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m gilrobles est revenu ce matin de tchétchénie où il a visité grozny il a eu l'occasion de parler avec moi au téléphone et de me donner ses premières impressions qui ne sont pas bonnes comme vous pouvez l'imaginer
la situation dans les camps de réfugiés en ingouchie est mauvaise elle se détériore
dans la plupart des cas il n'y a plus de repas chauds pendant la journée car les autorités russes ne les fournissent plus et ce sont donc les organisations non gouvernementales qui s'en chargent
à grozny il y a aujourd'hui environ personnes qui se trouvent dans une situation complètement désespérée qui doivent marcher des kilomètres et des kilomètres pour trouver un endroit où elles peuvent manger quelque chose
mais il y a une chose qui peut constituer un élément positif et que je voudrais également partager avec vous
le médiateur du conseil de l'europe m'a dit que hier soir en parlant avec le président et le ministre des affaires étrangères les autorités russes avaient accepté que des personnes du conseil de l'europe soient intégrées à la mission humanitaire qui existe déjà actuellement à grozny et qui est dirigée par les autorités...
ce sont les seules bonnes nouvelles que je peux vous donner actuellement
j'espère que dans les prochaines heures nous recevrons plus d'informations de la part de m gilrobles et surtout de meilleures nouvelles de la part des autorités de la fédération de russie
madame la présidente mesdames et messieurs je vais m'arrêter ici
je voudrais seulement vous répéter ce que j'ai dit au début
c'est une grande satisfaction de pouvoir participer au travail de ce parlement de partager avec vous le travail qui est réalisé collectivement entre tous les pays et avec la commission avec un objectif clair qui est que notre union européenne puisse jouer le plus important rôle possible sur la scène internationale dans...
l'europe ne veut pas faire la guerre nulle part elle veut coopérer pour que le monde entier connaisse paix et stabilité
je remercie très vivement m solana et je donne la parole à m poettering au nom du groupe du parti populaire européendémocrates européens
merci monsieur poettering
monsieur poettering il va de soi que l' intervention du commissaire patten dans ce débat est tout à fait opportune et nous sommes convenus que je lui donnerai la parole au moment où il le souhaitera
monsieur le commissaire souhaitezvous intervenir maintenant ou un peu plus tard
le commissaire indique qu' il prendra la parole plus tard très bien merci
madame la présidente monsieur le commissaire patten monsieur javier solana usted no es una persona loca todo lo contrario
nous nous félicitons des progrès rapides qui ont été obtenus à la suite du sommet de helsinki
nous savons que vous y êtes pour beaucoup
je me réjouis également que vous ayez cité aujourd'hui et dans ce contexte le cas du mozambique et que nous puissions fournir par ce biais une aide humanitaire importante
il n'est bien entendu pas possible de parler de politique étrangère sans évoquer la tchétchénie
mon ami jacques poos exprimera le point de vue de notre groupe à ce sujet
pour ma part je concentrerai mon propos sur la situation au kosovo
il est à présent absolument évident que la crise ne pourra pas être résolue durablement par des moyens militaires
les troupes de la kfor ont fait et font encore un travail d'une importance inestimable mais ni les chars ni l'artillerie ne permettent de traiter à long terme les problèmes politiques et les oppositions ethniques
nous en sommes au point où le pentagone vient d'interdire aux troupes américaines de retourner dans la zone nord de mitrovia
elles ont été remplacées par de solides troupes danoises finlandaises et suédoises
face à la violence et à la haine on se prendrait facilement à désespérer mais il est essentiel pour le kosovo pour les balkans et pour l'europe que notre action ne se solde pas par un échec
nous avons pris des mesures importantes dans le cadre du pacte de stabilité
il s'agit donc là d'un test de crédibilité pour la politique étrangère et de sécurité commune de l'union
le manque de personnel compétent se fait cruellement ressentir au kosovo
au cours de l'automne dernier déjà nous avons entendu m bernard kouchner réclamer des forces de police
je suis satisfait d'entendre dire que m javier solana réunira le weekend prochain les ministres de l'intérieur pour discuter de la question de l'action de la police
j'espère que cette discussion portera en premier lieu sur le kosovo afin que l'on puisse proposer un remède à cette situation désespérée
toujours en ce qui concerne les balkans et le kosovo j'espère aussi que le conseil donnera suite au souhait exprimé par le parlement et si je ne me trompe également par la commission de voir définir sur plusieurs années un budget consacré à l'action au kosovo
monsieur solana les événements du kosovo nous ont apporté plusieurs enseignements nous en avons appris par exemple la nécessité pour faire face aux crises de nous doter d'une capacité militaire que nous avons d'ores et déjà utilisée concrètement
mais il convient d'en tirer une autre leçon tout aussi importante à savoir qu'il vaut mieux prévenir les crises plutôt que d'être obligé d'intervenir après coup
l'ue a donc aussi besoin d'une capacité indépendante et crédible en matière de prévention des conflits
en ce qui concerne la commission le commissaire patten a déjà pris plusieurs initiatives louables en ce sens
je pense à la proposition qui consisterait à mettre en place une rapid reaction facility et une rapid reaction force pour les actions à caractère non militaire ainsi qu'à créer des headline goals pour les actions non militaires et un commission crisis centre
la dernière question que j'aimerais adresser à m javier solana est la suivante quels travaux préparatoires concrets ont été effectués dans ce domaine de la prévention des conflits
comment ontils été organisés dans le service de m solana et de quelle façon ontils été coordonnés avec les travaux de la commission
monsieur le président monsieur solana vous avez l'entier soutien et la confiance du groupe des libéraux mais nous souhaitons vous rappeler l'énorme responsabilité qui repose maintenant sur vos épaules
je pense entre autres aux opérations humanitaires de rétablissement et de maintien de la paix
mais je pense également à la responsabilité qui est maintenant la vôtre de veiller à ce que la nouvelle coopération européenne en matière de défense ne crée pas la moindre division entre l'otan et l'ue ni entre les usa et l'europe
une telle division ne réjouirait que les despotes et les états rebelles qui menacent la liberté et les droits de l'homme
vous avez je pense entendu les préoccupations exprimées la semaine dernière devant notre parlement par quelques membres du congrès américain
vous devez conjurer ces inquiétudes monsieur solana car comme vous l'avez dit vousmême si nous sommes unis de part et d'autre de l'atlantique nous pouvons faire quelque chose
si nous nous divisons nous nous affaiblissons et allongeons ainsi les souffrances des opprimés
dès lors monsieur solana entretenez les contacts les plus étroits avec nos alliés américains sans oublier la norvège la turquie et le canada
c'est aussi dans une large mesure grâce à eux que nous ne deviendrons pas des tigres de papier
nous avons m george robertson l'a souvent dit deux millions de soldats mais nous n'avons même pas pu en aligner au kosovo
ce sont peutêtre notre faiblesse et notre manque de crédibilité qui ont mené à la guerre
les pressions diplomatiques ne sont efficaces que lorsqu'elles s'appuient sur des menaces économiques et militaires crédibles
le reste n'est que vux pieux
les états membres doivent donc soit allouer plus d'argent soit s'engager davantage en faveur d'unités mobiles modernes afin que nos soldats disposent pour se protéger du meilleur matériel possible nous nous réjouirons alors des décisions prises lundi dernier à sintra
la troisième lourde charge qui pèse sur vos épaules est la garantie du contrôle parlementaire
elle doit avant toute chose s'exercer au niveau des états membres
aucun soldat ne peut être envoyé en mission sans l'accord du parlement national
il est donc faux de parler d'une armée européenne
il s'agit d'une force composée d'unités nationales
ce qui est nouveau c'est qu'elle est rapide bien préparée et qu'elle dispose d'un commandement commun efficace et de matériel moderne
il y a aussi naturellement place pour un certain droit de regard et de contrôle de la part de notre parlement
vous êtes souvent notre invité que ce soit ici en plénière ou en commission des affaires étrangères des droits de l'homme de la sécurité commune et de la politique de défense et nous vous considérons comme quelqu'un capable de parler et d'écouter
je souhaite pour terminer me réjouir avec vous de l'incroyable unité de pensée et de la vitesse à laquelle cette nouvelle coopération se met en place
certains d'entre nous ont rencontré hier le ministre portugais de la défense
il était aussi ravi et positivement surpris que vous l'êtes de constater que l'on avait pu se mettre d'accord sur tant de choses
rappelezvous qu'il y a aussi des pays non alignés autour de la table
nous partageons votre joie dès lors que nous n'allons pas trop vite au point de créer une brèche dans la coopération transatlantique
c'est quelque chose que je souhaiterais souligner à nouveau et j'insisterai enfin sur le fait que l'objectif de tout ceci est de devenir tellement crédibles que lorsque nous exercerons des pressions économiques et militaires l'intervention militaire n'aie jamais lieu
voilà le but de tout ceci et il est donc également important que vous travailliez en collaboration avec m patten car ce sont les pressions militaires économiques et diplomatiques qui dans la communauté mettront une barrière aux empiétements sur les territoires nous environnant
monsieur le président monsieur solana nous sommes tous de grands enfants
vous faites des plans sur la comète et dans votre plan de route jusqu'à il y a soldats
c'est extraordinaire ce qu'à sintra nous avons décidé de faire en
mais en l'an pour le kosovo
vous avez parlé avec m gilrobles moi j'ai reçu un mail d'un ancien collègue pierre pradier qui est à pristina en ce moment
il raconte l'histoire d'un médecin serbe qui vient d'être assassiné à pristina
il soignait des roms des albanais des serbes et c'est une chose impardonnable au kosovo
il a été assassiné il a trois enfants
il nous faut des policiers aujourd'hui au kosovo
il nous faut des soldats qui n'appliquent pas une doctrine
je ne suis pas un vatenguerre mais si nous n'avons pas des soldats pour arrêter des criminels au kosovo ces soldats sont inutiles
on risque sa vie au kosovo et c'est le prix de la liberté en ce moment
si nous laissons faire ce qui se passe aujourd'hui au kosovo les provocations à la frontière les provocations des serbes les provocations d'albanais etc nous allons vers la guerre
ditesmoi quelle est la mobilisation civile monsieur patten
nous avons besoin d'un corps d'intervention civile au kosovo aujourd'hui pour surveiller ce qui se passe pour dire aux militaires aux policiers ce qu'ils doivent faire sinon c'est tout ce que nous avons fait en bosnie tout ce que nous avons fait au kosovo qui sera contredit par la réalité d'un pays qui s' enfonce de pl...
interruption à l'extrême droite de m martinez nous avons un grand problème parce que nous faisons des feuilles de route pour les populations mais nous sommes incapables d'agir quand il y a une crise humanitaire énorme comme en tchétchénie
m poettering a raison quand il a raison il faut le lui dire
il n'a pas toujours raison mais là il a raison
je suis pour une politique dure contre l'autriche mais nous aurons alors une responsabilité face à la russie
je n'aime pas les ministres des affaires étrangères qu'ils soient allemands et de mon parti qu'ils soient français de la gauche plurielle ou qu'ils soient italiens de je ne sais de quel parti qui ne disent rien
dans la situation actuelle nous devons dire aux russes si vous voulez de l'argent si vous voulez que l'on réduise vos dettes il faut laisser entrer un corps civil de paix en russie
sinon nous ne sommes pas prêts à payer leur guerre car en réduisant la dette en leur donnant de l'argent on paye leurs soldats qui massacrent
nous sommes complices des massacres en tchétchénie en continuant à donner de l'argent aux massacreurs
il ne suffit pas de dire simplement messieurs les massacreurs arrêtez de massacrer
ils savent bien qu'ils ne devraient pas massacrer
vous croyez que m poutine ne sait pas que ce qu'il fait en tchétchénie n' est pas très bien
mais c' est sa stratégie c' est lui qui a provoqué cette guerre
depuis le début il a voulu cette guerre pour devenir président