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Le ministre a toutefois assuré que le gouvernement ferait "plus que tout" pour trouver des solutions pour les entreprises en difficulté.
| Interrogé sur l'antenne de France Inter sur l'impact de la crise économique sur les entreprises, le ministre de l'Economie et des Finances a envoyé une alerte claire : "d'habitude, il y a 50.000 faillites en moyenne par an, il y en aura sans doute plus dans les mois qui viennent".Il a également évoqué le cas du verrier Arc International, situé dans le Pas-de-Calais, assurant que l'Etat pourrait de nouveau venir à son aide. Fin avril, l'Etat avait déjà accordé un prêt de 31 millions d'euros à ce groupe spécialisé dans les arts de la table, qui est en difficulté depuis des années."Ils ont besoin d'argent frais? On a mis 30 millions d'euros. Ils vont avoir besoin de plus d'argent probablement? Eh bien nous mettrons plus d'argent", a soutenu Bruno Le Maire. Plus généralement, "on va faire le maximum pour sauver tout le monde. Je ne dis pas que l'on aura des résultats qui nous permettront d'éviter toutes les faillites", a reconnu le ministre.Le ministre a également tenu à réagir à l'appel à la grève lancé par la CGT à la SNCF. La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a en effet déposé vendredi un préavis de grève dans le cadre d'une journée nationale d'actions pour l'emploi, les salaires et les retraites prévue le 17 septembre, lancée par la CGT en juillet et rejointe depuis par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.Ce préavis, publié sur le compte Twitter de la CGT-Cheminots, s'étend du 16 septembre à 20 h au 18 septembre à 7 h 55."J'ai du mal à comprendre qu'on lance un appel à la grève à la SNCF alors que nous venons d'éteindre 35 milliards d'euros de dettes de la SNCF et que chacun sait (...) qu'il y aura dans le plan de relance - le Premier ministre le précisera la semaine prochaine -, des investissements massifs dans le transport ferroviaire", a réagi Bruno Le Maire, ajoutant : "je pose simplement la question: à quoi sert cette grève à la SNCF? Quels sont les objectifs? Pour quelles raisons aujourd'hui la CGT appelle-t-elle à la grève à la SNCF, et qu'est-ce que ça va améliorer?".Le "plan de reconquête ferroviaire" annoncé fin juillet par le Premier ministre Jean Castex devrait constituer l'un des volets du plan de relance qui sera dévoilé par le gouvernement le 3 septembre.Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a déjà indiqué que le gouvernement comptait "investir beaucoup dans les infrastructures" pour aider notamment le fret ferroviaire. Ce dernier a aussi assuré que l'Etat aiderait "à hauteur de plusieurs milliards d'euros" la SNCF, qui a perdu près de 5 milliards de chiffre d'affaires de décembre à juin, entre la grève contre la réforme des retraites et la crise sanitaire.
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La hausse des nouveaux cas recensés de Covid-19 en Iran est le résultat d'une campagne d'intensification des tests de dépistage et non d'une aggravation de l'épidémie, ont affirmé dimanche les autorités.
| L'indicateur des nouvelles contaminations est reparti à la hausse depuis le début, il y a un mois, de la levée progressive des restrictions et mesures imposées pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus."La principale explication de la hausse des chiffres est que nous avons commencé à identifier [les personnes contaminées] ne présentant pas de symptômes ou alors que de légers symptômes", a déclaré Mohammad-Mehdi Gouya, épidémiologiste-en-chef du ministère de la Santé, cité par l'agence Isna.M. Gouya a reconnu que la levée progressives des restrictions avait contribué à une hausse des infections, "comme à peu près partout ailleurs dans le monde", ajoute Isna.Depuis plusieurs jours, l'activité a repris un cours presque normal dans la majorité des 31 provinces de la République islamique."Il est parfaitement normal que les contaminations augmentent" avec la reprise économique, a déclaré à la télévision d'Etat le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, tout en jugeant que la situation sanitaire du pays continuait de s'améliorer.Les autorités ont recensé 2.364 nouvelles personnes atteintes du virus SARS-CoV-2 entre vendredi et samedi, a dit M. Jahanpour.Cela porte à 171.789 le nombre officiel de contaminations confirmées en Iran depuis l'annonce des premiers cas en février.Néanmoins, 2.596 patients restent hospitalisés dans un état critique, a ajouté M. Jahanpour.Cela semble témoigner d'une remontée de cet indicateur depuis jeudi, jour où l'Iran avait enregistré un nombre record de nouvelles contaminations quotidiennes (3.574).M. Jahanpour a indiqué que la maladie avait provoqué 72 décès supplémentaires, portant à 8.281 morts le bilan de l'épidémie en Iran, pays du Moyen-Orient de loin le plus touché par la pandémie.Le nombre de morts dus au virus semble se stabiliser autour de 70 par jour depuis quelques semaines.A plusieurs reprises, les chiffres officiels ont été remis en cause par des experts étrangers ainsi que certains responsables iraniens qui les soupçonnent d'être largement sous-estimés.Alors que plusieurs responsables s'inquiètent du non respect des règles de distanciation sociale, patent dans les rues de Téhéran, le président Hassan Rohani a appelé samedi ses compatriotes à se préparer à vivre "longtemps" avec le coronavirus et les a exhorté à "suivre les consignes" sanitaires.
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Prévue pour le 4 mai prochain, la reprise des cours pourrait être reportée selon les informations de BFMTV. Certains examens pourraient avoir lieu en septembre.
| Les parents d'élèves risquent de garder leurs enfants pendant un certain temps. Depuis le 16 mars, près de 12 millions d'élèves sont forcés de continuer leur enseignement de chez eux, à travers des cours à la maison. Si la date du 4 mai a été un temps évoquée concernant la réouverture des établissements scolaires, cela pourrait arriver bien plus tard selon les informations de BFMTV. Interrogé sur Europe 1, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer n'a pas fermé la porte à un report de cette date. « C'est une possibilité, ça dépend de l'évolution de l'épidémie. J'espère qu'on sera en mesure de rentrer le 4 mai (...), il faudrait que le pic de l'épidémie soit derrière nous à ce moment-là », souligne-t-il. « Ce sera peut-être plus tard. »C'est une décision qui doit prendre en compte plusieurs aspects. Faut-il une politique globale pour chaque école ou faire du cas par cas ? « Est-ce qu'on ouvre d'abord les collèges, les lycées ? L'école primaire c'est encore plus compliqué : au CP, faire appliquer les gestes barrière est très difficile », confie un ministre à BFMTV.Des examens repoussés ou en visioconférenceCe prolongement du confinement des élèves pourrait aller jusqu'au mois de juillet et risque de créer un réel retard au niveau de l'apprentissage. Jean-Michel Blanquer a expliqué que, dans le cas du baccalauréat, il se tiendrait mais pourrait davantage favoriser le contrôle continu dans sa note. D'autres examens pourraient se tenir bien plus tardivement qu'à l'accoutumée. « L'année dernière, le brevet a été organisé en septembre, à cause de la canicule. C'est une option », révèle ce fameux ministre à BFMTV.Un membre de l'exécutif confie à la chaîne d'information en continu que le gouvernement réfléchit à de nouveaux dispositifs pour certains examens. Il pourrait tenter de mettre en place des « jurys dématérialisés, voire d'oraux en visioconférence. L'Education nationale travaille sur différents scénarios. C'est la seule façon d'être prêts quand le déconfinement commencera », assure-t-il.
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L'homme a passé 35 ans à la présidence du conseil général de Gironde et près de 40 ans au Sénat.
| Le sénateur Philippe Madrelle, est décédé mardi 27 août à l'âge de 82 ans à Bordeaux, a-t-on appris auprès du conseil départemental. Ancien poids-lourd politique dans le Sud-Ouest, il a passé 35 ans à la présidence du conseil général de Gironde, de 1976 à 2015, avec trois ans d'interruption de 1985 à 1988. Philippe Madrelle avait été élu pour la première fois au Sénat en 1980 et avait sans cesse été réélu depuis."Philippe Madrelle, décentralisateur acharné, a largement contribué à faire évoluer le paysage politique girondin et aquitain jusqu'alors majoritairement ancré à droite", écrit dans un communiqué le conseil départemental, qualifiant l'élu de "fervent défenseur des petites communes, du Département et du juste équilibre entre monde rural et secteur urbain"."Un grand élu"Les réactions politiques se sont multipliées mardi soir à l'annonce de son décès. "La République perd aujourd'hui un grand élu", a estimé François Hollande sur Twitter. "Il a agi toute sa vie avec ambition pour son département, la Gironde, et pour l'égalité entre les territoire", a-t-il ajouté, saluant un sénateur qui "a fait honneur au socialisme". "À force on avait fini par croire que ni la défaite ni la mort n'avait de prise sur toi", a écrit de son côté le premier secrétaire du PS Olivier Faure.Le président du groupe PS au Sénat, Patrick Kanner, a salué "une figure de la gauche" et "un ami fidèle". Il a rendu hommage à "la mémoire d'un élu humain, engagé sans relâche et jusqu'au bout pour la Gironde pendant plus de 50 ans"."Un ancrage hors du commun, une fidélité à un territoire, une longévité difficile à imaginer aujourd'hui... un socialiste qui gérait et transformait", a salué Manuel Valls, estimant que "son expérience va manquer". Un premier mandat en 1965 et un engagement socialiste de toujoursNé à Saint-Seurin-de-Cursac (Gironde), Philippe Madrelle s'était engagé très jeune au parti socialiste. Professeur d'anglais, Philippe Madrelle avait été élu pour un premier mandat comme conseiller municipal en 1965 à Ambarès-et-Lagrave, près de Bordeaux. Dans le même temps il était devenu suppléant du député de la quatrième circonscription de la Gironde, René Cassagne. Élu conseiller général de Carbon-Blanc dans la banlieue nord-est de Bordeaux en 1969 puis conseiller municipal de la ville, il en était devenu le maire en 1976, ainsi que président du conseil départemental de la Gironde, alors le plus jeune de France. Un poste qu'il a conservé pendant 35 ans, de 1976 à 2015, avec trois ans d'interruption entre 1985 et 1988.Philippe Madrelle a également été député de Gironde pendant douze ans, de 1968 à 1980, et président de la Région Aquitaine de 1981 à 1985. Il était sénateur depuis 1980.
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Un rapport dévoilé par Le Parisien dénonce une réglementation qui n'oblige qu'à une "désinfection de niveau intermédiaire" (DNI) par jour des sondes échographiques, alors que les standards européens et internationaux sont plus exigeants. "Nous avons 20 ans de retard", s'alarme le docteur Pierre Parnaix dans les colonnes du quotidien.
| Examens vaginaux, suivi de grossesse, examens de la prostate... Chaque année, pas moins de 4 millions d'échographies sont réalisées en France à l'aide de sondes d'échographie endocavitaire. Un rapport de la Société française d'hygiène hospitalière (SF2H) dévoilé par Le Parisien ce vendredi 26 octobre alerte sur le niveau trop bas de désinfection.En France, ces équipements doivent subir une "désinfection de niveau intermédiaire" (DNI), dans un appareil spécial, une seule fois par jour. Le reste du temps, entre deux examens, "la sonde est protégée par un préservatif épais puis nettoyée à l'aide d'une lingette", résume Le Parisien. "La France peut-elle rester le seul pays qui de façon officielle affiche un objectif de traitement des sondes de niveau inférieur à l'ensemble de ceux préconisés au niveau international et européen ?", interroge ce rapport de 82 pages, missionné en avril 2017 par l'ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine et piloté par le docteur Pierre Parnaix, président de SF2H. "Notre système est une incohérence mondiale, nous avons 20 ans de retard", s'insurge le médecin.Quels risques ?Ce niveau d'hygiène peut-il provoquer des maladies ? Le SF2H s'interroge notamment sur le papillomavirus, qui peut être à l'origine de cancers. "Aujourd'hui, il n'y a pas de lien avéré entre soins et contamination", explique le médecin. "Mais si un jour une corrélation est faite et que nous n'avons pas le bon niveau de sécurité, nous serons dans le scandale sanitaire. Le risque est bas, mais il doit être à zéro", insiste-t-il. L'hygiène à l'hôpital, c'est le piedpar euronews (en français)"La ministre (de la Santé, Agnès Buzyn, ndlr) doit siffler la fin de la récré", s'impatiente de son côté Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, qui regroupe 85 associations en santé. Il ne s'agit pas de basculer à la désinfection systématique, mais bien d'y rebasculer, car celle-ci était obligatoire avant 2007 ! Et puis il y a eu des compromis, qui sont en fait des compromissions pour les patientes. Comment accepter qu'un coup de lingette soit la norme ? C'est tout bonnement inacceptable", fustige-t-il."Nous n'avons jamais été aussi près d'aboutir à un changement de pratiques", répond Pierre Parnaix, tout en reconnaissant que "sur ce dossier, l'expérience nous a montré que nous ne sommes jamais au bout de nos surprises".
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La députée Martine Wonner, seule élue LREM à avoir voté contre la stratégie de déconfinement du gouvernement, a été exclue de son groupe parlementaire à l'Assemblée nationale mercredi, a indiqué le groupe majoritaire.
| "Martine Wonner, seule dans son cas, a décidé de s'affranchir du principe de solidarité avec le gouvernement", alors que "le plan de déconfinement représente un moment crucial pour notre pays", considère le groupe LREM."Ce vote s'inscrit dans une longue succession de prises de position publiques de Martine Wonner exprimant sa défiance contre le gouvernement et ses critiques contre sa politique sanitaire. En conséquence, après l'avoir entendue (en visioconférence) ce jour, le bureau du groupe LREM, en application de son règlement, a décidé son exclusion", ajoutent les "marcheurs".Psychiatre de profession, la députée du Bas-Rhin est favorable au recours controversé à la chloroquine face au coronavirus, avec son collectif Laissons les médecins prescrire. Elle avait "regretté l'absence d'une quelconque stratégie thérapeutique", en annonçant son vote contre le plan gouvernemental le 28 avril à l'Assemblée.Mercredi, la députée alsacienne a "pris acte de son exclusion. Je suis assez détachée de tout ça. Je suis les mains dans le cambouis" de la crise sanitaire, dit-elle à l'AFP, alors que les députés LREM "les plus libéraux ne pensent qu'à la reprise économique et exercent une forte pression pour mettre en oeuvre le déconfinement", selon elle."Je vais être non-inscrite et me laisser un peu de temps pour voir si je rejoins un autre groupe", ajoute cette parlementaire, qui faisait partie de l'aile gauche du groupe majoritaire.Après son exclusion, les députés LREM et apparentés comptent désormais 296 membres, contre 314 au début de la législature. La majorité absolue est à 289 sièges. C'est la quatrième exclusion prononcée par le groupe après celles de Sébastien Nadot (vote contre le budget), d'Agnès Thill (pour son hostilité à la PMA pour toutes et des propos jugés "pernicieux") et Sabine Thillaye (pour un refus de céder son poste à la tête de la commission des Affaires européennes).Une quinzaine de députés ont aussi quitté le groupe volontairement, en raison de désaccords sur la ligne politique, sur les municipales, ou pour contester l'usage du 49-3 lors de l'examen de la controversée réforme des retraites.
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Julie a été tuée dimanche matin par son ex-conjoint. Selon plusieurs témoignages, la jeune femmes était harcelée et violentée par ce dernier.
| Elle avait alerté la gendarmerie, qui ne l'avait pas prise au sérieux, dénonce sa tante.Julie, 35 ans, a été abattue dimanche matin 3 mars par son ex-conjoint à son domicile de l'île-Rousse, en Corse. "Manifestement, ce serait le compagnon de la victime qui lui aurait tiré dessus à deux reprises. Il s'est présenté dans la foulée aux services de gendarmerie pour se constituer prisonnier", avait indiqué dimanche à l'AFP la procureure de la République de Bastia, Caroline Tharot. L'homme avait été placé en garde à vue dans la foulée.Selon de nombreux témoignages, cette jeune maman de deux enfants était victime de violences conjugales depuis de longs mois. En raison d'une séparation conflictuelle, plusieurs plaintes avaient été déposées l'un contre l'autre, pour violences, vol ou encore dégradation, rapporte France Bleu RCFM. Un juge avait décidé fin janvier de placer provisoirement les enfants du couple chez leur père, en attendant les conclusions d'une enquête sociale.Une situation visiblement connue de beaucoup de monde. Au micro de BFMTV, Antoinette Salducci, première vice-présidente de la communauté des communes, confie que la victime"avait le sentiment de ne pas être prise au sérieux par les services de gendarmerie.""Elle les avait d'ailleurs interpellés en leur disant 'il faut peut-être que je meure pour qu'on m'entende et qu'on me croie.' Je pense que c'était prévisible, que tout n'a peut-être pas été mis en œuvre, du moins pas suffisamment pour protéger Julie, l'extraire de ce climat de peur dans lequel elle vivait au quotidien", dénonce-t-elle. Une version confirmée par la tante de Julie sur RMC. "Quand elle a alerté la gendarmerie, elle n'a pas été prise au sérieux comme beaucoup de femmes", déplore-t-elle. "Depuis 2 ans elle était violentée par son mari, elle l'a quitté il y a 6 mois et avait porté plainte plusieurs fois durant les six derniers mois. (...) Elle avait le pressentiment que ce harcèlement finirait par un meurtre", assure-t-elle. En réaction au drame, une habitante de l'Île-Rousse a lancée l'idée d'organiser une marche blanche ce week-end. Cent trente femmes sont mortes en 2017 en France sous les coups de leur compagnon, ex-conjoint ou petit ami, contre 123 en 2016, selon des données communiquées par le ministère de l'Intérieur. Sur ces 130 femmes, 109 formaient un couple stable avec leur meurtrier, et 21 ont été tuées par un petit ami, un amant ou une relation épisodique. À ces chiffres, il faut ajouter 25 enfants tués dans le cadre de violences conjugales, et 151 tentatives d'homicides au sein du couple.
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Poursuivi pour l'odeur dérangeante de ses canards, un éleveur a décidé d'y répondre en diffusant un parfum de framboise.
| Des huiles essentielles pour sauver un élevage, voilà comment certains problèmes peuvent parfois se régler. Selon les informations de France Bleu Loire Océan, un conflit avait lieu à Talmont-Saint-Hilaire, près des Sables d'Olonne (Vendée). Depuis plusieurs jours, Jean-Luc Gréau, un agriculteur, et Jean-François André, le gérant d'un camping, s'opposent sur des questions d'odeurs insistantes. Les responsables de cette atmosphère dérangeante ? « C'est de l'élevage intensif de canards. Il y a 27 000 bêtes et quand il fait chaud, on est envahis par des odeurs de fiente de canards », se plaint l'entrepreneur.Pour ne pas voir sa clientèle fuir les lieux et son chiffre d'affaires de la saison chuter, le gérant a décidé d'attaquer en référé son nouvel ennemi. La séance du 29 juillet 2019 a ordonné à l'agriculteur de trouver une solution sous huit jours. Face au peu de temps dont il disposait, Jean-Luc Gréau a opté pour une surprenante solution. Ses élevages utilisent la thermodynamie : les bâtiments sont fermés et à l'intérieur, l'air respiré est produit par un système de ventilation. « Au niveau des ventilateurs, on va envoyer de l'eau sous forme de brume dans lequel on va insérer des huiles essentielles. Normalement, c'est censé sentir la framboise », assure-t-il.Une entreprise familiale en dangerLa décision du juge a forcément indigné Jean-Luc Gréau. « Il n'y a aucune odeur, aucun bruit. (...) On ne peut plus rien faire, plus le droit aux odeurs, ni aux bruits ! On est à la campagne, c'est comme ça, il n'y a pas que le bon côté de la chose », s'insurge-t-il auprès de France Bleu Loire Océan. « La première chose que demandait l'avocat de la partie adverse, c'était quand même d'abattre 27 000 canards et de les mettre à l'équarrissage. » Il a construit cet élevage pour le léguer à son fils de 20 ans qui souhaite démarrer dans le métier. Une problématique sanitaire qui ne dérange pas uniquement Jean-François André. Les visiteurs de son camping se sont également plaints de la situation. « On a fait un mariage, et l'odeur de fientes pendant le vin d'honneur, les clients n'ont pas apprécié », confie-t-il. Désormais, c'est au juge d'estimer si le nouveau parfum installé conviendra ou non. « Et si la framboise ne leur convient pas, on mettra de l'eucalyptus », annonce l'agriculteur.
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L'humoriste a décidé de solliciter le couple présidentiel pour une bonne cause, la sauvegarde de la maternité de Guingamp qui pourrait fermer prochainement, comme l'explique Ouest-France.
| Jean-Marie Bigard a une grande gueule, mais également un grand coeur. Actuellement au Brésil, l'humoriste a posté vendredi 29 juin sur sa page Facebook la vidéo d'un message vibrant appelant à l'aide le couple présidentiel pour revenir sur la fermeture programmée de la maternité de Guingamp (Côtes-d'Armor), comme le raconte Ouest-France. "J'entends la mauvaise nouvelle : on va peut-être fermer la maternité ! C'est pas possible, c'est hors de question : j'en appelle au Président et à Brigitte", lance-t-il en ouverture de son message.Avant de s'adresser directement à l'épouse du chef de l'Etat. "Brigitte, si vous m'écoutez, j'essaie de toucher votre coeur. Tu sais ce que je fais, moi, avec mon argent de ma poche ? J'ai fabriqué une maternité au Burkina Faso", lance-t-il. Avant d'ajouter : "Et on fermerait dans mon pays, à Guingamp, la maternité faute de moyens ? Je vais vous dire : je vais aller jouer à Guingamp autant de fois qu'il le faudra et je donnerai la recette".L'Agence régionale de santé (ARS) a prévu la fermeture de cette maternité en février 2019, provoquant un mouvement de contestation dans la région. Face à cette levée de boucliers, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a cependant déclaré cette semaine que le dossier serait réexaminé. Une cause pour laquelle Jean-Marie Bigard a décidé de se mobiliser après que l'un de ses proches lui a parlé de la situation. "Faites quelque chose M. et Mme Macron. Il ne faut pas fermer la maternité. Je m'y oppose formellement et je vous embrasse", conclut l'humoriste. Un message vu jusqu'ici près de 150 000 fois et partagé sur le réseau social par presque 7 000 personnes.
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La veuve et la fille de Jean-Michel Lambert vont déposer plainte pour "diffamation et atteinte à la mémoire du défunt" à l'encontre de France Télévisions à la suite de la diffusion de l'émission Complément d'enquête perçue comme à charge contre l'ancien juge.
| "Nicole Lambert et sa fille m'ont mandaté pour engager une procédure à l'encontre de France Télévisions et des personnes qui ont sali la mémoire" de Jean-Michel Lambert, a déclaré le jeudi 13 septembre à l'AFP Me Béatrice Founès, confirmant une information du Maine Libre. Une plainte "pour diffamation et atteinte à la mémoire du défunt" va être déposée, a-t-elle ajouté."Il sert de bouc émissaire alors qu'il a payé cette affaire de sa vie"En cause ? Le documentaire "La malédiction des juges" diffusé le 6 septembre dernier sur France 2, présentant le juge Lambert comme le "symbole de ce désastre", "inexpérimenté, aveuglé par des rêves de gloire et accumulant dès le premier jour les bévues". L'émission tente de faire la lumière sur les responsabilités de chacun dans un dossier vieux de 34 ans qui fait figure de véritable fiasco judiciaire."Il y a la liberté de la presse mais il y a des limites car des choses fausses ont été diffusées, ce qui n'est pas acceptable", a indiqué l'avocate. "Il a été dit par exemple que Jean-Michel Lambert avait renvoyé Christine Villemin devant la cour d'assises alors que c'est la cour d'appel de Nancy qui l'a fait. Ma cliente a le sentiment que la mémoire de son mari a été salie et qu'il sert de bouc émissaire alors qu'il a payé cette affaire de sa vie", souligne l'avocate, ajoutant que les deux femmes ont été "très choquées" par l'émission. Le juge Lambert est le premier magistrat à avoir instruit l'affaire Grégory Villemin en 1984. Relancée mi-2017, l'affaire avait pris un tour encore plus dramatique avec le suicide du magistrat le 11 juillet 2017 à son domicile du Mans (Sarthe). L'ancien juge avait adressé une lettre à L'Est républicain pour expliquer sa volonté de se donner la mort, n'ayant "plus la force de (se) battre". Surnommé "le petit juge", Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque le cadavre de Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé, le 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans la Vologne. Seul juge d'instruction à Épinal (Vosges), celui qui en était à son premier poste avait notamment révélé à la presse la teneur des accusations de Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de dénoncer son beau-frère, Bernard Laroche, comme étant le ravisseur de Grégory. Le juge avait ensuite reporté ses soupçons sur la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993.
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Emmanuel Macron a appelé vendredi les Français à participer aux Journées du patrimoine, notamment dans les petites et moyennes communes malgré l'annulation de la manifestation dans plusieurs grandes villes comme Marseille, Nice ou Bordeaux à cause du Covid-19.
| "Il y a beaucoup de métropoles où le virus circule ardemment" et dans lesquelles "nous avons dû annuler les journées du Patrimoine", mais "une part importante de notre patrimoine sera visitable dans des villes moyennes ou de petite taille" en étant "très précautionneux", a déclaré le chef de l'Etat à Condom (Gers).Il y a visité l'hôtel de Polignac, un édifice de style néoclassique datant de la fin du XVIIIe et l'un des 18 monuments en péril qui avaient bénéficié du Loto du patrimoine en 2018.Grâce à cette loterie, "180 sites ont d'ores et déjà été sauvés", s'est-il félicité, en soulignant que 326 millions d'euros étaient investis chaque année dans le patrimoine.Emmanuel Macron a notamment salué le "travail d'arrache-pied" mené par Stéphane Bern pour "identifier" les projets de rénovation de sites remarquables partout en France qui ont permis aux Français de "se réapproprier leur patrimoine".Le célèbre animateur de la télévision, initiateur du Loto du Patrimoine, l'accompagnait, aux côtés de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, de Guillaume Poitrinal, président de la Fondation du Patrimoine, de Stéphane Pallez, PDG de la Française des Jeux et de Brigitte Macron.Emmanuel Macron a rappelé que le plan de relance de 100 milliards d'euros prévoyait deux milliards pour la culture, dont 615 millions pour le patrimoine et les musées. Sur cette somme, 334 millions iront aux grands établissements comme le Louvre, Versailles ou le musée d'Orsay et 280 millions au patrimoine dans les territoires et à la valorisation des métiers d'art et savoir-faire d'excellence.En raison de l'aggravation de la situation sanitaire, plus de 1.500 évènements des Journées du patrimoine ont dû être annulés dans 400 lieux. Et le département densément peuplé des Bouches-du-Rhône, la Guadeloupe, la métropole lilloise, Nice, Bordeaux, Saint-Etienne, Firminy, Ajaccio, Maubeuge, Dunkerque, Boulogne ont renoncé à ouvrir leurs monuments.A Paris, l'Elysée ouvrira ses portes au public ce week-end mais à un public réduit à 2.500 personnes par jour, soit près de trois fois moins que l'an dernier. Mais le palais présidentielle sera visitable virtuellement sur son site internet.A Matignon, le Premier ministre Jean Castex accueillera samedi les visiteurs à partir de 10H, avant de se rendre, avec Roselyne Bachelot, à la manufacture des Gobelins qui gère le mobilier national.L'Assemblée nationale ouvrira elle ses portes de 9H30 à 17H30 aux visiteurs préalablement inscrits.
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Seulement 30 à 40% des trains, notamment sur les longues distances, circuleront la semaine prochaine.
| Pour réduire le phénomène d'"exode" qui pourrait diffuser encore un peu plus le virus, le gouvernement va réduire encore un peu plus la fréquence des trains en France, a annoncé mardi 27 mars, le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. "Nous allons réduire la cadence et la fréquence des trains, notamment longue distance, pour éviter par ces phénomènes 'd'exode' que le virus circule davantage sur le territoire. Nous appelons chacun à la responsabilité", a déclaré M. Djebbari sur la chaîne de télévision LCI. Il a souligné qu'il y avait "évidemment une tolérance donnée aux Français qui veulent se positionner par exemple dans leur résidence secondaire quand ils en ont une".Le secrétaire d'État a estimé que 50% des trains circulaient cette semaine, par rapport à la normale, après les mesures de réduction déjà prises en fin de semaine dernière. Il a indiqué prévoir "entre 30 et 40% la semaine prochaine" par rapport au service normal de la SNCF. "Nous allons beaucoup réduire l'offre sur les longues distances (...) et donc sur les TGV et Intercités."Pour les TER, "nous garderons une offre pour l'instant évaluée à 35% à 40%. Nous pilotons les besoins au jour le jour. Nous ne voulons surtout pas sous-dimensionner l'offre parce que nous voulons que les trajets qui vont se faire dans les jours prochains se fassent dans de bonnes conditions", a précisé M. Djebbari.Il a souligné que l'offre de transports urbains serait également diminuée: "Aujourd'hui, il y a 70% de bus et de métros qui roulent. Et nous allons réduire très progressivement dans les jours qui viennent, en lien avec les opérateurs des transports."
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Fort d'une carrière à la longévité exceptionnelle, il était entré dans l'histoire du septième art pour ses rôles dans
| "Le Mépris" ou "Les choses de la vie".L'acteur français Michel Piccoli est décédé le 12 mai dernier à l'âge de 94 ans. La nouvelle a été rendue publique lundi 18 mai, dans un communiqué de sa famille à l'AFP. Les choses de la vie Film (1970) - Michel Piccoli, Romy Schneiderpar Actu FilmMonument du cinéma français, il s'était rendu célèbre pour ses rôles dans "Le mépris", "Les choses de la vie" ou plus récemment "Habemus papam". "Michel Piccoli s'est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d'un accident cérébral", indique ce communiqué de la famille transmis par Gilles Jacob, ami de l'acteur et ancien président du Festival de Cannes.Acteur fétiche de Claude Sautet, il avait joué dans plus de 200 films à la télévision et au cinéma, de Jean Renoir à Alfred Hitchcock en passant par Costa-Gavras, au cours d'une carrière longue de près de 70 ans.Il avait notamment été récompensé par le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes en 1980, pour son rôle dans "Le saut dans le vide" de Marco Bellochio.
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Si le mercure frappe fort en France en ce week-end prolongé de l'Ascension, rien à voir avec d'autres pays du monde. Au Moyen-Orient et en Asie, on a enregistré des températures records, dépassant les 50 degrés.
| +56,7°C, c'est la température la plus élevée jamais enregistrée dans le monde. Elle date de 1913 et s'est abattue sur la ville de Furnace Creek dans la vallée de la mort américaine. Ce dimanche, en France, on est heureusement encore loin de ce suffoquant record. Toutefois, en début d'après-midi, La Chaîne Météo constatait que la barre des 30°C avait été franchie pour la première fois de l'année en Île-de-France, avec 30,6°C relevés à Montsouris (Paris). À 13 heures également, 31°C avaient été constatés à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne, 30,7°C à Toussus-le-Noble dans les Yvelines et 30,1°C à Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne. 32,7°C relevés à Paris à 17 heuresAux alentours de 15 heures ce dimanche, La Chaîne Météo évoquait de "nombreux records (provisoires) battus pour un 2 juin" sur Twitter. Ainsi, 33,1°C étaient alors indiqués sur les thermomètres de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, 31,6°C à Romorantin-Lanthenay dans le Loir-et-Cher, 31,1°C à Abbeville dans la Somme et 30,4°C à Lille dans le département du Nord. Dans la capitale française, le record du 2 juin 1947 ne semble toutefois pas avoir été battu ce dimanche. Il faut dire qu'il s'établit à 34,8°C. Or, selon les prévisions jusqu'à 32°C étaient annoncés à Paris en fin de journée.Néanmoins, vers 17 heures, le thermomètre affichait 32,7°C dans la capitale, toujours selon La Chaîne Météo, qui constatait alors que la chaleur était "encore montée d'un cran en Île-de-France, avec 31 à 33°C mesurés dans de nombreuses villes". Et de remarquer sur Twitter : "Les premiers 30°C à Paris s'observent habituellement autour du 19 juin. Nous sommes en avance de trois semaines cette année." À 17 heures, 33,1°C avaient été relevés à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne et à Fontainebleau en Seine-et-Marne. Enfin, à Roissy-en-France, dans le Val-d'Oise, le thermomètre affichait 32,2°C. 51,1°C relevés samedi au PakistanSamedi 1er juin, des chiffres très élevés avaient déjà été constatés. Et pas seulement en France. En Inde notamment, le thermomètre avait affiché jusqu'à 50,8°C dans la ville de Churu. Plus inquiétant encore, 51,1°C à Jacobabad, au Pakistan. Le pays n'en était pas à son premier record de ce type. En 2018, avec 50,2 degrés, il enregistrait la plus haute température jamais relevée sur Terre pour un mois d'avril.Samedi en France, quelques records étaient aussi rapportés, à commencer par Belin-Beliet, en Gironde, avec la plus haute température enregistrée pour un 1er juin : 34,1°C. Suivaient Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) avec 32,7°C et Bordeaux (Gironde) avec 32,2°C.
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Après un mois de mobilisation exceptionnelle pour encadrer les actions des "gilets jaunes", le ministre de l'Intérieur a envoyé des signaux favorables en direction des forces de l'ordre, alors que les syndicats de police brandissent le spectre d'un mouvement social.
| Le gouvernement va s'atteler au paiement des heures supplémentaires, a promis Christophe Castaner mardi 18 décembre. Alors que le syndicat de police Alliance appelle à "fermer les commissariats" à partir de mercredi, le ministre de l'Intérieur a estimé que policiers "ne bloqueront pas les commissariats car ils ont le sens du service public", interrogé par BFMTV. "Je ne crois pas que les policiers soient gilets jaunes." "Je pense que les policiers, au contraire, ont protégé la République quand certains 'gilets jaunes' l'ont attaquée", a-t-il insisté. Les forces de l'ordre réclament notamment le règlement des nombreuses heures passées sur le terrain, durant la mobilisation des "gilets jaunes" ou pour gérer la menace terroriste. Les syndicats reçus mardi soir au ministère"L'État doit actuellement presque 275 millions d'euros à ses policiers au titre des heures supplémentaires, non pas de ces derniers mois ou de cette dernière année, mais depuis des dizaines d'années", a commenté le ministre mardi, à l'issue d'une cérémonie au Panthéon, à Paris. "C'est un chantier que je veux ouvrir. (...) Nous n'avons pas le droit d'avoir une dette de cet ordre-là", a poursuivi le ministre, qui ne donne toutefois pas de calendrier. "Je ne peux pas dire d'un claquement de doigts que je vais trouver 275 millions d'euros (...). Ça nous prendra un peu de temps, on ne trouve pas comme ça en quelques semaines un tel montant", a-t-il insisté.Les syndicats de police seront reçus Place Beauvau en fin de journée, à partir de 18 heures, pour présenter leurs doléances. Mercredi, "les policiers sont conviés à rester dans les services et à ne répondre qu'aux appels d'urgence", a lancé le syndicat Alliance dans un communiqué. L'Unsa-Police, de son côté, a enjoint les policiers à n'assurer qu'un "service minimum" dès mardi.
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Elle appelle les députés de toutes les sensibilités politiques à signer son texte.
| Ils sont déjà cinq médecins à avoir succombé à la maladie. La députée Les Républicains de Savoie, Émilie Bonnivard souhaite qu'ils reçoivent, ainsi que tous les autres soignants qui pourraient mourir de l'épidémie, la légion d'honneur à titre posthume. Elle a déposé jeudi 26 mars une proposition de loi en ce sens."Comme tous les Français, à mon petit niveau, je suis sur mon balcon à 20h00 pour les applaudir. Ce serait bien que cette reconnaissance populaire se traduise par la plus haute reconnaissance de la Nation envers ceux qui donnent leur vie", a déclaré la députée, qui a elle-même été malade à l'instar d'autres députés. Déposée mercredi sur le bureau de l'Assemblée, qui ne l'examinera que début avril, cette PPL est "ouverte à la co-signature de tous les députés quelle que soit leur sensibilité politique", a précisé Émilie Bonnivard. La parlementaire ne cache pas que ce texte est aussi "une PPL d'appel.... au président de la République Emmanuel Macron: si l'exécutif et le président décident de le faire avant le Parlement, qui ne siège pas en ce moment, tant mieux !"Dans cette crise sanitaire sans précédent, cinq médecins sont déjà morts du Covid-19.Au-delà de la Légion d'honneur à titre posthume, Emilie Bonnivard a écrit au président pour "qu'il puisse mettre en œuvre une reconnaissance large (Ordre national du mérite, Légion d'Honneur, etc.) des soignants qui auront fait preuve d'un immense courage et d'une grande abnégation au cours de cette crise, au bénéfice des Français".
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"J'ai eu plus peur en allant chercher mon poulet au marché": certains électeurs venus voter dimanche au second tour des municipales se sont sentis protégés par les mesures sanitaires exceptionnelles prises face au coronavirus. Mais sans éviter une abstention qui s'annonce, elle aussi, inédite.
| En sortant du bureau de vote 512 à Clermont-Ferrand, Denis Dupont, 63 ans, est catégorique: "On prend quand même moins de risques en venant voter qu'en allant à la fête de la musique". Au premier tour, le 15 mars, au début de l'épidémie, il avait voté à visage découvert et "c'était le bazar". Cette fois, il est venu masqué - c'est obligatoire - et a pu voter sereinement.Il est vrai aussi qu'il n'y avait "personne" dans le bureau de vote, déserté, comme ailleurs par de nombreux électeurs, par peur du virus ou par simple désintérêt. Cette abstention fait bondir Hélène Kowalyszin, infirmière de 53 ans, qui ne décolère pas contre la "psychose ambiante". "Soyons pragmatiques, l'économie va bien plus souffrir de tout cela alors qu'on a vécu des choses bien pires".Partout en France, un rigoureux protocole sanitaire a été mis en place pour limiter les risques de contamination. Chaque bureau de vote a été équipé d'un point d'eau avec du savon ou du gel hydroalcoolique et toutes les personnes présentes ont dû respecter les gestes barrières et porter un masque."Ça fait bizarre. Je me demande comme la personne fait pour savoir si c'est bien moi. Bientôt on viendra avec le casque intégral", ironise Guy Palmarole qui est allé voter tôt à Perpignan avant de filer à la plage.- "Nous n'avions rien" -Mais le résultat est là: "On se sent en sécurité cette fois. J'ai eu plus peur ce matin en allant chercher mon poulet au marché", plaisante Danka, une mère de famille de 44 ans, à Grenoble. "Lors du premier tour, c'était très tendu. J'étais surtout inquiète pour les assesseurs des bureaux car personne n'avait les bons réflexes. Aujourd'hui, le contexte est différent, même si le virus est encore là", ajoute cette enseignante dans un lycée professionnel.Salima Djilel, la présidente d'un bureau de vote du quartier Saint-Bruno à Grenoble, se réjouit d'une ambiance "plus sereine" que le 15 mars, les gestes barrières étant aujourd'hui "pleinement acquis à un niveau collectif"."Les gens viennent équipés de masques, de stylos et parfois de gants. Le gymnase a été désinfecté et nous proposons du gel hydroalcoolique et des masques. Contrairement au premier tour, nous n'avons reçu aucune remarque sur le protocole. Ce jour-là, nous n'avions rien", se souvient la quadragénaire.Le 15 mars, "c'était trop dangereux. Le gouvernement faisait n'importe quoi", estime Edwige Prat, à Dijon. Mais ce second tour, elle n'a pas voulu le manquer: "Je me protège énormément et j'étais venu voir avant les mesures prises", dit-elle, masque sur le visage et gel en main.- "Les gens sont en dehors de cette élection" -"Là on nous dit que le virus ne circule presque plus, on nous déconfine... alors on avait à cœur d'accomplir notre devoir citoyen", renchérissent à Toulouse Jacqueline et Caroline, mère et fille de 83 et 53 ans, qui n'étaient pas allées voter au premier tour.A Marseille, devant le bureau 421, un agent de sécurité fait le constat qu'il y a "bien plus de monde qu'au premier tour". "On sent que les gens n'ont plus peur", dit-il alors que plusieurs sœurs du couvent passent dans son dos pour venir voter tôt afin d'"éviter la chaleur, déjà bien intense".Reste que ce sursaut ne se vérifie guère ailleurs. A midi, le taux de participation n'était que de 15,29% au niveau national, trois points de moins que le 15 mars et 4,5 points de moins qu'au second tour des municipales de 2014.Il y a le coronavirus évidemment, mais il y a aussi eu "trop de temps entre les deux tours", selon Elisabeth Revel, présidente du bureau de vote 18, à Dijon. "Les gens sont en dehors de cette élection. Les fidèles viennent mais les autres...""Cette campagne était tellement longue ! Il est temps que cette histoire s'achève", abonde un assesseur d'un bureau de vote à Montpellier, tout en aiguillant un électeur égaré dans le circuit mis en place pour éviter au maximum les contacts lors de ce scrutin hors normes au temps du Covid-19.
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L'armée turque a diffusé des images montrant les raids menés samedi par son aviation sur des cibles d'Al-Bab, dans le nord de la Syrie. 33 cibles du groupe Etat islamique auraient été atteintes, dans ce bastion de l'organisation djihadiste.
| Au sol, l'armée syrienne libre a pénétré dans Al-Bab ce samedi, appuyé par des soldats turcs. Les combats auraient fait 42 morts. Sur l'ensemble du pays, les forces du régime maîtrisent toujours l'ouest du pays tandis que les Kurdes tiennent le nord. Le groupe Etat islamique occupe pour sa part un large territoire dans le centre et l'est. Syrie : les rebelles et les soldats turcs sont entrés dans le centre d'Al-Babpar euronews (en français)Les soldats turcs et des rebelles syriens sont entrés dans le centre d'Al-Bab et la prise de ce fief de l'organisation Etat islamique ne serait plus "qu'une question de temps" selon le président Recep Tayyip Erdogan. Celui-ci a par ailleurs déclaré que son objectif militaire en Syrie n'est pas Al-Bab mais bien, plus largement, de nettoyer toute la région des militants de Daesh, y compris Raqqa, qui est de facto sa capitale en Syrie.
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Le ministre de l'Education nationale a rappelé lundi matin sur Europe 1 que le retour à l'école dépendait de l'évolution de la pandémie de coronavirus.
| La France entre cette semaine dans sa troisième de confinement, mis en place par le gouvernement pour tenter d'endiguer la propagation du nouveau coronavirus, qui a déjà fait plus de 2.600 morts dans le pays. Depuis 14 jours, les Français sont ainsi contraints de rester chez eux quand c'est possible et les écoliers, collégiens et lycéens travaillent leurs cours à la maison. La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer expliquait qu'un retour à l'école le 4 mai était le "scénario privilégié". Le ministre de l'Education nationale explique lundi 30 mars que rien n'est sûr. "C'est un scénario : pas plus, pas moins. Je l'ai toujours dit", a précisé le ministre sur Europe 1. "C'est une possibilité, ça dépend de l'évolution de l'épidémie. J'espère qu'on sera en mesure de rentrer le 4 mai. C'est encore compatible avec ce qui a été dit par les autorités de santé." Une décision plus précise devrait être prise durant le mois d'avril. "Il faudrait que le pic de l'épidémie soit derrière nous à ce moment-là. (...) Ce sera peut-être plus tard", a-t-il insisté.Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la semaine dernière que le confinement était prolongé au moins jusqu'au 15 avril et a précisé samedi que l'exécutif espérait en voir les premiers effets à la fin de cette semaine.Le bac en contrôle continu ?Alors que l'incertitude règne, Jean-Michel Blanquer a néanmoins précisé que le baccalauréat serait bien maintenu, mais qu'il "n'excluait" rien sur ses modalités. Il souhaite "en garantir le niveau et qu'on puisse avoir un vrai mois de juin en matière de cours". Le ministre de l'Education précisera dans les prochains jours la formule retenue pour le bac 2020. "Il y aura forcément une dose de contrôle continu, la question est jusqu'à quel point", a-t-il indiqué lundi.
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Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a répondu mardi au Canard enchaîné qui l'accusait d'avoir présidé "moins d'une séance sur sept" entre le 23 avril et le 6 juin. Faux, selon l'élu écologiste qui assure avoir été présent à 12 reprises et non 7.
| Dans l'une de ses "mares aux Canards" de son édition du 13 juin, l'hebdomadaire satirique expliquait que le député de Loire-Atlantique avait "exaspéré l'Élysée, Matignon et les responsables de la majorité" en s'exprimant sur la durée excessive des débats à l'Assemblée nationale."Pan sur le bec !"Une sortie d'autant plus "édifiante" selon le journal que "sur 52 séances, entre le 23 avril et le 6 juin, François Rugy n'en a présidé que quatre en totalité et trois en partie, soit moins d'une sur sept". Pas de quoi "friser le burn-out", selon Le Canard.Des chiffres immédiatement démentis par l'intéressé : "Le Canard doit être mal informé car les chiffres parlent d'eux-mêmes : du 23/04 au 6/06, j'ai présidé à 12 reprises (et non 7) pour un total de 30h45min", a-t-il précisé sur Twitter, commençant son message d'un "pan sur le bec !". "Les six vice-présidents ont présidé de 3 à 12 séances, pour un nombre d'heures allant de 8h50 à 44h10"."Cher Canard, pour se renseigner sur l'Assemblée nationale, il vaut mieux s'adresser à... l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté d'un second tweet. En février, le président de l'Assemblée nationale avait suscité des remous dans l'hémicycle en fustigeant certains "multirécidivistes" de l'absence. Il avait annoncé son intention d'"appliquer strictement" les sanctions financières prévues pour les députés présents à moins des deux tiers des scrutins solennels, soit 4.320 euros d'amende par session.
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La députée LREM a été victime d'un canular après ses propos sur les retraités fin août. Elle est depuis quasiment harcelée sur les réseaux sociaux, explique 20 Minutes.
| L'affaire remonte au 28 août. Sur la chaîne de Boursorama, la députée LREM Aurore Bergé s'exprime sur le sujet des retraites. Mais trois jours plus tard, le site parodique SecretNews reprend ses propos, en les transformant comme à son habitude, explique 20 Minutes. C'est le début des ennuis pour la députée des Yvelines. Harcelée, insultée, Aurore Bergé est en fait victime de la malveillance des internautes qui ne comprennent pas son prétendu dédain. Que ce soit sur Facebook ou Twitter, l'article en question est partagé des milliers de fois. Et les commentaires des gens sont scandalisés.Sur le plateau de Boursorama, Aurore Bergé avait tenu des propos vifs, expliquait Midi Libre. Mais pas ceux en question. "Je suis très étonnée notamment de tout le débat qu'on peut avoir sur la question des retraites. J'ai l'impression que les Français ont parfois oublié le modèle de retraite qui est le nôtre. [...] C'est que vous et moi, nous payons aujourd'hui pour celles et ceux qui sont à la retraite", disait-elle.SecretNews tempèreDes paroles qui sont devenues : "Ce n'est pas pour qu'ensuite les retraités dépensent tout en chocolat, jouets et sorties culturelles à la con pour leurs petits-enfants qui en plus d'être de plus en plus fainéants nous coûtent aussi un pognon de dingue". Rapport bien entendu aux propos d'Emmanuel Macron sur les "fainéants" (2017) et le "pognon de dingue" (juin 2018) des aides sociales, eux aussi parodiés.Dans un autre passage de l'article canular, SecretNews cite (donc faussement) Aurore Bergé : "On ne peut pas dire que rétablir les comptes publics et réduire la dette est essentiel et, dans le même temps, continuer à gâter ses petits-enfants quand on demande de faire des efforts". Un autre passage qui a indigné les internautes.Beaucoup de titres de presse ont remarqué qu'il s'agissait de faux propos, mais la polémique était déjà lancée. Pour y faire face, SecretNews a même dû publier un communiqué afin d'apaiser les tensions : "AVERTISSEMENT : LE TEXTE QUI SUIT EST PARODQIUE". Si la députée n'a pas réagi, le canular, lui, a bien fonctionné.
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À 47 ans, Adeline Blondieau a décidé de changer de vie. La comédienne s'est confiée sur ses nouveaux projets dans les colonnes de Télé-Loisirs.
| En septembre dernier, Adeline Blondieau annonçait mettre en vente aux enchères des objets ayant appartenu à son ex-mari, Johnny Hallyday. Des pièces que les admirateurs du Taulier pourront acquérir le 20 octobre prochain à l'Hôtel Drouot à Paris. Une vente à laquelle Adeline Blondieau n'assistera pas, bien décidée à tourner la page sur son passé. "Je suis en tournée actuellement avec deux spectacles pour enfants que j'ai écrits et que je joue sur scène avec une comédienne. J'écris un troisième spectacle sur les licornes. Le jour de la vente, je serai donc en Belgique. Jouer pour des enfants, qui constituent un public chaleureux, me fait du bien", raconte à Télé-Loisirs celle qui a décidé de "changer de vie".En effet, Adeline Blondieau révèle qu'elle est en pleine reconversion professionnelle. "Je suis en train de changer de vie, de devenir sophrologue. Je m'intéresse aussi à l'aromathérapie, au yoga sur lequel j'ai écrit des livres. Bref, à tout ce qui peut faire du bien aux gens, de manière naturelle", explique la comédienne de 47 ans.En septembre dernier, Adeline Blondieau expliquait les raisons qui l'avaient poussée à se séparer des objets ayant appartenu à Johnny Hallyday. "Tout ce qui concerne Johnny, l'idole, tout ce qui faisait de nous des personnages et non des personnes, je le mets aujourd'hui à la disposition de son public. Je ne garde que l'homme que j'ai aimé, que l'intime", expliquait-elle dans un texte publié dans le catalogue de la vente aux enchères.
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Même ceux ayant commis une fraude aux prestations sociales doivent pouvoir conserver un "reste à vivre" minimal lorsqu'ils remboursent les sommes indûment perçues, estime Jacques Toubon.
| Le contrôle des bénéficiaires de prestations sociales par l'administration entraîne encore trop de "dérives" préjudiciables aux usagers, affirme le Défenseur des droits dans un rapport publié jeudi 28 mars. Une loi adoptée en juillet dernier a certes consacré un "droit à l'erreur" pour les administrés - qui ne peuvent désormais plus être sanctionnés pour des erreurs déclaratives s'ils se sont trompés "de bonne foi" - s'est félicité le défenseur, Jacques Toubon. Mais il est trop tôt pour évaluer les effets réels de cette loi, et surtout cette évolution législative ne répond qu'en partie aux inquiétudes que le Défenseur des droits avait déjà formulées sur ce sujet en septembre 2017, précise-t-il dans ce nouveau rapport. M. Toubon regrette la persistance d'"atteintes aux droits" des usagers, notamment parce que les administrations n'ont guère changé leurs pratiques pour mieux informer le grand public de ses obligations déclaratives. Les bénéficiaires de certaines allocations peuvent ainsi se voir injustement pénalisés si l'administration les soupçonne de vivre en concubinage, alors qu'ils ont déclaré vivre seuls. "Nous recevons toutes les semaines des réclamations à ce sujet. Les gens sont privés de leurs allocations et se retrouvent dans des situations catastrophiques parce qu'ils sont considérés comme vivant en concubinage alors qu'ils hébergent quelqu'un de leur entourage, ou qu'ils sont en colocation", a précisé à l'AFP Vanessa Leconte, cheffe du pôle protection sociale et solidarité du Défenseur des droits. En cas de doute, il incombe pourtant à l'administration d'"établir la nature des relations entre le bénéficiaire et son éventuel(le) concubin(e)", rappelle le rapport, qui plaide pour que le ministère des Solidarités publie une circulaire en ce sens. À ce jour, seule la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf) a diffusé une instruction sur ce sujet. La CAF a-t-elle falsifié des contrôles anti-fraude ?par franceinfoEn outre, M. Toubon rappelle que même ceux ayant commis une fraude aux prestations sociales doivent pouvoir conserver un "reste à vivre" minimal lorsqu'ils remboursent les sommes indûment perçues. Ce principe n'est pas toujours respecté, ce qui semble refléter "la primauté des impératifs budgétaires sur le respect du principe de dignité de la personne humaine". Le Défenseur des droits raconte ainsi avoir dû intervenir en faveur d'une mère célibataire de quatre enfants menacée d'expulsion car la CAF voulait lui appliquer "un plan de remboursement irréaliste au regard de sa situation": privée d'allocations pour rembourser sa dette, elle ne disposait plus que de 670 euros par mois, alors qu'elle devait s'acquitter de 750 euros de loyer.
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Alors qu'elles accompagnaient leur fils de 3 ans aux urgences pédiatriques, l'une des mères n'a pas pu accompagner son enfant, l'infirmière affirmant que "seule la vraie maman" pouvait rentrer, dénoncent-elles dans les médias. L'hôpital se défend de toute forme de discrimination et assure qu'il s'agit d'un "défaut de communication".
| Dimanche 10 mars, un couple de femmes se rend aux urgences pédiatriques de l'hôpital de Perpignan (Pyrénées-Orientales), car elles soupçonnent leur fils de 3 ans d'avoir une infection urinaire. Un petit garçon né grâce à une Procréation Médicalement Assistée (PMA) en Espagne et sur lequel elles ont toutes deux l'autorité parentale ainsi qu'en atteste un document qu'elles ont sur elles à ce moment-là et que Le Parisien a pu consulter, précise le quotidien jeudi 14 mars.Néanmoins, quelques instants plus tard, l'infirmière qui vient chercher le garçonnet pour la consultation explique que "seule la vraie mère est autorisée à venir", déplore la maman tenue à l'écart. "Je me suis sentie humiliée devant mon enfant. Qu'on me présente en fausse mère, ça m'a scié les jambes", explique-t-elle auprès du Parisien. "Mon garçon m'a regardée, il m'a demandée et réclamée plusieurs fois. On l'a vraiment mal vécu et lui, il l'a vraiment, vraiment mal vécu. Aujourd'hui, il a même peur d'aller à l'hôpital", commente-t-elle également auprès de RTL.Après les faits, révélés par L'Indépendant, les deux femmes se sont rendues à la gendarmerie pour déposer une main courante. Elles ont ensuite envoyé un courrier à la direction de l'hôpital, pour demander l'ouverture d'une enquête interne. Leur avocate, Me Aude Denardaud, a confirmé au Parisien son intention de saisir le tribunal administratif d'un recours pour "faute". "Je vais en outre effectuer un signalement auprès de l'agence régionale de Santé (ARS) et j'étudie la possibilité de saisir l'Ordre départemental des médecins pour ces manquements à la déontologie", a-t-elle par ailleurs précisé jeudi.De son côté, le conseiller municipal La République en marche de Perpignan Brice Lafontaine a dénoncé cette attitude dans un courrier adressé au directeur de l'hôpital. "En tant qu'élu de Perpignan, je suis touché par ces faits et il m'est paru indispensable de vous en alerter. Vous comprenez qu'il s'agit manifestement non seulement d'un non respect des obligations relatives à l'autorité parentale mais également d'une discrimination", a-t-il notamment écrit. Vendredi 15 mars, l'hôpital a réagi en rejetant les accusations de discrimination. "Comme dans beaucoup d'hôpitaux, la pratique est en effet de ne laisser qu'un seul parent pour accompagner l'enfant lors de la prise en charge médicale et soignante, sauf situation particulière tenant à l'état de gravité ou d'angoisse de l'enfant", explique la direction dans un communiqué de presse relayé par L'Indépendant."Il semblerait qu'un défaut de communication ou d'explications ait pu laisser penser aux deux mamans qu'il s'agissait d'une discrimination, alors qu'il n'en était rien", assure l'établissement, expliquant que la direction allait recevoir les deux mères de famille.
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Une étude publiée jeudi rapporte que plus d'un enfant sur deux affirme avoir déjà vu l'un de ses parents commettre des imprudences en conduisant.
| Faites attention sur la route, vous êtes surveillés. C'est peut-être votre enfant qui, demain, rapportera que vous avez insulté un automobiliste, ou que votre ceinture n'était pas attachée. L'association Attitude Prévention publie une étude, reprise par Europe 1, sur le comportement des parents au volant. Résultat : sur plus de 500 enfants interrogés, 64 % d'entre eux expliquent avoir constaté des attitudes déplacées de la part d'un parent au volant. La vérité sort de la bouche des enfants...En outre, plus d'un enfant sur deux a déjà mis en garde un parent en excès de vitesse. Mais le comportement le plus largement répandu reste le téléphone au volant. 30 % des parents avouent avoir déjà été repris par leurs enfants.Sur Europe 1, Nathalie Irisson, secrétaire générale d'Attitude Prévention, explique qu'il faut donner l'exemple : « On sait que les enfants sont de véritables éponges, donc les parents se doivent, même dans la voiture, d'être totalement exemplaires pour que les enfants ne soient pas tentés de reproduire ces comportements à risque lorsqu'ils seront eux-mêmes au volant ou au guidon d'un deux-roues motorisé », estime-t-elle.L'étude conclut toutefois que plus d'un parent sur deux se montre plus vigilant en la présence d'un enfant dans la voiture.
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Les enquêteurs chargés des investigations sur les soupçons de fraude aux procurations lors des municipales à Marseille ont également commencé à se pencher sur de possibles manœuvres auprès de résidents d'un Ehpad, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
| La campagne électorale avait été bousculée vendredi dernier par l'ouverture, par le parquet de Marseille, d'une enquête préliminaire notamment pour "faux" à propos de l'établissement de procurations pour le second tour dans le camp de la candidate LR à la mairie Martine Vassal, selon une procédure "simplifiée" mais qui pourrait être illégale.Mercredi soir, France 2 a diffusé de nouveaux témoignages, cette fois de proches de résidents d'une maison de retraite découvrant que des procurations avaient été établies au nom de certains d'entre eux, à leur insu et alors même que certains sont atteints de maladies neurodégénératives comme Alzheimer.Au total, une cinquantaine de résidents ont donné procuration pour les municipales dans cet établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui comprend 130 places dont 15 pour des personnes atteintes d'Alzheimer, selon les listes d'émargement consultées par l'AFP.France 2 a recueilli les témoignages de proches de 11 résidents. Le lien avec l'un ou l'autre des candidats aux municipales n'a pas été établi."C'est pitoyable", a réagi auprès de l'AFP le fils d'une des résidentes âgée de 89 ans, qui a découvert il y a quelques jours qu'une procuration avait été faite pour sa mère atteinte "de démence sénile". Dans ce cas, le registre d'émargement n'a pas été signé par le mandataire pour sa mère, ce qui indique qu'il n'y a finalement pas eu de vote, a constaté l'AFP."Je ne connais pas le nom de la personne à qui a été donnée la procuration, mais c'est impossible que ma mère ait fait cela. Elle vient encore de me demander des nouvelles de sa mère décédée en 1985", a-t-il souligné. L'homme qui témoigne anonymement pour ne pas être "contacté par d'éventuels politiques tentant de l'influencer" a assuré qu'il envisageait de porter plainte contre X.Du côté des enquêteurs, les investigations "se poursuivent", a indiqué une source proche du dossier à l'AFP : les policiers, qui ont déjà perquisitionné notamment le siège de campagne de Martine Vassal et saisi des registres à la mairie centrale de Marseille, "vérifient également la problématique des Ehpad", et notamment celui pointé par France 2."Des auditions de mandants et de mandataires", c'est-à-dire d'électeurs qui auraient donné leur procuration et des personnes qui ont voté en leur nom au premier tour, sont en cours, a-t-elle poursuivi.Les nouvelles révélations de France 2 ont suscité de nombreuses réactions dans une ville, bastion des Républicains dirigé par Jean-Claude Gaudin depuis un quart de siècle, où l'issue du scrutin est plus incertaine que jamais.Tête de liste de la gauche (Printemps marseillais) dans le secteur où se situe l'Ehpad en cause, Yannick Ohanessian a condamné "le cynisme absolu et sans aucune morale" de ceux qui ont pu "extorquer à des personnes en grande vulnérabilité" ces procurations. Le candidat RN Stéphane Ravier a condamné un comportement "immoral" et "dégueulasse"."En tant que professionnels de ce secteur, il est inadmissible qu'un des droits fondamentaux des personnes âgées dépendantes dont nous nous occupons soit ainsi bafoué", a de son côté réagi le syndicat Sud santé sociaux dans un communiqué.La CFDT des Bouches-du-Rhône s'est dite pour sa part "stupéfaite": "Ces méthodes, si elles s'avèrent établies, sont d'un autre temps et excluent du champ démocratique leurs auteurs".
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De nouvelles informations sur les éléments clés du dossier Daval ont fuité. BFM TV, qui a pu se procurer les déclarations de Jonathann Daval aux enquêteurs, révèle notamment que le principal suspect dit avoir "perdu le contrôle" avant d'étrangler son épouse, Alexia Daval.
| On en sait un peu plus sur la nuit tragique du 27 au 28 octobre 2016. BFM TV a pu avoir accès aux déclarations du principal suspect, Jonathann Daval, devant les enquêteurs de police. Selon sa version des faits, une dispute a éclaté après un dîner chez sa belle-famille. Dans le récit qu'il fait, il affirme avoir "perdu le contrôle" et avant d'étrangler son épouse. La jeune femme se serait débattue, laissant des traces de griffures et de morsures sur le bras de Jonathan.Un échange de SMS violentsToujours d'après BFM TV, le motif de cette dispute porte vraisemblablement sur la question de la conception d'un enfant. Les enquêteurs ont eu accès, lors de la découverte du corps, au téléphone d'Alexia Daval. Dans un échange de textos virulents datés de plusieurs semaines avant le crime, la défunte épouse reproche à Jonathann, son impuissance. Une frustration latente au sein du couple et qui a pu conduire le mari à tuer son épouse.Comment Jonathann Daval s'est forgé un alibiS'il affirme avoir été "désemparé" face au corps, Jonathann Daval se serait lui-même chargé de se forger un alibi. Ainsi, aux alentours d' 1 heure 30, il aurait placé le corps dans le coffre de sa voiture, avec de le recouvrir d'un drap. Le lendemain matin, vers 8h, il se dirige à bord de son véhicule vers le bois d'Esmoulins et y laisse la dépouille d'Alexia Daval, à qui il avait préalablement enfilé une paire de baskets de sport. Selon BFM TV, le mis en examen envoie un SMS depuis le téléphone d'Alexia aux parents de la jeune femme. Il se fait passer pour elle, faisant croire qu'elle va faire un footing avant de faire un crochet par chez eux. Dans la matinée, le suspect se rend à son entreprise alors même qu'il ne travaillait pas. Technicien en informatique, il explique à son employeur rendre service à son voisin qui rencontrait un soucis d'imprimante. Jonathann se rend ensuite chez ses beaux-parents, fait mine de s'inquiéter du sort de sa femme avant d'aller signaler la disparition d'Alexia auprès des autorités.C'est ce dernier élément qui interpelle les enquêteurs. L'époux s'inquiète de ne pas voir revenir son épouse, seulement une demi-heure après l'envoi du SMS du téléphone d'Alexia. C'est lors de la cinquième audition avec les enquêteurs que Jonathann Daval avouera le meurtre aux enquêteurs, niant être à l'origine de la carbonisation du corps. Mis en examen pour "meurtre sur conjoint", il risque la perpétuité.
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Deux gendarmes ont demandé à des femmes qui bronzaient seins nus sur la plage de Sainte-Marie-la-Mer, près de Perpignan, de se couvrir au motif que les enfants d'une famille présente sur place étaient choqués.
| Les faits se sont produits jeudi 20 août sur la plage de Sainte-Marie-la-Mer, à quelques encablures de Perpignan. Deux gendarmes ont demandé à plusieurs femmes qui faisaient du topless de remettre le haut de leur maillot rapporte France 3. "J'étais tellement choquée, je suis allée les voir et je leur ai demandé si pour eux, bronzer les seins nus était une atteinte à la pudeur ? Ils m'ont demandé de circuler et ont quitté la plage, juste après mon intervention", a témoigné Marie. Entre temps, les gendarmes ont eu le temps de demander à plusieurs femmes de se rhabiller alors que rien n'interdit de bronzer seins nus. Le topless sur une plage ne constitue plus un délit d'exhibition sexuelle réprimandé par l'article 222-32 du Code pénal. Et si certaines communes ont voté un arrêté municipal pour l'interdire, il n'en est rien à Sainte-Marie-la-Mer.Les pro et les anti s'écharpent sur TwitterSur Twitter, l'affaire déchaîne les passions. Il y a ceux qui défendent les femmes rappelant que rien dans la loi n'interdit cette pratique, ceux qui ont du mal à y croire telle l'ancienne journaliste Audrey Pulvar et ceux au contraire que cela choque. Certaines personnes osent le parallèle avec l'aspirante Miss Guadeloupe, Anaëlle Guimbi, disqualifiée de l'élection de Miss France pour avoir posé seins nus pour une campagne contre le cancer du sein. D'autres publient des tableaux de maître ou des femmes apparaissent seins nus, tels La liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix.
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Le petit Benjamin Sanchez avait perdu la trace de sa famille lors d'une promenade dans le désert de la province de San Juan, dans l'ouest de l'Argentine. Il a été découvert par un motard, après 24 heures d'errance en solitaire.
| Un enfant de 5 ans, qui s'était égaré lors d'une promenade en famille, a été retrouvé sain et sauf après 24 heures passées dans un désert de l'ouest de l'Argentine. Les autorités de la province de San Juan et un millier de bénévoles ont été mobilisés. Un ancien pilote de moto du rallye Dakar qui l'a localisé, à 21 km du point où il avait été vu pour la dernière fois.L'enfant était a été hospitalisé, légèrement déshydraté. "J'ai eu froid, j'ai mal dormi, appuyé sur une pierre, a-t-il raconté au journal Clarin à sa sortie de l'hôpital, mardi. Il a également raconté qu'il avait bu dans un ruisseau et mangé de l'herbe. "Nous avons dû le convaincre de monter dans l'hélicoptère car il avait peur de voler", a expliqué un responsable des secours au média argentin Clarin."Il a passé 24 heures dans la nature, ce n'est pas rien", s'est étonné le motard qui l'a retrouvé, Alberto Ontiveros, soulignant que des pumas rodent dans cette région. L'homme de 41 ans, qui compte 6 rallyes Dakar à son actif, a indiqué que l'enfant "avait soif, et était effrayé par le bruit des motos". Le petit Benjamin a finalement retrouvé son foyer après un bref séjour à l'hôpital de San Juan. "Nous avons passé les pires 24 heures de notre vie", a témoigné la grande sœur de Benjamin.
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Nouvel accident de manège en France. Deux adolescents de 13 ans ont été éjectés d'un manège mercredi soir au Luna Park de l'île des loisirs au Cap d'Agde (Hérault), rapportent France bleu et Le Midi Libre.
| Les faits se sont déroulés mercredi peu après 22h30. Les deux jeunes, originaires du Val-d'Oise, ont été éjectés de l'attraction la chenille "Vegas", alors que le manège tournait à pleine vitesse. Ils ont atterri plusieurs mètres plus loin dans les barrières de sécurité. L'un est blessé au bras, l'autre à tête. Ils ont été pris en charge sur place par les pompiers et le médecin du Samu avant d'être hospitalisés à Sète. Le premier est sorti de l'hôpital jeudi matin."Il ne s'agit ni un dysfonctionnement du manège, ni d'une erreur humaine"La police était sur les lieux et le manège est fermé pour permettre des investigations. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de cet accident. Selon les informations de France bleu Hérault, les deux adolescents appartiennent à un groupe de jeunes footballeurs de Goussainville qui était venu dans la région pour participer à un tournoi de football.Le parc, qui a débuté sa saison le 1er avril, reste ouvert au public, précise Le Midi Libre. Selon le directeur du parc depuis 30 ans, Pierrick Pubill, il s'agirait du deuxième incident depuis sa création sur l'île, il y a 42 ans. "Il s'agissait, il y a quatre ans, d'une cheville cassée", précise-t-il.Selon le gérant, le manège semble cette fois hors de cause : "Il ne s'agit ni un dysfonctionnement du manège, ni d'une erreur humaine", a-t-il assuré au Midi Libre et à France 3. "J'en suis certain et cela sera facile à vérifier. Tous les contrôles réglementaires ont été effectués avant l'ouverture. Rien n'a cassé. Il n'y a rien d'anormal. Voilà ce que je déclarerai à la police quand je serai entendu".Selon lui, les vacanciers n'ont pas respecté "les consignes de sécurité". "Sinon, c'est impossible de sortir comme ça d'un manège. On m'avait averti il y a quelques jours de la présence d'une bande un peu agitée sur les site des manèges", a-t-il ajouté.
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Chants, concerts et casseroles: des manifestants antiracistes ont hurlé leur colère jeudi soir devant la Maison Blanche, cherchant à éclipser le discours de Donald Trump, qui acceptait la nomination du parti républicain pour l'élection présidentielle de novembre.
| "Le meurtre des personnes noires doit cesser. Nous devons faire partir Trump. Nous devons faire plus de bruit", s'exclame Tabitha, 34 ans, qui porte un tee-shirt Black Lives Matter. Des centaines de personnes se sont réunies en dépit de la chaleur estivale aux abords du jardin où Donald Trump prononçait son discours, entouré de ses partisans et protégé par de lourdes grilles en fer. Malgré la forte présence policière - au moins une vingtaine d'agents surveillant la seule entrée vers la Maison Blanche - l'ambiance est festive et bon enfant. Un bus scolaire, baptisé le Hoop Bus, affublé de paniers de basket offre un terrain de jeu aux protestataires. Sur un autre char une bande de musiciens enchaînent les tubes soul et pop, avec des interludes à base de "Fuck Trump". "Nous ne voulons pas voir Donald Trump accepter la nomination. Le but est de noyer (cet événement)", explique Miriam Oppenheimer, venue de Philadelphie. - "Trump doit partir" -"Il est juste à côté", souligne Logan Schmidt en parlant du président américain. "Cela ne va peut-être pas éclipser (la nomination) mais ça va au moins l'énerver", se réjouit ce spécialiste en droit pénal qui porte une bannière orange "Trump doit partir". "Je suis absolument exaspéré par les actions de ce gouvernement. Il (Donald Trump) utilise l'argent de nos impôts ce soir pour financer cette convention", assure-t-il. "Je ne pense pas que le président devrait utiliser la Maison Blanche pour la convention nationale républicaine", renchérit Lukas Grund, 24 ans, qui agite un tambourin et manifeste pour la première fois. Parmi la foule éclectique, une faucheuse se balade sélectionnant ses prochaines victimes à l'aide de son index lumineux. Gary Rush, 77 ans, a enfilé le costume de l'Ange de la mort pour dénoncer la gestion de la crise du coronavirus par l'administration Trump. "Peu importe leurs mensonges, les chiffres ne mentent pas", assène cet artiste. "Ils ont refusé de prendre cela au sérieux et maintenant (l'épidémie) s'est propagée partout. Les Etats-Unis ont le pire bilan au monde". De nombreuses pancartes rendent hommage aux 180.000 morts du virus sur le sol américain, tandis que des lettres clignotantes épellent "Trump a échoué". "Je pense que nous envoyons un message fort de la communauté noire. Nous sommes fatigués d'être maltraités dans ce pays", affirme de son côté Tony, 44 ans. Le mouvement antiraciste est actuellement ravivé aux Etats-Unis par l'indignation suscitée par des tirs policiers ayant gravement blessé dimanche un Afro-Américain de 29 ans, Jacob Blake, dans le Wisconsin.Face à cette mobilisation, les partisans du milliardaire républicain sont durs à trouver en dehors de ceux rassemblés à la Maison Blanche.Le "National Mall", immense esplanade où se dressent musées et monuments officiels à Washington est désespéramment vide alors que des feux d'artifice clôturent la soirée. Rick, casquette rouge "Make American Great Again", slogan de la campagne de Trump, vissée sur la tête n'est pas inquiet. "Cela va être une victoire écrasante. Il aura plus de votes qu'en 2016", prédit cet agent immobilier de 62 ans. Au final les manifestants, malgré tous leurs efforts, n'ont pas réussi à perturber le discours de Donald Trump. Ils étaient tenus trop à l'écart.
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Pour faire passer sa réforme de la Constitution, Emmanuel Macron n'a pas peur d'utiliser l'arme du référendum. Et il le fait savoir, notamment à l'attention, Gérard Larcher.
| Le président du Sénat, qui peut freiner, voire bloque le projet, a plusieurs fois rappelé qu'il y avait des "lignes rouges" à ne pas franchir, notamment la limite dans le temps des mandats parlementaires.Le référendum, "c'est une vraie option", indique au Parisien un ministre. Les équipes du président auraient même étudié en profondeur tous les référendums de la Ve République. De Gaulle, Pompidou, Mitterrand, Chirac... Les victoires et les défaites ont été passées au crible, assure le quotidien local. Et le résultat est matière à rassurer le président. "Les référendums perdus l'ont été par des présidents qui étaient là depuis dix ans, usés par le pouvoir. Ce n'est pas le cas d'Emmanuel Macron", explique-t-on dans son entourage. D'autant plus qu'un tel choix permettrait de dépeindre un président qui n'a pas peur du "risque" et qui garde un lien avec les Français. "Direct au peuple !", se félicite auprès du Parisien un proche d'Emmanuel Macron. "Il a des armes constitutionnelles, il ne va pas y renoncer", confirme un autre proche.L'EXÉCUTIF SÛR DE SA FORCESurtout, l'exécutif est sûr de sa force, persuadé que la réduction du nombre de parlementaires, l'introduction d'une dose de proportionnelle et la limitation à trois mandats consécutifs sont des mesures qui plaisent aux Français. Sans compter qu'une passe d'arme serait aussi l'occasion de ringardiser les adversaires. "Il y a ceux qui veulent moderniser et les autres", résume l'entourage présidentiel.Les adversaires, justement, sont prêts à l'affrontement. "Oui ou non, voulez-vous consacrer Bonaparte ? Voilà sur quoi va se jouer la campagne référendaire", estime un cadre LR. Quant au patron du groupe PS à l'Assemblée, Olivier Faure, il espère désormais un référendum. "Je plaide pour un débat qui soit le plus clair possible, devant les Français, qui permette à chacun de mesurer ce qui est entrepris actuellement par le pouvoir exécutif, qui, méthodiquement, cherche semaine après semaine à brider tous les contre-pouvoirs", a-t-il affirmé, dans les couloirs de l'Assemblée.Le chef de file des députés PCF André Chassaigne avait mis au "défi" mardi Emmanuel Macron de consulter "le peuple" sur un remplacement des élus "par la technocrature". "Le suffrage universel ne m'a jamais fait peur", a répliqué Édouard Philippe au communiste Sébastien Jumel mercredi, lors des questions au gouvernement, soulignant que sur le projet de loi constitutionnelle, "le débat aura lieu à l'Assemblée nationale et au Sénat" avant un éventuel référendum via l'article 89. Ce qui n'empêche pas un référendum sur les autres textes, porteurs de mesures emblématiques comme la baisse du nombre de parlementaires.
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Les pompiers veulent alerter leur hiérarchie sur les risques liés à l'inhalation de particules d'amiante, lorsqu'ils interviennent sur des incendies. Une plainte doit être déposée jeudi 25 octobre, révèle Le Monde.
| Les pompiers du Nord réclament plus de protection pour leur santé. Une partie d'entre eux s'apprête à porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui devant le tribunal de grande instance de Lille. L'objectif est d'attirer l'attention sur les risques sanitaires que représentent les fumées d'amiante. La procédure est portée par la CGT des agents du SDIS 59, le service d'incendie et de secours du Nord, qui emploie les pompiers. En cas d'incendie, l'amiante contenue dans les parois, murs ou faux-plafonds d'un bâtiment est libérée et retombe directement sur les pompiers. Épidémie de cancers"On ne peut pas continuer à s'intoxiquer comme ça", s'insurge David Mirland, interrogé par Le Monde. Le représentant du personnel à la CGT dénonce les multiples cas de cancers chez ses collègues. "On a des salles de classe, des bâtiments, pas forcément dangereux à l'instant T. Par contre, quand c'est soumis à un incendie, la flamme fait que tout le matériau se décompose et vient se déposer sur nos tenues. Les agents estiment notamment que leur équipement ne les protège pas suffisamment. Notre linge, on rentre à la maison avec, donc ça touche nos familles directement", insiste l'adjudant-chef de la caserne de Denain, cette fois au micro de France Info. "Les copains qu'on enterre avant 70 ans, il y en a quand même beaucoup. On est peut-être déjà grillés. Ce qu'on veut c'est que ça soit pris en compte."En mars 2017, un rapport de la caisse de prévoyance des pompiers soulignait la surexposition des agents aux cancers broncho-pulmonaires, rapporte France Info. L'avocate des plaignants, Hélène Aveline, estime que "le droit du travail impose à l'employeur de prendre un certain nombre de mesures, tant en terme de prévention que de mise à disposition de matériel adéquat aux conditions de travail".
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Franceinfo publie les résultats d'une étude Ifop réalisée pour la fondation Jean-Jaurès. Parmi les femmes qui ont répondu au sondage, 12% déclarent avoir été violée.
| Il s'agit de la première étude réalisée sur le sujet depuis le scandale Weinstein. Franceinfo révèle vendredi 23 février les résultats d'une étude* réalisée par l'institut Ifop pour la fondation Jean-Jaurès sur les violences sexuelles. Parmi les principales informations contenues dans l'enquête, 12% des femmes qui ont participé ont été victimes d'un ou plusieurs viols. Par ailleurs, 58% des femmes déclarent avoir été victimes de comportements déplacés, 50% d'insultes ou remarques sexistes, 45% de gestes grossiers, 43% de caresses ou attouchements sexuels non consentis. Enfin, 29% des femmes déclarent avoir reçu des messages pornographiques par mails ou SMS. L'étude nous apprend par ailleurs que la majorité des victimes de viol connaissaient leur agresseur, entre 78% et 88% compte tenu de la marge d'erreur du sondage. Ainsi, entre 25% et 37% des femmes déclarent avoir été violées par leur conjoint, entre 14% et 24% par un proche. "La représentation classique du violeur inconnu dans un parking la nuit est fausse", commente pour Franceinfo la sociologue Alice Debauche, chercheuse associée à l'unité démographie, genre et sociétés de l'Institut national d'études démographiques (Ined). "C'est une fantasmagorie. C'est peut-être moins gênant de considérer que c'est hors de son domicile que l'on est le plus en insécurité", ajoute auprès de la radio le psychiatre Michel Debout, administrateur de la Fondation Jean-Jaurès, psychiatre et professeur de médecine au CHU de Saint-Etienne. L'étude s'intéresse par ailleurs aux réactions des victimes de viol. Seulement 11 à 15% d'entre elles ont ainsi porté plainte. 16 à 27% d'entre elles ont fait une tentative de suicide, 32 à 44% d'entre elles ont pensé à se suicider. 56 à 68% des femmes violées n'en ont pas parlé à un proche et seules 24 à 36% d'entre elles ont par la suite été suivies par un spécialiste. *L'enquête est un questionnaire auto-administré enligne du 6 au 16 février 2018 menée sur un échantillon de 2167 femmes âgées de 18 ans et plus.
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Cette Porsche 928 S4 GT de 1991, estimée entre 90.000 et 100.000 euros, appartenait à Johnny Hallyday dans les années 90.
| La Porsche de l'idole des jeunes n'a pas trouvé preneur. Une Porsche 928 S4 GT de 1991 ayant appartenu à Johnny Hallyday dans les années 90 et proposée aux enchères dimanche 17 mars à Paris, n'a pas trouvé preneur, faute d'enchères suffisantes, a-t-on appris auprès de la maison de ventes Aguttes. Equipé d'un moteur V8 de 330 chevaux, le véhicule, acheté neuf par Johnny Hallyday en 1991, a changé de mains plusieurs fois. Avec 122.000 kms au compteur, cette Porsche était estimée entre 90.000 et 110.000 euros. Elle était proposée avec son carnet original de maintenance, attestant de son premier propriétaire.Une Ferrari vendue 45.000 euros L'année dernière, une Ferrari 512 TR rouge avec 428 cv sous le capot, ayant appartenu aussi dans les années 1990 à Johnny, avait été adjugée 240.000 euros (avec frais), deux fois son estimation.Au cours de la même vente d'automobiles de collection, dimanche à Paris, une traction Citroën Victoria de 1939, avec un moteur d'origine de 15cv et 6 cylindres, parmi les icônes de l'automobile, a été vendue près de 135.000 euros (avec frais), plus de deux fois l'estimation. Un record du monde pour cette marque française et cette catégorie, selon la maison Aguttes. Enfin, cinq véhicules customisés en "voitures jouets" par Uber, ont été adjugés près de 25.000 euros, au profit de la Fondation des apprentis d'Auteuil.
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La capitale de l'Alsace veut bannir le tabac de ses parcs et jardins, une première en France.
| Se promener dans un jardin et allumer une cigarette ? À l'avenir, vous pourriez repartir de votre escapade avec une amende de 68 euros. Strasbourg s'apprête à bannir la cigarette de ses parcs publics. Le mesure doit être votée ce lundi 25 juin en conseil municipal, selon France Bleu. Un test est en cours depuis le mois de décembre, dans le parc de la Citadelle, où aucun visiteur n'est autorisé à fumer. Au total, 71% des non-fumeurs et 57% des fumeurs sont favorables à une extension de l'interdiction dans l'ensemble des parcs de la ville, indique une étude menée par la municipalité à la suite de cette expérimentation. 68 EUROSSi la mesure est acceptée, toute personne surprise en train de fumer dans un espace vert s'exposera à une amende de 68 euros. Même sanction pour ceux qui jettent leur mégot au sol. Toutefois, la mesure ne s'appliquera qu'à partir du 1er janvier 2019. À l'Hôtel de ville, on explique également que la pédagogie sera préférée à une simple répression. "On va créer des médiateurs santé spécifiques pour la question du tabac qui vont aller dans ces parcs. Quand les gens vont fumer, ils vont essayer de discuter avec eux", a expliqué à France Bleu Alexandre Feltz, l'adjoint au maire de Strasbourg en charge des questions de santé. "On sait que ces interventions brèves de quelques minutes peuvent avoir un effet. Interdire cela aide, accompagner cela aide aussi."
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L'ancien président de la République est poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros.
| La Cour de cassation a fixé au 1er octobre sa décision sur l'ultime recours de Nicolas Sarkozy pour échapper à son procès pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle malheureuse de 2012, révélées par l'affaire Bygmalion. La tenue de ce procès, ordonné en février 2017 par le juge d'instruction Serge Tournaire contre quatorze protagonistes de l'affaire, est suspendue depuis deux ans et demi à une bataille procédurale. Bygmalion, Sarkozy devant les juges ? (2/2)par BFMTVEn mai dernier, le Conseil constitutionnel a délivré une décision qui rend quasi-inéluctable le renvoi de l'ancien chef de l'Etat devant le tribunal correctionnel pour "financement illégal de campagne électorale", un délit passible d'un an de prison et de 3.750 euros d'amende. Concrètement, Nicolas Sarkozy est poursuivi pour avoir dépassé le seuil de dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros, en dépit des alertes des experts-comptables de la campagne en mars et avril 2012.Pour contester son renvoi, Nicolas Sarkozy avait brandi le principe du "non bis in idem", selon lequel une personne ne peut pas être sanctionnée deux fois pour les mêmes faits. Il estime avoir déjà été sanctionné définitivement par le Conseil constitutionnel en 2013, lorsque l'instance avait confirmé le rejet de ses comptes pour ce dépassement, qu'il avait dû rembourser. Cependant, cette sanction portait sur un dérapage de 363.615 euros, constaté avant la révélation au printemps 2014 d'un vaste système de fausses factures visant à maquiller l'emballement des dépenses de ses meetings, organisés par l'agence Bygmalion.Le 17 mai, les "Sages" avaient répondu à Nicolas Sarkozy que la sanction financière et la sanction pénale étaient de nature différente et protégeaient des "intérêts sociaux" distincts. Le dossier est donc revenu mardi devant la cour de Cassation, où sept des prévenus, dont l'ancien président, ont soulevé une série d'irrégularités contenues, selon eux, dans l'arrêt de la chambre de l'instruction du 25 octobre 2018 qui a confirmé leur renvoi en correctionnelle. L'avocat général a préconisé le rejet de tous les pourvois, les considérant pour la plupart irrecevables.Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique depuis 2016, doit par ailleurs être jugé dans les prochains mois pour "corruption" et "trafic d'influence" d'un haut magistrat de la Cour de cassation, une affaire révélée par des écoutes téléphoniques sur un téléphone qu'il utilisait sous le pseudonyme de "Paul Bismuth".
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Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon assure au Parisien que la situation des trois patients atteints par le coronavirus « n'inquiète plus les cliniciens français ».
| Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon tente d'apaiser les craintes autour d'une potentielle propagation du coronavirus en France. Interrogé sur l'état de santé des trois cas de patients atteints, il assure qu'ils vont « très bien ». « Leur situation n'inquiète plus les cliniciens. Cela montre que notre système de santé est préparé et que le dispositif de prise en charge est performant », annonce-t-il. Il tient également à rappeler que leur état désormais positif s'explique aussi car ils « ont suivi les bonnes procédures ». Ces dernières heures, la possibilité d'un quatrième cas en France commençait à inquiéter. Une crainte pour l'instant balayée par ce professeur. « Nous avons reçu beaucoup d'appels et de demandes d'information. Dans les prochains jours, nous aurons des cas possibles voire confirmés mais il n'y a pas, aujourd'hui, de cas supplémentaires en France », déclare-t-il au Parisien.« La situation est sous contrôle »Jérôme Salomon a également souhaité apaiser les tensions qui montent en France. Le risque d'une épidémie est pris en compte mais le directeur général de la Santé se veut rassurant. « Aujourd'hui, la situation est sous contrôle, avec des équipes spécialisées et des tests qui permettent de faire un diagnostic en quelques heures. L'important est de bien gérer les cas-contacts car une épidémie n'est ni plus ni moins qu'une transmission du virus d'une personne malade à une personne non malade », explique-t-il.Ce professionnel appelle tout de même la population à la vigilance, rappelant qu'il ne faut pas hésiter à appeler le 15 en cas de suspicion. Si les derniers résultats sont rassurants concernant les trois cas recensés, la prudence reste le mot d'ordre pour les jours à venir. « Nous sommes très attentifs, très prudents, très vigilants et dans l'adaptation permanente. Personne ne peut prédire l'évolution. Vous savez, ce n'est pas si fréquent d'avoir un nouveau virus chez l'homme ! C'est pour cela que le système est extrêmement mobilisé », rappelle-t-il auprès du Parisien.
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"La grande distribution n'a aucune politique d'approvisionnement durable pour les trois espèces étudiées", la sole, le bar et le cabillaud, dénonce l'UFC-Que choisir. L'association de consommateurs publie ce lundi une enquête sur les poissonneries des grandes surfaces.
| La quasi-totalité des poissons présents sur les étals des grandes surfaces ne sont pas issus de la pêche durable, notamment le cabillaud, la sole et le bar. Ces poissons sont pourtant menacés par la surpêche, selon une enquête publiée lundi 17 décembre par l'UFC-Que Choisir. Selon l'association de consommateurs, qui a mené une enquête auprès de 1.134 poissonneries de grandes surfaces entre le 20 janvier et le 3 février derniers, pas moins de 86% des poissons vendus dans la grande distribution sont pêchés selon des méthodes non durables ou dans des stocks surexploités.Or, précise l'association dans un communiqué, "88% des stocks de poissons européens sont actuellement surexploités ou voient leur capacité à se reconstituer menacée, induisant dès lors un risque d'effondrement des stocks pour des espèces particulièrement menacées telles que le bar". L'enquête avait un double objectif, souligne UFC-Que Choisir : vérifier le respect des mentions obligatoires sur les méthodes de pêche et les zones de capture et analyser les résultats sur la durabilité des ressources exploitées, tant en termes de méthodes de pêche que de zones de captures.Des mentions obligatoires "absentes, fantaisistes ou trop vagues""Le résultat est malheureusement tristement sans appel : la grande distribution n'a aucune politique d'approvisionnement durable pour les trois espèces étudiées", affirme l'association. Or, trois quarts des achats de poissons frais et autres produits de la mer des consommateurs français sont réalisés dans la grande distribution, selon une étude de l'institut FranceAgrimer datant de septembre 2018.Par ailleurs, poursuit l'association, dans deux tiers des cas, les mentions obligatoires sont "absentes, fantaisistes ou trop vagues". Ainsi, "avec plus de trois poissons sur quatre mal étiquetés, Intermarché décroche la palme, talonné par Système U et Leclerc qui totalisent respectivement 76% et 67% d'étiquetages non conformes", affirme UFC-Que Choisir.S'agissant des zones de capture, l'association a relevé des mentions vagues du type "Atlantique" ou "Méditerranée": "or, en l'absence de zone maritime précise, on ne peut pas identifier les poissons provenant de stocks surexploités", estime-t-elle. Quant à l'information sur les méthodes de pêche, elle est absente pour un poisson sur quatre, précise UFC-Que Choisir.Compte tenu des résultats de cette enquête, l'association demande à ce que les ministres européens de la Pêche alignent "strictement les futurs quotas sur les recommandations émises par les experts du Conseil international pour l'exploration de la mer" et que "l'étiquetage réglementaire intègre un indicateur explicite de la durabilité du poisson". Elle annonce par ailleurs qu'elle saisit la Répression des fraudes afin qu'elle réalise des contrôles sur le respect des dispositions réglementaires d'étiquetage.
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Des centaines de milliers, voire des millions, de morts du Covid-19 dans chaque pays? Ce scénario noir a convaincu certains gouvernements d'opter pour le confinement, mais des voix s'élèvent pour critiquer l'"alarmisme" des simulations sur lesquelles il était basé.
| "On a donné un poids beaucoup trop important à ces modélisations", assure à l'AFP le Pr Jean-François Toussaint, directeur de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmes)."Le cas le plus flagrant, c'est celui des 500.000 morts qui ont fait basculer les gouvernements: c'est l'exemple typique d'une utilisation pas très sérieuse de la science", renchérit un autre scientifique français opposé au confinement, Laurent Toubiana.Il fait référence à des travaux qui ont eu une influence considérable après leur publication par l'Imperial College de Londres le 16 mars. Signés par l'équipe du Pr Neil Ferguson, ils prévoyaient jusqu'à 510.000 morts en Grande-Bretagne et 2,2 millions aux Etats-Unis si rien n'était fait pour contenir l'épidémie.Dans la foulée, la France, le Royaume-Uni et d'autres pays d'Europe avaient opté pour un confinement strict."On a préféré écouter les gens les plus alarmistes", soupire Laurent Toubiana, en soulignant que le nombre réel de morts est largement inférieur à ces scénarios du pire.Ces derniers ont été élaborés grâce à des modélisations, simulations informatiques basées sur ce qu'on sait de la maladie au moment où on les réalise (en termes de contagiosité, de mortalité, etc.)."Ces modèles mathématiques dépendent d'un trop grand nombre de facteurs pour être fiables", juge le Pr Toussaint. Dans le cas du Covid-19, maladie nouvelle et donc mal connue, "les conditions de base nous échappent", ce qui peut aboutir à "des déviations extrêmement fortes" entre les prédictions des modèles et la réalité.Au Royaume-Uni, les modélisations de Neil Ferguson sont devenues l'objet d'une âpre bataille politique entre partisans et adversaires du confinement.Une bataille au parfum de scandale: début mai, celui que les tabloïds avaient surnommé "Professeur Confinement" a dû démissionner de l'organisme qui conseille le gouvernement britannique.Cause de sa disgrâce, la révélation par le quotidien The Daily Telegraph qu'il avait enfreint les règles du confinement en autorisant une femme, présentée comme sa maîtresse, à lui rendre visite.- "Imperial Plantage" -Au-delà du cas personnel du Pr Ferguson, des spécialistes de l'informatique ont critiqué son modèle, accusé d'être obsolète, voire erroné.L'Imperial College a répliqué le 1er juin. Il a annoncé que ce programme informatique avait passé avec succès une évaluation par des experts indépendants, qui ont pu reproduire les résultats du fameux rapport du 16 mars.Une semaine après cette annonce, la suite de ce rapport a été publiée lundi. Sa conclusion: le confinement a permis d'éviter 3,1 millions de morts dans 11 pays européens, par rapport aux premières estimations des décès potentiels en l'absence de toute mesure."L'Imperial Plantage of London tente a posteriori de justifier ses errances", raille le Pr Toussaint.Alors qu'il avait directement rendu publics ses précédents rapports sur le Covid-19, l'Imperial College a cette fois-ci soumis ces travaux à une prestigieuse revue scientifique, Nature, afin qu'ils soient au préalable validés par d'autres scientifiques indépendants.Fin mai, le journal The Financial Times avait affirmé que leur publication avait été retardée par "la politisation" du débat sur le confinement au Royaume-Uni.De leur côté, les spécialistes des modélisations font valoir qu'elles ne sont pas des boules de cristal, mais des outils qui envisagent le pire afin de pouvoir l'éviter."Une modélisation ne doit pas être interprétée comme donnant un résultat absolu: c'est une photographie à l'instant T qui repose sur les dernières données connues, un peu comme un sondage", avait expliqué mi-mai à l'AFP Nicolas Hoertel, psychiatre et modélisateur à l'hôpital Corentin-Celton près de Paris.Il avait alors cosigné une modélisation selon laquelle le confinement avait permis de sauver 100.000 vies en France."Il y a certes des limites importantes" aux modélisations, "mais à ce stade ce sont les seuls outils scientifiques dont on dispose pour éclairer une décision sur l'aspect sanitaire", avait-il poursuivi.En outre, les décideurs assurent que les modélisations n'étaient pas le seul critère pour passer au confinement en mars."On s'est appuyé bien sûr sur les modélisations (...) Une des modélisations par exemple estimait que nous allions, si on ne confinait pas, vers 120.000 ou 150.000 décès", a affirmé dimanche sur BFMTV Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique chargé d'éclairer le gouvernement français pendant l'épidémie."Mais les modélisations ne sont que des modélisations", s'est-il empressé d'ajouter, en notant que les observations de terrain avaient aussi pesé, puisqu'on constatait alors un afflux massif de malades du Covid-19 dans les hôpitaux.En outre, le choix final était bien "une décision politique", a-t-il souligné. pr/BC/ial/rhl
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Après avoir écrasé accidentellement un chien lors de leur service, des éboueurs de Fréjus ont jeté la dépouille de l'animal dans leur camion-benne, puis à la déchetterie. Les propriétaires ont porté plainte.Voyou, berger des Pyrénées, coulait des jours heureux depuis douze ans auprès de la famille de Christophe Adam à Fréjus, dans le Var.
| "Lundi matin, à 5 heures et demi, je sors Voyou. Une demi-heure après, il n'est toujours pas revenu. Je commence à m'inquiéter", raconte ce boulanger au micro de France Bleu Provence ce lundi 14 novembre. Et pour cause : l'animal a été percuté par un camion-benne et les éboueurs ont décider de jeter son corps dans la benne, puis à la déchetterie, sans même avertir son propriétaire. Pour connaître le fin mot de l'histoire, il a fallu insister regrette Christophe Adam. Sa fille a en effet appelé la déchetterie pour savoir si les éboueurs n'avaient pas écrasé un chien. "Apparemment, le patron de la société a insisté auprès de ses salariés. Le lendemain, le chauffeur du camion vient me voir. Il me dit qu'il a percuté un chien et que les gars derrière l'ont benné".Si ce dernier reconnaît qu'un tel accident puisse arriver, il ne comprend pas la réaction qui a suivi. "Au moins qu'on vienne me voir, ma boulangerie était à 20 mètres et sur le collier il y avait mon nom et mon numéro de téléphone". "Mon chien faisait partie de la famille, il n'avait pas à finir dans une benne à ordures ménagères", déplore-t-il auprès de la station. L'éboueur de la société Pizzorno a présenté ses excuses à la famille et l''entreprise a dit regretté cet incident et le geste de son employé. Mais ça ne suffit pas pour Christophe Adam. Ce dernier a décidé de porter plainte et a contacté les associations de défense des animaux comme "30 Millions d'Amis" et la Fondation Brigitte Bardot.
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Une retraitée originaire de Nancy vient de lancer une pétition en ligne. Son but : défendre les petites pensions, rapporte France Bleu.
| Elle a déjà recueilli plus de 100 000 signatures."NOUS EXIGEONS L'INDEXATION DES RETRAITES SUR L'INFLATION afin que tous puissent vivre un peu plus dignement !" Voilà en somme les termes de la pétition lancée par une retraitée nancéienne juste avant Noël. La pétition contre la hausse des taxes sur les carburants, ainsi que celle sur le climat (qui a recueilli plus d'1,7 million de signatures) a semble-t-il eu un effet boule de neige.Francine Vergon n'arrive pas à joindre les deux bouts et elle le clame haut et fort, rapporte France Bleu. Si elle soutient le mouvement des "gilets jaunes", elle estime que le pouvoir d'achat des retraités est oublié parmi toutes les revendications. "Entre mon loyer, le gaz, mon électricité, ma mutuelle ou encore ma nourriture, il me reste à peu près 100 euros par mois pour vivre", tempête-t-elle.Dans sa pétition, cette femme de 68 ans dénonce l'inaction du gouvernement. "Les retraites n'ont plus été revalorisées depuis avril 2013, ce qui est scandaleux compte tenu de l'augmentation du coût de la vie", tout en précisant que ceux gagnant moins de 1000 € par mois étaient "les grands oubliés".Pas d'exonération de la CSGLa pétition a trouvé écho auprès de nombreuses personnes, car depuis son lancement le 17 décembre, elle a déjà recueilli plus de 115 000 signatures. Des signataires, peut-être dans le cas de cette sexagénaire, dont l'exonération de la hausse de la CSG ne la concernera pas. En effet, seuls ceux touchant une pension au-dessus de 1200 euros (et jusqu'à 2000) en bénéficieront.Et si sa situation est délicate, elle pense aussi à ceux qui gagnent encore moins qu'elle. "Je connais des personnes avec 600 € par mois qui font les poubelles. Moi j'arrive encore à me débrouiller, mais le jour où je n'y arriverai plus j'ai encore mes enfants. Ma fille me propose parfois de me faire un plein de nourriture, mais je n'aime pas ça, j'ai aussi du respect pour moi", témoigne-t-elle à France Bleu.Avec ce succès grandissant, elle compte aller à la table des députés. Et même "aller à l'Élysée s'il le faut", assure-t-elle.
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Des condamnations nombreuses, mais jamais pour terrorisme : après des débuts parasités par des problèmes techniques et des querelles sur le masque, le procès des attentats de janvier 2015 est entré dans le vif du sujet jeudi à Paris, avec l'examen du profil des accusés.
| "J'ai profondément honte de me retrouver aujourd'hui devant le tribunal pour une affaire comme ça. J'ai honte et un mal-être permanent", finit par lâcher Miguel Martinez, 38 ans, entendu par la cour d'assises spéciale jeudi soir, au deuxième jour du procès.Converti à l'islam après le décès de son père au début des années 90, l'accusé, crâne rasé et forte corpulence, assure être "vacciné contre le terrorisme depuis très longtemps". Il comparaît depuis mercredi au côté de dix autres accusés, soupçonnés de soutien logistique aux frères Saïd et Chérif Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des sanglantes attaques contre Charlie Hebdo, des policiers et le magasin Hyper Cacher. Ces attentats ont fait 17 morts et semé l'effroi et la consternation dans le monde. Ambulancier, gérant de garage, sans profession... Ces hommes âgés de 30 à 67 ans présentent des profils divers, mais ont un point commun : de multiples condamnations, pour vol, violences, trafic de stupéfiants ou escroqueries. Jusqu'à leur mise en cause dans le dossier des attentats de janvier 2015, jamais en revanche ils n'avaient été impliqués dans des affaires de terrorisme. Tour à tour, ils clament leur innocence, affirmant n'avoir jamais adhéré aux thèses jihadistes. "Cette image" selon laquelle "je suis un terroriste, alors que je suis loin de tout ça, c'est assez choquant. Je ne suis pas radical", assure Saïd Makhlouf, 30 ans, confiant vivre difficilement sa détention faite depuis cinq ans de "fouilles à nu" visant à le "casser". "Pour moi la religion, ça n'a jamais été d'assassiner des gens. Dans ma famille musulmane, ça a toujours été la paix. C'est comme ça que j'ai été éduqué", martèle de son côté Abdelaziz Abbad, 36 ans, liant son implication dans le dossier à ses "mauvaises fréquentations". - "On n'entend rien!" -Sur les quatorze accusés, trois manquent à l'appel: Hayat Boumeddiene, compagne d'Amédy Coulibaly, et les frères Belhoucine, tous trois partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Leur mort, évoquée par diverses sources, n'a jamais été officiellement confirmée.Leur parcours sera examiné vendredi, avec celui de plusieurs autres accusés, si les problèmes techniques ne viennent pas à nouveau perturber les débats.Pendant plusieurs heures jeudi, des coupures de micros et des difficultés de retransmission ont en effet parasité les échanges devant la cour d'assises, diffusés en direct dans trois salles, ainsi que dans l'auditorium réservé au public. Les premiers interrogatoires des accusés ont ainsi été interrompus à plusieurs reprises, irritant des avocats, qui criaient "on n'entend rien" comme le président de la cour d'assises Régis de Jorna, contraint de faire intervenir des techniciens. Une avocate de parties civiles, Me Marie-Laure Barré, a dû venir à plusieurs reprises signaler à la cour que le son était inaudible dans l'une des salles de retransmission. "Monsieur le président, il faut faire quelque chose", s'est-elle emportée. "On ne peut pas continuer dans ces conditions", a abondé Me Christian Saint-Palais, avocat de l'un des quatorze accusés. Ces soucis techniques sont venus s'ajouter aux contraintes liées au Covid-19. Dès l'ouverture du procès, mercredi, le président de Jorna avait rappelé à tous l'obligation de port du masque permanent. Plusieurs avocats s'en sont émus, inquiets de voir cette mesure nuire à la défense des accusés."Vous allez juger des hommes dont vous ne voyez pas le visage", a dénoncé Me Beryl Brown, qui défend un des accusés. Cet argument a été retenu par la cour, qui a décidé d'autoriser les mis en cause et les avocats à enlever leur masque pour s'exprimer.Une décision regrettée par Me Saint-Palais: "Si un seul de nous est contaminé, le procès sera suspendu", a-t-il prévenu, en pointant une incongruité : "on enlève le masque au seul moment où la contamination est possible", via des "postillons".
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La cote de confiance d'Edouard Philippe grimpe encore en un mois, à 43% (+4 points), toujours devant celle d'Emmanuel Macron, qui regagne toutefois deux points, à 35%, selon un sondage Elabe publié jeudi, alors qu'un remaniement est imminent.
| Très exposé dans la gestion de la crise sanitaire, le Premier ministre retrouve ainsi le niveau du début de mandat (43% en juillet 2017), selon ce sondage pour Les Echos et Radio Classique.Sa cote de confiance a augmenté de neuf points au cours des deux derniers mois, et même de 16 points au cours des quatre derniers.La confiance dans le Premier ministre pour "affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays" est désormais supérieure à celle d'Emmanuel Macron dans tous les électorats, note l'institut.Un total de 48% des personnes interrogées disent toutefois ne pas lui faire confiance (22% "pas du tout"), un niveau en baisse de sept points.Quant à Emmanuel Macron, après un décrochage de six points en deux mois, sa cote de confiance remonte pour se situer à un niveau supérieur à celui enregistré avant la crise du coronavirus.Un total de 60% des personnes interrogées disent ne pas lui faire confiance (-2 points), dont 31% "pas confiance du tout".Au classement des personnalités, l'ancien ministre Nicolas Hulot est en tête avec 48% d'opinions positives (32% de négatives), devant Nicolas Sarkozy (31% d'opinions positives, mais 55% de négatives), Olivier Véran (30% de positives, mais 37% de négatives) et Anne Hidalgo (30% de positives aussi, mais 47% de négatives).Enquête réalisée en ligne les 30 juin et 1er juillet auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
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Le ministre de la Culture, Franck Riester, a assuré jeudi 2 mai dans les colonnes du Parisien que tous les dons iront bien à Notre Dame de Paris et "pas à autre chose".
| Fin avril, près d'un milliard d'euros avait déjà été promis afin de restaurer la cathédrale Notre-Dame de Paris défigurée par un violent incendie, le 15 mai. Ces dons seront gérés en toute transparence, a assuré jeudi Franck Riester, le ministre de la Culture, dans les colonnes du Parisien. Cet argent ira "à Notre-Dame de Paris, pas à autre chose", a-t-il ajouté. "On ne peut pas trahir les donateurs qui aident la cathédrale, mais ne veulent peut-être pas donner pour un autre monument". Une fondation spécifique si les dons dépassent le coût du chantier ? Même son de cloche si les dons collectés venaient à terme à dépasser le coût du chantier. "La question est prématurée mais il faut que ce soit clair. Il faut une seule ligne : Notre-Dame de Paris. Même si les dons dépassent le coût du chantier. Pour les utiliser même à plus long terme, on pourra, par exemple, réfléchir à créer une fondation spécifique. Mais ça sera pour Notre-Dame", précise Franck Riester. Restauration de Notre-Dame : les dons excédentaires reversés à d'autres sites en péril ?par LCPEn revanche, si l'argent vient à manquer pour financer la restauration du célèbre édifice, le ministre assure que l'Etat sera là pour y remédier. "Mais ça ne sera pas au détriment des autres chantiers et des autres monuments", insiste-t-il.
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L'accord de paix historique destiné à éteindre une guerre de dix-sept ans au Soudan, en particulier dans le Darfour où des centaines de milliers de personnes ont été tuées, a été paraphé lundi par les autorités soudanaises et plusieurs mouvements rebelles.
| Les accords ont été paraphés en deux temps lors d'une cérémonie à Juba, au Soudan du Sud: d'abord les mouvements rebelles du Darfour, où la guerre débutée en 2003 a fait dans les premières années au moins 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU, puis le mouvement rebelle du Kordofan-Sud et du Nil bleu, où la guerre a affecté un million de personnes.Entre le passage de chaque groupe de signataires, un chanteur accompagné d'un orchestre entonnait des chants traditionnels.Pour les autorités, c'est en uniforme militaire kaki que Mohamed Hamdan Daglo, vice-président du Conseil souverain et accusé d'avoir commis des "atrocités" au Darfour durant la guerre civile, a signé l'accord.Encore plus symbolique: les ennemis d'hier, M. Daglo et les chefs des mouvements rebelles, regroupés au sein du Front révolutionnaire soudanais (FRS) se sont serré la main et ont même initié quelques pas de danse.L'accord a également été paraphé, en tant que témoin, par le président du Soudan du Sud Salva Kiir. D'autres accords portant sur le développement du pays ont également été paraphés avec des responsables politiques et tribaux de plusieurs régions.M. Kiir avait pris place à la tribune, sous une banderole précisant "Comité de médiation pour les pourparlers de paix", aux côtés du général Abdel Fattah al-Burhane, qui préside le Conseil souverain à la tête du Soudan, et le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok.Pour célébrer le premier succès dont ils peuvent se targuer depuis la chute de l'autocrate Omar el-Béchir au printemps 2019, les dirigeants soudanais s'étaient déplacés en nombre à Juba. Plusieurs pays étrangers étaient également présents."Nous savons que nous allons affronter quelques problèmes lorsque nous allons commencer à procéder (à la mise en oeuvre de cet accord) sur le terrain mais nous avons cette volonté politique et nos amis dans l'armée ont cette volonté politique pour que cela fonctionne", a commenté auprès de l'AFP Fayçal Mohamed Saleh, porte-parole du gouvernement, en marge de la cérémonie."C'est un grand succès. Nous pensons que nous avons ainsi commencé la réelle transformation du Soudan d'une dictature vers une démocratie (...) parce que nous sommes désormais rejoints par les mouvements armés de gens de toutes les régions du Soudan", a-t-il poursuivi.Pour sa part, le chef rebelle du Mouvement pour la Justice et l'Egalité Gibril Ibrahim a souligné que "le principal défi sera de mettre en application cet accord et de pouvoir le financer".Malik Agar, chef du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLA-N), a espéré que "cet accord de paix historique permette de bâtir un nouveau Soudan".Le chef des médiateurs et conseiller du président du Soudan du Sud Tutkew Gatluak s'était déjà réjoui dimanche: "Le rêve est devenu réalité après des efforts considérables qui ont permis d'arriver à un accord de paix entre le gouvernement et le Front révolutionnaire soudanais". Le FRS est constitué de quatre mouvements de guérilla ayant combattu au Darfour (ouest), ainsi que dans les Etats du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, au sud.- Un an de négociations -Un an aura été nécessaire pour arriver à cet accord, tant était profonde la méfiance et ardus les dossiers."Lors de la déclaration de Juba en septembre (2019), tout le monde s'attendait à ce que la paix soit signée dans les deux ou trois mois, mais (...) nous nous sommes aperçus que les questions étaient d'une rare complexité", a déclaré M. Hamdok dimanche.Après l'échec de plusieurs accords de paix, en 2006 et 2010, les adversaires d'hier ont compris qu'il ne s'agissait pas seulement d'une question de sécurité. Ils sont allés au fond des problèmes qui empoisonnent le pays depuis son indépendance en 1956.Les rebelles et le gouvernement ont paraphé huit protocoles constituant l'accord de paix: sécurité, propriété foncière, justice transitionnelle, réparations et compensations, développement du secteur nomade et pastoral, partage des richesses, partage du pouvoir et retour des réfugiés et des déplacés.L'accord stipule que les mouvements armés devront à terme être démantelés et que leurs combattants devront rejoindre l'armée régulière, qui sera réorganisée pour être représentative de toutes les composantes du peuple soudanais.Ces négociations de paix étaient la priorité du nouveau gouvernement de Khartoum."Tous les programmes du gouvernement sont basés sur la paix et si la paix n'est pas atteinte, aucun des programmes du gouvernement de transition ne sera réalisé", avait expliqué M. Saleh dimanche à la presse."Nous examinerons bientôt sa mise en pratique afin d'assister au retour des réfugiés et des personnes déplacées dans leurs villages", a-t-il dit.Du chemin reste encore toutefois à parcourir, d'autant que deux groupes ne participent pas lundi: le Mouvement de Libération du Soudan (MLS) d'Abdelwahid Nour et le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLA-N) d'Abdelaziz al-Hilu.
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L'épidémie de Covid-19 a entraîné une nette augmentation de la mortalité en France. Si elle est de 25% en moyenne, le Haut-Rhin a enregistré une hausse des décès de 144%.
| La France fait partie des pays les plus durement touchés par l'épidémie de coronavirus. Le nombre de décès constatés dans l'Hexagone depuis le 1er mars est en hausse de 25% par rapport à l'an passé à la même période, majoritairement dans les régions les plus touchées par le coronavirus, indique vendredi 24 avril l'Insee. En France, le nombre de décès enregistrés entre le 1er mars et le 13 avril est supérieur à celui enregistré sur les mêmes périodes en 2019 ou 2018: 93.839 contre 75.100 en 2019 et 83.108 en 2018, selon des données encore provisoires publiées chaque vendredi par l'Insee pendant l'épidémie de Covid-19.C'est 25% de plus de décès que pour la même période l'an passé et 13% par rapport à 2018. De 1.780 décès enregistrés par jour en moyenne la première quinzaine de mars, la France est passée à 2.210 décès par jour en moyenne au cours de la deuxième quinzaine, puis à 2.610 entre le 1er et le 6 avril, détaille l'Insee.Depuis le 7 avril, les chiffres tendent à diminuer avec environ 2.300 décès par jour pour la période du 7 au 13. Les régions les plus touchées par l'épidémie de coronavirus restent celles qui enregistrent les plus fortes hausses de décès par rapport à l'an dernier: Île-de-France (+91%), Grand Est (+61%), Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France (+24% chacune).Haut-Rhin, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine très touchésTrois départements comptent au moins deux fois plus de décès que l'an passé: le Haut-Rhin (+144%), la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine (+128%).Comme constaté les semaines précédentes, les hommes sont davantage touchés par la hausse de la mortalité (+27% contre +24% pour les femmes) et les plus de 65 ans également (+22% entre 65 et 74 ans et +30% à partir de 75 ans).Parmi les décès enregistrés entre le 1er mars et le 13 avril, 51% se sont produits à l'hôpital, 24% à domicile, 15% dans un établissement pour personnes âgées et 10% dans un autre lieu ou un lieu indéterminé.Les décès survenus en établissement pour personnes âgées ont particulièrement augmenté à partir du 22 mars et sont supérieurs de 50% par rapport à 2019, souligne l'Insee. Au total, depuis le 1er janvier, 202.328 personnes sont mortes en France, contre 191.342 en 2019 et 195.085 en 2018.Selon les dernières données officielles, l'épidémie de coronavirus a tué 21.856 personnes, dont près de la moitié résidaient en Ehpad.
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Comme dimanche dernier, le trafic sera quasi nul ce dimanche dans le métro parisien. Treize lignes seront totalement fermées et seuls les deux métros automatiques (1 etr 14) circuleront normalement.
| La ligne 2 fonctionnera très partiellement le matin, de 8h à midi.Une fois encore, c'est une belle pagaille qui s'annonce ce dimanche dans les transports en commun parisiens au regard des prévisions trasmises samedi en fin de journée par la RATP. Alors que, au beau milieu de Noël et du Nouvel An, de nombreux vacanciers effectueront leur retour à Paris ou transiteront par la capitale, le trafic sera quasi nul dans le métro. Comme dimanche dernier, seuls les lignes automatisées circuleront normalement, avec cependant un "risque de saturation" prévient la RATP. Le trafic sera également "normal" sur les lignes 2, 5, 6 et 7 du tramway, ainsi que sur Orlyval, OrlyBus et RoissyBus.Si quatorze lignes de métro étaient fermées dimanche dernier, elles ne seront "que" treize ce 29 décembre (3, 3bis, 4, 5, 6, 7, 7bis, 8, 9, 10, 11, 12 et 13) puisque la ligne 2 ouvrira ses portes entre 8h et midi, pour seulement un train toutes les dix minutes.Les RER A et B très perturbésSur le reste du réseau francilien, ça s'annonce compliqué sur les lignes 3a, 3b, 1 et 8 du tramway, ainsi que sur les RER A et B avec des services partiels selon les heures et les tronçons. Du côté des bus, la RATP prévoit une fréquence moyenne de 2 sur 3 sur l'ensemble de la journée, mais là encore, les situations divergent selon les lignes.A la SNCF, rien de nouveau ce samedi. L'entreprise publique avait communiqué dès vendredi ses prévisions de trafic pour l'ensemble du week-end.
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Le Parlement européen étudie actuellement les différents équipements de sécurité qui deviendront bientôt obligatoires dans les véhicules. D'ici à 2024, "tous les véhicules devront être équipés d'enregistreurs de données d'événements", souligne un communiqué.
| En 2017, les accidents de la route ont fait 25.300 morts et 135.000 blessés graves en Europe. Pour endiguer le phénomène, le Parlement européen veut équiper les voitures, camionnettes, camions et bus de dispositifs de sécurité avancés comme l'adaptation intelligente de la vitesse et le système de freinage d'urgence, souligne un communiqué de presse publié mardi 26 mars.Une sorte de "boîte noire" est également au menu. "À la demande du Parlement, tous les véhicules seront équipés d'enregistreurs de données d'événements qui enregistreront les données critiques relatives aux accidents quelques secondes avant qu'ils ne se produisent. Ils fourniront des informations cruciales pour l'analyse et la réduction des accidents", peut-on lire dans le communiqué. Garantir la protection des données et la vie privée"Dans un certain nombre de pays, on constate un essor des ventes de dashcams (caméra qui enregistrent des souvenirs de son trajet mais aussi les secondes précédents dans un accident, ndlr) qui correspond à un besoin des individus à se protéger et de faire émerger la vérité en cas d'accident. Cependant, c'est aujourd'hui l'utilisateur qui a le contrôle de ses données et qui peut ou pas les utiliser", explique Guillaume Crunelle, associé responsable de l'industrie automobile chez Deloitte, auprès de BFMTV. Néanmoins, "dans une utilisation type boîte noire, ce serait différent avec une exploitation qui dépendrait par exemple des circonstances de l'accident", souligne-t-il. Pour lui, il n'est pas question de comparer les boîtes noires présentes dans les avions et ce nouveau dispositif. "Une boîte noire enregistre par exemple les conversations dans la cabine de pilotage mais il s'agit d'un équipage professionnel dans l'exercice de son métier, précise-t-il. À bord d'une voiture, avec des particuliers dans le cadre de leur vie privée, ce n'est plus le même contexte. Toutefois, je pense que le cadre européen, avec notamment la réglementation RGPD (Règlement général sur la protection des données) récemment mise en place, a défini des règles pour garantir la protection des données et la vie privée des individus", poursuit-il. Ces mesures doivent être confirmées par les ambassadeurs des États membres (Coreper) et par la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, le 2 avril prochain. Si tel était le cas, le texte sera mis aux voix du Parlement dans son ensemble et soumis au Conseil des ministres de l'UE pour approbation finale. Sécurité routière : quelles mesures pour endiguer l'hécatombe sur les routes d'Europe ?par rtl.frSi elles sont votées, ces mesures seront effectives à partir de mai 2022 pour les nouveaux modèles, et de mai 2024 pour les véhicules neufs déjà commercialisés.
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Contrairement aux idées reçues, les Américains et les Britanniques n'ont pas le monopole des émissions de divertissement dans le monde. Le made in France s'exporte tout aussi bien.
| Oubliez un instant les émissions type The Voice, La roue de la fortune ou The Wall (sur TF1 le 27 février), toutes calquées sur des formats internationaux. La France aussi est un vivier de talent et de créativité. Pour preuve, certaines de nos productions sont reprises dans le monde entier. De Fort Boyard, à Tout le monde veut prendre sa place en passant par Intervilles, gros plan sur trois émissions qui font notre fierté à l'étranger.Fort Boyard, l'aventure c'est l'aventureFaut-il encore présenter Fort Boyard et son incontournable générique ? Lancé en 1990, le jeu d'aventures de la Deux, en production depuis plus de 27 ans est l'un des divertissements français les plus exportés dans le monde. Des aventuriers venus d'Algérie, d'Allemagne, de Hongrie et même de Corée du Sud ont déjà foulé le sol du fort de Charente-Maritime et survécu aux tigres qui s'y baladent. Pas moins de 31 pays ont déjà diffusé leur version de l'émission. Une success story à la française !Intervilles, à la bonne franquetteIntervilles a certes disparu des grandes chaînes, mais au-delà de nos frontières, l'émission créée parGuy Lux et Claude Savarit en 1962 continue de se produire. En effet, la Russie, la Chine, l'Australie et l'Afrique du Sud ont eux aussi leurs compétitions intercommunales, toujours rythmées par de drôles d'épreuves et cette éternelle ambiance bon enfant qui les caractérisent. Côté français, pour les plus nostalgiques, la chaîne Gulli propose une version internationale de l'émission, présentée par Cécile de Ménibus et Joan Faggianelli.Tout le monde veut prendre sa place, grand leaderDans un genre plus insolite, Tout le monde veut prendre sa place, l'émission de Nagui diffusée tous les jours sur France 2 jouit d'une incroyable popularité hors de France. Les droits du jeu ont été acquis par le Japon, la Chine, l'Espagne et le Royaume-Uni, où il a été rebaptisé "Hold on to your seat". Outre-Atlantique, le programme connaît le même succès que sur nos terres. Impossible n'est résolument pas français !
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Le patron du patinage français assure ne pas vouloir être un "frein" à sa fédération, dans la tourmente après des accusations de violences sexuelles, qu'il est soupçonné d'avoir passé sous silence. Il dénonce la "dictature" du ministère des Sports.
| Jusque-là, Didier Gailhaguet s'était montré inflexible face aux demandes de démission de la ministre des Sports Roxana Maracineanu. Ce samedi 8 février, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) a finalement annoncé qu'il démissionnait, en plein scandale de violences sexuelles. "Dans un souci d'apaisement, j'ai pris avec philosophie, dignité, mais sans amertume la sage décision de démissionner", a-t-il annoncé aux journalistes à la sortie d'un conseil fédéral extraordinaire, mettant fin à un long règne qui avait commencé en 1998, avec une parenthèse entre 2004 et 2007."Devant la dictature ministérielle et la menace un peu honteuse d'un retrait de l'agrément, pas un seul instant il ne m'est venu à l'idée de pouvoir être un frein à ma fédération que j'ai reconstruite patiemment depuis près de 15 ans", a-t-il ajouté, assurant qu'il "(était) temps devant l'onde de choc de passer à une autre séquence, celle de l'apaisement".Fustigeant un "dysfonctionnement général" à la fédération, Mme Maracineanu avait réclamé en début de semaine la tête de M. Gailhaguet, pointant sa responsabilité dans le retour dans le circuit du patinage de l'entraîneur Gilles Beyer, accusé de viols par la championne Sarah Abitbol, malgré une enquête administrative au début des années 2000, pour des attitudes inappropriées avec des patineuses, qui avait conduit le ministère à le sortir de ses rangs en 2001. Ce qu'il avait formellement nié, assurant que c'était la faute du ministère des Sports. C'est une page qui se tourne dans l'univers des institutions sportives. Ancien patineur puis entraîneur de Surya Bonaly et conseiller de Brian Joubert, Didier Gailhaguet avait dirigé la fédération quasiment sans interruption depuis 1998, avec une parenthèse entre 2004 et 2007. Déjà, il avait dû démissionner sur fond de problèmes de gestion, avant d'être réélu.
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Le temps des questions viendra après la crise, a souligné le président du Sénat.
| "La priorité c'est d'être rassemblés, la désunion nationale serait la pire des choses", face à l'épidémie du coronavirus, estime le président LR du Sénat Gérard Larcher, dans un entretien au Parisien publié dimanche. "Face à cette crise sanitaire, je suis aux côtés du président de la République et du Premier ministre. L'heure n'est pas à la polémique. Elle est à l'action", ajoute-t-il. "J'entends les interrogations, j'observe les dysfonctionnements. Mais j'insiste, l'urgence c'est la gestion des malades. Il faudra faire face dans quelques jours au pic épidémique. Viendra le temps des réponses aux questions qui sont légitimement posées aujourd'hui", estime Gérard Larcher.De son côté, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a affirmé sur France Inter/France Télévisions/Le Monde que "personne" ne devait se poser "en donneur de leçons" parce que "gérer une crise comme celle-ci c'est très compliqué, c'est très difficile". Il a souhaité ne "pas (...) affaiblir le gouvernement", être "solidaire et en même temps utile". Il ne faut "pas chercher les polémiques inutiles, mais aussi alerter à chaque fois que c'est utile".Sur le premier tour des municipales, Olivier Faure a estimé que les partis politiques, reçus à Matignon le 12 mars, avaient été "tous aveuglés". Le ministre de la Santé Olivier Véran "nous avait expliqué que nous ne manquions ni de masques, ni de tests, ni de lits (...). Donc évidemment nous avons tous considéré qu'il n'y avait pas de raison particulière de ne pas tenir le premier tour". "Et je regrette évidemment de ne pas avoir cherché à ce moment-là à poser les bonnes questions", a-t-il dit.
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Ballons incendiaires d'un côté, frappes aériennes de l'autre: le mouvement palestinien Hamas et Israël se livrent depuis une dizaine de jours à un ping-pong militaire qu'une délégation égyptienne doit tenter d'apaiser lors d'une visite lundi à Gaza.
| L'enclave palestinienne de deux millions d'habitants, dont plus de la moitié vit sous le seuil de pauvreté, a l'habitude des tirs de roquettes et des frappes de représailles.Mais les dix derniers jours ont montré une progression constante dans les violences, partant de lancers de bouquets incendiaires, des ballons injectés d'hélium et noués à une charge explosive, éjectés depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien. A ces ballons, responsables selon les services de pompiers israéliens d'au moins 149 incendies, se sont ajoutés ces derniers jours des tirs de roquettes. Puis, des Palestiniens se sont approchés de la barrière de sécurité hautement sécurisée entre la bande Gaza et Israël.De son côté, l'Etat hébreu a multiplié les frappes nocturnes contre la bande de Gaza, contrôlée depuis 2007 par les islamistes du Hamas, a resserré son blocus en interdisant aux pêcheurs gazaouis de se rendre en Méditerranée, et a fermé Kerem Shalom, seul point de passage des marchandises entre Gaza et Israël.Israël a d'ailleurs bloqué les livraisons de carburant pour l'enclave, si bien que l'Autorité de l'énergie de Gaza a annoncé que la centrale électrique de Gaza ne pourra plus opérer "à pleine capacité", plongeant l'enclave, déjà habituée à des coupures de courant, dans un "déficit" électrique "de plus de 75%"."L'armée israélienne répondra avec force à toute violation de sa souveraineté jusqu'à ce que le calme complet soit rétabli dans le sud du pays", autour de la bande de Gaza, a prévenu dimanche le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz. - Une trêve complexe -Lundi à la mi-journée, une délégation égyptienne est arrivée dans la bande de Gaza via le point de passage israélien d'Erez, ont indiqué des sources sécuritaires et des témoins.Le Hamas et Israël se sont déjà livré trois guerres (2008, 2012, 2014) et malgré une trêve l'an dernier favorisée par l'ONU, l'Egypte et le Qatar, les deux camps s'affrontent sporadiquement avec à la clé le risque d'une escalade meurtrière.La trêve prévoit l'envoi d'une aide financière mensuelle d'environ 30 millions de dollars américains à la bande de Gaza par le Qatar. Or ces sommes entrent à Gaza, via Israël. Au cours de l'année, des roquettes ont été tirées depuis Gaza pour faire pression sur les responsables israéliens afin d'accélérer l'accès à cette aide et tenter, plus généralement, de lever le blocus israélien en vigueur depuis plus d'une décennie.L'aide du Qatar court jusqu'à septembre et le pays doit annoncer s'il reconduit ses engagements au delà de cette période. "Le Qatar n'abandonnera pas Gaza et je pense que ce pays a informé le Hamas de son accord de payer jusqu'à la fin de l'année ou pour une nouvelle année", a dit à l'AFP Mukhaimer Abou Saada, professeur de sciences politiques à l'université al-Azhar de Gaza.L'accord de trêve entre Israël et le Hamas prévoyait d'autres éléments comme le financement de projet de développement économique dans l'enclave palestinienne, dans l'espoir de faire chuter le chômage, qui avoisine les 65% parmi les jeunes.Or c'est sur ces autres "enjeux que ça bloque", résume un observateur pour expliquer la recrudescence des tensions entre Israël et le Hamas, et la visite de la délégation égyptienne. Autre inconnue, et plus récente, l'accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis qui a été fustigé par les Palestiniens, y compris le Hamas.Israël souhaite étendre cette normalisation à d'autres pays arabes de la région, ce qu'un conflit avec le Hamas, allié du Qatar, lui-même rival des Emirats, "pourrait compromettre", tandis que le mouvement islamiste cherche à s'assurer de l'aide et veut éviter un conflit en pleine pandémie de Covid-19, note M. Abou Saada, estimant que chaque camp veut éviter une escalade.
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Le député LR Julien Aubert propose d'obliger tout nouveau naturalisé français à prendre un prénom dans le calendrier.
| Marine Le Pen s'est dite favorable dimanche à la proposition du député LR Julien Aubert d'ajouter un prénom "adapté à la culture nationale" aux personnes naturalisées françaises, assurant défendre cette proposition "depuis longtemps". Le président d'"Oser la France" propose en effet dans un "Livret Tricolore sur les Islam(s) de France" d'obliger tout nouveau naturalisé français à prendre un prénom dans le calendrier pour "prouver que l'on souhaite s'intégrer". "Un certain nombre d'années de retard"Il propose également d'utiliser "ceux des personnages connus de l'histoire nationale", qui sont "plus adapté à la culture nationale". Il s'agit d'une "incitation" à utiliser le prénom français, a précisé le député."Ce serait bien que la naturalisation, la demande de naturalisation, puisse s'exprimer au travers de cela, mais là encore je l'ai dit depuis longtemps", a déclaré la dirigeante du Rassemblement national (RN), invitée du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI."Il y a une sorte de maladie chez LR, c'est la 'retardite'. Ils proposent tout ce que nous proposons, mais avec un certain nombre d'années de retard", ironise Marine Le Pen.
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Pour sanctionner le "choix cynique" d'un laboratoire ayant privilégié "ses intérêts financiers", le parquet de Paris a requis mardi soir plus de 8 millions d'euros d'amende contre le groupe Servier et de la prison ferme contre son ex-numéro 2, jugés dans l'affaire du scandale sanitaire du Mediator.
| A l'encontre de l'Agence de sécurité du médicament, poursuivie pour avoir tardé à suspendre la commercialisation du Mediator en dépit d'alertes répétées sur sa dangerosité, l'accusation a demandé une amende de 200.000 euros.Au terme d'un exposé de plus de huit heures, la procureure Aude Le Guilcher a appelé le tribunal correctionnel à sanctionner des fautes d'une "extrême gravité", dix ans après la révélation de l'affaire, l'un des pires scandales sanitaires français. Prescrit à environ cinq millions de personnes pendant les 33 ans de sa commercialisation, le Mediator - présenté comme un adjuvant au traitement du diabète mais largement détourné comme coupe-faim - est tenu pour responsable de centaines de décès. Il n'a été retiré du marché qu'en novembre 2009, alors que de premières alertes sur sa dangerosité ont été émises dès 1995 et que de premiers cas de graves maladies cardiaques ont été signalés en France en 1999. La firme pharmaceutique "a fait délibérément le choix, cynique, de ne pas prendre en compte les risques qu'elle ne pouvait ignorer" et a "fait le sinistre pari que ces risques seraient minimes en termes de patients atteints", a vilipendé Aude Le Guilcher. "Votre jugement, par les lignes rouges qu'il va tracer, doit contribuer à restaurer la confiance trahie par un laboratoire qui a fait passer ses intérêts financiers avant l'intérêt des patients", a lancé la représentante de l'accusation.Ces réquisitions ont toutefois déçu l'un des avocats des parties civiles, Charles Joseph-Oudin, qui y a vu "une incitation à recommencer", le total des amendes correspondant "à moins d'un tiers d'une année de chiffre d'affaires" du Mediator.Il avait suggéré au tribunal de prononcer une interdiction d'exercer en France à l'encontre de Servier, une option rejetée par Aude Le Guilcher parce qu'elle aurait eu "pour conséquence de sanctionner les salariés".- Peines d'amende maximales -Elle a requis les peines d'amende maximales de 1,85 million d'euros chacune à l'encontre de la maison-mère du groupe et contre la société Les Laboratoires Servier, poursuivies notamment pour "tromperie aggravée", "escroquerie" et "homicides et blessures involontaires". Le parquet a également demandé des amendes totales de 4,5 millions d'euros contre quatre autres sociétés du groupe. Ces peines représentent au total un montant de 8,2 millions qui n'inclut pas les plus de 1 million d'euros de contraventions connexes requises pour des blessures involontaires légères.Contre Jean-Philippe Seta, l'ancien bras droit de Jacques Servier, le tout-puissant patron décédé en 2014, l'accusation a réclamé cinq ans d'emprisonnement dont deux ans assortis de sursis et 200.000 euros d'amende. Tout au long de son réquisitoire, la procureure a dénoncé les "manipulations, dissimulations, manœuvres" du groupe pour "dissimuler" les propriétés anorexigènes du Mediator et maintenir "coûte que coûte" ce produit, remboursé par l'assurance-maladie.Le groupe et son ancien numéro 2 s'en sont toujours inlassablement défendus, arguant qu'il n'y avait pas eu de "signal de risque identifié" avant 2009.L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps), jugée pour "homicides et blessures involontaires" par négligence, avait assumé à l'audience une "part de responsabilité" dans le "drame humain" du Mediator.Pour la procureure, elle a "gravement failli dans sa mission de police sanitaire" en ne se donnant pas "les moyens de percer le flou et le brouillard entretenu pendant des années par les laboratoires Servier", accusés d'avoir preuve d'une "grande créativité dans l'art de l'enfumage".Ce procès "hors norme" s'est ouvert le 23 septembre, dix ans après la révélation du scandale par la pneumologue Irène Frachon.Un milliard d'euros de dommages et intérêts ont été réclamés au total par les parties civiles, dont près de la moitié par les caisses d'assurance-maladie.Le réquisitoire se poursuit mercredi dans le volet conflits d'intérêts, pour lesquels sont poursuivis plusieurs anciens responsables et experts des autorités de santé.Le procès concerne essentiellement les faits de "tromperie aggravée", l'instruction pour "homicides et blessures involontaires" étant toujours en cours.Fin du procès prévue le 6 juillet. Jugement attendu en 2021.
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Une nouvelle enquête confirme les bons scores du Rassemblement national, dans un contexte de faible participation et de forte volatilité des votes.
| A trois semaines du scrutin des élections européennes, la liste de La République en marche (LREM) observe un léger recul, à 21,5% des intentions de vote, et laisse le Rassemblement national en tête, à 22%, selon un sondage Ipsos publié dimanche 5 mai.Dans la lignée de deux autres enquêtes publiées dans les derniers jours, la liste de Jordan Bardella se place devant celle de la majorité. Les chiffres doivent toutefois être appréhendés dans un contexte de faible participation et d'incertitude relative au vote final.Participation en baisseEn comparaison la vague précédente de la période allant du 18 au 22 avril, la liste menée par Nathalie Loiseau perd 1,5 point dans cette étude menée les 2 et 3 mai par Ipsos Sopra Steria pour Radio France et France Télévisions. Le RN obtient des résultats stables, évalués à 22%, tout comme Les Républicains (13,5 %) et Europe Ecologie- Les Verts (8,5 %). La liste La France insoumise menée par Manon Aubry est en progrès (+ 1 point, à 8%) et celle du Parti socialiste, Place Publique, perd un point (5,5%). La participation serait, elle, en recul, entre 38 et 42%, contre une fourchette de 40 à 44% lors de la précédente vague.Pour Hamon, la notoriété ne suffit pas...Dans la perspective du scrutin des élections européennes, les sympathisants de La République en marche sont pour l'heure les plus mobilisés (50% ont l'intention d'aller voter). Ils sont suivis par ceux de la France insoumise (46%) et du Rassemblement national (45%). Cet élément a été identifié par les partis comme une clé importante du résultat du scrutin du dimanche 26 mai. Mais seulement 55% des personnes sondées ont figé leur choix: 45% peuvent encore changer d'avis, selon cette étude. Les plus déterminés sont ceux ayant l'intention de voter RN et LREM: respectivement 75% et 73% sont sûrs de leur décision. A l'inverse, EEELV souffre d'une grande volatilité de son électorat potentiel: 74% de ceux ayant l'intention de voter pour la liste de Yannick Jadot disent pouvoir encore changer d'avis. Enfin, l'enquête montre que Benoît Hamon (Générations) est la tête de liste bénéficiant du plus fort taux de notoriété: 95% des personnes sondées ont "entendu parler" de l'ancien candidat PS à la présidentielle. Mais seulement 3,5% ont l'intention de voter pour lui.Enquête réalisée en ligne auprès de 1.500 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur entre 0,7 et 2,6. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, mais une indication du rapport de forces au jour de la réalisation du sondage.
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. Junior Joseph, "là ça bouge vraiment"
| Junior, 45 ans, participe pour la première fois à une manifestation. Après avoir été encouragé par un ami, cet Anglais d'origine a décidé de venir "montrer son soutien" à tous "ces gens qui se font frapper par des policiers". "Je n'ai jamais voulu manifester dans ma vie. Je voulais voir quelque chose de marquant avant de venir. Et là, ça bouge vraiment", estime ce coach sportif à Paris.Selon lui, être "noir aujourd'hui en France" signifie "ne pas avoir les mêmes possibilités que les autres". D'ailleurs, il assure s'être souvent senti discriminé à cause de sa couleur de peau. "Quand j'ai passé mon diplôme de coach sportif, j'ai été recalé sans raison valable. Le seul examen que je n'ai pas validé était le dossier de présentation à l'oral", se rappelle Junior, disant être "tombé sur deux personnes qui n'étaient pas forcément favorables à ce qu'un noir puisse obtenir ce diplôme". C'est seulement l'année suivante qu'il a été reçu: "J'ai dû repasser le diplôme, une vraie perte de temps. On pourrait penser que c'est anodin, mais ça ne l'est pas".. Antoine Corlay, "j'ai l'insouciance pour moi"Habitué des manifestations depuis deux ans, pour celles pour le climat ou celle contre l'islamophobie, Antoine, 28 ans, est venu seul au rassemblement pour s'insurger "contre le racisme prégnant dans la police" selon lui."Je veux manifester ma solidarité et dénoncer ces actes ignobles même si je ne me sens pas personnellement menacé quand je vois un policier dans la rue", lance ce jeune Parisien, sans emploi. "Moi, j'ai l'insouciance pour moi donc je suis là pour ceux qui ne l'ont pas", précise-t-il, rappelant qu'en France, "une personne noire ou arabe à 20 fois plus de probabilité de se faire contrôler par les forces de l'ordre"."En 28 ans, on m'a demandé mes papiers une seule fois bizarrement... La discrimination est encore trop présente dans mon pays", regrette-il.. Yasmina Sandou, "je suis particulièrement vulnérable"Mobilisée pour la première fois pour une cause, Yasmina, 22 ans, étudiante en langues étrangères, arpente les manifestations contre le racisme depuis le rassemblement du 2 juin, organisé par le Comité Adama devant le tribunal de Paris."Je suis ici car dans la rue, je me sens menacée dès que je croise un policier", explique la jeune fille, qui habite dans le 20e arrondissement. "Je sais ce qu'il se passe en tant que femme noire, je suis particulièrement vulnérable, toujours ramenée à ma couleur", dit-elle tout en tenant une pancarte "Les hommes blancs naissent libres et égaux". A ses côtés, sa petite sœur de 17 ans l'accompagne, une première pour elle aussi. L'étudiante, qui vit à Paris mais a grandi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), manifeste "pour faire enfin entendre (m)a voix car n'est jamais entendue", "pour une fois, on parle de nous, il faut en profiter", estime-t-elle. . Elia Sartor, "les blancs qui dealent ne se font pas arrêter"Membre de SOS Racisme, Elia, 21 ans, étudiante en droit à Bordeaux a été "choquée" par "plusieurs affaires de violences policières pendant le confinement"."L'autre jour, près d'ici, j'ai vu un gamin -il a dit après qu'il avait 14 ans- qui se faisait courser par la police. Un véhicule de police lui a fait une queue de poisson. Il a levé les mains en l'air. Mais il a pris un coup de taser et ils étaient cinq sur lui", se souvient la jeune fille.Selon elle, "c'était pour une histoire de +shit+": "C'est normal qu'ils l'arrêtent mais que ça soit aussi violent, ce n'est pas normal. Ce jeune avait un type nord-africain ou turc. Les blancs qui dealent, ils ne se font pas arrêter", assure-t-elle.. Dominique Roques, "#Je suis noir" "Dans l'histoire, le blanc s'est toujours arrogé le droit de réduire à moins que rien les autres races, les Aborigènes en Australie, les Indiens d'Amérique ou les noirs en Afrique. C'est notre passif et ça me touche", lance Dominique Roques, 49 ans, enseignant dans l'agglomération bordelaise. Au bout des bras, cet homme blanc porte une petite pancarte "#Je suis noir".Militant anti-capitaliste, il affirme que "le capitalisme est blanc et la police est son bras armé". Mais, selon lui, "ce n'est pas juste un problème de racisme, c'est aussi une question de classe" car "quand il y a eu les manifestations des +gilets jaunes+ en France, il y a eu des violences (de la part de la police) comme contre les noirs aux Etats-Unis".Fan de blues, musique née dans le Sud des Etats-Unis dans la communauté afro-américaine, "C'est la musique de gens qui étaient moins bien traités que des animaux et qui ont transformé leur sort désespéré en une source d'énergie créatrice énorme".
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L'acteur britannique Ian Holm, qui a incarné Bilbo le Hobbit dans la trilogie "Le Seigneur des anneaux", est décédé vendredi à l'âge de 88 ans d'une maladie liée à Parkinson, a annoncé son agent.
| "Il est mort paisiblement à l'hôpital, aux côtés de sa famille", a indiqué l'agent, Alex Irwin, précisant que le décès était survenu vendredi matin. Né le 12 septembre 1931 dans l'hôpital psychiatrique où travaillait son père, Ian Holm a été membre de la célèbre troupe théâtrale Royal Shakespeare Company avant de connaître une riche carrière au cinéma.Il a joué dans "Le Seigneur des anneaux", "Les Chariots de feu", quatre fois oscarisé en 1982 (meilleur film, meilleur scénario, meilleure musique et meilleurs costumes), "Alien", "Le Cinquième élément" et "La Folie du roi George". Il était également acclamé au théâtre et est apparu dans de nombreuses séries télévisées."Sir Ian était reconnu dans le monde pour sa carrière extraordinairement impressionnante et variée", a souligné Alex Irwin. "C'était un génie sur les planches et à l'écran, qui a remporté de nombreuses récompenses et qui était aimé des réalisateurs, du public comme de ses collègues. Son esprit pétillant allait toujours de pair avec un scintillement espiègle dans ses yeux.""Charmant, gentil et furieusement talentueux, il nous manquera énormément", a-t-elle ajouté. Son rôle de l'entraîneur sportif Sam Mussabini dans "Les Chariots de feu" lui a valu le prix du meilleur second rôle masculin au festival de Cannes et un Bafta, ainsi qu'une nomination aux Oscars. Les hommages ont afflué après l'annonce de sa mort. L'actrice américaine Mia Farrow l'a qualifié d'"infailliblement brillant". "Il figurait parmi les géants du théâtre", a ajouté celle qui a joué à ses côtés au sein de la Royal Shakespeare Company.Pour le réalisateur britannique Edgar Wright, "c'est un acteur de génie qui apportait une présence considérable à des rôles drôles, déchirants et terrifiants". "Le grand Ian Holm est mort. Acteur formidable et c'est si triste de le voir partir", a regretté l'humoriste et acteur britannique Eddie Izzard. Ian Holm, qui avait cinq enfants, a été marié quatre fois, notamment à l'actrice britannique Penelope Wilton, de la série "Downton Abbey", dont il a divorcé en 2001 après dix ans d'union. Il était marié depuis 2003 à l'artiste Sophie de Stempel.
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Les recherches des deux personnes portées disparues suite aux violentes précipitations qui ont frappé le Gard ce week-end ont repris lundi matin avec des équipes cynophiles et des sauveteurs en eau vive, a-t-on appris auprès des pompiers du département.
| Une aide soignante de 64 ans, qui circulait en voiture samedi dans le secteur de Pont d'Hérault, est portée disparue depuis samedi. Son véhicule a été localisé plusieurs kilomètres en aval du lieu où il a été emporté par le fleuve Hérault, a précisé un communiqué du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) dimanche soir."Il faudrait un miracle pour qu'on la retrouve vivante", avait indiqué dès dimanche matin le préfet Didier Lauga à l'AFP.La deuxième personne portée disparue est un homme de 56 ans parti courir samedi en montagne, dans la même zone, a précisé lundi matin à l'AFP le commandant Jean-Charles Dussère, pour les pompiers du Gard. Les recherches ont lieu sur les communes de Pont d'Hérault et de Mandagout.Alors que l'ensemble du département est retombé en zone de vigilance jaune, les services de secours ont repris leurs interventions lundi auprès de la population, avec quelque 500 foyers encore privés d'électricité sur les flancs du mont Aigoual selon les chiffres d'Enedis. Des interventions sont également prévues pour rétablir les lignes téléphoniques sur les communes de Saumane et de Saint-André-de-Valborgne.Le préfet du Gard doit se rendre sur les lieux lundi matin, afin de rencontrer des sinistrés et d'évaluer l'ampleur des dégâts provoqués par les trombes d'eau tombées samedi sur les contreforts du massif des Cévennes. Gonflés par les pluies, des cours d'eau comme le Gardon ont connu des crues rapides, avec une hausse de six mètres en deux heures, forçant les autorités à évacuer plusieurs centaines de personnes par précaution."Il faut que les maires (...) puissent dès demain (lundi) et mardi demander l'état de catastrophe naturelle", a déclaré dimanche le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, lors de son déplacement dans la commune d'Anduze avec la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Les épisodes d'intempéries dits "cévenols" se produisent en général à l'automne, quand la mer Méditerranée est la plus chaude, favorisant alors une forte évaporation. Ces masses d'air chaud, humide et instable remontent vers le nord, provoquant de fortes pluies.
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Ce vendredi 25 septembre, deux personnes ont été blessées après une attaque à l'arme blanche tout près de l'ancien immeuble de Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement à Paris. Le Parquet national antiterroriste a été saisi.
| Une attaque à l'arme blanche a fait deux blessés ce vendredi 25 septembre, au pied de l'immeuble de Charlie Hebdo dans le 11e arrondissement de Paris, alors que le procès des attentats de janvier 2005 est actuellement en cours. Voici ce que l'on sait de cette attaque. Attaque à Paris: L'homme interpellé reconnaît être l'auteur des faits (info BFMTV)par BFMTVCe qu'il s'est passéPeu avant midi, deux personnes ont été blessé à la suite d'une attaque. Un homme muni d'une arme blanche s'en est pris à un homme et une femme, près des anciens locaux de l'hebdomadaire satirique, rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris."Leurs vies ne sont pas en danger, Dieu merci", a déclaré le Premier ministre, Jean Castex, lors de son déplacement sur les lieux.Les deux victimes sont des journalistes, employés par l'agence Premières Lignes installée dans la rue et qui travaillent pour l'émission "Cash investigation" de France 2. Ils étaient en "pause cigarette" lorsque l'agresseur a surgi. "J'ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme avec une machette dans la rue", a témoigné auprès de l'AFP une employée de cette société de production. Les victimes avaient déjà été les témoins impuissants de l'attaque de janvier 2015.Depuis l'attentat du 7 janvier 2015, au cours duquel 12 personnes avaient été tuées par les frères Kouachi, Charlie Hebdo n'occupe plus ses locaux du 11e arrondissement. La rédaction a déménagé à une adresse tenue secrète.Qui sont les suspects interpellés ?Un homme âgé de 18 ans a été interpellé à proximité de la place de la Bastille, rapidement après les faits. Il s'agirait de l'"auteur principal des faits", selon Jean-François Ricard, le chef du parquet national antiterroriste (Pnat), en charge de l'enquête. Selon les premiers éléments, il serait né au Pakistan.Une deuxième personne, âgée de 33 ans, a ensuite été placée en garde à vue "afin de procéder à un certain nombre de vérifications" sur "ses relations avec l'auteur principal", a dit Jean-François Ricard.L'information judiciaire ouverte par le Pnat pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle" a été confiée à la police judiciaire parisienne et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).Le contexteL'attaque est survenue "dans un lieu symbolique", "au moment même où se déroule le procès des auteurs des actes indignes contre Charlie Hebdo", a souligné vendredi Jean Castex, qui a rappelé l'"attachement indéfectible" du gouvernement "à la liberté de la presse" et "sa volonté résolue par tous les moyens de lutter contre le terrorisme".L'attaque survient alors que la rédaction de Charlie Hebdo fait l'objet de nouvelles menaces depuis que l'hebdomadaire a republié des caricatures de Mahomet le 2 septembre, à l'occasion de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, prévu jusqu'au 10 novembre.Après une courte suspension au procès vendredi, l'audience a repris sans aucune mention par la cour d'assises spéciale de Paris de l'attaque, selon une journaliste de l'AFP."Toute l'équipe de Charlie apporte son soutien et sa solidarité à ses anciens voisins et confrères" de Première Ligne "et aux personnes touchées par cette odieuse attaque", a indiqué l'hebdomadaire satirique sur Twitter.
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Lors de la prise d'otages qui a fait trois morts ce vendredi à Trèbes, un gendarme n'a pas hésité à prendre la place du dernier otage en affrontant seul le terroriste, raconte France Bleu. Tous saluent un homme héroïque.
| Arnaud Beltrame a agi en héros. Ce vendredi, en pleine prise d'otages dans un supermarché de Trèbes dans l'Aude, ce gendarme n'a pas hésité à donner de sa personne en acceptant de prendre la place d'un civil. Le lieutenant-colonel a pris la décision de lui-même de rentrer dans le supermarché, explique France Bleu, alors même que la prise d'otages était en cours. Il alors demandé qu'un civil soit libéré pour se retrouver seul avec l'assaillant. Lorsqu'il est entré dans le magasin, il a laissé ouvert son téléphone portable sur la table. Ainsi, les forces de l'ordre pouvaient entendre les échanges depuis l'extérieur. Grâce à cela, les forces de l'ordre ont justement entendu des coups de feu à l'intérieur, les poussant à donner l'assaut. Le gendarme a été grièvement blessé : il a reçu deux balles, dont une à la gorge, précise BFM TV."Il a sauvé des vies"Dans l'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a salué son "héroïsme". "Je veux saluer le courage du lieutenant-colonel qui est gravement blessé", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "C'est un acte d'héroïsme comme en sont coutumiers les gendarmes et les policiers qui s'engagent au service de la nation pour protéger nos concitoyens". L'homme, dont l'identité n'a pas encore été dévoilée, était un gendarme très expérimenté. Il aurait participé à des exercices similaires ces dernières semaines. Lors d'une conférence de presse Place Beauvau, Emmanuel Macron a tenu aussi à souligner son courage et son dévouement. "Il a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays. Il lutte actuellement contre la mort. Toutes nos pensées vont à lui et sa famille."Lourd bilanLors de la prise d'otages dans le supermarché de la ville, l'assaillant, Radouane Lakdim, se revendiquant de Daech, aurait demandé la libération de Salah Abdeslam. Plus tôt, dans des circonstances qui sont encore à éclaircir, une voiture a été volée près d'une caserne de CRS à Carcassonne tuant et blessant grièvement le passager et le conducteur. Plus tard, vers 10h40, des policiers qui faisaient leur jogging ont été pris pour cible par des tirs provenant d'une voiture. Des témoins ont annoncé avoir entendu un homme crier "Allah Akbar". Le bilan provisoire est de 16 blessés et trois morts.
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Le leader du mouvement Debout la France (DLF) veut offrir aux Français le "choix" d'échapper à un duel Macron-Le Pen.
| Alors qu'il avait opté pour une alliance avec Marine Le Pen au second tour de la présidentielle 2017, Nicolas Dupont-Aignan vient d'annoncer son intention de partir seul pour la présidentielle de 2022. Pour lui, "80% des Français ne veulent pas du duel Macron-Le Pen qu'on est en train de nous tricoter. Je suis candidat maintenant parce que je veux convaincre les Français qu'il n'y a pas de fatalité et qu'on peut vivre une autre vie en France", a déclaré le président de Debout la France à TF1."Je voudrais tellement que les Français croient à nouveau en leur pays" et "je veux qu'en 2022 les Français aient le choix", a-t-il ajouté, peu avant son discours de rentrée devant des militants au Cirque d'Hiver à Paris.Nicolas =11pxDupont-Aignan a été candidat aux présidentielles de 2012 et 2017=11px. Le souverainiste avait réuni 4,7% des voix au premier tour en 2017 avant de se rallier à la présidente du Rassemblement national. Il a aussi réagi à l'attaque au hachoir vendredi à Paris, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, jugeant que "nos dirigeants ne comprennent pas que les islamistes nous ont déclaré la guerre". "Je serai candidat parce que cette démission de nos autorités depuis des années n'est plus possible" et "il n'y a aucune raison de subir ça", a ajouté le député de l'Essonne.
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Donald Trump solennel, évitant la controverse en Pennsylvanie, Joe Biden dans l'empathie au mémorial de "Ground Zero" à New York: les candidats à la présidentielle américaine ont globalement respecté vendredi la trêve que représente la commémoration des attentats du 11 septembre 2001, même si des cérémonies rivales ont entamé ce voeu apparent d'unité.
| Après le 11-Septembre, "nous étions unis par notre conviction que l'Amérique est le pays le plus exceptionnel au monde, béni par les plus incroyables héros, et que ce pays vaut la peine d'être défendu jusqu'au dernier souffle", a déclaré le président américain depuis Shanksville, en Pennsylvanie, où s'écrasa un des quatre vols détournés par les membres d'Al-Qaïda. "C'est le symbole de ce que nous sommes en tant qu'Américains, car ce jour-là nous nous sommes rassemblés, formant une seule nation", a ajouté le président, accompagné de sa femme Melania.Il a profité de ce discours pour rappeler que les forces américaines avaient, sous sa présidence, tué "le tueur sauvage" et chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi en octobre 2019, puis le général et "boucher" iranien Qassem Soleimani en janvier 2020.- "Expérience personnelle" -Au même moment, son rival démocrate Joe Biden, qui a récemment accéléré le tempo de sa campagne après des semaines cloîtré dans sa maison du Delaware, était lui sur le site de "Ground Zero" à New York, au milieu des proches des près de 3.000 victimes des attaques du World Trade Center.Le candidat avait promis, avant son arrivée à New York, qu'en ce jour-anniversaire il ne parlerait "que du 11 septembre" et que sa campagne avait suspendu toutes les publicités pour l'occasion. "C'est une journée solennelle, et on va faire en sorte qu'elle le reste", avait-il déclaré. Pendant que les haut-parleurs résonnaient de la longue liste des noms des victimes, pré-enregistrée cette année pour cause de pandémie, le candidat de 77 ans - qui a lui-même perdu sa première femme et leur fille dans un accident de voiture, puis son fils Beau décédé d'un cancer - a témoigné de son empathie notoire à une nonagénaire, qui a perdu un fils dans les attentats. La douleur "ne disparaît jamais" lui a-t-il dit, main sur le coeur, selon des images partagées sur les réseaux sociaux.Il a ensuite encore souligné son expérience du deuil devant quelques journalistes. "Je sais d'expérience, ayant perdu ma femme, ma fille, mon fils, que vous revivez ce moment, comme s'il se reproduisait, c'est dur", a-t-il déclaré.Accompagné du gouverneur démocrate de New York Andrew Cuomo et d'autres élus démocrates new-yorkais, l'ex-vice-président de Barack Obama a brièvement salué, du coude, le vice-président républicain Mike Pence. - "Marquer des points" -Mais à moins de deux mois de la présidentielle, la polarisation du pays n'était pas oubliée pour autant: une autre cérémonie était organisée, à quelques rues de Ground Zero, par des dignitaires républicains, à laquelle se sont rendus l'ex-maire républicain de New York et avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, ainsi que Mike Pence.MM. Trump et Biden devaient également se succéder à Shanksville: le candidat démocrate devait s'y rendre dans l'après-midi, sans croiser Donald Trump, rentré à Washington en fin de matinée. Si les commémorations du 11-Septembre sont censées être "dépourvues de rhétorique politicienne", elles constituent des événements très médiatisés et "le seul fait d'être présent, de montrer leadership et empathie, permet de marquer des points", souligne Robert Shapiro, professeur de sciences politiques à l'université Columbia.Le choix par les deux candidats de la Pennsylvanie, où les derniers sondages les donnent au coude à coude, illustre "les calculs évidents" derrière ces événements, selon lui.Longtemps démocrate, la Pennsylvanie, Etat natal de Joe Biden, avait basculé à une courte majorité pour Donald Trump en 2016, contribuant à la victoire-surprise du magnat new-yorkais sur Hillary Clinton. Les démocrates espèrent prendre leur revanche le 3 novembre.L'anniversaire du 11 septembre en 2016 avait aussi été l'occasion d'une polémique, après-coup.Hillary Clinton avait fait un léger malaise à la cérémonie new-yorkaise et s'était éclipsée avant la fin. Son médecin avait révélé qu'elle avait été diagnostiquée deux jours plus tôt avec une pneumonie, ce que l'ex-secrétaire d'Etat avait passé sous silence.M. Trump avait abondamment exploité cet épisode, se moquant de sa rivale et l'imitant même en public en train de trébucher.
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"Depuis les fusillades, on est sur les Izards. Quand ils ont tiré, il y avait des familles, des enfants. Ca aurait pu être un carnage". Pour Séverine, l'heure est à une nouvelle patrouille anti-drogue à la tête d'une Brigade spécialisée de terrain.
| Après plusieurs fusillades mortelles dans ce quartier du nord de Toulouse, le travail de ces policiers de terrain s'est focalisé sur la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le 10 août, vers 23h00 un homme de 29 ans est tué à deux pas de la station de métro des Trois Cocus sur le point de deal de la cité des Izards. Deux jeunes gens, connus des services de police pour des affaires de stupéfiants, sont blessés par balles.A quelques pas de là, le 24 août, un jeune homme en situation irrégulière succombe à plusieurs tirs dans le dos. Le soir même, deux suspects, liés à des affaires de drogue, sont interpellés et mis en examen. Du côté des syndicats de police, on dénonce "la prolifération des armes", et un été marqué par des "crimes d'habitude", évoquant une dérive à la marseillaise de la ville rose. Ce jeudi vers 16h00, l'équipage de la BST des quartiers nord est appelé pour interpeller deux dealers. - Sous les cris des guetteurs -Séverine, 41 ans, transmet l'information aux trois hommes de son équipe: "Les collègues ont fait une surveillance: le trafic de stups a mis une heure à se mettre en place, ils ont identifié l'Apache comme vendeur".Chez les femmes et hommes de cette police du quotidien, qui sillonne les rues des cités, les dealers ont des surnoms. On se salue avec les guetteurs, la confrontation est habituelle, presque courtoise.Quand le fourgon Ford siglé arrive dans la cité, les cris des guetteurs fusent, "UTeQ (ancien nom des BST, NDLR) à la bibliothèque". Le trajet du véhicule est signalé pas à pas. "C'est comme ça toute la journée", lance Daoud, un sous-brigadier. "Une véritable nuisance, du matin au soir ils crient. Les habitants sont exténués.""Parfois, on leur colle une amende pour tapage, 68 euros, la moitié de leur paye du jour. Un +chouf+ (guetteur, ndlr) peut gagner 4.000 euros par mois, un vendeur 10.000", poursuit-il.Quand le fourgon débouche à la station de métro, deux policiers descendus un peu avant pour essayer de prendre en étau les dealeurs, font de grands signes. Les "cibles" ont décampé, l'alerte a, une fois de plus, bien fonctionné.Assis sur un muret, une quinzaine de clients en attente de livraison se lèvent au passage des policiers. De tous âges et milieux, ils observent la patrouille sans crainte, malgré la mise en place récente d'une amende forfaitaire visant les consommateurs .Mais verbaliser n'est pas l'objectif du jour des fonctionnaires. Et les consommateurs savent qu'ils ne risquent rien sans produits sur eux.- De 20.000 à 25.000 euros par jour -"Ce +point stups+ tourne à 20/25.000 euros", affirme Séverine.Après plusieurs tentatives infructueuses sur différents lieux de ventes environnants, la cheffe de bord décide de fouiller les planques "où ils cachent l'argent et la drogue".Un parking est ainsi méticuleusement ratissé, chaque recoin scruté."On essaie de leur faire mal. On a pu trouver jusqu'à 3.000 euros dans des sachets, maintenant c'est plutôt 500. Ils se sont adaptés et tournent plus souvent pour livrer", explique encore Séverine.Daoud, qui est "redescendu" à Toulouse après 17 ans de BAC en région parisienne, se remémore "(qu')à la place du terrain vague, il y avait des tours qui ont été détruites". Ce quartier, où a grandi Mohamed Merah, ne serait "pas si mal sans la drogue", observe-t-il. Les quelques barres s'élèvent parmi une majorité d'immeuble de quatre ou cinq niveaux entourés d'espace verts, de jardins et petites maisons. Les quatre fonctionnaires affirment "garder la gnaque" dans cette guerre de position, réfutant avoir l'impression de vider la mer à la petite cuillère. "Nous, on se dit si on travaille, c'est pour les habitants", lance Séverine.(Les prénoms des policiers ont été changés)
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Dans l'optique d'améliorer les services de secours, la ministre de la Santé Agnès Buzyn réfléchit à fusionner les numéros téléphoniques d'urgence que sont le 15, le 17, le 18 et le 112.
| Le 15 (Samu), le 17 (gendarmerie et police), le 18 (sapeurs-pompiers) et le 112 (numéro d'urgence européen) vont-ils fusionner en un numéro unique pour joindre les services de secours ? L'hypothèse est envisagée par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, affirmant dans une interview publiée vendredi 18 janvier par Le Parisien qu'une "décision sera prise dans les prochains mois" en concertation avec le ministère de l'Intérieur.Liée à l'affaire Naomi Musenga, jeune mère de 22 ans décédée fin décembre 2017 après avoir passé un appel au Samu de Strasbourg qui n'avait pas été pris au sérieux, la réflexion de la ministre a pour objectif d'améliorer l'organisation des secours. "Le numéro unique a l'intérêt de la simplicité et offre la garantie d'un décroché rapide", estime Agnès Buzyn. Sans donner plus de précisions sur la façon dont les quatre numéros pourraient être fusionnés, la ministre n'occulte pas le problème engendré par cette solution : "Son défaut est le nombre d'interlocuteurs successifs dans la prise de décision, avec un risque de déformation de l'information à chaque transmission d'appel".De façon plus générale, l'ancienne présidente de la Haute autorité de la santé (HAS) veut doter la France d'un "système de communication moderne" en la matière. Pour elle, l'avenir des services d'urgence passe par la prise en compte des outils technologiques proposés par les smartphones et les applications telles que WhatsApp ou Facebook Messenger. "Il n'est plus possible de recueillir les signaux d'urgence avec le seul téléphone. Nous travaillons à la mise en place d'autres moyens, comme les SMS ou les messageries en ligne. (...) Nous voulons aussi développer les appels vidéo, utiles par exemple lors d'un accident de voiture pour montrer les plaies. Autre chantier, la géolocalisation, qui doit permettre de gagner du temps pour l'arrivée des secours", explique Agnès Buzyn, qui évoque aussi l'idée d'une application "appel urgence" qui serait disponible sur les terminaux mobiles.
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Le nouveau week-end de mobilisation des "gilets jaunes" inquiète les bénévoles, qui craignent des blocages.
| Les nouvelles manifestations des "gilets jaunes" vont-elles avoir un impact sur les collectes de la Banque alimentaire organisées ce week-end ? C'est ce que craignent plusieurs bénévoles, certains ont d'ailleurs décidé d'annuler leur collecte.C'est le cas de la Banque alimentaire de la Loire mais aussi du Vaucluse, rapporte France Bleu Roussillon. Il n'y aura pas de "gilets oranges" dans le département ce week-end car les supermarchés n'ont pas été approvisionnés et les 800 bénévoles risquent de ne pas pouvoir accéder aux points de collectes."C'est une décision qu'on a prise à contrecœur. Mais les magasins nous alertaient qu'ils n'étaient pas approvisionnés, qu'on devait rappeler vendredi matin pour savoir si c'était possible", confie la présidente de la Banque alimentaire du Vaucluse, Annie Paly. Des collectes "vitales"La crainte est partagée par de nombreux présidents départementaux de la Banque alimentaire. "La fédération est très préoccupée par ce qu'il peut se passer, mais nous avons pour consigne de nous organiser pour maintenir cette collecte. Pour nous c'est vital ! Rien qu'au niveau du département, cela représente 15% de nos besoins en denrées alimentaires", explique ainsi Alain Myatovic, président de la Banque alimentaire du Nord, à France 3 Hauts-de-France.À Marseille, les "gilets jaunes" ont prévu d'aider les "gilets oranges" de la Banque alimentaire, comme l'a expliqué Paul Marra, le porte-parole du mouvement dans la cité phocéenne. "J'invite tous les 'gilets jaunes' de France à se rapprocher de la Banque alimentaire pour voir ce qu'on peut faire ce week-end pour être à leur côté", a-t-il lancé sur BFMTV. Une mobilisation essentielle, alors que ces collectes permettent de récolter 11.500 tonnes de nourriture, soit l'équivalent de 23 millions de repas. Selon l'Insee, 4,8 millions de Français ont recours aux aides alimentaires chaque année.
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Vingt départements notamment dans le Centre et le Sud-Ouest sont placés vendredi en vigilance orange en raison d'une "situation fortement orageuse", selon Météo-France.
| Cette vigilance qui concernait d'abord huit, puis treize départements, a été étendue à vingt départements vendredi en milieu d'après-midi, dans le Sud-Ouest, le Centre et jusqu'à l'est de l'Ile de France (Allier, Aveyron, Cantal, Cher, Corrèze, Creuse, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Indre, Loire, Loiret, Haute-Loire, Lot, Lot-et-Garonne, Puy-de-Dôme, Seine-et-Marne, Tarn, Tarn-et-Garonne et Haute-Vienne).Les orages devraient être accompagnés "d'une activité électrique intense, de chutes de grêle pouvant être marquées" et "de rafales de vent pouvant atteindre 90-100 km/h, localement 110-120 km/h", selon Météo-France, qui appelle à la prudence.De fortes précipitations sont aussi attendues, pouvant atteindre "30 à 50 mm par heure", relève également Météo-France, qui prévoit une atténuation des orages par le Sud dans la nuit de vendredi à samedi.Cette alerte aux orages fait suite à un pic de chaleur qui a touché une grande partie de la France ces derniers jours. Jeudi, l'air très chaud avait gagné la moitié nord, avec notamment 36,4°C enregistrés à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), 36,1°C à L'Oudon Lieury (Calvados), 35,9°C à Pithiviers-le-Viel (Loiret) et 35,2°C à Paris.Malgré ce pic, le mois de juin "marque un retour à la normale des températures après 12 mois consécutifs qui avaient connu des valeurs élevées pour la saison", indique Météo-France.Toutefois, après des mois de janvier, février et avril qui ont enregistré des températures extrêmement élevées, le premier semestre 2020 "figurera sur le podium des débuts d'année les plus chauds avec 2014 et derrière 2007 (au 1er rang).
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C'est une tendance qui ne cesse de se confirmer : de plus en plus de villes françaises imposent le port du masque obligatoire en extérieur. Dernières décisions en date : Marseille et plusieurs villes de Corse.
| Le Vieux-Port et ses alentours de 10h à 4h du matin, l'Escale Borély du David à la plage de la Vielle-Chapelle, et La Plaine-Cours Julien de 19h à 4h du matin. La ville de Marseille a annoncé, ce vendredi 7 août, que le port du masque en extérieur serait obligatoire dans ces quartiers très fréquentés, détaille La Provence. Cette obligation sera valable à compter de samedi 8 août et jusqu'au 30 août inclus. La décision a été prise dans le cadre d'un arrêté préfectoral et doit être signé dans la journée. Elle intervient alors que les autorités sanitaires ont alerté sur une augmentation des cas de coronavirus chez les 20-40 ans dans les Bouches-du-Rhône.Autre département à mettre en oeuvre cette mesure : la Corse. Les deux préfectures ont pris la décision en accord avec les municipalités concernées, avance France Bleu. Le port du masque sera obligatoire dans certains secteurs très fréquentés en espace public. Sont concernées les villes d'Ajaccio, Grosseto-Prugna, Porticcio, Porto-Vecchio (de 10h à 2h) et Sartène, avant peut-être que la mesure ne soit étendue à d'autres communes. En cas de non-respect, l'infraction sera punie d'une contravention de 135 euros.Éviter une seconde vagueMarseille et la Corse rejoignent ainsi la longue liste des communes qui ont déjà imposé le port du masque en extérieur alors que les autorités sanitaires craignent l'arrivée d'une seconde vague de Covid-19 dans les semaines ou les mois à venir. Ainsi Lille, Toulouse, Nice, Bayonne, Blois, Nancy ou encore Tours ont déjà rendu le port du masque obligatoire dans leurs espaces publics. Objectif : éviter un reconfinement, total ou partiel.Selon un bilan hebdomadaire publié jeudi 6 août, le nombre de personnes diagnostiquées positives au nouveau coronavirus en France a augmenté de plus de 30% en une semaine, plus vite que l'augmentation du nombre de tests réalisés.
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Les derniers chiffres rendus publics dimanche 6 septembre par l'agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SPF) montrent une progression très rapide du virus.
| 7 071 cas confirmés en 24 heures, 58 nouveaux clusters. L'agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SPF) a publié dimanche 6 septembre des chiffres à la hausse, montrant une progression importante du coronavirus. La SPF parle d'une progression "exponentielle" de la circulation du virus et une dynamique de transmission "préoccupante". Ainsi le taux de positivité est monté à 4,9%. Ce chiffre, qui correspond au nombre de personnes testées positives divisé par le nombre de personnes testées sur les 7 derniers jours, est en augmentation constante. En milieu de semaine, il n'était que de 4,3% et de 3,9% fin août. Des données qui inquiètent beaucoup les experts. "Ce que je peux vous dire d'ores et déjà, c'est que l'hospitalisation et l'admission en réanimation n'est que le reflet de la situation épidémique d'il y a deux semaines et donc il est évident que dans les quinze prochains jours, il y a aura une augmentation, pas massive mais une augmentation quand même, du nombre de cas graves", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran samedi sur BFMTV.Vers "une situation critique" en décembre ?"On a une croissance aujourd'hui de 30% du nombre de cas par semaine, de 15% du nombre d'hospitalisations. Si on continue avec ce même rythme, on arrivera sur une situation critique en décembre dans plusieurs régions de France", a averti dimanche l'épidémiologiste Antoine Fontanet sur LCI.Signe de cette aggravation de la situation, une maison de retraite de l'Aveyron a annoncé dimanche que 43 pensionnaires et 11 salariés étaient infectés par le Covid-19, a-t-on appris dimanche auprès de l'Agence régionale de santé. Deux personnes âgées ont dû être hospitalisées "mais leur état de santé n'a pas nécessité un placement en réanimation", précise l'ARS.A Marseille, "65 à 67" lits de réanimation occupésA Marseille, "65 à 67" places en réanimation sont occupées par des patients atteints du Covid-19 sur les 70 lits qui leur sont dédiés, a précisé le professeur Dominique Rossi, président de la Commission médicale d'établissement à l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille. La situation, bien que préoccupante, est pour l'instant maitrisée. Dimanche soir, le gouvernement a placé sept nouveaux départements en zone rouge : le Nord, le Bas-Rhin, la Seine-Maritime, la Côte-d'Or, les deux départements de la Corse et l'île de La Réunion.Depuis le début de l'épidémie, 30.701 personnes sont décédées du Covid-19 en France.
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À 11 ans, il n'avait qu'un rêve en tête : tondre la pelouse de la Maison Blanche. Vendredi 15 septembre, Franck a pu satisfaire son ambition.
| Et rien ne l'a détourné de sa tâche... Pas même la visite du maître des lieux."Même si je n'ai que 10 ans, je voudrais montrer au pays ce que les jeunes comme sont prêts à faire". La lettre que Frank Giaccio a écrite au siège du pouvoir américain il y a quelques mois a peut-être plu à Donald Trump par son ton volontaire. Ou alors parce que l'enfant encensait le sens des affaires du président des États-Unis. Quoi qu'il en soit, son rêve de tondre bénévolement la pelouse de la Maison Blanche a été exaucé.Short beige, polo rouge, Frank Giaccio s'affairait depuis 10 minutes sous un soleil éclatant quand Donald Trump, portant sa célèbre cravate rouge, est venu lui rendre visite. Très concentré, l'enfant ne s'est pas immédiatement arrêté, continuant sa tâche, impassible. Lunettes de protection sur les yeux et mains recouvertes par des gants, il a ensuite, sur les conseils de son père, tapé dans la main du président américain, qui lui a dit qu'il faisait un "super boulot". Pas si surprenant, quand on sait que Frank est un véritable entrepreneur : il est à la tête de son service de jardinage, en Virginie. Sur CNN, il a expliqué qu'il tondait les pelouses de ses voisins pour 8 dollars.
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Les sauveteurs ont annoncé mercredi la mort de 380 globicéphales coincés dans une baie reculée de Tasmanie, en dépit d'intenses efforts pour tenter de les sauver.
| Ce lourd bilan signifie que presque la totalité des 460 "dauphins-pilotes" échoués dans cette vaste baie de la côte ouest, sauvage et peu peuplée, de l'île australienne, ont péri."Nous avons un chiffre plus précis et nous pouvons confirmer que 380 cétacés sont morts", a déclaré Nic Deka, directeur des Parcs naturels de Tasmanie. "Une trentaine sont toujours en vie et la bonne nouvelle est que nous en avons déjà sauvé 50", s'est-il félicité.Environ 270 globicéphales avaient été découverts lundi, donnant lieu à une vaste opération pour tenter de les sauver. La plupart étaient échoués sur un banc de sable uniquement accessible par bateau.Un autre groupe de près de 200 mammifères marins a été découvert, déjà mort, mercredi matin lors d'un vol de reconnaissance aérienne.Il s'agit du plus grand échouage de cétacés enregistré en Tasmanie et certainement le plus important de l'histoire du pays. Une soixantaine de personnes, dont des spécialistes de la protection de l'environnent et des employés de fermes aquacoles voisines, participent aux opérations de sauvetage des globicéphales retrouvés coincés lundi.Les sauveteurs ont passé deux jours dans les eaux peu profondes et froides pour réussir à en sauver une cinquantaine.A l'aide de câbles attachés aux bateaux, ils les ont ensuite escortés jusqu'au large.Désormais, ils poursuivent leur course contre la montre pour tenter de sauver un maximum des 30 globicéphales toujours en vie."C'est très épuisant physiquement mais aussi sur le plan émotionnel", a souligné M. Deka.Les causes de ces échouages massifs demeurent inconnues. Les 200 autres cétacés découverts mercredi étaient échoués à environ 7 à 10 kilomètres du premier groupe découvert lundi.Les autorités ont depuis élargi leur zone de recherche afin de s'assurer que d'autres mammifères ne se sont pas échoué.
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Le Parisien révèle que les contrôles fiscaux des parlementaires ont été intensifiés en 2017, essentiellement au nom de la transparence.
| Cinq après le scandale, le spectre de l'affaire Jérôme Cahuzac plane toujours sur les parlementaires, qui se retrouvent aujourd'hui dans le viseur du fisc, affirme mardi 20 mars Le Parisien. "En discutant entre nous, on se rend compte qu'on est plusieurs à faire l'objet d'un contrôle. Que l'on soit dans l'opposition ou dans la majorité", indique un député.Selon le quotidien, les contrôles de revenus et de patrimoine des députés et sénateurs se sont intensifiés en 2017,"pour des soupçons de fraudes, mais surtout au nom de la transparence". Une information confirmée par le ministère de l'Économie et des Finances :"Nous avons contrôlé près de deux fois plus de dossiers que sur la période précédente comparable, c'est-à-dire celle de 2012, qui, comme en 2017, porte sur la fin d'une législature et le début d'une autre". Derrière la multiplication de ces contrôles, on retrouve la Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF), "bras armé de l'administration fiscale dont la mission consiste à vérifier la situation patrimoniale et fiscale des personnalités publiques" créé en septembre 2016, explique Le Parisien. "Avant que n'éclate le scandale, Jérôme Cahuzac n'avait jamais été contrôlé, car c'était aux services fiscaux locaux qu'incombait ce rôle, quel que soit le contribuable. Or, vis-à-vis de personnalités politiques d'une telle notoriété, cette tâche s'avérait très délicate et de fait impossible. Le caractère centralisé de la DNVSF a désinhibé nos services", explique Bercy. Combien de redressements ?Parallèlement au travail de la DNVSF, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée en octobre 2013, a également intensifié son contrôle l'an dernier "car deux populations de parlementaires se sont croisées. Les députés sortants et ceux qui ont été élus en juin", précise la Haute autorité.Une situation qui n'inquiète pas les nouveaux députés. "Nous avons un devoir d'exemplarité, estime dans les colonnes du Parisien un député La République en Marche. Quand on entre en politique, on sait à quoi on s'engage. Tout commerçant peut être contrôlé sur ses revenus ou sur la TVA. Alors, pourquoi pas nous ?"Avec cette augmentation de contrôles fiscaux, combien de parlementaires ont subi un redressement fiscal ? Silence radio, aussi bien du côté de Bercy que de la Haute autorité.
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Hospitalisé depuis plusieurs jours à l'hôpital américain de Neuilly suite à une embolie pulmonaire, Michel Polnareff se remet doucement. Dans une interview accordée à Gala, sa femme, Danyellah est sortie du silence et raconte comment le chanteur "a frôlé la mort".
| "Le samedi vers 13 heures, il voulait encore s'envoler pour Nantes alors qu'il faisait des chutes de tension. Je n'étais pas d'accord. Nous avons alors appelé le docteur Philippe Siou de l'Hôpital américain, à Neuilly. Après le scan, on a découvert l'embolie, avec d'énormes caillots de sang dans les deux poumons. Heureusement que nous n'avons pas pris l'avion pour Nantes ! Il aurait pu mourir pendant le voyage, à cause de la pression". Un diagnostic qui a complètement abattu Michel Polnareff. "Il est choqué. Je dors là-bas. Je suis à son chevet, et je lui tiens compagnie pour qu'il garde le moral, qui n'est d'ailleurs pas très bon. Il a réalisé qu'il a frôlé la mort", confie sa femme à Gala. Alors qu'elle ne sait pas encore quand son mari pourra sortir de l'hôpital, Danyellah reste positive. "Il s'accroche. C'est un battant, il a des capacités qu'il ne faut pas sous-estimer".
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La suspension par l'OMS des essais sur l'hydroxychloroquine aurait pu signer la fin de ce possible traitement contre le Covid-19. Mais l'étude responsable de cette décision est désormais attaquée de toutes parts, relançant le débat sur la molécule controversée.
| L'étude en cause, publiée le 22 mai dans la revue scientifique The Lancet, se fonde sur environ 96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, et compare l'état de ceux qui ont reçu le traitement à celui des patients qui ne l'ont pas eu.Le Dr Mandeep Mehra et ses collègues concluent que le traitement ne semble pas être bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et pourrait même être néfaste. Des résultats qu'ils maintiennent: "nous sommes fiers de contribuer aux travaux sur le Covid-19" en cette période d'"incertitude", a déclaré à l'AFP vendredi l'un des auteurs, Sapan Desai.Ces résultats, qui vont dans le même sens que plusieurs autres études à plus petite échelle, ont eu un retentissement considérable et des conséquences spectaculaires.Trois jours plus tard, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé la suspension par précaution des essais cliniques qu'elle menait sur cette molécule avec ses partenaires dans plusieurs pays.Plusieurs autres essais cliniques ont été suspendus et certains pays dont la France ont banni l'utilisation de l'hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19, au grand dam de ses promoteurs.Le premier d'entre eux, le désormais célèbre Pr Didier Raoult, a d'ailleurs immédiatement jugé l'étude du Lancet "foireuse". Ses propres travaux qui concluent à l'efficacité de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l'azithromycine, ont été décriés, d'autres scientifiques pointant du doigt de nombreux biais méthodologiques.Mais même des chercheurs sceptiques sur l'intérêt de la molécule contre le Covid-19 ont exprimé leurs doutes sur l'étude du Lancet.Dans une lettre ouverte publiée jeudi soir, des dizaines de scientifiques du monde entier, de Harvard à l'Imperial College de Londres, soulignent ainsi que l'examen minutieux de l'étude du Lancet soulève "à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l'intégrité des données". Ils dressent une longue liste des points problématiques, d'incohérences dans les doses administrées dans certains pays à des questions éthiques sur la collecte des informations sur les patients, en passant par le refus des auteurs de donner accès aux données brutes.- "Briser la confiance" -Ces données émanent de Surgisphere, qui se présente comme une société d'analyse de données de santé, basée aux Etats-Unis.L'entreprise dirigée par Sapan Desai a assuré que les accords avec les hôpitaux partenaires lui interdisent de partager les données, dont elle a défendu l'intégrité.Mais vendredi, le Lancet a publié une correction sur des morts attribuées à un hôpital australien qui auraient dû être comptées en Asie.Cela "souligne le besoin de vérification des erreurs dans l'ensemble de la base de données", insistent les scientifiques signataires de la lettre ouverte, réclamant la mise en place par exemple par l'OMS d'un groupe chargé de mener une analyse indépendante des conclusions de l'étude.Le Dr Mehra a assuré vendredi à l'AFP qu'une "analyse académique indépendante des données" était lancée.Mais "les résultats, conclusions et interprétations de l'étude restent inchangés", a-t-il assuré, notant toutefois le caractère "intermédiaire" de cette étude observationnelle en attendant les résultats d'essais cliniques "nécessaires pour parvenir à une conclusion" sur l'hydroxychloroquine.Interrogée vendredi sur cette affaire, l'OMS a noté que la suspension des essais impliquant l'hydroxychloroquine était "temporaire" et que ses experts rendraient leur "opinion finale" après l'examen d'autres éléments (notamment les analyses provisoires de l'essai Solidarity), probablement d'ici à la mi juin.Des données devraient aussi venir de l'essai britannique Recovery, dont la partie hydroxychloroquine se poursuit. Se basant sur leurs propres données de mortalité, ses responsables estiment qu'il n'existe "pas de raison convaincante de suspendre le recrutement pour des raisons de sécurité".La lettre ouverte, signée notamment par le Pr Philippe Parola, collaborateur du Pr Raoult, a immédiatement été relayée par ce dernier, citant Winston Churchill."+Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement+... De la guerre contre la chloroquine", a-t-il twitté.Mais tous les signataires de la lettre ouverte sont loin d'être des défenseurs de l'hydroxychloroquine."J'ai des doutes sérieux sur les bénéfices d'un traitement à la chloroquine/hydroxychloroquine contre le Covid-19 et j'ai hâte que cette histoire se termine, mais je crois que l'intégrité de la recherche ne peut pas être invoquée uniquement quand un article ne va pas dans le sens de nos préconceptions", a commenté sur Twitter le Pr François Balloux, de l'University College de Londres.Aussi, "c'est avec le coeur lourd que j'ai ajouté mon nom à la lettre ouverte".Signataires ou non, de nombreux scientifiques ont relayé leurs inquiétudes de l'impact de cette affaire sur la science, parfois avec les hashtag #Lancetgate ("scandale Lancet") ou #whats_with_hcq_lancet_paper ("que se passe-t-il avec l'étude du Lancet")."Si l'article du Lancet est une fraude cela va briser la confiance dans les scientifiques de façon durable", a ainsi commenté vendredi le Pr Gilbert Deray, de la Pitié-Salpêtrière à Paris. "J'attends avec inquiétude les résultats de l'enquête".
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Quelques tensions ont éclaté place Wagram à Paris, lieu de départ d'une des manifestations des "gilets jaunes", où une partie des manifestants est partie plus tôt que prévu. A la mi-journée, la préfecture de police de Paris a annoncé 193 interpellations et 54 gardes.
| Les "gilets jaunes" et leurs colères font leur retour samedi 12 septembre dans les rues pour une série d'actions à travers la France. Près de deux ans après la naissance du mouvement, des rassemblements ont lieu en province (Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, Nantes, Nice, Bordeaux ou Strasbourg) et à Paris. Un premier cortège est parti défiler vers midi depuis place de la Bourse, dans le centre de la capitale, vers la Porte de Champerret, au nord-ouest de la ville. Arrivé peu après 10H00, l'humoriste Jean-Marie Bigard a été fraîchement accueilli par des huées "Bigard collabo!". Ce soutien médiatique des "gilets jaunes" s'est désolidarisé cette semaine d'une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, qui avait assimilé les policiers à "une bande de nazis".Quelques tensions ont éclaté place Wagram à Paris, lieu de départ d'une seconde manifestation. Selon BFMTV, une partie des manifestants est parti dès 12h15 alors que le cortège devait s'élancer à partir de 13 heures. Il a aussi emprunté un autre parcours que celui initialement prévu, se dirigeant vers l'Arc de triomphe. Ils ont été rapidement interceptés par les forces de l'ordre qui a utilisé des gaz lacrymogènes.A la mi-journée, la préfecture de police de Paris a annoncé 193 interpellations et 54 gardes à vue.Manifestations interdites sur les Champs-Elysées et à ToulouseSur les Champs-Elysées, où deux manifestations ont été interdites par la préfecture de police, un important dispositif policier a été déployé pour procéder à des contrôles d'identité et des fouilles des sacs sur l'avenue et dans les rues adjacentes, bien en amont. De nombreux commerçants ont également barricadé leurs vitrines, mais aucun rassemblement de "gilets jaunes" n'était observé en milieu de matinée."Il ne peut pas y avoir de destructions, de chaos sur les Champs-Elysées", a prévenu le préfet de police Didier Lallement lors d'un point presse en haut de l'avenue en tout début de matinée. De source policière, 4.000 à 5.000 manifestants sont attendus à Paris, dont 1.000 personnes potentiellement violentes. Déjà 81 personnes avaient été interpellées à 11H15 depuis le début de la journée, notamment car ils se trouvaient en possession d'objet qui "n'ont pas leur place dans une manifestation - tournevis, piolet, pince coupante, couteaux - a annoncé la préfecture de police sur Twitter.Sans donner de chiffres globaux sur les effectifs mobilisés, le préfet a évoqué un dispositif "approprié", "important", avec notamment le déploiement de 160 motards des brigades de la répression de l'action violente (BRAV-M).Didier Lallement a confirmé l'assistance, dès ce samedi, d'un "superviseur" pour chaque porteur de LBD afin d'aider "à la maîtrise et au bon usage" de cette arme, et le retrait des anciennes grenades à main de désencerclement (GMD) remplacées par un nouveau modèle, réputé moins dangereux, conformément aux annonces du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin vendredi.D'autres rassemblements sont prévus tout au long de la journée dans des grandes villes de France (Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, Nantes, Nice, Bordeaux ou Strasbourg...). A Toulouse (sud-ouest), qui a été un des bastions du mouvement dans le pays, la manifestation a été interdite par les autorités locales notamment en raison "des taux élevés de propagation de la Covid-19".
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Les Emirats arabes unis et Israël ont convenu jeudi de normaliser leurs relations, dans le cadre d'un accord historique négocié par les Etats-Unis et qui, une fois signé, ferait d'Abou Dhabi la troisième capitale arabe seulement à suivre ce chemin depuis la création de l'Etat hébreu.
| Annoncé en premier par le président américain Donald Trump sur Twitter, cet accord verra Israël mettre fin à ses récents projets d'annexion en Cisjordanie occupée, selon les Emirats. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a pas confirmé, loin de là: l'annexion de pans de ce territoire palestinien occupé est "reportée" mais Israël n'y a "pas renoncé", a-t-il précisé."Une ENORME avancée", a de son côté tweeté M. Trump, qui a loué un "accord de paix historique" entre "deux GRANDS amis" de Washington.L'établissement de relations diplomatiques entre Israël et les alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient, y compris les riches monarchies du Golfe, est un objectif clé de la stratégie régionale de M. Trump pour contenir la République islamique d'Iran, ennemi intime de Washington et de l'Etat hébreu.Depuis sa fondation en 1948, Israël a de son côté eu des relations tumultueuses avec le monde musulman et arabe, et la signature de cet accord, dénoncé par l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, ferait des Emirats le troisième pays arabe seulement à entretenir des liens diplomatiques avec lui, après les traités de paix conclus avec l'Égypte (1979) et la Jordanie (1994).- "Nouvelle ère" -Pour Benjamin Netanyahu, il s'agit d'un "jour historique", d'un accord qui représente une "nouvelle ère" pour le monde arabe et Israël.A cette heure, cette annonce constitue aussi un accomplissement majeur en politique étrangère pour M. Trump, alors que la campagne pour sa réélection en novembre s'annonce difficile.Dévoilé en janvier, un plan de M. Trump pour le Proche-Orient, immédiatement rejeté par les Palestiniens et critiqué par la communauté internationale, avait offert à Israël la possibilité d'annexer des territoires et colonies juives de Cisjordanie, considérées comme illégales au regard du droit international.Aux yeux des Emirats, en échange de cet accord, Israël a accepté de "mettre fin à la poursuite de l'annexion des territoires palestiniens"."Lors d'un appel entre le président (américain Donald) Trump et le Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu, un accord a été trouvé pour mettre fin à toute annexion supplémentaire", a affirmé le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane sur son compte Twitter.L'accord est une "victoire" pour la diplomatie, a commenté l'ambassadeur des Emirats à Washington, Youssef al-Otaïba sur Twitter."C'est une avancée pour les relations entre Israël et les pays arabes", a-t-il ajouté, soulignant que l'accord "préserve l'option de deux Etats (israélien et palestinien), défendue par la Ligue arabe et la communauté internationale".Dans le même sens, le ministre d'Etat aux Affaires étrangères des Emirats, Anwar Gargash, a souligné que l'accord ouvrait la voie à l'option de deux Etats."La plupart des pays y verront une initiative courageuse pour garantir une solution à deux Etats, à l'issue de négociations", a-t-il déclaré en conférence de presse.Il n'a pas voulu donner de date précise pour l'ouverture d'ambassades entre Abou Dhabi et Israël, précisant toutefois que cela interviendrait "prochainement".L'option de deux Etats a été ignorée jusqu'ici par le président Trump dont le plan de paix ne comporte aucune référence à un Etat palestinien vivant aux côtés d'Israël.Et M. Netanyahu a tenu un autre discours que les dirigeants émiratis jeudi soir: "J'ai apporté la paix, je réaliserai l'annexion", a-t-il proclamé.- "Continuation du déni" -Pour sa part, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a salué "un pas en avant significatif pour la paix au Moyen-Orient"."Les Etats-Unis espèrent que cette étape courageuse sera la première d'une série d'accords qui mettront fin à 72 ans d'hostilités dans la région", a déclaré M. Pompeo, ajoutant que l'accord serait signé à la Maison Blanche à une date ultérieure.De son côté, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays est un allié des Emirats et des Etats-Unis, a sobrement salué l'accord, et estimé lui aussi que cela empêcherait une annexion de pans de la Cisjordanie.Mais l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a, elle, qualifié de "trahison" l'accord de normalisation et a appelé à une "réunion d'urgence" de la Ligue arabe pour le dénoncer. En guise de protestation, elle a aussi ordonné le rappel "immédiat" de l' ambassadeur palestinien à Abou Dhabi."Les dirigeants palestiniens rejettent ce que les Emirats arabes unis ont fait. Il s'agit d'une trahison de Jérusalem et de la cause palestinienne", a indiqué dans un communiqué la direction palestinienne appelant à une "réunion d'urgence" de la Ligue arabe pour dénoncer le projet soutenu par les Etats-Unis.Le Hamas palestinien l'a aussi condamné. Cet accord "ne sert pas la cause palestinienne mais est considéré comme une continuation du déni des droits du peuple palestinien", a dit à l'AFP Hazem Qassem, porte-parole du mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza.
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Deux jours après la visite de Donald Trump, Joe Biden tentera de marquer le contraste avec son rival à la présidentielle en rencontrant jeudi à Kenosha la famille de Jacob Blake, blessé par la police dans une affaire qui a provoqué une nouvelle vague d'indignation contre le racisme, et des émeutes.
| C'est ostensiblement pour "panser les plaies" de cette ville du Wisconsin, un Etat-clé pour la présidentielle du 3 novembre, que l'ancien vice-président de Barack Obama fera ce rare déplacement. Mais le signal est évident: après des mois d'extrême prudence à cause de la pandémie, le vétéran de la politique descend finalement dans l'arène.Joe Biden, 77 ans, avait fait lundi son premier voyage officiel en avion pour se rendre à Pittsburgh, dans un autre Etat clé, la Pennsylvanie. Et mercredi, il a accepté des questions de journalistes pour la première fois depuis des semaines, dans son fief de Wilmington, dans le Delaware.Son rival, lui, multiplie les déplacements à deux mois de l'élection présidentielle. Il était mercredi dans une autre Wilmington, en Caroline du Nord. Et Donald Trump 74 ans, ironise régulièrement sur le manque d'"énergie" de Joe Biden, 77 ans."J'aimerais sortir plus mais je pense qu'un président a la responsabilité de donner l'exemple" en respectant les mesures de précaution pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, a déclaré Joe Biden mercredi. C'est après consultations de ses experts médicaux que l'ancien vice-président de Barack Obama a donc décidé de se rendre jeudi à Kenosha.Ville côtière du grand lac Michigan, elle a connu des nuits d'émeutes la semaine dernière après les graves blessures infligées par la police à Jacob Blake, un Afro-Américain sur lequel un agent a fait feu à sept reprises, devant ses enfants, lors d'une interpellation filmée le 23 août.- "Terrorisme intérieur" -Ces images ont ravivé la vague historique de colère contre le racisme et les brutalités policières aux Etats-Unis. "Nous devons panser les plaies", a déclaré le démocrate lors d'une rare conférence de presse, devant seulement quelques journalistes tenus à distance dans des grands cercles peints au sol en raison de la pandémie. Il rencontrera à Kenosha les proches de Jacob Blake, hospitalisé et paralysé des pieds à la taille, a confirmé à l'AFP un membre de son équipe. Puis son épouse Jill Biden fera avec lui une autre étape dans le Wisconsin, qui n'a pas encore été précisée. Donald Trump avait créé la surprise en 2016 en remportant de peu cet Etat du Midwest, où sa rivale Hillary Clinton n'avait pas fait campagne. Cette fois, tous les regards sont tournés vers le Wisconsin. Bien conscients de son importance, les démocrates avaient choisi d'organiser cet été leur convention d'investiture de Joe Biden dans sa plus grande ville, Milwaukee. Mais elle a finalement été rendue entièrement virtuelle à cause de la pandémie.Martelant son mot d'ordre de campagne, rétablir "la loi et l'ordre", Donald Trump a visité dès mardi Kenosha. Le républicain a inspecté avec des commerçants les ruines de magasins brûlés, remercié la police et assimilé à du "terrorisme intérieur" les manifestations violentes. Mais il n'a pas rencontré les proches de Jacob Blake, et n'a pas prononcé son nom. La tension après son interpellation a culminé le 25 août, quand un jeune homme de 17 ans a tiré au fusil semi-automatique, dans des circonstances floues, sur trois manifestants, faisant deux morts. Son arrestation le lendemain a ramené un calme précaire. Donald Trump a refusé de condamner les actes de ce jeune homme, Kyle Rittenhouse, inculpé pour meurtre avec préméditation. Contrairement à son rival, Joe Biden dénonce sans relâche le "racisme institutionnel" aux Etats-Unis. Et, comme en réponse au milliardaire qui l'accuse de laxisme face aux émeutes, il critique aussi depuis plusieurs jours avec plus d'emphase "les violences, incendies, pillages". Le candidat démocrate mène Donald Trump dans la moyenne des sondages nationaux mais l'écart est plus serré dans les Etats-clés.Alors qu'il partait avec un sérieux retard financier sur le président sortant, Joe Biden a annoncé mercredi avoir récolté 364,5 millions de dollars en août, dont 205 millions en petites donations sur internet. Soit "le meilleur mois de levées de fonds en ligne de l'histoire politique américaine".
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La ministre taïwanaise Audrey Tang est la première membre d'un gouvernement au monde à se déclarer ouvertement transgenre, une identité sexuelle qui, à ses yeux, est un atout.
| "Je pense que c'est plus facile pour nous car nous n'avons pas de vision binaire", a expliqué à l'AFP Mme Tang, 39 ans, à quelques jours de la Marche des fiertés gay et lesbienne qui doit se tenir dimanche à Taipei."Nous ne pensons pas qu'il y a la moitié de la planète qui est différente de nous", estime la ministre du Numérique.Depuis son plus jeune âge, son parcours est singulier: après avoir quitté l'école à l'âge de 14 ans, elle ouvre deux ans plus tard une société de programmation informatique. Cette autodidacte, qui se qualifie d'"anarchiste conservatrice", est ensuite partie faire carrière dans la Silicon Valley et c'est en tant que ministre du Numérique qu'elle est retournée à Taïwan. Le gouvernement de la présidente Tsai Ing-wen, du Parti démocratique progressiste (PDP), a fait appel à elle 2016, séduit par son absence d'appartenance politique et son approche iconoclaste. C'est peu après ses vingt ans, qu'elle a changé ses noms anglais et chinois et a adopté le pronom "elle". Cependant, sur les documents administratifs, elle écrit qu'elle n'a pas de genre.Selon elle, avoir vécu sous deux identités différentes lui permet d'avoir différents points de vue.Forte de ses "sentiments mêlés" et de ses "expériences de vie", elle dit "avoir plus d'empathie pour les personnes qui souffrent d'appartenir à des minorités". "Je ne prends aucun parti pris particulier. Je prends tous les partis".Dans ses fonctions de ministre, Mme Tang sort également des sentiers battus. Elle se rend au travail à pied, prend des selfies avec les habitants qui lui soumettent des propositions.Elle a choisi de ne pas avoir de ministère physique, préférant se rendre d'un ministère à l'autre pour résoudre les problèmes et dispenser ses conseils.- "Sur la voie de l'intégration" -Les problématiques les plus récents auxquelles son équipe a été confrontée sont les fausses informations et la manière d'utiliser les technologies pour répondre à l'épidémie de coronavirus.Le gouvernement taïwanais a géré de manière très efficace l'épidémie en dépit de sa proximité avec la Chine, où les premiers cas sont apparus. L'île a recensé 440 cas et sept morts.En tant qu'"anarchiste conservatrice", Mme Tang estime travailler ni pour le gouvernement ni pour le peuple, mais servir de courroie de transmission entre les deux.Elle considère qu'il faut changer la manière de gouvernement. Dans un monde où des vidéos virales peuvent déclencher des mouvements comme le Printemps arabe ou Black Lives Matter, elle affirme que "la démocratie elle-même est en train de se démocratiser". Elle est pour une participation directe de la population à la politique gouvernementale et aspire à plus grande implication des personnes aux parcours politiques peu conventionnels. Sous le mandat de Mme Tsai, la Chine a accru sa pression économique, militaire et diplomatique sur Taïwan qu'elle considère comme une de ses provinces et a juré d'en reprendre un jour le contrôle, par la force si nécessaire.Le succès de sa lutte contre le coronavirus a valu à l'île une reconnaissance internationale.Pour Mme Tang, le système démocratique taïwanais est sorti encore plus fort de la pandémie par rapport au modèle chinois "plus contraignant"."Je pense que la pandémie a servi d'amplificateur à ces deux différents modes de gouvernance", a-t-elle souligné.Bien qu'elle soit l'une des personnalités politiques transgenres les plus en vue de la planète, elle affirme que Taïwan, qui est depuis l'an dernier le premier pays d'Asie à avoir légalisé le mariage homosexuel, doit en faire d'avantage en matière de progrès social.Mme Tang souhaiterait notamment qu'à Taïwan, le fait d'être transgenre soit reconnu sur la carte d'identité nationale. Optimiste, elle veut croire que "Taïwan est résolument sur la voie de l'intégration".
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Figure incontournable des jeux télévisés il y a 20 ans, Patrice Laffont se fait plus rare sur le petit écran ces dernières années. Plus souvent sur les planches qu'à la télévision de nos jours, qu'est devenu l'ex-animateur de plusieurs programmes inoubliables de France Télévisions ?
| Patrice Laffont est un visage bien connu de la télévision car il a traversé les époques sur le petit écran, notamment grâce à divers formats qu'il a produits et/ou animés. Né à Marseille le 21 août 1940, il est le fils du célèbre éditeur Robert Laffont. Dans sa jeunesse, il fait ses premiers pas dans la comédie en jouant au théâtre ou en figurant au générique de quelques films, comme Le Gendarme de Saint-Tropez au côté de Louis de Funès. A cette époque, il côtoie aussi Michel Fugain et Michel Sardou, avec qui il compose de la musique. Toutefois, il faut attendre 1970 pour le voir faire ses débuts télévisuels.L'apogée de sa carrièreCette année là, il collabore en effet sur l'émission Aujourd'hui Madame, mais n'explose finalement auprès du grand public qu'un peu plus tard, en devenant le présentateur Des Chiffres et des Lettres. Pendant 17 ans, jusqu'en 1989, il tisse tous les jours un lien particulier avec les Français en arbitrant ce jeu culte, encore à l'antenne aujourd'hui. La décennie suivante, Patrice Laffont enchaîne avec deux autres concepts inoubliables du PAF : Pyramide et Fort Boyard.Retrait du devant de la scène... avant un retour ?Au cours des années 2000, il se fait plus rare mais propose pourtant plusieurs nouveaux programmes qui ne rencontrent pas véritablement le succès. N'oubliant pas sa passion pour le théâtre, il continue en parallèle à monter sur les planches dans diverses pièces. Le père de la comédienne Axelle Laffont s'essaie également au one-man-show, avec un spectacle nommé "Je hais les jeunes". Réputé pour ne pas avoir la langue dans sa poche, des bruits de couloir circulent pendant l'été 2016 quant à sa probable arrivée au sein de la bande de chroniqueurs de Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste... Hélas, les rumeurs ne se confirment pas la rentrée suivante. À quand son come-back télévisuel ? Aimeriez-vous le revoir régulièrement sur le petit écran ?
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La situation du glacier de Planpincieux, dont un gros bloc menace de s'effondrer sur une zone habitée du versant italien du massif du Mont Blanc, était "en légère amélioration" samedi matin, a déclaré à l'AFP le maire de Courmayeur, dans cette région du Nord-Ouest de l'Italie, frontalière des Alpes françaises.
| "Nous sommes dans une phase de légère amélioration, la situation est un peu meilleure", a assuré à l'AFP Stefano Miserocchi. "Nous ne sommes cependant pas encore de retour à la situation d'avant la fermeture. C'est un peu positif, mais ce n'est pas un retour à la normale"."Les mesures d'urgence restent les mêmes: évacuation des habitants, et fermeture de la route du Val Ferret", a souligné l'édile.Comme un immense sérac, un volume de glace estimé à 500.000 mètres cubes - soit la "taille de la cathédrale de Milan" - menacerait de s'ébouler, selon les autorités locales, qui ont ordonné mercredi soir l'évacuation durant 72 heures d'une "zone rouge" en contrebas.Dans le Val d'Aoste, la petite vallée du Val Ferret est voisine de la célèbre station de Courmayeur et de l'entrée du tunnel du Mont Blanc, axe vital entre la France et l'Italie. La zone concernée est néanmoins située à au moins quatre kilomètres de l'entrée du tunnel, et plus encore de Courmayeur, où la situation est parfaitement normale.Au total, seules 75 personnes ont été évacuées, une vingtaine de résidents et le reste des vacanciers, avec juste une poignée d'habitations concernées. L'évacuation était "urgente et impérative", a justifié le maire de Courmayeur, mettant en avant la hausse des températures, après un coup de froid fin juillet."La circulation de l'eau en dessous du glacier est repartie, on a une reprise de l'eau sous le glacier, qui s'écoule. C'était ce point qui nous inquiétait beaucoup", a-t-il expliqué.Selon des scientifiques de la région, l'eau coincée sous la roche menaçait d'agir comme une bulle, soulevant la masse de glace et risquant de précipiter la chute de sa partie la plus fragilisée.Une large faille était effectivement visible sur la partie basse du Planpincieux, d'où s'écoulaient deux cascades d'eau vers la vallée, a constaté l'AFP au cours d'un survol en hélicoptère du majestueux glacier.A Courmayeur, comme dans la petite localité voisine de La Palud, menant à la vallée du Val Ferret, l'évacuation décidée "en urgence" a surpris, suscitant les critiques des habitants comme des professionnels du tourisme, inquiets de l'impact sur leur activité."La situation a évolué très rapidement, avec cette grosse fracture sur le glacier", a justifié le maire, récusant tout alarmisme."J'ai été appelé à mercredi soir à 19H30, et après j'ai dû activer le plan de protection civile, nous n'avions pas beaucoup de temps pour réagir. Ca a été vraiment une évolution très rapide", a-t-il ajouté, "c'est pourquoi nous avons dû décider de ces mesures d'urgence sans attendre".En septembre et octobre 2019, ce glacier avait déjà menacé de s'effondrer partiellement, sur une portion de près de 250.000 mètres cubes. Des mesures de surveillance ont depuis lors été mises en place.Un an plus tôt, un couple de personnes âgées avait par ailleurs été tué au Val Ferret près d'un cours d'eau par une coulée de boue déclenchée par un orage, un danger - surnommé localement "bombe d'eau" - beaucoup plus important que les éboulements ou les chutes de glace, selon des habitants du Val Ferret, qui relativisaient le risque d'un accident au Planpincieux: "c'est normal qu'un glacier bouge".
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Au lendemain de l'annonce faite par Emmanuel Macron de venir en aide au Liban, où une double explosion a gravement touché Beyrouth, la France va envoter deux avions militaires chargés de matériel sanitaire et d'équipes de secours.
| La France va venir en aide au Liban dès mercredi 5 août. L'aide promise après la double explosion à Beyrouth sera acheminée dès mercredi 5 août par deux avions militaires avec à leur bord personnels de la sécurité civile, plusieurs tonnes de matériel et un poste sanitaire mobile, a indiqué l'Elysée.Emmanuel Macron avait annoncé dans la nuit de mardi à mercredi sur Twitter que la France enverrait un détachement de la sécurité civile et "plusieurs tonnes de matériel sanitaire" à Beyrouth, capitale dévastée par deux énormes explosions qui ont fait au moins 100 morts et des milliers de blessés.Ces avions décolleront de Roissy-Charles-de-Gaulle en milieu de journée pour une arrivée en fin d'après-midi, a précisé l'Elysée. Ils transporteront "un détachement de la sécurité civile (55 personnes, 15 tonnes de matériels) et un poste sanitaire mobile incluant 6 tonnes de matériel et permettant la prise en charge de 500 blessés", a-t-on indiqué de même source.Les 55 militaires de l'Unité de sécurité civile n.1 de Nogent-le-Rotrou sont notamment des "spécialistes du sauvetage et du déblaiement" et issus "d'une unité spécialisée dans la reconnaissance des risques technologiques", a-t-on appris auprès de la Sécurité civile. "Une dizaine de personnels urgentistes doit également rejoindre au plus vite Beyrouth pour renforcer les hôpitaux de la capitale libanaise avec le soutien de la CMA-CGM pour le transport", a ajouté l'Elysée, qui précise que "des éléments français de la Finul (mission de l'ONU au Liban, NDLR) sont déjà intervenus" mardi soir à Beyrouth.La France travaille encore à "identifier les besoins supplémentaires", précise-t-on de même source. Emmanuel Macron avait assuré mardi soir son homologue libanais Michel Aoun du soutien de la France et annoncé l'acheminement de "secours et moyens français" à Beyrouth.Corps gisant au sol, immeubles dévastés, carcasses de voitures: deux énormes explosions dans le port de Beyrouth ont fait mardi au moins 100 morts et des milliers de blessés, et provoqué des scènes de dévastation et de panique dans la capitale libanaise, déclarée ville "sinistrée".Le gouvernement libanais pointe du doigt une cargaison de nitrate d'ammonium stockée "sans mesures de précaution" dans le port.
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Invitée de Franceinfo jeudi matin, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes a affirmé vouloir "porter d'autres chantiers, d'autres dossiers."
| Emmanuel Macron a consulté tous azimuts pour décider de la ligne politique qu'il veut suivre pour la fin de son quinquennat ainsi que l'équipe gouvernementale remaniée qui devra la mener, avec un remaniement prévu d'ici mercredi, selon son entourage. Marlène Schiappa fera-t-elle partie de cette nouvelle équipe ? La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes fait en tous cas savoir depuis plusieurs semaines qu'elle aimerait bien prendre du galon. "Je veux faire plus. Je veux faire plus, pour les femmes et pour les familles", assurait-elle début juin dans les colonnes du Parisien. "Je ne m'ennuie pas mais comme beaucoup on a toujours envie de faire plus", a-t-elle insisté jeudi 2 juillet sur Franceinfo. Cette marcheuse de la première heure voudrait "porter d'autres chantiers, d'autres dossiers. On a l'impression que le quinquennat touche à son fin, mais il reste encore au président de la République beaucoup de temps pour faire encore beaucoup de choses et transformer le pays."Marlène Schiappa a fait part de son envie au chef de l'Etat et au Premier ministre Edouard Philippe, dont le maintien à Matignon est plus qu'incertain. "On est dans une période importante, le président de la République a appelé chacun à se réinventer et il n'est pas incohérent que chacun fasse des propositions. Je suis une parmi beaucoup d'autres", a-t-elle déclaré."Le président de l'Assemblée nationale a formulé un certain nombre de propositions qui me semblent très intéressantes sur la décentralisation, la territorialisation, le lien entre les Français et les services publics. Nous sommes prêts à nous réinventer collectivement", a-t-elle encore assuré.
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Les militants du groupe ont décidé à 54,2% de faire cause commune avec la maire de Paris en vue de sa réélection.
| Les militants du groupe Génération.s fondé par Benoît Hamon vont faire campagne avec Anne Hidalgo : vendredi soir ils ont voté pour rejoindre la plateforme Paris en commun qui soutient la maire de Paris en vue de sa réélection. Les résultats sont plutôt serrés avec 54,2% en faveur du rassemblement avec Paris en commun, contre 48,2% en faveur d'une alliance avec EELV. Les écologistes ont en effet choisi de faire cavalier seul au premier tour des municipales dans la capitale. Place Publique aussi soutient la maire"Les militants de Génération.s ont fait leur choix et je le respecte", réagit David Belliard, candidat écologiste à la mairie de Paris dans Le Parisien. "Je suis heureux de voir qu'ils sont nombreux à avoir vu l'espoir que représente l'écologie à Paris. C'est très positif pour la dynamique de rassemblement autour de notre projet".Outre Génération.s, le jeune parti Place publique fondé par Raphaël Glucksmann a annoncé jeudi son ralliement à "Paris en commun". Les communistes, eux, poursuivent les discussions avec les responsables de la plateforme.
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- Après s'être retranché tout l'après-midi dans un hôtel Formule 1 de Bollène, l'homme s'est rendu dans la soirée. -Panique à Bollène ce mardi 19 juillet.
| Un homme armé d'un couteau et ayant exhibé une boîte d'où sortent "des fils" s'était retranché peu avant 15h,dans un hôtel Formule 1 de cette commune du Vaucluse. La gendarmerie serait d'abord allée sur place car l'homme refusait de payer sa chambre. Un périmètre de sécurité de 250 mètres avait alors été mis en place et l'hôtel évacué. Les démineurs, accompagnés d'un chien renifleur d'explosifs, et un groupe de l'antenne GIGN d'Orange avaient été appelés sur place et l'autoroute A7 avait été coupée dans les deux sens entre Montélimar-Sud et Orange Nord, provoquant ainsi d'importants bouchons. Sur son compte Facebook, la municipalité annonçait qu'un gymnase était mis à disposition pour les clients de l'hôtel et toutes les personnes contraintes de quitter leur domicile. Le forcené a finalement été interpellé en début de soirée a annoncé la Ville sur son compte Facebook. Selon Le Dauphiné, l'homme se serait rendu après négociations avec les gendarmes. L'autoroute A7 avait été rouverte vers 20h, a annoncé Vinci Autoroutes sur son compte Twitter.
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Mardi soir à Saint-Senoux Pléchâtel (Ille-et-Vilaine), un TGV est entré en collision avec une voiture. Si le véhicule a été coupé en deux, sa conductrice a survécu à l'accident.
| C'est un véritable miracle qui a eu lieu mardi soir. Selon Ouest-France, aux alentours de 22 heures au passage à niveau numéro 13 de Saint-Sénoux Pléchâtel dans l'Ille-et-Vilaine, le TGV ralliant Rennes à Quimper a rencontré un obstacle peu commun. A l'arrêt sur la voie, une voiture a été percutée de plein fouet par le train. Ce n'est que 500 mètres plus loin qu'il s'est finalement stoppé. Un impact impressionnant qui a alerté les riverains. « On regardait la télé quand on a entendu la sirène du TGV retentir trois fois. Puis on a entendu un grand boum », raconte l'un d'entre eux au quotidien. « On est sorti et on a vu une voiture coupée en deux sur le passage à niveau. » A la suite de cet appel, les secours se sont rapidement rendus sur place. A leur arrivée, c'est la stupéfaction qui domine. La partie avant avec le moteur ainsi que le tableau de bord ont été déchiquetés. Le volant a été retrouvé près d'une dizaine de mètres plus loin. Au total, des débris du véhicule étaient dispersés sur environ une cinquantaine de mètres sur la voie. Et pourtant, la conductrice a survécu à ce cauchemar. « C'est un véritable miracle que la conductrice s'en sorte que légèrement blessée », confie à Ouest-France le capitaine Franck Le Guay des sapeurs-pompiers d'Ille-et-Vilaine et commandant des opérations sur place.Les causes de l'accident encore inconnues Malgré la violence de l'accident, les secours n'ont dénombré aucun blessé. La conductrice a été prise en charge et transportée au CHU de Rennes afin d'effectuer des examens supplémentaires. A l'intérieur du TGV, les 320 passagers s'en sortent indemnes. Certains assurent même qu'ils ne se sont pas rendu compte du choc. Après avoir attendu l'acheminement d'un nouveau TGV sur la voie opposée, ils ont été transférés puis ont rejoint Quimper comme prévu. Il reste désormais à établir la raison pour laquelle cette voiture s'est retrouvée bloquée à cet endroit. Une enquête a été ouverte.
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Un groupe d'étudiants alcoolisés a fait irruption dans le cimetière des juifs portugais, dégradant quelques stèles. La police a écarté la thèse d'un acte antisémite.
| Des pierres tombales d'un cimetière juif de Bordeaux ont été dégradées par "des étudiants alcoolisés", tôt dans la matinée petit matin, a indiqué la police, qui a placé l'un d'eux en garde à vue et exclu l'hypothèse d'un acte antisémite."Des étudiants d'une grande école locale, très alcoolisés, s'en sont pris à quelques tombes dans le cimetière juif. Quelques pierres tombales ont été dégradées, cassées, ils ont dû sauter dessus ou les faire tomber de leur socle", a précisé une commissaire de police. "A priori, cela n'a strictement rien à voir avec un caractère antisémite", a-t-elle ajouté.Selon la police, les profanateurs présumés, qui ont agi "aux alentours de 7h", étaient "au moins trois" et l'un d'eux a été placé en garde à vue. Il a pu être appréhendé car il s'est retrouvé "coincé" par une pierre tombale déplacée et s'est "légèrement blessé". L'étudiant a appelé à l'aide et la personne venue lui porter secours a prévenu la police et les pompiers. Ce cimetière, dit des "juifs portugais", est le seul des trois cimetières juifs de Bordeaux encore fonctionnel aujourd'hui. Il compte plus de 5.400 tombes. Le consistoire israélite de Bordeaux n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat à l'incident.
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Au cours d'une intervention sur les retraites, l'élu du Maine-et-Loire Jean-Charles Taugourdeau a qualifié le réchauffement global de la planète comme "le nouveau truc à la mode" utilisé pour "pomper le fric" de ses administrés. La secrétaire d'Etat à la transition écologique lui a répondu dans la foulée.
| Pendant que l'ONU indiquait, en marge de l'ouverture de la COP25 à Madrid, que 2019 devrait se placer au deuxième ou troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, le député Jean-Charles Taugourdeau s'en est pris mardi 3 décembre au "prétendu réchauffement climatique" lors d'une intervention à l'Assemblée nationale, provoquant une réaction quasi immédiate du gouvernement par la voix de Brune Poirson. Lors des questions au gouvernement, en intervenant sur les retraites, Jean-Charles Taugourdeau a condamné "la multitude de normes édictées au nom du développement durable et du prétendu réchauffement climatique. Vous savez ce que disent les Français dans nos campagnes, 'c'est le nouveau truc à la mode pour nous pomper notre fric'". Fin juillet, l'élu du Maine-et-Loire avait également réclamé un colloque sur le climat à l'Assemblée Nationale, "suite à la venue largement médiatisée de Greta Thunberg", la jeune militante écologiste suédoise."La lutte contre le réchauffement climatique implique un débat scientifique équilibré avec des porteurs d'opinions diverses pour que le législateur puisse se faire une opinion éclairée", expliquait-il. Mardi, quelques minutes après son intervention dans l'hémicycle, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, s'est dite "assez choquée" par ses propos, avant de répondre à une autre question d'une députée LR. "Je vous le dis très calmement, nous ne pouvons pas nier une réalité prouvée scientifiquement. Le réchauffement climatique est une réalité", a-t-elle souligné.Jean-Charles Taugourdeau a ensuite estimé sur LCP qu'"aujourd'hui, il y a des climatologues qui défendent une thèse, d'autres climatologues qui en défendent une autre. Quand je lis dans un titre de presse quotidienne 'réchauffement climatique, plus une minute à perdre', là je me dis qu'il y a des formules qui ne sont pas crédibles". Le député LR considère que le "développement durable" est le "lobby le plus puissant parce que c'est le plus séduisant, ça génère des milliardaires. Le jour où on m'expliquera pourquoi on a choisi plus les éoliennes que les hydroliennes, j'arriverai à intégrer tout ça".L'année 2019, avec son lot de catastrophes climatiques, s'inscrira parmi les trois années les plus chaudes enregistrées depuis 1850 et conclut une décennie "de chaleur exceptionnelle", a averti le même jour mardi l'ONU, nouvelle alerte de la science en pleine COP25 à Madrid. "L'année 2019 marque la fin d'une décennie de chaleur exceptionnelle, de recul des glaces et d'élévation record du niveau de la mer à l'échelle du globe, en raison des gaz à effet de serre produits par les activités humaines", selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
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Tous les cinq ont été placés sous contrôle judiciaire.
| Maxence Creusat a été le premier à être mis en examen ce dimanche 22 juillet pour "détournement d'images issues d'un système de vidéo protection" et "violation du secret professionnel", rapporte France Inter. Le commissaire était en charge du dispositif déployé place de la Contrescarpe, le 1er mai, jour où Alexandre Benalla a été filmé en train de violenter des manifestants. Placés sous contrôle judiciaireIl s'est défendu en expliquant au juge qu'il ne connaissait pas la véritable identité ni le poste réel à l'Élysée d'Alexandre Benalla mais pensait avoir affaire à un supérieur hiérarchique. Maxence Creusat s'est par ailleurs vu interdire de travailler à la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), selon Europe 1. Il garde toutefois le droit d'exercer son métier ailleurs qu'à la DOPC, qui dépend de la préfecture de police de Paris. Le collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et l'employé de La République en marche (LREM) Vincent Crase, filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai, ont, quant à eux, été mis en examen dimanche, notamment pour "violences en réunion", a indiqué le parquet de Paris.Les cinq personnes mises en cause dans cette affaire ont été placées sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.
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Les avocats de Jean-Marc Reiser, mis en examen pour le meurtre de l'étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan en 2018, ont menacé vendredi de ne plus le défendre s'il ne faisait pas "évoluer" sa position, alors que leur client a de nouveau clamé son innocence devant la juge.
| "Il y a beaucoup d'éléments à charge" mais "il maintient pour le moment les explications qu'il fournit depuis de longs mois", à savoir que ces charges "ne sont qu'un +échafaudage de suppositions+, selon son expression", a déclaré Me Pierre Giuriato, l'un de ses avocats, au sortir de l'audition de son client, la cinquième, devant la juge d'instruction Eliette Roux.La juge a notamment fait part à M. Reiser des conclusions du rapport d'autopsie confirmant que la scie découverte chez lui avec du sang de Sophie Le Tan sur le manche est compatible avec les traces de découpages constatées sur le squelette de la jeune femme."Il y a des contradictions sur lesquelles il ne s'explique pas et c'est dans son intérêt de s'expliquer", a ajouté l'avocat, qui a dit désormais souhaiter que son client "évolue" dans sa ligne de défense."C'est à nous de lui tendre une main qu'il va je l'espère saisir pour qu'on puisse continuer ensemble pour la suite de l'instruction et du procès éventuel" devant les assises, a poursuivi Me Giuriato.L'audition de vendredi était "sans doute" la dernière de l'instruction, à moins que Jean-Marc Reiser n'en sollicite une dernière durant laquelle il pourrait revoir sa position, a avancé Me Giuriato, sans préciser sur quels points il souhaitait voir son client évoluer."C'est possible (de ne pas continuer avec lui) si les explications de M. Reiser devaient ne pas évoluer, c'est possible que nous n'allions pas aux assises avec lui" dans l'hypothèse d'un procès, a menacé le conseil."Je suis toujours à ses côtés, au même titre que Me (Francis) Metzger, on essaie juste de voir avec lui quel est l'acte de défense qui serait le plus à même de lui éviter la peine maximale", a-t-il ajouté.Jean-Marc Reiser connaît juridiquement très bien le dossier, "c'est presque un troisième avocat (...) on discute d'égal à égal", a-t-il encore dit.Les proches de Sophie Le Tan "attendent un procès" et aussi "de donner des obsèques à Sophie", a indiqué de son côté leur avocat, Me Rémi Sthephan. "La famille n'attend plus rien de M. Reiser, elle attend que la justice aille jusqu'au bout".Jean-Marc Reiser, 59 ans, avait été arrêté en septembre 2018 quelques jours après la disparition de l'étudiante de 20 ans qui avait répondu à une annonce immobilière mise en ligne par le suspect.Plus d'un an après sa disparition, le squelette incomplet de Sophie Le Tan a été découvert fin octobre 2019 dans une forêt vosgienne, à Rosheim (Bas-Rhin), où le suspect se rendait régulièrement.D'importantes traces de sang de la jeune femme ont été retrouvées chez le suspect, ainsi que des traces de son ADN sur le manche d'une scie.En juin, la Cour de cassation a rejeté un pourvoi de M. Reiser qui demandait l'annulation de plusieurs éléments de preuves potentiellement accablants pour lui. Il a également fait plusieurs demandes de remise en liberté, toutes rejetées.
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La ligne fait l'objet de travaux conséquents pour rénover les voies et le système d'alimentation électrique. Des bus de remplacement sont prévus pour acheminer les voyageurs.
| Avis aux usagers du RER B, le trajet risque d'être moins commode. Samedi 22 et dimanche 23 septembre durant tout le service, aucun train ne circule sur le tronçon compris entre Aulnay-sous-Bois et l'aéroport Charles-de-Gaulle. Les gares de Sevran-Beaudottes, Villepinte, Parc des Expositions et le deux arrêts à l'aéroport de Roissy ne sont donc pas desservis, prévient l'équipe du RER B sur les réseaux sociaux.La cause de ce désagrément ? De lourds travaux de modernisation, notamment la rénovation des voies et de la caténaire, le réseau de câbles qui permettent d'alimenter les trains en électricité. Des bus de substitution ont été mis en place par la SNCF dans les deux sens de circulation. Un départ est prévu toutes les 10 minutes.
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Plusieurs manifestations en faveur de la régularisation des sans-papiers ou contre les violences policières, sont prévues samedi 20 juin à Paris et dans le reste de la France. La préfecture de police en a interdit certaines.
| Comme la semaine dernière, ce samedi sera encore une journée de manifestations. Plusieurs rassemblements sont prévus à Paris mais aussi dans de nombreuses villes de province (Marseille, Lyon, Rennes, Lille, Toulouse, Grenoble, Strasbourg, Nantes...). Le principal appel a été lancé au niveau national pour la régularisation des sans-papiers et émane de plusieurs collectifs et de la Marche des solidarités. A Paris, le cortège s'élancera à 14 heures de la place de la Nation jusqu'à Stalingrad. En parallèle, un autre rassemblement est prévu place de la République en hommage à Lamine Dieng. Ce Franco-Sénégalais de 25 ans est décédé en 2007 après une arrestation à Paris. Selon un accord à l'amiable dévoilé lundi par la Cour européenne des droits de l'Homme, l'Etat français versera 145.000 aux proches de Lamine Dieng afin de solder toute poursuite dans cette affaire.Ces deux manifestations ont été autorisées par la préfecture de police de Paris après que des "engagements sur le respect des règles sanitaires" ont été pris par les organisateurs, a-t-elle annoncé dans un communiqué.Deux rassemblements interdits à ParisLa préfecture de police de Paris a en revanche indiqué avoir interdit en raison de "risques de trouble à l'ordre public" deux autres manifestations.La première place de la Bastille et place du Palais Royal, devait réunir des membres de la communauté tchétchène, après les récents incidents à Dijon. La seconde lancée par la Ligue de défense noire africaine "contre la négrophobie" se veut un hommage à George Floyd. La manifestation, non-déclarée et "susceptible de générer des troubles à l'ordre public et d'entraîner des atteintes aux biens et aux personnes", devait s'élancer à 15 heures de place de la Concorde, à proximité de l'ambassade des Etats-Unis.Samedi dernier, des milliers de personnes avaient manifesté en France contre le racisme et les violences policières, dont 15.000 à Paris selon la préfecture de police de Paris à l'appel du comité Adama Traoré, jeune homme noir mort en juillet 2016 après son interpellation par des gendarmes en région parisienne.
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Les enseignants et les élèves français se sont pas suffisamment familiarisés avec l'usage des outils numériques. Mais la taille des classes pose également problème.
| Alors que les écoles ont été fermées pendant de longues semaines à cause de la pandémie de coronavirus, tous les pays occidentaux n'étaient pas prêts à faire face à cette situation inédite de la même manière. Et la France "partait avec certains handicaps", selon le rapport annuel "Regards sur l'éducation" de l'OCDE.À la fin du mois de juin, la France avait connu 13 semaines de fermeture effective d'écoles sous une forme ou une autre, contre 14 semaines en moyenne dans les pays de l'OCDE, selon ce rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques. "La France partait avec certains handicaps : si l'on regarde par exemple l'utilisation du numérique par les enseignants, on est dans le peloton de queue", explique Eric Charbonnier, expert éducation de l'OCDE. EN 2018, seuls 36% des enseignants français déclaraient inviter leurs élèves à utiliser les technologies de l'information et la communication pour des projets ou des travaux en classe, contre 53% pour la moyenne des pays riches. Mais une formation sur le tas a permis combler le retard, estime l'OCDE."Ce que l'on a pu voir, au fur et à mesure du confinement, c'est un progrès, une utilisation de plus en plus systématique de la visioconférence, une entraide entre les enseignants", indique Éric Charbonnier sur franceinfo. L'école à distance "a permis à nos élèves de rattraper leur retard, car eux aussi avaient du retard sur l'utilisation des outils numériques", poursuit-il. "On a beaucoup d'exemples de pays de l'OCDE, la Suède, la Norvège, le Canada, l'Australie où on en a un usage très démocratisé, selon l'analyste. En France, on a fait un premier pas, il faut aller plus loin.""Malgré cela, on s'en est globalement bien sorti, il y a eu du volontarisme, de la résilience", estime-t-il, pour qui la rentrée doit être l'occasion d'accroître le poids du numérique à l'école.Autre difficulté: la taille des classes puisque "les pays avec des classes plus petites à la rentrée auront en théorie plus de facilité à se conformer aux nouvelles restrictions en matière de distanciation sociale". Or en France, la taille moyenne des classes était de 23 élèves en 2018 au primaire, plus que la moyenne de l'OCDE (21). Certes, les classes ont été dédoublées en éducation prioritaire en CP et CE1, rappelle l'OCDE. Mais ces établissements ont aussi "concentré les élèves qui ont perdu le contact lors de l'enseignement à distance".
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Comme l'indique France Info, la mairie de Paris va prochainement imposer à ses habitants de porter un masque dans certains lieux publics ouverts.
| Le souhait d'Anne Hidalgo va bientôt être exaucé. Depuis plusieurs jours, la maire de Paris milite pour le port du masque dans certaines zones de la capitale. L'élue PS a d'ailleurs transmis, mardi 4 août, une demande en ce sens à Didier Lallement, le préfet de police de Paris. Selon les précisions de France Info, cette mesure devrait être appliquée dans les prochains jours alors que les récents rassemblements extérieurs inquiètent les autorités et pourraient favoriser la propagation du coronavirus, selon celles-ci. Selon une source policière à la chaîne, l'arrêté rendant le port du masque obligatoire dans certaines zones de la capitale sera publié "en début de semaine prochaine". "Porter le masque est désagréable, surtout lorsqu'il fait chaud, mais c'est un geste vraiment nécessaire alors que l'épidémie repart", expliquait dernièrement dans les colonnes du Monde Anne Souyris, l'adjointe à la maire de Paris chargée de la santé. Et d'ajouter : "Nous allons donc demander à ce qu'il devienne obligatoire dans les lieux extérieurs où il y a beaucoup de monde et où respecter la distance d'un mètre entre chacun est difficile." Sur BFM TV, mercredi 5 août, l'adjointe d'Anne Hidalgo a annoncé les premiers lieux qui seront concernés par le port obligatoire du masque : il s'agit notamment les bords de la Seine, du canal Saint-Martin, mais aussi les abords des gares et les marchés découverts. "Nous regardons plus finement les choses", a également ajouté Anne Souyris. Certaines rues commerçantes et pas forcément très larges pourraient être concernées par cette mesure. La liste complète doit être prochainement publiée.Le port du masque en extérieur se multiplie en FrancePlusieurs communes avaient tenté d'imposer le port du masque en extérieur au printemps, mais avaient perdu les recours intentés devant la justice. Depuis le 31 juillet, les préfets sont officiellement habilités à prendre cette décision. D'autres grandes villes de France ont déjà mis en place le port du masque obligatoire dans des zones ouvertes. A Lille (Nord), un habitant refusant de porter le masque s'expose ainsi à une amende de 135 euros. Toulouse (Haute-Garonne), Nancy (Meurthe-et-Moselle), Tours (Indre-et-Loire) ont également appliqué le même protocole. Au total, 1 200 communes françaises ont décidé d'imposer le port du masque pour enrayer la propagation de l'épidémie du Covid-19 dont beaucoup redoute une seconde vague à la rentrée.
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Selon les informations de l'Est Républicain, un père de famille a fait appel aux gendarmes pour retrouver sa fille de 11 ans qu'il pensait disparue. L'homme, ivre, l'avait tout simplement oubliée.
| C'est une soirée de réveillon pour le moins rocambolesque. Comme le révèle l'Est Républicain, un père de famille s'est fait une grosse frayeur en pensant avoir perdu sa fille, Alice, dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Inquiet de cette disparition, l'individu a immédiatement sollicité les gendarmes du Doubs pour tenter de retrouver son enfant âgée de 11 ans. Aidés par leurs collègues de la commune de Pontarlier, située à 30 km de Morteau, et une équipe cynophile venue en urgence de Vesoul, les gendarmes se lancent à la recherche de la fillette. Un avis de recherche et le portrait de la fillette sont également diffusés et partagés près de 5000 fois en l'espace de quelques heures sur les réseaux sociaux. "Les gendarmes sont prévenus on la cherche partout, partagez massivement pour la retrouver le plus rapidement possible", indique un internaute sur Facebook. En vain. Selon les précisions du quotidien régional, le père de famille avait en effet omis un détail important. A l'occasion de cette fête organisée à Morteau, dans le restaurant Le Chaudron, l'homme, après avoir ingurgité de nombreux verres d'alcool, décide de confier son enfant à un couple d'inconnus convié à la soirée pour s'en occuper.La fillette en sécuritéAprès avoir mené leurs recherches, les gendarmes retrouveront la trace de la jeune fille le lendemain, saine et sauve au domicile du couple bienveillant. Le dispositif de recherches a été immédiatement levé. Les forces de l'ordre ont toutefois décidé d'interroger le père de famille dont l'état d'ivresse a entraîné la mobilisation d'importants moyens humains.
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Le Sri Lanka a été frappé dimanche 21 avril par une série d'attentats contre des hôtels de luxe et des églises célébrant la messe de Pâques, faisant plus de 200 morts.
| Voici ce que l'on sait à ce stade :Que s'est-il passé ?De puissantes explosions se sont produites en début de matinée, vers 8h30-9h locales, dans trois hôtels de luxe du front de mer de la capitale Colombo. Les établissements affectés, le Shangri-La, le Kingsbury et le Cinnamon, sont situés à quelques centaines de mètres les uns les autres. Au Cinnamon, un kamikaze, un Sri-Lankais qui s'était enregistré à l'hôtel la veille sous le nom de Mohamed Azzam Mohamed, a enclenché sa bombe dans la file de clients, venus profiter d'un buffet de Pâques dans un restaurant de l'établissement. Au Shangri-La, le restaurant a lui aussi été ravagé. En parallèle, des déflagrations ont frappé trois églises catholiques où les fidèles étaient rassemblés pour célébrer la messe de Pâques, faisant un carnage. Ont été visées la célèbre église Saint-Antoine à Colombo, l'église Saint-Sébastien à Negombo, localité située à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale, et une autre église de la ville de Batticaloa, de l'autre côté du Sri Lanka, sur la côte orientale. Quelques heures plus tard, deux nouvelles explosions sont survenues. L'une a touché un hôtel de Dehiwala, banlieue sud de Colombo. Une autre s'est produite dans une maison d'Orugodawatta, banlieue nord de la capitale, où un kamikaze s'est fait exploser lors d'une opération policière. On compte au total huit explosions.Qui sont les victimes ?Le dernier bilan officiel fait état de 207 morts mais pourrait être encore amené à s'aggraver. Plus de 450 personnes ont été blessées. Des dizaines d'étrangers comptent parmi les victimes, dans ce pays très prisé des touristes pour ses plages paradisiaques et sa nature verdoyante. Les diplomaties américaines et britanniques ont confirmé, dimanche après-midi, que plusieurs de leurs ressortissants figuraient parmi les victimes. Au moins cinq Britanniques ont été tués dans ces attaques, a indiqué une source gouvernementale à l'Agence France-Presse. Une Néerlandaise de 54 ans a péri à l'hôtel Cinnamon, selon la télévision publique NOS. Un Portugais est mort, selon l'agence LUSA. Deux Chinois figurent aussi parmi les tués, selon l'ambassade chinoise au Sri Lanka citée par l'agence Chine nouvelle.Qui est responsable ?Les attaques n'ont pas été revendiquées à ce stade. Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a refusé de nommer des suspects. Selon des documents officiels consultés par l'AFP, la chef de la police nationale avait averti il y a dix jours ses services de risques d'attaques suicide contre des églises et l'ambassade indienne au Sri Lanka par un mouvement islamiste appelé National Thowheeth Jama'ath (NTJ). Il citait, pour cet avertissement, des informations provenant "d'une agence de renseignement étrangère". Il n'était pas connu dans l'immédiat si ce groupe avait un lien avec les attaques de Pâques.Comment le Sri Lanka a-t-il réagi ?Le gouvernement a mis en place un couvre-feu "jusqu'à nouvel ordre". Il a également demandé le blocage temporaire des réseaux sociaux pour contrer la propagation d'informations "fausses ou incorrectes". Huit personnes ont été arrêtées à ce stade, a annoncé le Premier ministre. "Jusqu'ici les noms que nous avons sont locaux" mais les enquêteurs cherchent à savoir s'ils ont d'éventuels "liens avec l'étranger", a déclaré dans une allocution télévision le chef du gouvernement. Les autorités ont renforcé les contrôles de sécurité à l'aéroport de Colombo. Le transporteur Sri Lankan Airlines a conseillé à ses clients d'arriver quatre heures avant leur vol. Les passagers d'avions pourront franchir les barrages sur la route de l'aéroport durant le couvre-feu en présentant leur passeport et leur billet, a précisé la compagnie aérienne. Les ambassades au Sri Lanka ont appelé leurs ressortissants à éviter tout déplacement et à se tenir à l'écart des lieux publics.
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France 3 Grand Est revient sur les incroyables excès de vitesse constatés par les gendarmes de Haute-Marne. Certains automobilistes n'ont pas hésité à conduire à 100 km/h au-dessus de la limite autorisée.
| Les routes de Haute-Marne ressemblent parfois un circuit de Formule 1 pour certains automobilistes. Selon les informations relayées par France 3 Grand Est, plusieurs excès de vitesse impressionnants ont été observés par les gendarmes. La préfecture du département n'a d'ailleurs pas hésité à les publier samedi 5 septembre, sur sa page Facebook, pour alerter sur la dangerosité de ces comportements. Sur l'autoroute A31, près de la commune de Mardor, un conducteur n'a pas hésité à dépasser les 130 km/h autorisés pour atteindre les... 234 km/h. Un dérapage qui n'est pas un cas isolé, loin de là. Sur la route départementale 396 à Silvarouvres, limitée donc à 80 km/h, une voiture a atteint la barre des 184 km/h.Les infractions de ce genre se sont multipliés en Haute-Marne. Dans ce département, c'est malheureusement devenu monnaie courante. « C'est le quotidien de nos gendarmes, la prévention ne suffit pas, la répression trouve sa raison d'être car ces excès amènent des rétentions immédiates », confie un capitaine de gendarmerie à France 3 Grand Est.Des routes « propices à la vitesse » Cette multiplication des infractions s'explique par plusieurs raisons. Aux yeux de ce capitaine de gendarmerie, les routes de Haute-Marne ont une particularité qui pourrait expliquer les excès de vitesse. « Le tracé de certaines routes est propice à la vitesse. Des lignes droites, qui entraînent des excès. L'architecture de la route est comme ça », décrit-il.France 3 Grand Est rappelle que les sanctions existent pour tenter de dissuader les automobilistes d'enfreindre la loi. Cela peut même aller jusqu'à 1 500 euros d'amende, six points retirés sur le permis de conduire, la suspension de ce même permis durant trois ans ou même l'interdiction pendant trois ans de conduire certains véhicules à moteur si l'excès de vitesse dépasse ou est égal à 50 km/h.Le 4 septembre dernier, Joseph Zimet a été nommé en tant que nouveau préfet. Il annonce vouloir serrer la vis. « La préfecture de la Haute-Marne condamne avec fermeté de tels comportements. Les violences routières et les conduites à risques doivent cesser », prévient la préfecture.
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Des scientifiques ont développé un modèle humain d'embryon à partir de cellules souches embryonnaires humaines, qui reproduit en laboratoire les premiers stades de son développement, une avancée en trois dimensions qui pourrait s'avérer utile pour étudier les malformations congénitales ou d'autres anomalies, selon une étude.
| Selon les équipes de l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne) et de l'Institut Hubrecht (Pays Bas), dont les travaux sont parus jeudi dans la revue scientifique Nature, ce modèle de pseudo-embryon permet d'observer des processus inédits sous-jacents à la formation du corps humain, jamais directement observés auparavant.Ce système est "une première étape vers la modélisation de l'émergence du plan du corps humain, et pourrait s'avérer utile pour étudier ce qui se passe lorsque les choses tournent mal, comme dans les malformations congénitales", estime le Dr Naomi Moris (Département de génétique de l'Université de Cambridge) co-auteure de l'étude.Le modèle développé par les chercheurs ressemble partiellement à un embryon âgé de 18 à 21 jours.Le "plan" du corps humain, ou schéma directeur de construction de l'organisme, découle d'un processus appelé gastrulation, durant lequel se forme une structure de trois couches distinctes de cellules qui constitueront ultérieurement les différents tissus du corps.La période de la gastrulation est considérée comme la "boîte noire" du développement humain car des restrictions légales empêchent de développer des embryons en laboratoire au-delà de 14 jours.Or, de nombreuses anomalies congénitales se produisent au cours de cette période du développement embryonnaire, de causes telles que l'alcool, les médicaments, les produits chimiques et les infections. Son étude pourrait également aider à comprendre des problèmes médicaux comme l'infertilité, les fausses couches et les troubles génétiques, ajoutent les chercheurs."Notre modèle produit une partie du plan d'un humain", commente Alfonso Martinez-Arias, du Département de génétique de Cambridge, responsable de l'étude. "C'est passionnant de voir les processus de développement qui jusqu'à présent ont été cachés à la vue - et à l'étude." Pour créer et développer ce modèle, l'équipe a collecté des agrégats serrés de cellules humaines cultivées en laboratoire et les a soumis à des produits chimiques pour activer certains gènes.C'est la première fois que des cellules souches humaines sont utilisées pour créer un modèle tridimensionnel d'embryon humain, après ceux réalisés avec des cellules souches de souris et de poissons zèbres. Ces ébauches embryonnaires, les gastruloïdes, ne peuvent pas devenir de vrais embryons entièrement formés car ils n'ont pas de cellules cérébrales, ni les tissus nécessaires à leur implantation dans l'utérus, soulignent les chercheurs. Cependant, ils ont observé à 72 heures de développement des signes évidents des événements conduisant à la formation de muscles, d'os et de cartilage. L'étude ouvre une "fenêtre fantastique" sur la formation précoce du corps humain, relève le professeur de biologie du développement au King's College de Londres, Jeremy Green, qui n'y a pas participé.
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Le ministre de la Santé a annoncé vendredi soir sur Twitter que les laboratoires de villes, départementaux, vétérinaires, de recherche, de gendarmerie et de police étaient désormais autorisés à pratiquer des tests de dépistage de Covid-19.
| Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a annoncé vendredi 3 avril que 6.507 décès causés par le coronavirus avaient été comptabilisés à l'hôpital et dans les établissements médico-sociaux depuis le 1er mars. Au total 64.338 cas ont été confirmés dans le pays, dont 27.432 hospitalisations. Néanmoins, il est à l'heure actuelle impossible de savoir combien de personnes sont contaminées par le Covid-19, alors que 80% des personnes infectées ne présentent que peu ou pas de symptômes. La France a en effet une politique de tests très restrictive, notamment en raison du manque d'équipement. Ces chiffres devraient néanmoins considérablement évoluer, le ministère de la Santé ayant assoupli les règles en la matière. Sur Twitter, le ministre Olivier Véran a annoncé vendredi soir qu'à partir de lundi, les "laboratoires hospitaliers, de ville, départementaux, vétérinaires, de recherche, de gendarmerie, de police" seront aussi autorisés à dépister le Covid-19. "J'entends et salue ceux qui se portent volontaires pour participer à l'effort national de tests", a ajouté le ministre. Pour l'heure, près de 30.000 tests sont conduits chaque jour. D'ici la fin du mois d'avril, la France va monter en régime avec "50.000 tests" classique par jour, auxquels s'ajouteront "plus de 100.000" tests rapides par jour "au mois de juin", a annoncé la semaine dernière le ministre de la Santé.Les tests de sérologie, qui permettront de dire si quelqu'un a eu le Covid-19 et peut retourner travailler, sont l'un des enjeux internationaux majeurs des semaines à venir, a insisté Olivier Véran cette semaine. "Toute la recherche mondiale est focalisée" sur ces nouveaux tests, pour "les industrialiser le plus vite possible", a-t-il ajouté, en jugeant que cela pourrait prendre "de quelques jours à maximum quelques semaines". "C'est un enjeu majeur, notamment dans la perspective du déconfinement", a insisté le ministre français, dont le pays est confiné depuis mi-mars.
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Face à la remontée du nombre de cas de Covid-19, la Secrétaire générale du SNUipp-FSU, Guislaine David, demande des règles plus strictes et un report de plusieurs jours.
| "On demande de décaler la rentrée des élèves, pour que les enseignants puissent avoir plusieurs jours de pré-rentrée dans la semaine du 31 août, pour pouvoir préparer cette rentrée qui n'est pas normale mais sous Covid." Au micro d'Europe 1, la Secrétaire générale du SNUipp-FSU, Guislaine David, a fait part de l'inquiétude qui gagne le corps enseignant à l'approche de la rentrée. Coronavirus : comment préparer ses enfants à cette rentrée particulière ?par franceinfoEn cause, le protocole sanitaire qu'elle estime inadapté dans certaines zones. Beaucoup plus souple, il n'impose pas de distanciation sociale ni de masque obligatoire pour les enseignants de maternelle. "Il y a des endroits où le virus circule plus facilement, et où il faudra prendre des mesures un peu plus strictes." Une crainte partagée par Sabine Duran, directrice de l'école élémentaire Joséphine Baker à Pantin, en région parisienne. Le dernier protocole sanitaire lui paraît "aberrant". "Le fait que dans les rues et les lieux clos, on demande d'être masqué, et qu'à l'école on ait si peu de précautions, ça pose question".Dans le flou à l'approche d'une rentrée particulière, le syndicat enseignant en appelle au Conseil scientifique. "On souhaite être guidés par le Conseil scientifique, mais il faut aussi que le ministère se positionne. Et il faut que l'on discute des conditions dans lesquelles certaines écoles vont devoir reprendre."Des discussions qui, si elles ont lieu, pourraient amener à un report de plusieurs jours de la rentrée.
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Invité de France Inter, le premier adjoint à la maire de Paris, en charge du budget, a estimé que "le coût économique sera plus important hier qu'il y a une semaine".
| "Il y a eu beaucoup plus de dégâts" en marge de la mobilisation des "gilets jaunes" samedi 8 décembre à Paris que la semaine précédente. "Les images étaient moins spectaculaires mais la réalité, c'est qu'il y a beaucoup plus de dégâts suite à la journée d'hier qu'il y a une semaine. Le secteur concerné par les incidents étaient beaucoup plus importants, la semaine dernière, c'était beaucoup plus concentré dans le secteur des Champs-Élysées. On n'a pas ce coup-ci d'images aussi symboliques et spectaculaires, par exemple l'assaut de l'Arc de Triomphe". Mais pour l'adjoint parisien, le fait d'avoir utilisé les blindés de la gendarmerie pour détruire les barrages érigés par les casseurs a provoqué des dommages collatéraux. "En ayant moins de barricades, il y a eu beaucoup plus de dispersion, donc beaucoup plus de lieux impactés par des violences. Le coup économique sera plus important hier qu'il y a une semaine", affirme-t-il, dû notamment aux très nombreux commerces restés fermés dans ce qui est traditionnellement un temps fort des achats avant les fêtes.Le pire n'a pas été évitéPour Emmanuel Grégoire, "le pire n'a pas été évité". "Le spectacle que Paris a donné, le spectacle que notre pays a donné est catastrophique. On ne peut pas se satisfaire, on ne peut pas se réjouir. Il n'y a rien qui se soit passé hier dont on puisse s'honorer, dont on puisse se réjouir. Les violences ont été moins radicales mais les dégâts sont probablement plus importants qu'une semaine avant. Il y a un ratio de un policier par manifestant, c'est à dire des moyens considérables qui ont été déployés. ce n'est pas tenable et ce ne sera pas tenable non plus samedi prochain", prévient l'adjoint d'Anne Hidalgo. Et une bonne partie de la facture devra être prise en charge par les Parisiens. "Les dommages sur l'espace public, sur le mobilier sont extrêmement importants et il faut comprendre aussi le coup que représente pour la ville le fait de mobiliser des centaines de personnes en urgence de nuit pour revenir à une situation normale", explique-t-il. Samedi soir, la maire de Paris Anne Hidalgo avait déploré "des scènes de chaos" dans la capitale et des "dégâts incommensurables". Les forces de l'ordre ont procédé à un nombre record de 1.082 interpellations samedi à Paris selon les chiffres de la préfecture de Paris, dimanche. Ce bilan est en très nette hausse par rapport à la précédente mobilisation du 1er décembre au cours de laquelle 412 personnes avaient été interpellées. 10.000 personnes manifestaient samedi à Paris.
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