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Selon le Journal du Dimanche, le Premier ministre aurait confié à ses proches qu'il ne se présenterait pas aux élections municipales de 2020.
L'hypothèse courait depuis un moment : Édouard Philippe pourrait se présenter aux élections municipales de 2020. Mais selon le Journal du Dimanche, l'ancien maire du Havre aurait récemment confié à ses proches que cette hypothèse "n'existe plus". Il aurait également eu une discussion avec Emmanuel Macron à ce sujet.Interrogé le 13 février dernier sur LCI, le chef du gouvernement avait tenté de démentir toute rumeur, assurant "très bien savoir" ce qu'il "ferait après avoir été Premier ministre", à savoir "pas grand-chose à voir avec la politique". Et d'ajouter : "cela m'ira très bien". Pour autant, les rumeurs se sont poursuivies.Cinq candidats LREM Comme le note le JDD, l'expérience politique du Premier ministre semblait un atout face à l'actuelle maire socialiste, Anne Hidalgo. De plus, sa filiation juppéiste aurait permis de gagner quelques voix à la droite.Au sein de la République en marche, cinq candidats ont déjà annoncé leur candidature pour la mairie de Paris : l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, l'ancien secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi, les députés Cédric Villani et Hugues Renson ainsi que la maire adjointe du 4e arrondissement, Anne Lebreton.
Après un an de manifestations de colère des "gilets jaunes", une grande grève est prévue le 5 décembre contre la réforme des retraites. La peur gagne le sommet de l'État, rapporte Le Parisien ce samedi.
Rebelote un an ? La grève le 5 décembre contre la réforme des retraites, qui s'annonce massive, fera-t-elle plus de dégâts politiques que les "gilets jaunes" ? Emmanuel Macron "est inquiet, mais concentré", lâche l'Élysée. "Il n'est pas traumatisé par ce qui s'est passé. C'est plutôt une partie de son entourage et les cabinets ministériels qui sont frileux. On est gouvernés par la peur", concède un ministre au Parisien.Et "Brigitte a les pétoches", d'après un proche du couple. Emmanuel Macron sait maintenant de quoi les Français sont capables. Du meilleur : l'élire en mai 2017 dès sa première campagne alors qu'il débarquait de nulle part. Et du pire 18 mois plus tard : hué, traqué et menacé de mort d'un "J'espère que tu vas crever" le 4 décembre au Puy-en-Velay (Haute-Loire). "Les Français aiment les responsables qui ont traversé des épreuves", estime Benjamin Griveaux. Lui qui n'avait jamais pris de coups a été "scarifié" par les "gilets jaunes". Le 2 décembre, après le saccage de l'Arc de triomphe, un élu confie : "C'est la seule fois où je l'ai vu le visage marqué, choqué par ce qui s'était passé".Un conseiller du pouvoir a révélé au Parisien que le président LR du Sénat "Gérard Larcher a été tout près d'être appelé à Matignon avec un gouvernement d'union nationale". C'était le plan du chef de l'État s'il y avait eu des manifestants morts le 8 décembre.Cette semaine-là, Emmanuel Macron a vraiment eu peur de tout perdre. Depuis, "il y a eu un aggiornamento de méthode et de style", assure son entourage élyséen. Plus de passage en force, plus de petites phrases méprisantes. Et il ne cesse de répéter à ses ministres de faire pareil.Si les "gilets jaunes" n'ont pas fait tomber le gouvernement et si la nouvelle fronde ne le fait pas non plus, le président promet de toute façon un remaniement ministériel profond en avril après les municipales.Un moyen de prendre un nouvel élan pour préparer la présidentielle de 2022, car "il ne pense qu'à ça", d'après un proche, avec des idées "disruptives", pour espérer ne pas finir, comme le craint un ministre, éliminé au 1er tour comme Lionel Jospin en 2002 malgré des résultats économiques corrects.
7.500 membres des forces de l'ordre seront déployés à Paris samedi 21 septembre, où plusieurs manifestations vont avoir lieu. Un dispositif sécuritaire de grande ampleur, similaire au 1er mai.
"Nous serons là" a annoncé Didier Lallement, préfet de police, vendredi 20 septembre en annonçant le déploiement de 7.500 membres des forces de l'ordre à Paris, samedi. Un dispositif de très grande ampleur, puisqu'il est "identique à celui du 1er mai". Ces moyens sont mobilisés dans la capitale en raison de plusieurs manifestations qui y sont attendues.Face à des gens qui "manifestement veulent prendre des revanches" et annoncent qu'ils ne "lâcheront rien", "je réponds 'nous serons là'", a prévenu le préfet, lors d'un point presse place de l'Etoile, à la veille de manifestations contre la réforme des retraites et pour le climat et d'appels au rassemblement de "gilets jaunes"."Nous serons en nombre suffisant (...) et très en capacité d'arrêter des initiatives à visées destructrices", a ajouté le préfet. "Nous avons changé de stratégie et de mode d'intervention", a-t-il poursuivi, en insistant sur la "mobilité et la rapidité" des forces de l'ordre.Pour intervenir en tout lieu de Paris, elles disposeront de "180 motos" de police et de gendarmerie, capables de transporter "six compagnies"."Rhétorique guerrière"Afin que les pompiers puissent aussi intervenir plus rapidement en cas de feu, eux aussi disposeront de "motos", a ajouté le préfet. Didier Lallement a en outre lancé un appel aux organisateurs pour qu'ils prennent "des moyens d'organisation" pour "se prémunir de ceux qui veulent salir (leurs) combats". Il a assuré qu'il avait connaissance de "groupes qui souhaitent perturber ces manifestations", à la "rhétorique guerrière". Le préfet de police a précisé avoir appelé les organisateurs à "se doter de niveaux d'encadrement suffisants". Le préfet a expliqué qu'il y aurait "des forces devant et autour" des cortèges "pour éviter que se constituent des groupes" violents, comme cela avait été le cas le 1er mai. Quelque 40.000 personnes avaient alors manifesté à Paris pour la traditionnelle fête des travailleurs, à laquelle s'étaient joints des "gilets jaunes".Outre les 7.500 forces de l'ordre déployées, des lanceurs d'eau et des blindés de la gendarmerie seront mobilisés samedi.Climat, "gilets jaunes", FO, Attac... Plusieurs manifestations sont prévues dans la capitale samedi, qui coïncide avec le début des Journées du patrimoine. Pour leur 45e samedi de protestation, les "gilets jaunes" ont prévu des rendez-vous place de la Madeleine à 9h, et aux Champs-Elysées à 10h, mais n'ont pas déclaré de parcours de manifestation. Attac et Solidaires organisent un rassemblement le matin, également à la Madeleine, malgré l'interdiction de la Préfecture. Par ailleurs, la manifestation contre la réforme des retraites, à l'appel de Force ouvrière, partira à 13H30 de Duroc pour se rendre à Denfert-Rochereau. Enfin, la marche pour le climat aura lieu de Nation au Parc de Bercy (12e), à partir de 14h. La Préfecture a élargi le périmètre d'interdiction de manifester par rapport aux dispositions prises les samedis de manifestation des "gilets jaunes". Il sera ainsi étendu aux "rues adjacentes des Champs-Elysées", ainsi qu'au "Trocadéro" et aux Bois de Vincennes et de Boulogne. "Il n'y a pas de différence de nature, mais de surface", a dit M. Lallement.Par ailleurs, "le code de sécurité intérieure" utilisé dans le périmètre de l'Elysée et de la place Beauvau rendra cette zone "étanche" , a-t-il ajouté.
Le parti de Marine Le Pen est convaincu de pouvoir gagner la préfecture des Pyrénées-Orientales, rapporte RTL mercredi 25 avril. Le député Louis Aliot serait reparti en campagne.
À deux ans des élections municipales, les préparatifs vont déjà bon train. À Paris, la maire socialiste Anne Hidalgo ne fait pas mystère de sa volonté de briguer un second mandat, tandis qu'à Marseille l'hypothèse des candidatures du leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et du délégué général de La République en Marche (LREM) Christophe Castaner persiste.Selon RTL, le Front national mise quant à lui beaucoup sur Perpignan. "Il en a fait sa tête de gondole", assure même la station. Remporter la préfecture des Pyrénées-Orientales, qui compte pas moins de 120.000 habitants, serait "un coup énorme" pour le parti de Marine Le Pen.ALIOT CANDIDAT ?Pour s'imposer, il faudra néanmoins convaincre "la multitude de communautés : les gitans, les Pieds-noirs, les Harkis, les Portugais, les Espagnols...", relève RTL. Une mission que s'est fixée Louis Aliot, député de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales et conseiller municipal de la ville. Selon la radio, le compagnon de Marine Le Pen est reparti en campagne sur le terrain et passe son temps dans le Sud.Depuis les élections municipales de 2014, le FN gère 14 villes dont Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Fréjus (Var) le septième secteur de Marseille ou encore Beaucaire (Gard).
Elle a passé 48 heures allongée à l'arrière d'un véhicule utilitaire, ligotée et bâillonnée. La fortunée Jacqueline Veyrac a raconté sa captivité aux enquêteurs, révèle Le Parisien, le 10 novembre 2016.
Ce qui ressort de son récit avant tout, c'est sa combativité et son refus de céder à ses ravisseurs.Lundi 24 octobre à midi, Jacqueline Veyrac, riche femme d'affaire niçoise, est enlevée devant sa pharmacie habituelle par plusieurs hommes cagoulés, puis jetée à l'arrière d'un Renault Kangoo. Installée sur un matelas usagé et sale, elle est ligotée et bâillonnée. "Ils m'ont attaché les mains avec des serre-joints en plastique", explique-t-elle aux enquêteurs. Loin de paniquer, confie-t-elle aux policiers, elle se concentre pour garder la tête froide et trouver une solution pour s'évader. Après son enlèvement, la camionnette roule environ une demi-heure, avant de s'arrêter pendant plusieurs heures. Immédiatement, Jacqueline Veyrac tente de se défaire de ses liens en se débattant. Plusieurs fois, elle réussit à les desserrer. A chaque fois, ses deux geôliers interviennent et resserrent ses entraves. A sa libération, la femme d'affaire en portera les marques : profondes entailles aux poignets et plaies à vif.ELLE N'A PAS LE DROIT DE SORTIR POUR FAIRE SES BESOINSPendant 48 heures, il n'y aura presque aucun échange verbal entre la victime et ses bourreaux. Jacqueline Veyrac a décidé de ne pas coopérer. Elle refuse par exemple de s'alimenter quand on le lui propose. De leur côté, les ravisseurs lui interdisent de sortir de la voiture pour faire ses besoins.Après ce premier arrêt, la voiture repart pour un nouveau trajet d'environ 30 minutes. Les hommes qui la surveillent ont tendu une couverture dans l'habitacle de la voiture, pour cacher leur victime aux yeux des passants. Mais tout va basculer mercredi, un peu avant 13 heures. Les geôliers de Jacqueline Veyrac ne sont pas là, et la femme d'affaire entend du bruit autour de la voiture. Elle se débat alors, tape dans la carrosserie et parvient à arracher la couverture qui la masquait. Un promeneur la voit et ouvre la portière. Jacqueline Veyrac est libre.Les policiers et les secouristes seront impressionnés par la vaillance de la septuagénaire, même si elle est forcément éprouvée par sa captivité de 48 heures. Son avocate, citée par Le Parisien, est du même avis : "Elle a fait preuve d'un courage et d'une persévérance hors norme. On peut même parler de comportement héroïque pour une femme de son âge ayant subi des conditions de séquestration aussi dégradantes."
Alors que Jean-Marc Morandini est en plein coeur d'un scandale sexuel, Steevy Boulay raconte son expérience professionnelle vécue avec l'animateur. Et pour lui, c'était plus proche de l' "enfer" que du paradis.
Steevy Boulay ne cache pas sa rancoeur envers Jean-Marc Morandini et il le fait savoir. Découvert dans Loft Story en 2001, il ne remporte pas l'émission de télé-réalité. Il arrive tout de même à se reconvertir très vite en tant que chroniqueur de radio et de télévision. À l'occasion de la sortie de son roman "Le devoir avant tout", Steevy revient sur sa collaboration avec Jean-Marc Morandini dans Voici. L'heure est au règlement de comptes !Steevy Boulay prend sa revanche"C'est simple, en quinze ans avec Laurent Ruquier, je n'ai jamais eu un problème", affirme Steevy Boulay. Remarqué par Laurent Ruquier, celui-ci le prend sous son aile et lui réserve une place de choix dans ses émissions. Cette collaboration va vraiment lancer sa carrière. Il explique ensuite à Voici : "En deux mois avec Morandini, j'ai vécu un enfer. Voilà. Moi, j'ai des principes de vie qui sont bien ancrés et, visiblement, on n'avait pas les mêmes principes. Moi, j'aime la loyauté, j'aime les gens droits pour résumer. Il ne l'a pas été."Le protégé de Laurent Ruquier avait rejoint l'émission quotidienne Morandini ! sur Direct 8 en août 2011. Cependant, tout ne s'est pas passé comme prévu. La chaîne et la maison de production dénonçaient le comportement de Steevy Boulay, un problème qui rendait toute collaboration avec lui difficile. Un fait démenti par les proches du chroniqueur. Il est alors mis à pied par Jean-Marc Morandini en décembre. Steevy Boulay ajoute : "On récolte ce que l'on sème, j'ai envie de vous dire. Je souhaite du mal à personne moi, je ne suis pas là pour accabler ou quoi que ce soit. Tant pis pour lui, il a joué avec le feu, il s'est brûlé..."Jean-Marc Morandini dans la tourmenteJean-Marc Morandini est actuellement visé par deux enquêtes préliminaires pour "travail dissimulé", "corruption de mineur" et "harcèlement sexuel". Cela est dû aux révélations faites dans le magazine des Inrocks concernant des castings pour sa web-série "Les Faucons". L'animateur rejette toutes accusations et n'a pas encore réagit aux propos de Steevy Boulay. La guerre est lancée !
Au total 220 manifestants ont été interpellés dans le pays, et 81 placés en garde à vue, indiquait en début de soirée la police.
Pour son "acte VI" à trois jours de Noël, la mobilisation des "gilets jaunes" a fortement baissé samedi 22 décembre, de près de moitié par rapport à la semaine précédente, avec près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières. En ce sixième samedi consécutif de mobilisation, de multiples rassemblements dans un climat plus ou moins tendu ont rassemblé 38.600 personnes en France à 18h, contre 66.000 samedi dernier à la même heure, selon le ministère de l'Intérieur.S'ils ont parfois donné lieu à des heurts, aucun incident grave n'était recensé en début de soirée.
Plusieurs individus encagoulés ont pris d'assaut le lycée Jean Monnet, au Puy-en-Velay, dans la matinée de jeudi 25 avril.
Des individus ont fait irruption et vandalisé un lycée professionnel du Puy-en-Velay (Haute-Loire) et agressé le proviseur. "Cette nuit, le proviseur du lycée Jean Monnet du Puy-en-Velay, sans élèves en cette période de vacances scolaires, a fait l'objet d'une agression et un feu a détruit l'espace de restauration collective du lycée, ne faisant aucune victime", écrit le rectorat de l'Académie de Clermont-Ferrand, dans un communiqué."Je les ai sentis belliqueux"Selon L'Eveil de la Haute-Loire, le proviseur a été tiré de son sommeil vers 5 heures du matin, alors qu'il dormait dans son logement de fonction situé juste au dessus de l'espace de restauration du lycée. La cantine a été ravagée par les flammes. "J'ai entendu qu'on tapait à la porte de l'appartement. Je suis allé ouvrir et je me suis retrouvé nez à nez avec deux individus encagoulés, vêtus de noir. Je les ai sentis belliqueux. J'ai juste eu le temps de refermer la porte et d'appeler la police", raconte le directeur de l'établissement. L'accueil des élèves sera assuré pour la rentrée scolaire lundi prochain et un service de restauration sera mis en place, précise par ailleurs le recteur, qui condamne aux côtés du ministre de l'Education nationale "avec la plus grande fermeté ces actes de violence". Le procureur de la République du Puy-en-Velay, seul habilité à communiquer sur l'enquête en cours, n'était pas joignable dans l'immédiat.
Des centaines d'habitants de l'ouest de la France vont être privés de leurs programmes favoris pendant quelques heures dans la nuit de lundi à mardi, explique 20 Minutes. La faute à un changement de fréquence TNT.
Vous êtes couche-tard ou lève-tôt ? Vous avez l'habitude de regarder la télévision la nuit ? Surtout, vous habitez en Normandie ou en Bretagne ? Vous pourriez vous retrouver devant un écran noir dans la nuit de lundi à mardi. Comme l'explique 20 Minutes, un changement de fréquence de la TNT va venir chambouler vos postes de télévision. Les techniciens de TDF (spécialiste de la diffusion et partenaire des acteurs du numérique) vont réaménager les fréquences en Bretagne et dans plusieurs départements normands, à savoir le Calvados, l'Orne et la Manche.Ainsi, plusieurs émetteurs vont être arrêtés en début de nuit, comme l'explique la société, jointe par 20 Minutes. "Entre 1h et 8h du matin, il n'y aura plus de télé". Un changement de fréquence qui se révèle primordial pour les départements concernés. Le but étant de "libérer la bande passante pour les opérateurs de téléphonie mobile", dit-on chez TDF. En clair, les clients bénéficieront d'une couverture mobile bien plus efficace et surtout d'un réseau 4G étendu. Les antennes-râteau les plus touchées Toutes les chaines de la TNT ne seront pas concernées pour autant. 20 minutes prend l'exemple de l'Ille-et-Vilaine dont les seules chaines 6Ter, W9, M6, France 5 et Arte seront touchées.Si vous bénéficiez d'une box ou recevez internet par l'ADSL, dans les faits il ne devrait y avoir aucune manipulation à effectuer. Les principaux concernés seront les gens recevant encore la télévision par antenne-râteau. 58 % sont encore concernés en Bretagne ! Rien de bien compliqué quand l'opération sera terminée. Au redémarrage du poste de télévision, il faudra simplement lancer une "recherche automatique des chaînes" et attendre le chargement des nouveaux canaux. En cas de soucis, un site internet ( www.recevoirlatnt.fr ) a été mis en place ainsi qu'un numéro de téléphone : le 0970818818. Ce changement n'est pas une nouveauté. Depuis le 5 avril 2016, plusieurs départements ont tour à tour subi ce désagrément ponctuel. Celui-ci du 26 mars appartient à la 11e phase du projet, qui en contient 13 au total et qui s'achèvera le 25 juin prochain avec l'Isère. Entre-temps, en mai, une autre partie de la Normandie et le Nord y auront droit également.
Âgé de 23 ans, Jordan Bardella a conduit la liste RN qui est arrivée en tête lors des élections européennes du 26 mai dernier, devant la liste LREM.
Jordan Bardella a été promu 2e vice-président de son parti dimanche 16 juin, a annoncé un dirigeant du Rassemblement national (RN). Député européen et porte-parole du parti, il a été élu à ce poste ainsi qu'au bureau exécutif (direction du parti) par le conseil national du RN réuni ce week-end à La Rochelle, a indiqué le maire de Fréjus (Var) et membre du bureau exécutif, David Rachline."Le mouvement souhaite que (Jordan Bardella) s'investisse et prenne des responsabilités (...) au regard de l'immense talent qui est le sien, et on l'a vu pendant la campagne européenne, au regard de son énergie, de son enthousiasme et de sa jeunesse", a fait valoir le maire de la plus grande ville tenue par le RN, qui compte 53.000 habitants. Le vice-président du RN Steeve Briois, maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), devient 1er vice-président du parti.La réunion du conseil national du RN a pour objet de lancer la campagne du parti en vue des élections municipales de mars 2020, où le mouvement compte renforcer son implantation dans le but de remporter des départements et des régions l'année suivante.La liste du RN est arrivée en tête du scrutin européen du 26 mai avec 23,34% des voix, devant la liste du parti majoritaire La République en marche (22,42%). Le RN a engrangé près de 560.000 voix de plus qu'en 2014, où il avait récolté 24,86% des voix.
- Les Britanniques ont choisi une sortie de leur pays de l'Union européenne. Une procédure qui pourrait prendre des années.
-Le Brexit aura finalement bien lieu. Après 43 ans d'union tourmentée, les Britanniques ont choisi le divorce avec l'Union européenne. Selon les résultats définitifs publiés vendredi matin 24 juin, 51,9% des électeurs ont voté pour le Brexit lors du référendum organisé la veille qui a été marqué par une participation importante (72,2%). Un désaveu pour le Premier ministre David Cameron et la construction européenne qui a assommé les marchés mondiaux en ouvrant une ère d'incertitude sans précédent depuis des décennies. Outre la rupture avec l'UE, ce choix montre un pays divisé, avec Londres, l'Écosse et l'Irlande du Nord qui voulaient rester, tandis que le nord de l'Angleterre ou le Pays de Galles ont largement voté contre.Après la victoire du "Leave", le chef du gouvernement a annoncé ce vendredi matin sa prochaine démission. "Les Britanniques ont pris une décision claire (...) et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction", a déclaré David Cameron, qui avait milité pour le maintien dans l'UE. "Je voudrais aussi rassurer les Britanniques qui vivent dans des pays européens et les citoyens européens vivant au Royaume-Uni sur le fait qu'il n'y aura pas de changement immédiat concernant leur situation", a-t-il ajouté. "Il n'y aura pas de changement immédiat dans la manière dont notre population voyage, dont nos biens circulent et dont nos services sont vendus", a-t-il encore dit, soulignant que les discussions allaient démarrer avec l'UE pour négocier la sortie et mettre en oeuvre l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui encadre de telles négociations.Pas de changement immédiat ? Comment va se passer le retrait du Royaume-Uni de l'UE, une première depuis sa création ? • Un (très) long processusLondres va à présent entrer dans un long tunnel de négociations avec l'UE sur les conditions de sortie, à l'aide notamment de l'article 50 du Traité de Lisbonne, ou "clause de retrait", qui définit les modalités d'un retrait volontaire et unilatéral, qui est un droit ne nécessitant aucune justification.Une fois la décision prise, Londres devrait négocier un "accord de retrait", conclu au nom de l'Union par le Conseil de l'UE (qui réunit les 28 États membres), à une majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen. Un Conseil européen se tient justement prochainement, les 28 et 29 juin. Les traités européens cesseraient de lui être applicables à partir de la date d'entrée en vigueur de cet "accord de retrait". Ou bien deux ans après la notification du retrait, si aucun accord n'a pu être conclu dans l'intervalle, ce qui s'avère probable. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait prévenu qu'il ne leur rendrait pas la chose facile, pour ne pas encourager d'autres à suivre cette voie. "Le Royaume-Uni devra accepter d'être considéré comme un État tiers, que l'on ne caressera pas dans le sens du poil", avait-il mis en garde, ajoutant : "dehors c'est dehors". "Il est probable que cela prendrait longtemps, d'abord pour négocier notre sortie de l'UE, ensuite nos futurs arrangements avec l'UE, et enfin nos accords commerciaux avec les pays hors UE", soulignait le gouvernement britannique dans une étude communiquée au Parlement en février. Il y évoquait "jusqu'à une décennie d'incertitudes" qui pèseraient sur les marchés financiers ou encore sur la valeur de la livre. Donald Tusk évoquait une procédure de divorce de sept ans. "Tout serait bouclé d'ici la fin 2019", assurait de son côté un ministre eurosceptique britannique, Chris Grayling.Londres devrait aussi modifier sa législation nationale pour y remplacer la multitude de textes découlant de sa participation à l'UE, comme dans le domaine des services financiers. Jusqu'à 15% de la législation britannique devrait être entièrement réinventée rapporte Le Point. • Quel impact pour les Britanniques vivant au Royaume-Uni ?VISA L'effet le plus immédiat et perceptible du Brexit devrait se faire sentir sur la liberté de déplacement des ressortissants britanniques au sein des autres pays de l'Union européenne. Si un simple document d'identité suffisait jusqu'à présent pour se déplacer au sein de l'espace Schengen, bien que le Royaume-Uni n'en soit pas membre, la sortie du pays du bloc des 28 devrait désormais s'accompagner de la nécessité pour les ressortissants britanniques de demander un visa en cas de voyage en Europe continentale.VOYAGE Les ménages britanniques devraient également se préparer à débourser davantage qu'auparavant pour aller passer leurs vacances sur le Vieux Continent. Non seulement parce que la chute de la livre face à l'euro va inévitablement réduire leur pouvoir d'achat, mais également en vertu d'accords communautaires qui permettent à toute compagnie européenne d'opérer sans limite de fréquence, de capacité ou de prix dans l'espace aérien européen.EMPLOIS Si les partisans du Brexit ont fait de la conservation des emplois pour les Britanniques l'un des fers de lance de leur campagne, il est toutefois probable que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne s'accompagne de la délocalisation de nombreux postes, notamment au sein des grandes banques ayant pignon sur rue à la City.• Quel impact pour les Britanniques dans l'UE ? Le Brexit s'annonce encore davantage comme un casse-tête pour les 1,3 million d'expatriés britanniques vivant dans d'autres pays européens, notamment l'Espagne (319.000), l'Irlande (249.000), la France (171.000) ou encore l'Allemagne (100.000).RETRAITES Ceux-ci pourraient notamment voir les revenus de leurs retraites fondre comme neige au soleil en raison de la forte dépréciation de la livre, ce qui pourrait notamment compromettre leurs investissements immobiliers dans leurs pays d'adoption.ASSURANCE MALADIE Un autre problème se pose concernant la couverture médicale des expatriés anglais, en France par exemple où ils bénéficient du système médical national mais payé par la Santé publique britannique en vertu d'un accord bilatéral. Dans le même registre, un permis de travail pour les actifs britanniques vivant dans l'UE pourrait désormais être exigé.EUROCRATES Le destin professionnel du millier de fonctionnaires britanniques travaillant pour les institutions européennes, notamment à Bruxelles, semble également plus incertain que jamais. Certains d'entre eux ont déjà songé à acquérir une seconde nationalité européenne, notamment belge. ÉTUDES Les étudiants britanniques qui souhaitent étudier à l'étranger ne pourraient plus le faire dans le cadre du programme Erasmus. Conséquences : une mobilité moins facile et surtout des frais universitaires plus importants. • Vers de nouvelles frontières ? Conséquence plus inattendue, la sortie du Royaume-Uni de l'UE pourrait rendre ses relations avec certains de ses voisins immédiats problématiques. L'Espagne pourrait notamment être tentée de fermer sa frontière avec Gibraltar, un rocher de 6 km² collé à l'Andalousie où vivent 33.000 Britanniques. Plus au Nord de l'Europe, le Brexit pourrait également créer une frontière entre l'Irlande du Nord et l'Irlande, ralentissant la circulation de milliers de personnes chaque jour. • Quid des migrants à Calais ?Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron avait prévenu : en cas de Brexit, "la France ne retiendrait plus les migrants à Calais" comme convenu par les accords du Touquet, conclus en 2003, visant à juguler l'immigration clandestine vers le Royaume-Uni en déplaçant notamment côté français le contrôle de la frontière britannique. Par ailleurs, Xavier Bertrand, président Les Républicains de la région des Hauts-de-France, a demandé la renégociation de ce traité ce vendredi 24 juin. • Quel accord de libre-échange ?Le départ du Royaume-Uni ne signifierait en aucun cas la fin des échanges commerciaux avec l'UE. Londres pourrait adopter une position semblable à celle de la Norvège, membre de l'Espace économique européen, qui rassemble les États membres de l'UE, ainsi que l'Islande, Norvège et Liechtenstein. Mais elle peut aussi se calquer sur le modèle Suisse, avec une série d'accords bilatéraux avec l'UE, ou sur celui de la Turquie, avec une union douanière.
Carlos Ghosn se serait-il servi de sa carte professionnelle pour des dépenses personnelles ? C'est ce que pensent les enquêteurs de Nissan, comme le rapporte L'Express.
Alors que l'ex-PDG de Renault-Nissan est de nouveau incarcéré au Japon, les enquêteurs de Nissan l'ont dans le viseur. Carlos Ghosn aurait dépensé plusieurs dizaines de milliers d'euros avec sa carte professionnelle. Carlos Ghosn : de nombreuses dépenses avec l'argent de Nissan ?par 6MEDIASEn 2012, les enquêteurs estiment que les achats du Franco-Libanais s'élèvent à plus de 20 000 euros rien que dans des boutiques Louis Vuitton. En 2013, la somme de 9 000 euros est avancée.Une question demeure. Carlos Ghosn aurait-il dépensé une partie de cet argent pour faire plaisir à Carole Nahas, aujourd'hui devenue sa femme ?Quoi qu'il en soit, les porte-parole de l'ancien PDG n'ont pas souhaité faire de commentaires.
La série noire continue. Trois avalanches ont eu lieu dimanche 4 mars à Vallorcine et à Samoëns (Haute-Savoie), selon franceinfo, tuant deux skieurs et faisant plusieurs blessés.
Un randonneur est toujours porté disparu.A Vallorcine, près de Chamonix, un avalanche a emporté quatre personnes, trois skieurs belges et leur guide qui évoluaient en hors-piste. Un des skieurs est décédé, le second est gravement blessé. Le troisième skieur et le guide, eux, ont survécu. Toujours à Vallorcine, un autre skieur a été tué dans une seconde avalanche. L'homme a d'abord été retrouvé par les secouristes en arrêt cardio-respiratoire, puis réanimé avant d'être transporté et de décéder quelques heures plus tard à l'hôpital de Sallanches. Sur la même secteur, une suravalanche a emporté trois skieurs. Deux d'entre eux ont survécu, tandis que le troisième est gravement blessé. Les skieurs se trouvaient également sur un secteur hors-piste. Les recherches interrompues à la tombée de la nuitUne troisième avalanche a emporté un couple de randonneurs suisse à Samoëns (Haute-Savoie). La femme, qui a été transportée à l'hôpital de Sallanches, est indemne tandis que son mari, lui, est toujours porté disparu. Le couple, qui n'était pas équipé de détecteur de victimes d'avalanches (DVA), a été emporté sur "150 mètres de large pour 200 mètres de long", ont précisé les secours en montagne, qui ont dépêché 40 secouristes pour tenter de retrouver le quinquagénaire. "Il nous est pour l'heure impossible de le localiser. Nous sommes pessimistes quant à son pronostic vital car cela fait désormais cinq heures qu'il est sous la neige", a indiqué à 18H00 à l'AFP la préfecture de Haute-Savoie.Au total, ce sont quatre départs d'avalanches qui ont été recensés ce dimanche en Haute-Savoie, où le risque de déclenchement, qui sera de nouveau "marqué" lundi, était aujourd'hui de 4 sur une échelle de 5.Dans les Hautes-Alpes, où le risque était également de 4 sur une échelle de 5, six déclenchements d'avalanches sans conséquences ont été signalés, impactant "tous les secteurs et toutes les orientations", ont précisé les secours. En Isère, sept skieurs ont été victimes de coulées sur la seule journée de dimanche, où quatre avalanches ont été dénombrées. Cinq des victimes ont été blessées.Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a appelé "tous ceux qui pratiquent les sports d'hiver à la plus grande prudence". "Suivre les consignes des autorités est indispensable pour ne pas se mettre en danger. Et ne pas mettre en danger nos équipes de secours", a-t-il ajouté.
Le cadavre de l'adolescent avait été découvert mardi 6 juin par un huissier qui venait expulser le locataire, son père, qui accumulait les loyers impayés. L'homme habitait un appartement dans un immeuble cossu du quartier Bagatelle, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Depuis un an et demi, il conservait le corps de son fils, dissimulé dans un tapis, qu'il aurait vraisemblablement tué, selon une information du Parisien. Le parquet de Nanterre a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire. La disparition du jeune homme, qui remonterait à la fin de l'année 2015, n'a alerté personne, ni son entourage, ni l'établissement scolaire qu'il fréquentait. Les voisins non plus n'ont rien soupçonné, malgré l'état avancé de décomposition du corps. L'adolescent était âgé de 14 ans. Ce terrible secret a été percé par une personne extérieure au drame. Un huissier de justice, venu expulser le sexagénaire, a retrouvé l'homme étendu sur le sol, gisant dans une mare de sang. Il portait des traces de coups de couteau, "trois blessures par arme blanche à l'abdomen et au thorax", selon les constations de la police. À ses côtés, les forces de l'ordre dépêchées sur place ont découvert un deuxième corps "en état de décomposition, allongé sur le sol". Transporté à l'hôpital dans un état grave, le sexagénaire a pu être entendu jeudi par les enquêteurs. Il semblerait qu'il se soit lui-même poignardé lorsque que l'huissier s'est présenté chez lui, selon les précisions du Parisien. Quant au décès de son fils, l'homme aurait expliqué avoir eu une altercation avec le jeune homme car le père ne voulait pas qu'il sorte fêter le réveillon du Nouvel An avec des copains. La dispute aurait dégénéré en bagarre. Le père affirme n'avoir aucun souvenir de ce qu'il s'est passé avant de prendre conscience que son enfant était mort, indique encore Le Parisien. Le corps est ensuite resté là, dans un couloir. L'état du sexagénaire s'est dégradé vendredi et ne permettait plus aux policiers de l'interroger.
Seuls 24% des Français ont une bonne opinion de Manuel Valls comme Premier ministre, soit 6 points de moins qu'en avril et 15 points de moins qu'en janvier. C'est son plus mauvais score depuis son arrivée à Matignon.
Dans un contexte de tension sociale, Manuel Valls perd surtout des points auprès des sympathisants de la gauche non socialiste (8%; -13). Il continue en revanche de bénéficier du soutien majoritaire des sympathisants PS (59%), même si sa popularité s'érode également auprès de cette population (-3 points depuis avril, -5 points depuis mars). La cote de popularité de François Hollande se stabilise à son plus bas niveau La cote de popularité du président de la République demeure très faible (19%). Comme pour son Premier ministre, la cote de popularité du Président résiste auprès des sympathisants PS (57%; +1) mais recule chez les sympathisants de la gauche non socialiste (16% ; -6).Probable cause de cette impopularité massive de l'exécutif, la politique gouvernementale n'a jamais paru aux yeux des Français aussi peu juste (17%; -4) et efficace (9%; -1).Des sympathisants de la gauche toujours divisés A gauche, la hiérarchie des personnalités que l'on souhaite le plus voir jouer un rôle à l'avenir est toujours très différente selon sa proximité partisane détaillée, au point que le classement général, qui place Christiane Taubira en première ligne, peut paraître réducteur. Les sympathisants PS continuent de plébisciter des personnalités gouvernementales (Bernard Cazeneuve : 65%, Najat Vallaud Belkacem : 60% et Jean-Yves le Drian : 58%) tandis que les sympathisants de la gauche non socialiste mettent en avant Jean-Luc Mélenchon (62%), Christiane Taubira (60%) et Martine Aubry (55%). A droite, Alain Juppé est rattrapé par Nicolas SarkozySi Alain Juppé conserve la tête de notre classement des cotes d'influence auprès de l'ensemble des Français (46%; -4) et auprès des seuls sympathisants de droite (69%; -2), il apparaît en retrait par rapport à notre précédente vague d'enquête. Il perd notamment des points auprès des personnes se disant proches des Républicains (69%; -7), tout comme Bruno Le Maire (62%; -5).A l'inverse, Nicolas Sarkozy bénéficie d'une dynamique positive, aussi bien auprès des sympathisants de son parti (63%; +10) qu'auprès de l'ensemble des sympathisants de droite (44%; +8). S'il ne parvient pas à dépasser Alain Juppé, il se rapproche de l'ancien Premier ministre auprès de cette cible stratégique dans la perspective de la primaire.
Pierre Troisgros, devenu célèbre avec son frère Jean pour avoir révolutionné la cuisine et fait de l'hôtel-restaurant familial de Roanne un monument de la gastronomie, est décédé mercredi à l'âge de 92 ans, a annoncé à l'AFP Patrice Laurent, directeur de la Maison Troisgros.
"Pierre Troisgros est décédé à son domicile du Coteau (près de Roanne, ndlr) en début d'après-midi", a déclaré M. Laurent, qui travaille depuis 30 ans pour la maison familiale. "Son fils Michel et son épouse se sont rendus sur place et sont sous le choc", a-t-il ajouté, en confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.Après le Lyonnais Paul Bocuse, dont il était très proche, et le Poitevin Joël Robuchon, disparus en 2018, c'est un nouveau monstre sacré de la haute cuisine française qui tire sa révérence."L'équipage a le coeur lourd ce soir. Nous apprenons le décès du chef Pierre Troisgros qui fut le compagnon de route de monsieur Paul pendant 70 ans d'une amitié hors du commun", a rapidement réagi dans un tweet l'équipe du restaurant Paul Bocuse.Né le 3 septembre 1928, cet homme à l'invariable moustache et au sourire bonhomme a été élevé avec son frère aîné Jean dans le goût de la bonne chère par ses parents, à la tête de L'Hôtel Moderne à Roanne.Les deux frères sont formés dans les meilleurs restaurants et oeuvrent à l'obtention d'une première étoile en 1955. Le restaurant devient Les Frères Troisgros, avec Pierre aux fourneaux, Jean en maître saucier et leur père Jean-Baptiste en salle et à la cave.Pratiquant une cuisine innovante, créative mais simple et parfois allégée, Pierre se livre à des associations de saveurs inédites qui préfigurent la Nouvelle Cuisine, dont les frères Troisgros seront, avec Michel Guérard notamment, des précurseurs.La deuxième étoile est décernée à la maison roannaise en 1965 et la troisième en 1968. Cette même année, Christian Millau la qualifie de "meilleur restaurant du monde", ce que fera aussi le guide Zagat en 2007.A la mort brutale de Jean en 1983, le second fils de Pierre, Michel, né en 1958, vient rejoindre son père en cuisine, avant de reprendre le flambeau. Il oeuvre désormais avec son fils, César, représentant de la quatrième génération de Troisgros, dans le restaurant installé depuis février 2017 à Ouches, en pleine campagne, à une dizaine de kilomètres de Roanne.La famille a également ouvert une brasserie-épicerie à Roanne et une auberge à Iguerande, en Saône-et-Loire.
Le compte twitter officiel de la police nationale des Yvelines a partagé deux messages laissés par des individus après leur garde à vue.
"Ma garde à vue était bien, les policiers sont gentils", c'est l'un des messages postés par une personne après sa garde à vue au commissariat de Rambouillet, relayé par la police nationale sur les réseaux sociaux, rapporte Le Parisien."Quand des gardés à vue sont ravis de leur accueil au commissariat de Rambouillet et le font savoir !", écrit la police en guise de légende d'une photo des deux fameux avis. "Accueil chaleureux, personnel agréable", fait remarquer l'un des deux gardés à vue.Les internautes mitigésDans les deux messages, on souligne la gentillesse des policiers. L'un d'eux écrit même que c'est ce qui a motivé ses aveux. Tous deux mentionnent par ailleurs l'une des policière, "sympa" et "très jolie".Les internautes ont été nombreux à réagir à ces messages, dignes d'un livre d'or de la police. "C'est donc bien un hôtel de police", s'amuse l'un d'eux, tandis qu'un autre souligne : "ces petits messages ramenent beaucoup d'humanité a un metier difficile". D'autres, en revanche, dénoncent le fait "qu'un client satisfait revient toujours".Au début du mois, un homme avait décidé de laisser son avis sur Google après sa garde à vue au commissariat de Metz, en Moselle. "Personnel accueillant et chaleureux, les chambres individuelles et collectives sont très confortables, j'ai passé une nuit d'enfer", avait-il écrit.
Un adolescent de 16 ans, connu pour sa "tendance à la pyromanie", a été mis en examen vendredi à Bayonne et placé en détention provisoire, soupçonné d'avoir déclenché le spectaculaire incendie survenu en plein centre d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques) fin juillet.
Le jeune homme, qui nie les faits après s'en être vanté auprès de camarades, a été mis en examen "pour fait criminel de destruction volontaire par incendie" de la forêt de Chiberta, a annoncé vendredi le procureur de Bayonne Jérôme Bourrier lors d'une conférence de presse.Le mineur qui risque une peine maximale de 20 années de réclusion, plaide désormais la "vantardise", niant les faits auprès des enquêteurs, selon le parquet.Cet adolescent qui vivait dans un foyer et avait "une tendance avérée à la pyromanie, s'est vanté auprès de ses camarades d'en être l'auteur", a précisé le procureur en évoquant l'incendie qui avait ravagé 167 ha de forêts et de végétation.L'enquête dirigée par la police judiciaire de Bayonne, a permis d'établir des "indices graves et convergents" à l'encontre du jeune homme.Une habitante avait notamment fait un signalement aux enquêteurs le week-end dernier, après avoir discuté avec les deux jeunes auprès de qui s'était vanté l'adolescent, a raconté M. Bourrier.Le procureur a précisé que "le mode opératoire n'est pas établi. On n'a pas de certitudes sur la manière dont le feu a été enclenché".Sur le déroulement de la journée de l'incendie, le procureur a raconté que le jeune homme avait passé l'après-midi sur une plage d'Anglet avec sa mère.- "Des petits feux" dans sa chambre -Un éducateur lui ayant signalé qu'il ne pouvait venir le chercher, l'adolescent était reparti à pied à 18h00 vers son foyer de Bayonne, qui accueille des enfants placés, et "est passé sur le secteur concerné à l'heure où l'incendie s'est déclaré", à 18h32.Le jeune homme était déjà connu de la police pour sa "tendance à la pyromanie", après un incendie qui s'était déclaré fin juin dans sa chambre de foyer, a encore fait savoir le procureur.Avant d'être en foyer, l'adolescent a vécu en famille d'accueil jusqu'en 2018. Cette famille, interrogée par les enquêteurs, a indiqué que le jeune homme avait déjà allumé des "petits feux" dans sa chambre, à plusieurs reprises.Le jeune homme a été placé en détention provisoire vendredi soir sur décision du juge des libertés et de la détention, comme l'avait requis le parquet.Le spectaculaire incendie qui avait ravagé la forêt de Chiberta avait également détruit cinq maisons, sans faire de victimes. Le maire LR d'Anglet Claude Olive avait alors estimé qu'un "drame humain" avait été évité.Vingt-six personnes avaient été brièvement hospitalisées.La forêt de Chiberta, îlot de verdure très fréquenté de 250 ha en pleine agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz, est située entre le fleuve Adour et l'Atlantique et bordée notamment par un prestigieux parcours de golf et de luxueuses villas.L'incendie avait éclaté dans des conditions météorologiques qualifiées de "dantesques" par le préfet, le mercure ayant frôlé les 42°C à Saint-Jean-de-Luz, non loin d'Anglet sur la côte basque.Les pompiers - ils étaient 150 au plus fort du dispositif - avaient dû affronter des bonds de feu de 50 à 100 m, dans des arbres très hauts de la pinède, avec beaucoup de végétation au sol, ce qui avait compliqué leur tâche.Dès le 1er août, la piste d'un incendie d'origine humaine avait été privilégiée, en l'absence de foudre ou de fil électrique qui auraient pu provoquer une étincelle.Les pompiers restaient d'ailleurs mobilisés sur le secteur ce week-end en raison des fortes chaleurs attendues, pour éviter toute éventuelle reprise.
Ils n'ont rien payé pendant deux ans. Une garderie d'enfants de 0 à 3 ans à Marseille n'a rien facturé aux parents, alors que l'heure de garde coûte trois euros par enfant.
La mairie doit aujourd'hui recouvrer quelque 600.000 euros, d'après une information d'Europe 1. "C'est de l'amateurisme", souligne Séverine Gilles, présidente de l'association des parents d'élèves. "On n'a jamais reçu aucune facture. Nous n'avons jamais su ce que l'on devait. J'ai commencé à payer cette année. Aujourd'hui on a des moyens modernes, tout se fait par Internet, c'est un peu désolant. Ils vont galérer pour récupérer l'argent, on rentre dans du recouvrement, de la menace. Les choses auraient été mises en place dès le début on n'en serait pas arrivé là". Et la maman de Lina, qui fréquente la garderie depuis trois ans, n'est pas la seule à n'avoir aucune idée de ce qu'elle doit. Les familles débitrices ont reçu un courrier de la municipalité, pour régulariser une situation qui n'est pas de leur fait. En effet, pendant deux ans, aucune facture n'a été envoyée. La mairie a d'ores et déjà assuré qu'elle mettrait en place des facilités de paiement pour les parents. Elle a également souligné qu'"avec un budget de fonctionnement annuel d'un milliard d'euros", "cette ardoise de 600.000 euros ne représente pas grand-chose".
Face à l'épisode de pollution lié à la canicule, Paris, Lyon ou encore Strasbourg adoptent la circulation différenciée.
Alors que la chaleur va encore monter d'un cran ce mercredi en France, jusqu'à atteindre 40°C dans plusieurs régions, les autorités ont décidé de réagir pour contrer l'épisode de pollution qui s'annonce. A Paris et en région parisienne, la circulation différenciée est mise en place par la préfecture de police ce mercredi, " de manière exceptionnelle et de façon anticipée", a-t-elle annoncé mardi soir, avant d'annoncer quelques heures plus tard que la mesure était reconduite à jeudi. Une décision "en parfaite conformité avec le cadre d'action fixé" par le ministre de la Transition écologique François de Rugy, précise le communiqué. Un forfait "pic de pollution" dans les transports en communSeuls les véhicules munis d'une vignette Crit'Air de classe 0, 1 et 2 seront autorisés à circuler à l'intérieur du périmètre délimité par l'A86, soit Paris et la petite couronne. Les autres véhicules, voitures à essence immatriculées avant fin 2005 et diesel immatriculées avant fin 2010 (vignettes Crit'Air 4, 5 mais aussi désormais 3), ne pourront pas circuler. La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé qu'"un forfait spécifique 'pic de pollution' sera disponible sur le réseau francilien de transports collectifs pour que les Franciliens et les visiteurs puissent facilement accéder aux transports en commun". A Lyon, le président de la métropole a obtenu lui aussi la circulation différenciée, ainsi qu'à Villeurbanne. A Strasbourg, elle sera mise en place jeudi - cette journée étant prévue pour être le pic de l'épisode de canicule. "Seuls les véhicules équipés de vignettes vertes (électriques), de vignettes 1, 2 ou 3 seront autorisés à circuler", poursuit le communiqué. Les préfectures du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont annoncé l'abaissement dès mercredi de la limitation de vitesse de 20 km/h sur les réseaux autoroutiers et les routes à chaussées séparées.
Plusieurs étudiants en sociologie auraient créé un groupe privé sur le service de messagerie de Facebook pour se moquer de leurs camarades et professeurs noirs. L'université a réagi en annonçant l'ouverture d'une enquête en interne.
L'université de Lorraine s'apprête à diligenter une enquête administrative après avoir été alertée sur des échanges de propos et de vidéos à caractère raciste entre plusieurs étudiants, a indiqué à l'AFP le directeur de la communication de l'établissement, David Diné, samedi 27 avril. La veille, l'établissement avait publié un tweet dans lequel il condamnait "la gravité des actes racistes" commis "sur les réseaux sociaux par des étudiant.e.s."."Déversoir de propos et de vidéos racistes""Nous avons été alertés hier par les réseaux sociaux sur le fait qu'un groupe privé Messenger", la messagerie de Facebook, "d'étudiants en sociologie à Metz était apparemment un déversoir de propos et de vidéos racistes se moquant des étudiants et d'enseignants noirs", a détaillé le directeur de la communication samedi. L'université va très prochainement "diligenter une enquête interne administrative" en vue d'une éventuelle plainte, considérant la situation "assez grave pour interroger la communauté universitaire", a insisté le représentant de la direction.Le groupe découvert par hasardL'existence de ce groupe de discussion a été découverte par hasard, lors d'une sortie scolaire. "Une jeune fille a pris des captures d'écran des conversations de ce groupe et les a postées sur les réseaux sociaux", a indiqué David Diné, qui précise que seuls "deux ou trois étudiants" et étudiantes faisaient partie de ce groupe privé. Dans un communiqué, le syndicat étudiant UNEF Lorraine a appelé "la communauté universitaire (à) apporter des réponses fermes face à de tels actes", qu'il "condamne et dénonce fermement".
FACT-CHECKING. Le masque est-il trop poreux pour protéger du virus, ou au contraire empêche-t-il de respirer ? Ni l'un ni l'autre, selon de nombreux scientifiques du monde entier.
Mais ces théories servent d'arguments aux "anti-masques". 1. Le masque ne laisse pas passer l'oxygène : FAUXL'idée fausse d'une "hypoxie" - lorsque l'oxygène vient dangereusement à manquer - induite par les masques est l'une des plus répandues. Certaines publications sur les réseaux sociaux affirment même que les masques peuvent tuer. Le masque ne provoque pas d'insuffisance en oxygène, ont pourtant expliqué de nombreux médecins à l'AFP. "Le masque n'est pas un circuit clos, il laisse passer l'oxygène", souligne par exemple le Pr Yves Coppieters, médecin épidémiologiste et professeur de santé publique à l'Université Libre de Bruxelles (ULB). Gilets jaunes et anti-masques: vers une convergence des luttes?par BFMTVIl peut en revanche y avoir "une sensation d'inconfort qui provoque une impression d'étouffer, mais c'est psychologique. Mais dans le cas d'une personne en bonne santé, il n'empêche pas du tout d'effectuer des activités quotidiennes normalement", ajoute-t-il.2. On peut s'étouffer avec son propre CO2 : FAUXL'idée, erronée elle aussi, que l'on respirerait dangereusement notre propre CO2 est également très populaire. Mais comme on l'a vu, le masque n'est pas hermétiquement fermé et laisse circuler l'air. "Un masque n'est pas un circuit fermé. Presque tout l'air expiré s'échappe du masque donc vous ne respirez pas votre propre CO2", explique ainsi Shane Shapera, directeur du programme des maladies pulmonaires de l'hôpital public de Toronto, au Canada.3. Des champignons peuvent se développer dans votre masque : FAUX "Les infections fongiques (liées aux champignons) graves sont rares", explique Françoise Dromer, responsable de l'unité de Mycologie moléculaire et du Centre national de référence des Mycoses invasives et des antifongiques de l'Institut Pasteur. "Dans les conditions d'utilisation recommandées, il n'y a aucun moyen que des champignons se développent à l'intérieur d'un masque", assure-t-elle. "Pour qu'un masque moisisse, il faudrait le laisser, par exemple, humide dans une pièce pleine de moisissure, ou dans un compost, pendant des semaines", assure-t-elle encore, rappelant qu'un masque doit être changé toutes les 4 heures.Comme "les humains ont des bactéries normales dans leur bouche et leurs fosses nasales", "quand nous parlons, nous expulsons des gouttelettes de salive. Il peut y avoir des champignons ou des bactéries qui restent sur le masque", explique aussi Daniel Pahua, professeur de santé publique à l'Université nationale autonome du Mexique (Unam). Mais, "la plupart de ces agents ne produisent pas de maladie, parce que ce sont des bactéries que nous avons dans la bouche", ajoute-t-elle. 4. Les masques laissent passer le virus : FAUXLa théorie selon laquelle les masques laisseraient passer le virus est elle aussi très populaire, avec souvent l'idée que les mailles sont plus grandes que le virus. D'une part, "la taille de la particule virale n'est pas pertinente. C'est la taille des gouttelettes qui contiennent le virus qui compte", des gouttelettes largement filtrées par le masque, explique le Dr Julian Leibowitz, professeur en immunologie microbienne de la Texas AM University.D'autre part, le masque chirurgical ne fonctionne pas que comme une passoire mais filtre selon d'autres principes physiques (effet d'inertie et capture électrostatique ...) de façon à empêcher un maximum de gouttelettes, mêmes petites, de passer, selon Jean-Michel Courty, professeur de physique à la Sorbonne et chercheur au laboratoire Kastler Brossel.D'après les normes du ministère de la Santé, les masques vendus au grand public doivent filtrer au minimum 70% des particules - toutes tailles confondues. Et "les masques n'ont pas besoin d'être efficaces à 100% pour avoir un rôle significatif sur le ralentissement de l'épidémie", relève le virologue Benjamin Neuman, de la Texas AM University. L'Organisation mondiale de la santé considère le port du masque comme une mesure efficace pour limiter la propagation du virus, en plus de la distance physique et du lavage de mains. Il est d'autant plus efficace qu'il est massivement porté, car les porteurs se protègent mutuellement les uns les autres.5. Porter un masque dans l'espace public est contraire à la loi "antiburqa" : FAUXCette affirmation a été partagée des milliers de fois depuis le printemps. Mais c'est faux. D'abord parce que la loi de 2010 "interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public" prévoit que cette interdiction "ne s'applique pas si la tenue est prescrite ou autorisée par des dispositions législatives ou réglementaires" et précise même qu'il y a exception pour "raisons de santé".De plus, explique le constitutionnaliste Didier Maus, "le masque ne dissimule pas la totalité du visage". Enfin, un décret du 10 juillet 2020, "dit clairement que l'on peut prescrire le port du masque dans un certain nombre de circonstances", ajoute le constitutionnaliste.
Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens".
Nouvelle offensive du camp Sarkozy contre l'enquête sur un financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancien président et ses proches vont contester mercredi, devant la cour d'appel de Paris, la validité de l'enquête judiciaire, huit ans après la publication de premières accusations.Nicolas Sarkozy, ses anciens ministres Claude Guéant, Eric Woerth et Brice Hortefeux -tous mis en examen sauf ce dernier- ont soulevé toute une série de nullités contre l'enquête déclenchée par la publication par Mediapart en 2012, dans l'entre-deux tours de la présidentielle, d'un document censé prouver ce financement. Autre protagoniste au cœur du dossier, l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, remis par les autorités britanniques à la France fin janvier, a également déposé plusieurs recours. La cour d'appel, qui mettra ses décisions en délibéré, examinera aussi la recevabilité de l'ONG anticorruption Sherpa en tant que partie civile dans ce dossier.Cette étape procédurale est cruciale pour la poursuite de cette information judiciaire ouverte en 2013 et dirigée par les juges Aude Buresi et Marc Sommerer depuis le départ l'été dernier à Nanterre de Serge Tournaire.Témoignages de dignitaires libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations d'un intermédiaire... Après sept ans de travail, une somme d'indices troublants ont donné corps à la thèse d'un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy par le régime de Kadhafi.En novembre 2016, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d'euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Mais aucune preuve matérielle n'a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.Sarkozy se targue de son immunité présidentielleDans ses recours, Nicolas Sarkozy, mis en examen pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens", réclame d'abord la reconnaissance de son immunité présidentielle, face aux accusations de contreparties qu'il aurait accordées, après son élection, au régime de Kadhafi. Pour les faits antérieurs, qui auraient été commis alors qu'il était ministre de l'Intérieur (2005-2007), Nicolas Sarkozy et son ex-ministre délégué Brice Hortefeux affirment que leurs cas relèvent de la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger les membres de gouvernement pour l'exercice de leurs fonctions.Dans ses réquisitions écrites, l'avocat général, qui demande de valider ces investigations tentaculaires, leur oppose que les actes reprochés n'ont pas de lien direct avec leurs fonctions de l'époque.Eric Woerth, l'ex-trésorier, conteste pour sa part les fondements de sa mise en examen pour "complicité de financement illégal de campagne". De l'argent en liquide, au moins 30.000 euros, avait circulé au siège de campagne, et les enquêteurs soupçonnent ces sommes non-déclarées d'être un reliquat de l'éventuel financement libyen. Nicolas Sarkozy et Claude Guéant font valoir que la loi française ne prévoit pas de poursuites pour le détournement de fonds publics d'un pays étranger.Dans cette enquête, Claude Guéant est notamment soupçonné d'avoir perçu 500.000 euros en 2008 en rétribution de son intervention auprès d'EADS (devenu Airbus group) en faveur de l'intermédiaire Alexandre Djouhri, qui réclamait le paiement d'une commission pour une vente d'avions à la Libye. Claude Guéant a toujours soutenu que cette somme était le fruit de la vente de deux tableaux de peinture flamande.Alexandre Djouhri attaque quant à lui la validité des mandats d'arrêt européens émis à son encontre par les magistrats anticorruption français. Le nom de ce proche de Claude Guéant apparaît aussi dans l'enquête pour la vente en 2009 d'une villa à Mougins, sur la Côte d'Azur, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh, ancien dignitaire du régime de Khadafi. Il est soupçonné d'en avoir été, derrière plusieurs prête-noms, le véritable propriétaire et de l'avoir cédée à un prix surévalué, permettant de dissimuler d'éventuels versements occultes, ce qu'il conteste. Sur ce volet, Alexandre Djouhri reproche au juge Tournaire d'avoir agi en dehors du périmètre autorisé de l'enquête.
Le groupe automobile pointe de "graves déficiences" dans la gestion de la filiale Renault-Nissan aux Pays-Bas, que dirigeait Carlos Ghosn. Ce dernier ne devrait par ailleurs pas recevoir de "retraite-chapeau".
L'audit de la filiale commune de Renault et Nissan aux Pays-Bas (RNBV), initié après l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon, soulève de "sérieux questionnements" à propos de la conformité de plusieurs millions d'euros de dépenses, a annoncé Renault mercredi 3 avril dans un communiqué. L'étude des comptes de RNBV "fait ressortir de graves déficiences au plan de la transparence financière et des procédures de contrôle des dépenses", est-il précisé. Le groupe automobile a par ailleurs indiqué que Carlos Ghosn ne pourrait prétendre à une "retraite-chapeau" comme ancien membre du comité exécutif du groupe Renault car il ne remplit pas les conditions nécessaires pour la toucher. "Aucune rente ne pourra lui être versée à ce titre", précise Renault au sujet de son ancien président. Ce dispositif de retraite est notamment soumis à une condition de présence du mandataire social au moment où il fait valoir ses droits à la retraite.Actuellement assigné à résidence dans la capitale japonaise, Carlos Ghosn nie toute malversation. Lors d'un entretien dans la prison où il était détenu, il avait dénoncé "un complot" ourdi par Nissan pour faire échec à son projet d'intégration plus poussée du groupe avec Renault. L'ex-grand patron fait l'objet de trois inculpations, dont deux pour avoir omis de déclarer une grande partie de ses revenus, sur la période cumulée 2010-2018, dans des documents de Nissan remis aux autorités boursières.
Huit autres personnes sont toujours en garde à vue.
L'enquête sur l'attaque au hachoir vendredi à Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo se poursuit et après avoir relevé des éléments du parcours du principal suspect, une source proche du dossier explique qu'il pourrait avoir agi seul.Cet homme qui déclare se nommer Hassan A. et être né en août 2002 à Mandi Bahauddin (Pakistan), est soupçonné d'avoir grièvement blessé deux salariés de l'agence Premières Lignes devant l'immeuble qui abritait la rédaction du journal satirique lors des attentats de janvier 2015.Parmi les personnes en garde à vue, son petit frère, une connaissance, cinq hommes qui se trouvaient dans l'un de ses domiciles présumés en banlieue de Paris, et un ancien colocataire.Il s'agit de comprendre "l'environnement" du principal suspect, selon la source proche du dossier, car "tout laisse à penser qu'il a agi seul".Par ailleurs, une vidéo de plusieurs minutes "pas encore totalement authentifiée" montre un homme qui pourrait être, de manière "extrêmement probable" Hassan A.. Sur la vidéo, cet homme "chante, pleure, parle des caricatures du prophète et annonce son passage à l'acte dans une sorte de manifeste", détaille la source proche du dossier, qui insiste sur "l'absence d'un acte d'allégeance à une organisation".L'homme, qui n'était pas inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), "n'était pas connu des services de police, ni de renseignement" pour des soupçons de radicalisation, selon cette source.Il a fait l'objet en juin dernier d'un rappel à la loi pour un port d'arme de catégorie D, "une arme blanche", mais pas un "tournevis", comme avancé vendredi par le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin, a-t-on précisé de même source.
Le chiffrage indépendant est (beaucoup) plus proche de celui de la police que de celui des syndicats.
Combien étaient-ils ? À Marseille, la société indépendante Occurence, mandatée par plusieurs médias français, a compté 5.700 manifestants jeudi 19 avril, dans le cortège réuni à l'appel de la CGT, indique franceinfo. Mais pour le syndicat, les manifestants étaient... 65.000, soit onze fois plus ! Quant à la police, elle a comptabilisé 5.000 personnes, selon La Provence.Interrogé par franceinfo pour s'exprimer sur cet écart dans les décomptes, la CGT des Bouches-du-Rhône a confirmé son chiffre, insistant sur le fait qu'elle est "habituée à compter les manifestants pendants les mobilisations". Cependant, elle a refusé de s'expliquer davantage, estimant qu'elle "n'a pas à expliquer comment on a compté." Manifestations : la CGT a-t-elle gagné son pari ?par franceinfoUn collectif de médias, dont l'AFP, BFMTV, franceinfo, Mediapart ou encore Le Monde, s'est associé à un cabinet d'études et de conseil indépendant, Occurrence, pour réaliser des comptages indépendants lors des manifestations. La société effectue le comptage grâce à deux capteurs placés en hauteur traçant une ligne virtuelle sur la rue et comptabilisant chaque manifestant. Des micro-comptages manuels effectués pendant la manifestation viennent compléter le dispositif. Le premier chiffrage a été diffusé après la manifestation des cheminots du 22 mars.
L'actrice française Mireille Darc est morte à l'âge de 79 ans, lundi 28 août, a annoncé sa famille à RTL, qui cite sa famille. Elle avait été victime de trois attaques cérébrales consécutives en septembre 2016.
Elle avait "failli mourir" à ce moment-là, avait confié à RTL son mari Pascal Deprez.En 1980, Mireille Darc qui fut la compagne d'Alain Delon, a été opérée à coeur ouvert par le Professeur Christian Cabrol qui lui a implanté une valve cardiaque. En 2013, l'actrice a été de nouveau opérée du coeur.Née le 15 mai 1938 dans un milieu modeste, Mireille Aigroz - qui a choisi son pseudonyme en référence à Jeanne d'Arc- est devenue une star dans les années 70, volontiers comparée à Brigitte Bardot. Avec son casque de cheveux blonds, la "grande sauterelle" (surnom gagné après un film éponyme de 1966) fait des ravages au cinéma, dans les polars loufoques de Lautner - elle a tourné avec lui une quinzaine de films - et les productions bon enfant d'Edouard Molinaro. Son inoubliable robe au décolleté vertigineux dénudant son dos dans "Le grand blond avec une chaussure noire" (1972) a marqué les esprits.SOUFFLE AU CŒURAprès sa rencontre avec Alain Delon sur le tournage de "Jeff" en 1968, elle met quelque peu sa carrière entre parenthèses pendant quinze ans. Atteinte depuis l'enfance d'un souffle au cœur, elle doit subir une opération à cœur ouvert au printemps 1980. Quelque temps plus tard, c'est la séparation avec Alain Delon puis un grave accident de voiture qui l'immobilise pendant plus de trois mois. Pendant ce temps, le cinéma l'oublie, mais elle revient par la petite porte, la télévision. Elle renoue avec la popularité dans des rôles de femme décidée et indépendante ("Les coeurs brûlés", "Les yeux d'Hélène", "La justice de Marion"...). En 1997 "Sapho", un téléfilm de Serge Moatti, lui offre enfin un rôle insolite et troublant, plein de mystère, loin de son personnage habituel. Au début des années 1990, elle se lance aussi dans la réalisation de documentaires sociétaux sur des sujets comme les greffes d'organes, le cancer, la prostitution ou, plus récemment, en 2015, les femmes SDF. En 2007, elle était remontée sur les planches pour jouer avec Alain Delon - resté un ami très proche - "Sur la route de Madison" au théâtre Marigny.
L'ex-président Lula a déclaré dans un entretien à l'AFP qu'il redoutait "un génocide" au Brésil en raison de l'opposition farouche aux mesures de confinement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro.
Luiz Inacio Lula da Silva s'est également dit, dans cet entretien réalisé jeudi en visioconférence, en faveur de la destitution de Jair Bolsonaro, tout en s'inquiétant du rôle prépondérant des militaires, qui ont selon lui "plus d'influence au gouvernement" qu'au moment de la dictature (1964-1985).Le Brésil est l'un des pays les plus touchés par le coronavirus, avec près de 14.000 morts, mais Jair Bolsonaro appelle quotidiennement au déconfinement, arguant que la préservation de l'économie et de l'emploi sont prioritaires pour éviter le "chaos social". Confiné depuis le 12 mars à son domicile près de Sao Paulo, Lula Luiz Inacio Lula da Silva a dit se sentir "prisonnier chez lui", après avoir passé un an et demi incarcéré pour corruption, jusqu'en novembre dernier.Q: Que pensez-vous des tensions politiques autour du coronavirus au Brésil?R: "Le gouvernement transforme les gens qui sont inquiets du virus en ennemis, ça ne peut pas fonctionner ainsi. Je suis catholique, je prie pour que le peuple brésilien soit sauvé d'un génocide causé par Bolsonaro".Q: En mars, vous étiez opposé à une destitution de Bolsonaro. Vous avez changé d'avis?R: "Ce que je voulais dire, c'est qu'on ne pouvait pas demander la destitution d'un président au lendemain de son élection (ndlr: octobre 2018). D'abord, il doit avoir commis des fautes graves. Mais je pense à présent qu'il a commis de nombreuses fautes graves. Il a porté atteinte à la démocratie, aux institutions, au peuple brésilien. Il ne respecte même pas les gens qui sont morts du coronavirus. Par contre, je pense que la demande de destitution devrait être déposée par une entité non politique, pas par un parti, pour éviter toute connotation idéologique".Q: Comment évaluez-vous la position des militaires au sein du gouvernement?R: "En tant qu'institution, l'Armée est garante de notre souveraineté. (Les militaires) peuvent contribuer beaucoup pour l'ordre et la paix de notre pays, mais ne peuvent pas prendre parti. Leur parti, c'est le Brésil. Mais là, on voit Bolsonaro placer des militaires dans de nombreux postes. Aujourd'hui, il y a plus de militaires que de civils au palais présidentiel. Les militaires sont aux commandes. (...) Notre pays n'est pas une caserne (...) il doit être gouverné de la façon la plus démocratique possible. Les militaires ne savent pas forcément bien gérer la démocratie".Q: Quel rôle jouent vraiment les militaires près de Bolsonaro ?"Je crois qu'ils ont une part importante dans les prises de décision de Bolsonaro. À chaque fois qu'il dit une bêtise, le lendemain il est recadré par un militaire. Si le ministre de la Santé donne une interview, il aura un général à ses côtés. Les militaires ont plus d'influence dans le gouvernement aujourd'hui que durant la dictature, quand des généraux étaient présidents".Q: Pourquoi la gauche n'arrive-t-elle plus à jouer un rôle d'opposition de premier plan?R: "La gauche fait opposition au gouvernement tous les jours, au Congrès, dans les mouvements sociaux et syndicaux. La différence, c'est que nous ne sommes pas dans la rue. Beaucoup de gens qui ont élu Bolsonaro n'ont compris que maintenant qu'il n'était pas en mesure d'être président de la République. Je suis sûr que la droite n'est pas habituée à supporter un président aussi peu civilisé".Q: Le Parti des Travailleurs (PT, formation historique de Lula) peut-il faire partie d'un front élargi d'opposition contre Bolsonaro, y compris avec le centre droit? R: "C'est difficile à imaginer. Il faut savoir faire la différence entre la construction d'un front élargi et une alliance électorale. Si le PT prend part à une alliance, ce sera une alliance de gauche. Ici, au Brésil, c'est difficile d'imaginer un front élargi, comme en Uruguay. Au Brésil, nous avons plus de 30 partis, des fonds publics pour financer les campagnes électorales de chaque parti. Peu de partis sont disposés à y renoncer, les partis ne veulent pas perdre leur autonomie".
Le Pérou a été le premier pays d'Amérique latine à adopter des mesures restrictives pour tenter de contenir l'épidémie de Covid-19. Pourtant, neuf semaines de confinement plus tard, les chiffres de contaminations explosent. Que s'est-il passé ?
Le pays de 32 millions d'habitants a fermé ses frontières et décrété un confinement national obligatoire dès le 16 mars, alors qu'à peine 86 cas étaient officiellement recensés. Aujourd'hui, le nombre d'infections approche les 110.000, dont 28.000 nouvelles en une semaine, et plus de 3.100 décès.Le Pérou est désormais le deuxième pays d'Amérique latine le plus touché après le Brésil (210 millions d'habitants) et le troisième en termes de décès après le Brésil et le Mexique (130 millions d'habitants). Plusieurs facteurs semblent avoir favorisé la propagation incontrôlée du virus :- Marchés et banquesEn décrétant le confinement, le gouvernement a maintenu des activités économiques essentielles, dont la vente de denrées alimentaires sur les marchés. Ces derniers sont devenus des foyers silencieux de contamination, jusqu'à ce que le gouvernement commence à prendre la mesure du problème.Plusieurs marchés ont ainsi été fermés. Sur le marché aux fruits du district de La Victoria à Lima, 86 % des commerçants ont été testés positifs au Covid-19. "Cela a été une chaîne de contagion explosive", souligne Luis Benavente, directeur de l'institut Vox Populi. "L'Etat a envoyé les militaires sur les marchés deux mois après le début du confinement, mais il était trop tard", dit-il.Les banques ont également été une source de contagion. Les Péruviens se sont regroupés en masse devant les établissements bancaires pour venir retirer des bons d'aide d'urgence distribués par le gouvernement. Là aussi, les autorités ont pris des mesures tardives avec des retraits bancaires qui peuvent être effectués désormais par voie électronique. - Fragilité du système de santéQuelque 7.500 patients atteints du Covid-19 sont hospitalisés au Pérou. En raison du manque d'équipements de protection ou du non-respect des protocoles de sécurité sanitaire, le virus s'est propagé parmi le personnel de santé. Au moins 635 médecins et 1.200 infirmières ont contracté la maladie, et 20 médecins et 12 auxiliaires médicaux en sont morts. Les travailleurs de la santé sont descendus dans la rue pour dénoncer l'incapacité du gouvernement à leur fournir le matériel de protection nécessaire et les médicaments pour faire face à la maladie. "Les malades meurent sur leur chaise ou dans leur fauteuil roulant", a témoigné auprès de l'AFP un infirmier d'un hôpital de Lima. - Beaucoup d'informel L'économie péruvienne est l'une des plus dynamiques d'Amérique latine, mais le travail informel représente 70 % des activités. Des milliers de personnes ont ainsi bravé les ordres de confinement pour pouvoir nourrir leur famille. Dans les premières semaines de la pandémie, plus de 50.000 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre pour avoir enfreint les règles du confinement. Les autorités ont ensuite cessé de publier des chiffres, mais le nombre important de contrevenants ont entraîné une forte contamination des policiers chargés de surveiller le respect du confinement. Une cinquantaine d'entre eux sont décédés du Covid-19. - Eau potable et pauvreté endémiqueAlors que des campagnes de sensibilisation ont été lancées par les autorités dans tout le pays pour encourager la population à se laver les mains afin de prévenir la contamination, cet effort s'est heurté à une dure réalité : des milliers de familles n'ont pas accès à l'eau potable. A Lima, qui compte 10 millions d'habitants, 1,2 million de personnes n'ont pas accès à l'eau et trois autres millions en bénéficient de façon intermittente, rappelle Mariella Sanchez, directrice de l'ONG Aquafondo. Le Pérou connaît aussi de grandes inégalités socio-économiques depuis l'époque coloniale. La pauvreté touche 20,5% de la population, selon les dernières statistiques de la Banque mondiale.Des milliers de familles pauvres ont quitté les hauts plateaux andins ou les régions amazoniennes pour venir s'entasser dans des bidonvilles à la périphérie de la capitale où la majorité des habitants survivent grâce à des emplois précaires. Ainsi, dans le quartier de Cantagallo à Lima, où vivent des Indiens de l'ethnie Shipibo Conibo, 475 personnes sur un total de 656 ont été testées positives au Covid-19.
Le 9 janvier, une opération de police était menée dans un monastère de Roquebrune-sur-Argens (Var), où plusieurs témoins ont signalé avoir vu Xavier Dupont de Ligonnès. Le moine qui avait été identifié, à tort, raconte cette journée à la chaîne LCI.
Confondu avec l'un des fugitifs les plus recherchés de France. Le frère Jean-Marie Joseph a été pris pour Xavier Dupont de Ligonnès par des fidèles qui s'étaient rendus, début décembre, dans le monastère de Notre-Dame-de-Pitié à Roquebrune-sur-Argens (Var) : "Je suis tombé des nues", évoque-t-il à LCI. S'il souligne que son âge et sa taille peuvent correspondre, "pour le reste, je ne lui ressemble pas du tout. J'ai des lunettes, certes. J'ai les cheveux coupés à ras et je suis plutôt blanchi disons, que brun...", sourit le frère.Le monastère a été passé au peigne fin par les enquêteurs de la police judiciaire de Nantes et de Toulon. "Tout était bien quadrillé. Ils étaient une vingtaine de fonctionnaires de police. Je n'en ai vu que dix, les autres étaient bien répartis dans le domaine, pour vérifier qu'il n'y ait pas d'intrus qui sorte brusquement, je suppose", précise le religieux. Et pour cause, c'est à Roquebrune-sur-Argens qu'à été repéré pour la dernière fois Dupont de Ligonnès, à la mi-avril 2011.Au courant des premiers signalements, en 2011, du fugitif dans le Var, Frère Jean-Marie Joseph déplore une opération aussi "spectaculaire". "Je ne peux pas concevoir que l'on puisse cacher une personne recherchée par la police. S'il se présentait ici, je l'inviterais à se dénoncer." Le frère raconte également que les moines, qui ont fait vœu de silence, n'ont parlé entre eux de la visite seulement ce dimanche: "Je ne vous dirai pas ce que nous nous sommes dit, c'est une conversation personnelle. Mais on en a souri plus qu'autre chose de cet événement qui nous a semblé disproportionné..."
Décidément, il l'a dans la peau. Chez les Beckham, il y a eu beaucoup de rumeurs de tromperie et de séparation, mais pour le couple star l'amour semble rimer avec toujours.
Et pour ne pas que s'éteigne la flamme, le footballeur a eu l'idée de se faire tatouer à plusieurs reprises. Sur son doigt, on peut lire 99, qui fait référence à l'année de son mariage avec l'ancienne Spice Girls. 17 ans plus tard, il réitère cette belle preuve d'amour. Le Dailymail vient de repérer un nouveau tatouage sur sa main, indiquant "My love", traduisez "Mon amour". Simple, mais très efficace. Le genre d'initiative qui a l'air de beaucoup plaire à Victoria Beckham. Car quand ce n'est pas pour sa femme, c'est en l'honneur de ses enfants qu'il se fait tatouer. La femme d'affaires avait partagé il y a quelques jours sur Instagram la photo d'un tatouage dans le cou en forme de tête de cheval juste en dessous de Buster, le surnom qu'il donne à son fils Brooklyn. Un cou également tatoué du prénom de leur fille Harper, qui figure juste à côté de la mention "Pretty Lady", signifiant "Jolie fille". Pas question pour le sex-symbol que l'on oublie, ne serait-ce qu'un instant, son rôle de mari et de père de famille.
Près de 240.000 personnes ont été évacuées pour échapper aux incendies qui ravagent la Californie, dont les autorités ont reçu, ces dernières heures des renforts en hommes et en matériel, avant une possible nouvelle série d'orages.
Une vingtaine de foyers majeurs étaient encore en activité dimanche, dont le LNU Lightning Complex et le SCU Lightning Complex, respectivement au nord et au sud-est de San Francisco.Le LNU a déjà traversé plus de 138.000 hectares, ce qui en fait le deuxième incendie le plus important en périmètre de l'histoire de la Californie, derrière le Mendocino Complex, et ses 185.000 hectares partis en fumée en juillet 2018.Le SCU Complex est lui déjà le troisième incendie le plus ravageur, avec plus de 137.000 hectares détruits, alors qu'il n'était contenu qu'à 10% dimanche matin.Au total, sur l'ensemble des feux d'ampleur répertoriés en Californie, qui ont fait au moins cinq décès, plus de 1.000 bâtiments ont été détruit, dont 845 pour le seul LNU Complex, qui était contenu à 17% dimanche. Près de 240.000 personnes ont été évacuées dans le "Golden State", le surnom de cet Etat, a indiqué dimanche Daniel Berlant, porte-parole de l'agence californienne de protection contre les incendies, CalFire, dans un vidéo postée sur Twitter.Les autorités californiennes ont reconnu que les effectifs étaient, dans un premier temps, insuffisants pour lutter efficacement contre autant d'incendies de grande ampleur.Mais les pompiers de Californie ont reçu, ces dernières heures, le renfort d'hommes et de matériel venus de plusieurs Etats américains, notamment l'Oregon, le Texas, l'Arizona ou le Nouveau-Mexique, a annoncé le porte-parole de CalFire.Environ 200 hommes de la Garde nationale ont également été mobilisés, et environ 14.000 pompiers étaient à pied d'oeuvre dimanche.Dimanche, les soldats du feu pouvaient compter sur plus de 200 appareils volants, avions et hélicoptères, y compris des avions militaires modifiés pour combattre les incendies.Le gouverneur Gavin Newsom a sollicité l'aide du Canada et de l'Australie. Déjà sous tension, la Californie se préparait à vivre une nouvelle séquence météo marquée par de possibles orages jusqu'à mardi, susceptibles d'entraîner des départs de feux.C'est déjà une série d'orages et une vague de plus de 12.000 éclairs, le week-end dernier et en début de semaine, qui ont déclenché les incendies actuellement en cours en Californie.
Le docteur V. a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer.
Mis en cause par plusieurs dizaines de patients qui l'accusent d'avoir raté leur opération, le docteur V., chirurgien orthopédiste grenoblois, a été mis en examen le 10 juin dernier pour "homicides et blessures involontaires", a indiqué lundi 22 juin le parquet de Grenoble. Le docteur V., spécialisé dans les opérations du dos, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer, a précisé le procureur de la République Eric Vaillant. Le chef d'homicide involontaire concerne deux patients, celui de blessures involontaires 74 personnes. "La mise en examen est la preuve qu'il existe des indices graves ou concordants que ce chirurgien a réellement commis les faits", a déclaré à l'AFP l'avocat d'une grande partie des victimes présumées, Me Edouard Bourgin. "Si nos plaintes n'étaient pas fondées ou pas manifestement fondées, c'est le statut de témoin assisté dont aurait bénéficié le chirurgien", a-t-il ajouté. La mise en examen a été décidée par deux juges d'instruction, "signe de l'ampleur des dommages faits", a aussi estimé Me Bourgin, affirmant la "dangerosité extrême" du médecin.Cette mise en examen a été accueillie avec "grand soulagement" du côté de l'avocat du docteur V., Me Bernard Boulloud. "Avec mon client, nous demandions cette mise en examen depuis un an pour avoir accès au dossier et lui permettre de se défendre. Car jusqu'à présent, il ne pouvait pas le faire. Il était en effet tenu par le secret médical et ne pouvait donc pas parler. Désormais, il va pouvoir produire les pièces médicales qui vont venir contredire les plaintes de certains patients", a déclaré Me Boulloud à RTL.Le médecin avait d'abord été suspendu en janvier 2019, avec effet au 1er mai 2019, par le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM), pour trois ans dont 18 mois avec sursis, sur la base d'une soixantaine de dossiers, dont plusieurs dizaines de patients victimes de séquelles ou d'invalidité suite à leur opération. Une information judiciaire avait ensuite été ouverte en juin 2019 pour "blessures involontaires".
L'épouse de l'ex-patron d'Interpol, arrêté par les autorités chinoises il y a près de six mois, a fait parvenir un courrier à Emmanuel Macron. Dans cette lettre, elle lui demande de plaider sa cause auprès du président chinois Xi Jinping, en visite en France ce dimanche 24 mars.
Grace Meng est déterminée à obtenir des informations sur la détention de son mari. Sans nouvelles de son époux depuis son arrestation pour corruption, en septembre dernier, la femme de l'ex-dirigeant d'Interpol a lancé un appel au président de la République française. Dans un courrier daté du 21 mars et dont l'AFP a obtenu copie, elle enjoint le chef de l'État à intervenir dans le dossier."Je demande à savoir où (mon mari) se trouve et comment il se porte. Je demande que monsieur Meng puisse recevoir la visite de ses avocats et que ceux-ci puissent l'assister", lance l'épouse dans son courrier. Ce dimanche à Nice, Emmanuel Macron devait rencontrer le dirigeant chinois Xi Jinping, qui entame une visite de trois jours.Droits de l'hommeDans son courrier, Grace Meng évoque notamment les valeurs de la France et le respect des droits de l'homme. "Tant pour ma famille que pour d'autres qui connaissent les mêmes épreuves, je demande à la France, respectée et écoutée à travers le monde entier pour ses valeurs et son attachement aux droits de l'homme, de porter ce message à l'occasion de ce rendez-vous avec le Président Xi Jinping", écrit l'épouse de Meng Hongwei.L'ex-président d'Interpol a disparu fin septembre 2018 en Chine. Visé par une enquête pour avoir "accepté des pots-de-vin", il a démissionné de la tête de l'organisation policière, basée à Lyon, à travers un courrier, rendu public le 7 octobre. Selon Mme Meng, son mari "est victime d'une disparition forcée, sans information à sa famille, sans décision judiciaire, sans l'assistance d'un avocat".Demande d'asileEn janvier, Grace Meng s'était dite également menacée et avait annoncé demander l'asile politique en France. Elle a déposé plainte à la fin du mois de février pour association de malfaiteurs et tentative d'enlèvement en bande organisée.
À un an des élections européennes, Benoît Hamon, aurait demandé à la journaliste de France 2 Élise Lucet de s'engager à ses côtés, révèle Le Figaro.
En début d'année, l'ancien candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon aurait proposé à Élise Lucet de rejoindre son mouvement Génération.s en vue des élections européennes en mai 2019, révèle Le Figaro. Une proposition que la journaliste de France 2 aurait déclinée. Interrogée par le quotidien, Élise Lucet affirme "refuser tout contact avec les politiques en dehors de ses interviews. Je ne l'ai même pas eu au téléphone, donc je ne sais pas du tout de quoi il voulait me parler".Si la présentatrice du magazine "Cash investigation" assure ne pas avoir eu de contact avec Benoît Hamon, le numéro 2 du mouvement, Guillaume Balas affirme au Figaro que des "échanges" ont bien eu lieu. "C'est une figure intéressante et nous nous retrouvons dans beaucoup de ce qu'elle dit. Il y a eu des échanges avec elle comme il y en a avec beaucoup d'autres personnes. Et il y a de nombreuses incarnations possibles pour notre liste", précise l'eurodéputé. Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon et lui aussi ancien-socialiste, souligne l'importance pour le mouvement Génération.s "d'avoir sur une liste des personnes qui incarnent des combats dans la société", rapporte Le Figaro.En avril 2017, Élise Lucet avait déjà confié à Télérama ne pas vouloir s'engager politiquement. "Je ne suis militante de rien, sinon du droit d'informer", avait-elle lancé au magazine. Un revers donc pour Benoît Hamon qui va devoir poursuivre ses tractations, à la recherche d'une tête de liste, en vue des élections européennes, dans un an.
Une dizaine de jours après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen classée Seveso, un incendie important s'est déclenché dans un entrepôt de batteries de Villeurbanne ce mardi 8 octobre au matin.
Le sinistre s'étend sur une zone de 2000 m2 à 3000 m2 environ, dans un entrepôt situé avenue de Bel-Air à Villeurbanne, rapportent Le Progrès et France 3 Rhône-Alpes. Franceinfo relaie par ailleurs des tweets d'habitants de la ville de l'Est lyonnais montrant des clichés d'un spectaculaire panache de fumée noire qui s'élève dans les airs.Le Progrès relate qu'une cinquantaine de pompiers sont mobilisés depuis 7 heures du matin.Selon Elisabeth Borne, ministre des Transports et de la Transition écologique et solidaire ce mardi sur le plateau de BFMTV dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin, l'entrepôt n'est pas classé Seveso. "Selon ce que nous a dit la Préfecture, c'est un entrepôt de stockage, plutôt de plastique", a-t-elle expliqué. D'après les informations de Lyon mag, l'incendie serait dû à un feu de poubelle qui s'est propagé à l'établissement Bel Air Camp réunissant plus d'une cinquantaine de startups. Voisine de ce dernier, l'usine Safran a précisé qu'elle n'était pas concernée par le sinistre.Lyon mag fait par ailleurs état de nombreux "bouchons de curiosité" sur le périphérique. Les secours recommandent d'éviter le secteur.Un incendie ordinaireLe maire PS de Villeurbanne, interrogé par la chaîne d'information en continu BFMTV à 9h30 ce mardi a évoqué un "incendie ordinaire", "maîtrisé" par les pompiers toujours sur place. "Il n'y a pas de confinement demandé", a-t-il tenu à préciser. Seul un lycée a fermé ses portes "à l'initiative du proviseur par mesure de précaution", a-t-il ajouté.
Les dealers d'une cité voisine sont venus dégager la route qui permet l'accès à leur points de vente et qui avait été bloquée par une manifestation de lycéens.
Le blocage du lycée Olympe-de-Gouges, à Noisy-le-Sec, s'est déroulé dans le calme jeudi 6 décembre. Les deux à trois cents élèves qui ont participé à la manifestation n'ont pas été violents et ont pris garde de ne pas empiéter sur la route qui passe devant l'établissement. Il faut dire que mardi, la situation avait dégénéré, paralysant une partie du quartier, les dealers de la cité voisine du Londeau étaient venus les disperser, violemment au besoin, car la mobilisation gênait le trafic de drogue, a rapporté Le Parisien."Nous manifestons pacifiquement contre les réformes de ParcourSup et du Bac, a assuré au Parisien une des meneuses. Ceux qui veulent aller en cours y vont. Nous ne voulons pas que ça dégénère, comme à Aubervilliers." Quelques "gilets jaunes" se sont joints au mouvement, ainsi que les enseignants, qui ont voté la grève. "Il ne faut surtout pas bloquer la circulation, a lancé à ses camarades un autre lycéen. Sinon, on pourrait avoir des problèmes..." Peut-être se rappelle-t-il du déroulement de la première journée de blocage, mardi. "La police avait barré la route parce que des jeunes extérieurs au lycée commençaient à brûler des poubelles, a raconté au Parisien un troisième élève. Et les clients ne pouvaient plus aller dans la cité faire leur marché." Du coup, les dealers de la cité du Londeau sont intervenus. "Ils nous ont dit 'arrêtez vos conneries et dégagez", selon une lycéenne.Montés sur leurs scooters, ils ont entrepris de disperser la foule, et n'ont pas hésité à faire usage de la force pour se faire obéir. Un élève "se trouvait au milieu de la route. Un mec lui a dit de partir et lui a mis une claque. Il a répliqué et là, cinq ou six jeunes lui sont tombés dessus", raconte une jeune fille. Le passage à tabac a été interrompu par l'intervention d'un camarade de classe et la victime "va bien", selon ses camarades."ON A PEUR QU'ILS REVIENNENT"Pendant toute "l'opération", la dizaine de policiers présents sur place sont restés "immobiles", s'indigne le professeur et secrétaire adjoint SNES 93, Erhan Kadi. "Désormais, la loi de la cité s'applique ici et plus celle de la République, c'est intolérable", a-t-il dit."Maintenant, on a peur qu'ils reviennent et que ça dérape encore", a confié au Parisien un élève.
Si la tradition du "réveilleur" des jeûneurs du ramadan est en train de se perdre dans la plupart des pays musulmans, Yasser al-Samak lutte pour la maintenir à Bahreïn, devenant même une vedette locale en adaptant ses chansons à l'ère du nouveau coronavirus.
La voix de ce "messaharati" et les battements du tambour qui l'accompagne rompent chaque nuit le silence des rues sombres de Bilad al-Qadeem, un village proche de la capitale Manama.Ses chansons appellent les jeûneurs à se réveiller pour le souhour, la dernière collation avant le lever du soleil et le début d'une nouvelle journée de jeûne.Aux mélodies habituelles, M. Samak a ajouté cette année des chansons et poèmes évoquant la pandémie de nouveau coronavirus, dont le pays compte officiellement 5.818 cas, dont 10 décès."Nous avons des poèmes écrits spécialement cette année sur le coronavirus et ils sont populaires", se réjouit-il auprès de l'AFP.D'une voix sonore, le quinquagénaire fait la chronique de la maladie, vante la distanciation physique et remercie les médecins et les professionnels de santé en première ligne dans la lutte contre la maladie."Le temps est arrivé de prendre le souhour, il est cette fois différent de tous ceux des années précédentes", claironne M. Samak dans la nuit noire."Restez chez vous avec votre famille et assaisonnez votre repas d'espoir, car ceux qui comptent sur Dieu, seront protégés par Lui", promet-il.Avant de conseiller: "prenez des forces dans la prière et faites du masque un bouclier contre la pandémie."Le messaharati est également versé dans l'humour: comme le virus est surnommé "corona" en arabe, il invite les fidèles à manger des "macarona", une variante des macaroni.Les messaharati ont longtemps joué un rôle essentiel en s'assurant que les fidèles se réveillent à temps pour manger avant le lever du soleil.Mais la banalisation des réveils et des alarmes sur les téléphones rend petit à petit leurs chants nocturnes moins utiles et, dans de nombreux pays musulmans, les messaharati ont disparu.- Espoir et optimisme -Dans les rues du village, un couvre-feu a été instauré pour lutter contre la propagation de la maladie. Les mesures de confinement ont été récemment assouplies, avec notamment la réouverture des commerces, mais seuls quelques habitants s'aventurent dehors pour acheter des produits de première nécessité.La circulation automobile est quasi inexistante et les chats errants se prélassent sur les trottoirs.Mais, malgré l'absence de passants, M. Samak est connu de tous dans le village, où des habitants ont filmé ses prouesses musicales pour les diffuser sur les réseaux sociaux, comme Instagram.En quelques semaines, il est devenu une véritable sensation dans le royaume de Bahreïn.A ses yeux, ses chansons sont l'occasion de sensibiliser les gens aux risques de la maladie, tout en suscitant l'espoir et l'optimisme. Une manière également de maintenir la cohésion sociale en cette période difficile, confie-t-il."Je fais ça depuis 30 ans, mais ce n'est plus comme avant, quand nous avions beaucoup d'enfants qui participaient" au rituel, regrette-t-il.Car le messaharati doit s'adapter aux nouvelles restrictions imposées par les autorités: plus question d'être entouré d'une foule qui le suit dans ses pérégrinations.Alors qu'il avance dans une rue, des gamins sortent de leur maison pour l'écouter, avant d'être ramenés par leur père à l'intérieur.Le messaharati soupire: "Maintenant, à cause du coronavirus, nous sommes limités à cinq personnes."
Les deux ex-ministres de la Santé Marisol Touraine et Roselyne Bachelot se sont refusé mercredi, devant l'Assemblée nationale, à "donner des leçons" à leurs successeurs sur la gestion de la crise du coronavirus, tout en soulignant leurs divergences d'appréciation sur plusieurs points.
"Je me garderais bien de donner la moindre leçon", a déclaré d'emblée Marisol Touraine, ministre de 2012 à 2017, devant la commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire, jugeant que c'était "trop facile, de l'extérieur".Lui succédant devant les députés, Roselyne Bachelot, au même poste entre 2007 et 2010, a ensuite assuré, dans un style très différent mais presque dans les mêmes termes: "Je me garderai bien de donner des leçons à mes successeurs et de juger leurs actions tant je connais la difficulté de leurs tâches".Cela ne les a pas empêché de souligner en creux leurs différences sur la question des stocks de masques de protection, au coeur des questions de députés.Alors qu'en avril 2010, il atteignait 1 milliard de masques chirurgicaux et 700 millions de masques FFP2, plus protecteurs, début 2020, lorsque l'épidémie de Covid-19 est arrivée en France, ce stock était en effet réduit à 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes, 40 millions de masques pédiatriques, et plus aucune réserve de FFP2.Agnès Buzyn, sur le gril mardi, a assuré que le sujet de la surveillance des stocks de masques de protection ne remontait pas spécialement à son niveau."Est-il concevable que pendant trois ans, Agnès Buzyn n'ait eu aucune information sur les stocks de masques?", a interrogé le rapporteur de la commission Eric Ciotti (LR)."Chaque ministre a son organisation et son fonctionnement", a répondu Marisol Touraine, avant d'ajouter: "Si ça s'était passé avec moi, je me serais fâchée très très fort".Elle affirme pour sa part avoir "maintenu l'idée qu'il fallait des stocks importants" et n'avoir "jamais accepté" la doctrine consistant à passer à des "stocks tampon" renouvelés au fur et à mesure, évoquée notamment par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé depuis janvier 2018."Les quantités de stocks remontaient au niveau de la Direction générale de la Santé une fois tous les 3 mois, il y avait des commandes de renouvellement qui étaient passées tous les ans", a-t-elle déclaré, ajoutant qu'à son arrivée au ministère il y avait 730 millions de masques chirurgicaux en stock, et 754 millions lorsqu'elle est partie.- "Procès, moqueries, mises en cause" -"Si on avait eu ce niveau il y a quelques semaines, la situation aurait été différente, au moins psychologiquement", a encore dit Marisol Touraine."Je suis une tenante de la politique des masques. Ce n'est pas au moment où la pandémie se déclare qu'il faut constituer des stocks", a renchéri Roselyne Bachelot, qui a eu à gérer le risque de pandémie de grippe A(H1N1) en 2009.Ironie du sort, l'épidémie de Covid-19 a signé le retour en grâce de l'ancienne ministre, vue comme l'incarnation d'un principe de précaution oublié par ses successeurs, alors qu'à l'époque elle avait été très critiquée pour avoir commandé trop de vaccins (94 millions de doses, dont seulement six millions avaient été utilisées) face à une pandémie finalement moins grave que redoutée."Les procès dont j'ai fait l'objet, les moqueries, les mises en cause (ont été) d'une telle violence et d'une telle injustice que je peux comprendre les craintes suscitées chez certains de mes successeurs. On s'est dit qu'il y avait plus de risques à en faire trop qu'à en faire pas assez", a-t-elle analysé."C'est considérer que l'opinion publique doit faire la politique sanitaire du pays, ce qui n'est pas ma vision", a ajouté Roselyne Bachelot, appelant de ses voeux "la création d'une société résiliente, où chaque citoyen s'empare de sa protection", à l'opposé d'une certaine "infantilisation" actuelle, où l'on attend tout "du seigneur du château"."Enfin, des médecins qui n'avaient pas de masques dans leur cabinet, qui n'ont pas de blouse? (...) On attend que le préfet ou le directeur de l'ARS (l'Agence régionale de santé, NDLR) viennent avec une petite charrette pour porter des masques?", s'est-elle moquée.Les deux anciennes ministres ont en revanche livré une analyse différente sur la création en 2017 de Santé publique France, qui a absorbé les fonctions de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus).Marisol Touraine, qui a supervisé la création de cet organisme, a défendu la nécessité d'"une agence intégrée" alors que le "paysage sanitaire était éparpillé", avec "parfois des doublons" et une difficulté à coordonner la recherche, les messages de prévention et les actions opérationnelles.A l'inverse, Roselyne Bachelot a jugé que l'Eprus, "outil tout à fait remarquable", devait "garder son autonomie"."Quand on mélange les contingences quotidiennes avec l'anticipation à long terme, les contingences quotidiennes l'emportent toujours", a-t-elle averti.Xavier Bertrand, qui a occupé le poste de 2005 à 2007 puis de 2010 à 2012, sera à son tour interrogé jeudi.
La justice administrative a annulé mardi 9 avril le chantier du "contournement de Beynac", village médiéval touristique de Dordogne, un projet controversé depuis des années. Les travaux avaient été suspendus en référé en décembre par le Conseil d'Etat.
L'un des plus célèbres détracteurs du projet, Stéphane Bern a salué cette décision. Le chantier de contournement de Beynac (Dordogne) un projet controversé depuis près de 30 ans a été annulé mardi 9 avril par le tribunal administratif de Bordeaux (Gironde) mardi 9 avril. Le tribunal administratif de Bordeaux, qui n'a pas suivi l'avis du rapporteur public à l'audience fin mars, estime que le projet porté par le département de la Dordogne "ne répond pas à une raison impérative d'intérêt public présentant un caractère majeur". Le projet de plus de 32 millions d'euros, une déviation de 3,2 km autour du village de Beynac-et-Cazenac, comprenant aussi deux ponts et un pont-rail, dans une vallée touristique parsemée de châteaux, est principalement porté par le président du département Germinal Peiro (PS).Des personnalités mobilisées Dans un tweet, Stéphane Bern, engagé de longue date contre le projet, a mis en garde le président du département. "Le tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté @Prefet24 du contournement de #Beynac et suit l'avis du Conseil d'État. Il reste à espérer que Germinal Peiro et Benjamin Delrieu (conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, ndlr) respecteront enfin la loi républicaine pour cesser le massacre du patrimoine", écrit l'animateur dans un tweet. "J'espère que les électeurs se souviendront aux prochaines élections des menées du président du département et de ses affidés", lâche-t-il, interrogé par France Bleu Dordogne."Je suis très heureux pour les amoureux de la Dordogne", a-t-il par ailleurs déclaré à l'AFP. "C'était prévisible, c'était espéré pour tous les défenseurs du patrimoine, tous les défenseurs de l'écologie", a-t-il ajouté déplorant "une gabegie des deniers publics scandaleuse". "J'espère qu'au bout du compte cela va protéger cette magnifique vallée", a-t-il conclu, en référence à d'autres étapes judiciaires à venir. Un projet réapparu dans les années 2000D'autres personnalités comme Nagui, Yann Arthus-Bertand, Corinne Lepage ou encore Franck Dubosc avaient également pris position contre le contournement de Beynac dans une tribune publiée dans le journal Sud Ouest. Dans sa décision, tribunal administratif enjoint au département "de procéder à la démolition des éléments de construction" déjà réalisés sur le chantier démarré début 2018, avec notamment la réalisation de deux piles de pont. Il enjoint également "à la remise en état des lieux". Cette décision est un énième rebondissement dans le dossier du contournement de Beynac, un dossier de plus de 30 ans réapparu depuis les années 2000, qui a cristallisé les oppositions de défenseur de l'environnement et du patrimoine, parmi lesquels Stéphane Bern, et des élus locaux.Le président du département décidé à poursuivre le projet Les partisans du projet invoquaient en priorité des arguments de circulation routière, de sécurité, de nuisances, pour le bourg de Beynac (550 habitants), quand les opposants n'y voyaient qu'un problème estival, durant la saison touristique, et dénonçaient l'impact environnemental et paysager dans la vallée de la Dordogne. "Cette décision est ubuesque. Ce chantier a démarré avec toutes les autorisations nécessaires", a réagi pour sa part Germinal Peiro, déplorant une décision "méprisante pour les élus et la population du monde rural. L'intelligentsia ne s'intéresse au monde rural que pour y passer des vacances"Le président du département a affirmé à l'AFP que sa "volonté de poursuivre le projet est intacte. Nous prendrons toutes les mesures adaptées pour cela. Nous ferons soit appel, soit nous lancerons une nouvelle procédure de zéro".
L'Iran a mis en garde lundi contre un "retour en arrière" dans ses efforts contre le nouveau coronavirus en cas de non respect des consignes sanitaires, et annoncé 45 décès supplémentaires liés à la maladie Covid-19.
Les autorités ont rétabli les restrictions de déplacement dans la province du Khouzestan (sud-ouest), où la situation est jugée particulièrement inquiétante par le gouvernement."Nous avons connu un retour en arrière au Khouzestan en raison de la hausse du nombre des personnes hospitalisées et du non-respect des protocoles" sanitaires, a indiqué le vice-ministre de la Santé, Aliréza Raïsi, à la télévision d'Etat."Cela peut arriver pour toute autre province si nous ne faisons pas attention", a-t-il ajouté, déclarant que des restrictions seraient réimposées dans d'autres endroits si nécessaire.Les autorités ont refermé les services administratifs, banques et commerces non essentiels dans neuf comtés du Khouzestan.Le porte-parole du gouvernement, Ali Rabii, a estimé que "moins de 50%" des habitants de cette province avaient respecté les consignes.Le ministère de la Santé a cessé de publier le bilan de la pandémie par provinces depuis près d'un mois, notamment pour limiter les déplacements entre régions. La télévision d'État a de son côté diffusé lundi des images montrant de nombreux habitants de la capitale dépourvus du masque.Avec 45 morts supplémentaires lors des dernières 24 heures, le bilan national des décès s'élève désormais à 6.685, selon le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour.Dans le même temps, 1.683 nouveaux cas liés au virus ont été détectés, d'après M. Jahanpour, portant le total à 109.286.Parmi les personnes infectées, 87.422 se sont rétablies, tandis que 2.703 patients sont dans un état critique, a-t-il indiqué.Samedi, l'agence officielle Irna avait rapporté la fermeture par les autorités de 1.300 sites internet, et l'arrestation de 320 personnes accusées d'avoir propagé des rumeurs sur le virus.
Il était connu des services de police. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme qui a foncé sur des piétons et cyclistes mardi à Manhattan, faisant huit morts et onze blessés, est âgé de 29 ans et originaire d'Ouzbékistan.
Blessé par un policier à l'abdomen, il a été hospitalisé. Selon plusieurs médias, il a été opéré dans la soirée et son pronostic vital ne serait pas engagé.Originaire d'Ouzbékistan, cet homme est arrivé aux Etats-Unis en 2010 et dispose d'un titre de séjour permanent, la fameuse "carte verte" américaine. Selon le New York Times, il travaillait comme chauffeur pour Uber. Plusieurs médias américains affirment qu'il était connu des services de police, pour des délits mineurs commis dans plusieurs Etats. Le Missouri notamment, où il avait été arrêté en octobre 2016 pour non présentation à une audience.Officiellement, cet homme vivait à Tampa, en Floride. Mais selon plusieurs témoins, des voisins notamment, il s'était récemment installé à Paterson, dans l'Etat du New Jersey, près de New York. "Il était ici depuis trois mois. Vous pouvez demander aux gens, personne ne le connait, personne n'a reconnu son visage", a expliqué Nazar Oudah, un habitant de Paterson. C'est dans le New Jersey qu'il est devenu chauffeur de VTC, et c'est aussi dans cet Etat qu'il a loué le pick-up ayant servi à l'attaque de mardi.Plusieurs médias américains ont indiqué qu'il avait crié "Allahou Akhbar" ("Dieu est grand") en sortant de son véhicule, après avoir fauché des piétons. Par ailleurs, toujours selon nos confrères, les autorités ont retrouvé une note, écrite en anglais, dans le véhicule utilisé par l'assaillant, et dans laquelle ce dernier affirme avoir agi au nom de Daesh.S'exprimant quelques instants après l'attaque, mardi, le maire de New York, Bill de Blasio, l'a qualifiée d'"acte lâche de terrorisme", sans parler de jihadisme. De son côté, le président américain Donald Trump a évoqué sans attendre l'organisation Daesh. "Nous ne devons pas permettre à Daesh de revenir ou d'entrer dans notre pays après les avoirs vaincus au Moyen-Orient et ailleurs. Assez!", a-t-il tweeté.Les autorité ont d'ores et déjà mené des perquisitions. Elles ont notamment retrouvé une voiture sur un parking, qui pourrait être celle de l'assaillant. Une perquisition a également été menée à son domicile et dans une mosquée de Paterson.
Devant l'Association de presse de l'Elysée, Emmanuel Macron a assuré tout mettre en oeuvre pour éviter un reconfinement total. Mais devant la remontée exponentielle de l'épidémie, il a reconnu qu'il ne pouvait l'exclure.
Et si les Français allaient devoir de nouveau se confiner chez eux ? Ce scénario catastrophe inquiète de plus en plus face aux statistiques de Santé public France indiquant une croissance exponentielle de l'épidémie. Devant l'Association de presse de l'Elysée, vendredi 28 juillet, le président de la République a reconnu que ce plan était toujours dans les cartons de l'Elysée. "Je n'aurais pas beaucoup appris si j'excluais le reconfinement total, évidemment rien ne peut être exclu". Coronavirus : vers un retour de l'épidémie ?par franceinfoUne sortie qui fait écho à celle, de Jean Castex, le Premier ministre, la veille. "Des plans de reconfinement sont prêts". Ces plans sont de deux types, pour faire face à un nouvel engorgement des services hospitaliers. Certains envisagent un reconfinement national quand d'autres sont régionalisés. L'exécutif entend cependant, par tous les moyens, éviter le recours à cette extrémité, qui plongerait l'économie dans l'abîme. Pour le président, la seule solution passe par le respect strict des gestes barrières, couplés au port du masque. C'est d'ailleurs en ce sens qu'il faut lire la décision, prise par plusieurs métropoles, de généraliser l'obligation du port du masque. Un masque qui commence à faire sortir ses opposants dans la rue, faisant craindre une "récupération politique", au chef de l'Etat.
PRATIQUE. Ce vendredi 1er février ne fera pas exception, plusieurs changements sont prévus, comme souvent au début du mois.
Des tarifs du gaz à ceux des péages, en passant par la hausse des prix de certains produits alimentaires, tour d'horizon de ce qui change aujourd'hui. > Les prix de certains produits alimentaires grimpentConséquence de la loi Alimentation, les prix de certains produits alimentaires augmentent. Nutella, spaghettis Panzani, café Carte noire, thon Petit Navire, céréales Chocapic, beurre doux Président... Le Parisien a dressé la liste d'une vingtaine de produits du quotidien qui verront leur prix augmenter de 6,3 % en moyenne. Objectif de la mesure portée par le ministère de l'Agriculture : obliger les distributeurs à cesser les ventes à perte et obtenir d'eux une meilleure rémunération des producteurs de la filière agricole. > Coup de pouce pour la prime d'activité C'est une des mesures annoncées par Emmanuel Macron le 10 décembre, pour répondre à la crise des "gilet jaunes". Par exemple, pour un salarié rémunéré au smic, la prime d'activité sera augmentée de 90 euros par mois. Le montant a augmenté et les critères d'éligibilité ont été étendus. Ainsi, le plafond pour pouvoir y prétendre est passé de 1,2 fois le smic à 1,5 fois. Plusieurs types de ressources sont toutefois pris en compte pour calculer le montant de cette prime. Pour en bénéficier dès le 5 février, il fallait faire sa demande, sur le site de la Caisse d'allocations familiales (CAF), jusqu'au jeudi 31 janvier minuit. Passée cette date, elle sera versée le mois suivant. > Hausse des tarifs des péages, sauf pour les usagers réguliers Les tarifs des péages autoroutiers doivent augmenter de 1,8% à 1,9% vendredi, conformément aux contrats liant les sociétés qui exploitent le réseau et l'État. Toutefois, pour répondre à la colère des "gilets jaunes" notamment, les sociétés autoroutières se sont engagés à donner un coup de pouce à ceux qui empruntent le plus souvent leurs axes. "Les conducteurs (voitures et motos) effectuant au moins 10 allers/retours dans le mois sur un même itinéraire bénéficieront d'une réduction de 30%", indique BFMTV. > Le gaz moins cherLes tarifs réglementés du gaz baissent de 0,73 % en février. Le tarif restera stable en mars et baissera de nouveau de 1,91 % en avril, puis de 0,6 % en mai et enfin de 0,45 % en juin, selon le ministère de la Transition écologique, qui souhaite lui aussi répondre aux demandes des "gilets jaunes" sur le pouvoir d'achat. En janvier déjà, le prix du gaz réglementé, qui concerne 4,5 millions de foyers, avait baissé de 1,9 %.
Fragilisé après la fuite d'une "note" sur un remaniement ministériel, le président des députés LREM Gilles Le Gendre s'est défendu mardi devant ses troupes, dans une ambiance de relatif retour au calme, en échappant à ce stade à une sanction de ses pairs.
Aucun "marcheur" n'a demandé expressément son départ lors de cette longue visio-réunion. "Je me sens redevable vis-à-vis de chacune et chacun d'entre vous pour réparer le lien de confiance qui a été abîmé" par la divulgation vendredi de cette note par l'hebdomadaire Marianne, a lancé l'élu de Paris, selon des propos rapportés.Marianne affirme que M. Le Gendre a adressé "fin mai" des "notes de travail" à Emmanuel Macron où il semble plaider pour un changement de Premier ministre et propose un nouveau casting gouvernemental - M. Le Gendre a évoqué un simple "message" sur le réseau Telegram et un "casting détaillé" dont il ne serait pas "l'auteur"."C'est vrai, j'ai écrit que je ne voyais pas au sein du groupe de candidats au poste de Premier ministre. Mais il est tout aussi vrai que j'ai écrit (...) que beaucoup d'entre vous pouvaient légitimement espérer rentrer au gouvernement", a poursuivi M. Le Gendre. Et de lancer: "Rien ne m'est plus étranger que le mépris". "La mission que vous m'avez confiée est d'une difficulté inouïe, la période actuelle en apporte une nouvelle illustration", a-t-il complété alors que le contexte est déjà difficile pour LREM, avec la constitution en mai de deux nouveaux groupes à l'Assemblée avec des ex-LREM, et un second tour des municipales compliqué en vue.Tandis que dans sa note M. Le Gendre suggérait de nommer Jean-Yves Le Drian ou Bruno Le Maire à Matignon, le président des députés "marcheurs" a réaffirmé solennellement la "confiance au Premier ministre Edouard Philippe et à son gouvernement"."Le président de la République sera amené à annoncer ce qu'il souhaite pour la suite de ce quinquennat (...) Le jour venu, nous devrons tirer toutes les conséquences de ce nouveau mandat dans le mandat", a cependant souligné M. Le Gendre.Partie remise pour un éventuel départ? "Il n'est pas exclu quand il y aura remaniement ministériel qu'il y ait remaniement plus large", a commenté une source parlementaire.- "Pas besoin de belle-mère!" -Selon une députée LREM, un départ provoqué serait "inconséquent" dans la séquence. Et "après les grands moments d'hystérie du week-end, la tension est un peu retombée" grâce à "des messages d'apaisement, de rassemblement" notamment de figures de la majorité.Plusieurs ont pris la parole en réunion, dont le président de l'Assemblée Richard Ferrand et le numéro un de LREM Stanislas Guerini, avec pour mot d'ordre "unité" et retour à la "bienveillance". "Les divisions sont létales", a insisté M. Ferrand, en référence également aux municipales.Parmi les députés les plus remontés avant la réunion, certains ont même tenu des mots d'apaisement, d'après plusieurs participants. "Merci des mots que tu as choisis", a dit par exemple Bruno QuestelRoland Lescure, qui s'était présenté contre Gilles Le Gendre en 2018, a assuré qu'il n'était "candidat à rien" aujourd'hui.Quelques députés ont été critiques néanmoins, comme François Cormier-Bouligeon qui a demandé y compris à Gilles Le Gendre d'"arrêt(er) de faire la danse du ventre pour rentrer au gouvernement", ou Jean-Baptiste Moreau qui a étrillé une note "du niveau du café du commerce". C'est "triste au global" et "rien ne va en sortir ni de bien, ni de constructif", a déploré auprès de l'AFP une "marcheuse"."La crainte, c'est qu'il y ait de nouveaux départs (...) Car l'impression, c'est l'évolution du groupe vers la droite", d'après un collègue.Pour Gilles Le Gendre, "c'est un sursis avec mise à l'épreuve d'un mois", durant lequel il doit "tenter de serrer les rangs avant la nouvelle étape du quinquennat", selon une source LREM.Président du groupe des députés LR, Damien Abad s'est refusé à "tirer sur une ambulance". Sébastien Jumel (PCF) a ironisé : "quand on a un Gendre comme ça, pas besoin de belle-mère!"
Le philosophe de 93 ans, auteur notamment il y a 50 ans de "Marxisme et théorie de la personnalité", était entré au comité central du PCF en 1961, avant de prendre ses distances avec le parti dans les années 1980, jusqu'à le quitter en 2010.
C'était une figure du Parti communiste français (PCF) dans les années 60. Atteint du coronavirus, Lucien Sève est mort lundi 23 mars à l'âge de 93 ans, a annoncé mardi la fédération des Bouches-du-Rhône du parti.https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/le-depute-fabien-roussel-nous-montre-les-couloirs-vides-de-l-assemblee-CNT000001oG2Pq.html "Le Covid-19 aura donc emporté Lucien Sève, à 93 ans. On redoutait le jour où cet infatigable communiste achèverait sa course. Mais, malgré les années, il avait une telle détermination, il conservait une telle vigueur intellectuelle qu'on ne pouvait croire ce jour imminent", a écrit le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur le site du parti, saluant une "œuvre, gigantesque et plurielle, (qui) restera une contribution majeure et précieuse". Enseignant à Marseille, le philosophe entré au comité central du PCF en 1961 a été notamment l'auteur il y a 50 ans de "Marxisme et théorie de la personnalité". "Sa présence active au sein de la direction fédérale du PCF dans les années 60 à 80 a marqué des générations de militants", salue la fédération des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. L'homme, qui avait conceptualisé le mouvement des "Refondateurs" dans le but de pousser le Parti communiste à se renouveler, avait pris ses distances avec le parti à partir de 1984 avant de le quitter définitivement en 2010. Nommé en 1983 par François Mitterrand au Comité consultatif national d'éthique, le philosophe a également écrit plusieurs ouvrages sur les questions bioéthiques.
Trois semaines après les premières révélations d'agressions et de harcèlement sexuels, l'affaire Baupin prend un nouveau tournant ce lundi matin avec les nouveaux témoignages de cinq femmes recueillis par France Inter et Médiapart.L'affaire lui avait déjà coûté son poste de vice-président de l'Assemblée. Le 9 mai dernier, France Inter et Médiapart dévoilaient les témoignages de huit femmes, dont les élues écologistes Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Elen Debost ou encore Annie Lahmer, qui assuraient avoir été victimes d'agressions ou de harcèlement sexuel de la part du député écologistes Denis Baupin.
Après ces révélations, le parti Europe Ecologie-Les Verts, que le principal intéressé a quitté au mois d'avril, avait salué le "courage" des victimes, espérant qu'il soit "contagieux". L'appel a été entendu. Ce lundi 30 mai, France Inter et Médiapart publient cinq nouveaux témoignages, concernant des faits commis entre 1998 et 2014 et qui ne concernent pas que des militantes écologistes. Parmi elles, deux ont accepté de dévoiler leurs identités.Aujourd'hui à la retraite, Geneviève Zdrojewski est l'ancienne chef du bureau du cabinet de Dominique Voynet, ministre de Lionel Jospin de 1997 à 2001. À l'époque, elle travaillait avec le collaborateur de la ministre, Denis Baupin. "À deux reprises monsieur Denis Baupin m'a sexuellement agressée raconte-t-elle au micro de France Inter. Une fois j'étais dans mon bureau, je me trouvais avec la porte ouverte avec mon secrétariat. Monsieur Baupin est rentré dans mon bureau de façon tout à fait inattendue et s'est jeté sur moi. Donc je me suis mise à crier, il m'a dit 'arrête de crier ta secrétaire va nous entendre'. Donc il est sorti et une deuxième fois il a essayé de m'agresser sexuellement dans les lavabos et là il m'a plaqué contre le mur, prise sur les seins et a essayé de m'embrasser. Il y a 20 ans de cela je n'ai pas eu l'idée d'en parler à quiconque si ce n'est beaucoup à mes amis. C'est très humiliant". La station précise que Dominique Voynet, contactée à ce sujet, n'a pas souhaité s'exprimer.Chef de la mission Communication, de la Direction de la Voirie et des Déplacements à la mairie de Paris, placée sous la responsabilité de Denis Baupin (conseiller de 2001 à 2014), Laurence Mermet a également témoigné à visage découvert. "Ce que j'ai vécu commence à remonter puisque ça fait maintenant 14 ans. C'est de l'histoire ancienne, cela dit depuis que cette histoire a surgit, des souvenirs sont montés très rapidement en moi et notamment le souvenir d'un geste totalement déplacé de la part de Denis Baupin. Sur ma personne en l'occurrence il s'agissait d'une caresse sur la nuque qui est un geste qui relève tout à fait de l'ordre de l'intime. J'ai eu l'impression que nous avions passé la nuit ensemble à la seule différence près que nous avions un rapport de subordination". Elle avait signé un CDD pour 3 ans mais ne restera en poste que jusqu'en juillet 2004 rapporte France Info. "C'EST UNE PIEUVRE QUI M'A SAUTÉ DESSSUS"Les témoignages de celles qui ont préféré rester anonymes sont tout aussi accablants, à l'instar de celui d'une ancienne jeune dirigeante des Verts qui relate un repas de travail hebdomadaire avec celui qui était à l'époque (en 1999) encore conseiller de Dominique Voynet. Déjà assez entreprenant lors du repas, Denis Baupin la convoque dans son bureau, prétextant un fax à lui montrer. Une fois dans le bureau, "c'est une pieuvre qui m'a sauté dessus. Il a essayé de m'embrasser par tous les moyens. Je me suis débattue..." raconte-t-elle. Elle s'enfuit "affolée et échevelée" du bureau et croise plusieurs dirigeants du parti, parmi lesquels Jean-Claude Biau. "Nous avons vu arriver une des membres du collège exécutif, une de nos collègues, en nous demandant de la protéger des avances de Denis Baupin, elle était très émotionnée et en pleurs. Denis Baupin lorsqu'il nous a vu est vite retourné dans son bureau. Ce qu'on peut penser c'est qu'après en avoir un peu discuté c'est que c'était une attitude assez constante de la part de Denis Baupin, pas seulement vis-à-vis d'elle mais y compris au sein du collège exécutif."Une autre militante EELV qui a tenu à garder l'anonymat révèle de son côté que lors de la campagne des législatives de 2012 à Paris, le mari d'Emmanuelle Cosse lui a fait la bise "en appliquant sa main gauche sous mon sein droit". "Ça va pas Denis" lui lance-t-elle aussitôt. Réponse de l'intéressé ? "C'est pour faire réagir ton compagnon". Encore plus récemment, en décembre 2014, une jeune journaliste radio raconte avoir reçu des SMS insistants de la part de Denis Baupin. Rien de sexuel, mais des messages du type : "Vous travaillez jusqu'à quelle heure ?". Jusqu'à ce qu'elle lui rappelle qu'elle travaillait dans les médias... QUELLE RÉACTION DE DENIS BAUPIN ?Face à ces accusations, comment réagit le député de Paris ? Au moment des premières révélations, Denis Baupin dénonçait des accusations mensongères et diffamatoires. Son épouse, ministre du Logement Emmanuelle Cosse, assurait dès le lendemain avoir appris la veille les accusations de harcèlement, réclamant que le débat ait lieu "devant la justice". Le jour même, le parquet de Paris ouvrait une enquête préliminaire.Ce lundi, les journalistes de France Info et Médiapart révèlent qu'ils ont, comme lors des premières révélations, sollicité un entretien avec Denis Baupin. Disposé à répondre à leurs questions, ce qu'il avait refusé trois semaines auparavant, le député fixe, par l'intermédiaire de son avocat des conditions : l'entretien sera enregistré et certains propos seront "off", les journalistes ne pourront alors pas les reproduire. "L'avocat explique que son client pourrait être amené à donner des éléments sur les témoins, nouveaux et anciens, qui pourraient lui valoir selon lui, une plainte pour 'atteinte à la vie privée'" précise France Inter, tout en ajoutant que ces conditions n'étaient selon eux pas acceptables. L'entretien n'a donc eu jamais lieu.
Après avoir vaincu toutes les espèces de la planète, l'être humain se retrouve cerné par une "bestiole microscopique", note l'écrivain cubain Leonardo Padura, pour qui une seule conclusion s'impose: "nous sommes le coronavirus du monde".
"Oui, nous étions heureux et nous ne le savions pas", sourit le roi du polar cubain et l'un des écrivains contemporains d'Amérique latine les plus publiés, avant d'ajouter, espiègle: "il y une autre phrase qui me plaît plus: nous allions mieux quand nous pensions aller plus mal"."Nous sommes vraiment en train de vivre un moment inimaginable dans l'histoire de notre génération, pour ceux d'entre nous qui vivent ce moment, et partagent ce moment de vie sur Terre", poursuit Leonardo Padura, 64 ans, auteur de "L'homme qui aimait les chiens", inspiré de l'assassinat de Léon Trotski.Depuis le jardin de sa maison et à distance raisonnable, l'écrivain répond aux questions de l'AFP. Isolé dans son bien-aimé quartier de Mantilla, dans la banlieue de La Havane, il hume dans la rue l'odeur de pain frais de la boulangerie du coin où, miracle, il n'y a pas la queue.Dans l'île sous embargo américain depuis 1962, les files d'attente font partie du paysage et elles se sont encore allongées alors que la crise du coronavirus accentue les pénuries."A Cuba, le problème qui nous a le plus affectés pendant cette période de confinement est un problème qui a 60 ans et qui n'est devenu que plus évident actuellement: la nourriture".Mais Padura salue aussi une des grandes forces de son pays, l'envoi de médecins dans une vingtaine de pays pour participer à la lutte contre le coronavirus, même si leurs conditions de travail sont dénoncées par les Etats-Unis."La politique du gouvernement cubain, c'est une chose, et on peut être d'accord ou pas, mais ces médecins cubains qui vont travailler hors de Cuba (...) méritent tout mon respect et il ne faut pas y toucher".- "Un peu de modestie" -Pour l'écrivain, l'homme, qui se croit tout-puissant face aux éléments, est, avec cette crise, ramené à sa peur de la mort."L'être humain a été le vainqueur dans la lutte biologique, historique, naturelle sur la planète. Et pourtant, apparaît une bestiole microscopique qui est capable de nous battre. Cela doit nous enseigner un petit peu plus de modestie".Padura va même plus loin: dans un monde de déforestation, de réchauffement climatique et de pollution, il y voit comme une revanche de la nature."Nous sommes le coronavirus du monde. Et le coronavirus mondial (le Covid-19, ndlr) nous fait payer pour ce que nous avons fait au monde".Face à cette urgence, "nous avons cédé toutes nos libertés aux gouvernements pour le bien commun, et cela est nécessaire, il n'y a pas d'autre alternative, mais c'est dangereux".- "Renoncer aux baisers" -Leonardo Padura a profité de ces jours d'enfermement à domicile pour terminer son dernier roman, qu'il espère encore pouvoir présenter en Espagne cette année.Il a aussi fait de l'exercice. "J'ai réussi à perdre sept kilos", dit-il fièrement.L'écrivain pense déjà à son prochain ouvrage, où son éternel détective Mario Conde, héros désabusé de ses polars, sera bien présent, mais cette fois en 2020, durant la pandémie.Comment vivrait une telle époque étrange ce policier à la vie intense, qui aime faire l'amour avec sa fiancée et partager des repas arrosés avec ses amis?Padura donne un indice: "Nous avons soudainement dû renoncer aux baisers et aux câlins. Et quand je parle de baisers et de câlins, je parle de ce sentiment d'affection que ressent un personnage comme lui, avec ce besoin d'être avec ses amis".L'auteur raconte avoir parlé ces derniers jours, par téléphone, avec l'acteur cubain Jorge Perugorria, qui joue Conde dans la mini-série télévisée "Quatre saisons à La Havane", basée sur ses polars.L'acteur lui a parlé de sa nouvelle maison. "Je lui ai dit: +ce dont j'ai le plus envie est de m'asseoir dans ce patio que tu me décris, avec toi, partager une bouteille de whisky, du vin, et raconter n'importe quoi+... ça, c'est l'essence d'un personnage comme Conde".
Tous les ans, le journal La Croix publie une étude réalisée par Kantar Sofres/Kantar Média pour sonder les Français sur leur ressenti concernant la crédibilité des informations relayées par les journaux et la télévision. Et pour 2017, leur confiance envers les médias n'est pas au beau fixe...
Le résultat est sans appel ! Depuis 1987, La Croix communique dans ses colonnes le baromètre de la confiance des Français vis à vis des médias. Il ressort ainsi de cette édition 2017, que l'échantillon représentatif de 1 011 personnes interrogées n'a pas une grande confiance en ces derniers, et surtout, qu'il porte de moins en moins d'intérêt à l'actualité. Des chiffres au plus bas depuis trente ans.Un désintérêt notable Les canaux d'informations n'ont jamais été autant nombreux, et pourtant, ils ne suffisent pas à passionner un certain nombre de Français à l'actualité. Si 64% des personnes questionnées révèlent suivre l'actualité avec un grand intérêt, c'est malgré tout six points de moins par rapport à l'an passé et le score le plus bas depuis le début de l'étude en 1987. Cette dernière souligne d'ailleurs que ce désamour est plus marqué chez les jeunes (56%) et les moins diplômés (58%).Les causes de ras-le-bol pointées ? Notamment l'orientation donnée à l'actualité. Ainsi, certains sujets sont considérés comme ayant été trop traités par les médias en 2016 toujours selon les sondés. 62% d'entre eux estiment que les journalistes ont surmédiatisé le braquage de Kim Kardashian à Paris et l'affaire du burkini cet été. Alors qu'à l'inverse, deux citoyens sur cinq trouvent qu'ils n'ont pas assez évoqué les affaires de pédophilie dans les églises, 37% les manifestations des policiers et 34% la Cop22 à Marrakech.Une crédibilité remise en causeCe désintérêt pour l'actualité semble donc découler d'un manque de crédibilité de la part des médias. En effet, le taux de confiance des Français envers ces derniers rencontre une chute de pourcentage. La radio reste le moyen d'information le plus crédible pour 52% des sondés (-3 points) et la télévision, à quant à elle, les faveurs de 41% des Français (-9 points). Huit citoyens sur 10 estiment être exposés à de fausses nouvelles et/ ou informations non vérifiées. De plus, seulement 24% d'entre eux jugent que les journalistes résistent aux pressions politiques et 27% pensent qu'ils résistent aux pressions d'argent. Et vous, ressentez-vous la même inquiétude que les personnes sondées ?
Le groupe pharmaceutique AstraZeneca a annoncé mardi une pause dans les essais cliniques de son vaccin expérimental contre le Covid-19 après l'apparition d'une "maladie potentiellement inexpliquée", sans doute un effet secondaire grave, chez un participant.
AstraZeneca est le partenaire industriel de l'université britannique Oxford, et leur vaccin est l'un des projets occidentaux les plus avancés, testé sur des dizaines de milliers de volontaires au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud et, depuis le 31 août, les Etats-Unis, dans ce qu'on appelle la phase 3 des essais, la dernière, devant vérifier sécurité et efficacité."Dans le cadre des essais cliniques randomisés mondiaux du vaccin contre le coronavirus de l'université d'Oxford, notre processus d'évaluation normal a été déclenché et nous avons volontairement fait une pause dans les vaccinations pour permettre une évaluation des données de sécurité par un comité indépendant", a déclaré un porte-parole de la société dans un communiqué."C'est une action de routine qui est requise dès qu'une maladie potentiellement inexpliquée apparaît dans l'un des essais, pendant l'enquête, afin de maintenir l'intégrité des essais", a poursuivi le porte-parole.On ignore la nature et la gravité de l'événement, mais selon le site Statnews, la personne concernée devrait se rétablir.C'est la première suspension connue d'un essai clinique concernant un vaccin expérimental contre le Covid-19.Selon la durée des investigations, cela pourrait avoir un impact sur le calendrier serré du développement. Le ministre de la Santé britannique avait dit lundi espérer des résultats des essais d'AstraZeneca d'ici la fin de l'année ou le début de 2021. Le laboratoire a déjà pré-vendu des centaines de millions de doses à de multiples pays, au cas où son vaccin prouverait son efficacité.
Le Premier ministre était en déplacement à Dijon "pour soutenir l'action et le combat contre toute forme de violence, toute forme de communautarisme qui porterait atteinte aux valeurs de la République".
Le Premier ministre Jean Castex a assuré, vendredi 10 juillet, les forces de sécurité et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin de son "total engagement" à les défendre."Dans cette société rongée par des tendances inadmissibles, vous êtes au cœur du pacte républicain et démocratique que plus que jamais l'État a bien l'intention de défendre avec la détermination qui s'applique aux causes les plus essentielles de notre démocratie", a souligné le chef du gouvernement dans une brève allocution après une visite à l'hôtel de police de Dijon. "Je suis venu vous dire le total engagement, la totale détermination du président de la République, du gouvernement de la République, à défendre celles et ceux qui sont agressés, au premier rang desquels les femmes et les hommes dont c'est la mission d'assurer la protection des autres et de la société", a-t-il insisté. Les violences dans le quartier dijonnais des Grésilles et à Chenôve, en proche banlieue dijonnaise, avaient eu lieu du 12 au 15 juin après une série d'actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène qui voulaient se venger de l'agression d'un adolescent qu'ils imputaient à des dealers des Grésilles.Le chef du gouvernement s'est dit "scandalisé" par "des comportements inadmissibles" à Dijon, où il a fait le déplacement "pour soutenir l'action et le combat contre toute forme de violence, toute forme de communautarisme qui porterait atteinte aux valeurs de la République".Le Premier ministre a aussi apporté une nouvelle fois son soutien au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, sous le feu des critiques féministes, qui "bénéficie de toute notre confiance pour exercer cette haute fonction". Le ministre "mettra toute son intelligence, toute sa détermination et j'allais dire toute l'affection qu'il portera à l'ensemble des femmes, des hommes qui composent le service public que vous représentez, non seulement pour le défendre mais pour accroître encore ses capacités d'action", a assuré le chef du gouvernement.Des rassemblements féministes sont annoncés vendredi dans plusieurs villes de France contre le remaniement gouvernemental après les nominations de Gérald Darmanin, accusé de viol, au ministère de l'Intérieur, et d'Eric Dupond-Moretti, très critique envers le mouvement #MeToo, à la Justice.
Des prêtres de l'Église catholique latine pourront-ils être bientôt mariés ? Le pape François fait un pas de plus vers l'ouverture du sacerdoce aux hommes mariés. "Nous devons réfléchir, pour savoir si les viri probati sont une possibilité.
Ensuite, nous devons aussi déterminer quel rôle ils peuvent jouer, notamment dans les communautés éloignées", a déclaré Sa Sainteté dans les colonnes de l'hebdomadaire allemand Die Zeit dont le site du Figaro se fait l'écho. Les "viri probati" sont décrits comme des hommes d'âges mûrs qui ont convaincu sur le plan chrétien. Selon le chef spirituel, c'est à l'Église de "discerner quand le Saint-Esprit appelle à quelque chose", ce qui ne bloquerait plus par principe l'accès aux hommes mariés. "Permettre de choisir le célibat" ou non, à de jeunes séminaristes "n'est pas la solution" au "sérieux problème des vocations", peut-on lire dans les colonnes de Die Zeit. Une prise de position qui est une première confirmant une volonté du Vatican de ne pas fermer la porte à tout changement. C'est d'abord au Brésil que certains hommes mariés pourraient être ordonnés prêtres le temps d'une phase expérimentale.
"Je suis musulman, de même génération que les tueurs du Bataclan. Je crois en dieu, je prie parfois, mais il m'arrive de boire des coups, le soir aux terrasses des cafés.
Je suis celui que les hommes de Daesh détestent le plus. Je suis musulman et journaliste. Je peux aller là où mes confrères ne pourront jamais mettre les pieds". Un journaliste équipé d'une caméra cachée a infiltré pendant 6 mois une cellule d'aspirants jihadistes à Paris et Châteauroux. Ces hommes, qui préparaient un attentat en France, ont presque tous été arrêtés fin 2015.Pour "Soldats d'Allah", extraordinaire plongée d'une heure et demie au cœur d'un groupe d'islamistes radicaux diffusé lundi soir sur Canal+, le journaliste Saïd Ramzi (un pseudonyme), musulman "de la même génération que les tueurs du Bataclan", a commencé par gagner leur confiance. Si les premiers contacts, via des groupes prêchant le jihad sur Facebook, sont faciles, il a fallu ensuite rencontrer en personne celui qui se présente comme "l'émir" de cette dizaine de jeunes gens, certains musulmans par leur famille, d'autres convertis. Soldats d'Allah - Spécial investigation (extrait 2)par Telerama_BACela se passe à Châteauroux, dans le parc d'une base de loisir, déserte en hiver. A partir de là, les enregistrements des conversations permettent de comprendre les motivations de ces apprentis-jihadistes qui, bien que connus des services anti-terroristes et pour la plupart surveillés, se rencontrent et complotent."Mon but était de tenter de comprendre ce qu'ils ont dans la tête", dit Saïd Ramzi à l'AFP. "Et l'un des enseignements principaux est que je n'ai pas vu d'islam dans toute cette affaire. Aucune volonté de rendre le monde meilleur. Seulement des jeunes paumés, frustrés, perdus, suicidaires, faciles à manipuler. Ils ont eu la malchance d'être nés à cette époque où il y a l'Etat islamique. C'est très triste. Ce sont des jeunes en quête, et c'est ce qu'ils ont trouvé".- "Viens, frère, on va au paradis" -Lors de leur première rencontre, l'émir du groupe, un jeune franco-turc qui se fait appeler Oussama, tente de convaincre le journaliste, qu'il ne connait que sous le nom d'Abou Hamza, que le paradis les attend, à l'issue d'une mission suicide, en Syrie ou en France. "Vers le paradis, c'est ça le chemin", lui murmure-t-il, avec un constant sourire qui glace le sang. "Viens, frère, on va au paradis. Nos femmes nous y attendent, avec des anges comme serviteurs. Tu auras un palais, un cheval ailé fait d'or et de rubis". window.pvp_36f25b9b0ef025832453a13a4b7808ec = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x47rf7b", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT000001a3Ry7/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_36f25b9b0ef025832453a13a4b7808ec", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
423 cas de Covid-19 ont été confirmés sur le sol français, selon un dernier bilan en date de ce jeudi 5 mars. De l'autre côté des Alpes, le décompte s'alourdit.
Tandis que l'épidémie à l'échelle nationale semble désormais "inexorable", un septième décès en France d'une personne contaminée par le nouveau coronavirus a été confirmé jeudi soir par le ministère de la Santé. Lors d'un point-presse, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a indiqué que 138 nouveaux cas ont été détectés depuis la veille. "En France, nous avons ce jour à 16h 423 cas confirmés soit 138 cas de plus qu'hier", a-t-il annoncé lors de sa conférence de presse quotidienne. "Nous avons désormais sept personne décédées, 6 hommes et une femme", a-t-il ajouté. Si en France le passage au stade 3 (stade épidémique) devrait se faire d'ici au maximum deux semaines, l'Italie fait face à une forte hausse du nombre de morts liés au coronavirus, avec 41 nouveaux décès constatés en 24 heures. 148 personnes sont décédées en Italie depuis le début de la crise sanitaire, selon un nouveau bilan jeudi de la Protection civile, ce qui place la péninsule au deuxième rang mondial pour le nombre de cas mortels derrière la ChineLe nombre de cas confirmés depuis le début de l'épidémie qui a démarré vers le 20 février, s'élève à 3.858, contre 3.089 la veille, soit une hausse de 25%. L'Italie est le troisième pays le plus touché au monde derrière la Chine et la Corée du Sud. Sur ce total, 414 patients sont déjà guéris, soit 138 de plus que la veille. "Jusqu'ici les personnes guéries représentent 10,7% du total des personnes ayant contracté le virus, les personnes décédées 3,8%", a détaillé le chef de la Protection civile Angelo Borrelli lors de sa conférence de presse quotidienne. Le gouvernement italien a décidé de fermer toutes les écoles et universités à compter de jeudi pour endiguer la progression du virus et éviter ainsi une surchauffe dans les hôpitaux de la péninsule.
Le beau-père du rockeur est revenu sur leur relation et affirme qu'il a épongé ses dettes.
"Tu m'as sauvé la vie". Voilà ce qu'aurait écrit Johnny Hallyday à André Boudou, le père de Laeticia Hallyday, qui est revenu, dans un entretien donné au Parisien vendredi 17 août, sur la relation qu'il entretenait avec le rockeur. Le portrait d'André Boudou: Qui est vraiment le père de Laeticia Hallyday?par Jeanmarcmorandini.com"Quand ma fille l'a connu à 20 ans, avec ses bouclettes, elle n'aurait pas fait le poids face à un monstre sacré. Alors, il a pris le paquet, le père et la fille. Et ça a été une histoire d'amour", a décrit André Boudou. Selon l'homme d'affaires de 67 ans qui a fondé la boîte de nuit l'Amnesia, le clan Boudou aurait aidé Johnny Hallyday à éponger ses dettes : "Quand ma fille se lie à Johnny, je mets mon nez dans ses affaires et je découvre qu'il a 120 millions de francs [environ 17 millions d'euros] de dettes, notamment un chèque sans provision au Trésor Public de 56 millions. J'arrange le coup etc.", a-t-il expliqué au Parisien. "J'ai été amoureux de ce mec et il a été amoureux de moi""En 1998, première perquisition, redressement derrière... Et ça continue aujourd'hui. Nous n'avons plus de banques et on a encore un contrôle fiscal sur un an. Johnny n'y est pour rien, mais il ne m'a apporté que des ennuis", a raconté le chef de clan de la famille Boudou. "C'est pour cela que dans une lettre, il m'a écrit 'Tu m'as sauvé la vie'. Je ne lui ai jamais fait perdre d'argent (...) Sans nous, Johnny serait mort bien avant et ruiné", affirme le beau-père du rockeur disparu le 5 décembre dernier. Mais en 2004, une "brouille" l'oppose à l'interprète de "Que je t'aime" : "Il est parti en Suisse contre mon avis, sur les conseils de Daniel Hechter. Une mauvaise idée. (...) Ensuite, parce qu'il a signé avec Warner dans mon dos. Mais là, il a fait un bon coup", explique-t-il avant de décrire leur relation "passionnelle". "Ce mec était tellement attachant, on a eu des moments incroyables." "J'ai été amoureux de ce mec et il a été amoureux de moi, sans que nous soyons homosexuels", a ajouté André Boudou. "J'espère qu'ils arriveront à se parler""Je peux comprendre la frustration de Laura et David, mais de là à attaquer tout le monde comme cela, c'est violent. J'espère qu'ils arriveront à se parler. Mais je ne m'en mêle pas", a expliqué André Boudou qui reconnaît tout de même avoir des relations "compliquées" avec Laeticia. Depuis le décès du rockeur, une bataille s'est engagée entre David Hallyday, Laura Smet et Laeticia Hallyday sur l'héritage du chanteur. Ses deux premiers enfants contestent le testament de leur père et considèrent qu'il les déshérite au profit de sa veuve Laeticia Hallyday et de ses deux filles cadettes. L'actrice et le chanteur, nés des deux premiers mariages de Johnny Hallyday, estiment que le droit français, qui interdit de déshériter ses enfants, doit s'appliquer.
L'éditorial du Washington Post déplore une manœuvre du président américain pour "démanteler" une organisation alliée des États-Unis.
Engagé dans une guerre commerciale avec la plupart de ses alliés, Donald Trump a clairement montré son opinion sur l'Union européenne, lors de la visite d'Emmanuel Macron aux États-Unis, en avril dernier. "Pourquoi ne pas quitter l'UE ?", aurait demandé le président américain à son homologue, selon un éditorial du Washington Post publié jeudi 28 juin.Lors de cette discussion sur le commerce avec Emmanuel Macron, Donald Trump aurait aussi promis que si la France quittait effectivement l'Union, les États-Unis lui proposerait un accord bilatéral plus avantageux que celui dont bénéficie l'UE. Le Washington Post cite deux officiels européens, dont les propos n'ont pas été démentis par la Maison blanche, qui s'est toutefois abstenue de commenter. Le quotidien américain relève que ce genre de proposition démontre d'abord une "incompréhension basique des positions d'Emmanuel Macron". Mais, surtout, il s'agit d'une manœuvre "du président des États-Unis pour démanteler une organisation d'alliés, allant à l'encontre de la politique officielle américaine."La proposition de Donald Trump n'est pas surprenante. Avant même son élection, le président américain critiquait sévèrement l'Union européenne et l'OTAN. Aujourd'hui, les attaques se font plus violentes et plus régulières, note le Washington Post. "L'Union européenne, bien sûr, a été créée pour profiter des États-Unis, pour attaquer nos économies", a-t-il par exemple déclaré cette semaine lors d'un meeting.
Nouvelle manche dans la bataille de l'opinion entre les syndicats et le gouvernement, alors que le soutien des Français au mouvement s'érode.
Au cinquième épisode de la grève perlée à la SNCF, certains automobilistes ont eu la bonne surprise de trouver des cheminots... Au péage. En effet, les grévistes ont effectué des opérations "péages gratuits", notamment en Gironde et dans le Nord, a rapporté lundi 23 avril la presse locale.À 7 heures lundi, environ 250 cheminots ont levé les barrières du péage de Saint-Sèlve, sur l'A62, en direction de Bordeaux, a indiqué Sud-Ouest. Ils ont distribué des tracts pour sensibiliser les automobilistes à leur cause, provoquant au passage un embouteillage, malgré l'ouverture des barrières. Pour les conducteurs venant de Pau, l'économie s'est élevée à 27 euros, a précisé le quotidien local. Des cheminots ont mené la même opération sur l'A10, au péage de Saintes.À 10 heures, c'était au tour du péage de d'Hordain, sur l'A2, dans le Nord, d'être pris pour cible. Les automobilistes roulant dans le sens Paris-Bruxelles, ont pu passer gratuitement jusqu'à 11 heures, sous les yeux de la police, présente pour des raisons de sécurité, a rapporté La Voix du Nord. "On veut démontrer que le combat des cheminots s'inscrit aussi au service des Français", a témoigné un manifestant auprès du journal. Des opérations qui pourraient améliorer l'opinion des Français, alors que leur soutien au mouvement s'érode : 43% des Français l'estiment "justifié", soit trois points de moins en une semaine, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.Depuis la mi-mars, le soutien à la grève a oscillé entre 42% et 47% dans les enquêtes de l'Ifop. À l'inverse, 57% (+3 points) des personnes interrogées considèrent que le mouvement des cheminots n'est "pas justifié". Une majorité de Français (61%, = par rapport au précédent sondage) souhaitent que le gouvernement aille "au bout de la réforme de la SNCF telle qu'elle a été annoncée, sans céder aux mobilisations et aux grèves". Ils n'étaient que 51% fin mars.
L'acheteur a d'abord tenté de dérober la mallette contenant les pièces et lingots d'or. Le vendeur l'a poursuivi, s'agrippant au coffre de la voiture, avant de parvenir à alerter des policiers qui passaient dans les environs, raconte Le Parisien.
C'est une scène atypique qui s'est déroulée mercredi 19 septembre, en plein après-midi. Deux utilisateurs du site de petites annonces Leboncoin se sont donné rendez-vous dans un restaurant du XVIIe arrondissement de Paris pour une transaction conséquente : la vente d'un lot de pièces rares et lingots d'or, pour un montant total de 115.000 euros. À peine arrivé sur place, l'acheteur saute sur le vendeur et lui arrache la mallette des mains. L'homme s'enfuit à bord de sa voiture dans les rues de Paris, mais l'autre le poursuit et s'accroche au capot puis au coffre du véhicule, rapporte Le Parisien. En plein rodéo, le vendeur lésé parvient à faire des signes à une patrouille de police qui passait par là.Sentant le vent tourner, le voleur décide alors de jeter le butin par la fenêtre de sa voiture. L'home rejoint ensuite le périphérique et parvient à s'enfuir. Le vendeur, quant à lui, a simplement lâché le véhicule en cours de route et a pu récupérer sa marchandise. Il a déposé plainte et une enquête a été ouverte.
Au Brésil, des supporters de football membres de groupes ultras ont pris la tête de manifestations en défense de la démocratie, menacée selon eux par le président d'extrême droite Jair Bolsonaro.
"On se devait d'occuper le terrain, face aux partisans de Bolsonaro qui font l'apologie de la dictature", explique à l'AFP Danilo Passaro, membre de Gavioes da Fiel, groupe ultra historique de Corinthians, un des clubs les plus populaires du Brésil.C'est lui qui a lancé un appel à manifester dimanche dernier sur l'Avenida Paulista, artère emblématique du centre de Sao Paulo, réunissant quelque 500 supporters de plusieurs clubs rivaux en défense de la démocratie.La manifestation se déroulait sans heurts, jusqu'à l'arrivée de militants bolsonaristes, qui a déclenché des échauffourées. La police est intervenue avec des gaz lacrymogènes."En fin de manifestation, une poignée de personnes en treillis ou arborant des symboles néo-nazis est allée exprès à notre rencontre pour nous provoquer alors qu'ils auraient pu passer de l'autre côté de la rue", raconte Danilo Passaro, étudiant en histoire de 27 ans.- "Tournant" -Cette manifestation de supporters étaient l'une des premières à rassembler des militants antibolsonaro depuis le début de la pandémie de coronavirus. Le président n'a pas tardé à réagir, les qualifiant mardi de "marginaux" et "terroristes". D'autres manifestations "antifascistes" rassemblant des supporters sont prévues dimanche dans plusieurs villes brésiliennes.Auparavant, seuls les Bolsonaristes étaient de sortie, chaque dimanche, notamment à Brasilia, harangués par le président lui-même, au mépris de toute règle de distanciation sociale, alors que le Brésil est un des principaux foyers de contamination au monde. Vêtus de maillots jaunes et verts de l'équipe nationale brésilienne, un grand nombre de ces manifestants réclament une intervention militaire pour faire fermer le Congrès ou la Cour suprême, affichant comme Bolsonaro leur nostalgie des années de plomb de la dictature (1964-1985)."Au début, ils étaient les seuls à manifester dans la rue parce que nous, nous respections le confinement. Mais à présent, nous avons décidé de prendre le risque de sortir pour combattre cette escalade autoritaire (...) et nous espérons que ça va déclencher un mouvement de masse dans tout le pays", poursuit Danilo Passaro."Cette mobilisation des supporters est un tournant, parce jusqu'à présent, les mouvements progressistes avaient du mal à s'organiser. Je crois que ça a beaucoup marqué les esprits, y compris de personnes qui ne s'intéressent pas au foot", estime Rosana da Câmara Teixeira, anthropologue de l'Université Fédérale Fluminense (UFF) et spécialiste des groupes de supporters.- Risques de récupération -Au début des années 80, les ultras de nombreux clubs avaient participé massivement aux manifestations monstres réclamant la fin de la dictature, alors que des joueurs légendaires comme Socrates étaient des emblèmes du combat pour la démocratie."Les groupes de supporters ultras ont commencé à surgir au moment du régime militaire, avec un esprit contestataire. Et aujourd'hui, ils reprennent cet héritage et peuvent devenir un élément déclencheur pour mobiliser les opposants au gouvernement", poursuit la chercheuse.Pour Juca Kfouri, commentateur sportif qui a participé activement au mouvement de redémocratisation lié au football dans les années 80, cette mobilisation peut être une "étincelle" capable de provoquer un mouvement de masse antibolsonariste mais elle risque aussi d'être contre-productive."Je crains qu'il y ait à nouveau de nombreuses provocations de la part des bolsonaristes, y compris de personnes infiltrées qui pourraient tirer sur la police pour rejeter la faute sur ceux qui défendent la démocratie et donner des arguments à Bolsonaro pour décréter un état de siège", déclare-t-il.Même si la grande majorité des supporters se limite à des discours en faveur de la démocratie, d'autres semblent prêts à en découdre. Capitao Leo, supporter de Flamengo à la réputation sulfureuse, a appelé sur les réseaux sociaux à "exterminer les fascistes" et "fusiller les bolsonaristes".Flavio Frajola, vice-président de l'Association nationale des groupes de supporters (Anatorg), se dit favorable à "tout mouvement en défense de la démocratie" mais rappelle que les ultras qui y prennent part le font à titre individuel."Au sein des groupes de supporters, il y a des opinions divergentes, donc je ne vois pas ces groupes appeler à manifester en leur nom. Par contre, je trouve ça positif que des ultras de différents clubs dépassent les rivalités sportives pour lutter pour une cause commune", affirme ce supporter de Fluminense.
Depuis le début de la contestation sociale, la mobilisation des "gilets jaunes" semble inspirer les jeunes pousses, explique le Huffington Post. Jusqu'à cristalliser les tensions.
C'est le nouveau jeu à la mode dans les cours de récréation. Enfin, si l'on peut parler de jeu. Depuis quelques semaines, les "gilets jaunes" se sont invités parmi les élèves, reflet des revendications sociétales, explique Le Huffington Post. Dans les écoles, ce sont désormais les "pro gilets jaunes" et les "pro CRS" qui s'affrontent à l'occasion d'une partie de football ou de balle aux prisonniers. A tel point que les institutrices doivent sévir."On entend des 'Macron démission' à longueur de journée dans la cour, et même en classe", confie une professeure de CE1 à Dreux (Eure-et-Loir). Un slogan qui n'est autre qu'une reprise de la chanson "Gilet jaune" de Kopp Johnson, visionné presque 17 millions de fois sur YouTube, et qui fait fureur chez les jeunes. Dans ces conditions, le personnel encadrant a été obligé d'interdire ces chants en expliquant aux élèves "qu'ils n'avaient pas à dire cela, qu'ils n'étaient pas encore électeurs", précise l'institutrice dans le Huffington Post. Cet engouement dans ce quartier sensible a pris des proportions énormes. "Beaucoup d'enfants me disent : 'Si je sors vite, Maman m'a promis qu'on irait voir les gilets jaunes'. Ils veulent faire des selfies avec eux, voir les camions qui klaxonnent. C'est l'attraction du quartier", continue la jeune femme. Les enfants perdus ? Sauf que tous les enfants ne sont pas "pro gilets jaunes". Dans certains établissements, cela débouche sur des affrontements plutôt inattendus. "Les 'gilets jaunes', c'est les méchants. Ils cassent les vitrines. Alors on fait la bagarre entre les méchants et les policiers", peut-on entendre. "Moi je préfère être 'gilet jaune' que policier, j'aime pas courir", raconte un autre écolier du 8e arrondissement de Paris. Il ajoute : "Aujourd'hui mes copains criaient 'Macron démission'. Mais pas moi, j'étais pas d'accord donc j'ai pas crié". Pour faire face à la situation, dans certaines écoles, on a décidé de jouer des pièces de théâtre sur le thème des "gilets jaunes" afin, dit-on, de comprendre les "bonnes raisons" pour lesquelles ils manifestent et "les mauvaises raisons". Dans la plupart des cas, les enfants ne comprennent pas bien la situation, entre question sur les responsabilités des uns ou des autres ou la peur que leurs parents rentrent blessés de manifestations. Si certains professeurs avouent tenter d'expliquer les différences "entre 'gilets jaunes' et casseurs", d'autres ont pris le parti de ne rien dire, afin "d'éviter un débat qui devient trop vite politique".
Jean-Luc Mélenchon organise ce dimanche un grand meeting en pleine rue, sur le Vieux-Port de Marseille. Si plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues par le candidat de la France Insoumise, la police municipale ne sera pas de la partie et ne pourra pas assurer la sécurité du rassemblement.
Pour cause, selon une information de France Bleu Provence, la mairie de la cité phocéenne a refusé de prendre en charge la sécurité de la manifestation. Caroline Pozmentier, adjointe à la Sécurité Publique, s'explique : "Jean-Claude Gaudin est un grand républicain mais en cette période électorale, il n'est pas indispensable de donner une protection à un événement politique plutôt qu'à un autre par une police municipale qui est la police de tous les Marseillais". Pas de quoi inquiéter outre mesure Jean Marc Coppola, conseiller municipal Front de gauche à Marseille et soutien de Mélenchon. "Lors de la campagne de la présidentielle 2012, le maire de Marseille faisait déjà trembler sur les questions de sécurité pour tenter d'empêcher le meeting de Jean-Luc Mélenchon sur les plages du Prado. Il y avait eu 120.000 participants et tout s'était bien passé", explique-t-il. Et d'ajouter : "Nous avons l'habitude des grands rassemblements sur l'espace public. Arrêtons de faire peur, la sécurité sera assurée par la police nationale et les militants. Pourquoi voulez-vous qu'il y avait des problèmes à Marseille ?". En effet, et comme l'explique la porte-parole du candidat, Sarah Soilihi, "c'est une obligation pour l'Etat d'assurer ce genre d'événements".
Près de 30 livreurs de Chronopost dorment depuis 15 jours dans leurs véhicules pour protester contre leurs conditions de travail, selon une information France Bleu.
Ils ont élu domicile sur le parking du marché de Rungis. Depuis le début du mois, 28 chauffeurs-livreurs débrayent le jour et passent la nuit dans leurs camions. Les salariés dénoncent leurs conditions de travail depuis le rachat de leur entreprise Délifresh par Chronopost, en décembre dernier. Ils craignent également d'être licenciés et remplacés par des sous-traitants, indique France Bleu. Depuis ce rachat, 40 prestataires, employés par 10 sociétés différentes, ont fait leur entrée dans le service de livraison de produits frais, selon un délégué du personnel. "On voit des nouvelles têtes tous les jours", résume Hakim Sébaoui.Depuis le changement de direction, une trentaine de salariés a été licenciée et les chauffeurs craignent la suppression d'autres postes, comme l'assure Khoran Tiryaki, délégué du personnel : "Quand Chronopost a racheté l'entreprise, tout était ficelé, le projet était prêt : c'était dégraisser les salariés pour ramener de la sous-traitance. Ils sont connus pour ça. Aujourd'hui, on est au bord du risque psychosocial parce les salariés sont à bout de nerf, mais on ne bougera pas du piquet."Des prestataires qui ne respecteraient pas les normes sanitaires"Pour se reposer et ne pas lâcher le site 24h/24, on est dehors, on vit ici", explique Hakim Sébaoui. "Ils nous traitent comme des chiens", dénonce le représentant. Les grévistes affirment également, vidéo à l'appui, que certains sous-traitants de Délifresh manipuleraient les denrées sans précaution et ne respecteraient pas la chaîne du froid.Sur place, plusieurs salariés ont décidé de filmer les allées et venues du nouveau personnel. "Depuis qu'on est là, 24h/24, on constate que certains sous-traitants ne respectent pas la chaîne du froid. Ils reçoivent de la marchandise dans des voitures non frigorifiques", expliquent deux grévistes. La direction de l'entreprise a refusé tout commentaire, selon France Bleu.
Perte de la majorité absolue à l'Assemblée, contestations internes et Bérézina aux municipales: La République en marche joue sa survie, alors que plusieurs voix réclament sa dissolution dans une nouvelle architecture de la majorité présidentielle.
Aucune conquête et plusieurs défaites de maires sortants Macron-compatibles: la soirée du deuxième tour des municipales a été pour le mouvement présidentiel "un peu plus mauvaise qu'attendue", euphémise un ministre.Autrefois machine de guerre qui avait permis un raz-de-marée aux législatives de juin 2017, puis locomotive jugée efficace lors des Européennes de 2019, la marque LREM a perdu en puissance, alors qu'elle était déjà affaiblie par la perte de la majorité absolue à l'Assemblée nationale et les critiques ouvertes contre les stratégies d'alliances aux municipales."Peut-être même que certains candidats aux municipales ont perdu précisément parce qu'ils avaient le soutien de LREM", souffle un membre du gouvernement, qui appelle à "réfléchir à notre offre politique" et met en garde contre une "normalisation" du parti et "de ne plus être en mouvement". Un remaniement, qui doit intervenir dans les prochains jours, pourrait en outre créer une nouvelle crise de leadership, notamment si l'actuel patron des marcheurs, Stanislas Guerini, devait intégrer le gouvernement, fonction a priori incompatible avec celle de chef du parti majoritaire."Et si c'est le cas, il ne faut pas que ça apparaisse comme une manœuvre pour régler le problème du parti, ce qu'avait fait Hollande en nommant le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, au gouvernement en 2014", prévient un autre ministre.- Un grand Parti démocrate ? -En creux, c'est le positionnement de LREM qui est interrogé, entre "ceux qui pensent qu'il faut poursuivre la transformation, y compris contre certains corps intermédiaires", et ceux qui prônent un plus grand enracinement dans les territoires par des alliances avec les élus sortants: "Il est certain qu'il y a une tectonique des plaques sur cette question", résume un ministre, qui fustige "un risque de banalisation, donc de disparition du parti".Certains plaident au contraire pour un grand aggiornamento: l'eurodéputé et ancien conseiller d'Emmanuel Macron Stéphane Séjourné milite ainsi pour une dissolution pure et simple de La République en marche, quand d'autres théorisent "un grand Parti démocrate à l'américaine", dans une forme qui reste à définir.Car les tentatives de fédération de la majorité présidentielle ont jusqu'alors fait long feu: annoncé en septembre lors des universités de LREM, un "bureau de liaison" que devaient intégrer les partis qui avaient participé à la liste Renaissance - le MoDem, Agir, le Mouvement radical - n'a jamais vraiment eu lieu, François Bayrou s'y montrant plutôt réticent. Depuis, seul un modeste "bureau exécutif" commun de LREM et du MoDem s'est tenu une fois."La question n'est pas de savoir si on fait comme l'UMP ou la gauche plurielle en leur temps", balaie un ministre, "la question, n'est pas celle de LREM, du MoDem ou d'Agir, mais c'est celle du président de la République en 2022", poursuit-il, en prônant un statu quo statutaire "pour ne pas perdre de temps sur ces questions secondaires", alors qu'un congrès de LREM doit avoir lieu à la fin de l'année.Un ministre venu de la gauche va dans le même sens: "Macron ne sera pas le candidat de La République en marche en 2022, ce sera plus large que ça, c'est le sens de son engagement politique de dépasser les partis", escompte-t-il.Après le lancement de Territoire de progrès, une plateforme pilotée par les ministres Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, des ex-PS qui entendent ré-arrimer le centre gauche à la majorité - une initiative globalement vue d'un bon œil chez les marcheurs - , l'annonce dimanche par le député ex-LREM Aurélien Taché de la constitution d'un nouveau mouvement, "Nous, demain", a en revanche été perçue comme une dislocation du socle qui avait porté Emmanuel Macron au pouvoir en 2017.Et d'aucuns craignent en outre qu'Édouard Philippe, auréolé d'une victoire aux municipales au Havre, cherche à fédérer ses troupes. A fortiori s'il devait quitter Matignon lors d'un remaniement.
Le Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de la Santé Olivier Véran et le directeur général de la Santé Jérôme Salomon ont dévoilé vendredi soir le dernier bilan du nombre de personnes contaminées par le coronavirus lors d'une conférence de presse donnée vendredi 6 mars au ministère de la Santé.
Le bilan lié au coronavirus est en hausse en France. Le ministère de la Santé a annoncé vendredi 6 mars que 190 nouveaux cas ont été recensés depuis la veille. "Ce jour à 15 heures, nous avons 613 cas confirmés, soit 190 cas de plus qu'hier", a déclaré le directeur général de la Santé Jérôme Salomon lors d'un point de presse. "Le bilan est aussi important en termes de gravité, nous avons 39 personnes qui sont en situation grave, en réanimation, soit 16 cas graves de plus qu'hier", a-t-il poursuivi. Pour rappel, le bilan des morts s'établit à 9 personnes, "huit hommes et une femme dont six personnes de plus de 70 ans. La plupart des morts ont eu des "comorbidités importantes" (association de deux maladies et état qui en résulte). Les crèches, les écoles et les lycées fermés"Toutes les régions métropolitaines sont désormais concernées et trois régions d'Outre-mer : la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique". Un important regroupement de cas est observé dans l'Oise avec 110 patients positifs et 51 cas en Haute-Savoie. "Une situation de circulation intense du virus" est observée autour du cluster de Mulhouse et à Strasbourg avec un total de 136 cas confirmés, a poursuivi Jérôme Salomon. Pour enrayer la propagation de l'épidémie, le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé vendredi la fermeture à partir de lundi et pour 15 jours des crèches et établissements scolaires dans les départements de l'Oise et du Haut-Rhin, où le coronavirus "circule avec beaucoup d'intensité". Le nombre de personnes contaminées dans le monde a dépassé vendredi la barre des 100.000, selon un décompte de l'AFP.
Le président de la République s'est exprimé sur de nombreux sujets brûlants dans une interview au Point, parue ce mercredi 15 avril.
Emmanuel Macron se confie. Ce mercredi 15 avril, Le Point a publié un entretien avec le président de la République, dans lequel ce dernier est longuement revenu sur la manière dont il a géré la crise du coronavirus. Deux jours après son allocution télévisée, où il a notamment fixé la date d'un déconfinement progressif au 11 mai prochain, le chef de l'État est par exemple revenu sur cette longue période d'isolement imposée aux Français. "Le confinement n'est certes pas une décision prise à la légère, mais depuis le premier jour, il y a un primat du sanitaire", lâche-t-il au Point. L'hebdomadaire affirme par ailleurs qu'à ce stade, Emmanuel Macron est tiraillé entre trois préoccupations : l'aspect sanitaire (la lutte quotidienne contre la propagation du virus), économique ("cette période exacerbe les injustices, profondément") et politique (l'état de notre démocratie). Sur ce dernier point, le chef de l'État se défend : "Nous avons un débat vivant sur la gestion de cette crise, comme il n'existe pas ailleurs. Je pense que c'est un défi de savoir gérer une pandémie pour une démocratie. Il n'y a jamais eu de moment avec autant d'inconnues dans l'histoire contemporaine.""Je refuse aujourd'hui de recommander le port du masque pour tous et jamais le gouvernement ne l'a fait"Malgré tout, l'exécutif doit faire face à une certaine défiance des Français. Le manque de transparence est souvent pointé du doigt par les citoyens. Et un sujet cristallise les tensions : celui de la pénurie de masques. "On me fait le procès d'il y a quinze jours, mais moi, sur les stocks, je ne ferai pas le procès de mes prédécesseurs, même si parfois ce serait plus facile... Et puis, sincèrement, bien malin est celui qui aurait pu annoncer qu'en Chine, l'épicentre de la production serait submergé par l'épidémie", explique-t-il. De nombreux citoyens regrettent la communication imprécise concernant le port du masque. Selon certains, le gouvernement a affirmé que celui-ci n'était pas obligatoire au début de la crise sanitaire, avant de retourner sa veste quelques semaines plus tard. Une accusation réfutée par Emmanuel Macron. "Dès le début de la crise, nous faisons le choix de gérer la distribution et de prioriser les personnels soignants et les personnes les plus exposées. Je refuse aujourd'hui de recommander le port du masque pour tous et jamais le gouvernement ne l'a fait".Les élections municipales, "personne n'a pensé qu'il fallait les reporter" Dans son allocution solennelle du lundi 13 avril, le président de la République était resté muet sur le sujet des municipales. Pour Le Point, il a répondu aux polémiques liées au maintien du premier tour du scrutin alors que la vague épidémique commençait déjà à déferler sur le pays. "J'assume totalement ce choix.", coupe-t-il avec fermeté. "Si le Conseil scientifique m'avait dit que les maintenir mettrait la santé des Français en danger, je ne les aurais pas maintenus. J'assume totalement la décision. Si le Conseil scientifique nous éclaire par des avis, il y a tout au long de cette crise un ordre politique et un ordre scientifique. Les choix politiques sont faits par le pouvoir démocratique." Tout en précisant que les chefs des autres partis avaient été consultés ("personne n'a pensé qu'il fallait les reporter"), Emmanuel Macron refuse de croire que le maintien du scrutin a eu des conséquences sanitaires, comme ont pu le rapporter de nombreux élus et assesseurs qui ont affirmé avoir eu des symptômes du coronavirus après le premier tour. "Je suis convaincu d'une chose : je suis allé voter et les gestes barrières ont été maintenus. Les élus et le personnel des mairies ont fait un travail formidable. Les gens ont sans doute été davantage contaminés ces jours-là dans les bars ou les sorties en plein air que dans les bureaux de vote. On a fortement mis en garde les électeurs, si bien qu'ils ont été très prudents lorsqu'ils se sont rendus dans leurs bureaux de vote."Le "cas" Agnès BuzynEt s'il y a bien une personne qui s'est targuée d'avoir anticipé le danger que pouvaient représenter les élections municipales, c'est bien Agnès Buzyn. L'ancienne ministre de la Santé avait en effet affirmé, dans une interview du Monde, avoir prévenu Edouard Philippe de la gravité de la situation dès le mois de janvier. Ce qui avait provoqué un tollé. "Ce n'est pas du tout une polémique", tranche Emmanuel Macron dans Le Point. "La ministre de la Santé prévient que ça peut mal évoluer, en effet. Elle dit qu'il faut faire attention. Elle prend donc des décisions très rapidement", détaille-t-il, en précisant qu'Agnès Buzyn a, dans un premier temps, voulu garder son poste au ministère de la Santé au moment de se porter candidate à la maire de Paris.
La France ne compte plus que quatre départements en alerte lundi matin, la Charente-Maritime, le Finistère et l'Ille-et-Vilaine. La Savoie reste en vigilance orange avalanche.
Lundi, plus aucun département n'est placé en vigilance orange pour vent violent. Après la tempête Fabien, qui a balayé le Sud du pays ce week-end, la Charente-Maritime, le Finistère, et l'Ille-et-Vilaine sont en alerte lundi 23 décembre pour des risques d'inondation. Plusieurs cours d'eau pourraient en effet déborder, la Charente, la Vilaine et la Laïta. La Savoie reste en alerte avalanche. "Lundi matin, on relève 20 à 30 cm de neige fraîche tombée avec du vent fort dans la nuit de dimanche à lundi vers 1800m, la limite de la pluie se situant vers 1000 m. Cette neige repose souvent sur un manteau neigeux peu consolidé en surface sur 60 à 80 cm. Des avalanches de grande ampleur ont déjà été reportées hier après-midi, approchant ou traversant des routes d'altitude en Haute-Maurienne et Haute-Tarentaise. Pas encore de retour sur l'activité avalancheuse de la nuit", note Météo France dans son bulletin de 06h00 du matin. En Corse, isolée après la tempête, "on observe des rafales de 80 km/h à Bastia aéroport, de 70 à 80 km/h sur le Cap Corse, 90 km/h sur le littoral oriental plus au sud". Dans le Sud, "sur le relief on a des rafales de l'ordre de 70km/h. Sur la côte ouest on observe encore quelques rafales assez fortes comme 110 km/h à la Parata. Sur la côte orientale, on relève 97 km/h à Conca", détaille l'institut météorologique.
Les tests sérologiques permettent de savoir si une personne est ou a été infectée par le Covid-19, sans indiquer si elle est contagieuse ou protégée. La Haute autorité de la Santé a fait le point sur leur utilisation.
Comment rendre plus efficace la politique de tests ? C'est sur cette question que s'est penchée la Haute autorité de Santé (HAS). Elle a présenté, samedi 2 mai, les cas où les tests sérologiques sont utiles dans la lutte contre le Covid-19. Déconfinement: comment s'organisent les laboratoires pour effectuer les tests ?par BFMTVLa HAS s'est concentrée sur les tests réalisés en laboratoire de biologie médicale, dits ELISA, et rendra un autre avis sur les tests de diagnostic rapide ou les autotests "dans huit ou dix jours", a fait savoir la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, lors d'une conférence de presse en ligne. Les tests sérologiques viennent en complément des tests virologiques, qui permettent de poser un diagnostic et de dire si un malade est infecté au moment où on les réalise. Pratique pour confirmer un diagnostic ou pour les personnels soignants et en hébergement collectif.Les tests sérologiques en laboratoire se font par "prise de sang et cherchent à détecter les anticorps que l'organisme produit vis-à-vis d'un virus", a rappelé Dominique Le Guludec. Ils sont "très précieux et répondent déjà à de nombreuses questions", a-t-elle poursuivi. Ils permettent de savoir si une personne est malade ou a été malade, "pour compléter ou confirmer le diagnostic". Ils sont aussi utiles "quand il n'y a pas de symptômes (...) pour les personnels des établissements de santé ou des lieux d'hébergement collectif" comme les Ehpad, les prisons, les casernes, les résidences universitaires..."On dit enfin oui pour les études épidémiologiques parce que ça permet de mieux comprendre l'épidémie, ça aide à prédire ce qui va se passer et à prendre les bonnes décisions", a poursuivi Dominique Le Guludec.Des limitesEn revanche, ils ne permettent pas de dire si une personne est contagieuse ou si elle est protégée face au coronavirus. "Aujourd'hui, aucun test sérologique n'est capable de vous délivrer le passeport immunitaire dont tout le monde rêve pour le déconfinement", a-t-elle indiqué. Par conséquent, ces tests ne sont pas préconisés en "dépistage en population générale", a précisé Dominique Le Guludec. La HAS les exclut de "l'organisation du travail au sein d'une entreprise", selon un communiqué. Pour les enfants ou encore les personnes ayant dû travailler, "tant que nous n'avons pas l'information, au niveau scientifique, que les personnes qui présentent des anticorps dirigés contre le virus sont protégées, l'intensité et la durée de la protection, il n'y a pas d'intérêt à recourir à ces tests sérologiques", a complété Cédric Carbonneil, chef de service des actes professionnels à la HAS. Ces tests devront être réalisés avec une ordonnance, selon la HAS et dans l'idéal être remboursés. Les résultats sont disponibles en 24 heures maximum.
Le grand chassé-croisé des vacances d'hiver aura lieu ce week-end. Le trafic sera très perturbé dès vendredi, classé noir samedi en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours.
Toutes les zones scolaires seront en vacances ce week-end. Pour ce grand chassé-croisé des congés d'hiver, samedi 23 février est classé noir en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours dans la même région mais aussi en Bourgogne et dans le Grand Est. Ce sera le début des vacances scolaires pour la zone C, la deuxième semaine pour la zone A et la fin pour la zone B. Les difficultés se concentreront notamment aux abords des stations de ski, selon Bison Futé.Vendredi 22 février est classé vert au niveau national et orange en Ile-de-France dans le sens des départs tout comme la Bourgogne et le Grand Est dans le sens des retours. Au niveau national, samedi est classé orange dans le sens des départs et vert pour les retours.À quelles heures est-il conseillé de circuler ? Bison Futé recommande de quitter l'Île-de-France avant 14 heures vendredi et souligne que la circulation sera dense entre Beaune et Auxerre sur l'A6, entre 10 heures et 16 heures. Pour samedi, il est conseillé de quitter la région parisienne avant 8 heures et, en région Auvergne-Rhône-Alpes, d'éviter de circuler sur l'autoroute A43 en direction des Alpes, entre 6 heures et 18 heures, l'A40 et l'A48 entre 7 heures et 16 heures, la N90 entre 10 heures et 17 heures.Dans le sens des retours, il faudra mieux là encore éviter l'A43 en direction de Lyon, entre 6 heures et 18 heures, et en région Bourgogne, la circulation sera très dense entre Beaune et Mâcon sur l'A6, entre 10 heures et 16 heures. Dimanche est classé vert.
Mère d'Arnaud Beltrame, officier de la gendarmerie mort en prenant la place d'une otage à Trèbes en mars 2018, Nicolle Beltrame a regretté que les otages soient allés dans une zone dangereuse pour du loisir.
Nicolle Beltrame a connu la douleur des familles de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Le deuil d'un fils tombé pour sauver des otages. Arnaud, son fils, avait pris la place d'une otage dans la supérette de Trèbes, le 23 mars 2018, ce qui lui a coûté la vie. "Je me sens proche, spirituellement, de ces familles qui sont en train de vivre ce que je vis depuis plus d'un an, explique-t-elle dans le JDD du dimanche 12 mai. Personne ne peut vraiment nous comprendre." Toutefois, si elle se sent proche, la situation diffère, en raison des conditions dans lesquels son fils et les deux militaires sont décédés. "Il y a une énorme différence. Arnaud a agi en France, pas sur un théâtre de guerre, et les otages du Super U de Trèbes étaient pris au dépourvu dans leur vie quotidienne", explique-t-elle, avant de regretter le comportement des otages. "Les deux touristes, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, eux, sont allés dans une zone excessivement dangereuse pour du loisir, pour un plaisir personnel. Je trouve ça très égoïste." "La France doit se souvenir"Plus d'un an après le sacrifice de son fils, Nicolle Beltrame assure ne pas avoir de rancoeur, même si les évènements lui font revivre l'épreuve traversée. Elle préfère retenir la force de son fils et de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello."Ce courage devrait être considéré comme normal. C'est pourquoi je fais tout pour honorer la mémoire d'Arnaud. Tous les jours je réponds à des courriers. (...) la France doit se souvenir. C'est bien qu'il y ait un hommage national pour les deux militaires. Heureusement que de telles personnes nous protègent."
La députée LFI demande aux pouvoirs publics de mieux répondre à "l'urgence sociale" amplifiée par la crise du Covid-19.
La situation en Seine-Saint-Denis deviendrait de plus en plus difficile, avertit la députée. Mais "pas seulement", ajoute-t-elle, précisant qu'ailleurs aussi, "les queues pour aller chercher des aides alimentaires ne cessent de grandir et vous avez des populations qui aujourd'hui ont faim", a averti la députée sur Franceinfo TV."Je m'étonne que, dans un pays aussi riche, les pouvoirs publics n'organisent pas mieux la solidarité pour soutenir les associations, pour augmenter les minima sociaux et pour répondre à l'urgence sociale qui se dégage avec le confinement", a-t-elle dénoncé.En Seine-Saint-Denis, rappelle-t-elle, "le confinement est un confinement plus dur pour beaucoup de familles qui n'ont pas de maisons secondaires sur l'île de Ré ou ailleurs et qui se retrouvent dans des logements exigus parfois insalubres et avec des salaires qui sont les salaires de misère"."Nous avons une population plus fragile, qui met plus de temps à aller chez le médecin parce que les renoncements aux soins sont liées à la situation sociale et économique", alerte-t-elle aussi. Selon l'Insee, la Seine-Saint-Denis fait partie des départements les plus fortement touchés par le Covid-19 avec au mois de mars un nombre de décès très supérieur par rapport à mars 2019 (+ 62%).
Nordahl Lelandais est-il impliqué dans les disparitions de Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou en 2011 et 2012 à Tamié, en Savoie ? Selon les informations du JDD, l'homme présent sur une vidéo amateur tournée en 2012 au festival du Fort de Tamié n'est pas l'ancien militaire.
Depuis janvier 2018, la cellule Ariane, créée par la gendarmerie, est chargée d'étudier près de 900 affaires de disparitions non résolues, pour voir si elles peuvent avoir un lien avec Nordahl Lelandais, mis en examen pour les meurtres de la petite Maëlys et du caporal Arthur Noyer. Parmi les dossiers étudiés par la cellule : les disparitions à un an d'intervalle de Jean-Christophe Morin, 22 ans, et Ahmed Hamadou, 45 ans. Tous deux ont été aperçus pour la dernière fois au festival de musique de Tamié, en Savoie.En juin dernier, une vidéo tournée par des festivaliers en 2012 montrant un homme, vêtu d'un sweat à capuche bleue, d'une chevalière et avec des cheveux rasés, ressemblant à Nordahl Lelandais, avait éveillé les soupçons. Après plusieurs vérifications, cet individu n'est pas l'ex-maître chien, rapporte ce dimanche le JDD. La présence d'un tatouage près du cou de l'homme sur la vidéo a convaincu les enquêteurs qu'il ne s'agissait pas de Nordahl Lelandais. Ce dernier n'ayant pas de tatouage à cet endroit.En revanche, le JDD précise que la cellule Ariane n'écarte toujours pas la piste Lelandais. L'ancien militaire étant habitué à fréquenter "les lieux festifs de la région". Contactés par l'hebdomadaire, les avocats des familles de Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou ont indiqué n'avoir reçu "aucune réponse officielle" concernant cette vidéo, et attendre "un rendez-vous avec le magistrat".
"Je crois qu'il a tout à fait raison de l'utiliser ce terme et ça ne me dérangerait pas de l'utiliser", a déclaré ce lundi la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté.
"Nous assistons à une crise de l'autorité. Il faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société. Il faut réaffirmer l'autorité de l'État, et ne rien laisser passer." Le vendredi 24 juillet le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin provoquait une polémique après cette déclaration au Figaro, qui reprend un terme jusqu'ici réservé à l'extrême-droite et à la droite dure. Interrogée sur ce sujet lundi 31 août par France inter, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa a défendu le mot utilisé par son ministre de tutelle."Il y a un débat de mots entre ensauvagement et généralisation/banalisation de la violence. Je crois que c'est le rôle du ministre Intérieur d'avoir des mots forts et d'être offensifs. S'il y a bien une personne en France dont on attend qu'elle regarde la situation avec lucidité et qu'elle soit combative, c'est le ministre de l'Intérieur", a-t-elle expliqué. "Je crois qu'il a tout à fait raison de l'utiliser ce terme et ça ne me dérangerait pas de l'utiliser", a-t-elle ajouté.
INSOLITE. Interrogée à l'Assemblée sur les pensions de retraites, la ministre de la Santé a commis un joli lapsus.
L'heure était à l'hilarité sur les bancs de l'hémicycle ce mercredi après-midi 28 mars. Répondant à une question de Jean-Philippe Nilor, qui siège avec les communistes, sur la pauvreté des retraités agriculteurs en Martinique et à l'idée que "le gouvernement a préféré à l'impôt sur la fortune, l'impôt sur l'infortune", la ministre s'est adressée aux députés en lançant un "mesdames et messieurs les retraités". Une formule qui a provoqué des exclamations, puis un fou rire sur tous les bancs, gouvernement compris, et de la ministre elle-même. "Je crois que je vais gagner le record", a dit la ministre, qui avait déjà appelé une présidente de séance "monsieur le président" début mars. Ce lapsus a provoqué des réactions amusées sur Twitter. "L'Assemblée nationale est profondément renouvelée, à la composition sociale diversifiée où les actifs sont très majoritaires, Madame la ministre", a tweeté le président de l'Assemblée, François de Rugy, après l'avoir dit depuis le perchoir."C'est sûr que les retraités pensent beaucoup aux députés en ce moment", a tweeté la député La République en Marche (LREM) Mireille Clapot, dans une allusion à la contestation contre la hausse de la CSG.Plus tôt, au début de la séance des questions, le Premier ministre Édouard Philippe, ex-député-maire du Havre, avait lui-même fait un lapsus en s'adressant à ses "chers collègues" députés, avant de s'en rendre compte, amusé, et de se reprendre. "Agnès Buzyn se lance à son tour dans le concours des lapsus inauguré par Édouard Philippe avec un beau 'mesdames et messieurs les retraités' en s'adressant... aux députés!", a réagi Matthieu Orphelin (LREM).
Entre des choix à contre-courant et une communication décalée, Donald Trump a déstabilisé ses plus proches alliés en 2019. Et la proximité de l'élection présidentielle américaine de 2020 pourrait tendre encore la situation internationale.
Remettre en question certaines alliances, brusquer les alliés, se rapprocher de certains ennemis, flatter ses électeurs : en 2019, le président américain Donald Trump a imposé au monde sa conception toute personnelle des relations internationales. Pour autant, l'Américain va devoir obtenir des succès probants en vue du scrutin présidentiel de 2020, à l'instar de la mort du chef du groupe jihadiste Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi lors d'une opération américaine en Syrie, annoncée par Washington le 27 octobre. Car outre ce succès spectaculaire, Donald Trump a déstabilisé certains équilibres géopolitiques, notamment sur le dossier syrien, qui l'a vu se rapprocher des positions du président turc Recep Tayyip Erdogan. A ce sujet, le président américain avait donné son feu vert à une offensive d'Ankara en Syrie contre les forces kurdes -pourtant partenaires des Occidentaux dans la lutte antidjihadiste-, ce qui n'a pas manqué de renforcer la position du régime de Damas et de Moscou, pourtant rivaux affichés des Américains. Enfin, Donald Trump a surpris son propre camp en annonçant le retrait total des forces américaines en Syrie, avant de devoir faire volte-face. "La crise de la relation avec les Etats-Unis est exceptionnelle, plus personne ne croit en quoi que ce soit", peste un haut responsable européen. A ce titre, les Français sont particulièrement furieux, comme l'ont montré les propos du président Emmanuel Macron sur l'Otan "en état de mort cérébrale" et les tensions avec son "ami" Donald Trump lors du sommet de l'Alliance atlantique, qui a lieu début décembre au Royaume-Uni. S'il se voit en faiseur de paix, le président de la première puissance militaire mondiale ne rencontre pas de succès probant pour le moment : il a pour l'instant dû renoncer à retirer ses troupes de Syrie mais aussi d'Afghanistan, où il a arrêté puis relancé des négociations inédites avec les pourtant si contestés talibans.Trump critiqué pour sa "faiblesse" sur le dossier iranienEn Corée du Nord, après un rapprochement à la fois historique et baroque avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, les négociations sont pour le moment au point mort tandis qu'au Venezuela, l'offensive diplomatique et économique lancée début 2018 visant à chasser le président socialiste Nicolas Maduro s'est progressivement enlisée. Enfin, au Proche-Orient, le plan de paix devant mettre un terme au conflit israélo-palestinien semble ne plus être à l'ordre du jour, alors que les prises de positions américaines sont de plus en plus favorables à Israël et plus en plus contraires au droit international. Même sur le dossier iranien, sa retenue militaire, après des attaques imputées à Téhéran dans le Golfe en juin et septembre, a surpris sur le plan intérieur : les faucons lui ont reproché sa "faiblesse", lui qui se targuait pourtant de défendre "la paix par la force".Un bilan économique mitigéSur le plan économique, son bilan reste mitigé, malgré des accords signés avec le Mexique et le Canada d'une part, et la Chine de l'autre. Car au-delà de ces rapprochements, le président américain n'a pas hésité à fragiliser les relations commerciales des Etats-Unis avec ses propres alliés, quitte à user de droits de douane. Cette situation internationale risque d'ailleurs de se tendre à moins d'un an de la future élection présidentielle américaine, qui aura lieu le 3 novembre 2020. "Son seul problème, c'est d'être réélu", lâche un diplomate européen. Pour Brian Katulis, du Center for American Progress, un think tank proche de la gauche, "avec Trump, on peut prédire l'imprévisible (...) C'est une présidence de téléréalité: même s'il n'obtient pas de grandes réussites, il dira l'inverse". Pour Nile Gardiner, fervent soutien du président républicain, "ce serait une erreur pour les dirigeants étrangers de miser sur le fait qu'il ne sera plus là dans un an".Poutine invité du G7 ?Ces enjeux politiques américains pourraient durcir ses positions à l'international : les "faucons" mettent la pression pour qu'il hausse le ton face à la Corée du Nord, alors que plane le spectre d'un retour aux tensions extrêmes du début de la présidence Trump. Pendant ce temps, Pyongyang a lancé un ultimatum pour que Washington fasse des concessions avant le Nouvel An. Enfin, concernant le dossier iranien, la page de la médiation française semble tournée. "La fenêtre se referme", et "la capacité du président Trump à faire des concessions qui déplaisent à ses ministres et à sa base républicaine va diminuer à l'approche du vote", prévient un autre diplomate européen. Enfin, Donald Trump pourrait convier le président russe Vladimir Poutine lors du prochain G7 -et donc G8- de Camp David... Au risque de susciter un énième tollé.
La sixième chaîne va élucider l'une des énigmes les plus populaires de la vie animale dans un documentaire, qui sera diffusé le 25 décembre 2016.
C'est Noël avant l'heure chez M6 ! Dans sa traditionnelle grille de programmes de fin d'année, la chaîne de Nicolas de Tavernost a glissé une émission pour le moins... surprenante. En effet, le 25 décembre, elle proposera à ses téléspectateurs Chien contre chat : qui sera le meilleur ?, un rendez-vous scientifique qui tranchera entre deux animaux de compagnie particulièrement adorés : le chat et le chien.Et qui d'autres que le sympathique Mac Lesgy pour mener un tel débat ! L'animateur de la Six sera épaulé dans sa lourde tâche par Faustine Bollaert et tous deux, recevront des conseils d'experts, parmi lesquels on retrouvera la vétérinaire Isabelle Pasquet. Comme l'indique le communiqué de la chaîne, les deux présentateurs verront s'affronter leurs animaux préférés (le chien pour Bollaert, le chat pour pour Lesggy), au cours d'une série de tests.La science au service des animauxChien contre chat : qui sera le meilleur ? sera l'occasion de mettre en lumière les différentes aptitudes de nos animaux de compagnie préférés, puis de les mettre en comparaison. L'émission s'attachera à définir, par exemple, qui du chat ou du chien et le plus rapide ou le plus agile. Des tests de mémoire seront également effectués, au moyen de calculs mentaux. Cette batterie d'épreuves permettra, enfin, de savoir dans quels domaines les chats se distinguent des chiens.Il faut cependant savoir que, selon une enquête du magazine Sciences et Avenirs réalisée auprès d'un panel de 14 000 foyers, les chats et des chiens ne sont pas les favoris des Français. S'ils sont 12,7 millions et 7,3 millions à les préférer, le vainqueur incontesté reste... le poisson rouge et 34,2 millions de faveur. Les oiseaux et les petits mammifères tels que le lapin complètent le classement. Et vous, quel est votre animal de compagnie préféré ?
Selon le baromètre SeLoger, les loyers ont enregistré une hausse moyenne de 2,5% en France en un an, à 722 euros par mois charges comprises.
Alors qu'en France, un ménage sur quatre est locataire dans le parc privé, le site de petites annonces SeLoger a lancé un baromètre mensuel sur la question des loyers. Les premiers chiffres dévoilés ce jeudi 17 octobre révèlent que le loyer moyen en France est de 723 euros par mois charges comprises pour un logement de vide de 57 m².L'étude révèle par ailleurs que sur les douze derniers mois, les loyers ont augmenté de 2,6%, une hausse de 18 euros en moyenne. "Pour un individu seul, cela représente plus d'un tiers du revenu moyen et environ un quart pour un ménage. C'est une part importante du revenu, et cette hausse se poursuit depuis plusieurs décennies", souligne auprès d'Europe 1 Florent Guiocheau de de SeLoger. Sans surprise, c'est dans la capitale que les loyers sont les plus élevés. Louer un logement vide à Paris de 57m² coûte en moyenne 1.682 euros par mois. Pour 722 euros/mois, les locataires parisiens peuvent espérer un appartement de 22 m².Avec des loyers moyens de 1.001 euros/mois et 900 euros/mois, Aix-en-Provence et Nice complètent le podium des villes de France les plus chères pour les locataires. À l'inverse, Limoges est la ville de plus de 100.000 habitants la plus accessible avec un loyer moyen de 475 euros/mois. Saint-Étienne (485 euros/mois) et Le Mans (498 euros/mois) complètent ce top 3.Trois villes ont subi une hausse des loyers particulièrement forte en 2019 : Lille, Lyon et Nantes, avec 6% de hausse en moyenne. Par ailleurs, l'Indre est le département où les loyers ont le plus augmenté en un an, avec une hausse moyenne de 15,9%.
Il y en a certains qui étaient prêts à tout pour qu'Alain Juppé prenne la place de François Fillon à la fin de la campagne de la présidentielle. Le 5 mars, François Fillon confirme qu'il ne renonce pas, le maire de Bordeaux annoncent une conférence de presse pour le lendemain.
Le magazine M du Monde révèle un épisode méconnu, le périple de Gilles Boyer, son ancien directeur de campagne et Benoist Apparu, son ancien porte-parole, pour convaincre celui qui avait été battu à la primaire d'être le candidat de recours de la droite et du centre. "Au téléphone, on n'y arrivera pas. Allons le voir", aurait dit Gilles Boyer à Benoist Apparu. Un voyage s'est alors organisé. Un temps pressenti pour en faire partie Gérald Darmanin aurait jeté l'éponge. Edouard Philippe, lui, aurait préféré jouer à Tétris sur son téléphone. "Ce voyage a été l'aboutissement du week-end horribilis de la droite", raconte Gilles Boyer. "De la demi-semaine horribilis de la droite", précise Benoist Apparu. C'est dans la Toyota de Gilles Boyer que les deux ayant fraîchement quitté l'équipe de François Fillon parcourent 579 kilomètres. C'est la course pour réussir à faire changer d'avis Alain Juppé avant sa conférence de presse. Bloqués dans les embouteillages, ils ont failli arriver trop tard. "Il nous a fait lire son discours. Nous lui avons demandé d'y renoncer", révèle Gilles Boyer dans le magazine M du Monde. "En réalité, nous n'avons pas été bons. On était trop crevés. Au lieu de tenir un discours de politique, de tactique, on lui a parlé de son rôle face à l'Histoire, de principes", analyse Benoist Apparu. Une initiative qui n'aura rien changé à la décision d'Alain Juppé mais qui l'a beaucoup touché.
Le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido est allé à la rencontre de la population selon des vidéos diffusées samedi par des proches, lors de sa première apparition publique après les affirmations du gouvernement selon lesquelles il s'était réfugié dans l'ambassade de France.
Paris avait démenti vendredi ces affirmations du ministre des Affaires étrangères vénézuélien Jorge Arreaza, la veille.Juan Guaido apparaît sur ces images rendues publiques par son équipe et par des parlementaires alliés, portant des gants et un masque de protection à cause de la pandémie de coronavirus. Il marche près d'une file de véhicules devant une station-service, tout en saluant et en discutant avec des conducteurs."Ceux qui se cachent ce sont eux (...) 15 millions de dollars de récompense pour eux. Je suis moi en train de montrer mon visage", déclare M. Guaido sur l'une de ces vidéos, dont il n'est pas précisé où ni quand elles ont été tournées.La justice américaine a promis fin mars 15 millions de dollars de récompense pour la capture du président socialiste Nicolas Maduro, accusé de "narcoterrorisme".Le président vénézuélien a suggéré lundi que Juan Guaido pouvait s'être "caché dans une ambassade".Trois jours plus tard, son ministre des Affaires étrangères déclarait que l'opposant se trouvait dans "l'ambassade de France" et qu'un autre opposant, Leopoldo Lopez, avait trouvé refuge à la résidence de l'ambassadeur d'Espagne. Il réclamait leur arrestation."Juan Guaido ne se trouve pas à la résidence (de l'ambassadeur) de France à Caracas", répliquait vendredi la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Agnès von der Mühll."Il n'est dans aucune de nos enceintes" à Caracas, ajoutait-elle, interrogée par l'AFP, en soulignant que la France l'avait "confirmé à plusieurs reprises aux autorités vénézuéliennes".Le président du Parlement est poursuivi dans son pays dans plusieurs affaires depuis qu'il s'est proclamé président par intérim du Venezuela en janvier 2019. Mais à ce jour, aucun ordre d'arrestation n'a été rendu public.Le procureur général Tarek William Saab l'accuse d'avoir fomenté une tentative d'invasion début mai avec la complicité des Etats-Unis, et d'encourager des actions pour déstabiliser le régime.Comme la France et l'Espagne, une cinquantaine de pays reconnaissent M. Guaido comme président par intérim, plutôt que M. Maduro, élu chef d'Etat selon eux au moyen de graves irrégularités.Le Venezuela est frappé par une profonde crise économique avec de nombreuses pénuries, notamment de carburant, une énorme inflation et un effondrement des services publics. Il possède pourtant les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde.
Gertrude participe à une expérience de science-fiction: la start-up d'Elon Musk, Neuralink, a implanté une puce connectée dans le cerveau de ce cochon cobaye, un prototype en vue de fabriquer la version pour les humains, qui redonnera la parole et la mobilité aux personnes paralysées.
"C'est comme une Fitbit (montre connectée) dans votre crâne", s'est enthousiasmé Elon Musk vendredi, lors d'une conférence en ligne sur les progrès de son projet d'interface reliant le cerveau aux ordinateurs.L'entrepreneur milliardaire et futuriste (Tesla, SpaceX) a présenté il y a un an une puce dotée de fils ultra-fins, pouvant être implantés dans le cerveau par un robot.Le nouveau modèle est sans-fil grâce à la technologie bluetooth, se recharge la nuit et mesure 23 mm de diamètre (comme une petite pièce de monnaie) sur 8 mm d'épaisseur.L'idée sera de se faire implanter la puce ronde dans le cerveau, sans même passer une nuit à l'hôpital, et de n'en garder aucun trace, si ce n'est une petite cicatrice sous les cheveux.Elle servira d'abord à traiter les maladies neurologiques. Mais l'objectif à long terme est de rendre les implants si sûrs, fiables et simples qu'ils pourraient entrer dans le champ de la chirurgie élective (de confort) pour des individus qui rêvent de doter leur cerveau d'une puissance informatique.Pour l'instant, dans les laboratoires de Neuralink, le cochon Gertrude marche sur un tapis roulant, le groin dans une mangeoire autour du cou, pendant que la puce retransmet ses signaux neurologiques. A partir de ces informations, l'ordinateur est capable de prédire à tout instant où se trouvent chacun de ses membres.De quoi donner l'espoir de rendre la mobilité aux personnes paraplégiques: en cas de lésion à la moelle épinière, on pourrait implanter une autre puce à l'endroit de la blessure, et contourner les "circuits de transmission" endommagés, imagine ainsi Elon Musk."Sur le long terme, je suis certain qu'on pourra retrouver l'usage complet de son corps", a-t-il déclaré.Le fantasque patron a expliqué que son objectif avec cette présentation sur YouTube était avant tout de recruter de nombreux ingénieurs, vétérinaires et autres employés pour faire avancer le projet. La start-up ne compte qu'une centaine de salariés à ce stade.Il a ajouté que Neuralink venait d'obtenir l'approbation des autorités sanitaires américaines pour des tests, sans préciser d'horizon pour les premières implantations humaines.En juillet 2019, Neuralink promettait de réaliser ses premiers tests sur des individus dès 2020.
La vidéo a été visionnée près de deux millions de fois sur Facebook. Elle montre un homme assis à terre, ses prothèses de jambes posées en vrac sur le sol, suite à un contrôle policier.
Le Défenseur des droits Jacques Toubon a ouvert une enquête.Après le contrôle, par trois policiers, d'un handicapé gare de Lyon à Paris, dont la vidéo postée par un témoin a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux, le Défenseur des droits été saisi par le collectif Stop contrôle au faciès.Sur la vidéo, on aperçoit trois policiers s'éloignant d'un homme, assis par terre, ses affaires personnelles éparpillées autour de lui, ses prothèses démises et au sol.L'homme retrouvé par France24 explique qu'il cherchait à rejoindre la gare du Nord lundi lorsque les policiers ont procédé à un contrôle d'identité."Mais je n'ai pas tous mes papiers", dont la demande "est encore en attente à la préfecture", a expliqué François Bayga, précisant avoir donné aux policiers sa carte d'AME (aide médicale d'État) et celle de son club de rugby en fauteuil roulant."Ils m'ont demandé où j'avais eu mon téléphone, m'accusant de l'avoir volé. J'ai commencé à m'énerver", ajoute M. Bayga, qui poursuit: "J'ai été plaqué contre le mur et tandis que je me débattais, l'un des policiers me tirait la jambe (...) Je leur ai dit plusieurs fois +Ce sont des prothèses+. Ils ont insisté pour me fouiller. J'ai alors tout enlevé"."Je me suis senti complètement humilié", a-t-il ajouté.La scène a vivement fait réagir les internautes, qui dénoncent dans leurs commentaires une "honte" ou un "abus de pouvoir". Sur sa page Facebook, le club de rugby CAPSAAA-Paris a appelé à manifester mercredi prochain devant la gare de Lyon pour "soutenir notre coéquipier et ami François Bayga".Selon une source policière cependant, "cette personne handicapée urinait sur le quai" lorsqu'elle a été contrôlée. Après avoir été verbalisé, l'homme "a fait un esclandre et de lui-même il a jeté ses prothèses pour rameuter la foule"."Ces faits ont été confirmés par la vidéo" de la RATP, a-t-on indiqué de même source, en précisant que le contrôle "s'est passé tout à fait normalement jusqu'à la verbalisation", ce que ne montre pas le film posté sur les réseaux sociaux "dont on ne voit que la fin".
Comme le révèle Le Parisien, la visite du président chinois à Nice (Alpes-Maritimes) a provoqué de nombreux bouchons.
Les automobilistes des routes d'Alpes-Maritimes ne décollèrent pas. Ce dimanche 24 mars, le président chinois Xi Jinping était de passage à Nice en milieu de journée pour une visite officielle avant un dîner avec le couple Macron, nouvelle étape de sa tournée en Europe. Selon les informations du Parisien, des centaines d'automobilistes sont restés coincés sur les routes en raison du dispositif de sécurité monumental lié à cette visite. Dans les faits, un bouchon de plusieurs kilomètres s'est formé en direction de l'Italie dès 11 heures sur l'autoroute A8 qui était fermée à plusieurs niveaux. Dans la journée de samedi, la préfecture avait invité les usagers à reporter leurs déplacements. A Nice même, la promenade des Anglais a également totalement fermée. Comme le mentionne par ailleurs Le Parisien, ces perturbations devraient se poursuivre jusqu'à lundi. Le chef d'Etat chinois est reparti de Nice ce dimanche pour une halte à Monaco. Pour rappel, la visite du président Xi Jinping est destinée à promouvoir l'ambitieux programme commercial dit des « Nouvelles routes de la soie ». Emmanuel Macron et Xi Jinping « auront des échanges de vues approfondis sur les relations sino-françaises, les relations sino-européennes, ainsi que les questions internationales et régionales d'intérêt commun », a indiqué à 20 Minutes une source officielle chinoise en amont de la rencontre entre les deux hommes qui s'inscrit dans le cadre du 55e anniversaire des relations bilatérales.
Alors que la France fête les 60 ans de la Ve République, l'ancien chef de l'État s'est prononcé en faveur de la disparition des fonctions de Premier ministre. Selon lui, "le président doit être le seul chef de l'exécutif".
L'hôtel Matignon sera-t-il bientôt vide ? Jeudi 4 octobre, François Hollande a plaidé pour une refonte d'ampleur des institutions françaises, en particulier pour la suppression d'un poste : celui de chef du gouvernement. Dans la Ve République, "il y a ce personnage, le Premier ministre, dont on ne sait pas s'il est encore le chef de la majorité, (...) ou s'il est un collaborateur, c'est le mot utilisé à l'époque par Nicolas Sarkozy pour qualifier à l'époque François Fillon", a déclaré l'ex-président sur le plateau de Public Sénat. "Moi je considère qu'il faut couper le nœud gordien. Il faut aller jusqu'au bout. Le président de la République doit être le seul chef de l'exécutif. Donc plus de Premier ministre", a-t-il lancé. "Je vais jusqu'au bout de la logique qui me paraît être celle de la Ve République", a insisté l'ancien locataire de l'Élysée. Le jour même, Emmanuel Macron doit se rendre dans le fief du général de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Églises, pour célébrer les 60 ans de Constitution de 1958."Il faut un Parlement qui ressemblera au pouvoir du Congrès américain et un président de la République qui est forcément le chef de la majorité", a développé François Hollande au micro de Public Sénat. Celui qui occupe désormais la tête de la fondation La France s'engage s'est également exprimé sur le départ de Manuel Valls pour Barcelone afin de briguer la mairie. "Il y a de la sincérité dans sa démarche", a commenté l'ancien chef de l'État.
L'animal a bien été attaqué, d'après ses propriétaires.
Il s'agit d'un pur sang anglais d'après le quotidien régional Le Progrès. Il a été retrouvé vendredi soir par des propriétaires de chevaux au centre équestre de Charly, commune du Rhône. D'après ces derniers, plusieurs lampes se seraient allumées cette nuit-là, et les équidés se seraient particulièrement agités.L'entaille est due à un objet tranchant, mais aucune autre blessure n'a été constatée par le vétérinaire qui a soigné l'animal. Cela fait plusieurs semaines que la France est le centre de mutilations d'équidés. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait savoir lundi dernier que 153 enquêtes avaient été ouvertes dans le cadre des ces de mutilations signalés dans plusieurs départements français sur des équidés.
Le département du Rhône, lui, est placé en vigilance orange canicule.
Vingt-et-un départements de l'Ouest ont été placés en vigilance orange aux orages, dimanche 1er juillet, par Météo-France. Le département du Rhône, lui, est concerné par une vigilance orange canicule. La Charente, la Charente-Maritime, la Corrèze, les Côtes-d'Armor, la Creuse, la Dordogne, le Finistère, le Gers, la Gironde, l'Ille-et-Vilaine, les Landes, la Loire-Atlantique, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire, le Morbihan, les Pyrénées-Atlantiques, les Deux-Sèvres, la Vendée, la Vienne, la Haute-Vienne sont concernés par ce risque d'orages. Une vigilance particulièreLes orageuses devraient arriver en fin d'après-midi. Cette "situation fortement orageuse d'été nécessite une vigilance particulière dans la mesure où il existe un risque fort de phénomènes violents", a précisé Météo France dans son dernier bulletin.Par ailleurs, cette alerte a entraîné l'annulation de la dernière journée du festival Garorock. Le site et les festivaliers ont été évacués.
Des monuments confédérés ont été mis à terre, des statues de Christophe Colomb décapitées, même "Autant en emporte le vent" a été mis sur la touche. Depuis la mort de George Floyd, les Américains regardent leur histoire d'un autre oeil.
"On dirait que nous avons atteint un point de bascule dans la construction de notre récit national", estime David Farber, professeur d'histoire à l'université du Kansas."Des dizaines, voire des centaines de millions d'Américains se débattent avec des questions fondamentales sur les aspects les moins glorieux, et - soyons francs - même immoraux de notre passé", ajoute-t-il dans un entretien avec l'AFP.Le meurtre de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc, a poussé les foules à descendre dans la rue pour réclamer la fin des violences policières et des inégalités raciales. Au passage, les manifestants ont pris pour cible plusieurs monuments érigés en l'honneur de généraux ou d'hommes politiques des Etats du Sud, qui s'étaient battus contre l'abolition de l'esclavage lors de la guerre de Sécession (1861-1865)."Les symboles des Etats confédérés sont les plus contestés", mais d'autres pans de l'histoire trouble des Etats-Unis ont aussi été attaqués, souligne l'universitaire."A New York, la statue de Christophe Colomb a été visée, au Nouveau-Mexique celle d'un conquistador considéré comme un génocidaire aux yeux des peuples amérindiens", souligne-t-il.- "Péché originel" -Ces statues, même si elles renvoient à des périodes distinctes, sont "liées" car elles "incarnent la colonisation violente des Etats-Unis", estime Laura Edwards, professeure d'histoire à l'université Duke.Christophe Colomb, longtemps fêté comme "le découvreur de l'Amérique", est aujourd'hui vu comme le symbole "de l'arrivée des Européens et de leurs revendications sur des terres appartenant à des peuples indigènes dont ils se sont débarrassés par un génocide", dit-elle.A suivi - dès l'installation des premiers colons - l'importation d'esclaves africains, "le péché originel que nous n'avons jamais réussi à dépasser", selon Alan Kraut, historien à l'American University.Pour lui, la mort de George Floyd a servi de "catalyseur" à un mouvement de "réévaluation" du passé déjà engagé.Dans les années 1950 et 60, lors des grandes marches pour les droits civiques, les manifestants se plaignaient déjà de devoir "défiler dans des rues portant le nom de racistes assumés ou de partisans de la suprématie blanche", rappelle également M. Farber. Depuis des années, certains se battent pour déboulonner les statues confédérées et leurs efforts avaient pris de l'ampleur après une fusillade dans une église noire de Charleston, en Caroline du Sud, où un extrémiste blanc a tué neuf Afro-Américains en 2015. - "Oppression" -"Mais le mouvement accélère aujourd'hui en raison de l'indignation générale", relève Andra Gillespie, professeur de sciences politiques à l'université Emory."On assiste à un réexamen des présupposés et à la remise en cause de plusieurs pans de l'histoire", estime également Mme Gillepsie. "L'accent est mis sur le racisme anti-noir, mais toutes les formes d'oppression raciale sont concernées".Selon un sondage de l'institut Pew rendu public vendredi, sept Américains sur dix, toutes origines et couleurs confondues, ont débattu de la question raciale au cours du dernier mois. Et les livres sur la question battent des records de vente.Parmi les autres conséquences de cet examen de conscience collectif, le classique du cinéma "Autant en emporte le vent", sorti en 1939, a été temporairement retiré de la plate-forme de streaming HBO Max en raison de sa présentation édulcorée de l'esclavage.Le championnat automobile Nascar, très populaire dans le Sud des Etats-Unis, a également décidé d'interdire les drapeaux confédérés sur ses circuits, ce qui a "sidéré" Mme Edwards: "C'est le sport qui a le plus embrassé un prétendu héritage sudiste blanc"; ce symbole "faisait partie de leur marque", dit-elle.Pour Steven White, politologue à l'université Syracuse, depuis la mort de George Floyd, "les gens réfléchissent au racisme au travers de l'histoire américaine de façon plus large"."Un nombre croissant d'Américains blancs font attention aux facteurs de long-terme qui expliquent le maintien d'inégalités raciales aux Etats-Unis", dit-il. Pour lui, "la question est de savoir si ces changements dans l'opinion publique vont durer".
Les agresseurs ont pu être identifiés grâce aux images conservées sur le "cloud" du téléphone de l'une des victimes.
Les deux adolescents de 13 et 16 ans ont été interpellés jeudi 8 mars à proximité du canal de l'Ourcq dans le 19e arrondissement de Paris, rapporte Le Parisien. Ils sont soupçonnés d'avoir volé les téléphones portables de trois enfants de 12 ans samedi et mercredi dernier. Ils auraient également forcé l'un d'eux à se jeter dans le canal et auraient poussé les deux autres dans l'eau. Concernant le premier vol, les faits se sont déroulés samedi vers 20 heures. Les deux individus auraient roué de coups le jeune garçon avant de le forcer à se jeter plusieurs fois dans l'eau glacée, rapporte une source proche du dossier au Parisien. Ils ont filmé le calvaire de la victime, qui a porté plainte, avec son propre téléphone. Les agresseurs ont ainsi pu être identifiés grâce aux images de la vidéo, sauvegardée sur le cloud de l'appareil. Mercredi dernier, vers 17 heures, ce sont deux autres enfants de 12 ans qui sont agressés, une nouvelle fois à proximité du canal de l'Ourcq. Un téléphone portable et une trottinette leur sont dérobés. De nouveau, les agresseurs rouent de coups leurs victimes avant de les jeter à l'eau. Selon Le Parisien, les adolescents étaient toujours en garde à vue vendredi 9 mars dans la matinée.
Des centaines de lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) persécutés dans leurs pays d'origine en Amérique centrale ont trouvé au Costa Rica un havre relatif.
Ce petit pays conservateur de cinq millions d'habitants est fortement imprégné de valeurs religieuses, catholiques et évangéliques. Cependant, grâce à sa longue tradition démocratique et d'asile, qui contraste avec les pays voisins, le Costa Rica a laissé une place dans sa législation aux droits des minorités sexuelles.Le mariage pour tous y est ainsi entré en vigueur en mai, tandis que le pays a adhéré aux conventions internationales qui protègent les droits des personnes LGBT.Dennis Castillo, un Hondurien de 35 ans, a été l'un des premiers à trouver refuge au Costa Rica. "Je suis arrivé au Costa Rica en 2012, lorsque j'ai pris la décision de fuir le Honduras", explique-t-il à l'AFP dans une interview par vidéoconférence.Quatre ans auparavant, il avait été le témoin de l'assassinat d'un autre militant pour les droits des minorités sexuelles. Après avoir déposé plainte contre ce "crime de haine", il a été victime de menaces et de harcèlement. "Au Honduras, on persécute les personnes LGBT: il y a eu plus de 370 crimes (contre elles) de 2008 à 2019, et le nombre a augmenté cette année", assure ce militant, qui préside à San José l'Institut pour les réfugiés LGBT en Amérique centrale (IRCA).Pour lui, environ 10% des 5.000 réfugiés au Costa Rica appartiennent à des minorités sexuelles. Le pays donne asile au total à 400.000 étrangers, sans qu'ils jouissent du statut de réfugié, selon les chiffres officiels."Au Costa Rica (...) il y a de la discrimination et de la violence contre la population sexuellement différente", reconnaît-il, mais "il n'y a pas cette masse de crimes". Le pays "a une grande histoire de protection des victimes de déplacement forcé, et un cadre légal solide", relève Dennis Castillo.- "Traitement inhumain" -Yassuri Potoy Ortiz, une jeune transexuelle, finissait ses études d'infirmière au Nicaragua lorsqu'ont éclaté les manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega au printemps 2018.Pour avoir apporté son aide aux manifestants blessés, elle a été expulsée de l'Université et a été, ainsi que sa famille, la cible de menaces. Comme des dizaines de milliers de ses compatriotes, elle a pris le chemin de l'exil au Costa Rica pour fuir la répression. Elle vit aujourd'hui dans un village de la côte caribéenne du Costa Rica."Je suis partie notamment en voyant le traitement inhumain infligés aux gens dans les prisons, où beaucoup de personnes de la communauté LGBT ont été victimes d'abus sexuels, de torture, de mauvais traitements", explique la jeune femme. Les geôliers dénudaient les filles transexuelles "pour faire de leurs corps un objet de moqueries", dénonce-t-elle encore."Si j'étais restée (au Nicaragua), on allait m'emprisonner tôt ou tard", assure-t-elle.Au Nicaragua, "si tu es de la communauté de la diversité sexuelle, la violence institutionnelle, physique, économique et symbolique se déchaîne", témoigne Carlos Daniel Berrios, qui a lui aussi quitté son pays en proie à la répression en 2018.Etudiant, âgé de 28 ans, ce fils de militants du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, le parti du président Ortega, au pouvoir) a entrepris au Costa Rica des études de sciences politiques, tout en poursuivant depuis son exil des activités militantes en faveur des droits de l'homme en Amérique centrale.A l'exception du Costa Rica, "en Amérique centrale, les disparitions forcées, les meurtres de militants, les exécutions extrajudiciaires, les prisonniers politiques, c'est devenu trop courant", dénonce Carlos Daniel Berrios.Malgré son exil au Costa Rica, Yassury Potoy Ortiz ne se sent pas totalement en sécurité : elle ne veut pas que l'on révèle son âge ni où elle vit et télé-travaille pour une organisation de soutien aux migrants. Elle milite aussi pour une ONG d'aide aux migrants de la communauté LGBT."Il y a des fidèles (du régime) d'Ortega dans ce pays, et ils sont capables de (vous) faire vraiment du mal, d'autant plus lorsque l'on défend les personnes LGBT et que l'on réclame la libération des prisonniers politiques", assure-t-elle.
En 2016, Oscar Walton n'avait pas voté. Entre Hillary Clinton et Donald Trump, "je trouvais qu'aucun ne répondait vraiment aux besoins des gens", raconte-t-il dans un parc de Milwaukee, debout devant un pick-up décoré d'un drapeau américain marqué à la bombe graffiti BLM pour "Black Lives Matter".
Il ne fut pas le seul.Plus grande ville du Wisconsin, Milwaukee offre un visage bien plus cosmopolite que les grandes étendues rurales de cet Etat du Midwest, avec près de 40% d'habitants noirs et 20% hispaniques. En 2016, la participation à la présidentielle avait plongé de 40.000 voix dans cette ville de près de 600.000 habitants par rapport à la dernière élection de Barack Obama.Provoquant une onde de choc, Donald Trump avait remporté le Wisconsin avec moins de 25.000 voix d'avance. Et gagné, grâce à d'autres victoires sur le fil dans le Midwest, la présidentielle. La mobilisation des électeurs noirs devrait dont jouer un rôle clé pour déterminer le vainqueur entre Joe Biden et le président républicain, le 3 novembre.Un scrutin qui sera marqué par la confluence de crises historiques: la pandémie de Covid-19 qui frappe particulièrement les Afro-Américains, la récession économique et le mouvement historique de colère contre le racisme et les violences policières. "Je vais voter pour cette élection", assure Oscar Walton, 28 ans, qui travaille pour une association d'aide aux sans-abri et fait de la musique. Même s'il estime que le parti démocrate a d'une certaine façon "laissé tomber" les Américains noirs, il choisira Joe Biden. Le septuagénaire vétéran de la politique ne l'enthousiasme pas mais il pourra servir à "garder la place jusqu'à ce que quelqu'un d'autre arrive". Ce qui est sûr, c'est qu'on ne "peut pas" garder "Trump à la Maison Blanche pour quatre ans de plus", dit-il. "C'est un raciste systémique. Un point c'est tout".- "Voix noires pour Trump" -Un petit groupe d'habitants, en grande majorité afro-américains, écoute avec lui les discours émouvants de jeunes femmes, reconnues pour leurs parcours en dépit de circonstances difficiles. Parmi eux, David Bowen, 33 ans, élu démocrate de l'Assemblée du Wisconsin, veut croire que cette fois, les électeurs se mobiliseront. "Ce qui est différent c'est qu'on a un candidat différent, et que Donald Trump a déjà été élu et les gens ont pu voir les dégâts qu'il a faits". S'il craint que les électeurs noirs aient de nouveau à surmonter des obstacles pour accéder aux urnes --longue attente, risques liés à la pandémie, problèmes avec le vote par correspondance-- , il estime qu'après les manifestations provoquées par la mort de George Floyd, "certains ont réalisé à quel point leur vote avait de la valeur".Et se demandent quel candidat "apportera les changements nécessaires dans le pays" pour eux, leur famille, leur quartier, leur communauté. Pour Khenzer Senat, la réponse est toute trouvée: Donald Trump. Ex-joueur de football américain de 30 ans, ce républicain gère la première annexe de campagne ouverte par le parti, cet hiver, dans le quartier historiquement noir de Bronzeville, à Milwaukee. "Le président en a plus fait pour la communauté noire selon moi que tout autre de mon vivant", explique-t-il d'un ton posé, dans les locaux décorés d'affichettes "Les voix noires pour Trump". Auprès des électeurs du quartier, il met en avant les points de la candidature de Biden qu'il juge rédhibitoires: la question des "incarcérations massives" qui frappent surtout les Afro-américains, à cause notamment d'une loi que le démocrate avait soutenue dans les années 1990. Mais aussi le bilan de Kamala Harris, première colistière noire de l'histoire américaine dont le passé de procureure à San Francisco puis de procureure générale en Californie est controversé. Les "Afro-américains votent d'habitude pour les démocrates, mais rien ne change. Surtout ici à Milwaukee", dans ces quartiers "frappés par la pauvreté", affirme-t-il. - Marque "l'histoire" -Les efforts républicains ne "vont rien changer" sur le scrutin, balaye, catégorique, Baboonie Tatum, assise dans l'un des deux cafés "Rise and Grind" dont elle est co-propriétaire. Celui-ci est installé à Sherman Phoenix, une galerie commerciale conçue après des émeutes contre la police en 2016 et dédiée aux petits commerces tenus par des propriétaires noirs.Elle est l'une des rares voix démocrates se disant "enthousiastes" avant l'élection."En tant que femme afro-américaine", mère de deux filles, "je suis heureuse du choix" de Kamala Harris, première femme noire et d'origine indienne nommée colistière par un grand parti. "Nous marquons l'histoire encore une fois". Son passé de procureure? "Les gens évoluent. Alors tant qu'elle s'en tient à son programme, ça me va".De toute façon,"je crois que les gens (...) veulent du changement", poursuit cette femme de 43 ans. "C'est dur en ce moment, pour tout le monde."
Le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, a dénoncé dimanche comme une "déclaration de guerre" les menaces de l'Egypte d'intervenir militairement dans le conflit en Libye voisine.
Cette guerre des mots est intervenue deux jours avant une réunion ministérielle par visioconférence de la Ligue arabe sur la Libye, à laquelle le GNA a refusé de participer. Initialement prévue lundi, cette réunion a été reportée à mardi en raison de "problèmes techniques", selon un diplomate.Dans le conflit en Libye, l'Egypte soutient les forces du maréchal Khalifa Haftar, rivales du GNA, appuyé lui par la Turquie et basé dans la capitale Tripoli.Avec l'appui militaire d'Ankara, le GNA a engrangé d'importantes victoires depuis début juin, prenant le contrôle de l'ensemble du nord-ouest de la Libye. Ces succès ont signé l'échec de l'offensive lancée en avril 2019 par le maréchal Haftar pour s'emparer de Tripoli.Les forces du GNA restent néanmoins freinées dans leur avancée vers la ville de Syrte, verrou stratégique vers l'Est, qu'elles veulent reprendre aux troupes du maréchal Haftar, homme fort de l'est du pays pétrolier.Samedi, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prévenu que toute avancée des pro-GNA vers Syrte (450 km à l'est de Tripoli) pourrait entraîner une intervention "directe" du Caire.- "Ligne rouge" -Ville natale de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi --déchu et tué en 2011--, Syrte, ainsi qu'Al-Joufra plus au sud, représentent une "ligne rouge", a averti M. Sissi, lors d'un discours retransmis à la télévision.Si cette ligne est franchie, la sécurité de l'Egypte, qui partage une frontière poreuse avec la Libye, nécessitera une "intervention directe" des forces égyptiennes dans le pays, a-t-il déclaré."C'est un acte hostile, une ingérence flagrante et l'équivalent d'une déclaration de guerre", a dénoncé le GNA dans un communiqué."L'ingérence dans les affaires internes de l'Etat libyen et l'atteinte à sa souveraineté, que ce soit par des déclarations (...) comme celles du président égyptien, ou par l'appui aux putschistes, aux milices et aux mercenaires, sont inacceptables", a-t-il averti.Appelant la communauté internationale "à assumer ses responsabilité face à cette escalade", le GNA s'est dit "favorable à toute médiation impartiale sous l'égide de l'ONU" et a rejeté "les initiatives unilatérales des hors-la-loi".La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire. Depuis 2015, une lutte de pouvoir oppose le GNA au maréchal Haftar qui dit tenir sa légitimité du Parlement élu basé dans l'Est.Syrte, ainsi qu'Al-Joufra plus au sud, représentent une "ligne rouge", a prévenu M. Sissi samedi. Si cette ligne est franchie, cela entraînera une "intervention directe" des forces égyptiennes en Libye, a-t-il dit."La Libye toute entière est une ligne rouge", a rétorqué le GNA. "Quel que soit le différend qui oppose les Libyens, nous ne permettrons pas à notre peuple d'être insulté ou menacé."En revanche, le chef du Parlement élu et basé dans l'Est, Aguila Saleh, a défendu dans un communiqué l'avertissement de M. Sissi, jugeant "nécessaire" une intervention de l'armée égyptienne "pour soutenir nos forces armées face au terrorisme et à l'invasion étrangère".De son côté, le chef de la diplomatie jordanienne, Ayman Safadi, s'est dit favorable à une solution politique en Libye et a apporté "son plein soutien à l'Egypte face à toute menace contre sa sécurité et sa stabilité", lors d'un entretien téléphonique avec son homologue égyptien, Sameh Choukri.
L'individu qui était entré dans la nuit dans le musée archéologique a été interpellé et hospitalisé d'office. Le Raid avait été déployé sur place.
L'homme qui s'était retranché mercredi 23 octobre au musée archéologique de Saint-Raphaël (Var) a été interpellé dans la matinée, a annoncé le procureur de la République de Draguignan. Dans la journée, la garde à vue a été suspendue et l'homme a été transféré en hôpital psychiatrique, un médecin psychiatre ayant "considéré que son discernement était aboli", a précisé le magistrat."C'est quelqu'un de très très perturbé mentalement, il était totalement délirant, c'était impossible de l'interroger", a indiqué le procureur. L'homme, qui a agi seul et n'était pas armé, "aurait 18 ans" mais a "donné plusieurs identités, dont celle d'Aladin", a-t-il ajouté. Une enquête a été ouverte pour =1emdégradation de biens publics et d'œuvres d'art. Des inscriptions menaçantesSelon France Bleu, c'est une femme de ménage qui a donné l'alerte au début de sa prise de service. "Elle n'a pas pu ouvrir la porte d'entrée, bloquée de l'intérieur", raconte la radio locale. Alertés vers 07h30, les policiers dépêchés sur le site ont mis en place un important périmètre de sécurité autour du musée qui est situé en plein centre de cette cité de 35.000 habitants. Classé monument historique, ce musée d'archéologie situé rue de la Vieille église, au coeur du vieux Saint-Raphaël, constitue un espace de 800 m² d'exposition avec l'église romane attenante. Plusieurs inscriptions en arabe avaient été aperçues sur les murs et du mobilier. Une source policière affirmait en matinée que l'une d'elle signifiait "le musée va devenir un enfer", mais "rien n'est confirmé sur ce point", a précisé le procureur. "Il n'y a rien qui laisse penser à des menaces", a-t-il poursuivi, soulignant que l'homme écrivait "très mal l'arabe".Le Raid (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion), unité d'élite de la police nationale, est arrivé sur place vers 10h. Vers 11h, l'homme qui s'était introduit dans le musée a été interpellé, "sans résistance et sans violence".
La banquise d'été en Arctique a fondu en 2020 jusqu'à la deuxième superficie la plus petite jamais enregistrée, après 2012, une nouvelle manifestation du réchauffement continu du climat, selon des observations satellites annoncées lundi par le National Snow and Ice Data Center aux Etats-Unis.
La banquise est la glace qui se forme sur l'eau. Tous les ans, une partie fond l'été et se reforme l'hiver, de façon normale, mais avec le réchauffement climatique, elle fond de plus en plus l'été, et sa superficie hivernale se réduit aussi. Les satellites observent de façon très précise ces superficies depuis 1979, et la tendance à la réduction est nette.Cette année, le minimum de la banquise estivale a été atteint le 15 septembre, avec 3,74 millions de kilomètres carrés, selon des données préliminaires du centre, dont les annonces à la fin de chaque hiver et de chaque été font référence."L'année a été folle dans le nord, avec la banquise presque au niveau le plus bas jamais vu, des canicules (...) en Sibérie et des immenses feux de forêts", a déclaré Mark Serreze, son directeur. "Nous nous dirigeons vers un océan Arctique sans glace saisonnière", a-t-il déploré.En général, le Groenland se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète.La fonte de la banquise ne contribue pas directement à la hausse du niveau des océans, puisque la glace est déjà sur l'eau. Mais elle y contribue indirectement, et "a un impact sur le système du climat", dit à l'AFP Claire Parkinson, climatologue de la Nasa, dont les satellites mesurent les glaces des pôles. En effet, moins il y a de glace, moins les rayonnements solaires sont reflétés et plus ils sont absorbés par les océans, ce qui les réchauffe.- Un océan s'ouvre -"La faible couverture de la banquise cette année est pile dans la tendance de déclin observée depuis quatre décennies", ajoute Claire Parkinson.Les preuves du rétrécissement de la glace, en superficie et en épaisseur, sur mer et sur terre et dans les glaciers, en Arctique et en Antarctique, s'accumulent de façon indéniable, même si les rythmes diffèrent d'un endroit à un autre.Ainsi, la banquise antarctique a vite fondu pendant trois ans jusqu'en 2017, mais ces dernières années, elle a un peu repris, sans qu'on comprenne vraiment le phénomène. Dans l'Arctique, la réduction est plus marquée depuis 1996 par rapport à la période précédente, note Claire Parkinson, même s'il y a des variations d'une année à l'autre.La banquise du nord risquerait même de disparaître plus vite que ce que les modèles climatiques prédisent, ont jugé des chercheurs dans une étude publiée par la revue Nature en juillet.Cette disparition bouleverse l'écosystème (les ours en dépendent pour attraper les phoques) et le mode de vie des Inuits au Groenland."A cause de la fonte de l'Arctique, l'océan va absorber plus de chaleur, et nous finirons tous par être exposés aux effets dévastateurs du dérèglement climatique", a réagi Laura Meller, de Greenpeace, qui se trouve à bord d'un navire parti de l'archipel norvégien de Svalbard et était lundi au bord de la glace."Quand je regarde par la fenêtre, j'ai du mal à me rappeler que j'observe une urgence climatique en temps réel", dit-elle à l'AFP par téléphone.Les dirigeants mondiaux, qui se réuniront sur le climat et la biodiversité dans les deux prochaines semaines à l'ONU, ne peuvent ignorer le problème: l'an dernier, les experts climat de l'ONU (Giec) ont adopté un rapport sur les océans et la cryosphère (banquise, glaciers, calottes polaires et permafrost), avertissant des catastrophes en chaîne d'un monde plus chaud de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. La planète en est déjà à +1°C.
Les forces progouvernementales ont annoncé vendredi avoir pris le contrôle de l'ensemble de l'ouest de la Libye, infligeant une défaite cinglante aux troupes rivales du maréchal Khalifa Haftar chassées de leur dernier fief dans cette région.
"Nos forces héroïques ont étendu leur contrôle sur toute la ville de Tarhouna après avoir anéanti les milices terroristes de Haftar", à 80 km au sud de la capitale Tripoli, a annoncé le porte-parole des forces du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, Mohamad Gnounou, dans un communiqué.La perte de Tarhouna marque un tournant dans le conflit opposant les deux camps depuis le lancement en avril 2019 par le maréchal Haftar d'une offensive pour s'emparer de Tripoli, où siège le GNA, en pleine lutte de pouvoir dans ce pays pétrolier plongé dans le chaos.Le conflit a connu ces derniers mois une implication croissante de puissances étrangères. Le soutien militaire accru de l'allié turc a permis au GNA d'enregistrer une série de succès. Le maréchal Haftar, homme fort de l'est libyen, est lui appuyé par l'Egypte, les Emirats arabes unis et la Russie.Depuis mercredi, le GNA a annoncé successivement la prise de l'aéroport international de Tripoli, hors service depuis 2014, le contrôle total des frontières administratives du Grand Tripoli, et la prise de Tarhouna.Sans confirmer directement les deux premiers revers, le porte-parole de M. Haftar, Ahmad al-Mesmari, a fait état jeudi d'un "redéploiement" des troupes hors de Tripoli.Il a invoqué "une initiative humanitaire destinée à arrêter l'effusion du sang du peuple libyen", et assuré que la décision de ce redéploiement avait été prise après "l'acceptation du commandement militaire de participer au comité militaire sous l'égide de l'ONU."- Mise en garde -Mercredi, l'ONU a annoncé la reprise à Genève des négociations -suspendues depuis plus de trois mois- du comité militaire, qui comprend cinq membres pro-GNA et cinq pro-Haftar et qui vise à obtenir un cessez-le-feu.Toutes les précédentes tentatives destinée à établir un cessez-le-feu durable ont échoué.Depuis avril 2019, des centaines de personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées dans les violences et quelque 200.000 ont pris la fuite.Des médias libyens ont montré le déploiement des pro-GNA à Tarhouna appelés à sécuriser les lieux. Le commandement des pro-GNA a mis en garde ses troupes contre "les actes de représailles, les pillages ou les destructions" dans la ville.Selon Amnesty International, "des crimes de guerre et autres violations auraient été commis par les belligérants (...) lors des affrontements près de Tripoli" d'avril à fin mai. "Les civils paient une fois de plus le prix alors que les parties (en conflit) multiplient représailles et violations", a dit l'ONG.Elle a mis en garde contre des représailles à l'encontre des civils associés aux camps rivaux et appelé la Turquie, la Russie et les Emirats "à cesser de violer l'embargo sur les armes imposé par l'ONU" à la Libye.- Aide étrangère -Après les derniers revers, des commandants pro-Haftar se sont enfuis vers l'aéroport de Bani Walid, ville contrôlée par des tribus locales à 170 km au sud-est de Tripoli, selon des sources pro-GNA.En lançant son offensive, le maréchal Haftar tablait sur une victoire rapide mais les combats s'étaient rapidement enlisés.Appuyé localement par les groupes armés de l'ouest libyen, principalement ceux de Misrata, le GNA contrôle désormais l'ensemble de l'ouest du pays.Le maréchal Haftar contrôle l'Est, dont la plupart des terminaux pétroliers, bloqués par ses forces depuis le début de l'année, ainsi qu'une partie du Sud.En déplacement jeudi à Ankara, le chef du GNA Fayez al-Sarraj s'est dit déterminé "à vaincre l'ennemi" et à poursuivre "le combat".La Russie s'est dit, elle, "profondément préoccupée par les développements" en Libye.Pour Wolfram Lacher, chercheur à l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP), les revers du maréchal Haftar "montrent à quel point l'aide étrangère est devenue décisive pour les deux parties".
La patronne du Front national et le leader de la France Insoumise se sont rendus mercredi soir à la marche blanche en hommage à l'octogénaire juive tuée alors que le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) avait exprimé la veille son refus de les voir participer.
Plusieurs milliers de personnes ont participé mercredi soir 28 mars à la marche blanche en mémoire de Mireille Knoll, octogénaire juive dont le meurtre a ravivé les inquiétudes sur l'antisémitisme en France. Au milieu des anonymes se trouvaient des représentants de la société civile, de nombreux ministres et autres personnalités politiques, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.La présidente du Front national et le leader de la France Insoumise ont tous les deux été hués lors de leur passage, ce qui a créé des bousculades et une certaine confusion. La veille, le président du Crif Francis Kalifat avait exprimé son refus de voir La France insoumise et Front national participer au nom du rejet des "extrêmes".LE PEN "EXACTEMENT À SA PLACE"Le député des Bouches-du-Rhône et les députés de La France insoumise (LFI) qui l'accompagnaient, notamment Alexis Corbière, Éric Coquerel, Clémentine Autain, Adrien Quatennens, ont dû gagner une rue adjacente du parcours emprunté par les manifestants après avoir été invectivés, notamment aux cris de "Insoumis, dehors", par des personnes présentes dans le cortège."Le sujet de la manifestation, c'est pas moi. C'est cette femme assassinée par des violents et des barbares et la nécessité de montrer que toute la communauté nationale serre des rangs. Le reste, c'est vraiment un épiphénomène", a déclaré l'ancien candidat à la présidentielle. "Que chaque juif sache qu'il est sous la protection de la communauté nationale, voilà ce qui est important", a-t-il insisté, avant de quitter les lieux.Arrivée peu après, Marine Le Pen a également été contrainte de quitter le cortège sous les invectives. La présidente et les élus du Front national ont toutefois ensuite rejoint la manifestation, mais à bonne distance du cortège, entourés par des forces de l'ordre et par leurs propres services. Mme Le Pen est allée, dans une ambiance électrique, jusqu'au bout du parcours, devant le domicile de la victime. "Moi, je suis là pour nos compatriotes juifs qui sont les premières cibles du fondamentalisme islamiste. Je suis exactement à ma place", a-t-elle déclaré à l'AFP après les incidents émanant, selon elle, de "quelques militants d'extrême gauche". "TOUT CE QUI RASSEMBLE GRANDIT""Tous les responsables politiques ont leur place dans ce rassemblement républicain", avait pourtant plaidé quelques instants plus tôt le président La République en Marche de l'Assemblée nationale François de Rugy. "Lorsqu'il s'agit de lutter contre l'obscurantisme ou contre l'antisémitisme ou contre le fanatisme, tout ce qui rassemble grandit", avait également déclaré dans l'après-midi, devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre Édouard Philippe. Statistiquement en baisse, le nombre d'actes antisémites reste élevé en France où la minorité juive, qui représente moins de 1% de la population, est la cible d'un tiers des faits de haine recensés. Les actions les plus violentes sont même orientées à la hausse.
Le cercueil de Mamoudou Barry, enveloppé d'un drapeau rouge, jaune et vert aux couleurs de la Guinée, est arrivé dimanche matin à l'université publique Sonfonia de Conakry, porté par ses camarades de promotion de cet établissement où M. Barry a fait ses études entre 2007 et 2010.
Mamoudou Barry, 31 ans et père d'un enfant de deux ans, est mort des suites de ses blessures après avoir été roué de coups dans la rue, le 19 juillet, lors d'une agression qualifiée de "raciste" par ses proches à Canteleu, dans la banlieue de Rouen. Il avait soutenu une thèse de droit sur les "Politiques fiscales et douanières en matière d'investissements étrangers en Afrique francophone" le 27 juin à Rouen. "L'Université guinéenne en deuil s'incline devant la dépouille de docteur Mamoudou Barry", affirmait une grosse banderole. Des étudiants étaient vêtus de T-shirts à l'effigie du défunt avec des inscriptions réclamant "justice pour Docteur Mamoudou Barry".Plusieurs membres du gouvernement, le président de la Cour constitutionnelle, Mamdouba Bangoura et des universitaires étaient présents, aux côtés de parents et proches du défunt, dont son épouse. "C'est en 2007 que le jeune étudiant Mamoudou Barry a été reçu dans notre université et en 2010, il est sorti major de sa promotion avant d'aller en France pour poursuivre ses études jusqu'à l'obtention de son doctorat", a déclaré le recteur de Sonfonia, Koré Bah. Après la cérémonie d'hommage, le cortège funéraire devait quitter Conakry dimanche soir pour Mamou, à 300 km de la capitale, où est prévue la prière mortuaire lundi, suivie de l'inhumation à Bolaro, village natal du défunt, à une trentaine de km plus loin. La dépouille a été rapatriée samedi soir à Conakry, à bord d'un vol régulier parti de l'aéroport Charles de Gaulle, à Paris. L'arrivée a eu lieu en présence de dizaines de parents et proches du défunt, dont plusieurs femmes en pleurs, des membres du gouvernement et un représentant de l'ambassade de France à Conakry, Fabien Talon."Le gouvernement guinéen suit de très près l'évolution de l'enquête pour élucider le mobile de ce crime odieux. Nous sommes convaincus que justice sera rendue car les crimes racistes ne peuvent être tolérés", a déclaré, samedi soir, le chef de la diplomatie guinéenne, Mamadi Tour頠A la suite de l'agression contre Mamoudou Barry, un homme a été interpellé et hospitalisé en raison de problèmes psychiatriques.Le représentant de l'ambassade de France à l'arrivée du corps samedi soir, M. Talon, a dit être porteur d'une lettre de condoléances du président français Emmanuel Macron à son homologue guinéen, Alpha Condé, et au peuple de Guinée.
Une marque et des commentateurs reconnus: Mediapro, nouveau diffuseur de la Ligue 1 de football, a levé mardi une partie des doutes sur sa future chaîne en dévoilant son nom, "Téléfoot", fruit d'un partenariat original avec TF1 et son célèbre magazine dédié au ballon rond.
La chaîne Téléfoot commencera à émettre au mois d'août, à l'occasion de la reprise des championnats. Le nouveau calendrier officiel du foot français, bousculé par la crise du coronavirus, prévoit un redémarrage de la L1 le 23 août, un jour après la L2.Le groupe sino-espagnol Mediapro, qui a raflé les droits de diffusion de plus de 80% des matchs de L1 et L2 pour la période 2020-2024 et pour un montant record de plus de 800 millions d'euros annuels, a créé la surprise en s'alliant avec TF1 pour lancer sa chaîne.Mediapro a notamment conclu un accord de licence de la marque Téléfoot, et va ainsi pouvoir capitaliser sur la notoriété et la réputation du magazine de TF1, une référence pour les amateurs de foot. "Il n'y a rien de plus traditionnel et fort que Téléfoot comme marque", a souligné le patron de Mediapro Jaume Roures, lors d'une conférence de presse en ligne.- Margotton-Lizarazu au micro -Le nouveau venu du PAF va aussi pouvoir s'appuyer sur les stars du foot de TF1: le duo emblématique de commentateurs Grégoire Margotton et Bixente Lizarazu, à l'oeuvre notamment lors du Mondial-2018 remporté par les Bleus de Didier Deschamps, officiera sur la chaîne de Mediapro pour une vingtaine de matches de L1 le dimanche soir, dont les "dix plus belles affiches de la saison".Le magazine Téléfoot, qui restera diffusé sur TF1 le dimanche à 11H00, a été lancé en 1977, ce qui en fait l'une des émissions les plus anciennes du PAF.Présentée par Grégoire Margotton depuis 2018, l'émission reste une référence pour de nombreux fans du ballon rond, même si elle est concurrencée depuis une dizaine d'années par le Canal Football Club le dimanche en soirée sur Canal+.Outre l'usage de la marque, l'accord prévoit "un partenariat éditorial de production de contenus": TF1 va fournir à la chaîne Téléfoot plusieurs émissions, dont un magazine sur la Ligue 1, le dimanche de 12H00 à 13H00, des "Téléfoot vintage", qui feront revivre aux téléspectateurs les grands moments du football tricolore, et "La quotidienne - Téléfoot", une déclinaison numérique du magazine.TF1 va aussi produire avec Mediapro des programmes d'avant-match et d'après-match, selon M. Roures.- Objectif : 3 millions et demi d'abonnés -Pour TF1, cet accord arrive à point car il va donner une aura supplémentaire à son magazine Téléfoot, et dégager des revenus supplémentaires, alors même que le groupe est confronté à la chute du marché publicitaire entraînée par la crise du Covid-19.Interrogé sur Europe 1, le directeur des Sports de TF1 François Pellissier n'a pas dévoilé les aspects financiers de l'accord et a précisé qu'il n'incluait pas la possibilité pour le magazine Téléfoot de diffuser des extraits de la L1.De son côté, M. Roures a souligné que cet accord "stratégique" pourrait s'élargir à d'autres volets "dans un futur plus ou moins proche", comme la régie publicitaire, ou la possibilité d'acquérir en commun des droits de diffusion, en jouant sur "la complémentarité" entre télé payante (Mediapro) et en clair (TF1).Mediapro commence ainsi à dévoiler son dispositif pour son lancement en France, à moins de trois mois du coup d'envoi, après une longue attente qui avait alimenté une certaine nervosité dans le milieu du foot français.M. Roures a confirmé que l'abonnement à la chaîne Téléfoot coûterait autour de 25 euros par mois. Et il promet de prochaines annonces, notamment pour préciser la date de lancement et détailler les éventuels accords de distribution avec des opérateurs de télécoms.Le groupe sino-espagnol présentera aussi son programme détaillé le 11 juin aux clubs de Ligue 1. "On va apprendre à les connaître et on espère que ça se passera aussi bien qu'avec BeIN", l'actuel diffuseur avec Canal+, a fait valoir lundi Bernard Caiazzo, président de Première Ligue, principal syndicat des clubs de L1.Mediapro a de grandes ambitions pour Téléfoot: il vise 3,5 millions d'abonnés, un niveau nécessaire pour que l'opération soit rentable.
La journaliste de France 2 a été choisie pour la présentation du spectacle "An evening with Al Pacino", qui doit avoir lieu les 22 et 23 octobre au Théâtre de Paris.
Léa Salamé va donner la réplique à Al Pacino. La journaliste n'a pas décidé de réaliser un virage à 360 degrés dans sa carrière pour devenir comédienne, mais elle sera sur la scène du Théâtre de Paris aux côtés de l'acteur le lundi 22 et le mardi 23 octobre. C'est en effet elle qui a été choisie pour présenter le spectacle du comédien "An evening with Al Pacino", révèle dimanche le Parisien.Elle l'interrogera notamment sur sa carrière, et fera le relais entre la star et les spectateurs. Une participation bénévole, précise le quotidien. "Léa Salamé a accepté de participer gracieusement à l'événement et n'a pas souhaité être rémunérée. Elle a dit oui parce qu'elle est fan absolue de Pacino", raconte au Parisien le producteur de l'événement. Si la journaliste ne devrait pas être payée, ce n'est pas le cas du comédien qui devrait toucher un joli pactole pour ces deux soirées de luxe facturées au prix fort pour le public. Ses fans devront débourser entre 90 et 950 euros pour pouvoir y assister. Un prix dissuasif. Résultat, le spectacle n'affiche pas tout à fait complet. Il reste quelques places pour applaudir Al Pacino et Léa Salamé. Pourtant, la production assume ce tarif élevé. "C'est cher, mais c'est Al Pacino dans un petit théâtre à l'italienne de 1 000 sièges, pas dans une arena où on ne voit l'artiste que sur un écran", explique le producteur et codirecteur du Théâtre de Paris Richard Caillat dans le JDD.
Les premiers astronautes à avoir atteint la Station spatiale internationale à bord d'un appareil américain en presque 10 ans "espéraient" samedi pouvoir rentrer sur Terre ce week-end comme prévu malgré l'ouragan Isaias qui menace la Floride.
"Nous entrerons dans la phase de descente et d'amerrissage, une fois que nous aurons effectué le désamarrage, espérons plus tard dans la journée", a déclaré l'astronaute américain Doug Hurley lors d'une "cérémonie" d'adieux à ses collègues de l'ISS, retransmise en direct par la Nasa."Les équipes travaillent très dur, surtout en raison de la météo des jours à venir sur la Floride, nous apprécions leurs efforts car nous savons que ces décisions ne sont pas faciles", a-t-il ajouté.Bob Behnken et Doug Hurley sont partis de Cap Canaveral le 30 mai dans une capsule Crew Dragon de SpaceX et sont censés revenir dimanche après-midi, au large de la côte de Floride. Pour l'instant, le désamarrage est toujours prévu pour 19H34 (23H34 GMT) samedi et l'amerrissage à 14H42 (18H42 GMT) dimanche.Mais la Nasa dit suivre de près la progression de l'ouragan Isaias qui, après avoir frappé les Bahamas, se rapproche de la Floride. L'agence spatiale américaine prendra une décision environ six heures avant le désamarrage."Le plus difficile fut de nous mettre en orbite, mais le plus important est de nous ramener à la maison", a souligné samedi matin Bob Behnken.S'adressant à son fils et à celui de son collègue, il a brandi un petit dinosaure coloré, choisi par les enfants "pour cette mission historique": "L'hipposaurus rentre à la maison avec vos papas!", leur a-t-il lancé, entouré de ses deux collègues russes, et du chef de la mission le capitaine Chris Cassidy."Nous disons au revoir à nos deux amis et collègues", a déclaré ce dernier, en se disant à la fois "triste" de les voir partir et "enchanté" que l'ISS ait de nouveaux moyens "d'amener et de faire repartir" des astronautes.Bob Behnken et Doug Hurley sont devenus les premiers astronautes à être acheminés vers la Station spatiale internationale par une société privée, sous contrat avec la Nasa. Le vol a aussi marqué le premier vol habité lancé depuis les Etats-Unis depuis 2011, quand les navettes spatiales ont été arrêtées. Les Américains voyageaient depuis à bord de fusées russes.
Après les révélations du Canard enchaîné concernant l'aide financière qu'il avait obtenu au titre de ménage "très modeste" pour rénover son appartement, le député La France insoumise a publié un communiqué dénonçant un article "infamant". "Je ne suis pas responsable ni du nom de ces catégories, ni des plafonds retenus", a argué l'élu de Seine-Saint-Denis.
En octobre 2017, une polémique concernant Alexis Corbière et Raquel Garrido avait éclaté lorsqu'il avait été révélé par BuzzFeed que le couple occupait depuis plusieurs années un logement social situé dans le XIIe arrondissement de Paris pour 1.200 euros. Un an plus tard, le couple d'Insoumis, qui a depuis déménagé en Seine-Saint-Denis, est à nouveau pointé du doigt. Dans son édition du 31 octobre, Le Canard enchaîné révèle que le député de La France insoumise et la chroniqueuse de C8 ont bénéficié d'une aide financière pour des travaux au titre de ménage "très modeste" pour rénover leur appartement au printemps dernier. Après une demande le 15 mai, avec un devis de près de 20.000 euros de travaux de rénovation énergétique (chaudière, radiateurs, menuiseries), ils ont reçu un peu plus de 12.000 euros de remboursement de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), écrit le journal.Le palmipède admet la légalité de la démarche. Ils ont bénéficié d'une faille dans le dispositif : ils ont envoyé leur déclaration de revenus de 2016 en l'absence, à ce stade de l'année, d'une communication du fisc sur leurs revenus de 2017, qui avaient alors nettement augmenté en raison de l'indemnité parlementaire du député et du salaire de chroniqueuse télévisée de Raquel Garrido, ex-porte parole de LFI. La réponse de CorbièreDans un communiqué publié sur Twitter, Alexis Corbière a dénoncé un "article infamant" qui jette "le discrédit sur un citoyen, une famille, qui respectent la loi". "Je ne suis pas responsable ni du nom de ces catégories, ni des plafonds retenus. (...) Je n'ai fait que respecter les règles qui régissent ce dispositif", a réagi l'Insoumis, soulignant que les revenus de son foyer en 2016 étaient de 37.451 euros, soit considérés comme "très modestes" pour un couple avec trois enfants."Les travaux ont été rendus indispensables par un grave incendie à mon domicile en février 2018 provoqué par un poêle à bois qui était auparavant l'unique source de chauffage", a-t-il assuré. "Il m'est donc particulièrement insupportable de lire, dans ce journal satirique, que les travaux étaient en quelque sorte une filouterie préméditée de ma part". Le député de Seine-Saint-Denis estime avoir "suivi scrupuleusement" la "procédure très stricte" requise pour obtenir l'aide de l'Anah, dont "l'obligation de passer par un architecte-conseil" ou encore "un bilan énergétique par un organisme indépendant".Sa compagne a également réagi sur Twitter. "Le Canard enchaîné est dans une spirale profondément malsaine. Le 11/02/18 il y a eu chez moi un grave incendie. Barbara est restée coincée à l'étage par le feu dans la cage d'escalier. On aurait prémédité cela de façon 'dégourdie' pour toucher une subvention ? Je suis dégoûtée", a déploré l'avocate.
INTEMPERIES. Météo France place cinq départements des Pyrénées et du littoral aquitain en alerte en raison du risque d'inondations et d'avalanches.
Alors que cinq personnes ont trouvé la mort en montagne depuis ce week-end, l'organisme de prévisions météorologiques met en garde contre le risque d'avalanches dans quatre départements du Sud-Ouest : l'Ariège, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques (également en vigilance orange inondations) ainsi que les Hautes-Pyrénées. Le département des Landes est en alerte en raison du risque d'inondations.Météo France, dans son bulletin de lundi 19 février à 16h00, prévoit un "épisode avalancheux sur les Pyrénées mardi en liaison avec les fortes chutes de neige en altitude" et met en garde contre le "risque de crue importante sur le bassin du Gave d'Oloron et sur les Gaves réunis", des cours d'eau entre les Pyrénées-Atlantiques et les Landes.
Le chef de l'État s'est exprimé, mardi soir, à l'issue d'une réunion par vidéoconférence avec les dirigeants européens au sujet de la décision de Rome de placer le pays tout entier en quarantaine.
"Tous ensemble, nous sommes prêts à prendre les mesures nécessaires pour faire face" à l'épidémie de coronavirus "et éviter toute forme d'instabilité", a indiqué Emmanuel Macron mardi 10 mars, après une visioconférence avec ses homologues européens, organisée au lendemain de l'adoption de mesures très strictes dans toute l'Italie, le pays européen le plus touché. Mais pas question, pour l'heure, d'en arriver là en France. Dans l'Hexagone, "nous prenons des mesures adaptées". "Aujourd'hui, il n'y a pas lieu de prendre des décisions de cette nature" mais "si demain ou après-demain, il y avait lieu de le faire, nous l'expliquerions et peut être les prendrions-nous", a déclaré le président, en réponse à une question sur l'Italie. Emmanuel Macron désapprouve la fermeture des frontières avec l'Italie. Interrogé sur les restrictions imposées par l'Autriche et la décision de la Slovénie de fermer sa frontière avec l'Italie, il a répondu : "Je crois que ce sont très sincèrement de mauvaises décisions". Par ailleurs, les pays de l'Union européenne sont "prêts à prendre", tous ensemble, "les mesures indispensables" pour "éviter toute forme d'instabilité financière et économique" provoquée par la crise du coronavirus, a déclaré Emmanuel Macron. Le président souhaite notamment que les 27 prennent des décisions pour que "la contrainte budgétaire" ne soit "pas un rempart" à d'éventuelles mesures pour soutenir l'économie.