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OBJECTIF: Évaluer la faisabilité du recours aux sages-femmes (au lieu des mères endeuillées) pour répondre aux questions de l'autopsie verbale périnatale. MÉTHODES: Des entretiens d'autopsie verbale en cas de décès néonataux précoces et de mort à la naissance ont été menés séparément chez des mères (norme de référence) et chez des sages-femmes dans 38 communautés de 4 pays en voie de développement. La concordance entre les réponses des mères et des sages-femmes a été calculée pour l'ensemble des questions, pour les catégories de questions et pour les questions individuelles. On a évalué la sensibilité et la spécificité des questions individuelles aux sages-femmes en tant que personnes interrogées. RÉSULTATS: Pour les décès néonataux précoces, la concordance sur toutes les questions a atteint 94%. Elle était d'au moins 95% pour plus de la moitié des questions sur les antécédents médicaux maternels, l'accouchement et les caractéristiques du nouveau-né. La concordance sur une question donnée n'a jamais été inférieure à 80%. La sensibilité et la spécificité variaient selon les questions individuelles, et 80% d'entre elles présentaient une sensibilité d'au moins 80% et une spécificité d'au moins 90%. Pour les enfants morts-nés, la concordance sur l'ensemble des questions était de 93%. Elle était supérieure ou égale à 95%, plus de la moitié du temps, pour les questions sur l'accouchement, le lieu de la naissance et les caractéristiques de l'enfant mort-né. La sensibilité et la spécificité variaient selon les questions individuelles. Plus de 60% des questions présentaient une sensibilité d'au moins 80%, et plus de 80% d'entre elles une spécificité d'au moins 90%. Dans l'ensemble, les causes de la mort établies par autopsie verbale étaient similaires, quelle que soit la personne interrogée. CONCLUSION: Les sages-femmes peuvent replacer les mères endeuillées et répondre aux questions de l'autopsie verbale. Les questions des questionnaires d'autopsie verbale harmonisés existants nécessitent une amélioration supplémentaire, car généralement, leur sensibilité et leur spécificité diffèrent grandement.
OBJECTIVE: To assess the feasibility of using birth attendants instead of bereaved mothers as perinatal verbal autopsy respondents. METHODS: Verbal autopsy interviews for early neonatal deaths and stillbirths were conducted separately among mothers (reference standard) and birth attendants in 38 communities in four developing countries. Concordance between maternal and attendant responses was calculated for all questions, for categories of questions and for individual questions. The sensitivity and specificity of individual questions with the birth attendant as respondent were assessed. FINDINGS: For early neonatal deaths, concordance across all questions was 94%. Concordance was at least 95% for more than half the questions on maternal medical history, birth attendance and neonate characteristics. Concordance on any given question was never less than 80%. Sensitivity and specificity varied across individual questions, more than 80% of which had a sensitivity of at least 80% and a specificity of at least 90%. For stillbirths, concordance across all questions was 93%. Concordance was 95% or greater more than half the time for questions on birth attendance, site of delivery and stillborn characteristics. Sensitivity and specificity varied across individual questions. Over 60% of the questions had a sensitivity of at least 80% and over 80% of them had a specificity of at least 90%. Overall, the causes of death established through verbal autopsy were similar, regardless of respondent. CONCLUSION: Birth attendants can substitute for bereaved mothers as verbal autopsy respondents. The questions in existing harmonized verbal autopsy questionnaires need further refinement, as their sensitivity and specificity differ widely.
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OBJECTIF: Estimer le fardeau mondial du choléra en utilisant les rapports et les données d'incidence basés sur la population. MÉTHODES: Les pays récemment affectés par le choléra ont été classés comme pays endémiques ou non endémiques, selon qu'ils avaient signalé des cas de choléra au cours d'au moins trois des cinq dernières années. Dans chaque pays, les pourcentages de la population n'ayant pas accès à des installations sanitaires améliorées ont été utilisés pour calculer les populations exposées au choléra, et les taux d'incidence tirés d'études publiées ont été appliqués à des groupes de pays afin d'évaluer le nombre annuel de cas de choléra dans les pays endémiques. Les estimations de cas de choléra dans les pays non endémiques étaient basées sur le nombre moyen de cas signalés de 2000 à 2008. Les estimations du taux de létalité (TL) du choléra basées sur la documentation disponible ont été utilisées pour calculer les TL du choléra moyens de variance pondérée afin d'évaluer le nombre de décès imputables au choléra. RÉSULTATS: Environ 1,4 milliard de personnes sont exposées au choléra dans les pays endémiques. Environ 2,8 millions de cas de choléra se produisent chaque année dans ces pays (marge d'incertitude: 1,4-4,3), et quelque 87 000 cas de choléra sont enregistrés dans les pays non endémiques. On estime que l'incidence est supérieure chez les enfants de moins de 5 ans. Chaque année, environ 91 000 personnes (marge d'incertitude: 28 000 à 142 000) meurent du choléra dans les pays endémiques et 2 500 personnes en meurent dans les pays non endémiques. CONCLUSION: Le fardeau mondial du choléra, tel que déterminé par une revue systématique sur la base d'hypothèses clairement énoncées, est élevé. Les résultats de cette étude fournissent une base actuelle pour la planification des interventions de santé publique afin de lutter contre le choléra.
OBJECTIVE: To estimate the global burden of cholera using population-based incidence data and reports. METHODS: Countries with a recent history of cholera were classified as endemic or non-endemic, depending on whether they had reported cholera cases in at least three of the five most recent years. The percentages of the population in each country that lacked access to improved sanitation were used to compute the populations at risk for cholera, and incidence rates from published studies were applied to groups of countries to estimate the annual number of cholera cases in endemic countries. The estimates of cholera cases in non-endemic countries were based on the average numbers of cases reported from 2000 to 2008. Literature-based estimates of cholera case-fatality rates (CFRs) were used to compute the variance-weighted average cholera CFRs for estimating the number of cholera deaths. FINDINGS: About 1.4 billion people are at risk for cholera in endemic countries. An estimated 2.8 million cholera cases occur annually in such countries (uncertainty range: 1.4-4.3) and an estimated 87 000 cholera cases occur in non-endemic countries. The incidence is estimated to be greatest in children less than 5 years of age. Every year about 91 000 people (uncertainty range: 28 000 to 142 000) die of cholera in endemic countries and 2500 people die of the disease in non-endemic countries. CONCLUSION: The global burden of cholera, as determined through a systematic review with clearly stated assumptions, is high. The findings of this study provide a contemporary basis for planning public health interventions to control cholera.
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OBJECTIF: Développer deux méthodes pratiques permettant de mesurer l'abordabilité des médicaments dans les pays en voie de développement. MÉTHODES: Les méthodes proposées (la méthode catastrophique et la méthode de l'appauvrissement) reposent sur des données de dépenses agrégées facilement accessibles et prennent en compte la répartition des revenus d'un pays ainsi que le niveau de revenu absolu. La méthode catastrophique quantifie la proportion de la population dont les ressources seraient réduites de manière catastrophique par une dépense pour un médicament donné. La méthode de l'appauvrissement estime la proportion de la population qui passerait sous le seuil de pauvreté en achetant un médicament donné. Ces méthodes sont illustrées par le calcul de l'abordabilité de la glibenclamide, un médicament antidiabétique, en Inde et en Indonésie. RÉSULTATS: Lorsque des données agrégées précises sont disponibles, les méthodes proposées offrent un moyen pratique d'obtenir des estimations informatives et précises sur l'abordabilité. Leurs résultats sont très similaires à ceux obtenus par l'analyse des micro-données des ménages et sont facilement comparables d'un pays à l'autre. CONCLUSION: La méthode catastrophique et la méthode de l'appauvrissement, basées sur les macro-données, peuvent offrir une estimation convenable de l'abordabilité des médicaments lorsque les micro-données des ménages nécessaires à des études plus poussées ne sont pas disponibles. Leur utilité dépend de la disponibilité de données agrégées précises.
OBJECTIVE: To develop two practical methods for measuring the affordability of medicines in developing countries. METHODS: The proposed methods - catastrophic and impoverishment methods - rely on easily accessible aggregated expenditure data and take into account a country's income distribution and absolute level of income. The catastrophic method quantifies the proportion of the population whose resources would be catastrophically reduced by spending on a given medicine; the impoverishment method estimates the proportion of the population that would be pushed below the poverty line by procuring a given medicine. These methods are illustrated by calculating the affordability of glibenclamide, an antidiabetic drug, in India and Indonesia. The results were validated by comparing them with the results obtained by using household micro data for India and Indonesia. FINDINGS: When accurate aggregate data are available, the proposed methods offer a practical way to obtain informative and accurate estimates of affordability. Their results are very similar to those obtained with household micro data analysis and are easily compared across countries. CONCLUSION: The catastrophic and impoverishment methods, based on macro data, can provide a suitable estimate of medicine affordability when the household level micro data needed to carry out more sophisticated studies are not available. Their usefulness depends on the availability of accurate aggregated data.
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OBJECTIF: Déterminer comment les données sur la qualité des sources d'eau affectent les évaluations de la progression vers l'accès à l'eau potable fixé par l'objectif du Millénaire pour le développement 2015 (OMD). MÉTHODES: On a extrait du projet Évaluation rapide de la qualité de l'eau potable les données de cinq pays relatives au fait que les sources d'eau potable étaient conformes aux directives de la qualité de l'eau de l'Organisation mondiale de la Santé en matière de contamination par des bactéries coliformes thermotolérantes, d'arsenic, de fluorure et de nitrates dans les années 2004 et 2005. Ces données ont été utilisées pour ajuster les estimations de la proportion de la population ayant accès à l'eau potable en 1990 et en 2008, années de référence de l'OMD, effectuées par le Programme conjoint de suivi de l'approvisionnement et de l'assainissement de l'eau, qui qualifiait de sûres toutes les sources améliorées. RÉSULTATS: Tenir compte des données sur la qualité des sources d'eau a conduit à des estimations nettement inférieures du pourcentage de la population ayant accès à l'eau potable en 2008 dans quatre des cinq pays étudiés: la réduction absolue était de 11% en Éthiopie, 16% au Nicaragua, 15% au Nigeria et 7% au Tadjikistan. Il n'y avait qu'une légère diminution en Jordanie. La contamination microbienne était plus fréquente que la contamination chimique. CONCLUSION: Le critère utilisé par l'indicateur OMD pour déterminer si une source d'eau est sûre peut entraîner des surestimations importantes de la population ayant accès à l'eau potable et, par conséquent, également des surestimations des progrès accomplis vers les résultats visés par l'OMD 2015. Faire le suivi de l'approvisionnement en eau potable, en contrôlant à la fois l'accès aux sources d'eau et leur sûreté, représenterait une amélioration importante.
OBJECTIVE: To determine how data on water source quality affect assessments of progress towards the 2015 Millennium Development Goal (MDG) target on access to safe drinking-water. METHODS: Data from five countries on whether drinking-water sources complied with World Health Organization water quality guidelines on contamination with thermotolerant coliform bacteria, arsenic, fluoride and nitrates in 2004 and 2005 were obtained from the Rapid Assessment of Drinking-Water Quality project. These data were used to adjust estimates of the proportion of the population with access to safe drinking-water at the MDG baseline in 1990 and in 2008 made by the Joint Monitoring Programme for Water Supply and Sanitation, which classified all improved sources as safe. FINDINGS: Taking account of data on water source quality resulted in substantially lower estimates of the percentage of the population with access to safe drinking-water in 2008 in four of the five study countries: the absolute reduction was 11% in Ethiopia, 16% in Nicaragua, 15% in Nigeria and 7% in Tajikistan. There was only a slight reduction in Jordan. Microbial contamination was more common than chemical contamination. CONCLUSION: The criterion used by the MDG indicator to determine whether a water source is safe can lead to substantial overestimates of the population with access to safe drinking-water and, consequently, also overestimates the progress made towards the 2015 MDG target. Monitoring drinking-water supplies by recording both access to water sources and their safety would be a substantial improvement.
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OBJECTIF: Estimer les taux spécifiques par âge et par charge de l'hospitalisation liée à la grippe dans les régions rurales de l'ouest du Kenya. MÉTHODES: Tous les 3924 patients souffrant de maladie respiratoire (définies comme toux aiguë, difficulté respiratoire ou douleur de poitrine pleurétique) qui ont été hospitalisés entre juin 2007 et mai 2009 dans tous les établissements hospitaliers du district du Bondo, au Kenya, ont été inscrits. Des prélèvements nasopharyngés et oropharyngés ont été rassemblés et testés pour les virus de la grippe au moyen d'une transcription inverse et amplification en chaîne par polymérase en temps réel (RT-PCR). Dans le calcul des taux annuels, des ajustements ont été faits pour les patients inscrits qui n'ont pas eu de prélèvements testés pour le virus de la grippe. RÉSULTATS: Des 2079 patients avec prélèvements testés, l'infection au virus de la grippe a été confirmée dans 204 (10%) des cas; 176, 27 et 1 cas se sont révélés RT-PCR positifs pour, respectivement, le virus de la grippe A uniquement, le virus de la grippe B uniquement, les virus des deux grippes A et B. Parmi les personnes testées pour le virus de la grippe, 6,8% des enfants âgés de <5 ans et 14,0% des patients âgés de 5 ans ou plus se sont révélés positifs. Le taux de létalité parmi les patients admis avec infection confirmée PCR au virus de la grippe était de 2.0%. Le taux annuel d'hospitalisation (par 100 000 habitants) était de 699,8 parmi les patients souffrant de maladie respiratoire et de 56,2 parmi les patients souffrant de la grippe (avec 143,7, 18,8, 55,2, 65,1 et 57,3 des patients hospitalisés avec le virus de la grippe par 100 000 personnes âgés de respectivement <5, 5-19, 20-34, 35-49 et >50 ans). CONCLUSION: Dans une région rurale de l'ouest du Kenya, le taux d'hospitalisation liée à la grippe était plus élevé parmi les enfants âgés de moins de 5 ans.
OBJECTIVE: To estimate the burden and age-specific rates of influenza-associated hospitalization in rural western Kenya. METHODS: All 3924 patients with respiratory illness (defined as acute cough, difficulty in breathing or pleuritic chest pain) who were hospitalized between June 2007 and May 2009 in any inpatient health facility in the Kenyan district of Bondo were enrolled. Nasopharyngeal and oropharyngeal swabs were collected and tested for influenza viruses using real-time reverse transcriptase polymerase chain reaction (RT-PCR). In the calculation of annual rates, adjustments were made for enrolled patients who did not have swabs tested for influenza virus. FINDINGS: Of the 2079 patients with tested swabs, infection with influenza virus was confirmed in 204 (10%); 176, 27 and 1 were found to be RT-PCR-positive for influenza A virus only, influenza B virus only, and both influenza A and B viruses, respectively. Among those tested for influenza virus, 6.8% of the children aged <5 years and 14.0% of the patients aged >5 years were found positive. The case-fatality rate among admitted patients with PCR-confirmed infection with influenza virus was 2.0%. The annual rate of hospitalization (per 100000 population) was 699.8 among patients with respiratory illness and 56.2 among patients with influenza (with 143.7, 18.8, 55.2, 65.1 and 57.3 hospitalized patients with influenza virus per 100000 people aged <5, 5-19, 20-34, 35-49 and >50 years, respectively). CONCLUSION: In a rural district of western Kenya, the rate of influenza-associated hospitalization was highest among children aged less than 5 years.
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OBJECTIF: Évaluer le bénéfice probable des interventions à l'étude pour une utilisation en Mongolie lors des pandémies de grippes à venir MÉTHODES: Un modèle patch stochastique et compartimenté de la susceptibilité, de l'exposition, de l'infection et du rétablissement a été établi afin d'appréhender les effets clés de plusieurs interventions - restrictions de déplacement, fermeture d'école, éloignement social généralisé, mise en quarantaine des proches contacts, traitement des contacts par antiviraux et prophylaxies - sur les dynamiques des épidémies de grippe. Le bénéfice probable ainsi que le moment et la durée optimaux de chacune de ces interventions ont été évalués au moyen de techniques d'échantillonnage latin hypercube, en calculant la moyenne de nombreux paramètres de transmission possible et de mixité sociale. RÉSULTATS: Les interventions effectuées à temps ont permis de réduire significativement la progression et la gravité de la grippe pandémique en Mongolie. En cas de scénario pandémique modéré, des mesures précoces d'éloignement social ont diminué le taux d'attaque moyen d'environ 10% à 7-8%. De même, en cas de scénario pandémique grave, de telles mesures diminuent le taux d'attaque moyen d'environ 23% à 21%. En cas de scénario pandémique tant grave que modéré, une série d'interventions non pharmaceutiques se sont révélées aussi efficaces qu'une utilisation ciblée d'antiviraux. Les campagnes ciblées sur les antiviraux se révèlent généralement plus efficaces en cas de scénario pandémique grave qu'en cas de scénario pandémique modéré. CONCLUSION: Un modèle mathématique de la transmission de la grippe pandémique en Mongolie indique que, pour être efficaces, les interventions visant à prévenir la transmission doivent être déclenchées dès la détection des premiers cas dans les régions frontalières. Si des mesures d'éloignement social sont introduites à ce stade-là et appliquées durant plusieurs semaines, leur impact réductionnel pourra être significatif. Dans des régions à faible revenu telles que la Mongolie, l'éloignement social peut être plus efficace qu'une consommation d'antiviraux à grande échelle.
OBJECTIVE: To assess the likely benefit of the interventions under consideration for use in Mongolia during future influenza pandemics. METHODS: A stochastic, compartmental patch model of susceptibility, exposure, infection and recovery was constructed to capture the key effects of several interventions - travel restrictions, school closure, generalized social distancing, quarantining of close contacts, treatment of cases with antivirals and prophylaxis of contacts - on the dynamics of influenza epidemics. The likely benefit and optimal timing and duration of each of these interventions were assessed using Latin-hypercube sampling techniques, averaging across many possible transmission and social mixing parameters. FINDINGS: Timely interventions could substantially alter the time-course and reduce the severity of pandemic influenza in Mongolia. In a moderate pandemic scenario, early social distancing measures decreased the mean attack rate from around 10% to 7-8%. Similarly, in a severe pandemic scenario such measures cut the mean attack rate from approximately 23% to 21%. In both moderate and severe pandemic scenarios, a suite of non-pharmaceutical interventions proved as effective as the targeted use of antivirals. Targeted antiviral campaigns generally appeared more effective in severe pandemic scenarios than in moderate pandemic scenarios. CONCLUSION: A mathematical model of pandemic influenza transmission in Mongolia indicated that, to be successful, interventions to prevent transmission must be triggered when the first cases are detected in border regions. If social distancing measures are introduced at this stage and implemented over several weeks, they may have a notable mitigating impact. In low-income regions such as Mongolia, social distancing may be more effective than the large-scale use of antivirals.
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OBJECTIF: Estimer la mortalité liée à la grippe au Bangladesh en 2009. MÉTHODES: Des prélèvements respiratoires ont été collectés deux fois par mois tout au long de l'année 2009 dans quatre hôpitaux du Bangladesh, chez des patients âgés de <5 ans souffrant de pneumonie grave et chez des patients plus âgés souffrant d'infection respiratoire aiguë. Ces prélèvements ont été testés pour le virus de la grippe à acide ribonucléique (ARN) au moyen d'une réaction en chaîne par polymérase. Les décès en 2009 dans cinq régions sélectionnées aléatoirement (les plus petites unités administratives au Bangladesh) dans toutes les zones couvertes par l'hôpital ont ensuite été analysés au moyen d'archives et de discussions informelles de groupe. Les décès qui seraient survenus dans les 14 jours suivant le développement soudain d'une fièvre avec toux et/ou maux de gorge ont été supposés liés à la grippe. Le taux de ces décès en 2009 dans chacune des zones couvertes a ensuite été estimé à partir du nombre de décès apparemment liés à la grippe dans les unions collectés, de la proportion des patients analysés dans l'hôpital local testés positifs pour le virus de la grippe ARN et du nombre estimé de résidents des unions prélevées. RÉSULTATS: Des 2500 personnes décédées en 2009 dans les 20 unions d'étude, 346 (14%) auraient souffert d'une fièvre avec toux et/ou maux de gorge dans les 14 jours précédant leur décès. La moyenne annuelle estimée de mortalité liée à la grippe dans ces unions était de 11 par 100 000 habitants: 1,5, 4,0 et 125 décès par 100 000 habitants parmi les personnes âgées de respectivement <5, 5-59 et >59 ans. CONCLUSION: La plus grande charge de mortalité liée à la grippe au Bangladesh figurait parmi la population âgée.
OBJECTIVE: To estimate influenza-associated mortality in Bangladesh in 2009. METHODS: In four hospitals in Bangladesh, respiratory samples were collected twice a month throughout 2009 from inpatients aged <5 years with severe pneumonia and from older inpatients with severe acute respiratory infection. The samples were tested for influenza virus ribonucleic acid (RNA) using polymerase chain reaction. The deaths in 2009 in five randomly selected unions (the smallest administrative units in Bangladesh) in each hospital's catchment area were then investigated using formal records and informal group discussions. The deaths of those who had reportedly died within 14 days of suddenly developing fever with cough and/or a sore throat were assumed to be influenza-associated. The rate of such deaths in 2009 in each of the catchment areas was then estimated from the number of apparently influenza-associated deaths in the sampled unions, the proportion of the sampled inpatients in the local hospital who tested positive for influenza virus RNA, and the estimated number of residents of the sampled unions. FINDINGS: Of the 2500 people known to have died in 2009 in all 20 study unions, 346 (14%) reportedly had fever with cough and/or sore throat within 14 days of their deaths. The estimated mean annual influenza-associated mortality in these unions was 11 per 100000 population: 1.5, 4.0 and 125 deaths per 100000 among those aged <5, 5-59 and >59 years, respectively. CONCLUSION: The highest burden of influenza-associated mortality in Bangladesh in 2009 was among the elderly.
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OBJECTIF: Estimer la mortalité associée à la grippe en Chine urbaine. MÉTHODES: La mortalité excessive associée à la grippe pour la période 2003-2008 a été évaluée dans trois villes de la zone tempérée du nord de la Chine et dans cinq villes de la zone subtropicale du pays. Les estimations ont été établies sur des modèles basés sur des régressions binomiales négatives, des statistiques vitales et les résultats de la surveillance hebdomadaire de la grippe. RÉSULTATS: La mortalité annuelle excessive associée à la grippe, dans tous les cas, a été de 18 (plage: 10,9-32,7) décès pour une population de 100 000 personnes dans les villes du nord et de 11,3 (plage: 7,3-17,8) décès pour une population de 100 000 personnes dans les villes du sud. La plus grande partie de cette mortalité excessive - respectivement 12,4 (plage: 7,4-22,2) et 8,8 (plage: 5,5-13,6) décès pour une population de 100 000 personnes dans les villes du nord et du sud - a été attribuée à des maladies respiratoires et/ou circulatoires. La plupart des décès (86%) sont survenus chez des personnes de >65 ans. La mortalité excessive associée à la grippe a été plus élevée lors des saisons où prédominait le virus B plutôt que lors de celles où prédominaient les virus A(H3N2) ou A(H1N1) et plus de la moitié de l'ensemble de la mortalité associée à la grippe a été associée au virus B de la grippe. CONCLUSION: De 2003 à 2008, la grippe saisonnière, surtout celle provoquée par le virus B, a été associée à une mortalité substantielle dans trois villes du nord tempéré de Chine et dans cinq villes du sud subtropical du pays.
OBJECTIVE: To estimate influenza-associated mortality in urban China. METHODS: Influenza-associated excess mortality for the period 2003-2008 was estimated in three cities in temperate northern China and five cities in the subtropical south of the country. The estimates were derived from models based on negative binomial regressions, vital statistics and the results of weekly influenza virus surveillance. FINDINGS: Annual influenza-associated excess mortality, for all causes, was 18.0 (range: 10.9-32.7) deaths per 100000 population in the northern cities and 11.3 (range: 7.3-17.8) deaths per 100000 in the southern cities. Excess mortality for respiratory and circulatory disease was 12.4 (range: 7.4-22.2) and 8.8 (range: 5.5-13.6) deaths per 100000 people in the northern and southern cities, respectively. Most (86%) deaths occurred among people aged >65 years. Influenza-associated excess mortality was higher in B-virus-dominant seasons than in seasons when A(H3N2) or A(H1N1) predominated, and more than half of all influenza-associated mortality was associated with influenza B virus. CONCLUSION: Between 2003 and 2008, seasonal influenza, particularly that caused by the influenza B virus, was associated with substantial mortality in three cities in the temperate north of China and five cities in the subtropical south of the country.
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La pneumonie est une des principales causes de morbidité et de mortalité dans le monde. Il est urgent de mettre en place des campagnes de vaccination efficaces et des interventions sans vaccination pour prévenir et contrôler la pneumonie afin de réduire les effets de la maladie dans le monde. La présente analyse explore les stratégies pratiques et les politiques d'intégration des interventions permettant de prévenir et de traiter la pneumonie grâce à des services de vaccination systématiques. Elle fait également le point sur les conséquences d'une telle intégration. Les stratégies de base de prévention et de traitement de la pneumonie mises en œuvre au cours des consultations de vaccination systématiques chez les enfants consistent à les vacciner contre la maladie, à éduquer ceux qui les prennent en charge et à renvoyer les enfants vers les services médicaux si nécessaire.
Pneumonia is a leading cause of morbidity and mortality worldwide. Effective vaccine and non-vaccine interventions to prevent and control pneumonia are urgently needed to reduce the global burden of the disease. This paper explores practical strategies and policies for integrating interventions to prevent and treat pneumonia with routine immunization services, and it investigates the challenges involved in such integration. The primary pneumonia prevention and treatment strategies that are implemented during routine childhood immunization visits are vaccination of children against the disease, caretaker education and referral of children to medical services when necessary.
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PROBLÈME: L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a conçu un guide avec 10 mesures de contrôle permettant de réduire la transmission du virus de la grippe aviaire A(H5N1) sur les marchés à faibles ressources. Les aspects pratiques de l'application du guide n'ont jamais été décrits. APPROCHE: Le guide de l'OMS a été appliqué à deux marchés indonésiens dans la ville de Makassar afin de tenter de réduire la transmission du virus A(H5N1). Le guide a été utilisé à l'aide d'une approche participative pour présenter une combinaison de changements infrastructurels et comportementaux. ENVIRONNEMENT LOCAL: La grippe aviaire est endémique chez les oiseaux à Makassar. Deux des 22 marchés à oiseaux délabrés et pauvres de la ville ont été choisis pour l'étude. Avant l'intervention, aucun des deux marchés ne suivait les 10 mesures de contrôle recommandées par l'OMS, à l'exception du traitement des lots. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Les connaissances des parties prenantes des marchés sur le virus de la grippe aviaire A(H5N1) se sont améliorées après les interventions. Les recommandations du guide de l'OMS en matière d'inspection visuelle, de nettoyage et de pratiques de conservation de la volaille, ainsi que les exigences infrastructurelles pour le zonage et pour les équipements et l'alimentation en eau ont commencé à être conformes au guide de l'OMS. Des solutions nécessitant peu de maintenance, comme l'installation de systèmes de traitement des eaux usées, ainsi que des incitations économiques comme le compostage ont été bien accueillies et s'adaptaient parfaitement au système à faibles ressources. LEÇONS TIRÉES: Combiner les changements infrastructurels aux interventions de changements des comportements était essentiel à l'application du guide. Malgré une première résistance au changement comportemental, l'approche participative impliquant des consultations mensuelles et des sessions de formation ont facilité l'adoption d'une hygiène publique et de pratiques de gestion d'une alimentation saine. Les autorités des marchés ont joué un rôle de leader important lors des interventions, ce qui a aidé à modifier les attitudes envers la réglementation et les besoins en maintenance des marchés. Ce changement peut améliorer la durabilité des interventions.
PROBLEM: The World Health Organization (WHO) developed a guideline with 10 control measures to reduce transmission of A(H5N1) avian influenza virus in markets in low-resource settings. The practical aspects of guide implementation have never been described. APPROACH: WHO's guideline was implemented in two Indonesian markets in the city of Makassar to try to reduce transmission of the A(H5N1) virus. The guideline was operationalized using a participatory approach to introduce a combination of infrastructural and behavioural changes. LOCAL SETTING: Avian influenza is endemic in birds in Makassar. Two of the city's 22 dilapidated, poorly-run bird markets were chosen for the study. Before the intervention, neither market was following any of WHO's 10 recommended control measures except for batch processing. RELEVANT CHANGES: Market stakeholders' knowledge about the avian influenza A(H5N1) virus improved after the interventions. WHO guideline recommendations for visual inspection, cleaning and poultry-holding practices, as well as infrastructural requirements for zoning and for water supply and utilities, began to conform to the WHO guideline. Low-maintenance solutions such as installation of wastewater treatment systems and economic incentives such as composting were well received and appropriate for the low-resource setting. LESSONS LEARNT: Combining infrastructural changes with behaviour change interventions was critical to guideline implementation. Despite initial resistance to behaviour change, the participatory approach involving monthly consultations and educational sessions facilitated the adoption of safe food-handling practices and sanitation. Market authorities assumed important leadership roles during the interventions and this helped shift attitudes towards regulation and market maintenance needs. This shift may enhance the sustainability of the interventions.
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PROBLÈME: On sait peu de chose des conséquences de la grippe en Afrique sub-saharienne. Une surveillance régulière de la grippe est la clé d'une meilleure compréhension de l'impact des infections respiratoires aiguës sur les populations d'Afrique sub-saharienne. APPROCHE: Un projet connu sous le nom de Renforcement de la surveillance sentinelle de la grippe en Afrique (SISA) a été lancé en Angola, au Cameroun, au Ghana, au Nigeria, au Rwanda, au Sénégal, en Sierra Leone et en Zambie pour aider à améliorer la surveillance sentinelle de la grippe, y compris la collecte des données épidémiologiques et virologiques, et développer des mécanismes réguliers de rapports nationaux, régionaux et internationaux. Ces pays ont reçu un appui technique combinant une supervision à distance et des visites sur place. Des consultants ont travaillé en étroite collaboration avec les ministères de la santé, l'Organisation mondiale de la Santé, les laboratoires nationaux de la grippe et d'autres intervenants impliqués dans la surveillance de la grippe. ENVIRONNEMENT LOCAL: Les systèmes de surveillance de la grippe dans les pays cibles étaient à différents stades de développement quand SISA a été lancé. Le Sénégal, par exemple, effectuait une surveillance virologique depuis des années, tandis que la Sierra Leone n'avait aucune activité de surveillance. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Des documents de travail tels que des procédures et des protocoles nationaux de surveillance ont été élaborés ou mis à jour, et la formation du personnel de site sentinelle et des gestionnaires de données a été organisée. LEÇONS TIRÉES: Un appui ciblé aux pays peut les aider à renforcer la surveillance nationale de la grippe mais la viabilité à long terme n'est possible qu'avec un financement externe et un solide leadership du gouvernement national.
PROBLEM: Little is known about the burden of influenza in sub-Saharan Africa. Routine influenza surveillance is key to getting a better understanding of the impact of acute respiratory infections on sub-Saharan African populations. APPROACH: A project known as Strengthening Influenza Sentinel Surveillance in Africa (SISA) was launched in Angola, Cameroon, Ghana, Nigeria, Rwanda, Senegal, Sierra Leone and Zambia to help improve influenza sentinel surveillance, including both epidemiological and virological data collection, and to develop routine national, regional and international reporting mechanisms. These countries received technical support through remote supervision and onsite visits. Consultants worked closely with health ministries, the World Health Organization, national influenza laboratories and other stakeholders involved in influenza surveillance LOCAL SETTING: Influenza surveillance systems in the target countries were in different stages of development when SISA was launched. Senegal, for instance, had conducted virological surveillance for years, whereas Sierra Leone had no surveillance activity at all. RELEVANT CHANGES: Working documents such as national surveillance protocols and procedures were developed or updated and training for sentinel site staff and data managers was organized. LESSONS LEARNT: Targeted support to countries can help them strengthen national influenza surveillance, but long-term sustainability can only be achieved with external funding and strong national government leadership.
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PROBLÈME: L'analyse de l'apparition d'une pandémie et sa modélisation mathématique sont cruciales pour la planification des réponses de santé publique à l'apparition de maladies infectieuses, d'épidémies et de pandémies. Ce document décrit l'analyse de données et la modélisation mathématique entreprises pendant et après la pandémie de grippe de 2009, en particulier pour orienter la planification des interventions de santé publique et la prise de décision. APPROCHE: Peu après l'apparition du virus pandémique A(H1N1)pdm09 en Amérique du Nord, en 2009, l'Organisation mondiale de la Santé a rassemblé un réseau informel de modélisation mathématique composé d'experts de la santé publique, de spécialistes universitaires et des groupes de modélisation. Ce réseau et d'autres groupes de modélisation ont travaillé avec les décideurs pour définir la dynamique et l'impact de la pandémie, et évaluer l'efficacité des interventions dans divers environnements. ENVIRONNEMENT LOCAL: La pandémie de grippe A(H1N1) de 2009. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Les modélisateurs ont fourni un cadre quantitatif pour l'analyse des données de surveillance et la compréhension de la dynamique de l'épidémie et de l'impact des interventions. Toutefois, au quotidien, les décisions politiques étaient sans doute plus souvent inspirées par des analyses statistiques simples, en temps réel, basées sur des modèles de transmission mécanistes et les données épidémiologiques et virologiques disponibles, que par un modèle de simulation sophistiqué. LEÇONS TIRÉES: Un des enseignements principaux est que la modélisation ne peut pas remplacer les données. Elle ne fait qu'utiliser les données disponibles et mettre en évidence les données supplémentaires pouvant mieux éclairer les politiques. Le manque de données en 2009, en particulier en provenance des pays à faibles ressources, ont rendu difficile l'évaluation de la gravité, les effets des variations saisonnières sur la transmission et l'efficacité des interventions non pharmaceutiques. Une meilleure communication entre les modélisateurs et les praticiens de la santé publique est nécessaire pour gérer les attentes, faciliter le partage et l'interprétation de données, et réduire les incohérences entre les résultats.
PROBLEM: Outbreak analysis and mathematical modelling are crucial for planning public health responses to infectious disease outbreaks, epidemics and pandemics. This paper describes the data analysis and mathematical modelling undertaken during and following the 2009 influenza pandemic, especially to inform public health planning and decision-making. APPROACH: Soon after A(H1N1)pdm09 emerged in North America in 2009, the World Health Organization convened an informal mathematical modelling network of public health and academic experts and modelling groups. This network and other modelling groups worked with policy-makers to characterize the dynamics and impact of the pandemic and assess the effectiveness of interventions in different settings. SETTING: The 2009 A(H1N1) influenza pandemic. RELEVANT CHANGES: Modellers provided a quantitative framework for analysing surveillance data and for understanding the dynamics of the epidemic and the impact of interventions. However, what most often informed policy decisions on a day-to-day basis was arguably not sophisticated simulation modelling, but rather, real-time statistical analyses based on mechanistic transmission models relying on available epidemiologic and virologic data. LESSONS LEARNT: A key lesson was that modelling cannot substitute for data; it can only make use of available data and highlight what additional data might best inform policy. Data gaps in 2009, especially from low-resource countries, made it difficult to evaluate severity, the effects of seasonal variation on transmission and the effectiveness of non-pharmaceutical interventions. Better communication between modellers and public health practitioners is needed to manage expectations, facilitate data sharing and interpretation and reduce inconsistency in results.
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PROBLÈME: Améliorer la planification et la préparation en cas de pandémie est un défi pour l'Europe, une région très diversifiée dont les organismes régionaux (le Bureau régional pour l'Europe de l'Organisation mondiale de la Santé [OMS], la Commission européenne et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) ont des rôles et responsabilités qui se chevauchent. APPROCHE: Les indicateurs européens de préparation en cas de pandémie ont été utilisés pour développer un outil et une procédure d'évaluation basés sur la Liste de contrôle mondiale 2005 de l'OMS pour la préparation en cas de pandémie. Ceux-ci ont ensuite été appliqués aux États membres de la Région européenne de l'OMS, d'abord dans le cadre d'évaluations nationales structurées, effectuées au cours de visites de courte durée par des équipes externes. ENVIRONNEMENT LOCAL: Pays de la Région européenne de l'OMS. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: De 2005 à 2008, 43 pays ont subi une évaluation de préparation en cas de pandémie comprenant une courte visite d'évaluation externe par une équipe d'experts. Ces courtes visites se sont développées en une procédure d'auto-évaluation plus longue, impliquant une équipe extérieure, mais "appartenant" à ces pays, qui a identifié les lacunes et développé des plans pour améliorer la préparation. L'outil et la procédure d'évaluation sont devenus plus sophistiqués, au fur et à mesure que la préparation à une pandémie nationale et locale devenait plus complexe. La pandémie de 2009 a révélé de nouvelles lacunes de communication, planification, surveillance et vaccination. LEÇONS TIRÉES: Des auto-évaluations nationales structurées avec le soutien d'équipes externes permettent à chaque pays d'identifier les lacunes des plans de préparation à une pandémie, et aux organismes régionaux d'évaluer les ressources régionales et mondiales requises pour de tels plans. La pandémie de 2009 a révélé des problèmes supplémentaires en termes de surveillance, d'estimations de gravité de la pandémie, de flexibilité de la réaction, de vaccination, de participation du personnel de santé et enfin de communication. Les plans nationaux européens sont en train d'être mis à niveau et un leadership mondial est nécessaire pour s'assurer que ces plans soient appliqués uniformément dans toute la région.
PROBLEM: Improving pandemic planning and preparedness is a challenge in Europe, a diverse region whose regional bodies (the Regional Office for Europe of the World Health Organization [WHO], the European Commission and the European Centre for Disease Prevention and Control) have overlapping roles and responsibilities. APPROACH: European pandemic preparedness indicators were used to develop an assessment tool and procedure based on the 2005 global WHO checklist for pandemic preparedness. These were then applied to Member States of WHO's European Region, initially as part of structured national assessments conducted during short visits by external teams. LOCAL SETTING: Countries in WHO's European Region. RELEVANT CHANGES: From 2005 to 2008, 43 countries underwent a pandemic preparedness assessment that included a short external assessment visit by an expert team. These short visits developed into a longer self-assessment procedure involving an external team but "owned" by the countries, which identified gaps and developed plans for improving preparedness. The assessment tool and procedure became more sophisticated as national and local pandemic preparedness became more complex. The 2009 pandemic revealed new gaps in planning, surveillance communications and immunization. LESSONS LEARNT: Structured national self-assessments with support from external teams allow individual countries to identify gaps in their pandemic preparedness plans and enable regional bodies to assess the regional and global resources that such plans require. The 2009 pandemic revealed additional problems with surveillance, pandemic severity estimates, the flexibility of the response, vaccination, involvement of health-care workers and communication. European national plans are being upgraded and global leadership is required to ensure that these plans are uniformly applied across the region.
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OBJECTIF: Décrire comment les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont utilisées par des programmes visant à améliorer le financement du secteur privé dans le domaine de la santé et la prestation de soins de santé livraison dans les pays à revenu faible et moyen, et notamment les principaux usages des technologies et les types de technologie utilisés. MÉTHODES: Les partenaires locaux de 16 16 pays ont fait des recherches directes et systématiques de programmes de santé innovateurs et ont compilé ces profils dans la base de données du Center for Health Market Innovations. Ces données ont été complétées par relevées dans des revues scientifiques et des données auto déclarée saussi fournies par les programmes eux-mêmes. RÉSULTATS: Dans de nombreux pays à revenu faible et moyen, les TIC sont de plus en plus utilisées à des fins différentes dans divers buts et dans divers domaines liés à la santé. Parmi les programmes faisant appel aux utilisant les TIC, 42% les utilisent le font pour étendre géographiquement l'accès aux soins de santé, 38% % pour améliorer la gestion des données, et 31% pour faciliter la communication entre les patients et les médecins en dehors du cabinet médical. D'autres objectifs buts ont été constatés, comme tels que l'amélioration des diagnostics et des traitements (17%), la réduction des fraudes et des abus (8%) et la rationalisation simplification des transactions financières (4%). Les dispositifs appareils les plus couramment utilisés par les programmes basés sur la technologie sont le téléphone et l'ordinateur pour 71% % et 39% % d'entre eux respectivement, et les applications les plus courantes en sont la voix (34%), le logiciel (32%) et les SMS (31%). Les donateurs sont les principaux bailleurs de fonds pour de 47% des programmes de santé basés sur les TIC. CONCLUSION: Différents types de TIC sont utilisés par les utilisées par des organisations privées pour relever les principaux des défis des clés dans les systèmes de santé. Une implémentation réussie de ces technologies exige cependant des sources de financement plus stables, un support plus important soutien accru pour l'adoption des nouvelles technologies et de meilleurs moyens pour en évaluer l'impact.
OBJECTIVE: To describe how information communication technology (ICT) is being used by programmes that seek to improve private sector health financing and delivery in low-and middle-income countries, including the main uses of the technology and the types of technologies being used. METHODS: In-country partners in 16 countries directly searched systematically for innovative health programmes and compiled profiles in the Center for Health Market Innovations' database. These data were supplemented through literature reviews and with self-reported data supplied by the programmes themselves. FINDINGS: In many low-and middle-income countries, ICT is being increasingly employed for different purposes in various health-related areas. Of ICT-enabled health programmes, 42% use it to extend geographic access to health care, 38% to improve data management and 31% to facilitate communication between patients and physicians outside the physician's office. Other purposes include improving diagnosis and treatment (17%), mitigating fraud and abuse (8%) and streamlining financial transactions (4%). The most common devices used in technology-enabled programmes are phones and computers; 71% and 39% of programmes use them, respectively, and the most common applications are voice (34%), software (32%) and text messages (31%). Donors are the primary funders of 47% of ICT-based health programmes. CONCLUSION: Various types of ICT are being employed by private organizations to address key health system challenges. For successful implementation, however, more sustainable sources of funding, greater support for the adoption of new technologies and better ways of evaluating impact are required.
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OBJECTIF: Synthétiser l'expérience, les performances et la production scientifique des réseaux de télémédecine à long terme offrant des services humanitaires. MÉTHODES: Neuf réseaux à long terme -opérant depuis cinq ans ou plus -ont été identifiés, et sept d'entre eux ont fourni des informations détaillées sur leurs activités, notamment sur leurs performances et leur production scientifique. Les informations ont été extraites de revues évaluées par des pairs, décrivant les réseaux aux niveaux plan d'étude, efficacité, qualité, économie, offre d'accès aux soins et durabilité. La solidité des preuves a été évaluée comme suit: nulle, faible, moyenne ou bonne. RÉSULTATS: Les sept réseaux étaient opérationnels depuis en moyenne 11 ans (de 5 à 15 ans). Tous les réseaux fournissaient des téléconsultations cliniques à des fins humanitaires au moyen de méthodes d'enregistrement et de retransmission, et cinq d'entre eux étaient aussi impliqués dans une certaine forme d'éducation. Le réseau le plus petit comptait 15 experts, et le plus large, plus de 500. La charge de travail clinique allait de 50 à 500 cas par an. Au total, 59 revues avaient été publiées par les réseaux, dont 44 répertoriées dans Medline. La solidité des preuves, basée sur le plan d'étude, était généralement médiocre selon les normes conventionnelles (par exemple, 29 revues décrivaient des séries cliniques non contrôlées). Plus de la moitié des revues ont prouvé la durabilité et une amélioration de l'accès aux soins. Le financement incertain représentait un facteur de risque courant. CONCLUSION: Une collaboration améliorée entre les réseaux pourrait aider à atténuer le manque de ressources signalé par certaines revues et à améliorer la durabilité. Malgré la faiblesse de la base de données, les réseaux semblent offrir des services durables et cliniquement utiles. Ces résultats pourraient intéresser les décideurs des pays en voie de développement quant au lancement, à la prise en charge ou à l'association de réseaux de télémédecine similaires.
OBJECTIVE: To summarize the experience, performance and scientific output of long-running telemedicine networks delivering humanitarian services. METHODS: Nine long-running networks -those operating for five years or more -were identified and seven provided detailed information about their activities, including performance and scientific output. Information was extracted from peer-reviewed papers describing the networks' study design, effectiveness, quality, economics, provision of access to care and sustainability. The strength of the evidence was scored as none, poor, average or good. FINDINGS: The seven networks had been operating for a median of 11 years (range: 5-15). All networks provided clinical tele-consultations for humanitarian purposes using store-and-forward methods and five were also involved in some form of education. The smallest network had 15 experts and the largest had more than 500. The clinical caseload was 50 to 500 cases a year. A total of 59 papers had been published by the networks, and 44 were listed in Medline. Based on study design, the strength of the evidence was generally poor by conventional standards (e.g. 29 papers described non-controlled clinical series). Over half of the papers provided evidence of sustainability and improved access to care. Uncertain funding was a common risk factor. CONCLUSION: Improved collaboration between networks could help attenuate the lack of resources reported by some networks and improve sustainability. Although the evidence base is weak, the networks appear to offer sustainable and clinically useful services. These findings may interest decision-makers in developing countries considering starting, supporting or joining similar telemedicine networks.
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OBJECTIF: Vérifier si l'utilisation d'un système automatique de notification basé sur l'envoi de SMS permettrait de réduire les délais de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les nourrissons en Zambie. MÉTHODES: Dans la province méridionale de la Zambie, les échantillons séchés de sang de nourrissons sont envoyés aux laboratoires régionaux pour le test du VIH par réaction en chaîne à la polymérase (RCP). Les délais de notification par la poste des résultats de ces tests à 10 centres de santé sur 19 mois ont été évalués au moyen d'une collecte de données rétrospectives. Ces données de base ont été utilisées pour déterminer comment les délais étaient affectés par l'utilisation d'un logiciel personnalisé, conçu pour envoyer par SMS les examens de sang automatiquement et directement depuis le laboratoire d'analyse vers le centre de santé d'où proviennent les échantillons. Les données du système SMS ont été collectées sur une période de 7,5 mois pour tous les échantillons séchés de sang de nourrissons pour le dépistage du VIH dans les 10 centres de santé. RÉSULTATS: Le délai moyen pour la notification des résultats à une clinique est passé de 44,2 jours pré-implémentation à 26,7 jours post-implémentation. La réduction du délai était significative du point de vue statistique dans 9 centres de santé (90%). Le délai moyen de notification d'un soignant a également considérablement diminué, passant de 66,8 jours pré-implémentation à 35 jours post-implémentation. Seuls 0,5% des rapports analysés envoyés par SMS différaient des rapports papier correspondants. CONCLUSION: L'envoi par SMS des résultats des tests VIH chez les nourrissons a considérablement raccourci les délais entre la collecte des échantillons et la notification des résultats aux centres de santé et aux soignants concernés.
OBJECTIVE: To see if, in the diagnosis of infant infection with human immunodeficiency virus (HIV) in Zambia, turnaround times could be reduced by using an automated notification system based on mobile phone texting. METHODS: In Zambia's Southern province, dried samples of blood from infants are sent to regional laboratories to be tested for HIV with polymerase chain reaction (PCR). Turnaround times for the postal notification of the results of such tests to 10 health facilities over 19 months were evaluated by retrospective data collection. These baseline data were used to determine how turnaround times were affected by customized software built to deliver the test results automatically and directly from the processing laboratory to the health facility of sample origin via short message service (SMS) texts. SMS system data were collected over a 7.5-month period for all infant dried blood samples used for HIV testing in the 10 study facilities. FINDINGS: Mean turnaround time for result notification to a health facility fell from 44.2 days pre-implementation to 26.7 days post-implementation. The reduction in turnaround time was statistically significant in nine (90%) facilities. The mean time to notification of a caregiver also fell significantly, from 66.8 days pre-implementation to 35.0 days post-implementation. Only 0.5% of the texted reports investigated differed from the corresponding paper reports. CONCLUSION: The texting of the results of infant HIV tests significantly shortened the times between sample collection and results notification to the relevant health facilities and caregivers.
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RÉSUMÉ      OBJECTIF: Analyser de façon systématique la documentation sur l'implémentation de l'e-santé afin d'identifier: (1) les éléments entravant et soutenant l'implémentation de l'e-santé, et (2) les lacunes majeures dans la recherche sur le sujet. MÉTHODES: Des recherches ont été réalisées dans MEDLINE, EMBASE, CINAHL, PSYCINFO et la bibliothèque Cochrane afin de trouver les revues publiées entre le 1er janvier 1995 et le 17 mars 2009. Les études devaient consister en des revues systématiques, des revues narratives, des métasynthèses ou des méta-ethnographies qualitatives d'implémentation d'e-santé. Une double analyse fouillée a été effectuée parmi les résumés et les journaux, et les données ont été extraites par pays d'origine, domaine d'e-santé, date de publication, objectifs et méthodes, bases de données analysées, critères d'inclusion et d'exclusion et nombre de journaux inclus. Les données ont été analysées qualitativement au moyen d'une théorie du processus de normalisation comme cadre de codification explicatif. RÉSULTATS: Les critères d'inclusion ont été respectés par 37 journaux, 20 avaient été publiés entre 1995 et 2007, et 17 entre 2008 et 2009. La qualité méthodologique était faible: 19 journaux ne spécifiaient pas les critères d'inclusion et d'exclusion, et 13 n'indiquaient pas le nombre exact d'articles analysés. L'utilisation de la théorie du processus de normalisation comme cadre conceptuel a permis de révéler le peu d'attention portée à: (1) le travail visant à justifier les systèmes d'e-santé, en spécifiant leurs objectifs et leurs avantages, en établissant leur valeur pour les utilisateurs et en planifiant leur implémentation; (2) les facteurs soutenant ou entravant l'engagement et la participation; (3) les effets sur les rôles et les responsabilités; (4) la gestion des risques, et (5) les moyens par lesquels les processus d'implémentation pourraient être reconfigurés par les connaissances des utilisateurs. CONCLUSION: La documentation publiée se concentrait sur les problèmes organisationnels, négligeant le cadre social plus large qui doit être pris en compte en cas d'introduction de nouvelles technologies.
OBJECTIVE: To systematically review the literature on the implementation of e-health to identify: (1) barriers and facilitators to e-health implementation, and (2) outstanding gaps in research on the subject. METHODS: MEDLINE, EMBASE, CINAHL, PSYCINFO and the Cochrane Library were searched for reviews published between 1 January 1995 and 17 March 2009. Studies had to be systematic reviews, narrative reviews, qualitative metasyntheses or meta-ethnographies of e-health implementation. Abstracts and papers were double screened and data were extracted on country of origin; e-health domain; publication date; aims and methods; databases searched; inclusion and exclusion criteria and number of papers included. Data were analysed qualitatively using normalization process theory as an explanatory coding framework. FINDINGS: Inclusion criteria were met by 37 papers; 20 had been published between 1995 and 2007 and 17 between 2008 and 2009. Methodological quality was poor: 19 papers did not specify the inclusion and exclusion criteria and 13 did not indicate the precise number of articles screened. The use of normalization process theory as a conceptual framework revealed that relatively little attention was paid to: (1) work directed at making sense of e-health systems, specifying their purposes and benefits, establishing their value to users and planning their implementation; (2) factors promoting or inhibiting engagement and participation; (3) effects on roles and responsibilities; (4) risk management, and (5) ways in which implementation processes might be reconfigured by user-produced knowledge. CONCLUSION: The published literature focused on organizational issues, neglecting the wider social framework that must be considered when introducing new technologies.
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La télésanté couvre un ensemble diversifié d'outils informatiques conçus pour améliorer la santé publique et les soins de santé. Peu d'informations sont disponibles sur les impacts des programmes de télésanté, en particulier dans les pays à revenu faible et moyen. Nous avons donc effectué une étude exploratoire de la documentation publiée et non publiée pour identifier les données relatives aux effets de la télésanté sur les résultats et les coûts sanitaires. L'accent a été mis sur l'identification des questions sans réponse pour la recherche future, en particulier sur des sujets pertinents pour les pays à revenu faible et moyen. Bien que la pénétration des outils de télésanté assistant la pratique clinique progresse au niveau mondial, on dispose de plus de preuves des avantages procurés par les outils assistant les décisions cliniques et les systèmes d'information de laboratoire que de ceux assistant l'archivage d'image et les systèmes de communication. La mise en œuvre de systèmes d'information communautaires pour la surveillance des maladies a été réalisée avec succès dans plusieurs pays à revenu faible et moyen. Bien que les informations relatives aux résultats fassent en général défaut, un grand projet au Brésil a exposé de manière documentée les impacts notables sur l'efficacité du système sanitaire. Des méta-analyses et des essais rigoureux ont exposé de manière documentée les avantages de la messagerie texte pour l'amélioration des résultats, comme ceux des soins auto-administrés. Il a été démontré que le suivi téléphonique automatisé et les appels d'assistance aux soins auto-administrés amélioraient certains résultats de la gestion des maladies chroniques, comme le contrôle de la glycémie et de la tension artérielle dans les pays à revenu faible et moyen. Bien que de grands programmes de mise en œuvre et de recherche en termes de télésanté soient menés dans de nombreux pays à revenu faible et moyen, on a besoin de plus d'informations sur les impacts de la télésanté en termes de résultats et de coûts dans ce contexte.
E-health encompasses a diverse set of informatics tools that have been designed to improve public health and health care. Little information is available on the impacts of e-health programmes, particularly in low-and middle-income countries. We therefore conducted a scoping review of the published and non-published literature to identify data on the effects of e-health on health outcomes and costs. The emphasis was on the identification of unanswered questions for future research, particularly on topics relevant to low-and middle-income countries. Although e-health tools supporting clinical practice have growing penetration globally, there is more evidence of benefits for tools that support clinical decisions and laboratory information systems than for those that support picture archiving and communication systems. Community information systems for disease surveillance have been implemented successfully in several low-and middle-income countries. Although information on outcomes is generally lacking, a large project in Brazil has documented notable impacts on health-system efficiency. Meta-analyses and rigorous trials have documented the benefits of text messaging for improving outcomes such as patients' self-care. Automated telephone monitoring and self-care support calls have been shown to improve some outcomes of chronic disease management, such as glycaemia and blood pressure control, in low-and middle-income countries. Although large programmes for e-health implementation and research are being conducted in many low-and middle-income countries, more information on the impacts of e-health on outcomes and costs in these settings is still needed.
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PROBLÈME: La population brésilienne manque d'un accès équitable aux soins de santé spécialisés et aux tests de diagnostic, surtout dans les communes reculées, où les professionnels de santé se sentent souvent isolés et où la rotation du personnel est élevée. La télésanté peut améliorer l'accès des patients aux soins de santé spécialisés, mais on sait peu de choses de son rapport coût-efficacité, de l'accès aux services ou de la satisfaction des utilisateurs. APPROCHE: En 2005, le gouvernement de l'État de Minas Gerais, au Brésil, a financé la création d'un réseau de télésanté, visant à relier les hôpitaux universitaires aux services de santé municipaux reculés de l'État, à soutenir les professionnels dans la téléassistance et à effectuer des télé-électrocardiographies et téléconsultations. Le réseau utilise un équipement à faible coût et a recouru à diverses stratégies pour surmonter les obstacles relatifs à l'utilisation de la télésanté. ENVIRONNEMENT LOCAL: Le réseau de télésanté relie les spécialistes des hôpitaux universitaires de l'État aux professionnels des services de santé primaires de 608 communes du grand État de Minas Gerais, beaucoup d'entre eux se trouvant dans des zones reculées. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: De juin 2006 à octobre 2011, 782 773 électrocardiogrammes et 30 883 téléconsultations ont été effectués par l'intermédiaire du réseau, et 6 000 professionnels de santé ont été formés à son utilisation. La plupart de ces professionnels (97%) se sont montrés satisfaits du système qui offrait un bon rapport coût-efficacité, était économiquement viable et évitait 81% des renvois potentiels de cas vers des centres éloignés. LEÇONS TIRÉES: Pour être un succès, un service de télésanté doit faire partie d'un réseau collaboratif, satisfaire les besoins réels des professionnels de santé locaux, utiliser une technologie simple et disposer d'au moins quelques éléments en face à face. En cas d'application à des problèmes sanitaires pour lesquels la demande de soins est élevée, ce type de service peut être économiquement viable et aider à améliorer l'accès des patients aux soins de santé spécialisés.
PROBLEM: The Brazilian population lacks equitable access to specialized health care and diagnostic tests, especially in remote municipalities, where health professionals often feel isolated and staff turnover is high. Telehealth has the potential to improve patients' access to specialized health care, but little is known about it in terms of cost-effectiveness, access to services or user satisfaction. APPROACH: In 2005, the State Government of Minas Gerais, Brazil, funded the establishment of the Telehealth Network, intended to connect university hospitals with the state's remote municipal health departments; support professionals in providing tele-assistance; and perform tele-electrocardiography and teleconsultations. The network uses low-cost equipment and has employed various strategies to overcome the barriers to telehealth use. LOCAL SETTING: The Telehealth Network connects specialists in state university hospitals with primary health-care professionals in 608 municipalities of the large state of Minas Gerais, many of them in remote areas. RELEVANT CHANGES: From June 2006 to October 2011, 782 773 electrocardiograms and 30 883 teleconsultations were performed through the network, and 6000 health professionals were trained in its use. Most of these professionals (97%) were satisfied with the system, which was cost-effective, economically viable and averted 81% of potential case referrals to distant centres. LESSONS LEARNT: To succeed, a telehealth service must be part of a collaborative network, meet the real needs of local health professionals, use simple technology and have at least some face-to-face components. If applied to health problems for which care is in high demand, this type of service can be economically viable and can help to improve patient access to specialized health care.
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PROBLÈME: Au Zanzibar, République-Unie de Tanzanie, comme dans de nombreux pays en voie de développement, les gestionnaires de la santé manquent de confiance dans le système national d'information de la gestion sanitaire (HMIS, Health Management Information System). La mise en place de systèmes de collecte de données parallèles génère un cercle vicieux : les données de santé nationales sont peu utilisées étant donné leur qualité médiocre et leur faible utilisation n'aide guère à améliorer cette qualité. APPROCHE: Une approche d'action-recherche a été appliquée en vue de renforcer l'utilisation de l'information et d'améliorer la qualité des données au Zanzibar. Le principe sous-jacent était qu'un encouragement à l'utilisation par petites étapes successives pourrait favoriser la rupture du cercle vicieux et améliorer le HMIS. ENVIRONNEMENT LOCAL: Pour tester l'hypothèse au niveau du pays et du district, un projet visant à renforcer le HMIS a été implémenté au Zanzibar. Ce projet incluait des ateliers trimestriels d'utilisation de données durant lesquels les membres du personnel du district évaluaient leurs propres données de routine tout en analysant de façon critique les données de leurs collègues. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Les ateliers d'utilisation de données ont généré des informations qui ont été utilisées par les développeurs du logiciel d'information sanitaire du district pour améliorer l'outil. Le HMIS, qui ne couvrait initialement que les premiers soins des patients externes et les soins prénataux, a fini par couvrir tous les grands programmes de santé ainsi que tous les hôpitaux du district et de référence. LEÇONS TIRÉES: Les ateliers d'utilisation de données avec un engagement actif des utilisateurs de données eux-mêmes peuvent améliorer les systèmes d'information sanitaire de façon générale et optimiser l'utilisation de l'information, la présentation et l'analyse en vue de la prise de décision du personnel.
PROBLEM: In Zanzibar, United Republic of Tanzania, as in many developing countries, health managers lack faith in the national Health Management Information System (HMIS). The establishment of parallel data collection systems generates a vicious cycle: national health data are used little because they are of poor quality, and their relative lack of use, in turn, makes their quality remain poor. APPROACH: An action research approach was applied to strengthen the use of information and improve data quality in Zanzibar. The underlying premise was that encouraging use in small incremental steps could help to break the vicious cycle and improve the HMIS. LOCAL SETTING: To test the hypothesis at the national and district levels a project to strengthen the HMIS was established in Zanzibar. The project included quarterly data-use workshops during which district staff assessed their own routine data and critiqued their colleagues' data. RELEVANT CHANGES: The data-use workshops generated inputs that were used by District Health Information Software developers to improve the tool. The HMIS, which initially covered only primary care outpatients and antenatal care, eventually grew to encompass all major health programmes and district and referral hospitals. The workshops directly contributed to improvements in data coverage, data set quality and rationalization, and local use of target indicators. LESSONS LEARNT: Data-use workshops with active engagement of data users themselves can improve health information systems overall and enhance staff capacity for information use, presentation and analysis for decision-making.
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PROBLÈME: La révision des Règlements sanitaires internationaux (RSI) et la menace de pandémies de grippe et d'accès d'autres maladies ayant un impact majeur sur les pays en voie de développement ont poussé au renforcement de la capacité de surveillance, en particulier dans les milieux à faible revenu. APPROCHE: Des outils de surveillance munis de données opportunes et validées sont nécessaires pour renforcer la surveillance des maladies. En 2007, Madagascar a mis en place un système de surveillance sentinelle des maladies de type grippal (MTG), basé sur les données collectées chez des médecins généralistes de type sentinelle. ENVIRONNEMENT LOCAL: Avant 2007, la surveillance des maladies à Madagascar reposait sur la collecte et la transmission passives de données collectées sur une base hebdomadaire ou mensuelle. Le système ne permettait pas de déceler de façon précoce les épidémies ou les augmentations imprévues de l'incidence de maladie. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Un système de transmission des cas novateur et basé sur l'utilisation des téléphones portables a été lancé en mars 2007. Le service SMS (short message service) chiffré, qui coûte moins de 2 dollars américains par mois par centre de santé, est désormais utilisé par les médecins généralistes de type sentinelle pour le compte rendu quotidien des cas de fièvre et de MTG diagnostiqués dans leur cabinet. Pour valider les données quotidiennes, les médecins font également un compte rendu hebdomadaire des données épidémiologiques et cliniques (par exemple, le sexe, l'âge, la date de consultation et les symptômes d'un nouveau patient atteint de fièvre) aux épidémiologistes de l'équipe de recherche, au moyen de formulaires patient spéciaux. LEÇONS TIRÉES: Le système de surveillance sentinelle des MTG à Madagascar représente le premier système de surveillance à l'échelle nationale et "en temps réel" du pays. Il a prouvé qu'il était possible d'améliorer la capacité de surveillance des maladies à travers des systèmes novateurs et malgré les limitations des ressources. Ce type de surveillance syndromique permet de détecter les augmentations imprévues de l'incidence des MTG et des autres maladies syndromiques.
PROBLEM: The revision of the International Health Regulations (IHR) and the threat of influenza pandemics and other disease outbreaks with a major impact on developing countries have prompted bolstered surveillance capacity, particularly in low-resource settings. APPROACH: Surveillance tools with well-timed, validated data are necessary to strengthen disease surveillance. In 2007 Madagascar implemented a sentinel surveillance system for influenza-like illness (ILI) based on data collected from sentinel general practitioners. SETTING: Before 2007, Madagascar's disease surveillance was based on the passive collection and reporting of data aggregated weekly or monthly. The system did not allow for the early identification of outbreaks or unexpected increases in disease incidence. RELEVANT CHANGES: An innovative case reporting system based on the use of cell phones was launched in March 2007. Encrypted short message service, which costs less than 2 United States dollars per month per health centre, is now being used by sentinel general practitioners for the daily reporting of cases of fever and ILI seen in their practices. To validate the daily data, practitioners also report epidemiological and clinical data (e.g. new febrile patient's sex, age, visit date, symptoms) weekly to the epidemiologists on the research team using special patient forms. LESSONS LEARNT: Madagascar's sentinel ILI surveillance system represents the country's first nationwide "real-time" surveillance system. It has proved the feasibility of improving disease surveillance capacity through innovative systems despite resource constraints. This type of syndromic surveillance can detect unexpected increases in the incidence of ILI and other syndromic illnesses.
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OBJECTIF: Développer un outil permettant d'évaluer le risque d'apparition d'une poussée de méningite dans un district particulier du Niger après le signalement d'autres poussées dans d'autres districts spécifiés du pays. MÉTHODES: Un réseau bayésien a été représenté par un graphique composé de 38 noeuds (un pour chaque district du Niger) reliés par des flèches. Dans le graphique, chaque noeud a directement influencé chacun des noeuds «enfants» aux extrémités des flèches résultant de ces noeuds, selon les probabilités conditionnelles. Les probabilités entre les districts «influençant» et «influencés» ont été estimées par l'analyse des bases de données qui contenaient les enregistrements hebdomadaires des poussées de méningite au Niger entre 1986 et 2005. Pour chaque semaine d'intérêt, on a attribué à chaque district un score booléen variable de 1 (si l'incidence de méningite dans le district atteignait un seuil épidémique au cours de cette semaine) ou de 0. RÉSULTATS: L'approche de réseau bayésien a fourni des informations originales et importantes, permettant d'identifier les districts qui influencent le risque de méningite dans d'autres districts (et les districts qui sont influencés par un district particulier) et d'évaluer le niveau d'influence entre chaque couple de districts. CONCLUSION: Les réseaux bayésiens offrent une approche prometteuse pour comprendre la dynamique des épidémies, évaluant le risque de poussées dans des zones particulières et permettant de cibler les interventions de lutte contre la maladie dans les zones à risque élevé.
OBJECTIVE: To develop a tool for evaluating the risk that an outbreak of meningitis will occur in a particular district of the Niger after outbreaks have been reported in other, specified districts of the country. METHODS: A Bayesian network was represented by a graph composed of 38 nodes (one for each district in the Niger) connected by arrows. In the graph, each node directly influenced each of the "child" nodes that lay at the ends of the arrows arising from that node, according to conditional probabilities. The probabilities between "influencing" and "influenced" districts were estimated by analysis of databases that held weekly records of meningitis outbreaks in the Niger between 1986 and 2005. For each week of interest, each district was given a Boolean-variable score of 1 (if meningitis incidence in the district reached an epidemic threshold in that week) or 0. FINDINGS: The Bayesian network approach provided important and original information, allowing the identification of the districts that influence meningitis risk in other districts (and the districts that are influenced by any particular district) and the evaluation of the level of influence between each pair of districts. CONCLUSION: Bayesian networks offer a promising approach to understanding the dynamics of epidemics, estimating the risk of outbreaks in particular areas and allowing control interventions to be targeted at high-risk areas.
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OBJECTIF: Explorer la mortalité chez les femmes du Burkina Faso durant les 4 années suivant une complication obstétricale fatale évitée de justesse ("near-miss") et identifier les causes médicales, sociales et sanitaires du décès. MÉTHODES: Au total, 1 014 femmes ont été recrutées après la sortie de l'hôpital et suivies durant 4 ans: 337 ont vécu des "near-miss" et 677 ont eu des grossesses sans complications. Des différences significatives de mortalité entre les groupes ont été identifiées en utilisant le test exact de Fisher. Les causes médicales du décès ont été identifiées à partir des dossiers médicaux et des données verbales d'autopsie; les facteurs sociaux et de soins de santé liés au décès ont été constatés à partir d'entretiens avec les proches des femmes décédées. RÉSULTATS: Durant les 4 années, 15 (5,3%) femmes sont mortes dans le groupe "near-miss" et 5 (0,9%) sont décédées après des grossesses sans complication (P <0,001). Plus de la moitié des décès après un "near-miss", mais aucun après un accouchement sans complications, étaient liés à une grossesse. Des facteurs indirects ont contribué à bon nombre de ces décès, en particulier les infections par le HIV. Les comptes rendus des proches font supposer que le coût élevé et la mauvaise qualité des soins de santé, un manque de suivi des soins et un besoin non satisfait de contraception ont contribué à la mortalité augmentée dans le groupe "near-miss". CONCLUSION: Les femmes au Burkina Faso qui ont initialement survécu à une complication obstétricale évitée de justesse présentaient un risque accru de décès pour toute cause ou lié à la grossesse les 4 années suivantes. La probabilité de survie sur le long terme pourrait être augmentée en offrant un continuum de soins qui s'attaque aux causes indirectes et sociales des décès et complémente les soins obstétricaux d'urgence fournis par les programmes actuels de maternité sans risque.
OBJECTIVE: To investigate mortality in women in Burkina Faso in the 4 years following a life-threatening near-miss obstetric complication and to identify the medical, social and health-care-related causes of death. METHODS: In total, 1014 women were recruited after hospital discharge and followed for up to 4 years: 337 had near-miss complications and 677 had uncomplicated pregnancies. Significant differences in mortality between the groups were assessed using Fisher's exact test. The medical causes of death were identified from medical records and verbal autopsy data; social and health-care-related factors associated with death were identified from interviews with the deceased women's relatives. FINDINGS: In the 4 years, 15 (5.3%) women died in the near-miss group and 5 (0.9%) died after uncomplicated pregnancies (P < 0.001). More than half the deaths after a near miss, but none after an uncomplicated delivery, were pregnancy-related. Indirect factors contributed to many of these deaths, particularly human immunodeficiency virus infection. Relatives' accounts suggested that the high cost and poor quality of health care, a lack of follow-up care and an unmet need for contraception contributed to the excess mortality in the near-miss group. CONCLUSION: Women in Burkina Faso who initially survived a near-miss obstetric complication had an increased risk of all-cause and pregnancy-related death in the ensuing 4 years. The likelihood of survival over the longer term could be increased by offering a continuum of care that addresses the indirect and social causes of death and supplements the emergency intrapartum obstetric care provided by current safe motherhood programmes.
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OBJECTIF: Évaluer l'incidence sur les dépenses médicales personnelles et la santé physique et mentale de la réduction de 30% à 10% du partage des coûts de soins de santé lorsque les individus atteignent 70 ans. MÉTHODES: Les données de l'étude proviennent d'une enquête nationale transversale, effectuée en 2007, sur 10 293 adultes âgés de 64 à 75 ans. Leur santé physique a été évaluée au moyen d'une échelle de 16 points, basée sur des données autodéclarées de santé générale, de mobilité, de soins auto-administrés, d'activités de la vie quotidienne et de douleur. Leur santé mentale a été évaluée au moyen d'une échelle de 24 points sur la base de l'instrument Kessler-6 de détresse psychologique non spécifique. L'effet de la réduction du partage des coûts a été estimé en utilisant une approche de discontinuité de la régression. RÉSULTATS: Pour les individus âgés de 70 à 75 ans inéligibles, en raison de leurs revenus, à une réduction du partage des coûts, ni les dépenses de santé personnelles ni les résultats sanitaires ne différaient des valeurs attendues, sur la base de la tendance observée chez les 64 à 69 ans. Toutefois, pour les individus âgés de 70 à 75 ans ayant droit à cette réduction, les dépenses personnelles étaient significativement plus faibles (P < 0,001) et leur santé mentale significativement meilleure (P < 0,001) que prévu. Ces différences sont apparues brutalement à l'âge de 70 ans. En outre, les avantages en termes de santé mentale étaient similaires chez les individus recourant ou non aux services de santé (P = 0,502 pour l'interaction). L'amélioration de la santé physique après l'âge de 70 ans chez les adultes éligibles à une réduction du partage des coûts avait tendance à être supérieure à celle des adultes inéligibles (P = 0,084). CONCLUSION: La réduction du partage des coûts était associée à une baisse des dépenses médicales personnelles et à une amélioration de la santé mentale des personnes âgées japonaises.
OBJECTIVE: To assess the effect on out-of-pocket medical spending and physical and mental health of Japan's reduction in health-care cost sharing from 30% to 10% when people turn 70 years of age. METHODS: Study data came from a 2007 nationally-representative cross-sectional survey of 10 293 adults aged 64 to 75 years. Physical health was assessed using a 16-point scale based on self-reported data on general health, mobility, self-care, activities of daily living and pain. Mental health was assessed using a 24-point scale based on the Kessler-6 instrument for nonspecific psychological distress. The effect of reduced cost sharing was estimated using a regression discontinuity design. FINDINGS: For adults aged 70 to 75 years whose income made them ineligible for reduced cost sharing, neither out-of-pocket spending nor health outcomes differed from the values expected on the basis of the trend observed in 64- to 69-year-olds. However, for eligible adults aged 70 to 75 years, out-of-pocket spending was significantly lower (P < 0.001) and mental health was significantly better (P < 0.001) than expected. These differences emerged abruptly at the age of 70 years. Moreover, the mental health benefits were similar in individuals who were and were not using health-care services (P = 0.502 for interaction). The improvement in physical health after the age of 70 years in adults eligible for reduced cost-sharing tended to be greater than in non-eligible adults (P = 0.084). CONCLUSION: Reduced cost sharing was associated with lower out-of-pocket medical spending and improved mental health in older Japanese adults.
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OBJECTIF: Identifier les données d'admission hospitalière qui identifient au mieux l'incidence des intoxications aiguës dans les régions rurales du Sri Lanka. MÉTHODES: Les données ont été recueillies pour tous les cas d'intoxication aiguë admis dans 34 hôpitaux de première ligne et 1 hôpital de référence dans le district d'Anuradhapura de septembre 2008 à janvier 2010. Trois groupes de données d'admission ont été comparés avec l'incidence "réelle" des intoxications aiguës afin de déterminer le biais systématique inhérent à chaque ensemble de données. L'incidence "réelle" a été calculée en cumulant toutes les admissions directes (non-redirigées) dans les hôpitaux de première ligne et dans l'hôpital de référence. Les trois ensembles de données sont les suivants: (i) toutes les admissions dans les hôpitaux de première ligne uniquement, (ii) toutes les admissions à l'hôpital de référence uniquement (directes et redirigées) et (iii) toutes les admissions dans des hôpitaux de première ligne ainsi qu'à l'hôpital de référence ("toutes les admissions"). Le troisième groupe constitue la méthode statistique gouvernementale usuelle mais comptabilise deux fois les cas transférés alors que, dans le cadre de cette étude, les patients référés n'ont été comptés qu'une seule fois par recoupement de données. RÉSULTATS: Sur 3 813 patients admis pour une intoxication, 3 111 se sont initialement présentés à l'hôpital de première ligne et 2 287 (73,5%) ont été ultérieurement transférés vers l'hôpital de référence, où la plupart des décès (161/177) se sont produits. Tous les groupes de données étaient représentatifs tant sur le plan démographique que concernant le type d'intoxication, mais les données de l'hôpital de référence ont abouti à une mesure plus précise du taux de mortalité que les données des hôpitaux de première ligne ou que les données "toutes les admissions". Les admissions dans les hôpitaux de première ligne seuls ou à l'hôpital de référence seul ont sous-estimé l'incidence des intoxications aiguës d'environ 20% et les données sur "toutes les admissions" l'ont surestimée de 60%. CONCLUSION: Les données d'admission des hôpitaux de référence sont faciles à obtenir et reflètent fidèlement l'incidence véritable des intoxications.
OBJECTIVE: To identify the hospital admission data set that best captures the incidence of acute poisoning in rural Sri Lanka. METHODS: Data were collected on all acute poisoning cases admitted to 34 primary and 1 referral hospital in Anuradhapura district from September 2008 to January 2010. Three admission data sets were compared with the "true" incidence of acute poisoning to determine the systematic bias inherent to each data set. "True" incidence was calculated by adding all direct admissions (not transfers) to primary hospitals and to the referral hospital. The three data sets were: (i) all admissions to primary hospitals only; (ii) all admissions to the referral hospital only (direct and referrals), and (iii) all admissions to both primary hospitals and the referral hospital ("all admissions"). The third is the government's routine statistical method but counts transfers twice, so for the study transferred patients were counted only once through data linkage. FINDINGS: Of 3813 patients admitted for poisoning, 3111 first presented to a primary hospital and 2287 (73.5%) were later transferred to the referral hospital, where most deaths (161/177) occurred. All data sets were representative demographically and in poisoning type, but referral hospital data yielded a more accurate case-fatality rate than primary hospital data or "all admissions" data. Admissions to primary hospitals only or to the referral hospital only underestimated the incidence of acute poisoning by about 20%, and data on "all admissions" overestimated it by 60%. CONCLUSION: Admission data from referral hospitals are easily obtainable and accurately reflect the true poisoning incidence.
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OBJECTIF: Déterminer l'étendue et le degré d'utilisation des services de santé parmi les réfugiés irakiens recevant une aide sanitaire en Jordanie, pays de premier asile. MÉTHODES: Les pathologies, diagnostiquées en conformité avec la dixième révision de la classification internationale des maladies, ont été étroitement surveillées du 1er janvier au 31 décembre 2010 via une base de données pilote centralisée en Jordanie, appelée Système d'Information Sanitaire. RÉSULTATS: 27 166 visites médicales ont été effectuées par 7642 réfugiés irakiens (âge moyen: 37,4 ans; 49% d'hommes; 70% originaires de Bagdad; 6% de personnes handicapées; 3% avec un passé de torture). Les maladies chroniques étaient fréquentes, incluant l'hypertension artérielle essentielle (22% des réfugiés), les troubles de la vue (12%), les pathologies articulaires (11%) et le diabète sucré non-insulinodépendant (11%). Les motifs les plus courants de demande de soins étaient les infections des voies respiratoires supérieures (11%), le suivi d'une grossesse normale (4%) et des troubles urinaires (3%). Les affections nécessitant le plus grand nombre de visites par réfugié étaient les maladies vasculaires cérébrales (1,46 visites), la cataracte sénile (1,46) et le glaucome (1,44). Les soins pourvus incluaient 31 747 cas référés ou consultations spécialisées et 18 432 délivrances de médicaments, 2307 analyses de laboratoire et 1090 radiographies. Les spécialités les plus fréquemment requises étaient la chirurgie ophtalmique, la dentisterie, la gynécologie et la chirurgie orthopédique. CONCLUSION: Les réfugiés irakiens dans les pays de premier asile et de relocalisation nécessitent des soins de santé ciblés, une éducation sanitaire et préventive durable et des stratégies de contrôle des maladies, principalement chroniques.
OBJECTIVE: To determine the range and burden of health services utilization among Iraqi refugees receiving health assistance in Jordan, a country of first asylum. METHODS: Medical conditions, diagnosed in accordance with the tenth revision of the International classification of diseases, were actively monitored from 1January to 31December 2010 using a pilot centralized database in Jordan called the Refugee Assistance Information System. FINDINGS: There were 27 166 medical visits by 7642 Iraqi refugees (mean age: 37.4 years; 49% male; 70% from Baghdad; 6% disabled; 3% with a history of torture). Chronic diseases were common, including essential hypertension (22% of refugees), visual disturbances (12%), joint disorders (11%) and type II diabetes mellitus (11%). The most common reasons for seeking acute care were upper respiratory tract infection (11%), supervision of normal pregnancy (4%) and urinary disorders (3%). The conditions requiring the highest number of visits per refugee were cerebrovascular disease (1.46 visits), senile cataract (1.46) and glaucoma (1.44). Sponsored care included 31 747 referrals or consultations to a specialty service, 18 432 drug dispensations, 2307 laboratory studies and 1090 X-rays. The specialties most commonly required were ophthalmology, dentistry, gynaecology and orthopaedic surgery. CONCLUSION: Iraqi refugees in countries of first asylum and resettlement require targeted health services, health education and sustainable prevention and control strategies for predominantly chronic diseases.
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Le Fonds pour des médicaments antipaludéens à des prix abordables est un mécanisme de financement innovant, géré par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et la malaria. Cette initiative vise à accroître l'utilisation des associations thérapeutiques à base d'artémisinine dans le traitement du paludisme. Un projet pilote est en cours dans huit pays afin de déterminer si ce mécanisme réduit le prix de ces médicaments pour le consommateur et augmente leur disponibilité dans les magasins publics et privés, leur part de marché et leur utilisation. Pour évaluer le projet pilote, une analyse a été réalisée afin d'établir des critères prédéterminés de succès à 1 et 2 ans. L'analyse a eu recours à une approche de méthodes mixtes, corrélant des données issues de la littérature avec les informations recueillies lors de 33 entretiens avec des experts. Une analyse de sensibilité et d'autres méthodes ont été utilisées pour vérifier les résultats. Les critères utilisés pour déterminer le succès incluent une augmentation de la disponibilité des traitements à base d'artémisinine de 40 pour cent par rapport au départ et une augmentation de leur utilisation de 10 à 15 pour cent par rapport au départ pour l'année 2. Ces critères sont basés sur le constat que les programmes nationaux de santé publique visant à accroître l'utilisation d'un produit de santé spécifique dans les pays en développement n'ont généralement conduit qu'à de modestes changements des habitudes sur une période de 2 ans. L'évaluation devrait également tenir compte des contextes nationaux spécifiques.
The Affordable Medicines Facility-malaria is an innovative financing mechanism, managed by the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. This initiative aims to increase the use of artemisinin-based combination therapies for treating malaria. A pilot is underway in eight countries to determine whether the mechanism reduces the consumer price of these drugs and increases their availability in public and private outlets, their market share and their use. To evaluate the pilot, an analysis was done to estimate predetermined "benchmarks" of success at 1 and 2 years. The analysis used a mixed-methods approach, triangulating data from a literature review with information from 33 interviews with experts. A sensitivity analysis and other methods were used to verify the results. Benchmarks used to determine success include an increase in availability of artemisinin-based combination therapies of 40 percentage points from baseline, and an increase in their use of 10-15 percentage points from baseline at year 2. These benchmarks were based on evidence that national public health programmes aimed at increasing the use of a specific health commodity in developing countries have generally achieved only modest changes in use within a 2-year time frame. Evaluation should also take individual country contexts into account.
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En Chine urbaine, la mortalité due à des accidents a augmenté au cours des cinq dernières décennies. En revanche, l'espérance de vie a continué d'augmenter pour quasiment atteindre l'espérance de vie observée dans les pays développés. Actuellement, la majeure partie de la perte d'espérance de vie par trauma (65%) en Chine urbaine serait récupérée si les taux d'accidents étaient les mêmes que dans les pays à faible mortalité liée aux traumatismes. Fondamentalement, la tendance à la hausse de la mortalité par accident en milieu urbain en Chine reflète une attention soutenue au traitement des lésions plutôt qu'à la prévention dans le contexte d'un développement socio-économique rapide et d'une exposition croissante aux facteurs de risque d'accident. Malgré une amélioration des mesures de prévention des accidents et une campagne de «sûreté communautaire», la Chine urbaine doit modifier son approche de la gestion des risques en milieu urbain et se concentrer sur la prévention. L'écart entre les zones urbaines chinoises et les pays à faible mortalité par traumatisme peut être réduit par la loi, un renforcement de l'application de la loi et l'établissement de communautés plus sûres. Les risques touchant les enfants et les migrants méritent une plus grande attention et le gouvernement doit allouer davantage de ressources à la prévention des accidents, en particulier dans les zones urbaines du centre-ouest de la Chine. Sur la base de la population urbaine chinoise, des mesures de prévention de la mortalité par traumatisme permettraient de sauver chaque année 436,4 millions d'années de vie.
In urban China, mortality from injuries has increased over the past five decades. By contrast, life expectancy has continued to increase and has come to nearly equal life expectancy in developed countries. Currently, most of the life expectancy lost due to injury (65%) in urban China would be recovered if injury rates were the same as in countries with low injury-related mortality. Fundamentally, the rising trend in urban injury mortality in China reflects a continued focus on injury treatment rather than prevention in the face of fast socioeconomic development and increasing exposure to risk factors for injury. Despite improved injury prevention legislation and a "Safe Community" campaign, urban China needs to modify its approach to urban injury management and focus on prevention. The gap between urban China and countries with low injury mortality can be closed by means of legislation, strengthened law enforcement and the establishment of safer communities. Risks affecting children and migrants deserve greater attention, and the government needs to allocate more resources to injury prevention, especially to urban areas in the central-west region of China. Based on the population size of urban China, measures for the prevention of injury mortality would save an annual 436.4 million years of life.
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L'utilisation de pesticides agricoles au Viet Nam a plus que triplé depuis 1990. Cependant, la législation et les réglementations en la matière n'ont pas été développées en ligne avec cette importante augmentation, ce qui fait que les pesticides représentent aujourd'hui une grave menace pour la santé humaine et l'environnement. Cet article identifie la nécessité d'améliorer les réglementations en matière de pesticides au Viet Nam à travers une analyse comparative de ces réglementations au Viet Nam et aux États-Unis d'Amérique, où le taux d'intoxication aiguë parmi les travailleurs agricoles est nettement inférieur qu'au Viet Nam et où l'information sur les réglementations des pesticides est accessible au public. L'analyse a identifié plusieurs mesures qui pourraient améliorer les réglementations sur les pesticides au Viet Nam, notamment: le renforcement de la législation sur les pesticides, la clarification des rôles spécifiques et de l'implication active du secteur environnemental et du secteur sanitaire; l'établissement d'une évaluation globale des risques-bénéfices de l'enregistrement des pesticides et des pratiques de gestion; l'amélioration des réglementations sur la suspension et la suppression, le transport, le stockage et l'élimination des pesticides; le développement de politiques d' 'importation et d'exportation et le renforcement des programmes de sécurité au travail liés aux pesticides.
Agricultural pesticide use in Viet Nam has more than tripled since 1990. However, pesticide legislation and regulations have not been developed in response to this large increase in usage, as a result of which pesticides pose a serious threat to human health and the environment. This paper identifies the need to improve pesticide regulations in Viet Nam through a comparative analysis of pesticide regulations in Viet Nam and the United States of America, where the rate of acute poisoning among agricultural workers is much lower than in Viet Nam and where information pertaining to pesticide regulations is made accessible to the public. The analysis identified several measures that would help to improve Viet Nam's pesticide regulations. These include enhancing pesticide legislation, clarifying the specific roles and active involvement of both the environmental and health sectors; performing a comprehensive risk-benefit evaluation of pesticide registration and management practices; improving regulations on pesticide suspension and cancellation, transport, storage and disposal; developing import and export policies and enhancing pesticide-related occupational safety programmes.
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OBJECTIF: Evaluer l'efficacité d'une intervention en trois étapes pour réduire les accouchements par césarienne dans un hôpital de troisième ligne chinois. MÉTHODES: Une étude rétrospective a été menée afin de déterminer si l'éducation du personnel, l'éducation des patients et l'audit des pratiques des chirurgiens (introduit en 2005) avaient réduit les taux d'accouchement par césarienne. Une régression logistique multiple a été utilisée pour vérifier une éventuelle corrélation entre les taux de césarienne et les taux d'admission à l'unité de soins intensifs néonataux. RÉSULTATS: Le taux de césarienne variait de 53,5% à 56,1% en 2001-2004 et de 43,9% à 36,1% en 2005-2011. Lorsque 2001-2004 et 2005-2011 ont été traités en tant que périodes "avant" et "après" pour évaluer l'impact des interventions sur le taux moyen de césarienne, une réduction significative a été mise en évidence: de 54,8% à 40,3% (rapport des chances, OR: 0,56; intervalle de confiance à 95%, IC: 0,52 à 0,59; test de χ2: P <0,001). La baisse globale du taux de césarienne était significative (test de χ2: P <0,001) et inversement corrélée avec les années (ρ de Spearman: -0,096; P <0,001). Bien que les grossesses compliquées aient augmenté après 2004, le taux de césarienne primaire a diminué chaque année de 20% en moyenne en 2005-2011, après que l'audit de bonnes pratiques ait été mis en œuvre. Une régression logistique multiple a montré une corrélation positive entre le taux de naissance par césarienne et le taux d'admission à l'unité de soins intensifs néonataux (OR ajusté: 1,26, IC 95%: 1,14 à 1,40). CONCLUSION: L'éducation des patients et du personnel ainsi que l'audit de bonnes pratiques ont réduit le taux de césarienne dans un hôpital de troisième ligne, sans augmentation des admissions en soins intensifs néonataux.
OBJECTIVE: To assess the effectiveness of a three-stage intervention to reduce caesarean deliveries in a Chinese tertiary hospital. METHODS: A retrospective study was conducted to assess whether educating staff, educating patients and auditing surgeon practices (introduced in 2005) had reduced caesarean delivery rates. Multiple logistic regression was used to check for a potential association between caesarean rates and rates of admission to the neonatal intensive care unit (NICU). FINDINGS: The caesarean delivery rate ranged from 53.5% to 56.1% in 2001-2004 and from 43.9% to 36.1% in 2005-2011. When 2001-2004 and 2005-2011 were treated as "before" and "after" periods to evaluate the intervention's impact on the mean caesarean section rate, a significant reduction was noted: from 54.8% to 40.3% (odds ratio, OR: 0.56; 95% confidence interval, CI: 0.52-0.59; χ2 test: P < 0.001). The overall drop in the caesarean section rate was significant (χ2 test: P < 0.001) and inversely correlated with the years (Spearman's ρ: -0.096; P < 0.001). Although complicated pregnancies increased after 2004, the primary caesarean section rate decreased annually by 20% on average in 2005-2011, after practice audits were implemented. Multiple logistic regression showed a positive association between the caesarean delivery rate and the rate of admission to the NICU (adjusted OR: 1.26; 95% CI: 1.14-1.40). CONCLUSION: Patient and staff education and practice audits reduced the Caesarean section rate in a tertiary referral hospital without an increase in admissions to the NICU.
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OBJECTIF: Déterminer la participation aux campagnes de supplémentation vaccinale en Afrique subsaharienne parmi les utilisateurs et les non-utilisateurs des services de vaccination de routine et parmi les utilisateurs conformes ou non-conformes au protocole de vaccination antipoliomyélitique orale. MÉTHODES: Les données ont été obtenues à partir d'enquêtes de ménages conduites dans des pays non-polio-endémiques d'Afrique subsaharienne. Les utilisateurs des services de vaccination de routine étaient des enfants (âgés de moins de 5 ans) ayant possédé un jour un carnet de santé contenant leur historique vaccinal; les non-utilisateurs étaient des enfants n'ayant jamais possédé de carnet de santé. Les utilisateurs ont été considérés comme conformes au protocole de vaccination antipoliomyélitique orale si, à la date de la campagne, leur carnet de santé reflétait l'administration des doses de vaccination antipoliomyélitique orale requises. Une régression logistique a mesuré les associations entre la participation à la campagne et tant le recours aux services de vaccination de routine que la conformité au protocole de vaccination antipoliomyélitique orale des utilisateurs. RÉSULTATS: Les données provenant de 21 campagnes de supplémentation vaccinale menées entre 1999 et 2010 dans 14 pays différents ont satisfait les des critères d'inclusion. La participation globale aux campagnes variait de 70,2% à 96,1%. Elle était toujours plus faible chez les nourrissons que chez les enfants âgés de 1 à 4 ans. Dans les analyses ajustées, la participation parmi les utilisateurs des services de vaccination de routine était >85% dans 12 campagnes, mais la participation des non-utilisateurs était >85% pour seulement 5 campagnes. Dans 18 campagnes, la participation était plus élevée chez les utilisateurs (P <0,01 pour 16, <0,05 pour 1 et <0,10 pour 1) que chez les non-utilisateurs. Dans 14 campagnes, les analyses ajustées ont révélé une plus faible participation chez les utilisateurs non-conformes que chez les utilisateurs conformes (P <0,01 pour 10, <0,05 pour 2 et <0,10 pour 2). CONCLUSION: Un pourcentage élevé d'enfants ont participé à des campagnes. Le recours antérieur aux services de vaccination de routine et la conformité au protocole de vaccination orale ont montré une forte corrélation positive avec la participation aux campagnes.
OBJECTIVE: To determine participation in polio supplementary immunization activities (SIAs) in sub-Saharan Africa among users and non-users of routine immunization services and among users who were compliant or non-compliant with the routine oral poliovirus vaccine (OPV) immunization schedule. METHODS: Data were obtained from household-based surveys in non-polio-endemic sub-Saharan African countries. Routine immunization service users were children (aged < 5 years) who had ever had a health card containing their vaccination history; non-users were children who had never had a health card. Users were considered compliant with the OPV routine immunization schedule if, by the SIA date, their health card reflected receipt of required OPV doses. Logistic regression measured associations between SIA participation and use of both routine immunization services and compliance with routine OPV among users. FINDINGS: Data from 21 SIAs conducted between 1999 and 2010 in 15 different countries met inclusion criteria. Overall SIA participation ranged from 70.2% to 96.1%. It was consistently lower among infants than among children aged 1-4 years. In adjusted analyses, participation among routine immunization services users was > 85% in 12 SIAs but non-user participation was > 85% in only 5 SIAs. In 18 SIAs, participation was greater among users (P < 0.01 in 16, 0.05 in 1 and < 0.10 in 1) than non-users. In 14 SIAs, adjusted analyses revealed lower participation among non-compliant users than among compliant users (P < 0.01 in 10, < 0.05 in 2 and < 0.10 in 2). CONCLUSION: Large percentages of children participated in SIAs. Prior use of routine immunization services and compliance with the routine OPV schedule showed a strong positive association with SIA participation.
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OBJECTIF: Élaborer un modèle comportemental déterministe pour étudier les effets de l'abstinence sexuelle ou de rapports sexuels exclusivement protégés d'une population, pendant un mois chaque année, sur la transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). MÉTHODES: Un modèle de transmission du VIH a été créé pour simuler les effets de l'intervention (c'est-à-dire un mois d'abstinence sexuelle ou de rapports sexuels protégés chaque année, au cours duquel aucune transmission n'a eu lieu) dans trois pays, en appliquant plusieurs hypothèses optimistes. La réduction de l'incidence de transmission annuelle modélisée attribuable à ce «test» a été comparée à celle qui a été observée avec une intervention alternative. Dans ce dernier cas, les incidences de transmission mensuelles ont diminué d'un douzième, de sorte que, pour l'essentiel, l'interruption d'un mois a été répartie également sur une année complète. RÉSULTATS: Au cours de la première année modélisée, le test n'a évité que 2,5% (Kenya), 3,3% (Afrique du Sud) et 1,6% (Swaziland) d'infections supplémentaires par le VIH par rapport à l'interruption alternative. Selon le modèle, si le test était recommencé chaque mois de janvier, il ne permettrait d'éviter que 2% (Kenya), 2% (Afrique du Sud) et 1% (Swaziland) d'infections supplémentaires par le VIH sur 5 ans par rapport à l'intervention alternative. CONCLUSION: Bien qu'il ne semble pas nettement plus efficace que l'intervention alternative, le test peut néanmoins être plus faisable et donc intéressant. Avant que le test ne puisse être recommandé, le rapport coût-efficacité et la faisabilité d'une telle interruption annuelle de transmission du VIH doivent être évalués et comparés avec ceux d'autres interventions pouvant réduire de nouvelles infections par le VIH, comme la circoncision et les campagnes de réduction du nombre de partenaires sexuels.
OBJECTIVE: To build a deterministic compartmental model for exploring the effects on the transmission of human immunodeficiency virus (HIV) of a population abstaining from sex or practising only "safe" sex for one month each year. METHODS: A model of HIV transmission was built to simulate the effects of the intervention (i.e. an annual no-sex or safe-sex month in which no transmission occurred) in three countries, under several optimistic assumptions. The reduction in the modelled annual incidence of transmission that was attributable to this "test" intervention was compared with that seen with an alternative intervention. In the latter, monthly incidences of transmission were each reduced by one twelfth, so that, essentially, the month-long interruption was spread evenly across a full year. FINDINGS: Over the first modelled year, the test intervention averted only 2.5% (Kenya), 3.3% (South Africa) and 1.6% (Swaziland) more HIV infections than the alternative interruption. According to the model, if the test intervention were repeated each January, it would avert only 2% (Kenya), 2% (South Africa) and 1% (Swaziland) more HIV infections over 5 years than the alternative intervention. CONCLUSION: Although it did not appear markedly more effective than the alternative intervention, the test intervention may still be more feasible and therefore worthwhile. Before the test intervention can be recommended, the cost-effectiveness and feasibility of such an annual month-long break in HIV transmission need to be assessed and compared with those of other interventions that may reduce new HIV infections, such as circumcision and concurrency-reduction campaigns.
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OBJECTIF: Mettre au point une méthode normalisée de calcul des années vécues avec une incapacité (AVI) après une blessure. MÉTHODES: La méthode développée consiste à obtenir les données relatives aux blessures des services d'urgence, ainsi que celles relatives aux hospitalisations liées à des blessures, en utilisant le système EUROCOST pour relier les cas de blessures à l'information relative à l'invalidité, et en utilisant des données empiriques pour décrire les résultats fonctionnels chez les patients blessés. RÉSULTATS Au total, 87 poids et proportions pour 27 diagnostics de blessures impliquant des séquelles à vie ont été inclus dans la méthode. Presque toutes les blessures étudiées (96 à 100%) pouvaient être attribuées aux catégories EUROCOST. Le nombre moyen d'AVI par cas de blessure variait selon le pays étudié. L'utilisation de la nouvelle méthode a entraîné des charges estimées des blessures 3 à 8 fois supérieures en termes d'AVI que les estimations correspondantes résultant des méthodes classiques utilisées dans les études de charge globale de la morbidité, employant les années vécues ajustées à l'incapacité. CONCLUSION: La nouvelle méthode de calcul d'AVI après une blessure peut être appliquée dans des contextes différents, surmonte certaines des limites de la méthode utilisée pour calculer la charge globale de la morbidité et permet d'effectuer des estimations plus précises de la charge des blessures de la population.
OBJECTIVE: To develop a standardized method for calculating years lived with disability (YLD) after injury. METHODS: The method developed consists of obtaining data on injury cases seen in emergency departments as well as injury-related hospital admissions, using the EUROCOST system to link the injury cases to disability information and employing empirical data to describe functional outcomes in injured patients. FINDINGS: Overall, 87 weights and proportions for 27 injury diagnoses involving lifelong consequences were included in the method. Almost all of the injuries investigated (96-100%) could be assigned to EUROCOST categories. The mean number of YLD per case of injury varied with the country studied. Use of the novel method resulted in estimated burdens of injury that were 3 to 8 times higher, in terms of YLD, than the corresponding estimates produced using the conventional methods employed in global burden of disease studies, which employ disability-adjusted life years. CONCLUSION: The novel method for calculating YLD after injury can be applied in different settings, overcomes some limitations of the method used to calculate the global burden of disease, and allows more accurate estimates of the population burden of injury.
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OBJECTIF: Estimer le niveau de réduction potentielle de la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires (MCV) au Royaume-Uni par le biais d'objectifs nutritionnels plus progressistes. MÉTHODES: Les réductions potentielles de la mortalité par MCV au Royaume-Uni entre 2006 (base) et 2015 ont été estimées par la synthèse des données sur la population, l'alimentation et la mortalité parmi les adultes âgés de 25 à 84 ans. L'effet des modifications spécifiques du régime alimentaire sur la mortalité par MCV a été obtenu à partir de méta-analyses récentes. La possible diminution du nombre de décès dus aux maladies cardiovasculaires a ensuite été estimée pour deux scénarios de politique nutritionnelle: (i) des améliorations mineures (en supposant simplement que les tendances récentes se poursuivront jusqu'en 2015) et (ii) des réductions plus importantes, mais envisageables (déjà observées dans plusieurs pays) dans les graisses saturées, les graisses trans industrielles et dans la consommation de sel, accompagnées d'une augmentation de la consommation de fruits et légumes. Une analyse de sensibilité probabiliste a été réalisée. Les résultats ont été classés selon l'âge et le sexe. RÉSULTATS: Le premier scénario se traduirait par une réduction annuelle d'environ 12 500 décès par MCV (intervalle: 5500-30 300). Environ 4800 décès liés aux maladies coronariennes et 1800 décès par infarctus seraient évités chez les hommes, pour respectivement 3500 et 2400 décès chez les femmes. Des mesures alimentaires plus strictes (pas de matières grasses trans industrielles, une réduction de la consommation en graisses saturées et en sel, ainsi que des augmentations substantielles de la consommation de fruits et légumes) pourraient se traduire par une réduction d'environ 30 000 décès par MCV (intervalle: 13 300 à 74 900). CONCLUSION: Les excès en graisses trans alimentaires, en graisses saturées et en sel, ainsi que des apports insuffisants en fruits et légumes génèrent un impact substantiel des MCV au Royaume-Uni. Des améliorations semblables à celles obtenues dans d'autres pays sont réalisables grâce à des politiques alimentaires plus strictes.
OBJECTIVE: To estimate how much more cardiovascular disease (CVD) mortality could be reduced in the United Kingdom through more progressive nutritional targets. METHODS: Potential reductions in CVD mortality in the United Kingdom between 2006 (baseline) and 2015 were estimated by synthesizing data on population, diet and mortality among adults aged 25 to 84 years. The effect of specific dietary changes on CVD mortality was obtained from recent meta-analyses. The potential reduction in CVD deaths was then estimated for two dietary policy scenarios: (i) modest improvements (simply assuming recent trends will continue until 2015) and (ii) more substantial but feasible reductions (already seen in several countries) in saturated fats, industrial trans fats and salt consumption, plus increased fruit and vegetable intake. A probabilistic sensitivity analysis was conducted. Results were stratified by age and sex. FINDINGS: The first scenario would result in approximately 12 500 fewer CVD deaths per year (range: 5500-30300). Approximately 4800 fewer deaths from coronary heart disease and 1800 fewer deaths from stroke would occur among men, and 3500 and 2400 fewer, respectively, would occur among women. More substantial dietary improvements (no industrial trans fats, reduction in saturated fats and salt and substantial increases in fruit and vegetable intake) could result in approximately 30 000 fewer (range: 13 300-74 900) CVD deaths. CONCLUSION: Excess dietary trans fats, saturated fats and salt, along with insufficient fruits and vegetables, generate a substantial burden of CVD in the United Kingdom. Further improvements resembling those attained by other countries are achievable through stricter dietary policies.
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OBJECTIF: Mettre au point une nouvelle méthode d'estimation du coût de la promulgation de lois de santé publique pour les gouvernements. MÉTHODES: Nous avons adopté la perspective du gouvernement central pour l'estimation des coûts. Le coût parlementaire des règlements et actes législatifs en Nouvelle-Zélande a été calculé au prorata du temps parlementaire consacré à l'élaboration des lois (plus précisément en jours de séance dans la chambre des débats), et le coût des conseils politiques associés fournis par les agences gouvernementales a été calculé au prorata des publications politiques documentées relatives à l'élaboration des lois. Les coûts relatifs des lois et règlements ont été estimés à partir du nombre de pages contenues dans la législation. RÉSULTATS: Nous avons estimé qu'entre 1999 et 2010, 26,7% des ressources parlementaires et 16,7% des conseils politiques des agences gouvernementales ont été alloués à la proposition de nouvelles lois en Nouvelle-Zélande. Le coût moyen d'une loi était de 2,6 millions de dollars américains (intervalle d'incertitude de 95%, II: 1,5 à 4,4 millions), et le coût moyen d'un règlement était de 382 000 $ (II de 95%: 221 000 à 665 000). À titre de comparaison, le coût moyen d'un projet de loi adopté par les 50 gouvernements fédéraux des États-Unis d'Amérique entre 2008 et 2009 était de 980 000 $. CONCLUSION: Nous avons été en mesure d'estimer le coût de la nouvelle législation en Nouvelle-Zélande. Notre méthode d'estimation de ce coût semblait englober les principaux coûts gouvernementaux concernés et paraît être globalement applicable à d'autres pays développés. Dans l'idéal, de tels coûts devraient être inclus dans les évaluations économiques des interventions de santé publique qui impliquent une nouvelle législation.
OBJECTIVE: To develop a new method for estimating the cost to governments of enacting public health legislation. METHODS: We adopted a central government perspective in estimating costs. The parliamentary cost of legislative acts and regulations in New Zealand was calculated from the proportion of parliamentary time devoted to law-making (i.e. sitting days in the debating chamber), and the cost of associated policy advice from government agencies was calculated from the proportion of documented policy issues related to law-making. The relative costs of acts and regulations were estimated from the number of pages in the legislation. FINDINGS: We estimated that, between 1999 and 2010, 26.7% of parliamentary resources and 16.7% of policy advice from government agencies were devoted to generating new laws in New Zealand. The mean cost of an act was 2.6 million United States dollars (US$; 95% uncertainty interval, UI: 1.5 to 4.4 million) and the mean cost of a regulation was US$ 382 000 (95% UI: 221 000 to 665 000). For comparison, the average cost of a bill enacted by the 50 state governments in the United States of America between 2008 and 2009 was US$ 980 000. CONCLUSION: We were able to estimate the cost of new legislation in New Zealand. Our method for estimating this cost seemed to capture the main government costs involved and appears to be generally applicable to other developed countries. Ideally such costs should be included in economic evaluations of public health interventions that involve new legislation.
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OBJECTIF: Évaluer l'efficacité du traitement de l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) dans les pays à revenu faible et moyen et identifier les facteurs associés aux résultats positifs. MÉTHODES: Nous avons effectué une évaluation systématique et une méta-analyse des études sur les programmes de traitement du VHC dans les pays à revenu faible et moyen. Le résultat principal consistait en une réponse virologique soutenue (RVS). Les facteurs liés aux résultats du traitement ont été identifiés à l'aide d'une analyse de méta-régression des effets aléatoires. RÉSULTATS: L'analyse portait sur les données de 12 213 patients inclus dans 93 études provenant de 17 pays différents. Le taux de RVS général était de 52% (intervalle de confiance de 95%, IC: 48-56). Pour les études dans lesquelles les patients étaient principalement atteints par le VHC de génotype 1 ou 4, le taux de RVS groupé était de 49% (IC de 95%: 43-55). Ce taux était largement inférieur à celui de 59% (IC de 95%: 54-64) présenté dans les études dans lesquelles les patients étaient principalement atteints par d'autres génotypes (P = 0,012). Les facteurs liés aux résultats positifs incluaient le traitement à l'interféron pégylé et à la ribavirine, l'infection à un VHC de génotype autre que 1 ou 4 et l'absence de lésions au foie ou d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine initialement. Aucune différence significative dans le taux de RVS n'a été observée entre les traitements de ribavirine adaptés au poids et ceux à dose fixe. Dans l'ensemble, 17% (IC de 95%: 13-23) des effets indésirables ont entraîné une interruption du traitement ou une modification des doses, tandis que 4% (IC de 95%: 3-5) d'entre eux ont entraîné un abandon du traitement. CONCLUSION: Les résultats du traitement de l'infection du VHC dans les pays à revenu faible et moyen étaient similaires à ceux qui étaient indiqués dans les pays à revenu élevé.
OBJECTIVE: To assess the effectiveness of treatment for hepatitis C virus (HCV) infection in low- and middle-income countries and identify factors associated with successful outcomes. METHODS: We performed a systematic review and meta-analysis of studies of HCV treatment programmes in low- and middle-income countries. The primary outcome was a sustained virological response (SVR). Factors associated with treatment outcomes were identified by random-effects meta-regression analysis. FINDINGS: The analysis involved data on 12 213 patients included in 93 studies from 17 countries. The overall SVR rate was 52% (95% confidence interval, CI: 48-56). For studies in which patients were predominantly infected with genotype 1 or 4 HCV, the pooled SVR rate was 49% (95% CI: 43-55). This was significantly lower than the rate of 59% (95% CI: 54-64) found in studies in which patients were predominantly infected with other genotypes (P = 0.012). Factors associated with successful outcomes included treatment with pegylated interferon and ribavirin, infection with an HCV genotype other than genotype 1 or 4 and the absence of liver damage or human immunodeficiency virus infection at baseline. No significant difference in the SVR rate was observed between weight-adjusted and fixed-dose ribavirin treatment. Overall, 17% (95% CI: 13-23) of adverse events resulted in treatment interruption or dose modification, but only 4% (95% CI: 3-5) resulted in treatment discontinuation. CONCLUSION: The outcomes of treatment for HCV infection in low- and middle-income countries were similar to those reported in high-income countries.
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OBJECTIF: Comparer le suivi d'un échantillon sentinelle et de la population quant à l'effet d'un vaccin conjugué pneumococcique heptavalent (PCV7), lancé en l'an 2000, sur l'hospitalisation d'enfants âgés de moins de 5 ans, atteints d'infection invasive à pneumocoques (IIP) aux États-Unis d'Amérique. MÉTHODES: Les données de suivi de la population ont été utilisées pour identifier les enfants hospitalisés entre 1998 et 2006, souffrant d'IIP causées par les sérotypes de Streptococcus pneumoniae. L'évolution entre 1998-1999 (niveau de départ) et 2006, du nombre de cas d'IIP hospitalisés enregistrés par les systèmes de surveillance sentinelle, impliquant des hôpitaux individuels ou des groupes d'hôpitaux, a été comparée à la variation d'incidence des cas d'IIP hospitalisés mesurés par l'épidémiosurveillance de la population. RÉSULTATS: La variation de l'incidence dans les 8 zones de surveillance oscillait de -37% à -82% pour les IIP causées par n'importe quel sérotype et de -96% à -100% pour les IIP engendrées par les sérotypes contenus dans le PCV7. Tous les hôpitaux sentinelles individuels rapportant plus de 3 cas par an au départ ont fait état d'une diminution des cas en 2006. En outre, plus de 95% des systèmes sentinelles présentant une moyenne de plus de 30 cas par an au départ ont enregistré un changement en 2006 du nombre de cas causés par tout sérotype, respectant l'intervalle de confiance de 95% en regard de la variation de l'incidence des patients hospitalisés dans la zone de surveillance de la population correspondante. L'évolution du nombre de cas causés par les sérotypes PCV7 a été mesurée avec une précision de 93% et de 100% par les systèmes sentinelles présentant respectivement <20 et >20 cas par an au départ. CONCLUSION: La surveillance sentinelle peut mesurer avec précision l'effet du PCV7 sur le nombre d'enfants hospitalisés pour IIP, à condition qu'un nombre suffisant de cas soient détectés au départ. Le sérotypage augmente cette exactitude.
OBJECTIVE: To compare sentinel and population-based surveillance of the effect of seven-valent pneumococcal conjugate vaccine (PCV7), introduced in 2000, on the hospitalization of children aged under 5 years with invasive pneumococcal disease (IPD) in the United States of America. METHODS: Population surveillance data were used to identify children hospitalized between 1998 and 2006 with IPD caused by Streptococcus pneumoniae serotypes. The change from 1998 and 1999 (baseline) to 2006 in the number of hospitalized IPD cases recorded by sentinel surveillance systems involving single hospitals or groups of hospitals was compared with the change in the incidence of hospitalized IPD cases measured by population-based surveillance. FINDINGS: The change in incidence in the eight surveillance areas varied from -37 to -82% for IPD caused by any serotype and from -96 to -100% for IPD caused by serotypes contained in PCV7. All individual sentinel hospitals with more than three cases annually at baseline reported a decrease in cases by 2006. In addition, over 95% of sentinel systems with an average of more than 30 cases annually at baseline recorded a change by 2006 in the number of cases caused by any serotype that fell within the 95% confidence interval for the change in the incidence of hospitalized cases in the corresponding population surveillance area. The change in cases caused by PCV7 serotypes was accurately measured by 93% and 100% of sentinel systems with < 20 and > 20 cases annually at baseline, respectively. CONCLUSION: Sentinel surveillance can accurately measure the effect of PCV7 on the number of children hospitalized with IPD, provided sufficient cases are detected at baseline. Serotyping increases accuracy.
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OBJECTIF: Estimer la charge de morbidité imputable à l'eau insalubre ainsi qu'à un niveau sanitaire et hygiénique déficients en Chine afin d'identifier les groupes à impact élevé et de proposer des mesures d'amélioration. MÉTHODES: La charge de morbidité attribuable à l'eau insalubre et à un système d'assainissement et d'hygiène déficients en Chine a été estimée pour les maladies résultant de l'exposition aux terres et eaux biologiquement contaminées (diarrhées, helminthiases et schistosomiase), ainsi que pour la transmission vectorielle résultant d'une gestion inadéquate des ressources en eau (paludisme, dengue et encéphalite japonaise). Les données ont été obtenues grâce au registre national chinois de déclaration des maladies infectieuses, aux études nationales sur les helminthiases et aux études nationales sur l'eau et l'assainissement. Le pourcentage de chaque affection imputable aux eaux insalubres et aux carences en assainissement et hygiène en Chine a été estimé sur la base des données de publications scientifiques chinoises et internationales. RÉSULTATS: En 2008, 327 millions de personnes en Chine n'avaient pas accès à une eau courante potable, et 535 millions de personnes ne disposaient pas de sanitaires performants. La même année, l'eau insalubre et les conditions sanitaires et hygiéniques médiocres représentaient 2,81 millions d'années de vie de maladie (DALY) et 62 800 décès dans le pays, 83% des cas concernant des enfants âgés de moins de 5 ans. Le «DALY» par habitant était croissant selon un axe est-ouest, la charge de morbidité la plus importante étant marquée dans les provinces intérieures avec le plus faible taux de revenu par habitant. CONCLUSION: Malgré des progrès remarquables, la Chine a encore besoin de mener des projets d'amélioration de son infrastructure, ciblant les provinces qui ont connu un développement économique plus lent. Une amélioration du suivi, l'augmentation de la surveillance obligatoire et une plus grande transparence du gouvernement sont nécessaires pour mieux estimer les effets des contaminations microbiologiques et chimiques des eaux ainsi que des mauvaises conditions sanitaires et hygiéniques sur la santé humaine.
OBJECTIVE: To estimate the disease burden attributable to unsafe water and poor sanitation and hygiene in China, to identify high-burden groups and to inform improvement measures. METHODS: The disease burden attributable to unsafe water and poor sanitation and hygiene in China was estimated for diseases resulting from exposure to biologically contaminated soil and water (diarrhoeal disease, helminthiases and schistosomiasis) and vector transmission resulting from inadequate management of water resources (malaria, dengue and Japanese encephalitis). The data were obtained from China's national infectious disease reporting system, national helminthiasis surveys and national water and sanitation surveys. The fraction of each health condition attributable to unsafe water and poor sanitation and hygiene in China was estimated from data in the Chinese and international literature. FINDINGS: In 2008, 327 million people in China lacked access to piped drinking water and 535 million lacked access to improved sanitation. The same year, unsafe water and poor sanitation and hygiene accounted for 2.81 million disability-adjusted life years (DALYs) and 62 800 deaths in the country, and 83% of the attributable burden was found in children less than 5 years old. Per capita DALYs increased along an east-west gradient, with the highest burden in inland provinces having the lowest income per capita. CONCLUSION: Despite remarkable progress, China still needs to conduct infrastructural improvement projects targeting provinces that have experienced slower economic development. Improved monitoring, increased regulatory oversight and more government transparency are needed to better estimate the effects of microbiologically and chemically contaminated water and poor sanitation and hygiene on human health.
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OBJECTIF: Évaluer l'inégalité internationale de l'espérance de vie à la naissance des femmes et des hommes, en termes d'écart, et l'influence de la géographie et de l'appartenance à un groupe de pays avec un certain revenu. MÉTHODES: Les auteurs ont utilisé les estimations de l'espérance de vie à la naissance, par sexe, pour les 12 périodes de 5 ans entre 1950-1955 et 2005-2010, ainsi que les estimations de la population au milieu de chaque période des Perspectives démographiques mondiales, révision de 2008. L'inégalité mesurée en termes d'écart a été définie comme la moyenne pondérée des écarts entre l'espérance de vie moyenne de chaque pays par sexe, par rapport à l'espérance de vie la plus élevée atteinte par sexe sur chaque période. RÉSULTATS: Les inégalités internationales de l'espérance de vie entre les hommes et entre les femmes, mesurée en termes d'écart, a diminué entre 1950 et 1975, mais a ensuite stagné. L'inégalité internationale de l'espérance de vie, mesurée en termes d'écart, est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, allant de 1,9 à 2,9 années. Le plus grand écart concerne les femmes des pays à revenu faible, actuellement d'environ 26,7 années. CONCLUSION: L'inégalité internationale, mesurée en termes d'écart, est plus élevée entre les femmes qu'entre les hommes, principalement parce que les femmes des groupes de pays à revenu faible et revenu intermédiaire de tranche inférieure montrent des différences d'espérance de vie plus importantes que les hommes. Une étude plus approfondie est nécessaire pour déterminer les causes de ces inégalités.
OBJECTIVE: To assess international shortfall inequality in life expectancy at birth among women and men and the influence of geography and country income group. METHODS: The authors used estimates of life expectancy at birth, by sex, for 12 five-year periods between 1950-1955 and 2005-2010 and estimates of population for the midpoints of each period from the World population prospects, 2008 revision. Shortfall inequality was defined as the weighted average of the deviations of each country's average life expectancy by sex from the highest attained life expectancy by sex for each period. FINDINGS: International shortfall inequalities in life expectancy among men and among women decreased between 1950 and 1975 but stagnated thereafter. International shortfall inequality in life expectancy has been higher in women than in men, ranging from 1.9 to 2.9 years. Women in low-income countries have the biggest shortfall, currently at around 26.7 years. CONCLUSION: International shortfall inequality is higher among women than men primarily because women in low-income and lower-middle-income country groups show larger differences in life expectancy than men. Further investigation is needed to determine the pathways causing these inequalities.
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OBJECTIF: Modéliser le coût-efficacité en Ouganda du traitement antirétroviral (TAR) combiné afin de prévenir la transmission de la mère à l'enfant du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). MÉTHODES: Le rapport coût-efficacité du TAR a été évalué sur la base de l'hypothèse que le TAR réduit le risque qu'une femme enceinte séropositive transmette le VIH à son bébé de 40% (quand la femme n'est pas traitée) à 25,8%, 17,4% et 3,8%, respectivement, lorsque la femme reçoit: (i) une dose unique de névirapine (pour un coût médicamenteux total estimé à 0,06 dollar américain [$]); (ii) une bithérapie de zidovudine et lamivudine pendant 7 semaines (pour un coût médicamenteux total de 15,63 $), ou (iii) un TAR pendant 18 mois (pour un coût annuel total de 469,77 $). On a supposé que le TAR à vie (6 883 $), recommandé pour les femmes enceintes avec moins de 350 lymphocytes T CD4+ par mm3, offrait la même réduction du risque de transmission pour chaque grossesse ultérieure. RÉSULTATS: Comparé avec une dose unique de névirapine, une bithérapie et aucune thérapie, un TAR de 18 mois évite 5,21, 3,22 et 8,58 années de vie corrigées de l'incapacité (AVCI), respectivement, pour un coût de 46 $, 99 $ et 34 $ par AVCI évitée. Les chiffres correspondants pour un TAR à vie sont, respectivement, 19,20, 11,87 et 31,60 AVCI évitées, pour un coût de 205 $, 354 $ et 172 $ par AVCI évitée. CONCLUSION: En Ouganda, le TAR semble offrir un très bon rapport coût-efficacité pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, même si elle se poursuit tout au long de la vie des patients. Compte tenu des avantages supplémentaires en termes de santé publique du TAR, les efforts visant à assurer que toutes les femmes enceintes séropositives aient accès au TAR tout au long de leur vie doivent être intensifiés.
OBJECTIVE: To model the cost-effectiveness in Uganda of combination antiretroviral therapy (ART) to prevent mother-to-child transmission of human immunodeficiency virus (HIV). METHODS: The cost-effectiveness of ART was evaluated on the assumption that ART reduces the risk of an HIV-positive pregnant woman transmitting HIV to her baby from 40% (when the woman is left untreated) to 25.8%, 17.4% and 3.8%, respectively, when the woman is given: (i) single-dose nevirapine (at an estimated total drug cost of 0.06 United States dollars [US$]); (ii) dual therapy with zidovudine and lamivudine for 7 weeks (at a total drug cost of US$ 15.63); or (iii) ART for 18 months (at a total annual cost of US$ 469.77). Lifetime ART (US$ 6883), recommended for pregnant women with < 350 CD4+ T lymphocytes per mm3, was assumed to give the same reduction in transmission risk in each subsequent pregnancy. FINDINGS: Compared with single-dose nevirapine, dual therapy and no therapy, 18 months of ART averted 5.21, 3.22 and 8.58 disability-adjusted life years (DALYs), respectively, at a cost of US$ 46, US$ 99 and US$ 34 per DALY averted. The corresponding figures for lifetime ART are, respectively, 19.20, 11.87 and 31.60 DALYs averted, at a cost of US$ 205, US$ 354 and US$ 172 per DALY averted. CONCLUSION: In Uganda, ART appears highly cost-effective for the prevention of mother-to-child HIV transmission, even if continued over the patients' lifetimes. Given the additional public health benefits of ART, efforts to ensure that all HIV-positive pregnant women have access to lifelong ART should be intensified.
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OBJECTIF: Établir une revue systématique des publications dans le domaine de la santé publique pour évaluer les tendances dans l'utilisation des données de l'Enquête démographique et de santé (Demographic and Health Survey: DHS) pour la recherche de 1984 à 2010, et décrire la relation entre la disponibilité des données et leur utilisation. MÉTHODES: On a consulté le site internet MEASURE DHS pour obtenir des informations sur toutes les enquêtes sur la population, réalisées dans le cadre du projet DHS entre 1984 et 2010. Les données recueillies comprenaient le pays, le type d'enquête, la structure de l'enquête, la période de travail sur le terrain et certains paramètres particuliers, tels que l'inclusion de biomarqueurs. Une recherche sur PubMed a également été menée pour identifier les articles soumis à comité de lecture publiés en 2010, qui analysaient les données DHS et comprenaient un résumé en langue anglaise. Les tendances de la disponibilité des données DHS et de leur utilisation pour la recherche ont été évaluées par le biais d'analyses descriptives, graphiques et de régression linéaire à deux variables. RÉSULTATS: Au total, 236 enquêtes ont été réalisées auprès des ménages dans le cadre du projet DHS dans 84 pays en 2010. Le nombre d'enquêtes annuel est resté constant, bien que la portée des questions des enquêtes ait été élargie. Les critères d'inclusion ont été repris par 1117 publications à comité de lecture. Le nombre de publications a progressivement augmenté au cours du dernier quart de siècle, avec une augmentation annuelle moyenne de 4,3 publications (intervalle de confiance de 95%, IC : 3,2 à 5,3). Les tendances du nombre de publications évaluées par comité de lecture basées sur l'utilisation des données du DHS étaient fortement corrélées à l'évolution du financement de la santé par le gouvernement des États-Unis d'Amérique et plus généralement dans le monde. CONCLUSION: Les articles publiés après révision par comité de lecture analysant les données DHS, qui ont progressivement vu leur nombre augmenter au cours du dernier quart de siècle, ont apporté une contribution conséquente à la base de données de santé publique dans les pays en voie de développement.
OBJECTIVE: To systematically review the public health literature to assess trends in the use of Demographic and Health Survey (DHS) data for research from 1984 to 2010 and to describe the relationship between data availability and data utilization. METHODS: The MEASURE DHS web site was searched for information on all population-based surveys completed under the DHS project between 1984 and 2010. The information collected included the country, type of survey, survey design, fieldwork period and certain special features, such as inclusion of biomarkers. A search of PubMed was also conducted to identify peer-reviewed articles published during 2010 that analysed DHS data and included an English-language abstract. Trends in data availability and in the use of DHS data for research were assessed through descriptive, graphical and bivariate linear regression analyses. FINDINGS: In total, 236 household surveys under the DHS project were completed across 84 countries during 2010. The number of surveys per year has remained constant, although the scope of the survey questions has expanded. The inclusion criteria were met by 1117 peer-reviewed publications. The number of publications has increased progressively over the last quarter century, with an average annual increment of 4.3 (95% confidence interval, CI: 3.2-5.3) publications. Trends in the number of peer-reviewed publications based on the use of DHS data were highly correlated with trends in funding for health by the Government of the United States of America and globally. CONCLUSION: Published peer-reviewed articles analysing DHS data, which have increased progressively in number over the last quarter century, have made a substantial contribution to the public health evidence base in developing countries.
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OBJECTIF: Étudier la relation entre les programmes de marketing social du préservatif et l'utilisation du préservatif. MÉTHODES: On a recouru à des méthodes de méta-analyse et d'examen systématique standard. L'examen comprenait des études d'interventions dans le cadre desquelles des préservatifs étaient vendus, un ou des noms de marque locale étaient développés pour les préservatifs, et les préservatifs étaient commercialisés par le biais d'une campagne de promotion visant à augmenter les ventes. Une définition de l'intervention a été élaborée et des critères d'inclusion standard ont été appliqués dans la sélection des études. Les données ont été extraites de chaque étude éligible, et une méta-analyse des résultats a été effectuée. RÉSULTATS: Six études, avec une taille d'échantillon combinée de 23 048, ont rempli les critères d'inclusion. Une étude a été effectuée en Inde et cinq en Afrique subsaharienne. Toutes les études étaient transversales ou transversales en série. Trois études disposaient d'un groupe de comparaison, mais aucune n'avait d'équivalent en termes de caractéristiques sociodémographiques entre segments de l'étude. Toutes les études choisissaient aléatoirement les participants aux évaluations, mais aucune ne désignait aléatoirement les participants aux segments d'intervention. Le rapport des cotes regroupé à effets aléatoires pour l'utilisation du préservatif était de 2,01 (intervalle de confiance de 95%, IC: 1,42-2,84) pour la dernière relation sexuelle et de 2,10 (IC de 95%: 1,51-2,91) pour un composé de tous les résultats d'utilisation du préservatif. Les tests d'hétérogénéité ont donné des résultats significatifs pour les deux méta-analyses. CONCLUSION: La base probante de l'effet du marketing social du préservatif sur l'utilisation du préservatif est faible, car peu d'études rigoureuses ont été menées. Les méta-analyses ont montré un effet positif et statistiquement significatif sur l'utilisation accrue du préservatif, et toutes les études individuelles ont montré des tendances positives. L'effet cumulatif du marketing social du préservatif sur plusieurs années pourrait être considérable. Nous encourageons fortement de nouvelles évaluations de ces programmes avec des plans d'étude très rigoureux.
OBJECTIVE: To examine the relationship between condom social marketing programmes and condom use. METHODS: Standard systematic review and meta-analysis methods were followed. The review included studies of interventions in which condoms were sold, in which a local brand name(s) was developed for condoms, and in which condoms were marketed through a promotional campaign to increase sales. A definition of intervention was developed and standard inclusion criteria were followed in selecting studies. Data were extracted from each eligible study, and a meta-analysis of the results was carried out. FINDINGS: Six studies with a combined sample size of 23 048 met the inclusion criteria. One was conducted in India and five in sub-Saharan Africa. All studies were cross-sectional or serial cross-sectional. Three studies had a comparison group, although all lacked equivalence in sociodemographic characteristics across study arms. All studies randomly selected participants for assessments, although none randomly assigned participants to intervention arms. The random-effects pooled odds ratio for condom use was 2.01 (95% confidence interval, CI: 1.42-2.84) for the most recent sexual encounter and 2.10 (95% CI: 1.51-2.91) for a composite of all condom use outcomes. Tests for heterogeneity yielded significant results for both meta-analyses. CONCLUSION: The evidence base for the effect of condom social marketing on condom use is small because few rigorous studies have been conducted. Meta-analyses showed a positive and statistically significant effect on increasing condom use, and all individual studies showed positive trends. The cumulative effect of condom social marketing over multiple years could be substantial. We strongly encourage more evaluations of these programmes with study designs of high rigour.
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PROBLÈME: Pratiquement toutes les femmes touchées par le cancer du col de l'utérus sont infectées par le virus du papillome humain (VPH). Parmi les 275 000 femmes qui meurent chaque année d'un cancer du col utérin, 88% d'entre elles vivent dans des pays en voie de développement. Deux vaccins contre le VPH ont été approuvés. Toutefois, l'instauration du vaccin dans les pays à revenu faible reste à la traîne depuis 15 à 20 ans par rapport à sa mise en ceuvre dans les pays à revenu élevé. APPROCHE: En 2011, le ministère de la Santé du Rwanda a créé un partenariat avec Merck pour offrir le vaccin Gardasil contre le VPH à toutes les filles d'âge approprié. Le ministère a établi un «partenariat communautaire public-privé» pour en assurer une délivrance efficace et équitable. ENVIRONNEMENT LOCAL: Grâce à un effort national majeur en matière de renforcement des systèmes de santé, plus de 90% de tous les nourrissons rwandais âgé de 12 à 23 mois reçoivent l'ensemble des vaccins de base recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: En 2011, le programme rwandais de vaccination contre le VPH a atteint une couverture de 93,23% après la première cycle de trois doses de vaccin parmi les filles de niveau CM2. Cela a été rendu possible grâce à une vaccination en milieu scolaire et à l'implication communautaire dans l'identification des filles absentes ou non inscrites à l'école. Une campagne nationale de sensibilisation a précédé l'administration de la première dose. LEÇONS TIRÉES: Grâce à une série de partenariats novateurs, le Rwanda a réduit l'écart historique de deux décennies à seulement cinq ans quant à l'introduction d'un vaccin dans les pays à revenu élevé et faible. Des taux de couverture élevés ont été atteints grâce à une stratégie de délivrance basée sur un système de vaccination solide au Rwanda et à une organisation efficace des ressources humaines. Suite à la décision de l'Alliance GAVI d'initier le financement de la vaccination contre le VPH, l'exemple du Rwanda devrait inciter d'autres pays à envisager une couverture totale du vaccin contre le VPH, bien que la mise en ceuvre doive être adaptée au contexte local.
PROBLEM: Virtually all women who have cervical cancer are infected with the human papillomavirus (HPV). Of the 275 000 women who die from cervical cancer every year, 88% live in developing countries. Two vaccines against the HPV have been approved. However, vaccine implementation in low-income countries tends to lag behind implementation in high-income countries by 15 to 20 years. APPROACH: In 2011, Rwanda's Ministry of Health partnered with Merck to offer the Gardasil HPV vaccine to all girls of appropriate age. The Ministry formed a "public-private community partnership" to ensure effective and equitable delivery. LOCAL SETTING: Thanks to a strong national focus on health systems strengthening, more than 90% of all Rwandan infants aged 12-23 months receive all basic immunizations recommended by the World Health Organization. RELEVANT CHANGES: In 2011, Rwanda's HPV vaccination programme achieved 93.23% coverage after the first three-dose course of vaccination among girls in grade six. This was made possible through school-based vaccination and community involvement in identifying girls absent from or not enrolled in school. A nationwide sensitization campaign preceded delivery of the first dose. LESSONS LEARNT: Through a series of innovative partnerships, Rwanda reduced the historical two-decade gap in vaccine introduction between high- and low-income countries to just five years. High coverage rates were achieved due to a delivery strategy that built on Rwanda's strong vaccination system and human resources framework. Following the GAVI Alliance's decision to begin financing HPV vaccination, Rwanda's example should motivate other countries to explore universal HPV vaccine coverage, although implementation must be tailored to the local context.
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OBJECTIF: Conseiller des programmes de circoncision masculine au Kenya en estimant le nombre d'hommes non circoncis et en recherchant l'association entre la circoncision et l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), avec une référence particulière aux hommes non circoncis et non infectés par le VIH. MÉTHODES: Des données sur des hommes âgés de 15 à 64 ans ont été obtenues de l'enquête de 2007 sur les indicateurs du SIDA au Kenya, impliquant des entretiens et des prises de sang afin de rechercher la présence du VIH et du virus de l'herpès simplex 2 (VHS-2). La prévalence de l'infection par le VIH et la circoncision dans les provinces kenyanes a été calculée, et les caractéristiques démographiques ainsi que le comportement sexuel des hommes circoncis et non circoncis, des hommes infectés et non infectés par le VIH ont été enregistrés. RÉSULTATS: La prévalence nationale de l'infection par le VIH chez les hommes non circoncis s'élevait à 13,2% (intervalle de confiance de 95%, IC: 10,8-15,7) par rapport à un pourcentage de 3,9% (IC de 95%: 3,3-4,5) chez les hommes circoncis. La province de Nyanza présentait l'estimation du plus grand nombre d'homme non circoncis et d'hommes non infectés par le VIH (601 709), suivie de la vallée du Rift, de Nairobi et de la province occidentale, respectivement, dont la plus grande partie appartenait à la tribu ethnique des Luo. Chez ces hommes, 77,8% ne connaissaient pas leur séropositivité et 33,2% étaient positifs au VHS-2. De plus, 65.3% d'entre eux avaient eu des rapports sexuels non protégés avec une partenaire de statut HIV inconnu ou discordant au cours des 12 derniers mois, et seuls 14,7% d'entre eux utilisaient constamment des préservatifs avec leur dernière partenaire. Cependant, seuls 21,8% des hommes non circoncis et non infectés par le VIH âgés de 15 à 19 ans étaient sexuellement actifs. CONCLUSION: La stratégie de circoncision des hommes kenyans doit s'orienter sur les provinces présentant le plus grand nombre d'hommes non circoncis et non infectés par le VIH, mais aussi cibler les jeunes hommes avant ou peut de temps après leur première expérience sexuelle.
OBJECTIVE: To provide guidance for male circumcision programmes in Kenya by estimating the population of uncircumcised men and investigating the association between circumcision and infection with the human immunodeficiency virus (HIV), with particular reference to uncircumcised, HIV-uninfected men. METHODS: Data on men aged 15 to 64 years were derived from the 2007 Kenya AIDS Indicator Survey, which involved interviews and blood collection to test for HIV and herpes simplex virus 2 (HSV-2). The prevalence of HIV infection and circumcision in Kenyan provinces was calculated and the demographic characteristics and sexual behaviour of circumcised and uncircumcised, HIV-infected and HIV-uninfected men were recorded. FINDINGS: The national prevalence of HIV infection in uncircumcised men was 13.2% (95% confidence interval, CI: 10.8-15.7) compared with 3.9% (95% CI: 3.3-4.5) among circumcised men. Nyanza province had the largest estimated number of uncircumcised, HIV-uninfected men (i.e. 601 709), followed by Rift Valley, Nairobi and Western Province, respectively, and most belonged to the Luo ethnic tribe. Of these men, 77.8% did not know their HIV status and 33.2% were HSV-2-positive. In addition, 65.3% had had unprotected sex with a partner of discordant or unknown HIV status in the past 12 months and only 14.7% consistently used condoms with their most recent partner. However, only 21.8% of the uncircumcised, HIV-uninfected men aged 15 to 19 years were sexually active. CONCLUSION: The Kenyan male circumcision strategy should focus on the provinces with the highest number of uncircumcised, HIV-uninfected men and target young men before or shortly after sexual debut.
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OBJECTIF: Décrire les changements récents dans la politique d'activités de conseil et de dépistage à l'initiative du fournisseur (PITC), du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans les pays africains, et enquêter sur les expériences et opinions des patients relatives à la PITC. MÉTHODES: Les publications, ainsi que les politiques nationales, les cadres stratégiques, les plans et autres documents pertinents relatifs au dépistage du VIH ont été étudiés. RÉSULTATS: Sur les pays africains passés en revue, 42 d'entre eux (79.2%) avaient adopté une PITC. Sur ces 42 pays, tous recommandaient la PITC pour la prévention de la transmission mère-enfant du VIH, 66,7% pour les cliniques soignant la tuberculose et les patients affectés par cette maladie, et 45,2%, pour les cliniques soignant les infections sexuellement transmissibles. En outre, 43,6% des pays avaient adopté la PITC en 2005 ou 2006. L'examen des publications a permis d'identifier 11 études sur les expériences des patients et leur opinion relatives à la PITC dans les environnements cliniques en Afrique. La grande majorité considérait la PITC comme étant acceptable. Cependant, les femmes en consultations prénatales n'étaient pas toujours conscientes du fait qu'elles avaient le droit de refuser un dépistage du VIH. CONCLUSION: La politique et la pratique relatives aux activités de conseil et de dépistage du VIH en Afrique sont passées d'une approche prudente, mettant l'accent sur la confidentialité, à une plus grande acceptation de l'offre systématique de dépistage du VIH. L'introduction de la PITC dans les milieux cliniques a contribué à augmenter le dépistage du VIH dans plusieurs de ces environnements. La plupart des patients considèrent la PITC comme étant acceptable. Toutefois, d'autres approches sont nécessaires pour atteindre les personnes qui ne font pas appel aux services de santé.
OBJECTIVE: To describe recent changes in policy on provider-initiated testing and counselling (PITC) for human immunodeficiency virus (HIV) infection in African countries and to investigate patients' experiences of and views about PITC. METHODS: A review of the published literature and of national HIV testing policies, strategic frameworks, plans and other relevant documents was carried out. FINDINGS: Of the African countries reviewed, 42 (79.2%) had adopted a PITC policy. Of the 42, all recommended PITC for the prevention of mother-to-child HIV transmission, 66.7% recommended it for tuberculosis clinics and patients, and 45.2% for sexually transmitted infection clinics. Moreover, 43.6% adopted PITC in 2005 or 2006. The literature search identified 11 studies on patients' experiences of and views about PITC in clinical settings in Africa. The clear majority regarded PITC as acceptable. However, women in antenatal clinics were not always aware that they had the right to decline an HIV test. CONCLUSION: Policy and practice on HIV testing and counselling in Africa has shifted from a cautious approach that emphasizes confidentiality to greater acceptance of the routine offer of HIV testing. The introduction of PITC in clinical settings has contributed to increased HIV testing in several of these settings. Most patients regard PITC as acceptable. However, other approaches are needed to reach people who do not consult health-care services.
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OBJECTIF: Évaluer les implications de la mise en œuvre des directives 2010 de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) relatives au lancement du traitement antirétroviral (TAR) chez les adultes et adolescents infectés par le virus d'immunodéficience humaine (VIH), qui recommandent de débuter le TAR à un seuil de lymphocytes T CD4+ (CD4+) < à 350 cellules/mm3 au lieu de < 200 cellules/mm3, qui était l'ancien seuil. MÉTHODES: Entre avril et mai 2010, les résultats de tests de CD4+ ont été recueillis chez tous les patients infectés par le VIH, enregistrés dans les registres pré-ART et ART de 19 centres de santé comptant un grand nombre de patients, à Addis-Abeba, en Éthiopie, et dans les régions d'Amhara, d'Oromia, la SNNPR (Région des nations, nationalités et peuples du Sud) et le Tigray. Dans 12 centres, les dossiers des patients ont été examinés de manière indépendante afin d'évaluer l'exactitude des données. Pour estimer le nombre total de patients nécessitant un TAR dans les centres de santé si l'Éthiopie adoptait les nouvelles directives de l'OMS, le nombre de patients nécessitant un TAR sur la base des directives actuelles a été ajouté au nombre de patients asymptomatiques inscrits dans le pré-TAR avec un nombre des CD4+ > 200 cellules/mm3, mais < 350 cellules/mm3. RÉSULTATS: L'adoption des nouvelles directives de l'OMS augmenterait d'environ 30% le nombre total de patients sous TAR dans les 19 centres de santé en Éthiopie, le faisant passer de de 3 583 à 4 640. CONCLUSION: Le changement du seuil de CD4+ au lancement du TAR augmentera considérablement la demande de TAR en Éthiopie. Étant donné que seuls 60% des patients éthiopiens nécessitant un TAR reçoivent leurs médicaments, dans le cadre des systèmes actuels, la mise à niveau des programmes de TAR pour répondre à la demande accrue de médicaments ne sera pas possible, à moins d'un financement gouvernemental et d'un accroissement simultané de l'aide.
OBJECTIVE: To assess the implications of implementing the World Health Organization (WHO) 2010 guidelines for antiretroviral therapy (ART) initiation in adults and adolescents with human immunodeficiency virus (HIV) infection, which recommend initiating ART at a CD4+ T lymphocyte (CD4+) threshold of < 350 cells/mm3 instead of < 200 cells/mm3, which was the earlier threshold. METHODS: Between April and May 2010, CD4+ test results were collected for all HIV-infected patients recorded in the pre-ART and ART registers of 19 high-patient-load health centres in Addis Ababa, Ethiopia, and the regions of Amhara, Oromia, SNNPR (Southern Nations, Nationalities and People's Region) and Tigray. At 12 centres patient records were independently reviewed to assess data accuracy. To estimate the total number of patients who would need ART at health centres if Ethiopia adopted the new WHO guidelines, the number of patients needing ART based on current guidelines were added to the number of asymptomatic patients enrolled in pre-ART with a CD4+ count > 200 but < 350 cells/mm3 FINDINGS: Adoption of the new WHO guidelines would increase the total number of patients on ART in the 19 health centres in Ethiopia by about 30%: from 3583 to 4640. CONCLUSION: The shift in the CD4+ threshold for ART initiation will substantially increase the demand for ART in Ethiopia. Since under the current systems only 60% of Ethiopia's patients in need of ART are receiving the medications, scaling up ART programmes to accommodate the increased demand for drugs will not be possible unless government funding and support increase concurrently.
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OBJECTIF: Évaluer dans quelle mesure le peuple chinois est protégé contre les dépenses catastrophiques et l'appauvrissement dû aux dépenses médicales, mais aussi étudier le système de santé et les facteurs structurels qui influencent le premier de ces résultats. MÉTHODES: Des données ont été obtenues de la quatrième enquête nationale sur les services de santé. Une analyse des dépenses de santé catastrophiques et de l'appauvrissement dû aux dépenses médicales a été réalisée sur un échantillon de 55 556 ménages présentant diverses caractéristiques et vivant dans des environnements ruraux et urbains de différentes régions du pays. La régression logistique a été utilisée pour identifier les déterminants des dépenses de santé catastrophiques. RÉSULTATS: Le taux des dépenses de santé catastrophiques s'élevait à 13,0 % et celui de l'appauvrissement à 7,5%. Les taux de dépenses de santé catastrophiques étaient supérieurs dans les familles dont certains membres étaient hospitalisés, souffraient de maladies chroniques ou étaient des personnes âgées, ainsi que dans les familles des régions rurales ou plus pauvres. Une combinaison de facteurs défavorables augmentait le risque de dépenses de santé catastrophiques. Les familles bénéficiant de régimes d'assurance de résident ou d'employé urbain présentaient des taux de dépenses de santé catastrophiques inférieurs aux familles bénéficiant du nouveau régime corporatif rural. Le besoin en soins de santé et leur utilisation, les données démographiques, le type d'assurance et le type de méthode de paiement des fournisseurs étaient les déterminants des dépenses de santé catastrophiques. CONCLUSION: Bien que la Chine ait considérablement développé la couverture de son assurance-maladie, la protection financière reste insuffisante. L'objectif des responsables politiques doit être de créer des programmes d'assurance améliorés en étendant les prestations sociales, en redessinant les arrangements du partage des coûts et les méthodes de paiements des fournisseurs, mais aussi en développant des stratégies de contrôle des dépenses plus efficaces.
OBJECTIVE: To assess the degree to which the Chinese people are protected from catastrophic household expenditure and impoverishment from medical expenses and to explore the health system and structural factors influencing the first of these outcomes. METHODS: Data were derived from the Fourth National Health Service Survey. An analysis of catastrophic health expenditure and impoverishment from medical expenses was undertaken with a sample of 55 556 households of different characteristics and located in rural and urban settings in different parts of the country. Logistic regression was used to identify the determinants of catastrophic health expenditure. FINDINGS: The rate of catastrophic health expenditure was 13.0%; that of impoverishment was 7.5%. Rates of catastrophic health expenditure were higher among households having members who were hospitalized, elderly, or chronically ill, as well as in households in rural or poorer regions. A combination of adverse factors increased the risk of catastrophic health expenditure. Families enrolled in the urban employee or resident insurance schemes had lower rates of catastrophic health expenditure than those enrolled in the new rural corporative scheme. The need for and use of health care, demographics, type of benefit package and type of provider payment method were the determinants of catastrophic health expenditure. CONCLUSION: Although China has greatly expanded health insurance coverage, financial protection remains insufficient. Policy-makers should focus on designing improved insurance plans by expanding the benefit package, redesigning cost sharing arrangements and provider payment methods and developing more effective expenditure control strategies.
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OBJECTIF: Réaliser une synthèse des études récentes menées sur les stratégies permettant de fournir des moustiquaires imprégnées d'insecticide (MMI) à grande échelle dans les zones où le paludisme est endémique. MÉTHODES: À partir de bases de données, on a recherché les études publiées entre janvier 2000 et décembre 2010, dans lesquelles: les sujets résidaient dans des zones où le paludisme à Plasmodium falciparum et à Plasmodium vivax était endémique; une distribution à grande échelle de MMI a été évaluée; la détention de MMI dans les foyers, la réception par les femmes enceintes et/ou l'utilisation chez les enfants âgés de moins de 5 ans a été évaluée; la conception de l'étude impliquait un contrôle individuel ou en grappes, était quasi expérimentale, avant et après, en séries temporelles interrompues, ou transversale sans contrôle temporel ou géographique. Les documents de travail décrivant les études qualitatives, les études de cas et les études d'évaluation des processus et de rentabilité, associés à un document de travail éligible, ont également été inclus. La qualité des études a été appréciée à l'aide de la liste de vérification des risques Cochrane et des critères de l'approche GRADE. On a relevé et évalué d'importantes influences sur l'augmentation de la distribution dans les différentes stratégies. RÉSULTATS: Un total de 32 documents de travail décrivant 20 études africaines a été étudié. Bon nombre des stratégies de distribution impliquaient différents secteurs de la santé, ainsi que le réseau du commerce de détail (partiellement subventionné), les maternités (intégralement subventionnées) et les campagnes (intégralement subventionnées). Les stratégies qui ont obtenu une meilleure détention dans les foyers et une plus grande utilisation chez les enfants âgés de moins de 5 ans étaient les campagnes de distribution gratuite des MMI. Les coûts étaient largement comparables dans les stratégies étudiées, les MMI constituant le principal coût. Les estimations de rentabilité variaient surtout en fonction de la durée de vie et de la résistance présumée de la moustiquaire. Parmi les inconvénients les plus courants figuraient le coût, la rupture de stock et une mauvaise logistique. Les facteurs favorables les plus courants étaient la formation et la supervision du personnel, la coopération interdépartementale ou interministérielle, ainsi que l'implication des intervenants. CONCLUSION: Il existe une vaste taxonomie de stratégies pour une distribution à grande échelle des MMI.
OBJECTIVE: To synthesize findings from recent studies of strategies to deliver insecticide-treated nets (ITNs) at scale in malaria-endemic areas. METHODS: Databases were searched for studies published between January 2000 and December 2010 in which: subjects resided in areas with endemicity for Plasmodium falciparum and Plasmodium vivax malaria; ITN delivery at scale was evaluated; ITN ownership among households, receipt by pregnant women and/or use among children aged < 5 years was evaluated; and the study design was an individual or cluster-randomized controlled design, nonrandomized, quasi-experimental, before-and-after, interrupted time series or cross-sectional without temporal or geographical controls. Papers describing qualitative studies, case studies, process evaluations and cost-effectiveness studies linked to an eligible paper were also included. Study quality was assessed using the Cochrane risk of bias checklist and GRADE criteria. Important influences on scaling up were identified and assessed across delivery strategies. FINDINGS: A total of 32 papers describing 20 African studies were reviewed. Many delivery strategies involved health sectors and retail outlets (partial subsidy), antenatal care clinics (full subsidy) and campaigns (full subsidy). Strategies achieving high ownership among households and use among children < 5 delivered ITNs free through campaigns. Costs were largely comparable across strategies; ITNs were the main cost. Cost-effectiveness estimates were most sensitive to the assumed net lifespan and leakage. Common barriers to delivery included cost, stock-outs and poor logistics. Common facilitators were staff training and supervision, cooperation across departments or ministries and stakeholder involvement. CONCLUSION: There is a broad taxonomy of strategies for delivering ITNs at scale.
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OBJECTIF: Évaluer l'impact de l'assurance maladie sur la mobilisation des ressources, la protection financière, l'utilisation des services, la qualité des soins, l'inclusion sociale et l'autonomisation des communautés dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, en Afrique et en Asie. MÉTHODES: Une recherche systématique d'essais contrôlés randomisés, d'études quasi expérimentales et observationnelles publiées avant la fin de l'année 2011 a été effectuée dans 20 bases de données de publications, des listes de références ou des études pertinentes, sur des sites Web et dans la littérature grise. La qualité des études a été évaluée au moyen d'un protocole de classement de la qualité. RÉSULTATS: Les critères d'inclusion ont été remplis par 159 études - 68 en Afrique et 91 en Asie. La plupart des études africaines se rapportaient à l'assurance maladie communautaire (AMC) et étaient de qualité relativement élevée; les études de l'assurance maladie sociale (AMS) étaient pour la plupart des études asiatiques de qualité moyenne. Seule une étude asiatique traitait de l'AMP. La plupart des études étaient observationnelles; 4 d'entre elles disposaient de contrôles randomisés et 20 avaient une conception quasi expérimentale. La protection financière, l'utilisation des services et l'inclusion sociale étaient des sujets beaucoup plus communs que la mobilisation des ressources, la qualité des soins ou l'autonomisation des communautés. Il existe des preuves solides que l'AMC et l'AMS améliorent l'utilisation des services et protègent financièrement les membres, en réduisant leurs paiements directs, et que l'AMC améliore aussi la mobilisation des ressources. De faibles preuves indiquent un effet positif de l'AMS et de l'AMC sur la qualité des soins et l'inclusion sociale. L'effet de l'AMS et de l'AMC sur l'autonomisation des communautés n'est pas concluant. Les résultats de l'AMP ne sont pas concluants dans tous les domaines, car les études sont insuffisantes. CONCLUSION: L'assurance maladie offre une certaine protection contre les effets néfastes des frais d'utilisation et une voie prometteuse vers l'accès à une couverture de soins de santé universelle.
OBJECTIVE: To evaluate the impact of health insurance on resource mobilization, financial protection, service utilization, quality of care, social inclusion and community empowerment in low- and lower-middle-income countries in Africa and Asia. METHODS: A systematic search for randomized controlled trials, quasi-experimental and observational studies published before the end of 2011 was conducted in 20 literature databases, reference lists of relevant studies, web sites and the grey literature. Study quality was assessed with a quality grading protocol. FINDINGS: Inclusion criteria were met by 159 studies - 68 in Africa and 91 in Asia. Most African studies reported on community-based health insurance (CBHI) and were of relatively high quality; social health insurance (SHI) studies were mostly Asian and of medium quality. Only one Asian study dealt with private health insurance (PHI). Most studies were observational; four had randomized controls and 20 had a quasi-experimental design. Financial protection, utilization and social inclusion were far more common subjects than resource mobilization, quality of care or community empowerment. Strong evidence shows that CBHI and SHI improve service utilization and protect members financially by reducing their out-of-pocket expenditure, and that CBHI improves resource mobilization too. Weak evidence points to a positive effect of both SHI and CBHI on quality of care and social inclusion. The effect of SHI and CBHI on community empowerment is inconclusive. Findings for PHI are inconclusive in all domains because of insufficient studies. CONCLUSION: Health insurance offers some protection against the detrimental effects of user fees and a promising avenue towards universal health-care coverage.
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En raison de l'augmentation de la tuberculose multirésistante, il est de plus en plus important que les tests de sensibilité aux antimicrobiens de la Mycobacterium tuberculosis produisent des résultats cliniquement significatifs et techniquement reproductibles. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas, les spécialistes en mycobactériologie n'appliquant pas les principes modernes généralement acceptés de mise en place de points de rupture de la sensibilité aux pathogènes bactériens et fongiques. Ces principes requièrent plus particulièrement une définition des concentrations minimales inhibitrices (CMI) applicables aux organismes sans mécanismes de résistance (également appelés distributions de CMI de souche sauvage), devant être utilisés en combinaison avec les données sur les résultats cliniques, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique. Dans plusieurs publications, les auteurs ont défini les distributions expérimentales de CMI de souche sauvage pour la M. tuberculosis et espèrent que d'autres chercheurs suivront leur exemple et fourniront des données de confirmation. Ils suggèrent que certains points de rupture doivent être révisés, car ils (i) divisent la distribution de souche sauvage, ce qui entraîne une mauvaise reproductibilité des tests de sensibilité aux antimicrobiens, ou (ii) sont sensiblement plus élevés que les CMI des organismes de souche sauvage sans confirmer les preuves cliniques, certaines souches pouvant être à tort reportées comme sensibles. En résumé, les auteurs recommandent que les points de rupture de la sensibilité aux agents antituberculeux soient systématiquement examinés et révisés, en utilisant si nécessaire les mêmes outils modernes qui sont désormais acceptés pour tous les autres bactéries et champignons par la communauté scientifique, l'Agence européenne des médicaments et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Pour plusieurs agents, cela améliorerait considérablement la précision et la reproductibilité des tests de sensibilité aux antimicrobiens de la M. tuberculosis.
The rise in multidrug-resistant tuberculosis makes it increasingly important that antimicrobial susceptibility testing of Mycobacterium tuberculosis produce clinically meaningful and technically reproducible results. Unfortunately, this is not always the case because mycobacteriology specialists have not followed generally accepted modern principles for the establishment of susceptibility breakpoints for bacterial and fungal pathogens. These principles specifically call for a definition of the minimum inhibitory concentrations (MICs) applicable to organisms without resistance mechanisms (also known as wild-type MIC distributions), to be used in combination with data on clinical outcomes, pharmacokinetics and pharmacodynamics. In a series of papers the authors have defined tentative wild-type MIC distributions for M. tuberculosis and hope that other researchers will follow their example and provide confirmatory data. They suggest that some breakpoints are in need of revision because they either (i) bisect the wild-type distribution, which leads to poor reproducibility in antimicrobial susceptibility testing, or (ii) are substantially higher than the MICs of wild-type organisms without supporting clinical evidence, which may result in some strains being falsely reported as susceptible. The authors recommend, in short, that susceptibility breakpoints for antituberculosis agents be systematically reviewed and revised, if necessary, using the same modern tools now accepted for all other bacteria and fungi by the scientific community and by the European Medicines Agency and the European Centre for Disease Prevention and Control. For several agents this would greatly improve the accuracy and reproducibility of antimicrobial susceptibility testing of M. tuberculosis
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PROBLÈME: Les lignes directrices nationales du Malawi recommandent que les nourrissons exposés au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) soient testés à l'âge de 6 semaines. Le déploiement des services pour le diagnostic précoce chez les nourrissons a été limité et n'a donné lieu au lancement de la thérapie antirétrovirale (TAR) que chez très peu de nourrissons. APPROCHE: Un programme de diagnostic infantile précoce a été lancé. Il comprenait l'éducation des femmes enceintes quant aux tests des nourrissons, la sensibilisation des communautés, le test gratuit des nourrissons âgés de 6 semaines, le traçage actif des nourrissons séropositifs et l'aiguillage pour le traitement et les soins. ENVIRONNEMENT LOCAL: Le programme a été établi dans deux établissements de soins de santé primaires à Blantyre, au Malawi. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Sur 1 214 nourrissons exposés au VIH, 71,6% bénéficiaient d'un diagnostic précoce, et 14,5% des nourrissons présentés étaient séropositifs. Des tests supplémentaires effectués sur 103 de ces 126 nourrissons apparemment séropositifs ont confirmé l'infection de 88 d'entre eux; les 15 autres résultats étant faussement positifs. Les tests initiaux de réaction en chaîne par polymérase sur des taches de sang séché avaient une valeur prédictive positive (VPP) de 85,4%. Malgré le traçage actif, seules 87,3% (110/126) des mères de nourrissons initialement testés positifs ont été informées des résultats des tests de leurs nourrissons. Un TAR a été initié chez 58% des nourrissons dont l'infection par le VIH a été confirmée. LEÇONS TIRÉES: Le diagnostic précoce de l'infection par le VIH des nourrissons est un défi au niveau des soins primaires dans un contexte de ressources limitées. Le suivi de nombreux enfants, dans le programme de diagnostic et de traitement du VIH, s'est interrompu à divers stades. Les outils de diagnostic avec une VPP et une capacité de lieu de soins plus élevées, et de meilleures infrastructures pour l'administration du TAR, sont nécessaires pour améliorer la prise en charge des nourrissons exposés et infectés par le VIH.
PROBLEM: Malawi's national guidelines recommend that infants exposed to the human immunodeficiency virus (HIV) be tested at 6 weeks of age. Rollout of services for early infant diagnosis has been limited and has resulted in the initiation of antiretroviral therapy (ART) in very few infants. APPROACH: An early infant diagnosis programme was launched. It included education of pregnant women on infant testing, community sensitization, free infant testing at 6 weeks of age, active tracing of HIV-positive infants and referral for treatment and care. LOCAL SETTING: The programme was established in two primary care facilities in Blantyre, Malawi. RELEVANT CHANGES: Of 1214 HIV-exposed infants, 71.6% presented for early diagnosis, and 14.5% of those who presented tested positive for HIV. Further testing of 103 of these 126 apparently HIV-positive infants confirmed infection in 88; the other 15 results were false positives. The initial polymerase chain reaction testing of dried blood spots had a positive predictive value (PPV) of 85.4%. Despite active tracing, only 87.3% (110/126) of the mothers of infants who initially tested positive were told their infants' test results. ART was initiated in 58% of the infants with confirmed HIV infection. LESSONS LEARNT: Early infant diagnosis of HIV infection at the primary care level in a resource-poor setting is challenging. Many children in the HIV diagnosis and treatment programme were lost to follow-up at various stages. Diagnostic tools with higher PPV and point-of-care capacity and better infrastructures for administering ART are needed to improve the management of HIV-exposed and HIV-infected infants.
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PROBLÈME: Le Malawi connaît l'un des taux les plus élevés au monde d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) (10,6%), et le Sud du Malawi, où se trouve le district de Thyolo, porte le fardeau le plus lourd du pays (14,5%). La tuberculose, fréquente chez les personnes infectées par le VIH, nécessite un diagnostic radiologique. Pourtant, le Malawi ne dispose pas de radiologues dans le secteur public. Cela empêche un diagnostic rapide et précis et accroît la morbidité et la mortalité. APPROCHE: Médecins Sans Frontières, en collaboration avec le ministère de la Santé du Malawi, a mis en œuvre un service de téléradiologie dans le district de Thyolo, pour aider le personnel clinique à interpréter les images radiologiques et à établir un diagnostic. ENVIRONNEMENT LOCAL: Les 600 000 habitants du district de Thyolo sont, pour la plupart, des agriculteurs disposant du minimum vital, ou des migrants vivant dans l'extrême pauvreté. Les établissements sanitaires se composent d'un hôpital public et de 38 centres de santé primaires. Le manque de personnel et l'absence de radiologues rendent le diagnostic de la tuberculose difficile dans une population où cette maladie affecte 66% des patients atteints de l'infection par le VIH. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: De septembre 2010 à 2011, 159 images (de 158 patients) ont été examinées par téléradiologie. La téléradiologie a changé la prise en charge de 36 patients (23,5% des cas). Deux (1,3%) d'entre eux étaient des cas de tuberculose pulmonaire que le personnel clinique ne soupçonnait pas auparavant. En outre, l'examen du radiologue a corrigé un diagnostic de tuberculose erroné et évité un traitement inapproprié chez 16 patients (10,5%). LEÇONS TIRÉES: La téléradiologie peut améliorer le diagnostic et la gestion des cas de tuberculose, en particulier si des critères d'identification sont développés pour les patients les plus adaptés à une orientation vers des centres spécialisés, et que le radiologue connaît bien les ressources et les problèmes de santé locaux. Désigner un point de convergence clinique pour la téléradiologie assure la pérennité du projet. Le personnel a besoin de temps pour s'adapter à un nouveau programme de téléradiologie.
PROBLEM: Malawi has one of the world's highest rates of human immunodeficiency virus (HIV) infection (10.6%), and southern Malawi, where Thyolo district is located, bears the highest burden in the country (14.5%). Tuberculosis, common among HIV-infected people, requires radiologic diagnosis, yet Malawi has no radiologists in public service. This hinders rapid and accurate diagnosis and increases morbidity and mortality. APPROACH: Médecins Sans Frontières, in collaboration with Malawi's Ministry of Health, implemented teleradiology in Thyolo district to assist clinical staff in radiologic image interpretation and diagnosis. LOCAL SETTING: Thyolo district's 600 000 inhabitants are mostly subsistence-level or migrant farmers living in extreme poverty. Health facilities include one public hospital and 38 primary health centres. Understaffing and the absence of a radiologist make the diagnosis of tuberculosis difficult in a population where this disease affects 66% of patients with HIV infection. RELEVANT CHANGES: From September 2010-2011, 159 images (from 158 patients) were reviewed by teleradiology. Teleradiology changed patient management in 36 cases (23.5%). Two (1.3%) of them were cases of pulmonary tuberculosis not previously suspected by clinical staff. In addition, the radiologist's review corrected the misdiagnosis of tuberculosis and averted inappropriate treatment in 16 patients (10.5%). LESSONS LEARNT: Teleradiology can improve tuberculosis diagnosis and case management, especially if criteria to identify the patients most suitable for referral are developed and the radiologist is conversant with local resources and health problems. Designating a clinical focal point for teleradiology ensures sustainability. Staff need time to adapt to a new teleradiology programme.
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OBJECTIF: Estimer le nombre de décès associés au rotavirus chez les enfants indiens de moins de cinq ans. MÉTHODES: Nous avons examiné plus de 23 000 décès d'enfants sur la base d'une enquête représentative au niveau national de 1,1 million de foyers indiens durant la période 2001-2003. Les décès par diarrhée étaient classés par région, âge et sexe, ainsi que corrélés à la proportion de décès attribuables au rotavirus, tels que déterminés par les données microbiologiques hospitalières collectées par le réseau de surveillance indien de la souche du rotavirus de décembre 2005 à novembre 2007. Les données d'efficacité du vaccin contre le rotavirus provenant d'essais cliniques réalisés dans les pays en développement ont été utilisées pour estimer le nombre de décès évitables par un programme national de vaccination. Les données ont été analysées à l'aide de Stata SE version 10. RÉSULTATS: Le rotavirus a causé environ 113 000 décès (intervalle de confiance, IC de 99%: 86 000 à 155 000), 50% (54 700) et 75% (85 400) d'entre eux survenaient respectivement avant l'âge d'un an et de deux ans. Un enfant sur 242 est mort d'une infection par le rotavirus avant l'âge de cinq ans. Les taux de mortalité associés au rotavirus étaient, dans l'ensemble, parmi les filles et les garçons, de 4,14 décès (IC de 99%: 3,14-5,68), 4,89 (IC de 99%: 3,75-6,79) et 3,45 (IC de 99%: 2,58-4,66) pour 1 000 naissances vivantes, respectivement. Les taux étaient les plus élevés dans le Bihar, l'Uttar Pradesh et le Madhya Pradesh, représentant au total, à l'échelle nationale, plus de 50% des décès (64 400). Le vaccin contre le rotavirus pourrait éviter 41 000 à 48 000 décès chez les enfants âgés de 3 à 59 mois. CONCLUSION: L'impact de la mortalité associée au rotavirus est élevé chez les enfants indiens, soulignant les avantages potentiels d'une vaccination contre le rotavirus.
OBJECTIVE: To estimate the number of rotavirus-associated deaths among Indian children younger than five years. METHODS: We surveyed more than 23 000 child deaths from a nationally representative survey of 1.1 million Indian households during 2001-2003. Diarrhoeal deaths were characterized by region, age and sex and were combined with the proportion of deaths attributable to rotavirus, as determined by hospital microbiologic data collected by the Indian Rotavirus Strain Surveillance Network from December 2005 to November 2007. Rotavirus vaccine efficacy data from clinical trials in developing countries were used to estimate the number of deaths preventable by a national vaccination programme. Data were analysed using Stata SE version 10. FINDINGS: Rotavirus caused an estimated 113 000 deaths (99% confidence interval, CI: 86 000-155 000); 50% (54 700) and 75% (85 400) occurred before one and two years of age, respectively. One child in 242 died from rotavirus infection before five years of age. Rotavirus-associated mortality rates overall, among girls and among boys were 4.14 (99% CI: 3.14-5.68), 4.89 (99% CI: 3.75-6.79) and 3.45 (99% CI: 2.58-4.66) deaths per 1000 live births, respectively. Rates were highest in Bihar, Uttar Pradesh and Madhya Pradesh, which together accounted for > 50% of deaths (64 400) nationally. Rotavirus vaccine could prevent 41 000-48 000 deaths among children aged 3-59 months. CONCLUSION: The burden of rotavirus-associated mortality is high among Indian children, highlighting the potential benefits of rotavirus vaccination.
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OBJECTIF: Estimation du coût global de mise en place et de fonctionnement des établissements de traitement de la réfraction et de formation nécessaires pour fournir des soins à toutes les personnes souffrant actuellement de troubles de la vision résultant d'une erreur de réfraction non corrigée. MÉTHODES: Le coût global de la correction des erreurs de réfraction a été estimé à l'aide des données sur la population, de la prévalence de la pathologie et du nombre de professionnels de la réfraction existant dans les différents pays, des coûts de mise en place et de fonctionnement des programmes éducatifs pour les praticiens et du coût de création et de gestion des établissements de soins pour la réfraction. Les hypothèses retenues veillaient à ce que les coûts ne soient pas sous-estimés et un seuil de coûts maximum a été calculé en utilisant les cas de figure les plus chers pour chaque hypothèse. RÉSULTATS: On a estimé à environ 158 millions le nombre de cas de déficience de la vision de loin et à 544 millions le nombre de cas de déficience de la vision de près due à un trouble de la réfraction dans le monde entier en 2007. Environ 47 000 nouveaux réfractionnistes cliniques en exercice à temps plein et 18 000 centres ophtalmiques seraient nécessaires pour fournir des services de soins de la réfraction à ces patients. Le coût global de formation du personnel supplémentaire et de mise en place, d'entretien et d'exploitation des installations de soins de réfraction nécessaires a été estimé à environ 20 milliards de dollars américains (US $) et le coût maximum était de 28 milliards US $. La perte estimée de produit intérieur brut mondial en raison de troubles de la vision de loin causés par la réfraction était de 202 milliards US $ par an. CONCLUSION: Le coût de mise en place et de fonctionnement des établissements de soins de la réfraction et de formation nécessaires pour faire face aux troubles de la vision résultant de pathologies de la réfraction représente une faible proportion de la perte globale de la productivité associée à cette déficience visuelle.
OBJECTIVE: To estimate the global cost of establishing and operating the educational and refractive care facilities required to provide care to all individuals who currently have vision impairment resulting from uncorrected refractive error (URE). METHODS: The global cost of correcting URE was estimated using data on the population, the prevalence of URE and the number of existing refractive care practitioners in individual countries, the cost of establishing and operating educational programmes for practitioners and the cost of establishing and operating refractive care facilities. The assumptions made ensured that costs were not underestimated and an upper limit to the costs was derived using the most expensive extreme for each assumption. FINDINGS: There were an estimated 158 million cases of distance vision impairment and 544 million cases of near vision impairment caused by URE worldwide in 2007. Approximately 47 000 additional full-time functional clinical refractionists and 18 000 ophthalmic dispensers would be required to provide refractive care services for these individuals. The global cost of educating the additional personnel and of establishing, maintaining and operating the refractive care facilities needed was estimated to be around 20 000 million United States dollars (US$) and the upper-limit cost was US$ 28 000 million. The estimated loss in global gross domestic product due to distance vision impairment caused by URE was US$ 202 000 million annually. CONCLUSION: The cost of establishing and operating the educational and refractive care facilities required to deal with vision impairment resulting from URE was a small proportion of the global loss in productivity associated with that vision impairment.
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OBJECTIF: Estimer l'impact des nouveaux diagnostics de la tuberculose sur la transmission de la maladie au vu de la complexité des facteurs contextuels qui peuvent conduire au décès de patients avant le diagnostic ou le traitement. MÉTHODES: Un modèle épidémique de la tuberculose a été établi, définissant les étapes distinctes au cours du processus de diagnostic. Le modèle a été calibré sur l'épidémiologie de la tuberculose et du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) en République-Unie de Tanzanie et a été utilisé pour évaluer l'impact d'un nouvel outil de diagnostic offrant une sensibilité de 70% pour la tuberculose pulmonaire négative au frottis. L'influence des facteurs contextuels sur l'impact prévu de l'épidémie par le nouvel outil de diagnostic a été étudiée au cours de la décennie suivant l'introduction. RÉSULTATS: Avec l'utilisation de la microscopie des frottis, l'incidence de la tuberculose diminuera en moyenne de 3,94% par an. Si le nouvel outil est ajouté, cette incidence diminuera à un rythme annuel de 4,25%. Cela représente un changement absolu de 0,31 point (intervalle de confiance de 95%: 0,04 à 0,42). Cependant, la baisse annuelle de la transmission grâce à l'utilisation de ce nouvel outil est moindre lorsque les stratégies existantes du diagnostic des cas à frottis négatif présentent une sensibilité élevée et lorsque les individus symptomatiques retardent leur demande de soins. D'autres facteurs contextuels influents comprennent l'accès aux soins de la tuberculose, le décès de patients avant le diagnostic, une défaillance initiale du patient après le diagnostic et le taux de réussite du traitement. CONCLUSION: Lors de la mise en œuvre et de l'intensification de l'utilisation d'un nouvel outil diagnostic, le contexte opérationnel dans lequel le diagnostic et le traitement se déroulent doit être pris en considération.
OBJECTIVE: To estimate the impact of new tuberculosis diagnostics on tuberculosis transmission given the complex contextual factors that can lead to patient loss before diagnosis or treatment. METHODS: An epidemic model of tuberculosis specifying discrete steps along the tuberculosis diagnostic pathway was constructed. The model was calibrated to the epidemiology of tuberculosis and human immunodeficiency virus (HIV) infection in the United Republic of Tanzania and was used to assess the impact of a new diagnostic tool with 70% sensitivity for smear-negative pulmonary tuberculosis. The influence of contextual factors on the projected epidemic impact of the new diagnostic tool over the decade following introduction was explored. FINDINGS: With the use of smear microscopy, the incidence of tuberculosis will decline by an average of 3.94% per year. If the new tool is added, incidence will decline by an annual 4.25%. This represents an absolute change of 0.31 percentage points (95% confidence interval: 0.04-0.42). However, the annual decline in transmission with use of the new tool is less when existing strategies for the diagnosis of smear-negative cases have high sensitivity and when symptomatic individuals delay in seeking care. Other influential contextual factors include access to tuberculosis care, patient loss before diagnosis, initial patient default after diagnosis and treatment success rate. CONCLUSION: When implementing and scaling up the use of a new diagnostic tool, the operational context in which diagnosis and treatment take place needs to be considered.
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OBJECTIF: Estimer l'impact potentiel de l'utilisation de contraceptifs hormonaux sur les taux d'infection par le virus d'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) et sur la grossesse par suppression théorique de l'utilisation de contraceptifs hormonaux dans une population témoin. MÉTHODES: Une étude de cohorte prospective comprenait 3704 femmes séronégatives qui étaient inscrites dans deux études biomédicales testant deux microbicides vaginaux (PRO 2000 et Carraguard®) pour la prévention du VIH-1 à Durban, en Afrique du Sud, de 2004 à 2009. Les modèles de régression à risque proportionnel de Cox ainsi que les risques attribuables dans la population (RAP) partielle et leurs intervalles de confiance (IC) de 95% ont été calculés pour évaluer l'impact relatif au niveau de la population de l'utilisation de contraceptifs hormonaux sur les taux de séroconversion du VIH-1 et sur les taux de grossesse. RÉSULTATS: Les femmes qui ont déclaré utiliser des contraceptifs hormonaux lors de l'inscription à l'essai clinique présentaient un risque accru de séroconversion du VIH-1 (taux de risque ajusté: 1,24; IC de 95%: 0,97 à 1,58) par rapport aux femmes qui ont déclaré utiliser d'autres types de contraceptifs lors de l'inscription. Au niveau de la population, l'utilisation de contraceptifs hormonaux (comprimés ou injectables) au début et au cours du suivi de l'étude a représenté environ 20% (IC de 95%: 16 à 22%) des séroconversions du VIH-1. Toutefois, le RAP partiel a indiqué un impact relatif de 12% (IC de 95%: 9 à 15,7%). D'autre part, 72% (IC de 95%: 66 à 77%) des grossesses auraient pu être évitées si toutes les femmes avaient utilisé des contraceptifs hormonaux. CONCLUSION: Les femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux nécessitent des conseils détaillés sur la prévention simultanée de l'infection par le VIH-1.
OBJECTIVE: To estimate the potential impact of using hormonal contraceptives on rates of infection with human immunodeficiency virus type 1 (HIV-1) and pregnancy by theoretically removing the use of hormonal contraceptives from a study population. METHODS: A prospective cohort study included 3704 HIV-negative women who were enrolled in two biomedical trials that tested two vaginal microbicides (PRO 2000 and Carraguard®) for the prevention of HIV-1 in Durban, South Africa, in 2004-2009. Cox proportional hazards regression models along with partial population attributable risks (PARs) and their 95% confidence intervals (CIs) were calculated to assess the relative population-level impact of the use of hormonal contraceptives on HIV-1 seroconversion rates and on pregnancy rates. FINDINGS: Women who reported using hormonal contraceptives at enrolment in the trial had a higher risk of HIV-1 seroconversion (adjusted hazards ratio: 1.24; 95% CI: 0.97-1.58) than women who reported using other types of contraceptives at enrolment. At the population level, the use of hormonal contraceptives (pills or injectables) at baseline and during study follow-up accounted for approximately 20% (95% CI: 16-22) of HIV-1 seroconversions. However, the partial PAR indicated a relative impact of 12% (95% CI: 9.0-15.7). On the other hand, 72% (95% CI: 66-77) of the pregnancies could have been avoided if all women had used hormonal contraceptives. CONCLUSION: Women using hormonal contraceptives need comprehensive counselling on simultaneous prevention of HIV-1 infection.
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OBJECTIF: Estimer l'incidence des pneumonies graves associées au virus de l'influenza chez les enfants salvadoriens âgés de moins de 5 ans. MÉTHODES: Les données sur les enfants âgés de moins de 5 ans hospitalisés pour pneumonie grave dans un hôpital sentinelle de la région occidentale ont été recueillies chaque semaine. Des écouvillons nasaux et oropharyngés ont été prélevés auprès d'un échantillon de patients de convenance pour un test des virus respiratoires. Une enquête sur le recours aux soins de santé a été menée dans la zone desservie par l'hôpital afin de déterminer la proportion d'habitants ayant bénéficié de soins hospitaliers. L'incidence de la pneumonie sévère associée au virus de l'influenza chez tous les enfants salvadoriens âgés de moins de 5 ans a été estimée à partir de données d'épidémiosurveillance et de recensement, avec un ajustement pour le recours aux soins de santé. Des souches de virus grippal ont été sélectionnées par les «Centres des États-Unis d'Amérique pour le contrôle et la prévention des maladies» afin de déterminer leur adéquation avec les formulations des vaccins antigrippaux du Nord et du Sud de l'hémisphère. RÉSULTATS: Les médecins ont identifié 2554 cas de pneumonie grave. Des échantillons provenant de 608 cas ont été testés pour les virus respiratoires, et 37 d'entre eux (6%) étaient positifs au virus de la grippe. L'incidence estimée des pneumonies graves associées au virus de l'influenza était de 3,2 cas pour 1 000 personnes-années (intervalle de confiance IC de 95%: 2,8 à 3,7) pour l'ensemble de la période, de 1,5 cas pour 1 000 personnes-années (IC de 95%: 1,0 à 2,0) en 2008, de 7,6 cas pour 1 000 personnes-années (IC de 95%: 6,5 à 8,9) en 2009 et de 0,6 cas pour 1 000 personnes-années (IC de 95%: 0,3 à 1,0) en 2010. Les formulations vaccinales des hémisphères Nord et Sud correspondaient aux souches de virus de la grippe isolées au cours des années 2008 et 2010. CONCLUSION: Les pneumonies graves associées au virus de l'influenza sont fréquemment survenues chez les jeunes enfants salvadoriens au cours de la période 2008-2010. Les antigènes présents dans les formulations des vaccins contre la grippe des hémisphères Nord et Sud correspondaient aux souches en circulation.
OBJECTIVE: To estimate the incidence of influenza-virus-associated severe pneumonia among Salvadorian children aged < 5 years. METHODS: Data on children aged < 5 years admitted with severe pneumonia to a sentinel hospital in the western region were collected weekly. Nasal and oropharyngeal swab specimens were collected from a convenience sample of case patients for respiratory virus testing. A health-care utilization survey was conducted in the hospital catchment area to determine the proportion of residents who sought care at the hospital. The incidence of influenza-virus-associated severe pneumonia among all Salvadorian children aged < 5 years was estimated from surveillance and census data, with adjustment for health-care utilization. Influenza virus strains were characterized by the United States Centers for Disease Control and Prevention to determine their correspondence with northern and southern hemisphere influenza vaccine formulations. FINDINGS: Physicians identified 2554 cases of severe pneumonia. Samples from 608 cases were tested for respiratory viruses and 37 (6%) were positive for influenza virus. The estimated incidence of influenza-virus-associated severe pneumonia was 3.2 cases per 1000 person-years (95% confidence interval, CI: 2.8-3.7) overall, 1.5 cases per 1000 person-years (95% CI: 1.0-2.0) during 2008, 7.6 cases per 1000 person-years (95% CI: 6.5-8.9) during 2009 and 0.6 cases per 1000 person-years (95% CI: 0.3-1.0) during 2010. Northern and southern hemisphere vaccine formulations matched influenza virus strains isolated during 2008 and 2010. CONCLUSION: Influenza-virus-associated severe pneumonia occurred frequently among young Salvadorian children during 2008-2010. Antigens in northern and southern hemisphere influenza vaccine formulations corresponded to circulating strains.
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OBJECTIF: Rapporter les méthodes et les résultats d'un programme national de surveillance de la mortalité basée sur l'échantillonnage, mis en place au Viet Nam en 2009. MÉTHODES: Un échantillon national de 192 communes situées dans 16 provinces et couvrant une population d'environ 2,6 millions de personnes a été sélectionné par échantillonnage en grappes à plusieurs degrés. Pour l'année 2009, les décès ont été identifiés sur la base de plusieurs sources d'informations locales. Le recoupement des dossiers ainsi que des méthodes de capture-recapture ont été utilisés pour compiler les informations et évaluer l'exhaustivité des dossiers. Les tables de mortalité ont été calculées en utilisant les taux de mortalité présentés et ajustés par âge. Chaque décès a été suivi d'une autopsie orale pour déterminer la ou les causes probables de la mort. Les causes sous-jacentes ont été certifiées et codées selon les normes internationales. RÉSULTATS: Un nombre total de 9921 décès a été identifié dans la population de l'échantillon. L'exhaustivité des dossiers de décès a été estimée à 81%. Les espérances de vie à la naissance étaient, après ajustement, de respectivement 70,4 et 78,7 ans pour les hommes et les femmes. L'accident vasculaire cérébral représentait la principale cause de décès pour les deux sexes. D'autres causes importantes comprenaient les accidents de la route, les cancers et l'infection par le VIH chez les hommes, et les maladies cardiovasculaires, la pneumonie et le diabète chez les femmes. CONCLUSION: Le Viet Nam est en pleine transition épidémiologique. Bien que les données soient relativement complètes, elles pourraient être encore améliorées par une collaboration locale renforcée. Une certification médicale des décès dans les hôpitaux ainsi que des délais de rappel plus courts pour les entretiens d'autopsie orale permettraient d'améliorer la constatation de la cause de la mort.
OBJECTIVE: To report methods and results from a national sample mortality surveillance programme implemented in Viet Nam in 2009. METHODS: A national sample of 192 communes located in 16 provinces and covering a population of approximately 2.6 million was selected using multi-stage cluster sampling. Deaths for 2009 were identified from several local data sources. Record reconciliation and capture-recapture methods were used to compile data and assess completeness of the records. Life tables were computed using reported and adjusted age-specific death rates. Each death was followed up by verbal autopsy to ascertain the probable cause(s) of death. Underlying causes were certified and coded according to international guidelines. FINDINGS: A total of 9921 deaths were identified in the sample population. Completeness of death records was estimated to be 81%. Adjusted life expectancies at birth were 70.4 and 78.7 years for males and females, respectively. Stroke was the leading cause of death in both sexes. Other prominent causes were road traffic accidents, cancers and HIV infection in males, and cardiovascular conditions, pneumonia and diabetes in females. CONCLUSION: Viet Nam is undergoing the epidemiological transition. Although data are relatively complete, they could be further improved through strengthened local collaboration. Medical certification for deaths in hospitals, and shorter recall periods for verbal autopsy interviews would improve cause of death ascertainment.
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OBJECTIF: Déterminer les facteurs associés à l'incidence des effets indésirables liés à la circoncision masculine médicalisée volontaire (CMMV) dans le cadre de la prévention de l'infection par le VIH dans la province de Nyanza, Kenya. MÉTHODES: Une surveillance passive des sujets masculins de 12 ans et plus ayant subi une CMMV entre novembre 2008 et mars 2010 dans 16 cliniques de trois districts a été réalisée afin de détecter l'incidence d'effets indésirables pendant et après l'acte chirurgical. Un sous-groupe de participants a été sélectionné de manière aléatoire pour une surveillance postopératoire active et était contrôlé quant aux effets indésirables par le biais d'un entretien approfondi à domicile et d'un examen génital 28 à 45 jours après l'opération. Il a été procédé à une évaluation des indicateurs de performance de 167 prestataires de CMMV. RÉSULTATS: Le taux d'événements indésirables était de 0,1% pendant l'opération et de 2,1% après l'opération chez les participants du système clinique (n = 3705), et de 7,5% après l'opération chez les participants sous surveillance active (n = 1449). La concordance entre les systèmes était modérée (κ: 0.20; intervalle de confiance, IC: 0,09-0,32). Les prestataires ayant effectué plus de 100 procédures ont obtenu des taux d'événements indésirables de respectivement 0,7% et 4,3% pour le système clinique et les systèmes de surveillance active, et ont diminué la probabilité de réalisation d'une procédure susceptible de générer des effets indésirables. En outre, la durée moyenne de l'acte a été réduite de 24,0 à 15,5 minutes par l'expérience du prestataire. Parmi les prestataires ayant réalisé au moins 100 actes, le personnel infirmier et les médecins ont fourni des services équivalents. CONCLUSION: Afin de réduire le taux d'effets indésirables, il convient de s'assurer que les prestataires acquièrent un niveau souhaité d'expérience avant de réaliser des procédures non supervisées. Les événements indésirables observés par le prestataire, ainsi que ceux perçus par le patient, devraient tous deux faire l'objet d'une surveillance.
OBJECTIVE: To determine factors associated with the incidence of adverse events associated with voluntary medical male circumcision (VMMC) for the prevention of HIV infection in Nyanza province, Kenya. METHODS: Males aged 12 years or older who underwent VMMC between November 2008 and March 2010 in 16 clinics in three districts were followed through passive surveillance to monitor the incidence of adverse events during and after surgery. A subset of clinic participants was randomly selected for active surveillance post-operatively and was monitored for adverse events through a home-based, in-depth interview and a genital exam 28 to 45 days after surgery. Performance indicators were assessed for 167 VMMC providers. FINDINGS: The adverse event rate was 0.1% intra-operatively and 2.1% post-operatively among clinic system participants (n = 3705), and 7.5% post-operatively among participants under active surveillance (n = 1449). Agreement between systems was moderate (κ: 0.20; 95% confidence interval, CI: 0.09-0.32). Providers who performed more than 100 procedures achieved an adverse event rate of 0.7% and 4.3% in the clinic and active surveillance systems, respectively, and had decreased odds of performing a procedure resulting in an adverse event. With provider experience, the mean duration of the procedure also dropped from 24.0 to 15.5 minutes. Among providers who had performed at least 100 procedures, nurses and clinicians provided equivalent services. CONCLUSION: To reduce the adverse event rate, one must ensure that providers achieve a desired level of experience before they perform unsupervised procedures. Adverse events observed by the provider as well as those perceived by the client should both be monitored.
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PROBLÈME: Lors d'une épidémie ou pandémie de grippe, un accès en temps opportun aux antiviraux est essentiel pour atténuer la gravité et réduire la transmission de la maladie. Il convient de suivre les meilleures pratiques en matière d'approvisionnement, de stockage, de distribution, de prescription et d'administration si l'on veut assurer une délivrance du médicament la plus rapide possible. APPROCHE: Le Mexique a mis en place en 2006 un plan national de préparation en cas de pandémie et a créé une réserve antivirale stratégique. Un stock d'oseltamivir en poudre était centralisé pour une distribution à l'ensemble des 31 états et à la capitale en cas d'épidémie de grippe. ENVIRONNEMENT LOCAL: San Luis Potosí, dans le nord du Mexique, figurait parmi les états les plus durement touchés par l'épidémie de grippe H1N1 de 2009. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: L'oseltamivir en poudre était supposé être reconstitué localement, mais il a toutefois dû l'être de manière centralisée lors de l'épidémie de grippe de 2009. Des doutes ont commencé à se poser quant à la durée de conservation du produit reconstitué. Suite à ces difficultés, San Luis Potosí n'a reçu sa première livraison du médicament que 11 jours après le début de l'épidémie de grippe. En outre, les critères de cet état en termes d'administration ont dû être modifiés selon la disponibilité de l'oseltamivir. LEçONS TIRÉES: Les prévisions relatives à la demande de médicaments antiviraux devraient se baser sur des critères de distribution et d'administration clairement définis. Il faut également envisager la décentralisation de certaines réserves de médicaments. Le plan national mexicain de préparation aux pandémies doit être révisé en fonction des leçons apprises en 2009 afin d'améliorer la gestion stratégique des stocks et de permettre la livraison d'oseltamivir à la population dans les meilleurs délais.
PROBLEM: During an influenza outbreak or pandemic, timely access to antivirals is essential to reduce disease severity and transmission. Best practices in antiviral procurement, storage, distribution, prescription and dispensing must be followed for prompt drug delivery. APPROACH: Mexico implemented a national pandemic preparedness plan in 2006 and created a strategic antiviral stockpile. Oseltamivir powder was stored centrally in bulk for distribution to all 31 states and the capital district during an influenza outbreak. LOCAL SETTING: San Luis Potosí, in northern Mexico, was one of the states most intensely affected by the 2009 H1N1 influenza outbreak. RELEVANT CHANGES: The oseltamivir powder was meant to be reconstituted locally but had to be reconstituted centrally during the 2009 influenza outbreak. Doubts arose surrounding the shelf-life of the reconstituted product. As a result of these problems, the first supply of the drug reached San Luis Potosí 11 days after the influenza outbreak had begun. Furthermore, dispensing criteria at the state level had to be changed in conformity with the availability of oseltamivir. LESSONS LEARNT: Antiviral demand forecasts should be based on clearly defined distribution and dispensing criteria and decentralization of some of the medication stockpile should be considered. Mexico's national pandemic preparedness plan needs to be updated in accordance with the lessons learnt in 2009 to improve strategic stockpile management and ensure rapid delivery of oseltamivir to the population.
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PROBLÈME: Lorsqu'un pays élargit sa couverture santé, ses dépenses en médicaments croissent. Pour résoudre ce problème, l'OMS a recommandé que chaque pays établisse une liste de médicaments essentiels. Bien que la plupart des médicaments de la liste soient des génériques, les médicaments brevetés représentent une part importante des dépenses pharmaceutiques pour de nombreux pays. APPROCHE: Pour améliorer la gestion des dépenses relatives aux médicaments brevetés, le gouvernement mexicain a créé en 2008 la Commission de Coordination pour la Négociation du Prix des Médicaments et autres Fournitures Médicales (CCPNM), dont le rôle, comme son nom l'indique, est d'entamer des négociations tarifaires avec les fabricants des médicaments brevetés figurant sur la liste des médicaments essentiels du Mexique. ENVIRONNEMENT LOCAL: La dépense publique mexicaine se rapportant aux produits pharmaceutiques a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie en raison des efforts du gouvernement pour parvenir à une couverture universelle des soins de santé grâce à Seguro Popular, un programme d'assurance présenté en 2004 qui garantit l'accès à un ensemble complet de soins de santé et de médicaments. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Depuis 2008, la CCPNM a amélioré les procédures d'approvisionnement des institutions de santé publique du Mexique et a obtenu des réductions de prix significatives résultant en de substantielles économies quant aux dépenses pharmaceutiques publiques. LEçONS TIRÉES: La CCPNM a réussi à changer le paysage de la négociation des prix des médicaments sous brevet au Mexique. Cependant, elle rencontre également des difficultés, notamment le manque d'indicateurs explicites évaluant sa performance, une pénurie de personnel technique permanent suffisamment qualifié, une mauvaise coordination entre les institutions pour la préparation des archives nécessaires au respect des délais du processus de négociation annuelle, une communication insuffisante entre les comités et les institutions et un soutien politique trop faible pour assurer la viabilité de la CCPNM.
PROBLEM: As countries expand health insurance coverage, their expenditures on medicines increase. To address this problem, WHO has recommended that every country draw up a list of essential medicines. Although most medicines on the list are generics, in many countries patented medicines represent a substantial portion of pharmaceutical expenditure. APPROACH: To help control expenditure on patented medicines, in 2008 the Mexican Government created the Coordinating Commission for Negotiating the Price of Medicines and other Health Inputs (CCPNM), whose role, as the name suggests, is to enter into price negotiations with drug manufacturers for patented drugs on Mexico's list of essential medicines. LOCAL SETTING: Mexico's public expenditure on pharmaceuticals has increased substantially in the past decade owing to government efforts to achieve universal health-care coverage through Seguro Popular, an insurance programme introduced in 2004 that guarantees access to a comprehensive package of health services and medicines. RELEVANT CHANGES: Since 2008, the CCPNM has improved procurement practices in Mexico's public health institutions and has achieved significant price reductions resulting in substantial savings in public pharmaceutical expenditure. LESSONS LEARNT: The CCPNM has successfully changed the landscape of price negotiation for patented medicines in Mexico. However, it is also facing challenges, including a lack of explicit indicators to assess CCPNM performance; a shortage of permanent staff with sufficient technical expertise; poor coordination among institutions in preparing background materials for the annual negotiation process in a timely manner; insufficient communication among committees and institutions; and a lack of political support to ensure the sustainability of the CCPNM.
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RÉSUMÉ OBJECTIF: Évaluer les définitions de cas de grippe dans une collectivité rurale en Inde. MÉTHODES: On a inclus les habitants de la zone de l'étude, qui ont été hospitalisés pour toute affection médicale aiguë pendant au moins une nuit entre mai 2009 et avril 2011. Des échantillons respiratoires ont été collectés et testés pour les virus grippaux par une transcription inverse - réaction en chaîne par polymérase (PCR). Les résultats de la PCR ont été pris comme étalon pour l'évaluation des résultats des définitions de cas. RÉSULTATS: Sur les 3179 patients inclus dans l'analyse finale, 21% (665) étaient PCR-positifs au virus de la grippe, 96% déclaraient de la fièvre et 4% un essoufflement. La définition de cas par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) du syndrome respiratoire aigu sévère présentait une sensibilité de 11% chez les patients âgés de moins de 5 ans et de 3% chez les patients plus âgés. Lorsque l'essoufflement était exclu de la définition, la sensibilité augmentait (69% et 70%, respectivement) et des spécificités correspondantes de 43% et 53% étaient enregistrées. Chez les patients âgés de 5 ans et plus, la définition de cas par l'OMS du syndrome grippal présentait une sensibilité de 70% et une spécificité de 53%. L'ajout de la «toux et d'une fièvre déclarée ou mesurée» augmentait la sensibilité à 80%, mais diminuait la spécificité à 42%. CONCLUSION: La prise en compte de l'essoufflement dans la définition de cas par l'OMS du syndrome respiratoire aigu sévère peut sous-estimer lourdement la charge que représente la grippe dans les hôpitaux. L'exclusion de l'essoufflement de cette définition ou, de manière alternative, l'inclusion de la «toux et d'une fièvre mesurée ou déclarée» peut améliorer les estimations de la charge.
OBJECTIVE: To assess case definitions for influenza in a rural community in India. METHODS: Residents of the study area who were hospitalized for any acute medical condition for at least one night between May 2009 and April 2011 were enrolled. Respiratory specimens were collected and tested for influenza viruses in a reverse-transcription polymerase chain reaction (PCR). The PCR results were taken as the "gold standard" in evaluating the performance of several case definitions. FINDINGS: Of the 3179 patients included in the final analysis, 21% (665) were PCR-positive for influenza virus, 96% reported fever and 4% reported shortness of breath. The World Health Organization (WHO) case definition for severe acute respiratory illness had a sensitivity of 11% among patients aged < 5 years and of 3% among older patients. When shortness of breath was excluded from the definition, sensitivities increased (to 69% and 70%, respectively) and corresponding specificities of 43% and 53% were recorded. Among patients aged ≥ 5 years, WHO's definition of a case of influenza-like illness had a sensitivity of 70% and a specificity of 53%. The addition of "cough and reported or measured fever" increased sensitivity to 80% but decreased specificity to 42%. CONCLUSION: The inclusion of shortness of breath in WHO's case definition for severe acute respiratory illness may grossly underestimate the burden posed by influenza in hospitals. The exclusion of shortness of breath from this definition or, alternatively, the inclusion of "cough and measured or reported fever" may improve estimates of the burden.
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OBJECTIF: Réaliser une évaluation économique d'une intervention de transfert de tâches dans le cadre du traitement des troubles dépressifs et anxieux dans les établissements de soins primaires à Goa, en Inde. MÉTHODES: Des analyses de coût-utilité et coût-efficacité basées sur des modèles linéaires généralisés ont été effectuées dans le cadre d'un essai organisé dans 24 établissements publics et privés de soins primaires. Les sujets ont été répartis de manière aléatoire entre groupe d'intervention ou groupe témoin. Les sujets du groupe d'intervention ont bénéficié d'une psychoéducation, de la gestion de cas, d'une psychothérapie interpersonnelle et/ou d'antidépresseurs de la part d'agents de santé non professionnels. Les sujets du groupe témoin ont été traités par des médecins. L'utilisation des ressources de santé, le handicap de chaque sujet et le degré de morbidité psychiatrique, tel que mesuré par le Programme d'entretien clinique révisé, ont été déterminés à 2, 6 et 12 mois. RÉSULTATS: Les données complètes de chacun des trois suivis ont été recueillies pour 1243 (75,4%) et 938 (81,7%) des sujets inscrits dans les établissements publics et privés, respectivement. Dans les établissements publics, les sujets du groupe d'intervention connaissaient une amélioration plus importante de tous les résultats sanitaires étudiés que les sujets du groupe témoin. Les coûts en termes de temps étaient également significativement plus faibles dans le groupe d'intervention que dans le groupe témoin, alors que les coûts du système de santé dans les deux groupes étaient similaires. Dans les établissements privés, cependant, l'efficacité et les coûts enregistrés dans les deux groupes étaient similaires. CONCLUSION: Dans les établissements publics de soins primaires à Goa, le recours à des agents de santé non professionnels pour la prise en charge des sujets atteints de troubles mentaux communs était non seulement efficace en termes de coût, mais aussi plus économique.
OBJECTIVE: To carry out an economic evaluation of a task-shifting intervention for the treatment of depressive and anxiety disorders in primary-care settings in Goa, India. METHODS: Cost-utility and cost-effectiveness analyses based on generalized linear models were performed within a trial set in 24 public and private primary-care facilities. Subjects were randomly assigned to an intervention or a control arm. Eligible subjects in the intervention arm were given psycho-education, case management, interpersonal psychotherapy and/or antidepressants by lay health workers. Subjects in the control arm were treated by physicians. The use of health-care resources, the disability of each subject and degree of psychiatric morbidity, as measured by the Revised Clinical Interview Schedule, were determined at 2, 6 and 12 months. FINDINGS: Complete data, from all three follow-ups, were collected from 1243 (75.4%) and 938 (81.7%) of the subjects enrolled in the study facilities from the public and private sectors, respectively. Within the public facilities, subjects in the intervention arm showed greater improvement in all the health outcomes investigated than those in the control arm. Time costs were also significantly lower in the intervention arm than in the control arm, whereas health system costs in the two arms were similar. Within the private facilities, however, the effectiveness and costs recorded in the two arms were similar. CONCLUSION: Within public primary-care facilities in Goa, the use of lay health workers in the care of subjects with common mental disorders was not only cost-effective but also cost-saving.
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RÉSUMÉ OBJECTIF: Évaluer les connaissances et les perceptions des parents relatives à la polio et à la vaccination contre la polio, la participation autodéclarée à des activités de vaccination supplémentaires (AVS) contre la polio ciblant des enfants âgés de moins de 5 ans, mais aussi les raisons justifiant la non-participation. MÉTHODES: L'étude des méthodes mixtes a commencé par une enquête transversale à Karachi, au Pakistan. Un questionnaire structuré a été distribué afin d'évaluer les connaissances parentales relatives à la polio et à la participation aux AVS contre la polio, en septembre et octobre 2011. En outre, 30 parents d'origine ethnique pachtoune (un groupe à haut risque) ayant refusé de faire vacciner leurs enfants ont été interrogés de manière approfondie afin de déterminer les raisons de leur refus. Des analyses descriptives et bivariées par groupe ethnique et groupe socio-économique ont été réalisées pour les données quantitatives. Et une analyse thématique des entretiens qualitatifs avec les parents pachtounes a été effectuée. RÉSULTATS: Sur 1017 parents interrogés, 412 (41%) n'avaient jamais entendu parler de la polio, 132 (13%) n'avaient pas participé à une AVS et 157 (15,4%) n'avaient participé à aucune AVS. Parmi les non-participants, 34 (21,6%) ont déclaré ne pas avoir été contactés par un vaccinateur, 116 (73,9%) ont déclaré avoir refusé de participer, et 7 (4,5%) ont déclaré que l'enfant n'était pas à la maison lors de la visite du vaccinateur. Les refus se concentraient dans les familles pachtounes à faible revenu (43/441; 9,8%) et dans celles à revenu élevé de toute origine ethnique (71/153; 46,4%). Les Pachtounes possédant un faible revenu étaient plus susceptibles de ne pas avoir participé à des AVS contre la polio que les non-Pachtounes possédant un faible revenu (rapport des cotes, RC: 7,1; intervalle de confiance, IC de 95%: 3,47 à 14,5). Les raisons souvent citées par les Pachtounes pour le refus de la vaccination incluaient la peur de la stérilité, le manque de confiance dans le vaccin contre la polio, le scepticisme à l'égard du programme de vaccination et la crainte que le vaccin puisse contenir des ingrédients interdits par la religion. CONCLUSION: À Karachi, l'interruption de la transmission de la polio nécessite des interventions communautaires intégrées et participatives, ciblant les populations à risque élevé.
OBJECTIVE: To assess parent's knowledge and perceptions surrounding polio and polio vaccination, self-reported participation in polio supplementary immunization activities (SIAs) targeting children aged < 5 years, and reasons for non-participation. METHODS: The mixed methods study began with a cross-sectional survey in Karachi, Pakistan. A structured questionnaire was administered to assess parental knowledge of polio and participation in polio SIAs conducted in September and October 2011. Additionally, 30 parents of Pashtun ethnicity (a high-risk group) who refused to vaccinate their children were interviewed in depth to determine why. Descriptive and bivariate analyses by ethnic and socioeconomic group were performed for quantitative data; thematic analysis was conducted for qualitative interviews with Pashtun parents. FINDINGS: Of 1017 parents surveyed, 412 (41%) had never heard of polio; 132 (13%) did not participate in one SIA and 157 (15.4%) did not participate in either SIA. Among non-participants, 34 (21.6%) reported not having been contacted by a vaccinator; 116 (73.9%) reported having refused to participate, and 7 (4.5%) reported that the child was absent from home when the vaccinator visited. Refusals clustered in low-income Pashtun (43/441; 9.8%) and high-income families of any ethnic background (71/153; 46.4%). Low-income Pashtuns were more likely to not have participated in polio SIAs than low-income non-Pashtuns (odds ratio, OR: 7.1; 95% confidence interval, CI: 3.47-14.5). Reasons commonly cited among Pashtuns for refusing vaccination included fear of sterility; lack of faith in the polio vaccine; scepticism about the vaccination programme, and fear that the vaccine might contain religiously forbidden ingredients. CONCLUSION: In Karachi, interruption of polio transmission requires integrated and participatory community interventions targeting high-risk populations.
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RÉSUMÉ Le modèle de modes de transmission a été largement utilisé pour aider les décideurs à cibler les mesures empêchant l'infection par le virus d'immunodéficience humaine (VIH). Le modèle estime le nombre de nouvelles infections par le VIH au cours de l'année suivante, contractées par des individus appartenant aux groupes à risque identifiés d'une population donnée, en utilisant des données sur la taille des groupes, le comportement à risque global de chaque groupe, la prévalence actuelle de l'infection par le VIH entre partenaires sexuels ou d'injection de drogues de chaque groupe, et la probabilité de transmission du VIH associée aux divers comportements à risque. La force du modèle réside dans sa simplicité, permettant de synthétiser des données provenant d'une variété de sources, ce qui donne une meilleure caractérisation de l'épidémie du VIH dans certains contextes. Toutefois, des problèmes ont été relevés concernant les hypothèses qui sous-tendent la structure du modèle, les limites des données disponibles pour obtenir les paramètres d'entrée, ainsi que l'interprétation et la communication des résultats du modèle. L'objectif de la présente étude était d'améliorer l'utilisation du modèle en réévaluant son paradigme, sa structure et ses exigences en termes de données. Nous avons identifié les principales questions à poser lors de l'analyse et de l'interprétation des résultats du modèle, et nous faisons des recommandations visant à renforcer l'application du modèle à l'avenir.
The modes of transmission model has been widely used to help decision-makers target measures for preventing human immunodeficiency virus (HIV) infection. The model estimates the number of new HIV infections that will be acquired over the ensuing year by individuals in identified risk groups in a given population using data on the size of the groups, the aggregate risk behaviour in each group, the current prevalence of HIV infection among the sexual or injecting drug partners of individuals in each group, and the probability of HIV transmission associated with different risk behaviours. The strength of the model is its simplicity, which enables data from a variety of sources to be synthesized, resulting in better characterization of HIV epidemics in some settings. However, concerns have been raised about the assumptions underlying the model structure, about limitations in the data available for deriving input parameters and about interpretation and communication of the model results. The aim of this review was to improve the use of the model by reassessing its paradigm, structure and data requirements. We identified key questions to be asked when conducting an analysis and when interpreting the model results and make recommendations for strengthening the model's application in the future.
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Une enquête nationale sur la qualité de l'eau potable, menée en 2009, a fourni des données qui ont été utilisées pour faire une estimation actualisée de l'exposition chronique à l'arsenic au Bangladesh. On a découvert qu'environ 20 et 45 millions de personnes étaient exposées à des concentrations supérieures à la norme nationale de 50 µg/l et à la valeur indicative de 10 µg/l de l'Organisation mondiale de la Santé, respectivement. À partir des données d'exposition actualisées et des ratios de risque de mortalité toutes causes confondues, sur la base d'études épidémiologiques locales, on a estimé que l'exposition à des concentrations d'arsenic supérieures à 50 µg/l et entre 10-50 µg/l étaient à l'origine de 24 000, voire jusqu'à 19 000 décès annuels d'adultes dans le pays, respectivement. L'exposition varie considérablement dans les 64 districts. Chez les adultes, les décès associés à l'arsenic représentaient 0% à 15% de tous les décès. Un taux de mortalité associé à l'arsenic de 1 pour 18 décès d'adultes pourrait représenter au cours des 20 prochaines années un fardeau économique de 13 milliards de dollars américains (USD), en termes de perte de productivité seulement. La diminution de la quantité d'arsenic doit suivre une approche à deux niveaux: (i) considérer comme prioritaire la fourniture d'eau potable à environ 5 millions de personnes exposées à plus de 200 µg/l d'arsenic, et (ii) générer la capacité locale à effectuer des tests sur la teneur en arsenic. L'efficacité d'une telle approche a été démontrée lors du programme national 2006-2011 du Fonds des Nations unies pour l'enfance, qui a fourni de l'eau potable à des zones contaminées par l'arsenic, pour un coût de 11 USD par habitant. L'application à l'échelle nationale d'une telle approche coûterait quelques centaines de millions de dollars, mais permettrait d'améliorer la santé et la productivité de la population, en particulier pour les générations futures.
A national drinking water quality survey conducted in 2009 furnished data that were used to make an updated estimate of chronic arsenic exposure in Bangladesh. About 20 million and 45 million people were found to be exposed to concentrations above the national standard of 50 µg/L and the World Health Organization's guideline value of 10 µg/L, respectively. From the updated exposure data and all-cause mortality hazard ratios based on local epidemiological studies, it was estimated that arsenic exposures to concentrations > 50 µg/L and 10-50 µg/L account for an annual 24 000 and perhaps as many as 19 000 adult deaths in the country, respectively. Exposure varies widely in the 64 districts; among adults, arsenic-related deaths account for 0-15% of all deaths. An arsenic-related mortality rate of 1 in every 18 adult deaths could represent an economic burden of 13 billion United States dollars (US$) in lost productivity alone over the next 20 years. Arsenic mitigation should follow a two-tiered approach: (i) prioritizing provision of safe water to an estimated 5 million people exposed to > 200 µg/L arsenic, and (ii) building local arsenic testing capacity. The effectiveness of such an approach was demonstrated during the United Nations Children's Fund 2006-2011 country programme, which provided safe water to arsenic-contaminated areas at a cost of US$ 11 per capita. National scale-up of such an approach would cost a few hundred million US dollars but would improve the health and productivity of the population, especially in future generations.
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La politique publique joue un rôle clé dans l'amélioration de la santé de la population et dans la lutte contre les maladies, notamment les maladies non transmissibles. Il a cependant été difficile de mettre en œuvre une approche fondée sur des preuves pour formuler une politique publique saine, en partie en raison des barrières qui entravent le travail intégré entre chercheurs et décideurs. Cet article décrit une «boucle entre efficacité et faisabilité d'une politique» (PEFL) réunissant la modélisation épidémiologique, l'analyse de la situation locale et l'évaluation des options afin de favoriser la collaboration entre chercheurs et décideurs. La modélisation épidémiologique explore les déterminants des évolutions de maladie et les avantages sanitaires potentiels résultant de leur modification. L'analyse de situation étudie la conceptualisation actuelle de la politique, le niveau de conscience politique et l'engagement des principaux intervenants, et ce qui se passe réellement dans la pratique, aidant ainsi à identifier les lacunes de la politique. L'évaluation des options intègre la modélisation épidémiologique et l'analyse de situation pour étudier la faisabilité, les coûts et les avantages sanitaires potentiels de diverses options politiques. Les auteurs montrent comment la PEFL a été utilisée dans un projet visant à éclairer la politique publique sur la prévention des maladies cardiovasculaires et du diabète dans quatre régions de la Méditerranée orientale. Ils concluent que la PEFL peut offrir un cadre utile, permettant aux chercheurs et aux décideurs de réussir à travailler ensemble pour créer une politique basée sur des preuves, et ils encouragent une évaluation plus approfondie de cette approche.
Public policy plays a key role in improving population health and in the control of diseases, including non-communicable diseases. However, an evidence-based approach to formulating healthy public policy has been difficult to implement, partly on account of barriers that hinder integrated work between researchers and policy-makers. This paper describes a "policy effectiveness-feasibility loop" (PEFL) that brings together epidemiological modelling, local situation analysis and option appraisal to foster collaboration between researchers and policy-makers. Epidemiological modelling explores the determinants of trends in disease and the potential health benefits of modifying them. Situation analysis investigates the current conceptualization of policy, the level of policy awareness and commitment among key stakeholders, and what actually happens in practice, thereby helping to identify policy gaps. Option appraisal integrates epidemiological modelling and situation analysis to investigate the feasibility, costs and likely health benefits of various policy options. The authors illustrate how PEFL was used in a project to inform public policy for the prevention of cardiovascular diseases and diabetes in four parts of the eastern Mediterranean. They conclude that PEFL may offer a useful framework for researchers and policy-makers to successfully work together to generate evidence-based policy, and they encourage further evaluation of this approach.
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Les États membres de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) débattent actuellement du fond et de la forme d'un accord international visant à améliorer le financement et la coordination de la recherche et du développement (R&D) des produits de santé qui répondent aux besoins des pays en développement. Outre l'examen du contenu d'un éventuel accord juridique ou politique, les États membres peuvent juger utile de réfléchir sur la gamme complète des mécanismes de mise en œuvre disponibles pour que tout accord entre en vigueur. Il s'agit notamment de mécanismes permettant aux États de prendre des engagements, de régir les activités, de gérer les contributions financières, de prendre des décisions ultérieures, de surveiller les résultats mutuels et de promouvoir la conformité. Les États peuvent prendre des engagements contraignants ou non contraignants par le biais de conventions, contrats, déclarations ou réformes institutionnelles. Les États peuvent régir les activités visant à mettre en œuvre leurs accords par l'intermédiaire d'organisations internationales, de sous-agences, de coentreprises ou de processus d'auto-organisation. Le financement peut être géré par des fonds spécialisés, des institutions financières multilatérales, des organisations associatives ou l'autogestion coordonnée. Les décisions peuvent être prises à l'unanimité, par consensus, par vote égal, vote modifié ou délégation. Le contrôle peut être effectué par des pairs, des examens d'experts, des auto-évaluations ou la société civile. Ensemble, les États doivent choisir les options qu'ils préfèrent parmi toutes les catégories de mécanismes de mise en œuvre, dont chacune présente des avantages et des inconvénients. Le défi réside dans le choix des combinaisons de mécanismes les plus efficaces pour soutenir un accord international (ou un ensemble d'accords) qui réalise les aspirations collectives d'une manière et à un coût qui soient à la fois durables et acceptables pour les parties concernées. En prenant ces décisions, les États membres de l'OMS peuvent bénéficier d'années d'expérience avec ces différents mécanismes dans le domaine de la santé et ses secteurs connexes.
The Member States of the World Health Organization (WHO) are currently debating the substance and form of an international agreement to improve the financing and coordination of research and development (R&D) for health products that meet the needs of developing countries. In addition to considering the content of any possible legal or political agreement, Member States may find it helpful to reflect on the full range of implementation mechanisms available to bring any agreement into effect. These include mechanisms for states to make commitments, administer activities, manage financial contributions, make subsequent decisions, monitor each other's performance and promote compliance. States can make binding or non-binding commitments through conventions, contracts, declarations or institutional reforms. States can administer activities to implement their agreements through international organizations, sub-agencies, joint ventures or self-organizing processes. Finances can be managed through specialized multilateral funds, financial institutions, membership organizations or coordinated self-management. Decisions can be made through unanimity, consensus, equal voting, modified voting or delegation. Oversight can be provided by peer review, expert review, self-reports or civil society. Together, states should select their preferred options across categories of implementation mechanisms, each of which has advantages and disadvantages. The challenge lies in choosing the most effective combinations of mechanisms for supporting an international agreement (or set of agreements) that achieves collective aspirations in a way and at a cost that are both sustainable and acceptable to those involved. In making these decisions, WHO's Member States can benefit from years of experience with these different mechanisms in health and its related sectors.
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OBJECTIF: Estimer la population péruvienne vivant à proximité d'une exploitation minière, ancienne ou active, qui pourrait être exposée au plomb de sols contaminés. MÉTHODES: Les coordonnées géographiques de 113 mines actives, 138 usines de traitement du minerai et 3 fonderies, ainsi que de 7 743 anciens sites miniers, ont été compilées. La population vivant à moins de 5 km de ces sites a été calculée à partir de données du recensement de l'an 2000. En outre, la teneur en plomb du sol dans la ville minière historique de Cerro de Pasco et autour d'une mine et d'une usine de traitement du minerai récentes, près de la ville de Huaral, a été cartographiée en 2009 à l'aide d'un appareil portatif de spectrométrie de fluorescence X. RÉSULTATS: L'analyse spatiale a indiqué que 1,6 million de personnes au Pérou pourraient vivre à 5 km d'une exploitation minière active ou ancienne. Les deux tiers de la population potentiellement exposée représentaient 29 groupes d'exploitations minières, avec plus de 10 000 habitants chacun. Ces groupes incluaient 112 exploitations minières actives et 3 438 anciennes. Les niveaux de plomb du sol dépassaient 1 200 mg/kg, une norme de référence pour les sols résidentiels, dans 35 des 74 sites testés à Cerro de Pasco, mais dans seulement 4 des 47 sites testés dans les exploitations les plus récentes, près de Huaral. CONCLUSION: La contamination des sols par le plomb est probablement importante dans les villes minières du Pérou, mais le niveau de contamination est loin d'être uniforme dans l'espace. L'exposition des enfants par ingestion de sol pourrait être sensiblement réduite en cartographiant les niveaux de plomb des sols, en rendant cette information publique et en encourageant les communautés locales à tenir les enfants à distance des zones contaminées.
OBJECTIVE: To estimate the population of Peru living in the vicinity of active or former mining operations that could be exposed to lead from contaminated soil. METHODS: Geographic coordinates were compiled for 113 active mines, 138 ore processing plants and 3 smelters, as well as 7743 former mining sites. The population living within 5 km of these sites was calculated from census data for 2000. In addition, the lead content of soil in the historic mining town of Cerro de Pasco and around a recent mine and ore processing plant near the city of Huaral was mapped in 2009 using a hand-held X-ray fluorescence analyser. FINDINGS: Spatial analysis indicated that 1.6 million people in Peru could be living within 5 km of an active or former mining operation. Two thirds of the population potentially exposed was accounted for by 29 clusters of mining operations, each with a population of over 10 000 each. These clusters included 112 active and 3438 former mining operations. Soil lead levels exceeded 1200 mg/kg, a reference standard for residential soil, in 35 of 74 sites tested in Cerro de Pasco but in only 4 of 47 sites tested around the newer operations near Huaral. CONCLUSION: Soil contamination with lead is likely to be extensive in Peruvian mining towns but the level of contamination is spatially far from uniform. Childhood exposure by soil ingestion could be substantially reduced by mapping soil lead levels, making this information public and encouraging local communities to isolate contaminated areas from children.
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OBJECTIF: Déterminer la valeur prédictive de décès avant l'âge de 12 mois sur la base de la circonférence du bras à mi-hauteur (ou périmètre brachial, soit PB) et du score centré réduit poids-pour-taille (WFLz). MÉTHODES: Une analyse de cohorte rétrospective a été effectuée sur des nourrissons vivant à Keneba, dans la Gambie rurale. Les mesures anthropométriques ont été extraites des dossiers du système de surveillance démographique pour les nourrissons inscrits entre février 1974 et juillet 2008, dont le PB et le WFLz avaient été enregistrés entre 6 et 14 semaines, et dont le statut vital avait été enregistré au moins une fois par la suite. Les ratios de risque (RR), les fractions étiologiques du risque et les zones sous les courbes de caractéristique de fonctionnement du récepteur (ROC) ont été estimés pour évaluer la valeur du périmètre brachial et du WFLz afin de prédire le décès des nourrissons. RÉSULTATS: Sur 2 876 nourrissons inclus dans l'analyse, 40 sont morts avant l'âge de 12 mois. Le RR de décès dans ce groupe, par rapport aux nourrissons bien nourris était de 5,8 (intervalle de confiance de 95%, IC: 1,6 à 21) pour un WFLz < -3. Les RR des PB en dessous des seuils de 115 mm, 110 mm et 105 mm étaient de 4,5 (IC de 95%: 1,4 à 15), 9,5 (IC de 95%: 2,6 à 35) et 23 (IC de 95%: 4,2 à 122), respectivement. Les fractions étiologiques du risque pour un PB < 130 mm et un WFLz < 0 étaient de 51% et 13%, respectivement. Les zones sous la courbe ROC pour le décès en bas âge étaient respectivement de 0,55 (IC de 95%: 0,46 à 0,64) et de 0,64 pour le WFLz (IC de 95%: 0,55 à 0,73) et pour le PB. CONCLUSION: Parmi les nourrissons âgés de 6 à 14 semaines, un PB non ajusté s'est révélé performant afin d'identifier les nourrissons dont le risque de décès est accru.
OBJECTIVE: To determine the predictive value for death before 12 months of age of mid-upper arm circumference (MUAC) and weight-for-length Z score (WFLz). METHODS: A retrospective cohort analysis of infants living in Keneba, in rural Gambia, was conducted. Anthropometric measures were obtained from demographic surveillance system records for infants registered between February 1974 and July 2008 who had had MUAC and WFLz recorded at 6-14 weeks of age and vital status recorded at least once more. Hazard ratios (HRs), population attributable fractions and areas under receiver operating characteristic (ROC) curves were estimated to assess the predictive value for death in infancy of MUAC and WFLz. FINDINGS: Of 2876 infants included in the analysis, 40 died before the age of 12 months. The HR for death in this group versus in well-nourished infants was 5.8 (95% confidence interval, CI: 1.6-21) for a WFLz < -3. HRs for MUACs below the thresholds of 115 mm, 110 mm and 105 mm were 4.5 (95% CI: 1.4-15), 9.5 (95% CI: 2.6-35) and 23 (95% CI: 4.2-122), respectively. The attributable fractions for a MUAC < 130 mm and a WFLz < 0 were 51% and 13%, respectively. The areas under the ROC curve for death in infancy were 0.55 (95% CI: 0.46 to 0.64) for WFLz and 0.64 (95% CI: 0.55 to 0.73) for MUAC. CONCLUSION: Among infants aged 6 to 14 weeks, unadjusted MUAC showed good performance in identifying infants at increased risk of death.
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OBJECTIF: Décrire le système national indien de surveillance de la résistance aux médicaments antipaludiques, mesurer l'efficacité des traitements antipaludiques de première ligne et déterminer les facteurs de risque de l'échec du traitement. MÉTHODES: En 2009-2010, des études prospectives, avec 28 jours de suivi, ont été menées dans 25 sites sentinelles. On a administré aux patients infectés par le Plasmodium falciparum de l'artésunate et de la sulfadoxine-pyriméthamine (AS+SP). Ceux qui étaient infectés par le P. vivax ont reçu de la chloroquine. La réaction en chaîne par polymérase a été utilisée pour distinguer la réinfection après traitement de l'échec du traitement. Des isolats de P. falciparum ont été vérifiés pour déceler les mutations de dhfr et de dhps. RÉSULTATS: Un total de 1664 patients ont participé à l'étude. L'analyse de survie de Kaplan-Meier a montré une efficacité de 98,8% de l'AS+SP. La plupart des patients infectés par le P. falciparum ont vu disparaître leurs parasitémies dans les 24 heures suivant le début du traitement, mais 6, dont 4 avec échec du traitement, sont restés parasitémiques après 72 heures. Des doubles mutations de dhfr ont été trouvées dans 68,4% des isolats génotypés. Les triples ou quadruples mutations de dhfr et les mutations de dhps étaient rares. Une dose quotidienne d'artésunate inférieure à 3 mg par kg de poids corporel, un âge inférieur à 5 ans, et de la fièvre au moment de l'enregistrement ont été associés à un risque accru d'échec thérapeutique. La chloroquine restait efficace à 100% et faisait généralement disparaître les parasitémies de P. vivax dans les 48 heures. Les vomissements (observés chez 47 patients) étaient l'effet indésirable le plus fréquent. CONCLUSION: En Inde, le système national de surveillance de la résistance aux médicaments antipaludiques offre une large couverture. Les antipaludéens de première ligne utilisés dans le pays restent sûrs et efficaces. Le traitement du paludisme chez les jeunes enfants et les avantages relatifs de la posologie en fonction de l'âge et du poids nécessitent une étude plus poussée.
OBJECTIVE: To describe India's National Antimalarial Drug Resistance Monitoring System, measure the efficacy of first-line malaria treatments, and determine risk factors for treatment failure. METHODS: In 2009-2010, prospective studies with 28 days of follow-up were conducted at 25 sentinel sites. Patients infected with Plasmodium falciparum were given artesunate plus sulfadoxine-pyrimethamine (AS+SP); those infected with P. vivax were given chloroquine. Polymerase chain reaction was used to distinguish post-treatment reinfection from treatment failure. Isolates of P. falciparum were checked for dhfr and dhps mutations. FINDINGS: Overall, 1664 patients were enrolled. Kaplan-Meier survival analysis showed an efficacy of 98.8% for AS+SP. Most patients with P. falciparum parasitaemia cleared their parasitaemias within 24 hours of treatment initiation, but six, including four with treatment failure, remained parasitaemic after 72 hours. Double mutants in dhfr were found in 68.4% of the genotyped isolates. Triple or quadruple mutants in dhfr and mutations in dhps were rare. A daily dose of artesunate of < 3 mg per kg of body weight, age of less than 5 years, and fever at enrolment were associated with an increased risk of treatment failure. Chloroquine remained 100% efficacious and generally cleared P. vivax parasitaemias within 48 hours. Vomiting (seen in 47 patients) was the most common adverse event. CONCLUSION: India's National Antimalarial Drug Resistance Monitoring System provides wide coverage. The first-line antimalarials used in the country remain safe and efficacious. The treatment of malaria in young children and the relative benefits of age- and weight-based dosing need further exploration.
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Le programme d'utilisation intelligente des antibiotiques (ASU) a été lancé en Thaïlande comme un modèle visant à promouvoir l'usage rationnel des médicaments, à commencer par les antibiotiques. La première phase du programme a consisté à évaluer les interventions visant à modifier les pratiques de prescription. La deuxième phase a examiné la faisabilité d'une extension du programme. Actuellement, le programme en est à sa troisième phase, qui se concentre sur sa viabilité. Cet article décrit le concept sur lequel repose l'ASU, les modalités de fonctionnement du programme, l'élaboration de son cadre conceptuel et la mise en œuvre des deux premières phases. Pour changer les pratiques de prescription des antibiotiques, des interventions multiformes aux niveaux individuels et organisationnels ont été réalisées. Pour gérer le changement de comportement et développer le programme, on a recouru à des interventions au niveau du réseau et de la politique. Le Bureau national de la Sécurité sanitaire a adopté l'ASU comme critère de rémunération au rendement, une réalisation majeure qui a conduit à l'expansion du programme à l'échelle nationale. Malgré des ressources limitées, le développement du programme et sa viabilité ont été facilités par la promotion de la propriété locale et de la reconnaissance mutuelle, qui ont généré fierté et engagement. L'ASU est clairement un point de départ viable pour les efforts visant à rationaliser l'utilisation des médicaments en Thaïlande. Sa viabilité à long terme nécessitera un engagement local et un soutien politique continus, un contrôle efficace et l'intégration de l'ASU dans les systèmes de routine avec les incitations financières appropriées.
The Antibiotics Smart Use (ASU) programme was introduced in Thailand as a model to promote the rational use of medicines, starting with antibiotics. The programme's first phase consisted of assessing interventions intended to change prescribing practices; the second phase examined the feasibility of programme scale-up. Currently the programme is in its third phase, which centres on sustainability. This paper describes the concept behind ASU, the programme's functional modalities, the development of its conceptual framework and the implementation of its first and second phases. To change antibiotic prescription practices, multifaceted interventions at the individual and organizational levels were implemented; to maintain behaviour change and scale up the programme, interventions at the network and policy levels were used. The National Health Security Office has adopted ASU as a pay-for-performance criterion, a major achievement that has led to the programme's expansion nationwide. Despite limited resources, programme scale-up and sustainability have been facilitated by the promotion of local ownership and mutual recognition, which have generated pride and commitment. ASU is clearly a workable entry point for efforts to rationalize the use of medicines in Thailand. Its long-term sustainability will require continued local commitment and political support, effective auditing and integration of ASU into routine systems with appropriate financial incentives.
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Les technologies à faible coût pour diagnostiquer et suivre l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans les pays en voie de développement sont un sujet majeur de la recherche actuelle et des soins de santé dans le monde en développement. Tenant compte du besoin crucial d'accroître l'accès à des services de suivi du VIH dans les zones rurales des pays en voie de développement, beaucoup d'énergie a été consacrée au développement de technologies sur les lieux des soins, qui soient abordables, robustes, faciles à utiliser, portables et d'une précision quantitative suffisante pour permettre la prise de décisions cliniques. Pour le diagnostic de l'infection par le VIH, des tests à faible coût, tels que des tests d'écoulement latéraux et des dosages immunoenzymatiques, sont déjà en place et bien établis. Cependant, les tests quantitatifs portables pour un suivi rapide du VIH sur les lieux des soins n'ont été que récemment introduits sur le marché. Dans cette étude, nous évaluons les tests de diagnostic et de suivi du VIH à faible coût dans des contextes de ressources limitées, y compris les technologies prometteuses pouvant être utilisées sur les lieux des soins, qui sont disponibles ou seront bientôt mises sur le marché.
Low-cost technologies to diagnose and monitor human immunodeficiency virus (HIV) infection in developing countries are a major subject of current research and health care in the developing world. With the great need to increase access to affordable HIV monitoring services in rural areas of developing countries, much work has been focus on the development of point-of-care technologies that are affordable, robust, easy to use, portable and of sufficient quantitative accuracy to enable clinical decision-making. For diagnosis of HIV infection, some low-cost tests, such as lateral flow tests and enzyme-linked immunosorbent assays, are already in place and well established. However, portable quantitative tests for rapid HIV monitoring at the point of care have only recently been introduced to the market. In this review, we discuss low-cost tests for HIV diagnosis and monitoring in low-resource settings, including promising technologies for use at the point of care, that are available or close to market.
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L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a révisé ses recommandations mondiales relatives au traitement des femmes enceintes infectées par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) avec des antirétroviraux, ainsi qu'à la prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME) du VIH. Le projet initial des recommandations, publié en novembre 2009, a été suivi de lignes directrices entièrement révisées en juillet 2010. La version 2010 des recommandations relatives à la PTME a des implications importantes en termes de planification, de moyens humains et financiers. Les ministères de la Santé ont donc dû adapter leurs lignes directrices nationales pour refléter la version 2010 des recommandations relatives à la PTME, et la Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Foundation a suivi le processus d'adaptation dans les 14 pays où elle fournit un appui technique. Ce faisant, elle a cherché à comprendre les problèmes communs, les défis rencontrés et les décisions prises de manière à correctement cibler son assistance technique. En 2010, les pays ont adapté plus rapidement qu'en 2006 leurs lignes directrices nationales aux ultimes recommandations de l'OMS relatives à la PTME; les 14 pays inclus dans cette analyse ayant formellement effectué la révision dans les 15 mois suivant la diffusion de la version 2010 des recommandations relatives à la PTME. Les gouvernements ont utilisé divers processus et instances pour prendre des décisions tout au long du processus d'adaptation. Ils ont considéré des facteurs tels que la faisabilité, l'infrastructure de la fourniture de soins, la compatibilité avec la version 2006 des lignes directrices de l'OMS, l'équité et le coût. Ils ont été confrontés à plusieurs défis. Dans certains cas, les nouvelles recommandations ont été mises en œuvre avant d'être officiellement adaptées sous la forme de lignes directrices nationales, et aucune indication directe n'était disponible dans différents domaines techniques. Lors du développement des futures lignes directrices relatives à la PTME, l'OMS, les partenaires en charge de l'exécution et les autres parties prenantes pourront utiliser les informations contenues dans cet article pour planifier leur soutien aux ministères de la Santé.
The World Health Organization (WHO) revised its global recommendations on treating pregnant women infected with the human immunodeficiency virus (HIV) with antiretrovirals and preventing mother-to-child transmission (PMTCT) of HIV. Initial draft recommendations issued in November 2009 were followed by a full revised guideline in July 2010. The 2010 recommendations on PMTCT have important implications in terms of planning, human capacity and resources. Ministries of health therefore had to adapt their national guidelines to reflect the 2010 PMTCT recommendations, and the Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Foundation tracked the adaptation process in the 14 countries where it provides technical support. In doing so it sought to understand common issues, challenges, and the decisions reached and to properly target its technical assistance. In 2010, countries revised their national guidelines in accordance with WHO's most recent PMTCT recommendations faster than in 2006; all 14 countries included in this analysis formally conducted the revision within 15 months of the 2010 PMTCT recommendations' release. Governments used various processes and fora to make decisions throughout the adaptation process; they considered factors such as feasibility, health delivery infrastructure, compatibility with 2006 WHO guidelines, equity and cost. Challenges arose; in some cases the new recommendations were implemented before being formally adapted into national guidelines and no direct guidance was available in various technical areas. As future PMTCT guidelines are developed, WHO, implementing partners and other stakeholders can use the information in this paper to plan their support to ministries of health.
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Archiver systématiquement les données de la recherche sanitaire, ainsi que les enquêtes à grande échelle, et assurer l'accès aux bases de données offre des avantages économiques et peut améliorer la transparence, l'efficacité et la qualité de la recherche scientifique. Récemment, l'intérêt pour l'archivage et le partage des données s'est accru et, dans les pays développés, les organisations qui financent la recherche et les institutions adoptent de plus en plus de politiques de partage des données. En revanche, dans les pays en voie de développement, il y a un manque de prise de conscience des avantages liés à l'archivage des données et peu de discussions sur la politique de partage. De nombreuses bases de données, y compris celles des enquêtes à grande échelle, ne sont pas conservées de manière systématique, et leur accès pour une utilisation ultérieure est limité, ce qui réduit le retour sur investissement de la recherche. Plusieurs obstacles existent: la responsabilité organisationnelle n'est pas claire, l'infrastructure est limitée, tout comme le personnel disposant des compétences adéquates en matière d'analyse et de gestion des données, et les chercheurs peuvent être réticents à partager leurs résultats. Cet article examine les progrès récents réalisés dans le partage des données, ainsi que les stratégies et les modèles utilisés pour l'encourager et le faciliter, en mettant l'accent sur la région du Pacifique occidental de l'Organisation mondiale de la Santé. Une étude de cas aux Philippines démontre les avantages du partage de données en comparant le nombre et le type des publications associées à deux enquêtes à grande échelle, avec différentes approches du partage de données. La défense du partage de données et une direction efficace sont nécessaires, aux niveaux national et régional afin d'accroître la sensibilisation. Une approche étape par étape peut être la plus efficace: de grandes bases de données nationales pourraient d'abord être mises à disposition pour développer les méthodes et les compétences nécessaires, et favoriser une culture du partage de données. La duplication des coûts et des efforts pourrait être évitée grâce à la collaboration entre les pays. Dans les pays en voie de développement, des interventions sont nécessaires pour renforcer les capacités de gestion et d'analyse des données.
Systematically archiving data from health research and large-scale surveys and ensuring access to databases offer economic benefits and can improve the accountability, efficiency and quality of scientific research. Recently, interest in data archiving and sharing has grown and, in developed countries, research funders and institutions are increasingly adopting data-sharing policies. In developing countries, however, there is a lack of awareness of the benefits of data archiving and little discussion of policy. Many databases, even those of large-scale surveys, are not preserved systematically and access for secondary use is limited, which reduces the return on research investment. Several obstacles exist: organizational responsibility is unclear; infrastructure and personnel with appropriate data management and analysis skills are scarce; and researchers may be reluctant to share. This article considers recent progress in data sharing and the strategies and models used to encourage and facilitate it, with a focus on the World Health Organization Western Pacific Region. A case study from the Philippines demonstrates the benefits of data sharing by comparing the number and type of publications associated with two large-scale surveys with different approaches to sharing. Advocacy and leadership are needed at both national and regional levels to increase awareness. A step-by-step approach may be the most effective: initially large national databases could be made available to develop the methods and skills needed and to foster a data-sharing culture. Duplication of costs and effort could be avoided by collaboration between countries. In developing countries, interventions are required to build capacity in data management and analysis.
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OBJECTIF: Établir un processus, sous la direction d'experts, visant à identifier les priorités de la recherche en matière de santé sexuelle et reproductive chez l'adolescent dans les pays à revenu faible et moyen. MÉTHODES: Les auteurs ont modifié la méthode d'établissement des priorités de l'Initiative pour la recherche en santé et nutrition infantiles (CHNRI) afin d'obtenir la contribution de près de 300 chercheurs, gestionnaires de programmes de santé et donateurs, de formation et d'expérience très diverses, et provenant de toutes les régions géographiques. Dans le cadre d'un processus en trois phases, ils ont demandé à ces experts de: (i) classer les domaines de résultats par ordre d'importance, (ii) formuler des questions de recherche au sein de chaque domaine, et (iii) classer les questions formulées. RÉSULTATS: Sept domaines de la santé sexuelle et reproductive des adolescents ont été identifiés comme importants: (i) la santé maternelle;(ii) la contraception; (iii) la violence sexiste; (iv) le traitement et les soins des patients infectés par le virus de immunodéficience humaine (VIH);(v) l'avortement; (vi) l'intégration de la planification familiale et des services liés au VIH et (vii) les infections sexuellement transmissibles. Les experts ont généré de 30 à 40 questions de recherche dans chaque domaine. Pour déterminer le caractère prioritaire de ces questions, ils ont appliqué cinq critères: clarté, capacité de réponse, impact, mise en uvre et pertinence en termes d'équité. Les classements se basaient sur les scores moyens généraux, dérivés de la moyenne des scores pour les critères individuels. Les experts étaient entièrement d'accord sur l'importance relative des questions dans chaque domaine. CONCLUSION: Les questions de recherche sur la prévalence des maladies qui affectent les adolescents cèdent la place à des questions de recherche sur l'intensification des interventions existantes et le développement de nouvelles interventions. Les méthodes de la CHNRI peuvent être utilisées par les donateurs et les gestionnaires de programmes de santé pour fixer les priorités de la recherche sur la santé sexuelle et reproductive chez les adolescents.
OBJECTIVE: To conduct an expert-led process for identifying research priorities in adolescent sexual and reproductive health in low- and middle-income countries. METHODS: The authors modified the priority-setting method of the Child Health and Nutrition Research Initiative (CHNRI) to obtain input from nearly 300 researchers, health programme managers and donors with wide-ranging backgrounds and experiences and from all geographic regions. In a three-Phase process, they asked these experts to: (i) rank outcome areas in order of importance; (ii) formulate research questions within each area, and (iii) rank the formulated questions. FINDINGS: Seven areas of adolescent sexual and reproductive health were identified as important: (i) maternal health; (ii) contraception; (iii) gender-based violence; (iv) treatment and care of patients with human immunodeficiency virus (HIV) infection; (v) abortion; (vi) integration of family planning and HIV-related services and (vii) sexually transmitted infections. Experts generated from 30 to 40 research questions in each area, and to prioritize these questions, they applied five criteria focused on: clarity, answerability, impact, implementation and relevance for equity. Rankings were based on overall mean scores derived by averaging the scores for individual criteria. Experts agreed strongly on the relative importance of the questions in each area. CONCLUSION: Research questions on the prevalence of conditions affecting adolescents are giving way to research questions on the scale-up of existing interventions and the development of new ones. CHNRI methods can be used by donors and health programme managers to prioritize research on adolescent sexual and reproductive health.
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OBJECTIF: Déterminer l'effet de la supplémentation hebdomadaire en vitamine A à faible dose sur la mortalité spécifique des femmes en âge de procréer au Ghana. MÉTHODES: Une étude randomisée, en triple aveugle, contrôlée contre placebo, a été menée dans sept districts de la région de Brong Ahafo au Ghana. Les femmes âgées de 15 à 45 ans, capables de donner un consentement éclairé et amenées à vivre dans la région de l'étude pendant au moins 3 mois, ont été incluses et il a été déterminé qu'elles recevraient une fois par semaine, au hasard selon leur groupe de résidence, de la vitamine A par voie orale (7 500 µg) ou un placebo. La randomisation a été fixée par deux groupes dans chaque zone recevant la vitamine A et deux groupes recevant le placebo. Toutes les 4 semaines, les agents de terrain distribuaient les capsules et recueillaient les données lors de visites à domicile. Des autopsies orales ont été effectuées par les superviseurs sur le terrain et analysées par des médecins, qui déterminaient la cause du décès. Les taux de mortalité spécifique dans les deux groupes ont été comparés à l'aide d'une régression de Poisson pour valider la randomisation des groupes. L'analyse, basée sur l'intention de traiter, était basée sur le groupe de résidence, pour des femmes éligibles à l'étude ayant reçu les capsules de supplément ou de placebo de manière constante pendant 6 mois. RÉSULTATS: L'analyse s'est basée sur 581 870 années-femmes et 2624 décès. Les taux de mortalité spécifique ont été jugés similaires dans les deux groupes de l'étude. CONCLUSION: Les suppléments en vitamine A à faible dose administrés hebdomadairement ne sont d'aucune utilité dans les programmes visant à réduire la mortalité chez les femmes en âge de procréer.
OBJECTIVE: To determine the effect of weekly low-dose vitamin A supplementation on cause-specific mortality in women of reproductive age in Ghana. METHODS: A cluster-randomized, triple-blind, placebo-controlled trial was conducted in seven districts of the Brong Ahafo region of Ghana. Women aged 15-45 years who were capable of giving informed consent and intended to live in the trial area for at least 3 months were enrolled and randomly assigned, according to their cluster of residence, to receive oral vitamin A (7500 µg) or placebo once a week. Randomization was blocked, with two clusters in each fieldwork area allocated to vitamin A and two to placebo. Every 4 weeks, fieldworkers distributed capsules and collected data during home visits. Verbal autopsies were conducted by field supervisors and reviewed by physicians, who assigned a cause of death. Cause-specific mortality rates in both arms were compared by means of random-effects Poisson regression models to allow for the cluster randomization. Analysis was by intention-to-treat, based on cluster of residence, with women eligible for inclusion once they had consistently received the supplement or placebo capsules for 6 months. FINDINGS: The analysis was based on 581 870 woman-years and 2624 deaths. Cause-specific mortality rates were found to be similar in the two study arms. CONCLUSION: Low-dose vitamin A supplements administered weekly are of no benefit in programmes to reduce mortality in women of childbearing age.
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OBJECTIF: Déterminer si les politiques de sécurité routière introduites entre 2000 et 2010 en Catalogne, Espagne, qui visaient principalement à réduire de 50% les décès causés par des collisions routières avant 2010, ont été associées à des avantages économiques pour la société. MÉTHODES: Une analyse des coûts a été réalisée dans une perspective sociétale sur un horizon temporel de 10 ans. Elle a pris en compte les coûts suivants: les admissions à l'hôpital, les transports en ambulance, les autopsies, les soins de santé spécialisés, la police, les pompiers et les dépannages routiers, l'adaptation au handicap et la productivité perdue en raison du placement des personnes dans des établissements spécialisés, les décès ou les congés des blessés ou de leurs aidants, ainsi que les coûts matériels et les frais administratifs. Les données provenaient du registre d'un hôpital catalan, du système d'information du Service catalan de la circulation, des compagnies d'assurance et d'autres sources. Tous les coûts ont été calculés en euros (€), selon les valeurs de l'année 2011. RÉSULTATS: Une diminution substantielle des décès causés par collision routière a été observée entre 2000 et 2010. Entre 2001 et 2010, grâce à la mise en œuvre de nouvelles politiques de sécurité routière, on a recensé une diminution de 26 063 collisions routières avec victimes, une diminution de 2909 décès (57%) et une diminution de 25 444 hospitalisations. Le total des économies estimé sur les coûts était d'environ 18 000 millions déuros. En ce qui concerne ce chiffre, environ 97% résultaient de la réduction des coûts liés à la perte de productivité. Parmi les économies restantes, 63% étaient associées aux soins de santé spécialisés, 15% à l'adaptation au handicap et 8,1% aux soins hospitaliers. CONCLUSION: Les politiques de sécurité routière mises en place en Catalogne ces dernières années ont été associées à une réduction du nombre de décès et de blessures causés par des collisions routières et à des avantages économiques substantiels pour la société.
OBJECTIVE: To determine whether the road safety policies introduced between 2000 and 2010 in Catalonia, Spain, which aimed primarily to reduce deaths from road traffic collisions by 50% by 2010, were associated with economic benefits to society. METHODS: A cost analysis was performed from a societal perspective with a 10-year time horizon. It considered the costs of: hospital admissions; ambulance transport; autopsies; specialized health care; police, firefighter and roadside assistance; adapting to disability; and productivity lost due to institutionalization, death or sick leave of the injured or their caregivers; as well as material and administrative costs. Data were obtained from a Catalan hospital registry, the Catalan Traffic Service information system, insurance companies and other sources. All costs were calculated in euros (€) at 2011 values. FINDINGS: A substantial reduction in deaths from road traffic collisions was observed between 2000 and 2010. Between 2001 and 2010, with the implementation of new road safety policies, there were 26 063 fewer road traffic collisions with victims than expected, 2909 fewer deaths (57%) and 25 444 fewer hospitalizations. The estimated total cost savings were around €18 000 million. Of these, around 97% resulted from reductions in lost productivity. Of the remaining cost savings, 63% were associated with specialized health care, 15% with adapting to disability and 8.1% with hospital care. CONCLUSION: The road safety policies implemented in Catalonia in recent years were associated with a reduction in the number of deaths and injuries from traffic collisions and with substantial economic benefits to society.
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OBJECTIF: Évaluer le problème de la tuberculose multirésistante (TB-MR) sur le territoire biélorusse et explorer les facteurs de risque associés. MÉTHODES: Au cours d'une enquête nationale menée en 2010-2011, 1420 cas de tuberculose (TB) ont été dépistés et 934 cas nouveaux ainsi que 410 cas précédemment traités ont été jugés conformes aux critères d'inclusion. Des isolats de Mycobacterium tuberculosis provenant de chaque patient admissible ont été testés pour leur sensibilité envers les médicaments antituberculeux. Des informations sociocomportementales ont été recueillies lors d'entretiens basés sur un questionnaire structuré. RÉSULTATS: La TB-MR a été détectée dans respectivement 32,3% et 75,6% des cas nouveaux et des cas traités antérieurement, et 11,9% des 612 patients porteurs de la TB-MR présentaient une forme de tuberculose ultrarésistante (TB-UR). Un historique de traitement antérieur pour la TB représentait le principal facteur de risque indépendant pour la TB-MR (rapport des cotes, RC: 6,1; intervalle de confiance à 95%, IC: 4,8 à 7,7). Les autres facteurs de risque indépendants comprenaient l'infection par le virus d'immunodéficience humaine (VIH) (RC: 2,2; IC à 95%: 1,4 à 3,5), l'âge <35 ans (RC: 1,4 ; IC à 95%: 1,0 à 1,8), un historique d'emprisonnement (RC: 1,5; IC à 95%: 1,1 à 2,0), une invalidité suffisante pour empêcher le travail (RC: 1,9 ; IC à 95%: 1,2 à 3,0), l'alcoolisme (RC: 1,3; IC à 95%: 1,0 à 1,8) et le tabagisme (RC: 1,5; IC à 95%: 1,1 à 2,0). CONCLUSION: La TB-MR est très fréquente chez les patients atteints de tuberculose en Bélarus. Les nombreux facteurs de risque identifiés pour la TB-MR et la convergence entre l'épidémie de TB-MR et l'infection par le VIH exigent non seulement de renforcer la collaboration entre les programmes antituberculeux et de lutte contre le VIH, mais aussi la mise en œuvre de mesures innovantes pour accélérer la détection de la résistance à la tuberculose et améliorer l'observance du traitement.
OBJECTIVE: To assess the problem of multidrug-resistant tuberculosis (MDR-TB) throughout Belarus and investigate the associated risk factors. METHODS: In a nationwide survey in 2010-2011, 1420 tuberculosis (TB) patients were screened and 934 new and 410 previously treated cases ofTB were found to meet the inclusion criteria. Isolates of Mycobacterium tuberculosis from each eligible patient were tested for susceptibility to anti-TB drugs. Sociobehavioural information was gathered in interviews based on a structured questionnaire. FINDINGS: MDR-TB was found in 32.3% and 75.6% of the new and previously treated patients, respectively, and, 11.9% of the 612 patients found to have MDR-TB had extensively drug-resistant TB (XDR-TB). A history of previous treatment for TB was the strongest independent risk factor for MDR-TB (odds ratio, OR: 6.1; 95% confidence interval, CI: 4.8-7.7). The other independent risk factors were human immunodeficiency virus (HIV) infection (OR: 2.2; 95% CI: 1.4-3.5), age < 35 years (OR: 1.4; 95% CI: 1.0-1.8), history of imprisonment (OR: 1.5; 95% CI: 1.1-2.0), disability sufficient to prevent work (OR: 1.9; 95% CI: 1.2-3.0), alcohol abuse (OR: 1.3; 95% CI: 1.0-1.8) and smoking (OR: 1.5; 95% CI: 1.1-2.0). CONCLUSION: MDR-TB is very common among TB patients throughout Belarus. The numerous risk factors identified for MDR-TB and the convergence of the epidemics of MDR-TB and HIV infection call not only for stronger collaboration between TB and HIV control programmes, but also for the implementation of innovative measures to accelerate the detection of TB resistance and improve treatment adherence.
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OBJECTIF: Déterminer si l'intégration de la thérapie antirétrovirale (TAR) dans les établissements de soins prénataux (ESP) et de santé maternelle et infantile (SMI) pourrait améliorer les résultats du programme et la santé du patient. MÉTHODES: Les auteurs ont systématiquement recherché via PubMed, Embase, African Index Medicus et LILACS des essais contrôlés randomisés, des études de cohorte prospectives et des études de cohorte rétrospectives comparant les résultats des cliniques ESP ou SMI ayant ou n'ayant pas intégré la TAR. Les résultats pris en compte comprenaient la couverture, la participation et la rétention de la TAR, ainsi que la mortalité et la transmission du virus d'immunodéficience humaine (VIH). RÉSULTATS: Quatre études répondaient aux critères d'inclusion. Toutes ont été menées dans des cliniques ESP Une participation accrue des femmes enceintes à la TAR a été observée dans les cliniques ESP qui l'avaient intégrée (risque relatif, RR: 2,09; intervalle de confiance IC à 95%: 1,78 à 2,46; /2: 15%). Une couverture plus importante de la TAR a également été notée dans ces cliniques (RR: 1,37; IC à 95%: 1,05 à 1,79; /2: 83%). Les analyses de sensibilité ont révélé une tendance à la prévalence nationale de l'infection par le VIH pour expliquer l'hétérogénéité de la taille de l'effet de l'intégration de la TAR sur sa couverture (P = 0,13). La rétention de la TAR était similaire dans les cliniques ESP avec ou sans intégration de la TAR. CONCLUSION: Bien que peu de données aient été disponibles, l'intégration de la TAR dans les cliniques ESP semblait entraîner une augmentation des taux de participation et de couverture de la TAR. Les taux de rétention de la TAR restent semblables à ceux qui sont observés dans les modèles de référence.
OBJECTIVE: To determine whether integrating antiretroviral therapy (ART) into antenatal care (ANC) and maternal and child health (MCH) clinics could improve programmatic and patient outcomes. METHODS: The authors systematically searched PubMed, Embase, African Index Medicus and LiLACS for randomized controlled trials, prospective cohort studies, or retrospective cohort studies comparing outcomes in ANC or MCH clinics that had and had not integrated ART. The outcomes of interest were ART coverage, ART enrolment, ART retention, mortality and transmission of human immunodeficiency virus (HIV). FINDINGS: Four studies met the inclusion criteria. All were conducted in ANC clinics. Increased enrolment of pregnant women in ART was observed in ANC clinics that had integrated ART (relative risk, RR: 2.09; 95% confidence interval, CI; 1.78-2.46; /2: 15%). Increased ART coverage was also noted in such clinics (RR: 1.37; 95% CI: 1.05-1.79; /2: 83%). Sensitivity analyses revealed a trend for the national prevalence of HIV infection to explain the heterogeneity in the size of the effect of ART integration on ART coverage (P=0.13). Retention in ART was similar in ANC clinics with and without ART integration. CONCLUSION: Although few data were available, ART integration in ANC clinics appears to lead to higher rates of ART enrolment and ART coverage. Rates of retention in ART remain similar to those observed in referral-based models.
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La faible consommation de fruits et de légumes contribue de manière significative à la charge mondiale de morbidité. Au lendemain de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non transmissibles (MNT), qui s'est tenue en septembre 2011, une hausse de la consommation de fruits et de légumes est à prévoir, et cette demande accrue devra être satisfaite par une offre accrue. L'Organisation mondiale de la Santé, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et la Banque mondiale ont mis en évidence le potentiel existant, pour les pays en voie de développement, à bénéficier sur le plan nutritionnel et économique de l'augmentation de la production et de l'exportation de fruits et de légumes. L'Aide pour le commerce, lancée en 2005 en tant qu'initiative visant à lier de manière holistique l'aide au développement et le commerce, permet aux secteurs de la santé et du commerce de travailler conjointement afin d'améliorer la santé et de renforcer le développement. Le programme de travail de l'Aide pour le commerce met l'accent sur l'importance de la cohérence des politiques intersectorielles, pourtant l'objectif commun motivant l'initiative de l'Aide pour le commerce et les efforts de prévention liés aux MNT n'a pas été étudié. Dans ce document de travail, l'analyse de la chaîne de l'approvisionnement alimentaire été utilisée pour montrer aux décideurs des politiques de santé que l'Aide pour le commerce peut fournir un mécanisme d'augmentation de l'offre en fruits et légumes dans les pays en voie de développement. LAide pour le commerce est un canal de financement préexistant, aux responsabilités et aux mécanismes déclaratifs clairs. Toutefois ses priorités sont déterminées avec peu ou pas d'apport de la part du secteur de la santé. Ce document de travail vise à permettre aux décideurs de la santé publique, aux praticiens et aux défenseurs d'améliorer la cohérence entre commerce et politiques de santé publique, en mettant en avant le rôle potentiel de l'Aide pour le commerce dans cette entreprise.
Low fruit and vegetable consumption is an important contributor to the global burden of disease. In the wake of the United Nations High-level Meeting on Non-Communicable Diseases (NCDs), held in September 2011, a rise in the consumption of fruits and vegetables is foreseeable and this increased demand will have to be met through improved supply. The World Health Organization, the Food and Agriculture Organization and the World Bank have highlighted the potential for developing countries to benefit nutritionally and economically from the increased production and export of fruit and vegetables. Aid for Trade, launched in 2005 as an initiative designed to link development aid and trade holistically, offers an opportunity for the health and trade sectors to work jointly to enhance health and development. The Aid for Trade work programme stresses the importance of policy coherence across sectors, yet the commonality of purpose driving the Aid for Trade initiative and NCD prevention efforts has not been explored. In this paper food supply chain analysis was used to show health policy-makers that Aid for Trade can provide a mechanism for increasing the supply of fruits and vegetables in developing countries. Aid for Trade is an existing funding channel with clear accountability and reporting mechanisms, but its priorities are determined with little or no input from the health sector. The paper seeks to enable public health policy-makers, practitioners and advocates to improve coherence between trade and public health policies by highlighting Aid for Trade's potential role in this endeavour.
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PROBLÃ^ME: L'Organisation mondiale de la Santé a élaboré des lignes directrices claires pour la prévention de la transmission mère-enfant (PTME) du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). S'assurer que tous les éléments du programme de PTME soient mis en Å“uvre de manière qualitative dans tous les établissements présente cependant des défis. APPROCHE: Bien que l'Afrique du Sud ait lancé son programme de PTME en 2002, plus tard que la plupart des autres pays, le soutien politique a augmenté depuis 2008. La recherche opérationnelle a reçu davantage d'attention, et les données objectives ont été utilisées plus efficacement. ENVIRONNEMENT LOCAL: En 2010, environ 30% de toutes les femmes enceintes en Afrique du Sud étaient séropositives, et la moitié de tous les décès dénfants de moins de 5 ans étaient associée au virus. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Entre 2008 et 2011, la proportion estimée de nourrissons de moins de 2 mois exposés au VIH, ayant subi une réaction en chaîne par polymérase (PCR) de routine visant à détecter la transmission précoce du VIH, est passée de 36,6% à 70,4%. Le taux estimé de transmission du VIH a diminué, passant de 9,6% à 2,8%. Les enquêtes basées sur la population en 2010 et 2011 ont signalé des taux de transmission de 3,5% et 2,7%, respectivement. LEÇONS TIRÉES: Voici certaines actions essentielles pour améliorer les résultats du programme: assurer la mise en Å“uvre rapide des changements de politique de PTME sur le terrain, grâce à la formation et à la diffusion des lignes directrices; assurer une bonne coordination avec les partenaires techniques, comme les agences de santé internationales et locales et les organisations non gouvernementales; et utiliser les données et les indicateurs relatifs à tous les aspects du programme de PTME. Il est aussi utile de permettre au personnel soignant des établissements de soins de santé primaires d'initier un traitement antirétroviral et de développer les services de laboratoire pour les décomptes de cellules CD4 + T et les tests PCR.
PROBLEM: The World Health Organization has produced clear guidelines for the prevention of mother-to-child transmission (PMTCT) of the human immunodeficiency virus (HIV). However, ensuring that all PMTCT programme components are implemented to a high quality in all facilities presents challenges. APPROACH: Although South Africa initiated its PMTCT programme in 2002, later than most other countries, political support has increased since 2008. Operational research has received more attention and objective data have been used more effectively. LOCAL SETTING: In 2010, around 30% of all pregnant women in South Africa were HIV-positive and half of all deaths in children younger than 5 years were associated with the virus. RELEVANT CHANGES: Between 2008 and 2011, the estimated proportion of HIV-exposed infants younger than 2 months who underwent routine polymerase chain reaction (PCR) tests to detect early HIV transmission increased from 36.6% to 70.4%. The estimated HIV transmission rate decreased from 9.6% to 2.8%. Population-based surveys in 2010 and 2011 reported transmission rates of 3.5% and 2.7%, respectively. LESSONS LEARNT: Critical actions for improving programme outcomes included: ensuring rapid implementation of changes in PMTCT policy at the field level through training and guideline dissemination; ensuring good coordination with technical partners, such as international health agencies and international and local nongovernmental organizations; and making use of data and indicators on all aspects of the PMTCT programme. Enabling health-care staff at primary care facilities to initiate antiretroviral therapy and expanding laboratory services for measuring CD4+ T-cell counts and for PCR testing were also helpful.
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PROBLÃ^ME: Le gouvernement central chinois a lancé le plan de réforme du système de santé en 2009 pour renforcer la lutte contre les maladies et l'amélioration de la santé, et pour fournir un paquet de services de base en termes de santé publique. Les médecins de village reçoivent une subvention modeste pour offrir des services de santé publique liés à ce paquet. Leurs opinions sur cette subvention et la fourniture de services de santé publique pourraient avoir une influence sur la qualité et l'efficacité des services de santé préventive et sur la surveillance des maladies. APPROCHE: Pour comprendre les perspectives des médecins de village sur la subvention et leur expérience dans le domaine de la fourniture de services de santé publique, nous avons organisé 10 discussions de groupe cible avec des médecins de village, 12 entrevues approfondies avec des directeurs de centres de santé cantonaux et 4 entrevues approfondies avec des directeurs départementaux de centres pour la lutte et la prévention des maladies. ENVIRONNEMENT LOCAL: Létude a été effectuée dans quatre comtés du centre de la Chine, deux dans la province de Hubei et deux dans la province du Jiangxi. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Les médecins de village donnent la priorité aux services médicaux, mais ils font de leur mieux pour gérer leur temps de manière à inclure les services de santé publique. La volonté des directeurs de centres de santé cantonaux et des médecins de village d'offrir des services de santé publique s'est accrue depuis l'introduction du paquet et d'une subvention minimale, mais les médecins de village ne considèrent pas que cette subvention constitue une rémunération suffisante pour leurs efforts. LEÇONS TIRÉES: Il est possible que l'amélioration de la fourniture de services de santé publique par les médecins de village nécessite une augmentation de la subvention, l'amélioration de la relation de supervision entre cliniques de village et centres de santé cantonaux et la création d'une pension gouvernementale pour les médecins de village.
PROBLEM: The Chinese central government launched the Health System Reform Plan in 2009 to strengthen disease control and health promotion and provide a package of basic public health services. Village doctors receive a modest subsidy for providing public health services associated with the package. Their beliefs about this subsidy and providing public health services could influence the quality and effectiveness of preventive health services and disease surveillance. APPROACH: To understand village doctors'perspectives on the subsidy and their experiences of delivering public health services, we performed 10 focus group discussions with village doctors, 12 in-depth interviews with directors of township health centres and 4 in-depth interviews with directors of county-level Centers for Disease Control and Prevention. LOCAL SETTING: The study was conducted in four counties in central China, two in Hubei province and two in Jiangxi province. RELEVANT CHANGES: Village doctors prioritize medical services but they do their best to manage their time to include public health services. The willingness of township health centre directors and village doctors to provide public health services has improved since the introduction of the package and a minimum subsidy, but village doctors do not find the subsidy to be sufficient remuneration for their efforts. LESSONS LEARNT: Improving the delivery of public health services by village doctors is likely to require an increase in the subsidy, improvement in the supervisory relationship between village clinics and township health centres and the creation of a government pension for village doctors.
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OBJECTIF: Examiner l'effet du traitement de maintien à la méthadone (TMM) sur la mortalité des usagers d'opioïdes par injection, qui reçoivent des antirétroviraux (ARV) pour le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) en Chine. MÉTHODES: L'étude a porté sur une cohorte nationale de 23 813 participants séropositifs (VIH+) s'injectant des opioïdes et ayant reçu des ARV entre le 31 décembre 2002 et le 31 décembre 2011. Les taux de mortalité et les caractéristiques démographiques, pathologiques et thérapeutiques ont été comparés chez les patients ayant reçu des ARV et un TMM ou uniquement des ARV. Les facteurs associés à la mortalité ont été identifiés à l'aide d'une analyse univariée et multivariée. RÉSULTATS: Au cours des 41 959 personnes-années de suivi, un total de 3 057 décès a été enregistré (mortalité: 7,3 par 100 personnes-années; intervalle de confiance de 95 %, IC:7,0-7,5). La mortalité constatée 6 mois après le début des ARV était significativement plus faible avec ARV et TMM qu'avec ARV uniquement (6,6 contre 16,9 par 100 personnes-années, respectivement; P < 0,001). Après 12 mois, la mortalité était de 3,7 et 7,4 par 100 personnes-années dans les deux groupes, respectivement (P < 0,001). Le fait de n'avoir pas reçu de TMM était un prédicteur indépendant de décès (rapport de risques ajusté: 1,4, IC de 95 %: 1.3-1,6). Les autres prédicteurs étaient un faible niveau d'hémoglobine et une numération basse des lymphocytes CD4+ T en début d'ARV, ainsi qu'un traitement dans des installations autres que des hôpitaux spécialisés dans les maladies infectieuses. CONCLUSION: Les patients tireraient meilleur profit des programmes de traitement TMM et VIH et rencontreraient moins d'obstacles aux soins si des aiguillages croisés interprogrammes étaient encouragés et si les services ARV et TMM étaient disponibles au même endroit.
OBJECTIVE: To examine the effect of methadone maintenance treatment (MMT) on mortality in people injecting opioids who receive antiretroviral therapy (ART) for the treatment of human immunodeficiency virus (HIV) infection in China. METHODS: The study involved a nationwide cohort of 23 813 HIV-positive (HIV+) people injecting opioids who received ART between 31 December 2002 and 31 December 2011. Mortality rates and demographic, disease and treatment characteristics were compared in patients who received either ART and MMT or ART only. Factors associated with mortality were identified by univariate and multivariate analysis. FINDINGS: Overall, 3057 deaths occurred during 41 959 person-years of follow-up (mortality: 7.3 per 100 person-years; 95% confidence interval, CI: 7.0-7.5). Mortality 6 months after starting ART was significantly lower with ART and MMT than with ART only (6.6 versus 16.9 per 100 person-years, respectively; P < 0.001). After 12 months, mortality was 3.7 and 7.4 per 100 person-years in the two groups, respectively (P < 0.001). Not having received MMT was an independent predictor of death (adjusted hazard ratio: 1.4; 95% CI: 1.3-1.6). Other predictors were a low haemoglobin level and a low CD4+ T-lymphocyte count at ART initiation and treatment at facilities other than infectious disease hospitals. CONCLUSION: Patients would benefit more from both MMT and HIV treatment programmes and would face fewer barriers to care if cross-referrals between programmes were promoted and ART and MMT services were located together.
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OBJECTIF: Examiner systématiquement les études de cohortes de la mortalité chez les toxicomanes par injection, étudier les taux de mortalité et les causes de décès dans ce groupe, et identifier les variables, au niveau des participants et des études, associées à un risque accru de décès. MÉTHODES: Des critères de recherche spécifiquement adaptés ont été utilisés pour les recherches réalisées sur EMBASE, Medline et PsycINFO. La littérature grise a été identifiée par le biais de bases de données de littérature grise disponibles en ligne. Des experts ont été consultés pour obtenir des données et des études supplémentaires. Des méta-analyses des effets aléatoires ont été réalisées afin d'estimer les taux bruts de mortalité (TBM) groupés et les taux de mortalité standardisés (TMS). RÉSULTATS: Soixante-sept cohortes de personnes qui s'injectent des drogues ont été identifiées, dont 14 appartenant à des pays à revenu faible et intermédiaire. Le TBM groupé était de 2,35 décès pour 100 personnes-années (intervalle de confiance de 95%, IC: 2,12 - 2,58). Les TMS étaient indiqués pour 32 cohortes, avec un TMS groupé de 14,68 (IC de 95%: 13,01 - 16,35). La comparaison des TBM et le calcul des taux de TMS ont révélé une mortalité plus élevée parmi les cohortes des pays à revenu faible et intermédiaire, les sujets masculins et les toxicomanes par injection séropositifs. Elle était également plus élevée pendant les périodes d'interruption thérapeutique. L'overdose et le syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) étaient les causes principales des décès parmi ces cohortes. CONCLUSION: Si l'on compare avec la population globale, les personnes qui s'injectent des drogues ont un risque élevé de décès, bien que les taux de mortalité varient selon les contextes. Toute approche exhaustive visant à améliorer les résultats de ce groupe en matière de santé doit comprendre des efforts en vue de diminuer l'infection par le VIH, ainsi que d'autres causes de décès, notamment l'overdose.
OBJECTIVE: To systematically review cohort studies of mortality among people who inject drugs, examine mortality rates and causes of death in this group, and identify participant- and study-level variables associated with a higher risk of death. METHODS: Tailored search strings were used to search EMBASE, Medline and PsycINFO. The grey literature was identified through online grey literature databases. Experts were consulted to obtain additional studies and data. Random effects meta-analyses were performed to estimate pooled crude mortality rates (CMRs) and standardized mortality ratios (SMRs). FINDINGS: Sixty-seven cohorts of people who inject drugs were identified, 14 of them from low- and middle-income countries. The pooled CMR was 2.35 deaths per 100 person-years (95% confidence interval, CI: 2.12-2.58). SMRs were reported for 32 cohorts; the pooled SMR was 14.68 (95% CI: 13.01-16.35). Comparison of CMRs and the calculation of CMR ratios revealed mortality to be higher in low- and middle-income country cohorts, males and people who injected drugs that were positive for human immunodeficiency virus (HIV). It was also higher during off-treatment periods. Drug overdose and acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) were the primary causes of death across cohorts. CONCLUSION: Compared with the general population, people who inject drugs have an elevated risk of death, although mortality rates vary across different settings. Any comprehensive approach to improving health outcomes in this group must include efforts to reduce HIV infection as well as other causes of death, particularly drug overdose.
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PROBLÈME: En Malaisie, l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est fortement présente chez les personnes qui s'injectent des opioïdes. Pour cette raison, le pays a entrepris la mise en place en trois phases d'un programme de traitement de maintien à la méthadone (TMM). Dans la phase 3, décrite dans ce document de travail, le TMM a été mis en place au sein des prisons, et on a évalué la rétention dans les soins. APPROCHE: Après avoir élaboré des modes opératoires normalisés et obtenu un accord entre son administration pénitentiaire et son ministère de la Santé, la Malaisie a mis au point des programmes de TMM pilotes dans deux prisons des États de Kelantan (2008) et de Selangor (2009), là où les proportions de détenus infectés par le VIH sont les plus fortes. Des programmes de TMM communautaires ont également été créés en Malaisie pour intégrer des activités de maintien après la libération de prisonniers. ENVIRONNEMENT LOCAL: N'ayant pas réussi à réduire l'incidence de l'infection par le VIH, la Malaisie a lancé en 2005 une stratégie de réduction des risques. CHANGEMENTS PERTINENTS: Les modes opératoires normalisés ont été modifiés pour: (i) augmenter plus lentement la dose de méthadone, (ii) offrir en permanence des informations et une formation au personnel médical et pénitentiaire et aux détenus, (iii) allonger la durée du traitement à la méthadone avant de libérer les prisonniers, (iv) renforcer les liens avec les programmes de TMM communautaires après la libération de prisonniers, (v) dépister et traiter la tuberculose, (vi) augmenter la dose de méthadone pendant le traitement contre l' 'infection par le VIH et la tuberculose, et (vii) optimiser la dose orale quotidienne de méthadone (> 80 mg) avant de libérer les prisonniers. LEÇONS TIRÉES: Les programmes de TMM en milieu carcéral peuvent être efficacement mis en œuvre, mais ils nécessitent un dosage adéquat et des mesures sont nécessaires pour améliorer la communication entre les autorités pénitentiaires et policières, pour éviter les tracasseries policières des patients suivant un TMM après leur libération et pour optimiser les systèmes de suivi des dates de libération.
PROBLEM: In Malaysia, human immunodeficiency virus (HIV) infection is highly concentrated among people who inject opioids. For this reason, the country undertook a three-phase roll-out of a methadone maintenance treatment (MMT) programme. In Phase 3, described in this paper, MMT was implemented within prisons and retention in care was assessed. APPROACH: After developing standard operating procedures and agreement between its Prisons Department and Ministry of Health, Malaysia established pilot MMT programmes in two prisons in the states of Kelantan (2008) and Selangor (2009) - those with the highest proportions of HIV-infected prisoners. Community-based MMT programmes were also established in Malaysia to integrate treatment activities after prisoners' release. LOCAL SETTING: Having failed to reduce the incidence of HIV infection, in 2005 Malaysia embarked on a harm reduction strategy. RELEVANT CHANGES: Standard operating procedures were modified to: (i) escalate the dose of methadone more slowly; (ii) provide ongoing education and training for medical and correctional staff and inmates; (iii) increase the duration of methadone treatment before releasing prisoners; (iv) reinforce linkages with community MMT programmes after prisoners' release; (v) screen for and treat tuberculosis; (vi) escalate the dose of methadone during treatment for HIV infection and tuberculosis; and (vii) optimize the daily oral dose of methadone (> 80 mg) before releasing prisoners. LESSONS LEARNT: Prison-based MMT programmes can be effectively implemented but require adequate dosing and measures are needed to improve communication between prison and police authorities, prevent police harassment of MMT clients after their release, and improve systems for tracking release dates.
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PROBLÈME: Le programme national chinois de traitement de maintien à la méthadone est passé de 8 hôpitaux traitant environ 1 000 patients à 738 cliniques qui ont suivi plus de 340 000 patients au total en seulement 8 ans. Cela a généré une énorme demande en prestataires expérimentés. APPROCHE: Le développement des ressources humaines et des efforts de renforcement des compétences ont été menés par le programme national chinois de traitement de maintien à la méthadone (TMM) afin de proposer des prestataires formés à la gestion du TMM en termes de dépendance aux opiacés. ENVIRONNEMENT LOCAL: De 2004 à 2007, le programme national chinois de TMM s'est heurté à divers problèmes: doses de méthadone inadéquatement faibles, observance médiocre, importante consommation simultanée de drogues et taux d'abandon élevés chez les patients, faible expérience et taux de renouvellement élevé des prestataires. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Des programmes de formation pour les prestataires et leurs formateurs ont été élaborés et développés en 2008. Bien que des mesures de performance du programme montrent une augmentation de la durée moyenne annuelle du traitement des patients (93 jours en 2004 pour 238 jours en 2011), l'augmentation de leur dose quotidienne moyenne de méthadone est modeste (de 47,2 mg en 2004 à 58,6 mg en 2011). LEÇONS TIRÉES: Certains problèmes qui peuvent survenir lors du développement, du lancement et de l'application à grande échelle d'un effort national majeur dans le domaine de la santé publique, tel que le programme national chinois du traitement de maintien à la méthadone, ne peuvent être prévus. À ce jour, les clés du succès du programme sont l'engagement marqué de la part du gouvernement chinois ainsi que l'optimisme et le pragmatisme des responsables du programme. Le développement des ressources humaines et le renforcement des compétences lors du développement à grande échelle ont contribué à une amélioration de la qualité du service dans les cliniques de TMM et sont essentiels pour une réussite à long terme.
PROBLEM: China's National Methadone Maintenance Treatment Programme (MMT) has expanded from eight clinics serving approximately 1000 clients to 738 clinics that have served more than 340 000 clients cumulatively in only 8 years. This has created an enormous demand for trained providers. APPROACH: Human resource development and capacity building efforts have been conducted in China's National MMT Programme to create a supply of providers trained in administering MMT for opioid dependence. LOCAL SETTING: From 2004 to 2007, China's National MMT Programme faced several problems: inappropriately low methadone doses, poor compliance, high concurrent drug use and high drop-out rates among clients, and little experience, little training and high turnover rates among providers. RELEVANT CHANGES: Training programmes for individual providers and their trainers were redeveloped and expanded in 2008. Although programme performance metrics show an increase in patients' annual mean duration in treatment (93 days in 2004 versus 238 days in 2011), the increase in their mean daily methadone dose (from 47.2 mg in 2004 to 58.6 mg in 2011) is modest. LESSONS LEARNT: Some of the problems that can arise during the development, launch and scale-up of a major national public health effort, such as China's National MMT Programme, cannot be foreseen. Key to the programme's success so far have been the strong commitment on the part of China's government and the optimism and pragmatism of programme managers. Human resources development and capacity-building during scale-up have contributed to improved service quality in MMT treatment clinics and are critical to long-term success.
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PROBLÈME: Dans les années 1980, l'Espagne avait des lois très strictes limitant l'accès au traitement de maintien par agoniste des opioïdes (TMAO). Pour cette raison, la mortalité parmi les utilisateurs d'opioïdes illicites et autres drogues illégales était élevée. L'Espagne était également le pays européen présentant le plus grand nombre de cas de syndrome d'immunodéficience acquise transmis par injection de drogues illicites. APPROCHE: La propagation rapide du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les personnes consommant de l'héroïne a mené au basculement d'une approche non médicalisée du traitement de la dépendance aux opiacés à une position axée sur la réduction des risques. Un changement important de la législation a permis de répondre aux besoins de santé publique et d'offrir un traitement de maintien par agoniste des opioïdes dans le cadre des programmes de réduction des risques dans les organismes de santé publique, y compris les prisons. ENVIRONNEMENT LOCAL: Des modifications législatives ont été apportées dans tout le pays, bien qu'à un rythme différent selon les régions. CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: Les adaptations juridiques ont facilité le développement du traitement de maintien par agoniste des opioïdes, qui a atteint une couverture de 60%. Une réduction parallèle de l'incidence annuelle de l'infection par le VIH a été observée. Des réductions de morbidité et de mortalité ainsi qu'une amélioration de la qualité de vie liée à la santé ont été décrites chez les patients suivant un tel programme. Leçons tirées Le traitement de la dépendance aux opiacés a été plus fortement influencé par des concepts moraux et les préjudices qui entravent la législation et interfèrent avec la mise en place de programmes de traitement que par des preuves scientifiques. Afin de répondre aux besoins de santé publique, des traitements de maintien par agoniste des opioïdes devraient être intégrés dans les programmes de réduction des risques, majoritairement proposés dans les lieux publics, y compris les prisons. Des études longitudinales sont nécessaires pour détecter les besoins non satisfaits et pour évaluer l'impact et la pertinence du programme.
PROBLEM: During the 1980s, Spain had very strict laws limiting access to opioid agonist maintenance treatment (OAMT). Because of this, mortality among people who used illicit opioids and other illicit drugs was high. Spain was also the European country with the highest number of cases of acquired immunodeficiency syndrome transmitted through illicit drug injection. APPROACH: The rapid spread of human immunodeficiency virus (HIV) infection among people using heroin led to a shift from a drug-free approach to the treatment of opioid dependence to one focused on harm reduction. A substantial change in legislation made it possible to meet public health needs and offer OAMT as part of harm reduction programmes in the public health system, including prisons. LOCAL SETTING: Legislative changes were made throughout the country, although at a different pace in different regions. RELEVANT CHANGES: Legal changes facilitated the expansion of OAMT, which has achieved a coverage of 60%. A parallel reduction in the annual incidence of HIV infection has been reported. Reductions in morbidity and mortality and improved health-related quality of life have been described in patients undergoing OAMT. LESSONS LEARNT: The treatment of opioid dependence has been more heavily influenced by moral concepts and prejudices that hinder legislation and interfere with the implementation of OAMT than by scientific evidence. To fulfil public health needs, OAMT should be integrated in harm reduction programmes offered primarily in public facilities, including prisons. Longitudinal studies are needed to detect unmet needs and evaluate programme impact and suitability.
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Douze agences des Nations Unies, parmi elles l'Organisation mondiale de la Santé, ont émis une déclaration commune qui appelle les États membres à remplacer la détention obligatoire des consommateurs d'opioïdes dans des centres de traitement par des services sanitaires et sociaux volontaires qui s'appuient sur des données probantes et soient fondés sur le droit. Les arguments en faveur de cette position se répartissent en trois grandes catégories: les centres de traitement obligatoire empiètent sur la liberté de l'individu, ils exposent les êtres humains à des risques et la preuve de leur efficacité contre la dépendance aux opioïdes n'a pas été démontrée. La déclaration des Nations Unies souligne que même si les pays appliquent des critères différents pour l'envoi des individus dans des centres de traitement obligatoire, leur détention survient souvent sans procédure régulière, protection légale ou contrôle juridictionnel. Cet état de fait contrevient clairement aux normes des droits de l'homme reconnues au niveau international. En outre, les personnes remises à ces centres sont souvent exposées à des sévices physiques et sexuels, à du travail forcé et à des conditions de vie inférieures aux normes. Ils se voient souvent refuser des soins de santé en dépit de leur vulnérabilité accrue à l'infection par le VIH et à la tuberculose. Enfin, il n'y a aucune preuve, selon cette déclaration, que ces centres offrent un climat propice à la récupération de la dépendance aux opioïdes ou à la réinsertion des professionnels du sexe ou des enfants victimes d'exploitation sexuelle, de maltraitance ou de manque de soins et de protection. L'auteur de ce document de travail avance plusieurs arguments contraires à la position adoptée par les Nations Unies et milite en faveur d'un traitement obligatoire participant d'une stratégie élargie de réduction des risques visant à protéger la société, mais aussi l'individu concerné.
Twelve agencies of the United Nations, including the World Health Organization, have issued a joint statement that calls on Member States to replace the compulsory detention of people who use opioids in treatment centres with voluntary, evidence-informed and rights-based health and social services. The arguments in favour of this position fall into three broad categories: Compulsory treatment centres infringe on an individual's liberty, they put human beings at risk of harm, and evidence of their effectiveness against opioid dependence has not been generated. The United Nations statement underscores that although countries apply different criteria for sending individuals to compulsory treatment centres, detention often takes place without due process, legal safeguards or judicial review. This clearly violates internationally recognized human rights standards. Furthermore, people who are committed to these centres are often exposed to physical and sexual violence, forced labour and sub-standard living conditions. They are often denied health care, despite their heightened vulnerability to HIV infection and tuberculosis. Finally, there is no evidence, according to the statement, that these centres offer an environment that is conducive to recovery from opioid dependence or to the rehabilitation of commercial sex workers or of children who have suffered sexual exploitation, abuse or lack of care and protection. The author of this paper sets forth several arguments that counter the position taken by the United Nations and argues in favour of compulsory treatment within a broader harm reduction strategy aimed at protecting society as well as the individual concerned.
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OBJECTIF: Examiner les taux d'hospitalisation pédiatrique due à un empyème et à une pneumonie en Australie, avant et après l'introduction du vaccin pneumococcique heptavalent conjugué (PCV7). MÉTHODES: Les taux d'hospitalisation pédiatrique due à un empyème et à une pneumonie (infection bactérienne, virale et de tous types) ont été calculés selon les codes de la Classification internationale des maladies (CIM-10), dixième révision (CIM-10), en tant que diagnostic principal. Le nombre attendu d'hospitalisations après l'introduction du PCV7 a été estimé sur la base du nombre d'hospitalisations observées avant l'introduction du PCV7. Les différences de taux d'incidence (DTI) et les ratios de taux d'incidence (RTI) ont été calculés. L'incidence d'hospitalisation durant chaque période de l'étude a été exprimée en nombre d'hospitalisations par million (106) d'années-personnes. Les populations d'enfants âgés de 0 à 19 ans en Australie, de 1998 à 2004 et de 2005 à 2010, telles que rapportées par l'Australian Bureau of Statistics, ont été utilisées pour calculer le nombre d'années-personnes au cours de chaque période. RÉSULTATS: Dans les 5 années suivant l'introduction du PCV7, les hospitalisations dues à une pneumonie ont été moins nombreuses que prévu (15 304 en moins; intervalle de confiance IC de 95%: 14 646 à 15 960; IRD: −552 par 106 d'années-personnes; IC de 95%: −576 à −529 par 106 d'années-personnes; RTI: 0,78, IC de 95%: 0,77 à 0,78). Les hospitalisations dues à un empyème, par contre, ont été plus nombreuses que prévu (83 de plus, IC de 95%: 37 à 128; DTI: 3 par 106 d'années-personnes, IC de 95%: 1 à 5 par 106 d'années-personnes; RTI: 1,35; IC de 95%: 1,14 à 1,59). Des réductions du nombre d'hospitalisations ont été observées pour tous les codes de pneumonie CIM-10 dans tous les groupes d'âge. L'augmentation du nombre d'hospitalisations dues à un empyème n'a été significative que chez les enfants âgés de 1 à 4 ans. CONCLUSION: L'introduction du PCV7 en Australie a été associée à une diminution substantielle du nombre d'hospitalisations d'enfants dues à une pneumonie et à une légère augmentation du nombre d'hospitalisations dues à un empyème.
OBJECTIVE: To examine rates of paediatric hospitalization for empyema and pneumonia in Australia before and after the introduction of the seven-valent pneumococcal conjugate vaccine (PCV7). METHODS: Rates of paediatric hospitalization for empyema and pneumonia (bacterial, viral and all types) were calculated following the codes of the International Classification of Diseases, tenth revision (ICD-10) as a principal diagnosis. The expected number of hospitalizations after the PCV7 was introduced was estimated on the basis of the observed number of hospitalizations before the introduction of the PCV7. Incidence rate differences (IRDs) and incidence rate ratios (IRRs) were calculated. Hospitalization incidence in each study period was expressed as the number of hospitalizations per million (106) person-years. The population of children aged 0-19 years in Australia from 1998 to 2004 and from 2005 to 2010, as reported by the Australian Bureau of Statistics, was used to calculate the number of person-years in each period. FINDINGS: In the 5 years following the introduction of the PCV7, hospitalizations for pneumonia were fewer than expected (15 304 fewer; 95% confidence interval, CI: 14 646-15 960; IRD: −552 per 106 person-years; 95% CI: −576 to −529 per 106 person-years; IRR: 0.78; 95% CI: 0.77-0.78). Hospitalizations for empyema, on the other hand, were more than expected (83 more; 95% CI: 37-128; IRD: 3 per 106 person-years; 95% CI: 1-5 per 106 person-years; IRR: 1.35; 95% CI: 1.14-1.59). Reductions in hospitalizations were observed for all ICD-10 pneumonia codes across all age groups. The increase in empyema hospitalizations was only significant among children aged 1 to 4 years. CONCLUSION: The introduction of the PCV7 in Australia was associated with a substantial decrease in hospitalizations for childhood pneumonia and a small increase in hospitalizations for empyema.
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OBJECTIF: Mettre au point un modèle permettant d'identifier les zones à haut risque d'épidémies sporadiques de rougeole, sur la base d'une analyse des facteurs associés à une épidémie nationale en Afrique du Sud, entre 2009 et 2011. MÉTHODES: Les données sur les cas survenus avant et pendant l'épidémie nationale ont été obtenues auprès du programme sud-africain de surveillance de la rougeole, et les données sur la vaccination contre la rougeole et la taille de la population auprès du système d'informations sanitaires des districts. Un modèle hiérarchique bayésien de Poisson a été utilisé pour étudier l'association entre le risque de rougeole chez les nourrissons dans un district et la couverture vaccinale pour la première dose, la densité de population, la prévalence sous-jacente de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et l'échec attendu de la séroconversion. Les projections du modèle ont été utilisées pour identifier les nouvelles zones à haut risque en 2012. RÉSULTAT: Un schéma spatial clair des zones à haut risque a été observé, avec de nombreuses zones interconnectées (c'est-à-dire voisines). Un risque accru d'épidémie de rougeole a été significativement associé à la constitution préalable d'une population vulnérable ainsi qu'à la densité de population. Le risque était aussi élevé lorsque plus de 20% des nourrissons dans une zone fortement peuplée n'avaient pas reçu une première dose du vaccin. Le modèle a été en mesure d'identifier les zones à haut risque d'épidémie de rougeole en 2012, ainsi que là où des mesures préventives supplémentaires pourraient être prises. CONCLUSION: L'épidémie de rougeole en Afrique du Sud a été associée à la constitution d'une population vulnérable (en raison d'une couverture vaccinale médiocre), à la prévalence élevée de l'infection par le VIH et à une forte densité de population. Le modèle prédictif développé pourrait être appliqué à d'autres contextes sensibles aux épidémies sporadiques de rougeole et à d'autres maladies qui peuvent être prévenues par la vaccination.
OBJECTIVE: To develop a model for identifying areas at high risk for sporadic measles outbreaks based on an analysis of factors associated with a national outbreak in South Africa between 2009 and 2011. METHODS: Data on cases occurring before and during the national outbreak were obtained from the South African measles surveillance programme, and data on measles immunization and population size, from the District Health Information System. A Bayesian hierarchical Poisson model was used to investigate the association between the risk of measles in infants in a district and first-dose vaccination coverage, population density, background prevalence of human immunodeficiency virus (HIV) infection and expected failure of seroconversion. Model projections were used to identify emerging high-risk areas in 2012. FINDINGS: A clear spatial pattern of high-risk areas was noted, with many interconnected (i.e. neighbouring) areas. An increased risk of measles outbreak was significantly associated with both the preceding build-up of a susceptible population and population density. The risk was also elevated when more than 20% of infants in a populous area had missed a first vaccine dose. The model was able to identify areas at high risk of experiencing a measles outbreak in 2012 and where additional preventive measures could be undertaken. CONCLUSION: The South African measles outbreak was associated with the build-up of a susceptible population (owing to poor vaccine coverage), high prevalence of HIV infection and high population density. The predictive model developed could be applied to other settings susceptible to sporadic outbreaks of measles and other vaccine-preventable diseases.
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OBJECTIF: Évaluer la mise en œuvre du programme national des médicaments essentiels (PNME) en Chine rurale. MÉTHODES: Une enquête a été menée dans deux comtés/districts ruraux de trois provinces où le PNME a été mis en œuvre. Des informations ont été recueillies auprès du personnel du PNME, au niveau de la province, du comté/district, de la municipalité et du village. Les patients atteints de maladies chroniques ont également été interrogés. La prestation de services, les aspects financiers, les ordonnances, les dossiers des patients hospitalisés et les dépenses des patients avec certains diagnostics ont été étudiés dans les hôpitaux municipaux et les cliniques de village. Les résultats ont été comparés avec les données correspondantes, enregistrées avant le lancement du PNME. RÉSULTATS: Suite à la mise en œuvre du PNME, l'approvisionnement en médicaments dans chaque site faisant l'objet de l'étude a été systématisé. Les coûts totaux des médicaments ont diminué. Cela, ainsi qu'une amélioration de la prescription, a réduit les coûts des soins ambulatoires et hospitaliers et a conduit, apparemment, à une augmentation de l'utilisation des services de santé. Toutefois, les prix de certains médicaments ont augmenté et la disponibilité d'autres a diminué. L'indemnisation des prestataires de soins de santé pour compenser les réductions de revenus liées au PNME a été largement inefficace. Du fait du lancement du PNME, les établissements de santé dépendent davantage du financement public. De nombreux prestataires de soins se plaignent de charges de travail plus importantes et de revenus plus faibles. CONCLUSION: Bien qu'elle ait été correctement conçue, la mise en œuvre du PNME dans le système chinois de soins de santé, décentralisé et rémunéré à l'acte, n'a pas été simple. Il a mis en exergue les problèmes liés aux tentatives visant à moderniser les soins de santé et le financement de la santé au bénéfice des patients. Des mécanismes durables pour compenser la perte de revenu des fournisseurs de soins sont nécessaires pour assurer le succès du PNME.
OBJECTIVE: To evaluate implementation of the National Essential Medicines Scheme (NEMS) in rural China. METHODS: Two rural counties/districts in each of three provinces where NEMS had been implemented were surveyed. Information was collected from NEMS staff at the province, county/district, township and village levels; patients with chronic disease were also interviewed. Service provision, finances, prescriptions, inpatient records and the expenditures of patients with certain diagnoses were investigated in township hospitals and village clinics. The results were compared with the corresponding data recorded before NEMS was introduced. FINDINGS: Following the introduction of NEMS, drug procurement in each study location was systematized. Total drug costs declined. This, and improved prescribing, reduced the costs of outpatient and inpatient care and led, apparently, to increased uptake of health services. However, the prices of some drugs had increased and the availability of others had declined. The compensation of health-care providers for NEMS-related reductions in their incomes had been largely ineffective. As a result of the introduction of NEMS, health facilities relied more on public financing. Many health-care providers complained about higher workloads and lower incomes. CONCLUSION: Although it was well conceived, the introduction of NEMS into China's decentralized, fee-for-service system of health care has not been straightforward. It has highlighted the problems associated with attempts to modernize health care and health financing for patients' benefit. Sustainable mechanisms to compensate health-care providers for lost income are needed to ensure that NEMS is a success.
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OBJECTIF: Déterminer si la mise en œuvre des lignes directrices 2010 de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) relatives à la mise en œuvre du traitement antirétroviral (TAR) a réduit le délai entre le diagnostic de la tuberculose et la mise en œuvre du TAR dans un hôpital cambodgien urbain. MÉTHODS: Une étude de cohorte rétrospective a été effectuée dans un hôpital non gouvernemental de Phnom Penh, appliquant les nouvelles lignes directrices de l'OMS, auprès de patients atteints du virus d'immunodéficience humaine (VIH) et de la tuberculose. Ont été inclus tous les patients VIH-positifs, n'ayant pas bénéficié auparavant d'un TAR, ayant entamé un traitement antituberculeux au cours des 18 mois avant et après la mise en œuvre des lignes directrices. Un modèle de régression à risques concurrents a été utilisé. RÉSULTATS: Après la mise en œuvre des lignes directrices 2010 de l'OMS, 190 patients séropositifs atteints de la tuberculose ont été identifiés: 53% d'hommes; âge médian: 38 ans; nombre médian de lymphocytes T CD4+ (cellule CD4+): 43 cellules/µL. Avant la mise en œuvre, 262 patients ont été identifiés; 56% d'hommes; âge médian: 36 ans; nombre médian de cellules CD4+: 59 cellules/µL. Avec un nombre médian de cellules CD4+ < 50 cellules/µL, le délai médian avant le TAR est passé de 5,8 semaines (intervalle interquartile, IIQ: 3,7 à 9) avant, à 3.0 semaines (IIQ: 2,1 à 4,4) après la mise en œuvre (P <0,001); avec un nombre médian de cellules CD4+ > 50 cellules/µL, le délai est passé de 7.0 (IIQ: 5,3 à 11,3) à 3,6 semaines (IIQ: 2,9 à 5,3) (P <0,001). La probabilité de mise en œuvre du TAR dans les 4 à 8 semaines suivant le diagnostic de la tuberculose est passée de 23% et 65%, respectivement, avant la mise en œuvre, à 62% et 90% après la mise en œuvre. Une augmentation non significative de la rétention à 6 mois et de substitution antirétrovirale a été observée après la mise en œuvre. CONCLUSION: La mise en œuvre des lignes directrices 2010 de l'OMS dans un contexte clinique de routine raccourcit le délai avant la mise en œuvre du TAR. Des études plus importantes, avec un suivi plus long, seront nécessaires pour évaluer l'impact sur les patients.
OBJECTIVE: To determine if implementation of 2010 World Health Organization (WHO) guidelines on antiretroviral therapy (ART) initiation reduced delay from tuberculosis diagnosis to initiation of ART in a Cambodian urban hospital. METHODS: A retrospective cohort study was conducted in a nongovernmental hospital in Phnom Penh that followed new WHO guidelines in patients with human immunodeficiency virus (HIV) and tuberculosis. All ART-naïve, HIV-positive patients initiated on antituberculosis treatment over the 18 months before and after guideline implementation were included. A competing risk regression model was used. FINDINGS: After implementation of the 2010 WHO guidelines, 190 HIV-positive patients with tuberculosis were identified: 53% males; median age, 38 years; median baseline CD4+ T-lymphocyte (CD4+ cell) count, 43 cells/µL. Before implementation, 262 patients were identified; 56% males; median age, 36 years; median baseline CD4+ cell count, 59 cells/µL. With baseline CD4+ cell counts < 50 cells/µL, median delay to ART declined from 5.8 weeks (interquartile range, IQR: 3.7-9.0) before to 3.0 weeks (IQR: 2.1-4.4) after implementation (P < 0.001); with baseline CD4+ cell counts > 50 cells/µL, delay dropped from 7.0 (IQR: 5.3-11.3) to 3.6 (IQR: 2.9-5.3) weeks (P < 0.001). The probability of ART initiation within 4 and 8 weeks after tuberculosis diagnosis rose from 23% and 65%, respectively, before implementation, to 62% and 90% after implementation. A non-significant increase in 6-month retention and antiretroviral substitution was seen after implementation. CONCLUSION: Implementation of 2010 WHO recommendations in a routine clinical setting shortens delay to ART. Larger studies with longer follow-up are needed to assess impact on patient outcomes.
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OBJECTIF: Étudier la fréquence des dépenses catastrophiques en soins obstétricaux d'urgence, explorer leurs facteurs de risque et évaluer l'effet de ces dépenses sur les ménages dans la région de Kayes, au Mali. MÉTHODES: Les données de 484 urgences obstétricales (242 décès et 242 accidents évités de justesse) ont été recueillies sur la période 2008-2011. Les dépenses catastrophiques en soins obstétricaux d'urgence ont été évaluées à différents niveaux, et leurs facteurs associés ont été étudiés par régression logistique. Une enquête a ensuite été effectuée auprès d'un échantillon imbriqué de 56 ménages, afin de déterminer comment les dépenses catastrophiques les avaient affectés. RÉSULTATS: Malgré la politique d'exonération de frais pour les césariennes et le système de maternité de référence, conçu pour réduire la charge financière des soins obstétricaux d'urgence, les dépenses moyennes étaient de 152 dollars des États-Unis (équivalent à 71 535 francs de la Communauté financière africaine), et 20,7 à 53,5% des ménages faisaient face à des dépenses catastrophiques. Des dépenses élevées pour les soins obstétricaux d'urgence ont forcé 44,6% des ménages à réduire leur consommation alimentaire, et 23,2% d'entre eux étaient encore endettés, dix mois à deux ans et demi plus tard. Vivre dans des zones rurales reculées était associé au risque de dépenses catastrophiques, ce qui montre que le système de référence ne peut éliminer les obstacles financiers pour les ménages éloignés. Les femmes ayant subi une césarienne ont continué à faire face à des dépenses catastrophiques, en particulier lorsque les médicaments prescrits n'étaient pas inclus dans les kits de césarienne fournis par le gouvernement. CONCLUSION: Le fait que les soins obstétricaux d'urgence soient difficilement accessibles et peu abordables a des conséquences au-delà des décès maternels. Fournir gratuitement des médicaments et passer à un système de référence plus durable, financé au niveau national, permettrait de réduire les dépenses catastrophiques pour les ménages en situation d'urgence obstétricale.
OBJECTIVE: To investigate the frequency of catastrophic expenditures for emergency obstetric care, explore its risk factors, and assess the effect of these expenditures on households in the Kayes region, Mali. METHODS: Data on 484 obstetric emergencies (242 deaths and 242 near-misses) were collected in 2008-2011. Catastrophic expenditure for emergency obstetric care was assessed at different thresholds and its associated factors were explored through logistic regression. A survey was subsequently administered in a nested sample of 56 households to determine how the catastrophic expenditure had affected them. FINDINGS: Despite the fee exemption policy for Caesareans and the maternity referral-system, designed to reduce the financial burden of emergency obstetric care, average expenses were 152 United States dollars (equivalent to 71 535 Communauté Financière Africaine francs) and 20.7 to 53.5% of households incurred catastrophic expenditures. High expenditure for emergency obstetric care forced 44.6% of the households to reduce their food consumption and 23.2% were still indebted 10 months to two and a half years later. Living in remote rural areas was associated with the risk of catastrophic spending, which shows the referral system's inability to eliminate financial obstacles for remote households. Women who underwent Caesareans continued to incur catastrophic expenses, especially when prescribed drugs not included in the government-provided Caesarean kits. CONCLUSION: The poor accessibility and affordability of emergency obstetric care has consequences beyond maternal deaths. Providing drugs free of charge and moving to a more sustainable, nationally-funded referral system would reduce catastrophic expenses for households during obstetric emergencies.
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OBJECTIF: Effectuer une revue systématique et une méta-analyse des estimations rapportées des issues de grossesse défavorables chez les femmes syphilitiques non traitées et les femmes non syphilitiques. MÉTHODES: Une recherche a été effectuée dans les bibliothèques PubMed, EMBASE et Cochrane pour trouver la documentation évaluant les issues de grossesse défavorables chez les femmes non traitées présentant une séroréactivité à l'infection à Treponema pallidum, ainsi que chez les femmes non séroactives. Les issues de grossesse défavorables étaient la perte du fœtus ou la mortinaissance, la mort néonatale, la prématurité ou le faible poids de naissance, des signes cliniques de la syphilis et la mortalité infantile. Les méta-analyses des effets aléatoires ont été utilisées pour calculer les estimations groupées des issues de grossesse défavorables et, le cas échéant, l'hétérogénéité a été étudiée dans les analyses de groupes spécifiques. RÉSULTATS: Parmi les 3 258 citations identifiées, seules six, toutes des études de cas-témoins, ont été incluses dans l'analyse. Les estimations groupées ont montré que parmi les femmes enceintes syphilitiques non traitées, la perte fœtale et la mortinatalité étaient 21% plus fréquentes, les décès néonataux 9,3% plus fréquents et la prématurité ou le faible poids de naissance 5,8% plus fréquents que chez les femmes non syphilitiques. Chez les nourrissons nés de mères atteintes de syphilis non traitées, 15% présentaient des signes cliniques de syphilis congénitale. La seule étude qui estimait la mortalité infantile a montré une fréquence de 10% plus élevée chez les nourrissons de mères syphilitiques. Une hétérogénéité importante entre les études a été trouvée dans les estimations de tous les effets indésirables pour les femmes syphilitiques (66,5% [intervalle de confiance à 95%, IC: 58 à 74,1]; I2 = 91,8%; P < 0,001) et les femmes non syphilitiques (14,3% [IC à 95%: 11,8 à 7,2]; I2 = 95,9%; P < 0,001). CONCLUSION: La syphilis maternelle non traitée est associée à des issues de grossesse défavorables. Ces résultats peuvent informer les décisions politiques sur l'allocation des ressources pour le dépistage de la syphilis et son traitement en temps opportun chez les femmes enceintes.
OBJECTIVE: To perform a systematic review and meta-analysis of reported estimates of adverse pregnancy outcomes among untreated women with syphilis and women without syphilis. METHODS: PubMed, EMBASE and Cochrane Libraries were searched for literature assessing adverse pregnancy outcomes among untreated women with seroreactivity for Treponema pallidum infection and non-seroreactive women. Adverse pregnancy outcomes were fetal loss or stillbirth, neonatal death, prematurity or low birth weight, clinical evidence of syphilis and infant death. Random-effects meta-analyses were used to calculate pooled estimates of adverse pregnancy outcomes and, where appropriate, heterogeneity was explored in group-specific analyses. FINDINGS: Of the 3258 citations identified, only six, all case-control studies, were included in the analysis. Pooled estimates showed that among untreated pregnant women with syphilis, fetal loss and stillbirth were 21% more frequent, neonatal deaths were 9.3% more frequent and prematurity or low birth weight were 5.8% more frequent than among women without syphilis. Of the infants of mothers with untreated syphilis, 15% had clinical evidence of congenital syphilis. The single study that estimated infant death showed a 10% higher frequency among infants of mothers with syphilis. Substantial heterogeneity was found across studies in the estimates of all adverse outcomes for both women with syphilis (66.5% [95% confidence interval, CI: 58.0-74.1]; I2=91.8%; P<0.001) and women without syphilis (14.3% [95% CI: 11.8-17.2]; I2=95.9%; P<0.001). CONCLUSION: Untreated maternal syphilis is associated with adverse pregnancy outcomes. These findings can inform policy decisions on resource allocation for the detection of syphilis and its timely treatment in pregnant women.
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La contribution apportée par le secteur privé aux soins de santé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire peut modifier les taux d'émigration des médecins de ces pays. L'importance croissante du secteur privé dans les soins de santé dans les pays en voie de développement a suscité un regain d'intérêt académique dans les influences de ce secteur sur de nombreux aspects des systèmes de santé nationaux. La croissance de l'émigration des médecins des pays en voie de développement a conduit à plusieurs tentatives d'identifier à la fois les facteurs qui incitent les médecins à émigrer et les effets de l'émigration des médecins sur les soins primaires et la santé de la population dans les pays qu'ils quittent. Lorsque les données pertinentes sur les économies émergentes du Ghana, de l'Inde et du Pérou ont été étudiées, il est apparu que la proportion de médecins qui participent à la prestation des soins privés, le pourcentage de dépenses de santé financées publiquement et le montant du financement des soins de santé privés par habitant ont été chacun inversement proportionnels au taux d'expatriation des médecins. Ainsi, la prestation et le financement de soins de santé privés peuvent réduire l'émigration des médecins. Il existe clairement un besoin de recherches similaires dans d'autres pays à revenus faible et intermédiaire, ainsi que d'études pour voir si, au niveau du pays, les tendances temporelles de la contribution aux soins de santé par le secteur privé peuvent être liées aux tendances correspondantes de l'émigration des médecins. Les façons dont les soins de santé privés peuvent être associés à des problèmes d'accès pour les pauvres et, par conséquent l'équité réduite, méritent également une enquête plus approfondie. Les résultats devraient intéresser les décideurs politiques qui visent à améliorer les systèmes de santé à travers le monde.
The contribution made by the private sector to health care in a low- or middle-income country may affect levels of physician emigration from that country. The increasing importance of the private sector in health care in the developing world has resulted in newfound academic interest in that sector's influences on many aspects of national health systems. The growth in physician emigration from the developing world has led to several attempts to identify both the factors that cause physicians to emigrate and the effects of physician emigration on primary care and population health in the countries that the physicians leave. When the relevant data on the emerging economies of Ghana, India and Peru were investigated, it appeared that the proportion of physicians participating in private health-care delivery, the percentage of health-care costs financed publicly and the amount of private health-care financing per capita were each inversely related to the level of physician expatriation. It therefore appears that private health-care delivery and financing may decrease physician emigration. There is clearly a need for similar research in other low- and middle-income countries, and for studies to see if, at the country level, temporal trends in the contribution made to health care by the private sector can be related to the corresponding trends in physician emigration. The ways in which private health care may be associated with access problems for the poor and therefore reduced equity also merit further investigation. The results should be of interest to policy-makers who aim to improve health systems worldwide.
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OBJECTIF: Fournir des conseils en termes de coûts pour le développement d'un système d'agents de santé communautaires (ASC) localement adaptable et évolutif à l'échelle nationale, au sein des systèmes de soins de santé primaires en Afrique sub-saharienne. MÉTHODES: Les coûts annuels de formation, d'équipement et de déploiement des ASC dans les régions rurales d'Afrique subsaharienne ont été calculés en utilisant les données publiées et celles du projet Villages du Millénaire. Les hypothèses du modèle sont de nature à permettre aux gouvernements nationaux d'adapter le sous-système d'ASC aux besoins nationaux et de déployer une moyenne d'un ASC pour 650 habitants de milieux ruraux d'ici 2015. Le sous-système des ASC a été chiffré à l'aide des données d'un système d'information géographique (SIG) sur la population, les étendues urbaines, la prévalence de maladies au niveau national et infranational,et les coûts unitaires (sur le terrain, pour les salaires et le matériel). Le modèle est facile à reproduire et à configurer. Les pays peuvent l'adapter aux prix locaux, aux salaires, à la densité de population et aux charges de morbidité dans différentes zones géographiques. RÉSULTATS: Le coût annuel moyen pour déployer des ASC prenant en charge l'ensemble de la population rurale d'Afrique subsaharienne d'ici 2015 serait d'environ 2,6 milliards (c.à.d. 2 600 millions) de dollars. Cette somme, qui doit être fournie à la fois par les gouvernements nationaux et les bailleurs de fonds, correspond à 6,86 dollars par an et par habitant couvert par le sous-système d'ASC, et à 2,72 dollars par an et par habitant. Il faudrait en outre compter un montant moyen annuel de 3 750 dollars pour former, équiper et assister chaque ASC. CONCLUSION: Des sous-systèmes complets d'ASC peuvent être déployés en Afrique sub-saharienne pour un coût modeste par rapport aux coûts prévus du système de soins de santé primaires. Compte tenu de leurs succès attestés, ils constituent un complément solide aux structures de soins dans les contextes ruraux africains.
OBJECTIVE: To provide cost guidance for developing a locally adaptable and nationally scalable community health worker (CHW) system within primary-health-care systems in sub-Saharan Africa. METHODS: The yearly costs of training, equipping and deploying CHWs throughout rural sub-Saharan Africa were calculated using data from the literature and from the Millennium Villages Project. Model assumptions were such as to allow national governments to adapt the CHW subsystem to national needs and to deploy an average of 1 CHW per 650 rural inhabitants by 2015. The CHW subsystem described was costed by employing geographic information system (GIS) data on population, urban extents, national and subnational disease prevalence, and unit costs (from the field for wages and commodities). The model is easily replicable and configurable. Countries can adapt it to local prices, wages, population density and disease burdens in different geographic areas. FINDINGS: The average annual cost of deploying CHWs to service the entire sub-Saharan African rural population by 2015 would be approximately 2.6 billion (i.e. 2600 million) United States dollars (US$). This sum, to be covered both by national governments and by donor partners, translates into US$ 6.86 per year per inhabitant covered by the CHW subsystem and into US$ 2.72 per year per inhabitant. Alternatively, it would take an annual average of US$ 3750 to train, equip and support each CHW. CONCLUSION: Comprehensive CHW subsystems can be deployed across sub-Saharan Africa at cost that is modest compared with the projected costs of the primary-health-care system. Given their documented successes, they offer a strong complement to facility-based care in rural African settings.
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OBJECTIF: Étudier les modifications du fossé des inégalités, survenues entre 2006 et 2010, en termes de fréquentation des soins prénatals et d’accouchement dans les établissements de santé, chez les femmes du Viet Nam. MÉTHODES: Les données démographiques, socio-économiques et obstétriques des femmes âgées de 15 à 49 ans ont été extraites de l’Enquête en grappes à indicateurs multiples, effectuée au Viet Nam en 2006 (MICS3) et en 2010-2011 (MICS4). Une régression logistique multivariée a été effectuée pour déterminer si la fréquentation des soins prénatals et le lieu de l’accouchement étaient significativement associés au niveau d’éducation de la mère, à l’origine ethnique de la mère (Kinh/Hoa par rapport aux autres), à la richesse du foyer et au lieu de résidence (urbain ou rural). Ces variables indépendantes correspondent au cadre d’analyse de la Commission sur les déterminants sociaux de la santé. RÉSULTATS: Des écarts importants entre les populations urbaines et rurales ont été constatés dans le MICS3 et dans le MICS4. Bien que la fréquentation des soins prénatals et les taux d’accouchement des établissements de santé se soient nettement améliorés entre les enquêtes (de 86,3 à 92,1% et de 76,2 à 89,7%, respectivement), les inégalités ont augmenté, en particulier entre les ethnies. Le risque de ne pas accoucher dans un établissement de santé a augmenté de façon significative chez les femmes issues des minorités ethniques des zones rurales. En 2006, ce risque était près de cinq fois plus élevé que chez les femmes de l’ethnie majoritaire Kinh/Hoa (rapport des cotes, RC: 4,67, intervalle de confiance IC à 95%: de 2,94 à 7,43); en 2010-2011, il a presque été multiplié par 20 (RC: 18,8; IC à 95%: de 8,96 à 39,2). CONCLUSION: L’inégalité dans l’utilisation des soins de santé maternelle a augmenté progressivement au Viet Nam, principalement chez les ethnies, et les groupes vulnérables du pays risquent d’être laissés pour compte. Les décideurs des soins de santé devraient cibler ces groupes, en mettant en place une action positive et des interventions tenant compte de la culture.
OBJECTIVE: To investigate changes that took place between 2006 and 2010 in the inequity gap for antenatal care attendance and delivery at health facilities among women in Viet Nam. METHODS: Demographic, socioeconomic and obstetric data for women aged 15 - 49 years were extracted from Viet Nam's Multiple Indicator Cluster Survey for 2006 (MICS3) and 2010 - 2011 (MICS4). Multivariate logistic regression was performed to determine if antenatal care attendance and place of delivery were significantly associated with maternal education, maternal ethnicity (Kinh/Hoa versus other), household wealth and place of residence (urban versus rural). These independent variables correspond to the analytical framework of the Commission on Social Determinants of Health. FINDINGS: Large discrepancies between urban and rural populations were found in both MICS3 and MICS4. Although antenatal care attendance and health facility delivery rates improved substantially between surveys (from 86.3 to 92.1% and from 76.2 to 89.7%, respectively), inequities increased, especially along ethnic lines. The risk of not giving birth in a health facility increased significantly among ethnic minority women living in rural areas. In 2006 this risk was nearly five times higher than among women of Kinh/Hoa (majority) ethnicity (odds ratio, OR: 4.67; 95% confidence interval, CI: 2.94 - 7.43); in 2010 - 2011 it had become nearly 20 times higher (OR: 18.8; 95% CI: 8.96 - 39.2). CONCLUSION: Inequity in maternal health care utilization has increased progressively in Viet Nam, primarily along ethnic lines, and vulnerable groups in the country are at risk of being left behind. Health-care decision-makers should target these groups through affirmative action and culturally sensitive interventions.
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OBJECTIF: Examiner systématiquement la preuve de l'efficacité des politiques, y compris l'autorégulation, visant à réduire les acides gras trans (AGT) industriels dans l'alimentation. MÉTHODES: Les bases de données Medline, Embase et Cinahl ont été exploitées pour identifier les articles évalués par des pairs, portant sur l'effet des politiques AGT. En outre, on a recherché dans les 20 premières pages de recherches Google des articles de la littérature grise. Une étude était prise en compte si: (i) elle était empirique et conduite dans des conditions «réelles» (c'est-à-dire que les études de modélisation ont été exclues), (ii) elle portait sur une politique AGT impliquant, par exemple, l'étiquetage, les limitations ou interdictions volontaires, et (iii) elle examinait l'effet d'une politique sur les niveaux d'AGT dans les aliments, l'alimentation des personnes, le sang ou le lait maternel. RÉSULTATS: Vingt-six articles répondaient aux critères d'inclusion: 5 impliquaient l'autorégulation volontaire, 8 l'étiquetage seul, 4 l'étiquetage et les limitations volontaires, 5 des interdictions locales et 4 des interdictions nationales. Dans l'ensemble, la teneur en AGT des aliments a diminué avec tous les types de politique d'intervention. En général, les niveaux de graisses saturées ont augmenté ou diminué, selon le type de produit, et la teneur totale en matières grasses est restée stable. Les interdictions nationales et locales ont été les plus efficaces dans l'élimination des AGT dans l'approvisionnement alimentaire, alors que l'étiquetage obligatoire AGT et les limitations volontaires ont eu un degré de succès variable, qui dépendait en grande partie de la catégorie des aliments. CONCLUSION: Les politiques visant à limiter la teneur en AGT des aliments ont été associées à des réductions significatives des niveaux d'AGT, sans augmentation de la teneur totale en graisses. Ces politiques sont faisables, réalisables et susceptibles d'avoir un effet sur la santé publique.
OBJECTIVE: To systematically review evidence for the effectiveness of policies, including self-regulation, aimed at reducing industrially produced trans fatty acids (TFAs) in food. METHODS: The Medline, Embase and Cinahl databases were searched to identify peer-reviewed articles examining the effect of TFA policies. In addition, the first 20 pages of Google searches were examined for articles from the grey literature. A study was included if: (i) it was empirical and conducted in a "real-world" setting (i.e. modelling studies were excluded); (ii) it examined a TFA policy involving, for example, labelling, voluntary limits or bans; and (iii) it examined a policy's effect on TFA levels in food, people's diets, blood or breast milk. FINDINGS: Twenty-six articles met the inclusion criteria: 5 involved voluntary self-regulation; 8, labelling alone; 4, labelling and voluntary limits; 5, local bans and 4, national bans. Overall, the TFA content of food decreased with all types of policy intervention. In general, saturated fat levels increased or decreased, depending on the product type, and total fat content remained stable. National and local bans were most effective at eliminating TFAs from the food supply, whereas mandatory TFA labelling and voluntary TFA limits had a varying degree of success, which largely depended on food category. CONCLUSION: Policies aimed at restricting the TFA content of food were associated with significant reductions in TFA levels, without increasing total fat content. Such policies are feasible, achievable and likely to have an effect on public health.
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En Chine, la consommation d'alcool augmente plus rapidement que partout ailleurs dans le monde. Une augmentation constante de la production d'alcool a également observée dans le pays, ainsi qu'une augmentation des méfaits de l'alcool. Malgré ces tendances, les politiques de la Chine en matière de vente et de consommation de boissons alcoolisées sont faibles comparées à celles des autres pays d'Asie. Les plus faibles de toutes sont ses politiques sur la taxation, les lois relatives à l'alcool au volant, la vente d'alcool aux mineurs et la commercialisation des licences. Les auteurs de cet article descriptif attirent l'attention sur la nécessité urgente pour les professionnels de la santé publique et les fonctionnaires gouvernementaux chinois d'accorder la priorité à la surveillance de la population, la recherche et les interventions destinées à réduire les troubles liés à la consommation d'alcool. Ils décrivent les politiques actuelles sur l'alcool en Chine et les tendances récentes des méfaits de l'alcoolisme. Ils soulignent également la nécessité pour les autorités sanitaires de procéder à un examen approfondi de la politique dans une perspective de santé publique, en prenant comme modèle la stratégie globale de l'Organisation mondiale de la Santé afin de réduire l'usage nocif de l'alcool.
In China, alcohol consumption is increasing faster than anywhere else in the world. A steady increase in alcohol production has also been observed in the country, together with a rise in alcohol-related harm. Despite these trends, China's policies on the sale and consumption of alcoholic beverages are weak compared with those of other countries in Asia. Weakest of all are its policies on taxation, drink driving laws, alcohol sale to minors and marketing licenses. The authors of this descriptive paper draw attention to the urgent need for public health professionals and government officials in China to prioritize population surveillance, research and interventions designed to reduce alcohol use disorders. They describe China's current alcohol policies and recent trends in alcohol-related harm and highlight the need for health officials to conduct a thorough policy review from a public health perspective, using as a model the World Health Organization's global strategy to reduce the harmful use of alcohol.
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