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Selon les informations du Parisien, Henri Giscard d'Estaing a été dépouillé par deux adolescents alors qu'il retirait de l'argent à un distributeur de banque.
L'agression a eu lieu le 30 septembre dernier, à Paris. Comme le révèle Le Parisien ce mardi 9 octobre, Henri Giscard d'Estaing a été attaqué par deux adolescents roms alors qu'il retirait de l'argent à un distributeur automatique de billets dans les locaux de la BNP situés boulevard de Montparnasse. Selon les précisions du quotidien, le fils de l'ancien président de la République (1974-1981) n'avait pas remarqué les deux délinquants postés sur un autre distributeur. Ces derniers se sont subitement jetés sur lui en le bousculant pour taper le montant souhaité. Les jeunes malfrats ont réussi à récupérer l'argent avant de prendre la fuite. Agé de 61 ans, le président du Club Med et ancien conseiller général du Loir-et-Cher a immédiatement porté plainte. Le Parisien indique que les deux roms n'ont pu être interpellés au moment des faits. Une source judiciaire explique toutefois au quotidien qu'"une exploitation de la vidéosurveillance est en cours". Le préjudice serait d'un millier d'euros.
Jacques Chirac va pouvoir passer les fêtes de fin d'année en famille. Son gendre, Frédéric Salat-Baroux a expliqué jeudi sur LCI que l'ancien président de la République était "complètement guéri de son infection pulmonaire".
"Le président, après avoir connu des difficultés de santé importantes, va pouvoir passer Noël en famille", a assuré celui qui fût secrétaire général de l'Élysée de 2005 à 2007.Frédéric Salat-Baroux a tenu à remercier ceux qui ont œuvré à cette guérison : "Je crois aussi que le fait qu'il aille mieux aujourd'hui, et il faut être très prudent, est lié aux conditions dans lesquelles il a été pris en charge par les personnels du service hospitalier", a-t-il salué. L'ancien chef de l'État, 84 ans, avait été hospitalisé plusieurs semaines en septembre et octobre dernier à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (XIIIe arrondissement de Paris). Son état de santé avait fait l'objet de rumeurs alarmistes. "Dans un moment où l'on se demande si la France a encore des qualités, des atouts, le service public de santé est quelque chose dont on peut être véritablement fier", s'est félicité le mari de Claude Chirac. "Je le savais mais le voir à nouveau est quelque chose qui m'a paru extrêmement fort".Jacques Chirac poursuit son traitement à son domicile parisien. L'ancien président (1995-2007) a ainsi suivi la primaire de la droite, remportée par François Fillon. "Il était dans l'affectif", avait expliqué son gendre début décembre sur Europe 1. "Ce qui comptait pour lui, c'était Alain Juppé. Il l'a appelé avant le premier tour, avant le deuxième tour. Il n'est plus dans la projection politique. Il aimait et il aime Alain Juppé et c'est ça qu'il voulait lui dire", a ajouté Frédéric Salat-Baroux.
Pour éviter au maximum la propagation du virus, les mesures d'hygiènes ont été renforcées pour la réouverture du parc d'attractions et tous les visiteurs doivent réserver leur place ou leur séjour à l'avance, en ligne. Le port du masque est notamment obligatoire pour les adultes et les enfants à partir de 11 ans.
C'est une bonne nouvelle pour tous les fans de Mickey et son univers. Après quatre mois de fermeture due à l'épidémie de coronavirus, Disneyland Paris a officiellement rouvert ses portes au public mercredi 15 juillet. Le parc, situé en Seine-et-Marne, avait déjà accueilli lundi et mardi, en préouverture, des visiteurs munis d'un abonnement annuel. A 10H00, des milliers de visiteurs, dont de nombreuses familles, ont franchi les grilles d'accès du parc d'un pas décidé, téléphone à la main pour immortaliser ce moment. "Quelle joie d'être à vos côtés et de pouvoir vous accueillir à nouveau", a déclaré Natacha Raflaski, présidente de Disneyland Paris, lors d'une cérémonie sans public tenue juste avant l'ouverture des portes, et retransmise sur les réseaux sociaux. "Cette journée marque le début d'un nouveau chapitre sous le signe de l'optimisme", a-t-elle ajouté, entourée d'un ballet de personnages emblématiques du parc dont les célèbres Mickey et Minnie.Précautions maximalesAlors que l'épidémie de Covid-19 est loin d'être finie, des mesures d'hygiènes strictes ont été mises en place. La réservation du billet ou du séjour est désormais obligatoire et se fait uniquement en ligne. Les salariés comme les visiteurs, dès l'âge de 11 ans, doivent porter un masque sur l'ensemble du site. Des flacons de gel hydroalcoolique sont mis à disposition partout dans le parc, et chaque espace (toilettes, tables de restaurants, sièges des attractions) est nettoyé très régulièrement. Pour tenir compte des normes sanitaires en vigueur, de distanciation physique notamment, un certain nombre d"'expériences,spectacles ou événements seront indisponibles, ou pourront être modifiés lors de la réouverture en fonction de l'évolution des mesures de sécurité et sanitaires et des recommandations des pouvoirs publics", précisait Disneyland Paris en juin dernier. Entre autres, la célèbre parade ou le spectacle nocturne "Disney Illuminations" ne pourront se tenir et "seront de retour à une date ultérieure". Les "rencontres" avec les mascottes sont également "temporairement suspendues". Dans les attractions, des rangées et sièges sont laissés vides pour maintenir la distanciation sociale.Côté hébergement, un premier hôtel (le Disney's Newport Bay Club) a rouvert ce mercredi, et d'autres suivront au cours de l'été, mais deux d'entre eux (le Sequoia Lodge et le Davy Crockett Ranch) "rouvriront à une date annoncée ultérieurement"."Disneyland rouvre à perte"Le retour à la normale n'est donc pas pour tout de suite pour Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe qui représente pas moins de 7% du tourisme en France. "Disneyland rouvre à perte, soyons clairs", a lancé Philippe Descrouet le maire de la commune voisine de Serris, interrogé par Europe 1. "Ils vont accueillir entre 10.000 et 12.000 personnes au début, ils vont aller jusqu'à 20.000, mais ils ne pourront pas aller au-delà", a-t-il assuré, loin des 70.000 visiteurs journaliers habituellement accueillis en été. "Les règles qu'on leur impose ne permettent pas d'aller au-delà." Des chiffres à prendre avec des pincettes, car le site ne communique plus son nombre de visiteurs depuis 2015, année où il en avait accueilli 14,8 millions.
DEVOIR CITOYEN. 107 millions de Russes étaient appelés aux urnes pour élire leur nouveau président.
Parmi eux, Gérard Depardieu, citoyen russe depuis 2013.Les Russes votaient dimanche 18 mars pour l'élection présidentielle. Engagé dans un nouveau bras de fer avec les Occidentaux depuis l'empoisonnement de l'ex-espion Sergueï Skripal en Angleterre, l'actuel président russe Vladimir Poutine, 65 ans, devrait remporter haut la main un quatrième mandat courant jusqu'en 2024. Faute de suspense, le Kremlin a tout fait pour que la participation, seul véritable baromètre de ce scrutin, soit aussi forte que possible. Les autorités ont mené des campagnes massives d'information et d'incitation au vote, facilitant le vote hors du lieu de résidence mais aussi, selon des médias, en faisant pression sur les fonctionnaires ou les étudiants pour aller aux urnes. Parmi les 107 millions de Russes appelés aux urnes, Gérard Depardieu a rempli son devoir citoyen, a indiqué à l'AFP l'ambassade de Russie en France à Paris. L'acteur de 69 ans s'est en effet vu accorder la citoyenneté russe en 2013 par Vladimir Poutine, alors qu'il se trouvait au cœur d'une polémique causée par sa décision de quitter la France pour protester contre le projet de François Hollande de taxer à hauteur de 75 % les plus hauts revenus. Sur Twitter Lucas Léger, reporter pour RT France, antenne en français de la chaîne russe Russia Todau, a publié une vidéo de l'acteur, manifestement très agacé par sa tentative d'interview, avec le commentaire : "Gérard #Depardieu n'aime pas qu'on le dérange quand il fait son devoir de citoyen #Russe".
Plus d'un quart des fumeurs a plus fumé durant le confinement lié à l'épidémie du nouveau coronavirus, tandis que près d'un quart d'usagers d'alcool déclare en avoir moins bu, selon une enquête de l'agence sanitaire Santé publique France.
"L'ennui, le manque d'activité, le stress et le plaisir sont les principales raisons mentionnées par les fumeurs ou usagers d'alcool ayant augmenté leur consommation. On note également que l'augmentation aussi bien pour le tabac que pour l'alcool est corrélée au risque d'anxiété et de dépression" selon Mme Viêt Nguyen Thanh, responsable de l'unité addictions à la direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé publique France (SpF). Selon l'enquête publiée mercredi , 27% des fumeurs interrogés déclarent avoir augmenté leur consommation de tabac depuis le confinement, plus de la moitié (55%) la jugent stable et pour 19%, elle a diminué. Pour les fumeurs quotidiens (94 % des fumeurs interrogés), la hausse moyenne du nombre de cigarettes fumées est de 5 cigarettes par jour. Ce sont les 25-34 ans (41 %) et ceux travaillant à domicile (37%) qui indiquent le plus fréquemment fumer plus. Le versant alcool "semble moins défavorable, avec environ un consommateur sur dix déclarant avoir augmenté sa consommation" mais près d'un quart l'a diminuée, selon l'agence sanitaire SpF. Ainsi 11% déclarent une augmentation de leur consommation d'alcool depuis le confinement, 65% la disent stable, et 24% qu'elle a diminué. Parmi ceux qui déclarent avoir augmenté leur consommation, la moitié (51%) a augmenté leur fréquence de consommation, 10% le nombre de verres bus les jours de consommation et 23% les deux.L'augmentation de la consommation d'alcool est plus fréquemment mentionnée par les moins de 50 ans (entre 14% et 17% selon les classes d'âge), les habitants de villes de plus de 100.000 habitants (13% contre 9% des habitants d'agglomérations de moins de 100.000 habitants) et les parents d'enfants de moins de 16 ans (18% contre 8% des répondants n'ayant pas d'enfant de moins de 16 ans). L'enquête s'est déroulée en ligne du 30 mars au 1er avril auprès d'un échantillon représentatif de 2.003 personnes de plus de 18 ans. Un effet de sidération au début du confinement a pu entraîner une baisse du recours aux dispositifs d'aide pour lutter contre l'alcool et le tabac.Pour Tabac info Service, les appels reçus au 3989 ont baissé de 19% entre mars 2019 et 2020 et de 15% entre avril 2019 et 2020, alors qu'ils avaient progressé de 14% en février. Au total, le nombre d'appels reçus en avril s'élève à 2.812, note SpF qui rediffuse une campagne sur les réseaux sociaux pour inciter à l'utiliser. Par contre, pour Alcool info Service, après une baisse de 12% des sollicitations (appels, chats et questions-réponses) entre février et mars, une augmentation de 27% a été relevée en avril pour retrouver un niveau habituel.
Le ministre de la Culture Franck Riester travaille sur un dispositif de protection des intermittents du spectacle "sur le temps long", à commencer par les mois d'été mais n'a pas encore tranché sur l'éventualité de leur accorder l'"année blanche" qu'ils réclament.
Interrogé au micro d'Europe 1, le ministre a réfuté tergiverser et rester inactif: "Nous avons pris dans l'urgence la décision de repousser de trois mois le délai pour regarder le nombre d'heures obtenues par les intermittents du spectacle pour bénéficier de leur régime d'assurance chômage et de leur protection sociale". "Nous travaillons avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le gouvernement à prolonger les dispositifs pour que, notamment pendant l'été, les intermittents du spectacle ne soient pas pénalisés", a-t-il poursuivi, à la veille de l'annonce par Emmanuel Macron de mesures pour le monde de la culture."Nous sommes déterminés à avoir un dispositif qui les protège sur le temps long", a-t-in insisté."Est-ce que ce sera une année blanche [une mise à zéro des compteurs sur le décompte des droits] comme certains le disent, je ne le sais pas encore", a-t-il dit. "Cela nécessite des évaluations, des discussions avec mes collègues du gouvernement".Le ministre a assuré vouloir mettre en place un "plan ambitieux" parce qu'"on est convaincu que cet écosystème des artistes et techniciens qui bénéficient de l'intermittence est vitale pour la pérennité tout simplement de la culture dans notre pays"."J'ai tout de suite pris des mesures d'urgence importantes en lien avec mes collègues du gouvernement pour que les mesures transversales destinées à sauver l'économie puissent être accessibles au monde de la culture: l'accès au chômage partiel, à un fonds de solidarité pour notamment les artistes-auteurs, la question de la modification des règles d'accès à l'intermittence, l'accès aux prêts garantis", s'est-il défendu. En ce qui concerne les cinémas, le ministre a précisé que, même si "la volonté des fédérations est celle d'une ouverture à la même date partout en France", on pourrait envisager "une ouverture dans des zones où le virus circule moins". Il y aura "au moins quatre semaines entre le moment de la décision d'ouverture et le moment où l'ouverture sera effective", a-t-il précisé. Quant aux "petits musées" et monuments qui pourront rouvrir progressivement à partir du 11 mai, M. Riester a précisé que cela sera évalué selon "leur jauge" (nombre de personnes autorisée) et "le rayonnement [kilométrique] de celles et ceux qui viendront"."Il ne faut pas que ce soit un rayonnement qui fassent venir les gens de trop loin. Les petits musées qui n'impliquent pas des déplacements importants en dehors d'un bassin de vie ou du département pourront rouvrir à partir du 11 mai", a-t-il dit.Ce sera aussi, a ajouté le ministre, aux "propriétaires de voir s'ils sont en capacité de respecter les préconisations".
L'humoriste américaine Sarah Cooper, connue pour ses imitations de Donald Trump devenues virales, aura sa propre émission spéciale sur Netflix, a annoncé le groupe mercredi.
Baptisée "Sarah Cooper: Everything's Fine" (Sarah Cooper: tout va bien), l'émission composée de sketchs satiriques sur la politique américaine devrait être diffusée cet automne sur la plateforme.L'épisode sera réalisé par l'actrice de la série "Orange is the New Black", Natasha Lyonne et produit par l'humoriste Maya Rudolph de la célèbre émission "Saturday Night Live". Sarah Cooper, 42 ans, publie sur les réseaux sociaux des vidéos où elle imite - et caricature - les mimiques du président américain, dont on entend les vrais discours. La voix du milliardaire républicain est synchronisée avec les expressions faciales et le langage corporel de l'humoriste, exagérés à des fins comiques (regard exorbité, bouche en cul de poule...). Massivement relayée sur TikTok, sa vidéo "How to medical" (Médecine, mode d'emploi) dans laquelle elle rejoue la fameuse conférence de presse lors de laquelle Donald Trump avait suggéré que des injections de désinfectant pourraient être utiles pour lutter contre le coronavirus, a été vue plus de 20 millions de fois. Ancienne employée de Google, Sarah Cooper a désormais 2 millions d'abonnés sur Twitter.
Plus de 20 millions d'emplois détruits en avril, un taux de chômage au plus haut depuis les années 1930: le nouveau coronavirus n'en finit plus de mettre à bas l'économie américaine, au moment où l'Europe enclenche son déconfinement à mesure que la pandémie décroît sur son sol.
"C'était tout à fait attendu et sans surprise", a commenté vendredi le président américain Donald Trump, peu après l'annonce de nouveaux chiffres dramatiques pour l'économie de la première puissance mondiale, mise brutalement à l'arrêt.Près de 20,5 millions d'emplois ont été détruits au mois d'avril, du jamais vu en si peu de temps, et le taux de chômage a bondi à 14,7%, selon les données du département du Travail, un niveau plus atteint depuis la Grande dépression du siècle dernier.Décès par dizaines de milliers, près de la moitié de l'humanité cloîtrée, une économie planétaire à l'arrêt et sinistrée... La pandémie de Covid-19, apparue en décembre dans le centre de la Chine et encore loin d'être maîtrisée, n'en finit pas de bouleverser le quotidien de la planète.Dans le monde, plus de 271.000 personnes sont décédées et les Etats-Unis sont de loin le pays le plus touché, avec plus de 77.000 morts, dont encore 1.635 au cours des dernières 24 heures, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.En Europe, la pandémie a tué plus de 150.000 personnes. Le Royaume-Uni a franchi la barre des 31.000 morts, l'Italie en compte un millier de moins. Suivent l'Espagne (26.299) et la France (26.230), selon un bilan établi par l'AFP à partir des chiffres de sources officielles, très vraisemblablement sous-estimés. La Commission européenne a appelé vendredi à prolonger jusqu'au 15 juin les restrictions sur les voyages non-essentiels vers l'Union européenne.- Parades annulées -C'est dans ce contexte que se sont déroulées les commémorations du 8 mai 1945 marquant la capitulation de l'Allemagne nazie.Coronavirus oblige, pas de grands défilés, ni de cérémonies publiques cette année, comme c'est le cas pour tous les grands événements internationaux depuis deux mois.La Russie a annulé son imposante parade militaire sur la place Rouge. Seule la partie aérienne des célébrations a été maintenue pour samedi."Comme nous l'avons fait tant de fois auparavant, l'Amérique triomphera" de la pandémie, a assuré Donald Trump, qui s'est rendu devant le mémorial de la Seconde Guerre mondiale situé à quelques pas de la Maison Blanche, touchée pour la deuxième fois en quelques jours par le virus.Car après un militaire jeudi, c'est la porte-parole du vice-président Mike Pence qui a été testée positive. Katie Miller est la femme de Stephen Miller, un proche conseiller de M. Trump et l'artisan de sa politique anti-immigration.En Allemagne, qui commémorait pour la deuxième fois le 8-Mai depuis 1945, le président Frank-Walter Steinmeier a exhorté la communauté internationale à tirer les leçons du conflit en allant vers "plus de coopération" dans la lutte contre le nouveau coronavirus, et "pas moins".Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont insisté lors d'un entretien téléphonique sur la nécessité "plus impérieuse que jamais" de l'engagement européen.La reine Elisabeth II s'est elle employée lors d'un discours télévisé à remonter le moral des Britanniques en leur rappelant qu'ils ne devaient "jamais perdre espoir".Face à la grave récession économique qui frappe le continent, des responsables européens ont appelé vendredi les Etats membres à se montrer solidaires pour permettre l'adoption d'un ambitieux plan de relance pour l'Union européenne.- La "bombe" de Milan -Ce long week-end du 8-Mai marque véritablement le début du grand déconfinement en Europe, avec les derniers pays encore bouclés qui se lancent à leur tour, chacun à sa manière et de façon progressive: la France, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, la République tchèque, la Grèce et l'Ukraine.Le Danemark prévoit ainsi de rouvrir ses musées, théâtres, cinémas, parcs d'attraction en extérieur et zoos le 8 juin.Dès ce vendredi en Espagne, Barcelone a autorisé l'accès aux plages pour la pratique sportive, même si le pays reste prudent. Les terrasses ne rouvriront ni à Madrid, ni à Barcelone lundi.L'Italie se déconfine elle aussi peu à peu. Mais les images des Milanais se promenant le long des canaux ou prenant l'apéritif au soleil font polémique, alors que la capitale de la Lombardie est toujours "un peu une bombe", avertit un virologue de renom.En France, la liberté de circulation sera rétablie lundi mais assortie de restrictions plus sévères pour des départements "rouges", incluant l'agglomération de Paris, où la circulation du virus est plus active.Car le risque de rebond de l'épidémie est réel. En Allemagne, où la quasi-totalité des restrictions imposées depuis la mi-mars ont été levées, deux cantons ont décrété un nouveau confinement après une hausse du nombre de contaminations. A l'inverse, un éventuel assouplissement devrait être très limité au Royaume-Uni, selon le ministre de l'Environnement George Eustice. "Il n'y aura pas de changements spectaculaires du jour au lendemain", a-t-il dit, avant une annonce du Premier ministre Boris Johnson dimanche.La Russie, longtemps épargnée mais qui connaît une forte hausse du nombre de cas, reste bouclée. Moscou a prolongé son confinement jusqu'au 31 mai, alors que plus de 10.000 nouvelles infections ont été enregistrées vendredi.L'Iran, pays le plus touché du Moyen-Orient, a autorisé les fidèles à assister aux prières du vendredi pour la première fois en plus de deux mois dans plusieurs provinces, mais la capitale Téhéran reste soumise à des restrictions.- Accusations américaines -Le coronavirus a fait au Brésil 751 morts de plus en 24 heures, un record quotidien qui en fait le pays le plus touché d'Amérique latine, avec désormais près de 150.000 cas de contamination et 10.000 morts.En Asie, la situation se normalise. Bars, cinémas et clubs de gym ont rouvert leurs portes à Hong Kong. En Chine, les musées, cinémas, théâtres et installations sportives sont de nouveau autorisés. Le championnat de football a repris en Corée du sud, à huis clos mais devant les télés. De façon surprenante, la Chine a déclaré vendredi soutenir la création "après la fin de l'épidémie" d'une commission sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) afin d'évaluer "la réponse mondiale" au Covid-19.Cette évaluation, qui ne concernerait pas spécifiquement la Chine mais plutôt l'ensemble des pays du monde, devrait se faire de façon "ouverte, transparente et inclusive" et "au moment opportun", selon Pékin, objet de nombreuses critiques pour son manque présumé de transparence dans la gestion de la maladie.Les Etats-Unis ont ainsi accusé la Chine et la Russie d'avoir "accéléré" leur coopération en matière de "propagande" et de "désinformation" pour défendre la réponse de Pékin face au coronavirus.
"L'équilibre financier du système n'étant pas une priorité immédiate", soutiennent notamment une quinzaine de députés macronistes, dans une tribune publiée mardi 31 décembre.
Un collectif de députés La République en Marche (LREM), essentiellement de l'aile gauche du parti, réclament une "alternative à l'âge pivot" du projet de réforme des retraites. Cette mesure, qui a valu à la CFDT de rejoindre les rangs de l'opposition, est qualifiée 'd'injuste socialement" par les élus, qui appellent dans une tribune publiée sur le site de Libération à tenir compte "de l'ensemble des situations particulières". "L'âge de référence de départ à la retraite ne peut être le même pour tous. L'âge pivot serait injuste socialement", clament-ils. L'âge de départ devrait, selon eux, "être modulable en fonction des parcours de chacun sous la forme d'un âge d'équilibre individualisé, à partir duquel le niveau de pension de chaque retraité serait garanti". Les syndicats "réformistes, ainsi que certaines organisations patronales se sont exprimés en ce sens, il est donc possible de trouver un consensus sur cette alternative à l'âge pivot", poursuivent-ils.L'exécutif prévoit d'instaurer un âge pivot dès 2022, assorti d'un bonus-malus, pour les départs à la retraite. Ce dispositif est vu comme une "ligne rouge", notamment pour la CFDT qui en demande le retrait. "Des solutions alternatives à l'âge pivot existent", soutiennent les députés qui appellent au dialogue avec les partenaires sociaux "afin de parvenir à un consensus viable pour tous"."L'équilibre financier du système n'étant pas une priorité immédiate", soutiennent-ils, "sa tenue ne doit pas perturber la mise en oeuvre de la réforme". La tribune est signée par une quinzaine de députés macronistes et l'ex-LREM Matthieu Orphelin.
Après un mois de mobilisation des "gilets jaunes" et de gestion de la menace terroriste, les policiers, épuisés, veulent faire pression sur le gouvernement. Le syndicat Unsa-Police appelle au service minimum dès ce mardi et Alliance a annoncé le blocage des commissariats mercredi 19 décembre.
Faut-il craindre un mouvement social d'ampleur au sein des forces de l'ordre ? Mobilisation des "gilets jaunes", attentat de Strasbourg, manifestations lycéennes... La grogne gagne dans les rangs des forces de l'ordre, largement mises à contribution. Le syndicat Unité-SGP-Police a notamment annoncé samedi 15 décembre sur Twitter un "acte 1 de la colère des policiers", reprenant ainsi le vocabulaire des "gilets jaunes". "Les ronds-points ne sont pas réservés qu'aux seuls gilets jaunes"Le syndicat Unsa-Police a appelé lundi au service minimum dès ce mardi 18 décembre. La troisième organisation représentative de la police nationale demande à être reçue par le président de la République et met en garde contre "d'autres actions". "Les ronds-points ne sont pas réservés qu'aux seuls gilets jaunes" , a souligné le syndicat dans un communiqué. Un peu plus tôt dans la journée, le syndicat Alliance demandait "à tous les policiers de France de ne sortir que sur appel" mercredi, sous le mot d'ordre "fermons les commissariats". Le syndicat réclame un "retour sur investissement" et la mise en place d'un "plan Marshall" pour la police. "Le but est d'assurer les urgences et les réquisitions, pour assurer la sécurité des gens qui seraient en danger. Mais plus de verbalisations et d'interpellations qui participent à la politique du chiffre. Bien évidemment que s'il y avait un acte 6 ou 7 de violences des 'gilets jaunes' ou des événements lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, les policiers répondront présents. Nous ne sommes pas des irresponsables", précise sur Franceinfo Loïc Travers, secrétaire national adjoint au syndicat Alliance Police Nationale en Île-de-France.Plus de 20 millions d'heures supplémentaires non payéesLes syndicats réclament notamment le paiement du stock d'heures supplémentaires, un effort de l'État sur la prise en charge de certaines cotisations sociales, l'apport de 1.000 fonctionnaires chez les CRS ou encore une loi d'orientation et de programmation pour la police nationale.Selon un rapport sénatorial publié en juin 2018, "le stock d'heures supplémentaires non récupérées par les personnels de la police nationale et non indemnisées s'élevait, à la fin 2017, à 21,82 millions d'heures, niveau jamais atteint à ce jour". "Je pense qu'on est aujourd'hui à 25 millions d'heures supplémentaires non payées", explique au Figaro Yves Lefebvre, secrétaire général Unité SGP-Police. À environ 12 euros l'heure supplémentaire, ces heures impayées correspondent à une somme avoisinant les 300 millions d'euros, calcule-t-il.Les syndicats reçus mardi à l'Intérieur"Les syndicats seront reçus ce mardi à Beauvau par le ministre" Christophe Castaner, a indiqué à l'AFP le ministère de l'Intérieur. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré lundi soir que "la porte (était) ouverte" pour les syndicats pour une réunion "sur les thématiques qu'ils ont souhaitées".Unité appelle à une prochaine réunion intersyndicale en milieu de semaine et demande des "réponses fortes" de la part du gouvernement avant le 11 janvier 2019. Sinon, il appellera à une mobilisation nationale le 26 janvier, a expliqué Yves Lefebvre.
Comme le relaient des partisans d'Emmanuel Macron sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon s'est plaint de son logement, mercredi 6 juin lors d'une intervention à l'Assemblée nationale, alors qu'il possède un 100 mètres carrés dans le Xe arrondissement de Paris.
Jean-Luc Mélenchon a-t-il commis une faute politique ? Mercredi 6 juin, lors d'une intervention à l'Assemblée nationale, le leader de la France insoumise s'est plaint de ses conditions de logement. Dans une vidéo publiée sur Twitter et reprise en premier lieu par des partisans d'Emmanuel Macron, on le voit déclarer : "Moi je n'ai pas formé le rêve d'être propriétaire. J'ai formé le rêve d'être bien logé et figurez-vous, que même comme propriétaire, je ne m'estime pas si bien logé que ça dans Paris où tous les appartements sont bruyants, y compris les plus chers."Le plus gros patrimoine des candidats à l'élection présidentielleLe problème pour le député des Bouches-du-Rhône est qu'il n'est objectivement pas si mal logé que ça. Candidat malheureux à l'élection présidentielle 2017, Jean-Luc Mélenchon a dû détailler son patrimoine à la Haute autorité pour la transparence au printemps de l'année dernière. Celui-ci fait notamment état d'un appartement de 100 mètres carrés, dans le très prisé Xe arrondissement de Paris. Sa valeur s'élève, selon un article du monde.fr datant de mars 2017, à 837 000 euros. Dans cette déclaration, le leader des Insoumis avait aussi notamment fait état d'une maison rurale de 150 mètres carrés, d'une valeur vénale de 190 000 euros..Lors de la dernière campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon disposait du plus gros capital des candidats en lice, juste devant Nicolas Dupont-Aignant. Invité de l'Émission Politique de France 2 en novembre 2017, il s'était énervé au sujet de ses émoluments, comme le relève un article de Capital. "Je commence à en avoir un peu marre qu'on vienne me chercher des poux, avait-il déclaré avant d'ironiser alors sur le patrimoine de ses anciens adversaires : "Madame Le Pen n'est pas milliardaire, monsieur Fillon n'a pas de château... Personne n'a rien ! (...) un appartement à Paris" et "une maison de campagne", "est-ce là le capital d'un millionnaire ?"
Google a annoncé mardi le lancement d'un dispositif d'alerte aux tremblements de terre pour téléphones portables équipés du système d'exploitation Android en Californie.
Les smartphones recevront des alertes déclenchées par un système de détection des premiers signes d'un tremblement de terre, nommé "ShakeAlert", mis en place par l'Institut américain d'études géologiques (USGS) et ses partenaires sur la côte ouest. Le système utilise les informations collectées par des centaines de sismographes à travers l'Etat pour activer l'envoi d'alertes signalant qu'un "tremblement de terre a commencé et qu'une secousse est imminente", selon le site du dispositif."Nous avons vu une opportunité d'utiliser Android pour fournir aux gens des informations précises et utiles sur les tremblements de terre lorsqu'ils en cherchent, et des avertissements de quelques secondes afin qu'ils se mettent en sécurité avec leurs proches si besoin", a expliqué Marc Stogaitis, ingénieur chez Google, dans un blog. Les utilisateurs de smartphones Android ont aussi la possibilité de participer à un réseau collaboratif de détection des tremblements de terre, car les téléphones sont souvent équipés de petits accéléromètres mesurant les mouvements, capables de détecter les secousses, selon M. Stogaitis."Votre téléphone Android peut être un petit sismographe se connectant à des millions d'autres téléphones pour former le plus grand réseau de détection des séismes au monde", souligne-t-il.Les mobiles qui repèrent ce qui pourrait être un tremblement de terre peuvent automatiquement envoyer un signal à un centre de données, où des ordinateurs analysent le mouvement et les données de localisation de façon agrégée pour déterminer si un séisme est en cours, selon Google.Les habitants de Californie ont grandi avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête: la peur du "Big One", ce séisme d'une magnitude telle qu'il devrait dévaster la Californie, Etat placé sur la faille de San Andreas et régulièrement sujet aux secousses, même si les séismes importants sont relativement rares.
La Société protectrice des animaux (SPA) est intervenue, le 20 mars dernier, dans un élevage en faillite situé à Nesploy, près de Bellegarde (Loiret) pour prendre en charge 99 chiens récupérés "dans un état sanitaire pitoyable".
L'intervention a eu lieu à la demande du propriétaire de l'élevage en liquidation judiciaire. Ce dernier a expliqué qu'il "n'avait plus les moyens de prendre soin de ses chiens" âgé de 5 à 8 ans, selon la SPA. Les animaux ont pu être mis en sécurité dans différents refuges de l'association, en Île-de-France, dans les Hauts-de-France, le Centre Val de Loire et le Grand Est. Bientôt proposés à l'adoptionSur place, la SPA a constaté que les chiens étaient couverts de crasse, infestés de poux, de puces et pour certains atteints de tumeurs. "L'une des petites chiennes était dans un état déplorable et ne déclenchait même pas le thermomètre. Elle ne tenait pas debout et tremblait bizarrement", a témoigné un responsable de refuge de la SPA. Il s'agit de Bichons, Chihuahuas, Lhassa Apso, Caniches, Shih Tzu, et d'un Malinois. Tous les chiens ont été cédés par l'éleveur, ce qui permettra de les proposer à l'adoption "dès que leur santé le permettra". "C'est sur ce genre d'intervention que l'on se rend compte de la maltraitance dans les élevages industriels et des lacunes des services vétérinaires", a déclaré sur France Bleu, Julien Soubiron, membre de la cellule anti-trafic de la SPA. "On a retrouvé des animaux qui auraient du faire l'objet de contrôles et de remarques des services vétérinaires".
Plusieurs petits hiboux grands-ducs sont nés en liberté aux abords de la Citadelle de Besançon, alors que cette espèce vulnérable avait disparu des montagnes jurassiennes au milieu du XXe siècle, a-t-on appris mercredi auprès de l'établissement.
Des naturalistes bisontins ont détecté la reproduction d'un couple de hiboux grands-ducs en mai aux abords de la Citadelle de Vauban, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, lors de prospections ornithologiques, a précisé la direction du site qui abrite notamment un zoo.Les équipes de la Citadelle suivent désormais la famille qui se fait plus discrète en ce mois de juillet. Les jeunes devraient s'émanciper et quitter le site à partir de septembre."Il va falloir tenir compte à l'avenir de la tranquillité de ces nouveaux habitants en rendant compatible l'activité du site et la présence de ce rapace de près d'1,80 m d'envergure !", souligne dans un communiqué la direction de la Citadelle, premier site historique et culturel du centre-est de la France avec environ 270.000 visiteurs par an.Avec ses gros yeux rouge-orangé, ses longues aigrettes et son plumage brun, le plus grand des rapaces nocturnes d'Europe (75 cm) a disparu des montagnes jurassienne au milieu du XXe siècle, principalement victime de destructions directes, de tirs et d'empoisonnements.Selon les responsables de la Citadelle, le grand-duc est revenu dans la région "suite à des relâchés en Suisse et en Allemagne et à la protection légale en France de tous les rapaces nocturnes en 1972".Il habite généralement les falaises. A l'abri d'une crevasse, d'une excavation ou d'un simple renfoncement. La femelle pond généralement de deux à quatre œufs en mars et les parents s'alimentent dans un rayon de 3 km autour du nid.Cette espèce, qui reste menacée principalement par des collisions contre les câbles électriques aériens, est classée aujourd'hui vulnérable sur la Liste Rouge des oiseaux nicheurs de Franche-Comté.
Dans un entretien accordé au Parisien, l'activiste russe qui a publié la vidéo intime de Benjamin Griveaux se dit surpris que ce dernier ait porté plainte et ait démissionné.
Il continue d'assumer, dans les colonnes du Parisien. "Alors que Benjamin Griveaux fait campagne sur le thème de la famille, il écrit dans le même temps (à sa maîtresse ndlr) que sa famille est une prison..." Piotr Pavlenski a tenté d'expliquer les raisons qui l'ont poussé à lancer son projet "pornopolitique", qui a entraîné dans son souffle la candidature de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris. "Mon objectif est d'ouvrir les yeux des gens, de révéler les mécaniques du pouvoir, argumente-t-il. Je veux montrer que l'hypocrisie des politiques est devenue la norme, au point de créer une situation monstrueuse."Dans ses propos, l'activiste se dit un peu dépassé par l'ampleur de l'affaire Griveaux, au point qu'il n'imaginait pas que cela puisse entraîner un tel tremblement de terre politique. "J'ai trouvé bizarre qu'il démissionne, assure Piotr Pavlenski. Et j'ai été surpris qu'il porte plainte.""Elle n'était pas du tout contente"Il maintient en tout cas sa version des faits. Il aurait utilisé le même ordinateur que sa compagne, Alexandra de Taddeo et aurait trouvé les vidéos intimes envoyées par Benjamin Griveaux. C'est en octobre qu'il aurait décidé de les utiliser, sans en référer à sa compagne. "Alexandra savait que je préparais Pornopolitique mais elle ne connaissait pas tous les détails. Quand la vidéo a commencé à circuler, elle n'était pas du tout contente."Il assure désormais vouloir poursuivre son projet, dont le site a été bloqué. "J'ai le matériel", fait-il peser comme une menace.
La "consigne" sur les bouteilles en plastique cristallise notamment les critiques jusqu'ici.
Sortir de la "société du tout jetable": c'est l'objectif du projet de loi antigaspillage et pour une économie circulaire, porté par Brune Poirson, qui arrive mardi au Sénat, opposé à sa mesure phare sur la consigne des bouteilles en plastique. Le texte, qui attise les offensives des lobbies, sera examiné en première lecture jusqu'à la fin de la semaine par la "chambre des territoires", à majorité de droite, qui compte en son sein nombre d'élus ou ex-élus locaux, sensibilisés aux questions de gestion des déchets et de recyclage. Il ira ensuite à l'Assemblée nationale, où le gouvernement dispose d'une large majorité.Le projet de loi se veut un premier pas vers l'"accélération écologique" annoncée par le Premier ministre Edouard Philippe pour la seconde moitié du quinquennat, mais a été jugé sévèrement par les sénateurs en commission. "Nous sommes très déçus", a déclaré la rapporteure Marta de Cidrac (LR). "Bien sûr il y a des mesures positives", a reconnu le président de la commission de l'Aménagement du territoire et du développement durable Hervé Maurey (centriste), "mais rien sur l'amont, pour éviter la production de déchets, rien non plus sur le suremballage".La France produit cinq tonnes de déchets par an et par personne, selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Attendu par les industriels, les collectivités comme les associations de consommateurs et de défense de l'environnement, mais aussi par une opinion publique de plus en plus attentive à l'impact environnemental, le projet de loi présenté en juillet en conseil des ministres a cristallisé les critiques sur le recours à la consigne. Il pose le principe d'un retour de la consigne, avec en ligne de mire les bouteilles en plastique: l'UE a fixé un objectif de 90% de collecte, quand la France plafonne à 57%.Les modalités du dispositif restent encore à préciser. "Les concertations vont se poursuivre dans les prochains mois et c'est à dessein", a indiqué Mme Poirson devant les sénateurs. Parallèlement aux travaux du Parlement, la secrétaire d'Etat a lancé un comité de pilotage sur la question et un pré-rapport vient d'être publié.Trier, recycler, réparer"Le gouvernement volontairement introduit un flou", a accusé Hervé Maurey, estimant qu'il joue sur l'"image d'Epinal" de la consigne "de la bouteille de lait" qui subsiste dans l'opinion. Pour le sénateur, une consigne sur les bouteilles en plastique dans l'objectif de leur destruction est "ni plus ni moins qu'une régression écologique, parce qu'elle légitimerait le recours au plastique". En commission, les sénateurs ont donc, à une large majorité, recentré le dispositif sur le réemploi. Ce qui de fait concernerait essentiellement le verre. Ils ont en revanche interdit la distribution gratuite de bouteilles d'eau plate en plastique dans les établissements recevant du public. Business anti-gaspillage : et si vous y gagniez ?par William à MidiDans une tribune publiée par le Journal du dimanche, la Fondation Tara Océan, ainsi qu'une quarantaine de scientifiques, "s'inquiète(nt) de la tournure des débats au Sénat", prenant la défense de la consigne, "seule alternative crédible pour rattraper le retard de la France". Outre la question de la consigne, le texte comporte plusieurs mesures pour répondre aux préoccupations des Français "dans leur quotidien", souligne Mme Poirson. Ainsi, il renforce l'information du consommateur, avec une obligation d'afficher, dès le 1er janvier 2021, une information sur la réparabilité des équipements électriques et électroniques, sur le modèle de l'étiquette énergie. Information obligatoire également sur la disponibilité des pièces détachées, et développement de l'utilisation de pièces détachées d'occasion.Le texte interdit la destruction des produits non alimentaires neufs (650 millions d'euros chaque année en France) et renforce le principe du pollueur-payeur, avec un "bonus-malus" incitant à l'incorporation de matières recyclées dans les produits. Il contraint aussi de nouveaux secteurs à prendre en charge le traitement de leurs déchets, jusqu'ici supporté par les collectivités: jouets, articles de sport, de bricolage, cigarettes, lingettes (près de 47.000 tonnes consommées chaque année en France), mais aussi matériaux de construction.
Le plafond d'une école primaire de Béziers s'est effondré ce mardi 29 mai faisant une quinzaine de blessés.
L'école primaire Pélisson a frôlé un terrible drame. Comme le révèle Midi Libre ce mardi 29 mai, l'établissent situé rue Pierre-Curie, à Béziers, a vu le plafond d'une classe s'effondrer. Présents au même moment dans les locaux de l'école, 25 enfants de CM2 seraient légèrement blessés. Selon les informations du quotidien, les secours dont douze ambulances et 60 pompiers sont intervenus rapidement sur les lieux pour soigner les écoliers. Cinq enfants vont passer des examens à l'hôpital par sécurité. Le maire de Béziers Robert Ménard s'est rendu sur place. Pour des raisons de sécurité, l'école sera fermée jusqu'à la fin de la semaine.
Une vente aux enchères exceptionnelle se tiendra à l'Hôtel Drouot le 20 octobre prochain. L'occasion pour de nombreux fans d'acquérir des objets de stars, notamment de Céline Dion, croit savoir Gala.
Il faudra cocher la date. Le 20 octobre prochain, l'Hôtel Drouot (9e arrondissement), en association avec maison Coutau Begarie, met aux enchères divers objets ayant appartenu à de grandes stars mondiales, en particulier de chanson française, rapporte Gala. Parmi les célébrités qui ont accepté de céder des objets leur ayant appartenu, Céline Dion. Des objets liés à la musique comme des 45 tours originaux ou bien des vêtements portés par la star québécoise (chaussures, etc.)Mais les fans auront aussi accès à des objets bien plus intimistes, à l'image de documents concernant le mariage de Céline Dion avec René Angélil (1994), un livret de messe du baptême de son fils René-Charles ou encore le coffret de baptême des deux jumeaux Nelson et Eddy.Tenue de JohnnyLa chanteuse a mis à disposition également des objets de son mari, tels que des lunettes de soleil à sa vue ou une copie de film dans lequel il avait joué avec ces fameuses lunettes.Au total, les admirateurs de la chanteuse de 50 ans auront accès à 18 objets, mais aussi à des objets ayant appartenu à d'autres stars : une lettre manuscrite de Georges Brassens, une broche portée par Serge Gainsbourg, une tenue de scène de Johnny Hallyday ou une veste portée par Claude François. Mais le clou de la vente devrait être la robe que la diva a portée en 1997. Argentée et ornée de strass, elle devrait être adjugée entre 5 000 et 8 000 euros.
Les décisions municipales, prises par les mairies de Sceaux et Gennevilliers, faisaient l'objet d'une demande de suspension. Cette dernière a été rejetée par le juge des référés, en attendant que les arrêtés soient examinés au fond.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté ce vendredi 8 novembre la demande de suspension de deux arrêtés anti-pesticides pris par les mairies de Gennevilliers et Sceaux, au nom du "danger grave pour les populations exposées" à ces produits. Les deux mairies ont salué le verdict, qu'elles qualifient de "première nationale". Cette décision de référé ne constitue qu'une première étape, le fond de l'affaire devant désormais être examiné par la justice. Dans son ordonnance, le tribunal indique qu'il 'ne saurait être sérieusement contesté que les produits dont l'utilisation est interdite par l'arrêté en litige (...) constituent un danger grave pour les populations exposées". Si les décisions concernant l'utilisation des produits phytopharmaceutiques relèvent du ministère de l'Agriculture, le maire a pu en l'espèce "à bon droit" y déroger et prendre cet arrêté, selon la décision. "C'est un encouragement pour celles et ceux qui luttent pour la santé des agriculteurs et de la population", a réagi le maire de Gennevilliers, Patrice Leclerc, ajoutant cependant que "le combat n'est pas fini".Se réjouissant de cette décision, Florence Presson, adjointe au maire de Sceaux, a estimé que cette décision "permet de faire jurisprudence, cela veut dire que toutes les villes qui ont pris ces arrêtés vont en bénéficier". Le 25 octobre, le tribunal administratif de Rennes a annoncé l'annulation de l'arrêté du 18 mai pris par le maire de Langouët, qui interdisait l'usage des pesticides de synthèse à moins de 150 m des habitations de cette commune bretonne. Pour justifier sa décision, le juge avait rappelé que le "ministre de l'Agriculture est chargé de la police administrative des produits phytopharmaceutiques" et que "le maire d'une commune ne peut en aucun cas s'immiscer dans l'exercice de cette police spéciale par l'édiction d'une réglementation locale".L'arrêté du maire breton a lancé un vaste débat sur l'usage des pesticides près des habitations. 104 communes, selon l'association Ragster qui les épaule, ont pris des arrêtés similaires, dont Paris, Nantes et Lille.
La ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili a confirmé que l'interdiction de chauffer les terrasses sera repoussée à l'hiver 2021 afin d'aider le secteur de la restauration à se relancer.
Ils ont finalement obtenu en partie gain de cause. Alors qu'ils le réclamaient depuis plusieurs semaines, les restaurateurs et cafetiers de France vont pouvoir continuer à chauffer leur terrasse quelques mois supplémentaires. C'est ce qu'a confirmé la ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili au cours d'un entretien accordé dimanche 2 août au Courrier Picard. C'était un point de désaccord majeur ente le gouvernement et le monde de la restauration. Les convictions écologiques de la ministre la poussent à vouloir progressivement interdire cette pratique qu'elle n'hésite pas à décrire comme une "aberration écologique"."Une terrasse équipée de cinq braseros émet autant de CO2 au cours d'un hiver qu'une voiture qui ferait trois fois le tour du monde. C'est absurde, et ça coûte cher en énergie", rappelle-t-elle auprès du Courrier Picard.Aider les restaurateurs à rebondir Si la fin de l'hiver 2020 devait marquer la fin des terrasses chauffées, la récente crise sanitaire a rebattu les cartes. Les longues semaines de confinement ont plongé la plupart des restaurateurs dans une situation économique très compliquée. "J'entends évidemment les difficultés des cafetiers et des restaurateurs et c'est pourquoi cette mesure ne s'appliquera pas cet hiver, mais l'année prochaine. Nous allons mener des concertations et les accompagner dans cette transition", assure Barbara Pompili.Un véritable ouf de soulagement pour les professionnels du secteur. Ils n'avaient pas digéré la manière dont la première décision avait été prise. Ils estimaient ne pas avoir été assez concertés, le gouvernement se basant surtout sur les conseils de la Convention citoyenne pour le climat. C'est pourtant un aspect majeur de leur économie. Comme l'explique le fondateur du cabinet Food Service Vision François Blouin au Figaro, s'ils ne peuvent plus chauffer leur terrasse l'hiver, les restaurateurs perdraient entre "5 et 10% de leur chiffre d'affaires annuel".
Dans son nouveau numéro, l'association de consommateurs pointe "les marges excessives" réalisées par la grande distribution sur 24 fruits et légumes bio.
L'UFC-Que Choisir épingle la grande distribution. Dans son nouveau numéro, à paraître ce jeudi, l'association de consommateurs dénonce une nouvelle fois "les marges excessives" effectuées sur un choix de 24 fruits et légumes bio. Les plus importantes sont réalisées sur les trois produits les plus achetés par les Français : la pomme de terre, la tomate et la pomme. Sur une pomme "traditionnelle", "la grande distribution va prendre près de 90 centimes de marge", explique Alain Bazot, président d'UFC-Que Choisir sur France Inter. "Mais quand elle vend une pomme bio, elle en prend près de 2,20 euros", soit plus du double.Une demande importante en bioPour l'association, ces marges s'expliquent d'abord par la demande importante pour le bio : en trois ans, la vente de ces produits a augmenté de 36% selon l'agence Bio. D'autre part, l'idée que le bio coûte plus cher est répandue et acceptée : "la grande distribution en profite", dénonce Alain Bazot qui y voit "une pratique anti-consommation durable". L'UFC-Que Choisir conseille aux consommateurs de s'approvisionner dans les magasins spécialisés, de plus en plus nombreux en France, où les prix des fruits et légumes sont moins élevés. Une façon de pousser les grandes surfaces à "adopter des politiques de marges plus raisonnables et donc favorables à la démocratisation du bio".
La jeune fille a été violemment frappée pendant 40 secondes, notamment à coups de pied dans le visage.
L'auteur présumé d'une agression particulièrement violente -qui a ému jusqu'à la ministre Marlène Schiappa-, a été interpellé, a rapporté France Bleu mardi 8 septembre. La personne suspectée d'avoir filmé la scène a également été arrêtée. Une plainte a été déposée, selon le procureur de Reims.La vidéo de l'agression a été largement diffusée sur les réseaux sociaux mardi. Sur les images, ont voit l'agresseur frapper sa victime assise, par derrière, à de nombreuses reprises avec ses poings et ses pieds. Quand la jeune fille se lève, il continue de la frapper, avant de la faire tomber au sol. Là encore, il la frappe, notamment à coups de pied dans le visage.Plusieurs autres adolescents sont présents pendant l'agression. On peut en entendre certains s'amuser de la situation, d'autres dire "Arrête, Nabil !". L'agresseur devrait être poursuivi pour violences aggravées, tandis que la personne qui filme devrait l'être pour enregistrement et diffusion de faits de violence volontaire."La vidéo violente de l'agression d'une jeune fille qui circule sur les réseaux est inqualifiable ! Aucune excuse !" Ne participez pas à la diffusion de ce contenu violent. Si vous avez été témoin de cette scène, contactez, s'il vous plaît, la police nationale", a écrit sur son compte Twitter la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa.
Des centaines de manifestants, dont certains portant des cadavres de victimes avec eux, se sont rassemblés samedi devant une usine chimique en Inde pour réclamer la fermeture de ce site après une fuite de gaz jeudi ayant entraîné la mort de douze personnes.
L'accident, survenu dans la ville portuaire de Visakhapatnam au sud-est du pays, a en outre blessé des centaines de personnes et donné à voir des scènes terribles d'habitants et animaux gisant inconscients dans les rues.Les autorités indiennes étaient sur place samedi afin d'effectuer une visite de sureté de l'usine de LG Polymers, filiale indienne de l'entreprise sud-coréenne LG Chemical, lorsqu'une foule d'environ 300 personnes a fait irruption devant la police et les agents de sécurité.Certains avaient apporté avec eux trois corps de victimes de l'accident, récupérés plus tôt auprès de la morgue et transportés sur des brancards et dissimulés sous des bâches noires.Les protestataires ont scandé des slogans réclamant la justice pour les victimes de la fuite et la fermeture de l'usine, avant d'être repoussés par les forces de sécurité."J'ai vu des gens porter leur enfant sur leurs épaules, à la recherche d'eau. Ils ne pouvaient pas bouger à cause du gaz j'ai cru qu'ils étaient morts", a confié un homme sur place, se remémorant l'accident de jeudi.Au moins trois enfants figurent parmi les victimes, des dizaines d'autres sont encore à l'hôpital.Dans la soirée de jeudi, la zone d'exclusion autour de l'usine avait été élargie et des centaines de personnes ont été déplacées par peur d'une nouvelle fuite de gaz. La situation est désormais "sous contrôle" dans l'usine, a affirmé Gautam Sawang, le chef de la police de l'Etat de l'Andhra Pradesh.Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour homicide après cette fuite de gaz, et la justice environnementale indienne a pour l'heure déjà condamné l'entreprise à payer une amende de 6,2 millions de dollars.Selon la police, la fuite serait survenue à la suite d'une surchauffe de gaz laissé à l'intérieur d'un réservoir, après l'arrêt partiel de l'usine en raison du confinement national décrété en Inde pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.LG Chem a confirmé que l'usine de fabrication de polystyrènes ne tournait pas au moment de l'accident, mais a insisté sur le fait que des équipes de sureté étaient sur place.Cette fuite de gaz dans une usine est la plus meurtrière en Inde depuis la catastrophe de Bhopal (centre), qui fut l'un des pires accidents industriels de l'Histoire, tuant au moins 3.500 personnes en 1984.
Les services sociaux et la justice ont "failli" à protéger Marina, morte en 2009 à l'âge de 8 ans sous les coups de ses parents, estime la CEDH qui a condamné jeudi la France pour ne pas avoir pris de mesures suffisantes, malgré un signalement.
Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) estime que "le +signalement pour suspicion de maltraitance+ de la directrice de l'école en juin 2008 a déclenché l'obligation positive de l'État de procéder à des investigations" et constate que "les mesures prises par les autorités entre le moment du signalement et le décès de l'enfant n'étaient pas suffisantes pour protéger (l'enfant) des graves abus de ses parents".L'enseignante s'inquiétait de l'absence de Marina dans sa nouvelle école alors qu'elle avait reçu du directeur de l'ancien établissement de l'enfant un dossier scolaire consignant les marques physiques constatées régulièrement sur son corps. Une enquête, ordonnée par le parquet, avait été classée sans suite en octobre 2008. Six mois plus tard, Marina avait été hospitalisée sur injonction du médecin scolaire et du directeur de sa nouvelle école. Ce dernier avait adressé "une information préoccupante" au conseil général. La petite fille était restée hospitalisée un mois.- "Une victoire historique" -Des intervenants sociaux s'étaient rendus au domicile familial en juin sans rien remarquer d'inquiétant. Ses parents choyaient leurs deux autres enfants.Mais en septembre 2009, son père avait signalé aux gendarmes la soit-disant disparition de Marina sur un parking de restaurant. Un important dispositif de recherche fut déployé avant que le père ne finisse par conduire le lendemain les gendarmes dans un local où se trouvait le corps de l'enfant.La petite Marina est probablement morte dans la nuit du 6 au 7 août 2009 sous les coups de ses parents, après des années de sévices et d'humiliations.Ses parents ont été condamnés à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Sarthe le 26 juin 2012.Deux associations françaises de protection de l'enfance, Innocence en danger et Enfance et partage, avaient saisi la CEDH en 2015, reprochant "aux autorité françaises de ne pas avoir protégé (Marina) des sévices de ses parents".Elles avaient été déboutées en dernier recours par la Cour de cassation en 2014, qui avait jugé que la responsabilité de l'Etat n'était pas engagée dans le décès de la fillette."C'est une victoire historique, on était dans cette affaire depuis le début, on a fait tout ce qu'on pouvait pour que Marina ne soit pas morte pour rien", s'est réjouie Homayra Sellier, fondatrice et présidente d'Innocence en danger."Je suis très heureuse pour toutes les petites Marina, il ne faut pas oublier qu'il y a 500 à 600 petites Marina qui meurent de mauvais traitements chaque année en France. C'est un message très fort, cela vient renforcer aussi le devoir de signalement en France", a-t-elle ajouté.Dans son arrêt, la CEDH souligne la "grande réactivité" du procureur qui a ouvert une enquête "le jour même du signalement" en juin 2008 et reconnaît que "des mesures utiles telles que l'audition filmée de l'enfant et son examen par un médecin légiste ont été prises".Néanmoins, les juges listent une série d'erreurs, l'absence d'auditions des enseignants et d'actes d'enquête "sur l'environnement familial" de Marina, alors que la famille déménageait régulièrement. - "Le système a failli" -"La mère a été entendue de manière succincte, à son domicile et non pas au sein des locaux de la gendarmerie", notent les juges qui regrettent "la présence du père lors de l'examen médicolégal" de la fillette et l'absence d'un psychologue - non obligatoire - lors de son audition.Plusieurs facteurs combinés "ont fortement diminué les chances d'une surveillance accrue de l'enfant et d'un échange utile d'informations entre les autorités judiciaires et sociales", ajoute la Cour."Le système a failli à (la) protéger", considère-t-elle, estimant qu'il y a violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme portant sur l'interdiction de la torture, des traitements inhumains ou dégradants.La France a été condamnée à verser à l'association Innocence en danger un euro symbolique pour dommage moral et 15.000 euros pour frais et dépens.
A l'occasion du voyage présidentiel en Guyane du 26 au 28 octobre prochain, plusieurs journalistes ont reçu une note de conseils sanitaires de la part de l'Elysée. Une note qui a provoqué un tollé parmi les parlementaires guyanais.C'est une note qui passe mal en Guyane.
À l'occasion du voyage présidentiel qui aura lieu du 26 au 28 octobre dans le département français, l'Élysée a envoyé une note sanitaire aux journalistes de la presse nationale devant accompagner Emmanuel Macron.Celle-ci prévient que "la Guyane est actuellement touchée par l'épidémie du virus Zika", relate BFMTV. Or, la préfecture de Guyane a annoncé la fin de l'épidémie depuis le 18 octobre 2016. De quoi susciter l'émotion et provoquer un tollé parmi les personnalités guyanaises. "L'Élysée a diffusé sans précaution des informations fausses et sans fondement", a déploré d'ailleurs le sénateur guyanais Antoine Karam. "Je constate avec regret que la stigmatisation dont souffre souvent notre territoire émane ici du plus haut niveau de l'État", a -t-il rajouté.Car la note ne s'est pas seulement arrêtée au virus Zika. Elle préconise aux journalistes "d'éviter de consommer de l'eau du robinet, des glaçons, des légumes crus, des poissons, des œufs..." dont la provenance n'est pas connue. Mais aussi "d'éviter tout contact avec les animaux".Un autre député, Gabriel Serville, a tweeté à son tour dénonçant le "mépris permanent de (son) territoire". Dans la foulée, l'Élysée a adressé une nouvelle note sanitaire où n'y figurent plus les conseils relatifs à l'hydratation ou l'alimentation. La baignade en eau douce est, elle, toujours proscrite.
Le Meilleur Pâtissier va bientôt donner naissance à un dérivé de son concours original ! Intitulée La Crème de la crème, cette version du programme phare verra s'affronter des pâtissiers professionnels. À l'heure actuelle, on ignore encore qui assurera la présentation et qui seront les membres du jury...
Depuis maintenant quelques années, M6 propose à ses fidèles téléspectateurs de se délecter devant le concours du Meilleur Pâtissier. Très apprécié, le programme suscite un vif intérêt de la part du public, à tel point que la chaîne en a déjà proposé des éditions spéciales... Et ce n'est pas fini ! Ainsi, après une version dans laquelle se sont opposées des célébrités et une récente session consacrée aux fêtes de fin d'années avec des candidats emblématiques de toutes saisons confondues, c'est à présent aux professionnels de la discipline de s'affronter.Le Top Chef de la pâtisserieEn effet, prochainement, les amateurs de sucre auront droit à une nouvelle adaptation du format dans laquelle des pâtissiers de passion et surtout de métier se disputeront le titre tant convoité. C'est d'ailleurs Géry Leymergie, le directeur des programmes de BBC Worldwide France (la société produisant LMP), qui a confirmé à Média+ cette information. Si elle est totalement inspirée du programme original Bake Off : Crème de la crème, le concours réunira alors douze équipes de trois et se divisera en huit épisodes, dont le tournage devrait débuter rapidement.Qui sera de retour ?Intitulé sobrement en France La Crème de la crème, ce dérivé ne devrait pas avoir pour membres du jury le fameux duo formé parCyril Lignac et Mercotte. Ici, ce sont de très grands chefs pâtissiers qui devraient juger les participants. Enfin, concernant l'animation, rien n'indique à l'heure actuelle que Faustine Bollaert officiera en tant que maîtresse de cérémonie. Avec le lancement de Top Chef le mercredi 25 janvier 2017 dès 21h, l'année promet donc d'être gourmande sur M6 ! Avez-vous hâte de découvrir ce programme inédit ?
"Une fatigue abyssale qui ne disparaît jamais": grièvement blessé dans l'attaque contre Charlie Hebdo, Simon Fieschi a décrit mercredi au procès des attentats de janvier 2015 les séquelles "à vie" provoquées par le tir à l'arme de guerre qui l'a touché.
Webmaster pour l'hebdomadaire satirique, celui qui se décrit comme un "survivant" est le premier sur lequel ont tiré les frères Chérif et Saïd Kouachi quand ils sont entrés dans les locaux du journal et commis leur massacre, le 7 janvier 2015. "On a tiré sur moi deux balles, dont une m'a touché au cou et sur son chemin a touché ma colonne vertébrale, et a comprimé ma moelle épinière", a détaillé Simon Fieschi, debout face à la cour d'assises spéciale de Paris. Placé dans le coma à son arrivée à l'hôpital, Simon Fieschi, 36 ans aujourd'hui, apprendra "ce qui s'est passé une semaine après". Il a été hospitalisé durant neuf mois et se déplace toujours à l'aide d'une béquille. Les mains jointes devant lui, de gros cernes sous les yeux, il est revenu sur son long travail de rééducation, et les différentes séquelles d'un tir de kalachnikov, physiques comme psychologiques. "J'essaierai d'être un peu synthétique", a-t-il lancé, en réponse à Me Isabelle Coutant Peyre, l'avocate d'un des principaux accusés, qui a demandé que les témoignages de parties civiles soient "synthétisés" afin que les audiences aient une durée raisonnable. "Les douleurs sont à vie, on ne peut pas s'en débarrasser", a poursuivi Simon Fieschi, évoquant notamment des tremblements dans les jambes, des "douleurs neuropathiques" ou la perte de motricité des mains. "Ça paraît idiot mais je ne peux plus faire de doigt d'honneur et parfois ça me démange", a-t-il glissé dans un sourire. "Pour pouvoir continuer à vivre de la meilleure façon possible, j'essaye de voir le verre à moitié plein, je suis vivant, le journal continue", a déclaré M. Fieschi. "J'entends parfois que nous sommes des rescapés. C'est toujours un mot qui me fait drôle comme s'il impliquait qu'on avait échappé à ce qui s'était passé. Je crois qu'aucun d'entre nous n'a échappé à ce qui s'est passé", a-t-il ajouté.La cour d'assises doit également entendre dans la matinée Laurent Sourisseau dit "Riss", le directeur de publication de Charlie Hebdo. Quatorze personnes sont poursuivies devant la cour d'assises pour leur soutien logistique aux auteurs des attentats contre Charlie Hebdo, une policière de Montrouge et le magasin Hyper Cacher. Trois d'entre elles sont jugées par défaut.Les attaques ont fait 17 morts et semé l'effroi en France comme dans le monde.
Iram, jeune étudiante pakistanaise, admet aimer boire "sa petite bière" à l'arrivée des chaudes journées printannières. Mais dans son pays, où les musulmans comme elle sont interdits d'alcool, en trouver rélève désormais de l'exploit, le ramadan et le nouveau coronavirus étant passés par là.
"Il n'y a plus de bière ! J'ai appelé quatre bootleggers (trafiquants d'alcool, NDLR). Trois n'en avaient plus et le dernier me proposait 24 canettes pour 15.000 roupies (environ 90 euros)", soit davantage que le salaire mensuel de nombreux Pakistanais, s'émeut-elle. "Même si c'était très cher, après deux jours d'hésitation, j'ai quand même voulu les acheter. Mais les bières étaient parties", se lamente Iram, 25 ans, qui refuse de communiquer son vrai nom par crainte de représailles.Un son de cloche récurrent à Islamabad ou encore Lahore, la deuxième ville du pays. "On est complètement à sec", déplore Daud, un avocat lahori qui requiert également un nom d'emprunt.Au Pakistan, pays de plus de 200 millions d'habitants à 97% musulman, seule une petite minorité de la population boit, notamment les élites, qui ont les moyens d'acheter de l'alcool importé en contrebande.Le reste s'enivre discrètement à la production de la brasserie locale Murree, une loi sur la prohibition datant des années 1970 ne tolérant l'absorption d'alcool que pour les étrangers et les Pakistanais "non-musulmans".- Cocktail tabou -"Pour les musulmans du Pakistan, la consommation d'alcool est interdite et en parler est tabou. Boire et le nier sont les ingrédients du plus vieux cocktail du pays", ironisait en 2016 l'écrivain Mohammed Hanif dans le New York times.Le fondateur du Pakistan, Muhammad Ali Jinnah, ne rechignait pourtant pas à un verre occasionnel. Et l'amour pour le whisky de l'ancien général-président Pervez Musharraf, au pouvoir de 1999 à 2008, est connu de tous.Mais des décennies de rigorisme religieux ont aussi conduit à une stigmatisation des buveurs, particulièrement marquée durant le mois saint de l'Islam, qui a démarré cette année le 24 avril et doit s'achever le 23 mai.A cette période de l'année, les rares magasins d'alcool du pays sont fermés. "Habituellement, on réussit quand même à trouver ce qu'on cherche, observe Hassan, un banquier trentenaire vivant à Islamabad. Mais cette année, c'est très compliqué."Car au ramadan s'est superposé le Covid-19, qui a fait plus de 260.000 morts dans le monde, dont 600 au Pakistan. Du fait de la pandémie, les liaisons aériennes ont été coupées, empêchant les passagers de ramener des bouteilles cachées dans leurs bagages.Les quatre provinces pakistanaises, pour protéger leurs populations d'une propagation de la pandémie, ont également décrété le 24 mars leur confinement, dont la levée progressive démarrera samedi.Un mois et demi durant, la brasserie Murree, comme tant d'autres industries, a été obligée d'interrompre sa production. Elle s'est reconvertie dans la fabrication de gel hydro-alcoolique, à l'instar de nombreux acteurs du secteur.- "Privés de bières" -Ce qui n'a pas empêché des millions d'euros de pertes, et un assèchement des gosiers pakistanais. "Les gens sont privés de leurs bières et de leurs alcools forts", déclare Isphanyar Bhandara, le PDG de Murree, compagnie lancée en 1860 sous la présence coloniale britannique."Les seules personnes qui prospèrent sont celles qui avaient déjà de l'alcool importé en stock et qui le vendent à des prix exorbitants", tonne-t-il.Selon un responsable policier, le précieux liquide entre par les côtes peu peuplées du Sud pakistanais, "un paradis pour les contrebandiers, qui ramènent d'importantes quantités d'alcool de Dubaï et d'autres villes du Moyen-Orient" via la mer d'Arabie."Les canaux diplomatiques sont une autre source" d'approvisionnement, ajoute-t-il. Des ambassades sont ainsi suspectées de se renflouer en devises en vendant au Pakistan de l'alcool importé sur leurs propres quotas.Entre ramadan et coronavirus, le prix des denrées a explosé. Les whiskys de moyenne gamme s'écoulent à 90 euros la bouteille, contre 70 il y a deux mois et 50 l'an passé à la même période, selon plusieurs revendeurs et acheteurs interrogés par l'AFP."Les autres bénéficiaires sont les meurtriers qui fabriquent de l'alcool artisanal de mauvaise qualité, qui fait mourir les pauvres", regrette Isphanyar Bhandara.En avril, l'AFP a recensé au moins 29 personnes décédées après avoir ingéré de la gnôle toxique dans le pays.Face à tant d'obstacles et de sobriété forcée, Daud, l'avocat de Lahore, s'en est remis à une autre addiction, bien mieux acceptée socialement : fumer davantage de hachich, produit en grande quantité dans le Nord-Ouest pakistanais."Mon dealer me livre encore chez moi, sourit-il. C'est beaucoup plus simple."
Les enquêteurs vont devoir déterminer s'il ne s'agit pas d'ordonnances frauduleuses... Mais également si des Franciliens n'ont pas bravé le confinement pour se rendre en Bretagne.
Le parquet de Quimper a ouvert une enquête après le signalement par des pharmaciens de la circulation d'ordonnances suspectes pour obtenir de la chloroquine, rapporte franceinfo vendredi 10 avril, qui cite la gendarmerie nationale. Début avril, plusieurs pharmacies du Finistère ont signalé à la gendarmerie avoir vu circuler des ordonnances, signées de médecins franciliens, destinées à obtenir de la chloroquine. Ce médicament, remède potentiel contre le Covid-19, est au centre de nombreuses études, notamment celles du professeur Raoult.S'il ne s'agit que d'un nombre réduit d'ordonnances, les pharmaciens ont tout de même partagé l'information avec les forces de l'ordre, alors qu'ils entretiennent justement avec ces dernières des contacts rapprochés, notamment dans le cadre de la lutte contre les violences domestiques."On nous a signalé des ordonnances un peu suspectes dans le sud-Finistère, signées de professionnels de santé d'Île-de-France, pour de la chloroquine, en automédication", a indiqué à franceinfo le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Nicolas Duvinage. Les enquêteurs vont devoir vérifier si les ordonnances ont bien été rédigées par des médecins et si elles sont justifiées.Les gendarmes vont également s'assurer que ces ordonnances n'ont pas été présentée par des franciliens venus passer les vacances dans la région, en plein confinement. D'autant plus que le préfet du Finistère a pris la semaine dernière un arrêté interdisant les locations saisonnières.
Le chef de l'Etat estime que la polémique sur la mobilisation des militaires en marge de l'acte 19 des "Gilets jaunes" est un "faux débat". Pendant ce temps-là, des voix s'élèvent pour pointer les risques "d'escalade" potentiellement mortelle.
"Il faut que tout le monde garde beaucoup de calme. J'ai vu beaucoup de mauvaise foi, d'approximations et de faux débats". Emmanuel Macron a pris la parole vendredi 22 mars lors d'une conférence de presse, où il a expliqué la décision de l'exécutif de renforcer les moyens sécuritaires, notamment en ayant recours aux militaires de Sentinelle pour protéger les bâtiments officiels et permettre aux forces de l'ordre d'être concentrés sur les manifestations des "Gilets jaunes". "Ce qui a été décidé, c'est exactement ce qui avait été décidé au mois de décembre et dans le passé", a t-il tempéré, indiquant qu'il s'agissait de "faire appel aux militaires de Sentinelle pour ce qui est leur mission : la lutte contre le terrorisme, et protéger les sites sensibles, pour pouvoir décharger les policiers et les gendarmes de ces missions". "En aucun cas l'armée dans notre pays est en charge du maintien de l'ordre public. C'est un faux débat absolu!", a t-il ajouté, égratignant l'opposition. "Ceux qui jouent à se faire peur ou à faire peur à certains ont tort", a t-il lâché.♦ Un haut-gradé sème le douteQuelques minutes auparavant, Jean-Luc Mélenchon avait prononcé une allocution sur un ton solennel, où il a appelé les militaires à "ne pas tirer". Le chef de file de La France Insoumise a appelé "à la désescalade, au retour à une relation proportionnée".La polémique avait enflé dans la matinée, quand le gouverneur militaire de Paris a déclaré sur Franceinfo que les militaires pourront "aller jusqu'à l'ouverture du feu [...] si leur vie est menacée ou celle des personnes qu'ils défendent". Le général Leray a précisé que les soldats sont tenus d'effectuer "des sommations". "C'est arrivé par le passé", a t-il rappelé, évoquant le cas des attaques au Carrousel du Louvre, en février 2017, où à Orly. « Ils sont parfaitement à même d'apprécier la nature de la menace et d'y répondre de manière proportionnée », a t-il assuré.♦ "Leur intervention potentialise un risque de mort"Sur le même thème, deux avocats ont interpellé le Défenseur des droits, Jacques Toubon, pour lui demander d'obtenir des "garanties" quant à la mobilisation des effectifs de Sentinelle. Estimant que cette situation est "facteur de risques supplémentaires", les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth demandent dans leur courrier de "tout mettre en oeuvre pour, si ce n'est essayer de faire changer la position du gouvernement, permettre d'obtenir des garanties extrêmement claires pour éviter tout risque".Ils y dénoncent également le "choix de l'escalade" fait par les autorités. "Nous ne pouvons imaginer ce qu'il adviendrait si un bâtiment était effectivement sous la menace et si un militaire était requis d'intervenir", anticipent-ils. "De l'aveu même des militaires aujourd'hui, leur intervention potentialise un risque de mort", a réagi Me William Bourdon.L'opération Sentinelle mobilise 7.000 soldats en France. Les soldats protègent des sites religieux (synagogues, mosquées...), des lieux particulièrement exposés au risque terroriste ou très fréquentés (lieux touristiques, gares...). Ils sont présents de manière quasi permanente à certains endroits, comme les aéroports ou les musées.
Alors que des centaines de blocages ont lieu ce samedi dans toute la France, pour entre autres manifester contre la hausse des carburants, voilà une nouvelle qui ne va pas faire plaisir aux gilets jaunes. Selon la rubrique Fig data du Figaro, le diesel est désormais plus cher que l'essence dans la majorité des stations services françaises.
1 euro 503 contre 1 euro 496, ça y est, le diesel est en moyenne plus cher que l'essence. Mais ce n'est pas le chiffre le plus significatif. Alors que jusqu'à la fin du mois d'octobre, 100% des stations services affichaient un prix plus élevé pour l'essence par rapport au diesel, cette tendance a bien évolué depuis. Selon les statistiques, le diesel serait aujourd'hui plus cher que l'essence dans 64% des stations, soit près des deux tiers. Offres à prix coûtantUn chiffre qui s'explique notamment par des initiatives de la grande distribution. Plusieurs enseignes comme Leclerc, Intermarché ou Carrefour ont mis en place depuis plusieurs jours des offres à prix coûtant pour l'essence.Selon l'Ufip, l'union française des industries pétrolières, la hausse des taxes sur le carburant sera de 30 centimes pour le diesel, 15 centimes pour l'essence d'ici 2022. Alors que le gouvernement espère lui, un gasoil et une essence autour de 78 centimes le litre d'ici la fin du quinquennat.
À l'occasion d'un long discours, le leader de La France Insoumise a reconnu quelques erreurs et fustigé le traitement judiciaire et médiatique dont il dit être la victime.
L'heure était à la remobilisation pour Jean-Luc Mélenchon. Tancé depuis la défaite de La France Insoumise aux dernières élections européennes, créditée de 6,3 %, le député des Bouches-du-Rhône a pris la parole pendant une heure. "L'objectif des Insoumis, c'est la souveraineté totale du peuple dans tous les domaines", a-t-il asséné, en s'en prenant vertement aux libéraux, incarnés par Emmanuel Macron. "Les libéraux sont devenus les plus grands ennemis de la liberté dans le monde. (...) M. Macron vient du monde de la finance mais ce sont les gens qui travaillent et produisent de la richesse.""Cruel et douloureux de faire un tel score"Si la meilleure défense c'est l'attaque, le leader de la France Insoumise a quand même reconnu des erreurs ces derniers mois. Il a ainsi concédé qu'il n'a "pas réussi à fédérer" autour de lui, reconnaissant également qu'il "était cruel et douloureux de faire un tel score et de ne pas amener vers soi ceux pour lesquels on se bat". Une phrase adressée aux Gilets jaunes et à l'électorat de la France Insoumise, particulièrement touché par l'abstention. Un mouvement qu'assure comprendre le député, surtout dans une élection européenne. "Les gens ne votent plus pour en,voyer des eurodéputés dans un Parlement qui n'a pas de pouvoir". S'il a fait quelques concessions, il a enfourché à nouveau son cheval de bataille, dénonçant un traitement différent, notamment dans l'affaire des perquisitions dans les locaux de LFI. "Le conglomérat de la police, de la justice et des médias, peut mettre qui il veut au pilori. Nos compte-rendus d'audition se sont retrouvés dans les journaux. C'est interdit, mais personne ne dit rien." Eric Coquerel (LFI) estime que Jean-Luc Mélenchon "est la bonne personne pour 2022"par BFMTVSur les médias, justement, le leader insoumis a regretté l'image qu'il véhicule. "Je suis la seule personne qu'on peut critiquer, insulter sans aucune raison. Si je réplique, on parle de mon caractère"Il a conclu son intervention en battant le rappel des troupes. "Notre devoir c'est de nous opposer, de résister, le combat continue", soulignant que LFI dispose d'un groupe à l'Assemblée Nationale et de six eurodéputés.
Il y a bientôt 35 ans, la Princesse Grace Kelly perdait la vie dans un accident de voiture à Monaco. Un évènement tragique pour sa fille Stéphanie qui se trouvait avec elle au moment du drame.
Dans une interview au "Daily Mail", son frère, le Prince Albert de Monaco est revenu sur cet accident qui a bouleversé sa sœur : "Il lui a fallu beaucoup de temps pour s'en remettre. C'est un souvenir très douloureux, et il a fallu un certain nombre d'années pour l'accepter". Le prince Albert de Monaco a ajouté : "Vous savez, cette douleur d'être dans cette voiture avec sa mère et de ne pas pouvoir l'écarter ou de trouver une issue différente. Elle a été blessée aussi, mais je pense que c'est une expérience très traumatisante et que ce serait pareil pour tout le monde". Depuis ce drame, Stéphanie de Monaco a tenté de reconstruire sa vie. Elle est aujourd'hui maman de trois enfants.
La National Gallery et la Tate, qui figurent parmi les musées britanniques les plus réputés, ont annoncé mardi la réouverture de leurs portes respectivement les 8 et 27 juillet, sur réservation préalable, après plus de trois mois de fermeture en raison du coronavirus.
Pays le plus durement touché en Europe par la pandémie avec plus de 43.000 morts, le Royaume-Uni aborde samedi une nouvelle étape majeure pour sortir du confinement instauré fin mars pour lutter contre la propagation du virus, avec la réouverture des pubs, restaurants et musées.Il faudra cependant attendre quelques jours de plus pour retourner dans les grandes institutions de Londres.Premier grand musée britannique à rouvrir ses portes, la National Gallery de Londres accueillera à partir de mercredi les visiteurs avec des mesures pour assurer leur sécurité, en profitant de l'expérience des musées européens et américains qui ont déjà pu rouvrir, a annoncé mardi le musée dans un communiqué.Les visiteurs qui viendront découvrir les expositions Titien ou Nicolaes Maes pourront profiter des œuvres dans les effluves de gel hydroalcoolique, dont des distributeurs ont été installés à intervalles régulier dans le bâtiment. Des parcours de visite ont été créés et le musée recommande aux visiteurs de porter un masque.Le musée, qui a accueilli 5,7 millions de visiteurs en 2018 selon l'organisme du secteur, a également installé des filtres plus efficaces dans le système de climatisation, précise-t-il.La Tate Modern, qui a accueilli près de 5,9 millions de visiteurs en 2018, rouvrira le 27 juillet, comme les autres musées de la Tate. A Londres, la Tate Modern accueille une rétrospective Andy Warhol, la Tate Britain une installation de l'artiste britannique Steve McQueen.Là aussi, les places devront être réservées à l'avance.Le Royaume-Uni a mis en place une quarantaine obligatoire de 14 jours pour les personnes arrivant sur son sol pour éviter l'importation de nouveaux cas, mais le gouvernement doit publier prochainement une liste de pays dont les ressortissants seront exemptés.
Lors de son interview donnée le 14 juillet, Emmanuel Macron a annoncé le port du masque obligatoire dès le 1er août dans les "lieux publics clos". Voici les endroits où vous devrez vous plier à la nouvelle règle.
Face à la résurgence de l'épidémie de coronavirus et à la multiplication des clusters en France, le Président de la république a annoncé l'obligation de porter le masque dans les "lieux publics clos", et ce, dès le 1er août. Un délai jugé nécessaire pour la mise en place de la mesure. Jusqu'à présent, il était seulement obligatoire dans les transports en commun (bus, trains, trams, VTC, taxis). Après la date fatidique du 1er août, il le sera dans de nombreux autres endroits. Lors de son intervention mardi, Emmanuel Macron a parlé de "lieux publics clos", sans pour autant préciser la nature de ces lieux. Pour l'instant, il n'y a pas de définition précise ni de liste à proprement parler de ces lieux. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a précisé sur l'antenne de BFMTV que le gouvernement allait très vite statuer sur la question.Hôpitaux, bibliothèques, commercesOn peut d'ores et déjà estimer que tous les lieux fermés recevant du public seront concernés. Le port du masque devrait donc devenir obligatoire dans les hôpitaux, les mairies, les préfectures, les bibliothèques. La liste devrait aussi comprendre les lieux de culte, les établissements sportifs mais aussi les musées, salles de concert et cinémas.Les commerces sont aussi concernés puisqu'ils reçoivent des clients. Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France avait d'ailleurs réclamé dès lundi sur l'antenne de Franceinfo une telle mesure.En Espagne et en Belgique, le port du masque dans les lieux clos est déjà une obligation. Elle le deviendra aussi en Angleterre dès le 24 juillet.
SECURITE ROUTIERE. Excès de vitesse, non respect des distances de sécurité ou envoi de messages en conduisant : les automobilistes reconnaissent avoir des comportements dangereux, selon le baromètre annuel de la fondation Vinci Autoroutes* publié cette semaine.
Cette enquête, réalisée par Ipsos avant le confinement, révèle que 91% des Français déclarent dépasser - ne serait-ce que rarement - les limitations de vitesse (-1 point par rapport à 2019). Ils sont 72% à ne pas respecter les distances de sécurité (-4), 57% à oublier de mettre leur clignotant pour doubler ou changer de direction (-4), et 27% (-1) à envoyer un mail ou un message en conduisant. Deux indicateurs sont en hausse, l'oubli de la ceinture (10%, +2) et la circulation sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute (4%, +1). Quitter la route des yeux "Il y a toujours un nombre très élevé de comportements qui sont vraiment dangereux et trop nombreux pour espérer un vrai gain en matière de sécurité", explique à l'AFP Bernadette Moreau, déléguée générale de la fondation Vinci Autoroutes. Par ailleurs, 74% des Français quittent la route des yeux pendant au moins deux secondes, un indicateur qui n'avait pas été mesuré l'an passé. Pendant ce laps de temps, une voiture lancée à 130 km/h parcourt 80 mètres, selon la fondation.Sévères envers les autres automobilistes Les Français portent en revanche un regard sévère sur leur conduite ou celle des autres : 20% (+2) citent au moins un adjectif négatif sur leur attitude au volant (irresponsable, dangereuse, stressée ou agressive), et 89% (+4) sur celle de leurs pairs."Même si les conducteurs font peut-être davantage preuve de lucidité sur leur propre conduite, ils ont tendance à juger qu'ils conduisent bien, et à être plus sévère avec les autres", estime Bernadette Moreau.Comportements agressifs Ils ont tout autant peur que l'an passé du comportement agressif d'un autre conducteur (87%), qu'ils injurient plus (70%, +1) et avec qui ils s'expliquent davantage, pour un différend, en sortant de leur voiture (18%, +2).Les Français ont en revanche moins klaxonné (56%, -3) ou doublé à droite sur autoroute (18%, -4), mais certains collent toujours délibérément la voiture de devant (34%). Les Franciliens plus nerveux Cette action, ce sont les Bretons qui la mènent le plus souvent (39%). Ils laissent en revanche la première place dans quasiment toutes les autres catégories aux Franciliens, qui déclarent beaucoup plus que la moyenne (28% contre 20%) être au volant plus "nerveux impulsif ou agressif" que dans la vie quotidienne.Les habitants d'Ile-de-France, région la plus peuplée, sont également les champions du klaxon (67%) et de l'injure (81%, +12 par rapport à 2016), alors que les habitants des Pays de la Loire sont ceux qui lancent des noms d'oiseaux le moins souvent (62%)."On constate, en région parisienne, une 'sursollicitation' de la conduite dans un trafic très dense, qui fait qu'il est un peu plus difficile de rester apaisé et zen", commente Bernadette Moreau.Les Grecs mauvais élèves Au niveau européen, ce sont les Grecs qui remportent la palme, notamment au classement des incivilités - dominé d'une manière générale par les pays méditerranéens.Les Grecs collent le plus la voiture devant eux (47%) et injurient le plus souvent, à égalité avec les Français (70%), alors que les Espagnols trônent en tête du classement des klaxons (66%).Même les Suédois et les Néerlandais Ceux qui doublent le plus à droite sur autoroute sont en revanche les Néerlandais (48%), tandis que les Polonais descendent le plus de leur voiture pour un différend (37%). Les Suédois, bons élèves (comme les Néerlandais) dans plusieurs catégories, sont en revanche les champions du dépassement de la limitation de vitesse (92%) et du non-respect des distances de sécurité (74%). Ils sont également les plus nombreux à quitter des yeux la route pendant au moins deux secondes (88%).* L'enquête française a été réalisée auprès d'un échantillon de 2.400 Français âgés de 16 ans et plus, interrogés par internet du 28 février au 9 mars.
Face aux élus LREM, MoDem et Agir Ensemble rassemblés pour la rentrée parlementaire, le Premier ministre Jean Castex a indiqué mardi la "ligne de conduite", consistant à donner "priorité à la vie, priorité au fonctionnement, sans transiger sur l'application des protocoles sanitaires".
En ce jour de rentrée parlementaire, le Premier ministre Jean Castex a pris la parole mardi matin 15 septembre devant "l'intergroupe" parlementaire du Palais-Bourbon, composé des élus de la majorité, La République en marche (LaREM), du MoDem et d'Agir Ensemble. Lors de cette réunion organisée dans les salons de l'Hôtel de Lassay, en présence également d'une dizaine de ministres, le chef du gouvernement a souligné "l'urgence d'une mobilisation unitaire", alors que le groupe LREM a été fragilisé par les défections et les déceptions. "Pour formaliser la meilleure marche à suivre", "un séminaire de travail" sera organisé le 29 septembre "entre l'exécutif et les cadres de la majorité", a-t-il annoncé.Au cours de cette réunion à huis-clos, il a également évoqué la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, rapporte BFMTV. "Nous avons pris des dispositions à caractère général, comme le port du masque qui progresse : il y a encore des râleurs. Ce n'est pas parce que c'est la crise Covid que la France n'est pas la France", a lancé Jean Castex. Le Premier ministre a poursuivi en indiquant la "ligne de conduite", consistant à donner "priorité à la vie, priorité au fonctionnement, sans transiger sur l'application des protocoles sanitaires", qui doit être "adapté aux territoires, car l'aggravation n'est pas partout la même"."La situation fait apparaître une dégradation manifeste" et "tout confirme que le virus n'a pas baissé en intensité", avait-il déclaré vendredi après-midi, après la tenue d'un Conseil de défense. Mais l'essentiel des mesures "ne doivent pas se décider depuis Paris dans l'idée de s'appliquer partout au même moment et de la même manière", avait-il précisé, demandant notamment aux préfets de Gironde, Guadeloupe et Bouches-du-Rhône de prendre des mesures.
À trois jours de la date prévue du Brexit le 31 octobre, "les 27 se sont accordés pour accepter la demande du Royaume-Uni pour un report flexible du Brexit jusqu'au 31 janvier 2020", a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk sur Twitter.
Jamais deux sans trois. Après un premier report du 29 mars au 12 avril, puis au 31 octobre, le Brexit est une nouvelle fois repoussé. Les 27 pays de l'Union européenne se sont accordés ce lundi pour un troisième report jusqu'au 31 janvier 2020, a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk sur Twitter après une nouvelle réunion des ambassadeurs. Ce report prévoit une date butoir au 31 janvier, mais avec la possibilité pour le Royaume-Uni de quitter l'UE au 30 novembre ou au 31 décembre en cas de ratification de l'accord de sortie avant ces échéances, indique un document vu par l'AFP. Brexit : les 27 s'accordent pour un nouveau délai jusqu'au 31 janvier 2020par euronews (en français)La France, pays le plus réticent à un report long, a donné son accord à cette nouvelle prolongation en l'assortissant de conditions. La décision est accompagnée d'une déclaration politique dans laquelle l'UE exclut toute renégociation de l'accord conclu avec le Premier ministre britannique Boris Johnson et demande la nomination d'un commissaire européen britannique. La décision sera formalisée dans la journée de lundi par les dirigeants des 27 par une procédure écrite. Elle doit également être approuvée par Londres.Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit Michel Barnier s'est dit lundi "très content qu'une décision ait été prise". Johnson tente de déclencher des électionsDepuis son retour de Bruxelles, accord en poche il y a une dizaine de jours, Boris Johnson a réussi à obtenir des avancées inédites. Il a aussi été contraint de solliciter un report après avoir affirmé qu'il préférerait "être mort dans un fossé" que de formuler une telle demande. En effet, les députés britanniques ont approuvé sur le principe l'accord de Brexit de Boris Johnson, ils ont en revanche rejeté le calendrier à marche forcée qu'il voulait leur imposer, réduisant ainsi à néant ses espoirs de réaliser sa promesse d'un Brexit au 31 octobre.Pour obtenir des élections législatives, qui se tiendraient le 12 décembre, Boris Johnson aura besoin lundi après-midi de deux tiers des voix à la Chambre des communes, soit 434 votes. Le Premier ministre conservateur, qui n'a plus de majorité, a déjà échoué à deux reprises au mois de septembre. Des élections victorieuses lui permettraient d'obtenir une marge de manoeuvre. Ses rangs se sont dégarnis d'une vingtaine de députés - exclus du parti après avoir voté contre lui - et son allié-clé à Westminster, le petit parti unioniste nord-irlandais DUP (10 députés), favorable à une sortie de l'UE, refuse l'accord négocié par Boris Johnson. Le Labour, principal parti d'opposition, a répété qu'il ne voterait pour des élections générales qu'une fois que le risque d'une sortie sans accord serait écarté.Deux autres formations europhiles d'opposition, le parti national écossais (SNP) et les Libéraux-démocrates, qui rassemblent 54 députés, avaient annoncé leur intention, si le Brexit était repoussé jusqu'à fin janvier, d'introduire mardi un amendement pour déclencher des élections le 9 décembre. Ces partis n'auraient besoin pour cela que d'une majorité simple.Le calendrier prévu par les deux partis empêcherait Boris Johnson de faire adopter, avant la dissolution du Parlement, la loi sur son accord de Brexit avant la dissolution du Parlement. Un scénario politiquement défavorable au Premier ministre, dont le parti bénéficie d'une large avance dans les sondages.
Ils sont venus pour "la mer", la liberté, les "coquillages" ou les "oiseaux": 200 petits Franciliens ont déferlé mardi dans l'allégresse sur une plage de Cabourg (Calvados), pour une journée des "oubliés des vacances", plus précieuse que jamais après le confinement dû au Covid-19.
"C'est magnifique. Je ne pensais pas que la plage était aussi grande", lance, à la descente du car, Selma, 10 ans, qui pour l'instant garde son élégante chemise Vichy brodée de fleurs rouges.Ce mardi à Cabourg le vent souffle à 60 km/h, le soleil se fait timide, mais l'enthousiasme est quasi général parmi les 200 enfants d'Ile-de-France à qui le Secours populaire offre une journée à la mer. "J'espère que je vais m'envoler", lance Marouane, de Montrouge, 10 ans, perché sur un muret qui surplombe la plage. Et le petit Francilien d'origine algérienne sautille de joie en courant vers sa première bataille d'eau du jour. La mer est "bonne", à 19 degrés quand l'air est à 20.Sous ses lunettes de soleil à reflets bleus, Anaa, 8 ans, arbore le même sourire. "Ici on peut faire ce qu'on veut, c'est ce que j'adore. J'adore la plage. Elle est très jolie. Y'a plein d'oiseaux, de coquillages. Mon cœur aussi est joli, euh oui joyeux", explique la fillette du Val d'Oise.Un enfant a tracé un cœur sur le sable suivi de la mention "la plage". Après les mois de confinement, "encore plus que les années précédentes, passer une journée hors de la cité, hors de l'appartement et avec d'autres enfants" est très important, souligne Jean-Louis Durand-Drouhin, responsable du Secours populaire en Ile-de-France sur fond de cris de joie.- "oublier le stress de la rentrée" -"Certaines familles en difficulté sont logées en hôtel dans une seule pièce", souligne Nadia Salmi secrétaire du comité du Secours populaire à Gonesse (Val d'Oise). "Beaucoup de familles étaient au bout du rouleau", renchérit Martine Duga, qui préside ce comité. Les deux bénévoles encadrent un groupe d'enfants sur la plage.Le confinement, "c'était un peu dur", confirme Van, 12 ans. "Je préfère être ici. Y'a une belle vue. Et puis ça fait oublier le stress de la rentrée", ajoute le collégien de Courbevoie.Et la crise liée au Covid-19 a entraîné une "explosion" de la pauvreté, souligne Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire. "Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui basculent dans la pauvreté. Nos 1.300 structures le constatent toutes", détaille Mme Steinberg alors que derrière elle monte doucement la mer. Sur les deux premiers mois de crise du Covid, nous avons aidé 1,4 million de personnes dont 45% que nous n'avions jamais rencontrées", ajoute la secrétaire générale "très préoccupée" pour le proche avenir.Cela n'a pourtant pas toujours été évident de trouver des participants à cette journée, précise Mme Salmi. Avec le Covid, "davantage de parents hésitent à confier leurs enfants", explique la bénévole.Mais si les petits Franciliens étaient beaucoup moins nombreux que les années passées à participer à cette journée sur une plage normande que leur propose le Secours populaire chaque année, c'est qu'"on a voulu rester prudent" et éviter les rassemblements trop importants, explique Jean-Louis Durand-Drouhin.Les années passées ils étaient des milliers à participer à cette sortie normande.Face au Covid-19, le Secours populaire a réduit les groupes et propose plus de séjours et dans un rayon de 100 km autour des domiciles, précise Mme Steinberg. Plusieurs dizaines de milliers d'enfants bénéficient chaque année de ces journées.Selon le Secours populaire, avant l'épidémie, un enfant sur trois ne partait pas en vacances.
L'acteur Cuba Gooding Jr., déjà inculpé pour attouchements forcés sur trois femmes, est désormais également accusé d'avoir violé une femme en 2013, selon une plainte déposée mardi au civil.
Dans cette plainte, enregistrée auprès du tribunal fédéral de Manhattan et citée par plusieurs médias américains, l'acteur de 52 ans - Oscar du meilleur second rôle en 1997 pour son rôle dans "Jerry Maguire" - est accusé par une femme restée anonyme de l'avoir violée dans un hôtel de Manhattan il y a 7 ans.Après l'avoir invitée à venir boire un verre, il l'aurait fait monter dans sa chambre. Elle dit avoir voulu partir après qu'il eut commencé à se déshabiller devant elle, mais il l'en aurait empêchée, la poussant sur le lit pour la violer à deux reprises, bien qu'elle n'ait cessé de lui demander d'arrêter."Notre cliente porte des allégations très graves contre Cuba Gooding Jr. dans la plainte que nous avons enregistrée, elle a hâte d'obtenir justice devant un tribunal", a indiqué à l'AFP Gloria Allred, avocate de la victime présumée, qui réclame des dommages et intérêts d'un montant non précisé."Ces allégations sont fausses et parjures", a affirmé à l'AFP l'avocat de l'acteur, Mark Jay Heller. "Nous pensons que le dossier sera rejeté". Depuis 2019, une vingtaine de femmes ont accusé Cuba Gooding Jr. d'attouchements forcés ou de harcèlement sexuel. Il a été inculpé d'agressions sexuelles sur trois des femmes à l'origine de ces accusations. Son procès à Manhattan devait débuter en avril, avant d'être reporté sine die pour cause de pandémie.On ignore si la femme à l'origine de l'action au civil pour viol a contacté la police ou le bureau du procureur de Manhattan.Cuba Gooding Jr. s'est fait connaître avec le film "Boyz'n the Hood, la loi de la rue" (1991). Il a récemment incarné O.J. Simpson dans la mini-série "American Crime Story".Il fait partie des hommes du spectacle tombés en disgrâce avec le mouvement #MeToo, qui a obtenu en février une victoire spectaculaire avec la condamnation de l'ex-producteur de cinéma Harvey Weinstein à 23 ans de prison.
"Je comprends toutes les inquiétudes, mais on va les régler à chaque fois au bon niveau", a assuré le président.
Tous les détails sur le déconfinement sera connus jeudi. D'ici là, il faut rester calme, pragmatique et de bonne volonté, a déclaré lundi 4 mai Emmanuel Macron lors d'un point presse à l'Élysée. Ce déconfinement est "une étape qui est indispensable" et qu'"il faut aborder avec beaucoup d'organisation, de méthode, avec aussi beaucoup de calme. Je comprends toutes les inquiétudes, mais on va les régler à chaque fois au bon niveau. (...) Il faut le faire avec beaucoup de pragmatisme et de bonne volonté. C'est ça l'esprit qui est le nôtre", a-t-il déclaré. De nombreux doutes sont exprimés par des élus, des syndicats et des associations avant la date du 11 mai, concernant notamment le retour à l'école de certains élèves."Je veux rassurer nos concitoyens: nous prendrons les décisions dans leurs détails jeudi. Nous organisons tout d'ici là (...) Et on fera les choses en bon ordre partout sur notre territoire", a assuré Emmanuel Macron à l'issue d'une visioconférence avec d'autres dirigeants sur une levée de fonds pour les traitements et vaccins.Le 11 mai, "ce n'est pas un retour à la normale", mais "une nouvelle étape" de "cette vie avec le virus après le confinement", a-t-il précisé. "Nous devons apprendre à vivre avec ce virus tant que nous n'avons pas un traitement stable ou un vaccin (...) Ce serait irresponsable de dire : 'Tant qu'on n'a pas de vaccin, on doit continuer le confinement'", a-t-il ajouté, en indiquant avoir échangé "pendant deux heures" avec des scientifiques lundi matin. Après le 11 mai, "nous aurons trois semaines", jusqu'au 2 juin, pour "avoir une vision plus claire de comment les choses évoluent", a précisé Emmanuel Macron.Par ailleurs, le président a annoncé que les résultats de l'essai Discovery, destiné à trouver un anti-viral efficace contre le Covid-19, seraient disponibles le 14 mai. L'essai doit tester quatre traitements, dont la controversée hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France, -uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints."On aura des résultats le 14 mai pour ce protocole Discovery", a indiqué le président de la République. "A ce stade, il faut être très prudent, on n'a rien de concluant et ce matin on ne m'a pas dit 'On va avoir un traitement disponible dans 15 jours'", a-t-il ajouté. "Mais on aura une étape importante la semaine prochaine", a souligné le chef de l'Etat.
Sur Twitter, le rappeur a publié un message corrosif dans lequel il dénonce les dix ans de prison dont il pourrait écoper.
Il était apparu calme devant les juges, mais il s'est lâché sur les réseaux sociaux. Incarcéré depuis trois semaines après la bagarre contre le rappeur Kaaris à l'aéroport Orly, le chanteur Booba s'est fendu d'un tweet assassin mardi 21 août. "Quand je serai grand, je voudrais être Benalla ou moine pédophile. 10 ans pour une bagarre, c'est avec ou sans le streaming ?", pouvait-on lire mardi matin sur le compte Twitter de Booba.UN TWEET ENVOYÉ DEPUIS SA CELLULE ?Selon son avocat, Booba a dicté ce message par téléphone à sa manager, qui l'a ensuite publié sur Twitter. Le rappeur n'aurait donc rien commis d'illégal. "C'est à la fois de l'humour décalé et percutant", a insisté Me Yann Le Bras à BFMTV. "Booba a désormais accès, comme beaucoup de détenus, à la cabine téléphonique. C'est un droit accordé aux détenus. Il a été en contact ce matin avec sa manager et ils ont validé ensemble que celle-ci puisse envoyer ce tweet."La veille, les deux rappeurs de 41 et 38 ans avaient demandé à pouvoir sortir de prison avant leur procès, qui se tiendra le 6 septembre. Face aux magistrats, ils ont promis d'être "irréprochables", selon les mots de Booba. La cour d'appel de Paris rendra sa décision jeudi 23 août quant à une possible libération. Les deux figures du rap français avaient été placées derrière les barreaux le 1er août. Ils risquent jusqu'à 10 ans de prison.
Face à la caméra de "19h le dimanche", l'ancien garde des Sceaux loue l'acte héroïque du gendarme Arnaud Beltrame, le 23 mars, qui a sacrifié sa vie pour sauver celle d'une otage, lors de l'attaque terroriste du supermarché de Trèbes (Aude).
Il est celui qui a aboli la peine de mort en France. A tout juste 90 ans, l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter a choisi de rendre un vibrant hommage au colonel Arnaud Beltrame, tué à Trèbes (Aude) le vendredi 23 mars, en sacrifiant sa vie au profit de celle d'une otage durant l'attaque jihadiste d'un supermarché.Devant la caméra de France 2 pour "19h le dimanche", Robert Badinter salue ainsi dans le geste d'Arnaud Beltrame "la plus noble expression de la fraternité". "C'est pour épargner la vie d'innocents qu'il a donné la sienne. Que son souvenir demeure vivant à travers les générations. Il a servi la cause de l'humanité toute entière. Merci, colonel !", conclut l'ancien ministre. Franceinfo reproduit ci-dessous in extenso son hommage.L'hommage de Robert Badinter à Arnaud Beltrame :"Que le colonel Beltrame soit mort en héros, les hommages et les larmes de tant de Français de toutes origines et de toutes conditions l'ont proclamé. Un héros est en effet celui qui accepte de donner sa vie pour servir son idéal. Mais au-delà de cette grandeur, on doit s'interroger sur le sens de ce sacrifice, sur la cause pour laquelle il choisit de mourir, car il est des causes qui font horreur. Ainsi en est-il du terrorisme. Le jihadiste qui se fait exploser au milieu de ces victimes innocentes commet un acte monstrueux. Mais pour les partisans de son idéologie, il est un martyr. Assassin pour nous, martyr pour les siens : c'est pourtant du même homme et du même acte dont il s'agit. Dès lors, s'agissant de notre héros le colonel Beltrame, il faut, pour prendre la mesure de son sacrifice, dégager le sens de son action. Le colonel Beltrame est mort parce qu'il a donné sa vie pour sauver d'autres vies. C'est la plus noble expression de la fraternité. Son sacrifice est à l'opposé du crime du jihadiste, qui meurt pour que d'autres êtres humains périssent avec lui ou à cause de lui.Comme les fascistes espagnols, hurlant jadis dans les ruines de Tolède "Viva la muerte !", c'est au culte de la mort que le jihadiste se voue. Le colonel Beltrame, lui, agit à l'opposé. C'est pour épargner la vie d'innocents qu'il a donné la sienne. Que son souvenir demeure vivant à travers les générations. Il a servi la cause de l'humanité toute entière. Merci, mon colonel !Robert Badinter."
La cheffe de la police d'Atlanta a démissionné samedi après qu'un policier a mortellement blessé un suspect lors d'une tentative d'arrestation, et des manifestations ont éclaté pour protester contre le décès de la victime, un Afro-Américain de 27 ans.
Des manifestants ont bloqué une autoroute et ont incendié le restaurant fast food Wendy's près duquel Rayshard Brooks a été abattu lors d'une confrontation avec la police, ont rapporté les médias locaux.La maire d'Atlanta, Keisha Lance Bottoms, dont le nom a été avancé comme une possible colistière du démocrate Joe Biden pour l'élection présidentielle de novembre, a annoncé la démission d'Erika Shields, qui dirigeait la police d'Atlanta depuis plus de 20 ans."En raison de son désir qu'Atlanta soit un modèle de ce qu'une réforme significative devrait être dans tout le pays, Erika Shields a présenté sa démission immédiate de cheffe de la police", a dit la maire dans des déclarations télévisées.Les faits se sont produits vendredi soir à Atlanta, capitale de l'Etat de Géorgie.Ils surviennent alors que de nombreuses manifestations contre les violences policières et contre le racisme ont lieu depuis des semaines aux Etats-Unis et dans d'autres pays, à la suite de la mort de George Floyd, un Afro-Américain mort asphyxié par un policier à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis.Selon un rapport officiel, Rayshard Brooks, un homme noir âgé de 27 ans, s'était endormi dans sa voiture sur l'allée du drive-in du restaurant Wendy's, et des employés de l'établissement ont appelé la police parce que son véhicule bloquait les clients.L'homme était alcoolisé et a résisté lorsque la police a voulu l'arrêter, indique le rapport du Georgia Bureau of Investigation.Les images de surveillance vidéo montrent "qu'au cours d'une lutte physique avec les agents, Brooks s'est emparé du Taser de l'un des agents et a pris la fuite", selon le rapport."Les agents ont poursuivi Brooks à pied et pendant la poursuite Brooks s'est retourné et a pointé le Taser vers l'agent. L'agent a utilisé son arme, touchant Brooks", indique le document.Brooks a été transporté vers un hôpital et a été opéré mais il est décédé peu après, déclare le rapport, qui ajoute qu'un agent a été blessé.La maire a déclaré que l'agent qui avait procédé au tir mortel devrait être destitué.Ce dernier, identifié comme Garrett Rolfe, a été renvoyé de la police d'Atlanta, et un deuxième policier a été suspendu, selon la chaîne ABC News.
L'incendie qui a ravagé 165 hectares de forêt et de végétation jeudi dans une forêt en coeur de ville à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) est "d'origine humaine", d'après les premières constatations de l'enquête, a indiqué samedi le parquet de Bayonne.
"Il n'y a pas eu de foudre ou fil électrique qui aurait provoqué une étincelle", a déclaré à l'AFP Caroline Parizel, vice-procureur de Bayonne. "C'est donc une action humaine, ce qui veut dire qu'il y a eu une intervention de l'homme, mais ça peut être un mégot de cigarette, ou un tesson de bouteille qui aurait fait effet loupe."Les premières constatations techniques ont été menées samedi matin par les enquêteurs de la police judiciaire de Bayonne, chargée de l'enquête, assistés de deux équipes de police scientifique de Toulouse et de Marseille, "spécialistes dans les incendies de fôrets", de l'Office national des fôrets et du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours).L'enquête a déjà permis de déterminer une zone unique de départ de feu, aux abords du stade de rugby Orok Bat, dans un complexe sportif adossé à la forêt de Chiberta. L'enquête doit maintenant déterminer si le feu est ou pas d'origine criminelle, avec une mise à feu volontaire. "Il y a eu des prélévements faits pour voir si on peut en déterminer la cause", a précisé Mme Parizel. "C'est le plus difficile selon les experts", car pour déterminer l'origine volontaire donc criminelle, il faut "retrouver l'élément déclencheur", explique-t-elle.Une enquête pour "destruction par incendie" a été ouverte vendredi par le parquet de Bayonne, qui a rappelé que "même en l'absence de caractère intentionnel", la destruction de forêt peut constituer un délit passible de 5 à 7 ans d'emprisonnement.Tous les prélèvements nécessaires à l'enquête ont été réalisés samedi matin, et les conclusions des experts sont attendues dans les prochains jours, selon le parquet.L'incendie spectaculaire de la forêt de Chiberta, une zone de pinède de 270 hectares en plein coeur de ville à Anglet, a détruit 165 hectares de végétation, et cinq maisons de lotissements adjacents, sans faire de victimes. Une vingtaine de personnes sont passées par l'hôpital pour des problèmes d'intoxication dûs à la fumée, mais sans gravité.Samedi matin, le feu était complètement maîtrisé, mais une vingtaine de pompiers restaient sur place pour "un travail chirurgical" sur les dernières braises et fumerolles, afin d'éviter tout nouveau départ de feu. "On sera encore là toute la journée et on prévoit aussi du monde la nuit prochaine", a indiqué Frédéric Tournaye, directeur adjoint du SDIS.
VIDÉO. Une collision entre motard et une fourgonnette a eu lieu lundi matin dans la Drôme à l'approche d'un barrage filtrant organisé par les "gilets jaunes".
Le motard impliqué dans l'accident est mort à l'hôpital mardi.L'accident a eu lieu lundi 19 novembre dans la matinée, à Portes-les-Valence (Drôme). Un embouteillage s'était formé en amont d'un barrage filtrant mis en place par des "gilets jaunes". Le motard, décédé ce mardi des suites de ses blessures, remontait la file de véhicules sur la gauche. Parmi eux, le conducteur d'une camionnette a alors décidé de faire demi-tour et a franchi la ligne blanche sans voir arriver le motard derrière lui, rapporte France Bleu Auvergne-Rhône-Alpes. Selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, la collision entre les deux véhicules aurait été très violente. Gravement blessé, le conducteur de 37 ans a été transporté en état d'urgence absolue à l'hôpital de Valence, poursuit la télévision locale. Il a succombé à ses blessures mardi dans l'après-midi. Le conducteur de la fourgonnette, un jeune homme de 19 ans, devrait être entendu de nouveau par la police de Valence, chargée de l'enquête, après le décès de la victime, selon France Bleu. Les enquêteurs attendent dans les prochains jours les résultats des analyses toxicologiques des deux conducteurs impliqués dans l'accident. Ils cherchent également à déterminer à quelle vitesse roulait le motard, des témoins devant être entendus, poursuit France Bleu.Interrogé sur le plateau de BFMTV, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé qu'"un motard qui avait été grièvement blessé sur un point de barrage (était) décédé (cet) après-midi". Juge-t-il que le décès de ce motard relève de la responsabilité des "gilets jaunes" ? "Des investigations sont en cours mais il a été tué dans un accident provoqué par un barrage", a-t-il répondu. Ce décès s'ajoute à celui d'une manifestante tuée samedi matin à Pont-de-Beauvoisin (Savoie), percutée par une conductrice qui a été prise de panique et a foncé sur les manifestants.
Au moins 18 personnes ont été tuées et plus de 120 blessées lorsqu'un avion de ligne de la compagnie Air India Express a quitté vendredi soir la piste et s'est brisé en deux après avoir atterri en pleine tempête dans le Sud de l'Inde, ont indiqué samedi des responsables.
Le ministre de l'Aviation Hardeep Singh Puri qui a visité samedi le site de la catastrophe a annoncé que les boîtes noires de l'avion, qui enregistrent les données du vol et les conversations dans le cockpit, avaient été découvertes, ce qui facilitera l'enquête sur les causes de l'accident.Le Boeing 737 de la compagnie Air India Express, un vol spécial venu de Dubaï pour rapatrier des Indiens coincés à l'étranger par la pandémie, comme des dizaines d'autres vols ces dernières semaines, a dépassé vendredi soir la piste de l'aéroport de Kozhikode, dans l'Etat du Kerala (Sud de l'Inde), dévalé une pente raide et s'est disloqué. L'avion transportait 190 personnes, équipage inclus, selon le dernier bilan des autorités."Le carburant s'est répandu, c'est un miracle que l'avion n'ait pas pris feu. Le bilan aurait pu être bien pire", a déclaré un responsable des secours sur place. Un passager, Renjith Panangad, 34 ans, se souvient que l'appareil a touché le sol, puis c'est le "trou de mémoire"."Après l'accident, l'issue de secours s'est ouverte et je me suis extirpé" de la carcasse, raconte-t-il depuis son lit d'hôpital à Kozhikode. "L'avant de l'avion avait disparu", dit-il, "je suis toujours sous le choc". L'impact a été si brutal que le nez de l'avion s'est retrouvé projeté à 20 mètres du reste de l'appareil."Nous n'entendions que des cris partout. Les gens étaient couverts de sang, certains avaient des fractures, d'autres étaient inconscients", décrit Fazal Puthiyakath, un habitant de 32 ans arrivé parmi les premiers sur place.Dix-huit personnes ont été tuées, selon le ministre de l'Aviation, et 22 personnes restent dans un état critique, selon les autorités locales.Parmi les tués figurent les deux pilotes et quatre enfants, dont des bébés.Kozhikode est considéré comme un aéroport délicat car sa piste est située sur un plateau surélevé et se termine par une pente raide à une de ses extrémités.L'Etat du Kerala est frappé par de graves inondations et la pluie tombait en abondance depuis plusieurs heures quand l'avion a atterri.- "Brisé en deux" -Les médias indiens, citant un site de suivi des avions en vol et des responsables du contrôle du trafic aérien, ont expliqué que les pilotes du Boeing 737 avaient tenté à deux reprises, en vain, d'atterrir avant l'accident.L'appareil était secoué par le vent avant l'atterrissage, ont déclaré des survivants à la télévision indienne.D'après l'agence de régulation de l'aéronautique DGCA, l'avion a dérapé au bout de la piste, "est tombé dans la vallée et s'est brisé en deux".Dans le noir et sous la pluie, des chauffeurs de taxi et des commerçants locaux se sont joints aux secours pour extraire des victimes de l'épave. Certaines ont dû être désincarcérées avec des équipements spéciaux. Selon les autorités, il a fallu trois heures pour dégager les blessés et les morts. Nombre de blessés ont été amenés à l'hôpital en taxi."Les habitants se sont précipités sur place après avoir entendu le bruit", a raconté un secouriste. "Les gens sont venus en voiture, des messages ont été envoyés sur WhatsApp (...) disant qu'il fallait des gens pour aider"."D'abord les gens ont amené les blessés à l'hôpital dans leurs voitures. Puis les services d'urgence ont pris le relais", a-t-il ajouté.Le ministre de la Santé du Kerala, K. K. Shailaja, a demandé à toutes les personnes impliquées dans le sauvetage de se placer en quarantaine, à cause du risque d'être contaminé au Covid-19 par des passagers.Selon des documents de vol consultés par l'AFP, 15 passagers avaient perdu leur emploi, 12 rentraient à cause d'une urgence médicale et deux pour se marier.Le Premier ministre indien Narendra Modi a exprimé ses condoléances sur Twitter. "Mes pensées sont avec ceux qui ont perdu des êtres aimés", a-t-il écrit.Le Premier ministre pakistanais Imran Khan s'est dit attristé par "la perte de vies innocentes".Le dernier accident aérien grave en Inde remonte à 2010, lorsqu'un Boeing 737-800 d'Air India Express reliant Dubaï à Mangalore avait dépassé la piste et explosé, faisant 158 morts. Huit personnes avaient survécu.ash-bb-stu/tw/mtp/mba/lch/mr/avz
L'Australie connaît depuis le début de la pandémie de coronavirus une nette hausse des arnaques à la vente de chiots, ont annoncé les autorités, des truands profitant du confinement pour appâter sur internet les personnes seules avec de fausses offres, surtout de cavoodles ou de bouledogues.
La Commission australienne de la concurrence et de la consommation (ACCC) a précisé que lors du seul mois d'avril, le préjudice de ce genre d'arnaques s'élevait à 300.000 dollars australiens (180.000 euros), soit cinq fois plus de la moyenne mensuelle."Nombre de personnes coincées chez elles vont sur internet pour acheter un animal de compagnie afin de les aider à traverser la solitude et l'isolement social", a déclaré Delia Rickard, vice-présidente de l'ACCC."Malheureusement, la précipitation dans l'achat d'un nouvel animal de compagnie et les circonstances inhabituelles liées au Covid-19 font qu'il est plus difficile de faire la part des choses entre ce qui est légitime et ce qui ne l'est pas."En raison des restrictions sur les déplacements, il est difficile pour les gens d'aller voir directement les chiens. Les malfaiteurs demandent souvent des versements préalables pour couvrir les frais de transport, avant de s'évaporer dans la nature, a explique Mme Rickard."Malheureusement, une fois le paiement effectué, le vendeur suspend tous les contacts."L'ACCC a précisé que les cavoodles et les bouledogues étaient les races les plus mises en avant dans ce genre d'arnaque. Le mois dernier, l'antenne en Nouvelles-Galles du Sud (sud-est) de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (RSPCA) avait fait état d'une spectaculaire hausse des demandes d'adoption d'animaux de compagnie."Essayez de ne pas fondre pour les photos de chiots adorables qu'ils mettent en ligne. Et rappelez vous que si le prix vous paraît trop attractif pour être honnête, c'est que ce ce n'est peut-être pas qu'une impression", a dit Mme Rickard.Le préjudice de ces arnaques à la vente de chiots lors des quatre premiers mois de 2020 est presque aussi élevé que celui de l'ensemble de l'année 2019.Les Australiens ont perdu 700.000 AUD (420.000 euros) dans des arnaques liées au virus depuis le début de l'année.
Le ministre de la Santé lance un message de prévention sur les dangers potentiels de certains médicaments, qui pourraient être des "facteurs d'aggravation".
Face à la propagation du Covid-19 sur le sol français, Olivier Véran a adressé une recommandation à l'adresse de la population, en cas d'apparition de symptômes du coronavirus. Ce virus se caractérise notamment par de la toux, et une température corporelle élevée. Certains types de médicaments, utilisés pour réduire les inflammations, pourraient être dangereux, avertit le ministre. "La prise d'anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone...) pourrait être un facteur d'aggravation de l'infection", prévient Olivier Véran, ce samedi 14 mars.Les personnes souffrant de fièvre doivent privilégier l'usage de paracétamol, précise le ministre.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l'Europe nouvel "épicentre" de la pandémie, qui a déjà fait plus de 5.400 morts dans le monde et dont le pic est "impossible" à prévoir. Si la majorité des cas les plus graves concernent des personnes plus âgées, les autorités sanitaires avertissent face à l'émergence de cas de plus en plus nombreux concernant des individus plus jeunes. "Ca peut toucher tout le monde", prévient le professeur Bouadma, de l'hôpital Bichat.
Des logiciels malveillants pullulent sur des sites proposant des cartes de la progression du Covid-19, ainsi que sur de fausses plateformes en ligne proposant la vente de masques.
Alors que l'épidémie de Covid-19 se répand, un autre type d'infection se propage sur le web. La police nationale lance un avertissement face au risque "grandissant" d'arnaques liées au virus, indique la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité. Depuis fin janvier et les premiers signalements de cas de coronavirus en France, les enquêteurs de la plateforme de signalement Pharos veillent sur les tentatives d'escroquerie ou de piratage. Ce genre d'arnaques "reste ponctuel pour l'instant mais on sait que cela va aller en grandissant" avec la progression du coronavirus, assure une enquêtrice. Le site coronavirusmap.com propose ainsi une carte interactive de l'évolution de la pandémie au niveau mondial mais c'est en réalité un piège. Derrière cette application se cache un "malware" qui "a pour fonction de capter tout ce qu'il y a dans le téléphone ou l'ordinateur", prévient l'enquêtrice. Ces données seront ensuite utilisées ou revendues par les pirates informatiques. Le moteur de recherche Qwant a lui aussi évoqué ces cartes "infectées", dont les malwares peuvent voler les mots de passe des utilisateurs.Les enquêteurs anti-cybercriminalité mettent également en garde contre des mails prétendument envoyés par des ONG proposant de nouvelles informations et de télécharger des pièces jointes. Là encore, des virus peuvent se cacher dans la pièce jointe. La prudence est aussi de mise pour les sites internet proposant la vente de masques ou de solutions hydroalcooliques.Il est donc recommandé de se renseigner sur des sites fiables, connus ou officiels. En cas de problème, la police nationale demande d'effectuer un signalement sur Pharos (www.internet-signalement.gouv.fr). Les enquêteurs peuvent à l'occasion orienter vers des outils de désinstallation des logiciels malveillants.
Les magistrats ont exprimé jeudi partout en France leur colère contre Eric Dupond-Moretti, indignés par l'ouverture d'une enquête administrative contre trois de leurs collègues du Parquet national financier (PNF) et les déclarations jugées "méprisantes" du garde des Sceaux sur leur formation.
"La confiance avec Eric Dupond-Moretti est rompue", a lancé la présidente du Syndicat de la Magistrature (SM, classé à gauche) Katia Dubreuil en marge d'un rassemblement de plusieurs dizaines de magistrats sur le parvis du tribunal de Paris.Dans un rare appel à se rassembler devant les tribunaux, les deux principaux syndicats de la profession, l'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) et le SM, ont sonné la charge contre "leur" ministre.Dans leur viseur, la mise en cause de trois magistrats du PNF pour l'enquête controversée lancée pour identifier la "taupe" qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute dans une enquête pour corruption.Le ministre a estimé que les faits qui leur sont reprochés sont "susceptibles d'être regardés comme des manquements au devoir de diligence, de rigueur professionnelle et de loyauté".Les magistrats ont par ailleurs peu goûté la décision d'Eric Dupond-Moretti de nommer, pour la première fois, une avocate pour diriger l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) en dénonçant leur "culture de l'entre-soi" et le "corporatisme qui éloigne la justice des citoyens"."Il est inédit qu'un ministre de la Justice malmène si fort et si vite l'institution judiciaire", ont affirmé l'USM et le SM.Un autre syndicat, Unité Magistrats-FO, n'appelait pas aux rassemblements mais a déposé devant le Conseil d'Etat, avec l'Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico), un référé pour demander la suspension de l'enquête administrative ordonnée par le garde des Sceaux.- Risque de "déstabilisation" -Alors que le torchon brûle, Eric Dupond-Moretti a joué l'apaisement. "C'est l'expression syndicale, laissez la s'exprimer", a-t-il dit lors d'une visite à Pontoise (Val-d'Oise), "je suis un démocrate convaincu, les syndicats disent ce qu'ils ont envie de dire, et je dis ce que j'ai envie de dire".Mais la mobilisation a été très suivie. A Bordeaux, une centaine de magistrats se sont brièvement rassemblés à la mi-journée sur les marches du Palais de Justice, à quelques pas de l'ENM."La Ve République est fondée sur une séparation des pouvoirs et trois piliers fondamentaux: l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Si on fragilise un des barreaux, le système s'effondre", a mis en garde Marie-Noëlle Courtiau-Duterrier, vice-procureur au parquet de Bordeaux et déléguée régionale USM.A Marseille, une soixantaine de magistrats se sont rassemblés devant le tribunal judiciaire. "On est là pour défendre l'indépendance de la justice", a expliqué Clara Grande, déléguée locale au SM.A Lille, quelque 70 magistrats en colère ont dénoncé "le conflit d'intérêt majeur dans lequel se situe le garde des Sceaux". "Le ministre de la Justice, sous couvert d'un discours d'ouverture et de transparence, met à mal les principes démocratiques (...) au profit d'intérêts privés", a déploré Audrey Bailleul, de l'USM.D'autres rassemblements ont également eu lieu à Lyon, Strasbourg, Grenoble, Villefranche-sur-Saône, Bobigny ou encore à Agen et Bastia, ont constaté des correspondants de l'AFP."C'est assez inédit de vivre un tel mépris de la part de son propre ministre", a affirmé Céline Parisot, présidente de l'USM.Pour les deux principaux syndicats de magistrats, le ministre cherche à "rabaisser" les personnels de justice et fait courir un risque de "déstabilisation de l'institution judiciaire"."Après avoir jeté le discrédit sur le PNF, à l'aube de la tenue d'un procès au cours duquel l'un des amis d'Eric Dupond-Moretti doit comparaître (Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy et proche du garde Sceaux, ndlr), c'est au tour de l'ENM d'être caricaturée et réduite à un outil de reproduction d'une caste, alors que cette école s'est ouverte sur la société civile depuis de nombreuses années", ont mis en avant Céline Parisot et Katia Dubreuil.Les magistrats ne demandent "qu'une chose simple: travailler en toute indépendance", ont-elles souligné.
Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Gilles Le Gendre n'y est "pas favorable". Cette commission d'enquête a été demandée par les députés LFI.
Interrogé sur l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire après la mort de Steve Maia Caniço, dont le corps a été découvert lundi dans la Loire, Gilles Le Gendre, le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, a expliqué jeudi 1er août sur France Info, n'y être "pas favorable". "Ce n'est pas par le canal de l'enquête parlementaire que les choses doivent être traitées. Elles doivent être traitées par la procédure normale de la Justice, de l'enquête de police", a-t-il précisé."Tous les Français, quelles que soient leurs responsabilités, et les élus sont tous bouleversés par cette affaire et le plus grand respect que nous devons avoir pour la personne décédée, pour Steve, c'est de ne pas instrumentaliser cette affaire à des fins politiciennes", a poursuivi le président des députés La République en Marche. "Je trouve ça assez pathétique", a-t-il conclu.Les députés La France insoumise (LFI) ont demandé l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire après la découverte du corps du jeune homme, un mois après sa disparition lors de la Fête de la musique à Nantes, dans un contexte d'intervention controversée des forces de l'ordre. Une information judiciaire "contre X" pour "homicide involontaire" a été ouverte mardi par le parquet de Nantes.
Il y a un an disparaissait Michel Delpech, emporté par un cancer de la langue. Un décès qui n'a pas surpris sa femme Genviève puisqu'elle raconte qu'elle avait prédit.
"J'ai toujours pensé que sa maladie durerait trois ans avant l'issue fatale. Et elle a duré exactement trois années" , raconte Geneviève Delpech dans "Te retrouver" publié aux éditions First ce jeudi 23 février. Des dons de médium qu'elle avait déjà expérimentés des années plus tôt. "Coluche qui était présent lors de l'anniversaire d'un ami, j'avais prédit à Michel qu'il allait se tuer en moto" , écrit-elle dans l'un des extraits relayés par le site de Closer. Justement Coluche trouvait la mort le 19 juin 1986. "Je lui avais annoncé, mortifiée, que Daniel Balavoine allait périr "explosé", raconte-t-elle dans son livre. Son mari lui aurait alors dit "Arrête tes mauvais présages". Mais la prédiction est bonne. Le 14 janvier 1986, Daniel Balavoine décède dans un accident d'hélicoptère, en marge du Dakar. Malheureusement, Michel Delpech n'est plus là pour confirmer les talents de voyance de sa femme.
Dans une maison de retraite, un nonagénaire a composé malgré lui le 17 pensant changer de chaîne.
L'histoire remonte au 2 octobre dernier. Ce jour-là, les gendarmes du Maine-et-Loire reçoivent un appel de la maison de retraite de La Salle-de-Vihiers, rapporte Ouest-France mardi 30 octobre. "Au bout du fil une discussion virulente entre une femme et un homme à propos d'un possible divorce", raconte la gendarmerie départementale de Maine-et-Loire sur son compte Facebook vendredi 26 octobre. "Pensant qu'une personne est en danger", les militaires décident de se rendre sur place. Ils se rendent compte alors que l'appel vient d'une maison de retraite, où ils découvrent un nonagénaiure assis devant sa télévision. Devant lui, la télécommande est posée juste à côté du téléphone sans fil. "Croyant prendre sa télécommande pour changer de chaîne et regarder la '17', le retraité avait en fait composé ces chiffres sur son téléphone et non sa télécommande...", raconte la gendarmerie. Que regarde le retraité ? Un épisode de Louis la Brocante, avec Victor Lanoux, diffusé sur France 3. "La conversation entendue par l'opérateur du service des appels d'urgences n'était autre que celle de... Louis la brocante se fâchant avec son épouse !", concluent les gendarmes.
Elle a 21 ans et ose se confronter au plus grand tabou de la Thaïlande, la monarchie, clé de voûte d'un système militaro-politique qu'une partie de la jeunesse, en mal de démocratie, rejette dans la rue depuis plusieurs semaines.
Panusaya Sithijirawattanakul, dit Rung (Arc-en-ciel), étudiante en sociologie et anthropologie, est sortie de l'anonymat le 10 août: devant une marée de jeunes rassemblés dans un campus universitaire de la banlieue de Bangkok, les yeux cerclés de lunettes rondes, elle monte sur scène et liste d'une voix ferme dix revendications pour réformer la monarchie.Du jamais-vu dans le pays où l'institution royale est sacrée et protégée par un des arsenaux législatifs les plus sévères au monde, qui punit jusqu'à quinze ans de prison les diffamations, insultes ou menaces envers le richissime roi Maha Vajiralongkorn, Rama X de son nom dynastique, et sa famille.Rung et ses amis appellent notamment à l'abrogation de la loi de lèse-majesté, à la transparence des finances royales et à la non-ingérence du monarque dans les affaires politiques."Je savais qu'après (cela), ma vie allait changer à jamais", raconte-t-elle à l'AFP depuis le dortoir de l'université qu'elle ne quitte guère depuis par crainte de représailles.S'exprimer n'est pas sans danger: au moins neuf militants pro-démocratie, qui ont fui la Thaïlande depuis le coup d'État de 2014, ont disparu au cours des deux dernières années, selon l'ONG Human Rights Watch.Rung a, elle, été mise en examen. Et si elle n'est pas poursuivie pour "lèse-majesté", elle est notamment accusée de "sédition", un crime passible de sept ans de prison.Avant de monter sur scène, "je tenais la main de mes amis, j'étais extrêmement nerveuse", se souvient la jeune fille. Mais "j'étais prête à courir le risque, j'ai senti que c'était mon devoir de faire cela".Cette semaine, elle a déposé avec d'autres étudiants ses dix revendications devant une commission parlementaire lui demandant de les examiner, un geste avant tout symbolique la commission n'ayant pas d'obligation en la matière.- "Moderniser la monarchie" -L'objectif de Rung n'est pas "de démolir ou de se débarrasser de la monarchie", mais de lui permettre de "se moderniser, de la rendre plus adaptée à notre époque".Le roi de Thaïlande est le garant de l'unité du royaume, qui a connu douze coups d'Etat depuis 1932, et de son système oligarchique composé d'aristocrates, de hauts gradés de l'armée et d'une élite des affaires en majorité sino-thaïe. A ce titre, bien au-delà de son statut de monarque constitutionnel, il dispose d'une influence considérable qu'il exerce le plus souvent dans l'ombre.Née en 1998 près de Bangkok, Rung grandit dans une famille de la classe moyenne loin des agitations politiques qui secouent son pays: le renversement de l'homme d'affaires Thaksin Shinawatra en 2006 et la crise politique qui s'en suit avec des dizaines de morts et des centaines de blessés quatre ans plus tard. Mais un souvenir d'enfance la marque à jamais. Alors qu'un cortège royal passe près de sa maison, la police la force avec des camarades à sortir dans la rue et à s'agenouiller sur le trottoir.Cet événement "a forgé ma conscience (...) personne ne devrait être plus important ou être placé au-dessus des autres", relève la jeune fille qui se décrit comme "introvertie" et "solitaire".Elle n'a que 15 ans quand, en 2014, un nouveau coup d'Etat est orchestré contre Yingluck Shinawatra, sœur de Thaksin, par le général Prayut Chan-O-Cha, légitimé depuis par des élections controversées en 2019. Cela m'a "radicalisée", déclare Rung, qui dit avoir alors pensé "que l'armée n'avait pas le droit de diriger le pays, que tout ce qui était diffusé était de la propagande". Six ans plus tard, seule sur scène, elle brandit trois doigts en signe de défi, un geste inspiré du film "Hunger Games" et popularisé par les militants pro-démocratie, puis égrène les revendications de son manifeste.Je pense "avoir repoussé les limites dans la manière dont on peut parler de la monarchie". Maintenant, "cela m'est égal d'être emprisonnée (...) je suis prête s'ils veulent, qu'ils viennent".Un mandat d'arrêt a été délivré à son encontre et son arrestation pourrait être imminente.
L'attaque au hachoir à Paris, près des anciens locaux de Charlie Hebdo, a fait deux blessés ce vendredi 25 septembre. Le principal suspect a été interpellé peu après.
Qui est-il ?Quelques heures après l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés à Paris, dans le 11e arrondissement, près de l'ancien immeuble de Charlie Hebdo ce vendredi 25 septembre, on en sait un peu plus sur le profil de l'auteur présumé. Il est âgé de 18 ans, est né au Pakistan et a été interpellé peu après les faits sur les marches de l'Opéra Bastille car il présentait des traces de sang. Invité du JT de France 2, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, a apporté des précisions sur le profil du suspect. "Il n'était pas spécifiquement connu des services de police pour le renseignement, pour la radicalisation - il n'était pas fiché S, il n'était pas fiché FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, NDLR). Il a été arrêté il y a un mois pour un port d'arme - un tournevis, manifestement. Un rappel à la loi lui a été donné. Il était encore mineur. On connaît encore difficilement son identité, on n'a pas de pièce d'identité. Il va falloir attendre encore quelques heures pour en connaître davantage sur lui", a-t-il expliqué."Aucun signe de radicalisation""Il est arrivé sur le sol national voilà trois ans. Il était mineur isolé, comme on dit. On est en train de vérifier à la fois son âge, ses antécédents. Il est Pakistanais, manifestement. Ce qu'on connaît de lui, tout cela est vrai", a ajouté Gérald Darmanin.En outre, le principal suspect ne présentait "aucun signe de radicalisation" pendant sa prise en charge par l'aide social à l'enfance, selon le conseil départemental du Val-d'Oise. "Cet individu, qui revendiquait sa minorité, avait été pris en charge à son arrivée en France en août 2018", a indiqué le département dans un communiqué.Le conseil départemental du Val-d'Oise "avait contesté sa minorité, mais une décision de justice avait confirmé sa prise en charge jusqu'au 10 août 2020, date de sa majorité et donc depuis laquelle il n'est plus sous la protection de l'aide sociale à l'enfance". Pendant cette prise en charge, "aucun signe de radicalisation n'avait été observé par les services", a précisé cette source.Une autre homme, interpellé à proximité du lieu de l'attaque, a également été placé en garde à vue, comme cinq autres personnes, arrêtées en début de soirée à Pantin (Seine-Saint-Denis). Les deux victimes sont des employés de la société Premières Lignes, qui produit notamment l'émission Cash Investigation sur France 2.
La nouvelle campagne du ministère des Solidarités et de la Santé pour sensibiliser à l'utilisation du préservatif suscite de vives réactions depuis la publication de certains visuels mardi sur Twitter.
Mardi, le ministère de la Santé a commencé à diffuser sa nouvelle campagne, créée par le site OnSexprime.fr, pour inciter à l'utilisation du préservatif. Malheureusement, elle n'a pas eu l'effet escompté. De nombreuses personnes sont montées au créneau, indignées par "les 7 raisons de garder un préservatif sur (soi)" énoncées sur les affiches. En particulier la numéro 3 qui indique qu'avoir un préservatif sur soi "ça t'évitera d'annoncer à l'infirmière/le médecin que tu as eu un rapport non protégé".De nombreux internautes ont pointé du doigt une campagne qui vise à culpabiliser les personnes qui auraient eu un rapport non protégé, plutôt que de les sensibiliser. Pour sa défense, Santé publique France a indiqué à franceinfo "qu'il s'agit d'une campagne de promotion du préservatif qui utilise l'humour et les codes des réseaux sociaux des adolescents".Un message bientôt reformulé"Il est difficile pour les adolescents de parler de sexualité avec des adultes en général, y compris les professionnels de santé aussi bienveillants et accueillants soient-ils. C'est ce point de vue des adolescents que la campagne adopte à travers 7 messages différents", s'est justifiée Nathalie Lydié. Face à la polémique, Santé publique France a néanmoins annoncé que la formulation de la raison numéro 3 serait revue.
La proposition de loi pour lutter contre la haine sur internet a été largement votée par les députés, malgré les craintes qu'elle suscite.
L'Assemblée nationale a approuvé mardi 9 juillet la proposition de loi La République en marche (LREM) de lutte contre la haine sur internet, qui contraint les plateformes à agir malgré leurs réticences, et hérisse certains élus d'opposition, en raison de l'autorité qui leur est donnée.Le texte de la députée de Paris Laetitia Avia a été validé en première lecture par 434 voix pour, 33 contre et 69 abstentions. Il passera à la rentrée au Sénat, en vue d'une adoption définitive rapide.Mesure phare, sur le modèle allemand : plateformes et moteurs de recherche auront l'obligation de retirer les contenus "manifestement" illicites sous 24 heures, sous peine d'être condamnés à des amendes allant jusqu'à 1,25 million d'euros. Sont visées les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou encore religieuses.Au-delà, le texte prévoit une série de nouvelles contraintes pour les plateformes : transparence sur moyens mis en oeuvre et résultats obtenus, coopération renforcée notamment avec la justice, surcroît d'attention aux mineurs. Le tout sera contrôlé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)."C'est un combat exigeant et de longue haleine qui s'engage", a souligné son auteure, Laetitia Avia, en guerre contre les "trolls" et "haters" la poursuivant depuis des années notamment pour la couleur noire de sa peau.Et Cédric O, secrétaire d'État au Numérique, de lancer : "Nous avons une obligation de résultat, car être capable de protéger les Français, en ligne comme hors ligne, c'est la mission première de l'État". La quasi-totalité des députés LREM, MoDem et UDI se sont prononcés pour, mais une poignée se sont abstenus. Philippe Latombe (MoDem) a même voté contre, jugeant "sans doute inconstitutionnelle" la "perte de souveraineté consécutive à la décision de confier la modération aux seules plateformes, avec le risque d'aseptisation et d'uniformisation des contenus, et d'atteinte à la liberté d'expression".L'État "déresponsabilisé"Dans le camp des farouches opposants, les Insoumis ont refusé que "sous prétexte de responsabiliser les plateformes", la proposition de loi "déresponsabilise l'État". Également contre, les députés Rassemblement national (RN), dont Marine Le Pen, s'inquiètent pour "les libertés publiques".Les trois quarts des Républicains (LR) ont en revanche voté pour, les socialistes se sont partagés entre abstention et pour, et enfin élus Libertés et territoires ainsi que communistes se sont majoritairement abstenus. Confier aux Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple) le soin de réguler "ne va pas dans le bon sens", mais que la France se saisisse du sujet est "une avancée", a reconnu le porte-parole du PCF Sébastien Jumel.Alors que l'Hexagone se veut à la pointe du mouvement mondial de régulation, Cédric O juge l'équilibre "atteint" entre liberté d'expression et "efficacité". Les plateformes ne devront pas se contenter de retirer tous les messages ou images signalés, elles devront éviter des retraits injustifiés, ont précisé les députés par amendement la semaine dernière. Un parquet et une juridiction seront spécialisés dans la lutte contre la haine en ligne, a aussi fait ajouter le gouvernement, à la satisfaction des députés de tous bords voulant remettre la justice au centre.Hors Palais Bourbon, le texte a uni contre lui quantité d'acteurs, parfois pour des raisons différentes, au nom des risques de "censure". Dans une lettre ouverte, la Ligue des droits de l'homme, la présidente du Conseil national du numérique ou encore la présidente du Conseil national des barreaux ont plaidé que "le juge doit être au cœur tant de la procédure de qualification des contenus que de la décision de leur retrait ou blocage". Défendant les droits de l'internaute, la Quadrature du net s'alarme du fait que l'obligation de retrait pèsera aussi sur des opérateurs "sans activité commerciale", comme Wikipedia. Les grandes entreprises du numérique elles-mêmes s'inquiètent de l'obligation de retrait, pouvant entraîner une cascade de polémiques et conflits juridiques. Facebook, pourtant allié du gouvernement et d'Emmanuel Macron pour des règles pour la Toile, refuse de prendre "seul" et "dans un délai contraint" une décision de retrait. Le réseau social a promis aussitôt après le vote de "continuer à travailler étroitement" avec les autorités, pour "permettre la bonne mise en œuvre" de la future loi. "Ni libertaire, ni liberticide", Cédric O promet un groupe de travail associant plateformes, société civile et magistrats, pour "donner des indications" sur le tri des contenus litigieux.
Priscillia Ludosky, figure du mouvement des "Gilets jaunes", a annoncé le lancement de l'application "GJ-France", vendredi 18 janvier.
Après les groupes Facebook et les comptes Twitter, le mouvement des "Gilets jaunes" s'est doté d'un nouvel outil numérique, sur smartphone. L'application "GJ-France", déployée vendredi 18 janvier, est disponible "pour le moment" sur les téléphones Android, mais "devrait sortir sous peu sur iOS" (systèmes d'exploitation des iPhone, ndlr), précise le mouvement "La France En Colère" sur sa page Facebook.Selon la description fournie sur la page de téléchargement, l'application "a pour objectif de répondre" à des questions relatives au comptage et à l'organisation des "Gilets jaunes"."Héberge ton Gilet Jaune"L'application propose ainsi une page intitulée "Les VRAIS chiffres des GJ", supposée recenser les "Actifs terrains" par journée de mobilisation. La plateforme mobile affiche également un compteur des "Soutiens Gilets-Jaunes", établi à partir du nombre d'utilisateurs de l'application "ayant témoigné leur soutien depuis la page "Je soutiens les GJ".L'application, qui comptait déjà plus de 10000 téléchargements au samedi 19 janvier 16h, promet également la mise en place prochaine d'un "système d'entraide" pour organiser les déplacements de gilets-jaunes. Une fonctionnalité "Héberge ton Gilet Jaune", qui vise à "proposer ou rechercher un hébergement à proximité d'un évènement", devrait également voir prochainement le jour, selon les développeurs de l'application.Faute d'organisateurs, le mouvement est soumis au seul comptage officiel du ministère de l'Intérieur. Certains manifestants avaient toutefois leur propre décompte sur une page Facebook intitulée "Le nombre jaune".
Après le passage à tabac de ce manifestant jeudi 5 décembre , les deux policiers sont partis en courant sans procéder à son interpellation.
La vidéo a été partagée des milliers de fois en quelques heures. Une enquête judiciaire a été ouverte après la diffusion d'une vidéo montrant une personne au sol frappée par deux policiers, jeudi 5 décembre, lors de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, a-t-on appris vendredi du parquet de Paris.Cette vidéo d'un photo-reporter indépendant, NnoMan, a été mise en ligne jeudi soir après avoir été filmée boulevard de Magenta, non loin de la place de la République. Elle montre une personne qui reçoit des coups de pied et de matraques de deux membres des forces de l'ordre. Elle se trouve pourtant au sol, en position défensive. Les policiers partent ensuite à vive allure, sans procéder à son arrestation."Il s'est fait tabasser" L'enquête, ouverte pour "violences par personnes dépositaires de l'autorité publique", a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a précisé le parquet, confirmant une information de Libération. "Au moment où les affrontements ont commencé, des gens ont ouvert une porte cochère et se sont réfugiés dans un immeuble. Là le gars a dû tomber car je me suis retourné il était à terre, je ne l'ai pas vu tomber. Il s'est fait tabasser, et quand les policiers sont partis, il s'est relevé et est parti en courant. Donc je ne sais pas ce qu'il est devenu", a décrit auprès de Libération le photo-reporter. Contactée par Libération, la préfecture de police n'a pas fait de commentaire. La manifestation parisienne a rassemblé jeudi quelque 65.000 personnes selon les chiffres du ministère de l'Intérieur (250.000 selon la CGT). Elle a été émaillée d'incidents, dont une remorque de chantier retournée et incendiée et plusieurs vitrines brisées.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics a défendu sa mesure sur France Bleu Picardie, saluant un dispositif simplifié, permettant de payer son impôt en temps réel et sur douze mois.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics l'assure, il n'y a aucun bug. Gérald Darmanin a listé mercredi 2 janvier sur France Bleu Picardie les avantages du prélèvement à la source. Il évoque un dispositif beaucoup plus simple qui permettra de payer son impôt sur 12 mois et non plus sur 10 mois comme c'était le cas avant. Surtout, l'impôt sur le revenu sera désormais versé en temps réel et non plus sur les revenus de l'année précédente. Alors que le pouvoir d'achat est au cœur des revendications des "gilets jaunes", le gouvernement doit-il craindre un "impact psychologique" de ces nouvelles fiches de paie, désormais diminuée du montant de l'impôt sur le revenu ? "Je ne crois pas du tout à ce choc psychologique et s'il y en a un il sera positif", assure Gérald Darmanin. "D'abord, il faut faire confiance au bon sens des Français. (...) À 70 %, les Français qui paient des impôts sont mensualisés. Moi, je suis mensualisé, ma maman est mensualisée. À 70 %, le 17 du mois, vous avez un trou de trésorerie sur votre compte en banque parce qu'on vous retire de l'argent, parce que vous payez les 10 premiers mois de l'année vos impôts", explique le ministre. Un impôt plus "étalé""La mensualisation avait pour gros défaut de ne pas être contemporaine, car payée sur les revenus de l'année d'avant, mais en plus payée sur les dix premiers mois de l'année. Aujourd'hui, l'impôt à la source, c'est à la fin du mois, au moment où vous touchez votre revenu. Ce qui vous reste à la fin du mois, c'est vraiment votre argent, ce n'est pas celui qu'il faudra mettre de côté pour éventuellement une régularisation vis-à-vis du fisc. Surtout, ce n'est plus sur 10 mois, c'est sur 12 mois. Votre impôt est en plus étalé. L'impôt à la source, ce n'est pas une façon de baisser ou d'augmenter, les impôts (...) C'est une façon plus simple de payer son impôt", a plaidé le ministre au micro de France Bleu Picardie. Sur BFMTV, Gérald Darmanin a également défendu sa réforme. "Vous savez, cet impôt à la source, c'est comme le téléphone portable, on se dira dans un mois : 'mais comment est-ce qu'on faisait avant'". Pour faire face aux questions des Français, le gouvernement a mis en place sur tout le territoire des centres de contact joignable au 0809 401 401.
Face aux députés, le ministre de l'Intérieur a estimé que ce n'était pas à lui de saisir la justice lorsqu'il a eu connaissance des violences commises par Alexandre Benalla.
Gérard Collomb sous le feu des questions. Lundi 23 juillet, le ministre a dû s'expliquer devant les parlementaires sur l'affaire Benalla, qui empoisonne l'Élysée et la présidence depuis plusieurs jours. Face à la commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre a déclaré qu'il "condamn(ait) avec la plus grande fermeté" les agissements du collaborateur de la présidence, dont il a assuré ne pas connaître les fonctions exactes. "J'ignorais sa qualité de conseiller du président de la République. Je pensais qu'il faisait partie des services de police", a-t-il indiqué.Gérard Collomb a également estimé que ce n'était pas à lui d'agir, mais au préfet de police et au cabinet d'Emmanuel Macron. "Ce n'est pas au ministre qu'il appartient de le faire. (...) Je considère que c'est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d'un signalement au titre de l'article 40" du Code de procédure pénale, a-t-il déclaré. "Je m'étais assuré que tant le cabinet du président de la République que le préfet de police avaient été destinataires de l'information. Je pensais, comme c'est la règle, que les mesures appropriées avaient été prises. C'était à eux de prendre les sanctions et éventuellement d'informer les autorités judiciaires", a encore insisté le ministre. La semaine dernière, le journal Le Monde a diffusé une vidéo montrant Alexandre Benalla en train de frapper et malmener des manifestants, le 1er mai à Paris, alors qu'il accompagnait les forces de l'ordre en tant qu'"observateur", mais avec un brassard de policier.
Le décès en décembre de Naomi Musenga (22 ans), pas prise au sérieux par une opératrice téléphonique du Samu à Strasbourg, sème la consternation. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dénoncé de "graves dysfonctionnements" et des enquêtes administratives ont été ouvertes.
Le président du Samu Urgences de France, François Braun, parle lui d'un comportement "choquant" et "inacceptable" et réclame plus de moyens et une meilleure formation des opérateurs.Le 29 décembre, la jeune femme, seule à son domicile, souffre de fortes douleurs au ventre et compose un numéro d'urgence. D'abord transférée vers le centre d'appels des pompiers puis vers celui du Samu, elle obtient pour seul conseil de l'opératrice du Samu, qui lui répond avec dédain, d'appeler SOS Médecins. Après plusieurs heures, Naomi Musenga parvient à joindre les urgences médicales, un appel qui déclenche finalement l'intervention du Samu. Emmenée à l'hôpital, elle est victime d'un infarctus puis transférée en réanimation avant de décéder à 17h30. Dans l'enregistrement de son appel au Samu obtenu par sa famille et révélé par le mensuel alsacien Heb'di, on l'entend qui semble à bout de force : "J'ai mal au ventre", "J'ai mal partout", "Je vais mourir...", dit-elle en peinant à s'exprimer. "Vous allez mourir, certainement un jour comme tout le monde", lui répond l'opératrice, qui la renvoie vers SOS Médecins, retardant le déclenchement des secours. En aparté, la jeune femme est aussi moquée par l'opératrice qui régule les appels du SAMU et celle du Centre de traitement des alertes (CTA) des pompiers du Bas-Rhin."Nous leur devons la totale vérité""On se demande comment une personne humaine peut poser ce genre de questions à une personne en train de mourir", s'est indigné sur France 3 Alsace Louange Musenga, la sœur de la victime. "La première analyse plaide pour une procédure de traitement d'appels qui n'est pas conforme aux bonnes pratiques, ce qui a conduit à l'ouverture d'une enquête administrative", a indiqué à l'AFP Christophe Gautier, directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS).Le 3 mai, le directeur des HUS a reçu des membres de la famille de la victime "pour leur faire part de la totale compassion de l'institution" et leur annoncer l'ouverture d'une enquête. "Nous leur devons la totale vérité sur les conditions de prise en charge par le Samu", a-t-il ajouté, se disant "à disposition des autorités judiciaires". En attendant l'issue de l'enquête, l'opératrice concernée a été affectée à d'autres fonctions, "de façon à ce qu'elle ne soit plus sur un rôle de réponse aux patients"."On ne peut être que choqué""Profondément indignée", la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé sur Twitter avoir demandé une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) "sur ces graves dysfonctionnements", s'engageant à ce que la famille "obtienne toutes les informations". Le parquet de Strasbourg a indiqué à l'AFP avoir reçu un courrier de la famille de Naomi Musenga "demandant l'ouverture d'une enquête sur les causes de la mort". "Il est en cours de traitement", indique le parquet, rappelant qu'"aucune enquête n'avait été ouverte en décembre 2017" au moment du décès."On ne peut être que choqué et furieux de ce type de prise en charge, qui ne correspond absolument pas à ce que l'on doit faire dans ce type de situation", a déclaré le président du Samu Urgences de France (SUDF), François Braun sur franceinfo. "Ce qui est encore moins acceptable, c'est que normalement tout appel est transmis un médecin régulateur"."C'est heureusement un cas isolé parmi les plus de 20 millions de personnes qui font appel au Samu dans l'année", s'est-il défendu. "Pour autant, on ne peut se satisfaire du fonctionnement actuel et il est vraiment urgent de moderniser nos prises en charge, de sécuriser l'ensemble des prises en charge pour les appels au Samu"."Il nous faut donc du personnel supplémentaire et il faut du personnel qui soit mieux formé""Nous demandons d'abord d'avoir les moyens pour pouvoir répondre à tous les appels dans des délais qui sont raisonnables", a-t-il ajouté. "Nous considérons que tous les appels doivent être pris en charge en moins d'une minute. Ce n'est pas le cas, il faut le reconnaître. On est à 95-96% des appels qui sont pris en charge en moins d'une minute. C'est insuffisant, il faut arriver à 99-100%. Il nous faut donc du personnel supplémentaire et il faut du personnel qui soit mieux formé". "Les moyens doivent être mis en place pour avoir des régulations médicales modernes et répondant à des critères de qualité", ont déclaré dans un communiqué l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et Samu urgences de France (SUDF), demandant "un rendez-vous immédiat" avec la ministre de la Santé.
TROIS QUESTIONS. Pour Christophe Naudin, qui avait lui-même organisé l'exfiltration de deux pilotes français de République dominicaine en 2015, l''exfiltration de l'ancien dirigeant de Renault-Nissan du Japon est une opération "extrêmement bien montée", pour laquelle il a vraisemblablement bénéficié de complicités. - Carlos Ghosn dit avoir organisé seul sa fuite du Japon.
Est-ce crédible ?Christophe Naudin, directeur de l'entreprise de formation pour pilotes Visiom Aviation : Il est très, très peu probable que M. Ghosn ait organisé cela tout seul. Une opération de ce type, c'est beaucoup d'heures de préparation, des gens spécialisés qui répètent, qui font même un coup à blanc s'ils ont le budget. Il y a des personnes qui savent faire ce type d'opération, courantes pour les services de sécurité, et qui après se reconvertissent dans le privé. M. Ghosn, dans ses anciennes fonctions, disposait d'un service d'anciens personnels des différentes structures de l'État, tout à fait capables de monter ce genre d'opération (Renault disposait d'une direction de la protection du groupe, DPG. En janvier 2011, trois de ses cadres avaient été licenciés pour espionnage industriel avant d'être innocentés. L'affaire avait mis en lumière les dysfonctionnements de la DPG. Le scandale avait entraîné la démission du numéro 2 de Renault, Patrick Pélata, ndlr).Bref, pour faire cela, il faut des sous, du temps et des idées. C'est une opération extrêmement bien montée, pour laquelle je pense qu'il a été aidé.- Quels sont les points clés dans ce genre d'opération ?Une des choses les plus compliquées c'est de l'exfiltrer de chez lui. Il faut de la logistique pour ralier l'aéroport de Kansai d'Osaka. Il y a plusieurs heures de route en voiture depuis Tokyo. Il l'a forcément fait en voiture car prendre le train est trop risqué, il aurait pu se faire reconnaître. Après, il y a la partie aérienne. Il faut que le vol soit organisé, payé, accepté, tout cela a été monté bien en amont. Il devait y avoir une raison officielle de faire ce vol, évidemment ce n'est pas la raison réelle.Le vol se fait avec un jet d'affaires, ce n'est pas un jet privé, c'est important, car cela signifie que l'équipage ne sait pas qui il transporte. Les pilotes ont la liste, bien sûr, mais dans la réalité, ils ne la regardent pas.Il faut aussi un plan de vol étudié pour survoler des pays qui ne sont pas des amis du Japon. Ainsi si l'appareil a un problème technique et qu'il doit se poser en urgence, le risque d'extradition est faible. Dans ce cas: Corée du Sud, Chine, Russie, puis après on entre dans des zones où tout se négocie.- Mais il y a bien un contrôle des passeports avant de quitter le Japon ?Le point crucial, c'est le passage de la frontière. Si c'était moi qui avait monté l'opération, voilà comment j'aurais sans doute fait les choses : Carlos Ghosn a un nom latin, et plusieurs passeports. J'aurais fait venir au Japon plusieurs jours avant un homme ressemblant à M. Ghosn, avec un de ses passeports (il s'agirait d'un passeport qui n'a donc jamais été saisi par les Japonais, ndlr), qui est donc tamponné avec une date d'entrée. Le passeport est ensuite remis à l'équipe. L'homme trouvera un moyen ultérieur de quitter le Japon, déclarant par exemple avoir perdu ses papiers, ou autre chose.Quand on voyage en jet d'affaires, les gens attendent dans un salon. Une personne en charge du vol, sous traitant pour la compagnie aérienne (en l'espèce le transporteur turc MNG Jet, ndlr), prend les passeports et les présente à la police aux frontières avec la "GenDec". Cette "General Declaration" comprend la liste de l'équipage et, agrafée derrière, le "manifest", c'est-à-dire la liste des passagers.Le passeport présenté a un autre numéro que ceux enregistrés par les autorités japonaises (pour les passeports saisis, ndlr). Le policier vérifie le numéro du passeport, le tampon d'entrée, mais l'alphabet latin et la phonétique du nom sont difficiles à vérifier. Il y a des logiciels d'aides, mais la translittération en katakana (les caractères utilisés en japonais pour écrire les noms étrangers, ndlr) reste hasardeuse. Je suis persuadé que le policier a été trompé.Ensuite, arrivé à Istanbul, il est un simple passager en transit, il passe normalement, il change d'avion. Il n'y a pas vraiment de clandestinité.
Geoffroy Roux de Bézieux réclame une "parole publique forte" dans le cadre de la reprise économique en France, alors que des milliers d'établissement tournent encore au ralenti.
"Soyons clairs: nous attendons l'équivalent du 'Restez chez vous' du mois de mars". Dans un entretien aux Echos, le patron des patrons Geoffroy Roux de Bézieux appelle le gouvernement à accélérer le déconfinement des entreprises, lui demandant de "réviser les protocoles sanitaires s'appliquant en entreprise" pour permettre un "retour à la normale" rapide. "L'exécutif doit dire aux Français: il est temps, tout en respectant les gestes barrières, de retourner travailler et consommer. Soyons clairs: nous attendons l'équivalent du 'Restez chez vous' du mois de mars", déclare t-il dans les colonnes du quotidien d'actualité économique, mercredi 10 juin. Pour lui, "une parole publique forte est indispensable pour que les deux étapes du 15 (réouverture des frontières) et 22 juin (nouvelle phase de déconfinement) soient le signal d'un retour vers la normale". Se basant sur une certaine "confiance" des consommateurs, même si elle n'est pas perceptible dans tous les secteurs, le responsable patronal, qui dit refuser de considérer "les destructions massives d'emplois comme acquises", espère ainsi arriver à une "reprise plus rapide"."Désormais, il y a vraiment urgence à déconfiner notre pays", a estimé pour sa part le chef de file des Républicains Damien Abad, qui plaide pour une réouverture des salles de restaurants "dès ce week-end notamment en Ile-de-France". "Le désarmement sanitaire aujourd'hui a entraîné un décrochage économique très important, une lenteur dans le déconfinement" a encore fait valoir le député de l'Ain lors d'un point-presse, mercredi 10 juin.
Désenclaver les campagnes grâce à des taxis amateurs : c'est l'idée du gouvernement qui a fuitée dans Les Echos, vendredi. La mesure devrait être présentée à l'automne au Parlement.
Le journal Les Echos révèle ce vendredi 11 mai que le gouvernement s'apprêterait à autoriser les taxis amateurs des campagnes. Objectif : lutter contre la désertification. La mesure serait réservée uniquement aux "territoires ruraux à faible densité de population", où il n'y a pas de transports en commun. Les candidats devront remplir plusieurs critères : obtenir une autorisation de la part de leur commune ou leur groupement de commune, avoir un casier judiciaire vierge, et ne pas dépasser un plafond annuel dont le montant reste encore inconnu. "Concurrence déloyale"Cette nouvelle est loin de ravir les professionnels du secteur qui craignent une "concurrence déloyale". Alain Minard, chauffeur de taxi depuis dix ans à Pinsaguel (Haute-Garonne), a confié ses craintes et ses interrogations à franceinfo : "Comment vont travailler ces taxis-là, sans compteur ? Avec un forfait ? Avec des plateformes comme Uber ? On ne sait pas. Ils remettent en question la profession de taxi." Campagne : bientôt des taxis amateurs ?par franceinfoLa mesure est à l'étude depuis la fin des Assises de la mobilité en décembre 2017. Elle doit passer au Parlement à l'automne dans le cadre de la future loi d'orientation sur les mobilités.
L'ex-Premier ministre va annoncer mardi 25 septembre à Barcelone s'il est candidat aux municipales de la capitale catalane.
Manuel Valls sera-t-il candidat à la mairie de Barcelone ? L'ex-Premier ministre français, né dans la capitale catalane mais naturalisé français, multiplie depuis des mois les voyages en Espagne, participant à de nombreux débats et manifestations politiques pour dénoncer le séparatisme en Catalogne. Ce vendredi 21 septembre, le député apparenté La République en marche (LREM) se trouve notamment en Espagne, comme en atteste ce tweet posté dans la matinée.L'élu de l'Essonne va mettre fin au suspense mardi 25 septembre. "L'ex-Premier ministre de la République française Manuel Valls annoncera le 25 septembre quelle sera sa position par rapport aux élections municipales qui auront lieu à Barcelone en mai 2019", indique un communiqué transmis vendredi par son entourage. Cette annonce est prévue à 19h au Centre de Culture contemporaine de Barcelone. "Il m'en a parlé. Il m'a dit que c'était un choix de vie. Il en est heureux", a dit à l'AFP Aquilino Morelle, ami de l'ancien socialiste et ex-conseiller du président François Hollande.Va-t-il démissionner de l'Assemblée ?En cas de candidature à la mairie de la deuxième ville d'Espagne, Manuel Valls devra-t-il quitter l'Assemblée nationale ? Depuis plusieurs semaines, plusieurs voix dénoncent son absentéisme aussi bien sur les bancs de l'hémicycle que sur le terrain.Dimanche 16 septembre, la cheffe de file des députés socialistes à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault a réclamé sa démission. "On ne peut pas être élu de la République française et en même temps, mener une campagne à Barcelone", a-t-elle estimé sur le plateau de l'émission Dimanche en politique sur France 3. S'il doit se présenter, "il devrait démissionner" de son poste de député, a fait valoir l'élue du Tarn-et-Garonne. Par ailleurs, Farida Amrani, ex-rivale de La France insoumise à l'ex-chef du gouvernement lors des législatives a lancé une pétition pour exiger sa démission immédiate.Interrogé par l'AFP, l'ancien conseiller de M. Valls, Harold Hauzy, a rappelé l'engagement de l'ancien Premier ministre en faveur du non-cumul des mandats, et dit avoir "peu de doute sur sa décision dès lors qu'il aura fait son choix sur la candidature".
"On met en place une présomption de culpabilité" à l'égard des policiers, a dénoncé Marine Le Pen lors d'une visite vendredi au commissariat de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), après les propos du ministre de l'Intérieur prônant une tolérance zéro pour des faits de racisme dans la police.
La présidente du Rassemblement national (RN) a fustigé "l'abandon récurrent" des policiers qui, malgré "les millions d'heures supplémentaires non payées, les horaires décalés, les familles menacées, les injures en permanence" avaient jusqu'ici "au moins le soutien de leur hiérarchie"."Si l'intention du ministère de l'Intérieur était d'aggraver la situation dans notre pays, je pense qu'il prend la bonne voie", a déclaré Marine Le Pen, accompagnée de l'eurodéputé Jordan Bardella.Lundi, Christophe Castaner a demandé qu'une suspension systématique soit envisagée "pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes" émanant de policiers, provoquant la colère des syndicats et un mouvement d'humeur dans la profession."C'est proprement inadmissible mais c'est surtout terriblement dangereux car les voyous de notre pays vont entendre cela", a réagi Marine Le Pen devant le commissariat de Villeneuve-la-Garenne, une ville où des incidents avaient éclaté fin avril après l'accident d'un motard dont la jambe avait été brisée lors d'une collision avec une voiture de police.S'en étaient suivies quelques soirées de tensions et d'affrontements entre jeunes et policiers dans plusieurs villes de banlieue parisienne.La présidente du RN a également nié l'existence des violences policières. "Il y a des défaillances personnelles bien sûr, mais on ne peut pas dire qu'il y a un problème structurel de violence dans la police de notre pays", a-t-elle insisté.Elle a également invité Emmanuel Macron à "réaffirmer son soutien aux forces de l'ordre" dimanche lors de son allocution télévisée.Enfin, elle a appelé à se méfier "des racialistes ou des indigénistes (...) qui cherchent à importer sur notre territoire des conflits raciaux profondément contraires à nos principes"."En France, il n'y a pas de communautés, il n'y a que des rapports individuels et je me battrai le plus longtemps possible pour qu'il en soit ainsi jusqu'à mon dernier souffle", a-t-elle conclu.
Isabelle Adjani, Pierre Niney, Yann Arthus-Bertrand, Nathalie Baye ou encore Brigitte Bardot... Avec près de 200 acteurs, chanteurs, chercheurs ou intellectuels, ils demandent la fin de l'élevage intensif en France.
Près de 200 personnalités ont signé jeudi 5 septembre une tribune, publiée sur franceinfo, pour demander la fin de l'élevage intensif, responsable selon eux de nombreux maux, comme la souffrance animale, la destruction de l'environnement, une mauvaise alimentation ou encore des conditions de travail dégradées pour les agriculteurs."Nous ne voulons plus des élevages intensifs et industriels qui confinent les animaux dans des bâtiments fermés, dans des cages, dans des bassins en béton, les forçant à vivre dans des conditions de promiscuité extrêmes", écrivent-ils. Les signataires dénoncent des élevages "fortement émetteurs de gaz à effet de serre, producteurs d'algues vertes et de pluies acides", ou encore destructeurs de la biodiversité, acteurs de la déforestation"."Nous ne voulons plus de ce système, soutenu par l'argent public, ennemi de l'intérêt général, avancent-ils encore. Un système qui impose des conditions de travail éprouvantes, aliénantes et risquées, où les agriculteurs se suicident davantage que dans toute autre catégorie socioprofessionnelle." Ces élevages "favorisent l'antibiorésistance et l'émergence de nouveaux agents pathogènes" ou encore créent "des déséquilibres sociaux et économiques" dans le monde, tandis que le "modèle alimentaire fortement lacté et carné" qui en découle "met en danger notre santé". "Élus, responsables politiques, nous n'en pouvons plus, au mieux de votre immobilisme, au pire -et plus souvent- de votre soutien actif au lobby de l'élevage intensif, dénoncent les signataires. L'urgence éthique, climatique, environnementale, sanitaire et sociale impose d'engager notre pays dans une transition agricole et alimentaire : nous devons nous diriger rapidement vers une consommation essentiellement végétale, durable, saine, respectueuse de l'environnement, des animaux et des humains."Les signataires demandent trois mesures aux pouvoirs publics. D'abord, ils réclament la mise en place d'un "moratoire immédiat sur l'élevage intensif et l'interdiction des nouvelles constructions destinées à élever des animaux sans accès au plein air". Ensuite, ils exigent un "plan concret de sortir de l'élevage intensif, avec accompagnement des personnes qui en dépendent". Et enfin, ils demandent une "végétalisation d'ampleur de l'alimentation en restauration collective publique ou privée."En plus d'une des cofondateurs de l'association anti-viande L214 Brigitte Gothière, on trouve plusieurs professeurs de philosophie, des acteurs et actrices comme Isabelle Adjani, Nathalie Baye, Mélanie Laurent, Pierre Niney ou la danseuse étoile Sylvie Guillem et l'écrivaine Annie Ernaux, le président de Greenpeace France Jean-François Juilliard, le président de l'Oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs (OABA) Jean-Pierre Kieffer, le chantre de la théorie de l'effondrement Pablo Servigne et l'astrophysicien Aurélien Barrau.
VIDÉO. La ministre des Affaires étrangères, Nathalie Loiseau, crée l'indignation après avoir parlé mercredi au Sénat d'un "shopping de l'asile" de certains migrants, qui choisiraient entre différents pays d'Europe pour émigrer comme on fait ses courses dans un magasin.
"Lorsque l'on arrive du Sud-Soudan, on peut faire du 'shopping de l'asile' et trouver qu'on est mieux en Suède qu'en Italie... mais enfin tout de même", a déclaré la ministre le mercredi 9 mai lors d'une séance intitulée "L'Union européenne face aux défis de la sécurité, des migrations et des frontières". La ministre souhaitait rappeler par ce propos que tous les réfugiés ne demandent pas forcément l'asile dans le pays européens où ils arrivent en premier. Certains "préfèrent la Suède à l'Italie", précise-t-elle."L'expression n'est pas heureuse"Des propos qui ont fait bondir la sénateur écologiste, Esther Benbassa : "Comment osez-vous utiliser ce mot de 'shopping' pour parler des gens qui sont dans la misère, dans la souffrance, dans le dénuement ?", a-t-elle lancé. Un écœurement partagé par d'autres sénateurs dans l'hémicycle et sur les réseaux sociaux : "Envie de vomir quand la ministre des affaires européennes accuse les migrants de faire du 'shopping de l'asile' alors que ces derniers sont confrontés dans leur pays à la guerre, à la misère. Et ils osent parler d'humanité", a notamment écrit sur Twitter la sénatrice socialiste du Val-de-Marne, Sophie Taillé-Polian.Une déclaration jugée également "choquante" et "déplacée" par le sénateur écologiste de Paris, Bernard Jomier. "Cette expression lamentable dit le fonds de la pensée qui dicte la loi Asile et migrations et le peu de respect accordé aux demandeurs d'asile", a-t-il ajouté sur le réseau social.Dans la foulée, la ministre, ancienne directrice de l'Ena, a publié deux tweets dans lesquels elle reconnaît que sa formule "n'est pas heureuse". Mais elle précise que l'expression "shopping de l'asile" est "couramment utilisée par les spécialistes du régime européen de l'asile" et figure "dans plusieurs textes"."La lutte contre le 'shopping de l'asile' est un objectif de la révision du Régime européen d'asile", poursuit-elle. "La France est favorable à l'harmonisation des procédures et à la précision des responsabilités de chacun et de la solidarité entre États". Le terme ("asylum shopping" en anglais) est en effet employé sur le site de la Commission européenne - par exemple - pour décrire les situations dans lesquelles des demandeurs d'asile déposent des requêtes dans plusieurs pays. La formule "course au droit d'asile" est également utilisée dans certaines traductions.
Les CRS ont notamment utilisé des grenades explosives GLF-4, très décriées car à l'origine de nombreux accidents graves.
Samedi 1er décembre, à Paris, les forces de l'ordre ont eu massivement recours au jet de grenades face aux manifestants. 10.000 grenades de tout type auraient ainsi été lancées, selon les informations du Parisien.7.940 grenades lacrymogènes (MP7) ont été lancées par les CRS, soit à la main soit via des lanceurs spécialisés Cougar. Les policiers, eux, ont fait usage de 800 grenades dites de "désencerclement" et surtout de 339 grenades GLI-F4.133 personnes blessées samediCe dernier modèle est au coeur de plusieurs polémiques, accusé d'être à l'origine d'accidents graves et de mutilations. Dans une lettre au ministre de l'Intérieur déposée le 30 novembre, six avocats avaient justement réclamé l'arrêt de l'utilisation des grenades explosives GLF-4."La France est en effet le seul pays de l'Union européenne à utiliser des grenades GLI-F4, relevant de la catégorie des armes à feu, dans le cadre d'opérations de maintien de l'ordre", dénoncent-ils dans une lettre publiée par LibérationUn courrier qui est resté lettre morte puisque les fameuses grenades ont de nouveau été utilisées samedi 1er décembre. Au total, 133 personnes ont été blessées, dont une très grièvement, écrasée par une grille du jardin des Tuileries, descellée par des manifestants.
L'application StopCovid va-t-elle nous précipiter dans une société de la surveillance? A l'approche de son lancement, ce dispositif de traçage de contacts pour lutter contre l'épidémie suscite toujours de vives inquiétudes pour les libertés, principalement le droit à la vie privée.
L'application pour smartphones, qui a été critiquée au sein même de la majorité, sera débattue mercredi par députés et sénateurs. Mais leur vote ne sera pas contraignant et les Français devraient pouvoir télécharger StopCovid dès ce week-end. La Cnil a donné mardi son feu vert, estimant que l'application respecte les différentes dispositions législatives relatives à la protection de la vie privée. Cela n'a cependant pas fait taire les critiques. Pour Nils Montsarrat, du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), "même si des garde-fous ont été mis en place, c'est une application extrêmement intrusive pour la vie privée". "On va habituer les gens à un contrôle technologique, or l'urgence est discutable, vu qu'il y a une baisse épidémique", dénonce-t-il. La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) alerte sur "les dangers" de cette application. "D'efficacité incertaine", elle porte "une atteinte manifestement disproportionnée aux droits et libertés de l'ensemble des citoyens", juge cette instance consultative.StopCovid permet à une personne positive au coronavirus d'alerter automatiquement tous les utilisateurs avec lesquels elle a eu un "contact prolongé" récemment, à moins d'un mètre et durant plus de quinze minutes, afin qu'ils se fassent tester à leur tour. L'application fonctionne avec le Bluetooth. Les utilisateurs sont volontaires et anonymes. Selon le gouvernement, l'application très peu coûteuse peut avoir un effet positif "dès les premiers téléchargements", en cassant des chaînes de contamination qui n'auraient pas été décelées sans elle, par exemple dans le métro ou dans une file d'attente de supermarché.Mais la question du consentement fait notamment débat. "Imaginez un employeur qui voudrait bien faire pour prévenir la contamination dans son entreprise. Il n'a pas le droit d'imposer cette application mais pourrait la recommander fortement", déplore dans un entretien au Monde Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH). Il s'inquiète aussi de l'utilisation de la technologie Bluetooth, qui est "une porte d'entrée au piratage des données". - Secret médical -"Les gens doivent être informés", souligne l'avocate Sophie Ferry-Bouillon, membre de la Commission libertés et droits de l'Homme au Conseil national des barreaux. "Si on leur dit: + Etes-vous prêts à télécharger StopCovid pour stopper l'épidémie? +, c'est différent de la question: + Etes-vous prêts à télécharger une application dont l'efficacité reste à démontrer? +". Me Ferry-Bouillon doute de l'efficacité de l'application et de sa capacité à être adoptée par une majorité de Français. "Les Français n'ont pas tous un smartphone. Or les Français les plus fragiles sont les plus âgés et a priori les moins bien dotés", souligne-t-elle. "Pour que ça marche, il faut qu'une très grande partie de la population ait l'application. Donc, ça ne peut marcher que dans un régime autoritaire", qui contraindrait les gens à adopter le dispositif, juge Nils Montsarrat. Sophie Ferry-Bouillon s'inquiète de "l'utilisation qui va être faite des données: le stockage, la durée de conservation, l'exploitation". "On parle du secret médical depuis des siècles, c'est bien qu'il y a une utilité sociale!", s'exclame l'avocate.La Cnil a formulé dans son avis des observations: elle souhaite "la confirmation dans le décret à venir d'un droit d'opposition et d'un droit à l'effacement des données +pseudonymisées+ enregistrées".Avant même le lancement de l'application, l'inquiétude monte également sur son utilisation à l'avenir, quand l'épidémie de coronavirus sera terminée. "On peut consentir à quelque chose d'exceptionnel pour une période exceptionnelle, mais il faut que ce soit délimité dans le temps", estime l'avocate Adélaïde Jacquin, qui appelle à encadrer de manière "stricte" l'application. "Il faut des garanties pour que cette application ne soit pas utilisée à d'autres finalités", précise-t-elle. L'application devrait ainsi cesser à la fin de l'état d'urgence sanitaire ou de l'épidémie.
Il veut une taxation du capital et de nouvelles tranches d'impôts pour les très hauts revenus.
Pour sortir le pays de la crise, les "très hauts revenus" doivent faire preuve de "davantage de solidarité", a estimé mercredi 6 mai le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger."La sécession des riches doit cesser!", a-t-il lancé à l'émission "Les 4 vérités" sur France 2. "Il y a beaucoup de dette générée avec cette crise Covid-19, notamment parce qu'il y a une réaction de l'Etat en termes de chômage partiel", a-t-il développé, proposant d'"isoler cette dette Covid en Europe", "la mutualiser au sein des pays européens" et "la rendre perpétuelle". "Ensuite, évidemment, il y aura la question de la répartition de la richesse", a-t-il poursuivi."On a une double crise de l'offre et de la demande, donc on ne peut taxer ni la consommation ni le travail. Donc il va bien falloir, si on veut construire ce monde d'après pour qu'il soit plus juste et solidaire, qu'il y ait une répartition de la richesse".Laurent Berger propose qu'"on puisse taxer le capital à même hauteur que le travail et qu'il y ait des tranches supplémentaires pour les très hauts revenus". "C'est une question de solidarité", a -t-il insisté. "Je crois qu'il va falloir retrouver le sens commun et le sens collectif. Ce sens collectif, c'est davantage de solidarité, c'est aussi inscrire notre développement dans d'autres indicateurs économiques que simplement la croissance économique, même si elle est importante aussi".Dans une interview au Monde daté de mercredi, il avait proposé d'appliquer "aux revenus du capital le même barème que celui des revenus du travail, d'instaurer un impôt unique progressif sur le capital, d'ajouter une tranche de 50% dans le barème de l'impôt sur le revenu au-delà de 300.000 euros de ressources annuelles ou encore de refondre les droits de succession et de donation sur les gros patrimoines".
La guerre se poursuit pour Rachida Dati. Elle serait l'origine du rififi autour de la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet.
Elle aurait activé ses réseaux pour que le tapis rouge vers l'Assemblée nationale ne lui soit pas déroulé. Connaissant le président, notamment par le biais de rencontres chez leurs amis communs Brigitte et Jean-Pierre Jouyet, l'ancien secrétaire général de l'Elysée, elle aurait tout fait pour qu'un candidat La République En Marche face à sa rivale, révèle Le Point. "Sur l'éducation, les quartiers, Macron aura-t-il plus besoin de NKM ou de moi ? Il ferait mieux de réfléchir", aurait fait comprendre Rachida Dati selon un indiscret du magazine. La femme politique est parvenue à ses fins puisque Le Point note que Gilles Le Gendre se présente face à NKM pour La République En Marche. Mieux, la suppléante du candidat était l'une de ses élues à la mairie du 7e arrondissement de Paris. Une attitude qui n'est pas vraiment surprenante. "Si Fillon donne sa circo à NKM, ce sera la guerre, et, faites gaffe, j'ai des munitions, je vais lui pourrir sa campagne", aurait-elle lâché avait révélé le Canard enchaîné. Une femme de parole qui aurait donc mis ses menaces à exécution.
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche soir à Jérusalem pour réclamer le départ du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, inculpé pour corruption et accusé de mauvaise gestion de la crise sanitaire, alors que le pays est reconfiné depuis vendredi.
Les manifestations ont été autorisées malgré le reconfinement, dans le cadre duquel les Israéliens ne peuvent toutefois sortir de chez eux que dans un rayon d'un kilomètre pour se détendre, et plus loin uniquement pour aller faire des courses ou pour travailler si leur profession est jugée essentielle.Les protestataires étaient aussi nombreux dimanche soir que lors des manifestations précédentes, organisées chaque samedi depuis près de trois mois devant la résidence de M. Netanyahu à Jérusalem, malgré les nouvelles restrictions, a constaté un journaliste de l'AFP.Ils portaient des masques mais ne respectaient pas plus que lors des manifestations précédentes les mesures de distanciation sociale imposées pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.La police a indiqué que les barricades qu'elle avait placées sur la place où se déroulait la manifestation avaient été enlevées par les protestataires qui "n'ont pas écouté les règles".Un automobiliste qui avait tenté de lancer son véhicule vers des barricades de police dressées aux abords du lieu de la manifestation a été arrêté par la police qui n'a pas donné davantage de détails sur l'incident ni sur l'identité du conducteur.Israël, l'un des pays ayant recensé le plus fort taux de contamination au coronavirus ces deux dernières semaines, s'est reconfiné vendredi, au premier jour de la saison des fêtes juives, provoquant le mécontentement d'une grande partie de la population.Ce confinement généralisé prévu pour au moins trois semaines coïncide avec les fêtes juives de Rosh Hashana (Nouvel An, célébré ce weekend), Yom Kippour (jour du pardon) et Souccot (fêtes des cabanes).Les autorités avaient d'abord imposé début septembre un confinement partiel dans les secteurs avec les taux d'infection les plus élevés, en grande majorité des localités juives ultra-orthodoxes ou arabes israéliennes.Mais le pays, qui s'était vanté de sa gestion de la pandémie au printemps, est désormais au coude-à-coude avec Bahreïn en tête du classement des pays ayant récemment recensé le plus fort taux de contamination et le confinement a été étendu à tout le pays.Israël, pays de neuf millions d'habitants, a enregistré 187.396 cas de nouveau coronavirus dont 1.236 décès.
La reine d'Angleterre Elizabeth II a pris la parole à 21 heures, heure française, ce dimanche 5 avril pour s'adresser au peuple britannique en cette période de crise sanitaire liée au coronavirus. Comme le souligne The Guardian, en 68 ans de règne, c'est seulement sa quatrième allocution.
Ses mots sont rares et souvent lourds de sens. La reine Elizabeth II a tenu un discours important dimanche 5 avril à 21 heures. Cette allocution solennelle concernait l'ensemble des Britanniques ainsi que les nations du Commonwealth. Elle a rappelé des fondements essentiels à respecter alors que son pays fait face actuellement à l'épidémie de coronavirus qui touche le monde entier. Après avoir honoré la détermination des soignants britanniques et félicité les personnes qui respectaient le confinement, la reine a souligné que « les qualités de l'autodiscipline, de la détermination bienveillante et de la camaraderie caractérisent toujours ce pays ». « J'espère que dans les années à venir, tout le monde pourra être fier de la manière dont nous avons relevé ce défi », souhaite-t-elle.Une allocution historiqueIl est très rare de voir Elizabeth II prendre la parole officiellement. Depuis le début de son règne, cela ne représente que sa quatrième allocution. Les trois ont eu lieu à des moments majeurs de l'histoire du Royaume-Uni : en 1991 lors de la première guerre du Golfe, en 1997 avant les funérailles de la princesse Diana et en 2002, après le décès de sa mère.Le discours a été enregistré dans son château de Windsor à l'ouest de Londres. Elle est confinée là-bas depuis le 19 mars en compagnie de son mari le prince Philip, les deux étant nonagénaires et donc vulnérables en cas de contamination. Même si pour l'instant, le couple royal est en bonne santé tout comme le prince Charles, qui avait été infecté par le coronavirus mais qui est récemment sorti de quarantaine au vu de son état de santé rassurant. Dimanche 5 avril, il y avait 41 903 cas positifs au Covid-10 dans le pays.
La garde à vue de l'ancien président est susceptible de durer jusqu'à jeudi matin.
C'est un fait "rare", voire "exceptionnel", mais qui est tout à fait légal. Nicolas Sarkozy a été autorisé à passer la nuit chez lui après la suspension de sa garde à vue et à revenir le lendemain matin pour la reprise de son audition. Des avocats sont revenus sur l'événement, mercredi 21 mars, dans les colonnes du Parisien et de Sud-Ouest.Un gardé à vue autorisé à rentrer chez lui pour la nuit, "on le voit assez rarement, mais ça se fait parfois. Notamment lorsque les gardés à vue sont des personnes âgées", a expliqué à Sud-Ouest Me Charles Dufranc, avocat pénaliste au barreau de Bordeaux. "En vingt de carrière, je n'ai jamais été confronté à pareille situation", se souvient pour sa part un ancien juge d'instruction qui a placé de nombreux hommes politiques en garde à vue. Cependant, il n'est pas anormal qu'"un ancien chef d'État bénéficie d'un traitement de faveur", estime-t-il dans Le Parisien."À prévenu exceptionnel, gestion de la garde à vue exceptionnelle, confirme dans Le Parisien l'avocate au barreau de Paris, Delphine Meillet. On a un ancien président de la République qui a été placé en garde à vue, donc on considère qu'il présente des garanties de représentation indéniables, que si on le reconvoque pour le lendemain matin, il va se présenter." Même son de cloche chez Me Dufranc, qui estime que le traitement de Nicolas Sarkozy "doit tenir un peu à son statut d'ancien président", mais également à une application à la lettre de la loi. "Dans les dossiers financiers, comme c'est le cas ici, les preuves sont documentées, donc il y a moins de risque de pression sur des témoins, de destructions matérielles. On peut également imaginer qu'avec Nicolas Sarkozy, le risque de fuite est assez faible", explique-t-il. "Ça peut donner ici l'impression d'une 'justice d'exception', mais en théorie, ça pourrait être le principe de base", insiste-t-il. Pourquoi Sarkozy est rentré chez lui pendant sa garde à vue ?par Le ParisienDans tous les cas, rien que de très légal. "La garde à vue est placée sous l'autorité du procureur de la République ou du juge d'instruction, qui décide de la suspendre quelques instants, puis ensuite de la reprendre", précise Delphine Meillet. Le procureur ou le juge gèrent donc la garde à vue comme ils l'entendent.L'ancien président se trouvait mercredi en garde à vue pour le deuxième jour dans l'enquête sur des soupçons de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne électorale victorieuse de 2007. À l'issue de cette garde à vue, susceptible de durer jusqu'à jeudi matin, il peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen (inculpation) ou convoqué ultérieurement.La garde à vue de Nicolas Sarkozy marque un coup d'accélérateur dans ce dossier tentaculaire instruit par des magistrats du pôle financier depuis près de cinq ans.Depuis la publication, en mai 2012, par le site d'informations Mediapart d'un document libyen -attribué à l'ex-chef des renseignements Moussa Koussa- accréditant un financement d'environ 50 millions d'euros, les investigations des juges ont considérablement avancé. Plusieurs protagonistes du dossier, dont plusieurs ex-responsables libyens, ont accrédité la thèse de versements illicites. Le sulfureux homme d'affaires Ziad Takieddine a lui-même assuré avoir remis entre fin 2006 et début 2007 trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime de Kadhafi à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant.
Le maire de Troyes assure néanmoins qu'il n'a pas l'intention de se porter candidat si le chef de l'État "fait le job".
François Baroin, maire de Troyes, a accordé un long entretien au Journal du Dimanche, publié le 14 juillet. Il revient sur la présidentielle de 2017 et évoque celle de 2022. Après l'échec de François Fillon lors de la présidentielle de 2017, François Baroin mène la bataille pour les législatives pour Les Républicains et estime avoir sauvé un maximum de sièges. "Si je n'y étais pas allé, il en serait resté 20 ou 30 et pas 110 ou 120", assure-t-il au JDD. En octobre, il démissionne de son poste de Sénateur de l'Aube pour se consacrer à ses mandats locaux. En novembre, il annonce qu'il se retire de la vie politique et l'année d'après, il rejoint la banque d'affaires Barclays. "J'aurais pu faire un autre choix, rester au Parlement et être candidat à la présidence du parti, et je gagnais", commente-t-il. "Oui j'aurais battu Laurent Wauquiez, c'est certain. D'abord, je ne sais même pas s'il y serait allé si j'avais été candidat", poursuit-il. Car quand il se présente, c'est pour gagner. "Je me suis présenté à onze élections, j'en ai gagné onze, je ne vais jamais à une élection pour perdre", argue-t-il. Interrogé sur la présidentielle de 2022, François Baroin explique : "Si on reste dans un casting de figurants comme c'est le cas aujourd'hui pour ma famille politique, vous ne me verrez pas. Pas davantage si c'est un casting de seconds rôles. Je ne sais pas s'il sera possible, en moins de trois ans, de remonter à un casting de premiers rôles, c'est-à-dire de jouer la finale". Il assure ne pas avoir l'intention de se présenter si Emmanuel Macron se représente. "Si Macron ne se représente pas, ça change tout... En revanche, si Macron fait le job, je n'irai pas", commente-t-il. "Et si Jean-Mi (Jean-Michel Blanquer, actuellement ministre de l'Éducation nationale) prend des responsabilités, non plus", poursuit-il. Pourrait-il se laisser convaincre ? "Je suis libre. Je ne me laisserai pas ­influencer par ceux qui croient en moi. Je veux être maître de mon destin", assure-t-il, en se montrant sûr de ses soutiens. "Il me suffit d'appuyer sur un bouton pour lever une armée d'élus", affirme-t-il.
Il y a six ans, huit médecins exerçaient dans les environs de Sainte-Geneviève-des-Bois. "Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un", déplore le maire.
À Sainte-Geneviève-des-Bois, dans le Loiret, il est interdit de tomber malade. Une décision prise par le maire pour dénoncer le manque de médecins dans sa communauté de commune, a rapporté France 3, mardi 2 avril.Si l'acte est symbolique, l'arrêté municipal "2019-D-01" est, lui, bien réel et stipule : "Vu l'article 2212/1 du Code général des collectivités territoriales, relatif aux pouvoirs de police du maire. Vu la difficulté d'obtenir un rendez-vous chez un médecin. Considérant la pénurie de médecins. Arrête : Article 1 : il est interdit aux Génofévains de tomber malade. Article 2 : Ampliation du présent arrêté sera notifié à : Monsieur le sous-préfet, Messieurs les sénateurs du Loiret, Mesdames et Messieurs les députés du Loiret."André Jean, maire de la commune depuis 18 ans, a eu l'idée de cette interdiction après avoir attrapé la grippe. "J'ai essayé de trouver un docteur pour me recevoir et je n'ai pas réussi, a-t-il raconté à France 3. Alors j'ai fait comme tout le monde : je suis resté chez moi et j'ai pris du paracétamol." La pénurie de médecin est durement ressenti par les habitants de ce village d'un peu plus de 1.000 habitants. "Quand je me fais arrêter dans la rue par des administrés, on me demande sans arrêt : 'Monsieur le maire, qu'est-ce que vous faites pour ce problème de docteur ?' Et je ne sais pas quoi répondre.""Alors un matin, je suis arrivé à la mairie et j'ai dit à la secrétaire : 'On va faire ça !'', s'est-il souvenu, expliquant vouloir pousser un "coup de gueule, un cri d'alarme" à destination des pouvoirs publics. "L'objectif, c'est d'interpeller les parlementaires et l'Agence Régionale de Santé. Qu'on parle du problème de désertification médicale." Il y a 6 ans, huit médecins exerçaient dans les environs de Sainte-Geneviève-des-Bois. "Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un", s'est exaspéré le maire. D'autant plus que le docteur sera en âge de partir à la retraite d'ici un à deux ans.Pour le moment, André Jean n'a eu aucun retour, pas même de la sous-préfecture, qui risque pourtant de casser l'arrêté municipal. "On fera des courriers aux parlementaires ou au président de la République, ou autre chose... Je ne sais pas. Mais ça ne peut pas durer comme ça !", a assuré l'édile.
Equipés d'une blouse, de lunettes de protection et d'un masque, les deux médecins montent les marches quatre à quatre. Leur première mission du jour: tester une femme qui a eu des contacts avec un patient malade du coronavirus à Istanbul.
Visiblement intimidée par l'irruption de ces deux hommes aux allures de cosmonautes sur son palier, cette habitante du district populaire de Fatih répond à leurs questions avant de se soumettre au dépistage dont le résultat sera connu le lendemain.En Turquie, près de 6.000 équipes de "traceurs" -- tous des professionnels de la santé -- pistent 24 heures sur 24 les cas potentiels de nouveau coronavirus en identifiant et suivant les personnes ayant eu des contacts avec des malades.En aidant à repérer rapidement les nouveaux cas pour les isoler et les traiter à un stade précoce, le traçage a permis selon le gouvernement turc de contenir l'épidémie et de limiter le nombre de morts.Même si des observateurs s'interrogent sur la fiabilité des chiffres officiels, le nombre de morts par rapport à celui de personnes infectées semble remarquablement faible: 3.689 décès pour 135.569 cas, selon le dernier bilan publié vendredi.Lundi, le ministre de la Santé, Fahrettin Koca, a estimé que le traçage était "au coeur de la réussite" de la Turquie contre la pandémie.Selon lui, chaque processus de traçage permet d'identifier en moyenne 4,5 personnes potentiellement contaminées car ayant été en contact avec un malade.Le 29 avril, il avait indiqué que plus de 460.000 personnes avaient été contactées par les traceurs en Turquie.- "Travail de détective" -Pour repérer des cas potentiels, les médecins accomplissent "un vrai travail de détective", souligne Melek Nur Aslan, directrice de l'agence publique de santé pour le district de Fatih.Lorsqu'un malade est identifié, "nous essayons de retracer son parcours à partir de 48 heures avant l'apparition des premiers symptômes jusqu'au moment où il a été testé positif" au virus, explique-t-elle à l'AFP.Pour cela, les médecins vont voir le patient avec une liste de questions: où s'est-il rendu? Avec qui a-t-il parlé? Portait-il un masque?Ils obtiennent ainsi une liste de personnes potentiellement contaminées qu'ils contactent pour leur demander de rester confinées pendant 14 jours. Si la personne présente des symptômes ou en développe pendant son confinement, alors ils effectuent un test de dépistage.C'est justement sur un tel cas que viennent d'intervenir les deux médecins à Fatih: la femme qu'ils ont vue est fatiguée et a des migraines.Une fois sortis de l'immeuble, ils retirent leurs équipements de protection qu'ils jettent dans un grand sac poubelle.L'un d'eux porte une grosse boîte contenant l'échantillon prélevé qui sera envoyé au laboratoire dans la journée.Si le test est positif, cette femme "apparaîtra comme un cas confirmé dans notre fichier, ce qui entraînera un nouveau processus de traçage", indique l'un des traceurs, Mustafa Sever, un médecin généraliste.- "Rassurer" -Leur rôle sera aussi crucial pour éviter l'apparition d'une deuxième vague au moment où la Turquie s'apprête à assouplir les mesures restrictives, avec par exemple la réouverture des centres commerciaux et des coiffeurs à partir de lundi.Contrairement à d'autres pays où le traçage suscite des débats sur la confidentialité et l'utilisation des données récoltées, la Turquie a appliqué cette mesure dès le début de la pandémie.Mme Aslan affirme que seuls les soignants chargés de tracer les potentiels cas de coronavirus ont accès aux données recueillies, via une application qui leur est dédiée.Si l'opération de traçage actuelle est gigantesque en raison de l'ampleur de la pandémie, ce système n'est pas nouveau en Turquie.Le docteur Sever explique ainsi qu'il a déjà mené des "enquêtes" similaires lors d'épidémies de rougeole à Istanbul.Rien qu'à Istanbul, 1.200 équipes de deux à quatre traceurs pistent en permanence les nouveaux cas potentiels de coronavirus, selon Mme Aslan.En plus de traquer le virus, ces traceurs ont aussi pour rôle de faire de la pédagogie et d'apaiser les personnes qu'ils vont voir."Lorsqu'on se déplace au domicile des gens, ils voient que quelqu'un s'occupe d'eux, qu'ils ne sont pas laissés à l'abandon", explique le docteur Sever.Et d'ajouter: "S'ils sont inquiets, on discute un peu avec eux pour les rassurer".
En 2015, Aymen et deux de ses amis ont porté secours à deux garçons âgés de 19 mois et 5 ans.
Contrairement à Mamoudou Gassama, un Tunisien sans-papiers de 25 ans est sous le coup d'un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français délivrée par la préfecture du Val-d'Oise et ce malgré son héroïsme, relate Le Parisien dimanche 3 juin. En 2015, Aymen et deux de ses amis ont en effet porté secours à deux garçons âgés de 19 mois et 5 ans dans un appartement, dont la cuisine prenait feu, à Fosses (Val-d'Oise). Après avoir quitté les lieux, la mère des enfants avait lancé un appel pour retrouver les héros. Trois semaines plus tard, ils recevaient des mains du maire une médaille de la ville pour acte de bravoure. La préfecture du Val-d'Oise indique être prête à revenir sur le dossierAprès son acte, en 2017, le maire de la ville tente d'intervenir pour qu'il obtienne des papiers. Mais le préfet du Val-d'Oise refuse toute mesure de régularisation. Une décision que conteste le jeune homme devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Pour son avocate, Philippine Parastatis, cette décision est incompréhensible et s'interroge sur la hiérarchie "des actes de bravoure". "Faut-il considérer que sauver un bébé en escaladant un immeuble est plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfants ?" demande t-elle, en faisant référence à la naturalisation de Mamoudou Gassama qui avait escaladé la façade d'un immeuble pour sauver un enfant de 4 ans.Interrogée par Le Parisien, la préfecture du Val-d'Oise indique être prête à revenir sur le dossier.
Rihanna est en deuil. La chanteuse et actrice a fait part de sa tristesse après la mort de son cousin, tué par balles mardi 26 décembre sur l'île de La Barbade.
"Je ne peux pas croire qu'hier encore je te tenais dans mes bras !" Au lendemain de la mort de son cousin, la chanteuse Rihanna a partagé sa vive émotion avec les internautes. Sur son compte Instagram, elle a posté des photos d'elle et de Tavon Kaiseen Alleyne, 21 ans. Le jeune homme a été abattu dans une rue de La Barbade, l'île des Caraïbes où ils ont tous deux grandi, Rihanna et lui. Selon des médias locaux, Tavon Kaiseen Alleyne a été blessé par plusieurs balles dans la soirée du 26 décembre, alors qu'il rentrait chez lui. Transporté à l'hôpital, il est décédé dans la soirée. "Repose en paix cousin...", a commenté la chanteuse éplorée sur Instagram, rapporte LCI. "Je ne peux pas croire qu'hier encore, je te tenais dans mes bras ! Je n'aurais jamais pensé que ce serait la dernière fois que je sentirais la chaleur de ton corps !!! Je t'aime pour toujours !", a-t-elle écrit. Le message se conclut par un hashtag appelant à la fin des violences par armes à feu.
L'ancien chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, tué le 2 mai 2011 par les forces spéciales américaines au Pakistan, est mort en "martyr", a déclaré jeudi le Premier ministre pakistanais Imran Khan, provoquant une vague de réactions hostiles dans le pays.
"Les Américains sont venus à Abbottabad et ont tué Oussama Ben Laden. Il est mort en martyr", a déclaré M. Khan lors d'un discours devant l'Assemblée nationale, où il a mentionné les relations compliquées entre Islamabad et Washington après le raid américain."Après cela, le monde entier nous a insultés (...). Notre allié tue quelqu'un dans notre pays sans même nous en informer", a-t-il poursuivi, qualifiant ces faits d'"humiliation" pour de nombreux Pakistanais.Opposants et défenseurs des droits de l'Homme ont immédiatement fait part de leur indignation."Imran Khan a truqué l'histoire en déclarant aujourd'hui qu'Oussama Ben Laden est un martyr", a réagi Khawaja Asif, le ministre des Affaires étrangères du précédent gouvernement, devant le parlement."Les musulmans du monde entier se battent contre la discrimination qu'ils subissent en raison du terrorisme récent. Et notre Premier ministre aggrave la situation en qualifiant OBL [Oussama Ben Laden] de martyr de l'Islam", a tweeté Meena Gabeena, une défenseure des droits de l'Homme.Le ministre des Technologies, Fawad Chaudhry, a tenté de défendre le Premier ministre, en invoquant le fait que "sa langue avait fourché".Les martyrs sont vénérés dans l'Islam. Ce terme est généralement utilisé pour les personnes qui meurent ou sont tuées alors qu'elles sont au service de la religion.Pendant des années, le Pakistan a officiellement nié savoir que le fondateur d'Al-Qaïda se cachait sur son territoire jusqu'à ce qu'il soit abattu lors d'un raid nocturne sur une ville de garnison au Nord d'Islamabad, ce qui a suscité des allégations de collusion entre les autorités et Al-Qaïda. En 2019, Imran Khan avait toutefois déclaré lors d'un voyage aux États-Unis que le renseignement militaire pakistanais avait fourni à Washington une piste qui avait permis de débusquer Ben Laden.Asad Durrani, ex-directeur du renseignement militaire, a également déclaré sur Al Jazeera en 2015 que cette agence savait probablement où le cerveau du 11-Septembre se cachait et espérait l'utiliser comme monnaie d'échange avant qu'il ne soit tué.Imran Khan a longtemps été affublé au Pakistan du sobriquet de "Taliban Khan" pour sa volonté maintes fois répétée de négocier avec les talibans.
La première dame sera sur le terrain du Stade de France le 12 septembre prochain dans le cadre d'un match caritatif, indique "Challenges".
Si Emmanuel Macron est fan de football, n'hésitant pas à être (très) expressif lors de la victoire des Bleus en Coupe du Monde le 15 juillet dernier, cette fois-ci c'est son épouse, Brigitte Macron qui est au centre d'une actualité footballistique. En effet, le magazine "Challenges" a indiqué que la première dame allait donner le coup d'envoi d'une rencontre. Cette dernière verra s'affronter le Variétés club de France à l'équipe des parlementaires. Le Variétés est une équipe composée d'anciens joueurs professionnels et de personnalités, sous le management du journaliste sportif Jacques Vendroux, également fondateur de l'institution. 500 jeunes dans les tribunesSelon Closer, c'est le journaliste de Radio France qui a invité le première dame. Ainsi, la rencontre caritative se disputera au profit de l'association Pierre Deniker qui oeuvre pour l'insertion des personnes autistes, entre autres. L'une des causes auxquelles tient Brigitte Macron. Prévue le 12 septembre au Stade de France, dans le cadre des 20 ans de l'enceinte historique de France 98, la rencontre accueillera 500 jeunes en tribunes, issus de la Seine-Saint-Denis, et ce à la demande de Brigitte Macron, indique Closer. Le coup d'envoi est programmé à 18h30.
Les agents ont été percutés par le conducteur d'un scooter qui a refusé d'obtempérer. L'un des policiers a été grièvement blessé.
Le suspect a fait mine de s'arrêter, avant d'accélérer et de foncer sur les agents de police. Il était à peu près 10 heures ce samedi 1er août lorsque le conducteur d'un scooter est contrôlé à 105 km/h au lieu des 50 réglementaires. Le chauffard est alors prié de s'arrêter par trois motards de la police, qui étaient positionnés avenue des Moulins à Montpellier, près du Conseil départemental de l'Hérault, rapportent nos confrères de France Bleu Hérault.C'est à ce moment-là qu'il a fait semblant de ralentir en se dirigeant vers eux, juste avant de foncer dans leur direction, affirme la police. Le suspect percute alors violemment deux des trois agents présents sur place. L'un d'entre eux a été gravement blessé aux jambes et au dos, l'autre à la hanche, au fémur et au dos, selon France 3. Tous deux ont été transportés à l'hôpital Lapeyronie à Montpellier. Le troisième policier est quant à lui plus légèrement blessé, à la main. C'est lui qui a réussi à intercepter le suspect.Un nouvel incident qui a fait réagir le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur Twitter dans l'après-midi. Dans son message, il a rappelé son "soutien total à (nos) agents qui agissent au quotidien pour (nous) protéger." Il a par ailleurs qualifié ces "faits d'inacceptables."L'auteur des faits, un jeune homme âgé de 25 ans, a donc été interpellé et sera placé en garde à vue après avoir été examiné par les médecins. Il a en effet été légèrement blessé lors des faits, selon actu.fr. Peu d'informations ont été divulguées à son sujet. Seul élément connu : il était en défaut de permis et d'assurance au moment de son arrestation. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale de l'Hérault.
Depuis des décennies, des téléphones en plastique à l'effigie du célèbre chat de bande dessinée s'échouaient sur les côtes bretonnes. Une association en a retrouvé l'origine.
"Le mystère est résolu, nous avons trouvé notre trésor". Une association de nettoyage des plages du littoral breton a mis un terme au mystère qui englobait une étrange pollution marine, sur les côtes de Bretagne. Des téléphones Garfield s'échouaient régulièrement en bord de mer, au gré des marées. "Les anciens ont souvenir d'un échouement, possiblement dans la rade de Brest toute proche, sans pouvoir le dater précisément", explique une bénévole de l'association Ar Viltansoù.Le secret était bien gardéL'origine de la cargaison a été découverte dans une grotte marine, située à la pointe du Finistère. L'endroit, accessible seulement à basse mer lors des grandes marées, abrite le fameux conteneur rempli de téléphones. Sa localisation a été révélée par un agriculteur, qui a fini par "lâcher" son secret. "Il fallait vraiment bien connaître le coin" explique ainsi René Morvan, à franceinfo."On a trouvé un conteneur échoué dans une faille. Il était ouvert. Beaucoup de choses étaient parties mais il y avait un stock de téléphones", a t-il décrit. Sur la base de ce témoignage, une expédition a pu être lancée par "Ar Viltansoù", dans les falaises de Plouarzel. Les bénévoles sont tombés sur un "cimetière" de téléphones et de composants électroniques endommagés. "Derrière cette figure sympathique de Garfield, il y a une pollution plastique qui ne se dégrade pas dans l'océan et que nous allons encore subir durant des années", constate la présidente de l'association, craignant que leur tâche soit loin d'être achevée. "Si on regarde la carte des courants et la localisation de certaines plages où l'on retrouve des téléphones Garfield, on peut se poser la question de savoir s'il n'y a qu'un seul conteneur échoué".
Malgré la pandémie de nouveau coronavirus, des dizaines de milliers de personnes dans le monde ont battu le pavé samedi pour exprimer leur ras-le-bol du racisme et des brutalités policières après la mort du Noir américain George Floyd, asphyxié par un policier blanc.
Du Royaume-Uni à l'Australie, en passant par la France et la Tunisie, les manifestants ont bravé les appels des autorités à rester chez soi en raison de la crise sanitaire dans un mouvement de protestation inédit qui s'est greffé sur celui ayant embrasé les Etats-Unis. Après plusieurs heures de rassemblement pacifique, des incidents ont éclaté en fin de journée aux abords de Downing Street, dans le centre de Londres. Des projectiles comme des bouteilles ont été lancés sur la police qui a chargé à cheval pour tenter de disperser les manifestants. Rassemblés auparavant près du Parlement non loin, des milliers de personnes, le visage souvent recouvert d'un masque, mais sans forcément respecter les règles de distanciation, avaient brandi des pancartes reprenant le slogan "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent).Pour Tammy Turvy, qui travaille dans le secteur éducatif, il est "important" de se mobiliser contre "toutes les atrocités", notamment pour "ceux qui sont morts aux mains des autorités" dans le monde. - Une autre "pandémie" -"Le Royaume-Uni n'est pas innocent", ont dénoncé les manifestants, tambours battants. Ils ont aussi observé une minute de silence, agenouillés et poings levés, avant de se diriger pour certains vers l'ambassade des Etats-Unis, salués par les klaxons des automobilistes.Comme dans la capitale britannique, ils étaient des milliers à Manchester (Nord-Ouest) pour "en finir avec le racisme", une autre "pandémie". Inspiré par le tragique événement, le célèbre street artiste Banksy a dévoilé sur Instagram une nouvelle œuvre, où l'on voit une bougie veillant à côté d'une photo d'une personne noire mettre le feu au drapeau américain. "Les personnes de couleur sont abandonnées par le système. Le système blanc", déplore-t-il.- Procureur légèrement blessé -En Australie, premier pays à ouvrir le bal international de l'indignation samedi, des milliers de personnes ont manifesté à travers le pays, brandissant des banderoles "Je ne peux pas respirer", en référence à la plainte prononcée par George Floyd, dont le cou a été obstrué pendant près de neuf minutes par le genou du policier qui l'avait arrêté pour un délit mineur. Pour les organisateurs, cette affaire trouve de nombreux échos dans leur pays: ils souhaitaient dénoncer aussi le taux d'emprisonnement très élevé parmi les Aborigènes, et les morts - plus de 400 ces trente dernières années - de membres de cette communauté alors qu'ils étaient détenus par la police.En France, où le drame américain a ravivé le souvenir d'Adama Traoré, un jeune homme noir mort en 2016 après une interpellation par des gendarmes, des actions qui ont rassemblé au total plus de 23.000 personnes selon la police ont été organisées dans plusieurs villes pour dénoncer le "racisme" et "l'impunité" qui règneraient au sein des forces de l'ordre. A Metz, la fin de la manifestation a été marquée par des incidents et le procureur de cette ville de l'Est a été légèrement blessé. A Paris, malgré l'interdiction des autorités, plusieurs milliers de personnes ont réclamé "Justice pour tous" près de l'ambassade américaine, dont elles ont été tenues à l'écart par les forces de l'ordre déployées en masse.Mahmoud, danseur noir de 29 ans, voit dans ces mobilisations un "petit espoir de faire changer les choses" et de faire reculer un racisme dont il se dit régulièrement victime. En Allemagne, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans l'après-midi partout dans le pays. Les joueurs du Bayern Munich, le leader du championnat, ont également témoigné leur solidarité en s'échauffant samedi avec un t-shirt portant l'inscription "Carton rouge contre le racisme - BlackLiveMatters", avant le match de Bundesliga contre Leverkusen.Sur la place centrale de Turin (Nord de l'Italie), des jeunes manifestants ont observé huit minutes de silence tandis qu'à Tunis, environ 200 personnes ont réclamé de pouvoir "respirer" face au racisme, qui "étouffe" dans ce pays où des migrants de l'Afrique subsaharienne affirment souvent être victimes d'agressions verbales et physiques. A Varsovie, un millier de personnes, souvent jeunes et vêtues de noir, ont été rejointes par le candidat de la gauche à la présidentielle, Robert Biedron, le visage masqué.Au Canada, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Toronto, pour la seconde journée consécutive. Des manifestations ont aussi eu lieu dans d'autres villes canadiennes, dont Saint-Jean de Terre Neuve. Une manifestation de grande ampleur est prévue dimanche à Montréal.
"Il y a une sorte d'effet ciseau, vous dépensez plus et vous avez moins de recettes fiscales parce qu'il y a moins d'activité", a-t-il souligné.
C'est le chiffre prévu dans le dernier budget rectificatif en date. Mais la dette française va "très certainement" dépasser le seuil de 115% du produit intérieur brut, a déclaré dimanche 24 mai Gérald Darmanin. "Ce sera plus que les 115% très certainement", a déclaré le ministre de l'Action et des Comptes publics dans l'émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Le ministre s'est toutefois refusé à donner une estimation plus précise: "ce sont des choses trop importantes pour pouvoir faire des commentaires avec le doigt mouillé", a-t-il dit, alors que les 115% sont prévus par le dernier budget rectificatif en date."La dette, c'est à la fois les dépenses que l'on fait, et on en fait beaucoup, et les recettes qu'on n'a pas. Dans cette crise il y a une sorte d'effet ciseau, vous dépensez plus et vous avez moins de recettes fiscales parce qu'il y a moins d'activité", a-t-il encore expliqué."Ce qui est certain, c'est que nous avons choisi l'endettement, qui est préoccupant, contre la faillite qui aurait été désastreuse", a ajouté Gérald Darmanin. Interrogé sur les solutions envisagées par le gouvernement pour rembourser cette dette, le ministre a exclu toute hausse d'impôts : "ce n'est pas le choix du gouvernement" car "on découragerait les entreprises, les salariés à consommer, à investir", a-t-il dit.Autre possibilité, réduire drastiquement les dépenses, mais "on voit bien que, s'il faut faire attention à l'argent public, réduire drastiquement les dépenses au moment où il faut faire un plan hôpital et revaloriser les infirmier, les infirmières, au moment où il faut soutenir l'économie, ce ne serait pas raisonnable", a-t-il poursuivi. "Soit on choisit la troisième voie, qu'a choisie le président de la République depuis trois ans, il fait confiance aux acteurs économique et la croissance crée la richesse qui permet de rembourser cette dette", a-t-il fait valoir.
À partir de ce vendredi, les candidats potentiels à la primaire à droite et au centre pour la présidentielle de 2017 peuvent officiellement glaner les soutiens d'élus. Pour pouvoir concourir, il leur faut recueillir le soutien de 2.500 adhérents et de 250 élus, dont 20 parlementaires.
Alors que la course à 2017 compte désormais une nouvelle candidate - Rama Yade, qui s'est déclarée jeudi au 20 Heures de TF1 -, la Haute autorité chargée d'organiser la primaire publie son guide électoral ce vendredi 22 avril. Elle met aussi les formulaires de parrainage à disposition des élus. La présidente de l'instance chargée d'organiser le scrutin, Anne Levade, a présenté ce vendredi le guide qui réglementera l'élection des 20 et 27 novembre prochains. Après la "charte" de la primaire, qui contenait les grands principes, ce guide d'une vingtaine de pages est en quelque sorte le "code électoral des opérations de la primaire", explique Anne Levade. Au besoin, il pourra être modifié si un nouveau parti participe au processus, ou en cas de changements des règles nationales sur l'élection. "Nous travaillons en totale indépendance", assure cette juriste, ce vendredi depuis les locaux de la Haute autorité, situés non loin du siège des Républicains (LR), dans le XVe arrondissement de Paris. La Haute autorité pourra "sortir des cartons jaunes" sous la forme de "recommandations générales" ou "d'observations individuelles". Mais elle "n'a aucun pouvoir de sanction", précise sa présidente. - Être parrainé par 250 élus et 2.500 adhérents -Pour qu'une candidature soit validée, il faut réunir les parrainages de 250 élus, dont 20 parlementaires, issus de 30 départements, ainsi que les signatures de 2.500 adhérents. C'est la raison pour laquelle il devrait y avoir beaucoup moins de candidats que la grosse dizaine annoncée. Thierry Solère, chargé de l'organisation de la primaire, table ainsi sur 5 ou 6 candidats. Le député des Hauts-de-Seine juge "difficile d'en avoir plus que ça", compte tenu des exigences de parrainages. Les formulaires sont disponibles et téléchargeables à compter de ce vendredi. Ils pourront être renvoyés à la Haute autorité au fur et à mesure. Les candidatures doivent être envoyées d'ici au 9 septembre, et seront publiées le 21 septembre, après vérification de leur "régularité". La campagne officielle aura lieu du 21 septembre au 25 novembre.Le code électoral de la primaire stipule que chaque candidat doit signer la charte des valeurs de la droite et du centre, et s'engage à soutenir le vainqueur et "à prendre part à sa campagne".- Combien coûte la primaire - Combien coûtera la primaire ? "Entre 5 et 8 millions d'euros", selon Mme Levade. Et c'est la location des 10.337 bureaux de vote qui représente pour l'instant le plus gros poste de dépenses. Ce coût a été budgété de manière volontairement "prudente", précise la présidente de la Haute autorité. L'organisation du scrutin est "pré-financée" par Les Républicains, à hauteur de 5 millions d'euros, qui seront remboursés avec les recettes de la primaire (2 euros par votant à chaque tour). Chaque candidat doit faire campagne avec l'argent qu'il a lui même collecté. "Le plafond (de la campagne officielle) sera fixé dans les prochaines semaines", précise encore Mme Levade. Les comptes de campagne des candidats seront rendus publics en décembre 2016. Charge ensuite au vainqueur d'inscrire dans ses comptes ce qui ressort de la campagne présidentielle, sachant que ce compte de campagne a débuté le 1er avril."Pour être candidat à la primaire de la droite et du centre, il ne suffit pas de le dire. C'est pas celui qui dit qui y est. Il faut avoir des parrainages", a souligné M. Solère ce vendredi sur Sud Radio et Public Sénat. 11 candidats sont d'ores et déjà sur les rangs : François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Hervé Mariton, Nadine Morano, Jacques Myard, Geoffroy Didier, Frédéric Lefebvre et Jean-Frédéric Poisson. Nicolas Sarkozy, lui, pourrait se déclarer à la fin de l'été. window.pvp_026e7d54443908348b047477560cfee0 = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x468ugd", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT0000019rwPE/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_026e7d54443908348b047477560cfee0", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
La cheffe de file de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, a défié vendredi le président Alexandre Loukachenko en affirmant que le peuple bélarusse n'"acceptera jamais plus" son leadership, alors que le pouvoir a lancé des poursuites contre l'opposition.
"Le président devrait savoir maintenant que nous avons besoin d'un changement", a déclaré Svetlana Tikhanovskaïa à des journalistes à Vilnius, dans sa première intervention depuis qu'elle s'est réfugiée en Lituanie le 11 août. Le peuple bélarusse "n'acceptera jamais plus le leadership actuel", a-t-elle assuré. L'opposante, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 9 août et dénonce des fraudes, "espère que le bon sens l'emportera, que les gens seront entendus et qu'il y aura des nouvelles élections".Elle a précisé qu'elle rentrera au Bélarus quand elle se "sentira en sécurité", alors que les autorités bélarusses ont entamé jeudi des poursuites pour "atteinte à la sécurité nationale" à l'encontre du "conseil de coordination" formé par l'opposition pour promouvoir la transition politique après l'élection du 9 août. Deux membres de ce conseil, l'avocat Maxim Znak et Olga Kovalkova, ont en retour déposé plainte auprès de la Cour suprême pour non-reconnaissance des résultats des élections, selon une porte-parole de Mme Tikhanovskaïa.Maxim Znak s'est présenté vendredi matin aux autorités à Minsk pour être interrogé. "Tous pour un et un pour tous!", se sont exclamés des manifestants à son arrivée.L'opposition rejette les résultats de la présidentielle, qui ont donné M. Loukachenko gagnant avec 80% des voix. Le président, qui fait face à des manifestations quotidiennes et un mouvement de grève déclenché à l'appel de l'opposition, a assuré vendredi qu'il allait "résoudre le problème". "Et croyez-moi, dans les jours qui viennent, ça sera résolu", a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse publique Belta.- "Résister à notre tyran" -Dans la soirée, des milliers de personnes se sont à nouveau rassemblées à Minsk, formant une vaste chaîne humaine depuis un mémorial aux répressions staliniennes jusqu'à la prison d'Okrestina, où on été incarcérées des manifestants arrêtés, dont de nombreux ont témoigné de sévices. Les forces de sécurité étaient présentes mais n'ont pas dispersé la foule."C'est une action de solidarité contre les détentions et la violence, la majorité a voté contre Loukachenko, c'est un président illégitime (...) l'ennemi de notre peuple", a dénoncé Artur, un technicien de 32 ans. "Nous devons résister à notre tyran".Svetlana Tikhanovskaïa, professeur d'anglais de 37 ans novice en politique, qui a bouleversé la campagne présidentielle au Bélarus en rassemblant des foules inédites à ses meetings, juge aussi que les Bélarusses "ne pourront jamais pardonner et oublier toute la violence dont ils ont été la cible"."Tout le monde éprouve de la crainte aujourd'hui dans notre pays, mais c'est notre mission de surmonter cette peur et d'aller de l'avant", a-t-elle souligné.L'UE a rejeté mercredi les résultats de la présidentielle et promis des sanctions supplémentaires contre les responsables bélarusses à l'origine de "violences, de répressions et de fraudes électorales".Dans une lettre, le ministre des Affaires étrangères bélarusse Vladimir Makeï a demandé à ses homologues européens de ne pas imposer de sanctions à son pays, selon le ministère. "Nous ne pourrons pas considérer cela autrement que comme des actions inamicales (...) et nous ne pourrons pas laisser cela sans réponse", a-t-il écrit.L'attitude de la Russie, plus proche allié et partenaire économique du Bélarus, sera essentielle à l'issue de la crise. Moscou a jusqu'à présent surtout mis en garde contre toute "ingérence étrangère" dans les "affaires internes" de son voisin.- "Intimidation" -Depuis Vilnius, Mme Tikhanovskaïa a appelé les travailleurs en grève à se concerter avec le conseil de coordination."La création du conseil de coordination", constitué dans la continuité du mouvement de protestation historique exigeant le départ d'Alexandre Loukachenko, "a pour but de négocier une passation du pouvoir sans heurts", a expliqué l'opposante.Le président bélarusse y voit une tentative de "s'emparer du pouvoir" et a menacé de "refroidir certaines têtes brûlées" en son sein.L'Union européenne a dénoncé vendredi les poursuites engagées par les autorités bélarusses contre ce conseil, qualifiant cette attitude d'"intimidation fondée sur des motifs politiques" et appelant "les autorités bélarusses à mettre fin à cette enquête et à reprendre le dialogue".L'Onu s'est dite "extrêmement préoccupée" par le sort d'une centaine de manifestants arrêtés, même si des milliers d'autres ont été relâchés."Nous appelons les autorités du Bélarus à libérer immédiatement tous ceux qui ont été arrêtés arbitrairement ou illégalement", a dit Elizabeth Throssel, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH).
Une magistrate des Hauts-de-Seine et plusieurs complices présumés ont été mis en examen au mois de décembre pour avoir organisé ce faux mariage, explique Europe 1.
Les déceptions amoureuses peuvent parfois pousser certains à concevoir des vengeances pour le moins inattendues. C'est par exemple le cas, comme le révèle Europe 1, d'une juge éconduite qui, pour empêcher son ancien compagnon de refaire sa vie, l'a purement et simplement épousé à son insu grâce à l'aide de plusieurs complices, dont sa fille. Présentée par Europe 1 comme une "ancienne conseillère justice auprès d'une ministre", la magistrate de 58 ans a visiblement très mal vécu le fait que son compagnon la quitte pour la soeur de cette ministre. Une rupture qui l'a poussée à manigancer un faux mariage en 2019 à Saint-Denis de la Réunion, où elle était en poste. Une série de faux documents et un complice jouant le rôle du marié ont suffi à la cinquantenaire pour faire enregistrer très officiellement cette union fictive.Jusqu'à 15 ans de prison et 225 000 euros d'amendeRappelée en métropole (dans les Hauts-de-Seine) par son métier, elle n'a pas pu très longtemps éviter que le subterfuge soit découvert, son ex-compagnon ayant eu vent, à son plus grand étonnement, de son récent "mariage". Une fois la mascarade mise au jour, la juge et ses acolytes ont été placés en garde à vue en décembre dernier, puis mis en examen et poursuivis pour "faux et usage de faux en écriture publique ou authentique par personne dépositaire de l'autorité publique" et "obtention et usage de faux documents administratifs".Un acte de rancune qui pourrait coûter cher à la juge, Europe 1 précisant que de tels délits sont passibles de la cour d'assises et d'une peine pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison et 225 000 euros d'amende.
Dans la nuit du 27 décembre, les urgences de l'hôpital des Sables-d'Olonne (Vendée) ont dû fermer leurs portes en raison du manque de praticiens.
Les portes du service des urgences sont restées closes à l'hôpital des Sables-d'Olonne (Vendée), vendredi 27 décembre 2019. En cause, l'absence de médecins, comme le révèle France Bleu Loire Océan. Seul était disponible un jeune médecin qui ne pouvait assurer seul une nuit de garde. Le problème provient du recrutement, qui n'a pas permis de combler un départ à la retraite, une mutation et des mobilités. Ou plutôt le manque de recrutés potentiels. "Il n'y a aucun médecin au chômage", explique le docteur Christophe Le Gal, chef du service des urgences des Sables-d'Olonne.Les jeunes médecins préféreraient, toujours selon le Dr Le Gal, faire de "l'intérim médical". Des intérims qui leur permettraient de toucher jusqu'à 2.000 euros la nuit. "Le fait de pouvoir vivre très correctement de l'intérim médical fait naître des convoitises parmi les jeunes praticiens qui préfèrent en effet choisir une rémunération bien supérieure et des établissements où l'activité est moindre. Ça leur permet d'avoir plus de temps libre."Un casse-tête pour l'instant insoluble dans ces établissements travaillant à flux tendu. Une dizaine de postes de médecins sont toujours vacants, sans aucune candidature de jeune praticien.
TÉMOIGNAGE. Un incendie s'est déclaré le dimanche 19 août dans un immeuble d'habitation d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), blessant grièvement sept personnes dont cinq enfants.
Un homme a expliqué sur RTL comment il était entré dans le bâtiment pour secourir une "jeune fille apeurée"."J'étais en train de boire un café à la terrasse d'à côté et j'ai entendu des cris", explique Steeve à la radio. "Il n'y avait qu'une chose à faire : défier les flammes", ajoute-t-il, précisant s'être "mis des couvertures dessus" avec d'autres personnes et être "entré par la porte avant". "Des scènes d'horreur"L'homme explique être monté à l'étage et avoir "vu des scènes d'horreur". "Une mère de famille attendait sa mort allongée sur son lit au milieu des flammes", raconte-t-il, parlant d'"une image effroyable". "J'ai sorti une jeune fille apeurée, qui avait beaucoup de brûlures sur les mains. Sa peau était noire". Au total, 22 personnes ont été blessées, brûlées ou intoxiquées, dont sept grièvement.Le bâtiment, abritant une supérette au rez-de-chaussée et censé servir uniquement de commerce, n'avait "aucune autorisation" pour servir de logement, a déclaré lundi la maire communiste de la ville, Meriem Derkaoui. "Pour nous, c'est un bail commercial", a-t-elle insisté. Plusieurs riverains avaient indiqué dimanche à l'AFP qu'une famille résidait à l'étage de ce petit immeuble aux allures de maison situé dans le quartier Marcreux, à 400 mètres de la mairie. La maire a salué les policiers, arrivés avant les pompiers, qui sont intervenus "presque à mains nues" pour évacuer les habitants. Dix d'entre eux ont été légèrement blessés, comme six autres personnes. Le ministre et le secrétaire d'Etat, Julien Denormandie, ont aussi remercié "les jeunes d'Aubervilliers qui sont intervenus courageusement pour venir en aide aux victimes". La sûreté départementale est chargée d'enquêter sur les circonstances du sinistre.Ce grave incendie est le deuxième à Aubervilliers en moins d'un mois. Le 30 juillet, un incendie survenu au 17e étage d'un immeuble HLM de la commune avait provoqué la mort d'une mère de 33 ans enceinte et de ses trois enfants âgés de 18 mois à 6 ans. Neuf personnes avaient été blessées. Département francilien le plus touché par l'habitat indigne (7,5% du parc privé, avec des pics à 40% près de Paris), la Seine-Saint-Denis a intensifié depuis un an sa lutte contre les marchands de sommeil, dont plusieurs ont été condamnés récemment à de la prison ferme. Le gouvernement a récemment décidé de porter de cinq à dix milliards d'euros l'enveloppe allouée à la rénovation urbaine dans les 480 quartiers concernés en métropole.
Les préfètes des deux départements ont pris les devants face au risque de feux en actionnant la vigilance Orange. Une vigilance maintenue dans les Landes, précise 20 Minutes.
Après les feux qui ont touché plusieurs départements français ces derniers jours, plus aucun risque n'est pris dans les départements où les massifs forestiers sont potentiellement à risque. Comme l'indique Sud Ouest, c'est le cas de la Gironde et du Lot-et-Garonne. Les préfètes des deux départements ont décidé de les placer en "vigilance orange" pour "feux de forêt". C'est le niveau 3 sur 5 qui est appliqué ici, considéré comme élevé. La mesure sera effective à partir de ce mercredi 5 août à minuit. Comme le confirme 20 Minutes, la vigilance orange est maintenue dans les Landes "a minima jusqu'au vendredi 7 août". Elle l'est depuis le mercredi 29 juillet. Des décisions prises notamment à cause des conditions météorologiques, en particulier des fortes chaleurs à venir. Les préfètes ont aussi pu compter sur le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), Météo France et l'association de défense contre des forêts contre les incendies (DFCI) pour prendre leur décision. La surveillance sera ainsi renforcée dans le Massif des Landes et de la Gascogne. Nombreuses interdictions Qui dit vigilance orange, dit interdictions : pas de feu jusqu'à 200 mètres des zones. Il est également prohibé de jeter des allumettes, des mégots ou des débris incandescents ainsi que pratiquer du camping. Autres éléments dissuasifs selon l'arrêté : la circulation et le stationnement des véhicules à moteur "entre 14h et 22h sur les pistes forestières, chemins ruraux, chemins d'exploitation et pistes cyclables". Il faudra avoir une autorisation pour s'y rendre. Pas non plus "d'activités d'exploitation forestière, de travaux sylvicoles, de génie civil, de service, de carbonisation ou de sciage". Enfin, les activités ludiques et sportives sont aussi interdites en dehors des bases de loisirs. Ce week-end, 250 hectares ont brûlé au sud de la Gironde et 165 hectares près d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques). En Ardèche, 70 hectares de végétation sont parties en fumée à Saint-Marcel-lès-Annonay.
INSOLITE. Vendeur de cigarettes électroniques dans la région de Charleroi, Didier a contacté la police après avoir demandé à ses braqueurs de revenir plus tard dans la journée.
Les enquêteurs n'y croyaient pas, et pourtant les malfrats sont bel et bien revenus à l'heure dite.C'est une scène improbable qui s'est déroulée ce week-end à Montignies-sur-Sambre, dans la région de Charleroi, en Belgique. Samedi 20 octobre, alors qu'il travaillait dans sa boutique de cigarettes électroniques, Didier a eu la mauvaise surprise de voir débarquer six braqueurs dans l'après-midi. "Ils m'ont montré des armes et m'ont fait comprendre que j'étais en plein braquage", raconte-t-il à RTL Info.Il leur propose de revenir à 18h30, quand la caisse sera pleine. "Je leur dis clairement que ce n'est pas à 15 heures qu'on braque un commerce. C'est comme s'ils allaient chez un livreur à 5 heures du matin pour lui braquer sa monnaie. Je leur dis que c'est à 18h30 qu'il faut me braquer : 'Tu vas me prendre 1.000 balles, si tu reviens le soir, tu vas peut-être me prendre plus'", confie-t-il. Et ça marche. "Je n'étais pas tombé sur des lumières"Didier appelle alors la police. "Ils me disent : 'Monsieur, ils ne vont jamais revenir, ce n'est pas possible'. Je leur réponds : 'Je pense que oui'". "Je n'étais pas tombé sur des lumières", précise-t-il. Et en effet, les voleurs reviennent... mais à 17h30. "Je l'engueule en lui disant : 'Il faut t'acheter une montre. 17h30, c'est pas 18h30, dégage!". Ils repartent alors pour revenir à l'heure dite. À leur retour, la police les attend. Cinq personnes ont finalement été interpellées, dont un mineur. Ils risquent tous de la prison ferme pour braquage à main armée.L'histoire aurait pu mal tourner, alerte le procureur de division du parquet de Charleroi Vincent Fiasse. "On peut très bien avoir une scène de ce genre là qui dégénère avec une prise d'otage", prévient-il.
Le président du Conseil scientifique a fait sa rentrée à l'antenne de Franceinfo. "On va pas pouvoir rester comme ça", prévient-il.
Après un été de relative accalmie, la rentrée fait planer le spectre d'une flambée de l'épidémie de Covid-19 en France. Plus de 4.500 nouveaux cas ont ainsi été enregistrés au cours des dernières 24 heures, selon les chiffres publiés dimanche 23 août par Santé Publique France. Au total, 4.897 nouveaux diagnostics positifs ont été enregistrés, contre 3.602 samedi."On est dans un équilibre fragile. Le nombre de contaminations a augmenté depuis début août. Il n'y a pas qu'en France". Cette résurgence des cas, "ce n'est pas la deuxième vague !", estime le professeur Jean-François Delfraissy. "C'est toujours la première mais avec une perte des mesures de distanciation trop importante. On va pas pouvoir rester comme ça !", met-il en garde lundi 24 août. "C'est la même vague qui reprend parce qu'on a perdu les mesures de distanciation sociale". Le président du Conseil scientifique rappelle néanmoins qu'il "n'y a pas que des éléments négatifs". "Quand on serre les boulons en termes de distanciations, notre avenir est dans nos mains". L'épidémiologiste évoque ainsi les mesures décidées au niveau régional en Mayenne, Guyane ou à Barcelone, en Espagne, où la flambée des cas a été contrôlée. "Nous n'avons que des mesures de santé publique à proposer. On a ni médicament ni vaccin. Notre avenir, il est dans nos mains !", souligne-t-il. "L'enjeu de la rentrée, c'est les 20 grandes villes françaises"Quant à la question de savoir le virus a changé, "je ne sais pas", répond-il. Depuis plusieurs semaines, le nombre de cas positifs augmente significativement, bien plus vite que la courbe de admissions en réanimation, qui reste faible même si elle augmente. De quoi envisager un virus "moins dangereux" ? "C'est une mutation qu'on a constaté il y a déjà trois mois. Je pense qu'on a pas de quoi le dire", répond Jean-François Delfraissy. "Dans ces grandes pandémies, il y a des fluctuations. (...) Il peut y avoir des virus qui s'atténuent au fil du temps", ajoute t-il.Le retour des élèves sur le chemin de l'école est en outre accueilli favorablement. "Il faut que la rentrée puisse se passer. Il y aura des contaminations à l'école, et on va les gérer. Il faut qu'on rentre dans cette stratégie de gestion de risques, et vous le savez, il n'y a pas de risque zéro. On est rentré dans une sorte de maladie chronique. Il faut qu'on apprenne" à vivre avec", estime t-il, évoquant une stratégie de "gestion de risque".Selon Jean-François Delfraissy, l'effort doit se concentrer sur les grands bassins de population. "L'enjeu de la rentrée, c'est les 20 grandes villes françaises", martèle t-il, ces zones regroupant "le maximum de travail, d'enfants, de transports". Les autorités de plusieurs métropoles ont décidé de la généralisation du port du masque obligatoire, à l'instar de Toulouse ou Nice. "C'est une bonne initiative. Faisons confiance aux territoires, aux maires des grandes villes et ARS" (Agences régionales de santé), estime Jean-François Delfraissy. "Je suis pour laisser aux maires des grandes villes une sorte de fluidité. Laissons aux territoires la possibilité de discuter".
En Haute-Savoie samedi 28 septembre, un automobiliste a mortellement percuté deux cyclistes, parmi lesquels Gaëlle Voiry, Miss France en 1990. Le chauffard était ivre.
Ils ne seront jamais revenus de leur randonnée à vélo autour du lac Léman. Samedi soir vers 20h30 à Chens-sur-Léman, en Haute-Savoie, un couple d'amis qui circulait à vélo a été percuté par une voiture, selon Le Dauphiné libéré.L'homme, âgé de 52 ans et résidant à Megève, est mort sur le coup. La femme, âgée de 50 ans, habitait Combloux. Il s'agissait de Gaëlle Voiry, élue Miss France en 1990. Découverte par les secours en détresse cardio-respiratoire, elle a succombé peu avant 22 heures après plusieurs tentatives de réanimation, précise le quotidien.Indemne, l'automobiliste a été placé en garde à vue par les gendarmes de Douvaine qui, avec les techniciens d'investigation d'Annecy, ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du drame. Le conducteur âgé de 44 ans venait de doubler une voiture sur la RD 1005 à la sortie de Douvaine, d'où il était originaire, et il aurait percuté les deux cyclistes en se rabattant. Des tests d'alcoolémie et de drogue ont été réalisés sur l'automobiliste. Les résultats sont sans appel : une alcoolémie au-dessus du taux autorisé (0,93 grammes d'alcool par litre de sang) et une vitesse excessive, d'après Le Dauphiné libéré. Une information judiciaire pour double homicide a été ouverte avec ces deux circonstances aggravantes retenues.
Une réunion doit se tenir vendredi avec les partenaires sociaux à Matignon pour discuter d'une conférence de financement du système des retraites, un pas en direction de la CFDT, qui réclame que d'ici là soit retirée du projet la question de l'âge pivot.
Une quatrième journée de mobilisation contre la réforme des retraites est organisée ce jeudi 9 janvier à l'appel de la CGT et FO, au 36e jour de grève contre la réforme des retraites. La suite du mouvement sera décidée lors d'une réunion jeudi soir, après la manifestation parisienne.Depuis le début de la crise, des concessions ont déjà été faites par l'exécutif à plusieurs corps de métier (policiers, marins, pilotes...). Mais l'intersyndicale campe sur sa position de retrait pur et simple du texte. L'exécutif tente donc plutôt d'amadouer la CFDT, favorable au principe d'un système "universel" par points unifiant les 42 régimes actuels, mais braquée sur l'âge pivot à 64 ans. Le Premier ministre Édouard Philippe a notamment fait un pas en sa direction en organisant vendredi à Matignon une réunion avec les partenaires sociaux pour discuter d'une conférence de financement du système des retraites, comme le réclame le syndicat réformiste. La CFDT a bien reçu ce "signe d'ouverture", a son secrétaire général Laurent Berger mercredi, tout en jugeant qu'on était "encore loin d'un accord" et d'un "abandon" de l'âge pivot.Invité de BFMTV-RMC jeudi matin, le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a assuré qu'il était "persuadé" de trouver un compromis vendredi. "Ce qui nous rassemble avec la CFDT (et l'Unsa, ndlr) est bien plus important que ce qui nous divise", a-t-il estimé.Le gouvernement va-t-il lâcher du lest et abandonner "l'âge pivot" ? Depuis plusieurs jours, les membres du gouvernement assurent que l'exécutif est ouvert à toutes propositions pour financer le système des retraites. "La proposition du gouvernement c'était de faire un âge d'équilibre qui permettait de ramener le quart des Français qui partent à la retraite après 64 ans vers la frontière de 64 ans", a par ailleurs déclaré jeudi matin M. Djebbari, en utilisant le passé. Une formulation aussitôt repérée par le journaliste Jean-Jacques Bourdin, qui a poussé le secrétaire d'État à se reformuler.
Plusieurs bébés sont nés avec une seule main, un seul avant-bras ou un seul bras, dans trois départements (Ain, Loire-Atlantique, Morbihan) en quelques années. Une concentration de cas qui a conduit l'agence Santé publique France, qui dépend du ministère de la Santé, à ouvrir trois enquêtes.
Mais celles-ci n'ont pas identifié l'origine des handicaps. Deux anciennes ministres de l'Écologie, la centriste Corinne Lepage et l'ex-socialiste Delphine Batho, interpellent la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur "l'attitudes des autorités sanitaires", soupçonnées de vouloir enterrer l'affaire. D'autant que, selon Le Parisien, la chercheuse qui a révélé l'affaire, Emmanuelle Amar, employée dans un laboratoire financé par des fonds public, serait sur le point d'être licenciée. De son côté, le nouveau ministre de l'Agriculture Didier Guillaume estime qu'"il n'y a aucune preuve scientifique" que les pesticides soient la cause de ces malformations.Un nouveau scandale sanitaire se profile-t-il ? Sept bébés souffrants d'"agénésie transverse des membres supérieurs" (absence de formation d'une main, d'un avant-bras ou d'un bras au cours du développement de l'embryon) sont nés dans un périmètre de 17 kilomètres dans l'Ain, autour du village de Druillat, entre 2009 et 2014. En Loire-Atlantique, 3 bébés malformés sont nés autour de Mouzeil entre 2007 et 2008. Dans le Morbihan, dans la région de Guidel, ce handicap concerne 4 enfants nés entre 2011 et 2013. L'agénésie transverse des membres supérieurs représente moins de 150 cas par an en France. Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement ou médicaments). Aucun produit "responsable" des malformationsQuelle est l'origine des malformations dans l'Ain, en Loire-Atlantique et dans le Morbihan ? Mystère, selon l'agence sanitaire Santé publique France, qui a rendu ses conclusions le 4 octobre. Pour l'Ain, "l'analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale, et Santé publique France n'a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations", indique son rapport. "Pour la Loire Atlantique et la Bretagne, l'investigation a conclu à un excès de cas. Cependant, aucune exposition commune n'a été identifiée". Les investigations ont été menées sous deux formes : la recherche statistique d'un excès de cas et une enquête auprès des parents, via des questionnaires. Le but des questionnaires était d'identifier quels produits (pesticides, médicaments, produits ménagers...) auraient pu provoquer les malformations. Conclusion : "On n'a pas d'élément démontré pour dire que tel produit est responsable", a expliqué Jean-Claude Désenclos, directeur scientifique de Santé publique France, quand le rapport de l'agence a été publié. La piste des pesticides pas exploréeL'agence n'a donc pas creusé la piste des pesticides. Pour les cas recensés en Bretagne, "les calendriers d'épandage ne correspondaient pas à la période-clé de fragilité durant la grossesse", justifie l'épidémiologiste Bertrand Gagnière. Concernant l'Ain, la structure basée à Lyon qui avait donné l'alerte pour ce département, le Remera, avait immédiatement contesté ces conclusions. "On tombe des nues", jugeait alors sa directrice générale, l'épidémiologiste Emmanuelle Amar, lors d'un entretien téléphonique avec l'AFP. Le Remera a mené sa propre étude, dans laquelle il conclut que le nombre de cas dans l'Ain est statistiquement significatif. Mais lui et Santé publique France ne s'accordent pas sur la méthodologie.La lanceuse d'alerte sous le coup d'une procédure de licenciement"Il ne suffit pas de dire 'C'est l'environnement, c'est l'agriculture'", juge le Dr Gagnière. "En l'absence d'hypothèses, il ne sert à rien de lancer des recherches tous azimuts : on sait par expérience que ça ne débouche sur aucun résultat." Un argument contesté par Emmanuelle Amar : "Dire 'On n'a pas trouvé la cause, alors on ne la cherche pas' est un raisonnement étrange", objecte-t-elle. "Il peut y avoir un débat scientifique, mais il y a eu une investigation et on ne peut pas considérer que Santé publique France nierait l'existence de signaux", assurait de son côté, le 4 octobre, le directeur général de l'agence sanitaire, François Bourdillon. Cette controverse intervient alors que l'avenir du Remera est menacé, deux des financiers de l'association (la région Auvergne-Rhône-Alpes et l'Inserm) ayant stoppé leur financement. On apprend en outre, vendredi 19 octobre dans Le Parisien, qu'Emmanuelle Amar est sous le coup d'une procédure de licenciement, tout comme les cinq membres de son équipe. "Toutefois, Santé publique France, un autre co-financeur, a annoncé récemment qu'elle pourrait prolonger (les financements)... mais avec une autre équipe", précise le quotidien. "On veut empêcher un lanceur d'alerte de faire son travail"Le Remera a prouvé l'utilité de ses travaux. Il a été fondé en 1973 après le scandale du thalidomide, un anti-nauséeux qui avait fait naître des milliers d'enfants sans bras entre 1957 et 1962. Cette structure a notamment aidé à montrer le lien entre incinérateurs et malformations rénales, et les conséquences possibles de la prise de l'antiépileptique Dépakine pendant la grossesse. De quoi susciter les soupçons de certains. "On veut empêcher un lanceur d'alerte de faire son travail. La décision de l'Inserm a été prise alors qu'Yves Lévy, le mari d'Agnès Buzyn (la ministre de la Santé, NDLR), était à la tête de cet organisme", a déclaré l'ancienne ministre de l'Écologie Delphine Batho jeudi, lors d'une conférence de presse organisée par l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, spécialiste des scandales sanitaires, avec l'ancienne ministre écologiste Corinne Lepage. "On a l'impression que l'État fait tout pour étouffer l'affaire""Je suis profondément troublée par l'attitude des autorités sanitaires, a fait savoir Delphine Batho, citée par Le Parisien. Santé publique France dit assumer de ne pas chercher les causes des malformations survenues chez ces enfants. La ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a la tutelle sur Santé publique France, ne s'exprime pas sur cette question. Que veut-on cacher ? C'est très choquant". Même son de cloche chez Corinne Lepage : "L'attitude de Santé publique France dans cette affaire est inadmissible. Pourquoi ne recherche-t-on pas la vérité dans ce dossier ? Veut-on mettre la poussière sous le tapis ? Il faut au contraire lancer un grand mouvement pour obliger l'État à mettre des registres de détection des malformations dans chaque région", estime l'ancienne ministre. Michèle Rivasi s'indigne également : "Je demande que Santé publique France reconnaisse qu'il a fait une erreur, rapporte le quotidien. Il est incompréhensible qu'il ne prenne pas en compte que les 7 cas d'enfants nés mal formés dans l'Ain l'ont été dans un rayon très réduit de 17 km. Et il faut vraiment chercher les causes : s'agit-il des pesticides ? De produits chimiques ? Du nucléaire ? Ou d'une autre raison ? On a l'impression que l'État fait tout pour étouffer l'affaire." La ministre de la Santé Agnès Buzyn "reste attenti(ve)"Ce dont le gouvernement se défend. Au Parisien, l'entourage d'Agnès Buzyn assure que "la ministre ne veut absolument pas enterrer l'affaire. Personne ne veut fermer les registres de détection des malformations. Mais il y avait un problème avec ce registre-là, le Remera, qui ne fonctionnait pas bien. On ne déjuge pas Santé publique France, mais on reste attentif à l'évolution de ce dossier, bien sûr." Six registres de malformations congénitales existent en France : en Bretagne, à Paris, aux Antilles, à La Réunion et deux en Auvergne-Rhône-Alpes. Coordonnés par l'Agence sanitaire Santé publique France, ils ne couvrent que 19 départements et 19% des naissances. Le Remera est l'un de ces registres. "Aucune preuve scientifique" que les pesticides soient en causeDe son côté, le nouveau ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, estime que "sur la question des bébés sans bras il faut que la science fasse son travail". "C'est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu'il y a des conséquences à l'usage des pesticides ou pas", a-t-il jugé, vendredi sur RTL. "Il y a peut-être des soupçons, mais il n'y a aucune preuve scientifique". Sur la procédure de licenciement de la lanceuse d'alerte, le ministre déclare ne pas savoir "pourquoi il pourrait y avoir ce licenciement. Il s'agit de ne rien étouffer". "Je ne sais pas de quoi il retourne pour cette association, mais le monde comme la France ont besoin de lanceurs d'alertes", estime l'ancien socialiste.
Si la juge d'instruction a "pratiquement la démonstration" de l'implication de Michel Fourniret dans la disparition et l'assassinat de la petite Estelle, le temps presse pour retrouver son corps alors que l'état de santé du tueur en série se dégrade.
Le 9 janvier 2003, Estelle Mouzin, 9 ans, disparaît alors qu'elle rentre de l'école, dans son village de Seine-et-Marne. En août, l'ex-femme du tueur en série Michel Fourniret, Monique Olivier, a avoué que son ex-mari avait enlevé, violé et tué la fillette. Parallèlement, l'ADN partiel d'Estelle Mouzin, mêlé à d'autres traces, a été identifié sur un matelas saisi en 2003 dans une maison de Ville-sur-Lumes qui a appartenu à la soeur de Michel Fourniret. Selon le père de la fillette Eric Mouzin, la juge d'instruction Sabine Kheris "a pratiquement la démonstration de l'implication du couple" formé par Monique Olivier et Michel Fourniret dans la disparition et l'assassinat d'Estelle. "Michel Fourniret formule rarement des aveux de façon explicite et intelligible, c'est toujours des phrases à double négation et compliquées à déchiffrer", a expliqué l'homme vendredi 4 septembre sur franceinfo. Aujourd'hui, s'"il manque bien sûr le corps" de la petite Estelle, "la présence d'ADN et d'autres éléments matériels en cours de vérification devraient permettre de confirmer l'implication du couple". Il y a une véritable "course contre la montre pour retrouver le corps d'Estelle", a indiqué Eric Mouzin ajoutant que l'état de santé de Michel Fourniret "se dégrade" et qu'il "peut en jouer (..) pour retarder le moment où il nous emmènera jusqu'au corps éventuellement parce qu'il peut ne pas vouloir le faire". Interrogé sur le temps perdu dans cette affaire, le père d'Estelle a expliqué que "beaucoup, c'est un euphémisme", évoquant notamment les enquêteurs belges qui, dès 2004, ont évoqué la piste Fourniret. "Personne ne semble prendre en compte cette information là", a regretté Eric Mouzin. "A plusieurs reprises", Michel Fourniret a donné des pistes "qui n'ont jamais été exploitées", a-t-il poursuivi, parlant notamment du fait que le tueur en série ait demandé à le rencontrer, une demande qui n'est pas faite "juste pour le plaisir d'être dans la lumière" selon lui. Le père d'Estelle a d'ailleurs répondu négativement à la demande de l'ogre des Ardennes. A l'époque, "je n'étais pas encore en mesure d'apprécier la perversité et la dangerosité de cet individu qui ne cherche qu'à détruire les gens", a-t-il expliqué au micro de franceinfo. S'il l'avait face à lui aujourd'hui, lui demanderait-il des aveux ? "Je crois que je ne lui dirais rien. Lui parler c'est lui conférer une sorte de pouvoir", a répondu Eric Mouzin.