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Le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O a estimé lundi qu'il fallait aboutir "maintenant" sur un système d'identité numérique fourni par l'Etat, pour que les internautes puissent s'identifier en ligne avec une fiabilité aussi forte que celle offerte par la carte d'identité dans le monde réel.
| "C'est un projet sur lequel il faut maintenant aboutir (...) il faut que cela devienne une réalité concrète dans la vie des Français", a assuré M. O lors d'une téléconférence de presse à l'occasion de la publication d'un rapport sur le sujet du Conseil national du numérique (CNNum).Pendant le confinement, "on a vu la différence de résilience entre des pays qui avaient cette capacité à transformer en ligne (...) une partie de leur fonctionnement, et des pays comme la France, qui s'en sont plutôt bien sortis in fine mais avec un certain nombre de difficultés dans l'ensemble des services publics", a-t-il dit.Sur "des sujets comme le vote, les services publics", disposer d'une identité numérique "accessible à tous et largement répandue aurait permis d'améliorer la vie de tous les jours et d'avoir une vie citoyenne qui aurait été plus importante", a-t-il estimé.La construction d'un outil d'identité en ligne est un serpent de mer français, retardé notamment par les craintes de détournement vers des systèmes de surveillance des citoyens par l'Etat ou d'autres acteurs.Le rapport du Conseil national du numérique, publié lundi, rappelle ces projets avortés, dont le projet d'identité nationale électronique sécurisée (Ines) en 2003 du ministre de l'Intérieur d'alors Nicolas Sarkozy, et celui du consortium privé Idenum, lancé en 2009.- Craintes de dérives -Les rapporteurs, qui ont organisé une série de consultations citoyennes, ont souligné "les fortes craintes nourries par des références culturelles anxiogènes", comme le scandale Cambridge Analytica, la série dystopique "Black Mirror", les affaires de fuites de données, la politique du gouvernement chinois..."Les craintes de dérives potentielles doivent être entendues dans un débat parlementaire", a estimé l'une des deux rapporteuses du CNNum, Karine Dognin-Sauze. "Nous appuyons l'idée d'une loi d'orientation de l'identité numérique, qui doit être soumise au débat démocratique."L'an dernier, le projet de système d'identification en ligne Alicem, fonctionnant sur smartphone Android, a été temporairement mis sur une voie de garage devant les craintes suscitées par son utilisation de la reconnaissance faciale.Avant sa première utilisation d'Alicem, l'internaute devait en effet prendre un selfie puis scanner son passeport ou son titre de séjour, pour que l'application vérifie qu'il est bien qui il prétend être.Selon la directrice du programme interministériel sur l'identité numérique, Valérie Peneau, Alicem devrait finalement être techniquement opérationnel à la rentrée prochaine."Le projet est toujours d'une mise à disposition à partir de la rentrée, en septembre/octobre 2020, sous réserve que les audits toujours en cours concluent" à l'atteinte du niveau de sécurité attendu, a déclaré Mme Peneau, qui assistait également à la présentation du rapport.Mais Alicem n'est qu'une première brique, et "nous sommes évidemment dans la construction de solutions beaucoup plus universelles et inclusives dans les mois et années à venir", a-t-elle déclaré.
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Star de la chaîne Disney Channel, le jeune homme était notamment connu pour ses rôles dans "Jessie" et "Descendants".
| Le jeune acteur américain Cameron Boyce, star de la chaîne Disney Channel, est décédé ce weekend à l'âge de 20 ans à Los Angeles, a confirmé dimanche 7 juillet le PDG de Disney Robert Iger. "Disney pleure la disparition de Cameron Boyce, qui avait de nombreux amis chez nous et avait beaucoup trop de talent, de cœur et de vie et était bien trop jeune pour mourir", a écrit Robert Iger sur Twitter.Selon le site californien spécialisé dans la vie des célébrités TMZ, Cameron Boyce, qui suivait un traitement médical, est décédé des suites d'une attaque dans son sommeil. Le jeune acteur est né le 28 mai 1999. Il a commencé sa carrière en tant que mannequin à l'âge de 7 ans. À 8 ans, il tourne dans des spots publicitaires avant d'obtenir son premier rôle à la télévision dans la série américaine General Hospital : Night Shift. Cameron Boyce est notamment connu pour ses rôles dans les séries Disney pour adolescents Jessie, Guide de survie d'un gamer et dans les téléfilms Descendants. Au cinéma, il a notamment joué dans le film d'Alexandre Aja Mirrors et dans Copains pour toujours de Dennis Dugan.
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L'Agence régionale de santé a tout de suite réagit, en fermant l'établissement. Un lycée à Dijon a suspendu toutes ses activités et cours ce lundi, après la confirmation de deux cas de Covid-19 parmi le personnel.
| Deux cas de Covid-19 ont provoqué la suspension de tout l'établissement. Lundi 29, un lycée de Dijon, en Côte d'Or, a suspendu l'ensemble de ses activités et de ses cours après la confirmation de deux cas de contamination parmi le personnel, a indiqué l'Agence régionale de Santé (ARS). Le premier cas positif avait été identifié le 19 juin dernier : il s'agissait d'un enseignant du lycée Hippolyte Fontaine. Le second cas était découvert le lendemain, parmi l'équipe pédagogique de l'établissement. "Dès la confirmation de ces cas, l'ARS et les services du rectorat ont engagé les investigations afin d'identifier l'ensemble des personnes qui ont pu être en contact rapproché avec ces personnels. Par mesure de précaution, cours et activités sont suspendus" à partir de ce lundi, a expliqué l'Agence.Les élèves n'ont pas été en contact avec les cas Les personnes contacts à risque ont été mises en isolement durant quatorze jours et ont effectué des tests dans les délais prévus. Les élèves et familles ne constituaient pas des contacts à risque, mais ont été informés de la situation et de la possibilité d'effectuer également des tests, selon l'ARS.Les élèves n'ont "pas été en contact avec les personnes actuellement en quatorzaine", assure-t-elle. Ces derniers jours, le lycée accueillait chaque jour une centaine d'élèves.
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Après presque six mois de grève, les personnels hospitaliers attendent le plan de la ministre de la Santé, qui doit répondre à un "ras-le-bol" généralisé sur fond de surmenage et de manque de considération.
| Agnès Buzyn, doit présenter lundi après-midi son "plan d'actions" avec un "budget dédié" pour "régler sur le long terme" la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois. La primeur de ces annonces sera réservée aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, que la ministre doit recevoir ce lundi à 15h, ainsi que les syndicats de médecins libéraux et le collectif Inter-Urgences, à l'origine de ce mouvement social inédit. Mais la ministre a déjà promis qu'il y aurait "un budget dédié pour régler la crise"."Ouvrir les vannes""Je vais mettre de l'argent dans des solutions pérennes, restructurantes, qui vont régler le problème des urgences sur le long terme", a-t-elle affirmé. Selon Les Echos, ce budget devrait dépasser 600 millions d'euros sur trois ans. Des moyens, c'est justement ce que réclament les grévistes depuis le début. Le président du collectif Inter-Urgences, Hugo Huon, attend que Mme Buzyn "mette beaucoup d'argent sur la table, que Bercy ouvre les vannes". Même la CFDT, absente du conflit, en convient: "S'il n'y a pas des choix budgétaires très forts sur l'hôpital public, ça va continuer, et pas que dans les urgences", a prédit son secrétaire général Laurent Berger, interrogé dimanche sur LCI. Une simple rallonge ne suffira pas toutefois à sortir de l'impasse. Pour preuve, la prime mensuelle de 100 euros net versée depuis juillet et les 15 millions d'euros débloqués pour recruter des renforts estivaux n'ont pas empêché le mouvement de s'étendre. Selon le collectif Inter-Urgences, 249 sites étaient en grève vendredi, tout en continuant d'assurer les soins. De son côté, le ministère en avait recensé 195 mi-août. Soit la moitié des services d'urgences publics français. "La prime Buzyn a eu l'effet inverse de celui escompté: elle a montré que c'était possible", explique t-il.Patrick Pelloux, président des médecins urgentistes, s'alarme lui du "ras-le-bol très profond" chez les personnels hospitaliers. "Nous sommes arrivés au bout d'une logique, il faut inventer quelque chose de nouveau", estime-t-il ce lundi 9 septembre à l'antenne d'Europe 1.Les revendications des grévistes, soutenus par une intersyndicale CGT-FO-SUD, sont diverses : plus de postes et plus de lits, aux urgences et plus largement dans tout le secteur hospitalier. "Ce que la ministre n'a pas compris, c'est qu'on veut des postes en plus, pas des tâches en plus", a déploré une praticienne à l'antenne de franceinfo, répondant à la piste gouvernementale d'accorder une prime aux infirmiers acceptant d'effectuer certains actes médicaux comme des sutures.Selon le JDD, une partie de ces demandes pourraient être satisfaites par les "mesures chocs en préparation", avec "des réouvertures de lits", une "réforme de la tarification" et un "numéro de téléphone unique" pour les secours médicaux. En attendant, la ministre a dévoilé la semaine dernière une salve de mesures "remontées du terrain", comme "l'admission directe" des personnes âgées sans passer par les urgences, la "vidéo-assistance" entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, ou encore l'envoi d'une ambulance vers un médecin libéral pour les cas les moins graves."Grande journée d'action nationale" ce mercrediCe remède est censé limiter la saturation de services dont la fréquentation a plus que doublé en vingt ans, atteignant 21,4 millions de passages en 2017. Estimant que "l'hôpital n'a pas vocation à fonctionner comme une entreprise", la ministre de la Santé souhaite "valoriser tout ce qui peut éviter un passage inutile" dans l'objectif de "lever la pression sur les urgences". Elle saura vite si son "plan d'actions" aura convaincu les grévistes de relâcher la pression: le collectif Inter-urgences tiendra son "assemblée générale nationale" mardi 10 septembre à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L'événement a reçu le soutien de plusieurs syndicats et associations de médecins hospitaliers, invitant les praticiens "à rejoindre la mobilisation" pour "mettre fin aux restrictions budgétaires pour l'hôpital public".Un mot d'ordre semblable à celui de la CGT, qui tente depuis des mois d'élargir le mouvement à tout le secteur sanitaire et social, notamment la psychiatrie et les Ehpad. Son appel à une "grande journée d'action nationale" mercredi, avec une manifestation parisienne à 13H00 depuis la place d'Italie jusqu'au ministère de la Santé, n'a cependant pas trouvé d'écho parmi les autres syndicats.
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Rafales à plus de 140 km/h, trombes d'eau, orages... la tempête Amélie a balayé le sud de la France et provoqué des dégâts matériels.
| La tempête a provoqué des dégâts matériels mais pas de victimes, selon un premier bilan des secours. Amélie, la premier tempête de l'automne s'est abattue dans la nuit de samedi à dimanche sur les côtes atlantiques et progresse vers l'intérieur du pays. Dimanche 3 novembre, 16 départements sont toujours placés en alerte orange. Quelque 140.000 foyers étaient privés d'électricité dimanche matin dans les régions Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire, Auvergne et Occitanie, a indiqué à l'AFP le réseau de distribution d'électricité Enedis. La tempête a également provoqué des dégâts matériels mais pas de victimes, selon un premier bilan des secours tandis que le Sud-Est était aussi confronté à des orages et de fortes pluies.Selon Météo France, des rafales de vent à 163 km/h ont été enregistrés dans la nuit sur le littoral au Cap Ferret (Gironde), 146 km/h à Belle-Ile, 124 km/h à Saint-Clément des Baleines sur l'Ile de Ré (Charente-Maritime), 121 km à Biscarosse (Landes). "La Vendée est sortie de la vigilance mais quatorze départements restent en orange pour le vent", a indiqué l'organisme en milieu de matinée, rappelant que la Corse-du-Sud et les Alpes-Maritimes étaient de leur côté en "vigilance pluie-inondation et orages".Un village de Charente-Maritime coupé du mondeSur la côte atlantique, touchée en seconde partie de nuit, les pompiers ont comptabilisé plusieurs centaines d'interventions dans les Landes, la Charente-Maritime, les Pyrénées-Atlantiques notamment, principalement pour des chutes d'arbres sur les voies, des câbles électriques à terre, des objets menaçant de tomber. Plusieurs axes de de circulation, surtout secondaires, étaient coupés, inondés ou obstrués par des arbres tombés sur la voie, notamment en Gironde. En Nouvelle-Aquitaine, plusieurs TER ont été annulés ou reportés jusqu'en milieu de matinée au moins. France 3 Poitou-Charentes cite l'exemple du village de La Chapelle des Pots, "coupé du monde". Marignane sous l'eauDans le Sud-Est, les pompiers des Bouches-du-Rhône les pompiers ont effectué 180 interventions entre 23h30 et 3h00 du matin, là encore sans victime à déplorer. A Vitrolles, un camp de gens du voyage de plus de 100 personnes a en partie été évacué. À Marignane, près de Marseille, quelques quartiers ont été temporairement privés d'électricité. Dans certains endroits de la ville, 50 mm d'eau ont été cumulés en 3 heures seulement. Des voitures ont été endommagées par les eaux qui ont ruisselé dans les rues et le courant a été coupé. À Martigues, une tornade a traversé la ville et fait des dégâts dans les allées du marché dominical notamment.Nice particulièrement touchéeDans les Alpes-Maritimes les interventions pour locaux ou parties communes inondées ont été concentrées sur Nice, où un déluge plus violent que prévu s'est abattu dans la nuit. Des autoroutes coupées Vers 02h00, les pompiers ont réalisé 30 interventions en une heure sur la ville, dont la plus notable la mise en sécurité de 13 naufragés de la route. Les autoroutes A7, dans les deux sens de circulation, et A51 dans le sens Marseille/Aix-en-Provence ont été momentanément fermées.L'autoroute A8 a également été momentanément coupée dimanche matin à la suite de coulée de boue, entre Nice-centre et Nice-nord, rapporte franceinfo.
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L'explosion d'un gazoduc a entraîné une coupure d'électricité dans toute la Syrie, ont annoncé lundi des ministres cités par l'agence de presse officielle, l'un d'eux affirmant qu'il s'agissait d'un "acte terroriste".
| Le ministre de l'Electricité a indiqué que l'explosion dimanche soir d'un gazoduc dans les environs de Damas avait "entraîné une coupure de courant dans toute la Syrie", en guerre depuis 2011, selon l'agence SANA.Le système électrique en Syrie s'appuie sur la fourniture de gaz et de fioul."L'explosion du gazoduc entre les zones d'Adra et d'al-Dhamir est la conséquence d'une attaque terroriste", a affirmé le ministre du Pétrole et des ressources minières Ali Ghanem, sans fournir aucun autre détail.SANA a publié des images d'un incendie qui, selon elle, a été causé par l'explosion du gazoduc ainsi que des clichés montrant une conduite dont une portion est manquante, au-dessus d'un profond cratère.Le gazoduc arabe traverse l'Egypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban.Certaines centrales électriques ont finalement été rebranchées et de l'électricité a été fournie à des infrastructures vitales, ont précisé les autorités, ajoutant que lundi à l'aube, l'électricité revenait progressivement dans plusieurs provinces.Cet incident est le dernier d'une série d'attaques présumées menées contre les infrastructures publiques d'énergie.Le gouvernement syrien a indiqué en janvier que des plongeurs avaient placé des explosifs sur des pipelines en mer de la raffinerie de Banias mais les dégâts provoqués n'avaient pas entraîné l'arrêt des opérations.Le conflit en Syrie, qui a commencé en 2011, a causé la mort de plus de 380.000 personnes et le déplacement de plus de la moitié de la population d'avant-guerre. Le régime a également perdu le contrôle des principaux champs pétroliers et ses revenus liés aux ventes d'hydrocarbures se sont effondrés.
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Des bords du canal Saint-Martin au boulevard Saint-Germain, les Parisiens redécouvraient mardi le plaisir de boire un café sur les terrasses tout juste rouvertes, avec - luxe suprême dans la capitale - de l'espace, distanciation sociale oblige.
| Attablée Chez Prune, institution du canal Saint-Martin, Charlotte, la trentaine, a mis son réveil "juste pour ça". "On est super content, c'est le café en bas de chez nous, on est content de le voir rouvrir, il y a même de la place!", jubile cette habitante de l'Est parisien, qui a vécu son confinement dans un petit appartement sans espace extérieur. Un peu plus loin, un groupe de parents d'élèves papote, heureux de se retrouver autour d'un café d'autant plus savoureux que les tables sont espacées. "Normalement, on est tous tassés, là c'est agréable", explique Anne, 46 ans.En Ile-de-France, comme en Guyane et àMayotte, zones classées orange car davantage sous pression face au coronavirus, seules les terrasses peuvent recevoir des clients avec une distance minimum entre chaque table.Philippe, 61 ans, "toujours stressé par ce virus", a d'ailleurs commencé par vérifier que les "distanciations sont respectées" avant de savourer son café, "un grand plaisir, un peu une impression de liberté retrouvée".De quoi rendre le sourire aux Parisiens attablés place de la République, comme Christelle. Après plus de deux mois sans un seul verre dehors, elle s'est "calée tout de suite à une terrasse" avec sa fille. Café et verre d'eau pour la mère, grenadine pour la fille, le tout servi avec un pot de gel hydroalcoolique. "Quel plaisir de retrouver ça, c'est génial !"."Un vrai souffle de joie", lance-t-elle dans un sourire, avant d'avouer que le bonheur sera complet une fois les écoles totalement rouvertes...- "Vrai déconfinement" -Rive gauche, au mythique Café de Flore, sur le huppé boulevard Saint-Germain, la joie est la même pour Anissa, cigarette aux lèvres pour accompagner son café au lait matinal."Paradoxalement, c'est encore plus agréable avec plus d'espace", sourit l'avocate de 38 ans qui a déjà prévu de revenir ce soir pour prendre un verre avec des amis. "Le café, c'est typiquement parisien", explique cette habituée des lieux qui habite dans les environs. "Ça me manquait ce petit plaisir."Le Flore a fait le bonheur de sa clientèle en rouvrant sa terrasse dès 7h30. Avec quelques changements: un cordon marque la file d'attente sur le bord de la chaussée, les tables s'étendent jusque devant la vitrine de la librairie adjacente et mordent un coin de trottoir. Disposées par deux, elles sont largement espacées. Lorsqu'un client seul s'assoit, une croix rouge rappelle que la seconde table est inutilisable. Tout le personnel est par ailleurs masqué.Pas de quoi empêcher Philippe Da Cruz, veston et cravate noire impeccables, de papoter avec ses clients. "Ils sont super contents de pouvoir revenir et faire des choses de la vie normale", témoigne le garçon de café. "C'est le vrai déconfinement qui commence."Certains clients sont même arrivés en avance. "Ils avaient envie de reprendre leur rituel", explique à l'AFP le directeur général de l'établissement Alexandre Siljegovic.Le café était à pied d'œuvre depuis vendredi pour préparer sa réouverture. Pourtant, l'enthousiasme des commerçants autour de ce redémarrage restreint n'est pas débordant dans le quartier: en face, Les Deux Magots, autre institution du Paris littéraire, n'ouvrira que vendredi et le café Louise reste fermé. "Le Flore, c'est un symbole pour les Parisiens, donc on a rouvert sans se poser de question", poursuit M. Siljegovic. Le café, qui ne peut accueillir que "30%" de sa clientèle dans ces conditions, va aussi "devoir se passer de la clientèle asiatique" et compte "sur les habitués" et les touristes européens qui pourraient revenir dès le 15 juin, après la réouverture des frontières.
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1973, France Gall rencontre Michel Berger pour la première fois. C'est elle qui a craqué sur sa voix.
| Elle veut absolument travailler avec lui. Mieux, elle va l'épouser en 1976. Ensemble, ils auront deux enfants : Pauline décédée de la mucoviscidose en 1997 et Raphaël. Mais ce qui les réunit avant tout, c'est la musique. Il lui écrit ses plus grands succès et transforme l'idole Yéyé en star branchée. En 1976, le tube qu'ils interprètent en duo "Ça balance pas mal à Paris" permet de lancer la carrière de chanteur de monsieur. A deux, ils deviennent les rois de la chanson française. En 1978, elle est évidemment l'une des stars de sa comédie musicale « Starmania ». A la mort de son mari en 1992, la chanteuse décide de mettre fin à sa carrière et ne sort plus d'album studio. France Gall ne refera jamais sa vie et restera toujours fidèle à Michel Berger dont elle gère l'héritage musical. En 2015, elle lance "Résiste", une comédie musicale reprenant les tubes de son alter ego. Sa dernière déclaration.
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Une enquête publiée dans Le Parisien vient pointer l'inquiétude de la population face à l'épidémie de Covid-19, sur fond de suspicion envers les autorités.
| Le nouveau coronavirus inquiète près de deux-tiers des Français, davantage que d'autres épidémies comme la grippe A/H1N1 de 2009 ou Ebola, et la majorité pense que le gouvernement a caché des informations, selon un sondage Ifop publié lundi 2 mars dans Le Parisien. Coronavirus: peut-on enrayer la propagation ? - 01/03par BFMTV61% des personnes interrogées font part de leur inquiétudes pour elles et leur famille, 42% se disant "plutôt inquiètes", et 19% seulement "tout à fait inquiètes", selon cette enquête, faite au lendemain de l'annonce du premier décès français de la maladie, le 26 février. Il s'agit d'un niveau record comparé à d'autres crises sanitaires comme la grippe aviaire de 2005-2006 (environ 35% de Français inquiets), la grippe A/H1N1 de 2009 (35%) et le virus Ebola (55% en 2014), précise l'étude, réalisée pour le site d'information santé llicomed.com.Le niveau est le plus élevé chez les 65 ans et plus (64%), qui sont les plus à risques, mais les 18-24 ans se disent tout de même inquiets à 60%.Interrogés sur l'action des pouvoirs publics face au coronavirus, 57% des sondés pensent que le gouvernement "a caché certaines informations". Mais 48% estiment qu'il a communiqué de "manière claire" et "réagi rapidement". Face à la progression de l'épidémie, plus de 50% des Français sont inquiets à l'idée de se rendre dans un stade et d'utiliser les transports en commun. Arrivent ensuite les bars et les boîtes de nuit (49%), les lieux culturels (expositions, cinéma) et salons (41%), les restaurants (32%), faire ses courses (31%), son lieu de travail (26%) et les bureaux de vote (25%).Enquête réalisée du 27 au 28 février par questionnaire en ligne auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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Pas un raz-de-marée, mais un élan certain. Inquiètes après une série d'agressions à Bordeaux, à l'arme blanche notamment, de plus en plus de femmes se tournent ces dernières semaines vers une initiation à l'autodéfense, en quête d'une "confiance de rue" dans une ville "jadis calme".
| Le petit tatami du "SPTeam" entre Talence et Villenave d'Ornon, près de Bordeaux, ne désemplit pas. Depuis que le club a posté en juillet une annonce pour des initiations gratuites, "100% Ladies", au grappling (combat au sol), il a été submergé de demandes, a réussi à caser 100 participantes sur l'été, en a refusé près de deux fois plus.Hésitantes au début, la quinzaine d'élèves se prennent au jeu, dans une session mêlant conseils de bon sens à quelques "trucs" pour se défaire d'une prise aux poignets ou aux doigts, ou se dégager -tenter du moins- d'un agresseur vous plaquant au sol.Les exclamations succèdent aux cris, à quelques fous rires aussi, au fil des situations. Puis les souffles se font plus rauques, la sueur nappe les visages, tandis que chacune mesure à quel point une situation d'agression, qui dure à peine quelques secondes, les vide de leur énergie, de leur "jus", dit l'instructeur.Clémentine, 21 ans, Sabrina, 41 ans, Anne-Laure, 51 ans, et d'autres font à l'AFP le même constat. Elles n'ont pas toutes été en danger personnellement malgré des situations "compliquées" avec des hommes "insistants". Mais elles avouent sortir souvent, et rentrer "pas sereines", "pas en sécurité" en tant que femmes."C'est à force de voir les articles sur les coups de couteaux à Bordeaux", avoue Sabrina. Depuis le déconfinement, on a l'impression que les gens partent en vrille. Et on se dit +ça n'arrive pas qu'aux autres+". -"Ni paranos ni super-héros"-Ces femmes ne sont pas venues chercher toutes les clefs, mais "des petits trucs bêtes comme chou qui peuvent changer une situation", "un peu de confiance, sentir qu'on +peut+ faire quelque chose, ne pas rester tétanisée". "Et ça psychologiquement c'est déjà énorme pour nous", appuie Caroline, 24 ans, miraculée d'une terrible agression au couteau fin juin. "Comme de m'entendre dire que dans mon cas, je n'y pouvais pas grand-chose"."On ne vend pas du rêve, on ne veut pas faire croire qu'on peut se sortir de toute situation", pose l'instructeur Pierre-Yves Ferrer dont les cours lancés en mars, avant d'être stoppés par le confinement, visaient juste au départ "à élargir le public de notre sport, le féminiser". "Puis l'actualité récente sur Bordeaux est venu +croiser+ notre projet. Sans cela, c'est certain, ça n'aurait pas pris une telle ampleur. Plusieurs femmes ont pris conscience que pratiquer un sport de combat pouvait les aider à se sentir plus sereines".Le nouvel adjoint à la sécurité à la mairie, Amine Smihi, l'a admis il y a peu : on ne peut plus faire "comme au temps jadis où la ville était calme", avec des deals de rue, rixes, agressions plus fréquentes, et un phénomère croissant de "mineurs/jeunes majeurs isolés" identifié depuis des mois déjà par police et justice.L'école ADAM (Autodéfense et Arts Martiaux), qui a pignon sur rue à Bordeaux, fermée en août, s'attend à la rentrée "à un pic d'inscriptions", prédit son secrétaire Julien Castagné qui sent que "les gens ont besoin de se rassurer".Là encore, le message est raisonné. La technique du combat, "on s'entraîne pour ne pas avoir à s'en servir", résume-t-il. "Mais la pratique peut donner confiance en soi". La base, c'est "ne jouez pas les héros, courez !""N'être ni paranoïaque, ni super-héros", ajoute Eric Marrocq, secrétaire régional du syndicat Alliance-Police, qui salue la "tranquillité" que peut apporter la pratique. Mais la clef, c'est de "se protéger, s'échapper si on peut, et alerter, par tous les moyens, l'environnement immédiat, la police". "Le +contact+, il faut le laisser aux professionnels", c'est-à-dire la police.
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La fillette est décédée sur les lieux du drame, tandis que le pronostic vital du petite frère est engagé.
| Un père a accidentellement tué sa fille et grièvement blessé son fils en effectuant une marche arrière en voiture, vendredi à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), rapporte France Bleu samedi 11 mai.Les faits se sont déroulés vendredi vers 19h, quand le père de famille effectue une manœuvre pour garer sa voiture. En faisant une marche arrière dans l'allée menant au garage de son pavillon, il percute ses deux enfants, une fille de 6 ans et un garçon de 4 ans.L'arrivée rapide des secours n'y fait rien, ils n'arrivent pas à ranimer la fillette. Quant au garçon, il est transporté par hélicoptère à l'hôpital Necker à Paris. Son pronostic vital est engagé, précise France Bleu.La préfecture considère le drame comme un accident. Le père et la mère, en état de choc, ont également été hospitalisés. Selon France Bleu, le maire de Tremblay-en-France, François Asensi, ira lundi à l'école des deux deux enfants pour exprimer son soutien aux enseignants et aux élèves.
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Deux coffres-forts ont été volés au zoo de Beauval dans la nuit de samedi à dimanche, rapporte La Nouvelle République.
| Un cambriolage a eu lieu au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) ce week-end, dans la nuit de samedi à dimanche, selon le quotidien régional La Nouvelle République. Les malfaiteurs auraient dérobé deux coffres-forts, le préjudice se monterait à près de 200 000 euros en espèces. Des salariés du zoo ont mis la main sur le premier coffre-fort en bordure d'une route dimanche matin, indique Europe 1. Le second coffre-fort a été retrouvé dimanche en fin de journée.Selon les informations de 20 Minutes, les auteurs de ce vol auraient réussi à s'introduire dans le zoo par la fenêtre du PC sécurité. "Le ou les voleurs sont passés par une fenêtre malgré la présence de plusieurs véhicules de sécurité. Il était, ou ils étaient très bien renseignés, très préparés", estime Rodophe Delord, directeur général du ZooParc, cité par le site de BFMTV. "Une partie de l'argent ne sera pas utilisable car le coffre était verrouillé par des caissons à encre." Une enquête de gendarmerie a été ouverte, confiée à la brigade de recherche de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), avec le soutien de la section de recherche d'Orléans (Loiret).Brigitte Macron, marraine de Yuan MengCet événement, qui n'a pas entravé le bon fonctionnement du site durant le week-end selon la direction, intervient trois ans après le vol d'animaux du zoo, en mai 2015, rappelle La Nouvelle République. Dix ouistitis argentés, sept tamarins lions à tête dorée et deux tortues d'Hermann avaient disparu. Plusieurs mois d'investigation n'avaient pas permis de confondre les auteurs de ce vol, et l'enquête s'était conclue par un non-lieu, au début de l'année 2017.Près de 1,5 millions de visiteurs ont arpenté l'an dernier le zoo de Beauval, une fréquentation en hausse de 100 000 personnes par rapport à 2016, souligne L'Express. Une affluence due en partie à la forte médiatisation du zoo depuis que Brigitte Macron est devenue la marraine du bébé panda Yuan Meng en décembre 2017. Le couple présidentiel avait fait le déplacement pour l'occasion.
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Les cadavres mutilés de deux phoques avaient été découverts à Concarneau et Trégunc dans le Finistère en février et en mars. Un appel à témoins avait été lancé en avril dans le cadre de l'enquête menée par la gendarmerie.
| L'enquête sur les phoques retrouvés décapités dans le Finistère a connu une avancée : des personnes ont été identifiées, a annoncé jeudi 9 mai la gendarmerie maritime de Concarneau, qui enquête sur l'affaire.Mi-février, une tête de phoque a été retrouvée, attachée à un cordage au bout d'une digue du port de Concarneau. Le 10 mars, c'est un corps de phoque qui est découvert dans l'anse du Cabellou. Le 18 mars, un deuxième corps de phoque sans tête est découvert sur une plage de Trégunc, à quelques kilomètres de Concarneau. Le directeur d'enquête avait alors estimé que les animaux avaient été "volontairement décapités à l'aide d'un objet tranchant". Un appel à témoinsUn appel à témoins a été lancé le 25 avril par la gendarmerie. L'ONG Sea Shepherd avait annoncé qu'elle offrirait "10.000 € de récompense pour toute information qui permettra aux gendarmes d'identifier le ou les coupable(s)". Dans leur communiqué, les gendarmes ont expliqué que "l'appel à témoins relayé par les médias, ainsi que la promesse de récompense faite par Sea Shepherd ont été déterminants pour identifier des personnes contre lesquelles il existe un faisceau de présomptions les mettant en cause dans les faits de capture non déclarée, transport et destruction non autorisée d'espèce animale non domestique protégée".
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VIDÉO. Le rappeur Kaaris a passé 20 jours derrière les barreaux après sa violente altercation avec Booba et sa garde rapprochée à l'aéroport d'Orly le 1er août.
| Dans une vidéo diffusée sur son compte Instagram, il explique à sa fille de deux ans en quoi consistait la détention."Tu sais pourquoi il était en prison papa ma chérie ?", demande-t-il à sa fille dans la vidéo. "Il y a un monsieur avec un bâton, il a dit : 'papa il va aller en Thalasso'. Papa il est parti en Thalasso, parce que le monsieur il pensait que papa il ne savait plus comment il devait manger, quand il devait sortir ou quand il devait se laver...", ajoute-t-il."Nos frères maghrébins, tu sais comment il appelle ce coin là ? Le 'hebs' (rires). C'était dur, tu sais... Y'en a ils sont cinq dans une chambre et ils souffrent", ajoute-t-il, demandant à sa fille de leur "faire un bisou pour leur donner de la force". "Là-bas, il y avait même des rats, ils avaient même des enfants tout petits comme toi".Booba et Kaaris ont été remis en liberté le jeudi 23 août et resteront sous contrôle judiciaire jusqu'à leur procès prévu le 6 septembre. Les deux frères ennemis du rap français seront jugés devant le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) pour violences aggravées notamment. Ils ont interdiction de quitter le territoire français et d'entrer en contact l'un avec l'autre et ont dû remettre chacun une caution de 30.000 euros. La star du rap hexagonal Booba (41 ans) était incarcéré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) alors que Kaaris (38 ans) était à celle de Fresnes (Val-de-Marne). Le deux chanteurs s'étaient violemment affrontés le 1er août dans un hall de l'aéroport d'Orly devant des passagers médusés, provoquant des retards sur certains vols et entraînant plusieurs dépôts de plainte dont celle d'Air France. Filmée par des témoins, la bagarre a fait le tour des réseaux sociaux et a provoqué des blessures légères dans les deux camps et des dégradations dans des magasins de l'aéroport.
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Invité de la matinale de RTL dimanche 18 novembre, le ministre de l'Intérieur a répondu aux accusations de l'une des instigatrices du mouvement des "gilets jaunes", qui avait déclaré que le gouvernement était responsable de la mort d'une manifestante samedi en Savoie.
| Jacline Mouraud "est prête à dire n'importe quoi et à faire n'importe quoi", a estimé Christophe Castaner dimanche matin. Quelques heures plus tôt, la militante bretonne, dont le coup de gueule contre le hausse des prix des carburants avait été largement relayé sur les réseaux sociaux, estimait que l'exécutif était responsable de la mort d'une "gilet jaune", fauchée par une voiture à un barrage en Savoie. "Évidemment, je déplore" cet accident, avait déclaré Jacline Mouraud après le drame. "Mais qui est responsable de cette situation, sinon le gouvernement français ? Donc le gouvernement est responsable du décès de cette dame", avait-elle poursuivi. Dimanche, le ministre de l'Intérieur a appelé la militante à "assumer ses responsabilités". "Cette dame devient une star médiatique et est prête à dire n'importe quoi et à faire n'importe quoi", a réagi Christophe Castaner au micro de RTL. "Moi je ne cherche pas à l'heure qu'il est la responsabilité. (...) J'aimerais que Jacline qui a appelé à se mobiliser et à désorganiser le pays au quotidien, assume ses responsabilités." Le ministre a également fait part de son "émotion" pour la conductrice à l'origine du drame. "Prise de panique parce qu'on bouscule sa voiture, parce qu'on l'empêche d'emmener sa fille à l'hôpital ou de voir un médecin", la femme a foncé sur la foule, fauchant une manifestante de 63 ans à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, a rappelé le ministre. "Je n'en suis pas à chercher à désigner qui que ce soit", a-t-il insisté. Outre ce décès, plus de 400 personnes ont été blessées entre samedi et dimanche mati, dont 14 gravement, dans différentes régions de France.
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Au moins quatorze personnes ont péri et 75 autres ont été blessées dans un double attentat lundi sur l'île de Jolo, le bastion de l'organisation jihadiste Abou Sayyaf, dans le sud des Philippines.
| Sept militaires, un policier et six civils ont été tués dans deux explosions dans une même rue de la ville de Jolo, a déclaré le leutenant général Corleto Vinluan.Quarante-huit civils, 21 militaires et six policiers ont également été blessés dans les attentats, a-t-il précisé.La première explosion s'est produite près d'un supermarché lorsqu'une bombe artisanale accrochée à une moto a été déclenchée, a déclaré aux journalistes le lieutenant-général.Un militaire a vu une personne garer sa moto près de cette épicerie "où il y avait beaucoup de monde", notamment des membres de l'armée, a souligné de son côté le lieutenant-colonel Ronaldo Mateo. L'engin a explosé presque immédiatement. Une kamikaze a par la suite activé sa ceinture d'explosifs dans la même rue pendant que la police s'efforçait d'évacuer la zone, a ajouté le lieutenant-colonel.Un soldat était sur le point de contrôler cette femme quand elle s'est fait exploser, a-t-il précisé.L'île en majorité peuplée de musulmans de Jolo est le bastion du groupe islamiste Abou Sayyaf, considéré comme une organisation terroriste par Washington et qui s'est scindé en plusieurs factions dont certaines ont prêté allégeance au groupe Etat islamique.Ce groupe est "probablement responsable de la double attaque", a déclaré M. Mateo.Abou Sayyaf s'est spécialisé dans les enlèvements crapuleux.Ces attentats sont intervenus quelques semaines après l'arrestation d'un des dirigeants de cette organisation, Abduljihad Susukan, sur l'île de Mindanao. Les forces de sécurité redoutaient depuis des attaques d'Abou Sayyaf en représailles.M. Susukan est inculpé pour 23 meurtres, cinq enlèvements et six tentatives de meurtres.Le porte-parole du président philippin Rodrigo Duterte, Harry Roque, a condamné des "attentats ignobles"."Nous appelons les habitants de Jolo à la vigilance et à prévenir les forces de sécurité s'ils repèrent des personnes au comportement suspect ou des objets abandonnés dans leur secteur", a-t-il dit.Des musulmans avaient pris les armes dans les années 1970 pour réclamer l'autonomie ou l'indépendance du sud de l'archipel très majoritairement catholique, qu'ils considèrent comme leur terre ancestrale. Cette insurrection avait fait 150.000 morts.Le principal groupe rebelle, le Front Moro islamique de libération (Milf), a signé en 2014 un accord de paix avec le gouvernement prévoyant d'octroyer l'autonomie à la minorité musulmane dans certaines parties de Mindanao et des îles de l'extrême sud-ouest.Le processus de paix, qui a débuté dans les années 1990, n'inclut pas toutes les organisations islamistes - dont celles qui ont prêté allégeance à l'EI.
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La France accueille "une demande de rebond", de personnes ayant "échoué ailleurs".
| Il y a quatre ans, l'Allemagne recevait 10 fois plus de demandes d'asile que la France. Aujourd'hui, l'Hexagone est passé devant son voisin, une "anomalie", un renversement "symbolique", a expliqué jeudi 21 novembre Christophe Castaner.Au plus fort de la crise migratoire, en 2015, la France enregistrait 80.075 demandes d'asile selon les chiffres de l'Ofpra, qui attribue le statut de réfugié en France, tandis que l'Allemagne recevait quelque 890.000 demandes. Soit plus de dix fois plus. Aujourd'hui, "on constate que la France est devenue depuis le 20 octobre le premier pays de demandeurs d'asile d'Europe, alors même que les entrées en Europe continuent de baisser. Ce qui est donc une anomalie statistique, sur laquelle nous devons travailler", a expliqué le ministre de l'Intérieur après un entretien sur la coopération migratoire avec son homologue géorgien Vakhtang Gomelauri.Les deux pays "se tiennent dans un mouchoir de poche" mais le fait que la France dépasse l'Allemagne est "symbolique", confie-t-on à l'AFP Place Beauvau. Selon une source au ministère de l'Intérieur, 120.900 demandes avaient été enregistrées en France au 17 novembre, contre 119.900 en Allemagne. L'an dernier encore, 184.000 personnes avaient demandé l'asile en Allemagne contre 123.000 en France. Ce renversement drastique s'explique notamment par le fait que la France accueille "une demande de rebond", à savoir que les personnes migrantes ayant "échoué ailleurs viennent introduire une requête" dans l'Hexagone, souligne cette source. "C'est la raison pour laquelle nous sommes engagés au niveau européen pour une réforme de l'asile et de Schengen." Pour renverser la tendance et faire baisser cette demande d'asile, qui devrait augmenter de "10 à 15%" en 2019 en France, selon une autre source au ministère de l'Intérieur, le gouvernement a proposé plusieurs mesures début novembre dans le cadre de son plan immigration. Un mois après un débat parlementaire voulu par Emmanuel Macron et au cœur duquel figurait la demande d'asile, le gouvernement a notamment proposé d'accélérer le traitement de ces demandes, d'instaurer un délai de carence de trois mois dans l'accès à la Sécurité sociale de base pour les demandeurs d'asile ou encore de prendre des mesures d'éloignement dès le refus du dossier à l'Ofpra, sans attendre l'étude d'un éventuel recours."Ce sont des messages que nous voulons envoyer aux ressortissants étrangers pour montrer que la France veut prolonger et porter haut et fort le besoin de protection, mais pour les personnes qui doivent être protégées, pas pour les personnes qui veulent détourner le droit de protection", a souligné jeudi Christophe Castaner.Le ministre de l'Intérieur venait d'évoquer la coopération franco-géorgienne pour juguler la demande d'asile, en insistant notamment sur le levier diplomatique. Selon lui, durant les premiers mois de 2019, la Géorgie "était le premier pays demandeur d'asile en France", avec plus de 1.000 Géorgiens venus en France par mois. Depuis sa visite à Tbilissi en mai, ce flux a chuté de "près de 50%", s'est-il félicité, en annonçant l'arrivée prochaine à Paris de deux policiers géorgiens supplémentaires pour faciliter cette lutte, après celle en septembre de trois premiers officiers de liaison.Ce type de coopération est amené à se développer, explique-t-il, car la Géorgie est "un très bon exemple".
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Selon le JDD, le poulain de l'actuel président des Républicains a été enregistré en train de discuter de la meilleure façon de détourner des votes en vue de l'élection de la présidence du mouvement des Jeunes Républicains, qu'il a remportée.
| Aurane Reihanoan, jeune collaborateur de Laurent Wauquiez à la région Auvergne-Rhône Alpes, a été enregistré à son insu en train d'échanger avec son équipe de militants au sujet de l'élaboration d'une méthode de fraude dans le cadre de l'élection du président des Jeunes Républicains. Selon le JDD, qui révèle l'information samedi 13 octobre, Aurane Reihahian a été formellement identifié dans une conversation où il propose de "choper les codes" personnels attribués à chaque adhérent LR voulant prendre part au vote, organisé sur internet du 12 au 13 octobre. "Aurane Reihanian explique aujourd'hui comment il va truquer l'élection des jeunes Républicains", proteste dans un communiqué son rival pour l'obtention du siège de président des Jeunes Républicains Charles-Henri Alloncle, qui a aussitôt saisi la Haute autorité de LR chargée de superviser le scrutin. La liste de M. Reihanian, a finalement obtenu environ 58% des voix.Sollicité par le JDD, Aurane Reihanian évoque, lui, une "discussion (...) au sujet de la mise en place de la logistique pour aider nos membres du comité de soutien à voter". "Ce sont des propos isolés et sortis de leur contexte de quelques secondes, sur une conversation d'une heure, qui ont été enregistrés à notre insu", explique t-il.
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Le théâtre parisien de Bobino se situe rue de la Gaîté mais la joie l'avait déserté pendant le confinement. A la faveur d'une reprise des répétitions, des rires fusent à nouveau sur ses planches.
| Marie Facundo, Juliette Faucon et Lola Cès, alias "Les Coquettes", un groupe d'humour musical né il y a cinq ans, sont parmi les rares interprètes qui ont repris le chemin des répétitions dans cette salle parisienne. "On avait terminé notre spectacle ici il y a un an, dans une salle pleine de vie. Aujourd'hui, c'est bizarre de voir ce théâtre vide, sans techniciens, sans décors", admet Juliette Faucon, en contemplant la salle déserte, pour la première journée de travail à laquelle a assisté l'AFP en fin de semaine dernière. D'une bonne humeur communicative, "Les Coquettes" sont accueillies par le directeur du théâtre, Alexis Trias, ému. A l'entrée, gel hydroalcoolique et lingettes désinfectantes de rigueur sur une table près de la billetterie fermée.La rue de la Gaîté résume à elle seule la situation des salles de spectacles à l'ère du coronavirus. Ses six théâtres sont tous fermés depuis la mi-mars: théâtre de la Gaîté-Montparnasse, théâtre Montparnasse, le Petit Montparnasse, Rive Gauche et la Comédie italienne, outre Bobino.- "Ne pas rester dans l'attente" -Les salles de spectacle pourraient "rouvrir progressivement" dès juin, a indiqué mardi le ministre de la Culture. Et une "lueur d'espoir" pointe à l'horizon, comme l'a dit le dramaturge Eric-Emmanuel Schmitt ce week-end en annonçant le début des répétitions pour sa pièce "Le Visiteur".Avec l'accord du propriétaire de Bobino et de cinq autres théâtres à Paris, Jean-Marc Dumontet, qui les a repérées, "Les Coquettes" sont venues répéter leur nouveau spectacle, initialement prévu pour juillet."Le théâtre est libre, l'écriture terminée, il faut être prêt et ne pas rester dans l'attente", explique Lola Cès, qui se charge de lancer la musique.Inséparables depuis 15 ans, les amies trentenaires ne s'étaient pas revues depuis deux mois. La première lecture du texte s'est faite la veille de leur retour sur les planches, dans l'appartement de Marie. "On s'est mise à un mètre et demi l'une de l'autre, on s'est lavé les mains et enlevé nos chaussures", sourit-elle.Lola arrive au théâtre portant un masque mais l'enlève sur scène. "Ce n'est juste pas possible de chanter avec, on étouffe!"Pendant le confinement, elles ont retravaillé le texte via WhatsApp, Zoom ou encore House Party. Avec une efficacité accrue, avec des séances de 3 heures, plus denses,au lieu de sept heures habituelles, confie Marie.Avec toutefois une limite: "avec le retard des échanges vidéo, on avait toujours l'impression d'être à côté du rythme, c'était très compliqué", se rappelle l'humoriste.- "L'humour fédère" -Pendant cinq ans, le trio avait joué son premier spectacle, "Les Coquettes", un mélange de sketchs et de chansons où elles s'emparent, sur un ton léger et ludique, de questions de société, parlent librement de sexualité (certains les ont rebaptisées "Les Coquines"). Puisant dans l'autodérision, elles se jouent des clichés sur leur physique --"Lola la grosse marrante, Marie la petite hargneuse et Juliette la blonde idiote".Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le nouveau spectacle parlera de tout - âge des femmes, clash de générations, sodomie - mais ne fera pas ou peu de référence à l'épidémie."Ça serait trop anxiogène. Vous imaginez-vous faire des vannes sur ça alors qu'il y aura peut-être dans la salle des gens qui ont auront perdu quelqu'un à cause du Covid ?", dit Juliette.Autre chose inenvisageable pour elles, tout comme la quasi-totalité du monde du spectacle: des spectateurs séparés par des sièges vacants, comme recommandé dans un document récent du ministère qui sera actualisé en septembre."Ça plomberait l'ambiance; l'humour fédère les gens, ils doivent vibrer ensemble au théâtre", assure Marie.Leur peur, hors coronavirus ? "Que nos blagues ne fassent pas rire", s'esclaffent-elles.
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C'est une plongée inédite dans les circuits opaques de l'optimisation fiscale. Une enquête de plus d'un an mené par un consortium international de journalistes.
| Les Paradise Papers, 13 millions et demi de documents provenant d'un cabinet d'avocats basé aux Bermudes nommé Appleby. Parmi les noms qui y figurent, la reine d'Angleterre Elizabeth II. 10 millions de livres sterling auraient ainsi été transférés aux Iles Caïmans et aux Bermudes.Mais la liste ne s'arrête pas là. Wilbur Ross, le Secrétaire du commerce américain, une des figures du gouvernement Trump y est aussi mentionné. Ils entretiendrait des liens troubles avec des proches de Vladimir Poutine.Côté show-business, Bono ou encore Madonna sont aussi épinglés pour avoir placé de l'argent dans ces paradis fiscaux. Une pratique qui il faut le rappeler est autorisée par la loi. "Ce n'est pas parce que c'est légal que c'est légitime, ou moralement correct. Nous voyons la disparition de milliards qui devraient être imposés", explique Bastian Obermayer, journaliste au Süddeutsche Zeitung ayant participé au projet.En plus du quotidien bavarois, ce sont 96 médias dans 67 pays qui ont participé à la publication de cette enquête d'une ampleur rare et qui met le doigt sur une pratique courante parmi les ultra riches. Ils font appel à des cabinets spécialisés comme Appleby, payés très cher pour trouver les failles du système de taxation et placer l'argent à l'abri aux quatre coins du monde dans des paradis fiscaux.Selon une enquête de l'OCDE , l'optimisation fiscale créerait chaque année un manque à gagner situé entre 100 et 240 milliards d'euros au niveau mondial.
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La vieille dame prise à partie dans une scène antisémite survenue dans le métro parisien s'est confiée auprès du journaliste qui avait témoigné sur les réseaux sociaux.
| Elle se "dit au-dessus de tout ça". Samedi 22 décembre, dans une rame de la ligne 4 du métro parisien, une vieille dame a fait l'objet d'une agression verbale à caractère antisémite commise par trois hommes vêtus de gilets jaunes. La scène a été racontée dans une série de tweets par un journaliste de 20 Minutes, dont le témoignage a été massivement partagé. Le lendemain, la victime s'est confiée auprès du même journaliste. "Je n'ai jamais imaginé que j'allais les raisonner", raconte-t-elle à propos de ces individus qui faisaient des quenelles, le geste controversé popularisé par le polémiste Dieudonné. Sur le moment, elle leur explique tout de même qu'il s'agit d'un "geste antisémite", qu'elle est juive et que son père a été déporté à Auschwitz.C'est alors qu'un des hommes lui hurle plusieurs fois : "Dégage la vieille". "Je lui ai demandé d'aller jusqu'au bout et de dire 'dégage la vieille juive'", commente-t-elle dans le journal."Des propos d'ivrognes""J'étais très contente de mon esclandre. Si je m'étais sentie en danger, je ne l'aurais pas fait", ajoute-t-elle, estimant que ces individus tenaient des "propos d'ivrognes" et qu'il s'agissait "sans doute de sympathisants du Front national" qui "n'ont pas d'éducation".Affirmant avoir été "très calme" après être descendue à son arrêt, la vieille dame regrette ne jette pas l'opprobre sur les voyageurs, tel que le journaliste, qui n'ont pas réagi. "Ils ont estimé que ce n'était pas la peine de leur répondre. (...) Et puis pour des trucs plus graves que ça, ils ne se bouge pas, donc...", conclut-elle.
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La zone étant recouverte de neige et de glace, c'est grâce à un robot et à un radar que la pièce a été retrouvée.
| Un pièce du moteur de l'A380 d'Air France qui avait eu une défaillance en septembre 2017 a été retrouvée au Groenland, sous 4 mètres de neige et de glace, a indiqué lundi 1er juillet le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA)."L'une des pièces recherchées du moteur a été retrouvée et sera envoyée aux États-Unis pour être examinée", détaille le BEA sur son compte Twitter, impressionnantes photos à l'appui. Le Geological Survey du Danemark et Groenland (GEUS), qui a participé aux recherches, a expliqué que cette pièce de titane, pesant environ 150 kg, a été retrouvée enterrée sous près de 4 mètres de neige et de glace, au milieu d'une crevasse. "Toutes les crevasses étaient recouvertes de neige, les rendant invisibles à la recherche", détaille le GEUS, expliquant que c'est grâce à un robot et à un radar que les crevasses ont pu être détectées.Le 30 septembre 2017, une partie d'un des réacteurs de l'A380-800 assurant une liaison entre Paris et Los Angeles s'était décrochée en plein vol, au-dessus du Groenland. L'avion avait dû être dérouté vers l'aéroport militaire de Goose Bay, au Labrador (est du Canada), sans dommage pour ses 520 occupants (496 passagers et 24 membres d'équipage). Le moteur incriminé avait été construit par les américains General Electric et Pratt et Whitney au sein de Engine Alliance. C'est cette dernière qui examinera la partie du moteur retrouvée, "sous la supervision du BEA", précise ce dernier. Plusieurs phases de recherches, dont une campagne aérienne et une campagne au sol, ont été nécessaires pour retrouver les pièces recherchées par les enquêteurs, dans des conditions météorologiques extrêmes.Dans cette enquête, le BEA représente la France, État de l'exploitant, de l'immatriculation et de conception de l'avion. Des enquêteurs du Havarikommissionen, représentant le Danemark, État d'occurrence, du NTSB, représentant les États-Unis, État des motoristes, et du BST, représentant du Canada où s'est dérouté l'équipage, ont également participé à cette enquête de sécurité.
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Une poignée de spectateurs dispersés dans sa vaste salle, l'Opéra de Vienne s'est plié à la règle limitant drastiquement le public des concerts, avec un brin d'amertume mais soulagé que la musique résonne à nouveau comme un "symbole".
| Un soir de première dans la prestigieuse maison lyrique, ce sont habituellement le froufrou des robes longues, les selfies dans le grand escalier central, le tintement des verres au bar.Rien de tout ça lundi soir pour la réouverture de l'institution après trois mois de fermeture imposée par la pandémie de coronavirus. En guise de rafraîchissements, les spectateurs se sont vu offrir du gel désinfectant, avant de traverser, masques protecteurs sur le visage, le vaste bâtiment aux airs de navire déserté.Avec une jauge limitée à cent spectateurs par représentation, aucun risque de bousculade aux vestiaires, ni dans la salle de 1.700 places assises. "C'est très frustrant de présenter des chanteurs de cette qualité devant cent spectateurs seulement", concède le directeur du Staatsoper, Dominique Meyer.Frustrant voire un peu injuste, glisse-t-il, au regard de l'affluence sur les terrasses de café ou dans les récentes manifestations contre le racisme qui ont rassemblé des milliers de personnes dans la capitale autrichienne.Si l'établissement a rouvert, sans faire grimper le prix des places, c'est donc pour "le symbole": "c'est important que la culture, qui a été un peu oubliée par les politiciens du monde entier, rappelle qu'elle compte", souligne le Français qui passera la main, fin juin, après dix ans à la tête de l'Opéra de Vienne.- "Beauté du son" -Un sentiment partagé par le directeur du Konzerthaus, autre salle renommée de la capitale qui a rouvert avec les mêmes contraintes. "La configuration actuelle est évidemment absurde d'un point de vue économique mais nous le faisons quand même car nous sommes au service des artistes sur scène et du public", confie à l'AFP le directeur Matthias Naske."Nous avons dû annuler 220 concerts pendant ces 88 jours d'arrêt", rappelle-t-il.Même sacrifice artistique et financier à l'Opéra, qui voit habituellement passer 600.000 spectateurs par an, et s'est trouvé contraint d'annuler 120 représentations.A défaut de l'effervescence des représentations habituelles ou de la chaleur des applaudissements, les spectateurs jouissent d'une expérience inédite avec un concert quasi privé, donné par des têtes d'affiche de la musique classique.Après l'ouverture des réservations, les 14 représentations programmées par le Staatsoper jusqu'à fin juin ont affiché complet en... une demi-heure.L'Autriche, qui autorise depuis fin mai les manifestations culturelles dans la limite de 100 spectateurs en intérieur, fera passer cette jauge à 250 personnes en juillet puis à 500 en août.Ulrike Grunenwald, une Autrichienne de 57 ans résidant en France, a expliqué à l'AFP avoir même passé un test de dépistage du coronavirus et conduit plus de 16 heures afin d'assister avec sa fille à la représentation de lundi soir, un récital de la basse autrichienne Günther Groissböck."C'est magnifique. Je suis si contente. Si vous aimez la culture et que vous aimez la vivre, ça vous manque tellement", dit-elle enthousiasmée. Prix du concert: 100 euros.Le sentiment de renaissance est identique pour Luise Bertoli, une spectatrice rencontrée au Konzerthaus. "La musique m'a beaucoup manqué", assure-t-elle, "même si on a des enregistrements musicaux à la maison ou qu'on en écoute à la télévision, ce n'est pas pareil"."Pour nous, l'important c'est de pouvoir jouer", avait auparavant confié avec émotion Daniel Froschauer, violoniste et président du Philharmonique de Vienne, l'un des plus prestigieux orchestres du monde, qui a rejoué vendredi pour la première fois depuis trois mois.Dominique Meyer comptait parmi les cent privilégiés de ce concert dirigé par le maestro Daniel Barenboim."Pendant trois mois j'ai écouté de la musique en boîte comme tout le monde et quand tout à coup, le Philharmonique de Vienne joue dans la vraie acoustique, son vrai son, je n'ai pas pu retenir une petite larme, c'était d'une beauté extrême".
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Un homme d'une cinquantaine d'années et son fils ont été arrêtés lundi 2 mai. Ils sont soupçonnés d'une série de cambriolages pour le moins troublante.Depuis mars 2015, le brocanteur de profession avait une méthode bien à lui.
| Il aurait utilisé la rubrique nécrologie de la presse locale pour commettre des vols par effraction, comme le rapporte Le Parisien. Il aurait agi avec son fils âgé d'une trentaine d'années avec qui il ciblait les maisons inoccupées. Les deux hommes ont été arrêtés lundi 2 mai à Heugueville-sur-Sienne, entre Coutances et Agon-Coutainville dans la Manche, par la gendarmerie et les enquêteurs de l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels. Placés en garde à vue, ils auraient reconnu les faits et ont été déférés devant un juge d'instruction. Le père et son fils auraient ainsi visité une soixantaine de maisons, en un peu plus d'un an. Plusieurs mois d'enquête ont été nécessaires pour les identifier. La perquisition du domicile du principal suspect à Heugueville-sur-Sienne a permis aux gendarmes de saisir plusieurs centaines d'objets volés. Ces derniers étaient ensuite revendus dans des vide-greniers, précise Le Parisien.Tableaux, horloges, statues, c'est toujours le même type de bien qui était ciblé. Le préjudice s'élèverait environ à 200 000 euros.
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Avec leurs doigts de fée, Nihad et Zeinab Jarboa confectionnent des peluches et des déguisements colorés. Jusqu'à récemment, cette activité permettait à ces Palestiniens handicapés de subvenir à leurs besoins, mais la pandémie de Covid-19 a malmené les maigres revenus du couple.
| Nihad Jarboa, 37 ans, est handicapé moteur depuis l'enfance. Son épouse Zeinab, 35 ans, a été amputée des pieds il y a cinq ans après avoir contracté une maladie rare à l'accouchement de son deuxième enfant.Tous deux en fauteuils roulants, leur éventail de possibilités de travail s'est considérablement réduit dans une enclave palestinienne déjà appauvrie, minée par les guerres, les pénuries et le chômage. Alors, avec leurs mains agiles, les Jarboa confectionnent des peluches et des costumes inspirés de personnages de dessins animés, dans leur domicile du camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza."Nous vendions environ 20 à 30 peluches par mois, à 10 shekels l'unité (environ 2,50 euros)", explique Nihad Jarboa à l'AFP. "Nous organisions aussi des spectacles costumés dans des crèches ou écoles et demandions 20 shekels (cinq euros) par comédien"."Mais tout s'est arrêté avec le coronavirus", souffle l'homme à la barbe rasée de près.Jusqu'à présent, la bande de Gaza a été relativement épargnée par la pandémie de nouveau coronavirus, avec 78 contaminations enregistrées, dont un décès.Mais l'enclave, sous blocus israélien depuis plus de dix ans, est quasiment entièrement bouclée depuis l'apparition du virus. Le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir, a imposé dès le mois de mars des mesures strictes, interdisant les rassemblements et fermant écoles et mosquées.Comme ailleurs, les mesures de confinement ont plombé l'économie.- "Défi" -Dans ce territoire coincé entre l'Egypte, Israël et la mer Méditerranée, le taux de chômage dépasse les 50% et le taux de pauvreté atteint les 53%, estime Maher Al-Tabaa, économiste à la Chambre de commerce et d'industrie de Gaza."Le coronavirus a aggravé la situation économique et les taux de chômage et de pauvreté devraient augmenter", prévient-il, notant que 80% de la population dépend déjà de l'aide alimentaire.Même si les mesures anticoronavirus ont été assouplies ces dernières semaines, les Jarboa n'ont reçu que deux demandes pour organiser des spectacles. Depuis mars, ils ne réalisent plus que 25% de leur activité habituelle."Nous n'abandonnerons pas, même si c'est difficile", lance Zeinab Jarboa en préparant du thé sur un réchaud à hauteur de son fauteuil roulant, dans l'unique chambre à coucher du foyer."La situation est devenue plus difficile avec le coronavirus" mais "j'ai la volonté de relever ce défi", assure la jeune femme, qui souhaite que ses enfants "aient une vie décente".Comme près de la moitié des habitants de Gaza, M. et Mme Jarboa reçoivent une aide financière de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).Sont considérés comme des réfugiés les plus de 700.000 Palestiniens qui ont été expulsés ou ont fui leurs terres entre avril et août 1948 au moment de la création de l'Etat d'Israël, ainsi que leurs descendants."Mais ce n'est pas suffisant pour acheter à manger", déplore Mme Jarboa, occupée à coudre un costume aux couleurs vives inspiré de Donald Duck, la superstar de Disney.
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Rassurée par des municipales qui ont conforté son ancrage local, la droite va devoir relever le défi de l'écologie, l'un de ses angles morts, si elle veut convaincre les électeurs d'ici 2022.
| "On n'a pas parlé d'écologie à droite depuis (Jean-Louis) Borloo", l'ancien ministre de l'environnement de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010 qui avait porté le Grenelle de l'environnement, reconnaît Damien Abad, le patron des députés LR.Le parti est venu tardivement à ce sujet éloigné de ses thèmes de prédilection économiques et régaliens, d'autant que la priorité des dernières années était de contenir la fuite de l'électorat vers LREM ou le RN.Les Verts sont même devenus un épouvantail, qualifiés durant la campagne municipale de "fous furieux" à Lille, associés au "péril rouge" à Marseille. Au lendemain du scrutin le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau mettait en garde contre la "tendance très communautariste" des écologistes.Pourtant les professions de foi se sont multipliées depuis dimanche. "On peut être de droite et porter des valeurs écologistes fortes", a assuré M. Abad. "On peut être écologiste et on peut être de droite", a abondé la présidente de la région Ile-de-France, l'ex-LR Valérie Pécresse.Mais la droite réfute la vision "systématiquement punitive" prêtée aux Verts, "avec une succession d'interdictions, de contraintes, de normes", selon les termes de l'ancien ministre Brice Hortefeux qui a ironisé sur l'idée d'une réduction de la vitesse sur autoroute, en estimant ne pas vouloir "être doublé par les hérissons"."On ne peut pas opposer écologie et production, et productivisme d'une certaine manière", affirmait en février le président de LR Christian Jacob.L'écologie de droite se veut donc pragmatique, ancrée dans les territoires, et portée au quotidien par les élus."Je crois profondément au développement durable", a expliqué lundi le maire de Meaux Jean-François Copé, en défendant "le logement, les déplacements, les pistes cyclables, l'alimentation" ou "le programme alimentation bio dans les cantines" de sa ville.- "Ecologie alternative" -Cela suffira-t-il à convaincre les électeurs ? Pour M. Abad, l'enjeu "n'est pas de verdir le projet mais de comprendre que l'écologie politique ne concerne pas qu'un seul parti".LR, en pleine refondation idéologique, a lancé il y a quelques mois deux forums de réflexion sur le sujet, l'un sur l'environnement et l'alimentation, l'autre sur l'agriculture."On réfléchit autour de la fiscalité écologique", a affirmé lundi l'ex-ministre Eric Woerth, qui plaide pour le nucléaire. Le groupe parlementaire va lui se doter d'une "task force" chargée de plancher deux à trois mois.Mais plus qu'une "course aux mesurettes", le numéro 3 de LR Aurélien Pradié plaide pour "une vision générale" car "si vous ne répondez pas à la question sur le modèle de société que l'on veut, vous ne ferez jamais concurrence aux écolos". La poussée verte des municipales révèle surtout, selon lui, "une interrogation sur le modèle économique et l'incarnation d'un volontarisme politique". Et "on ne peut pas faire une croix sur ces électeurs", selon lui.D'autant que la droite commence juste à se remettre des débâcles électorales des dernières années, et compte bien incarner une alternance crédible lors de la présidentielle de 2022."On ne bâtira pas une écologie alternative sans la connaissance, sans la science, sans le débat et surtout sans l'homme", affirmait en juillet le député LR souverainiste Julien Aubert, auteur d'un "Livret vert" d'une centaine de pages et d'une proposition de loi sur l'éolien qui sera débattue à l'automne.Car pour LR, le risque est d'apparaître à la traîne d'une thématique dont même le Rassemblement national s'est saisi aux européennes de 2019, Marine Le Pen défendant le "localisme" et les circuits courts.L'autre danger est aussi de laisser s'installer une dichotomie entre les villes petites et moyennes, enracinées à droite, et les grandes métropoles votant écologiste."La France est déjà très fracturée, ce n'est pas du tout le moment d'avoir d'un côté une politique pour la ville et de l'autre une politique pour la campagne", selon M. Woerth.
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Selon une ONG britannique, au moins 15 catastrophes naturelles liées au changement climatique ont causé des destructions d'un coût de plus d'un milliard de dollars en 2019.
| Le changement climatique est une réalité qui coûte très cher. Selon l'ONG britannique Christian Aid, au moins 15 catastrophes naturelles liées au changement climatique ont causé des destructions d'un coût de plus d'un milliard de dollars en 2019. Pour sept d'entre elles, le coût est estimé à au moins 10 milliards de dollars, soit 9 milliards d'euros : les inondations dans le nord de l'Inde et le typhon Lekima en Chine (10 milliards chacun); l'ouragan Dorian en Amérique du Nord (11,4 milliards); les inondations de juin à août en Chine (12 milliards); les inondations dans le Midwest et le sud des Etats-Unis (12,5 milliards); le typhon Hagibis en octobre au Japon (15 milliards) et les feux de forêt en Californie d'octobre-novembre (25 milliards).Les populations pauvres paient le prix le plus élevé"Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique", relèvent les auteurs du rapport de Christian Aid. Ainsi, en Argentine et en Uruguay, où des inondations ont causé pour 2,5 milliards de dégâts en janvier, les zones affectées ont connu des précipitations cinq fois plus importantes que la moyenne, un an après avoir connu une grave sécheresse. Des variations qui s'accentuent avec le changement climatique, et des sols rendus plus secs qui aggravent les conséquences en cas de fortes pluies.Autre exemple, le cyclone Idai, qui a dévasté la deuxième ville du Mozambique en mars, a été selon des scientifiques renforcé par le réchauffement de la température de l'océan Indien, alors que la montée du niveau des eaux a aggravé les inondations qui l'ont suivi. Mêmes phénomènes à l'oeuvre pour le cyclone Fani en Inde et au Bangladesh en mai, avec des dégâts évalués à plus de huit milliards de dollars. Christian Aid souligne toutefois qu'"en aucune façon les chiffres financiers ne donnent une vison globale" de l'étendue de ces catastrophes, notamment en conséquences pour les populations. Prenant en compte les vies humaines perdues, l'ONG souligne que "l'immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement" (les inondations dans le nord de l'Inde, 1.900 morts, et Idai au Mozambique, 1.300 morts), rappelant que les populations les plus pauvres paient le prix le plus élevé des conséquences du changement climatique."Par contraste, les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches et le Japon et les Etats-Unis ont connu les trois événements les plus coûteux", selon le rapport.
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La direction du Parti socialiste a engagé une procédure d'exclusion, après un message publié vendredi soir sur le compte Twitter du membre du bureau national, effacé depuis. En quelques heures, depuis vendredi soir, le tweet de Gérard Filoche a suscité une avalanche de réactions indignées, à gauche comme à droite, de nombreux politiques lui reprochant un message antisémite.
| Le socialiste avait tweeté un photomontage d'Emmanuel Macron arborant un brassard avec un dollar, inspiré de la croix gammée nazie, devant les drapeaux américain et israélien, et des photos du chef d'entreprise Patrick Drahi, du banquier britannique Jacob Rothschild et de l'économiste Jacques Attali. Le visuel est accompagné de la légende "En marche vers le chaos mondial" et du commentaire : "Un sale type, les Français vont le savoir tous ensemble bientôt". Le PS, qui y voit "une imagerie indiscutablement antisémite", "condamne avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable", dans un communiqué samedi 18 novembre. "Il porte atteinte aux valeurs mêmes du socialisme, ainsi qu'à l'engagement de chaque jour et à l'action de terrain de ses militants contre le racisme et l'antisémitisme. Il constitue à ce titre un motif d'exclusion. C'est pourquoi la direction du Parti socialiste a immédiatement décidé d'engager une procédure d'exclusion", indique le parti. Dès vendredi soir, Rachid Temal, membre de la direction du PS, indiquait avoir demandé d'engager la procédure d'exclusion de Gérard Filoche. Dans les rangs du PS, l'ancien ministre de l'Intérieur PS Matthias Fekl a condamné, sur Twitter, "un message ignoble qui doit être condamné avec force". Pour François Kalfon, membre de la direction du PS, "cette image est totalement abjecte". L'ancien Premier ministre Manuel Valls dénonce "un tweet innommable et antisémite". En octobre 2014, il avait déjà réclamé l'exclusion de Gérard Filoche du PS quand celui-ci avait qualifié le PDG de Total décédé dans un accident d'avion, Christophe de Margerie, de "suceur de sang". À droite, Christian Estrosi évoque "un énième dérapage" "inadmissible" et "honteux". De son côté, Gérard Filoche, qui a effacé son message, s'en est expliqué sur Twitter. "Hola ! A priori l'image Macron + argent est totalement banale. Il y en a 100 comme ça. À l'examen, ce montage et sa source sont bad. Dès que j'ai su je l'ai retiré aussitôt. Tout à fait désolé ! Quand (sic) à la cabale en meute elle vise autre chose, non ?", a-t-il écrit vendredi. Selon les informations du Monde, l'image provient du site de l'essayiste Alain Soral, plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale ou antisémitisme.
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A quel prix rendre les armes en Ituri et au Kivu ? Les miliciens prêts à saisir la main tendue du président de la République démocratique du Congo menacent de s'impatienter faute d'obtenir leurs garanties habituelles: argent, amnistie et intégration dans l'armée.
| Signe de tensions, plusieurs dizaines de miliciens armés ont fait une incursion vendredi dans Bunia, chef-lieu de l'Ituri (nord-est).D'après plusieurs sources, ils appartiennent à une fraction de la Coopérative pour le Congo (Codeco), un groupe accusé du massacre de plusieurs centaines de civils.Cantonnés près de Bunia en vue de leur démobilisation, ils ont voulu "faire pression sur le gouvernement et lui dire: nous voulons de l'argent pour renoncer aux armes", analyse le député de l'Ituri, Gratien de Saint-Nicolas Iracan, joint par l'AFP."Vous ne leur facilitez pas la tâche pour qu'ils réintègrent le processus de paix", a-t-il accusé les autorités.Le président Félix Tshisekedi a lancé un appel aux groupes armés congolais dès le début de son mandat en 2019: "Le nouveau gouvernement vous tend les mains".Dix-huit mois plus tard, cet appel tarde à porter ses fruits et les violences continuent dans les trois provinces de l'Est (1.300 civils tués en huit mois en Ituri, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, selon les Nations unies en juin).En Ituri, les combattants de la Force de Résistance Patriotique de l'Ituri (FRPI) attendent la mise en œuvre de l'accord qu'ils ont signé fin février avec des ministres du gouvernement central.Dans la province voisine du Nord-Kivu, 485 éléments du groupe armé NDC/R (Nduma Défense du Congo-Rénové) sont cantonnés sur la base militaire de Rumangabo près de Goma après leur reddition fin août."Nous avons manifesté aux autorités de Kinshasa notre volonté, mais personne ne nous a appelés jusque là", assure à l'AFP Désiré Ngabo, leader de cette milice qui affirme se battre essentiellement contre les rebelles hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).- "Distribution des grades"-"Le gouvernement congolais ne dispose d'aucun programme sérieux pour accompagner l'appel du chef de l'État lancé aux différents groupe armés", a accusé le 29 août Bertrand Bisimwa, président du M23, ex-rébellion de Congolais tutsi défaite dès 2013."Début 2019, il y a eu plusieurs grosses vagues de redditions au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, avec 1.000 combattants dans chacune des bases de cantonnement des deux provinces", résume le chercheur Christoph Vogel.Mais beaucoup de ces combattants sont repartis "parce qu'il n'y avait pas vraiment de prises en charge"."Je n'ai pas vu le gouvernement congolais solliciter les bailleurs pour financer un nouveau programme global et national de démobilisation, désarmement, réinsertion sociale (DDR)", ajoute le chercheur, qui rappelle que la Banque mondiale et des pays occidentaux ont été mis à contribution dans le passé.Les groupes armés risquent de plus d'être refroidis par les propos de la représentante des Nations unies au Congo contre l'amnistie de leurs combattants et leur intégration dans l'armée régulière."On ne peut pas continuer à récompenser les tueurs", a déclaré Leïla Zerrougui mercredi, en colère contre "cette distribution de grades" aux anciens miliciens."Je ne pense pas que cela soit le moment de tenir ce genre de propos. C'est une façon de décourager les groupes armés qui veulent quitter la brousse et rendre les armes", déplore le leader du NDC/R, Désiré Ngabo."Cette déclaration de Leïla Zerrougui est un peu surprenante", jugent les chercheurs Christoph Vogel et Judith Verweijen.Les Nations unies ont soutenu l'accord de paix avec le FRPI en Ituri, qui prévoit bien un projet de loi d'amnistie, excluant les crimes de guerre et les violences sexuelles, rappelle Judith Verweijen.Au total, plus d'une centaine de groupes armés, congolais et originaires des pays voisins (Ouganda, Rwanda et Burundi), menacent les civils dans l'Est.En 2020, la démobilisation risque d'échouer avec le groupe armé le plus violent, les Forces démocratiques alliés (ADF), responsable de la mort de 890 personnes civils depuis avril 2017 au Nord-Kivu.A l'origine des Ougandais musulmans, les ADF ont fait souche dans la brousse autour de Beni où ils vivent de trafics. Faute de pouvoir négocier avec eux, les autorités et l'armée ont choisi la manière forte depuis fin 2019: des "opérations d'envergure" pour "neutraliser" leurs chefs et vider leurs bases arrières. Bref, la guerre.
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Si la tempête Fabien n'a pas causé de dégâts majeurs dans le département des Pyrénées-Atlantiques ce week-end, une petite localité du Béarn, Serres-Sainte-Marie, a cependant du essuyer un violent "front de rafale" dans la matinée. Une quinzaine de familles a été relogée.
| Si les spécialistes ne veulent pas utiliser le mot "tornade", les habitants de Serres-Sainte-Marie, un village situé à 25 kilomètres au nord-ouest de Pau, ne vont probablement pas utiliser un autre terme pour décrire ce qu'ils ont vécu dimanche matin vers 8h30. Pendant quelques secondes, un énorme coup de vent, très bref et très localisé, a littéralement tout emporté sur son passage, détruisant quelques toitures, arrachant des arbres et provoquant l'effondrement de murs. Au total, si plusieurs dizaines de maisons ont été touchées, une quinzaine d'entre elles ont été plus durement endommagées, ce qui a conduit une soixantaine d'habitants à être relogés. D'abord regroupées dans la salle des fêtes de la commune en fin de journée, ces personnes ont finalement toutes pu être accueillies par des membres de leurs familles pour y passer la nuit de dimanche.Pas une tornade, selon Météo-FrancePascal Brovelli, prévisionniste à Météo-France, a assuré à l'AFP que le phénomène "ne peut être assimilé à une tornade, plutôt un 'front de rafale', des flux très rapides survenant à l'arrière de (la tempête) Fabien, produisant un phénomène très bref et très localisé, perceptible au sol sur quelques centaines de mètres, quelques secondes ou dizaines de secondes".Dans la journée de dimanche, les pomiers ont inspecté l'ensemble des bâtiments abîmés afin de déterminer leur dangerosité compte-tenu des dégradations et de la fragilisation probable des structures. Ils ont aussi multiplié les interventions pour protéger avec des bâches les maisons esquintées. La gendarmerie devait rester sur place toute la nuit pour sécuriser le site, a précisé le sous-préfet de Bayonne Hervé Jonathan, qui s'est rendu sur place.
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Une proposition de loi de François Ruffin (LFI) visant à "cesser la maltraitance" des femmes de ménage a passé le cap mercredi de la commission à l'Assemblée nationale, mais son propre auteur a voté contre, tonnant contre une version devenue un "zéro absolu".
| "Pourquoi la réunion de ce matin peut se tenir à la commission des Affaires sociales, en ce foyer épidémique qu'a été l'Assemblée nationale? Parce que Patricia et ses collègues ont fait leur travail" en frottant "tout à fond", a dit l'élu insoumis en préambule. La plupart des femmes de ménage sont à temps partiel, et donc payées "sous le Smic" mensuel, avec des horaires décalés et morcelés, a-t-il ajouté, notant que "l'Assemblée nationale n'est pas une exception", mais "la règle"."Cette maltraitance n'est pas une fatalité", a estimé l'élu de la Somme. Dans sa version initiale, la proposition prévoyait ainsi de majorer de 50% les heures de travail effectuées entre 18H00 et 9H00, afin d'"inciter économiquement" le nettoyage en journée.Tout en assurant avoir "la même finalité en visée" que le député, Charlotte Lecocq (LREM) a fait état de divergences sur la méthode. La majorité a notamment rejeté l'article prévoyant la majoration des salaires au profit d'une autre disposition qui va "plus loin" selon l'élue LREM. Elle prévoit qu'un donneur d'ordre qui refuse d'accorder le travail en journée entre 9H00 et 18H00 "doit motiver son refus"."Vous ne rendez absolument pas obligatoire de travailler en journée", "c'est du bidon, c'est pas possible!", a lancé François Ruffin.Furieux, il a ensuite voté contre son propre texte, lançant: "faut pas se moquer de moi, qu'est-ce que vous venez de faire, vous venez de vider complètement le texte!""Vous faites les Ponce Pilate" et "à la fin ça serait supposé être mon texte" alors que c'est "un zéro absolu", a-t-il crié. Charlotte Lecocq lui a ensuite reproché sur Twitter d'être venu "faire un show et non chercher à vraiment faire avancer les choses pour les agent(e)s d'entretien".La proposition de loi telle que modifiée sera examinée dans l'hémicycle le 4 juin, dans le cadre d'une "niche" réservée au groupe de Jean-Luc Mélenchon.Deux autres textes LFI pour "créer un pôle public du médicament" et "parer à la crise alimentaire et agricole" ont aussi franchi le cap de la commission, mais là aussi en étant vidés d'une grande partie de leur substance.Dans un communiqué titré "ras le bol de la secte parlementaire macroniste!", Jean-Luc Mélenchon a déploré que "les députés marcheurs et leurs alliés du MoDem, au mépris absolu des autres, suppriment tout le contenu" des propositions LFI pour y mettre le leur "à la place".Il y a vu un moyen de faire "d'une pierre deux coups: récupérer notre temps dans l'hémicycle et nous obliger à voter contre le texte que nous avons déposé parce qu'il est défiguré".
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Le directeur général de la Santé annonce que 21 cas supplémentaires ont été détectés depuis hier.
| Alors que l'Espagne confirmait, en début de soirée, qu'un premier mort du coronavirus avait été recensé, le directeur général de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, s'exprimait pour faire un point sur la progression du virus en France. Déclarant que le "système de soins français" est entièrement engagé dans la lutte contre le coronavirus, Jérôme Salomon a également annoncé que 212 cas avaient été confirmés en France, et que cette augmentation était en particulier liée "aux investigations" menées à partir des premiers cas détectés. Ce chiffre porte à 21 le nombre de cas supplémentaires enregistrés depuis hier. Dans la journée, un quatrième décès en France d'une personne contaminée par le nouveau coronavirus avait été annoncé. Il s'agissait d'un homme de 92 ans résidant dans le Morbihan, en Bretagne.Les trois premiers morts étaient un touriste chinois de 81 ans diagnostiqué fin janvier, un enseignant de 60 ans et une femme de 89 ans qui avait été hospitalisée dans les Hauts-de-France. D'après Jérôme Salomon, il y a aujourd'hui "10 cas en réanimation". En outre, Jérôme Salomon a expliqué que treize régions étaient désormais touchées, avec 7 cas confirmés dans le Grand Est, dont 5 personnes d'une même famille contaminées lors d'un rassemblement religieux lors de la Journée Portes Ouvertes à Mulhouse. Enfin, le directeur général de la Santé a assuré que "pour 3 cas sur 4, nous connaissons la chaîne de contamination".
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Sylvie Ramond a démissionné du Conseil municipal il y a une semaine pour manifester son désaccord avec la candidature des époux Balkany.
| L'élue (Agir) de Levallois n'a pas mâché ses mots, le 9 décembre dernier, lorsque, assure-t-elle, "Mme le 1er Adjoint" lui a "coupé le micro". Après cetincident, Sylvie Ramond a publié un message sur Twitter où elle revient sur le désaccord profond qu'elle entretient avec la candidature des époux Balkany pour les prochaines élections municipales à Levallois. Elle vient en outre d'annoncer, ce dimanche, qu'elle envisage désormais d'être tête de liste en mars prochain. "J'ai reçu une telle quantité de messages de soutien depuis la semaine dernière", explique -t-elle au Parisien, ajoutant : "Les habitants que je rencontre me disent qu'ils veulent tourner la page, tout en gardant leur qualité de vie". Elle regrette que Patrick et Isabelle Balkany "s'entêtent contre leur propre intérêt à vouloir se présenter"."Ils emmènent tout le monde avec eux dans leur chute", insiste-t-elle, assurant vouloir "mettre l'accent sur la transparence et la démocratie locale". L'an dernier, elle avait été à l'initiative de plusieurs grands débats pendant la crise des gilets jaunes. A Levallois, on compte désormais six listes pour les prochaines élections municipales.
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Boris Johnson a appelé jeudi les Britanniques à la patience face au confinement imposé fin mars, à trois jours d'une allocution dans laquelle il doit annoncer un assouplissement "très limité" de certaines restrictions imposées face au nouveau coronavirus.
| A l'heure où plusieurs pays européens ont commencé à relâcher un peu la pression, Boris Johnson a réuni dans la matinée ses principaux ministres après plus de six semaines de confinement dont les conséquences économiques et sociales sont considérables. La Banque d'Angleterre prévoit ainsi une chute historique de 14% du produit intérieur brut cette année au Royaume-Uni. Le Premier ministre a assuré au cours de cette réunion qu'il agirait avec une "extrême précaution", selon son porte-parole : "Tout assouplissement des consignes la semaine prochaine sera très limité, nous ne ferons rien qui risquerait de réduire à néant les efforts et les sacrifices consentis"."Je vous demande de contenir votre impatience car je crois que nous arrivons maintenant à la fin de la première phase de ce conflit", a tweeté Boris Johnson. La maladie Covid-19 a entraîné la mort de plus de 30.615 personnes au Royaume-Uni, le deuxième pays le plus endeuillé derrière les Etats-Unis, 539 morts supplémentaires y ayant été enregistrées, a annoncé jeudi le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, au cours de la conférence quotidienne du gouvernement. Ce chiffre dépassait déjà fin avril les 32.000, si l'on y ajoute les décès dont la pandémie est la cause probable mais pas confirmée par un test.Le nombre des morts, comme celui des nouveaux cas, est cependant en baisse, même si la situation dans les maisons de retraite continue de poser un "problème très important", a relevé M. Raab. "Nous avons passé le pic mais c'est un moment très délicat, très dangereux, donc nous devons agir avec prudence".Décrété le 23 mars, le confinement avait été prolongé une fois jusqu'à ce jeudi. Pour connaître son évolution, il faudra cependant attendre dimanche. Le chef du gouvernement, lui-même guéri de la maladie Covid-19, dévoilera alors sa stratégie pour la suite en s'adressant directement aux Britanniques.Ces derniers, selon les médias, pourront bientôt faire de l'exercice physique de manière illimitée à l'extérieur, pique-niquer ou même prendre des bains de soleil dans les parcs, à condition de respecter une distance de sécurité de deux mètres entre eux. Des mesures doivent être prises pour permettre de reprendre certaines activités, en maintenant un espace entre les employés.La population n'est actuellement autorisée à sortir que pour faire des courses, se faire soigner ou faire de l'exercice une fois par jour.Signe des conséquences à long terme de la pandémie, la population ne pourra pas assister au carnaval de Notting Hill à Londres fin août. Cet événement qui célèbre chaque année la culture caribéenne vient en effet d'être annulé.- Tournant "critique" -Avant son allocution, le Premier ministre s'est entretenu dans la journée avec les représentants des partis de l'opposition et les dirigeants d'Ecosse, d'Irlande du Nord et du Pays de Galles. "Nous ne risquerons pas un second pic qui submergerait le NHS (service public de santé) et agirons avec un maximum de prudence afin de sauver des vies", a-t-il dit à ces derniers, sans dévoiler ce qu'il compte annoncer, selon les autorités écossaises.En Ecosse, où le taux de reproduction du virus est plus élevé que dans d'autres régions, la Première ministre Nicola Sturgeon a souligné qu'un assouplissement ne serait possible que si les données scientifiques le permettaient. "Une extrême précaution" est de mise à ce tournant "critique", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse.Le gouvernement britannique est non seulement critiqué sur l'impact économique et social du confinement, mais aussi pour avoir manqué plusieurs jours de suite son objectif de procéder à plus de 100.000 tests quotidiens, un dépistage massif censé accompagner sa stratégie de déconfinement parallèlement à une application de traçage des contacts mise au point par les services de santé nationaux. Mercredi, 86.583 dépistages avaient été réalisés, en hausse par rapport à la veille (69.463), a annoncé jeudi le gouvernement.
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C'est un poste clef dans l'entourage du président. Le chef de cabinet gère notamment l'agenda et organise les déplacements d'Emmanuel Macron.
| Brice Blondel, qui vient de quitter son poste de préfet des Hautes-Pyrénées, va prendre le poste de chef de cabinet d'Emmanuel Macron en remplacement de François-Xavier Lauch, parti au ministère de l'Intérieur. Âgé de 48 ans, Brice Blondel rejoint l'Elysée dans le cadre d'un renouvellement partiel de l'entourage du président, auprès duquel il occupera un poste clé puisque le chef de cabinet gère son agenda et organise ses déplacements. Cet énarque était depuis décembre 2018 préfet des Hautes-Pyrénées, un département cher à Emmanuel Macron qui, enfant, passait ses vacances chez ses grands-parents maternels à Bagnères-de-Bigorre. "C'est notamment dans le cadre de ces fonctions que le président a pu apprécier ses qualités", indique-t-on dans l'entourage présidentiel. Brice Blondel était auparavant directeur adjoint de cabinet de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Avant d'intégrer l'ENA en 2005, il avait commencé sa carrière comme directeur du foyer d'action éducative d'Epinay-sur-Seine (Seine-saint-Denis).L'ex-chef de cabinet auprès de Gérald DarmaninA la préfecture de Tarbes, Brice Blondel est remplacé par Rodrigue Furcy, qui occupait jusqu'à présent les fonctions de chef de cabinet adjoint de l'Elysée. En poste depuis le début du quinquennat, l'ex-chef de cabinet François-Xavier Lauch est devenu directeur de cabinet adjoint de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur à l'occasion du récent changement de gouvernement. Le départ de Philippe Grangeon, conseiller spécial d'Emmanuel Macron, est attendu en septembre tandis que le conseiller en communication Joseph Zimet pourrait également quitter l'Elysée et être remplacé par Clément Leonarduzzi, président de Publicis Consultants, selon des sources concordantes. Aucune annonce n'a encore été faite par la présidence. Par ailleurs, le vice-amiral d'escadre Jean-Philippe Rolland a pris le 1er août le poste de chef d'état-major particulier du président, en remplacement de l'amiral Bernard Rogel, qui occupait le poste de "CEMP" depuis juillet 2016.
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A l'Île Maurice, des hydrocarbures s'échappent d'un vraquier échoué depuis la fin juillet sur la côte sud-est. Une coulée noire qui provoque une "crise environnementale", a déploré le ministre mauricien de l'Environnement, Kavy Ramano.
| La catastrophe écologique menace l'Île Maurice. Les autorités mauriciennes ont annoncé jeudi 6 août que des hydrocarbures s'écoulaient d'un vraquier échoué sur un récif depuis la fin juillet sur la côte sud-est de l'île. Le ministère mauricien de l'Environnement a indiqué dans un communiqué avoir été informé jeudi de l'existence d'une "fissure dans le navire MV Wakashio" et d'une "fuite d'hydrocarbures". Il a demandé au public de ne pas s'aventurer sur les plages et dans les lagons alentour.La coulée noire s'échappant du vraquier échoué sur un récif depuis le 25 juillet pouvait être observée, après qu'il eut commencé à s'affaisser sur l'arrière et à prendre l'eau. Le bateau, appartenant à un armateur japonais mais battant pavillon panaméen, voyageait à vide mais transportait 200 tonnes de diesel et 3.800 tonnes d'huile lourde, selon la presse locale. Son équipage a été évacué."La pire catastrophe naturelle qu'ait connu l'Océan Indien""Nous sommes dans une situation de crise environnementale", a reconnu en conférence de presse le ministre mauricien de l'Environnement, Kavy Ramano. "C'est la première fois que nous sommes confrontés à une catastrophe pareille et nous ne sommes pas suffisamment équipés pour traiter ce problème", a ajouté le ministre de la Pêche, Sudheer Maudhoo.Le gouvernement mauricien s'est donc notamment tourné vers les autorités françaises de l'île de la Réunion voisine pour obtenir de l'aide, a-t-il précisé.La fuite d'hydrocarbures fait réagir citoyens et militants écologistes. "Grosse mobilisation des habitants qui fabriquent des boudins de paille en urgence, afin de faire barrage au fuel. Ils récoltent également des cheveux pour faire des ballots et tenter d'absorber l'huile lourde", a fait savoir le journaliste Hugo Clément sur Instagram. Pour le docteur Uva Paratian, Mauricien, installé à La Réunion interrogé par La 1ère, "c'est la pire catastrophe naturelle qu'ait connu l'Océan Indien. Je ne comprends pas pourquoi Maurice fait appel si tardivement à la France qui a les moyens d'aider."Daniel Claude, président du groupement des associations franco-mauriciennes à La Réunion, déplore quant à lui "une catastrophe naturelle, écologique, mais aussi touristique", toujours selon La 1ère. "Nous vivons du tourisme sur la côte sud. Nous avons une réserve naturelle unique et la pollution va détruire des coraux qui ont plus de 100 ans", a-t-il rappelé.Selon les ministres de l'Environnement et de la Pêche, toutes les tentatives pour stabiliser le navire ont échoué en raison des mauvaises conditions en mer. Les efforts pour pomper les hydrocarbures se sont également jusqu'ici révélés infructueux. Les écologistes craignent que le bateau ne finisse par se briser, ce qui pourrait entraîner une fuite encore plus importante d'hydrocarbures et des dommages colossaux en mer et sur le littoral.Très prisée pour ses lagons et ses plages paradisiaques, l'île Maurice est un haut lieu du tourisme international.
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Ces examens permettent de déterminer si l'individu testé a contracté le Covid-19, en analysant l'éventuelle présence d'anticorps.
| La Haute autorité de santé (HAS) se dit favorable à un remboursement de certains tests sérologiques pour le coronavirus, "à la fiabilité validée". Dans un avis publié mercredi 20 mai. l'HAS se dit favorable à une prise en charge par l'Assurance maladie "des tests sérologiques de type ELISA et TDR à la fiabilité établie par le CNR" (centre national de référence) et suivant des "indications définies". Pour la Haute autorité de santé, ces tests doivent être prescrits par un médecin dans des cas particuliers, notamment des patients symptomatiques suivis par les médecins de ville ou hospitalisés, des malades n'ayant pas fait l'objet de tests virologiques et pour détecter la présence d'anticorps chez les professionnels de santé et les personnels d'hébergement collectif (EHPAD, prison etc).Les tests sérologiques permettent de savoir si quelqu'un a eu le Covid-19, en regardant s'il a développé des anticorps. Il reposent sur des prises de sang. Ils se distinguent des tests virologiques, ou PCR, qui permettent de dire qu'un malade est infecté au moment où on les réalise. Ces tests doivent être réalisés à partir du 7e jour qui suit l'apparition de symptômes pour les patients hospitalisés et du 14e jour pour les patients sans signe de gravité, précise l'HAS.
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Le temps a dû lui paraître bien long. Un enfant de 4 ans est resté toute une journée assis dans un car scolaire. Il avait été oublié par le conducteur, en début de matinée, et a été récupéré par sa mère qui venait le chercher à l'école maternelle, en fin d'après-midi, révèle le quotidien La Nouvelle République. Une enquête a été ouverte.
| L'incident remonte au mardi 8 janvier. Ce jour-là, un élève de l'école maternelle de Sougé, dans le Loir-et-Cher, est monté dans le car scolaire, comme tous les matins, mais n'est jamais allé en classe. Le garçon est resté dans le bus, attaché à son siège par la ceinture de sécurité, de 9 heures du matin jusqu'à 16 heures. C'est sa mère qui l'a découvert, alors qu'elle venait le récupérer à l'école. L'enfant était seul, assis dans le véhicule. La gendarmerie a ouvert une enquête pour "déterminer s'il y a une responsabilité pénale, et si oui, qui est responsable", a indiqué le procureur de la République de Blois à France 3. Le conducteur du car a reconnu une "faute d'inattention".
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L'homme est soupçonné de "faire partie de la mouvance islamiste". Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
| En début de matinée ce jeudi 23 janvier, des policiers du commissariat de la ville d'Épinal (Vosges) et du Raid (unité de Recherche, assistance, intervention, dissuasion) de Nancy ont investi un immeuble de l'avenue Victor Hugo, dans le centre-ville, après une suspicion de présence d'explosifs, a indiqué le parquet. Selon les informations de Vosges matin, qui a révélé les faits, l'immeuble, qui compte quatre appartements, a été évacué dans la matinée et les habitants pris en charge par les services de la mairie. "Il s'agit d'une visite domiciliaire administrative autorisée par un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris en lien avec le parquet antiterroriste", a précisé à l'AFP le procureur de la République à Épinal, Nicolas Heitz. Une source policière a confirmé qu'il s'agissait d'une intervention "sur fond" de terrorisme. M. Heitz s'est rendu sur place "compte tenu des objets qui ont été découverts", a-t-il déclaré, confirmant qu'il s'agissait de produits explosifs, sans plus de détails. Une équipe de démineurs était attendue sur place afin de déterminer la nature de ces explosifs, a-t-il ajouté.Selon le journal Vosges matin, cette opération policière "fait suite à des signaux faibles des renseignements territoriaux évoquant la possible présence dans un immeuble de la rue d'une personne pouvant faire partie de la mouvance islamiste". Cet homme a été interpellé, a indiqué le procureur de la République."L'enquête se poursuit et le parquet antiterroriste se saisira (de l'affaire) suivant les résultats", avait-il expliqué dans un premier temps, avant d'annoncer que le parquet antiterroriste (Pnat) s'était saisi de l'enquête. L'enquête est désormais ouverte pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "détention et fabrication d'engins explosifs en relation avec une entreprise terroriste", a précisé le Pnat.La rue où s'est déroulée l'intervention a été bouclée, a indiqué le maire de la ville, Michel Heinrich, mais "il n'y a pas eu de confinement d'école, collège ou lycée, sauf un à l'initiative du chef d'établissement". "C'est très calme, même s'il y a eu de l'agitation sur les réseaux sociaux", a commenté M. Heinrich.
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Un masque affichant votre sourire, le "smiling mask". C'est l'idée qu'ont eue de jeunes entrepreneurs belges, et qui a déjà séduit des serveurs de restaurant ou des soignants soucieux d'offrir un surplus d'humanité à leurs patients.
| Le concept du moment contre la pandémie de coronavirus: un appareil type Photomaton prend un cliché du bas de votre visage avant de l'imprimer sur un masque en tissu.L'opération, qui ne prend que quelques minutes, est aussi possible via un site internet. Le résultat est très réaliste, a constaté l'AFP."Dans les hôpitaux, les maisons de repos et certains commerces, le masque dit +médical+ est souvent vu comme une forme de déshumanisation. En redonnant au médecin où à la soignante le véritable aspect de son visage, les patients se sentent mieux. On crée un surplus d'affection", dit Charles de Bellefroid, l'un des cofondateurs de Cheesebox, la société qui produit les "Smiling Mask"."Soyons clairs, ce ne sont pas des masques chirurgicaux mais ce ne sont pas des gadgets. Double couche de coton et porte-filtre: ils répondent aux normes sanitaires", assure l'entrepreneur.L'idée a déjà séduit le CHU Brugmann, un des plus grands établissements hospitaliers de la capitale belge, notamment spécialisé dans l'accueil d'enfants malades."Avec le masque c'est difficile d'accueillir le patient avec un sourire", témoigne Hind Ouali, adjointe au directeur des opérations du CHU.Cette solution "montre notre volonté de les accueillir avec optimisme et bienveillance", à un moment "où l'on doit être plus chaleureux que d'habitude", ajoute-t-elle.Et le secteur des soins n'est pas le seul à être séduit. "Dans les restos, pour les coiffeurs, c'est un vrai plus, c'est important d'apporter une émotion sur un visage", assurent les initiateurs du projet. Dans un restaurant bruxellois, à l'heure de la réouverture après trois mois de confinement, Audrey, une cliente habituée, a tenté elle-même l'expérience du "smiling mask" déjà adopté par les serveurs."Je trouve ça top ! C'est beaucoup mieux, plus chaleureux, que les masques anonymes ou les masques chirurgicaux habituels", souligne la jeune femme en enfilant son masque. "Seule la bouche ne bouge pas mais on retrouve l'expression du visage en entier", poursuit-elle."En général, les réactions sont très positives. C'est marrant, ludique. Les gens sont souvent impressionnés même", complète Charles de Bellefroid.Il affirme avoir déjà des clients en Belgique et au Luxembourg, alors que son concept n'a été "imaginé qu'à la mi-mars".
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Les Etats-Unis ont l'intention de donner la priorité aux personnes âgées, aux citoyens ayant des antécédents médicaux et aux travailleurs dits essentiels une fois trouvé un vaccin contre le Covid-19, a dit mardi un haut responsable de l'administration Trump.
| Dans le cadre de l'opération "Warp Speed", le gouvernement américain espère délivrer 300 millions de doses de vaccin d'ici janvier 2021 (quasiment l'équivalent de la population américaine), via des financements et soutiens à des laboratoires."Avant que tout vaccin ne soit approuvé ou autorisé, l'Opération Warp Speed mettra en place les plans et infrastructures nécessaires pour le distribuer", a dit le responsable.Les autorités envisagent de distribuer le vaccin selon une méthodologie suivie depuis longtemps pour les pandémies de grippe."Les personnes âgées, celles avec des antécédents médicaux et les personnes fournissant des services essentiels auraient la priorité", a précisé le responsable."Toutefois, quelles populations pourront et devraient recevoir un vaccin, cela dépendra des résultats des essais cliniques", a-t-il ajouté.Un deuxième responsable a souligné que la sécurité des vaccins-candidats n'était pas encore connue, et qu'il était possible qu'il s'avère qu'ils ne soient pas adaptés à certaines catégories démographiques.De plus, a ajouté ce responsable, "nous nous attendons à ce qu'il y ait (...) 20, 30, 40 millions d'Américains qui auront probablement de forts anticorps au coronavirus d'ici la fin de l'année, ils seraient donc bien moins prioritaires".Bien que le développement d'un vaccin fort ne soit pas garanti à 100%, les responsables ont indiqué que le but était d'avoir assez de vaccins d'ici le pic de la prochaine saison grippale pour vacciner les personnes vulnérables et souhaitant un vaccin.Les compagnies d'assurance ont dit qu'elles entendaient fournir les vaccins aux clients sans coût additionnel, selon les responsables.Parmi les principaux vaccins-candidats figure celui développé par AstraZeneca avec l'université d'Oxford, qui entrera dans la dernière phase des essais cet été.
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Après 12 ans de bons et loyaux services dans Esprits Criminels, Thomas Gibson a été renvoyé de la série suite à une violente dispute avec un producteur et scénariste du feuilleton. Interviewé par le magazine américain People, l'acteur donne sa version des faits au sujet de cette affaire.
| La saison 12 d'Esprits Criminels sera celle de tous les changements pour la série ! Lancée le 28 septembre 2016 aux Etats-Unis sur la chaîne CBS, cette nouvelle année d'enquêtes se déroulera sans Shemar Moore (Derek Morgan) ayant quitté le feuilleton, mais également sans Thomas Gibson (Hotch) qui a été purement et simplement viré au cours de l'été. Pour rappel, ce dernier devait bel et bien continuer à figurer au générique du copshow mais un incident en coulisses a conduit à son éviction dans les plus brefs délais...Tolérance zéro pour la violenceEn plein tournage du deuxième épisode de cette douzième saison, l'acteur aurait eu une violente altercation physique et verbale avec Virgil Williams, un producteur et scénariste du show. Ayant déjà eu des comportements déplacés par le passé (il avait d'ailleurs déjà été contraint de suivre des cours de gestion de colère), le comédien a d'abord été suspendu pour deux semaines, avant d'être définitivement renvoyé. Le lendemain de sa sentence, il s'est exprimé sur Twitter par le biais de plusieurs messages : "Je voudrais pouvoir remercier chacun d'entre vous pour votre amitié et votre soutien. J'aime Esprits Criminels et je suis déçu que cela se soit déroulé ainsi. (...) Le soutien que vous exprimez représente tout pour moi et ma famille. Ce n'est pas qu'une fin, c'est aussi un commencement. Merci à tous."L'acteur s'explique enfin...Plusieurs semaines après ces tweets, il a décidé de sortir du silence pour People afin de donner sa version de toute l'histoire. Il explique avoir eu un désaccord au sujet d'une réplique avec Virgil Williams, qui a insisté pour conserver cette phrase. Gibson est alors allé raconter cette discussion à ses partenaires à l'écran et le producteur a débarqué : "Il est entré dans la pièce et a commencé à me tomber dessus. Au moment où il m'a approché, mon pied s'est levé et l'a touché dans la jambe. Si je n'avais pas bougé, il me serait rentré dedans. Nous avons échangé quelques paroles virulentes, pour lesquelles je me suis excusé le lendemain, et c'est tout. C'était terminé. Nous avons tourné la scène, je suis rentré chez moi - et je n'ai jamais pu revenir. (...) J'ai l'impression qu'il essaient de m'éradiquer totalement de la série. Cela me blesse. Mais je profite de mon temps libre avec mes enfants et j'ai hâte de voir ce que le futur me réserve."Après la colère, la sagesse pour Thomas Gibson ? Les téléspectateurs Français peuvent en tout cas regarder ses dernières apparitions dans la saison 11 d'Esprits Criminels, actuellement proposée sur TF1 chaque lundi soir, à partir de 20h55.
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Le président estime que le mouvement des "gilets jaunes" est influencé par l'extrême-droite, l'extrême-gauche, mais aussi par les médias étrangers, et notamment russes.
| Emmanuel Macron a estimé, vendredi 1er février dans un entretien informel accordé au Point, que Christophe Dettinger avait été conseillé par un avocat d'extrême-gauche. L'ancien boxeur est accusé d'avoir agressé des gendarmes le 5 janvier à Paris."Il ne faut pas se tromper, a dit le président. On est d'une naïveté extraordinaire (...) Le boxeur, la vidéo qu'il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d'extrême-gauche. Ça se voit ! le type, il n'a pas les mots d'un gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan." Christophe Dettinger avait posté une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il expliquait son geste. Il indiquait que la colère était "montée" en lui après avoir été gazé, et reconnaissait avoir mal agi.Influence des médias étrangersPar ailleurs, Emmanuel Macron a déploré l'influence des médias étrangers sur le mouvement des "gilets jaunes". "La communication officielle ou celle de tous les mouvements traditionnels, elle est très peu active, très peu relayée, a-t-il estimé. Les gens qui sont surinvestis sur les réseaux sociaux sont les deux extrêmes. Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes pour troller. (...) C'est Russia Today, Sputnik etc. Regardez, à partir de décembre, les mouvements sur internet, ce n'est plus BFM qui est en tête, c'est Russia Today." Le président estime que même les médias français se laissent influencer par les réseaux sociaux. "Les quotidiens, quels qu'ils soient, ne font plus l'actualité. Il suivent les chaînes d'information en continu qui, de plus en plus, suivent les réseaux sociaux, a dit le président. Dans l'affaire Benalla comme pour les 'gilets jaunes', la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère représentent 90% des mouvements sur internet. (...) Ce mouvement est fabriqué par des groupes qui manipulent, et deux jours après, ça devient un sujet dans la presse."
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Donald Trump une nouvelle fois dans la tourmente. Alors que le candidat républicain vient d'obtenir l'investiture pour la prochaine élection présidentielle américaine, une maquilleuse qui avait porté plainte contre lui pour tentative de viol en 1997 est sortie du silence.
| Près de 20 ans après les faits, Jill Harth s'est confiée dans une interview accordée au Guardian. Celle qui a commencé à travailler pour Donald Trump en 1992 revient sur les avances insistantes dont elle était la cible, mais également sur une soirée dans le manoir de Trump en Floride. "Il m'a poussée contre le mur de la chambre, m'a tripotée et a de nouveau essayé de soulever ma robe. J'ai dû lui dire : 'Qu'est-ce que tu fais ? Arrête !' C'était choquant de sa part de faire cela parce qu'il savait que j'étais en couple avec George et il savait qu'il était dans la pièce d'à côté avec les autres", a-t-elle raconté dans les colonnes du Guardian. Jill Harth avait porté plainte en 1997 avant de la retirer quelques jours plus tard. Traitée de menteuse par la famille Trump, elle a aujourd'hui décidé d'engager une avocate. "Personne ne m'a défendue, c'est pour ça que je prends la parole. Vous pouvez me croire ou non, mais j'ai vécu un enfer et je dois le revivre aujourd'hui".
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Patricia Kaas n'a pas d'enfant ni de mari. A 50 ans, l'artiste qui a bien du mal à trouver son mec à elle fait le bilan et distribue les bons et les mauvais points aux hommes de sa vie, sans langue de bois.
| "Chaque amour, chaque amant t'amène quelque chose de différent. J'ai vécu de si belles choses, comme avec Cyril Prieur qui est depuis mon meilleur ami et l'un de mes deux managers, ou avec Yannick Alléno, avec qui nous avons gardé une vraie tendresse" , raconte Patricia Kaas dans une interview choc accordée au magazine Rétro relayée par le site Purepeople. Mais la chanteuse n'hésite pas à tacler les hommes qui se sont moins bien comportés avec elle. Elle évoque notamment un artiste qu'elle trouvait très beau mais qui aurait fini par lui demander une pension au moment de leur séparation. Une mauvaise expérience qu'elle n'a pas oubliée. "Les hommes que j'ai rencontrés ensuite ont pas mal payé pour lui. Il y a aussi eu ce milliardaire qui me promettait des merveilles, venait me chercher en jet privé mais qui était quand même très marié. Qu'est-ce que j'ai été bête... mais il faisait très bien l'amour ! Ce n'est pas la rupture qui m'a fait le plus mal. La douleur, c'est de réaliser qui est réellement l'autre" , analyse la star qui peine toujours à trouver la perle rare.
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ÉMOTION - Née en Espagne, la maire de Paris a été bouleversée par les attentats en Espagne et n'a pas manqué de faire le rapprochement avec les attaques de Paris. La double attaque revendiquée par le groupe État islamique jeudi 17 août en Catalogne, en Espagne, qui n'a pas manqué de susciter les réactions des politiques français.
| Le président Emmanuel Macron a rapidement transmis ses "pensées et la solidarité de la France pour les victimes de la tragique attaque", certains n'ont pas manqué de provoquer la polémiqueet d'autres encore ont peut-être été plus touchés que leurs collègues. C'est le cas de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, né à Barcelone, qui s'est dit "bouleversé" ou encore d'Anne Hidalgo.Née en Espagne, la maire de Paris a confié samedi 19 août sur RTL avoir ressenti "beaucoup de tristesse, car bien sûr dès les premières informations, on a su que c'était un attentat, qu'il y avait des blessés graves (...) En tant que Franco-Espagnole, le fait d'avoir une grande proximité avec cette ville de Barcelone, ça m'a particulièrement touchée."L'élue explique en effet connaître "très très bien" Ada Colau, la maire de la capitale catalane, qu'elle a aussitôt appelé. L'édile espagnole a notamment sollicité la triste expérience de sa consœur, qui a également dû gérer plusieurs attentats très meurtriers ces deux dernières années. "C'est vrai que j'ai pensé aux heures qui suivent, à ces moments qui sont terribles où il faut être aux côtés des victimes, des familles", raconte Anne Hidalgo. Interrogée sur une éventuelle faille dans l'aménagement urbain de Barcelone, où les assaillants ont pu accéder en voiture aux Ramblas, la socialiste assure ne pas vouloir polémiquer sur le sujet. Elle préfère insister sur la réponse des Barcelonais aux jihadistes. "Je pense que ce rassemblement qu'il y a sur la place de Catalunya, cette foule immense rassemblée, ces slogans autour de cette idée 'Ne vous nous ferez pas peur, on continuera à vivre' sont des attitudes qui sont indispensables et nécessaires."Elle assure par ailleurs ne pas comprendre "l'agacement" de certains à la vue d'une Tour Eiffel éteinte à chaque attentat. Expliquant que ce geste a été très bien perçu côté espagnol, Anne Hidalgo n'a pas souhaité faire plus de commentaire.
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Une trentaine de personnes étaient à bord de ce bus qui assurait une liaison entre Barcelone et Bordeaux.
| Une personne est décédée, et 17 ont été blessées, dont une est en "urgence absolue", lors de l'accident d'un car Flixbus reliant Barcelone à Bordeaux dimanche sur l'autoroute A 61 à Bizanet, au sud-ouest de Narbonne, selon un bilan "provisoire" de la préfecture de l'Aude.Le bus "s'est couché sur le côté pour une raison qu'il reste à déterminer" alors qu'il circulait peu avant 13h00 dans le sens Narbonne-Toulouse, avec à bord 30 personnes dont la conductrice, a indiqué la préfecture dans un communiqué.La compagnie Flixbus, jointe par l'AFP, a pour sa part indiqué que 29 personnes étaient à bord, dont la conductrice. Le véhicule assurait la liaison entre Barcelone et Bordeaux, "opéré par notre partenaire local pour le compte de FlixBus", a précisé le service de presse de la compagnie. La préfecture avait dans un premier temps fait état d'une liaison entre Perpignan et Toulouse. [EMBED url=" "]"A 14h00, le bilan provisoire fait état d'une personne décédée, une personne en urgence absolue évacuée par hélicoptère sur Montpellier, 16 personnes en urgence relative et 12 personnes indemnes", ajoute le communiqué de la préfecture."Plus de 10 véhicules du SDIS et 60 sapeurs pompiers, 2 hélicoptères avec équipes médicales et 10 gendarmes" ont été engagés sur place, tandis qu'une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place.Le véhicule s'est couché côté droit dans le fossé d'écoulement jouxtant, sans glissière de sûreté, la bande d'arrêt d'urgence, selon une source policière.Le trafic a dans un premier temps été interrompu au niveau de l'accident."Le Secrétaire général, préfet par intérim, s'est rendu sur les lieux de l'accident et a déclenché le COD (Centre Opérationnel Départemental)", a précisé la préfecture, qui a déconseillé d'emprunter le secteur.Sans précisions sur l'identité des victimes et des personnes à bord, Flixbus a précisé qu'un car de remplacement serait dépêché dès le feu vert des autorités pour assurer l'acheminement des passagers indemnes. Ils ont dans l'immédiat été conduits par les services de secours dans la localité de Bizanet.
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Une Française vient de remporter le "job le plus cool du monde ". Pendant un an explique Le Parisien, elle va sillonner le monde sur des voiliers, tous frais payés.
| C'est un CDI en or. La Française Alyzée Joy Montana vient de décrocher un métier de rêve. Et pour cause, il est même appelé le job "le plus cool du monde", selon Le Parisien. Pendant toute une année, cette jeune femme de 26 ans va parcourir le monde à bords de jolis voiliers. Elle a réussi à passer les différentes étapes "parmi plus de 3.000 candidatures ", a même précisé la société. Mais que va donc faire précisément Alyzée Joy Montana ? Sa mission, si elle veut, est de tester pendant un an les croisières que propose la plateforme et ensuite créer des contenus vidéo ou faire de la photographie à forte valeur ajoutée. Difficile de rêver mieux. Sur la toile en tout cas, cette offre avait suscité l'engouement : 3.000 candidatures donc, mais "celle d'Alyzée est tout de suite sortie du lot", a expliqué Sailsquare.Une femme créativePour expliquer son choix, le voyagiste spécialisé dans les voiliers a mis en avant la créativité de la jeune femme. "Nous n'avons pas choisi Alyzée, elle a réussi à s'imposer d'elle-même grâce à sa créativité et à l'originalité de sa candidature. Sa démarche rassemblait toutes les qualités requises pour ce job de rêve ! "Très heureuse du résultat bien sûr, Alyzée Joy Montana avait choisi de faire une photo aérienne en inscrivant "Sailsquare hire me". Des touristes étaient ainsi allongés sur le sable d'une plage paradisiaque. Elle avait par ailleurs diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo "making-of" du projet indique Le Parisien.Pas si nouvelle que ça ?La jeune femme de 26 ans s'est donc démenée pour décrocher le job... mais est-ce si simple que cela ? Le Parisien, qui a épluché son profil professionnel, montre qu'elle a déjà "une grande expérience dans le voyage, la création de contenus photo et vidéos publicitaires". Un élément qui a sans doute été pris en compte par le voyagiste pour satisfaire ses visées. Elle qui a aussi occupé un poste de rédactrice pour des brochures d'informations et de voyagistes.Que va-t-elle faire ?La mission d'Alyzée Joy Montana sera précisément de promouvoir les voyages en voilier, leur originalité et leur accessibilité. Pour cela, elle aura à disposition des drones, micros, appareils photo et caméras bien sûr. Elle devrait alterner les séjours sur mer et sur terre lors de ces douze mois "tous frais payés" (entre 20.000 et 23.000 euros). Cap sur Cuba pour commencer, avant d'atteindre la Norvège et les Seychelles.
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"Il n'y a pas de plus beau musée au monde", confie jeudi à l'AFP Emmanuel Kasarhérou, tout nouveau président d'origine kanak du Musée du Quai Branly Jacques Chirac, lieu unique de "dialogue des cultures", dont il veut préserver l'originalité tout en élargissant son public.
| "C'est un grand honneur" pour "un parcours atypique comme le mien", dit-il simplement, interrogé dans les jardins du musée fermé depuis plus de deux mois, alors qu'il est la première personnalité de Nouvelle-Calédonie à se retrouver à la tête d'un grand musée parisien.Un geste de reconnaissance pour sa culture kanak? "Cela vient dénoter que, quand on est une infime partie de l'humanité, on a aussi des choses à dire qui peuvent nourrir le reste de l'humanité!". Emmanuel Kasarhérou, 60 ans, qui a encore sa mère, son frère, sa famille paternelle là-bas, reçoit un flot de mails "de gens que je n'ai pas vus depuis très longtemps. A travers moi, c'est aussi eux qui sont reconnus".Une de ses priorités, assure-t-il, sera d'"inventer les médiations nécessaires" et de "baliser le chemin" pour que les publics "s'élargissent, car ce musée réfracte des patrimoines de toute la planète. Notre population dans le grand bassin parisien réfracte aussi des cultures qui viennent de tous les endroits du monde".- Plaidoyer pour la "co-construction" -Sur la question délicate des restitutions d'objets collectionnés pendant la colonisation -alors que le Quai Branly rassemble en France la majeure partie des objets d'"arts premiers" provenant d'Afrique, d'Asie et d'Océanie- le nouveau patron du musée affiche son approche "pragmatique", car "il n'y a pas une seule typologie: chaque objet est singulier, chaque histoire singulière".Ayant dirigé le Centre culturel Tjibaou à Nouméa, sa ville natale, il comprend de l'intérieur cette question sensible: "J'ai eu à (la) connaître comme directeur d'un musée du sud s'adressant aux grands musées du nord".En cas d'"objets pour lesquels la possession dans un musée national peut poser question, il nous appartient nous conservateurs d'instruire leur situation", admet-il.Et puis, ajoute-t-il, "il appartiendra à la nation de savoir si elle souhaite faire retour aux populations" les objets qui leur avaient été "pris dans des situations de contrainte". Ou encore "parce que ces objets auraient une signification particulière pour certains peuples".Mais, M. Kasarhérou, qui travaille depuis neuf ans au Quai Branly, juge qu'il "ne faut pas considérer que les musées sont des endroits de recel. S'il y a eu des situations de ce genre, elles restent malgré tout minoritaires. Il faut les traiter. Et faire en sorte que le reste de la collection puisse voyager, être partagée" avec les musées du sud."Je crois beaucoup à la co-construction", souligne le nouveau président du Quai Branly: l'analyse "sur les collections, leur légitimité, on ne peut pas la faire de manière unilatérale, mais en dialogue avec les musées des pays d'où proviennent les objets".Un musée, analyse-t-il, "c'est un endroit où est préservé une parcelle du patrimoine de l'humanité, et cette parcelle appartient à tous, même s'il y a une nation qui en assure la conservation par les frais qu'elle engage".Ce grand expert des arts premiers considère comme un plus qu'un objet utilitaire ou cultuel prenne une autre signification dans un musée, devenant oeuvre d'art: "une sculpture de Nouvelle-Calédonie dans un musée, ce n'est plus la sculpture qui était dans tel bois sacré! Le musée permet d'avoir une sorte de distance avec sa propre culture. Et un regard plus large qui permet une sorte de passage de culture à culture, d'objet à objet".Pour Emmanuel Kasarhérou, l'histoire de ce musée "est fondée sur la curiosité". Et il ne voudrait surtout pas que son originalité "s'affadisse en rentrant dans une forme de routine"."Son ADN, c'est la variété". "variété d'histoire, variété de collection, de conceptions d'être au monde, de voir le monde. C'est ce qu'il faut qu'on arrive à préserver et à partager", plaide-t-il avec passion.
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Samedi 26 août, Capucine Anav faisait partie du casting du numéro inédit de Fort Boyard, sur France 2. Et ça n'a pas vraiment été une partie de plaisir pour la jeune femme.Rien n'est simple dans Fort Boyard, et Capucine Anav en a fait la douloureuse expérience, si l'on en croit ses larmes.
| Comme Enora Malagré ou encore Jeremstar avant elle, la jeune femme s'est prêtée au jeu culte de France 2, Fort Boyard. C'est ainsi qu'elle a été confrontée à une épreuve assez déroutante au côté de Laurent Ournac. Face à un Francis Lalanne plus mystique que jamais, le duo a dû chanter une chanson aux consonances particulières la tête plongée dans un casque rempli de mouches ! Difficile alors d'ouvrir la bouche sans en gober une. Assez effrayée, Capucine Anav a eu bien du mal à garder la tête dans le casque. Très éprouvée, la jeune femme a alors été submergée par l'angoisse et n'a pu retenir ses larmes.
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Sous un soleil de plomb, l'Acropole d'Athènes, monument phare de l'Antiquité, a rouvert lundi à quelques dizaines de visiteurs, deux mois après la fermeture des sites archéologiques de Grèce pour cause de pandémie.
| "Nous n'avons jamais vu aussi peu de monde à l'Acropole, c'est comme si nous avions eu une visite privée", témoigne Katia, une ressortissante russe venue dès l'ouverture du site avec son mari. Le couple russe vit depuis cinq ans à Athènes et ne voulait manquer sous aucun prétexte la réouverture des quelque 200 sites archéologiques de Grèce lundi. "C'était mon rêve", s'exclame Barbara Reno Gonzalez, une écrivaine américaine qui "attendait depuis deux mois de voir l'Acropole". Elle était arrivée le 18 mars en Grèce, quelques jours avant le confinement général."Nous n'avions pas eu le temps de visiter, alors nous sommes venus aujourd'hui, en plus c'est gratuit!", se félicite Daria, une étudiante ukrainienne. Mais par une température de 32 degrés en fin de matinée, le public était rare pour la réouverture du temple du Parthénon juché sur le rocher sacré de l'Acropole . L'affluence était davantage dans les rangs des journalistes et des employés du site, a constaté une équipe de l'AFP.Après sa visite sous escorte, la présidente grecque Katerina Sakellaropoulou s'est félicitée qu'on puisse "de nouveau visiter le site de manière traditionnelle" après l'avoir fait "via la technologie moderne" pendant 64 jours."Avec les mesures de sécurité nécessaires, nous allons pouvoir de nouveau honorer nos ancêtres et relever la tête", a-t-elle déclaré aux médias "en cette journée mondiale des musées".- "Security First" -La ministre de la Culture Lina Mendoni, un masque chirurgical vert sur le visage, a qualifié ce 18 mai de "journée exceptionnelle pour la Grèce".Le slogan du tourisme en Grèce est désormais "Security First", après celui d'"Heritage First" qui prédominait depuis des années, a-t-elle souligné en visitant le site."Antiseptiques, masques sont distribués à l'entrée, des distances sont à respecter avec des marquages au sol", a-t-elle dit, précisant qu'un maximum de 2.000 personnes pourront visiter l'Acropole.Un mur de plexiglas a été monté pour séparer les flux de visiteurs montant et descendant du rocher sacré. Le port du masque est "fortement recommandé" mais il n'est obligatoire que pour les guides.Situé dans le centre historique d'Athènes, le temple dorique du Parthénon consacré à la déesse Athéna, protectrice de la cité antique éponyme, date de la période classique de l'Antiquité grecque (Ve siècle av. J-C).Avec 2,9 millions de visiteurs en 2019, en hausse de 14,2% par rapport à l'année précédente, l'Acropole est le monument le plus visité de Grèce.Elle fait partie de dizaines de richesses archéologiques comprenant temples, stades, théâtres ou citadelles antiques: du palais de Knossos (âge de Bronze) à l'Acropole de Lindos (IIe siècle av. J-C) respectivement en Crète et à Rhodes, en passant par Delphes et Olympie, berceau des jeux Olympiques de l'Antiquité.- Relance du tourisme -Les sites archéologiques constituent un important revenu pour les caisses du pays, dont l'économie dépend fortement du tourisme.Préoccupée par les défaillances chroniques de ses hôpitaux et par le vieillissement de sa population (2ème en Europe après l'Italie), Athènes a réagi rapidement face à l'épidémie.Moins touchée que ses partenaires européens, la Grèce déplore 163 morts à ce jour."Deux semaines après les premières phases du déconfinement, il n'y a pas d'augmentation des cas", s'est félicité le porte-parole du gouvernement Stelios Petsas, selon lequel le nombre d'hospitalisations diminue et celui des tests augmente.Toutefois, l'économie risque de replonger "dans une profonde récession", selon le gouvernement, à peine deux ans après sa sortie d'une décennie de crise.Sous la pression des professionnels, les autorités ont décidé d'avancer au 25 mai la réouverture des tavernes, cafés et bars.Les cinémas en plein air fonctionneront le 1er juin, les musées le 15 juin et les festivals et autres événements culturels à partir du 15 juillet.
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Des chauffeurs routiers manifestant près de la Maison Blanche ont perturbé avec leurs avertisseurs sonores un discours vendredi de Donald Trump.
| "C'est un signal d'amour", a commenté le président au sujet du "bruit merveilleux" de ces klaxons. "Ils manifestent pour le président Trump et non contre", a précisé M. Trump, qui s'exprimait dans les jardins de la résidence présidentielle, siège de l'exécutif américain.Des dizaines de routiers américains sont garés depuis plusieurs jours au coeur de Washington pour exiger une revalorisation du tarif kilométrique de transport de fret, mis en péril selon eux par les courtiers en gros.Ceci alors que les sociétés de livraison jouent actuellement un rôle crucial pour approvisionner les Américains confinés en période de pandémie de coronavirus.Certains chauffeurs, appelés "truckers" aux Etats-Unis, avaient déployé vendredi des banderoles appelant Donald Trump à agir en leur faveur. "Make Trucking Great Again", affichait l'un des calicots, en référence au slogan du milliardaire républicain "Make America Great Again"."Ne laissez pas les courtiers tuer le secteur routier", disait une autre pancarte sur l'un des camions garés le long de la grande esplanade au sud de la Maison Blanche.
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C'est en juge de l'éloquence que Roselyne Bachelot fait son grand retour à la télévision sur France 2 ce mardi 19 février.
| Ce sont des inconnus qui passeront leur "Grand Oral" devant le jury de l'émission de Laurent Ruquier, mais l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a aussi son avis sur l'éloquence des hommes politiques. Si elle encense Emmanuel Macron, elle ne fait pas de cadeau à son ancien patron. "J'en vois deux qui sortent du lot. D'abord, Jean-Luc Mélenchon. Il a cette folie, cette passion qui transporte. Et aussi Emmanuel Macron. Enfin, depuis qu'il a travaillé sa voix avec le baryton Jean-Philippe Lafont ! Je l'ai vu devant les maires et devant le public de Bourg-de-Péage pour le grand débat national, il m'a bluffée. Il est bien plus doué que Sarkozy", tranche Roselyne Bachelot dans une interview accordée au Parisien. La femme politique de 72 ans devenue animatrice n'est pas tendre avec celui qu'elle a pu observer de près pendant ses cinq années passées à l'Elysée. "Le problème avec Nicolas, c'est qu'on avait l'impression qu'il parlait toujours de lui. Attention, je juge la forme, pas le fond ! Il faisait de bons discours. Autrement... Au Parti socialiste, je ne vois personne. Chez les Verts ? Pareil. À droite ? J'aime bien la voix de François Baroin, mais on ne l'entend plus. Sinon, Ségolène Royal a fait aussi de bons discours en 2007", analyse la jurée du nouveau programme de France 2. Un rôle qu'elle affirme dans Le Parisien avoir accepté de camper "à titre bénévole".
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La circulation sera "exceptionnellement difficile" pour ce weekend de chassé-croisé caniculaire. Bison futé appelle les automobilistes à la plus grande prudence.
| Il faudra s'armer de patience samedi sur les routes des vacances. Alors que les Français vont s'engager dans le dernier chassé-croisé de l'été, la circulation sera "exceptionnellement difficile", selon Bison futé, qui a placé la journée de samedi en noir dans le sens des départs et en rouge dans le sens des retours. L'organisme appelle les usagers à la plus grande prudence, alors que les températures pourront encore frôler les 40° dans une grande partie du pays. Samedi, dans le sens des départs, l'organisme d'information routière conseille de passer la barrière de péage de Saint-Arnoult sur l'autoroute A10 avant 6h ou après 14h et d'éviter les autoroutes A10 entre Tours et Bordeaux, de 9h à 18h, A7 entre Lyon et Orange, de 6h à 17h, A9 entre Orange et Narbonne, de 7h à 17h, A61 entre Toulouse et Narbonne de 9h à 17h et A43 entre Lyon et Chambéry, de 10h à 16h. L'accès à l'Italie par le tunnel du Mont-Blanc sera dense de 9h à 14h avec une attente supérieure à 30 minutes.Dans le sens des retours, Bison futé conseille de regagner l'Île-de-France par l'autoroute A10 avant 14h et d'éviter les autoroutes A10 entre Bordeaux et Poitiers, de 10h à 17h et A7 entre Orange et Lyon de 9h à 18h. Le retour en France par le tunnel du Mont-Blanc sera dense, de 11h à 15h et de 19h à 22h et très dense entre 15h et 19h, avec une attente supérieure à une heure.La journée de dimanche est classée verte au niveau national dans le sens des retours mais orange en région Auvergne-Rhône-Alpes et sur le pourtour méditerranéen. Dans le sens des départs, l'organisme d'information routière conseille d'éviter l'autoroute A7 entre Lyon et Orange de 11h à 19h et entre Salon-de-Provence et Marseille de 11h à 21h et l'autoroute A9 entre Nîmes et Narbonne, de 10h à 20h.Dans le sens des retours, il est conseillé de regagner ou de traverser l'Île-de-France avant 14h, d'éviter de quitter ou regagner l'agglomération Bordelaise entre 11h et 18h et d'éviter les autoroutes A7 entre Marseille et Lyon, de 9h à 20h, A9 entre Narbonne et Orange, de 11h à 19h et A61 entre Narbonne et Carcassonne, de 11h à 20h. Le retour en France par le tunnel du Mont-Blanc sera très dense entre 11h et 21h.Avec les températures élevées prévues ce weekend, Bison Futé recommande également aux automobilistes "d'éviter de circuler aux heures les plus chaudes de la journée", "d'équiper son véhicule de pare-soleil ou de films solaires pour la lunette arrière et les vitres latérales arrières", "de boire régulièrement de l'eau" et "d'être très attentif aux passagers les plus vulnérables (enfants, personnes âgées)".
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Twitch et Reddit prennent des mesures contre des comptes pro-Trump, YouTube supprime des chaînes suprémacistes et la liste des marques qui boycottent les réseaux sociaux à cause des contenus "haineux" s'allonge: sous pression, les plateformes doivent appliquer leurs propres règles plus strictement qu'avant.
| "Les comportements haineux ne sont pas permis sur Twitch. En accord avec nos règles, la chaîne du président Trump a été temporairement suspendue (...) et les contenus incriminés ont été retirés", a fait savoir lundi un porte-parole de Twitch, une plateforme de streaming.La plateforme de discussion Reddit, d'ordinaire très permissive, a elle banni un forum de fans du président américain pour avoir enfreint son règlement sur l'incitation à la haine.Dans la vague du mouvement contre le racisme systémique aux Etats-Unis, les réseaux sociaux font face à un regain de pression pour mieux policer les échanges entre utilisateurs et empêcher le harcèlement, les discriminations et autres comportements insultants.Ils sont particulièrement dans le collimateur de la société civile pour leur laxisme perçu à l'égard de Donald Trump.Fin mai, ce dernier a tenu des propos considérés comme de l'incitation à la violence contre les manifestations de soutien à George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc.Twitter a masqué son message. Mais le refus d'intervenir de Facebook a suscité une levée de boucliers contre le réseau dominant, et une indignation renouvelée contre les plateformes perçues comme complices des propos souvent incendiaires du volubile président.- Comme n'importe qui d'autre -Twitch (filiale d'Amazon) a supprimé deux commentaires de Donald Trump, quand il a assimilé les immigrants mexicains à des "violeurs" pendant des meetings de campagne, en 2015 et récemment, à Tulsa.La plateforme, d'abord conçue pour la diffusion de parties de jeux vidéo en direct, s'est progressivement ouverte à d'autres "diffuseurs" qui peuvent créer leur chaîne, des personnalités politiques aux artistes.Mais quand le président a lancé la sienne l'année dernière, Twitch a fait savoir à son équipe que "comme n'importe qui d'autre, les politiques doivent accepter nos conditions d'utilisation et nos règles pour la communauté. Nous ne faisons pas d'exception pour les contenus politiques ou au nom de l'intérêt du public".Le patron de Facebook, lui, fait cette exception, et l'a beaucoup défendue jusqu'à présent.Mais vendredi, Mark Zuckerberg a fini par céder du terrain, en promettant de mieux réguler les publicités incitant à la haine et de masquer les contenus problématiques, même des personnalités politiques.Il faut dire que le géant des réseaux fait face à une campagne de boycott publicitaire, lancée notamment par la NAACP, la grande organisation de défense des droits civiques des Afro-Américains et une organisation de lutte contre l'antisémitisme, la Anti Defamation League.Sans nécessairement s'en réclamer, des marques comme Coca-Cola, Starbucks, Unilever et Ford ont décidé de ne plus toucher aux plateformes sociales pendant un mois ou deux, voire plus.- Avertissements -Lundi, YouTube a banni des chaînes suprémacistes, qui avaient notamment affirmé, "de façon répétée" selon la plateforme, que certains groupes d'individus étaient inférieurs à d'autres.Cette règle énoncée il y a un an a entraîné la suppression de plus de 25.000 chaînes.La décision de Reddit prouve aussi que les réseaux sont poussés dans leurs retranchements."Jusqu'à présent nous avions fait preuve de bonne volonté pour les aider à préserver leur communauté, avec des avertissements, des mises en quarantaine et autres", détaille le communiqué de la société au sujet de l'interdiction du groupe de fans du président.Ce réseau social a été fondé il y a 15 ans, comme un grand forum, sur le principe de la liberté d'expression débridée, sans garde-fous. A mesure que les plateformes dominantes comme Facebook ou Twitter ont durci leurs règles sur les contenus haineux, une partie de l'extrême droite américaine s'est retrouvée sur les plateformes Reddit ou 4chan.Mais depuis environ deux ans, Reddit a entrepris un grand ménage pour se débarrasser des groupes et utilisateurs dits "toxiques".Début juin, Alexis Ohanian, cofondateur de la plateforme et mari de de la championne de tennis Serena Williams, a démissionné du conseil d'administration et demandé à l'entreprise d'embaucher un candidat noir pour le remplacer.
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Vivre dans un camp fermé et surpeuplé ou rentrer au pays ? A Chypre, plusieurs centaines de demandeurs d'asile ont été instantanément placés devant ce choix quasi impossible, en pleine pandémie de Covid-19. Et ils restent, à ce jour, dans l'attente d'un sort meilleur.
| "Soit tu montes dans un bus (pour le camp) soit tu signes un papier disant que tu veux retourner dans ton pays", explique Ighodalo à l'AFP. Ce migrant nigérian, qui témoigne sous pseudonyme, fait partie des dizaines de demandeurs d'asile auparavant logés dans des hôtels-appartements à Aya Napa (sud-est) et transférés brusquement dans un camp de l'île par les autorités."Nous n'avons même pas eu le temps de lire le papier", poursuit-il.Contacté par téléphone, Ighodalo est désormais bloqué dans le camp de Pournara, à Kokkinotrimithia, près de la capitale Nicosie. Constitué de préfabriqués et de tentes des Nations unies, entourés de barbelés, ce camp construit pour 200 personnes abrite actuellement environ 800 migrants.Pour justifier ce déplacement impromptu, Chypre explique ne plus être en mesure de payer les 19 millions d'euros par an de logements pour les migrants.Pour une population de moins d'un million d'habitants, "nous avons un nombre considérable de migrants, et 75% ne sont pas des réfugiés", explique à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Nikos Nouris, rencontré dans ses bureaux de Nicosie.Pour s'attaquer au plus haut taux de demandes d'asile par habitant d'Europe, M. Nouris dit vouloir à la fois accélérer les procédures d'admission et les rapatriements volontaires.- Gale -Séparée de la Turquie par un bras de mer de moins de 100 km de large, l'île méditerranéenne est entrée divisée dans l'UE en 2004. Seule reconnue par la communauté internationale, la République de Chypre contrôle les deux tiers sud. Au nord se trouve une autoproclamée République turque (RTCN), uniquement reconnue par Ankara.Ce territoire septentrional est une porte d'entrée pour les migrants, qui arrivent par bateaux puis entrent dans le sud via la "ligne verte", surveillée par l'ONU et qui serpente l'île sur quelque 180 km.Cette zone tampon, qui compte une dizaine de points de passage, a vu le nombre de migrants augmenter régulièrement ces dernières années. Des Syriens -le pays en guerre est tout proche--, mais aussi des Camerounais, Nigérians, Indiens, Pakistanais ou Bangladais.Les demandes d'asile sont ainsi passées de 2.253 en 2015 à 13.648 en 2019, indique le ministre chypriote."Nous voulons accueillir des réfugiés", enchaîne Nikos Nouris. "Mais nous ne pouvons plus accueillir, dans un tel nombre, tous les migrants économiques."A ce jour, Ighodalo ne peut sortir du camp de Pournara. Car si Chypre lève progressivement les mesures de confinement liées à la lutte contre le coronavirus, les portes du centre restent fermées en raison d'apparition de cas de gale, selon le ministère chypriote de la Santé.- "Endroit horrible" -Pour Doros Polycarpou, du groupe de défense des droits des migrants Kisa, la décision de les détenir sans recours dans ce camp a constitué "une violation sérieuse" de la loi. Et, selon lui, Nicosie entendait faire passer un message: "Ne venez plus à Chypre".En ce début d'été, une campagne multilingue d'envoi de SMS vient d'ailleurs d'être lancée par les autorités pour informer les migrants que Chypre, situé hors de l'espace Schengen, n'était pas un billet d'entrée pour le Vieux continent.Dépité, un autre demandeur d'asile nigérian, qui souhaite également conserver l'anonymat, dit lui avoir choisi l'option du rapatriement, en renonçant à sa demande d'asile."On m'a mis dans le camp (de Pournara) quand je suis arrivé à Chypre", raconte-t-il. "Je ne veux pas y retourner. Jamais. C'est un endroit horrible."Une autre ONG, Cyprus Refugee Council, dénonce aussi les "conditions très difficiles" dans le camp, "fermé, surpeuplé et sans information claire sur quand (les migrants) seront autorisés à partir".Les autorités assurent travailler à l'installation de meilleurs équipements. Et, une fois l'épidémie de gale jugulée, Pournara pourra rouvrir, tout comme Kofinou, autre camp de migrants, avance M. Nouris.En attendant, le ministre souligne qu'aucun cas de Covid-19 n'a été enregistré parmi les migrants.Et si les rapatriements vers 17 pays considérés comme "sûrs" ont débuté, Nikos Nouris réitère son engagement d'une accélération de l'étude des demandes d'asile, à la faveur de personnels supplémentaires et d'une nouvelle loi.Mais "si une autre vague de migrants arrive", et "si la Turquie (...) continue d'envoyer des gens dans les zones occupées de Chypre" (le nord de l'île, ndlr), alors "nous allons connaitre un moment difficile", prévient le ministre, qui en appelle à une plus grande solidarité de l'UE.
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L'ancienne députée du Front national va prendre part à un rassemblement aux allures de rentrée de politique, alors qu'elle multiplie les appels à une "union des droites".
| Marion Maréchal et ses proches vont se réunir fin septembre pour une "convention de la droite" sur le thème de "l'alternative au progressisme". Programmée le 28 septembre, la réunion doit être introduite par le polémiste Eric Zemmour, et devrait remettre la nièce de Marine Le Pen sous les projecteurs de la scène politique. Côté contradicteurs, le philosophe Raphaël Enthoven est annoncé pour "apporter une contradiction frontale" lors d'une conférence sur la "critique de la critique des élites"."Une droite rassemblée pour fêter l'automne du macronisme ? Chiche", clament les organisateurs du rassemblement dans un communiqué, signés par le mensuel L'Incorrect, le mouvement "Racines d'Avenir" du jeune LR Erik Tegnér et le réseau d'entrepreneurs "Cercle Audace", tous proches de Marion Maréchal. La jeune élue, qui a pris ses distances avec la scène politique pour diriger une école de sciences politiques à Lyon, a pris position à plusieurs reprises en faveur d'une "union des droites" depuis la débacle des Républicains aux élections européennes, au point de provoquer quelques remous au sein du Rassemblement national.Au centre de multiples tentatives de recomposition politique à droite et à l'extrême droite, elle avait été invitée à l'université d'été du Medef fin août, avant que l'organisation patronale ne renonce devant le tollé suscité. L'ancienne élue du Vaucluse avait aussi fait des vagues chez Les Républicains pour avoir dîné fin juin avec plusieurs élus du parti, dont quelques parlementaires. Marion Maréchal a renoncé par ailleurs à intervenir fin août devant un mouvement de jeunesse catholique traditionaliste identitaire.La réunion du 28 septembre est une "déclaration d'indépendance de la droite à l'égard du progressisme, du multiculturalisme et du libre-échangisme auxquels elle a bien trop souvent été soumise" visant à "rompre avec les erreurs des 30 dernières années" et à "réarmer intellectuellement la droite", expliquent les organisateurs qui prévoient la venue de "plusieurs milliers" de personnes. Parmi les partenaires figurent l'association SOS Chrétiens d'Orient, jugée complaisante avec le régime syrien, le club de réflexion identitaire Polemia, ou le mouvement conservateur L'Avant Garde fondé par l'ancien ministre Charles Millon et l'entrepreneur Charles Beigbeder.
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Ils ont l'intention de camper toute la semaine sur la place de la République.
| Un groupe de pompiers professionnels a installé lundi 2 décembre un campement sur la place de la République, à Paris, pour interpeller le gouvernement sur les manques d'effectifs et de reconnaissance. Une initiative lancée par le syndicat SUD-SDIS. Arrivés en début d'après-midi sur la place de la République, les sapeurs-pompiers venus de différents départements ont monté trois barnums aux couleurs du drapeau tricolore, et une tente de camping rouge dans laquelle ils entendent rester toute la semaine. Ils veulent en profiter pour "expliquer à la population quelles sont nos difficultés au quotidien pour assurer un service digne de ce nom", décrit Jean-Pierre Darmuzey, secrétaire général du syndicat en Gironde. "La sécurité ça n'a pas de prix, mais ça a un coût: le nombre d'interventions explose, il faut qu'on soit plus nombreux", explique Rémy Chabbouh à l'AFP, pompier professionnel et secrétaire général de Sud.Les pompiers répondent aux questions des passants, font essayer leur casque... et improvisent une cagnotte qu'ils destinent à l'Oeuvre des Pupilles. Un hommage aux trois secouristes disparus dans un accident d'hélicoptère alors qu'ils intervenaient face aux intempéries dans les Bouches-du-Rhône."Les gens nous soutiennent, mais ils ne décident rien. On espère que le gouvernement va enfin nous entendre. On est sur les genoux dans les casernes", explique à l'AFP Virginie Piraux, 42 ans, pompière à Condom dans le Gers, et qui s'était engagée à dormir sur place lundi soir."On est toujours combatifs, et même encore plus après la manifestation d'octobre où ils [les forces de l'ordre ndlr] nous ont gazés alors qu'on n'avait rien fait", ajoute-t-elle, en référence à la manifestation des pompiers professionnels du 15 octobre pour une revalorisation salariale, marquée par des échauffourées et des tensions. "C'est pour ça qu'on a choisi cette manière très pacifique de se faire entendre".Des dizaines de "gilets jaunes" sont venus les soutenir, et pour certains, leur apporter du thé et du café.
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Lors d'une réunion, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, a estimé que 50 millions d'immigrés seraient nécessaires d'ici à 2050 en Europe. Il a également comparé la situation des juifs dans l'Histoire avec celle des musulmans aujourd'hui, suscitant la colère à droite.
| Déjà repris sur ses propos concernant la "clause du grand-père", Jean-Paul Delevoye est à nouveau sous le feu des critiques, de la droite et de l'extrême-droite cette fois. Les Républicains et le Rassemblement National ont dénoncé, vendredi 29 novembre, la "scandaleuse rhétorique" du Haut-Commissaire aux Retraites. Il a estimé dans la journée qu'il faudra "50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050". "La démographie européenne et son vieillissement fait que, si on veut garder le même nombre d'actifs dans la machine économique, il va falloir 50 millions de population entre guillemets étrangère pour équilibrer la population active en 2050 en Europe", a déclaré M. Delevoye lors d'une réunion avec des jeunes dans la matinée à Créteil pour défendre la réforme des retraites, à quelques jours d'une grève qui s'annonce massive."On cherche un bouc émissaire : hier c'était le juif, aujourd'hui c'est le musulman"M. Delevoye a ajouté que "plus un politique n'est capable de parler d'immigration parce que tout le monde s'hystérise". "On est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire: hier c'était le juif, aujourd'hui c'est le musulman, après demain ça sera encore un autre", a jugé l'ancien ministre de Jacques Chirac.Relayés par le Figaro, ces propos ont provoqué une levée de boucliers à droite. "Indigne d'un membre du gouvernement", a tweeté Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR, dénonçant la "scandaleuse rhétorique" de M. Delevoye et regrettant que le gouvernement "préférait encourager l'immigration plutôt que la natalité"."Entre la défense de l'équilibre des retraites par l'immigration massive et le parallèle douteux et inacceptable entre 'le juif d'hier et le musulman d'aujourd'hui' Jean-Paul Delevoye jette le trouble sur une réforme des retraites déjà bien mal embarquée", a enchéri le député LR Eric Ciotti.La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a appelé les électeurs à "se réveiller d'urgence et reprendre en main leur destin", face aux membres du gouvernement qui "ont une feuille de route immigrationniste dont ils ne changeront pas". "Effrayant !", a ajouté le vice-président du RN Jordan Bardella.Dans la soirée, M. Delevoye a regretté que ses propos "sortis de leur contexte" aient "été interprétés de façon erronée par certains". "Mon opinion est que l'immigration est un sujet sensible qui cristallise les oppositions, et crée les divisions", a-t-il insisté dans un communiqué, ajoutant que l'action du gouvernement allait permettre à la France de "répondre aux besoins de l'économie à court et moyen terme".
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant le journaliste pour "injures publiques" et "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence".
| Il a beau trouver les positions d'Éric Zemmour "clivantes", le député LR Julien Aubert n'en a pas moins signé une pétition de soutien au polémiste "au nom de la liberté d'expression", a-t-il annoncé mercredi 2 octobre. Eric Zemmour a provoqué un tollé après sa charge, samedi, contre l'islam et les immigrés "colonisateurs"."J'ai signé cette pétition pour défendre la liberté d'expression dans ce pays. Comme disait Voltaire 'je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire'", a écrit sur Twitter l'élu LR du Vaucluse. La pétition, lancée par le site anti-immigration Damoclès, considère que "ce qui est reproché à Zemmour par (les) juges et journalistes, c'est un délit d'opinion".Sur RMC mardi, Julien Aubert avait estimé que Éric Zemmour avait une "manière d'aborder (l'immigration) extrêmement clivante" et qu'il ne "partageait pas la théorie du 'grand remplacement'" supposé de la population française par la population immigrée, soutenue par M. Zemmour et Mme Maréchal. "La théorie un peu complotiste de 'il y a une population qui va en remplacer une autre' je ne fais pas partie des gens qui y croient", avait dit ce défenseur d'une "droite forte". Mais "on a un vrai problème d'intégration républicaine. On a laissé entrer des millions de gens sur 30 ans, dont aujourd'hui, la deuxième ou la troisième génération ne se sent pas intégrée. Donc (...) il faut réduire les flux pour permettre au moteur de l'intégration républicaine et à l'assimilation républicaine de refonctionner", avait-il ajouté.Le discours d'Eric Zemmour, diffusé en direct sur LCI, a suscité un tollé, jusqu'au sein du gouvernement. Le Premier ministre Édouard Philippe avait condamné des discours "nauséabonds et profondément contraires à l'idée que nous nous faisons de la France et de la République". Le parquet de Paris a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête pour "injures publiques" et "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence", après les propos de l'essayiste, qui participait à une réunion publique aux côtés de l'ancienne députée d'extrême droite Marion Maréchal.
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Des chirurgiens publient ce lundi une tribune pour dire "stop aux chirurgies illégales du cancer". Pour être habilités à pratiquer ce type d'opérations, les établissements doivent procéder à un nombre minimum d'interventions dans l'année. Ce seuil minimum n'est parfois pas respecté.
| Europe 1 publie une tribune pour "en finir avec les chirurgies illégales du cancer". "La chirurgie d'un cancer nécessite une expertise technique que seuls un enseignement et un entrainement intensifs et spécialisés peuvent produire (...) On fait bien en chirurgie ce que l'on fait souvent, on fait bien en ébénisterie ce que l'on exécute souvent", argumentent les treize spécialistes signataires, pour la plupart chefs de service, lundi 4 février, journée de lutte contre le cancer. Selon une étude de l'Assurance maladie publiée en juillet et relayée par Europe 1, sur les 571 services qui ont facturé en 2014 des chirurgies du cancer du sein, 115 n'avaient pas les autorisations nécessaires pour pratiquer ce type d'opérations. Selon cette même étude, un an après l'opération, les décès sont deux fois plus élevés parmi les femmes opérées dans ces structures sans habilitation. "Depuis 2009, un établissement ne peut opérer des cancers du sein ou un cancer digestif, urologique ou thoracique qu'à la condition de faire au moins 30 interventions dans l'année. Pour les cancers gynécologiques ou ORL, le seuil est de 20 opérations par an", a détaillé le quotidien La Croix en juillet 2018. "La survie des gens est en jeu" Ces opérations illégales peuvent mener à "des gestes beaucoup plus mutilants", témoigne pour Europe 1 le Pr Fabien Reyal, chef du service de chirurgie à l'Institut Curie à Paris. "Lorsque vous opérez mal un ovaire la première fois, c'est difficile de récupérer derrière. Et c'est pareil pour tous les cancers. La survie des gens est en jeu", poursuit le chirurgien. La situation devrait changer cette année avec la loi de financement de la Sécurité sociale. Celle-ci prévoit des sanctions à l'encontre des établissements qui ne seraient pas habilités à pratiquer ces chirurgies. "L'Assurance maladie ne remboursera plus ces chirurgies illégales en exigeant d'être remboursée par l'hôpital ou le centre qui a fait l'opération. Cela devrait être effectif dans l'année, avec des effets assez dissuasifs", précise Europe 1. La radio ajoute que les seuils minimums pour être autorisés à opérer les cancers devraient être prochainement relevés.
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"Combien de véhicules à moteur thermique circulent pour faire courir ces coureurs à vélo ? Combien de déchets engendrés ?", s'est interrogé Grégory Doucet, à deux jours du passage du Tour dans sa ville.
| Le Tour de France est une épreuve sportive qui véhicule une "image machiste" et qui est loin d'être "écoresponsable", a estimé mercredi 9 septembre le maire EELV de Lyon, Grégory Doucet. Il prévient qu'une éventuelle future candidature pour accueillir la Grande Boucle devra passer par une remise en cause des choix des organisateurs."Plusieurs points me dérangent. D'abord, le Tour de France continue à véhiculer une image machiste du sport", a affirmé l'édile dans un entretien accordé au quotidien Le Progrès, accessible sur son site internet. "Quand on défend les valeurs du sport, on défend l'égalité femmes-hommes. Il devrait y avoir un Tour de France féminin depuis longtemps. C'est la dernière épreuve d'envergure à ne pas avoir franchi le pas", a-t-il ajouté s'interrogeant également sur "l'empreinte écologique du Tour" assurant que l'épreuve "n'était pas écoresponsable". "Combien de véhicules à moteur thermique circulent pour faire courir ces coureurs à vélo ? Combien de déchets engendrés ?", a-t-il demandé, jugeant qu'il "n'était plus acceptable d'avoir des grandes manifestations sportives dont la première priorité n'est pas de se poser la question de leur empreinte". "Tous les petits objets, les goodies, les machins qui sont jetés par la caravane doivent maintenant être repensés pour être durables ou ne pas être jetés du tout", a estimé Grégory Doucet."Le Tour coûte à la Ville un peu plus de 600.000 euros. L'ardoise n'est pas anodine. La Ville poura être à nouveau candidate à accueillir la Grande Boucle quand elle aura démontré qu'elle peut évoluer", a prévenu le maire. "Je veux des garanties que les événements que l'on accueille dans notre ville se montrent responsables à l'égard de la planète. Tant que l'on n'aura pas creusé ce sujet-là, le dossier ne va pas revenir sur ma table", a-t-il assuré. La 14e étape du Tour de France emmènera le peloton de Clermont-Ferrand à Lyon samedi avant d'en repartir dimanche pour la 15e étape pour rejoindre le Grand-Colombier.
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En septembre, la nouvelle saison d'On n'est pas couché se dotera d'un nouveau duo de critiques. Yann Moix sur le départ, Laurent Ruquier livre quelques indices sur son successeur.
| "Un homme, une femme. Ce qui est sûr, c'est que ce ne sera pas un ou une journaliste", a dévoilé à Télé 2 semaines Laurent Ruquier à propos du successeur de Yann Moix dans On n'est pas couché, émission phare de France 2 diffusée le samedi soir. L'animateur de 55 ans a ajouté : "Je veux quelqu'un qui affirme ses opinions, plus qu'un journaliste à qui l'on demande une certaine neutralité. C'est ce qui fait que ce programme plaît ou déplaît. On n'est pas couché est une émission d'opinion."Yann Moix quitte l'émission après trois saisons. La tradition est respectée : "Je n'avais pas envie de revenir dessus. Yann a d'autres projets, notamment cinématographiques. De toute façon, il ne serait pas resté." Christine Angot, la romancière de 59 ans, est confirmée à son poste par Laurent Ruquier bien qu'elle soit décriée après une saison seulement : "Dans mon esprit, elle reste. Dans le sien, aussi. Je suis satisfait et ravi de ce qu'elle fait dans l'émission. Et elle a l'air de s'amuser".Christine Angot n'a pas eu le monopole des polémiques cette saison. Le 6 janvier, Yann Moix a osé dénoncer les conditions de vie des migrants à Calais devant le porte-parole du gouvernement d'Edouard Philippe, Benjamin Griveaux : "J'y passe régulièrement des jours et des nuits depuis quelques mois. Et ce que je vois de l'honneur de la République, ce sont des CRS qui gazent les couvertures de jeunes de 18 à 25 ans, qui gazent l'eau potable de jeunes migrants, qui tabassent des jeunes migrants qui sont effectivement soignés gratuitement, mais parce qu'ils ont été frappés par la police la veille. Si l'honneur de la République est de frapper des enfants à coups de matraques ou de gazer l'eau potable, je n'appartiens pas à la même République que vous". Le mercredi suivant, le préfet du Pas-de-Calais avait jugé les propos tenus par le chroniqueur "d'une violence inouïe, voire diffamant", "ne reposant sur aucune preuve".
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Samedi à Paris, un homme aveugle engagé sur un passage piéton a failli se faire écraser. Au lieu de faire profil bas, l'automobiliste est sorti de son véhicule pour frapper son accompagnateur.
| Au grand dam du chauffard, la scène a été filmée par Alphacit Newim, un cycliste, journaliste indépendant, équipé d'une caméra. Sa réaction a surpris et indigné. L'automobiliste circulait dans le XIIe arrondissement de Paris dimanche quand il grille la priorité à deux piétons engagés sur un passage, un homme souffrant de cécité et son accompagnateur, rapporte BFMTV.Sentant qu'il a été frôlé, l'homme malvoyant lève sa canne et touche la carrosserie de la voiture, insuffisamment néanmoins pour la dégrader.L'automobiliste stoppe son véhicule au milieu de la voie de circulation, descend, laissant sa portière ouverte et se dirige énervé vers les deux hommes. Il les agresse verbalement et s'attaque physiquement à l'homme accompagnant la personne aveugle.Plusieurs piétons tentent de s'interposer et de raisonner le conducteur. Ils y parviennent au bout de quelques minutes. Celui-ci remonte dans son véhicule et part. Un témoin interrogé par Le Parisien a menacé de prendre en photo sa plaque d'immatriculation.La vidéo a été rapidement mise en ligne sur les réseaux sociaux, indignant nombre de personnes et d'associations comme la Fédération des aveugles et des amblyopes de France, qui a souligné "le caractère inadmissible de cette situation" et invité "la personne déficiente visuelle ainsi que son accompagnateur, à porter plainte dès maintenant afin que cette situation ne se reproduise plus et soit condamnée."La mairie de Paris a réagi elle aussi par l'intermédiaire de Christophe Najdovski, l'adjoint en charge des transports. Il a annoncé avoir saisi la préfecture de police afin que l'automobiliste soit sanctionné. Un piéton est prioritaire. La sanction est d'un retrait de six points sur son permis de conduire et de 125 euros d'amende.Dans les villes, la cohabitation est de plus en plus compliquée et les agressions plus courantes. À Saint-Étienne le même jour, un cycliste s'est fait mordre au sang et arracher le lobe d'une oreille par un piéton, rapporte France Bleu. Selon sur la version de la victime, il roulait sur une piste cyclable lorsqu'il a demandé à un piéton qui obstruait son chemin de s'écarter. En vain, le jeune piéton a fait chuter le cycliste et l'a agressé.
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Une enquête nationale sur les récents feux de forêts dévastateurs en Australie a débuté lundi avec une mise en garde sévère sur le fait que ce type d'incendies pourraient devenir plus fréquents et plus longs.
| Le gouvernement australien, très critiqué pour sa gestion de la catastrophe, notamment le Premier ministre conservateur Scott Morrison parti en vacances à Hawaï au milieu de la crise, avait annoncé en février le lancement d'une enquête nationale.La commission d'enquête royale, chargée de trouver des solutions pour améliorer la préparation de l'Australie face aux catastrophes naturelles, a entendu lundi un éminent scientifique expliquer que ce qui s'est produit lors du dernier été austral n'est pas un "événement unique".Le responsable de la surveillance du climat au sein du Bureau de météorologie, Karl Braganza, a déclaré qu'une sécheresse prolongée est l'un des facteurs ayant conduit à ces incendies dévastateurs.Il a également souligné que ces feux de forêts sont liés à une tendance climatique sous-jacente, apparue au cours de ce siècle, et qui "remet en question ce que nous pensions être, jusque-là, les conditions météorologiques (favorables) aux incendies"."Ce n'est pas un événement ponctuel que nous examinons ici", a-t-il déclaré. "La fréquence de ces événements, si vous regardez les données historiques, semble augmenter"."Quand vous regardez en arrière au XIXe et XXème siècle, ces gros incendies n'étaient pas aussi fréquents que ceux de ce siècle".Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique allonge la durée des étés et les rend plus dangereux alors que la période hivernale est plus courte, ce qui rend le travail destiné à prévenir ces feux plus difficile.Plus de trente personnes sont décédées et des milliers d'habitations ont été détruites au cours de ces feux qui avaient débuté en septembre et pris fin en février. Certaines personnes ont tout perdu et vivent toujours dans des abris de fortune alors que l'hiver approche dans l'hémisphère sud.Les scientifiques estiment que plus d'un milliard d'animaux ont été tués.La lutte contre les incendies en Australie a déjà fait l'objet de multiples enquêtes, avec des résultats mitigés. Certaines mesures préconisées dans les années 1930 n'ont toujours pas, par exemple, été mises en oeuvre.L'enquête actuellement menée devra rendre ses conclusions avant le 31 août, soit avant que la prochaine saison des feux ne commence.
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Durant cette semaine de rentrée, plusieurs classes ou écoles en France ont été fermées, mais le gouvernement s'affiche confiant. Si les enfants développent beaucoup moins de cas graves que les adultes, on ignore toujours s'ils sont vraiment moins contagieux. Le point en quatre questions. 1.
| Que risquent les enfants ?Toutes les études confirment qu'ils tombent rarement très malades du Covid-19. "En cas de diagnostic positif, les enfants sont beaucoup moins susceptibles d'être hospitalisés ou d'avoir une issue fatale que les adultes", rappelle un récent rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Le texte souligne que les moins de 18 ans ne représentent qu'une "petite proportion (moins de 5%)" des cas de Covid-19 répertoriés en Europe. "Les enfants sont plus susceptibles d'avoir une forme légère, voire asymptomatique" (sans symptômes) et donc d'échapper à toute détection. La dernière étude en date est parue vendredi, dans la prestigieuse revue médicale britannique BMJ. Elle montre que sur 69.500 malades hospitalisés en Grande-Bretagne entre janvier et juillet, 650 seulement avaient moins de 19 ans (soit moins de 1%). Et seuls six sont morts, qui avaient tous "de lourdes comorbidités" (d'autres maladies préexistantes). On ne sait pas pourquoi les enfants sont moins gravement atteints. Certains scientifiques avancent l'hypothèse d'une "immunité croisée" : avoir été en contact avec les quatre autres coronavirus responsables de banals rhumes protégerait contre le SARS-CoV-2. Or, les enfants sont souvent enrhumés. Mais cela reste à ce stade une hypothèse.Et des formes graves peuvent exister même chez les enfants, comme l'ont montré des cas d'une nouvelle maladie inflammatoire sans doute liée au Covid-19 observés au printemps dans plusieurs pays. Ils sont toutefois restés très rares.2. Les enfants sont-ils moins infectés ?Il n'y a pas de consensus sur cette question. Plusieurs études suggèrent que le virus semble moins infecter les enfants, surtout en dessous de 10 ans.Des échantillons représentatifs de la population ont été testés en Islande, en Espagne, à Genève ou en Italie, pour déterminer le taux de personnes contaminées ou ayant développé des anticorps : les enfants y étaient proportionnellement moins touchés que les adultes."Ces différences sont faibles et restent à confirmer", prévient toutefois l'ECDC, qui appelle à "des études ciblées pour mieux comprendre la dynamique de l'infection et de la production d'anticorps" chez les enfants.Aux États-Unis, une étude a été lancée en mai sur 2.000 familles pour mieux cerner l'incidence du Covid-19 chez les plus jeunes. "Nous devrions avoir des réponses, avec une bonne étude, d'ici la fin décembre", a espéré il y a quelques semaines Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des maladies infectieuses.3. Les enfants sont-ils moins contagieux ?C'est la grosse inconnue et une question cruciale à l'heure de la rentrée. Certaines études ont conclu que les enfants avaient une charge virale (c'est-à-dire une concentration de virus) comparable à celle des adultes, et qu'ils étaient donc potentiellement tout aussi contagieux.Mais la charge virale n'est pas le seul critère : les enfants pourraient être moins contagieux car ils ont moins de symptômes, puisque c'est en toussant ou en éternuant qu'une personne infectée risque de transmettre le virus."Quand ils présentent des symptômes, les enfants excrètent la même quantité de virus que les adultes et sont aussi contaminants qu'eux. On ne sait pas à quel point les enfants asymptomatiques peuvent infecter d'autres personnes", résume l'ECDC. Cependant, des études ont montré que les enfants, surtout les plus jeunes, contaminaient rarement leurs proches. Ainsi, l'un des premiers foyers en France, parti d'un chalet en Haute-Savoie cet hiver, comprenait un enfant de 9 ans. Or, ce dernier n'a contaminé personne, alors qu'il a été en contact avec 172 individus, dont 112 élèves et professeurs. Une autre étude réalisée à Crépy-en-Valois (Oise), commune très touchée par l'épidémie en février-mars, conclut que les enfants de 6 à 11 ans transmettent peu le Covid-19 à l'école, que ce soit aux autres élèves ou aux adultes. Selon ces travaux, la contamination se fait plutôt des adultes vers les enfants que l'inverse.Nombre d'experts appellent toutefois à distinguer les enfants des adolescents, dont le niveau de contagiosité semble davantage s'assimiler à celui des adultes. 4. À partir de quel âge les enfants doivent-ils porter un masque ?Pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les enfants de 12 ans et plus devraient porter le masque dans les mêmes conditions que les adultes.Plusieurs pays ont déjà pris ce type de mesures avant leur rentrée scolaire. En France, il le masque est obligatoire à partir du collège - donc pour les enfants de 11 ans, en principe. Mais l'OMS invite à réfléchir au port du masque pour les enfants dès 6 ans, à condition de prendre en compte une série de facteurs (le niveau de transmission du virus dans la zone où réside l'enfant, sa capacité à utiliser un masque correctement, etc.). Certains spécialistes vont encore plus loin et réclament le port du masque dès 3 ans en milieu fermé."Réduire le risque chez les petits enfants, c'est préserver le plus possible leur scolarisation et protéger leurs parents et grands-parents", selon l'épidémiologiste Antoine Flahault. D'autres, dont des pédiatres, objectent qu'un enfant si jeune n'est pas capable de garder un masque sur une longue durée.
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Le procureur de Paris Rémy Heitz a annoncé à l'AFP l'ouverture lundi d'une vaste enquête préliminaire sur la gestion critiquée de la crise du Covid-19 en France visant notamment les chefs d'"homicides involontaires" ou "mise en danger de la vie d'autrui".
| Cette enquête, réponse judiciaire à l'essentiel des plaintes reçues par le parquet de Paris pendant le confinement, "n'est pas là pour définir des responsabilités politiques ou administratives", a expliqué M. Heitz, "mais pour mettre au jour d'éventuelles infractions pénales" de décideurs nationaux.Cela ne concerne pas le chef de l'État, irresponsable pénalement, ni des membres du gouvernement dont la responsabilité relève de la Cour de la justice de la République, saisie de 80 plaintes.Cette "enquête-chapeau" agglomère d'une part 13 procédures consacrées aux plaintes d'associations et organisations syndicales et, de l'autre, une quatorzième, englobant 33 plaintes, en grande majorité de particuliers, issues des plaintes-types du site internet plaintecovid.fr.Ces investigations, confiées à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), portent sur les principaux griefs émis depuis le début de l'épidémie : protection au travail, mise à disposition de masques et de tests, etc.L'enquête est ouverte pour "homicides involontaires", "blessures involontaires", "mise en danger de la vie d'autrui", "abstention volontaire de combattre un sinistre", "non-assistance à personne en péril"."S'il y a des fautes pénales, ce seront très probablement - c'est une hypothèse - des fautes non intentionnelles. Or, la loi fixe des conditions précises pour établir ces délits : elle exige la preuve d'une +faute qualifiée+ qui n'est pas une simple imprudence ou négligence", a détaillé le procureur. Regrouper ces enquêtes va ainsi permettre, selon le procureur, d'établir un fonds documentaire commun sur l'état des connaissances scientifiques. Car "pour ce type d'infractions, le code pénal dit bien qu'il faut apprécier les responsabilités" des décideurs "au regard des moyens et des connaissances dont ils disposaient au moment des décisions", souligne M. Heitz.Cette enquête nationale ne concerne pas les Ehpad, les établissements pour personnes âgées et dépendantes, qui font l'objet à ce jour d'enquêtes locales, dont deux à Paris, mais également à Nanterre (région parisienne) ou Grasse (Sud-Est).
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Le suspect avait été libéré de prison en 2016 après avoir purgé une peine de 18 ans de réclusion criminelle pour neuf viols.
| Il n'y a eu "aucun manquement et aucun dysfonctionnement" dans le suivi du multrécidiviste, accusé du viol et du meurtre d'une adolescente à Nantes en août, a indiqué vendredi 5 septembre le ministère de la Justice, qui s'appuie sur les premiers éléments d'une enquête de l'Inspection générale de la justice (IGJ)."Il ressort des premières investigations de l'inspection de fonctionnement relative au suivi socio-judiciaire de monsieur François V. conduites depuis le samedi 29 août, que le suivi de ce dossier par les autorités judiciaires et par le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) ne présente aucun manquement et aucun dysfonctionnement", écrit le ministère de la Justice dans un communiqué publié en soirée. L'inspection générale de la Justice a été chargée de mener l'enquête sur la mise en oeuvre du suivi socio-judiciaire dont faisait l'objet cet homme, âgé de 45 ans et qui avait été libéré de prison en 2016 après avoir purgé une peine de 18 ans de réclusion criminelle pour neuf viols, trois tentatives et une agression sexuelle commis entre 2001 et 2003. Ce chef d'équipe dans une briqueterie a été mis en examen, notamment pour homicide volontaire, et écroué le 29 août après avoir reconnu avoir violé et tué une jeune fille de 15 ans qu'il avait attirée dans un guet-apens. Les pompiers avaient découvert le corps de la jeune fille le 20 août alors qu'ils avaient été appelés pour un incendie dans les combles d'une maison en travaux, dans le centre-ville de Nantes. L'inspection générale de la justice, qui doit remettre son rapport final le 30 octobre, va se pencher "sur la continuité des soins assurée pendant le confinement sous l'autorité du médecin coordonnateur" de l'accusé, précise le communiqué du ministère, qui ajoute que l'IGJ travaillera "également sur les moyens de contrôle à la disposition du juge de l'application des peines en matière de suivi socio-judiciaire", ainsi que des relations de travail entre "les acteurs des mondes judiciaires et de la santé". Lors d'une conférence de presse fin août, le procureur adjoint de Nantes, Yvon Ollivier, avait assuré que le suspect respectait l'ensemble des obligations de son suivi socio-judiciaire, notamment l'injonction de soin, et qu'il voyait "tous les deux mois" un psychothérapeute.Créée en 2016, l'IGJ exerce notamment une mission d'inspection et de contrôle sur l'ensemble des organismes rattachés au ministère de la Justice et sur les juridictions de l'ordre judiciaire.
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Une centaine de laboratoires mondiaux rivalisent pour produire un vaccin contre le nouveau coronavirus, mais en Chine des chercheurs affirment avoir déjà mis au point un traitement à même d'arrêter l'épidémie.
| Un médicament en phase de test à la prestigieuse Université de Pékin ("Beida") permettrait non seulement d'accélérer la guérison des malades, mais aussi d'immuniser temporairement contre le Covid-19.Lors d'un entretien avec l'AFP, Sunney Xie, directeur du Centre d'innovation avancée en génomique de Beida, explique que le traitement marche chez la souris.Son laboratoire a prélevé des anticorps auprès de 60 patients guéris de la maladie avant de les injecter chez les rongeurs."Au bout de cinq jours, leur charge virale avait été divisée par 2.500", assure-t-il. "Cela signifie que ce médicament potentiel a un effet thérapeutique".Une étude sur cette recherche a été publiée dimanche dans la revue spécialisée "Cell". L'étude y voit "un remède" potentiel contre la maladie et note qu'elle permet d'accélérer la guérison. "Nous sommes experts en séquençage de cellule unique, pas des immunologues ni des virologues", souligne le professeur Xie. "Lorsque nous avons constaté que notre approche permettait de trouver un anticorps qui neutralise (le virus), nous avons été transportés de joie".Selon lui, le traitement pourrait être disponible avant la fin de l'année, à temps en cas de nouvelle offensive hivernale du Covid-19 qui, surgi en Chine à la fin de l'an dernier, a déjà contaminé 4,5 million de personnes dans le monde, dont plus de 316.000 mortellement."La préparation des essais cliniques est en cours", ajoute le chercheur, précisant qu'ils se dérouleront en Australie et dans d'autres pays. Avec la décrue de l'épidémie en Chine, le géant asiatique ne dispose pas suffisamment de porteurs du virus pour procéder à des essais sur l'homme."Ce que nous espérons, c'est que ces anticorps deviennent un médicament spécial qui permettra d'arrêter la pandémie", déclare-t-il.- Immunité momentanée -Si plus d'une centaine de laboratoires mondiaux se sont lancés dans la recherche d'un vaccin, celui-ci pourrait n'être disponible que dans 12 à 18 mois, a averti l'Organisation mondiale de la santé.Un traitement à base d'anticorps pourrait donc s'avérer plus rapide à diffuser dans la population. En Chine, plus de 700 patients ont déjà reçu du plasma (un constituant du sang) de malades guéris, une technique qui a produit "de très bons effets", selon les autorités sanitaires.Mais la quantité de plasma disponible "est limitée", relève le professeur Xie. Alors que les 14 anticorps utilisés dans sa recherche pourraient être rapidement reproduits à grande échelle, selon lui.Cette approche a déjà été adoptée avec succès pour combattre d'autres virus, comme le VIH, Ebola et le Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers).Un traitement contre Ebola, le remdesivir, a donné de bons résultats aux Etats-Unis contre le Covid-19, accélérant la guérison des malades, mais sans réduire significativement le taux de mortalité.Selon le professeur Xie, le traitement mis au point à Pékin pourrait lui offrir une immunité momentanée face au virus.L'étude révèle que si l'on injecte des anticorps à une souris avant de lui administrer le virus, elle reste à l'abri de l'infection.Cela permettrait de protéger des soignants pendant quelques semaines, voire quelques mois, espère le spécialiste chinois."Nous pourrions stopper la pandémie avec un traitement qui marche, même sans vaccin", espère-t-il.
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L'eurodéputé juge que la présidente du Rassemblement national est la mieux placée pour remporter l'élection présidentielle "à condition qu'elle prenne elle-même toutes les décisions".
| Evincé de la stratégique commission d'investiture du Rassemblement national, alors que le parti se met en ordre de bataille pour les prochaines régionales, Gilbert Collard assure ne pas en vouloir à Marine Le Pen. "Ces commissions je n'y allais jamais. J'y ai mis les pieds une fois en sept ans. Ca m'est indifférent", explique-t-il lundi 3 août sur RTL. Marine Le Pen "sait que je m'en fous, je n'y vais pas", insiste-t-il. "On peut diriger sans être dans une commission", estime-t-il par ailleurs, assurant être "bien au Rassemblement national". L'eurodéputé regrette néanmoins de ne pas avoir été prévenu et d'avoir appris cette information par voie de presse et dénonce des méthodes de "gougnafier". "Je vais démissionner du bureau national (la direction du parti, NDLR). La lettre part demain. Comme ça, ils n'auront pas à me virer", a-t-il par ailleurs confié dans la foulée au Figaro, qui avait dévoilé l'information. Avant d'être rattrapé au vol par la présidente du parti, qui lui a confié la question de la culture en vue des élections présidentielles, a-t-il annoncé vendredi sur Twitter. Ce qu'il qualifie de "promotion". Gilbert Collard juge ainsi avoir toujours la confiance de Marine Le Pen. "Je ne crois pas qu'on a demandé ma tête", estime-t-il. "Il y a bien un enfoiré dans le coin qui a dû dire dans un coin 'il faut virer Collard' parce qu'il ne vient pas", concède-t-il néanmoins, en reportant la faute sur son entourage. Selon lui, la députée du Pas-de-Calais "devrait faire la chasse aux mauvais génies s'il y en a. Il y en a eu, Philippot par exemple à une époque".L'élu juge que Marine Le Pen est la mieux placée pour remporter l'élection présidentielle pour le RN "à condition qu'elle prenne elle-même toutes les décisions". "Marine est une femme de décision, une femme de caractère. Elle est comme toute personne qui dirige et parfois, il faut le reconnaître avec l'épisode Philippot, on n'a pas forcément les meilleurs conseillers. Si elle arrive à imposer sa vision qui est excellente, elle peut et elle doit gagner", ajoute l'eurodéputé.
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L'histoire a l'air d'un cauchemar sans fin. Un ancien détenu du Tennesse, incarcéré pendant 31 ans pour un crime qu'il n'avait pas commis, a lancé une pétition pour que l'État lui accorde 1 million de dollars de compensation, en réparation de l'injustice qui lui a coûté la moitié de sa vie.
| Libéré en 2009 après avoir été condamné en 1978 à 11 ans de prison pour le viol d'une femme à Memphis, Lawrence McKinney n'a pour l'instant reçu en guise d'indemnisation qu'un chèque .. de 75 dollars !Selon CNN, qui a rapporté l'information ce 21 décembre, les analyses ADN ont fait lever les charges qui pesaient contre lui en 2008, avant sa libération un an plus tard. L'Etat du Tennessee "accorde" alors à l'ancien prisonnier un chèque de 75 dollars pour refaire sa vie. "Ca m'a pris 3 mois pour être en mesure de retirer la somme parce que je n'avais pas de carte d'identité", a témoigné l'ex-détenu.Aujourd'hui âgé de 61 ans, Lawrence McKinney a demandé aux autorités du Tennessee de le disculper officiellement, requête rejetée à l'unanimité en septembre dernier. Pour motiver sa décision, le "Board of Claims" du Tennessee a notamment fait valoir une liste de 97 infractions qu'aurait commises le détenu.Cette disculpation est un point de passage pour pouvoir prétendre au million de dollars que réclame l'ancien prisonnier en compensation de ses 31 années passées derrière les barreaux. "Tout ce que je demande est d'être traité dignement pour ce qui m'est arrivé. Je n'ai rien fait" a expliqué Lawrence McKinney.
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Le gouvernement estime qu'un chômeur sur cinq perçoit un revenu plus élevé en étant au chômage qu'en travaillant.
| Le gouvernement présentera la réforme de l'assurance chômage "au printemps" et a d'ores et déjà prévenu qu'il mettrait en place de nouvelles règles d'indemnisation applicables dés cet été. Parmi les réformes envisagées : l'indemnisation des cadres. "Il existe des cas où le montant des allocations dépasse le salaire moyen perçu antérieurement. Ce n'est pas la majorité, mais cela existe", a notamment glissé mercredi le Premier ministre Édouard Philippe, sous-entendant que les choses allaient changer. Selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, cette situation concernerait un chômeur sur cinq. D'où viennent ces statistiques ? La moitié des allocataires chômage perçoit moins de 860 euros net par moisCette situation est en fait minoritaire et bien particulière. Il est en effet possible de toucher une indemnisation supérieure à son salaire moyen lorsque les allocations chômage sont versées rapidement avec des montants élevés. Ainsi, des salariés qui travaillent uniquement les 15 premiers jours du mois pendant six mois auront par exemple 1.000 euros par mois d'indemnités pendant trois mois. À l'inverse, une personne en temps plein percevrait 500 euros par mois pendant six mois. Les sommes sont les mêmes mais elles ne sont pas versées sur la même durée. La différence s'explique par la méthode de calcul du salaire journalier de référence (SJR). Pour une personne qui a travaillé par contrats de quinze jours, le SJR est donc calculé avec un nombre de jours travaillés de 90, contre 180 pour celle qui a travaillé quinze jours par mois à temps partiel. L'Unedic, l'association chargée de la gestion de l'assurance chômage en France, dit n'avoir aucune information sur le sujet.
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"Ca fait un gros budget pour les familles de devoir acheter des masques tous les jours", a expliqué la présidente de la région Île-de-France.
| Bonne nouvelle pour les lycéens franciliens et leurs parents. Alors que le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux publics clos pour enrayer une épidémie de coronavirus, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a annoncé que la région allait fournir à la rentrée deux masques lavables à ses 500.000 lycéens. Valérie Pécresse a également annoncé mercredi que la région allait "assurer la gratuité des masques pour toutes les associations caritatives". "Ca fait un gros budget pour les familles de devoir acheter des masques tous les jours (...) c'est pour ça que la région Île-de-France va assurer la gratuité des masques pour toutes les associations caritatives qui sont partenaires de la région", a expliqué l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy sur France 2. "En plus de ça, à la rentrée, nous allons nous occuper des lycéens et nous donnerons deux masques tissus gratuits" et lavables à "chacun" des "500.000 lycéens d'Île-de-France", a-t-elle ajouté.Mardi, le président Emmanuel Macron avait estimé que si le contribuable français n'avait "pas vocation à payer des masques" pour tout le monde, ceux qui ne peuvent pas en acheter seront "aidés" puisque le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux publics clos. Une amende de 135 euros est d'ailleurs prévue en cas d'infraction.
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649 nouveaux patients ont été hospitalisés ces dernières 24 heures. 862 clusters sont par ailleurs "en cours d'investigation".
| Les contaminations au Covid-19 poursuivent leur hausse. En vingt-quatre heures, la France a ainsi enregistré 9.784 nouveaux cas, un chiffre proche du niveau record de contaminations enregistrées en 24 heures depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays, a annoncé mercredi soir Santé Publique France. Ce record a été atteint samedi avec plus de 10.000 nouveaux cas. 2.976 malades du Covid ont été hospitalisés sur les 7 derniers jours, soit plus de 250 par rapport aux chiffres annoncés la veille, a également indiqué le service public de santé. Dans les dernières 24 heures, 649 nouveaux patients ont été hospitalisés, confirmant une courbe ascendante (545 lundi et 642 mardi). Quelque 508 malades se trouvaient mercredi soir en réanimation où l'on traite les cas graves (contre 479 la veille), dont 100 admis ces dernières 24 heures, alors qu'il y avait environ 50 nouvelles admissions en réanimation début septembre.En outre, 46 malades du Covid sont décédés à l'hôpital dans les dernières 24 heures, portant le nombre total de personnes mortes du coronavirus à 31.045 depuis le début de l'épidémie. Par ailleurs, le taux de positivité (proportion du nombre de personnes positives par rapport au nombre total de personnes testées) est resté stable, à 5,4% et 77 nouveaux foyers de contamination ont été détectés, contre 68 mardi soir et 39 lundi soir. Au total, 862 foyers "sont en cours d'investigation" dont 127 dans les Ehpad, a précisé Santé Publique France.
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Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire appelle, mercredi 18 mars, les salariés des secteurs essentiels "à se rendre sur leur lieu de travail", en prenant leurs précautions, pour garantir la "sécurité économique du pays" en pleine épidémie de coronavirus.
| "J'invite tous les salariés des entreprises qui sont encore ouvertes, des activités qui sont indispensables au fonctionnement du pays, à se rendre sur leurs lieux de travail (...) dans des conditions de sécurité sanitaire maximales", a déclaré le ministre sur BFM Business. Et de citer l'exemple de secteurs comme l'agroalimentaire, la grande distribution ou les déchets. "Il faut bien que nous puissions nous nourrir, que les familles françaises puissent se rendre dans les magasins de la grande distribution et acheter des produits alimentaires", a souligné le ministre, après la décision du gouvernement de confiner les Français chez eux pour éviter la propagation du coronavirus."Il faut que de l'agriculteur jusqu'à la grande distribution, aux commerces de détail et aux marchés, les marchandises alimentaires puissent circuler", insiste-t-il.
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Plusieurs députés, de La France insoumise aux Républicains, vont partager la même estrade lors d'une réunion publique à Saint-Denis pour appeler à la mobilisation contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).
| Une semaine après le lancement du referendum d'initiative partagée (RIP) sur la privatisation d'ADP, les opposants au projet du gouvernement se mettent en ordre de bataille. Plusieurs élus, de l'extrême-gauche aux Républicains, vont participer à un meeting unitaire à Saint-Denis, mercredi 19 juin. Du côté de la gauche, plusieurs partis politiques devraient être représentés. Sont ainsi annoncés le député LFI Eric Coquerel, le socialiste Boris Vallaud ou encore le communiste Fabien Roussel.Vont également se joindre aux débats François Pupponi (Libertés et territoires) et le député LR Gilles Carrez.ADP, et rien d'autre"Les Républicains, les socialistes, les communistes, les Insoumis, les syndicalistes vont faire chacun une campagne avec leurs propres arguments et leurs propres réseaux. Mais c'est bien de montrer que, sur cette question, il y a un intérêt national qui dépasse les clivages politiques. Des clivages qui sont à l'intérieur de la gauche ou entre la gauche et la droite", explique le député communiste de Saint-Denis Stéphane Peu, qui accueille le meeting à la "Bourse du travail".Ce front commun pour Aéroports de Paris est assumé : "Depuis près de vingt ans, je travaille de façon régulière, et en bonne intelligence avec nos collègues de gauche. J'estime que quand le service public est en cause, nous devons unir nos efforts si nous pensons qu'il y a lieu de se battre", estime le républicain Gilles Carrez, martelant que cette union doit se cantonner au strict périmètre d'ADP. "Il est hors de question de me lancer dans des diatribes anti-Macron ou de demander la démission du président de la République si on réunit les 4,7 millions de signatures. Ce n'est absolument pas le sujet ! Le sujet c'est pourquoi il ne faut pas privatiser Aéroports de Paris", insiste t-il.Initié par des parlementaires PS, le RIP a été enclenché il y a deux mois avec des députés et sénateurs de tous bords. Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert le 9 mai à leur proposition, ouvrant la voie à la poursuite d'un long processus pouvant conduire à la consultation de la population. La plateforme en ligne pour recueillir les signatures en faveur d'un référendum contre la privatisation d'ADP a été ouverte jeudi 13 juin, pour une durée de 9 mois.
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Ils sont généralement plus riches en sel, graisses saturées et sucre mais pauvres en vitamines et en fibres.
| Le lien de cause à effet n'est pas démontré, mais une nouvelle étude montre une association entre la consommation de plats ultra-transformés à une risque de diabète. Un lien entre ce type d'aliments et un risque accru d'obésité ou de maladies cardiovasculaires a déjà été mis en évidence."L'accumulation de données a poussé plusieurs pays, comme la France et le Brésil, à recommander de privilégier la nourriture non transformée, ou la moins possible, et de limiter la consommation d'aliments ultra-transformés, au nom du principe de précaution", soulignent les auteurs de cette étude française parue lundi dans la revue américaine JAMA Internal Medicine Des aliments sont considérés comme ultra-transformés quand ils ont subi des procédés industriels de transformation et contiennent de nombreux ingrédients, dont des additifs. Cela concerne par exemple la plupart des plats prêts à réchauffer, les sodas, les "steaks" végétaux reconstitués avec additifs et les snacks en général. Ils sont généralement plus riches en sel, graisses saturées et sucre mais pauvres en vitamines et en fibres, selon les chercheurs. S'y ajoutent des contaminants provenant des emballages et des contenants en plastique.Les travaux publiés lundi portent sur le diabète de type 2 (près de 90% des cas), souvent associé à l'obésité et aux modes de vie, contrairement au diabète de type 1, qui est une maladie auto-immune. Ils ont été menés sur 104.000 participants à la vaste étude française NutriNet-Santé, mise en place en 2009 pour étudier les liens entre nutrition et santé.Selon ces travaux, "plus la proportion d'aliments ultra-transformés dans l'alimentation est importante, plus le risque de diabète de type 2 est élevé"."Ces résultats doivent être confirmés sur d'autres populations et avec d'autres méthodes", soulignent toutefois les auteurs. On ne peut pas dire avec certitude que le risque accru de diabète vient uniquement des aliments ultra-transformés: il peut être lié à d'autres paramètres, comme l'activité physique, même si les chercheurs ont fait des corrections statistiques pour limiter ce type de biais.Autre limite : le fait que le terme "ultra-transformés" regroupe des aliments très différents, selon des scientifiques qui n'ont pas participé à l'étude. Pour autant, "les associations observées (entre ces aliments et le risque de diabète) sont suffisamment fortes pour justifier d'autres recherches, afin d'en comprendre les raisons", juge le Pr Gunter Kuhnle, de l'université de Reading, en Angleterre.Un précédent volet de NutriNet-Santé, publié en mai, montrait que la consommation d'aliments ultra-transformés était associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires. Des études espagnole et américaine ont en outre relevé un lien entre aliments ultra-transformés et risque plus élevé de mortalité.
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A partir de lundi, il est possible d'acquitter ses impôts, amendes ou factures de cantine scolaire chez le buraliste.
| Les particuliers peuvent désormais payer leurs impôts, amendes, factures de cantines scolaire, d'hôpital, de crèche ou de piscine chez leur buraliste dans dix départements à compter de lundi 24 février, selon la direction des Finances publiques et la Confédération nationale des buralistes. Ce "paiement de proximité" est possible dés lors que la facture comporte un code QR, dans des bureaux de tabac équipés de machines de la Française des Jeux dont la liste est détaillée auprès du centre des finances publiques local ou sur le site impots.gouv.fr. Le déploiement se fera progressivement, de 22 buralistes dés lundi à plus de 600 fin mars, précise la Française des jeux. Dans les départements de cette "première vague" (Haute-Saône, Vaucluse, Gard, Côtes d'Armor, Yvelines, Oise, Marne, Corrèze, Corse du Sud, Loire), on pourra régler en liquide (jusqu'à 300 euros) ou par carte bancaire (sans plafond sauf pour les impôts, plafonnés à 300 euros). L'usager devra scanner le code de sa facture, et le buraliste n'aura accès qu'à la somme, et non au type de facture acquittée, pour des raisons de confidentialité.Les buralistes rémunérés 1,5 euro par transactionLes buralistes candidats doivent réussir un test au terme d'une formation de 20 minutes (confidentialité, lutte contre le blanchiment et la contrefaçon ...) effectuée à distance, a expliqué à l'AFP la Confédération.Le service sera proposé dans une deuxième vague de neuf départements (dont la Guadeloupe et la Martinique) le 15 avril, avant la généralisation le 1er juillet.Selon la Confédération, 6.200 buralistes se sont déjà portés candidats (sur un total de 22.000 buralistes équipés de terminaux de la FDJ en France). Les buralistes sont rémunérés 1,50 euro par transaction. La direction des finances publiques (DGFiP) estime à 2 millions le nombre de transactions qui pourraient être effectuées ainsi en année pleine, pour l'essentiel des factures (hôpital, crèche, cantines etc.).
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Dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, l'ancien ministre de la Transition écologique et le leader de la CFDT, ainsi que 16 autres personnalités, interpellent Emmanuel Macron sur l'urgence de la situation.
| "Nous n'avons plus le temps d'attendre". Voici les mots qui introduisent la tribune signée par Nicolas Hulot, Laurent Berger de la CFDT, et une quinzaine de responsables associatifs, publiée dans le Journal du dimanche, ce dimanche 14 avril. Dans celle-ci, les personnalités signataires appellent à un "profond sursaut politique" afin que ce quinquennat ne soit "pas perdu pour la transition écologique et la justice sociale".Avant l'annonce par Emmanuel Macron de mesures destinées à conclure le grand débat et à éteindre la révolte des "gilets jaunes", la plupart des premiers signataires du "pacte social et écologique" présenté le 5 mars ont donc repris la plume ."Les dernières semaines ont fait place à un concert de voix politiques en faveur d'une interprétation très réductrice de l'expression des Français", estiment-ils.Ces 16 personnalités, dont Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre) et Véronique Fayet (Secours catholique), refusent de considérer que "l'urgence de la baisse des dépenses publiques et des impôts" puisse être "la principale leçon à tirer de cinq mois d'occupation des ronds-points, de marches pour le climat sans précédents et de quatre mois de grand débat". Une pierre dans le jardin du Premier ministre Edouard Philippe qui avait retenu lundi dernier du grand débat qu'il fallait "baisser plus vite les impôts" face à une "immense exaspération fiscale"."Ras-le-bol de l'injustice sociale"Plutôt qu'un "ras-le-bol fiscal, nous voyons un ras-le-bol de l'injustice fiscale. La nuance est de taille", souligne la tribune, observant que "réduire certaines dépenses ne ferait pas de mal à notre pays". Ainsi des "12 milliards d'euros dépensés chaque année en soutien aux énergies fossiles, alors qu'il manque tant de moyens pour isoler les 7 millions de passoires énergétiques, garantir l'accès de tous aux services publics ou dans le lien associatif".Assumant un "désaccord avec le discours ambiant", les 16 responsables associatifs et syndicaux, parmi lesquels Laurent Escure (Unsa), rejettent une "rigueur budgétaire portée en totem politique. Il n'est plus possible de décider des politiques publiques sans en évaluer l'impact sur les 10 % les plus pauvres de nos concitoyens ou au regard des objectifs de développement durable", martèlent-ils. Pour eux, l'urgence est à l'investissement "dans la transition écologique, solidaire et territoriale", avec des transports "moins polluants", une "rénovation massive de logements" et "la conversion de nos industries".Ils préviennent aussi sur "les principaux pays asiatiques, qui n'hésitent pas à investir massivement dans les technologies vertes. Notre attentisme est une aubaine pour eux, retardant ou compromettant ainsi la création de millions d'emplois en Europe".
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Sanofi a fait savoir ce mercredi 13 mai via son directeur général, Paul Hudson, que les Etats-Unis seraient servis en premier si le laboratoire français trouve un vaccin contre le Covid-19.
| Les Etats-Unis seraient les premiers servi par Sanofi si le laboratoire français trouve un vaccin contre le nouveau coronavirus, a fait savoir son directeur général, Paul Hudson, à l'agence Bloomberg, ce mercredi 13 mai. La raison de cette priorité : le pays "partage le risque" des recherches menées à travers un partenariat. Le gouvernement américain a donc "le droit aux plus grosses pré-commandes", a expliqué Paul Hudson, en raison de sa prise de risque dans la recherche d'un vaccin au côté du géant pharmaceutique. Ainsi, ils "obtiendront les vaccins en premier", a-t-il poursuivi, car "ils ont investi pour essayer de protéger leur population". Une avance qui sera de quelques jours ou quelques semaines sur le reste du monde, a précisé Paul Hudson.Mise à jour, mercredi 13 mai à 21h : Le laboratoire a, par la suite, apporté des précisions via un communiqué. "Sanofi dispose d'un ancrage industriel diversifié et international. Nous avons des capacités de production aux Etats-Unis, en Europe, notamment en France et ailleurs dans le monde. La production sur le sol américain sera principalement dédiée aux Etats-Unis et le reste de nos capacités de production sera alloué à l'Europe, à la France et au reste du monde", peut-on lire. "Nous nous sommes toujours engagés à ce que dans ces circonstances sans précédent, notre vaccin soit accessible à tous", a ajouté le laboratoire."La coopération mise en place avec Barda (Autorité pour la recherche et développement avancée dans le domaine biomédical) aux Etats-Unis permet de démarrer la production du vaccin aussi rapidement que possible en parallèle du développement et de l'enregistrement du vaccin", selon le laboratoire qui salue "des avancées encourageantes depuis plusieurs semaines par la mobilisation de la commission européenne pour envisager des mesures similaires et accélérer le développement des vaccins et la mise à disposition des citoyens européens". "Nous avons des discussions très constructives avec les institutions européennes ainsi qu'avec les gouvernements français et allemand", a ajouté Sanofi.Plus de 100 projets de vaccins à l'étude dans le mondeLe laboratoire, l'un des plus grands spécialistes des vaccins au monde, s'est lancé dans la course contre le nouveau coronavirus mi-février, avec l'annonce d'un accord de coopération avec l'Autorité pour la recherche et développement avancée dans le domaine biomédical (Barda), qui dépend du ministère américain de la Santé. Le laboratoire utilisera sa technologie de recombinaison de l'ADN pour "accélérer la mise au point d'un vaccin potentiel contre le Covid-19", indiquait-il alors.Le groupe s'est allié avec le britannique GSK, une collaboration dont les deux laboratoires espèrent obtenir un résultat d'ici 2021. Par ailleurs, le laboratoire français collabore également avec Translate Bio, une biotech américaine, qui développe des médicaments à base d'ARN messager, dans le but de mettre au point un autre type de vaccin contre le Covid-19.A travers le monde, plus de 100 projets de vaccins sont actuellement à l'étude, avec une dizaine d'essais cliniques déjà en cours. La bataille des vaccins dans la guerre que livre la planète contre le Covid-19 est jugée cruciale par les spécialistes. Des responsables internationaux comme le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'en montrent persuadés : un vaccin sûr et efficace serait "le seul outil permettant un retour du monde à un sentiment de normalité". Il "sauverait des millions de vie" et économiserait "des milliards innombrables de dollars", a-t-il souligné en avril.
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La France hisse le drapeau rouge pour éviter une "situation critique": la plupart de ses grandes villes, dont Paris, sont désormais en "zone d'alerte" renforcée ou maximale à cause de l'épidémie de Covid-19, et les bars et restaurants vont même être fermés à Marseille et en Guadeloupe.
| La métropole d'Aix-Marseille et l'île antillaise ont été classées mercredi en "zone d'alerte maximale", dernier niveau avant l'état d'urgence sanitaire, selon le nouveau classement des autorités.Outre les bars et restaurants, à partir de samedi, tous les "établissements recevant du public" vont y être fermés, sauf ceux qui ont un "protocole sanitaire strict", comme les théâtres, les musées ou les cinémas, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran.Ces mesures sont les plus spectaculaires depuis la fin du confinement le 11 mai et ont suscité le mécontentement à Marseille.Le président de la région PACA, Renaud Muselier, a dénoncé une décision "prise de façon unilatérale", dans laquelle il voit une "punition collective" et un "quasi-reconfinement". La maire de Marseille, Michèle Rubirola, a fait part de sa "colère".Juste en-dessous de cet ultime niveau, onze autres métropoles sont en "zone d'alerte renforcée": Paris, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, plus Bordeaux, Lyon et Nice, qui s'y trouvaient déjà. Dans ces villes, la jauge des rassemblements est abaissée à 1.000 personnes (contre 5.000 auparavant). Cette mesure devrait concerner le tournoi de tennis de Roland Garros, qui débute dimanche. Par ailleurs, les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public sont interdits. Si la situation ne s'améliore pas, d'autres métropoles pourraient passer à ce niveau, a prévenu M. Véran, en citant "Tours, Strasbourg, Dijon et Clermont-Ferrand".Et "si la situation se dégrade encore", de nouvelles villes pourraient être mises en alerte maximale.- 69 départements -Dans la nouvelle définition du gouvernement, qui prône une gestion locale et des mesures adaptées à chaque endroit, les départements classés en rouge le sont selon trois niveaux: la zone d'alerte, où "le virus circule nettement", la zone d'alerte renforcée, où il "circule très fortement", et la zone d'alerte maximale, où "les conséquences sont déjà lourdes sur le système sanitaire".Soixante-neuf départements sur 101 sont en zone d'alerte.Trois critères ont été pris en compte: le taux d'incidence (nouveaux cas) de la maladie dans la population, celui chez les personnes âgées (population la plus vulnérable) et la proportion des malades du Covid dans les services de réanimation.A Marseille et en Guadeloupe, le taux d'incidence dépasse les 250 cas pour 100.000 habitants, soit 5 fois le seuil d'alerte, et est de 100 pour 100.000 chez les personnes âgées. Dans les villes en zones d'alerte renforcée, ces chiffres dépassent 150 pour 100.000 et 50 pour 100.000.Sans mesures rapides, "nous risquons d'atteindre une situation critique dans quelques semaines", a mis en garde M. Véran, le ton grave.Car depuis cet été, tous les indicateurs se dégradent de façon régulière, même si on est encore loin des niveaux atteints au pic de l'épidémie, en mars-avril. - "Bulle sociale" -Selon le dernier bilan, 13.072 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures. 783 malades du virus ont été nouvellement admis à l'hôpital entre mardi et mercredi, dont 130 en réanimation. 4.244 malades du Covid ont été hospitalisés sur les sept derniers jours, dont 675 en réanimation.La principale crainte est que l'afflux massif de malades submerge les hôpitaux et les services de réa. "La part des patients Covid dans les réanimations a commencé à réaugmenter et atteint 19% au niveau national", selon le ministre. Pour l'Île-de-France, "au rythme actuel (...), on peut s'attendre à ce que 40% des capacités régionales de réanimation soient utilisées pour des patients Covid au 10 octobre, 60% le 25 octobre et 85% aux alentours du 11 novembre". "Il est encore temps d'agir", a martelé M. Véran, en insistant sur "le respect des gestes barrières, le lavage des mains, le respect des distances, le port du masque et la réduction des interactions sociales", autant dans la sphère publique que privée."On ne peut pas être extrêmement vigilant dans le métro, le bus, au bureau, dans les commerces, et relâcher toute forme de vigilance" en privé, a-t-il poursuivi."Il ne faut pas multiplier les dîners, éviter de sortir plusieurs fois par semaine avec des personnes différentes", a-t-il préconisé, en employant l'expression de "bulle sociale".De manière générale, dans les 69 départements en zone d'alerte, "les fêtes, mariages, tombolas, événements associatifs, anniversaires, communions devront se tenir en petit comité, à moins de 30 personnes".
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Bises, serrage de mains... Un sondage de l'Ifop révèle que les messages du gouvernement quant aux gestes à adopter en matière d'hygiène peinent à être appliqués par les Français.
| Des messages radio, des affiches, des slogans qui peinent à être appliqués. Un sondage Ifop révèle, lundi 9 mars, qu'en matière d'hygiène, les comportements des Français n'ont pas changé depuis l'arrivée du Covid-19. Seuls 72% se lavent systématiquement les mains après être allés aux toilettes, 54% avant de passer à table, et seulement 47% après avoir fréquenté les transports en commun. Pire, les trois quarts des Français ne se lavent pas les mains après s'être mouchés, et seuls 42% se couvrent avec le bras ou un mouchoir en cas de toux. Vecteur de transmission privilégié, les contacts lors des "rites de salutation", sont également dans le viseur de la campagne d'information du gouvernement. Mais là encore, la bise ou le serrage de mains sont toujours en vigueur. Seuls 25 % des sondés ne serrent pas la main aux inconnus et 9% ne font pas la bise à leurs proches. Chez les adeptes de la bise, les personnes du Sud-ouest sont encore 53% à la pratiquer, contre 34% des Franciliens. Les jeunes de moins de 25 ans sont également 63% à faire la bise. Beaucoup plus que les seniors, 23%.
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Il n'y a pas que l'avenir de Beyrouth qui s'est assombri avec l'explosion du port. Le drame meurtrier et dévastateur n'a pas épargné ce qui restait du passé glorieux de la capitale libanaise, frappant musées et bâtisses historiques à l'architecture traditionnelle.
| Célèbres pour leurs fenêtres à triple arches, typiques de Beyrouth, des centaines de joyaux architecturaux datant de l'empire ottoman ou du mandat français (1920-1943) subissaient déjà les ravages du temps.Après avoir été fragilisés durant la guerre civile (1975-1990), l'explosion de mardi, s'apparentant à un séisme de 3,3 sur l'échelle de Richter, aura été le coup de grâce. Certains des bâtiments les plus anciens se trouvent en effet près du port, où plusieurs tonnes de nitrates d'ammonium, stockées selon les autorités depuis six dans dans un entrepôt, ont explosé.Dans un palais du XVIIIe siècle, la déflagration a détruit des antiquités plus vieilles que le Liban, qui marque cette année le centenaire de sa création.Dans la demeure patricienne décorée de colonnades en marbre, des portes ont été arrachées et des panneaux en bois de l'époque ottomane rehaussés de calligraphie arabe endommagés. Des vitraux brisés, vieux de plus de 200 ans, ont été balayés dans un coin."C'est comme un viol", confie Tania Ingea, l'héritière de cette demeure, autrefois connu sous le nom de "Palais de la Résidence".Construit par l'une des grandes fortunes beyroutines, la famille Sursock, le palais a survécu à la guerre civile et à la guerre destructrice de 2006 entre le Hezbollah et Israël.Avec l'explosion, "il y a maintenant une coupure entre le présent et le passé", déplore Mme Ingea. "C'est une interruption dans la transmission de la mémoire d'un lieu, d'une famille, d'une partie de l'histoire de la ville."- Trous béants -Situé à proximité, le musée Sursock, haut lieu de la vie culturelle qui abrite une impressionnante collection d'art moderne et contemporain, n'a pas non plus été épargné. Il y a quelques mois à peine, il accueillait une exposition Picasso inédite.Les sacs de jute remplis de débris s'entassent dans la cour, au pied du monumental escalier d'honneur où les jeunes mariés venaient se prendre en photo, devant la façade ciselée d'un blanc immaculé et aux vitraux colorés.Ces fameux vitraux ont volé en éclats et les fenêtres ne sont plus que des trous béants.Le palais construit en 1912, écrin d'architecture vénitienne et ottomane, est devenu un musée près de 50 ans plus tard, comme le voulait son propriétaire Nicholas Sursock, avide collectionneur.Entre 20 et 30 oeuvres ont été endommagées, principalement par des éclats de verre, selon une porte-parole.Parmi elles une pièce maîtresse de la collection: un portrait de M. Sursock peint par le Franco-Néerlandais Kees Van Dongen.L'explosion a fait chuter le tableau, entaillant la toile.Le musée avait rouvert en 2015 après huit années de rénovations. Jacques Aboukhaled, l'architecte qui a dirigé les travaux, assure que la structure est intacte, même si le reste a été soufflé. "Je ne m'attendais pas à autant de dommages (...) Je suis très attaché à ce bâtiment. C'est comme notre maison", ajoute le sexagénaire.D'après lui, les réparations pourraient durer plus d'un an et coûter des "millions" de dollars.- Avant l'hiver -Un miracle cependant. Le musée national -- qui abrite une vaste collection de statues et d'antiquités grecques, romaines et phéniciennes -- a échappé au pire. Seule la façade extérieure est endommagée, selon le ministre de la Culture, Abbas Mortada.Situé sur l'ancienne ligne de démarcation durant la guerre civile, le bâtiment de style néo-hellénistique s'était retrouvé pris au piège des combats. Les principales pièces du musée avaient été sauvées du pillage grâce à la perspicacité de l'ancien conservateur, Maurice Chéhab, qui les avait coulées dans du béton.Aujourd'hui des "centaines" de bâtiments classés au patrimoine national sont endommagés, assure le ministre. "Cela va demander beaucoup de travail."Une équipe effectue un recensement des dégâts mais les réparations vont coûter des "centaines de millions" de dollars, estime M. Mortada, espérant une aide extérieure, notamment de Paris."Nous avons besoins de mener des travaux de rénovation le plus rapidement possible", dit-il. "Si l'hiver arrive et que ce n'est pas fini, le danger sera grand."
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Selon les informations de BFM TV, plus de 63 500 CRS et gendarmes seront mobilisés samedi dans toute la France pour le 21e acte des "gilets jaunes". Un dispositif en forte baisse par rapport à la semaine passée.
| Six mois que les "gilets jaunes" manifestent dans toute la France. Ce samedi 6 avril sonnera comme leur 21e acte, une journée qui sera scrutée de très près une nouvelle fois par le gouvernement et les forces de l'ordre afin d'éviter une escalade de débordements. Mais selon les informations de BFM TV, le dispositif sécuritaire mis en place sera bien moins important qu'une semaine auparavant, alors même que les manifestations sur les Champs-Elysées avaient été interdites. Face à un succès relatif et seulement quelques heurts dans le sud du pays, seules 89,5 unités de forces de l'ordre devraient être déployées sur tout le territoire, samedi 6 avril. À titre de comparaison, 113 unités avaient été mobilisées le 30 mars. Sur un peu plus de 63 000 CRS et gendarmes mobiles, 29 unités seront consacrées à Paris, soit environ 2 000 hommes. Manifestations en baisse Samedi 30 mars, le ministère de l'Intérieur avait comptabilisé plus de 33 700 manifestants dans toute la France. Une mobilisation en baisse comparée au samedi précédent, rappelle BFM TV, où 40 500 personnes avaient battu le pavé. Quelques heurts avaient éclaté dans des villes comme Bordeaux ou Avignon, mais globalement peu de débordements avaient été recensés, en particulier dans la capitale. Des portions de centres-villes avaient notamment été fermées au public créant quelques désagréments pour les riverains. Samedi 6 avril, la préfecture de police a d'ores et déjà annoncé que les manifestations seront interdites sur les Champs-Elysées comme ce fut le cas déjà les deux samedis précédents. "Conformément aux instructions du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur, Didier Lallement, préfet de Police, a pris ce jour un arrêté interdisant samedi 6 avril tout rassemblement de personnes se revendiquant des 'gilets jaunes' avenue des Champs-Elysées", indique le communiqué officiel. Les Champs-Elysées sont évidemment concernés, tout comme les voies perpendiculaires à l'avenue sur une distance de 100 mètres, jusqu'au Palais de l'Élysée et l'Assemblée nationale. Cette mesure avait permis d'éviter de grands dégâts, constatés le samedi 16 mars.
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L'Iran reste inflexible face aux inquiétudes suscitées par ses activités nucléaires : le stock d'uranium enrichi accumulé par le pays continue de grossir et Téhéran persiste à bloquer l'inspection de deux sites anciens, a indiqué l'AIEA vendredi.
| Cette posture complique les efforts pour tenter de sauver le cadre de l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien, dont les Etats-Unis ont claqué la porte en 2018 et dont Téhéran se désengage très progressivement depuis mai 2019.Selon le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la quantité d'uranium faiblement enrichi accumulée par Téhéran atteignait en date du 20 mai 1.571,6 kilos pour une limite autorisée à 202,8 kilos (ou 300 kilos équivalent UF6). Dans le précédent rapport remontant à février, ce stock était de 1.020,9 kilos.En riposte au rétablissement des sanctions américaines, Téhéran poursuit donc sa trajectoire de production d'uranium qui dépasse désormais de presque huit fois le seuil fixé par l'accord signé avec les grandes puissances.Les experts estiment que la quantité requise pour confectionner une bombe nucléaire est de l'ordre de 1.050 kilos d'uranium équivalent UF6 faiblement enrichi à moins de 5%, un seuil que Téhéran a dépassé depuis le début de l'année.A rebours des obligations inscrites dans le pacte prévu pour limiter drastiquement ses activités nucléaires, l'Iran produit aussi de l'uranium enrichi à un taux de 4,5%, supérieur au seuil de 3,67% fixé par l'accord, selon le rapport consulté par l'AFP. Le taux d'enrichissement n'a cependant pas augmenté depuis juillet 2019 et reste encore très loin du seuil requis pour la fabrication d'une bombe atomique (plus de 90%).L'Iran avait annoncé en janvier ne plus se considérer tenu par les obligations listées dans l'accord de Vienne, pouvant laisser craindre le passage à un taux d'enrichissement de 20%. Cette étape aurait considérablement accéléré le processus pouvant mener à la fabrication d'une bombe."Les Iraniens jouent la montre", constatait récemment une source diplomatique interrogée par l'AFP.- "Vive préoccupation" -Téhéran veut aussi rester maître de l'agenda sur un autre dossier qui préoccupe les signataires européens de l'accord de Vienne (France, Royaume-Uni et Allemagne): l'accès à deux sites anciens que l'AIEA souhaite inspecter depuis plusieurs mois.Un second rapport publié vendredi relève "avec une vive préoccupation" que depuis quatre mois, malgré des demandes répétées, l'Iran a continué d'en refuser la visite à l'agence onusienne.Ces sites n'ont pas de lien avec les opération actuelles de l'Iran. Selon plusieurs sources diplomatiques, ils ont trait aux projets nucléaires militaires du pays dans les années 2000.Mais le pays a l'obligation de répondre aux demandes d'explication de l'agence en tant qu'Etat signataire du Traité de non prolifération (TNP), soulignent les spécialistes.L'un des sites "pourrait avoir été utilisé pour le traitement et la conversion du minerai d'uranium, y compris la fluoration en 2003". L'endroit "a subi des changements importants en 2004, notamment la démolition de la plupart des bâtiments", note le rapport. Un troisième site à propos duquel l'AIEA s'interroge "a subi un assainissement et un nivellement approfondis en 2003 et 2004", selon le rapport.La question sera au centre du conseil des gouverneurs des pays de l'AIEA qui se réunira à partir du 15 juin et devrait de nouveau exiger la transparence de l'Iran concernant ce dossier.Les Etats-Unis, même s'ils ne sont plus partie à l'accord, exercent une importante pression sur Téhéran à propos de ces sites anciens, accusant le pays de dissimulation. Ils entendent ainsi pousser les Européens, la Chine et la Russie à prendre des sanctions contre l'Iran et à sortir de l'accord de 2015.Le président américain Donald Trump dit aussi vouloir contraindre Téhéran à négocier un nouvel accord plus strict sur le nucléaire et les activités balistiques du pays.En réaction à l'annonce jeudi de la libération d'un ancien militaire américain détenu en Iran, M. Trump a estimé que cela montrait "qu'un accord est possible", entre Téhéran et Washington. Une hypothèse balayée vendredi par le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, qui a qualifié dans un tweet le retrait américain de l'accord de "pari idiot".
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Avec cette réforme, le nombre de députés pourrait passer de 577 à 404. Une très mauvaise nouvelle pour les élus de la majorité, rapporte Le Parisien.
| La réforme des institutions a déjà été reportée à plusieurs reprises et ne devrait finalement pas être étudiée avant le premier semestre 2019. Une bonne nouvelle pour les députés de la majorité qui ne savent pas encore s'ils vont voter en faveur de cette réforme. En effet, cette dernière entraînera une forte diminution du nombre de députés. Ils passeront de 577 à 404, rapporte Le Parisien. Ainsi, près de 20 départements, sur les 96 de la métropole, se retrouveraient avec un seul député, alors qu'ils sont deux actuellement. Conséquence directe : la Picardie, qui en compte 17, passerait à 10 ; de 5, l'Aisne passerait à 3 ; la Somme de 5 à 3, l'Oise de 7 à 4. Le Nord lui perdrait une dizaine de députés et les Bouches-du-Rhône, sept. "Ce n'est pas politiquement correct de faire savoir notre opposition, car c'est une réforme majeure voulue par le chef de l'État, confie au Parisien un député marcheur qui souhaite garder l'anonymat. Mais depuis l'affaire Benalla qui a déréglé tout l'agenda parlementaire, on réalise que reporter sine die cette réforme est tout à fait concevable. Ce n'est plus un tabou d'en parler entre nous". Une menace contre les députés ?Avec cette réforme, Emmanuel Macron risque de perdre gros si ses députés ne la votent pas. Mais ce sont ces mêmes députés qui signent leur arrêt de mort s'ils refusent de suivre la volonté présidentielle. "On nous a fait comprendre que si l'on s'engageait sur cette voie on risquait d'en faire les frais, sous-entendu c'est notre circonscription qui serait bel et bien effacée", explique un marcheur francilien. Dans les couloirs du Palais Bourbon, des pourparlers sont en cours afin de connaître les députés prêts à quitter leur poste en 2022. L'arrivée à la tête de l'Assemblée nationale de Jean-Marie Girier n'est sans doute pas étrangère aux perturbations à venir, croit savoir Le Parisien. Proche d'Emmanuel Macron, il était notamment son directeur de campagne lors de la présidentielle. Celui qui est connu pour bien maitriser la géographie électorale devrait apporter sa vision dans le redécoupage électoral.
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Un document signé par le chanteur et Warner, sa maison de disque, en novembre dernier établit que l'album posthume était prêt à sortir, révèle BFMTV. Un document-clé au cœur de la bataille entre Laeticia Hallyday et les enfants aînés du chanteur qui réclament un droit de regard sur cet album.
| Trois semaines avant la mort du chanteur, l'album posthume de Johnny Hallyday était prêt à être commercialisé. "Notre société dispose à ce jour d'un nombre suffisant de titres pour pouvoir commercialiser le 3e album studio", écrit ainsi la maison de disque dans un document consulté par BFMTV. Une raison suffisante selon Warner Music pour verser l'avance demandée par le chanteur. "À ce jour, sur l'ensemble des enregistrements produits lors de ces sessions, Warner Music, Bornrocker et vous-même avons validé d'ores et déjà les 10 titres suivant", peut-on également lire dans ce document signé par Johnny Hallyday et Warner Music, sa maison de disques. La preuve pour la défense de Laeticia Hallyday que le chanteur avait lui-même validé l'intégralité de son album avant sa mort. Mais un autre passage de ce courrier a retenu l'attention des enfants aînés, David Hallyday et Laura Smet. Il est ainsi écrit dans le document que "la production du 3e album studio" n'est pas "complètement achevée". Des ajouts et des modifications ont pu être réalisés depuis la mort du chanteur, ce qui justifierait le droit de regard demandé par les enfants aînés. Il faudra attendre le 30 mars prochain pour que la justice se prononce puisque les avocats de Laura et David ont demandé le renvoi de l'examen du référé pour obtenir ce droit de regard sur le futur album de Johnny Hallyday.
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Seize ans après la mort de l'actrice Marie Trintignant le 1er août 2003, M6 va diffuser dimanche - dans le cadre de l'émission "Enquête exclusive" - des images des auditions de Bertrand Cantat devant la justice lituanienne. Le chanteur de Noir Désir y décrit la scène qui a conduit au meurtre de sa compagne dans un hôtel de Vilnius (Lituanie).
| Pour la première fois dimanche soir, une chaîne de télévision française va diffuser des images des auditions de Bertrand Cantat devant la justice lituanienne. Dans le cadre de son émission "Enquête exclusive", consacrée pour ce numéro aux violences conjugales, M6 s'est procurée un document inédit. On y voit le chanteur de Noir Désir raconter la scène du 27 juillet 2003 qui a conduit à la mort de sa compagne Marie Trintignant cinq jours plus tard à Neuilly-sur-Seine. Au cours de ces auditions, réalisées trois semaines après le drame, Cantat explique que tout a démarré par une dispute au cours de laquelle la comédienne a porté les premiers coups. "Elle est devenue très agressive, très hystérique, raconte le chanteur palois, selon un extrait diffusé sur le site Internet de RTL. Et elle m'a frappé d'un coup de poing au visage... Ensuite elle m'a agrippé. Le cou... j'avais des traces partout. Marie l'a fait ! Les bras et tout... Elle m'a agrippé. Oui, agrippé ! Ça veut dire comme ça (il fait les gestes). Agripper, serrer très fort. Ça se passe dans la folie, dans la furie. Vous savez, c'est difficile de décrire ça précisément. C'est dur en plus pour moi ! Elle criait, elle criait tout le temps ! Jusque-là, je ne l'ai pas touchée.""Pas des petites baffes"Selon Femme Actuelle, qui a pu visionner l'ensemble du reportage diffusé par M6, Bertrand Cantat détaille ensuite les coups qu'il a alors portés au visage de sa compagne : "Je suis entré dans une colère noire et à partir de là, je lui ai mis des claques. Et pas des petites baffes. Je ne peux pas mentir. C'est des grandes baffes et j'avais des bagues à mes doigts. C'est parti comme on lâche une... (il effectue le bruit d'une déflagration avec sa bouche, ndlr). Des grands coups comme ça, 4 ou 5 ou 6. Forts, forts [...] Je me suis servi des deux faces (de la main, ndlr). C'est vrai que c'est pas gentil, ce sont des grosses baffes".Condamné en mars 2004 à huit ans de prison par la justice lituanienne, Bertrand Cantat (qui n'a pas souhaité s'exprimer dans ce documentaire) a dès ces premières auditions réfuté le terme de "crime" : "Je ne peux pas accepter le terme de 'crime' parce que c'était un accident et une lutte. Il n'y avait aucun coup porté qui pouvait donner la mort et le terme de crime intentionnel, je le réfute complètement." Transféré en prison en France en septembre 2004, Bertrand Cantat avait été libéré fin 2007 pour bonne conduite.
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L'autopsie d'Alexia Daval a révélé plusieurs fractures au crâne, révèle vendredi matin BFMTV et RTL, ce qui contredit les deux versions données par Jonathann Daval.
| Huit mois après la mort d'Alexia Daval, Jonathann Daval est revenu sur ses aveux. L'informaticien de 34 ans, qui avait avoué en janvier avoir tué son épouse par accident, a finalement nié la semaine dernière être l'auteur du meurtre et accusé son beau-frère, Grégory Gay. Il a déclaré que le mari de la sœur d'Alexia avait étranglé cette dernière en tentant de la maîtriser lors d'une crise d'hystérie au domicile des parents de la jeune femme de 29 ans, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017, et évoqué un "complot familial" pour cacher le drame. Daval: "un complot familial" ?par BFMTVUne nouvelle version qui laisse l'avocat de la famille très sceptique. "La crédibilité de Jonathann Daval est sujette à caution. (...) Rien ne colle à l'objectivité du dossier" et des rapports d'autopsie, a déclaré jeudi 5 juillet Me Florand, lors d'une conférence de presse à Vesoul (Haute-Saône).Selon RTL et BFMTV, les résultats de l'autopsie révèlent cinq fractures crâniennes et faciales, ce qui contredit les deux versions données par Jonathann Daval. Me Florand a assuré sur RMC que la jeune femme avait subi "de graves violences avant de finir étranglée puis carbonisée, c'est certain"."Il y a eu forcément une bagarre et des coups portés, ce qui ne peut pas correspondre avec la thèse qu'avait servie Jonathann Daval où à l'issue c'était quasiment un accident", a-t-il précisé. "La fable qu'il nous chante aujourd'hui n'est pas crédible."Pour étrangler quelqu'un, "il faut beaucoup de force, beaucoup de rage, beaucoup de violence, beaucoup de haine", a-t-il ajouté. Jean-Marc Florand a par ailleurs assuré attendre "avec impatience" de connaître les conclusions des experts psychologues et psychiatres concernant Jonathann Daval. "De tels changements d'attitude en si peu de temps interrogent sur son équilibre psychologique et psychiatrique."
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Après avoir reçu le prix Nobel de physique 2018 en compagnie de deux autres scientifiques, le Français Gérard Mourou doit faire face aux critiques à la suite d'une vidéo qu'il a tournée en 2010 et où on le voit danser au milieu de laborantines, rapporte RTL.
| La vidéo est parodique. Elle date de 2010. Mais depuis quelques heures, elle tourne en boucle et vient embarrasser le chercheur français, Gérard Mourou. Auréolé du prix Nobel de physique 2018 ce mardi 2 octobre, conjointement avec la Canadienne Donna Strickland et l'Américain Arthur Ashkin, le chercheur est dans l'œil du cyclone à cause de cette vidéo, rapporte RTL. Dans ce clip de 3'55, on y voit Gérard Mourou se mettre en scène, d'abord enfant, puis professeur devant les bancs de la fac, avant de se retrouver dans son laboratoire. Le tout sur fond de comédie musicale.La polémique enfle aujourd'hui à propos d'une séquence précise. Dans son laboratoire, le chercheur, vêtu de sa blouse blanche, danse au milieu de ses laborantines, qui tombent à leur tour leur blouse... mais restent cependant habillées.Comme le rappelle RTL, Gérard Mourou voulait avant tout vanter, dans cette vidéo, les lasers de haute puissance dont il est un des pionniers.Le Nobel condamneLa vidéo est ressortie aujourd'hui sur internet, puisque le journaliste et blogueur allemand, Leonid Schneider, l'a largement diffusée. De son côté, le CNRS qui était crédité comme producteur de la séquence a tenu à se dédouaner. "La direction de la communication du CNRS n'a pas du tout été impliquée dans l'élaboration de ce film, initié et réalisé par le chercheur et son équipe du laboratoire. Nous n'en avons été informés qu'après coup et ne l'avons jamais relayé", explique l'instance dans des propos relayés par Le Monde.Autre son de cloche en revanche du côté de la société de production, qui avoue avoir eu "toutes les autorisations nécessaires" à l'époque, et précise que "les figurants ont été sélectionnés parmi des étudiants volontaires". En outre, beaucoup de scientifiques connaissaient déjà l'existence de la vidéo, et avaient compris son esprit "humoristique".Face à la polémique montante, l'académie du Nobel a tenu à réagir en condamnant l'extrait, précisant qu'elle faisait écho "à des attitudes que l'Académie royale des sciences de Suède ne partage pas". Le Nobel a tout de même précisé qu'elle soutenait Gérard Mourou, et qu'elle avait récompensé ses "découvertes et inventions fantastiques".De son côté, Gérard Mourou plaide pour "l'humour". "J'ai voulu montrer la science sous un angle décontracté, dit-il. Il existait d'autres clips de ce genre à l'époque et j'ai accepté."
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Invitée dans l'émission de TV5 Monde "L'invité", Sylvie Vartan s'est une nouvelle fois livrée sur la bataille judiciaire autour de l'héritage de Johnny Hallyday. Avec en ligne de mire : le clan Boudou.
| Sylvie Vartan compte bien honorer la mémoire de Johnny Hallyday jusqu'au bout. Invitée sur TV5 Monde, la première épouse du rockeur s'en est prise à la famille Boudou. Il y a quelques jours, le père de Laeticia Hallyday, André Boudou, confiait dans les colonnes de L'Express avoir sauvé le rockeur. "Quand Laeticia l'a rencontré, il n'était vraiment pas au mieux de sa forme. C'était un artiste dépressif, bourré de drogue, qui tranait 23 millions d'euros de dettes". Une sortie jugée pour le moins surprenante par Sylvie Vartan. "Ah c'est drôle pour un père de donner sa fille à un drogué, alcoolique et ruiné ! C'est curieux, non ? Je ne sais pas, moi ça m'interpelle", a-t-elle lancé dans l'émission de TV5 Monde.Pour la chanteuse de 73 ans, "Johnny n'était pas l'homme que l'on veut bien dépeindre". "Malgré tout ce que l'on peut dire, malgré le courage qu'il avait, je pense que c'est quelqu'un qui aimait ce qu'il faisait. Sans aucun doute. Il devenait la personne qu'il voulait être sur scène et partageait ça avec ces milliers de gens et ces milliers de fans qui lui rendaient bien. Je ne pense pas que le public se trompe sur quelqu'un. On a vécu ensemble 20 ans et je sais qui il est". Et pour Sylvie Vartan, "ça paraît sidérant" qu'il puisse déshériter ses deux enfants.Interrogée ensuite sur Elyette Boudou, celle que l'on surnomme "Mamie Rock", à la tête de plusieurs sociétés de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan a préféré ironiser. "C'est encore autre chose de compliqué. J'imagine que ça doit être difficile pour elle de gérer tout ça".Aujourd'hui, ce que regrette Sylvie Vartan, c'est que son fils, David Hallyday, doive se battre pour avoir un droit de regard sur le dernier album de son père. "David est né musicien, il a été élevé dans la musique, il jouait de la batterie et il a accompagné son père sur scène, à l'âge de 8 ans. Il lui a écrit un album. Et maintenant, il doit demander l'autorisation d'écouter l'album de son père. C'est incompréhensible", s'est-elle indignée.
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Ces suspects sont soupçonnés d'avoir projeté de commettre un attentat au début du ramadan.
| Un mineur de 16 ans a été interpellé mardi matin à Strasbourg dans le cadre de l'enquête sur un attentat récemment déjoué contre la police. Il a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placé en détention provisoire, a-t-on appris vendredi 10 mai de source judiciaire. Selon TF1, "les services de renseignement le soupçonnent d'avoir été chargé de diffuser une vidéo d'allégeance à Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) pour le compte du commando", une information confirmée par une source proche du dossier.Dans le cadre de cette enquête, quatre premiers suspects radicalisés, dont un mineur de 17 ans, ont déjà été arrêtés le 26 avril dernier et mis en examen. Ces hommes sont soupçonnés d'avoir projeté de commettre un attentat contre les forces de l'ordre au début du ramadan. Ils ont effectué des repérages aux abords de l'Élysée et d'un commissariat de banlieue parisienne et ont également cherché à se procurer des armes. "Divers projets ont été évoqués" par les suspects "avec pour point commun les forces de l'ordre", dont celles en position devant le siège de la présidence de la République, a affirmé une source proche de l'enquête. Les trois adultes, âgés de 26, 39 et 38 ans, étaient jusqu'ici connus pour des faits de droit commun. Le quatrième, un mineur de 17 ans, avai déjà été arrêté pour avoir tenté de partir en Syrie faire le jihad. Condamné à trois ans de prison, dont deux ans assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, il avait été placé dans une structure éducative après sa sortie de prison.
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Le corps d'un adolescent de 14 ans a été retrouvé à proximité de son domicile. Il avait disparu à la fin du mois de mai.
| Il n'avait plus été vu depuis la nuit du 26 au 27 mai 2018. Le corps sans vie d'un adolescent de 14 ans, prénommé Théo, a été retrouvé vendredi 2 novembre dans des locaux désaffectés situés à quelques dizaines de mètres de son domicile à Lens (Pas-de-Calais).La découverte a été faite un par "un groupe de jeunes explorateurs urbains qui visitaient le site d'une ancienne boulangerie industrielle désaffectée", a-t-on appris mardi 6 novembre auprès d'une source proche du dossier. L'état de dégradation avancé de ce corps, n'a pas permis une identification immédiate de la personne décédée. Une autopsie a eu lieu, sans permettre d'éclaircir les circonstances du décès. Les habits retrouvés sur le corps étaient ceux portés par l'adolescent et son téléphone portable a été retrouvé près du cadavre.La police nationale avait diffusé un avis de recherche dès le mois de mai pour "disparition inquiétante de personne mineure". La nuit où le garçon avait disparu, il était revenu chez lui vers 5h30 après une soirée dans une boîte de nuit puis avait raccompagné un de ses amis jusqu'à son domicile. Il n'est ensuite jamais rentré chez lui.
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Un homme de 20 ans s'est retrouvé enseveli sous le sable alors qu'il se trouvait sur une plage des landes, relate France 3 Nouvelle-Aquitaine. Transféré vers un hôpital, il est dans un état critique.
| Le jeu a mal tourné. Un homme de 20 ans est aujourd'hui entre la vie et la mort, rapporte plusieurs médias, dont France 3 Nouvelle-Aquitaine. Le jeune homme s'amusait à s'ensevelir avec d'autres amis sur une plage de Lit-et-Mixe (Landes) et s'est retrouvé coincé sous un mètre de sable selon les premiers témoignages. Plus précisément, les protagonistes auraient construit des galeries afin que chacun se rejoigne. Mais l'édifice s'est écroulé. Ce sont plusieurs témoins, qui avaient vu la scène, qui ont porté secours à l'homme, mais seulement des dizaines de minutes plus tard. À l'arrivée des secours, il se trouvait en arrêt cardio-respiratoire. Coma artificielDans un état critique, il a été transféré vers l'hôpital de Dax et était toujours inconscient à ce moment-là, même si les secouristes avaient pu faire repartir son cœur. Ce jeudi 26 juillet, l'homme de 20 ans est toujours maintenu sous coma artificiel. Plusieurs sauveteurs ont mis en garde depuis, après ce drame. "Ne creusez pas de trous. Même un petit trou de quelques dizaines de centimètres peut être dangereux pour un jeune individu. Les dangers d'éboulement sont importants, surtout avec du sable fin", a déclaré Stéphanie Geyer Barneix, chargé de mission au Syndicat mixte de gestions des baignades landaises (SMGBL), cité par Sud Ouest.
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Ce n'est plus un secret pour personne, le 12 mars prochain sera diffusé sur TF1, un crossover entre Camping Paradis et Joséphine, ange gardien. Le temps d'un épisode, les deux séries à succès seront mélangées autour d'une intrigue décrite par Mimie Mathy comme étant "un Very Bad Trip".
| "Le marié va disparaître, la grand-mère aussi, il sera question de fusil et de voiturette...", a-t-elle confié à nos confrères de Télé-Loisirs. Pour Laurent Ournac, ce crossover est une façon de remercier les fans fidèles de Camping Paradis et de Joséphine, ange gardien. L'acteur qui n'a pas du tout hésité lorsque la production lui a proposé cet épisode a expliqué pourquoi à Télé-Loisirs. "Quand on joue dans une série, on a parfois peur de se lasser. Faire vivre nos personnages dans un environnement différent était donc très agréable. Tout comme tourner - enfin ! - en pull et doudoune. C'est d'ailleurs aussi pour cela que j'ai accepté", a-t-il lancé en souriant. C'est donc en partie pour enlever sa fameuse chemise bleue de patron de Camping Paradis que Laurent Ournac a bien voulu s'associer à Mimie Mathy. Nul doute que dans le prochain numéro de Joséphine, ange gardien, l'ancien présentateur de Danse avec les stars devrait porter une tenue plus classique.
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Un forcené retranché chez lui en Gironde pendant plusieurs heures, et qui a fait feu avec un fusil à plusieurs reprises sur les gendarmes, a été tué dimanche en début d'après-midi par un "tir de neutralisation" du GIGN, a-t-on appris de sources concordantes.
| L'alerte a été donnée dimanche vers 06H30 après que l'homme de 53 ans, alcoolisé, soit allé sans motif apparent agresser et blesser avec un couteau un voisin du bourg de Saint-Christoly-Médoc, chez lui, à 70 km au nord de Bordeaux, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie, confirmant une information du site Sudouest.fr.A l'arrivée des gendarmes, l'homme armé d'un fusil a tiré à plusieurs reprises en direction des militaires, blessant "très légèrement" l'un d'entre eux, a-t-on précisé de source proche de l'enquête. Ils ont riposté et se sont mis à l'abri, avant que le forcené ne se retranche dans sa maison, dans le bourg dont le centre a été bouclé.L'assistance du GIGN a été sollicitée, et plusieurs heures de vaines négociations se sont ensuivies avec l'homme à la personnalité "très complexe", aux antécédents psychologiques et judiciaires, poursuivi pour stupéfiants et conduite alcoolisée notamment, a ajouté le parquet. Le forcené refusait de se rendre, et de temps à autre, continuait de tirer en direction des gendarmes.Vers 14H15 alors que l'homme apparaissait à sa fenêtre et s'apprêtait à tirer une nouvelle fois, avec un fusil à lunette, un gendarme du GIGN a procédé à un "tir de neutralisation", a précisé le procureur. L'homme n'a pu être ranimé malgré les efforts des secours, et est décédé sur place.Deux enquêtes ont été ouvertes, a indiqué le parquet: l'une pour violence avec arme (sur le voisin) et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique, et l'autre sur l'intervention du GIGN, confiée au Bureau des enquêtes judiciaires de la gendarmerie.
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Un séisme de magnitude 4,4 sur l'échelle de Richter a été ressenti sur l'île de La Réunion lundi 21 septembre selon Réunion la Première. Une secousse qui a choqué les habitants.
| Ils ont été pris par surprise. Les habitants de l'île de La Réunion n'étaient pas préparés à ressentir une telle secousse lundi 21 septembre. Selon les informations de Réunion la Première, un séisme de magnitude 4,4 sur l'échelle de Richter a touché le territoire aux alentours de 21 heures. Sur son compte Twitter, lObservatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique le tremblement de terre a « pu être localisé à 27 kilomètres sous le niveau de la mer, 22 kilomètres au nord-ouest de Saint-Denis ».Il n'y avait plus eu de séisme dans l'île depuis le 12 août dernier mais il avait été mesuré à 1,9 sur l'échelle de Richter, soit beaucoup moins fort que celui de ce soir. La terre avait également vibré le 16 juillet à 7 kilomètres au sud-ouest de la ville de Sainte-Clotilde, entraînant une deuxième vague à Mafate.« J'ai senti trembler sous mes pieds » Face à cet incident, de nombreux témoignages se sont multipliés. Contactée par Réunion la Première, Liliane Boyer n'a pas vu venir un tel choc. Gérante d'un gîte à Grand-Îlet, elle explique que tout s'est passé alors qu'elle échangeait avec des clients au sujet du programme du lendemain. « J'ai entendu comme un éboulis, un bruit lourd et ensuite j'ai senti trembler sous mes pieds. Ça a été trois secondes, mais de longues secondes », confie-t-elle.Ressenti également à La Ravine des Cabris, le séisme a eu l'effet d'une « déflagration » selon Lydie, une habitante. Elle affirme avoir « ressenti des vibrations » à son domicile. Sur les réseaux sociaux, certains estiment n'avoir jamais ressenti une secousse aussi puissante.Si le séisme a surpris par sa puissance, il reste commun de voir ce type d'évènement sur l'île de La Réunion. L'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise rappelait en juillet dernier qu'il y en aurait plusieurs durant l'année que la population pourrait ressentir.
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Alors que les critiques se multiplient sur la gestion de l'incendie de Rouen par les autorités, le Premier ministre s'engage à "la transparence complète et totale".
| Edouard Philippe tente d'éteindre la polémique. Lors d'un déplacement à l'université d'été du Modem à Guidel, dans le Morbihan, le Premier ministre a assuré que =1em"l'engagement du gouvernement est de répondre à toutes les questions et de faire la transparence totale" après l'incendie jeudi de l'usine chimique Lubrizol de Rouen."Pour faire face à l'inquiétude légitime des populations, il n'y a qu'une solution: le sérieux et la transparence complète et totale", a-t-il ajouté, alors que les critiques accusant les autorités d'un manque de transparence sur les conséquences de l'incident se sont multipliées ces derniers jours. Plusieurs députés de gauche, notamment issus de la France insoumise, ont réclamé l'ouverture d'une enquête parlementaire. Incendie à Rouen, un manque de transparence ?par BFMTV"Un état habituel de la qualité de l'air"La préfecture de Seine-Maritime a publié samedi soir sur son site des résultats d'analyses liés aux risques de pollution engendrée par l'incendie survenu jeudi. Concernant la qualité de l'air, "les résultats sur les composés organiques volatils sont tous inférieurs au seuil de quantification (quantité trop faible pour être mesurée) et font apparaître un état habituel de la qualité de l'air sur le plan sanitaire", à l'exception du site de Lubrizol (présence de benzène), indiquent les services de l'État dans le département.Le Premier ministre s'est engagé à "travailler le plus intensément possible avec l'ensemble acteurs, locaux et nationaux, pour trouver des solutions et donner des garanties pour régler la situation". "Nous avons souhaité faire en sorte que tout ce qui est su, que toutes les analyses qui sont réalisées soient rendues publiques", a encore fait valoir Édouard Philippe.
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Il ne reste pratiquement rien du parc de mobile home de Talent, dans le sud de l'Oregon, victime d'un incendie qui a fait rage pendant près d'une semaine, détruisant presque tout sur son passage.
| De sa maison en bois où Eraida Rodas vivait depuis douze ans avec son mari et ses quatre enfants, il ne reste que la structure métallique du plancher, la carcasse d'un vélo d'enfant et des petites statues de daims. Le drapeau américain qui flottait à l'entrée est aux trois quarts brûlé. "C'est comme si j'avais perdu tous les efforts que notre famille a fait, je me sens vide, et inquiète", dit-elle à l'AFP, des sanglots dans la voix, en découvrant la scène. Le feu de broussaille s'est déclaré le matin du 8 septembre à Ashland et, poussé par des vents violents, s'est propagé vers une vingtaine de kilomètres (13 miles) vers le nord le long de l'autoroute N.5. Il a été bloqué par plusieurs centaines de pompiers déployés pour protéger Medford, la grande agglomération de la région.Sur son passage, il a détruit une partie des localités de Talent et Phoenix. L'hôtel "Goodnight" n'est plus qu'un tas de gravas, et toutes les voitures d'un garage voisin sont calcinées. Les flammes ont toutefois épargné certains bâtiments, et deux églises.Le Talent Mobile Estates abritaient une centaine de maisons en bois. Elles ont été avalées par le feu et seules une dizaine de logements, situés le long de la route, semblent miraculés. Elles n'ont subi aucun dégât.Mme Rodas, institutrice de maternelle de 37 ans, n'a pas eu cette chance.- "Plus d'espoir" - Mardi dernier, elle a fui après avoir appris qu'un incendie s'était déclaré à Ashland, à 10 kilomètres au sud."Au moment de quitter le parc, je me rappelle avoir regardé en arrière et je n'ai plus eu d'espoir parce qu'on pouvait déjà voir le feu sur les collines. Quand on est sorti du parc, le feu était déjà ici", raconte-t-elle en montrant l'extrémité du site.L'incendie, qui a brûlé 1.200 hectares (3200 acres), a aussi détruit les maisons de son frère et de sa soeur. Elle est hébergée dans un hôtel avec sa famille, comme de nombreux autres évacués de la zone."J'espère revenir c'est là où je vis depuis longtemps et j'aime beaucoup cet endroit, mais plus rien ne sera pareil après cette catastrophe", dit-elle, la voix étouffée par son masque.La famille Rodas vit aussi dans l'incertitude financière, car le mobile home n'était pas assuré. Elle ne sait pas si elle a droit à des aides de l'Etat de l'Oregon ou du gouvernement fédéral.L'incendie, qui a fait trois morts et détruit au moins 2.300 "structures résidentielles", était contenu à 100% mardi matin, selon le sheriff du comté de Jackson. Mardi, des dizaines d'employés de l'Etat étaient déployés pour rétablir l'eau et l'électricité.Selon un porte-parole des pompiers, Rich Tyler, environ 42.000 personnes ont été victimes de cet incendie à des degrés divers: celles dont la maison a été endommagée, celles qui ont été évacuées par précaution, ou celles qui n'ont plus de courant.Un homme a été inculpé lundi pour avoir démarré un incendie mercredi soir à Phoenix, a indiqué mardi le procureur du comté de Jackson. Mais les causes du Almeda Fire sont encore inconnues et une enquête est en cours, selon le sheriff.La Maison Blanche a déclaré mardi le Almeda Fire comme "désastre majeur", une mesure qui autorise notamment des aides fédérales pour la reconstruction, a indiqué mardi sur Twitter le parlementaire local Peter DeFazio.
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L'Agence environnementale et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) réclame un étiquetage depuis plusieurs années.
| Et si l'industrie du textile s'inspirait de l'électro-ménager pour appliquer une notation aux vêtements en fonction de leur impact environnemental ? C'est l'idée, en gestation depuis plusieurs années, dont veulent débattre gouvernement et industriels, qui viennent de lancer une concertation. L'idée : aboutir, d'ici à 18 mois, à un "affichage" environnemental dans le secteur textile. La loi anti-gaspillage promulguée ce mardi prévoit la mise en place d'un étiquetage destiné à informer le consommateur sur les caractéristiques environnementales de certains produits et lui permettre de faire des choix éclairés. Le premier secteur à expérimenter la démarche sera celui du textile, un des plus polluants et les plus émetteurs de gaz à effet de serre.L'Ademe travaille depuis plusieurs années à l'élaboration de cet affichage pour le textile, mais aussi pour les appareils électroniques, l'habillement, l'ameublement, l'alimentaire et l'hôtellerie.Une note de A à ELa note de A à E, accompagnée d'un logo représentant une planète bleue, engloberait tout le cycle de vie du produit, des matières premières à la fin de vie, en passant par la distribution, et prend en compte divers impacts environnementaux (émissions de CO2, épuisement des ressources, pollutions de l'air ou de l'eau...). Dans le textile, cet affichage est expérimenté par quelques entreprises, comme Décathlon et Okaïdi, mais l'idée est désormais de "changer d'échelle"."Nous allons travailler avec les équipes du ministère et les entreprises privées pour asseoir une méthodologie solide qui permettra de donner une note environnementale à chaque vêtement", explique la secrétaire d'État à la Transition écologique Brune Poirson.Informer n'est pas suffisantLa ministre appelle les industriels à s'engager dès maintenant dans cette démarche pour "répondre à la demande de plus en plus pressante des concitoyens".Selon l'Ademe, 624.000 tonnes de textiles (2,6 milliards de pièces de vêtements, linge de maison, chaussures) sont mis sur le marché chaque année en France, soit environ 9,5 kg par habitant. Et en moyenne, une personne achète 60% de vêtements en plus qu'il y a 15 ans mais les conserve moitié moins longtemps.Dans ce contexte, "c'est bien d'uniformiser et d'imposer des critères solides et ambitieux pour l'information environnementale sur le textile", estime Alma Dufour, de l'ONG Les Amis de la Terre. Mais, selon elle, informer n'est pas suffisant et elle réclame l'imposition de mesures comme la réduction de la production de vêtements neufs et l'obligation du recyclage.
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