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Selon une tribune d'élus et de médecins, le cannabis à usage thérapeutique pourrait apaiser les souffrances de 300.000 patients.
| La ministre de la Santé fait un pas de plus vers la légalisation du cannabis thérapeutique. Agnès Buzyn a annoncé, mardi 10 juillet au micro de RMC, qu'elle n'était pas opposée à l'autorisation des cigarettes de cannabis à usage thérapeutique si elles apportaient "un plus" par rapport aux médicaments à base de cannabis déjà autorisés."Il existe des médicaments à base de cannabis, c'est du cannabis médical sous forme de gélules, ces médicaments sont autorisés, mais ils sont en négociation de prix. Lorsque le prix sera fixé, des personnes vont avoir accès à ces médicaments", a-t-elle expliqué au micro de la radio. "D'autres voudraient aller vers l'autorisation d'utiliser la cigarette de cannabis comme du cannabis médical et là, un certain nombre de recherches sont en cours dans différents pays pour savoir si vraiment cela apporte un plus par rapport aux médicaments en comprimés". 33 pays ont déjà légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage thérapeutiqueLa ministre de la Santé a déclaré qu'elle attendait de "savoir quelle est la différence entre le cannabis en comprimés et le cannabis en cigarettes pour savoir si la mesure doit aller plus loin", ajoutant qu'elle n'était "pas en train de parler des coffee shops". "Je n'ai absolument pas de doctrine arrêtée sur le sujet. Soit c'est utile et nous le ferons, soit les médicaments sous forme de comprimés suffisent et on s'arrêtera là", a-t-elle conclu.Dimanche 8 juillet, plusieurs élus du Parti socialiste, de la République en marche et des Verts, ainsi que des médecins, ont demandé, dans une tribune publiée dans Le Parisien, la légalisation en France du cannabis à usage thérapeutique. Selon eux, utilisé comme médicament, le cannabis pourrait apaiser les souffrances de 300.000 patients, ajoutant que 33 pays l'avaient déjà légalisé partiellement ou totalement.Aucune distinction entre usage récréatif et thérapeutique pour les joints de cannabisCes élus et médecins ont avancé "l'efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques" pour justifier leurs propos. Depuis 2013, les médicaments à base de cannabis peuvent faire l'objet d'une Autorisation de mise sur le marché (AMM).Seul le Sativex, un spray à base de cannabis destiné à soulager des malades atteints de sclérose en plaques, a obtenu cette autorisation en janvier 2014. Cependant, le produit n'est toujours pas commercialisé, en raison d'un désaccord sur son prix de vente. Concernant les joints de cannabis, la loi française ne fait pas de distinction entre leur usage récréatif et thérapeutique et leur consommation est pénalisée.
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L'ancienne candidate à la présidentielle s'est dite favorable aux interdictions de manifester prononcées pour l'acte 22 des "gilets jaunes".
| "Les 'gilets jaunes' eux-mêmes ne sont plus dans les rues". Ségolène Royal a estimé vendredi 12 avril que le mouvement de protestation avait glissé vers la violence, et qu'il était justifié d'interdire les manifestations dans certaines villes, en vue de l'acte 22 des "gilets jaunes", comme à Paris, Lyon, Lille ou encore Toulouse. "Ce ne sont plus des 'gilets jaunes', ce sont des gens qui mettent des gilets jaunes pour continuer le désordre", a déclaré l'ancienne ministre de l'Environnement sur BFMTV. Selon elle, les véritables "gilets jaunes" ne sont "plus dans les rues", mais "attendent les décisions qui doivent être prises", en référence aux annonces attendues par Emmanuel Macron, en conclusion du grand débat national."Ce qui est attendu, c'est le 'ré-enracinement' et la 'ré-humanisation', a estimé Ségolène Royal. Toutes les décisions doivent porter ces deux caractéristiques. Les Français n'attendent pas de chamboulement, ils en ont déjà trop subi."
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Au lendemain de la présentation de son plan de déconfinement, le Premier ministre a précisé mercredi devant les députés qu'il avait "totalement confiance" dans les maires pour indiquer aux responsables de l'Education nationale quelle école rouvrir ou non le 11 mai.
| Après six semaines de confinement, mis en place pour enrayer la propagation du coronavirus, Edouard Philippe a présenté mardi 28 avril son plan de déconfinement à partir du 11 mai, avec notamment la réouverture progressive des écoles. "Nous proposons une réouverture très progressive des maternelles et de l'école élémentaire à compter du 11 mai, partout sur le territoire, et sur la base du volontariat", a déclaré le Premier ministre à l'Assemblée nationale. "Dans un deuxième temps, à compter du 18 mai, mais seulement dans les départements où la circulation du virus est très faible, nous pourrons envisager d'ouvrir les collèges, en commençant par la 6ème et la 5ème", a-t-il poursuivi, ajoutant que la décision pour les lycées serait prise fin mai. Gérard Collomb (maire de Lyon) : "Préparer une école est difficile car chaque cas est spécifique"par BFMTVAlors que cette décision inquiète les enseignants et parents d'élèves, le chef du gouvernement assuré mercredi qu'il laisserait une grande marge de manoeuvre aux maires. "Il faut laisser le maire être en mesure de dire aux responsables de l'Éducation nationale : 'dans l'école Anatole-France, ça ne va pas être la même chose que dans l'école Jean-Moulin', parce que les lieux, la façon de s'organiser le nombre d'élèves inscrits dans telle école rendent plus facile ici que là, l'organisation parfaite de cette affaire", a-t-il prôné lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale."Ça n'est pas moi qui peut le dire, ce n'est pas le ministre de l'Éducation nationale; c'est souvent le directeur de l'école, le maire et le représentant local de l'Éducation nationale, et j'ai totalement confiance dans ces trois acteurs", a poursuivi le Premier ministre qui a reçu les associations d'élus locaux dans la matinée pour voir comment mettre en musique le déconfinement par région et par département.Des "discussions intenses, précises, confiantes, pour prendre les bonnes mesures"Dans les départements qui seront classés "rouge", c'est-à-dire où la circulation du virus est élevée, si "un maire nous dit que dans telle commune, compte tenu de l'explosion du nombre de cas, on n'est pas encore prêt, et bien on discutera avec eux et on comprendra la spécificité de la situation dans cette commune, pour essayer de trouver la bonne façon, le bon rythme, d'ouvrir l'école", a encore fait valoir Édouard Philippe."Dans les départements rouges, toutes les communes ne sont pas affectées de la même façon", a-t-il encore martelé, en insistant sur "une logique qui commande des effets et qui commande l'esprit du partenariat entre les élus locaux et les acteurs de terrain"."Cet esprit, il est plus important à comprendre que la règle, parce que c'est celui qui va nous permettre de piloter finement et efficacement la maîtrise de la circulation du virus", a ajouté le Premier ministre. "Donc il y aura des départements verts, des départements rouges, mais il y aura partout une discussion intense, précise, confiante, pour prendre les bonnes mesures", a-t-il encore souligné.
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Lundi soir, un train de la ligne 1 du métro ne s'est pas arrêté à trois stations, rapporte Le Parisien. À la quatrième, il a stoppé sa course tout près d'un autre train.
| La RATP évoque un incident technique.Grosse frayeur pour les passagers de la très touristique ligne 1 du métro parisien en direction de la Défense mardi 17 septembre en soirée. Vers 21h50, une rame de cette ligne automatique ne s'est pas arrêtée à trois stations d'affilée : Concorde, Champs-Élysées et Franklin D. Roosevelt. Elle a finalement marqué l'arrêt à la station George V, raconte Le Parisien mercredi matin.Sur Twitter, un internaute a raconté mardi soir avoir eu la peur de sa vie. Il faut dire que le train s'est arrêté tout près du métro qui le précédait après qu'il a tiré le signal d'alarme avec une autre personne.L'entreprise qui gère les métros parisiens a confirmé un incident technique et assuré mercredi matin sur Twitter qu'il n'y a "pas eu de mise en danger", les conditions de sécurité ayant "bien été respectées". La RATP a précisé au Parisien que le métro avait "ensuite été sorti du réseau".De plus, une "explosion" aurait été entendue à la station Palais-Royal, a écrit un passager sur Twitter, qui souligne que "des gens ont couru hors de la station". Explication de la RATP : "Il y a effectivement eu une disjonction d'intensité à l'origine de ce bruit". Plus clairement, il ne s'agissait que d'un court-circuit.
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316 maires d'Île-de-France, dont Anne Hidalgo, ont signé dimanche 3 mai une lettre ouverte adressée au président de la République, dans laquelle il dénoncent un calendrier "intenable et irréaliste" pour la réouverture des écoles fixée le 11 mai. Les élus, inquiets pour la sécurité sanitaire des enfants notamment, appellent l'Etat a assumer ses responsabilités.
| Ils tirent la sonnette d'alarme. Les maires d'Île-de-France adressent une lettre ouverte ce dimanche à Emmanuel Macron, relayée par La Tribune, au sujet de la réouverture des écoles primaires. Les élus font part de leur inquiétude au regard de la mise en place du respect des conditions sanitaires contre le coronavirus dans les écoles, et demandent "solennellement" à l'Etat de repousser la réouverture à une date ultérieure au 11 mai. Les 316 édiles refusent de porter la responsabilité de l'exécutif dans une réouverture des écoles "à marche forcée"."Directives mouvantes""Nous nous sommes mobilisés, à chaque étape de cette gestion de crise", affirment les élus, qui ont préparé le terrain pour un déconfinement le 11 mai, après le discours du président de la République le 13 avril dernier. "Mais nous apprenons, dix jours avant la date de réouverture des écoles, qu'il appartiendrait aux maires de décider de la réouverture des écoles, et aux parents de décider du retour vers le chemin des classes de leurs enfants". Ils pointent là le manque d'instructions claires de l'exécutif, qui confie la responsabilité de la reprise de l'école aux communes."Des directives mouvantes" qui indignent les élus : "Nous ne comprenons pas pourquoi l'État se désengage de ses responsabilités en la matière, alors même que l'éducation d'une part, et la santé d'autre part, sont des compétences régaliennes".S'il reconnaissent l'importance sociale de rouvrir les écoles, difficile pour les signataires d'imaginer assurer une reprise dans des conditions sanitaires adaptées à la crise, tant matériellement que financièrement pour nombre d'entre eux. "Tout cela ne s'improvisent pas du jour au lendemain", préviennent-ils, dénonçant un "calendrier à marche forcée". Une "protection juridique" des maires en vue du déconfinement ? Dans les colonnes du JDD dimanche des parlementaires de La République en marche (LREM) annoncent qu'ils vont proposer une meilleure "protection juridique" des maires dans ce contexte de déconfinement des écoles à compter du 11 mai. Le gouvernement est à cet égard "prêt au dialogue", a affirmé la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye le même jour sur France Inter/Le Monde/France Télévisions, si les initiatives parlementaires apportent des "clarifications" juridiques "utiles" à la loi Fauchon qui encadre déjà la responsabilité pénale des élus.D'autres maires ailleurs en France ont d'ores et déjà annoncé leur refus de rouvrir les classes aux écoliers, malgré le plan de déconfinement présenté par le gouvernement. Le maire de Ciadoux, en Haute-Garonne, prévoit de prendre un arrêté en ce sens dans la semaine pour repousser l'ouverture des écoles en septembre, "si les condition sanitaires le permettent".
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Un groupe Facebook secret intitulé "femmes indignes", regroupant au moins 56 000 membres, exclusivement masculins, est visé par la justice, révèle 20 Minutes. Les femmes y étaient insultées, tandis que des clichés et des photos obscènes y circulaient.
| Il s'appelait "femmes indignes 6.0 résurrection" et réunissait plus de 56 000 hommes. Un ancien groupe Facebook est dans le collimateur de la justice révèle 20 Minutes. Sexiste voire misogyne, il était composé de dizaines de milliers de membres qui passaient leur temps à insulter les femmes et à diffuser des photos dénudées. Dans son enquête, 20 Minutes rapporte des propos extrêmement violents tenus par certains : "chiennes", "escabeaux", "sal***", "trous" ou encore des acronymes comme "LV", comprendre (entre autres) "lave-vaisselle". Selon les premières constatations, les femmes étaient interdites dans ce groupe... et pour cause.20 Minutes rapporte que le passe-temps de ces hommes était de dégrader l'image de la femme en diffusant des photos obscènes. Parfois prises de dos, d'autres pendant un acte sexuel, jamais sans leur consentement. Captures d'écran à l'appui, 20 Minutes fait état de propos d'une violence rare, humiliant la gente féminine. "C'est quoi le point commun entre une LV et la loi ? Dans les deux cas, c'est plus simple de les violer que de les respecter", peut-on lire. Ou encore "LV tabouret, pratique le dimanche soir après le foot", en commentaire d'une photo d'un homme dont les jambes sont posées sur le dos d'une femme à quatre pattes. Un groupe immortel ? Supprimé par Facebook, il est dans le viseur de la justice depuis mars 2018 et sa création remonterait au moins à 2016. Le Collectif féministe contre le viol (CFCV) a porté plainte et une enquête pour "injure publique" et "incitation publique à la violence en raison du sexe" a été ouverte. C'est la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) qui l'a menée, clôturée, puis retournée au parquet qui doit statuer sur les suites à donner à cette affaire. Selon 20 Minutes, l'enquête s'est compliquée du fait du manque de réponse de Facebook sur les administrateurs et membres actifs du groupe. L'entreprise de Mark Zuckerberg est réticente à l'idée de divulguer des informations à la justice hors affaire de terrorisme et de pédophilie. De plus, le groupe étant secret, il pourrait être compliqué de démontrer le caractère "d'injure publique". Autre problème, il semble se recréer sans cesse sur les réseaux sociaux. Selon un avocat cité par 20 Minutes, la notion de "résurrection" implique que le groupe se reforme systématiquement. Sur Twitter, un compte porte le même nom et existe encore.
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Samedi on peut attendre une baisse des températures sauf dans la Vallée du Rhône et des orages sur le Massif central, l'Est des Pyrénées et des Alpes jusqu'en Alsace
| Une dégradation nuageuse venant de l'Atlantique envahira progressivement le pays en matinée. Quelques gouttes seront possibles sous cette couche nuageuse voire même localement des averses accompagnés de coups de tonnerre sur la Nouvelle-Aquitaine en matinée. Puis les nuages se morcèleront, le ciel deviendra plus variable et lumineux sur la moitié ouest du pays au fil des heures. Cependant dans l'après-midi, des nuages deviendront menaçants sur le Massif central, l'Est des Pyrénées, les Alpes, les Vosges, le Jura et en Alsace. Des orages, localement forts, éclateront alors. Des averses orageuses pourront perdurer dans la nuit sur l'Alsace et la Franche-Comté.Le pic de chaleur intense touche à sa fin dans de nombreuses régions excepté dans la Vallée du Rhône. La nouvelle masse d'air océanique est en effet moins chaude que la veille, les maximales seront comprises entre 26 et 32 degrés en général, 20 à 22 degrés sur les côtes de la Manche. Sur le Grand Est et la Franche-Comté, le thermomètre affichera des valeurs un peu plus élevées entre 32 et 36 degrés. Dans la Vallée du Rhône, le sud Languedoc et la Provence l'air très chaud stagnera avec des pics atteignant 36 à 41 degrés.La tramontane se mettra en place progressivement et soufflera dans son domaine jusqu'à 60 à 80km/h en pointe dans l'après-midi et soirée.
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Benjamin Griveaux a notamment dénoncé le fait qu'"on lynche" des policiers, après la prise à partie de motards de la police par des manifestants sur les Champs-Elysées.
| Derrière les violences qui ont marqué l'acte VI des "gilets jaunes" samedi 22 décembre, il y a "un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste", a dénoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Il a notamment dénoncé le fait qu'"on lynche" des policiers, après la prise à partie de motards de la police par des manifestants sur les Champs-Elysées. Il faisait également référence à des images sur des réseaux sociaux d'une vingtaine de "gilets jaunes" entonnant devant le Sacré Coeur "la quenelle de Dieudonné" sur le chant des Partisans, allusion au polémiste Dieudonné M'Bala M'Bala, condamné plusieurs fois pour des propos racistes et antisémites."Un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste""Donc, 'on' lynche des policiers, 'on' chante la quenelle de Dieudonné à Montmartre, 'on' reprend les codes des années 30 pour renverser la République, 'on' décapite l'effigie du président... Derrière ces 'on', un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste. Stop.", a tweeté le porte-parole du gouvernement.Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lui aussi fustigé "certains (qui) continuent à venir manifester, animés par la haine des institutions". Dans un autre tweet, il a salué "une attitude exemplaire face à des attaques inqualifiables". Il y reprend une vidéo des incidents entres les motards pris à partie et des manifestants.Une mobilisation en recul L'exécutif a pointé du doigt, à plusieurs reprises, les groupes d'ultradroite qui ont participé à des violences lors des journées de manifestations des "gilets jaunes" depuis le 17 novembre. Pour son "acte VI" à trois jours de Noël, la mobilisation des "gilets jaunes" a fortement baissé samedi, de près de moitié par rapport à la semaine précédente, avec près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières.
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Un homme a été interpellé et placé en garde à vue dans l'Oise mardi 10 mars, accusé d'avoir mis en vente des matériels de protection périmés (masques, gels, gants) contre le coronavirus sur un site de vente en ligne.
| Masques de protection, gels hydroalcooliques, gants et lingettes... contre le coronavirus, il proposait des produits périmés sur internet. Un homme de 59 a été interpellé et placé en garde à vue mardi dans l'Oise, département qui recense le plus de cas de contaminations en France. Des produits voués à la destructionL'opération menée par les gendarmes de l'Oise a permis la découverte de 9.400 masques, 3.300 gants, 4.500 lingettes, 80 flacons de gel hydroalcoolique 150 ml et 14 flacons de gel hydroalcoolique 500 ml, tous périmés, mis en vente sur le site Le Bon Coin. Ces produits industriels périmés et voués à la destruction ont été détournés au préjudice d'une entreprise de l'Oise par un des salariés, a expliqué la gendarmerie nationale.L'escroquerie a été mise au jour à la suite d'une veille sur les sites de vente en ligne par les gendarmes du bureau renseignement du groupement de gendarmerie de la Somme.Depuis le mois de janvier, les autorités doivent faire face à de nouveaux escrocs qui profitent de la montée de la psychose générée par le Covid-19. Sur les sites de vente en ligne, on voit donc se multiplier des arnaques, avec des produits pas aux normes, inutiles, ou à prix excessifs. Le secrétaire d'Etat au Numérique alertait d'ailleurs la semaine dernière sur l'usage de certains sites "particulièrement risqués et négligents sur le contrôle des produits invendus".
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Pétard et porno : NKM dévoile son côté fêtarde ! Nathalie Kosciusko-Morizet était l'invitée de "Question de Confiance", sur RTL. La candidate à la primaire de la droite s'est prêtée au jeu, ce qu'il l'a conduit à donner des réponses pour le moins surprenantes.
| Au détour des quelques révélations sur ses collègues du parti Les Républicains, comme "Roselyne Bachelot est vraiment bonne pour les blagues", la députée de l'Essonne a créé la surprise en répondant d'abord à la question "Plutôt Ricard ou pétard ?""La question c'est : qu'est-ce que ça fait le mélange du Ricard et du pétard ?", a-t-elle épilogué. "On a envie de répondre : 'pourquoi l'un ou l'autre ?'". Une réaction inattendue de la part de la candidate, doublée quelques secondes plus tard lorsqu'elle pioche la question : "Plutôt film d'horreur ou film porno ?". "Non mais attendez, c'est comme le Ricard ou le pétard : Pourquoi choisir ?", commence l'invitée, qui tempère ensuite sa réponse : "Ca s'entend de deux manières, on est bien d'accord ? Laissez-moi une chance, quand même, sur la compréhension qu'on peut en avoir !" Une Nathalie Kosciusko-Morizet qui tente de toute évidence de renvoyer une image moderne, lors de cette apparition sur RTL. Une stratégie intéressante, pour une candidate en mal de parrainage : à moins d'un mois du dépôt des candidatures à la primaire de la droite, la conseillère de Paris n'est toujours pas assurée de pouvoir se présenter.
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Employés de retour dans les bureaux, musées et bibliothèques ouverts... La Corée du Sud a renoué mercredi avec un semblant de normalité à la faveur de la levée de nombre de restrictions ordonnées pour combattre le coronavirus, décidée après la baisse du nombre de nouveaux cas de la maladie.
| La Corée du Sud fut en février le deuxième pays le plus touché au monde par le Covid-19 après la Chine, foyer de la pandémie. Mais Séoul est parvenu à inverser la tendance, sans même imposer de confinement général, grâce à une stratégie très agressive de tests au sein de la population et à une observation très rigoureuse par la population des règles de distanciation sociale.De nombreux événements, qu'il s'agisse de concerts ou d'épreuves sportives, ont été annulés ou reportés, tandis que les musées comme les galeries d'art ont été fermés.Moins de 11.000 cas ont été répertoriés en Corée du Sud, un pays de 51 millions d'habitants où la maladie a fait un peu plus de 250 morts. Le nombre de nouvelles contaminations a considérablement chuté, puisque seules 13 ont été enregistrées ces trois derniers jours, toutes sur des voyageurs entrant en Corée du Sud.Mercredi matin, une centaine de personnes ont visité le Musée national de Corée. Et les deux premières, un couple, ont même reçu un bouquet de fleurs."Nombre de nos collègues sont également de retour aujourd'hui, ce qui fait que cette réouverture nous comble de joie", a déclaré à l'AFP la porte-parole du musée Lee Hyun-ju.Mardi, la saison professionnelle de baseball, le sport le plus populaire en Corée du Sud, a enfin débuté. La saison de football commencera vendredi avec plus de deux mois de retard. Mais les rencontres se dérouleront à huis clos.Les écoles, elles, rouvriront graduellement à partir du 13 mai.
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Jean-Louis Murat est en colère. A l'occasion de la sortie de son nouvel album, le chanteur de 64 ans a répondu aux questions de Metronews.
| L'Auvergnat regrette que son nouvel opus ne soit pas suivi d'une tournée en France. Il en profite au passage pour régler ses comptes avec certains de ses collègues. "C'est la première fois en 25 ans que je ne tourne pas après un disque. Pourtant, sur ma dernière tournée, 9 dates sur 10 étaient complètes. C'est la crise, les salles prennent moins de risque et préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff". Toujours dans Metronews, Jean-Louis Murat critique aussi le milieu artistique actuel. "En France, dès qu'un clampin enregistre trois chansons, il se pense artiste. C'est une catastrophe". Son côté provocateur, il l'assume et le justifie : "Je ne passe pas en radio et on ne m'invite pas à la télé. Et si je n'y vais pas au bazooka, je disparais. La seule chose qui m'intéresse, c'est de vendre suffisamment de disques pour financer le suivant. Mon image publique, je m'en fous."
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Ce samedi 28 janvier, sur le plateau de Thierry Ardisson dans "Salut les Terriens", Christophe Hondelatte et Franz-Olivier Giesbert ont eu un petit échange tendu. Le journaliste n'a pas hésité à insulter son confrère, sous les rires du public.
| Christophe Hondelatte ne passe jamais inaperçu à la télévision. Son style et son caractère font de lui un véritable personnage et les humoristes sont nombreux à se moquer de l'animateur. Ce dernier est aussi connu pour ses émissions que pour ses coups de gueule et il n'hésite pas à dire ce qu'il pense, quitte à déplaire. Sur le plateau de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché", Christophe Hondelatte qualifiait Jean-Marc Morandini de "gros dégueulasse". Une phrase qui n'était pas passée inaperçue et Non Stop Zapping vous dévoilait l'étonnante scène. Ce samedi 28 janvier, l'animateur était l'invité de Thierry Ardisson sur C8, dans "Salut les Terriens" et Christophe Hondelatte n'a pas été tendre avec Franz-Olivier Giesbert. "On ne peut pas se laisser enterrer comme ça par des petits cons"Sur son plateau, Thierry Ardisson aime bien accueillir des invités hétéroclites. Cette semaine, Franz-Olivier Giesbert s'exprimait sur la polémique autour de Pénélope Fillon qui serait accusée d'avoir un emploi fictif. Son analyse sur les hommes politiques de France ne semble pas plaire à Christophe Hondelatte qui ne tarde pas à le faire savoir. "Je crains que nous soyons en train de changer de millénaire [...] Je pense que Giesbert et tous les autres partiront avec l'eau du bain qui emmènera les vieux hommes politiques. Je pense qu'il y a un véritable problème d'analyse politique", explique-t-il. Une phrase qui n'a pas fait plaisir au principal intéressé et pour une fois, ce n'est pas Gilles Verdez qui pousse un coup de gueule contre Christophe Hondelatte. "Lui, on va tirer la chasse d'eau et on en parlera plus. Je l'adore, mais on ne peut pas se laisser enterrer comme ça par des petits cons" réplique-t-il.
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La ministre de la Santé a appelé au calme après la révélation qui montre que les personnes sous Androcur ont 20 fois plus de chance de développer une tumeur.
| "Il n'y a pas d'urgence". Voilà ce qu'a indiqué Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, jeudi 13 septembre à CNews, à propos du médicament Androcur, prescrit généralement pour combattre l'acné ou une pilosité excessive. Androcur, un médicament qui augmente les risques de tumeur ? - 08/09/2018par CNEWS"J'invite les patients concernés à se rapprocher de leur généraliste, mais il n'y pas d'urgence, ce n'est pas un cancer. Ce n'est pas un scandale sanitaire", a déclaré la ministre à propos des risques liés à ce médicament. Si l'Androcur est généralement prescrit contre l'acné ou l'hirsutisme, il sert également de traitement contre l'endométriose. On le retrouve aussi comme contraceptif (Diane, Diane 35) en association avec l'éthinylestradiol. En 2017, près de 90.000 femmes ont fait l'objet d'une prescription d'Androcur. Vingt fois plus de risques de tumeurs Une étude publiée fin août a permis de préciser les risques liés au médicament Androcur. Selon les recherches, l'Androcur pourrait multiplier jusqu'à 20 la probabilité de certaines tumeurs, en majorité bénignes, chez les femmes qui prennent ce médicament à haute dose et depuis longtemps.L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a déclaré qu'elle allait demander à l'Europe de redéfinir les modalités d'utilisation de l'Androcur et de ses génériques. Sur son site, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) indique que "pour toute question, les patients sont invités à se rapprocher de leur médecin ou de leur pharmacien. Ils ne doivent en aucun cas arrêter leur traitement sans l'avis d'un médecin".
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Dimanche soir, Emmanuel Macron ne savait pas qu'il était à l'antenne sur Sky News avant de prononcer son discours et commettre une petite maladresse. C'est ce qui s'appelle une première « boulette ».
| La chaîne britannique Sky News a diffusé par erreur les préparatifs du premier discours d'Emmanuel Macron suite à l'annonce des résultats de l'élection présidentielle. On a pu ainsi voir en direct le nouveau président de la République tester l'efficacité du prompteur, et plaisanter avec les équipes techniques. « Si je passe en ce moment sur toutes les chaînes, j'aurai l'air intelligent», ironise-t-il ensuite, sans savoir que l'image est effectivement déjà retransmise sur Sky News. Lorsqu'un technicien lui annonce qu'il est en fait à l'antenne à l'international, son visage se referme ensuite immédiatement. Quelques instants après cette séquence, Emmanuel Macron a pu prononcer son premier discours en tant que président. Un premier couac qui restera...
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Joeystarr, venu parler de la pièce Elephant Man sur le plateau de C à Vous, n'a pas apprécié une question d'Anne-Elisabeth Lemoine sur sa vie privée.
| Entre deux dégustations et quelques blagues bien senties, Anne-Elisabeth Lemoine a tenté de s'intéresser à la vie privée de Joerystarr et Béatrice Dalle. Tous deux invités de l'émission C à Vous, et venus défendre leur pièce Elephant Man, les ex-tourtereaux n'ont pas vraiment apprécié la question. "Qu'est-ce que ça peut te foutre, tu es de la préfecture ou quoi? C'est quoi cette question de merde? On est venu vendre une pièce, et tu viens nous casser les couilles avec ça?", s'est emporté, goguenard, le rappeur et acteur. "On y vient à la pièce, excusez-moi...", a aussitôt répondu l'animatrice, dans un sourire gêné.
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Cette suggestion émane de citoyens en situation de fragilité, de handicap ou simplement précaires, qui veulent que les représentants politiques connaissent mieux la réalité de leur quotidien.
| Les personnes les plus vulnérables veulent se faire entendre, à l'occasion du grand débat national. Lundi 11 mars, une dizaine d'associations, parmi lesquelles Emmaüs Solidarité, APF France handicap, le Samu social ou encore l'Armée du Salut, ont présenté leurs doléances au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Parmi une vingtaine d'idées, les associations suggèrent notamment l'instauration d'un "stage de pauvreté obligatoire pour les élus, les hauts fonctionnaires et les travailleurs sociaux", avec pour objectif de ramener les dirigeants vers la réalité du terrain. Cette proposition, comme les autres présentées lundi, ont émergé lors de réunions publiques organisées dans toute la France par Emmaüs Solidarité, des antennes locales du service civique, APF France handicap, le Samu social de Paris ou encore l'Armée du Salut à Marseille et Mulhouse. RSA dès 18 ansParmi les autres mesures suggérées, les associations d'aide aux plus démunis réclament également la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) dès 18 ans, la revalorisation des minimas sociaux ou encore la gratuité des transports en commun pour les ménages les plus modestes. Les associations militent également pour l'instauration d'accueils de jour pour les sans-abris 7 jours sur 7 toute l'année, ainsi qu'une meilleure prise en charge des familles pauvres, obligées d'aller d'hôtel en hôtel pour se loger.Deux ministres présentsLes doléances ont été exposées devant le ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, et la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Santé, Christelle Dubos. Plusieurs délégués ont appelé les ministres à "faire appliquer les textes" déjà existants, qu'il s'agisse de la part des logements sociaux dans les villes ou de l'accessibilité pour les handicapés. Julien Denormandie a promis "non pas que tout sera repris mais que tout sera étudié avec précision".Les associations veulent des actesEn préalable, les participants avaient noté qu'on les sollicitait toujours pour des témoignages, mais rarement pour leur expertise, une mise en garde pour la suite du grand débat. C'est ce mardi 12 mars que le Conseil économique, social et environnemental doit rendre son avis pour le grand débat, basé sur une assemblée constitutionnelle avec des citoyens tirés au sort.
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L'enfant n'a pas survécu à ses blessures. Les autorités ont annoncé lundi le décès d'une fillette de 8 ans, qui avait été grièvement blessée dans un accident de luge à la station de La Pierre Saint-Martin, dans les Pyrénées-Atlantiques.
| Elle s'est éteinte dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'elle se trouvait en soins intensifs à l'hôpital de Pau. Le drame était survenu dans la matinée du samedi 8 avril. La fillette dévalait une pente enneigée de la station avec son grand frère de 12 ans lorsqu'ils ont perdu le contrôle de la luge sur laquelle ils glissaient. Les deux enfants sont passés à travers un filet bordant la piste, puis la fillette a percuté un tube en métal, à l'extérieur de la piste. La violence du choc lui a fait perdre connaissance, tandis que son frère a reçu un coup au tibia. Aucun des deux enfants ne portait de casque, selon une déclaration du directeur de la station.Le peloton de gendarmerie de haute montagne d'Oloron Sainte-Marie a été chargé de l'enquête pour faire la lumière sur l'accident. Il s'agira pour les gendarmes de déterminer si le drame est lié à une vitesse excessive ou à un défaut de sécurisation de la piste enneigée. Selon les premiers éléments, le filet bordant la piste n'était pas un filet de protection, mais servait simplement de "balisage", insuffisant pour retenir l'embardée des deux enfants.Le 18 février, un garçon de 4 ans avait été tué tandis que sa sœur, âgée de 8 ans, et leur son père avaient été grièvement blessés lors d'une chute en luge de 15 mètres dans un ravin, dans la station de ski du Mont-Aigoual, située à la frontière entre le Gard et la Lozère. Auparavant, le 5 février, un garçon d'une dizaine d'années était tombé dans un ravin en Savoie alors qu'il tentait de récupérer sa luge.
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Les Etats-Unis s'attendaient à des rassemblements massifs contre les inégalités raciales et les brutalités policières samedi, lors d'une journée qui sera également marquée par une nouvelle cérémonie à la mémoire de George Floyd, dont la mort a déclenché ce mouvement de protestation historique.
| Des rassemblements importants s'annoncent dans de nombreuses villes américaines, notamment à New York, Miami et Washington, où des dizaines de milliers de personnes sont attendues selon les médias américains. Après une première cérémonie émouvante à Minneapolis jeudi, un deuxième hommage sera rendu samedi à cet Afro-Américain de 46 ans asphyxié par un policier blanc lors d'une interpellation le 25 mai dans cette ville du nord du pays. La nouvelle cérémonie aura lieu à Raeford, dans son Etat natal de Caroline du Nord.La polémique augmente face à la répression des manifestations par les forces de l'ordre. Plusieurs vidéos montrant des interventions policières musclées face à des manifestants pacifiques ont émergé ces derniers jours. La dernière en date, diffusée jeudi soir, montre un manifestant fermement repoussé par deux policiers et heurtant violemment le sol, alors qu'il est seul face à des dizaines d'entre eux dans la ville de Buffalo, dans l'Etat de New York. Un premier communiqué officiel affirmait que le manifestant de 75 ans, qui saignait abondamment et semblait avoir perdu connaissance, avait "trébuché et chuté". Devant l'indignation, les deux policiers impliqués ont été suspendus. Le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a appelé à ce qu'ils soient limogés et le procureur local a ouvert une enquête."Les policiers doivent être des protecteurs, pas des guerriers", a déclaré le responsable du comté où se trouve Buffalo, Mark Poloncarz.- Agents suspendus -A New York même, le maire Bill de Blasio, hué jeudi lors d'une cérémonie d'hommage à George Floyd à Brooklyn pour n'avoir pas condamné les brutalités policières contre des manifestants non violents, a promis d'enquêter sur les faits signalés et indiqué que des mesures disciplinaires suivraient. Deux agents ont été suspendus, a annoncé vendredi le chef de la police de la ville, Dermot Shea, évoquant "des incidents troublants". L'un est vu dans une vidéo poussant une femme à terre, l'autre retirant le masque d'un manifestant et utilisant du gaz poivre contre lui.A l'autre bout du pays, dans l'Etat de Washington, la maire de Tacoma a demandé le limogeage de policiers impliqués dans la mort d'un homme noir le 3 mars, après la diffusion d'une nouvelle vidéo semblant les montrer en train de s'acharner sur l'homme, plaqué au sol au bord de la route. A Indianapolis, dans le Midwest, la police enquêtait après une autre vidéo montrant des policiers sortant matraques et gaz poivre lors de l'arrestation d'une manifestante dimanche. En prévision des nouvelles manifestations, le chef de la police de Seattle a annoncé l'interdiction du recours au gaz lacrymogène pour trente jours.La police de Minneapolis a aussi annoncé vendredi qu'elle interdisait dorénavant les "prises d'étranglement", technique dangereuse notamment utilisée en 2014 à New York sur Eric Garner, autre homme noir décédé aux mains de la police dont les cris "Je ne peux pas respirer" ont également été prononcés par George Floyd lors de sa mort.- "Un grand jour" -Les nouveaux exemples de violences policières nourrissent la colère à l'origine des manifestations qui secouent les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd. Certaines revendications des manifestants, qui défilent depuis 10 jours, ont été entendues: le policier qui a appuyé pendant près de neuf minutes son genou sur le cou de George Floyd a été inculpé mercredi d'homicide volontaire -- et non plus involontaire -- et les trois autres agents présents inculpés de complicité.Mais les marches vont désormais au-delà de ce seul cas, pour dénoncer un racisme systémique et réclamer un véritable changement.Elles sont ces derniers jours restées pacifiques et plusieurs villes, dont Washington, Seattle et Los Angeles, ont désormais levé leur couvre-feu. Mais pas New York, où il est maintenu jusqu'à dimanche soir. Vendredi, plusieurs milliers de personnes ont convergé à Brooklyn et Manhattan.Plusieurs manifestations ont aussi eu lieu à l'étranger, notamment au Canada, où le Premier ministre Justin Trudeau a défilé à Ottawa avec plusieurs milliers de manifestants. Donald Trump, qui ne cesse d'appeler à rétablir l'ordre public, a appelé à nouveau vendredi les Etats qui ne l'ont pas fait, comme New York, à appeler en renfort la Garde nationale. Il a suscité un tollé en déclarant, lors d'une intervention consacrée à la baisse surprise du chômage, qu'il s'agissait d'un "grand jour" pour George Floyd "en termes d'égalité", alors que le président est accusé de n'avoir jusqu'ici apporté aucune réponse aux maux dénoncés par les manifestants.
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La Suède, qui a attiré l'attention avec sa stratégie moins stricte face au coronavirus, se retrouve à nouveau isolée dans sa lutte contre l'épidémie, continuant pour l'heure à bouder le masque.
| Alors que Paris a rendu obligatoire le port du masque dans toutes ses rues, à Stockholm, rares sont ceux qui l'arborent dans les supermarchés, bureaux, bus et métros. Seule une poignée se plie à son usage.Si les autorités sanitaires suédoises le jugent insuffisamment efficace, elles insistent sur le respect de la distanciation sociale et le lavage régulier des mains."Je trouve cela un peu étrange. En Suède, qui est un petit pays, ils pensent qu'ils savent mieux que le reste du monde", juge Jenny Ohlsson, responsable d'une boutique d'accessoires dans la capitale suédoise, où l'on trouve toutes sortes de masques colorés en tissu.Contrairement aux dispositifs imposés dans le reste de l'Europe, la Suède n'a pas confiné sa population et a maintenu ouverts cafés, bars, restaurants et entreprises, demandant à chacun de "prendre ses responsabilités".Le bilan est contestable: avec plus de 5.800 morts et 84.000 cas, la Suède est parmi les pays les plus touchés relativement à sa population. Mais, contrairement à de nombreux pays d'Europe qui connaissent une recrudescence des nouveaux cas, comme la France, les Pays-Bas, l'Allemagne ou la Belgique, les données pour la Suède sont en baisse depuis juin.- Faire confiance à la science ? -Face à cette tendance, les autorités sanitaires ne voient pour l'instant aucune raison de changer de stratégie, y compris concernant les masques.L'épidémiologiste Anders Tegnell, visage de cette stratégie suédoise assumée, considère que son efficacité reste à prouver. Mal utilisé ou mal manipulé, le masque pourrait aussi contaminer la personne qui le porte, défend-t-il."Il y a au moins trois rapports de poids, de l'Organisation mondiale de la santé, de l'ECDC (agence européenne de la santé) et de The Lancet que l'OMS cite, qui affirment tous que les preuves scientifiques sont faibles", explique le chercheur.KK Cheng, épidémiologiste à l'Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham, dénonce lui une logique "irresponsable" et "entêtée"."Si ceux qui pensent comme lui ont tort, cela coûte des vies. Mais si moi j'ai tort, quel dégât est ce que cela fait?", plaide ce partisan du port du masque.Anders Tegnell préfère insister sur la baisse des chiffres depuis l'amélioration des conditions dans les maisons de retraites, qui ont enregistré un grand nombre de décès au début de l'épidémie, conjugué à un respect accru des recommandations comme le télétravail."Essayer de remplacer ces mesures par des masques ne fonctionnera pas", selon lui. "Plusieurs pays qui ont introduit les masques connaissent maintenant une forte recrudescence", a-t-il déclaré mi-août à la télévision publique.- Volte-face des voisins nordiques -Si les voisins nordiques de la Suède ont aussi longtemps boudé le port du masque, tous ont changé de cap au milieu de l'été.La Finlande recommande désormais le port du masque dans les lieux publics, la Norvège le conseille dans les transports publics de sa capitale Oslo, et le Danemark l'a rendu obligatoire dans les transports publics et les taxis.En juin, une vingtaine de médecins et chercheurs ont signé une tribune dans la quotidien Aftonbladet pour demander à Anders Tegnell et à l'Agence de santé publique suédoise de reconsidérer la politique sanitaire face au masque.Face à cet appel régulièrement répété depuis, les autorités disent "garder un œil sur" la question et pourraient introduire la mesure si cela était jugé nécessaire.Reste à voir si la transmission du Covid-19 en Suède continuera à diminuer. Devant la boutique de masques de Jenny Ohlsson, Gilbert Sylwander, un Stockholmois de 69 ans, contemple le choix de couleurs qui s'offre à lui.Le sexagénaire dit avoir confiance dans la stratégie conduite par l'agence suédoise de santé publique. Et s'il fallait porter un masque demain ? "Bien sûr que je le ferais" rétorque-t-il, "juste pour être poli vis-à-vis des autres".
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SONDAGE. Plus de la moitié des Français (54%) ont une bonne opinion du Premier ministre, au plus haut depuis son arrivée à Matignon en 2017.
| Le président, lui, stagne, avec 62% des sondés qui ont une mauvaise opinion de lui, selon un sondage BVA* pour Orange et RTL vendredi 19 juin. La cote de popularité d'Édouard Philippe continue son envolée : une majorité de Français déclare avoir une bonne opinion de lui (54%; +8 points). Après avoir progressé de 5 points le mois dernier, la cote de popularité du chef du gouvernement enregistre un score au plus haut niveau depuis juillet 2017, juste après son entrée à Matignon. Les personnes interrogées saluent sa capacité à gérer la crise, son "stoïcisme", son "calme" ou encore le fait qu'il "semble plus impliqué dans la réalité que le président". Le Premier ministre creuse l'écart avec le président, puisque la popularité de ce dernier reste relativement stable (38%; +1) : 16 points séparent désormais les deux têtes de l'exécutif. La cote d'Emmanuel Macron résiste toutefois depuis le début de la crise sanitaire. Sans réussir à engranger de points, il ne semble pas pâtir du contexte social mouvementé. Les Français veulent que Philippe reste à Matignon Dans ce contexte, et alors que des rumeurs concernant un éventuel remaniement se font insistantes, les Français sont majoritairement hostiles à l'idée de changer de Premier ministre et remplacer. Seuls 38% le souhaitent, tandis que 61% préféreraient qu'Édouard Philippe reste à Matignon. Bruno Le Maire (30%; +5) occupe désormais la 2e place du classement des personnalités politiques préférées des Français, derrière Nicolas Hulot (38%; +1). Le ministre de l'Économie voit notamment sa cote d'influence progresser nettement chez les sympathisants de droite (45%; +13) et elle reste élevée chez les sympathisants LREM (65%; +3). * Enquête réalisée auprès d'un échantillon de Français interrogés par Internet du 17 au 18 juin 2020. Échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d'agglomération.
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Dans les colonnes du quotidien régional Nord Éclair, Yves Duteil a accepté de se confier sur le jour où il a frôlé la mort et la dure convalescence qui a suivi.
| En janvier dernier, Yves Duteil révélait dans les colonnes du Parisien avoir subi en 2013 une opération à coeur ouvert, sans donner plus de détails. Dans Nord Éclair, le chanteur de 69 ans a accepté cette fois d'en dire plus sur cette période difficile de sa vie. "Il y a non seulement l'opération à cœur ouvert de 2013, mais plusieurs mois d'hospitalisation et de rééducation dont je n'ai parlé à personne pendant longtemps. La convalescence a été longue et je suis passé par des moments très douloureux. Forcément, ça calme", a-t-il avoué au quotidien régional.Désormais remis, Yves Duteil remercie avant tout la médecine, qui lui a permis de récupérer toutes ses capacités. "Ça n'a pas été simple dans mon cas, d'autant que le malaise avait causé une chute sur la nuque. Mais je trouve merveilleux que la science puisse réparer ce genre de dégât-là qui aurait été irréversible, il n'y a pas si longtemps", poursuit l'auteur-compositeur, qui reconnaît être passé très proche de la mort. "C'est extraordinaire pour moi d'être encore en vie ! Sans tomber dans le cliché, la vie n'est plus la même", admet-il dans les colonnes de Nord Éclair.Une renaissance qui s'est traduite par un nouvel album "Respect", sorti en janvier 2018, suivi d'une tournée.
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Alors que L'Obs révélait il y a quelques jours l'utilisation très fréquente de jets privés par François Fillon durant sa campagne présidentielle, il semblerait que l'ex-candidat Les Républicains ne soit pas le seul à avoir succombé à cette pratique.
| Selon les informations de L'Obs et du Monde révélées jeudi 19 avril, Jean Lassalle, aurait lui aussi eu recours à plusieurs jets privés pour ses déplacements pendant la campagne. Montant de la facture : 37 110 euros.Au total, entre le 12 et le 21 avril, Jean Lassalle a effectué cinq voyages à bord d'appareils de la compagnie Wijet. Entre Marseille et Paris, ensuite pour rallier Clermont à Biarritz, puis Biarritz - Annecy, ou encore Bastia - Strasbourg, et enfin Paris - Pau. L'Obs précise par ailleurs que le 19 avril, faute de jet Mustang disponible, le leader du mouvement "Résistons" aurait cette fois voyagé en hélicoptère pour rejoindre la capitale. Des frais de déplacement qui représentent 15% du budget global de sa campagne, précise Le Monde.Une imposante dépense que l'ancien candidat à la présidentielle assume totalement. "J'avais la rage au ventre : il fallait que je multiplie au maximum les déplacements pour faire connaître ma candidature. Sans ça, je n'aurais même pas fait 0,5%", explique à L'Obs celui qui pourtant en 2013 avait parcouru en marchant des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des Français.Avec 37 110 euros dépensés dans des jets privés, Jean Lassalle reste tout de même distancé par François Fillon et ses 50 000 euros dépensés en 15 jours de campagne. Mais pour un "petit candidat", la note est pour le moins salée.
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Exclu de la liste "Debout la France" aux européennes, Jean-Frédéric Poisson estime que Nicolas Dupont-Aignan "n'a aucun horizon politique et de fait va participer à reconduire Emmanuel Macron en 2022."
| Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a présenté jeudi 28 mars sa liste des "Amoureux de la France" pour les élections européennes. Y figure notamment le "gilet jaune" Benjamin Cauchy. Ce dernier obtient la 9e place, qui n'est pas éligible en l'état, mais sera un des porte-parole de la campagne.En revanche, le président du Parti Chrétien-Démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson, soutien de Nicolas Dupont-Aignan avec qui il avait cofondé une coalition en vue des Européennes, ne figure pas sur la liste. Ce dernier avait pourtant assuré qu'il serait en 5e place, arguant d'un accord passé le 18 mars avec M. Dupont-Aignan. "Le rassemblement est la seule mécanique qui vaille" pour remonter la pente des sondages, qui donnent entre 3,5 et 5% à cette liste, avait-il plaidé. "Le mensonge est au coeur du dispositif de Nicolas Dupont-Aignan"Interrogé sur cette absence, le président de Debout la France a affirmé jeudi lors de sa conférence de presse de présentation de sa liste que M. Poisson s'était "exclu de lui-même de la démarche collective des 'Amoureux de la France' en voulant faire une liste dans notre dos", ce qui n'est "pas compatible avec notre éthique".Ce qu'a immédiatement nié l'ancien candidat à la primaire de la droite. "Je démens formellement cette information gravement mensongère. Jamais je n'ai voulu monter une liste concurrente avec qui que ce soit. J'ai même refusé ! Le mensonge est confirmé comme étant au cœur du dispositif de Nicolas Dupont-Aignan", a-t-il tweeté. "Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage. Mais noyer un Poisson est plus difficile""Nicolas Dupont-Aignan démontre aujourd'hui qu'il est finalement revenu à une démarche solitaire, écueil que nous avions pourtant, à l'origine des 'Amoureux de la France' identifié comme source de division", a par la suite déploré dans un communiqué le successeur de Christine Boutin à la tête du PCD. "Nous étudions toutes les possibilités pour continuer le combat électoral, notamment pour les européennes et les municipales", a-t-il ajouté."Je n'imaginais pas que M. Dupont-Aignan puisse revenir sur son engagement avec un tel manque de vergogne. Moi, je suis issu d'une culture dans laquelle un décideur qui prend un engagement, de plus écrit, respecte sa parole. M. Dupont-Aignan vient de démontrer qu'il en était incapable, et qu'il n'est définitivement pas digne de confiance", a-t-il également regretté dans un entretien au magazine L'Incorrect, proche de l'ex-députée FN Marion Maréchal."Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage. Mais noyer un Poisson est plus difficile", a-t-il poursuivi. "La vraie raison au fond, c'est que M. Dupont-Aignan refuse l'idée d'un rassemblement en 2022 pour battre Emmanuel Macron", a-t-il estimé, avant d'insister : "Il n'a aucun horizon politique et de fait va participer à reconduire Emmanuel Macron en 2022."
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Pas facile d'être ministre, selon Nicolas Hulot. Il y a quelques jours, il se trouvait "solitaire", au sein du gouvernement.
| Cet été, il faisait part de ses "désarrois", "angoisses" et "inquiétudes" de ministre. Vendredi 1er décembre, il récidivé en déclarant sur France Inter que le poste de ministre était "chiant du matin au soir". Nicolas Hulot : "Si je n'avais pas le sentiment [que ça change], pourquoi voulez-vous que je reste? C'est ch...du matin au soir d'être ministre!"par France Inter""Je pense qu'il y a une mutation qui est en marche a-t-il dit. Qu'elle se fasse avec un peu de temps, c'est normal compte tenu de la diversité de nos parcours de vie. Mais j'ai franchement le sentiment -d'ailleurs, si j'avais pas ce sentiment, pourquoi voulez-vous que je reste ? C'est chiant du matin au soir d'être ministre ! Ça n'a d'intérêt que si vous avez le sentiment de faire avancer les choses." Il était interrogé sur les progrès politiques obtenus en matière d'écologie, alors que les revers n'ont cessé de s'empiler. A tel point que les rumeurs de son départ du gouvernement vont bon train."Très sincèrement, en six mois, on a obtenu beaucoup plus qu'avec la présence d'écologistes au gouvernement sur deux ans. On change d'échelle", a estimé M. Hulot. Pour autant, il ne souhaite pas se reposer sur ses lauriers. "Je serai heureux quand, sur les sujets de santé-environnement, de transition énergétique, d'économie sociale et solidaire, j'aurais le sentiment d'avoir participé à engager des dynamiques irréversibles", a-t-il ajouté.
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SONDAGE. François Fillon, qui s'est expliqué sur les emplois douteux de son épouse Penelope et deux de leurs enfants lundi durant une conférence de presse, n'a pas réussi à rassurer les électeurs - 66% le trouvant "pas convaincant", selon l'Observatoire de la politique nationale BVA pour Orange et La Tribune publié mercredi 8 février*.
| Pour autant, il reste la personnalité la plus influente pour les sympathisants de la droite et du centre. Alain Juppé, toutefois, reste la personnalité de droite la plus populaire, tout électorat confondu, et gagne du terrain (+7 points). Emmanuel Macron, est toujours le politique le plus influent mais perd des points (-4), alors que Benoît Hamon confirme sa crédibilité chez les sympathisants de la gauche. Tous les résultats de l'enquête : • Hollande : sa popularité se stabilise... à un niveau bas (22%, -2 points) Vingt-deux pour cent des Français déclarent aujourd'hui avoir une bonne opinion de François Hollande en tant que président de la République, contre 77% qui en ont une mauvaise (1% ne se sont pas prononcés). Ce score est supérieur au score plancher du chef de l'État, mesuré en octobre 2016 (15% de bonnes opinions). Sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat étant probablement à l'origine du regain d'une certaine bienveillance auprès des sympathisants socialistes (+8 points à 79%), mais le soutien au président reste très limité dans l'opinion.• Cazeneuve sous la barre des 50% À l'issue d'une séquence qui a mis en évidence des divisions à gauche, la popularité de Bernard Cazeneuve passe sous la barre des 50% (-6 points à 45% de bonnes opinions). Quarante-cinq pour cent des Français déclarent avoir une bonne opinion de Bernard Cazeneuve en tant que Premier ministre, 53% en ont une mauvaise (2% ne se sont pas prononcés). Une baisse de 6 points est à noter en comparaison du début du mois de janvier, probablement à mettre en relation avec la fin de "l'état de grâce" consécutif à sa désignation, mais aussi avec la campagne de la primaire à gauche, qui aura mis en évidence des divisions à gauche.• La popularité de Macron s'essouffle-t-elle ?Premier du classement des cotes d'influence mais en léger reflux, le candidat du mouvement "En marche" pourrait commencer à pâtir de sa percée électorale. Il occupe toujours la 1re place du classement des cotes d'influence. Mais il régresse de 4 points en février (40%) sur cet indicateur. Alors que sa percée électorale mesurée depuis une semaine priverait François Fillon du deuxième tour de la présidentielle, on observe une baisse de 18 points de la cote d'influence d'Emmanuel Macron auprès des sympathisants de la droite (42%). Et, alors que la gauche semble s'être ressoudée autour de Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon, la cote d'influence d'Emmanuel Macron perd 7 points auprès des sympathisants de la gauche (30%).• Fillon : son mea culpa laisse les Français sceptiques mais ressoude fortement son campParmi les 84% de Français ayant vu ou entendu parler de la conférence de presse du 6 février, seuls 33% ont trouvé François Fillon convaincant. Ce score limité indique que la ligne de défense de l'ex-Premier ministre n'a pas permis d'enrayer un certain scepticisme du grand public. Mais elle semble lui avoir permis de remobiliser sa base électorale en vue du premier tour : 67% des sympathisants de la droite et du centre l'ont trouvé convaincant, tout comme 82% des sympathisants Les Républicains (LR). Sur le plan de la cote d'influence, signe d'une certaine défiance dans la population, seuls 28% des Français souhaitent aujourd'hui que François Fillon ait davantage d'influence dans la vie politique (-7 points). La cote d'influence du candidat de droite reste par contre très élevée auprès de ses soutiens traditionnels : il figure en 1re position auprès des sympathisants de la droite (67%, -1 point). Sa domination se lit surtout chez les Républicains, où il se situe en 1re position (83%, +4 points), 8 points devant François Baroin (75%).• Juppé retrouve la 2e place du classement... mais ne convainc pas en "plan B"Après avoir chuté de 16 points entre octobre 2016 et janvier 2017 (de 47% à 31%), Alain Juppé voit s'enrayer sa baisse dans l'opinion : sa cote d'influence progresse de 7 points en février, pour s'établir à 38%. Si ce score positionne le maire de Bordeaux à la deuxième place du classement des Français, il ne le place pas pour autant en position de "plan B naturel", alors que l'hypothèse d'un retrait de François Fillon a récemment été évoquée : sa cote d'influence progresse bien auprès des sympathisants de la droite (+8 points à 56%) et des Républicains (+10 points à 54%), mais se situe très en dessous des niveaux mesurés pour François Fillon.• Hamon couronné de succès ; Valls s'effondreÀ gauche, Benoît Hamon devient central et Manuel Valls apparaît très en retrait, tandis que Jean-Luc Mélenchon prend la tête du classement des cotes d'influence. Trente et un pour cent des Français souhaitent que Benoît Hamon ait davantage d'influence dans la vie politique française (+3 points). C'est plus particulièrement auprès de sa base électorale que le candidat du Parti socialiste (PS) se voit couronné du succès de sa ligne idéologique : auprès des sympathisants de la gauche (61%, +11 points) et chez les sympathisants du PS (61%, +17 points).Défait lors du deuxième tour de la primaire, Manuel Valls voit sa cote d'influence régresser fortement auprès de l'ensemble des Français (19%, -5 points), et surtout auprès des sympathisants de la gauche à (-10 points à 23%) et de ceux du PS (-3 points, 47%).Sur fond de débat autour de nécessaires discussions entre les différents représentants de la gauche à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon (62%, +9 points) est en tête du classement des sympathisants de la gauche, devançant très légèrement Benoît Hamon (61%, +11 points), avec lequel il partage donc le leadership auprès de cette partie de l'électorat.* Enquête réalisée auprès d'un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 6 au 7 février 2017. Échantillon de 1.039 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et profession de l'interviewé après stratification par région et catégorie d'agglomération.
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"Nous avons besoin d'(Emmanuel Macron) pour soutenir la lutte mondiale contre le Covid-19", a estimé lundi sur Twitter la chanteuse américaine.
| Lady Gaga est décidément très investie dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Après avoir annoncé la semaine dernière l'organisation d'un concert de stars diffusé à la télévision et en ligne le 18 avril "en soutien aux professionnels de santé sur la ligne de front", la chanteuse américaine a directement interpellé lundi 13 avril le président français Emmanuel Macron. "Président Emmanuel Macron - l'année dernière, vous avez montré votre leadership dans la lutte contre les pandémies. Nous avons besoin de vous pour soutenir la lutte mondiale contre le #COVID19 (...) Nous sommes tous dans le même bateau #GlobalCitizens", a écrit la star sur Twitter. Toujours sur Twitter, l'interprète de "Poker face" a également remercié la présidente de la Comission européenne Ursula von der Leyen et le président canadien Justin Trudeau pour leur implication dans la lutte contre le coronavirus.
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Un enregistrement audio clandestin faisait état de conversations entre l'ex-chef de la sécurité et l'Élysée et Vincent Crase, alors même qu'il leur était interdit d'entrer en contact, rappelle BFM TV.
| Alexandre Benalla ne compte pas en rester là et contre-attaque, révèle BFM TV. L'ancien proche d'Emmanuel Macron veut faire la lumière sur l'auteur de l'enregistrement audio qui révélait qu'il avait eu des conversations avec Vincent Crase, ancien responsable de la sécurité de LREM et gendarme réserviste. Cet enregistrement avait été diffusé en janvier par Mediapart. Or, les deux hommes n'avaient pas le droit d'entrer en contact à la suite d'un contrôle judiciaire dont ils faisaient l'objet. Pourquoi alors une telle plainte ? Alexandre Benalla souhaite en effet faire la lumière sur l'identité de la personne qui a enregistré la conversation, vraisemblablement en juillet 2018. En portant plainte contre X et en se constituant partie civile, il évite que l'affaire ne soit enterrée, avance BFM TV. Cela pourrait "entraîner la saisine d'un juge d'instruction et l'ouverture d'une information judiciaire".Mis en examen pour "violences en réunion"En février 2019, le parquet avait ouvert une enquête pour "atteinte à la vie privée", ce, quatre jours après la diffusion du document sonore par Mediapart. Plusieurs policiers s'étaient alors rendus dans les locaux du média pour mener une perquisition et trouver des éléments permettant d'en savoir un peu plus sur son auteur. Dans l'enregistrement, Alexandre Benalla se vantait du soutien du "patron", à savoir du président de la République. "Il fait plus que nous soutenir (...) Il est comme fou. Il m'a dit : 'Tu vas les bouffer. T'es plus fort qu'eux. C'est pour ça que je t'avais auprès de moi'. C'est énorme quand même", disait-il notamment.Mis en examen en juillet 2018 pour "violences en réunion" lors des manifestations du 1er-mai, les deux hommes ne se parlent plus aujourd'hui. Dans un entretien accordé au journal Libération en avril dernier, Vincent Crase soulignait toutes les qualités de son ancien collègue : "Je ne sais pas pourquoi ça a si bien collé entre nous. Après tout, on a vingt ans d'écart. Je pense juste qu'Alexandre m'a bluffé. Il a un talent fou. Une tchatche intarissable. Dans notre domaine, c'est l'un des meilleurs", reconnaissait-il, avouant tout de même qu'il l'avait "tiré vers le fond" ces derniers mois et que parfois, "il ne savait pas s'arrêter".
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La suppression du service Junior et Compagnie, le service d'accompagnement des jeunes voyageurs de la SNCF, en raison de la mobilisation contre la réforme des retraites avait fait polémique.
| Bonne nouvelle pour des milliers de famille qui craignaient de voir leur Noël gâché par la grève SNCF contre la réforme des retraites : les enfants devant voyager seuls pendant les fêtes pourront finalement prendre le train. La SNCF a annoncé vendredi 19 décembre la mise à disposition de 14 TGV spécialement affrétés dimanche. La compagnie ferroviaire avait annoncé mardi la suspension de son service d'accompagnement Junior et Compagnie en raison des grèves, et expliqué cette décision "difficile" par des questions de sécurité. Cette décision avait été très mal reçue, et avait pris de court des milliers de familles à qui, en dehors du remboursement des billets, aucune solution n'avait été proposée. "Nous ne pouvons malheureusement garantir le niveau de qualité et de tranquillité pour les parents et les enfants", avait souligné la SNCF, soutenue par la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, qui avait expliqué vendredi matin que "malheureusement, la sécurité passe avant le reste".Philippe et Macron à la manœuvre ?Mais selon BFMTV et Le Parisien, Emmanuel Macron et Édouard Philippe se sont personnellement impliqués et ont mis la pression pour que la situation évolue. "Aujourd'hui, on a une vision précise des conducteurs, du matériel et de toutes les ressources disponibles pour ce week-end", a ainsi expliqué vendredi lors d'un point de presse la directrice générale de SNCF Voyages, Rachel Picard. "Depuis ce matin, une trêve à été annoncée par une partie des conducteurs et une reprise de certains pour Noël", a-t-elle expliqué.Les 14 TGV affrétés dimanche seront réservés aux enfants voyageant seuls, et "il y aura bien sûr tous les accompagnateurs classiques et des volontaires SNCF qui ont choisi de s'associer à cette opération", a-t-elle poursuivi, ajoutant que ses services étaient "en train de recontacter toutes les familles dont le voyage avait été annulé pour les inviter à utiliser ces TGV spéciaux". Exceptionnellement, une réduction de 50% sera appliquée sur le prix du forfait Junior et Compagnie, précise le communiqué.Ces 14 TGV spéciaux desserviront sept destinations depuis Paris : Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lille, Strasbourg. Les trains retour à partir des mêmes destinations seront assurés le dimanche 29 décembre. En revanche, pour des raisons de sécurité, les gares intermédiaires ne seront pas desservies et les TGV de province à province ne pourront être assurés, précise encore la SNCF qui conseille aux familles de s'informer sur https://juniorcie.oui.sncf/.
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Johnny Hallyday s'est confié au magazine Paris Match. Le rockeur revient un souvenir douloureux de sa vie.Après les deux concerts qu'il a tenu à assurer à Bruxelles malgré les attentats meurtriers, Johnny Hallyday s'est confié sur son émotion au magazine Paris Match.
| "J'ai une moitié de sang français par ma mère et une moitié de sang belge par mon père", rappelle le rockeur. Son père justement, il l'évoque dans cet entretien. Et c'est rare qu'il le fasse car Johnny reconnaît que c'est un sujet "très douloureux" pour lui. Celui qui vient de fêter ses 20 ans de mariage avec Laetitia explique : "Mon père m'a abandonné alors que je n'avais que 7-8 mois. Ma mère a tenu à ce qu'il me reconnaisse deux ans plus tard, car elle ne voulait pas qu'on pense que j'étais un fils de Boche. Il s'est exécuté, mais je ne l'ai pas revu pour autant". Johnny Hallyday poursuit sur un souvenir au goût amer : "Il m'a fait le coup, quand j'étais à l'armée, de venir avec un photographe pour organiser nos retrouvailles. Ça m'est resté en travers de la gorge. Et plus tard, dans une émission qui m'était consacrée, il était interviewé et quand on lui demande : 'Ça vous fait quoi, le succès de votre fils ?', il répond sèchement un truc du genre : 'J'en ai rien à foutre'". Le rockeur conclut finalement : "Ça me fait encore du mal, mais on ne peut échapper à ses racines".
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Vingt ans après la mort de Diana, les notes d'un ancien membre de Matignon conforte la rumeur d'une liaison entre Jacques Chirac et Claudia Cardinale. C'est même la raison pour laquelle le président de la République serait resté longtemps injoignable cette nuit-là.
| 31 août 1997. 00h27. La voiture du milliardaire égyptien, Dodi Al-Fayed et de Lady Diana percute une colonne du pont de l'Alma à Paris. Cette nuit là, c'est Pierre-Alain Muet, conseiller économique du Premier ministre de l'époque Lionel Jospin, qui est de garde à l'hôtel de Matignon. Dans son cahier de permanence, dont des extraits ont été dévoilés ce weekend par les quotidiens régionaux du groupe Ebra (Est Républicain, Dernières nouvelles d'Alsace, Le Progrès...), il note que Lionel Jospin et Jacques Chirac sont restés injoignables une bonne partie de la nuit. Rien d'anormal, à cette heure si tardive, d'autant plus que l'accident de Diana n'est remonté à l'exécutif que vers 1h30 du matin. De plus, Lionel Jospin ne se trouve pas à Paris. Le Premier ministre dort près de La Rochelle (Charente-Maritime), où il doit prononcer un discours le lendemain à l'université d'été du Parti socialiste. Il ne sera réveillé par son bras droit, Olivier Schrameck, qu'après la mort officielle de la Princesse de Galles prononcée peu après 4h du matin."ILS N'ONT JAMAIS ÉTÉ EN MESURE DE RÉPONDRE À NOS DEMANDES".Pierre-Alain Muet tente également de joindre l'Élysée. Cela à plusieurs reprises. Mais la permanence du palais présidentiel lui indique tout au long de la nuit que le chef de l'État "dort". Le conseiller se retrouve alors à gérer la crise avec les équipes de Matignon et du ministère de l'Intérieur : "J'ai passé environ 300, 400 coups de téléphone dans la nuit (...) J'ai dû décider du nombre de Gardes Républicains, quand le protocole hésitait", explique-t-il à l'Est Républicain. Malgré le drame, à la répercussion mondiale, le président reste introuvable. À tel point qu'à 9h30, il n'est toujours pas averti. C'est même son épouse, Bernadette, qui finira par aller s'incliner devant la dépouille de la princesse. Jacques Chirac se trouvait-il alors à l'Élysée ? Si oui, comment justifier qu'il n'ait pas été réveillé ? Dans un livre publié en 2001, son chauffeur affirme que le chef de l'État dormait alors au domicile de l'actrice italienne Claudia Cardinale. Une rumeur démentie il y a plus de 15 ans mais étayée aujourd'hui par le récit de Pierre-Alain Muet.Il n'est d'ailleurs pas le seul à sortir du silence. Dans son livre "L'Abdication", paru début 2017, Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande mais également ancienne plume de Lionel Jospin, avait confirmé l'absence injustifiée de l'ancien président cette nuit du 31 août : "Pendant plusieurs heures, nous avons cherché à joindre le président de la République. En vain. Très embarrassés, nos correspondants de l'Élysée n'ont jamais été en mesure de répondre à nos demandes réitérées. Jamais nous n'avons réussi à contacter le chef de l'État".Dans l'après-midi, Jacques Chirac accueillera le prince Charles venu se recueillir devant la dépouille de son ancienne épouse, et la ramener au Royaume-Uni. Claudia Cardinale, de son côté, a toujours démenti avoir eu une liaison avec l'ancien président.
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Le Qatar a commencé dimanche à appliquer les sanctions les plus sévères au monde contre les personnes ne portant pas de masque en public, pouvant aller jusqu'à trois ans de prison, pour endiguer l'épidémie de coronavirus qui progresse rapidement dans le pays.
| Le gouvernement a rendu obligatoire le port du masque en public et indiqué que sa décision s'appliquerait à partir de dimanche, et ce "jusqu'à nouvel ordre".Les peines mises en place sont très lourdes pour les contrevenants: jusqu'à trois ans de prison et jusqu'à 200.000 rials (environ 50.900 euros) d'amende.Les personnes seules dans leurs voitures ne sont pas soumises au port obligatoire du masque, mais la police a arrêté des conducteurs pour les informer de l'entrée en vigueur de la mesure, selon les témoignages de plusieurs expatriés à l'AFP.Dans la soirée, la police a érigé des checkpoints pour contrôler les voitures avec plusieurs passagers. La plupart des personnes qui se trouvaient dans la rue des Banques à Doha portaient un masque, a constaté un journaliste de l'AFP. "A partir d'aujourd'hui, c'est très strict", a témoigné Majid, un chauffeur de taxi, le visage à moitié couvert par un masque noir.Heloïsa, une résidente expatriée, affirme elle que c'est "une tactique d'intimidation". Plus de 32.000 contaminations au nouveau coronavirus ont été recensées dans ce petit pays du Golfe, soit 1,2% de l'ensemble de la population de 2,75 millions d'âmes. Le virus a également fait 15 morts.Seuls les micro-états de Saint-Marin et du Vatican ont enregistré des taux d'infection par habitant plus élevés, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.Le port du masque est actuellement obligatoire dans une cinquantaine de pays.Au Tchad, les autorités ont érigé en infraction le fait de ne pas porter de masque en public. Une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 15 jours est prévue pour les contrevenants. Au Maroc, la peine peut aller jusqu'à trois mois de prison et 1.300 dirhams (120 euros) d'amende.Selon les autorités du Qatar, les rassemblements familiaux pendant le mois de jeûne musulman du ramadan pourraient avoir favorisé la progression du virus.- Chantiers maintenus -Les restaurants, cinémas, écoles, centres commerciaux et mosquées ont été fermés mais les chantiers de construction -notamment ceux liés à la Coupe du monde de football 2022- ont été maintenus avec la mise en place de règles de distanciation physique et port obligatoire du masque depuis le 26 avril.Dimanche, une équipe de 12 ouvriers masqués travaillait, à distance les uns des autres, sous un soleil de plomb dans le quartier populaire de Mcheireb, à Doha, a constaté un journaliste de l'AFP.Des dizaines de milliers de travailleurs immigrés ont été mis en quarantaine dans la zone industrielle de Doha après qu'un certain nombre d'infections y ont été enregistrées à la mi-mars, mais les autorités ont commencé à assouplir les restrictions.D'après Abdullatif al-Khal, co-président du Comité national de prévention de la pandémie, la plupart des nouvelles infections touchent des travailleurs immigrés bien qu'il y ait eu une hausse des contaminations parmi les Qataris.
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La diffusion pendant le ramadan de deux séries télévisées évoquant la question des liens avec Israël par une chaîne saoudienne a nourri les spéculations sur les liens entre le royaume et l'Etat hébreu.
| Les pays arabes du Golfe, dont l'Arabie saoudite, n'ont pas de relations diplomatiques avec Israël, mais les deux parties se livrent selon des analystes à une "danse tranquille" pour bâtir furtivement des relations sur la base d'une animosité partagée contre l'Iran.Un personnage de la série "Sortie 7" a fait sourciller des téléspectateurs en se liant d'amitié avec un jeune Israélien grâce à un jeu vidéo en ligne.Un autre justifie dans une scène les liens avec Israël, déclarant que les Palestiniens sont les vrais "ennemis" qui insultent le royaume malgré des décennies d'aide financière.Une autre série, "Oum Haroun", retrace la vie d'une communauté juive dans un village du Koweït des années 1940.Les deux programmes ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, beaucoup y voyant une promotion de la "normalisation avec Israël", mais selon la production, ils ont réalisé les meilleures audiences du ramadan, mois de jeûne musulman et de grande consommation de contenu télévisuel.Ces séries, produites par le groupe MBC --sous contrôle du gouvernement saoudien--, contrastent avec "The End", une série de science-fiction égyptienne qui a provoqué la fureur en Israël pour avoir prédit son effondrement."Le stéréotype associé au Moyen-Orient a été pendant des décennies celui d'une région de peur, d'effusion de sang, de haine et d'extrémisme", affirme à l'AFP le porte-parole de MBC, Mazen Hayek. Selon lui, les deux programmes "cherchent à projeter une autre image, faite d'espoir, de tolérance et de dialogue entre les religions"."L'accusation de normalisation est un peu dépassée dans le contexte de la mondialisation", ajoute-t-il.- Sonder l'opinion -Selon des spécialistes, ces séries pourraient constituer une prise de pouls de l'opinion."Ces émissions sont utiles à l'Etat saoudien pour comprendre la position du public (...) elles servent d'outil de mesure", explique l'expert en politique étrangère saoudienne à l'égard d'Israël, Aziz Alghashian, professeur à l'Université d'Essex.Début 2020, le royaume a annoncé la programmation d'un film sur la Shoah pour la première fois dans un festival, avant l'annulation de celui-ci en raison de l'épidémie de Covid-19.Les éditorialistes s'en tiennent eux à la position officielle qui conditionne une normalisation avec l'Etat hébreu à un règlement du conflit avec les Palestiniens.Mais les relations semblent se réchauffer dans un mouvement orchestré par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.Ryad a bien accueilli le plan de paix du président américain Donald Trump, considéré comme favorable à Israël et rejeté par de nombreux pays arabes.L'Arabie saoudite a discrètement ouvert son espace aérien en 2018 pour la première fois à un avion de ligne à destination d'Israël tandis que la compagnie émiratie Etihad Airways a effectué mardi son premier vol vers l'Etat hébreu pour transporter des aides médicales destinées aux Palestiniens.Oman a aussi accueilli M. Netanyahu en octobre 2018, première visite de ce type en deux décennies.- "Révolutionnaire"-La montée des tensions entre Téhéran et Ryad et la volonté saoudienne d'attirer les investissements étrangers pour ses ambitieuses réformes semblent pousser le royaume à ce rapprochement."Il y a quelques années, le prince Khaled ben Salmane m'a dit que le royaume sait qu'Israël fait partie intégrante de la réalisation de son plan économique pour 2030. C'est une déclaration majeure et cela montre vraiment un réchauffement des liens", affirme à l'AFP Marc Schneier, un rabbin américain ayant des liens étroits avec le Golfe.Les autorités saoudiennes n'ont pas répondu aux sollicitations d'interview du prince Khaled, frère cadet du prince héritier.Un responsable a cependant indiqué que la position du royaume vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, c'est-à-dire une solution à deux Etats, "n'a pas changé"."Une fois réalisée, le royaume ne voit pas d'obstacles à l'établissement de relations normales qui bénéficeraient (...) à la région" et aux projets de développement du royaume, a-t-il dit à l'AFP.En février, le roi Salmane a reçu à Ryad un rabbin de Jérusalem pour la première fois de l'histoire moderne.Les médias israéliens ont publié une photo du rabbin David Rosen avec le roi, saluant un geste "révolutionnaire". L'agence de presse officielle saoudienne n'a publié qu'une photo de l'audience sur laquelle on ne le voit pas."Nous voyons des signes de réchauffement, mais il faudra peut-être plus de temps avant de voir des mesures plus spectaculaires", ajoute M. Schneier.
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Le juge des référés a rejeté mercredi 15 mai le recours des parents de Vincent Lambert, qui s'appuyaient sur un avis du "Comité international des droits des personnes handicapées". Cette structure "ne constitue pas une juridiction", leur répond-il.
| Le tribunal administratif de Paris n'a pas retenu le recours en urgence formé par les parents de Vincent Lambert, qui demandaient la suspension de la procédure d'arrêt des soins de leur fils tétraplégique, programmée par son médecin-traitant à partir de lundi.Viviane et Pierre Lambert demandaient au juge des référés de suspendre l'interruption des soins dans l'attente de l'examen d'une plainte déposée devant le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) relevant du Haut-commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU. Les requérants invoquaient "l'atteinte grave et manifestement illégale portée au droit au respect de la vie et au droit au recours effectif, qui constituent des libertés fondamentales". Le jugé des référés "a estimé que le droit au recours effectif était hors de cause, dès lors que le comité des droits des personnes handicapées, qui n'est pas une instance nationale, ne constitue pas une juridiction". Vendredi 10 mai, le médecin traitant de Vincent Lambert a annoncé à la famille l'interruption des traitements à partir du 20 mai de cet ancien infirmier psychiatrique en état végétatif au CHU de Reims. Le 24 avril, le Conseil d'Etat avait jugé conforme à la loi la décision collégiale d'arrêt des soins, prise le 9 avril 2018 par le CHU de Reims pour faire cesser un "acharnement thérapeutique" mais contestée par une partie de la famille. A la suite de cette décision, les parents de Vincent Lambert, catholiques farouchement opposés à l'euthanasie passive, ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH). Ils ont aussi annoncé avoir saisi le Défenseur des droits. La CEDH a rejeté leur requête, mais le CIDPH a demandé à la France de suspendre toute décision d'arrêt des soins, dans l'attente d'une instruction sur le fond. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué que la France répondrait à la demande du comité, mais qu'elle n'était pas tenue, légalement, de la respecter. Le tribunal administratif a également relevé que gouvernement français "n'avait aucune obligation de respecter" une demande de ce comité. Il en a conclu que "la mise en œuvre, sans attendre cet examen, de la procédure d'arrêt de soins, ne constitue pas une atteinte manifestement illégale portée au droit au respect de la vie".
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- Alors que les réactions politiques ont fusé de toutes parts pour dénoncer l'investiture de Patrick Balkany par le Commission nationale d'investiture des Républicains aux prochaines élections législatives, le maire de Levallois-Perret a renoncé à briguer un nouveau mandat de député des Hauts-de-Seine. Il va transmettre le flambeau à une de ses conseillères : Agnès Pottier-Dumas, 31 ans.-Finalement, le recul que beaucoup demandaient aura lieu.
| Patrick Balkany ne sera pas candidat en vue des élections législatives de 2017. Le 21 juin dernier, il avait pourtant été réinvesti par les autorités de son parti dans "sa" cinquième circonscription des Hauts-de-Seine. Cette nomination avait fait "tiquer" beaucoup de responsables au sein de son propre camp. "Toujours la même vieille politique" déplorait Bruno Le Maire, tandis qu'Alain Juppé et François Fillon s'étaient désolidarisés de l'annonce en indiquant qu'ils ne se sentaient pas tenus par les investitures. Nicolas Sarkozy, lui, invoquait, la présomption d'innocence au sujet de l'investiture de Patrick Balkany, malgré ses multiples mises en examen.BALKANY PRÉFÈRE SA MAIRIE À L'ASSEMBLÉEMalgré ses "casseroles", Balkany tenait donc la corde en vue des législatives. Mais à en croire les précisions qu'il aurait confiées à son entourage, il ne serait plus qu'un prête-nom avant l'arrivée d'une nouvelle candidate. "Je veux qu'on mette mon nom pour le moment, mais ça ne veut pas dire que ce sera moi à l'arrivée. Ce sera une jeune femme blonde!" aurait-il ainsi lâché. Derrière cette description sommaire se cacherait Agnès Pottier Dumas, conseillère municipale de Levallois-Perret et collaboratrice de la présidente LR d'Île-de-France Valérie Pécresse. La jeune femme de 31 ans aurait confirmé le choix de Patrick Balkany à l'Obs. "Il me l'a effectivement dit depuis un petit bout de temps" aurait-elle indiqué. Balkany a finalement mis fin au suspens ce mardi à la mi-journée : "Jamais je n'abandonnerai mon mandat de maire de Levallois !" a t-il clamé, ajoutant qu'il "a donc souhaité, avec le plein accord du président des Républicains, Nicolas Sarkozy, demander à la Commission d'investiture (de LR), d'investir dès (mardi) après-midi Agnès Pottier-Dumas, conseillère municipale de Levallois-Perret".Mis en examen à quatre reprises (pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et déclaration mensongère de patrimoine), Balkany n'a pas pour autant décidé de "passer la main" par considération éthique, mais face à la règle de non-cumul des mandats. Briguer un siège à l'Assemblée nationale pouvait en théorie lui apporter une immunité parlementaire, mais celle-ci avait déjà été levée une première en mars 2015. Cet avantage étant caduque, le député se rabat sur son "bastion" de la mairie de Levallois-Perret, qu'il dirige depuis 2001.
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La fillette de 3 ans a repris conscience grâce à l'intervention de sa mère.
| Une petite fille âgée de 3 ans a été sauvée in extremis de la noyade, samedi 18 août, à Sevrier (Haute-Savoie). L'accident s'est produit en fin d'après-midi, lorsque l'enfant a été retrouvé en train de flotter à la surface de la piscine privée. Selon France 3 Auvergne Rhône-Alpes, qui rapporte l'information ce 19 août, la fillette était en situation d'arrêt ventilatoire lorsque sa mère a tenté de la réanimer en effectuant un massage cardiaque, qui s'est avéré salvateur. L'enfant était de nouveau conscient à l'arrivée des secours. Sauvée, elle a été prise en charge et transportée vers le centre hospitalier d'Annecy Genevois.Prudence au bord de l'eauL'accident intervient au cœur d'un été particulièrement meurtrier en terme de noyades. La France a enregistré 373 décès par noyade entre le 1er juin et le 9 août, soit en moyenne un peu plus de cinq morts par jour, selon l'agence sanitaire Santé publique France (SpFrance). En 2018 par rapport à 2015 sur cette même période, les incidents de ce type avec prise en charge hospitalière (passage aux urgences ou hospitalisation), avec ou sans décès, ont doublé (1.758 contre 858). On observe également une augmentation des décès en 2018 par rapport à 2015 sur cette même période (373 contre 329).
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Le bourgmestre de la commune bruxelloise d'Etterbeek estime que ne pas obliger les SDF à se protéger du froid relève de la "non-assistance à personne en danger".
| Surnommée "la Bête de l'Est" au Royaume-Uni, "l'Ours de Sibérie" aux Pays-Bas, le "canon à neige" en Suède ou le "Moscou-Paris" en France, la vague de froid qui touche actuellement l'Europe fait craindre pour la santé des plus fragiles, notamment des sans-abri. Les appels à la vigilance se sont multipliés afin de les protéger. Avec des températures prévues jusqu'à -10°C voire -15 dans la nuit de mercredi à jeudi, le bourgmestre (maire) d'Etterbeek, l'une des 19 communes de la région bruxelloise, en Belgique, a ordonné l'arrestation administrative et la mise à l'abri de SDF qui n'accepteraient pas de leur plein gré d'être hébergés car "le risque vital est majeur". L'élu Vincent de Wolf estime en effet qu'"il y'aurait non-assistance à personne en danger" et "trouble à l'ordre public", dans le cas contraire. La mesure, en vigueur de 20 heures à 7 heures du matin, court jusqu'au 8 mars et pourrait être reconduite. "Les sans-abri qui resteraient dehors dans ces conditions risquent de tomber en hypothermie et même de mourir de froid", se justifie-t-il auprès de la RTBF. "L'ordonnance de police permet, dans les cas d'absolue nécessité, de protéger les SDF qui se mettraient eux-mêmes en danger en refusant l'hébergement par une arrestation administrative. Chaque sans-abri devra être conduit dans une salle chauffée de la commune. Un médecin sera consulté afin de déterminer si l'état de santé de la personne la mettrait en danger si elle retourne à l'extérieur. Selon l'avis du médecin, elle pourra être gardée à l'intérieur jusqu'à l'aube suivante." Dimanche 25 février, les dix sans-abri qui refusaient d'être hébergés ont "volontairement" suivi les travailleurs sociaux qui les ont amenés à l'hôpital, pour être examinés. Conduits dans une structure d'accueil, "ils y sont restés jusqu'au matin", affirme Vincent de Wolf. "C'est une mesure de protection des personnes, pas une mesure coercitive ou agressive", insiste-t-il. L'initiative a convaincu d'autres édiles, puisqu'une mesure similaire a été prise à Charleroi et à Verviers. Namur est également intéressée.
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Trente ans après l'unification des anciens Etats du Nord et du Sud du Yémen en un seul pays, ce dernier semble sur le point de se disloquer, sous l'effet de conflits armés, de revendications régionales et d'ingérences étrangères.
| Le 22 mai 1990, les dirigeants de la République du Yémen du Nord et du Yémen du Sud annoncent à Sanaa, la capitale, la naissance d'un seul et unique pays dans l'euphorie générale.Il s'agit alors pour eux de l'aboutissement du "rêve de toute une génération de Yéménites", raconte à l'AFP l'analyste politique Saleh al-Baidhani.Mais aujourd'hui, ce rêve s'est envolé et le pays est empêtré dans des conflits sans fin, avec une mosaïque de zones rivales.Sanaa et de larges zones du nord du pays sont désormais entre les mains des rebelles Houthis, tandis que le gouvernement contrôle la zone centrale de Marib et des provinces de l'est.Le sud-ouest, lui, reste aux mains du général Tarek Saleh, neveu de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, tandis que les séparatistes du Conseil de transition du sud (STC), qui revendiquent l'indépendance du Sud, tiennent la grande ville d'Aden et des pans de cette partie du pays.Les affrontements entre les séparatistes et les forces progouvernementales ont ouvert un front au sein même du camp anti-Houthis.Ils ont surtout entériné la fin du Yémen tel qu'il avait été imaginé en 1990, admet-on dans les cercles du pouvoir, exilé à Ryad.Interrogé par l'AFP, Ali al-Sarari, conseiller du Premier ministre Maïn Abdelmalek Saïd, ne voit que deux options pour le futur: "un Yémen fragmenté ou un Yémen décentralisé et fédéral" qui naîtrait d'un accord politique.Lequel paraît pour l'instant illusoire: le conflit au Yémen a fait depuis 2014 des milliers de morts, essentiellement des civils, selon les organisations humanitaires, et le pays est confronté à la pire crise humanitaire au monde d'après l'ONU.- "Mauvaises bases" -Le Yémen a été unifié à la suite de "transformations révolutionnaires", rappelle M. Baidhani.A la suite d'un coup d'Etat par des officiers nationalistes en 1962, la monarchie Zaïdite dans le nord du Yémen devient une république.Le Sud, lui, devient indépendant en 1967, après quatre ans de révolte armée contre les colons britanniques. En 1970, un régime marxiste, le seul du monde arabe, y est instauré.Deux idéologies s'opposent alors: nationaliste dans le Nord, socialiste dans le Sud. Mais toutes deux tendent vers l'unification du pays.Le chemin vers un Yémen uni sera cependant constellé d'affrontements meurtriers, d'incidents frontaliers et d'interminables négociations.Arrivé au pouvoir en 1978 dans le Nord, M. Saleh sera le premier président de ce nouveau pays, avec l'appui d'anciens dirigeants du Sud.Mais très vite, ces derniers s'estiment écartés du pouvoir et font une tentative de sécession en 1994, réprimée dans le sang par des troupes venues du Nord."L'unité du pays a été fondée sur de mauvaises bases et a pris l'allure d'une colonisation du Sud par le Nord", remarque Hussein Hanachi qui dirige un centre d'études à Aden.L'analyste souligne ainsi les démantèlement d'entreprises d'Etat dans le Sud au profit d'hommes d'affaires du Nord, et la distribution de terres domaniales à des partisans du président.- "Nouvelle réalité" -Outre la tentative de sécession en 1994, le gouvernement doit faire face à la montée de groupes jihadistes et à de graves difficultés économiques.En 2011, dans le sillage du Printemps arabe, il est contesté par la rue, ce qui mène un an plus tard au départ du président Saleh et à une période de transition difficile, à la faveur de son successeur Abd Rabbo Mansour Hadi.Les rebelles Houthis, implantés dans le Nord, s'engouffrent dans la brèche et prennent la capitale en 2014.L'ascension des Houthis, soutenus par l'Iran chiite, a poussé le grand rival régional de ce dernier, l'Arabie saoudite, à soutenir le gouvernement en formant une coalition dès 2015.Et avec la proclamation le 26 avril de l'autonomie du Sud par les séparatistes --dont des éléments étaient formés par l'allié de Ryad, les Emirats arabes unis--, la division du Yémen semble actée."L'unité du Yémen dans son état actuel n'existe plus", confirme Majed al-Mathhaji, à la tête d'un centre de réflexion à Sanaa. "La guerre a créé une nouvelle réalité sur le terrain."
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Dans la colonie israélienne d'Ariel, les habitants font rouler le chariot vers le supermarché, boivent leur café en paix et se demandent bien ce que changerait leur rattachement officiel à Israël.
| Oubliez les colons nationalistes appelant à judaïser la Cisjordanie, les slogans anti-arabes et les discours musclés. Dans cette colonie de Cisjordanie, on respire le même air que d'habitude sans effervescence particulière.Et pourtant, c'est à partir de ce mercredi que le gouvernement peut annoncer sa stratégie pour mettre en musique le plan de l'administration Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit l'annexion de la vallée du Jourdain et des colonies en Cisjordanie occupée. La presse glose notamment sur la possibilité pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de lancer le processus d'annexion de pans de Territoires palestiniens avec des colonies comme Ariel, Maalé Adoumim ou le Goush Etzion.Fondée en 1978, Ariel a des airs de ville-dortoir avec ses centres commerciaux, sa zone industrielle et son université.- "Pas d'impact" -Aujourd'hui, "tout est comme d'habitude", lance Or Goldenberg, 25 ans, étudiante à l'université d'Ariel, rencontrée à la sortie d'un supermarché avec son petit ami. Et l'annexion alors? "Je pense qu'il s'agit davantage de bureaucratie et de politique, cela n'a pas d'impact pour une habitante d'Ariel comme moi", dit-elle.Ariel est une colonie-ville, où, à l'instar des grandes cités israéliennes, se mêlent juifs, musulmans, religieux et laïcs, Sabras et immigrants russes. "La plupart des habitants d'Ariel ne veulent pas d'action unilatérale, on vit bien, dans la coexistence, on ne voit pas l'intérêt", note Gal Margale, 33 ans, qui porte de large lunettes noires et un masque contre le coronavirus.Au cours des dernières semaines, le bilan des contaminations à la maladie du Covid-19 est reparti à la hausse en Israël et dans les Territoires palestiniens. Et à l'heure où les chancelleries européennes et arabes s'activent pour tenter de dissuader Benjamin Netanyahu d'aller de l'avant avec son projet vilipendé par les Palestiniens, l'annexion reste bien en bas de la liste des priorités des Israéliens, derrière la crise sanitaire et le redémarrage économique, selon de récents sondages."Une annexion ne change rien pour moi mais elle me laisserait un gout amer, je veux maintenir le statu quo et une situation calme et tranquille où les gens se respectent", souffle Shuki Argov. L'homme, âgé d'une soixantaine d'années, travaille dans une usine d'Ariel qui emploie Arabes et Juifs et où tout se passe bien selon lui."J'espère qu'il n'y aura pas d'annexion, on respecte les habitants arabes qui vivent avec nous", ajoute-t-il en sortant du supermarché Rami Levi, enseigne à bas prix qui emploie de nombreux Palestiniens.- "Netanyahu en est capable" -Plus loin, des tractopelles jaunes entourées d'ouvriers palestiniens œuvrent à la construction de nouveaux immeubles pour développer cette colonie d'environ 20.000 habitants.Tous les colons sont loin de partager les sentiments de ceux rencontrés par l'AFP à Ariel. Certains soutiennent l'annexion, afin de voir leur territoire officiellement rattaché à Israël et ainsi régi par le droit civil israélien, tandis que d'autres colons rejettent le plan Trump car ce dernier prévoit aussi la création d'un Etat palestinien sur une terre qu'ils jugent biblique. "Le plan Trump prévoit l'établissement d'un Etat palestinien pour laisser des miettes aux Juifs. Nous ne mordrons pas à cet hameçon. Cette terre est à nous (...)", dit Daniela Weiss, une leader d'un groupe de colons hostiles au plan américain et qui souhaite voir l'ensemble de la Cisjordanie passer sous contrôle d'Israël. Pour Sara Brownstein, une habitante de Migdal Oz, une colonie dans le vaste bloc du Goush Etzion, une partie de la Cisjordanie sera annexée et ce, malgré les critiques à l'étranger."Netanyahu en est capable, Trump a son agenda et il va soutenir une forme d'annexion donc j'y crois", dit-elle, estimant que cette décision serait aussi "bénéfique" pour des Palestiniens malgré leurs critiques nourries du projet israélien.Pour cette femme établie depuis 2014 dans le Goush Etzion, "les menaces de la communauté internationale n'ont aucune importance". Et d'ajouter: "Les chiens aboient, la caravane passe".
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L'ancien conseiller du chef de l'État assure qu'Emmanuel Macron ne parle "jamais" de la présidentielle de 2022. Il est par ailleurs incapable de dire s'il sera candidat ou non à sa propre succession.
| Fidèle de la première heure, Ismaël Emelien était le stratège d'Emmanuel Macron. Mi-février, le conseiller du chef de l'État annonçait son départ prochain de l'Élysée, qu'il justifiait par la promotion d'un livre qu'il allait publier, évacuant tout lien avec l'affaire Benalla dans laquelle il est pourtant directement impliqué.Le trentenaire vient d'abandonner ses fonctions et a commencé le service après-vente de son essai politique "Le progrès ne tombe pas du ciel", cosigné avec David Amiel. Ce qui ne l'empêche pas pour autant de continuer à échanger régulièrement avec Emmanuel Macron, a-t-il assuré mercredi 27 mars sur le plateau de BFMTV-RMC. Macron ne parle "jamais" de 2022Ismaël Emelien estime par ailleurs que le président de la République est "évidemment" à la hauteur de sa fonction. Selon lui, le chef de l'État ne parle "jamais" de la prochaine présidentielle de 2022. L'ancien conseiller se dit par ailleurs incapable de dire si Emmanuel Macron sera candidat ou non à sa propre succession. "J'ai une conviction qui est personnelle, c'est que si on ne réussit pas d'ici 2022, la question ne se posera même pas, il ne sera pas candidat, il ne pourra pas l'être, c'est ce qu'il s'est passé pour son prédécesseur", a-t-il analysé. "Toute l'énergie qu'on met dans l'action, elle est tournée non pas vers 2022 mais vers maintenant et ici", a-t-il assuré. Une crise des "gilets jaunes" attendueEn dépit de la crise des "gilets jaunes" qui dure depuis maintenant cinq mois, Ismaël Emelien assure que le chef de l'État "n'exprime jamais de lassitude". Concernant cette crise, il a par ailleurs assuré que le pouvoir "savait que ça allait arriver", mais sans savoir d'où. "Nous on a fait avec En Marche une irruption surprise dans le paysage politique. Pas grand monde ne nous a vu arriver, peut croyaient que c'était possible. Donc on savait que la même chose allait se répéter, on savait que ça allait arriver, mais on ne savait pas d'où ça allait arriver", a-t-il fait valoir."Par ailleurs, ce qu'on a mesuré assez vite, et avant que le mouvement des gilets jaunes ne démarre, c'est qu'il y avait un écart entre ce qu'on avait pensé faire, réussir, et leur application sur le terrain", a-t-il reconnu. Ismaël Emelien, a également répété que son départ n'avait rien à voir avec l'affaire Benalla. "Si j'avais fait quelque chose de répréhensible, qui aurait pu mettre le président ou l'Élysée en danger, je n'aurais pas attendu huit mois pour partir", a-t-il assuré.
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Cécile Gallien, maire de Vorey et membre du bureau LREM, a été à trois reprises victime de menaces, d'insultes et d'intimidations par des "gilets jaunes". Elle a annoncé son intention de porter plainte.
| Un peu après 22h30 vendredi 4 janvier, plus de 50 "gilets jaunes" étaient réunis devant le domicile de Cécile Gallien, maire de Vorey (Haute-Loire) et élue au bureau de LREM. Selon les informations de L'Éveil de la Loire, répérées par BFMTV, le groupe est resté près d'une heure et demie devant le domicile de l'édile, kaloxonnant et scandant "Macron démission". Le quotidien local raconte qu'un tag insultant a depuis été effacé. Cécile Gallien a également été la cible de plusieurs insultes lors de ce rassemblement. Son compagnon aurait tenu tête aux "gilets jaunes" durant ces longues minutes. "Je n'ose imaginer ce qu'il serait arrivé s'il n'avait pas été là", a admis Cécile Gallien auprès de l'Eveil de la Haute-Loire lundi 7 janvier. C'est la troisième fois que Cécile Gallien est victime d'intimidations. Le 1er décembre déjà, 80 motards "gilets jaunes" s'étaient réunis devant la mairie. Quelques heures plus tard, la préfecture de Haute-Loire au Puy-en-Velay étaient incendiée. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, ce sont des tags injurieux à son encontre qui ont été écrits sur la façade de la mairie. "Cécile, gare à tes miches", pouvait-on alors lire sur les murs de l'hôtel de ville. Elle a indiqué sur Twitter son intention de porter plainte après cet événement. "Ces tags sont politiques, sexistes, et constituent une deuxième intimidation à mon encontre. Néanmoins, porter atteinte au bien public, et qui plus est, à une mairie qui est la maison commune de tous les citoyens, symbole de la République Française, est inadmissible. J'ai donc porté plainte. Quoiqu'il en soit, je reste fidèle à mon attachement au dialogue, au respect des avis politiques différents, à la démocratie, au pluralisme", avait-elle développé dans un communiqué. "Il va falloir que les altiligériens se réveillent !" L'élue, vice-présidente de l'association des maires de France, dit son "ras-le-bol" après cette troisième "tentatives d'intimidations". "Je suis de Haute-Loire, je connais les gens ici, je ne suis pas une élite, je suis maire d'une petite commune et j'ai la chance de pouvoir parler, parfois, aux responsables nationaux, pour les petits salaires, les petites retraites, pour les aides aux communes rurales... Mais je n'admets pas ces méthodes... Je suis très en colère que ma Haute-Loire et ses valeurs humanistes, en soit réduite à se voir imposer des manifestations tous les samedis. Il faut que les gens se rendent compte que l'on a la chance de vivre en France et dans ce département. Il va falloir que les altiligériens se réveillent ! Et j'espère que tous les responsables politiques, de tous bords, vont en appeler au calme et au dialogue", lâche-t-elle selon des propos rapportés par L'Éveil de la Loire. Cécile Gallien a depuis reçu de nombreux soutiens politiques.
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La compagnie ferroviaire expérimente cet été un dispositif de prise de température des clients du TGV, sur la base du volontariat, au cas où de tels contrôles seraient demandés par le gouvernement en cas de deuxième vague
| de Covid-19.Contrôle des billets, des masques et bientôt, de la température ? A partir de mardi 21 juillet, la SNCF va mesurer la température de certains voyageurs volontaires avant leur accès aux trains. Ce dispositif va être expérimenté tout l'été par la compagnie ferroviaire dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Aucun contrôle ne sera imposé. L'idée est de "vérifier en conditions réelles la fluidité d'embarquement d'un train TGV Inoui en cas de mise en place d'un contrôle de température", a expliqué la SNCF. Les premiers tests seront menés Gare de Lyon, à Paris. Cinq "Bornes Santé" installées sur le quai, en amont des portes d'embarquement, permettront à certains voyageurs qui le souhaitent de mesurer leur température corporelle sans contact, à l'aide d'une caméra thermique. Les voyageurs volontaires devront se placer quatre secondes face à la borne pour prendre leur température. La valeur ne s'affichera pas sur l'appareil et les données ne seront pas stockées. En cas de température supérieure à 38,5 degrés, les agents SNCF seront notifiés et se rapprocheront du voyageur"une fois les portes d'embarquement franchies", a précisé l'entreprise. Ils lui fourniront un masque chirurgical neuf, une dosette de gel hydroalcoolique et lui rappelleront les gestes barrières. Si le client souhaite reporter ou annuler son voyage, un échange ou une annulation sans frais seront possibles, mais il n'y aura aucune interdiction de prendre le train.L'expérimentation ne présage en rien de la mise en place d'un tel dispositif à l'avenir. L'objectif est de se préparer au cas où de tels contrôles seraient demandés par le gouvernement en cas de deuxième vague de l'épidémie de Covid-19, a expliqué à l'AFP le directeur de Voyages SNCF, Alain Krakovitch. "On ne comprendrait pas qu'on ne soit pas prêt en cas de nouvelle crise", a-t-il estimé, en soulignant que de tels contrôles étaient déjà pratiqués dans des aéroports en France ou des gares ferroviaires à l'étranger. Alain Krakovitch appelle les voyageurs "à jouer le jeu", en souhaitant un maximum de participants "dans le cadre de la lutte contre la pandémie" même si "c'est évidemment sur la base du volontariat".Les "Bornes Santé" seront testées "durant l'été" dans trois gares parisiennes. Après la Gare de Lyon, le dispositif sera étendu à partir du 5 août à la Gare de l'Est et à la Gare Montparnasse. Les voyageurs empruntant les trains concernés seront informés systématiquement en amont de leur voyage par un SMS ou un email.
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Tahar Mejri a perdu son fils de 4 ans Kylan et son ex-femme Olfa, lors de l'attentat de Nice.
| Tahar Mejri, 42 ans, est décédé mercredi 12 juin. "Une enquête a été ouverte par la police pour vérifier les causes du décès. Mais pour la famille il est mort de chagrin. S'il n'avait pas été musulman, il se serait suicidé", a expliqué Seloua Mensi, coprésidente de l'association d'aide aux victimes Promenade des Anges, auprès de l'AFP. "Il n'était pas suicidaire, mais il se laissait mourir, il était tellement vide et attristé".Le 14 juillet 2016, Tahar Mejri a perdu son ex-épouse Olfa, tuée par le camion conduit par Mohamed Lahoueij-Bouhlel sur la promenade des Anglais à Nice. Pendant les deux jours qui ont suivi, Taher Mejri a erré à travers la ville endeuillée pour retrouver la trace de son fils, Kylan. Le 16 juillet, il apprend la mort son enfant."La dernière fois que ma famille et les fidèles de la mosquée de Nice l'ont vu, c'était à la prière de l'Aïd. Il portait un T-shirt avec son fils dessus. Il portait toujours son fils sur lui, ça nous faisait énormément de mal", a témoigné Seloua Mensi, qui a perdu sa sœur aînée dans l'attentat. Tahar Mejri, 42 ans, "sera enterré aux côtés de Kylan, en Tunisie", a-t-elle précisé. "S'il avait conservé son travail, il a néanmoins été plusieurs fois en arrêt. Il ne supportait pas la situation, il était extrêmement touché par la mort de son fils, il n'arrivait plus à rien faire".Sur Twitter, le maire LR de Nice, Christian Estrosi, s'est déclaré "bouleversé par cette nouvelle". "Un drame qui se rajoute au drame du 14 juillet 2016. Les Niçois pensent à ses proches et Nice lui rendra un hommage le 14 juillet prochain comme à toutes les autres victimes", a-t-il écrit. Le soir du 14 juillet 2016, de nombreux touristes et Niçois se trouvaient sur la promenade des Anglais pour assister au traditionnel feu d'artifice lorsque Mohamed Lahoueij-Bouhlel a foncé sur la foule au volant d'un camion de 19 tonnes, faisant 86 morts et 450 blessés.
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À l'occasion de la rentrée scolaire, Édouard Philippe avait mis en avant les efforts du gouvernnement pour accueillir les enfants en situation de handicap dans les écoles. Ils sont 360.000, selon lui.
| Elles entendent dénoncer la "scolarisation au rabais de leurs enfants" handicapés et "le manque d'auxiliaire de vie scolaire". Deux mères se sont installées sur un échafaudage, mercredi 18 septembre à Strasbourg, a constaté un journaliste de l'AFP.Les deux femmes ont escaladé "à 4h du matin la structure" de l'échafaudage installé sur la façade d'une église du centre de la capitale alsacienne, a expliqué par téléphone à l'AFP Marie Letter, membre du Collectif Citoyen Handicap (CCF). Au sommet de l'échafaudage, haut d'une quinzaine de mètres, elles ont déployé une banderole marquée du pictogramme symbolisant le handicap et proclamant : "École au rabais Avenir sacrifié"."Nous avons à manger, de l'eau et un mégaphone" pour alerter les Strasbourgeois sur l'accueil des enfants handicapés "dans le Bas-Rhin mais aussi dans toute la France", a expliqué Mme Letter, qui avait déjà mené une action similaire en novembre. "Le manque d'auxiliaires de vie scolaire" (AVS) dans les établissements empêche de scolariser dans de bonnes conditions les élèves handicapés, a encore pointé cette mère d'un enfant autiste de 11 ans.Plusieurs mères d'enfants en situation de handicap ont rendez-vous mercredi matin au rectorat à Strasbourg, a expliqué par ailleurs Marie Laemmel, membre du CCH et présente au pied l'échafaudage. "Tant que le dossier ne sera pas solutionné, elles ne redescendront pas", a-t-elle prévenu. Selon elle, "il manque 250 AVS (auxiliaires de vies scolaire, ndr) dans le Bas-Rhin", a-t-elle poursuivi, estimant que, "par rapport à l'an dernier, rien n'a changé" pour cette rentrée. Selon un communiqué du CCH, "plus de 8.000" enfants en situation de handicap "n'ont pu faire leur rentrée scolaire par manque d'auxiliaire de vie scolaire pour les accompagner, un nombre qui a doublé cette année". "Les parents se réuniront devant (les) rectorat(s) dans toute la France pour les soutenir et tous ensemble réclamer plus de moyens pour ces enfants privés d'école, de classes spécialisés ou encore en attente de place en structure", poursuit le communiqué.Lors de la rentrée scolaire, le Premier ministre Édouard Philippe a mis en avant les efforts du gouvernement pour accueillir les enfants en situation de handicap à l'école, reconnaissant qu'il y a "encore du travail". Selon lui, 360.000 enfants en situation de handicap sont actuellement accueillis en France dans les écoles.
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Depuis la plainte fin février des parents de la petite Ylonna qui a régurgité un ver, les plaintes s'enchaînent contre la marque de lait infantile Gallia. Neuf ont été déposées, d'après Le Parisien.
| Gallia dans la tourmente. Neuf plaintes ont été déposées contre le fabricant bien connu de lait en poudre pour bébés pour "administration de substances nuisibles", révèle Le Parisien ce jeudi matin. Plus d'une dizaine de familles de toute la France (Paris, Landes, Ariège, Ille-et-Vilaine, Puy-de-Dôme, Bouches-du-Rhône...) affirment avoir découvert des larves dans des boîtes de lait en poudre de la marque du groupe Danone.L'Association pour la santé des enfants a ouvert une adresse mail pour recueillir d'autres témoignages (victimes-gallia@gmail.com). Les premiers signalements datent de novembre. Il s'agit notamment de celui de Florence, mère bretonne d'Ylonna, qui a refusé de s'alimenter de fin octobre jusqu'au 18 novembre, jour où elle a régurgité sur son bavoir un ver qui bougeait encore et qui avait grandi dans son estomac, la faisant souffrir.En Ariège, une autre maman, qui a porté plainte début mars, a découvert en janvier un asticot au fond de sa boîte de lait en poudre Gallia. L'industriel lui a répondu "qu'il y avait soit un souci de distribution, soit qu'on n'avait pas pris assez de précautions", rapporte-t-elle au Parisien. En tout cas, ce n'est pas un cas isolé, comme lui a assuré une employée de Gallia. Pour l'instant, aucun rappel n'a été décidé. Danone, propriétaire de Gallia, "prend tout ça très au sérieux", a assuré le groupe au Parisien. Il a demandé aux parents ayant découvert des vers dans des boîtes de lait infantile de les leur envoyer pour "des analyses plus approfondies". Celles menées jusqu'à présent sur le site de production de Wexford en Irlande ont écarté toute présence possible d'insecte dans les étapes de fabrication des produits.D'après l'entreprise, qui a aussi usine à Steenvoorde (Nord), il est possible que la contamination ait eu lieu en dehors du site de production, dans le transport, le stockage, du circuit de distribution. Danone entend renforcer le "suivi de la qualité des produits jusqu'en magasin". Des contrôles vont être effectués. Un audit complet va aussi être réalisé par des organismes externes et indépendants.Le groupe agroalimentaire a promis de partager les résultats de ces investigations avec les parents via son service consommateur, mais également sur son site web et son compte Facebook Laboratoire Gallia.
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"Les affaires reprennent, et il était temps!": les rues de Lagos, ville la plus peuplée d'Afrique subsaharienne, grouillaient à nouveau de monde lundi et ses habitants se disaient "soulagés" après un confinement d'un mois qui a asphyxié l'économie nigériane.
| La veille encore, la mégapole économique était une ville fantôme, triste et silencieuse. Mais dès les premières lueurs du jour, entre les klaxons énervés et les harangues des commerçants, la ruche de 20 millions d'habitants s'est très vite animée, revenant soudain à la vie comme après un mauvais rêve.A chaque coin de rue, les petits vendeurs de boissons, de légumes et de viande grillée avaient repris place derrière leurs glacières et leurs bidons fumants tandis que les files de voyageurs s'allongeaient sur les parkings pour aller au travail.Face à la pression sociale, après les violences et les pillages qui avaient émaillé ces dernières semaines, le gouvernement a décidé s'assouplir les mesures et de n'imposer qu'un couvre-feu de 19 heures à 6 heures du matin.Dans ce pays où plus de 80 millions d'habitants - sur un total de 200 millions - vivent sous le seuil de l'extrême pauvreté, et où l'on dépend surtout du secteur informel pour survivre, la faim se faisait cruellement sentir. "Nous étions tellement impatients, aujourd'hui est un jour magnifique!", se félicite Adewale Oluwa, qui vient de rouvrir son échoppe de fruits et légumes, et regarde avec délectation les billets de 500 nairas (1,17 euro) passer de main en main.Dès 10h du matin, ses clients sont au rendez-vous et les retrouvailles se font dans les éclats de rire. "Nous avons subi de très grosses pertes car nous vendons des denrées périssables et nous avions du fermer totalement", dit le jeune patron en agençant soigneusement de belles tomates fraiches sur ses étals colorés.- "Nourrir ma famille" - Les gares routières avaient également retrouvé leur bouillonnement habituel: les conducteurs de mini-bus interpellaient joyeusement les clients, mais cette fois, avec un masque pour protéger leur visage."Nous venons de traverser un mois de faim et de peine. Maintenant je peux à nouveau gagner de l'argent et nourrir ma famille", se réjouissait Ganiyu Ayinla, en faisant monter les passagers dans son "Danfo", ainsi que sont surnommés les minibus jaunes à Lagos.Ailleurs sur le continent, l'Afrique du Sud, l'autre géant subsaharien dont l'économie était entré en récession avant même la pandémie, a commencé à alléger son confinement vendredi. Le Rwanda a fait de même lundi. Mais d'autres, comme le Congo-Brazzaville ou Maurice, ont décidé de prolonger ces mesures.Les statistiques - quelque 44.000 cas confirmés et plus de 1.800 morts - font de l'Afrique une zone peu touchée par le Covid-19 par rapport au reste du monde, mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté à ne pas baisser la garde trop vite."Si les gouvernements mettent brusquement fin à ces mesures, nous risquons de perdre les gains que les pays ont réalisés jusqu'à présent", a souligné l'OMS.Au Nigeria, qui recensait lundi quelque 2.500 cas officiellement déclarés d'infection au coronavirus et 87 décès, un nombre insignifiant de tests ont été réalisés et selon plusieurs experts, l'ampleur de l'épidémie pourrait être largement sous-estimée.Des agents de police ont été déployés pour tenter de sensibiliser les foules sur les gestes de protection et les règles instaurées par l'Etat de Lagos."Nous n'autorisons que les passagers avec des masques", expliquait un agent de police à l'AFP. "La capacité des bus ne doit pas dépasser les 60%, et seuls les conducteurs qui peuvent distribuer de l'eau, du savon ou du gel hydro-alcoolique peuvent circuler". - Ruées vers les banques -Il assure que son équipe a déjà empêché une cinquantaine de bus de circuler.Mais la tâche est titanesque dans la capitale économique surpeuplée et les forces de sécurité ne seront pas assez nombreuses pour faire respecter les principes de distanciation sociale d'au moins 1,50 mètre imposés par les autorités.Le plus impressionnant était sans doute la ruée vers les banques. Dans le quartier d'affaires de Victoria Island, les gens se précipitaient aux guichets pour pouvoir récupérer de l'argent, quitte à enfreindre tous les gestes barrière."Tout le monde a besoin de cash, certains n'ont pas pu retirer depuis un mois car la plupart des agences étaient fermées et ils n'ont pas de carte de retrait", explique un professionnel du transfert d'argent, Idriss Lawal, venu effectuer une "grosse transaction" pour un client.Devant une agence GT Bank, des centaines de personnes étaient ainsi agglutinées dans un désordre total, face à des agents de sécurité dépassés."Regardez ce bordel, il n'y a aucune distanciation sociale", s'agaçait un transporteur, Anderson Kiagbodo, en observant la foule de loin. "Ne vous étonnez pas si la propagation du virus explose après ça".
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Le "Monsieur patrimoine" de l'Élysée est en train de faire un flop, selon les informations du Parisien. Les dons recueillis jusqu'à présent pour la préservation du patrimoine sont loin d'être encourageants.
| Tout n'est pas encore perdu pour Stéphane Bern dans sa mission pour la sauvegarde du patrimoine, mais c'est mal parti ! Depuis deux mois, il a lancé une plateforme en ligne afin de récolter un maximum d'argent pour restaurer quelque 270 monuments en danger. La collecte se poursuit jusqu'au mois de novembre, mais pour l'instant le bilan est loin des attentes espérées. Selon les informations du Parisien, 1,3 million d'euros ont été récoltés jusqu'à présent sur les 2,5 milliards prévus selon les calculs du quotidien. C'est Emmanuel Macron qui avait confié à Stéphane Bern, à l'issue des Journées du patrimoine, la mission "Patrimoine en péril". Le président de la République avait annoncé vouloir faire du patrimoine national une priorité de son quinquennat. Les missions de l'animateur de télévision sont diverses : identifier le patrimoine matériel en danger et prévoir de mettre en œuvre des moyens de financement innovants afin de le sauvegarder.Un Loto et un jeu de grattage pour sauver la mission BernEn plus de la plateforme de dons déjà lancée et qui s'achèvera en novembre prochain, Stéphane Bern s'est associé avec la Française des jeux pour lancer un jeu de grattage "Mission Patrimoine". Il sera mis en vente à partir du mois de septembre. La FDJ espère récolter entre 15 et 20 millions d'euros avec ce jeu. Mais c'est sur son Super Loto que Stéphane Bern espère remporter le plus d'argent. En effet, le 14 septembre prochain aura lieu un tirage exceptionnel. Selon les premières estimations, l'argent récolté avec ce Loto devrait pouvoir financer les travaux de 18 projets prioritaires. La mission prend néanmoins largement appui sur le financement participatif. C'est sur ce dernier point que les résultats sont jusqu'à présent décevants. Via la plateforme, les donneurs particuliers ont le choix entre soutenir la mission Bern en général ou alors un projet précis. C'est le couvent Saint-François à Pino, en Haute-Corse, qui a recueilli le plus de dons : 217 000 euros alors que de nombreux projets affichent toujours 0% de dons récoltés. C'est le cas de la chapelle du Saint-Nom-de-Marie à Bastia, de la "Maison de Marcel" en Ardèche ou du pont vieux de Lavoûte-sur-Loire en Haute-Loire.
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L'oeuvre, plantée au milieu des champs dans le village natale de la Première dame américaine, a été comparée à "un épouvantail à oiseaux".
| Après le gâteau "Melania", les pantoufles "Maison Blanche" et les burgers présidentiels, la ville natale de la Première dame américaine, en Slovénie, s'enrichit d'une statue de l'enfant du pays, diversement appréciée localement.Il faut beaucoup d'imagination pour reconnaître dans l'effigie en bois, grossièrement sculptée à la tronçonneuse, l'ancien top-modèle Melania Trump qui a passé son enfance à Sevnica, une ville de l'est de la Slovénie. Au bord d'une rivière qui coule près de cette bourgade, l'artiste a stylisé une Première dame raide comme un bâton, vêtue d'une robe bleue et saluant de la main, un geste inspiré de la pose du couple présidentiel lors de l'investiture de Donald Trump en 2017. Des réactions partagéesInaugurée vendredi 5 juillet, l'oeuvre taillée dans un tronc d'arbre a été commandée à un artisan local par un artiste conceptuel américain, Brad Downey, qui a dû affronter quelques sarcasmes. Sur les réseaux sociaux, la statue grandeur nature, plantée au milieu des champs, a été comparée à "un épouvantail à oiseaux". "Je peux comprendre que les gens pensent que ça ne correspond pas au physique de la vraie Melania", a reconnu M. Downey, 39 ans, auprès de l'AFP. Il affirme cependant trouver le résultat "absolument magnifique".Cité endormie de 5.000 habitants, Sevnica surfe depuis trois ans sur la notoriété de l'enfant du pays qui a stimulé la créativité des commerçants locaux à coups de chocolats, de gâteaux, de miel "Melania" ou de pantoufles "Maison Blanche" produites par un fabricant local. Alors que les lieux rattachés à celle née Melania Knavs sont objectivement limités, son école et l'immeuble où elle a vécu, principalement, des agences de tourisme n'hésitent pas à proposer des visites thématiques.Explorer les racines de Melania TrumpL'artiste américain dit avoir voulu, à travers cette statue et une série d'autres performances, explorer les racines de Melania Trump, 49 ans, personnalité régulièrement décrite comme énigmatique. Brad Downey a jugé symbolique de faire appel à un artisan slovène, Ales Zupevc dit "Maxi", né la même année et dans le même hôpital que la Première dame. "Vous voyez les mêmes rivières et les mêmes montagnes que celles qu'elle a vues enfant", plaide l'Américain.Nika, un étudiant en architecture de 24 ans interrogé par l'AFP, n'a pas le même point de vue : "Si ce monument est censé être une parodie, c'est réussi!". Pour Katarina, une sexagénaire venue d'une localité voisine découvrir l'oeuvre, c'est au contraire "une bonne idée" car "Melania est une héroïne slovène qui a conquis le sommet des États-Unis".
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Elle fait son grand retour à l'Olympia. Sylvie Vartan présentera son nouveau spectacle "Forever Sylvie" les 15 et 16 septembre prochains.
| À cette occasion, elle s'est confiée au magazine Gala en kiosque ce mercredi. Elle évoque notamment sa relation avec son époux et directeur artistique Tony Scotti. "Tony est extraordinaire. C'est lui le boss. Comment ai-je fait sans lui toutes ces années !", a-t-elle déclaré. Sylvie Vartan poursuit : "Jamais personne ne m'a guidée ni protégée à ce point. Jusqu'en 1982, je faisais tout moi-même, avec des chorégraphes, certes, et Charley Marouani, mon agent, mais artistiquement parlant, quelqu'un qui connaisse le métier comme Tony, non. Il a tout fait : il a été acteur en contrat avec la Fox, chanteur, producteur. Il maîtrise toutes les facettes du métier... Tony a le côté professionnel américain que je respecte. J'ai besoin de cette rigueur." La chanteuse ne s'arrête pas là, elle ajoute que travailler avec lui est d'"un grand confort", qu'ils ont "les mêmes goûts" et qu'ils sont "semblables". Une belle déclaration à celui qui partage sa vie depuis plus de 30 ans.
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Selon SUD-Rail, près de 1.500 cheminots ont quitté l'entreprise en 2017.
| Certains salariés du groupe ferroviaire seraient au bord du burn-out. Le bilan social de l'année 2017 à la SNCF est "désastreux", a alerté SUD-Rail, le troisième syndicat du groupe, dans un communiqué publié mardi 25 septembre. Démissions, départs précipités, licenciements ou encore ruptures conventionnelles... Dans son communiqué, SUD-Rail dénonce "un mal-être grandissant". Selon le syndicat, le troisième de la SNCF, près de 1.500 cheminots ont quitté l'entreprise l'an dernier. "Nos collègues qui préfèrent maintenant partir de la SNCF plutôt que de rester et de changer de poste"En 2017, selon les chiffres communiqués par SUD-Rail, les licenciements, "essentiellement des radiations des cadres", ont augmenté de 46 % par rapport à 2016, tandis que les ruptures conventionnelles ont connu une hausse de 38 %. Les démissions, elles, ont grimpé de 24 %. Le syndicat note également une baisse de 15,7 % des "embauches d'agents de moins de 25 ans"."Ce qu'on voit surtout, c'est un mal-être grandissant chez nos collègues qui préfèrent maintenant partir de la SNCF plutôt que de rester et de changer de poste. Beaucoup de choses qui font que les gens sont de moins en moins à l'aise à la SNCF", a expliqué Bruno Poncet, l'un des porte-parole de SUD-Rail. "C'est toujours les hommes et les femmes qui travaillent dans cette entreprise qui en pâtissent", a-t-il ajouté. Selon le syndicat, en 2017, la SNCF a engrangé un bénéfice net de 1,33 milliard d'eurosSelon un porte-parole du groupe ferroviaire, la direction de la SNCF "ne souhaite pas s'exprimer sur ce sujet avant la présentation de ce document à ses organisations syndicales en octobre". Ce bilan "socialement catastrophique" a été réalisé l'année où la SNCF avait engrangé un bénéfice net de 1,33 milliard d'euros, souligne SUD-Rail dans son communiqué.
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Ce test est destiné aux professionnels. Il se lit comme un test de grossesse et donne un résultat en quelques minutes.
| Jusqu'à présent, pour savoir si une personne est porteuse du Covid-19, on utilisait les tests dits PCR qui permettent de détecter l'existence du virus dans un prélèvement de cellules nasales. Ce mardi 31 mars, une entreprise bretonne a annoncé l'arrivée du premier test sérologique de diagnostic rapide. Le test, qui fonctionne avec une goutte de sang, permet de détecter la présence d'anticorps, qui, selon l'entreprise, apparaissent "quelques jours après les premiers symptômes". Le test, développée par la société NG Biotech, est destiné aux professionnels. Il est à usage unique et intègre un auto-piqueur. Les résultats, qui se lisent comme pour un test de grossesse, sont connus en quelques minutes. Le test a été validé cliniquement, indique l'entreprise. Pour répondre à la demande, la société, basée à Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine), a également annoncé l'ouverture d'un deuxième site de production. "L'objectif est d'atteindre à très court terme une capacité de production de l'ordre de deux millions de tests par mois pour répondre en priorité aux besoins sanitaires français", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.
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La pandémie de Covid-19 fait l'objet d'une couverture médiatique "sans précédent" dans la presse française, selon un rapport publié jeudi par la plateforme de veille Tagaday.
| Au mois de mars, la visibilité de l'épidémie dans la presse n'a cessé de croître jusqu'à atteindre son faîte le 20 mars, quatre jours après l'annonce du confinement, avec plus de 19.000 citations enregistrées en une seule journée, selon Tagaday (ex-Press'edd). "Soit près d'un article sur deux traitant du sujet sur l'ensemble de la production journalistique française (presse écrite et web éditorial): un record absolu", soulignent les auteurs de l'étude.A titre de comparaison, le mouvement des "gilets jaunes" atteignait son apogée avec 6 095 citations sur une journée au plus fort de la contestation en décembre 2018. L'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017 avait fait l'objet de 7.698 citations. Le coronavirus a représenté 38% de l'ensemble des contenus journalistiques produits au mois de mars, et 48% en avril, un nouveau record selon l'étude, avant de redescendre à 36% en mai. Les termes confinement, épidémie, sanitaire, pandémie et masque sont les plus cités, dans l'ordre.Cette étude a été réalisée du 1er mars au 31 mai 2020 à partir d'un échantillon de 3 000 titres et sites de médias français.
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Plus de 750.000 candidats au bac vont franchir lundi 18 juin la porte des centres d'examen pour entamer une semaine marathon, dont le coup d'envoi est traditionnellement donné par l'épreuve de philosophie. Lors des épreuves écrites, certains comportements et objets sont interdits ou autorisés.
| • Convocation et carte d'identité obligatoires :En cas d'oubli ponctuel de la carte d'identité, pas de panique : on peut présenter un autre document d'identité et rapporter "dans les meilleurs délais" sa carte d'identité pour se mettre en conformité. Cela peut-être le lendemain à l'occasion du passage d'une autre épreuve. En cas de perte ou de vol de la carte d'identité, il sera demandé un récépissé de la déclaration auprès de la police ou de la gendarmerie et un autre document officiel avec photo, permettant de reconnaître le candidat.• Calculatrices et sorties aux toilettes :Les calculatrices de poche sont autorisées, sauf mention contraire sur la page du sujet. L'application d'une circulaire datant de 2015, qui devait encadrer l'usage de calculatrices aux examens, a été repoussée par le ministère de l'Éducation nationale.Les sorties aux toilettes sont permises passée la première heure, afin de ne pas croiser les candidats retardataires. Mais un lycéen après l'autre, accompagné par un surveillant. Il est possible de quitter la salle avant la fin de l'épreuve, une fois la première heure écoulée.• Portable allumé et montre connectée interdits :Tout objet qui communique avec l'extérieur est proscrit, aussi bien les téléphones portables que les montres connectées. Les portables doivent être éteints, rangés dans le sac du candidat ou remis au surveillant. Depuis quatre ans maintenant, toutes les académies sont équipées de détecteurs de portables, répartis de façon aléatoire et déplacés d'une épreuve à l'autre. Les candidats "peuvent garder une bouteille d'eau, des mouchoirs ou un petit-en-cas, mais pas n'importe lequel", explique à l'AFP une professeure de français en Indre-et-Loire. "Une fois, lors d'un bac blanc, j'ai dû demander à un élève de ranger son plat de sushis !", se rappelle-t-elle. Il ne faut évidemment pas se parler entre candidats, même pas pour demander un stylo à son voisin : ce serait considéré comme de la fraude.• Retard d'une heure maxi autorisé :En cas de retard indépendant de la volonté du candidat et ne dépassant pas une heure, le chef de centre peut autoriser le candidat à plancher, mais sans temps supplémentaire. Si le retard dépasse une heure, le candidat est considéré comme absent.La grève de la SNCF lundi et vendredi prochains pourrait entraîner des difficultés de transport pour les candidats se rendant dans leur centre d'examen en TER. Un dispositif spécial examen sera mis en place dans les gares pour les guider mais le ministère appelle à anticiper d'éventuelles difficultés.En cas de force majeure, des épreuves de remplacement sont organisées en septembre pour ceux qui n'ont pas pu plancher pour une raison de force majeure (maladie, accident...). Il faut écrire rapidement au rectorat et joindre les justificatifs, par exemple un certificat médical.Depuis 2012, le taux de réussite dépasse les 80%. En 2017, 87,9% des candidats ont empoché le diplôme. Les résultats seront connus le vendredi 6 juillet et les rattrapages s'étaleront jusqu'au 11.
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Dans un entretien au Point, Emmanuelle Mignon, ex-conseillère de Nicolas Sarkozy, juge qu'Emmanuel Macron a "fait des réformes qui vont dans le sens souhaité par l'électorat de droite".
| Emmanuelle Mignon a été conseillère de Nicolas Sarkozy de 2002 à 2009 avant de revenir à ses côtés lors des élections européennes de 2012. Si elle travaille aujourd'hui dans un cabinet d'avocats d'affaires, elle a néanmoins toujours gardé un œil sur la politique, précise Le Point, à qui elle accorde ce samedi une interview. Elle revient notamment sur la défaite historique des Républicains aux élections européennes. Elle attribue une part de la crise que traverse le parti à l'élection présidentielle de 2017 et des soupçons d'emplois fictifs des proches de François Fillon, qui n'a pas voulu céder sa place dans la course à l'Élysée. "N'ayant pu sanctionner cette mascarade en 2017, faute de solution alternative, les électeurs de droite se sont rattrapés en 2019". Mais, selon elle, le problème vient de plus loin. "Je le dis avec beaucoup de franchise : cela vient du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui avait beaucoup promis en 2007, sans doute trop, et sur ce point, j'ai ma part de responsabilité, mais qui n'a pas été à la hauteur des promesses faites, tant sur le plan économique que sur le régalien", confie-t-elle à l'hebdomadaire. Emmanuel Macron "exerce la fonction avec toute la dignité requise"Cela explique en partie pourquoi La République en marche (LREM) a attiré une partie de l'électorat de la droite. Mais aussi et surtout parce que selon elle "Emmanuel Macron est le meilleur président de droite qu'on ait depuis un certain temps", qui a "fait des réformes qui vont dans le sens souhaité par l'électorat de droite"."Je crois aussi que les Français sont pragmatiques. Quoi qu'ils fassent, le quinquennat d'Emmanuel Macron ira à son terme : autant lui donner la possibilité de poursuivre son mandat dans de bonnes conditions", estime Emmanuelle Mignon. En deux ans, "il a, de manière tout à fait spectaculaire malgré son jeune âge, revêtu les habits du président de la République. Il exerce la fonction avec toute la dignité requise, notamment à l'international", poursuit-elle. Gare à la solitudeElle le met néanmoins en garde contre "la centralisation du pouvoir à l'Élysée qui est extrêmement forte". "Ça ne me dérange pas outre mesure", précise-t-elle, mais "c'est assez dangereux et on a bien vu que, dans la crise des 'gilets jaunes', il était quand même très seul". Son entourage pourrait aussi lui poser problème, selon elle. "Emmanuel Macron a autour de lui des ministres techniciens, très compétents, mais sans assise politique, des politiques, mais qui ne sont pas des poids lourds, et enfin, des élus de droite dont on peut se demander jusqu'à quand ils seront macronistes puisqu'ils ont déjà quitté une fois leur camp... Cet aréopage est assez fragile", juge-t-elle.
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La proposition de la porte-parole du gouvernement de "rouvrir de manière apaisée et constructive le débat autour des statistiques ethniques", actuellement interdites en France, a suscité l'opposition de ministres comme Bruno Le Maire et Gérald Darmanin.
| Alors qu'en France, les manifestations contre les violences policières et le racisme se multiplient, dans la foulée de la mort de la mort de l'Afro-Américain George Floyd aux États-Unis, asphyxié par un policier, Emmanuel Macron a indiqué lundi 15 juin à ses conseillers qu'il ne souhaitait "pas ouvrir à ce stade" le débat sur les statistiques ethniques. Le chef de l'Etat répondait ainsi à une tribune publiée samedi dans le journal Le Monde par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye dans laquelle elle suggérait de rouvrir "de manière apaisée et constructive le débat autour des statistiques ethniques", et de "revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales". Emmanuel Macron est "favorable à des actions concrètes en matière de lutte contre les discriminations, davantage qu'à un nouveau débat sur un sujet qui aura du mal à se traduire par des résultats rapides et visibles", ont précisé ses conseillers à l'AFP. "Le président de la République est attentif à la question des discriminations et déterminé sur le terrain de la lutte pour l'égalité des chances. Ce sujet était au cœur de son programme en 2017, avec la question de l'émancipation, et demeure une préoccupation dans le contexte actuel", ont-ils ajouté.La France, à l'inverse des pays anglo-saxons, a interdit les politiques ciblées, les quotas ou les statistiques ethniques pour traiter tous les citoyens à égalité. Sibeth Ndiaye a répété lundi qu'elle voyait dans les statistiques ethniques un moyen de lutter contre une "forme de racisme impensé". Des statistiques ethniques "permettraient au fond de réconcilier parfois deux rives de notre société qui s'écharpent éternellement, ceux qui vous disent :'les Noirs et les Arabes, les personnes de couleur n'ont accès à rien' et ceux qui vous disent : 'Le problème ne se pose pas'", a-t-elle souligné sur France inter.Le Maire et Darmanin désapprouventMais sa proposition a suscité l'opposition d'autres ministres comme Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. "Je reste défavorable aux statistiques ethniques qui ne correspondent pas à l'universalisme français, au fait qu'un Français est un Français et que je ne regarde pas quelle est sa race, son origine, sa religion, et que je ne souhaite pas le regarder", a expliqué le ministre de l'Economie sur Franceinfo."Moi je serais plutôt favorable à la proposition de Julien Denormandie (ministre de la Ville et du Logement), qui évoquait des statistiques par géographie", a abondé le ministre de l'Action et des Comptes sur BFMTV, car "quand vous êtes issu d'un quartier difficile, par votre adresse, quelle que soit votre couleur de peau, c'est plus difficile de trouver un stage que quand vous êtes quelqu'un d'une couleur de peau différente des Blancs, comme on dit aujourd'hui, dans le VIIe arrondissement de Paris". Dimanche, Agnès Buzyn, candidate LREM à la mairie de Paris, a estimé qu'établir des statistiques ethniques était "plus risqué qu'utile". La Commission nationale consultative des droits de l'Homme a réaffirmé dimanche son hostilité aux statistiques ethniques, qui ne sont pour elle "pas des outils neutres", estimant que la reconnaissance par l'Etat de catégories ethniques ou raciales risquerait de les "essentialiser".
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Il est désormais possible de vous éloigner de plus de 100 kilomètres à vol d'oiseau de votre domicile pour déménager, acheter ou louer un logement, explique Le Parisien.
| Peu à peu la vie reprend son cours normal. Un arrêté paru au Journal officiel de ce jeudi 21 mai explique qu'il est désormais possible de parcourir plus de 100 km à vol d'oiseau pour acheter ou louer un logement. Un déménagement est également un motif valable pour s'affranchir de cette limite en vigueur depuis le 11 mai, date du début du déconfinement progressif, rappelle Le Parisien. Ces trois motifs réunis aux côtés d'une même case de l'attestation, figurent désormais en dessous des sept autres raisons jugées valables par le ministère de l'Intérieur, en cas de contrôle par les forces de l'ordre. Ces rendez-vous ne doivent, cependant, pas être susceptibles d'être modifiés. Jusqu'à maintenant, seuls les déménagements qui ne pouvaient être reportés étaient autorisés et il fallait cocher la case du « motif familial impérieux » pour pouvoir dépasser les 100 km. Il fallait également se munir d'une attestation sur l'honneur expliquant pourquoi ce déménagement ne pouvait pas être différé. Pour mémoire, les autres motifs sont :- Trajets entre le lieu de résidence et le ou les lieux d'exercice de l'activité professionnelle, et déplacements professionnels qui ne peuvent pas être reportés ; lors de la conférence de presse du gouvernement sur le déconfinement, le ministre de l'Intérieur avait évoqué les métiers liés à la mobilité, comme celui de transporteur. Si les déplacements professionnels sont récurrents, il n'est pas nécessaire de remplir cette déclaration quotidiennement.- Trajets entre le lieu de résidence et l'établissement scolaire effectués par la personne scolarisée ou son accompagnant et trajets nécessaires pour se rendre à des examens ou des concours.- Déplacements pour consultations et soins spécialisés ne pouvant être assurés à distance ou à proximité du domicile.- Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance des personnes vulnérables et pour la garde d'enfants.- Déplacements résultant d'une obligation de présentation aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire.- Déplacements résultant d'une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire.- Déplacements aux seules fins de participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.
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La France manque cruellement d'eau et plus de la moitié des départements du pays sont désormais en alerte sécheresse.
| Le début d'été est aride. Ce vendredi 24 juillet, 53 départements français sont en alerte, alerte renforcée ou situation de "crise" à cause de la sécheresse, soit huit de plus que jeudi. Au total, 13 départements sont placés en vigilance rouge ( "crise") à cause du manque d'approvisionnement en eau : l'Allier, le Cher, la Côte-d'Or, les Deux-Sèvres, la Dordogne, l'Eure-et-Loir, la Loire-Atlantique, le Lot, le Loiret, la Saône-et-Loire, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et la Vendée. D'après la carte publiée sur le site gouvernemental Propluvia, le placement d'un département en rouge, le plus haut niveau d'alerte possible, entraîne l'arrêt des prélèvements non prioritaires, y compris des prélèvements à des fins agricoles. "Seuls les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité)", est-il précisé sur le site du ministère de la Transition écologique.103 arrêtés en coursPour les départements classés en orange (alerte renforcée), de fortes mesures de limitation des prélèvements pour l'arrosage des jardins ou le lavage des voitures peuvent être prises. Certains prélèvements d'eau peuvent même être complètement interdits. Pour les départements classés en jaune, des mesures d'interdiction d'arroser le jardin ou les espaces verts à certaines heures peuvent être instaurées. En tout, 103 arrêtés sont en cours dans l'Hexagone.
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Le commandant de la compagnie de gendarmerie de Lons-le-Saunier a été trouvé mort jeudi dans son logement de fonction. Une enquête est en cours pour découvrir les motifs de son décès.
| Jeudi 16 mai, le commandant de la compagnie de gendarmerie de Lons-le-Saunier a été retrouvé mort dans son logement de fonction. Le corps de ce capitaine "a été retrouvé au sein de la caserne de la gendarmerie de Lons, qui est son lieu de domiciliation. Et à ce stade de l'enquête, les investigations se poursuivent", a indiqué le parquet de Lons-le-Saunier. Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte, a-t-on ajouté. Né en 1973, l'officier avait pris ses fonctions à Lons-le-Saunier en mars, a-t-on précisé auprès de la Région de Gendarmerie de Bourgogne Franche-Comté, sans fournir plus de précisions. Selon le magazine spécialisé L'Essor de la Gendarmerie, le quadragénaire aurait mis fin à ses jours avec son arme de service. Une information qui n'a, pour le moment, été confirmée ni par le Parquet ni par la gendarmerie.
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Six médias ont révélé, lundi 15 avril, des documents classés secret défense qui contredisent le discours officiel sur l'absence d'armes françaises dans la guerre au Yémen. Des informations confirmées à l'AFP par le renseignement militaire français.
| Disclose, Arte, Konbini, Mediapart, la cellule investigation de Radio France et The Intercept ont publié lundi ce qu'ils présentent comme des documents classés secret défense, révélant les contrats d'armement passés entre la France et deux pays du Golfe impliqués dans la guerre au Yémen, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.Un premier rapport de 15 pages, portant la classification Confidentiel défense, aurait été rédigé le 25 septembre 2018, par des officiers de la Direction du renseignement militaire. Ce document aurait été transmis à Emmanuel Macron et Florence Parly, la ministre des Armées, à l'occasion d'un conseil restreint de défense. Le rapport révélerait la liste détaillée des armes françaises impliquées dans la guerre au Yémen.Chars Leclerc, obus flèche, Mirage 2000-9, radars Cobra, blindés Aravis, hélicoptères Cougar et Dauphin, canons Caesar... Les auteurs du rapport auraient noté, pour chaque arme, s'il s'agit de matériel vendu à l'Arabie saoudite ou aux Emirats arabes unis, et dévoilent que plusieurs armements sont utilisés au Yémen, y compris sur des zones civiles, affirment les médias.Des chars Leclerc sur le champ de bataille ? Selon cette note, 48 canons Caesar produits par l'industriel français Nexter et déployés le long de la frontière saoudo-yéménite "appuient les troupes loyalistes, épaulées par les forces armées saoudiennes, dans leur progression en territoire yéménite". Une carte de la DRM intitulée "population sous la menace des bombes" estime que "436.370 personnes" sont "potentiellement concernées par de possibles frappes d'artillerie", dont celles des canons français. Sur le champ de bataille évoluent des chars Leclerc, observés "au Yémen et déployés en position défensive", selon la note. Or "en novembre 2018, les chars français sont au cœur de la bataille d'Al Hodeïda" qui a fait 55 victimes civiles, selon l'ONG américaine Acled, assure Disclose après avoir recoupé la note de la DRM avec des images satellite et des vidéos. Dans les airs, des Mirage 2000-9 "opèrent au Yémen" selon la note. Quant au pod de guidage laser français Damoclès (Thalès), il "pourrait être employé au Yémen", suggère la DRM. En mer, deux navires de fabrication française "participent au blocus naval" qui empêche le bon ravitaillement des populations, et l'un d'entre eux contribue "à l'appui des opérations terrestres menées sur le territoire yéménite", précise la DRM. Paris ne dément pas l'existence du documentSelon la ligne invariablement avancée par Paris, qui ne dément pas l'existence de cette note, l'armement français possédé par l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis n'est utilisé que de manière défensive dans cette guerre qui a fait au moins 10.000 morts depuis 2015 et poussé des millions de Yéménites au bord de la famine. Dans une réponse écrite des services du Premier ministre lundi, le gouvernement français affirme qu'"à notre connaissance, les armes françaises dont disposent les membres de la coalition sont placées pour l'essentiel en position défensive, à l'extérieur du territoire yéménite ou sur des emprises de la coalition, mais pas sur la ligne de front". "Nous n'avons pas connaissance de victimes civiles résultant de leur utilisation sur le théâtre yéménite", ajoute Matignon.De nombreuses ONG dénoncent régulièrement l'exportation d'armement français aux belligérants du conflit, susceptible selon elles d'être utilisé contre les civils. "Le gouvernement ne peut plus nier le risque de complicité dans des crimes de guerre", réagit de son côté la directrice France de l'ONG Human Rights Watch sur Twitter. Bénédicte Jeannerod appelle la France à "cesser les ventes aux pays de la coalition Arabie-EAU et faire toute la transparence".
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Quelques jours avant les attentats en Espagne, l'Audi A3 utilisée dans la ville de Cambrils, au sud de Barcelone, a été flashée en région parisienne, selon Le Parisien ce lundi. Cette Audi A3 noire a été utilisée par cinq terroristes pour percuter des passants à Cambrils, faisant un mort et sept blessés dans la nuit de jeudi à vendredi.
| Moins d'une semaine avant cette attaque meurtrière, le véhicule immatriculé en Espagne a déclenché un radar en Essonne pour un excès de vitesse. Pour le moment, aucune "logistique" ou "connexion" n'ont été établies avec la France, selon des sources proches de l'enquête interrogées par Le Parisien. La réponse ne viendra pas d'un des cinq occupants de l'Audi A3. Ces terroristes ont tous été abattus. Quatre d'entre eux par le même policier, un ancien soldat devenu un héros national en Espagne. Les attaques de Barcelone et de Cambrils ont fait au moins 14 morts et 126 blessés, dont 30 Français, jeudi 17 et vendredi 18 août.
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Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Olivier Dussopt l'assure lundi dans les colonnes de Libération à la veille d'une journée de mobilisation.
| Salaires, effectifs, réformes en cours... Les mécontentements s'accumulent chez les fonctionnaires, qui comptent bien se faire entendre, mardi 22 mai, pour la troisième journée de grève depuis le début du quinquennat."Il y aura des ajustements, une modernisation mais pas de remise en cause", assure le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Olivier Dussopt, dans Libération.À l'appel unitaire des syndicats de la fonction publique, les fonctionnaires sont appelés mardi à une journée de grève et de manifestations sur les salaires, les effectifs et les réformes en cours.Une phase de concertation prévueLes organisations syndicales dénoncent les orientations du gouvernement, qui constituent selon elles une "attaque" du statut de fonctionnaire: simplification du dialogue social, extension du recours aux contractuels, part accrue de rémunération au mérite et accompagnement des mobilités de carrière, y compris vers le secteur privé.Ces projets, qui doivent déboucher sur un projet de loi au 1er semestre 2019 et auxquels s'ajoutent les inquiétudes entourant le futur rapport d'experts CAP 22, qui dégagera des pistes d'économies, ont continué d'attiser la tension qui règne depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. Concernant CAP 22, Olivier Dussopt s'attend à "un certain nombre de propositions, plus ou moins disruptives" mais "ce rapport n'engage pas le gouvernement et une phase de concertation avec les différentes parties prenantes s'ouvrira à la remise de celui-ci"."Ces dernières années, à chaque fois qu'un gouvernement a initié une réforme de la fonction publique, il l'a fait uniquement avec un prisme budgétaire. Du coup, toute réforme en la matière devient anxiogène. Mais je le répète : nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires", insiste le ministre.
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Le président bénévole de l'association constate une "baisse des dons" par rapport à l'année précédente, alors que la 35e campagne d'hiver des "Relais du coeur" bat son plein.
| "Sans doute que les gens sont préoccupés par leur avenir, à juste titre, mais on leur demande de ne pas oublier le présent non plus". Les Restos du Coeur,par la voix de leur président bénévole, ont lancé un appel au don à l'antenne de franceinfo ce lundi 23 décembre. "Il nous manque de quoi assurer deux semaines de fonctionnement, cela veut dire qu'il nous manque autour de 3 à 4 millions d'euros de dons, par rapport au budget prévisionnel", s'inquiète Patrice Blanc, Après 130 millions de repas distribués en 2018, les Restos du Coeur ont lancé en novembre dernier leur 35e campagne d'hiver. "Si on veut être au rendez-vous des personnes qui frappent à la porte des Restos du Cœur on a besoin, ces semaines-ci, d'argent, de dons financiers principalement", abonde le président de l'association, rappelant que la période la plus difficile reste à venir.Janvier, février, le "période la plus rude""Noël, c'est une période où se concentrent beaucoup de dons, des dons par chèque ou des dons en ligne sur le site des Restos du Cœur, mais l'hiver ne se termine pas le 31 décembre, cela va continuer encore et c'est même vers janvier, février que la période est la plus rude, donc c'est vraiment là qu'on a besoin d'être présent".Quelque 9,3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, selon l'Insee, et près de 5 millions ont recours à l'aide alimentaire. La moitié des plus de 16 ans qui vont aux Restos du cœur sont à la recherche d'un emploi, 8% ont un emploi, 15% perçoivent une retraite. Une majorité (58%) sont des femmes, avec une surreprésentation des familles monoparentales.
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Un soignant a été menacé par un homme armé le mercredi 5 septembre dans son cabinet de Poggio Mezzana (Haute-Corse). L'homme armé n'aurait pas apprécié que le médecin demande à son épouse de retirer sa burqa.
| "Ce professionnel de santé a été contacté le 29 août pour un rendez-vous le 3 septembre pour une consultation pour un enfant. La mère se serait présentée voilée et il lui a été demandé d'enlever son voile mais l'intéressée n'aurait pas accepté la réponse du professionnel de santé en disant que son mari allait venir le voir", a expliqué vendredi 7 septembre la procureure de la République de Bastia, Caroline Tharot.Le couple pas encore identifiéLe 5 septembre, le mari en question serait venu dans le cabinet de ce professionnel de santé et "l'aurait menacé avec une arme de poing", a-t-elle ajouté, précisant qu'une enquête pour "violence volontaire avec arme" a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Penta di Casinca (Haute-Corse). Selon France 3, l'homme aurait "exhibé un pistolet automatique qu'il aurait posé ostensiblement sur le bureau avant de ranger l'arme dans un sac et de repartir".Les enquêteurs chercheront par ailleurs à déterminer si la femme voilée souhaitait être examinée ou si elle accompagnait juste son enfant. Le praticien "a déposé plainte le 5 septembre" et a "parlé d'un voile qui pourrait ressembler à une burqa (voile intégral, ndlr)", a ajouté la magistrate. Les protagonistes mis en cause n'ont pas pu être identifiés à ce stade des investigations, selon la même source, n'étant pas des patients connus du cabinet. Vendredi après-midi, le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a réagi à cette affaire sur son compte Twitter. "Si ces faits sont avérés, ils sont inacceptables. Il n'y a pas de place en Corse pour l'islamisme et le fondamentalisme. Notre île est et restera une terre de liberté et de tolérance", a écrit Gilles Simeoni.
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Les juges soupçonnent le RN et ses dirigeants d'avoir "de manière concertée et délibérée" mis en place un "système de détournement" des enveloppes allouées par l'UE à chaque député.
| Marine Le Pen est arrivée mercredi après-midi au tribunal de Paris pour être de nouveau entendue par les juges qui l'ont mise en examen dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés FN (devenu RN).La présidente du RN, qui conteste les faits, s'était refusée à répondre aux questions des magistrats lors de ses deux précédents interrogatoires, en juin 2017 et en octobre 2018, indiquant suspendre ses déclarations jusqu'à une décision de la Cour de cassation, qui a finalement rejeté ses recours en février. Mise en examen pour "détournements de fonds publics", Marine Le Pen est soupçonnée d'avoir rémunéré sa cheffe de cabinet au FN, Catherine Griset, et son garde du corps, Thierry Légier, entre 2009 et 2016 en utilisant son enveloppe d'ancienne eurodéputée. Elle est aussi accusée d'avoir "donné des instructions" afin que des eurodéputés engagent comme assistants des personnes "occupant en réalité des emplois" au FN, au siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine).Saisis fin 2016, les juges d'instruction soupçonnent le RN et ses dirigeants d'avoir "de manière concertée et délibérée" mis en place un "système de détournement" des enveloppes allouées par l'UE à chaque député pour rémunérer des collaborateurs parlementaires (21.000 euros mensuels), afin de permettre au parti de faire des économies sur ses salaires.Dans la même affaire, Jean-Marie Le Pen avait lui rejeté la convocation des juges, qui envisagent sa mise en examen. Mais l'eurodéputé leur a opposé une fin de non-recevoir, s'estimant toujours couvert par son immunité malgré un vote contraire du Parlement européen.
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A Stains (Seine-Saint-Denis), une fresque représentant les visages de George Floyd, Adama Traoré, illustrée par une phrase dénonçant le racisme et les violences policières, a provoqué l'ire des policiers. Ils étaient environ 200 devant la préfecture de la Seine-Saint-Denis pour demander à ce que cette phrase soit "repeinte ou supprimée".
| Le visage de George Floyd, mort lors de son interpellation aux Etats-Unis, et celui d'Adama Traoré, jeune homme noir mort en juillet 2016 après son interpellation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), côte à côte, sur un fond bleu ponctué de nuages. C'est ainsi que se présente la fresque inaugurée récemment à Stains, en Seine-Saint-Denis, réalisée par un collectif d'artistes locaux et inaugurée jeudi en présence du maire (PCF) de la ville, Azzédine Taïbi. Une phrase surplombe ces deux visages : "Contre le racisme et les violences policières." Et c'est précisément ce qui a provoqué la colère des policiers. Une mobilisation était initialement prévue ce lundi 22 juin devant la fresque, elle s'est finalement tenue à Bobigny à 16h00 sur le parvis de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. "Nous demandons que cette phrase soit repeinte ou supprimée car elle stigmatise la Police Républicaine", a assuré un communiqué du syndicat. Ils étaient environ 200 à s'être mobilisés, une délégation a été reçue par le préfet.En réponse, le comité Adama avait lui aussi appelé à se rendre sur les lieux. "Effacer mon frère, recouvrir son visage, c'est nier son existence, qui fut déjà bien trop courte, et salir celles de tous ceux qui sont morts comme lui, trop tôt, entre les mains des forces de l'ordre. Repeindre le visage et le sourire de mon frère, c'est piétiner sa mémoire, c'est offenser ma famille", s'était insurgée dimanche, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Assa Traoré, la sœur d'Adama, également présente à l'inauguration.Sur place, elle a mis en garde : "S'il y a une tâche de peinture, si cette fresque disparaît, si une lettre disparaît, on tiendra pour seuls responsables, de troubles à l'ordre public, le syndicat de police Alliance.""Une expression artistique et pacifiste" selon la municipalitéLe lieu du rassemblement des policiers en colère a été modifié car "on ne cherche pas à aller à l'affrontement, à la confrontation. Vu l'ampleur que ça prend, on demande d'être reçu en urgence par le préfet de Seine-Saint-Denis", a expliqué à l'AFP Grégory Goupil, secrétaire national adjoint Ile-de-France d'Alliance. "On va demander au préfet de solliciter officiellement le maire de Stains pour lui demander d'enlever la phrase sur la fresque", a précisé Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance. "Quand vous appelez le 17 Police secours, on ne vous demande pas votre nationalité", a ajouté Grégory Goupil. "En 2020 ce n'est pas acceptable de dire que la police est raciste, regardez autour de vous", a-t-il lancé, en montrant les policiers rassemblés. "La police est le reflet de la société", a-t-il ajouté. Dimanche, le maire communiste avait fait part de ses inquiétudes quant à un rassemblement pouvant constituer "une menace à l'ordre public". "Cette fresque est une expression artistique et pacifiste, en soutien et hommage à toutes les victimes de l'injustice", avait affirmé Azzédine Taïbi, estimant qu'il fallait "dénoncer les comportements inadmissibles de certains policiers qui outrepassent leurs droits."
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Issue d'une ethnie pacifique violentée par la guerre, Ana Manuela Ochoa Arias a échappé à l'enrôlement par les groupes armés, étudié le droit, défendu les peuples autochtones. Aujourd'hui, elle est la seule magistrate indigène du tribunal spécial pour la paix en Colombie.
| "Je suis d'un peuple très affecté par le conflit armé" et "j'entends contribuer à faire en sorte que ce qui nous est arrivé n'arrive à aucun autre peuple", a-t-elle souligné lors d'un entretien exclusif avec l'AFP à Bogota.Regard vif, ton posé, cette juriste âgée de 48 ans, diplômée d'une université prestigieuse, mise sur le "dialogue" pour réconcilier une société minée par près de six décennies d'extrême violence.Elle est née dans les premières années du conflit, le 3 août 1972 au coeur de la sierra nevada de Santa Marta, qui culmine à plus de 5.700 mètres sur la côte caribéenne (nord).Si la Juridiction spéciale pour la paix (JEP) compte quatre magistrats indigènes et une majorité de femmes (53% de ses 51 membres), Ana Manuela est la seule siégeant au tribunal qui édicte les sentences. "C'est vrai que je suis l'unique femme indigène du tribunal (...) Mais je n'aime pas cette idée. Je me considère comme partie d'un tout", sourit cette avocate de formation, en exprimant un sens aigu du collectif.La JEP, composé du tribunal et de trois chambres d'instruction, est issue de l'accord de paix de 2016 avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Ex-guérilleros et militaires peuvent y bénéficier de peines alternatives à la prison s'ils avouent leurs crimes, dédommagent les victimes et renoncent à la violence. Pour Ana Manuela, ce concept de justice restaurative - propre aussi aux indigènes qui représentent 4,4% des 50 millions de Colombiens - peut "apporter beaucoup au pays".Voici les principaux extraits de cet entretien:- Comment le conflit armé a-t-il influé sur votre vie?"Je suis indigène kankuama (...) Je suis d'un peuple très affecté par le conflit (...) quelque 400 des nôtres ont été assassinés en deux décennies. Cela m'a incitée à étudier le droit pour défendre ceux de mon peuple et (...) aider à la paix.Le territoire où j'ai grandi (...) a été zone rouge du fait de la présence d'acteurs armés. Je n'ai échappé au recrutement forcé que parce que nos parents nous ont envoyés, mes frères et moi; étudier à Valledupar (chef-lieu du département du César, nord).De cette époque, je me souviens d'un moment décisif: quand ma meilleure amie a été assassinée (...) j'ai interpellé les acteurs armés, leur ai demandé pourquoi ils tuaient des femmes, des adolescentes, des filles (...) De là, j'ai voulu (...) exiger des changements, le respect des droits, non seulement par l'Etat, le gouvernement, mais aussi par les groupes armés.Ma famille a été déplacée. Tous ont dû venir vivre à Bogota. Nous étions 17 personnes en situation de déplacement forcé". - Quel a été votre parcours jusqu'au tribunal de la JEP? "Ayant de très bonnes notes (...) j'ai intégré l'université des Andes grâce à un programme misant sur la diversité. Nous étions une centaine d'étudiants de tout le pays: indigènes, afro-descendants, paysans (...) Là, j'ai appris quelque chose de très important: à nous accepter en tant qu'êtres humains, indépendamment de nos origines.J'ai travaillé pour le Défenseur du peuple (entité publique de protection des droits), puis à la CIDH (Cour interaméricaine des droits humains). En 2008, j'ai intégré l'ONIC (Organisation nationale indigène de Colombie). Je me suis formée à l'université, mais aussi au sein du mouvement indigène (...) J'ai connu la réalité de nombre des 115 peuples autochtones de Colombie.Comment suis-je arrivée à la JEP? Ce fut une décision de la communauté (...) Nous avons consulté les autorités indigènes, les 'mamos', et ils ont décidé de m'appuyer".- Quel peut-être l'apport de la culture indigène à la paix?"La justice restaurative consiste à faire s'asseoir l'agresseur, la victime, si possible la communauté et à tenter d'instaurer un dialogue entre ces parties (...) Ainsi fonctionnent les systèmes de justice des peuples indigènes. Cela fait une grande différence car ça permet à l'agresseur (...) de comprendre quel mal il a causé.Elle a aussi pour finalité de réparer et de réinsérer l'auteur du crime dans la société (...) pour qu'il ne récidive pas.Pour moi, l'accord de paix a toujours été un grand espoir (...) Si nous pouvons (...) nous reconnaître comme êtres humains, sortir les jeunes de la guerre et éduquer selon d'autres principes, qui soignent les coeurs, les âmes (...) j'ai l'espérance que nous pourrons nous réconcilier (...) comprendre que le conflit, les armes, la violence ne nous ont pas servi".
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Le secrétaire d'État, comme son ministre de tutelle, ont assuré que les autorités seraient intraitables avec les auteurs de ces inscriptions.
| Trois cas d'inscriptions appelant les membres des forces de l'ordre à se suicider ont été relevés sur tout le territoire, a indiqué mardi 23 avril sur BFMTV, le secrtaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.Une série de tags a d'abord été découverte sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau, dans le Finistère. "Flics suicidé à moitié pardonnés", "suicidez-vous", "la police vous protège sa crève les yeux", ont écrit le ou les auteurs sur la façade, avec des fautes d'orthographe, selon des photos sur le site du quotidien Le Télégramme. Les inscriptions écrites "vraisemblablement à la bombe de peinture" dans la nuit ont été découvertes lundi par des gendarmes vers 7H45, a indiqué le colonel Nicolas Duvinage interrogé par l'AFP."Un tag identique a été découvert à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, non lion d'un rond-point occupé régulièrement par des 'gilets jaunes', et une personne a été interpellée lundi à Caussade, dans le département du Tarn-et-Garonne, qui avait ces slogans inscrits sur sa camionnette, avec des petits gilets jaunes, comme pour signer l'origine de ce slogan", a indiqué Laurent Nuñez. "Nous serons intraitables vis à vis de ces slogans abjects", a-t-il assuré. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a réagi aux inscriptions sur la gendarmerie de Landivisiau sur Twitter: "Ces faits sont d'une extrême gravité. Les banaliser, ce serait donner raison à leurs auteurs qui doivent être identifiés et livrés à la Justice. J'y veillerai. Indéfectible soutien à nos policiers et gendarmes à qui nous devons -tous- respect et gratitude." Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a aussi exprimé dans un tweet son "soutien aux gendarmes du Finistère et à tous leurs camarades face à l'indignité. Remerciements pour leur engagement au quotidien sur tous les territoires". La maire de Landivisiau Laurence Claisse (DVD) s'est rendue sur place. "Inadmissible, ce sont des insultes, des menaces et un non respect pour ces hommes qui nous protègent, ce n'est pas humain de marquer ça", a déclaré l'édile.Les tags inscrits sur la gendarmerie finistérienne font écho aux slogans "suicidez-vous, suicidez-vous" lancés aux forces de l'ordre samedi à Paris lors du 23e samedi de mobilisation des "gilets jaunes", suscitant l'indignation.
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Enrico Horn avait été retrouvé mort dans son salon le 15 septembre dernier.
| Après plusieurs jours d'enquête, l'autopsie a conclu que c'était bien un serpent qui avait causé le décès d'Enrico Horn, dresseur du Moulin Rouge, selon Le Parisien. Ce dernier avait été retrouvé mort par sa mère, à son domicile d'Argenteuil, dans le Val d'Oise, le 15 septembre dernier.Une santé fragileC'est une morsure qui "lui a brisé les os de la main", qui lui aurait été fatale. Enrico Horn, qui était soigné pour des problèmes cardiaques qui nécessitaient la prise d'anti-coagulants, avait une santé fragile, ce qui aurait entraîné sa mort.Ses boas faisaient le spectacle avec une danseuse dans l'aquarium géant du Moulin Rouge. Les reptiles ont été récupérés par la brigade cynophile spécialisée des sapeurs-pompiers de Paris et remis à la Ferme tropicale, à Paris. Les chats et chiens ont, eux, été pris en charge par l'association Stéphane Lamart.
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L'homme à l'origine de l'initiative espère atteindre le "seuil de légitimité" de 30.000 à 40.000 votants par région.
| Un membre du mouvement des "gilets jaunes" a indiqué mardi 4 décembre à franceinfo être en train de préparer un outil pour permettre l'élection de représentants du mouvement dans chaque région."Toutes les personnes qui se sont frottées aux médias et se sont autoproclamées représentantes se sont brûlé les ailes", estime André Lannée, un auto-entrepreneur de 46 ans, résidant dans la région de Grenoble, en Isère. Pour y remédier, il est donc "en train d'organiser un référendum à l'échelle nationale dans un garage"."Facebook est le média le plus populaire, explique-t-il à franceinfo. J'ai donc créé des pages pour les 13 régions métropolitaines et une pour l'outre-mer, avec des subdivisions pour les différents DOM-TOM. Pour l'instant, près de 40.000 personnes sont inscrites."Tout le monde peut déposer sa candidature pour être désigné porte-parole, accompagnée d'une vidéo. Mardi après-midi, 20 personnes s'étaient déjà portées candidates sur la page de la Nouvelle-Aquitaine. "Les candidatures seront ensuite reportées vers un site et les personnes du groupe, sur invitation, pourront aller voter pour elles, indique André Lannée. J'avais pensé à un 'like' pour une voix, mais j'ai appris qu'on pouvait acheter des 'like', donc je préfère 'délocaliser' le vote pour avoir un système électoral simple." "Gilets jaunes" : des porte-paroles légitimes ?par franceinfoEn médiatisant son initiative, le "gilet jaune" espère atteindre "30.000-40.000 votants par région", pour atteindre un "seuil de légitimité". Son outil devrait être prêt "d'ici une semaine, une semaine et demie". Si l'initiative est fructueuse, les 24 porte-parole "se réuniront et récupéreront toutes les revendications, les doléances pour les traiter secteur par secteur, explique-t-il à franceinfo. Ils se feront aider de membres neutres, comme des avocats indépendants, des universitaires, pour traduire en langage technocratique ces revendications afin de rétablir le dialogue avec nos gouvernants.""On a deux options, la démocratie et la discussion ou le chaos et l'insurrection", conclut-il.Mais son projet n'est pas du goût de tout le monde. Ainsi, l'une des figures du mouvement, Priscilla Ludosky, qui avait rencontré François de Rugy mardi dernier, a estimé sur Facebook "qu'organiser des élections de représentants de régions se révèle être trop compliqué et surtout très propice à de nouvelles tentatives de récupération."
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Avec le report de la plupart des compétitions, et faute de Tour de France, les télévisions et les radios sont réduites à un mois de juillet au calme avant la reprise des hostilités en août.
| Les championnats de football allemand, anglais, italien et espagnol ont repris pour quelques matches. Mais après une longue période d'hibernation liée à la pandémie de coronavirus, les fans de sport ont encore peu de directs à se mettre sous la dent.Juillet est pourtant censé être un temps fort du calendrier sportif, avec notamment le foot (Euro, Copa America), le Tour, Wimbledon et du rugby (tournées, Rugby Championship).Le groupe plus impacté est France Télévisions, qui devait proposer son enchaînement estival Roland-Garros/Tour de France/Jeux olympiques de Tokyo."Notre été est totalement chamboulé (...) il fallait quasiment repartir à plat", avait expliqué début juin Takis Candilis, le directeur de l'antenne et des programmes de France Télévisions. Le groupe a prévu de "grands moments culturels" autour de la musique, du théâtre ou de la littérature, pour soutenir aussi les festivals et les artistes durement touchés par la crise du Covid-19. RMC devait aussi envoyer des journalistes à Tokyo pour les JO, initialement prévus du 24 juillet au 9 août. Puisque tout est reporté d'un an, elle fera moins appel à des pigistes. Et propose deux heures quotidiennes de "Tokyo comme si vous y étiez", des entretiens avec les athlètes français qui auraient dû marquer ces journées olympiques.- "On touche du bois" -"Ce n'est pas le sport qu'on avait prévu, mais il y aura beaucoup de sport", assure chez RMC sport Rodolphe Massé, le directeur des rédactions. Malgré l'annulation des compétitions, la radio a conservé la plupart de ses émissions pendant le confinement, dont son émission phare, le "Super Moscato show". "On chiffrera la baisse publicitaire après-coup", souligne-t-il.Puisque la L1 n'a pas repris, les commentateurs se nourrissent des championnats de foot étrangers mais aussi de la Formule 1, dont la saison 2020 doit s'ouvrir le 5 juillet en Autriche. Tout comme Canal+ qui diffuse les Grands Prix.Mais dès la fin juillet, le foot pourrait reprendre ses droits avec les finales des deux coupes (de France probablement le 24 puis de la Ligue le 31) sur France Télévisions. En août reviennent la Ligue des champions et la Ligue Europa: Rodolphe Massé a compté "18 soirées de foot en 19 jours, entre le 5 et le 23 août". Les championnats de Ligue 1 et Ligue 2 sont également attendus les 23 et 22 août sur la nouvelle chaîne Téléfoot, du groupe Mediapro.BeIN Sports et Canal+ vont d'ailleurs devoir batailler pour retenir les fans de foot, alors qu'ils ne diffuseront plus que deux matches par journée de Ligue 1. BeIN a frustré ses abonnés en les privant de la reprise italienne, à cause d'un conflit avec les organisateurs du championnat. Le groupe prévoit de se relancer fin juillet avec les championnats européens de foot, la reprise de la NBA et de la MLB, la ligue américaine de baseball.Septembre sera ensuite un mois de culte cathodique pour les fans de sport, avec le Tour de France (29 août-20 septembre), suivi de Roland-Garros (27 septembre-11 octobre). "On touche du bois pour qu'il n'y ait pas de deuxième vague", souffle Rodolphe Massé chez RMC Sport. Du point de vue économique, "les grandes joies sportives de la rentrée attirent les annonceurs", assure-t-on du côté de France Télévisions.
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Le camp de l'opposant russe Alexeï Navalny a enregistré des victoires électorales symboliques sur les lieux présumés de son empoisonnement, à l'issue de scrutins régionaux dominés par le parti du Kremlin sur fond d'accusations d'irrégularités.
| Des laboratoires en France et en Suède ont par ailleurs établi, confirmant des résultats allemands, que l'opposant avait bien été victime d'un agent neurotoxique de type Novitchok. Moscou persiste à juger cette thèse "non étayée", malgré de nouveaux appels français et allemand à une enquête. Dans une grande partie de la Russie, les électeurs étaient appelés de vendredi à dimanche à élire, c'est selon, des gouverneurs, des assemblées régionales ou municipales et quatre députés nationaux.Les candidats du parti du pouvoir, Russie Unie, qui règne sur la scène politique malgré une popularité en berne, ont remporté la majorité des sièges. Un "succès" selon son chef, l'ancien président et ex-Premier ministre Dmitri Medvedev.Si les candidats soutenus par Vladimir Poutine ont remporté sans surprise les 18 mandats de chefs d'exécutifs régionaux en jeu, les regards étaient tournés, une fois n'est pas coutume, vers les conseils municipaux de Tomsk et de Novossibirsk en Sibérie, où Alexeï Navalny avait enquêté sur la corruption des élites locales et faisait campagne lorsqu'il a été empoisonné fin août.A Tomsk, où il aurait été intoxiqué, ses deux principaux candidats, Andreï Fateev et Ksenia Fadeeva, sont arrivés en tête dans leurs circonscriptions, devenant les tous premiers élus du mouvement d'Alexeï Navalny.- Un "grand coup" -Si Russie Unie y reste la première force avec 24,46% des voix au scrutin de liste, son score est en chute libre par rapport aux 52% de 2015. Et ce parti ne remporte que neuf circonscriptions sur 27, laissant les autres à diverses formations. A Tomsk comme ailleurs en Russie, le Fonds de lutte contre la corruption (FBK) de M. Navalny, prône, lorsqu'il n'a pas de candidats, un "vote intelligent", c'est-à-dire de donner son suffrage à celui le plus à même de vaincre le représentant du pouvoir. Cette formation revendique du coup sa part dans le succès d'autres partis."On a vraiment porté un grand coup à Russie Unie", s'est félicitée Mme Fadeeva auprès de l'AFP. "Le mythe d'une opposition à 2 ou 3% vient de mourir". Dans un contexte socio-économique difficile, sur fond d'accusations de corruption et d'une réforme contestée des retraites, la popularité du parti de Vladimir Poutine s'est considérablement érodée ces dernières années. En septembre 2021, des législatives sont prévues et Russie Unie n'est qu'à 30% des intentions de vote dans les sondages. A Novossibirsk, la troisième ville russe et principale agglomération sibérienne où Alexeï Navalny avait aussi fait campagne, son camp a obtenu cinq élus, dont son chef local, Sergueï Boïko, tandis que Russie Unie en perd autant ainsi que sa majorité.- Occidentaux contre Russie -L'affaire Navalny a largement plané sur la campagne électorale.Cet opposant de 44 ans, hospitalisé à Berlin et sorti du coma il y a une semaine, peut de son côté désormais "temporairement quitter son lit", ont déclaré lundi ses médecins berlinois. Après avoir annoncé que des laboratoires français et suédois avaient confirmé le recours à un poison, la chancellerie allemande a de nouveau réclamé lundi des "éclaircissements" à Moscou et le président français Emmanuel Macron a demandé au téléphone à M. Poutine une "enquête crédible et transparente" concernant cette "tentative d'assassinat".Le chef de l'Etat russe a quant à lui réitéré sa position : ces accusations sont "non étayées" et c'est à Berlin de faire preuve de transparence en fournissant le détail de ses conclusions et les "échantillons biologiques" correspondants. Concernant le déroulement des élections dans leur ensemble, pour l'ONG indépendante Golos et la formation de M. Navalny, elles ont été minées par moult irrégularités. En cause notamment, le déroulement des scrutins sur trois jours, avec de nombreux bureaux de vote mobiles et en plein air, officiellement pour limiter les risques liés au coronavirus. Or ces méthodes rendent difficile le travail des observateurs et, selon ces derniers, favorisent les falsifications.Ella Pamfilova, qui dirige la Commission électorale russe, a jugé que ce sont au contraire les observateurs qui ont fait preuve de "grossièreté" et d'"une agressivité injustifiée".
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L'Assemblée veut se montrer exemplaire "pour redonner du crédit et du sens à l'action publique".
| C'est un travail de longue haleine auquel se livrent les députés depuis le début de la nouvelle mandature : réduire et rationaliser les dépenses de l'institution la plus chère de France (565 millions d'euros en 2017). Et ce travail commence à porter ses fruits, rapporte Le Parisien mardi 8 octobre."Les questeurs de l'Assemblée nationale se sont efforcés de contenir certaines dépenses, d'ajuster les prévisions de charges parlementaires tout en maintenant l'effort d'investissement sur les moyens des députés et de leurs équipes", explique au quotidien local le député LREM d'Ille-et-Vilaine et premier questeur, Florian Bachelier. Dès 2017, il avait mis sur pied un plan pour réduire les dépenses du palais Bourbon de 10 millions d'euros par an, puis de 15 millions supplémentaires chaque année jusqu'à la fin du quinquennat.Alors que l'affaire Rugy est encore fraîche, Le Parisien détaille les économies réalisées par les députés. Tout les postes de dépenses ont été étudiés, au nom "de l'exigence d'exemplarité nécessaire pour redonner du crédit et du sens à l'action publique", selon M. Bachelier.Ainsi, la réduction des déplacements et voyages a permis à l'Assemblée d'économiser 1 million d'euros par an. Le moindre recours aux chambres d'hôtel pour les députés non parisiens s'est soldé par une économie de 3,6 millions d'euros depuis 2018. La suppression des billets de train pour les députés honoraires représente, de son côté, 400.000 euros d'économie par an, la suppression des frais funéraires, 380.000 euros par an, et celle des places de parking, 248.000 par an. Par ailleurs, la réforme de l'indemnité représentative de frais de mandant (IRFM), devenue allocation de frais de mandat (AFM), mieux contrôlée, a permis d'économiser 3,2 millions d'euros par an.Si l'effort est marqué, il est toutefois loin d'être terminé, indique Le Parisien, qui évoque les difficultés à faire évoluer une telle administration. D'autant plus que le bâtiment de l'Assemblée nationale nécessite d'importants travaux de rénovation."Comme l'année dernière, nous ne demanderons pas un euro de plus au budget de l'État et donc à nos concitoyens", assure Florian Bachelier. Depuis 2012, rappelle Le Parisien, la dotation de l'État n'a pas évolué : 517,89 millions d'euros. Mais l'Assemblée pioche environ 40 millions par an dans sa réserve, qui s'élève à 310 millions d'euros.
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Sur les 12 derniers mois, 3 235 personnes ont été tuées sur les routes, soit 19 de moins que sur l'année précédente.
| Une légère amélioration concernant la sécurité routière. Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a baissé de 5,2% par rapport au même mois l'année dernière : au total, 254 personnes sont décédées contre 268 en 2018, a annoncé vendredi 13 décembre, la sécurité routière. Sur les 12 derniers mois, 3 235 personnes ont été tuées sur les routes, soit 19 de moins (-0,6%) que sur l'année précédente. À l'inverse, en Outre-Mer, la mortalité routière est "très élevée", souligne le communiqué, avec 38 personnes ayant perdu la vie en novembre 2019, soit 13 de plus qu'en novembre 2018.Une hausse des blessésDu côté des blessés, on assiste à une hausse de 0,9% par rapport à 2018, avec 52 personnes blessées en plus, pour un total de 5 855. La Délégation à la sécurité routière souhaite toutefois "alerter tous les usagers de la route d'une augmentation significative et préoccupante des décès sur les routes ces derniers jours". Dans son communiqué, elle invite également chacun "à redoubler de vigilance", "afin que les accidents de la route ne viennent endeuiller les fêtes de fin d'année".
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Alors que les contaminations au coronavirus repartent à la hausse en Espagne, et notamment en Catalogne où près de 4 millions d'habitants de l'agglomération de Barcelone ont été appelés à rester chez eux, le Premier ministre français n'exclut pas une nouvelle fermeture des frontières.
| L'épidémie de coronavirus est loin d'être terminée. Le Covid-19, qui a tué au moins 590.000 personnes dans le monde, continue de se propager ou reprend dans de très nombreux pays, notamment sur le Vieux Continent où plusieurs Etats ont pris des mesures ciblées pour tenter d'éviter une deuxième vague. En France, le port du masque sera obligatoire dans les lieux clos recevant du public dès la semaine prochaine, tandis que l'Espagne voisine a appelé vendredi les quatre millions d'habitants de l'agglomération de Barcelone à "rester chez eux", face à un quasi triplement en une semaine du nombre de cas. Une situation que surveille attentivement la France, qui n'exclut pas une nouvelle fermeture des frontières, un mois après la réouverture des frontières entre les deux pays, après trois mois d'un strict confinement côté espagnol pour endiguer la pandémie. "Nous surveillons cela de très près, ici en particulier, parce que c'est un vrai sujet dont il faut que nous discutions aussi avec les autorités espagnoles", a affirmé samedi 18 juillet le Premier ministre Jean Castex, en visite dans sa ville de Prades, dans le département frontalier des Pyrénées-Orientales. Comme la France, l'Espagne est un des pays les plus affectés par la pandémie avec plus de 28.400 morts. La Catalogne et l'Aragon voisin sont les deux régions qui inquiètent le plus les autorités espagnoles, mais les foyers de contagion surveillés sont au nombre de plus de 150 dans l'ensemble du pays.
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Dans une lettre adressée à un sénateur, et que BFMTV a pu consulter, le Premier ministre dévoile les résultats concluants d'une expérimentation de baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, effectuée entre 2015 et 2017 sur trois tronçons de 86 km au total. Mardi 9 janvier, Edouard Philippe se prononcera sur une éventuelle baisse de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires, qui devrait passer de 90 à 80 km/h.
| Une mesure préconisée par plusieurs associations de sécurité routière, à laquelle le Premier ministre s'est dit "favorable" début décembre. Dans une lettre adressée ce dimanche au sénateur de la Haute-Saône Michel Raison, et signée de sa main, il dévoile pour la première fois les résultats d'une expérimentation de baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, effectuée entre 2015 et 2017 sur trois tronçons de 86 km au total."L'analyse de l'accidentalité est positive", assure Edouard Philippe qui révèle que 20 accidents faisant 3 morts et 42 blessés ont été enregistrés sur ces trois routes entre le 1er juillet 2015 et le 1er juillet 2017. Or "sur les cinq années qui ont précédé l'expérimentation, 67 accidents corporels, faisant 15 morts et 108 blessés ont été répertoriés". "Ramenés à une échelle de deux ans, ces chiffres correspondent respectivement à 27 accidents, 6 tués et 43 blessés", note-t-il. Le Premier ministre indique par ailleurs que cette expérimentation de baisse de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h "n'a pas provoqué de surplus d'embouteillages sur ces trois axes". Edouard Philippe souligne toutefois que "le gouvernement n'a pas souhaité utiliser ces résultats dans le cadre des consultations actuelles" dans la mesure où cette expérimentation s'est déroulée "sur une durée inférieure à la durée statistique minimale d'observation en matière d'accidentologie, qui est de cinq ans".
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Un hommage national a été rendu mardi 8 octobre aux quatre victimes de l'attentat de la préfecture de police de Paris. Durant les sept minutes de son périple meurtrier, Mickaël Harpon, agent à la préfecture depuis 2003, a tué au couteau Aurélia Trifiro, Damien Ernest, Anthony Lancelot et Brice Le Mescam.
| Les quatre fonctionnaires de la préfecture de police poignardés à mort par un de leurs collègues jeudi ont passé "leur vie à protéger les autres" avant d'être victimes du "terrorisme islamiste". Mardi, dans la cour de la préfecture de police de Paris, Emmanuel Macron et plusieurs membres du gouvernement ont rendu hommage aux quatre victimes de l'attentat. Le chef de l'État a prononcé un discours d'une quinzaine de minutes. "Sept minutes ont suffi à arracher la vie à quatre des vôtres", a déploré le président de la République. Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner leur avait remis la Légion d'honneur à titre posthume. Aurélia Trifiro, Damien Ernest, Anthony Lancelot, Brice Le Mescam, les noms des quatre fonctionnaires, figuraient au journal officiel mardi, au côté de la mention "tué dans l'exercice de ses fonctions". Portrait de ces quatre fonctionnaires. Aurélia Trifiro, 39 ansGardienne de la paix, Aurélia Trifiro était entrée dans la police il y a 17 ans et était rattachée à la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP).Mère de deux jeunes garçons, elle résidait à Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne. La ville a ouvert un registre de condoléances en sa mémoire. Sur le compte Facebook de la commune, des anonymes décrivent une femme "forte", "gentille" et une "jolie famille". "Depuis qu'elle était toute petite, elle ne parlait que de devenir policière, a témoigné, sa grand-mère, jointe par Le Parisien. Ce métier, c'était toute sa vie..."Damien Ernest, 50 ansIl a été la première victime de Mickaël Harpon, note BFMTV. Entré dans la police il y a 28 ans, Damien Ernest avait accédé au grade de major et était responsable d'une unité au sein de la Direction du renseignement de la préfecture (DRPP), le service où était employé son assassin.Il avait deux filles et "nourrissait des projets de mariage" avec sa compagne après des années de vie commune, a indiqué le président de la République en lui rendant hommage. "C'était un collègue extraordinaire, jamais un mot plus haut que l'autre, bon vivant, très bosseur", a témoigné mardi sur France Inter l'un de ses plus proches collègues.Anthony Lancelot, 38 ansGardien de la paix, Anthony Lancelot cumulait onze ans de services dans la police et travaillait également à la DRPP, le service chargé de détecter la radicalisation notamment islamiste."C'était un bon garçon, dynamique, avec une bonne bouille. Je m'en souviendrai toujours. Ça fait mal. Surtout à l'intérieur de la maison", a indiqué à l'AFP un de ses anciens chefs. Il était père de deux jeunes garçons. Brice Le Mescam, 38 ansBrice Le Mescam était entré dans la police il y a six ans et était lui aussi employé à la DRPP, en qualité d'adjoint administratif. "Il était drôle, moqueur, provocateur, intelligent", a réagi sur Twitter un de ses "vieux copains".Lors de son hommage mardi, le président de la République a adressé ses condoléances au compagnon de cet homme qui avait songé à se lancer dans une carrière de comédien avant d'entrer dans la police, selon Le Parisien."Brice était fantasque, débridé, plein d'envie et d'énergie, décrit à BFMTV Camille, l'une de ses camarades dans l'école de théâtre parisienne où Brice Le Mescam a été élève. "C'était un clown capable de porter plusieurs masques. Il n'aimait pas tellement l'idée de porter un uniforme. J'ai été surprise d'apprendre plus tard qu'il était entré dans la police", a-t-elle ajouté.
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La victime a été écrasée par son engin, tandis qu'un deuxième passager, âgé de 12 ans, a été blessé.
| Un homme de 68 ans est mort samedi 18 août à Lanas (Ardèche) dans l'accident d'un quad sur lequel il se trouvait avec son neveu de 12 ans, légèrement blessé.Une souche d'arbre à l'origine du drameL'accident s'est produit à la mi-journée, vers midi. Le conducteur a perdu le contrôle du véhicule sur un sentier ouvert au public et s'est retrouvé bloqué sous l'engin, ont indiqué les gendarmes. Selon France Bleu, la victime a percuté une souche d'arbre, avant d'être écrasé par l'engin. Son neveu a été éjecté. Ce dernier a été transporté à l'hôpital d'Aubenas, ont précisé les pompiers.
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Moment gênant sur le plateau de l'émission Punchline ce dimanche 22 janvier ! Gilbert Collard, le député FN du Gard, était l'invité de Laurence Ferrari pour discuter du programme du parti pour la prochaine élection présidentielle. Cependant, l'échange entre les deux n'a pas manqué de piquant.
| Ce n'est un secret pour personne, les avocats sont connus pour avoir le sens de la répartie. Gilbert Collard, avocat mais aussi président du comité de soutien de Marine Le Pen, n'a pas épargné la journaliste de Punchline sur C8, entraînant des moments de malaises et de clashs sur le plateau.Une voix "tout à fait compatible avec les aéroports"Lors de son interview avec Laurence Ferrari, Gilbert Collard n'a pour le moins pas ménagé son interlocutrice, évoquant notamment sa "voix médiatique tout à fait compatible avec les aéroports". Refusant de perdre son sang-froid face à l'avocat, la réaction de cette dernière ne s'est cependant pas fait attendre. "Quelle insulte ! Ce n'est pas de votre niveau ces attaques machistes", rétorque-t-elle. Ce à quoi le député du Front National enchaîne avec un "Qu'est-ce que vous avez contre les hôtesses de l'air ?", non sans mauvaise foi.Pour mettre un terme à cet échange de plus en plus tendu, et ainsi éviter que la situation ne s'envenime davantage, Laurence Ferrari préfère faire une pause. "Vous allez reprendre vos esprits, on fait une petite page de pub", lance-t-elle. Mais avant qu'elle ne puisse rendre l'antenne, Gilbert Collard la pique avec une dernière phrase assassine. "Je n'ai pas perdu mes esprits, c'est vous qui êtes désobligeante, là. Je ne suis pas Montebourg, hein !", lâche l'avocat marseillais, faisant ici référence à l'échange tendu entre Arnaud Montebourg et Laurence Ferrari quelques jours plus tôt, lors du deuxième débat de la primaire de la gauche.Des punchlines à n'en plus finirAu retour de la pause publicitaire, l'interview reprend. Malgré une ambiance plus courtoise, les échanges entre les deux protagonistes deviennent rapidement à nouveau gênants. Gibert Collard déstabilise la journaliste avec des questions de culture générale, l'interrogeant entre autres sur les dates de La Commune de Paris. Laurence Ferrari se met à bafouiller avant de préférer le laisser répondre à sa place. Une réponse qui s'avère d'ailleurs fausse malgré la visible assurance du député du Gard. L'avocat enchaîne ensuite sur l'OTAN, où Laurence Ferrari le coupe : "Il nous protège quand même." Gilbert Collard enchérit alors en lui demandant la nature de la protection qu'elle évoque ainsi. Chahutée par les nombreuses attaques verbales de son invité, Laurence Ferrari, visiblement hébétée, ne répond pas de suite. L'occasion idéale pour le député du FN de lui asséner une ultime humiliation : "Que c'est bien d'être bien questionné. Même quand on est bête on en devient intelligent." À croire que Maître Collard a pris le titre de l'émission un peu trop au pied de la lettre !
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L'attrait de Jacques Chirac pour les femmes a toujours été de notoriété publique. Il en est une qui a d'ailleurs bien failli pousser l'ancien président de la République à quitter sa femme Bernadette.
| Le livre de Pauline de Saint-Rémy et Laureline Dupont, Jacques et Jacqueline, raconte la relation, dans les années 70, entre le Premier ministre de l'époque et une journaliste du Figaro, Jacqueline Chabridon. Selon les auteures, l'attirance fut immédiate dès leur rencontre, en Corrèze, en 1975. Jacques Chirac aurait ensuite fait des pieds et des mains pour pouvoir côtoyer la jeune femme aussi souvent que possible. Celle-ci, qui s'est confiée aux deux journalistes, raconte qu'un appartement avait même été loué, à deux pas de l'Elysée, pour qu'ils s'y retrouvent. Certains voyages officiels du Premier ministre auraient aussi été organisés afin que les deux tourtereaux puissent se voir. A l'époque, Jacques Chirac confie même à certains proches son désir de l'épouser. Sous la pression de sa femme, qui devinait qu'il se passait quelque chose, il finit pourtant par mettre fin à cette relation en 1976.
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Météo France annonce que les températures vont de nouveau grimper sur le territoire français lors des semaines à venir.
| Même en plein mois de septembre, les Français vont avoir l'impression d'être de retour en vacances d'été. Les prochaines prédictions de Météo France relayées par 20 minutes annoncent une importante hausse des températures lors des prochaines semaines. Il est même possible que la barre symbolique des 30 degrés soit franchie à plusieurs reprises. Les mois de juillet et août 2019 ont été marqués par de forts épisodes de chaleur. De nombreuses alertes canicule ont été déclenchées, faisant de l'été 2019 le troisième été le plus chaud depuis 1945 en France. Une situation qui contraste avec la fraîcheur de la rentrée. « On a enregistré des températures remarquablement basses à certains endroits, largement en dessous des normales de saison », confirme Frédéric Nathan, prévisionniste à Météo France, auprès de 20 Minutes. Le lundi 9 septembre a enregistré des records décadaires de froid dans plusieurs villes comme les 0,7 degré à Aurillac (Cantal), 1,8 degré à Tulle (Corrèze) ou même les 3 degrés à Auxerre (Yonne). Ce lundi après-midi, les températures sont restées 2 à 4 degrés en dessous des normales de saison. Une « très très mauvaise nouvelle pour la sécheresse »Cette future hausse des températures s'explique par le glissement d'une zone dépressionnaire vers le Maghreb qui devrait alors faire remonter de l'air chaud venant de Tunisie et d'Algérie. « Si vous avez déjà refait votre stock de tisane et ressorti votre plaid du dimanche, rangez tout (pas trop loin quand même), la chaleur va progressivement faire son grand retour, à partir de mercredi », annonce le spécialiste à 20 minutes. « Pour les deux semaines qui viennent, les températures vont être, à nouveau, au-dessus des normales de saison. » Il pourrait y avoir une hausse de 7 à 8 degrés, certaines zones dans le Sud du pays pourraient profiter d'une température moyenne de 24 à 25 degrés.Si Frédéric Nathan assure qu'il « ne va pas y avoir de canicule », le retour de fortes chaleurs risque d'aggraver d'autres problèmes en France. « C'est une très, très mauvaise nouvelle pour la sécheresse », constate le prévisionniste de Météo France. 87 départements sont actuellement touchés par des restrictions d'eau, une situation surprenante pour un mois de septembre.
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Dans un entretien au Journal du dimanche, Ian Brossat, adjoint au Logement à la maire de Paris, dévoile les sites où seront bâtis des appartements vendus aux classes moyennes.
| Acheter un appartement à Paris pour environ 5.000 euros du mètre carré, mission impossible ? Pas forcément. Ian Brossat, l'adjoint PCF au Logement à la maire de Paris, dévoile dans un entretien au Journal du dimanche les cinq sites où seront bâtis des appartements vendus aux classes moyennes à un prix deux fois moins cher que sur le marché immobilier.Lors d'un vote au Conseil de Paris en juillet, la Ville de Paris avait acté la création d'un nouvel organisme, la Foncière de la Ville de Paris, qui l'associe à ses bailleurs sociaux. Le but : vendre des biens deux fois moins cher que les prix appliqués sur le marché immobilier, en dissociant le foncier du bâti. "Aujourd'hui, lorsque vous achetez - très cher - un appartement, vous devenez propriétaire à la fois du sol et des murs. L'idée consiste à n'acquérir que le bâti, pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans, le foncier restant la propriété de la Ville", explique Ian Brossat au JDD."Le vendeur ne perdra pas d'argent mais n'en gagnera pas non plus"Les 500 premiers logements, dont la livraison est prévue en 2022, seront bâtis dans "la ZAC Bédier-Oudiné (XIIIe), la ZAC Saint-Vincent-de-Paul (XIVe), l'îlot Croisset (XVIIIe), la ZAC Gare des Mines (XVIIIe) et la ZAC Python-Duvernois (XXe)", précise dans cet entretien l'ancien candidat communiste aux élections européennes, tout en annonçant que "deux autres sites sont à l'étude, pour 150 logements supplémentaires".L'acquéreur pourra faire "des travaux comme tout propriétaire", assure l'élu communiste, mais il devra payer un loyer de 2 euros le mètre carré par mois, et "en cas de revente, la Foncière rachètera l'appartement à un prix révisé en fonction de l'inflation, mais déconnecté du marché de l'immobilier". En clair, "le vendeur ne perdra pas d'argent mais n'en gagnera pas non plus", prévient l'adjoint.Ces logements qui auront "trois à quatre pièces" seront réservées à des familles aux revenus modestes (pour l'instant, plafonnés à 4.500 euros net mensuels pour un couple avec un enfant et 5.000 euros net pour un couple avec deux enfants), sélectionnées par une commission sur la base de critères multiples, dont le fait d'avoir "un lien avec Paris", en y vivant ou en y travaillant, et "sortir d'un logement social". La Ville de Paris verse une subvention de 15 millions d'euros pour financer ces 500 premiers logements construits sur des terrains qui lui appartiennent.
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L'acquisition s'est faite pendant la traditionnelle fête d'Alba.
| La truffe blanche est un mets rare et luxueux. Cette nouvelle vente en est la preuve. La truffe blanche d'un peu plus de 1 kg a été adjugée 120 000 euros, soit environ 120 euros le gramme, dimanche, lors de la 20e vente aux enchères mondiale organisée à Alba, près de Turin. Et un dispositif spécial avait été organisé pour l'occasion. La vente s'est déroulée en liaison avec Moscou, Singapour et Hong Kong où se trouvait l'acquéreur, dont l'identité n'a pas été révélée. Le prix de cette truffe exceptionnelle ne correspond pas au prix du marché qui tourne actuellement autour de 375 euros les 100 grammes sur le marché d'Alba, qui fait office de référence nationale, selon la Coldiretti, principale organisation agricole italienne.Une fête traditionnelleChaque année depuis 88 ans, la ville d'Alba, dans le Piémont, accueille pendant presque deux mois une grande foire à la truffe blanche au cours de laquelle se déroule la vente aux enchères.La truffe blanche d'Alba, qui se récolte du 21 septembre au 31 janvier, est extrêmement réputée.La vente, dont le bénéfice est traditionnellement versé à des oeuvres, servira cette année à collecter des fonds pour l'Institut "Mother's Choice" de Hong Kong, qui vient en aide aux enfants sans famille et aux jeunes mères en difficultés, et au centre Dmitry Rogachev de Moscou, spécialisé dans la recherche sur les cancers de l'enfant. "Le prix de la truffe blanche a augmenté de 50% en un mois passant de 250 euros à 375 euros les 100 g." entre début octobre et début novembre, indique la Coldiretti. Les prix sont toutefois "loin d'être les plus élevées de ces dernières années, 500 euros en 2012 et 450 euros en 2017 pour 100 g. pour des pièces pesant en moyenne 20 grammes", précise l'organisation.Conservation délicateLe Tuber magnatum Pico, nom savant de la truffe blanche, se développe dans des sols qui doivent rester frais et humides aussi dans la phase de germination que dans la phase de maturation. Champignon vivant sous terre, elle se compose d'un pourcentage élevé d'eau et de minéraux absorbés par le sol grâce aux racines de l'arbre avec lequel il vit en symbiose. Elle croît près des racines du pin, du chêne vert, du chêne-liège et du chêne dont elle tire ses caractéristiques (couleur, goût et odeur). En Italie, on la trouve notamment dans le Piémont, les Marches, la Toscane et l'Ombrie (régions du nord et du centre) mais aussi plus au sud dans le Latium et en Calabre. Selon la Coldiretti, plus de 100 000 ramasseurs officiels sont impliqués dans l'approvisionnement en truffe blanche des commerces, restaurants et entreprises pour un chiffre d'affaires estimé à environ 500 millions d'euros, qu'il s'agisse du produit frais, conservé ou transformé.
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Une association yéménite accuse le prince d'exactions dans le cadre de l'intervention militaire saoudienne contre les rebelles houthis.
| Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, en visite officielle en France depuis dimanche, fait l'objet d'une plainte déposée en France pour "complicité d'actes de torture", rapporte franceinfo mardi 10 avril. La plainte avec constitution de partie civile a été enregistrée lundi par les magistrats du pôle spécialisé sur les crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris.À l'origine de la démarche : l'avocat pénaliste français Joseph Breham, qui représente l'association yéménite de défense des Droits de l'homme, indique franceinfo. Selon lui, Mohammed Ben Salmane s'est rendu responsable de "complicité d'actes de torture" dans le cadre de l'action de la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite contre les rebelles houthis au Yémen. Cette guerre a fait près de 10.000 morts depuis 2015, dont des milliers de civils, et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire du monde".Le texte de la plainte, consulté par franceinfo, accuse Ryad d'avoir "sciemment" attaqué des cibles civiles, notamment avec des frappes aériennes visant des camps de déplacés, des marchés, des hôpitaux... La plainte évoque également l'utilisation d'armes à sous-munition, interdites par une convention internationale, que l'Arabie saoudite n'a cependant pas signée. La plainte évoque enfin 18 centres de détention clandestins, "dirigés par les Émirats arabes unis ou par des forces yéménites".LA FRANCE OBLIGÉE D'ENQUÊTER ?Joseph Breham, cité par franceinfo, souligne que la France, ayant ratifié la Convention contre la torture, a le droit et le devoir d'enquêter sur tout personne soupçonnée de ce type de crimes présente sur son territoire.Mohammed ben Salmane achève mardi sa visite officielle en France par une rencontre et un dîner avec le président Emmanuel Macron, qui souhaite définir un nouveau cadre stratégique pour sa relation avec cet acteur important au Proche-Orient. Les deux hommes, qui ont déjà dîné ensemble dimanche au musée du Louvre, s'exprimeront devant la presse en fin d'après-midi au palais de l'Elysée, avant un repas officiel qui marquera la fin de trois jours de visite princière placée sous le signe de la diplomatie, de la culture, et assez peu d'économie.
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Un moyen selon elle d'aider aux départs en vacances et à la relance du secteur touristique.
| Le Premier ministre Edouard Philippe l'a annoncé jeudi 14 mai : les Français pourront partir en vacances dans l'Hexagone cet été. Pour aider aux départs en vacances et à la relance du secteur touristique sinistré par le crise du Covid-19, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a demandé vendredi aux sociétés d'autoroutes la gratuité des péages pour la période estivale. Où partir en France cet été et quelles activités privilégier ?par BFMTV"Je demande, dans le cadre de leur concession avec l'Etat, un effort exceptionnel de solidarité nationale aux sociétés autoroutières françaises pour cet été 2020", écrit Carole Delga dans un communiqué, où elle appelle le gouvernement à "aller plus loin sur le plan tourisme". Parmi d'autres propositions, Carole Delga évoque un "chèque tourisme", avec une formule "tout compris" - transports en commun, assiette, nuitée, loisirs -, sans en préciser le montant. "La Région réfléchit, elle aussi, à permettre un maximum de déplacements en adaptant sa tarification TER et autocars cet été", a-t-elle ajouté.L'Occitanie accueille chaque année 30 millions de touristes pour 200 millions de nuitées, ce qui fait un chiffre d'affaires de 15,9 milliards d'euros. Ce secteur emploie directement 100.000 personnes et représente 10% du PIB régional.Le secteur touristique, pour lequel l'Etat va consacrer un effort global de 18 milliards d'euros, "fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne, alors même que c'est un des fleurons de l'économie française, son sauvetage est donc une priorité nationale", a déclaré jeudi le chef du gouvernement.
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Au lendemain du verdict de la nouvelle plateforme d'accès à l'enseignement Parcoursup, beaucoup se montrent déçus. Le gouvernement, lui, rassure et dresse un bilan plutôt positif, explique Europe 1.
| Échec ou réussite ? Ce mardi 22 mai, les résultats de la plateforme Parcoursup sont tombés. Un moment très attendu pour plus de 800 000 étudiants qui avaient formulé leurs vœux. Si beaucoup dénoncent déjà des couacs, même un échec, le gouvernement se veut lui rassurant. Quel bilan peut-on d'ores et déjà en tirer ? Europe 1 a fait le point. Le premier problème rencontré par les étudiants s'est posé au moment de l'accès à la plateforme web. Pendant plusieurs heures, les nombreuses connexions ont entraîné une surcharge sur Parcoursup : ainsi, impossible de connaître sa réponse. Une situation qui est revenue à la normale ce mercredi matin 23 mai. Au niveau des chiffres, quelles conclusions en tirer ? Le ministère de l'Éducation a précisé que 436 000 lycées avaient reçu un "oui". A contrario, 350 000 ont eu soit une réponse négative soit un "en attente". Un avis totalement négatif même pour 29 000 d'entre eux, précise Europe 1. Peu et beaucoup à la fois. Peut-on comparer Parcoursup avec APB ?Si dans les faits seulement 140 000 candidats n'avaient pas reçu de proposition avec la plateforme APB, il est difficile de le comparer avec Parcoursup dans la mesure où ce dernier est « évolutif ». En dix jours, les réponses pourront encore changer. En effet, un étudiant répondant favorablement à une proposition, va libérer des places sur les autres vœux qu'il avait formulés. Pour le ministère, ce serait environ 350 000 places qui devraient être redistribuées. Autre problème pointé du doigt, les algorithmes locaux. Europe 1 rappelle que le gouvernement a dévoilé l'algorithme qui fonctionne au cœur de Parcoursup. Mais ceux utilisés par les universités restent confidentiels. La faute à une loi relative à la protection des données personnelles. Résultat : impossible pour l'élève de savoir les critères qui lui ont permis d'être, oui ou non, retenu. Au sortir de ces résultats, les réactions ont été nombreuses, et elles n'ont pas fait que des heureux. Sur les réseaux sociaux en particulier, certains lycéens ont montré que leur position sur liste d'attente était supérieure au nombre total de candidats, présents sur cette même liste, remarque Europe 1. De quoi provoquer des éclats de rire, mais aussi beaucoup de stress, regrettent les syndicats.Le gouvernement sur la défensiveMalgré la polémique, le gouvernement défend son dispositif : "un bon système qui est dynamique". "Ce n'est pas un système qui est comparable avec APB parce que ce n'est pas un système où la décision est prise par une machine, mais in fine par le lycée", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. L'ancien candidat socialiste à la présidentielle, Benoit Hamon, s'est montré beaucoup plus ferme dénonçant le timing de Parcoursup. "Pour l'instant on apprend que 400 000 lycéens qui passent le bac apprennent, avant même de l'avoir passé, qu'ils ne savent pas s'ils poursuivront leurs études après leur bac", a-t-il déploré, conseillant aux bacheliers de demander des comptes au gouvernement.
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Le Parisien a pu consulter le rapport de la commission d'élus chargée de réfléchir à l'avenir du périphérique de la capitale. Parmi plusieurs pistes, le passage à 50 km/h au lieu de 70 km/h actuellement est envisagé.
| Les mesures préconisées ne sont pas définitives, toutefois, elles pourraient révolutionner la circulation sur le périphérique parisien. Le Parisien s'est procuré le rapport de la mission d'information et d'évaluation (MIE) de la mairie de Paris sur la boucle qui fait le tour de la capitale. À quelques jours seulement de la date officielle de la remise du rapport, le 21 mai prochain, les mesures envisagées peuvent-elles désengorgées cette artère fréquemment saturée ? Parmi les mesures phares préconisées par la quinzaine d'élus du Conseil de Paris qui composent cette commission, la réduction de la vitesse de 70 à 50 km/h. Celle-ci devrait permettre, selon ces élus, de fluidifier le trafic. Le rapport préconise également une réduction significative du nombre de voies de circulation, note Le Parisien. Seulement deux voies pour les véhicules classiques Alors que le périphérique compte quatre voies - cinq entre la porte de Bagnolet la porte de Montreuil -, les membres de la commission envisagent de créer une voie réservée aux transports en commun, aux véhicules propres et au covoiturage. Deux autres voies seraient dédiées aux véhicules classiques tandis que les voies restantes pourraient être remises en pleine terre. Le rapport vise une réduction conséquente du trafic en interdisant notamment les poids lourds de plus de 3,5 tonnes de passage en Île-de-France. La MIE mise également sur une incitation à l'utilisation des transports en commun pour réduire le trafic. Parmi les mesures préconisées, d'autres visent à réduire le bruit sur la ceinture parisien et à en améliorer l'esthétisme, note Le Parisien. Si ces mesures sont adoptées, elles pourraient être mises en pratique entre 2020 et 2030. Si les élus, issus de l'ensemble des groupes politiques du Conseil de Paris, ne sont pas d'accord sur tout, "les mesures les plus symboliques (réduction de la vitesse et du nombre de voies) font consensus", détaille-t-on dans l'entourage de la commission, cité par le quotidien francilien. Lundi 29 avril, la vitesse sur le périphérique de Lyon (Rhône) a été réduite de 90 km/h à 70 km/h.
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La moitié des employés de Facebook pourraient travailler de chez eux, de façon permanente, d'ici 5 à 10 ans, a annoncé Mark Zuckerberg jeudi lors d'une conférence pour ses employés diffusée en public sur la plateforme.
| Le géant des réseaux sociaux va être "l'entreprise la plus en avance au monde sur le travail à distance", a assuré le fondateur et patron de Facebook, qui comptait 45.000 employés dans le monde fin 2019.Fin avril, il a annoncé son intention de recruter 10.000 personnes supplémentaires, tant les changements de société liés à la pandémie représentent d'opportunités et de marchés à conserver ou conquérir pour le groupe américain.Mais les nouveaux salariés, dont une partie passera des entretiens uniquement en ligne, vont intégrer un univers en plein bouleversement, sans possibilité proche ou lointaine de retour à la normale."Je voudrais insister sur le fait que le Covid ne va pas disparaître avant longtemps", a déclaré Mark Zuckerberg, avant de présenter les retours d'expérience et son plan pour l'organisation du travail au sein de son entreprise.Facebook, dont 95% du personnel est en télétravail en ce moment, avait déjà annoncé récemment que ses employés continueraient à travailler en majorité de chez eux jusqu'à la fin de l'année. Aucun rassemblement de plus de 50 personnes ne sera organisé avant juillet 2021 au mieux.Selon une étude en interne, plus de 50% des employés s'estiment plus productifs en télétravail, et 20 à 40% se disent intéressés par la possibilité de travailler à distance de façon permanente.Mais la moité aimerait retourner au bureau le plus vite possible.Mark Zuckerberg s'est dit "optimiste" sur le potentiel bénéfique du travail à distance. "Nous ne le faisons pas parce que des employés le réclament, mais parce que nous sommes là pour servir le monde, et notre communauté, et débloquer autant d'innovation que possible".Parmi les avantages, il a évoqué plus d'égalité des chances dans les carrières, des recrutements plus divers (géographiquement et chez les minorités), des économies sur les infrastructures et les salaires (qui seront ajustés en fonction du lieu de résidence) et une meilleure rétention des personnes obligées de déménager pour des raisons personnelles. Sans compter l'impact pour la planète."En 2020 il est plus facile de déplacer des octets que des atomes, donc je préfère que nos employés se téléportent par vidéo ou réalité virtuelle plutôt qu'ils soient coincés dans les embouteillages à polluer l'environnement", a plaisanté le PDG.
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Invité au micro de RTL, Sacha, 13 ans et non-voyant, rêve de devenir concepteur au sein de la célèbre marque d'assemblage Lego.
| Il joue tous les jours aux Lego. Agé de 13 ans, Sacha, un enfant non-voyant de Clermont-Ferrand, est passionné par les célèbres briques de couleurs à assembler. Une passion née vers quatre ans, au moment où il a été frappé par son handicap. Ce mercredi 1er juillet, il était invité à parler de son amour pour ce jouet, créé par Ole Kirk Christiansen en 1932. Fidèle auditeur de RTL Petit Matin, une émission diffusée de 4h30 à 7 heures, Sacha a ainsi confié son rêve de devenir concepteur de Lego et baigner dans cet univers toute sa vie. Dans son bureau adapté pour assembler ces briques, Sacha essaye également de reproduire des monuments célèbres du monde entier ou des animaux. "Certaines constructions sont assez grandes. J'ai plusieurs tiroirs où je range les différentes pièces, par exemple les cadres de fenêtres. J'aimerais bien en faire mon métier, réaliser les plans qu'il y a dans les boites", précise-t-il. Sacha possède tous les genres de Lego, dont certains qui lui permettent d'"apprendre le braille", ce système d'écriture tactile à l'usage des aveugles et malvoyants. Ces Lego particuliers permettent au jeune garçon de jouer avec des voyants. "On a eu un atelier de sensibilisation dans son centre spécialisé qu'il suit en parallèle du collège et les voyants et non-voyants pouvaient jouer avec les lettres", explique sa mère Siam, également invitée dans l'émission, qui souligne que son fils "fabrique tout, tout seul". Maé, sa grande sœur, immortalise sur son compte Instagram de son frère - un compte crée durant le confinement et qui compte 1 331 abonnés - toutes ces constructions. "Son rêve est de nager dans une piscine à briques", a confié la mère de famille. Le rêve de Sacha deviendra peut-être bientôt une réalité. RTL Petit Matin a en effet sollicité Lego pour sensibiliser la marque danoise.
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D'une toile lacérée lors d'une enchère, à une intervention sur le coronavirus ou la mort de George Floyd, Banksy est passé maître dans l'art de faire l'actualité: la découverte en Italie d'un hommage aux victimes des attentats de 2015 à Paris, volée l'an dernier, ajoute encore un chapitre à l'histoire énigmatique de l'artiste britannique.
| Depuis 2003, le street artist vivant le plus connu au monde tient en haleine les milieux de l'art contemporain avec ses causes provocatrices, des migrants aux Palestiniens, de l'opposition au Brexit à la dénonciation des islamistes.Ces dernières semaines, il a ainsi laissé une oeuvre, "Game changer", en hommage aux soignants britanniques, dans un hôpital de Southampton. Il vient de reproduire sur son compte Instagram un dessin montrant, à côté du portait d'un homme noir, une bougie allumée mettant le feu au drapeau américain, en hommage à George Floyd. Le racisme contre les noirs, "ce n'est pas leur problème, c'est le mien", a commenté l'artiste dans un message d'accompagnement, certain d'être repris partout. L'autodestruction partielle et provocatrice de sa toile en octobre 2018, juste après son acquisition chez Sotheby's à Londres par une collectionneuse pour 1,042 million de livres (1,185 million d'euros), avait sidéré le petit monde de l'art contemporain et créé un buzz planétaire. La "Petite fille au ballon", dessin montrant une enfant laissant s'envoler un ballon rouge en forme de cœur, avait été happé par une déchiqueteuse dissimulée par Banksy lui-même. L'artiste semblait se moquer du monde des enchères, tout en en profitant.- Tel Arsène Lupin - Tel Arsène Lupin, le street artist fait ainsi des coups stupéfiants mais reste invisible. L'ancien gamin de Bristol joue de son identité soigneusement cachée pour renforcer l'impression qu'il serait doué d'un don d'ubiquité et peut frapper partout. Ce qui fait penser à beaucoup qu'il serait aidé et compterait des complices parmi ses fans, comme celui qui, ce jour-là dans la salle à Londres, avait actionné à distance la déchiqueteuse. Pastiche ou original? La paternité de certaines œuvres qui lui sont attribuées est parfois contestée. Quand par exemple est apparu l'an dernier sur un mur de Bordeaux, en France, un des bastions du mouvement des "gilets jaunes", une "Petite fille au ballon", le bras levé avec la main ensanglantée, ce pochoir était-il authentique ou une habile copie?Depuis 2013 Banksy a joué de toutes sortes de provocations, comme la fausse Joconde au Louvre, des gardes royaux en train d'uriner contre un mur ou des thématiques sociales plus graves, mettant en scène des enfants ou des rats. D'abord actif surtout en Grande Bretagne, il avait frappé son premier grand coup en juin 2018 à Paris avec une dizaine de pochoirs comme celui de la jeune fille triste sur la porte du Bataclan, œuvre qui vient d'être retrouvée en Italie.Ce vol mystérieux a été suivi en septembre dernier d'un autre, perpétré dans le parking d'accès au Centre Pompidou. Un pochoir représentant un rat au museau masqué, déjà objet d'une dégradation l'année d'avant, avait été dérobé. Curieusement, un homme inculpé en février dans le cadre de cette enquête avait affirmé avoir agi à la demande de l'artiste...Banksy a le sens de l'histoire, du timing, des symboles... Ainsi à Noël dernier, il expose une crèche emmurée devant des pans de mur transpercés par un obus à Bethléem, en Cisjordanie occupée. Douze ans plus tôt, il avait dessiné sur le mur de sécurité une petite fille fouillant au corps un soldat israélien bras en l'air...Ce sens de l'histoire est assorti d'un bon flair pour les affaires: en octobre, pourfendant le Brexit, il a fait vendre aux enchères pour 11,1 millions d'euros une toile intitulée Le parlement des singes, montrant des chimpanzés occupant tous les sièges de la chambre des communes.Aux yeux de ceux qui critiquent ces provocations, ce montant faramineux montre que Banksy joue sur les deux tableaux, celui de la défense des opprimés et des humbles, mais dans la cour des plus riches, une bonne partie de ses œuvres finissant désormais dans les salles de ventes.
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En tout, 300 détenus pour terrorisme pourraient être libérés dans les trois prochaines années, selon la garde des Sceaux.
| En 2020, 43 personnes détenues pour terrorisme sortiront de prison, annonce la ministre de la Justice Nicole Belloubet lundi matin sur RTL. Elle ajoute qu'il devrait y en avoir "une soixantaine en 2021". Ces trois prochaines années, on pourrait en compter jusqu'à 300. Des détenus "suivis" par les renseignementsSelon Nicole Belloubet, les détenus en question "font l'objet d'une double mesure : un contrôle judiciaire qui fait qu'ils sont pris en charge à leur sortie, et des mesures administratives de surveillance". "Les services de renseignement les suivent de manière très précise", assure la garde des Sceaux. Quant à la proposition des Républicains d'étendre la rétention de sûreté aux détenus condamnés pour terrorisme, Nicole Belloubet affirme qu'elle existe "pour les détenus pour terrorisme condamnés pour assassinat. C'est un nombre limité de personnes. Nous pouvons sans doute progresser pour garantir la sécurité des Français et en même temps veiller à l'équilibre de la Constitution".
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Un orage entraînant de fortes chutes de grêle a été enregistré ce samedi 26 mai, avec des images incroyables.
| C'est un véritable déluge qui s'est abattu sur Bordeaux ce samedi 26 mai. Toute la France est traversée par des épisodes orageux, et la région girondine n'est pas épargnée. Si bien que les réseaux sociaux ont vu fleurir les images d'un énorme orage de grêle tombé sur Bordeaux à la mi-journée. 330 interventions des pompiersLa violence et la soudaineté du phénomène météorologique sont impressionnantes, blanchissant la chaussée assez vite, offrant à la ville un paysage hivernal. Par ailleurs, Sud-Ouest indique que les pompiers sont intervenus 330 fois. Dans le nord du département, des viticulteurs ont aussi déploré des dégâts sur leurs parcelles de terre. Un centre commercial Leclerc a été fermé à cause d'une inondation. Météo France a indiqué que 22 mm de pluie se sont abattus sur la ville en 6 minutes.
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C'est une invitation qui a laissé Eric Drouet sans voix. Ce vendredi 1er février, la figure des "gilets jaunes" a reçu un message de la part du député Joachim Son-Forget.
| Celui qui avait défrayé la chronique en tenant des propos jugés sexistes envers la sénatrice EELV Esther Benbassa en décembre dernier tend la main aux "gilets jaunes", en compagnie de... Doc Gynéco. Un message de celui qui avait fini par quitter La République en marche, dévoilé par Eric Drouet sur son compte Facebook à quelques heures de l'acte 12 des "gilets jaunes". "Je voulais te proposer qu'on se voie la semaine prochaine avec Doc Gynéco, qui essaie de m'aider depuis quelques jours, pour déjeuner. Jusqu'à la fin d'année j'avais la ligne directe et on se parlait souvent ; depuis que j'ai quitté LREM c'est chaud, mais il y a un truc à tenter", explique Joachim Son-Forget qui a confirmé au Huffington Post être l'auteur du message. Il précise parler d'Emmanuel Macron quand il évoque la "ligne directe". Face à l'idée de cette rencontre en vue d'un éventuel trio inattendu Eric Drouet - Joachim Son-Forget - Doc Gynéco, la star des "gilets jaunes" est restée perplexe, préférant demander l'avis du public avec un sondage lancé sur sa page Facebook. Selon les premiers résultats, c'est accompagné de l'avocat figure médiatique des "gilets jaunes" François Boulo, qu'Eric Drouet pourrait se rendre à ce déjeuner très inattendu. Joachim Son-Forget annonce qu'il ne trahira pas les "gilets jaunes". Le message posté par Eric Drouet a depuis été retiré.
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"GILETS JAUNES". Plusieurs représentants politiques de la France insoumise notamment reprochent au préfet de police de Paris son manquement au devoir de neutralité auquel il est soumis selon le Code de déontologie de la police et de la gendarmerie.
| La séquence tourne en boucle sur les réseaux sociaux. On y voit le préfet de police de Paris, interpellé par une femme. "Oui, je suis 'gilet jaune'", lui dit-elle. Didier Lallement passe alors son chemin et lance en s'éloignant : "Et bien, nous ne sommes pas dans le même camp madame". L'extrait a été isolé d'un reportage de BFMTV diffusé dimanche 17 novembre. Didier Lallement se trouvait alors place d'Italie à Paris, venu constaté les dégâts causés la veille, en marge du rassemblement pour le premier anniversaire des "gilets jaunes". Le préfet de police Didier Lallement est critiqué par une partie de l'opposition pour sa gestion de la journée de samedi alors que les violences ont poussé la préfecture de police de Paris à annuler la manifestation qui devait s'élancer de la place parisienne. "Pourquoi la Préfecture a-t-elle fait démarrer la manif de la Place d'Italie malgré les alertes de la mairie ?", s'interroge le maire adjoint à la mairie de Paris, Ian Brossat (PCF). "À Paris, le préfet Lallement (...) a demandé que la manifestation démarre place d'Italie, mais place d'Italie, il y a des chantiers. Il n'y a pas besoin d'être très intelligent pour comprendre que ce n'était pas le bon endroit. Le préfet de police a été nul. Il a lui-même créé les conditions des débordements", a jugé sur France 3 Jean-Luc Mélenchon. Didier Lallement, "préfet d'un camp" ? Après la diffusion de cette séquence, on lui reproche son manquement au devoir de neutralité. "Les propos du Préfet Lallement sont intolérables mais révélateurs. Il n'est pas un Préfet au service de l'intérêt général, mais un militant pour qui cette citoyenne n'est pas dans le 'même camp' que lui. Si l'on ajoute son incompétence hier, il est clair qu'il doit être remplacé", a tweeté le député de la France insoumise Alexis Corbière. L'élu insoumis Éric Coquerel a également demandé lundi matin sur franceinfo la démission du préfet de police. Même son de cloche du côté de Florian Philippot, président des Patriotes. "M.Lallement ne se considère donc pas comme préfet de la République mais comme préfet d'un 'camp' ? Pas acceptable". Selon le Code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale, "le policier est tenu à l'obligation de neutralité. Il s'abstient, dans l'exercice de ses fonctions, de toute expression ou manifestation de ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques".
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Un tweet affirmant montrer le début d'un coup d'Etat au Qatar, avec une vidéo tremblante et le crépitement d'armes à feu, s'est vite propagé après avoir été mis en ligne début mai.
| Ce tweet a été posté sur un compte sans abonnés et avec un portrait du roi Salmane d'Arabie saoudite en photo de profil.La vidéo a été visionnée près de 300.000 fois depuis le 4 mai, ce qui suggère, selon des experts, qu'elle a été retweetée par des faux comptes, à l'approche du 3e anniversaire, vendredi, de l'annonce par l'Arabie saoudite et quatre de ses alliés arabes de la rupture des liens avec le Qatar.La dispute avait d'ailleurs éclaté après un piratage apparent du site internet de l'agence de presse officielle du Qatar QNA en mai 2017.QNA avait alors diffusé des déclarations attribuées à l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, soutenant des groupes islamistes et critiquant le président américain Donald Trump. Doha s'est empressé de démentir, mais ces déclarations, reprises par les médias du Golfe, avaient déclenché des attaques contre le Qatar.Le hashtag "couper les liens avec le Qatar" s'est ensuite répandu sur Twitter.Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont rompu leurs liens diplomatiques avec le Qatar, l'accusant d'être trop proche de l'Iran, rival régional de Ryad, et de soutenir des islamistes radicaux, puis lui ont imposé un embargo terrestre, maritime et aérien.- Impasse -Malgré démentis du Qatar et signes de reprise des relations, les efforts de réconciliation sont aujourd'hui dans l'impasse.Ces dernières semaines, des comptes Twitter pro-saoudiens ont répandu des rumeurs sur des troubles au Qatar, selon une étude de l'AFP de centaines de tweets.Ces campagnes ont été lancées à partir de l'Arabie saoudite, selon des experts dont certains divergent sur le niveau d'implication de hauts responsables saoudiens.Basé à Doha, l'universitaire Marc Owen Jones, qui étudie la désinformation anti-Qatar, accuse Ryad."Quiconque répand ce genre de nouvelle enfreint techniquement la loi saoudienne selon laquelle il est illégal de répandre des rumeurs (...) Pour échapper à la loi, il faut alors avoir l'approbation tacite du régime", dit-il à l'AFP.Les responsables à Ryad n'ont pas commenté les fausses rumeurs de coup d'Etat.Selon des observateurs saoudiens, le royaume lui-même est victime de désinformation venant du Qatar et de pays alliés, la Turquie et l'Iran.Les Emirats arabes unis, principal allié de Ryad, ont également été la cible de campagnes de désinformation, l'une faisant état de l'assassinat du ministre des Affaires étrangères d'Abou Dhabi, Abdallah ben Zayed. L'émirat avait imputé la responsabilité de cette rumeur au Qatar. La chaîne qatarie, Al Jazeera, a été accusée à plusieurs reprises d'avoir diffusé de la propagande anti-Ryad pour déstabiliser l'Arabie saoudite, mais Doha a refusé de fermer la chaîne.L'annonce début mai d'un coup d'Etat au Qatar a été suivie de tweets et d'informations de sources pro-saoudiennes affirmant que des dissidents défiaient ouvertement le régime de Doha. Cela s'est révélé faux."Les rumeurs sur les réseaux sociaux donnent l'illusion qu'il s'agit de campagnes montées de toutes pièces et ensuite reprises par les médias traditionnels", a dit l'expert.- "Argument de poids" -Pour M. Jones, de l'université Hamad ben Khalifa, la publication de déclarations attribuées à l'émir du Qatar "a donné un argument de poids pour déclencher la crise".Mais certains experts doutent du niveau d'implication de l'Arabie saoudite où le prince héritier Mohammed ben Salmane semble occupé à consolider son pouvoir."J'en conclus que quelqu'un de proche de Mohammed ben Salmane (...) s'est dit: "que dois-je faire aujourd'hui? je sais: je m'en prends au Qatar+", a déclaré Michael Stephens, membre associé du groupe de réflexion du Royal United Services Institute.Pour David Patrikarakos, un expert des réseaux sociaux en situation de conflit, l'Arabie saoudite "est en train de devenir un acteur important de la désinformation"."Compte tenu de leurs différends, il n'est pas surprenant de les voir intensifier la campagne de désinformation contre le Qatar", a-t-il dit à propos des Saoudiens.Les autorités du Qatar restent prudentes, n'appelant pas encore publiquement à une action des géants des réseaux sociaux contre les auteurs présumés de ces campagnes."La première campagne de désinformation en 2017 était sans précédent et personne ne s'attendait à une telle campagne coordonnée", a dit à l'AFP un responsable du bureau de communication du gouvernement du Qatar. "Mais maintenant, au Qatar et au niveau international, les gens ne prennent plus ce genre de campagne de désinformation au sérieux."De telles campagnes "nuisent à la réputation des gouvernements" qui les orchestrent, a-t-il souligné sans pour autant nommer aucun gouvernement.
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VIDÉO. Stéphane Bern s'est félicité ce vendredi 14 septembre sur BFMTV de la réussite du jeu à gratter "Mission Patrimoine", rappelant que ces travaux de rénovation doivent être "une cause nationale".
| Pour l'animateur, "le patrimoine c'est le pétrole de la France !"Plus de 2,5 millions de tickets à gratter s'étaient déjà écoulés vendredi, moins de quinze jours après le lancement du jeu. Vendredi soir, veille du weekend des Journées du patrimoine, aura lieu l'autre volet de l'opération, avec le tirage spécial du loto, dont les grilles sont en vente pour 3 euros. Le tirage sera diffusé à 20h35 sur TF1 et présenté par Stéphane Bern et Jean-Pierre Foucault."Arrêtons de considérer notre patrimoine comme un coût""Cet élan populaire j'aimerais qu'il serve à montrer à nos élus qu'on ne peut plus faire n'importe quoi avec le patrimoine, que c'est une cause nationale", a déclaré Stéphane Bern sur BFMTV, assurant que le chef de l'État lui avait "réaffirmé son soutien"."Vous savez il y a 90 millions de touristes qui viennent chaque année en France. On est le premier pays visité au monde, on va leur montrer quoi ? Des ruines ?", a-t-il demandé. "Arrêtons de considérer notre patrimoine comme un coût, pensons que le patrimoine est un investissement, c'est notre trésor, c'est notre mine d'or, c'est notre pétrole ! Alors valorisons-le"."Oui peut-être allons nous devenir un musée à ciel ouvert pour les Chinois en goguette et pour les autres aussi. Et alors, c'est une industrie qui rapporte, ça rapporte 60 milliards d'euros le tourisme patrimonial. C'est pas mal quand même par rapport à l'automobile qui en rapporte 8 milliards. C'est 500.000 emplois"."Je suis plongé dans un monde qui m'échappe""C'est l'identité de la France, c'est notre culture et c'est aussi une façon de s'approprier la culture si vous venez d'ailleurs", a-t-il ajouté. Envisage-t-il de faire de la politique ? "Je ne suis pas fait pour la politique, je ne suis pas un homme politique, je n'ai pas les codes", a-t-il répondu. "Moi j'appartiens à la société civile, moi j'ai un vrai métier je suis animateur. Je gagne ma vie en faisant de la radio et de la télévision. Et là je suis plongé dans un monde qui m'échappe et je crois que ce n'est pas ma place".Il y a quelques jours, l'animateur proche du couple Macron avait menacé de quitter sa mission à la fin de l'année s'il n'était qu'un "cache-misère". "J'ai parfois le sentiment de me battre contre des moulins à vent", a-t-il déploré ce vendredi matin. S'il se réjouit de ce loto du patrimoine, il dénonce "dans le même temps" la construction "d'une autoroute à Bénac" ou la destruction du parc de Kolbsheim en Alsace. Pilotée par l'animateur télé Stéphane Bern, l'opération "Loto du Patrimoine", inédite, vise à financer la rénovation de monuments en France. Les futures recettes, estimées à 15 à 20 millions d'euros selon la FDJ, viendront abonder un fonds spécial dédié à des monuments "emblématiques" en péril, sur quelque 270 sélectionnés. "Beaucoup de gens m'ont dit qu'une infime partie allait au patrimoine. Faites un don directement à la Fondation du patrimoine, ça sera plus simple et en plus c'est défiscalisé", a également Stéphane Bern. "Ce qui est important c'est la prise de conscience".
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L'Agence du médicament a rendu jeudi son rapport définitif sur le Levothyrox. Selon l'ANSM, la nouvelle formule de ce médicament pour les malades de la thyroïde n'a pas mis en évidence d'augmentation de problèmes de santé graves.
| L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) conclut à l'absence de "problèmes de santé graves". L'ANSM a publié jeudi 13 juin son rapport définitif après une vaste étude menée sur plus de deux millions de patients. Objectif : évaluer l'impact sur la santé de la nouvelle formule du Levothyrox, médicament administré aux malades de la thyroïde. Les résultats de cette étude de pharmaco-épidémiologie, annoncée en décembre 2018 par le ministère de la Santé, ont permis d'analyser le nombre de décès, d'hospitalisations et d'arrêts de travail d'au moins sept jours, ainsi que la consommation de médicaments entre avril et juin 2017 (à l'arrivée de la nouvelle formule) en les comparant à la période d'avril à juin 2016 pour les patients prenant l'ancienne formule (AF).L'analyse a fait suite à la vague de déclarations d'effets indésirables inexpliqués qui avait suivi l'introduction par le laboratoire Merck, au printemps 2017, de la nouvelle version du Levothyrox. Certains de ses excipients avaient été modifiés, un changement de formule destiné à apporter davantage de stabilité au produit. Pour Philippe Sopena, médecin généraliste, conseiller médical de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), l'ANSM "est à la fois juge et partie dans cette affaire". "Nous en sommes pas très étonnés, parce que l'ANSM est à la fois juge et partie dans cette affaire. Elle a décidé ce changement de médicament pour des raisons qu'elle n'a d'ailleurs jamais expliqué. Elle est donc promoteur de ce médicament. Dire qu'il y avait quelque chose, c'était dire qu'elle s'était trompée", a-t-il déclaré au micro de Franceinfo ce vendredi. "Une nette augmentation" des consultations L'étude n'a pas mis en évidence d'augmentation de problèmes de santé graves (décès, hospitalisations, arrêts de travail...) ni de consommation de médicaments destinés à traiter des symptômes déclarés (antidouleurs, corticoïdes, antimigraineux, antivertigineux, antidiarrhéiques...) en lien avec le passage à la nouvelle formule (NF) du Levothyrox en France. En revanche, elle montre "une nette augmentation" des consultations équivalant à 360.000 consultations supplémentaires pour l'ensemble de la population traitée en France (quelque 3 millions, majoritairement des femmes). À ces consultations, particulièrement de généralistes et d'endocrinologues, concentrées sur la période d'août à octobre 2017, s'ajoute une hausse relative de l'utilisation de certains médicaments comme les benzodiazépines (pris généralement pour dormir ou contre l'anxiété, ndlr). Dans l'étude, le risque de décès ne différait pas statistiquement entre les deux groupes "6.355 dans le groupe NF - nouvelle formule (0,6%) et 6.387 dans le groupe AF - ancienne formule (0,6%)".Les résultats complémentaires confirment les résultats principaux qui ne sont pas en faveur d'une toxicité propre de la nouvelle formule (NF) du Levothyrox, conclut le docteur Rosemary Dray-Spira, épidémiologiste, co-auteure du rapport réalisé avec l'Assurance maladie/Cnam.
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Au moins 113 personnes ont péri dans ces explosions dévastatrices et des dizaines sont portées disparues. Au moins 4.000 personnes ont été blessées.
| Au moins 21 Français ont été blessés dans les deux énormes explosions qui ont ravagé mardi soir la ville de Beyrouth, a indiqué mercredi le parquet de Paris qui a également annoncé l'ouverture d'une enquête pour "blessures involontaires" par le pôle accidents collectifs, pôle qui est compétent en matière de faits commis à l'étranger quand des Français figurent parmi les victimes. Les investigations ont été confiées à la direction générale de la gendarmerie nationale. Selon un dernier bilan fourni mercredi par le ministre de la Santé libanais, Hamad Hassan, au moins 113 personnes ont péri dans ces explosions dévastatrices et des dizaines sont portées disparues. L'énorme déflagration a aussi fait 4.000 blessés. "Il y a certainement encore (des victimes) sous les décombres et nous recevons des dizaines d'appels pour des disparus", a-t-il précisé à des journalistes, en marge d'une réunion du gouvernement. Les deux énormes explosions ont provoqué des scènes de dévastation et de panique dans la capitale libanaise, déclarée ville "sinistrée".Le gouvernement libanais a pointé du doigt une cargaison de nitrate d'ammonium stockée "sans mesures de précaution" dans le port.
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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a indiqué au micro de BFM TV que les entreprises qui verseront des dividendes devront rembourser les aides publiques perçues lors de la crise sanitaire.
| "Les actionnaires devront attendre meilleure fortune", a tranché le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Interrogé par BFM TV, il a prévenu les entreprises. Bruno Le Maire (Ministre de l'Économie) : "Toutes les entreprises qui bénéficient d'un report de charges sociales et qui versent des dividendes auront des pénalités"par BFMTVSi elles demandent des aides à l'État en période de crise sanitaire, elles ne pourront pas verser de dividendes à leurs actionnaires. "Si elles demandent de l'aide de l'état, elles ne peuvent pas, ne doivent pas verser des dividendes, insiste le ministre. La priorité c'est l'investissement. L'argent doit aller dans l'entreprise."Des pénalités ont également été prévues par Bercy pour celles qui tenteraient d'abuser de la générosité de l'État. Une mesure de justice et de responsabilité. "Si vous n'avez pas de trésorerie pour payer vos impôts et vos charges, vous n'en avez pas non plus pour payer des dividendes."Exception notable toutefois, les entreprises qui ont recours au chômage partiel ne rentrent pas dans cette catégorie. Toutefois, Bruno Le Maire à ne pas abuser de ce mécanisme.
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De nombreuses Marches des Fiertés ont du être annulées ou reportées dans le monde à cause de la pandémie de nouveau coronavirus, mais la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) prévoit tout de même de nombreuses festivités en ligne samedi pour la Gay Pride 2020.
| Une "Global Pride" promet ainsi de faire vivre l'esprit de l'événement, avec une fête spéciale diffusée en direct sur internet pendant 24h. Les organisateurs, qui fédèrent des responsables de plusieurs marches des fiertés à travers le monde, espèrent réunir plusieurs centaines de millions de personnes devant leur ordinateur.Le coup d'envoi a été donné à 06H00, heure de Londres. L'événement marathon est présenté par le chanteur et drag queen Todrick Hall, rendu célèbre par l'émission American Idol. Parmi les têtes d'affiche, les chanteuses pop Kesha et Ava Max, mais aussi des invités politiques comme Carlos Alvarado, le président du Costa Rica, pays qui vient de légaliser le mariage homosexuel.Cette bascule contrainte vers des festivités en ligne représente également une opportunité pour les organisateurs, qui espèrent toucher une audience plus diverse, dans des dizaines de pays où l'homosexualité demeure illégale et punie par la loi. En France, la Marche des Fiertés de Paris a été reportée au 7 novembre, selon l'Inter-LGBT, qui l'organise. Mais le magazine Têtu et plusieurs associations proposent eux aussi une alternative en ligne samedi, intitulée "Fièr.e.s et Têtu". L'événement, qui doit mêler DJs et tables rondes, débutera à 12H00, heure de Paris.Déclinée en plusieurs événements dans de multiples pays, la Marche des Fiertés est une manifestation du mouvement LGBT destinée à donner plus de visibilités aux personnes gays, lesbiennes, bis et trans dans leur lutte pour l'égalité des droits.
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Ce lundi, Lambert Wilson a laissé éclater sa colère par rapport aux différentes prises de position lors de la cérémonie des César 2020. L'acteur a également comparé le "politiquement correct" de la cérémonie à du "terrorisme".
| Trois jours après, la 45e cérémonie des César continue à faire parler d'elle. Ce lundi 2 mars, c'est au tour de Lambert Wilson de monter au créneau après les vives polémiques nées de l'attribution du César de la meilleure réalisation à Roman Polanski, accusé de viols. Dans le viseur de l'acteur français : la décision d'Adèle Haenel de quitter la salle Pleyel, vendredi 28 février. "Je suis très en colère, c'est n'importe quoi", s'est-il irrité sur franceinfo. "Si on estime qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le fait que Polanski ait des nominations, alors on ne vient pas ! (...) On ne part pas au milieu de la cérémonie parce que Polanski reçoit un prix ! Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est la règle du jeu."L'acteur, à l'affiche dès mercredi 4 mars pour un film sur le Général De Gaulle, n'a également pas apprécié le comportement de Florence Foresti, maîtresse de cette 45e cérémonie des César. Tout au long de la soirée, elle a multiplié les traits d'humour au sujet de Roman Polanski et a préféré donner des surnoms au réalisateur plutôt que de le nommer. "Oser évoquer un metteur en scène en ces termes... Parler d'Atchoum, montrer une taille... Et en plus, qu'est-ce qu'on va retenir de la vie de ces gens par rapport à l'énormité du mythe de Polanski ? Qui sont ces gens ? Ils sont minuscules", a-t-il lâché."C'est du terrorisme"Lambert Wilson ne comprend pas non plus le déferlement de haine que doit subir Roman Polanski et prend sans ambiguïté la défense du réalisateur. "Moi, ce qui me met hors de moi, c'est que, quand je lis le texte de Samantha Geimer (la seule victime Roman Polanski reconnue judiciairement, NDLR), elle le défend !", a-t-il poursuivi sur franceinfo. "Elle considère qu'il est une victime de cette diabolisation. Elle lui a pardonné depuis très longtemps." Dans la foulée, l'acteur a apporté son soutien à Fanny Ardant, qui a affirmé vouloir "suivre Roman Polanski jusqu'à la guillotine" au lendemain de la cérémonie."Cette espèce de politiquement correct, je trouve que c'est du terrorisme", s'est emporté l'acteur. "Ça m'a choqué, j'ai trouvé qu'on était minables. Il y a cette espèce de tribunal, de lynchage public que je trouve absolument abominable." De quoi diviser encore un peu plus la grande "famille" du cinéma...
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