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France - Codes pays (1)
642
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "LF, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports ;\n\nF, selon la Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;\n\nF, pour l'Immatriculation des aéronefs ;\n\nF, selon la liste des préfixes UIT\n\nFR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 ;\n\nFRA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;\n\nFRA, selon la liste des codes pays du CIO ;\n\n.fr, selon la liste des Internet TLD (Top level domain) ;\n\nFR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2 ;\n\nFRA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3.\n\n", "title": "" } ]
wik-geo-premiere
https://fr.wikipedia.org/wiki/France
Système solaire - Contexte galactique (1)
3,841
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe Système solaire (avec majuscule), ou système solaire (sans majuscule), est le système planétaire du Soleil, auquel appartient la Terre. Il est composé de cette étoile et des objets célestes gravitant autour d'elle : les huit planètes confirmées et leurs 214 satellites naturels connus (appelés usuellement des « lunes »), les cinq planètes naines et leurs neuf satellites connus, ainsi que des milliards de petits corps (la presque totalité des astéroïdes et autres planètes mineures, les comètes, les poussières cosmiques, etc.). \n\nLe Système solaire fait partie de la galaxie appelée Voie lactée, où il réside dans le bras d'Orion. Il est situé à environ 8 kpc (∼26 100 a.l.) du centre galactique, autour duquel il effectue une révolution en 225 à 250 millions d'années. Il s'est formé il y a un peu moins de 4,6 milliards d'années à partir de l'effondrement gravitationnel d'un nuage moléculaire, suivi de la constitution d'un disque protoplanétaire selon l'hypothèse de la nébuleuse.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le Système solaire est situé dans la Voie lactée, une galaxie spirale barrée d'un diamètre d'environ 100 000 années-lumière contenant entre 100 et 400 milliards d'étoiles, . Le Soleil réside dans l'un des bras spiraux externes de la galaxie, le bras d'Orion, ou bras local, à une distance de (8 178 ± 26) parsecs, soit (26 673 ± 83) années-lumière, du centre galactique. Sa vitesse de rotation dans la galaxie est de près de 250 km/s, il en fait donc le tour tous les 220 à 250 millions d'années environ. Cette révolution est l'année galactique du Système solaire. De plus, la trajectoire du Soleil oscille perpendiculairement au plan galactique environ 2,7 fois par orbite. L'apex solaire, la direction du mouvement propre du Soleil à travers l'espace interstellaire, est près de la constellation d'Hercule, dans la direction de l'emplacement actuel de l'étoile brillante Véga. Le plan de l'écliptique forme un angle de 62,87° par rapport au plan galactique.\n\nLa situation du Système solaire dans la Galaxie est probablement un facteur dans l'histoire évolutive du vivant sur Terre. Son orbite est presque circulaire et est parcourue à peu près à la même vitesse que la rotation des bras spiraux, ce qui signifie qu'il ne les traverse que rarement. Étant donné que les bras en spirale abritent une concentration beaucoup plus grande de supernovas potentiellement dangereuses — car générant des rayonnements et des instabilités gravitationnelles —, cette disposition a permis à la Terre de connaître de longues périodes de stabilité interstellaire, permettant que la vie apparaisse et se développe.\n\nLe Système solaire orbite également en périphérie de la galaxie, loin du centre galactique dont la densité d'étoiles est beaucoup plus élevée autour du trou noir supermassif central Sagittarius A*, d'une masse de plus de quatre millions de fois celle du Soleil. Près du centre, l'influence gravitationnelle des étoiles proches perturberait plus souvent le nuage de Oort et propulserait plus de comètes vers le Système solaire interne, produisant des collisions aux conséquences potentiellement catastrophiques. À l'échelle du temps de vie du Système solaire, un croisement d'une autre étoile à 900 ua reste cependant statistiquement possible et provoquerait de tels effets. Le rayonnement intense du centre galactique pourrait également interférer avec le développement de formes de vie complexes. Même à l'emplacement actuel du Système solaire, certains scientifiques émettent l'hypothèse que les supernovas récentes auraient pu nuire à la vie au cours des 35 000 ans passés, en émettant des morceaux de cœur stellaire vers le Soleil sous forme de poussières radioactives ou de corps ressemblant à des comètes.\n\n", "title": " Position " }, { "img": [], "source_text": "Le Système solaire se trouve dans le nuage interstellaire local, ou peluche locale, une zone relativement dense à l'intérieur d'une région qui l'est moins, la Bulle locale. Cette dernière est une cavité du milieu interstellaire en forme de sablier d'environ 300 années-lumière (al) de large. La bulle contient du plasma à haute température et très dilué, ce qui suggère qu'elle est le produit de plusieurs supernovas récentes. Le système est également à proximité du nuage G voisin, mais il n'est pas déterminé avec certitude si le Système solaire est totalement intégré dans le nuage interstellaire local ou s'il se trouve dans la région où le nuage interstellaire local et le nuage G interagissent. \n\nIl y a relativement peu d'étoiles à moins de dix années-lumière du Soleil, le système le plus proche étant celui d'Alpha Centauri, un système triple distant de 4,4 al. Alpha Centauri A et B sont une paire d'étoiles semblables au Soleil, tandis que la petite naine rouge Proxima Centauri (Alpha Centauri C) tourne autour des deux autres à une distance de 0,2 al. En 2016, il est confirmé qu'une exoplanète potentiellement habitable est en orbite autour de Proxima Centauri, appelée Proxima Centauri b ; elle constitue donc l'exoplanète confirmée la plus proche du Soleil, à 4,2 al de la Terre. Auparavant, Gliese 581 c tenait cette place, située à 20,4 al.\n\nLes autres étoiles les plus proches du Soleil sont les naines rouges de l'étoile de Barnard (5,9 al), Wolf 359 (7,8 al) et Lalande 21185 (8,3 al). La plus grande étoile à moins de 10 al est Sirius, une étoile brillante de la séquence principale située à environ 8,6 al de distance qui ferait environ le double de la masse du Soleil et autour de laquelle orbite une naine blanche nommée Sirius B. Les deux naines brunes les plus proches sont le système binaire Luhman 16 (6,6 al). Parmi les autres systèmes à moins de dix années-lumière figurent le système binaire Luyten 726-8 (8,7 al) et la naine rouge solitaire Ross 154 (9,7 al).\n\nL'étoile simple analogue au Soleil la plus proche est Tau Ceti, distante de 11,9 al, qui fait 80 % de la masse du Soleil, mais seulement 60 % de sa luminosité. L'objet libre de masse planétaire connu le plus proche du Soleil est WISE 0855−0714, un objet d'une masse inférieure à 10 masses joviennes situé à environ 7 al.\n\n", "title": " Voisinage " } ]
wik-svt-cinquieme
https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_solaire
Première Guerre mondiale - Entrée en guerre (2)
764
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents, qui s'est déroulé de 1914 à 1918. D'ailleurs, elle est parfois désignée par le chrononyme guerre de 14-18.\n\nLe 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d'Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg. L'Autriche-Hongrie réagit à l'attentat en formulant un ultimatum à l'encontre du royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. L'une des exigences austro-hongroises étant jugée inacceptable par les Serbes, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Ce qui aurait pu n'être qu'une guerre balkanique de plus, dégénère en guerre mondiale par le jeu des alliances entre les grandes puissances européennes qui sont à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les deux camps sont équilibrés. L'Alliance et l'Entente possèdent des effectifs pratiquement identiques. En 1918, la guerre concerne la plupart des pays du monde.\n\nLa France, malgré une population d’environ 39 millions d’habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d’active depuis l’adoption de la Loi des Trois ans (août 1913) qui augmente la durée du service militaire. La mobilisation, terminée vers le 15 août, complète les effectifs. Les uniformes portés par les soldats français ressemblent singulièrement à ceux portés lors de la guerre de 1870 avec le fameux pantalon garance. Il est porté non seulement par tradition, mais aussi pour être vu de loin par l’artillerie, et donc pour éviter les pertes par tirs amis et ce à une époque où la poudre sans fumée (inventée en 1884 par le professeur Vieille) n'existe pas encore. En effet, la doctrine française de l’offensive s’appuyait sur le canon à tir rapide de 75, devant accompagner l’infanterie pour réduire les troupes adverses avant l’assaut. Il faut attendre 1915 pour que soit distribué l'uniforme bleu horizon afin de réduire la visibilité des soldats face au feu des armes ennemies. L'armée française rejoignait ainsi l'usage adopté par les autres armées européennes (britanniques, allemandes, russes et italiennes) de couleurs discrètes pour leur tenue de campagne.\n\nEntre 1914 et 1918, l'élément tactique de base est la Division d'infanterie. Le 2 août 1914, la France mobilise 93 divisions, dont 45 actives, 25 de réserve, 11 territoriales, 2 coloniales, 10 divisions de cavalerie. Le 11 novembre 1918, elle dispose de 119 divisions d'infanterie.\n\nLe premier mort militaire français est le caporal Jules-André Peugeot tué le 2 août 1914 à Joncherey.\n\nLa Belgique présente une force théorique de 350 000 hommes grâce au service militaire obligatoire instauré depuis peu, mais ne peut opposer à l'armée allemande, dans l'immédiat, qu'une armée de campagne de 140 000 hommes appuyée sur des lignes de fortifications autour des places de Liège, Namur et, surtout, d'Anvers, énorme place-forte constituée de trois lignes de forteresses autour du port. C'est le réduit national considéré comme la plus importante place-forte du monde, mais qui n'est pas encore achevé.\n\nAu début des hostilités, le Corps expéditionnaire britannique n’est encore qu’en petit nombre, environ 70 000 hommes, et ne joue qu’un rôle mineur dans le déroulement des opérations. Il est essentiellement composé de soldats professionnels bien entraînés, bien équipés et expérimentés. Le Royaume-Uni est donc, apparemment, le plus faible des états en cause dans la guerre qui commence. Mais ses dirigeants disposent d'une réserve de millions de soldats venus de ses colonies (Indes, Kenya, Nigeria, etc.), et surtout des dominions : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Terre-Neuve.\n\nToutefois, ces forces ne seront disponibles que dans un délai tel que les dirigeants anglais comptent, d'abord, sur la France et la Belgique pour ralentir l'attaque allemande, craignant que l'agresseur puisse s'installer sur les côtes de la mer du Nord et à Anvers (dont William Pitt avait dit que ce port retranché dans l'estuaire de l'Escaut était « un pistolet braqué sur le cœur de l'Angleterre »,). Aussi, la Royal Navy est-elle mise en alerte ; avec celle-ci le Royaume-Uni est le plus fort sur les mers. Elle peut donc protéger les îles britanniques contre toute attaque maritime de la flotte de guerre allemande devenue la deuxième au monde sous l'impulsion de l'empereur Guillaume II.\n\nLes armées russes sont immenses, et la France compte beaucoup sur elles pour diviser l’armée allemande ; mais ce nombre impressionnant de soldats (1 300 000 soldats d'active et 4 000 000 de réservistes) masque le fait qu’il ne s’agit le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Et, de plus, le commandement russe se révèle lui-même médiocre.\n\nL’Allemagne est bien plus peuplée que la France, 67 millions d’habitants contre 39 millions, mais elle doit réserver une partie de ses forces au front de l’Est. La moyenne d’âge des soldats allemands est également inférieure à celle des Français. Au début de la guerre, l’Allemagne, contrairement à la France, n’a pas rappelé les classes d’âge élevé et dispose encore d’importantes réserves humaines : 870 000 hommes. L’équipement du soldat allemand est généralement meilleur que celui du soldat français, il est soutenu par de nombreuses mitrailleuses (tout comme le soldat français mais selon une doctrine plus favorable à la concentration de leur feu), et par la meilleure artillerie lourde du monde. En dehors de certains anachronismes, comme le casque à pointe, il tient généralement compte de l’expérience acquise dans les conflits de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.\n\nLes forces en présence sont telles que toute une génération de jeunes Européens est mobilisée, faisant de ce conflit la première guerre de masse pour certains historiens.\n\n", "title": " Forces en présence " } ]
wik-geo-premiere
https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_Guerre_mondiale
Biodiversité - Définition (1)
991
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa biodiversité désigne la variété des formes de vie sur la Terre. Ce terme est composé du préfixe bio (du grec βίος / bíos, « vie ») et du mot « diversité ». Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux. Lorsque la science cherche à évaluer la biodiversité d'un lieu particulier, les différents éléments des listes d'espèces, écosystèmes ou gènes sont pondérés en fonction de leur rareté.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Au sens large, la biodiversité, ou diversité biologique, désigne la variété et la variabilité du monde vivant sous toutes ses formes. Elle est définie plus précisément dans l'article 2 de la Convention sur la diversité biologique comme la « variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes ». Selon Robert Barbault, le concept de biodiversité renvoie également à la présence de l'Homme : « l’homme qui la menace, l'homme qui la convoite, l'homme qui en dépend pour un développement durable de ses sociétés ».\n\nLa biodiversité existe à différents niveaux d'organisation interdépendants qui s'emboîtent. Les scientifiques considèrent généralement ces niveaux au nombre de trois : la diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes. À cela s'ajoutent la diversité des interactions à l'intérieur des trois autres niveaux et entre eux, et la diversité fonctionnelle, c'est-à-dire la diversité des caractéristiques fonctionnelles des organismes, indépendamment des espèces auxquelles ils appartiennent. La biodiversité ne se limite donc pas à la somme des espèces, mais représente l'ensemble des interactions entre les êtres vivants, ainsi qu'avec leur environnement physico-chimique, sur plusieurs niveaux.\n\nLa diversité génétique, ou diversité intraspécifique, se définit par la variabilité des gènes au sein d'une même espèce, que ce soit entre les individus ou les populations. La diversité génétique au sein d'une même espèce est essentielle pour lui permettre de s'adapter aux modifications de son environnement par le biais de l'évolution.\n\nLa diversité spécifique, ou diversité interspécifique, est la plus connue car la plus visible. Elle correspond à la diversité des espèces vivantes, unité de base de la systématique, par leur nombre, leur nature et leur abondance.\n\nLa diversité écosystémique correspond à la diversité des écosystèmes présents sur Terre qui forment la biosphère. C'est au niveau des écosystèmes que se situe la diversité des interactions des populations naturelles entre elles et avec leur environnement.\n\n", "title": "" } ]
wik-geo-seconde
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversité
Première Guerre mondiale - Déclenchement (3)
762
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents, qui s'est déroulé de 1914 à 1918. D'ailleurs, elle est parfois désignée par le chrononyme guerre de 14-18.\n\nLe 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d'Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg. L'Autriche-Hongrie réagit à l'attentat en formulant un ultimatum à l'encontre du royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. L'une des exigences austro-hongroises étant jugée inacceptable par les Serbes, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Ce qui aurait pu n'être qu'une guerre balkanique de plus, dégénère en guerre mondiale par le jeu des alliances entre les grandes puissances européennes qui sont à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Sur le plan stratégique, le Grand État-Major général allemand élabore chaque année un nouveau plan de mobilisation. À partir de 1905, les plans prévoient de déployer la quasi-totalité des forces armées allemandes face à l'armée française, dans l'espoir d'être rapidement victorieux contre elle : étant donné les fortifications françaises le long de la frontière commune, la victoire décisive doit être obtenue par une vaste manœuvre d'enveloppement par le nord, en passant par le territoire du Luxembourg et de la Belgique, malgré la neutralité de ces deux États (garantie par des traités internationaux). En 1914, le plan à appliquer prévoit de laisser face à la Russie une faible partie des forces allemandes, en pariant sur la lenteur de la mobilisation russe ; ce plan oblige cependant l’Allemagne à prendre l’initiative des opérations militaires, dans le cas où la France entrerait en guerre immédiatement après la Russie.\n\nDe son côté, la France met sur pied à partir de 1913 le plan XVII qui, respectant la neutralité belge, prévoit de répondre à une attaque allemande en prenant l'offensive en Lorraine sur un terrain moins favorable que les plaines de Flandre. Enfin les Britanniques, sous l'impulsion de Henry Hughes Wilson, directeur des opérations militaires au ministère de la Guerre, adoptent un plan de débarquement du Corps expéditionnaire britannique en France en cas d'attaque allemande. L'état-major de la Royal Navy s'oppose à ce projet qui serait trop long à mettre en œuvre ; les Allemands seraient à mi-chemin de Paris avant que l'armée britannique puisse agir. En plus, les quatre à six divisions que les Britanniques seraient susceptibles de mettre sur pied auraient peu de poids dans une guerre où chaque camp alignait entre 70 et 80 divisions. Une autre option envisagée par l’état-major britannique est de débarquer à Anvers en cas d'une menace de l'Armée allemande sur ce port bien abrité dans l'estuaire de l'Escaut, à partir duquel la puissante marine de guerre bâtie par l'empereur Guillaume II pourrait menacer les communications du Royaume-Uni dans la Manche.\n\nDans les deux camps, la course aux armements s’accélère et il y a surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s’envolent. Les fortifications frontalières (du moins à la fin du XIXe siècle), l’artillerie (le fameux canon de 75 de l’armée française), les canons lourds allemands et les flottes de guerre (le Dreadnought britannique et les cuirassés allemands) absorbent une bonne partie des budgets des États. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays : en France, la durée du service militaire passe à trois ans en août 1913 pour pallier (dans une certaine mesure) l’infériorité numérique de la France face à l’Allemagne. En effet, si, en 1870, les deux pays avaient une population quasi identique, en 1914 l’Allemagne comprenait une population de 67 millions, tandis que la France, ayant à peine comblé la perte de l’Alsace-Lorraine, était peuplée d'environ 40 millions d’habitants. En Belgique, une loi instaure le service militaire obligatoire et l'armement des forts de l'Est est accéléré, mesures destinées à rendre crédible la volonté belge de défendre la neutralité du pays contre toute attaque, comme le traité de 1831 garantissant l'indépendance, en fait obligation au royaume. C'est la seule façon d'espérer que la France et le Royaume-Uni rempliront leur devoir de garants en venant au secours de la Belgique si celle-ci est envahie par l'Allemagne, ce qui paraît la perspective la plus probable.\n\n", "title": " Stratégies et course aux armements " }, { "img": [], "source_text": "Le détonateur du processus diplomatique aboutissant à la guerre est le double assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et de son épouse morganatique Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par un étudiant nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip. Les autorités autrichiennes accusent immédiatement la Serbie voisine d’être à l’origine du crime. Les Autrichiens voient dans l'attentat de Sarajevo un prétexte idéal, souhaité de longue date, pour éliminer la Serbie dans les Balkans. L'Autriche-Hongrie interpelle l'Allemagne sur le sujet, mais pas l'Italie.\n\nLe 5 juillet, l’Allemagne assure l’Autriche-Hongrie de son soutien inconditionnel dans tout ce que l'Autriche-Hongrie jugera utile de faire contre la Serbie, peu importe les conséquences possibles. Selon les historiens, le fait que l'Allemagne ait donné cette assurance à son allié a grandement contribué à l'émergence de la Première Guerre mondiale. En effet, un refus allemand aurait pu dissuader les Austro-Hongrois d'engager un conflit armé.\n\nIl semble au haut commandement allemand que jamais les chances d’un succès contre la Serbie, la Russie et la France ne seraient aussi favorables. C’est la politique dite « du risque calculé » définie par le chancelier Bethmann-Hollweg.\n\n", "title": " Attentat de Sarajevo " } ]
wik-geo-premiere
https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_Guerre_mondiale
Réforme protestante - La conversion à la Réforme de l’Église d'Angleterre (2)
3,074
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Réforme protestante ou « la Réforme », amorcée au XVIe siècle, est le mouvement de transformation du christianisme qui s’étend de la fin du Moyen Âge jusqu’au début du XVIIe siècle et entend revenir aux sources et à la forme première du christianisme. Elle a été représentée par des acteurs de nature diverse : théologiens, prédicateurs, rois, princes, bourgeois, paysans, intellectuels... La Réforme avait des motivations religieuses, politiques et économiques et elle a transformé en profondeur les sociétés européennes et les cultures soumises à l’influence de l’Europe, notamment en Amérique du Nord et dans une moindre mesure l'Amérique du Sud et l'Asie.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Lorsque Élisabeth Ire, demi-sœur de Marie arrive au pouvoir en 1558, le clergé anglais est entièrement catholique. Comme reine, l'une de ses premières décisions fut de restaurer l'autorité de l'Église protestante anglaise aux dépens de l’Église catholique promue par sa demi-sœur Marie, comme seule religion d'État, et devint le gouverneur suprême de l'Église anglicane. Ce Règlement élisabéthain évolua par la suite pour devenir l'Église d'Angleterre.\n\nEn 1559, un nouvel Act of Supremacy lui donne le titre de chef suprême de l'Église anglaise (Supreme Head) ; le Book of Common Prayer est rétabli dans tout le royaume. Le clergé doit se soumettre ou démissionner. Élisabeth Ire consolide les institutions de l'Église anglicane en leur donnant une confession, les Trente-neuf articles, en 1571.\n\n", "title": " Le compromis sous Elisabeth Ire " } ]
wik-hist-seconde
https://fr.wikipedia.org/wiki/Réforme_protestante
Réforme protestante - Culture et éducation dans la Réforme (1)
3,083
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Réforme protestante ou « la Réforme », amorcée au XVIe siècle, est le mouvement de transformation du christianisme qui s’étend de la fin du Moyen Âge jusqu’au début du XVIIe siècle et entend revenir aux sources et à la forme première du christianisme. Elle a été représentée par des acteurs de nature diverse : théologiens, prédicateurs, rois, princes, bourgeois, paysans, intellectuels... La Réforme avait des motivations religieuses, politiques et économiques et elle a transformé en profondeur les sociétés européennes et les cultures soumises à l’influence de l’Europe, notamment en Amérique du Nord et dans une moindre mesure l'Amérique du Sud et l'Asie.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les Universités, institutions apparues en Occident dès le XIIIe siècle, sont le lieu de naissance des idées de la Réforme. Luther était lui-même professeur de Saintes Écritures à l'Université de Wittemberg.\n\n", "title": " Universités " }, { "img": [], "source_text": "L'invention de imprimerie à caractère mobile représente une des inventions centrales qui a permis la diffusion des idées protestantes.\n\n", "title": " L'écrit et la propagande " }, { "img": [], "source_text": "La Bible change de statut à partir du XVe et du XVIe siècle. L'écrit représentait encore un objet relativement rare avant la Réforme.\n\n", "title": " La Bible " } ]
wik-hist-seconde
https://fr.wikipedia.org/wiki/Réforme_protestante
Première Guerre mondiale - Entrée en guerre (3)
765
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents, qui s'est déroulé de 1914 à 1918. D'ailleurs, elle est parfois désignée par le chrononyme guerre de 14-18.\n\nLe 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d'Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg. L'Autriche-Hongrie réagit à l'attentat en formulant un ultimatum à l'encontre du royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. L'une des exigences austro-hongroises étant jugée inacceptable par les Serbes, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Ce qui aurait pu n'être qu'une guerre balkanique de plus, dégénère en guerre mondiale par le jeu des alliances entre les grandes puissances européennes qui sont à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Lorsque la mobilisation est décrétée en France le 1er août 1914, la France est en pleine moisson et ne pense pas à la guerre. Jean-Baptiste Duroselle qualifie l'hypothèse d'une guerre de revanche comme absurde. Les mobilisés ne songent guère à reprendre l'Alsace-Lorraine, mais ils sont résolus à défendre le pays contre l'envahisseur qui a déclenché la guerre. Le patriotisme des combattants est un patriotisme défensif. En témoigne le faible nombre de déserteurs, 1,5 % des mobilisés. De plus, beaucoup pensent que la guerre sera courte. Les moments d’enthousiasme existent, notamment à l’occasion du rassemblement des mobilisés dans les gares, mais demeurent une exception. Le sentiment qui domine est la détermination à défendre la patrie et la République, contre un ennemi perçu comme redoutable.\n\nEn Allemagne et au Royaume-Uni se manifeste aussi un patriotisme sans faille, exprimé en Allemagne par la certitude de vaincre et la conviction d'une supériorité non seulement militaire, mais aussi industrielle, culturelle, voire raciale. Par contre, en Russie, une opposition à la guerre se développe dans les milieux libéraux et révolutionnaires. Les socialistes russes sont divisés entre le ralliement et le défaitisme. Le président français Raymond Poincaré appelle à l’Union Sacrée. La Chambre et le Sénat français votent les crédits de guerre à l’unanimité, tandis que l'état de siège, déclaré par Poincaré deux jours avant réception de la déclaration de guerre allemande, soit le 2 août 1914, est entériné dans des conditions contraires aux lois prévoyant celui-ci. Il en va de même au Reichstag où les députés sociaux-démocrates votent aussi par 78 contre 14 les crédits de guerre malgré leurs engagements contre la course aux armements. Au même moment, l’Union Sacrée se forme en Russie : la Douma vote des crédits de guerre.\n\nComme les armées commencent à s’affronter, les gouvernements belligérants se lancent dans une lutte médiatique à coups de publications de documents soigneusement sélectionnés, exhibant essentiellement des échanges diplomatiques. Le Livre blanc de l'Allemagne en contient ainsi 36. Le Livre jaune français, achevé après trois mois de travail, en regroupe 164. Ces ouvrages de propagande visent à convaincre les opinions publiques du bien-fondé de leurs droits. Dans le Livre Blanc, des coupures éliminent ainsi tout ce qui pourrait profiter à la position russe. Le Livre jaune est qualifié par les propagandistes allemands de vaste « collection de falsifications » : la France est accusée d'avoir donné son appui inconditionnel à la Russie. L'Allemagne tente de montrer qu'elle a été contrainte à la mobilisation générale par celle de la Russie, qui elle-même rejette la responsabilité sur l’Autriche-Hongrie. Les documents alliés sur les circonstances de la déclaration de guerre, ainsi que les crimes de guerre commis par l'armée allemande, constitueront la base sur laquelle les Alliés s’appuieront en 1919 pour formuler l’article 231 du traité de Versailles affirmant l’exclusive responsabilité de l’Allemagne et de ses alliés.\n\nLa lutte médiatique se poursuit dans les tranchées où les poilus s'informent grâce notamment aux nombreux journaux censurés ou contrôlés par la propagande de guerre qui rappellent cette guerre du droit. La France et l’Allemagne vont jusqu’à utiliser la neutralité de la langue internationale espéranto pour publier des textes de propagande dans les revues respectives Pour la France par l’espéranto (France) et Internacia Bulteno et La Vero pri la milito (« bulletin international », « la vérité sur la guerre », Allemagne). Les poilus parviennent cependant à éviter le bourrage de crâne, d'abord en étant au plus près des réalités de la guerre – ce qui les rend très sceptiques face aux mensonges de la propagande – parfois en se faisant envoyer, le plus souvent par l'intermédiaire de leur famille, des livres très divers : de la littérature de l'arrière comme Gaspard de René Benjamin ; de la littérature de tranchée comme Le Feu d'Henri Barbusse ou les récits de guerre de Maurice Genevoix ; des romans antimilitaristes comme Les Sous-offs de Lucien Descaves ; des livres qui permettent de comprendre ce qui se déroulait sur le front, tels Guerre et Paix de Tolstoï ou les Pensées de Pascal. La littérature patriotique reste prédominante chez les soldats allemands, avec Les Souffrances du jeune Werther de Goethe ou Considérations d'un apolitique de Thomas Mann. La littérature de guerre est suffisamment importante pour que naisse en 1919 une Association des écrivains combattants visant à défendre les intérêts des écrivains survivants et la mémoire de ceux tombés au champ d'honneur.\n\nLa propagande s'exerce aussi sur les enfants à travers l'école qui dispense un code moral d'embrigadement (jeux de guerre pour les garçons à travers la figure littéraire du jeune au fusil de bois, cours d'histoire orientés, leçons de morale et de patriotisme, travaux de couture des filles pour les prisonniers) tandis que l'Église exalte la nécessité de l'engagement (les prêtres comme les instituteurs diffusent une « culture de guerre ») et prêche une théologie de la guerre (discours sur l'expiation des péchés et le retour à l'obéissance religieuse). Les « loisirs, les jeux, les jouets gomment peu à peu l'espace du rêve inhérent à l'enfance pour éduquer et convaincre ; les lectures mêmes - des Livres roses pour la jeunesse aux périodiques illustrés - exhortent le petit enfant au sens du devoir et du sacrifice : l'enfant-héros est né ».\n\nEn Autriche-Hongrie, la Serbie est présentée comme responsable de l'attentat de Sarajevo et une forte propagande est menée contre elle, la présentant comme un pays de « complots criminels » et de « sauvages ». Le général austro-hongrois Horstein autorisera ses troupes à se comporter avec cruauté lors de l'invasion de la Serbie, au vu du fait qu'il s'agit là d'un « pays ennemi »[source insuffisante].\n\n", "title": " Guerre du droit, guerre de propagande " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_Guerre_mondiale
Microbiote intestinal humain - Impact des antibiotiques (1)
3,816
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe microbiote intestinal humain, - du grec mikrós \"petit\", et biôtós, adjectif verbal de bióô \"vivre\" - anciennement appelé flore intestinale humaine, est l'ensemble des microorganismes (archées, bactéries et levures — et les virus qui les infectent) du tractus digestif humain, c'est-à-dire le microbiome intestinal et de tout le système gastrointestinal (estomac, selles)[pas clair]. Il constitue le plus grand réservoir du microbiote de l'organisme humain et un réservoir d’activités enzymatiques essentiel pour la digestion et la physiologie humaines. À ce titre, il influe sur la santé.\n\nCe microbiote et son hôte humain sont un exemple de symbiose mutualiste (coopération entre différentes sortes d’organismes impliquant un avantage pour chacun) et de commensalisme. Le microbiote peut réguler l’expression de certains gènes de l'hôte, ce qui fait évoquer des relations symbiotiques avancées.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les traitements par antibiotiques affectent l’écologie du microbiote intestinal et ses rapports avec l’hôte humain. Il a été montré que la ciprofloxacine avait un effet important et rapide sur le microbiote intestinal avec une perte de la diversité bactérienne et un changement de la composition de la communauté en 3-4 jours après la prise de l'antibiotique.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote_intestinal_humain
Première Guerre mondiale - Entrée en guerre (4)
766
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents, qui s'est déroulé de 1914 à 1918. D'ailleurs, elle est parfois désignée par le chrononyme guerre de 14-18.\n\nLe 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d'Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg. L'Autriche-Hongrie réagit à l'attentat en formulant un ultimatum à l'encontre du royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. L'une des exigences austro-hongroises étant jugée inacceptable par les Serbes, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Ce qui aurait pu n'être qu'une guerre balkanique de plus, dégénère en guerre mondiale par le jeu des alliances entre les grandes puissances européennes qui sont à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La formulation des buts de guerre est délicate pour la plupart des États belligérants. Beaucoup de chefs d'État considèrent cela comme dangereux et inutile, car la proclamation de buts de guerre concrets pourrait entraîner des obligations qu'ils préféreraient éviter. Ne pas atteindre les buts de guerre annoncés publiquement pourrait en effet être perçu par la suite comme une défaite. Les chefs d'État parlent, dans la première phase des combats, de buts de guerre généraux, et cela jusqu'en 1917, sauf, pour ce qui est du Royaume-Uni qui a affirmé vouloir restaurer l'indépendance belge. Il s'agit d'empêcher l'Allemagne d'installer à Anvers et sur la côte belge des bases militaires qui deviendraient une menace permanente proche des côtes de la Grande-Bretagne. Pour la France et la Belgique, les buts de guerre sont d'abord, simplement, chasser l'envahisseur et libérer le territoire national.\n\nLe gouvernement français préfère donc exalter l'idée générale de victoire. Mais, dans l'immédiat, ce qui compte est le caractère héroïque de la guerre, mis en avant par des médias, mis sous contrôle par les États à des fins de propagande, comme au Royaume-Uni, où Reuters doit publier le 16 avril 1917 une histoire inventée par un journal belge sur une usine allemande accusée de transformer des corps humains en matériaux de guerre. Exagération rendue crédible par les atrocités véritables que civils et militaires alliés ou neutres ont pu constater en Belgique et en France occupée – incendies systématiques, capture et exécutions d'otages, déportations plus tard.\n\nD'un autre côté, les aspirations d'expansion à peine dissimulées ont une influence négative sur la position des États neutres. Par la suite, la formulation publique des buts de guerre se révélera souvent nécessaire pour justifier la volonté de combattre pour telle ou telle ambition. Par contre, les Empires centraux utilisent les buts de guerre pour encourager leur population, leurs alliés ou les pays neutres, ou bien les brandissent pour menacer et ainsi décourager leurs ennemis. La politique de guerre de chaque camp comporte également un aspect économique : occuper ou exercer une influence dans les secteurs commerciaux, pour ses propres exportations d'une part, et pour obtenir de nouvelles sources de matières premières d'autre part. C'est l'Afrique qui est visée. Mais, dans cette partie du monde, l'Allemagne n'a pas les moyens militaires de soutenir les ambitions qu'elle nourrit depuis le traité de Berlin de 1885, qui ne lui a laissé que ce qu'elle considère comme les moins bons morceaux de la colonisation.\n\n", "title": " Buts de guerre " } ]
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Déchet ménager - Législation (1)
1,285
[ { "img": [], "source_text": "\n\nUn déchet ménager est tout déchet, dangereux (qualifié aussi de « déchet ménager dangereux ») ou non dangereux, dont le producteur est un ménage.\n\nIls sont collectés par la collecte traditionnelle des ordures ménagères résiduelles et par les collectes sélectives (matériaux recyclables issus des emballages : verre, métal, matière plastique, carton, fraction putrescible, etc.) hors déchèteries, collectes d'encombrants et collectes de déchets verts. Une partie de cette fraction putrescible fait souvent l'objet d'une gestion domestique par les ménages : compostage ou alimentation animale (poules, chiens, chats, etc.).\n\nLa collecte et le traitement des ordures ménagères constituent des services publics essentiels. Elle se fait de plus en plus par l'intermédiaire de bennes de collecte automatisée.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le service public de gestion des déchets ménagers et assimilés (DMA) actuellement en place en France est principalement cadré par deux textes :\n\nla loi du 15 juillet 1975, fondatrice, qui précise que toute personne produisant ou détenant des déchets en est responsable et doit en assurer l’élimination dans des conditions propres à éviter les effets nocifs et les nuisances sur la santé et l’environnement ;\n\nla loi du 13 juillet 1992, qui réaffirme l'objectif de maîtriser la progression constante du volume des déchets et de ses effets.Deux grandes infractions concernent la collecte des ordures.\n\nL'article R. 632-1 du code pénal prévoit qu'« est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe le fait de déposer, aux emplacements désignés à cet effet par l'autorité administrative compétente, des ordures, déchets, matériaux ou tout autre objet de quelque nature qu'il soit, en vue de leur enlèvement par le service de collecte, sans respecter les conditions fixées par cette autorité, notamment en matière d'adaptation du contenant à leur enlèvement, de jours et d'horaires de collecte ou de tri des ordures. »\n\nL'article R. 633-6 du même code pénal punit l'abandon d'ordures : « hors les cas prévus par les articles R. 635-8 et R. 644-2, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de déposer, d'abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l'exception des emplacements désignés à cet effet par l'autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu'il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation ».\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Elle s'appuie notamment sur le règlement (UE) 2019/1020, sur la directive (UE)2019/904 et la directive 94/62/CE).\n\nFin 2022, la Commission européenne a présenté un projet de règlement visant à interdire tous les emballages inutiles et/ou non-recyclables, ainsi qu'à accroître la part des plastiques recyclés et à rendre la consigne des bouteilles en plastique et canettes obligatoire à partir du 1er janvier 2029 (sauf si leur taux de collecte séparée dépasse les 90%).\n\n", "title": " Législation européenne " }, { "img": [], "source_text": "De nombreux pays interdisent ou réglementent le brûlage des déchets à l'air libre. Le cas des déchets verts et des feux de jardin est traité dans les article « Résidu vert » et Brûlage à l'air libre.\n\n", "title": " Brûlage des déchets à l'air libre " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Déchet_ménager
Louis XIV - Économie (3)
829
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le règne de Louis XIV marque un essor territorial, économique et démographique profond de la présence française dans les Antilles. Les possessions seigneuriales passent sous le contrôle direct de la monarchie ; la monoculture de la canne à sucre remplace peu à peu la production de tabac et la population évolue d'approximativement 12 000 individus à environ de 75 000 à 100 000 individus. L'expansion sera très forte à Haïti qui passe de 18 plantations en 1700 à 120 en 1704.\n\nEn 1664, sur ordre du roi, Joseph-Antoine Le Febvre de La Barre reprend la Guyane française aux Néerlandais alors même que la France leur est alliée. L'année suivante, Colbert rachète la Guadeloupe à Charles Houël, ancien directeur de la Compagnie des îles d'Amérique et l'île de la Martinique à Jacques Dyel du Parquet. Tous ces territoires sont confiés en gestion à la Compagnie des Indes occidentales. Quand celle-ci fait faillite en 1674, ces territoires sont rattachés au domaine royal. En 1697, le traité de Ryswick attribue à la France la moitié ouest de l'île de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti). En 1676, Jean II d'Estrées reconquiert véritablement la Guyane, qui est désormais un enjeu de politique internationale récurrent en raison des litiges avec les Portugais.\n\nDans le but de fournir une main-d’œuvre servile aux plantations, et dans le cadre de la codification absolutiste du Royaume, Louis XIV, en mars 1685, promulgue le « Code noir ». Par cette ordonnance, Louis XIV améliore la condition des esclaves : les dimanches et fêtes chrétiennes seront obligatoirement chômés ; une nourriture suffisante est exigée, les maîtres doivent habiller suffisamment leurs esclaves ; les époux et les enfants ne doivent pas être séparés lors d'une vente ; la torture est interdite ; pour éviter les viols, les rapports sexuels avec les esclaves sont interdits ; les maîtres ne peuvent tuer leurs esclaves ; et des limites sont fixées aux châtiments corporels. Le Code noir reconnaît également aux esclaves certaines formes de droits, très limités cependant, notamment religieux, juridiques, de propriété et de retraite. Mais toutes ces dispositions sont mal appliquées, du fait de la pression des colons sur la justice. \n\nPar ailleurs, l'ordonnance expulse les Juifs des Antilles, définit les règles de métissage et régularise le plein usage des esclaves dans les colonies, auquel il donne un cadre juridique. Le Code noir entérine une législation différenciée sur le territoire, car un esclave en métropole est en principe affranchi, et impose leur christianisation. L'édit se voit étendu à Saint-Domingue en 1687, en Guyane en 1704, et par la suite aux Mascareignes et en Louisiane.\n\nÀ la fin du XXe siècle, de nombreuses critiques dénonceront l'ordonnance, responsable d'une institutionnalisation de l'esclavage, et de ses sévices concernant les châtiments corporels (amputations par exemple, en cas de fuite…) ; le Code noir est considéré par le philosophe Louis Sala-Molins comme « le texte juridique le plus monstrueux qu'aient produit les Temps modernes ». Les thèses de Sala-Molins sont cependant critiquées par des historiens, qui lui reprochent de manquer entièrement de rigueur, et d'avoir une lecture partielle du Code noir. Jean Ehrard fait notamment remarquer que les châtiments corporels, qui sont limités par l'ordonnance, sont alors les mêmes qu’en métropole, pour toute personne non noble. L'historien rappelle qu'à cette époque, il existe des dispositions équivalentes à celles du Code noir pour des catégories comme les marins, les soldats ou les vagabonds. Jean Ehrard rappelle enfin que les colons s’opposèrent même au Code noir, parce qu'ils étaient désormais censés fournir aux esclaves des moyens de subsistance, que normalement ils ne leurs garantissaient pas.\n\n", "title": " Colonies - Colonies pratiquant le commerce triangulaire - Antilles et Guyane " }, { "img": [], "source_text": "L'agriculture française est alors la plus importante d'Europe avec un primat donné aux céréales : le seigle associé ou non au millet comme dans les Landes de Gascogne, le sarrasin en Bretagne, et évidemment le blé. Sous Louis XIV, le maïs s'implante dans le Sud-Ouest et en Alsace. Le pain est alors fait soit de méture (mélange de froment, de seigle et d'orge) soit de méteil (froment et seigle). La culture de la vigne et l'élevage contribuent également à la prédominance de l'agriculture française. La vigne est alors cultivée jusqu'en Picardie et en Île-de-France, tandis que la fabrication d'eaux-de-vie se développe en Charente, dans la basse vallée de la Loire, dans la vallée de la Garonne et en Languedoc. Les Hollandais exportent les eaux-de vie et les excédents céréaliers du Toulousain. L'élevage est une ressource vitale en montagne où la transhumance prend des dimensions spectaculaires. L'élevage sert aux populations montagnardes à acheter des céréales et du vin. Dans les exploitations céréalières, l'élevage de mouton prédomine. Par, contre hormis les régions d'élevage comme l'Auvergne, le Limousin et la Normandie, les chevaux et les bêtes à cornes sont rares en campagne et se concentrent plutôt autour des villes.\n\nL'agriculture céréalière française est pratiquée dans de petites exploitations. D'après l'historien Gérard Noiriel, sous le règne de Louis XIV, la moitié des paysans sont des journaliers (ouvriers agricoles). Ils disposent d'un lopin de quelques ares, sur lequel ils ont construit une maison d'une seule pièce. Ils cultivent aussi un potager, avec quelques poules et quelques brebis pour la laine. La fraction la plus pauvre de la paysannerie est composée de manœuvriers qui ne possèdent que quelques outils manuels (faucille, fourche). Du printemps jusqu'au début de l'automne, ils travaillent sur les terres d'un seigneur, d'un membre du clergé ou d'un riche laboureur. Ils participent aux moissons, aux foins et aux vendanges. En hiver, ils cherchent à se faire embaucher comme hommes de peine. Plus de moitié des revenus des paysans sont ponctionnées par divers impôts : taille, dîme, auxquels s'ajoutent les taxes sur le sel, sur le tabac, sur l'alcool et les droits seigneuriaux. Toutefois, la misère paysanne n'est pas générale, et il existe « une paysannerie aisée », comprenant de grands exploitants, des fermiers, des laboureurs, de petits vignerons en Val de Seine, ou des « haricotiers » dans le Nord.\n\nLa France va connaître sous Louis XIV deux grandes famines. Celle de 1693-1694 n'est pas liée à un hiver trop rude mais à un été assez froid, marqué par des pluies diluviennes qui gâchent les récoltes. Le gouvernement ayant ravitaillé prioritairement Paris et l'armée, des séditions éclatent tandis que la population afflue vers les villes. Le bilan est de 1 300 000 morts, soit presque autant que durant la guerre de 1914. Lors du grand hiver de 1709 la Seine, le Rhône et la Garonne sont pris par les glaces. Les oliviers meurent et les semis ne donnent que peu de fruits. Il s'ensuit une famine sévère, malgré des importations de blé étranger. Le bilan de la famine s'élève à 630 000 morts.\n\nOn peut se demander pourquoi ces famines alors que l'agriculture française est la plus importante d'Europe. Pour répondre à cette question, il convient de noter que les exploitations céréalières ont en moyenne moins de cinq hectares et qu'elles n'ont pas modernisé leur mode de production comme le font au XVIIe siècle les hollandais et les anglais, de sorte qu'en réalité, l'agriculture céréalière française en temps normal arrive juste à nourrir la population française alors la plus importante d'Europe. Aussi, pour Jean-Pierre Poussou, de 30 % à 40 % du territoire est « de manière chronique, pour des raisons géographiques en situation de fragilité alimentaire ». Le commerce intérieur des céréales pourrait remédier à cela, mais il est rendu difficile par des problèmes de transport et freiné par des lourdeurs administratives. Par ailleurs lors des deux grandes famines, les hollandais qui auraient pu apporter en France du blé de la Baltique sont en guerre avec Louis XIV. En fait ce n'est qu'au XVIIIe siècle que l'agriculture permettra de faire franchir la « barrière des 20 à 23 millions d'habitants à laquelle elle se heurtait depuis des siècles ».\n\n", "title": " Agriculture importante ne mettant pas à l'abri de famines " } ]
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France - Histoire (3)
625
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les délégués envoyés aux États généraux qui s'ouvrent le 5 mai 1789 outrepassent rapidement les pouvoirs qui leur sont attribués et s'érigent en une Assemblée nationale constituante. Le roi ne peut alors empêcher l'assemblée constituante de décider l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août puis d'adopter le 26 août la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La devise Liberté, Égalité, Fraternité apparaît dans le débat public, en particulier en 1790 dans un discours de Maximilien Robespierre sur l'organisation de la Garde nationale. Après un essai de monarchie constitutionnelle, la République naît le 22 septembre 1792, et Louis XVI, condamné pour trahison, est guillotiné par jugement de la Convention nationale le 21/1/1793. La France révolutionnaire connaît alors plusieurs années de guerres et d'exécutions jusqu'à l'instauration du Directoire en 1795. C'est le 27 pluviôse an II (15 février 1794), que le drapeau tricolore est instauré par la Convention nationale, par décret indiquant que « le pavillon et le drapeau national seront formés des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales de manière que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant ».\n\nLe 9 novembre 1799, le général Napoléon Bonaparte renverse le Directoire par un coup d'État et lui substitue le Consulat ; cinq ans plus tard, il est couronné Empereur des Français. Napoléon Ier crée ou réforme de nombreuses institutions, et ses multiples victoires militaires mettent la moitié de la population européenne sous son contrôle au début des années 1810. Le déclin sera néanmoins rapide : après une éphémère abdication puis un bref retour au pouvoir, l'Empereur est définitivement vaincu à Waterloo le 18 juin 1815.\n\nLa France entame alors une seconde expérience de monarchie constitutionnelle, pendant laquelle les rois Louis XVIII (1814-1824) et surtout Charles X (1824-1830) remettent en question une partie des acquis de la Révolution. Quelques semaines après avoir conquis Alger, Charles X est renversé en 1830 par les Trois Glorieuses, un mouvement révolutionnaire qui porte sur le trône Louis-Philippe. Si ce dernier est alors considéré comme réformateur, la contestation monte bientôt, malgré l'essor économique que connaît la France à cette époque.\n\nEn février 1848, une nouvelle révolution éclate, dont les objectifs ne sont plus seulement politiques, mais aussi sociaux. L'éphémère Seconde République qui est alors mise en place instaure le suffrage universel masculin et abolit l'esclavage dans les colonies ainsi que la peine de mort pour raison politique. Toutefois, elle est renversée par son président Louis-Napoléon Bonaparte, qui est couronné empereur en 1852.\n\nSi les premières années du Second Empire sont celles d'un régime autoritaire, Napoléon III entame un tournant libéral en 1860, qui n'empêche pas une montée des oppositions politiques, tandis que le développement industriel et ferroviaire s'accélère. La défaite de la France face à une Allemagne en cours d'unification, en 1870 et 1871, est un double tournant dans l'histoire du pays : l'empereur capitule le 2 septembre 1870 et la République est proclamée le 4, tandis que la Prusse annexe l'Alsace-Lorraine. La défaite française suscite en outre l'épisode dramatique de la Commune de Paris, écrasée en mai 1871 par les troupes gouvernementales.\n\nMalgré sa naissance chaotique, la Troisième République est le plus long des régimes politiques qu'a connu la France depuis 1789. Les républicains mettent peu à peu en place leur projet politique : l'école est rendue gratuite, laïque et obligatoire en 1881-1882, les libertés de presse et de réunion sont accordées en 1881, le divorce et les syndicats sont autorisés en 1884, et les Églises sont séparées de l'État en 1905. À la même époque, la France se dote d'un vaste empire colonial, qui sera le deuxième au monde après celui du Royaume-Uni, : aux possessions en Inde et à l'Algérie viennent s'ajouter au fil des années l'Indochine, les protectorats de Tunisie et du Maroc, l'Afrique équatoriale et occidentale et Madagascar. Si plusieurs crises politiques se succèdent — crise boulangiste, scandale des décorations, scandale de Panama, affaire Dreyfus —, la menace principale pour la République vient désormais de l'extérieur, où la guerre apparaît de plus en plus imminente.\n\n", "title": " Révolutions, républiques, monarchies et empires (1789-1914) " }, { "img": [], "source_text": "Par le jeu des alliances, la France entre en guerre au début du mois d'août 1914 contre l'Allemagne, aux côtés du Royaume-Uni et de l'Empire russe. La Première Guerre mondiale, qui fait 1,4 million de victimes françaises et entraîne de nombreuses destructions dans le nord-est du pays, se conclut le 11 novembre 1918 en faveur de la Triple-Entente. Outre le retour de l'Alsace-Lorraine, la France recevra une partie des réparations allemandes prévues par le traité de Versailles tout en obtenant des garanties de sécurité. Néanmoins, celles-ci ne suffisent pas à éviter en 1940, une nouvelle invasion par l'Allemagne à la suite de la reconstruction de l'armée allemande et de la remilitarisation de la rive gauche du Rhin.\n\nAprès quelques années de reconstruction laborieuse, marquée par un effort d'immigration et de productivité pour pallier la pénurie de main-d'œuvre dans les mines, l'acier ou l'automobile, la France peine à retrouver sa vigueur économique d'avant-guerre avant de vivre une forte croissance à partir de 1924. Elle sera touchée bien après la plupart des autres puissances par la crise des années 1930. Toutefois, si cette crise est tardive, elle est durable et profonde. Aux difficultés économiques s'ajoute une crise politique, malgré l'espoir suscité par l'arrivée au pouvoir en 1936 du Front populaire. Finalement, lorsque la France déclare le 3 septembre 1939 la guerre à l'Allemagne nazie, elle sort tout juste de la plus grave crise qu'ait connue la Troisième République.\n\nAprès huit mois sans combats (la « drôle de guerre »), la Wehrmacht envahit le 10 mai 1940 le nord-est de la France et le maréchal Philippe Pétain demande l'armistice le 22 juin. Ce dernier obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet, signant ainsi la fin de la Troisième République et la naissance du régime de Vichy. Celui-ci mène une politique conservatrice, traditionaliste et antisémite, et collabore avec le Troisième Reich. Toutefois, la résistance s'organise à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Le débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie sonne la fin de l'occupation nazie et le début de la libération de l'Europe. Au total, ce conflit aura tué moins de militaires français que le précédent mais les victimes civiles sont nombreuses — au moins 330 000 victimes civiles, dont 75 000 Juifs installés sur le territoire français qui ont été tués lors de la Shoah, — et les blessures psychologiques et politiques dues à la débâcle de 1940, à la collaboration puis aux règlements de compte lors de l'épuration sont longues à cicatriser.\n\n", "title": " La France dans les deux guerres mondiales (1914-1945) " } ]
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Antibiotique - Thérapeutique (1)
2,928
[ { "img": [], "source_text": "\n\nUn antibiotique (du grec anti : « contre », et bios : « la vie ») est une substance naturelle ou synthétique qui détruit ou bloque la croissance des bactéries. Dans le premier cas, on parle d'antibiotique bactéricide et dans le second cas d'antibiotique bactériostatique. Lorsque la substance est utilisée de manière externe pour tuer la bactérie par contact, on ne parle pas d'antibiotique mais d'antiseptique.\n\nUn antibiotique peut être à la fois bactéricide et bactériostatique, tout dépendant de sa dose.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Sur les milliers d'antibiotiques connus, seulement un peu plus d'une centaine sont efficaces et utilisables pour des applications médicales et font donc partie de la pharmacopée moderne. Les autres sont trop toxiques, trop instables ou ont une biodisponibilité insuffisante chez l'humain. Les antibiotiques actuellement utilisés sont le plus souvent des molécules dérivées de produits naturels, dont on a légèrement modifié la structure pour améliorer leurs propriétés thérapeutiques ou contourner les problèmes de résistance. D'autres enfin ne sont plus utilisés parce que les bactéries pathogènes y sont devenues résistantes, c'est par exemple le cas de la streptomycine qui était autrefois utilisée pour traiter la tuberculose.\n\nPrès de la moitié des antibiotiques utilisés en thérapeutique ciblent le ribosome bactérien et environ un quart d'entre eux sont des bêta-lactames, qui ciblent la synthèse de la paroi bactérienne. Si on regarde les prescriptions, on constate que ce sont les bêta-lactames (pénicillines et céphalosporines) qui sont les antibiotiques les plus utilisés, en particulier par les médecins généralistes. En France, ils représentent près des deux tiers des doses définies journalières utilisés, devant les macrolides (~15 %).\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Face à une infection bactérienne, le choix d'un antibiotique à utiliser dépend d'un ensemble de paramètres. Deux types de critères doivent être pris en compte : ceux qui dépendent du germe responsable lui-même et ceux qui dépendent du patient et du site de l'infection. Les premiers sont liés au spectre d'activité des différents antibiotiques, il est en effet nécessaire d'utiliser une molécule qui soit efficace sur le germe responsable de l'infection, en particulier lorsqu'on a affaire à des bactéries multirésistantes. Les seconds concernent l'interaction du médicament antibiotique avec le patient. Ceci concerne par exemple la capacité de l'antibiotique à atteindre efficacement le site de l'infection, l'existence d'un terrain allergique à certains antibiotiques ou encore la toxicité du composé utilisé (voir plus bas).\n\nLes différents antibiotiques disponibles possèdent des spectres d'activité variés, certains étant plus actifs sur les bactéries gram positives ou gram négatives, sur les germes aérobies ou anaérobies ou encore sur les bactéries capable de pénétrer à l'intérieur des cellules infectées. Pour déterminer les antibiotiques efficaces, en particulier en cas d'échec du traitement de première intention, on réalise souvent un test antibiogramme : le germe responsable est mis en culture dans une boîte de gélose Müller-Hinton contenant plusieurs pastilles d’antibiotique qui vont inhiber plus ou moins le développement du micro-organisme, ce qui permet de comparer la sensibilité des bactéries à tel ou tel antibiotique.\n\nPour les infections sévères ou difficiles, on peut être amené à utiliser des combinaisons d'antibiotiques (poly-antibiothérapies). C'est en particulier le cas actuellement pour le traitement de la tuberculose, en raison des résistances acquises par le bacille de Koch pour lequel on utilise dans la phase initiale une quadrithérapie : isoniazide, rifampicine, pyrazinamide et éthambutol.\n\nEnfin, en raison de l'émergence progressive de germes multirésistants, certaines molécules de génération récente sont réservées au traitement d'infections « difficiles », résistantes aux traitements traditionnels utilisés en première intention. C'est en particulier le cas des carbapenems comme l'imipenem ou des oxazolidinones comme le linezolide. Cette restriction a pour objectif de retarder la propagation de résistance à ces nouveaux composés et donc de prolonger l'efficacité de l'arsenal thérapeutique disponible.\n\n", "title": " Indications des différents antibiotiques " }, { "img": [], "source_text": "L'analyse de l'activité d'un antibiotique donné sur une bactérie a conduit à définir un certain nombre de paramètres qualitatifs et quantitatifs. Le premier d'entre eux est le spectre d'activité qui définit la liste des espèces bactériennes sur lesquelles un antibiotique agit. Le spectre est propre à chaque antibiotique, et peut varier dans le temps à la suite de l'apparition de nouvelles résistances chez les différentes espèces bactériennes. L'autre concept majeur en antibiothérapie est celui de concentration minimale inhibitrice ou CMI (en anglais MIC, pour Minimal inhibitory concentration). Dans la pratique, on définit la CMI comme la concentration minimale d'antibiotique permettant d'inhiber (bactériostase) totalement la multiplication bactérienne, après 18 à 24 heures de contact à 37 °C. Ceci se décline en plusieurs variantes :\n\nla CMI50 est la plus faible concentration inhibant, en 18 à 24 heures, la multiplication de 50 % des bactéries ;\n\nla CMI90 est la plus faible concentration inhibant, en 18 à 24 heures, la multiplication de 90 % des bactéries.On définit également la concentration minimale bactéricide (CMB), qui est la plus faible concentration permettant de détruire ou de tuer (bactéricidie) 99,99 % des bactéries après 18 à 24 heures de contact avec l'antibiotique. La CMI et la CMB sont caractéristiques d'un antibiotique pour une souche donnée. L'analyse de la concentration minimale bactéricide et de la concentration minimale inhibitrice (CMB/CMI) permet de caractériser l'effet de l'antibiotique étudié sur une souche bactérienne donnée. Lorsque le rapport CMB / CMI = 1, l'antibiotique est dit « bactéricide absolu », s'il est proche de 1, l'antibiotique est dit « bactéricide », s'il est supérieur à 2, l'antibiotique est dit simplement « bactériostatique ». En dépit d'efforts de standardisation des méthodes de détermination des CMI, il subsiste des différences d'un auteur à l'autre qui sont liées à la variabilité des conditions expérimentales utilisées : divers facteurs peuvent jouer : Composition des milieux, taille de l'inoculum, souches de phénotypes différents, etc.\n\nIl existe également d'autres paramètres qui servent à caractériser le mode d'action d'un antibiotique et en particulier sa pharmacologie chez le patient :\n\nla concentration sérique maximale après l'administration de l'antibiotique, ou Cmax ;\n\nl'index thérapeutique sérique est égal à Cmax / CMI50. Plus ce paramètre est élevé, plus l'antibiotique sera efficace ;\n\nle temps d'antibiotique utile est la durée pendant laquelle la concentration sérique d'un antibiotique donné est supérieure à sa CMI pour un germe donné. Il correspond à la durée pendant laquelle il va avoir une activité sur les bactéries infectieuses dans l'organisme du patient ;\n\nle Tmax est le temps qu'il faut attendre pour atteindre la concentration sérique maximale Cmax ;\n\nla surface sous la courbe est un très bon indicateur de l'activité d'un antibiotique. On trace la courbe de l'évolution de la concentration de l'antibiotique dans le temps ; on place la ligne horizontale qui correspond à la CMI90. La surface sous la courbe est celle comprise entre la courbe des concentrations et la ligne de la CMI90. La surface sous la courbe est propre à un antibiotique pour un germe donné.\n\n", "title": " Paramètres d'activité " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Antibiotique
Grèce antique - Religion (5)
2,509
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Grèce antique est une civilisation de l'Antiquité des peuples de langue et de culture grecque développée en Grèce et dans la partie occidentale de l'Asie Mineure, puis, à la suite de plusieurs phases d'expansion, dans d'autres régions du bassin méditerranéen (Chypre, Sicile, Italie du sud, Égypte, Cyrénaïque) et du Proche-Orient (Syrie, Palestine), constituant des points d'implantation jusqu'en Espagne à l'ouest et en Afghanistan (Bactriane) à l'est. ", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le christianisme se constitue à partir du judaïsme, mais cela prend place dans un monde où la culture grecque domine, ce qui explique pourquoi les textes du Nouveau Testament sont écrits en grec. La prédication de Paul de Tarse, déterminante pour le devenir de cette religion, se dirige vers les cités grecques, d'Asie Mineure et de Grèce continentale. Des communautés chrétiennes s'y développent aux IIe – IIIe siècles, elles subissent les persécutions organisées par le gouvernement romain, dont l'ampleur exacte reste incertaine, mais qui donnent naissance à de nombreux cultes de martyrs qui participent à la consolidation des groupes chrétiens. Avec la conversion des empereurs à partir de celle de Constantin, le christianisme connaît un essor marqué au IVe siècle. Les conciles fixent la doctrine, des lieux de culte chrétiens sont érigés un peu partout.\n\nLes traditions polythéistes restent longtemps vivaces malgré l'essor du christianisme. Le polythéisme a alors connu diverses évolutions qui sont en partie dues à la concurrence du christianisme : le sacrifice sanglant est supplanté par le sacrifice d'encens, essor des pratiques privées, etc. Mais au milieu du Ve siècle le christianisme est probablement devenu majoritaire et le polythéisme disparaît progressivement. Par bien des aspects l'essor de cette nouvelle religion peut être vu comme marquant la fin de la civilisation grecque antique : parmi les éléments qu'elle expurge se trouvent les cultes, les mythes et les images des dieux polythéistes, de nombreux divertissements traditionnels tels que le théâtre, la célébration de la boisson et de la sexualité, qu'elle remplace par un mode de vie plus simple et austère, un détachement par rapport au corps et aux sens, un engagement émotionnel au sein d'une communauté soudée par la foi en un Dieu unique, les promesses de pardon des pêchés et de la vie après la mort. Les cultes des divinités grecques sont encore attestés au IVe siècle et survivent au suivant, mais ils perdent leur caractère public, alors que de nombreux temples sont détruits ou transformés en églises. \n\nLes empereurs chrétiens mettent en place une législation qui vise ceux que l'on dénomme alors les « Hellènes » (synonyme de « païen » ; on parle plutôt de « gentils » à cette période), dont la répétition indique les limites, mais ces mesures sonnent le glas de nombreux aspects caractéristiques de la culture grecque antique : la proscription des sacrifices sanglants et cultes païens, le dernier oracle de Delphes et les derniers jeux olympiques (antiques) dateraient de 393, Justinien ordonne l'obligation de baptême en 529, ainsi que la fermeture des écoles de philosophie. Vers cette époque le polythéisme disparaît progressivement. Cela est certes pour partie le résultat des mesures répressives et aussi de persécutions, mais également de la christianisation de rites polythéistes (par exemple la transformation de cultes de dieux guérisseurs en cultes des saints chrétiens), qui accompagne un mouvement plus profond de christianisation de la société qui la modifie profondément, et se voit dans le cadre public comme dans le cadre privé (fêtes et cycle liturgique, rites de naissance, de mariage et de mort, formes de dévotion et de charité, etc.). Malgré tout des pratiques « païennes » sont encore dénoncées dans des fêtes, pratiques magiques et divinatoires durant les siècles suivants, notamment dans les campagnes. Il peut certes s'agir de survivances, mais l'accusation de paganisme (ou d'« hellénisme », terme qui renvoie alors à l'héritage intellectuel grec polythéiste) est aussi dans le monde byzantin une manière de dénoncer ceux qui s'intéressent beaucoup à la culture grecque antique, toujours suspectée en raison de son caractère païen de les détourner du christianisme.\n\n", "title": " Christianisation et fin du polythéisme " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Grèce_antique
Louis XIV - Profil et caractéristiques (2)
839
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Si le règne de Louis XIV est d'une longueur exceptionnelle, malgré tout sa santé n'a jamais été bonne, ce qui lui vaut d'être quotidiennement suivi par un médecin : Jacques Cousinot de 1643 à 1646, François Vautier en 1647, Antoine Vallot de 1648 à 1671, Antoine d'Aquin de 1672 à 1693, enfin Guy-Crescent Fagon jusqu'à la mort du roi. Tous ont abondamment recours à des saignées, à des purgations et à des lavements aux clystères — le roi aurait reçu plus de 5 000 lavements en 50 ans. Par ailleurs, comme l'expliquent des notes sanitaires, il eut de nombreux ennuis peu « royaux ». Ainsi, il arrive à Louis d'avoir fort mauvaise haleine à cause de ses ennuis dentaires, apparus en 1676 selon le journal de son dentiste Dubois ; il arrive alors à ses maîtresses de placer un mouchoir parfumé devant leur nez. Par ailleurs, en 1685, alors qu'on lui arrache un des nombreux chicots de son maxillaire gauche, une partie de son palais est arrachée, provoquant une « communication bucco-nasale ».\n\nLa lecture du journal de santé du roi Louis XIV, minutieusement entretenu par ses médecins successifs, est édifiante : il se passe peu de jours sans que le souverain soit l'objet d'une purgation, d'un lavement, d'un emplâtre, d'une pommade ou d'une saignée. On y trouve entre autres consignés :\n\ntroubles gastriques et dysenteries, indispositions chroniques chez ce monarque, réputé gros mangeur ;\n\ntumeurs : téton droit cautérisé en janvier 1653 ;\n\ngonorrhée : tenue secrète, cette maladie le tenaille régulièrement depuis mai 1655, époque de ses premières liaisons ;\n\nvapeurs et douleurs dorsales fréquentes : certaines (novembre 1647) attribuées à une attaque de syphilis ; avec pustules sur tout le visage et d'autres parties du corps, suivie d'un début de « gangrène » des orteils ;\n\nlangueurs et fièvres variées: la fièvre typhoïde de juin 1658 lui fait perdre ses cheveux et le condamne à porter des perruques toute sa vie ;\n\nmaux de dents : en 1685, toute sa dentition supérieure côté gauche est « arrachée », avec le voile du palais qui sera cautérisé plusieurs fois aux pointes de feu (les liquides lui ressortent parfois par le nez) ;\n\nfistule anale : cette malformation handicapante lui fera finalement subir une opération expérimentale la plus douloureuse qui soit (par le chirurgien Félix) en novembre 1686 (voir Fistule anale de Louis XIV) ;\n\nennuis urinaires, accompagnés de probables calculs (mictions accompagnées de « pelotons de sable ») ;\n\ngoutte : des attaques insupportables au pied droit et à la cheville gauche le tiennent longtemps immobilisé ou gênent sa marche — ses dernières années tiendront du supplice.\n\n", "title": " Santé " }, { "img": [], "source_text": "Louis XIV a de très nombreuses maîtresses dont Louise de La Vallière, Athénaïs de Montespan, Marie-Élisabeth de Ludres, Marie Angélique de Fontanges, et Madame de Maintenon (qu'il épouse secrètement après la mort de la Reine, sans doute dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683, en présence du Père de La Chaise qui donne la bénédiction nuptiale).\n\nLe roi adolescent fait, à 18 ans, la rencontre d'une nièce du cardinal Mazarin, Marie Mancini. S'ensuit entre eux une grande passion, qui mène le jeune roi à envisager un mariage, que ni sa mère, ni le cardinal ne consentent à accepter. Le monarque menace alors d’abandonner la couronne pour cette Italienne, française dans sa culture. Il s'effondre en sanglots lorsqu’elle est contrainte de quitter la cour, en raison de l’insistance de l’oncle de la jeune fille, qui est aussi parrain du roi, Premier ministre du royaume et prince de l'Église. Le primat préfère faire épouser au roi sa pupille, l'infante d'Espagne. En 1670, Jean Racine s'inspire de l'histoire du roi et de Marie Mancini pour écrire Bérénice.\n\nPlus tard, le roi fait aménager des escaliers secrets dans Versailles pour rejoindre ses différentes maîtresses. Ces liaisons irritent la compagnie du Saint-Sacrement, un parti de dévots. Bossuet, comme Madame de Maintenon, tentent de ramener le roi à plus de vertu.\n\nLouis XIV, s'il aime les femmes, est conscient qu'il doit d'abord veiller aux affaires de l'État. Il note dans ses mémoires « il faut que le temps que nous donnons à nos amours ne soit jamais pris au préjudice de nos affaires ». Il a une certaine méfiance vis-à-vis de l'influence que les femmes peuvent exercer sur lui. C'est ainsi qu'il refuse un bénéfice à une personne soutenue par Mme de Maintenon en disant « je ne veux absolument pas qu'elle s'en mêle ».\n\nOn dénombre au moins quinze favorites et maîtresses supposées du roi, avant son mariage avec Madame de Maintenon :\n\nMarie Mancini, nièce du cardinal de Mazarin qui devient par la suite la femme du Connétable de Colonna ;\n\nOlympe Mancini, comtesse de Soissons (1655), sœur de la précédente ;\n\nHenriette Anne Stuart d'Angleterre, sa belle-sœur — le statut de maîtresse est contesté par des historiens, notamment par Jean-Christian Petitfils qui parle de relation platonique ;\n\nLouise Françoise de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière et de Vaujours (1644-1710 (liaison avec le roi de 1661 à 1667) ;\n\nCatherine Charlotte de Gramont, princesse de Monaco, épouse du prince de Monaco ;\n\nFrançoise-Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan (1667 à 1681) ;\n\nBonne de Pons, marquise d'Heudicourt (1665 ou 1666) ;\n\nAnne-Julie de Rohan-Chabot, princesse de Soubise (1674 à 1676) ;\n\nMarie-Élisabeth de Ludres (1676 à 1677) ;\n\nMarie Angélique de Scoraille de Roussille, marquise puis duchesse de Fontanges († 1681), dite « Mademoiselle de Fontanges » ;\n\nClaude de Vin des Œillets, dite « mademoiselle des Œillets » ;\n\nCharlotte-Éléonore de La Mothe-Houdancourt ;\n\nFrançoise d'Aubigné, marquise de Maintenon, veuve du poète Scarron dite « la belle Indienne », qu'il épouse en secret (mariage morganatique) après le décès de la reine.À propos des maîtresses du roi, Voltaire remarque, dans Le Siècle de Louis XIV : « C'est une chose très remarquable que le public, qui lui pardonna toutes ses maîtresses, ne lui pardonna pas son confesseur ». Par là, il fait allusion au dernier confesseur du roi, Michel Le Tellier, auquel une chanson satirique attribue la bulle Unigenitus.\n\n", "title": " Maîtresses et favorites " }, { "img": [], "source_text": "1638-1643 : S.A.R. Monseigneur le Dauphin.\n\n1643-1715 : S.M. le roi de France et de Navarre.\n\n", "title": " Titres " } ]
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Gentrification - Mécanisme de gentrification (1)
1,232
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa gentrification, mot issu de l'anglais gentrification — en français québécois embourgeoisement ou, dans la presse, boboïsation (du terme bobo) — désigne « les transformations de quartiers populaires dues à l’arrivée de catégories sociales plus favorisées qui réhabilitent certains logements et importent des modes de vie et de consommation différents ».\n\nCette expression est employée pour la première fois par la sociologue Ruth Glass dans son ouvrage London: Aspects of Change, étudiant dans les années 1960 les processus par lesquels les populations les moins favorisées de Londres étaient chassées de certains quartiers tandis que s'y créaient de véritables ghettos de la classe aisée.\n\nLe concept a par la suite été repris, développé et approfondi partout au Royaume-Uni ainsi qu'aux États-Unis. Ce n'est qu'au début des années 2000 que le terme « gentrification » apparaît dans les milieux académiques français.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La gentrification, qui est le contraire de la paupérisation, est un type particulier de transformation des villes par l’embourgeoisement de quartiers urbains populaires. Elle se démarque par deux mouvements simultanés, d'appropriation de l'espace par des classes aisées en parallèle avec la dépossession du lieu par les personnes plus pauvres ou non blanches.\n\nLes « gentrifieurs » typiques sont aisés, qualifiés, employés dans le secteur tertiaire ou encore travailleurs indépendants \"freelance\". Par conséquent, ils sont disposés à investir dans un bien immobilier. Il s’agit souvent de personnes seules ou de jeunes couples sans enfant qui n’ont donc pas de revendications en matière d’accès à l’éducation. Les « gentrifieurs » sont généralement à la recherche de logements peu coûteux proches de leur lieu de travail et habitent souvent déjà dans le centre-ville, soit parce qu’ils y étudiaient, soit parce qu’ils ne souhaitent pas déménager en périphérie. Ainsi, la gentrification n’est pas tant le résultat d’un retour vers le centre-ville, qu’un moyen d’y rester.\n\nLe « gentrifieur » type a des préférences en matière de consommation. Par conséquent, son installation dans un quartier entraine une rapide expansion des restaurants, magasins et lieux de divertissement considérés comme branchés. Holcomb et Beauregard décrivent ces populations comme étant attirées par les prix bas et les modes de vie non conventionnels.\n\nLe mécanisme de gentrification suit quelques mécaniques récurrentes, mais chaque quartier a ses spécificités qui peuvent changer cette chronologie. Le quartier est habituellement d'abord fréquenté par des artistes, puis des ménages achètent et rénovent eux-mêmes des logements. Voyant ces rénovations et la présence des artistes, des entreprises immobilières plus classiques s'intéressent alors au quartier.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentrification
France - Histoire (4)
626
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Une période de renouveau commence alors pour la France. Si le général de Gaulle, chef de la France libre, ne peut empêcher l'adoption d'une constitution proche de celle de la Troisième République, l'après-guerre voit la création de la Sécurité sociale et le droit de vote accordé aux femmes. La France de la Quatrième République choisit le camp occidental dans la guerre froide qui s'ouvre à cette époque, entame avec difficultés (guerres d'Indochine puis d'Algérie) la décolonisation de l'Asie et de l'Afrique et participe aux débuts de la construction européenne. Le pays entame dans le même temps une période de modernisation et de forte croissance économique que l'économiste Jean Fourastié appellera « Trente Glorieuses, ».\n\nLe 1er juin 1958, lors d'une grave crise politique liée à la guerre d'Algérie, le général de Gaulle est investi président du Conseil par l'Assemblée nationale avec pour mission de donner à la République une nouvelle constitution : la Cinquième République donne au président des pouvoirs plus larges face au Parlement. Charles De Gaulle poursuit et achève la décolonisation de l'Afrique et affirme l'indépendance de la France face aux États-Unis. À cette fin, il dote la France du nucléaire civil et militaire, et d'un programme spatial qui fera de la France la troisième puissance spatiale de l'histoire. Mais la crise étudiante et sociale de mai 1968 révèle une fracture entre des aspirations de la jeunesse (notamment estudiantine) face à un pouvoir dépeint comme trop conservateur. Cependant, le général de Gaulle reprend en main la situation en provoquant la dissolution de l'Assemblée nationale le 30 mai 1968 après laquelle les Français lui donnent une large majorité présidentielle. Il démissionne en 1969 à la suite de l'échec du référendum sur la réforme du Sénat et de la régionalisation. Toutefois, le gaullisme se maintient au pouvoir cinq ans de plus, sous la figure du président de la République Georges Pompidou.\n\n", "title": " La Libération, gaullisme et crise politique (1945-1968) " }, { "img": [], "source_text": "En 1974, s'ouvre une période post-gaulliste avec l'élection d'un président issu du centre-droit : Valéry Giscard d'Estaing. Alors que la France entre peu à peu dans la crise des années 1970, les premières années de son mandat sont marquées par plusieurs lois actant les mutations de la société française, comme la loi Veil qui légalise l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ou l'abaissement de 21 à 18 ans de l'âge de la majorité civile. Un autre tournant a lieu en 1981, lorsqu'un président socialiste, François Mitterrand, est élu. Face à la situation économique qui s'aggrave, celui-ci tente dans un premier temps une politique de relance, tout en adoptant des mesures symboliquement fortes comme l'abolition de la peine de mort. Si François Mitterrand est réélu en 1988, la France connaît entre 1986 et 1988 puis entre 1993 et 1995 deux périodes de « cohabitation », situation jusque-là inédite où le président n'appartient pas au même parti que son gouvernement et qui offre une lecture nouvelle des institutions. Cette situation se reproduit entre 1997 et 2002, mais de façon inversée, alors qu'un président de droite, Jacques Chirac, est élu en 1995, et que les élections législatives de 1997 amènent le socialiste Lionel Jospin à la tête du Gouvernement.\n\nEn 2002, la France abandonne sa monnaie nationale pour adopter la monnaie unique européenne. L'élection présidentielle de 2002 est marquée par l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat de l'extrême droite. Une grande partie des électeurs se reportent alors sur Jacques Chirac qui est réélu. Les gouvernements Raffarin puis Villepin se soulignent par l'opposition de la France à la guerre d'Irak. En 2005, une majorité de citoyens vote « non » lors du référendum sur la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe. Si Nicolas Sarkozy, président à partir de 2007, dirigeait le parti de son prédécesseur au moment de son élection et était membre de son gouvernement, la politique qu'il mène se veut de « rupture ». Le gouvernement « d'ouverture » que François Fillon forme avec des personnalités issues non seulement de la droite, mais aussi du centre et de la gauche, doit cependant faire face à la crise économique venue en 2008-2009 des États-Unis.\n\nEn 2012, le socialiste François Hollande est élu président, après être devenu candidat de son parti à l'issue des premières primaires ouvertes de l'histoire de la République. Avec une majorité socialiste dans les deux chambres du Parlement pour la première fois sous la Ve République, il conduit une politique marquée par une hausse de la fiscalité puis par un virage social-libéral et par l'ouverture du mariage civil aux couples de même sexe. L'élection présidentielle de 2017 suit la tenue de primaires ouvertes dans les deux camps politiques pourvoyeurs jusque-là des présidents de la Ve République, mais voit l'élimination de leurs candidats dès le premier tour. Emmanuel Macron, ancien secrétaire général adjoint du cabinet du président Hollande puis ministre de l'Économie, fonde son propre mouvement et remporte les deux tiers des suffrages du second tour de l'élection face à la candidate du Front national, Marine Le Pen. Élu à 39 ans, il est le plus jeune président français de l'histoire et le second plus jeune chef d'État français depuis la désignation en 1799 de Napoléon Bonaparte comme Premier consul (à 30 ans).\n\nDepuis 1945, la France a été touchée par plusieurs vagues d'attentats terroristes, en particulier par le terrorisme islamiste depuis 1995, qui mène la même année à la création du plan Vigipirate. Après une série d'attentats particulièrement meurtriers en 2015, le président François Hollande décrète l'état d'urgence, qui est prolongé jusqu'en novembre 2017.\n\nEn 2020, la pandémie de Covid-19 provoque une crise sanitaire majeure et une importante récession économique ; le président Emmanuel Macron décrète l'état d'urgence sanitaire, qui impose notamment un confinement généralisé de la population, et fait adopter des mesures budgétaires massives pour soutenir l'économie.\n\n", "title": " Depuis Mai 68 " } ]
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Développement durable - Modes de gouvernance du développement durable (2)
859
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe développement durable (en anglais : sustainable development, parfois traduit par développement soutenable) est une conception du développement qui s'inscrit dans une perspective de long terme et en intégrant les contraintes environnementales et sociales à l'économie. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Depuis le sommet de la Terre de Rio de Janeiro (1992) et la signature de la charte d'Aalborg (1994), les territoires sont au cœur du développement durable. À l'aide de l'Agenda 21 — véritable plan d'action de la politique de développement durable des collectivités — les réseaux de villes et les communautés urbaines sont à même d'exprimer les besoins et de mettre en œuvre des solutions. Pour cela, les collectivités territoriales peuvent coopérer avec les entreprises, les universités, les grandes écoles en France, ainsi qu'avec les centres de recherche, pour imaginer des solutions innovantes pour l'avenir.\n\nLes Agendas 21 locaux, déclinaisons de l'Agenda 21 localement, sont réalisables à l'échelle d'une commune, d'un département, d'une région, d'une communauté de communes ou d'une communauté d'agglomération. Ils sont définis en concertation avec les acteurs locaux, dans un cadre de démocratie participative et se déroulent en plusieurs phases :\n\ndéfinition des problématiques et priorités sociales, environnementales et économiques du territoire ;\n\nétablissement d'un plan d'action précis ciblant ces problématiques ;\n\névaluation et ajustements des actions mises en œuvre.Les initiatives locales se multiplient en France et, en juin 2011, le label environnemental EcoJardin pour la gestion des espaces verts des grandes villes a été lancé officiellement. Ce label consiste à bannir l'utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins publics, en vue de préserver la qualité de l'eau et la biodiversité. Un « référentiel écologique » a vu le jour ; il définit le cahier des charges à respecter pour l'obtention du label « jardin écologique ». Ce label s'ajoute à un autre label européen EVE attribué par Ecocert et déjà opérationnel.\n\nEn France, la loi du 12 juillet 2010 dite Grenelle II (article 255) oblige les communes et les EPCI à fiscalité propre de plus de 50 000 habitants, les conseils généraux et les conseils régionaux à élaborer un rapport annuel de développement durable (RADD). Le Commissariat général au développement durable a publié en août 2016 des éléments méthodologiques pour l’élaboration de ce rapport.\n\n", "title": " Gouvernance sur les territoires " }, { "img": [], "source_text": "Puissantes au niveau international, créatrices de richesses et consommatrices de ressources, les entreprises ont une capacité d’intervention qui peut se révéler particulièrement efficace en faveur du développement durable :\n\nelles participent directement au développement économique par leurs investissements ;\n\nà travers les conditions de travail qu’elles proposent à leurs salariés, elles participent à créer ou réduire des inégalités sociales ;\n\nconsommatrices de ressources naturelles, productrices de déchets et génératrices de pollutions, leurs activités modifient plus ou moins profondément l’environnement.Pour le respect d'objectifs de développement durable par les entreprises, spécifiquement on parle de responsabilité sociale des entreprises (corporate social responsability) ou plus précisément de responsabilité sociétale des entreprises puisque le volet de responsabilité ne correspond pas uniquement au volet « social ».\n\nLa responsabilité sociétale des entreprises est un concept par lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, voire de bonne gouvernance dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. En effet, à côté des obligations réglementaires et législatives existe tout un champ d'actions possibles sur la base du volontariat et qui peut s'appuyer notamment sur des normes : à citer cependant en France, une loi relative aux nouvelles régulations économiques (NRE) qui incite les entreprises cotées en bourse à inclure dans leur rapport annuel une série d'informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités.\n\nLa notion de développement durable humain en entreprise devient actuelle à la suite des nombreux problèmes d'absentéisme, de stress et de burn-out. Elle est en lien direct avec le comportement managérial responsable en interne et en externe.\n\nDepuis le début des années 2000, bon nombre d'entreprises se sont dotées de directions du développement durable. Elles ont engagé des politiques souvent ambitieuses pour faire évoluer les comportements internes et incarner de manière tangible leurs responsabilités sociale et environnementale.\n\nEn août 2019, François-Henri Pinault présente le « Fashion pact » au G7 de Biarritz, un pacte regroupant 147 marques de l'industrie de la mode et visant à agir dans les domaines du climat, de la biodiversité et des océans.\n\n", "title": " Gouvernance dans les entreprises : responsabilité sociétale des entreprises (RSE) " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Développement_durable
Christianisme dans le monde romain - Empereurs chrétiens (1)
846
[ { "img": [], "source_text": "\n\nCet article traite de différents aspects du christianisme dans le monde romain.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Constantin, initialement adepte du Sol invictus (le « Soleil Invaincu »), se convertit au christianisme, pour certains dès 312 à la suite d’une vision précédant la bataille du pont Milvius (Eusèbe de Césarée), pour d’autres en 326 par remords après l’exécution de son fils et de son épouse (Zosime). Il concilie le christianisme et une divinité d’où émaneraient tous les dieux, un être suprême identifié à partir du milieu du IIIe siècle au Soleil. Dans la période 312-325, les monnaies représentent le Soleil divin, compagnon de l’empereur, ou confondent son image avec la sienne. Peu de monnaies montrent des symboles chrétiens (chrisme, labarum) à la fin ce laps de temps. La part de conviction personnelle et de calcul politique dans l’adhésion de Constantin au christianisme reste discutée ; les deux motivations ne s’excluent pas. En 313, l’édit de Milan proclame la liberté de culte individuel et prévoit de rendre aux chrétiens les biens confisqués pendant la grande persécution dioclétienne, ce qui vaut à l’empereur le soutien des chrétiens. L’adoption du christianisme par l’empereur pose le problème des relations entre l’Église et le pouvoir (que l’historiographie moderne appellera « césaropapisme »).\n\nSollicité par les évêques africains sur la querelle donatiste, Constantin organise dès 314 à Arles un concile local pour que les évêques décident entre eux. Il convoque et préside le concile de Nicée en 325 qui proclame la double nature du Christ, \"vraiment Dieu et vraiment homme\" à l’unanimité, et excommunie le prêtre Arius , lequel niait la divinité du Christ. Constantin le fait exiler, puis le rappelle quelques années plus tard. Les ariens adoptent des positions très favorables au pouvoir impérial, lui reconnaissant le droit de trancher les questions religieuses d’autorité. Constantin finit par se rapprocher de cette forme de christianisme et se fait baptiser sur son lit de mort par un prêtre arien. Cette conversion à l’arianisme sera, bien plus tard, contestée par l’Église catholique et par certains historiens, mais son fils et successeur Constance II est un arien convaincu. Il n’hésite pas à persécuter les chrétiens nicéens plus que les païens. Malgré ses interventions dans de nombreux conciles, il échoue à faire adopter un credo qui satisfasse les ariens et les chrétiens orthodoxes. À l'exception de Valens, ses successeurs, soucieux de paix civile, observent une stricte neutralité religieuse entre les ariens et les nicéens. La défaite d’Andrinople face aux Wisigoths ariens permet aux nicéens (que beaucoup d'auteurs modernes nomment « catholiques ») de passer à l’offensive. Ambroise de Milan, voulant défendre le credo de Nicée contre les ariens qualifie l’hérésie de « double trahison, envers l’Église et envers l’Empire ».\n\nGratien finit par s’orienter vers une condamnation de l’arianisme sous l’influence conjuguée de son collègue Théodose et d’Ambroise. L’empereur de la pars orientalis a, en 380, dans l’édit de Thessalonique, fait du Christianisme une religion d’État. Comme son collègue, il promulgue des lois anti-hérétiques. Il convoque un concile à Aquilée, en 381, dirigé par Ambroise. Deux évêques ariens sont excommuniés. À ce moment, l’Église nicéenne est devenue assez forte pour résister à la cour impériale. Après la mort de Gratien, le parti arien est de nouveau très influent à la cour. À son instigation, est promulguée une loi, le 23 janvier 386, qui prévoit la peine de mort pour toute personne qui s’opposerait à la liberté des consciences et des cultes. Ambroise refuse de concéder une basilique extra muros aux ariens fort du soutien du peuple et des hautes sphères de Milan. La cour impériale est obligée de céder. Grâce à des hommes comme Ambroise, l’Église nicéenne peut ainsi s’émanciper de la tutelle impériale et même revendiquer la primauté du pouvoir spirituel sur le temporel en rappelant à l’empereur ses devoirs de chrétien. Cependant, les chrétiens ont aussi besoin de la force publique pour faire prévaloir leur point de vue. Ainsi Porphyre de Gaza obtient de l’impératrice Eudoxie, qu’elle fasse fermer par son époux Arcadius les temples polythéistes de Palestine.\n\nLes païens, les « hérétiques » et les Juifs deviennent des citoyens de second rang, grevés d’incapacités juridiques et administratives. Dans une loi, Théodose précise : « Nous leur enlevons la faculté même de vivre selon le droit romain. ». Cependant, le Judaïsme est la seule religion non-chrétienne à demeurer licite en 380. Sur le vieux fond de judéophobie polythéiste se greffe un antijudaïsme proprement chrétien, accusant les Juifs d’être déicides et d’avoir rejeté le message évangélique. Cela n’empêche pas Théodose de vouloir imposer à l’évêque de Callinicum en Mésopotamie, à la grande indignation d’Ambroise de Milan, de reconstruire à ses frais la synagogue que ses fidèles ont saccagée.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_dans_le_monde_romain
Démographie de la France - Recensement (1)
984
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa démographie de la France est l’étude quantitative et qualitative des caractéristiques de la population française et de ses dynamiques, à partir de thèmes tels que la natalité, la fécondité, la mortalité, la nuptialité (ou conjugalité) et la migration.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le recensement de la population en France permet d'établir le nombre d'habitants légal de chaque commune française. Ce nombre est indispensable à l'application de 351 articles législatifs de 28 codes différents. En particulier, il permet le calcul :\n\nde la dotation globale de fonctionnement (DGF) d'une commune, élément essentiel de ses ressources financières ;\n\ndu nombre de conseillers municipaux ;\n\ndes indemnités versées aux maires et adjoints au maire.Ce nombre est également nécessaire à la gestion des communes pour :\n\nla détermination du mode de scrutin ;\n\nles implantations d'officines de pharmacie et des débits de tabac ;\n\nles barèmes de certaines taxes (la publicité, les jeux, les spectacles, les débits de boissons) ;\n\nla réglementation de l'affichage urbain.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_de_la_France
Géopolitique du Moyen-Orient au XXIe siècle - Pôles de puissance régionaux (1)
1,202
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa géopolitique du Moyen-Orient au XXIe siècle s'attache à la description et à l'analyse des relations des États de cette région entre eux et avec le reste du monde depuis le début de ce siècle. Cette description prend en considération les facteurs politiques, géographiques, économiques, démographiques et culturels qui les influencent. Le terme de géostratégie est aussi employé dans un sens voisin de celui de géopolitique.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le Moyen-Orient n'est pas dominé de manière incontestable par une ou deux puissances régionales capables d'imposer leur politique à l'ensemble des États qui le composent. Pour autant, plusieurs États y jouent un rôle important et tentent de façon constante d'atteindre le statut de grande puissance régionale. Leurs leviers sont de différentes natures, religieux, économiques, historiques, démographiques ou géopolitiques mais aucun ne possède de position forte sur tous ces leviers à la fois ce qui freine leur accession au leadership régional. Cinq pays ont cette ambition : deux États arabes, l'Arabie saoudite et l'Égypte, l'Iran héritier de l'Empire perse, la Turquie bâtie elle aussi sur les décombres d'un vaste empire et enfin Israël, pays récent mais doté d'infrastructures modernes. Bien que la région du Moyen-Orient soit fréquemment assimilée au monde arabe, ces trois derniers pays ne sont pas des pays arabes.\n\nLes ambitions et rivalités intra-régionales résultent de facteurs multiples issus d'une histoire pluri-millénaire qui vit tout à tour les Égyptiens, les Perses, les Ottomans ou les Arabes dominer la région, mais aussi de facteurs contemporains comme les ingérences étrangères, la richesse pétrolière ou l'islamisme. Cette fragmentation génère des alliances et des oppositions sans jamais que ces cinq pays ne s'affrontent directement dans un conflit armé depuis le début du XXIe siècle. Ces rivalités se traduisent en particulier par une forme de guerre froide entre l'Arabie saoudite et l'Iran appuyés de leurs alliés respectifs. Comme au temps de la guerre froide entre États-Unis et URSS, les deux puissances rivales, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 2016, mènent au Yémen une guerre par procuration sans jamais s'affronter directement, ou appuient financièrement et militairement des camps opposés dans des conflits dont les causes sont plus larges comme la guerre civile syrienne. En soutenant le Hezbollah libanais, l'Iran mène une politique très hostile à Israël qui bénéficie en contrepoint d'une certaine convergence d'intérêts avec l'Égypte et l'Arabie saoudite.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "L'Arabie saoudite possède d'importants atouts dans le jeu régional. Au centre du Moyen-Orient et occupant la plus grande partie de la péninsule arabique, elle est la gardienne des deux principaux lieux saints de l'islam, situés à La Mecque et à Médine et reconnus comme tels par toutes les branches de l'islam. Les pèlerinages à la Mecque, le Hajj et la Oumra, rassemblent plusieurs millions de pèlerins. À ce titre, l'Arabie saoudite jouit d'un grand prestige dans l'ensemble du monde musulman.\n\nLe deuxième grand atout du pays est sa richesse en hydrocarbures. Elle est l'un des trois plus gros pays producteurs au monde. En 2017 et durant les deux années précédentes, elle a produit autour de 12 millions de barils par jour, tandis que l'Iran, l'Irak et les Émirats en ont produit entre 4 et 5 millions. Combinée avec sa production de gaz qui la met au troisième rang dans la région, l'Arabie saoudite bénéficie depuis des décennies d'une manne financière qui est la source de sa puissance. Elle peut ainsi consacrer chaque année 10 milliards US$ à propager le wahhabisme à travers le monde. Le programme économique Vision 2030, lancé par le Prince héritier Mohammed ben Salmane en avril 2016, vise à sortir le pays de sa dépendance historique au pétrole et à diversifier son économie.\n\nL'Arabie saoudite exerce une sorte de «pax arabia » dans toute la péninsule et fait figure de leader des États sunnites. Au moment des « printemps arabes » l'ensemble des États sunnites importants font bloc face au chiisme : les forces saoudiennes, émiraties et qataries intervienent conjointement au nom du CCG en 2011 pour soutenir la dynastie sunnite des Khalifa qui règne sur Bahreïn lorsque la minorité chiite se soulève. Toujours en 2011, les États sunnites apportent leur soutien à la rébellion en Syrie, principalement le fait de sunnites, contre le régime de Bachar-el-Assad appuyé par l'Iran. Ce bloc se désagrège progressivement dans les années 2013-2015 tant la situation devient complexe en Syrie et en raison aussi de la place prise par les Frères musulmans à la suite des printemps arabes en Tunisie, Libye ou Égypte, avec l'appui du Qatar et de la Turquie mais au grand déplaisir de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.\n\nLa prédominance de l'Arabie saoudite dans le monde sunnite se heurte principalement à la volonté des Qataris de mener leur propre politique étrangère. La fissuration du bloc sunnite est largement lié au soutien apporté par l'émir du Qatar au président égyptien Morsi issu du mouvement des Frères musulmans qui est finalement renversé en juillet 2013 par un pronunciamento mené par le général Sissi appuyé par l'Arabie saoudite et les Émirats. Depuis lors, le fossé ne cesse de se creuser jusqu'à ce qu'en juin 2017 le bloc saoudien formé de ce pays, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et de l'Égypte rompe ses relations diplomatiques avec le Qatar et décrète un embargo total à son encontre.\n\nL'Arabie saoudite est allié de longue date avec les États-Unis. Cette alliance connaît toutefois des périodes de fortes tensions. L'affaire Khassogi, du nom du journaliste saoudien assassiné en Turquie en octobre 2018, abîme l'image du royaume saoudien en Occident. L'antiaméricanisme d'une large fraction de la population et le rejet du modèle occidental de société alimentent la contestation islamiste qui ne cesse de progresser. Les Saoud sont ainsi contraints de mener une délicate politique d'équilibre entre leurs alliances et leur soutien aux causes arabes et islamiques.\n\n", "title": " Arabie saoudite " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Géopolitique_du_Moyen-Orient_au_XXIe_siècle
Femmes au Moyen Âge - Les femmes et les sciences (1)
3,059
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'histoire centrée sur la situation des femmes au Moyen Âge permet d'enrichir l'historiographie. En effet, la plupart des textes sources, qui servent aux historiens et aux historiennes, sont écrits par des hommes. À cela s'ajoute le fait que l'histoire a longtemps été une discipline dont les auteurs étaient majoritairement des hommes, ce qui a pu induire un regard particulier sur les événements.\n\nLa majorité des hommes et des femmes du Moyen Âge vit dans un milieu rural, dans un ensemble social qualifié de société d'ordres puisque l'ensemble de la société est divisée en trois ordres : paysans, nobles et clercs.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Illustrations des travaux de femmes scientifiques, et reconnues comme tel, au Moyen Âge\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "La première partie du Moyen Âge européen est marquée par le déclin de l'Empire romain d'Occident. La portion latine occidentale de la civilisation gréco-romaine est alors aux prises avec de grandes difficultés affectant négativement la production intellectuelle du continent. Bien que la nature était toujours vue comme un système qui est compréhensible par la raison, il y a peu d'initiative ou d'innovation scientifique. Toutefois, les siècles suivant l'an mil ont amené davantage de prospérité et une augmentation rapide de la population, ce qui a entraîné plusieurs changements et donné une poussée à la production scientifique.\n\nMalgré les succès de certaines femmes dans le domaine scientifique, le biais culturel a affecté leur éducation et leur participation à la réalisation de travaux scientifiques en leur nom, durant le Moyen Âge. Par exemple, Thomas d'Aquin, bien qu'il soit docteur de l’Église a pu écrire à propos des femmes en général : « Elle est mentalement incapable de tenir une position d'autorité ». Ces propos, bien que méprisants, étaient tolérés.\n\n", "title": " Entreprise scientifique " }, { "img": [], "source_text": "Durant cette période, les couvents était un lieu central pour l'éducation des femmes et dans certaines communautés, il était possible aux femmes de s'adonner à la recherche scientifique. Un exemple est l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen (1098-1179), dont les écrits prolifiques incluent des traitements d'une variété de sujets scientifiques, dont la médecine, la botanique et l'histoire naturelle (c.1151–58). Un autre exemple est celui de Herrade de Landsberg (vers 1125-1195) qui devient célèbre en tant qu'auteure et illustratrice de l'Hortus deliciarum (Le Jardin des délices), composé entre 1169 et 1175. Première encyclopédie écrite par une femme, c'était un superbe manuscrit à vocation essentiellement didactique.\n\nAu XIe siècle, émergent les premières universités, bien que les femmes y fussent en général exclues. Il existe des exceptions, dont l'université de Bologne, qui permit l'accès des femmes aux cours, dès sa fondation en 1088.\n\n", "title": " Les couvents : des lieux propices au développement de la culture scientifique " }, { "img": [], "source_text": "Pour ce qui est de la place des femmes en médecine en Italie, elle apparaît avoir joui d'une attitude davantage libérale qu'ailleurs en Occident. On croit que la femme médecin Trotula de Salerne a tenu une chaire à l'école de médecine de Salerne au XIe siècle où elle enseignait à des italiennes nobles, d'où le surnom de ses étudiantes : « les dames de Salerno ». On attribue à Trotula plusieurs textes d'influence sur la médecine féminine, couvrant les champs de l'obstétrique et de la gynécologie, entre autres sujets.\n\nDorotea Bocchi (1360–1436), une autre femme médecin italienne, a détenu une chaire de philosophie et de médecine à l'université de Bologne dès 1390 et pendant plus de 40 ans, . D'autres Italiennes de l'époque dont les contributions en médecine sont notées sont entre autres : Abella, Jacqueline Félicie de Almania, Alessandra Giliani, Rebecca de Guarna, Margarita (en), Mercuriade (XIVe siècle), Constance Calenda, Calrice di Durisio (XVe siècle), Constanza (en), Maria Incarnata (en) et Thomasia de Mattio (en).\n\n", "title": " Femmes médecins italiennes " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_au_Moyen_Âge
Économie de la république populaire de Chine - Historique (1)
724
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Comme dans la plupart des autres grandes régions du monde, la production agricole a représenté l'activité économique principale en Chine pendant des millénaires. Une particularité de la Chine est la densité de population relativement forte dans les zones cultivables, surtout à partir de la dynastie Song. Cette période, qui s'étend du Xe au XIIIe siècle, a marqué une période de progrès et de prospérité : elle a conduit à une recherche particulièrement active de meilleurs rendements, par l'irrigation notamment. La culture végétale (blé et surtout riz) a également été privilégiée sur l'élevage.\n\nOn estime que la Chine a été la première puissance économique mondiale durant la majeure partie des vingt derniers siècles, . Jusqu'au XVIIIe siècle et la révolution industrielle, c'est également en Chine qu'on trouvait le niveau de vie le plus élevé de la planète.\n\nDe 1300 à 1820, en revanche, il ne semble pas que la richesse par habitant ait augmenté, mais la population totale passe de 100 à 380 millions de personnes environ, ce qui en fait déjà l'État le plus peuplé au monde. Au XVIIIe siècle, la forte croissance démographique a sans doute provoqué une dés-urbanisation relative, et peut-être une légère baisse du niveau de vie.\n\nLa Chine, première civilisation à utiliser le papier monnaie, a une longue histoire de relations économiques internationales. On retiendra quelques points de repères utiles :\n\nLa dynastie des Yuan a organisé un système de routes et de poste efficaces, contribuant à la modernisation de l'économie chinoise.\n\nAu début de l'ère Ming, les flottes de l'amiral Zheng He ont renforcé les liens existant déjà sur la route des épices, entre l'Inde, la côte africaine orientale, l'Indonésie et supposément l'Australie ainsi que les Amériques (avant les Européens, cf. cartes de l'Amiral de cette époque).\n\nÀ la suite d'une période de repli sous les Ming, la dynastie Qing a vu son déficit économique s'accroître avec l'arrivée des colonisateurs occidentaux. Au milieu du XIXe siècle, l'économie chinoise a été dans sa plus grande partie asservie au commerce de l'opium pour les intérêts des colonisateurs, précipitant le pays dans un chaos économique et politique.\n\n", "title": " De l'Antiquité au XIXe siècle : la prédominance de l'agriculture " }, { "img": [], "source_text": "Au cours du XIXe siècle, le pays connaît de graves troubles d'ordre politique et géopolitique, qui marquent une période de lent déclin de la puissance chinoise. En 1842, l'Empire chinois est lourdement défait par le Royaume-Uni lors de la première guerre de l'opium et doit concéder le Traité de Nankin, qui octroie de nombreux privilèges commerciaux et territoriaux aux puissances occidentales. Les ports de Canton, Ningbo, Amoy (aujourd'hui Xiamen), Fuzhou et Shanghai sont ouverts de force au commerce extérieur ; les taxes et droits de douane deviennent fixes, et ces derniers ne peuvent excéder 5 % ; surtout, l'Empire britannique obtient le comptoir de Hong Kong, qui ne sera restitué à la Chine qu'en 1997.\n\nAu cours du siècle, et jusqu'à la Trêve de Tanggu de 1933, une trentaine d'autres accords nommés « traités inégaux » par la Chine sont signés avec les puissances européennes, les États-Unis et le Japon. Dotés de nombreuses clauses unilatérales, ceux-ci ont essentiellement pour but de contraindre le pays à s'ouvrir aux échanges internationaux et de permettre l'installation de bases économiques occidentales. À partir de la fin du siècle, les Européens contrôlent ainsi une grande partie de l'économie chinoise, notamment dans les régions littorales. Dans le même temps, de nombreuses rébellions et guerres civiles éclatent à l'intérieur du pays. Celle des Taiping, entre 1851 et 1864, a fait entre vingt et trente millions de victimes.\n\nVers la fin du XIXe siècle, certaines régions du pays connaissent toutefois un début d'industrialisation. Des usines et des lignes de chemin de fer sont construites, essentiellement à l'est du pays. La situation politique intérieure et extérieure reste cependant très instable, et le niveau de vie moyen ne progresse pas très sensiblement. En 1937, le pays entre dans une guerre longue et meurtrière avec le Japon, et prend part aux combats de la Guerre du Pacifique aux côtés des Alliés. Bien que victorieuse, la Chine doit faire face à une guerre civile qui retarde le développement économique. Elle prend fin en 1949 avec la proclamation de la république populaire de Chine. Selon l'économiste Angus Maddison, il semble que la Chine ait été plus pauvre à cette époque qu'au début du XIXe siècle. D'après ses estimations pour 1950, le PIB chinois par tête correspond alors à environ la moitié de celui de l'Afrique et à moins des trois quarts de celui de l'Inde. Au sortir de douze années de conflits ininterrompus, qui ont gravement endommagé les infrastructures agricoles et presque totalement ruiné le début de développement industriel, la Chine est de loin le pays le plus pauvre du monde.\n\n", "title": " Du XIXe siècle à 1949 : l'économie chinoise contrôlée par l'Occident " }, { "img": [], "source_text": "L'avènement de la république populaire de Chine en 1949 entraîne la mise en place d'un régime politique et d'une économie de type communiste, en partie inspirés de ceux existant alors en URSS. Le Parti communiste, dirigé par Mao Zedong de 1943 à sa mort en 1976, mène des politiques de planification économique dans l'agriculture et l'industrie ainsi que des grands travaux d'infrastructure (centrales électriques, irrigation, extension des terres cultivables). Sur le plan du commerce extérieur, il s'agit d'une période d'isolement sur la scène économique mondiale, la Chine n'ayant quasiment de relations commerciales qu'avec l'URSS ou des pays communistes d'Asie (Corée du Nord, Viêt Nam).\n\nCes politiques volontaristes ont permis de réduire l'extrême pauvreté, notamment dans les villes, en offrant un accès à la nourriture, l'eau potable et aux soins médicaux au plus grand nombre, et ce alors que la population est passée d'environ 600 millions de personnes en 1949 à 900 millions en 1976. Cependant, certaines ont connu un échec retentissant. Le Grand Bond en avant, un vaste programme de collectivisation agricole et de travaux publics, s'avéra irréaliste et causa une grande famine et la mort de 20 à 40 millions de personnes entre 1959 et 1962. De même, la Révolution culturelle (de 1966 à 1976) conduit le pays au bord de la guerre civile et désorganise l'économie urbaine jusque dans les années 1980.\n\n", "title": " 1949-1976 : conversion à l'économie dirigiste de type communiste sous Mao Zedong " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine
Christianisme dans le monde romain - Christianisation et romanité (1)
847
[ { "img": [], "source_text": "\n\nCet article traite de différents aspects du christianisme dans le monde romain.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Après la conversion de Constantin, le christianisme progresse rapidement dans l’Empire romain mais toujours de manière inégale suivant les provinces. Il s’agit, dans bien des cas, d’une christianisation superficielle où subsistent un grand nombre de croyances et de rituels païens. L’évangélisation des campagnes d’Occident ne progresse que très lentement: d'ailleurs le mot « païen » provient du latin paganus, « campagnard ». En Gaule, l’action de missionnaires déterminés joue un rôle non négligeable dans l’adoption de la religion du Christ. Saint Martin reste la figure de proue de l’évangélisation de la Gaule. En Occident, le latin remplace le grec comme langue liturgique à la même époque, signe de la perte de l’usage du grec dans cette partie de l’Empire. L’Égypte n’est considérée comme chrétienne qu’à la fin du Ve siècle.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "L’Église s’organise en suivant le modèle administratif de l’Empire. Le diocèse où officie l’évêque, correspond à la cité, sauf en Afrique et en Égypte. Celui-ci est désigné par les membres de la communauté et les évêques voisins. L’aristocratie christianisée occupe souvent les fonctions épiscopales. Du fait de la défaillance des élites municipales, fuyant des responsabilités trop lourdes et trop coûteuses, beaucoup d'évêques deviennent les premiers personnages de leurs cités aux Ve et VIe siècles. En Orient, ils deviennent ainsi des partenaires du pouvoir impérial. Ils reprennent pour l’Église une part de l’évergétisme décurional pour l’aide aux pauvres et aux malades. En cas de besoin, ils s’érigent en défenseur de leur cité menacée face aux barbares. À Rome, ils prennent le pas sur les préfets urbains. En Égypte, en revanche, les évêques sont le plus souvent choisis parmi les moines. Certains cumulent le rôle d’évêque et de supérieur du monastère comme Abraham d’Hermonthis, vers l’an 600. De nombreux papes chrétiens coptes viennent du monastère de saint Macaire situé en Nitrie d'Égypte. Aujourd’hui encore, la hiérarchie des Églises orthodoxes se recrute toujours parmi les moines.\n\nDès le Ier siècle, l’évêque est assisté par des prêtres et des diacres qui peuvent baptiser, prêcher et enseigner. Au VIe siècle, une nouvelle cellule religieuse se multiplie : la paroisse. Au Moyen Âge, cette paroisse (παροχέία) doublera, sur le plan religieux, la « céphalie » (κεφαλία) laïque de l’Empire romain d'Orient, qui peut être urbaine ou rurale, tandis qu’en Occident où, dans les nouveaux « royaumes barbares », les villes se vident de leur population en raison des difficultés de ravitaillement et de l’insécurité, la paroisse est surtout rurale et finit par se substituer au maillage administratif de base.\n\nAu-dessus des évêques se trouve l’« évêque métropolitain » qui siège dans le chef-lieu de la province et dont l’autorité s’entend à l’ensemble de celle-ci ; le titre de « métropolite » (μητροπολίτης) a été conservé par l’Église orthodoxe. À partir du concile de Constantinople de 381, apparaissent des primats qui regroupent sous leur autorité plusieurs provinces ; Rome et Carthage en Occident, Constantinople, Alexandrie et Antioche en Orient, qui ensemble formeront la « Pentarchie ». Au cours du IVe siècle, l’évêque de Rome commence à revendiquer sa primauté sur l’ensemble de l’Empire. En 370, Valentinien Ier déclare irrévocables les décisions de l’évêque de Rome. Damase (366-384) est le premier évêque de Rome à utiliser le titre de Pape et à qualifier son diocèse de « siège apostolique » car il affirme que ce siège a été créé par l’apôtre Pierre lui-même. Toutefois l’autorité pontificale n’est véritablement devenue souveraine sur l’Occident qu’à partir de Léon le Grand vers 450 et cela n’empêchera pas les empereurs d’Orient d’user de leur influence pour imposer à plusieurs papes leurs choix théologiques. Durant l’Antiquité tardive, l’Église n’est pas un ensemble homogène : chaque cité a ses rites, ses saints, sa langue liturgique, reflets de la diversité de l’Empire.\n\nLes empereurs accordent aux membres du clergé de nombreux privilèges : ils sont dispensés des prestations fiscales imposées aux laïcs. Les évêques se voient attribuer des pouvoirs de juridiction civile. Les personnes poursuivies par le pouvoir bénéficient du droit d’asile, ce qui permet à l'evêque de les soustraire à la justice impériale. Enfin les clercs échappent progressivement aux juridictions ordinaires et se trouvent ainsi placés au-dessus du droit commun. Constantin avait déjà donne à l’Église une personnalité juridique qui lui permet de recevoir des dons et des legs. Ceci lui permet d’accroître sa puissance matérielle. Au Ve siècle, elle possède d’immenses domaines dont certains dépendent des institutions charitables de l’Église. Le développement de ses institutions lui permet d’occuper un vide laissé par les systèmes de redistributions païens, en s’intéressant aux pauvres en tant que tels et non en tant que citoyens ou que clients. En Orient comme en Occident, l’Église se retrouve cependant confrontée à un paradoxe ; elle est riche, mais prône la pauvreté comme idéal.\n\n", "title": " Organisation de l’Église " }, { "img": [], "source_text": "Durant l’Antiquité tardive, le monachisme, né au IIIe siècle connaît un premier essor. Les premiers moines apparaissent en Égypte, au sud d’Alexandrie. Le retrait radical du monde que prônent les premiers ermites, Antoine et Pacôme, est une véritable rupture politique et sociale avec l'idéal gréco-romain de la cité. Ceci n’empêche pas l’érémitisme puis le cénobitisme de se développer dans les déserts d’Orient. Pourtant il semble que le vrai fondateur du mode de vie cénobitique soit Pacôme. Au début du IVe siècle, il établit une première communauté à Tabennèse, une île sur le Nil à mi-chemin entre Le Caire et Alexandrie. Il fonde huit autres monastères dans la région au cours de sa vie, totalisant 3 000 moines.\n\nLes clercs occidentaux qui se rendent en Orient propagent à leur retour l’idéal monachiste. Les premiers établissements religieux apparaissent à l’Ouest de l’Empire à partir de la fin du IVe siècle : l'abbaye Saint-Martin à Marmoutier, Honorat à Lérins et de multiples fondations à partir du VIe siècle. À partir des premières expériences s’élaborent de nombreuses règles monastiques. Parmi celles-ci, la règle de saint Benoît est destinée à un grand avenir en Occident. \n\nAvec le soutien de Justinien Ier, le monachisme prend une grande importance en Orient. Refuge moral, son pouvoir d’attraction est tel qu’il détourne de l’impôt et des fonctions publiques une partie des forces de l’Empire, et devient un véritable contre-pouvoir qui se manifestera lors de la crise de l’iconoclasme. En Occident, le monachisme recevra une impulsion décisive sous la dynastie carolingienne. Dans toutes les contrées anciennement romaines, les monastères joueront un rôle précieux de conservateurs de la culture antique, tant sur le plan intellectuel (dans les scriptoriae, les novices et les moines recopient et étudient les documents plus anciens) que pratique (les moines perpétuent les pratiques agricoles et architecturales de l’Empire).\n\n", "title": " Monachisme " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_dans_le_monde_romain
Indochine française - La fin de l'Indochine française (2)
1,836
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’Indochine française, est un territoire de l'ancien empire colonial français, dont elle était la possession la plus riche et la plus peuplée. Officiellement nommée Union indochinoise puis Fédération indochinoise, elle fut fondée en 1887 et regroupait, jusqu'à sa disparition en 1954, diverses entités possédées ou dominées par la France en Extrême-Orient : trois pays d'Asie du Sud-Est aujourd'hui indépendants, le Vietnam, le Laos et le Cambodge, ainsi qu'une portion de territoire chinois située dans l'actuelle province du Guangdong.\n\nL'Indochine française fut créée pour englober plusieurs territoires aux statuts officiels différents, conquis entre 1858 et 1907 par la France au fil de son expansion en Asie orientale. Elle se composait de la colonie de Cochinchine (Sud du Vietnam), des protectorats de l'Annam et du Tonkin (Centre et Nord du Vietnam), du protectorat du Cambodge, du protectorat du Laos et du territoire à bail chinois de Kouang-Tchéou-Wan.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Au contraire du Vietnam dont le statut demeure la principale pierre d'achoppement en Indochine, le Cambodge et le Laos profitent du contexte de l'après-guerre pour stabiliser et moderniser leurs institutions, devenant des monarchies constitutionnelles. En échange d'une autonomie renforcée, les monarques khmer et lao acceptent de demeurer dans l'Union française et la Fédération indochinoise.\n\nAu Cambodge, la création de partis politiques est autorisée pour la première fois dans l'histoire du pays. Norodom Sihanouk crée une Assemblée nationale provisoire élue au suffrage universel, qui devra examiner le projet de constitution. Le Cambodge organise en septembre ses premières élections qui sont, au déplaisir du souverain, remportées par le Parti démocrate, une formation d'orientation nationaliste dirigée par le prince Sisowath Youtevong ; ce dernier devient premier ministre en décembre. Le 6 mai 1947, le Cambodge adopte sa première constitution, avec des institutions inspirées de celles de la Quatrième République. Les Français sont inquiets de voir le Parti démocrate — dont certains cadres sont liés aux Khmers issarak — arriver au pouvoir, mais la mort de Youtevong, dès juillet 1947, laisse les nationalistes cambodgiens désemparés et redonne du champ à Sihanouk. Auriol lui ayant promis dans une lettre l'« indépendance du Cambodge dans le cadre de l'Union française » , le roi prétexte de l'insécurité dans certaines régions pour dissoudre le parlement en septembre 1949. Il s'abstient ensuite de convoquer de nouvelles élections et peut alors négocier lui-même avec les Français, dont il tente d'obtenir qu'ils concrétisent leurs engagements, .\n\nAprès la conférence de Đà Lạt convoquée par d'Argenlieu, le Laos se constitue en véritable État. Le 28 août 1946, un Royaume du Laos unifié est proclamé, sous l'autorité du roi Sisavang Vong. Une Assemblée constituante est élue en décembre, puis la première constitution laotienne est adoptée le 11 mai 1947. En août 1947, de nouvelles élections législatives sont organisées, auxquelles ne se présentent que des candidats indépendants.\n\nEnfin, la France obtient que la Thaïlande restitue — par un accord signé le 17 novembre 1946 — les territoires cambodgiens et laotiens qu'elle avait annexés en 1941. Les Français apparaissent comme les protecteurs des deux monarchies qui, dès lors, n'envisagent pas encore de renoncer à leurs relations privilégiées avec la puissance coloniale.\n\n", "title": " Des négociations avortées au conflit ouvert - Stabilisation au Laos et au Cambodge " }, { "img": [], "source_text": "Alors que les monarchies khmère et lao se stabilisent, le Vietnam est plus que jamais la principale source de problèmes de l'Indochine. La Cochinchine demeure particulièrement instable, alors que la propagande du Việt Minh pour la réunification y bat son plein et que les colons et les autonomistes tentent de faire valoir leurs intérêts. Le président cochinchinois, Nguyễn Văn Thinh — dont le gouvernement, quasiment dépourvu de moyens, est négligé par les Français qui privilégient alors le dialogue avec Hô Chi Minh — se pend dans son bureau le 10 novembre 1946.\n\nLes tensions sont également très fortes au Tonkin, où l'administration Việt Minh refuse de laisser les Français appliquer les contrôles douaniers, notamment dans le port de Haïphong où les trafics se multiplient. Le 20 novembre, un grave incident éclate lorsque les troupes vietnamiennes ouvrent le feu sur un canot de la Sécurité navale française. Les troupes françaises, commandées par le colonel Dèbes, ripostent ; les affrontements qui s'ensuivent causent plusieurs dizaines de victimes. Le général Valluy, qui assure l'intérim en l'absence de d'Argenlieu, ordonne à Dèbes de se rendre maître de la ville : le 24 novembre, l'armée française bombarde Haïphong et une bataille rangée oppose ensuite les Français au Việt Minh. Le 28, la ville est repassée sous contrôle français. Par la suite, les communistes vietnamiens affirmeront que le bombardement a causé six mille morts, tandis que Valluy estimera le nombre de victimes à environ trois cents.\n\nLe bombardement de Haïphong représente un point de non-retour en Indochine. Hô Chi Minh craint que les Français n'attaquent Hanoï, et le Việt Minh commence dès lors à préparer un coup de force. Au soir du 19 décembre, après quelques semaines pendant lesquelles l'apaisement avait semblé prévaloir, les forces de Giáp passent à l'offensive contre les Français dans Hanoï. Les postes du corps expéditionnaire et les maisons des colons sont pris d'assaut ; des dizaines de civils, blancs ou eurasiens, sont tués ou pris en otage et Sainteny est lui-même blessé. Des attaques sont lancées dans une série d'autres villes, dont Hué et Tourane. Hô Chi Minh, réfugié hors de Hanoï, lance via la radio clandestine du Việt Minh un appel à l'insurrection générale du peuple vietnamien. Mais les troupes françaises repoussent leurs adversaires dans toutes les localités, faisant échouer l'offensive de Giáp. Les Français prennent en étau Hanoï : ce n'est cependant que fin février 1947 qu'ils peuvent reprendre possession de la ville, évacuée par les forces Việt Minh. Hô Chi Minh et son gouvernement prennent le maquis, ce qui marque le véritable début de la guerre d'Indochine.\n\n", "title": " Des négociations avortées au conflit ouvert - Du bombardement de Haïphong au coup de force de Hanoï " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Indochine_française
Machine à vapeur - Système de mise en marche (1)
3,219
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa machine à vapeur est un moteur à combustion externe qui transforme l'énergie thermique de la vapeur d'eau (produite par une ou des chaudières) en énergie mécanique. Les évolutions les plus significatives de cette invention datent du XVIIIe siècle.\n\nComme première source d'énergie mécanique maîtrisée par l'homme (contrairement à l'énergie hydraulique, marémotrice ou éolienne, qui nécessitent des sites spéciaux et que l'on ne peut actionner facilement à la demande), elle a une importance majeure lors de la révolution industrielle. Au XXe siècle, elle est supplantée par la turbine à vapeur, le moteur électrique et le moteur à combustion interne pour fournir de l'énergie mécanique.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Par l'intermédiaire d'un système de tiroir de distribution, ouvrant et fermant des lumières, la vapeur d'eau sous pression est envoyée à une extrémité d'un cylindre, où elle pousse un piston. Ce dernier entraîne la bielle qui est articulée dessus et fixée sur le volant d'inertie en un point excentré de son axe de rotation. Son mouvement provoque donc une rotation du volant.\n\nDu volant repart une biellette commandant le tiroir d'admission et d'échappement. Quand le piston arrive au bout du cylindre, la biellette repousse le tiroir :\n\ndans le cas du cylindre simple effet, le tiroir referme la lumière d'entrée de la vapeur et du même côté ouvre une autre lumière pour laisser s'échapper la vapeur contenue dans le cylindre. Le volant, par l'énergie cinétique accumulée, continue de tourner, repoussant ainsi le piston au point de départ ;\n\ndans un cylindre à double effet, le tiroir ouvre, en plus, une lumière d'admission pour la vapeur de l'autre côté, elle repousse le piston qui continue sa poussée sur le volant.Sur ce volant, on place une courroie établissant une liaison élastique avec la poulie d'entrée d'une machine transformant ce mouvement en un travail spécifique. Pour être utilisable industriellement, cette énergie doit le plus souvent être régulée, afin que la vitesse de rotation ne dépende ni des aléas de la chauffe, ni surtout de la sollicitation de puissance en sortie. C'est là qu'intervient le régulateur centrifuge mis au point par James Watt, qui agit directement sur la vanne par laquelle la vapeur arrive de la chaudière.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_à_vapeur
Histoire de l'agriculture - Système agraires post-forestiers (3)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire de l'agriculture est l'histoire de la domestication des plantes, des animaux et du développement, par les êtres humains, des techniques nécessaires pour les cultiver ou les élever, puis de la modification des écosystèmes cultivés, transformés en agroécosystèmes. L'agriculture est apparue indépendamment dans différentes parties du monde lors de la Révolution néolithique, il y a parfois plus de dix mille ans. On peut supposer que cela a débuté par une agriculture de subsistance. Puis, peu à peu, s'est créée une agriculture de production et de négoce.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Dans les zones intertropicales, le déboisement conduit à la formation d'écosystèmes dominés par un tapis herbeux (savanes, brousses, steppes, llanos, miombo, bush), parfois associé à des restes de massifs forestiers ou parsemées d'arbres, d'arbustes et de buissons dispersés. Dans ces zones, où se pose la question du défrichage de la végétation herbacée, se sont développés des systèmes de culture à la houe de divers types:\n\nDes systèmes sans élevage avec buttage et billonnage, par exemple en Afrique centrale. Dans ces systèmes, le tapis herbacé est défriché à la houe après brûlis. Les cultures alternent avec une phase de jachère herbeuse de quatre à sept ans. Les sols sont peu fertiles et peu épais, en raison d'une vitesse de minéralisation de la matière organique élevée, de l'usage du feu, et d'un lessivage intense par les pluies. Pour faire face à ce problème, les agriculteurs découpent l'horizon superficiel du sol et l'entassent en billon et en buttes, qui concentrent la fertilité du sol. Les billons et les buttes sont utilisés pour les cultures peu exigeantes et à cycle long, comme le manioc. Les cultures à cycle court et exigeantes (maïs, pomme de terre) sont cultivées sur des buttes soumises à un brûlis long et à couvert afin de minéraliser rapidement et rendre disponibles les nutriments. Dans certains systèmes (sur le plateau congolais), des arbres fruitiers (cacaoyer, caféier, palmier à huile) sont plantés sur les buttes et alternent avec une phase de friche forestière.\n\nDes systèmes avec élevage associé, dans les savanes d'altitude de l'Afrique des grands lacs. Le bétail pâture la journée dans la savane. La nuit, il est regroupé dans des enclos à proximité des maisons et situés au sommet d'une colline. Les cultures se situent en contrebas de l'enclos, et se succèdent les unes aux autres sans phase de jachère. Les cultures profitent du ruissellement des nutriments provenant des déjections animales dans l'enclos. Les déjections sont également transportées quotidiennement à la main depuis l'enclos vers les cultures. Lorsque la densité de population augmente dans ces systèmes, l'élevage tend à régresser et à laisser la place à des systèmes d'agroforesterie basés sur l'utilisation d'arbres et de cultures pérennes (jardins créoles des Antilles, du Yucatán et d'Asie du Sud-Est).Des systèmes à jachère et élevage, des zones sahéliennes et soudaniennes, similaires aux systèmes de culture attelée légère méditerranéens et européens. Les cultures sont regroupés sur les sols les plus fertiles, où sont également installées les maisons. Les animaux pâturent les zones les moins productives de la steppe ou de la savane. Pendant la saison sèche, les troupeaux sont parqués la nuit sur les champs, qui sont laissés en jachère, afin d'enrichir le sol par leurs déjections. Les troupeaux d'éleveurs nomades ou transhumants peuvent également s'ajouter aux troupeaux du village. Pendant la saison des pluies, les troupeaux sont tenus loin du village ou parqués la nuit dans des parcs à bétail. La terre des parcs à bétail, mélangée aux déjections, est prélevée et transportée dans les champs. Des situations semblables ont pu prévaloir dans le Chaco sud-américain.Des systèmes d'arboriculture fourragère similaires aux systèmes à jachère et élevage, dans les zones sahéliennes où les pâturages disponibles en saison sèche sont insuffisants. Les animaux sont alors tenus à la saison sèche dans des parcs plantés d'arbres (souvent Acacia albida) qui puisent les nutriments en profondeur, ou obtiennent l'azote par fixation symbiotique, et dont les feuilles fournissent un fourrage.Dans les zones comptant à la fois des savanes et des zones de forêt (par exemple, région du Pool au Congo) peuvent exister des systèmes mixtes, associant culture à la houe et élevage dans la savane et système d'abattis-brûlis dans la forêt.\n\n", "title": " Systèmes de savane " }, { "img": [], "source_text": "La déforestation des zones méditerranéennes commence vers - 2500 en Méditerranée orientale et se poursuit jusque vers - 500 en Méditerranée occidentale. Elle a entraîné des phénomènes d'érosion intense qui ont provoqué le ravinement des hautes vallées et des reliefs, donnant naissance au maquis et à la garrigue, écosystèmes impropres à la culture proches des savanes. Simultanément, l'érosion a entraîné le comblement des basses vallées, des dolines et des bas-fonds. Ainsi plusieurs régions (Palestine, Anatolie, Chypre, Malte) voient se succéder des phases d'occupation puis d'abandon associées à une forte érosion. Des phénomènes similaires s'observent dans les plaines limoneuses dans l'Europe tempérée, entre - 800 et - 250. À partir de - 1000 un nouveau système, basé sur une différenciation des différents espaces, s'est progressivement mis en place pour faire face à la déforestation. Ce processus est parfois dénommé révolution agricole de l'Antiquité.\n\n", "title": " Systèmes de culture attelée légère (Révolution agricole de l'Antiquité) - Apparition dans un contexte méditerranéen " }, { "img": [], "source_text": "De manière générale, les différents espaces sont disposés en cercles concentriques autour de l'habitat : au plus près l'hortus, ensuite l'ager puis le saltus et enfin la silva.\n\n", "title": " Systèmes de culture attelée légère (Révolution agricole de l'Antiquité) - Structuration de l'espace agricole " }, { "img": [], "source_text": "Les sols de fonds de vallée, rendus plus fertiles par le colluvionnement et l'alluvionnement sont dessouchés et réservés à la culture des céréales et des légumineuses à graines (zone dénommée ager en latin). La rotation dure généralement deux ans (assolement biennal), alternant une culture et une jachère herbeuse. La culture est généralement une céréale d'hiver (blé, épeautre, seigle, méteil, orge ou avoine). Elle peut également être une céréale (orge, avoine, millet) ou une légumineuse (pois, lentille) de printemps. Les cultures de printemps permettent notamment de rattraper un échec des semis à l'automne. La récolte se fait à l'aide de la faucille. La jachère, qui dure de 15 à 20 mois, est soumise à des travaux d'entretien (au moins trois), afin d'éliminer les adventices qui s'y développent. Afin de travailler le sol, l'araire, inventée dans les systèmes de culture irriguée mésopotamiens, est introduite. Elle exige le développement de la traction animale. L'araire sert également à préparer le lit de semence avant le semis puis à enfouir les graines. Le labour à bras peut également être pratiqué à la houe ou à la bêche mais uniquement sur des surfaces limitées en raison du temps de travail demandé et de sa difficulté. Les animaux de trait permettent également le transport sur bât. Les champs sont généralement carrés afin de permettre des passages d'araire dans deux directions perpendiculaires. Les champs peuvent être complantés ou bordés d'arbres utiles qui fournissent de l'ombrage, du bois, des fruits (olivier, caroubier, chêne, châtaignier) ou du fourrage (frêne).\n\nDans certains systèmes (comme les landes de Gascogne) où la superficie des pâturages est très importante et permet de fournir de grandes quantités de déjections, une petite jachère de seulement 7 mois est suffisante pour renouveler la fertilité et alterne avec une culture de printemps comme le millet. Dans les systèmes de montagne humide, la jachère peut être remplacée par une friche herbeuse de quelques années qui sert de pâturage.\n\n", "title": " Systèmes de culture attelée légère (Révolution agricole de l'Antiquité) - Structuration de l'espace agricole - Ager " }, { "img": [], "source_text": "Les sols profondément érodés des hautes vallées et des pentes (le saltus) sont réservés au pâturage. Ils sont régulièrement soumis à l'incendie, afin de maintenir la végétation herbacée et de limiter le développement des arbres. Le transfert de fertilité depuis les pâturages vers les cultures est assuré par les animaux, qui pâturent la journée et sont parqués la nuit sur les champs en jachère, afin d'enrichir le sol de leurs déjections. Le pâturage nocturne sur les jachères contribue également à lutter contre les adventices. En zone méditerranéenne, la quantité d'herbe disponible en été est insuffisante pour nourrir les troupeaux. Les stratégies adoptées pour contourner ce problème sont le regroupement des naissances en fin d'hiver ou en fin d'été, avant les périodes de forte pousse de l'herbe, et l'adoption de la transhumance estivale. La mise en défens de certains prés au printemps permet également de conserver l'herbe sèche sur pied et de l'utiliser comme fourrage pendant l'été.\n\n", "title": " Systèmes de culture attelée légère (Révolution agricole de l'Antiquité) - Structuration de l'espace agricole - Saltus " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'agriculture
Bartolomé de las Casas - Chronologie (1)
2,922
[ { "img": [], "source_text": "\n\nBartolomé de las Casas, né en 1484 à Séville et mort le 17 juillet 1566 à Madrid, est un homme d'Église espagnol, membre de l'ordre dominicain, missionnaire, écrivain et historien, particulièrement connu pour sa dénonciation des pratiques des colonisateurs espagnols en Amérique et pour sa défense des droits des autochtones, points de vue qu'il a soutenus lors de la controverse de Valladolid face à Juan Ginés de Sepúlveda.\n\nLe 2 octobre 2002, son procès en béatification a été ouvert par l'Église catholique. \n\nIl est fêté le 20 juillet selon le calendrier des saints de l'Église d'Angleterre et le 17 juillet selon le calendrier luthérien.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "1523 : création en Espagne du Conseil des Indes\n\n1526 : première interdiction de l'esclavage des Amérindiens par Charles Quint;\n\n1537 : le pape Paul III condamne toute forme d'esclavage présente et à venir, toute mise en doute de la pleine humanité des Amérindiens et toute atteinte à leurs droits à la liberté et à la propriété (2 juin 1537 (Veritas ipsa) et le 9 juin 1537 (Sublimis Deus) )\n\n1539 : écriture de Brevísima relación de la destrucción de las Indias par Bartolomé de las Casas;\n\n1550 : Charles Quint : affranchissement de tous les esclaves des Indes occidentales à la suite de la controverse de Valladolid\n\n1552 : Bartolomé de Las Casas publie Très brève relation de la destruction des Indes\n\n1570 : Sébastien Ier de Portugal interdit la réduction des Amérindiens à l'esclavage.\n\n1575 : le Brésil portugais compte 60 petites sucreries(dont 23 à Pernambouc et 18 à Bahia).\n\n1585 : le Brésil portugais compte 130 sucreries(dont 65 à Pernambouc et 45 à Bahia).\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Bartolomé_de_las_Casas
Système solaire - Formation et évolution (2)
3,843
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe Système solaire (avec majuscule), ou système solaire (sans majuscule), est le système planétaire du Soleil, auquel appartient la Terre. Il est composé de cette étoile et des objets célestes gravitant autour d'elle : les huit planètes confirmées et leurs 214 satellites naturels connus (appelés usuellement des « lunes »), les cinq planètes naines et leurs neuf satellites connus, ainsi que des milliards de petits corps (la presque totalité des astéroïdes et autres planètes mineures, les comètes, les poussières cosmiques, etc.). \n\nLe Système solaire fait partie de la galaxie appelée Voie lactée, où il réside dans le bras d'Orion. Il est situé à environ 8 kpc (∼26 100 a.l.) du centre galactique, autour duquel il effectue une révolution en 225 à 250 millions d'années. Il s'est formé il y a un peu moins de 4,6 milliards d'années à partir de l'effondrement gravitationnel d'un nuage moléculaire, suivi de la constitution d'un disque protoplanétaire selon l'hypothèse de la nébuleuse.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Du fait de l'accumulation d'hélium dans le cœur de l'étoile, la luminosité solaire augmente lentement à l'échelle des temps géologiques. Ainsi, la luminosité va croître de 10 % au cours des 1,1 milliard années à venir et de 40 % pendant les prochaines 3,5 milliards d'années (3,5 Ga). Les modèles climatiques indiquent notamment que l'accroissement des radiations atteignant la Terre aura probablement des conséquences dramatiques sur la pérennité de son climat « terrestre », notamment la disparition des océans d'ici 1 à 1,7 Ga, qui précipitera le climat de la Terre dans celui de type vénusien et devrait faire disparaître toute forme simple de vie à sa surface.\n\nUne étoile comme le Soleil a une durée de vie dans la séquence principale estimée entre 9 et 10 Ga tandis que son âge actuel est de 4,567 Ga. Ainsi, dans le cadre de son évolution, le Soleil deviendra une géante rouge dans plus de 5 Ga : les modèles prédisent qu'il gonflera jusqu'à atteindre environ 250 fois son rayon actuel tout en perdant environ 30 % de sa masse, mais en devenant un millier de fois plus lumineux qu'aujourd'hui, . Cette diminution de masse aura pour conséquence de faire s'éloigner les orbites des planètes. Par exemple, une modélisation suggère que la Terre se retrouvera sur une orbite à 1,7 ua du Soleil lorsque celui-ci atteindra son rayon maximal de 1,2 ua et aura englouti Mercure et Vénus. Cependant, d'autres simulations suggèrent que la Terre pourrait également à terme être absorbée par l'atmosphère solaire. Plus loin, les satellites galiléens devraient être dépourvus de leurs glaces et les températures au niveau de l'orbite de Neptune seraient de l'ordre de celles connues sur l'orbite de la Terre actuellement.\n\nLe Soleil entamera ensuite un nouveau cycle de fusion, l'hélium fusionnant en carbone dans son cœur, créant un flash de l'hélium, et l'hydrogène fusionnant en hélium dans une couche périphérique du cœur ; cela créera dans le même temps des expulsions de masse et la création d'une nébuleuse planétaire autour du Soleil. Cependant, le manque de combustible empêchera ensuite de compenser la gravité par rayonnement et le Soleil s'effondrera sur lui-même pour devenir une naine blanche très dense et peu lumineuse. Il se refroidira petit à petit pendant des milliards d'années et finira par ne plus fournir ni lumière ni chaleur au Système solaire, étant alors parvenu au stade de naine noire, .\n\n", "title": " Futur " }, { "img": [], "source_text": "Les paramètres orbitaux des planètes et des planètes naines sont très stables à l'échelle des siècles et des milliers d'années, mais ils évoluent à des échelles de temps supérieures en raison de leurs interactions gravitationnelles. Les orbites tournent elles-mêmes autour du Soleil et divers paramètres oscillent, bien que leur agencement général soit stable depuis des milliards d'années. L'excentricité de l'orbite terrestre, par exemple, oscille avec une période de 2,4 millions d'années (Ma). L'évolution passée et future peut être calculée, mais pas au-delà d'une durée de 60 Ma en raison du caractère chaotique de la dynamique du Système solaire — les incertitudes du calcul étant multipliées par dix tous les 10 Ma, . On peut cependant retrouver des caractéristiques plus anciennes de l'orbite terrestre (et d'autres planètes) grâce à l'enregistrement géologique du climat et aux cycles de Milanković. On obtient notamment qu'il y a 200 Ma, la période des oscillations de l'excentricité orbitale terrestre était de seulement 1,7 Ma, contre 2,4 Ma aujourd'hui. Par ailleurs, des oscillations plus fines ont été détectées, de périodes allant de 19 000 à 100 000 ans.\n\nLes données contemporaines sont indiquées dans le tableau suivant :\n\n", "title": " Éléments orbitaux des planètes et planètes naines " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_solaire
Commune (France) - Coopération intercommunale (1)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nEn France, la commune est, sur le plan institutionnel, à la fois une collectivité territoriale, à savoir une autorité administrative décentralisée bénéficiant de la personnalité morale, et disposant d'affaires propres, distinctes des affaires de l'État, et une circonscription administrative, à savoir une division administrative dépourvue de personnalité juridique, territoire d'exercice d'un service déconcentré de l'administration étatique ou d'un de ses représentants. Chacun de ces organes est caractérisé par une identité (un nom, un territoire et une population) et par des compétences qui leur sont dévolues par la loi. Sur le plan géographique, la commune est une division élémentaire du territoire national qui peut également servir de division de gestion ou de connaissance du territoire.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Il y a deux sortes de structures intercommunales.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Elles correspondent à la forme d’intercommunalité la moins contraignante. Les syndicats de communes en sont la forme la plus connue. Les communes s’associent et contribuent financièrement au syndicat mais ce dernier ne peut lever ses propres taxes. Les communes peuvent le quitter à n’importe quel moment. Les syndicats peuvent être mis en place pour un sujet précis ou traiter différents problèmes. Ces structures sans pouvoir fiscal n’ont pas été touchées par la loi Chevènement et voient leur intérêt diminuer.\n\n", "title": " Structures sans compétences fiscales " }, { "img": [], "source_text": "Ce sont ces structures qui ont été créées ou modifiées par la loi Chevènement. Elles sont au nombre de quatre :\n\nla communauté de communes, pour les communes rurales ;\n\nla communauté d'agglomération, pour les ensembles de plus de 50 000 habitants ;\n\nla communauté urbaine, pour les ensembles de plus 450 000 habitants, la loi du 16 décembre 2010 ayant abaissé le seuil de création des communautés urbaines des 500 000 habitants fixés par la loi Chevènement à 450 000 habitants ;\n\net la métropole, créée par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales, qui constitue la forme la plus intégrée des intercommunalités françaises, réservée aux ensembles de plus de 500 000 habitants.Ces quatre structures disposent de différents niveaux de compétences fiscales. Les métropoles, les communautés urbaines et les communautés d’agglomération ont plus de pouvoir en matière fiscale, elles disposaient, jusqu'en 2010, de la taxe professionnelle qui doit être au même niveau dans toutes les communes membres. Comme un syndicat intercommunal, elles gèrent le traitement des ordures ménagères et les transports mais elles s’occupent aussi du développement économique, des projets d’urbanisme et de la protection de l’environnement. Les communautés de communes ont moins de compétences et laissent beaucoup plus d’autonomie aux communes. la loi ne prévoit pas de territoire d'une communauté, en sorte qu'il existe des communautés de deux ou trois communes seulement.\n\nPour encourager la création de communautés de communes l’État leur alloue des subventions dont le montant dépend du niveau de population. Plus il y aura de communes unies et plus les subventions seront importantes. Cet encouragement est déterminant dans le choix que font les communes de s’unir.\n\nLa loi Chevènement est un succès car la grande majorité des communes françaises ont rejoint la nouvelle structure intercommunale, chaque commune conservant selon la loi sa structure municipale. Au 1er janvier 2007 on comptait 2 573 communautés de communes en France métropolitaine (y compris cinq syndicats d’agglomérations nouvelles). Cela représente 33 327 communes (91,1 % du total métropolitain) et plus de 52 millions d’habitants (86,7 % de la population française métropolitaine).\n\nToutefois en zone rurale de nombreuses communes n’ont rejoint une communauté que dans le but de bénéficier des subventions de l’État. Souvent, ce sont de simples syndicats intercommunaux qui ont été transformés en communautés de communes. Celles-ci se limitent alors aux deux attributions minimum prévues par la loi et aux activités de la structure précédente, ce qui bien sûr est contraire à l’objectif initial.\n\nDans les zones urbaines les nouvelles structures intercommunales sont beaucoup plus vivantes. Le plus souvent leurs créateurs avaient dès le départ la volonté de s’unir et de travailler ensemble. Malgré tout, de vieilles haines ne manquent pas de ressurgir ici ou là. Il n’est pas rare de voir une communauté urbaine incomplète car telle ou telle commune a refusé d’y adhérer, quitte à créer une communauté parallèle ; ainsi, la ville de Marseille est partagée en quatre districts intercommunaux. Dans plusieurs endroits, les communes les plus riches se sont regroupées entre elles et n’ont pas accepté l’adhésion des communes plus pauvres pour ne pas avoir à les financer. D’autre part, il faut bien admettre que de nombreuses communautés restent fragiles. Il y a souvent des tensions entre communes, les villes centrales sont souvent suspectées de vouloir dominer ou même absorber les communes limitrophes, sans oublier, bien sûr, les querelles entre partis politiques.\n\nToulouse et Paris sont deux bons exemples de cette situation :\n\nToulouse n'a longtemps formé avec ses banlieues qu’une simple communauté d’agglomération, qui ne s'est transformée en Communauté urbaine du Grand Toulouse qu'en janvier 2009, alors que c’est une des plus grandes villes de France qui aurait dû être dotée d'une communauté urbaine depuis longtemps. Celle-ci, bien qu’elle apporte beaucoup plus de subventions, a été refusée par les communes environnantes car elles avaient peur de perdre trop de pouvoir.\n\nDe la même façon, Paris ne fait partie d’aucune structure intercommunale à fiscalité propre jusqu'à la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016. Les communes de la banlieue de Paris craignant l’avènement d’un « Grand Paris » ont longtemps préféré créer plusieurs entités intercommunales excluant systématiquement la capitale, et celle-ci ne souhaitait pas réellement s'allier structurellement avec certaines communes limitrophes. Dans le cadre du débat complexe autour du Grand Paris initié par le président Sarkozy, le syndicat mixte Paris Métropole a été créé en février 2009, qui regroupe, en janvier 2016 plus de 200 collectivités franciliennes.Le principal défaut des structures intercommunales est qu’elles ne sont pas dirigées par des représentants directement élus. Ce sont les élus des communes qui siègent au conseil intercommunal. La nécessité de concilier les points de vue de chacune des communes membres prend donc le pas sur l'efficacité de la prise de décision (de manière analogue aux institutions européennes) et crée en définitive une carence à la fois de bonne administration et de démocratie. Depuis plusieurs années a lieu un débat sur l'intérêt de voir élire les membres des conseils des communautés au suffrage universel direct lors des élections municipales, ce qui aboutirait toutefois nécessairement à une baisse du poids politique des maires et des communes par rapport à celui des intercommunalités et de leurs présidents.\n\nLa loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales a réformé le mécanisme, et, à partir des élections municipales de 2014, les conseillers communautaires des communes de plus de 3 500 habitants seront élus au suffrage universel direct, dans le cadre des élections municipales. Les représentants des communes de plus petite taille (c'est-à-dire environ 90 % de l'ensemble des communes) resteront élus en leur sein par les conseils municipaux.\n\n", "title": " Structures avec compétence fiscale " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France)
Fronde (histoire) - La Fronde parlementaire (1648-1649) (1)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Fronde (1648-1653), est une période de troubles graves qui frappent le royaume de France alors en pleine guerre contre l’Espagne (1635-1659), pendant la minorité du roi Louis XIV (1643-1651). Cette période de révoltes marque une brutale réaction face à la montée de l’autorité monarchique en France commencée sous Henri IV et Louis XIII, renforcée par la fermeté de Richelieu et qui connaîtra son apogée sous le règne de Louis XIV. Après la mort de Richelieu en 1642, puis celle de Louis XIII en 1643, le pouvoir royal est affaibli par l'organisation d'une période de régence, par une situation financière et fiscale difficile due aux prélèvements nécessaires pour alimenter la guerre de Trente Ans, ainsi que par l'esprit de revanche des grands du royaume subjugués sous la poigne de Richelieu. Cette situation provoque une conjonction de multiples oppositions aussi bien parlementaires, qu’aristocratiques et populaires.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Pour forcer le Parlement à enregistrer les sept édits fiscaux, la régente tient un lit de justice, en présence du roi qui a 9 ans, le 15 janvier 1648. Les parlementaires réagissent dans un premier temps par le discours très dur d'Omer Talon, puis ils se ravisent : ils examinent les édits et n'ont de cesse d'adresser des remontrances.\n\nEn avril 1648, la tension se fait encore plus forte à cause du droit annuel ou paulette. Mazarin espère dissocier les cours souveraines en exemptant seul le Parlement d'un rachat de quatre années de gages pour obtenir le droit de renouvellement de leur office. C'est un échec pour le cardinal car la Robe parisienne fait bloc : la protestation générale se traduit par l'arrêt d'Union (13 mai 1648) qui propose aux quatre cours souveraines de délibérer en commun (Parlement, Chambre des comptes, Cour des Aides, Grand Conseil). C'est un défi institutionnel, auquel la régente tente d'abord de s'opposer. L'arrêt d'Union est d'ailleurs cassé par le conseil d'État le 7 juin. Le 15 juin le Parlement passe outre et appelle les autres cours à le rejoindre le lendemain à la chambre Saint-Louis du palais de justice. Le 27 juin, Mathieu Molé, le premier président du parlement de Paris, prononce un discours à la reine que le cardinal de Retz résume dans ses Mémoires :\n\n« Le premier président parla avec la plus grande force. Il exagéra la nécessité de ne point ébranler ce milieu entre les peuples et les rois. Il justifia, par des exemples illustres et fameux, la possession où les compagnies avaient été, depuis si longtemps, de s'unir et de s'assembler. Il se plaignit hautement de la cassation de l'arrêt d'union, et conclut, par une instance très ferme et très vigoureuse, à ce que les arrêts du conseil fussent supprimés. »\n\nMazarin conseille de négocier et Anne d'Autriche capitule le 30 juin en autorisant les chambres à siéger ensemble. Les magistrats rédigent alors des projets de réformes dans une charte contenant vingt-sept articles. Ces derniers prévoient la suppression des traitants, la réduction des tailles, la répartition et la levée des impôts par les seuls officiers, le rappel des intendants, l'absence de création de nouveaux offices, le renoncement aux réductions de rentes et de gages, un habeas corpus pour les seuls officiers (garanties individuelles). Par la déclaration royale du 31 juillet, la chambre de Saint-Louis obtient gain de cause sur presque tous les points (sauf sur l'abolition des lettres de cachet). Particelli d'Émery est renvoyé. Le nouveau surintendant des finances est le duc de La Meilleraye. Entretemps, l'État se déclarait en banqueroute, annulant tous les prêts, traités et avances consentis pour l'année et les suivantes.\n\nAu mois d'août, le contexte change. La victoire de Condé, le 20 août sur les Espagnols à Lens, pousse Mazarin à réagir. Le Conseil d'en haut est alors composé de la reine, du cardinal, du duc d'Orléans, du chancelier Séguier, de La Meilleraye et du comte de Chavigny. Il se réunit le 25 août et décide de profiter de la liesse parisienne (un Te Deum est donné le lendemain à Notre-Dame en l'honneur de la victoire de Condé) pour faire arrêter trois parlementaires, principaux chefs de la Fronde, Henri Charton, René Potier de Blancmesnil et Pierre Broussel. Ce dernier, opposant farouche aux mesures fiscales, étant très populaire au sein de la capitale, Paris s'enrage et monte 1 260 barricades (26-28 août) autour du Palais-Royal, à l'instigation des milices bourgeoises dont les chefs, parlementaires, semblent avoir été débordés. Le chancelier Séguier est poursuivi par la foule qui met le feu à l'hôtel de Luynes où il s'était réfugié. Il ne doit la vie qu'à l'intervention de La Meilleraye. Mazarin est contraint de libérer Blancmesnil, puis Broussel qui effectue un retour triomphal le 28 août (Charton, lui, avait réussi à éviter l'arrestation).\n\nLe 13 septembre, la Cour s'installe quelque temps à Rueil chez la duchesse d'Aiguillon. C'est là que le vainqueur de Rocroi et de Lens se met à la disposition d'Anne d'Autriche : « Je ne saurais souffrir l'insolence de ces bourgeois qui veulent gouverner l'État ; je m'appelle Louis de Bourbon… ». Le comte de Chavigny, suspect de passivité au moment des troubles d'août, et responsable de l'évasion en juin du duc de Beaufort en tant que gouverneur du château de Vincennes, est arrêté. L'ancien garde des sceaux, Châteauneuf, est exilé.\n\nPar l'intermédiaire de Condé et celui de Gaston d'Orléans, la Cour et le Parlement tentent de trouver une issue à la crise lors de conférences tenues à Saint-Germain, du 25 septembre au 4 octobre 1648, où la Cour s'est repliée. Anne d'Autriche et Mazarin se résignent temporairement à accepter les exigences parlementaires : le 22 octobre, la monarchie accepte les articles de la Chambre Saint-Louis, ramenés à une quinzaine, par une déclaration royale confirmant celle de juillet. Le 30 octobre, la Cour rentre à Paris.\n\nLe même jour, une paix est signée avec l'Empereur Ferdinand III (1608-1657) mais passe complètement inaperçue (traités de Westphalie) ; la France sort de la guerre de Trente Ans mais reste en conflit avec l'Espagne. Pendant l'automne, le Parlement ne cesse d'adresser des protestations contre les infractions faites à la déclaration royale. Mazarin projette de s'éloigner de Paris et de réduire la capitale par la famine.\n\n", "title": " La Chambre Saint-Louis et la montée de l'opposition parlementaire (de janvier à décembre 1648) " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Fronde_(histoire)
Karl Marx - Philosophie (1)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nKarl Marx (/kaʁl maʁks/ ; en allemand : /kaːɐl ˈmaːɐks/), né le 5 mai 1818 à Trèves dans le grand-duché du Bas-Rhin et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un philosophe, historien, sociologue, économiste, journaliste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste prussien.\n\nIl est connu pour sa conception matérialiste de l'histoire, son analyse des rouages du capitalisme et de la lutte des classes, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier. Il a notamment été un des membres dirigeants de l'Association internationale des travailleurs (Première Internationale). Des courants de pensée se revendiquant principalement des travaux de Marx sont désignés sous le nom de marxisme. Marx a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont marqué de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires et intellectuels se sont réclamés de sa pensée.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "S'inspirant du matérialisme antique (sa thèse d'admission au doctorat portait sur l'atomisme de Démocrite et Épicure et sa théorie du clinamen, qui lui permettait de préserver la liberté de la volonté humaine au sein d'une théorie physique déterministe) et se voulant une critique de l'économie politique, la pensée de Karl Marx est résolument matérialiste : « L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes de classes », écrit-il ainsi dans le Manifeste communiste, rédigé peu avant les Révolutions de 1848. Comme Marx le remarque dans les Thèses sur Feuerbach, « les philosophes n'ont fait jusqu'ici qu'interpréter le monde, il s'agit maintenant de le transformer ». C'est en cela que le marxisme peut être vu comme un dépassement de la philosophie.\n\nMarx veut remettre « la dialectique hégélienne sur ses pieds », et estime donc que c'est la matière qui est première, et non l'esprit, c'est-à-dire que « le mouvement de la pensée n'est que le reflet du mouvement réel, transporté et transposé dans le cerveau de l'Homme » (Le Capital). Il rompt ainsi avec l'idéalisme de la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel, ainsi qu'avec l'Idéalisme allemand, pour lequel les objets sont de simples copies de « l'Idée » et pour lequel le « mouvement réel » de l'Esprit absolu dans l'Histoire (Hegel) ne prend conscience de lui-même que dans la conscience du philosophe.\n\nLe matérialisme selon Marx ne s'arrête pas à la dimension purement physique de l'Homme, comme c'était le cas de ses prédécesseurs. Marx insiste sur le « matérialisme social » qui fait (réalise) l'Homme, c'est-à-dire toutes les relations sociales qui le construisent (la famille, les rapports hiérarchiques, la réalisation (objet) de son travail au sein de la société et les formulations qu'il en donne, etc.).\n\nSelon Jacques Ellul, il n'existe pas pour Marx une « nature humaine », mais une « condition humaine », qui varie selon les époques. Marx parle de « Gattungwesen ».\n\nCependant, Marx reproche à l'ancien matérialisme le fait qu'il conçoive l'être humain comme une abstraction, et non comme le produit de l'ensemble de tous ses rapports sociaux, le fait qu'il ne serait pas historique, etc., ce qu'il qualifie de matérialisme « vulgaire » par son aspect mécaniste.\n\n", "title": " Matérialisme philosophique " }, { "img": [], "source_text": "La dialectique hégélienne, essentiellement formulée sur une base idéaliste, considère la réalité des choses et des pensées comme « un processus, c'est-à-dire comme étant engagé dans un mouvement, un changement, une transformation et une évolution » au lieu de croire que « les choses et leurs reflets dans la pensée, les concepts, sont des objets d'étude isolés, à considérer l'un après l'autre et l'un sans l'autre, fixes, rigides, donnés une fois pour toutes ». Selon le mode de pensée dialectique décrit par Engels, le monde ne peut ainsi être considéré que comme une succession de processus complexes où les choses et les concepts (y compris les reflets qui s'y impriment dans le cerveau de celui qui pense) sont en constant développement alternant entre l'être et le devenir quant à une finalité (Dieu). Selon Hegel, ce développement est une évolution discontinue, faite de bonds, de catastrophes, mue d'impulsions internes, de contradictions, etc., allant vers une finalité prédéterminée : l'Absolu.\n\nMarx reprend la logique hégélienne et en retient la notion de l'aliénation, dont il tire une théorie concrète, fondement de ce qui a été appelé matérialisme dialectique (le terme n'est pas de Marx lui-même, qui ne l'a jamais employé, mais il a été utilisé par certains marxistes pour désigner la redéfinition de la dialectique opérée selon eux par Marx et Engels,). Chez Marx, la dialectique est une méthode permettant d'analyser les relations contradictoires entre les forces sociales dans une période historique donnée, et en déduire un mouvement historique. Marx, pour étudier une réalité objective déterminée, analyse les aspects et éléments contradictoires de cette réalité, sans négliger le fait que la réalité doit être analysée dans son unité, c'est-à-dire dans son mouvement. La recherche doit s'approprier son objet en analysant et découvrant les relations internes des éléments qui le composent. La méthode marxiste, s'inspirant de Hegel, affirme que l'analyse suffisamment approfondie de toute réalité atteint des éléments contradictoires, et insiste sur le fait que la réalité à atteindre par analyse est une réalité en mouvement. Chaque objet étudié ayant son originalité, le savant doit se proposer d'atteindre la loi propre de cet objet, à savoir son devenir. La « dialectique marxiste » diffère de la dialectique hégélienne en ce que sa méthode se défie de l'abstraction et affirme que l'idée générale ne dispense pas de saisir en lui-même chaque objet. Les éléments d'un objet d'étude, par exemple un pays donné, sont analysés en tenant compte de leur réalité concrète, à savoir, s'agissant d'un pays, ses groupes concrets de populations et leurs rapports de classe concrets (capital, salariat). L'analyse rencontre partout des éléments contradictoires et indissociables et doit les distinguer sans perdre leur lien. Pour Marx, l'exposition du tout concret à partir de ses éléments est la seule méthode scientifique : la méthode dialectique analyse chaque élément dans ses conditions concrètes qui, prises dans le mouvement réel, acquièrent un caractère historique. L'analyse vise alors à exposer et à comprendre la totalité que constitue la structure économique et sociale, l'effort intellectuel se basant sur la connaissance de cette totalité concrète et non sur des conceptions abstraites.\n\n", "title": " Dialectique " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx
Époque classique - Histoire politique et militaire de la Grèce classique (11)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’époque classique est une période de l'histoire de la Grèce antique, située entre l'époque archaïque et l'époque hellénistique. Elle correspond à la majeure partie des Ve et IVe siècles av. J.-C., c'est-à-dire, pour les bornes chronologiques les plus courantes, depuis la victoire grecque de Salamine contre les Perses en 480 av. J.-C. jusqu'à la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. J.-C.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "À l'issue de sa défaite, Athènes s'est vue imposer par Sparte un nouveau régime oligarchique, les Trente, mais leurs mesures répressives suscitent une révolte contre eux. Les rois de Sparte font alors face dans leur cité aux ambitions de Lysandre, qui, auréolé de gloire et de richesses après ses victoires, installe des régimes oligarchiques à sa solde dans des cités retirées de la mouvance athénienne, et cherche à rendre la royauté élective afin de la briguer. Ils choisissent de ne pas s'ajouter un tourment supplémentaire, et tolèrent le retour de la démocratie à Athènes, en 403.\n\nLes Perses, alliés des Spartiates, ont gagné grâce à cela le retour des cités ioniennes dans leur giron. Le prince Cyrus a également obtenu les mercenaires qu'il voulait pour prendre le pouvoir, mais sa révolte échoue, et les mercenaires grecs rescapés, les Dix-Mille, parviennent péniblement à rentrer chez eux après un long périple, sous la direction de plusieurs chefs dont Xénophon. Lysandre est finalement conduit à sa perte par Agésilas II, l'un des rois spartiates qui avait auparavant été son allié, qui décide d'attaquer les Perses sur le mot d'ordre de libération des Ioniens. Après avoir essuyé des défaites, le roi perse Artaxerxès s'en remet à son or, qui achète plusieurs des alliés des Spartiates, dont Corinthe et Thèbes.\n\nLes années suivantes sont marquées par l'affirmation de Thèbes comme une troisième grande puissance grecque, à la tête de la ligue béotienne, après avoir connu une période de recul. Les Béotiens étaient alliés à Sparte dans sa rivalité contre Athènes, et subissent les assauts de cette dernière, jusqu'à leur victoire à Coronée en 447 qui permet un retour de la Thèbes et de la confédération béotienne au premier plan. Les Boétiens restent alliés de Sparte durant la guerre du Péloponnèse, durant laquelle Thèbes parvient à détruire ou affaiblir ses rivaux régionaux (Platées, Thespies, Orchomène), avant leur revirement au début du IVe siècle av. J.-C. Au sortir de la guerre corinthienne elle se voit forcer de dissoudre la ligue béotienne, Sparte cherche à y imposer une garnison mais échoue, ce qui entraîne un conflit entre les deux.\n\nLa guerre corinthienne (394-387) oppose Sparte à une coalition d'anciens ennemis, puisqu'à Corinthe et Thèbes appuyés par les Perses s'ajoute Athènes qui se remet de sa défaite. Les hoplites spartiates restent sans égaux sur terre, mais il en va de même sur terre pour la flotte financée par les Perses et commandée par des Athéniens. La guerre s'achève sans vainqueur. Agésilas se résout à faire la paix, avec les autres cités grecques et la Perse, la « Paix du Roi », première des « paix communes », qui laisse l'Ionie sous domination achéménide, et promet à ceux-ci qu'il n'y aurait en Grèce aucune autre ligue que celle dirigée par les Spartiates. Athènes a au moins restauré une partie de sa flotte et ses murailles, tandis que Thèbes s'est imposée comme la deuxième puissance militaire de Grèce, mais n'a rien gagné au conflit et se voit contrainte d'accepter la paix et la dissolution de la ligue béotienne.\n\nPlusieurs incidents menacent cependant cette paix, notamment des coups de force de troupes spartiates qui implantent un temps une garnison à Thèbes, et d'autres qui tentent de faire la même chose mais sans succès au Pirée. Athènes monte en 377 une nouvelle coalition (la « seconde confédération athénienne »), tirant les leçons de l'expérience de la ligue de Délos en cherchant à éviter d'en répéter les aspects hégémoniques. Le roi de Perse n'en prend pas ombrage puisqu'il est occupé à tenter de reconquérir l’Égypte. Athènes parvient à mettre fin à la domination de Sparte sur la mer. Ayant restauré leur statut de puissance maritime, les Athéniens se font les promoteurs d'une nouvelle « paix commune » entre tous les Grecs, mais les Thébains la rejettent et reconstituent la ligue béotienne sous la direction de son stratège Épaminondas, ce qui conduit à l'affrontement contre Sparte. La confédération est alors dirigée de fait par Thèbes, ce qui se traduit apparemment par la suppression de l'élection de ses magistrats, les béotarques.\n\nAthènes a alors rétabli et préservé sa démocratie, à laquelle elle est plus que jamais attachée bien qu'elle prenne un tournant modéré (moins radical que par le passé). Néanmoins la cité a connu un fort affaiblissement durant cette période par rapport à la précédente, sa population ayant manifestement chuté dramatiquement durant la guerre du Péloponnèse, alors que la fin de la ligue de Délos la prive des importantes ressources qu'elle pouvait cumuler auparavant. La nouvelle coalition qu'elle monte en 377, la Seconde confédération athénienne, ne se solde pas par la constitution d'un nouvel empire athénien. La vie politique de la cité est très bien documentée pour le IVe siècle av. J.-C., en particulier entre 355 et 322 grâce aux discours des orateurs attiques qui ont pris un rôle politique majeur (notamment Démosthène), et c'est la période pour laquelle le fonctionnement de sa démocratie est le mieux connu (la Constitution des Athéniens attribuée à Aristote est datée des alentours de 330). Elle connaît quelques réajustements durant cette période, avec notamment le transfert des compétences législatives puis juridiques de l'assemblée de citoyens à des commissions dont les membres sont tirés au sort parmi un ensemble de 6 000 citoyens, qui ont des fonctions de législateurs (nomothètes) et juges (dicastes), la prise en importance de l'aréopage, le conseil des Anciens.\n\nDe son côté, la puissance spartiate a perdu de sa superbe : son corps de citoyens-soldats étant considérablement érodé à l'issue des conflits à répétitions, Athènes a repris la domination des mers et les hoplites spartiates ont même essuyé des défaites contre Athènes et Sparte. Beaucoup de ses anciens alliés lui ont tourné le dos, alors que Thèbes a constitué, comme bien d'autres cités, une cavalerie efficace, et surtout une infanterie bien organisée, le bataillon sacré. Bien qu'en infériorité numérique face à Sparte et ses alliés, Thèbes remporte la bataille de Leuctres (371) qui marque la fin de la domination terrestre de Sparte. Les alliés péloponnésiens de cette dernière, les ligues d'Achaïe et d'Arcadie et Élis font défection et rejoignent la mouvance thébaine. Épaminondas dirige ses troupes vers les territoires spartiates, et investit la Messénie qui se rend indépendante de Sparte. Il soutient aussi la fondation d'une capitale de la ligue arcadienne, Megalopolis. Mais cela ne suffit pas à instaurer une hégémonie thébaine, car rapidement des conflits éclatent en plusieurs endroits. La rivalité entre Thèbes et Athènes domine désormais les jeux d'alliances, qui deviennent plus instables que jamais. Un dernier affrontement entre Thèbes et Sparte (qui reçoit alors l'appui d'Athènes) à Mantinée en 362 confirme que la puissance lacédémonienne n'est plus, mais Épaminondas trouve la mort lors de la bataille, qui se conclut comme une double défaite. Les belligérants concluent la paix, mais la situation est des plus incertaines pour les cités grecques car aucune puissance dominante ne se dégage, et que se constituent en marge du monde des cités grecques de nouvelles forces sur lesquelles il faut compter : les confédérations d'Achaïe et d'Étolie, la Thessalie, l'Épire et surtout la Macédoine. Les Perses sont retenus par leur conflit égyptien et la révolte des satrapes d'Asie Mineure, et ne sont donc pas en mesure de profiter de la situation.\n\n", "title": " Les conflits et évolutions politiques du IVe siècle av. J.-C. - Les tentatives d'hégémonie de Sparte puis de Thèbes " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Époque_classique
Paris - Histoire (5)
680
[ { "img": [], "source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Pendant la Belle Époque, l'expansion économique de Paris est importante ; en 1913 la ville possède cent mille entreprises qui emploient un million d'ouvriers. Entre 1900 et 1913, 175 cinémas sont créés à Paris, de nombreux grands magasins voient le jour et contribuent au rayonnement de la ville lumière. Lieu de toutes les spéculations, Paris devient aussi la deuxième place financière internationale presque à égalité avec Londres.\n\nDeux expositions universelles laissent une large empreinte dans la ville. La tour Eiffel est construite pour l'Exposition de 1889 (centenaire de la Révolution française) qui accueille vingt-huit millions de visiteurs. La première ligne du métropolitain, le Grand Palais, le Petit Palais et le pont Alexandre-III sont inaugurés à l'occasion de celle de 1900 qui reçoit cinquante-trois millions de visiteurs. L'industrie se déplace progressivement en proche banlieue où se trouve l'espace nécessaire : Renault à Boulogne-Billancourt ou Citroën à Suresnes. Cette migration est à l'origine de la « banlieue rouge ». Néanmoins certaines activités restent fortement implantées dans la ville intra-muros, en particulier la presse et l'imprimerie.\n\nDe la Belle Époque aux Années folles, Paris connaît l'apogée de son influence culturelle (notamment autour des quartiers de Montparnasse et de Montmartre) et accueille de très nombreux artistes tels Picasso, Matisse, Braque ou Fernand Léger.\n\nEn 1910, une crue centennale de la Seine provoque l'une des plus graves inondations que la ville ait connue et cause trois milliards de francs de dégâts. Lors de la Première Guerre mondiale, Paris, épargnée par les combats, subit des bombardements et des tirs de canon allemands. Ces bombardements restent sporadiques et ne constituent que des opérations à caractère psychologique. En 1917, la création d'une réplique de Paris est envisagée pour leurrer les aviateurs allemands venus bombarder la capitale.\n\nL'entre-deux-guerres se déroule sur fond de crise sociale et économique. Les pouvoirs publics, pour répondre à la crise du logement, votent la loi Loucheur qui crée les habitations à bon marché (ou HBM) érigées à l'emplacement de l'ancienne enceinte de Thiers. Les autres immeubles parisiens sont, pour l'essentiel, délabrés et constituent des foyers de tuberculose ; la densité urbaine culmine en 1921, Paris intra-muros comptant 2 906 000 habitants. Parallèlement, des lotissements se développent partout autour de la cité, en « banlieue » où l'expansion se fait de façon anarchique, souvent en pleins champs sans réels aménagements ou équipements publics.\n\nLes Parisiens tentent de reprendre leur prééminence politique dans un contexte de multiples scandales financiers et de corruption des milieux politiques. Le 6 février 1934, la manifestation des Ligues patriotes contre la gauche parlementaire dégénère en émeute et fait dix-sept tués et mille cinq cents blessés, puis le 14 juillet 1935, un important défilé en faveur du Front populaire compte cinq cent mille manifestants.\n\nPendant la Seconde Guerre mondiale, Paris, déclarée ville ouverte dès la débâcle, est occupée par la Wehrmacht le 14 juin 1940. Elle est relativement épargnée. Le gouvernement du maréchal Pétain installé à Vichy, Paris cesse d'être la capitale et devient le siège du commandement militaire allemand en France (Militärbefehlshaber in Frankreich). Le 23 décembre 1940, l'ingénieur Jacques Bonsergent est le premier résistant fusillé à Paris. Les 16 et 17 juillet 1942, il est procédé à la rafle du Vel' d'Hiv', arrestation de 12 884 Juifs, la plus massive en France, pour l'essentiel des femmes et des enfants.\n\nÀ l'approche des troupes alliées, la Résistance intérieure déclenche un soulèvement armé le 19 août 1944. La Libération de Paris se fait le 25 août avec l'entrée dans Paris de la 2e division blindée du général Leclerc et de la 4e division d'infanterie américaine du major-général Raymond O. Barton. La veille, Leclerc avait donné l'ordre au capitaine Raymond Dronne de percer les lignes ennemies avec sa neuvième compagnie, La Nueve, (Régiment de marche du Tchad), qui arrive à l'hôtel de ville à 21 h 22 dans la soirée du 24. Le général von Choltitz capitule sans exécuter les ordres d'Hitler demandant la destruction des principaux monuments de la ville. La ville est relativement épargnée par les combats. Paris est l'une des rares communes de France à se voir décerner le titre de compagnon de la Libération.\n\n", "title": " De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondiale " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris
Karl Marx - Économie (2)
2,995
[ { "img": [], "source_text": "\n\nKarl Marx (/kaʁl maʁks/ ; en allemand : /kaːɐl ˈmaːɐks/), né le 5 mai 1818 à Trèves dans le grand-duché du Bas-Rhin et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un philosophe, historien, sociologue, économiste, journaliste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste prussien.\n\nIl est connu pour sa conception matérialiste de l'histoire, son analyse des rouages du capitalisme et de la lutte des classes, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier. Il a notamment été un des membres dirigeants de l'Association internationale des travailleurs (Première Internationale). Des courants de pensée se revendiquant principalement des travaux de Marx sont désignés sous le nom de marxisme. Marx a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont marqué de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires et intellectuels se sont réclamés de sa pensée.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Dans la conception philosophique de Marx, le travail est le prolongement de l'Homme, c'est une partie de son existence individuelle. Il aboutit à une reconnaissance par les autres hommes, et crée une solidarité entre individus. Il lie intimement le travailleur et celui qui bénéficie de ce travail. C'est aussi un moyen de subsistance, directe dans les systèmes pré-capitalistes (sociétés paysannes), indirecte dans le système capitaliste[réf. nécessaire].\n\n— Karl Marx, Écrits économiques, tome 2, Gallimard, NRF, La Pléïade, Paris, 1963 p. 22, cité par Alain Lipietz dans André Gorz et l'aliénation, 2017\n\nSi Marx a cautionné cette idée hégélienne dans sa jeunesse, à la fin de sa vie on peut douter qu'il ait gardé une telle définition (du moins après les manuscrits de 1844 et L'Idéologie allemande). Ainsi dans sa critique du programme de Gotha et dans son texte polémique contre le protectionnisme éducateur de List, pour qui les industries naissantes doivent être protégées par l'État, Marx écrit : « Qu'établit-on par exemple pour le salaire ? La vie du travailleur. De plus on établit par ce moyen que le travailleur est l'esclave de capital qu'il est une \"marchandise\" une valeur d'échange dont le niveau plus ou moins élevé, la hausse ou la baisse, dépendent de la concurrence, de l'offre et de la demande. On établit ici que son activité est du \"travail\". Maintenant, oublions tout cela. Le \"travail\" est la base vivante de la propriété privée, la propriété privée étant sa propre source créatrice. La propriété privée n'est rien d'autre que du travail matérialisé. Si l'on veut lui porter un coup fatal, il faut attaquer la propriété privée non seulement comme état objectif ; il faut l'attaquer comme \"activité\", comme \"travail\". Parler de travail libre, humain, social, de travail sans propriété privée, est une des plus grandes méprises qui soient. Le \"travail\" est par nature l'activité asservie, inhumaine, antisociale, déterminée par la propriété privée et créatrice de la propriété privée. Par conséquent, l'abolition de la propriété privée ne devient une réalité que si on la conçoit comme abolition du \"travail\", abolition qui naturellement n'est devenue possible que par le travail lui-même, c'est-à-dire par l'activité matérielle de la société elle-même […] ».\n\nDans la société capitaliste, le travail a changé de nature : il est devenu aliénant, il subordonne l'individu aux moyens de production privée. Il est dépourvu de ses valeurs humaines. Il n'a d'autres finalités qu'une production de marchandises vénales, destinées à des échanges économiques. En effet, il fait remarquer que l'ouvrier à la chaîne, ne s'identifie pas ou peu à son travail, mais plutôt à ce qu'il va faire de son salaire. Le producteur devient un anonyme aux yeux de l'acheteur. Le travail devient alors abstrait. Ce travail est abstrait justement car il se fonde sur une « moyenne » de productivité imposée par la composition organique du capital. Comme le dit Marx dans le premier chapitre du Capital, si c'est bien le temps de travail nécessaire qui détermine la valeur d'un objet, il ne suffit pas de produire en dix heures un objet qui en moyenne en prend cinq pour pouvoir le vendre deux fois plus cher, c'est le temps socialement compris qui comptera pour déterminer la valeur. Phénomène qui explique la tendance à la concentration du capital car ceux ne pouvant s'aligner sur les taux de productivité ne peuvent suivre et sont donc contraints à la faillite).\n\nMarx différencie la propriété des objets (propriété objective) qui existent indépendamment du travail humain (une terre, un arbre, un cheval), de la propriété subjective induite par le système capitaliste.\n\nLa propriété subjective existe lorsqu'intervient le travail humain dans la production d'un objet. Une marchandise contient du travail humain. La propriété privée subjective (subjective, parce qu'elle contient l'idée qu'un sujet — l'Homme — l'a produite) est une appropriation du travail humain. Posséder une marchandise (une maison, une entreprise, une machine), c'est détenir du travail humain, donc cela crée une domination de l'Homme par lui-même. N'oublions pas que le travail est, chez Marx, une partie et un prolongement de l'Homme[réf. nécessaire].\n\n", "title": " Travail et propriété privée " }, { "img": [], "source_text": "Ces concepts sont intimement liés chez Marx. La consommation, chez Marx, n'a pas le sens commun des économistes. Elle regroupe à la fois la consommation d'objets (matières premières, produits manufacturés, etc.) et la consommation du travail de l'Homme. L'Homme est toujours présent dans la réflexion de Marx, cela fait partie de son originalité par rapport aux économistes classiques. La production, c'est notamment la consommation du travail. Réciproquement, l'acte de consommer (au sens commun) un objet, c'est l'étape finale de la production. Il y a une identité entre les deux notions.\n\n", "title": " Consommation et production " }, { "img": [], "source_text": "Dans la société capitaliste, il n'y a plus rapport direct entre le producteur d'un bien, et celui qui va le consommer. La distribution, fonction intermédiaire, dépend de la structure sociale (rapports de domination sociale, salaires, etc.).\n\nDans sa notion de distribution, Marx, encore une fois, inclut aussi la distribution sociale, à comprendre au sens de proportions de personnes dans les différentes classes sociales.\n\nL'échange final du bien, qui s'opère avec de l'argent dans la société capitaliste, finalise le cycle.\n\n", "title": " Production, distribution et échange " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx
Paris - Population et société (4)
691
[ { "img": [], "source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le club de football du Paris Saint-Germain et celui de rugby à XV du Stade Français sont basés à Paris.\n\nLes finales des Coupes du monde de football 1938 et 1998, celles des Coupes du monde de rugby à XV 2007 et 2023, et des championnats d'Europe de football 1960, 1984 et 2016 se sont tenues ou auront lieu à Paris.\n\nLe Stade de France, enceinte de 80 000 places, construite pour la Coupe du monde de football de 1998, est situé au nord de la capitale, dans la cité voisine de Saint-Denis.\n\n", "title": " Sports " }, { "img": [], "source_text": "L'histoire de Paris est marquée par le sport, du jeu de paume à partir du XIIe siècle au football au XXIe siècle en passant par les courses hippiques et le cyclisme au XXe siècle. La ville compte 360 équipements sportifs : 172 courts de tennis, 131 gymnases municipaux, 36 piscines (accueillant 3,4 millions d'entrées individuelles en 2006) et dix bassins écoles, trente-deux stades municipaux, deux bases nautiques, ainsi que six parcs interdépartementaux répartis dans les trois départements de la petite couronne.\n\nLes principaux clubs de sport de Paris sont le Paris Saint-Germain et son équipe féminine (football), le Paris Football Club (féminines) (football), le PSG Handball (handball), le Stade français (rugby à XV) et le Paris Volley (volley-ball).\n\nLe Parc des Princes (48 527 places), édifié en 1897, reconstruit en 1932 puis en 1972 au sud-ouest de la capitale, est le stade du Paris Saint-Germain, qui est son club résident depuis 1974.\n\nLe stade Jean-Bouin construit en 1925 à côté du Parc des Princes, stade historique du CASG Paris (club athlétique de la Société générale), devenu le Paris Jean-Bouin, rénové une première fois en 1972 puis une seconde fois en 2013, est aujourd'hui le temple du rugby parisien dont le principal club résident est le Stade français Paris.\n\nLa salle polyvalente AccorHotels Arena (anciennement Palais omnisports de Paris-Bercy), vaste espace modulable clos de l'Est parisien inauguré en 1984, accueille de nombreuses compétitions sportives mais fait également office de salle de spectacles et reçoit diverses manifestations : concerts, patinoire, etc.\n\nLe stade Charléty, inauguré en 1939 et reconstruit en 1994, est lié aux étudiants depuis son ouverture et reste le temple du sport amateur à Paris, comprend un stade d'athlétisme de 20 000 places et une salle omnisports de 1 500 places. Les équipes du Paris université club ainsi que les clubs du Paris Football Club et du Paris Volley y évoluent.\n\nParis a été la ville d'accueil des matchs de la coupe du monde de football de 1938 ainsi que de celle de 1998.\n\nLe Stade de France (81 338 places), édifié à Saint-Denis en proche banlieue Nord pour la Coupe du monde de football de 1998, est l'antre de l'équipe de France de football qui remporta cette compétition. Il accueille les finales de la coupe de France de football et de la coupe de la Ligue. Il est également l'hôte, en 2000 et 2006, de la finale de la Ligue des champions de l'UEFA. Il est aussi utilisé pour les matchs à domicile de l'équipe de France de rugby à XV durant le Tournoi des Six Nations, pour les finales du Top 14 et parfois pour de grands matchs des équipes de rugby du Stade français et du Racing Club de France. Plusieurs matchs de la Coupe du monde de rugby de 2007 y sont joués, dont la finale.\n\nParis accueille les Jeux olympiques de 1900 et les Jeux olympiques d'été de 1924 mais échoue dans sa candidature à l'organisation de ceux de 1992, 2008 et 2012, qui se sont déroulés respectivement à Barcelone, Pékin et Londres. Après une nouvelle candidature lancée le 23 juin 2015, la ville obtient l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2024 lors de la 131e session du Comité international olympique qui s'est tenue le 13 septembre 2017 à Lima au Pérou. Paris deviendra ainsi la seconde ville après Londres à organiser trois fois les JO d'été. Los Angeles, également candidate, s'est retirée pour organiser les Jeux de 2028 lorsque le CIO décide d'attribuer les deux éditions simultanément, après le retrait de Budapest, Hambourg et Rome durant le processus de sélection.\n\nLe Tour de France part chaque année d'une ville différente, mais s'achève toujours à Paris (au Parc des Princes à partir de 1903 et depuis 1975 sur l'avenue des Champs-Élysées).\n\nParis accueille en mars le Semi-marathon de Paris, en avril le Marathon de Paris, en mai la Grande Course du Grand Paris et en septembre la Parisienne.\n\nLe tennis est un autre sport populaire à Paris : les Internationaux de France, tenus chaque année sur la terre battue du stade Roland-Garros à proximité du bois de Boulogne, sont l'un des quatre tournois du Grand Chelem du tennis professionnel.\n\n", "title": " Sports - Clubs professionnels " }, { "img": [], "source_text": "Selon le linguiste Philippe Boula de Mareüil, la norme pour la prononciation du français « est attribuée à la bourgeoisie cultivée de la capitale, où convergent toutes les voies de communication et où sont installés aujourd’hui les grands médias. Cette prononciation est diffusée par la radio, la télévision [...]. Paris agit à la fois comme un pôle d’attraction et un rouleau compresseur ».\n\n", "title": " Médias " }, { "img": [], "source_text": "Le quotidien régional Le Parisien est décliné en dix éditions départementales dont une à Paris, avec un supplément week-end, et deux journaux gratuits sont distribués le matin (20 minutes et Direct Matin).\n\nL'Officiel des spectacles et Le Figaroscope, quant à eux, offrent chaque semaine le programme culturel exhaustif de la métropole.\n\n", "title": " Médias - Presse écrite " }, { "img": [], "source_text": "Ondes sans frontières (OSF), fondée en 1998, est la plus ancienne télévision associative d'Île-de-France, ayant émis en « hertzien », afin de promouvoir l'accès public aux médias, d'organiser la diffusion de films, de créations vidéo et de reportages produits hors normes commerciales, de promouvoir l'émergence de nouveaux médias.\n\nOn peut de plus citer, outre les programmes régionaux de la chaîne nationale France 3, quelques chaînes associatives ou de collectivités locales. Télif rassemble sur un unique canal diffusé par le câble, l'ADSL ou le satellite les chaînes locales de la région : VOTV (Val-d'Oise), Télessonne (Essonne), TVM Est parisien (Seine-Saint-Denis), TVFil78 (Yvelines) et RTV (Rosny-sous-Bois). Zaléa TV, chaîne associative parisienne, est périodiquement diffusée par voie hertzienne en fonction des autorisations distribuées qui ont parfois poussé la chaîne à des diffusions pirates. Teleplaisance.org, autre chaîne associative, diffuse uniquement des programmes amateurs. Les deux chaînes sont disponibles en 2007 grâce à une diffusion via internet.\n\nSept chaînes locales TNT émettent depuis le 20 mars 2008. Il s'agit de NRJ Paris, d'IDF 1, et de Cap 24. Quatre autres chaînes se partagent ensuite un même canal : Demain IDF, « télévision de l'urbanité et de la diversité » ; BDM TV, qui doit aller dans les quartiers parler culture et initiatives, Cinaps TV, un regroupement de scientifiques et d’artistes inventant une télévision dont l’objectif est de transmettre du savoir et de cultiver la curiosité. Et enfin la chaîne de télévision associative Télé Bocal, produite par l'association du même nom, qui travaille dans les quartiers en difficulté, classés « politique de la ville ». À son début en 1995 composée exclusivement de bénévoles, le CSA l'a autorisé à émettre, à partir du 20 mars 2008 sur la TNT par le biais de Multi 7.\n\n", "title": " Médias - Télévision locale " }, { "img": [], "source_text": "Voir : Presse écrite en Île-de-France et Radio à Paris.\n\n", "title": " Médias - Sites internet locaux " }, { "img": [], "source_text": "Les Parisiens disposent de nombreux lieux de culte, notamment de cultes bouddhique, catholique, israélite, orthodoxe, musulman et protestant.\n\n", "title": " Cultes " }, { "img": [], "source_text": "Un temple se situe dans le bois de Vincennes, sur la rive méridionale du lac Daumesnil, dans un ancien pavillon de l'exposition coloniale de 1931. Deux autres se trouvent dans le principal quartier asiatique de Paris, dans le 13e arrondissement.\n\n", "title": " Cultes - Culte bouddhique " } ]
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Économie de la république populaire de Chine - Historique (3)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Comme les autres pays intégrés à l'économie mondiale, la Chine est affectée par la crise économique de 2008, toutefois sans commune mesure avec les pays occidentaux : le taux de croissance annuel passe de 12 % en 2007 à 6 % en 2008, au plus fort de la crise, alors que la quasi-totalité des pays développés ont connu un ou plusieurs trimestres de récession. Le rebond est par ailleurs très fort, puisque le taux de croissance atteint à nouveau les 12 % en janvier 2010.\n\nNéanmoins, la récession américaine a eu des effets sur la croissance du pays, qui dépend en grande partie de ses exportations vers les États-Unis. Le gouvernement chinois annonce en novembre 2008 un plan de relance de 15 % du PNB dans les deux ans à venir pour relancer la croissance. Les 4 000 milliards de yuans (soit 454 milliards d'euros) sont destinés à des grands travaux d'infrastructures (voies ferrées, ports, autoroutes, barrages hydrauliques), au développement rural, à la préservation de l'environnement et à la construction de logements sociaux. Ce budget prévu comprend les 1 000 milliards de yuans alloués pour la reconstruction de la province du Sichuan en juin 2008 à la suite du séisme du Sichuan de mai 2008.\n\nLa crise de 2008 aurait également eu des effets sociaux importants. D'après un chercheur de l'Académie des sciences sociales de Pékin, le taux de chômage dans les villes chinoises serait en réalité de 9,4 % à la fin 2008, soit bien plus que les 4 % affichés par les autorités. Selon Huang Yunlong, le vice-gouverneur du Guangdong, 600 000 migrants qui travaillaient dans la province seraient retournés dans leur ville ou leur village d'origine en 2008.\n\nEn outre, la crise fait ressurgir des points de tensions avec les puissances occidentales. Le débat de la sous-évaluation du yuan, vieux de plusieurs années, a pris une acuité nouvelle avec la crise des subprimes, et a fait l'objet au début de 2009 de déclarations très critiques de la part de la nouvelle administration Obama. Timothy Geithner a en effet accusé la Chine de maintenir volontairement le cours du yuan artificiellement bas vis-à-vis du dollar américain, afin d'engranger des excédents commerciaux records. Le sujet du respect des droits de la propriété intellectuelle donne également lieu à des tensions entre la Chine et les autres pays membres de l'OMC : les États-Unis ont en effet déposé à l'OMC une plainte contre la Chine pour violation des droits de propriété intellectuelle, ce qui a donné lieu à un rapport de l'OMC du 26 janvier 2009.\n\n", "title": " Depuis 1976: essor de « l'économie socialiste de marché » - Crises de 2008-2009 : la Chine moins affectée que le reste du monde " }, { "img": [], "source_text": "Le troisième Plenum du XVIIIe Comité central du Parti communiste chinois, tenu à Pékin du 9 au 12 novembre 2013, a décidé une série d'importantes réformes :\n\nmesures réduisant l'intervention de l'État : suppression des procédures d'examen et d'approbation préalables pour les investissements (sauf dans les secteurs de la sécurité nationale et de l'écologie et pour les investissements stratégiques) ; fin des prix administrés (sauf services publics) au profit de prix de marché ;\n\nmesures accroissant le rôle des capitaux privés : possibilité de leur association avec des capitaux publics, impliquant la fin des monopoles d'État dans divers secteurs : chemins de fer, transport aérien, finance, énergie et télécoms ; possibilité de créer des banques privées ;\n\nrenforcement de l'indépendance de la justice ;\n\nréforme des terres agricoles afin de donner davantage de droits aux agriculteurs sur la propriété des terres qu'ils cultivent ;\n\nrééquilibrer le mode de croissance en le réorientant vers le marché intérieur : réforme des modalités d'évaluation des dirigeants locaux (la croissance du PIB ne sera plus le seul critère important, de nombreux critères de bonne gestion et des critères sociaux et écologiques seront pris en compte), amélioration des régimes sociaux, réforme du hukou et de la politique de l'enfant unique, etc.En 2014, la Chine fonde la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) pour contrebalancer le poids des institutions financières issues du monde occidental. En mars 2015, le Royaume-Uni, suivi de la France, l'Allemagne et l'Italie annoncent leur souhait de devenir membres de la banque asiatique d'investissement pour les infrastructures. La Suisse a fait de même quelques jours après et la Russie a également annoncé son accord fin mars 2015. En ce qui concerne les 57 pays membres, le Japon et l'Inde sont les seules grandes économies en Asie à ne pas demander l'adhésion. Taiwan l'a également demandé, mais celle-ci a été rejetée. Même la Corée du Nord a demandé l'adhésion, mais beaucoup plus de transparence économique aurait été nécessaire pour qu'elle rejoigne la banque. Presque toute l'Europe occidentale, sauf la Belgique et l'Irlande, a officiellement adhéré à l'AIIB.\n\nDotée de plusieurs dizaines milliards de dollars, elle a pour but d'asseoir la nouvelle diplomatie économique chinoise et de financer les besoins massifs en infrastructures en Asie (autoroutes, chemins de fer, télécommunications, etc.), à partir de réseaux financiers convergeant vers la Chine.\n\nLa Loi sur les investissements étrangers de la république populaire de Chine est adoptée par l'Assemblée populaire nationale le 15 mars 2019 et entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Cette loi unifiée remplace la loi sur les joint ventures à capitaux sino-étrangers, la loi sur les joint ventures contractuelles à capitaux étrangers, et la loi sur les sociétés à capitaux entièrement étrangers.Au XXIe siècle, en Chine, le modèle de travailler de 9 heures du matin à 9 heures du soir, 6 jours par semaines (appelé 996) est de plus en plus contesté. Le mouvement tangping (s'allonger à plat) en prend le contre-pied.\n\n", "title": " Depuis 1976: essor de « l'économie socialiste de marché » - Société de consommation et réformes récentes " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine
Identité numérique - Identité numérique sur les médias sociaux (2)
3,421
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'identité numérique (« IDN ») est définie comme un lien technologique entre une entité réelle (personne, organisme ou entreprise) et des entités virtuelles (sa ou ses représentations numériques).\n\nElle permet l'identification de l'individu en ligne ainsi que la mise en relation de celui-ci avec l'ensemble des communautés virtuelles présentes sur le Web. L'identité numérique est non seulement construite par l'entité réelle ou le « Sujet ». Mais elle est aussi grandement influencée par le rapport qu'entretient ce dernier à autrui de même qu'à la société.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "L'usage des émojis sur les réseaux sociaux est un exemple des différents dispositifs de production de soi en ligne qui permettent à l'individu de structurer son identité. D’après une étude publiée dans la revue Computers in Human Behaviour, conduite par des chercheurs de l’université d’Edge Hill, l’usage des émojis renseignerait la personnalité de leurs usagers ou du moins sur l’identité numérique qu’ils se forgent. Les personnes qui utilisent un plus large spectre d’émojis comprenant même les émojis tristes accorderaient moins d’importance au jugement des autres. En revanche, des personnes qui s’estiment sympathiques utiliseraient plutôt des émojis tels que les happy, pour refléter leur personnalité. En bref, ceux qui utilisent des emojis cherchent à aider leurs interlocuteurs à mieux cerner leur personnalité. L’étude montre en effet que la « stratégie du sourire virtuel », utilisée pour se donner des airs de sympathie, fonctionne. L’interaction en ligne via des émoticônes, utilisés pour communiquer ses émotions, contribue donc à la construction de l’identité en ligne.\n\nUne étude, publiée par l’Université du Minnesota, met en avant la variabilité de l’interprétation des émojis selon les plateformes de communication. Des utilisateurs de Samsung ou d’Apple ne partagent pas les mêmes émojis. Si un même émoji peut avoir un design différent selon le smartphone, s’affichant différemment, des personnes différentes donnent aussi des significations différentes à un même émoji. L’interprétation varie selon les personnes et le support de communication, ce qui va de pair avec la construction de sa propre identité numérique.\n\n", "title": " Usage des émojis " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Identité_numérique
Place de la femme dans l’Athènes classique - Religion (1)
2,616
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'étude de la vie de la femme à l'époque de l'Athènes classique est une partie importante de l'érudition classique depuis les années 1970. La vie de la femme athénienne est connue par des sources littéraires, relativement abondantes mais d'interprétation délicate, tragédies, comédies, orateurs, historiens d'époque classique ou romaine, complétées par des sources archéologiques provenant de l'épigraphie, des anciens habitats et de la céramique. Les sources écrites ont été rédigées par des hommes et il n'y a pas de témoignage connu d'une femme athénienne classique écrivant sur sa propre vie.\n\nLa femme de l'Athènes classique ne reçoit pas une éducation institutionnelle, sa mère lui a plutôt enseigné les compétences dont elle aura besoin pour gérer un ménage. Elle se marie jeune, souvent avec un homme beaucoup plus âgé. Lorsqu'elle est mariée, la femme athénienne a deux rôles principaux : enfanter et gérer le ménage.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La religion est le seul domaine de la vie publique auquel la femme peut participer librement ; selon Christopher Carey, « c'est le seul domaine de la vie grecque dans lequel une femme est l'égal d'un homme ». Les activités religieuses de la femme, y compris la responsabilité de deuil lors des funérailles, sont un élément indispensable de la société athénienne. La femme athénienne ou non athéniennes participe à des activités religieuses publiques. Les mystères éleusiniens contrôlés par l'État, par exemple, sont ouverts à toutes les personnes parlant grec, hommes et femmes, libres et non libres.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Le culte d'Athéna Poliade, déesse éponyme de la ville, est au cœur de la société athénienne, renforçant la moralité et maintenant la structure de la société. La prêtrise d'Athéna est une position de grande importance et la prêtresse peut utiliser son influence pour soutenir des positions politiques. Selon Hérodote, lors de l'invasion perse, avant la bataille de Salamine, la prêtresse d'Athéna encourage l'évacuation de la ville en disant aux Athéniens que le serpent sacré de la déesse, qui vivait sur l'Acropole, était déjà parti.\n\nLa fête la plus importante d'Athéna à Athènes est la Petite Panathénée, organisée chaque année et ouverte aux deux sexes. Les hommes et les femmes n'y sont apparemment pas séparés lors de la procession conduisant les animaux sacrifiés à l'autel, partie la plus importante de la fête sur le plan religieux. Les métriques, hommes et femmes, ont également joué un rôle dans le cortège panathénaïque. Dans la procession, les jeunes filles nobles (kanephoroi) portaient des paniers sacrés. Les filles devaient être vierges ; empêcher une candidate d'être sélectionnée revenait, selon Pomeroy, à remettre en cause sa réputation. Ainsi, la sœur d'Harmodios aurait été rejetée comme kanephoros par les fils du tyran Pisistrate, amenant Harmodios et son ami Aristogiton à organiser l' assassinat d'Hipparque, successeur de Pisistrate.\n\nChaque année, les femmes d'Athènes tissent de nouveaux péplos pour une statue en bois d'Athéna. Tous les quatre ans, pour la Grande Panathenaea, les péplos sont destinés à une statue d'Athéna beaucoup plus grande et peuvent être utilisés comme voile. La tâche est commencée par deux filles choisies parmi celles âgées de sept à onze ans, et terminée par d'autres femmes.\n\n", "title": " Culte d'Athéna " }, { "img": [], "source_text": "Les femmes ont pu participer à presque toutes les fêtes religieuses d'Athènes classique, mais certaines fêtes importantes étaient réservées aux seules femmes. La plus importante est celle des Thesmophories, un rite de fertilité pour Déméter observé par les femmes mariées. Pendant le festival, les femmes restaient pendant trois jours dans le sanctuaire de Déméter, au sommet d'une colline, pour mener des rites et célébrer. Elle était réservée aux seules épouses légitimes de citoyens. Bien que les rituels spécifiques des Thesmophories soient inconnus, des porcs étaient sacrifiés et enterrés et les restes de ceux sacrifiés l'année précédente offerts à la déesse.\n\nLa plupart des fêtes féminines sont consacrés à Déméter mais certaines (y compris les Brauronies et les Arrhéphories) rendent hommage à d'autres déesses. Ces deux fêtes sont des rites de passage de la jeune fille à la femme adulte. Lors des Brauronies, les filles sont consacrés à Artémis de Brauron avant le mariage dans les Arrhéphories, les filles Arrhephoroi qui ont passé l'année précédente à servir Athéna quittent l'Acropole par un passage près du sanctuaire d'Aphrodite en transportant des paniers remplis d'objets inconnus.\n\n", "title": " Fêtes féminines " }, { "img": [], "source_text": "Le festival athénien de la Grande Dionysie comprenait cinq jours de représentations dramatiques au théâtre de Dionysos, et les Lénéennes a un concours dramatique dans le cadre de son festival. La question de savoir si les femmes étaient autorisées à assister au théâtre pendant ces festivals a fait l'objet d'un long débat de la part des classiques pour savoir si le théâtre était considéré comme un évènement religieux ou civique.\n\nJeffrey Henderson écrit que des femmes étaient présentes dans le théâtre, citant les Lois de Platon et Gorgias disant que le drame s'adressait aux hommes, aux femmes et aux enfants. Henderson mentionne plusieurs anecdotes citées par les Anciens, telles que l'histoire selon laquelle les Euménides d'Eschyle ont effrayé des femmes dans le public au point de leur faire faire une fausse couche. La présence de femmes au théâtre d'Athènes est attestée dans les rituels athéniens, en particulier ceux associés à Dionysos.\n\nSelon Simon Goldhill, les preuves sont peu concluantes. Goldhill écrit que le théâtre peut être considéré comme un évènement social et politique analogue à l'Assemblée et à la salle d'audience, et les femmes peuvent avoir été exclues. David Kawalko Roselli écrit que bien que la perspective de Goldhill soit précieuse, il ne la juge pas suffisamment crédible. Si les femmes ont assisté au théâtre, elles se sont peut-être assises séparément des hommes.\n\nLe théâtre était aussi le lieu de débats sur la place des femmes dans la cité. Dans Hippolyte, tragédie d'Euripide, le personnage éponyme tient un discours véhément contre les femmes qui, selon lui, ne devraient pas exister et sont d'autant pires qu'elles ont plus d'esprit ; il est vrai qu'il parle par rancune envers sa belle-mère Phèdre. Dans Les Thesmophories, les femmes, réunies pour la fête de Déméter, tiennent une parodie d'assemblée démocratique où elles discutent du châtiment à imposer à Euripide, « ennemi du peuple féminin », mais surtout revendiquent le droit à se soûler et avoir des amants.\n\n", "title": " Théâtre " }, { "img": [], "source_text": "Parallèlement aux principaux rituels religieux communautaires, les femmes ont joué un rôle important dans la religion domestique. Elles célèbrent les rites, les mariages, les accouchements et les funérailles. Elles participent à un certain nombre de rituels privés pour préparer et célébrer le mariage et jouent un rôle majeur dans les rituels funéraires et de deuil.\n\nAvant le mariage, les filles font des offrandres à Artemis, souvent des jouets d'enfance et des mèches de cheveux. Avec Artemis, les filles font des sacrifices avant le mariage à Gaia et Uranus, les Érinyes et Moires, et à leurs ancêtres. Il est habituel pour la mariée de se baigner avant son mariage ; des bocaux appelés loutrophoroi sont utilisés pour puiser l'eau, et sont ensuite dédiés aux nymphes. Par exemple, dans un sanctuaire à une nymphe sur le versant sud de l'Acropole à Athènes, de nombreux fragments de loutrophoroi ont été découverts avec le mot Nymphe inscrit dessus.\n\nÀ l'époque classique, des lois désignent les femmes qui peuvent pleurer lors des funérailles ; les personnes en deuil doivent être cousines du défunt ou proches de lui. Les femmes ont influencé les arrangements funéraires, le conférencier d'Isaeus On the Estate of Ciron explique qu'il avait accédé aux souhaits de sa grand-mère sur la manière dont son grand-père serait enterré. Cette responsabilité s'est poursuivie après les funérailles et les femmes ont régulièrement visité les tombes des membres de la famille pour présenter des offrandes. Une tombe était habituellement visitée trois, neuf, trente jours et un an après les funérailles. Des images sur des lécythes attiques montrent des femmes apportant des offrandes dans une tombe.\n\n", "title": " Religion privée " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_de_la_femme_dans_l’Athènes_classique
Commune (France) - Circonscription électorale (1)
716
[ { "img": [], "source_text": "\n\nEn France, la commune est, sur le plan institutionnel, à la fois une collectivité territoriale, à savoir une autorité administrative décentralisée bénéficiant de la personnalité morale, et disposant d'affaires propres, distinctes des affaires de l'État, et une circonscription administrative, à savoir une division administrative dépourvue de personnalité juridique, territoire d'exercice d'un service déconcentré de l'administration étatique ou d'un de ses représentants. Chacun de ces organes est caractérisé par une identité (un nom, un territoire et une population) et par des compétences qui leur sont dévolues par la loi. Sur le plan géographique, la commune est une division élémentaire du territoire national qui peut également servir de division de gestion ou de connaissance du territoire.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La circonscription électorale est une division du territoire effectuée dans le cadre d'une élection. Chaque citoyen est rattaché à une circonscription et à une seule dans le cadre d'un vote. La commune est circonscription électorale pour les élections municipales. La commune, étant à la fois territoire électoral et collectivité locale, est le seul territoire où coïncident territoire à administrer (celui pour lequel on souhaite un gouvernement élu) et territoire électoral (celui à l’échelle duquel on désigne un ou plusieurs représentants).\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Le mode de scrutin utilisé pour cette consultation n'est pas uniforme sur l'ensemble du territoire. Il diffère selon la population des communes considérées :\n\nscrutin majoritaire plurinominal avec panachage pour les communes de moins de 1 000 habitants ;\n\nscrutin proportionnel de liste avec prime majoritaire, pour les communes plus importantes.\n\n", "title": " Mode de scrutin selon la taille de la commune " }, { "img": [], "source_text": "Les communes de 20 000 habitants et plus peut être divisée en sections électorales, dont chacune élit un nombre de conseillers proportionné au chiffre des électeurs inscrits, mais seulement quand elle se compose de plusieurs agglomérations d'habitations distinctes et séparées ; aucune section ne peut avoir moins de deux conseillers à élire. Chaque section doit être composée de territoires contigus. Le sectionnement électoral des communes est fait par le préfet, à son initiative, sur celle du conseil municipal ou d'électeurs de la commune intéressée.\n\n", "title": " Sectionnement des communes de plus de 20 000 habitants " }, { "img": [], "source_text": "Les règles sont les mêmes que pour les communes de 1 000 habitants et plus mais l'élection se fait par secteur. À Paris et à Lyon, chaque arrondissement forme un secteur. À Marseille, il existe 8 secteurs de 2 arrondissements chacun. Les sièges de membres du conseil de Paris ou du conseil municipal de Marseille ou de Lyon sont donc attribués au regard des résultats obtenus par secteur et selon les mêmes règles que pour les communes de 1 000 habitants et plus. Des conseillers d'arrondissement sont, en outre, élus en même temps que les membres du Conseil de Paris et des conseils municipaux de Marseille et de Lyon. Les sièges sont répartis dans les mêmes conditions entre les listes.\n\n", "title": " Régimes particuliers de Paris, Lyon et Marseille " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France)
Christianisme dans le monde romain - Christianisation et romanité (2)
848
[ { "img": [], "source_text": "\n\nCet article traite de différents aspects du christianisme dans le monde romain.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "C’est pendant l’Antiquité tardive qu’est fixée l’organisation du calendrier chrétien. Constantin choisit de fêter la naissance du Christ, Noël, le 25 décembre, jour de la célébration du dieu Sol Invictus, le Soleil Invaincu. On peut y voir là une tentative de syncrétisme religieux. Pâques reste une fête mobile à l’instar de Pessah. Sa date de célébration est différente d’une communauté chrétienne à l’autre. Pendant le jeûne de Carême qui la précède, les catéchumènes, des adultes, se préparent au baptême célébré durant la nuit de Pâques. Constantin interdit aussi un grand nombre d’activités le dimanche, jour consacré au culte chrétien. Le calendrier chrétien avec ses fêtes chrétiennes, le découpage du temps en semaine supplante définitivement le calendrier romain à la fin du Ve siècle. Par contre, pendant toute l’Antiquité tardive, le décompte des années se fait à partir d’un critère antique : la fondation de Rome (753 av. J.-C.), les premiers Jeux olympiques (776 av. J.-C.) ou même l’ère de Dioclétien. Au VIe siècle, Denys le Petit élabore un décompte chrétien à partir de l’année de naissance du Christ. Ce nouveau comput n’entre en action qu’au VIIIe siècle.\n\nSur le plan des mentalités, le christianisme introduit un grand changement dans la vision du monde divin. Les Romains avaient toujours accepté sans grande résistance les divinités non romaines. Le christianisme, religion monothéiste, s’affirme comme étant la seule vraie foi qui professe le seul vrai Dieu. Les autres divinités et religions sont ramenées au rang d’idoles ou d’erreurs. Cette position a comme corollaire la montée de l’intolérance religieuse chrétienne au IVe siècle, qui serait due aux discours apocalyptiques de certaines communautés chrétiennes et à leurs attentes eschatologiques, ainsi qu’au pouvoir politique impérial. L’Église multiplie les adjectifs pour se définir : katholicos, c’est-à-dire universelle, orthodoxos, c’est-à-dire professant la seule vraie foi. De ce fait, l’Église chrétienne est amenée à combattre non seulement les païens, mais aussi les chrétiens professant une foi contraire aux affirmations des conciles, qui sont, à partir du Ve siècle, qualifiés d’« hérétiques ».\n\nLes historiens se posent la question des changements moraux induits par le christianisme. La morale chrétienne de l’Antiquité tardive se concentre avant tout sur la sexualité et la charité, et ne remet pas en cause la hiérarchie familiale en place, insistant au contraire sur le nécessaire respect de l’autorité du pater familias. Le discours religieux est donc en général conservateur. Grégoire de Nysse est le seul auteur chrétien à avoir condamné l’esclavage, non en raison des souffrances infligées aux esclaves, perçues comme un inéluctable effet du « péché originel », mais pour le salut des âmes de leurs propriétaires, coupables du « péché d’orgueil » qui lui, n’est pas inéluctable. Augustin d'Hippone pour sa part, dénonce la torture en raison de son inefficacité et de son inhumanité.\n\n", "title": " Mentalités et pratiques religieuses " }, { "img": [], "source_text": "Les premiers siècles du christianisme sont ceux pendant lesquels s’élabore la partie de la doctrine chrétienne qui est encore commune, au XXIe siècle, aux Églises d’Occident et d’Orient. Cette élaboration ne va pas sans divisions et conflits, de sorte qu’on peut parler de « christianismes » dans l’Empire romain et dans ses états-successeurs. Outre les conflits de primauté, les querelles dogmatiques sont nombreuses. Le donatisme africain, l’arianisme, le priscillianisme, le pélagianisme, le nestorianisme, le monophysisme sont autant de doctrines possibles, finalement condamnées comme « hérésies » par les premiers conciles œcuméniques. Mais parfois de justesse : contre l’arianisme, deux conciles sont réunis. En 325 à l’issue du premier concile de Nicée, le Symbole de Nicée, que les latins appellent credo est rédigé. C’est l’invention solennelle de l’orthodoxie. Plus tard, en 451, le concile de Constantinople définit Dieu comme un être unique, en trois personnes éternelles : le Père, le Fils et le Saint Esprit : c’est le dogme de la « Trinité ». Jésus-Christ est défini comme : « fils unique de Dieu, engendré du Père, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, de la même substance (homoousios) que le Père » Les ariens pensent, eux, que le Père est antérieur au Fils et au Saint Esprit et qu’il est donc leur créateur. L’arianisme a de nombreux partisans en Orient comme en Occident. Les missionnaires ariens convertissent les Goths et les Vandales, tandis les peuples romanisés et les grecs sont majoritairement nicéens. Clovis, roi des Francs, est, à la fin du Ve siècle, le premier roi barbare à embrasser l’orthodoxie nicéenne et à bénéficier ainsi du soutien de l’Église romaine.\n\nAu Ve siècle les disputes théologiques portent sur la nature du Christ, humaine et/ou divine. Le nestorianisme, défendu par le patriarche de Constantinople Nestorius, privilégie la nature humaine du Christ. Il est condamné par le concile d’Éphèse de 431 réuni à l’instigation du patriarche d’Alexandrie Cyrille. À Antioche, on insiste sur le fait que Jésus est certes Dieu parfait mais aussi homme parfait. Il est rappelé que son incarnation, qui maintient la dualité des natures, est la condition du salut du genre humain et que c’est parce que le Verbe de Dieu (le Christ) s’est fait homme, que l’on peut dire que Marie est mère de Dieu. Les monophysites, suivant les idées du moine Eutychès, nient la nature humaine du Christ. Eutychès prêche que dans l’union en Jésus-Christ, la nature divine absorbe en quelque sorte la nature humaine. Dioscore d’Alexandrie neveu et successeur de Cyrille le soutient. Les monophysites sont condamnés par le concile de Chalcédoine de 451 réuni à l’initiative du pape Léon le Grand. Celui-ci reprend la thèse défendue par le concile de Nicée d’une double nature du Christ, à la fois tout à fait homme et tout à fait Dieu. Dans le canon du concile, le Christ est reconnu « en deux natures sans confusion, sans mutation, sans division et sans séparation, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de l’union ». Le pape retrouve la première place dans le débat religieux. Mais le monophysisme est très bien implanté en Égypte, en Syrie et dans une partie de l’Asie Mineure. Il résiste pendant deux siècles en se repliant sur les langues locales, le copte en Égypte et le Syriaque en Syrie. Justinien échoue lui aussi à mettre fin aux divisions religieuses de l’Orient malgré la réunion du concile des « trois chapitres ». Le rôle des hérésies, n’est pas à minorer. Les querelles religieuses se poursuivent en Orient jusqu’au VIIe siècle. Le monophysisme des Égyptiens suscite une prise de conscience nationale. La conquête musulmane est acceptée favorablement tant le pays détestait l’emprise impériale, qui superposait un patriarche et des évêques byzantins à la hiérarchie copte.\n\n", "title": " Débats théologiques " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_dans_le_monde_romain
L'Origine des espèces - Traductions françaises (1)
3,878
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'Origine des espèces (On the Origin of Species) est un ouvrage scientifique de Charles Darwin, publié le 24 novembre 1859 pour sa première édition anglaise sous le titre L'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la survie. Cet ouvrage est considéré comme le texte fondateur de la théorie de l'évolution. Dans ce livre, Darwin présente la théorie scientifique de l'évolution des espèces vivantes à partir d'autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Darwin avance un ensemble de preuves montrant que les espèces n'ont pas été créées indépendamment et ne sont pas immuables.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "De l'origine des espèces ou des lois du progrès chez les êtres organisés, éd. Guillaumin, Paris, 1862, traduction française [et préface] de Clémence Royer.\n\nL'Origine des espèces par sélection naturelle ou des lois de transformation des êtres organisés, éd. Guillaumin, Paris, 1866, seconde édition, traduction française, de Clémence Royer.\n\nCharles Darwin, L’Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou La lutte pour l'existence dans la Nature, traduction de Jean-Jacques Moulinié « sur les 5e et 6e éditions anglaises augmentées d'un nouveau chapitre et de nombreuses notes et additions de l'auteur », précédée d'une lettre de Charles Darwin adressée au traducteur, Paris, 1873, éd. Reinwald et Cie, Libraires-Editeurs.\n\nL’Origine des espèces, traduit par Edmond Barbier, Reinwald, Paris, 1876.\n\nCharles Darwin, L’Origine des espèces, édition du Bicentenaire (6e édition [1872], dernier tirage revu par Darwin, 1876), traduction d'Aurélien Berra, sous la direction de Patrick Tort et la coordination de Michel Prum, Travaux de l’Institut Charles Darwin International, Genève, Champion (poche) & Slatkine (grand format), 2009. Traduction précédée de Patrick Tort, « Naître à vingt ans : genèse et jeunesse de L’Origine ».\n\nCharles Darwin, L’Origine des espèces, traduction de Thierry Hoquet, Paris, le Seuil (« Sources du Savoir »), 2013. Il s'agit de la traduction française complète de la première édition (1859) de l’ouvrage, celle qui a « ébranlé les fondements du monde », selon la formule d'Ernst Mayr. La traduction est annotée et accompagnée d'annexes. Elle reprend la pagination originale de manière à faciliter la circulation entre la traduction et la version originale.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/L'Origine_des_espèces
Laïcité - Situation par pays (1)
2,061
[ { "img": [], "source_text": "\n\nEn droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse » et « d'impartialité ou de neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses ». Le mot désigne par extension le caractère des « institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé et des Églises ».\n\nLa laïcité s'oppose à la reconnaissance d'une religion d'État. Toutefois, le principe de séparation entre l'État et les religions peut trouver des applications différentes selon les pays, de la laïcité proprement dite à la simple sécularisation (sécularisme).\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "À sa fondation en 1913, l'Albanie, à majorité musulmane mais avec d'importantes minorités catholiques sur la côte et orthodoxes dans le Sud, n'avait pas de religion d'État mais sa constitution reconnaissait tous les cultes. Après la Seconde Guerre mondiale, la dictature communiste les a officiellement interdits, et a fermé tous les lieux de culte, dont beaucoup furent démolis. Depuis 1992, la constitution reconnaît à nouveau la liberté des cultes, l'État et ses institutions étant séculiers (article 10 : « Në Republikën e Shqipërisë nuk ka fe zyrtare », traduction : \"En République d'Albanie, il n'y a pas de religion officielle\"). Des écoles confessionnelles se sont ouvertes, souvent grâce à des fonds étrangers (Turquie, Allemagne, Grèce).\n\n", "title": " Albanie " }, { "img": [], "source_text": "L'article 10.1 de la constitution de 2010 rappelle que \"La République d'Angola est un État laïque, avec séparation des Églises et de l'État, conformément à la loi\".\n\n", "title": " Angola " }, { "img": [], "source_text": "Depuis la création du Commonwealth d'Australie en 1901, la liberté religieuse est garantie et toute religion d'État est proscrite. L'article 116 de la constitution australienne dispose :\n\nLe Commonwealth ne fera aucune loi pour instituer une religion, ou pour imposer le respect d'une religion, ou pour interdire l'exercice libre d'une religion et aucun serment religieux ne pourra être exigé comme qualification pour un emploi privé ou public dans le Commonwealth.[8]Certains juges australiens sont allés plus loin en estimant que le gouvernement ne pouvait soutenir une école religieuse, même si cela était fait de manière non discriminatoire. Cependant, la Haute Cour d'Australie, autorise le financement des écoles religieuses. La question des aides de l'État pour les écoles non gouvernementales a été largement débattue lors de la campagne pour les élections législatives australiennes de 1963. La question de la séparation entre la religion et l'État est généralement moins controversée en Australie qu'aux États-Unis. Chaque jour, le Parlement d'Australie débute d'ailleurs ses séances par des prières qui ne sont pas obligatoires mais auxquelles beaucoup de parlementaires participent.\n\n", "title": " Australie " }, { "img": [], "source_text": "En Autriche, le concordat de 1934 définit l'Église catholique comme préférée de l'État, bien que toutes les « communautés religieuses reconnues » bénéficient d'un certain soutien financier officiel (impôts). Le libre et public exercice de chaque culte est garanti par la Loi fondamentale de 1867. Toutefois, le crucifix est présent dans presque tous les hôpitaux, à la cour, dans les écoles et dans les administrations. La religion est du domaine du public et du privé, car il faut indiquer la confession sur presque tous les documents officiels.\n\n", "title": " Autriche " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Laïcité
Femmes au Moyen Âge - Les responsabilités politiques (1)
3,057
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'histoire centrée sur la situation des femmes au Moyen Âge permet d'enrichir l'historiographie. En effet, la plupart des textes sources, qui servent aux historiens et aux historiennes, sont écrits par des hommes. À cela s'ajoute le fait que l'histoire a longtemps été une discipline dont les auteurs étaient majoritairement des hommes, ce qui a pu induire un regard particulier sur les événements.\n\nLa majorité des hommes et des femmes du Moyen Âge vit dans un milieu rural, dans un ensemble social qualifié de société d'ordres puisque l'ensemble de la société est divisée en trois ordres : paysans, nobles et clercs.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Au Moyen Âge, le pouvoir et l'intervention des femmes en dehors de la sphère privée sont faibles et se limitent principalement à deux catégories : les reines et les abbesses. Le pouvoir des reines au Moyen Âge reste peu étudié puisque généralement, la reine disparaît derrière l'image du roi et de son pouvoir. De plus, les sources manquent car par leurs fonctions, les femmes participent rarement aux diplômes royaux.\n\nAfin d'étudier la place de ces femmes, il est nécessaire de redéfinir les limites de la notion de pouvoir pour la période médiévale. Ce « pouvoir » des femmes du Moyen Âge tient bien souvent des notions d'agency et d'empowerment. Il s'agit donc plutôt de l'exercice d'une influence, qu'une réelle autorité.\n\nIl faut noter que dans la société médiévale, il n'y a pas de place pour la femme célibataire. La femme ne peut donc espérer acquérir du pouvoir qu'au moment de son mariage, ou en choisissant la seule alternative possible au mariage : le couvent.\n\nÀ la fin du Moyen Âge ou au début de la Renaissance, vers les XVe et XVIe siècles, les femmes de seigneur jouissent d'une bonne éducation et d'autonomie de gestion. Par le mariage, elles apportent souvent pouvoir et argent. Ce rôle est important car l'affirmation du couple seigneurial, avec une répartition des rôles très genrée, consolide le pouvoir politique. Cependant cette qualité du mariage est affaiblie par la pratique, assez courante, de l'adultère ; globalement, les hommes y ont droit, tandis que les femmes, non. Mais beaucoup de femmes transgressent cet ordre masculin, et alors peuvent être sauvagement punies par leur époux - qui peut punir également le courtisan. De cette façon, l'époux réaffirme son pouvoir politique. Cette propriété de l'adultère est si forte qu'il arrive que le seigneur invente des adultères de toutes pièces pour se débarrasser de sa femme.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Comme toute femme du Moyen Âge, la reine est en premier lieu responsable de la sphère domestique. Le pouvoir étant intrinsèquement présent dans la sphère familiale royale, la reine vit naturellement en présence de ce pouvoir.\n\n", "title": " La reine " }, { "img": [], "source_text": "Dans le haut Moyen Âge, le pouvoir et les systèmes d'alliances s'affirment avec les échanges interfamiliaux de femmes en vue de mariages. Même si en se mariant la reine perd du pouvoir auprès de sa famille d'origine, elle en gagne auprès du roi. En tant qu'épouse, elle peut jouer un rôle important d'intermédiaire entre sa famille d'origine et celle de son nouveau mari.\n\nDès le IXe siècle, cette simple présence dans une sphère de pouvoir s'affirme et permet peu à peu à ces femmes d'acquérir un pouvoir d'action. Depuis l'époque carolingienne, la reine, parallèlement au roi, est bénie et ointe. Si au moment de son mariage, elle est faite reine, c'est lors du sacre qu'elle acquiert son pouvoir. Malgré cela, elle ne dispose que d'un pouvoir délégué à celui de son mari. Au IXe siècle, l'archevêque de Lyon Agobard présente la reine de la manière suivante : elle est une auxiliaire du roi et doit gouverner à ses côtés>.\n\nLa reine des Francs Adélaïde d'Aquitaine (vers 945-1004) est présentée comme une associée au trône et capable de représenter son mari à l'extérieur du royaume. Accompagnant son mari durant ses voyages, la reine y confère un caractère public et solennel. Elle va parfois même participer aux expéditions militaires et y jouer un rôle actif, comme garder une ville fortifiée en commandant des garnisons d'hommes armés. Sans son mari, elle peut également être chargée de missions diplomatiques, comme lorsqu'à la demande de son époux Hugues Capet, Adélaïde part rencontrer l'impératrice Theophano (alors régente de son fils Otton III). Adélaïde (tout comme d'autres reines comme Gerberge de Saxe) acquiert encore plus de pouvoir au moment de la mort du roi. Veuves ou régentes, les reines interviennent alors bien plus souvent dans les diplômes royaux.\n\n", "title": " La reine - Haut Moyen Âge " }, { "img": [], "source_text": "La plupart des reines sont considérées comme des consors et non comme des consors regni (associées au pouvoir royal). Cependant, certaines d'entre elles exercent un pouvoir qui semble plus fort. Une étude d'A. Wolf présente 15 reines entre 1200 et 1500 considérées comme héritières de la couronne>. Dans les documents officiels, elles sont alors nommées conjointement avec leur époux. Ce type de pratiques apparaît déjà au milieu du Xe siècle, lors du règne d'Otton Ier (912-973), à la tête du Saint-Empire et marié à Adélaïde de Bourgogne (vers 931-999). L'empereur produit alors des diplômes où leurs deux signatures sont jointes et des pièces de monnaie avec le portrait de son épouse.\n\nBlanche de Castille (1188-1252) devient régente en 1226 pour son fils le roi de France Saint Louis (1214-1270), à la suite de la mort de son mari après seulement quarante mois de règne. Blanche n'a donc pas réellement eu le temps d'exercer son rôle de consors. Elle est bien plus habituée à l'exercice du pouvoir royal par la figure de son père Alphonse VIII de Castille. Louise de Savoie (1476-1531) accède au pouvoir en tant que régente alors qu'elle n'est pas femme mais mère d'un roi. Plus tard, elle exercera son pouvoir de régente à plusieurs reprises, notamment lors des absences de son fils. Ces femmes ont donc exercé un pouvoir concret, proche de la définition « classique » du pouvoir. Ce pouvoir a parfois été remis en question et dans le cas de Louise de Savoie, le Parlement a tenté de redéfinir ses prérogatives en tant que régente.\n\nLes femmes ne participent donc pas toujours au pouvoir uniquement parce qu'elles sont mariées au roi, mais parfois grâce à leurs talents. Par exemple, Éléonore d'Aragon traite des affaires pendant que son mari, le duc Hercule de Ferrare, joue aux cartes. Dans le cas des régentes, ces femmes doivent prouver continuellement leurs qualités, à l'image de Catherine Sforza (vers 1463-1509), qui doit démontrer sans cesse ses capacités et sa force qui l'ont menées à l'exercice du pouvoir. Phénomène peu habituel, les règles de succession du royaume de Castille permettent à une femme d'accéder au trône si aucun homme ne détient les mêmes droits. Isabelle la Catholique (1451-1504) mènera d'ailleurs une guerre pour s'imposer comme héritière légitime du royaume à la suite du décès d'Henri IV de Castille, son demi-frère.\n\nGlobalement, le pouvoir des reines va décroître à partir du XIIe siècle, puisque le rôle qu'elles occupent aux côtés du roi va être accaparé par des conseillers, généralement des hommes issus de la noblesse. Le XVIe siècle et la Réformation de l'Église protestante vont encore faire diminuer les occasions d'intervention publique pour les femmes, notamment à cause du renforcement du pouvoir monarchique et de l'idéologie patriarcale. Le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique interdisent aux femmes de gouverner, mais ne c'est pas le cas d'autres pays d'Europe comme l'Angleterre qui sera dirigée par Marie Tudor (1516-1558) ou Élisabeth Ire (1533-1603).\n\n", "title": " La reine - Moyen Âge central et tardif " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_au_Moyen_Âge
Métropole - La métropole comme pôle urbain (1)
645
[ { "img": [], "source_text": "\n\nUne métropole (dérivé du bas latin metropolis « capitale d'une province », lui-même du grec ancien μητρόπολις / mētrópolis, « ville-mère ») est la ville principale d'une région géographique ou d'un pays qui est à la tête d'une aire urbaine importante, par sa grande population et par ses activités économiques et culturelles, permet d'exercer des fonctions organisationnelles sur l'ensemble de la région qu'elle domine. ; par exemple, New York est la plus grande métropole des États-Unis alors que Washington en est la capitale.\n\nPar extension, le terme métropole peut s'employer pour désigner un endroit où se concentre une activité spécifique, comme Paris, qui est la métropole de la mode par excellence, ou Los Angeles, qui est la métropole du cinéma.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "On considère en général le caractère de métropole d'une ville non pas selon sa taille, mais si elle correspond aux caractéristiques définissant une métropole. On peut considérer la métropole à différentes échelles, de la ville mondiale à la métropole.\n\nOn peut considérer comme métropole une ville :\n\nconcentrant une population relativement importante donc plus de 3 000 000 d'habitants en ce qui concerne les métropoles de rayonnement international. Néanmoins, on peut déterminer plusieurs niveaux de métropoles (ville monde, métropole européenne, métropole régionale), avec des seuils différents ;\n\navec des fonctions de commandement dans les domaines économique, financier, dans une moindre mesure politique, culturel ou de la recherche ;\n\ninfluençant l'organisation des activités industrielles et tertiaires en son sein et sur le territoire sur lequel elle rayonne et a un effet d'entraînement, une situation favorisée par le positionnement sur une interface ;\n\nayant un pouvoir d'impulsion et d'organisation ;\n\nreprésentant un lien avec l'échelon le plus élevé (national ou international) ;\n\nconcentrant une main-d'œuvre qualifiée, des emplois stratégiques et périproductifs, dans le tertiaire industriel ;\n\nayant un rayonnement touristique et une réputation mondiale affirmée ;\n\nayant un grand réseau universitaire et des activités de recherche-développement dynamiques.On désigne par métropolisation le phénomène de formation ou de renforcement d'une métropole par concertations des fonctions de commandements, de communication et des emplois de haut niveau (services rares), et par concentration de la population, à la fois marché d'emploi et de consommation, en son sein.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Au niveau mondial, on parle plus couramment de « ville mondiale » ou de « ville globale ». Plusieurs classements existent et mentionnent généralement en tête de liste New York, Londres, Tokyo, Paris voire Chicago.\n\n", "title": " Échelle mondiale " }, { "img": [], "source_text": "Une métropole à l'échelle nationale correspond le plus souvent à la ville qui se situe en tête du réseau urbain national.\n\nIl existe différents cas de figure :\n\ncertaines métropoles, comme Paris, Londres, Athènes, occupent une position tellement démesurée par rapport aux villes qui les entourent qu'on parle de réseaux urbains macrocéphales (du grec, signifie grosse tête) dominés par une ville primatiale ;\n\nd'autres pays connaissent un réseau bicéphale (à deux têtes) comme l'Espagne (avec Madrid et Barcelone).\n\ndécentralisée, la Suisse, avec principalement Berne, Bâle, Lausanne, Schaffhouse, Lugano, Genève et Zurich échappe a ce schéma, chaque ville n'étant qu'une partie d'un tout.\n\nau contraire, certains pays disposent d'un réseau urbain plus équilibré : c'est le cas, par exemple, des États-Unis, du Canada, de l'Allemagne et de la Belgique qui sont des États fédéraux. En Belgique, la ville-région de Bruxelles-Capitale est le centre urbain le plus important du pays et situé au centre de celui-ci. Par contre, certains états ou provinces possèdent une capitale et une métropole distincte de celle-ci, l'une politique et administrative et l'autre économique et/ou industrielle. C'est le cas des États-Unis d'Amérique avec Albany, capitale politique et administrative de l'État de New York, alors que la métropole est New York.\n\n", "title": " Échelle nationale " }, { "img": [], "source_text": "La métropole régionale est un lieu où se trouvent centralisées certaines fonctions importantes, notamment économique, sociale, politique et culturelle à l'échelle de la région. Les métropoles régionales, en tête de leur réseau urbain local, sont incluses dans les réseaux urbains nationaux.\n\nL'urbaniste François Ascher considère comme niveau d'analyse permanent celui de la « métapole », qu'il définit comme « l'ensemble des espaces dont tout ou partie des habitants, des activités économiques ou des territoires sont intégrés dans le fonctionnement quotidien d'une métropole ». Pas nécessairement continue, la métapole comporte au moins quelques centaines de milliers d'habitants.\n\n", "title": " Échelle régionale " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Métropole
Bassin méditerranéen - Géographie (1)
2,682
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLes notions de bassin méditerranéen et de monde méditerranéen désignent les régions se trouvant autour de la mer Méditerranée. Ces régions méditerranéennes couvrent l'Europe du Sud (Espagne, France, Italie, Malte, Slovénie, Croatie, Monténégro, Albanie, Grèce et Chypre), le Proche-Orient (Turquie, Syrie, Liban, Israël, Palestine), et l'Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte). Des critères culturels ou historiques permettent de délimiter la région méditerranéenne, mais surtout la présence d'un climat commun : le climat méditerranéen. La culture ou la civilisation méditerranéenne est alors définie par un héritage antique ou médiéval fort, lié aux civilisations gréco-romaine, judéo-chrétienne et islamique. Cette culture se matérialise dans l'alimentation par la prédominance des légumes, des fruits, du poisson et des dérivés du blé (pain, etc.), de l'olivier (huile d'olive, etc.) et de la vigne (vin, etc.) ainsi que de l'élevage caprin et ovin.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La mer Méditerranée est une mer intercontinentale presque entièrement fermée, bordée par les côtes d'Europe du Sud, d’Afrique du Nord et d’Asie de l'Ouest, depuis le détroit de Gibraltar à l'ouest aux entrées des Dardanelles et du canal de Suez à l'est. Elle s’étend sur une superficie d’environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Son ouverture vers l’océan Atlantique par le détroit de Gibraltar est large de 14 kilomètres.\n\nLa mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, elles-mêmes nettement compartimentées. La première recouvre une superficie d’environ 0,85 million de kilomètres carrés tandis que la seconde recouvre environ 1,65 million de kilomètres carrés.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Bassin_méditerranéen
Croisade - Les croisades du XIIIe siècle, déviation et impuissance (1)
2,773
[ { "img": [], "source_text": "\n\nUne croisade du Moyen Âge est une expédition militaire organisée pour pouvoir mener le pèlerinage des chrétiens en Terre sainte afin d'aller prier sur le Saint-Sépulcre. À cette époque, elle est d'ailleurs conçue comme une forme très particulière de pèlerinage, un « pèlerinage en armes ». Ses participants sont appelés des pèlerins armés, puis, à partir du XIIIe siècle désignés comme croisés. Une croisade est prêchée par un pape, une autorité spirituelle de l'Occident chrétien comme Bernard de Clairvaux, ou par un ou plusieurs souverains comme Frédéric Barberousse. On compte habituellement neuf croisades, de la première (fin du XIe siècle) à la neuvième (1271-1272). Ces croisades constituent pour la majorité d'entre elles des initiatives françaises, avec une majorité de soldats francs, à l'exception de la sixième croisade lancée par le Saint-Empire. ", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les années entre 1187 et 1204 marquent un tournant dans l'histoire de l'Orient latin :\n\nl'arbitrage des rois de France et d'Angleterre à propos de la rivalité entre Guy de Lusignan et Conrad de Montferrat pour le trône crée un précédent qui sera réitéré par la suite : avant le roi était un souverain dont l'accession par les barons du royaume ; après, il sera souvent désigné par la cour de France. Cette évolution amène l'affaiblissement du pouvoir royal devant les autres puissances du royaume, jusqu'à sa disparition vers 1240.\n\nla perte de l'hinterland, conquise par Saladin, transforme les États latins d'Orient en États côtiers. Avant, la puissance était une puissante terrienne, tenue par la noblesse, après, la puissance sera commerciale, tenue par les marchands et les représentants des républiques italiennes.\n\nLa conquête de Chypre et la création du royaume de Chypre fournissent un refuge possible aux latins d'Orient et des domaines sont distribués aux nobles qui ont perdu une partie de leur domaines palestiniens. Mais ces nobles, possédant à la fois des domaines chypriotes et palestiniens, vont le plus souvent se consacrer à ceux de Chypre, qui leur rapportent des revenus et délaisser ceux de Palestine qui les obligent à des efforts de défense, ce qui va diminuer les forces défensives du royaume de Jérusalem, et finalement un refus de la noblesse chypriote à combattre hors du royaume.\n\nEnfin, l'ouverture de nouvelles cibles pour les croisades (Constantinople - 1204, Albigeois - 1209…) a pour effet immédiat la diminution du nombre de croisés qui viennent en Orient : l'empire latin de Constantinople offre plus de domaines à acquérir que la Terre sainte, et le voyage en Albigeois représente un moindre coût pour un bénéfice spirituel identique.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "La quatrième croisade est appelée par le pape Innocent III en 1202. Dès le début de son pontificat, il souhaite lancer une nouvelle croisade vers les lieux saints d'inspiration purement pontificale. Il forge l'idée de « croisades politiques » qui sera reprise par ses successeurs. Il lève le premier des taxes pour financer les croisades et exprime le premier le droit à « l'exposition de proie », c'est-à-dire le droit pour le pape d'autoriser les catholiques à s'emparer des terres de ceux qui ne réprimeraient pas l'hérésie.\n\n", "title": " La quatrième croisade (1202-1204) " }, { "img": [], "source_text": "La croisade est prêchée en France par le légat Pierre de Capoue et le curé de Neuilly-sur Marne, Foulques de Neuilly, avec beaucoup de succès auprès de la noblesse champenoise. Elle est dirigée par le marquis Boniface de Montferrat.\n\nMais la IVe croisade ne prend pas le tour prévu par le pape. Les croisés traitent avec Venise. Ils louent une flotte pour 85 000 marcs d'argent pour transporter 4 500 chevaliers, 9 000 écuyers et 20 000 fantassins. Les croisés, qui ne peuvent pas payer leurs voyages aux armateurs vénitiens, sont détournés par eux à Zara (Zadar) sur la côte dalmate qu'ils assiègent et prennent pour le compte de Venise. Le pape excommunie les croisés et Venise mais lève très vite l'excommunication pour les croisés. Philippe de Souabe, beau-frère d'Alexis Ange, fils de l'empereur byzantin déchu Isaac II, promet l'aide de l'Empire byzantin pour la croisade si Isaac est rétabli dans son trône. Ceci est fait en 1203 après un premier siège de Constantinople. Mais Isaac II et son fils devenu Alexis IV sont renversés par le parti antilatin de la ville, dirigé par Alexis Murzuphle. Les croisés s'emparent alors de la cité pour leur compte en 1204. Enrico Dandolo fait désigner Baudouin de Flandre comme empereur d'Orient. Innocent III accepte le fait accompli se satisfaisant des promesses d'union des Églises et de soutien aux États latins d'Orient. Innocent III espère tirer parti des divisions byzantines pour rétablir l'unité de l'Église Mais, informé des excès des croisés, il parle le premier de détournement de la croisade et accuse les Vénitiens. Le concept de déviation est donc contemporain de la quatrième croisade.\n\n", "title": " La quatrième croisade (1202-1204) - La prise de Constantinople par les croisés " }, { "img": [], "source_text": "Si Innocent III est à l'origine du dévoiement de l'idée de croisades, la responsabilité de Venise est écrasante dans la prise de Constantinople. La république utilise au mieux les circonstances pour servir ses intérêts. Depuis 1082, elle a obtenu dans l'Empire byzantin des privilèges commerciaux immenses qui ont presque sans arrêt été renouvelés. Mais elle se sent menacée par la concurrence commerciale de Gênes et de Pise qui ont obtenu des avantages semblables, par la piraterie que l'Empire byzantin ne réprime pas et par l'hostilité de plus en plus grande des Grecs. En 1172 et 1182, des émeutes anti-latines ont abouti au massacre et à l'expulsion de marchands italiens.\n\nAttaqué de toute part, l'Empire est en voie de désagrégation. La conquête de Constantinople permettrait aux Vénitiens de circuler dans la mer Noire, jusqu'alors interdite aux étrangers. Les intérêts économiques de Venise la poussent à vouloir dominer Constantinople. Le doge Enrico Dandolo dispose de moyens de pression considérables : les créances des croisés, le « bon droit » d'Alexis IV et les immenses richesses dans la vieille capitale.\n\nEn fait, l'empire vénitien sera l'établissement le plus durable de ceux issus de la quatrième croisade. À Venise, échoit un quartier entier de Constantinople, les ports de Coron et de Modon au sud du Péloponnèse et la Crète qui fournit à partir du XIVe siècle, le bois, le blé et les denrées agricoles. Les îles grecques où se sont installées de familles vénitiennes restent plus ou moins dans la mouvance de la Sérénissime.\n\nLa déviation de l'idée même de croisade et le pillage de Constantinople chrétienne transforment les ordres militaires en puissances financières et, par là même, politiques.\n\n", "title": " La quatrième croisade (1202-1204) - Les responsabilités " }, { "img": [], "source_text": "La cinquième croisade est précédée de la croisade des enfants déclenchée simultanément dans la région parisienne, en Rhénanie et dans le nord de l'Italie, peu après l'émotion suscitée, à la Pentecôte 1212, par les processions ordonnées pour aider à la victoire sur les Sarrasins d'Espagne. À la suite d'une vision, le jeune Berger Estienne de Cloyes-sur-le-Loir rassemble des pèlerins et les mène vers Saint-Denis pour y rencontrer le roi Philippe Auguste. À la même époque, d'autres groupes partent de Germanie et se rendent vers les ports de Gênes et de Marseille. Les chroniqueurs mentionnent que certains réussirent à embarquer et qu'ils sont vendus comme esclaves ou bien meurent de faim pendant le voyage. Certains réussissent à gagner Rome. L'empereur Frédéric II fait pendre quelques-uns des trafiquants marseillais compromis dans l'affaire. Malgré un nom (croisade des enfants) qui vient de traductions incertaines et de documents tardifs, ce mouvement affecte peu de véritables enfants ; les participants sont surtout de pauvres gens désireux de donner une leçon aux chrétiens plus favorisés, chez qui l'idée de croisade s'émoussait.\n\nDans le même temps, Innocent III essaie de convaincre le sultan d'Égypte de restituer Jérusalem aux chrétiens, pour que la paix s'installe entre musulmans et chrétiens. La construction d'une forteresse musulmane sur le mont Thabor, bloquant Acre, le décide à prêcher la croisade au quatrième concile de Latran en 1215. Les armées de la Hongrie, de l'Autriche et de la Bavière s'attaquent d'abord à la forteresse du Mont-Thabor. Puis le 31 mai 1218, l'armée des croisés mouille sa flotte devant Damiette, port situé sur la grande branche oriental du Nil et gardant la route du Caire.\n\nAlors que la ville est assiégée, saint François d'Assise et un de ses disciples se présentent à l'armée musulmane. Ils sont arrêtés comme espions. Ils n'ont la vie sauve que grâce au sultan d'Égypte. Après un long siège, les croisés s'emparent de Damiette le 5 novembre 1219. Après le saccage de la ville, le légat du pape Pélage Galvani les persuade d'attaquer Le Caire. Arrivés près de la ville de Mansourah, ils se retrouvent bloqués par les eaux du Nil que le sultan ayyoubide Al-Kâmil a laissé se répandre dans la plaine en ouvrant les digues de protection ; les croisés doivent capituler sans conditions. Avant de rembarquer, ils rétrocèdent Damiette.\n\n", "title": " La cinquième croisade (1217-1221) " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Croisade
Renaissance française
3,318
[ { "img": [], "source_text": "La Renaissance française est un mouvement artistique et culturel situé en France entre le milieu du XVe siècle et le début du XVIIe siècle. Étape de l'époque moderne, la Renaissance apparaît en France après le début du mouvement en Italie et sa propagation dans d'autres pays européens.\n\nComme en Italie, ses traits caractéristiques sont la soif de vivre, la confiance en l'Homme, l'appétit du savoir, l'esprit de libre examen. Ce mouvement remet en cause les mentalités du Moyen Âge et recherche de nouvelles formes de vie et de civilisation. En effet, les possibilités de diffusion de l'information par l'imprimerie, et la découverte d'un nouveau monde au-delà de l'Atlantique, modifient profondément la vision du monde des hommes de cette époque.\n\nLa Renaissance française est le temps des peintres, des sculpteurs qui sont employés par les rois dont les plus emblématiques de la période sont François Ier et Henri II. C'est l'époque de Léonard de Vinci qui finit sa vie au Clos Lucé, mais aussi de la création de l'École de Fontainebleau et de l'arrivée des Médicis à Paris au XVIe siècle.\n\nLa Renaissance en France se décompose en quatre parties. Le premier acte est le style Louis XII (1495-1530 environ) formant la transition entre le style gothique et la Renaissance. Ce premier style fléchit pourtant dès 1515, surtout dans le Val de Loire, où la pleine acceptation de la Renaissance italienne se fait sentir plus rapidement. Comme en Italie, trois phases se démarquent alors jusqu'au début du XVIIe siècle, une Première puis une Seconde Renaissance française s'achevant avec le Maniérisme.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance_française
Édit de Fontainebleau (1685)
3,104
[ { "img": [], "source_text": "L’édit de Fontainebleau, signé par Louis XIV le 18 octobre 1685, révoque l’édit de Nantes par lequel Henri IV, en 1598, avait octroyé une certaine liberté de culte aux protestants du royaume. L'édit de 1685, qui consiste à interdire le culte protestant en France, est plus connu sous le nom de « révocation de l'édit de Nantes ».\n\nDès le début de son règne, Louis XIV, veut unifier son royaume sous sa seule autorité (« monarchie absolue » c'est-à-dire parfaite) tant sur les plans politique qu'administratif, ce qui se résume par la formule « une foi, une loi, un roi ». Cela implique une centralisation extrême du pays et l'éradication de tout particularisme, dont le protestantisme est un exemple type. S'appuyant sur une interprétation étroite de l'édit de Nantes, il fait accumuler les enquêtes, les dénonciations, les interdictions, voire les destructions d'écoles et de temples, et même les enlèvements d'enfants pour les plus opiniâtres. Après des années de persécutions et de conversions forcées, sur la foi des rapports des intendants qui s'attribuent le mérite d'avoir extirpé le protestantisme de leur juridiction, considérant que le protestantisme français a pratiquement disparu, le pouvoir royal décide que l'édit de Nantes est devenu caduc et peut donc être révoqué.\n\nL'Église réformée de France (ERF), d'origine zwinglienne et calviniste, principale Église protestante historique en France, est alors régulièrement désignée (et diffamée) par les catholiques comme religion prétendue réformée (R.P.R.), ce qui inclut toutes les Églises réformées.\n\nLa révocation a pour conséquence une accélération de l'exil de quelque 200 000 protestants, soit environ un pour cent de la population du royaume, appartenant pour beaucoup d'entre eux à l'élite intellectuelle, dont David Ancillon et Denis Papin, au profit des concurrents économiques de la France : l'Angleterre, les Provinces-Unies , la Suisse et la Prusse, et parfois de leurs colonies comme l'Amérique ou la colonie du Cap.\n\n", "title": "" } ]
wik-hist-seconde
https://fr.wikipedia.org/wiki/Édit_de_Fontainebleau_(1685)
Histoire de la Grèce antique - La période de l'Empire romain (3)
2,476
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire de la Grèce antique se décompose en plusieurs périodes, allant du développement des premières communautés agricoles durant le Néolithique, à partir du VIIe millénaire av. J.-C., jusqu'à l'Antiquité tardive, qui s'achève au VIIIe siècle. Il s'agit de la première civilisation à s'être développée sur le continent européen, tirant parti de sa proximité avec les plus anciens foyers néolithiques et urbains du Proche-Orient et d'Égypte, devenant durant le Ier millénaire av. J.-C. une civilisation très dynamique et influente, marquant de son empreinte les cultures voisines, nombre de ses aspects étant érigés en modèle et servant de référence pour les civilisations postérieures, en premier lieu en Europe.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Au niveau supra-régional, il est généralement considéré que l'Empire romain a connu un phénomène régulier de migrations depuis sa partie orientale vers la partie occidentale, qui a pu avoir un impact sur le long terme. On estime en tout cas que l'Occident romain connaît un croissance démographique à cette période, alors qu'à l'inverse du côté oriental la tendance serait plutôt à la stagnation. Il est difficile d'avoir des certitudes sur ces points, comme souvent en matière de démographie antique. Une autre caractéristique générale de l'Orient romain est la forte présence des villes, avec une urbanisation plus marquée sur le littoral et dans les provinces les plus grecques (Achaïe et Asie), et la présence de très grandes villes approchant ou dépassant les 100 000 habitants comme vu plus haut, qui constituent donc d'importants points d'attraction pour les hommes et les activités en tout genre.\n\nAu niveau régional, l'Asie mineure, sinistrée à l'issue des guerres de l'époque de la République romaine, connaît une reprise rapide, et la tendance à la construction d'édifices se prolonge jusqu'au IIIe siècle. Plus largement, bon nombre de régions connaissent une expansion de l'habitat rural au début de notre ère : les îles égéennes (avec la Crète) et Chypre, l'Asie mineure, la Syrie du Nord, le Hauran syrien, la Jordanie, la Palestine. Cette phase connaît son pic durant l'Antiquité tardive (voir plus bas). Cela semble refléter une intensification de la production agricole, peut-être stimulée par la présence d'importants marchés urbains, et aussi une croissance démographique, certes peu marquée. Le creusement des inégalités foncières est une caractéristique de l'époque romaine, dont les structures agraires sont dominées par les grands domaines (bien que le nombre de villae connues dans l'Orient romain soit limité), notamment des domaines impériaux, d'autres appartenant à l'élite sénatoriale, aux grands sanctuaires, ou bien aux notables urbains, notamment des riches marchands se constituant une assise terrienne. Ils pouvaient les faire exploiter par des esclaves, mais le fermage et l'emploi de travailleurs agricoles libres semble très répandu, avec là encore des différences régionales (l'esclavage rural semble peu répandu en Asie). L'agriculture repose comme par le passé sur les céréales, la vigne, l'olivier, les légumes, couplés à un élevage pastoral. Des productions spéculatives existent comme l'huile d'olive en Syrie, et des produits rares réputés comme la réglisse de Cilicie, les pêches d'Asie. De la même manière les productions artisanales reposent sur la fabrication de céramiques, de textiles, aussi les activités minières et extractives (notamment les carrières de marbre d'Achaïe et d'Asie), aux côtés de productions spécialisées qui font la réputation de certaines localités (les bronzes de Corinthe, les étoffes de Laodicée du Lycos, étoffes pourpres de Tyr).\n\nEn revanche dans plusieurs parties de l'Achaïe se constatent une rétractation de l'habitat et l'abandon de territoires. Cette diminution de la population, manifeste à partir de 250-200 av. J.-C. a pu être mise en rapport avec des textes de l'époque (dès Polybe) qui soulignent la désertification des campagnes de Grèce, frappée d'« oliganthropie », le manque d'hommes. Cela pourrait être lié à une surexploitation des terres durant l'époque classique, ou aux guerres de conquête romaine. Mais il pourrait aussi s'agir d'un topos littéraire opposant la Grèce romaine observée, dominée et pauvre à celle du passé, idéalisée, prospère. À tout le moins les campagnes de Grèce ne sont pas exploitées de façon intensive, ce qui tranche avec la majorité des autres régions de l'Empire romain. \n\nPour ce qui concerne les échanges, l'unification et la pacification de la Méditerranée par les Romains conduit à un développement des échanges maritimes. Rome prise comme vu plus haut les marbres d'Achaïe et d'Asie, mais aussi le vin des îles de l’Égée (Crète et Rhodes notamment), et les biens de luxe qui arrivent par les routes d'Orient (soie, épices, parfums, coton). Le blé d’Égypte peut à l'occasion être expédié vers des villes orientales sous autorisation impériale. L'essentiel des échanges se fait cependant au niveau régional et local, articulé autour des importants centres de distribution et consommation que sont les métropoles régionales, les grands sanctuaires, les foires périodiques. La domination romaine est aussi liée au développement du réseau routier, qui a dû aider au développement des échanges terrestres. Ces circulations de biens se déroulent enfin suivant diverses modalités : certaines sont contrôlées par les autorités publiques, d'autres sont libres, les armateurs et marchands jouant un rôle important à toutes les échelles des échanges.\n\nDu point de vue de la monnaie, l'Orient romain a pour particularité de conserver des monnayages locaux jusqu'au milieu du IIIe siècle, alors qu'ils disparaissent en Occident au début du Ier siècle. La monnaie impériale a le privilège de l'or, et frappe aussi en argent et en bronze, dans des ateliers établis dans plusieurs villes. Les pouvoirs provinciaux émettent également des monnaies, souvent dans les mêmes ateliers que les émissions impériales. Les cités et certaines ligues frappent quant à elles des monnayages à usage local, sauf en Égypte. Ces monnaies « impériales grecques » sont généralement en bronze, quelquefois en argent. Ce pluralisme ne veut du reste pas dire absence de contrôle par le pouvoir impérial, puisqu'il faut son accord pour battre monnaie et que l'effigie de l'empereur figure généralement sur l'avers (le côté « face ») des monnaies locales.\n\nEn fin de compte plusieurs éléments pointent en faveur d'une prospérité de l'Orient romain durant la haute époque impériale (jusqu'au IIIe siècle), voire d'une croissance économique : la production agricole comme les échanges semblent s'intensifier, les villes connaître une croissance, la diversité des biens échangés plaide aussi en faveur d'un développement de la consommation, en particulier dans les villes.\n\n", "title": " Peuplement et économie de l'Orient romain " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Grèce_antique
Développement durable - Historique (1)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe développement durable (en anglais : sustainable development, parfois traduit par développement soutenable) est une conception du développement qui s'inscrit dans une perspective de long terme et en intégrant les contraintes environnementales et sociales à l'économie. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "L'expression sustainable development, traduite par développement durable, apparaît dans la littérature scientifique au début des années 1980 (voir par exemple, les articles par Vinogradov ou Clausen de 1981), et pour la première fois dans une publication destinée au grand public en 1987 dans le rapport intitulé Our Common Future (Notre avenir à tous) de la Commission mondiale pour le développement et l'environnement de l'Organisation des Nations unies rédigé par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland.\n\nUne controverse sémantique portant sur la question de savoir s'il fallait parler de développement durable ou soutenable a existé depuis la deuxième traduction en français où l'éditeur canadien a traduit sustainable par le mot français soutenable.\n\nLes tenants du terme « durable » plutôt que du mot « soutenable » insistent sur la notion de durabilité définie comme cohérence entre les besoins et les ressources globales de la Terre à long terme, plutôt que sur l'idée d'une recherche de la limite jusqu'à laquelle la Terre sera capable de nourrir l'humanité.\n\nCependant, la traduction du terme par soutenable, plutôt que durable, peut s'expliquer aussi par de vieilles traces du mot en langue française. En effet, on trouve le mot soutenir employé dans une optique environnementale dès 1346, dans l'ordonnance de Brunoy, prise par Philippe VI de Valois, sur l'administration des forêts, recommandant de les « soutenir en bon état ». Ainsi, en matière forestière, la notion de forêt cultivée soumise à une exigence de soutenabilité, un renouvellement perpétuel de la ressource, capable d'approvisionner une flotte navale, existe en France depuis plus de six siècles.\n\n", "title": " Histoire du mot " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Développement_durable
Démocratie athénienne - Les grandes crises de l'Empire Athénien : guerre du Péloponnèse et coups d'État (1)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa démocratie athénienne désigne le régime politique de démocratie directe mis en place progressivement dans la cité d'Athènes durant l'Antiquité et réputée pour être l'ancêtre des démocraties modernes. Le terme démocratie vient des mots grecs δῆμος / dêmos («le peuple») et κράτος / krátos («la puissance, le pouvoir»). Il s'agit donc d'un régime où les décisions sont prises par le peuple.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "L'année -430 marque, avec la guerre du Péloponnese, le début du déclin d'Athènes. La désastreuse et longue lutte contre Sparte conjuguée à une épidémie de fièvre typhoïde, fatale pour Périclès en -429, ne sont que les premiers facteurs qui finalement conduiront à leur perte l'empire athénien et la cité désormais démoralisée et soumise aux démagogues.\n\nAprès Périclès, les auteurs contemporains dont les ouvrages nous sont parvenus, les historiens Thucydide puis Xénophon, le comique Aristophane, et plus tard au IVe siècle Platon, critiquent fortement la dérive démagogique de la démocratie athénienne.\n\nPour Aristophane, qui critiqua notamment le passage à trois oboles du misthos sous Cléon dans sa pièce les Guêpes les pauvres, de plus en plus impliqués dans l'exercice du pouvoir, sont plus sensibles aux arguments des démagogues. La foule des citoyens prend des décisions qu'on analysera ultérieurement comme particulièrement injustes, un exemple souvent cité étant la condamnation à mort de Socrate[réf. nécessaire]. Il n'est donc pas étonnant que la critique intellectuelle de la démocratie apparaisse sous une forme particulièrement sévère, chez le principal disciple de Socrate : Platon. Celui-ci hiérarchise dans la République les régimes politiques en plaçant la démocratie juste devant la tyrannie et derrière l'aristocratie, la timocratie, et l'oligarchie.\n\nUn premier coup renverse la démocratie au profit d'une éphémère tyrannie en -411, avec le coup d'État des Quatre-Cents. À la suite de la défaite finale d'Athènes contre Sparte à Aegos Potamoi, Sparte occupe Athènes et instaure en -404 un régime tyrannique avec les « Trente tyrans ». Ceux-ci suppriment l'Héliée, restaurent les prérogatives passées de l'Aréopage, et relèguent l'Ecclésia à un simple rôle consultatif, s'assurant eux-mêmes les rênes du pouvoir. Ce régime, de plus en plus violent, ne survivra pas au départ de l'occupant spartiate au début de l’an -403.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Démocratie_athénienne
Histoire de la Grèce antique - L'Antiquité tardive : l'Empire romain d'Orient (2)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire de la Grèce antique se décompose en plusieurs périodes, allant du développement des premières communautés agricoles durant le Néolithique, à partir du VIIe millénaire av. J.-C., jusqu'à l'Antiquité tardive, qui s'achève au VIIIe siècle. Il s'agit de la première civilisation à s'être développée sur le continent européen, tirant parti de sa proximité avec les plus anciens foyers néolithiques et urbains du Proche-Orient et d'Égypte, devenant durant le Ier millénaire av. J.-C. une civilisation très dynamique et influente, marquant de son empreinte les cultures voisines, nombre de ses aspects étant érigés en modèle et servant de référence pour les civilisations postérieures, en premier lieu en Europe.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "L'Empire romain d'Orient devient un empire chrétien, ce qui signe la fin progressive du polythéisme grec antique.\n\nS'il est issu de la religion juive, le christianisme s'est développé dans la partie orientale de l'Empire romain, donc dans un contexte culturel très marqué par l'hellénisme. Bien que Jésus et ses disciples soient comme la majorité des gens de Galilée et de Judée de leur époque des locuteurs de l'araméen, les textes du Nouveau Testament sont écrits en grec, langue la plus répandue et langue véhiculaire, le Livre de l'Apocalypse étant rédigé suivant la tradition par Jean sur l'île de Patmos dans le Dodécanèse. Le christianisme se diffuse dans un premier temps parmi les communautés juives hellénisées de la Méditerranée orientale, une des figures majeures des premiers temps du Christianisme, Paul de Tarse, prêche dans les grandes cités égéennes (Athènes, Éphèse), et est l'artisan de l'ouverture aux « Gentils », donc les païens hellénophones dans ces régions. L'hellénisme irrigue aussi les écrits apocryphes, par exemple les Actes de l'apôtre André (v. IIe siècle), dont la structure rappelle celle des aventures d'Ulysse dans l’Odyssée. Le christianisme gagne de plus en plus d'adeptes au fil du temps et malgré quelques épisodes de persécutions, constitue une organisation efficace calquée sur l'administration impériale, autour de l'évêque qui est la figure majeure de la communauté. Il compte aussi sur l'émergence de penseurs chrétiens de haut vol (Origène, Grégoire de Nazianze, Basile de Césarée). La mémoire des persécutions donne naissance au culte des martyrs qui consolide les communautés chrétiennes. Puis l'apparition du monachisme fournit de nouveaux modèles de « saints hommes », qui contribuent fortement à l'évangélisation. \n\nDe son côté le polythéisme de l'Antiquité tardive, la religion des « Gentils » ou des « Païens » que dénoncent les Chrétiens, a connu bien des évolutions le distinguant de ses modèles classiques, en partie stimulées par l'essor du christianisme. Les cultes publics semblent en retrait, notamment après la conversion des empereurs et des élites, mais les cultes privés restent dynamiques, autour de prières personnelles, du culte du génie, aussi avec l'essor de la magie, de la divination, de la théurgie, le déclin des sacrifices sanglants au profit des sacrifices réalisés en brûlant de l'encens. Au niveau des élites, le polythéisme est marqué par la philosophie néoplatonicienne, une tendance à interpréter les mythes comme des allégories afin d'atténuer leurs aspects les plus choquants, et l'hénothéisme, tendance à vénérer une divinité suprême (comme Sol Invictus chez Constantin) se développe, sans doute en partie en réaction au christianisme.\n\nLes grandes étapes de la conversion de l'empire au christianisme sont bien connues et aisées à suivre. Les persécutions sont achevées par l'« édit de Milan » de 313, par décisions de Constantin et Licinius qui co-dirigent l'empire. Dès lors le choix des empereurs va être crucial : après l'intermède de Julien, dernier sursaut polythéiste, les empereurs suivants sont tous des chrétiens convaincus, même s'ils font preuve d'une certaine tolérance envers les cultes païens. La proclamation du christianisme comme seule religion de l'empire est le fait de Théodose, culminant dans l'interdiction des cultes païens en 391 et 392. Cela se traduit par la fin des cultes païens publics (c'est dans ce contexte que les Jeux olympiques antiques cessent en 393) et la destruction des temples, et excluant les païens de l'armée et de l'administration, puis des charges municipales. Justinien parachève cette évolution en obligeant les païens à se faire baptiser, sous peine d'exil avec confiscation de leurs biens.\n\nL'impact de ces diverses mesures est plus dur à suivre. On peut néanmoins estimer qu'au Ve siècle la majorité de la population de l'empire est chrétienne. L'intégration de divers éléments des cultes polythéistes par le christianisme, notamment par le biais du culte des saints et des actions des moines itinérants, a sans doute facilité cette évolution.\n\nL'architecture chrétienne se développe (phase « paléo-chrétienne »), autour de deux plans-types. La basilique, à l'origine un type d'édifice civil romain, est la forme la plus répandue ; d'autres édifices ont un plan centré, en forme de polygone ou de cercle, parfois couverts d'une coupole, forme notamment employée pour les martyria et les baptistères. Le décor des églises est souvent simple, mais il peut être luxueux si de riches donataires ont fourni des dotations : chapiteaux sculptés, revêtements en marbre, mosaïques, dont les plus fameuses sont celles réalisées à Ravenne du temps de Justinien. Du même règne, Sainte-Sophie de Constantinople est l'église la plus célèbre de la chrétienté byzantine, la plus grande de son époque, avec un plan de basilique à trois nefs, dont la nef centrale, très vaste, est couverte d'une coupole qui l'est tout autant, flanquée d'arches et demi-coupoles.\n\n", "title": " La christianisation " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Grèce_antique
Économie de la république populaire de Chine - La Chine dans l'économie mondiale (2)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Selon les données officielles, l'aide chinoise s'élevait à 27 milliards de dollars en 2007, l'Afrique ayant remplacé l'Amérique latine comme premier bénéficiaire. Ses efforts d'aide ont fortement augmenté depuis 2009. De 2010 à 2012, l'aide étrangère de la Chine à l'Afrique était d'environ 14,9 milliards $ était équivalent à 35 pour cent de toute l'aide étrangère de la Chine avait fourni au cours des six dernières décennies. Cela met l'aide étrangère annuelle de la Chine sera d'environ 5 milliards $. La composition de son aide a évolué avec les prêts concessionnels représentant la majorité du financement de l'aide (51,7 %) et des subventions pour 36,2 % du total. Au cours de la même période, la part de l'Afrique dans l'aide chinoise a grimpé à 51,8 pour cent.\n\nEntre 2001 et 2011, la croissance annuelle moyenne du commerce sino-africain a atteint 28 %.\n\nToutefois, cette aide est critiquée pour surtout aider la Chine : contrairement à l'aide américaine, l'aide chinoise soutient peu le développement, elle vise principalement des régimes autoritaires, et s'accompagne d'une hausse de la corruption.\n\n", "title": " Investissements chinois à l'étranger - Aide étrangère chinoise à l'Afrique " }, { "img": [], "source_text": "Les entrées nettes des investissements directs à l'étranger (IDE) en Chine sont en moyenne de 2,2 milliards de dollars par an (en dollars internationaux courants) entre 1984 et 1989, de 30,8 milliards de dollars par an entre 1992 et 2000, et de 170 milliards de dollars par an entre 2000 et 2013. Alors que ces investissements sont initialement destinés en majeure partie à des secteurs à faible valeur ajoutée comme le textile, ou à des industries de transformation comme l'assemblage d'équipements électriques et électroniques avec des composants fabriqués hors de Chine, pour des entreprises mondiales détentrices des droits de propriété intellectuelle sur les produits, la situation évolue à partir de la fin des années 2000 : l'universitaire Philip S. Golub indique que « l'appropriation technologique, par le biais de transferts obligatoires pour les investisseurs étrangers, et la modernisation industrielle intersectorielle menée par l'Etat ont permis à la Chine de progresser régulièrement dans de nombreux domaines industriels et de capter une part croissante de la valeur ajoutée ».\n\n", "title": " Investissements étrangers en Chine " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine
Biodiversité - Menaces sur la biodiversité (1)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa biodiversité désigne la variété des formes de vie sur la Terre. Ce terme est composé du préfixe bio (du grec βίος / bíos, « vie ») et du mot « diversité ». Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux. Lorsque la science cherche à évaluer la biodiversité d'un lieu particulier, les différents éléments des listes d'espèces, écosystèmes ou gènes sont pondérés en fonction de leur rareté.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Depuis le Sommet de la Terre de 1992, il est établi que la biodiversité est gravement menacée par les activités humaines et s’appauvrit d'année en année à un rythme sans précédent, . Depuis son apparition il y a 100 000 ans, l'humain a eu un impact croissant sur l'environnement, jusqu'à en devenir le principal facteur de changement. Avec la révolution industrielle, le rapport de domination de l'humain sur la nature est devenu si considérable que certains scientifiques soutiennent que ce fait marque l'entrée dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène. La disparition des espèces est bien souvent le signe le plus visible de cette érosion de la biodiversité. À tel point que l'on parle parfois de « Sixième Extinction » pour désigner cette extinction massive et contemporaine des espèces, l'extinction de l'Holocène, en référence aux cinq grandes vagues d'extinctions massives survenues sur Terre au cours des temps géologiques.\n\nCinq menaces majeures pesant sur la biodiversité ont été identifiées : la destruction des habitats, la surexploitation (chasse, pêche), les espèces envahissantes, le changement climatique et la pollution.\n\nUne méta-analyse réalisée en 2022 pour l'IPBES révèle que, parmi les cinq grands facteurs de pressions humaines qui contribuent directement à réduire la diversité du vivant, les deux plus importants sont les changements d’utilisation du sol et l’exploitation directe de ressources naturelles ; viennent ensuite la pollution, le changement climatique et les espèces invasives.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "La détérioration des habitats a été la principale cause de l'érosion de la biodiversité ces cinquante dernières années, principalement en raison de la conversion de milieux naturels et semi-naturels en terres agricoles. Ainsi, 50 % de la superficie d'au moins la moitié des 14 biomes de la planète ont déjà été convertis en terres de culture. La déforestation a détruit 16 millions d'hectares de forêts par an dans les années 1990, et 13 millions d'hectares ont également disparu au cours des années 2000. L'une des principales conséquences de cette utilisation du sol est la fragmentation des habitats, qui a des répercussions graves sur de nombreuses espèces.\n\nSelon une étude de l'association Botanic Gardens Conservation International (BGCI), publiée en septembre 2021, un tiers des arbres de la planète sont menacés d'extinction, spécifiquement au Brésil, en raison de l'agriculture intensive et du réchauffement climatique.\n\n", "title": " Destruction des habitats " }, { "img": [], "source_text": "La croissance démographique exponentielle de la population mondiale a intensifié la pression liée à l'exploitation des ressources naturelles (voir Gestion des ressources naturelles). Les espèces ou groupes d'espèces les plus surexploités sont les poissons et invertébrés marins, les arbres, les animaux chassés pour la « viande de brousse », et les plantes et les animaux recherchés pour le commerce d'espèces sauvages. En 2012, la FAO constate que 57 % des stocks de pêche en mer sont exploités au maximum de leur capacité et qu'environ 30 % sont en situation de surpêche. Près de 1 700 espèces animales sont victimes de braconnage ou de trafic (pour la viande, la peau, l’ivoire, les cornes ou le commerce d’animaux sauvages), à l’exemple de l’éléphant d’Afrique, du rhinocéros de Sumatra, du gorille de l'Ouest ou du pangolin de Chine.\n\nL’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire propose quatre scénarios sur l'évolution future des écosystèmes au cours du XXIe siècle, selon l'importance qu'en accordera le monde et les modes de gestion. Ces futurs peuvent emprunter deux voies : un monde de plus en plus mondialisé ou un monde de plus en plus régionalisé. Les scénarios s'appuient ensuite sur différentes approches concernant notamment la croissance économique, la sécurité nationale, les technologies vertes et le traitement des biens publics. Le rapport conclut qu'il est possible de relever le défi d'inverser le processus de dégradation des écosystèmes, mais que cela nécessite des changements profonds des politiques et des pratiques qui sont loin d'être en voie de réalisation.\n\nLa Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) publie le 8 juillet 2022 un rapport sur la surexploitation des espèces sauvages. Les champignons, les algues et les plantes sauvages constituent des sources d'alimentation et de revenu pour une personne sur cinq, 2,4 milliards dépendent du bois en tant que combustible pour cuisiner, et environ 90 % des 120 millions de pêcheurs traditionnels travaillent à petite échelle. Plus de 10 000 espèces sauvages sont exploitées pour l'alimentation humaine. Le bois est une ressource vitale pour 1,1 milliard de personnes qui n'ont accès à aucun combustible, et deux tiers de la production mondiale de bois rond proviennent d'espèces d'arbres sauvages. Les deux tiers des espèces ne sont pas utilisées de manière durable : l'exploitation forestière non durable menace 12 % des espèces d'arbres sauvages et elle met en danger plus de 1 300 mammifères sauvages. Environ 34 % des stocks mondiaux de poissons sauvages marins sont surexploités.\n\n", "title": " Surexploitation des ressources naturelles " }, { "img": [], "source_text": "En 2010, le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique propose plusieurs scénarios possibles sur l'évolution de la biodiversité au cours du siècle en réponse à ce changement global. Ainsi, la canicule de 2021 dans l'Ouest de l'Amérique du Nord a conduit à la disparition d'un milliard de crustacés en Colombie-Britannique.\n\nLe changement climatique, s'il n'est pas jugulé très rapidement, va conduire à une perte massive de biodiversité, non pas selon une pente douce, mais par paliers (précipices) irréversibles. Selon Reporterre, les menaces sur le climat et la biodiversité sont intriquées.\n\n", "title": " Changement climatique " }, { "img": [], "source_text": "La biodiversité induit et stabilise des processus écosystémiques fondamentaux, dans l'espace et dans le temps ; parfois quand une espèces ou un biotope disparaît, les services écosystémiques ou les fonctions qu'elle permettait sont maintenues grâce à d'autres espèces (on parle alors de réorganisation, avec redondance fonctionnelle), mais il apparaît que dans les écosystèmes complexes (forêt tropicale, récifs coralliens par exemple), cette redondance est limitée.\n\nSous l'effet de l'anthropisation du monde, et du dérèglement climatique, une partie des écosystèmes s'est récemment dégradée et simplifiée ; des espèces disparaissent et les populations d'animaux, de végétaux, champignons et microbes régressent ou changent d'aire. Des groupes d'espèces, à des vitesses différentes selon leurs capacité de mobilité, se rapprochent des pôles ou sont trouvés plus en altitude pour coloniser des zones dont la température leur convient mieux. Et les espèces ubiquistes ont étendu leurs territoires, devenant pour certaines invasives[réf. nécessaire].\n\nEn 2019, alors qu'on commence à mieux différencier les effets écologiques induits par les changements d'échelle de distribution, de ceux induits par les changements d'abondance des espèces, de la densité et de l'agrégation une étude dresse un bilan de 25 ans de recherches sur les relations entre biodiversité et fonctions écosystémiques. Celle-ci montre des effets d'échelle : il reste difficile de mesurer localement les effets des pertes globales. Dans une méta-analyse, Blowes et al. (2019) ont quant à eux analysé plus de 50 000 séries chronologiques sur la biodiversité provenant de 239 études ayant produit des enregistrements temporels de composition d'espèces sur un site, les principaux types d'écosystème et de zones climatiques étant ici représentés. Ce bilan montre que les espèces et leur abondance ont rapidement et significativement changé, même sur les seules 25 dernières années. Les effets de cette réorganisation ne sont qu'incomplètement compris, mais ils affectent déjà l'économie mondiale.\n\n", "title": " Réorganisation à échelle planétaire " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversité
Christianisme dans le monde romain - Christianisation et romanité (3)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nCet article traite de différents aspects du christianisme dans le monde romain.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Pendant tout le IVe siècle, les cultes polythéistes traditionnels continuent à être pratiqués, de même que les cultes à mystère d’origine orientale comme ceux de Mithra, de Cybèle, d’Isis et de Sérapis malgré des restrictions progressives. Les textes chrétiens qui les dénoncent violemment, les dédicaces, les ex-voto, les attestations de travaux dans les temples en sont autant de témoignages. Chenouté, mort vers 466 et abbé du monastère Blanc en Haute-Égypte, rapporte dans ses œuvres sa lutte contre les païens, qu’il appelle « les Grecs ». L’historien païen Zosime nous apprend lui aussi que la nouvelle religion n’était pas encore répandue dans tout l’Empire romain, le paganisme s’étant maintenu assez longtemps dans les villages après son extinction dans les villes.\n\nConstantin n’intervient guère que pour interdire les rites qui relèvent de la superstitio, c'est-à-dire des rites religieux privés, comme les sacrifices nocturnes, les rites d’haruspice privés et autres pratiques identifiées à la sorcellerie et la magie. Il manifeste en général la plus grande tolérance vis-à-vis de toutes les formes de paganisme. En 356, Constance II interdit tous les sacrifices, de nuit comme de jour, fait fermer des temples isolés et menace de la peine de mort tous ceux qui pratiquent la magie et la divination. L’empereur Julien, acquis au paganisme, promulgue en 361 un édit de tolérance permettant de pratiquer le culte de son choix. Il exige que les chrétiens qui s’étaient emparés des trésors des cultes païens les restituent. Ses successeurs sont tous chrétiens. En 379, Gratien abandonne la charge de Grand Pontife. À partir de 382, à l’instigation d’Ambroise, évêque de Milan, l’autel de la Victoire, son symbole au Sénat, est arraché de la Curie, tandis que les Vestales et tous les sacerdoces perdent leurs immunités. Le 24 février 391, une loi de Théodose interdit à toute personne d’entrer dans un temple, d’adorer les statues des dieux et de célébrer des sacrifices, « sous peine de mort ». En 392, Théodose interdit les Jeux olympiques liés à Zeus et à Héra, mais aussi à cause de la nudité du corps des compétiteurs, car le culte du corps et la nudité sont dénigrés par le christianisme.\n\nPeu à peu, les temples abandonnés tombent en ruines et servent de carrières de pierres. En 435, un décret renouvelant l’interdiction des sacrifices dans les temples païens ajoute : « si l’un de ceux-ci subsiste encore ». Le renouvellement du décret prouve que les sacrifices n’ont certainement pas disparu. Ramsay MacMullen pense que les païens restent malgré tout très nombreux. En Égypte, en Anatolie, les paysans s’accrochent à leurs anciennes croyances. Certaines communautés chrétiennes font parfois preuve de fanatisme destructeur vis-à-vis du paganisme. Elles sont désavouées par les grands esprits de leur époque, comme saint Augustin. L’exemple le plus frappant est celui de la philosophe néoplatonicienne Hypatie, mise en pièces dans une église, puis brûlée par une foule de fanatiques menée par le patriarche Cyrille, en 415, à Alexandrie. Des temples sont détruits comme le Sérapéum d'Alexandrie dès 391, le temple de Caelestis, la grande déesse carthaginoise héritière de Tanit en 399. Pourtant l’État ne fait pas œuvre de destruction systématique des temples païens et de leurs objets d’art.\n\nEn revanche, des décrets officiels témoignent de la volonté de l’État de conserver ce patrimoine artistique. Plusieurs édits du règne de Justinien enlèvent aux païens le droit d’exercer des fonctions civiles ou militaires et d’enseigner, ce qui a comme conséquence la fermeture de l’école philosophique d’Athènes. Un édit de 529 aggrave encore leur situation en leur imposant la conversion au christianisme.\n\nPar ailleurs, le christianisme lui-même se trouve imprégné des anciens rites païens. Certaines fêtes traditionnelles romaines sont toujours fêtées à la fin du Ve siècle, comme la fête de Lupercales consacrée à la fécondité et aux amoureux. Pour l’éradiquer, le pape Gélase Ier décide en 495 de célébrer la fête de Saint Valentin, le 14 février, un jour avant la fête des Lupercales pour célébrer les amoureux. Il s’agit donc bien d’une tentative de christianisation d’un rite païen. Les Africains continuent de célébrer des banquets aux jours anniversaires des morts directement sur les tombes. Au VIe siècle, Césaire d’Arles dénonce dans ses sermons à ses fidèles les pratiques païennes qui subsistent dans le peuple. Le port d’amulettes, les cultes aux arbres et aux sources n’ont pas disparu de la Gaule méridionale. Les plaintes des clercs sont nombreuses jusqu’à la fin de l’Antiquité tardive. En Orient, les attendus du concile in Trullo (Constantinople, 691-692, non reconnu par l’Église de Rome) flétrissent des coutumes qui subsistent : célébrations d’anciennes fêtes païennes, chants en l’honneur de Dionysos lors des vendanges, bûchers allumés à la nouvelle lune….\n\nPour les populations christianisées, l’efficacité limitée de la médecine antique, surtout galinique, favorisait les croyances dans les miracles produits par les saints. Les pèlerinages se multiplient dans tout l’Empire romain. Au VIe siècle, le tombeau de Martin de Tours draine des foules considérables. Cette foi en une guérison miraculeuse favorise l'adhésion des campagnes au christianisme. Les évêques y voient un moyen d’assurer le rayonnement de leur diocèse. Les guérisons miraculeuses sont utilisées comme un argument pour convaincre les foules de la véracité de la foi nicéenne. Les miracles censés avoir été accomplis par les saints après leur mort sont donc soigneusement répertoriés et diffusés comme un instrument de propagande. Autour du culte des saints, toute une série de croyances proches des superstitions anciennes se développe. Les gens cherchent à se faire enterrer près des saints car ils pensent que leur sainteté se diffuse à travers la terre sous laquelle ils reposent. Le culte des saints donne naissance aux pèlerinages porteurs de prospérité pour les villes d’accueil.\n\n", "title": " Paganisme, superstition et syncrétisme dans un Empire chrétien " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_dans_le_monde_romain
Gouvernance environnementale - Définition (1)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’environnement et les ressources naturelles doivent être considérés comme des biens communs mondiaux, qui appartiennent aux catégories spécifiques des biens non manufacturés qui, lorsqu’ils sont partagés, peuvent être soit divisés soit détruits. Le caractère mondial de ces biens découle de l’appartenance de chacun des éléments qui le composent à un système intégré. Chacun peut profiter de l’atmosphère, du climat et de la biodiversité (entre autres) et, en même temps, la planète tout entière souffre des effets dramatiques du réchauffement global, de la réduction de la couche d'ozone ou de l’extinction des espèces. Cette dimension planétaire incite à une gestion partagée.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La gouvernance environnementale est l’ensemble des règles, des pratiques et des institutions qui entourent la gestion de l’environnement dans ses différentes modalités (conservation, protection, exploitation des ressources naturelles, etc.) \". Une autre définition la décrit comme \"l’ensemble des processus et institutions, aussi bien formels qu’informels, qui englobe des normes et des valeurs, des comportements et des modalités organisatrices, autour desquels les citoyens, les organisations et les mouvements sociaux ainsi que les différents groupes d’intérêts articulent leurs intérêts, défendent leurs différences et exercent leurs droits et obligations en matière d’accès et d’utilisation des ressources naturelles.\n\nÀ l’échelle internationale, la gouvernance environnementale mondiale est « la somme des organisations, des outils politiques, des mécanismes financiers, des lois, des procédures et des normes qui régulent les processus de protection environnementale mondiale ».\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_environnementale
Édit de Fontainebleau (1685) - Voir aussi (1)
3,111
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’édit de Fontainebleau, signé par Louis XIV le 18 octobre 1685, révoque l’édit de Nantes par lequel Henri IV, en 1598, avait octroyé une certaine liberté de culte aux protestants du royaume. L'édit de 1685, qui consiste à interdire le culte protestant en France, est plus connu sous le nom de « révocation de l'édit de Nantes ».", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le texte manuscrit de l'édit de Fontainebleau (Archives nationales)\n\nUn exemplaire imprimé de l'édit datant de 1685\n\nElie Benoist, Histoire de l'edit de Nantes, contenant les choses les plus remarquables qui se sont passées en France avant & après sa publication, à l'occasion de la diversité des religions : et principalement les contraventions, inexecutions, chicanes, artifices, violences, & autres injustices, que les reformez se plaignent d'y avoir souffertes, jusques à l'edit de revocation, en octobre 1685, 3 volumes, A Delft, chez Adrien Beman, Vol.1, 1693; Vol.2, 1693; Vol.3, 1695.\n\n", "title": " Sources " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Édit_de_Fontainebleau_(1685)
Histoire de la Grèce antique
2,458
[ { "img": [], "source_text": "L’histoire de la Grèce antique se décompose en plusieurs périodes, allant du développement des premières communautés agricoles durant le Néolithique, à partir du VIIe millénaire av. J.-C., jusqu'à l'Antiquité tardive, qui s'achève au VIIIe siècle. Il s'agit de la première civilisation à s'être développée sur le continent européen, tirant parti de sa proximité avec les plus anciens foyers néolithiques et urbains du Proche-Orient et d'Égypte, devenant durant le Ier millénaire av. J.-C. une civilisation très dynamique et influente, marquant de son empreinte les cultures voisines, nombre de ses aspects étant érigés en modèle et servant de référence pour les civilisations postérieures, en premier lieu en Europe.\n\nAprès le développement des premiers villages agricoles durant les époques néolithiques, la Grèce voit l'essor de plusieurs ensembles culturels dans les Cyclades, la Crète minoenne et le sud de la Grèce continentale helladique, durant l'âge du bronze, qui va d'environ 3200 à 1200 av. J.-C. L'effondrement de la dernière grande culture grecque de l'âge du bronze, la civilisation mycénienne, ouvre une période de transition et de recompositions, les « siècles obscurs », qui porte en germe un renouveau de la civilisation grecque. Débutent ensuite les phases généralement tenues pour caractéristiques de la « Grèce antique ».\n\nL'époque archaïque, qui va d'environ 800 à 480 av. J.-C., voit la formation de la civilisation des cités grecques, forme d'organisation caractéristique de la Grèce antique, une période d'expansion par la fondation de nouvelles cités dans d'autres régions de la Méditerranée et de la mer Noire (la « colonisation grecque »), et l'apparition de formes littéraires et intellectuelles originales (épopées homériques, poésie lyrique, philosophie).\n\nL'époque classique, de 480 à 323 av. J.-C., apparaît à la suite de la victoire d'une coalition de cités grecques face à la tentative de conquête des Perses (les guerres médiques), qui laisse face-à-face les deux cités les plus puissantes, Athènes et Sparte, qui entraînent le monde grec dans un conflit de grande ampleur, la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.). Cette période voit une floraison culturelle se produire autour du foyer athénien (le « siècle de Périclès »), visible dans l'art, l'architecture, le théâtre, la philosophie, etc. Le IVe siècle av. J.-C. voit se poursuivre les rivalités entre cités pour l'exercice de l'hégémonie, situation finalement réglée par l'émergence du royaume de Macédoine qui parvient à dominer les cités de Grèce en 338 av. J.-C. Le macédonien Alexandre le Grand conduit en quelques années la conquête de l'empire perse, mais à sa mort en 323 av. J.-C. ses généraux se déchirent et constituent plusieurs royaumes dominant la Grèce et la majorité des anciens territoires contrôlés par les Perses.\n\nS'ouvre alors l'époque hellénistique (323-31 av. J.-C.), une nouvelle phase d'expansion des Grecs, cette fois-ci vers l'est et le sud, avec la fondation de nombreuses cités grecques en Asie occidentale et jusqu'en Afghanistan. La civilisation grecque devient alors dominante sur le plan culturel, aussi bien dans le monde méditerranéen qu'en Orient, appuyée sur les dynasties d'origine gréco-macédonienne (Lagides en Égypte, Séleucides en Asie occidentale, Antigonides en Macédoine, Attalides de Pergame). C'est aussi une période très dynamique dans le domaine intellectuel, notamment dans les sciences. Les royaumes hellénistiques font face à partir de la fin du IIIe siècle av. J.-C. à l'expansion de la République romaine, qui soumet progressivement le monde grec et annexe ses différentes régions, jusqu'à la conquête de l'Égypte en 31 av. J.-C., date qui marque couramment la fin des histoires de la Grèce antique.\n\nPour autant la civilisation grecque antique poursuit sa trajectoire sous domination romaine. L'influence culturelle exercée sur les conquérants est souvent résumée par le qualificatif de « gréco-romain » attribué à la civilisation de la période haute de l'Empire romain (entre 31 av. J.-C. et le IIIe siècle). Les cités grecques situées en Grèce et sur le pourtour de la Méditerranée orientale restent dynamiques culturellement et économiquement et occupent une place très importante dans le monde romain, préservant leur hellénité, les intellectuels de langue grecque occupant souvent les premiers rôles.\n\nLa crise du IIIe siècle est moins violente dans l'Orient romain qu'en Occident, mais elle y est aussi suivie par des recompositions politiques, sociales et culturelles qui ouvrent vers un nouveau monde, marqué par la fondation d'un nouveau pôle du monde grec, Constantinople, autour de laquelle se forme progressivement un Empire romain d'Orient, ou Empire byzantin, dans lequel les cités perdent leur importance politique, et le christianisme devient la religion dominante, marquant la fin des cultes grecs polythéistes. La culture grecque connaît alors de profondes mutations qui accouchent sur l'émergence d'une culture byzantine, le monde grec médiéval.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Grèce_antique
Exploration européenne de l'Afrique - L'exploration au XIXe siècle (1)
2,882
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’exploration européenne de l'Afrique a commencé avec les Grecs anciens et les Romains qui ont exploré et établi des colonies en Afrique du Nord. Au XVe siècle, les Portugais, en particulier sous les ordres du prince Henri le Navigateur, ont découvert les côtes de l'Afrique de l'Ouest. La curiosité scientifique et l'esprit missionnaire chrétien ont rapidement été subordonnés à des considérations mercantiles, notamment le commerce d'esclaves. D'autres nations européennes (Hollandais, Espagnols, Français, Anglais, etc.) se sont jointes aux trafics africains, mais pendant des siècles, la connaissance européenne de l'intérieur de l'Afrique était très imprécise. Une grande partie des territoires inconnus représentés par des espaces blancs sur les cartes ont été explorés au cours d'expéditions ardues et souvent fatales au XIXe siècle.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Avec l’essor du mouvement abolitionniste et la prohibition de la traite négrière (1807 pour l’Angleterre), certains explorateurs au XIXe siècle portent sur l’Afrique intérieure un regard différent. Ils s'attachent à en connaître la géographie, à en évaluer le potentiel et à en approcher les peuples de près. Si le racisme et les préjugés ne sont pas absents de leurs récits de voyage, l’estime et parfois la bienveillance sont également là. Ces « voyages ne témoignent encore ni d'un culte de l'héroïsme, ni d'un âge impérialiste où le Blanc arriverait en vainqueur. Ils reflètent plutôt une rencontre, dans tous les sens du terme. Une rencontre à hauteur d'hommes, entre quelques Européens et de multiples et divers Africains ».\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_européenne_de_l'Afrique
Grandes découvertes - Impact global (2)
2,899
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’expression « les grandes découvertes » sert généralement à désigner les explorations maritimes entreprises par les puissances européennes aux XVe et XVIe siècles. Durant cette période, les monarchies et de riches compagnies commerciales financent de grandes expéditions dans le but d'explorer le monde, cartographier la planète et établir des contacts directs avec l'Afrique, l'Amérique, l'Asie et l'Océanie. L'expression « âge des découvertes » est également utilisée par les cartographes.\n\nLes Portugais vont explorer les côtes de l'Afrique sous l'impulsion du prince Henri dit « le Navigateur ». Dinis Dias découvre les îles du Cap-Vert en 1444. Le Sénégal est visité par Alvise Cadamosto en 1455 ; quant à la Gambie, elle est remontée par Diogo Gomes en 1456. Bartolomeu Dias atteint l'océan Indien en 1488 en contournant le cap de Bonne-Espérance : il identifie d’ailleurs le cap en « revenant sur ses pas », après avoir peu pénétré le nouvel océan.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le développement du commerce maritime avec l'Asie et les Amériques modifie considérablement l'économie européenne. Les anciennes puissances navales de la Méditerranée comme la République de Venise ou la Ligue hanséatique en mer Baltique voient leur part dans le commerce stagner tandis que les ports de l'Atlantique connaissent un essor fulgurant. Les nouveaux produits comme le sucre, les épices, la soie et les porcelaines chinoises inondent le marché du luxe européen provoquant une mutation sociale.\n\nLe cœur économique de l'Europe se déplace de la Méditerranée vers l'Atlantique. La ville d'Anvers du Duché de Brabant devient le centre du commerce international et la ville la plus riche de l'époque. Centré sur Anvers puis sur Amsterdam, le siècle d'or néerlandais repose fortement sur le système des comptoirs commerciaux. François Guichardin, un émissaire vénitien note que des centaines de navires transitent par Anvers chaque jour et que 2 000 chariots entrent dans la ville chaque semaine. Les navires portugais chargés de poivre et de cannelle déchargent leurs cargaisons dans le port et celles-ci sont distribuées dans tout le continent. L'administration est contrôlée par une oligarchie de marchands venant de toute l'Europe. La politique de tolérance en vigueur dans les Provinces-Unies attire de nombreux bourgeois juifs ou protestants persécutés dans leur pays.\n\nLes principales exportations chinoises sont la soie et la porcelaine, adaptées au goût des Européens. La porcelaine chinoise est tellement réputée qu'en Angleterre, le mot china devient un synonyme de porcelaine. Celle-ci apparaît dans de nombreux tableaux de l'âge d'or de la peinture néerlandaise. Le commerce florissant dans ce domaine pratiqué par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales importe 6 millions de produits en porcelaine entre 1602 et 1682. La porcelaine Medici fabriquée à Florence est la première à pouvoir égaler la porcelaine chinoise : la production européenne décolle après l'arrêt des exportations chinoises, décidé après la mort de Ming Wanli en 1620. La porcelaine bleu et blanc est rapidement imitée dans le monde entier comme à Arita au Japon, où les Portugais s'approvisionnent après la chute des exportations chinoises consécutive à l'effondrement de la dynastie Ming en 1644. Finalement, en Europe, la faïence de Delft inspirée des motifs chinois s'impose à partir du milieu du XVIIe jusqu'au XVIIIe siècle.\n\nAntonio de Morga (1559-1636), un officiel espagnol à Manille réalise une liste exhaustive des produits échangés avec la Chine au début du XVIIe siècle. Il rapporte par exemple qu'un galion à destination des territoires espagnols du Nouveau Monde transporte à l'aller 50 000 paires de bas de soie et au retour rapporte 10 tonnes d'argent. Dans ce commerce, les marchands chinois sont actifs et beaucoup émigrent aux Philippines ou en Indonésie pour en profiter.\n\nL'accroissement de la richesse de l'Espagne coïncide avec un cycle de forte inflation en Europe. L'Espagne rapatrie des quantités colossales d'or et d'argent. La mine de Potosí en Bolivie produit à elle seule 240 tonnes d'argent par an entre 1560 et 1580. Au cours du XVIe siècle, l'Espagne devient l'État le plus puissant d'Europe. Un voyageur français écrit en 1603 « En Espagne, tout est cher sauf l'argent ». En inondant une Europe autrefois pauvre, cet argent provoque une importante inflation aggravée par la stagnation de la population, les faibles salaires et la hausse du coût de la vie. Cet afflux n'enrichit cependant pas l'Espagne qui importe presque tous ses biens de l'étranger et devient de plus en plus dépendante des revenus fournis par son empire. Les nombreuses guerres ruinent le pays qui fait plusieurs fois défaut à la fin du XVIe siècle. La perte du contrôle sur les Pays-Bas ruine davantage le royaume qui reste à la marge de l'essor européen.\n\nCertes, l'essor du capitalisme et l'apparition d'une classe moyenne de bourgeois joue un rôle moteur dans le développement de la colonisation des terres nouvellement découvertes grâce aux compagnies commerciales. Mais, finalement, ce sont les nations du Nord de l'Europe comme la France ou l'Angleterre qui, malgré leur retard initial, vont le plus profiter de ces extensions.\n\n", "title": " Impact économique en Europe " }, { "img": [], "source_text": "Sous le règne de Manuel Ier du Portugal se développe à la fin du XVe siècle un style artistique, nommé style manuélin, qui se traduit par une abondance de motifs décoratifs liés aux découvertes et à la marine portugaise.\n\n", "title": " Impact artistique en Europe " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_découvertes
Londres - Histoire (2)
587
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "De 1825 à 1925, Londres est la ville la plus peuplée au monde. Cette croissance est accélérée par la construction des premières lignes de chemin de fer à Londres, rapprochant considérablement les villes avoisinantes. Porté par un essor boursier exceptionnellement rapide, ce réseau ferroviaire s'étend rapidement et permet à ces villes de croître tout en permettant à Londres de s'étendre et d'englober les villages aux alentours, à l'image de Kensington. L'apparition des premiers embouteillages en centre-ville mène à la création, en 1863, du premier système de transport souterrain au monde, le métro de Londres, accélérant encore le développement de l'urbanisation. Grâce à cette croissance rapide, Londres devient l'une des premières villes à dépasser le million d'habitants et la première à dépasser les cinq millions.\n\nLe gouvernement local de Londres éprouve des difficultés à gérer l'expansion rapide de la ville, surtout au niveau des infrastructures. Entre 1855 et 1889, le Metropolitan Board of Works supervise la croissance des infrastructures. Il est remplacé par le comté de Londres, géré par le London County Council, la première assemblée élue au niveau de la ville, jusqu'en 1965.\n\nLe Blitz et les bombardements allemands de la Luftwaffe durant la Seconde Guerre mondiale entraînent la mort d'environ 30 000 personnes et la destruction de nombreuses habitations et bâtiments dans la ville. La reconstruction dans les années 1950, 1960 et 1970 se caractérise par une absence d'unité architecturale, typique du Londres moderne. En 1965, les limites de Londres sont modifiées pour tenir compte de l'expansion de la ville en dehors du comté de Londres. Le nouveau territoire agrandi, administré par le Greater London Council, prend le nom de Grand Londres.\n\nDans les décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale, une large immigration provenant des pays du Commonwealth décolonisés fait de Londres une des villes européennes les plus ethniquement cosmopolites. L'intégration des nouveaux immigrants ne se fait pas toujours en douceur, avec par exemple les émeutes de Brixton dans les années 1980, mais elle se déroule mieux que dans d'autres régions britanniques. Après l'abolition du Greater London Council en 1987, Londres est privé d'une administration centrale jusqu'à la création, en 2000, de la Greater London Authority et du poste du Maire de Londres (Mayor of London).\n\nLe renouveau économique des années 1980 rétablit Londres sur le devant de la scène internationale. En 2012, Londres devient la première ville à accueillir les Jeux olympiques modernes pour la troisième fois, tandis qu'en 2015 la population municipale dépasse 8,63 millions d'habitants, son plus haut niveau depuis 1939. En 2016, Londres est la première capitale occidentale à élire un maire musulman, le travailliste Sadiq Khan.\n\nEn tant que siège du gouvernement et principale agglomération du Royaume-Uni, la ville connaît de nombreux épisodes terroristes. L'IRA provisoire tente de mettre le gouvernement britannique sous pression au sujet des négociations en Irlande du Nord, interrompant fréquemment les activités de la ville avec des alertes à la bombe ou des attentats jusqu'au cessez-le-feu de 1997. Le 7 juillet 2005, une série d'attentats est perpétrée dans les transports en commun londoniens par des kamikazes islamistes, 24 heures seulement après que l'organisation des Jeux olympiques de 2012 est confiée à la ville. Le 22 mars 2017, un attentat revendiqué par l'État islamique est commis par Khalid Masood sur le pont de Westminster et dans l'enceinte du Parlement ; il fait 3 morts (4 si on compte le terroriste) et une cinquantaine de blessés. La Police métropolitaine a précisé que Masood ne faisait pas partie d'une organisation terroriste et qu'il a agi seul. Trois mois plus tard, une autre attaque terroriste touche le centre de la ville, faisant huit morts.\n\n", "title": " L'époque contemporaine " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres
Londres - Démographie (1)
589
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Londres a toujours été un important foyer de population. À la fois, ville, aire urbaine et région urbaine la plus peuplée du Royaume-Uni, elle a également été la plus peuplée d'Europe et du monde avant de connaître un léger déclin.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Le Grand Londres, composé de Inner London et Outer London, compte 8 615 000 habitants en 2014. L'aire urbaine de Londres compte près de 10 millions d'habitants tandis que l'aire métropolitaine, sa zone d'influence directe, compte 15 millions d'habitants. D'après Eurostat, Londres est la première ville la plus peuplée et la deuxième aire urbaine la plus importante d'Europe de l'Ouest après Paris. La ville se classe également au quinzième rang des villes les plus peuplées du monde et au quinzième rang des aires urbaines les plus peuplées.\n\nLa région du Grand Londres occupe une superficie de 1 572 km2. La densité de population y est de 5 285 habitants par km2, soit une densité plus de 10 fois supérieure à celle de l'Écosse, de l'Irlande du Nord, du pays de Galles ou de n'importe quelle autre région anglaise. Cette densité cache cependant des disparités au sein de 32 districts. En 2005, le borough royal de Kensington et Chelsea (Inner London) comptait 16 178 hab./km2 contre 2 011 pour Bromley (Outer London).\n\nLa structure de la population de Londres est légèrement différente de celle de l'Angleterre ou du Royaume-Uni. L'attractivité de Londres a entraîné une immigration vers la capitale de personnes en âge de travailler depuis le reste du pays ou l'étranger. La proportion de personnes entre 20 et 44 ans représente 42,8 % contre 35,1 à l'échelle nationale. En contrepartie, la proportion de personnes âgées de 60 ans et plus (14,4 %) est inférieure à la moyenne nationale (18,4 %).\n\n", "title": " Population " }, { "img": [], "source_text": "Londres comptait sans doute un peu plus de 50 000 habitants en 1500. Elle s'est rapidement développée aux XVIe siècle et XVIIe siècle. Un peu avant 1700, elle dépasse les 500 000 habitants et devient la ville la plus peuplée d'Europe devant Paris. Elle est environ vingt fois plus peuplée que Bristol, la deuxième ville d'Angleterre à l'époque. En 1801, lors du premier recensement, la ville comptait 959 300 habitants. Après cette date, dans un contexte d'industrialisation rapide, la population s'accroît fortement et en 1831, la ville atteint 1 655 000 habitants. Sa population dépasse celle de Pékin, et la ville devient donc la plus peuplée au monde. Elle le reste jusqu'en 1925, date à laquelle elle est dépassée par New York. La population de Londres a culminé à 8 615 245 en 1939 puis a décliné jusqu'à 6 608 598 au recensement de 1981 avant de remonter jusqu'à 8 173 900 lors du recensement de 2011.\n\n", "title": " Évolution démographique " }, { "img": [], "source_text": "Londres est l'une des villes possédant la plus grande diversité d'origines. Le recensement de 2011 a enregistré que 2 998 264 personnes, soit 36,7% de la population de Londres, sont nées à l'étranger, faisant de Londres la ville avec la deuxième plus grande population d'immigrants, derrière New York, en termes absolus. D'après le recensement démographique de 2011, 59,8 % des 8,2 millions de Londoniens se considèrent comme appartenant au groupe « Blanc », 12 % des habitants se considèrent comme Indiens, Pakistanais ou Bengalis, 13,3 % se considèrent comme noirs (environ 7 % de Noirs africains et 4,2 % de Noirs des Caraïbes), 1,5 % se disent Chinois et 5 % se considèrent comme issus de plusieurs origines.\n\nEn 2001, 27 % des Londoniens sont nés en dehors du Royaume-Uni et 21,8 % hors de l'Union européenne. Les Irlandais (d'Irlande et d'Irlande du Nord) sont environ 200 000, tout comme les Écossais et les Gallois.\n\nLondres est également une des villes les plus actives du monde sur le plan linguistique. Une étude menée en 2005 a montré que plus de trois cents langues différentes y sont parlées et qu'on peut y trouver 50 communautés ethniques comptant plus de 10 000 membres.\n\n", "title": " Diversité ethnique " }, { "img": [], "source_text": "Les chiffres de l'Office for National Statistics montrent que le nombre de Londoniens nés à l'étranger atteignait 2 288 000 en 2006 contre 1 630 000 en 1997.\n\nLe tableau ci-contre donne le pays de naissance des résidents de Londres en 2011, date du dernier recensement britannique.\n\n", "title": " Résidents nés à l'étranger " }, { "img": [], "source_text": "D'après le recensement de 2011, on dénombrait à Londres 48,4 % de chrétiens (catholiques, protestants, anglicans ou autres), 12,4 % de musulmans, 5 % d'hindous, 1,8 % de juifs, 1,5 % de sikhs, 1 % de bouddhistes, 0,6 % d'autres religions, 20,7 % de personnes sans religion et 8,5 % de personnes ne déclarant pas leur religion.\n\nDu point de vue de la religion, Londres a été, tout au long de son histoire, dominée par le christianisme et compte un nombre important d'églises, notamment dans la City. La cathédrale Saint-Paul ainsi que la cathédrale de Southwark sont à la tête de l'Église anglicane tandis que les cérémonies officielles et royales se déroulent soit à Saint-Paul soit à l'abbaye de Westminster (à ne pas confondre avec la cathédrale de Westminster qui est un édifice relativement récent ainsi que la plus grande cathédrale romaine catholique d'Angleterre et du pays de Galles). Malgré ceci, le pourcentage d'anglicans pratiquants est très bas. En revanche, ce taux est beaucoup plus élevé dans les communautés romaines catholiques et chrétiennes orthodoxes.\n\nLondres abrite également d'importantes communautés musulmane, hindoue, sikhe et juive. De nombreux musulmans vivent à Tower Hamlets et à Newham et le plus important édifice musulman est la grande mosquée de Londres près de Regent's Park. On estime à 600 000 le nombre de musulmans vivant dans la capitale britannique.\n\nLa communauté hindoue de Londres réside dans les quartiers nord-ouest de Harrow et de Brent, où se trouve un des plus grands temples hindous d'Europe, le temple Neasden, et aussi entre autres, le Shree Sanatan Hindu Mandir. La communauté sikhe se trouve elle dans l'Est et dans l'Ouest de Londres, qui abrite également un des plus grands temples sikhs situés hors d'Inde. La majorité des Britanniques de confession juive se trouve à Londres, particulièrement à Stamford Hill et Golders Green dans le Nord de Londres.\n\n", "title": " Religion " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres
Mégapole - Quelques chiffres (1)
665
[ { "img": [], "source_text": "\n\nUne mégapole (« megacity » en anglais) est une très grande agglomération, qui se caractérise généralement par la présence en son sein de fonctions politiques et économiques majeures. Elle possède une aire d'influence d'ordre international, voire mondial. L'ONU a fixé le seuil d'une mégapole à 10 millions d'habitants (anciennement 8 millions).\n\nLe terme de « mégapole » peut parfois être employé comme synonyme de métropole, à condition que l'agglomération en question soit en tête du réseau urbain dont elle fait partie, qu'elle concentre des fonctions économiques, culturelles et organisationnelles importantes, et qu'elle exerce un rayonnement d'envergure internationale. Cela explique qu'une mégapole peut, malgré un nombre d'habitants important, ne pas atteindre obligatoirement le statut de métropole.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "En 1950, seule New York dépassait la barre des dix millions d'habitants, avant d'être rejointe par Tokyo dès 1960. Le phénomène mégapolitain s'accélère depuis : 5 mégapoles en 1975, 7 en 1980 (New York, Tokyo, Mexico, São Paulo, Shanghai, Osaka, Buenos Aires), 24 en 2003 (essentiellement dans les pays en voie de développement, tels Bombay, Lagos, Dacca). En 2014, la planète compte 28 villes de plus de 10 millions d'habitants. Avec plus de 42 millions d'habitants en 2014, le Grand Tokyo forme l'aire urbaine la plus peuplée au monde.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Mégapole
Histoire de la Grèce antique - Sources (1)
2,460
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire de la Grèce antique se décompose en plusieurs périodes, allant du développement des premières communautés agricoles durant le Néolithique, à partir du VIIe millénaire av. J.-C., jusqu'à l'Antiquité tardive, qui s'achève au VIIIe siècle. Il s'agit de la première civilisation à s'être développée sur le continent européen, tirant parti de sa proximité avec les plus anciens foyers néolithiques et urbains du Proche-Orient et d'Égypte, devenant durant le Ier millénaire av. J.-C. une civilisation très dynamique et influente, marquant de son empreinte les cultures voisines, nombre de ses aspects étant érigés en modèle et servant de référence pour les civilisations postérieures, en premier lieu en Europe.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les sources servant à reconstituer l'histoire grecque antique sont variées, mêlant les champs de l'histoire, de l'archéologie et de l'histoire de l'art, que l'on a tendance à de plus en plus mêler sous le vocable de « sciences de l'Antiquité ».\n\nLes sources littéraires sont traditionnellement le moyen d'accès privilégié à la civilisation grecque antique. Ce sont des sources secondaires, de nature variée (histoires, théâtre, poésie, philosophie, traités scientifiques). La majorité des écrits — politiques ou historiques — de cette période qui sont parvenus jusqu'à nous provient de la sphère athénienne. C'est notamment le cas pour des auteurs comme Thucydide, Xénophon, Démosthène, Platon (et à travers lui Socrate) ou encore Aristote. C'est pourquoi l’histoire d’Athènes occulte partiellement celle d'autres cités comme Corinthe, Sparte ou Thèbes, souvent mal connues dans le détail. En outre, l'approche des historiens antiques s'est souvent concentrée sur les aspects politiques, militaires et diplomatiques des évènements au détriment d'autres types d'approches (histoire économique ou sociale, histoire des mentalités...). Enfin, de nombreuses sources ont disparu ou ne nous sont parvenues que partiellement. Il convient donc de garder à l'esprit ces limites au moment d'aborder l'histoire de la Grèce antique.\n\nLa période allant de 1100 à environ 800 av. J.-C. est connue comme celle des siècles obscurs : aucun texte primaire ne nous en est parvenu et seules les recherches archéologiques en mettent en évidence les vestiges. Seuls des textes secondaires et/ou tertiaires tels que : les Histoires d'Hérodote, la Description de la Grèce de Pausanias, la Bibliothèque historique de Diodore de Sicile ou les Chronicum ad annum Abrahæ de Saint Jérôme, contiennent de brefs aperçus chronologiques et des listes dynastiques des rois de cette période. L'histoire de l'époque classique est connue grâce notamment à Hérodote, à Thucydide (La Guerre du Péloponnèse) et aux biographies (Vies parallèles des hommes illustres) de Plutarque, dont celles de Thémistocle, Périclès et Alcibiade. Les conquêtes d'Alexandre le Grand sont connues grâce à des sources tardives : Diodore, Plutarque, Arrien (Anabase), Quinte-Curce (Histoire d'Alexandre le Grand) et Justin (Abrégé des Histoires Philippiques). Pour l'époque hellénistique, il existe une source majeure, contemporaine des événements : les Histoires de Polybe qui traitent de la période allant de 208 à 126 av. J.-C., dont les guerres avec Rome. Il existe aussi des sources plus tardives, comme Diodore, Plutarque, Strabon (Géographie) et le Romain Tite-Live. De nombreuses autres sources littéraires (dont principalement Hiéronymos de Cardia, Phylarque et Douris de Samos) sont réduites à l'état de fragments.\n\nLes sources primaires écrites relèvent du domaine de l'épigraphie, la collecte et l'étude des inscriptions antiques, généralement gravées sur pierre, mais aussi les ostraca écrits à l'encre sur des tessons de céramiques. À la différence du précédent ce corpus est extensible car de nouvelles inscriptions sont régulièrement découvertes. Les tablettes administratives mycéniennes en linéaire B relèvent également de cette catégorie. Les inscriptions intéressant l'histoire grecque sont surtout rédigées en langue grecque, mais des sources des régions voisines, écrites en alphabet araméen ou en hiéroglyphes égyptiens sont également mobilisées pour l'époque hellénistique. La papyrologie porte spécifiquement sur l'étude des papyri mis au jour lors des fouilles archéologiques, surtout en Égypte (textes du Fayoum d'époque hellénistique) dont le climat sec permet mieux leur conservation ; mais il s'agissait du support d'écriture privilégié pour la période qui va d'environ 400 av. J.-C. à 600 ap. J.-C.. La numismatique, l'étude des monnaies, permet d'obtenir des données appréciables sur l'histoire économique et politique, puisqu'il s'agit parfois des seuls documents permettant de connaître l'existence de rois (en Bactriane hellénistique notamment).\n\nLes fouilles archéologiques, en dégageant une grande quantité de vestiges matériels et les rendant disponibles pour une vaste gamme d'études, offre une grande quantité d'information sur les sociétés antiques. Elle ne porte plus seulement sur les villes et leurs monuments, puisque l'archéologie rurale s'est développée, avec la pratique des prospections, de même que celle des sites funéraires. Les données issues des fouilles sont indispensables pour les historiens spécialistes de la Grèce antique et leur exploitation a ouvert de nouveaux champs d'études, par exemple en histoire économique avec l'étude de la diffusion des céramiques.\n\nL'iconographie, l'étude des images, est un autre champ important des sciences de l'Antiquité, dépendant en principe de l'histoire de l'art. L'analyse des images fournit de nombreuses informations sur la manière de penser durant les périodes antiques, notamment dans le domaine de la religion.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Grèce_antique
Place de la femme dans l’Athènes classique - La vie de famille (1)
2,612
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'étude de la vie de la femme à l'époque de l'Athènes classique est une partie importante de l'érudition classique depuis les années 1970. La vie de la femme athénienne est connue par des sources littéraires, relativement abondantes mais d'interprétation délicate, tragédies, comédies, orateurs, historiens d'époque classique ou romaine, complétées par des sources archéologiques provenant de l'épigraphie, des anciens habitats et de la céramique. Les sources écrites ont été rédigées par des hommes et il n'y a pas de témoignage connu d'une femme athénienne classique écrivant sur sa propre vie.\n\nLa femme de l'Athènes classique ne reçoit pas une éducation institutionnelle, sa mère lui a plutôt enseigné les compétences dont elle aura besoin pour gérer un ménage. Elle se marie jeune, souvent avec un homme beaucoup plus âgé. Lorsqu'elle est mariée, la femme athénienne a deux rôles principaux : enfanter et gérer le ménage.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le rôle principal de la femme libre dans l'Athènes classique est de se marier et d'avoir des enfants. La jeune fille nouvellement mariée n’est pas avantagée par rapport à sa situation précédente, elle passe d’un état de soumission à son père à un état de soumission à son mari. L'accent mis sur le mariage comme moyen de perpétuer la famille par la procréation a changé par rapport à l'Athènes archaïque, lorsque (au moins parmi les puissants) les mariages visaient autant à établir des liens qu'à perpétuer la famille. La femme athénienne se marie généralement pour la première fois vers l'âge de quatorze ans, avec un homme beaucoup plus âgé. Avant cela, elle est gardée par son plus proche parent masculin qui est responsable du choix du mari. Le droit du mari s'étend jusqu'à pouvoir choisir un nouveau mari pour sa veuve dans son testament et la mariée n'a rien à dire à cette décision. Comme le mariage athénien classique a pour finalité la procréation d'enfants pouvant hériter des biens de leurs parents, la femme épouse souvent des membres de sa parenté. C'est particulièrement le cas des femmes sans frères (epikleros), dont le parent masculin le plus proche peut revendiquer en premier le droit de l'épouser.\n\nLe mariage le plus souvent implique des fiançailles (Engue), avant que la mariée soit consacrée à son nouveau mari et Kyrios (ekdosis). Une forme de mariage moins courante, pratiquée dans le cas des epikleroi, nécessite une décision de justice (epidikasia). La femme athénienne se marie avec une dot destinée à assurer sa subsistance et qui représente jusqu'à 25% de la richesse de la famille. Les filles des familles les plus pauvres ont apparemment une dot d'une valeur de dix mines. Les familles riches fournissent des dot beaucoup plus importantes ; la sœur de Démosthène, par exemple, a une dot de deux talents (120 minae). Les dots consistent généralement en biens mobiliers et en espèces, bien que des terrains sont parfois inclus.\n\nCe n'est que dans des circonstances exceptionnelles qu'il n'y a pas de dot, car son absence est interprétée comme la preuve qu'il n'y a pas eu de mariage légitime. Une dot peut avoir été négligée si le rang social de la famille de la mariée est élevé ; Callias aurait épousé Elpinice, une fille des nobles Philaïdes, pour rejoindre cette famille et était suffisamment riche pour que son manque de dot ne le préoccupe pas.\n\nLa femme mariée est responsable de la gestion quotidienne du ménage, de la prospérité du ménage, du mari et de la santé des membres de la famille. Leurs principales responsabilités sont de porter, élever et de prendre soin des enfants, de tisser et de confectionner des vêtements. Elles seraient également chargées de s'occuper des membres malades du ménage, de superviser les esclaves et de s'assurer que le ménage a suffisamment de nourriture.\n\nDans le mariage athénien classique, le mari ou la femme peut légalement entamer un divorce. Le plus proche parent masculin de la femme (qui est son kyrios si elle n'est pas mariée) pourrait le faire même contre la volonté réciproque du couple. Après le divorce, le mari doit restituer la dot ou payer 18% d'intérêt par an pour que la femme puisse continuer à vivre et se remarier. S'il y a des enfants au moment du divorce, ils restent dans la maison de leur père qui est responsable de leur éducation. Si une femme commet un adultère, son mari est légalement tenu de divorcer. Une epikleros mariée serait divorcée pour pouvoir épouser son parent le plus proche.\n\n", "title": " Le mariage " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_de_la_femme_dans_l’Athènes_classique
Deuxième croisade - Anecdote (1)
2,744
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa deuxième croisade commença en 1146 après avoir été lancée en décembre 1145 par le pape Eugène III à la suite de la chute d'Édesse en 1144. Elle s'acheva en 1149 par un échec pour les croisés, qui rentrèrent en Europe sans avoir remporté de victoire militaire en Orient.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "On raconte, et ce n'est pas une boutade, que les croisés revenant défaits de Damas en Syrie, en rapportèrent une variété de prunier à pruneaux, nommée de ce fait prunier de Damas. On les critiqua alors, en disant qu'ils étaient allés là-bas « pour des prunes », expression actuelle signifiant : pour « pas grand-chose », voire « pour rien ».\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxième_croisade
Conventions de Genève - Troisième protocole additionnel de 2005 (1)
3,480
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLes conventions de Genève sont des traités internationaux fondamentaux dans le domaine du droit international humanitaire. Elles dictent les règles de conduite à adopter en période de conflits armés, et notamment la protection des civils, des membres de l'aide humanitaire, des blessés ou encore, des prisonniers de guerre.\n\nLa première convention de Genève date de 1864. Cependant, les textes en vigueur aujourd’hui ont été écrits après la Seconde Guerre mondiale. Sept textes ont cours actuellement : les quatre conventions de Genève du 12 août 1949, les deux protocoles additionnels du 8 juin 1977 et le troisième protocole additionnel de 2005. Les quatre conventions de Genève ont été mondialement ratifiées, ce qui signifie que chacun des États du monde s’engage à les respecter.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le troisième protocole additionnel du 8 décembre 2005 adopte un signe distinctif nouveau qui représente un losange rouge sur fond blanc, le cristal rouge. Cet emblème permet aux Sociétés nationales de secours aux blessés ne désirant pas adopter la croix rouge ou le croissant rouge comme signe distinctif de devenir membre du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et de bénéficier de la protection que les conventions de Genève leur garantissent. Le troisième protocole additionnel permet aux services sanitaires et religieux des Nations unies d’utiliser un des signes distinctifs reconnus.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Conventions_de_Genève
Histoire de la Grèce antique - L'époque classique (4)
2,467
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire de la Grèce antique se décompose en plusieurs périodes, allant du développement des premières communautés agricoles durant le Néolithique, à partir du VIIe millénaire av. J.-C., jusqu'à l'Antiquité tardive, qui s'achève au VIIIe siècle. Il s'agit de la première civilisation à s'être développée sur le continent européen, tirant parti de sa proximité avec les plus anciens foyers néolithiques et urbains du Proche-Orient et d'Égypte, devenant durant le Ier millénaire av. J.-C. une civilisation très dynamique et influente, marquant de son empreinte les cultures voisines, nombre de ses aspects étant érigés en modèle et servant de référence pour les civilisations postérieures, en premier lieu en Europe.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La période classique se caractérise par une croissance démographique dans le monde grec, en particulier dans les régions de Grèce continentale et les îles des Cyclades, que certains estiment plus peuplées à la fin de l'époque archaïque qu'elles ne l'étaient au XIXe siècle. Les prospections repèrent en tout cas un développement de l'habitat rural sur la longue période qui va de 600 à 200 av. J.-C., le phénomène de dispersion étant à son sommet durant l'époque classique. Il est cependant difficile de basculer de ces données de terrain à une estimation de la population, la dispersion de l'habitat étant non seulement liée à l'évolution quantitative de la population, mais aussi aux structures économiques et sociales : l'intensification de l'exploitation agricole conduisant à l'apparition de nouveaux sites, la constitution de grands domaine à leur diminution, la demande faite aux citoyens de certaines cités de s'équiper par leurs propres moyens les inciteraient à quitter la ville pour s'installer dans un domaine rural. On retient en général l'idée d'une croissance démographique dans la Grèce classique, qui connaît d'importantes concentrations humaines, en particulier là où le phénomène urbain est le plus développé. La majorité de la population des cités-États grecques vit en ville ; pour la Béotie, la proportion d'urbains dans le total de la population serait à situer aux environs de 70 %.Du point de vue des différences régionales, l'Attique est manifestement la région la plus peuplée, les densités sont plus élevées dans la Grèce des cités (Attique, Béotie, Corinthe, aussi Laconie, Messénie, Eubée), mais la Grèce du nord effectue un rattrapage au IVe siècle av. J.-C., ce qui explique l'essor de la Macédoine, de le Thessalie et de l'Épire.\n\nL'économie grecque antique fait l'objet de nombreux débats, portant sur ses éventuelles caractéristiques « modernes » (place des mécanismes de marché, importance des échanges à longue distance, monétisation des échanges, etc.). L'unité de base est la maisonnée, l’oikos, d'où dérive le terme oikonomia (promu notamment par Xénophon) qui a donné « économie », qui dans son acception antique concerne la gestion de cette maisonnée privée, généralement constituée d'une famille nucléaire, potentiellement des dépendants et esclaves. La plupart des maisonnées exercent une activité agricole, autour de quelques arpents de terre, partagées entre une céréaliculture dominante (blé et orge), des cultures arbustives (olivier, vigne, figuier et autres arbres fruitiers), quelques animaux (moutons et chèvres surtout). La pêche est certes courante sur les côtes, mais les eaux grecques ne sont pas particulièrement poissonneuses, à l'exception de la mer Noire, et le poisson ne semble pas avoir eu l'importance alimentaire et économique de la « trilogie méditerranéenne », constituée des céréales, de l'olivier et de la vigne.\n\nDans ce cadre, la place de la femme est subordonnée au chef de famille, dont la supervision se doit d'être constante. C'est d'abord le père, puis l'époux pour la femme libre, son maître pour les servantes, esclaves et concubines. Les textes de l'époque cherchent à définir une relation plus précise des rôles masculins et féminins, avec notamment une séparation public/privé, réflexions qui impliquent qu'il y a lieu pour ces gens de justifier ce clivage fondamental de la société civique. Les relations des femmes avec l'extérieur de la maisonnée sont limitées, et elles se consacrent aux tâches domestiques, notamment la cuisine et le tissage ; les maîtresses des maisonnées plus riches ont un rôle d'intendance.\n\nL'idéal des théoriciens de la gestion de l’oikos est l'autarcie, mais en pratique cela relève de la gageure, car l'autoconsommation ne peut suffire à la plupart des maisonnées, même paysannes, aussi le recours à des systèmes d'échanges est crucial, que ce soit par le troc avec des voisins, ou par la monnaie sur un marché local. Les aspects les plus « modernes », voire « capitalistes » ne sont pourtant pas absents, mais ils concernent avant tout le cas athénien, exceptionnel, qui repose sur les riches mines du Laurion, et aussi des terres relativement fertiles, consacrées notamment à la production d'huile d'olive, qui a permis le développement d'une économie urbaine, avec un artisanat dynamique, générant un commerce à longue distance très actif, autour du port du Pirée, et une société cosmopolite dans laquelle les étrangers (les « métèques ») ont une grande importance économique. \n\nLa monnaie devient de plus en plus employée durant l'époque classique, mais elle est surtout émise lorsque les États doivent réaliser d'importantes dépenses, pour des finalités militaires ou des constructions, et les frappes sont généralement sporadiques, certaines cités s'en passant à l'exemple de Sparte. Il y a bien des cas comme Thasos où un monnayage de bronze semble émis pour servir dans les échanges intérieurs, mais les transactions courantes dans le monde grec ne sont pas en majorité monétisées, loin de là.\n\nL'importance de l'esclavage dans le monde classique, en particulier à Athènes, est incontestable même si elle ne peut être quantifiée précisément : peu de sociétés antiques ont connu un tel esclavage de masse, Rome étant le seul cas bien connu où l'esclavage a occupé une telle importance. L'essor du commerce des esclaves à cette période s'explique par un manque de main d’œuvre, l'accès à diverses sources d'être humains réduits en esclaves (surtout par la guerre), qui sont exclusivement des non-Grecs, et le développement de moyens financiers permettant de développer un esclavage de masse, surtout visible dans les mines du Laurion, aux conditions de travail probablement épouvantables. Mais les esclaves se retrouvent dans tout type d'activités, sont généralement employés dans un cadre domestique où ils devaient généralement avoir de meilleure conditions de vie, certains esclaves très qualifiés dans un domaine d'activité pouvant disposer d'une position économique confortable.\n\n", "title": " Aspects économiques et sociaux " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Grèce_antique
Édit de Fontainebleau (1685) - Conséquences immédiates (2)
3,109
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’édit de Fontainebleau, signé par Louis XIV le 18 octobre 1685, révoque l’édit de Nantes par lequel Henri IV, en 1598, avait octroyé une certaine liberté de culte aux protestants du royaume. L'édit de 1685, qui consiste à interdire le culte protestant en France, est plus connu sous le nom de « révocation de l'édit de Nantes ».", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La persécution et la fuite des huguenots sont préjudiciables à la réputation de Louis XIV à l’étranger.\n\nLa révocation de l’édit de Nantes intervient à contretemps dans une Europe réglée depuis une quarantaine d'années par les traités de Westphalie qui concluent la guerre de Trente Ans et où la plupart des États ont arrêté toute répression confessionnelle. Les princes d’Europe sont désormais libres de choisir leur foi sans crainte d'une intervention extérieure, et leurs sujets peuvent émigrer s’ils ne veulent pas se convertir. Par l’édit de Fontainebleau, Louis XIV transforme quant à lui ses sujets en prisonniers. Il met en place une répression qui n’est plus de mise dans une Europe cosmopolite et se met à dos les princes protestants avec lesquels la France avait coutume de nouer des alliances.\n\nL'édit de Fontainebleau a nui aux relations diplomatiques françaises notamment avec l'Angleterre : alors que les deux royaumes entretenaient des relations relativement paisibles avant 1685, ils deviennent, à partir de 1689, des ennemis acharnés enchaînant une série de guerres que certains historiens ont appelée « la deuxième guerre de Cent Ans ».\n\nLes protestants français éprouvent une gêne compréhensible à l'égard de leurs coreligionnaires étrangers, alliés par la religion mais potentiellement ennemis du royaume dont ils demeurent sujets, au moins dans les premiers temps. Les princes allemands songent de plus en plus sérieusement à engager un conflit contre Louis XIV. Le stathouder des Provinces-Unies, Guillaume III d'Orange-Nassau, futur roi d'Angleterre, n'attend qu'une occasion pour engager les hostilités. Alors que la politique des Réunions (1678-1681), l’affaire des Pays-Bas espagnols (1683-1684) et de Gênes (1684), le soutien de Louis XIV à la Princesse Palatine lors de la succession de l'électeur palatin en 1685 n'ont pas été suffisants pour provoquer l'entrée en guerre, la révocation de l'édit de Nantes finit par faire éclater la guerre de la Ligue d'Augsbourg. La ligue d'Augsbourg se met en place : alliance entre la Hollande et la Suède en 1686 ; entre l'empereur et l'électeur de Brandebourg, le 7 mai 1686 ; Ligue d'Augsbourg contre Louis XIV, le 9 juillet 1686 entre Guillaume III d'Orange-Nassau, l'empereur Léopold Ier, l'Espagne, la Suède, la Bavière, les ducs de Saxe ; puis, en septembre, l'électeur palatin et le duc de Holstein-Gothorp. Si l'on ne peut imputer à la seule révocation cette coalition contre la France — la présence de la très catholique Espagne nous l'interdit — force est de constater qu'elle y a fortement contribué. Traités et alliances ne cesseront de renforcer la Ligue d'Augsbourg jusqu'en 1690, même si la Suède et le Danemark décident, cette année-là, de respecter la neutralité dans un conflit qui durera jusqu'en 1697.\n\n", "title": " À l'étranger - L'indignation des protestants étrangers " }, { "img": [], "source_text": "En dehors des frontières, l'accueil des catholiques est mitigé. Innocent XII écrit un bref peu enthousiaste pour féliciter le roi le 16 novembre 1685. Il va même jusqu'à donner un Te Deum le 30 avril 1686. En fait, les tensions persistent entre le Saint-Siège et Versailles. La Cour espérait que le pape laisserait le roi exercer son droit de régale, mais le bref apostolique lui rétorque qu'il doit attendre sa récompense de la miséricorde divine plutôt que du Saint-Siège. Quant aux princes catholiques, s'ils s'acquittent bien des félicitations d’usage, ils ne changent rien à leur politique à l’égard de la France.\n\n", "title": " À l'étranger - L'accueil mitigé des puissances catholiques " }, { "img": [], "source_text": "Deux protestants réfugiés à Rotterdam en 1681, soit quatre ans avant l'édit de Fontainebleau, ont développé deux réponses, l'une philosophique, l'autre politique. Pierre Bayle, dont le frère aîné Jacob est mort en prison, a défendu la tolérance dans son Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ, contrains-les d'entrer (1686). Plus tard, il incitera les protestants restés en France à rester loyaux envers Louis XIV. À l'inverse, le pasteur Pierre Jurieu écrit plusieurs pamphlets pour dénoncer la tyrannie royale : il esquisse une théorie du contrat entre le roi et le peuple souverain.\n\n", "title": " À l'étranger - La riposte du Refuge " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Édit_de_Fontainebleau_(1685)
Louis XIV - Famille (1)
840
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Louis XIV a de nombreux enfants légitimes et illégitimes.\n\nDe la reine, Marie-Thérèse d'Autriche, le roi a six enfants (trois filles et trois garçons) dont un seul, Louis de France, le « Grand Dauphin », survécut à l'enfance :\n\nDe ses deux principales maîtresses, il eut 10 enfants légitimés dont 5 seulement survivent à l'enfance :\n\nDe l'union du roi avec Louise de La Vallière naissent cinq ou six enfants dont deux survivent à l'enfance.\n\nDe Madame de Montespan naissent :\n\nEn 1679, l'affaire des poisons consomme la disgrâce dans laquelle Madame de Montespan, ex-favorite du roi était tombée quelques mois auparavant.\n\nLe roi aurait eu d'autres enfants, mais qu'il n'a pas reconnus, comme Louise de Maisonblanche (1676-1718), avec Claude de Vin des Œillets. Il est également possible de noter le cas mystérieux des origines de Louise Marie Thérèse, dite la Mauresse de Moret. Trois hypothèses sont avancées, ayant pour point commun de voir en elle « la fille du couple royal ». Il pourrait s'agir de la fille adultérine de la reine Marie-Thérèse, d'un enfant caché du roi Louis XIV avec une comédienne ou plus simplement d'une jeune femme baptisée et parrainée par le roi et la reine.\n\n", "title": " Descendance " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV
Londres - Économie (1)
590
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "En 2014, Londres est la cinquième ville du monde en termes de PUB, et la première d'Europe devant Paris intramuros. Le Grand Londres réalise environ un quart du PIB du Royaume-Uni, et l'aire métropolitaine de Londres environ un tiers. La productivité est nettement supérieure à la moyenne nationale. Très fortement tertiarisée, Londres connaît une importante spécialisation dans la finance. La capitale britannique est la première place financière du monde et l'un des principaux centres d'affaires internationaux. D'après une étude de fDi Markets datant de 2016, Londres est la deuxième ville mondiale ayant reçu le plus d'investissements directs étrangers après Singapour. La ville se hisse première mondiale pour sa connectivité et deuxième pour son potentiel économique et son environnement favorable aux affaires. La ville a les prix de propriété les plus élevés de n’importe quelle ville européenne selon l’Office des statistiques nationales et l’Office européen des statistiques. En moyenne, le prix au mètre carré dans le centre de Londres est de 24 252 € (avril 2014). C’est plus élevé que les prix de l’immobilier dans d’autres capitales européennes du G8 : Berlin 3 306 €, Rome 6 188 € et Paris 11 229 €.\n\nL'immigration joue un rôle majeur, elle concerne des personnes de qualification très diverses, mais une des caractéristiques de la ville est sa capacité à attirer les hauts revenus et les personnes avec de hautes qualifications.\n\nLes inégalités économiques sont fortes. Londres compte de nombreuses poches de pauvreté, le taux de chômage est légèrement plus élevé que la moyenne nationale (4,3 % au Royaume-Uni en 2017 contre 4,9 % à Londres) mais les contrats « zéro heure » et les jobs précaires sont la norme et 53 % des enfants de ces quartiers vivent dans un état de pauvreté.\n\nLe nombre de personnes sans-domicile fixe à Londres a augmenté de 169 % entre 2010 et 2019.\n\nLes prix de vente et de location augmentent régulièrement, obligeant de nombreuses personnes à partager un appartement parce qu'elles n'ont pas les moyens d'en louer un pour elles seules. Il est devenu courant à Londres qu'un logement n'ait pas de salon parce que celui-ci est loué comme chambre à coucher.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "L'économie de Londres s'est orientée vers les services beaucoup plus tôt que d'autres villes européennes, surtout après la Seconde Guerre mondiale. Le succès de Londres dans le secteur tertiaire s'explique surtout par plusieurs des facteurs :\n\nl'anglais est une langue de communication internationale ;\n\nsa position de capitale de l'Empire britannique ;\n\nses relations particulières avec les États-Unis et plusieurs pays d'Asie ;\n\nle droit anglais est le droit des contrats le plus utilisé en commerce international ;\n\nles infrastructures multiculturelles (écoles, lieux de culte, organisations culturelles et sociales) ;\n\nun niveau d'impôt relativement peu élevé surtout pour les étrangers (les résidents non domiciliés au Royaume-Uni ne payent pas de taxe sur les profits réalisés à l'étranger) — cependant, la taxe du comté (équivalent de la taxe d'habitation française) payée chaque mois est très élevée (environ 100-150 livres/mois/logement) ;\n\nde bonnes infrastructures de transport, surtout dans le trafic aéroportuaire ;\n\nune économie dérégulée avec peu d'intervention du gouvernement.Londres a concentré, entre 2008 et 2020, 35 % des créations d'emplois du Royaume-Uni, notamment grâce à un modèle économique favorisant les grandes métropoles.\n\n", "title": " Attractivité " }, { "img": [], "source_text": "Environ 85 % de la population du Grand Londres (soit 3,2 millions de personnes) travaillent dans le secteur des services. 500 000 personnes travaillent dans l'industrie et la construction (en proportions égales).\n\nLondres concentre ses activités financières et juridiques dans cinq centres différents : la City, Westminster, Canary Wharf, Camden & Islington et Lambeth & Southwark.\n\nLa principale activité économique de Londres est le secteur financier dont les exportations financières, (c'est-à-dire les services aux entreprises fournis par des sociétés londoniennes à des entreprises étrangères dans le secteur des services financiers (indépendamment de l'immobilier), contribuent grandement à la balance des paiements du Royaume-Uni. Plus de 360 000 personnes travaillent dans le secteur de la finance de Londres en 2015 qui abrite plus de 480 banques, soit plus que n'importe quelle autre ville au monde. La City est le plus grand centre d'affaires d'Europe en termes de flux de capitaux et s'impose comme une véritable place financière de premier plan après lois Sarbanes-Oxley qui accroissent les exigences comptables pour les entreprises cotées à la bourse de Wall Street. Lors d'une récente étude publiée par Mastercard, Londres surpasse New York dans quatre des six domaines de l'étude dont la stabilité économique, la facilité de faire des affaires et le volume des flux financiers. Le maire de New York Michael Bloomberg a déclaré que New York risquait de perdre son statut de capitale financière du monde au profit de Londres à cause du droit et des systèmes de régulation et d'immigration moins stricts du Royaume-Uni. En 2016, la City de Londres générait un peu plus de 2 % du PIB britannique et 0,38 % du PIB de l'Union Européenne soit une création en moyenne de plus de 24 milliards de dollars par kilomètre carré par an.\n\nUn second centre financier se développe à Canary Wharf, à l'est de la City, et compte le quartier général des banques HSBC et Barclays, de l'agence Reuters ainsi que de nombre des plus grands cabinets d'avocats au monde. Les quartiers généraux européens de J.P. Morgan, Citi, Bank of America, Morgan Stanley et American Express sont aussi localisés à Canary Wharf. En 2005, Londres a traité 31 % des transactions sur le marché des changes et traite quotidiennement environ 753 milliards de dollars, soit plus qu'à New York.\n\nPlus de la moitié des 100 premières entreprises britanniques (FTSE 100) et plus de 100 des 500 plus grandes entreprises européennes ont leur siège à Londres. Plus de 70 % des entreprises du FTSE 100 ont leur siège dans l'aire urbaine de Londres et 75 % des entreprises du Fortune 500 ont un bureau à Londres.\n\nLes médias sont particulièrement concentrés à Londres et l'industrie de la distribution des médias en est le deuxième secteur le plus compétitif. La BBC est un employeur clé de la ville tandis que de nombreux autres médias ont leur siège à Londres.\n\nLe port de Londres a été le plus important du monde mais arrive aujourd'hui en troisième position au Royaume-Uni. 50 millions de tonnes de marchandises y transitent chaque année. La plupart de ces marchandises transitent cependant par Tilbury qui se trouve en dehors des limites du Grand Londres.\n\nLa Chambre de commerce et d'industrie de Londres est la plus grande organisation indépendante de réseautage et d'assistance commerciale de la capitale britannique. Elle représente les intérêts de milliers d'entreprises.\n\nPour sa part la Bourse de Londres, crée en 1801, est un marché boursier située dans la ville. Il s'agit d'un des plus grands marchés de la planète.\n\nLondres est enfin la deuxième place du marché de l'art dans le monde après New York, réalisant les deux tiers des transactions d'art en Europe. C'est à Londres que les historiques grandes maisons de vente Sotheby's, Christie's et Bonhams ont été fondées et y conservent encore leur siège. Selon le rapport 2017 publié par Artprice concernant le seul secteur de l'art contemporain, New York représente 43 % des ventes contre 22 % pour Londres, 10 % pour Hong Kong et 8 % pour Pékin. Pour les ventes d'art classique, New York représente 31 %, Londres 19 %, Hong Kong 7 %, et Pékin 16 %.\n\n", "title": " Services et finance " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres
Peste - Physiopathologie (1)
2,940
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa peste est une anthropozoonose, c'est-à-dire une maladie commune aux humains et aux animaux, causée par le bacille Yersinia pestis, découvert par Alexandre Yersin de l'Institut Pasteur en 1894.\n\nElle se transmet principalement par piqûre de puce. Son réservoir d'origine est constitué de nombreuses espèces de rongeurs sauvages, ou commensaux comme le rat. Endémique en certaines régions ou foyers, elle peut acquérir un caractère épidémique, voire pandémique, avec un taux élevé de létalité.\n\nLa peste humaine peut prendre trois formes : peste bubonique, peste septicémique et peste pneumonique. La transmission interhumaine peut être indirecte par puce (peste bubonique) ou directe par voie aérienne (peste pulmonaire).\n\nLa peste a eu de nombreux impacts dans l'histoire humaine. Trois grandes pandémies sont distinguées : la première pandémie (VIe au VIIe siècle), la deuxième pandémie (XIVe au XVIIIe siècle) et la troisième pandémie (1855 - milieu du XXe siècle).", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Après la morsure de la puce infectée, le germe se multiplie au point d'inoculation laissant une vésico-pustule puis gagne le système lymphatique et colonise le ou les ganglions satellites du point d'inoculation (le bubon). Une ou plusieurs adénites localisées et suppurées apparaissent. L'évolution de la dissémination par voie hématogène permet au germe d'atteindre l'ensemble des organes et les poumons où il développera une localisation pulmonaire secondaire. Le bacille se multiplie dans les macrophages et libère une toxine qui les détruit.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Peste
Ordonnance de Villers-Cotterêts - Langage maternel francoys (1)
3,115
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'ordonnance d'août 1539 sur le fait de la justice, dite l'ordonnance de Villers-Cotterêts, aussi appelée l'ordonnance Guillemine, est un texte législatif édicté par le roi de France François Ier, entre le 10 et le 25 août 1539 à Villers-Cotterêts (dans le département actuel de l'Aisne), enregistré au Parlement de Paris le 6 septembre 1539. Cette ordonnance est le plus ancien texte législatif encore en vigueur en France, ses articles 110 et 111 (concernant la langue française) n'ayant jamais été abrogés.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Comme il y avait bien plus d'un seul langage maternel francoys dans le royaume de 1539, certains juristes et les linguistes ont signalé que l'édit royal ne se limitait pas à la seule langue française et que sa protection s'étendait à toutes les langues maternelles du royaume.\n\nEn 1790, l’Assemblée nationale commence par faire traduire dans toutes les langues régionales les lois et décrets, avant d’abandonner cet effort, trop coûteux.\n\nLe décret du 2 thermidor An II (20 juillet 1794) impose le français comme seule langue de toute l’administration.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotterêts
Économie de la république populaire de Chine - Principaux acteurs de l'économie chinoise (1)
732
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Lorsque les réformes ont été introduites à la fin des années 1970, la Chine était un pays désespérément pauvre, luttant pour nourrir sa vaste population de presque un milliard. Par conséquent, la réforme a été confrontée à un double défi : fournir des incitations économiques rationnelles, tout en fournissant un filet de sécurité sociale de base pour surmonter les craintes du changement. C'est une approche où les droits existants sont « acquis » (grandfathered) pour réduire la résistance aux réformes, tout en créant des incitations fortes pour la création de richesse. Ceci fut la philosophie de « la réforme à double voie », également connue comme « la réforme sans perdants ».\n\nLa réforme à deux voies a été introduite d'abord dans le secteur agricole qui a servi comme modèle de réformes dans d'autres secteurs. Dans cette approche, la première piste (le filet de sécurité sociale) était les quotas de production obligatoires existants à des prix bas fixes ; tandis que la seconde piste était toute nouvelle production aux prix du marché (beaucoup plus élevés). Cette réforme, combinée avec l'octroi des « droits de propriété quasi-privé » a créé les taux de profit marginal de 100 % pour toute nouvelle production. Elle a également rencontré un succès tel que le « Plan » était abandonné dans les années 1980 et les deux pistes ont été unifiées en 1992.\n\nDans ce nouveau système économique, les entreprises publiques ou danwei ont du mal à trouver leur place et rencontrent de plus en plus de difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars américains) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars américain. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficaces, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation, selon Jiang Yuan, statisticien au Bureau d'État des statistiques.\n\nEn effet, plusieurs décennies de réforme étaient nécessaires pour arrêter progressivement les énormes pertes des EPs et accroître leur productivité. La croissance rapide du secteur privé a atrophié l'importance des actifs d'entreprises publiques pour passer de pratiquement 99 % à la fin des années 1970 à 25,2 % en 2013, notamment car leurs résultats sont demeurés bien inférieurs aux sociétés comparables du secteur privé.\n\nLe FMI a alerté les autorités chinoises le 11 juin 2016 sur l'endettement excessif des entreprises chinoises, en particulier les entreprises publiques : alors que la dette de l'État et celle des ménages restent raisonnables (40 % du PIB chacune), celle des entreprises atteint 145 % du PIB ; or les entreprises d'État représentent à elles seules 55 % de la dette totale des entreprises, alors que leur part dans la production totale du pays n'est que de 22 %.\n\n", "title": " Entreprises publiques " }, { "img": [], "source_text": "La présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. La mise en place du « socialisme de marché » a implanté de nombreuses usines en Chine, ce qui l'a fait appeler L'atelier du monde, à cause du dumping social de ses usines. Elles ont attiré la main-d'œuvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à 100 pour cent étrangers et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises. La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main-d'œuvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ un dollar américain par heure, ce qui est bien en dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois représente un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en œuvre dans les démocraties libérales.\n\nCela dit, l'impact des entreprises étrangères va bien au-delà de leur rôle en tant qu'exportateurs et employeurs de travailleurs domestiques bon marché. En fait, les entreprises étrangères créent d'énormes synergies en établissant des normes visibles en termes de pratiques de gestion, contrôle de la qualité et des méthodes de formation, que les entreprises nationales ont été promptes à émuler. Alors, lorsque les entreprises étrangères rentrées en Chine dans les années 1980, pratiquement tous les techniciens et les gestionnaires, ainsi que des pièces de rechange ont été importées. Mais, au fil du temps les entreprises et le personnel domestique ont rapidement commencé à remplir ces rôles, stimulée par un système d'éducation qui fournit 2 millions de diplômés en science et ingénieurs par an et l'attraction de plus de 100 parcs scientifiques en 2014. En effet, le marché chinois est devenu trop grand pour ignorer, avec la présence de 200 sociétés Fortune 500, aussi bien qu'étant le siège de ces 52 sociétés à Pékin en 2014, le plus grand nombre de toutes les villes dans le monde.\n\n", "title": " Entreprises publiques - Entreprises étrangères " }, { "img": [], "source_text": "Toute une série de réformes ont accompagné le double mouvement de libéralisation interne et d'ouverture au marché mondial. Une première loi a autorisé les particuliers à détenir des sociétés à responsabilité limitée. En 2004, la constitution a été remaniée afin de renforcer le rôle du secteur non étatique et réaffirmer le droit de la propriété privée. L'interdiction faite aux entreprises privées d'intervenir dans certains secteurs (infrastructures, services publics, services financiers) vient d'être abolie en 2005. L'investissement direct étranger a été autorisé et encouragé par la mise en place de zones franches côtières et l'abaissement des droits de douane. Le monopole d'État sur le commerce extérieur a été démantelé, ainsi que le système de taux de change multiples.\n\nLe secteur privé s'est donc étendu : il réalise aujourd'hui plus de la moitié du PIB et les trois quarts des exportations. C'est lui qui crée l'essentiel des nouveaux emplois et dégage la meilleure rentabilité (15 % en 2003 contre 5 à 10 % dans le secteur étatique). À l'intérieur de ce secteur privé, les entreprises étrangères - souvent associées en coentreprises à des entreprises chinoises - réalisent 75 % des exportations. Mais les exportations du secteur privé sous contrôle chinois progressent encore plus rapidement, à mesure que lui sont octroyées de nouvelles licences d'exportation. Le secteur d'État est parallèlement soumis à des restructurations permanentes, qui ont conduit à la suppression de 45 millions d'emplois au cours de la première moitié de la décennie. Mais 35 % des entreprises d'État sont encore jugées non rentables, et une sur six a des fonds propres négatifs.\n\nLa fiscalité est très décentralisée en Chine, et ce sont les provinces et les petites administrations qui gèrent une part importante des recettes des impôts, et s'occupent de l'éducation et de la santé. Il n'y a que très peu de solidarité financière entre provinces.\n\n", "title": " Rôle de l'État " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine
Deuxième croisade - Échec du siège de Damas (1)
2,742
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa deuxième croisade commença en 1146 après avoir été lancée en décembre 1145 par le pape Eugène III à la suite de la chute d'Édesse en 1144. Elle s'acheva en 1149 par un échec pour les croisés, qui rentrèrent en Europe sans avoir remporté de victoire militaire en Orient.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "L'intention des croisés était soit de reprendre Édesse, soit d'attaquer Alep, centre de la puissance de Nur ad-Din. Mais Louis VII prend ombrage des rapports trop amicaux entre sa femme, Aliénor d'Aquitaine, et le prince d'Antioche, Raymond de Poitiers, par ailleurs oncle d'Aliénor. Il tient aussi à entrer à Jérusalem en même temps que Conrad III, arrivé par mer. Baudoin III s'est entendu avec Conrad III pour attaquer d'abord Damas, plus proche. Les rivalités entre croisés vont donc rediriger l'expédition contre Damas, malgré la trêve qui existe entre cette ville et les Francs.\n\nLe siège de Damas commence le 24 juillet 1148 et est levé quatre jours plus tard.\n\nLes croisés décidèrent d’attaquer Damas par l’ouest, où le verger pourrait leur fournir un approvisionnement alimentaire constant. Le 23 juillet, ils arrivèrent à Daraiya. Le lendemain, les musulmans, qui s’étaient préparés pour l’attaque, ont constamment attaqué l’armée croisée à travers les vergers de Damas. Les défenseurs avaient demandé l’aide de Saif ad-Din Ghazi de Mossoul et Nur ad-Din d’Alep qui a personnellement mené une attaque sur le camp des croisés. Les croisés furent repoussés contre les murs des vergers où ils furent victimes d’embuscade et de guérilla.\n\nD’après Guillaume de Tyr, les croisés décidèrent le 27 juillet de bouger sur les plaines à l’est de la cité qui possédaient moins de fortification mais également d’eau et de vivres. Il a été rapporté que Mu'in ad-Din Unur promit de rompre son alliance avec Nur ad-Din si les croisés rentraient chez eux. Cependant, Nur ad-Din et Saif ad-Din arrivèrent et avec Nur ad-Din, il était impossible d’obtenir de meilleures positions. Les seigneurs croisés locaux, installés sur une plaine sans point d'eau en plein soleil, refusèrent de poursuivre le siège et les trois rois durent abandonner la ville sans autres choix. D’abord, Conrad, puis le reste de l’armée décidèrent de se retirer sur Jérusalem le 28 juillet pendant que des archers turcs ne cessaient de les harceler. Une fois à Jérusalem, le 29 juin 1149, les Français eurent vent de la décapitation par l’ennemi, de Raymond, roi d’Antioche, lors de la bataille d'Inab, contre Nur ad-Din, ce qui était un coup dur pour la croisade. Conrad III et Louis VII rentrent alors en Occident sans aucune victoire militaire.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxième_croisade
Civilisation carthaginoise - Économie (1)
2,449
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa civilisation carthaginoise ou civilisation punique est une ancienne civilisation située dans le bassin méditerranéen et à l'origine de l'une des plus grandes puissances commerciales, culturelles et militaires de cette région dans l'Antiquité.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Carthage constituait un empire commercial, maritime, terrestre et agricole. De ce fait, le lien entre toutes les contrées, qu'elles soient puniques ou sous influence punique, se faisait par la mer grâce à la marine carthaginoise.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Les Carthaginois, tout comme leurs ancêtres phéniciens, étaient d'excellents marins et commerçants. L'historien latin Pline l'Ancien écrit à leur propos que « les Puniques inventèrent le commerce ».\n\nComme Tyr, Carthage faisait le négoce des métaux, en recherchant surtout des matières premières qui lui ont permis d'asseoir sa richesse et de développer son réseau commercial : argent, mais aussi cuivre et étain en provenance des comptoirs du sud de l'Hispanie (royaume de Tartessos). Dans cette région, les mines étaient à la fois facilement exploitables et accessibles. L'étain se trouvait également dans les îles Cassitérides (actuelle Grande-Bretagne).\n\nDe manière secondaire, les Carthaginois ont importé et diffusé de petits objets manufacturés : céramiques grecques et étrusques mais aussi, dès le VIIe siècle av. J.-C. des éléments d'artisanat égyptien comme des amulettes. Le négoce se pratiquait aussi par caravanes mais ce type d'échange était beaucoup plus aléatoire et dangereux. Ce commerce terrestre permet d'expliquer certaines implantations, en particulier en Libye et dans le sud de la Tunisie actuelle.\n\nLe but des Phénico-puniques était d'exporter les métaux à l'état brut vers l'Orient ; jusqu'au VIe siècle av. J.-C., ils jouissaient d'un monopole du commerce et de la navigation en Méditerranée occidentale grâce auquel ils bénéficiaient d'un libre accès aux métaux, et aux ressources humaines et agricoles de régions entières.\n\n", "title": " Commerce - Routes des métaux précieux et produits importés " }, { "img": [], "source_text": "Les Carthaginois ont excellé dans la verrerie, la bijouterie, l'artisanat textile et la teinturerie, en particulier la fabrication de la pourpre, dont la technique, tirée du murex, a été inventée à Tyr. Ces derniers exportaient des produits manufacturés par leurs artisans ou importés : des céramiques, des objets en verre (spécialité phénicienne) ou encore du tissu teint en pourpre, travail de l'ivoire, bois et métaux (placage d'ivoire, d'or ou d'argent sur différents matériaux). En raison de leur caractère potentiellement périssable, il est parfois difficile d'identifier certains de ces produits d'exportation : les tissus, très réputés, n'ont pas laissé de traces archéologiques en dehors d'amas de murex ou de poids destinés à tendre les tentures.\n\n", "title": " Commerce - Produits exportés " }, { "img": [], "source_text": "Les voyages d'exploration s'expliquent par la recherche de minerais et de nouveaux débouchés commerciaux : l'étain de Grande-Bretagne et d'Hispanie, l'or ou d'autres matières premières au Maghreb. Certains produits servant au négoce étaient fabriqués par les ateliers carthaginois.\n\n", "title": " Commerce - Commerce et exploration " }, { "img": [], "source_text": "À l'aube de la Première guerre punique, Carthage contrôlait en Afrique du Nord un territoire d'environ 73 000 km2 — son arrière-pays, constitué par l'actuelle Tunisie, représentait alors un territoire dévolu à l'agriculture supérieur en superficie à celui de Rome et de ses alliés réunis, et reste l'une des zones agricoles de premier plan dans l'Empire romain — pour une population de près de quatre millions d'habitants. Une telle population nécessitait un approvisionnement régulier et un arrière-pays capable d'assurer une production suffisante en quantité et en qualité : une production de céréales destinée à toutes les couches sociales, mais aussi une production de fruits ou de viande destinée à une population plus aisée.\n\nCe territoire a été largement amputé par les attaques de Massinissa dans le dernier demi-siècle d'existence de la cité, pour se limiter à une superficie inférieure à 25 000 km2 en 146 av. J.-C..\n\nLa zone occupée par Carthage en Afrique était très fertile car elle jouissait d'une pluviosité amplement suffisante pour la production agricole. Ces atouts ont été exploités par la suite dans la province de l'Afrique romaine.\n\n", "title": " Agriculture et pêche - Territoire agricole de Carthage " }, { "img": [], "source_text": "Carthage a très vite instauré un partage des tâches entre des cultures à visée spéculative, dans les terres proches de la capitale, et les cultures céréalières laissées aux populations libyennes, ces dernières étant soumises à un tribut en nature dont le poids, en particulier durant les guerres puniques, a pu influencer le cours des événements en les poussant à la révolte. La cité a développé son arrière-pays grâce à la culture de l'amande, de la figue, de l'olive, de la grenade — perçue comme un fruit punique par les Romains — et de la vigne, en plus du blé. Ces plantes étaient déjà présentes à l'état sauvage dans la région mais les Phéniciens y ont apporté des plants qui leur ont permis d'exporter dans tout le bassin méditerranéen : on trouve ainsi des traces de produits agricoles puniques jusqu'en Grèce.\n\nL'élevage était pratiqué de longue date par les populations autochtones, en particulier celui des chevaux, des bœufs et des mulets.\n\n", "title": " Agriculture et pêche - Culture et élevage " }, { "img": [], "source_text": "La réussite de Carthage s'explique aussi par ses prouesses en matière d'agronomie. Les Carthaginois sont parvenus à développer les techniques agricoles parmi les plus efficaces de l'Antiquité puisque celles-ci furent reprises par les Romains à travers la traduction en latin du traité du punique Magon. Columelle a conservé des fragments de l'œuvre punique, dont un processus de vinification.\n\nLa plantation des oliveraies obéissait à des règles précises, en particulier l'espacement entre les plants, règles parfois encore respectées de nos jours. Le matériel agricole jouait un rôle important dans l'amélioration de la production, comme en témoignent les représentations de charrues, notamment sur une sculpture retrouvée sur le territoire de la Libye actuelle, ce qui n'a pas manqué de trancher avec la production libyenne traditionnelle.\n\n", "title": " Agriculture et pêche - Techniques agricoles " }, { "img": [], "source_text": "La pêche était une activité répandue à l'époque punique et, outre des productions de salaisons et de murex, il est établi que ce sont les Phénico-puniques qui ont répandu l'usage du garum dans le bassin méditerranéen. Cette sauce à base de poissons gras, utilisée en cuisine et dans un but médicinal, était produite à grande échelle au sein d'installations retrouvées sur un certain nombre de sites. La production et la commercialisation du garum se sont poursuivies largement à l'époque romaine.\n\n", "title": " Agriculture et pêche - Pêche et produits de la mer " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_carthaginoise
Histoire des femmes - Le féminisme (1)
3,049
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire des femmes est une branche de l'histoire consacrée à l'étude des femmes en tant que groupe social, apparue dans les années 1970 et étroitement liée aux luttes féministes. En effet, de nombreux auteurs constatent l'absence d'« historicité » des études sur les femmes, et analysent cette lacune comme un processus volontaire de déshistoricisation, comme si la condition féminine ne dépendait que d'invariants réels et historiques. L'histoire des femmes devrait donc s'appuyer sur ce que le sociologue et philosophe français Pierre Bourdieu (1930-2002) appelle une « reconstitution de l'histoire du travail historique de déshistoricisation ».\n\nL'historiographie de l’histoire des femmes est, quant à elle, l’étude de la place de la femme dans l'histoire en tant que discipline — l'historiographie étant l'étude de la manière d'écrire l'histoire. Les femmes y sont étudiées dans leur rapport aux hommes, à la famille, à la société, etc., ainsi que l’évolution de ces rapports.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le féminisme désigne un ensemble de mouvements et d'idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_femmes
Biodiversité - État de la biodiversité dans le monde (1)
994
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa biodiversité désigne la variété des formes de vie sur la Terre. Ce terme est composé du préfixe bio (du grec βίος / bíos, « vie ») et du mot « diversité ». Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux. Lorsque la science cherche à évaluer la biodiversité d'un lieu particulier, les différents éléments des listes d'espèces, écosystèmes ou gènes sont pondérés en fonction de leur rareté.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "En 2005, le rapport sur l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire a fourni aux Nations-Unies une première synthèse mondiale scientifique de l'ampleur des modifications subies par les écosystèmes et des conséquences pour la condition humaine. Il a mobilisé plus de 1 300 experts du monde entier, issus de toutes les disciplines scientifiques. Reflet de l'opinion générale de l'un des plus grands groupes de spécialistes des sciences naturelles et humaines jamais réunis, sa principale conclusion est que l'humanité a plus profondément et plus rapidement modifié les écosystèmes depuis ces cinquante dernières années que depuis toute l'histoire de l'humanité, essentiellement pour assouvir ses besoins en nourriture, en eau, en bois, en fibre et en énergie. Quatre grands facteurs anthropiques ont entraîné une grave perte de la diversité biologique, largement irréversible. Ces quatre facteurs sont :\n\nLa destruction et la contamination des milieux naturels ;\n\nLa prédation en excès et la surexploitation des ressources naturelles ;\n\nL'introduction d'espèces d'un milieu à l'autre et ;\n\nLe réchauffement climatique.En 2019, l’IPBES a mis à jour cet état des lieux. Selon le « Rapport sur l’état de la biodiversité mondiale » (2019, réalisé en trois ans, par 145 experts de 50 pays à partir de plus de 15 000 références scientifiques) :\n\ndepuis le précédent rapport, l'artificialisation du monde a fortement augmenté : 66 % des mers sont significativement « modifiées » par l'humain ; l’agriculture et l'élevage occupent 30 % des terres émergées tout en consommant 75 % des eaux douces disponibles ; 33 % des ressources halieutiques sont surexploitées et les zones urbaines ont plus que doublé depuis le sommet de Rio (1992) ; la pollution plastique est six fois plus importante qu'en 1980. « La valeur de la production agricole a augmenté d'environ 300 % depuis 1970, la récolte de bois brut a augmenté de 45 % et environ 60 milliards de tonnes de ressources renouvelables et non renouvelables sont maintenant extraites chaque année dans le monde - quantité qui a presque doublé depuis 1980 » ; 500 000 espèces terrestres (+/- 9 % d'un total estimé de 5,9 millions d'espèces ont maintenant « un habitat insuffisant pour leur survie à long terme, si leur habitat n’est pas restauré » ;\n\nde 1900 à 2016, le rythme d'érosion de la biodiversité est « sans précédent dans l'histoire humaine » et il accélère encore. L’abondance moyenne des espèces locales dans les grands habitats terrestres a chuté d’au moins 20 %, environ 40 % des amphibiens, 33 % des récifs coralliens et plus de 33 % des mammifères marins et au moins 10 % des environ 5,5 millions d’espèces d'insectes sont proches de l'extinction. Plus de 680 espèces de vertébrés ont disparu depuis les années 1500, et les espèces domestiquées ne sont pas épargnées avec au moins 9 % de toutes les races domestiquées de mammifères considérées comme éteintes en 2016. Les évaluations scientifiques montrent que « ces tendances ont été moins graves ou évitées dans les zones qui appartiennent à ou sont gérées par des peuples autochtones et des communautés locales » ;\n\ndes causes indirectes (peu développées par le précédent rapport) sont, note l’IPBES, la démographie mondiale, la consommation par habitant, l’innovation technologique et une gouvernance et des responsabilités ne tenant pas compte des limites écologiques.Ce travail a été conçu pour préparer la « Convention des Nations Unies sur la diversité biologique » (COP15), prévue en Chine en 2020 comme un « pendant » à l’Accord de Paris sur le climat (2015). Le rapport a été présenté le jour de sa publication aux ministres de l’environnement du G7 réunis à Metz. Les ministres, ainsi que le représentant de la commission européenne chargé de l’environnement et de quelques autres pays, ont, sur cette base scientifique, adopté une charte (« Charte de Metz ») contenant trois axes : 1) lutter contre l'érosion de la biodiversité ; 2) encourager de nouveaux acteurs à s'engager ; 3) créer un cadre mondial de la biodiversité.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "La biodiversité n'est pas uniformément répartie sur Terre : elle tend à augmenter des pôles vers l'équateur et à diminuer avec l'altitude, alors qu'elle diminue avec la profondeur en mer. Des ONG et des institutions scientifiques ont cartographié les lieux où la biodiversité possède une particularité, justifiant une protection prioritaire. Cette vision n'est pas partagée par tous les biologistes, certains craignant que se focaliser sur ces points chauds amène à négliger les autres régions du monde où la biodiversité est également en danger.\n\nDepuis 1988, Norman Myers et l'association Conservation International s'appuient sur ce concept de point chaud de biodiversité pour identifier les régions où la biodiversité est considérée comme la plus riche et la plus menacée. Deux critères principaux sont : abriter au moins 1 500 espèces de plantes vasculaires endémiques, et avoir perdu au moins 70 % de l'habitat initial. Au total, 34 points chauds de biodiversité ont été identifiés, dont 20 se situent au niveau des tropiques. Sur seulement 11,8 % de la surface des terres émergées, ces points chauds abritent 44 % des espèces de plantes et 35 % des vertébrés terrestres.\n\nPour la biodiversité marine, il s'agit des récifs coralliens souvent assimilés à des « forêts tropicales de la mer »[réf. nécessaire].\n\nPour la biodiversité terrestre, les forêts tropicales abritent la biodiversité la plus élevée ; mieux conservée dans les régions où le dérangement et la fragmentation due à l'activité humaine est moindre (le dérangement peut doubler la perte de biodiversité liée à la déforestation tropicale).\n\nEn juillet 2017, la revue Nature publie un étude montrant que le recul mondial de la forêt naturelle érode de manière « disproportionnée » la biodiversité ; les dernières forêts et paysages intacts devraient être protégés concluent les auteurs. La forêt tropicale continue à régresser, et là où le couvert forestier recule, le risque qu’une espèce glisse dans la catégorie « menacée » ou qu'elle bascule dans une catégorie de menace plus élevée et qu'elle présente des populations en déclin augmente « considérablement ». Ce risque est en outre « disproportionné » dans les hot-spots de biodiversité que sont les massifs forestiers tropicaux de Bornéo, d'Amazonie centrale et la forêt du bassin du Congo ; là même une très faible déforestation (routes, pistes forestières, aires de stockage, petite urbanisation…) a de graves conséquences pour la biodiversité des vertébrés. Les scientifiques n’ont pas trouvé de preuve que la perte de forêt est plus grave et plus préjudiciable dans les paysages déjà fragmentés que dans ces massifs mieux préservés ; pour Bornéo, l'Amazonie centrale et le bassin du Congo une modélisation prédit qu'au rythme actuel de leur dégradation, rien que pour les vertébrés, 121 à 219 autres espèces rejoindront la liste des espèces menacées entre 2017 et 2050. Le réchauffement climatique pourrait encore aggraver la situation, de même que la dette d’extinction. Or, l’artificialisation du monde s’aggrave rapidement. Or, seules 17,9 % de ces trois zones sont actuellement protégées par un document écrit et moins de la moitié (8,9 %) ont une protection stricte. De nouveaux efforts de conservation et de restauration de l’intégrité écologique des forêts sont urgemment à mettre en œuvre à grande échelle (mégaréserves naturelles, réellement protégées, déjà suggérées en 2005 par C. Peres) « pour éviter une nouvelle vague d'extinction globale ».\n\nUn concept complémentaire, celui de pays mégadivers, complète cette approche. Il vise à rapprocher entre eux les pays sur la base de leur capital naturel. Ainsi, 17 pays ont été identifiés par le Centre mondial de surveillance pour la conservation de la nature comme possédant à eux seuls 70 % de la biodiversité planétaire, leur conférant un rôle particulier dans la préservation de cette diversité.\n\n", "title": " Régions prioritaires " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversité
Histoire des Juifs en Algérie
2,687
[ { "img": [], "source_text": "L'histoire des Juifs en Algérie remonte à l’Antiquité, sans qu’il soit possible de retracer avec certitude l'époque et les circonstances de l’arrivée des premiers Juifs dans le territoire de l’actuelle Algérie. Plusieurs vagues d'immigration ont en tout cas contribué à accroître sa population. Il est possible qu'il y ait eu des Juifs à Carthage et dans le territoire actuel de l'Algérie avant la conquête romaine mais le développement des communautés juives est lié à la présence romaine. Les révoltes juives des Ier et IIe siècles en terre d'Israël et en Cyrénaïque ont certainement causé l'arrivée d'immigrants juifs en provenance de ces contrées. Le prosélytisme juif parmi les Berbères est un fait historique établi, mais son importance reste débattue.\n\nLa conquête musulmane de l'Afrique du Nord achevée en Algérie au VIIIe siècle fait entrer l'Afrique du Nord dans l'aire de civilisation arabo-islamique et marque durablement l'identité des communautés juives locales, dont le statut est désormais régi par la dhimma.\n\nDe nouveaux immigrants renforcent ultérieurement la communauté juive d'Algérie : des Juifs fuient l'Espagne lors des persécutions wisigothes des VIe et VIIe siècles, puis encore lors des persécutions liées à la Reconquista espagnole du XIVe au XVIe siècle. Beaucoup de Juifs de la péninsule Ibérique s’installent alors en Algérie et se mêlent à la population juive locale, influençant ses traditions. Au XVIIIe siècle, d'autres Juifs, les Granas de Livourne, peu nombreux, mais jouant un rôle d'intermédiaires commerciaux entre l'Europe et l'Empire ottoman. Plus tard au XIXe siècle l'Algérie voit l'arrivée de nombreux juifs tetouanais, renforçant les rangs de la communauté.\n\nAprès la colonisation française de l'Algérie en 1830, le respect de la liberté religieuse et de leurs coutumes est garanti aux Algériens. La dhimma est abolie et les Juifs deviennent égaux aux musulmans devant la loi française. En effet, la loi musulmane qui régentait le pays désavantageait nettement les premiers face aux seconds, surtout dans le domaine juridique et leur traitement en tant qu'habitants de ce pays. Ceci explique l'opinion pro-française qui se développe dès cette époque chez les Juifs d'Algérie. Devenus citoyens français à la suite du décret Crémieux de 1870, les Juifs s'identifient de façon croissante à la métropole et malgré leur retour forcé à la condition d'indigène durant la Seconde Guerre mondiale, ils choisissent massivement d'être rapatriés en France à la veille de l'indépendance de l'Algérie et une minorité choisit Israël. Quelques dizaines de juifs très discrets vivent encore en Algérie. Cet exil met quasiment fin à plus de 2 000 ans de présence en terre algérienne.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Algérie
Premier Empire - Dates marquantes du Premier Empire (1)
2,910
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'Empire français, appelé a posteriori le Premier Empire, est le régime impérial de la France à partir du 18 mai 1804, date de la proclamation de Napoléon Bonaparte empereur des Français par sénatus-consulte, jusqu'à sa première abdication le 4 avril 1814, puis de son retour à Paris le 20 mars 1815 à la séparation de la Commission Napoléon II le 7 juillet 1815. D'abord perçu comme une continuation de la Première République, avant de prendre la dénomination officielle d'« Empire français » en 1809, il fait suite au Consulat, est entrecoupé par la Première Restauration avant le rétablissement de son autorité lors des Cent-Jours, et est suivi par la Seconde Restauration.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "18 mai 1804 : proclamation de Napoléon Bonaparte empereur des Français\n\n15 juillet 1804 : première cérémonie de remise de la Légion d'honneur\n\n2 décembre 1804 : sacre de Napoléon en présence du Pape Pie VII\n\n2 décembre 1805 : bataille d'Austerlitz\n\n14 octobre 1806 : bataille d'Iéna et d'Auerstedt\n\n21 novembre 1806 : établissement du Blocus continental\n\n8 février 1807 : bataille d'Eylau\n\n14 juin 1807 : bataille de Friedland\n\n7 juillet 1807 : paix et traité de Tilsit avec la Russie\n\n2 mai 1808 : début de la guerre d'Espagne\n\n15 décembre 1809 : divorce de Napoléon Ier et Joséphine de Beauharnais\n\n2 avril 1810 : mariage de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche\n\n20 mars 1811 : naissance du roi de Rome, héritier du trône\n\n24 juin au 30 décembre 1812 : campagne de Russie\n\n16 octobre au 19 octobre 1813 : bataille de Leipzig\n\nJanvier à mars 1814 : campagne de France, dont la bataille de Reims ; Autrichiens, Prussiens et Russes occupent le pays.\n\n6 avril 1814 : première abdication de Napoléon\n\n30 mai 1814 : premier traité de Paris\n\n20 mars au 22 juin 1815 : Cent-Jours\n\n18 juin 1815 : bataille de Waterloo\n\n22 juin 1815 : seconde abdication de Napoléon\n\n20 novembre 1815 : second traité de Paris\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_Empire
Grandes découvertes - Prélude (1241-1438) (1)
2,885
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’expression « les grandes découvertes » sert généralement à désigner les explorations maritimes entreprises par les puissances européennes aux XVe et XVIe siècles. Durant cette période, les monarchies et de riches compagnies commerciales financent de grandes expéditions dans le but d'explorer le monde, cartographier la planète et établir des contacts directs avec l'Afrique, l'Amérique, l'Asie et l'Océanie. L'expression « âge des découvertes » est également utilisée par les cartographes.\n\nLes Portugais vont explorer les côtes de l'Afrique sous l'impulsion du prince Henri dit « le Navigateur ». Dinis Dias découvre les îles du Cap-Vert en 1444. Le Sénégal est visité par Alvise Cadamosto en 1455 ; quant à la Gambie, elle est remontée par Diogo Gomes en 1456. Bartolomeu Dias atteint l'océan Indien en 1488 en contournant le cap de Bonne-Espérance : il identifie d’ailleurs le cap en « revenant sur ses pas », après avoir peu pénétré le nouvel océan.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les connaissances européennes sur l'Asie au-delà des limites de l'Empire byzantin reposent sur des documents vagues, souvent obscurcis par des légendes et remontent parfois à l'époque des conquêtes d'Alexandre le Grand. Une autre source provient des Radhanites, marchands juifs qui établissent des routes commerciales entre l'Europe et le monde musulman à l'époque des Croisades. En 1154, le géographe arabe Al Idrissi réalise une carte, Tabula Rogeriana, rassemblant toutes les connaissances de son époque pour le compte du roi Roger II de Sicile.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Une série d'expéditions terrestres européennes à travers l'Eurasie à la fin du Moyen Âge constitue le prélude aux grandes découvertes. Les Mongols, après avoir envahi une grande partie de l'Asie et menacé l'Europe, unifient une bonne partie de l'Eurasie et la Pax Mongolica garantit l'existence de routes de commerce sûres entre le Moyen-Orient et la Chine. Plusieurs Européens en profitent pour explorer l'Orient: La plupart sont Italiens car le commerce entre l'Europe et le Moyen-Orient est contrôlé par les républiques maritimes comme Venise.\n\nDes ambassadeurs chrétiens sont envoyés jusqu'à Karakorum dans l'actuelle Mongolie. Parmi eux, on peut citer Jean de Plan Carpin, envoyé par le pape Innocent IV à la cour du Grand Khan de 1241 à 1247. Au même moment, Iaroslav II Vladimirski et ses fils André II Vladimirski et Alexandre Nevski se rendent à Karakorum mais ne laissent aucun récit détaillé. D'autres voyageurs comme le Français André de Longjumeau (en 1245 et 1249) et le Flamand Guillaume de Rubrouck traversent l'Asie centrale jusqu'en Chine. Marco Polo relate dans le Devisement du monde, le récit détaillé de ses voyages en Asie entre 1271 et 1295 en tant qu'hôte de la dynastie Yuan de Kubilai Khan.\n\nEn 1291, les deux frères marchands Vandino et Ugolino Vivaldi partent de Gênes avec deux galères pour explorer l'Atlantique mais disparaissent le long de la côte marocaine, ce qui alimente les craintes sur la navigation dans l'Atlantique. De 1325 à 1354, un érudit marocain Ibn Battûta réalise un impressionnant voyage qui l’amène de Tombouctou au sud à Bulghar (en actuelle Russie, sur la Volga) au nord et de Tanger à l’ouest à Quanzhou en Extrême-Orient. Ses récits sont compilés par Ibn Juzayy en un livre appelé Rihla (voyage). À partir de 1357, un livre retraçant les voyages supposés de Jean de Mandeville, le Livre des merveilles du monde, connaît un important succès malgré ses descriptions souvent fantastiques et douteuses.\n\nEn 1400, une traduction latine de la Géographie de Ptolémée atteint l'Italie depuis Constantinople. La redécouverte des connaissances antiques permet aux cartographes de l'époque d'améliorer leur compréhension du monde. En 1439, Nicolò de' Conti publie un récit de ses voyages en Asie du Sud-Est et Athanase Nikitine fait de même pour l'Inde en 1472.\n\nCes périples terrestres ont peu d'effets immédiats. L'Empire mongol s'effondre presque aussi vite qu'il était apparu et la route vers l'est devient beaucoup plus dangereuse. La peste noire du XIVe siècle ralentit le commerce terrestre tout comme la montée en puissance de l'Empire ottoman et force les Européens à chercher de nouvelles routes commerciales.\n\n", "title": " Voyages médiévaux " }, { "img": [], "source_text": "En 1368, après le renversement de la dynastie Yuan, les Mongols perdent la plupart de la Chine au profit de la dynastie Ming. Les Chinois établissent des relations commerciales maritimes jusqu'en Arabie depuis la dynastie Tang (618-907). Entre 1405 et 1421, le troisième empereur Ming Yongle encourage une série de voyages lointains dans l'océan Indien sous le commandement de l'amiral Zheng He. À la différence des futurs voyages européens, ces expéditions ont un caractère essentiellement diplomatique.\n\nUne large flotte de jonques est préparée pour ces voyages dont certaines mesurent plus de 60 mètres de longueur et des milliers de marins sont embarqués. Au moins sept expéditions sont lancées à partir de 1405, chacune étant plus ambitieuse que la précédente. Les flottes visitent l'Arabie, l'Afrique orientale, l'Inde, l'Insulinde et le Siam. Zheng He offre des présents en or, en argent, en porcelaine et en soie et reçoit en échange des animaux exotiques comme des girafes, des autruches ou de l'ivoire. Cependant, la mort de l'empereur en 1433 entraîne l'arrêt brutal de ces expéditions très coûteuses pour le pouvoir. La Chine entre dans une période d'isolationnisme connue sous le nom d'haijin.\n\n", "title": " Expéditions chinoises " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_découvertes
Histoire de la Grèce antique - L'époque hellénistique (5)
2,473
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire de la Grèce antique se décompose en plusieurs périodes, allant du développement des premières communautés agricoles durant le Néolithique, à partir du VIIe millénaire av. J.-C., jusqu'à l'Antiquité tardive, qui s'achève au VIIIe siècle. Il s'agit de la première civilisation à s'être développée sur le continent européen, tirant parti de sa proximité avec les plus anciens foyers néolithiques et urbains du Proche-Orient et d'Égypte, devenant durant le Ier millénaire av. J.-C. une civilisation très dynamique et influente, marquant de son empreinte les cultures voisines, nombre de ses aspects étant érigés en modèle et servant de référence pour les civilisations postérieures, en premier lieu en Europe.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les évolutions démographiques du monde hellénistique sont caractérisées par un phénomène de développement urbain, avec la création de grandes capitales royales, la plus importante étant Alexandrie, et aussi la fondation de villes de différentes taille mise en œuvre par les rois à la suite de l'exemple d'Alexandre. Mais cela repose sur des transferts de population entre régions, donc doit se faire au détriment des pays de départ, et il faut également prendre en compte les nombreuses destructions de cités sur la période pour relativiser le phénomène. Les prospections indiquent que certaines régions semblent voir leur population diminuer, en premier lieu en Grèce continentale à compter du IIIe siècle av. J.-C., mettant fin à la tendance à la croissance qui durait depuis les derniers temps des siècles obscurs.\n\nDu point de vue économique, les territoires dominés par les royaumes hellénistiques sont très hétérogènes, conduisant à une grande diversité de situations. Les rois disposent de grands domaines agricoles, qu'ils peuvent faire exploiter directement par leurs esclaves et dépendants, céder ou bien concéder à des tenanciers, en échange d'un service militaire (clérouquie), ou encore attribuer en don (dôrea) les revenus d'une terre à des serviteurs. L'aspect économique du pouvoir concerne également le prélèvement des richesses des individus et cités, par le biais de taxes, servant à financer l'armée, la cour, l'administration, également les dons faits à des serviteurs, et aux cités dans le cadre de l'évergétisme. \n\nLes échanges à longue distance concernent l'approvisionnement du monde égéen en céréales égyptiennes, le commerce du bétail et des esclaves provenant de la mer Noire, et les produits de luxe comme les épices et pierres précieuses venues du monde indien. Les principaux centres commerciaux développés durant la période sont Alexandrie, Rhodes, puis Pétra. Les villes sont d'une manière générale d'importants centres de consommation, et de production de biens de luxe. La tendance est probablement à la croissance des échanges à longue distance, comme l'illustre le fait qu'on connaît plus d'épaves de bateaux de cette période que des précédentes, également le développement des institutions bancaires et financières, et celui des installations portuaires (dont les phares). L'élargissement du monde grec et de l'urbanisation ont manifestement joué un rôle moteur dans cet essor des échanges, mais il concerne avant tout certaines régions, surtout les grandes villes, et laisse de côté d'autres espaces plus isolés. La majorité de la population, paysanne, se repose comme durant la période précédente surtout sur l'autoconsommation complétée par des échanges au niveau local.\n\nConcernant la monnaie, les pièces les plus courantes sont en argent comme durant l'époque précédente, et les autres métaux frappés sont l'or, surtout des émissions royales, et le bronze, ce dernier servant notamment pour les transactions courantes en Égypte. Seuls les royaumes, les ligues et les cités les plus riches (Rhodes, Athènes, Thasos) frappent régulièrement, les autres le font de façon plus épisodique. Les activités bancaires se développent dans la continuité de la période précédente.\n\n", "title": " Peuplement et économies hellénistiques " }, { "img": [], "source_text": "La notion de période et civilisation « hellénistique », par opposition aux époques archaïque et classique, suppose à l'origine une perte de vitalité et de dynamisme culturels. Cette vision pessimiste a été battue en brèche, la période hellénistique étant au contraire très créative dans de nombreux domaines.\n\nLa sculpture hellénistique repose en bonne partie sur la tradition classique finissante. Parmi les œuvres les plus connues de la période se trouvent la Victoire de Samothrace (v. 190 av. J.-C.), le Faune Barberini (v. 230-200), la Vénus de Milo (v. 100 av. J.-C.). Les arts de la peinture et de la mosaïque connaissent aussi un important développement, surtout connu par des copies d'époque romaine, notamment à Pompéi et Herculanum.\n\nL'architecture connaît également un développement important avec celui des cités grecques, qui se dotent de bâtiments caractéristiques de la culture hellénistique, et surtout des royaumes qui sont à l'origine des projets les plus ambitieux. Le grand temple à ciel ouvert de Didymes témoigne d'une capacité d'innovation à partir de modèles traditionnels, et le gigantisme se retrouve dans les théâtres de l'époque, le grand autel de Pergame et aussi dans les merveilles du monde disparues, le Phare d'Alexandrie et le Colosse de Rhodes.\n\nConcernant la religion, les institutions civiques jouent toujours un rôle moteur autour des cultes publics. Le développement d'un culte royal, l'apparition de divinités syncrétiques telles que Sarapis (amalgame d'Osiris et d'Apis vénéré par les Grecs d’Égypte puis ceux des régions voisines) et l'introduction de divinités orientales (Isis) ou leur assimilation aux divinités grecques renvoient aux caractéristiques principales de la période.\n\nSur les bases de l'époque classique (surtout athéniennes), le système scolaire se développe dans les cités hellénistiques, visant à prodiguer la culture grecque de référence, elle aussi nommée paideia, vue comme indispensable pour qui prétend à l'hellénité. L'éducation supérieure est également développée pour les élites. Selon les estimations hautes, 20 à 30 % de la population des cités hellénistiques aurait été alphabétisée.\n\nLe début de l'époque hellénistique est marquée par la constitution d'un pôle majeur à Alexandrie, à l'initiative de Ptolémée Ier, autour du temple des Muses (Mouséion), qui accueille des savants et une collection massive d'ouvrages, la fameuse « bibliothèque d'Alexandrie ». Cela s'accompagne d'un important travail d'édition des textes, qui a notamment laissé les versions classiques de plusieurs ouvrages majeurs de la littérature grecque, au premier rang desquels figurent les épopées homériques.\n\nLa création littéraire de l'époque est marquée par l’œuvre poétique de Théocrite et Callimaque, établis à Alexandrie, qui excellent dans l'épigramme et l'idylle. Apollonios de Rhodes, a laissé une œuvre épique de premier ordre, les Argonautiques. Le théâtre est dominé par la « nouvelle comédie » athénienne de Ménandre. Les historiens hellénistiques sont en revanche considérés très peu connus, en dehors de Polybe (voir plus bas).\n\nLa philosophie est marquée par le développement de plusieurs courants nouveaux : le scepticisme met plus l'emphase sur le savoir et la vertu, tout comme l'épicurisme, qui doit son nom à Épicure (341-270), enseignant dans le « Jardin », qui recherche le bonheur par la satisfaction des seuls désirs basiques ; le stoïcisme, développé par Zénon de Kition (336-262), généralement considéré comme son opposé, qui professe la compréhension et l'acceptation du monde naturel sans laisser ses sentiments l'emporter.\n\nDans le domaine scientifique, l'astronomie grecque connaît son premier développement (Aristarque de Samos, Hipparque de Nicée), Ératosthène de Cyrène est le premier à mesurer le méridien terrestre. Euclide révolutionne la géométrie. Les ingénieurs ne sont pas en reste, la période hellénistique connaissant un développement important de la mécanique, mise en pratique pour la construction et l'art militaire, notamment la poliorcétique. Archimède de Syracuse (287-212) est le principal inventeur de l'époque.\n\n", "title": " Culture et vie intellectuelle " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Grèce_antique
Guerre franco-allemande de 1870
1,912
[ { "img": [], "source_text": "La guerre franco-allemande de 1870-1871, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, est un conflit qui oppose, du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871, la France à une coalition d'États allemands dirigée par la Prusse et comprenant les vingt-et-un autres États membres de la confédération de l'Allemagne du Nord, ainsi que le royaume de Bavière, celui de Wurtemberg et le grand-duché de Bade.\n\nCette guerre est issue des différentes questions nationales qui poussent les nombreux États allemands à s'unir. La Prusse souhaite réaliser cette union autour d'elle, aux dépens de l'Autriche (qu'elle bat durant la guerre austro-prussienne de 1866) dans un premier temps, et de la France dans un second temps. Cette guerre est considérée par le chancelier Otto von Bismarck comme une réponse à la défaite prussienne lors de la bataille d'Iéna de 1806 contre l'Empire français. Il dira d'ailleurs, après la proclamation de l'Empire allemand à Versailles en 1871 : « Sans Iéna, pas de Sedan ». Par ailleurs, Bismarck déforme dans l'opinion un démêlé diplomatique mineur, réglé à l'amiable (la candidature, retirée à la demande de la France d'un prince allemand de la dynastie des Hohenzollern au trône vacant d'Espagne), en un camouflet insupportable pour les dirigeants français de l'Empire, soutenus par leur opinion publique. Des maladresses politiques de l'empereur Napoléon III vis-à-vis d'autres pays européens isolent la France, mais le régime pousse à la confrontation avec la Prusse, autant pour se défaire d'un rival dangereux que pour agrandir le territoire national.\n\nLe 19 juillet 1870, l’Empire français déclare la guerre au royaume de Prusse. Les troupes françaises sont néanmoins mal préparées, moins nombreuses (300 000 contre 500 000, bien plus qu'auguré dans les états-majors car la Prusse réussit à s'allier avec le grand duché de Bade, le royaume de Wurtemberg et celui de Bavière) et manquent d'une stratégie militaire concertée ; les troupes allemandes ont une expérience récente – et victorieuse – du feu (avec les conflits contre le Danemark en 1864 et l'Autriche deux ans plus tard), une artillerie lourde et une excellente formation. Marqué par les innovations techniques concernant le feu, qui permet un tir plus rapide, et le déclin important de la place de la cavalerie, le conflit tourne rapidement à l'avantage des Allemands. Les Français sont défaits à plusieurs reprises début août sur le front de l'Est. L'armée de Châlons vient renforcer le dernier verrou protégeant Paris : la place de Metz ; Napoléon III, qui dirige l'armée jusqu'au 7 août, jour où il est défait sévèrement, cède le commandement au général Mac Mahon. Quand il a quitté Paris avec son fils pour la guerre, il a confié la régence à son épouse Eugénie de Montijo. Encerclé à Sedan, l'empereur capitule le 2 septembre 1870.\n\nCette capitulation entraîne la chute du régime et la proclamation de la République ; le gouvernement provisoire continue la guerre, mais la masse des volontaires rassemblés par ses représentants manque de matériel et d'encadrement. Le gouvernement évite de peu d'être assiégé à Paris et se replie à Tours puis à Bordeaux ; en l'absence de victoires décisives dans le Nord, l'Est, la Bourgogne ou sur la Loire, un armistice est signé le 26 janvier 1871, suivi de la signature de conventions militaires le 28 janvier suivant. Cet armistice et ces conventions militaires ne concernent toutefois pas les opérations militaires dans l'Est de la France car les négociations sur le futur tracé de la frontière franco-allemande n'ont pas encore abouti. L'armistice général intervient le 15 février 1871. L'ordre est alors donné à la place fortifiée de Belfort de se rendre, ce qu'elle fait le 18 février, l'ennemi lui rendant les honneurs de la guerre. Le traité de paix, signé le 10 mai 1871 à Francfort-sur-le-Main, entérine définitivement la victoire allemande.\n\nAvant même la signature de l'armistice, les États allemands s'unissent en un Empire allemand, proclamé au château de Versailles, le 18 janvier 1871. La victoire entraîne l'annexion par le Reich de l'Alsace (excepté l'arrondissement de Belfort dans le Haut-Rhin resté français sous le nom de Territoire de Belfort) et d'une partie de la Lorraine (Moselle actuelle), que la France ne récupérera qu'en 1918 à l´issue de la Première Guerre mondiale. Le nouvel empire affirme sa puissance en Europe au détriment de l'Autriche-Hongrie et de la France. Cette dernière doit également supporter l'occupation d'un bon tiers de son territoire jusqu'en 1873 et le paiement d'une indemnité de 5 milliards de francs-or. Du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune de Paris, ainsi que celles d'autres grandes villes, se soulèvent contre le gouvernement (à majorité monarchiste) ; celui-ci écrase les communards parisiens durant la Semaine sanglante et réprime les autres insurrections jusqu'au 7 juin 1871.\n\nLa défaite et la perte de l'Alsace-Lorraine provoquent en France un sentiment de frustration durable et extrême qui contribue à la montée d'un nationalisme revanchard, mais également à une remise en question de l'enseignement des élites françaises. La constitution d'un vaste empire colonial va permettre au pays de retrouver en partie sa puissance mise à mal. Les conséquences des combats modifient également fortement le droit humanitaire international et marquent les esprits des artistes, qui font dans leurs œuvres l'éloge des vaincus.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870
Guerre franco-allemande de 1870 - Causes (1)
1,913
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa guerre franco-allemande de 1870-1871, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, est un conflit qui oppose, du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871, la France à une coalition d'États allemands dirigée par la Prusse et comprenant les vingt-et-un autres États membres de la confédération de l'Allemagne du Nord, ainsi que le royaume de Bavière, celui de Wurtemberg et le grand-duché de Bade.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La guerre franco-allemande s’inscrivit dans le contexte troublé du XIXe siècle où les aspirations nationales de peuples s’exprimèrent à plusieurs reprises sans toujours aboutir à la création d’un État-nation. La Grèce, la Belgique et l’Italie y parvinrent. Grâce à l’intervention militaire de la France contre l’Autriche, un élan unitaire entraîna la fusion des États italiens avec le royaume de Piémont-Sardaigne, à la suite de plébiscites organisés. Le royaume d'Italie fut proclamé par le parlement réuni à Turin, le 17 mars 1861.\n\nLe projet d'unification allemande prit naissance, quant à lui, avec les Discours à la nation allemande (Reden an die deutsche Nation) de Johann Gottlieb Fichte qui, en décembre 1807, essaya d'éveiller un sentiment national dans le but de susciter la création d'un État national allemand, sur les ruines du Saint-Empire romain germanique, libérant les Allemands de l'occupation napoléonienne.\n\nEn 1834 fut créée une union douanière, le Zollverein, entre la Prusse et une trentaine d’États allemands du Nord, qui permit la construction d'un réseau ferré puissant et le décollage économique de l'Allemagne du Nord par le désenclavement de régions industrielles comme la Ruhr ou la Saxe et l'ascension d'une bourgeoisie libérale, initiatrice du mouvement unitaire. Plusieurs tentatives libérales d'union échouèrent, notamment en 1848.\n\nNapoléon III, devenu empereur des Français en 1852, souhaitait un remaniement de la carte de l’Europe. Selon lui, les mouvements nationaux étaient un facteur d’instabilité qu’il fallait canaliser pour permettre l’avènement d’une Europe nouvelle, rééquilibrée, pacifiée par le respect du principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la souveraineté nationale.\n\n", "title": " Contexte historique - Le mouvement des nationalités " }, { "img": [], "source_text": "Toute autre était la vision d’Otto von Bismarck, ministre-président de Prusse, qui, issu de la noblesse terrienne, était conservateur. Selon sa formule : \n\n« L'Allemagne ne s'intéresse pas au libéralisme de la Prusse mais à sa force (…). La Prusse doit rassembler ses forces et les tenir en réserve pour un moment favorable qu'on a déjà laissé passer plusieurs fois. Depuis les traités de Vienne, nos frontières ne sont pas favorables au développement de notre État. Ce n'est pas par des discours et des votes de majorité que les grandes questions de notre époque seront résolues, comme on l'a cru en 1848, mais par le fer et par le sang. »\n\n Pour lui donc, primait la force. Pour réaliser l’unité de l’Allemagne autour de la Prusse, il convenait, en premier lieu, d’éliminer l’Autriche qui présidait la Confédération germanique rassemblant tous les États allemands dans un vaste ensemble dont le poids politique était à peu près nul.\n\nSous l’impulsion de Bismarck, l’unité allemande ne suivit pas le même cheminement que celle de l’Italie. Après avoir réussi à unifier les États germaniques du Nord en créant la confédération de l'Allemagne du Nord en 1867, Otto von Bismarck souhaita réunir les États catholiques du Sud (notamment la Bavière, le pays de Bade et le Wurtemberg, traditionnellement francophiles) pour créer un nouvel Empire allemand qui aurait alors été une puissance économique et militaire considérable et aurait changé l'équilibre des puissances en Europe, jusque-là dominée par l'Angleterre, la France, l'Autriche et la Russie, mais ce projet ne put aboutir.\n\nBismarck décida alors de provoquer délibérément l’Autriche pour en découdre militairement. Le 3 juillet 1866, l’armée prussienne battit l’armée autrichienne à Sadowa. En conséquence, l’Autriche se trouva écartée des affaires allemandes.\n\nVoyant se profiler l'éventualité d'un conflit austro-prussien, Napoléon III avait tenté de monnayer sa neutralité en négociant avec Bismarck l'annexion par la France d'une partie de la rive gauche du Rhin jusqu'à Mayence comprise, dans le cas où la Prusse sortait victorieuse du conflit. Parallèlement, il signait avec l'Autriche un traité secret aux termes duquel il garantissait à ce pays sa neutralité et la neutralité de l'Italie en échange de la cession de la Vénétie, qu'il comptait remettre ensuite à l'Italie. La défaite éclair de l'Autriche et l'annexion partielle ou totale par la Prusse d'États allemands alliés de l'Autriche bouleversa les plans de l'Empereur, qui s'était attendu à une longue guerre. Il demanda alors comme compensation le retour à la frontière de 1814, soit l'annexion de la Sarre et du Luxembourg. Bismarck fit échouer ce qu'il appelait la « politique des pourboires » et communiqua au gouvernement bavarois et aux autres États d'Allemagne du sud les visées de la France sur la rive gauche, ce qui ne put que faciliter la négociation d'alliances militaires avec ces États dans l'éventualité d'une guerre contre la France. Napoléon III orienta alors ses revendications sur des territoires non allemands : Belgique et Luxembourg. Bismarck fit semblant de donner son accord puis laissa les négociations sur un traité franco-prussien sur la question s'enliser. Il ne lui resta plus en 1870 qu'à montrer ce projet de traité à la Belgique et au Royaume-Uni pour compromettre irrémédiablement Napoléon III dans l'opinion publique de ces pays. Le gouvernement français dut reculer mais le danger prussien apparut dans toute son ampleur et l’opinion publique française jugea de plus en plus la guerre comme inévitable, tout en se prononçant, comme le faisait remarquer le ministre d'État Eugène Rouher, « dans le sens d'un agrandissement » au profit de la France.\n\nBismarck, lui aussi, pensait qu’un conflit armé avec la France était inévitable, comme il l’a lui-même reconnu dans son livre de souvenirs : « Je ne doutais pas de la nécessité d’une guerre franco-allemande avant de pouvoir mener à bien la construction d’une Allemagne unie ». Cette certitude allait de pair avec la conviction qu’il exprimait ainsi : « Si les Français nous combattent seuls, ils sont perdus ». Ses déclarations sur la nécessité d'une guerre franco-allemande furent résumées en une formule lapidaire mais directe : « Sans Iéna, pas de Sedan ».\n\n", "title": " Contexte historique - La politique de Bismarck " }, { "img": [], "source_text": "L'une des causes de la guerre fut le jeu politique des classes dominantes autour du trône d'Espagne (vacant depuis la révolution de septembre 1868).\n\nLe 21 juin 1870, poussé par Bismarck, Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, un cousin catholique du roi Guillaume Ier de Prusse, accepta l'offre que lui faisait le général Prim, l'homme fort du gouvernement espagnol, d'être candidat au trône d'Espagne.\n\nCette candidature souleva les craintes de la France d'être « encerclée » par une possible coalition rappelant l'empire de Charles Quint, mais ce fut la surenchère politique dans le cadre des luttes d'influence sur la scène européenne (surtout après l'échec de l'intervention française au Mexique) qui, le 6 juillet, poussa le duc de Gramont, ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, à annoncer que la France s'opposait à cette candidature.\n\nLe roi de Prusse, soucieux de ne pas déclencher un conflit européen, fit pression pour que Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retirât sa candidature. Il le fit par une déclaration de son père le Prince Antoine (dont la famille avait été favorisée par Napoléon Ier), le 12 juillet, afin d'apaiser les tensions diplomatiques.\n\n", "title": " L'élément déclencheur : la candidature d'un prince prussien au trône d'Espagne " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870
Hiérarchie de l'ordre du Temple en Occident - Le commandeur ou précepteur de maison (1)
2,761
[ { "img": [], "source_text": "\n\nCette hiérarchie de l'ordre du Temple a été créée et installée pour répondre au besoin d'organisation de l'ordre lorsque celui-ci s'est développé en Occident. Ce sont les retraits de la Règle qui nous renseignent sur cette hiérarchie et le rôle des différents dignitaires qui vivaient en Occident.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le terme que l'on retrouve dans les chartes historiques est celui de Præceptǒr, qui signifie « Celui qui commande ».\n\nIls dirigeaient une maison du Temple appelée préceptorie ou commanderie dans le respect de la \n\nRègle et des décisions du chapitre. L'article 49 de la Règle précise « que vous puissiez avoir des terres, des hommes, des vilains, tenir des champs et les gouverner avec justice, et prendre votre droit de ces choses comme cela est spécialement établi. » Le commandeur était choisi par la communauté lors d'un vote du chapitre, et pour une durée variable. Il pouvait être un sergent.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Le « Procurator » (la) d'une domus Templi était en l’occurrence le représentant du commandeur dans un lieu donné appartenant à cette commanderie (alleu, fief, métairie, etc.)\n\n", "title": " Le procureur " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Hiérarchie_de_l'ordre_du_Temple_en_Occident
Démographie de la France - Espérance de vie (1)
978
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa démographie de la France est l’étude quantitative et qualitative des caractéristiques de la population française et de ses dynamiques, à partir de thèmes tels que la natalité, la fécondité, la mortalité, la nuptialité (ou conjugalité) et la migration.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "En 2019, l’espérance de vie à la naissance est supérieure à 82 ans, avec une différence relativement importante entre les sexes : 85,6 ans pour les femmes contre 79,7 ans pour les hommes. Celle-ci a chuté en 2020 du fait de la pandémie de Covid-19, s’établissant à 85,1 ans pour les femmes et 79,1 ans pour les hommes.\n\nEntre 1994 et 2014, l’espérance de vie à la naissance d'une personne de sexe masculin née et vivant en France a gagné un peu plus de six ans, tandis que celle d'une personne de sexe féminin née et vivant en France a gagné quatre ans. L’écart entre les espérances de vie à la naissance des deux sexes, qui avait tendu à s'accroître de 1949 (5,4 années en France métropolitaine) au début des années 1990 (8,3 ans en France métropolitaine) tend donc à se réduire : il était de 6,2 ans en 2014 et de 5,9 ans en 2019.\n\nIl existe des différences significatives entre les régions de France métropolitaine : en 2009, l’espérance de vie s'élevait à près de 83 ans en Île-de-France contre 78,5 ans dans le Nord-Pas-de-Calais. En 2020, la région avec la plus faible espérance de vie est Mayotte (pour les deux sexes) et celles où elle est la plus élevée sont les Pays de la Loire pour les femmes avec 85,8 ans, et la Corse pour les hommes avec 80,6 ans.\n\nIl existe également des différences significatives entre les classes sociales : un ouvrier vit 6 à 7 ans de moins qu’un cadre supérieur.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_de_la_France
Sahara occidental - Économie (1)
3,712
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe Sahara occidental (arabe : الصحراء الغربية) est un territoire de 266 000 km2 du Nord-Ouest de l'Afrique, bordé par la province marocaine de Tarfaya au nord, l'Algérie au nord-est, la Mauritanie à l'est et au sud, tandis que sa côte ouest donne sur l'Atlantique. Territoire non autonome selon l'ONU, cette ancienne colonie espagnole n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique depuis le départ des Espagnols, en 1976.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Les principales sources de revenu sont le pastoralisme, la pêche et l'extraction de phosphate, qui représentent plus de 60 % des exportations. Les réserves de phosphate du Sahara occidental qui sont concentrées autour de Boukraa sont importantes, ainsi selon l'USGS, le Maroc (en incluant le Sahara occidental) détient les deuxièmes plus grandes réserves prouvées de phosphate du monde, avec 5 700 milliards de tonnes (Chine : 6 600), et les plus grandes réserves potentielles, avec 21 000 milliards de tonnes (Chine : 13 000). Cependant la mine de Boukraa, ne représente que 7 % à 8 % de la production globale du Maroc et, selon les chiffres de l'International Fertilizer Development Center, 1,6 % de ses réserves.\n\nLes Espagnols auraient également découvert des dépôts de minerai de fer[réf. nécessaire].\n\nMalgré la pluviosité minime, qui ne permettait pas de production agricole durable en dehors de quelques oasis où on pratiquait une agriculture de subsistance, la culture sous serre a connu un grand développement dans la région de Dakhla passant à plus de 450 ha fin 2009 avec une production de plus de 31 000 tonnes de primeurs ce qui permet des productions hors sol avec un grand rendement à l'hectare et une qualité gustative particulière, cette superficie atteindra 1 000 ha à l'horizon 2020 et l'augmentation de la production de ces cultures qui devrait passer à 76 000 tonnes en 2013 et à 116 000 tonnes en 2020.\n\nLe commerce et l'activité économique sont contrôlés par le Maroc. Des sociétés marocaines du secteur énergétique ont signé en 2001 des contrats d'exploration de pétrole au large de la côte, ce qui a provoqué la colère du Front Polisario. En outre, deux multinationales pétrolières, Total et Kerr-McGee, ont obtenu des licences d’exploration. L'ONU a estimé que ces activités d’exploration et d’exploitation devaient aussi prendre compte les intérêts et la volonté du peuple sahraoui. Sinon « elles contreviendraient aux principes de droit international applicables aux activités touchant aux ressources minérales des territoires non autonomes ».\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Le territoire dispose de 6 200 km de routes, dont 1 350 km sont goudronnées; ainsi il comporte une route qui longe la côte atlantique et qui représente une importante partie de la route nationale 1 (Maroc) qui relie Tanger à la frontière avec la Mauritanie. D'autres villes comme Es-Semara, Aousserd et Gueltat Zemmour sont desservies. Afin d'améliorer la jonction entre deux pôles économiques importants : El Marsa, dont le développement est centré sur le port et la ville de Laâyoune, métropole régionale, grand centre de main d’œuvre et de services, la voie express Laâyoune - El Marsa (23 km) a été réalisée.\n\nIl n'y a aucun chemin de fer au Sahara occidental. La région du Sahara dispose de ports dans les principales villes : Dakhla, Boujdour et Laâyoune. La plus grande bande transporteuse du monde (96 km) transporte le phosphate des mines de Boukraa à la côte près de Laâyoune.\n\nLes villes de Laâyoune, Dakhla et Es-Semara disposent d'aéroports les desservant :\n\nAéroport international Laâyoune - Hassan Ier\n\n", "title": " Transports " }, { "img": [], "source_text": "Deux monnaies sont utilisées, le dirham marocain (dans le cadre du Sahara marocain) et la peseta sahraouie (RASD), monnaie commémorative frappée occasionnellement et non utilisée dans les échanges commerciaux.\n\n", "title": " Monnaie " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara_occidental
Antibiotique
2,924
[ { "img": [], "source_text": "Un antibiotique (du grec anti : « contre », et bios : « la vie ») est une substance naturelle ou synthétique qui détruit ou bloque la croissance des bactéries. Dans le premier cas, on parle d'antibiotique bactéricide et dans le second cas d'antibiotique bactériostatique. Lorsque la substance est utilisée de manière externe pour tuer la bactérie par contact, on ne parle pas d'antibiotique mais d'antiseptique.\n\nUn antibiotique peut être à la fois bactéricide et bactériostatique, tout dépendant de sa dose.\n\nUn grand nombre des antibiotiques existants sont constitués de molécules naturelles, fabriquées par des micro-organismes : des champignons ou d'autres bactéries. Ces dernières les produisent pour éliminer les bactéries concurrentes avec lesquelles elles sont en compétition dans leur biotope. Cependant, seul un petit nombre des antibiotiques naturels est utilisable en thérapeutique humaine, pour des raisons de disponibilité dans l'organisme ou d'effets indésirables. Un grand nombre de molécules aujourd'hui sur le marché sont des molécules de synthèse, dérivées ou non d'antibiotiques naturels, en particulier pour contourner les problèmes de résistance.\n\nLes antibiotiques agissent de manière spécifique sur les bactéries, en bloquant une étape essentielle de leur développement : synthèse de leur paroi, de l'ADN, des protéines, ou la production d'énergie, etc. Ce blocage se produit lorsque l'antibiotique se fixe sur sa cible, une molécule de la bactérie qui participe à l'un de ces processus métaboliques essentiels. Cette interaction entre l'antibiotique et sa cible est très sélective, spécifique des bactéries et ces composés ne sont en général actifs ni sur les champignons ni sur les virus. Il existe d'autres molécules actives sur ces autres types d'agents infectieux que l'on appelle des antimycosiques ou des antiviraux, distincts des antibiotiques.\n\nL'introduction généralisée des antibiotiques après la Seconde Guerre mondiale a été l'un des progrès thérapeutiques les plus importants du XXe siècle. Les traitements antibiotiques ont fait progresser l'espérance de vie de plus de dix ans, soit plus qu'aucun autre traitement médical. Cependant, l'usage généralisé, voire abusif de certains antibiotiques, y compris en traitement préventif, curatif ou en complément alimentaire dans l'alimentation animale, dans les piscicultures, en médecine vétérinaire et humaine, ou encore comme pesticides pour le traitement des végétaux (contre le feu bactérien par exemple) a introduit une pression de sélection qui a conduit au développement de populations de micro-organismes antibiorésistants et à une baisse générale de l'efficacité thérapeutique. En milieu hospitalier, ceci conduit à une augmentation du risque nosocomial, faute de traitement adapté contre certains germes particulièrement résistants.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Antibiotique
Guerre franco-allemande de 1870 - L'entrée en guerre (1)
1,915
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa guerre franco-allemande de 1870-1871, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, est un conflit qui oppose, du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871, la France à une coalition d'États allemands dirigée par la Prusse et comprenant les vingt-et-un autres États membres de la confédération de l'Allemagne du Nord, ainsi que le royaume de Bavière, celui de Wurtemberg et le grand-duché de Bade.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La presse parisienne dénonça l'affront de la « dépêche d'Ems », telle que réécrite par Bismarck. La mobilisation, arrêtée secrètement le 13 juillet, fut signée le 14. Le 15, elle fut approuvée par le Corps législatif. Malgré les ultimes avertissements d'Adolphe Thiers (« Vous n'êtes pas prêts ! », criait-il aux parlementaires belliqueux), le Corps législatif français vota aussi les crédits de guerre. Le 16 juillet, le maréchal Bazaine fut placé à la tête du 3e corps de l'armée du Rhin. Il reçut autorité sur les armées des généraux Frossard et Ladmirault ainsi que sur la Garde impériale. Le général Chabaud-Latour fut chargé de la défense de Paris. Des travaux furent entrepris au fort du Mont-Valérien, aux forts de Montrouge, de Bicêtre, d'Ivry, de Vanves, d'Issy, puis le 3 août aux forts de l'Est, et à Saint-Denis ; plus d'une vingtaine de redoutes furent construites.\n\nLe 15 juillet, le républicain Émile Ollivier, président du Conseil sans toutefois en porter le titre, dit devant le Corps législatif accepter la guerre « d'un cœur léger ». Le 17 juillet, lors d'un rassemblement populaire d'étudiants et d'ouvriers à la Bastille, poussé par l'opinion publique, il déclare la guerre à la Prusse (la déclaration sera officielle deux jours plus tard).\n\nLe 19 juillet, la France déclara la guerre à la Prusse. Cette décision provoqua un rassemblement enthousiaste des Parisiens devant le palais des Tuileries. Peu se rendaient compte que l'armée française était mal préparée à cette guerre : « nous sommes prêts et archi-prêts, la guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats », déclara Edmond Le Bœuf, maréchal de France et ministre de la Guerre, à la Chambre des députés le 15 juillet 1870.\n\nLes élites françaises étaient très confiantes dans leur armée et se faisaient des illusions sur ses chances de succès. Lors de la défaite de Wissembourg, le 4 août 1870, la Bourse de Paris resta stable. Elle ne chuta que plus tard, lorsqu'elle fut suivie par une série d'autres défaites, l'emprunt public à rendement de 3 % dégringolant de 13 %, d'un cours de 61,7 à 53,95.\n\n", "title": " Côté français " }, { "img": [], "source_text": "Les États allemands du Sud, à savoir le royaume de Bavière, le royaume de Wurtemberg, le grand-duché de Bade et le grand-duché de Hesse, prirent alors parti pour la Prusse qui était sur le point d'être agressée et rejoignirent les forces de la confédération de l'Allemagne du Nord.\n\n", "title": " Côté allemand " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870
Développement durable - Principales questions posées (2)
857
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe développement durable (en anglais : sustainable development, parfois traduit par développement soutenable) est une conception du développement qui s'inscrit dans une perspective de long terme et en intégrant les contraintes environnementales et sociales à l'économie. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Si les objectifs du développement durable font l'objet d'un relatif consensus, c'est son application qui demeure source d'oppositions. L'une des questions posées par le terme de « développement durable » est de savoir ce que l'on entend par « durable ». Or, la nature peut être vue de deux manières complémentaires : il existe d'une part un « capital naturel », non renouvelable à l'échelle humaine (la biodiversité par exemple), et d'autre part des « ressources renouvelables » (comme le bois, l'eau…). Cette distinction étant faite, deux conceptions sur la durabilité s'opposent.\n\nLa première réponse à la question du développement durable est de type technico-économiste : à chaque problème environnemental correspondrait une solution technique, solution disponible uniquement dans un monde économiquement prospère. Dans cette approche, aussi appelée « durabilité faible », le pilier économique occupe une place centrale et reste prépondérant, à tel point que le développement durable est parfois rebaptisé « croissance durable ». C'est ainsi que dans la revue de l'École polytechnique, Jacques Bourdillon exhorte les jeunes ingénieurs à « ne pas renoncer à la croissance […] dont l'humanité a le plus grand besoin, même sous prétexte de soutenabilité ». L'une des réponses apportées du point de vue technologique consiste à rechercher la meilleure technique disponible (MTD, en anglais, best available technology, BAT) pour un besoin identifié, ou des attentes exprimées par un marché, qui concile les trois piliers du développement durable d'une façon transversale.\n\nCe discours est légitimé par la théorie économique néoclassique. En effet, Robert Solow et John Hartwick supposent le caractère substituable total du capital naturel en capital artificiel : si l'utilisation de ressources non renouvelables conduit à la création d'un capital artificiel transmissible de génération en génération, elle peut être considérée comme légitime.[Information douteuse]La deuxième réponse est de type « environnementaliste » : soutenue notamment par des acteurs non gouvernementaux son point de vue est tout à fait opposé à l'approche technico-économiste. Selon elle, « la sphère des activités économiques est incluse dans la sphère des activités humaines, elle-même incluse dans la biosphère » : le « capital naturel » n'est dès lors pas substituable. Afin d'insister sur les contraintes de la biosphère, les tenants de cette approche préfèrent utiliser le terme de « développement soutenable » (traduction littérale de sustainable development).\n\nLes économistes systémiques légitiment cette approche : plutôt que de se concentrer sur l'aspect purement économique des choses, ceux-ci souhaitent avoir une vision « systémique [qui] englobe la totalité des éléments du système étudié, ainsi que leurs interactions et leurs interdépendances ». On peut citer Joël de Rosnay, E.F. Schumacher ou encore Nicholas Georgescu-Roegen.\n\nCes deux approches opposées ne sont bien entendu pas les seules : de nombreuses autres approches intermédiaires tentent de concilier vision technico-économiste et environnementaliste, à commencer par les acteurs publics. On pourra voir à ce sujet la typologie dressée par Aurélien Boutaud.\n\nUne autre approche est reconnue par le monde académique : celle de la valorisation du social (l'aspect environnemental étant mécaniquement valorisé, par effet de « ricochet »[précision nécessaire]). On parle de développement socialement durable (DSD). Une telle approche demande à ce qu'un principe de précaution social (voire un principe de responsabilité) soit admis. Les priorités du DSD se focalisent sur la réduction des vulnérabilités des personnes en raison de modifications dans la structure des capacités (cf. les Capabilities Approach d'Amartya Sen). De façon plus globale, le DSD donne la priorité à l'équité intergénérationnelle (niveaux, conditions, qualité de vie…) par rapport à l'équité intragénérationnelle. Il n'y a pas d'antinomie entre les deux versions de la durabilité (écologique versus sociale). La prise en compte de la dimension sociale du développement correspond à l'idée que la protection de la nature ne doit pas se faire au détriment du bien-être des populations vivant au contact direct de celle-ci.\n\n", "title": " Différentes approches de la notion de durabilité " }, { "img": [], "source_text": "La stratégie de l'Union européenne en faveur du développement durable demande de promouvoir des modes de production et de consommation plus durables. Il convient pour cela de briser le lien entre la croissance économique et la dégradation de l'environnement, et de tenir compte de ce que les écosystèmes peuvent supporter, notamment en ce qui a trait aux ressources naturelles par rapport au capital naturel disponible, et aux déchets.\n\nL'Union européenne doit pour cela promouvoir les marchés publics écologiques, définir avec les parties concernées des objectifs de performance environnementale et sociale des produits, accroître la diffusion des innovations environnementales et des techniques écologiques, et développer l'information et l'étiquetage approprié des produits et services.\n\n", "title": " Révision des modes de production et de consommation " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Développement_durable
Grèce antique - Société (3)
2,499
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Grèce antique est une civilisation de l'Antiquité des peuples de langue et de culture grecque développée en Grèce et dans la partie occidentale de l'Asie Mineure, puis, à la suite de plusieurs phases d'expansion, dans d'autres régions du bassin méditerranéen (Chypre, Sicile, Italie du sud, Égypte, Cyrénaïque) et du Proche-Orient (Syrie, Palestine), constituant des points d'implantation jusqu'en Espagne à l'ouest et en Afghanistan (Bactriane) à l'est. ", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "L'unité fondamentale de la société grecque antique est l’oikos, la « maisonnée » ou « foyer ». Elle est formée autour des personnes résident sous un même toit, autour d'une famille nucléaire constituée d'un couple marié et de leurs enfants, mais qui prendre la forme d'une famille élargie, notamment si on y trouve des parents du couple, ou bien des femmes non mariées apparentées (sœurs, tantes, cousines, etc.). Le mari du couple central joue le rôle de chef de famille (kyrios), qui dispose des biens de la maisonnée et se charge de ses relations avec les autres unités sociales (autre oikos, tribu, institutions civiques). La maisonnée peut aussi comprendre des dépendants non apparentés, libres ou non-libres. Les esclaves se trouvent surtout dans les foyers les plus riches, qui peuvent en comprendre des dizaines. L’oikos ne se limite pas à des personnes, puisque cette notion recouvre aussi les propriétés et tous les moyens d'exploitation économiques, ce qui en fait l'unité de base de l'économie grecque, et en son sein se déroulent différents cultes domestiques et des rites de passage liés à la naissance, au mariage, à la mort.\n\nLa famille grecque est généralement monogame. Elle est formée par un mariage entre deux personnes de condition libre, les esclaves ne pouvant fonder une famille, le maître pouvant séparer des parents et enfants non libres s'il le souhaite. Le mariage est en général une affaire privée, négociée entre l'époux et le père de la future épouse, qui sont la plupart du temps issus d'un même milieu social. C'est donc un mariage de convenance qui n'implique pas de sentiments dans la majorité des cas. Il donne lieu au versement d'une dot. La cérémonie de mariage (gamos) s'accompagne d'un sacrifice et d'un banquet, le plus souvent dans la maison de la famille de la mariée, laquelle ensuite va vivre chez son mari (patrilocalité). La possibilité de divorce, et surtout la fréquence des décès, notamment ceux des femmes en couches, font que les veuvages et remariages sont fréquents. Le père de famille a l'autorité au sein du foyer, et les individus ont un patronyme les rattachant à leur lignée paternelle. \n\nLes enfants sont assez peu mentionnés dans les sources antiques. Leur statut doit varier suivant les lieux, les conditions d'accès à la citoyenneté étant variables ; ainsi à Athènes seuls les enfants d'un homme et d'une femme athéniens peuvent devenir citoyens. Ils sont éduqués au sein de la famille durant la petite enfance, l'enseignement scolaire se développant à partir de l'Athènes classique, et surtout durant l'époque hellénistique avec l'institution du gymnase. Il existe aussi des formes d'éducation (et de rite de passage) dans un cadre civique pour les jeunes hommes atteignant l'âge adulte, comme l'éphébie à Athènes et l'agogé à Sparte. Les fils héritent d'une part du patrimoine de la maisonnée lors du décès de leur père, les filles aussi dans certaines cités, sinon leur dot correspond à leur portion du patrimoine. Comme elles sont destinées à être mariées dans une autre famille, elles ne sont pas chargées de la continuité de la maisonnée paternelle, ce qui explique qu'elles n’interviennent pas dans les héritages, ou par défaut quand il n'y a pas d'héritier masculin.\n\nLes résidences privées de ces foyers suivent en gros les mêmes principes dans le monde classique et hellénistique, après une phase formative durant l'époque archaïque. La maison grecque est souvent de forme quadrangulaire, notamment dans les villes où la planification de l'habitat a prévu des îlots constructibles standardisés. Ses murs sont généralement composés de briques crues reposant sur une base en pierre. Elles devaient souvent avoir un étage. La maison est généralement organisée autour d'une cour principale, qui est le lieu autour duquel se déroule la vie domestique. Les pièces de séjour et de réception en sont séparées par des pièces à portique, appelées pastas ou prostas selon leur forme. Les pièces réservées aux hommes, les salles de banquet appelés andron, se repèrent lors des fouilles, en revanche les gynécées destinés aux femmes sont plus difficiles à identifier, et se trouvaient peut-être à l'étage. En revanche aucune pièce destinée aux esclaves ne se repère. Il y a des cuisines, mais les foyers pouvaient être mobiles et disposés dans la cour à ciel ouvert. Des pièces d'eau se repèrent aussi, des réservoirs servant à stocker l'eau de pluie, mais il fallait généralement aller en chercher dans les puits publics. Le rôle économique du foyer se repère par la présence d'espaces artisanaux, de boutiques donnant sur la rue, ou d'une plus grande cour pour les animaux dans les fermes. Les maisons riches, qui se développent surtout à l'époque hellénistique, suivent ce modèle de base, mais sont plus grandes, parfois avec deux cours, une décoration plus fournie ; le mobilier, souvent onéreux, devait aussi servir d'élément distinctif. Mais il semble que dans le cadre civique on ait souvent cherché à atténuer les possibilités d'affirmer sa richesse par une grande maison.\n\nAu-delà de la maisonnée, les relations des individus sont aussi déterminées par des relations de parenté plus larges, notamment à Athènes les « tribus » (phylai), aussi leurs subdivisions les phratries, qui en principe regroupe les descendants d'un même ancêtre. Elles ont souvent une assise territoriale, mais peuvent perdurer par le maintien de liens entre descendants masculins d'une même lignée, et jouent un rôle dans la vie de la cité puisque les rites d'admissions des citoyens lors du passage à l'âge adulte leur sont souvent confiés, les troupes militaires peuvent aussi être organisées en fonction de ce type de relation. Les déplacements de personnes rendent ces groupes de parenté moins pertinents au fil du temps. \n\nLes Grecs pratiquent aussi des formes de solidarité qui lient des gens non apparentés, les relations d'amitié, qui impliquent qu'on se rende divers types de services, même si les rapports sont dans ce cas-là définis de façon moins rigide qu'entre parents. La relation d'« hospitalité » (xenia), pratiquée surtout au sein des élites afin d'accueillir un étranger dans une cité, est en revanche plus ritualisée et implique plus d'obligations réciproques. Il existe aussi des formes d'associations, avant tout à but religieux, ou des sortes de guildes de marchands, artisans et artistes, qui créent des solidarités sans forcément qu'il y ait des relations de parenté entre les membres.\n\n", "title": " Famille et parenté " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Grèce_antique
Ordonnance de Villers-Cotterêts - Postérité (1)
3,117
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL'ordonnance d'août 1539 sur le fait de la justice, dite l'ordonnance de Villers-Cotterêts, aussi appelée l'ordonnance Guillemine, est un texte législatif édicté par le roi de France François Ier, entre le 10 et le 25 août 1539 à Villers-Cotterêts (dans le département actuel de l'Aisne), enregistré au Parlement de Paris le 6 septembre 1539. Cette ordonnance est le plus ancien texte législatif encore en vigueur en France, ses articles 110 et 111 (concernant la langue française) n'ayant jamais été abrogés.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "En France, depuis 1992, l'article 2 de la Constitution déclare que « la langue de la République est le français » (al. 1), et l'article 1er al. 2 de la loi no 94-665 du 4 août 1994 dispose que la langue française est « la langue (…) des services publics ».\n\nPlusieurs décisions de justice modernes mentionnent ou font référence à l'ordonnance de 1539.\n\nDans une décision « Quillevère » du 22 novembre 1985, le Conseil d’État a fondé l'exigence de rédaction en langue française des requêtes au visa de « l'ordonnance de 1539 ».\n\nLa Cour de cassation a elle-même intégré cette ordonnance dans sa jurisprudence, en retenant explicitement que son article 111, précité, « fonde la primauté et l'exclusivité de la langue française devant les juridictions nationales ».\n\nL’ordonnance de François Ier, qui avait pour objet de rendre les décisions de justice plus intelligibles, non par rapport à des langues étrangères mais par rapport au seul latin, auquel les juges recouraient trop, et mal, ne concerne, devant ces juridictions, que les actes de procédure. Elle impose donc au juge de motiver ses décisions en français, à peine de nullité.\n\nEn revanche, l’ordonnance de 1539 n’interdit pas au juge de prendre en considération des pièces écrites en langue étrangère, dont il peut apprécier souverainement la force probante, ainsi qu’il le ferait pour toute autre pièce rédigée en français. Cependant, puisque la forme de sa décision, elle, est soumise à l’ordonnance de 1539, il doit, s’il entend retenir la force probante d’un document rédigé en langue étrangère, indiquer la signification française et la portée de ce dernier.\n\nCependant, pour qu’il puisse le faire, encore faut-il qu’une traduction lui en soit proposée, qui soit acceptée par l'autre partie.\n\nSi une telle traduction en langue française n’est pas produite avec le document en langue étrangère, le juge est fondé à écarter ce dernier puisqu’il n’a pas le droit de l’intégrer comme tel dans sa décision en vertu de l’ordonnance de 1539. Il n’est pas tenu, dans ce cas d’ouvrir à nouveau les débats, pour inviter les parties à apporter la traduction manquante. Il n’y serait tenu que si, bien qu’il n’y ait pas de traduction au dossier de la pièce concernée, le bordereau de communication indiquait qu'une traduction y était jointe. Une telle contradiction nécessiterait évidemment des explications de la part des parties pour ne pas laisser échapper un élément de preuve qui pourrait être décisif.\n\nDans un arrêt du 27 novembre 2012, la Cour de cassation affirme dans son attendu que si l’ordonnance de Villers-Cotterêts d’août 1539 ne vise que les actes de procédure, le juge est fondé dans l’exercice de son pouvoir souverain à écarter comme élément de preuve un document écrit en langue étrangère, faute de production d’une traduction en langue française.\n\n", "title": "" } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotterêts
Karl Marx - Économie (1)
2,994
[ { "img": [], "source_text": "\n\nKarl Marx (/kaʁl maʁks/ ; en allemand : /kaːɐl ˈmaːɐks/), né le 5 mai 1818 à Trèves dans le grand-duché du Bas-Rhin et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un philosophe, historien, sociologue, économiste, journaliste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste prussien.\n\nIl est connu pour sa conception matérialiste de l'histoire, son analyse des rouages du capitalisme et de la lutte des classes, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier. Il a notamment été un des membres dirigeants de l'Association internationale des travailleurs (Première Internationale). Des courants de pensée se revendiquant principalement des travaux de Marx sont désignés sous le nom de marxisme. Marx a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont marqué de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires et intellectuels se sont réclamés de sa pensée.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Le capitalisme naît du développement de l'artisanat dans le régime féodal et de l'apparition de la classe bourgeoise. Le développement de la technique demande de plus en plus à l'artisan de faire appel à de nouveaux travailleurs, qui sont alors sous l'égide du seigneur (les serfs, paysans).\n\nSelon Marx, le capitalisme a deux caractéristiques principales : (1-) des « capitalistes » ayant la propriété privée des moyens de production et des prolétaires n'ayant que leur force de travail à proposer ; (2-) une dynamique animée par les capitalistes, fondée sur l'accumulation de leur capital productif et guidée par la recherche du profit.\n\nLe capitalisme se caractérise ensuite par le développement continu des techniques (idée reprise, plus tard, par Joseph A. Schumpeter), qui permettent de produire de plus en plus. Les prix diminuent alors et font disparaître les entreprises les moins rentables et notamment les plus petites parmi elles, augmentant ainsi la classe prolétarienne. Cette classe a de plus en plus de mal à acheter les marchandises produites par le système, qui entre en contradiction. Une autre contradiction est la concentration du capital dans un petit nombre de mains, situation qui ne peut durer face à l'organisation de la classe prolétarienne.\n\nDu temps de Marx, le capitalisme se caractérise enfin par le fait que le capitaliste et son entreprise ne font qu'un : il y a responsabilité illimitée du capitaliste. Lorsque l'entreprise du capitaliste ne peut pas honorer ses engagements, ce dernier doit les exécuter par ses propres moyens. Ainsi, dans «travail salarié et capital» Marx écrit : « Le capitaliste achète avec une partie de sa fortune actuelle, de son capital, la force de travail du tisserand tout comme il a acquis, avec une autre partie de sa fortune, la matière première, le fil, et l'instrument de travail, le métier à tisser ». Le capitaliste paye entièrement de sa poche tous les facteurs de production : les moyens de production et la force de travail.\n\nToutefois, dès les années 1860, deux fondements juridiques distinguent clairement le capitaliste de son entreprise. Ces deux fondements sont : (1-) la « responsabilité limitée » (ex : l'entreprise emprunte pour acheter des machines sans faire prendre de risques financiers au capitaliste) et (2-) la non réalité juridique de l'entreprise (elle ne peut donc être propriétaire de ce qu'elle achète : seul le capitaliste qui détient les actions l'est, même s'il ne met plus un sous dans l'entreprise pour acheter de nouvelles machines).\n\nAussi, de nos jours, l'entreprise contribue beaucoup plus aux moyens de production que le capitaliste car celui-ci préfère utiliser la « responsabilité limitée » pour limiter ses risques plutôt que de partager les risques avec d'autres capitalistes : dans ce cas, il partage également avec eux la propriété et le pouvoir qui va avec.\n\nD’après Karl Marx, l'une des plus grandes contradictions du capitalisme réside dans la dissociation entre la production du capital et l'Humain. Ceci est de plus en plus vrai dans un monde de plus en plus automatisé ou capitalistique (dans la combinaison productive, on utilise plus de machines et moins d'hommes). Il théorisa la fin du capitalisme en ces mots.\n\n\" De la suraccumulation du capital, découlera la paupérisation de la classe ouvrière. Victime de sa propre logique, de moins en moins capable de gérer ses contradictions le capitalisme est historiquement condamné et s’achemine vers une crise finale inéluctable. La baisse du niveau de vie ouvrier est liée aux crises cycliques mais de plus en plus sévères qui attirent puis repoussent « l'armée industrielle de réserve », cet ensemble des ouvriers éliminés de la production, réduit au chômage et à la misère. Il ressort donc de la nature des rapports entre le capital et le travail cette loi générale : au cours de l'accroissement des forces productives, la partie du capital productif s'accroît d'une façon disproportionnée eu égard à la partie qui est destinée au salaire ; en d'autres termes relativement à la masse totale du capital productif, les ouvriers ont une partie de plus en plus petite à se partager et leur concurrence devient de plus en plus violente, autrement dit plus le capital s'accroît et plus les possibilités d’embauche et de subsistance diminuent proportionnellement pour le prolétariat.\"[réf. souhaitée]\n\n", "title": " Capitalisme " }, { "img": [], "source_text": "Marx ne s'est pas contenté de dénoncer les méfaits du capitalisme naissant de l'époque (comme l'extrême misère des ouvriers anglais d'alors), mais il a cherché à analyser les conditions qui ont permis la naissance du capitalisme, et les lois qui guident la production de marchandises. Pour cela, il s'est appuyé sur les travaux des économistes de son temps, et reconnaissait la valeur de certaines de leurs observations, mais les trouvait incomplètes.\n\nIl reprochait à l'économie politique d'être formée comme une science exacte, à l'instar de la physique, de la chimie ou des mathématiques, qui avait éliminé l'Homme de ses paramètres, et l'avait réduit à ses qualités de producteurs et consommateurs. Un autre reproche était le manque de questionnement de ses fondements :\n\n« L'économie politique part de fait de la propriété privée. Elle ne vous l'explique pas. Elle exprime le processus matériel que décrit en réalité la propriété privée, en formules générales et abstraites, qui ont ensuite pour elle valeur de lois. Elle ne saisit pas ces lois, c'est-à-dire qu'elle ne montre pas comment elles résultent de l'essence de la propriété privée. »\n\n", "title": " Économie " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx
Édit de Nantes - L'application de l'édit, de Henri IV au cardinal Mazarin (1598-1661) (1)
3,101
[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’édit de Nantes est un édit de tolérance promulgué en avril 1598 par le roi de France Henri IV, pour mettre fin aux guerres de Religion qui ravageaient le royaume de France depuis 1562, et particulièrement à la huitième guerre, commencée en 1585.\n\nCet édit accorde aux protestants des droits religieux, civils et politiques dans certaines parties du royaume et, dans des annexes appelées « brevets », leur concédait un certain nombre de lieux de refuge, dont une soixantaine de places de sûreté et leur garantissait le versement par le trésor royal d'un subside annuel.\n\nLa première version de l'édit, effectivement signée et scellée à Nantes, est perdue et n'est plus connue que par une copie conservée à la Bibliothèque de Genève. C'est donc la seconde version, probablement rédigée plus tard, mais toujours datée d'avril 1598, qui constitue le texte authentique adressé aux parlements pour enregistrement.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Henri IV réussit un tour de force en maintenant dans son royaume les deux religions. Mais il disparaît, assassiné, en 1610. Marie de Médicis ne possède pas l'habileté politique de son mari, il s'en faut de peu que les guerres de Religion reprennent de plus belle. Mais Richelieu parvient par la force à éviter à la France le retour au chaos. Richelieu n'étant point éternel, le royaume, à cause des Parlements, puis des princes, va s'enfoncer dans une période noire et désastreuse : la Fronde. Mazarin et Anne d'Autriche, qui assurent la régence, sortiront vainqueurs de cette période.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "L’édit de Nantes, signé en 1598 par Henri IV, mettait fin à 36 ans de guerres de religion. Il s’ensuit une période de paix véritable.\n\nLa France est, avec la Navarre, un des rares pays d’Europe admettant officiellement le catholicisme et le protestantisme.\n\nUne fois l’édit signé, Henri IV exige qu’il soit promulgué. Les autorités catholiques essayent de l’empêcher. Les parlements ne pouvant admettre qu’il y ait deux « religions » dans l’État refusent d’enregistrer l’édit. Le parlement de Paris ne cède qu’après un an, en 1599, et ceux de Toulouse, Dijon, Aix et Rennes au bout de deux ans, tandis que celui de Rouen n’enregistre l’édit qu’en 1609, au bout de onze ans.\n\n", "title": " La première période d'application (1598-1629) " }, { "img": [], "source_text": "Le versant militaire de l’édit de Nantes, à savoir la possibilité pour les protestants de conserver des places fortes militaires, est révoqué sous le règne de Louis XIII, par la promulgation de l’édit de grâce d’Alès (28 juin 1629).\n\nCet édit est la conséquence de la victoire remportée par le cardinal Richelieu au terme du siège de la Rochelle en 1628.\n\nL'édit d'Alès interdit les assemblées politiques et supprime les places de sûreté protestantes, mais maintient la liberté de culte dans tout le royaume, sauf à Paris.\n\n", "title": " La révocation des clauses militaires (1629) " }, { "img": [], "source_text": "Le 17 juin 1629, Alès assiégée se rend à Louis XIII. Les négociations entamées entre le cardinal de Richelieu, les députés des Églises réformées de France et le duc de Rohan se concluent le 27 juin 1629 par la signature de la grâce d'Alès, qui confirme les libertés de conscience et de culte accordées par l'édit de Nantes en 1598, mais qui supprime les privilèges politiques et militaires des huguenots. Cet acte met fin aux guerres civiles surnommées guerres de religion qui ont ensanglanté le royaume de France de 1562 à 1598, puis dans une moindre mesure de 1621 à 1629.\n\nEn rappelant que seule l'obéissance au souverain de tous les sujets, quelle que soit leur religion, est susceptible de garantir la concorde civile, Louis XIII et Richelieu consolident l'autorité royale et affermissent l'État absolu naissant. En même temps, la fin du « parti huguenot » place la minorité confessionnelle dans une position de faiblesse que l'application à la rigueur de l'édit de Nantes sous Louis XIV ne fera que détériorer jusqu'à sa révocation – qui est aussi celle de la grâce d'Alès – en 1685.\n\n", "title": " Après la paix d'Alès (1629-1661) " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Édit_de_Nantes
Protestantisme - Églises et mouvements protestants (1)
3,091
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLe protestantisme est l'une des principales branches du christianisme, avec le catholicisme et l'orthodoxie. Entendu largement, le protestantisme est l'ensemble des Églises qui sont issues de la Réforme. Selon cette dernière perspective, le protestantisme englobe des mouvements variés, tels les luthériens, presbytériens, réformés, méthodistes, évangéliques (dont les principaux sont l’anabaptisme, le baptisme et le pentecôtisme). \n\nEn 2011, l'ensemble de ces Églises regroupent environ 37 % des chrétiens, soit 800 millions de protestants.\n\n", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "Selon la compilation des chiffres donnés par les organisations protestantes traditionnelles, le mouvement rassemble 317 millions de personnes dans le monde, en 2014.\n\n", "title": "" }, { "img": [], "source_text": "Dès le début, les Églises historiques multitudinistes sont organisées en plusieurs Églises en fonction des courants théologiques ou des circonstances historiques. Elles s'adressent dans le même mouvement à leurs membres et à la société (d'où le terme « multitudiniste »). Il s'agit des Églises luthériennes (selon la Fédération luthérienne mondiale, elle rassemble 75.5 millions de membres), des Églises réformées (calvinistes ou zwingliennes) (selon la Communion mondiale d'Églises réformées, elle rassemble 80 millions de membres) et de l'Église anglicane (selon la Communion anglicane, elle rassemble 85 millions de membres).\n\n", "title": " Luthériens, réformés et anglicans " }, { "img": [], "source_text": "John Wesley, est à l'origine du méthodisme (selon le Conseil méthodiste mondial, l’église rassemble 80 millions de membres). Conjuguant retour à la Bible, à la prière et à l'engagement social, il est le précurseur de mouvements socio-évangéliques tels que l'Armée du salut, fondée par William Booth en Angleterre, à la fin du XIXe siècle ou les Unions Chrétiennes de Jeunes Gens (UCJG, en anglais YMCA), qui comptent 45 millions de membres dans le monde. Refusant la prédestination, confessant la responsabilité de l'individu dans sa propre foi.\n\n", "title": " Méthodisme " }, { "img": [], "source_text": "Les Églises protestantes libérales sont généralement attachées au dialogue de la religion avec la culture et relativisent la place première de la Bible. Elles sont favorables au dialogue interreligieux, au pluralisme, et à la laïcité. Elles critiquent les régulations orthodoxes des croyances et des pratiques, les appareils ecclésiastiques et leur pouvoir normatif.\n\n", "title": " Courants protestants libéraux " }, { "img": [], "source_text": "L’évangélisme a ses origines dans la Réforme protestante du XVIe siècle et les mouvements de Réveil qui ont suivi. Ses racines ont des liens spécifiques dans la Réforme radicale du XVIe siècle et sa conception de l’Église de professants.\n\nMalgré les nuances dans les divers mouvements évangéliques, il y a un ensemble de croyances similaires pour les mouvements adhérant à la doctrine de l’Église de professants, dont les principaux sont l’anabaptisme, le baptisme et le pentecôtisme , .\n\nEn 2020, l'Alliance évangélique mondiale affirmait regrouper plus de 600 millions de chrétiens évangéliques dans 143 pays.\n\nLa principale distinction des églises évangéliques par apport aux églises protestantes est la doctrine de l’Église de professants, bien qu’il existe une « tendance évangélique » plus large dans le protestantisme. Les églises protestantes ont majoritairement une théologie libérale\n\nalors que les églises évangéliques ont majoritairement une théologie conservatrice ou modérée. Par exemple, en France, plusieurs dénominations évangéliques ont fondé le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) en 2010 qui se présente comme une voix distincte de la Fédération protestante de France.\n\n", "title": " Mouvements évangéliques " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Protestantisme
Constitution française de 1791 - Les suites (1)
1,361
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa Constitution française du 3 septembre 1791 est la première expérience d’un régime libéral en France. Elle apparaît en période révolutionnaire et institue une monarchie constitutionnelle.\n\nCe texte, promulgué deux ans après la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et les Articles de constitution de 1789, est la première constitution écrite qui transfère la souveraineté du roi à la Nation. Les prérogatives du roi deviennent les prérogatives de la nation que le roi exerce au nom de cette dernière.\n\nFondée sur les principes de la souveraineté de la Nation et de la séparation des pouvoirs (ou, plus précisément, de l'équilibre des pouvoirs), néanmoins fondée sur le suffrage censitaire et non sur le suffrage universel.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "La constitution sera traduite en Provençal par le député du Tiers-État Charles-François Bouche et publiée dans une version bilingue français-provençal sous le titre La Counstitucién Francézo en 1792.\n\n", "title": " Les Traductions " }, { "img": [], "source_text": "Les groupes révolutionnaires mobilisés dans les clubs diffusent des thèses républicaines et démocratiques, parfois extrémistes.\n\nLe pouvoir du Roi est anéanti en deux temps :\n\nLe 10 août 1792, la Commune insurrectionnelle de Paris se constitue et organise l’attaque du palais des Tuileries.\n\nL’Assemblée est manipulée et les modérés se retirent. Elle décide la suspension du Roi puis son arrestation et le remplacement de ses ministres.\n\nLa monarchie est abolie le 21 septembre 1792.\n\n", "title": " La suspension du roi " }, { "img": [], "source_text": "Les travaux de Jean-Louis Halpérin, complétés par ceux de Jean-Louis Mestres, ont permis d'établir que certaines dispositions de la constitution sont restées en vigueur après la suspension du roi. Le Tribunal de cassation a considéré que la constitution n'a été intégralement abrogée ni par l'abolition de la royauté, décrétée par la Convention le 21 septembre 1792, ni par l'adoption des constitutions républicaines du 6 messidor an I (24 juin 1793), du 5 fructidor an III (22 août 1795) et du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799). Dans le jugement de l'affaire Tournal, rendu le 28 décembre 1792, le Tribunal se réfère encore à la constitution en la désignant comme « l'Acte constitutionnel ». Mais, dans le jugement de l'affaire Tantormat, rendu le 17 janvier 1793, le Tribunal ne s'y réfère plus qu'en la désignant comme la « loi du 14 septembre 1791 ». La constitution a été, pour ainsi dire, déconstitutionnalisée. La déconstitutionnalisation de la constitution est confirmée par la formule « acte ci-devant constitutionnel ». La formule apparaît, semble-t-il, pour la première fois dans le réquisitoire d'un commissaire du 5 octobre 1793. Le Tribunal la reprend dans le jugement de l'affaire Collin, rendu le 19 ventôse an III (9 mars 1795). Après l'exécution de Louis XVI, le Tribunal s'y réfère encore en la désignation comme la « loi du 14 septembre 1791 ».\n\n", "title": " Le maintien en vigueur de certaines dispositions constitutionnelles " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_française_de_1791
Bataille de la Somme - Personnalités ayant participé à la bataille de la Somme (1)
2,262
[ { "img": [], "source_text": "\n\nLa bataille de la Somme en 1916 lors de la Première Guerre mondiale, a opposé les Alliés britanniques et français aux Allemands, à proximité du fleuve Somme, essentiellement dans le département de même nom. Il s'agit de l'une des tragédies les plus sanglantes du conflit.\n\nConçue en décembre 1915, par Joffre, commandant en chef des armées françaises, l'offensive de la Somme dut être amendée du fait du déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916. Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l'effort principal, épuisés par la bataille de Verdun, durent la confier aux Britanniques.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "George Butterworth, compositeur de musique anglais, disparu à Pozières.\n\nCamil Campanyà i Mas, nationaliste catalan, engagé au service de la France dans la Légion étrangère, tué à Belloy-en-Santerre.\n\nAugustin Cochin, historien français, tué à Hardecourt-aux-Bois.\n\nĐỗ Hữu Vị, originaire de Cholon en Indochine française, aviateur puis capitaine d'un régiment d'infanterie de la Légion étrangère, tué en menant ses hommes à l’assaut du boyau du Chancelier, entre Belloy-en-Santerre et Estrées-Deniécourt.\n\nTom Kettle, économiste, journaliste et homme politique irlandais, tué à Ginchy.\n\nLouis Murat, prince Murat, descendant du maréchal d'Empire Joachim Murat et arrière-arrière-petit-neveu de l'empereur Napoléon Ier, tué à Lihons, où sa famille fit élever un monument à l'emplacement de sa tombe.\n\nSaki (Hector Hugh Munro, dit), écrivain britannique, tué à Beaumont-Hamel.\n\nAlan Seeger, poète américain, volontaire dans la Légion étrangère, tué à Belloy-en-Santerre.\n\nReinhard Sorge, écrivain allemand, tué à Ablaincourt.\n\nEdward Wyndham Tennant, poète anglais, tué dans le secteur de Guillemont.\n\n", "title": " Personnalités tombées lors de la bataille " }, { "img": [], "source_text": "Philippe Barrès, journaliste français, fils de Maurice Barrès.\n\nOtto Dix, peintre allemand ; certaines de ses lithographies sont présentées à l'Historial de Péronne.\n\nGeorges Duhamel, écrivain français, chirurgien aux armées.\n\nElie Faure, historien de l'art français, médecin militaire pendant la Grande Guerre.\n\nJean Hugo, dessinateur, arrière-petit-fils de Victor Hugo.\n\nJos Jullien médecin généraliste français, homme politique, préhistorien, peintre-graveur et homme de plume.\n\nAntoine de Lévis-Mirepoix, écrivain français\n\nPierre Mac Orlan, écrivain français.\n\nFrédéric Manning, poète et écrivain australien vivant en Angleterre.\n\nWilfred Owen, écrivain anglais, un monument à sa mémoire se trouve près de l'écluse de Sailly-Laurette.\n\nHenri Queuille, médecin, homme politique français.\n\nSiegfried Sassoon, écrivain anglais.\n\nJean Taboureau alias Jean des Vignes Rouges, officier et écrivain français.\n\nJ. R. R. Tolkien, écrivain anglais, auteur du célèbre Seigneur des anneaux, roman ensuite adapté avec succès au cinéma.\n\nPaul Zech, écrivain expressionniste allemand.Pierre Loti envoyé à Doullens publia ses premiers articles de « reporter de guerre » pour l'Illustration; il écrivit, le 2 octobre, à propos de ce qu'il vit de la bataille :\n\n« Nous découvrons tout à coup vers l'est un immense horizon de collines voilées de fumées blanches […] grand bruit d'orage […]. Et c'est cela, la grande bataille, la plus gigantesque bataille que le monde ait jamais connue, et qui sera la dernière aussi grande sans doute, et qui laissera dans l'histoire une trace horrible. C'est la bataille […] où se joue le sort de notre race et qui nous coûte, rien que sur ce point qu'embrasse notre vue deux cents hommes par jour. »\n\n", "title": " Personnalités ayant servi dans les armées alliées ou allemande " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Somme
Histoire de la Grèce antique - L'Antiquité tardive : l'Empire romain d'Orient (3)
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[ { "img": [], "source_text": "\n\nL’histoire de la Grèce antique se décompose en plusieurs périodes, allant du développement des premières communautés agricoles durant le Néolithique, à partir du VIIe millénaire av. J.-C., jusqu'à l'Antiquité tardive, qui s'achève au VIIIe siècle. Il s'agit de la première civilisation à s'être développée sur le continent européen, tirant parti de sa proximité avec les plus anciens foyers néolithiques et urbains du Proche-Orient et d'Égypte, devenant durant le Ier millénaire av. J.-C. une civilisation très dynamique et influente, marquant de son empreinte les cultures voisines, nombre de ses aspects étant érigés en modèle et servant de référence pour les civilisations postérieures, en premier lieu en Europe.", "title": "Contexte" }, { "img": [], "source_text": "L'Empire romain d'Orient est selon toute vraisemblance plus peuplé est plus riche que celui d'Occident dès le départ, et les trajectoires différenciées des deux ensembles doivent creuser l'écart. La plupart des régions de l'Orient sont épargnées par les guerres récurrentes durant l'Antiquité tardive, en dehors des Balkans, ravagés par les intrusions barbares sans discontinuité durant toute la période. Aussi cette phase est marquée jusqu'au VIe siècle av. J.-C. par un accroissement démographique, visible dans les prospections par la diffusion des sites ruraux dans la plupart des régions étudiées. En Grèce aux Ve – VIe siècle certaines régions atteignent des niveaux approchant ce qu'elles avaient connu depuis l'Antiquité classique (Argolide, Béotie). Le fait que la région soit plutôt épargnée par les raids barbares favorise une reprise urbaine. En revanche les offensives avaro-slaves de la fin du VIe siècle causent des troubles jusqu'au Péloponnèse et entraînent des mouvements de population importants. En Anatolie c'est le conflit contre la Perse qui brise la tendance, en revanche la Syrie et la Palestine prolongent leur prospérité jusqu'au VIIIe siècle.\n\nLa population urbaine représente au mieux 20 % de la population de l'empire. La principale ville est, de loin, Constantinople, puis viennent ensuite Alexandrie (autour de 500 000 habitants), Antioche (200 000 habitants), Thessalonique qui a pris en importance (plus de 100 000 habitants), et un groupe plus nombreux de villes comprenant quelques dizaines de milliers d'habitants. Puis viennent des gros bourgs de quelques milliers d'habitants (kômai), nœuds de communication et lieux de marchés. L'espace rural est constitué de villages (surtout connus sur le terrain pour cette époque par les « villes mortes » du nord de la Syrie), hameaux et fermes isolées, mais on y trouve très peu de villae dirigeant des grands domaines à la différence de l'Occident.\n\nL'économie est dominée comme durant les autres périodes par l'agriculture, autour de l'exploitation pratiquant la polyculture, même dans les régions vantées pour leur production de blé (Égypte, Thrace, plaines d'Asie mineure, ou celles spécialisées en huile (Syrie) et en vin (Palestine). L'élevage complète cela, notamment dans les régions ayant beaucoup de pâturages (plaines et plateaux d'Asie mineure, Epire, Thessalie, Thrace), permettant le développement de l'élevage bovin voire équestre, la plupart des exploitations se contentant de chèvres et moutons. Les structures agraires sont marquées par des inégalités comme par le passé, en faveur des notables urbains, la nouveauté étant l'arrivée de la propriété ecclésiastique. Mais malgré cela les grandes exploitations sont peu nombreuses, la plupart des grands domaines étant fragmentés, et la base de petits propriétaires exploitants arrivant à subsister par leur propre moyen semble assez large. La petite paysannerie travaillant pour un grand propriétaire est parfois rattachée à sa terre, certains notables se rattachant par le patronage des villages entiers ; mais cela n'implique pas forcément des conditions défavorables pour leurs dépendants. L'esclavage existe mais il semble peu répandu, depuis la fin de l'ère des grandes conquêtes l'approvisionnement a fortement chuté et le commerce esclavagiste s'est tari.\n\nLe réseau routier et les infrastructures portuaires semblent bien entretenus au moins jusqu'au VIe siècle, favorisant les échanges à plusieurs échelles (locale, régionale, internationale). La création de Constantinople a créé un vaste mouvement de réorientation des échanges, cette cité devenant le carrefour de routes terrestres et maritimes majeures, ce que favorisent son site et sa situation. Au niveau régional et local le commerce repose sur des marchés et foires situés dans des villes et gros bourgs. La monnaie repose sur un système impérial désormais unique, plurimétallique, dominé par le solidus/nomisma d'or, la monnaie courante étant en cuivre, l'argent ayant perdu en importance. La monétisation concerne aussi bien la fiscalité que les échanges privés, et anime un secteur actif de contrôleurs, changeurs, prêteurs, qui ont développé des techniques bancaires et financières parfois sophistiquées.\n\nCette prospérité de l'Orient romain est profondément atteinte par la peste justinienne à partir de 542, qui est suivie de nombreuses reprises plus ou moins espacées dans le temps jusqu'au VIIIe siècle. Dès le début elle se propage le long des itinéraires commerciaux et décime de nombreuses villes, d'autant plus qu'elle entraîne des disettes et famines puisque les récoltes et les réseaux d'approvisionnement sont fortement perturbés, et se coupe à d'autres épidémies et maladies endémiques frappant une population affaiblie. Les conséquences démographiques et économiques de cette série de malheurs sont débattues, mais il semble bien qu'elles entraînent une baisse importante de la population et que la récupération prenne au moins un demi-siècle voire bien plus. Au début du VIIe siècle l'essor de l'insécurité dans les Balkans, l'Asie mineure et la Méditerranée (où la piraterie connaît une recrudescence) provoque un affaissement du commerce à longue distance, avec la fin de l'annone entre l’Égypte et Constantinople, et la chute drastique des échanges avec l'Occident méditerranéen. Mais l'empire conserve manifestement une base économique appréciable, notamment autour des campagnes, sans quoi on ne peut expliquer comment il a ensuite soutenu le choc des invasions arabo-musulmanes.\n\n", "title": " Peuplement, économie et société " } ]
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Grèce_antique