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Le Premier ministre pâtirait, d'après ce sondage, du contexte social actuel. L'opinion envers Edouard Philippe se détériore significativement auprès des sympathisants Les Républicains.La cote de popularité du président s'étiole également, mais à un rythme moins rapide que celle du Premier ministre.
Edouard Philippe pâtirait-il du retrait de l'âge pivot, mesure emblématique de sa rigueur budgétaire aux yeux des sympathisants de la droite ? C'est en tout cas l'hypothèse émise par ce sondage BVA-Orange, qui pointe une perte de soutien chez les sympathisants LR, avec une baisse de 10 points à 44% d'opinions favorables. Désormais en première ligne, le Premier ministre subit le contexte social qui affectait jusque-là le président Emmanuel Macron.Pour sa part, Emmanuel Macron pâtit un peu moins de la situation et sa cote de popularité est relativement stable : 33% des Français déclarent avoir une bonne opinion du chef de l’Etat (-1 point par rapport à décembre), contre 66% (inchangé) qui en ont une mauvaise opinion. Notons toutefois que sa cote de popularité s’étiole : il a ainsi perdu 4 points depuis octobre. Un conflit social qui va perdurer aux yeux des Français et des réformes dont ils ont du mal à mesurer les effets concrets quand ils ne les critiquent pas. Loin de considérer que le retrait provisoire de l’âge pivot a permis de solutionner le conflit, les Français ont largement le sentiment que le mouvement social contre la réforme des retraites va perdurer : 70% pensent qu’il va se poursuivre, contre 29% qui estiment qu’il va s’arrêter. En définitive, après presque 3 ans de mandat, Emmanuel Macron fait face à l’opposition résolue d’une partie de la population, sans parvenir totalement à convaincre les autres de l’efficacité des réformes qu’il entreprend. Ainsi, quand on interroge les Français sur l’impact des réformes menées depuis le début du quinquennat sur la situation de la France : • 45% estiment que la situation s’est détériorée : une opinion partagée majoritairement par les populations qui lui sont traditionnellement hostiles comme les employés et ouvriers (57%), les sympathisants de la gauche hors PS (63%) ou du Rassemblement national (75%);• 24% estiment que la situation s’est améliorée, notamment parmi les personnes âgées de 65 ans et plus (38%), les catégories aisées (33%) et les sympathisants LREM (79%);• 30% estiment qu’elle ne s’est ni améliorée, ni détériorée : cette proportion élevée de personnes sans avis tranché témoigne chez beaucoup de Français d’un certain manque de visibilité des résultats concrets de la politique menée. Un constat que l’on retrouve davantage chez les sympathisants LR (40%) mais aussi chez une partie des électeurs d’Emmanuel Macron du 1er tour (24%). Cela pourrait s’avérer problématique pour Emmanuel Macron au moment de devoir défendre son bilan.Pour les municipales L’intensification de la campagne municipale à Paris profite à Rachida Dati, qui voit sa cote de confiance très largement progresser auprès des sympathisants LR (42%; +8), même si elle reste loin derrière d’autres personnalités comme Nicolas Sarkozy (74%; -1). Même constat pour Christian Estrosi, en pleine campagne pour sa réélection à Nice, dont la cote d’influence chez les sympathisants LR progresse de 14 points (41%). A gauche, on remarquera la progression de la cote d’influence de Martine Aubry (60%; +14 auprès des sympathisants PS) ou de Ségolène Royal, très présente médiatiquement suite à son licenciement du poste d’ambassadrice des pôles, auprès des sympathisants de gauche (37%; +4).Benjamin Griveaux boudé par les sympathisants LREM Autre élément notable de ce sondage, le candidat à la mairie de Paris Benjamin Griveaux est absent du classement des 15 personnalités dont les sympathisants LREM souhaiteraient qu'elles aient davantage d'influence dans la vie politique française, tandis que son rival Cédric Villani passe en 14e position en gagnant trois points, à 31% d'opinions favorables.
Deux joueurs du Borussia Dortmund, Jadon Sancho et Manuel Akanji, ont été mis à l'amende vendredi par la Fédération allemande de football (DFL) pour s'être fait couper les cheveux à domicile sans respecter les règles sanitaires.
Avant la rencontre contre Paderborn le week-end dernier (victoire 6-1, dont trois buts de Sancho en 33 minutes), l'Anglais et le Suisse avaient été pris en photo par un coiffeur réputé, venu exprès de Düsseldorf (situé à 70 km de Dortmund). Ce dernier avait publié le cliché sur Instagram.Problème: ni le coiffeur ni les deux joueurs ne portaient de masques, violant ainsi le très strict règlement de la fédération, qui avait autorisé la reprise de la Bundesliga mi-mai à condition notamment que les joueurs ne reçoivent personne à leur domicile. "Les joueurs (...) ont manifestement violé les règles générales d'hygiène et de protection contre les infections ainsi que le concept médico-organisationnel" de la fédération, a annoncé la DFL vendredi."C'est une vaste blague", a immédiatement réagi Sancho, 20 ans, sur son compte Twitter officiel, suivi par plus de 330.000 fans, en interpellant directement la Fédération allemande.Le club avait expliqué jeudi que les joueurs avaient assuré n'avoir enlevé leur masque que pour la photo. Le coiffeur aurait également porté un écran facial en plastique en leur coupant les cheveux, selon le club."Il ne fait aucun doute que même les footballeurs professionnels doivent se faire couper les cheveux. Cependant, cela doit actuellement se faire en accord" avec les règles sanitaires, a souligné la DFL qui n'a pas précisé le montant de l'amende.Quatre autres professionnels de Dortmund auraient également utilisé les services du coiffeur, dont les Belges Axel Witsel et Thorgan Hazard. Cependant, aucune photo n'a jusqu'ici été publiée.La Fédération allemande (DFB) avait été plus clémente mercredi en décidant de ne pas sanctionner Sancho pour avoir montré, après un but, un tee-shirt portant la mention "Justice For George Floyd", le Noir américain tué par un policier le week-end dernier à Minneapolis.En Angleterre, le défenseur latéral ivoirien de Tottenham Serge Aurier avait également suscité la polémique en publiant sur Instagram le 19 mai une photo le montrant aux côtés de son coiffeur. Son club avait immédiatement annoncé qu'il enquêtait sur les circonstances de cet incident, sans toutefois communiquer ensuite sur une éventuelle sanction. Selon la presse britannique, le joueur aurait écopé d'une amende de 140.000 livres (156.000 euros).
Le Canard Enchaîné dévoile mercredi l'extrait d'une lettre des avocats du ministre de l'Action et des Comptes publics au patron du parti Les Républicains (LR), dans laquelle ils s'interrogent sur le rôle d'une proche de ce dernier. Des allégations vivement démenties par Laurent Wauquiez mardi soir, qui a reporté les soupçons sur Xavier Bertand.
Toujours visé par une plainte pour abus de faiblesse, l'enquête pour viol ayant été classée sans suite la semaine dernière, Gérald Darmanin soupçonne Laurent Wauquiez d'être à la manœuvre, révèle mercredi 21 février Le Canard Enchaîné. Selon l'hebdomadaire, les avocats du ministre de l'Action et des Comptes publics ont envoyé une lettre à la procureure de la République Rachel Bray afin d'attirer son attention sur "des faits pour le moins surprenants". Le 2 octobre 2017, soit trois mois avant les révélations du Monde à ce sujet, Laurence Sailliet, actuelle porte-parole du parti Les Républicains, se serait faite l'intermédiaire (par téléphone) auprès de l'ancien maire de Tourcoing se disant être le conseil de Sophie Spatz, qui a porté plainte pour viol. Ce dernier aurait alors refusé de la rencontrer. Laurent Wauquiez a assuré mardi soir sur BFMTV n'avoir "absolument aucune connaissance" des faits relatés. "C'est tellement facile. Je le dis très simplement, j'ai lu avant de venir ces quelques extraits (...) et je voudrais juste rappeler un point : Laurence Sailliet dont il est (fait) mention dans cet article du Canard, était en octobre 2017, une proche de Xavier Bertrand. C'est donc sans doute à lui qu'il faut poser les questions". Dimanche, le président de la région des Hauts-de-France, qui a choisi de quitter LR après l'élection de Laurent Wauquiez, avait exprimé sa colère après les déclarations du patron du parti face aux étudiants de l'EM Lyon. "Vous prenez les mots qui ont été dits là, ça pourrait être un des membres de la famille Le Pen : c'est la même tonalité, la même violence", avait-il affirmé, déplorant "une stratégie électorale" du niveau de Donald Trump.
Un Français a perdu la vie dans l'attentat du 3 juin à Londres. Alors que sept autres ressortissants français ont été blessés dans l'attaque, dont quatre grièvement, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a également annoncé que deux Français étaient portés disparus, mais n'a pas souhaité confirmer leur identité.
Mais selon RTL, il s'agirait de Sébastien Belanger et Xavier Thomas.Sébastien Belanger, 36 ans, cuisinier, n'a plus donné signe de vie depuis l'attaque. Il se trouvait au "Boro Bistro", dans le quartier de Borough Market au moment de l'attentat. C'est dans ce même établissement qu'un autre Français, Alexandre, a été tué par les assaillants. Aujourd'hui, l'un des amis de Sébastien, Robin, qui se trouvait avec lui le soir du drame, a lancé un appel à témoin sur franceinfo."Au bout d'une minute dans le bar, on a entendu cette voiture se crasher sur le rebord qui était au-dessus de nos têtes. Là, c'est devenu le chaos. Tout le monde a commencé à courir et je me suis rendu compte que des gens étaient couverts de sang", raconte-t-il à Franceinfo. Pris dans le mouvement de foule, les deux jeunes hommes ont été séparés. "On ne sait pas du tout dans quel sens il est parti ni ce qu'il s'est passé. J'ai essayé de l'appeler, mais aucune nouvelle. Tous les proches de Sébastien, y compris sa compagne Gerda Bennet, le recherchent actuellement et distribuent des tracts dans les rues de Londres", souligne Robin.Le deuxième Français porté disparu s'appelle Xavier Thomas. Il était en week-end à Londres avec sa copine, Christine Delcros, gravement blessée sur le London Bridge. Dans un message posté sur Facebook, la soeur de cette dernière a lancé un appel à témoin pour tenter de le retrouver. Interrogée par RTL, la fille de Xavier Thomas a fait part de son inquiétude. Elle a également révélé que son petit frère se trouvait au téléphone avec son père quand soudain la ligne s'est coupée.Sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, évoquait la possibilité que la personne disparue ait sauté dans la Tamise lorsque la camionnette a foncé sur la foule.
L'ancienne ministre sarkozyste et ex-candidate à la mairie de Paris assure que pour gagner 2022, la droite doit d'abord "recréer une dynamique".
Candidate malheureuse à la mairie de Paris, Rachida Dati martèle mercredi 22 juillet dans les colonnes du Parisien avoir une "envie, une vision" qui dépasse Paris et se projette pour 2022. L'ancienne ministre sarkozyste affirme avoir "un rôle à jouer" pour la prochaine présidentielle. "Je suis élue, engagée, donc j'ai un rôle à jouer (...) Dans ma vision, il y a beaucoup de sujets qui dépassent Paris. J'ai des projets", assure la maire Les Républicains du 7e arrondissement de Paris. Interrogée pour savoir si elle sera candidate à la présidentielle, l'ancienne garde des Sceaux répond que "ce sera à (sa) famille politique de choisir un candidat" mais qu'elle "participera à cet engagement majeur".Elle balaye d'un revers de main l'éventualité d'une candidature d'Edouard Philippe, jugeant que "sa légitimité n'était pas le produit d'une histoire, mais était strictement liée aux circonstances et à la volonté du président de la République", et celle de François Baroin, dont le nom est très souvent évoqué mais qui reste très discret, estimant que "les Français sont lassés d'attendre". La "méthode" DatiRachida Dati souhaite pour la droite "recréer une dynamique". "On a fait du mimétisme de la gauche, on a vu le résultat, et là, on veut faire du mimétisme de Macron, ça va être pire", déplore-t-elle."Or, nous avons un électorat, une attente de la part des Français, tant l'exaspération vis-à-vis des politiques menées est forte. A chaque élection, la droite se consolide sur le terrain. La droite peut répondre à cette exaspération avec une dynamique de projet", soutient Rachida Dati, arrivée deuxième derrière Anne Hidalgo avec plus de 30% des voix au second tour des municipales le 28 juin.Pour elle, "il faut revenir à la proximité". "Au lieu d'écouter Monsieur Macron, nous devons écouter les Français". "Ma méthode, c'est faire des propositions à partir de cette proximité et de cette écoute des Français. Il faut savoir se renouveler pour être plus en phase avec la réalité vécue par les Français. J'aime le contact avec les gens, j'aime pouvoir trouver des solutions aux problèmes qu'ils me soumettent. Cette méthode peut porter ses fruits au niveau national", fait valoir l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.
Au matin d'un nouvel épisode de grève des cheminots, la ministre des Transports a enjoint les syndicats à mettre fin à leur mouvement, estimant que le gouvernement avait déjà fourni un "effort considérable".
Alors que la réforme de la SNCF devrait être adoptée au Parlement dans les prochains jours, Elisabeth Borne a tenu à défendre la mesure portée par le gouvernement. Invitée de la matinale de France Info, mardi 12 juin, la ministre a appelé à la "responsabilité des syndicats", insistant sur le calendrier et notamment sur la tenue des épreuves du baccalauréat, qui pourraient être perturbées par la grève. "Il faut entendre la lassitude des usages et en particulier pour la semaine prochaine, où l'on a plus de 700.000 candidats qui vont passer le bac.""J'appelle vraiment les syndicats à prendre leur responsabilité. Perturber les épreuves du bac, ce n'est pas défendre le service public", a poursuivi la représentante du gouvernement."Dans cette réforme, il y a eu du dialogue social. On a intégré les amendements proposés par les syndicats qui se sont inscrits dans la concertation. Je pense que les Français peuvent attendre que les épreuves du bac ne soient pas perturbées.""Un meilleur service public"La ministre a également incité les cheminots à examiner plus attentivement le texte de loi. "Tout est sur la table aujourd'hui : le projet de loi qui va être adopté définitivement apporte des éléments importants pour les Français", a assuré la ministre. "C'est pour ça qu'on fait cette réforme, parce que ce sera un meilleur service public ferroviaire, ce sera plus de trains, des trains moins chers avec l'ouverture à la concurrence. C'est un engagement sans précédent en faveur du transport ferroviaire." Pour la 29e journée de mobilisation depuis début avril, l'intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT de la SNCF a appelé à une "journée de la colère cheminote" mardi, avant l'adoption définitive du projet de loi prévue jeudi.
De M6 à NRJ12 en passant par NT1, nombreuses sont les chaînes de télévision qui misent gros sur les émissions de dating, quel qu'en soit soit le format.
Un vent de romance soufflerait-il sur le paysage télévisuel français ? Il y a quelques jours, M6 clôturait son dating show Mariés au premier regard, à l'issue de quatre épisodes. Pour rappel, le concept de l'émission proposait à deux inconnus de se passer la bague au doigt, sans aucune introduction au préalable. Les futurs époux en question, réunis grâce une à série de tests de compatibilité, devait une fois leur mariage célébré, apprendre à vivre ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Mais loin de décevoir l'audimat, la saga romanesque de Nathalie, Benoît, Tiffany et les autres a séduit en moyenne 3,27 millions de curieux. Pas mal.Plus tôt cette semaine, ce fut au tour de C8 de jouer les agences matrimoniales. La chaîne du groupe Canal+ a lancé ce lundi 5 novembre L'Amour Food. Comme le suggère volontairement le titre, il s'agit ici de permettre à des chefs cuisiniers en mal d'amour de trouver leur âme soeur. Aux dernières nouvelles, la chaîne plancherait également sur un autre divertissement, Couple ou pas couple, dans lequel des candidats s'amuseront à reconstituer des couples réels. Ça n'en finit plus !Un business qui marcheMais Mariés au premier regard et L'Amour Food ne sont que les descendants d'une longue lignée de dating show. De l'âge d'or de la télévision à ce jour, ils sont nombreux, ces jeux qui offrent aux âmes esseulées l'opportunité de trouver leur moitié, sur le fait de la chance et du hasard, et sur des concepts aussi originaux les uns que les autres. On pense tout de suite à Tournez manège!, une référence en la matière qui a fait les beaux jours de TF1 pendant de longues années. Chez M6, c'est L'amour est dans le pré qui rafle toujours la mise, alors que sur feu-D8, Adam cherchait son Eve dans le plus simple appareil.Un filon sur lequel surfe les chaînes avec brio dans leur course effrénée aux audiences et à la vente d'espaces publicitaires. Car, entre télé-réalité et jeu télévisé, ces émissions à succès sont devenues la cible privilégiée des annonceurs. Sur M6 par exemple, il faut savoir que le prix moyen pour 30 secondes de publicité peut avoisiner les 34 000 euros, pour les programmes diffusés en prime time. Sur TF1, le montant est encore plus impressionnant !L'envers du décorCependant, sous la noble intention de trouver chaussure au pied de ces coeurs solitaires, sommeille une réalité parfois désolante. Manipulations, mensonges, escroqueries sont des maux qui reviennent souvent dans ces dating shows. Dans le tout récent Mariés au premier regard, la production a notamment été accusée de recruter un expert sexiste et misogyne. Ailleurs, ce sont les fourberies de la production qui sont pointées du doigt. Montages, scènes coupées ou scénarisées sont des soucis récurrents sur des émissions tels que L'Amour est dans le pré etLe Bachelor. Pourtant, on ne badine pas avec l'amour...
Inquiets de l'avenir de la démocratie et de la crise économique liée à la pandémie, les Polonais ont commencé à voter dimanche au premier tour d'une course présidentielle serrée, cruciale pour les populistes au pouvoir.
Le président sortant Andrzej Duda, 48 ans, soutenu par le gouvernement nationaliste conservateur, qui brigue son second mandat, fait face à dix autres candidats, mais selon les sondages, c'est le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski, du principal parti d'opposition, Plate-forme civique (PO), qui sera son rival lors du second tour, le 12 juillet. La campagne a été dominée par des préoccupations concernant l'état de la démocratie et les questions sociales, alors que la Pologne fait face à sa première récession depuis la fin du communisme. ans tout le pays des électeurs font la queue dans les bureaux de vote à travers le pays, portant des masques et respectant les règles du distancement social, selon les journalistes de de l'AFP et les images publiés sur les réseaux sociaux. "J'ai voté pour Trzaskowski bien évidement! Pourquoi? Pour la démocratie, le pouvoir judiciaire et le respect des minorités", a déclaré à l'AFP Joanna Ugniewska, 66 ans, après avoir voté dans un bureau de vote installé dans une école du centre de Varsovie.Irena, une retraitée de 63 ans de Minsk Mazowiecki, à l'est de Varsovie, se déclare, quant à elle satisfaite du statu quo. "J'aimerais que cela continue", a-t-elle dit à l'AFP.- Réformes controversées -Selon la Constitution, le président polonais a des pouvoir limités, mais dispose entre autre de droit de véto sur les propositions de loi.La victoire de Trzaskowski, 48 ans, porterait ainsi un coup dur au gouvernement du parti Droit et Justice (PiS), à l'origine d'une série de réformes controversées, notamment dans le domaine de la justice. Selon le PiS, ces changements étaient nécessaires pour éliminer la corruption parmi les juges, mais l'opposition et les partenaires européens critiquent ces réformes, affirmant qu'elles érodent la démocratie, trois décennies à peine après la chute du communisme. Le président américain Donald Trump, qui considère l'administration du PiS comme un allié européen clé, a donné, quant à lui, sa bénédiction à M. Duda cette semaine. La visite du chef de l'Etat polonais à la Maison Blanche a été la première d'un dirigeant étranger aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie, quatre jours seulement avant le jour des élections. Le scrutin est fortement marqué par la crise du coronavirus, qui a obligé les autorités à le reporter de mai à juin.Un nouveau système hybride de vote postal et conventionnel a aussi été mis en place afin de prévenir de nouvelles infections. Les données officielles évoquent plus de 33.000 cas de contamination et plus de 1.400 décès, mais le ministre de la Santé a admis qu'il pouvait y avoir jusqu'à 1,6 million de cas non détectés en Pologne, un pays de 38 millions d'habitants.- Rhétorique anti-gay -M. Duda a promis aux Polonais de défendre toute une série d'avantages sociaux lancés par le parti au pouvoir, dont des allocations familiales et des retraites revalorisées. Les Polonais craignent aussi une première récession depuis la fin du communisme, causée par la pandémie de Covid-19.Duda a joué la carte de la rhétorique anti-gay pour séduire les électeurs d'extrême droite, selon les analystes.En faisant campagne sous le mot d'ordre "On en a assez", le principal rival du président sortant, Rafal Trzaskowski, a promis de réparer les liens avec Bruxelles.Depuis leur prise de pouvoir en 2015, Duda et le PiS ont bouleversé la politique polonaise en attisant des tensions avec l'UE. Un sondage de sortie des urnes est attendu juste après la fermeture des bureaux de vote à 21h00 locales (19h00 GMT).
L'ancien ministre de Theresa May et maire de Londres est sommé de s'excuser par le président du parti conservateur.
Boris Johnson a de nouveau provoqué une vive polémique, cette fois à l'occasion d'une interview accordée au Daily Telegraph et publiée lundi 6 août. Dans cette tribune, l'ancien ministre, connu pour ses déclarations parfois provocantes, a plaidé contre l'interdiction du voile intégral dans l'espace public tout en qualifiant la burqa de "ridicule" et "bizarre". Il a comparé les femmes qui portent ce voile intégral dissimulant les yeux derrière un tissu à mailles, à des "boîtes aux lettres" ou à des "braqueurs de banque".Suite à cette prise de position, le président du Parti conservateur, Brandon Lewis, lui a demandé de s'excuser pour ses propos.Une "sortie calculée" pour draguer l'extrême-droiteLe secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Alistair Burt, a quant à lui qualifié d'"offensants" les propos de l'ancien ministre. Pour Sayeeda Warsi, ancienne vice-présidente du Parti conservateur, l'ex-ministre a agi de manière calculée pour s'attirer le soutien de la droite du parti. "Ce sont des commentaires insultants mais une stratégie intelligente", a-t-elle déclaré, et, selon elle, Boris Johnson mesure "l'effet" et "l'impact" que peuvent avoir ses propos. Pour Sayeeda Warsi, "c'est littéralement le style bigot de Bannon (ancien conseiller du président américain Donald Trump, ndlr) et les tactiques de Trump qui font leur chemin dans la politique britannique".Le Conseil musulman du Royaume-Uni (MCB) a estimé qu'"en choisissant intentionnellement ces mots dans un journal national", Boris Johnson "lèchait les bottes de l'extrême-droite". Des excuses sont le "minimum" mais le parti conservateur oit aussi s'interroger sur l'islamophobie en son sein, estime le Conseil.
C'est l'une des conséquences de la pandémie de coronavirus qui frappe le monde entier : plusieurs enseignes populaires déjà fragilisées par la crise des gilets jaunes et les mouvements de grève se retrouvent en grande difficulté.
La nouvelle est tombée dimanche 17 mai. L'enseigne d'ameublement et de décoration française Alinéa dépose le bilan. Son directeur général Alexis Mulliez l'a annoncé dans les colonnes de La Provence. "Nous avons eu coup sur coup les gilets jaunes fin 2018 et les manifestations contre la réforme des retraites fin 2019. En maintenant le Covid-19 qui nous a obligés à cesser notre activité durant presque deux mois", a-t-il expliqué. "Il n'était plus possible de tenir et c'est pourquoi nous avons déclaré l'état de cessation de paiement, et nous sommes placés sous la protection du tribunal de commerce de Marseille", a poursuivi Alexis Mulliez. Deux options s'offrent désormais au groupe : le dépôt d'un plan de continuation par ses actionnaires ou l'appel à des repreneurs.Conforama en difficultéMais Alinéa est loin d'être la seule victime économique du coronavirus en France. Au rayon ameublement, Conforama se retrouve également en grande difficulté. "Le groupe souffre d'un manque à gagner de 360 millions d'euros de chiffre d'affaires depuis le début du confinement", rappelle BFMTV, qui précise qu'un plan de sauvegarde de l'emploi visant à supprimer 1.900 postes devrait être prochainement lancé. Une situation compliquée sur laquelle compte bien capitaliser son concurrent But. Le groupe aurait fait une proposition d'alliance à Conforama il y a une dizaine de jours. Cette offre consisterait à racheter une cinquantaine de magasins dans les zones périurbaines où il n'y a pas de magasin But, expliquent nos confrères de BFMTV. Il faut enfin rappeler que Conforama attend toujours l'obtention du prêt garanti par l'Etat (PGE) de 320 millions d'euros, sollicité il y a plusieurs semaines selon les informations du Monde.L'habillement loin d'être épargnéLe secteur de l'habillement est lui aussi sévèrement touché par la crise. Le chausseur André avait été le premier à être mis en redressement judiciaire début avril après avoir dû fermer tous ses magasins et perdu près de 4 millions d'euros en quinze jours, rappelle Le Parisien. La marque de vêtements pour pour enfants et d'articles de puériculture Orchestra-Prémaman qui compte 2.900 salariés a elle aussi été passée en redressement judiciaire à la fin du mois d'avril. Le groupe était déjà sous procédure de sauvegarde depuis septembre 2019.Deux ans après son rachat par un consortium d'investisseurs mené par le groupe chinois La Chapelle, l'enseigne Naf Naf a elle aussi été placée en redressement judiciaire samedi 16 mai. Une audience aura lieu début juin pour étudier les deux offres de reprises présentées pour l'enseigne qui emploie 1.170 personnes et dispose de 160 boutiques et 74 boutiques affiliées. L'une émane du groupe turc Sy International et prévoit le maintien de 923 salariés, 118 magasins et la totalité des boutiques affiliées. L'autre, proposée par le groupe français Beaumanoir, propriétaire de l'enseigne Morgan, envisage de son côté de conserver seulement 263 salariés, 42 boutiques et 28 affiliées.Dans une moindre mesure, les magasins La Halle subissent aussi cette crise. Le groupe qui emploie 6.000 personnes fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, l'étape intermédiaire avant le placement en redressement judiciaire, indique La Croix.
Le parquet de Paris a livré les premiers résultats de l'enquête préliminaire sur l'incendie de Notre-Dame de Paris
Un peu plus de deux mois après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, la justice a présenté mercredi 26 juin ses premières conclusions. L'enquête préliminaire permet au parquet de Paris d'avancer "qu'aucun élément ne permet d'accréditer l'hypothèse d'une origine criminelle". Selon la même source, plusieurs autres pistes sont envisagées, dont celle d'une cigarette mal éteinte ou d'un dysfonctionnement électrique. L'horloge de Notre-Dame bientôt reconstruite grâce à cette découverte?par LeHuffPost Le délai de cinq ans pour reconstruire Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie le 15 avril, est "possible" sans "jamais transiger" sur la qualité du chantier, a récemment réaffirmé Emmanuel Macron, en réponse aux doutes émis par plusieurs experts. "Ce délai de cinq années est possible sans jamais transiger sur la qualité des matériaux et la qualité des procédés", a estimé le chef de l'Etat."Beaucoup se sont inquiétés de voir réaliser ces travaux dans un calendrier serré", a-t-il concédé, en faisant allusion à la polémique lancée par sa volonté d'aller vite. "J'assume totalement" ce "calendrier serré, volontariste", et le fait qu'il "n'a reposé sur aucune analyse détaillée et forme d'expertise", a-t-il admis.
Des cambrioleurs se sont introduits dans le domicile de l'ex-patron des chantiers navals de Sartrouville, dans les Yvelines. Profitant du sommeil du nonagénaire, ils ont fait main basse sur une dizaine de tableaux de maîtres, indique Le Parisien.
Le butin oscille entre 500 000 et un million d'euros. Dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre, des voleurs pénètrent dans un pavillon de Sartrouville, dans les Yvelines. L'endroit n'a probablement pas été choisi au hasard, il s'agit de la demeure de Jean-Pierre Jouet, l'ancien patron des chantiers navals. Au moment des faits, l'homme, âgé de 93 ans, dort. Il donnera l'alerte vers 13 h, le samedi, indique Le Parisien. Selon la victime, les malfaiteurs seraient entrés entre 4 h et 6 h, après avoir forcé l'entrée de la demeure d'une superficie de 450 m². S'ils n'écartent, pour le moment, aucune piste, les enquêteurs vont tout particulièrement se pencher sur l'entourage de la victime et les filières de recel des œuvres d'art.Fichier des œuvres volées Des photographies des toiles volées au domicile de Jean-Pierre Jouet vont être diffusées sur le fichier des œuvres volées de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC). Elles seront alors consultables dans toute l'Europe.À Sartrouville, la famille Jouet est connue pour avoir participé à la fondation des chantiers navals de bateau de plaisance, nés au sortir de la Première Guerre mondiale. Paul Jouet, le père de la victime, était l'un des cofondateurs. À l'époque, certains le considéraient même comme « le Dior de la construction navale », rappelle le quotidien. Son fils, Jean-Pierre, a dirigé ces chantiers jusqu'au début des années 1960. Il a ensuite vendu l'entreprise en 1970 pour faire carrière en tant qu'organisateur de salons sur le nautisme.
Un énorme incendie s'est déclaré jeudi dans un entrepôt du port de Beyrouth, semant la panique parmi des Libanais encore sous le choc de l'explosion meurtrière et dévastatrice qui a traumatisé la capitale il y a cinq semaines.
D'épaisses colonnes de fumée noire sont visibles depuis plusieurs quartiers de la capitale. L'incendie a touché un entrepôt où sont stockés des bidons d'huile et des pneus de voiture, a indiqué l'armée libanaise dans un communiqué, appelant les habitants à quitter les quartiers environnants.Le feu a pris dans la zone franche du port, où étaient stockés des pneus et des huiles alimentaires par une compagnie importatrice, a déclaré de son côté le directeur par intérim du port, Bassem al-Kaissi, à une chaîne de télévision locale.L'incendie "a commencé avec les bidons d'huile avant de se propager aux pneus", a-t-il ajouté, sans être en mesure d'en préciser l'origine."C'est soit à cause de la chaleur soit d'une erreur, il est encore trop tôt pour le savoir", a affirmé M. Kaissi.Des camions de la défense civile ont été dépêchés sur le site de l'incendie, tandis que l'armée a déployé des hélicoptères pour tenter d'éteindre les flammes. Sur les réseaux sociaux, nombre de vidéos montrent une grande boule de feu et d'épaisses colonnes de fumée noire. Le mot dièse en arabe #PortdeBeyrouth est parmi les plus repris sur Twitter."Feu démentiel au port, provoquant la panique dans tout Beyrouth. On ne peut pas avoir une pause", a déploré sur Twitter une chercheuse de Human Rights Watch (HRW), Aya Majzoub.Le 4 août, une gigantesque explosion au port, déclenchée par un incendie, a dévasté des pans entiers de la capitale, faisant au moins 190 morts et plus de 6.500 autres.
L'animateur va s'absenter quelques temps de la présentation du journal de 13 heures pour se soigner. "Tout va bien", assure-t-il dans un tweet.
Jean-Pierre Pernaut est malade. Le journaliste, présentateur historique du JT de la mi-journée sur TF1, souffre d'un cancer de la prostate. Il l'a annoncé lui-même sur Twitter, mardi 25 septembre. Dans une série de deux messages postés peu avant 13 heures, l'homme de télévision, âgé de 68 ans, explique avoir "subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate".Le présentateur, qui va donc laisser son siège pour une durée indéterminée, a toutefois tenu à rassurer les téléspectateurs. "Tout va bien", assure-t-il dans ses messages. L'intérim sera assuré par Jacques Legros, précise-t-il. "Merci de votre soutien, de votre fidélité et je vous retrouve très vite." Entré à TF1 en 1975, Jean-Pierre Pernaut y présente le journal de 13 heures de manière continue depuis 1988.
Selon les informations du Parisien, un élève de 3e a apporté un gâteau au cannabis à l'occasion d'un goûter organisé en novembre dans son collège Parc de Villeroy à Mennecy (Essonne). Au total, sept élèves et le professeur de sport auraient ingéré ce gâteau.
"Visuellement, il était normal. Au chocolat, basique", a expliqué l'une des élèves au Parisien. "Le goût, lui, était un peu bizarre, mais on l'a mangé quand même, parce que ce n'était pas 'dégueu', pas au point de vomir". "Le prof avait de gros cernes sous les yeux, il transpirait", a-t-elle poursuivi. "Nous sommes quelques-uns à être allés voir les infirmières, mais elles nous ont dit qu'on manquait de sucre alors qu'on venait juste de goûter et nous ont envoyés au self".DES PARENTS ONT DÉCIDÉ DE PORTER PLAINTE"Les effets étaient de pire en pire. À un moment, je suis partie dans un tel fou rire que je ne pouvais plus m'arrêter et que j'en pleurais", a-t-elle ajouté. "Plus tard, je me suis endormie sur ma table pendant un contrôle de géographie". "Après, les élèves étaient tout bizarres, il y en a même qui faisaient l'avion dans la cour", a expliqué un autre collégien au quotidien. Les parents d'une des élèves de la classe se sont inquiétés de l'état de leur enfant à son retour de classe. Ils ont ainsi décidé de lui faire passer une analyse d'urine le lendemain. Celle-ci a révélé la présence de THC, le principe actif du cannabis. "Elle voulait aller se coucher, à 17 h", a-t-elle précisé. "Elle avait très faim, très soif, et ses pupilles étaient dilatées. Mon mari est dans la police, alors on s'est dit qu'elle avait dû ingérer du shit (résine de cannabis, ndlr), d'une manière ou d'une autre".Plusieurs parents ont porté plainte contre l'adolescent de 15 ans, qui a été "mis à pied pendant 8 jours" par le collège et "fera l'objet d'un conseil de discipline à son retour".
Sur le plateau de BFM, le maire de Béziers s'est prononcé en faveur de la création d'une nouvelle famille politique capable d'unir les droites, sous le patronage de Marion Maréchal et Eric Zemmour.
Unir les droites, l'idée est en vogue depuis la gifle reçue par Les Républicains aux dernières élections européennes. Déjà prônée par Marion Maréchal, qui envisage la création d'une nouvelle entité politique, l'idée est également portée par Robert Ménard, le maire de Béziers, soutenu en 2014 par le Front National, devenu RN. "Le RN seul ne peut pas gagner""Le RN seul ne peut pas gagner. Je ne suis même pas sûr que cela soit souhaitable car nous devons rassembler les différentes droites." Sur le plateau de BFM Politique, l'édile a pris quelques distances du RN, "un parti très centralisateur, très interventionniste". Il voit l'émergence d'un courant "plus identitaire (qui) qui regroupe Marion Maréchal ou Eric Zemmour." Robert Ménard envisage même la création d'un "parti qui sera un partenaire du RN". Et à la tête de ce futur parti, le maire de Béziers verrait bien Eric Zemmour "qui peut incarner cette sensibilité-là". Une sensibilité qui devra faire la jonction entre RN et LR. L'édile n'a d'ailleurs pas oublié de tendre la main aux Républicains orphelins de leur président Laurent Wauquiez, tandis que plusieurs cadres ont rallié LREM. Il a assuré avoir lu des tribunes de l'ancien président LR qu'il aurait pu "signer de A à Z".
Depuis la fin mai, les restaurants et bars de la capitale peuvent empiéter sur l'espace public pour compenser les pertes liées aux restrictions d'affluence en salle.
Depuis la levée du confinement, les débits de boissons et restaurants de la capitale peuvent compter sur des terrasses élargies, qui vont perdurer cet hiver. La ville de Paris a en effet prolongé "exceptionnellement" jusqu'en juin 2021 l'extension des terrasses des bars et restaurants sur l'espace public parisien, "compte tenu de l'ampleur de la crise qui frappe le secteur". Cette mesure, qui avait été annoncée fin mai par Anne Hidalgo pour les plus de 8.000 établissements parisiens, "est assortie de plusieurs contreparties", dont la fermeture des terrasses à 22h et la limitation des nuisances sonores pour les riverains, a précisé Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris.Renforcement des sanctions en cas d'abusPour s'assurer de "la bonne harmonie entre les terrasses et leurs voisinage", les contrôles et sanctions des contrevenants (pour des dépassements d'espace, d'horaire et des nuisances sonores par exemple) seront "renforcés", et l'amende portée de 168 à 500 euros. Mais le bilan de l'expérimentation est "hyper positif", avec "une autorégulation très satisfaisante", et "un effort réel des restaurateurs pour respecter les règles", a assuré l'élu, évoquant "quelques dizaines de cas d'abus" recensés.
Gilles Meyer, l'ancien entraîneur de Sarah Abitbol qui l'accuse de l'avoir violée quand elle était âgée de 15 ans, a été maintenu dans le bureau exécutif de la fédération des sports de glace malgré la mesure d'interdiction d'exercer auprès de mineurs dont il faisait l'objet.
Le patron des sports de glace Didier Gailhaguet ne cèdera pas... Du moins pas tout de suite. Le président de la fédération au coeur du scandale depuis que plusieurs patineuses - dont l'ancienne championne Sarah Abitbol - ont accusé leur ancien entraîneur d'agressions sexuelles, a indiqué qu'il ne prendrait pas de décision avant la fin de l'inspection diligentée par le ministère des Sports. Et ce, alors que la ministre Roxana Maracineanu a demandé sa démission ce lundi. Accusé d'avoir fermé les yeuxGailhaguet est mis en cause pour avoir conservé dans son équipe fédérale Gilles Beyer malgré une mesure d'interdiction d'exercer auprès de mineurs après une enquête au début des années 2000.Or Gilles Meyer a été l'entraîneur de Sarah Abitbol, multiple championne de France et d'Europe et médaillée mondiale en couple, qui l'accuse de l'avoir violée entre 1990 et 1992, alors qu'elle était âgée de 15 à 17 ans. Gailhaguet préside la FFSG depuis 1998, à l'exception de la période 2004-2007. En 2002, il a écopé d'une interdiction de toute fonction à l'international durant 3 ans pour avoir triché par le biais du vote d'une juge française lors des JO-2002.Interrogé sur le soutien apporté ou non par la quinzaine de membres du bureau exécutif réuni pendant plus de quatre heures mardi soir, M. Gailhaguet a seulement répondu: "je vous le dirai demain mercredi"."Des documents, des faits et des pièces concrètes""Demain (mercredi), j'apporterai des documents, des faits, des pièces concrètes et vous jugerez sur pièce", a-t-il déclaré à propos de la conférence de presse qu'il tiendra mercredi à 14h30 au siège de la fédération."Je suis conscient de la gravité de la situation. Je trouve quand même un peu bizarre que seul le président de la fédération soit aujourd'hui au banc des accusés. Je suis un homme clean. Je ne mérite pas le traitement qui m'est apporté, et je saurai le démontrer."Il a par ailleurs répété qu'il avait "certainement commis des erreurs, mais pas commis de fautes".
Deux militaires de la force française Barkhane au Sahel, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, ont été tués en opération samedi au Mali par l'explosion d'un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule blindé, a annoncé l'Elysée.
"Le Président de la République a appris avec une très vive émotion la mort de deux militaires français, le brigadier-chef de première classe S.T. et le hussard parachutiste de première classe Arnaud Volpe, après la destruction de leur véhicule blindé par un engin explosif improvisé, ce matin lors d'une opération dans la région de Tessalit au Mali", a indiqué la présidence dans un communiqué, ajoutant qu'un troisième militaire avait été blessé dans l'explosion."Le Président de la République s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ces soldats du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, morts pour la France dans l'accomplissement de leur mission contre le terrorisme au Sahel", a ajouté l'Elysée qui, à la demande de la famille, n'a pas publié le nom de l'un des deux militaires tués.L'opération Barkhane compte autour de 5.100 soldats. Au total, 45 soldats français, en comptant les deux militaires tués samedi, sont morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l'état-major. Un décompte qui n'intègre pas les accidents.Exprimant ses "très sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches et à tous leurs frères d'armes", Emmanuel Macron a de nouveau appelé "à la mise en place sans délai d'une transition politique civile au Mali, conformément aux attentes de son peuple, de l'ensemble des pays qui le soutiennent, et condition sine qua none d'une lutte efficace contre les terroristes".
Le ministre de la Santé a livré un plaidoyer en faveur du personnel soignant au cours d'une déclaration où il a notamment déploré la mauvaise répartition des dépenses ainsi que la "suradministration" dans le système français.
"Vivre sa vocation c'est bien, en vivre c'est mieux, et c'est même indispensable". A la sortie du Conseil des ministres, Olivier Véran a estimé mercredi 20 mai que le gouvernement n'avait pas été "assez vite" et "assez fort" dans la réforme des hôpitaux ces dernières années, promettant des mesures d'"ampleur" pour les soignants dans le cadre du "Ségur de la santé". Dans une longue allocution, il a évoqué la nécessité de "prendre mieux soin de ceux qui prennent soin de nous", alors que l'épidémie de Covid-19 recule progressivement en France. "C'est dans la durée que la Nation doit saluer cet engagement" des soignants, a commenté le ministre, qui a déploré les "logiques comptables" dans le système de santé, qui ont pu "décourager, blesser, lasser". "Ce n'est plus à eux de changer, c'est à nous", a t-il lancé aux sujets des soignants, et de la responsabilité des décideurs politiques. "Notre système de santé va vivre un renouveau", a t-il encore ajouté. Au coeur des revendications, la question de la rémunération sera traitée, dans l'objectif de "mieux valoriser toutes les carrières, tous les métiers". "Cela passera par une hausse des salaires en hôpital et en Ehpad", fait valoir le ministre, qui affiche son ambition de "bousculer les corporatismes".Promettant des "engagements forts", Olivier Véran a en outre évoqué la mauvaise répartition des dépenses dans le système français. "Nous sommes l'un des derniers pays de l'OCDE en matière de salaires des soignants, mais le premier pays en matière de dépenses", a t-il constaté, estimant que "nous dépensons beaucoup avec des résultats perfectibles". Ces promesses seront traitées dans le cadre d'une concertation dont les résultats seront connus "à la mi-juillet".
Le secrétaire général des Républicains a vivement critiqué le ministre de l'Intérieur. Gérald Darmanin, qui a dit "s'étouffer" en "entendant le terme 'violences policières'".
Le secrétaire général des Républicains Aurélien Pradié n'a pas mâché ses mots jeudi à l'encontre du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "L'expression de Gérald Darmanin (qui avait dit "s'étouffer" en "entendant le terme 'violences policières'", ndlr), je la trouve plus que déplacée", a déclaré le député du Lot sur France Info. "Lorsqu'on est ministre de l'Intérieur, sa parole compte, on ne fait pas de traits d'humour noir ou sinistre comme cela et on ne prononce pas ces phrases d'étouffement, parce qu'on sait que ça résonne dans notre société", a-t-il poursuivi avant d'ajouter : "Si on ne veut pas mettre le feu à la société lorsqu'on est ministre de l'Intérieur, on pèse ses mots ou on se tait." Gérald Darmanin a rejeté mardi le terme de "violences policières" devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, prononçant une phrase qui a suscité une vive polémique. "Quand j'entends le mot 'violences policières', personnellement, je m'étouffe", a-t-il déclaré. Ces propos font écho à l'affaire Cédric Chouviat, mort après avoir dit neuf fois "j'étouffe" à la suite d'une interpellation policière en janvier. La phrase du ministre a été très critiquée dès mercredi par la famille Chouviat et par de nombreux responsables politiques de gauche."C'est une expression française utilisée communément, comprise par tous. Il n'y avait aucune arrière-pensée. Il ne s'agit en aucun cas d'un parallèle dans une affaire où des mises en examen ont été prononcées", a précisé mercredi à l'AFP l'entourage de Gérald Darmanin. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a lui aussi souligné que les déclarations de Gérald Darmanin n'étaient "évidemment pas liées" au décès de Cédric Chouviat.Le numéro 3 des Républicains a par ailleurs estimé que la position du ministre de l'Intérieur n'était "plus tenable", faisant référence à l'information judiciaire en cours visant Gérald Darmanin après une accusation de "viol", accusation réfutée par le ministre. "La présomption d'innocence est un principe fondamental, une démocratie dans laquelle il n'y a plus de présomption d'innocence est une démocratie qui crève. Mais une démocratie dans laquelle il n'y a plus d'honneur politique est aussi une démocratie qui crève", a jugé Aurélien Pradié avant d'ajouter que "son comportement (parlant de Gérald Darmanin, ndlr) et ceux qui l'ont nommé dégradent la fonction politique"."Le comportement que manifestement a eu Gérald Darmanin n'est peut-être pas répréhensible par la loi, ce n'est pas à moi de le dire, mais à la justice. Est-ce qu'il est, du point de vue de la dignité politique, de l'honneur politique, tenable ? Est-ce que sa position comme ministre de l'Intérieur est tenable aujourd'hui ? Je pense que non", a-t-il poursuivi.
Si la popularité du chef de l'Etat reste stable, près d'un tiers des électeurs voient dans le scrutin de mars une occasion d'exprimer leur mécontentement envers le président de la République, selon une étude publiée ce mardi.
Trois Français sur dix (30%) veulent sanctionner Emmanuel Macron et le gouvernement lors des élections municipales de mars, mais une forte majorité entend se prononcer uniquement sur des enjeux locaux, selon un sondage Odoxa-CGI diffusé mardi 28 janvier. Ils ne sont que 12% à vouloir soutenir l'exécutif et 58% ne voteront qu'en fonction d'enjeux spécifiques à leur commune. Si le premier tour avait lieu dimanche, 18% des Français interrogés (inscrits sur les listes électorales et qui comptent aller voter) voteraient pour une liste La République en marche alliée au MoDem. C'est 4 points de moins que le score de LREM aux européennes de mai 2019, selon cette enquête pour la Presse régionale, France Inter et L'Express.Suivent ensuite les listes du Rassemblement national avec 14% d'intentions de vote, devant celles des Républicains et d'Europe Écologie Les Verts, toutes deux à 13,5%, puis celle du PS (11%) et de La France Insoumise (7%).Ils sont 19% a vouloir voter pour une liste sans étiquette politique et 25% n'ont pas exprimé d'intentions de vote. Enfin, un Français sur deux (52%) souhaite la réélection de son maire actuel, contre 47% qui veulent en changer. L'exécutif ne semble pas subir le contrecoup de plus d'un mois de conflit social contre la réforme des retraites. La popularité d'Emmanuel Macron est en hausse de 3 points en un mois à 36%, mais 64% (-3) considèrent qu'il n'est pas un bon président de la République. La cote d'Edouard Philippe est également en légère hausse à 36% (+1), mais près de deux Français sur trois (63%, -2) ont une opinion négative du chef du gouvernement.Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 janvier auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
Selon France 3, le bus, en panne, était arrêté sur le bas-côté de la route quand il a été percuté par un poids-lourd.
Une collision qui a fait 9 blessés dont 7 enfants. Jeudi 16 août, peu avant 18 heures, un camion a percuté un car d'une colonie de vacances à Villers-Agron-Aiguizy (Aisne), sur l'autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg, selon France 3 Hauts-de-France. Selon nos confrères, le bus, en panne, était arrêté sur le bas-côté de la route quand il a été percuté par un poids-lourd.Les passagers pris en charge par des psychologuesDeux des victimes, des enfants, sont en urgence absolue, selon BFMTV. Sept personnes sont en urgence relative.Les victimes ont d'abord été soignées sur place, avant d'être évacuées vers le CHU de Reims. Les autres passagers ont été pris en charge par des psychologues. Le bus, qui transportait 28 enfants et 14 adultes, revenait d'une sortie à Paris. Il se rendait à Varennes-en-Argonne dans la Meuse.
L'Assemblée nationale a validé le gel des taxes sur les carburants jusqu'en 2022, qu'avait déjà voté le Sénat dans le cadre du projet de budget pour 2019, en réponse à la crise des "gilets jaunes".
Il s'agit d'une des mesures phares du gouvernement, confronté à la crise des "gilets jaunes". L'annulation de la hausse des taxes sur le carburant a été votée mardi 18 décembre à l'Assemblée nationale.L'article adopté, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, permet de geler ces taxes "à leurs niveaux de 2018". Le gel concerne la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) et la taxe intérieure sur la consommation de charbon (TICC).Cela revient à supprimer les hausses de 3 centimes sur l'essence et 6 centimes sur le gazole qui étaient prévues au 1er janvier. De futures augmentations jusqu'en 2022 ont aussi été annulées, alors qu'elles devaient faire gonfler les prix de 10 centimes sur l'essence et de 19 centimes sur le gazole. Cette décision n'empêcherait cependant pas les députés de rétablir ces hausses au-delà de 2019, par le biais d'une prochaine de loi de finances.Le vote de ce gel de taxes avait en théorie peu de chances d'être validé par les députés. Mais le mouvement de contestation des "gilets jaunes" avait contraint l'exécutif à faire cette première concession. Celui-ci avait d'abord annoncé une suspension pour six mois de cette hausse des taxes avant d'opter finalement pour un gel, au minimum pour l'année prochaine.
"On nous dit vous pouvez le faire et on dit les conditions pour le faire. Il faudrait avoir des routes dans les nuages".
Le président divers droite du Nord, Jean-René Lecerf, s'en est pris au "foutage de gueule" de la part du gouvernement qui impose selon lui des conditions trop drastiques de retour aux 90km/h sur les routes nationales. "Il y a des choses très surprenantes. On nous a demandé surtout de ne pas rétablir les 90 km/h lorsque le tronçon ne fait pas 10 km, lorsque la route n'est pas en ligne droite continue", s'est emporté sur France Bleu Nord l'ancien sénateur LR du Nord. Le département ne peut revenir aux 90 km/h sur les routes que "lorsqu'il n'y a pas de riverains, lorsqu'il n'y a pas d'arrêt de bus, lorsqu'il n'y a pas d'engins agricoles, autrement dit pas en zone rurale", a-t-il encore énuméré. "On se fout de nous. C'est du foutage de gueule. On nous dit vous pouvez le faire et on dit les conditions pour le faire. Il faudrait avoir des routes dans les nuages", a-t-il poursuivi.Le nombre de morts sur les routes (3.239 personnes) a atteint en 2019 son plus bas niveau historique en métropole, un chiffre attribué par le gouvernement à l'abaissement à 80 km/h sur lequel plusieurs départements commencent toutefois à revenir. Aux termes d'une circulaire de l'Intérieur, les élus locaux doivent motiver leur décision et respecter certaines conditions avant de prendre une telle décision. Jean-René Lecerf, "qui ne respectera pas" la circulaire, prendra "d'ici un mois" la décision de remettre "un certain nombre de routes" aux 90km/h.
La pluie est la principale cause des embouteillages monstres subis mardi matin 5 juin par les automobilistes de la région parisienne.
Mardi 5 juin, à 9h04, le site Sytadin.fr, qui fait état en temps réel du trafic en Île-de-France, a recensé 588 kilomètres de bouchons cumulés en région parisienne. C'est un record pour une matinée. Le précédent était de 552 kilomètres le 12 décembre 2017.La principale cause de ces embouteillages est la pluie, relève Radio France Mobilité.Le trafic a été particulièrement difficile sur l'A1 en direction de la porte de la Chapelle, sur l'A15 en amont du viaduc de Gennevilliers à cause d'une panne. La circulation a également été compliquée sur l'A6, d'Évry à la porte d'Orléans et entre Ris-Orangis et Wissous dans l'Essonne, sur la Francilienne à l'Est entre Brie-Comte-Robert et Pontault-Combault en Seine-et-Marne, ou encore sur l'A86 entre Créteil et Vélizy.
François de Rugy estime que le système actuel "ne permet pas de faire profiter aux Français" de coûts de l'énergie plus "constants".
Le ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué qu'un nouveau mode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité serait mis en place l'an prochain. Cette modification intervient alors qu'une hausse de 5,9% est prévue cet été, suscitant de vives critiques."Nous ne nous satisfaisons pas de ce mode de calcul que nous avons hérité du précédent mandat et même du mandat d'avant; ça a été voté deux fois par le Parlement sous une majorité de droite en 2010 et sous une majorité de gauche en 2015", a expliqué François de Rugy sur CNews, vendredi 26 avril. "Je vais proposer que l'on puisse modifier ce mode de calcul pour l'année prochaine", a-t-il ajouté."Le mode de calcul actuel ne nous satisfait pas, il ne permet pas de faire profiter aux Français notamment du fait qu'il y a l'énergie nucléaire qui, elle, est à coûts relativement constants pour les centrales anciennes, et donc nous allons changer le mode de calcul", poursuit-il. Environ 25 millions de foyers sont actuellement concernés par les tarifs réglementés de vente (TRV), vendus par EDF. Cette année, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a proposé une hausse de 5,9%. Fin janvier, le gouvernement avait annoncé qu'il se servirait du délai légal de trois mois dont il dispose pour retarder l'application de cette hausse tarifaire pendant l'hiver. "Cette année, nous sommes dans ce qui a été prévu par la loi et nous devons évidemment appliquer la loi", a indiqué le ministre, confirmant au passage la hausse prévue par la CRE.
Le magnat américain des médias Sumner Redstone, qui a fait de la chaîne de cinémas familiale un empire comprenant CBS et Viacom, est décédé mardi soir à l'âge de 97 ans, a annoncé mercredi National Amusements, la holding familiale.
Il était resté président des conseils d'administration de CBS et Viacom jusque 2016, quand, avec une santé déclinante, il avait passé la main sur fond d'une lutte de pouvoir entre sa famille, actionnaire majoritaire, et les dirigeants de ces entreprises.Ces deux groupes sont regroupés depuis fin 2019 dans une société gérant les chaînes de télévision CBS, MTV, Comedy Central, Nickelodeon ou Showtime, des studios Paramount et Miramax, ainsi que de la maison d'édition Simon & Schuster. La nouvelle société figure à cet égard avec Disney, Time Warner ou 21st Century Fox parmi les poids lourds américains de la télévision et du cinéma. Né Sumner Murray Rothstein le 27 mai 1923 à Boston (le nom de la famille, d'origine juive, a été changé en Redstone en 1940), il était diplômé de l'université Harvard et avait servi dans les services de renseignements de l'armée américaine pendant la Seconde guerre mondiale. Il avait rejoint en 1954 une société créée par son père, qu'il a rebaptisée National Amusements et a entrepris de la transformer en l'un des plus gros exploitants des Etats-Unis, contribuant notamment à populariser les multiplexes.Après avoir survécu miraculeusement à un incendie en 1979, il avait mené dans les années 1980 et 1990 des batailles mémorables pour prendre le contrôle des studios de cinéma Paramount, puis des groupes de télévision Viacom (propriétaire de MTV) et CBS.Viacom avait finalement avalé CBS en 2000 avant que les sociétés ne se séparent de nouveau en 2006.Marié et divorcé deux fois, Sumner Redstone avait deux enfants: Brent, avec qui il avait coupé les ponts en 2007, et Shari.Aux côtés de son père, cette dernière avait mené la fronde contre les dirigeants de Viacom et CBS entre 2016 et 2018 et poussé pour un regroupement des deux sociétés. Elle est présidente non-exécutive du conseil d'administration de ViacomCBS."Sumner Redstone était un brillant visionnaire, opérateur et négociateur, qui a transformé à lui seul une société familiale de cinéma en un portefeuille mondial de médias. Il était une force de la nature et un compétiteur féroce, qui laisse derrière lui un héritage profond tant dans les affaires que dans la philanthropie", a commenté le directeur général de ViacomCBS Bob Bakish mercredi.
Plus de 10.000 jeunes sont concernés par l'ouverture de la phase de test de ce dispositif qui doit favoriser l'accès à la culture. À terme, ce sont 800.000 jeunes qui doivent bénéficier de cette mesure promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle.
C'était une promesse du candidat Macron. L'expérimentation du pass culture, un "passeport" de 500 euros qui doit permettre aux jeunes de 18 ans d'avoir accès à des activités et des offres culturelles, commencera le 1er février 2019, annonce le ministre de la Culture Franck Riester dans un entretien publié dimanche 2 décembre par le JDD. La phase de test de ce dispositif sera ouverte à plus de 10.000 volontaires de cinq départements (Bas-Rhin, Hérault, Finistère, Guyane, Seine-Saint-Denis)."Avant l'été, une deuxième vague permettra à d'autres territoires et collectivités d'entrer dans le dispositif. Cette deuxième vague devrait concerner 50.000 jeunes qui utiliseront cette première version", précise Franck Riester. Un budget d'une trentaine de millions d'euros a été défini sur l'année pour ces deux tests. Ce montant est "parfaitement adapté à l'expérimentation", assure le ministre qui explique que l'État fera "aussi appel au mécénat public et privé".Le calendrier de la mise en place définitive pas encore connuSi plusieurs autres vagues de l'expérimentation sont à prévoir, le ministre s'est gardé de fixer une date quant à la généralisation du pass culture à tous les jeunes de 18 ans, ce qui correspondrait à un public de 800.000 personnes. "Nous évaluerons le dispositif vers l'automne 2019, et dès que nous serons prêts, nous le généraliserons", a-t-il dit à propos de ce dispositif dont le montant est évalué à 400 millions d'euros annuels. Les jeunes concernés par ce pass culture auront accès à un "panel d'offres larges : des spectacles, des produits culturels, des cours de musique ou de danse, une offre numérique musicale, audiovisuelle et cinématographique", a rappelé le ministre, qui souhaite en outre favoriser l'accès à la presse d'information générale. "On doit faire en sorte qu'ils n'utilisent pas le pass seulement pour s'abonner à des offres en ligne qu'ils connaîtraient déjà. Nous allons aussi éditorialiser les contenus, par exemple en valorisant les films d'auteur", a-t-il développé.
Après quatre mois d'arrêt forcé en raison du confinement, il avait "des fourmis dans les jambes" : premier artiste de renom à l'affiche d'un théâtre parisien depuis le 13 mars, Pierre Palmade voulait "revenir sur scène le plus vite possible et retrouver le plaisir de faire rire".
Au cœur de l'été et jusqu'au 11 septembre, devant un public masqué et une jauge réduite sur la scène d'un théâtre de poche, le comédien et humoriste est de retour dans la peau de Pierre Mazar, son alter ego et personnage fétiche de ses pièces de théâtre à succès.Cette fois-ci, sur la scène du Théâtre du Marais, l'un des plus petits de Paris avec moins de 100 places habituellement, jauge réduite de moitié encore par la distanciation, Pierre Palmade et Benjamin Gauthier, l'un des pensionnaires de sa troupe, incarnent un couple gay en proie aux tourments de la vie quotidienne.Dans "Assume, bordel !", pièce écrite pendant le confinement, tout est prétexte à la dispute, avec un conflit récurrent : Pierre Mazar n'assume pas son homosexualité face à Benjamin, militant convaincu de la cause gay.En mai 2019, dans On n'est pas couché sur France 2, Pierre Palmade avait fait le distinguo entre "les gays qui mangent gay, qui vivent gay, qui rient gay (...) et les homos, des gens qui sont homos, mais ce n'est pas marqué sur leur front". Des propos qui lui avait valu des accusations d'homophobie."Je n'avais pas bien digéré ce malentendu avec la communauté gay... Avec cette pièce, j'espère me faire pardonner des gens qui m'ont mal compris", confie à l'AFP l'humoriste qui n'a jamais caché son long trajet vers l'acceptation de son homosexualité. "Cette pièce n'est pas un mea culpa car je n'ai commis aucune faute. J'ai été surtout mal compris et de manière disproportionnée. Je ne peux pas être en conflit avec ma communauté", ajoute-t-il.-- "Les spectateurs masqués rient aussi forts !» --Très drôle et tendre à la fois, "Assume, bordel !" , suite de saynètes dans une version gay de "Ils s'aiment", saga à succès sur la vie de couple écrite avec Muriel Robin, Pierre Palmade aborde toutes les thématiques du couple homo : le coming-out, le mariage, les enfants, les "ex", la sexualité...""Le jeu est très intérieur et mérite d'être vu de près. J'aime l'idée de jouer cette pièce intimement devant quelques dizaines de spectateurs", dit Pierre Palmade. "Le public est masqué mais ça ne me pose pas de problème. Ils rient aussi fort ! Il n'y a pas de différence. Le plaisir de jouer l'emporte sur tout autre chose", ajoute l'humoriste.Pendant le confinement, Pierre Palmade a proposé sur Instagram de courtes vidéos humoristiques improvisées : "c'était très agréable de trouver ainsi un moyen de faire rire depuis chez moi".Dès octobre, l'humoriste reprendra la tournée de "Pierre Palmade joue ses sketches" : "je reprends mes sketches préférés avec toutes les formes d'humour que j'ai abordées : l'observation, le cynisme et un peu de poésie aussi. A 52 ans, je ne joue pas comme à 20 ans. Il y a un peu de gravité qui sert l'humour, je crois...".Parmi les rares spectacles à l'affiche à Paris pendant le mois d'août, l'humour l'emporte allègrement avec plusieurs spectacles chaque soir au Point Virgule, au cœur du Marais. Au Grand Point Virgule, à Montparnasse, on joue une version masculine inspirée de la série TV "Desperate Housewives".Au Théâtre de La Huchette, "La Cantatrice Chauve" de Ionesco, jouée depuis 1957 sur cette même scène, est auréolée du record du monde de représentations avec près de 20.000 et déjà plus de 2 millions de spectateurs.
Un incendie s'est déclaré dans la nuit à l'usine Lubrizol de Rouen, un site classé Seveso qui fabrique des additifs pour lubrifiants. Plusieurs explosions ont été entendues.
Plus d'une centaine de pompiers sont sur place pour tenter d'éteindre le feu qui s'est déclenché aux alentours de 3 heures du matin ce jeudi. Treize communes ont été appelées à se confiner par précaution, tandis que l'ensemble des établissements scolaires de ces dernières et bien sûr de Rouen sont fermés, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime. L'usine Lubrizol est le premier exportateur de Haute-Normandie. Aucune victime n'est à déplorer.
Le député de la Somme a créé son micro-parti "Picardie debout", selon une déclaration au Journal officiel datée du 12 février.
La Lettre A, consacrée aux actualités politiques, révélait vendredi que le député de la Somme François Ruffin avait créé son micro parti. Libération confirme mardi 26 février la création de "Picardie debout", du nom du mouvement de François Ruffin pour les législatives de 2017.L'association "Picardie debout" vise à "favoriser les réflexions philosophiques, économiques, sociales et politiques localement, nationalement et internationalement ; contribuer à l'élaboration, la communication et la mise en discussion publique des idées de ses membres et celles que ses membres souhaitent faire connaître ; faire prospérer le vivre-ensemble politique, la convivialité citoyenne et la solidarité militante ; faire vivre la démocratie par tous moyens : organisation de soirées, débats, conférences, mais également publications ou présentation de candidats à toutes élections", selon la déclaration au Journal officiel datée du 12 février, relayée par Libération. Un micro-parti, un livre et un filmEn plus du micro-parti, une association de financement du même nom a également été créée. Celle-ci servira " à recueillir l'ensemble des ressources en vue du financement de Picardie debout". Le siège social de ces deux associations, d'abord enregistré à l'adresse de la permanence du député insoumis, a été transféré le 21 février au domicile de la présidente Isabelle Guyot, précise Libération. Très actif ces dernières semaines, François Ruffin a publié la semaine dernière "Ce pays que tu ne connais pas" (Les Arènes), un livre dans lequel il s'adresse directement à Emmanuel Macron. Le député-réalisateur sort également ces jours-ci "J'veux du soleil", qu'il présente comme un "tour de France des ronds-points occupés par les 'gilets jaunes'". Pourquoi François Ruffin, figure désormais incontournable des insoumis de Jean-Luc Mélenchon, a-t-il créé son micro parti ? Contacté par Le Figaro, ni le député picard ni son entourage n'a souhaité répondre.
Au lendemain de la troisième journée nationale d'action contre le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement, Edouard Philippe a reçu les principaux syndicats un à un mercredi à Matignon. Si des "ouvertures" ont été perçues par certains, la CFDT se dit "très, très loin, encore, d'être d'accord" avec le gouvernement.
De nouvelles négociations sont prévues jeudi à la veille du début des vacances de Noël...Même si c'était attendu, la journée de mercredi n'a pas provoqué d'avancée majeure dans le conflit qui oppose l'exécutif aux syndicats au sujet de la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Dans un souci d'ouverture et en quête d'une sortie de crise, le Premier ministre Edouard Philippe (accompagné de Laurent Pietraszewski, le nouveau M.Retraites au relais de Jean-Paul Delevoye) a reçu un à un à Matignon les principaux syndicats pour faire un nouveau point avec eux suite aux annonces de la semaine dernière. Au fil des entretiens, qui ont duré, selon les cas, de quelques dizaines de minutes à environ une heure trente pour la CFDT, les responsables syndicaux ont livré leurs pensées sur les marche de Matignon. La réaction de Laurent Berger, le patron de la CFDT, un syndicat réformiste pas réputé pour être le plus dure avec l'exécutif, était notamment très attendue, la CFDT soutenant l'idée d'un système universel à points (souhaité par le gouvernement) mais tiquant sur "l'âge pivot", ou "âge d'équilibre" (64 ans). Berger "très, très loin, encore, d'être d'accord" avec le gouvernement"Un peu fatigué" et "préoccupé", Laurent Berger a affirmé être "très, très loin, encore, d'être d'accord" avec le gouvernement. Le Premier ministre "a redit qu'il tenait à cet âge d'équilibre. On lui a redit que ce n'était pas une option pour nous", a ajouté le patron de la CFDT, tout en "sentant une volonté de discussion" sur d'autres thèmes comme la pénibilité. "Une volonté de discussion" également désirée par Emmanuel Macron un peu plus tôt dans la journée, le président se disant "disposé à améliorer" sa réforme et se fixant comme "objectif d'obtenir une pause" de la mobilisation "pendant les fêtes" de fin d'année. "C'est dans l'ordre des choses qu'il y ait des avancées d'ici la fin de la semaine", a relevé l'Elysée.Alors que plus tôt dans la journée, Laurent Escure (Unsa) avait noté positivement "des ouvertures", notamment sur "la pénibilité, les fins de carrières, le minimum de pension", Philippe Martinez (CGT), lui, a de nouveau demandé "le retrait du projet de loi" avant de regretter la "position idéologique" du gouvernement, qui ne fait "rien pour apaiser (le) mécontentement".Journée décisive jeudi ?Après cette nouvelle journée de conflit social, c'est donc le statu quo qui garde la main. Jeudi, pendant que la CGT, FO, la CFE-CGC, Solidaires et la FSU continuent de réclamer le retrait pur et simple du projet de réforme, Edouard Philippe a prévu de revoir les partenaires sociaux "ensemble lors d'une multilatérale" à 15h. Une rencontre propice à des annonces d'apaisement visant à calmer la mobilisation et à obtenir une trêve de Noël avant les premiers départs en vacances dès vendredi ?
Plusieurs membres du personnel soignant ont fait circuler, via une messagerie privée, des vidéos ou photographies de patients vulnérables, rapporte France 3 Occitanie. La justice a ouvert une enquête.
C'est un scandale dont l'Ehpad "La Rossignole" d'Onet-le-Château (Aveyron) se serait sans doute bien passé. Comme le rapportent nos confères de France 3 Occitanie, plusieurs patients de l'établissement ont été filmés ou photographiés dans "des positions dégradantes" pendant de longues semaines par une partie du personnel soignant. Les images circulaient ensuite sur une application de messagerie privée via un compte interne. L'affaire ne sort que cette semaine du 21 septembre, mais tout a débuté le 29 juillet dernier, précise La Dépêche après qu'un salarié donne l'alerte auprès de sa direction. Il accuse alors ses collègues "d'humiliation" sur des résidents. Très vite, la directrice de l'Ehpad lance une enquête et avertit le président du Conseil d'administration. Elle découvre sur la messagerie des vidéos et photos "monstrueuses" et des commentaires qualifiés "d'abjects". "Le 3 août 2020, les salariés directement concernés ont été mis à pied. Ils ont été reçus le 12 août dans le cadre d'un entretien disciplinaire et ont été licenciés le 21 août 2020", explique à France 3 Occitanie Frédérique Modolo, la directrice, qui démissionnera dans la foulée malgré le soutien des familles. "Il fallait que cette affaire soit dévoilée et que les salariés qui ont dénoncé ces actes soient enfin entendus. Je l'ai fait aussi pour pointer un dysfonctionnement de l'établissement dénoncé par les employés depuis des années déjà", ajoute-t-elle.Licenciements et plaintes En tout, sur les 55 membres du personnel, 11 seraient impliqués. Quatre ont été licenciés et deux plaintes ont été déposées contre deux d'entre eux pour "maltraitance sur personnes vulnérables". Les familles de victimes sont sous le choc et ne comprennent pas comment le personnel a pu commettre de tels actes. "S'en prendre à des personnes âgées vulnérables c'est comme si l'on s'en prenait à des bébés, elles sont sans défense, c'est honteux !", s'insurge une fille de victimes dans La Dépêche. Les faits remonteraient à plus de neuf mois et l'enquête judiciaire tentera de déterminer combien de résidents ont été victimes. Une nouvelle affaire qui vient toucher les Ehpad, déjà durement touchés par le coronavirus. Dans le passé, à Nîmes (Gard) une salariée avait été licenciée pour avoir dénoncé des violences sur un pensionnaire. Et en 2019, cinq pensionnaires de l'Ehpad de Lherm étaient décédés après avoir été victimes d'une intoxication alimentaire à la suite d'un repas ingéré la veille au soir.
Neuf hommes, dont deux fonctionnaires, ont été condamnés mercredi à Bobigny à des peines de 12 à 18 mois de prison ferme pour avoir monté en région parisienne un vaste réseau de fraude aux permis de conduire.
Le réseau qui sévissait depuis plusieurs années a été démantelé en novembre 2019 après une année d'enquête menée par les cyber-enquêteurs de la police judiciaire de Paris sous la direction du parquet de Bobigny.Sur Snapchat, deux des prévenus proposaient "un plan permis sûr via auto-école" garantissant l'obtention du code de la route pour 1.500 euros et 4.000 euros pour la conduite. En plus de rabatteurs occasionnels, deux moniteurs d'auto-écoles du Val-de-Marne recrutaient des clients parmi leurs élèves. Les candidats à la fraude étaient orientés vers une auto-école de Seine-Saint-Denis dont les dirigeants se chargeaient de faire valider par deux inspecteurs du permis de conduire les examens fictifs du code ou de la conduite dans le système informatique du ministère de l'Intérieur. Les bénéficiaires, estimés à plusieurs centaines, récupéraient ensuite un permis de conduire officiel.Les neuf organisateurs de la fraude étaient poursuivis pour escroqueries en bande organisée, corruption, trafic d'influence, obtention frauduleuse de documents administratifs, blanchiment et fraude fiscale.La plupart ont été également condamnés à des amendes et certains ont écopé de peines d'interdiction de gérer et d'exercice professionnel en relation avec l'enseignement de la conduite. Enfin, la plupart des biens et fonds saisis ont été confisqués à titre de peines complémentaires.
Benoît Hamon et Cécile Duflot, tous les deux candidats à la primaire de leur parti, ont vivement critiqué Manuel Valls ce mardi. Pour l'ancien ministre de l'Éducation, le Premier ministre a "beaucoup contribué cet été à diviser le pays notamment sur l'islam".
L'ancienne patronne d'EELV a, elle, raillé son allusion à "la Marianne aux seins nus".La mise en garde de Manuel Valls n'a pas été entendue. "Si nous partons divisés, nous perdrons à coup sûr", a déclaré le Premier ministre lundi soir à Colomiers (Haute-Garonne), critiquant sans les nommer Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et la "surenchère des diviseurs qui n'ont qu'un seul objectif : punir la gauche de gouvernement".Pour Benoît Hamon, cette déclaration est "une forme de contrition de la part de Manuel Valls". Selon lui, le Premier ministre "a beaucoup contribué cet été, une fois de plus, à diviser le pays notamment sur la question de l'islam". "Je vois là, [de la part de Manuel Valls], quelque chose d'assez curieux, une diversion un peu ridicule, à vouloir expliquer que ceux qui se sentent mal, quand on ne parle que d'islam, sont les diviseurs", a-t-il ajouté sur France 2, comparant le Premier ministre à "Christian Estrosi, Nicolas Sarkozy et l'armada des Le Pen"."VALLS AURAIT MIEUX FAIT D'EN RESTER À SON DISCOURS ÉCRIT"L'actualité politique du mois d'août a été dominée par la polémique sur le burkini, à laquelle Manuel Valls a rappelé son soutien aux maires interdisant le port du costume de bain sur les plages, et confirmé sa posture après la suspension de l'arrêté par le Conseil d'Etat, ainsi qu'à Colomiers lundi. "Marianne, le symbole de la République, elle a le sein nu parce qu'elle nourrit le peuple, elle n'est pas voilée parce qu'elle est libre. C'est ça, la République", avait répliqué lundi le Premier ministre. Une allusion à Marianne raillée par Cécile Duflot : sur France inter, la candidate écologiste a estimé ce mardi que Manuel Valls "aurait mieux fait d'en rester à son discours écrit parce que quand il se lance dans des digressions il se prend les pieds dans le tapis". Une citation qui selon elle, révèle "deux choses fausses", notamment "le lien entre Marianne et la femme alors que Marianne est une allégorie de la République"."Quand on sait que la représentation la plus républicaine de Marianne porte le bonnet phrygien c'est quand même assez cocasse et par ailleurs cette idée que la femme ne serait pas voilée parce que libre, le sein nu parce que nourricière, là aussi ça donne quand même une petite image de l'idée que certains de ces messieurs de la politique ont des femmes", poursuit-elle.
Dans Libération, le leader du mouvement Génération.s explique avoir demandé à la journaliste d'investigation d'être candidate en 2019, ce qu'elle a "poliment décliné". Cette dernière minimise les propos de l'homme politique, assurant qu'elle ne l'a jamais rencontré pour en parler.
Un an après sa défaite à l'élection présidentielle, Benoît Hamon prépare désormais les élections européennes de 2019 et les municipales de 2020. L'ancien socialiste "se voit comme le seul à même de rassembler la gauche", écrit lundi 14 mai Libération.Dans les colonnes du quotidien, le fondateur du mouvement Génération.s explique qu'il ambitionne de dépasser le PS lors des élections européennes, espérant à cette occasion partager la "même bannière qu'EELV". L'ancien député des Yvelines confirme notamment qu'il a proposé à la journaliste de France Télévisions Élice Lucet d'être candidate lors de ce scrutin."On s'est dit que c'était une femme dont l'intérêt pour l'investigation sur l'évasion fiscale ou la santé environnementale rejoignait les grands sujets qui se jouent au niveau européen",, précise-t-il. Élice Lucet a néanmoins "décliné, très poliment, en nous disant qu'elle souhaitait rester journaliste", poursuit-il. À Franceinfo, la journaliste de Cash Investigation minimise les propos de Benoît Hamon. "Il ne m'a fait aucune proposition", assure-t-elle. "Il a tenté de me rencontrer, peut-être pour m'en parler, poursuit-elle. Mais j'ai décliné toute rencontre, donc nous n'avons jamais discuté politique ensemble. De toute façon, je ne rencontre aucun politique hors boulot et je me tiens à cette ligne.". Elle précise que la prise de contact s'est faite par un tiers, ce que confirme l'équipe de Benoît Hamon.
Emmanuel Macron s'est dit "prêt" lundi à soumettre à référendums dès 2021 certaines propositions de la Convention citoyenne pour le climat, d'une part pour modifier la constitution, d'autre part pour des mesures spécifiques.
"La réécriture de l'article 1er de notre Constitution (...) pour introduire les notions de biodiversité, d'environnement, de lutte contre le réchauffement climatique (...), je suis favorable à cette proposition", a-t-il dit, en se disant aussi ouvert à un référendum "sur un ou plusieurs textes de loi" reprenant d'autres propositions de la Convention. "Les symboles comptent: la République sociale, la République des territoires sont désormais inscrites dans notre Constitution. Il est légitime de réfléchir à inscrire l'écologie à son tour", a-t-il dit.Dès lors le chef de l'Etat est favorable à engager à l'Assemblée nationale et au Sénat un débat en vue d'une réforme constitutionnelle qu'il souhaite "voir aboutir d'ici 2021". "Je suis prêt à recourir au référendum si celui-ci était alors constitutionnellement possible après le vote des Chambres", a-t-il insisté.En revanche, le chef de l'Etat n'a pas repris la proposition de la Convention de réécrire le préambule de la Constitution en plaçant l'environnement au-dessus de des autres valeurs fondamentales de la République."Telle que proposée, la rédaction menace de placer la protection de l'environnement au-dessus des libertés publiques, au-dessus même de nos règles démocratiques", a commenté M. Macron.Cette proposition figure parmi les trois (sur 149) qui n'ont pas été retenues par Emmanuel Macron, avec la taxe de 4% sur les dividendes et les 110 km/h sur les autoroutes.
Les forces anti-émeutes bélarusses ont arrêté samedi des centaines de personnes lors d'une marche de femmes à Minsk contre le président Alexandre Loukachenko.
Environ deux mille femmes participaient à cette marche, brandissant le drapeau blanc et rouge de l'opposition. La police a bloqué ce défilé et a arrêté des centaines de manifestants, selon un journaliste de l'AFP.Les membres de la police anti-émeute, cagoulés et en uniformes noirs, ainsi que des policiers en uniformes kakis et des policiers masqués en civil ont procédé aux arrestations. Des centaines de manifestants ont été rapidement trainés dans les véhicules de la police, certaines femmes étant portées par les policiers.Cette manifestation était la dernière en date d'une série de mobilisations de femmes au Bélarus, pour réclamer le départ de M. Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans, après sa réélection jugée frauduleuse le mois dernier.Avant la manifestation, la cheffe de file de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa, qui a dû se réfugier en Lituanie, a fait l'éloge des "femmes courageuses du Bélarus"."Elles manifestent malgré les menaces permanentes et la pression", a-t-elle souligné dans un communiqué.L'une des pancartes brandies par les manifestantes proclamait: "Notre protestation a un visage de femme", en référence au titre d'un ouvrage du prix Nobel de litterature Svetlana Aleksievitch, qui a soutenu la cause de l'opposition, "La guerre n'a pas un visage de femme".Parmi les femmes arrêtées se trouvait Nina Baguinskaïa, 73 ans, l'une des militantes les plus connues du mouvement de protestation contre Alexandre Loukachenko. Elle a ensuite été relâchée d'un poste de police.Des femmes ont réussi à s'enfuir et à se réfugier dans une onglerie, a rapporté le site d'informations Tut.by.Des ambulances étaient également sur place pour prendre en charge des personnes blessées ou qui se sentaient mal lors des arrestations.L'organisation de défense des droits de l'homme Viasna a publié en ligne les noms de 217 femmes arrêtées à Minsk, soulignant que la liste était en cours d'actualisation.La police n'a pas fourni le nombre de personnes arrêtées.L'opposition doit mener de nouvelles manifestations massives au Bélarus dimanche.Les manifestations de femmes ont commencé au Belarus après que les personnes arrêtées au cours du mouvement de contestation contre l'élection de M. Loukachenko eurent subi d'extrêmes violences en détention. Des manifestantes vêtues de blanc ont commencé à former des chaînes humaines et à défiler à Minsk et dans d'autres villes lors de marches pacifiques initialement tolérées par la police.Le week-end dernier, la police a arrêté des dizaines de participantes à une manifestation de femmes.
Face à la polémique, la plateforme de collecte de dons Leetchi a décidé de fermer la cagnotte alors qu'elle contenait au moins 117.000 euros.
Marlène Schiappa s'est indignée, mardi 8 janvier sur franceinfo, de la cagnotte Leetchi en faveur de Christophe Dettinger, l'ex-boxeur soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes lors de l'acte VIII des "gilets jaunes", samedi à Paris. Elle a demandé à ce que les donateurs soient identifiés. "Il est souhaitable, effectivement, de savoir qui a donné à cette cagnotte, parce que je crois que c'est une forme de complicité, a-t-elle déclaré. On a là quelqu'un qui a commis des faits très graves, qui a frappé un policier dans l'exercice de ses fonctions, qui était en train de maintenir l'ordre public, c'est gravissime. Soutenir cela, c'est être complice de cet acte et c'est l'encourager."Des propos qui ont provoqué des réactions sur les réseaux sociaux. Le journaliste et avocat Charles Consigny a ainsi demandé à Marlène Schiappa de "reviser la notion de complicité", tandis que Florian Philippot à dénoncé une "dérive fascisante".Leetchi, plateforme en ligne de collecte de dons, a annoncé mardi en milieu de journée avoir clos cette cagnotte, moins de 48 heures après sa mise en ligne. "Au vu du montant atteint à ce jour, la cagnotte n'accepte désormais plus de contributions", a indiqué Leetchi dans un communiqué sur son site internet. Cette cagnotte contenait plus de 117.000 euros mardi matin vers 08H30, une somme destinée à soutenir Christophe Dettinger, qui s'est rendu à la police lundi. Dans la matinée, le nombre de donateurs a continué à grimper (8.038 à la fermeture), mais le montant récolté n'était plus visible, le créateur de la cagnotte, un proche de M. Dettinger, ayant décidé de le masquer."Leetchi s'engage à ce que les fonds collectés (...) servent uniquement à financer les frais de justice conformément à nos (conditions générales d'utilisation) et à la législation en vigueur", qui "proscrivent toute incitation à la haine ou à la violence", a écrit la plateforme. "Compte tenu des actes reprochés à Christophe Dettinger, aucune autre utilisation de la cagnotte ne saurait être acceptée", a-t-elle ajouté.
À la veille d'un 14e samedi de mobilisation, la page Facebook "Acte 14 - Tous à Paris pour le Dimanche Jaune - Acte XIV" attire plus de 8.000 internautes. Ce dimanche 17 février marquera en effet les 3 mois jour pour jour de la naissance de la mobilisation.
À quoi va ressembler l'acte XIV de la mobilisation des "gilets jaunes" ? Si le soutien des Français s'effrite, 56% d'entre eux souhaitent que le mouvement s'arrêtent, selon un sondage Elabe pour BFMTV, plusieurs appels à manifester dans la capitale circulent sur les réseaux sociaux. L'événement "Acte 14 - La France en paix" sur Facebook prévoyait un rassemblement samedi 16 février à 13h. Mais le programme a changé, le rendez-vous est désormais fixé au mardi 19 février à 19h "avec ou sans votre gilet jaune, dans le calme et la discipline".Un événement intitulé "Gilets jaunes acte 14 : Insurrections" appelle à une manifestation samedi à 11h30 sur la place de l'Étoile, en haut des Champs-Élysées. "FINIT LE PACIFISME !!!" (sic), écrivent les organisateur qui précisent qu'il s'agit d'une "manifestation non déclarée ayant pour but de bloquer la place de l'etoile le plus lomgtemps possible !" (sic). Près de 5.000 personnes se déclaraient intéressées vendredi après-midi.Une nouvelle "nuit jaune" est également prévue place de la République, à 17h, et sera consacrée au référendum d'initiative citoyenne (RIC), réclamé depuis plusieurs semaines par les "gilets jaunes" et à l'antisémitisme. Les organisateurs veulent "sensibiliser" sur la question après les "derniers actes de dégradation indignes et contraires à nos valeurs", en référence notamment au tronçonnage de l'arbre planté en hommage à Ilan Halimi et aux tags sur un portrait de Simone Veil. Thierry-Paul Valette, qui mène la liste Rassemblement des gilets jaunes citoyens aux européennes, fera partie des participants, précise Franceinfo. Près de 2.500 personnes se déclaraient intéressées vendredi après-midi. En province, plusieurs appels ont également été lancés, souligne le Journal du Dimanche. À Lyon, le rassemblement hebdomadaire devrait avoir lieu Place Bellecour. À Bordeaux, le collectif envisage une occupation de la place de la Comédie. À Clermont-Ferrand, un rassemblement régional pourrait se dérouler Place du 1er Mai, écrit encore le site de l'hebdomadaire. À Lille, les manifestations pourraient avoir lieu Place de la République, tandis qu'à Toulouse, l'événement aura lieu près des Allées Jean-Jaurès.Des manifestations pour le "moisiversaire" le dimanche 17 févrierNéanmoins, à Paris, le gros des manifestants devraient se concentrer dimanche 17 février, qui marquera les trois mois jour pour jour de la naissance de la mobilisation. La page Facebook "La France en colère" d'Éric Drouet a notamment relayé la tenue d'un événement intitulé "Acte 14 - Tous à Paris pour le Dimanche Jaune - acte XIV" pour célébrer ce "moisiversaire". "À la demande des gilets jaunes des groupes et des pages, l'acte 14 se passera nationalement ce DIMANCHE 17 février. Tous les Français sont conviés à se joindre au cortège Parisien", écrivent les organisateurs, qui précisent que il s'agit d'une manifestation déclarée et pacifique. Le rendez-vous est fixé à 11h à l'Arc de Triomphe, pour un départ à 13h pour "un parcours déclaré de 7 kilomètres", qui passerait par les Champs-Elysées, l'Assemblée nationale, le ministère du Travail (rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement), le Mur pour la Paix et le Champ-de-Mars.Une nouvelle organisation pour fédérer et réduire les violences policières Les dimanches vont-ils remplacer les samedis ? C'est ce que propose depuis longtemps Benjamin Cauchy, "Gilet jaune libre", souligne Le Parisien. "Cela permet d'associer les salariés, les retraités, les familles et les commerçants et artisans qui travaillent le samedi. Les salariés pauvres, comme les caissières ou les étudiants peuvent aussi s'y joindre", commente-t-il dans les colonnes du quotidien.Selon lui, cela permettrait de réduire les violences policières."Le dimanche permettra aux familles de descendre avec des poussettes dans la rue. Je doute que Castaner enverra des flics avec des canons à eau et des lanceurs de LBD sur des familles", estime-t-il.
Maëva Coucke a décidé de participer à l'élection de Miss Monde le 8 décembre en Chine. Miss France a un programme chargé pour les deux mois qui viennent.
Maëva Coucke a choisi le concours Miss Monde à Sanya, en Chine, le 8 décembre. Miss France laisse à sa première dauphine, la Corse Éva Colas, le concours Miss Univers, le 16 décembre à Bangkok, en Thaïlande, compétition remportée il y a deux ans par Iris Mittenaere.Avant de passer sa couronne à la future 89e Miss France 2019 le 15 décembre à Lille, Maëva Coucke se donne à fond pour "faire un beau classement". Pour ce, la nordiste effectue une préparation intensive, comme le relate 20 minutes ce lundi.Et Maëva Coucke a un problème de poids et son coach sportif René a un plan pour le régler. "Tout le monde croit que je n'avale que des salades, mais je ne mange que des burgers et des frites, et je ne grossis jamais", a confié Miss France 2018 dans 20 Minutes. "J'ai déjà essayé, mais je n'ai jamais réussi. J'aimerais avoir des fesses plus toniques, rebondies, avoir plus de formes et dessiner mes jambes". Son coach lui concocte alors un entraînement spécial, ainsi que pour sa posture. "On va beaucoup travailler les bras, le dos et les épaules", a expliqué René à 20 Minutes.René est optimiste : "Elle a gagné Miss Nord-Pas-de-Calais, puis Miss France... Elle peut y arriver pour Miss Monde". Maëva Coucke se veut modeste, mais nourrit de l'ambition : "Je ne me dis pas que je vais gagner, mais je souhaite au moins faire un beau classement. Beaucoup de bookmakers me placent en favorite, les gens me disent que je vais gagner. Ça me fait plaisir, mais je n'y prête pas plus attention que ça. Je vise un Top 5, et je sais que c'est faisable parce que d'autres Françaises l'ont fait avant moi", comme récemment Aurore Kichenin, troisième dauphine de Miss Monde en 2017, et Marine Lorphelin, première dauphine de Miss Monde en 2013.
Hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière à Paris, Bernadette Chirac était sortie le 24 septembre après quatre jours de soins. La raison ? Un coup de fatigue, avait à l'époque expliqué sa famille.
Le Parisien dévoile ce vendredi 14 octobre que l'ex-Première dame avait en réalité pris plusieurs médicaments. L'absorption de ce mélange, un cocktail toxique selon le quotidien, avait nécessité l'hospitalisation de Bernadette Chirac. Le Parisien ajoute que l'ancienne Première dame est "une adepte de l'automédication"."J'ETAIS TRES AMOUREUSE DE MON MARI" La marraine de l'opération Pièces Jaunes avait été hospitalisée alors que Jacques Chirac avait lui-même été admis à la Pitié-Salpêtrière pour une grave infection pulmonaire. Jeudi 13 octobre, il a pu rejoindre son domicile parisien pour y poursuivre sa convalescence après plus de trois semaines d'hospitalisation. Outre leurs problèmes de santé, le couple Chirac est également au cœur de l'actualité pour des raisons bien différentes.Le 16 octobre sera diffusé sur France 2 le documentaire "Bernadette Chirac, mémoires d'une femme libre". Jeudi soir, C à Vous a diffusé un extrait dans lequel la femme de l'ancien Président se confie sur les infidélités de son mari. "Au début, j'ai eu du chagrin et puis après je m'y suis faite. Je me suis dit que c'était la règle et qu'il fallait la subir", se souvient-elle. Et si elle affirme n'avoir jamais trompé son mari, elle confie : "Il faut dire la vérité : j'étais quand même très amoureuse de mon mari".
L'usage de la bicyclette s'est largement répandu ces derniers mois. Et attire les convoitises des personnes mal intentionnées.
En plein essor et encouragé par les autorités, l'utilisation du vélo est encore freinée dans les grandes agglomérations françaises par la peur du vol et l'absence de solutions de stationnement sécurisé, selon une étude du bureau de recherche 6t publiée jeudi. Plus d'un tiers des cyclistes équipés se sont déjà fait voler leur bicyclette au moins une fois, selon cette étude réalisée auprès d'adultes résidant au sein d'une agglomération de plus de 200.000 habitants. Existe-t-il un vélo idéal ?par France BleuPour 8% des victimes, l'incident a provoqué l'abandon de la pratique du vélo. En outre, 46% des cyclistes déclarent qu'il leur arrive de renoncer à utiliser ce mode de transport par crainte du vol, une proportion qui atteint 60% chez ceux en ayant déjà été victimes. Parmi les personnes qui renoncent à utiliser le vélo pour un déplacement, 81% citent le fait de devoir le laisser stationné dehors la nuit, même pour quelques heures en soirée, souligne le cabinet de recherche.Quelque 77% des personnes non équipées indiquent ne pas avoir l'intention d'acquérir un vélo. Parmi elles, plus d'une sur cinq cite l'absence de stationnement à domicile comme un motif important, et 14% la crainte du vol.Néanmoins, si elles disposaient d'un espace de stationnement sécurisé dans l'espace public, 10% des personnes ne possédant pas de vélo affirment qu'elles en achèteraient un et 4% qu'elles en répareraient un. Selon 6t, "rapporté à la population des grandes agglomérations françaises, cela représente près d'un million de vélos supplémentaires". Même s'il reste très minoritaire dans les déplacements, l'usage du vélo s'est nettement développé en France ces derniers mois avec les grèves de l'hiver puis sous l'effet de l'épidémie de Covid-19 qui a accru la défiance envers les transports en commun.
Si la baisse des hospitalisations en réanimation se poursuit, avec 129 malades de Covid-19 en moins par rapport à mercredi, le "virus circule toujours" dans le pays, rappelle la direction générale de la Santé qui enjoint les Français à rester prudents.
Le Covid-19 a fait 27.425 morts en France depuis le 1er mars, avec 351 décès supplémentaires enregistrés en 24 heures, selon le bilan de la direction générale de la Santé diffusé jeudi soir. 17.224 personnes sont mortes en milieu hospitalier et 10.201 en Ehpad et autres établissements médico-sociaux. Coronavirus : faut-il s'inquiéter des nouveaux foyers ?par franceinfoJeudi 14 mai, on comptait en France 20.463 patients hospitalisés pour une infection au Covid-19 dont 2.299 en réanimation. Il y a eu 542 nouvelles admissions à l'hôpital en 24 heures dont 52 en réanimation. La semaine dernière, 23.208 personnes étaient hospitalisées pour une infection Covid-19 dont 2.961 en réanimation. La baisse des hospitalisations se poursuit en réanimation, avec 129 malades de Covid-19 en moins par rapport à mercredi.Quatre régions - Île-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France - regroupent 72% des cas hospitalisés. En Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte), on relève 105 hospitalisations, dont 23 en réanimation. Depuis le début de l'épidémie, 97.844 personnes ont été hospitalisées, dont plus de 17.000 en réanimation. La direction générale de la Santé rappelle que l'épidémie "reste active" en France et que le "virus circule toujours". "Nous devons donc rester prudents et respecter toutes les mesures barrière, dont le port du masque grand public, lorsque la distance physique minimale d'un mètre ne peut être respectée. Il est indispensable de se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon ou en utilisant une solution hydroalcoolique, de tousser et éternuer dans son coude, d'utiliser des mouchoirs à usage unique à jeter après usage, de ne pas se serrer la main, de ne pas s'embrasser et d'éviter de se toucher le visage, surtout la bouche et le nez", rappelle l'institution.
13 octobre 2008, Guillaume Depardieu meurt à seulement 37 ans. Une disparition qui bouleverse le monde du spectacle, mais surtout son père Gérard Depardieu.
Habituellement discret sur le sujet, la star a profité de la promotion de la série « Marseille » pour lui rendre hommage à sa façon dans les colonnes du Parisien : « Guillaume, malheureusement, n'a pas vécu assez longtemps » , dit l'acteur qui préfère oublier les tensions qui se sont souvent invitées dans leur relation : « nous avons eu notre part d'amour et de problèmes. Mais maintenant, à chaque fois que je pense à lui ou qu'il me revient, c'est dans une image de paix et d'harmonie » , confie celui qui rend aussi hommage aux talents de comédien de son fils : « Guillaume m'a vraiment beaucoup impressionné dans Aime ton père » , déclare-t-il à propos du film qui les a réunis en 2001. Huit après la mort de Guillaume Depardieu, l'acteur semble avoir toujours du mal à faire son deuil : « C'était un garçon à vif et extrêmement courageux. Et c'est toujours très émouvant de voir des gens qui n'ont pas peur de montrer leurs craintes. Ce qui n'est pas normal, c'est que les enfants meurent avant le père. C'est difficile à porter » , admet Gérard Depardieu. L'émotion bouleversante d'un père très loin de ses habituelles provocations.
McDonald's veut récupérer les dizaines de millions de dollars d'indemnités de licenciement versés à son ancien patron congédié fin 2019 pour avoir échangé des messages coquins avec une employée, l'accusant d'avoir à l'époque menti au conseil d'administration en cachant d'autres liaisons.
Le géant américain du fast-food, une entreprise qui met volontiers en avant ses valeurs familiales, a décidé de poursuivre en justice Steve Easterbrook. Il l'avait contraint en novembre 2019 à quitter la société, considérant qu'il avait commis une erreur de jugement en engageant une histoire certes "consentie", mais contraire au règlement intérieur.Mais le conseil d'administration a reçu en juillet des informations anonymes sur l'existence d'une autre relation et a rouvert une enquête interne. Ils ont alors appris que M. Easterbrook, directeur général depuis 2015, leur avait menti en affirmant qu'il n'avait eu de liaison qu'avec une seule personne au sein de l'entreprise, et qu'elle s'était limitée à l'échange de messages et de vidéos.L'entreprise affirme qu'il aurait en fait eu des relations sexuelles avec trois autres membres du personnel dans l'année précédant son licenciement et qu'il aurait accordé des actions valant des centaines de milliers de dollars à l'une de ces personnes, détaille lundi un document transmis à l'autorité américaine des marchés financiers.Il aurait par la suite cherché à détruire des preuves de ces liaisons, des photographies explicites envoyées depuis son adresse email professionnelle à son compte personnel. Mais ces courriels étaient restés sur les serveurs de l'entreprise.- Licenciement pour faute -Le conseil d'administration affirme qu'il n'aurait pas accordé d'indemnités à M. Easterbrook s'il avait été congédié "pour faute" en novembre 2019 et cherche donc à les récupérer, ajoute le document. Selon le cabinet Equilar, l'ancien directeur général s'était vu attribuer l'équivalent d'un peu plus de 40 millions de dollars.Ce n'est pas la première fois qu'un patron est remercié pour une liaison au bureau, les grandes entreprises américaines interdisant généralement dans leurs "codes de conduite" les relations entre un chef et ses subordonnés. Mais les compagnies s'arrangent généralement pour ne pas donner de détails sur les raisons de ces départs et les patrons concernés partent sans faire de vagues. Le sujet est devenu plus sensible depuis le mouvement #MeToo contre le harcèlement et les agressions sexuelles. Et le récent mouvement antiraciste "Black Live Matters" a incité les grandes sociétés à porter encore plus d'attention à leur responsabilité éthique.McDonald's est par ailleurs accusé par une coalition internationale de syndicats, qui a saisi en mai l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de tolérer un "harcèlement sexuel systématique" dans ses restaurants dans le monde entre commentaires vulgaires, attouchements et agressions.Le groupe a affirmé lundi s'être assuré que M. Easterbrook ne puisse pas dans l'immédiat exercer ses stock options ou vendre des actions accordées au titre de sa rémunération.Dans une lettre adressée aux salariés lors de son licenciement, l'ancien patron avait reconnu avoir commis "une erreur". Il avait été remplacé immédiatement par Chris Kempczinski, jusque-là numéro 2 du groupe.Dans un message lundi, ce dernier a affirmé que McDonald's "ne tolère aucun comportement de la part de ses employés ne reflétant pas les valeurs" de la société."Plus que jamais, il est temps d'agir pour ce que nous disons représenter et pour incarner une force positive dans le changement", y ajoute-t-il. M. Kempczinski dit notamment vouloir maintenir un environnement dans lequel les salariés de l'entreprise puissent rapporter, sans crainte, des comportements qu'ils jugeraient contraires aux valeurs du groupe.
La garde à vue du gendarme auteur vendredi d'un tir mortel sur un chauffeur routier qui refusait d'obtempérer a été levée dimanche après-midi, a-t-on appris auprès du procureur de Montauban.
Cet adjudant, âgé de 36 ans, a été laissé libre à l'issue d'une prolongation de sa garde à vue qui avait débuté vendredi. Blessé, le militaire est en arrêt maladie, a précisé le procureur de la République Laurent Czernik.L'enquête de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner" se poursuit sous l'autorité du parquet, a souligné M. Czernik.Des "experts" du département véhicule de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) vont devoir reconstituer le déroulement des faits.Cette enquête doit déterminer les circonstances dans lesquelles le militaire a fait usage de son arme contre ce chauffeur de 35 ans, qui venait de percuter un véhicule de la gendarmerie sur l'autoroute près de Montauban, après avoir fui un contrôle routier.D'après les premières constations le militaire a tiré à quatre reprises dont un tir mortel, une autopsie doit être pratiquée. Le routier, de nationalité française, "vivait a priori chez sa mère à Montauban" et était intérimaire pour une société basée dans le Lot-et-Garonne, avait indiqué dès samedi le parquet.Il avait été condamné à 7 reprises dont 3 fois pour avoir conduit sans assurance, avait-on précisé.Il n'avait plus de point sur son permis de conduire mais le solde nul ne lui avait pas encore été notifié. Il avait, en outre, été contrôlé positif à la cocaïne. Vendredi après-midi, ce routier faisait l'objet d'un contrôle alors qu'il circulait en sens interdit mais il a brusquement pris la fuite après que les gendarmes lui eurent pris son permis.Une course poursuite s'en est suivie, d'abord sur une départementale puis sur l'autoroute. Les gendarmes ont essayé de le stopper à plusieurs reprises avec des mini-herses. Une première voiture de gendarmerie a été percutée, un gendarme dans un autre véhicule a alors décidé de faire feu, a indiqué le procureur.Une deuxième enquête concernant le refus d'obtempérer et les mises en danger de la vie des gendarmes a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Toulouse. Cette affaire intervient après la mort depuis début juillet d'un policier et d'une jeune gendarme, tous les deux tués par des automobilistes refusant d'obtempérer aux forces de l'ordre.
VIDÉO. Francis Cabrel, Nicoletta mais aussi Brice Hortefeux et une foule d'anonymes étaient présents jeudi 2 mai pour rendre un dernier hommage à Dick Rivers, le rockeur disparu le 24 avril.
Plusieurs centaines de personnes sont venus rendre un dernier hommage au "chat sauvage". Des anonymes mais aussi ses amis Francis Cabrel ou Nicoletta se sont rassemblés sous la pluie jeudi 2 mai en l'église Saint-Pierre de Montmartre à Paris pour rendre un dernier hommage au rockeur Dick Rivers, disparu le 24 avril à l'âge de 74 ans."Son groupe s'appelait les Chats sauvages et il était resté sauvage par rapport au système", a déclaré la chanteuse Nicoletta qui avait partagé avec l'interprète de "Twist à Saint-Tropez" l'affiche de son dernier spectacle, "Âge tendre". "C'est quelqu'un qui était resté fidèle à sa conception artistique et à son trajet de vie", a ajouté la chanteuse. Eddy Mitchell, un grand absent Le cercueil blanc, comme celui de Johnny Hallyday, est arrivé devant l'église, trop petite pour accueillir la foule, sous les applaudissement du public. Parmi les personnalités présentes figuraient l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, le chanteur Pierre Billon, la chanteuse Isabelle Aubret mais aussi le chroniqueur Pierre Bonte ou le critique littéraire Eric Naulleau. En revanche, Eddy Mitchell était absent.Après la cérémonie religieuse, la dépouille du chanteur a été inhumée au cimetière de Montmartre dans la plus stricte intimité familiale.L'ex-leader du groupe Les Chats sauvages, Hervé Forneri de son vrai nom, connu notamment pour sa célèbre "banane", était l'un des grands ambassadeurs du rock'n'roll à la française au début des années 1960 avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.Auteur de 35 albums, en 55 ans de carrière, il a connu le succès dans les années 60 et 70, avec des tubes tels que "Est-ce que tu le sais?", adapté de "What'd I Say" de Ray Charles et "Twist à Saint-Tropez" avec Les Chats Sauvages, ou "Tu n'es plus là", "Rien que toi" ou "Maman n'aime pas ma musique" en solo.
L'Ocean Viking, navire humanitaire de SOS Méditerranée, est reparti en mer lundi après trois mois d'arrêt en raison de la crise sanitaire, pour reprendre ses sauvetages entre l'Europe et la Libye, que les migrants continuent de fuir au péril de leur vie.
Le bateau-ambulance, successeur de l'emblématique Aquarius, a quitté vers 08H30 son port d'attache à Marseille pour se diriger vers la Méditerranée centrale, route migratoire maritime la plus meurtrière du monde, où il s'attend à trouver de nombreux naufragés dont même le coronavirus n'a pas freiné l'exode. "Il y a une augmentation drastique des départs" et "notre rôle c'est de sauver des vies en Méditerranée centrale, où il y a un vide entre la Libye et les pays européens" qui n'y assument pas leur mission de secours, résume, à bord, Nicholas Romaniuk, qui coordonne les opérations de secours en mer.Les dernières données du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) confortent ce constat: entre début janvier et fin mai, les tentatives de traversées au départ de la Libye ont augmenté de 150%, comparé à la même période l'an dernier, soit 8.311 personnes qui ont pris la mer sur des embarcations de fortune contre 3.712."Pendant des années, on a dit qu'ils partaient parce qu'il y a des ONG" en mer, peste auprès de l'AFP Nicholas Romaniuk, rappelant que plus aucun bateau humanitaire ne naviguait dans la zone pendant plusieurs semaines durant la pandémie. "On n'était pas là, et on peut désormais dire catégoriquement que les gens traversent quand même !"Le retour de l'Ocean Viking s'accompagne d'un défi supplémentaire: éviter que le virus ne se propage sur le bateau. Pour cela, SOS Méditerranée a mis en place un strict protocole, de l'équipement quasi-chirurgical pour les marins-sauveteurs à un sas de décontamination à bord, en passant par des places d'isolement dans des conteneurs en cas de besoin.Sans compter que l'ONG a dû constituer au pied levé une équipe médicale, après que son partenaire Médecins sans frontières (MSF) a claqué la porte en avril. "Des problèmes qui augmentent la complexité de nos opérations", reconnaît Nicholas Romaniuk.- "Bonne nouvelle" -Une éclaircie se profile toutefois sur la route du navire rouge et blanc battant pavillon norvégien, qui doit arriver au large des eaux libyennes jeudi: si le Covid-19 avait figé les sauvetages et, plus largement, les débarquements de migrants en Europe, la réouverture progressive des frontières européennes s'accompagne de leur reprise.Le Sea-Watch 3, de l'ONG allemande Sea-Watch, et le Mare Jonio, de l'italienne Mediterranea Saving Humans, sont les deux premiers bateaux à être retournés sur zone, respectivement les 8 et 10 juin. Treize jours plus tard, Sea-Watch a annoncé dimanche le transbordement de 211 naufragés sur un ferry dans un port sicilien, où ils observeront une quarantaine. Le même jour, le Mare Jonio a annoncé avoir débarqué, également en Sicile, 67 personnes secourues la veille."C'est arrivé extrêmement rapidement. Ces deux événements sont des indicateurs extrêmement encourageants. Le débarquement à Pozzallo (du Mare Jonio), c'est peut-être le plus rapide jamais vu. Donc c'est une bonne nouvelle, on voit le redémarrage d'une solidarité européenne", confie Frédéric Penard, autre responsable de SOS Méditerranée.Il tempère immédiatement: "On revient donc à la situation antérieure au Covid, où les débarquements se décident au cas par cas. Ce n'est pas suffisant, car il n'y a pas de mécanisme automatique".Depuis la signature du pré-accord de La Valette, qui avait permis d'ébaucher en septembre dernier les termes d'un tel mécanisme, qui rendrait automatique l'accueil des migrants par plusieurs pays européens, l'Italie et Malte, en première ligne, ont les yeux rivés sur le pacte migratoire qui doit être dévoilé dans les prochains jours à Bruxelles."C'est une urgence. Nous espérons qu'un effort sera fait pour un système européen qui protège, qui intègre et qui est conscient que ce ne sont pas les pays riches qui portent le poids de l'accueil des réfugiés" dans le monde, a expliqué à l'AFP Paolo Artini, représentant en France du HCR."Tout ça, c'est de la politique", balaye Nicholas Romaniuk. "Pendant ce temps, des gens meurent en Méditerranée, et ça, ce n'est pas acceptable."
Les autorités sanitaires américaines ont retiré lundi l'autorisation d'utiliser en urgence deux traitements contre le Covid-19, la chloroquine et l'hydroxychloroquine, un temps défendus par le président Donald Trump.
"Il n'est plus raisonnable de croire que l'administration par voie orale d'hydroxychloroquine et de chloroquine soit efficace dans le traitement du Covid-19", a déclaré dans un courrier la responsable scientifique de l'Agence américaine du médicament (FDA) Denise Hinton."Il n'est pas non plus raisonnable de croire que les bénéfices connus et potentiels de ces produits dépassent leur risque connu et potentiel", a-t-elle précisé en annonçant la fin de leur utilisation en urgence.La FDA avait donné le 28 mars son feu vert pour que ces traitements antipaludéens soient prescrits, uniquement à l'hôpital, à des patients contaminés par le nouveau coronavirus. Donald Trump fondait alors de grands espoirs sur l'hydroxychloroquine, dont l'efficacité contre le Covid-19 n'a jamais été démontrée rigoureusement."Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si cela marchait", avait-il notamment déclaré.Le président républicain a lui-même reçu plus tard un traitement d'hydroxychloroquine à titre préventif pendant deux semaines.Mais la FDA avait mis en garde le 25 avril contre l'usage des deux antipaludéens "en dehors d'un milieu hospitalier ou d'essais cliniques en raison du risque de troubles du rythme cardiaque". La France, où un médecin controversé, le Pr Didier Raoult, a défendu et braqué les projecteurs sur l'hydroxychloroquine, en a banni l'usage le 28 mai contre le Covid-19. L'usage de l'hydroxychloroquine a largement débordé le domaine scientifique pour devenir à travers le monde l'objet d'un débat politique clivant dans l'opinion publique, donnant lieu à de violentes empoignades sur les réseaux sociaux.Deux essais cliniques randomisés menés au Royaume-Uni ainsi qu'aux Etats-Unis et au Canada ont récemment conclu que la molécule était inefficace pour les malades du Covid-19.
Lundi soir, Karine Le Marchand lancera la treizième saison de "l'Amour est dans le pré", sur M6. L'animatrice reste fidèle à elle-même, comme elle le montre dans un entretien au Parisien.
"L'Amour est dans le pré" revient lundi soir sur les écrans pour une nouvelle et treizième saison inédite. Au total, 14 agriculteurs, deux femmes et 12 hommes, ont été sélectionnés pour présenter leur quête de l'amour aux téléspectateurs. Pour la première fois dans cette nouvelle saison, un candidat homosexuel ira jusqu'au bout de l'aventure. Karine Le Marchand, l'animatrice de l'émission en est ravie. Dans un entretien au Parisien TV, elle explique avoir "toujours été une militante de la cause gay". Selon elle, il était "anormal de ne montrer que des agriculteurs hétéros. D'autant que c'est encore plus dur d'être homo quand on est agriculteur, car, dans ce milieu où l'on parle peu, le cap du coming out est très difficile à passer". Le candidat en question s'appelle Thomas, et Karine Le Marchand se dit "très fière" de sa participation. "C'est un homme extraordinaire, très loin des clichés dont on peut affubler les homos quand on ne les connaît pas", explique l'animatrice. "Pour la première fois, un programme familial en prime time va montrer, avec subtilité, juste un homme qui aime un autre homme". L'animatrice aborde également dans son entretien au Parisien son humour décapant et sa personnalité détonante, qu'elle affiche pleinement dans "l'Amour est dans le pré". "Je n'ai pas changé, c'est l'émission qui était plus aseptisée avant", raconte-t-elle. "La productrice avait peur", et coupait donc les blagues de l'animatrice au montage de peur qu'elles ne passent pas auprès du public. Et Karine Le Marchand d'ironiser :"aujourd'hui, la production les garde toutes et parfois je râle car du coup je passe pour une obsédée sexuelle !".
Le risque est de niveau quatre sur une échelle de cinq. Skieurs et snowboardeurs sont appelés à la prudence.
Fort risque d'avalanche en Savoie et en Haute-Savoie après d'abondantes chutes de neige reposant souvent "sur un manteau neigeux peu consolidé en surface". Météo France a placé lundi 23 décembre ces deux départements en vigilance orange avalanche. L'alerte court jusqu'à mardi dans ces deux départements alpins. "L'activité avalancheuse attendue au cours des prochaines 24 heures est observée en moyenne deux à trois fois par an", indique le service de prévision dans son bulletin météorologique publié à la mi-journée. Le risque est de niveau quatre sur une échelle de cinq.En fin de nuit de lundi à mardi, le risque sera accru par un redoux des températures, la limite pluie-neige remontant à 2.000/2.200 mètres, ajoute Météo France, précisant que "des avalanches de grande ampleur ont déjà été reportées depuis hier (dimanche) après-midi et dans la nuit, approchant ou traversant des routes d'altitude en Haute-Maurienne et Haute-Tarentaise".Les préfectures appellent les skieurs à la prudence. La pratique du ski et du snowboard en dehors des pistes balisées et ouvertes est déconseillée. La préfecture de Savoie avait prévenu dimanche soir que certains axes seraient fermés ponctuellement à la circulation afin de procéder à des déclenchements préventifs d'avalanches.
Le père de famille souffre d'un traumatisme crânien avec une plaie, de contusions et de douleurs lombaires.
"À deux centimètres près, c'était la morgue". Un client d'une laverie automatique de Soisy-sous-Montmorency, dans le Val-d'Oise, a été frappé à coups de batte de baseball par quatre personnes, dont l'une à qui il avait précédemment demandé de respecter la consigne du port du masque. Il a porté plainte lundi 3 août.L'agression a eu lieu dimanche vers 16H45 dans une laverie automatique située dans un quartier populaire de cette ville, selon la plainte pour "violence aggravée". "J'étais en train de plier mes vêtements pour les mettre dans un sac. J'ai demandé au monsieur de porter le masque. C'est écrit que c'est obligatoire et c'est la loi", a expliqué la victime, un homme de 44 ans, qui était accompagné de ses deux enfants de cinq et sept ans. "Il m'a dit 'je fais ce que je veux'", a-t-il poursuivi, précisant avoir réitéré cette demande vu la configuration des lieux. La consigne du port du masque, obligatoire dans les endroits clos pour limiter la propagation du coronavirus, est affichée dans la laverie, a confirmé un membre du conseil syndical de la résidence. Après une altercation verbale houleuse, le jeune homme non masqué est sorti de la laverie puis est revenu sur place accompagné de renforts, selon le plaignant. Deux hommes ont alors frappé la victime à coups de batte de baseball, deux autres à mains nues, selon des images de vidéosurveillance. L'expédition punitive, qui n'a duré que quelques secondes, s'est poursuivie une fois la victime au sol, selon ces images. Transportée à l'hôpital d'Eaubonne, elle souffre d'un traumatisme crânien avec une plaie, de contusions et de douleurs lombaires, selon le rapport médical. La victime, qui réside dans ce quartier depuis une trentaine d'années, a assuré ne pas connaître ses agresseurs."J'ai eu six points de suture derrière le crâne, juste au dessus de ma nuque. S'ils touchaient ma nuque c'était fini, à deux centimètres près c'était la morgue. Mais attendez...pour un masque ?", s'indigne ce père de famille, dont les enfants sont "choqués". À Bayonne, un chauffeur de bus de 59 ans est décédé sous les coups de voyageurs le 5 juillet, après avoir réclamé le port du masque. Sa mort a suscité un vif émoi et l'indignation du monde politique. Par ailleurs à Orléans, un mineur soupçonné d'avoir frappé un conducteur de bus qui lui avait demandé de porter un masque a été mis en examen mardi dernier.
La RATP a salué le geste de son conducteur sur Twitter.
Un conducteur de la RATP a découvert lundi 10 septembre un sac contenant 15.000 euros et un passeport congolais dans son bus, avant de les remettre à la police, rapporte BFMTV mercredi 12 septembre. Lundi vers 7h, ce chauffeur de la ligne 60, dans le nord de Paris, commence son service. Avant de prendre le volant, il contrôle son bus et y découvre un sac abandonné. À l'intérieur, 15.720 euros en petites coupures et un passeport congolais.Il informe alors sa hiérarchie, puis remet sa trouvaille à la police. Une enquête a été ouverte et le commissariat du XVIIIe arrondissement a été saisi de l'enquête.Sur son compte Twitter, la RATP a salué "le comportement exemplaire de ce conducteur, conforme aux valeurs que l'entreprise porte au quotidien au service de ses voyageurs".
Véritable succès aux États-Unis, les late shows sont une institution au pays de l'Oncle Sam. Au point que les producteurs français n'en sont pas à leur premier essai d'adaptation de ce genre de programme chez nous. Pour mieux comprendre, explications sur ce qu'est réellement un late show !
Canal+ veut tenter l'aventure en créant "Hanounight Show" ! La chaîne cryptée continue de faire confiance à Cyril Hanouna en lui offrant son late show. La première est prévue pour le 19 octobre à 22h50. Des late shows à la française, ça n'est pas nouveau, Arthur a d'ailleurs était le premier, mais malheureusement, la sauce n'a jamais pris. Jusqu'à aujourd'hui, la France ne parvient pas à rivaliser avec les émissions outre-Atlantique. Retour sur les ingrédients qui font le succès des late shows américains.Le présentateur, l'âme de l'émissionDiffusés en dernière partie de soirée, généralement à partir de 23h30, les late shows mélangent interviews et humour. Ces émissions reviennent sur l'actualité avec un ton décalé et reçoivent des invités qui n'ont pas peur de l'autodérision. La particularité de ces shows, ce qui va donc fortement contribuer ou non à leur succès, reste le présentateur. Il est l'image même de l'émission et son nom fait d'ailleurs partie intégrante du titre.Comme exemple, nous pouvons nommer Late Show with David Letterman, The Late Late Show with James Corden, ou encore The Tonight Show Starring Jimmy Fallon. Plus qu'un journaliste, il doit être doté d'une forte personnalité et agir avant tout en vrai performeur. Généralement issu du milieu de la comédie, il commence l'émission par une tribune et passe en revue l'actualité du jour. Habillé en costume classe et sobre, cette figure charismatique se tient assis derrière son bureau, avec généralement une tasse de café posée dessus en évidence.La transgression des codes habituels À la suite de ce monologue, divers sketches ou rubriques humoristiques se succèdent avant de laisser place à la partie principale de l'émission : l'interview d'un ou plusieurs invités. Une chose est sûre, quand un artiste ou un politique se rend sur le plateau d'un late show, il doit jouer le jeu et se comporter comme un professionnel du divertissement. Un réel échange s'instaure entre l'hôte et l'invité, et ce dernier ne doit pas se laisser désarçonner par l'interviewer. Ils doivent se renvoyer la balle l'un, l'autre.Avec ces émissions, les late shows marquent les esprits grâce aux sketches qui font le tour du web et donnent naissance à des répliques hilarantes. Les invités montrent des facettes de leur personnalité surprenantes comme quand Daniel Radcliffe, l'inoubliable interprète d'Harry Potter, s'est mis à chanter le rap Alphabet Aerobics sur le plateau de Jimmy Fallon. Un late show doit être divertissant, amusant, surprenant mais aussi sérieux dans la démarche des sujets d'actualité qui peuvent y être abordés, tout en préférant un ton décalé. Les Français sont-ils prêts pour un late show made in France ?
Parmi les priorités de la Mutualité française, la fin de l'exercice isolé de la médecine de ville.
Pousser les soignants à se regrouper, diminuer le pouvoir et le budget des agences régionales de santé (ARS) ou encore réformer les Ehpad : la Mutualité française, qui regroupe la majorité des mutuelles de santé, a dévoilé mercredi 17 juin ses propositions dans le cadre du "Ségur de la santé".Parmi celles-ci, l'une risque notamment de braquer les professions médicales : pour "mettre fin à l'exercice isolé des professionnels de santé du premier recours", la Mutualité préconise une "minoration sensible de (leur) rémunération". L'objectif est le même que celui affiché par Emmanuel Macron lors de la présentation du plan "Ma Santé 2022", qui souhaitait que "l'exercice isolé" de la médecine de ville "disparaisse" d'ici la fin de son quinquennat. "Le président de la République en parlait il y a deux ans, mais il ne s'est pas passé grand-chose. Il y a eu des incitations qui n'ont pas eu les effets escomptés", a déclaré le président de la Mutualité, Thierry Beaudet, durant un entretien avec des journalistes.Depuis, le Covid est passé par là et "on a fait face à la pandémie avec la moitié de nos ressources", car "la balkanisation des professionnels de ville fait qu'on n'a pas su les mobiliser", a-t-il ajouté.Cette mobilisation aurait dû être réalisée par les ARS. Toutefois, la Mutualité ces dernières "recentrer" ces dernières sur leurs "missions régaliennes", à savoir "la sécurité sanitaire et la régulation de l'offre" de soins, avec une garantie de "neutralité" entre l'hôpital public et le secteur privé. Au passage, la compétence en matière de prévention et une partie du budget de la Sécu (le fonds d'intervention régional, 3,5 milliards d'euros en 2020) seraient "transférés aux régions" - qui n'ont cependant pas été consultées sur le sujet.Par ailleurs, "il faut renforcer la médicalisation des Ehpad", avec davantage de médecins et d'infirmières pour s'adapter aux besoins croissants des résidents, a affirmé Thierry Beaudet. Alors que le gouvernement a remis sur les rails la réforme maintes fois repoussée de la dépendance, le patron de la Mutualité défend toujours le principe d'une "assurance associée à la complémentaire santé, avec une cotisation obligatoire, par exemple à partir de 50 ans", pour compléter un financement public encore "insuffisant" et ainsi "limiter le reste à charge" des ménages.
La mère a signalé les faits à la gendarmerie, mais n'a pas souhaité porter plainte.
Un petit garçon de 3 ans a passé la journée dans l'autocar qui l'emmenait à l'école en Eure-et-Loir, la conductrice ayant oublié de vérifier s'il restait quelqu'un dans le véhicule avant de le ramener au dépôt, a-t-on appris vendredi 21 septembre auprès des parents et de l'entreprise de transport. Il a été retrouvé en fin de journée, huit heures plus tard, par un autre conducteur.Enzo, qui a effectué sa première rentrée en maternelle il y a trois semaines, se rendait mardi comme chaque jour en car à l'école d'Unverre, à deux kilomètres du domicile familial, lorsqu'il a été oublié sur un siège après s'être probablement endormi. "La nourrice l'a déposé à l'arrêt à 8h40 et quand le car est arrivé à l'école, la conductrice n'a pas vérifié s'il restait du monde et est retournée au dépôt. Mon fils est resté toute la journée dans le car, il n'a pas pu boire ni manger. Il s'est fait pipi dessus et a été retrouvé à 16h30 par un autre chauffeur", a déclaré à l'AFP le père de l'enfant Teddy Despierre. "Il va bien physiquement et psychologiquement ça a l'air d'aller", a-t-il précisé, ajoutant "On dort mal on pense à ce qu'il aurait pu faire, on s'imagine le pire". PAS DE PLAINTE, PAS DE SANCTIONLes parents ont signalé les faits à la gendarmerie mais n'ont pas porté plainte. Une réunion de concertation a été organisée avec l'autocariste et l'école afin d'éclaircir le déroulé des faits et de redéfinir les procédures de sécurité. Interrogé par l'AFP, le gérant de la société Jean-Michel Lécuyer a reconnu avoir frôlé "une très grave catastrophe". "On a eu une énorme frayeur, un gamin qui passe la journée dans un véhicule, même avec les vitres ouvertes, ça aurait pu être beaucoup plus compliqué".La conductrice n'a elle pas été sanctionnée. "C'est une bonne conductrice qui est maman d'élève et qui a fait une grosse 'connerie' alors qu'elle vérifie toujours son bus d'habitude au dépôt", a assuré M. Lécuyer. "Ce jour-là, elle a eu une conversation avec un collègue en rentrant au dépôt et a oublié de le faire", a-t-il précisé, ajoutant que désormais, tous les conducteurs devront "vérifier leur bus à l'école, une fois les élèves déposés, sans attendre de rentrer au dépôt". M. Lécuyer expérimente aussi un système de badges électroniques permettant de mieux compter les enfants. Jeudi, Enzo a repris le chemin de l'école en bus avec la même conductrice, selon le souhait de ses parents.
La Maison Blanche et Donald Trump ont catégoriquement démenti jeudi que le président ait qualifié de "losers" et de "crétins" des soldats américains morts pendant la Première Guerre mondiale, comme l'affirme le magazine The Atlantic.
Lors d'une visite en France en novembre 2018 pour commémorer les 100 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, le dirigeant républicain avait annulé son déplacement dans un cimetière américain près de Paris, expliquant que les mauvaises conditions météorologiques rendaient impossible la visite.Mais selon The Atlantic, un mensuel respecté aux Etats-Unis, le milliardaire new-yorkais n'en voyait tout simplement pas l'intérêt."Pourquoi devrais-je aller à ce cimetière? C'est rempli de losers", aurait-il dit à des membres de son équipe, selon le magazine, qui cite plusieurs sources anonymes.Toujours selon The Atlantic, Donald Trump aurait également qualifié les 1.541 soldats américains morts pendant la bataille du bois Belleau de "crétins", avant de demander "qui étaient les gentils" pendant ce conflit.La Maison Blanche a vigoureusement démenti. "Personne n'est assez courageux pour apposer son nom à ces accusations. C'est parce qu'elles sont fausses", a notamment déclaré un des porte-parole de l'exécutif, Judd Deere.Hogan Gidley, un ancien porte-parole de la Maison Blanche qui avait accompagné M. Trump lors de son voyage en France en 2018, a également dénoncé des accusations "complètement ridicules" et des sources anonymes "minables et lâches".Même son de cloche du côté de Donald Trump. "Quelqu'un a inventé cette histoire horrible disant que je ne voulais pas y aller", a dit le Président américain aux journalistes en rentrant jeudi soir d'une visite de campagne en Pennsylvanie."S'ils existent vraiment, si des gens existants ont pu dire ça, ce sont des minables sans scrupules et des menteurs. Et je serais prêt à jurer sur n'importe quoi que je n'ai jamais dit ça à propos de nos héros tombés au combat", a-t-il souligné, avant d'ajouter : "Aucun animal, personne, quel animal aurait pu dire une telle chose ?"Pendant la campagne présidentielle de 2016, Donald Trump s'en était publiquement pris au statut de héros de la guerre du Vietnam du très respecté sénateur républicain John McCain, fait prisonnier et torturé pendant plus de cinq ans."C'est un héros parce qu'il a été capturé. J'aime les gens qui ne sont pas capturés", avait-il déclaré.
27 % des 18-24 ans affirment avoir été la cible d'insultes ou de propos grossiers selon un sondage Ifop publié sur Franceinfo vendredi 15 février.
Une pratique devenue normale ? Selon un sondage Ifop pour Franceinfo publié vendredi 15 février, 27 % des 18-24 ans affirment avoir été la cible d'insultes ou de propos grossiers sur les réseaux sociaux. Plus généralement, parmi les personnes majeures interrogées, 22 % assurent avoir été victimes de harcèlement en ligne. "De manière générale, on observe que les catégories de population les plus connectées (jeunes, CSP+) sont aussi celles qui subissent le plus la face sombre des réseaux sociaux : insultes quotidiennes, cyberharcèlement, etc.", analyse Jean-Philippe Dubrulle, chef de groupe au pôle Opinion de l'Ifop, pour Franceinfo. Le plan du gouvernement contre le harcèlement en ligneEn plein scandale de la "ligue du LOL", le gouvernement a annoncé ses projets pour responsabiliser les plateformes et mettre fin à l'impunité en accélérant les procédures pour identifier les auteurs de propos haineux. Avec le "plan d'action" présenté jeudi, les secrétaires d'État Marlène Schiappa et Mounir Mahjoubi veulent notamment pousser les plateformes à mettre "en quarantaine" ou retirer "en quelques heures" les contenus haineux. Le gouvernement propose de superviser les outils de signalement à disposition des internautes, mais incite aussi les plateformes à développer leurs outils de modération automatique, avec la possibilité pour les utilisateurs de toujours faire appel.Twitter, pas à la hauteur des enjeux Le gouvernement souhaite "responsabiliser" les plateformes comme Twitter ou Facebook, et envisage d'auditer régulièrement leurs règles de modération des contenus. Il réfléchit "sans tabou" à la création d'un nouveau statut qui serait situé entre celui d'hébergeur de contenus et d'éditeur. "Il faut que l'ensemble de ces plateformes respectent les lois de la République", a souligné Marlène Schiappa, visant Twitter, notamment, qui n'est pas "à la hauteur des enjeux", alors que Facebook coopère. Le gouvernement ne veut pas mettre fin à l'anonymat sur internet, a assuré Mounir Mahjoubi, mais seulement le restreindre pour certains usages, comme les pétitions en ligne, chères à la démocratie participative. Dans des cas de harcèlement ou d'apologie du terrorisme, la possibilité de demander l'identité des utilisateurs aux plateformes existe déjà dans la loi; il s'agirait maintenant d'imposer à ces plateformes des "délais" pour communiquer ces informations personnelles, "dans les cas les plus graves"."Dans 90 à 95% des cas, on sait identifier très facilement l'internaute", souligne Benjamin Bayart de l'association de défense des internautes La quadrature du Net. Seuls quelques utilisateurs passent par un ou plusieurs serveurs, devenant intraçables. "Les procédures existent, mais la police ne fait pas le travail et la justice n'a pas les moyens d'enquêter", accuse Benjamin Bayart, demandant qu'il y ait, en face de ces nouvelles mesures, "les contrôles nécessaires pour empêcher les abus".
La Chine a affiché vendredi son triomphe face au coronavirus, mais le pays à l'origine de l'épidémie a renoncé à se donner un objectif de croissance, tout en annonçant un tour de vis contre l'opposition démocratique à Hong Kong.
Bousculé par le virus apparu fin 2019 à Wuhan (centre), le régime du président Xi Jinping est parvenu à endiguer l'épidémie sur son sol, alors même qu'elle se propageait dans le reste du monde, faisant près de 330.000 morts."Nous avons obtenu une réussite stratégique majeure dans notre réponse au Covid-19", a clamé le Premier ministre Li Keqiang, en ouvrant avec deux mois et demi de retard la session plénière de l'Assemblée nationale populaire (ANP), grand-messe annuelle du pouvoir communiste. Face à des pays occidentaux qui peinent à maîtriser l'épidémie, Pékin vante sans complexe son modèle autoritaire. Mais il se heurte à la vindicte des Etats-Unis, qui l'accusent d'avoir tardé à réagir à l'épidémie."C'est l'incompétence de la Chine, et rien d'autre, qui a provoqué cette tuerie de masse mondiale", a tonné mercredi le président américain Donald Trump.Premier pays touché par le Covid-19 mais aussi premier à s'en sortir, le géant asiatique est à présent confronté à la "tâche immense" de relancer son économie, en pleine dépression mondiale, a déclaré Li Keqiang aux 3.000 députés réunis, le visage masqué, dans le cadre solennel du Palais du peuple.- Prix à payer -Le succès remporté contre l'épidémie "s'est payé d'un prix élevé", a-t-il reconnu, en référence au plongeon du produit intérieur brut au premier trimestre (-6,8%, une première dans l'histoire de la République populaire)."La pression sur l'emploi a fortement augmenté", a-t-il admis.Signe de l'incertitude à laquelle le pays est confronté, M. Li s'est abstenu de fixer un objectif de croissance pour l'année en cours - encore une première dans l'histoire récente."Notre pays sera confronté à certains facteurs qui sont difficiles à prévoir", s'est-il justifié, alors que les principaux clients de la Chine, Europe et Amérique du Nord, sont en panne.En réaction au marasme généralisé, le pays va laisser filer son déficit cette année à 3,6% du PIB (contre 2,8% l'an dernier).Le Premier ministre a également annoncé l'émission d'un emprunt d'Etat de 128 milliards d'euros, auquel s'ajoute un vaste plan d'investissement de 481 milliards d'euros.Si le pays n'a pas d'objectif de croissance, il prévoit tout de même d'accroître ses dépenses militaires de 6,6% cette année, a annoncé le ministère des Finances. Signe des difficultés économiques, ce budget, le deuxième du monde après celui des Etats-Unis, augmente moins que l'an dernier (7,5%).- Hong Kong dans le viseur -Alors que le monde est accaparé par le coronavirus, Pékin entend profiter de sa session parlementaire pour imposer sa volonté à Hong Kong, secoué l'an dernier par un colossal mouvement de protestation contre le gouvernement local pro-chinois.Une proposition de loi a été déposée vendredi pour permettre au gouvernement central d'appliquer une "loi de sécurité nationale" dans le territoire autonome, rendu par le Royaume-Uni à la Chine en 1997, sans passer par le Conseil législatif local.L'opposition démocratique hongkongaise a vivement réagi dès jeudi soir, ainsi que les Etats-Unis, qui ont mis en garde Pékin contre une loi "très déstabilisatrice".L'article 23 de la "Loi fondamentale", qui sert depuis deux décennies de constitution au territoire, prévoit que la région se dote d'une loi interdisant "la trahison, la sécession, la sédition (et) la subversion".Mais la clause n'a jamais été appliquée. Car une grande partie de la population hongkongaise y voit une menace pour ses libertés.La dernière tentative de mise en oeuvre de l'article 23, en 2003, avait échoué face à des manifestations monstres dans les rues hongkongaises.
La prise de parole d'Emmanuel Macron était très attendue mardi 14 juillet. Si elle a été remarquée, c'est en partie en raison des réponses "brouillon" du président de la République aux questions de Léa Salamé et Gilles Bouleau.
Pour la première fois depuis son accession à la présidence de la République en 2017, Emmanuel Macron a accepté d'être interviewé le jour de la fête nationale. Un rendez-vous d'autant plus attendu que la crise sanitaire et économique du coronavirus est loin d'être terminée, que la réforme des retraites devrait rapidement revenir sur le devant de la scène... Pourtant, lors de l'entretien, le président s'est montré imprécis à de nombreuses reprises.Loin de répondre sans détour aux questions, il a contourné, esquivé, fait preuve d'imprécisions. Avant même le début de l'exercice, certains avaient estimé que cette interview ne permettrait pas d'aller aux fonds des sujets, afin de ne pas faire perdre de son intérêt au discours de politique générale de Jean Castex, le nouveau Premier ministre. Justement, à son propos, le président ne voit pas tant de similitudes que ça avec Édouard Philippe, son prédécesseur, également homme de droite et énarque. « Il [Jean Castex] a un parcours différent », a tenté le président. À propos du remaniement et du départ d'Édouard Philippe, il explique qu'il fallait "changer d'équipe" pour "changer de chemin". Il a ainsi expliqué qu'il s'agissait "d'une page politique de la vie du pays qui se tourne" et qu'il ne peut pas "dire : 'On prend un nouveau chemin, une nouvelle méthode, un nouveau temps du quinquennat', et dire : 'On y va avec la même équipe'". Pourtant, des poids-lourds? du gouvernement Édouard Philippe comme Bruno Le Maire, Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin ou encore Jean-Yves Le Drian sont encore là. Quand il est question des rassemblements festifs organisés clandestinement ou pas ces derniers jours, comme le concert donné à Nice avec l'accord de la mairie, ou les raves parties dans le sud de la Nièvre ou à Arcachon, Emmanuel Macron répond par sa volonté de rendre obligatoire le port du masque dans les lieux publics clos.La question concernant la réforme des retraites a quant à elle semblé inattendue. Et alors qu'il avait annoncé des décisions fortes pour l'égalité des chances lors de son allocution du 14 juin, Emmanuel Macron n'a toujours pas précisé lesquelles, un mois après, alors qu'il était interrogé sur la lutte contre les discriminations. Là pour définir le nouveau chemin du quinquennat, comme il se plaît à l'appeler, le président a surtout défendu le bilan de ses trois premières années à la tête de l'État.
Deux bâtiments du Trésor public à Bastia ont été la cible d'actes malveillants, lundi 1er avril, à trois jours de la vise d'Emmanuel Macron dans l'île. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des enquêtes.
Une charge explosive a été trouvée lundi 1er avril devant la direction départementale des finances publiques de Bastia, en début d'après-midi. La charge a été déposée sur une des fenêtres du bâtiment. Le quartier a été bouclé et le personnel évacué. La charge découverte par un agent serait constituée d'un bidon et d'une mèche."C'est un avertissement""On a découvert la même chose que ce matin devant la direction des finances publiques de Haute-Corse", a précisé Jean-Pierre Battestini, secrétaire général local de la CGT Finances Publiques qui a été évacué du bâtiment avec "une cinquantaine de personnes". "Les démineurs sont là. Ca n'a pas explosé, c'est un avertissement, c'est une charge pour impressionner et avertir mais malheureusement une nouvelle fois ce sont les finances publiques qui sont ciblées", a-t-il déploré.Quelques heures auparavant, une alerte similaire avait été donnée au centre des finances publiques du Cap-Corse, sur la commune de Ville-di-Pietrabugno, au nord de Bastia. Selon France 3 ViaStella, plusieurs trésoreries de Corse sont menacées de fermeture. "Certains continuent de s'acharner contre ce service public si essentiel pour la Corse. Les poseurs de bombe rendent ainsi un grand service au président Macron pour appliquer sa politique de casse et de disparition des services publics", estime la CGT. Ces découvertes interviennent à trois jours de la visite dans l'île, jeudi, du président de la République Emmanuel Macron. Ce week-end des 30 et 31 mars, deux attentats ont été commis en Corse-du-Sud et Haute-Corse, contre deux villas qui ont été en partie détruites.
A quelques jours de la réouverture, les employées d'un salon de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) se coiffent les unes les autres. Pour s'apprêter, mais surtout pour se familiariser avec les nouvelles règles sanitaires à appliquer en raison du coronavirus.
"Le travail d'avant ne sera plus le travail de maintenant. C'est une organisation qui est chamboulée pour nous", explique Johanna Chudzicki, gérante du salon de coiffure. "Déjà, devoir porter l'équipement toute la journée, c'est pas forcément agréable parce qu'on travaille avec la chaleur des sèche-cheveux..."A la veille de la réouverture, on shampouine, on colore, on égalise ou on dégrade. Mais désormais avec une certaine distance, des gants, un masque sur le visage, une visière en plastique sur le front et du matériel désinfecté entre chaque personne."On est contentes de reprendre et, quand on voit les mesures barrière mises à disposition, c'est très rassurant. Que ce soit pour nous comme pour les clients, au moins tout le monde est protégé", estime Emilie Réaut, l'une des salariées.Le salon est fermé depuis près de deux mois, mais Johanna Chudzicki s'affaire depuis quelque temps à réorganiser les locaux: désinfecter, installer des bandes adhésives au sol pour matérialiser les distances à respecter, mettre du gel hydroalcoolique, enlever les présentoirs de produits et retirer certains fauteuils pour espacer les clients. "Ca fait du bien" de reprendre le travail, lâche Mylaine Etchebelly, une autre employée, "rassurée" elle aussi grâce à "toutes les dispositions prises". - Masques et rendez-vous obligatoires -Les consignes que les clients devront respecter sont affichées à l'entrée: porter obligatoirement un masque, se laver les mains avec du gel hydroalcoolique, attendre qu'on vienne les chercher pour s'installer à un poste "attitré tout au long de la prestation."Le salon ne prendra désormais plus personne sans rendez-vous. Il ouvrira les lundis mais n'allongera pas ses heures quotidiennes. 290 rendez-vous sont bloqués sur les trois semaines à venir, aussi bien pour des femmes que des hommes, qui veulent pour beaucoup être coiffés avant de reprendre le travail.Si certains fournisseurs ont préconisé d'augmenter les tarifs pour rattraper les pertes dues à la fermeture imposée, Johanna Chudzicki a fait un autre choix: "on garde les mêmes prix, les clients n'y sont pour rien non plus (dans cette crise sanitaire)... Alors on mettra une affiche avec une tirelire au comptoir s'ils veulent donner, mais on n'impose rien".Pourtant, l'arrêt du jour au lendemain de son activité a entraîné son lot de difficultés financières. L'entreprise a souscrit un prêt garanti par l'Etat, pour avancer les salaires de ses quatre employées en chômage partiel et payer les factures; en tant que gérante, elle a fait appel au fonds de solidarité pour pouvoir se verser un salaire."C'est vraiment une bonne nouvelle de rouvrir", s'impatiente Johanna Chudzicki, "même si on a déjà déboursé 700 à 800 euros de matériel pour les mesures d'hygiène". Certaines marques de beauté ont offert du gel et vendu à prix coûtant aux salons 100 masques par société, mais ce n'était pas suffisant; d'autres ont promis des équipements mais la livraison se fait attendre.Reste une inconnue: "l'état d'esprit des clients". "Est-ce que les gens vont respecter (les consignes), parce que c'est bien beau de tout mettre en oeuvre mais après il faut que tout soit respecté", rappelle cette cheffe d'entreprise, qui ne cache pas ressentir "un peu de pression" et un "peu de stress."
Avec l'arrivée de la tempête Ciara, 35 départements sont en alerte, du Nord, en passant par la Bretagne, le bassin parisien et le Grand Est. Des rafales de vent jusqu'à 120km/h sont attendues à l'intérieur et jusqu'à 140 km/h sur le littoral.
Une soixantaine de vols ont été annulés à l'aéroport de Bruxelles. Venue de Grande-Bretagne, la tempête Ciara va balayer la France ce dimanche 9 février. Elle va souffler de dimanche à 15h00 jusqu'à lundi à 11H00, selon Metéo France. En conséquence, le prévisionniste a placé la moitié nord de la France en vigilance orange aux vents violents. Trente-cinq départements sont concernés : Aisne (02), Ardennes (08), Aube (10), Calvados (14), Côtes-d'Armor (22), Eure (27), Eure-et-Loir (28), Finistère (29), Loire-Atlantique (44), Loiret (45), Manche (50), Marne (51), Haute-Marne (52), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Morbihan (56), Moselle (57), Nord (59), Oise (60), Orne (61), Pas-de-Calais (62), Bas-Rhin (67), Haut-Rhin (68), Paris et petite couronne (75-92-93-94), Seine-Maritime (76), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Somme (80), Vosges (88), Yonne (89), Essonne (91) et Val-d'Oise (95). La tempête comporte aussi des risques de vagues-submersion sur le littoral. Dès la matinée ou le début d'après-midi suivant les départements, il y aura des rafales de 60 à 90 km/h, localement des pointes avoisinant les 100. À partir de l'après-midi, elles vont s'intensifier et se généraliser sur les régions du Nord-Ouest du pays. Ces rafales atteindront 100 à 120 km/h dans l'intérieur, ponctuellement davantage. 110 à 140 km/h sont attendus sur les régions littorales et près des frontières nord. Ces violentes rafales de vent vont ensuite s'étendre à toute une partie nord de la France, Grand-Est compris, avant la fin de nuit prochaine de dimanche à lundi.Sur le relief des Vosges, des rafales à 160 km/h sont possibles. Phénomène aggravant : dans un contexte de sols détrempés, notamment suite aux récentes crues, des chutes d'arbres sont à craindre. En marge des départements placés en vigilance orange, le vent soufflera également en rafales, et quelques rafales à 100 km/h sont probables.Le trafic des ferries interrompu entre Douvres et CalaisLa circulation des ferries dans la Manche entre Calais et Douvres a été interrompue dimanche midi et "jusqu'à nouvel ordre" en raison de la tempête Ciara. "Les conditions de navigation sont trop dangereuses, à cause du vent", a expliqué auprès de l'AFP la porte-parole du port de Boulogne-Calais. "À Calais comme à Douvres, les entrées et sorties de port sont extrêmement compliquées quand il y a des rafales trop violentes"."Ce matin, plusieurs bateaux n'ont pas pu partir, et les prévisions ne permettent pas d'attendre une amélioration dans les prochaines heures", a-t-elle ajouté. Selon un correspondant de l'AFP à Calais, un ferry de la compagnie DFDS s'est mis à la cape, soit face au vent et aux vagues avec le moteur tournant au ralenti pour rester immobile malgré les courants, au large de Wissant, légèrement à l'abri des vents derrière le Cap Gris-Nez. Trois autres ferries sont dans le même cas, en attente, devant Douvres. L'Europe du Nord impactéeDe fortes rafales sont également attendues en Belgique et au Royaume-Uni. L'Institut royal météorologique belge a émis une alerte orange aux vents forts pour dimanche, avec un "risque de dégâts élevé" sur tout le pays, et des rafales pouvant atteindre 130 km/h, voire plus.Une soixantaine de vols au départ ou à destination de l'aéroport de Bruxelles ont été annulés, a indiqué dimanche matin une porte-parole de Brussels Airport. Ces annulations, décidées par les compagnies elles-mêmes, concernent les vols de Lufthansa depuis et à destination de Munich et Francfort (Allemagne), d'Eurowings (Stuttgart, Allemagne), de KLM (Amsterdam), de British Airways (Londres), ainsi que 38 vols de Brussels Airlines depuis et à destination du Royaume-Uni.D'autres annulations pourraient encore être décidées dans la journée en raison de la tempête, qui pourrait aussi occasionner des retards, a précisé la porte-parole.Les transports aérien, ferroviaire et maritime sont également perturbés au Royaume-Uni, placé en partie en alerte orange.Environ 120 vols au départ et à destination de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol ont également été annulés.
Pékin redoublait d'efforts lundi pour tenter d'enrayer un rebond de la maladie Covid-19 dans la ville où 79 cas liés à un marché géant ont déjà été recensés, entraînant de nouveaux confinements de zones résidentielles et des dépistages supplémentaires.
Le nouveau coronavirus semblait presque éradiqué en Chine où il est apparu fin 2019 à Wuhan (centre). Jusqu'à ce qu'un foyer soit repéré dans la capitale la semaine dernière.Résultat, les contrôles de température qui venaient de disparaître à l'entrée des zones résidentielles et des immeubles de bureaux ont fait leur réapparition. Et les sites culturels et sportifs vont être refermés. Le ministère de la Santé a fait état lundi de 49 nouveaux cas à l'échelle nationale. Parmi eux, 36 sont liés au marché de gros de Xinfadi dans le sud de Pékin, ce qui alimente les craintes d'une deuxième vague épidémique. Ce marché assure une grande part de l'approvisionnement de la capitale.Un haut responsable de l'arrondissement de Haidian a rapporté la découverte de personnes contaminées sur un autre marché de gros, celui de Yuquandong, dans le nord-ouest de la capitale. Il était gardé lundi par de nombreux policiers et gardiens, a constaté l'AFP.Les autorités ont décrété la fermeture du lieu de vente ainsi que des écoles alentour et ordonné le confinement de 10 zones résidentielles situées à proximité, interdisant aux habitants d'en sortir.Ils pouvaient toutefois récupérer des colis acheminés par des livreurs à travers les portes d'accès.Parmi les personnes ayant été en contact proche avec des malades liés au marché de Yuquandong, certaines ont été placées d'office en quarantaine. D'autres devront porter en permanence des "thermomètres intelligents" afin de pouvoir surveiller à distance leur température.- Stade de sport -Le concept de "zone résidentielle", propre à la Chine, consiste en un espace de plusieurs bâtiments entourés de grilles ou de murs, dont l'accès n'est en général possible que par une ou deux entrées -- rendant le confinement d'autant plus facile à appliquer.Onze de ces quartiers, où peuvent habiter des milliers de personnes, avaient déjà été confinés à proximité du marché de Xinfadi. L'accès de tous les quartiers résidentiels de Pékin va être de nouveau interdit aux non-résidents, a annoncé à la presse un haut responsable de la mairie.Pékin a lancé depuis quelques jours une grande campagne de dépistage. Elle concerne désormais les personnes qui travaillent sur les deux marchés incriminés, celles qui habitent à proximité et celles qui s'y sont rendues récemment.Des journalistes de l'AFP ont vu lundi des dizaines d'habitants patienter devant un stade, en attendant de se faire tester par du personnel médical en combinaison intégrale de protection.Quelque 200 points de dépistage ont été définis dans la capitale.Face à ce rebond du virus, plusieurs villes chinoises ont déconseillé à leurs habitants de se rendre à Pékin.Dans toute la ville, des entreprises et des responsables de quartiers ont commencé à envoyer des messages à leur personnel et aux résidents pour qu'ils indiquent s'ils se sont rendus au marché de Xinfadi.- Responsables limogés -Les premières sanctions politiques sont également tombées.La mairie de Pékin a démis de leurs fonctions deux hauts responsables de l'arrondissement de Fengtai, où est situé Xinfadi, ainsi que le directeur général du marché.Quelques pénuries de produits frais, pour l'instant limitées, se font également sentir. Au supermarché Xianhui, dans le centre de Pékin, plusieurs étals d'ordinaire chargés de fruits étaient vides lundi. Des employés ont expliqué qu'ils avaient été retirés des rayons car ils provenaient du marché de Xinfadi.Une étudiante de 19 ans, qui n'a pas souhaité révéler son nom, a dit s' inquiéter du rebond épidémique."Je suis à Pékin depuis quelques jours seulement. Mais je vais rentrer chez moi", a-t-elle confié à l'AFP.Un total de 177 personnes sont actuellement atteintes de la maladie Covid-19 en Chine, dont deux gravement, selon les chiffres officiels. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis début mai. Aucun mort n'a été signalé dans le pays depuis mi-mai.
La maire de Paris Anne Hidalgo a dévoilé jeudi une série de mesures pour encadrer l'usage des trottinettes électriques à Paris. Elle a notamment demandé aux opérateurs de brider la vitesse de leurs engins.
Anne Hidalgo hausse le ton. La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo a annoncé jeudi 6 juin l'interdiction de stationnement des trottinettes sur les trottoirs. Elle a également demandé aux opérateurs de limiter la vitesse de ces engins qui se multiplient dans l'espace public. Les trottinettes "devront stationner sur les places de stationnement situées sur la chaussée et déjà utilisées par les voitures et les deux-roues motorisés", a annoncé Mme Hidalgo lors d'une conférence de presse baptisée "Trottinettes à Paris, en finir avec l'anarchie". L'édile a également proposé aux opérateurs de brider leur vitesse à 20 km/h dans toute la capitale, voire 8 km/h sur les zones piétonnes.Interdites dans les parcs et jardins Les trottinettes seront aussi "interdites dans tous les parcs et jardins" de la capitale, et "le port du casque" sera recommandé, a ajouté Anne Hidalgo. Face à l'urgence de la situation, la maire souhaite que l'ensemble des mesures annoncées soient en vigueur "dès début juillet".Apparues il y a un an dans les rues de la capitale, les trottinettes électriques en libre-service - évaluées à plus de 20.000 - sont devenues un véritable casse-tête pour la mairie de Paris, faute de réglementation.Ne pas augmenter la flotte Comme Bordeaux, Lyon ou Strasbourg, Paris attend ainsi l'adoption du projet de loi d'orientation sur les mobilités, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale. Le texte devra permettre aux villes de réguler les nouveaux moyens de transport en libre-service (trottinettes, vélos, gyropodes...). En attendant l'adoption de cette loi, Anne Hidalgo a demandé aux opérateurs de "ne pas augmenter leur flotte". Bien qu'aucun décompte officiel n'existe encore, plusieurs accidents récents impliquant des trottinettes et des piétons à Paris ont défrayé la chronique.
Les difficultés de circulation seront marquées sur les grandes axes routiers du pays.
A l'approche de la rentrée, des difficultés sont à prévoir sur les routes des retours de vacances. Bison futé a classé la journée de samedi "rouge" dans le sens des retours, orange dans le sens des départs. Avec les congés scolaires qui se terminent, "l'essentiel des flux routiers concerne les retours des régions côtières vers les grandes métropoles", précise l'organisme. Dans le sens des retours, Bison futé conseille ainsi d'accéder au péage de Saint-Arnoult sur l'A10 en Île-de-France avant 10h et d'éviter les autoroutes A11 entre Le Mans et Paris, de 15h à 17h, A10 entre Poitiers et Bordeaux de 10h à 20h, A7 entre Orange et Lyon, de 11h à 18h, A9 entre Montpellier et Orange, de 12h à 18h et A61 entre Narbonne et Toulouse, de 10h à 15h. Le retour en France par le tunnel du Mont-Blanc sera chargé, prévient Bison futé qui annonce une attente supérieure à 30 minutes de 11h à 16h et de 21h à 22h et une attente supérieure à une heure de 16h à 21h.Dans le sens des départs, la journée est classée orange au niveau national et rouge en direction du sud à partir de Lyon, dans la vallée du Rhône et le long de la côte méditerranéenne. Bison futé conseille d'éviter les autoroutes A11 entre Paris et Le Mans, de 11h à 13h, l'autoroute A10 entre Orléans et Tours, de 11h à 14h, A7 entre Lyon et Marseille, de 9h à 19h et A9 entre Orange et Narbonne, de 10h à 18h.Dimanche, il ne devrait pas y avoir de difficultés particulières dans le sens des départs, quelques difficultés seront néanmoins à prévoir dans le sens des retours. Il est ainsi conseillé d'éviter les autoroutes A10 à la hauteur du péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, de 13h à minuit, A10 à hauteur de Bordeaux, de 12h à 18h, A7 entre Marseille et Orange, de 11h à 18h et A9 entre Narbonne et Orange, de 11h à 20h.
"Chaque élu doit être exemplaire", a déclaré Laurent Wauquiez, le président de la région.
La région Auvergne-Rhône-Alpes a indiqué mercredi 25 septembre que la conseillère régionale LR Anne Lorne, récemment installée à New York, démissionnera à la fin de l'année. Un début de polémique avait émergé en début de semaine après des informations de Lyon Mag sur le déménagement de l'élue aux Etats-Unis, ce qui semblait difficilement conciliable avec ses engagements.Anne Lorne quittera ses fonctions, le temps pour elle d'achever les dossiers en cours, notamment sur les questions de harcèlement scolaire sur lesquelles elle s'était mobilisée. Et elle renonce à sa rémunération de conseillère régionale (2.450 euros bruts par mois) dans l'intervalle, précise encore la région."On a des règles qui sont très précises dans la Région, et qui n'existent pas dans les collectivités. Si un élu n'est pas présent, il n'a pas ses indemnités. "Chaque élu doit être exemplaire", a soutenu Laurent Wauquiez BFM Lyon. Le président de région avait rapidement indiqué qu'il souhaitait "clarifier la situation". Élue fin 2015 sur la liste de Laurent Wauquiez, Anne Lorne a aussi été une militante active de la Manif pour Tous.
L'Institut national du cancer lance une vaste consultation pour élaborer le prochain plan de lutte contre le cancer.
Comment mieux prévenir les cancers ? Les dépister ? Comment réduire les séquelles qui persistent après les soins ? Alors que 3,8 millions de personnes vivent avec ou après un cancer en France, l'Institut national du cancer (INCa) fait appel à la population pour construire la stratégie de lutte contre ces maladies pour les dix prochaines années. Que vous soyez malade, guéri, proche d'une personne atteinte, soignant, ou simple citoyen, vous êtes invité à vous exprimer sur les pistes proposées par l'INCa et à "apporter vos idées" pour en finir avec le cancer sur la plateforme consultation-cancer.fr, ouverte jusqu'au 15 octobre. Augmenter le prix du tabac et l'harmoniser au niveau européen, instaurer un prix minimum sur l'alcool, amplifier les dépistages, vacciner les garçons contre les papillomavirus, mieux évaluer les dispositifs médicaux, traquer les fake news, notamment celles qui concernent les remèdes miracles, mieux prendre en charge les séquelles, développer l'intelligence artificielle... L'INCa formule ainsi 220 propositions pour lutter contre le cancer sur lesquelles chacun est invité à s'exprimer. Après cette vaste concertation, l'INCa remettra, en décembre, une nouvelle stratégie décennale pour lutter contre le cancer, construite autour de trois priorités : améliorer la prévention, la qualité de vie des patients (44,4% des malades estiment qu'elle reste dégradée 5 ans après le diagnostic) et lutter contre les cancers pour lesquels les chances de survie sont les plus faibles (cancer du poumon, du pancréas, de l'oesophage ou du foie). L'organisme a des objectifs ambitieux pour ce nouveau plan : réduire de 60.000 par an le nombre de nouveaux cas, dépister un million de personnes supplémentaires, réduire d'un tiers les séquelles qui persistent après les soins, s'attaquer aux cancers les plus résistants.Sur le plan de la prévention, l'institut rappelle que "40% des nouveaux cas de cancers détectés chaque année sont attribuables aux modes de vie (consommation de tabac, d'alcool, alimentation déséquilibrée et manque d'activité physique). La participation aux programmes de dépistages organisés (intégrés à la prévention dite "secondaire") est insuffisante alors que 90% des cancers colorectaux peuvent être guéris s'ils sont détectés au stade débutant de la maladie, souligne l'institut. "15 à 21% des décès par cancer du sein pourraient être évités grâce au dépistage organisé", assure-t-il aussi dans un communiqué.L'INCa souligne également que parmi les "avancées majeures" du plan cancer 2014-2019 figurent la réduction du tabagisme ou encore la baisse du taux de mortalité observée entre 2010 et 2018 : moins 0,7% chez les femmes, moins 2% chez les hommes. Si Douglas Lowy, directeur du National Cancer Institute de Washington et membre du conseil scientifique international de l'INCa, salue la contribution de la France aux progrès, il "regrette, en revanche, que la vaccination contre les HPV (papillomavirus), responsables des cancers du col de l'utérus" et d'autres cancers, "n'ait pas plus progressé en France".
Faute de soleil, le premier feu tricolore à énergie solaire, installé en 2016 près de Saint-Malo en Bretagne, nécessite l'aide une éolienne pour fonctionner.
On pourrait presque croire à une mauvaise blague sur la météo bretonne. Et bien non, le premier feu tricolore à énergie solaire d'Europe, installé il y a deux ans dans la commune de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine près de Saint-Malo, ne fonctionne pas. En cause? Le manque de soleil pendant la période d'hiver. L'objet avait été présenté comme "novateur" par la mairie qui a du installer deux fois quatre panneaux solaires pour alimenter le feu tricolore. Une facture rouge pour une énergie verteJoël Masseron, le maire de la commune, a reconnu que la météo n'était pas favorable au bon fonctionnement de l'infrastructure : "Il a été constaté des dysfonctionnements sur le feu en raison du manque d'énergie solaire pendant la période d'hiver", a-t-il expliqué.Alors pour régler le problème et faire fonctionner le feu tricolore les jours de mauvais temps, la mairie a complété les panneaux solaires avec une éolienne à 7 680 euros. Coût total de l'opération, 90 000 euros, pris en charge par la mairie, l'agglomération et l'Etat.
VIDÉO. L'ancien Premier ministre, Manuel Valls, a estimé ce jeudi 15 mars sur Europe 1 que le Parti socialiste était "mort en France" et que la social-démocratie était en "fin de cycle".
Environ 102.000 militants socialistes sont appelés à choisir jeudi parmi quatre candidats - Luc Carvounas, Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Emmanuel Maurel - les deux finalistes qui pourront briguer le poste de premier secrétaire le 29 mars, avec l'espoir qu'enfin le Parti socialiste (PS) relève la tête après des mois de marasme. Mais pour Manuel Valls, "le Parti socialiste, tel quel, est mort"."Nous vivons un petit miracle avec l'élection d'Emmanuel Macron""Bien sûr, il ne mourra pas du jour au lendemain" mais "le cycle historique du Parti socialiste, au-delà des personnes et des débats qui ont lieu, c'est fini", a ajouté le député de l'Essonne ce jeudi dans Europe 1 Matin. "Le PS, faute d'avoir répondu aux questions qui se posaient à la société française dans les années 2000, a subi de plein fouet toutes les contradictions dans l'exercice du pouvoir, ce qui explique en partie les résultats du quinquennat précédent", a-t-il également jugé. "La social-démocratie est en fin de cycle, les partis qui la représentent un peu partout en Europe sont en difficulté", a-t-il également noté. "De toute façon, dans un monde marqué par la confrontation - c'est le sujet majeur de nos société -, entre la démocratie et le populisme [...], nous devons régénérer d'autres forces politiques. C'est ce qui est en train de se passer en France", explique encore Manuel Valls, qui estime que "nous vivons un petit miracle avec l'élection d'Emmanuel Macron, à contre-courant de tout ce qui se passe en Europe. Regardez la situation en Italie".Dans les faits, selon le coordinateur du PS Rachid Temal, seuls 30.000 électeurs devraient se déplacer, contre environ 71.000 au congrès de Poitiers de juin 2015. L'hémorragie de militants, entamée durant le quinquennat de François Hollande, n'a fait que s'aggraver après la bérézina électorale de 2017 et le départ de nombreux leaders du parti, à La République en marche ou dans le sillage de Benoît Hamon.Parmi les quatre candidats, le seul à être véritablement connu des Français est l'ancien porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, comme est venu le rappeler assez cruellement un sondage Harris Interactive la semaine dernière - où 14% pensaient que l'ancien ministre Stéphane Le Foll "ferait le meilleur premier secrétaire du PS", devant Olivier Faure (3%), Emmanuel Maurel (2%) et Luc Carvounas (1%), tandis que 80% estimaient ne pas les connaître suffisamment pour se prononcer.Mais le président du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée Olivier Faure apparaît comme le favori du scrutin, après avoir obtenu le soutien de nombreux patrons de fédérations - plus de la moitié, selon son entourage -, et de nombreuses personnalités du PS, de Martine Aubry à l'ancien député vallsiste Philippe Doucet.
Grindr va retirer le filtre de l'ethnicité dans la prochaine version de son application de rencontres homosexuelles, par solidarité pour le mouvement Black Lives Matter.
Un changement dans les critères de repérage de partenaires potentiels que de nombreux critiques appelaient de leurs vœux depuis longtemps.Grindr a expliqué avoir décidé cette modification en réponse à des demandes d'utilisateurs.Elle intervient aussi dans un contexte de solidarité sur les réseaux sociaux, exprimée par les particuliers et certaines entreprises, en faveur des manifestants qui protestent contre le racisme et les violences policières qui touchent les Afro-Américains."Nous ne serons pas silencieux et nous ne resterons pas sans rien faire", a déclaré Grindr sur Twitter."Nous allons continuer à combattre le racisme sur Grindr, aussi bien à travers un dialogue avec notre communauté que par une tolérance-zéro contre le racisme et les discours haineux sur la plateforme et en-dehors".Les manifestations se multiplient aux Etats-Unis depuis plusieurs jours en soutien à George Floyd, un homme noir interpellé puis asphyxié par un policier blanc à Minneapolis.Les utilisateurs des réseaux sociaux ont couvert leurs publications de noir mardi pour le "Blackout Tuesday" ("mardi censuré"), un appel à rester silencieux pour mettre en avant le mouvement Black Lives Matter.Dans la rue, les marches et rassemblements ont continué dans de nombreuses villes américaines, après une autre nuit de troubles, pillages et affrontements avec la police.
Face au regain de violences lors de l'acte 18 de la mobilisation des "gilets jaunes", le chef de l'État s'en est pris "un peu à tout le monde", notamment à son Premier ministre, qui était injoignable une bonne partie de l'après-midi, révèle Le Canard enchaîné.
Alors que la mobilisation était en baisse, une nouvelle flambée de violence a marqué samedi 16 mars sur les Champs-Élysées la 18ème journée d'action des "gilets jaunes", poussant Emmanuel Macron à écourter son séjour à la montagne pour revenir en urgence à Paris. "Il suffit que je fasse un break de 24 heures pour que la maison ne soit pas tenue", a déploré le chef de l'État à son retour, affirme Le Canard enchaîné ce mercredi 20 mars."Le chef de l'État, déchaîné devant ses conseillers, s'en est pris un peu à tout le monde aux 'incapables' comme aux 'dilettantes'", écrit le palmipède, qui précise que selon ses proches il était "furibard".Emmanuel Macron visait notamment son Premier ministre Édouard Philippe. Ce dernier était en effet injoignable une bonne partie de la journée de samedi, selon l'hebdomadaire satirique. "(Christophe) Castaner m'a dit qu'il avait essayé de le joindre une bonne dizaine de fois", se serait plaint le président."Je vous conseille de vous mettre sérieusement au travail"Le chef du gouvernement a finalement fini par réapparaître en milieu d'après-midi, pour se rendre auprès des forces de l'ordre sur les Champs-Élysées, aux côtés du ministre de l'Intérieur. En attendant d'avoir de ses nouvelles, ce dernier "quelque peu paniqué par la tournure prise par les événements", aurait contacté à plusieurs reprises le locataire de l'Élysée."Entre les images du ski, celles de la boîte de nuit (de Christophe Castaner, ndlr) et celles de Paris qui brûle, le choc des images est désastreux", aurait regretté le président devant ses conseillers, fustigeant une "riposte policière pas à la hauteur". "La responsabilité du gouvernement est clairement engagée. Rien ne peut expliquer que, pendant des heures, les Champs-Élysées aient été laissés à des voyous", aurait-il insisté. Selon lui, ces "bandes de voyous et de factieux (...) sont hors de portée des arguments. Un mort, c'est ce qu'il cherchent pour trouver un second souffle, mais le maintient de l'ordre est désormais impératif."Toujours selon Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron a également vivement critiqué la stratégie du maintien de l'ordre mise en place le week-end dernier lors du point de situation à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur . "Vous n'avez rien d'autre à me proposer qu'un dispositif conçu en décembre que vous négligé d'appliquer aujourd'hui", aurait-il lancé à Édouard Philippe, Christophe Castaner, Laurent Nuñez (secrétaire d'État auprès de l'Intérieur) et Nicole Belloubet (ministre de la Justice), avant de les mettre en garde : "Je vous conseille de vous mettre sérieusement au travail".
Le président israélien Reuven Rivlin a chargé jeudi soir le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu de former un gouvernement d'union qui avait reçu plus tôt la bénédiction du Parlement, scellant la fin de la plus longue crise politique de l'histoire moderne d'Israël.
Les camps de M. Netanyahu et son ex-rival devenu partenaire Benny Gantz avaient d'ores et déjà annoncé plus tôt pour le 13 mai la prestation de serment du futur gouvernement, après avoir reçu des garanties sur la légalité de leur alliance.Après des échanges houleux jusqu'à tard mercredi soir, l'accord de gouvernement d'union a été validé jeudi par un vote qui laissait peu de doutes, le camp du parti Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu, et celui de la formation centriste "Bleu-Blanc" de l'ex-chef de l'armée Benny Gantz disposant d'une majorité de sièges au Parlement."La session plénière de la Knesset (le Parlement israélien) a approuvé en deuxième et troisième lecture les amendements (au projet de gouvernement d'union, NDLR). 71 députés ont voté en faveur et 37 contre", ont indiqué les services du Parlement dans un communiqué.La présidence israélienne a indiqué en fin de journée avoir les signatures de 72 des 120 députés, soit onze de plus que la majorité nécessaire, favorables à ce que Benjamin Netanyahu obtienne officiellement le mandat de former le prochain gouvernement.- "Rapidement" -Et le président Rivlin a chargé en soirée M. Netanyahu de former le gouvernement. L'accord sur un gouvernement Netanyahu/Gantz avait obtenu mercredi soir le feu vert de la Cour suprême, saisie par différentes organisations remettant en question sa légalité.La Cour suprême ne dédouane cependant pas le Premier ministre, inculpé pour corruption dans une série d'affaires et dont le procès doit s'ouvrir à la fin du mois, après avoir été reporté à cause de la pandémie."Nous n'avons trouvé aucune raison légale empêchant la formation d'un gouvernement par le Premier ministre Netanyahu (...) mais cette conclusion à laquelle nous sommes parvenus ne diminue en rien la gravité des charges" contre lui, ont indiqué les juges.Outre le partage du pouvoir et le maintien de Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre pour les 18 prochains mois, le gouvernement aura pour tâche de gérer le déconfinement et le redémarrage de l'économie israélienne. Il devra aussi se prononcer dans le détail sur le projet d'annexion de pans de la Cisjordanie occupée.Après des mois de crise, Benny Gantz avait accepté de former une coalition avec Benjamin Netanyahu malgré son inculpation, afin de permettre à Israël de traverser la pandémie de nouveau coronavirus qui a désormais contaminé environ 16.000 personnes dans le pays, dont 239 sont décédées, et fait bondir le chômage de 3,4% à 27%.M. Netanyahu a déjà annoncé la réouverture des écoles primaires, encore timide sur le terrain, et celle de la majorité des commerces et des entreprises, qui peuvent désormais réunir 50% de leur personnel sur un même lieu. Et des milliers d'ouvriers palestiniens ont pu reprendre leur travail côté israélien.- Annexion -L'accord entre MM. Netanyahu et Gantz prévoit aussi l'annonce à partir du 1er juillet d'un plan pour la mise en œuvre du très controversé projet proposé par le président américain Donald Trump pour un règlement du conflit israélo-palestinien.Le plan Trump, qui accorde à l'Etat hébreu un très grand nombre de concessions, a été rejeté avec véhémence côté palestinien, où la future administration Netanyahu/Gantz a déjà été baptisée "gouvernement d'annexion".Car ce projet prévoit notamment l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain, une langue de terre stratégique, et de colonies juives en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'Etat hébreu.La population des colonies en Cisjordanie a bondi de 50% au cours de la dernière décennie sous l'impulsion de M. Netanyahu au pouvoir sans discontinuer depuis 2009. Aujourd'hui, plus de 450.000 personnes y vivent, réparties dans une centaine de colonies, où travaillent d'ailleurs des milliers de Palestiniens.Le plan Trump propose en outre de faire de Jérusalem la capitale "indivisible" de "l'Etat juif" d'Israël, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.Entre juillet et la présidentielle américaine de novembre, le gouvernement Netanyahu/Gantz n'aura qu'une "courte" fenêtre de quatre mois pour mettre en œuvre le plan Trump, note l'analyste israélien Yohanan Plesner, disant s'attendre à des mesures "très limitées" ou "marginales", voire à "aucune" décision dans ce dossier sensible.
Un syndicaliste déplore que "le protocole prenne le pas sur la réalité."
Des policiers antiterroristes ne peuvent pas assister mardi 8 octobre à l'hommage rendu à leur collègues tués dans l'attaque à la préfecture de police, car "on leur a refusé le port de la cagoule", qui aurait permis de protéger leur anonymat, a dénoncé un syndicaliste sur LCI."On va avoir de nombreux collègues de l'antiterrorisme, de la direction du renseignement de la préfecture de police, qui ne vont pas assister à cet hommage, pourtant rendu à leurs collègues, qu'ils côtoyaient tous les jours, a indiqué Grégory Joron, du syndicat Unité SCGP-Police-FO. Simplement parce qu'on leur a refusé le port de la cagoule qui permettrait de préserver leur identité.""C'est symptomatique de cette part d'angélisme que je pensais éteinte depuis jeudi, mais qui fait qu'on aura beaucoup de mal, si on continue comme ça, si le protocole prend le pas sur la réalité de terrain, à combattre le terrorisme", a-t-il encore avancé. Sur Twitter, le journaliste de franceinfo Yann Thompson a détaillé les mesures prises pour préserver l'identité des policiers au cours de l'hommage. "Pour l'heure, la presse est tenue à l'écart de la cour d'honneur de la préfecture pour permettre aux familles et aux agents du renseignement de s'installer. Consigne a été donnée de ne pas les filmer/photographier", a-t-il écrit sur le réseau social."De même, à l'issue du discours de Macron à la préfecture, la presse devra quitter les lieux, a précisé le journaliste. Les policiers qui le souhaitent pourront alors se recueillir devant les cercueils et les familles iront s'entretenir avec Macron."
"De tout temps, les cloches ont sonné ; personne ne s'en est plaint", s'étonne le maire du village des Bondons, en Lozère.
Peut-on faire taire les cloches? C'est en tout cas ce que croit une touriste en villégiature aux Bondons (Lozère). Selon Midi-Libre, qui rapporte l'information jeudi 9 août, la locataire du gîte communal de Malbosc a adressé un courrier à l'édile de la petite commune pour demander "que l'horaire de sonnerie de la cloche du presbytère puisse être décalée car c'est franchement rude d'être réveillés tous les matins à 7 heures alors que nous sommes en congés". De quoi surprendre le maire Francis Durand qui, pour son premier mandat, ne s'attendait pas à telle requête.Cloche, mouches et coqsLes deux locations saisonnières ont été construites dans les murs d'un ancien presbytère, reconverti depuis "longtemps" en gite touristique. "Et de tout temps, les cloches ont sonné ; jamais personne ne s'en est plaint", note t-il. Pas question donc d'accéder à la demande de la touriste, qui devrait rester lettre-morte. "C'est un presbytère, c'est à côté de l'église, il y a une cloche, voilà." De la même façon "qu'il y a des mouches et des coqs", ironise t-il.
Après le ministre de la Santé et le ministre de l'Intérieur, l'Académie de médecine s'est également dite favorable à une reconnaissance comme maladie professionnelle pour les personnels de santé et pour ceux qui travaillent pour "le fonctionnement indispensable du pays".
Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, les syndicats demandent sa reconnaissance comme maladie professionnelle pour les salariés et les agents publics. Vont-ils être exaucés ? Après le ministre de la Santé Olivier Véran, qui l'a évoqué pour les soignants, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner veut que le Covid-19 soit reconnu comme maladie professionnelle pour les personnels du ministère. L'Académie de médecine s'est également prononcée en faveur d'une reconnaissance, non seulement pour les personnels de santé mais également pour tous ceux qui travaillent pour "le fonctionnement indispensable du pays", dans les secteurs de l'alimentation, des transports et de la sécurité. La CFDT préconise que "toutes les situations de travail en présentiel puissent, en cas d'atteinte à la santé due au Covid 19, relever d'une imputabilité d'office à titre professionnel". Elle plaide pour la création d'un "fonds" dédié pour prendre en charge les personnes atteintes. Dans l'attente, les syndicats conseillent aux salariés qui auraient contracté le virus au travail ou sur le trajet pour s'y rendre de le déclarer en accident du travail.Une maladie est considérée "comme 'professionnelle' si elle est la conséquence directe de l'exposition plus ou moins prolongée d'un travailleur à un risque physique, chimique ou biologique, ou résulte des conditions dans lesquelles il exerce son activité professionnelle", rappelle l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Ce concept remonte à une loi de 1919 reconnaissant le saturnisme. Une liste des maladies reconnues figure dans les annexes du code de la sécurité sociale et du code rural. Les cancers dus à l'amiante, l'intoxication au plomb ou les troubles musculo-squelettiques (TMS) y sont notamment inscrits.La reconnaissance d'une maladie professionnelle permet une prise en charge à 100% des frais médicaux mais permet aussi de recevoir une indemnité en cas d'incapacité temporaire ou permanente. En cas de décès, les ayants droits peuvent également percevoir une rente. Tout cela est financé par la branche dite "ATMP" (accident du travail et maladie professionnelle) de la sécurité sociale, financée par les cotisations des entreprises dont le taux varie en fonction de la sinistralité.Faire qualifier une nouvelle maladie de "professionnelle" suppose un décret, pris après discussion au sein du Conseil d'orientation des conditions de travail (Coct) où siègent syndicats et patronat. "Cela peut aller très vite si le gouvernement veut aller vite mais cela peut aussi s'enliser", explique Jérome Vivenza (CGT), membre du Coct. Certains syndicats veulent mettre cette question à l'agenda du Coct rapidement, a-t-il indiqué. Une réunion se tiendra le 24 avril. Une difficulté supplémentaire s'ajoute dans le cas du Covid-19 : il est difficile pour l'instant, alors que la connaissance de ce virus est parcellaire, d'en identifier les séquelles, notamment pour ceux atteints par une forme grave ayant entraîné plusieurs jours en réanimation. Séquelles respiratoires ? Séquelles neurologiques et cognitives ? Des médecins esquissent des pistes, à tâtons. Pour cette raison, la CFDT demande un "droit de suite à l'épidémie, permettant de prendre en considération des séquelles et pathologies éventuelles liées au Covid-19, non encore connues à ce jour".
L'ancien agent de la DST a été entendu pour des faits de "compromission du secret-défense", après la publication d'un livre sur les coulisses des renseignements français.
Des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont interpellé, jeudi 14 juin à l'aéroport de Clermont-Ferrand, un ex-espion français qui avait publié un livre sur ses anciennes activités, révèle son avocat, Me Jean-François Canis, confirmant une information de La Montagne.L'homme, un ancien agent de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) recruté en 1983, a été entendu pour des faits de "compromission du secret-défense" après la parution de son livre Je ne pouvais rien dire : un ancien espion raconte.Certains dossiers de terrorisme dévoilés Le sexagénaire, devenu consultant en Afrique, spécialisé dans la sécurité des entreprises en 2008, a été interpellé à la descente de l'avion en provenance de Roissy avec sa femme, précise le quotidien régional. Son livre, paru en février dernier aux éditions de L'Archipel sous le pseudonyme de Paul-Louis Voger, révèle les coulisses et les méthodes de la DST. L'auteur y dévoile même certains dossiers liés au terrorisme, dont il s'est lui-même occupé, comme par exemple la traque de l'islamiste Djamel Beghal, considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d'Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris.
La décision fait suite à la condamnation de l'ancien secrétaire de l'Élysée dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.
Exclu de la Légion d'honneur et de l'ordre national du mérite. L'ex-secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, condamné dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, est privé de sa Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, selon le Journal officiel publié mardi 28 avril. Ce retrait, acté par deux arrêtés en date du 17 mai parus au JO, prend "effet au 16 janvier 2019", date de la condamnation de l'ex-ministre de l'Intérieur et ancien bras droit de Nicolas Sarkozy.Condamné à deux ans de prison avec sursis Ce jour-là, la Cour de cassation avait alors rejeté son pourvoi dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, rendant définitive la condamnation de Claude Guéant. La cour d'appel de Paris a prononcé le 23 janvier 2017 une peine de deux ans de prison dont un avec sursis à l'encontre de l'ancien secrétaire général de l'Élysée. Claude Guéant avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur le 10 mars 1992 en qualité de préfet des Hautes-Alpes et commandeur de l'ordre national du Mérite en 2001 en qualité de "préfet de la région Bretagne, préfet de la zone de défense ouest, préfet d'Ille et Vilaine", cite l'arrêté.
Danse avec les stars saison 7, c'est terminé ! Au terme d'une nouvelle année riche en talents et en surprises, c'est Laurent Maistret qui inscrit son nom au palmarès des grands gagnants de l'émission. Ce dernier est d'ailleurs revenu sur son parcours irréprochable, tout en évoquant ses futurs projets...
Le verdict est enfin tombé : ce vendredi 16 décembre 2016,Laurent Maistret a été sacré vainqueur de la septième édition de Danse avec les stars ! Au terme d'une soirée exceptionnelle, marquée par des chorégraphies exécutées à la perfection, le beau gosse s'est donc imposé face à Camille Lou et Artus. Ayant séduit les membres du jury, ainsi que les téléspectateurs de TF1 semaine après semaine, le gagnant de Koh-Lanta en 2014 peut donc se vanter d'être le seul a avoir remporté deux des jeux les plus emblématiques de la première chaîne !DALS, une épreuve physique et mentaleÂgé de 33 ans et déjà papa d'un petit garçon de 5 ans, l'ancien aventurier a confié au Parisien être véritablement sorti grandi de cette participation au concours : "C''est vrai, la danse a été une thérapie. Moi qui suis, malgré les apparences, quelqu'un de très réservé, timide, plein de fierté mais manquant de confiance, je me suis ouvert, j'ai enlevé ma carapace." Il précise également qu'entre Koh-Lanta et DALS, c'est en réalité la seconde émission qui l'a finalement le plus bousculée psychologiquement : "C'est peut-être moins dur physiquement. Quoique j'ai perdue 5 kilos, j'ai les mêmes cicatrices aux pieds et j'ai encore plus mal au dos. Mais c'est plus dur mentalement. Moi qui ne posais pas de questions, il m'a fallu réfléchir sur moi pour vaincre mes blocages et mieux danser."Une aventure humaineUne remise en question qui s'est donc avérée payante au vu de son triomphe au côté de la sublime Denitsa Ikonomova. Modeste, Laurent Maistret ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur sa partenaire, qui a déjà permis àRayanne Bensetti et Loïc Nottet de gagner le programme lors des dernières saisons. À l'annonce de sa victoire, il s'est même agenouillé devant elle pour la remercier ! Il a expliqué à nos confrères de Gala : "Elle a fait un super boulot avec moi. Elle a su s'adapter. Elle ne m'a jamais rien imposé. Je suis arrivé sur Danse avec les stars un peu comme un bourrin. (...) Mais elle a été très patiente et puis j'ai bossé dur."Jouissant à présent d'une visibilité médiatique conséquente, quels futurs projets professionnels l'attendent ? Quant à être candidat à un nouveau jeu d'aventure, celui-ci ne dit pas non. En attendant, une chose est certaine, le co-animateur de Le Plein de sensations sur France 4 participera bel et bien à la tournée Danse avec les stars. Irez-vous l'applaudir sur scène ?
L'enquête ouverte en France après l'assassinat le 9 août au Niger de six humanitaires français et deux Nigériens a été confiée mardi à des juges antiterroristes, a appris l'AFP auprès du parquet national antiterroriste (Pnat).
Cette information judiciaire a été ouverte pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste", selon cette source.Les jeunes humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, ont été assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto alors qu'ils visitaient la réserve de girafes de Kouré, à 60 km au sud-est de la capitale Niamey où ils étaient basés.Une source judiciaire avait indiqué le 12 août que, selon les premiers éléments de l'enquête antiterroriste ouverte à Paris, l'attaque paraissait "avoir été préméditée" avec pour objectif de "cibler des occidentaux". Les dépouilles des humanitaires français ont été rapatriées le 14 août.Le 19 août, le ministre nigérien de l'Intérieur, Alkache Alhada, a annoncé qu'un suspect avait été arrêté."Nous sommes actuellement sur des pistes sérieuses, des pistes qui peuvent nous conduire aux auteurs de ces actes (...) Nous avons certaines informations qui nous donnent des indications sur des probables acteurs de ces crimes horribles (...) et nous pensons que ça va nous mener à des résultats positifs", a-t-il alors indiqué.Agées de 25 à 31 ans, les six victimes françaises avaient été envoyées par l'ONG Acted au Niger, où elles venaient notamment en aide aux populations déplacées alors que la force française Barkhane peine à contenir la menace jihadiste au Sahel en dépit de succès sur le terrain.Après l'attaque, le ministère français des Affaires étrangères a placé l'ensemble du Niger à l'exception de la capitale Niamey en zone rouge, soit "formellement déconseillée".L'ONG Acted a pour sa part décidé de suspendre temporairement ses activités au Niger.Une équipe de onze enquêteurs français spécialisés, issus de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), de la Sous-direction antiterroriste et de la police technique scientifique, s'est rendue sur place peu après le drame pour effectuer des constatations.
ACCIDENT - La panique a été évitée mardi 28 février à Villognon en Charente durant le discours de François Hollande, alors qu'un coup de feu accidentel a été tiré par un gendarme. Mais le chef de l'État a gardé son sang froid.
Le service de sécurité n'est d'ailleurs pas intervenu pour l'exfiltrer. Est-ce normal ?Un agent du service d'ordre qui avait mal enclenché la sécurité de son arme a tiré un coup de feu accidentel durant le discours du président à Villognon mardi après-midi. Un maître d'hôtel et un ouvrier ont été blessés. Les faits se sont déroulés lors de l'inauguration des infrastructures de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux. France 3 Poitou-Charente, sur place pour l'occasion, a diffusé sur Twitter une vidéo. Alors qu'un bruit sec retentit sous le grand chapiteau situé en bordure de la nouvelle voie de TGV, le président de la République s'interrompt, tourne la tête vers le bruit. "J"espère qu'il n'y a rien de grave", déclare-t-il avant de reprendre le cours de son discours après quelques secondes de flottement.HOLLANDE A-T-IL ALLÉGÉ SA SÉCURITÉ ?Durant ce laps de temps, il n'y a eu aucune intervention de sécurité autour du président de la République. L'Élysée a, dans la foulée, communiqué une version officielle : le coup de feu accidentel ayant eu lieu hors du chapiteau où se trouvait François Hollande, et le GSPR, son groupe de sécurité rapproché, ayant appris immédiatement par radio la cause de cet incident, il n'y avait pas de raison valable d'exfiltrer le chef de l'État.Pourtant, un policier, interrogé par Europe 1, écorche cette thèse : pour lui, une telle situation provoque instantanément et sans aucun doute une exfiltration. "C'est ce qui se serait sans doute passé aux États-Unis, en Israël ou en Grande-Bretagne, mais aussi en France du temps de Nicolas Sarkozy. L'analyse de ce policier, c'est que François Hollande a lui-même remodelé sa sécurité", rapporte Europe 1.Comme le précise le site de la radio, c'est à l'initiative de François Hollande en début de mandat. Il "trouvait qu'il y avait trop d'hommes en oreillettes autour de lui. Il voulait plus de liberté et ce sont sans doute, avec le temps, ses propres services qui se sont adaptés."UN ACCIDENT QUI FAIT DEUX BLESSÉS"Rien de grave" : tout est question de point de vue. Un coup de feu a en réalité été tiré par un gendarme, tireur d'élite, venu en renfort pour assurer la sécurité de l'événement, un peu à l'écart du lieu du discours, a expliqué en fin d'après-midi mardi le préfet de la Charente, Pierre N'Gahane. L'homme avait mal enclenché la sécurité de son arme. Si le chef de l'État n'était pas visé, deux personnes ont en revanche été blessées, un maître d'hôtel du groupe Arom Lacoste Traiteur et un ouvrier de Mesea, l'entreprise qui assure la maintenance de la LGV. "Les blessés ont été touchés au mollet (...) leurs jours ne sont pas en danger", a assuré le préfet. Avant de rentrer à Paris, François Hollande s'est entretenu avec eux."Dans ce type d'incident, le procureur de la République est immédiatement saisi et bien entendu une procédure judiciaire s'ouvre (...) le gendarme devra rendre des comptes", a précisé le préfet, expliquant qu'une enquête administrative serait également ouverte.
Plusieurs dizaines de députés soutiennent un texte de loi visant à généraliser la pose d'un autocollant avertissant des dangers de l'angle-mort pour les poids-lourds.
Il est un des grands dangers des cyclistes. L'angle-mort est dans le viseur des parlementaires qui ont proposé des amendements au projet de loi d'orientation des mobilités pour renforcer la sécurité des personnes à vélo. Le sujet avait été mis en lumière, il y a un an, par la mort tragique d'une collaboratrice parlementaire renversée à vélo juste devant le Palais Bourbon"Un vélo blanc sera posé, mardi 9 avril à 14h15, à l'angle du pont de la Concorde et du quai d'Orsay", écrivent lundi les députés dans un communiqué, évoquant le décès l'an dernier à cet endroit de la collaboratrice trentenaire, Armelle Cizeron, fauchée par un véhicule. "A cette occasion, 177 députés proposent deux amendements au projet de loi d'orientation des mobilités pour renforcer la sécurité des cyclistes", poursuivent les signataires du communiqué.Les amendements prévoient notamment de "matérialiser, par des autocollants, les angles-morts sur les poids-lourds pour les rendre visibles par les usagers vulnérables". Ils visent aussi à "donner la possibilité aux maires de restreindre la circulation en ville des poids-lourds dépourvus de dispositif de détection des usagers vulnérables". Le thème des dangers de l'angle-mort a également été pris en considération par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe, qui avait recommandé une réglementation dans ce sens. L'institution a élaboré un texte sur les systèmes de surveillance des angles morts, déjà largement utilisés pour les voitures. La disposition prévoit "que les dispositifs informent le conducteur des piétons/vélos se trouvant à proximité (...) afin que le véhicule puisse être arrêté avant de traverser la trajectoire de ces derniers. Le système doit avertir le conducteur, au moyen d'un signal optique, acoustique et/ou vibratoire, lorsque le risque de collision augmente, afin de l'éviter". Le projet de loi d'orientation des mobilités, adopté au Sénat en première lecture la semaine dernière, doit poursuivre son parcours parlementaire à l'Assemblée nationale, en mai en commission et en juin dans l'hémicycle, avec pour objectif une adoption définitive en juillet.
Le ministre de la Transition écologique aurait organisé un dîner informel avec des lobbyistes de l'énergie. Dîner qui ne devait expressément pas apparaître à l'agenda public.
C'est la nouvelle révélation concernant François de Rugy, ministre de la Transition écologique, faite par le quotidien régional Ouest-France. Une information révélée alors que le ministre se trouve déjà au centre d'une polémique sur des dîners et des travaux dans son logement ministériel."Des personnalités importantes du monde de l'énergie, tel qu'Engie"Selon un message privé que s'est procuré Ouest-France, François de Rugy a demandé, en mars 2019, que ce dîner "informel" n'apparaisse pas "dans l'agenda public". D'après le quotidien régional, François de Rugy a "accepté d'organiser au ministère un dîner avec Marc Teyssier d'Orfeuil (directeur de Com'publics, spécialisée dans le lobbying et la communication institutionnelle, ndlr) et des personnalités importantes du monde de l'énergie, tel qu'Engie".Ce dîner "surprend certains membres de son entourage. D'autant que François de Rugy décide de ne pas convier certains membres de son cabinet", indique Ouest-France sur son site internet. Un choix fait "pour la bonne organisation de ces rencontres informelles" explique le quotidien breton, qui cite toujours le message. Le journal rappelle que Nicolas Hulot, prédécesseur de François De Rugy, avait dénoncé la "présence des lobbys dans les cercles du pouvoir". Vendredi matin, le ministre a indiqué qu'il ne comptait pas démissionner, précisant avoir reçu mercredi le "soutien" du président Emmanuel Macron.
Comme le relaie un article du Huffington Post, Jean-Luc Mélenchon s'est insurgé jeudi 31 mai, lors d'une prise de parole devant les députés, contre les "horaires intenables" de l'Assemblée nationale.
Les députés connaissent des séances de travail intenses. Le vote sur la loi concernant le glyphosate s'est ainsi déroulé jusqu'à deux heures du matin, le jeudi 31 mai. Ces cadences infernales s'inscrivent dans le cadre d'une session extraordinaire de travail qui doit permettre de boucler un maximum de réformes avant les vacances d'été et elles ne sont pas du tout du goût de Jean-Luc Mélenchon. Comme le relaie le Huffington Post, le leader de la France insoumise a pris la parole jeudi 31 mai dans l'hémicycle afin de dénoncer cette situation. Selon lui, elle nuit à l'efficacité des députés. "On a connu des séances jusqu'à cinq heures du matin""Quand on décide à 00h58 qu'on va engager le débat qui durera jusqu'à 2h10 du matin sur les glyphosates, il est clair qu'en toute hypothèse, on ne convaincra personne qu'on le fait dans les meilleures conditions de lucidité. Mais encore dans ces moments-là, on se sent content parce qu'on a connu des séances jusqu'à 5h du matin", a lancé le député des Bouches-du-Rhône, en référence aux débats houleux sur la loi Asile Immigration qui s'étaient éternisés jusqu'au petit matin. "Ce n'est pas une vie normale que celle d'un parlementaire qui doit rester nuit et jour ici, sur des textes aussi différents" a poursuivi Jean-Luc Mélenchon sous les applaudissements de ses collègues. "Il y a des gens qui ont des limites physiques."Pour le député François Ruffin, ce calendrier résulte d'une stratégie du groupe La République en marche visant à entraver le débat. Il a cité en exemple la procédure d'adoption de la loi sur le glyphosate, dans un billet au vitriol publié sur son site et cité par le Huffington Post. "Après sept jours de cette guerre d'usure, ce mardi, à 1h moins deux minutes, le président de Rugy décide, arbitrairement, de prolonger les débats. Comme si le glyphosate était un point anecdotique, ou justement parce qu'il ne l'est pas."
La rentrée s'est faite difficilement pour des centaines d'enfants handicapés et leurs familles, dans l'attente d'un ou une Auxiliaire de vie scolaire (AVS). Ils seraient plus de 750 dans ce cas, selon RTL.
La scolarité n'est pas toujours une mince affaire pour les élèves atteints d'un handicap, qu'il soit physique ou mental. En ce début du mois de septembre, de nombreuses familles se retrouvent dans l'impasse, faute de solutions pour scolariser leur bambins. Pour ceux qui ont pu obtenir une place dans un établissement public, tout n'est pas encore gagné puisque le personnel vient parfois à manquer, en particulier les Auxiliaires de vie scolaire, qui aident les enfants handicapés dans les tâches du quotidien. Mardi 4 septembre, au lendemain de la rentrée, le Collectif Citoyen Handicap avait déjà recensé plus de 750 signalements de la part de familles sans AVS, rapporte RTL. "C'est du jamais vu, on est passé du simple au double entre la rentrée 2017 et celle de cette année", déplore le président du Collectif Citoyen Handicap, Jean-Luc Duval. De son côté, le ministère de l'Éducation assure que la situation va être régularisée rapidement. Dimanche 2 septembre, l'Unapei, une association qui regroupe plus de 55.000 familles ayant un enfant porteur d'un handicap mental, avait déjà publié une tribune dans le Journal du Dimanche pour dénoncer la trop faible scolarisation des enfants handicapés en France. "Comme chaque année, on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n'ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d'un temps faible d'école ou doivent patienter sur les listes d'attente des établissements spécialisés", a dénoncé l'association. Dans un récent entretien à l'AFP, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, avaient affirmé que les pouvoirs publics avaient essayé "d'anticiper au maximum" les besoins d'accompagnants à l'école. Pour ce faire, 3.584 postes supplémentaires d'accompagnants ont été créés cette année, a-t-elle souligné. Une ligne téléphonique non-surtaxée (0800.730.123) a été mise en place pour recenser les situations problématiques.
Le président du MoDem et allié d'Emmanuel Macron estime que l'affaire Benalla n'est "pas une affaire d'État". Cependant, il reconnaît qu'il s'agit d'une "affaire qui révèle un certain nombre de fragilités dans l'organisation de l'État à la française".
La commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Alexandre Benalla a pointé une série de "dysfonctionnements majeurs au sein des services de l'État", qui ont pu "affecter" la sécurité du président et "les intérêts" du pays, dans son rapport rendu public mercredi 20 février.Après ces accusations, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dénoncé "beaucoup de contrevérités"."Quand il y a des contre-pouvoirs, il arrive très souvent qu'ils soient plus 'contre' que 'pouvoirs'. Au Sénat c'est le cas par nature, car la majorité et l'opposition sont deux courants politiques contre le président de la République", a renchéri ce jeudi matin François Bayrou sur le plateau de BFMTV. Le Sénat est en effet présidé par Gérard Larcher, élu Les Républicains des Yvelines. "Il y a une certaine délectation (de la commission d'enquête, ndlr)" à pointer du doigt d'éventuelles dérives à l'Élysée, a insisté le président du MoDem et allié d'Emmanuel Macron. "Je pense qu'il y a dans certains esprits l'idée que c'est une bataille. (...) Les trois responsables ciblés par le Sénat (le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, Patrick Strzoda, et le général Lionel Lavergne, ndlr) ce sont des hommes qui sont de grands serviteurs de l'État. Je ne les ai jamais vu s'exposer au moindre manquement", a assuré le maire de Pau."Pas une affaire d'État"Selon lui, Alexandre Benalla était un "jeune homme fasciné par les services de sécurité, les gardes du corps, les réseaux et les armes, sans doute avec des capacités". "Il avait ces aptitudes, mais ça lui est monté à la tête", a-t-il déploré. Pour François Bayrou, l'affaire Benalla n'est "pas une affaire d'État". Cependant, il reconnaît qu'il s'agit d'une "affaire qui révèle un certain nombre de fragilités dans l'organisation de l'Etat à la française".
La présidente de la région Île-de-France a annoncé mercredi soir sur France 2 qu'elle quittait Les Républicains. Elle estime que la refondation de la droite ne pas se faire à l'intérieur du parti.
Dix jours après la défaite historique des Républicains aux élections européennes et trois jours après la démission de Laurent Wauquiez de la présidence, Valérie Pécresse a annoncé mercredi 5 juin au 20H de France 2 qu'elle quittait le parti. "Nous devons refonder la droite, elle est menacée d'extinction, mais en femme libre j'ai décidé de quitter les Républicains. La refondation de la droite ne peut pas se faire à l'intérieur du parti", a-t-elle expliqué, dénonçant une formation "cadenassé dans sa formation et dans ses idées". "J'ai été de tous les combats depuis la défaite de 2012, mais aujourd'hui je pense qu'il faut un électrochoc, qu'il faut tout rénover du sol au plafond", a-t-elle insisté. Adversaire de la ligne politique défendue de Laurent Wauquiez après que ce dernier avait pris les rênes du parti en décembre 2017, Mme Pécresse a déploré mercredi que "ça (fasse) trois ans qu'(elle) plaide pour un changement de ligne et un changement de stratégie", en vain."Un déchirement"Face à Anne-Sophie Lapix, elle a confié avoir "prévenu deux personnes" : Nicolas Sarkozy, qui l'a approuvé, et le président du Sénat Gérard Larcher. "C'est un déchirement pour moi de quitter le parti de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy", a-t-elle regretté. La présidente de la région Île-de-France souhaite désormais se consacrer à son mouvement, baptisé Libres!, qu'elle a créé en septembre dernier au sein des Républicains. "Je veux qu'on se mette à re-réfléchir", a-t-elle affirmé. Selon Le Parisien, Valérie Pécresse a pris sa décision mardi soir après la réunion initiée par Gérard Larcher pour rassembler la droite et le centre. "Cette réunion a montré qu'il y avait une envie de discuter mais que ce n'était pas souhaitable de le faire au sein de LR", explique un proche. De nombreux départs attendusAprès cette annonce, une dizaine de parlementaires LR devraient également annoncer leur démission, selon le quotidien et LCI. Le député LR de l'Essonne, Robin Reda, a notamment annoncé son départ de LR juste après les déclarations de Valérie Pécresse. Franceinfo parle de son côté de "plusieurs centaines d'élus" qui devraient suivre l'ancienne ministre. Le départ de cette figure de l'aile modérée des Républicains marque le nouvel épisode d'une crise profonde au sein de la droite française, qui a essuyé son pire score sous la Ve République aux élections européennes, 8,48%.
Opposés à la réforme du lycée, un syndicat d'enseignants du secondaire menace d'organiser des débrayages lors des épreuves du baccalauréat, le mois prochain.
Les candidats pourront-ils plancher sur l'épreuve de philosophie, le 17 juin prochain ? L'épreuve, qui ouvre traditionnellement la période des examens de fin d'année, est menacée par une possible grève des professeurs. Pour l'heure, aucun préavis n'a été déposé mais le SNES, syndicat majoritaire dans l'enseignement secondaire, a lancé au début du mois d'avril une consultation sur son site Internet pour recueillir l'avis des enseignants sur de potentiels débrayages durant le baccalauréat. Il en ressort que 80% des personnes qui se sont exprimées sont prêtes à faire grève, selon une information du Parisien.Pour l'heure, seuls 10 % des adhérents du SNES se sont prononcés sur cette possible grève, qui pourrait également impacter les épreuves du brevet des collèges. Ce coup de force des enseignants, s'il se concrétise, a pour but de s'opposer à la réforme du baccalauréat et de l'entrée à l'université, portée par le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer. Adopté en première lecture par l'Assemblée nationale, le projet de loi est passé devant le Sénat dans le courant du mois de mai. Y aura-t-il une grève des profs le jour de la première épreuve de bac?par BFMTV"Monsieur Blanquer a persisté à dire que les enseignants étaient derrière lui, ce qui est faux (...) c'est une interpellation qui consiste à ce que l'on soit entendus", a commenté une professeure du lycée Stéphane Hessel de Toulouse, interrogée par RTL. Dans cet établissement, la majorité du personnel enseignant s'est prononcée en faveur de la grève. "Nous souhaitons avoir un diplôme performant, reconnu internationalement, mais qui ne choisit pas les élèves et n'organise pas la concurrence entre établissements", a réagi un autre professeur.
Le magazine people Point de vue a alerté ses lecteurs qu'il était "au bord du gouffre" à cause de la crise sanitaire et de la situation de Presstalis, et a lancé un appel aux abonnements sur les réseaux sociaux.
"La Covid-19 nous a, comme vous tous, frappés de plein fouet, mais depuis des semaines, le redressement judiciaire annoncé et désormais officiel de Presstalis, le premier distributeur de la presse hexagonale, nous mène au bord du gouffre", écrit la directrice de la rédaction Adelaïde de Clermont-Tonnerre, dans un éditorial mis en ligne jeudi."Non seulement l'ouverture du redressement judiciaire de Presstalis nous spolie de près de trois millions d'euros qui nous reviennent de droit, mais l'hémorragie continue à chaque numéro, puisque nous ne sommes plus payés pour les exemplaires que vous achetez", poursuit-elle.Contraint de suspendre partiellement son édition papier pendant la crise sanitaire, l'hebdomadaire qui fête ses 75 ans cette année se dit "asphyxié financièrement"."À l'heure où nous mettons sous presse, aucune solution ne semble voir le jour. (...) Après 75 ans de bons et loyaux services, alors même que ce magazine était parfaitement rentable et commençait une nouvelle aventure entrepreneuriale, Point de Vue est désormais en danger, ainsi que les 80 personnes qu'il fait vivre", déplore la directrice de la rédaction.Point de vue a été racheté il y a deux ans au groupe Altice par Royalement vôtre, un consortium fondé et présidé par Adélaïde de Clermont-Tonnerre et qui rassemble notamment la holding de la famille Pinault, Artémis, et l'animateur et spécialiste des têtes couronnées Stéphane Bern.L'hebdomadaire se vend en temps normal à plus de 142.000 exemplaires en France, selon les chiffres 2019 de l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.
Le parc d'attractions des Hauts-de-France a annoncé sa réouverture à compter du 15 juin. Réouverture accompagnée de "mesures sanitaires exceptionnelles".
À la suite des annonces sur le déconfinement faites par l'exécutif, le parc Astérix va rouvrir ses portes le 15 juin. Une reprise accompagnée de nouvelles mesures sanitaires "exceptionnelles", à la suite du passage en "zone verte" de la région Hauts-de-France, a-t-il annoncé samedi 30 mai."Des procédures sanitaires exceptionnelles seront mises en place dans les attractions, hôtels, restaurants et boutiques en conformité avec les recommandations des autorités suite au passage en zone verte de la Région Hauts-de-France", explique le parc d'attractions dans un communiqué.Il faudra par exemple porter obligatoirement un masque dans les attractions et respecter des règles de distanciation physique. Situé dans l'Oise, non loin de Paris, il accueille plus de 2 millions de visiteurs à l'année. Il devait débuter sa saison le 4 avril mais son ouverture avait été repoussée en raison de la pandémie de Covid-19.Accès avec un billet daté"Le parc sera accessible uniquement avec un billet daté; les réservations seront ouvertes sur le site web du parc à partir du mercredi 3 juin", précise la propriété du groupe Compagnie des Alpes. Le Futuroscope, situé près de Poitiers, ouvrira pour sa part ses portes le 13 juin, d'abord les week-ends puis chaque jour à partir du 27 juin. Il avait fermé le 15 mars en raison de la crise sanitaire. Là aussi, des règles sanitaires seront appliquées, avec port du masque obligatoire dans certaines zones. Les parcs de loisirs peuvent ouvrir dès le 2 juin en zone verte, avec "une jauge maximale de 5.000 personnes", mais devront attendre le 22 juin en "zone orange" (qui recouvre notamment l'Ile-de-France), avait annoncé jeudi le gouvernement.Le parc Disneyland Paris (Seine-et-Marne) reste pour sa part fermé "jusqu'à nouvel ordre".
Selon les informations du Parisien, le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie) Jean-Marc Peillex s'inquiète de la présence de randonneurs qui ne respectent pas les mesures de sécurité.
Ce sont des comportements qui pourraient causer de graves conséquences. Selon les informations récoltées par Le Parisien, le mont Blanc voit défiler plusieurs personnes ne respectant pas à la lettre les règles de sécurité. Les responsables politiques tirent la sonnette d'alarme sur une situation qui pourrait dégénérer. Décrits comme des « hurluberlus » par le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie) Jean-Marc Peillex, ces randonneurs brillent par leur inconscience. Plusieurs guides ont témoigné au sujet de personnes représentant un danger pour les autres. Pour lutter contre ce type d'infractions, un arrêté est en préparation afin de sanctionner les personnes irresponsables.Le Parisien rapporte l'improbable dérapage qui a eu lieu au refuge du Goûter, à près de 3 835 mètres d'altitude. Un ressortissant bosniaque n'a pas hésité à y promener son pitbull sans la moindre muselière. La bête a fini par causer la chute de pierres qui ont failli toucher une cordée d'alpinistes située plus bas. Membre de la Brigade Blanche, Christophe Delachat se souvient d'un moment très tendu. « Des guides ont failli en venir aux mains avec son maître qui était en baskets », témoigne-t-il.Un matériel inadapté Le mont Blanc voit arriver chaque jour de nouveaux types d'aventuriers, prêts à se balader en haute altitude. Malheureusement, à l'image de certains coureurs à pied en montagne, tout le monde ne se munit pas toujours d'un équipement adapté à un tel terrain. « Ils vont en baskets au sommet, en rajoutant des petits crampons qui ne tiennent pas », explique Christophe Delachat. « L'autre fois, je suis tombé sur deux traileurs suisses qui m'ont envoyé balader en me disant : 'Vous êtes un vieux con avec vos grosses chaussures'. » Et même lorsqu'ils disposent des bonnes chaussures aux pieds, certains randonneurs manquent de vigilance. Christophe Delachat se souvient avoir croisé un alpiniste venu de Marseille avec des crampons fixés à l'envers. Il s'exposait alors à une chute dans un couloir étroit, le drame a heureusement été évité.
RÉACTIONS. Didier Guillaume a affirmé ce mercredi matin que le vin n'était pas un alcool "comme les autres", estimant que les jeunes buvaient plutôt "des mélanges" ou "de l'alcool fort".
"Il y a tous les jours des comas éthyliques au vin", lui a notamment rétorqué le professeur Michel Reynaud, addictologue et président du fonds actions addictions.C'est une déclaration qui a mis le feu aux poudres, une semaine après la présentation d'un plan gouvernemental contre les addictions très critiqué. "Je ne crois pas que le vin soit un alcool comme les autres", a déclaré le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume ce mercredi 16 janvier sur le plateau de BFMTV."L'addiction à l'alcool est dramatique, et notamment dans la jeunesse, avec le 'binge drinking', etc. C'est dramatique, mais je n'ai jamais vu, à ma connaissance, malheureusement peut-être, un jeune qui sort de boîte de nuit, et qui est saoul, parce qu'il a bu du côtes-du-rhône", a ajouté le ministre, estimant que les jeunes buvaient plutôt "des mélanges" ou "de l'alcool fort". "Tous les médecins vous invitent à faire un tour aux urgences un soir de feria ou de beaujolais nouveau""Quel aveuglement! M. Guillaume, tous les médecins vous invitent à faire un tour aux urgences un soir de feria ou de beaujolais nouveau. Pour être plus précis, il y a tous les jours des comas éthyliques au vin", a réagi sur Twitter le professeur Michel Reynaud, addictologue et président du fonds actions addictions.Ce discours du ministre "place surtout la France dans une position intenable et lamentable quant à l'influence du lobby sur nos politiques", a estimé pour sa part le professeur Amine Benyamina, psychiatre spécialiste des addictions, également sur Twitter."Contrairement à ce que prétend le ministre de l'Agriculture, les études démontrent que les jeunes se saoulent avec du vin (18%) ou du champagne (25%) selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Le vin est aussi un alcool comme les autres pour se saouler", a déclaré de son côté Bernard Basset, vice-président de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA), lui aussi sur le réseau social.Une conseillère qui dérange"Il faut lutter contre toutes les addictions, mais il faut éduquer les Françaises et les Français et la jeunesse au bon, au beau", a ajouté le ministre, avant d'enfoncer le clou : "Il faut éduquer à boire un verre de vin, pour savoir ce que c'est".Des déclarations qui tranchent avec une des études sur lesquelles s'appuie le plan gouvernemental, selon laquelle "faire goûter de l'alcool à un enfant pourrait avoir pour effet d'augmenter la consommation de boissons alcoolisées à la fin de l'adolescence".Des acteurs de la lutte contre l'alcoolisme ont dénoncé ces derniers mois la présence d'Audrey Bourolleau au poste de conseillère Agriculture de l'Élysée. Elle était déléguée générale du lobby du vin avant de rejoindre Emmanuel Macron. "Il y a au gouvernement et surtout à l'Élysée des gens qui ont décidé de soutenir la viticulture", avait réagi M. Reynaud, lors de la présentation du plan contre les addictions, déplorant l'absence de "mesures structurellement efficaces" et notamment pour agir sur le prix de l'alcool. En février dernier, le chef de l'État avait de son côté assuré qu'il buvait du "vin le midi et le soir" et qu'il ne fallait pas "emmerder" les Français, contrairement à la ministre de la Santé Agnès Buzyn qui estimait que le vin "était un alcool comme un autre".
Les dirigeants du Liban ont une "responsabilité historique", a commenté le président de la République à son arrivée dans la capitale meurtrie par l'explosion survenue mardi 4 août.
Deux jours après la déflagration qui a éventré Beyrouth, Emmanuel Macron est arrivé dans la capitale libanaise jeudi 6 août, promettant un "dialogue de vérité" avec les responsables politiques du Liban. Il décrit son déplacement rapide comme "un témoignage de soutien et d'amitié et de solidarité fraternelle". "C'est comme une évidence qui s'impose, parce que c'est le Liban, parce que c'est la France (...). On vous lâchera pas", a t-il commenté, avant de viser la classe politique libanaise. "La priorité est l'aide à la population, sans conditions. Mais c'est l'exigence que la France porte depuis des mois, pour ne pas dire des années, de réformes indispensables. Si ces réformes ne sont pas faites, le Liban continuera de s'enfoncer", a t-il mis en garde. "Au delà de l'explosion, la crise est grave. Elle implique une responsabilité historique des dirigeants en place. C'est une crise politique, morale, économique et financière dont la première victime est le peuple libanais", a t-il estimé. Selon lui, cette visite est l'occasion "d'un dialogue de franchise et d'une exigence à l'égard des forces politiques et des institutions libanaises. On ne peut pas faire l'économie de ce dialogue de vérité", a t-il soutenu."Je souhaite pouvoir écouter me rendre compte et aider à organiser l'aide internationale, le soutien et l'appui à Beyrouth et à la population du Liban". "Nous aurons à organiser dans les prochains jours des soutiens supplémentaires au niveau français et européen. Je souhaite organiser la coopération européenne et plus largement internationale. La France prendra des initiatives", a t-il encore ajouté.
Deux hommes, dont l'ancien compagnon de la victime, ont été placés en garde à vue.
Une femme de 30 ans a été tuée dimanche 23 décembre à son domicile Pannes (Loiret). Deux hommes ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte pour homicide, dont l'ex-compagnon de la victime, a-t-on appris du parquet de Montargis.La victime, maman d'une petite fille de 4 ans, a été poignardée à son domicile aux alentours de 7h30. Son agresseur s'est introduit chez elle en brisant une vitre, avant de la frapper plusieurs fois à mains nues et de lui porter "au moins un coup de couteau dans le dos qui serait à l'origine du décès", a expliqué le procureur de Montargis. L'homme a ensuite pris la fuite.La fille du couple, âgée de 4 ans, a assisté à la scène et a été hospitalisée.Déjà condamné pour des violences sur sa compagneDeux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue dont l'ex-compagnon de la victime, âgé de 32 ans, soupçonné d'avoir commis le meurtre, selon le parquet.L'agresseur présumé s'est rendu dans la journée au domicile des parents de la victime, puis a "été mis en fuite" sans faire d'autres victimes, a précisé le parquet. Il a été interpellé vers 16 heures dans un hôtel à Nemours (Seine-et-Marne) par la brigade de recherches de Montargis et la section de recherches d'Orléans. L'un de ses proches, soupçonné de l'avoir conduit en voiture jusqu'à Nemours, a lui été placé en garde à vue pour recel de malfaiteur.L'ex-compagnon de la victime avait déjà été condamné cet été à un an de prison dont six mois ferme, pour des violences à l'encontre de la jeune femme. Il était suivi dans le cadre de son sursis avec mise à l'épreuve.
Le groupe énergétique s'engage notamment à effectuer toutes les démarches administratives et les avances de trésorerie pour les ménages éligibles aux aides disponibles.
Engie lance une offre permettant aux ménages "les plus modestes" de changer leur chaudière pour un euro seulement. Alors que le coût de l'énergie est au cœur du mouvement des "gilets jaunes", le groupe énergétique propose aux ménages "les plus modestes" de changer leur chaudière vétuste, vieille d'une quinzaine d'années, sans dépenser les 3.000 euros et plus nécessaires pour acquérir une chaudière écologique et moins énergivore."Pour éviter d'avoir à faire un chèque, nous avons mis en place un dispositif qui permet aux gens de payer, mois après mois, en calibrant le montant de leurs mensualités de telle sorte que les économies d'énergie générées par le changement de chaudière financent à peu prêt le dispositif", a estimé au micro de franceinfo Isabel Kocher, directrice générale d'Engie, mardi 22 janvier. Elle estime entre 20 % et 30 % les économies ainsi réalisées par les ménages éligibles, soit environ 300 euros d'économies par an. Les démarches administratives effectuées par EngieLes ménages "les plus modestes", selon les critères établis par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), pourront bénéficier de cette offre. Les ménages "modestes" bénéficieront eux de l'offre à 299 euros. "Dans les deux cas, le montant correspond au reste à payer du foyer, une fois déduit l'aide 'Habiter Mieux Agilité' de l'Anah, ainsi que la prime 'Coup de pouce chauffage' de l'Etat", assure Isabelle Kocher dans les colonnes du Parisien lundi 21 janvier.Engie s'engage par ailleurs à effectuer les démarches administratives ainsi que l'avance de trésorerie, "afin que les foyers concernés n'aient rien à payer au-delà du reste à charge", déclare la directrice générale du groupe au quotidien francilien. "Nous allons vérifier auprès des services de l'État pour savoir à quoi le client à droit. Nous vérifions les conditions d'éligibilité, de ressources et faisons l'avance des fonds", détaille-t-elle auprès de Franceinfo. Par ailleurs, il n'est pas nécessaire d'être client d'Engie pour bénéficier du dispositif. Les annonces d'Isabelle Kocher ont satisfait l'association Consommation logement cadre de vie (CLCV). "Si Engie veut participer à faire connaître ces démarches et à les faciliter, c'est une très bonne chose. Ce que nous demandons maintenant ce sont des actes. La CLCV s'occupera dans les mois à venir de vérifier si les actes suivent les paroles", a réagi Vincent Licheron, chargée de mission pour la CLCV, sur Franceinfo.
De grandes entreprises "qui licencient ou criminalisent les actions syndicales" pourraient être visées dès mercredi, prévient la CGT Mines-Énergie, qui se joint pleinement au mouvement des cheminots dans un souci de "convergence des luttes".
SNCF, Air France, fonctionnaires, Ehpad, universités... Alors que les journées d'actions se multiplient, la CGT et Solidaires organisent jeudi 19 avril une mobilisation nationale et interprofessionnelle, dans l'espoir de former un front unique contre la politique du gouvernement."Convergence des luttes !" Tel est le mot d'ordre des deux syndicats qui appellent à la mobilisation. Grève SNCF: les cheminots vont-ils se mobiliser jusqu'au bout ?par BFMTVLe secteur de l'énergie n'est pas en reste. La CGT Mines-Énergie (ou Fnme-CGT, pour Fédération nationale des mines et de l'énergie), a appelé fin mars appelle à la grève à partir "du 3 avril jusqu'au 28 juin", soit sur la même période que celle des cheminots. Le syndicat réclame notamment "un nouveau service public de l'électricité et du gaz".LES ENTREPRISES QUI LICENCIENT PRIVÉES D'ÉLECTRICITÉ ?Dans un entretien publié sur le site du Parisien mardi 17 avril, Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie, annonce que les premières actions vont commencer dès mercredi 18 avril. "Dès ce mercredi, nous prévoyons des basculements d'heures pleines en heures creuses dans les principales grandes villes. Ainsi que le rétablissement du gaz ou de l'électricité des familles victimes de coupures pour impayés. Des baisses de charges sont aussi prévues dans les centrales de production d'électricité", détaille-t-il.Le responsable syndicale annonce également des "coupures d'électricité ciblées (qui) viseront des entreprises qui licencient ou criminalisent les actions syndicales". "Un groupe comme Carrefour, qui malmène ses salariés, pourrait avoir quelques mauvaises surprises", prévient-il. DES ACTIONS SUR LE TRAFIC FERROVIAIRE?Quelles sont les revendications du syndicat ? "Redonner à l'énergie sa juste place, celle d'un bien commun dédié à l'intérêt général", martèle Sébastien Menesplier. Dans un communiqué publié fin mars, la CGT réclamait un "bilan de la déréglementation du secteur de l'énergie", "la fin de la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz" et "un statut de l'énergéticien pour l'ensemble des salariés qui travaillent" dans ce secteur. Elle souhaite également "peser" sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour la période 2019-2023, que le gouvernement est en train d'élaborer.Toujours dans la logique de "convergence des luttes", la CGT Mines-Énergie réfléchit à s'investir dans le combat des cheminots, qui protestent contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement. Elle réfléchit notamment à agir sur le trafic ferroviaire, pour "faire prendre du retard" aux trains.
Invité de la matinale de l'Opinion ce mardi, le candidat à la primaire de la gauche a comparé le programme d'Emmanuel Macron à celui de « Monsieur Le Pen puis de Madame Le Pen ».Gérard Filoche est souvent à fleur de peau lorsqu'il vient sur les plateaux de télévision. Ses colères nombreuses et ses coups de gueule ont fait sa réputation.
Ce mardi sur le plateau de l'Opinion, le candidat à la primaire organisée par le PS s'est un peu énervé. Il a d'abord été très dur avec Emmanuel Macron indiquant qu'il le méprisait « parce que c'est un homme qui vient de dire qu'il faut baisser le salaire brut pour augmenter le salaire net, c'était le programme de Monsieur Le Pen et de Madame Le Pen ». Interrogé par Nicolas Beytout sur le fait de savoir s'il était « stupide de baisser les charges sociales », Gérard Filoche a haussé le ton étant en désaccord sémantique entre « charges » et « cotisations ».« Non pas comme vous voulez... non non non... Ni dans le code du travail, ni dans le code de la sécurité sociale, il y a le mot "charges". Vous vous êtes habitué à parler du mot "charges" mais moi je suis un juriste alors je sais lire que c'est "cotisations" et comme je sais lire ces cotisations, j'ai appris à tout le monde que 'quand vous entendez le mot "charges", vous dites que ce n'est pas vrai, c'est un mot libéral. Dites que ça fait partie de votre salaire' » a lancé Filoche énervé.
POLITIQUE. L'arrivée massive en juin dernier de nouveaux députés La République en marche (LREM), dont une grande partie de novices, a apporté de nouvelles pratiques au sein de l'Assemblée nationale, analyse Le Monde.Lancée il y a un peu plus d'un an et demi par Emmanuel Macron, LREM s'est imposée à l'Assemblée à l'issue des dernières élections législatives, dans la foulée de l'accession à l'Élysée de son fondateur.
Le parti présidentiel compte pas moins de 312 députés sur les 577 du Palais Bourbon, parmi lesquels de nombreux novices. Une arrivée massive qui s'est accompagnée de nouvelles pratiques, rapporte mercredi 3 janvier Le Monde. UNE PRÉSENCE ACCRUE"Jamais le taux de présence à l'Assemblée nationale (...) n'a été aussi élevé", a indiqué le président LREM de l'Assemblée nationale François de Rugy, le 21 décembre. "Avant, on ne voyait personne les lundis et vendredis car les élus venaient surtout du mardi matin au jeudi soir. Maintenant, il y a des réunions prévues à ces moments-là et les rangs sont pleins !", assure au quotidien un fonctionnaire de l'Assemblée, "surpris" de voir les bancs des marcheurs très garnis lors des séances de nuit. "Je n'ai jamais vu autant de monde dans les rangs de la majorité" lors du quinquennat de François Hollande, confirme l'ancien député Les Républicains (LR) Thierry Solère, qui a depuis rejoint le camp de la majorité présidentielle.Les petits nouveaux semblent prendre leur rôle très au sérieux. "Dès le lundi matin, ils sont devant la porte avec leur trousse et leur cartable prêts à travailler", se moque un député LREM, qui effectue son deuxième mandat. Pour autant, sont-ils vraiment là pour défendre leurs convictions ? "Les élus LREM sont hyperprésents et je les sens habités d'une mission. Beaucoup sont là uniquement pour appliquer le programme de Macron et n'ont pas forcément envie de durer. C'est un peu déroutant", souligne le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. Faire partie du mouvement d'un chef de l'État qui a promis le renouvellement de la politique en France met la pression. "Notre forte présence à l'Assemblée découle de l'attente créée chez nos concitoyens lors de la campagne. C'est le premier mandat qui nous est confié sur la base de promesses ambitieuses. Au-delà de faire nos preuves, nous avons l'obligation de réussir", explique le député des Deux-Sèvres Guillaume Chiche.UN NOUVEAU VOCABULAIRE VENU DU MONDE DE L'ENTREPRISEDe nombreux nouveaux venus sont issus de la société civile, à l'instar du député du Rhône Bruno Bonnell, ex-PDG des sociétés Infogrames puis Atari. "Comme dans le monde de l'entreprise, ils veulent avancer le plus vite possible", analyse Le Monde, et s'inspirent du management d'entreprise, jusque dans le vocabulaire : "process", "back office", "team building"... Certains ont même gardé l'organisation de la vie en entreprise. "Ne voulant pas rester seuls à travailler sur leur ordinateur dans leur bureau, plusieurs d'entre eux se retrouvent dans une salle située entre la buvette des députés et la bibliothèque pour recréer une ambiance de travail collective, comme dans un open-space", écrit le journal. "Cette institution est une vieille dame qu'il faut certes moderniser mais pas brusquer. Ce n'est pas une entreprise, et un député n'est pas un cadre", met néanmoins en garde le député LR Philippe Gosselin. UN USAGE INTENSIF D'INTERNETLe groupe LREM compte de nombreux jeunes députés, rompus à l'usage d'Internet. "Leur utilisation massive du Web a même poussé les questeurs à demander un renforcement de la puissance du réseau Internet du Palais-Bourbon", explique Le Monde. À l'instar d'Emmanuel Macron et son équipe, presque tous les élus communiquent par l'application de messagerie instantanée cryptée Telegram. "Quand on est à En marche !, on est obligés d'être sur Telegram. C'est essentiel pour communiquer avec les autres membres du mouvement", résume la députée de Paris Laetitia Avia.EXPLOSION DE LA CONSOMMATION DE COCA LIGHTConséquence inattendue de cette vague macroniste à l'Assemblée : selon la questure, la vente de bouteilles de vin et d'alcools forts a chuté de moitié à la buvette entre juillet et octobre, alors que celle de Coca-Cola Light a explosé.S'ils consomment moins d'alcool, les députés n'en sont pas plus sages. Le 27 octobre, de jeunes élus LREM avaient improvisé une fête avec de la musique à la buvette de l'Assemblée, après la dernière séance de nuit consacrée au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Cela avait entraîné un rappel à l'ordre de François de Rugy, le 14 novembre, sur le nécessaire respect des députés à des "règles de bonne conduite et de bienséance".