai pas envie. Y a des moyens aujourd'hui, simples simples. Ouais, c'est une intervention chirurgicale, vous avez des risques, vous êtes pas endormie localement. I : Ah pour la méthode Essure, je pense que si. E6 : Ah je suis pas sure, non. Enfin, si vous le dites. Ouais mais non, mais je trouve que c'est quand même une opération. Et si y en a pas besoin, je préfère éviter les opérations. Quand y en a besoin, y en a besoin, mais sinon je préfère m'en passer. I : Est-ce que vous avez des questions ? E6 : Non et puis je vais vous laisser. Parce que sinon, je vais être pressée après. I : Très bien, bon ben merci beaucoup pour votre aide. 42min Entretien 7 : 04/07/2016 - Investigatrice 2 Domicile de l'investigatrice I2 : Bonjour, merci d'être venue aujourd'hui, pour cet entretien. Donc, comme je vous en avais parlé brièvement au téléphone, on est deux, on est en Médecine Générale et on a fini notre cursus universitaire. Mais pour notre thèse, on cherche à savoir un petit peu, l'opinion des femmes sur ce qu'on appelle les contraceptions classiques , donc hormonales (les pilules, le patch, l'implant) et les dispositifs intra- utérins ou stérilets. Voilà, donc savoir un peu les points positifs, les points négatifs que vous retrouvez, ce qui fait que vous choisiriez plutôt l'une ou l'autre des méthodes. Vous êtes pas obligée de toutes les connaitre, euh, voilà, nous on porte pas de jugement, c'est juste pour essayer de savoir un petit peu, o est-ce qu'il y a des lacunes dans l'information qu'on donne aux patientes. Donc moi j'enregistre, pour pouvoir ensuite retranscrire et analyser ce que vous m'avez dit, ça restera anonyme. E7 : Ok, d'accord. Et du coup, ça s'adresse à quelle tranche d'âge votre étude ? I2 : Euh, de 18 ans à la ménopause. Voilà, on a juste pas pris les per- sonnes mineures, parce qu'il faut l'accord des parents, donc c'est un peu plus compliqué, mais à partir de 18 ans. E7 : Ok, d'accord. I2 : Du coup, je vais juste vous redemander votre âge, pour vous situer un peu. E7 : 29 ans. I2 : 29 ans, d'accord. Et du coup, vous travaillez ? E7 : Non, là actuellement je suis en recherche d'emploi, mais jusqu'à maintenant, je travaillais en fait, au centre de recherche, au CEA o j'ai fait justement ma thèse, donc je l'ai passée en Décembre, je crois. I2 : D'accord, ah oui, c'est récent. (Sourire) E7 : C'est ça ! (rire) I2 : Mmm, au niveau familial, vous êtes mariée ? Vous avez des en- fants ? E7 : Non, pas mariée, pas d'enfants, mais par contre je suis en, en concubinage, donc, du coup, je vis avec mon chéri depuis, euh, je ne sais pas. (Rire) Mmm, ça fait 10 ans, à peu près qu'on est ensemble et ça fait depuis 4 ans, je crois, qu'on vit ensemble. I2 : D'accord. Vous avez jamais eu d'enfant avant, pas de, d'interruption volontaire de grossesse ? E7 : Non, non, rien du tout. I2 : D'accord. Mmm, au niveau gynéco, c'est le Moi, je vous ai recrutée par le Dr Y. E7 : Par le biais du Dr Y, du coup, en fait, c'est elle qui me suit au niveau gynécologique, c'est pour ça un peu que je l'avais choisie comme médecin traitant, donc c'est elle qui me suit au niveau gynéco depuis, euh, ça va faire 4-5 ans, à peu près. I2 : D'accord, c'est elle qui fait l'examen, qui prescrit votre contracep- tion ? E7 : Voilà, c'est ça. 146 I2 : Ok. Et du coup, vous avez quoi comme contraception en ce mo- ment ? E7 : J'ai un stérilet. I2 : Au cuivre ou hormonal ? E7 : Au cuivre ouais, pas hormonal, au cuivre du coup. I2 : Vous l'avez depuis combien de temps ? E7 : Euh, ben ça va faire 3 ans. Ouais, c'est ça 3 ans. I2 : D'accord et y a pas de soucis particuliers ? E7 : Euh, ben là si ! (rires) Non, non, du coup, on s'est aperçues, ben lors du dernier rendez-vous, justement qu'il avait bougé, en fait, du coup, il était descendu au niveau du col. Donc là, normalement je vais aller le faire enlever et je vais attendre un petit laps de temps, au moins 2 mois avant d'en remettre un nouveau, juste pour euh, pour dire de reposer un peu le corps entre les 2 quoi. (Rires) I2 : D'accord (rire). Et vous, vous l'aviez ressenti qu'il avait bougé ? E7 : Ouais, fin, moi je me sentais pas tellement bien depuis un petit temps. Ben quand j'étais venue vous voir en fait, j'aurais bien aimé faire un contrôle, mais j'avoue que je préférais voir quand même, euh, le Dr Y, désolée. (Rire gêné) I2 : Non, mais il y a pas de soucis. (Rire) E7 : Non, mais j'ose le dire. (Rire gêné) Mais c'est que, fin, je suis pas très à l'aise avec ça et déjà, je préférais du coup la voir elle. Et oui, ça faisait à peu près euh, ça faisait un bon mois, ouais un mois ou 2, que je sentais qu'il y a avait quelque chose de bizarre, donc euh I2 : D'accord, c'était des douleurs ou des changements dans vos règles ? E7 : Ben non, pas des changements dans mes règles, mais je me sentais, fin déjà je, fin je me suis déplacé le bassin aussi, donc je sais pas si ça a pu jouer, mais je sentais que même au niveau du bas ventre, c'était pas comme d'habitude donc euh, c'est pour ça que j'ai voulu aller faire un contrôle et puis, de toute façon, y a un contrôle minimum une fois par an. I2 : Oui, voilà, c'est ça. E7 : Donc, voilà, c'était le temps de le faire donc. I2 : Bien et bon, à part là, qu'il a bougé, vous aviez pas eu de soucis particulier de règles plus abondantes ou de douleurs ou quoi que ce soit ? E7 : Euh, ben non, moi j'ai déjà des règles très abondantes, donc ça avait pas changé ça. Après, c'est vrai que, apparemment je suis un peu limitée au niveau du fer, je suis vraiment juste au niveau du seuil, donc je sais pas si c'est dû au stérilet ou pas. Donc, justement les 2 mois, c'est pour voir un petit peu, si ça remonte ou pas. I2 : D'accord. Et avant d'avoir le stérilet, comme elles étaient déjà abondantes, vous manquiez pas de fer ? E7 : Non, non, apparemment, fin, dans les contrôles qu'on faisait y avait pas I2 : D'accord, parce qu'on sait que, alors, en perdant du sang, vous perdez du fer, donc si vous avez des règles abondantes, c'est ce qui l'explique. Le stérilet au cuivre, comme il y a pas d'hormone, il change pas votre cycle, donc c'est pour ça que les dames qui ont des règles abondantes, le risque c'est en effet, qu'elles redeviennent abondantes. Euh, après, est-ce que bon voilà, à force d'avoir des règles abondantes, en dehors du fait que vous avez le stérilet, ça a pu finir par faire baisser votre taux de fer. E7 : Ca je sais pas. (Rire) I2 : Après, voilà, elle verra si avec une petite pause, si ça remonte un peu. E7 : Oui, voilà, si ça remonte un petit peu. I2 : Parce que vous vous sentiez plus fatiguée, vous du coup ? E7 : Ben moi, non, fin, je suis en règle générale, je suis déjà assez fatiguée, mais c'est vrai que au niveau du fer, comme je voulais aussi mincir un petit peu et que y a rien qui, on va dire, rien qui bloque au niveau hormonal et que je fais très attention. On m'a dit que ça pouvait être en partie à cause du fer, de mon manque de fer. Parce que je suis vraiment juste en fait, à la limite, je crois que je suis à 14 ou 15 de fer, donc je suis vraiment au seuil bas quoi donc I2 : D'accord E7 : Donc c'est juste pour voir et puis après je remettrai le stérilet. I2 : Voilà, oui ça vous a pas donné envie de changer ? E7 : Non, parce que j'avais déjà, enfin, une première fois, j'avais essayé la pilule, donc c'était CERAZETTE et là j'avais, donc je l'avais prise pendant 1 an et j'avais pris beaucoup de poids, fin j'avais pris au moins 5 kg et je sentais que mon corps, il aimait pas du tout. I2 : D'accord ? E7 : Avant j'étais, je suis très très bien réglée au niveau des règles, donc c'est à la demi-journée près quasiment et avec la pilule du coup, c'était plus du tout pareil au niveau du cycle, c'était complètement déréglé, des fois je les avais au bout de 3 semaines, des fois 15 jours, donc j'ai décidé d'arrêter complètement. Et après du coup, justement j'ai réfléchi à ce que je voulais faire et j'ai regardé un peu tout ce qui existait et j'ai vu qu'il y avait le stérilet, notamment au cuivre qui n'était pas par voie chimique, fin moi je cherchais quelque chose de pas chimique, donc c'était un peu la seule option qui restait au niveau contraceptif quoi. I2 : D'accord. Et euh, oui fin parce qu'en fait, CERAZETTE c'est juste, c'est une seule des 2 hormones, y a des pilules o y a 2 hor- mones, dans CERAZETTE y en a qu'une et en effet, on sait que comme y en a une seule, il y a moins d'effets secondaires liés aux hormones, mais par contre euh, elle régularise moins parce que c'est l'autre hormone, c'est les œstrogènes qui permettent plutôt de régulari- ser. En effet, euh, surtout si vous, vous aviez de base un cycle régulier, c'est un peu plus embêtant. E7 : Ouais et du coup, là c'était complètement irrégulier, donc j'ai dit bon ben je vais arrêter de toute façon. I2 : D'accord. Et à part le fait que c'était pas régulier sous pilule ? C'est le fait que vous vouliez pas de chose chimique, vous préfériez E7 : Alors, moi je, après on réfléchit un peu, donc je voulais pas trop de chose chimique parce que je voyais que mon corps, il aimait pas trop. Et après, y avait aussi le fait, que ben la pilule, normalement, c'est à heure fixe, très très fixe et du coup, moi entre guillemets, je suis vrai- ment une tête en l'air ! (rire) Donc si j'ai pas, fin, même, on a beau avoir un réveil, on est toujours en train de faire quelque chose d'autre et puis, faut tellement être bien régulier au niveau de la pilule, que moi je me sentais pas capable de faire ça, tout le temps, tous les jours. I2 : D'accord, oui et avec CERAZETTE du coup, c'était très contrai- gnant. E7 : Ben oui, c'était assez contraignant et du coup, bon, peut être que je l'ai pas non plus tout le temps bien prise, donc euh, peut être que ça joue aussi un peu sur ça. Encore que j'étais quand même à l'heure près, mais je veux dire, c'était contraignant. I2 : Alors, oui y a des pilules, celles qui ont les 2 hormones, vous avez 12 heures, CERAZETTE, c'est plus court, y a 6 heures mais voilà, si vous êtes dans les 6 heures, même si c'est à 2 heures près ou, euh, au niveau de l'efficacité c'est bon. Après, au niveau des effets secondaires bon E7 : D'accord, donc je la prenais quand même bien, mais pour moi, je trouvais que c'était un peu plus contraignant de la prendre tous les jours alors que là, c'est vrai que la pose déjà d'un stérilet, même s'il est chimique ou hormonal, c'est vrai que ça permet déjà, euh, ben on se libère de la contrainte quoi. I2 : Ah oui, ben pendant 5 ans, vous êtes tranquille. E7 : Oui, voilà, on est tranquille. Après, justement je comprends pas pourquoi c'est pas remboursé, puisque la pilule est remboursée, alors que c'est juste, fin après ça coute pas super cher mais je veux dire, ça reste dans le temps, y a juste un contrôle une fois par an, donc c'est pas non plus euh I2 : Euh, oui, ça c'est les (rire), les calculs de la sécurité sociale, les, ouais, nous ça fait un moment, fin que les médecins demandent à ce que ce soit remboursé parce que en effet, pour toutes les dames, soit qui supportent pas les hormones pour le stérilet au cuivre ou qui oublient ou qui ont un travail à heures qui changent, euh, c'est vrai que c'est un très bon moyen de contraception, mais, non, c'est pas E7 : Après, c'est comme ça, mais c'est vrai que je trouve ça bizarre, par ce que au final ça coûte, fin, je crois que ça coûte 25 euros, moi quand je l'avais acheté et si on rebascule au niveau du prix d'une pilule, c'est quand même beaucoup moindre que I2 : Ah oui, oui oui, voilà, c'est une vingtaine d'euros sur 5 ans. E7 : Mmm, donc voilà, moi je me suis penchée plutôt sur ce type là parce que déjà voilà, je suis pas très, fin la contrainte de toujours le prendre, tous les jours, à heure fixe, ça me tentait pas, fin ça me tentait plus et en plus, fin, au niveau chimique, j'avais envie d'utiliser un truc un peu moins chimique. I2 : D'accord. Et du coup, la pose, euh, là c'est votre premier stérilet, on l'a jamais retiré ? E7 : Oui. Non, non, on l'a jamais retiré. I2 : D'accord et la pose, y a pas eu trop de soucis ? E7 : Non, y a pas eu trop de gêne, elle m'a expliqué, elle m'a montré comme il est mis, elle m'a expliqué que j'allais peut être avoir mal. Euh, je sais plus quand est-ce qu'elle l'a, y avait un moment pour le poser particulier, je sais plus si c'était juste un peu avant les règles ou euh I2 : Oui, en général c'est autour des règles, alors on dit plutôt juste après, pour que vous ayez moins de saignements, que ce soit plus facile d'y voir et que votre col soit un peu plus dilaté. E7 : D'accord, ouais, donc après je crois, j'ai eu un petit saignement, puis après ça allait quoi. I2 : D'accord, vous avez pas eu de douleurs particulièrement ? E7 : Non, non, j'ai pas eu de douleurs et mes cycles, ben ils ont conti- nué normalement quoi, y a pas eu de changement particulier. I2 : D'accord. Mmm et du coup, avant CERAZETTE, vous aviez eu d'autres pilules ou ça a été votre première et seule pilule ? E7 : Non, ouais, ça a été la première et la seule que j'ai prise. I2 : D'accord. Euh, c'est vous, fin, avec le Dr Y vous aviez choisi celle-là, parce que vous E7 : Alors CERAZETTE, donc là j'étais, donc ça remonte, je crois j'avais 19 ans, donc c'était pas encore le Dr Y qui m'avait prescrit la pilule, donc j'avais été voir un gynécologue là, euh, mais c'est, j'avais pas du tout accroché avec elle. Je sais pas, je l'aimais pas trop et du coup avec la pilule, euh, voilà, donc j'y suis retournée une fois pour 147 faire un contrôle, mais après comme je voulais arrêter la pilule, j'ai dit je vais arrêter aussi avec elle. Et c'est après, et ben du coup, je suis restée 3-4 ans sans rien et après du coup, quand je me suis installée avec mon copain, là j'ai décidé de mettre un stérilet, parce que c'était quand même plus pratique et moins risqué. I2 : Mmm et du coup entre la pilule et le stérilet, vous utilisiez ? E7 : Le préservatif, parce que comme j'étais à distance en fait, on se voyait pas non plus euh, fin, je voyais pas l'utilité de prendre non plus une pilule, tous les jours. Je voyais mon ami, une fois par mois à peu près, donc I2 : D'accord, après si vous aviez le préservatif, que vous pensiez à le mettre et que, voilà, après on sait que ça a quand même une bonne efficacité, si vous le mettez bien au bon moment. Vous avez jamais eu de souci, du coup, vous m'avez dit, pas besoin de faire d'interruption volontaire de grossesse, jamais eu de soucis d'oubli de pilule ou de problème de préservatif ? E7 : Non, jamais, jamais. Ben, la pilule au final, euh, je crois, ouais peut être qu'on avait déjà des relations sexuelles ensemble, mais du coup non et après non, jamais de problème avec le préservatif, rien du tout. I2 : D'accord. Et du coup, euh, si jamais y avait un souci, vous savez ce qu'il faut faire ? E7 : Au niveau de I2 : Bon là avec votre stérilet c'est moins le cas, parce que là on sait qu'il est un peu descendu, mais il est toujours en place, donc il fonc- tionne quand même E7 : Ah non, apparemment on m'a dit que non. (Rires) I2 : Alors, ça dépend o est-ce qu'il est E7 : Oui, là elle m'a dit, non là il faut pas, là il marche plus du tout (rires), il est vraiment très bas, elle m'a dit va falloir faire attention et se dépêcher quand même, je peux tomber enceinte. I2 : D'accord, donc il est bien descendu. Et du coup, la depuis que vous le savez, vous remettez le préservatif ? E7 : Ouais, on remet le préservatif. Mais même on l'avait déjà un peu remis, comme j'étais, fin comme je sentais qu'il y avait un truc qui allait pas, on avait décidé de le remettre, par sécurité. Puis du coup, on a l'habitude aussi des fois de le faire avec préservatif, ça change pas. I2 : Oui et du coup, vous et votre conjoint, vous avez pas de souci avec le préservatif, c'est pas quelque chose qui vous dérange E7 : Non, non, pas du tout. Même lui, fin, je pense pas que, non c'est, fin je pense qu'on, et même ben c'est vrai que ça fait longtemps qu'on se connait, donc après je sais pas pour ceux qui se connaissent pas depuis longtemps, mais lui non ça l'a jamais dérangé. I2 : D'accord. Oui, c'est pas lui qui vous avait demandé de passer au stérilet ou de E7 : Ah non non, pas du tout. Non, fin, on en avait parlé tous les 2, mais après c'était, euh, on va dire plus ben voilà, comme j'étais en pleines études et lui aussi, c'était pas vraiment on va dire très pratique de tomber enceinte à ce moment-là, donc c'était aussi pour limiter les risques I2 : Voilà, pour rajouter une protection. E7 : Oui, pour être tranquille et Mais du coup, s'il se passe quelque chose et ben je sais qu'il y a la pilule du lendemain. I2 : Oui ? E7 : Et euh, ben après, ben normalement y a aussi le, normalement on n'a plus le droit d'aller au planning familial, je crois que ça se limite à 25 ans pour aller les voir I2 : Alors, oui en théorie, après si vraiment vous avez, ils vont pas vous faire le suivi, vous allez pas y aller tous les mois ou tous les 3 mois pour refaire votre renouvellement de pilule, mais après si vous avez un souci d'oubli justement et que vous avez besoin de quelque chose en urgence, ils vous prennent. E7 : D'accord. Donc, il me semble que la pilule, on peut l'acheter directement en pharmacie, y a pas besoin d'ordonnance, rien du tout. I2 : Oui, c'est ça. E7 : Et après ben, moi ce que je ferais, je sais pas si ça se fait comme ça, mais je pense que oui, j'irais voir, pas forcément mon médecin traitant, mais j'irai voir une gynécologue quoi, pour faire un bilan et puis euh I2 : Alors, oui, la pilule du lendemain vous l'avez sans ordonnance, si vous avez l'ordonnance, du coup, elle est remboursée directement, euh, sinon vous avancez les frais. Mmm, vous avez jusqu'à, alors selon la pilule entre 3 et 5 jours. E7 : D'accord. I2 : Maximum 5 et y a justement le stérilet au cuivre, qu'on peut poser aussi dans les 5 jours et qui permet euh, d'empêcher la grossesse. E7 : D'accord, ok. I2 : Voilà, après justement on dit, c'est quand même bien d'aller revoir votre médecin, parce que si vous avez un retard de règles, au moment o elles auraient dû venir, dans ce cas-là, faut faire une prise de sang, vérifier que, ben la pilule, y a quand même quelques petits échecs. Plus tôt vous la prenez, plus elle est efficace, mais du coup, si vous la prenez au 5ème jour, y a quand même plus de risques. E7 : Ouais, non mais j'aurais dit 48 heures carrément. (rires) Moi, je prends toujours la limite basse. I2 : Ah oui (rires), non voilà, on sait que si c'est dans les 24-48 heures, elle est quasiment efficace, elle doit être à 90% à peu près et par contre, entre le 3ème et 5ème jour, ça diminue d'un coup. Donc au 5ème jour, c'est à peine 50%. E7 : D'accord. I2 : Mais voilà, ça vous donne quand même, si vous êtes perdue dans la montagne, le temps d'avoir une pharmacie, voilà, ça vous laisse quand même un petit laps de temps. E7 : Ok I2 : Et après, en effet, c'est bien de revoir votre médecin pour qu'il prescrive la prise de sang et vérifie que ça a été efficace, si besoin. Mmm et du coup, euh, est-ce que vous connaissez, même si vous vous vouliez qu'il y ait plus d'hormone, euh, les autres moyens de contra- ception ? E7 : Alors du coup, je sais qu'il y avait, ben du coup, les pilules, les patchs, je crois qu'aussi il y a un petit implant qui se met sous le bras (montre son bras, face postéro interne), par voie chimique et après, du coup, y a le stérilet chimique, fin je dis chimique parce que je connais pas du tout, j'ai pas vu les molécules I2 : Oui, voilà, c'est euh, il est hormonal et il contient euh, une des hormones qu'il y a dans la, ben le même genre d'hormone que celle que vous aviez vous, puisque vous aviez, dans CERAZETTE, y a que la progestérone et donc dans le stérilet hormonal, y a que celle-là aussi. C'est la même aussi qui est dans l'implant, fin, le même type d'hormone. E7 : Ok, d'accord. I2 : Alors que les pilules, qu'on appelle combinées, ou y a œstrogènes et progestérone, euh, c'est comme le patch, vous avez les 2. Y a les anneaux aussi, je sais pas si vous en aviez entendu parler. E7 : Euh, les anneaux non. I2 : Alors, c'est un petit cercle, en plastique un peu rigide, que vous mettez, alors c'est la femme qui le met directement, que vous mettez au niveau du vagin. E7 : Ha mais du coup, c'est le préservatif féminin, en fait. I2 : Non, alors y a les 2. Voilà, y a le préservatif féminin, o y a pas du tout d'hormone, c'est comme le masculin. Et l'anneau, que vous insé- rez comme un tampon, qui va au fond de votre vagin et que vous laissez 3 semaines. E7 : D'accord, ah oui, c'est différent. I2 : Et vous l'enlevez au bout des 3 semaines comme Alors, vous CERAZETTE, c'était en permanence votre pilule, mais les dames qui ont une pilule o y a les 2 hormones, elles la prennent 3 semaines, elles font une semaine de pause et pendant cette semaine-là, elles ont leurs règles. E7 : Elles ont leurs règles, ok I2 : Et du coup, l'anneau c'est pareil, vous le laissez 3 semaines et au bout des 3 semaines, vous l'enlevez et pendant cette semaine-là, vous avez vos règles. E7 : Ok I2 : Alors, le préservatif féminin, ça se met aussi au niveau du vagin, mais du coup il a une forme quand même (mime forme en tube), de préservatif. E7 : Ouais, plus particulière. I2 : Mais par contre, il faut que votre conjoint, euh aille vraiment dans le préservatif, au moment du rapport. Ça par contre, vous avez jamais essayé ? E7 : Euh, je crois qu'on a peut-être essayé une fois, mais je trouvais que c'était pas, fin c'est pas vraiment pratique, entre guillemets quoi. I2 : Ouais, ben autant ce qui est préservatif masculin, fin vous avez l'habitude, vous savez le mettre, c'est quand même plus facile, plus intuitif, en tout cas. E7 : Oui, oui, que le préservatif féminin, c'est un peu compliqué, faut plier, tordre, enfin c'est quand même, fin, on va dire c'est pratique (mime des guillemets) mais fin, ça peut dépanner mais ouais, c'est beaucoup moins pratique que le masculin quoi. I2 : Mmm. Et du coup, pour ceux dont vous m'avez parlé, euh, c'était le fait que ce soit hormonal ou y avait d'autres choses qui faisaient que vous les auriez pas choisis, qui vous embêtaient ou au contraire, des choses que vous trouvez bien ? E7 : Euh, alors, au niveau de l'implant, fin de toute façon, j'avais regardé, c'est vrai que déjà le fait que ça soit chimique, ça me tentait pas. Ensuite, l'implant c'était au niveau du bras, je crois (montre face interne du bras) qu'il fallait le mettre, euh (réfléchit) Ouais, peut être que si ça avait pas été chimique, en fait, je l'aurais peut être pris aussi. Ça m'aurait pas dérangé, mais là, fin non, ça me tentait pas du tout de l'avoir. Et après, au niveau du stérilet, fin je voulais, fin, sur toutes les méthodes que j'avais vu, je trouvais que le stérilet c'était euh, j'arrive pas à me rappeler En fait, l'implant est-ce qu'il faut pas le changer toutes les années, y a pas quelque chose ? I2 : Tous les 3 ans. C'est un peu plus souvent que le stérilet mais E7 : Non, ben alors, c'est pas pour ça que je l'ai éliminé, je pense que c'était juste parce que c'était au niveau du bras et que je trouvais que c'était pas très euh I2 : C'est la peur que ça vous gêne ou qu'on le voie ? 148 E7 : Non, ben pas qu'on le voie, non. Ben par contre, fin, le patch oui clairement c'était ça, pareil c'était, fin, je trouvais qu'il fallait y penser et comme je suis tête en l'air, c'était pas la peine. (rires) I2 : Alors, faut y penser, bon, c'est une fois par semaine, mais il faut y penser quand même, oui. E7 : Oui, faut y penser quand même, donc du coup, puis je trouve que c'est pas non plus très, fin, je sais pas, je pense que c'est pas forcé- ment discret non plus, non ? I2 : Alors, bon après, vous avez le droit de le mettre dans le dos, dans le bas ventre ou sur les bras, alors c'est vrai que bon, l'été, si on a des débardeurs, c'est un peu moins discret, mais après si vous le mettez dans le bas du dos, c'est au moment o vous êtes en maillot que E7 : Mouais I2 : Après, le patch est quand même transparent, bon il se voit si on est vraiment à coté de vous, mais c'est pas comme un pansement, ça fait pas une couleur sur la peau. E7 : D'accord, bon ben du coup, je l'ai pas pris en tout cas et ouais du coup, c'est vrai que, je pense que c'était peut-être parce que je me disais que c'était dans le bras, que c'était, je sais plus pourquoi j'ai éliminé le petit implant. E7 : Déjà, y avait les hormones. E7 : Oui, y avait les hormones, mais je pense que je me suis dit que c'était pas non plus très très pratique, fin ça allait pas me convenir en fait. Puis, je trouvais que le stérilet, c'était plus, fin, (rires), je sais pas comment justifier mon choix ! Je pense que déjà, le fait que c'était chimique, c'était déjà, ça le mettait un peu plus de côté et je pense que le fait de mettre quelque chose, en dessous de la peau, je sais pas si j'allais bien aimer ou supporter. I2 : Oui, parce que du coup, là votre stérilet, à part peut-être quelques douleurs après la pause, après vous l'avez plus spécialement ressenti, y a pas eu de souci ? E7 : Non, non y a pas eu de souci du tout et puis, c'est vrai que ça conservait mon cycle en fait, ça l'a pas du tout modifié et ça je trouvais que c'était, c'était aussi ce que je voulais quoi, que, voilà. I2 : Oui, donc quand vous dites chimique, c'est le fait que ça change votre cycle ? E7 : Ouais, c'est que ça pouvait changer mon cycle et du coup, ça contraignait mon corps à avoir peut être quelque chose qui lui corres- pondait pas, alors que pour moi, le cuivre justement, entre guillemets c'était plus naturel. C'est déjà utilisé depuis je ne sais combien de temps aussi, donc entre guillemets, ça a aussi fait ses preuves et puis euh, oui ben le fait que ça changeait pas mon cycle et que mon corps conservait, on va dire son cycle naturel. I2 D'accord et du coup, là vous allez faire reposer un stérilet au cuivre ? E7 : Oui, du coup. Ben je peux en profiter, parce que après la 1ère ou la 2ème grossesse, je crois qu'on peut plus trop utiliser le stérilet en cuivre ou il marche moins bien. I2 : Alors, après dans les études récentes, y a pas forcément de contre- indication à remettre un stérilet. Bon, on peut pas le mettre de suite, parce qu'il faut attendre quand même, au moins 6 à 8 semaines, que votre utérus ait repris sa taille normale, parce que si on met un tout petit, finalement vous avez dû voir la taille, c'est petit, dans un utérus qui est énorme, au moment o il va rétrécir, on a peur que ça l'expulse. Après, au bout de 2-3 mois, si on vous le met, votre utérus a repris sa taille normale, y a pas forcément de contre-indication. E7 : D'accord, oui c'est vraiment tout petit. Ok, ben moi, je pense que moi c'est une méthode qui me correspond bien, que je garderai. Sauf si après il y a d'autres évolutions aussi, donc, mais bon, moi je trouve, c'est celui qui me correspond le plus quoi. I2 : Ok. Et du coup, quand vous aviez arrêté, là entre pilule et stérilet, euh donc, vous m'avez dit que vous aviez le préservatif, vous aviez euh, éventuellement pensé à ce qu'on appelle les contraceptions natu- relles, euh, les méthodes du coup, sans objet rajouté ? Vous connaissez un petit peu ou pas du tout ? E7 : Euh, c'est-à-dire ? I2 : Alors, euh, c'est tout ce qu'on appelle les courbes de température, les calculs en fonction des jours de votre cycle, le retrait précoce etc E7 : Mmm, non, ça Euh, alors retrait précoce, je pense que, très honnêtement, (rires) fin, je veux bien prendre le risque, mais après faut l'assumer, voilà ! Donc non, nous ça a toujours, on s'est toujours dit, ben voilà, on fait toujours avec préservatif. Euh, après, les courbes de température, j'avoue que c'est vrai que ça, comme en fait, je voulais pas tomber enceinte, on l'a toujours fait avec préservatif et que ça soit la période ou pas la période. Après, je pense que, oui peut-être que ça peut marcher puisque la courbe de température, plutôt quand on veut tomber enceinte, j'y ferai plus attention, si un jour je veux tomber enceinte. Mais euh, non j'ai pas, non je trouve, ok ça peut être des méthodes, mais voilà, non je trouve que quand même, c'est prendre un risque de tomber enceinte I2 : Ben voilà, c'est-à-dire, si vous vous voulez pas du tout, fin, si c'est pas du tout le moment Ouais, voilà, on sait que c'est quand même moins efficace, donc si le préservatif vous pose pas de souci, ni à lui, ni à vous, fin, voilà que ça se passe bien. E7 : Ouais, non ces méthodes-là, pas pour le moment, fin, on en a pas parlé avec mon copain, parce que je pense que, même si il a arrêté la bio tôt, je pense que, non (rires), il a besoin d'un truc un peu de con- fiance, donc euh, je pense que, on l'a jamais fait et je pense pas qu'on le fera, sauf si à un moment donné, je veux tomber enceinte. I2 : Oui, voilà, parce quon sait qu'il y a Bon, vous le corps étranger, ça a pas l'air de vous déranger pour le stérilet, mais on sait qu'il y a un mouvement o les gens sont contre les hormones, mais aussi un petit peu contre les, l'implant, le stérilet. Du coup, il reste après, euh, alors soit les méthodes naturelles o les dames calculent la température, la glaire cervicale, le cycle, mais ça, ça marche bien, quand on a un cycle régulier. Et après, y a donc les autres méthodes barrières, vous m'avez dit le préservatif féminin, qui est quand même assez compliqué d'utilisation, euh, y a tout ce qui est spermicides, la cape cervicale, le diaphragme Vous aviez essayé ou potentiellement vous y aviez pensé ou pas du tout ? E7 : Entre guillemets, le préservatif, c'est vrai qu'on l'achète, on l'utilise qu'une seule fois et après on jette. Ça c'est vrai que c'est pratique, parce que je pense que, fin, on a pas envie de se prendre la tête, fin, je pense que mettre la crème, je sais pas comment ça se passe, est-ce que c'est une heure avant ou on peut le mettre avant, y a des fois, o on choisi pas quand est-ce qu'on a envie, donc, c'est par effet pra- tique. Après, le diaphragme, euh, ça se pose juste, au niveau du col, du coup c'est vrai que le préservatif et les spermicides, ça, fin entre guillemets, ça protège pas non plus des autres maladies sexuellement transmissibles, alors que le préservatif ça a une double protection, voilà, c'est un peu global quoi. Donc, même si, fin, je connais très bien mon copain, je trouve que c'est quand même un truc qui est complet, qui est basique, qui est entre guillemets, pas non plus excessif au niveau du prix et donc pour moi, je trouve que c'est un des meilleurs, un des trucs qui marchent le mieux quoi. I2 : D'accord. E7 : Et puis, après par rapport à la mouvance, je pense que ben oui, c'est vrai qu'on rajoute quelque chose au niveau du corps, mais bon, c'est quand même naturel, pour moi le cuivre, c'est plus naturel que chimique, donc je vois pas pourquoi ça Chacun choisit ses méthodes quoi, mais c'est pas I2 : Oui oui, ben, l'essentiel c'est que la méthode vous convienne à vous, parce que du coup, c'est ce qui fera que vous la poursuivrez. E7 : Oui, faut qu'elle convienne au mode de vie aussi. I2 : Oui voilà, mais faut que, bon pour les choses qu'il faut prendre tous les jours, faut que vous y adhériez, parce que si vous le prenez en vous forçant, vous allez l'oublier. Et pour le stérilet, il faut quand même que, son fonctionnement vous convienne parce que sinon, même si c'est pas psychique (mime des guillemets), mais on sait que si dans votre tête, vous vous dites qu'il y a un corps étranger et que vous le supportez pas, vous risquez d'avoir plus d'effets secondaires, en effet. E7 : Oui, c'est quand même en partie psychique, même quand c'est naturel. J'avais vu un article, c'était en Egypte, o ils mettaient du miel avec un bâton de bois ou un truc comme ça et euh, fin, ils parlaient du coup que comme les spermatozoïdes sont attirés par le sucre, le miel permettait de les attirer et fin, voilà d'éviter la fécondation. Mais après je préfère le cuivre, quand même. (rires) I2 : (Rires) Oui, bon voilà, on a un peu plus de recul, on sait que ça marche quand même. Voilà, puis au moins ça dépend pas, de si vous y pensez ou pas. E7 : Oui, voilà ça, c'est important. I2 : Bon, dans votre cas, il est descendu, mais c'est pas très fréquent, mais bon ça arrive E7 : Oui, mais bon ça arrive, donc, bon c'est pas, fin, elle m'en avait parlé, elle m'avait dit, faut penser à vérifier, puis je veux dire, si on fait un contrôle une fois par an, c'est pas pour rien. I2 : Mmm, oui et on sait qu'avec le cuivre, comme les règles ont ten- dance à être abondantes, y a quand même un courant entre guillemets, qui peut le faire descendre. Et du coup, les informations que vous avez sur les contraceptifs, parce que là vous me disiez que vous les avez quand même étudiés, vous en connaissiez quand même pas mal, c'est votre médecin qui vous les avait données ou c'est dans des livres ? E7 : Alors, non, même pas du tout, c'est pas mon médecin qui me les a données. Je pense que j'avais regardé pas mal sur internet, mine de rien, euh, est-ce que j'avais regardé sur un truc du planning familial ? Peut-être que j'avais eu un papier, y a super longtemps, que j'avais gardé et en faisant du tri, j'étais retombé dessus, donc euh Mais j'avais déjà regardé les trucs du planning, fin après coup, je crois que c'était quand j'avais 25 ans, donc c'était y a 3-4 ans, j'avais re-regardé un peu tous les trucs du planning familial, voir ce qui avait un peu évolué, car je trouvais qu'il était quand même pas mal fait au niveau des explications I2 : Oui, en général, ils sont bien faits leurs prospectus. E7 : Oui, donc je trouve que c'était un bon truc, mais moi il me semble que j'avais regardé principalement sur internet. Après j'avais pas cherché, fin, j'avais regardé qu'est-ce qu'il existait, mais par exemple, pour les stérilets, je savais qu'il y avait chimique ou cuivre, mais j'étais pas rentrée dans le détail vraiment de la molécule et exactement qu'est- ce qu'il y avait quoi. Donc, après j'avais vu, voilà, le diaphragme, 149 comme je disais tout à l'heure, entre guillemets, c'est moins bien que le préservatif, parce qu'on pouvait quand même avoir d'autres maladies à côté. Donc je l'avais éliminé. Après ce qui est, euh, la pilule, ben je savais que je l'avais pas supportée, donc j'avais pas envie de refaire l'effort de le refaire. Donc voilà, après j'ai éliminé comme ça et j'ai cherché celui qui semblait être le mieux pour mon corps. I2 : D'accord. Et au niveau des, bon vous vous avez pas eu de gros effets indésirables, fin, la pilule du coup, vous sentiez quand même que ? E7 : Ouais, la pilule, je pense que ouais non, honnêtement je referai pas. I2 : C'était au niveau, bon de votre cycle qui était déréglé, mais c'est aussi au niveau du moral ou ? E7 : Ouais, au niveau du moral, au niveau de, j'ai pris du poids, j'étais gonflée, euh ouais, je me sentais pas bien quoi. I2 : D'accord. E7 : Je me sentais vraiment pas bien avec et j'ai hésité à l'arrêter, puis après du coup, j'en ai quand même parlé avec mon copain et aussi avec ma mère et j'ai dit à mon copain, ben écoute, là moi je pars pendant 3 ans, je pense que je vais l'arrêter de toute façon , il m'a dit, ben, de toute façon, on sent que ça te va pas, donc on arrête , il m'a dit, je vois pas pourquoi tu continuerais . I2 : Et du coup, est-ce que vous aviez entendu dire par d'autres per- sonnes, entendu parler de certains effets indésirables, qui vous ont aussi orienté vers ce que vous avez actuellement, vers le stérilet ou est-ce que c'est voilà, vraiment sur votre vécu à vous ? E7 : Euh, alors, la pilule, j'avais entendu qu'on pouvait prendre du poids, euh par contre, voilà, pour moi le fait que j'avais plus mes règles au bon moment, alors que j'étais super, fin que c'était à une demi- journée près et que le fait que dès que je l'ai arrêtée, c'est revenu à la demi-journée près, je me suis dit là vraiment, fin, c'est pas du tout un truc pour moi , donc c'est vrai que le chimique, déjà ça l'avait enlevé. Euh, après je crois qu'au niveau de l'implant, y avait aussi, j'avais lu quelques trucs comme quoi, y avait quelques effets indési- rables plus importants qu'au niveau des stérilets, je crois. Et j'ai d'ailleurs une amie qui a du faire enlever son implant, parce qu'elle le supportait plus du tout, après 2 ou 3 mois, je crois, donc elle l'a enlevé. J'ai regardé un peu quels étaient les problèmes, mais je m'en rappelle plus I2 : D'accord et c'est pas finalement, ce qui vous avait orienté vers votre choix ? E7 : Non, fin, je pense que ça l'a peut-être un peu guidé, en disant ben voilà, là bon l'implant ça marche pas, mais je me suis pas fiée au premier avis que j'ai vu négatif quoi. Fin, j'ai vraiment cherché, voir les points positifs, les points négatifs et du coup, après j'ai fait mon choix quoi. Parce que bon après, y a moyen de trouver plein de trucs aussi. I2 : Voilà, c'est ça, c'est que du coup, comme vous m'avez dit que vous aviez surtout regardé par internet, on sait que dans internet, on a aussi tous les effets négatifs qui ressortent (petit rire), en général mis en avant. E7 : Oui, oui qui ressortent super bien, ouais. Mais du coup, j'avais regardé, euh, je sais plus quel site, mais j'avais quand même bien cherché, j'avais pas pris ça, fin, je veux dire j'avais fait au moins 1 ou 2 mois quoi, fin pas tous les jours non plus quoi, mais j'ai quand même pris le temps de réfléchir, de me dire ah ben ça, ça pourrait mieux me correspondre, ça non, je pense pas que ça pourrait marcher . Puis je pense qu'après, j'ai pas le souvenir d'en avoir parlé avec le Dr Y, mais je lui ai dit ben moi, je préférerais un stérilet, celui d'avantage au cuivre et après, si elle m'avait dit, ben non, je pense pas que ça puisse marcher chez vous . Elle m'aurait dit, plutôt chi- mique, j'aurais dit bon ben, je veux bien essayer . Mais, fin voilà, si elle m'avait dit que c'était pas bon, qu'elle préférait une autre méthode ou que ça allait pas me correspondre, dans ce cas-là, je l'aurais écoutée, j'aurais testé autre chose. Pas la pilule, j'aurai tilté peut être (rire), mais autre chose. I2 : Oui, puis du coup, y avait pas de contre-indications. E7 : Non, non, du coup, c'est pour ça, qu'elle m'a dit bon ben d'accord, on part sur ça . Puis comme ça s'est bien passé, après on est resté sur ça. I2 : Ok, très bien. Euh, et du coup, oui, de ce que vous me disiez, c'est quand même vous qui gérez votre contraception, y a pas de, voilà, votre conjoint ne vous a pas spécialement influencée ? E7 : Euh, ben comme il a fait moins de bio que moi, il s'est arrêté en 3ème dans la bio (rires), du coup, non, je pense que si il veut faire des enfants, là il m'influencera (rires), mais non, fin, je pense que si je changeais de moyen de contraception, on en parlerait. Ben là, comme il y a eu un problème avec le stérilet, fin il est au courant, du coup, vu que I2 : Oui, il est d'accord pour reprendre le préservatif. E7 : Oui, oui, il est pas du tout fermé sur ça et I2 : Y a pas d'influence d'une religion particulière ? E7 : Non, non non, y a pas d'influence. C'est vrai qu'il y a la religion qui pourrait jouer, mais pas pour moi. I2 : Oui, ben pour certaines personnes, ça joue un petit peu Et du coup, au niveau de l'efficacité, bon là, il a bougé, mais est-ce que vous saviez un peu, entre le stérilet, l'implant, la pilule E7 : L'efficacité ? Peut-être que je le savais avant, mais la honnête- ment, je m'en rappelle plus du tout. I2 : C'est pas vous, ce qui vous a orienté pour choisir plutôt l'un que l'autre ? E7 : Ben, peut-être, fin, je sais pas du tout quelle est l'efficacité donc euh, peut-être qu'après ça m'a influencé, si par exemple, l'implant c'était 70% et le stérilet 90%, je pense que si ça m'aurait quand même un peu influencée, mais après I2 : Oui, après voilà, dans ce dont vous vous souvenez, voilà, c'était pas la principale chose qui vous a orientée ? E7 : Non, je pense pas. J'essaie de me souvenir, pourquoi, fin, c'est vrai que la question pourquoi entre l'implant et le stérilet, j'ai choisi le stérilet, j'avoue que je ne sais pas. I2 : Ben, du coup, il est pas hormonal. E7 : Oui, je pense que c'était déjà un des critères, mais après entre les 2, pourquoi, parce que l'implant, il est pas non plus si gros que ça, donc I2 : Non, après, fin je sais pas si vous aviez vu chez votre amie, dont vous parliez, mmm, si elle vous montre o il est, on le sent, c'est comme ça qu'on le repère pour l'enlever, mais sinon, voilà, quelqu'un qui passe la main, il le sent pas et la personne qui l'a non plus, une fois qu'il est mis en place, c'est comme pour vous le stérilet, quand il est en place, vous le sentez plus. E7 : Ouais, mais là, je me rappelle pas du tout des pourcentages. I2 : Alors, en soit c'est pas un pourcentage type, mais c'est une moyenne, après euh, on sait que sur un stérilet, euh, y a moins de 1% d'échec par an, mmm voilà. S'il est hormonal, c'est à peu près entre 0. 4 et 0. 6, puisqu'on rajoute en plus du fait d'avoir un corps étranger, y a une hormone, s'il est au cuivre, c'est entre 0. 6 et 0. 8, donc c'est à peu près pareil, euh l'implant, c'est 0. 5, à peu près donc voilà, ils ont tous la même efficacité, c'est plus les effets secondaires, voilà et le fait qu'il y ait des hormones ou pas, qui fait choisir entre l'un ou l'autre. Mmm et l'avantage par contre, c'est que l'efficacité, que ce soit théorique ou dans la pratique courante est la même, alors qu'avec une pilule, celle que vous aviez, si vous l'utilisez, que vous l'oubliez pas, que vous la prenez bien dans un intervalle de maximum 6h, tous les jours, elle a un taux d'échec qui est inférieur à 1% aussi. Mais par contre, euh, comme ça dépend des gens, si vous l'oubliez, on passe de 1% d'échec à 8% d'échecs, dans la pratique courante, du coup. Voilà, mais en soit, quelqu'un qui prend une pilule, qui l'oublie pas, qui arrive à bien la prendre, ça marche aussi bien qu'un stérilet. C'est juste qu'il y a le rôle de la femme, qui doit y penser. E7 : Ben voilà, c'est ça ! Donc c'est pour ça, que j'avais pas fait ce choix (rires). Non, mais du coup, je pense que comme c'est équivalent, ça a pas dû influencer mon choix. I2 : Voilà, oui autant vous m'auriez dit que les méthodes barrières ou naturelles, vous auraient intéressé, là on sait que l'efficacité est bien moindre, mais du coup, dans les méthodes dont vous parliez, y a pas de grosse différence. E7 : Oui, non non, je pense que c'était pas, enfin si, l'efficacité, c'est quand même un critère, c'est pourquoi j'ai exclu les méthodes natu- relles (rire), mais non, du coup, j'ai pas plus regardé que ça, fin, comme c'était équivalent. I2 : Mmm, très bien. Est-ce que vous voyez d'autres choses à rajouter ? Est-ce que vous auriez des questions ? E7 : Euh, ben non, pas pour l'instant. Ben je pense pas, parce que, fin moi j'étais contente, fin, je suis toujours contente de ce que j'ai. I2 : Oui, ben vous avez l'air d'avoir pas mal étudié tout ce qui était possible, donc E7 : Ouais, j'avais bien regardé, euh, après, c'est vrai que j'en ai pas du tout parlé, fin, c'est vrai que c'était au début o j'étais avec ce méde- cin traitant, donc c'est vrai que j'ai pas eu de grande discussion avec elle, mais comme je dis c'est parce que, fin bon, peut-être aussi parce que moi, j'avais fait de la bio aussi et du coup, je savais, fin je con- naissais un peu les informations, j'arrivais à critiquer ce que je lisais aussi. I2 : Oui, voilà c'est ce que j'allais dire, c'est que vous aviez déjà, bon vous étiez informée par internet o, voilà, je pense que si vous aviez pas compris ou que vous saviez pas, vous auriez surement demandé E7 : Oui, je lui aurais surement posé des questions. Après, euh, ben comme oui, voilà, comme j'avais fait de la bio, je pense que je connais- sais ce que je regardais. Fin, je pense que si ça avait été mon copain, qui s'est arrêté en 3ème ou qui du coup, s'intéresse moins à la bio, je pense que là, ça aurait été beaucoup plus compliqué. J'aurais dû lui demander d'ailleurs, quels auraient été les critères qu'il aurait sélec- tionnés (rires). Mais voilà, fin je pense que j'avais moi les informa- tions, du coup, je pouvais, je savais o prendre les informations plutôt, euh, donc j'ai pas eu besoin de demander à mon médecin traitant. Après, je pense qu'elle aurait été de très bons conseils et que si elle m'avait dit que ça marchait pas, ben je l'aurais écoutée. I2 : Alors, en général, c'est ça, c'est que bon, elle vous connait, elle sait un peu, puis elle voit dans ce que vous lui dites, vos connaissances, 150 donc c'est vrai qu'elle, si vous lui donnez un argument pour un, quelque chose contre lequel elle a pas de risque, avec vos antécédents, elle a pas de raison d'aller contre. Voilà, vous lui auriez sorti quelque chose qui allait vraiment pas avec vos problèmes de santé, elle vous l'aurait dit. E7 : Voilà, directement. Ben, après, là j'ai quand même apprécié, le fait qu'elle m'ait écoutée, parce que je sentais qu'il y avait un truc qui allait pas, elle m'a dit bon, ben, on va faire un contrôle et du coup, on a fait le contrôle et voilà, mais j'ai apprécié le fait que ben, c'est vrai qu'on se sent aussi bien dans notre corps, donc c'est quand même quelque chose d'important. Voilà, après, moi je pense que c'est un mode de contraception qui me correspond, que je vais garder. Je verrai après, s'il marche dans le temps, si après j'ai des enfants ou autre, mais euh, ouais moi, pour moi, les 2, préservatif et stérilet, je pense que c'est quand même des bonnes méthodes, quand c'est bien positionné, quand c'est bien utilisé quoi. I2 : Très bien, d'accord. Oui, vous m'avez dit que vous avez passé votre thèse en Décembre, c'était des études de quoi ? E7 : C'était en biochimie, en biologie et chimie et mon titre c'est Génie Civil , mais ça veut rien dire du tout (rires), non, non, c'était au niveau de l'école doctorale, mais du coup, j'ai fait plus de la biologie et de la chimie quoi. Mais bon, après on n'a pas fait médecine non plus ! I2 : Non, mais bon, vous vous y connaissez un peu, vous comprenez un peu le fonctionnement. Ok, bon ben j'ai rien de particulier à rajouter, je vais surtout analyser ce que vous m'avez dit et essayer d'en tirer des informations (rire). Ben, du coup, je vous remercie d'être venue. E7 : Y a pas de soucis, j'espère que vous pourrez tirer des informations. (Rire) 42min Entretien 8 : 07/07/2016 - Investigatrice 1 - domicile patiente Introduction similaire, présentation du projet. I : Déjà, quelques petites questions pour mieux vous connatre. E8 : Ouais I : Quel âge avez-vous ? E8 : 26 ans, dans quelques jours. I : Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? E8 : Je suis peintre en bâtiment. I : D'accord. Et votre situation familiale ? E8 : En couple, un enfant. I : Un enfant, d'accord. E8 : 2 mois I : D'accord, pas de projet tout de suite, dans l'immédiat, j'imagine ? E8 : (rire) Non, du tout ! I : Est-ce que vous avez déjà fait une intervention volontaire de gros- sesse ? E8 : Oui, deux. I : Deux, d'accord. On pourra en rediscuter tout à l'heure, si vous voulez bien. E8 : Pas de problème. I : Qui est-ce qui vous suit, sur le plan gynéco ? E8 : Et ben du coup, c'est C. (SF recruteuse) maintenant, avant c'était un gynécologue. I : Ok, avant un gynécologue, maintenant une sage-femme. E8 : Voilà. I : Les connaissances sur la contraception, globalement, d'o est-ce que vous les tenez ? Qui est-ce qui vous a informée, ou est-ce que vous vous êtes informée vous-même ? E8 : Ben j'en ai beaucoup parlé avec ma mère, jeune, et puis, ben après avec les médecins du coup, mais c'est vrai que ça a toujours été la pilule, la pilule, la pilule quoi, au début. Et voilà. I : C'est ce qu'on entend pas mal, effectivement. E8 : Après avec les copines, un petit peu aussi. Mais je crois que prin- cipalement, c'est ma mère qui a fait le gros boulot. I : D'accord. Est-ce que vous avez des croyances religieuses ou des choses comme ça, qui puissent interférer avec vos choix de contracep- tion ? E8 : Non I : Non. D'accord. Donc on va rentrer un petit peu plus dans le vif du sujet. Déjà je vais commencer par vous demander, quel est votre mode de contraception et vos modes de contraceptions antérieurs, pourquoi vous en avez changé, qu'est-ce qui vous a fait choisir ces méthodes-là ? E8 : Eh ben, j'ai commencé avec la pilule, donc je l'ai très bien suppor- tée pendant 2 ans, après je l'ai arrêtée et quand je l'ai reprise, j'ai pris 10 kg, c'était terrible. I : D'accord, vous l'aviez arrêtée pourquoi ? E8 : Alors je sais plus, parce que je devais plus avoir de rapports, j'imagine. Oui mon copain était parti 2 mois, du coup j'avais dit ; j'arrête pendant 2 mois. C'était bête, bref. I : D'accord et vous avez repris la même ? E8 : Ouais I : Vous vous souvenez du nom ? E8 : Pfff, c'est vert et bleu. Non, j'ai pas une super mémoire, donc je m'en rappellerai pas. Pourtant c'était une microdosée, je crois. I : Et vous la preniez en continu ou c'était 21 jours sur 28 ? E8 : Vingt-et-un sur 28. J'arrêtais une semaine. I : C'était pas LEELOO ou MINIDRIL ? E8 : Non I : LUDEAL ? E8 : MINIDRIL, c'est pas vieux non ? I : Oh si, ça fait longtemps. C'est une 2ème génération. Vous savez si c'était une 2ème ou 3ème génération ? E8 : Non I : Vous en avez testé plusieurs ? E8 : Non, j'ai eu que celle-là en fait. I : Vous l'avez prise 2 ans, puis à nouveau combien de temps après ? E8 : Ben je crois 1 an, puis j'ai arrêté après, parce que I : Et après du coup, vous avez fait quoi ? E8 : Pfou, euh, rien je crois, au petit bonheur la chance I : D'accord, vous comptiez les jours ? Euh E8 : Non voilà, alors y a eu cette pilule-là, puis après je crois que j'avais une autre pilule. Ouais si, si j'avais une autre pilule. Et là, je suis tombée enceinte. I : Avec la pilule E8 : Ouais I : Sans oubli E8 : Sans oubli, enfin, normalement hein. I : D'accord E8 : Et après l'IVG, si j'ai re eu une pilule, encore une fois. I : Une troisième différente ? E8 : Non c'était la même, je crois. I : La même que la première ou que la deuxième ? E8 : Non, que la deuxième, mais je me rappelle pas le nom non plus. Je me rappelle même plus la bote. Pfff AprèsAprès je suis tom- béeNon, j'ai gardé la pilule pendant 2 ans, je suis tombée une nou- velle fois enceinte. Et après j'ai dit ; la pilule c'est fini. I : Sous pilule toujours ? E8 : Mais là, je suspecte un oubli hein, parce que c'était un peu l'époque (rire), un peu le bazar Et après cette IVG, ça a été l'anneau contraceptif. Et ça super. I : Ouais E8 : J'ai gardé jusqu'à ben, l'année dernière. Et je l'ai enlevé et je suis tombée enceinte, deux semaines après. I : D'accord, plutôt fertile madame. E8 : (rires) Ouais complètement ouais. Donc voilà. Et là, je pars sur un stérilet demain, en cuivre, comme ça au moins voilà, si je l'enlève, c'est réfléchi et tout. Ouais, voilà. I : D'accord, du coup quel est votre opinion sur les différents moyens ? Si vous voulez, on les fait un par un, si ça vous va ? E8 : Oui I : On va commencer par ceux que vous avez déjà testés à la limite, la pilule qu'est-ce que vous en pensez, qu'est-ce que vous voyez comme avantages, comme inconvénients, euh, les effets indésirables, est-ce que c'est pratique à utiliser ? Pas pratique ? Voilà, tout ce qui vous passe par la tête. E8 : Ben c'est pas pratique puisque, enfin, pour moi ça marche pas quoi, dans ma tête c'est comme ça maintenant. Non mais, c'est certai- nement moi qui ai déconné, mais bon. Tous les jours, déjà c'est pas possible pour moi de prendre un médicament tous les jours. Les hor- mones. Enfin, l'idée de manger des hormones, ça me plait pas. I : Qu'est-ce qui vous dérange, est-ce que vous arrivez un petit peu à détailler ? E8 : Ben je trouve pas ça naturel. Voilà, je trouve qu'on force un peu le corps à faire ce qu'il fait pas tout seul, donc euh Et puis, puis, c'est dangereux, parce que moi je fume, enfin fumais. Donc voilà. C'est à peu près tout ce que j'en pense. Ouais, c'est vraiment le fait de devoir la prendre tous les jours qui est pénible. I : Ouais, d'accord, au niveau des effets indésirables que vous avez vus, vécus ou entendus ? E8 : Ben ma prise de poids, ça c'était vraiment 10kg, j'ai trouvé quand même ça énorme. Et puis euh, voilà. Après ce que j'ai pu en- tendre : des boutons, je crois, mal aux seins. I : Vous n'en avez pas eu vous ? E8 : Moi non. I : Donc à part la prise de poids que vous avez eue, vous la supportiez bien ? E8 : Voilà. I : D'accord. E8 : Et puis les médecins qui me la déconseillaient chaque fois, parce que je fumais. I : Mais ils vous ont pas proposé autre chose à la place ? Enfin, il vous ont pas parlé du stérilet avant ou ? E8 : Alors, y a un gynéco qui m'en a parlé mais, donc j'avais demandé plusieurs opinions, généraliste, une autre gynéco que j'ai vue après et en fait, ils conseillaient pas sans grossesse, quoi, quand y avait pas eu de grossesse. I : D'accord 151 E8 : Ce qui maintenant est totalement faux, je crois. I : Ouais. D'accord. Donc c'est pour ça que Vous vous auriez été d'accord et finalement on vous en a dissuadée ? E8 : Ouais c'est à peu près ça ouais. I : D'accord E8 : Puis le corps étranger peut-être qui me gênait avant. Je sais pas, non c'était vraiment l'idée de est-ce que si j'ai un stérilet, je pourrai tomber enceinte, alors que j'ai pas eu d'enfant ? . I : Hum, d'accord et ça, on vous a pas apporté la réponse. E8 : Pas vraiment, non, y avait des opinions différentes donc bon, dans le doute, j'ai dit non. I : D'accord, vous voyez quand même des avantages à la pilule ? E8 : Non I : Plus aucun ? E8 : (rire) Plus aucun. I : D'accord, oui, donc par rapport aux hormones, c'est non naturel et sinon, vous voyez des risques ? Qu'est-ce qui vous fait peur, dans le fait que ce soit pas naturel ? Enfin peur ou E8 : Ca me dérange, simplement je crois. I : D'accord, ok. Et du coup, l'anneau ? E8 : L'anneau bien, enfin bien, dans le sens o on le met une fois et après, on est tranquille. Ça j'ai trouvé ça bien, de pas le sentir, bon même si euh, quelque fois on l'a retrouvé dans le lit, mais bon. Ça c'était un peu bizarre. Je me dis, heureusement que je regarde les draps, parce qu'on sait jamais si ça tombe, si euh, bon après, toujours les hormones quoi. I : Ouais, c'est les mêmes hormones que la pilule. E8 : Donc voilà. I : Donc c'est plus pratique, mais c'est la même chose donc E8 : Voilà, je recommence pas non plus. I : D'accord, vous l'aviez perdu, enfin vous le perdiez souvent ? E8 : Oui I : Plus que 3h ? E8 : Non, du coup une fois que je l'ai perdu 2 ou 3 fois, je regardais systématiquement. I : D'accord, c'était au moment des rapports ? E8 : Ouais. I : Ok, on peut l'enlever et le remettre au moment des rapports, du moment qu'on l'enlève pas plus que 3h. E8 : Oui, ça on m'avait bien dit de le rincer même. Mais ça, j'ai trouvé ça pas mal. Et ça c'est une copine qui m'en avait parlé. J'en avais pas entendu parler chez les médecins. Et elle par contre, elle a fait des migraines ophtalmiques avec. Et ils lui ont dit ; c'est l'anneau, faut l'enlever et c'est vrai que dès qu'elle l'a enlevé, c'était bon quoi. I : D'accord, bon, ç'aurait été une pilule, ç'aurait été la même chose. E8 : Oui du coup, elle a plus le droit aux hormones. I : D'accord. D'autres choses à dire sur l'anneau ? E8 : Le prix. I : Ouais, le prix E8 : Qui est quand même, euh, c'est quand même un coût. I : Oui, pas du tout remboursé. E8 : Non. J'ai trouvé une pharmacie o ils le faisaient moins cher, mais c'est vrai que, ben si on n'a pas un conjoint stable, il faut le payer toute seule. Et ça fait quand même I : 30 les trois mois, c'est ça ? E8 : O je l'ai trouvé oui, c'était ça, mais sinon plutôt 50, voire plus. I : 50 euros les 3 mois. E8 : Entre 50 et 55, c'est ce que j'avais trouvé, le plus cher je crois. 55 oui. I : D'accord, effectivement. E8 : Donc ça peut dissuader, si on n'a pas vraiment les moyens quoi. I : C'est sûr. Il faudrait qu'ils fassent un anneau avec les hormones de 2ème génération, pour qu'il soit remboursé. E8 : Ah oui, vous pensez que c'est ça. I : Je sais pas, peut-être. Ok, le patch, vous savez un peu, pas du tout ? E8 : L'implant ? I : Non, le patch. Un patch, comme les patchs pour arrêter de fumer, un patch qui se colle. E8 : Ah, je connais même pas. I : Bon d'accord, c'est les mêmes hormones que les pilules, enfin c'est des estrogènes et des progestatifs, comme dans la pilule et l'anneau, sauf que c'est un patch, qui se change toutes les semaines. E8 : Ah ouais. I : Donc l'anneau, vous le changez au bout de 3 semaines, le patch vous le changez toutes les semaines, 3 semaines puis une semaine de pause. E8 : D'accord. Et ça colle bien ? I : J'ai pas beaucoup de retour. Il est pas beaucoup utilisé. Je pense que c'est à peu près comme l'anneau, quoi, c'est relativement récent. Vous connaissez pas du tout quoi. Ben c'est des hormones et puis effective- ment, il y a le risque de décollement. Euuhh L'implant ? Vous en avez entendu parler ? E8 : Oui I : On vous l'a proposé ? E8 : Non, ben vu que je voulais plus du tout de pilule et qu'il y a une pilule test, je crois avant I : Pas vraiment E8 : Ah bon, non euh, j'en ai entendu parler par contre. Donc j'ai une copine qui a saigné pendant pffff, peut-être un an avec. Et après, parfait par contre, elle avait plus de règle du tout. Euh, je crois qu'elle a fait une infection aussi, au bout de 3 ans. I : 3 ans ? E8 : Non, combien de temps c'est, je sais plus. I : Oui, c'est 3 ans, mais c'est quand on lui a enlevé ou c'est ? E8 : Ouais ouais. Euh I : Elle en a remis un derrière ou pas ? E8 : Je sais pas, je me souviens plus. Et sinon non, pas plus. I : Vous y voyez des avantages, des inconvénients ? E8 : Ben après la durée, ouais c'est pas mal. Mais c'est vrai que si on Le temps que le corps s'adapte, enfin moi ça m'a paru extrêmement long quand même hein, les saignements. I : Un an, oui E8 : Puis tout le temps quoi, elle disait Ouais, donc voilà. Donc si le corps a du mal à s'adapter, j'ai l'impression. I : Ben après, on peut pas prévoir sa réaction. On peut pas prévoir comment ça va réagir sur nous et en théorie, au bout de 3-4 mois, si ça s'améliore pas, en général on l'enlève. Elle a été patiente. E8 : Moi ça me faisait halluciner, je lui disais ; tu le fais pas enlever ? I : Mais bon, après si ça lui convient et que si après elle les enchaine, normalement elle n'a plus l'adaptation. On fait, enfin, l'histoire de pilule test là, euh, c'est un peu faux parce que c'est pas exactement la même hormone et c'est pas les mêmes dosages, et du coup, on peut pas savoir comment le corps va réagir. Il peut mal réagir à la pilule et bien réagir à l'implant. E8 : Ouais, c'est vrai que c'est un peu bizarre ce truc. I : Donc c'est vrai qu'il y a certains médecins qui le faisaient, qui le font, mais en fait, normalement on devrait pas. E8 : Ouais, c'est vrai que ça permet pas Etrange. I : Donc c'est pas les mêmes hormones que dans la pilule, enfin que dans les pilules estro-progestatives. Là-dedans y a que de la progesté- rone, qu'un seul type d'hormones. Voilà. Donc c'est pas tout à fait pareil. Et du coup, maintenant le stérilet ? E8 : Ouais, ben demain. I : Oui, qu'est-ce qui vous a fait, euh, qu'est-ce que vous en pensez ? E8 : Ben, qu'est-ce que j'en pense ? Que j'aurais peut-être dû le mettre avant ! (rires) Non, mais je suis convaincue maintenant que j'ai accou- ché que voilà, c'est bon j'y ai droit. I : Oui, plus personne vous en empêchera. E8 : Non et puis, ma sagefemme qui m'a vraiment convaincue, que c'était le mieux quoi. I : Ouais E8 : Puis cette histoire qu'il y ait pas d'hormones, voilà, je sais pas, je vais voir, je vais essayer. Par contre, j'ai peur de saigner encore. I : Oui, vous avez des règles très abondantes ? E8 : Non, mais après l'accouchement, c'est bon, quoi, y en a jusque-là ! Donc non, j'ai hâte de le poser, que tout ça soit fini, que je sois un peu tranquille avec mon corps. I : D'accord. Tranquillité alors ? E8 : Voilà. I : Les avantages, les désavantages, la commodité, vous avez des choses à dire ? E8 : Ben, elle m'a dit 5 ans, voilà, j'espère que je vais le supporter surtout. Et voilà, je sais pas trop sinon. Inconvénient ; ben c'est un corps étranger dans mon corps. I : En quoi c'est gênant cette histoire de corps étranger ? E8 : C'est une intrusion. Je sais pas si c'est gênant. Mais est-ce que je vais le supporter ? J'ai peur de le sentir aussi. Et voilà. (silence) I : D'accord. (silence) A propos des effets indésirables qui seraient pas acceptables pour le stérilet et pour les autres moyens, je sais pas si vous avez tout dit ? E8 : Qu'est-ce que je supporterais pas ? I : Oui, qu'est-ce qui vous ferait arrêter complètement ? E8 : Ben, les saignements je pense, surtout ça. Si je me mets à saigner beaucoup, pendant longtemps. Et la douleur aussi. Parce qu'elle m'a dit que les règles étaient peut-être plus fortes avec le stérilet. I : Ouais, bon après en période de post partum ça se modifie aussi, par rapport à avant, quand vous aurez votre retour de couches, ce sera différent. Donc vous aurez du mal à faire la différence, entre ce qui vient du stérilet et ce qui vient des changements. Voilà, de toute façon, chaque femme évolue entre l'avant grossesse, l'après grossesse, l'adolescence. Souvent on est ado, on a le début des cycles qui est irrégulier, bon ça peut être régulier d'un coup hein et après, souvent on prend la pilule, très souvent malheureusement et finalement, on sait pas comment ils auraient été nos cycles, sans la pilule. Du coup, là pareil, si vous avez le stérilet direct, vous savez pas comment serait votre cycle. E8 : Oui, après l'accouchement. I : Après l'accouchement, parce qu'il y a beaucoup de choses qui se modifient et puis, je pense que ça se modifie encore pendant plusieurs mois. E8 : D'accord. I : Enfin, je pense qu'il y a une adaptation aussi. 152 E8 : Encore une joie à découvrir. I : C'est ça. E8 : Ok ! Bon ! I : Si vous allaitez longtemps, vous allez pas avoir votre retour de couches tout de suite. E8 : Ouais ça c'est prévu, on va voir comment ça tient. Mais bon, on va pas jouer avec le feu hein. Vu ma fertilité, j'ai dit à ma sagefemme, tu vas me mettre directement quelque chose, parce que sinon (Rire) I : Ok, donc les effets indésirables inacceptables, c'est la douleur et les saignements. Pour les autres moyens de contraception ? E8 : Je dis ça parce qu'il faut dire quelque chose, après je pense que je suis capable de supporter pas mal de choses. I : Oui, puis y a les antis inflammatoires qui aident bien à supporter ça aussi. Euh, voilà, au niveau de ce qui vous pousse à choisir l'un ou l'autre, vous m'avez tout dit ? E8 : Je pense. I : Est-ce que vous avez une idée de l'efficacité de chacun des moyens, de quel est le plus efficace, de comment vous les classeriez, par exemple ? E8 : Alors ma voisine de chambre à la maternité l'a demandé, parce qu'elle est tombée enceinte sous pilule, elle aussi. Et euh, le plus efficace donc, c'est le stérilet à hormones je crois et je crois que le moins efficace, c'est celui-là. Après, c'est les 0, 0 quelque chose pour- cent quoi. I : Ouais et par rapport, la pilule, l'implant, tout ça vous les ? E8 : Ben j'ai pas vraiment retenu, vu que je partais plus sur un stérilet. Mais je crois que pilule, préservatif, c'est un peu sur la même euh, c'est 99% et quelques. I : Oui et ceux-là du coup ? Moins bien, mieux ? E8 : Celui-là c'est 95, non ? Je sais plus. I : Oh non. E8 : C'est plus ? 98, 5 ? Je sais plus. Ouais, elle m'avait fait bien rire avec ses questions, du coup j'écoutais d'une oreille les réponses. Mais ouais, j'ai pas retenu grand-chose. I : D'accord, donc le plus efficace, c'est l'implant. E8 : Ah I : C'est 99, 95. Et ça varie pas entre la théorie et la pratique, vu qu'une fois qu'il est posé, il est posé. Le peu de grossesse qui surviennent sous implant, la plupart étaient déjà là avant qu'on pose l'implant, en fait. C'est une erreur de la patiente ou du médecin ou de cycle. On est censé vérifier qu'il n'y a pas de grossesse, mais des fois on se plante. Ensuite, effectivement arrive le stérilet aux hormones, le MIRENA, qui lui pareil, ne varie pas beaucoup entre la théorie et la pratique, on est à 99, 8. Et c'est vrai que celui au cuivre est un peu moins bon, il est à 99, 4 en théorie, 99, 2 en pratique. Voilà, donc du coup, c'est 0, 8 grossesses pour 100 femmes par an. La pilule, c'est 99, 7% en théorie, dans la pratique, on passe à 8%. E8 : Parce qu'il y a les oublis. I : Les vomis, les diarrhées et tout ça, voilà. Donc si on regarde les statistiques des IVG, c'est 23% des IVG ou 27, chez des femmes qui avaient une pilule. Et il n'y a que 1, 7% qui était des implants et stéri- lets. 1, 7% du total des IVG. E8 : Ouais, parce qu'on peut pas oublier quoi. C'est vraiment ça, je pense. Après j'avais beaucoup de diarrhées aussi, je suis quelqu'un qui élimine beaucoup, alors est-ce que c'est peut-être ça aussi ? I : Est-ce que le transit était trop rapide ? Peut-être. E8 : Ouais, dès que je mange quelque chose qui va pas, voilà. I : D'accord. Est-ce que vous pensez qu'il y a des périodes de la vie o on n'a pas besoin de contraception, en dehors des périodes o on veut un bébé ? Est-ce qu'il y a des contraceptions qui sont plus adaptées à un moment de la vie, par exemple ? E8 : Je pense oui, après, ne pas avoir de contraception, c'est jouer avec le feu. Parce qu'on sait jamais quand on va rencontrer quelqu'un, ce qui va se passer. Et voilà. J'ai ma meilleure amie qui en est le plus gros exemple, enfin bref. Et puis, j'ai l'impression que tant qu'on n'est pas tombé enceinte, c'est YOLO, ça m'arrivera pas et puis, ça arrive quoi. I : Oui E8 : Donc ça c'est le message que j'essaie de véhiculer autour de moi et puis voilà quoi. Après je pense quand on n'a pas quelqu'un de régu- lier, qu'on a vraiment des rapports peu souvent, le préservatif c'est très bien. Et puis sinon ben, je sais pas. I : Si on dit par exemple, une adolescente ou une femme proche de la ménopause, est-ce que vous diriez qu'il y a des moyens plus ou moins adaptés à ces personnes-là ? E8 : Après ça dépend des personnes hein, parce que je pense qu'il y en a qui sont très carrées et puis, y en a qui ont la tête en l'air quoi. Je pense en particulier, aux jeunes. I : Pour vous, c'est pas une question d'âge, c'est plus une question de personne. E8 : Ouais, de personnalité et puis d'éducation aussi. Si on est au courant, pas au courant, si I : Est-ce que vous avez l'impression d'avoir été suffisamment infor- mée, par les professionnels de santé que vous avez rencontrés ? E8 : Non, je suis déçue qu'on m'ait toujours dit la pilule, la pilule, la pilule et qu'on m'ait pas posé un stérilet, après ma première IVG quoi. I : Vous l'avez fait o votre IVG ? E8 : Euh, la première en Ardèche I : Et la deuxième, ici ? E8 : Ben, la deuxième j'ai fait un échec de RU, la pilule, donc voilà, après j'ai fait l'aspiration au planning. I : Et ils vous ont pas posé dans la foulée le stérilet. E8 : Non, donc ça j'en veux un peu à la terre entière, mais c'était aussi un peu à moi apparemment Enfin, ce qui est fait est fait. I : Ben, s'ils vous ont pas suffisamment informée sur ce qui était pos- sible. E8 : Ben non, je comprends pas qu'on m'ait pas posé ce stérilet tout de suite quoi, c'est malheureux. I : C'est vrai qu'après 2 échecs de pilule, c'est étonnant. E8 : Mais je crois que c'est les croyances des médecins et j'en sais rien. I : Y a encore pas mal de freins chez les médecins aussi, pour poser et tout ça. Est-ce que vous voyez des choses à ajouter ? E8 : Non I : Pas particulièrement ? Est-ce que vous savez quoi faire en cas de rapport sexuel non ou mal protégé ? E8 : Pilule du lendemain, j'en ai une. Ouais, quoi faire ? Ca dépend, si c'est avec mon conjoint. Si c'est avec quelqu'un d'autre, je vais aller faire des tests MST. I : Oui, je posais la question par rapport au risque de grossesse. E8 : Ouais, pilule du lendemain. I : D'accord. Est-ce qu'il y a des informations que vous auriez voulu recevoir, lors de votre consultation et qu'on vous a pas données ? Est- ce que vous avez des questions maintenant ? E8 : (silence) Non, je crois vraiment, à part arrêter de tout le temps proposer la pilule, c'est vraiment tout ce que je vois. I : Quand vous êtes venue voir le médecin, vous avez demandé la pilule ou vous avez demandé un moyen de contraception ? E8 : Un moyen de contraception, ben la pilule, je voulais même plus, il me semble bien que je leur avais dit que c'était pas possible quoi. Que dans ma tête, ça marchait pas. Non qu'on m'explique, ben déjà qu'on me, parce que c'est moi qui suis allée voir un médecin ; l'anneau c'est quoi, est-ce que dans ma condition je peux le mettre, avec le tabac, machin, qu'on me présente mieux, plus d'alternatives à cette pilule. I : D'accord, est-ce que vous avez des questions à me poser ? E8 : Je vais voir le stérilet, ce que ça donne. Non, j'ai pas vraiment de question. I : Ouais, C. a tout répondu, déjà tout fait ! Bon ben très bien. Merci beaucoup. 30 min Entretien 9 : 20/07/2016 - Investigatrice 2 Cabinet médical I2 : Bonjour, je vous remercie d'être venue, d'avoir accepté de ré- pondre à mes questions. Comme je vous l'avais dit, je m'appelle Céline Riffard et je travaille avec une autre jeune médecin, on fait notre sujet de thèse sur les connaissances des femmes, concernant la contracep- tion. Donc surtout, sur tout ce qui est hormonal, donc les pilules, les stérilets, les implants et tout ce qui est justement stérilets, donc aussi stérilet au cuivre. Voilà, donc y a pas de jugement, ni quoi que ce soit, dites-moi ce que vous vous connaissez. C'est un peu pour savoir, o est-ce qu'il y a des lacunes dans les connaissances des gens, ce qu'il faudrait qu'on améliore dans nos consultations. E9 : Ok. I2 : Du coup, juste pour vous resituer, vous avez quel âge ? E9 : 18 ans. I2 : 18 ans, ok. Et du coup, vous travaillez ? Vous faites des études ? E9 : Ben là je, depuis 10 jours, aide-soignante. (Sourire) Et du coup, là, ben je profite de mes vacances et après je vais travailler en maison de retraite. I2 : D'accord. Et du coup, vous allez devenir aide-soignante ou ? E9 : Non, je le suis déjà aide-soignante, là. Oui, j'ai eu mon diplôme là. I2 : Ah oui ! Vous aviez un an d'avance non ? E9 : Non I2 : Vous avez 18 ans E9 : Ouais, mais je suis du mois de Septembre, donc (rires), c'est pour ça, quand je suis rentrée à l'école, j'avais 17 ans, mais là j'ai fini. I2 : D'accord, donc maintenant vous êtes aide-soignante. (Rires) E9 : Oui, voilà, je suis aide-soignante, de 18 ans à (Rires). I2 : Très bien, d'accord et du coup, au niveau situation familiale, vous avez déjà des enfants ? E9 : Non, non, pas d'enfants ! I2 : Vous avez jamais eu d'IVG, pas de souci avec une contraception ? E9 : Non, fin, ben j'avais la pilule, mais j'avais un problème, elle m'avait donné de la tension. Du coup, en fait, on avait fait des petites analyses, pour voir si c'est vraiment la pilule ou pas. On m'avait posé un appareil pour la tension 24h. Et au final, ben j'avais pas de tension, du coup, j'ai repris ma pilule. I2 : D'accord et y a pas eu de soucis après ? 153 E9 : Ben, j'ai pas fait d'autres examens, mais quand je vais au docteur, j'ai pas de tension. I2 : Oui, voilà. Oui, donc c'était surement un autre évènement intercur- rent. E9 : Oui. (Rire) I2 : Ok. Et du coup, vous êtes en couple, vous êtes mariée ? E9 : Non (rires), je suis en couple depuis 2 ans et demi ! I2 : (rire) D'accord. Mmm, donc, du coup, vous m'avez parlé de la pilule, en ce moment votre contraception, c'est la pilule ? E9 : Oui, pilule, OPTILOVA 20. I2 : OPTILOVA, ok. Vous la supportez bien ? A part, bon, cet épi- sode-là, mais E9 : Oui, oui. Ben ouais. Ben, je pensais que j'allais beaucoup grossir, mais non. J'ai plus pris des seins qu'autre chose (rires) ! Mais sinon, non je la supporte. I2 : D'accord. E9 : Y a juste des fois, je l'oublie. Fin, après, ça c'est moi hein (rires), faut que je mette mes réveils, mais avec les cours, les stages, c'est assez compliqué. Du coup, je pense que, fin, j'aimerais bien mettre le stéri- let. I2 : Le stérilet. Et plutôt, cuivre ou hormonal ? E9 : Je sais pas. Faut que je prenne rendez-vous avec le Dr Y, mais j'aimerais bien mettre le stérilet, comme ça j'oublie pas, parce que la pilule avec les stages, là après je vais aller au boulot, avec les horaires matin/soir, fin, je peux jamais la prendre à la même heure et tout donc I2 : Et là, c'est une que vous preniez 3 semaines ? E9 : Oui, je la prenais 3 semaines, après y a les placebos que je prends, sauf quand j'oublie. Mais je les prends quand même, parce que ça m'aide à m'habituer, comme ça j'oublie moins. I2 : Voilà, oui comme ça, vous avez pas à repenser à la reprendre. E9 : Oui, c'est ça, puis en plus, comme moi, j'étais pas du tout réglée, fin je suis pas trop réglée. Ça dépend, au début quand je prenais ma pilule, j'avais mes règles, quand la tablette était même pas terminée. I2 : D'accord. E9 : Du coup, au début, quand je l'avais, je savais pas trop fin, on m'avait expliqué, mais j'avais pas trop compris si je devais l'arrêter si j'avais euh, même si la plaquette était pas terminée, alors que j'avais mes règles Du coup, j'ai un peu cafouillé. J'ai arrêté de la prendre. J'étais revenue au docteur, elle m'avait tout réexpliqué et du coup, là ça va, elles recommencent un peu à se réguler, mais, du coup euh. I2 : D'accord. Oui, donc même sous pilule, c'est quand même un peu E9 : Oui, c'est un peu compliqué (rire). C'est pas encore totalement réglé, je sais pas quand je vais les avoir. Je peux très bien les avoir au début, là normalement, le mois dernier je les ai eues au début, là je viens de les avoir. (Sourire gêné) I2 : Oui, c'est pas forcément sur la semaine de placebo. E9 : Non. I2 : D'accord. Et, euh, quand vous dites que vous l'oubliez, euh, vous l'oubliez mais vous la reprenez quand même dans les 12h ? E9 : Oui, oui. Je l'oublie, par exemple je dois la prendre à 8h, ben j'y pense à 11h, mais je la prends quand même. I2 : D'accord, oui voilà ! E9 : Parce que dépasser le délai, après y a 12 h pour la prendre, je sais donc, normalement si je l'oublie à 20h, le lendemain matin, je vais pas la prendre, fin ça dépend mais euh, par exemple, si je me lève à 10h, je la prendrai pas quoi. I2 : Mmm Et dans ce cas-là, en cas d'oubli, euh, vous savez ce qu'il faut faire au niveau contraception ? E9 : Fin, pilule du lendemain, mais euh après, fin si j'ai des rapports hein, mais je sais pas, ouais voilà, ça je sais pas trop. fin on m'a expli- qué, mais c'est vrai que ça, quand on l'oublie, y a pas trop trop d'informations. I2 : Alors, sur OPTILOVA je sais pas exactement, mais en général, dans votre boite de pilule, y a quand même des explications en cas d'oubli E9 : Ouais I2 : De manière générale, si ça fait moins de 12h, vous êtes protégée E9 : Ouais et je la prends. I2 : Oui, si ça fait plus de 12h, dans ce cas-là, euh, il faut 7 jours pour que la pilule soit de nouveau efficace E9 : Oui, voilà, c'est ça y a un quota pour que ça soit efficace, je me rappelle. I2 : Voilà, y a 7 jours, donc en fait, si vous l'avez sautée une fois, pendant 7 jours après, vous mettez un préservatif, parce que vous êtes plus protégée. E9 : Mmm. Ben voilà, moi c'est pour ça, fin, j'ai vraiment tendance à l'oublier, du coup, je veux arrêter parce que ça me soule, tout le temps de voir mes horaires et tout, mettre mon réveil, du coup fin. Mais y en a qui me disaient que le stérilet, c'était que pour les femmes enceintes. I2 : Non, alors c'était, c'est ce qui se dit beaucoup, c'était le cas, mais il y a longtemps. Maintenant, il existe des stérilets qu'on appelle short, donc qui sont plus petits et qu'on peut mettre chez les femmes qui ont pas eu de grossesse. E9 : D'accord. Je pense que je vais faire un stérilet, parce que l'implant j'ai pas trop envie non plus. Je connais plein de gens qui ont eu leurs règles pendant 6 mois, qui ont été déréglées et tout, qui ont pris du poids et moi ça je veux pas, déjà que mes règles sont pas du tout régu- lières. (Rires) L'implant non ! I2 : Alors, c'est vrai que l'implant, c'est un peu plus aléatoire, y a des gens qui en auront plus du tout, sauf que c'est 1/3 à peu près, y a 1/3 qui seront totalement anarchiques et 1/3 qui vont pas être modifiées. E9 : Ouais, en fait c'est ça, j'ai une copine, elle a pris beaucoup de poids, j'ai une copine, elle a eu ses règles pendant plus de 6 mois, j'ai une copine, ça lui a rien fait. Donc je me suis dit, non, c'est pas pour moi ! Moi, j'ai tendance en plus, fin pas à grossir, mais voilà faut que je fasse attention et tout, donc je préfère pas. Du coup, je pense, je vais plutôt partir sur un stérilet. I2 : D'accord. Mmm et du coup, avant OPTILOVA, vous aviez eu une autre pilule ou c'était votre 1ère contraception ? E9 : Non, c'était la 1ère pilule. Et avant, c'était le préservatif. I2 : Voilà, c'était ce que j'allais dire, à part la pilule E9 : J'ai eu un copain, mais on mettait le préservatif et je suis pas restée longtemps avec. Et après ben, quand j'ai eu mon copain o ben voilà, c'était sérieux, j'ai pris la pilule. I2 : D'accord et vous l'avez depuis quel âge, du coup ? E9 : Ben, on va dire 1 an, 1 an et demi. I2 : D'accord. Oui, parce que, bon au début, on dit qu'il faut le temps de s'habituer pour pas trop l'oublier, ça fait un petit moment, donc E9 : Oui, après c'est vrai que je me dis que c'est peut-être aussi parce que j'avais arrêté pendant 3 mois, le fait que j'ai pensé que j'avais de la tension, du coup on l'avait pas prise, que ça a tout déréglé, mais c'est vrai que ça a mis du temps après à se rerégler donc, fin voilà. I2 : Alors, après entre les 2 stérilets, bon les 2, on peut les mettre, qu'il y ait eu grossesse ou pas. La seule différence, c'est que dans ce cas-là, celui qui est au cuivre, euh, y a pas du tout d'action d'hormones, c'est- à-dire que vous retrouverez votre cycle que vous aviez, avant que vous preniez la pilule. Donc s'il était irrégulier, il redeviendra irrégulier. S'il était abondant, il redeviendra pareil. Euh, donc pour les dames qui ont des règles abondantes, on, sauf si ça les dérange pas, mais sinon, on évite de mettre celui-là. Euh, l'autre y a des hormones, donc ça va quand même régulariser un peu plus, permettre de les diminuer aussi et en agissant que sur l'utérus du coup, en général, y a pas les autres effets secondaires. E9 : Ouais, ouais, prise de poids ou choses comme ça. I2 : Alors, ça peut arriver, mais c'est quand même moins fréquent que sur les pilules. Mmm, du coup, bon, vous m'avez déjà donné un peu des arguments, euh, qu'est-ce que vous connaissez comme moyen de contraception aux hormones ? Du coup, vous m'avez dit l'implant et le stérilet. E9 : Le patch. I2 : Ouais. E9 : Stérilet préservatif masculin et féminin, l'implant. I2 : Et cela, donc oui, vous avez essayé que le préservatif masculin et la pilule ? E9 : Ouais ! I2 : Et au niveau du préservatif, est-ce qu'il y a des choses qui vous dérangent, fin, qui seraient plutôt des points négatifs ? E9 : Ouais, ouais, j'aime pas le préservatif (rires), fin je suis pas rassurée, même si à la fin je vois que c'est fermé, que ça a pas troué, j'aime pas, je supporte pas, puis la matière, non, je supporte pas. (Rires) I2 : D'accord (sourire), c'est plus le fait que vous y faites pas con- fiance. E9 : Ouais, ben après je connais pleins de gens qui sont tombées en- ceintes par accident, euh, voilà, le préservatif pour moi, c'est pas assez. I2 : D'accord. E9 : Je préfère par exemple, ben quand j'avais pris la pilule au début, même si ça se régularisait et tout ça, je prenais le préservatif et la pilule. Je prenais pas, fin, je me disais c'est quand même 2 contracep- tions, donc c'est mieux. Mais préservatif, non c'est pas I2 : D'accord, mmm, pas tout seul. E9 : Après pour ceux qui ont pas de copain, voilà de temps en temps, voilà comme ça mais au plus long, non I2 : Et au niveau de la pilule du coup, vous, parfois vous aviez que la pilule ? E9 : Ouais. I2 : C'est quand même plus efficace ? E9 : Mmm, ben après j'ai jamais eu de problème. (Rires) I2 : Oui, oui, ben après voilà, on sait que voilà, si c'est bien pris E9 : Oui, voilà, je sais qu'y a des risques, mais si c'est bien pris ou, ben par exemple, la sœur à mon copain, elle elle était tombée enceinte parce qu'elle avait changé de pilule, du coup, entre temps elle avait pas eu l'implant ou tout ça mais euh, moi j'ai jamais eu de problème. Quand je l'oublie, je mets un préservatif, fin je fais pas sans préservatif, sans rien quoi. I2 : Oui, voilà, c'est ça. Et du coup, donc euh, vous m'avez dit, c'est surtout le problème de la prise quotidienne, d'y penser. Est-ce que vous voyez d'autres points négatifs à la pilule ? 154 E9 : Ben après, peut-être les effets secondaires pour certaines pilules, les boutons, les choses comme ça, moi ça ça me faisait peur aussi par rapport à ça, la prise de poids. Après j'ai pas eu de problème par rap- port à ça, justement j'avais pas de seins, j'ai pris des seins (rires) et du coup, je suis contente mais non franchement, j'ai pas eu de pro- blèmes avec la pilule. I2 : D'accord. Donc c'est plutôt le problème de prise. E9 : Ouais, plus le problème d'oubli et quand je l'oublie justement si, euh, mon copain par exemple, fin les préservatifs on n'aime pas, si un jour, on oublie d'en mettre un, ben moi je vais tout de suite avoir peur. Mais en plus, ce qui est chiant avec moi, c'est que vu que j'ai jamais mes règles au même moment, c'est compliqué de savoir si j'ai du retard Du coup, je sais que j'ai la pilule, donc je m'inquiète pas pour ça mais bon I2 : Oui (sourire). Et du coup, vous avez eu déjà besoin de faire un test de grossesse ou de prendre la pilule du lendemain ou vous avez jamais oublié suffisamment ? E9 : Oui, si une fois j'ai fait avec mon ex, mais tout tout au début, donc voilà ! Mais sinon, non. Ben, la dernière fois, j'ai, fin j'avais mal au niveau des ovaires, donc j'avais pris rendez-vous et elle pensait que c'était soit un kyste, soit que j'étais enceinte, mais comme j'ai dit que je prenais la pilule, je l'oubliais pas forcément, elle m'avait dit que c'était plus par précaution. J'étais pas enceinte, mais bon, voilà juste ça. Sinon, non, j'ai jamais eu besoin de faire de test de grossesse I2 : D'accord. Et du coup, au niveau de la pilule, donc vous m'avez dit que c'était efficace, est-ce que vous voyez d'autres points positifs ? Fin, du coup, qui vous avaient fait choisir la pilule au départ ? E9 : Pas de préservatifs ! (Rires) Après, le préservatif c'est bien parce que voilà, ça élimine aussi les MST, les choses comme ça hein ! I2 : Mmm, parce que ça la pilule le fait pas, ouais. E9 : Ouais, la pilule par contre le fait pas, mais euh, la matière du préservatif, je sais pas mais j'aime pas. Mais après, c'est vrai que ça élimine les risques de MST donc En fait, c'est à double tranchant la pilule, c'est bien de ce côté-là, y a pas de risque, on prend pas de préservatif, mais y a le risque d'avoir des maladies I2 : Et du coup, euh, donc vous m'avez parlé de l'implant, mmm vous m'avez déjà dit des effets secondaires, est ce que vous avez d'autres choses, que ce soit au niveau des points positifs ou des points négatifs, que vous voudriez rajouter ? E9 : Je connais pas forcément, je connais pas trop l'implant, mis à part quelques témoignages de mes copines, mais euh l'implant non, je connais pas tant que ça, je sais pas non plus trop les effets que ça fait. I2 : D'accord et du coup, vous c'est plutôt voilà, le fait que sur vos copines, la plupart aient eu des effets secondaires et que E9 : Mmm, du coup ça m'oriente en fait. Après, le stérilet, j'en ai jamais entendu parler. Mais euh, j'ai une copine, elle l'a, elle me disait qu'elle a pas trop grossi. Du coup, euh, l'implant, ça me tente pas trop, je préfère le stérilet. I2 : D'accord et c'est plutôt le fait, voilà oui, donc c'est pas le fait, que ça soit un corps étranger, parce que dans ce cas-là, le stérilet, ça en est un aussi. E9 : Non, non, ouais, non, non, c'est pas du tout ça, c'est plus au niveau des effets secondaires, des choses comme ça en fait. I2 : D'accord. Oui, pas spécialement le fait que ce soit une hormone non plus ? Puisque vous me disiez que vous avez pas vraiment choisi entre cuivre et hormones E9 : Non, je sais pas, non. Après, oui si y a, fin ça dépend, si ça fait trop d'effets secondaires, au niveau du poids tout ça, mais euh, sinon non. I2 : Alors, en général, vu que c'est qu'une action locale, y a quand même moins d'effets comme je vous disais, qu'avec la pilule ou l'implant ou même le patch. Donc, du coup, si avec votre pilule, vous avez pas eu trop d'effets secondaires, y a quand même peu de risques que vous supportiez pas le stérilet. Voilà, donc après, vous pouvez voir l'un ou l'autre, en soit, euh, celui au cuivre, du coup, c'est l'action du cuivre elle-même qui va agir contre les spermatozoïdes notamment, donc c'est toxique pour les spermatozoïdes et si jamais de toute façon, y a un qui arrive quand même à passer , c'est aussi toxique pour l'ovule qui viendrait voilà. Et en plus, ça agit sur votre, sur l'endomètre, sur l'épaisseur de l'utérus. E9 : Mmm, et du coup, c'est pas dangereux, pour les suites après, par exemple, si on enlève le stérilet, des femmes qui ont tendance à moins être enceintes rapidement ou des choses comme ça ? I2 : Non, alors, il faut du temps, mais comme avec toute contraception, il faut quelques mois pour que le cycle se remette en place, donc, du coup, chez quelqu'un qui avait des cycles réguliers, en quelques mois, ils vont redevenir réguliers. Vous, si déjà de base ils étaient irréguliers, euh, voilà, on sait que du coup, euh, en étant irréguliers, vous avez moins la possibilité de calculer le moment o vous avez vos règles, mais le moment o vous êtes fertile, entre guillemets aussi (sourire). Mais par contre, ça modifiera rien, c'est juste qu'il faudra quelques mois pour que ça revienne en place. Mais c'est pareil avec un stérilet, qu'avec une pilule ou un implant, c'est quelques mois pour que ça rentre dans l'ordre. Surtout que le cuivre, une fois que le cuivre est plus là, c'est l'action vraiment locale du cuivre, donc si vous enlevez le stérilet, y a plus d'action, euh, celui aux hormones, en plus de son effet, d'avoir un corps étranger entre guillemets, y a une hormone, qui du coup, va bloquer, la plupart du temps, l'ovulation, voilà et si jamais y a ovulation, elle amincit l'endomètre, donc la paroi de l'utérus, qui fait qu'il y a pas de place pour que l'œuf fécondé puisse se fixer et puis ça modifie votre glaire cervicale, donc à l'entrée, ce qui fait que c'est plus épais. E9 : Ok, ouais d'accord, donc dans toute contraception, un peu, faut attendre pour que ça revienne comme avant. I2 : Oui, voilà, pour chaque contraception, faut un petit temps, avant qu'elle soit efficace et puis, faut un petit temps pour l'éliminer. E9 : D'accord, je pensais justement qu'il y avait des contraceptions ou il fallait plus de temps, par exemple, pour la pilule ou autre contracep- tion, je pensais, qu'il y avait certaines contraceptions qui mettaient plus de temps à, fin voilà. I2 : Non, alors si, les contraceptions par injections, mais ça s'est vrai- ment rare, c'est pour les dames qui supportent pas le reste, euh, vu que c'est une injection sous la peau, ça diffuse et ça dure plus longtemps. Euh, l'implant, comme l'hormone diffuse, elle est dans le petit implant, mais après elle diffuse dans votre sang, pour aller un peu partout, du coup, il faut plus de temps pour l'éliminer. Une fois qu'on a enlevé l'implant, il reste encore des hormones qui circulent. Voilà, mais après, la pilule en soit, on sait qu'au bout de plus de 12h de retard, c'est plus efficace, donc c'est que les hormones sont éliminées très vite. Et le stérilet, c'est qu'une action locale, donc une fois que vous l'avez enle- vé, ça s'élimine quand même très vite. E9 : Ouais, d'accord. I2 : Voilà, mmm. Du coup, oui, vous m'aviez parlé du patch. Euh, vous E9 : Ah ben non, je connais rien sur le patch. (Rires) I2 : (Rires) Vous n'avez pas entendu parler, ni d'effets, ni de E9 : Non, par contre, le patch, jamais. I2 : D'accord et vous, ça serait quelque chose qui vous intéresserait ou ? E9 : Ben, j'en avais parlé, ouais avec ma sœur. Parce que moi, je disais à ma sœur que je pensais mettre le stérilet et que elle, elle m'a dit qu'elle supportait rien d'avoir en elle, et voilà. Et que le patch, juste- ment, elle aimerait bien. Mais après on en a pas reparlé, je sais pas les effets, si y a des effets ou pas. I2 : D'accord et vous voilà, ça serait plus au niveau des effets secon- daires. Par contre, le fait d'avoir un patch collé E9 : Non, ben voilà, après c'est vrai que c'est super pratique hein, de l'enlever, de le remettre tout ça, mais non. Plus par exemple, si y a prise, moi c'est ça en fait qui me gêne (rires), prise de poids quoi parce que, après voilà, mais euh, si y a pas trop d'hormones, tout ça, ouais non le patch aussi, ça peut être bien, pour pas oublier. I2 : Alors, voilà, y a moins de risque d'oubli parce que vous le laissez une semaine, mais voilà faut le changer 3 semaines d'affilée. Puis la 4ème semaine, vous prenez rien. Donc c'est comme vos comprimés blancs là, qui n'ont pas d'hormones, la dernière semaine. E9 : Le patch, on le garde et on l'enlève pas du, quoi ? I2 : Oui, vous le mettez une semaine, vous l'enlevez au bout d'une semaine, vous en remettez un autre, vous faites ça 3 semaines d'affilée, comme les 3 semaines o vous prenez la pilule et la 4ème semaine, vous mettez rien et c'est là qu'il y a vos règles, quand c'est bien régulé. Donc voilà, faut y penser, mais plus qu'une fois par semaine. E9 : D'accord. Oui, après c'est qu'une fois par semaine, ça va. (Rire) I2 : Oui, voilà et après, vous si ça vous pose pas de problème, parce qu'il y a des gens qui sont gêné d'avoir quelque chose de collé sur la peau. Bon, après vous pouvez le mettre sur le ventre, sur le dos, là o ça se voit pas. E9 : Ouais, non. Après, justement y a quoi comme endroit ? I2 : Alors, sur le bas du ventre, sur les bras et dans le dos. Donc, voilà, même avec un débardeur, ça se cache. (Sourire) E9 : Oui, voilà, c'est plus pour l'été mais I2 : Oui, ben voilà, ça limite un peu plus mais E9 : Mmm, non le patch, fin moi d'avoir un truc sur moi, c'est pas, non ça me dérangerait pas non plus. Juste après voir les effets, mais euh. I2 : D'accord. Oui, donc c'est plutôt patch ou stérilet. E9 : Ouais. L'implant non et pilule, pff, j'aime bien, fin ça me dérange pas, mais le truc c'est que j'oublie trop et euh Bon, la ça va j'oublie pas, parce que je suis en vacances, mais quand je vais être au boulot, comme quand je suis en stage, j'ai tendance à trop oublier donc le préservatif, tout ça après. (Souffle) I2 : D'accord, c'est un peu plus compliqué. Et ça, elle sont toutes comme ça, soit on les prend 3 semaines, soit on les prend 1 mois, mais avec une semaine qui sert à rien mais E9 : Ouais, là encore, j'ai les placebos donc ça permet de pas trop oublier, mais je me dis si y a une semaine, je prends rien, moi je l'oublie ! Du coup, c'est pour ça que c'est un peu pénible, mais un stérilet ouais ou le patch. Faudra que je prenne rendez-vous avec Dr Y. I2 : D'accord. Et du coup, est ce que vous aviez entendu parler d'autres moyens de contraception, pas forcément hormonaux ? 155 E9 : Non, les principaux, fin, moi, pour moi c'est les principaux, après, les autres je connais pas. I2 : Donc, vous m'avez parlé du préservatif féminin, vous avez déjà essayé ? E9 : Non. (Rires) En fait, de me mettre quelque chose, fin le stérilet, ça me dérange pas parce que c'est pas moi qui le fais, mais pareil, le préservatif féminin, je me vois pas, ça me, non. I2 : C'est l'idée d'aller mettre quelque chose ? E9 : Ouais, d'aller mettre quelque chose (rires), ça me perturbe. Tou- cher là, non. I2 : D'accord. Oui et le stérilet, du coup, comme c'est quelqu'un d'autre qui le fait. E9 : Ouais et comme en plus, fin je vais pas le toucher, moi tout le temps. Ca me dérange pas, parce que c'est quelqu'un de professionnel qui va le faire, mais le préservatif féminin j'aime pas, masculin j'aime pas le mettre non plus et féminin j'ai jamais essayé mais Et puis, j'ai pas confiance, j'ai tellement peur que ça reste coincé, fin les trucs comme ça, ça je non, je peux pas ! I2 : D'accord et du coup, pareil, je sais pas si vous en avez entendu parler mais pour l'anneau ? E9 : Ah oui, l'anneau oui ! Ouais, non, non, pareil. (Rires) I2 : (rires) Voilà, c'est l'idée de devoir le mettre qui E9 : Ouais, de le mettre Après, j'ai jamais testé l'efficacité, mais l'idée de mettre quelque chose et fin de me dire, je me suis peut être trompée d'endroit, ça va pas. Comme pour les tampons, j'en mets jamais hein. Parce que je supporte pas d'avoir, en moi quelque chose. I2 : D'accord. Oui, parce que l'anneau, bon du coup, c'est comme, un peu comme l'implant, y a une hormone dessus et c'est bon, même plus comme le patch, parce que du coup, vous mettez un anneau une se- maine et pareil vous le changez toutes les semaines, pendant 3 se- maines et puis la dernière semaine, vous mettez rien. Voilà, donc c'est des hormones qui diffusent un peu plus localement quand même, mais c'est à vous de le faire. E9 : Ouais voil, à c'est ça, mais c'est vrai que, fin je trouve, l'anneau on en entend pas trop parler, c'est comme le préservatif féminin. Les 3, vraiment moi que je connais, c'est pilule, implant et stérilet et préserva- tif, mais ça c'est, mais c'est les 3 qu'on entend le plus. I2 : D'accord. Et d'ailleurs, euh, les connaissances que vous avez sur la contraception, c'est votre médecin qui vous en a parlé ou c'est par des amis ou ? E9 : Ben, j'ai vu avec mon médecin oui, après on y a fait en cours, au collège, j'ai fait plein d'exposés, là encore, on a fait des exposés avec mon école et avec mes amies, on en parle. Mais j'en ai plus fait beau- coup à l'école, hein, le Dr m'a expliqué quand j'ai pris ma pilule, elle m'a expliqué ce qu'il y avait, mais c'est vrai que pendant mes stages, j'ai travaillé, fin j'ai fait des stages avec des ados, du coup, ben, moi aussi je devais faire, fin parler de la contraception, donc j'ai vu pas mal en cours, les cycles, tout ça. Y a des intervenants qui sont venus. I2 : D'accord. Oui, donc du coup, c'est plus des formations, entre guillemets par des professionnels. Vous avez pas trop regardé sur internet ou sur E9 : Non, j'aime pas, fin on sait pas trop sur quoi on regarde, donc même si c'est des sites Doctissimo ou des trucs comme ça, je préfère pas. Mais après avec des docteurs ou des gens comme ça, parce que sur internet ce qu'ils disent. (Sourire) I2 : Oui, ben sur internet, c'est surtout les mauvais côtés qui ressortent en plus, donc E9 : Ouais, ben voilà, moi j'ai eu ça, ça a fait ça (rires) Du coup, voilà. I2 : D'accord. Euh, oui et un peu avec vos amies, du coup. E9 : Ouais. (Rires) I2 : Plus pour les effets indésirables. (Rire) E9 : Non, euh, ben moi, 'fin j'ai une copine qui a l'implant, je lui ai dit que j'étais pas du tout pour, elle m'a dit Mais moi, ça m'a rien fait , donc voilà. I2 : Mmm, ça se passe bien. E9 : Oui, après voilà, ça dépend des personnes je pense. C'est pas pareil pour tous, sinon ça serait trop simple, mais Ouais, fin, donc on en parle avec mes copines, des fois. I2 : Ah ben, oui oui, y a des gens avec qui ça va très bien. Et du coup, est-ce qu'il y a, bon à part les effets secondaires ou la position qui vous dérangent, est ce qu'il y a un rôle de votre copain ou d'une religion, ou quelque chose qui vous oriente quand même dans le choix que vous faites pour votre contraception ? E9 : Euh, mon copain ouais, fin on n'aime pas les préservatifs, mon copain non plus. Du coup, ben oui je lui ai dit que je prenais la pilule et il m'a dit que oui. Mais je crois qu'il y a des contraceptions aussi pour les hommes, une pilule non ? Ou quelque chose comme ça ? I2 : Alors, non pour l'instant, y a pas de pilule, euh, la seule chose en dehors du préservatif, qui est possible pour les hommes, c'est la vasec- tomie, donc c'est la stérilisation entre guillemets, la contraception définitive qui existe aussi pour les femmes, avec la ligature des trompes. E9 : Ah non, j'ai cru qu'il y avait une pilule ça serait bien que ce soit eux mais (rire) I2 : Euh, non y a pas encore de pilule, après oui, ben ça serait bien, que ce soit eux ! (Rire) Mais non, pour l'instant, à part voilà, l'opération définitive et le préservatif. Euh, bon après y a, ça fait partie de ce qu'on appelle les méthodes naturelles, y a le retrait précoce mais bon, voilà, c'est E9 : Oui, non, bon après, c'est pas le même genre de méthodes. (Rires) I2 : Mais non, pour l'instant, ils peuvent pas trop ! (Rires) E9 : Ouais, ben ça serait bien ! Mais non, ben mon copain, ça va, il est, il me demande tout le temps, si je la prends (rires), il me dit tu l'oublies pas ! . I2 : Oui, il vous y fait penser. E9 : Ouais, mais il a peur que je sois enceinte, quand le Dr il a dit que j'étais peut être enceinte, il était inquiet. Je lui ai dit, c'est bon, je me protège, on a la pilule, tout va bien ! . Mais c'est vrai que, non sur ça, il est bien. I2 : D'accord. Et du coup, lui, il verrait pas de, avec l'implant, le stéri- let tout ça, il a pas de E9 : (rires) Il a peur ! I2 : Pour le stérilet ? E9 : Ouais, pour le stérilet. Ben son collègue, il lui disait qu'il avait une copine qui avait un stérilet et que lui il le sentait. Il m'a dit, j'ai peur de te faire mal ou de l'enlever ou I2 : D'accord. Mais, il vous dit pas de pas le mettre pour autant ? E9 : Non, de toute façon, c'est pas lui, c'est moi qui (rires) décide. I2 : (rire) Oui, fin vous pouvez le rassurer, il risque pas de pouvoir vous l'enlever, euh, parce que pour l'enlever, en gros, le stérilet, je sais pas si vous voyez comment s'est fait E9 : Oui, fin en forme de T (mime la forme). I2 : Voilà, comme une espèce de T et en bas y a des petits fils, qu'on laisse dépasser au niveau du col, pour quand on doit vous l'enlever 5 ans après, euh, on attrape les fils et on tire dessus. Donc, à moins d'aller tirer sur les fils, il peut pas vous l'enlever. E9 : D'accord. (Sourire) I2 : Après, en effet du coup, les fils sortent un petit peu du col pour qu'on les attrape, euh, il peut très rarement le sentir, sachant que c'est des fils, donc c'est super souple, ils se recourbent en règle générale dans les replis de votre utérus, donc il est pas censé les sentir. Après bon, ça peut arriver, mais voilà, c'est pas douloureux. E9 : Ouais, voilà, sa seule crainte, c'est ça en fait, de le toucher et de me faire mal ou euh I2 : Non, alors, il peut pas vous faire mal avec le stérilet, à moins qu'un jour vous ayez expulsé votre stérilet, ce qui arrive, mais très très très rarement, c'est moins de 5% des cas et dans ce cas-là, s'il est en train de sortir, en effet et qu'il le touche, vous pouvez le sentir. Mais par contre, un stérilet qui est en place, ce qui est le cas, dans plus de 90% des cas, euh, vous le sentez pas et il le sent pas non plus. E9 : Mmm, ok. Ouais, moi c'était juste par rapport à ça, mais comme je lui ai déjà dit, tu as rien à dire, c'est pas ta contraception, c'est moi qui le fais, c'est pas toi qui le portes, donc, ça va ! (Rires) I2 : (rire) Et du coup, vous par contre, l'idée de le sentir, ça vous in- quiète pas ? E9 : Ben, quand il m'en a parlé, si au début, je me suis dit, ouais, mais imagine , (rires) mais non, j'ai plus peur qu'il tombe, fin en fait, j'ai peur qu'avec les fils, ils se mettent à l'intérieur et que ben, il soit bloqué ou qu'il remonte fin. C'est plus, moi, des peurs comme ça, ouais. I2 : D'accord. Alors en soit, euh, les fils parfois oui, ils se replient. Normalement, ils se replient à l'extérieur et on peut les attraper. Par- fois, ils se replient à l'intérieur, euh, dans ce cas-là, nous on a des toutes petites pinces, pour aller essayer de les faire ressortir et pouvoir l'attraper. E9 : Mais y a aucun risque qu'il remonte ou ? I2 : Non, alors de toute façon, il est dans l'utérus, qui est fermé donc il peut bouger dans l'utérus, mais il peut pas sortir. Euh, si vraiment il sortait, ça voudrait dire qu'on a percé l'utérus et c'est Alors, comme vous disiez, sur internet, on voit de tout, ça vous pouvez éventuelle- ment le voir sur internet. E9 : Oui, voilà, j'ai entendu ça. (Rire) I2 : Oui, voilà, mais c'est quelque chose qui arrive extrêmement rare- ment, bien moins que ce qu'on disait tout à l'heure, euh, et dans ce cas- là, c'est au moment o ça a été posé, si en voulant vous le poser, on a du mal à la poser. Mais du coup, euh, quand ça a été un peu difficile, on fait une écho de suite après pour vérifier qu'il est bien en place. Euh, et sinon, si c'est posé sans problème, y a pas de risque qu'il bouge. E9 : Mmm, ouais qu'il bouge loin ou que. I2 : Eventuellement, il peut sortir, mais du coup, sortir par les voies naturelles, euh, dans vos premiers cycles, surtout si vous avez des cycles abondants. Donc pour les dames qui ont des règles abondantes, dans les premiers mois, vu qu'il est pas vraiment fixé, il peut éventuel- lement sortir. E9 : D'accord et dans ce cas-là ? I2 : Dans ce cas-là, vous allez le voir, parce que, voilà, en vous es- suyant ou et c'est pour ça que de toute façon, on vous revoit 2-3 mois après la pose, pour vérifier que les fils sont en place, parce que c'est les premiers mois qui sont le plus à risque. Et après, on vous voit 156 une fois par an, comme les consultations gynéco, pour vérifier à chaque fois, qu'il est en place. E9 : Oui, voilà y a quand même des consultations, euh I2 : Oui, c'est au bout de 3 mois, pour vérifier parce que c'est le mo- ment o il sort le plus, puis tous les ans ou dès que vous avez une douleur au ventre ou voilà, vérifier que ça vienne pas de là. Mais, c'est quand même, à part les tous premiers mois, o déjà c'est rare, après il a plus de raison de ressortir. E9 : Mmm ok. I2 : Et puis lui, il le sentira pas, donc ça c'est bon. (Rire) Et du coup, on niveau de l'efficacité, comme vous disiez tout à l'heure, vous avez pas trop confiance dans le préservatif. Est-ce que vous savez un peu entre stérilet, implant, pilule, s'il y a une différence d'efficacité ? E9 : Ben, je crois que la pilule c'est 99, le préservatif aussi, c'est, ça se ressemble tous, je crois y en a c'est 98. 8 ou quelque chose comme ça. Mais entre tous, y a vraiment pas 1% de différence, je crois. I2 : Voilà, c'est ce que j'allais vous dire, en soit, si la pilule est bien utilisée, y a moins d'1% d'échecs, donc c'est ça 99, si y a pas d'oublis Euh, le stérilet, c'est entre 0. 5 et 0. 8, donc c'est pareil, c'est un peu plus de 99. L'implant c'est 0. 6, donc en soit, les 3 ça, voilà, c'est tous à peu près pareil. Donc c'est pas ça qui vous oriente vous, c'est plus la, les effets indésirables ? E9 : Non, moi c'est plus les effets indésirables, ouais. Puis aussi, le fait, par contre, autant le stérilet ça me dérange pas, mais l'implant, fin de le toucher, tout ça, euh de savoir qu'il est juste là, fin en plus moi quand je sais que j'ai quelque chose, bon j'irais pas le toucher (montre le bas de son ventre) là, donc ça me gêne pas, mais au bras, je vais avoir tendance à tout le temps faire comme ça (touche son bras). Parce que je me connais, à chaque fois que j'ai quelque chose, je touche (rires), ben je vais toujours avoir tendance à le toucher, donc je préfère rien avoir comme ça. Et puis, pas quelque chose qui se voit, en fait. I2 : Ouais, donc la position, ça vous dérange aussi. E9 : Ouais, la position aussi un peu, mais surtout les effets. I2 : D'accord, ok. Et du coup, pour votre suivi, c'est le Dr Y qui vous suit ? E9 : Mmm ouais. Des fois, vu qu'elle est pas toujours disponible, je vais avec le Dr Z (son associée). Voilà, mais vu que . Elle me suit, je préfère elle, vraiment au niveau de ça, la pilule, tout ça. I2 : D'accord. Oui, c'est pas une gynéco. E9 : Non, justement, vu qu'elle fait aussi gynéco, pour les frottis, c'est avec elle que je vais le faire, donc je préfère. I2 : Oui, c'est ce que j'allais vous dire, pour le suivi Voilà et puis, elle pose les stérilets aussi, donc y a pas de souci à ce niveau-là. E9 : Oui, voilà, c'est pour ça que je préfère, parce que je la connais, donc voilà J'aime pas trop aller, fin, ça me fait un peu peur, mais vu que c'est Mme Y, je préfère. I2 : Très bien. Du coup, oui, on a parlé bon, du retrait, est-ce que ces méthodes-là, qu'on appelle naturelles, sans hormones, sans corps étranger, vous en avez entendu parler (le retrait, les courbes de tempé- ratures) ? E9 : Euh, les contraceptions sans rien ? Non, pas trop non. I2 : Et du coup, c'est pas quelque chose qui vous E9 : Ben je connais pas trop, donc je peux pas dire. J'en ai entendu parler, en cours, on en a parlé vite fait, mais non je le ferais pas (sourire) mais I2 : Oui et vous du coup, voilà, les hormones ou les corps étrangers, c'est pas quelque chose qui vous dérange. E9 : Non, non non, mis à part l'implant, non ça me dérange pas. I2 : Non, ben du coup, nous on sait, fin autant l'implant, le stérilet et la pilule, ça fait partie de ceux, comme je vous ai dit, qui sont équivalents. Euh, le préservatif, c'est pareil, s'il est bien mis, il marche très bien. Mais par contre, voilà, comme la pilule, ça dépend de E9 : Oui, ben le préservatif, je sais, c'est dans ma tête (rire), mais bon, j'aime pas. I2 : Mmm, non mais voilà, ça au moins, c'est des contraceptions qui sont efficaces. E9 : Ah oui ! I2 : Les autres, c'est quand même très dépendant de l'utilisation qu'en font les gens et du coup, y a beaucoup plus de risques. E9 : Ouais, ouais, c'est ça. I2 : Mais du coup, là, voilà, un préservatif, c'est le seul qui protège des MST et de la grossesse. E9 : Oui, voilà c'est ça. I2 : Mais c'est vrai que ça dépend des gens. C'est un peu comme votre pilule, si vous la prenez bien, vous êtes bien protégée, on disait y a moins de 1%, par contre, si vous l'oubliez, ça monte à 8%. E9 : C'est pour ça, le côté préservatif, c'est quand même bien, parce que bon voilà ça protège au niveau des MST, mais moi j'aime pas I2 : Oui et ben après, voilà, de toute façon, ce qu'il faut c'est E9 : Je préfère voilà, avoir une contraception avec laquelle je suis bien. (Sourire) I2 : Voilà, ben c'est ce que j'allais vous dire, il faut une contraception à laquelle vous vous adhérez et avec laquelle vous soyez bien, parce que sinon, vous risquez de l'oublier ou d'avoir plus d'effets indésirables entre guillemets, parce que y a quand même un rôle du psychologique aussi. (Sourire) E9 : Ouais, c'est ça ! (Rire) C'est pour ça, moi le préservatif c'est, vu que j'ai déjà en tête de pas, je trouve pas ça bien, donc je le mets pas. Fin, même si j'ai peur, je me dis les MST tout ça Fin, je fais des prises de sang, donc je me dis, c'est bon. (Un peu gênée) I2 : Oui, ben après, si c'est le même copain. E9 : Oui c'est bon (rire), il m'a pas trompée, je l'ai pas trompé. I2 : Voilà, donc il y a pas vraiment de risque. E9 : Oui, avec mon copain, en plus, c'était sa première fois, donc je me dis, y a beaucoup moins de risques. Et moi, j'ai fait qu'avec un autre copain, mais je mettais des préservatifs, donc je me dis, y a pas trop de risques, bon I2 : Très bien. Est-ce que vous voyez d'autres choses à rajouter ou est- ce que vous auriez des questions sur des choses, que vous ne connais- siez pas, que vous voudriez qu'on évoque ? E9 : Non, c'était bien clair. I2 : Ok, bon et ben, merci beaucoup ! Je vous laisserai voir avec le Dr Y, si vous voulez rediscuter après avec elle, du stérilet ou du patch. E9 : Oui, je pense que de toute façon, faut que je prenne rendez-vous parce que j'ai mal aux oreilles, donc je lui en parlerai en même temps. I2 : Oui, voilà, puisque vous disiez que vous la connaissez bien et que vous êtes plus à l'aise avec elle. E9 : Oui, puis elle m'avait dit, qu'on ferait un frottis cet été, donc je verrai tout ça avec elle. J'y pense, mais je suis pas encore trop sure. (Rire) I2 : Oui, ben faut prendre le temps d'en rediscuter avec elle, pour trouver la bonne contraception, que vous supportez bien. Merci, bonne journée, au revoir. 33 min Entretien 10 : 28/07/2016 - Investigatrice 1 - domicile patiente Introduction similaire I : On commence par des petites présentations, parce qu'on a besoin de connatre un peu le profil des différentes femmes interrogées, donc euh, quel âge as-tu ? E10 : Moi j'ai 24 ans, 25 ans pardon, bientôt 26. I : D'accord, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? E10 : Je suis psychologue clinicienne, au chômage. I : D'accord, quel est votre, euh ta situation familiale ? E10 : Je suis mariée, actuellement sans enfant. I : D'accord, donc pas d'enfant, des projets immédiats ? E10 : D'enfant ? Oui I : D'accord, pas d'interruption volontaire de grossesse ? E10 : Non I : Pas de grossesse non plus, avant ? E10 : Non, enfin, si pardon, j'ai eu une grossesse extra utérine. I : D'accord, quel professionnel de santé fait ton suivi gynéco ? Gyné- cologue, sagefemme, généraliste ? E10 : Euh pour le moment il n'y avait personne, jusqu'à ce que j'aie fait du coup, ma grossesse extra-utérine et donc là, à cause de l'opération, je vais voir un gynéco. I : D'accord. Euh, tes connaissances sur la contraception, d'o est-ce que tu les as, euh, enfin qui est-ce qui te les a apportées ? E10 : Euh, ben alors, j'ai pu entendre deux-trois informations par-ci par-là, que ce soit à des cours d'éducation sexuelle ou que ce soit en parlant entre copines, mais là o j'ai vraiment appris le plus de choses, c'est quand j'ai fait un stage pour des entretiens pré-IVG, du coup, là euh, j'ai eu vraiment toute la panoplie qu'on proposait aux personnes, du coup, là à part les trucs dont je me souviens plus, normalement, je connais tout sur la contraception qu'on propose, en tout cas de façon classique quoi. I : D'accord, c'était dans le cadre de tes études ? E10 : Dans le cadre de mes études exactement. I : Euh, as-tu des croyances religieuses qui peuvent interférer avec tes choix de contraception ? E10 : J'ai des croyances religieuses, mais c'est pas elles qui font le choix, en tout cas moi je pense pas qu'elles influencent mes choix de contraception. I : D'accord euh, quel est ton mode de contraception actuel ? Du coup, j'imagine qu'il n'y en a pas ? E10 : Du coup, là non, y en a pas. I : Et les autres modes de contraception que tu as déjà utilisés aupara- vant ? E10 : Euh, la méthode naturelle de régulation des naissances. I : D'accord, pour laquelle tu avais eu une formation, euh ? E10 : Absolument pas, j'aurais dû la faire, je dois avouer que voilà, moi c'était pas très sérieux la façon dont je l'ai faite. Après moi, on m'avait dit que c'était très important, que le plus important là-dedans, c'était d'être à l'écoute de son corps, moi j'avais un corps qui était assez parlant à ce niveau-là, donc voilà je me suis fiée à ça et pour l'instant ça a toujours fonctionné. 157 I : D'accord, quel est ton point de vue sur les différents moyens de contraception ? On peut faire un par un, si tu veux ? E10 : Alors moi j'ai euh, j'ai pas forcément de point de vue sur les méthodes de contraception, y en a un pour moi qui est vraiment impor- tant, c'est de pas utiliser d'hormones. J'ai vraiment la profonde convic- tion que c'est très nocif pour la santé d'utiliser, à long terme en tous cas, après une fois de temps en temps pourquoi pas, mais à long terme en tous cas, de se donner des hormones, je pense vraiment que c'est oui, voilà, qu'il y a des effets à long terme. Et donc du coup, tous les moyens de contraception qui sont hormonaux, moi je refuse totalement. En tout cas personnellement, si je devais un jour changer ma contracep- tion, je ne prendrai jamais quelque chose hormonal. Si j'en ai la possi- bilité. Après les autres moyens de contraception I : Quel euh, de quoi t'as peur par exemple, au niveau des risques, tu dis que c'est dangereux ? E10 : Euh, pfff, sans parler de toute la liste qui a été faite, de tous les effets secondaires de la pilule, qui a été très médiatique, moi je consi- dère que les hormones sont vraiment un moyen de communication du corps, de différentes parties du corps à une autre et que on vient com- plètement modifier ça, et je pense que le corps peut en tout cas ne pas bien réagir du tout par cet apport extérieur qu'il n'a pas voulu, en quelque sorte. Et c'est ça dont enfin, j'ai pas peur d'un effet secon- daire en particulier, j'ai juste un peu, euh, j'ai pas envie. Moi ça me donne vraiment l'impression que je vais abimer mon corps en faisant ça. Voilà, c'est vraiment une profonde conviction, elle est pas appuyée forcément sur des faits concrets, précis, mais voilà. I : Et t'aurais l'impression que c'est pas réversible, ces effets ? E10 : Euh, j'ai pas envie de prendre le risque, voilà. Euh, après bon, j'ai, cette conviction elle est on va dire consolidée en parlant avec tout un tas de personnes qui m'ont dit que elles notamment, elles avaient arrêté la pilule pour tout un tas de raisons, euh prise de poids, dépres- sion, euh c'est les 2 principaux. Y en avaient qui me disaient qu'elles sentaient que leur corps du coup, était plus bien régulier, qu'il était un peu perturbé par tout ça, voilà. Bon, y a pleins d'autres amies qui m'ont dit que ça leur faisait rien du tout. Mais en connaissant les deux, j'ai pas voulu Puis j'ai parlé aussi avec euh, quelques médecins, bon c'est des médecins qui ont aussi leur point de vue là-dessus, donc c'est pas très objectif, mais qui eux par exemple, ne prescrivent jamais la pilule, parce que pour eux c'est pareil, c'est vraiment pas bon quoi. I : D'accord. Et du coup, ils prescrivent quoi ? E10 : Je pense qu'ils proposent euh alors, on n'en a pas parlé, mais je pense qu'ils proposent du coup, d'autres moyens de contraception, euh style stérilet cuivre, euh préservatif, je pense. I : D'accord E10 : Enfin, je pense que quand ils peuvent l'éviter, ils l'évitent. Après bon, si c'est la demande du patient, c'est la demande du patient. I : Ben oui Du coup on va rester, du coup, tu les classes tous pareil, tu les mets ensemble pilule, implant, patch, anneau ? E10 : Oui, moi je les mets vraiment ensemble à partir du moment o c'est un apport hormonal. I : Et est-ce qu'ils pourraient avoir des avantages selon toi, ces moyens quand même ? E10 : Oh oui oui, bien sûr. Euh, ben après c'est tout, c'est ce que j'ai pu retenir de cette formation, du stage que j'ai fait, c'est que, ben la pilule effectivement, c'est un moyen très efficace, mais faut être un minimum organisé, ne pas être tête en l'air, sinon bon ben voilà, mais sinon, c'est un moyen très efficace. Euh, tout ce qui est patch, euh stérilet hormo- nal, implant tout ça, c'est vrai que c'est bien parce qu'on n'a pas à y penser, faut juste régulièrement je crois, euh, non pas le stérilet hormo- nal, si faut le changer tous les 2 ans ? I : 5 ans E10 : Oui voilà, ça permet d'avoir l'esprit libre, quand on est en cohé- rence avec cette prise d'hormones, c'est vraiment des moyens très efficaces et très malins, si je puis me permettre parce que ça permet vraiment d'être tranquille, de pas penser à ça et puis ben voilà, ils sont efficaces. I : D'accord et euh, des bénéfices ? D'autres bénéfices par exemple, sur la santé ou t'as vraiment que des effets négatifs ? E10 : Alors, il me semble que pour certaines, alors, c'est peut-être une idée que j'ai, mais il me semble que pour certaines personnes qui justement, y a pas quelque chose de régulier au niveau hormonal, ça peut aider, mais je suis pas Il me semble que par exemple, alors je sais pas si c'est une histoire que j'ai entendue ou si c'est moi qui me suis fait cette idée, mais que y avait des filles qui par exemple, n'avaient pas un apport régulier ou quelque chose comme ça et qu'on leur avait prescrit une pilule, justement pour réguler euh I : Un apport de ? E10 : D'hormones, pardon, qui fonctionnaient peut-être pas bien ou qui n'était en tous cas pas assez régulier, et on leur avait prescrit la pilule pour régulariser tout ça. Et donc après, est-ce que c'est judicieux, j'en sais rien, est-ce que c'est une histoire vraie, je me souviens plus, enfin, voilà, y a peut-être ce bénéfice-là. I : D'accord. Au niveau des désavantages, effets indésirables, con- traintes, est-ce que tu as d'autres choses à dire ? E10 : Sur les hormones ? Ben la pilule, qui est effectivement contrai- gnante, parce qu'il va falloir la prendre tous les jours, à heure fixe. Euh, après ben les autres, implant, stérilet, bon ben y a la Si alors, je sais que y a eu des amies qui ont eu quelques problèmes après la pose d'un stérilet, o elles ont eu des douleurs, je suis pas sûre que ça arrive à tout le monde, mais peut-être qu'il y en a qui le supportent pas bien. L'implant j'imagine, c'est comme toutes les chirurgies, il peut aussi y avoir des rejets, donc il peut y avoir des effets indésirables au niveau de tout ça et puis, après y a tous ceux dont j'ai entendu parler, des effets indésirables de l'apport d'hormones dans le corps. Voilà. I : D'accord. Euh, sur les hormones, tu as d'autres choses à dire ? E10 : N'en prenez pas ! (Rire) Non, non non, j'ai rien d'autre à dire. I : Et du coup, le stérilet ? Qu'est-ce que, quel est ton avis sur le stérilet au cuivre ? E10 : Euh, ben moi je pense que c'est un bon moyen de contraception, du coup. Euh, je sais plus si y avait des études sur l'effet du cuivre, je crois qu'elles ont pas été, enfin je sais plus ce que j'avais lu là-dessus, mais bon je suis pas sûre que ça avait été vraiment validé, donc après au niveau santé, c'est bien. Moi personnellement, je sais pas si j'arriverais à avoir quelque chose de permanent dans mon corps, qui n'appartienne pas à mon corps. Bon je suis pas sure que je me sentirais très à l'aise avec ça, après euh, non je trouve que c'est un moyen plutôt intelligent de régulariser les naissances, quand pendant une période o on est sûr qu'on ne veut pas d'enfant. I : J'ai oublié ma question Oui du coup, à propos oui, les avantages du stérilet au cuivre ? E10 : Eh ben c'est malin, parce qu'on n'a pas à y penser, euh, c'est vraiment constant. Si on veut le retirer, c'est assez facile, je crois pas, je sais pas si faut attendre euh, plusieurs cycles ou même un cycle après pour pouvoir essayer, donc il me semble que ça quand même, c'est avantageux. Voilà y a pas de contrainte au niveau des rapports, non, je trouve ça très positif. Je ne le ferais pas, mais je trouve ça très positif. I : Au niveau du mode de fonctionnement, est-ce qu'il y a des choses qui te dérangent ? E10 : Euh, non. I : Non, juste le fait que ce soit un corps étranger ? E10 : Corps étranger oui euh, après c'est aussi pour ça, c'est une des raisons pour laquelle j'aime la méthode naturelle, c'est que j'aime, puis aussi toujours cette histoire d'hormones, c'est que j'aime euh, j'aime que mon corps, il fasse aussi comme il est censé faire et donc, du coup je crois que le stérilet au cuivre, ça bloque, alors je sais plus c'est quoi, ça bloque la nidation, non ça bloque quoi ? I : Le passage des spermatozoïdes ? E10 : Oui, voilà c'est ça, oui, c'est ça, bon ben alors, aucune contrainte au corps. I : Rarement, je pense que ça doit être aussi de temps en temps abortif, mais le plus souvent c'est spermicide. E10 : Voilà, c'est que c'est spermicide. Bon ben alors I : Donc y a des gens que ça dérange. Que ça puisse, de temps en temps, être abortif. Y a aussi des gens qui disent que c'est que abortif, dans le sens o ça empêche la nidation quoi. Notamment dans les populations catholiques, y en a qui sont complètement bloqués à cette idée là E10 : Ah oui, j'avais entendu ça. I : parce que ça empêche la nidation. Donc euh, c'est pas ton cas ? E10 : Non, non non non. I : Et euh, si par exemple, on te disait qu'on le sent pas du tout ? Euh, c'est la peur de le sentir ? Par rapport au corps étranger, qu'est-ce qui ? . E10 : Non, c'est pas du tout la peur de le sentir, c'est vraiment l'histoire d'avoir un morceau de plastique dans l'utérus, enfin, voilà moi ça me, je sais pas. Là par exemple, j'ai eu une opération et j'ai des petits fils de plastique qui sortent de mon ventre encore et euh, je me sens pas très à l'aise avec ça quoi. Et de savoir que c'est euh, ouais, je sais pas. Après bon voilà euh, si j'avais pas d'autres choix, si par exemple, je me rendais compte que la méthode naturelle n'était pas efficace pourquoi pas, je serais capable de passer au-delà, mais comme je sais que j'ai une autre option, qui est pour moi efficace, enfin, qui en tout cas pour moi fonctionne euh, du coup voilà, je veux pas me casser la tête à passer au-delà de ce ressenti que j'ai. I : D'accord. Est-ce que tu vois des désavantages, des effets indési- rables, des contraintes dans le stérilet au cuivre ? E10 : Euh, non. Ben j'ai, si j'ai une amie effectivement, ça lui a causé des douleurs, qu'elle n'avait pas avant. Mais bon, j'avais l'impression que quand j'en parlais avec elle, elle me disait que c'était loin d'arriver à toutes les femmes. Donc voilà, je pense que ça peut être la contrainte, la grosse contrainte pour euh, parce que j'imagine que les personnes utilisent le stérilet pour rien sentir, justement pour être libre par rapport à la contraception, si après on ressent des douleurs par rapport à ça, c'est un peu dommage. I : Ouais, y a quand même des petites solutions, mais c'est vrai que ça marche pas parfaitement pour tout le monde quoi. Euh (Silence) Est-ce que tu vois des choses à rajouter ? E10 : Sur le stérilet ? I : Ouais, sur le stérilet ? 158 E10 : Euh, non. I : Avantages, inconvénients, effets indésirables ? E10 : Ouais, je pense que j'ai tout dit. I : Donc ce serait un moyen acceptable, mais pour l'instant t'en ressens pas le E10 : Non, moi j'en ressens absolument pas le besoin. I : Est-ce que tu saurais classer les différents moyens de contraception, par efficacité ? Du plus efficace au moins efficace ? E10 : Euh, je crois, ça sera pas juste juste, mais je pense que c'est une généralité. Il faut que je le fasse du coup ? I : Euh, oui ! E10 : Euh, du coup ben, je pense que tout ce qui est le plus efficace justement ben, c'est les stérilets cuivre/hormonal, implant, euh, la pilule, je crois qu'elle a la même efficacité, mais que dans les statis- tiques on en enlève un peu justement, pour les personnes qui l'oublient, donc elle est un peu moins efficace à ce niveau-là. Euh, pareil pour le préservatif, qui normalement est très efficace, mais pareil, on en enlève aussi un peu dans les statistiques parce que euh, des personnes le mettent pas bien, ou euh, savent pas bien l'utiliser, euh, pareil pour le préservatif féminin. Donc oui, c'est ça. Ça doit être euh, stérilet hor- monal, implant, stérilet cuivre, après peut-être euh pilule, préservatif euh, y a quoi encore, le préservatif féminin, non je crois qu'il est un peu moins efficace que le préservatif L'anneau oui après, je crois que la méthode naturelle est au plus bas. (Rire) I : Au niveau des méthodes naturelles t'utilises, euh, c'est la sympto- thermie que t'utilises ou d'autres ? E10 : Sympto-thermie, c'est par rapport à la température, j'imagine ? I : Sympto-thermie, c'est glaire plus température, glaire cervicale plus température. E10 : Oui, euh, bah, moi c'est ça, c'est un. I : Après, t'as la méthode des jours o juste tu comptes les jours E10 : Oui, c'est un peu un mélange, voilà. C'est plus avec les glaires et puis les jours. C'est un mélange, en général, j'arrive à bien voir. I : D'accord, euh, est-ce que tu penses qu'il y a des âges ou des pé- riodes de la vie, o certains moyens sont plus adaptés que d'autres ? En dehors du désir de grossesse. Des gens qui n'en ont pas besoin, par exemple ? E10 : Euh, en dehors du désir de grossesse ? I : Oui, tu n'as pas besoin de contraception, quand tu désires une gros- sesse. E10 : Oui, mais c'est plus dans le non désir de grossesse. Ben moi, je sais que par exemple, une personne que je connais, qui voilà, a eu plusieurs enfants, au bout d'un moment, c'est sûr elle en voulait plus, elle avait pas envie de prendre de risque avec la méthode naturelle, donc elle a mis un stérilet, donc à ce niveau-là, je trouve que c'est très adapté à sa situation, étant donné qu'elle voulait être sûre de plus avoir d'enfant. I : Oui, donc tu prends un moyen plus efficace, quand t'en as eu assez. Tu peux te permettre de prendre un moyen moins efficace, quand tu veux encore des enfants, même si c'est pas forcément pour tout de suite. C'est ça que tu veux dire ? E10 : Voilà Euh, c'est plus dans le non désir d'enfant. Parce que tu dis au-delà du désir d'enfant, c'est plus dans le non désir d'enfant, donc euh I : Quand je disais désir de grossesse, c'était désir de grossesse euh, immédiat. E10 : Oui, ben, oui alors non. Ben plus adapté en fonction de l'âge euh, j'imagine que tout ce qui est implant ou stérilet, c'est peut-être mieux quand on est jeune, alors c'est peut-être une croyance, parce que peut- être que le corps supporte mieux ce genre de choses, enfin, j'imagine. Après non, je pense pas qu'il y en ait qui soit forcément plus adapté à l'âge. Je connais moins tout ce qui est anneau, préservatif féminin, tout ça. I : Et entre les périodes de vie, si t'es célibataire, si t'as plusieurs partenaires, si t'as ou si justement, t'es fixe ? E10 : Ah, euh, ben non, si t'as plusieurs partenaires I : Enfin, plusieurs, je veux dire, si t'es amené à changer ou enfin, voilà E10 : Ah oui. Ben si t'es amené à changer de partenaire, moi je préco- nise toujours le préservatif, là je trouve que pour le coup, c'est plus que contraceptif, c'est aussi anti MST, donc c'est bien, mais ça peut être aussi en plus de quelque chose qu'on considère comme plus efficace. Moi je pense qu'il faut aussi être cohérent avec ce qu'on utilise. Si on est sûr par exemple, de Ben par exemple, moi je sais qu'en plus des hormones je pourrais jamais prendre la pilule, parce que je suis trop tête en l'air quoi. Impossible pour moi, je pense. Euh, non je sais pas. I : D'accord. Et en cas de rapport sexuel non ou mal protégé, si tu veux éviter de tomber enceinte, est-ce que tu sais quoi, comment faire ? E10 : Y a déjà eu le rapport ? I : Oui E10 : Ben, je sais que y a la fameuse pilule du lendemain, mais qui pour le coup est vraiment une bombe d'hormones quoi. Donc c'est pas terrible pour le corps. Après ben, y a tout ce qui est avortement. Ah non, faut pas parler d'avortement ? I : Ben non, c'était plutôt dans les jours qui suivent. E10 : Ah, ben pilule du lendemain alors. D'autres moyens, je sais pas. A part boire beaucoup d'alcool (Rires) I : Je sais pas si ça marche. E10 : Non, je sais pas, moi je connais que la pilule du lendemain. I : D'accord. Tu peux aussi poser un stérilet au cuivre, dans les 5 jours. Si un jour E10 : Du coup, c'est le fameux effet abortif alors ? I : J'imagine, mais je sais pas bien, c'est pas clair. Je dirais que comme tous les trucs o tu peux avoir un avis tranché, t'as les gens qui ont un avis tranché pour dire que c'est abortif et ceux qui ont un avis tranché pour dire que ça ne l'est pas. Et du coup, non je sais pas, je pense que c'est abortif effectivement, quand tu le mets post euh Voilà. Est-ce que tu as des questions ? Est-ce que tu t'es sentie suffisamment infor- mée dans ton parcours ? E10 : Euh, moi des informations extérieures, je me suis pas sentie suffisamment informée, parce que effectivement, tout ce que je sais de la contraception, enfin la plupart des choses que j'ai apprises de la contraception, c'était surtout, euh, à ce stage. Après faut dire que j'ai pas spécialement cherché, parce que voilà, je suis vraiment dans quelque chose de naturel, j'aime pas quand y a quelque chose qui vient perturber l'ordre naturel de mon corps et donc, moi la solution, enfin, la meilleure solution, c'était le préservatif et la méthode naturelle. Il s'avère que mon partenaire n'aime pas le préservatif, donc voilà ! I : Et du coup, est-ce que tu as des questions ? E10 : Non, non, j'ai pas plus de questions que ça. Non. I : Du coup, tu es satisfaite de ton moyen de contraception, ben, pas actuel du coup. E10 : Oui oui, ben en tous cas, celui que j'ai utilisé pendant un peu plus de 2 ans, oui oui, j'en suis très satisfaite, après je sais que le risque zéro n'existe pas, surtout pour un moyen aussi approximatif que celui que j'utilise, parce qu'en plus j'ai même pas fait de formation. Mais euh, je suis aussi, je peux me le permettre parce que je suis prête à accepter une naissance, au cas o elle arrive, même quand c'était pas le moment que je voulais. J'ai cette flexibilité là que n'a pas forcément tout le monde, je peux comprendre que ben des gens ne veuillent vraiment pas avoir d'enfant à ce moment-là ou à un moment T quoi. C'est pas mon cas, donc je sais que je peux me permettre d'avoir une méthode qui euh, si elle est pas efficace à un moment, ben ça me va, c'est pas grave. Voilà. I : D'accord, ok, bon, ben super, c'est tout bon ? E10 : Oui, c'est tout bon I : Ben merci alors ! 25min Entretien 11 : 27/07/2016 - Investigatrice 2 - Domicile investigatrice I2 : Merci d'avoir accepté de prendre du temps pour répondre à mes questions. Comme je te l'ai déjà dit, donc avec Claire, on fait une thèse sur l'opinion des gens et les connaissances des femmes, sur les contra- ceptions hormonales (implant, stérilet, pilule, patch) et le stérilet au cuivre. Voilà, donc il s'agit surtout que tu me dises, tout ce que tu sais de bien ou de pas bien sur ces différentes contraceptions et qui font que tu les choisirais ou pas. Voilà, sans aucun jugement, ni rien que ce soit. Et si tu as des questions, à la fin, tu me les poses et puis on verra si j'arrive à y répondre. (Sourire) E11 : (sourire) Ouais, d'accord. I2 : Du coup, juste pour se resituer, quel âge as-tu ? E11 : 21 ans. I2 : Ok, euh, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Est-ce que tu travailles ? Est-ce que tu fais des études ? E11 : Euh, je suis étudiante en école d'ingénieur, sur Paris. I2 : D'accord. Mmm et du coup, au niveau situation familiale, est-ce que tu es mariée ? Est-ce que tu as des enfants ? E11 : Non, je suis célibataire. I2 : D'accord. Heu, jamais eu du coup, de grossesses ou d'IVG ? E11 : Non, jamais. I2 : Du coup, actuellement, tu es sous quelle contraception ? E11 : Je suis sous pilule euh, c'est une 4ème génération, je crois. I2 : Que tu prends en continu ou ? E11 : Non, c'est 21. I2 : D'accord, avec une semaine d'arrêt et puis tu reprends après E11 : Mmm, ouais. I2 : Et est-ce que tu as eu des soucis d'oublis ou est-ce que pour toi, c'est facile de prendre tous les jours et puis de ? E11 : Non, ça fait quasiment 4 ans, j'ai dû l'oublier peut-être 2 fois, donc à chaque fois, y a jamais eu de problème. Et, j'ai changé, c'est la 2ème que j'ai J'ai une fois, o j'ai changé parce qu'en fait, je l'ai arrêtée quelques semaines pour la reprendre et à la reprise, ça a fait un peu n'importe quoi, j'avais mes règles, quasiment tout le temps, du coup, je l'ai arrêtée et j'en ai pris une autre. I2 : D'accord. Et la première fois, elle allait bien celle-là ? E11 : La première fois, elle allait très bien, c'est quand je l'ai arrêtée et que j'ai voulu la reprendre que ça a 159 I2 : Et à part les problèmes de règles irrégulières, est-ce que tu as eu d'autres soucis avec la pilule ? D'autres effets secondaires, d'autres choses ? E11 : Non aucun, euh, ça me va assez bien comme contraception. I2 : Ok, est-ce que tu as entendu dire, qu'il y avait des effets secon- daires, chez d'autres personnes qui ont la pilule et qui du coup, t'auraient fait changer de moyen de contraception ou est-ce que toi, ça te va bien et que ? E11 : Moi personnellement, celle que j'ai, elle me va très bien, après y a tout ce qu'on entend sur les pilules de dernière génération et tout ça, les risques. Moi, celle-ci elle me va très bien, puis j'ai fait contrôler, les prises de sang, tout ça, c'est tout stable depuis que je la prends. Moi, celle-ci, elle m'irait très bien, mais après, c'est vrai qu'on entend des trucs pas très rassurants (sourire) I2 : Et c'est quoi, du coup, qui que tu as entendu, qui était pas rassu- rant ? E11 : C'était des histoires de thrombose, de risques cardiaques, tout ça, de certaines pilules Après, fin, j'ai entendu que c'était surtout au début, fin que si ça m'a jamais fait de mal en 3 ans, qu'il y avait pas trop de raisons que I2 : Oui, en général, c'est la première année, donc du coup, quand on change de pilule, la première année, à chaque nouvelle pilule, euh, ou si y a un nouveau facteur qui s'ajoute, euh, si on fume alors qu'on fumait pas au départ ou voilà, mais normalement, si ça s'est bien passé depuis 3 ans, y a pas de raison, en changeant pas de pilule et en rajou- tant pas d'autre effet, d'autre facteur de risque. E11 : Oui, c'est ça, ben je fume pas, ni rien. I2 : Ok et oui, du coup, c'était surtout avec les 3èmes générations qu'il y avait ces soucis-là. E11 : Mmm, ouais. I2 : La tienne, si c'est une 4ème, y a pas de souci particulier. E11 : Il me semble que j'avais regardé, la dernière fois qu'on en avait parlé. (Rire) I2 : Euh, du coup, les 2 oublis, y a pas eu de soucis, pas eu besoin de, donc on a dit pas d'IVG, pas eu besoin de pilule du lendemain ? E11 : Euh non, pilule du lendemain, je l'ai prise une fois, quand j'avais pas encore la pilule normale, sinon à chaque fois, ben y a une fois, o c'était pas une époque o je m'en servais globalement de la pilule, donc ça a rien fait, et sinon non, c'était ben protection supplémentaire pendant une semaine. I2 : Par préservatif ? E11 : Mmm I2 : Ok et si jamais du coup, tu l'oubliais vraiment, tu sais ce qu'il faut faire ? E11 : Ouais, du coup c'est, fin ça dépend la semaine, parce que je sais que suivant la semaine, je peux en prendre deux le même jour si, fin la continuer et après prendre le préservatif en plus, ou I2 : En gros, c'est, fin du coup, la tienne, c'est une qu'on prend 3 semaines et qu'on arrête une semaine, donc c'est une o y a les 2 hormones, je pense, œstrogènes et progestérone, du coup, y a 12 heures de délai, si ça fait moins de 12 heures, on s'en fiche, on peut reprendre celle qui a été oubliée, bon ça en fait 2 le même jour, mais c'est pas grave E11 : Oui, c'est ça, j'en prends 2. I2 : Si c'est plus de 12 heures, il faut pendant, on reprend pas celui qui a été oublié, il faut prendre celui d'après et pendant 7 jours, il faut mettre en plus un préservatif E11 : Ouais I2 : Et si c'est tombé du coup, dans la dernière semaine, il faut pas euh, faire la semaine d'arrêt, faut enchainer de suite E11 : Faut direct enchainer la plaquette. I2 : Voilà, parce que du coup, il faut une semaine pour que la pilule soit efficace, c'est pour ça qu'il faut une semaine de préservatif, quand on a fait une pause pour la reprendre. Voilà et la pilule du lendemain, tu sais dans quel délai il faut la prendre et ? E11 : Euh, il me semble que ça dépend, parce que moi, on m'avait dit 72 heures et entre temps, j'ai entendu des gens qui disaient que c'était plus long, mais j'aurais pas trop confiance après 72 heures. (Sourire) I2 : Oui, voilà, après ça peut, y en a une qui est que de 3 jours, l'autre peut potentiellement aller jusqu'à 5 jours, euh, si c'est dans les 24 heures, on sait qu'il y a plus de 90% d'efficacité, déjà en 2 jours, ça descend à 70 et du coup, voilà, en dessus de 3 jours euh, ça chute énormément, on est en dessous de 50. E11 : Ouais I2 : Du coup, c'est pour ça que si y a un retard de règles, même si y a eu la pilule du lendemain, faut faire une prise de sang et vérifier euh, voilà et éventuellement, y a le stérilet au cuivre, qu'on peut poser aussi dans les 5 jours et qui peut permettre à la fois d'éviter la grossesse et de faire contraception après. E11 : Mmm I2 : Voilà. Du coup, est-ce que tu avais essayé d'autres contraceptions ? A part, la pilule ? E11 : Euh, moi non. Fin je veux dire, préservatif en complément, mais sinon, moi j'ai toujours pris que la pilule. I2 : D'accord, préservatif masculin, du coup ? E11 : Ouais I2 : Et ça, bon même si c'est pas hormonal, est-ce qu'il y a des, est-ce que tu trouves des points positifs et des points négatifs, euh, est-ce que ça te va bien ou est-ce que c'est vraiment juste parce que y avait eu un problème de pilule, du coup ? E11 : Euh, non ben, de toute façon, quand c'est au début d'une relation ou quoi, je prends jamais que la pilule. Après, c'est vrai que, ben y a le côté o ben, le préservatif t'es obligé d'attendre d'être déjà un peu dans l'acte pour le mettre, (rire) ben le masculin. Le féminin, je crois que tu peux le mettre, plus avant. I2 : Ouais, on peut le mettre avant, fin au moment o on a décidé d'avoir un rapport, y a pas besoin d'attendre, euh, vu que chez la femme, y a pas d'érection ou quoi que ce soit, euh, voilà. (Sourire) E11 : Ouais, j'ai jamais essayé, la chose. I2 : Et du coup, y a pas de, fin c'est au début d'une relation, après quand elle devient sérieuse, tu l'enlèves, y a pas de souci au fait que ce soit un corps étranger, ça te dérange pas spécialement de le mettre ? E11 : Mmm, non, non non, ça I2 : Ok et à part la pilule, est-ce que tu connais d'autres moyens de contraception ? Comme ceux dont j'ai parlé au début, est-ce que tu les connais ou tu as entendu dire des effets positifs ou négatifs, qui feraient que tu les voudrais pas ou que tu les voudrais, si jamais tu devais changer, si la pilule allait plus ou que tu l'oublies souvent ? E11 : Euh, ben le stérilet, y a au cuivre ou hormonal ? I2 : Ouais E11 : C'est vrai que, ben l'aspect au cuivre me fait un peu plus peur (sourire) que l'hormonal, le fait que ce soit, ben c'est, en fait, ça fait comme une inflammation dans les muqueuses, non ? Et ça I2 : Alors, ça c'est ce qu'on entend, sur internet ou C'est pas une inflammation, le cuivre, en fait, c'est un stérilet, donc comme l'autre, qui a une forme de T , sauf qu'il est recouvert de cuivre et du coup, le cuivre c'est toxique pour les spermatozoïdes. Donc les spermato- zoïdes qui passent se font détruire, entre guillemets, par le cuivre. C'est toxique pour l'ovule, si jamais y avait quand même ovulation et qu'il venait dans l'utérus et ça amincit aussi la paroi de l'utérus, du coup, y a pas assez d'épaisseur pour qu'il puisse y avoir une implantation, si jamais y avait quand même une fécondation. Mais euh, ça crée pas une inflammation, parce qu'avant on disait, il faut pas mettre d'anti in- flammatoire, quand on a un stérilet, parce que du coup, il y a plus d'inflammation, c'est pas une inflammation, c'est vraiment le cuivre lui-même, qui est toxique. E11 : Ah oui, d'accord. I2 : Voilà et par contre, y a une action que au niveau de l'utérus, déjà y a pas d'hormone et ça a pas d'effet autre que sur l'utérus, parce que du coup, le cuivre est vraiment qu'à l'intérieur. E11 : D'accord. I2 : Alors que celui hormonal, bon y a le fait d'avoir un corps étranger, qui déjà perturbe le développement de l'utérus et en plus, y a l'hormone, qui du coup n'agit, c'est une seule des 2 hormones qu'il y a dans ta pilule, c'est que la progestérone et elle agit, quasiment qu'au niveau local, donc y a quand même moins d'effets secondaires, au niveau du cholestérol ou d'autres choses et par contre, elle évite quasi- ment à chaque fois l'ovulation. Euh, elle diminue pareil, l'épaisseur de l'utérus, donc du coup, y a moins de possibilité de nidation et du coup, ça fait aussi moins de règles, donc souvent pour les dames qui ont trop de règles, on préfère celui aux hormones que celui au cuivre. Celui au cuivre, comme il a pas d'action hormonale, on retrouve les cycles d'avant ; si on avait des règles abondantes, elles redeviennent abon- dantes, si elles étaient irrégulières, elles redeviennent irrégulières. Et euh, celui aux hormones, il augmente aussi l'épaisseur de la glaire cervicale, qui est à la base du col, donc ce qui fait que c'est plus com- pliqué pour les spermatozoïdes de passer. E11 : D'accord, ouais. I2 : Voilà, mais c'est pas vraiment une inflammation, comme on enten- dait dire avant. E11 : Mais c'est vrai qu'après, les contraceptions hormonales, fin là moi je vois que tout ce qui est pilules, c'est entre guillemets compliqué, c'est que là par exemple, j'ai une période, ben ça fait plusieurs mois, o je m'en sers pas (rire), fin je la prends mais ça sert à rien I2 : Au niveau contraceptif ? E11 : Ouais et je sais jamais, y a des gens qui me disent ha t'es folle, faut que tu l'arrêtes , mais à la fois, la dernière fois que je l'ai arrêtée pour une courte période, pour seulement quelques mois, après quand je l'ai reprise, ça a été n'importe quoi Donc je sais pas trop, après je me dis, sinon, en fait je sais pas la période sur laquelle, elle va m'être inutile donc je sais jamais si ça vaut le coup, de l'arrêter, de la gar- der I2 : Oui, ben c'est vrai que déjà, il faut plusieurs semaines après l'arrêt pour que le cycle redevienne comme il était, revienne à son cycle de base et pareil, il faut souvent, 2-3 mois, pour que en prenant la pilule, le corps s'habitue. Bon, s'il l'a déjà fait une fois et qu'il la supportait bien, en général, ça se passe bien, mais du coup, toi la der- nière fois, ça l'a pas fait. Et euh, comme on disait, c'est dans la pre- mière année de pilule qu'il y a le plus de risques Bon, après quand on reprend, exactement la même, avec le même dosage, y a quand 160 même moins de risques, mais du coup, euh, voilà, c'est un peu embê- tant de faire des arrêts, de reprendre E11 : Oui, voilà, puis même si c'est pour la reprendre, au final, 2 mois après I2 : Voilà, c'est vrai, que ça aura pas eu le temps de se remettre en route, que déjà tu vas le reprendre. Euh, après, c'est des doses d'hormones qui sont quand même infimes et euh, et qui du coup, compensent entre guillemets, celles qu'on sécrète naturellement, sauf que ça mime un état stable hormonal, comme quand on est enceinte, donc y a pas de règles et au moment o on arrête, pendant la semaine d'arrêt, c'est pour ça, qu'à ce moment-là, il y a les règles. Donc, du coup, pendant ce temps, tes ovaires se mettent au repos, elles sécrètent plus les leurs, du coup, y a pas de surplus hormonal. E11 : Mmm, d'accord. I2 : Donc, si c'est bien toléré, qu'il y a pas de cholestérol, pas de souci de poids ou autre chose, voilà, c'est pas forcément utile de l'arrêter pour rerisquer d'avoir plusieurs semaines pour que ça se rééquilibre. E11 : Oui, c'est ça finalement, parce que je me dis, il suffit que je l'arrête, pour que je veuille la reprendre, de suite après. I2 : Mmm, voilà et puis, quand on la reprend, il faut une semaine pour que ça soit efficace, sans compter le temps que le corps s'habitue. Donc, voilà, après, sauf pour les gens qui vraiment la supportent pas ou qui ont tendance à l'oublier, ils seront pas obligés d'y penser pendant le mois o ils en ont pas besoin, fin pendant la période o ils en ont pas besoin. E11 : Ouais, ça c'est vrai que l'oubli, fin j'ai jamais eu de problème, j'ai jamais mis d'alarme ou de truc comme ça. (Rire) I2 : Ah oui. (Sourire) E11 : Ouais, je la prends. I2 : Et même pour la reprendre, une semaine après, y a pas besoin d'une alarme ou ? E11 : Euh ouais, alors ce que je fais, c'est que d'habitude, ça marchait très bien, parce que je la reprenais le lundi et je sais pas, le lundi matin, ça (rire), j'y pensais et je sais pas ce que j'ai fait, un jour je l'ai pris le dimanche, à la place du lundi, du coup, maintenant je me mets des alarmes, pour pas la prendre le mauvais jour. (Rires) I2 : Ah oui (sourire), pour reprendre le dimanche. E11 : Oui, un jour je me suis levée tôt le dimanche et je, machinal, je l'ai prise. Et du coup, maintenant je me dis, je mets une alarme, ouais, la première semaine, j'en mets juste une, pour la première pilule de la plaquette et après c'est bon. I2 : Ok. Du coup, à part la peur de l'inflammation, y avait d'autres choses, au niveau du stérilet, qui faisaient que tu le choisirais pas ? E11 : Euh, en soit, ouais c'est, ben après j'en sais pas énormément, mais ouais, c'est plus un peu une appréhension que, je pense que si je me documentais vraiment I2 : Et, plus le côté cuivre que hormone finalement ? E11 : Ouais, ben les hormones, en soit j'en prends déjà avec la pilule donc I2 : Mmm, oui. Du coup, oui, t'as pas de souci, voilà, avec le fait de prendre des hormones. E11 : Non I2 : En ce moment, on entend beaucoup de pas d'hormones et pas de corps étranger . Les hormones, ça te dérange pas spécialement ? E11 : Ben disons que, jusqu'ici, avec l'expérience que j'ai eue, ça m'est toujours bien allé, après c'est vrai qu'on sait jamais I2 : Et c'est toi qui avais choisi la pilule ou c'était la seule chose que tu connaissais, quand on te l'a prescrite ? E11 : Euh, c'était pas la seule que je connaissais, mais c'est, ben, c'est celle que je connaissais le mieux déjà et puis, c'est la première, c'est un peu celle qu'on m'a proposée, si j'avais dit non je veux pas, je veux ça , j'aurais pu, mais c'est ce qu'on m'a proposé et I2 : D'accord, oui, puis comme ça s'est bien passé. E11 : Ouais I2 : Ok et euh, oui, sur le stérilet, c'est plus que tu connais pas trop, par contre, le fait de poser un corps étranger, ou l'endroit, ou la façon dont ça se pose, y a pas spécialement de E11 : Ca non, y a pas, moi j'ai pas de problème, ouais, non, qu'on me mette un corps étranger ou quoi, ça me I2 : Oui, ça te pose pas de problème ? E11 : Mmm, non. Puis, ouais, ça par contre, je connais pas très bien, mais euh, l'implant, sous la peau, euh, fin, ça fonctionne comment exactement ? I2 : En fait, c'est euh, du coup, ça se met dans la face interne du bras, c'est un petit, il fait 2 cm de long et cm de large à peu près, c'est un petit bâtonnet, qui contient que la progestérone euh, et qu'on insère, mais vraiment, donc avec une anesthésie locale et une petite aiguille, juste sous la peau. Donc ça fait qu'on le sent, nous, pour pouvoir le repérer pour l'enlever et la femme le ressent, comme ça elle sait qu'il est là. Après, si on s'amuse pas à mettre la main dessus, à regarder, ça se voit pas. E11 : Oui, puis en soit, c'est pas I2 : Oui, voilà, ça fait un petit relief, si vraiment elle a le bras bien allongé et qu'elle le touche. Euh, et du coup, ça diffuse pendant 3 ans. Alors que le stérilet, c'est 5 ans. E11 : Ouais, c'est ce que je me demandais, si il fallait, après combien de temps il fallait l'enlever. I2 : Ouais, le stérilet c'est 5 ans, qu'il soit au cuivre ou hormone. Et l'implant, c'est 3 ans, donc ça diffuse l'hormone pendant 3 ans, voilà, on fait plus rien et puis 3 ans après, il faut le changer. E11 : Mais du coup, ça diffuse, vu qu'on y touche plus, ça diffuse tout le temps pareil, comment ? On a ses règles et tout ça ? I2 : Oui, alors c'est ça le problème de l'implant, fin le problème ma- jeur, c'est que du coup, contrairement au stérilet qui agit que dans l'utérus ; l'implant il fait comme la pilule, il passe par le sang et du coup, après, il peut avoir des effets secondaires, un peu diffus et le problème des règles, c'est que y a. C'est à peu près 1/3 1/3 1/3. Y a 1/3 des personnes, qui auront plus du tout de règles, parce que du coup, comme y a des hormones en permanence, ça fait comme un statut de grossesse et du coup, y a plus de règles. E11 : Mmm ouais, c'est comme si tu enchaines toutes les plaquettes de ta pilule. I2 : Voilà. Mais par contre, y en a 1/3 qui auront leurs règles comme avant, ça modifiera rien. Et 1/3 qui auront des règles totalement anar- chiques, parce qu'en fait, d'avoir des règles en permanence, ça amincit quand même l'utérus, parce que du coup, il va pas, normalement il grossit au fur à mesure et au moment o on arrête les hormones, tout ce qui sert à rien entre guillemets, puisqu'il y a pas eu de fécondation et d'implantation, est évacué par les règles. Et là, quand on a des hor- mones en permanence, du coup, il va pas grossir en permanence, donc il finit par rester très fin et quand il est très fin, euh, y a des dames, qui du coup, ont des petites pertes, des petits saignements un peu anar- chiques, très fréquemment. Et ça, on peut pas le savoir avant d'avoir posé l'implant. E11 : Une fois que c'est mis, ouais. I2 : Donc du coup, euh, souvent, on dit, il faut attendre 3 mois, parfois 6, en tout cas, au moins 2-3 mois et si vraiment elle continue à saigner, parce qu'il faut le temps que le corps s'habitue, si vraiment ça reste anarchique, euh voilà, on peut changer de contraception. Mais ça on peut pas, c'est l'inconvénient, qu'on peut pas prévoir avant. E11 : Après oui, c'est, fin c'est pour d'autres choses aussi que, il peut y avoir des problèmes. Fin je veux dire, même une pilule ou quoi, ça peut, pas correspondre et faire n'importe quoi. I2 : Ah oui, oui, ben la pilule euh, y a œstrogènes et progestérone, fin dans celle que tu as, euh, y a différents dosages, donc on peut être trop dosé et avoir du coup, trop d'effets œstrogéniques ou au contraire, trop d'effets de la progestérone. Et si au bout de 2-3 mois, pareil, on voit que ça va pas, au niveau de l'irrégularité ou des règles trop abondantes, on peut changer. Ou comme les effets secondaires, la prise de poids, l'acné, les choses comme ça, y a des dames chez qui y en a, toi y en a pas eu, tant mieux (rire) et du coup, euh, on peut redoser un petit peu, plus d'œstrogènes, moins d'œstrogènes E11 : Ouais, moi de ce côté-là, ça m'a même plutôt arrangé, après je sais pas si c'est vraiment lié à ça ou pas, parce que je suis plus vieille maintenant donc I2 : Oui, alors on sait que, alors oui, faudrait voir sans hormones, pour voir si ça revient E11 : Ça fait 2 ans que j'en ai plus et 2 ans que j'ai la même, mais est- ce que c'est ça ? I2 : Ben, on sait que certaines hormones, qui sont mises exprès pour euh, fin, qui ont des effets sur l'acné et euh, le coté, c'est les œstro- gènes qui améliorent l'acné et c'est pour ça que du coup, quand on met que les progestatifs, dans l'implant ou dans certaines pilules, notam- ment qu'on peut donner aux femmes qui allaitent, euh, qui ont que de la progestérone, elles, du coup, peuvent donner des boutons. Et donc, du coup, l'œstrogène peut améliorer, au contraire, voilà. E11 : Ah ouais. I2 : Mais euh, mais ça faut attendre de l'avoir mis, pour voir ce que ça fait. Et le fait pareil, qu'il y ait un corps étranger, sous le bras, sous la peau, ça te poserait problème ou ? E11 : Ben, vu la taille et l'endroit, euh, non, pas vraiment. I2 : D'accord, oui, c'est comme pour le stérilet, c'est pas quelque chose qui te dérange ou qui E11 : Ben en soit, y a pas vraiment, y a aucun des moyens dont on a parlé qui me dérange, c'est juste que celui que j'ai là me convient, du coup, j'ai même pas songé à changer. Mais c'est vrai, que sinon, non, ça me pose pas du tout de problème. I2 : D'accord. E11 : Fin, c'est petit, c'est dans le bras. I2 : Oui, oui, en général, ça se sent pas, une fois que c'est posé. E11 : J'ai une copine qui en avait un et, fin, il a fallu qu'elle me dise regarde, c'est la . I2 : Mmm, ok. Et, du coup, oui, ce qui est patch et autres moyens de contraception, est-ce que tu en as déjà entendu parler ou pas spéciale- ment ? E11 : Euh, les patchs, j'ai pas, je connais pas trop comment ça I2 : Alors, c'est hormonal aussi. E11 : Ouais, c'est quoi ? 161 I2 : C'est que à la progestérone. De toute façon, y a que la pilule, qui a les 2. Euh, et du coup, ça, c'est, un peu comme l'anneau, je sais pas si tu connais. E11 : Mmm bof. I2 : Donc l'anneau, y a aussi que de la progestérone et du coup, on le colle, fin ou l'anneau, on le met au niveau du vagin, une fois, toutes les semaines. Chaque semaine, pendant 3 semaines, on en remet un, donc on le laisse une semaine en place, pendant 3 semaines et la 4ème semaine, on met rien du tout. Et du coup, comme la pilule, la semaine o y a rien, y a les règles qui arrivent à ce moment-là. E11 : Mmm, ouais. I2 : Voilà, sauf que le patch, du coup, c'est collé, soit sur le bras, sur le ventre ou sur le dos, euh, et l'anneau, c'est à mettre au niveau du vagin. Voilà, dans les 2 cas, c'est la femme qui fait. E11 : Mouais, ben euh, oui dans tous les cas, fin, c'est vrai qu'à choi- sir, fin je prendrais plus quelque chose qui se voit pas, donc n'importe quoi, un corps étranger, même l'implant. Mais c'est vrai qu'avoir un patch (grimace), fin après j'imagine, qu'il est pas énorme mais I2 : Ils sont, non alors euh, ils sont transparents, ils se voient moins que les patchs pour arrêter de fumer, par exemple, euh et, fin c'est un petit carré, je sais pas de 3 par 3, à peu près. Euh, donc c'est vrai que l'hiver, c'est plus facile à cacher que l'été. E11 : Mmm I2 : Mais voilà, après c'est par contre, plus facile à coller, décoller E11 : Ouais, ça c'est plus facile, mais c'est vrai que l'aspect ouais, qu'on peut toujours le voir, ça m'embêterait un peu, fin je préfère des choses qui se voient pas avant I2 : Oui, sous la peau ou dans l'utérus. E11 : Oui, surtout que ça pose aucun problème, fin de me mettre quelque chose dans le corps. A ce moment-là, je préfère autant qu'il soit dans mon corps, que sur ma peau et que ça se voie, tout le temps. I2 : Oui, mmm, ok. Euh et du coup, on parlait du préservatif, donc masculin, tu connais et le féminin, tu l'avais jamais utilisé ? E11 : Euh, non jamais utilisé. Fin, je sais, j'ai regardé, je sais comment ça marche et tout, mais j'en ai jamais mis. I2 : Et ça te, c'est parce que c'était plus simple d'utiliser le masculin et parce que ça te dérange d'utiliser celui-là ? E11 : Ben non, en fait, c'est une question d'habitude, je connaissais le masculin, bien plus avant, c'est pas français (rires), bien avant le fémi- nin et du coup, c'est une question d'habitude. Après, c'est vrai que, ouais, non pareil, ça me poserait pas de problème. I2 : Oui, de mettre quelque chose à l'intérieur, y aurait pas de souci. E11 : Non, c'est pas un truc qui me gênerait. I2 : Alors, c'est vrai que voilà, faut juste, bon, on peut le mettre plus tôt du coup, euh, il faut juste, faire attention, au moment du rapport que, du coup le, l'homme aille bien dans le préservatif, entre guillemets, voilà, qu'il passe pas à côté. C'est, y a un anneau à l'intérieur, un anneau à l'extérieur, donc c'est censé faire un trajet, mais voilà, faut bien que ça soit mis au bon endroit. Et après, par contre, comme le préservatif, ça protège aussi des MST, ça fait pas que la grossesse, contrairement à tous les autres moyens, qui font que pour la grossesse. E11 : Mmm, ouais. Oui, oui, non ça serait, oui c'est une alternative au masculin, mais ça serait pas, je garderais quand même I2 : Oui voilà, une fois qu'il y a le féminin, y a pas forcément besoin de mettre le masculin, par contre, quand on prend la pilule, y a pas de, on protège pas contre les MST. E11 : Oui voilà, donc ça serait quand même, le même usage en fait, que le masculin. I2 : Oui voilà, ok. Et du coup, en terme d'efficacité, est-ce que tu as une idée entre tous ceux dont on a parlé, est-ce qu'il y en a qui sont plus efficaces que d'autres ? Ou est-ce que c'est vraiment la façon de les prendre et les effets secondaires, qui te font en choisir un plutôt que l'autre ? E11 : Euh, donc, ben la pilule y a le problème de, suivant si on en a oublié ou quoi, donc forcément y a peut-être des périodes o c'est plus risqué. Alors que le stérilet, tout ça, tu peux pas vraiment l'oublier. Sinon, je, ouais non, je sais pas bien I2 : Alors, en soit oui, si la pilule, elle est pas oubliée, euh, oubliée en tout cas, moins de 12 heures, pour celles qui ont les 2 hormones ou moins de 6 heures, pour celle qui a qu'une seule hormone, euh, dans ce cas-là, c'est efficace, euh, à 99%. Y a moins d'1% de grossesses sous pilule, bien prise. Par contre, comme ça dépend de la prise, euh, donc en théorie, c'est moins d'1%, en pratique, c'est 8% d'échecs. Parce que E11 : Ouais, mmm. Oui, c'est plus facile de faire des écarts I2 : Voilà, alors que le stérilet ou l'implant, euh l'implant c'est 0. 6% d'échecs, mais que ce soit pratique ou théorique, parce que du coup, une fois qu'il est posé, ça dépend plus de la femme. Et le stérilet, c'est entre 0. 5 et 0. 8, selon qu'il est au cuivre ou hormonal. Voilà et que une fois qu'il est posé, euh, ça dépend plus, non plus de l'utilisation. E11 : Oui, c'est l'avantage I2 : Donc, voilà. Après, euh, les, voilà, le préservatif, c'est pareil, ça dépend de l'utilisation. E11 : Oui, mais bon. I2 : Mais c'est quand même un peu moins efficace, parce que du coup, c'est entre guillemets, qu'une barrière, y a pas de jeu d'hormones ou de choses comme ça. E11 : Ouais, oui, puis fin, une fois que c'est, fin si ça craque ou quoi, c'est comme si y avait rien quoi. I2 : Oui, voilà, c'est ça. Si jamais ça a craqué, euh, ben faut prendre la pilule du lendemain. E11 : Mmm I2 : Et du coup, est-ce qu'il y avait d'autres moyens de contraception ou d'autres méthodes dont tu aurais entendu parler ? Parce que là actuellement, on parle beaucoup de, pas d'hormones et pas de corps étrangers, de choses naturelles, entre guillemets. E11 : Mmm, mais alors, ouais, ça par contre, ouais c'est un truc que je, ça par contre, c'est vraiment pas un truc qui me tente (rires), fin les histoires de lune ou histoires de retrait, tout ça, fin je ferai personnel- lement pas du tout confiance (rires) à ce genre de méthodes. I2 : D'accord (sourire), oui voilà, c'est pas une méthode que tu utilise- rais potentiellement. E11 : Non, non, non, pas du tout. (Rire) I2 : Oui, voilà, parce qu'il y a le retrait précoce E11 : Ouais, c'est quand même hyper risqué, comme faut prévoir. Puis, les histoires d'ovulation, tout ça, fin je sais pas, entre ce qui est certain et ce qu'on pense que, tel jour ça va I2 : Oui, voilà, c'est, le retrait bon, faut faire confiance dans l'homme, parce que c'est à lui de se retirer au bon moment, c'est quand même un peu E11 : Ouais, c'est risqué quand même. J'aurais plutôt peur quand même. (Rire) I2 : Voilà et en effet, les histoires de courbes de températures ou de calcul du cycle, alors pour quelqu'un qui a un cycle vraiment très régulier, qui sans pilule avait vraiment ses règles tous les 28 jours, il peut à peu près calculer et encore, on sait que l'ovule, il vit certes que 24 heures, mais euh, on n'ovule pas, pile poil, toujours au même mo- ment et le spermatozoïde vit 5 jours, donc, euh E11 : Oui, donc y a toujours une chance que ça foire. (Sourire) I2 : Voilà, dans l'encadrement de l'ovulation, y a quand même 5 jours o c'est possible avant et 5 jours après. Voilà, donc c'est vrai que c'est, ça peut être fiable, plutôt pour calculer un moment de fertilité pour tomber enceinte, plus que pour euh E11 : Oui, c'est ce que j'allais dire, moi ça me parat plus logique dans l'autre sens. I2 : Mmm, voilà. Euh, pas d'autre moyen dont tu as entendu parler, dont tu voudrais parler ? Puisqu'on parlait de préservatif, tout ce qui est spermicides ou autres protections ? E11 : Ouais, j'avoue que ça, j'ai jamais. Fin voilà, j'en ai entendu parler, je sais ce que c'est, mais j'ai, c'est pas un truc qui I2 : Ouais, voilà, tu es plus sure de la pilule et E11 : Ouais, ben concrètement, moi oui voilà, ce que j'utilise ça me va, donc. Après, ben y a des trucs, que tu peux pas ignorer, bon le stérilet, tout ça, évidemment j'ai regardé. Mais c'est vrai que sinon, spermi- cides, tout ça (sourire), je me suis jamais vraiment renseignée dessus, parce que ça me, fin j'ai jamais songé à l'utiliser. I2 : Oui, mmm. Et est-ce que, par exemple, y aurait un rôle d'une religion ou du partenaire, ou quelque chose qui orienterait dans tes choix de contraception ou est-ce que c'est toi qui choisis ? E11 : Tu veux dire, si j'imagine ou là actuellement ? I2 : Oui, là ou dans la vie future, si jamais E11 : Ben alors, un problème de religion, ça sera jamais le cas et, ouais, quand même c'est mon corps, fin, après on peut en discuter, mais c'est quand même mon corps et je me ferai jamais imposer quelque chose parce qu'il préfère. Après, on peut toujours en discuter, parce qu'il y a quand même pas mal de choses qui me dérangent pas et qu'on pourrait tester. Mais la décision finale, c'est quand même dans moi, qu'on va faire des choses. (Rires) I2 : Voilà, oui, parce qu'on entend parfois, pas vouloir mettre de stéri- let, parce que le conjoint a peur de le ressentir ou E11 : Après, ouais, voilà, en discuter, voir le pour et le contre, essayer peut-être. Mais je me ferai jamais imposer quelque chose, si moi je veux pas et qu'il insiste. I2 : Ok. Et du coup, juste au niveau gynéco, c'est un gynéco ou c'est ton médecin traitant qui te suit ? E11 : Un gynéco. I2 : D'accord, donc c'est lui qui te prescrit la pilule, qui fait le suivi. E11 : Mmm I2 : Ok, est-ce que tu vois d'autres choses à rajouter ou des effets secondaires, dont tu as entendu parler par des amies ou sur internet, qui feraient que du coup, tu refuserais telle ou telle contraception, à cause de ça ? E11 : Ben, après en soi, y en a un peu, fin si on commence à chercher les effets secondaires, je pense que pour toutes, y a forcément des femmes, qui ont eu des problèmes, Par rapport au stérilet, y avait, fin je sais que j'ai une cousine qui, au début qu'elle le prenait, fin ses règles la rendaient vraiment malade quoi, mais après, fin, elle a tou- jours eu quand même des problèmes, j'ai l'impression que c'est pas quand même le stérilet qui, ça lui a aggravé mais 162 I2 : Oui, parce qu'elle a pris le, elle supportait pas les hormones E11 : Ouais I2 : Euh, du coup, elle a pris le stérilet au cuivre, sauf que le cuivre, comme je disais, c'est juste une action du cuivre, qui détruit entre guillemets, les spermatozoïdes et l'ovule, mais par contre, ça redonne le cycle habituel. Et elle, comme elle avait déjà un cycle abondant et douloureux, c'est redevenu abondant et douloureux. E11 : Ouais, voilà. Mais, oui, théoriquement, fin, bon elles sont beau- coup plus discrètes maintenant mes règles, elles sont plus courtes, elles sont beaucoup moins abondantes, mais elles ont quand même jamais été très irrégulières et jamais très gênantes. I2 : Oui, donc éventuellement, tu pourrais prendre le cuivre E11 : Oui, voilà, je pourrais, peut-être pas commencer avec ça, d'un seul coup I2 : Ou alors, prendre celui aux hormones, qui les diminuerait et referait comme celles-là, avec la pilule. E11 : Ouais, parce que celle-là, ben c'est vrai que c'est aussi pour ça que je suis bien avec celle-là, c'est que ça m'en fait des assez courtes et vraiment très peu abondantes et ça, c'est pratique de ce côté-là, fin je les vois à peine passer. I2 : Mmm E11 : Mais bon après, c'est pas pour ça que je changerais pas, mais c'est vrai que I2 : Oui, bon après, si elle est tolérée, voilà, y a pas de raisons de changer. E11 : Mais j'avoue que y a cet aspect pratique que du coup, même si là, cet été je m'en sers pas (rire), c'est quand même beaucoup plus pra- tique. Et du coup, c'est pour ça, y a quand même le pour et le contre, parce que y a des gens, qui m'ont dit Ah t'es folle et d'un autre coté je me dis, c'est quand même bien pratique, de savoir exactement quand est-ce qu'elles vont tomber et qu'elles soient courtes et qu'elles soient pas chiantes. (Sourire) I2 : Ben après, voilà, c'est ce qu'on disait, si y a pas d'effet secondaire et que c'est bien toléré, c'est un peu bête d'arrêter et du coup, se stres- ser ou se prendre la tête, si jamais y a de nouveau besoin d'un aspect contraceptif. Euh, bon par contre, y aurait des soucis d'oublis, besoin de mettre un réveil ou plein d'effets secondaires, euh, là oui, ça serait bien de faire une pause. E11 : Oui, puis finalement, fin c'est ce qu'on m'avait dit, quand j'avais demandé pourquoi c'était un peu parti n'importe comment quand j'avais repris, c'est que justement, fin c'est pire d'arrêter- reprendre, arrêter-reprendre, plutôt que de prendre les hormones tout le temps, fin I2 : Oui, ben voilà, parce que déjà c'est la première année, à chaque changement de type d'hormone, c'est la première année o y a le plus de risques, qu'il faut plusieurs mois ou au moins plusieurs semaines, à chaque fois, pour que le corps s'habitue. Euh, et même si c'est toujours la même, euh, du coup, le temps que le corps réalise que y a plus d'hormones, y en a de nouveau et voilà, donc c'est plus perturbant que d'avoir tout le temps, le même dosage. E11 : Ouais, c'est plus difficile à adapter, ouais. I2 : Et après, fin, on entend dire des choses pour le retour à la fertilité, euh, qu'on ait pris la pilule, l'implant ou le stérilet, dans tous les cas il faut, comme pour le démarrage, il faut plusieurs semaines ou quelques mois, pour que ça redevienne comme avant. Mais c'est pas, parce qu'on a mis un stérilet, qu'on va avoir plus de mal à avoir un enfant après. En tout cas, ça sera autant qu'avec une pilule ou un implant, voilà, il faut quelques semaines à quelques mois, pour que ça rede- vienne normal et une fois que ce temps est passé, c'est la, euh, comme une femme qui a pas de contraception. E11 : D'accord. I2 : Et du coup, est-ce que pour toi y avait, bon à part, le préservatif qui est en début de relation, est que y a certains types de contraception qui sont plus pour certaines personnes ou au contraire, certains qui sont contre-indiqués à certaines personnes ou pour toi, c'est juste en fonc- tion de la convenance ? E11 : Ben après, ben déjà y a, fin ça dépend du coup de quelle pilule, mais des femmes qui par exemple, ont déjà, je sais pas, plein de choles- térol ou de choses comme ça, c'est vrai que peut-être, elles préfére- raient prendre quelque chose qui est pas trop, qui perturbe pas trop le cycle hormonal ou tout ça. I2 : Oui, alors dans ce cas-là, elles c'est mieux de prendre que la pro- gestérone. E11 : Ouais, pas prendre le risque de I2 : Voilà, c'est comme celles qui fument, on dit pas d'œstrogènes, du coup E11 : Ouais, ça pilule et cigarette, bof. I2 : Et après, est-ce qu'il y a des âges ou le fait d'avoir des enfants ou pas, qui à ton avis orientent pour certaines contraception ou pas spécia- lement ? E11 : Euh, ben, après je sais pas si c'est vrai, mais il me semble on m'avait, j'avais entendu parler que le stérilet, pour les femmes, une fois qu'elles avaient déjà accouché, eu des enfants et tout, que c'était pas, que c'était plus trop recommandé, qu'il fallait mieux prendre autre chose. I2 : Euh, alors non, euh, avant on disait qu'il fallait pas le donner aux femmes qui ont jamais eu d'enfants, euh maintenant c'est plus le cas, parce qu'il existe des stérilets taille normale entre guillemets, taille standard et des stérilets shorts, qu'on peut mettre à celles qui ont jamais eu d'enfants. E11 : Ouais I2 : Et pareil, qu'elles aient eu ou pas des enfants, y a pas de contre- indication, c'est juste que dans les 6 mois après l'accouchement, on met pas de stérilet, parce que du coup, l'utérus est tout distendu, donc le temps qu'il reprenne sa forme normale, euh, voilà, faudrait pas qu'il soit expulsé, euh ou après une césarienne, on attend un peu, que pareil, que la cicatrisation soit faite et qu'il y ait pas de risque qu'il aille dans la cicatrice ou fin voilà. E11 : Ouais, ok. I2 : Mais après, qu'une femme ait eu ou pas des enfants, elle peut avoir n'importe lequel des 2 stérilets. E11 : Ouais, l'histoire d'efficacité, c'est les on dit . I2 : Non, y a pas de souci, euh, la seule chose c'est éventuellement, et c'est pour ça qu'on revoit la dame, au bout de 1 à 2 mois après la pose du stérilet, c'est quand on vient de le poser, si les premiers cycles sont très abondants, elle peut éventuellement expulser son stérilet. Mais dans ce cas-là, qu'elle ait eu ou pas des enfants, c'est pareil et du coup, c'est pour ça qu'on revoit à 1 ou 2 mois, pour vérifier que les fils sont en place. Après, si c'est resté en place les premiers mois, y a plus de risque que ça s'expulse, quasiment plus de risque, il peut toujours descendre un peu, c'est pour ça qu'on veut revoir les dames, une fois par an. Mais euh, voilà, qu'elle ait eu ou pas une grossesse, elle va pas l'expulser plus facilement et y aura pas plus d'échecs. E11 : Ouais, ok. I2 : Et donc, juste pour terminer, au niveau informations sur la contra- ception euh, c'est ton médecin qui t'a informée ou t'as été informée en cours ou toute seule ou ? E11 : Alors pour les, disons que mon médecin, fin mon gynécologue m'a informée, mais très peu, fin sur pilule et vraiment la base et sinon, ouais c'est vrai, toute seule, parce que, que ce soit en cours ou quoi, non personne m'a vraiment I2 : D'accord E11 : Ouais, il m'a vraiment parlé, ouais du B-A-BA et c'est moi qui ai I2 : Qui as cherché après E11 : Oui, parce que y a quand même plein d'autres choses qui existent et que I2 : Et du coup, c'est plutôt sur internet, plus sur des prospectus offi- ciels de gynéco ou avec les amies ou ? E11 : Ouais, en voyant des gens qui avaient, et puis aussi un peu sur internet. I2 : D'accord E11 : Mais y a aussi, ouais je vois des gens, ben y a plusieurs moyens différents dans mon entourage, donc, je peux I2 : Ouais, après faut faire le tri entre E11 : Oui, c'est sûr (sourire), après si y a une des personnes qui a eu une mauvaise histoire, ça veut pas dire que I2 : Ok, très bien. Oui, donc il manquait quand même un peu d'informations. E11 : Oui, c'est vrai que si j'avais écouté que ce qu'on m'a appris chez le gynécologue, ben je connaitrais que la pilule, je pense (rire). I2 : D'accord, oui, oui lui, il avait proposé la pilule E11 : Ouais, ben du coup, je connaissais rien et il m'a proposé la pilule et ça m'allait très bien, donc je lui ai pas demandé autre chose. I2 : Mmm, ok, très bien. Euh, est-ce que du coup, tu verrais d'autres choses à rajouter ? Est-ce que tu as d'autres questions, pour avoir plus d'informations ? E11 : Ben, je crois que c'est tout bon. I2 : Très bien et ben, merci beaucoup. E11 : De rien, merci à toi. 36 min Entretien 12 : 16/09/2016 - Investigatrice 1 - Cabinet médical Introduction habituelle. Consentement à l'enregistrement. Ne souhaite pas relire. I : J'ai quelques questions à vous poser pour mieux vous connaitre, pour savoir les caractéristiques de la population qu'on interroge. E12 : D'accord. I : Alors, quel âge avez-vous ? E12 : 32 I : D'accord, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? E12 : Je suis vendeuse. I : D'accord, euh, votre situation familiale ? E12 : Célibataire, un enfant. I : D'accord. Est-ce que vous avez déjà fait une interruption volontaire de grossesse ? E12 : Oui, 2 fois. 163 I : D'accord et votre suivi gynécologique, qui est-ce qui l'effectue ? Une sagefemme, un gynécologue, un généraliste ? E12 : Euh, c'était une généraliste, puis un gynécologue et là je suis revenue à ma généraliste. I : D'accord. Qui est-ce qui vous informe, enfin, o est-ce que vous avez eu vos connaissances sur la contraception ? E12 : Euh, ben, c'est moi, je me suis renseignée, enfin beaucoup le planning familial, à l'époque j'allais au planning familial, quand j'étais plus jeune. Là-bas ils m'ont informée aussi. I : Au planning donc, principalement. E12 : Principalement, oui I : Et donc avant les gynécos, euh avant la généraliste, c'était le plan- ning votre suivi ? E12 : Ouais. Euh non non, avant le gynéco, c'était un docteur du cabi- net qui travaillait ici. C'était un généraliste. I : D'accord, mais encore avant, c'était le planning ? E12 : Non, c'était une gynécologue, mais à qui je posais pas de ques- tion, elle était pas très ouverte. I : D'accord E12 : C'était juste pour les frottis et puis, c'est tout. I : Ok, est-ce que vous avez des croyances religieuses qui peuvent interférer avec vos choix de contraception ? E12 : Euh, non du tout. I : D'accord, alors, quel est votre mode de contraception actuel ? E12 : Ben là, c'est le stérilet au cuivre euh, non aux hormones, le MIRENA . I : D'accord et les autres modes de contraception que vous avez déjà utilisés ? E12 : Euh, à 14 ans j'ai commencé à prendre DIANE 35 , la pilule parce que j'avais de l'acné, donc du coup à l'époque c'est ce qui se faisait bien, de donner la pilule pour réduire l'acné. Et je l'ai gardée très longtemps, presque 10 ans cette contraception. Et après j'ai essayé l'anneau, que j'ai très vite arrêté parce qu'en plus je suis tombée en- ceinte entre les deux moyens de contraception, puis je me suis fait avorter à 19 ans. Et euh, après l'anneau, j'ai pas trouvé ça pratique en fait, ça me plaisait pas. Et là je suis repartie avec la pilule. I : D'accord, vous vous souvenez laquelle c'était ? E12 : Euh, je suis restée sur DIANE 35 du coup, enfin après c'était des génériques hein, c'était juste que je la supportais bien donc euh, voilà ouais c'est ça, je suis restée sur la pilule. Et après j'ai commencé à mettre le stérilet au cuivre, après mon premier enfant. I : D'accord et donc après, quand est-ce que ? Vous avez changé cuivre / MIRENA ? E12 : Après je suis passée du cuivre à MIRENA parce que j'avais des règles trop abondantes, qui duraient trop longtemps et des, j'avais trop de symptômes désagréables euh, énervement, sautes d'humeur, sensibilité, pleurs euh, enfin c'était vraiment trop. I : D'accord, donc vos cycles naturels sont trop E12 : (coupe) Ils étaient amplifiés, en fait. I : forts pour vous. E12 : Parce que déjà quand j'étais, enfin, avant quand j'avais pas de moyen de contraception, la première année o j'ai eu ma fille, j'ai pas mis de contraception, ni hormone, ni rien et je suis retombée enceinte, elle avait 9 mois, quelque chose comme ça. Et c'est là après o I : Vous faisiez quelque chose ou pas du tout ? E12 : Je prenais aucun enfin, on mettait un préservatif, on se protégeait comme ça. I : Et du coup, c'était un problème de préservatif ou vous savez plus ? E12 : Oui, je me souviens plus exactement, mais vu que je suis assez. Ben en fait les deux fois o je suis tombée enceinte, il a suffi d'une fois quoi. C'était pas de chance, je pense. I : D'accord. Du coup, est-ce que vous pouvez me donner ce que vous pensez de chaque moyen de contraception ? E12 : Euh ben la pilule, j'ai trouvé que c'était bien, moi ça me conve- nait bien, mais j'arrivais pas à m'y tenir tous les jours euh, des fois j'en ratais une, enfin j'ai jamais réussi à prendre un traitement longtemps, toujours à la même heure, tous les jours. J'arrive pas à y penser, malgré que je l'aie gardé longtemps, mais j'arrivais pas. Y a toujours un mois o j'oubliais une fois ou deux hein. Après euh, ben le stérilet je trouve ça pratique, parce qu'on n'a pas besoin d'y penser. Après j'avais mis le cuivre parce que je voulais pas prendre d'hormones, parce que je suis pas trop pour le fait de mettre des hormones dans le corps, enfin je sais pas, je trouvais pas ça naturel, mais en même temps, là, j'ai préféré choisir ça plutôt que de me pourrir la vie, tous les mois avec mes règles quoi. Mais je suis toujours pas emballée par avoir des hormones qui diffusent en moi, tous les mois, tous les jours. I : Qu'est-ce que ça vous évoque cette histoire d'hormones ? E12 : C'est juste pour moi une substance que je rajoute, dont j'ai pas besoin normalement. Déjà rien que quand je prends du DOLIPRANE, déjà j'aime pas trop donc euh, tout ce qui est produit chimique de synthèse, ça me plait pas trop quoi. C'est peut-être la seule conviction que j'ai. C'est pas religieux, mais je suis pas pour les médicaments. Je suis pas contre, si j'ai besoin de me soigner j'en prends, mais si je peux éviter de m'infliger ça, à la limite je préfère quoi. I : D'accord. E12 : Mais le stérilet c'est pratique et ça change la vie et voilà, à la limite tant pis, c'est efficace et ça soulage donc euh, si c'est pour mon bien-être, à la limite voilà. I : D'accord E12 : Alors après la pilule, j'ai dit que c'était bien, sauf que j'y pensais pas. L'anneau en fait je trouvais que c'était pas pratique, parce que quand j'avais des rapports avec mon partenaire, parfois ça arrivait qu'il s'enlève. J'ai trouvé que ça c'était pas au point, et puis bon, ça c'est pareil, à chaque fois il faut penser à l'enlever, à en remettre un autre, euh, y avait quand même quelque chose à penser. I : D'accord, ça vous est arrivé de l'oublier ? E12 : Non, mais c'est vrai que j'ai pas forcément envie d'encombrer ma tête avec un truc à penser, tout comme la pilule quoi. I : D'accord. E12 : Je veux pas avoir à penser à ma contraception en fait. I : Le patch donc, c'est principalement le fait qu'il tombait pendant les rapports. E12 : L'anneau oui. I : Euh oui, pardon l'anneau. E12 : Le patch, j'ai jamais testé et l'implant, j'ai beaucoup de copines qui l'ont mis, qui ont mis des implants, mais dont une l'expérience m'a un peu traumatisée, parce qu'ils avaient du mal à lui enlever, euh, elle a gardé une cicatrice, parce qu'il s'était incrusté dans les chairs, enfin une histoire comme ça. Et je m'étais dit non, si je dois galérer à l'enlever, c'est pas la peine quoi. Non. I : D'accord. Et par rapport au fait d'avoir quelque chose dans le bras, par rapport aux hormones de l'implant ? E12 : Non non, dans le principe je trouvais que l'implant c'était c'était soit l'implant, soit le stérilet, en fait je Mon choix s'est porté sur le stérilet au départ, parce que c'était au cuivre. C'était juste le fait de pas avoir d'hormones. I : C'était votre motif de choix. E12 : A la base c'était le cuivre, après je l'ai quand même gardé 2 ans celui au cuivre. I : Combien ? E12 : 2 ans I : D'accord, vous l'avez supporté et après vous pouviez plus ? E12 : Ouais j'en avais marre, ça me pourrissait trop la vie. I : D'accord. Euh, est-ce que vous avez encore des idées ou vous préfé- rez que je vous guide un peu ? E12 : Euh, non ouais, guidez-moi ! I : D'accord ! Est-ce que vous voyez des avantages à la pilule ? E12 : Bah I : Qu'est-ce que ça peut améliorer ? Qu'est-ce que ça peut E12 : Ben, pour moi la pilule, c'est vraiment uniquement un moyen de contraception, j'y vois juste, enfin à part ça comme avantage, je vois pas ce que ça peut apporter d'autre. A part quand je prenais celle pour l'acné, mais donc du coup, j'ai trouvé dommage qu'à 14 ans on me propose une pilule pour plus avoir d'acné, alors que c'est quand même un moyen de contraception à la base, on le présente comme quelque chose qui va enlever l'acné I : Alors DIANE justement non, c'est un moyen contre l'acné, mais pas un moyen de contraception. Elle a pas, enfin, les laboratoires n'ont pas fait les études pour prouver que c'était efficace, comme moyen de contraception. Donc on devrait pas l'utiliser comme contraception. Après il se trouve que ça marche et que dans d'autres pays, les labos ont demandé l'autorisation d'utilisation en contraception, donc voilà, mais en théorie DIANE E12 : On a de la chance de pas tomber enceinte alors. I : Oui mais du coup, je sais pas si c'est dans les effets indésirables, les grossesses non désirées sous DIANE , parce que c'est pas une contra- ception. E12 : Ouais c'est pas prouvé. Oui, moi j'ai toujours cru que c'était un moyen de contraception. I : Ben ça marche, ça bloque quand même l'ovulation. Mais en premier lieu, DIANE c'est contre l'acné. E12 : D'accord. I : Pas d'autre avantage à la pilule ? E12 : Non, ben ça a exactement les mêmes effets que le stérilet aux hormones. Enfin, donc je trouve que d'avoir les hormones constantes, enfin ceci dit I : Ou l'avantage des hormones hein, si vous voulez. E12 : Oui, c'est que finalement on a des petites règles, y a même des femmes qui n'en ont plus du tout. Moi personnellement, j'en ai tou- jours. I : Oui, parce que vous aviez déjà des cycles très marqués. E12 : Mais c'est moindre, c'est ridicule. C'est que du bonheur. Après, puis c'est pareil, au niveau de l'humeur, c'est ce que je vous expliquais la dernière fois, c'est plus de l'énervement, c'est plus de la sensibilité. On va dire, je vais regarder un feuilleton, je vais pleurer euh, plus des émotions de tristesse que de l'énervement. Et je préfère ça, plutôt que d'avoir des sautes d'humeur, surtout I : Avant les règles ? E12 : Avant les règles oui, c'est vraiment une semaine. I : Ça vous diminue votre syndrome prémenstruel. Une semaine entière. 164 E12 : C'est pile poil hein. C'est-à-dire, en général j'ai mes règles autour du 8-9 et en général, c'est autour du 2 hein, o ça commence. Je le sais quoi. Si on me dit quelque chose et que je commence à pleurer, je sais qu'on est le 2 ou le 3 quoi, c'est systématique. I : Que dans une semaine euh E12 : Ouais. I : D'accord E12 : En fait la semaine avant les règles, elle est plus difficile à vivre que quand les règles commencent. Après y a la semaine des règles, elle se passe très bien. I : Et du coup, avec la pilule ça donnait quoi ça ? E12 : C'était pareil. I : Que ? E12 : Peut-être un peu plus fort, là je trouve que c'est plus efficace. I : Parce qu'il n'y a pas la pause. E12 : Ouais I : D'accord, euh, les avantages de l'anneau ? E12 : J'en ai pas trouvé, c'est pour ça que ça a duré que un mois ou 2 mois je crois, j'ai vite repris ma pilule. En plus, je suis tombée en- ceinte, donc euh I : Parce que vous aviez arrêté ? Parce que ? E12 : En fait, y avait un mois entre euh j'avais une gynécologue, elle m'avait dit ça fait dix ans que vous prenez la pilule, vous risquez pas de tomber enceinte en un mois quoi. Donc en fait, j'avais un mois entre les deux moyens de contraception, enfin, je finissais ma plaquette et je sais plus comment ça s'était passé, il s'est trouvé que dans ce mois-là, je suis tombée enceinte. I : Un mauvais conseil E12 : Ben c'est après que j'ai changé hein, de toutes façons. I : De gynéco ? E12 : De gynécologue, oui. Enfin voilà, à 18 ans ou 19 ans, on n'a pas forcément, on sait rien, on n'est pas médecin, on n'est pas gynéco- logue, on croit ce qu'on nous dit. Elle m'a dit que je tomberais pas enceinte, je suis tombée enceinte, j'ai dit c'est bon quoi ? Bon ça va, je l'ai bien vécu hein, c'est vrai qu'on est bien pris en charge. Mais bon, c'est quand même un avortement. Ça s'est pas super bien passé, bon pas psychologiquement, mais j'ai dû prendre 2 doses parce que l'œuf il se décrochait pas et j'ai eu des douleurs abominables au ventre, donc c'était pas terrible quand même. I : Et en terme de commodité ou praticité d'usage, vous avez pas trouvé ça mieux que la pilule ? E12 : L'anneau ? Non. Ça m'a pas emballée en fait, ce moyen de contraception. I : Même le fait que ce soit moins souvent que la pilule ? Vous, c'était pas un E12 : Non I : Très bien. Le patch, vous avez une idée de ses éventuels avantages ? E12 : Ben, le patch j'y ai réfléchi, mais je savais pas o le coller pour que ça me gêne pas (rire). Enfin, ouais c'était pas I : Que ça vous gêne pas, en termes de quoi par exemple ? E12 : Ben je pense à des trucs bêtes comme, si je le colle et que je prends un coup de soleil, je vais avoir un carré, enfin bref, je savais pas o le mettre. I : D'accord E12 : Et je trouvais que voilà bon, je trouvais ça sympa, quand on est avec le même partenaire longtemps, mais si on est avec quelqu'un de nouveau, qui nous voit avec un patch, enfin je sais pas, je trouvais que esthétiquement parlant, moi ça me plaisait pas d'avoir quelque chose de collé. En plus, je fais des réactions allergiques aux sparadraps, panse- ments, à ces colles-là. Donc du coup, je me suis dit, si je me colle mon patch pour faire une réaction, c'est pas possible ! Donc c'était pas une bonne idée (rires) ! I : D'accord. Euh, des avantages à l'implant ? E12 : Ben, l'implant je pense que c'est bien, dans le sens o ben on le met et on est tranquille. On n'y pense pas, je pense que ça libère des hormones en continu je crois, si j'ai bien compris. Ben je pense que c'est un peu comme le stérilet, mais après c'était le fait de devoir l'enlever. Enfin, je pense que c'est plus contraignant à enlever et à mettre que le stérilet. I : D'accord. Ben, le dispositif de pose a changé entre les anciens implants et les nouveaux et maintenant, y a moins de risque quand même de le mettre trop profond. Avant c'était une aiguille et on pou- vait l'enfoncer comme ça, au lieu de l'enfoncer bien à la surface de la peau. Maintenant le dispositif fait qu'on le met vraiment sous la peau et qu'on ne peut pas aller trop profond. Donc je pense qu'il y a beaucoup moins de soucis E12 : Ca a évolué I : pour les enlever. E12 : C'est vrai que ça faisait plus intervention, pour moi que le stéri- let. Ça me faisait un peu peur de faire glisser quelque chose dessous, mais c'est I : Dans un orifice pas naturel ? E12 : Moi voilà, personnellement ça me I : C'est plus invasif pour vous. E12 : Oui voilà, plus invasif. I : Alors que le stérilet, pas trop . E12 : Non, ça m'a pas dérangé. Malgré que le stérilet ça a pas été facile, parce que Enfin, pour ma grossesse, je suis allée voir un gynécologue un peu, un vieux gynécologue, avec les vieilles méthodes, j'ai tout subi pour mon accouchement, il m'a mis du fil non résorbable, enfin tous les trucs qu'ils font plus maintenant et euh, c'est pareil quand il m'a posé mon stérilet au cuivre, il m'a mis un stérilet que le docteur a pas réussi, enfin, quand elle l'a enlevé elle m'a dit mais pourquoi il vous a mis ce stérilet, il est fou, ça fait des années, 10-15 ans qu'on l'utilise plus celui-là. Elle a dit c'est quand les femmes, elles ont eu 3-4-5 enfants qu'on met des stérilets comme ça. Vous en avez eu qu'une, pourquoi il vous a mis celui-là ? Du coup elle a tout arraché, enfin, j'ai souffert le martyr. I : Quand elle vous l'a enlevé ? E12 : Ouais, donc euh, ouais j'étais contente de m'en débarrasser de ce truc. I : Et du gynéco ? E12 : Et du gynéco ! (Rires) I : Du deuxième du coup. E12 : Du deuxième ouais, qu'on m'a forcée à aller voir en plus, enfin bref, des histoires de famille. I : Pourquoi, la grossesse était compliquée ? E12 : Non, c'était des histoires de familles, c'était un ami de la famille. Mais alors, il était peut-être bon gynécologue, mais bon, avec les méthodes à l'ancienne quoi ! Donc euh I : D'accord, le stérilet, vous m'avez parlé des avantages, à part le fait que ce soit naturel et qu'il n'y ait rien à faire, vous voyez d'autres avantages ? Vous pouvez faire celui au cuivre et celui aux hormones ? E12 : Ben, à part que voilà, les hormones ça inhibe en gros, je sais pas comment dire, les effets indésirables des règles, alors que le cuivre j'ai l'impression que ça les amplifie. I : Je pense que ça les amplifie pas, mais c'est que naturellement vous avez E12 : C'est que ça fait rien alors. I : Ouais voilà. E12 : Mais sinon ouais, le cuivre l'avantage c'est que y a pas d'hormones. C'était l'avantage premier que je voyais. Après ça a tellement pour moi des gros, pour ma personne hein, des gros inconvé- nients, que j'avais pesé le pour et le contre et tant pis. Après comme vous dites, c'est peut-être les dames qui ont des petites règles, elles ça leur change rien et du coup, c'est mieux d'avoir le stérilet au cuivre, si elles ont des convictions comme moi de pas prendre d'hormone et tout. Mais moi, c'est vrai qu'en pesant le pour et le contre, j'ai voulu chan- ger. Après le stérilet aux hormones, moi le seul inconvénient pour moi, c'est que c'est des hormones. I : Vous n'avez aucun effet indésirable ? E12 : Ben non, enfin, je pense pas. I : Au niveau, du coup, vu qu'on a commencé sur les effets indési- rables ; d'autres désavantages ou contraintes, par rapport à ce moyen ? E12 : Ben non, parce que c'est vrai que du coup, c'est on n'y pense pas, c'est tous les 5 ans pour le changer, ça reste correct, donc voilà, non pour l'instant j'ai pas envie de changer de moyen de contraception. I : Ok, vous y voyez des désavantages ? E12 : Non I : Ok et donc, celui au cuivre ? Vis-à-vis des règles ? E12 : Ouais, pour moi il est pas adapté pour ma situation. I : D'accord. Euh, les désavantages, les effets indésirables, contraintes de la pilule ? E12 : Ben les contraintes, c'est qu'il faut y penser. Mais sinon euh, les avantages je sais pas. I : Désavantages, les avantages vous m'avez dit qu'il n'y en avait pas. Enfin, si l'acné et les règles. E12 : A part qu'il faut y penser, c'est tout quoi. I : Vous aviez pas d'effets indésirables non plus ? E12 : Ben, quand j'ai arrêté la pilule, j'ai eu, mais après je sais pas du tout si c'est lié, mais après je, moi toutes les années o j'ai pris la pilule, j'ai eu des soucis intestinaux. Déjà, j'avais beaucoup de mi- graines et j'avais souvent des soucis intestinaux, j'avais souvent la, des diarrhées, euh des, avec certains aliments ou même comme ça des fois j'avais la diarrhée, je sais pas pourquoi. I : Que vous avez plus du tout ? E12 : Et le jour o j'ai arrêté, enfin j'ai jamais pensé que c'était à cause de ça, mais le jour o j'ai arrêté la pilule, j'ai plus jamais eu de mi- graine et j'ai plus jamais eu de diarrhée. I : D'accord. E12 : Vraiment. Et là depuis que je, enfin là, ça fait un an que j'ai remis le stérilet aux hormones et là j'ai de nouveau des diarrhées, c'est récur- rent mais vraiment et des migraines, mais moins souvent quoi. Mais je peux pas prouver que c'est à cause des hormones que j'ai ces symp- tômes. Mais bizarrement I : Quand vous aviez pas, quand vous aviez le stérilet au cuivre, là pendant 2 ans, vous avez pas eu de migraine ? E12 : Ben c'est ce que je disais à ma mère, j'ai dit qu'est-ce qui a changé pour que tout d'un coup je recommence à avoir mes migraines, à être euh, on va dire un peu comme quand j'étais jeune, comme quand 165 j'étais ado, les problèmes qui me gonflaient. Et je pensais que c'était normal, qu'il y avait des gens qui étaient migraineux, des fois j'avais la diarrhée, enfin voilà, c'est pas I : C'est rythmé par les règles, vos migraines ? E12 : Ben c'est toujours cette semaine avant, quoi. Quand j'ai mal à la tête euh I : Mais quand vous aviez le stérilet au cuivre, vous les aviez pas ? E12 : Non I : D'accord E12 : J'avais mais moins, c'était moins important, c'était des maux de tête, j'avais mal à la tête, je prenais un doliprane, voilà, ça me faisait du bien, là c'est vraiment, je me mets dans le noir, je peux pas regarder la télé, je peux pas fixer la lumière, je peux pas entendre les gens parler, ça me Ouais ça ressemble plus à des migraines qu'à des simples maux de tête. I : D'accord, ok, euh donc ça c'était la pilule, les diarrhées et les maux de tête. Les effets indésirables, les désavantages et contraintes de l'implant ? E12 : L'implant je Vous parlez de l'anneau ? I : Euh, bah, non aussi l'implant, mais aussi l'anneau. Ce que vous conn enfin ce que ça vous évoque quoi. E12 : A mon avis, l'implant ça doit être comme le stérilet, ça doit être euh bah, l'avantage c'est qu'on y pense pas, par contre, je sais pas combien de temps on doit le garder dans le bras. I : C'est 3 ans. E12 : Donc bah, on est tranquille 3 ans. I : Les effets indésirables, les contraintes, vous n'en avez pas enten- dus ? E12 : J'en ai pas entendu trop, non. I : Ok et l'anneau du coup, alors ? E12 : Ben l'anneau, j'ai même pas eu le temps de me rendre compte de quelconques effets, je me suis dit, c'est pas pour moi quoi. I : D'accord E12 : Puis après quand on a une idée, qu'on s'est fixé, on se dit que de toute façon, on n'a pas envie de le garder. I : Puis c'est vrai qu'avec la grossesse, en plus E12 : Voilà, c'est vrai que j'avais pas trop I : Même si c'est pas à cause de l'anneau E12 : Non (rires) I : Est-ce que vous avez une idée de l'efficacité de chacun de ces moyens ? Est-ce que vous pourriez les classer, par exemple du plus efficace au moins efficace ? E12 : Euh, non je pensais qu'ils avaient tous la même efficacité. Je sais que c'est pas fiable à 100%, ça c'est clair, mais je dirais qu'ils sont tous fiables au moins à 99% quoi. Je pense c'est tous normalement s'ils sont bien pris. Si on prend la pilule à la même heure, si I : Problème qui ne se pose pas avec le stérilet. Oui, on est à peu près autour de 99%, après c'est les 0, 1-0, 2 de différence quoi. Le plus efficace, vous diriez que c'est quoi ? E12 : Je dirais que c'est le stérilet et l'implant. I : Et les autres alors ? E12 : A mon avis, l'anneau et la pilule, c'est pareil. Je connais pas beaucoup de femmes qui sont capables de prendre la pilule, à la même heure, tous les jours. J'entends quand même souvent dire de la pilule je l'ai oubliée, je l'ai prise à 5h. Donc ça, ça a été mon quotidien, toute ma jeunesse. Mes copines, on prenait toutes la pilule et y en a pas une qui arrivait à y penser. Donc là, l'efficacité elle est loin d'être à 99%, là du coup, c'est Du fait que la personne ne s'y tient pas. I : Effectivement, l'efficacité théorique, elle est autour des 99, 7% et on passe à 92 en condition réelle d'utilisation, parce qu'il y a les oublis, les diarrhées, les vomissements. Ok, euh. Par rapport au fait d'avoir un corps étranger, vous ça vous dérangeait pas donc ? E12 : Non I : D'accord, euh Est-ce que vous pensez qu'il y a des contraceptions plus adaptées à un moment de la vie ? Qu'est-ce que vous pensez qu'une adolescente, est-ce que y a des moyens qui sont adaptés à l'adolescente, est-ce qu'à une ado vous conseilleriez un moyen plutôt qu'un autre ? Est-ce que chez une dame de 35 ans ce sera différent, est- ce que chez une dame de 48 ans ce sera différent ? E12 : Euh, moi personnellement, je pense que les adolescentes elles ont la tête ailleurs, elles ont pleins de choses à penser et je trouve que la pilule est pas du tout adaptée pour des ados, parce que justement y a énormément de filles qui tombent enceintes jeunes. Moi, je me pose pas de question, à mon avis c'est parce qu'elles pensent avoir un moyen de contraception et qu'en fait elles le prennent aléatoirement, et je sais pas o on en est dans les statistiques des interruptions volon- taires de grossesse, mais à mon avis y en a pleins Moi je me suis retrouvée quand j'ai accouché, quand j'ai avorté, avec un groupe de filles, on était toutes très jeunes. Et elles avaient bizarrement toutes un moyen de contraception. Donc je me pose des questions. Y a forcément Je pense que quand on est jeune Mais moi à l'époque, je savais pas qu'on pouvait mettre un stérilet sans avoir eu d'enfant, parce que ma mère m'avait toujours dit non, pour mettre un stérilet, il faut que t'aies déjà eu un enfant. C'était son discours, donc du coup, ben Sinon moi, ça m'aurait changé la vie adolescente, de pouvoir mettre un stérilet. J'aurais adoré. Je pense que c'est plus adapté quand on est jeune, mais même toute la vie, parce que on devrait pas avoir à penser à notre contraception, parce que y a trop de choses à penser déjà. Pour moi, c'est le meilleur moyen de contraception. I : Et proche de la ménopause, par exemple ? Oui, pareil ? E12 : Oui pareil, oui parce qu'en plus, même quand on arrive à un âge proche de la trentaine et qu'on veut un enfant, il suffit de le faire enle- ver et on tombe enceinte euhAprès ben, on en remet un C'est simple quand même, moi je trouve. En plus, maintenant on peut aller chez le généraliste. Qui est plus Enfin voilà, c'est simple quoi. C'est abordable, enfin tout le monde peut le faire. I : Oui oui, c'est sûr ! Euh, est-ce que vous voyez des choses à ajouter ? Est-ce que votre partenaire il peut, il pourrait influencer vos choix ? Est-ce que vous en avez déjà discuté avec un partenaire ? E12 : Oui, oui oui, j'en ai déjà discuté, mais mes choix, c'est moi qui les ai faits. J'estime que eux, ils ont la belle vie. Euh, ils ont pas à se préoccuper de ça, eux. Donc je pense que le choix, il appartient à la femme, parce que c'est elle qui fait subir ça à son corps. En gros, il peut donner un avis, mais moi j'en tiendrai jamais compte quoi ! I : D'accord. E12 : Parce que c'est mon corps. I : Ok, euh des valeurs, des personnes qui vous auraient influencées ? E12 : Alors moi, j'ai toujours beaucoup écouté ma mère et si elle m'avait dit que je pouvais mettre un stérilet à 14 ans, enfin non, peut- être pas à 14 ans, parce que à 14 ans, c'était pour l'acné, mais après euh. Les partenaires, je leur ai jamais demandé leur avis parce que eux tout ce qu'ils veulent savoir, c'est si on a un moyen de contraception, le reste ça les intéresse pas. I : Oui, ils veulent pas de gamin quoi. Mais au moins, ils posent la question (rires). E12 : C'est vrai. I : Est-ce que vous avez l'impression d'avoir été suffisamment infor- mée, d'avoir suffisamment de connaissances sur la contraception ? Peut-être aujourd'hui oui, est-ce que avant ? Enfin avant oui aussi ? E12 : Non, pas trop. On en parle un peu à l'école, enfin au lycée, au collège, vite fait quoi. C'est mais, c'est pas abordé Enfin, on entend parler que d'une chose finalement, on n'entend parler que de la pilule. Enfin, là je parle de moi, c'était y a 10 ans en arrière. Les autres moyens de contraception, ben ça reste assez vague, on les connait pas et puis, si on cherche pas à s'informer, on n'est pas informé. I : Les gynécologues, les médecins que vous aviez vus avant, ils vous avaient pas proposé autre chose que la pilule ? E12 : Ben, on m'a proposé des pilules nouvelles générations, 3ème ou 4ème génération. Mais des trucs qui coutaient en plus 45 la plaquette, enfin, c'était toujours des trucs, la pilule ou l'anneau. L'anneau c'est parce que moi j'ai demandé, elle m'a informée et tout, mais sinon non, elle m'en avait pas parlé quoi. I : D'accord. Et à votre première IVG, on vous a pas proposé autre chose non plus, que la pilule après ? E12 : Euh bah, comment ça s'est passé ? Je crois qu'on en a pas trop parlé, parce que je crois qu'on rencontre une psychologue, mais c'est surtout pour parler de l'IVG et après non. I : D'accord, peut-être à l'époque. E12 : Ca a peut-être changé maintenant. Après la prise en charge, l'IVG, on est pris en charge par un médecin, mais vite fait quoi. Après, c'est pas non plus mais c'est normal quoi. Je suis aussi allée au planning familial, mais je pense que y a tellement de gens à gérer que ben, ils peuvent pas s'attarder sur tous les cas. Mais peut-être qu'au lieu de rencontrer des psychologues en groupe, on ferait mieux d'essayer de parler de contraception. Parce qu'aux ados I : Même au planning, vous avez pas été suffisamment informée ? E12 : Ben non, on parle beaucoup de l'I, ben c'est bien par contre, on est informée sur l'IVG, comment ça marche, comment ça va se passer, les médicaments qu'on va nous donner, enfin mais sinon, moi je me souviens pas qu'on ait parlé. I : De l'après. Ou alors vous n'étiez pas E12 : Ou alors, j'étais pas Mais moi, personnellement j'étais bien, parce que j'avais mon choix, il était fait. Je voulais pas d'enfant, je voulais pas d'enfant. Ça a pas été traumatisant, dans le sens o je savais ce que je voulais, j'ai pas hésité euh, mais j'ai vu des filles plus jeunes, moi j'avais 19 ans et y avait une fille de 16 ans, elle était complètement paumée la pauvre. Peut-être que elle, elle aurait voulu être informée sur Enfin, surtout si on vient au planning familial, c'est qu'on n'a pas forcément envie d'en parler aux parents, parce qu'ils sont pas forcé- ment au courant donc euh Voilà. I : D'accord, euh. Est-ce que vous savez quoi faire en cas de rapport sexuel non ou mal protégé ? E12 : Ah oui, ben j'ai souvent pris la pilule du lendemain. I : Oui ? C'était écrit sur votre ordonnance, comment faire en cas d'oubli ou comment E12 : Euh non, c'était parce qu'une fois justement, j'ai eu un oubli de pilule avec un rapport et je suis allée à la pharmacie, et c'est la pharma- cienne qui m'a dit ben il existe les pilules du lendemain, à prendre dans les 72h , enfin non, plus tôt elle est prise et mieux c'est, mais là c'était la pharmacienne qui m'avait informée. 166 I : D'accord. Ça vous est arrivé plusieurs fois ? E12 : Oui. Ben en fait sur ces 10 ans o j'ai pris la pilule, vu que j'arrêtais pas de l'oublier, ben à chaque fois que j'avais un rapport non protégé ou un problème, dans le doute euh, voilà. I : Mais du coup, tant que vous étiez sous pilule, y a pas eu de problème donc. E12 : Non, voilà. I : Est-ce que y a des informations que vous auriez voulu avoir en consultation et que vous auriez pas reçues ? E12 : Ben à part être informée sur tous les moyens de contraception, les pours, les contres, avoir des avis Mais maintenant c'est différent, parce que y a beaucoup internet, donc si on veut s'informer c'est quand même plus facile, mais à l'époque, internet y avait très peu chez moi. J'avais le droit à 1h par jour chez mes parents. Parce que c'était à l'heure, on payait à l'heure, c'était Donc c'est vrai que du coup, les informations on les avait un peu au compte-gouttes ! Et j'aurais pensé que le système scolaire, parce que à la limite, c'est là o on passe le plus de temps, enfin que ce soit là o on apprenne les choses quoi. I : Vous auriez aimé. E12 : Ben j'aurais voulu être informée au lycée quoi. Parce qu'on y était de 8h le matin à 5h30 l'après-midi quoi, c'est vrai que c'est un endroit o on passe énormément de temps, donc euh. Après c'est vrai que c'est pas forcément leur rôle ? I : Ben je pense que si, je pense que c'est E12 : Parce que y a pas forcément que des parents ouverts euh. I : Ben ouais, mais non ça devrait. Tout le monde ne va pas chez le médecin, je veux dire une fille de 15 ans, elle va pas forcément chez le médecin toute seule et euh du coup, c'est un sujet qu'on n'aborde pas forcément devant les parents et voilà, je trouve ça bien d'en avoir entendu parler à l'école, même si Au moins l'information est neutre, mais on a toute l'information. E12 : Voilà c'est ça, c'est d'avoir un. I : Voilà, faut avoir une information publique. E12 : Et pas influencée par des, moi ma mère elle était, enfin au début on écoute les parents, parce que c'est nos parents, mais après ils ont pas la science infuse, donc leurs conseils sont pas forcément les bons, enfin pas les meilleurs, donc bon, c'est vrai que être informée par quelque un de neutre, c'est mieux quoi. I : Oui oui, ben après même les médecins, ils sont pas forcément neutres. Comme vous avez pu voir qu'ils proposaient pas trop E12 : Moi je pense que j'ai pas eu de chance, c'est tout hein, c'est pas, ouais, c'est que j'ai toujours vu des gynéco qui sont pas forcément euh, enfin des gynécos en fin de carrière, qui en avaient peut-être marre juste, moi c'est ce que j'ai toujours ressenti. I : Mmh, d'accord. Vous avez des questions auxquelles vous voudriez qu'on réponde ? E12 : Non, sur le stérilet non, ben si, vous justement, est-ce que vous avez déjà entendu parler d'effets indésirables sur ce stérilet aux hor- mones ? Enfin sur l'effet des hormones sur le corps ? I : Par rapport à vos diarrhées et vos migraines ou par rapport à d'autres choses ? E12 : Ben, ça ou d'autres, qu'est-ce que ça peut provoquer ? I : Alors les diarrhées il faut que j'aille voir sur le VIDAL, mais on peut aller regarder, euh, après par rapport au fait que ce soit des hor- mones, ben y a les effets indésirables des hormones, que vous ben, vous avez pas eus, comme la prise de poids, l'acné, les sécheresses, les diminutions de la libido, des choses comme ça. E12 : La sécheresse si, sécheresse un petit peu, acné vite fait, parce que j'ai quelques boutons, mais c'est vraiment léger, dans le dos. I : Avant vous en aviez plus ( ) ? E12 : Ben du coup, je n'en avais plus, parce que je pense qu'avec le temps, c'est régulé. Mais j'avais été informé par contre, elle m'avait tout expliqué. Prise de poids moi je I : Et au niveau des règles, vous avez juste vos règles, vous avez pas des petits saignements euh, irréguliers, c'est des choses qui peuvent arriver aussi avec MIRENA. E12 : Non I : Bon, ben, on va pouvoir arrêter là l'enregistrement si, peut-être, sauf si vous avez encore des choses à dire ? E12 : Non non, c'est bon, du tout. I : Bon ben, merci pour votre participation ! 36 min Entretien 13 : 27/09/2016 - Investigatrice 1 - Domicile patiente Présentation du travail de recherche, recueil du consentement. I : Alors, tout d'abord j'ai besoin de vous poser quelques questions pour vous connatre, soit vous vous présentez, soit je vous pose les questions une par une, comme vous voulez ? E13 : Euh, je veux bien les questions. I : Les questions, d'accord, alors quel âge avez-vous ? E13 : J'ai 28 ans. I : D'accord, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? E13 : Alors j'ai repris des études, je prépare le BTS de diététique là et je fais mes études chez moi, par le CNED, pour m'occuper de mes enfants en même temps. I : D'accord ! Euh, quelle est votre situation familiale ? E13 : Je suis mariée, j'ai deux enfants. I : Est-ce que vous avez d'autres projets immédiats d'enfants ? E13 : Non pas pour l'instant, ma fille a 8 mois, 9 mois, donc euh, voilà, pas de troisième prévu pour l'instant ! I : D'accord, est-ce que vous avez déjà eu une interruption volontaire de grossesse ? E13 : Non, jamais eu d'interruption volontaire de grossesse. I : D'accord, quel professionnel fait votre suivi gynéco ? Un gynéco, un généraliste, une sagefemme, le planning ? E13 : Euh, je suis suivie entre guillemets, je sais pas si je suis très bien suivie, par mes sagefemmes qui m'ont suivi pour l'accouchement de mes enfants, parce qu'en fait je fais, ben là du coup, la rééducation après l'accouchement avec elles, puis quand j'ai des questions, je leur pose des questions, je les appelle, enfin voilà. I : D'accord E13 : Un petit suivi et c'est elles qui me rappellent ben, si je suis à jour de mes frottis de dépistage et trucs comme ça, parce que moi j'y pense pas (rires). I : D'accord ! D'o et de qui vous tenez vos connaissances sur la contraception ? E13 : Alors euh, je crois qu'on entend des pubs à la radio en ce moment euh, sur la contraception, sur tous les moyens de contraception, je crois, j'ai vu des fascicules aussi chez les médecins généralistes, ben sur les différents types de contraception, mais à l'origine plus jeune ben, j'avais entendu parler de la pilule, du préservatif, puis je crois que c'est tout. Et puis euh, sinon, moi j'ai été formée pour les méthodes natu- relles de gestion de la fertilité et de l'espacement des naissances. I : D'accord E13 : Euh, méthode Billings et symptothermie. Euh sinon ce qui est I : Et c'était une sagefemme, c'était quelqu'un qui faisait que ça ? E13 : Alors c'était un couple, qui faisait que ça. C'est des bénévoles qui ont été formés. Sinon les stérilets, j'en ai entendu parler par les copines. I : Oui, vous l'avez pas demandée peut-être, l'information à des profes- sionnels de santé ? E13 : Non, j'ai pas posé la question. I : Et on vous a jamais informée comme ça, sans que vous le deman- diez ? E13 : Sans que je le demande, non. J'ai un vague souvenir de cours de bio, mais alors c'est très vague (rires) ! I : D'accord, est-ce que vous avez des croyances religieuses qui peu- vent interférer avec votre choix ? E13 : Euh oui, avec NOTRE choix, parce qu'en fait, c'est un choix qu'on a fait à deux avec mon mari, euh, on est catholiques pratiquants tous les deux. Et donc ça nous impose, enfin, c'est aussi un choix, mais ça nous impose un respect de la vie depuis la conception, donc euh, ça nous amène à faire les choix de pas faire d'avortement et puis aussi, d'être ouvert à la vie, donc de pas utiliser le préservatif, de pas utiliser la pilule, pour gérer nos, le nombre d'enfants qu'on a depuis qu'on est mariés, donc oui, ça joue quand même fortement. I : D'accord, euh, du coup, votre mode de contraception actuel, vous m'avez dit, est-ce que vous avez testé par le passé d'autres moyens de contraception ? E13 : Alors euh, j'ai testé la pilule, quand j'avais 16 ans, pendant 3 mois. J'ai trouvé que ça me changeait beaucoup mes émotions, j'étais beaucoup à fleur de peau, alors que je ne l'étais pas d'habitude, du coup, j'ai arrêté au bout de 3 mois. Voilà voilà. I : D'accord, euh, on va passer dans le vif du sujet, quelle est votre opinion sur les différents moyens de contraception ? On peut les pren- dre un par un E13 : Euh, je trouve qu'il faudrait distinguer si on parle de contracep- tion ou de protection contre les MST, les maladies sexuellement trans- missibles. I : Ben moi je parle, enfin, on parle de contraception là. E13 : Juste de contraception ? I : Oui, voilà, éviter les grossesses non désirées et les avortements. E13 : Ouais, euh, du coup euh, je trouve qu'on est peu informé sur les conséquences d'un choix de contraception. J'ai l'impression que c'est quelque chose qu'on nous fait choisir, sans nous donner les informa- tions pour choisir vraiment librement. Euh, comme par exemple euh, sur le fonctionnement de la pilule, qui empêche en partie l'ovulation, donc également la conception, mais qui empêche également s'il y a eu ovulation, qui empêche la nidation. Donc euh, du coup, ça a pas les mêmes conséquences éthiques. Voilà, ça c'est quelque chose qu'on sait pas. Pour ce qui est du préservatif, j'ai l'impression que, qu'on en parle beaucoup en bien et en disant que c'est quelque chose de pas cher, de très pratique et euh, mais voilà on parle pas de toutes les fois o ça peut être mal mis ou mal utilisé, ou alors que ça ne tient pas et que ce n'est pas forcément facile à utiliser. Et je trouve qu'on parle beaucoup des moyens de contraception médicaux, donc pilule chimique ou stérilet ou autre et du préservatif, mais qu'on parle pas des moyens d'espacement 167 des naissances. Des moyens naturels d'espacement des naissances. Euh, au-delà du fait que ça peut être utilisé comme moyen de contra- ception et que c'est efficace on, y a une méconnaissance du cycle naturel de la femme. Au-delà des cours de bio en quatrième, voilà, j'ai pas eu de réelle information là-dessus, à part grâce aux méthodes naturelles. Donc j'ai l'impression que c'est quelque chose qui manque. Voilà, dans le fait que je pense qu'on n'a pas toutes les informations pour bien choisir. I : Et dans quel cadre ça devrait être fourni, selon vous cette informa- tion ? E13 : Euh, l'idéal ce serait que les parents puissent en parler avec leur enfant, voilà que les parents soient eux-mêmes formés là-dessus et qu'ils arrivent à aborder ce sujet, parfois délicat avec leurs enfants. Et qu'également à l'école, c'est peut-être difficile de faire passer le mes- sage à des ados, mais que voilà, que le cycle féminin, que le fonction- nement de la reproduction humaine soient quand même mieux connus que les vagues souvenirs que j'ai de mes cours de quatrième. I : D'accord, mais peut-être qu'en quatrième, on n'est pas E13 : Pas concerné par le problème encore I : Pas concerné et puis euh, est-ce qu'on est en mesure de comprendre le tout et de gérer tout ça ? E13 : Ouais, peut-être qu'on est trop jeune effectivement pour tout comprendre. I : Ok. Enfin ouais, moi c'est ce que je pense, que c'est pas forcément adapté à tout le monde. Mais bon, après c'est une opinion. Euh, et à part qu'on n'est pas suffisamment informées, enfin, quand vous dites qu'on n'est pas informées sur les conséquences, quel type de consé- quences, par exemple ? E13 : Euh, je trouve qu'on est mal informé sur les risques pour la santé, à prendre la pilule par exemple. Sur le fait que c'est pas anodin, que ça peut poser des problèmes pour la santé. Je pense que c'est jamais anodin de prendre des hormones. J'ai entendu parler des comment ça s'appelle, des risques d'AVC, avec la pilule, qui sont accrus, avec les je sais plus lesquelles, 2ème ou 3ème génération. Ben avant le scandale sanitaire, c'est des choses qui n'étaient pas vraiment dites. J'ai l'impression que c'était vraiment à prendre sans aucun risque, sans aucune conséquence, sans aucun effet secondaire. I : D'accord E13 : Voilà. Euh, ouais. I : Vous voyez d'autres conséquences ? E13 : Euh, non pas forcément. I : Pas forcément. Pour la pilule ? E13 : Ouais I : Et euh, pour les dispositifs intra-utérins, les stérilets ? E13 : Euh, j'ai pas entendu parler de, particulièrement de conséquences à propos des stérilets, à part une copine qui me disait que ça gênait son mari, parce que lui il sentait le fil. Voilà. Mais non, j'ai pas entendu parler de choses comme ça, mais je suis peut-être pas informée, moi non plus. I : D'accord et quelle est votre opinion sur ce moyen de contraception ? E13 : Euh, je trouve ça étrange de se, d'avoir en permanence un corps étranger dans son corps. Voilà. J'ai pas essayé non plus, donc je peux pas en parler plus que ça. I : D'accord. Mais ça vous gênerait ? E13 : D'avoir un corps étranger dans mon corps ? I : Oui, sachant qu'on le sent pas ? E13 : Euh, je pense que ça me gênerait oui, quelque part. Je I : Qu'est-ce qui est gênant là-dedans ? E13 : Gênant d'avoir besoin de quelque chose de mécanique ou d'avoir besoin de la technique pour gérer mon corps, qui pour moi est quelque chose de naturel. Voilà, les cycles, la fertilité, c'est quelque chose de naturel. Peut-être aussi un petit côté écolo, qui fait que je pense que la nature est bien faite. Et que ça m'embête d'intervenir de façon chi- mique ou mécanique. Enfin je pense. I : D'accord. Euh, le patch, l'anneau, l'implant, vous en avez entendu parler ? E13 : Oui, j'en ai entendu parler. Alors du coup, ce sont des hormones. I : Oui E13 : Dans ma tête, c'est moins contraignant que la pilule, on risque moins de l'oublier. Euh, voilà, sinon c'est les mêmes conséquences hormonales quoi. Avec peut être en plus avec le patch ou l'implant, le fait qu'il n'y a plus de règles. Euh, alors du coup, même si les règles sont pas forcément une période du mois facile à vivre ou la plus ré- jouissante euh, ça rythme ma vie, ça me rappelle qu'il y a quelque chose qui se passe tous les mois, donc ça me ferait bizarre de ne plus les avoir. I : D'accord. Oui le but de ces contraceptions hormonales, de toute façon c'est d'arrêter justement les cycles, donc de toute façon, bon non avec l'anneau et le patch, si on fait la pause d'une semaine, y a quand même des saignements. E13 : Y a quand même des saignements, ouais. I : Après, on peut aussi les prendre en continu et dans ce cas-là y a pas de saignement, c'est pas obligatoire. Mais dans tous les cas, c'est pas un cycle avec une ovulation et tout ça. E13 : Ouais effectivement, mais dans ce cas-là pourquoi garder les saignements ? Souvent la pilule est quand même prise que pendant 3 semaines avec une pause d'une semaine. I : Aucun intérêt ! Mais les femmes ont du mal à supporter E13 : Y a pas d'intérêt médical, mais y a un intérêt psychologique ? I : Voilà, je pense que c'est sûrement psychologique. C'est difficile pour certaines de pas avoir leurs règles. Elles ont besoin de les avoir pour se dire qu'elles ne sont pas enceintes. E13 : Ouais, je pense aussi que quand on doit voir la plaquette de pilule ou la notice, on nous dit de la prendre pendant 3 semaines et de ne pas la prendre pendant une semaine, je sais pas si c'est très bien su, qu'on peut la prendre en continu et arrêter complètement les règles I : Alors effectivement, les choses ayant évolué comme ça, maintenant oui, c'est passé comme ça, le fait qu'on les prenne 3 semaines avec pause d'une semaine. Mais euh, à la base, elles avaient été conçues pour être prises en continu et elles sont plus efficaces prises en continu, parce que le risque, enfin ces 7 jours d'arrêt, le risque d'oubli est maximal dans la première semaine et c'est là o y a le plus de risque de tomber enceinte, si y a un oubli, c'est dans la première semaine, donc pour certains cette pause elle est, déjà elle est trop longue et on devrait pas la faire quoi. Mais voilà. E13 : D'accord. Mais je comprends que pour des raisons psycholo- giques, on ait besoin de garder ses règles, pour savoir o on en est. I : Ouais ? Oui, mais savoir o on en est quand on est sous pilule E13 : En fait, ça représente rien. I : Oui c'est ça, ça représente rien. Pour vous qui prenez pas d'hormone, oui ça représente quelque chose, mais quand on est sous pilule, ça représente rien. C'est juste qu'on prend plus la pilule, donc le corps se débarrasse de la muqueuse utérine. E13 : D'accord. I : Mais si on la prenait en continu, y aurait pas plus de problèmes, voire moins. Voilà. Est-ce que vous voyez quand même des avantages aux méthodes de contraception médicalisées ? La pilule, par exemple ? E13 : Je pense qu'elles sont plus faciles à suivre que des méthodes de contraception euh, des méthodes de contraception naturelles, elles peuvent aussi être faites seulement par la femme, euh, comment dire, à l'insu de son conjoint ou de son partenaire, c'est-à-dire que les mé- thodes de contraception naturelle euh I : Ça c'est un avantage ? E13 : Euh, ça peut être un avantage pour certaines, je pense que c'est un frein à la responsabilité en cas de grossesse, quand même et puis c'est un frein à la communication aussi dans le couple, à mon sens. Et euh, mais c'est plus, peut-être plus facile à mettre en place, ça demande peut-être moins de connaissances que les méthodes naturelles. Par contre, ça a aussi des inconvénients par rapport aux méthodes natu- relles. I : Oui ? E13 : Qui sont que ben voilà euh, qu'on n'est pas dans le cycle naturel de la femme, qu'on n'est pas dans le, qu'on laisse pas le corps fonc- tionner de lui-même. Qu'on l'entrave, d'une certaine façon. I : D'accord et qu'est-ce que ça pose comme problème, selon vous ? E13 : Euh, je pense que prendre des hormones, ça peut causer des problèmes de santé, euh, et puis en terme psychologiques, je me sens bien moi en allant dans le sens de mon corps, pas en bataillant contre lui, enfin je sais pas comment dire, pas en ramant en sens inverse. Voilà. Je suis contente d'observer mes cycles et de savoir mes périodes fertiles et mes périodes non fertiles, et de pouvoir les utiliser de façon responsable pour avoir ou non des enfants. Je suis contente que ce soit un choix qui se fasse à deux, qui implique un dialogue avec mon mari, euh, voilà. I : D'accord. Donc par rapport aux avantages, vous n'avez pas d'autre euh, enfin est-ce que vous avez d'autres choses à dire ? E13 : Aux avantages de ? I : Ben de la pilule, par exemple ? Est-ce qu'il pourrait y avoir d'autres avantages, par exemple, en dehors de l'effet contraceptif ? Vous avez juste dit que c'est plus facile. E13 : C'est plus facile à prendre et peut-être plus facile à mettre en place au quotidien, pas forcément plus fiable, à mon avis. Encore que, il faudrait voir vraiment les statistiques, mais c'est effectivement plus facile à prendre. Euh, à part, en gros c'est les lobbys pharmaceutiques qui Enfin je vois pas d'autre avantage, non. I : Et les avantages du stérilet ? E13 : Le stérilet c'est encore plus facile, parce qu'il est là entre guille- mets à demeure et on risque pas de l'oublier, on n'a pas quelque chose à prendre tous les jours. I : D'accord E13 : Par contre, un des désavantages du stérilet, c'est quand même, peut-être que je me trompe hein, mais le risque d'infertilité, euh, si on désire avoir des grossesses par la suite. Je crois que mes amies ont tendance à l'utiliser quand elles ont eu leur dernier enfant, qu'elles ont eu leur 2ème et qu'elles prévoient pas d'en refaire un 3ème. Voilà, mais je crois pas qu'elles l'aient utilisé entre leurs grossesses, par exemple. I : Ok, du coup à propos des contraintes, des désavantages, des incon- vénients, vous avez tout dit ou vous voyez des choses à ajouter ? 168 E13 : Euh, un des avantages des méthodes naturelles, c'est de bien se connaitre. I : Euh, avantage ou désavantage ? E13 : Un des avantages. Avantage. C'est que on apprend vraiment à bien se connatre, bien connaitre son corps, bien connaitre les change- ments en fonction du cycle, je trouve ça toujours bien de se connaitre. I : Et les désavantages, contraintes et effets indésirables des autres moyens ? Vous avez tout dit ou ? Vous voyez rien d'autre ? E13 : Oui, je pense. I : L'implant, le patch, l'anneau, des choses particulières ? E13 : Euh, a priori non. I : D'accord, est-ce que vous avez une idée de l'efficacité, est-ce que vous sauriez les classer ces moyens, du plus efficace au moins efficace par exemple ? E13 : Alors euh, je crois, je saurais pas exactement. Je crois que le plus efficace, c'est la pilule ou le combo pilule-préservatif. Donc le Après, je sais pas s'il y a une différence entre la pilule, donc qu'on prend tous les jours, le patch, l'implant et l'anneau. Voilà, toutes ces contraceptions chimiques. Je crois que le stérilet est un peu moins efficace. Euh et je crois que le préservatif utilisé tout seul est également un peu moins efficace. Et pour ce qui est des méthodes naturelles, euh, je crois que au global, elles sont un peu moins efficaces que ces mé- thodes, euh, que la pilule ou le stérilet, mais quand on regarde euh, l'utilisation des méthodes naturelles, appliquées de façon correcte, c'est-à-dire de façon précise, par des gens qui sont formés et vraiment de façon très précise, l'efficacité est supérieure ou comparable à celle de la pilule. Voilà, ce que j'ai lu. Ce que j'ai pu lire. En termes de statistiques. I : Au niveau des contraintes des méthodes naturelles, euh, c'est beau- coup de contraintes pour vous ? E13 : C'est quand même une contrainte, je dirais pas beaucoup, c'est quand même une contrainte, parce que y a une partie du cycle pendant laquelle, si on veut pas avoir d'enfant, on peut pas faire l'amour avec son mari ou alors il faut utiliser un autre moyen de contraception, voilà. Donc c'est une contrainte pour le couple, notamment quand on est mariée avec un militaire et que quand il revient de 4 mois de mission, il arrive pendant une période fertile, bon, euh, on n'est pas à quelques jours près, mais quand même, ça reste une vraie contrainte. Euh, c'est aussi surtout une contrainte parce qu'il faut être précis, efficace, régu- lier, euh, dans soit dans la prise de la température, soit dans l'observation du col, de la glaire. Euh, c'est pas quelque chose qui se fait à la légère, si on veut que ce soit efficace. Ça implique de tenir un tableau ou d'avoir une application sur son téléphone et de la remplir tous les jours. I : D'accord, ce que vous faites tous les jours, euh. E13 : Euh, ce que je fais depuis que j'ai eu mon retour de couches, depuis la naissance de ma fille. Ça m'arrive d'oublier de prendre ma température le matin, par exemple. Mais oui, ça reste une contrainte, parce qu'il faut y penser. Après je le fais volontiers, parce que je trouve que ça apporte plus d'avantages que d'inconvénients, mais effective- ment, c'est du boulot. I : Ouais, d'accord, euh, au niveau de ce qui vous dérange dans le mode de fonctionnement, est-ce que vous avez tout dit ? Euh, par rapport au corps étranger, par rapport aux hormones ? E13 : Euh, corps étranger, hormones I : Vous savez comment il fonctionne, le stérilet ? E13 : Euh, le stérilet, je crois qu'il est recouvert de cuivre et que du coup ça empêche, en fait ça doit créer une petite inflammation locale ou quelque chose comme ça. Comme ça, ça doit empêcher l'œuf de se nicher. Si je, je crois que c'est ça. Mais je suis pas sûre. I : Et du coup ? E13 : Ben du coup, ça pose le même problème que les autres contracep- tions mécaniques ou chimiques, mais ça pose aussi un problème éthique, qu'on retrouve aussi avec la pilule, avec un Voilà, qui est qu'à partir du moment o il y a eu fécondation, il y a une personne vivante, même si l'œuf n'est pas niché euh, voilà. I : D'accord. Euh, vous m'avez parlé de l'écologie à un moment donné, qu'est-ce qui ? E13 : Ben, je pense que la raison fondamentale pour laquelle mon mari et moi, ben on a choisi les méthodes naturelles de gestion des nais- sances, c'est le fait qu'on est catholiques pratiquants, mais y a aussi une autre raison qui est très importante, peut-être pas la première mais qui est quand même très importante, qui est le respect, un peu écolo sur les bords, c'est le respect de mon corps, euh, le respect du cycle naturel et puis, le fait de ne pas rejeter de pilule, euh, de reste de pilule, de médi- caments dans les toilettes. De ne pas polluer l'eau qui même si elle est retraitée par la suite, l'eau de consommation ou l'eau des rivières. On a entendu parler récemment d'un problème, qui est la féminisation de certains poissons due aux estrogènes qui se baladeraient dans l'eau des rivières, qui soient peut-être dus aux résidus de pilules ou peut-être aux plastiques ou à certaines substances. Voilà, on sait pas vraiment à quoi c'est dû, mais c'est quelque chose qui nous a quand même interpelés. I : D'accord. Ok. Euh, par rapport à votre partenaire, euh, c'était son opinion avant que vous en discutiez ou c'était euh, ou c'est lui qui vous a influencée dans ce sens-là, ou, comment ça s'est passé ? E13 : Alors, quand on s'est rencontrés on savait tous les deux qu'on était catholiques pratiquants et donc qu'on avait sans doute la même opinion à ce sujet-là, effectivement, tout en discutant, on était d'accord et avant de se marier, voilà, on en avait parlé et il savait que j'étais formée, mais lui pas du tout. Alors, autant il était d'accord sur le prin- cipe, pour utiliser les méthodes naturelles, autant il était pas du tout du tout formé, donc c'est quand même paradoxal. Même si ça se passe dans le corps de la femme, je pense qu'il y a quand même une respon- sabilité des deux, de l'homme et de la femme, dans la conception d'un enfant, donc euh, voilà. Donc euh, du coup, on en a beaucoup parlé, on a refait une formation ensemble. I : D'accord E13 : Avant de se marier. Et ça l'a passionné, lui je pense qu'il a pris ça peut-être comme un jeu ou comme un défi, peut-être Il voulait gérer quoi. I : D'accord. Et euh, est-ce que vous pensez qu'il y a des périodes de la vie ou des moments de la vie, en dehors du désir de grossesse ou de la ménopause hein, o il y a des moyens de contraception qui sont plus ou moins adaptés ? E13 : Euh, je trouve que le, la période d'allaitement ou la période après la naissance, avant le retour de couches, avant que les cycles soient réguliers, bien observables est quand même très difficile à gérer. Avec les méthodes, même avec les méthodes naturelles, très difficile comme période de changement. Peut-être que la période avant la ménopause, o les cycles sont pas réguliers et tout ça, ou alors l'adolescence avec les cycles qui se mettent en place, doivent être difficiles à observer, difficiles peut-être à gérer, mais euh, du coup je couple ce que je fais d'habitude, o je fais juste j'observe le col, la glaire avec la prise des températures, pour être sûre. Pour être sûre que l'ovulation ait eu lieu ou pas, pour savoir o j'en suis. Donc j'utilise la symptothermie. I : Le reste du temps, pas E13 : Le reste du temps non, je me rapproche plus de la méthode Billings, celle à laquelle j'ai été formée. I : Juste la glaire. E13 : Juste la glaire et le col. Mais c'est vrai qu'en période de retour de couches, en ce moment, je prends aussi la température. I : D'accord. Et prenons quelqu'un d'autre. Est-ce que vous pensez qu'à l'adolescence ou une période pas forcément de stabilité dans le couple, est-ce que y a des moyens de contraception qui sont plus adap- tés que d'autres ? E13 : Euh, je pense que le préservatif, même s'il pose un problème de fausser la relation, parce qu'on fait l'amour sans être ouvert à la vie, moi ça me pose un problème, ça pose quand même pas le problème de la mort d'un tout petit être euh, voilà qui vient juste d'être conçu, voilà, comme peuvent poser le problème de la pilule ou du stérilet. Donc euh, voilà, disons que le préservatif étant pas une hormone, étant quelque chose de physique, étant une barrière entre le corps de l'homme et de la femme au moment o ils font l'amour, serait peut-être plus indiqué qu'utiliser des hormones au moment o vos cycles se mettent en place, comme à l'adolescence par exemple et o du coup, ça fausse tout. Euh, ou d'utiliser un stérilet sans avoir forcément la maturité intellectuelle ou psychologique de savoir qu'on peut causer la mort d'un petit être qui grandit dans votre corps. I : Mmh E13 : Je dirais que le moins pire est peut-être à mes yeux le préservatif, parce qu'il ne pose problème que sur un seul des deux pans, qui moi me posent problème, qui donc est de fausser la relation entre l'homme et la femme. I : D'accord. Euh et du coup, vous indiqueriez à personne les autres moyens de contraception en fait ? (rires) E13 : Euh, je Comment dire, c'est une question délicate, parce que d'un côté je préfèrerais n'indiquer à personne d'autre moyen de contra- ception que se former aux méthodes naturelles, mais de l'autre côté euh, je crois qu'il faut être réaliste et responsable et qu'étant donné euh, que ces méthodes sont quand même peu connues et pas évidentes à mettre en place, il faut quand même être conscient qu'on peut donner la vie en faisant l'amour et qu'il faut pas prendre de risque. Voilà. Dans l'idéal, je dirais aux gens de ne prendre le risque de concevoir un enfant qu'avec la personne dont ils sont sûrs, mais dans la pratique, c'est un conseil qui I : Ça se passe pas toujours comme ça E13 : (rires) Ça se passe pas comme ça Alors du coup, je voilà, je pense qu'il faut être réaliste et il faut que les gens fassent attention. I : Oui d'accord, donc comme ils peuvent quoi. E13 : Oui I : J'imagine qu'on est complètement hors sujet en posant la question, qu'est-ce que vous faites en cas de rapport sexuel non ou mal protégé, si vous ne voulez pas de grossesse ? E13 : Et bien euh, étant donné que la pilule du lendemain ou l'avortement sont pas dans notre panel de choix à mon mari et à moi, disons que si jamais euh, on fait l'amour et on se rend compte qu'en fait je me suis trompée et qu'on s'est trompé, je sais pas dans le tableau et qu'on était en période fertile et qu'on risque d'avoir un enfant, euh, et ben, on fait avec, on prend le risque. 169 I : D'accord, est-ce qu'il y a des informations, autres que sur les mé- thodes naturelles, que vous auriez aimé avoir en consultation gynécolo- gique, sans avoir à poser la question ? Est-ce que enfin, E13 : Euh, (réfléchit) oui peut-être que j'aurais bien aimé entendre parler de tout l'éventail des possibilités. Euh, et du fonctionnement de chaque moyen de contraception. Voilà, parce que I : Qu'on vous explique plus E13 : Oui c'est ça, qu'on nous explique plus en détail comme chaque fonctionne, au lieu de dire simplement est-ce que vous prenez la pilule ? I : Et dans quel cadre vous auriez voulu qu'on vous informe comme ça ? E13 : Ouais je pense que dans mes premières consultations gynéco, quand j'étais ado, j'aurais bien aimé euh, que le gynéco prenne le temps de faire le point. Qu'elle essaie de savoir ce que moi je sais, ce que moi je savais du cycle féminin ou de la contraception et m'apporter plus d'informations, au lieu juste de me prescrire la pilule. I : D'accord, vous avez l'impression que c'est ce qui se passe, euh E13 : Je sais pas si c'est ce qui se passe partout. Je Je sais pas, j'espère que les gynécologues prennent le temps d'expliquer euh, d'expliquer tout ça. Mais je crois que l'utilisation du préservatif et de la pilule sont tellement répandus, qu'on cherche pas trop ailleurs I : Humm, d'accord, euh, est-ce que vous avez des questions auxquelles vous voudriez que je réponde ? E13 : Euh, ben je sais pas trop (déconcentrée par son bébé se réveillant de la sieste depuis quelques minutes). I : D'accord et ben du coup, on va s'arrêter là, merci beaucoup ! E13 : Merci 37 min Entretien 14 : 28/09/2016 Investigatrice 1 - Cabinet médical Présentation du projet, recueil du consentement oral. I : Donc tout d'abord, j'ai besoin d'un petit peu mieux te connaitre, est- ce que tu préfères te présenter ou que je pose des questions ? E14 : Ben euh, tu peux me poser des questions ? I : D'accord, alors, quel âge as-tu ? E14 : J'ai 20 ans. I : 20 ans, d'accord, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? E14 : Euh, je suis aide-soignante, dans une EHPAD. I : D'accord, quelle est ta situation familiale ? E14 : Ben mes parents, ils sont mariés. I : D'accord, mais et toi (rires) ? E14 : Ben, je suis en couple. I : D'accord, pas d'enfant ? E14 : Non, j'ai pas d'enfant. I : Est-ce que tu as des projets immédiats d'enfants ? E14 : Euh, oui, plus tard ! I : Plus tard, donc pas immédiats ! Et est-ce que tu as déjà fait une interruption volontaire de grossesse ? E14 : Non, j'en ai jamais fait. I : D'accord, qui est-ce qui fait ton suivi gynéco ? Est-ce que c'est un médecin généraliste, une sagefemme ? E14 : Un médecin généraliste, ben, Dr X. I : D'accord, alors, d'o et de qui tu tiens tes connaissances sur la contraception ? E14 : De l'implant ? I : Euh, toutes les contraceptions ! E14 : Ah d'accord, ben déjà, je les ai vues au collège, en éducation, euh J'y connais aussi ben, de mes parents, enfin, ils m'ont expliqué et aussi du planning familial. Parce que la première fois que je suis allée faire mon implant, je l'ai fait au planning familial, parce que mes parents n'étaient pas encore forcément au courant que Donc on est allée le faire avec une copine, parce qu'on avait toutes les deux des I : D'accord et là, ils t'ont expliqué un petit peu, tous les moyens ? E14 : Euh, oui, mais moi je voulais faire directement l'implant, parce que c'était plus facile, je trouvais et puis il était directement sur le bras et au moins j'étais sûre de pas l'oublier. I : D'accord, est-ce que tu as des croyances religieuses qui peuvent interférer avec ton choix de contraception ? E14 : Non. I : Non ? Du coup, quel est ton mode de contraception actuel et tes modes de contraception antérieurs ? E14 : Ben, j'ai toujours eu l'implant, ben depuis 5 ans maintenant. Euh, après non, j'ai toujours eu l'implant. I : D'accord, donc quand t'es arrivée au planning, t'as dit je veux un implant ? E14 : Oui, ils m'ont expliqué et cetera les, je sais pas les I : T'as pas dit, je veux une contraception ? E14 : Non. Ben après, non j'ai dit, je veux directement l'implant ouais, j'ai déjà su, même j'ai lu sur internet, les autres moyens contraceptifs, même si on m'avait déjà renseignée et l'implant c'est celui qui m'a le plus plu. Et de toute façon, après je suis devenue épileptique et vis-à- vis de mes cachets, l'implant c'était le mieux. Puis moi, je voulais continuer avec l'implant, parce que j'ai pas eu de souci. A part mes règles qui changeaient. I : Qui changeaient. D'accord E14 : Ouais, elles étaient déjà pas très régulières avant, mais là c'est I : Ok ! Donc maintenant, on va pouvoir entrer un petit peu dans le vif du sujet, euh, qu'est-ce que tu penses toi, ton point de vue, des diffé- rents moyens de contraception ? On peut les prendre un par un, si tu veux commencer par l'implant, puisque c'est celui que tu connais le mieux ? E14 : (Rires) Euh I : Quel est ton point de vue sur l'implant ? Qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui est pas bien ? Qu'est-ce qui t'a poussée à choisir ? E14 : Ben, déjà l'avantage c'est qu'il est dans le bras, du coup, déjà on le voit pas. Déjà on n'a pas à le prendre tous les soirs, on peut pas l'oublier, du coup, si même on a un rapport sexuel qui est pas prévu, enfin si on l'oublie, ben on est sûr de pas tomber enceinte parce qu'il est, quand même c'est un des plus sûrs, il est sûr à 99, 999 ! (Rires) Vis- à-vis des autres. Après moi, j'ai pas trop d'inconvénients à part euh, les règles, sinon j'ai pas vraiment, moi je l'ai toujours bien aimé cet im- plant. I : D'accord, donc euh, pas trop d'effets indésirables, E14 : Non, euh, après prise de poids, mais bon, moi je pourrais pas vraiment le dire parce que j'ai pris de la DEPAKINE et du coup, c'est une prise de poids et après le LAMICTAL, enfin maintenant j'ai le LAMICTAL et du coup, je perds du poids facilement maintenant. Du coup, sur le poids je peux pas vraiment I : Oui, tu sais pas vraiment lequel des médicaments a été responsable de la prise de poids ? Entre l'implant et la DEPAKINE E14 : Oui, je peux pas vraiment le dire, puis j'ai eu un accident de scooter, sur ça aussi le poids, je pourrais pas vraiment dire. Mais je sais que moi quand j'ai commencé ben, voilà. I : A 15 ans donc ? E14 : Oui voilà, ben j'avais pas eu de souci de poids. Comme je disais. Peut-être de 500g à tout cassé, mais bon, c'est un truc qui arrive à tout le monde. I : Oui, ça reste correct et puis, les femmes prennent du poids à cet âge- là, entre 15 et 22, la morphologie change aussi, on passe du corps d'adolescente au corps de femme (rire) donc ça arrive de prendre du poids et c'est aussi le moment o on commence la contraception, donc on sait pas toujours. E14 : D'accord I : Euh, le fait de le poser et de le retirer, est-ce que ça t'a ? E14 : Ben, en fait je l'ai fait tout de suite après. Dès que je suis allée le retirer, je l'ai remis direct. En fait, je l'ai fait au cabinet. I : D'accord, mais est-ce que ça te faisait peur, est-ce que ça te E14 : Non, ben après, c'est vrai que ça fait I : Ça s'est bien passé, ça s'est mal passé ? E14 : Ça s'est bien passé, à part euh, ça a duré un petit moment, parce qu'il est quand même difficile à enlever, ça fait une petite cicatrice, fin ça fait une petite boule. Voilà. Mais c'est pas choquant, enfin moi ça m'a pas plus choquée. I : D'accord, elle l'a remis au même endroit dans le E14 : Euh (Touche ses deux bras) I : Ah non, elle l'a posé de l'autre côté ? E14 : Non, elle l'a remis au même endroit. I : D'accord, ok, donc pas d'inconvénient pour toi ? E14 : Ben les règles. I : Parce que tu as encore des règles, là ? E14 : Ben ouais, ouais, euh, ben les règles ça dépend, elles peuvent durer, ben là je sais que par exemple, elles ont duré 3 semaines, comme elles peuvent, euh, une fois je les ai pas eues pendant 7 mois et demi. Bon, quand je l'ai posé, j'ai eu direct mes règles 2 semaines et après je les ai pas eues pendant 7 mois et demi I : D'accord, donc c'est un petit peu n'importe quoi ! E14 : Ouais voilà, c'est ça ! Après ça I : Et c'est pas trop abondant, pas trop douloureux ? . E14 : Ca dépend, des fois elles sont douloureuses, des fois elles sont abondantes, des fois je vais les avoir 2 jours et après je vais les avoir pendant une semaine. Enfin ça dépend de, enfin on peut Pour moi je peux pas prévoir quand je vais les avoir, en fait. I : D'accord. On t'avait prévenue ? E14 : On m'avait prévenue, ouais I : Ça te dérange pas plus que ça ? Enfin, pour toi le rapport bénéfice / risque, il reste euh, positif ? E14 : Ben, pour l'instant vu que je veux pas tomber enceinte, c'est pas ce qui me dérangeait. Parce que d'un coup, là je peux les avoir 3 se- maines, mais d'un coup, je vais pas les avoir pendant 2 mois. I : Mm, d'accord, même si tu les as pendant 3 semaines, ça te dérange pas. C'est pas ça qui va te le faire retirer. E14 : Non. I : D'accord, ok. Euh, par rapport avantage, commodité, tu m'as déjà tout dit, les désavantages les contraintes, est-ce qu'il y a des choses à rajouter sur l'implant ? E14 : Non, moi c'est plutôt les règles, ouais plutôt les règles. 170 I : D'accord, euh, qu'est-ce que tu penses de la pilule du coup ? E14 : Ben, moi je sais qu'après j'ai entendu surtout des copines, elles me disent au début que c'est, c'est bien et tout machin, mais que après elles s'en rendent compte qu'elles ont aussi des effets indésirables, que généralement, puis y en a aussi pas mal de mes copines qui fument, même si elles ont la pilule euh, qui dit qui est pour les fumeurs. Enfin, elles ont quand même eu des effets indésirables, comme du poids euh, même si elles ont fait la prise de sang. Donc du coup, enfin, pour moi l'implant c'est le meilleur contraceptif que la pilule. I : D'accord, à cause des effets indésirables principalement ? E14 : Ben c'est que j'ai vu, en général, elles ont jamais gardé la même en fait. Enfin, souvent elles me parlent qu'elles changent, environ tous les 3 mois, ça va pas. Enfin, moi ça fait 5 ans que j'ai le même, enfin que j'ai changé et que j'ai pas eu de gros souci. Donc moi j'essaie de leur dire sinon t'as qu'à essayer l'implant, au moins tu verras que ce sera mieux . Après c'est sûr que ça dépend de la personne aussi. I : D'accord E14 : Après, moi je dirais ouais, plutôt négatif comme Voilà, si on l'oublie Et si on a un copain depuis longtemps, ben on peut pas forcément le faire, enfin, si on oublie, ça décale tout. I : Oui, 7 jours ! E14 : Après, ce qui est bien, c'est pendant les règles, par exemple. Au moins tu sais quand tu vas avoir tes règles ou pas. I : D'accord, donc ça c'est un point positif de la pilule ? E14 : Ouais, après ceux qui voulaient arrêter aussi pour les boutons, c'est pas mal aussi mais bon. I : Donc toi tu n'avais pas ce souci-là ? E14 : Non I : Pas non plus d'acné avec l'implant ? E14 : Non, j'en ai pas eu. Enfin, par exemple j'ai une copine, ça lui a fait des boutons d'un coup et elle a pris du poids aussi, donc elle a vite arrêté, du coup elle était pas très contente mais I : D'accord. Euh, d'autres avantages à la pilule ? E14 : Mmm, non. I : Donc l'acné et les règles, et puis c'est tout ? E14 : Ouais I : Est-ce que tu dirais que c'est plutôt pratique, pas pratique ? E14 : Ben, pas trop pratique, enfin, faut y penser en fait. Enfin, moi vu que j'ai des cachets à prendre euh, le soir, je sais que je l'oublierais pas ma pilule, si je la prends en même temps que mes cachets, mais je sais que y a quand même pas mal des copines qui mettent un réveil sur leur portable, mais ça va vite si faut la prendre régulièrement, moi je pense qu'on peut l'oublier plus facilement que quelque chose qu'on a directement dans le bras, qu'on est pas obligé d'y penser quoi. I : Oui, un implant, tu PEUX l'oublier, oui ! D'accord, les points négatifs de la pilule, désavantages, effets indésirables, contraintes, qu'est-ce que tu rajoutes ? E14 : Ben, c'est bon. I : En termes d'effets indésirables, donc tu avais dit le poids E14 : Le poids, ben je sais que ça dépend des personnes, j'ai une co- pine, je sais que c'est ce qui lui convenait le mieux, après j'ai une copine qui a changé pour l'implant et elle me dit qu'avec l'implant, elle a plus de souci. Avec la pilule, ben pareil, ça la saoulait vis-à-vis de tout le temps la prendre et si elle l'oubliait, ça décalait tout du coup. Mais sinon, c'est tout. Après je sais que elle, elle a pas grossi. Mais après à la base, elle est vraiment fine en fait. I : Ca dépend des femmes, ça c'est sûr hein. E14 : Ouais, elle était vraiment fine et aussi elle s'était dit ah, si je prenais l'implant, peut-être un petit peu grossir ! Parce qu'elle est vraiment fine ! I : Ah oui, elle voulait grossir avec l'implant ! (Rires) E14 : Ouais, mais comme je lui dis, ça dépend de la morphologie des gens. I : Oui et puis de la sensibilité aux hormones aussi. D'accord. Euh, le patch et l'anneau, est-ce que tu en as entendu parler, est-ce que tu vois des avantages et des inconvénients à ces moyens de contraception ? E14 : Ben, après le patch et l'anneau, j'y connais moins, enfin, je sais pas, dans mon entourage, je connais pas, enfin, peut-être que les jeunes ils le mettent moins le patch, parce que moi je vois plus I : Je sais pas la répartition en fonction de l'âge ! (rire) E14 : Parce que moi je vois plus, j'ai pas vu, enfin, je sais que quand on est jeune, moi, le patch et l'anneau t'y penses pas forcément. Généra- lement, c'est pas le premier moyen auquel on va penser. Le premier moyen, généralement on te donne la pilule, quand t'es jeune. Ou même, ils vont donner l'implant, mais ça c'est quand, c'est si tu veux le faire directement I : Ca dépend des médecins aussi, je pense E14 : Après, je ne sais pas si le patch il tient bien aussi. Enfin, fran- chement je sais pas, pour le patch. I : Ouais, qu'est-ce qui te ferait peur, qu'est-ce qui en termes d'avantages ? E14 : Ben, moi je pense pas qu'il me ferait peur, parce qu'après il est collé sur la peau, peut-être que s'il tombe d'un mouvement brusque mais sinon I : Peur qu'il se décolle donc, c'est surtout ça ? E14 : Ouais, peur qu'il se décolle. I : Et après, tu trouverais ça pratique ? E14 : Ben, après faut le changer toutes les 24h, le patch ? I : Non, toutes les semaines. E14 : Toutes les semaines ? Bon. Pas forcément Ben c'est déjà un peu plus pratique que la pilule, toutes les semaines, on y pense, non je pense, c'est pas le top. Enfin, parce qu'on sait pas si ça peut se décoller, ça va vite, enfin, si tu fais du sport, tu transpires (rires) I : D'accord. Et l'anneau ? E14 : Alors l'anneau, c'est ce qui ? I : L'anneau, c'est un anneau souple qui se met dans le vagin et qui E14 : Ben, après moi ce que je entendu de l'anneau, c'est que mes copines, ben, elles ont peur de rester dedans enfin, que leur gars a peur de rester dedans ou je sais pas trop quoi ! Mais non ça va, ça peut être pratique. Après je sais pas comment ça se passe, quand tu vas aux toilettes ? I : Ben en théorie, quand il est déployé, il est assez gros pour pas sortir. Parce que tu le plies pour le mettre. Tu as peur qu'il tombe ? E14 : Ben moi, c'est ce que j'ai entendu c'était plus peur qu'il tombe. I : D'accord et est-ce que tu trouverais ça pratique ? E14 : Ouais, ça peut être pratique je pense. Parce que déjà ça empêche que le sperme il rentre à l'intérieur, non ? I : Ah, euh, non c'est pas une méthode barrière , c'est comme la pilule, comme l'implant, ça diffuse des hormones, comme le patch, ça diffuse des hormones, mais voilà au lieu que ce soit sous la peau, dans la bouche ou sur la peau, c'est dans le vagin, mais après ça passe dans le sang et ça agit comme ça. Voilà, c'est le même mode d'action. C'est pas comme le préservatif féminin, une cape ou un diaphragme, o là c'est une barrière quoi. E14 : Ben, moi ça va je trouve, ouais, il est quand même assez pratique, après ouais faut le changer tous les 6 mois, c'est ça ? I : Non, toutes les 3 semaines. E14 : Ah, toutes les 3 semaines, ben après moi je pense que fin, déjà mon avis personnel, c'est que je préfère me dire, plus tard le changer dans les années, c'est plus I : Plus c'est long E14 : Ouais c'est ça, parce que après d'y penser à chaque fois, c'est quand même euh, je sais pas. Moi je préfère me dire que plus c'est long, c'est mieux. Que devoir le changer toutes les 3 semaines, retour- ner au médecin tout le temps. I : Ah, tu le changes toute seule hein E14 : Tu le changes toute seule, ben je sais pas, moi je sais que ben, au moins t'es tranquille quoi, tu le changes tous les 3 ans. I : D'accord et du coup, par rapport au fait de le mettre dans le vagin, le fait de devoir le changer tout ça, qu'est-ce que ça t'évoque ? E14 : Ben perso, je pense que ça me dérangerait pas parce que je sais que c'est pour moi. Et euh, pour mon copain aussi. Mais moi, c'est pas ce qui me fait peur. Enfin vis-à-vis de ça de toute façon, moi je suis pas, moi ça m'aurait pas dérangé de l'avoir. I : D'accord, toi ça t'aurait pas dérangé d'avoir ça, de devoir le poser etc E14 : Tous les Après c'est I : Juste la fréquence ? E14 : La fréquence. Après je sais pas si moi ça m'aurait, au bout d'un moment je pense que j'en aurais eu marre. De changer, ça doit pas non plus être très agréable, je ne sais pas. I : Je ne sais pas non plus E14 : Ou peut-être aussi, peur de l'avoir mal mis, toute seule, je sais pas. I : De toute façon ça diffuse, ça passe au travers de la muqueuse, qu'il soit en haut en bas du vagin, plié, déplié Enfin je pense que de toute façon, il se déplie et puis que. E14 : Moi je pense que c'est surtout la peur de l'avoir bien mis ou pas, vu qu'on fait toute seule. Après je sais pas, on peut peut-être demander au petit copain, ça dépend des personnes (rires). I : On peut demander une fois au médecin sinon E14 : Ouais, mais le médecin c'est pas, enfin, même si on y va I : Après, comme ça c'est un avis objectif et éclairé. Après ça dépend qui est ton médecin aussi (rire). E14 : Après moi ça va, c'est vrai qu'elle me connait bien, mais après non ça va, j'ai l'habitude avec les parties intimes. I : Ouais, ça va t'es pas gênée ? E14 : Ouais, au début t'es gênée quand même ! I : D'accord, bon et du coup, les DIU ou Stérilets, qu'est-ce que tu en penses ? E14 : Mince, maintenant j'ai un trou sur les stérilets ! C'est à la, voi- là Euh I : Les stérilets, voilà on les met à l'intérieur de l'utérus E14 : C'est lui qu'il faut changer tous les 6 mois, non ? I : Non, c'est tous les 5 ans. E14 : Tous les 5 ans ? I : Ouais, y en a un au cuivre et un aux hormones. E14 : En fait, je sais pas lequel est le mieux, parce que j'y connais pas 171 I : Oui ? Quand tu avais lu sur internet ou au planning, quand tu t'étais renseignée, t'en avais entendu parler ? E14 : Ben ouais, j'en avais entendu parler, ben aussi, on a vu en cours, enfin, on choisissait lequel on voulait prendre, mais moi j'ai surtout pris l'implant parce que j'y connaissais mieux, mais mes copines elles ont, enfin on était par groupe de 3 et elles ont pris comme moi en fait, mais elles, elles avaient la pilule pourtant. I : D'accord. E14 : Ben après le stérilet Ben après le côté pratique, c'est qu'on doit le changer tous les 5 ans. C'est par le médecin qu'on le change ? I : Ouais E14 : Ben ça aussi alors, au moins on est plus rassurée quand c'est un médecin qui nous y change. I : D'accord. E14 : Enfin que soi-même, je pense que c'est plus rassurant quand tu sais que c'est le médecin qui le change. I : D'accord, tu as confiance. E14 : Ben, après c'est pas nous-même, après comme on disait, c'est pas comme l'anneau o tu sais pas si tu l'as bien mis, je pense que tu fais plus confiance au médecin qui lui va mieux voir que toi. I : D'accord. Euh, est-ce que c'est un moyen que tu pourrais envisager, par exemple ? E14 : Oui, je pense que je pourrais le prendre. I : D'accord, quels seraient les avantages selon toi ? E14 : Ben, déjà qu'on le change tous les 5 ans, au moins on sait que sur ça on va être tranquille pendant 5 ans. Après je ne sais pas, sur ça, comment il marche, parce que ça fait quand même un petit moment que j'ai fait la recherche et je sais que y a pas beaucoup de copines qui l'ont fait, ou qui osent pas le faire, parce que c'est vis-à-vis de, du vagin et que ça leur fait plus peur. Enfin, ça leur fait plus peur quand c'est introduit dans le corps en fait. Enfin, je sais pas, par exemple l'implant ou l'anneau ou le stérilet, je sais que ça leur fait plus peur. Elles ont peur que ça bouge ou que ça redescende ou que ça fasse mal quand elles le font. I : Quand elles le mettent ? E14 : Ouais I : Ou quand elles font quoi ? E14 : Enfin, quand elles le font, (rire gêné) quand elles font l'amour ou I : Ouais, que ça gêne au moment des rapports ? E14 : Ouais, moi je sais que je peux avoir peur vis-à-vis de ça, je sais pas comment ça se passe, vu que j'ai aucune copine qui l'a fait. Mais quand on en a déjà parlé, on a plutôt peur de ça. I : D'accord, des douleurs au moment des rapports ? E14 : Oui, que ça fasse plutôt mal quoi. I : D'accord, on peut poser la question à un médecin ! E14 : (Rire) Oui, après c'est vrai qu'on y pense pas tout le temps en fait. Parce que déjà quand moi je sais que déjà j'étais jeune, quand je l'ai fait et enfin voilà, déjà d'en parler ou quoi, c'est pas non plus facile, déjà même si au planning et tout, on te regarde ça va. Mais par exemple, si tu vas en pharmacie, tu vas chercher la pilule du lendemain, déjà ils vont pas forcément, ils vont te regarder bizarre. I : Oui, tu as peur d'être jugée quand tu poses ces questions-là ? E14 : Après, moi franchement j'ai pas peur d'être jugée, parce que le stérilet en fait je me suis pas très attardée dessus, je me suis surtout, en fait je voulais surtout faire l'implant et franchement j'ai pensé qu'à l'implant et pas aux autres trucs. I : D'accord et du coup les médecins, ils t'ont pas parlé des autres ? E14 : Vite fait, franchement, ils m'en ont pas parlé, au planning fami- lial, je sais qu'ils m'en ont parlé vite fait. Ils m'ont surtout parlé de ouais, de déjà ce que je voulais faire ou sinon plutôt la pilule. Ouais, j'ai l'impression, les jeunes ils les orientent plus vers I : Même si tu demandais l'implant, ils ont essayé de t'orienter vers la pilule ? E14 : Ben non, il m'ont laissée, ils m'ont expliqué les inconvénients, mais moi je m'étais déjà renseignée avant et moi j'ai dit, de toute façon je fais du sport, alors je vois pas pourquoi je grossirais et tout, bon même si j'ai un coup d'hormones, je ne sais pas. Alors que je savais que je pouvais grossir, mais je leur ai dit que moi y avait pas de souci vis-à-vis de ça. Euh, que je préférais au moins être sûre, parce que j'ai vu que l'implant c'était celui qui était le plus sûr vis-à-vis des autres. Enfin, moi je suis restée dans mon truc euh, l'implant. Quand j'ai une idée en tête, eh ben je change pas comme ça en fait ! I : D'accord. Euh, qu'est-ce qui te pousserait à utiliser un stérilet plutôt qu'un autre ? E14 : Ben, que je voie qu'un jour l'implant marche, euh, fonctionne moins bien vis-à-vis de moi. Par exemple euh Enfin si je tombe enceinte, alors que c'était Non, enfin, quoique, ça peut arriver, mais, franchement je pourrais pas, peut-être plutôt quand je serai plus vieille. I : Ouais ? Pourquoi ? E14 : Ben, parce que pour le moment je suis bien avec mon implant. (Rires) Ben, moi je suis plutôt à l'aise avec mon implant et puis de toute façon vis-à-vis de mes cachets, j'ai pas vraiment le choix de garder l'implant, parce qu'on m'a dit que c'était le mieux qui allait. I : D'accord. E14 : Et après le stérilet, je sais pas si. I : Ben, le stérilet au cuivre, il va aussi puisqu'il n'a pas d'hormone et le problème des médicaments antiépileptiques, c'est qu'ils font que les hormones, elles sont euh, éliminées plus rapidement. Donc comme l'implant, il apporte des doses d'hormones qui sont assez importantes, qui sont suffisantes, on n'a pas ce risque-là par rapport à la pilule. E14 : D'accord. I : Et en plus, comme c'est déjà dans le sang, ça passe pas par le foie avant d'arriver dans le sang. Et c'est au niveau du foie le problème. Donc avec un stérilet c'est pareil, ça passe pas par le foie, mais le stérilet aux hormones, c'est des petites doses d'hormones, donc je sais pas trop comment ça se comporte. Et puis le stérilet au cuivre, y a pas du tout d'hormones, donc de toute façon y a pas ce problème-là. C'est un autre mode d'action. E14 : Ben après, moi je pense que je pourrais mettre le stérilet, y aurait pas de souci, parce que moi j'aurais pas forcément peur qu'il redes- cende ou quoi, je, peut-être que j'aurais plus peur de savoir si quand je le fais, ça me fait mal ou pas. Mais après, moi je trouve que, enfin, le stérilet j'aime bien. I : D'accord, est-ce que t'y vois des désavantages euh, est-ce que tu sais un petit peu quels peuvent être les effets indésirables, les contraintes par rapport à ce moyen-là ? E14 : Ben je m'en souviens plus trop des effets indésirables, mais je pense que comme tout, à peu près, comme à peu près les mêmes, c'est si tu prends poids ou pas, vis-à-vis de l'acné non ? Ou I : Pour celui aux hormones, pour celui au Cuivre ? Les deux ? E14 : Pour celui aux hormones, tu prends plutôt vis-à-vis des boutons je pense. Après le cuivre, je le connais moins bien, je sais qu'il est peut-être mieux que l'autre ? I : Pourquoi mieux ? E14 : Parce que des Je sais pas mais I : En termes d'efficacité, en termes de quoi Le cuivre mieux que le hormones ? E14 : En termes d'efficacité. Après je sais pas, franchement ça fait longtemps que je les ai Ouais ça fait longtemps, parce que après je suis restée sur l'implant, et euh, du coup, même parce que moi là, du coup vu que je suis devenue épileptique, pas tout de suite en fait, on m'a toujours dit de toute façon, est-ce que vous avez l'implant, on m'a pas trop parlé du stérilet vis-à-vis de l'épilepsie. I : Ok. C'est tout bon, effets indésirables, contraintes, tu vois d'autres choses à dire ? E14 : Euh, après moi je pense que c'est pratique, mais c'est plutôt vis- à-vis de Euh, plus la peur qu'il descende ou qu'il descende pas. Qu'il soit mal mis, ou Je pense que c'est plutôt ça qu'on a tous Enfin, moi j'en ai parlé avec mes copines, elles osent pas le faire parce qu'elles ont plus peur qu'il tombe ou que Voilà. I : D'accord. Est-ce que tu as une idée de Est-ce que tu saurais classer les moyens de contraception du plus efficace au moins effi- cace ? E14 : Ben vis-à-vis, ben, je pense l'implant, la pilule, stérilet, anneau, et je sais plus, (rire) je sais plus. I : D'accord et après, le préservatif, les méthodes naturelles, tout ça tu les classes comment ? E14 : Ben, après le préservatif c'est quand même euh, efficace, à part s'il craque en fait. Après généralement si t'as plus de moyens de con- traceptif, plus le préservatif, c'est quand même rare si tu tombes en- ceinte, à part s'il a craqué ou pas. Que si t'as rien comme moyen con- traceptif et que tu mets que le préservatif. Moi je sais qu'au début que je le faisais, j'avais pas encore mon moyen contraceptif et j'avais juste le préservatif, et t'as quand même, t'as plus peur de tomber enceinte que si t'as le moyen contraceptif plus le préservatif. I : Ouais, c'est sûr. Effectivement, le préservatif il est quand même moins efficace. Euh, est-ce que tu sais un peu comment ils fonctionnent les moyens de contraception et est-ce qu'il y a des choses qui te déran- gent là-dedans, dans comment ça fonctionne ? E14 : Je sais pas, enfin, je sais qu'on nous envoie des hormones, ou Franchement je m'en souviens pas, ça fait tellement longtemps que j'ai vu vis-à-vis de ça Puis après enfin, du coup vu qu'avec l'implant, moi j'y pense plus en fait. Du temps que ça me protège bien I : Oui, ce qui compte c'est que ça te protège ? E14 : Ben, avant je m'étais plus intéressée, quand j'étais plus jeune et maintenant en fait euh, c'est comme si je vivais avec et du coup, enfin, je sais pas, mais je l'oublie en fait ! C'est un peu irresponsable, mais bon ! I : Ben non, tu sais que tu es protégée, donc tu peux oublier (rires) ! Est-ce que tu penses qu'il y a des âges ou des périodes de la vie ou des personnes à qui on peut, ou des moments o il vaut mieux prendre un moyen plutôt qu'un autre ? Par exemple, est-ce que quand tu es adoles- cente, c'est différent de quand tu as 35 ans ou quand tu as 45 ans ? E14 : Ben, franchement je pense pas. Parce que de toute façon, tout ce qui compte c'est quand même euh Enfin si on n'a pas envie de tomber enceinte, enfin déjà quand t'es jeune, le seul truc que t'as pas envie, c'est de tomber enceinte, quand t'as 15 ans ou 14 ans Après tout dépend si on se sent prête, à quel âge on le fait, enfin, non fran- chement moi je pense qu'il y a pas d'âge pour prendre euh 172 I : Tel ou tel moyen. Est-ce que c'est mieux pour une adolescente, un stérilet, un implant ou une pilule, pour toi c'est pareil ? E14 : Je pense que pour une adolescente, se dire de mettre un stérilet ou un anneau ou quelque chose dans la partie intime, ça va être plus choquant, je pense. Je pense qu'elle va plutôt dire non et on va plus nous proposer la pilule. J'ai vu vis-à-vis des copines, généralement, on leur propose plus la pilule ou même dans leur tête, quand elles y vont, je veux la pilule. Même si elles savent tous les effets qu'il y a ou euh Dans leur tête, c'est la pilule. Ou soit je vais rien prendre, ça dépend certaines. I : Mais pour toi, qu'est-ce qui serait le mieux ? E14 : Ben moi, vu que j'ai commencé par l'implant et que j'ai conti- nué, ben je vais dire que c'est l'implant ! I : Pour les autres aussi, tu veux dire ? Pas que pour toi ? E14 : Après pour les autres, moi je sais que ça dépend des personnes. Moi je sais que je vais plus les, quand on en parle, je vais plus les orienter sur l'implant que sur la pilule. Mais je sais que quand t'es plus jeune, généralement ils nous proposent plus la pilule ou vis-à-vis même de l'implant. Que quand, après j'ai vu vite fait ça sur internet, je sais pas si c'est vrai ou pas, que ils orientent plus les personnes euh, un peu plus vieilles, enfin, qui ont 30 ans ou 35 ans, sur le stérilet, l'anneau ou Ouais, même 25 ans, je pense qu'ils ont, celles qui sont mineures, peut-être que ça les choquerait plus d'avoir un truc euh, enfin I : C'est plus gênant ? E14 : Ouais, c'est plus gênant. I : D'accord et par rapport au fait par exemple, avant les enfants, après les enfants ? E14 : Ce que je voudrais faire ? I : Euh, non, est-ce que tu penses que c'est différent ? Est-ce que tu penses que les médecins devraient proposer ou est-ce que tu penses que c'est plus indiqué quelque chose avant ou après les enfants ? E14 : Après, tout dépend si la personne veut encore des enfants ou pas, ou si elle veut pas tout de suite. Après je pense qu'ils peuvent proposer, ouais, comme un implant, un stérilet, ou, parce que la pilule on n'est pas sûr. Parce que ouais, à chaque fois on va regarder des trucs euh, sur l'ordi, y a toujours un truc qui va pas avec la pilule. Enfin, moi j'ai l'impression que c'est ça en fait, la pilule y a toujours un truc qui va pas. Soit y a, enfin, moi je sais qu'à chaque fois que y a quelqu'un qui a pris la pilule, elle vient s'en plaindre. Après je dis pas, j'ai une copine, elle a pris la pilule, tout va bien. Mais je sais que j'ai beaucoup de copines ou des connaissances, quand t'entends, ça va jamais avec la pilule. I : D'accord, ok. Est-ce que tu as des choses à ajouter ? E14 : Non (rire). I : Est-ce que d'autres choses qui pourraient influencer ton choix, l'écologie, ton partenaire, des valeurs, des personnes ? E14 : Non, ça viendra de ma propre opinion, le jour o j'ai envie de changer, peut-être que j'en parlerai avec mon copain, parce que ça fait un petit moment qu'on est ensemble, donc je pense qu'on se renseigne- ra bien mieux, on en parlera ben, du coup avec mon médecin, mais euh, sinon euh, sur ça c'est mon opinion à moi qui l'ai, c'est pas quelqu'un d'autre en fait. Et je sais que tout le monde réagit pas de la même façon. Alors c'est pas parce que quelqu'un a bien eu la pilule que moi ça va fonctionner la pilule sur moi. I : D'accord, est-ce que tu sais quoi faire en cas de rapport sexuel non ou mal protégé pour éviter une grossesse ? E14 : Euh, ben déjà y a la pilule du lendemain. Euh, ben déjà aussi vérifier si le préservatif a craqué ou pas, par exemple. I : Toi, t'es pas trop inquiète par rapport à ces choses-là ? E14 : Non, moi je suis vraiment pas inquiète, vis-à-vis de ça je suis pas inquiète. I : Ben, de toute façon tu sais que tu es bien protégée, tout le temps avec ton implant. E14 : Ouais, c'est ça, en fait je suis pas inquiète parce que, même maintenant on y fait plus avec euh, le préservatif et je suis pas inquiète. Au cas o je sais que I : Oui, tu risques pas un oubli de pilule ou un préservatif qui craque donc E14 : Du coup euh, non oui non, nous on met pas les 2 moyens pour se protéger, on met qu'un seul depuis 4 ans et demi, enfin, voilà et on n'a jamais eu de souci. Après des fois ça arrive, on va faire un test de grossesse, de temps en temps pour être sûr. Vu que le souci I : T'arrives pas à être complètement sure ? E14 : Ben en fait, c'est vis-à-vis que j'ai pas mes règles tout le temps, enfin, vu qu'elles se dispersent un peu et que je sais pas, je peux pas être sure. Et en plus, j'ai des cachets et j'ai des effets indésirables des cachets et des fois je vais vomir toute une soirée, et des fois si, des fois non, du coup, t'as quand même le coup de flip, euh, si t'es enceinte ou pas. Puis vu qu'il y a aussi les changements d'humeur euh, vis-à-vis de ça j'ai un petit coup de flip I : D'accord, c'est quand t'as d'autres symptômes que tu t'inquiètes ? E14 : Voilà, plutôt ça. I : Ouais, l'absence de règles toute seule, ça t'inquiète aussi des fois ? E14 : Oui, c'est inquiétant quand même des fois, mais après j'y pense pas. I : Tu sais que c'est l'implant qui fait ça et que l'implant est très effi- cace. E14 : Ben en vrai, moi l'implant, j'ai confiance en lui. I : Mais tu fais quand même les tests de grossesse de temps en temps. E14 : Ben après, c'est sûr que moi je peux pas non plus comparer à quelqu'un, parce que vu que j'ai des effets indésirables des cachets et que vu que quand je suis en début de traitement ou, enfin, parce que j'ai souvent changé, enfin, pas la DEPAKINE mais les autres cachets, j'en ai eu pleins d'autres. Les effets indésirables, c'était toujours vo- missements, nausées, etc Du coup, ça va te faire un petit coup de flip et tu vas le faire, après voilà, tu vas le faire quoi, une fois dans l'année. Moi j'en fais une fois dans l'année et au moins je suis sure. I : D'accord, ok. Est-ce qu'il y a des informations que tu aurais voulu recevoir lors de tes consultations gynéco et que par exemple, on t'a pas dit ou E14 : Ben alors franchement, la première fois o je suis allée le faire au planning familial, ils m'ont quand même bien renseignée sur l'implant, déjà, ils m'ont donné des prospectus, ils nous ont, enfin, vis-à-vis de moi, mais moi je l'ai fait tout de suite après en fait. Parce que je savais que je voulais le faire. Ouais, il m'a expliqué et puis il a vu que je voulais vraiment le faire, du coup il m'a dit que enfin, qu'il sentait que je voulais vraiment le faire, du coup, y a pas eu de souci. Euh, après non moi je trouve que j'ai été bien informée, même vis-à-vis de mon médecin. Mais vu qu'avant de devenir mon médecin traitant ça faisait un petit moment que je l'avais l'implant et que je lui dise que je veux refaire l'implant, c'est pas ce qui l'a choquée en fait. Mais sinon je trouve que j'ai été bien informée, oui. Je suis allée de moi-même m'informer quand même. Savoir ce que j'avais dans le bras. Mais je suis allée déjà m'informer avant de savoir ce que j'allais avoir dans le bras. Parce que c'est I : Mais alors par contre, du coup les informations que t'es allée cher- cher et qu'on t'a données, est-ce qu'on t'a informée sur les autres moyens de contraception ou est-ce qu'on t'a donné surtout sur l'implant ? E14 : Ben surtout sur l'implant que Après c'est parce que moi ça se voyait que j'étais déterminée pour l'implant, en fait. I : Oui, ça change un peu la donne. E14 : (Rire) Oui, dit direct euh, ça change. I : T'es pas arrivée en disant je voudrais une contraception E14 : Exactement. J'ai regardé sur internet et c'est pour ça y a long- temps, avant d'aller le faire et c'est pour ça qu'ils ont vu que je pensais qu'à l'implant, en fait. I : D'accord, est-ce que tu as des questions ? E14 : Non c'est bon. I : Non, ben super, merci beaucoup. E14 : Ben de rien 37 min Entretien 15 : 5/10/2016 - Investigatrice 2 - Cabinet médical I2 : Merci déjà d'être venue. Donc comme je vous l'avais dit, on est 2, avec une collègue qui est aussi en médecine générale et on fait une thèse sur le, l'opinion des femmes, vis-à-vis des contraceptions hormo- nales et intra-utérines. Donc voilà, y a pas de notion de jugement, ni quoi que ce soit, c'est juste pour avoir un peu votre opinion, savoir quelles sont vos craintes et ce que vous appréciez dans tel type de contraception. E15 : D'accord. I2 : Juste pour nous resituer un peu, du coup, quel âge vous avez ? E15 : 47 I2 : D'accord. Euh, vous avez des enfants ? E15 : 2 fils, 13 et 9 ans, fin bientôt 14 et 10 quoi. (Sourire) I2 : D'accord (sourire). Vous êtes en couple ? E15 : Oui, mariée. I2 : Ok. Euh, en dehors de ces 2 grossesses, est-ce que vous avez eu d'autres grossesses ? Eu besoin d'avoir recours à l'IVG ? E15 : Non, y a eu un début de grossesse, qui a fini par un curetage, entre les 2 garçons. I2 : D'accord, mais c'était pas une erreur de contraception ? E15 : Non non non, c'était I2 : Une fausse couche ? E15 : Ouais, une fausse couche, voilà. I2 : D'accord. Euh, du coup, qu'est-ce que vous avez, déjà euh, actuel- lement comme contraception ? E15 : Ben, une pilule Si vous voulez le nom, je vais avoir du mal ! (rire) I2 : (sourire) Vous savez si elle est, si y a les 2 types d'hormones ou juste une seule hormone ? E15 : Non. Demandez au Dr Z (médecin généraliste) (rire) ! I2 : (rire) C'est une que vous prenez en continu ? E15 : Ouais, tous les jours. I2 : D'accord, oui c'est ça, très bien. Euh, et cette pilule-là, vous la supportez bien ? Y a pas d'effets secondaires ? De 173 E15 : Euh, je sais pas, j'ai des migraines, mais je sais pas si c'est lié à ça, en fin de journée et dans la nuit, mais je sais pas. I2 : D'accord. Et cette pilule, vous l'avez depuis combien de temps ? E15 : Ça doit faire, euh, ben ça fait depuis Septembre, un peu plus d'un an maintenant. I2 : D'accord. Et avant, les années d'avant, vous aviez pas tendance à avoir des migraines ? E15 : Euh, j'en ai eu, j'en avais, euh alors, j'avais des pilules, là o on arrêtait, euh, voilà et j'en avais au moment des règles. I2 : D'accord, au moment de l'arrêt du coup. E15 : Ouais, au moment de l'arrêt euh, ou juste avant l'arrêt. Mais là j'ai des, fin, je vous dis ça, c'est peut-être pas du tout lié, mais j'ai des migraines assez régulièrement. I2 : D'accord, alors faudra revoir avec le Dr Z qui vous suit, mais c'est vrai que c'est plus fréquent, voilà, au moment o on l'arrête avec celle ou y a les 2 hormones, au moment o on fait la pause, ça ça peut in- duire des migraines, comme vous aviez l'air d'avoir. E15 : Mmm I2 : Euh, après avec celle-là, o y a qu'une seule hormone, qui est en continu, c'est moins fréquent, mais bon, faudra revoir avec elle, si y a d'autres facteurs qui peuvent induire ces migraines. E15 : Mmm I2 : Euh, à part cette pilule-là, donc ça fait 1 an à peu près, vous aviez eu quoi comme contraception avant ? E15 : Euh, j'ai essayé plusieurs pilules Le stérilet, j'étais absolument pas pour, donc j'ai jamais essayé. Et j'avais essayé le patch, mais alors, euh, ça a été épouvantable, j'avais fait rire mon médecin quand, j'ai essayé quelques temps et j'avais l'impression d'être nauséeuse comme quand j'étais enceinte, en fait ! I2 : D'accord E15 : Et quand j'ai regardé sur les effets secondaires, ben ça, c'est rare, mais il parait que ça peut. Mais c'est vraiment insupportable. I2 : Oui, mmm. D'accord, oui, sur plusieurs patchs du coup ? E15 : Ouais, ouais, je sais même pas si j'ai fait plusieurs patchs mais, ouais, j'ai dû mettre, oui, j'ai dû mettre quand même plusieurs patchs. I2 : D'accord et à l'arrêt, c'est rentré dans l'ordre ? E15 : Ouais I2 : Ah oui, d'accord. Et du coup, vous, les autres Pour le patch, du coup, c'était surtout cet effet secondaire-là. Sinon, le fait de devoir coller un patch, de le changer toutes les semaines, y avait pas de souci ? E15 : Oui, non, non je trouvais ça, ben je me disais que c'était, que ça pouvait induire moins d'oublis que la pilule, voilà. Donc, au bout d'un moment prendre la pilule, pff (met main par-dessus l'épaule, lassée). I2 : D'accord, oui c'est ça. (Sourire) E15 : Voilà, ouais, je trouve ça lourd quoi ! C'est pas l'idéal. I2 : Mm. Donc, oui le patch, en soit ça serait allé, si y avait pas eu les nausées. E15 : Ouais, ouais, voilà ! I2 : D'accord et les pilules que vous aviez eues, euh, y avait des effets secondaires ? Bon, y avait la notion peut être de migraines. Est-ce qu'il y avait d'autres choses que vous supportiez pas ou est-ce que, fin pourquoi vous aviez changé ? E15 : Ouais. Euh, j'ai, alors j'ai dû en essayer plusieurs, pourquoi, je sais plus, ouais, j'ai dû en avoir plusieurs qui me donnaient des mi- graines, ça s'est sûr. I2 : D'accord I2 : Euh et en fait, ouais, le patch, c'était surtout pour pas être obligée de prendre un comprimé tous les soirs, sans l'oublier et cetera quoi. I2 : D'accord E15 : Mais bon, comme ça a pas fonctionné et I2 : Du coup, vous avez une pilule que vous prenez vraiment tous les jours, en plus maintenant. (Sourire) E15 : Oui, voilà (rire) ! Mais bon, comme je veux pas de stérilet, après, il y avait pas 40 solutions ! I2 : Oui (rire) et celle-là vous la, vous l'oubliez pas ? Du coup, comme y a pas la semaine d'arrêt E15 : Si, ça m'arrive, de temps en temps. Ouais, quelques petits oublis. I2 : D'accord. Et du coup, quand vous oubliez, vous savez ce qu'il faut faire, au niveau contraception, dans les jours qui viennent ? E15 : Ouais, alors après, euh, ça m'arrive de l'oublier le soir et de la reprendre le lendemain. I2 : Dans le délai du coup ? E15 : Ouais, voilà ! Mais euh, c'est pas, oui oui, sinon je sais ce qu'il faut faire, mais euh (Petit sourire) Je vous avouerais qu'à 47 ans, je me dis, les probabilités pour me retrouver enceinte sont infinitésimales. (Rire) I2 : Oui voilà, y a moins de risques mais E15 : Donc, je me dis que bon, pff voilà. Après, je l'oublie, ouais ça m'arrive effectivement de l'oublier, soit de la prendre un peu plus tard, soit de l'oublier et d'y repenser, soit dans la nuit, de me dire mince, je crois que j'ai oublié la pilule et de la reprendre le lendemain matin. I2 : Oui voilà, vous sautez pas vraiment E15 : Non non, voilà. I2 : D'accord. Donc, y a ce côté, contrainte de prendre tous les jours et euh, les migraines. Est-ce que vous ou dans votre entourage, vous avez d'autres effets secondaires, qui font que la pilule ou en tout cas, celle o y avait les 2 hormones, euh, font que vous n'aimez pas la pilule ou que vous prendriez pas ? E15 : Non I2 : Vous, c'était plus pour les oublis et pour les migraines ? E15 : Ouais. Après, y a d'autres choses qui se disent, mais j'en sais rien I2 : Oui voilà, vous, vous avez rien d'autre, dans votre entourage, vous avez pas eu d'autres soucis ? E15 : Non, non. I2 : D'accord et du coup, donc à part le patch et la pilule, vous m'avez parlé du stérilet E15 : Ouais, mais I2 : Oui, vous m'avez dit que vous étiez contre, mais qu'est-ce qui fait que vous en voulez pas ? E15 : Alors, euh, déjà le fait de savoir qu'il y a un truc, là en moi (montre son bas-ventre), ça me, non. I2 : D'accord E15 : Et euh, et le fait que ce soit, qu'il puisse y avoir un début de grossesse qu'on, qui se développe pas quoi, ça me, ça me convenait pas. I2 : D'accord E15 : Y avait ces 2 aspects-là, le fait qu'il y a un corps étranger, c'est pour ça aussi, que j'ai pas fait l'implant, voilà ! I2 : Mmm, ouais, c'est ce que j'allais vous dire, du coup, y a l'implant aussi mais D'accord. E15 : (rire) Voilà et euh, ouais, par rapport au stérilet, c'était vraiment le fait de savoir qu'il pouvait y avoir un début de grossesse, mais que, voilà qu'il était stoppé, voilà ça, ça me, ça me gêne. I2 : D'accord. Alors, c'est vrai que c'est ce qu'on entend dire, euh, après on sait que le stérilet, il est euh, fin que ce soit les hormones ou le cuivre, il est nocif, pour l'ovule si, fin, si c'est celui au cuivre, il peut y avoir l'ovulation, mais du coup, le cuivre va être nocif, pour les spermatozoïdes qui vont rentrer et pour l'ovule qui va avoir été, fin qui va être, qui va arriver dans l'utérus. Mais du coup, euh, voilà, y a pas encore de formation d'œuf, c'est pas encore un bébé mais, puisque du coup, ils vont être euh, neutralisés dès qu'ils vont arriver dans l'utérus. Donc y a pas la fécondation. E15 : Mmm, d'accord. I2 : Euh, voilà, après si jamais elle arrivait et ce qui doit être euh, 1 cas pour plus de 1000 fécondations, euh, il a pas le temps de s'implanter, donc en soit, il a pas le temps de devenir, entre guillemets, un embryon. Si effectivement, ils arrivent à se rencontrer, euh, vu que le cuivre empêche l'utérus de grossir et de permettre la nidification de l'œuf, il peut pas s'accrocher, donc il n'y a pas vraiment de début de grossesse. E15 : D'accord, oui. I2 : Voilà, éventuellement, ils peuvent se rencontrer et encore, en général, ils sont neutralisés avant, mais y a pas de grossesse. Avec celui aux hormones, en plus, comme y a des hormones, dans plus des des cas, il y a carrément pas d'ovulation, parce que du coup, ça bloque, comme votre pilule, qui empêche que vous ovuliez. Euh, voilà, en plus du fait que ça fait diminuer l'utérus, donc y a pas non plus de, l'embryon, qui éventuellement se serait fait, ne peut pas s'accrocher, ça augmente la glaire au niveau du col, donc les spermatozoïdes ne peu- vent pas passer et voilà. Et ceux qui passent éventuellement, euh, vu qu'il y a pas d'ovulation, ils vivent 5 jours à l'intérieur et puis après, ils meurent, voilà. E15 : D'accord I2 : Donc, c'est vrai que c'est une notion qui était dite beaucoup avant. Avec les études, maintenant, avec le recul, on sait qu'il y a quand même très très très peu de débuts de grossesses. Alors, oui, si du coup, pour vous, dès qu'il y a rencontre entre les 2 gamètes, pour vous c'est un début de grossesse, ça peut arriver, 1 fois sur euh, plus de 1000, voilà. Après, vraiment l'implantation, elle se fait pas. E15 : Mmm, oui, voilà, non moi, c'était le coup de l'implantation. I2 : D'accord E15 : Je croyais qu'il y avait une implantation possible et que, voilà. I2 : Voilà, maintenant on sait que, bon y a jamais de risque zéro, mais voilà, en règle générale, il ne peut pas s'implanter parce qu'il n'y a pas assez d'épaisseur. E15 : Ouais I2 : Mais du coup, oui, le corps étranger vous dérange ? E15 : Ouais, ouais, ça ça me, pff j'sais pas, ça me perturbe. (Rire) I2 : (rire) Et du coup, oui, même sous la peau ? C'est juste le fait d'avoir un corps étranger ? E15 : Ah ouais ! I2 : Qu'on vous le colle dessus, ça vous dérange pas ? E15 : Ça non, qu'on me le colle dessus, ça me dérange pas. Mais euh, j'sais pas, ouais, j'sais pas. On m'a dit qu'en plus, c'était un peu dou- loureux, non, non non. I2 : Ouais, d'accord. E15 : Et puis, le stérilet, non pas du tout, alors là ça non ! I2 : Encore plus que l'implant ? E15 : Ouais, ouais, voilà non ! (rire) 174 I2 : Alors, c'est vrai, qu'autant le stérilet, oui, ça peut être un peu douloureux à la pose, parce qu'il faut, bon du coup, bon mettre un spéculum, comme pour un frottis et il faut tenir votre col pour pouvoir insérer le stérilet. Euh, et du coup, en effet, dans les, alors quelques heures à éventuellement 2 jours qui suivent, vous avez comme des contractions, parce que du coup, votre utérus veut expulser. E15 : D'accord, sympa. (Rire) I2 : Voilà, mais quand même moins douloureux que des vraies contrac- tions, parce qu'il arrive pas à l'expulser, c'est juste E15 : Ouais I2 : Par contre l'implant, euh, vous sentez une petite anesthésie locale, on fait une petite piqure, euh, après voilà, c'est juste mis sous la peau, donc c'est pas douloureux. Mais c'est, oui c'est un corps étranger que E15 : Mmm I2 : Alors si vous, vous le touchez, vous le sentez, après l'entourage le voit pas. Si vraiment vous leur montrez pas qu'il est ici (montre face interne du bras). E15 : Mmm oui, oui. I2 : Mais bon, si vous ça vous E15 : Non, ouais, non, c'est pas (Sourire) I2 : D'accord, mais c'est pas spécialement le fait qu'il y ait des hor- mones, du coup ? E15 : Non, non, c'est pas le fait qu'il y ait des hormones. I2 : Oui, parce que là vous en prenez du coup. E15 : Non, c'est le fait que ce soit un corps étranger, voilà. I2 : D'accord et du coup, euh E15 : C'est pas très rationnel, hein ! I2 : Ah non, non, mais E15 : Parce que je porte des boucles d'oreilles, c'est un corps étranger aussi. I2 : Oui, non mais (Rire) E15 : (rire) Donc voilà ! I2 : Non, mais après voilà, chacun a ses peurs et ses (Rire) E15 : Ouais ouais, non mais I2 : Du coup, voilà, pour celles qui sont erronées, je vous les corrige, après voilà. Après, le fait d'avoir peur d'un corps étranger, ça c'est tout à fait compréhensible. Et du coup, tout ce qui est, éventuellement, euh, anneau, je sais pas si vous en avez entendu parler mais du coup, c'est un corps étranger aussi, entre guillemets. E15 : Euh, ouais, non mais euh, je l'avais utilisé à un moment donné, oh mais y a longtemps ça. J'ai utilisé aussi les, en contraception locale, j'avais utilisé les éponges. I2 : Oui E15 : Euh, c'était pas terrible ça. I2 : Au niveau de la praticité ou ? E15 : Ouais, je trouvais pas ça top. Et j'avais utilisé, euh, arf je sais plus comment ça s'appelait, c'était, euh un tube, euh des spermicides ? I2 : Oui, mais l'éponge aussi. E15 : Oui, voilà, euh I2 : En gel ? E15 : Ouais (rire), c'est ça. C'est un truc uni dose là, pschitt (mime la pression au niveau pelvien). Voilà, pas terrible non plus. I2 : Du fait qu'il fallait le mettre à chaque fois juste avant les rapports ? Qu'il fallait y penser. E15 : Ouais, oui voilà. Pas top. Euh, qu'est-ce que j'ai utilisé d'autre ? Je sais pas, si j'ai pas utilisé un anneau, à un moment donné ? Ouais, si j'ai dû essayer l'anneau aussi. I2 : Oui, parce que du coup, fin, c'est un corps étranger, vous le mettez moins loin, vous le mettez au niveau du vagin, comme un tampon. E15 : Ouais, ouais. I2 : Ça, ça vous dérangeait moins ? E15 : Ouais I2 : Parce que c'est vous qui le mettiez et que du coup ? E15 : Ouais, mmm. Et pourquoi j'ai arrêté, ben je sais pas, pff. Ça se mettait juste avant les rapports ? I2 : Euh, non, vous le mettez une semaine, il faut, c'est comme le patch, vous le collez, fin, vous le mettez une semaine, vous le changez 3 semaines d'affilées, vous en mettez 3 différents sur 3 semaines et la 4ème semaine, vous mettez rien. E15 : Ouais, ah oui. I2 : Et du coup, comme pour votre pilule que vous arrêtiez ou votre patch, vous avez vos règles la 4ème semaine. E15 : Et ben, j'ai fait ça une période et je sais pas pourquoi après, j'ai pas refait I2 : D'accord. Y a aucun gros effet indésirable ou secondaire, qui vous revienne là, qui ferait que ? E15 : Non I2 : D'accord. Du coup, est-ce que vous avez déjà utilisé d'autres méthodes ou est-ce qu'il y a d'autres choses qui vous viennent sur l'avis d'amies ou de, concernant des méthodes de contraception ? E15 : Euh, non, fin si, j'avais une copine moi, qui était très pour le préservatif masculin, alors moi, pff, pas du tout. Voilà, c'est clair, net, précis ! Je trouve que c'est pas agréable, voilà, euh. Voilà, pareil, un peu comme le spermicide, il faut s'arrêter pour le poser, donc voilà, moi, ça me convient pas du tout. Et puis, au niveau de l'acte, je trouve que ça assèche et que c'est pas, fin moi en tant que femme, j'ai pas trouvé ça, du tout agréable. I2 : D'accord. E15 : Voilà, euh non, ben non, je sais pas moi. (Rire) I2 : Oui voilà, vous avez jamais essayé d'autres méthodes ? Parce que bon, alors vous vous êtes pas contre les hormones, parce qu'on entend beaucoup, euh, en ce moment, voilà, le refus des hormones, le refus des corps étrangers. E15 : Ouais I2 : Alors, du coup, d'autres méthodes, bon vous avez parlé des sper- micides ou des méthodes dites naturelles, entre guillemets, euh, vous ça vous a jamais E15 : Méthodes naturelles, ah oui, les méthodes Ogino ? (Rire) I2 : Oui, voilà, par exemple, ou E15 : Non, mais (rires). Alors, je suis née en 69, je pense que je fais partie des enfants, on pourrait nous appeler, la génération Ogino (rire) ! Non, non non, alors ça, très rapidement, ado j'ai compris que, voilà, ça c'était même pas la peine. Non non, alors ça, pour jouer à la roulette russe. Pendant très très longtemps, moi j'ai eu des cycles complètement irréguliers. I2 : (sourire) Ah oui, donc en plus E15 : Mmm, c'était, non voilà, non non, ça non ! I2 : Voilà oui, vous voulez pas de corps étranger mais vous acceptez les, entre guillemets, les effets secondaires, si les migraines sont liées à ça, que vous avez avec la pilule. E15 : Ah oui ! Après, je trouve que, voilà, à un moment donné je voulais opter pour une ligature des trompes, mon médecin m'avait dit à l'époque, que j'étais trop jeune. Bon, depuis j'y ai plus repensé. Euh, ce qui m'embêtait c'est que comme moi, j'avais pas de, là l'avantage, c'est que j'ai plus du tout de règles. Alors, au début ça me, ça m'embêtait un peu, fin on m'avait dit que c'était pas prévisible. I2 : Oui voilà, y a des gens que ça dérange, d'autres pas spécialement E15 : Au début, ça me, j'allais dire perturbait, puis après, en fait c'est super pratique donc, pfff, voilà, génial. Euh, ouais et la ligature des trompes, ben voilà, j'y avais pensé, mais je devais avoir, ouais, c'est plus quand j'avais 40 ans et mon médecin a estimé que j'étais encore trop jeune. Je vois pas pourquoi, parce que c'est sûr que j'aurais pas eu de 3ème enfant, parce qu'en plus, j'ai eu des grossesses très médicali- sées, donc voilà, le dernier à 38, c'était déjà pas mal. I2 : Oui, mmm. E15 : Voilà, donc j'avais demandé aussi à mon mari. (Sourire) (Mime des ciseaux) I2 : Oui voilà, (sourire) c'est ce que j'allais dire, on a pas encore parlé du rôle du mari. E15 : (sourire) Alors, j'ai un mari qui dans l'esprit est soit disant très moderne, très pour le partage des taches. Mais dans la pratique (sou- rire), euh, pas du tout. Vous voyez. Euh, le préservatif, s'il avait fallu, ça si, si. I2 : Ça, il l'aurait mis ? E15 : Ouais, il l'aurait utilisé. Mais, alors, je suis pas sure que ça aurait été de façon systématique, me connaissant, je pense que régulièrement, je lui aurais dit allez, on tente sans . Donc après, j'aurais surement eu des angoisses, mais voilà. Euh, à un moment donné, je crois qu'ils avaient parlé d'une pilule pour les hommes. I2 : Oui, alors, ils en ont parlé, mais pour l'instant c'est pas E15 : Ouais, voilà, donc je sais que je lui en avais parlé et il avait pas l'air très emballé. I2 : Et la ligature encore moins ! (Sourire) E15 : Ouais, voilà ! Et alors là, là il m'a dit Ah mais non, c'est pas possible . Je lui ai dit Ben, pourquoi ? On a eu 2 enfants. Et là, il m'a dit Ouais, mais on sait jamais, ce qu'il peut se passer dans la vie, si on venait à se séparer, j'aurais peut-être encore un enfant. Ah ouais, d'accord ? ! Non, mais je pense que c'est, après c'est aussi lié au fait que pour les hommes I2 : Oui, non mais je pense voilà, c'est une atteinte de E15 : Oui et puis, je pense que c'est, pour eux, c'est quand même, fin au moins pour mon mari, je veux pas dire pour les autres, pour mon mari, c'est un peu l'affaire des filles quoi ! La contraception, à part, au début, préservatif, ok. Mais après, dès qu'on est en couple, voilà, c'est les bonnes femmes qui s'en occupent et euh, pff voilà, il voit pas pourquoi on viendrait les impliquer trop là-dedans quoi, typiquement. Mais à un moment donné, ouais, ça me branchait bien ça ! Parce que moi je, fin voilà, je saturais complet. I2 : Oui, voilà. Et là, finalement vous avez repris, parce que vous me disiez que prendre la pilule tous les jours, c'était énervant. Là, finale- ment, vous avez repris E15 : Ouais, je l'ai reprise. J'ai repris et puis, j'allais dire, l'avantage qu'il y a, au moins, c'est que j'ai pas, comme j'ai vraiment des, j'avais des cycles très irréguliers, bon après, au bout d'un moment, ils s'étaient stabilisés, mais euh. Voilà, l'avantage au moins, c'est que j'ai pas de règles. Je me pose pas de questions, voilà, si je mets un pantalon blanc, je me dis pas t'en es o du mois ? Machin . I2 : Mmm, donc voilà, si du coup, vous l'oubliez pas tant que ça et que globalement, vous la supportez bien. 175 E15 : Au début, par contre, j'avais eu pas mal de saignements. I2 : Oui, alors, on sait que, vu qu'il y a qu'une seule des 2 hormones, il faut un peu de temps pour que E15 : Oui, ça c'était le côté un peu pénible. I2 : D'accord, mais bon maintenant, y en a plus. (Sourire) E15 : Ouais, voilà. J'avais bien écouté le médecin, mais ouais, au début c'était, là-dessus c'était pas, pas folichon folichon. Mais sinon, voilà, rien de particulier. Alors, après on entend beaucoup de choses sur, Ouais, c'est pas bon , bon ce sont des hormones, après j'en sais rien. Bon, après voilà, pff, c'est pas maintenant que je vais me poser trop de questions. I2 : Oui, alors en soit, si vous le supportez, que vous avez pas d'effets secondaires, euh, le fait de prendre des hormones, c'est les mêmes, entre guillemets, que celles que vous avez, vous, euh, ça mime, en plus, avec celle-là, vous la prenez tout le temps, donc ça mime un état cons- tant, comme si vous étiez enceinte, entre guillemets. Donc du coup, vous avez plus vos règles, comme pendant les grossesses. Euh, mais du coup, les vôtres sont mises au repos, vos ovaires se mettent au repos, donc y a pas de, vous avez pas 2 fois plus d'hormones. Du coup, y a pas plus de risques. Voilà, on sait que les risques c'est au départ, la première année. C'est pour ça qu'il faut pas changer tous les 6 mois, parce qu'on la supporte pas et changer à chaque fois, parce qu'à chaque fois, on reprend le risque pendant 1 an. E15 : Mmm, oui. I2 : Mais si vous, vous avez pas d'effet secondaire, y en aura pas des nouveaux. A moins que vous vous mettiez à fumer, fin que vous rajoutiez un facteur de risque mais, si voilà, y aura pas de nouveau risque, si là vous la supportez, vous allez continuer à la supporter. E15 : Ouais, non, je fume pas du tout. I2 : Après, oui c'est vrai que si du coup, vous en avez marre, vous pouvez reparler de ligature. En soit, y a pas de limite d'âge. On aime pas proposer avant 40 ans parce que, voilà, comme disait votre mari, on sait jamais, si vous changez de compagnon, que vous voulez avoir des enfants mais E15 : A, c'était même pas mon mari, c'était mon médecin hein. I2 : Ah, oui, oui oui, mais voilà, maintenant on sait que, avant 40 ans, c'est vrai qu'on hésite, après 40 ans, surtout si vous avez déjà eu des enfants, euh, voilà après vous pouvez, y a pas de contre-indication médicale, euh voilà, donc si après vous en avez marre de celle-là et que vous voulez rediscuter de ligature. E15 : Mmm, ouais, je Bon après, je sais pas, y a un moment-là, o ça va plus être d'actualité quand même ! I2 : (sourire) Oui, alors après ça dépend des dames, voilà, y en a chez qui c'est à, entre 45 et 50, y en a ça peut aller jusqu'à 55. E15 : Pff, c'est chiant ! Pardon. (Rire) I2 : Donc là, vous vous rapprochez mais (rire), voilà. Et du coup, c'est vrai que comme vous avez votre pilule et que vous avez plus de règles, on, y a un des marqueurs qui est l'absence de règles pendant 1 an, donc on dit Ah ben, y a probablement une ménopause . Mais vous, comme de toute façon, vous les avez pas, y aura pas ce marqueur-là. E15 : Ouais, donc là c'est par un dosage sanguin qu'on peut savoir ? I2 : Oui, voilà, parce que même les bouffées de chaleur ou, vu que vous recevez des hormones en permanence, on aura pas Bon, y aura la baisse des œstrogènes, que vous pourrez éventuellement ressentir, parce que vous vous avez qu'un seul des 2 types d'hormones dans cette pilule-là. Mais c'est vrai que vous aurez pas tous les symptômes, parce que ça sera caché par votre pilule. Donc euh, il faudra éventuellement faire un dosage. E15 : D'accord. I2 : Après, vous pouvez avoir un petit peu une idée de l'âge auquel vous le serez, en fonction de l'âge auquel l'a été votre maman ou si vous avez une sœur. C'est, voilà, ça se suit à peu près, mais bon, c'est pas toujours le cas. E15 : D'accord, ben je sais pas pour ma maman et j'ai pas de sœur. I2 : Voilà, mais voilà, après si, oui, faudra peut-être faire un dosage, avant de prévoir d'arrêter la pilule, pour être sure que E15 : Ok I2 : Euh, et du coup, est-ce que, bon là vous m'avez dit, vous ce que vous ressentiez vis-à-vis du corps étranger, est-ce que, euh, votre mari, euh à part que lui, ne voulait pas faire pour lui (sourire), est-ce que lui a un rôle dans votre choix de contraception ? E15 : Oh, pas du tout. I2 : Voilà, c'est ce que vous me disiez, c'est la femme qui choisit. (Sourire) E15 : Ah non, puis euh, je lui ai jamais euh I2 : Voilà, si vous vous aviez voulu mettre un stérilet et que lui n'ait pas trop voulu, c'est vous qui choisissez. E15 : Ah mais alors là, c'est pas, non mais alors là, euh, là (rire), fin il a pas droit au chapitre ! (Rire) Non, mais il m'a jamais, franchement, il s'est jamais vraiment, non, il s'en est jamais vraiment préoccupé, j'allais dire, euh, non, puis si je lui avais dit je mets un stérilet , il m'aurait dit ben ok, fais comme tu veux quoi. I2 : (rire) Voilà, lui il s'en est pas occupé. E15 : Voilà, c'est pas, ah non, non non non. Et si il avait été contre et que moi j'avais été décidée, de toute façon, alors là, c'est clair, c'est pas lui qui aurait décidé pour moi, non, pas du tout. I2 : Et est-ce qu'il y a des croyances ou une religion ou quelque chose qui oriente votre choix ? E15 : Non I2 : C'est votre ressenti. E15 : Ouais, non non, j'ai, euh, alors est-ce que, non je pense, j'allais dire, non c'est pas lié à la religion, par exemple, le fait de penser qu'il peut y avoir un début de grossesse I2 : Voilà, c'est ça. E15 : Non, c'est pas lié à la religion, pour moi, euh, c'est vraiment, euh, je sais hein que c'est, fin c'est un peu bizarre. C'est le fait de se dire qu'il y a eu un, qu'il y aurait pu y avoir un début puisque mainte- nant je sais que c'est pas le cas (sourire), qu'il y aurait pu y avoir un début de grossesse, mais qu'on I2 : Mais que vous l'auriez arrêtée ? E15 : Oui, voilà. C'était ça, qui me I2 : D'accord. Voilà, mais sans que ça soit votre religion ou quoi que ce soit qui E15 : Non. Par contre, euh, bon là, une fois ou 2, o j'avais, oui, il y a eu une fois ou 2, o j'avais zappé la pilule et, euh, et avec mon mari on s'était dit, il m'avait dit T'imagines si tu te retrouvais enceinte, on ferait quoi ? . Et alors là, là ça aurait été très problématique, euh, parce que je, j'ai pas d'avis pour ou contre, fin je respecte hein, euh, par rapport à l'IVG, vraiment j'ai aucun problème vis-à-vis de ça. Mais si j'avais dû faire ce choix-là, ouais, je pense que ça aurait été extrême- ment compliqué pour moi ! I2 : D'accord, oui voilà, mais plus vis-à-vis de, si y avait une grossesse et que vous deviez prendre E15 : Ouais, voilà, parler d'IVG, ouais, je pense que ça aurait été I2 : Oui, mais pas au niveau du choix de votre contraception ? E15 : Non non. I2 : D'accord. Et du coup, dans les méthodes dont on a parlé, est-ce que vous avez une idée de l'efficacité, de, si y en a une qui est bien plus efficace que l'autre ou ? En dehors des méthodes Ogino dont on a parlé (rire). Mais voilà, est-ce que vous savez, un petit peu ? Est-ce que ça oriente vos choix ou non ? E15 : Euh, j'avais l'impression que les spermicides, c'était un peu moins sûr que la pilule, par exemple. Mais bon, c'était pas, voilà. Après, euh, comme j'avais des problèmes de cycles, comme euh, j'ai eu des enfants un peu tard, après je me posais pas vraiment ce type de question-là, quoi. Pour moi, c'était pas. C'est plutôt le côté pratique. I2 : Oui voilà, c'est ça. E15 : Je me disais, si c'est relativement bien utilisé, euh bon, les chances, 'fin les probabilités de tomber enceinte, elles sont minimes quoi. Bon, je sais qu'il y a rien de fiable à 100%, à part l'abstinence ! (Sourire) I2 : C'est ça. (Rire) E15 : C'est ce qu'on m'a répondu, quand j'étais en 3ème, au collège. I2 : Ah oui ! (Sourire) E15 : Vous voyez, j'ai pas 90 ans. J'étais dans un établissement privé et on nous avait dit, pour la contraception, que le meilleur mode de con- traception, c'était l'abstinence et je me rappelle avec ma meilleure copine, on avait pouffé de rire, à l'époque. On s'était dit Ouhahou, super ! . Et c'était pas une religieuse, hein, c'était une demoiselle qui nous faisait le cours. Je m'étais dit Ouah ! , donc c'est quand même, euh, voilà, je suis née en 70, donc ce type de propos en 85, c'est quand même Et c'était pas un truc extrémiste, c'était juste un établissement religieux, mais j'allais dire, comme y en a partout en France quoi. Mais rien de, fin on était pas en uniforme, voilà, pas un truc super intégriste quoi, rien à voir. Donc, quand même, avec le recul, je me dis, quand je pense que (Sourire) I2 : Mmm, d'accord (Sourire) E15 : Par contre, ce que je trouve sidérant, ben l'autre jour, j'ai testé mon fils là-dessus, c'est que actuellement, les jeunes sont encore persuadés, je dis actuellement, parce que moi, j'ai travaillé en tant qu'assistante sociale à l'éducation nationale et y a des gamines qui me disaient. Les ados sont encore persuadés, qu'au premier rapport sexuel, on peut pas tomber enceinte. Alors, ça c'est I2 : Oui oui, voilà. Parce qu'autant, on disait que vous, vous aviez eu votre contraception tard E15 : Non, je l'ai eue très tôt ! Très tôt parce que, alors au début, je crois que je l'ai pris, parce que j'avais un peu d'acné, euh, bon voilà. Mais et puis, bon voilà, comme j'avais, fin après j'ai pris, j'ai arrêté, j'ai pris, j'ai arrêté. Puis comme j'avais des cycles hyper irréguliers, suivant ma vie sentimentale, voilà, j'étais sous contraception ou pas du tout. I2 : Mmm, voilà. Mais du coup, ça oriente pas, c'est pas le niveau d'efficacité qui a fait que vous avez choisi telle pilule plutôt que E15 : Non, ben j'ai fait confiance au médecin. I2 : Oui, d'accord. Alors, en soit, comme vous disiez, en effet, c'est l'utilisation qui est le principal. Euh, les spermicides, oui c'est moins efficace, parce que c'est entre guillemets, qu'une méthode barrière et si vous le mettez pas suffisamment tôt, selon que vous prenez les choses 176 injectables, comme vous me disiez, les éponges ou les crèmes, si vous mettez pas suffisamment tôt, il a pas le temps d'être efficace. Donc ça oui, c'est bien moins efficace. Euh, après, même si le préservatif c'est entre guillemets, qu'une méthode barrière, c'est quand même la seule qui protège des MST, euh, mais du coup, il est quand même très effi- cace, s'il est bien mis. Mais comme ça dépend de l'utilisation de l'homme, fin de l'utilisation par nous, en tout cas, euh, voilà le risque, le risque théorique est d'à peine 1%-2%, mais le risque pratique est euh, de plus de 10%, parce que du coup, ça dépend de l'utilisation. E15 : Mmm I2 : Mais c'est pareil pour les pilules, la pilule si vous la prenez bien, que vous l'oubliez pas, y a moins de 1% de risque d'échec, après, on sait que dans l'utilisation classique, y a 8% à peu près d'échecs, parce que, euh, lié au fait que, aux oublis et au fait de dépasser ou non, les 12h ou les 6h pour la pilule que vous avez, vous maintenant. C'est 12h quand on a les 2 hormones. E15 : Ah ouais ? ! Là c'est 6 ? C'est que 6h, en fait ! I2 : Oui, voilà, après, comme vous disiez, bon maintenant, à 47 ans, y a moins de risques, voilà, mais E15 : Ouais, bon ! I2 : Donc c'est pour ça que ça change. Alors que, un stérilet ou un implant, en dehors du fait que ce soit un corps étranger, mais du coup, une fois qu'il est mis en place, vu que vous, vous avez plus aucun rôle à jouer, euh, le risque, qu'il soit pratique ou théorique, c'est le même et du coup, c'est de 0. 5% pour l'implant et le stérilet, selon qu'il est au cuivre ou hormonal, c'est entre 0. 4 et 0. 8. E15 : Mmm, ah oui. C'est bien. I2 : Voilà, donc c'est un risque minime parce qu'il y a pas de rôle à jouer pour nous et qu'il y a pas besoin d'y réfléchir, d'y penser. Mais en soi, même le préservatif ou la pilule sont très efficaces, si on les utilise comme il faut. Alors que oui, le spermicide, c'est quand même moins efficace. E15 : Ouais, mmm. I2 : Voilà, sans parler des autres méthodes (sourire). Et du coup, à part, bon vous m'avez dit ce qu'on vous avait répondu au collège, mais vos, les connaissances que vous avez sur la contraception, du coup, c'est vos médecins qui vous les ont données ? C'est vous, qui vous êtes renseignée ou par des amies ou par ? E15 : Euh, alors, ça a pas du tout été le corps enseignant, ça c'est clair. Euh, non, ça a été, ben oui, quand on est ado, on écoute les copines et je pense que je me suis pas mal renseignée par moi-même, parce que y a des, voilà, y a des choses auxquelles j'ai jamais cru. Bon j'ai su, alors peut-être parce que ma mère m'en avait parlé, hein, j'ai su, fin on m'en a parlé, que la méthode Ogino c'était pas efficace et je savais que c'était trop aléatoire. Mais voilà, non, c'est plus moi qui me suis ren- seignée, puis après, quand j'avais des interrogations, ben je demandais au médecin. Voilà, sur le choix de la contraception ou autre. I2 : D'accord, oui, donc ils vous ont quand même renseignée, mais du coup, vous avez cherché à côté quand même. E15 : Ah oui, ouais. I2 : Ok. Euh, est-ce que, juste, vous pensez qu'il y a des, certains types de contraceptions qui sont, euh, plutôt pour certains types de femmes ou à certains âges, ou d'autres qui sont contre-indiqués à certains moments ou est-ce que vous pensez que c'est vraiment, voilà, lié au choix des dames et qu'il y a pas de E15 : Ben, non c'est lié au choix I2 : Ok, voilà, bon vous vous avez des fils, mais vous contre- indiqueriez pas, je sais pas, l'implant à certains types de femmes ou le stérilet à certaines ? E15 : Ben non, je vois pas pourquoi, non. I2 : Oui, voilà, le fait d'avoir ou pas des enfants, ça change rien dans le choix. E15 : Non, je pense pas que ça, voilà, après, ça dépend de ce qu'on, des idées qu'on peut avoir et puis euh. Voilà, après je pense qu'on se laisse pas mal influencer par ce que nous disent aussi les médecins. Bon, si ce n'est qu'au niveau du stérilet, moi, ils ont jamais réussi à me le mettre. I2 : (sourire) Oui, bon après, voilà, si vous avez des peurs, faut respec- ter aussi. E15 : Mais de ce que vous me dites, j'en ai moins hein, mais euh, pfff ouais. Après, voilà, ça, est-ce que c'est mieux, pour les, fin est-ce que le stérilet a moins d'effets secondaires qu'une pilule, à mon âge ? Ouais, mais bon, ça serait que ça quoi. I2 : Oui, alors après, ça c'est vraiment dépendant des personnes. Vous, vous avez l'air de bien la supporter, euh, la seule chose qui change, voilà, dans le stérilet y a que la progestérone, comme celle que vous avez là, dans votre pilule continue. Et donc c'est pareil, il libère en continu, sur 5 ans. Euh, donc l'avantage, c'est comme pour l'implant, l'avantage c'est que vous prenez pas tous les jours. Euh, après comme il est dans l'utérus, il a pas les effets secondaires généraux, parce que ça va pas diffuser dans le sang. Là, vous votre pilule, elle diffuse dans votre sang et c'est pour ça qu'il y a des risques, euh, d'effets secon- daires, que vous vous n'avez pas, mais voilà, que ce soit, une prise de poids, du cholestérol ou des migraines ou Alors que le stérilet, il va agir que sur votre utérus, du coup, il va agir, il va empêcher l'ovulation, il va modifier l'épaisseur, les choses comme ça, mais il diffuse pas dans le sang, donc il y a pas tous les autres effets secondaires. Donc pour quelqu'un qui en a, en effet, on peut proposer le stérilet, après vous, si du coup, vous avez pas d'effet secondaire, après éventuellement redis- cuter pour vos migraines. Mais du coup, si vous le supportez bien, en effet, y a pas forcément besoin de changer. E15 : Mmm, d'accord et sous stérilet, on a plus de règles, non plus ? I2 : Alors ça dépend, sous celui hormonal, c'est la même hormone que celle que vous avez là, que vous avez en continu donc en général, les gens n'ont plus de règles ou parfois, vous avez une journée avec quelques petites pertes sur certains cycles, mais en général, dans la plupart des cas, y a pas de règles non plus, parce que c'est pareil que celle que vous prenez. Pour celui au cuivre, par contre, vu que c'est qu'une action du cuivre, euh, vous retrouvez votre cycle d'avant. Donc voilà, c'est comme si y avait pas d'hormone, fin y a pas d'hormone, donc c'est vraiment juste le cuivre qui est toxique pour les spermato- zoïdes ou l'ovule, mais par contre, vous retrouvez votre cycle d'avant. Donc si vous aviez des règles très régulières, tous les 28 jours, ça redevient comme ça. Par contre, vous qui disiez que c'était irrégulier, voilà, le risque c'est que ça le redevienne. (Sourire) Après, on sait qu'en, avec le temps, les cycles se régularisent et diminuent, déjà de manière générale. Mais, voilà. E15 : Ouais, d'accord. Non, mais j'avais des cycles, fin avant d'avoir, quand j'avais un peu regardé, je crois que j'avais noté, que j'avais des cycles entre 34 et 37 jours quoi. Voilà, donc fin moi, un cycle de 28 jours, j'ai jamais connu, quoi. I2 : D'accord. Après, ça vous fait des règles moins souvent. (Sourire) E15 : Oui, voilà. (Sourire) I2 : Mais oui, du coup, voilà, ça revient à celui d'avant. Mais comme avec l'âge, ça peut évoluer, votre cycle quand vous avez 20 ans n'est pas le même que quand vous avez 40 ans, même sans pilule. Mais du coup, vous retrouveriez votre cycle, donc vous auriez des règles. Alors que, avec celui hormonal, dans la plupart des cas, vous n'avez plus de règles. Ça ferait comme celle que vous avez. E15 : Mmm, d'accord, oui, ok. I2 : Juste du coup, c'est, oui c'est votre médecin généraliste, c'est le Dr Z qui vous suit au niveau gynéco ? E15 : Oui, ben oui. I2 : D'accord, oui vous allez pas chez un gynéco. E15 : Ben non, j'ai, on est arrivé ici en 2010. Quand j'étais en Bre- tagne, est-ce que j'avais toujours mon gynéco ? Ouais, j'avais toujours mon gynéco et quand on a déménagé, comme c'était, fin y a peu de gynécologues, j'allais dire, j'ai laissé la place. Non mais (Sourire) I2 : Oui, après vous avez eu de la chance, elles font toutes les 2 ici la gynécologie, donc. E15 : Ouais voilà, je fais un frottis, moi tous les ans, parce que ma mère a pris du Distilbène quand elle était enceinte de moi, donc voilà. Donc j'ai l'habitude, fin voilà, le frottis tous les ans, je me pose pas la question, c'est depuis des années. Voilà, récemment, elle m'a fait faire une mammographie. Non, mais voilà, je, si y avait quelque chose, elle me renverrait vers un I2 : Mmm, oui c'est ça, voilà, si elle avait besoin d'un avis E15 : Donc voilà, je vois plus, autant quand j'étais dans la phase d'avoir des enfants, oui et puis, j'ai eu un suivi un peu particulier, donc là c'était indispensable pour moi. Maintenant non, voilà, j'en ai discuté récemment avec des copines, non je vois pas l'intérêt. Je vais pas aller m'enquiquiner, en plus, à aller me chercher un gynéco et cetera. I2 : Oui, puis les délais sont plus longs. E15 : Ouais, voilà, c'est pas la peine, donc voilà, ça me pose aucun problème. En plus, c'est une femme. Fin, ceci dit, ça aurait été un homme, ça me pose pas de, j'ai eu un gynéco en Bretagne, c'était un homme, donc, non ça, non aucun problème, moi c'est un médecin. I2 : (sourire) Très bien. E15 : Ah ben, je vais vous faire rire quand même avec ça ! Donc j'ai une collègue, en Bretagne, elle était arrivée à Rennes depuis pas très longtemps et elle me dit Je cherche un gynéco . Je lui dis Ecoute, moi j'en ai un, il est top, chef de clinique et tout, super, vraiment très très bien. Il a juste un petit défaut, il parle pas très fort. Donc je lui donne ses coordonnées et je lui dis Fais gaffe, parce que dans le cabinet, y en a un autre, un vieux et tu vas voir, quand il vient, quand il ouvre la porte de la salle d'attente, on dirait qu'il fait son marché, il se frotte presque les mains, il a un regard lubrique, c'est épouvantable et moi, il m'a examiné une fois, j'étais hyper mal à l'aise. I2 : Ah ouais E15 : Donc je lui dis, Tu dis bien que tu veux et c'est tout . Elle me dit Ouais, ouais ok. Donc elle arrive à avoir un rendez-vous avec lui et puis, quelques temps après, elle me dit Putain, j'ai vu ton gynéco , elle me dit Mais ça va pas, hein ! . Je lui dis Quoi, ça s'est pas bien passé ? Attend, c'est pas possible, quoi, tout le monde l'adore, il est génial ce type. Elle me dit Non, mais tu m'as, t'avais oublié de me dire combien il était canon ! Ah J'ai dit Ouais, j'avais, ouais, non, mais ouais, pour moi c'est un médecin. Quand il a ouvert la porte de la salle d'attente et qu'il m'a appelée , elle me dit J'étais super mal à l'aise. Il est vachement beau, en plus. (Rire) Je lui ai dit Ouais, non, mais je sais pas, moi, c'est un médecin, quoi, je, 177 je, ouais, quelque part, mais non, tu vois , j'avais complètement zappé I2 : (rire) Mmm, oui ben vous lui avez dit les choses à savoir pour avoir un médecin mais E15 : Oui, mais c'est vrai, je savais que quand lui était de garde, il y avait plein d'infirmières qui étaient en pamoison. En plus, c'était quelqu'un de très humain, très gentil, voilà et c'est ce côté-là, moi, euh, oui il était assez bel homme, mais c'était plus ça moi qui, je voyais surtout la blouse et le coté professionnel. Et ça m'avait fait mourir de rire, parce qu'elle, alors ma copine ; fin ma collègue-copine, elle elle en pouvait plus quoi. Elle m'a dit Putain, j'étais vachement mal à l'aise . Bon, ben écoute, désolée. (Rire) Donc, voilà, les nanas des fois ! I2 : Ben merci et merci d'avoir répondu à mes questions. 39min Entretien 16 : 21/10/2016 - Investigatrice 1 - Centre d'orthogénie Introduction similaire I : Donc comme je vous disais j'ai quelques questions pour vous con- natre, donc soit vous vous présentez, soit je vous pose les questions une par une, comme vous préférez ? E16 : Je veux bien les questions, j'aime bien les questions. I : Vous préférez les questions, alors, quel âge avez-vous ? E16 : 26. I : 26, euh, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? E16 : Je suis animatrice commerciale en ce moment. I : D'accord, quelle est votre situation familiale ? E16 : Je suis en concubinage, ouais, donc en couple depuis 7 ans. I : D'accord, donc en couple depuis 7 ans. Est-ce que vous avez des projets, euh déjà des enfants ? E16 : Non. I : Des projets immédiats ? Dans l'avenir ? E16 : Euh, un projet de monter un commerce ensemble oui, dans l'avenir lointain ou proche éventuellement oui. I : d'accord, et les projets d'enfants, plutôt à plus long terme ? E16 : Euh, oui on souhaite construire une famille, l'idéal ce serait 3 enfants, d'ici mes 40 ans, mais bon c'est pas encore euh I : D'accord. Est-ce que vous avez déjà fait des interruptions de gros- sesse ? E16 : Oui, c'est la troisième que je ferai si on va au bout. I : Si vous faites celle-là. E16 : Ouais. I : D'accord, Euh, votre suivi gynéco, vous le faites faire par un méde- cin généraliste, un gynécologue, une sagefemme, personne, le plan- ning ? E16 : Je vois une gynéco une fois par an à peu près, oui parce que j'ai, enfin, on m'a diagnostiqué un papillomavirus après ma première inter- ruption de grossesse, et euh, le papillomavirus c'est une IST pas très sympathique, et on est censé arrêter de fumer, on est censé pour freiner le Et ça peut mener éventuellement à des cancers si on n'est pas attentif donc voilà, j'ai eu tout un suivi après. Je sais plus pourquoi j'en suis venue à ça ! I : C'était pour savoir qui vous suivait sur le plan gynéco. E16 : Ah voilà, c'est pour ça que j'ai vu une gynéco plus sérieusement pendant de nombreuses années oui. I : D'accord, et là c'est terminé cette histoire ? E16 : Oui, je la reverrai pour faire le frottis de l'année, mais j'ai moins de suivi. I : En théorie vous n'avez plus de papillomavirus ? E16 : Voilà, y a pas de problème quoi. I : Euh, qui est-ce qui vous a informée sur les différentes méthodes de contraception ? Est-ce que c'est la famille, l'école, des médecins ? E16 : Oui, ben, on a eu à l'école, enfin au lycée on avait la journée, là d'information, puis il y a eu aussi le planning familial beaucoup. I : Avant le suivi gynéco, vous alliez au planning ? E16 : Ouais j'allais au planning quand j'étais ado. Le planning familial ça fait partie de ma vie d'adolescente, ouais. On allait chercher les capotes, on se retrouvait, en plus c'était pas loin du lycée donc on se retrouvait devant. Voilà, j'ai appris beaucoup sur la contraception à ce moment-là, quand on fréquentait le planning. Voilà. I : D'accord, vous avez l'impression d'y avoir été bien informée là- bas ? E16 : Oui, complètement. Enfin, y avait vraiment des gens compétents à l'époque o j'y allais, ouais, étant ado. I : D'accord, est-ce que vous avez des croyances religieuses qui peu- vent interférer avec vos choix de contraception ? E16 : Non. I : Non. Et des croyances religieuses tout court ? E16 : Non, aucune croyance. I : D'accord. Est-ce que actuellement vous avez un moyen de contra- ception et quel est-il ? E16 : Oui, la LEELOO. J'ai une pilule euh, assez soft en fait. Y en a certaines o y a plusieurs hormones, celle-là, elle a qu'une seule hor- mone. Parce que j'ai eu un implant pendant 2 ans, et ça me convenait pas. Enfin, le fait qu'il y ait des hormones ça génère chez certaines personnes des migraines assez atroces, et donc pour moi en particulier, le fait d'avoir un implant, et le fait d'avoir des pilules avec doubles hormones, ça me crée des migraines en fait quotidiennes, qui sont désagréables, donc. I : Vous aviez des migraines quotidiennes avec l'implant ? E16 : Ouais, avec l'implant c'était à chaque fois. I : Et là avec LEELOO non ? E16 : Avec LEELOO non, ça va, ça va plutôt bien, mais c'est vrai que dès qu'il y a une décharge d'hormones on le sent avec l'implant, et si on est un peu sujette, enfin un peu, je sais pas, sensible peut-être, ben on a des migraines. Enfin moi j'ai eu beaucoup de migraines pas très sympathiques. I : D'accord. Alors par contre LEELOO y a deux hormones dedans. E16 : Ah bon, je savais pas. I : Mais elle est peu dosée par contre. E16 : Elle est soft. I : Oui elle est peu dosée par rapport à d'autres mais par contre y a 2 hormones alors que dans l'implant y en a qu'une. E16 : Ah bon, je croyais que c'était l'inverse, ben, voyez ! I : Peut-être que vous avez besoin d'avoir un petit peu d'œstrogènes pour être bien. Et vous avez eu d'autres pilules avant ? Ou d'autres moyens ? E16 : Euh, ah, si j'ai eu la Ne, non Lé, euh, Lévonogel I : Lévonorgestrel ? Mais alors c'est la même que LEELOO mais peut-être à un dosage un peu plus élevé. E16 : Ah, voilà, et peut-être que comme ça me convenait pas, enfin que ça me Enfin du coup je suis passée à LEELOO. I : D'accord, c'était une en continu ou avec des pauses ? E16 : Non, y a eu des dispa, enfin, des I : Non mais je veux dire, celle au Lévono-machin, vous la preniez 21 jours sur 28 ou 28 jours sur 28 ? E16 : Euh, non 21 jours sur 28. I : D'accord, donc il y avait 2 hormones. Donc c'est les mêmes hor- mones que dans LEELOO. E16 : Ah ! I : Mais peut-être pas le même dosage, peut-être un dosage un peu plus élevé. E16 : Ouais voilà peut-être. I : Quand vous n'avez pas de moyen de contraception, vous avez vos migraines ? E16 : Non, non non. I : Et quand vous avez LEELOO ? E16 : Et quand j'ai LEELOO, enfin, non franchement LEELOO ça va ouais. Elle est bien euh, la LEEOO. Mais euh, la Levonorgestrel là, ça me mettait des migraines là, et l'implant c'était atroce. Il a fallu que je me le fasse enlever, parce que les migraines devenaient trop violentes quoi, c'était D'ailleurs, j'en avais parlé à plusieurs méde- cins qui étaient surpris, qui n'avaient pas d'information là-dessus donc euh ça peut être utile pour vous de savoir que si, si, il y a certaines personnes qui sont vachement sensibles aux hormones qu'on nous injecte comme ça. I : Ah, si si, c'est connu. On regardera tout à l'heure dans le VIDAL, enfin, j'imagine qu'ils ont déjà regardé. Il me semblait qu'en général c'était plus fréquent avec les pilules qui ont 2 hormones qu'il y ait des migraines. E16 : Ouais ? I : On regardera tout à l'heure si vous voulez. Donc vous avez déjà eu des pilules, l'implant, et le préservatif aussi j'imagine ? E16 : Oui j'ai utilisé le préservatif féminin, masculin, et euh c'est I : Et puis c'est tout comme contraception ? E16 : Oui. I : Voilà, du coup, on va pouvoir rentrer dans le vif du sujet maintenant, quel est votre, euh, qu'est-ce que vous pensez des différents moyens de contraception ? Vous les prenez un par un et vous me dites ce que ça vous évoque, en quoi c'est bien ou pas bien E16 : Pour moi c'est, enfin en tous cas pour la pilule ça a un intérêt immédiat quand on est jeune et qu'on commence à avoir une sexualité, ça a un intérêt de se dire bon ben au moins, je suis sûre d'avoir, en plus du préservatif une sureté de pas tomber enceinte si quoi que ce soit, mais je pense que si après on a une relation suivie, il faut trouver une contraception plus compatible. C'est ce qui s'est passé avec moi, ben on m'a dit mettez l'implant, vous avez une relation suivie maintenant, la pilule on n'est pas sûr à 100%, il vaut mieux s'en tenir à quelque chose de plus Et puis après on utilise moins le préservatif donc forcément faut passer à une contraception plus importante, enfin, plus sure. I : Vous considérez que la pilule est moins Importante que l'impl E16 : Elle est moins sure que l'implant et que le stérilet. Enfin, j'ai cette idée-là que dans 97% des cas, effectivement, ça empêche d'avoir un enfant, mais y a quand même 3% des cas o Enfin, moi person- 178 nellement, j'étais sur la pilule et je suis tombée enceinte donc, bon après I : Les trois fois c'était sous pilule ? E16 : Pas les trois fois non. Alors la première j'étais à la pilule, ah bah si en fait les trois fois j'étais à la pilule. I : Y a eu des oublis ou ? E16 : Oui, y a eu quelques oublis, mais je sais qu'il y a eu, enfin, je sais plus si c'était la première fois ou la deuxième, mais je sais qu'il y a eu une fois o je prenais la pilule sérieusement, o j'étais réglée et je suis quand même tombée enceinte, donc c'est la preuve qu'il y a quand même, enfin, s'il y a une fertilité importante ou je sais pas, hein, y a toujours un risque. Donc l'idée ce serait de mettre le stérilet. Pour moi, et là à l'heure d'aujourd'hui c'est ce que je vais mettre bientôt, le stérilet au cuivre, je pense que c'est la meilleure solution, pour les personnes qui ont des difficultés comme moi avec les migraines dues aux hormones quoi. Je pense que le stérilet au cuivre c'est la bonne solution. Quand on est en couple et que Et ou remarquez quand on n'est pas en couple hein, qu'on a envie d'être tranquille pour 5 ans. I : Ou même moins, ou même plus ! E16 : Ou même moins si on a envie de l'enlever avant (rire). Effecti- vement. Donc oui ça c'est les 3 principaux qui me viennent. Y a autre chose, je sais qu'il y a le stérilet hormonal aussi, qui est, je sais pas si ça a un impact sur les migraines que j'ai eues, mais je pense hein, tout ce qui est hormonal de toutes façons ça me I : Alors on peut pas savoir sans essayer, parce que c'est pas exacte- ment les mêmes hormones et c'est pas exactement le même dosage. Après c'est sûr que c'est possible. C'est possible parce que c'est la même famille d'hormones, c'est de la progestérone, après c'est en beaucoup plus petite quantité et donc son action est plutôt locale. Donc y a beaucoup moins d'effets indésirables que l'implant par exemple. E16 : Ben oui parce que l'implant on l'a dans le bras donc forcément ça circule. I : C'est des plus grosses quantités d'hormones parce qu'il faut que ça E16 : Que ça agisse ! I : Donc euh, on revient peut-être à la pilule ? Qu'est-ce que vous trouvez de bien et de pas bien dans la pilule ? Les avantages et les inconvénients ? Est-ce que c'est pratique, pas pratique ? E16 : C'est pas pratique dans le sens o faut avoir une certaine organi- sation, et pour que ça ait un réel effet, il faut que ça soit pris à heure fixe, enfin, il faut vraiment pas se gourer sur les heures. Pour moi le truc le plus contraignant c'était vraiment que pour que ça serve il faut le prendre à heure fixe et faut être sérieuse dans la prise du médica- ment, donc pour ça c'est vrai que quand on est ado, c'est suffisamment contraignant pour tomber enceinte sans le vouloir, à cause de ça, à cause du fait que la pilule soit contraignante et euh Et je pense que ça devrait se faire, en fait, d'installer le stérilet aux ados, tôt, on devrait proposer tout de suite aux adolescentes qui ont une activité sexuelle. Enfin, comme moi, j'ai commencé, j'ai eu ma première activité sexuelle à 15 ans, je pense que quand on apprend ça et qu'on sait qu'on est face à une ado qui est sexuellement active, le stérilet, je pense que ça devrait être presque, pas une obligation, mais presque quoi. Ça devrait venir I : On vous l'a proposé vous, quand vous étiez plus jeune ? E16 : Non pas du tout. Après les IVG, évidemment, j'avais mis l'implant après la première IVG, parce qu'il fallait trouver une contra- ception plus sérieuse, mais c'est vrai que le stérilet, euh jusqu'à peu, on n'en parlait pratiquement pas. Je sais pas si c'est une image que j'ai mais I : Non, non E16 : C'est dommage parce que je pense que le stérilet cuivre en tous cas, c'est ce qu'il y a de moins, de plus naturel en fait. Et je pense que ça devrait être proposé automatiquement aux jeunes qui ont une activité régulière. Enfin, ouais, je pense que j'aurais eu une vie différente si j'avais eu quelqu'un à cette époque-là qui m'avait dit écoutez, mettez le stérilet, je pense que I : On vous l'a proposé et vous l'avez pas voulu après votre première IVG ou Qu'est-ce qui aurait pu vous bloquer à ce moment-là pour le stérilet ? E16 : Ça c'est parce que je pense que on n'avait pas les informations. Vu que la pilule c'est ce qu'il y avait de plus courant en fait, c'est ce qu'on donne le plus souvent, le plus facilement, quand on n'a pas un suivi régulier avec le même médecin. Quand on tombe face à un méde- cin qu'on n'a jamais vu, il va vous prescrire la pilule plus facilement qu'il va vous prescrire un stérilet et vous dire de revenir, donc je pense que c'est pour ça que on propose beaucoup plus la pilule, que le stéri- let. Enfin à ce moment-là. Alors que c'est quand même beaucoup plus simple finalement. Parce que la pilule, il faut revenir tous les mois, pour reprendre une ordonnance etc Tandis que le stérilet, c'est une fois, on prend un rendez-vous et c'est réglé quoi. I : Oui. E16 : Donc je pense qu'il devrait y avoir une information plus impor- tante au niveau des plannings pour expliquer que le stérilet c'est proba- blement le meilleur compromis et le plus naturel quoi. Parce que quand on est jeune euh, c'est dommage de se bourrer d'hormones tout de suite, enfin, après c'est mon opinion, hein, mais c'est cette vision-là de se dire on est gavée d'hormone à longueur de journée et en plus de ça, on prend des pilules en plus qui sont gavées d'hormones, donc c'est vrai que pour le corps d'une jeune ado en transformation, c'est pas top. Donc oui, voilà, mon opinion. Le stérilet ça serait bien pour les jeunes ados, faut en parler. I : D'accord. D'accord, d'accord. Euh, qu'est-ce que vous voyez comme inconvénients au stérilet ? E16 : Oui, pourquoi les, pourquoi y a pas une euh Ben peut-être parce que c'est intrusif, comme technique hein. Parce que l'implant on vous met ça dans le bras, bon, ben voilà. Pour une jeune fille, peut-être l'idée d'avoir un truc à l'intérieur c'est Enfin, pour moi l'idée d'avoir un truc à l'intérieur c'est vrai que c'était pas une idée qui me plaisait quoi. Donc je pense que c'est pour ça. I : D'accord. Et maintenant ça vous dérange moins ? E16 : Ouais, ben parce que quand on a compris tous les tenants et les aboutissants de toutes les contraceptions et qu'on comprend, qu'on conçoit que le stérilet c'est le plus naturel, ben, faut qu'on nous l'explique. C'est vrai qu'il faut qu'il y ait une information, une discus- sion plus importante, et je pense que c'est juste par facilité. Je pense que quand on est ado, la pilule, c'est ce qu'on entend, c'est ce qui nous rassure le plus, parce que c'est ce qu'il y a de plus commun en fait. Alors que si on avait une discussion plus prolongée, o on nous rassu- rait sur les effets du stérilet, et sur le fait que justement c'est peut-être moins Mais c'est le fait qu'il y ait toute l'intervention, enfin mettre le stérilet qui je pense empêche certaines jeunes de le mettre plus tôt en fait. Enfin pour moi c'était ça en tous cas. I : Oui, enfin, déjà peut-être qu'on leur en parle pas beaucoup, je pense, et puis après y a ça aussi oui. On vous en a parlé vous au planning ? E16 : Euh, on a commencé à m'en parler, du cuivre, quand j'ai com- mencé à me plaindre des hormones justement, jusque-là on m'avait présenté chacun des modes de contraception, comme on le fait quand on arrive au planning. Ils vous posent chacun des trucs, alors ça, ça fonctionne comme ça, ça, ça fonctionne comme ça. Mais il a fallu que je fasse la démarche de dire, voilà, moi les hormones ça me convient pas, pour qu'on me dise ah, bah le stérilet au cuivre, ça devrait être ce qui vous conviendrait le mieux alors I : On vous l'avait présenté mais rapidement au milieu des autres c'est ça ? E16 : Oui, oui, c'est ça, parmi les autres, et parmi les différentes pilules I : Sans vous dire que c'était euh, sans le mettre en avant. E16 : Sans me dire Pour une jeune comme vous c'est ce qui serait le plus pratique . I : Ben c'est vrai que c'est pas la logique actuelle, ni de la population ni des médecins en fait. E16 : Non, et puis c'est une volonté aussi, hein, qu'il y ait des enfants, c'est, enfin, c'est peut-être une image que j'ai hein, mais on a un taux démographique très faible en France, et peut-être que c'est une volonté politique de laisser les jeunes I : Qu'on donne des contraceptifs qui ont plus d'échecs ? E16 : Ouais, je sais pas mais I : J'avais pas vu les choses comme ça (rires) ! E16 : J'ai l'impression que dans un sens ça permet d'avoir une évolu- tion démographique I : En tous cas, moi, on m'a pas dit Prescrivez des moyens de contra- ception pas efficaces pour faire augmenter la natalité . E16 : Bon, ça me rassure, ça va. I : Non, non non ! E16 : Parce que là j'avais cette vision, que ça pouvait être politique ! I : Peut-être que les labos, mais Bon, d'accord. Oui, quand vous vous êtes plainte des hormones, du coup, est-ce qu'il y avait d'autres incon- vénients que les migraines au niveau des hormones ? E16 : euh, c'est vraiment les migraines que je retiens le plus hein, mais je me souviens pas euh I : Avec la pilule, vous aviez des effets indésirables ? E16 : Euh, ben, je sais pas, je me souviens pas vraiment. Je sais pas, peut-être des gonflements, enfin, des sensations de Mais rien de vraiment notable non. Ce dont je me souviens le plus c'est vraiment les migraines quoi. I : D'accord, et avec la première pilule, vous en aviez aussi ? E16 : Non. I : C'est vraiment qu'avec l'implant ? E16 : Je crois que c'est l'implant qui a vraiment déclenché tout ça, et maintenant, que je sois moins tolérante, ça vient peut-être de l'implant en fait. Le fait d'avoir eu l'implant et que ça ait libéré autant d'hormones pendant si longtemps, je pense que ça a eu un impact, après c'est mon avis. I : Alors après la délivrance d'hormones dans le corps avec l'implant, elle est continue. E16 : Ah oui ? Ça se délivre en permanence en fait ? Ah je croyais que c'était tous les jours, une petite dose. I : Ah, non ça diffuse en fait en continu. E16 : Ça diffuse, ah, voilà. I : La même quantité tout le temps. E16 : Ouais ben, c'est pas étonnant alors. 179 I : Mais après y a aussi Non ça bloque quand même le cycle, mais il peut rester un résidu de vos cycles par contre peut-être. Je sais pas J'essayerai de trouver des choses ! Euh, quoi d'autre ? Et par rapport aux effets indésirables des hormones à court terme ou à long terme, vous en avez entendu ou constaté d'autres ? E16 : Euh, ben non. Enfin, je crois que j'ai une copine qui avait, enfin, c'est pour ça que je parle de gonflements, parce que je crois que j'ai une copine qui avait des gonflements pas agréables, mais enfin, main- tenant que j'y réfléchis, je saurais pas quelle était la cause. Elle, elle disait que c'était la pilule mais je peux pas vous dire, je me souviens plus. Je voudrais pas vous dire de bêtise en fait. Mais elle disait Mais dans mon esprit, y avait une histoire de gonflement, enfin de gêne I : De gonflement de partout ? E16 : Oui, enfin, de sensation de, ouais, d'être euh I : De prise de poids ? Ou de la rétention d'eau ? E16 : Ouais, voilà, je sais pas, peut-être les deux. I : Ok, de gonflement. D'accord. Et quand vous dites c'est pas bon de bourrer les ados d'hormones , qu'est-ce qui vous fait peur à ce niveau- là ? E16 : Je sais pas mais je pense qu'on doit en ingurgiter tellement des grosses quantité, enfin, les médicaments et tout ça Enfin, je pense que si on peut trouver une alternative I : Vous pensez qu'il y en a ailleurs que ? E16 : Oui, je pense que dans la viande qu'on mange, dans les, toutes sortes de protéines, et de trucs, enfin, y a forcément des hormones, j'ai même vu un film récemment sur le sujet. Sur le fait qu'on bourre les bestiaux d'hormones pour leur donner plus de muscles. Donc je pense qu'on en mange au quotidien, et que le fait d'en rajouter encore plus avec la pilule, ben en fait c'est pas très bon. I : D'accord, après je sais pas si c'est le même type d'hormones, je sais pas quel type d'hormones ils mettent dans les animaux. E16 : Non, probablement que ce ne sont pas les mêmes. I : C'est peut-être de la testostérone, du coup, c'est pas tout à fait les mêmes que dans la pilule. Et du coup, c'est quel film ? E16 : C'est, Ah, je me souviens pas du nom. C'est dommage parce qu'il est vraiment pas mal. Si BullHead, Tête de buffle, si c'est comme ça que ça s'appelait. Et c'est vraiment bien. Je conseille. C'est un film intéressant sur le sujet. I : D'accord, ben, si j'ai le temps ! E16 : C'est un peu, c'est dramatique hein, mais c'est un sujet intéres- sant. Oui. I : Alors, les inconvénients et les avantages de l'implant ? Les inconvé- nients y avait les migraines, si y en a d'autres euh E16 : Ben l'avantage, enfin, le vrai inconvénient pour moi, ben c'était celui-là hein. Et puis c'est douloureux et faut I : La pose ? E16 : Oui, la pose. Et puis aussi quand ils vous le retirent. Ça aussi c'est quand même pas très agréable. Puis non c'est quand même pas très agréable comme sensation l'implant. Pour moi I : Quelles sensations ? La pose et le retrait ou autre chose ? E16 : En règle générale, enfin, on sent bien qu'il y a quelque chose qui diffuse, quoi, enfin, on sent qu'il y a une gêne, que, je sais pas y a quelque chose I : Que vous étiez pas au naturel E16 : Ouais voilà, une sensation d'avoir un truc, voilà. Mais bon, l'avantage on le sait, que c'est presque 100% de réussites, donc ça a quand même un intérêt pour ça, c'est pour ça que je l'ai gardé I : D'accord, d'autres avantages ? E16 : Ben j'en vois pas d'autre. C'est pas voyant, c'est discret, oui, même si Non, ça peut avoir un intérêt l'implant. I : Ben, quand on le supporte, c'est. E16 : C'est top. I : C'est après le stérilet, le deuxième meilleur moyen, on va dire. Après c'est le plus efficace effectivement. E16 : Oui à 100% on est sûr oui. I : D'accord. Bon, l'anneau et le patch, est-ce que vous, c'est des choses qui ? . E16 : J'ai jamais, non I : Qui vous ont tenté ? Est-ce que vous connaissez ? Qu'est-ce qui vous rebute ? Qu'est-ce qui vous tenterait dans ces moyens ? E16 : Non, ah, l'anneau c'est le genre de diaphragme-là ? I : Non, non, l'anneau c'est On vous l'a pas montré tout à l'heure ? C'est un petit anneau de cette taille-là (je fais un cercle entre le pouce et l'index) à peu près qu'on plie, qu'on rentre dans le vagin, et qui délivre les mêmes hormones que la pilule, et qui se garde E16 : Ah, d'accord I : Par contre ça se garde 3 semaines, on le met 3 semaines, on l'enlève une semaine, puis on en met un nouveau 3 semaines, voilà. E16 : Ah c'est pas mal ça comme truc aussi ! I : Voilà, qu'est-ce que ça vous évoque ? E16 : Ben si c'est efficace sur 3 semaines, enfin, j'imagine, euh, des vacances, ou (rire) enfin, des choses comme ça, o on se dit tiens ce serait cool d'avoir un contraceptif au cas o quoi. Donc ouais, je trouve que c'est pas mal en tous cas, ouais l'anneau ça me semble pas mal d'avoir l'anneau et les préservatifs. On arrive en vacances, on trouve un amant et (rire) on a les présos, et en plus on a l'anneau, enfin, je trouve que c'est un bon moyen d'avoir un contraceptif qu'on va utiliser et qui sera efficace, qu'on n'oubliera pas, parce qu'il sera à l'intérieur, pas comme la pilule, ouais, ça a pleins d'avantages en fait ! I : Ouais, donc le fait de pas avoir à y penser tous les jours E16 : Ouais, c'est un avantage certain. I : Bon, faut quand même y penser toutes les 3 semaines. E16 : Oui, c'est pour ça je dis les vacances. C'est un bon moyen. I : Oui, pour vous c'est pour une courte durée ? Une moyenne durée du coup. E16 : Ouais, mais c'est vrai que c'est pas mal du coup, c'est effectif au bout de 2 jours, ou tout de suite quand vous le mettez ? I : Ben c'est comme la pilule, faut le temps que les hormones diffu- sent E16 : 24h I : et bloquent l'ovulation, donc c'est 7 jours. E16 : Ah oui, quand même, il faut 7 jours pour que I : Après si vous avez une pilule, et que vous arrêtez la pilule le jour o vous mettez l'anneau c'est efficace tout de suite, c'est juste au moment o vous commencez y a le temps d'être sûr que ça a bloqué l'ovulation. E16 : Ouais, Ben, voilà, ben pour des jeunes qui partent à l'étranger, par exemple pour des études, ou, je trouve que ça c'est un bon com- promis. Je me dis que je suis bien protégée, j'ai pas besoin d'aller Enfin, je sais pas en fait, je dis ça mais Mais ouais ça me semble pas mal. Ouais, donc y avait l'anneau et y avait quoi d'autre ? I : Et le patch, le patch c'est pareil ça diffuse des hormones en continu. Et c'est un patch qu'on colle comme les patchs pour arrêter de fumer. E16 : Tous les jours aussi ? I : Toutes les semaines. E16 : Toutes les semaines ? Ah c'est pas mal aussi ça. I : Donc c'est un peu plus souvent que l'anneau mais quand même moins souvent que la pilule. E16 : C'est vrai qu'on devrait communiquer sur tous ces I : Ceux-là vous en aviez pas entendu parler du tout ? E16 : C'est vrai que, c'est juste que ça me semble quand même plus simple que la pilule, et je comprends pas pourquoi on a, j'ai l'impression, qu'on n'a pas suffisamment de communication sur les autres moyens de contraception, et on prend la pilule un peu parce que c'est habituel, parce que c'est courant en fait. Alors que ça me semble chouette moi, le patch une semaine, tac et puis au bout d'une semaine on le change, et Ouais, je pense que c'est vraiment un manque d'information, ou en tous cas un manque de volonté du personnel médical de, enfin, à, je sais pas ça devrait être simple normalement ? Peut-être que c'est parce que Mais ouais c'est comme je vous disais en fait, c'est courant, la pilule. On en parle, c'est dans les mœurs, quand on est ado et les parents en règle générale ils ont entendu parler que de la pilule, enfin voilà du coup c'est plus On se sent plus en sécurité peut-être, quand on prend quelque chose qu'on sait que nos parents ont Enfin je sais pas si c'est logique ce que je dis, mais quand on sait que les parents approuvent, savent que voilà, si, c'est bien la pilule, prends la pilule, ouais. Donc quand on I : Vos parents vous ont influencée sur vos choix ? E16 : Oui, ma mère m'a influencée dans le sens o, à partir du moment o on devient actif, elle m'a dit, il faut, bon les préservatifs c'était la base, mais il te faut une contraception, ouais la pilule, ça venait, c'était logique quoi. Elle m'a amenée chez le médecin et il m'a donné la pilule, on n'a même pas vu les autres contraceptifs. Peut-être qu'il faudrait communiquer directement aux parents, carrément. Leur dire, voilà I : Et en éducation sexuelle à l'école, on vous avait pas non plus parlé de, enfin vous aviez pas entendu parler des autres ? E16 : Si c'est ça, mais en général ils vous présentent ceux qu'ils ont, et ah, tiens on a oublié celui-là dans la voiture, bon ben tant pis, on n'en parlera pas et puis voilà. Mais j'ai l'impression que c'est assez exhaus- tif et puis vu que la plupart du temps la moitié de la classe rigole et tout ça, je pense qu'il y a pas un intérêt réel, ou alors il faudrait faire des séparations. Pour les filles et pour les garçons et parler de la contracep- tion vraiment, en particulier pour chacun des genres. I : Pour éviter que les garçons ricanent dans leur coin E16 : Ouais, et que les filles ne se sentent pas suffisamment libres de vraiment regarder le panel de possibilités parce que je trouve que quand même c'est pas mal, le patch et l'anneau comme idée. L'avantage c'est que c'est, on peut y penser moins souvent quoi. Voilà. J'étais même pas au courant. C'est quand même la preuve que j'ai eu une éducation sexuelle minable (rire) ! Non je rigole. I : Ben, vous êtes quand même nombreuses à pas les connatre ! Les médecins n'en parlent pas beaucoup. Vous, on vous en a pas parlé, mais voilà, vous n'êtes pas la seule. Vous pouvez pas deviner quoi. Après y a les sites internet, o on peut se renseigner, y a choisirsacon- traception. fr E16 : On dirait qu'il faut marteler en fait les choses. Vous inquiétez pas, y a pas de problème. On a dû m'en parler, oui on communique quand même pas mal sur les différents modes de contraception, mais, in fine quand on prend la décision, on en revient toujours à ce qu'on connait, et ce dont on est sûr c'est que la pilule, ça Enfin voilà. Donc 180 je pense que la logique, enfin, l'esprit il en revient toujours à ça. Parce que bon, ben, c'est dans les mœurs, ça existe, tout le monde connait, donc je m'en tiens au plus simple. Alors que c'est pas plus simple. Faut marteler. Faut Ça c'est le boulot des médecins en fait, faut redire 50 fois la même chose. Si, si le stérilet c'est vachement bien, le patch c'est vachement bien, ouais. Ou bien faut des personnes comme vous, qui développent des thèses et qui expliquent si, si vous inquiétez pas, y a pas de problème, faites-vous plaisir, mettez des contraceptifs plus Non Mais ça mettra du temps à mon avis. Avant que d'autres contra- ceptifs rentrent dans les mœurs, comme la pilule. Mais le stérilet cuivre, je pense que c'est vraiment C'est ce qu'il y a de mieux. Pour une jeune ado je pense que c'est ce qu'on devrait proposer direct. Sans parler de la pilule. I : Ben après quand ils arrivent en consultation, les gens, vous quand vous êtes arrivée à votre première consultation, vous avez pas dit je veux une contraception ? Vous avez dit E16 : Non, j'ai dit je veux la pilule I : Alors du coup, le médecin, il va dire Ok, ou alors il va prendre le temps de tout expliquer. Donc c'est vrai qu'il faut prendre le temps de tout expliquer. Mais est-ce qu'on le fait ? E16 : Mais en fait c'est peut-être justement parce qu'il y a une telle variété de possibilités qui font que justement on s'y perd un peu. I : Y en a trop ? E16 : Peut-être qu'il faudrait s'en tenir à certaines contraceptions, pour certaines tranches d'âges. Par exemple, 15-25, telle contraception c'est la plus logique, parce que I : Laquelle ? E16 : Ben pour moi le stérilet ça a un avantage quand on a 15 ans, comme je vous disais, parce que c'est 5 ans de tranquillité, donc on est sûr que de 15 à 20 ans, si on est une jeune fille, et qu'on n'a pas envie de tomber enceinte, c'est sûr que c'est l'idéal. Pour moi ça parait logique. Donc pour moi ça parait logique qu'un médecin qui reçoit une gamine de 15 ans et qu'elle lui dit, voilà je suis active sexuellement et je voudrais une contraception pour être sure, pour moi c'est le stérilet qu'il devrait proposer automatiquement, et pas la pilule, euh vous devez la prendre tous les jours à telle heure, sinon vous risquez de tomber enceinte. Enfin, on dirait comme je vous ai dit tout à l'heure, que c'est un truc qui a été mis en place, comme une politique d'évolution démographique ! I : Oui, on peut aller chercher des théories du complot partout effecti- vement. Après je sais pas ! D'accord, est-ce que vous avez entendu parler d'effets indésirables par rapport justement au stérilet ? E16 : J'en ai pas entendu I : Donc y avait effectivement la pose qui pouvait déranger, le corps étranger, est-ce que vous voyez d'autre chose vous ? E16 : Non, ben, le fait qu'il faille se le faire enlever après aussi. Enfin, le fait qu'on peut pas l'enlever soi-même, enfin j'imagine ! I : Ça se fait ! E16 : Ça se fait mais j'essayerais pas, voilà. I : Je connais quelqu'un qui l'a fait ! E16 : C'est vrai ? Ben, courageuse ! I : Il suffit de tirer sur les fils, hein. E16 : Ben, oui, mais il faut les retrouver les fils, et puis c'est loin. I : Non, ça se sent, vous pouvez vérifier qu'il est là après les règles, non, c'est possible. On peut les sentir, ouais. E16 : Ah Mais je pense que c'est ouais aussi c'est un autre frein. La pilule, on se dit, si je veux plus la prendre, je vais juste plus la prendre, point, tandis que le stérilet, si on le veut plus, il faut quand même faire la démarche de l'enlever. Ben c'est l'être humain, en fait, il se met des barrières. I : Hmm, peut-être il faut rassurer les femmes sur le fait que c'est facile, très facile à enlever. E16 : Que c'est très facile à mettre, très facile à enlever I : Ben très facile à mettre, il faut savoir le faire, ça, tous les médecins ne savent pas faire, mais en vrai c'est facile à faire effectivement, le plus souvent. E16 : Mais je pense que ça aura un intérêt effectivement. Enfin, une grosse campagne publicitaire pour remotiver les jeunes à avoir une contraception solide, et puis surtout, rappeler l'importance du préso aussi, parce que c'est bien la contraception pour ne pas tomber en- ceinte, mais le plus important c'est les MST quoi. Donc rappeler à chaque fois que I : On tombe plus facilement enceinte qu'on ne choppe des MST. E16 : Ah oui ça I : Mais bon, les MST c'est grave aussi. Est-ce que c'est plus grave ou moins grave qu'une grossesse, ça (rire) ! E16 : On devrait faire des packs : 5 capotes le stérilet. Enfin, Pack jeune ! I : Alors le stérilet va tenir plus longtemps que les 5 capotes à priori ! E16 : Pack printemps-été 2016 ! I : D'accord ! Est-ce que sur les avantages et désavantages de chacun des moyens, est-ce que vous avez l'impression d'avoir fait le tour ? E16 : Oui, enfin, j'aurais probablement d'autre, mais ce serait dire des conneries. Enfin, en tous cas de ce que je sais, de ce qui est sûr, je pense vous avoir dit l'essentiel. réelle d'utilisation, condition effectivement. Parce I : D'accord, le patch et l'anneau est-ce que vous y voyez des inconvé- nients ? E16 : Ben, là comme ça, non, enfin, à part que ce soit hormonal et que y ait cette décharge hormonale, enfin je pense que quand on pose le patch ça doit quand même envoyer une grosse décharge hormonale, et voilà. Hormis cet inconvénient-là, j'en vois pas, je trouve que c'est pas mal. Finalement c'est beaucoup mieux que la pilule, enfin, quand on pèse le pour et le contre. I : Ouais, le fait d'y penser moins souvent ? E16 : Ouais, je pense que ça aurait un intérêt aussi de communiquer là- dessus. Peut-être qu'il faudrait faire une association avec une marque. Les stérilets Coca Cola. Les supers stérilets Coca Cola, avec des dessins dessus. I : On les voit pas E16 : Ouais, je sais mais c'est juste pour que ce soit plus attractif, plus intéressant, que ça attire plus le regard de la jeune qui va se rappeler, ah mais oui, le machin, avec la petite tête de, avec des Smileys dessus, enfin, ça a l'air con, mais j'ai l'impression qu'on se rappelle plus des trucs avec un gros marketing autour parce qu'il y a des images phares. I : Ok, donc faire du marketing pour les stérilets E16 : Oui (rires) Du marketing contraceptif ! I : D'accord. Sur l'efficacité, est-ce que vous sauriez les classer ? E16 : Ben je pense pour moi le stérilet ce sera le plus efficace. Enfin, non y a l'implant, sans parler des inconvénients. I : Oui, non, là on parle juste de l'efficacité, mais après si vous voulez, vous pouvez les classer du meilleur au moins bon, en ne prenant pas que l'efficacité. E16 : Mais, oui l'implant c'est sûr c'est ce qu'il y a de plus efficace à mon avis, l'implant, le stérilet, euh, les différent patchs et compagnies, et la pilule finalement c'est ce qu'il y a de moins sûr en fait. Ouais. I : En qu'effectivement y a les oublis, y a les vomissements E16 : Parce que ouais, y a 60% des personnes qui tombent enceinte à cause d'une pilule en fait. Enfin à cause ou grâce, enfin sous pilule. I : D'accord, et du coup, le meilleur, enfin, du meilleur au moins bon ? E16 : Ben le meilleur ce sera le stérilet au cuivre pour moi, parce que je prône le naturel, le moins de produit qu'on ingurgite donc je pense que c'est pour moi le stérilet au cuivre ce sera le meilleur. Après c'est kiffe kiffe de toutes façons, tout est hormonal. I : Ben après y a les autres paramètres. E16 : Ah oui les autres aspects, que la protection, ben, on va dire, le stérilet, l'implant, ouais, puis les autres, toujours dans le même ordre en fait I : D'accord, vous inversez juste l'implant et le stérilet. Ok. Et le stéri- let hormonal ? E16 : Alors je connais pas bien, ça Y a eu des études de faites, comparer l'implant et le stérilet hormonal, quels sont les I : Euh, on a les statistiques des différents moyens ouais. E16 : Alors, y a plus, y a moins ? I : Alors le stérilet hormonal, il est un tout petit peu plus efficace que le stérilet au cuivre, mais c'est pas grand-chose, on passe de, enfin, l'efficacité théorique du stérilet hormonal, c'est entre 0, 2 et 0, 4% d'échecs, donc 2 à 4 grossesses pour 1000 femmes par an, et le stérilet au cuivre, on passe de 0, 2-0, 4 à 0, 6-0, 8. E16 : D'accord. Légèrement I : Donc le stérilet hormonal est un tout petit peu plus efficace, parce qu'il bloque l'ovulation, mais après il a les effets indésirables, enfin, il peut avoir des effets indésirables des hormones. Après le cuivre, ses désavantages c'est que ben, vous avez vos cycles normaux, et donc les femmes qui ont des règles très abondantes, ou un syndrome pré- menstruel, les douleurs, les gonflements, les troubles de l'humeur, ben ceux-là, ils sont pas gommés par les hormones. Donc le fait d'avoir des hormones ça a des avantages et des inconvénients en fait. Donc ça dépend des femmes. E16 : C'est pour ça que je pense que quand on est ado, on devrait avoir quelque chose qui joue le moins possible sur les hormones, parce qu'on est en train de se former et les hormones on a besoin de les gérer. Et c'est au moment o on est ado qu'on comprend, qu'on adapte son corps, et si on lui balance un whatmillion d'hormones, et puis on essaie la pilule, et puis on va essayer ci, et puis on va essayer là et au final on déséquilibre à chaque fois, ça crée des fluctuations et c'est ce qui fait que du coup, on n'a pas un rythme régulier, les règles sont pas régu- lières. Enfin, moi j'ai jamais été réglée quoi, pendant toute la période d'adolescence, o j'ai essayé différentes pilules, différents machins, enfin, différentes contraception. J'ai pas été réglée, presque tout I : C'est peut-être pas dû à la pilule. E16 : Oui, non, c'est sûr. I : C'est normal à l'adolescence que ce soit irrégulier. Et puis après y a des femmes qui restent irrégulières toute leur vie, et d'autres qui sont très régulières. Mais je pense pas que ce soit la pilule qui dérègle ça. Après oui, forcément, quand on l'arrête, on peut avoir quelques se- maines, ou quelques mois, o ça va être différent mais E16 : Enfin, en tous cas je pense que les hormones en elles-mêmes, enfin, le moins tôt on commence à en ingurgiter, le mieux c'est. Enfin, 181 c'est une idée que j'ai hein. Peut-être que c'est pas vrai, peut-être que médicalement ça a pas de sens ce que je dis mais I : Qu'est-ce que ça pourrait causer comme problème, à part ces dérè- glements ? E16 : Je sais pas, à terme c'est, ça peut quand même provoquer un excès d'hormones, enfin, je sais pas, j'ai absolument pas d'exemple concret. Mais j'imagine que ça peut quand même créer ou générer des, peut-être pas des maladies mais en tous cas des Je sais pas. J'ai pas envie de vous dire que ça a un rapport avec les cancers qu'on a de nos jours. Mais bon, ça a été prouvé quand même que certaines toxines, certains insecticides, ont développé des cancers chez les personnes agricoles. Donc ça peut avoir un I : Là c'est pas la même chose, c'est des hormones. E16 : Remarquez, si statistiquement c'était le cas, vu que les femmes prennent 3 fois plus d'hormones que les hommes étant donné qu'on est les seules à prendre de la contraception, il devrait y avoir plus de morts chez les femmes que chez les hommes, donc y aurait eu déjà des études de faites, si réellement c'était le cas. Mais j'ai quand même cette idée que c'est pas bon. Enfin, en tous cas, moi ça me convenait pas. I : D'accord, euh, du coup tout à l'heure vous disiez que le stérilet c'est mieux pour les ados, et vous disiez qu'il y a différentes périodes de la vie, alors après le stérilet, c'est plus le meilleur ? Qu'est-ce que vous mettriez alors ? E16 : Ben, oui, parce que quand on se met en couple, qu'on est avec quelqu'un, bon, on n'a pas envie d'avoir un enfant, mais peut-être qu'après on en aurait bien un, donc peut-être que c'est à ce moment-là qu'on devrait prendre la pilule. Au moment o oui, on n'a pas envie d'avoir d'enfant, mais bon, si on en a un c'est pas bien grave. Donc finalement c'est à cette période-là qu'on devrait être moins stressée sur notre contraceptif. Ça devrait être moins Enfin, donc pour moi, la période o prendre la pilule, ça devrait être de 25 à 35 ans. Et ensuite, on devrait reprendre après, quand on va vers la ménopause, je sais pas des hormones qui sont en relation avec ça, enfin, je sais pas. I : Reprendre des hormones avant la ménopause ? E16 : Ouais, ben, je pense, je sais pas, d'après l'expérience de ma mère, ça aide de prendre des hormones pendant la période de la ménopause, ça règle tout ça. Donc peut-être avoir un truc plus hormonal peut-être le stérilet hormonal 35-45 ans. Je sais pas, ça me semble. Peut-être qu'on devrait prévoir des contraceptifs pour chacune des tranches d'âge. Et chacun des modes de vie qu'on a. Donc une femme qui veut plus ou moins avoir un enfant, ça lui est égal qu'elle tombe enceinte ou pas, mais pas tout de suite, mais pas non plus Donc la pilule, c'est pas grave, mais si la jeune elle dit I : Après si le stérilet elle le garde que 6 mois, elle le garde que 6 mois hein. E16 : Ouais, c'est vrai. Mais ça sous-entend qu'à un moment donné, il faut prendre une vraie décision, adulte, sérieuse, j'enlève mon stérilet pour avoir un enfant. I : Oui mais est-ce que vaut pas mieux ça que tomber enceinte alors qu'on n'était pas sûre et du coup qu'est-ce que je fais ? Ça met quand même dans une situation, même si oui, on accepte finalement. E16 : Oui mais il vaut mieux. Oui c'est sûr qu'à l'écrit c'est mieux, mais en réalité, la plupart du temps, on tombe enceinte euh, sans le vouloir, ou c'est souvent des, enfin, là c'est mon cas, sinon je serais pas là. On se retrouve dans une situation o on a fait une erreur, ben, oui, on a pris un risque bon ben, merde le risque il est tombéPourquoi je disais ça, je sais plus. Ben voilà ça arrive plus, ce genre de situation o on se dira qu'on va le garder, que : on s'est mis d'accord tous les 2 il y a 3 semaines, et on s'est dit voilà on va faire un gosse, et on a arrêté, on a enlevé l'implant exprès. Je sais pas, faudrait faire des statistiques sur le nombre de personnes qui a conscience, qui en son âme et conscience a pris la décision d'arrêter sa contraception. I : Je pense que c'est plus confortable. E16 : Ah, bah oui c'est sûr. I : Donc autant prendre un moyen sûr quand on sait qu'on veut avoir un gamin, mais dans 2 ans, et que là on n'est pas prêt. On n'a pas la mai- son, on n'a pas le travail. Mais on a le droit de se dire ben si je tombe enceinte maintenant, je tombe enceinte maintenant. On peut aussi opter pour des moyens encore moins sûrs (rires) ! E16 : On va se donner des libertés, on verra bien o ça nous mènera. I : Ben sur les grossesses non désirées, c'est une grossesse sur 3 à peu près, et y en a la moitié qui se terminent par une IVG. E16 : Ouais, donc y en a quand même euh, I : Bon, ça veut dire qu'il y en a la moitié qui reste, mais ça fait quand même un certain nombre de grossesses qui sont arrêtées parce qu'elles surviennent alors qu'on les avait pas désirées quoi. E16 : Et ça coûte de l'argent, et ben, oui, donc il faut éliminer la pilule directement du paysage, ça suffit la pilule, c'est une connerie, ça ne marche pas. Ça nous met dans des situations I : Mais après vous avez raison, enfin je veux dire y a des femmes qui sont ambivalentes avec le désir d'enfant et c'est aussi pour ça que des fois ça marche pas. E16 : Ben, oui, inconscient ou conscient. I : On peut avoir un désir d'enfant et se dire que c'est pas le moment. E16 : Ou on est avec quelqu'un qui veut pas, et euh Prendre une pilule, ça permet de se dire qu'il y a peut-être une chance que I : Est-ce que vous voyez des choses à ajouter ou bien vous avez fait le tour de ce que vous vouliez dire ? E16 : Non, je suis contente d'avoir dit tout ce que j'avais à dire, c'est très bien. I : Ok. Est-ce que vous savez quoi faire en cas d'oubli de pilule, ou en cas de rapport sexuel non ou mal protégé, est-ce que c'est des choses qu'on vous avait expliquées ? E16 : Oui, j'ai déjà pris la pilule du lendemain, déjà une paire de fois, et c'est très efficace si on le prend dans les 2 premiers jours. I : Parce que vous aviez oublié la pilule ? E16 : Ouais, parce que j'avais pas de moyen de contraception à ce moment-là, ou plus, enfin bref. Parce que ma phobie des hormones fait que parfois quand j'ai une période de non rapport, je me dis, bon ben je vais pas prendre la pilule pour rien quoi. Et c'est ce fait de se dire qu'on prend pas la pilule pour rien que des fois on se retrouve dans une grossesse non désirée. I : Oui, ça c'est aussi des On devrait peut-être insister là-dessus. Parce que c'est pas parce que vous n'avez pas de rapport qu'il faut l'arrêter, parce que quand il faudra la reprendre ce sera trop tard quoi. E16 : Oui et pour les personnes comme moi qui sont pas ravies de se bourrer d'hormones, même si y a pas de réalité qui vienne m'assurer que c'est vrai qu'il faut pas prendre d'hormones, mais c'est vrai que même de se le dire, ben du coup, doit y avoir pas mal de personnes qui doivent se dire que si on la prend pas c'est mieux. I : Oui, mon mari part 2 mois à l'étranger, j'arrête la pilule, et puis ben quand il revient, je l'ai plus. Ou alors je suis pas en couple, et puis là hop on trouve quelqu'un en soirée E16 : Ben si, j'achète un patch. Ou j'achète un anneau. I : Ben non, c'est comme la pilule, ça met 7 jours à être efficace. E16 : Ou alors je demande à ma copine qu'elle m'aide à mettre le stérilet. I : Alors le stérilet on peut le mettre en contraception d'urgence aussi. E16 : Ah, oui, j'avais su ça. Dans les 5 jours qui précèdent le rapport non protégé. I : Qui suivent ! Enfin qui précèdent aussi, mais c'est pas de la contra- ception d'urgence. E16 : Oui c'est mieux. I : Oui c'est sûr c'est encore mieux. Mais on a 5 jours, donc c'est plus long que la pilule du lendemain. E16 : Oui c'est vrai j'avais lu ça quelque part ouais. Ça aussi faut le marteler, faut donner cette information. Parce que probablement que j'aurais pas attendu comme ça pour ma première grossesse. Enfin, j'étais enceinte de 3 mois, j'ai vraiment attendu la dernière limite parce qu'on n'ose pas. Alors que dans les premiers jours je le savais I : Les premiers jours qui ont suivi le rapport ? E16 : Oui, je savais que mon rapport n'était pas protégé, qu'il y avait un risque, qu'à ce moment-là c'était avant mes règles, que j'avais ovulé, donc je le savais. Donc si à ce moment-là on m'avait dit, enfin, si je le savais, si j'avais eu une bonne éducation, sexuelle, je me serais rappelée tiens, il faut rapidement mettre le stérilet au cuivre, et ça serait réglé. Ça aussi on le dit pas suffisamment. Que c'est un moyen quand I : Et pourquoi vous aviez attendu si longtemps après ? E16 : Ben, je sais pas. Enfin, on attend toujours qu'il se passe quelque chose. I : Bon et puis c'est dur aussi comme décision. E16 : Y a aussi ça. Puis quand on est ado, on enfin, on s'imagine dans un polar, o on va mettre au monde un enfant et on va partir sur une le déserte. Enfin, on s'imagine un million de choses. I : D'accord. E16 : On espère que quelqu'un vienne vous SAUVER, ou un prince charmant, ou le gars en question Si si, garde le, on fondera une fa- mille . On attend le dernier moment, quand on est ado, plus que quand on I : Ça a été quand même difficile de venir ici alors E16 : Ouais, donc ça aussi je pense que c'est important de le souligner, que, il faudrait dire que c'est possible dans les 5 jours c'est possible. 5 jours c'est quand même énorme. I : Ben faut être conscient quand même, que le rapport était à risque. E16 : Oui, mais on est, enfin, on est conscient, mais justement faut avoir une bonne éducation sexuelle pour en être conscient quand même. I : Savoir que le premier rapport sexuel peut être fécondant E16 : Ouais, mais c'est vrai que maintenant que j'y pense, on a passé beaucoup trop de temps sur la capote et sur les rapports homme-femme, pendant cette journée d'éducation, que sur le vrai besoin de contracep- tion. Ce que ça représente d'être protégée, d'avoir une contraception, pour l'homme et pour la femme parce que c'est deux états différents. Enfin, je pense qu'on devrait moins s'attarder sur la capote parce que ça c'est facile, tout le monde. Enfin, à un moment donné, quand on est ado, on a tous ouvert une capote pour regarder, pour voir comment ça fonctionne. Tandis que les contraceptions, on n'a pas tous les jours l'occasion d'ouvrir un paquet de stérilet. Je pense que c'est là-dessus 182 que ça devrait être axé les journées de communication. Plus sur les choses qu'on n'a pas l'occasion de voir que sur le préso et comment mettre le préservatif. I : C'est important aussi hein, parce que c'est pas si évident que ça à poser et à utiliser correctement. C'est pas un bon moyen de contracep- tion non plus le préservatif. C'est un moyen de contraception mais c'est moins efficace que les autres. E16 : Non c'est surtout une protection, c'est pour ça que je disais faire un pack. Chaque ado reçoit à 12 ans son pack contraception. I : D'accord. 12 ans c'est pas un peu tôt ? E16 : Si c'est Mais je couvre la totalité des I : Un rappel tous les ans alors. E16 : Oui c'est ça (rire) ! I : Vous avez l'impression de pas avoir été suffisamment informée globalement ? E16 : Sur les méthodes de contraception à proprement parler ouais. Sur ce que ça représente en tous cas. C'est ce que je vous disais pour mon âge à telle époque, on aurait dû me dire : t'as pas l'intention d'être enceinte dans les prochaines années, tu devrais prendre le stérilet. C'est quand même ce qu'on aurait dû me proposer, au lieu de me proposer l'implant, et des pilules en veux-tu en voilà. Parce que j'ai essayé 3 pilules différentes à ce moment-là. Parce que j'ai essayé différentes choses. Ouais. Je C'est mon avis. Je pense que le stérilet c'est un bon moyen pour les jeunes, en tous cas. J'imagine que ça doit se faire quand même de plus en plus non ? I : Ça se fait un peu plus je pense. E16 : Ça se fait ou pas ? Enfin, le stérilet au cuivre pour une jeune femme qui a son premier rapport, elle peut ? I : Ça se fait, oui, mais c'est vrai que ça reste encore un peu tabou. E16 : Ah ouais I : Chez les femmes, enfin, chez les jeunes filles, chez leur mère, et chez les médecins, aussi. Enfin même voilà, parmi ma génération. Enfin, moi j'ai l'impression que pour moi c'est une évidence, mais pourtant même parmi ma génération, c'est pas forcément une évidence pour tout le monde. Mais parce que je suis passée au bon endroit, au bon moment, et que j'ai eu la bonne formation, mais on n'a pas tous la même formation. Mais ce qui est vrai aussi c'est que notre formation à nous devrait être E16 : Ouais si vous êtes formée par un homme de 60 ans qui a eu une femme sans contraception. C'est pas la même chose si vous avez un professeur de 60 ans homme, qu'une femme de 35 ans. Je vois très bien les conférenciers à quoi ils ressemblent. I : Après on lit d'autres choses quoi. Martin Winckler, des choses comme ça quoi. E16 : Ah oui, et ce sont des hommes qui ont un peu plus d'ouverture d'esprit c'est ça ? Je note. I : Ben il a un blog qui est très bien, avec un forum o vous pouvez poser des questions. Est-ce que vous avez encore des choses à dire ? E16 : Non, ça va, je crois que j'ai beaucoup parlé I : Ben merci beaucoup en tous cas. Oui, vous avez beaucoup parlé ! 53min Entretien 17 27/11/16 - Investigatrice 2 Domicile patiente Introduction similaire I2 : Tout d'abord, quel âge tu as ? E17 : 30 ans. I2 : Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? E17 : Je fais, je suis quoi ? Ben, je suis serveuse, enfin non, plus quand même hein ! Je fais tout ! (Sourire) I2 : Gérante d'hôtel ? E17 : Ben je, tu vois bien, c'est mon copain qui gère l'hôtel, mais moi je fais tout, j'envoie les mails, je prends les réservations, je fais la blanchisserie, le service, la plonge, le ménage (rire), je fais tout ! I2 : Tu es multitâche. (Rires) E17 : J'entretiens. (Rire) I2 : Ok (sourire), quelle est ta situation familiale ? E17 : En couple, pas d'enfants. I2 : Pas d'IVG ? Pas de E17 : Non, rien ! Tout va bien. Et pas de désir d'enfants non plus. (Sourire) I2 : Au niveau gynéco, c'est ton gynéco ou c'est ton généraliste ou une sagefemme qui te suit au niveau gynéco ? E17 : Gynécologue, un gynécologue homme. I2 : Ok et du coup, tes connaissances sur la contraception, ce qui fait que tu as choisi euh, de changer, de prendre un stérilet, tout ça, c'est sur euh, ce que t'a dit ton médecin ou c'est sur ce que tu as entendu euh ? E17 : C'est ce que le gynéco, il m'a dit, parce que je fumais ! Et donc, il m'a dit faudrait arrêter, arrêter, arrêter ! . Puis bon, au bout d'un moment, en fait euh, je prenais la pilule, je l'ai prise autour de 17 ans, je crois et puis, je fumais, je fumais, je fumais, on me disait Oh, faut arrêter ! , bon. Et euh, en fait, ce qui m'a poussé aussi à changer, contre un stérilet, honnêtement, c'est parce que j'ai cru 2 fois, je suis allée faire des prises de sang, j'ai cru que j'étais enceinte, j'avais plus mes règles ! I2 : D'accord, sans oubli de pilule, sans rien. E17 : Ouais, euh si si, j'oubliais la pilule, en plus ! Et du coup, j'ai dit bon allez hop, un stérilet, au moins t'es tranquille pendant 5 ans, en fait. Donc j'ai pris le stérilet, que m'a conseillé mon gynécologue, le MIRENA, en premier. Et voilà I2 : D'accord. Et du coup, y a pas de croyances religieuses ou autres, qui interfèrent dans ton choix ? E17 : Non, du tout, non non. (Sourire) I2 : Connaissant ta maman, on sait jamais. (Rire) E17 : Oui oui, mais non, non ! (rires) Elle peut être, mais pas moi. (Rire) Non, moi c'est juste pour la clope en fait, parce que je fumais et mon gynéco m'a dit Et oh, faut arrêter ! C'est mieux le stérilet, quoi. I2 : Oui, voilà. Donc ta contraception actuelle Non, c'est stérilet au cuivre, maintenant ? Mais tu as eu MIRENA. E17 : Oui, mais j'ai eu MIRENA pendant 5 ans hein, non 3 ans, 3 ans le MIRENA, 3 ans. I2 : Ok et c'est quoi qui a fait que tu as changé ? E17 : J'ai changé parce que j'ai eu de l'acné, à fond, à fond, à fond et tu vois là (montre son visage), j'en ai plus. J'en, j'ai un bouton, quand j'ai mes règles, mais un bouton, avant j'étais, mais pfff, le nez, le front, la bouche, tu vois bien, tu m'as vue, hein déjà, c'était chiant quoi ! Ça m'a déglingué le Parce qu'en fait, il me l'a vendu parce qu'il m'a dit Oui, le cuivre, bon ben c'est traditionnel, mais le MIRENA en fait, l'avantage, c'est que t'as pas de règles abondantes, t'as presque rien et moi ce qui m'obsédait, c'est de pas prendre du poids en fait. J'ai pas pensé aux autres conséquences en fait. Et puis j'y pensais pas, je savais pas. I2 : Mmm, ok E17 : Il m'a dit Non non, le poids ça tiendra carré , bon ben donc j'ai essayé, je lui ai dit Avec la cigarette, c'est bon ? Il m'a dit C'est toujours mieux d'arrêter, mais c'est toujours mieux que la pilule . Donc j'ai essayé, puis en fait, ben voilà j'ai eu l'acné et Et j'ai enfin compris, au bout de 3 ans et demi que c'était le stérilet MIRE- NA qui me donnait de l'acné ! Du coup, ben voilà, je l'ai enlevé et maintenant, j'ai le cuivre. I2 : Et tu l'as quand même gardé 5 ans, même si E17 : Ben presque, 3 ans et demi ou 4 ans, je sais plus quand je l'ai mis, je devais avoir ouais je crois que je l'ai gardé 3 ans complète- ment, 3 ans et demi, parce que oui j'ai dû le changer autour de 24 ans Ouais c'est ça et lui je dois l'avoir depuis 2 ans, donc tu vois, ça fait 3 ans et demi à peu près. I2 : Et à part l'acné, sinon il y avait pas eu d'autre effet indésirable, d'autre E17 : Rien non, ben c'était le paradis hein, pour moi ! J'avais plus de règles, c'était top hein ! Et puis euh, oui, c'était comme la pilule en fait. Voilà. I2 : Mmm E17 : Mais depuis que je l'ai plus, en fait c'est, par contre je sens la différence, tu vois. Puis j'ai arrêté de fumer, donc j'y sens encore plus ! I2 : Oui, mmm. E17 : J'ai plus mal au foie, j'ai plus mal, fin j'ai plus mal aux ovaires. J'avais souvent mal ovaires, j'avais souvent mal aux reins. Là, les règles, elles sont douloureuses comme avant, en fait, c'est pas I2 : Oui, c'est pas, c'est finalement pas énorme. E17 : Ouais, c'est pas pire qu'avant quoi ! Donc euh, la contraception hormonale, c'est, pour finir, c'est pas mieux quoi. En fait, tu vois ? Voilà. C'est con, j'ai arrêté de fumer, j'aurais dû le mettre avant le stérilet ! (rires) Ouais ! I2 : (rire) Et du coup, au niveau, c'était la pilule que tu prenais 3 se- maines et que tu arrêtais une semaine ? E17 : Euh, oui oui, c'est ça. I2 : Et à part qu'il y avait le problème du tabac, toi, tu avais des effets secondaires ? E17 : Rien, par contre ! I2 : Tu la supportais bien ? E17 : Pas de poids, pas de je sais pas ce qu'il peut y avoir, mais en tout cas, j'ai pas pris de poids, j'ai pas eu de boutons, j'ai pas eu de Au contraire, j'avais la peau, ma pauvre (se touche le visage). I2 : Oui, mmm, souvent ça arrange, ouais. E17 : Ah oui, beaucoup mieux que maintenant, ouais, ça a rien à voir, mais bon. I2 : Et les effets secondaires, pour toi, à part que tu l'oubliais, y avait d'autres effets secondaires à la pilule ? E17 : Non, ah ben non. I2 : Non, c'était l'oubli E17 : L'oubli ! I2 : et le tabac. E17 : Ben euh ouais, là le tabac, c'est parce qu'on m'avait dit hein, sinon j'aurais continué, mais euh, c'était l'oubli, l'oubli, l'oubli, tout le 183 temps, tout le temps, tout le temps, j'oubliais tout le temps, à la fin là C'est ça ! I2 : Oui, donc c'est ça l'effet secondaire, l'effet indésirable, que tu dirais E17 : Ben c'est l'inconvénient en fait, voilà, c'est l'inconvénient. I2 : Ok, le fait que ce soit des hormones, ça te dérangeait pas ? E17 : Non, ben non parce que Après aussi, je te dirais, j'aurais peut- être pas le même discours maintenant, parce que je l'ai prise à 17 ans, jusqu'à 24-25 et euh le c. , fin tu vois, tu sais bien, t'évolues, tu peux plus manger comme avant, tu peux plus boire comme avant aussi ! Euh, donc peut-être que la pilule, je la supporterais moins bien à 30 ans qu'à 20 hein. J'en sais rien, mais en tous cas, avant c'était tip top. I2 : Mmm oui, ça ça te dérange pas, si y avait pas eu le tabac, ça t'aurait pas dérangé d'avoir la pilule. E17 : Ah non, vraiment non non, j'ai arrêté parce que je fumais et que j'ai eu la cague de, ben de faire un infarctus ou de quelque chose qu'on m'a dit quoi. J'ai dit, bon c'est vrai que c'est con, il existe d'autres moyens, voilà, autant le faire hein ! I2 : Oui. Et euh, et celui hormonal, à part que tu as eu des boutons, y a pas eu d'autre effet secondaire ? Toi tu l'as bien supporté ? E17 : Rien ! Y a eu que ça, en fait. I2 : D'accord. E17 : Et euh, si, tu vois, j'ai fait la relation parce que j'ai été voir esthéticienne, docteur, euh ma sœur, fin j'ai été voir pleins de corps de métiers et tous m'ont dit Ben t'as changé de shampoing, d'huile de cheveux, de crème, de Pff, il faut savoir ce que c'est, en fait, ce qui a causé la J'ai une esthéticienne, qui m'a dit Faut savoir ce qui a causé l'acné. Ça vient pas comme ça, à 25 ans, ça vient pas comme ça l'acné. I2 : Mmm E17 : Et du coup, ben euh, j'ai dit Ouais, je sais pas. J'ai cherché, cherché et j'ai pas pensé à regarder sur internet et puis, euh, c'est quelqu'un qui m'a dit que ça pouvait venir du stérilet, c'était euh, ben la remplaçante de mon docteur, de mon docteur traitant. I2 : D'accord. E17 : Qui m'a dit, parce que je suis allée la voir, en dernier recours, je suis allée voir le docteur et je lui ai dit Faut arrêter ça ! Parce que même les dermatos, j'ai été en voir 2, un qui m'a dit faut prendre du RUBOZINC , un autre qui m'a dit faut mettre une crème . J'y croyais pas. J'ai dit attends c'est bon, ça faisait, fin j'étais défigurée, c'est bon tu me mets de la crème AVENE, je vais à la pharmacie, je suis pas débile, j'avais déjà tout essayé en plus ! Le citron, la tomate, fin n'importe quoi ! Bon bref, et c'est la remplaçante de mon docteur qui m'a dit Mais euh, c'est peut-être votre contraception qui est plus adaptée. J'ai dit, Ah tiens j'y ai pas pensé ! Je lui ai dit, ben je m'en fous je la, je, je l'enlève tout de suite ! I2 : Mmm E17 : Donc je l'ai enlevé. J'ai pris rendez-vous chez le gynéco, 3 mois après, il me l'enlevait et il m'a dit ben faut attendre un peu, parce que c'est au moins 6 mois là Ben je l'ai vu tout de suite, hein ! I2 : Mmm, ah oui ? E17 : Ah ben, pfff, ben au bout de 3 mois, c'était fini hein ! J'avais presque plus rien. Et là, en complément, je prends du zinc, donc ça me, ça va mieux. J'ai toujours 2-3 boutons, quand j'ai mes règles. Là tu vois, je suis en fin de règles, donc j'en ai 2 (montre son visage), mais c'est ridicule ! I2 : Oui, c'est ça, c'est quasiment rien. E17 : Et puis même, ça cicatrise plus vite, c'est J'en ai sur le front quand je stresse, mais c'est, c'est, c'est rien, rien, rien, ça se voit plus quoi ! Tu vois, les gens, ils y font plus attention ! Alors qu'avant, je voyais, tu sais quand on te regarde et qu'on regarde autour de ta bouche. J'avais toujours des gros machins là, c'était dégueu ! Fin bon. (Se frotte les mains) I2 : Ok. Et du coup, euh, que ce soit cuivre ou hormonal, pour toi, il y a pas eu de soucis que ce soit un stérilet ? Fin le fait, la façon dont on le pose ? E17 : Non. C'est un peu dégueu, hein euh, mentalement parlant. Et puis, à poser par contre, le cuivre, il est plus facile que le hormonal. I2 : Ah oui ? E17 : Et il fait moins mal. Le hormonal, putain j'en ai chié hein ! Ouh, la la la la la. (Grimace) Et quand il m'a dit le gynéco Euh, c'est que les premières contractions. (Rires) Ah bon, quoi ? ! Au secours ! I2 : (rires) E17 : Mais euh, non non, à enlever, c'est rien. I2 : Ouais E17 : Mais alors, à poser putain ! Accroche-toi ! I2 : Mmm et plus l'hormonal que le E17 : Ah ouais ouais, accroche-toi ! Oh lala, quelle horreur ! Bon, moi je sais pas ce que c'est hein, donc euh, j'ai jamais eu de gamin, tu vois bien. Et contrairement, tu vois ma belle-sœur, elle elle s'est fait poser un stérilet en cuivre, elle a rien senti. Moi, je l'ai quand même senti. I2 : Mmm, mais elle a déjà des enfants ? E17 : Elle en a déjà eu 4, tu vois bien. Fin bon, voilà. I2 : Ok E17 : Mais j'ai pas senti, voilà, c'est juste la pose, qui est gênante. Après pff, ça dure 5 ans, c'est l'avantage hein. I2 : Mmm et du coup, par contre là, avec celui au cuivre, y a pas d'effet secondaire ? E17 : Non, y a rien. I2 : Y a pas de, même les règles sont pas spécialement hyper abon- dantes ? E17 : Ben non euh, si tu veux, c'est comme euh, avant quand j'étais ado. I2 : Ouais, voilà. E17 : C'est les mêmes règles que avant, ça revient euh, comme d'hab. Ça dure une semaine, par contre, c'est 7 jours. I2 : Ouais E17 : T'as le petit débit, le gros débit et puis, ça se recale pendant 2 jours et puis, c'est terminé quoi. C'est, ça c'est bien, par contre. C'est comme avant. I2 : D'accord E17 : Ça coule euh, toute façon pff, tu vois bien hein. Tu sais ce que c'est. (Sourire) Autant que ça coule. Voilà hein, bon, voilà. Non, non, pas de I2 : (sourire) Oui, c'est ça. Et, est-ce que du coup, tu connais d'autres ? Parce que moi du coup, c'est sur toutes les contraceptions hormonales, est-ce que tu as entendu parler d'autres contraceptions euh, hormo- nales ? E17 : Ouais euh, l'implant. I2 : Ouais E17 : Mais euh, toutes celles que j'ai connues, j'en ai connu que 2, hein avec des implants et c'est jamais euh, ça c'est, fin ou ça bouge. Et puis, avec la clope, je crois que c'est pas bien non plus, donc euh pff, et puis moi ça me foutais la cague de me faire faire un truc dans le bras là. (Montre face antérieure de son bras) I2 : Mmm, tu préfères que ce soit intérieur que E17 : Ben euh, pfff non, je préfère pas. (Rire) Si tu veux, c'est pas, bon fin, ça me dégoûte encore plus qu'on te transperce la peau pour aller te foutre un truc, ah (grimace), ça me fait penser aux films, tu sais, quand ils te foutent des implants ou je sais, non ça me plait pas. C'est juste pour ça que j'ai pas fait ça, hein. Et que apparemment, elles m'ont toutes dit que, elles avaient plus de règles, donc ça aussi ça m'a un peu freinée, parce que, tu te dis, bon t'as plus de règles Pour moi, c'est pas naturel, si t'as pas de règles ! Le corps, il est fait comme ça, t'as tes règles, faut les avoir, c'est tout, c'est, voilà bon. Et du coup, j'ai dit Bon, ben non. I2 : (rire) Mmm, et avec celui hormonal, t'avais plus de règles ? E17 : Ouais et c'est pour ça aussi je pense ça I2 : Ça t'a dérangé ? E17 : Peut-être psychologiquement hein, ça m'a pas plu hein, euh Mais ça me Au début, ça m'a fait envie parce que le gynéco, il me l'a vendu comme un truc sensationnel ; Non tu prends pas de poids, tout va bien, c'est hormonal mais c'est Il m'avait dit que c'était pas comme la pilule, c'était juste concentré (montre le bas ventre) I2 : Ouais, c'est une action locale. E17 : Donc bon, ok. Mais en fait non, je pense que intérieurement, ça a dû me trotter aussi, hein ! Et là, je suis bien plus tranquille, tu vois ! I2 : Mm, d'accord. Oui, donc l'implant, c'est plus la localisation et E17 : L'implant, c'est le, tain tu te troues le, c'est pas un piercing, c'est même pas joli, tu vois ! Ça sert à rien et (sourire) il transperce la peau pour euh, pour te foutre un trou de, ah non ! C'est un peu pour ça que j'ai pas voulu. I2 : (rire) Alors que le stérilet, bon c'est douloureux à poser mais après, ça dure 5 ans, donc ça te dérange pas. E17 : Ouais, voilà, c'est un mauvais moment à passer, c'est comme chez le dentiste quoi, c'est tout. C'est pareil, c'est comme une carie. (Sourit) I2 : Mmm (sourit) E17 : Sauf que, c'est bien plus utile. (Rire) Voilà. I2 : (rire) Ouais, Ok. E17 : Mais oui, j'ai déjà entendu parler de l'implant. I2 : D'accord. Et le patch ou l'anneau, t'en avais déjà évoqué ou E17 : Oui, le patch, mais je, j'y crois pas. Je sais pas Toi t'y crois ? (rire) I2 : (sourire) Moi, je suis pas censée dire mon avis. (Sourire) E17 : Ha, d'accord. Mais euh, ben je sais pas, c'est bizarre, je trouve I2 : C'est le fait que ça se décolle ou ? E17 : Ben c'est comme le patch pour la cigarette, ça marche pas pour moi. C'est un patch, quand même ! T'imagines ! Oui, imagine, tu l'arraches ou comment ça fait, comment tu le remplaces ? I2 : Mmm, ben faut voir qu'il s'est Ouais, c'est ça, faut bien le voir et le remettre du coup et Mmm E17 : Ben ouais, c'est ça et un coup de chaud, un coup de tain tu vas en Thaïlande ou à Dubaï (rire), au soleil. Non, mais je sais pas, sérieux, tu fin non, je suis pas, bref, je suis pas convaincue. I2 : Et l'anneau, non plus ? T'as jamais essayé ? E17 : Ben je sais pas ce que c'est, alors. I2 : C'est un euh, fin c'est une espèce d'anneau en plastique que tu E17 : Dans le ventre ? 184 I2 : Non, que tu mets comme un tampon, que tu mets dans le vagin. E17 : Ah bon ? I2 : Et qui se, du coup, lui après se déploie à l'intérieur et se colle devant le col de l'utérus. E17 : Un joint. Ah bon ? I2 : Ouais et ça fait, du coup, il libère des hormones, mais que en local, comme le stérilet, sauf que c'est à toi à penser à le changer toutes les 3 semaines. E17 : Oh quelle horreur. (Grimace) I2 : Tu vas le chercher, comme un tampon E17 : Ah bon ? Ah non, pas comme un tampon alors ! (rire gêné) Tu vas le chercher avec le doigt et tout. Le tampon, y a la ficelle, hein ! I2 : (sourire) Ouais, oui. Y a une semaine o tu le mets pas, du coup t'as tes règles, comme pour le patch. Et euh E17 : Comme pour la pilule. I2 : Voilà. Et après, tu le remets 3 semaines, un nouveau. E17 : Ah, ça peut être un bon compromis, je pense, à la pilule, ça ! I2 : Mmm E17 : A choisir, euh, c'est pareil. I2 : Oui, c'est ça, après tu le poses une fois et t'es tranquille pour 3 semaines. E17 : Je dirais que tu foutes un tampon ou que tu enlèves un anneau, tu mets le doigt quand même, de toute façon. (Sourire) Donc bon, en même temps. Ah ouais ! I2 : Oui, voilà. E17 : Bon, non mais ça me dit rien quand même. (Rire) Maintenant que j'ai le stérilet, ça va. I2 : C'est bien ? E17 : Oui, c'est mieux. I2 : Est-ce que tu vois d'autres avantages ou effets indésirables ou désavantages à dire sur certaines, sur les contraceptions ou c'est tout bon ? E17 : Non. Ben, pour moi, c'est tout bon hein. Le stérilet, ce que j'ai là actuellement, c'est le top ! I2 : Le stérilet, sans hormone, classique. E17 : Rien, Tip top. Puis, même, je suis pas, fin j'y pense même plus, c'est I2 : Mmm, c'est ça. E17 : Je suis pas, j'ai pas l'impression d'être, ppp je sais pas, tout va bien, c'est bien. I2 : Oui voilà, du coup, tu as tes règles classiques. E17 : Oui, tout va bien. Je suis, pour moi je suis pas contraceptée ? Comment on dit ? I2 : (rire) E17 : Fin bon, tout va bien. Non non, je vois rien d'autre à rajouter. I2 : Ok. Et du coup, on a dit, les hormones, ça te dérange pas et le fait que ce soit un corps étranger, là le stérilet, ça te dérange pas finalement. Fin une fois qu'il est posé, c'est bon. E17 : Non, oui, ben en fait, je le sens pas. I2 : Mmm E17 : Même en, avec des rapports sexuels I2 : Oui, voilà, ça gêne pas. E17 : Des fois euh, mon gynéco il m'avait dit Bon ben, euh le fil là, il faut le couper ou pas. Puis, pour le MIRENA, il l'avait recoupé, parce que mon copain le sentait. Et puis lui, il le sent pas, donc ça va. I2 : Ouais E17 : Après, je te cache pas que, des fois hein, pas tout le temps, mais des fois, je me dis, Merde, est-ce qu'il le sent ? Est-ce qu'il a bougé ? Est-ce que Je sais, des fois t'as, j'ai peur qu'il bouge tu vois ? I2 : Oui, c'est sûr, tu peux pas le voir, donc mais E17 : Voilà. Puis, des fois je me dis, mais comment il reste, puis des fois, que je sais pas, je suis pas bien, je me masse le ventre, puis j'appuie et tout, j'en sais rien, mais des fois, je me dis Tiens, il peut bouger. Et puis, en fait, tu oublies, tu dis Non, c'est pas possible, parce que je le sentirais de toute façon. Mais I2 : Oui, c'est ça. E17 : C'est le seul euh, fin c'est même pas un inconvénient, mais c'est ce que je me dis et je me dis Merde et si il bouge, ça fait mal ? I2 : Mmm, en général, voilà, si il bouge vraiment, ça dure la douleur. Tu finis par y penser et E17 : Voilà, ouais, je pense, ouais. Mais c'est tout, après pppp, voilà, quoi. I2 : Et au niveau de Toi, c'est pas le niveau d'efficacité, qui t'a fait choisir l'un ou l'autre ? E17 : Non I2 : T'as pris la pilule à 17 ans, parce qu'on te l'a conseillée et après E17 : Ben, c'est ma mère qui m'a dit en fait, tout simplement. Elle m'a dit Bon, faudrait que tu songes à prendre la pilule. parce qu'elle savait que je commençais à fréquenter et puis que, voilà. Fréquenter (rire), je parle comme une vieille ! Oh mon dieu, à fréquenter. (Rire) I2 : (rire) E17 : Et bon bref ! Et c'est vrai, c'est elle qui m'a dit. Moi j'étais soulagée, parce que j'aurais jamais demandé à ma mère. Et après, y a toujours les capotes, mais bon, tu vois bien, c'est moins Vaut mieux avoir deux protections (mime des guillemets), plutôt que un, que tu te dis Merde, si ça pète. Sans parler des maladies, hein. Mais imagine, la capote, elle pète, t'as la pilule, au moins t'es tranquille. I2 : Mmm, oui voilà. E17 : Donc c'est elle qui m'a poussée à prendre ça, et puis, ben j'étais contente, soulagée. Mais si elle m'avait dit, Tu mets un stérilet , ben j'aurais mis un stérilet, tu vois. I2 : Voilà, c'est ça. Et là, pour le stérilet, après c'était pour les effets secondaires de la pilule ? C'est pas parce que tu t'étais dit, c'est plus efficace ? E17 : Voilà, ah non non, rien du tout ! Non non, parce que la pilule, ça m'avait bien protégée hein, la preuve. Mais c'est juste parce que Puis bon, c'était moins contraignant, un stérilet, tu le fous et pouf. I2 : Oui, voilà, oui. E17 : Et puis, si t'oublies, c'est le gynéco qui te dit, bon, parce que le gynéco t'y vas, de toute façon. I2 : Oui, t'y vas une fois par an. E17 : Si c'est pas tous les ans, c'est tous les 2 ans, mais bon, moi j'y vais, en général à un an et demi, tu vois. Donc c'est lui qui va te dire Eh oh, ton stérilet faut le changer , donc euh, je m'en occupe plus, en fait. I2 : Mmm, ouais. E17 : C'est l'avantage. Et c'est pas plus efficace, à mon avis, c'est pareil, mais c'est moins contraignant. I2 : Oui, c'est ça, toi au niveau efficacité, tu penses c'est tous pareil ? E17 : C'est pareil. Ben je pense, après moi, la pilule, ça m'a bien protégée, le MIRENA aussi et lui aussi, donc les 3, ils m'ont bien protégée moi, hein bon. Et même quand j'ai cru être enceinte, je l'étais pas. Donc voilà, pour moi, ça m'a bien protégée. I2 : Mmm, ouais. Et au niveau de leur fonctionnement ? Parce que y en a que ça dérange d'avoir un stérilet, parce que ça ferait des fausses couches ou des choses comme ça. Toi au niveau de leur fonctionne- ment, y a rien qui te dérange ou ? E17 : Ha euh, ben euh, comme je t'ai dit tout à l'heure, mon gynéco moi, il m'a toujours vendu le stérilet comme un truc pas mal, comme un truc bien, aussi bien que la pilule, machin. Il m'a pas dit que si je voulais avoir un enfant parce que je lui ai demandé ! I2 : Mmm E17 : Je lui ai dit Mais comment ça se fait que vous vous acceptiez, alors que d'autres m'auraient dit non ? Et j'ai jamais eu d'enfant. Il m'a dit Non, mais ça, c'est des préjugés, des idées reçues. Et c'est tout. Si t'es féconde, t'es féconde. Si t'es, si t'en chies pour avoir un gamin, ben voilà, c'est pas parce que t'as mis un stérilet I2 : Oui, voilà, que t'aies la pilule ou pas. E17 : Alors, peut-être avant. Parce que maintenant, c'est les stérilets haut de gamme quand même, hein. Ils sont plus pareil qu'avant, parce qu'il m'a montré, il a des schémas là. Il a un vieux et les nouveaux. Et c'est plus tout à fait pareil, donc I2 : Oui, ils sont plus petits aussi. E17 : Ils sont plus petits, ils sont mieux faits et puis, ça irrite, fin avant ça pouvait s'infecter. Il me dit, maintenant avant que ça s'infecte, alors je saurais pas trop te dire hein, je sais qu'il est en T (mime un T) après (Sourire) I2 : Mmm, oui voilà. E17 : Voilà, le truc euh, il m'a dit que c'était fait différemment et maintenant, c'est quand même euh, et heureusement. I2 : Mmm, oui voilà, toi sur le mode d'action, y a pas de, de gêne que ce soit l'un ou l'autre. E17 : Non, non, je m'en fous. I2 : Ok. Euh, et du coup, est-ce que tu penses qu'il y a des âges ? Bon, du coup, tu m'as dit que même si on n'a pas d'enfant, on peut mettre un stérilet. Est-ce que tu penses qu'il y a des âges o il faut mettre cer- taines contraceptions et d'autres qui sont contre-indiquées ? A d'autres âges Entre par exemple, la jeune fille et puis la femme qui a plus de 50 ans E17 : Ben après, moi après je suis pas médecin hein, donc (sourire) j'en sais rien, je pense que c'est au médecin de le décider. Après euh, je sais pas si je réponds bien Pour moi, c'est au docteur de dire I2 : Oui, voilà, mais pour toi y avait pas de, fin par exemple, que ce soit le stérilet, que t'aies un enfant ou pas, c'est pas E17 : Ben moi, si tu veux, si, regarde : moi bêtement à 25 ans j'ai, fin 24, le gynéco, il me dit Non, le MIRENA, ça va très bien ; il m'aurait dit l'implant c'est mieux, j'aurais mis l'implant. Moi, j'écoute mon docteur, hein ! C'est lui qui décide. C'est pas moi le docteur ! Dans ce cas-là, faut faire 10 ans de médecine et puis voilà. I2 : Mmm, mais t'as pas entendu des choses à la radio ou tout qui t'influencent. E17 : Ah non, non. Puis je vais pas me laisser embobiner par un copain, une copine, un machin. La médecine pour moi c'est, 'fin t'es obligé de connaitre ton boulot. C'est, fin c'est comme moi, j'te vends pas euh, une entrecôte pour un magret de canard, donc c'est pareil. J'sais pas moi, le docteur, il me dit ça, ben voilà, donc non non, moi je vais, c'est Peut-être que euh, la pilule à 50 ans, c'est pas bien ; j'en sais rien. J'vais pas te dire oui. A mon avis euh J'pense que de toute façon, par contre mon avis, les hormones c'est pas bien. C'est tout ce que j'ai à dire, après. 185 I2 : Mmm, voilà ; la pilule ou le stérilet que t'as eu. E17 : Je pense que c'est mieux de mettre un stérilet tout de suite, à 15 ans et c'est peut-être bien de continuer le stérilet à 45 ou 50 ans. I2 : Mais du coup, celui au cuivre. E17 : Oui, je pense. Parce que les hormones, à mon avis, c'est pas naturel, donc voilà. Après c'est personnel, c'est comme le bio et le supermarché hein. Chacun ses, voilà. I2 : Mmm, oui. Même si toi, t'as eu que le, fin que l'acné comme effet secondaire. E17 : Oui, ouais. I2 : Tu penses que c'est quand même mieux d'avoir le cuivre. E17 : Ben je pense, hein ! Parce que les hormones ; tu vois bien la pilule, on me disait Arrête, arrête, arrête ; que ce soit le docteur ou le gynéco, arrête, arrête, avec la clope ; c'est pas bon . I2 : Mmm E17 : Alors, ils me disaient pas d'arrêter de fumer, ils me conseillaient déjà d'enlever la pilule ! I2 : Ah oui, c'est ça ! Ah oui, mmm (Fait la moue) E17 : Donc tu vois les docteurs. Alors, ils étaient cool, hein. Mais euh, parce qu'ils savaient très bien que c'est plus facile d'arrêter la pilule que la clope, hein ! I2 : Oui (sceptique), mmm. E17 : On est d'accord, mais tu te dis, c'est quand même pas bon, ces hormones. Alors la clope non plus, hein. Je dis pas, mais les hormones non plus. Bon, donc voilà, c'est pour ça, je pense que t'aies 15 ans ou 50, il faut pas mettre d'hormones. Mais après, t'es obligée d'y passer, je pense ; parce que ça fait peur aussi un stérilet, hein ! I2 : Mmm, ben oui. E17 : Je pense hein. Fin une fois que tu l'as, non. Mais ça fait bizarre, tu te dis Tiens, je vais mettre un machin ça rentre ça, là- dedans ? (Sourire) Tu te dis Puis vu comment il te le rentre, c'est un peu dég hein. Fin moi j'aime trop ça, beurk. Fin bon. I2 : (sourire) Mais une fois qu'il est mis, c'est bon. E17 : Une fois qu'il est mis, ça bouge plus, tu sens plus. Et puis, j'ai eu mal euh, les contractions avec MIRENA, mais pas avec le en cuivre. I2 : Pas avec le cuivre ? E17 : Rien, rien senti. J'étais opérationnelle tout de suite quoi. Vrai- ment, pas sexuellement (rire), j'étais euh I2 : (rire) Ok. Euh, du coup, donc on a dit ; pas de rôle de la religion, est-ce que ton partenaire sexuel t'influence dans ton choix de contra- ception ou est-ce que c'est toi qui décides et ? E17 : Non, non, il s'en fout. Du moment que je tombe pas enceinte, c'est le principal. (Rire) I2 : Voilà et si lui, il avait dit je veux pas de stérilet, parce que j'ai peur de sentir les fils ou tout, tu serais restée à la pilule ou ? E17 : Ah non ! Ah non, non, non, non. Je, de toute façon il aurait pas eu le choix, je, je lui aurais dit : Ben de toute façon, c'est ou le stérilet ou les, ou un enfant. Je retournais pas à la pilule ! I2 : Mmm (sourire) Tu retournais pas à la pilule. E17 : Parce que j'y ai pensé après, le stérilet aux hormones là, j'ai dit : Bon pff, fait chier de remettre ce truc-là, c'est chiant. Puis non, en fait j'fumais encore ; donc j'ai dit : Non, non, non. Puis bon, je lui en ai parlé quand même hein, mais euh, je lui ai dit, de toute façon le fil, il le coupe Tant que tu le sentiras, il va le couper donc voilà, lui il est Puis bon lui, tu vois bien, les bonshommes hein. I2 : Oui, mmm (sourire), tant qu'il y a pas d'enfant. E17 : Voilà. (Sourire) Et puis même, si je lui avais dit : Oui, oui, t'inquiètes pas. Je l'aurais mis quand même et il l'aurait même pas, fin il l'aurait su une fois que je l'avais, puis il se serait dit Ah ben oui, je le sens pas. I2 : (rire) C'est ça. Mmm E17 : Les bonshommes, faut pas y écouter. Ah non, non, non, non. Eh oh, c'est bon hein ! Non mais (Rire) I2 : (rire) Ah mais j'suis d'accord. Faut que je demande, mais E17 : Ah ouais, ah non ! Ah oui, faut que tu demandes, mais c'est pas à eux de décider, hein ! Il a qu'à se faire euh I2 : Ben c'est ce qu'on disait tout à l'heure, ils ont pas la pilule à pren- dre, donc euh, voilà. E17 : Voilà, comment on appelle ça, chez eux ? I2 : La vasectomie, ouais. E17 : Oui, voilà la vasectomie. I2 : Ben vu qu'eux, voilà, ils le font pas E17 : Ben voilà, on en a déjà parlé hein, tous les 2 ; mais bon, il risque pas parce que c'est les bonshommes hein, il faut pas leur enlever leur virilité. Alors, très bien, mais alors qu'il me fasse pas chier sur ma, sur mon moyen. (Rire) C'est moi qui décide, là ! Attends, eh oh. I2 : (rire) Ok. Euh, du coup, on a dit implant et puis anneau, pas forcé- ment et euh, le préservatif, pour toi, c'était si t'avais pas, fin si t'avais pas supporté le stérilet et que tu voulais plus d'hormones ou est-ce que c'est plus, comme on disait tout à l'heure, c'est en plus, une double protection ? E17 : C'est en plus, mais euh, pfff, ouais, j'aurais pas fait hein, fran- chement I2 : Mmm, c'est contraignant. E17 : Ou alors dans la transition euh, avant de mettre le stérilet, que ce soit aux hormones et puis, une fois que j'ai enlevé celui aux hormones, avant de remettre le stérilet, il a fallu un laps de temps. On n'a pas fait avec capote, je veux dire, on faisait attention, tu vois. Je préfère sans que C'est quand même moins sympa quoi. Ca gâche un peu le I2 : C'est pour le ressenti, pour E17 : Je pense que la capote, c'est bien au début, quand t'as plusieurs partenaires et, tu vois bien, quand t'as peur des maladies surtout. I2 : Mmm, voilà c'est plus les maladies que la contraception. E17 : Voilà, c'est surtout pour les maladies, moi hein, que la contracep- tion ; tu peux toujours faire euh, hein, tu sais comment on fait. (Rire) I2 : (sourire) Tout à fait. E17 : Et ben voilà. C'est plutôt pour les maladies, pour moi. Mais après, quand t'as 15 ans, 20 ans, ben c'est surtout, que c'est sûr, c'est en plus de ta pilule ou voilà, ça c'est sûr que c'est bien. Mais euh C'est sûr que si demain, on arrivait à se quitter avec mon copain, euh, je garderais mon stérilet, mais je ferais capote, pour pas me chopper une infection. I2 : Mmm, voilà. Mais c'est plus pour les maladies. E17 : Ben oui, ça c'est sûr. Mais avant, je pense que c'est plus par protection, une double protection c'est mieux ; pilule et capote. Quand même, voilà. I2 : Ouais, mmm. Ok, euh, et du coup, donc les informations toi, que tu as eues sur la contraception, c'est tout ton médecin surtout, qui te les a données ? E17 : Ouais, c'est lui. I2 : C'est pas spécialement internet ou les copines ou les ? E17 : Non, jamais, jamais, jamais, jamais. Non, non, j'te dis, ma mère m'a dit Eh oh, faut que tu penses à faire ça. Alors, j'étais soulagée, je suis allée voir le docteur, hop pilule, direct. J'ai jamais changé, hein. C'est, on m'a dit : Tu fais ça ; je prends ça. Moi, ppp ok. I2 : Ok. Et y a des, tu penses que t'aurais aimé avoir plus d'informations, qu'on t'a pas assez informée ou finalement, toi ton gynéco, il t'informe bien ? E17 : Non, ben ouais, oui. Parce que moi, ça a commencé par, ben P I2 : Mmm, c'était ton médecin traitant ? E17 : Ben ouais. Et puis après, ben euh, et ben ouais, je suis allée en Australie, ben j'avais ma pilule, j'avais voilà et puis, ben euh, j'suis passée, j'suis arrivée à Chamonix, j'ai changé, donc du coup, j'allais plus chez P, donc j'ai choisi une gynéco à Cham et elle m'a jamais rien dit de plus, en fait. I2 : Oui, voilà. Et t'as pas trouvé que tu manquais d'informations ? E17 : Non, ben non, parce que moi, du moment que j'étais coupée, couverte, ben voilà. C'est tout hein, c'est ce qui compte. I2 : Ok, très bien. Du coup, là t'es partie pour poursuivre stérilet au cuivre ? E17 : Stérilet au cuivre, ça va bien. J'aurais préféré en or. (Rire) I2 : Oui, c'est ça. (Rire) E17 : Voilà, stérilet en cuivre. I2 : Est-ce que tu vois d'autres effets secondaires ou contre-indications ? D'autres choses à rajouter sur les points positifs ou négatifs ? E17 : Mmm non et non. Parce que je te dis, fin en plus, je vois pas de différence ; alors je sais pas, si ça pouvait jouer, mais j'ai eu le stérilet en cuivre et là, je l'ai toujours et j'ai arrêté de fumer entre temps. Mais je sens rien de différent, tu vois. I2 : D'accord, oui. E17 : Vraiment, c'est le mieux hein, pour moi. Je te conseille, de le conseiller. (Sourire) Non, non, c'est vraiment bien ce truc, hein. I2 : (sourire) Mmm E17 : Peut-être que, c'est vrai que tu dis, bon euh, moi je suis encore élevée à l'ancienne, donc tu te dis, peut être qu'une gamine, un stérilet en cuivre, ça doit faire bizarre de lui mettre ça, mais c'est lui rendre service, je pense hein. Franchement ! I2 : Ben voilà, y a moins d'oublis E17 : Quand t'as pas d'oublis euh, et puis elle, je veux dire, même elle, je sais pas, elle va pas prendre de poids, parce que y a des fois, les pilules avant de trouver la bonne. Moi, j'ai eu de la chance, P il m'a tout de suite prescrit la bonne. Mais je veux dire, euh, j'sais pas, des fois tu prends du poids, des fois tu, je sais pas, les hormones, ça zing zoung là. Puis tu l'oublies. Alors, je pense que pour les gamines, c'est peut-être pas si mal, tu vois. I2 : Mmm, voilà même chez les petites, fin chez les jeunes. E17 : Ah ouais, ouais. Je pense hein, franchement. Après, je dis ça, je dis rien, c'est peut-être extrême, mais Puis, ça éviterait peut-être, des gamins I2 : Non désirés ? E17 : Non désirés, un peu trop jeunes, des cas sociaux quoi. Tout simplement, parce que tu vois bien, à 15 ans euh, c'est rare hein, ceux qui restent ensemble. Alors bon, voilà, je pense, c'est peut-être pas plus mal. I2 : Mmm, Ok. Et ouais, la vasectomie pour les hommes, mais ça, c'est compliqué. (Sourire) E17 : (sourire) Ben moi, je pense, t'arriveras jamais à faire I2 : C'est ça. 186 E17 : Je, j'en connais un, c'est euh, je crois que c'est un cousin de ma belle-mère, qui a fait ça, ou son beau-frère, ouais j'sais pas, enfin bon, c'est dans la famille de la mère de mon copain et lui, il l'a fait. I2 : D'accord E17 : Et tout va bien, bon. Mais je pense que c'est 1 sur euh, 100 millions là. I2 : Mmm, c'est compliqué. Ben après pour les femmes, y a la ligature des trompes aussi, mais c'est plus. E17 : Oui, ben moi c'est pareil. Si tu veux, je, je pourrais le faire, mais je me dis : Pourquoi, il le fait pas lui ? I2 : Oui, c'est ça. (Sourire) E17 : Voilà, donc autant trouver un compromis quoi. I2 : Ben, surtout que c'est définitif. E17 : Ouais, voilà. Un compromis, parce que lui, c'est pareil, de euh, fin, il refera jamais d'enfants, moi non plus, mais ça touche, fin tu sais que c'est définitif. T'es plus déjà féconde et t'es plus féconde. Fin je sais pas, c'est, je comprends qu'il veuille pas le faire aussi. Tu vois, le bonhomme, fin c'est les garçons quoi. I2 : Mmm, ben c'est ce qu'on disait tout à l'heure, faut leur trouver une pilule. (Rire) Mais faut qu'ils y pensent. E17 : Ouais, ouais ouais, mais bon, à mon avis, t'arriveras jamais, ça c'est propre aux femmes, c'est la femme qui a I2 : Ben c'est elle qu'aura la grossesse. E17 : Comment tu veux que l'homme puisse se, se, non je pense pas. I2 : Ben c'est ce qu'on disait, c'est pas lui qui tombe enceinte, donc il le fera pas E17 : C'est toi qui tombe enceinte ! Et oui, c'est toi qui, toi tu peux pas ! Tu fais attention. Donc c'est pas pour lui que tu le fais, c'est pour toi. Donc lui, euh, bon après remarque si, ça peut jouer peut être, sur les hommes de 40 ans et plus, mais pas avant I2 : Mmm, oui ? E17 : Parce que quand t'as 40 ans, en général, un garçon, même 45, fin ça dépend ta situation, mais en général, t'en veux plus des gamins et tu fais tout pour pas en avoir, tu vois. Et peut-être que ça faciliterait, les familles recomposées aussi, y en aurait peut-être moins, si c'est les hommes qui avaient une contraception. Parce que y en a plein dans notre entourage, mon copain c'est le seul qui a pas refait un gamin, quand même. I2 : Mmm, oui. E17 : Ah ouais, ouais, c'est, à mon avis, ça faciliterait peut-être les, mmm fin, bon après c'est les gonzesses qui seront peut-être moins contentes, quoi. I2 : Ouais, de toute façon, c'est pas eux qui se retrouvent pas, fin c'est pas eux qui se retrouvent enceintes E17 : Oui, mais je veux dire, les gonzesses seraient peut-être moins enchantées, mais euh, je pense que ça faciliterait la vie de tout le monde, si c'est les hommes qui se oui. Qui se Comment tu dis ? I2 : Mmm. Ben qui, fin y a pas de mot, qui prennent une contracep- tion, ouais. E17 : Oui, y a pas de mot, ah ben voilà. Ah oui, ça c'est sûr. Mais je sais pas si y aurait, ouais, y aurait moins de familles recomposées, en tout cas, ça c'est sûr. (Sourire) C'est certain, c'est peut-être pas plus mal. Fin bon. I2 : Ok, bon rien d'autre à rajouter ? Dans ce que tu ressens de ta contraception. (Sourire) E17 : Non, je me sens bien, ça va. (Sourire) I2 : Pas de question particulière à poser ? E17 : Non, c'est tout bon. I2 : Eh bien, merci beaucoup. 30 min Entretien 18 - 28/11/16 - Investigatrice 2 - Domicile investigatrice I2 : Donc comme M t'avait dit, je fais ma thèse sur l'opinion des femmes, sur les méthodes de contraception médicalisées, donc c'est tout ce qui est hormonal (implant, pilule, anneau, patch et le stérilet hormonal) et puis le stérilet au cuivre. Euh, voilà, donc pour savoir tout ce que, que ce soit les points positifs ou négatifs, les effets indésirables, que tu ressens à ce niveau-là. Voilà. E18 : Oui, d'accord. I2 : Mmm, juste pour faire notre tableau, pour être sures qu'on ait interrogé toutes les personnes, euh, quel âge tu as ? E18 : 52 I2 : Ok euh, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? E18 : Euh, commerciale I2 : Oui, parce que finalement, M m'a dit : Mais elle est infirmière , mais tu es plus infirmière (Sourire) E18 : (sourire) Je travaille plus en tant qu'infirmière. I2 : Au niveau de, de ta situation familiale, des enfants etc E18 : Ben mariée, 3 enfants. I2 : Mmm, pas d'autres projets immédiats ? (sourire) E18 : D'autres enfants, non (rire), non. I2 : (rire) Pas eu de soucis, de problème de contraception et du coup, d'IVG ? E18 : Euh, problème de contraception ayant entrainé une IVG, non. I2 : D'accord. Voilà, fin des oublis éventuellement, mais qui ont pas entrainé de E18 : Non I2 : D'accord, euh, au niveau gynéco, c'est qui qui te suit du coup ? C'est un médecin, une sagefemme ? E18 : C'est mon gynéco. I2 : D'accord, c'est un gynécologue du coup ? E18 : C'est un gynécologue, oui. I2 : Ok et du coup, les connaissances sur la contraception, fin ce qui t'a fait choisir telle ou telle contraception, c'est lui qui les a données ou c'est E18 : Oui, fin pas au départ, mais, au départ, en fait, comme toutes les ados, on s'oriente plus sur la pilule, et puis après euh, bon après 3 enfants, je suis partie sur un stérilet et voilà, sur ses conseils. I2 : Sur ses conseils à lui. E18 : Mmm I2 : Ok, mmm est-ce qu'il y a des croyances religieuses qui pourraient interférer dans le choix ? E18 : Non (sourire) I2 : Euh, pas de rôle, pas d'influence non plus, du partenaire ? E18 : Non, aucune. I2 : D'accord, Ok. Euh, du coup, actuellement, c'est un stérilet ? E18 : Oui I2 : Au cuivre ou hormonal ? E18 : Hormonal, MIRENA. I2 : MIRENA, Ok. Euh, il est bien supporté, y a pas d'effet secon- daire particulier ? E18 : Oui, très bien, non, non. I2 : D'accord. Mmm et du coup, au départ, c'était la pilule, est-ce qu'il y a eu des effets secondaires, des soucis particuliers ? E18 : Avec la pilule, non, pas particulièrement. Un peu des nausées, le soir, oui au début. Euh, fin au début, non même, oui ça a duré pendant quelques temps. Euh, sinon non, pas d'autres problèmes. I2 : D'accord, euh et au niveau E18 : Mais c'était une pilule mini dosée, donc très légère, voilà. I2 : D'accord, qui était en continu ? Ou non, c'était E18 : Non non. I2 : 3 semaines et une semaine d'arrêt ? E18 : Oui I2 : D'accord et euh, y avait pas trop de soucis d'oublis ? Ou de E18 : Oh c'est euh arrivé que je l'oublie, mais bon, après je m'organisais pour la décaler, de façon à ce que ça tombe bien, fin voilà I2 : Oui, que ça couvre quand même E18 : Oui oui, que ça couvre et qu'il y ait pas trop de superpositions, non plus d'effets. I2 : Mmm, Ok. Euh et du coup, euh, qu'est-ce qui a fait que tu t'es réorientée plutôt vers le stérilet ? Vu qu'il y avait pas spécialement d'effets secondaires ? E18 : Qu'est ce qui a fait, en fait, euh, ben c'est plus justement, ne plus repenser à un moyen de contraception. C'est ça qui m'a orienté vers le stérilet. I2 : Mmm, d'accord. Euh, donc sur la pilule, rien de particulier à ajou- ter, pas d'autre contrainte, à part le fait de devoir y penser ? E18 : Voilà, oui. I2 : Pas d'autre contrainte ou effet secondaire ? E18 : Non, non non, rien de particulier. I2 : Au niveau, effets positifs, peut-être ? (Sourire) Y a pas que des négatifs E18 : Effets positifs de la pilule, euh, non, moi je trouve que c'est très bien la pilule, y a, non non. Moi, ça m'aurait pas dérangé de continuer la pilule, hormis le fait de, fin le risque d'oublier I2 : Oui, voilà, mais à part ça, y a pas de soucis E18 : Non non. I2 : D'accord et du coup, euh après le stérilet, donc directement le stérilet hormonal ? E18 : Non, non je suis passée, j'ai commencé par un stérilet au cuivre et le problème, c'était les saignements trop abondants. I2 : Ouais, mmm. E18 : Je supportais pas, donc euh, mais vraiment oui, ça m'a entrainé un début d'anémie. I2 : D'accord, mmm E18 : Donc voilà, ça a vite bifurqué sur celui hormonal. I2 : D'accord et à part les saignements, sinon il avait été bien supporté ? E18 : Oui, pas de problème. I2 : Ni au niveau de la pose, tout ça, y a pas eu de soucis particulier ? E18 : Non, non non, pas de soucis. I2 : D'accord et du coup, le MIRENA, ça a corrigé les problèmes de saignement ? E18 : Oui, ah oui oui ! (rire) I2 : (rire) Et pas d'autre souci ? 187 E18 : Non non, très bien MIRENA) ! (rire) Ah oui, totalement con- vaincue par MIRENA. I2 : (sourire) D'accord et du coup, oui, donc pas d'effet secondaire particulier ? Euh, pas de contrainte, du coup, de, d'autre effet E18 : Non, on l'oublie, donc I2 : Oui, voilà. Et au niveau de la pose ou du lieu o c'est posé ou de la façon dont ça agit, au niveau du mode d'action, y a rien qui te, qui t'inquiète ? E18 : Non, ça va. Non non. I2 : Ok, euh, et juste donc, les autres moyens de contraception hormo- naux, même si tu les as pas eus ; est ce que t'en as entendu parler ? Est- ce que tu aurais des choses à dire dessus ? E18 : L'implant, tout ça ? I2 : Mmm E18 : Ben, alors l'implant ça me dérange, fin euh, ça m'aurait déran- gée de sentir quelque chose sous la peau (frotte son bras, face antéro interne), parce que, c'est quelque chose qui m'aurait, du fait que ça m'aurait agacée, je l'aurais un peu, un peu trop titillé, (frotte encore) donc je pense que ça aurait pas été convenable, pour moi. Euh, après les autres moyens de contraception, non, dans la mesure o moi le mien me satisfaisait je suis pas allée voir plus loin. I2 : Oui, voilà. Mmm, d'accord. Oui et c'est vrai qu'on entend plus parler du stérilet et de l'implant, que de l'anneau ou du patch. E18 : Ben en fait, l'anneau euh, pppp, j'connais pas. I2 : Mmm, Ok. Euh E18 : Et le patch, pfff non, j'aurais, j'sais pas, je crois que je, fin j'aurais pas trop confiance, en fait. I2 : Peur que ça se décolle ? E18 : Peur que ça se décolle, peut-être, ouais. Et puis, esthétiquement c'est, t'as quelque chose qui est posé et qui (Se touche le bras, face externe), voilà. I2 : D'accord, oui alors, oui normalement on est censé pouvoir le cacher, c'est euh E18 : Oui, mais voilà, oui mais y a toujours ce problème que (Frotte son bras) (Rire) I2 : De le toucher (rire) E18 : Oui, puis en faisant du sport ou autre, je pense que quand tu transpires bien, ça doit pouvoir, ça doit pas tenir très bien. J'sais pas. I2 : Mmm et ben l'anneau, c'est, fin c'est pareil, c'est la même hor- mone que sur le patch, sauf que le patch on le met une semaine, 3 semaines d'affilée et on l'enlève la dernière semaine, et du coup, on a ses règles. E18 : Oui, mmm. I2 : Et l'anneau, on le met une fois, pendant 3 semaines et on l'enlève au bout de 3 semaines et du coup, on a ses règles sur la dernière se- maine. Donc c'est les mêmes hormones, mais bon du coup, c'est une action, entre guillemets, locale, comme le stérilet et l'autre, c'est plus générale. E18 : D'accord, oui. Ben, l'anneau, je trouve quand même ça bizarre. (Grimace) et pas très sûr, non plus Puis bon, l'implant, ouais, l'idée de le sentir me gêne et j'aurais peur qu'il se déplace aussi. I2 : Mmm, Ok. Du coup toi, fin, que ce soit le corps étranger ou les hormones, t'as rien contre ça ? Fin sur leur mode d'action, pas de soucis avec ça ? E18 : En ayant pris la pilule pendant une quinzaine d'années (sourire), euh je, non. I2 : Voilà, parce que bon, maintenant on entend des choses sur les hormones et tout. Du coup, y a des bifurcations (sourire) de contracep- tion E18 : Oui (sourire), oui, on entend beaucoup de choses sur les hor- mones, mais enfin bon, oui, pfff, oui. Bon la pilule, elle a des avan- tages, elle a pas que des inconvénients. Euh, fin le fait de prendre la pilule pendant un certain nombre d'années, ça protège quand même du cancer des ovaires, c'est pas, c'est pas rien ! Donc je trouve que c'est un bon moyen de contraception. Après euh, les autres moyens, le fait que ce soit un corps étranger, qui puisse migrer, euh, bon ça arrive (fait la moue). I2 : Mmm, oui (fait la moue). Après, ça t'avait pas fait hésiter ou E18 : Non. I2 : Ok, très bien. Du coup, donc avantages/désavantages, on a dit. Au niveau de l'efficacité, est-ce que ça oriente aussi tes choix, euh, ou est- ce que pour toi, c'est la même efficacité et c'était juste l'aspect pratique ? E18 : C'était plus l'aspect pratique. J'aurais moins confiance en un stérilet au cuivre, en fait, à long terme. I2 : D'accord, celui au cuivre, finalement, plus que E18 : Ben oui, parce qu'en fait, bon le principe d'action euh, je trouve qu'il est un petit peu léger, à partir du moment o tu prends un anti- inflammatoire, tu shunte l'effet du stérilet, or bon, comme le MIRE- NA qui est hormonal euh, t'as quand même un double effet. Voilà, je trouve que c'est quand même beaucoup plus sécurisant ! I2 : Mmm, oui, mmm d'accord. Même si tu, tu avais commencé par le cuivre ? (sourire) E18 : Oui oui, mais bon, voilà. Le stérilet au cuivre, c'est contre- indiqué avec les anti-inflammatoires, qui peuvent annuler, fin dimi- nuer l'effet, mais comme la pilule peut être moins efficace avec cer- tains médicaments, euh antiépileptiques ou autres. Moi, j'ai vu en gynécologie, quand j'y travaillais, une IVG chez une jeune femme, sans oubli de pilule, mais avec un traitement pour l'épilepsie, donc Je pense qu'on donne pas assez d'informations là-dessus et c'est à risque d'échecs de contraception, sans oubli, comme la gastro ou d'autres choses. I2 : Oui, Ok. Et pour les autres euh, fin si, on a dit que le patch pouvait se décoller. Tu aurais moins confiance, dans les autres ? E18 : Non, mais en fait, c'est vrai que celui-ci me convient bien, donc j'ai pas Voilà. J'ai tout simplement pas envie de changer. (Sourire) I2 : Oui, voilà. Ok (sourire) E18 : Après, le stérilet, y a des risques de déplacement, mais c'est rare Mais bon, j'ai vu une fois, quand j'étais au bloc gynéco, une dame chez qui il avait migré, dans le péritoine, donc Mais bon, c'est rare. I2 : Oui, c'est quand même peu fréquent, mais c'est vrai que le risque zéro existe pas. E18 : Oui, après si on est informée, qu'il faut consulter si on a des douleurs abdominales, persistantes ou autres. I2 : Oui, voilà, il faut penser à informer son médecin qu'on a un stéri- let, quand on a une douleur abdominale qui traine. Euh, et est-ce que du coup, bon puisque tu as eu M, comme fille E18 : Oui I2 : Est-ce que tu penses qu'il y a des âges ou des situations, o il y a plutôt certains types de contraceptions qui sont plus adaptées ? Euh, et certains âges ou situations, o on en contre-indique d'autres ? Ou est-ce que c'est vraiment au choix de la patiente et ? E18 : Moi, je pense que c'est au choix. Actuellement, euh, c'est vrai que moi quand j'étais plus jeune, on déconseillait le stérilet, avant d'avoir eu des enfants, pour tous les risques infectieux. Bon, voilà. I2 : Et toi, tu déconseillerais toujours ? E18 : Pff, non, ayant pas eu de problème. (Sourire) I2 : Oui, voilà. (Sourire) E18 : Et puis, j'ai pas eu, fin j'ai pas ouï dire quoi que ce soit, fin quelqu'un qui aurait eu des problèmes infectieux liés au stérilet. I2 : Oui voilà, dans l'entourage ou E18 : C'est vrai que bon, la pose peut-être, si elle est pas bien réalisée, bon c'est toujours un risque. Mais, non I2 : Et après, voilà, fin au niveau de la pose ou Finalement, c'est pas si effrayant que ça, entre guillemets, même pour quelqu'un qui a pas eu d'enfants ? Parce qu'il y en a qui E18 : Je pense que pour quelqu'un qui n'a pas eu d'enfant, oui, ça doit être un peu angoissant. Mais, bon si c'est bien pratiqué, si y a eu quand même une bonne préparation en amont euh, la personne, si elle est suffisamment relaxée (sourire), ça se passe bien. C'est pas pire que d'aller faire un examen gynéco. I2 : Ouais (sourire). Oui, finalement, mmm. Ok, donc pas de contre- indication particulière. Euh, ben voilà, je pense que, est-ce que euh, tu penses que tu avais été assez informée au niveau gynéco pour prendre tes décisions etc ou est-ce que E18 : Oui oui, du coup. (Rire) I2 : (sourire) Oui, voilà, mais souvent les jeunes nous reprochent que, on leur parle que de la pilule et pas des autres choses. E18 : Je pense que ça doit changer, non, à l'heure actuelle ? I2 : Ben, maintenant, de plus en plus, oui. E18 : Ouais I2 : Ben, au moins stérilet euh, et patch, après implant moins, mais euh Est-ce que tu vois d'autres choses à ajouter, sur des effets secon- daires ou des craintes vis-à-vis de certaines contraceptions ? E18 : Disons que, quelqu'un qui veut, qui souhaite un enfant, avec la pilule, il l'arrête, elle arrête sa pilule et bon, 2 mois après, elle peut espérer tomber enceinte. Que avec un stérilet, il faut que ce soit, c'est une décision, il faut l'enlever, c'est un petit peu plus lourd. I2 : Oui, ouais, mmm. E18 : C'est un autre acte médical, donc je pense que c'est un peu l'inconvénient, pour quelqu'un qui souhaite avoir d'autres enfants. I2 : Oui, faut plus anticiper et E18 : Oui. I2 : On a parlé du risque infectieux E18 : Oui, ben après, ça aussi ça a beaucoup changé. Moi, quand j'étais jeune, dans les années 80, mes cours sur le SIDA, ça tenait 10 lignes et on disait au contraire, que le préservatif, c'était pas sûr. Alors que maintenant, on insiste sur le fait de mettre un préservatif I2 : Oui, alors c'est sûr que nous, maintenant, le SIDA, ça représente un gros cours. (Sourire) E18 : Oui, (sourire) mais le préservatif, je trouve que c'est un peu un effet de mode, parce que la fiabilité bof. Ouais, fin, c'est quand même pas très sûr, si ça perce ou Pour moi, c'est surtout en début de relation, pour les risques d'infections. Parce que, c'est quand même une contrainte, faut y penser et c'est moyen pour la relation avec le parte- naire. I2 : Ok, oui. Pas d'autres choses à rajouter ? E18 : Non, dans la mesure o, oui, non non. I2 : Oui, toi, ça s'est bien passé, du coup 188 E18 : Oui oui, très bien. I2 : Donc là, s'il fallait remettre un stérilet au bout des 5 ans, y a pas de soucis pour en remettre un. E18 : Ah oui, oui, non aucun. I2 : Ok et ben très bien, merci ! E18 : C'était court, je suis désolée. J'espère que ça ira. I2 : Non, mais c'est très bien, parfait. 20 min Entretien 19 - 01/12/16 - Investigatrice 2 - Domicile patiente Présentation identique I2 : Quel âge as-tu ? E19 : 28 I2 : Euh, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? E19 : Je suis responsable achats. I2 : Ok, quelle est ta situation familiale ? E19 : Euh, Pacsée (sourire), en couple. I2 : Pas d'enfant ? E19 : Non I2 : Est-ce que tu as déjà eu des IVG ? E19 : Oui, un. I2 : Sur une erreur du coup, de contraception ? E19 : Sur euh, suite à une bonne gastro (sourire), o apparemment ma pilule n'a pas fait effet pendant, au moins une semaine ou deux, donc je me suis retrouvée, le mois d'après enceinte I2 : D'accord (grimace), Ok. Euh, et là du coup, tu as un désir de grossesse rapproché ? E19 : Voilà, ben là j'ai arrêté la contraception, pour tomber enceinte. I2 : Et tu avais quoi comme contraception, juste avant ? E19 : Un stérilet. Alors euh, non j'ai fait quelques mois de pilule, pour reposer mon utérus, après le stérilet, parce que j'ai eu le stérilet pendant 7 ans. I2 : Mmm, d'accord. E19 : Et euh, à la fin, il, celui qu'on m'a mis, le dernier contractait beaucoup. Il était plus gros que celui qu'on m'avait mis, à la base euh, et je le supportais moins bien, donc il l'avait enlevé pour euh, pour reposer mon utérus. I2 : D'accord. Donc re-pilule et après E19 : Voilà, pendant 6 mois, la pilule, le temps que ça se repose un peu et après, j'ai tout arrêté, voilà, pour tomber enceinte. I2 : D'accord. C'était quoi comme stérilet, que tu avais eu ? E19 : Alors, le tout premier, c'était un stérilet fait pour les femmes, qui ont pas eu d'enfant, donc il était plus petit que la moyenne, en cuivre. I2 : Ouais, en cuivre, ouais. E19 : Et le 2ème, c'était pareil, en cuivre, mais, par contre, un peu plus large. I2 : D'accord et c'est celui-là qui a pas été supporté. E19 : Voilà, en fait, je pense que le gynéco, quand il m'a posé la ques- tion de savoir si j'avais déjà été enceinte, je lui ai dit oui I2 : Ah oui, tu parlais de l'IVG. E19 : Voilà et je lui ai expliqué que j'avais fait une IVG, mais je suis pas sure qu'il ait compris et je pense qu'il m'a mis un stérilet, pour femme qui a déjà eu une grossesse. I2 : Oui E19 : Donc, c'est peut-être pour ça que je l'ai mal supporté. I2 : Mmm E19 : J'ai tenu qu'un an avec. Alors que l'autre, pendant 7 ans, ppp, euh, 5 ans, je l'ai pas senti du tout ! I2 : D'accord, oui et la pilule que tu as eue, c'était E19 : Une micro dosée euh, qu'on prend tous les jours I2 : Ouais, c'est ça. E19 : Et que je, j'avais quand même mes règles (rire), qui venaient tous les 28 jours I2 : D'accord, ah oui, même en la prenant tous les jours E19 : Ouais ouais et c'est là o le médecin m'a dit : Mais en fait, il ne, fin vous la supportez pas, vous, elle vous convient pas. Donc, il m'avait conseillé de l'arrêter et comme je voulais un enfant, ben ça a été l'occasion de l'arrêter. I2 : D'accord et celle que tu avais eue avant le E19 : Le stérilet ? Quand j'étais plus jeune, j'avais une qu'on arrête euh I2 : Une qu'on arrête au bout de 3 semaines ? E19 : Voilà, c'est ça. Et euh, voilà. Pas d'oublis en particulier, je la prenais, fin je la prenais bien. J'ai pas eu d'oubli. I2 : Ouais, d'accord et tu avais des effets secondaires ? E19 : Euh, beaucoup beaucoup de migraines et j'avais des règles plus abondantes sous pilule que sous stérilet, ce qui apparemment est bi- zarre. I2 : Ouais, ah oui ? Mmm E19 : Mais le stérilet m'a réduit mes règles à 3 jours. I2 : Alors que c'est un stérilet au cuivre. E19 : Oui, mes règles sous stérilet ne duraient que 3 jours et n'étaient pas abondantes. I2 : D'accord E19 : Alors que sous pilule, ça durait 5 jours et (mime un flot impor- tant) I2 : Ah oui, plus que quand tu avais pas de pilule ? E19 : Voilà et c'est, c'était pour ça qu'au début j'avais un peu peur de passer au stérilet et quand le premier mois, j'ai vu qu'il y avait pas grand-chose, j'ai dit : Bon ben, c'est cool ! (Rire) Et je suis restée comme ça. I2 : (sourire) Et du coup, tu as voulu passer directement au stérilet au cuivre, à cause des migraines ? E19 : Ouais, à cause des migraines et puis parce que je voulais plus d'hormones. I2 : D'accord E19 : Notamment dû à des antécédents cardiaques dans ma famille. Euh, on m'avait déconseillé la pilule, pouvant provoquer des infarctus. I2 : D'accord E19 : Et euh, ma mère n'a jamais eu droit à la pilule, compte tenu de ses antécédents cardiaques. Donc, toutes les filles de la famille, on passe au stérilet en fait, dès qu'on peut. I2 : D'accord et puis toi, en plus, il y avait les migraines. E19 : Voilà et je voulais plus d'hormones. Puis, non je, la perte de libido, pas de, voilà, pas bien. Migraines, mal euh, ouais j'étais pas et j'avais plus de kystes sous pilule, que sous stérilet. I2 : (sourire) D'accord, oui alors que bizarrement, c'est, fin on met la pilule, justement celle qu'on arrête au bout de 3 semaines, aux femmes qui ont des kystes, pour les faire diminuer. E19 : Ouais, depuis que j'ai plus le stérilet, j'ai eu euh, 4 éclatements de kyste, en 8 mois. I2 : Ah oui, (étonnée) euh, ouais habituellement c'est les hormones qui permettent de traiter, mais bon après E19 : Ouais, voilà, j'ai plus de kystes depuis que je suis plus sous stérilet (rire) ! Mais moi, le stérilet, il m'allait mais euh, pour moi, c'était le rêve ! I2 : (rire) D'accord, ouais, même s'il était au cuivre, il y avait pas de saignements abondants, pas de E19 : Non, ha non, c'était royal, ça durait 3 jours. J'avais pas spéciale- ment mal au ventre, un coup de DOLIPRANE et c'était bon, et non non, c'était I2 : D'accord, donc si tu devais, fin après tes grossesses, tu remettrais un stérilet au cuivre. E19 : Ah oui ! Si un petit suffit pourquoi pas, sinon je mettrai le plus grand, mais là j'aurai déjà eu une grossesse, donc j'aurai peut-être moins de soucis. Mais par contre, je repasse tout de suite à cette contra- ception-là. Pas de pilule, plus jamais d'hormones. Puis pilule, trop contraignant, trop de, trop d'effets secondaires. I2 : Ouais et le stérilet, la pose, ça s'est bien passé ? E19 : La première fois, j'ai morflé. Euh, je suis restée 4 jours couchée (rire). I2 : Ah oui (grimace). E19 : Mais j'avais 20 ans, alors j'étais peut être un peu jeune. Euh I2 : Ah oui, tu es passée assez rapidement au stérilet. E19 : Ah ouais ouais, tout de suite. Et puis le, la fois o on me l'a enlevé pour le remettre, ben ce fameux gynéco qui était absolument pas doux, quand il me l'a enlevé, je suis tombée dans les pommes. I2 : Ah, au retrait ? (étonnée) E19 : Ouais, au retrait, je suis tombée dans les pommes et euh I2 : Parce qu'en général, oui, le retrait, c'est, ça se passe bien. En général, le retrait, on le sent pas, parce qu'il y a juste à E19 : Ben là il ben là, il s'y est vraiment mal pris. Mon bassin a tendance à se décaler un peu, alors est-ce que mon bassin était décalé et voilà. Donc il a pas pu me le remettre, tout de suite, parce que appa- remment, c'était pas possible. Donc j'ai dû attendre une semaine, aller voir un ostéo, pour me faire remettre le bassin. (Rire) Et quand il me l'a remis, j'ai, ça a été très très douloureux, alors, mais il s'y est très mal pris, il était pas doux. Par contre, quand j'ai enlevé le 2ème stérilet, euh, quand elle m'a dit Je l'ai enlevé , je l'avais ni senti, ni vu venir, ni euh, j'ai dit : Ah bon, c'est fini ? Elle me dit Oui oui . Donc c'est, bon voilà, c'est comme ça qu'elle m'a réconciliée avec l'enlèvement du I2 : Mmm y a pas eu de Oui voilà, ça t'a pas dégoutée, t'es pas traumatisée. (Sourire) E19 : Oui, non, elle elle m'a réconciliée, (rire) c'est bon, avec la pé- riode on enlève on remet. (Rire) Mais non non. Puis, je me dis, on est tranquille pendant 5 ans, voire 10 ans maintenant, quand on a eu des enfants, c'est 10 ans apparemment, o on est tranquille, donc moi, c'est fin, ça fait aucun doute. I2 : Après ça dépend, oui voilà, si t'es encore en période fertile (mime des guillemets), on va quand même le changer tous les 5 ans. Après, c'est vrai que si on t'en repose un, à 40 ans, on peut se permettre, de le laisser plus longtemps. E9 : Ouais, mmm. I2 : Mais si tu veux le refaire poser, à 32 ans ou, là on le laissera que 5 ans. 189 E19 : Ok, ben ça me va aussi 5 ans, c'est bien, c'est tranquille. I2 : Oui voilà, c'est déjà bien. (Sourire) E19 : Si t'es tranquille pendant 5 ans, ça me va très bien ! (sourire) I2 : Et euh, et du coup, par contre, la pilule euh, que progestative, là que t'as eue en continu, tu la sup. , ça te faisait les mêmes effets secon- daires qu'avec l'autre ? E19 : Han, c'était épouvantable ! C'est euh, des migraines, mais alors plus du tout de libido. I2 : Ah oui, même avec celle-là ? E19 : J'avais plus du tout de libido, c'était euh, assez bizarre. Et puis je, je gonflais énormément, au niveau de la poitrine et du ventre et j'ai pris beaucoup de kilos, juste avec celle-là, l'année dernière, que j'ai du mal à perdre. Mais ça a été d'un coup. Et tout le temps l'impression d'être ballonnée, d'être pfff lourde en fait, sensation de jambes lourdes euh Et c'est là o je me suis dit ; la pilule, c'est pas pour moi, quoi ! I2 : D'accord. Oui, même celle o y a qu'une hormone. E19 : Mais j'avais quand même mes règles, donc je me suis dit ; Mais comment c'est possible ? Et elles arrivaient tous les 28 jours et ça durait 4 jours et euh, là c'était vraiment bizarre. Cette pilule, elle m'a vraiment pas convenu. I2 : D'accord. Ouais c'est vrai, ouais voilà. C'est vrai que tu supportes pas du tout, mmm. E19 : Non non, puis je pense aussi qu'inconsciemment, la pilule pour moi, c'est une, je pense que c'est Pour moi, elle est responsable de tous les cancers, des femmes de plus de 40 ans, de maintenant, du sein. Notamment parce que on le, par exemple, je connais des personnes qui ont des cancers du sein, qui ont 40-45 ans, qui ont eu la pilule jusqu'à leurs 50 ans et je pense qu'à l'époque on savait peut-être pas tous les effets secondaires et je vois qu'il y a quand même beaucoup de cancers, en ce moment, du sein, beaucoup de cancers hormonaux et comme ça, d'un coup, j'en entends mais peut-être tous les jours, quelqu'un qui a un cancer I2 : Ouais Alors, c'est ce que j'allais dire, bon déjà le cancer du sein, c'est le premier cancer de la femme, donc c'est pour ça qu'on l'entend Mais c'est surtout que euh, la pilule ça protège du cancer de l'ovaire et de l'endomètre, parce que du coup, ça diminue le nombre d'ovulations et euh, c'est les séquelles de l'ovulation qui font le cancer de l'ovaire et ça diminue l'épaisseur de l'endomètre, donc t'as moins de cancers aussi. Par contre, ça peut augmenter celui hormono- dépendant du sein, mais que euh, si c'est prescrit tardivement, après 40 ans et c'est pour ça que je te disais, de toute façon, après 40 ans, on arrête la pilule, parce que c'est là que ça peut donner des, que ça aug- mente le risque. Et par contre, dès que tu l'arrêtes euh, l'augmentation de risque diminue, fin revient à, égale à celles qui l'ont pas eue, très rapidement. E19 : Ouais, mmm d'accord. Oui, mais celles qui ont pas de contracep- tion ou un stérilet en cuivre, ça augmente le risque de cancer ou pas du tout ? I2 : Non, ça l'augmente pas. C'est quand on met la pilule, ça le diminue par rapport à la population normale. Donc si elles mettent le cuivre, elles ont le risque de la population normale. Voilà. E19 : D'accord, ah oui voilà. Mais je me dis, à l'époque, y avait pas de contraception hormone, fin d'hormones et je trouve qu'il y avait moins de, alors peut-être moins de communication aussi, mais I2 : Mmm, moins de dépistage, mais ouais E19 : Voilà, mais j'ai l'impression qu'il y avait moins de problèmes, pour les femmes. Alors, c'est peut être psychologique hein, mais pour moi, la pilule, c'est c'est I2 : Mmm, oui, après vu qu'il y a, t'as des antécédents familiaux Voilà, oui. E19 : Oui, ça a pas aidé, on va dire. (Sourire) I2 : Non, mais en même temps, t'as quand même eu tous les effets secondaires. (Sourire) Voilà aussi, donc E19 : Ouais (rire), ouais, non mais c'est Et c'est peut-être aussi un peu psychologique hein, parce que je savais que c'était mauvais, je me suis Mais la libido, ça a été, par contre flagrant. I2 : Ouais, mais tu avais déjà les effets secondaires, avant de, avant d'avoir cette IVG, sur probable gastro. E19 : Ah oui oui. I2 : Oui, déjà tu supportais pas, c'est pas que le post-IVG ou E19 : Ah non non, avant je la supportais pas, non plus, c'était une contrainte ! Et à l'époque, je voulais déjà un stérilet, on me l'avait refusé, parce que j'étais tombée sur des gynécos, qui ne voulaient pas en mettre aux jeunes femmes, qui n'ont pas eu d'enfant. Et euh, un jour je suis tombée sur un gynéco, qui était proche de la retraite, qui m'a dit : Mais pfff, je peux vous le mettre, mais maintenant, si vous voulez. Et ça s'est fait comme ça et il m'a dit C'est une aberration de vous avoir donné cette pilule avec vos antécédents. I2 : D'accord, oui. Ouais, on te l'a pas mis, juste après l'IVG, en fait. E19 : Non, non non, ouais ouais et euh, ben en fait, c'était peut-être, un mois ou deux, après l'IVG o je me suis dit : Mais c'est pas possible, je peux pas continuer comme ça, je veux pas revivre ça et c'est ce gynéco que j'avais vu à la clinique, pour mon suivi et qui m'a dit : Pff je vous le mets tout de suite. Et en fait, je suis ressortie avec le stérilet. I2 : Ouais, d'accord, mmm. E19 : Mais bon, non c'est pour ça Je pense qu'il faut qu'on tombe sur le bon gynéco, pour la bonne contraception. Voilà. I2 : Ouais, Ok. Euh, et du coup, ouais, c'est toi qui as choisi le stérilet au cuivre, parce que tu voulais plus d'hormones E19 : Ouais, c'est ça. I2 : D'accord. Et ce qui est, du coup, patch, anneau ou implant, t'as, tu en avais entendu parler ? E19 : Oui, alors, l'implant, c'était hors de question, parce que me mettre un truc sous la peau euh I2 : C'est pas que le fait que ce soit hormonal, du coup, c'est aussi E19 : Voilà, c'est mettre un truc sous la peau euh, c'est, pour moi j'ai l'impression d'être pucée, d'être une vache qui a une puce et qu'on peut suivre à la trace ou comme un chat, qu'on puce pour euh, pour son identité, c'est pfff ça euh (Sourire) Mmm non, mais je trouve ça, pour moi, c'est pas naturel. I2 : Mmm et le stérilet, c'est plus naturel ? E19 : Le cuivre, c'est naturel, ça, c'est un corps étranger, mais pour moi le cuivre, c'est une matière naturelle, donc c'est pas I2 : Et par contre, le stérilet hormonal, ça t'aurait dérangé ? E19 : Ah je l'aurais pas mis. I2 : Juste parce que c'est des hormones ou parce que c'est pas naturel ? E19 : Parce que c'est des hormones. I2 : Ouais, mmm. E19 : Et le patch, pour moi, fin coller un truc sur la peau, qui fait moyen de contraception, je trouve ça irréaliste, en fait, je trouve que faire passer un contraceptif à travers la peau du bras je trouve, ça très bizarre (sourire) et j'ai aucune confiance dans le patch. Mais alors euh, l'implant et le patch, j'ai aucune confiance, pour moi, ça ne peut pas fonctionner. I2 : (sourire) Mmm, d'accord. E19 : Donc je prends pas le risque. Et l'anneau euh, trop contraignant. Euh, réussir à se, trouver la bonne position pour le mettre, être sure que ce soit bien mis, pas de travers, euh, non, je connais quelqu'un qui le porte très bien (sourire), mais je ne comprends pas, comment elle le gère au quotidien ! (rire) I2 : Mmm, d'accord ouais. E19 : Pour moi, trop de contraintes ! I2 : Oui, même si finalement, fin tu le mets, tu le gardes 3 semaines. Bon, après faut le rechanger, mais ouais E19 : Voilà c'est, non, je, pfou lala, la galère, non (rire). Oulala, je, faut, fin c'est pareil, faut se mettre un rappel, faut pas oublier, faire attention parce que c'est 3 semaines ! Qu'est ce qui arrive si on oublie ? Ben voilà, c'est le genre de truc, je veux pas le savoir, quoi. I2 : (rire) Ben oui, ben oui voilà, c'est pareil que la pilule et du coup, c'est protection, c'est préservatif E19 : Voilà. Donc, ouais, pour moi, c'est bizarre comme contraception, (rire) mais bon après. En fait, pour moi, je pense qu'on devrait pas être sous contraception. Bon, le fait que maintenant, on puisse ne pas avoir d'enfant, c'est aussi un choix énorme pour les femmes. Mais c'est vrai qu'à la base, on a pas été euh, conçues pour avoir des contraceptions et on a pas le recul pour ça et le scandale qu'il y a eu autour de la pilule de 3ème génération, moi ça m'a refroidie sur tout ce qui est hormones. Et je pense que ça a refroidi beaucoup de jeunes, de plus jeunes. I2 : Mmm, ouais. Mais du coup, si tu veux pas de contraception euh E19 : Ben, c'est pour ça que j'ai pris le stérilet en cuivre, parce que pour moi, c'est le plus naturel qui existe. I2 : T'as le préservatif. (Sourire) E19 : Euh, pfff non, fin le préservatif, je trouve que c'est pas, c'est, alors je le trouve moins fiable qu'un stérilet, parce que ben, ça peut glisser, ça peut se rompre, ça peut machin, je trouve ça pas propre (sourire) et non et puis, je trouve pas ça glamour du tout, quoi. C'est vrai que mettre le préservatif au moment du rapport, non, ben non, je Je préfère avoir un stérilet o je sais qu'il y a pas d'hormones, o mon corps n'a pas de réaction chimique. Fin il a une réaction chimique mais je veux dire, c'est une réaction, entre guillemets, pour moi, natu- relle. Bon, faut être sure de avec qui tu couches, quoi. Par contre, oui, mais là je parle du fait d'avoir un partenaire euh, stable. I2 : Oui, après par contre, ça protège des infections. E19 : Par contre, ouais, moi ça fait bientôt 8 ans qu'on est ensemble, mais au début euh, c'était préservatif aussi. C'est pas, non non. J'ai jamais eu d'autres rapports non protégés, avec des personnes que je connaissais pas I2 : Oui, voilà. Mmm, mais voilà, tu vois plus pour la protection des infections, mais pas pour la contraception. E19 : Ouais, ouais ouais. I2 : Ok et quand on parlait naturel euh, s'il avait pas voulu te poser le stérilet, parce que tu dis que les autres voulaient pas, tu serais allée aux méthodes, justement qu'on appelle naturelles ou euh ? E19 : Méthodes naturelles, c'est-à-dire ? I2 : Et ben, sans hormone ni corps étranger euh, qui sont à la mode en ce moment (sourire) euh, de courbes de température, d'analyse de la glaire cervicale, de retrait E19 : Et ben, le, je, j'aurais calculé mes cycles, je pense euh Quand j'avais le stérilet, je les voyais mes ovulations, je les voyais même bien. I2 : Ah oui, avec le stérilet ? 190 E19 : Ouais ouais, moi je les voyais très bien, donc je pouvais, je savais exactement à quel jour du cycle j'étais. Depuis que j'ai plus le stérilet, plus du tout, c'est très bizarre, mais je vois plus mes ovulations. (Sou- rire) I2 : Depuis que t'as plus le stérilet ? Comment tu les voyais les ovula- tions ? E19 : Ben t'as les douleurs, t'as les glaires très spécifiques de l'ovulation, c'est très filamenteux, je sais que Ben, je veux faire un bébé, donc faut quand même que je me renseigne un minimum sur le sujet (sourire). Euh, et après, je, voilà, je fais pas spécialement attention non plus, mais je, je pense que oui, j'aurais calculé mes cycles I2 : Mmm. D'accord, ouais, t'aurais pu aller vers cette méthode-là. E19 : Ouais, ouais ouais. Après euh, fin moi je cherchais un gynéco pour me poser un stérilet. I2 : Voilà, c'est ça, c'est que tu préférais quand même mettre un stéri- let. E19 : J'étais prête à faire 10 gynécos, s'il le fallait, dans l'année, mais je me serais fait poser un stérilet, par tous les moyens. Par sécurité aussi, pour pas avoir de grossesse. I2 : Mmm, voilà, mmm. Voilà, c'est ça, parce que tu dis ; on n'est pas fait pour avoir une contraception, mais en même temps, voilà, si on veut pas de grossesse, c'est que ça marche quand même beaucoup mieux d'avoir un stérilet, que d'avoir ces méthodes naturelles E19 : En même temps, on a le choix aujourd'hui de pouvoir se proté- ger Voilà. I2 : Voilà, parce que si on parle du nombre d'échecs, les méthodes naturelles, c'est 25%. E19 : Ouais ouais, c'est pour ça, donc euh, sinon on aurait pas la con- traception, si c'était vraiment fiable. (Rire) Et non, et puis moi, j'ai une connaissance aussi qui fonctionnait à ça, au retrait et tout et ben, elle est tombée enceinte 2 fois, sans, voilà. Donc, c'est pour ça. I2 : Ok. Euh, et du coup, est-ce qu'il y a des croyances religieuses, qui jouent sur ton choix de contraception ? E19 : Pas du tout. I2 : Non, c'est plus que tu dis, qu'il faudrait que ce soit plus naturel mais c'est pas Voilà. E19 : Ah ouais ouais, je suis athée. Donc aucune, non aucun rôle religieux. I2 : Non, c'est plus, voilà, ton dégout des hormones, voilà, mais pas de E19 : Ouais, mon ressenti, voilà, c'est ça, ouais. I2 : Est-ce qu'il y a un rôle de ton partenaire ? Est-ce qu'il a joué un rôle dans tes choix de contraception ? Ou est-ce que si lui, il avait dit qu'il voulait pas le stérilet, ça t'aurait fait changer d'avis ou ? E19 : Ben, compte tenu des risques que j'encours en ayant les hor- mones, fin moi le médecin m'avait dit que ça m'augmentait mon risque de faire un infarctus, fin parce que ma mère, son premier a été à 45 ans euh, sans hormones, donc il me dit, fin le gynéco m'avait dit : Si vous prenez la pilule, vous avez beaucoup de chances de faire un infarctus avant 40 ans. Donc pour moi, c'est, voilà. En plus, je fume. Donc pour moi, c'était inenvisageable, de prendre la pilule, de risquer un infarctus à 40 ans. Donc, non non, fin j'aurais écouté le choix, mais euh, par contre, compte tenu qu'il y a ma santé en jeu, là euh, non. Je lui aurais peut-être proposé le préservatif ou l'anneau (sourire), mais il était pas pour donc I2 : Mmm, voilà. Ouais, éventuellement autre chose, mais E19 : Donc quand on a plus le choix ! (rire) I2 : Tu pouvais lui proposer la ligature aussi. (Rire) E19 : (rire) Alors là, y aurait un risque de divorce derrière, mais euh (Rire) I2 : (rire) Ok euh, et du coup, au niveau euh, toi c'était plutôt pour ne plus avoir d'hormones, y a pas le, t'as pas fait ton choix, en fonction de, du niveau d'efficacité des moyens de contraception ? Ça joue pas forcément dans ton choix ? E19 : Euh, non, ça a pas du tout joué. Euh, mon gynéco m'avait dit que c'était plus sûr, un stérilet en cuivre que la pilule. Euh, notamment ben, avec ce qu'il s'était passé, o quand j'ai été malade, j'ai vomi ma pilule en fait, sans Je pense qu'on aurait pu me prévenir, fin j'aurais aimé que le gynéco me dise Attention, si vous êtes malade et que vous, vous pouvez vomir votre pilule, (fin lors d'une gastro) et donc faites très attention. Voilà, j'ai, pour moi c'était euh I2 : Mmm, ouais. Ouais, ça tu le savais pas. E19 : Ah non, pas du tout ! Mais j'avais 19 ans, donc c'est vrai que non, c'était pas quelque chose, pour moi, qui était possible. I2 : Voilà, ben en soi, la pilule, si elle est bien prise, pas d'oubli, rien ; elle est aussi efficace, en théorie que le stérilet. Par contre, en pratique, le stérilet, c'est moins d'1% d'échecs et la pilule, c'est 8%, à cause de ça justement. E19 : Voilà, c'est pour ça. Voilà et je pense que, vu ma mémoire de poisson rouge (sourire), il valait mieux que je passe sur un stérilet, parce que j'ai tendance des fois, un peu à zapper. Voilà. I2 : Mmm, voilà, ouais. Mais du coup, voilà, ça jouait pas euh, le niveau d'efficacité jouait pas dans ton choix. E19 : Non non, ça a pas été ma première J'ai été contente quand le gynéco m'a dit que c'était plus sûr, mais non, c'était pas le premier choix. I2 : Mmm, voilà. Normalement, les plus surs, c'est euh, implant et stérilet. A peu près à même niveau, avec celui hormonal, qui est un tout petit peu plus efficace que celui au cuivre. Mais dans tous les cas, c'est moins de 1%. Et du coup, en pratique, c'est pareil qu'en théorie, donc c'est pour ça que ça marche bien. Alors que la pilule, bon ben, avec les oublis ou les gastros, les médicaments, ça baisse à 8%. Fin ça monte à 8% d'échecs. E19 : Ouais, d'accord. I2 : Et euh, l'anneau et le patch euh, c'est quand même efficace, mais c'est vrai que y a un peu plus de risques d'échecs. Moins que la pilule, mais y a un peu plus, voilà, soit parce que le patch se décolle, soit parce que l'anneau sort ou est mal mis Donc voilà, mais en fait, tout ce qui a un rôle du, de la femme a plus de risque d'échecs que ce qui est E19 : Ouais. Ah ben, oui, oui. (Sourire) Ceci dit, il y aurait pas les hommes, on serait pas enceinte, hein ! I2 : Oui, (sourire) ceci dit, le préservatif, en soit, fin c'est aussi un rôle de l'homme et y a euh, 20% d'échecs, si c'est mal mis. Voilà. E19 : Oui Ah les hommes (Rire) Mais c'est pas facile de mettre une capote, quand t'es jeune fille, c'est compliqué quand même (rire). Non mais t'as des mecs ils savent pas mettre une capote ou ils disent je mets pas de capote , si tu dis je veux pas le faire sans capote, t'es obligée de leur mettre, sinon ils la mettent pas. Ben, c'est pas facile à mettre (rire). I2 : (rire) Oui, non mais oui oui. Bon, est-ce que, alors que ça te soit arrivé à toi ou à des amies ou des choses que tu as entendues, est-ce que t'as d'autres, éventuellement effets positifs ou d'autres effets secon- daires, contraintes à dire, sur tous ces moyens ? E19 : Euh, je sais que j'avais une ou deux, deux amies sous pilule euh, elles ont eu, donc après leur grossesse, elles ont continué sous pilule et elles se plaignaient d'un manque de libido euh, et puis euh, y en avait une pareil, elle grossissait quand même pas mal et je sais que moi, je leur avait parlé du stérilet en disant : Pff vous pouvez toujours tester, ça coute euh, fin ça, vous pouvez l'enlever au bout de 3 mois, si vraiment vous le supportez pas. Et là, ça va faire presque un an et demi pour l'une de mes amies et un an pour l'autre et c'est une révolution pour elles et elles repasseront plus jamais à autre chose. Euh, donc elles ont, pareil, les 2 m'ont dit, vraiment pas ensemble, mais qu'elles n'avaient pas de, plus de problème de libido. Euh, y en a une qui ne grossissait plus, qui a perdu du poids et l'autre qui le dit : Je me sens revivre, depuis que j'ai le stérilet. Et les conjoints aussi, donc comme quoi euh, (rire) ça devait se ressentir. I2 : Ouais, d'accord. (Sourire) Ok et du coup euh, est-ce que pour toi, y a des âges ou des périodes de la vie o soit certaines contraceptions sont mieux indiquées ou au contraire, certaines sont contre-indiquées ? Ou est-ce que tu penses que c'est juste un choix de la personne ? E19 : Euh, je pense qu'il faudrait qu'on autorise plus les jeunes filles à mettre un stérilet. Parce que, moi j'ai eu le petit, au tout début et fran- chement euh, la pose euh, alors certes on a un peu mal, parce qu'on a jamais eu d'enfant et tout, donc ça Mais je veux dire, c'est tellement agréable après et y a J'ai pas envie, moi, ma fille, j'aimerais qu'elle mette un stérilet, j'ai pas envie qu'elle se retrouve à 19 ans, à faire une IVG. C'est déjà assez traumatisant comme ça. Moi, j'ai mis 2 ans à m'en remettre et je me dis ; si j'avais eu le stérilet, j'aurais pas eu ce problème-là. I2 : Oui, mmm. E19 : Et euh, je pense que mine de rien, la pilule peut provoquer pas mal de dérèglements, fin moi, je vois, depuis 6 mois, je me bats contre un dérèglement hormonal, que je n'aurais pas eu, si je n'avais pas eu la pilule ! I2 : Parce qu'avant d'avoir la pilule, t'avais des règles bien régulières ? Y avait pas de soucis ? T'avais pas de kystes E19 : J'avais mes règles, tous les 28 jours, pile. J'avais mes taux d'hormones euh. J'avais pas spécialement de kystes, j'en avais des petits, mais pas énormes et euh, après avoir pris cette pilule pendant 6 mois, ça m'a complètement déréglée, j'ai plus de Progestérone. Donc je sais pas, la mini dosée, ce qu'elle a comme hormone, mais en tout cas, moi, j'ai plus de Progestérone. Et voilà, je pense qu'il faudrait donner un accès, plus facilement aux jeunes filles, si elles veulent qu'on leur mette une contraception. Ma sœur a 19 ans, elle veut le stérilet, elle n'arrive pas à trouver un gynéco qui veuille lui en poser un. I2 : Alors moi, je les pose, mais euh, je le poserai pas à ta sœur. (Sou- rire) Parce que je la connais trop et voilà. E19 : Ouais, non mais par contre, moi, je lui ai trouvé un gynéco qui accepte de lui en poser un. Donc, J. l'a posé là, y a un mois et nickel, elle ça va super bien et donc je l'ai envoyée I2 : Au cuivre ? E19 : Ouais, au cuivre aussi parce que pareil, pas d'hormones. Et puis, vu les antécédents, elle avait pas le droit, non plus. Et j'en, je veux que ma petite sœur mette un stérilet, parce que la pilule euh, on lui a interdit pour tous les effets de santé et voilà. Et j'aimerais aussi qu'il y ait plus de, moins de honte autour de la contraception pour les jeunes filles. Parce que, on, la maturité sexuelle, elle est de plus en plus jeune. Même 191 si on est parents, qu'on a pas envie de savoir, c'est comme ça. Et qu'à partir de 16 ans, il faut se dire que c'est, que sa gamine, elle est expo- sée. On est exposée de plus en plus jeune à ça et euh, moi je pense que étant jeune, je n'ai pas été assez préparée et j'aimerais que d'autres, que les jeunes filles maintenant, soient plus à même de comprendre la contraception et les choix qu'elles ont parce que quand on les écoute, elles connaissent que la pilule. I2 : Ouais, c'est ça, mmm. E19 : Et je trouve ça un peu dommage, de bouffer à 19 ans ou 18 ans, des hormones, sans connaitre autre chose, quoi. I2 : Mmm et du coup, toi d'ailleurs, tes informations que tu avais sur la contraception, c'est, tu les tenais d'o ? E19 : Euh, c'est mon gynéco que j'ai eu après l'IVG, qui a été euh, parce qu'au début, c'est un médecin de famille, qui m'a prescrit la pilule et je pense que c'est la grosse erreur que j'ai faite. Euh, c'était quelqu'un qui voulait surtout pas s'emmerder (sourire) avec les détails et euh, et en fait je, le gynéco que j'ai rencontré était beaucoup plus ouvert, il m'a dit : Mais attendez, il y a plein d'autres choses. Euh, mais il m'a dit : Pour vous, c'est le stérilet. Et quand il m'a expli- qué, fin moi, je m'étais déjà renseignée un peu avant et ça a continué de me convaincre. I2 : D'accord. Et euh, oui sinon, c'est en discutant avec tes copines ou euh, pour le reste, tu avais pas forcément entendu parler de E19 : Voilà, ben quand je voyais pff, entre celles qui disent Olala, j'ai oublié ma pilule ! Olala , fin moi j'ai accompagné nombre de co- pines, pour la pilule du lendemain, parce qu'il y avait des oublis de pilule et je trouve que c'est déjà un stress, que à cet âge-là euh, on pourrait éviter. Et en fait, pff, je pense qu'on peut carrément faire une autre éducation des jeunes filles et je pense que si on prenait le temps de les écouter, quand elles ont 16-17 ans. Euh, ou les envoyer voir un autre médecin, pour qu'elles soient peut-être plus à l'aise qu'un méde- cin de famille. Voilà, je pense qu'on éviterait pas mal d'IVG en France. I2 : Mmm et du coup, pour toi, tu penses que tu as été assez informée par euh, bon peut-être pas assez par le médecin généraliste, assez par ton gynéco après ? Ou t'aurais besoin de plus d'informations ? E19 : Ouais, oui. Non, non non, j'ai un, fin là, j'ai trouvé un super gynéco qui est extrêmement pointu, qui fait vraiment les choses dans les règles et donc, dès que j'ai une question, je peux lui poser et je sais que j'ai la réponse tout de suite. I2 : Ok, ouais, c'est plus avant que tu avais pas été assez informée. E19 : Oui, étant jeune, je, fin c'est, je, avant, fin la pilule, je l'ai prise, on m'a jamais fait de prise de sang. Donc, on m'a donné une pilule, sans prise de sang, sans rien. Quand j'ai fait l'IVG, le médecin était euh, outré que je n'aie aucune prise de sang, rien du tout. I2 : C'est ce que j'allais dire, ouais. E19 : Et quand on m'en a fait une après l'IVG, quand on a vu que j'avais de, les taux d'hormones qui avaient augmenté, qui étaient trop hauts et qui étaient dus à la pilule ; c'est là o on m'a dit : Mais vous avez un risque d'infarctus, qui est énorme . Mais c'est, je pense, fin pendant 2 ans, on m'a jamais contrôlé, sur la pilule. Mon médecin traitant ne m'a jamais contrôlée, jamais une seule prise de sang. Voilà, donc je trouve ça, voilà. Je trouve qu'il y a pas assez de, il y a pas assez de considérations pour les filles de moins de 20 ans. I2 : Ouais, mmm E19 : Voilà et en fait, les filles, je pense que les jeunes ne se rendent pas compte de ce qu'implique un IVG, parce que quand on le vit une fois, moi euh, fin, moi le vivre une 2ème fois, je pense que je m'en remettrais pas. I2 : Mmm, ouais, ouais ouais E19 : Il m'a fallu 4 ans, pour m'en remettre d'un euh, donc non, on peut pas, c'est, c'est, je pense il y a pas assez de communication là- dessus. Puis on t'explique pas, comment va se passer l'IVG ! Haha ! I2 : Ben oui, ben non, mais c'est ça. On parle des risques d'IST et du coup, on tend à augmenter le préservatif ; sauf que le premier risque du rapport sexuel, c'est pas l'IST, c'est la grossesse non désirée et ça, on en parle pas, ouais. E19 : Voilà et je, et même pour ça, je pense qu'on devrait être suivie. Euh I2 : Après l'IVG ? E19 : Après l'IVG, pour en parler à quelqu'un, parce que on vit des choses qui sont pas faciles et Moi, j'ai eu un super gynéco, qui m'a beaucoup fait parler après, je pense que ça m'a beaucoup aidée. Je l'aurais pas eu, je pense que j'aurais encore eu beaucoup plus de mal à m'en remettre. I2 : Ouais E19 : Mais il manque, je pense, un suivi derrière, avec un psychologue ou un médecin. I2 : Alors, c'est proposé systématiquement, mais que pour les mi- neures. Après c'est, pour les majeures, c'est à toi de voir, fin voilà. Malheureusement, c'est pas suivi après. E19 : Ouais et moi, je pense qu'à 19 ans euh, t'es quand même un peu jeune, t'es pas encore vraiment et que tu prends ça en pleine tronche, et que t'es absolument pas préparée. Et j'aurais su ça, j'aurais mis le stérilet. J'aurais obligé mon médecin à me mettre un stérilet avant. I2 : Ouais, mmm E19 : Mais avant, je croyais que c'était que pour les femmes enceintes, qui avaient déjà été enceintes. I2 : Ouais, voilà, parce que tu manquais d'informations, mmm E19 : Ouais, alors que pour moi, c'est juste le truc parfait pour les jeunes, quoi ! Voire même vers 13-14 ; d'ailleurs, c'est pas assez tôt, les trucs euh C'est plus, justement, vers 16-17, y a plus de choses, vers 13-14 ; ils les considèrent plus comme des petites filles et y a encore moins de communication Pour moi, c'est trop jeune, en dessous de 16 ans et on a pas la maturité I2 : Ouais, c'est vrai que moi, à 16 ans, je pense à l'aborder et en général euh, je fais sortir les parents. Euh, mais par contre, à 13-14 ans, t'as pas l'idée, fin, sauf si elle, elle t'en parle. Mais moi, je sais que voilà, j'ai vu une petite jeune et j'étais gênée de lui dire qu'il fallait que je l'examine ; parce qu'au début, elle m'a dit qu'elle venait pour dou- leurs de règles, donc j'étais gênée de lui dire qu'il fallait que je l'examine, donc j'ai fait ça de manière Et elle me dit : Ah ben allez-y, de toute façon, moi j'ai déjà eu pleins de rapports, c'est bon, là. (Sourire) Et du coup, c'est ça, tu dis : Ah, mais t'as 14 ans ! Ah bon, ben d'accord, ok. Mais à 14 ans, on a pas l'idée E19 : On a complètement dénaturé, euh I2 : Ouais, voilà. E19 : Y a, ouais, je pense que si on communiquait plus, sur ce qu'on ressent après l'IVG, je pense qu'il y aurait moins de rapports sexuels, hein ! En tout cas, moins de, on prendrait plus le temps de réfléchir. I2 : Ouais, mmm, moins de non protégés. E19 : Voilà, non et puis euh Voilà, je trouve ça, juste un peu dom- mage que ; on a des stérilets pour personnes qui ont pas eu d'enfants, je trouve ça dommage, de pas en profiter. I2 : Mmm, de pas en profiter, ouais. E19 : Surtout qu'on connait pas les effets secondaires, à long terme du, de la pilule. I2 : Oui, alors maintenant, ouais, la pilule, ça fait plus de 30 ans qu'elle existe, maintenant. Mais euh E19 : Ouais, mais au final, les personnes qui ont là, 48-50 ans, c'était peut-être les premières à prendre la pilule I2 : Ouais, ben c'est ça, c'est que malheureusement pour elles, on donnait encore la pilule après 40 ans. E19 : Voilà et I2 : Maintenant, on sait que 35 ans-tabac, c'est arrêt total, fin contre- indication totale à la pilule et euh, 40 ans, avec ou sans tabac, de toute façon euh, c'est mieux d'arrêter. E19 : Ouais, parce que en discutant, fin y a eu, je, j'ai discuté avec 6 personnes qui ont eu un cancer du sein, donc y avait la mère d'un copain, y avait une amie à ma mère, des collègues de boulot ; et elles ont toutes eu les premières pilules et elles ont toutes eu la pilule jusqu'à 50 ans. Et le, les cancers se sont déclenchés après I2 : Ouais, mais voilà. C'est plus le fait qu'elles l'aient eu entre 40 et 50 ans qui a déclenché leur cancer, que le fait qu'elles l'aient eu avant. E19 : et c'était tous des cancers hormonaux. Moi, ça m'a complète- ment refroidie ! (rire jaune) Voilà. I2 : Ouais, ben c'est sûr, non mais, c'est sûr ! Ok, est ce que tu vois d'autres choses à rajouter ? E19 : Non, non non, c'est tout bon. I2 : Et ben, merci. E19 : De rien. 32 min Entretien 20 - 02/12/16 - Investigatrice 2 Domicile patiente I2 : Bonsoir, donc comme C. t'a dit, je fais une thèse sur le ressenti des femmes, l'opinion sur les moyens de contraception hormonaux ; donc du coup y a l'anneau, mais aussi la pilule, l'implant, le patch, le stérilet hormonal et le stérilet au cuivre. Donc c'est pour savoir, voilà, ce que, les effets secondaires ou les effets positifs que tu ressens, et ce que Voilà. E20 : Ok, nickel. I2 : Euh, juste du coup, pour faire notre synthèse, tu as quel âge ? E19 : 30 ans I2 : Ok euh, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? E20 : Je suis auxiliaire de puériculture. I2 : Ok, au niveau de ta situation familiale, du coup tu es en couple ? E20 : En couple, sans enfant. (Sourire) I2 : Tu as des projets Bientôt ? E20 : Bientôt, j'espère oui. (Rire) I2 : (sourire) Euh, est ce que tu as déjà eu une IVG ? Sur une E20 : Oui I2 : Ouais, sur un, sur une erreur de contraception ? Sur E20 : (hésite) Mm oui, sur euh, je m'en fichais. Je la prenais, je la prenais pas et puis, je savais que c'était possible de tomber enceinte et je suis tombée enceinte, voilà. I2 : Ouais, avec la pilule du coup ? E20 : Ouais, mais je la prenais euh, un jour, très irrégulièrement. (Sou- rire en coin) Donc je savais que ça pouvait arriver, fin j'y pensais 192 même pas, j'avais 20 ans, donc C'était même pas, voilà, c'était : Y a rien de grave, quoi. I2 : Mmm ouais, mmmm. D'accord. E20 : Après, ça l'est devenu. (Sourire) I2 : Voilà, c'est ça ! Après (Sourire en coin) E20 : Dans tous les cas, quand je suis tombée enceinte, là ça l'est devenu. Mais I2 : Ouais, Ok. Euh, et du coup, c'est qui qui te suit au niveau gynéco ? C'est ton médecin traitant, un gynéco E20 : Non, un gynécologue, j'ai toujours eu le même. Qui, avec ma mère et ma sœur aussi. I2 : Un gynéco, d'accord. Euh, est-ce qu'il y a un rôle de la religion, dans ton choix de contraception ? Est-ce que tes croyances influencent ? E20 : Du tout, non. Ah vraiment non, pas du tout. I2 : Non, pas du tout, d'accord. Euh, du coup, donc tu as commencé par la pilule. E20 : Oui I2 : C'était une que tu prenais 3 semaines et que tu arrêtais 1 semaine ? E20 : C'était tellement, je l'ai, je m'en suis, je l'ai tellement peu prise ! (rire) Je saurais pas dire, mais oui, je pense que c'était ça. Mais euh, je sais même pas si je l'ai pris euh, 5 mois. Je sais même pas, c'est sûr je l'ai pas prise un an, j'ai dû la prendre peut-être 3 mois ou Parce qu'après j'ai fait plus de pilule et quand je couchais sans rien et ben je prenais la pilule du lendemain, allez ! Voilà, je l'ai fait 2-3 fois, ça m'a réussi, puis je me suis dit : C'est un peu dangereux ce que je fais. (Rire) Voilà. Du coup, ouais, c'était très court. I2 : (sourire) D'accord et euh, parce qu'on t'avait pas expliqué les risques et tout ça ou parce que à l'époque E20 : Je m'en fichais complètement. I2 : Voilà, tu t'en fichais. Ok. Tu avais eu des effets secondaires ? E20 : Mmm, non, non pas d'effets secondaires euh, non. De ce que je me rappelle, non. Ca changeait rien ; fallait la prendre à heure régu- lière, mais. Non, j'ai pas eu d'effet secondaire. Mais elle était micro- do. , fin elle était, c'était une petite, quoi I2 : Oui, donc à part les oublis et du coup, la contrainte de prendre régulièrement, toi t'avais pas d'effets secondaires. En même temps, si tu la prenais pas très souvent. (Sourire) E20 : Mmm, non. Voilà, c'est ça. Non, mais voilà, c'est pour ça, je peux pas te dire, c'était, je sais que je l'ai jamais prise régulièrement, chaque jour à heure fixe, donc c'est sûr, j'ai pas vu d'effet, quoi. I2 : Oui, d'accord et est-ce que tu aurais d'autres, soit points positifs, soit points négatifs à dire sur la pilule ? E20 : Euh, ben y penser tous les jours. (Sourire) Déjà ça c'était, quand je, fin je savais que j'allais pas le faire, régulièrement, je savais que j'allais pas être A mon, à mon âge, fin à 20 ans, c'était vraiment le truc, c'était pas le premier de mes soucis euh, c'était coucher aussi. (Rire) Non, mais c'était vivre, donc c'est vrai que je m'en fichais un peu de prendre, voilà. Ouais, c'était la contrainte. C'était vraiment une contrainte, chaque jour, à heure à peu près fixe. Le stress de se dire, ben si je l'ai pas prise et ben, je peux tomber enceinte ! Moi c'est, tout ça, ça me gavait. I2 : (sourire) Ouais, mmm, ouais, Ok. Et du coup, après ton IVG t'es passée à quoi comme contraception ? E20 : A l'anneau. I2 : Tout de suite, à l'anneau ? E20 : Ouais I2 : D'accord E20 : Oui oui, je l'ai tout de suite pris. I2 : Ouais et euh, c'est toi qui en avais entendu parler ou c'est ton médecin qui t'a proposé, pour changer ? E20 : Mon gynéco. I2 : Ah oui ? D'accord. E20 : Ouais, c'est mon gynéco qui en a entendu parler et euh, que c'était une, voilà, il m'en a, comme il me l'avait proposé, le fait que ça soit euh, tu le gardes 3 semaines, t'y penses pas, tu te mets juste une alarme quand tu l'enlèves et une alarme quand tu remets un nouveau. Je trouvais ça, déjà moi, juste ça, je trouvais ça fantastique ! (sourire) Et euh, qu'il m'avait dit que, que ça faisait quelques temps que ça existait, donc qu'ils avaient un retour quand même euh, sur les effets et que c'était une pilule, fin c'était un truc qui était micro-dosé, qui était très faible et c'était hormonal. I2 : (sourire) Ouais, mmm, oui, voilà, c'est hormonal, mais tu as qu'une seule des deux hormones, alors que dans la pilule, y en a deux. Et ouais, qui diffuse en continu, mais ça fait pas, c'est pas des grosses doses. E20 : D'accord, Ok. Ouais, voilà et c'est le fait que ça soit diffusé en continu, et c'est ce qu'il m'expliquait, vu que c'est un anneau, c'était directement au bon endroit, dans l'idée, que je me rappelle de ce qu'il m'avait dit. Et je trouvais ça bien, pratique, en fait. Très pratique. Après, cher, mais pratique. I2 : Ouais, mmm. Oui, parce que c'est pas remboursé, du coup. E20 : T'en as une par an. Et c'est à peu près 15 euros par mois. I2 : D'accord. Et du coup, toi le fait de devoir le mettre à cet endroit-là et tout ça, ça te posait pas de soucis ? E20 : Non, aucun problème. Ça me gêne pas du tout. Je crains pas du tout ça. Ni le sang, ni mettre les doigts ou machin ; je m'en fous. (Sou- rire) I2 : (sourire) D'accord, ouais. D'accord et du coup, tu as pas eu d'effet secondaire particulier ? E20 : Rien. Ben, ce qui était bien, c'était déjà que ça soit, le fait que j'aie pas à y penser. Euh, et que, et qu'en fait, ça arrêtait toutes mes douleurs, en fait. I2 : Ah oui ? E20 : Parce que je suis migraineuse, à la base. Je fais encore des mi- graines, quand je vais avoir mes règles, mais là, ça les a complètement diminuées. I2 : D'accord E20 : En fait, je faisais, donc crampes de ventre à plus pouvoir, envie de mourir vraiment, je suis pas quelqu'un de, de douillette, mais là je pouvais plus me lever, je pouvais plus marcher. Des migraines, à en pleurer, fin plusieurs fois j'ai dit : Emmenez-moi à l'hôpital quoi, je vais mourir. (Rire) Et en fait, ça a arrêté mes maux de ventre, ça a arrêté et mes migraines sont beaucoup moins fortes. I2 : D'accord, oui elles sont au moment o tu as plus l'anneau. Les migraines, c'est quand tu as pas l'anneau. E20 : Oui, voilà, y a le jour o je l'enlève et elles sont 2-3 jours après, voilà, mais elles sont moins fortes, ouais. C'est facile de les faire partir, quoi. Avant c'était, c'était horrible, horrible. I2 : Mmm, d'accord ouais. Ben oui, parce que du coup, ça te met des hormones en continu, donc E20 : C'est ça, voilà. Fin je pense hein, que c'est lié, mais I2 : Mmm Et du coup euh, tu le ressens pas spécialement ? Ça te gêne pas ? E20 : Alors, moi pas du tout, je le ressens pas. Euh, je sais qu'il y a des problèmes pour celles qui ont les, le, qui sont rétro versé ou antéversé ; parce que j'ai une amie à ma mère qui l'est et en fait, il arrêtait pas de descendre. Et c'est pas du tout pratique, mais bon, moi j'ai pas du tout de soucis. I2 : Mmm, oui. D'accord et de tomber ? Toi tu l'as, il est jamais tombé ? E20 : Non, j'ai jamais eu de problème euh, je le sens pas du tout. Euh, par contre après, pour les rapports, c'est, ça, fin on m'a dit que ça, que dans certaines positions, tu, il le touche. J'ai vu aussi qu'il se pinçait et qu'il sortait avec. Mais enfin, rien, rien d'embêtant, quoi. (Sourire) Parce qu'en plus, j'avais lu sur la notice, que tu peux l'enlever pendant une heure. I2 : Oui, voilà. E20 : Donc ça va, si vraiment c'est gênant, tu l'enlèves, tu le remets. Tu le laves sous l'eau, tu le passes sous l'eau ; enfin voilà, quoi. C'est pas du tout contraignant. Non franchement, c'est, pour moi, je change- rais pas, jamais, je pense. I2 : D'accord. Ok euh, et les autres moyens de contraception, t'en avais entendu parler ? E20 : J'avais entendu parler du patch et ça m'avait pas mal effrayée, dans le sens o j'avais des connaissances qui l'avaient et euh, qui n'avaient plus de règles. Pour moi, ça c'est super choquant. Ne plus avoir de règles, je trouve ça, pas naturel ! I2 : Ouais, d'accord, mmm. E20 : Ne plus en avoir pendant 2 mois, puis d'un coup, en avoir pen- dant 2 semaines. Mais ça me choquait, quoi, je me dis : C'est pas la nature, c'est pas comme ça que ça marche. Tu vois, ne pas avoir de règles, fin je sais pas, non, voilà, c'était déjà le patch. I2 : D'accord E20 : Après, la pilule, je savais que j'avais testé, enfin j'avais à peu près testé et pour moi, c'était pas pratique et I2 : Et tu avais des migraines avec la pilule ? E20 : Ouais I2 : Ouais, quand même. E20 : Ouais, mais comme je t'ai dit, c'était très irrégulier, donc, mais ouais, j'avais des migraines, maux de ventre, pareil ; ça avait rien changé. Mais peut-être parce que c'était aussi une petite, une toute petite, quoi. I2 : Mmm E20 : Et sinon, les autres, ben après, tout ce qui est stérilet et tout ça, mais pour moi, stérilet c'est vraiment, j'ai cette idée que tu mets un stérilet, une fois que tu as eu des enfants, que tu as eu au moins un enfant. I2 : D'accord, parce que tu penses que ça joue sur E20 : Ou vraiment tu décides que pendant les, je sais pas, 3 ou 5 pro- chaines années, tu vas pas avoir d'enfant. Ça, je trouve ça, fin mettre un stérilet, pour un an après l'enlever, quoi. Fin, j'ai cette idée, hein. Voilà, mais oui, je connais. I2 : Mmm, d'accord. Oui, parce que là, toi tu enlèves ton anneau et c'est bon. E20 : Voilà, c'est ça. Ben voilà, c'est cette idée, pour moi c'est presque un acte, pas chirurgical, mais juste à enlever, je me dis, ça doit faire déjà tellement mal, fin bref. (Grimace) Fin j'ai une copine qui l'a enlevé, pour avoir un enfant, fin il parait que c'était pas obligatoire- ment très sympa, quoi. Mais après, voilà quoi. 193 I2 : Alors, normalement le retrait, c'est pas douloureux. Après, c'est la pose qui peut être un peu douloureuse. Après, ça dépend des gens, mais E20 : Normalement, ouais ouais, mmm Fin moi, j'ai vu ça, trop compliqué, fin voilà. Si t'es sure, c'est ce que je te dis, si t'es sure, c'est quand même, pour moi, c'est quand même un gros truc le stérilet, de se dire euh, fin je sais pas, voilà, pour moi, faut être sure que t'en veux pas, tout de suite, quoi. Bon, j'aurais pu avoir un stérilet, moi. J'ai toujours pas eu d'enfant, mais (Rire) I2 : Ouais, faut être sure que t'en veux pas, pendant un moment. Parce que ça fait combien de temps que tu as l'anneau ? E20 : 10 ans. (Rire) C'est ça. I2 : C'est ça, ah oui, d'accord. E20 : Ouais ouais, je pense à peu près 10 ans. Mmm et je trouve ça, fin j'aime bien, je sais pas. I2 : Ok E20 : Mais le stérilet, c'est surement plus économique, mais I2 : Ah ben oui, tu le paies qu'une fois et puis, c'est surtout que c'est remboursé, le stérilet. E20 : Si tu comptes 15 euros par mois, oui c'est sûr qu'à la fin, ton stérilet, il est payé, je pense. Je crois, ça fait à peu près 70 euros le stérilet, pour 5 ans. I2 : Oui, c'est ça. Ah mais oui, un stérilet, c'est hyper économique, oui oui. Ok euh, est-ce que du coup, tu vois d'autres avantages ou inconvé- nients ou effet indésirables ; même chez des amies, que toi, t'as pas spécialement eus, sur les contraceptions ? E20 : Euh, je connais qu'une amie, qui a eu, qui prend comme moi et pour elle, c'est aussi trop bien, donc On en a parlé, il y a pas eu de, y a, elle a pas de, non, j'avais, y a rien. Voilà, après voilà, c'est pas, physiquement non, j'ai pas vu de, de points négatifs. Je trouve que du positif, après voilà, c'est niveau sous o ça, ouais, c'est excessivement cher, quoi. I2 : D'accord, oui, c'est là que c'est plus. E20 : Et selon pharmacies, bien sûr, le prix varie. De presque 10-15 euros, quoi. I2 : Mmm, ah oui, quand même. E20 : Voilà, j'en ai pris, ben, tu peux prendre par 3 et euh, si je le prends tout seul, j'en ai pour 15 euros et si j'en prenais 3, j'en avais pour euh, on avait compté avec la pharmacienne et j'en avais un gratuit presque. Voilà, à peu près et selon les pharmacies aussi, fin moi, j'ai payé presque 18 euros l'un avec le lot de 3 et à un autre endroit, c'était 13 euros l'un, en lot de 3 quoi. I2 : D'accord, ouais. E20 : Donc, tu vois c'est, c'est juste ça, l'inconvénient vraiment, mais même si c'est ça, je continue à le prendre depuis 10 ans, donc moi, ça me va bien. C'est très pratique. I2 : D'accord, oui donc, le fait que ce soit des hormones, ça te gêne pas ? Finalement, la pilule, c'était la prise, mais c'était pas les hormones. E20 : Non, ouais, c'est ça, non. Non, puis c'est, fin j'ai jamais eu de soucis, ni de soucis en l'ayant, j'ai jamais eu de problème et ni en, pendant les périodes o je l'enlève, tu sais, t'as 3 ; on va dire, tu l'enlèves et 3 jours après tes règles, elles arrivent. Et ben, j'ai eu des rapports dans ces 3 jours là, fin je suis jamais tombée enceinte. Même pendant les règles, j'ai eu des rapports, fin je veux dire, j'ai jamais Voilà, j'ai pas eu de soucis. I2 : Oui, y a jamais eu de soucis, ouais. Ok et du coup, oui pareil, le fait que ce soit un corps étranger, bon, à ce niveau-là, ça te dérange pas. Et le stérilet, c'est pas le corps étranger qui te dérange ; c'est juste le fait que pour toi, il faut le mettre longtemps et pas E20 : Non, si euh, peut-être, fin j'ai cette idée de, d'un stérilet, j'ai presque l'idée que ça fait un T et un corps froid et euh, et qu'on puisse presque le toucher, fin je sais pas. Peut-être l'idée ouais, de l'objet même du stérilet, ouais. I2 : D'accord, alors que finalement, fin il peut toucher l'anneau, mais par contre, le stérilet, il est au niveau de l'utérus, personne fin E20 : Ouais, je sais pas. J'ai l'impression que c'est un truc dur, un truc, tu vois, comparé à l'anneau, c'est souple. (Mime de le plier) I2 : Ouais, alors oui, il est dur, mais par contre, il est pas accessible, parce que quand tu fais, voilà, quand tu as les rapports, ça va, l'homme il va jusqu'au niveau du vagin, mais il va pas dans l'utérus. E20 : Ouais ouais, bien sûr, mais I2 : Mais, oui, après, par contre, c'est dur, oui. E20 : Oui et c'est plus rassurant, dans le fait que ben, chaque, fin toutes les 3 semaines, je peux l'enlever, je le vois, je passe sous le robinet, j'en remets un neuf. C'est pas pendant 3 ans : Ben oui, il est là, t'inquiète. Alors, peut-être c'est cette idée-là. I2 : Mmm, oui, c'est le fait de le voir. E20 : Mmm et que ça soit moi qui contrôle, quoi. C'est moi qui décide. I2 : Ok et l'implant, ah oui, non, l'implant c'est, tu lui faisais pas confiance, non plus, tu m'avais dit. E20 : Non, après je sais pas hein, c'est une question que je me posais. Me dire, fin pour moi, c'est pas normal d'avoir pas de règles ou que ça soit super irrégulier, quoi. I2 : Mmm, ouais. E20 : Puis, c'est un truc, fin ça fait quand même une chirurgie. Tu mets, je sais pas, tu mets un truc sous ta peau euh, pour moi, sous le bras, j'arrive pas bien à comprendre Que ça soit là (montre son bras), pourquoi c'est pas plutôt là dans l'aine ou je sais pas, un truc comme ça, dans le (Sourire) Tu vois ? I2 : Oui, alors le, la localisation, c'est parce que c'est plus simple d'accès, parce que t'as moins de gras, que on le sent et on peut l'enlever. E20 : Non, mais voilà, ouais. Je pense, ouais. I2 : Euh, en soit, après, de toute façon, c'est des hormones qui vont diffuser dans le sang et qui vont agir après. Mais, oui oui E20 : Mmm, ouais ouais, bien sûr, non mais on dirait que tu mets une puce, quoi ; voilà ouais, tu vois. Moi j'aime pas ! Ouais ouais et puis même, j'aime pas, ouais ça m'avait, ça m'avait choquée. Alors, après peut-être que si ça, je sais pas, le patch, comment ça fonctionne, est-ce que ça, ça fait que t'as pas d'ovulation ? Ou c'est, y a une ovulation ou ça tue l'ovule. I2 : Alors, c'est comme ton anneau, du coup, c'est des hormones qui vont diffuser en continu euh, sauf que du coup, là elles passent par le sang, alors que l'anneau, c'est comme le stérilet, elles agissent en local. Euh, ça empêche, une grande partie des ovulations. Après, il y en a quand même quelques-unes, mais du coup, c'est pareil, comme ton endomètre, ton utérus s'est pas développé, même si tu ovules, y aura pas moyen de se fixer. E20 : Ouais, d'accord, mmm y aura pas de nidation, quoi. Ok, d'accord, mais tu vois, j'aurais pas pensé, maintenant que c'est dit. I2 : Voilà, oui et du coup euh, mmm dans ton choix, toi, c'était surtout pour le côté pratique, que tu mettais 3 semaines et que tu étais tran- quille. Est-ce que le, l'efficacité a joué un rôle dans ton choix ? Est-ce que pour toi, tu, y en a qui sont plus efficaces que d'autres ? E20 : Mmm, je connais pas, parce que franchement, j'étais jeune et ça me, c'était surtout l'idée du pratique. I2 : Voilà, c'est ça. E20 : Mais euh, après l'efficacité euh, j'en avais jamais entendu parler. Clairement, je pense que même maintenant, ça commence à être connu, un peu l'anneau. On en parle, mais I2 : Voilà et c'est pour ça que ça m'étonne que tu l'aies depuis 10 ans ; parce que je me dis, en fait, on en parlait pas avant. E20 : Ouais, ah ouais, on en parlait pas du tout. Fin moi, j'étais très étonnée, je connais une copine qui a ça et elle était étonnée que Mais on a la même gynéco. (Sourire) I2 : Ah ben, voilà. (Sourire) E20 : Voilà, mais euh, quand j'en parle à des gens, ils savent, ils con- naissent pas encore. Certaines personnes disent : Ah oui, l'anneau. Fin, ça les choque, quand tu leur expliques, c'est comme un joint de toilette, que tu plie, tu rentres (beurk) ; ça les choque. Mais non, c'était pas, ouais. Je sais plus ta question. I2 : C'était pas sur l'efficacité. (Sourire) E20 : Voilà, non. Pour moi, fin, surtout j'ai une totale confiance ; je veux dire, si c'est vendu, quand même, ça doit quand même être effica- cité, au moins 99, 9%, tu vois. Après, y a des ratés, parce que c'est vraiment exceptionnel, je pense. Mais, voilà. I2 : Oui, Ok. Et les autres, c'est pareil ? Fin, c'est plus, voilà, le fait de pas avoir de règles, le fait, mais sinon, c'est efficace. E20 : Ouais, voilà. Oui oui, même la pilule, fin voilà. Si tu fais bien les choses ! I2 : Oui voilà, si tu l'oublies pas, c'est efficace, mais par contre E20 : C'est comme l'anneau, si tu décales d'une semaine et que tu prends pas pendant une semaine, enfin voilà. Si tu l'oublies pendant 2 heures, si tu le mets pas au frigo pour le garder, si tu le mets à tempéra- ture ambiante, c'est sûr que ça va peut-être pas fonctionner, quoi. Ca va peut-être pas te protéger. I2 : Mmm, voilà c'est ça, mais sinon. Ok euh, est-ce que, donc on a dit qu'il n'y avait pas de rôle de la religion, est-ce que ton partenaire euh, influence ou influencerait tes choix, si par exemple, il avait pas voulu l'anneau parce que ça le gênait ? E20 : Non I2 : Ça aurait pas Voilà, c'est toi qui décides. (Rire) E20 : (rire) Non non, c'est mon corps, j'ai envie de dire : C'est bon, c'est (Rire) Voilà. Même pour moi, faudrait qu'il paie la moitié, mais bon, après c'est un choix. (Sourire) I2 : (sourire) Mais oui, t'es pas la première à le dire. E20 : Non non, mais même une fois, j'ai eu cette réflexion d'un ex, à l'époque, qui m'avait dit : Ben, je te paierai la moitié, parce que c'est normal, en même temps, tu le fais pour moi, mais Fin tu le fais pour toi, mais tu le fais aussi pour moi. Pour moi, c'était logique sa ré- flexion parce que ben, oui, t'as pas envie de faire l'amour avec un préservatif, mais t'as pas envie d'enfant non plus. Et c'est - I2 : Oui, c'est ça, mmm. Autant les autres, ils sont remboursés, donc c'est normal qu'ils participent pas, mais E20 : Oui voilà, parce que tu paies pas, voilà. Mais euh, là c'est, mais après, on a jamais vraiment parlé, il connaissait pas non plus M. , fin mon copain de maintenant. I2 : Ça le dérange pas ? 194 E20 : Non, ça l'a jamais, voilà, il m'a dit : Je l'ai senti. Mais euh, il sait que pour moi, que je trouve ça pratique, donc je pense que c'est ce qui compte. Mais c'est, il, c'est aussi, ça le, ça le rassure aussi parce que, voilà j'y ai, je dois y penser 2 fois par mois et que c'est un truc qui est sûr. I2 : Mmm, ouais, mmm. Ok et du coup, quand on parlait du préservatif euh E20 : (rire) Vas-y, poses la question. (Rire) I2 : Ben, du coup, fin est-ce que tu vois des points positifs ? Est-ce que, qu'est-ce que tu E20 : Je pense déjà, à la base, on a tous été un peu, dans l'idée de : C'est pas pratique, c'est pas agréable pour la sensation. Mais sinon, c'est beaucoup les garçons qui nous ont mis ça dans la tête, à la base. Mais par ailleurs, non, ça me gêne pas, après, c'est vrai que quand t'es pas à l'aise, quand tu commences à avoir des relations, c'est vrai que t'es pas à l'aise, alors te dire qu'il faut que tu mettes, que t'ouvres ton préservatif, que tu le mettes dans le bon sens, qu'y ait tout ce temps o, qui, qui dure entre le moment o tu vas avoir un, fin o tu es excité et o tu vas avoir un rapport ; ça fait un peu chier d'avoir ce temps mort o faut que tu mettes un préservatif. Que ça soit souvent toi, parce que faudrait que ça soit toi qui le mettes à chaque fois. Fin voilà, c'est une bonne protection ! Après y a les préservatifs féminins, j'ai vu, j'ai touché euh, c'est encore plus, c'est encore, je pense que personne s'en sert. C'est la merde. (Rire) I2 : C'est ça, c'est quand même plus compliqué, ouais ouais. E20 : Le prix euh, la merde, compliqué, pas du tout, fin ça, fin je pense, ça casse le moment, quoi. De mettre un truc comme ça, ça doit pas donner trop envie. Mais euh, le préservatif, non, c'est, je pense que c'est la première, première protection qui a existé. Fin, c'était le plus logique, quoi. Donc voilà, c'est bien pour les MST, les, toutes les, toutes les autres merdes. I2 : Mmm, voilà c'est ça ; au moins au début, voilà. E20 : Voilà, c'est sûr. Mais moi à la base, ouais, c'est vrai que le préservatif, pour moi, c'était vraiment contre les maladies. (Baisse le ton) Clairement, je l'ai très peu pratiqué le préservatif. Une fois, on a eu une conversation avec, je me rappelle c'était V. qui m'avait dit : Mais t'es folle, tu te rends pas compte, avoir le SIDA ? ! Parce que j'avais fait de la merde, j'attendais des résultats et, pour le don du, j'avais fait un don du sang et ils m'avaient dit : Va falloir prendre contact avec votre médecin. Ils m'avaient pas dit, j'ai pas le SIDA ou j'ai le SIDA, juste Prenez contact . J'ai cru que j'allais mourir, en me disant, ben c'est un problème et il veut pas me le dire lui-même, quoi. Non, c'est juste, je faisais une anémie, voilà. Mais bon, je peux te dire, ça m'a Il m'a dit : Mais t'es folle, tu te rends pas compte, quoi ! I2 : Mmm (étonnée), ben ouais ouais ! E20 : Tu peux avoir le SIDA ! Mais là, c'était le fond fond du trou ! Mais voilà. Mais oui, moi je trouve ça bien, le préservatif, c'est vrai que ça devrait être la base, c'est la base, je pense, de tous les premiers rapports. Fin (sourire) I2 : Voilà, au début, après E20 : Voilà, enfin, je pense que les premiers rapports, personne en met ! (rire) Je pense. Mais voilà. Non, c'est très bien le préservatif. C'est vrai, c'est pas ce qu'il y a de plus pratique. Clairement. C'est pas ce qu'il y a de plus sexy, c'est pas ce qu'il y a de plus euh, je sais pas, après je sais pas combien ça coute, 2 euros ? Non, je sais même pas, je vois même pas le prix que ça peut couter ; même les boites euh I2 : Je sais plus du coup, mais ouais, par rapport au féminin, c'est beaucoup beaucoup moins cher, mais E20 : C'est un truc que tu vas ouvrir, jeter euh, à chaque rapport, va falloir que t'en ouvres un autre, fin je, y a ce truc qui casse un peu, tout le truc naturel et beau. Voilà. I2 : Oui, voilà. Euh, du coup, ce qui te dérange dans le mode de fonc- tionnement, on l'a dit. Euh, est-ce que tu penses qu'il y a des âges ou fin des périodes dans la vie o certaines contraceptions sont contre- indiquées ou au contraire, certaines plus adaptées ? Ou est-ce que c'est vraiment, fin au choix de la patiente ? E20 : Ah ben, c'est sûr euh, moi je pense que pilule, après voilà, je pense que c'est un choix de la personne, de la patiente aussi. Mais déjà pilule, quand tu commences dans ta vie sexuelle, je trouve que c'est le pire au monde, quoi. Tu sais, tu sais, fin je veux dire, t'y vas avec ta fille, tu sais que ta fille, elle va pas. A moins qu'elle soit super carrée à 16 ans, je pense que c'est à peu près l'âge o y a les premières rela- tions, 15-16 ans, mais te dire que tu, déjà elle a pas envie d'aller en cours, qu'elle a pas envie, fin tu vois, elle a envie de vivre, elle vient de découvrir sa sexualité et tu lui dis que chaque jour, à une heure précise, il va falloir qu'elle prenne un médicament. Je pense que, je sais pas, si y a des études qui ont été faites sur les personnes qui le prennent régulièrement, mais ça doit être ; je pense qu'une pilule, c'est pas la bonne idée, au tout début de ta sexualité. Mais euh, sinon l'anneau, ça peut être vite, si t'aimes pas déjà mettre tes doigts, fin je sais pas. C'est comme le tampon, y en a il leur faut avec applicateur parce que mettre les doigts et le pousser au fond, ça les traumatise. J'ai découvert ça avec ma cousine qui me dit : Beurk, je veux pas toucher. Mais c'est ton corps ! (rire) Fin je sais qu'il y en a plein, je suis sure que I2 : Mmm. Ah oui oui, y en a qui mettent même pas de tampons, parce qu'elles peuvent pas, ouais ouais. E20 : Voilà, voilà, bon ben voilà, pour l'anneau laisse tomber, alors. Mais, je pense c'est vraiment, c'est chaque personne, chaque femme. Mais après, ouais moi, la pilule, quand tu commences à avoir une sexualité euh, ça, faudrait I2 : Pour les jeunes, ouais. E20 : Pas le patch, mais c'est vrai, comme on dit, ça fait vraiment genre : Ah ben, c'est une nouvelle vache qui peut procréer, on lui fout une petite puce ! (Rire) C'est vrai que ça fait un peu dégueu, comme ça, mais Après faudrait peut-être préservatif, tout simplement. Ou encore mieux expliquer le fait que tu peux, (baisse la voix) que tu peux, que si tu te protèges pas, tu C'est tout, la protection ! Parce que en même temps, si tu te protèges avec le préservatif, c'est, t'as ni les maladies, ni le bébé ! I2 : Oui, voilà, s'il a bien été mis. E20 : Ça serait pour moi le plus logique. Parce que pour moi, c'est, fin souvent on dit : Voyez, ma fille, elle a des rapports. Faut l'amener chez le gynéco, faut qu'elle ait une, fin faudrait qu'elle ait une pilule, fin une contraception. Euh, ben je sais pas, moi ça me, je trouve ça abusé. T'es pas obligé d'aller chez le gynéco, dès que t'as déjà eu des rapports, il faut que tu prennes une pilule. Le plus dangereux, c'est de mourir d'une maladie que d'avoir un enfant ! I2 : Mmm, ouais. E20 : Donc, moi ça serait plus dans ce sens-là. En parler, fin pas besoin de voir ton gynéco, vois-moi moi, parle-moi, je vais te dire pourquoi, prends, je te les paie tes préservatifs, quoi ! (rire) C'est, y a pas de soucis, voilà, plus, voilà. I2 : Et d'ailleurs, au niveau de tes informations, sur la contraception et tout ça, c'est ton gynéco qui te les a données ? E20 : Par rapport auxquelles ? Par rapport à tout ? I2 : De manière générale, ouais. Sur ce que tu sais, parce que tu dis, faudrait plus nous informer sur le risque d'infections et E20 : Ben c'est que je me foutais de tout, donc j'étais, je suis passée par, je suis tombée enceinte, j'ai eu peur pour le SIDA euh, et mainte- nant quand tu regardes, tu te dis, ben voilà, je me suis renseignée parce que j'ai eu toutes ces peurs et je suis passée I2 : Mmm et du coup, tu penses que t'avais pas été assez informée par ton médecin ou par ? E20 : Je pense que c'est pas le fait d'être informée, je pense que c'est le fait que tu t'en fous de ce qu'on va te dire. T'es pas, c'est comme dire : Je mourrai jamais en voiture. Je suis un bon conducteur, ça m'arrivera jamais. I2 : Ouais, tant que tu l'as pas vécu. E20 : Voilà, puis voilà : T'inquiètes, je ferai attention, mais pourquoi, ça m'arrivera pas à moi. Tu vois ? Voilà, une fois que ça t'arrive une fois, tu fais attention parce que c'est pas non plus, pff c'est un peu horrible à vivre quand même. (Rire) I2 : Mmm, voilà, c'est ça, quand ça t'arrive E20 : Si mais après, si mon gynéco, même à l'école, le préservatif, on en a parlé et puis, avec les copines, les copains, je pense, tout ça. Ouais. I2 : Ok est-ce que tu vois d'autres choses à rajouter ? Ou est-ce que tu as des questions ? E20 : Non, je pense que j'ai tout bien raconté. (Rire) Voilà. I2 : (rire) Et ben, merci. 24 min Entretien 21 03/12/2016 Investigatrice 1 Domicile patiente Introduction, présentation de la thèse, recueil du consentement oral. I : On commence par quelques petites questions pour faire connais- sance, quel âge as-tu ? E21 : 30 ans. I : D'accord, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? E21 : Ben là je travaille sur le tri des déchets, je m'occupe de la gestion des déchets, donc en général, j'ai toujours travaillé sur l'éducation environnementale. I : D'accord. Et tu disais tu travailles dans les écoles ? E21 : Oui on fait aussi des animations pour les enfants, animations adultes, enfants, beaucoup avec le public, sensibilisation, porte à porte I : D'accord, donc ta situation familiale ? Donc en couple, un enfant. E21 : Oui du coup en couple, un enfant, et ouais, donc là ça fait bizarre parce que je te l'annonce maintenant, mais donc hier on a fait une échographie et donc je suis enceinte. I : Du coup donc des projets immédiats, oui ! Est-ce que tu as déjà fait une interruption volontaire de grossesse ? E21 : Non. I : D'accord, quel professionnel de santé fait ton suivi gynéco ? Du coup plutôt médecin généraliste, les 2 ? (SF) E21 : Oui du coup plutôt médecin généraliste. I : D'accord, les connaissances que tu as sur la contraception, qui est-ce qui te les a données ? 195 E21 : Ben, un peu mes parents I : Est-ce que c'est les médecins, le planning, l'école, choses comme ça ? E21 : Euh, l'école très très peu. Surtout mes parents oui oui. Mes parents avaient pas de problème avec ça parce qu'ils travaillaient toujours dans le service public, un peu milieu santé, du coup, mon père a travaillé avec des gynécologues aussi, donc ils m'ont toujours donné un peu des infos. I : D'accord, est-ce que tu as des croyances religieuses qui peuvent interférer avec tes choix de contraception ? E21 : Non, non pas du tout. I : Non. D'accord, bon et du coup, pour le mode de contraception actuelle on va peut-être plutôt prendre celui de juste avant ! E21 : Alors, si on prend la relation avec T, en fait j'ai utilisé la pilule pendant 10 ans et après j'ai décidé d'arrêter. En fait je l'ai utilisée parce qu'elle m'a été conseillée par le gynécologue, quand j'avais 20 ans. Il m'avait dit, c'est la contraception, c'est sûr à 100%, comme ça tu es tranquille. Comme j'avais une relation fixe euh, voilà. Et donc j'avais une confiance aveugle, pour ça, c'était le médecin qui avait dit ça. Mais donc après je pensais que ça pouvait être un peu fort sur mon corps, et du coup j'ai décidé d'arrêter, et du coup j'ai utilisé surtout des préser- vatifs, euh, et comme j'avais une relation stable avec une personne en qui j'avais confiance, ben j'ai commencé à observer un peu mon cycle. Pendant 6 mois, j'avais écrit sur un papier de forme circulaire, tout. Les sentiments de la journée, euh, mes pertes, ou quand ça arrivait les cycles menstruels et tout ça. Et j'ai remarqué qu'il y avait des choses qui revenaient à chaque fois. Et j'ai cherché d'écouter un peu mon corps pour comprendre un peu quand j'étais plus fertile ou moins. Et du coup, on a commencé, ben déjà on savait que si un enfant arrivait ça nous allait bien. On était un peu relaxé sur ce point de vue. Mais donc on a arrêté un peu d'utiliser le préservatif et de suivre un peu ma fertili- té. Et du coup c'était plutôt quand on savait qu'il y avait plus de chance d'avoir un enfant on mettait un préservatif, et quand y avait moins de chance on n'en mettait pas. Et voilà, après on a décidé d'avoir un enfant, donc on a arrêté ça. Donc euh, je pense que je vais recommen- cer ça après. I : D'accord, du coup t'as fait ça complètement toute seule, t'as lu des trucs, t'as eu une formation ? E21 : J'avais surtout parlé avec des amies qui avaient vu des choses. Donc je pense que comme j'étais pas stressée, parce que je savais que notre projet de toutes façons c'était au bout d'un moment de tomber enceinte, je l'ai fait un peu comme ça, ça m'a plu, j'ai commencé à sentir des choses. Euh, là j'ai perdu beaucoup de sensibilité parce que j'ai passé presque 2 ans sans règle, donc ça a un peu changé le cycle, par contre je pense qu'après quand on décidera d'avoir plus d'enfant, j'aimerais bien au moins lire quelque chose sur le cycle féminin qui puisse vraiment m'aider pour être plus sûre. I : Tu pourras demander à M (Sagefemme), elle a fait une formation. Après pour que ce soit fiable c'est mieux ! Du coup on va rentrer dans le vif du sujet, on va parler des différents moyens de contraception, tu me dis ce que tu en penses, si tu vois des points positifs, négatifs, ce qui te freinerait à les utiliser, et au contraire les avantages qu'ils présentent les uns par rapport aux autres quoi. On commence peut-être par la pilule que tu connais ? Quels sont les, qu'est-ce que ? E21 : Ben, moi je trouvais comme avantage, j'étais tranquille, et aussi le fait que tu as pas cet obstacle, voilà comme le préservatif, pour le couple, ben au niveau du plaisir. Tu y penses pas, y a rien que tu dois faire, et du coup c'est pour ça que moi je l'aimais et je l'utilisais. Par contre je pense que c'est quand même une grosse charge d'hormones sur notre corps et moi je pense qu'on n'est pas tout à fait informés sur ce que ça peut faire. Parce que je me suis dit, de toute façon, je l'ai prise pendant 10 ans, ce qui devait arriver à mon corps c'est fait, je pourrai pas réparer ça, donc si y a des effets négatifs, je veux pas trop les savoir donc je dis bon tant pis. I : Tu penses qu'il y en a ? E21 : Je pense que quand on fait des études sur les médicaments, y en a qui ont peut-être des effets directs, donc on peut dire que la cause, c'est le médicament, d'autres c'est peut-être des effets sur le long terme, que c'est difficile à détecter, et du coup comme toutes les choses, comme pour les vaccins, que y a pleins de polémiques, il y a pleins aussi d'opinions contraires, moi je me retrouve dans une jungle o je ne sais pas qui croire et à qui faire confiance, donc je me suis dit que si je la prends pas, ben j'ai pas de risque sur ça au moins ! I : D'accord, et quel genre de risque tu craindrais ? E21 : Ben, moi par exemple, d'être infertile j'avais peur, mais c'était ma construction personnelle, j'ai lu nulle part ça. Après je me suis dit que ça ben de toutes façons les médicaments, en général pour l'environnement c'est pas super, comme apparemment dans les urines, y a dispersion qui après rentre dans l'eau et qu'on peut pas l'enlever de l'eau et du coup ça reste dans la nature après. C'est aussi une période de ma vie o je ressens de pas en avoir besoin donc je sais pas quel risque ça pourrait avoir, mais un risque de santé, voilà. I : Un risque de santé, d'accord, donc l'infertilité, la nature, d'autres choses ? E21 : Hum, moi je connais pas suffisamment bien les hormones I : Non mais après des choses que tu aurais ressenties, ou entendues, je sais pas. E21 : Je pense que j'observais pas suffisamment mon corps avant pour observer une différence, et du coup je pourrais pas dire si quand je l'utilisais, sur mon humeur de la journée ou quoi, elle a eu des in- fluences. Pour moi, vraiment, c'était une chose que j'écoutais pas. I : D'accord, est-ce que t'y vois d'autre désavantage, contrainte à la pilule ? E21 : Non I : C'était pratique pour toi ? E21 : Oui, j'avais un réveil sur mon téléphone, les horaires ça me dérangeait pas, maintenant peut-être que j'ai moins mon téléphone à côté de moi ce serait peut-être plus compliqué. I : D'accord E21 : Et le prix non plus, parce que moi apparemment, je prenais une pilule qui était très très vieille et elle coûtait 2 je crois la bote. I : Et elle était pas remboursée ? E21 : Je sais pas c'était en Italie. I : D'accord, et, euh, le stérilet, qu'est-ce que tu ? E21 : Eh ben je connais, je crois que C (SF) nous avait parlé de plu- sieurs moyens, mais je sais plus lequel I : Et ben il y en a 2, on peut les faire séparément si tu veux, y en a un qui est au cuivre et l'autre qui est hormonal aussi. E21 : D'accord, et il a quelle forme, il est en bâton ? I : Il est en T. E21 : Oui en T elle nous avait montré ça et en fait tu laisses pendant plusieurs années ? Je m'en rappelle plus. I : Oui en fait c'est un dispositif en T qui se met dans l'utérus et qui vient empêcher euh E21 : Oui, je crois que C nous avait montré ça, euh, I : Tes parents ils t'en avaient pas parlé ? E21 : Hum, non, non non. Mes parents ils m'ont parlé que du préserva- tif et de la pilule en gros. Après je savais qu'il y avait d'autres choses mais comme moi j'avais jamais vraiment posé des questions I : On t'en a jamais parlé spontanément quand tu venais renouveler ta pilule ? E21 : Non pas du tout. Je dois avoir entendu la liste des choses qui existent mais je suis jamais allée vraiment au fond des choses. Et ça je pense que pour moi le problème ça serait que j'utilise la Mooncup, pour les règles, tu sais la cup, et du coup je sais pas si c'est compatible, parce que récemment une copine m'a dit qu'elle voulait le mettre mais qu'elle pouvait pas. I : Ah, non c'est pas incompatible, faut juste faire attention quand on retire la coupe, à ne pas attraper les fils et tirer dessus. E21 : C'est vrai que quand C nous a présenté ça, on s'est dit que c'était pas mal, mais comme on n'était pas intéressés pour tout de suite, on s'est pas non plus trop posé la question. Donc en premier moi ça m'intéresserait de réapprendre l'écoute de mon corps, mais je vais pas exclure un jour d'utiliser quelque chose comme ça. Et je connais pas les contraintes, à part peut-être le prix ou le fait de le mettre, mais ça, ça me dérangerait pas trop. I : Le prix, ben, c'est remboursé, après la pause, ben faut voir, est-ce que c'est quelque chose qui pourrait te faire peur ou ? E21 : Non, je me dis, si je dois le faire, ça va, c'est fait exprès aussi quoi ! I : Oui c'est sûr, et puis t'auras déjà accouché quoi. Donc E21 : Voilà, le pire est passé ! I : Puis surtout le col il est un peu ouvert une fois qu'un bébé y est passé. Donc ça passe plus facilement que chez une fille qui n'a pas encore eu d'enfant. Ouais donc du coup tu connais pas bien, tu sais pas bien les avantages ? E21 : Je connais pas A part que quand tu l'as mis, pendant des années tu vas être tranquille, tu vas pas te poser de question. I : Et du coup tu sais comment ça fonctionne ? E21 : Ben non. I : Du coup c'est le cuivre qui désactive les spermatozoïdes en fait, donc y a pas de E21 : Et du coup tu disais y a le hormonal ? I : Oui, alors du coup celui-là il va plus modifier la glaire, et puis bloquer l'ovulation dans la plupart des cas aussi. E21 : Ah, un peu comme la pilule alors ? I : Un peu comme la pilule mais en beaucoup moins dosé, et avec une action surtout locale et moins générale, avec moins d'effets indésirables du coup, enfin, c'est des plus petites doses quoi. Après ça dépend du profil des femmes. Celles qui ont des règles très abondantes, très douloureuses, vont plutôt préférer celui aux hormones parce qu'il va diminuer les règles, et les femmes qui ont des règles qui sont pas trop abondantes tolèrent bien le cuivre. Après y a aussi les effets indési- rables des hormones. E21 : C'est vrai que quand je prenais la pilule, euh, je me rappelle que j'avais des règles très régulières, très limitées, et j'ai découvert les règles douloureuses après. Mais j'ai jamais eu vraiment des règles trop douloureuses vraiment. Et puis ça va. I : Et après la grossesse on peut avoir des règles un peu plus fortes aussi. 196 E21 : Oui c'est vrai. I : Et du coup alors avantages, commodité, désavantages, contraintes, effets indésirables, tu as des choses à dire sur le stérilet ? E21 : Non, comme je connais pas trop I : Ok, l'implant ? Est-ce que tu connais un peu ? E21 : Non, essaie de décrire pour voir ? I : L'implant c'est un petit bâtonnet en plastique de la taille d'une allumette à peu près et qui se met dans le bras et qui diffuse des hor- mones. E21 : Ah, je pensais que c'était comme un pansement ? I : Ah, un patch ? Non, y a le patch aussi E21 : Oui ça existe aussi ? I : Oui, y a le patch aussi. E21 : Oui, ben non, du coup ça m'intéressait pas trop comme il relâche des hormones. Je pense que je préfère soit quelque chose de mécanique soit naturel on va dire. I : D'accord, du coup, le patch et l'anneau pareil tu ? E21 : Oui, non, ça me dit pas. L'anneau c'est pareil, mais c'est à l'intérieur et ça relâche des hormones aussi ? I : Oui, voilà c'est comme l'implant ou le stérilet, quoi c'est un petit dispositif en plastique que tu mets dans le vagin et qui diffuse les hormones pendant 3 semaines E21 : Oui l'anneau je connaissais dans ma liste des choses existantes, mais non du coup c'est Comme j'ai décidé d'arrêter la pilule pour arrêter de prendre des hormones, ben ceux-là, même si y a moins de relâchement d'hormones, et une action plus locale, ça m'intéresse moins. Je pense que quand je reprendrai les choix, je prendrai un choix avec T (son compagnon), on prendra un choix ensemble, euh, voir ensemble euh, ce qui nous convienne. Mais je pense que je cherche d'utiliser des médicaments de moins en moins en général, aussi pour reprendre confiance que mon corps il est fait pour vivre dans ce monde et aussi se défendre tout seul. Et aussi quand j'ai commencé à m'écouter pour ma fertilité tout ça, j'ai senti des choses que je pensais pas pouvoir sentir, donc j'ai bien aimé comme expérience. Mais il faut quand même du temps, et du coup, j'espère pouvoir le refaire après le prochain bébé. I : D'accord, et du coup, tu parlais de T, il a une influence sur le choix ? E21 : Ben, non, sur ça il m'a toujours dit, quand je lui avais annoncé que j'arrêtais la pilule, il m'avait laissé choisir, il m'a dit c'est ton choix, et euh, en même temps, je sais qu'il préfère ne pas utiliser un préservatif, mais il m'a jamais forcée dans ce sens, ou dit, moi je préfère pas l'utiliser donc prends autre chose. I : Oui il t'a jamais imposé E21 : Non, mais je connais sa préférence. Il préfère sans préservatif. I : D'accord, mais par rapport au fait que tu écoutes ton corps ou que tu prennes la pilule, ou que tu mettes un stérilet est-ce qu'il a E21 : Ça on n'en a jamais vraiment parlé en profondeur, parce que quand j'ai arrêté la pilule, c'était pendant les premiers 2 ans o on n'habitait pas ensemble, I : C'était avant le bébé ? E21 : Oui, et du coup on se voyait 2 mois, et après on se voyait pas pendant 3 mois, donc, aussi nos choix personnels étaient très indépen- dants, donc on prenait pas forcément le temps de décider ensemble les choses comme ça. Donc je l'avais informé mais il m'a laissé, il m'a dit d'accord. I : D'accord. E21 : Mais du coup je pense que comme là on réfléchira ensemble pour le futur, euh, lui aussi il sera plutôt pour des moyens soit mécaniques soit naturels, on va dire, et pas des médicaments. I : D'accord, mais par rapport à l'écologie du coup ? E21 : Oui, mais après il me laissera le choix, si je dis je préfère le pansement comme ça j'y pense pas, il me laissera faire. I : D'accord, est-ce que tu as des choses à ajouter par rapport à l'un ou l'autre des moyens de contraception ? E21 : Ben, peut-être que ouais c'est peut-être un peu dommage que ce soit toujours du côté de la femme. Et après c'est comme ça, ça m'a pas non plus trop dérangée. Après quand il me dit c'est ton choix, c'est ton corps, du coup c'est moi qui dois prendre le choix. Finalement après c'est toujours toi. Après, non rien, moi ce que j'ai apprécié du préserva- tif c'est que ben à chaque fois que j'ai eu des relations que c'était pas mon copain fixe, moi j'utilisais toujours le préservatif, même si je connais la personne, si je la connais pas jusqu'au fond, je vais utiliser aucun autre moyen de contraception. Ça m'est arrivé dans les 10 ans que j'utilisais la pilule, d'avoir des relations passagères, avec d'autres personnes, et j'ai toujours imposé le préservatif. I : D'accord, pas par rapport à la contraception du coup ? E21 : Ouais, ben par rapport aux maladies. Oui, parce que du coup j'étais déjà protégée par la pilule. I : D'accord, est-ce que tu penses qu'il y a des âges o il y a des contra- ceptions plus conseillées que d'autres ? Est-ce qu'il y a des périodes de la vie o c'est différent, en dehors du désir de grossesse ? E21 : Ah, oui, d'un côté I : Pour une adolescente euh E21 : Oui, moi je me dis que pour une adolescente, ben en fait comme je t'ai dit je connais pas à fond les effets négatifs des hormones, mais dans l'âge de la croissance, on va dire jusqu'à 20 ans, moins on prend de médicaments, mieux c'est, mais après c'est un peu mes idéaux aussi, et je vais pas te ramener des études sur ça. Et après l'effet des par exemple, l'effet d'apprendre à écouter ton corps et de ne rien utiliser et choisir les périodes de fertilité et de pas fertilité, je pense que pendant l'apprentissage c'est bien de savoir que ça peut ne pas marcher, et faut être prêt à ne pas croire que c'est sûr à 100%. Mais moi ça j'ai pas essayé non plus à 100% donc euh I : Et donc euh, quelqu'un qui veut absolument pas d'enfant, tu lui conseillerais quelle méthode ? E21 : Ben soit d'apprendre très bien d'examiner ses périodes de fertili- té, comme il y a aussi des machines qui t'aident, avec des moi j'ai jamais fait, mais ma copine elle voulait tomber enceinte et elle étudiait ça avec des papiers, je sais pas très bien. Mais moi peut-être un jour j'apprendrai très bien, je te dirai, bah, je suis complètement confiante dans mon corps et donc je suis 100% sûre de pas tomber enceinte. Donc une personne qui veut absolument pas tomber enceinte, mais si elle fait pas une grosse étude sur soi-même je dirais de mettre une, je me rappelle plus comment ça s'appelle, le truc en T. I : Le stérilet, d'accord. E21 : Y en a pas un qui est en spirale ? I : En fait c'est un T en plastique et le cuivre est enroulé en spirale autour du pied du T. E21 : Parce que en italien on l'appelle spirale. I : D'accord, c'est pour ça. E21 : Oui du coup je lui conseillerais ça. Mais après I : Et du coup aux adolescentes par exemple ? Tu disais : pas d'hormones, du coup tu E21 : Ben moi je dirais préservatif. I : Les préservatifs c'est Et au niveau de l'efficacité des différents moyens, tu les classerais comment par exemple ? Quels sont les plus efficaces et les moins efficaces ? E21 : Ah ça je connais pas. Je sais pas, moi en tous cas j'ai jamais eu de problème. Sauf les fois o j'ai pas utilisé de préservatif et alors j'avais peur de tomber enceinte. C'est ça en fait peut-être le problème du préservatif. Parce que moi quand j'étais adolescente j'en avais toujours avec moi. Ça c'est une partie de son utilisation, c'est qu'il doit toujours pas manquer quand il faut. Et après d'un autre côté on est aussi dans un Je sais pas si c'est une société masculiniste ou quoi, mais tous les hommes n'ont pas le même respect. Et moi je me suis énervée plusieurs fois quand l'autre insistait pour dire non je veux pas l'utiliser. Comme je sais que le plus gros problème ça va être pour moi, ça m'énerve aussi, parce que Et voilà du coup je pense que ça en effet selon le type d'adolescent que tu as devant c'est différent. Parce que peut-être que pour certains ce sera pas fiable, parce qu'ils savent pas en poser. Ou, parce que ce sont des personnes qui sont 100% dans le plaisir du moment et qui disent on s'en fout on y pensera demain. Et ouais du coup selon les types d'adolescents, je sais pas, peut-être que je lui dirais d'utiliser un des moyens des hormones, comme le pansement, après je connais pas tous les autres, ouais, peut-être que le pansement ce serait le moins contraignant pour une adolescente. C'est moins invasif. I : Hum, d'accord. E21 : Mais ouais I : Le stérilet non ? E21 : Ben, pff, oui, ben si c'était ma profession de lui parler de ça, je me sentirais de lui recommander, mais je me rends compte que moi je connais personne qui l'a utilisé, et je pense qu'une adolescente, elle va être aussi beaucoup influencée par ça. Si elle a pas dans l'entourage quelqu'un qui l'utilise, et en plus pas toutes les adolescentes sont à l'aise avec leur corps, donc Déjà à mon âge, je me souviens qu'il y en avait Pas à mon âge maintenant mais quand j'étais adolescente Qui avaient du mal à utiliser des tampons que tu mets à l'intérieur, du coup je pense que le stérilet, ça peut être un peu trop invasif, euh, oui voilà, je pense qu'il faut parler avec la personne, qu'il faut adapter. I : Oui c'est sûr il faut parler et adapter à chaque personne. E21 : Moi j'ai trouvé qu'en tant qu'adolescente pour moi, le meilleur c'était le préservatif, parce que je savais l'imposer, je m'étais donné la règle que les fois o je l'avais pas, ben y avait pas d'histoire, et ça protège des maladies. Et ça moi je pense que c'est important quand tu n'as pas une relation durable avec une personne que tu connais bien. I : Ouais, d'accord, ok. Si tu as encore des choses à dire ? Sinon on s'arrête là. E21 : Non non c'est bon, juste des questions sur les effets négatifs de la pilule du coup ? 28min 197 SERMENT D'HIPPOCRATE En présence des Matres de cette Faculté, de mes chers condisciples et devant l'effigie d'HIPPOCRATE, Je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine. Je donnerai mes soins gratuitement à l'indigent et n'exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Je ne participerai à aucun partage clandestin d'honoraires. Admis dans l'intimité des maisons, mes yeux n'y verront pas ce qui s'y passe ; ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs, ni à favoriser le crime. Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti ou de classe sociale viennent s'interposer entre mon devoir et mon patient. Je garderai le respect absolu de la vie humaine. Même sous la menace, je n'admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre les lois de l'humanité. Respectueux et reconnaissant envers mes Matres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères. Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque. 198 Liste des enseignants à l'UFR de médecine 199 200 201 202 RESUME CONTEXTE : Malgré une couverture contraceptive de 97%, le nombre d'IVG en France ne diminue pas et concerne dans 2/3 des cas des échecs contraceptifs. Les femmes optent souvent pour des contraceptifs inadaptés à leur mode de vie. OBJECTIF : Explorer les représentations des femmes sur les contraceptions hormonales et intra-utérines. METHODE : Etude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés, chez des femmes en âge de procréer. Recrutement en variation maximale, jusqu'à saturation des données. Codage et analyse des verbatim réalisés en parallèle, avec triangulation des données. RESULTATS : L'analyse des 21 entretiens a fait émerger 6 thèmes : les femmes avaient des représentations négatives des contraceptions, avec peur des hormones et des corps étrangers et contraintes d'usage. Elles leur reconnaissaient des avantages et leur praticité. Leurs choix étaient dictés par la norme contraceptive et influencés par les prescripteurs peu informatifs, en qui elles avaient confiance. Leurs connaissances étaient insuffisantes ou erronées entrainant des attitudes à risque. Elles décrivaient une contraception idéale, mais souhaitaient une méthode adaptée à chacune. CONCLUSION : Les représentations négatives des contraceptifs restent supérieures aux avantages perçus. Le rejet des hormones ne fait pas choisir le DIUCu, plus sûr, engendrant des échecs contraceptifs. L'écoute des difficultés des femmes et une meilleure information par les médecins permettraient d'améliorer qualitativement la couverture contraceptive et de limiter les IVG. Des campagnes d'information axées sur les contraceptifs de longue durée d'action et une meilleure formation des professionnels sont souhaitables. Mots clés : Représentations, contraceptions, qualitatif, Dispositif intra utérin, pilule, hormones. ABSTRACT BACKGROUND : Despite 97% of women using contraception in France, the number of volontary terminations of pregnancies (VTP) is not decreasing, 2/3 of the cases are due to contraceptive failure. Women choose contraceptives non adjusted to their lifestyle. OBJECTIVE : To explore women's representations about hormonal and intra-uterine contraceptives. METHOD : Qualitative analysis of semi structured individual interviews with women of childbearing age. The sample was designed to aim at a maximal variation and data saturation. Results were thematically analysed by two researchers using triangulation. RESULTS : Six themes emerged from the 21 interviews : women had negative representations of contraceptives due to the fear of hormones and foreign bodys and their constraints of use. They recognized benefits and convenience of contraceptives. Their choice was influenced by the contraceptive norm and by their prescribers, in whom they trust, despite the few information they provided. Women's knowledge was poor, even wrong, causing behaviours with high risks of failure. They described a ideal contraception but especially wished a adapted method for each woman. CONCLUSION : The perceived benefits of contraceptives don't outweigh their negative perception. Hormone rejection isn't reported enough on safest contraceptive like IUD, causing contraceptive failure. In order to help women using the proper contraceptive method and to reduce the number of VTPs, practitioners should better inform them and be more attentive to their needs and choice difficulties. Information campaign based on Long Acting Reversible Contraceptive are advisable, such as better prior training courses for prescribers. Keywords : representations, contraception, qualitative, intra-uterine device, hormone, contraceptive pill 203 | HAL | Scientific |
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Déterminants géographiques de la participation aux dépistages organisés des cancers de la population en Isère Denarié Charlotte, Pitou Pierre-Yves To cite this version : Denarié Charlotte, Pitou Pierre-Yves. Déterminants géographiques de la participation aux dépistages organisés des cancers de la population en Isère. Médecine humaine et pathologie. 2014. dumas- 01091421 HAL Id : dumas-01091421 Submitted on 5 Dec 2014 HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. L'archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d'enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés. AVERTISSEMENT Ce document est le fruit d'un long travail approuvé par le jury de soutenance et mis à disposition de l'ensemble de la communauté universitaire élargie. Il n'a pas été réévalué depuis la date de soutenance. Il est soumis à la propriété intellectuelle de l'auteur. Ceci implique une obligation de citation et de référencement lors de l'utilisation de ce document. D'autre part, toute contrefaçon, plagiat, reproduction illicite encourt une poursuite pénale. Contact au SICD1 de Grenoble : thesebum@ujf-grenoble. fr LIENS LIENS Code de la Propriété Intellectuelle. articles L 122. 4 Code de la Propriété Intellectuelle. articles L 335. 2- L 335. 10 UNIVERSITE JOSEPH FOURIER FACULTE DE MEDECINE DE GRENOBLE Année : 2014 N Déterminants géographiques de la participation aux dépistages organisés des cancers de la population en Isère Thèse présentée pour l'obtention du DOCTORAT EN MEDECINE, DIPLÔME D'ETAT Mlle Charlotte DENARIE Née le 13 Août 1986 à Chambéry (73) Et M. Pierre-Yves PITOU Né le 09 Janvier 1985 à Vincennes (94) Thèse soutenue publiquement le 19 novembre 2014 à la faculté de médecine de Grenoble* devant le jury composé de : Président : Madame le Professeur Mireille MOUSSEAU Membres : Monsieur le Professeur Jean-Luc BOSSON Monsieur le Professeur Jean-Pierre JACQUET, directeur de thèse Monsieur le Docteur Pierre GILLOIS *La Faculté de Médecine de Grenoble n'entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans les thèses ; ces opinions sont considérées comme propres à leurs auteurs. UNIVERSITE JOSEPH FOURIER FACULTE DE MEDECINE DE GRENOBLE Année : 2014 N Déterminants géographiques de la participation aux dépistages organisés des cancers de la population en Isère Thèse présentée pour l'obtention du DOCTORAT EN MEDECINE, DIPLÔME D'ETAT Mlle Charlotte DENARIE Née le 13 Août 1986 à Chambéry (73) Et M. Pierre-Yves PITOU Né le 09 Janvier 1985 à Vincennes (94) Thèse soutenue publiquement le 19 novembre 2014 à la faculté de médecine de Grenoble* devant le jury composé de : Président : Madame le Professeur Mireille MOUSSEAU Membres : Monsieur le Professeur Jean-Luc BOSSON Monsieur le Professeur Jean-Pierre JACQUET, directeur de thèse Monsieur le Docteur Pierre GILLOIS *La Faculté de Médecine de Grenoble n'entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans les thèses ; ces opinions sont considérées comme propres à leurs auteurs. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 2 Le Malade est plus reconnaissant à la médecine qui le guérit, qu'au conseil qui le préserve Vicente Espinel. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 3 Faculté de médecine Professeur des universités - Praticien Hospitalier ALBALADEJO Pierre ARVIEUX-BARTHELEMY Catherine BACONNIER Pierre BAGUET Jean-Philippe BALOSSO Jacques BARRET Luc BAUDAIN Philippe BEANI Jean-Claude BENHAMOU Pierre Yves BERGER François BETTEGA Georges BONAZ Bruno BOSSON Jean-Luc BOUGEROL Thierry BOUILLET Laurence BRAMBILLA CHRISTIAN BRAMBILLA Elisabeth BRICAULT Ivan BRICHON Pierre-Yves CAHN Jean-Yves CARPENTIER Françoise CARPENTIER Patrick CESBRON Jean-Yves 2013 2014 48. 01 53. 02 46. 04 51. 02 47. 02 46. 03 43. 02 50. 03 Anesthésiologie-réanimation Chirurgie générale Biostat, informatique médicale et technologies de communication Cardiologie Radiothérapie Médecine légale et droit de la santé Radiologie et imagerie médicale Dermato-vénérologie 54. 04 Endocrinologie, diabète et maladies métaboliques 44. 03 Biologie cellulaire 55. 03 Chirurgie maxillo-faciale et stomatologie 52. 01 Gastro-entérologie, hépatologie, addictologie 46. 04 49. 03 53. 01 51. 01 Biostat, informatique médicale et technologies de communication Psychiatrie d'adultes Médecine interne Pneumologie 42, 03 Anatomie et cytologie pathologiques 43. 02 51. 03 47. 01 48. 04 Radiologie et imagerie médicale Chirurgie thoracique et cardio-vasculaire Hématologie Thérapeutique, médecine d'urgence 51. 04 Chirurgie vasculaire, médecine vasculaire 47. 03 Immunologie Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 4 CHABARDES Stephan CHABRE Olivier CHAFFANJON Philippe CHAVANON Olivier CHIQUET Christophe CHIROSSEL Jean-Paul CINQUIN Philippe COHEN Olivier COUTURIER Pascal CRACOWSKI Jean-Luc DE GAUDEMARIS Régis DEBILLON Thierry DEMATTEIS Maurice DEMONGEOT Jacques DESCOTES Jean-Luc ESTEVE François FAGRET Daniel FAUCHERON Jean-Luc FERRETTI Gilbert FEUERSTEIN Claude FONTAINE Eric FRANCOIS Patrice GARBAN Frédéric GAUDIN Philippe GAVAZZI Gaetan 49. 02 Neurochirurgie 54. 04 Endocrinologie, diabète et maladies métaboliques 42. 01 Anatomie 51. 03 Chirurgie thoracique et cardio-vasculaire 55. 02 42. 01 46. 04 46. 04 Ophtalmologie Anatomie Biostat, informatique médicale et technologies de communication Biostat, informatique médicale et technologies de communication 53. 01 Gériatrie et biologie du veillissement 48. 03 Pharmacologie fondamentale, pharmacologie clinique 46. 02 54. 01 48. 03 (46. 04) 52. 04 43. 01 43. 01 53. 02 43. 02 44. 02 44. 04 Médecine et santé au travail Pédiatrie Addictologie Biostat, informatique médicale et technologies de communication Urologie Biophysique et médecine nucléaire Biophysique et médecine nucléaire Chirurgie générale Radiologie et imagerie médicale Physiologie Nutrition 46. 01 Epidémiologie, économie de la santé et prévention 47. 01 50. 01 53. 01 Hématologie, transfusion Rhumatologie Gériatrie et biologie du veillissement Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 5 GAY Emmanuel GODFRAIND Catherine GRIFFET Jacques HALIMI Serge HENNEBICQ Sylviane HOFFMANN Pascale HOMMEL Marc JOUK Pierre-Simon JUVIN Robert KAHANE Philippe KRACK Paul KRAINIK Alexandre LABARERE José LANTUEJOUL Sylvie LECCIA Marie-Thérèse LEROUX Dominique LEROY Vincent LETOUBLON Christian LEVY Patrick MACHECOURT Jacques MAGNE Jean-Luc MAITRE Anne MAURIN Max MERLOZ Philippe MORAND Patrice 49. 02 42. 03 54. 02 44/04 54. 05 54. 03 49. 01 54. 05 50. 01 44. 02 49. 01 43. 02 Neurochirurgie Anatomie et cytologie pathologiques Chirurgie infantile Nutrition Biologie et médecine du développement et de la reproduction Gynécologie-obstétrique Neurologie Génétique Rhumatologie Physiologie Neurologie Radiologie et imagerie médicale 46. 01 Epidémiologie, économie de la santé et prévention 42. 03 50. 03 47. 04 Anatomie et cytologie pathologiques Dermato-vénérologie Génétique 52. 01 Gastro-entérologie, hépatologie, addictologie 53. 02 44. 02 51. 02 51. 04 46. 02 45/01 Chirurgie générale Physiologie Cardiologie Chirurgie vasculaire Médecine et santé au travail Bactériologie-virologie 50. 02 Chirurgie orthopédique et traumatologie 45. 01 Bactériologie-virologie Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 6 MOREAU-GAUDRY Alexandre MORO Elena MORO-SIBILOT Denis MOUSSEAU Mireille MOUTET François PALOMBI Olivier PARK Sophie PASSAGIA Jean-Guy PAYEN DE LA GARANDERIE Jean-François PELLOUX Hervé PEPIN Jean-Louis PERENNOU Dominique PERNOD Gilles PIOLAT Christian PISON Christophe PLANTAZ Dominique POLACK Benot POLOSAN Mircea PONS Jean-Claude RAMBEAUD Jean-Jacques REYT Emile RIGHINI Christian ROMANET J. Paul SARAGAGLIA Dominique SCHMERBER Sébastien 46. 04 49. 01 51. 01 47. 02 50. 04 42. 01 47. 01 49. 02 48. 01 45. 02 44. 02 49. 05 51. 04 54. 02 51. 01 54. 01 47. 01 49. 03 54. 03 52. 04 55. 01 55. 01 55. 02 Biostat, informatique médicale et technologies de communication Neurologie Pneumologie Cancérologie Chirurgie plastique, reconstructrice & esthétique, brulologie Anatomie Hématologie Neurochirurgie Anesthésiologie-réanimation Parasitologie et mycologie Physiologie Médecine physique et de réadaptation Médecine vasculaire Chirurgie infantile Pneumologie Pédiatrie Hématologie Psychiatrie d'adultes Gynécologie-obstétrique Urologie Oto-rhyno-laryngologie Oto-rhyno-laryngologie Ophtalmologie 50. 02 Chirurgie orthopédique et traumatologie 55. 01 Oto-rhyno-laryngologie Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 7 SCHWEBEL Carole SCOLAN Virginie SERGENT Fabrice SESSA Carmine STAHL Jean-Paul STANKE Françoise TAMISIER Renaud TIMSIT Jean-François TONETTI Jérôme TOUSSAINT Bertrand VANZETTO Gérald VUILLEZ Jean-Philippe WEIL Georges ZAOUI Philippe ZARSKI Jean-Pierre 48. 02 46. 03 54. 03 51. 04 Réanimation, médecine d'urgence Médecine légale et droit de la santé Gynécologie-obstétrique Chirurgie vasculaire 45. 03 Maladies infectieuses, maladies tropicales 48. 03 44. 02 48. 02 50. 02 44. 01 51. 02 43. 01 Pharmacologie fondamentale Physiologie Réanimation Chirurgie orthopédique et traumatologie Biochimie et biologie moléculaire Cardiologie Biophysique et médecine nucléaire 46. 01 Epidémiologie, économie de la santé et prévention 52. 03 Néphrologie 52. 01 Gastro-entérologie, hépatologie, addictologie Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 8 Faculté de médecine Matre de Conférence des Universités Praticien Hospitalier 2013 2014 APTEL Florent 55. 02 BOISSET Sandrine BONNETERRE Vincent BOTTARI Serge BOUZAT Pierre BRENIER-PINCHART M. Pierre BRIOT Raphal CALLANAN-WILSON Mary DECAENS Thomas DERANSART Colin DETANTE Olivier DIETERICH Klaus DUMESTRE-PERARD Chantal EYSSERIC Hélène FAURE Julien GILLOIS Pierre GRAND Sylvie GUZUN Rita LAPORTE François LARRAT Sylvie 45. 01 46. 02 44. 03 48. 01 45. 02 48. 04 47. 01 44. 02 49. 01 47. 04 47. 03 46. 03 44. 01 46. 04 43. 02 44. 04 44. 01 45. 01 Ophtalmologie Bactériologie, virologie Médecine et santé au travail Biologie cellulaire Anesthésiologie-réanimation Parasitologie et mycologie Thérapeutique, médecine d'urgence Hématologie, transfusion Physiologie Neurologie Génétique Immunologie Médecine légale et droit de la santé Biochimie et biologie moléculaire Biostat, informatique médicale et technologies de communication Radiologie et imagerie édicale Nutrition Biochimie et biologie moléculaire Bactériologie, virologie Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 9 LAUNOIS-ROLLINAT Sandrine LONG Jean-Alexandre MAIGNAN Maxime MALLARET Marie-Reine MARLU Raphal MAUBON Danièle MC LEER (FLORIN) Anne MOUCHET Patrick PACLET Marie-Hélène PAYSANT François PELLETIER Laurent RAY Pierre RIALLE Vincent ROUSTIT Matthieu ROUX-BUISSON Nathalie SATRE Véronique SEIGNEURIN Arnaud STASIA Marie-Josée 44. 02 52. 04 48. 04 Physiologie Urologie Médecine d'urgence 46. 01 Epidémiologie, économie de la santé et prévention 47. 01 45. 02 42. 02 44. 02 44. 01 46. 03 44. 03 47. 04 46. 04 48. 03 44. 01 47. 04 Hématologie Parasitologie et mycologie Cytologie et histologie Physiologie Biochimie et biologie moléculaire Médecine légale et droit de la santé Biologie cellulaire Génétique Biostat, informatique médicale et technologies de communication Pharmacologie clinique Biochimie et génétique moléculaire Génétique 46. 01 Epidémiologie, économie de la santé et prévention 44. 01 Biochimie et biologie moléculaire Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 10 REMERCIEMENTS A Madame le Professeur Mireille Mousseau, Pour nous faire l'honneur de présider cette thèse. A Monsieur le Professeur Jean-Luc Bosson, Pour votre implication dans notre travail et vos précieux conseils. Nous vous remercions d'avoir accepté de juger cette thèse. A Monsieur le Docteur Pierre Gillois, Nous vous remercions d'avoir accepté de juger ce travail. A Monsieur le Professeur Jean-Pierre Jacquet, Pour avoir initié et suivi notre travail. D'avoir été présent à chaque étape. Nous vous remercions sincèrement. A Mesdames les Docteurs Catherine Exbrayat et Anne Garnier, Nous vous remercions pour votre grande disponibilité et votre enthousiasme à nous aider dans la réalisation de cette thèse. A Monsieur Damien Seynaeve, Grâce à qui le mot statistiques a pris un nouveau sens. Nous te remercions pour le temps passé et les efforts que tu as consacrés à notre travail. Charlotte et Pierre-Yves Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 11 A mes parents, pour l'enfance que vous m'avez offerte, votre amour et votre soutien sans faille. Vous m'avez accompagnée chacun à votre manière pendant ces longues études et c'est en grande partie grâce à vous que j'en suis arrivée là. A mes frères et ma sœur, Panet, Manu et Vivi pour l'immense affection que vous me portez depuis toujours ; ainsi qu'à mes belles sœurs Christelle et Elodie. Je suis une petite sœur comblée. A mes neveux et nièces, que je ne vois pas assez : Louane, Justine, Apolline, mon filleul Esteban. A mes grands-parents, qui continuent de veiller sur moi d'o ils sont. A mes oncles et tantes, mon parrain Alain, mes cousins cousines d'ici et d'ailleurs. A tous mes amis, pour tous ces petits et grands moments partagés. A Elodie, pour toutes nos folies et ces belles années pleines d'insouciance. A Charlotte, pour son amitié sincère. A Popins que je n'oublie pas. Aux Cactusiens et Cactusiennes, une seconde famille apprivoisée progressivement et qui m'a aidée à être moi-même. De merveilleux moments passés avec vous tous pendant ces dix années et ce n'est pas fini. Un grand MERCI ! Aux Sallanchards, témoins de débuts riches en émotions ; every day I'm (still) Sallanching ! A tous mes maitres de stage, qui dans leur diversité ont su m'aider à devenir médecin. Une pensée particulière aux Mauriennais, pour ces bons moments de partage durant ces six derniers mois. A celle qui n'a pas été ma co-thésarde, Flav, malgré nos efforts mais avec qui j'ai partagé tant d'autres choses. A mon co-thésard, Pierre-Yves pour m'avoir permis de te rejoindre dans ce travail qui fut très agréable à tes côtés et pour avoir su garder le calme dans la tempête ! Enfin et surtout, à Julien, pour la vie sereine et pleine de surprises auprès de toi mais aussi pour tout ce qu'on a encore à écrire ensemble Charlotte Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 12 A mes parents, Michèle et Yves PITOU, et A mon frère, Paul-Valentin PITOU pour m'avoir toujours soutenu dans mes études, pour avoir accepté de relire mon travail, et surtout pour avoir toujours été là pour moi. Merci pour avoir fait de moi ce que je suis aujourd'hui. A Valérie PITOU, ma femme, pour ton soutien indéfectible pendant la rédaction de ma thèse et tes conseils. Ta confiance, ta tendresse, ton amour me portent et me guident tous les jours. Est-ce un bon endroit pour dire ce genre de choses ? Je n'en connais en tous cas pas de mauvais. Je t'aime A Laureline PITOU, ma fille, pour avoir rendu cette période de rédaction de thèse plus douce et ta patience malgré notre manque de disponibilité. A cette fichue 4ème dent qui ne nous a pas non plus facilité la vie. Je t'aime aussi ma iouioutte ! A Katherina KELLY, ma belle-sœur, pour avoir relu mon résumé de thèse et comblé mes lacunes en anglais. Oooopeulah ! A tous les autres membres de ma famille, pour les nols passés à réviser et pour m'avoir toujours soutenu. A tous mes co-internes et amis de Grenoble, et notamment à MathBout, Chouchou, avec qui j'ai partagé un premier semestre à jamais inscrit dans ma mémoire, toute la team chambérienne : Benot, Damien, Juju, Louise, Ionmar, Romain (chambé c'est chant-mé ! ). Marina, Laurianne, compagnon de galère des urgences, Lulu, pour tous les gaz du sang que j'ai dû faire à ta place en gériatrie, re-Lulu, Jos, Vincent, pour un semestre mémorable avec une équipe de pneumo Chambérienne de folie, re-Marina, les deux Fanny, Morgane, Jean- Rémy et JB pour un dernier semestre à la cool tout en bonne humeur. A mes amis de Bretagne, que j'ai tant de plaisir à retrouver à chaque retour aux sources (même s'ils sont rares), mais que je retrouverais bientôt avec grand plaisir. A ma co-thésarde, Charlotte pour avoir accepté de participer et co-signer ce travail et pour ton style d'écriture littéraire qui c'est très bien mêlé à mon style d'écriture sans style . Aux soignants avec qui j'ai travaillé, et partagé ces quatre années d'internat, Et enfin, à tous les médecins, que j'ai côtoyé à Grenoble, Chambéry, Montmélian ou Domarin, et qui ont contribué ou contribue encore à ma formation, Pierre-Yves Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 13 SERMENT D'HIPPOCRATE En présence des Matres de cette Faculté, de mes chers condisciples et devant l'effigie d'HIPPOCRATE, Je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine. Je donnerai mes soins gratuitement à l'indigent et n'exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Je ne participerai à aucun partage clandestin d'honoraires. Admis dans l'intimité des maisons, mes yeux n'y verront pas ce qui s'y passe ; ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs, ni à favoriser le crime. Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti ou de classe sociale viennent s'interposer entre mon devoir et mon patient. Je garderai le respect absolu de la vie humaine. Même sous la menace, je n'admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre les lois de l'humanité. Respectueux et reconnaissant envers mes Matres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères. Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 14 SOMMAIRE REMERCIEMENTS . 11 SERMENT D'HIPPOCRATE . 14 LISTE DES ABREVIATIONS . 16 RESUME . 17 ABSTRACT . 18 INTRODUCTION . 19 MATERIEL ET METHODE . 21 Population étudiée . 21 Variables étudiées . 22 Analyses statistiques . 22 RESULTATS . 24 Cancer colorectal . 24 Caractéristiques de la population. 24 Facteurs prédictifs de participation au dépistage organisé du cancer colorectal . 24 Cancer du sein . 28 Caractéristiques de la population. 28 Facteurs prédictifs de participation au dépistage organisé du cancer du sein . 28 Cancer du col de l'utérus . 31 Caractéristiques de la population. 31 Facteurs prédictifs de participation au dépistage organisé du cancer du col . 31 DISCUSSION . 34 CONCLUSION . 38 BIBLIOGRAPHIE . 39 Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 15 LISTE DES ABREVIATIONS ARS : Agence Régionale de la Santé CCR : Cancer Colorectal CPAM : Caisse Primaire d'Assurance Maladie DO : Dépistage Organisé EDI : European Deprivation Index FRANCIM : France Cancer Incidence et Mortalité INCa : Institut National du Cancer INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques InVS : Institut de Veille Sanitaire IRIS : Ilots Regroupés pour l'Information Statistique MSA : Mutualité Sociale Agricole ODLC : Office De Lutte contre le Cancer (Isère) OR : Odds Ratio RSI : Régime Social des Indépendants Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 16 RESUME Contexte : Le dépistage des cancers est un enjeu majeur de santé publique. Objectifs : Etablir si la zone géographique d'habitation, rurale ou urbaine, était un facteur influençant la participation aux dépistages organisés des cancers colorectal, du sein et du col de l'utérus en Isère. Etablir des déterminants socioéconomiques de la participation aux dépistages. Méthode : Etude de cohorte rétrospective sur la population concernée par le dépistage organisé, en Isère, des cancers colorectal et du sein en 2012-2013, puis du col de l'utérus en 2011-2013. Les données ont été récupérées auprès de l'Office De Lutte contre le Cancer et de l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques. Analyse univariée par test du Chi2 et test t de Student puis analyse multivariée par régression logistique. Résultats : 312 695 individus ont été invités à participer au dépistage du cancer colorectal, parmi lesquels 118 429 participants, 167 455 femmes pour le cancer du sein dont 91 882 participantes et 305 911 femmes pour le dépistage par frottis cervico-utérin dont 218 702 participantes (taux de participation respectivement 37, 87%, 54, 87% et 71, 49%). Notre étude a montré qu'habiter en zone rurale était associé à une moins bonne participation au dépistage du cancer du sein (OR 0, 88 ; IC95[0, 86-0, 91]). Il n'existait pas de différence significative pour les cancers colorectal et du col. L'âge croissant, habiter à moins de 15 minutes d'un centre de radiologie (pour le cancer du sein) étaient des facteurs prédictifs de participation aux dépistages, tandis qu'habiter en zone fragile selon l'Agence Régionale de la Santé et avoir une couverture sociale Mutualité Sociale Agricole ou Régime Social des Indépendants étaient associés à une non-participation. Conclusion : La zone rurale d'habitation est un facteur associé à une moins bonne participation au dépistage du cancer du sein. Cette population constitue donc une cible privilégiée pour la promotion du dépistage organisé. Il convient d'en déterminer les moyens. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 17 ABSTRACT Background : Cancer screening is a major public health issue. Objective : To establish if the geographical area of residence, rural and urban, was a factor influencing the participation of organized colorectal, breast and cervical cancer screening in Isère. To establish socioeconomic determinants in participation. Method : This retrospective cohort study examined the target population invited for organized colorectal and breast cancer screening between 2012 and 2013, and cervical cancer screening between 2011 and 2013. Data were collected through the Office De Lutte contre le Cancer in Isère and INSEE, the national statistics office. Univariate analysis made applying the chi- square statistical test and Student t-test was chosen, followed by multivariate analysis using logistic regression. Results : 312 695 individuals were invited for colorectal cancer screening, among which 118 429 participants, 167 455 women for breast cancer screening, with 91 882 participants, and 305 911 women for cervical cancer screening, with 218 702 participants (rates were 37, 87%, 54, 87% and 71, 49% respectively). Our study revealed that living in rural area was associated to lower participation in breast cancer screening (OR 0, 88 ; IC95[0, 86-0, 91]). There was no significant difference for the colorectal and cervical cancer screening. The increasing age, travel time of less than 15 minutes to an approved radiology center (for breast cancer) were predictors of screening participation. Conversely, individuals living in a medically deprived area and insured by agricultural or self-employed insurance were less likely to participate in screening. Conclusion : Rural residential area is a factor associated with poorer participation in screening for breast cancer. Therefore, they should be a special target for organized cancer screening. Ways to do so remain to be determined. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 18 INTRODUCTION En 2011 selon l'INSEE, les cancers étaient la principale cause de décès en France, devant les maladies cardiovasculaires (1). Publiée en juillet 2013, une étude collaborative (2) réalisée par le réseau FRANCIM, le service de biostatistique des hospices civils de Lyon (HCL), l'InVS, et l'INCa estimait le nombre de nouveaux cas de cancer en France métropolitaine en 2012 à 355 000 (200 000 chez l'homme et 155 000 chez la femme). Le nombre de décès par cancer était estimé à 85 000 chez l'homme et 63 000 chez la femme, soit un total de 148 000 décès par an. Le nombre de nouveaux cas de cancer en France a augmenté de 107, 6% chez l'homme et 111, 4% chez la femme entre 1980 et 2012. En mars 2007, l'INCa révélait que les dépenses globales liées au cancer s'élevaient à 12 milliards d'euros dont 10 milliards pour les soins (année de référence 2004). La prévention du cancer apparat comme un enjeu majeur de santé publique afin de réduire l'incidence de la maladie et doit concerner le plus grand nombre de la population cible. L'existence d'inégalités sociales de santé est établie depuis de nombreuses années. Ainsi, dans le cadre du cancer, il a été décrit des différences de participation aux programmes de dépistage en fonction des catégories socio-professionnelles et du mode d'affiliation à la sécurité sociale (36). La plupart des études sur le sujet, réalisées dans les pays anglo-saxons, utilisaient à ce titre un indice de privation comme le Townsend Index (7), plus adapté à ces pays, ou pour les études européennes l'indice EDI (3) plus adapté socialement et culturellement aux pays européens. Aux Etats-Unis, le caractère urbain ou rural de la zone d'habitation était pour certains (8, 9) un facteur indépendant influençant la participation aux dépistages organisés en défaveur des zones rurales. En revanche en France, à notre connaissance, une seule étude (3) s'est intéressée à ce paramètre et ne concernait que le dépistage du cancer du sein alors que le milieu rural concernait encore, en 2007, 11 millions d'habitants (10)(11). La mise en évidence d'une différence de participation aux différents dépistages pourrait permettre d'envisager des mesures correctives. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 19 L'objectif principal de cette étude était d'établir si la zone géographique d'habitation, urbaine ou rurale, était un facteur influençant la participation aux dépistages organisés des cancers de la population en Isère. L'objectif secondaire était de caractériser des déterminants socioéconomiques de cette participation ou non aux dépistages organisés. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 20 MATERIEL ET METHODE Population étudiée Etude de cohorte rétrospective sur la population concernée par le DO des cancers colorectal, du sein et du col de l'utérus en Isère, coordonné par l'ODLC de l'Isère. L'ODLC recense, informe et invite la population iséroise aux différents dépistages, enregistre les résultats de participation pour évaluer ces programmes et en rend compte sur le plan national. Cancer colorectal La population cible était les hommes et femmes isérois âgés de 50 à 74 ans invités au dépistage entre janvier 2012 et fin décembre 2013. Le dépistage par prélèvement de selles a lieu tous les deux ans. L'ODLC a fourni les données de participation réelle au dépistage. Les critères d'exclusion correspondaient aux recommandations nationales (pathologie digestive à haut risque de CCR, antécédent de CCR ou de polype, antécédent familial au premier degré, symptômes digestifs, pathologie sérieuse extra-digestive, coloscopie normale dans les cinq ans). Cancer du sein La population cible pour le cancer du sein était les femmes iséroises âgées de 50 à 74 ans invitées au dépistage entre janvier 2012 et fin décembre 2013. Ce dépistage est recommandé tous les deux ans. La mammographie était réalisée en centre de référence, soit tous les cabinets de radiologie en Isère. Ces données ont été comparées au taux de participation réelle au dépistage selon les bases de l'ODLC. Cancer du col de l'utérus L'Isère est un département pilote pour le dépistage organisé par frottis cervico-utérin tous les trois ans. Les femmes de 25 à 65 ans sans suivi gynécologique depuis plus trois ans selon les données de l'assurance maladie, étaient invitées à réaliser un frottis chez leur médecin traitant ou gynécologue. Les femmes ayant réalisé au moins un dépistage sur les trois dernières années ont été comparées à l'ensemble de la population cible à la date d'extraction en juillet 2014. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 21 Variables étudiées Les données individuelles d'âge, de sexe et de couverture sociale sont connues de l'ODLC. Les personnes dont l'âge ne correspondait pas à l'âge cible ont été exclues. En France, le principal régime de sécurité sociale est le régime général. On dénombre de nombreux autres régimes type agricole (MSA), RSI, et divers régimes spéciaux (de la Société National des Chemins de Fer, des hospitaliers, de la Poste). Dans un souci d'anonymat, le code INSEE de la commune de résidence des personnes concernées a été transmis et non leur adresse exacte. Ont été exclues les personnes pour lesquelles ce code était manquant. En France, une zone urbaine est définie par l'INSEE comme un ensemble de communes o se trouve une zone de bâti continu avec plus de 2000 habitants (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) (10). Concernant les objectifs secondaires, les données socio-économiques et de démographie médicale (entre 2011 et 2014) ont été recueillies auprès de l'INSEE et de l'ARS. Pour caractériser le niveau socioéconomique de chaque commune, trois variables ont été retenues : le revenu médian annuel des ménages, le taux de propriétaires et le taux de personnes de 15 ans ou plus non scolarisées et sans diplôme. L'appartenance de chaque commune à une zone fragile ou non fragile selon l'ARS a été relevée. Les zones fragiles représentent les territoires o l'offre de soins doit être consolidée afin de favoriser une meilleure répartition géographique des professionnels de santé (12). Enfin, le temps de trajet au cabinet de radiologie isérois le plus proche a été relevé selon les données de Google map et classé en deux catégories : temps de trajet en voiture inférieur ou égal à 15 minutes et temps de trajet supérieur à 15 minutes selon les données de la littérature (3). Analyses statistiques L'analyse des données a été réalisée à l'aide du logiciel STATA 12. 0. Les variables quantitatives socioéconomiques par commune ont été discrétisées en quintiles. L'âge a été discrétisé en quintiles sauf pour le col de l'utérus (quartiles). Les résultats des variables catégorielles ont été exprimés en effectifs et en pourcentages. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 22 Pour l'analyse univariée des variables catégorielles, un test d'association du chi deux a été conduit. La quantification de l'association par quintiles a été mesurée par le calcul de l'OR. Chaque variable pour laquelle la significativité était retenue a été soumise à l'analyse multivariée afin de prendre en compte les facteurs de confusion. L'analyse multivariée a été effectuée par un modèle de régression logistique. Le niveau de significativité statistique a été fixé à p Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 23 RESULTATS En Isère, 436 des 533 communes étaient situées en zone rurale mais ne représentaient que 33% de la population totale. Vingt-cinq pourcent de ces communes rurales ont été définies comme zone fragile par l'ARS. Cancer colorectal Caractéristiques de la population (tableau 1a) Cette étude concernait 312 695 individus invités à participer au dépistage du cancer colorectal en 2012 et 2013, parmi lesquels 150 091 hommes (48%) et 162 613 femmes (52%). Un total de 118 429 personnes a participé au dépistage dont 64 499 femmes et 53 930 hommes soit un taux de participation de 37, 87%. Les caractéristiques principales de la population étudiée étaient des hommes et femmes âgés entre 50 et 64 ans (63%), urbains (64, 91%), sous le régime de la CPAM (72, 88%), vivant en zone ARS non fragile (92, 19%) et habitant une commune dont le revenu médian était situé entre 29 142 et 32 714 euros par an. Soixante-huit et demi pourcent de la population résidait dans des communes o le taux de personnes non diplômées de 15 ans ou plus était de plus de 13% et 56% d'entre eux résidaient dans des communes o le taux de propriétaires était inférieur à 69, 9 %. La description des individus participants et non participants est présentée dans le tableau 1a. Facteurs prédictifs de participation au dépistage organisé du cancer colorectal (tableau 1b) Le caractère rural de la zone d'habitation était associé à une plus forte participation au dépistage en analyse univariée mais ce lien ne persistait pas en analyse multivariée. Concernant les autres critères, l'analyse univariée a révélé que le sexe, l'âge croissant, le régime d'assurance maladie, le zonage ARS de la commune d'habitation ainsi que le revenu médian croissant par commune, le taux de personnes non diplômées de 15 ans ou plus par commune et le taux de propriétaires par commune étaient des facteurs prédictifs de participation au dépistage (à chaque fois p Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 24 L'analyse multivariée a confirmé que la participation au dépistage du CCR était meilleure chez les femmes, qu'elle augmentait avec l'âge, le revenu médian de la commune d'habitation et était plus faible pour les régimes MSA et RSI et dans les zones ARS fragiles. Concernant le taux de personnes non diplômées de 15 ans ou plus ainsi que le taux de propriétaires dans la commune d'habitation, le lien avec la participation au dépistage ne persistait pas en analyse multivariée. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 25 Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 26 Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 27 Cancer du sein Caractéristiques de la population (tableau 2a) Cette étude concernait 167 455 femmes invitées à réaliser une mammographie en 2012 et 2013 dont 91 882 ont participé au dépistage, soit un taux de participation de 54, 87%. Les caractéristiques principales de cette population étaient des femmes âgées de 55 à 69 ans (62, 46%), vivant dans des communes urbaines (65, 83%), en zone ARS non fragile (92, 34%), situées à moins de 15 minutes d'un cabinet de mammographie (82%) et ayant comme régime d'assurance maladie le régime général (73%). Elles habitaient une commune dont le revenu médian était de moins de 32 714 euros par an (55, 75%), le taux de personnes non diplômées de 15 ans ou plus était de plus de 13 % (68, 79%) et le taux de propriétaires de moins de 69, 9 % (56, 95%). La description des individus participants et non participants est présentée dans le tableau 2a. Facteurs prédictifs de participation au dépistage organisé du cancer du sein (tableau 2b) L'habitation en zone rurale était un facteur prédictif de non-participation au dépistage en univarié et persistant en multivarié. Pour les autres critères, l'analyse univariée a montré que l'âge croissant, le régime d'assurance maladie, le zonage ARS non fragile, le faible temps de trajet au cabinet de radiologie, le revenu médian croissant, le taux de personnes de 15 ans ou plus non diplômées dans la commune étaient statistiquement corrélés à la participation au dépistage (à chaque fois, p Le taux de propriétaires dans la commune n'avait pas de lien avec la participation au dépistage (p 0, 645). L'analyse multivariée a montré que la résidence en zone ARS fragile, le régime d'assurance maladie MSA ou RSI et le taux de personnes non diplômées de 15 ans ou plus supérieur à 8, 79 % dans la commune d'habitation étaient significativement associés à une plus faible participation au dépistage. Il persistait une meilleure participation au dépistage des femmes d'âge croissant jusqu'à 69 ans, habitant à moins de 15 minutes d'un centre de radiologie et dont le revenu médian par commune était de plus de 32 714 euros par an. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 28 Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 29 Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 30 Cancer du col de l'utérus Caractéristiques de la population (tableau 3a) Cette étude concernait 305 911 femmes ciblées pour le dépistage par frottis cervico- utérin. 218 702 des femmes cibles avaient participé au dépistage organisé à l'été 2014, soit un taux de participation de 71, 49%. Les caractéristiques principales de cette population étaient des femmes âgées de 35 à 55 ans (51, 29%), vivant dans des communes urbaines (63, 86%), en zone ARS non fragile (92, 49%), bénéficiant du régime général de l'assurance maladie (76, 57%), et habitant une commune dont le revenu médian était de moins de 32 714 euros par an (54, 05%). La majorité des femmes résidait dans des communes o la proportion de personnes non diplômées de 15 ans ou plus était de plus de 13% (68, 25%) et le taux de propriétaires de moins de 69, 9% (55, 25%). La description des individus participants et non participants est présentée dans le tableau 3a. Facteurs prédictifs de participation au dépistage organisé du cancer du col (tableau 3b) L'analyse univariée a montré que le caractère urbain ou rural de la commune d'habitation n'était pas significativement lié à la participation (p 0, 837). Celle-ci augmentait avec l'âge jusqu'à 55 ans, dans les communes dont le revenu médian était supérieur à 32 714 euros par an et était plus importante en zone non fragile (pour chacun p La participation était plus faible pour les femmes couvertes par le régime non général, dans les communes dont le taux de personnes non diplômées de 15 ou plus dépassaient 8, 8 % et celles pour lesquelles le taux de propriétaires est supérieur à 85, 8%. En multivarié, l'âge entre 35 et 55 ans était un facteur prédictif de participation, de même que la résidence en commune dite non fragile et le revenu médian de plus de 40 261 euros par an. Le lien entre la participation plus faible et le taux de propriétaires se confirmait pour un taux supérieur à 78%. En revanche la couverture par les régimes MSA, RSI et spéciaux étaient associés à une plus faible participation, de même que les communes dont les revenus médians étaient les plus faibles. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 31 Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 32 Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 33 DISCUSSION Dans notre étude, les taux de participation au dépistage des cancers colorectal et du sein étaient comparables aux taux nationaux en 2012-2013 (respectivement de 31% et 51, 6%) (13, 14). Concernant le dépistage du cancer du col, le taux retrouvé était comparable à celui d'une étude réalisée sur les treize départements pilotes en 2010-2012 (15). Cancer colorectal Les résultats ont montré que la zone d'habitation urbaine ou rurale, n'était pas un facteur prédictif de participation au dépistage en analyse multivariée. Cependant, deux études américaines de 2012 et 2013 (8, 9) retrouvaient une participation au dépistage plus faible pour les populations rurales. Cette différence peut s'expliquer par la difficulté de comparer les populations, territoires et modes de dépistage (coloscopie essentiellement aux Etats-Unis). On note cependant que le zonage ARS fragile qui concerne 25% de l'ensemble des communes rurales est associé à une plus faible participation faisant suspecter un lien entre démographie médicale et participation au dépistage. Cette différence n'est pas liée à la remise du dispositif Hémocult par le médecin traitant puisqu'en l'absence de participation au dépistage, les individus reçoivent un courrier de relance au domicile avec les éléments nécessaires au test diagnostic. On peut émettre l'hypothèse qu'une sensibilisation et explication du dépistage lors d'un suivi régulier par le médecin traitant, plus facile en zone non fragile, favoriserait l'adhésion des individus. Les caractéristiques individuelles telles que le sexe féminin et l'âge croissant étaient associées à une plus forte participation. Les individus couverts par les régimes RSI et MSA participaient moins au dépistage, possiblement en rapport avec une activité professionnelle plus prégnante et consommatrice de temps (16) mais également à leur faible présence dans la population. Parmi les données socio-économiques, seule l'augmentation du revenu médian de la commune d'habitation est associée à une plus forte participation. Le taux de propriétaires et le taux de personnes non diplômées de 15 ans ou plus n'y sont pas associés. Selon une étude française de 2013 (5) portant sur une population iséroise, le haut niveau socio-économique influençait positivement le taux de participation au dépistage. D'autres études utilisant un index de niveau socio-économique selon des zones géographiques plus restreintes allaient Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 34 dans le même sens (3, 4, 17). L'utilisation d'un tel index n'a pas pu être réalisée ici, nous conduisant à analyser ces facteurs indépendamment et pouvant expliquer ces résultats contrastés. Mais il serait plus pertinent, bien que difficile à mettre en place, d'obtenir des données individuelles de niveau socioéconomique. Cancer du sein Les résultats ont montré que les femmes habitant en zone rurale participaient moins au dépistage, même après ajustement à différents facteurs de confusion notamment socioéconomiques. Ce résultat est cohérent avec d'autres études françaises et américaines (3, 18, 19). Ceci peut s'expliquer en partie par l'association positive entre la participation et le temps de trajet au cabinet de radiologie le plus proche, retrouvée également par plusieurs auteurs (3, 17). Ce résultat doit être pondéré par le fait que certains cabinets de radiologie de départements voisins sont plus proches de certaines communes que les cabinets de référence. Le biais conduit alors à une surestimation de la distance pouvant tendre à diminuer cette significativité. Selon les données de l'ODLC il s'agit d'un nombre minime d'examens réalisés. Devant le constat du lien entre distance et participation au dépistage, certains auteurs américains ont étudié l'impact sur le dépistage qu'aurait la mise en place d'unités mobiles de mammographie dont les résultats sont contradictoires (20, 21). De manière similaire au cancer colorectal décrit ci-dessus, il existe une plus faible participation des populations habitant en zone ARS fragile. L'âge croissant jusqu'à 69 ans est associé à une plus forte participation au dépistage du cancer ce qui est concordant avec les données de la littérature et pouvant être expliqué par une sensibilisation des femmes au risque cancéreux avec l'âge (3). Au-delà de 70 ans, la différence de participation s'atténue, pouvant s'expliquer par la méconnaissance médicale (22) ou l'existence de comorbidités mettant les actions de prévention au second plan. Comme pour le cancer colorectal, les patientes couvertes par les régimes MSA et RSI participaient moins au dépistage. La participation augmente avec le revenu médian annuel mais s'atténue en multivarié de même que la participation est plus faible dans les communes o le taux de personnes non scolarisées de 15 ans ou plus est supérieure à 8. 79%. Il n'y a pas de lien significatif entre le taux de propriétaires par commune et la participation au DO du sein. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 35 Cancer du col de l'utérus Les résultats ont montré que la zone d'habitation urbaine ou rurale, n'était pas un facteur prédictif de participation au dépistage. Ce résultat va à l'encontre de ceux d'une étude américaine de 2002 (23) qui montrait une participation inférieure des femmes habitant en zone rurale. Cette différence peut là encore s'expliquer par la difficulté de comparer des populations, territoires et des périodes d'étude. Le zonage ARS non fragile était également associé à une plus forte participation. Le recours à un médecin étant nécessaire pour la réalisation du frottis de dépistage, cette association s'explique davantage. La recherche de papillomavirus par auto prélèvement vaginal est en cours de validation et pourrait représenter une alternative au frottis pour les femmes non participantes. D'un point de vue des caractéristiques individuelles, l'âge était significativement lié à la participation, même si la valeur des OR semblait décrotre de façon inversement proportionnelle. Cette information laisse à penser que les femmes âgées de 55 à 65 ans participeraient moins que leurs cadettes et en ferait ainsi une cible privilégiée de prévention. Les femmes couvertes par les régimes MSA, RSI et spéciaux participaient moins au dépistage. Parmi les données socio-économiques par commune les résultats sont discordants. En analyse univariée le revenu médian croissant par commune est associé à une plus forte participation (voir pour les plus petits revenus médians à une non-participation) et s'atténue en multivarié. Etonnamment en analyse multivariée, le taux croissant de propriétaires par commune est associé à une plus faible participation. Les résultats discordants concernant le taux de personnes non scolarisées de 15 ans ou plus ne permettent pas de conclure sur ce critère. Forces et faiblesses de l'étude Cette étude a permis d'explorer la population cible iséroise dans son ensemble et a ainsi rassemblé un grand nombre de patients, à une échelle cohérente avec les grandes études publiées sur le sujet. Les résultats obtenus ont une forte puissance mais aboutissent à des résultats significatifs parfois très proches de 1. De plus cette étude nous a permis de répondre à la problématique posée et ainsi d'envisager des solutions. En revanche ce travail présente différentes limites. Tout d'abord, dans un souci d'anonymat, les adresses exactes des individus n'ont pas été transmises par l'ODLC. L'unité Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 36 géographique de référence se limitait donc à la commune. L'utilisation des IRIS et donc des index socio-économiques qui y sont associés, n'a pas été possible. Les IRIS sont les plus petites unités géographiques permettant de découper des territoires et comparer des données infra-communales. Ensuite, concernant les cancers colorectal et du sein, nous ne disposions pas de données de participation individuelle aux dépistages (coloscopie ou mammographie prescrites selon des facteurs de risques estimés) ce qui peut avoir influencé le taux de participation. Enfin, concernant les données socio-économiques, certaines n'ont pu être présentées dans ce travail. En effet, soit elles n'étaient pas disponibles auprès de l'INSEE, soit leur utilisation brute dans cette étude apportait peu d'informations ou une information difficilement interprétable en l'état. C'est pourquoi seules trois données socio-économiques ont été présentées pour chaque cancer. L'influence de facteurs socio-économiques plus précis, plus nombreux et celle des mentalités et comportements sur la participation de la population iséroise aux dépistages organisés, pourra nécessiter des études ultérieures quantitatives et qualitatives. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 37 TITRE : Déterminants géographiques de la participation aux dépistages organisés des cancers de la population en Isère Thèse soutenue par : Charlotte DENARIE et Pierre-Yves PITOU CONCLUSION Notre étude a montré que la participation au dépistage organisé du cancer du sein était plus faible en zone rurale alors qu'aucune différence n'a été mise en évidence pour les dépistages organisés des cancers colorectal et du col de l'utérus. En revanche, pour chacun des trois dépistages organisés il existait une plus faible participation des individus habitant dans les zones fragiles. Ces résultats montrent la nécessité pour les médecins généralistes exerçant en milieu rural d'être attentifs à la participation de leurs patientes au dépistage organisé du cancer du sein et dans le cas contraire de savoir en identifier les freins. Ces freins peuvent être intrinsèques au patient, représentés par les inégalités sociales de santé principalement ou extrinsèques au patient, liés à l'environnement. Des interventions ayant pour objectif de favoriser l'accessibilité au cabinet de radiologie semblent utiles. Certains départements ont ainsi mis en place un système de mammobile , cabinet de radiologie mobile, permettant de mieux couvrir les territoires isolés. Il serait pertinent d'évaluer l'intérêt d'une telle intervention de santé à l'échelle de l'Isère. Thèse pour le Doctorat en médecine Novembre 2014 Charlotte DENARIE Pierre-Yves PITOU 38 BIBLIOGRAPHIE INSEE (Institut Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques). Principales 1. causes de décès en 2011 [Internet]. 2011. 2. INCa. Les cancers en France. 2013. 3. Ouédraogo S, Dabakuyo-Yonli TS, Roussot A, Pornet C, Sarlin N, Lunaud P, et al. 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Modalités d'activité électrique du psoas-iliaque en conditions statiques et dynamiques | WMT16 | Scientific |
Le Titulaire de l' Autorisation de Mise sur le Marché doit se mettre d' accord sur les détails du système de distribution contrôlée avec l' Autorité Nationale Compétente et doit mettre en place un tel programme sur le plan national afin de s' assurer qu' avant toute prescription tous les Professionnels de Santé qui sont habilités à prescrire et / ou délivrer Tracleer auront bien reçu un kit de prescription contenant les informations suivantes : | EMEA_V3 | Medicinal |
Facteurs psychologiques et urticaire chronique. Quand faut-il envisager leur prise en charge ? Selon quelles modalités ? | WMT16 | Scientific |
Très Rare Réaction anaphylactoïde | EMEA_V3 | Medicinal |
Les tektines sont une famille de protéines du cytosquelette trouvées dans les cils cellulaires et les flagelles en tant que composants structurels du sillon des microtubules d'un doublet dans l'axonème. Ce sont des polymèers, qui forment des filaments
Elles incluent les TEKT1, TEKT2, TEKT3, TEKT4 et TEKT5.
Notes et références
Portail de la biologie | WIKIPEDIA | Wiki |
Utilisation chez les femmes en âge de procréer | EMEA_V3 | Medicinal |
Seize embolies graisseuses post-fracturaires | WMT16 | Scientific |
En cas de vomissements, de perte significative d' appétit ou de diarrhée répétés, le traitement devra être interrompu et un vétérinaire devra être consulté. | EMEA_V3 | Medicinal |
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La conservation des flux porte et cave au cours de la transplantation hépatique : un progrès technique issu de la chirurgie hépatique | WMT16 | Scientific |
OLMETEC 10 mg, comprimé pelliculé - Résumé des caractéristiques du produit. ANSM - Mis à jour le : 07/04/2022 OLMETEC 10 mg, comprimé pelliculé Olmésartan médoxomil. 10, 00 mg Excipient(s) à effet notoire : chaque comprimé pelliculé contient 61, 60 mg de lactose monohydraté. Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6. 1. Comprimé pelliculé, blanc, rond, marqué d'un C13 sur l'une des faces. Traitement de l'hypertension artérielle chez les enfants et adolescents âgés de 6 à moins de 18 ans. Adultes La posologie initiale d'olmésartan médoxomil est de 10 mg par jour en 1 prise. Chez les patients insuffisamment contrôlés à cette dose, la posologie d'olmésartan médoxomil peut être augmentée à la posologie optimale de 20 mg par jour en 1 prise. Si une diminution plus importante de la pression artérielle est nécessaire, la posologie d'olmésartan médoxomil peut être augmentée à 40 mg par jour en 1 prise ou l'association à de l'hydrochlorothiazide (diurétique) peut être envisagée. L'action antihypertensive de l'olmésartan médoxomil apparat dans les 2 semaines suivant l'instauration du traitement et atteint son maximum après 8 semaines de traitement environ. En tenir compte lors de l'adaptation posologique de chaque patient. Dans la plupart des cas, aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les sujets âgés (voir ci-dessous pour les adaptations posologiques en cas d'insuffisance rénale). Si une augmentation jusqu'à la posologie maximale de 40 mg par jour s'avère nécessaire, la pression artérielle doit être étroitement surveillée. Chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine comprise entre 20 et 60 ml/min), la posologie maximale d'olmésartan médoxomil est de 20 mg par jour en 1 prise, compte tenu de l'expérience limitée des plus forts dosages dans ce groupe de patients. Chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 20 ml/min), l'utilisation d'olmésartan médoxomil est déconseillée (voir rubriques 4. 4 et 5. 2). Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère. Chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée, la posologie initiale recommandée d'olmésartan médoxomil est de 10 mg par jour en 1 prise et la posologie maximale ne doit pas dépasser 20 mg par jour en 1 prise. Une surveillance étroite de la pression artérielle et de la fonction rénale est recommandée chez les patients insuffisants hépatiques déjà traités par des diurétiques et/ou par d'autres antihypertenseurs. Il n'y a pas d'expérience de l'utilisation d'olmésartan médoxomil chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère, aussi elle est déconseillée dans cette population (voir rubriques 4. 4 et 5. 2). L'olmésartan médoxomil ne doit pas être utilisé chez les patients ayant une obstruction biliaire (voir rubrique 4. 3). Population pédiatrique Enfants et adolescents âgés de 6 à moins de 18 ans : La posologie initiale recommandée d'olmésartan médoxomil chez les enfants et adolescents âgés de 6 à moins de 18 ans est de 10 mg par jour en une prise. Chez les enfants dont l'hypertension artérielle n'est pas suffisamment contrôlée à cette dose, la posologie d'olmésartan médoxomil peut être augmentée à 20 mg par jour en une prise. Si une diminution plus importante de la pression artérielle est nécessaire, la posologie d'olmésartan médoxomil peut être augmentée jusqu'à un maximum de 40 mg chez les enfants pesant 35 kg et plus. Chez les enfants pesant moins de 35 kg, la dose journalière ne doit pas dépasser 20 mg. Autre population pédiatrique : La tolérance et l'efficacité de l'olmésartan médoxomil chez les enfants âgés de 1 à 5 ans n'ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4. 8 et 5. 1 mais aucune recommandation relative à la posologie ne peut être faite. L'olmésartan médoxomil ne doit pas être utilisé chez les enfants âgés de moins de 1 an pour des raisons de tolérance et en l'absence de données dans ce groupe d'âge. Mode d'administration Pour favoriser l'observance au traitement, il est recommandé de prendre OLMETEC chaque jour à la même heure, au cours ou en dehors des repas. Le comprimé doit être avalé avec une quantité suffisante de liquide (par exemple un verre d'eau). Le comprimé ne doit pas être mâché. 2 et 3 trimestres de la grossesse (voir rubriques 4. 4 et 4. 6). Obstruction biliaire (voir rubrique 5. 2). L'association d'OLMETEC à des médicaments contenant de l'aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1, 73 m ) (voir rubriques 4. 5 et 5. 1). Une hypotension symptomatique, en particulier après la première prise, peut survenir chez les patients présentant une hypovolémie et/ou une déplétion sodée secondaire à un traitement diurétique intensif, un régime hyposodé, une diarrhée ou des vomissements. Ces anomalies devront être corrigées avant toute administration d'olmésartan médoxomil. Autres affections liées à la stimulation du système rénine-angiotensine-aldostérone Chez les patients dont le tonus vasculaire et la fonction rénale dépendent de façon prédominante de l'activité du système rénine-angiotensine-aldostérone (par exemple les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive sévère ou une atteinte rénale sous-jacente, y compris une sténose artérielle rénale), le traitement par d'autres médicaments agissant sur ce système a été associé à des cas d'hypotension aigu, d'hyperazotémie, d'oligurie ou, plus rarement, à des cas d'insuffisance rénale aigu. La survenue de tels effets ne peut être exclue avec les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II. Hypertension rénovasculaire Il existe un risque accru d'hypotension sévère et d'insuffisance rénale lorsque les patients présentant une sténose bilatérale de l'artère rénale ou une sténose de l'artère sur un rein fonctionnel unique sont traités par des médicaments qui agissent sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Insuffisance rénale et transplantation rénale Chez les patients présentant une altération de la fonction rénale traités par l'olmésartan médoxomil, un contrôle périodique de la kaliémie et de la créatininémie est recommandé. L'utilisation d'olmésartan médoxomil est déconseillée chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 20 ml/min) (voir rubriques 4. 2 et 5. 2). Aucune donnée n'est disponible concernant l'utilisation d'olmésartan médoxomil chez les patients ayant eu une transplantation rénale récente ou chez les patients ayant une insuffisance rénale terminale (clairance de la créatinine 12 ml/min). Insuffisance hépatique Il n'y a pas d'expérience chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère, aussi, l'utilisation d'olmésartan médoxomil est déconseillée dans cette population (voir rubrique 4. 2 pour les adaptations posologiques chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée). Hyperkaliémie L'utilisation de médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone peut entraner une hyperkaliémie. Le risque, qui peut être fatal, est augmenté chez les patients âgés, les patients atteints d'insuffisance rénale et les patients diabétiques, les patients traités de façon concomitante par des médicaments susceptibles d'augmenter les taux plasmatiques de potassium et/ou chez les patients présentant des événements intercurrents. Avant d'envisager l'utilisation concomitante de médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone, le rapport bénéfice-risque doit être évalué et d'autres alternatives considérées (voir aussi ci-dessous le paragraphe Blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone SRAA ). Les principaux facteurs de risque à considérer pour l'hyperkaliémie sont : le diabète, l'insuffisance rénale, l'âge (> 70 ans), l'association avec un ou plusieurs médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone et/ou un traitement de supplémentation potassique. Certains médicaments ou classes thérapeutiques de médicaments sont susceptibles d'entraner une hyperkaliémie : sels de régime contenant du potassium, diurétiques épargneurs de potassium, IEC (inhibiteurs de l'enzyme de conversion), antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens y compris les inhibiteurs sélectifs de la COX-2), héparine, immunosuppresseurs tels que ciclosporine ou tacrolimus, triméthoprime, les évènements intercurrents, en particulier une déshydratation, une décompensation cardiaque aigu, une acidose métabolique, une dégradation de la fonction rénale, une dégradation subite de la fonction rénale (par exemple lors d'épisodes infectieux), une lyse cellulaire (par exemple lors d'une ischémie aigu d'un membre, d'une rhabdomyolyse, d'un traumatisme étendu). Une étroite surveillance de la kaliémie est recommandée chez les patients à risque. Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) Il est établi que l'association d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARAII) ou d'aliskiren augmente le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la fonction rénale (incluant le risque d'insuffisance rénale aigu). En conséquence, le double blocage du SRAA par l'association d'IEC, ARAII ou d'aliskiren n'est pas recommandé (voir rubriques 4. 5 et 5. 1). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d'un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l'ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARAII ne doivent pas être associés chez les patients atteints d'une néphropathie diabétique. Lithium Comme avec les autres antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, l'association au lithium est déconseillée (voir rubrique 4. 5). Sténose des valves aortique ou mitrale, cardiomyopathie hypertrophique obstructive Comme avec les autres vasodilatateurs, les patients présentant un rétrécissement aortique ou mitral ou une cardiomyopathie hypertrophique obstructive devront faire l'objet d'une attention particulière. Hyperaldostéronisme primaire Les patients présentant un hyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux traitements antihypertenseurs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. L'utilisation d'olmésartan médoxomil est donc déconseillée chez ces patients. Entéropathie De très rares cas de diarrhées chroniques sévères avec perte de poids substantielle ont été rapportés chez les patients traités par olmésartan quelques mois à quelques années après le début du traitement, possiblement causées par une réaction localisée d'hypersensibilité retardée. Les biopsies intestinales des patients ont souvent montré une atrophie villositaire. Si un patient traité par olmésartan médoxomil développe ces symptômes, et en l'absence d'autres étiologies apparentes, le traitement par olmésartan doit être immédiatement arrêté et ne doit pas être repris. Si la diarrhée ne s'améliore pas durant la semaine suivant l'arrêt, le conseil d'un spécialiste (notamment un gastro-entérologue) doit être envisagé. Différences ethniques Comme avec tous les autres antagonistes de l'angiotensine II, la diminution de la pression artérielle sous l'olmésartan médoxomil peut être légèrement plus faible chez les sujets noirs, probablement en raison de la prévalence plus élevée d'un taux de rénine bas dans cette population. Grossesse Les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé chez les patientes qui envisagent une grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4. 3 et 4. 6). Autres précautions Comme avec tout antihypertenseur, chez les patients atteints d'une maladie cardiaque ischémique ou d'une maladie ischémique cérébrovasculaire, une diminution trop importante de la pression artérielle peut entraner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares). Autres antihypertenseurs L'effet antihypertenseur de l'olmésartan médoxomil peut être majoré par l'utilisation concomitante d'autres antihypertenseurs. Inhibiteurs de l'enzyme de conversion, antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II et aliskiren Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou d'aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d'évènements indésirables tels que l'hypotension, l'hyperkaliémie et l'altération de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale aigu) en comparaison à l'utilisation d'un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4. 3, 4. 4 et 5. 1). Potassium et diurétiques épargneurs de potassium Comme avec les autres médicaments modifiant le système rénine-angiotensine, l'administration concomitante de diurétiques épargneurs de potassium, de suppléments potassiques, de substituts du sel contenant du potassium ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter les taux de potassium sérique (par exemple l'héparine) peut entraner une élévation de la kaliémie (voir rubrique 4. 4) et est donc déconseillée. Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) Les AINS (y compris l'acide acétylsalicylique à des doses > 3 g/jour et les inhibiteurs de la COX-2) et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II peuvent avoir une action synergique et diminuer la filtration glomérulaire, pouvant entraner une insuffisance rénale aigu. Une surveillance de la fonction rénale en début de traitement et une hydratation correcte du patient sont recommandées. Cette association peut également diminuer l'effet antihypertenseur des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II et donc en partie leur efficacité. Colesevelam, agent chélateur des acides biliaires L'administration concomitante de chlorhydrate de colesevelam, agent chélateur des acides biliaires, réduit l'exposition systémique et la concentration plasmatique maximale d'olmésartan et réduit la demi-vie d'élimination. L'administration d'olmésartan médoxomil au moins 4 heures avant l'administration de chlorhydrate de colesevelam diminue le risque d'interaction médicamenteuse. L'administration d'olmésartan médoxomil au moins 4 heures avant la dose de chlorhydrate de colesevelam doit être envisagée (voir rubrique 5. 2). Autres médicaments Une légère diminution de la biodisponibilité de l'olmésartan a été observée après traitement par antiacides (hydroxyde d'aluminium et de magnésium). L'administration concomitante de warfarine ou de digoxine n'a pas d'effet sur la pharmacocinétique de l'olmésartan. Effets de l'olmésartan médoxomil sur les autres médicaments Lithium Des augmentations réversibles de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques ont été rapportées en cas d'administration concomitante de lithium avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et les antagonistes de l'angiotensine II. Par conséquent, l'utilisation concomitante de l'olmésartan médoxomil et du lithium est déconseillée (voir rubrique 4. 4). Si cette association s'avère nécessaire, une surveillance stricte de la lithiémie est recommandée. Autres interactions Des études cliniques spécifiques ont été réalisées chez les volontaires sains avec la warfarine, la digoxine, l'hydroxyde d'aluminium et de magnésium, l'hydrochlorothiazide et la pravastatine. Aucune interaction cliniquement significative n'a été observée ; aucun effet significatif de l'olmésartan médoxomil n'a été observé sur la pharmacocinétique ou la pharmacodynamique de la warfarine ou de la digoxine. , l'olmésartan n'a pas montré d'effets inhibiteurs cliniquement significatifs sur les enzymes du cytochrome P450 humain 1A1/2, 2A6, 2C8/9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A4, et n'a pas ou peu d'effet inducteur sur l'activité du cytochrome P450 chez le rat. De ce fait, aucune étude d'interaction avec les inhibiteurs et inducteurs connus des enzymes du cytochrome P450 n'a été réalisée. Aucune interaction clinique significative entre l'olmésartan et les médicaments métabolisés par les enzymes du cytochrome P450, citées ci-dessus, n'est attendue. Population pédiatrique Les études d'interactions médicamenteuses n'ont été réalisées que chez les adultes. On ignore si les interactions chez les enfants sont similaires à celles observées chez les adultes. Grossesse Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1 trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. Il n'existe pas d'études épidémiologiques contrôlées disponibles concernant l'utilisation des ARAII au 1 trimestre de la grossesse, cependant un risque similaire à celui des IEC pourrait exister pour cette classe. A moins que le traitement par ARAII ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé chez les patientes qui envisagent une grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif sera débuté. L'exposition aux ARAII au cours des 2 et 3 trimestres de la grossesse est connue pour entraner une fœtotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5. 3). En cas d'exposition à partir du 2 trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par ARAII doivent être surveillés sur le plan tensionnel en raison du risque d'hypotension (voir rubriques 4. 3 et 4. 4). L'olmésartan est excrété dans le lait de rates allaitantes ; mais l'excrétion dans le lait maternel n'est pas connue. En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation d'OLMETEC au cours de l'allaitement, OLMETEC est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré. Résumé du profil de sécurité : Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors du traitement par OLMETEC sont des céphalées (7, 7%), des syndromes grippaux (4, 0%) et des étourdissements (3, 7%). Dans les essais cliniques réalisés en monothérapie, versus placebo, le seul effet indésirable imputable, sans équivoque, au traitement était des étourdissements (2, 5% sous olmésartan médoxomil et 0, 9% sous placebo). L'incidence des hypertriglycéridémies (2, 0% versus 1, 1%) et de l'augmentation de la créatine phosphokinase (1, 3% versus 0, 7%) était légèrement supérieure sous olmésartan médoxomil que sous placebo. Tableau listant les effets indésirables : Les effets indésirables observés sous OLMETEC dans les essais cliniques, les études de tolérances après l'autorisation de mise sur le marché et les notifications spontanées sont résumés dans le tableau ci-dessous. Les définitions suivantes ont été utilisées dans le but de classer par ordre de fréquence les effets indésirables : très fréquent ( 1/10), fréquent ( 1/100 à peu fréquent ( 1/1 000 à < 1/100), rare ( 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000). *Des cas d'hépatite auto-immune avec un temps de latence de quelques mois à plusieurs années, réversibles à l'arrêt du traitement, ont été signalés après la mise sur le marché de l'olmésartan. Des cas isolés de rhabdomyolyse ont été rapportés avec des associations comportant des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II. Informations supplémentaires pour les populations particulières La tolérance de l'olmésartan médoxomil a été évaluée chez 361 enfants et adolescents, âgés de 1 à 17 ans au cours de 2 essais cliniques. Alors que la nature et la sévérité des événements indésirables sont semblables à celles des adultes, la fréquence des événements indésirables suivants est plus élevée chez les enfants : L'épistaxis est un événement indésirable fréquent chez les enfants ( 1/100 à < 1/10) qui n'a pas été rapporté chez les adultes. Au cours des 3 semaines d'étude en double aveugle, l'incidence des étourdissements et des céphalées survenus sous traitement a presque doublé chez les enfants âgés de 6 à 17 ans inclus dans le groupe olmésartan médoxomil à dose élevée. Le profil global de tolérance de l'olmésartan médoxomil dans la population pédiatrique ne diffère pas significativement du profil de tolérance de l'adulte. Chez les sujets âgés, la fréquence de l'hypotension est légèrement augmentée, passant de rare à peu fréquente . Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : L'information concernant le surdosage chez l'Homme est limitée. L'effet le plus probable lié au surdosage est l'hypotension. En cas de surdosage, le patient sera étroitement surveillé et un traitement symptomatique sera administré. Aucune donnée n'est disponible quant à l'élimination de l'olmésartan par dialyse. Mécanisme d'action / Effets pharmacodynamiques L'olmésartan médoxomil est un antagoniste sélectif puissant des récepteurs de l'angiotensine II (type AT ) actif par voie orale. Il bloque tous les effets de l'angiotensine II faisant intervenir les récepteurs AT , indépendamment de l'origine ou de la voie de synthèse de l'angiotensine II. L'antagonisme sélectif des récepteurs de l'angiotensine II (AT ) entrane une augmentation des taux plasmatiques de rénine et des concentrations d'angiotensine I et II, et une baisse de la concentration plasmatique d'aldostérone. L'angiotensine II est la principale hormone vasoactive du système rénine-angiotensine-aldostérone. Elle joue un rôle important dans la physiopathologie de l'hypertension en agissant au niveau des récepteurs de type 1 (AT ). Efficacité et sécurité clinique Chez les patients hypertendus, l'olmésartan médoxomil provoque une diminution dose-dépendante et durable de la pression artérielle. Aucune hypotension liée à la première dose, aucun cas de tachyphylaxie lors de l'administration prolongée, ni aucun effet rebond lors de l'arrêt brutal du traitement n'ont été observés. L'administration d'une dose quotidienne d'olmésartan médoxomil entrane une diminution progressive et efficace de la pression artérielle sur 24 heures. A dose journalière totale équivalente, l'administration en 1 ou 2 prises entrane la même diminution de la pression artérielle. Lors d'un traitement continu, la diminution maximale de la pression artérielle est obtenue 8 semaines après le début du traitement, bien qu'une baisse significative de la pression artérielle soit déjà observée après 2 semaines de traitement. En association avec l'hydrochlorothiazide, un effet additif sur la diminution de la pression artérielle est observé ; cette administration concomitante étant bien tolérée. L'effet de l'olmésartan sur la mortalité et la morbidité n'est pas encore connu. L'étude ROADMAP ( , Etude d'évaluation de l'olmésartan médoxomil dans la prévention de la microalbuminurie chez les patients diabétiques de type II) réalisée chez 4447 patients diabétiques de type 2, normoalbuminuriques et ayant au moins un facteur de risque cardiovasculaire additionnel, a évalué si un traitement par olmésartan médoxomil pouvait retarder l'apparition d'une microalbuminurie. Pendant une période de suivi médiane de 3, 2 ans, les patients ont reçu de l'olmésartan médoxomil ou un placebo en complément d'autres antihypertenseurs, à l'exception des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine II et des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II. Pour le critère d'évaluation principal, l'étude a démontré une réduction significative du délai d'apparition d'une microalbuminurie, en faveur de l'olmésartan médoxomil. Après ajustement sur le niveau de pression artérielle, cette réduction du risque n'était plus statistiquement significative. 8, 2% (178 sur 2160) des patients du groupe traité par l'olmésartan médoxomil et 9, 8% (210 sur 2139) des patients du groupe placebo ont développé une microalbuminurie. Pour les critères secondaires, des évènements cardiovasculaires sont survenus chez 96 patients (4, 3%) sous olmésartan médoxomil et chez 94 patients (4, 2%) sous placebo. L'incidence de la mortalité cardiovasculaire était supérieure avec l'olmésartan médoxomil par rapport au placebo (15 patients (0, 7%) 3 patients (0, 1%), malgré des taux similaires d'accidents vasculaires cérébraux non-fatals (14 patients (0, 6%) 8 patients (0, 4%), d'infarctus du myocarde non-fatals (17 patients (0, 8%) 26 patients (1, 2%) et de mortalité non-cardiovasculaire (11 patients (0, 5%) 12 patients (0, 5%). La mortalité globale sous olmésartan médoxomil était augmentée en nombre de cas (26 patients (1, 2%) 15 patients (0, 7%), du fait principalement d'un nombre plus élevé d'évènements cardiovasculaires fatals. L'étude ORIENT ( , Etude d'évaluation de l'olmésartan médoxomil en prévention secondaire chez les patients diabétiques atteints de néphropathie) a évalué les effets de l'olmésartan médoxomil sur les évènements rénaux et cardiovasculaires chez 577 patients, randomisés, japonais et chinois, atteints de diabète de type 2 avec une néphropathie avérée. Pendant une période de suivi médiane de 3, 1 ans, les patients ont reçu de l'olmésartan médoxomil ou un placebo en complément d'autres antihypertenseurs, y compris des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine II. Le critère d'évaluation principal composite (délai d'apparition du premier évènement de doublement de la créatininémie, d'insuffisance rénale terminale et de décès toutes causes confondues) est survenu chez 116 patients du groupe olmésartan médoxomil (41, 1%) et chez 129 patients du groupe placebo (45, 4%) (HR 0, 97 (IC à 95% [0, 75 à 1, 24]) ; p 0, 791). Le critère cardiovasculaire secondaire composite est survenu chez 40 patients traités par olmésartan médoxomil (14, 2%) et 53 patients traités par placebo (18, 7%). Ce critère cardiovasculaire composite incluait les décès cardiovasculaires chez 10 (3, 5%) patients recevant de l'olmésartan médoxomil 3 (1, 1%) patients recevant le placebo, la mortalité globale chez 19 (6, 7%) patients 20 (7, 0%), les accidents vasculaires cérébraux non-fatals chez 8 (2, 8%) patients 11 (3, 9%) et les infarctus du myocarde non-fatals chez 3 (1, 1%) patients 7 (2, 5%), respectivement. Population pédiatrique Les effets antihypertenseurs de l'olmésartan médoxomil dans la population pédiatrique ont été évalués dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée placebo chez 302 patients hypertendus âgés de 6 à 17 ans. La population de l'étude était composée d'une cohorte de 112 patients noirs et d'une cohorte multi-ethnique de 190 patients, incluant 38 patients noirs. L'étiologie de l'hypertension était principalement essentielle (87 % de la cohorte de patients noirs et 67 % de la cohorte multi-ethnique). Les patients de poids de 20 à < 35 kg étaient randomisés pour recevoir 2, 5 mg (faible dose) ou 20 mg (dose élevée) d'olmésartan médoxomil une fois par jour et les patients de poids 35 kg étaient randomisés pour recevoir 5 mg (faible dose) ou 40 mg (dose élevée) d'olmésartan médoxomil une fois par jour. L'olmésartan médoxomil a réduit significativement la pression artérielle systolique et diastolique de façon dépendante de la dose ajustée au poids. L'olmésartan médoxomil à faible dose et à dose élevée a réduit significativement la pression artérielle systolique de 6, 6 et 11, 9 mmHg respectivement par rapport à l'état initial. Cet effet a été également observé au cours de la période de sevrage randomisée de 2 semaines contrôlée placebo, o un effet rebond statistiquement significatif a été observé pour les pressions artérielles systolique et diastolique moyennes dans le groupe placebo par rapport au groupe sous olmésartan. Le traitement a été efficace dans les deux populations pédiatriques avec hypertension primaire et hypertension secondaire. Comme observé dans les populations adultes, les diminutions de la pression artérielle ont été plus faibles chez les patients noirs. Dans la même étude, 59 patients âgés de 1 à 5 ans de poids 5kg ont reçu 0, 3 mg/kg d'olmésartan médoxomil une fois par jour pendant trois semaines en ouvert puis ont été randomisés pour recevoir l'olmésartan médoxomil ou le placebo au cours d'une période en double aveugle. A la fin de la seconde semaine de la période de sevrage randomisée, contrôlée versus placebo, la pression artérielle systolique/diastolique moyenne était plus basse de 3/3 mmHg dans le groupe randomisé avec l'olmésartan médoxomil ; cette différence de pression artérielle n'était pas statistiquement significative (95 % C. I. -2 à 7/-1 à 7). Autres informations L'utilisation de l'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II (ARAII) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET ( ) et VA NEPHRON-D ( ). L'étude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints d'un diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. L'étude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique. En comparaison à une monothérapie, ces études n'ont pas mis en évidence d'effet bénéfique significatif sur l'évolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors qu'il a été observé une augmentation du risque d'hyperkaliémie, d'insuffisance rénale aigu et/ou d'hypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARAII, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques. Les IEC et les ARAII ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique. L'étude ALTITUDE ( ) a été réalisée dans le but d'évaluer le bénéfice de l'ajout d'aliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints d'un diabète de type 2 et d'une insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison d'une augmentation du risque d'évènements indésirables. Les décès d'origine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les évènements indésirables et certains évènements indésirables graves tels que l'hyperkaliémie, l'hypotension et l'insuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo. L'olmésartan médoxomil est une prodrogue. Au cours de l'absorption par le tractus gastro-intestinal, l'olmésartan médoxomil est rapidement transformé par les estérases de la muqueuse intestinale et de la veine porte en métabolite pharmacologiquement actif, l'olmésartan. Aucune trace d'olmésartan médoxomil sous forme inchangée ou de son résidu médoxomil latéral n'a été décelée dans le plasma ou les selles. La biodisponibilité moyenne absolue d'un comprimé d'olmésartan est de 25, 6% La concentration plasmatique maximale moyenne (C ) d'olmésartan est atteinte dans les 2 heures suivant la prise d'olmésartan médoxomil par voie orale. Après administration orale d'une dose unique, la concentration plasmatique d'olmésartan augmente de manière quasi linéaire en fonction de la dose jusqu'à 80 mg. L'alimentation modifiant peu la biodisponibilité de l'olmésartan, celui-ci peut être administré aussi bien au cours qu'en dehors des repas. Le sexe des patients ne modifie pas de manière cliniquement significative la pharmacocinétique de l'olmésartan. L'olmésartan se fixe fortement aux protéines plasmatiques (99, 7%). Cependant, la significativité clinique des interactions compétitives entre l'olmésartan et les autres médicaments à forte liaison aux protéines plasmatiques administrés simultanément est faible, comme le confirme l'absence d'interaction cliniquement significative entre l'olmésartan médoxomil et la warfarine. La fixation de l'olmésartan aux cellules sanguines est négligeable. Après administration par voie intraveineuse, le volume de distribution moyen est faible (16-29 l). Biotransformation et élimination La clairance plasmatique totale de 1, 3 l/h (Cv 19%) est relativement lente par rapport au flux sanguin hépatique (90 l/h). Après administration orale unique d'olmésartan médoxomil radiomarqué C, 10 à 16% de la radioactivité sont excrétés dans les urines (en majorité dans les 24 heures suivant l'administration), le reste étant excrété dans les selles. Sur la base d'une disponibilité systémique de 25, 6%, il peut être calculé que l'olmésartan absorbé est éliminé à la fois par voie rénale (40%) et par voie hépato-biliaire (60%). La totalité de la radioactivité mesurée peut être attribuée à l'olmésartan. Aucun autre métabolite n'a été détecté. Le cycle entéro-hépatique de l'olmésartan est minime. La majeure partie de l'olmésartan étant éliminée par les voies biliaires, son utilisation chez les patients présentant une obstruction des voies biliaires est contre-indiquée (voir rubrique 4. 3). Après administration orale répétée, la demi-vie terminale d'élimination de l'olmésartan est de 10 à 15 heures. L'état d'équilibre est atteint dès les premières doses et aucune accumulation n'a été observée après 14 jours de prises répétées. La clairance rénale est d'environ 0, 5-0, 7 l/h et est indépendante de la dose. Pharmacocinétique dans des populations particulières Population pédiatrique La pharmacocinétique de l'olmésartan a été étudiée dans la population pédiatrique hypertendue âgée de 1 à 16 ans. La clairance de l'olmésartan dans la population pédiatrique était semblable à celle des patients adultes après ajustement en fonction du poids. Il n'y a pas d'information pharmacocinétique disponible dans la population pédiatrique avec insuffisance rénale. Sujets âgés (65 ans et plus) Chez les patients hypertendus, à l'état d'équilibre, l'aire sous la courbe (AUC) est augmentée de 35% chez les sujets âgés (65 à 75 ans) et de 44% chez les sujets très âgés ( 75 ans) par rapport aux sujets plus jeunes. Cette augmentation pourrait en partie être corrélée à la diminution moyenne de la fonction rénale chez cette catégorie de patients. Insuffisance rénale Chez les patients insuffisants rénaux, l'AUC à l'état d'équilibre est augmentée respectivement de 62%, 82% et 179% chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère, modérée et sévère, par rapport aux volontaires sains (voir rubriques 4. 2 et 4. 4). Insuffisance hépatique Après administration orale unique, les valeurs de l'AUC d'olmésartan sont augmentées respectivement de 6% et 65% chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère et ceux ayant une insuffisance hépatique modérée par rapport aux volontaires sains. Deux heures après l'administration, la fraction libre d'olmésartan est respectivement de 0, 26%, 0, 34% et 0, 41% chez les volontaires sains, les patients ayant une insuffisance hépatique légère et ceux ayant une insuffisance hépatique modérée. Après administration répétée chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée, l'AUC moyenne de l'olmésartan est encore augmentée de 65% par rapport aux volontaires sains. Les valeurs moyennes de C de l'olmésartan sont similaires chez les insuffisants hépatiques et chez les volontaires sains. L'olmésartan médoxomil n'a pas été évalué chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4. 2 et 4. 4). Interactions médicamenteuses Colesevelam, agent chélateur des acides biliaires L'administration concomitante de 40 mg d'olmésartan médoxomil et de 3750 mg de chlorhydrate de colesevelam chez des sujets sains a entrané une diminution de 28 % de la C et une diminution de 39% de l'AUC de l'olmésartan. Des réductions moindres, de 4 % et 15 % de la C et de l'AUC respectivement, ont été observées lorsque l'olmésartan médoxomil était administré 4 heures avant le chlorhydrate de colesevelam. La demi-vie d'élimination de l'olmésartan était réduite de 50 52 %, indépendamment du fait que son administration ait été concomitante ou antérieure de 4 heures à l'administration de chlorhydrate de colesevelam (voir rubrique 4. 5). Comme pour les autres antagonistes des récepteurs AT , des cultures cellulaires réalisées montrent que l'olmésartan médoxomil augmente l'incidence des cassures chromosomiques. Aucun effet significatif n'a été observé à des doses orales très élevées allant jusqu'à 2000 mg/kg d'olmésartan médoxomil. Les données de génotoxicité suggèrent que l'olmésartan n'a pas de potentiel génotoxique dans les conditions d'utilisation thérapeutique. Aucun potentiel cancérigène n'a été mis en évidence chez le rat (étude de 2 ans) ni chez la souris (étude de 6 mois chez des souris transgéniques). Les études de reproduction chez le rat n'ont pas montré d'effet sur la fertilité ni de signe de tératogénicité. Comme les autres antagonistes de l'angiotensine II, une diminution de la survie de la descendance ainsi qu'une dilatation de la cavité pyélique du rein ont été observées en fin de grossesse et pendant l'allaitement. Comme les autres antihypertenseurs, la toxicité est plus élevée chez la lapine que chez la rate gestante ; cependant, aucun signe de fœtotoxicité n'a été observé. Cellulose microcristalline, lactose monohydraté, hydroxypropylcellulose, hydroxypropylcellulose à faible substitution, stéarate de magnésium. Pelliculage : Dioxyde de titane (E171), talc, hypromellose. 3 ans. 14, 28, 30, 56, 84, 90, 98 et 10 x 28 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/ PVC/Aluminium). 10, 50 et 500 comprimés sous plaquettes individuelles (Polyamide laminé/Aluminium/ PVC/Aluminium). Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. 1 RUE EUGENE ET ARMAND PEUGEOT 92500 RUEIL-MALMAISON 34009 362 320 4 4 : 14 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/PVC/ Aluminium) 34009 362 321 0 5 : 28 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/PVC/ Aluminium) 34009 374 014 0 1 : 30 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/PVC/ Aluminium) 34009 362 322 7 3 : 56 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/PVC/ Aluminium) 34009 374 015 7 9 : 84 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/PVC/ Aluminium) 34009 374 016 3 0 : 90 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/PVC/ Aluminium) 34009 362 323 3 4 : 98 comprimés sous plaquettes (Polyamide laminé/Aluminium/PVC/ Aluminium) 34009 565 329 6 4 : 50 comprimés sous plaquettes individuelles (Polyamide laminé/Aluminium/ PVC/Aluminium) Sans objet. Médicament soumis à prescription médicale. Liste I. | BDPM | Medicinal |
Tumeur liquide intra-pulmonaire d'origine indéterminée | WMT16 | Scientific |
Après application cutanée de ce produit chez les chats à la dose minimale thérapeutique de 0, 14 ml/ kg de poids corporel, on observe des concentrations maximales sériques moyennes de 32, 2 23, 9 g/ l d' emodepside et 61, 3 44, 1 g/ l de praziquantel. | EMEA_V3 | Medicinal |
Etude expérimentale d'une nouvelle tumeur maligne humaine du côlon ascendant en culture organotypique de longue durée | WMT16 | Scientific |
Carence immunitaire, sarcoïdose et cirrhose biliaire primitive | WMT16 | Scientific |
Evaluation épidémiologique de quatre interventions en santé publique | WMT16 | Scientific |
La relation médecin-malade. L'annonce d'une maladie grave. La formation du patient atteint de maladie chronique. La personnalisation de la prise en charge médicale | WMT16 | Scientific |
Etude expérimentale de la revascularisation chirurgicale précoce de l'infarctus du myocarde | WMT16 | Scientific |
A propos du dosage de l'hormone antidiurétique par la méthode de Buchborn | WMT16 | Scientific |
Fonction et potentialités thérapeutiques du récepteur D3 de la dopamine | WMT16 | Scientific |
L'apport recent des plastiques à la médecine et à la chirurgie | WMT16 | Scientific |
Il est recommandé d'utiliser, à la place, des préservatifs ou une autre méthode contraceptive non hormonale. | EMEA_V3 | Medicinal |
LE BALISTOGRAMME AURICULAIRE DANS UN CAS DE FLUTTER AURICULAIRE AVEC BLOC AURICULO-VENTRICULAIRE TOTAL | WMT16 | Scientific |
MST chez les homosexuels et bisexuels masculins | WMT16 | Scientific |
Action galactogogue du sulpiride | WMT16 | Scientific |
Grossesse et cancer du poumon : à propos d'un cas et revue de la littérature | WMT16 | Scientific |
Neurosyphilis à gommes multiples et SIDA. A propos d'un cas | WMT16 | Scientific |
Etats confusionnels et délirants du sujet âgé : orientations diagnostiques et thérapeutiques | WMT16 | Scientific |
Des porcs très malades risquent de refuser tout aliment proposé et de recevoir dès lors une quantité insuffisante de médicament. | EMEA_V3 | Medicinal |
Séance anatomo-clinique : lymphome et masse médiastinale | WMT16 | Scientific |
Le sevrage tabagique des fumeurs trés dépendants | WMT16 | Scientific |
Réflexogramme achilléen. Intérêt des normes établies en fonction des mensurations chez l'enfant de moins de 3 ans | WMT16 | Scientific |
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Belgi/ Belgique/ Belgien SCS Boehringer Ingelheim Comm. V. | EMEA_V3 | Medicinal |
Circonstances de diagnostic du syndrome d'apnées du sommeil et ses complications | WMT16 | Scientific |
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L' effet indésirable le plus fréquent lié au traitement était l' hyperémie oculaire (15, 0%). | EMEA_V3 | Medicinal |
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COMMISSION NATIONALE D'EVALUATION DES DISPOSITIFS MEDICAUX ET DES TECHNOLOGIES DE SANTE AVIS DE LA COMMISSION 24 novembre 2009 CONCLUSIONS Nom : CODMAN ENTERPRISE, stent intracrânien auto-expansible Modèles et références Voir page 3 retenus : Fabricant : CODMAN & SHURTLEFF INC. Demandeur : CODMAN, division d'ETHICON SAS Les données fournies par la firme sont : - Trois nouvelles séries de cas. - Le protocole de l'étude post-inscription demandé par la CEPP lors de l'inscription de CODMAN ENTERPRISE, - Le protocole de l'étude Sunrise, registre Européen dont l'objectif est d'évaluer la performance et la tolérance du stent CODMAN ENTERPRISE dans le traitement des anévrismes intracraniens. L'étude Mocco et al est une série de cas multicentrique (10 centres aux Etats- Données disponibles : Unis) incluant 141 patients (142 anévrismes, 143 stents implantés), ayant un anévrisme rompu ou non rompu à large collet sacciforme ou fusiforme. Les circonstances de découverte des anévrismes étaient les suivantes : découverte fortuite (86 patients), récidive d'anévrisme découvert lors d'un contrôle (26 patients), hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) (16 patients), signe d'appel neurologique (perte de connaissance, crise convulsive, troubles visuels, difficulté de déglutition) (13 patients). La durée de suivi maximale était de 6 mois. Suffisant, en raison de : - l'intérêt thérapeutique dans le traitement de certains anévrismes rompus ou non rompus à collet large (fusiformes, sacciformes ou Service Rendu (SR) : disséquants), pour lesquels un traitement endovasculaire simple ou assisté par ballon (technique de reconstruction) est impossible. - l'intérêt de santé publique attendu, compte tenu du caractère de gravité des anévrismes intracrâniens. Aide à l'occlusion endovasculaire, par confinement de micro-spires à libération contrôlée, d'anévrismes intracrâniens, rompus ou non rompus, à Indications : collet large (fusiformes, sacciformes ou disséquants) pour lesquels le traitement endovasculaire simple (micro-spires seules) ou assisté par ballon est impossible Eléments conditionnant le SR : - Spécifications Aucune exigence supplémentaire par rapport aux spécifications techniques techniques : proposées par le fabricant - Modalités de - L'utilisation en association avec des micro-spires à libération contrôlée prescription et - L'utilisation doit être réservée à des équipes compétentes d'utilisation : Conformément au décret n2007-366 l'embolisation do it être entreprise par un -1- spécialiste formé aux procédures de neuroradiologie Interventionnelle dans un centre certifié. Les conditions techniques de fonctionnement et les conditions d'implantation applicables aux activités neuroradiologiques interventionnelles endovasculaire sont précisées dans les décrets suivants : - décret n2007-366 du 19 mars 2007 relatif aux condi tions d'implantation applicables aux activités interventionnelles par voie endovasculaire en neuroradiologie et modifiant le code de la santé publique, - décret n2007-367 du 19 mars 2007 relatif aux condi tions techniques de fonctionnement applicables aux activités interventionnelles par voie endovasculaire en neuroradiologie. L'activité neuroradiologique annuelle minimale par site est fixée à 80 interventions endovasculaires portant sur la région cervico-céphalique et médullo-rachidienne (arrêté du 19 mars 2007). Amélioration du SR : ASR V par rapport aux autres stents intracrâniens inscrits sur la LPPR Type d'inscription : Nom de marque Durée d'inscription : 3 ans Le renouvellement sera subordonné à la mise en place d'un registre prospectif de morbi-mortalité et d'efficacité. Ce registre aura pour objectif le suivi à 1 an minimum de l'ensemble des patients implantés, l'évaluation du dispositif et des pratiques. Une communication annuelle de ce suivi devra être faite auprès de la Conditions du CNEDiMTS. renouvellement : L'évaluation de ce suivi pourra aboutir au maintien ou à la suppression de la prise en charge. La commission recommande que le contrat de bon usage, prévu à l'article D. 162-9 et suivants du code de la sécurité sociale, implique l'obligation par le praticien de renseigner les données de suivi des patients. Population cible : 300 patients par an -2- ARGUMENTAIRE Nature de la demande Demande de renouvellement d'inscription sur la liste des produits et prestations mentionnés à l'article L 165-1 du code de la Sécurité Sociale. Modèles et références Références Diamètre du stent déployé Longueur du stent déployé Longueur du système (mm) (mm) d'insertion (mm) ENC451412 14 ENC452212 22 4, 5 12 ENC452812 28 ENC453712 37 ENC451425 14 ENC452225 22 4, 5 25 ENC452825 28 ENC453725 37 Conditionnement Unitaire Applications La demande de renouvellement d'inscription concerne les indications suivantes : Aide à l'occlusion endovasculaire, par confinement de micro-spires à libération contrôlée, d'anévrismes intracrâniens, rompus ou non rompus, à collet large (fusiformes, sacciformes ou disséquants) pour lesquels le traitement endovasculaire simple (micro-spires seules) ou assisté par ballon est impossible Historique du remboursement CODMAN ENTERPRISE a fait l'objet d'une première demande d'inscription sous nom de marque (avis de la CEPP du 30 mai 2007). CODMAN ENTERPRISE est inscrit sur la LPPR par arrêté du 27 décembre 2007 (JO 18 janvier 2008) Caractéristiques du produit et de la prestation associée Marquage CE Classe III, notification par le BSI Product Services (n0086), Royaume-Uni. Description CODMAN ENTERPRISE est un stent intracrânien auto-expansible en nitinol, avec 4 repères radio-opaques à chacune de ses extrémités (distale et proximale). Le système d'insertion comprend : - un guide d'insertion, composé d'un fil central en nitinol sur lequel s'échelonnent des marqueurs radioopaques. Le stent est pré-chargé sur le guide d'insertion -3- Fonctions assurées Aide à l'occlusion endovasculaire d'anévrismes intracrâniens par confinement de microspires à libération contrôlée. Acte ou prestation associée EASF001 4. 3. 8. Oblitération de plusieurs anévrismes sacculaires artériels intracrâniens en dehors d'une 5 période aigu hémorragique, par voie artérielle transcutanée EASF010 4. 3. 8. Oblitération d'un anévrisme sacculaire artériel intracrânien en période aigu hémorragique, 5 par voie artérielle transcutanée EASF011 4. 3. 8. Oblitération d'un anévrisme sacculaire artériel intracrânien en dehors d'une période aigu 5 hémorragique, par voie artérielle transcutanée EASF013 4. 3. 8. Oblitération de plusieurs anévrismes sacculaires artériels intracrâniens en période aigu 5 hémorragique, par voie artérielle transcutanée Service Rendu 1. Intérêt du produit ou de la prestation 1. 1 Analyse des données : évaluation de l'effet thérapeutique, / effets indésirables, risques liés à l'utilisation Rappel de l'avis de la commission et des données fournies lors de la première inscription : Le rapport effet thérapeutique/effets indésirables est argumenté : - Par les résultats de 2 études cliniques prospectives, non comparatives, non publiées. Ces études de faisabilité avaient inclus 61 patients ayant des anévrismes sacciformes rompus ou non rompus à large collet. La durée moyenne de suivi était de 6 mois. L'évaluation portait sur un critère de jugement angiographique immédiatement après l'intervention : le pourcentage de succès de la procédure (succès de l'implantation du stent avec un positionnement satisfaisant de masse de coïl sans aucun évènement indésirable grave rapporté au cours de l'intervention). Le pourcentage de succès était de 27/30 (90%). Le taux moyen d'occlusion de l'anévrisme à 6 mois était de 93, 9% et 92, 0%. La qualité méthodologique de ces études a été jugé faible compte tenu notamment : de la durée de suivi faible (recul de 6 mois), du nombre limité de patients dans chaque étude (environ 30 patients). Le renouvellement était subordonné à la mise en place d'un registre prospectif de morbi- mortalité et d'efficacité. - Les données de matériovigilance Aucune notification de matériovigilance n'a été rapportée. L'analyse des données disponible était favorable à l'utilisation de CODMAN ENTERPRISE. Néanmoins la Commission estimait nécessaire d'obtenir des données cliniques complémentaires. Nouvelles données fournies pour le renouvellement d'inscription : Les données fournies par la firme sont : - Trois séries de cas1, 2, 3. J Mocco, Kenneth V. Snyder, Felipe C. Albuquerque, Bernard R. Bendok et al. Treatment of intracranial aneurysms with the Enterprise stent : A multicenter registry. J Neurosurg ; 110 : 35-39, 2008. Boris Lubicz ; Olivier François, Marc Levivier, Jacques Brotchi, Danielle Balériaux l. : Preliminary experience with the enterprise stent for endovascular treatment of complex intracranial aneurysms : potential advantages and limiting characteristics Neurosurgery 62 (5), 2008 : 1063-70 J. P. P. Peluso ; W. J. van Rooij, M. Sluzewski, G. N. Beute : A New Self-Expandable Nitinol Stent for the Treatment of Wide-Neck Aneurysms : Initial Clinical Experienc AJNR ; 29 : 1405-08, 2008 -4- - Le protocole de l'étude post-inscription demandé par la CEPP lors de l'inscription de CODMAN ENTERPRISE, - Le protocole de l'étude Sunrise, registre Européen dont l'objectif est d'évaluer la performance et la tolérance du stent CODMAN ENTERPRISE dans le traitement des anévrismes intracraniens. L'étude Mocco4 et al est une série de cas multicentrique (10 centres aux Etats-Unis) incluant 141 patients (142 anévrismes, 143 stents implantés), ayant un anévrisme rompu ou non rompu à large collet sacciforme ou fusiforme. Les circonstances de découvertes des anévrismes étaient les suivantes : découverte fortuite (86 patients), récidive d'anévrisme découverte lors d'un contrôle (26 patients), hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) (16 patients), signe d'appel neurologique (perte de connaissance, crise convulsive, troubles visuels, difficulté de déglutition) (13 patients). La durée de suivi maximale était de 6 mois. Les résultats angiographiques sont décrits dans le tableau 1. Tableau 1 : Résultats angiographiques initiaux de l'étude Mocco et al Résultats Nombre d'anévrismes 100% occlusion 35 95 à occlusion 32 90 à occlusion 14 80-90% occlusion 11 % occlusion partielle 12 Echec de la procédure de coïling 3 Echec de la mise en place du stent 4 Bon déploiement du stent seul 25 Décision de ne pas poser de coïls durant la procédure 3 Taux d'occlusion non enregistrés 3 Total 142 1. prolapsus de coïls dont 2 étaient liés à un mouvement non intentionnel du stent. . 2 cas étaient dus à un mauvais déploiement du stent, 1 à un vasospame consécutif au déploiement du stent et 1 thrombose intra- stent résolue par l'administration d'abciximab. 13 cas d'événements indésirables ont été rapportés : 9 évènements transitoires : 5 évènements au niveau du site d'accès (2 hématomes rétropéritonéaux, 1 pseudo-anévrisme brachial, 1 hématome inguinal superficiel et 1 épisode de saignement inguinal), 1 cas d'épisode d'hypothermie post-anesthésie, 1 crise convulsive chez un patient ayant des antécédents convulsifs, 1 cas d'accident ischémique transitoire avec dysphagie sans lésion caractérisée à l'imagerie et 1 cas d'amaurose transitoire. 4 évènements morbides permanents : 1 accident vasculaire cérébral per opératoire, 1 hémorragie intra-cérébrale post-procédurale, 1 accident vasculaire cérébelleux, 1 évènement indésirable grave (mRS 4) dû à la perforation du sac anévrismal par le micro- cathéter (pendant le coling) La mortalité était de 3/141 (2%). Les raisons étaient : perforation de l'anévrisme durant la procédure de coiling chez 1 patients ayant un anévrisme intracrânien non rompu et 2 décès associés aux complications hémorragiques chez des patients ayant un anévrisme intracrânien rompu. L'étude Lubicz est une série de cas monocentrique incluant 14 patients (15 anévrismes) ayant un anévrisme non rompu à large collet ou fusiforme. Seuls les résultats postopératoires sont décrits. L'étude Peluso et al est une série de cas monocentrique incluant 15 patients (16 anévrismes) ayant un anévrisme intracrânien à large collet. La durée de suivi pour les résultats cliniques était de 6 semaines, la durée de suivi des résultats cliniques était de 6 mois. Les 2 séries de cas monocentriques de Peluso et al et Lubicz et al n'ont pas été retenues compte tenu de leur faible niveau de preuve (très faible nombre de patients inclus, durée de suivi). -5- Données de matériovigilance En France, aucun incident de matériovigilance n'a été déclaré depuis la commercialisation du stent ENTERPRISE en janvier 2007. De janvier 2007 (mise à disposiition) au 31 mars 2009, 14 991 stents ENTERPRISE ont été implantés dans le monde. Durant cette période, 24 cas de matériovigilance ont été rapportés au cours de 15 procédures (15 stents ENTERPRISE), ce qui représente une incidence de 0, 16%. La qualité méthodologique des études fournies pour le renouvellement d'inscription est faible (série de cas incluant un faible nombre de patients). L'analyse des données disponible est cependant favorable à l'utilisation de CODMAN ENTERPRISE. Néanmoins la Commission estime la réalisation d'études post-inscription indispensables. 1. 2 Place dans la stratégie thérapeutique, diagnostique, de compensation du handicap Le traitement s'adresse aux anévrismes rompus, qui constituent une urgence chirurgicale, et aux anévrismes non rompus justifiant d'un traitement. Dans les anévrismes non rompus, le patient est asymptomatique. Les options possibles sont l'abstention thérapeutique, le traitement endovasculaire et le traitement chirurgical. Le choix thérapeutique est effectué par une équipe multidisciplinaire, dans le cadre de la prévention d'un risque à moyen ou long terme. Le risque de rupture de l'anévrisme est évalué par rapport aux risques liés à l'intervention d'exclusion de l'anévrisme. Si l'abstention thérapeutique est souvent préférée pour les anévrismes d'une taille inférieure à 5 à 7 mm environ4, l'existence de facteurs de risque peut plaider pour une intervention, notamment dans les cas suivants : - contexte familial - anévrisme de grande taille (> 10 mm), chez un sujet jeune ou s'il est associé à un facteur de risque (hypertension artérielle, tabagisme, etc) - anévrisme de taille supérieure à 3 mm s'il est associé à un autre anévrisme ayant déjà saigné L'exclusion d'un anévrisme non rompu peut également être requise avant la mise en oeuvre de programmes thérapeutiques particuliers (chirurgie cardiaque, hémodialyse au long cours pour les polykystoses familiales rénales, anticoagulation de longue durée quelle qu'en soit l'origine). Dans les anévrismes intracrâniens rompus ou non rompus, le traitement endovasculaire par micro- spires est une alternative au traitement chirurgical classique, qui consiste à mettre en place un ou plusieurs clips sur le collet anévrismal, après dissection du vaisseau porteur puis du collet et du sac, permettant ainsi d'exclure totalement l'anévrisme de la circulation. Le clip, généralement en titane, se referme autour du collet et interrompt la communication entre l'anévrisme et l'artère. Le traitement endovasculaire par micro-spires comme le traitement chirurgical par clips présentent des contraintes pouvant faire préférer une des deux méthodes en fonction de la localisation et des caractéristiques de l'anévrisme. Toutefois, suite à l'étude ISAT5, le traitement endovasculaire est conseillé dans la majorité des formes d'hémorragie anévrismale jugées à la fois candidates au traitement par voie endovasculaire et par voie chirurgicale. La largeur du collet et la morphologie de l'anévrisme sont les deux facteurs qui peuvent rendre la mise en place des micro-spires impossible. La technique dite de reconstruction consiste à placer un ballon dans l'artère pour occlure temporairement le collet de l'anévrisme pendant la mise en place des micro-spires, afin de les maintenir dans la cavité anévrismale. Un stent peut être proposé dans les cas o la technique de reconstruction est inopérante, du fait d'un collet trop large, dans les anévrismes fusiformes ou dans les anévrismes disséquants. Leur utilisation augmente cependant les risques de la procédure du fait de la difficulté de navigation (risque de Mitchell P. et al, Lancet Neurol. 2004, 3 : 85-92 International Subarachnoid Aneurysm Trial (ISAT) Collaborative Group. Lancet. 2005 ; 366 : 809-817 -6- dissection artérielle) et du risque thrombo-embolique (imposant une prémédication de 3 jours par deux antiagrégants plaquettaires lorsque l'intervention est programmée). Selon les experts, l'utilisation d'un stent peut également être proposée en cas de migration spontanée d'un coïl lors de sa mise en place (procédure dite de sauvetage ) ou à distance de la procédure. Les traitements chirurgicaux classiques, lorsqu'ils sont possibles, s'adressent principalement aux anévrismes ne pouvant pas être traités par voie endovasculaire (collet trop large ou anévrismes incluant des branches collatérales, notamment les anévrismes de l'artère cérébrale moyenne). Il existe un intérêt thérapeutique au traitement endovasculaire des anévrismes intracrâniens. CODMAN ENTERPRISE a une place dans la stratégie thérapeutique du traitement de certains anévrismes rompus ou non rompus à collet large (fusiformes, sacciformes ou disséquants), pour lesquels un traitement endovasculaire simple ou assisté par ballon (technique de reconstruction) est impossible. CODMAN ENTERPRISE peut également être proposé en cas de migration spontanée d'un coïl lors de sa mise en place ou à distance de la procédure. En dehors des traitements chirurgicaux classiques (à condition qu'ils soient possibles), il n'existe pas d'alternative à l'utilisation d'un stent intracrânien dans les indications concernées. 2. Intérêt de santé publique attendu 2. 1 Gravité de la pathologie Le caractère de gravité des anévrismes artériels intracrâniens est fonction de leurs caractéristiques : - Anévrisme rompu Selon les séries publiées, le risque de décès immédiat secondaire à une rupture anévrismale est compris entre 16 et 66 %. Dans les cas de survie la rupture peut entraner une hypertension intracrânienne aigu, une hémorragie intracérébrale ou un spasme des artères cérébrales (secondairement responsable d'une ischémie cérébrale) et des complications pouvant aller jusqu'à un état de dépendance plus ou moins prononcé ou au décès du patient. L'ischémie cérébrale retardée est responsable d'environ 1/3 de la mortalité et de la moitié environ de la morbidité des patients hospitalisés pour rupture anévrismale. Après une rupture anévrismale, un saignement réapparat dans 9 à 44 % des cas. Il majore la gravité de la rupture initiale et représente une cause fréquente de décès, justifiant un traitement rapide de l'anévrisme. - Anévrisme non rompu Une taille supérieure à 5 mm est associée à un risque hémorragique actuariel de 2 et 4 %, représentant un risque significatif au cours de la vie pour les personnes jeunes. Le risque de rupture est majeur pour les anévrismes géants (> 25 mm) non traités, et il est associé à des taux de décès importants : 68% à 2 ans et 85% à 5 ans. Le risque de rupture par hémorragie des anévrismes à collet large est estimé identique à celui des anévrismes à collet étroit, cependant leur traitement pose des problèmes techniques plus complexes. Les anévrismes artériels intracrâniens sont une pathologie grave, susceptible d'entraner une dégradation marquée de la qualité de vie et d'engager le pronostic vital. -7- 2. 2 Epidémiologie de la pathologie Les données issues d'autopsies montrent que 1 à 2 % de la population est atteinte d'anévrismes intracrâniens (tous types confondus). Le risque global de rupture est estimé à 10 cas pour 100 000 habitants/an. Ce risque est minoré pour la tranche d'âge 0-34 ans (1, 22/100 000) et majoré pour la tranche d'âge 65-74 ans (44, 5/100 000). 2. 3 Impact Compte tenu de l'existence d'un comparateur remplissant les mêmes fonctions, CODMAN ENTERPRISE répond à un besoin déjà couvert. La Commission note cependant la difficulté opératoire de la mise en place du stent et le besoin d'acquérir des données complémentaires, qui justifient des mesures particulières de suivi. CODMAN ENTERPRISE présente un intérêt pour la santé publique, compte tenu du caractère de gravité des anévrismes intracrâniens. Eléments conditionnant le Service Rendu Spécifications techniques minimales Néant Modalités d'utilisation et de prescription - Utilisation en association avec des micro-spires à libération contrôlée - Utilisation doit être réservée à des équipes compétentes Conformément au décret n2007-366 l'embolisation do it être entreprise par un spécialiste formé aux procédures de neuroradiologie Interventionnelle dans un centre certifié. Les conditions techniques de fonctionnement et les conditions d'implantation applicables aux activités neuroradiologiques interventionnelles endovasculaire sont précisées dans les décrets suivants : - décret n2007-366 du 19 mars 2007 relatif aux condi tions d'implantation applicables aux activités interventionnelles par voie endovasculaire en neuroradiologie et modifiant le code de la santé publique, - décret n2007-367 du 19 mars 2007 relatif aux condi tions techniques de fonctionnement applicables aux activités interventionnelles par voie endovasculaire en neuroradiologie. L'activité neuroradiologique annuelle minimale par site est fixée à 80 interventions endovasculaires portant sur la région cervico-céphalique et médullo-rachidienne (arrêté du 19 mars 2007). En conclusion, la Commission Nationale d'Evaluation des Dispositifs Médicaux et des Technologies de Santé estime que le service rendu de CODMAN ENTERPRISE est suffisant pour l'inscription sur la liste des Produits et Prestations prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale, dans l'indication suivante : aide à l'occlusion endovasculaire, par confinement de micro-spires à libération contrôlée, d'anévrismes intracrâniens, rompus ou non rompus, à collet large (fusiformes, sacciformes ou disséquants) pour lesquels le traitement simple ou la technique de reconstruction par ballon est impossible. Amélioration du Service Rendu La Commission Nationale d'Evaluation des Dispositifs Médicaux et Technologies de Santé s'est prononcée pour une absence d'amélioration du service rendu (ASR V) du stent intracrânien CODMAN ENTERPRISE par rapport aux autres stents intracrâniens inscrits à la LPPR. -8- Conditions de renouvellement et durée d'inscription Conditions de renouvellement : - Le renouvellement sera subordonné à la mise en place d'un suivi de cohorte prospectif de morbi-mortalité et d'efficacité. Ce registre aura pour objectif le suivi à 1 an minimum de l'ensemble des patients implantés, l'évaluation du dispositif et des pratiques. Une communication annuelle de ce suivi devra être faite auprès de la CNEDiMTS. L'évaluation de ce suivi pourra aboutir au maintien ou à la suppression de la prise en charge. - La commission recommande que le contrat de bon usage, prévu à l'article D. 162-9 et suivants du code de la sécurité sociale, implique l'obligation par le praticien de renseigner les données de suivi des patients. Durée d'inscription proposée : 3 ans Population cible La commission ne dispose pas de données épidémiologiques fiables concernant les anévrismes intracrâniens à large collet. L'analyse des données du Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information (PMSI) par actes classants depour les années 2006 et 2007 est la suivante : Année 2006 2007 CCAM - Occlusion d'anévrisme artériel intracrânien par voie artérielle transcutanée : Actes EASF001 EASF010 EASF011 EASF 013 La répartition du traitement des anévrismes intracrâniens traités par voie endovasculaire est la suivante : environ 60% sont traités par micro-spires seules, environ 30% par micro-spires mises en place à l'aide d'un ballon et jusqu'à 10 % justifient l'emploi combiné d'un stent et de micro-spires. Au total, la population cible de CODMAN ENTERPRISE peut être estimée à environ 300 patients par an. -9- | HAS | Scientific |
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