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Deux employés du supermarché Cora de Saint-Malo ont été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche. Ils comptent attaquer leur patron, raconte Europe 1 ce mardi.
"Dégoûtée et en colère". Une salariée licenciée par le Cora de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) a témoigné sur Europe 1. Après 18 ans de travail dans cet hypermarché, elle a été limogée pour "faute grave".Alors que son directeur lui a ordonné de venir travailler le dimanche, Christèle a répondu : "Moi, je ne veux pas". Son patron lui a alors lancé que c'était "la loi Macron" et que "c'était ça ou on prenait la porte directement". Elle n'a pas cillé et a simplement rétorqué : "Non, je ne le ferai pas".Cora a entamé une procédure pour faute grave contre elle et un collègue, au rayon crémerie depuis huit ans et qui a aussi refusé de sacrifier son dimanche alors que leur contrat de travail ne les y oblige pas. "Refuser de venir travailler le dimanche, ce n'est pas une faute grave. Je ne pensais pas qu'on m'aurait virée comme ça au bout de 18 ans de boîte. Je trouve que le dimanche doit être consacré à la vie de famille, avec un loisir. OK pour le volontariat, mais on ne doit pas forcer les gens à travailler le dimanche. Je suis dégoûtée, je suis en colère. Se faire jeter comme une malpropre... Ça me sidère, ça me met hors de moi", a-t-elle confié à Europe 1.Les deux salariés comptent poursuivre le directeur du magasin devant le conseil des prud'hommes pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse.À Saint-Malo, Cora est le seul hypermarché à ouvrir le dimanche. Leclerc et Carrefour n'ont pas souhaité s'y mettre. La direction du Cora a imposé à leurs 200 employés de travailler six dimanches matins par an. Elle n'a pas fait appel au volontariat et n'a fait signer aucun avenant aux contrats de travail. Contactée par la radio, elle n'a pas voulu s'expliquer.En revanche, selon l'inspectrice du travail, "l'accord du salarié peut être nécessaire lorsque les nouveaux horaires ou la nouvelle répartition des horaires constituent une modification du contrat de travail".
Francky Vincent fait son retour sur le devant de la scène musicale pour soutenir les sinistrés de l'ouragan Irma. Dans son clip posté sur ses réseaux sociaux, des images de la catastrophe sont entrecoupées de scènes tournées lors de l'enregistrement du titre en studio.
Habituellement connu pour ses textes lubriques, le chanteur de zouk appelle cette fois à la mobilisation et ne se gêne pas pour critiquer la gestion de crise du gouvernement d'Emmanuel Macron. "L'anticipation n'était pas de mise, évacuation c'est un choix qui se brise. Un vent de panique s'installe profondément, ainsi que le laxisme du gouvernement", entonne-t-il. Mais attention, le Guadeloupéen ne veut surtout pas profiter de ce drame pour se faire de l'argent. Selon son collaborateur, Magid Lebbar joint par le HuffPost, "l'objectif de Francky Vincent via ce clip est de lancer un appel à la solidarité pour les populations locales victimes de l'ouragan. À cet effet, le titre n'est pas en vente, mais se trouve uniquement sur les réseaux sociaux". Un beau geste de solidarité pour le chanteur à succès.
Jeudi 16 novembre, Jean-Pierre Foucault était sur le plateau du journal de 13h de Tf1 en compagnie de Sylvie Tellier et des 30 Miss en lice pour le concours de Miss France. Maladroitement, le présentateur phare de TF1 a fait une petite plaisanterie un peu gênante compte tenu des conjonctures actuelles.Depuis des années maintenant, Jean-Pierre Foucault est l'un des hommes forts de TF1.
Aux commandes de plusieurs émissions cultes, à l'instar de "Qui veut gagner des millions", déprogrammée depuis, Jean-Pierre Foucault est également à la tête de l'émission Miss France. La comparaison maladroite de Jean-Pierre Foucault sur les Miss France (vidéo)par Non Stop ZappingJeudi 16 novembre, le présentateur était l'invité du journal de 13h de TF1 en compagnie de Sylvie Tellier et des 30 prétendantes au titre de Miss France. Alors interrogé par Jean-Pierre Pernault sur le déroulé du show, Jean-Pierre Foucault a déclaré : "L'émission est bien sûr très préparée. Moi je suis là simplement pour présenter les plats qui sont magnifiques, ce sont les plus belles femmes de France." Une comparaison qui n'a pas franchement plu à tout le monde. Le soir même, Étienne Carbonnier, journaliste pour Quotidien, a relevé cette petite phrase et a suscité le malaise sur le plateau de TMC. En effet, cette comparaison survient alors que les femmes sont au cœur de polémiques autour d'agressions et harcèlements sexuels...
Un homme alcoolisé ayant été vu à l'eau par des témoins a été activement recherché par des bâteaux et un hélicoptère de secours. Ayant simplement oublié ses vêtements sur la plage il a été retrouvé en maillot de bain en plein centre ville.
"De lourds moyens matériels et humains, avec en tout une quarantaine de personnes mobilisées... pour rien". Au micro de France 3, un secouriste de la Société nationale de secours en mer (SNSM) se désole de l'épisode de mercredi 5 août. Vers 20h30, les vêtements d'un homme sont retrouvés sur la plage du Bon secours, à Saint-Malo. Plus troublant, plusieurs témoignages affluent. L'homme aurait été aperçu alcoolisé dans l'après-midi, et des témoins l'ont vu se mettre à l'eau. Une alerte est déclenchée par les secours, qui ne lésinent pas sur les moyens. Outre les pompiers, des embarcations de la SNSM sont mobilisées pour patrouiller dans les eaux à la recherche du disparu. Un hélicoptère de la sécurité civile est également dépêché sur place, tandis que des patrouilles de police sillonnent la ville accompagnées d'une équipe cynophile. C'est finalement les policiers qui mettront la main sur le disparu. Bien loin des flots, il est retrouvé, peu avant minuit, dans la ville... en maillot de bain.
Âgé de 70 ans, tout semble sourire à Thierry Ardisson. L'animateur de C8 garde son succès, mais ne semble pas réticent à prendre sa retraite prochainement.
Après une première carrière, l'animateur est arrivé sur le petit écran pour la première fois dans les années 1980. Désormais vedette de C8 aux commandes des "Terriens du samedi" et des "Terriens du dimanche", il ne sait pas encore de quoi son avenir est fait. Thierry Ardisson prêt à prendre sa retraite ? L'animateur ne dit pas nonpar Non Stop PeopleThierry Ardisson a accordé une interview à Télé 2 semaines, et s'est confié sur son avenir sur la chaine : "On va voir ce qu'il va se passer. J'attends les propositions de la direction. De mon côté, je m'amuse toujours autant. Mais si ça s'arrête, tant pis", a-t-il dit.
La jeune Nora Quoirin a disparu dans la nuit du 3 au 4 août, alors qu'elle venait d'arriver en Malaisie pour des vacances avec sa famille.
Un corps qui pourrait être celui d'une jeune Franco-Irlandaise disparue depuis dix jours en Malaisie a été découvert dans le cadre des recherche. L'annonce a été faite par l'organisation caritative britannique Lucie Blackman Trust. "Un corps a été découvert durant les recherches pour Nora Quoirin", selon un communiqué de la structure, spécialisée dans l'aide aux familles de Britanniques disparus à l'étranger."Pour l'heure, nous ne pouvons pas confirmer qu'il s'agit de Nora. Toutefois, cela semble tristement probable. Des vérifications sont en cours pour confirmer l'identité et les causes de la mort", ajoute l'organisation sans fournir d'autres détails. Aucun commentaire n'était disponible dans l'immédiat auprès des autorités malaisiennes.Nora Quoirin, âgée de 15 ans et souffrant d'un léger handicap mental, a disparu dans la nuit du 3 au 4 août, alors qu'elle venait d'arriver pour des vacances dans le complexe hôtelier Dusun Resort, à 70 km au sud de Kuala Lumpur, avec sa famille vivant à Londres. Ses proches ont évoqué l'hypothèse d'un enlèvement, la police locale traitant l'affaire comme une disparition inquiétante sans exclure d'autres pistes. * Plus de 350 personnes ont été mobilisées pour participer avec le soutien d'hélicoptères, de chiens et de plongeurs, aux recherches dans la jungle proche de Dusun Resort, dans l'Etat de Negeri Sembilan. Des chamans ont même pratiqué leurs rituels pour tenter de localiser l'adolescente. Les polices de Grande-Bretagne, d'Irlande et de France ont apporté leur soutien. Après les informations sur la découverte d'un corps, des véhicules de police ont été vus en train de rapidement gagner une zone située non loin du complexe hôtelier.
Canberra enquête sur l'agression par des policiers américains de deux reporters australiens qui couvraient une manifestation près de la Maison blanche et s'interroge sur l'éventualité d'émettre une protestation officielle, a annoncé mardi le gouvernement australien.
"Nous avons demandé à l'ambassade d'Australie à Washington d'enquêter sur cet incident", a déclaré la cheffe de la diplomatie australienne Marise Payne."J'attends davantage de conseils sur la façon dont nous pourrions faire part de la profonde préoccupation de l'Australie auprès des autorités locales compétentes à Washington", a-t-elle ajouté.Cette agression lors d'une charge de la police qui tentait de disperser la foule sur Lafayette Square, à Washington, a été filmée.Sur la vidéo, on voit la journaliste de 7NEWS Amelia Brace recevoir un coup de matraque donné par un policier, après qu'un autre agent en tenue anti-émeute eut donné un coup de bouclier et un coup de poing au visage de son cameraman Tim Myers.Les deux journalistes affirment avoir ensuite été touchés par des balles en caoutchouc et atteints par des gaz lacrymogènes.Cette agression est survenue alors que les forces de l'ordre évacuaient les nombreux manifestants présents dans ce secteur pour permettre au président américain Donald Trump de sortir de la Maison blanche et de se rendre lundi soir devant l'église Saint John, qui a été dégradée dimanche soir en marge d'une manifestation contre le racisme.Les images de l'agression ont tourné en boucle sur les chaînes de télévision d'Australie, un pays qui est un allié très proche des Etats-Unis.L'ambassadeur américain en Australie Arthur Culvahouse, a affirmé sur Twitter que son pays prenait "au sérieux les mauvais traitements infligés aus journalistes, comme tous ceux qui prennent la démocratie au sérieux".Mme Payne a évité toute critique directe du président américain. "C'est évidemment une période très difficile aux Etats-Unis", a-t-elle dit à la radio ABC. "Nous soutenons le droit de chacun à manifester pacifiquement et nous encourageons tous ceux qui sont impliqués (...) à faire preuve de retenue et à éviter la violence".
Alors qu'elle est désormais une figure familière du petit écran français, Ophélie Meunier n'a pas commencé à la télé en tant que présentatrice mais en tant qu'invitée ! C'était en 2000 dans C'est mon choix, comme le prouve des images retrouvées par Évelyne Thomas.
Journaliste et présentatrice passée par Canal+, avant de rejoindre M6 cette année pour y présenter Zone Interdite, c'est sur France 3 que la pétillante Ophélie Meunier a fait ses premiers pas à la télévision. En effet, quand elle était âgée de 12 ans, la jeune femme a participé à C'est mon choix.C'est vendredi 11 novembre 2016 qu'Evelyne Thomas a révélé cette amusante information dans sa nouvelle monture de l'émission. La présentatrice a même retrouvé la vidéo, qu'elle n'a pas hésité à partager avec les téléspectateurs. Sur les images datant du 16 novembre 2000, nous découvrons une toute jeune Ophélie mesurant déjà 1m65 et s'essayant au mannequinat. À l'époque, la pré-adolescente enchaîne les shootings, notamment pour Les 3 Suisses et La Redoute.Le bac avant toutCependant, la future journaliste n'oublie pas pour autant les études, dont elle sait l'importance. "Je me suis fixée un but, c'est-à-dire que pour moi, je dois aller jusqu'au bac parce que c'est important.", déclare-t-elle. Puis de continuer, lucide : "Le mannequinat, parfois ça marche, parfois ça marche pas et si ça marche pas faut toujours avoir quelque chose." Et Ophélie Meunier tiendra parole, puisqu'elle obtiendra un baccalauréat scientifique quelques années plus tard.Elle continuera tout de même le mannequinat durant quelques années, avant de s'orienter vers le journalisme en s'inscrivant à l'ESJ de Paris. La suite, on la connaît : Ophélie rejoint l'équipe du Petit Journal où elle anime "La Minute pop" durant la saison 2013/2014, avant de prendre la tête d'une chronique sur l'actualité dans La Nouvelle Édition. Elle finit ses années Canal+ en présentant le magazine Le Tube de septembre 2015 à juin 2016, puis part vers de nouveaux horizons appelés M6.
De faux mails étaient envoyés au nom de la première dame pour demander des services et faveurs, en France mais aussi au Maroc, en Australie ou à Hong-Kong.
Le cabinet de Brigitte Macron confirme à l'AFP, vendredi 30 mars, avoir porté plainte pour usurpation d'identité, comme l'ont révélé RTL et Franceinfo. En cause : de faux e-mails envoyés, depuis une dizaine de jours, à des restaurants ou hôtels de luxe depuis l'adresse cabinet@presidence.fr. L'auteur des messages demandait des services pour des proches de la première dame. L'information était remontée à l'Élysée que des restaurants, des hôtels ou des prestataires de services avaient reçu des courriels demandant des avantages. Les messages étaient signés d'un membre du cabinet. "Par exemple, un hôtel marocain a reçu une demande pour aller chercher à l'aéroport le neveu de Brigitte Macron", précise RTL. "La Fédération australienne d'automobile s'est vu réclamer deux places pour le Grand prix de Formule 1", poursuit la radio. À Paris, des restaurants gastronomiques auraient été sollicités pour réserver de bonnes tables. Toutefois, le cabinet de Brigitte Macron précise que personne ne se s'est jamais présenté dans les établissements sollicités pour profiter des avantages.La plainte a été déposée à Paris, par le directeur de cabinet de la première dame. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour escroquerie et confiée à la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA), indique une source judiciaire.
L'état des installations et les pratiques en matière de sûreté de la centrale de Belleville-sur-Loire se sont "sensiblement améliorés", note l'Autorité de sûreté nucléaire.
La surveillance renforcée de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) a été levée, compte tenu de l'amélioration des performances du site en matière de sûreté. L'annonce a été faite par l'Autorité de sûreté nucléaire, mardi 14 janvier "Au vu des résultats de la surveillance renforcée de la centrale nucléaire de Belleville décidée en septembre 2017, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) constate que l'état des installations et les pratiques en matière de sûreté se sont de manière générale sensiblement améliorés", explique l'autorité dans une note d'information.L'autorité de sûreté fait notamment référence aux "progrès relevés (...) en 2018" puis aux "contrôles spécifiques réalisés durant l'année 2019" qui ont constaté l'amélioration des performance du site. L'ASN a décidé en conséquence de lever la surveillance renforcée en place depuis 2017. Mais l'autorité insiste sur "la nécessité pour le site de maintenir le niveau d'exigence atteint". La centrale EDF de Belleville avait été placée sous surveillance renforcée en septembre 2017, suite à "une dégradation du niveau de sûreté constatée depuis 2016" sur le site.
Les poursuivants ne se sont dispersés qu'à l'arrivée du service de sécurité.
Un bus de la ligne 618 a été poursuivi mercredi par trois voitures entre Sevran et Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, avant de finir sa course dans un fossé, rapporte jeudi 21 juin Le Parisien.Tout a commencé par une altercation entre le chauffeur de bus et un automobiliste à Sevran. Le premier aurait involontairement coupé la route au second. "Ils sortait de son arrêt lorsqu'il a été pris à partie, d'abord verbalement, puis physiquement par la poursuite de trois voitures", indique au Parisien la société Transdev, qui gère le service de bus."Un automobiliste a interpellé le chauffeur, l'a insulté en lui demandant de descendre du bus, mais le chauffeur a dit qu'il n'avait pas le temps, a fermé sa fenêtre et continué son chemin", a expliqué au Parisien une passagère ayant assisté à la scène. Mais les choses n'en sont pas restées là. "Le conducteur nous a prévenus qu'il déviait de son itinéraire et qu'il était obligé de faire un tour en attendant l'arrivée de la sécurité", a-t-elle encore raconté.UNE DEUXIÈME VOITURE, PUIS UNE TROSIÈMESur son trajet, une deuxième voiture qui vient de se joindre à la chasse le force à faire demi-tour. Puis une troisième. "Le bus est monté sur un trottoir puis il s'est retrouvé pris en sandwich, et il a basculé sur le côté", s'est souvenue la passagère. "Un groupe de garçons est arrivé à la porte et du côté de la fenêtre du chauffeur, en l'insultant et en tapant à la vitre, ils sont entré, le bus basculait, j'ai eu très peur", a-t-elle encore raconté. Enfin, la sécurité est arrivé et les assaillants sont partis en courant. Choqué, le chauffeur de bus a été pris en charge par les secours. La police scientifique a procédé à des relevés dans la nuit, a indiqué Le Parisien.
Celui qui avait été surnommé le "Spider-Man parisien" après avoir escaladé une façade d'immeuble pour sauver un enfant a été salué aux BET Awards, une cérémonie récompensant les personnalités les plus influentes de la culture afro-américaine.
Après avoir conquis le cœur des Français et reçu un titre de séjour en remerciement de son acte de bravoure, Mamoudou Gassama obtient la reconnaissance à l'international. Le jeune homme de 22 ans, d'origine malienne et émigré en France, a reçu un prix à Los Angeles dimanche 25 juin lors la soirée des BET Awards. La cérémonie vise à mettre en lumière les figures de la communauté noire américaine. Mamoudou Gassama a reçu son prix des mains du chanteur John Legend, sous un tonnerre d'applaudissements, rapporte RTL. Le 26 mai dernier, Mamoudou Gassama avait sauvé un enfant, suspendu dans le vide, en escaladant quatre étages d'un immeuble du nord de Paris. La vidéo de ce sauvetage hors du commun avait rapidement fait le tour de la planète. Quelques jours plus tard, le jeune immigré avait été reçu par Emmanuel Macron à l'Élysée, qui a régularisé sa situation.
Jeudi 17 mai, ministres et secrétaires d'État vont à la rencontre des Français dans le cadre de réunions publiques ouvertes à tous qui se tiendront simultanément dans une trentaine de départements. Selon Le Canard enchaîné, l'identité des citoyens qui s'y sont inscrits a été vérifiée par les services du Renseignement territorial.
Un an après la mise en place du gouvernement, 29 ministres animeront, dans autant de départements, jeudi 17 mai des réunions publiques pour "répondre aux questions que les gens se posent" sur l'action gouvernementale. Autrement dit, défendre le bilan du gouvernement. Il s'agit "de relayer le message du tandem Macron-Philippe autour de la double thématique : 'Un, nous faisons depuis un an ce qui a été promis pendant la campagne par Emmanuel Macron. Deux, sur le plan économique, les résultats se concrétisent et la situation du pays s'améliore'", analyse mercredi 16 mai Le Canard enchaîné. Nicolas Hulot : une possible démission cet été ?par franceinfoPour cette action conjointe baptisée "Les rencontres du gouvernement", seuls feront défaut Édouard Philippe, le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement Christophe Castaner et délégué général de La République en Marche, missionné pour L'ÉMission politique de France 2 jeudi soir, ou encore Julien Denormandie, secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, retenu en commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.Durant chacune de ces réunions, programmées principalement dans des villes de taille moyenne, "il y aura une introduction courte de 10 minutes. Mais on est d'abord là pour répondre aux questions que les gens se posent sur la politique conduite", a expliqué cette semaine le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. "DIGNE D'UN PARTI BOLCHÉVIQUE"Les citoyens qui souhaitent participer ont dû s'inscrire sur Facebook ou auprès de la préfecture dans la limite des places disponibles, quelques centaines au maximum. "Les flics du Renseignement territorial (ex-RG) ont ainsi procédé discrètement à un 'criblage' des prétendants. En clair : vérifier si tous ces braves gens sont bien sous tous rapports", révèle mercredi Le Canard. Dans les colonnes de l'hebdomadaire, un préfet ironise : "Le parti majoritaire qui utilise les services de l'État pour faire sa promotion de sa politique, c'est digne d'un parti bolchévique."Dans le détail, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera à Fresnes (Val de Marne), Bruno Le Maire (Économie) à Pessan (Gers), Agnès Buzyn (Santé) à Paris, Elisabeth Borne (Transports) à Toulouse, Florence Parly (Armées) à Verdun (Meuse), Françoise Nyssen (Culture) à Strasbourg le vendredi, Gérald Darmanin (ministre de l'Action et des Comptes publics) à Vichy (Allier) ou encore Jean Michel Blanquer (Éducation) à Alençon, Jean Yves Le Drian (Affaires étrangères) à Abbeville (Somme), Muriel Pénicaud (Travail) à Bayeux (Calvados) ou Nicolas Hulot (Transition écologique) aux Arcs-sur-Argens (Var). ​
Des habitants de la cité du Castellas à Marseille ont été privés d'électricité et d'eau chaude pendant 4 jours, rapportent France 3 et France Bleu. Les bailleurs sociaux sont pointés du doigt.
Les habitants de 30 logements de la cité du Castellas (XVe arrondissement de Marseille) ont vécu pendant 96 heures sans électricité, sans pouvoir se laver à l'eau chaude ni utiliser leurs appareils électroménagers, expliquent les deux médias locaux. La panne a débuté vendredi soir 15 juin et le courant n'a été rétabli que lundi en fin de journée.Lourde chute pour une nonagénaire"Nous étions obligés d'aller recharger nos portables dans nos voitures, nous faisions toutes nos démarches par téléphone pour faire intervenir quelqu'un mais on s'est fait balader par les services d'Enedis et du bailleur", a expliqué une habitante du quartier à France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, expliquant ne pas avoir pu "manger correctement" pendant cette période. Toutes les denrées contenues dans les frigos et le congélateurs ont dû être jetées.Une femme âgée de 95 ans est "tombée" dans le noir et a dû "être transportée d'urgence à l'hôpital", a-t-elle également précisé. "Personne ne nous a écouté, nous devions nous débrouiller seuls, ce n'est pas normal et cela montre le dysfonctionnement d'organisation du bailleur dans ce quartier", a-t-elle ajouté. "Pourquoi il n'y a pas d'astreinte ? Pas d'ascenseur (...) C'est inadmissible. Qui va nous rembourser des pertes occasionnées par cette coupure ?".Sur son compte Facebook , la sénatrice-maire des XV et XVI arrondissement de Marseille, Samia Ghali, a dénoncé la sensation de "mépris" pour "les 5.000 habitants du Castellas". "Force est de constater que la responsabilité du bailleur est engagée"."Il ne m'aura fallu qu'un coup de téléphone au directeur d'EDF pour m'apercevoir que c'est une simple clef qui a manqué pour que les équipes techniques d'EDF interviennent et rétablissent la panne en accédant aux caves", a-t-elle détaillée. "Je trouve strictement irresponsable que personne n'ait levé le petit doigt laissant des familles entières sans courant". Marseille (13) : visite de la cité "Le Castellas"par BlueMagic2014"Le bailleur 'La Phocéenne d'Habitation et UNICIL' et la société Enedis qui a en charge les compteurs Linky récemment installés se renvoyaient la balle", selon France 3. Lorsqu'une équipe d'Enedis est arrivé sur les lieux samedi, le local où se trouvent les compteurs est fermé à clé. "Dans cette cité, le gardien n'a pas d'astreinte le week-end, de ce fait personne n'était en mesure d'ouvrir ce local pour permettre aux agents d'Enedis d'intervenir ils sont donc repartis", explique la chaîne publique.
Le prince Andrew est-il prêt à coopérer avec la justice américaine dans l'affaire Epstein? Ses avocats ont affirmé lundi qu'il avait proposé "au moins trois fois" de témoigner dans ce dossier d'agressions sexuelles qui plombe la monarchie britannique, mais le procureur fédéral de Manhattan l'a accusé de faire semblant.
Le deuxième fils de la reine Elisabeth II, 60 ans, est sommé depuis des mois de s'expliquer sur ce qu'il savait des activités de son riche ami américain, retrouvé pendu dans sa cellule en août 2019, après avoir été accusé d'avoir exploité sexuellement des jeunes filles mineures.Sa défense a diffusé lundi une longue mise au point après la publication d'informations par le tabloïd The Sun et des médias américains, selon lesquelles la justice américaine a saisi les autorités britanniques pour le contraindre à témoigner."Le duc d'York a proposé au moins trois fois son assistance en tant que témoin au département de la Justice" (DoJ), ont indiqué ses avocats. "Malheureusement, le DoJ a réagi à nos deux premières propositions en violant leurs propres règles de confidentialité" en affirmant qu'il n'avait pas coopéré, ont-ils déploré, accusant le département de "vouloir peut-être rechercher la publicité plutôt que d'accepter l'assistance proposée".Mais le procureur fédéral de Manhattan Geoffrey Berman, en charge de l'enquête, a affirmé dans un tweet que le prince se présentait "faussement au public comme ayant hâte de coopérer à l'enquête (...)" alors qu'il avait "plusieurs fois refusé de caler un entretien avec les autorités américaines" et qu'il les avait informés "clairement il y a près de quatre mois qu'il ne se rendrait pas à un tel entretien".- "Pas d'extradition"Ces échanges ne peuvent qu'alimenter les soupçons qui entourent le prince, dans cette affaire retentissante qui empoisonne la couronne britannique depuis 10 mois. Le ministre américain de la Justice William Barr a cependant indiqué lundi qu'il n'était pas question d'extrader le fils de la reine vers les Etats-Unis. "Je crois qu'il est juste question qu'il fournisse des informations, mais je ne vais pas commenter plus avant", a déclaré le ministre sur Fox News.La descente aux enfers du prince a commencé en août 2019 avec la publication aux Etats-Unis de documents judiciaires. Une femme, Virginia Roberts, y affirme avoir eu à trois occasions des relations sexuelles avec le prince, auxquelles Epstein l'aurait contrainte, lorsqu'elle avait 17 ans.Le duc d'York a toujours démenti ces allégations.La publication d'une photo, montrant Virginia Roberts à cette époque enlacée par le prince, a fait le reste, ainsi qu'un autre cliché montrant le prince en train de se promener à New York avec le financier alors même que ce dernier avait déjà été condamné et emprisonné pour prostitution en 2008. Pour se défendre, le prince Andrew a accordé en novembre une longue interview à la BBC, qui a tourné au fiasco, car il ne montrait aucun regret et semblait manquer d'empathie pour les victimes. Lâché petit à petit par les entreprises et les associations avec lesquelles il travaillait, il a fini par annoncer en novembre 2019 son retrait de la vie publique et se fait désormais discret.Celui qui passe pour être le fils préféré de la reine a déjà fait des gros titres peu flatteurs par le passé, pour son style de vie l'assimilant à un playboy et ses amours tumultueuses.Mais cette fois, l'affaire est plus grave et plombe la monarchie britannique déjà ébranlée par le retrait de la famille royale du prince Harry et de son épouse Meghan, partis en Californie.Le palais de Buckingham ne s'est pas exprimé sur les derniers développements de l'affaire impliquant Andrew.La reine, 94 ans, est actuellement confinée au palais de Windsor, en périphérie de Londres, avec son époux le prince Philip, qui fête mercredi ses 99 ans.
En 2019, 59 agents ont mis fin à leurs jours.
Un policier du service de la protection des personnalités (SDLP) s'est suicidé samedi à Paris, a-t-on appris dimanche 5janvier auprès de la police nationale confirmant une information du Point. Il s'agit du premier suicide de policier de l'année 2020, alors que 59 agents des forces de l'ordre se sont donnés la mort en 2019, selon un décompte de la police, contre 35 en 2018. L'homme était en arrêt maladie, a précisé la police nationale à l'AFP. Ni l'âge du policier ni les circonstances de son suicide n'étaient connus dimanche matin. Selon le Point, il aurait été désarmé par son administration.Début octobre, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé la mise en place d'un nouveau numéro vert (0805 230 405) pour lutter contre le phénomène. Le 2 octobre, une "marche de la colère" dénonçant les agressions, la crise des suicides qui touchent l'institution mais aussi la future réforme des retraites avait réuni 26.000 personnes dans les rues de Paris, selon ses organisateurs.
Par leur geste, les députés de la majorité ont voulu protester contre "l'obstruction" et une "litanie" d'amendements des insoumis et des communistes, dans le cadre de l'examen de la réforme des retraites.
Mardi soir à l'Assemblée nationale, les députés LREM et MoDem ont décidé de déserter l'hémicycle afin de protester contre "l'obstruction" de la France insoumise et des communistes lors de l'examen de la réforme des retraites. Vers 23h30, seuls les présidents de groupes Gilles Le Gendre (LREM) et Patrick Mignola (MoDEm) sont restés en séance pour représenter leurs troupes. "Nous venons d'engager une série d'amendements tous identiques, avec encore une fois la volonté manifeste de faire durer inutilement le débat sans rien y apporter", a pointé le chef de file des "marcheurs" Gilles Le Gendre. "C'est notre droit de récuser la nature de ces débats, nous ne souhaitons pas y participer". "Nous attendons que la litanie se termine avant de retourner en séance pour le débat de fond", a expliqué Roland Lescure, rassemblé avec ses collègues dans les couloirs du Palais Bourbon. Les amendements concernés proposent en série des changements de date pour l'entrée en vigueur des différentes transitions de la réforme des retraites.Le débat s'enliseLes oppositions ont ensuite enchaîné les rappels au règlement pour dénoncer un "spectacle", une "mise en scène" de la majorité, selon le député LR Stéphane Viry, et une atteinte au droit d'amendement. Le socialiste Boris Vallaud y a vu un "résumé saisissant de la façon dont la majorité considère le Parlement".Après un léger mieux la veille, le débat sur les retraites s'était complètement enlisé mardi soir, chaque camp se renvoyant la responsabilité de "l'obstruction" et de "l'absurdité" des débats. Les députés ont peiné à avancer dans l'article 2 du texte, sur les 65 du volet ordinaire de la réforme.
Isabelle Adjani a toujours porté des lunettes noires, sans que le grand public ne sache vraiment pourquoi. Dans un entretien accordé au Parisien, elle lève enfin le voile sur ce mystère que tout le monde rêvait de percer !
Maître Gims, Catherine Lara, Isabelle Adjani... tous font partie de ces artistes dont on n'a quasiment jamais vu le regard. Un non-sens pour certains de leurs fans, mais parfois justifié par ceux qui les arborent. Isabelle Adjani, elle, n'avait jamais évoqué le sujet. Dans une interview accordée au Parisien, elle lève le voile. Enfin !"J'ai commencé à mettre des lunettes de soleil à 14 ans. C'était une façon de rester dans mon monde. Et puis, mon père m'a toujours demandé de baisser les yeux devant les hommes. Ni vue ni encore connue, les lunettes noires me permettaient de ne pas le faire", explique la comédienne désormais âgée de 63 ans.Arme anti-paparazziMais ce n'est pas tout, puisqu'Isabelle Adjani trouve une autre justification bien plus crédible, selon elle, qui a trait à son statut de "star". "Ce n'est pas pour rien qu'on dit que l'objectif mitraille. Moi, ça me fiche la trouille". Trop de photos donc.L'actrice, maintes fois césarisée, revient aussi sur la coque de protection qu'elle s'est façonnée tout au long de sa carrière et en particulier sa revendication de relire, systématiquement, tout interview qu'elle accorde. "Après la rumeur, je me suis dit qu'on me devait ça, que ma parole m'appartenait. Tout m'a tellement échappé que j'avais besoin de reprendre ce qui était à moi : mon corps, ma parole". La rumeur, c'est celle qui lui avait attribué la maladie du Sida dans les années 1980. Derrière ses lunettes noires, il semblerait bien qu'Isabelle Adjani garde un œil sur tout.
Le musée a dû refuser l'entrée à des visiteurs qui n'avaient pas réservé leur visite à l'avance. Une situation exceptionnelle, assure le musée, liée au déplacement de La Joconde.
Mieux vaut s'y prendre à l'avance et programmer sa visite pour admirer les chefs d'oeuvre du Louvre. "Réservez en ligne. Forte affluence : le musée peut être complet", prévient la page d'accueil du musée du Louvre. Ce mois de juillet, le musée, qui accueille chaque jour entre 30.000 et 50.000 personnes, a dû refuser l'entrée à des visiteurs qui n'avaient pas acheté leurs billets en avance et réservé ainsi leur créneau de visite. "La réservation en ligne de votre créneau horaire, qui seul peut garantir votre entrée au musée, est fortement recommandée", précise le site du musée.Et même en utilisant la plateforme de réservation, il faut être prévoyant. Mardi 30 juillet à la mi-journée, il n'était déjà plus possible de réserver des places pour les 31 juillet, les 1er, 3, 4 et 5 août, et un seul créneau horaire était encore disponible pour le 2 août.10 à 12 millions de visiteurs attendus en 2019Devant l'affluence, la direction du musée souhaite généraliser les achats de billets en ligne avec une date et un horaire précis de visite. Le musée réfléchit également à des systèmes de réservations obligatoires. Cela permettrait au musée de mieux gérer les flux de visiteurs et d'accueillir plus de personnes chaque année. En 2019, 10 à 12 millions de visiteurs sont attendus au Louvre. Selon Vincent Pomarède, administrateur général adjoint du Louvre, cette situation exceptionnelle est "liée au déplacement de La Joconde", comme il l'explique au Figaro. L'oeuvre de Léonard de Vinci, que 80% des visiteurs du musée viennent voir, a été déplacée le 17 juillet dans la galerie Médicis, le temps que la salle des États, sa salle d'exposition habituelle, soit rénovée. Ce déménagement crée des embouteillages car le nouvel emplacement est moins adapté à une telle foule.
L'auxiliaire a finalement réussi à s'enfuir en passant par une fenêtre puis en escaladant une clôture.
C'est une scène peu courante à laquelle ont assisté les forces de l'ordre mercredi 16 septembre à Auxerre (Yonne) : mécontente du ménage fait par son auxiliaire de vie, une octogénaire a brièvement séquestré son employée, révèle France Bleu Auxerre.Ce mercredi, alors que l'auxiliaire de vie s'apprêtait à repartir de la maison où elle travaillait, sa patronne, âgée de 81 ans, l'en empêche en fermant la porte à clé. La discussion tourne court. L'octogénaire n'apprécie pas le travail effectué par son employée et estime que le ménage n'est pas suffisamment bien fait, explique la radio. L'auxiliaire de vie, retenue contre son gré, téléphone alors aux forces de l'ordre. Les policiers se rendent sur place mais ne peuvent pas entrer dans la maison, l'octogénaire leur en interdisant l'accès. Finalement, l'auxiliaire de vie réussit à s'enfuir en passant par une fenêtre et en escaladant la clôture grâce à l'aide des agents. Aucune plainte n'a été déposée, indique France Bleu.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a réagi au mouvement de grève qui doit comencer sur les rails lundi 2 avril".
Invité du "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro", Gérald Darmanin a affirmé que le dialogue était ouvert avec la SNCF. Il assure que l'objectif du gouvernement est de "continuer à faire de la concertation". "Nous ne sommes pas des idéologues, on fera une ouverture à la concurrence progressive", a également promis le ministre de l'Action et des Comptes publics, qui considère qu'il faut peut-être "accepter un petit moment d'impopularité parce que c'est difficile de transformer le pays"."Pas nécessaire quand on veut sauver le service public""Je regrette qu'un certain nombres de cheminots acceptent l'idée de faire la grève, le soir du lundi de Pâques", a dénoncé Gérald Darmanin. "Je trouve que ce n'était pas nécessaire quand on veut sauver le service public. On a l'impression que les gens qui rentrent du week-end de Pâques vont être embêtés. Ce n'est pas défendre le service public que de le faire", s'insurge-t-il.Enfin, contrairement à ce qu'a déclaré Julien Dray, Gérald Darmanin affirme qu'il n'y a "aucun projet ni ouvert, ni caché de privatisation de la SNCF". "En revanche, il y a un projet de sauver l'entreprise", souligne-t-il avant d'ajouter : "si on n'aide pas les cheminots à être dans la concurrence, ils vont disparaître".
- Le Premier ministre Manuel Valls avait été sifflé et hué en marge de la minute de silence à Nice. Un élu Les Républicains avait accusé un groupe de militants du Front national.
-Elle ne les condamne pas, mais Marion Maréchal-Le Pen assure tout de même qu'elle n'a rien à voir avec les huées essuyées par Manuel Valls lundi, en marge de la minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet à Nice. "C'était des huées, contrairement à ce qui a été dit, massives et très spontanées", auxquelles "j'étais totalement étrangère", a assuré mardi 19 juillet la députée FN du Vaucluse lors d'une conférence de presse conjointe avec Gilbert Collard à l'Assemblée nationale.La cheffe de l'opposition régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur a critiqué "ceux", notamment le gouvernement, qui avaient "essayé de les délégitimer en disant que c'était un petit groupe, que c'était orchestré". Ces huées, "j'en ai été surprise, je ne les condamne pas non plus parce que les gens sont dans un tel état d'inquiétude, de tristesse, que je peux comprendre qu'il y ait une colère légitime", a-t-elle dit.Le vice-président LR de la région Paca, Philippe Tabarot, avait déploré lundi ces huées, estimant que "ce n'était pas spontané", et qu'"il y avait une petite bande aux abords, qui était clairement identifiée FN"."Il faut cesser de diviser de l'intérieur politiquement les Français, entre ceux qui seraient de bons Français, qui ne siffleraient pas, qui ne hueraient pas, et ceux qui seraient de mauvais Français, racistes, xénophobes", a ensuite fustigé le député apparenté FN Gilbert Collard. "A l'aune des morts qui jonchent la promenade des Anglais, qu'est-ce-que des sifflets ? C'est aussi le rôle d'un homme d'Etat que d'être à moment donné l'exutoire, qui permet à un peuple en souffrance de crier (...) sa souffrance", a-t-il poursuivi. "Au lieu de s'indigner", les élus devraient "prendre leurs responsabilités", selon M. Collard. "L'organisation de la sécurité se fait en co-responsabilité entre le préfet et le maire (...) et quand on réunit des milliers de personnes dans un lieu, on prend les mesures de protection, ça n'a pas été fait", a-t-il lancé."Il aurait suffi qu'un véhicule soit à l'entrée du trottoir" pour empêcher le passage du camion, a assuré M. Collard. "Si nous étions au pouvoir, le préfet serait révoqué, (...) on ouvrirait une commission d'enquête pour savoir pour quelle raison il y avait si peu de policiers, pourquoi cet accès n'avait pas été fermé" et le maire LR de Nice Christian Estrosi, le préfet et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve "auraient des comptes à rendre", a-t-il conclu.
D'après la photo, "le panda est fort et marche d'un pas sûr, ce qui suggère que cette mutation génétique n'affecte pas sa vie normale", a souligné Li Sheng, un chercheur spécialiste des ours à l'Université de Pékin.
Un panda entièrement blanc a été photographié dans une réserve naturelle de la Chine. Un cas rare prouvant que l'albinisme existe au sein des pandas sauvages de cette région, a annoncé ce samedi 25 mai l'agence Chine Nouvelle.L'animal au pelage uni et aux yeux rouges a été photographié le 20 avril dans une forêt de la province du Sichuan, dans le sud-ouest du pays. Le panda est un albinos âgé d'un à deux ans, a estimé Li Sheng, un chercheur spécialiste des ours à l'Université de Pékin, cité par Chine Nouvelle. "C'est la première fois qu'un panda géant sauvage complètement albinos est photographié. D'après la photo, le panda est fort et marche d'un pas sûr, ce qui suggère que cette mutation génétique n'affecte pas sa vie normale", a-t-il par ailleurs précisé au South China Morning Post.Les responsables de la réserve naturelle ont fait savoir qu'ils allaient installer davantage de caméras pour suivre l'animal.Bientôt un Parc national du panda géantPlus de 80% des pandas sauvages de la planète vivent dans la province du Sichuan, le reste se répartissant entre le Shanxi (centre) et le Gansu (nord-ouest). En novembre, 548 pandas géants étaient en captivité, tandis que la population sauvage est passée sous la barre des 2.000 individus, selon Chine nouvelle. L'année dernière, Pékin avait annoncé vouloir créer une réserve pour les pandas géants faisant trois fois la taille du Parc national américain de Yellowstone, pour rapprocher les animaux et encourager les croisements entre les populations de pandas sauvages, notoirement lents à se reproduire. Un budget de plus de 10 milliards de yuans (1,3 milliard d'euros) est prévu pour ce Parc national du panda géant, situé dans le sud-ouest montagneux de la Chine.
Dès leur premier jour à l'Assemblée, les députés de La France Insoumise (LFI) avaient créé la polémique en refusant de porter la cravate.
Peu après les élections législatives, les députés LFI avaient obtenu un assouplissement des usages vestimentaires, parfois un peu strictes, de l'Assemblée nationale. Il reste des néanmoins des limites à ne pas franchir. François Ruffin l'a appris à ses dépends. Dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 mai, les députés examinaient le texte sur l'agriculture et l'alimentation. En pleine séance, alors qu'il commençait à s'exprimer au micro, le député Insoumis s'est fait reprendre par la présidente de séance, la députée Les Républicains Annie Genevard. "La chemise dans le pantalon, s'il vous plaît! Merci", a-t-elle lancé, après avoir levé les yeux au ciel, a rapporté BFMTV, entraînant le réajustement de sa tenue par M. Ruffin, de bonne grâce.Le député avait déjà provoqué des remous en juillet dernier, pour la même raison, provoquant des échanges de bons mots entre députés de tous bords, a rappelé le HuffingtonPost. "C'est déjà quelque chose que j'ai entendu quelque part", a d'ailleurs glissé l'élu de la Somme ce mercredi.Dès leur entrée à l'Assemblée nationale, les députés LFI avaient fait un coup d'éclat en refusant de porter la cravate. Un défi à peu de frais, puisque le règlement de l'Hémicycle n'imposait aucune tenue vestimentaire à l'époque. Malgré les protestations de certains de leurs collègues, le Bureau de l'Assemblée nationale avait rappelé quelques semaines plus tard "qu'aucune disposition réglementaire ne fixant la tenue vestimentaire des députés, il n'y a pas lieu d'obliger les hommes au port d'une veste et d'une cravate dans l'Hémicycle".
Dans un portrait, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes indique qu'elle est "sapiosexuelle", c'est-à-dire "excitée par l'intelligence". Une petite phrase qui n'a pas manqué de faire réagir.
Le 4 août, le Journal du Dimanche a publié un portrait de Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. L'hebdomadaire revient notamment sur son parcours et les ouvrages qu'elle a écrits. Au détour d'une question sur son roman Pas plus de quatre heures de sommeil, Marlène Schiappa indique qu'elle est "sapiosexuelle", "traduction : excitée par l'intelligence", précise le JDD.Cette petite phrase, glissée dans un long portrait, n'a pas manqué d'attirer l'attention et de faire réagir certains élus.Jean-Yves Narquin, le maire Rassemblement national (RN) de Villedieu-le-Château (Loir-et-Cher) s'est distingué par la vulgarité de sa réaction. "On savait déjà qu'elle était reine de la pipe, d'après ses confessions ! Mais si en plus elle réfléchit pendant qu'elle suce...où va-t-on !", a réagi l'élu, qui est aussi frère de l'ancienne ministre Roselyne Bachelot.Marlène Schiappa lui a répondu, également sur Twitter. "Cet élu RN a organisé son insolvabilité pour éviter de payer la pension alimentaire & été reconnu coupable d'abandon de famille. On comprend mieux la rage mise à vouloir discréditer mon action", écrit Marlène Schiappa sur le réseau social. Avant de conclure avec cette citation de Simone de Beauvoir : "Jamais plus agressif avec les femmes qu'un homme inquiet pour sa virilité." Jean-Yves Narquin a effectivement été condamné en 2014 pour abandon de famille par non-paiement d'une pension alimentaire et organisation frauduleuse d'insolvabilité par le Tribunal correctionnel de Blois.
Un conseiller municipal Rassemblement national aurait été violemment agressé samedi 26 octobre à la terrasse d'un café de Nîmes. Les faits ont été rapportés dans un communiqué publié sur Twitter.
Un élu de la République aurait été violemment agressé. À Nîmes, samedi 26 octobre au soir, le conseiller municipal Rassemblement national Yoann Gillet aurait été la cible d'insultes, de menaces de mort et d'agressions physiques. C'est ce qu'il a rapporté dans un communiqué publié sur son compte Twitter dans la nuit révèle 20 Minutes. Les faits se seraient déroulés à la terrasse d'un café de la cité gardoise, alors que l'élu était attablé avec de jeunes militants du parti. Un groupe se présentant comme des "Antifas", précise Yoann Gillet, aurait agressé verbalement les militants. "Ce groupe s'est ensuite éloigné, mais, voyant ces personnes téléphoner, j'ai, par précaution, contacté la police municipale. Quelques instants plus tard, ces mêmes personnes sont revenues avec du renfort (une dizaine de personnes en tout) et nous ont agressés", poursuit le conseiller municipal. Ce dernier raconte avoir été jeté au sol, avant de recevoir des coups de pieds au visage et au corps. "L'un d'eux a d'abord écrasé sa cigarette sur ma joue. L'ensemble de notre groupe, composé de six personnes, a été frappé", écrit l'élu sur Twitter.Des "milices d'extrême gauche" pour Marine Le PenLes cadres du parti ont réagi très tôt dimanche 27 octobre, au lendemain des faits, à commencer par Marine Le Pen : "Une fois de plus, les milices d'extrême gauche ont agressé violemment des militants et élus du RN. L'attaque est autant intolérable que la complaisance systématique du pouvoir à l'égard de ces nervis !". Gilbert Collard estime quant à lui que l'agression a été perpétrée par des "fachos antifas". Enfin, le député RN des Pyrénées-Orientales Louis Aliot en appelle à la défense de "nos libertés face à la haine de gauche".Yoann Gillet affirme avoir porté plainte, une information confirmée par une source proche de l'enquête à Objectif Gard. De son côté, le procureur de la République de Nîmes, Éric Maurel, a indiqué à 20 Minutes que des investigations étaient en cours. "Nous demandons la réquisition des images de la vidéosurveillance afin que ces individus soient clairement identifiés et condamnés", conclut le conseiller municipal.
Selon les informations de France Bleu Pyrénées-Orientales, le patron d'une société sous-traitante d'Amazon a déménagé son entreprise en pleine nuit sans prévenir ses salariés en grève.
C'est l'incompréhension et la stupeur qui dominent aujourd'hui à Perpignan. A leur arrivée sur leur lieu de travail dans la matinée du vendredi 10 janvier, les salariés de B2S, une entreprise de livraison de colis sous-traitant pour Amazon, ont eu la surprise de voir que leur société avait tout simplement disparu. Selon les informations de France Bleu Pyrénées-Orientales, durant la nuit, c'est le patron lui-même qui a déménagé les locaux en entier pour fuir un conflit qui s'éternisait avec son personnel en grève. Situés sur la zone d'activité de Torremilia, à proximité de l'aéroport de Perpignan, les locaux ont été vidés durant la nuit. « Une trentaine de camions de livraison de colis » ont quitté les lieux. Des salariés ont commencé à se douter de quelque chose lorsqu'ils ont remarqué les aller-retour incessants de chauffeurs venus d'un autre site. Plusieurs sources affirment qu'ils ont tenté de s'interposer. Des véhicules ont été endommagés, voyant leurs pneus crevés et leurs vitres brisées, et une violente bagarre aurait même eu lieu.Ce vendredi matin, un huissier de justice mandaté par les salariés est venu faire le point sur cette situation ubuesque. C'est un personnel stupéfait qu'il a rencontré. « Seul notre responsable d'équipe a reçu un message hier soir par texto : 'tu pourras aller pointer au chômage demain' », confie un salarié à France Bleu Pyrénées-Orientales.Un conflit lié aux cadences « infernales » de travailJeudi 9 janvier, les salariés de B2S s'étaient mis en grève pour dénoncer les cadences jugées « infernales » à leurs yeux. Vers midi, ils ont discuté par téléphone avec leur patron mais la discussion n'a pas arrangé les choses. « Il a proféré des menaces contre nous : 'si vous ne reprenez pas le travail, ce n'est pas la peine de revenir demain.' Nous n'avons pas voulu céder et ce matin, nous découvrons que notre entreprise a déménagé dans la nuit », témoigne un employé.Les tensions étaient également liées à la fin de contrat d'une vingtaine de personnes en CDI. « Aucun n'a été conservé à l'issue de sa période d'essai. Il s'agissait de CDD déguisés », dénonce le secrétaire départemental de la CGT-FAPT Alexandre Pignon. « Cet évènement est symptomatique de l'état du dialogue social aujourd'hui en France. Plutôt que de négocier avec ses salariés, le patron préfère vider les locaux de l'entreprise et déguerpir en catimini »Contacté par France Bleu Pyrénées-Orientales, le gérant de la société dénonce une situation devenue intenable pour lui. « J'ai perdu toute autorité sur les salariés. Une véritable mafia s'est montée dans l'entreprise et j'ai été pris en otage. Le plus triste dans l'histoire, c'est pour moi : eux ont juste perdu un travail, mais moi j'ai perdu 25 tournées », se plaint-il. Il affirme que le site de Torremilia ne devrait pas rouvrir et qu'il n'a pas encore pensé à des solutions concernant les salariés toujours sous contrat.
Penelope Fillon doit être convoquée le mardi 28 mars dans le bureau des juges d'instruction, à moins que le rendez-vous ne soit décalé pour davantage de discrétion. Comme son mari, elle risque une mise en examen.
Le Journal du dimanche (JDD) détaille le système de défense développé par l'épouse du candidat Les Républicains (LR). Selon l'hebdomadaire, Penelope Fillon a "longuement travaillé sa défense". "Elle est sous le choc, n'ose plus sortir de chez elle, mais elle reste déterminée", a expliqué à l'hebdomadaire l'un de ses proches. "Elle va s'expliquer, elle est prête, combative, persuadée d'être victime d'une enquête à charge". Devant les enquêteurs le 30 janvier, elle a d'abord mis en avant "le traitement du courrier" : "Je m'occupais du courrier arrivant à notre domicile, demandes d'administrés, problèmes personnels de gens en difficulté, sollicitations diverses", a-t-elle développé."J'ÉTAIS ASSOCIÉE À LA CARRIÈRE POLITIQUE DE MON MARI"Selon l'hebdomadaire, Penelope Fillon a également mis en avant la rédaction "des fiches et des mémos" pour son époux, concernant des manifestations locales. "Il m'arrivait également de le représenter lorsqu'il était absent, notamment dans les événements culturels qui l'intéressaient moins", a-t-elle poursuivi. Elle a également admis avoir travaillé à domicile, dans le manoir de Beaucé à Solesmes (Sarthe) mais sans jamais se rendre à l'Assemblée. Entre 2012 et 2013, elle a également été "chargée des liens avec la Sarthe" bien que François Fillon soit devenu député de Paris en quittant Matignon. "Mon mari avait le souhait de rester en contact avec ses électeurs d'origine", a-t-elle expliqué. "Il réfléchissait à son avenir politique et il avait plusieurs possibilités : continuer à travailler à l'Assemblée, faire complètement autre chose sans que cela soit défini ou se présenter à la présidentielle". Et d'ajouter : "J'étais associée à la carrière politique de mon mari (...) pour qu'il garde les pieds sur terre et soit capable de comprendre la situation des gens"."AIDER MARC JOULAUD À S'IMPOSER AU NIVEAU LOCAL"Qu'en est-il de son emploi pendant cinq ans (2002-2007) auprès de Marc Joulaud, le suppléant sarthois de son époux ? "Marc Joulaud souhaitait avoir une légitimité plus marquée sur la circonscription, l'influence de mon mari restait importante", a-t-elle expliqué devant les enquêteurs. "Ma présence pouvait lui apporter du poids dans l'exercice de son mandat. Elle aidait Marc Joulaud à s'imposer au niveau local". Pendant cette période, elle a continué à traiter le courrier et les demandes de particuliers. "Un ou deux 'solliciteurs' viennent chaque week-end", a-t-elle précisé.Problème, Penelope Fillon habitait à Paris à cette époque. "Je m'occupais essentiellement des contacts avec la Sarthe, c'était ma mission (...) J'emmenais le courrier reçu au domicile le weekend pour le traiter à Paris", s'est-elle défendue. "J'étais à même de lui apporter un retour sur la façon dont les gens percevaient son action ; étant un peu réservé de nature, il n'allait pas spontanément vers les gens", a-t-elle ajouté à propos de Marc Joulaud. "Mon travail n'a jamais été mis en avant. Cela tient à mon souhait de rester dans l'ombre, pour des raisons de caractère". Entre 1986 à 2013 - avec des coupures - l'épouse discrète, qui semblait éloignée de la vie politique, a perçu 680.380 euros net, soit environ 3.600 euros mensuels en moyenne, comme assistante à l'Assemblée de son époux ou de son ex-suppléant Marc Joulaud, également mis en examen vendredi pour détournement de fonds publics."JE N'AVAIS PAS DE PRÉTENTIONS SALARIALES"Penelope Fillon a aussi été rémunérée à La Revue des deux Mondes entre mai 2012 et décembre 2013, pour un salaire de 5.000 euros brut, qu'elle a cumulé avec son emploi d'assistante à partir de juillet 2012, lorsque l'ex-Premier ministre est redevenu député. Comment justifie-t-elle ce salaire ? "Je n'avais pas de prétentions salariales", a-t-elle déclaré dans le bureau des juges le 30 janvier. "J'ai pensé que c'était généreux". Pourquoi se faire payer par chèque et avoir rédigé un contrat de travail à son nom de jeune fille ? "C'était un souhait de Marc Ladreit de Lacharrière", le propriétaire du magazine, dont les liens avec François Fillon, un proche, interrogent les enquêteurs. Elle signait également ses articles d'un pseudonyme, Pauline Camille, "correspondant aux initiales de mon nom de jeune fille". Selon elle, "il s'agissait de ne pas embarrasser" son mari dans le cas où son travail "n'avait pas été satisfaisant".S'est-elle rendue dans les locaux de la rédaction ? "Je n'y suis jamais allée", explique celle qui a occupé pendant 20 mois le poste de "conseiller littéraire" auprès de Marc Ladreit de Lacharrière. "J'y serais volontiers allée si je j'avais eu un contact avec le directeur de la revue, Michel Crépu, mais cela ne s'est pas fait. Il ne m'a pas contactée et je ne l'ai pas contacté non plus (...) J'ai été déçue de ne pas être plus sollicitée", a-t-elle ajouté sentant "une marque de défiance" puis d'"hostilité".François Fillon a été mis en examen le 14 mars notamment pour détournement de fonds publics et complicité d'abus de biens sociaux, une première pour un candidat majeur à l'Élysée. L'enquête a depuis été élargie à des soupçons de trafic d'influence, après des révélations sur les costumes de luxe offerts au candidat, mais aussi à des soupçons d'escroquerie aggravée et de faux. Le candidat de la droite dénonce une "machination" et accuse le président François Hollande d'animer un "cabinet noir" contre lui. Penelope Fillon risque une triple mise en examen pour recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et recel d'escroquerie aggravée, selon les sources interrogés par le JDD.
Blessé au visage et à la tête, la victime a été hospitalisé et a reçu des points de suture.
Un salarié de l'entreprise Insiema, prestataire d'Enedis, a été agressé à Bagnols-la-Forêt, dans le Var, alors qu'il était en train d'installer un compteur Linky, rapporte France Bleu lundi 30 avril.Les faits se sont déroulés lundi vers 13h30. L'employé était en train d'installer un compteur controversé Linky chez une cliente, à l'extérieur de son habitation, quand une voiture s'est arrêtée près de lui. Deux personnes en sont sorties et l'ont pris à partie, le frappant notamment à la tête. Sa blessure a nécessité des points de suture et une hospitalisation, précise France Bleu. L'un des agresseurs "lui a arraché son badge en proférant des menaces, a indiqué Enedis, cité par Nice-Matin. Les pompiers ont dû intervenir pour porter secours au salarié, blessé au visage notamment." L'entreprise a condamné l'agression, le directeur régional d'Enedis Côte-d'azur se disant "choqué". "Jamais nous n'avons connu de tels débordements, nous ne pouvons pas arriver à de telles extrémités, il ne s'agit que de technique, d'éléments économiques", a-t-il dit.Enedis a par ailleurs demandé un rendez-vous au maire de Bagnols-la-Forêt, qui a récemment pris une délibération pour s'opposer aux installations de compteurs Linky sur sa commune.
Le texte avait été approuvé à la surprise générale la semaine dernière, mais le gouvernement avait souhaité revenir sur cette décision, "craignant d'ouvrir une brèche dans la prohibition de la GPA".
Machine arrière. L'Assemblée nationale a finalement rejeté mercredi 9 octobre toute reconnaissance automatique en France de la filiation d'enfants conçus par gestation pour autrui (GPA, mère porteuse) dans un pays étranger où la pratique est autorisée. Avec ce vote, les députés sont revenus sur un premier amendement, voté à la surprise générale, en raison de l'absence de la plupart des députés de la majorité dans l'hémicyle, et reconnaissant cette filiation. Bouclant deux semaines et demie de discussions sur les 32 articles de la loi bioéthique, les parlementaires ont adopté par 139 voix contre 23, et 7 abstentions, un amendement du gouvernement pour supprimer la mesure relative à la filiation des enfants conçus par GPA, votée jeudi soir dernier en raison d'un "couac", de l'aveu du patron des députés LREM Gilles Le Gendre. Le gouvernement craignait d'"ouvrir une brèche dans la prohibition de la GPA, prohibition qu'(il) souhaite absolument maintenir".Belloubet à la manoeuvreLe député LREM Jean-Louis Touraine et 13 de ses collègues avaient souhaité la semaine dernière par cette reconnaissance automatique de filiation consacrer une jurisprudence et ne pas "pénaliser" ces enfants.La garde des Sceaux avait plaidé alors sans succès pour le maintien du droit actuel, soit "une retranscription partielle de l'acte d'état civil au regard du père biologique et un processus d'adoption pour l'autre parent". "L'arrêt de la Cour de cassation du 4 octobre, qui tranche un cas d'espèce (celui des jumelles Mennesson, ndlr), réaffirme la conformité du droit français actuel aux dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme", a assuré Nicole Belloubet mercredi soir. La ministre s'est en outre engagée à "trouver des solutions pour simplifier le recours à l'adoption et pour améliorer les délais de traitement des procédures d'adoption".Le gouvernement accusé d'hypocrisie dans son campLa plupart des élus LREM et LR, les MoDem, UDI-Agir et PCF ont soutenu l'amendement du gouvernement, quand les élus socialistes et Libertés et territoires ont voté contre, et les insoumis se sont partagés. Cinq "marcheurs" se sont abstenus et 15 se sont prononcés contre, dont Jean-Louis Touraine et Raphaël Gérard, qui avait déploré ces derniers jours que le gouvernement revienne en arrière sur un vote qui avait été "clair", et veuille ainsi rester dans "l'hypocrisie" sur cette filiation.Jean-Louis Touraine s'est réclamé d'une promesse du candidat Macron de permettre la reconnaissance des enfants nés par GPA à l'étranger. "Les enfants ne peuvent pas être tenus pour responsables du choix du mode de leur conception. Ils ne doivent plus être privés de droits fondamentaux", a-t-il plaidé. Une circulaire pour homogénéiser les pratiquesVoulant également rassurer : "J'insiste sur le fait que cet amendement ne demande aucunement la transcription automatique de l'état civil étranger, il n'y aura je le répète pas la moindre automaticité puisque la transcription sera soumise à l'évaluation et au contrôle de l'autorité judiciaire française sur le modèle existant de l'adoption internationale".La coresponsable LREM Aurore Bergé a affirmé que la promesse sera tenue, par une circulaire que doit diffuser la Chancellerie pour homogénéiser les pratiques, notamment d'adoption.Toujours vent debout contre le vote de la semaine dernière, Xavier Breton (LR) a estimé que celui-ci avait "mobilisé" dimanche lors de la marche à Paris contre la PMA pour toutes. "Vous rétropédalez mais les masques sont tombés" quant à une volonté d'avancer vers la légalisation de la GPA, a lancé son collègue Patrick Hetzel. Ces députés de droite préparent un recours au Conseil constitutionnel contre le projet de loi.
En moins d'un mois, plus d'une quinzaine d'antennes-relais, mais aussi des entreprises ou des institutions ont été dégradées à travers la France. "Des cibles historiques de la mouvance d'ultra-gauche", selon Le Parisien, citant une note du renseignement.
Des antennes-relais, des agences bancaires à Lyon et à Toulouse, des véhicules d'Enedis à Montpellier, "un géant du BTP" à Niort, un McDonald's dans la Drôme ou la sous-préfecture de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)... Le Parisien recense, lundi 4 mai, "plus d'une vingtaine" d'actes de sabotage. Dans l'Isère, trois antennes-relais ont été dégradées en moins d'un mois, dont la dernière à Saint-Marcellin, dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Le quotidien régional Le Dauphiné Libéré a signalé, le même soir, la diffusion, sur une plateforme internet proche de milieux libertaires, d'un document expliquant "comment détruire une antenne-relais". Des rumeurs liant 5G et propagation du coronavirus"À ce stade de l'enquête et en l'absence de revendications, il est difficile de dire si ces faits sont imputables à l'ultra-gauche libertaire ou à des mouvements complotistes tels qu'il en est apparu récemment au Royaume-Uni", a réagi auprès de l'AFP le procureur de la République d'Isère Eric Vaillant. Outre-Manche, des antennes-relais ont été attaquées en avril à la suite de la diffusion sur internet de rumeurs liant la 5G à la propagation du coronavirus.En France, des antennes-relais ont déjà été prises pour cibles ces derniers jours près de Saint-Brieuc, en Bretagne, et dans le Jura, selon la presse locale. "Appels à l'action directe"Selon Le Parisien, qui cite une note du service central du renseignement territorial (SCRT) datée du 23 avril, ces actes portent bien la signature de l'ultra-gauche, malgré l'absence de revendication. "Les éléments les plus radicaux des mouvances contestataires radicales (...) poursuivent leur logique d'intensification des actions de dégradations, en ciblant prioritairement les services de l'Etat, l'énergie et les télécommunications, ainsi que les symboles de la finance", cite le quotidien. "L'imputabilité des faits à la mouvance d'ultragauche de la vingtaine de faits constatés depuis le 1er avril reste une hypothèse très sérieuse justifiée par la concomitance des actes avec les appels à l'action directe, les modes opératoires et les cibles choisies", cite encore Le Parisien. Messages sur Facebook Les agents du renseignement auraient observé la multiplication d'appels au sabotage sur des pages Facebook et des blogs affiliés à des groupuscules contestataires. Ainsi, "le 30 mars, un inquiétant manifeste appelant 'à renouer avec l'action directe' avait été publié sur la page d'un collectif autonome lillois. Avant d'être largement relayé", indique Le Parisien. L'auteur compare le confinement à "une assignation à résidence collective". C'est pourquoi, estime-t-il, les militants doivent profiter de cette période pour "multiplier les offensives" : "Il faut faire acte de résistance concrète, pas symbolique (...) Pour réaliser un sabotage, pas besoin d'être en nombre important ou d'expérience, l'action directe est à la portée de tous", écrit l'auteur.
SANTÉ. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié mercredi son premier bilan sur la sécurité de la vaccination des bébés. Le rapport ne relève pas d'envol des effets indésirables ou d'apparition de nouveaux effets non répertoriés.
Pour cet exercice, l'agence a recensé les "événements indésirables" déclarés depuis 2012, après la vaccination de bébés de moins de deux ans, avant et après le passage de trois à onze vaccins obligatoires le 1er janvier 2018. "On voulait voir s'il y avait un signal de pharmacovigilance qui pouvait ressortir de ce bilan : de nouveaux effets indésirables qui n'étaient pas connus" ou dont la fréquence augmentait, ou "un nombre supérieur de déclarations" en général, a expliqué à l'AFP Alban Dhanani, directeur adjoint de la division de l'ANSM chargée notamment des vaccins. "Aucun nouveau signal de sécurité n'a été mis en évidence", conclut l'Agence du médicament, pour qui cela confirme la "sécurité d'emploi" des vaccins. "C'est une information à même de "rassurer les professionnels de santé et les parents", estime Isabelle Parent, cheffe du pôle vaccins de l'ANSM. En six ans, 38 millions de vaccins et 962 "événements indésirables"Ce rapport dresse d'abord le bilan de la période 2012-2017, puis se penche sur les six premiers mois de l'année 2018, après l'extension de l'obligation vaccinale. Entre 2012 et 2017, "pour près de 38 millions de doses de vaccins administrées", 962 événements indésirables ont fait l'objet d'une notification, soit une moyenne de 160 par an. L'ANSM qualifie d'événement indésirable "toute manifestation nocive et non recherchée survenant chez un nourrisson vacciné, sans préjuger d'un lien de causalité", tandis qu'elle parle d'"effet indésirable" lorsqu'il y a un lien "suspecté" avec le vaccin"."Près de la moitié" de ces déclarations sont classées comme "graves", généralement parce qu'elles ont nécessité une hospitalisation. Ces déclarations ont pu être effectuées par des médecins ou des patients eux-mêmes, et ne préjugent pas de la responsabilité réelle du vaccin dans la survenue des troubles rapportés.Fièvres, affections cutanées, convulsions Sont pris en compte les vaccins déjà obligatoires à cette date (diphtérie, tétanos et poliomyélite) mais aussi ceux qui n'étaient encore que recommandés (pneumocoque, coqueluche, bactérie Haemophilus influenzae de type b, hépatite B, infections à méningocoque C, rougeole, oreillons et rubéole). Les cas les plus fréquemment déclarés sont des fièvres, des affections cutanées ou encore des convulsions et des épisodes d'hypotonie (diminution du tonus musculaire). "Sur l'ensemble de la période, 23 décès ont été notifiés, parmi lesquels près de la moitié sont survenus chez des enfants souffrant de lourds antécédents ou d'affections sévères pouvant expliquer l'issue fatale", ajoute l'ANSM. Il est plus facile de déclarer les incidents depuis 2011"Au cours des années les plus récentes, une tendance à l'augmentation du nombre de déclarations de cas d'effets indésirables post-vaccinaux est observée". Mais c'est le cas pour tous les médicaments, ce que l'ANSM attribue à la simplification du circuit de déclaration et à la possibilité pour les patients de déclarer directement, depuis 2011.Au premier semestre 2018, on retrouve le même profil de déclarations, selon l'ANSM, avec 75 notifications, dont 42 graves et aucun décès. L'agence ne précise pas le nombre total de vaccins administrés sur cette période, les données étant encore provisoires. La typologie des événements déclarés est également comparable à celle de la période précédente.Pas de lien avec l'autisme L'ANSM a aussi recherché des événements non attendus mais qualifiés de sensibles "en raison de préoccupations émanant des professionnels de santé ou des usagers sans qu'un lien de causalité ait été, à ce jour, scientifiquement démontré". Cette liste inclut les troubles du neuro-développement tels que l'autisme - 15 cas entre 2012 et 2017, aucun en 2018. Une étude frauduleuse liant vaccin contre la rougeole et autisme alimente la défiance de certains parents envers les vaccins depuis sa publication en 1998, même si plusieurs études ont démenti ce lien. La liste comprend aussi la myofasciite à macrophages - aucun cas rapporté -, que certains attribuent à la présence d'aluminium dans de nombreux vaccins, sans que cela n'ait été prouvé. L'ANSM publiera d'ici la fin de l'année un bilan avec les données sur l'ensemble de l'année 2018 puis fera un nouveau bilan tous les ans.
"Le gouvernement a pris sa décision". Le Premier ministre a confirmé l'abandon du projet, ce mercredi 17 janvier, à l'issue du Conseil des ministres à l'Élysée.
La ZAD devra être libérée "d'ici le printemps prochain". Le projet sera bien "abandonné". "Si la décision avait été facile, elle aurait été prise depuis longtemps", a jugé le chef du gouvernement, rappelant les débats autour du projet depuis cinq décennies. L'aéroport de Nantes-Atlantique sera donc "modernisé", a indiqué Édouard Philippe. Les aéroports de Brest et Rennes seront eux aussi sollicités. Par ailleurs, la ZAD (pour "zone à défendre) devra être évacuée. "Nous mettrons fin à la zone de non droit qui prospère depuis près de dix ans", a poursuivi le chef du gouvernement. "La demande de prorogation de la déclaration d'utilité publique sera retirée. La déclaration d'utilité publique actuelle deviendra donc caduque le 8 février prochain", a-t-il précisé. En outre, les trois routes qui traversent la zone devront être à nouveau praticables. Les agriculteurs dont les terres sont occupées par les zadistes vont pouvoir les récupérer. "Les occupants illégaux devront partir d'ici le printemps prochain ou seront expulsés", a averti le Premier ministre. • Annonce aux élus locaux dans la matinéeLe gouvernement avait confirmé à plusieurs élu locaux l'abandon du projet d'aéroport contesté à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) dans la matinée. "Une trahison", selon ces élus qui étaient favorables au nouvel aéroport. "C'est officiel. C'est abandonné". Le projet de transfert d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne verra pas le jour, a indiqué à l'AFP Philippe Grosvalet, président du syndicat mixte aéroportuaire (SMA) et président du conseil départemental de Loire-Atlantique, après avoir eu au téléphone un conseiller du Premier ministre Édouard Philippe dans la matinée. Le SMA regroupe l'ensemble des collectivités favorables au projet d'aéroport. Après six mois de médiation et une ultime consultation, l'exécutif a choisi d'abandonner le projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et un référendum local favorables. Matignon a informé des élus locaux, peu avant une déclaration du Premier ministre Édouard Philippe à la sortie du Conseil des ministres à l'Élysée. • Un projet dans les tuyaux depuis 50 ans Prévenu par un conseiller de Matignon, Philippe Grosvalet fustige "un véritable reniement" et "une très très mauvaise décision du président de la République". "C'est pire que de la déception, c'est quasiment une trahison", s'indigne l'élu. L'alternative devrait être d'aménager l'actuel aéroport Nantes-Atlantique, comme l'envisageaient des médiateurs dans leur rapport remis le 13 décembre. Malgré les multiples rejets des recours en justice des anti-aéroport, le soutien au projet d'une majorité des élus de Bretagne et des Pays-de-la-Loire, ainsi qu'un référendum consultatif local favorable (55,17%) en Loire-Atlantique en juin 2016, l'exécutif a préféré lâcher "NDDL". Né dans les années 60, relancé en 2000, attribué à Vinci par appel d'offres en 2010, l'aéroport "du Grand Ouest" a traversé un demi-siècle, pour finalement devenir le symbole des atermoiements du quinquennat Hollande et le conflit environnemental le plus emblématique du pays.• Évacuation de la ZAD ce mercredi Édouard Philippe, qui a rencontré plus de 100 élus de l'Ouest depuis début janvier et s'est rendu discrètement samedi à la mairie de Notre-Dame-des-Landes, avait reconnu mardi, devant les députés la République en marche (LREM), la difficulté de trancher. "Quelle que soit la réponse, elle sera mauvaise" car elle fera des mécontents, a-t-il admis. Malgré l'abandon, l'exécutif s'est engagé à évacuer la ZAD. Des renforts de sept escadrons de gendarmerie mobile, soit plus de 500 hommes, sont attendus mercredi sur place, selon une source proche du dossier, avec pour objectif de quadriller la zone et procéder à des contrôles afin d'éviter l'arrivée de civils dans la ZAD. Plusieurs compagnies de CRS seront, elles, à Nantes et Rennes afin d'assurer le maintien de l'ordre en cas de manifestations.Le mouvement anti-aéroport, qui prévoit une conférence de presse deux heures après l'annonce du Premier ministre, s'est donné rendez-vous mercredi à 18h00 à "La vache rit", une grange servant de lieu de rassemblement en plein coeur de la ZAD. • Les partisans déçus Pour ses partisans, le nouvel aéroport devait permettre d'assurer le développement attendu du trafic aérien depuis Nantes, une des villes françaises à la plus forte croissance, face à la saturation attendue de Nantes-Atlantique dans sa version actuelle. Et ainsi améliorer la desserte de toute la Bretagne. "Il faudra gérer la déception des partisans de l'aéroport, c'est une désillusion pour eux c'est certain", reconnaît un parlementaire. "Mais ce sont principalement des élus, il n'y a pas de mouvement citoyen de masse pour l'aéroport", juge le même.• Et maintenant, quel avenir ?Pour ses opposants, Notre-Dame-des-Landes était devenu un de ces "grands projets inutiles", condamnant un beau bout de bocage au nom du développement d'un mode de transport contradictoire avec les objectifs de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. L'agrandissement de Nantes-Atlantique, une option longtemps écartée par les pouvoirs publics, en raison notamment de la présence d'une zone naturelle protégée à proximité et de la problématique du survol de Nantes, reste toutefois entouré d'incertitudes. "Il s'agit de rallonger la piste vers le sud, l'extension des terminaux, l'aménagement des pistes de circulation pour les avions et changer la pente de la piste pour réduire les nuisances sonores", explique un des élus partisans de cette option. "Rallonger la piste en tant que tel prendrait six semaines. Au total, je pense qu'en deux ans tout peut être réglé", juge le même. • Jusqu'à 350 millions à verser à VinciCette version est vivement contestée par les élus partisans de Notre-Dame-des-Landes, comme l'ex-président les Républicains (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, ou la maire PS de Nantes Johanna Rolland. Sur Twitter, elle dénonce une "trahison du Grand Ouest" et un "déni de démocratie". Un éventuel abandon du projet soulève aussi la question de l'indemnisation prévue pour Vinci qui, selon le rapport remis à Édouard Philippe, pourrait aller jusqu'à 350 millions d'euros.Mardi, le PDG de Vinci Xavier Huillard a évoqué un contrat "béton", après des rumeurs démenties de contestation de certaines clauses du contrat par l'État. Certains élus suggèrent une négociation avec le géant du BTP, également exploitant de Nantes-Atlantique, et qui se place en vue de la possible privatisation des Aéroports de Paris (ADP).
Plus de trente ministres et ministres délégués, dont huit entrants : le gouvernement du Premier ministre Jean Castex annoncé lundi par l'Elysée, compte son lot de surprises à commencer par Eric Dupond-Moretti à la Justice et Roselyne Bachelot à la Culture.
Le nouveau gouvernement, annoncé lundi soir par le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler, compte 16 ministres et 14 ministres délégués. Le premier annoncé dans l'ordre protocolaire est Jean-Yves Le Drian reconduit dans ses fonctions de ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Neuf autres ministres conservent peu ou prou leur portefeuille, parfois avec des ajustements. Il s'agit de Jean-Michel Blanquer (Education nationale, jeunesse et sports), Bruno Le Maire (Economie, finances et relance), Florence Parly (Armées), Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires), Olivier Véran (Solidarités et santé), Marc Fesneau (Relations avec le Parlement), Jean Baptiste Djebbari (Transports) Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) et Roxana Maracineanu (Sports). Huit nouveaux ministres ou ministres délégués font leur entrée au gouvernement, parmi eux Roselyne Bachelot et Éric Dupond-Moretti. L'arrivée au gouvernement du ténor du barreau, redouté des cours d'assises, est une des surprises du nouveau gouvernement. Il succède à Nicole Belloubet. Roselyne Bachelot de retour aux affairesA la Culture, l'ancienne ministre Roselyne Bachelot reconvertie dans la radio et la télévision, revient à la politique par la grande porte du gouvernement. Après 2012, cette proche de François Fillon est devenue co-animatrice du "Grand 8" sur D8 (devenue C8, groupe Canal+), puis est recrutée par iTélé (aujourd'hui CNews) en 2013. Depuis 2017 elle tient une émission sur LCI. Côté radio, elle fait ses premiers pas sur Europe 1 en 2014 chez Cyril Hanouna, participe aux Grosses Têtes de Laurent Ruquier sur RTL en 2015, puis en 2016 présente sa propre émission sur RMC, "100% Bachelot".Autre femme de premier plan dans ce nouveau gouvernement, Barbara Pompili devient ministre de la Transition écologique. Elle présidait depuis 2017 la commission du Développement durable de l'Assemblée, capitalisant sur son expérience de secrétaire d'Etat à la Biodiversité entre février 2016 et mai 2017. Une écologiste "réformiste"Sous la précédente législature, l'ancienne écologiste a cogné parfois sur le gouvernement, notamment en raison de certains choix budgétaires ou en défaveur de l'environnement, et de plus en plus sur ses camarades d'EELV. La rupture est consommée fin septembre 2015 lorsque Barbara Pompili, après François de Rugy et Jean-Vincent Placé, quitte le parti dans lequel elle ne se reconnaît plus. Placée au gouvernement aux côtés de Ségolène Royal, elle a été la première de l'équipe gouvernementale à soutenir Emmanuel Macron. S'ajoute Elisabeth Moreno à l'Egalité femmes-hommes, Alain Griset aux PME, Brigitte Klinkert à l'Insertion, ainsi que la députée LREM Nadia Hai à la Ville et sa collègue Brigitte Bourguignon à l'Autonomie qui complètent l'équipe gouvernementale.Un ancien LR à l'IntérieurA noter également un jeu de chaises musicales, des changements d'intitulé de ministères et des promotions. Gérald Darmanin, d'abord. Issu de la droite LR mais rallié à Emmanuel Macron depuis 2017, l'ambitieux premier flic de France avait déjà été pressenti à Beauvau en octobre 2018, lors du dernier remaniement d'ampleur. Il a récemment été réélu maire de Tourcoing, dès le 1er tour."Femme de terrain", Annick Girardin quitte de son côté le ministère des Outre-mer pour prendre la tête d'un ministère de la Mer, après trois ans où elle aura affronté plusieurs crises, dont l'ouragan Irma aux Antilles, un long mouvement social à Mayotte et les "gilets jaunes" à La Réunion. Nouveau ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie s'occupait, lui, jusqu'alors du logement dont il est devenu un spécialiste reconnu.Figure plus médiatique, la secrétaire d'État Marlène Schiappa accède quant à elle au poste de ministre déléguée à la Citoyenneté, une récompense pour cette femme de 37 ans issue de la société civile qui a su profiter de l'émergence du sujet de l'Égalité dans la société pour révéler un sens politique aigu. Tandis que le précoce Sébastien Lecornu, 34 ans, est nommé des Outre-mer est un ancien des Républicains, qui a accompagné Emmanuel Macron lors de l'organisation du Grand débat pour sortir de la crise des "gilets jaunes", en tant que ministre chargé des Collectivités territoriales.Des sorties marquantesCôté sorties du gouvernement, quatre noms à retenir : Sibeth Ndiaye, jusque-là porte-parole, qui a décidé de raccrocher les gants, Christophe Castaner, Nicole Belloubet, contestés ces derniers mois, qui quittent l'Intérieur et la Justice, et Muriel Pénicaud qui n'est plus ministre du Travail. Sans quitter le gouvernement, Roxana Maracineanu passe du statut de ministre à celui de ministre déléguée. A quatre ans des Jeux olympiques (JO) prévus à Paris, le mouvement sportif perd ainsi son ministère de plein exercice.Parmi les premières réactions Jean-Luc Mélenchon a tancé sur Twitter "un gouvernement libéral banal", tandis que Christian Jacob (LR) y a vu "essentiellement un jeu de chaises musicales". "Tout ça pour ça!", a-t-il déclaré à l'AFP.
Des rassemblements de "gilets jaunes" sont prévus dans toute la France, samedi 19 janvier, pour cette dixième journée de mobilisation.
Le dixième acte des rassemblements de "gilets jaunes" se prépare. Malgré le lancement du "grand débat national", sur lequel le gouvernement compte pour enrayer cette contestation sociale, des dizaines de manifestations sont prévues pour la journée de samedi 19 janvier. Le nombre de manifestants sera scruté, d'autant qu'un regain de mobilisation a été observé la semaine précédente avec plus de 80.000 personnes dans les rues selon le ministère de l'Intérieur.À Paris, des "gilets jaunes" dont Éric Drouet, une de leurs voix les plus connues, ont donné rendez-vous sur la place des Invalides à la mi-journée avec une ambition : "Le million à Paris !". Ils invitent les participants à amener une "fleur ou une bougie en hommage" aux personnes tuées ou blessées "pour (leur) cause" depuis le début du mouvement le 17 novembre. À la veille du rassemblement, au moins 2.400 internautes ont annoncé sur Facebook leur intention de participer à l'événement.À Marseille, où 3.000 personnes s'étaient réunies la semaine dernière, ils donnent rendez-vous en début d'après-midi sur le Vieux-Port. "On veut que ça continue, qu'on arrive à faire sortir du monde qui ne sort pas d'habitude pour manifester", a lancé Luc Benedetti, un "gilet jaune" marseillais. "La seule chose à faire maintenant, c'est d'envoyer une lettre de licenciement à Castaner et à Macron, puisque c'est nous leurs employeurs. De toute façon, Macron il ne tiendra pas jusqu'au printemps". Des rassemblements sont également annoncés samedi après-midi à Bordeaux, Toulouse, Lyon, Saint-Etienne, Roanne, Valence, Clermont-Ferrand, Montélimar, Dijon, Nevers, Montceau-les-Mines, Toulon, Avignon ou Béziers.Castaner défend l'utilisation des lanceurs de balles de défenseLe comportement des forces de l'ordre sera sans doute observé de plus près, à l'heure où la polémique enfle concernant l'accumulation de blessures graves de manifestants causées par les lanceurs de balles de défense (LBD). Tandis que le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé la suspension de l'utilisation de cette arme à létalité réduite, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a défendu ses troupes. "Si vous supprimez les moyens de défense à nos forces de l'ordre, il leur reste quoi ? Il leur reste le contact physique - et il y aura certainement beaucoup plus blessés - ou il leur reste l'utilisation de leurs armes de poing qui est la solution ultime", a-t-il déclaré vendredi 18 janvier au micro d'Europe 1.En outre, sans détailler le dispositif de sécurité mis en place sur l'ensemble du territoire, Christophe Castaner a fait savoir que le gouvernement allait "de nouveau mettre beaucoup de forces de l'ordre dans la rue". Pour l'acte 9 des "gilets jaunes", le 11 janvier, Édouard Philippe avait pris la décision de redéployer 80.000 membres des forces de l'ordre.
Le maire de Besançon dénonce la recrudescence de la mendicité agressive dans les rues de la ville.
La ville de Besançon (Doubs) a pris un arrêté municipal interdisant la "mendicité accompagnée ou non d'animaux", rapporte L'Est Républicain, jeudi 16 août. Pour appuyer cette mesure, la mairie a interdit "la consommation d'alcool, les regroupements ainsi que la station assise ou allongée lorsqu'elle constitue une entrave à la circulation publique.""Nous avons pris cet arrêté à la suite de nos propres observations, (face) à la recrudescence dans certaines rues, places et lieux publics de personnes se livrant à la mendicité souvent de manière agressive", a indiqué le maire de la ville, Jean-Louis Fousseret, ex-PS désormais dans les rangs de La République en Marche. L'arrêté est entré en vigueur le 9 juillet dernier et reste valable jusqu'au 30 septembre, du lundi au samedi, de 10 h à 20 h. Il le sera de nouveau du 23 novembre au 31 décembre. L'enfreindre est passible d'une amende de 38 euros.Des associations d'accueil et de réinsertion ont saisi la justice administrative pour obtenir l'annulation de l'arrêté. "Nous sommes fiers de la tradition sociale de Besançon, mais nous ne laisserons pas faire n'importe quoi", s'est défendu le maire.
La justice administrative française a autorisé vendredi un chercheur à consulter les archives du défunt président François Mitterrand sur le Rwanda, au cœur de la longue controverse sur le rôle de la France pendant le génocide de 1994.
Cette décision clôt cinq années de procédure et constitue une "très très bonne nouvelle", s'est félicité le chercheur François Graner, auteur de plusieurs livres sur la France au Rwanda et proche de l'association Survie engagée contre la "Françafrique".Le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative en France, a estimé que François Graner avait "un intérêt légitime à consulter ces archives pour nourrir ses recherches historiques et éclairer ainsi le débat sur une question d'intérêt public".Les archives concernées comprennent notamment des notes rédigées par les conseillers du Président et des comptes-rendus de réunions du gouvernement. Elles sont couvertes par un protocole qui ne prévoit leur ouverture générale au public que 60 ans après sa signature, en 2055.Mais "la protection des secrets de l'État doit être mise en balance avec l'intérêt d'informer le public sur ces évènements historiques", a souligné le Conseil d'Etat.- "Victoire pour l'Histoire" -En conséquence, la justice administrative a enjoint au ministère français de la Culture, qui s'était opposé à la demande du chercheur, de lui ouvrir dans les trois mois l'accès aux archives réclamées."On n'attend pas de scoop de ces archives, dont certaines sont déjà connues", a souligné M. Graner à l'AFP. "Mais on veut pouvoir faire un travail de fond, sérieux, serein, pour comprendre ce que chacun savait à ce moment" de l'Histoire.Les zones d'ombres sur le rôle de Paris avant, pendant et après le génocide des Tutsis au Rwanda - qui fit selon l'ONU au moins 800.000 morts d'avril à juillet 1994 - restent une source récurrente de polémiques en France, accusée d'avoir été complice ou d'avoir soutenu, avant et pendant le génocide, le pouvoir extrémiste hutu.L'ancien président socialiste François Hollande avait annoncé en 2015 la déclassification des archives du fonds François Mitterrand, mais leur accès est resté très limité, et la mandataire du fonds, Dominique Bertinotti, a souvent été accusée de verrouiller ces archives.L'actuel chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a annoncé en 2019 l'ouverture des archives françaises concernant le Rwanda entre 1990 et 1994, mais à une commission d'historiens ad hoc.La décision du Conseil d'Etat "est une victoire pour le droit mais aussi pour l'Histoire", s'est félicité l'avocat de M. Graner, Me Patrice Spinosi. "Elle vaut pour le Rwanda mais plus généralement pour toutes les archives présidentielles", a-t-il souligné dans une déclaration à l'AFP, estimant que "le droit à l'information l'avait emporté"."Désormais, les chercheurs, comme M. Graner, vont pouvoir avoir accès aux archives présidentielles du président Mitterrand pour faire toute la lumière sur le rôle de la France au Rwanda en 1994 et 1995", a-t-il ajouté.Parmi les points les plus disputés figurent l'ampleur de l'assistance militaire apportée par la France au régime du président hutu rwandais Juvénal Habyarimana de 1990 à 1994 et les circonstances de l'attentat qui lui coûta la vie le 6 avril 1994, élément déclencheur du génocide.
Matthieu Delormeau a révélé dans TPMP avoir montré un film érotique à son neveu de 7 ans. Suite à cette annonce, il a plombé l'ambiance sur le plateau et les téléspectateurs, gênés, se sont plaints auprès du CSA. Le chroniqueur a alors pris la parole sur les réseau sociaux et dans l'émission pour expliquer que tout cela n'était en fait qu'une blague de mauvais goût...
Alors que l'on pensait que 2017 marquerait la fin des polémiques à répétition du côté de Touche Pas à Mon Poste !, il semblerait que la situation ne fasse finalement qu'empirer... En effet, un potentiel nouveau scandale agite le monde des médias depuis l'émission du lundi 16 janvier 2017. Dans cette quotidienne, Matthieu Delormeau a affirmé avoir fait l'éducation sexuelle de son neveu de 7 ans en lui montrant un film érotique. Suite à cette déclaration le malaise s'est logiquement installé sur le plateau...Attaqué de toutes partsMais l'équipe et le public du talk-show n'ont pas été les seuls à être choqués par cette révélation. Les téléspectateurs se sont exprimés en masse sur Twitter, publiant des dizaines de messages pour faire part de leur gêne face à cette séquence. Jean-Marc Morandini, l'ennemi juré du principal intéressé (lui-même mis en examen pour "corruption de mineurs aggravée", ndlr), n'a également pas manqué d'enfoncer le chroniqueur via son compte. Enfin, bon nombre de fidèles du programme phare de C8 se sont manifestés auprès du CSA qui aurait comptabilisé 55 plaintes d'après nos confrères du Figaro. Excuses et règlement de comptePour clarifier la situation et calmer cette tempête, Matthieu Delormeau a précisé que tout cela n'était en réalité qu'une blague douteuse. Ainsi, il a posté ces mots sur le réseau social, taclant au passage son rival : "Désolé si le second degré n'est pas passé ! Jamais montré un film érotique à mon neveu ! T'inquiètes Morandini, je lui ai pas montré Les Faucons (la websérie produite par JMM et dont les acteurs ont porté plaintes contre lui) ! TROP TRASH".Dans le TPMP du mardi 17 janvier 2017, il a ensuite présenté ses excuses avec une vive émotion : "J'ai compris après coup que ça avait pu choquer. C'est faux et heureusement interdit par la loi. C'était juste lourd. C'était nul. Ça a choqué mon neveu, ça a choqué mon père, ça a choqué ma soeur. La prochaine fois, même si on est en direct, j'essaierai de réfléchir un tout petit peu avant de répondre et avant d'essayer d'être drôle puisque visiblement, je ne le suis pas." Ces explications permettront-elles de faire oublier cet énième dérapage ?
Le salaire minimum passera donc en moyenne de 1.204 euros net par mois en 2019 à 1.219 euros en 2020, soit une augmentation de 173 euros sur l'année.
Le Smic augmentera de 1,2% au 1er janvier 2020, soit 15 euros nets mensuels, a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud au Parisien, lundi 16 décembre. Cette hausse fera passer le salaire minimum de 1.204 à 1.219 euros nets par mois en moyenne."Au 1er janvier prochain, il y aura une augmentation du Smic qui sera de 1,2 %", a expliqué la ministre. "Elle résulte d'une hausse de 0,7 % de l'inflation, donc de l'augmentation des prix, mais aussi de la moitié de l'augmentation des salaires ouvriers et employés, soit 0,5 %", a-t-elle poursuivie. "Un salarié au Smic touchait 1.204 euros net par mois en 2019, il aura 1.219 euros l'année prochaine donc 15 euros de plus par mois en net ou 173 euros dans l'année", a-t-elle ajouté. "Avec cette hausse, l'évolution du pouvoir d'achat est importante sur 3 ans. Avec les différentes aides, quelqu'un au Smic en 2017 recevait 1245 euros par mois. Ce sera 1409 euros en 2020, soit près de 2000 euros de plus par an. C'est la conséquence de l'augmentation du Smic, de la prime d'activité et de la suppression d'une partie des cotisations", a souligné la ministre, précisant qu'"au 1er janvier, 2,3 millions de personnes seront concernées".Muriel Pénicaud proposera cette augmentation au Conseil des ministres du mercredi 18 décembre. Le montant du Smic net indiqué par la ministre reste indicatif car le salaire perçu par le salarié dépend de l'entreprise concernée et de certaines cotisations propres au secteur d'activité.
Il y a la douleur physique, tenace, obsédante. Et puis la souffrance morale, "abyssale". Au procès des attentats de janvier 2015, les survivants de Charlie Hebdo ont raconté cette semaine leur difficile reconstruction, ponctuée de "cauchemars" et de "crises d'angoisse".
Webmaster pour l'hebdomadaire satirique, Simon Fieschi a perdu sept centimètres dans l'attaque. La faute à une balle de kalachnikov tirée à bout portant par les frères Chérif et Saïd Kouachi, venue se loger dans sa colonne vertébrale."Les douleurs sont à vie. On ne peut pas s'en débarrasser", a expliqué d'une voix calme le trentenaire, qui a passé neuf mois à l'hôpital et ne peut plus se déplacer sans l'aide d'une béquille. "Désormais, je dois faire un travail de rééducation à vie".Face à la Cour d'assises spéciale de Paris, Simon Fieschi évoque pêle-mêle les "tremblements" aux jambes, la "perte de motricité", les "difficultés de concentration", "les épisodes de tristesse et de colère"..."Je suis en post-traumatisme et j'y resterai toute ma vie (...) C'est un effort psychique de tous les jours, une fatigue abyssale", confie le webmaster, qui a choisi de poursuivre son travail chez "Charlie", mais "à temps partiel" désormais.Blessés par balles, miraculés, proches et amis... "Aucun d'entre nous n'a échappé à ce qui s'est passé", explique d'une voix grave Laurent Sourisseau, dit Riss, directeur de publication de l'hebdomadaire, qui évoque un "drame collectif".- "Amputation" -Depuis le début du procès, qui s'est ouvert le 2 septembre, le directeur de "Charlie" -- touché à l'épaule dans l'attentat -- a assisté à l'ensemble des débats, assis au fond de la salle, silencieux. A la barre, il n'élude rien de la souffrance vécue par son équipe."La sensation immédiate après l'attentat, c'est d'avoir été tronçonné en deux, comme si on vous privait d'une partie de vous", raconte Riss, qui décrit le sentiment de "vide" créé par la tuerie, dans laquelle 10 personnes ont trouvé la mort."C'est une autre mutilation, peut-être encore plus terrible que celle des corps: c'est une amputation", lâche le dessinateur, hanté depuis cinq ans par l'image de son "ami" Charb gisant inerte dans la salle de rédaction.Chroniqueuse pour l'hebdomadaire, Sigolène Vinson doit elle aussi se battre avec des souvenirs et des visions d'apocalypse. "Cet attentat, il est en moi, comme incarné dans ma peau", lâche l'ex-avocate, qui a assisté "impuissante" à la tuerie. Après le drame, la journaliste a longtemps fait le même cauchemar: Hayat Boumeddiene, compagne du tueur de l'Hyper Cacher Amédy Coulybaly, lui tirant "un carreau d'arbalète dans le front". Aujourd'hui, elle vit au bord de la mer et essaie de se reconstruire.Malgré le temps, "les blessures n'ont pas cicatrisé", constate Patrick Pelloux, médecin urgentiste et ex-chroniqueur pour "Charlie", arrivé sur les lieux du drame quelques minutes seulement après l'attaque.- "Assigné à résidence" -Lui aussi connaît un sentiment diffus de frustration et d'impuissance, qui peine à se dissiper. "C'est difficile parce que quand on fait médecine, c'est pour sauver des gens. Et s'il y en avait bien que je voulais sauver, c'était eux", soupire-t-il.Combien de temps durera cette souffrance ? Le "manque" va-t-il finir par s'estomper ? Veuve de Frédéric Boisseau, l'agent de maintenance tué par les frères Kouachi au tout début de l'attaque, Catherine Gervasoni n'a guère d'espoir."S'ils prennent de la prison, nous, on a pris jusqu'à nos derniers jours", lâche la quinquagénaire, en référence aux 14 accusés jugés pour avoir apporté un soutien logistique aux frères Kouachi et à Amédy Coulibaly, tués lors d'assauts des forces de l'ordre.Cette sensation d'enfermement, pour les survivants de Charlie Hebdo, est amplifiée par un amas de contraintes sécuritaires: protection policière permanente, travail dans des locaux tenus secrets..."C'est comme si j'étais assigné à résidence. Je dois prévenir de tout ce que je fais", raconte Riss, qui a dû renoncer avec sa compagne à s'engager dans une procédure d'adoption d'enfant, incompatible avec sa situation.Pour tenir, Simon Fieschi essaye lui "de ne pas trop faire de comparaison entre l'avant et l'après" et de ne pas se regarder comme une "victime". "La victime a des droits, nous on a des devoirs: le devoir de témoigner de ce que font des armes de guerre".
Nordahl Lelandais a fini par avouer avoir tué "involontairement" la petite Maëlys en août dernier à Pont-de-Bonvoisin (Isère). Il est également suspecté dans d'autres affaires et mis en examen pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer, disparu en avril 2017 à Chambéry (Savoie).
Dans une lettre ouverte transmise au Parisien, la famille de ce dernier lance un appel pour "obtenir des réponses".Arthur Noyer (23 ans), caporal au 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Chambéry, a disparu dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 alors qu'il faisait du stop. Un crâne, sur lequel son ADN a été détecté, a été découvert en septembre dernier sur un chemin de randonnée du col de Marocaz, près de Montmélian au sud-est de Chambéry. D'autres ossements avaient été découverts en Savoie à proximité du lieu où avaient retrouvés des débris du crâne.De lourdes charges pèsent sur Nordahl Lelandais dans ce dossier. La nuit de la disparition du jeune militaire les téléphones portables de Lelandais et du caporal ont borné au même endroit sur plusieurs kilomètres. Ce qui accrédite la thèse selon laquelle les deux hommes se déplaçaient dans la même voiture, en l'occurrence l'Audi A3 de Nordahl Lelandais filmé par une caméra de vidéosurveillance."On est prêt à tout entendre""Les parents d'Arthur Noyer, son frère, sont dans une souffrance terrible. Ils m'ont demandé de lancer un appel à monsieur Lelandais pour qu'il nous dise la vérité", a expliqué au quotidien l'avocat de la famille, Me Bernard Boulloud. "Qu'il nous dise ce qu'il a pu faire à Arthur si c'est lui qui est l'assassin. Nordahl Lelandais a déjà reconnu dans le cadre de l'affaire Maëlys, la mort de la petite. Il est donc dans une logique d'aveux. Sa parole commence à se libérer. C'est pour nous une lueur d'espoir", ajoute-t-il. "Se libérer du meurtre d'une petite fille, c'est toujours plus délicat que reconnaître celui d'une personne adulte. Il a pourtant finalement franchi le pas", poursuit-il. "Alors que beaucoup pensaient qu'il ne parlerait jamais. Nous attendons qu'il fasse pareil pour Arthur Noyer. C'est pour cela que nous lui lançons cet appel". "Répondez-nous ! Répondez à la justice Monsieur Lelandais", est-il écrit dans la lettre. "Ce que l'on attend, c'est que cette partie d'humain en lui se réveille. On est prêt à tout entendre. Mais qu'il nous dise très rapidement ce qui est arrivé. Car chaque jour qui passe est un jour de souffrance supplémentaire pour la famille d'Arthur", explique Me Bernard Boulloud. Et cela devient véritablement insupportable. Nous attendons donc ses révélations". Un nouvel appel sur FacebookDimanche 18 février après-midi, les parents du jeune homme, Cécile et Didier Noyer, ont posté un message sur Facebook, réitérant leur demande : "nous devons savoir, nous saurons"."Si vous êtes l'auteur de l'assassinat de notre fils Arthur, que son visage hante vos jours et vos nuits jusque dans l'éternité", écrivent-t-ils en préambule. "Durant huit mois, nous avons vécu un enfer, l'angoisse, la peur, l'espoir, le désespoir... Votre silence y est pour beaucoup", poursuivent-ils.En référence à ses récents aveux après la découverte d'une goutte de sang de Maëlys dans le coffre de sa voiture, ils ajoutent : "puisque vous ne daignez avouer qu'acculé à la preuve déterminante, nous laisserons le 'dossier Arthur' parler avant vous; puissent les enquêteurs et la justice œuvrer à la vérité. Notre famille a besoin d'un procès. Nous devons savoir. Nous saurons". Les parents du jeune chasseur alpin, qui craignent le suicide du suspect, s'adressent ensuite à "Mesdames et Messieurs de la Pénitentiaire et de l'Hôpital". "Nous vous implorons: surtout surveillez-le bien, qu'il ne puisse (...) fuir lâchement ses responsabilités". Puis ils signent : "Une famille qui veut que cet individu soit jugé, lui qui a encore tant de choses à avouer et à nous dire".
L'ancienne directrice de campagne de Jean-Luc Mélenchon a rejoint BFMTV en tant que chroniqueuse. Une chaîne qu'elle avait fortement critiquée lors de la crise des "gilets jaunes".
C'est une arrivée qui fait "grincer des dents", comme le résume un journaliste de BFM TV à l'Obs. Sophia Chikirou, sera chroniqueuse sur la chaîne à compter de septembre 2019. Cette proche de Jean-Luc Mélenchon était l'ancienne dirigeante du Média, site d'actualité proche de la France Insoumise.Ce qui ne passe pas à la rédaction de la chaîne d'actualité en continu, c'est que sa nouvelle chroniqueuse avait pris des positions très hostiles à l'encontre de la chaîne, et surtout des journalistes. "Aucune compassion sincère" avec des journalistes agressésFin novembre, en pleine crise des "gilets jaunes", cinq journalistes, dont deux travaillant pour BFMTV avaient été visés par les manifestants. L'un d'entre eux avait même évité de peu un lynchage. Or, après cet incident, qui avait débouché sur une plainte pou "violences aggravées", "menaces de mort" et "tentative d'agression en réunion", Sophia Chikirou avait écrit sur sa page Facebook "ne ressentir aucune compassion sincère pour ces journalistes." Des publications supprimées depuis et retrouvées par l'Obs. Elle avait justifié les violences à leur encontre en estimant que "leur niveau de corruption mentale, leurs mensonges et la désinformation qu'ils nous imposent sont autant d'éléments qui justifient la colère". En guise de conclusion, elle avait exhorter les gens à ne pas "donner le prétexte aux journalistes de se victimiser. Ne les lynchez pas : ne leur parlez pas, ne les lisez pas. Ne les regardez pas".
Créée à la suite de la crise des "gilets jaunes" de l'hiver 2018-2019, la prime défiscalisée avait été reconduite cette année mais uniquement pour les entreprises ayant conclu un accord d'intéressement avec leurs salariés.
Avec le confinement imposé pour tenter d'enrayer l'épidémie de coronavirus sur le territoire, de nombreux Français sont contraints de travailler de chez eux ou d'avoir recours au chômage partiel. Mais certains, comme les professionnels de la grande distribution, les agriculteurs, les soignants ou les membres des forces de l'ordre, sont obligés de se déplacer pour travailler et faire tourner le pays. "Aller au travail, c'est difficile", a reconnu mardi 24 mars le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "C'est un acte de courage qui mérite d'être salué reconnu et récompensé", a-t-il estimé sur Franceinfo. Le locataire de Bercy avait appelé la semaine dernière les entreprises à verser une prime défiscalisée à ceux qui continue de travailler. Plusieurs grandes enseignes de la distribution ont déjà annoncé leur décision de verser une telle prime pour leurs salariés en première ligne pour assurer le maintien de la fourniture alimentaire durant cette période de confinement de la population.Mardi, Bruno Le Maire a annoncé que les entreprises de moins de 250 salariés pourrait revenir à une version simplifiée de cette prime, parfois rebaptisée "prime Macron", et plafonnée à 1.000 euros.Plus d'obligation d'accord d'intéressementCréée à la suite de la crise des "gilets jaunes" de l'hiver 2018-2019, cette prime exonérée de cotisations sociales et de prélèvements fiscaux avait été reconduite en 2020 mais uniquement pour les entreprises ayant conclu un accord d'intéressement avec leurs salariés. La signature de ce type d'accord a également été simplifiée pour encourager les PME à s'en saisir. "Nous levons l'obligation d'accord d'intéressement", a ainsi annoncé Bruno Le Maire mardi, estimant qu'il n'y avait donc "plus aucune condition" pour le versement de la prime. La levée de cette obligation concerne les entreprises de moins de 250 salariés, a-t-il précisé sur son compte Twitter.L'an dernier, quelque 5,5 millions de salariés ont reçu cette prime, d'un montant moyen de 400 euros.
Dans les 33 départements les plus touchés par l'épidémie, les personnels des Ehpad recevront une prime de 1.500 euros. Elle sera de 1.000 euros pour tous les autres.
Pas de déconfinement dans les Ehpad le 11 mai. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé qu'il n'y aura pas "d'assouplissement supplémentaire" dans ces établissements pour "continuer à tout faire pour protéger les personnes âgées vulnérables"."Les visites des proches pourront se poursuivre si la situation de l'établissement le permet, dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui", a-t-il poursuivi, dans un discours détaillant les mesures du déconfinement progressif à partir du 11 mai. Face à "une situation difficile", il a annoncé une aide de 475 millions d'euros pour accompagner les 7.000 établissements d'hébergements pour personnes âgées, ainsi qu'une prime de 1.500 euros pour tous les personnels des Ehpad des 33 départements "où l'épidémie aura été la plus forte" et de 1.000 euros pour tous les autres. Cette prime, "défiscalisée", sera versée "dans les prochaines semaines" à tous les personnels, "quel que soit leur statut, pour valoriser leur engagement sans faille pendant cette crise", a-t-il ajouté.Les personnels des établissements accueillant des personnes handicapées, "lorsque l'assurance maladie participe à leur financement", en seront également bénéficiaires, a précisé M. Véran.
"Les trois mis en examen ont été placés sous contrôle judiciaire", a indiqué le procureur de la République de Metz.
Trois personnes, dont un mineur, ont été mises en examen vendredi 22 juin pour recel d'apologie du terrorisme pour avoir partagé des vidéos en ligne, a indiqué samedi le procureur de la République de Metz. "Les trois mis en examen ont été placés sous contrôle judiciaire", a précisé Christian Mercuri, qui s'est refusé à tout commentaire "sur le fond". Partage et téléchargement de vidéosSelon France Bleu Lorraine Nord, qui a révélé l'affaire, le mineur, âgé de 17 ans, est soupçonné d'avoir, à l'automne dernier, "partagé des vidéos, téléchargées sur son téléphone portable, qui font l'apologie du jihad". Le mineur et les deux autres mises en examen, "sa sœur et son beau-frère", âgés de 25 et 30 ans, "habitent dans l'agglomération messine" et "nient toute radicalisation", avance France Bleu, qui ajoute que l'adolescent remis en liberté sous contrôle judiciaire a été "sorti de son environnement familial"."Un autre de ses frères a été fiché S", selon la radio.
L'homme suspecté d'avoir mortellement poignardé mercredi un jeune de 17 ans et d'en avoir blessé deux autres lors d'une rixe à Fameck (Moselle) a été mis en examen et écroué.
Cet homme de 22 ans a été "mis en examen des chefs de meurtre et tentative de meurtre et a été écroué", a indiqué le procureur de la République adjoint, Julien Berger. Le drame s'est produit mercredi à Fameck, une commune de 14 000 habitants au nord de Metz. La victime, un adolescent de 17 ans sans histoires, a reçu un coup de couteau lors d'une rixe, alors que son meurtrier présumé était manifestement venu pour régler un vieux contentieux avec un autre jeune.Selon le maire (PS) de Fameck, Michel Liebgott, "il y a eu une première altercation avec un échange de coups" mercredi en début d'après-midi, puis le suspect, accompagné par des personnes, a quitté les lieux, avant de revenir un peu plus tard. Une nouvelle rixe a alors éclaté et a dégénéré lorsque s'est formé un attroupement, auquel ont pris part les trois victimes, qui se sont alors retrouvées "victimes collatérales", avait indiqué M. Liebgott vendredi. L'adolescent décédé, qui avait une carrure imposante avec son 1,97 m, était quelqu'un "à qui on fait appel pour calmer le jeu", a souligné l'élu. Une autopsie de son corps est prévue dans les prochains jours. Selon Le Républicain Lorrain, les deux autres adolescents blessés sont toujours hospitalisés. "L'un (d'eux) se trouve toujours dans un état très préoccupant après avoir subi une nouvelle opération" vendredi, tandis que le troisième "serait désormais hors de danger", écrit samedi le quotidien sur son site. Placés en garde à vue, deux jeunes qui accompagnaient le suspect au moment du drame ont par ailleurs été libérés, a indiqué le parquet de Metz. Originaire de la ville voisine de Uckange, le meurtrier présumé avait pris la fuite après les faits, avant d'être interpellé sans difficulté vendredi par les gendarmes. Afin d'éviter d'éventuels troubles à l'ordre public, "plusieurs dizaines de gendarmes" avaient été déployés en renfort à Fameck où le seul incident notable a été l'incendie d'une voiture dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le maire.
La victime a été repêchée par un plongeur.
Une fillette âgé de trois ans s'est noyée dimanche 19 août dans la Cèze, après être tombée d'une cascade. "Pour une raison inconnue, une fillette est tombée dans la Cèze au niveau des cascades du Sautadet", ont relaté les pompiers, intervenus vers 15h30 dans la commune de La Roque-sur-Cèze (Gard)."Malgré l'engagement massif et rapide d'une équipe de plongeurs, de sauveteurs aquatiques, d'équipes en milieux périlleux, et des engins locaux, la victime, en arrêt cardiaque, a été repêchée par un plongeur", ont-il précisé. Les secours ont tenté en vain de la réanimer. Au total, 23 pompiers ont été mobilisés et douze véhicules.Cascade dangereuseLe matin, les pompiers étaient déjà intervenus aux alentours de cette cascade, pour secourir un jeune homme de 19 ans qui s'était blessé au genou après avoir sauté dans la Cèze. Le jeune homme avait été hélitreuillé vers un hôpital voisin. La France a enregistré 373 décès par noyade entre le 1er juin et le 9 août, soit en moyenne un peu plus de cinq morts par jour, selon l'agence sanitaire Santé Publique France. En 2018 par rapport à 2015 sur cette même période, les incidents de type noyades avec prise en charge hospitalière (passage aux urgences ou hospitalisation), avec ou sans décès, ont doublé (1.758 contre 858), note jeudi l'agence sanitaire.
Face aux manifestations contre les violences policières en France, le Défenseur des droits appelle à "arrêter la polémique" et restaurer la confiance entre police et population grâce à une "traçabilité des contrôles d'identité", dont la faisabilité a été démontrée pendant le confinement.
"Les comparaisons entre la France et les Etats-Unis sont difficiles. (...) Il faut arrêter de tout mélanger", a estimé Jacques Toubon dans un entretien à l'AFP, au moment où la mort du noir américain George Floyd et les rebondissements de l'affaire Adama Traoré poussent une partie de la jeunesse à descendre dans la rue.Au moins 20.000 personnes ont manifesté mardi à Paris à l'appel du comité de soutien à la famille de ce jeune homme noir de 24 ans, mort en 2016 dans le Val-d'Oise après son interpellation. D'autres rassemblements en France ont réuni plusieurs milliers de personnes.Face à cet élan populaire, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner - qui se refuse à employer le terme de "violences policières" - s'est voulu "intransigeant" devant le Sénat mercredi. Il a promis que "chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes" chez les forces de l'ordre, ferait "l'objet d'une enquête, d'une décision, d'une sanction"."Construire de la confiance, c'est notamment lorsqu'une faute a été commise, le reconnaître", abonde M. Toubon. Pour cela, il "appelle à un arrêt de la polémique" et relance l'idée d'une "vraie discussion sur la traçabilité des contrôles d'identité".Promis en 2012 par l'ancien président François Hollande pour lutter contre les contrôles au faciès, le système d'un "récépissé" remis par les forces de l'ordre n'a jamais été concrétisé et "n'est pas la panacée", selon le Défenseur des droits. Il recommande plutôt "une forme de traçabilité", et rappelle que les contrôles au faciès sont une "réalité sociologique" en France. En 2017, l'institution avait montré dans une étude que les jeunes hommes "perçus comme noirs ou arabes" ont 20 fois plus de chances d'être contrôlés que les autres.- Comme pour l'attestation de sortie -"La transparence est possible et elle est à la fois au bénéfice de ceux qui sont contrôlés et des policiers", plaide M. Toubon.Pendant le confinement décidé pour endiguer la pandémie de nouveau coronavirus, l'Intérieur a d'ailleurs "publié les statistiques des contrôles des attestations de sortie" et quantifié combien "ont fait l'objet de difficultés, de contestations, etc.", note le Défenseur des droits."C'était possible, ça n'a posé aucun problème à la police et à la gendarmerie.(...) Donc je pense qu'on peut le faire pour tous les contrôles d'identité".Cela nécessite "simplement une modification du code de procédure pénale", pour préciser "que le contrôle ne peut pas être discriminatoire, en application de la jurisprudence de la Cour de cassation".En 2016, la juridiction suprême avait condamné l'Etat dans une décision inédite, sur la base de recours de treize personnes d'origine africaine qui dénonçaient des contrôles policiers injustifiés, parfois associés à des palpations et insultes, dans le quartier d'affaires de La Défense, près de Paris.Cet appel "ne met en aucune façon en cause le travail de la police", a insisté l'ancien ministre de Jacques Chirac. Lui aussi "récuse le terme de +violences policières+", qu'il juge "non-objectif et connoté". Il préfère évaluer les "manquements" au cas par cas et s'inquiète de l'instrumentalisation de ses décisions dans le débat public.Dernier exemple en date, la reconnaissance dans un document transmis à la justice que des policiers du 12e arrondissement de Paris ont discriminé régulièrement un groupe de jeunes entre 2013 et 2015. "J'ai reconnu une discrimination systémique parce qu'il y avait en place un système de contrôles discriminatoires dans ce quartier, à l'égard de ce groupe de jeunes", explique M. Toubon, "mais ça ne veut pas dire que systématiquement, la police discrimine."Les réclamations au Défenseur des droits concernant le comportement des forces de l'ordre ont fortement augmenté ces dernières années, mais "dans 90% des cas qui nous sont soumis, je déclare qu'il n'y a pas de manquements de la police ou de la gendarmerie".
Le port du masque sera obligatoire à partir de vendredi matin sur l'ensemble de la commune de Toulouse, une première pour une grande ville en France, en raison de la circulation active du Covid-19, a annoncé mercredi le préfet de Haute-Garonne.
"J'ai décidé (...) d'étendre le port du masque sur l'ensemble de la ville de Toulouse à partir du 21 août à 07h00 du matin", a précisé le préfet Etienne Guyot lors d'une conférence de presse. La Ville rose, 4ème ville de France avec près de 500.000 habitants, avait été relativement peu touchée par la vague de contaminations au printemps.Cette obligation est valable un mois, chaque jour de 07h00 du matin à 03h00 du matin, pour "les personnes de plus de 11 ans qui se déplacent à l'air libre", y compris celles à vélo ou trottinette mais pas pour celles dans "une voiture à habitacle fermé" sauf dans certains cas de covoiturage, selon le préfet de Haute-Garonne et d'Occitanie.Accompagné du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et du responsable de l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, il a justifié cette "mesure importante" par le fait que nous sommes "à la veille de la fin des vacances": "tout le monde va rentrer" et "on va avoir de nouveau un brassage très important" de population.Le préfet a également précisé que les contrôles seront "adaptés" et qu'"on ne va pas verbaliser là où peu de gens se croisent". Début août, la préfecture avait imposé le masque dans certaines zones longeant la Garonne, où se rassemblaient tous les soirs des centaines de personnes.Le directeur de l'ARS Occitanie Pierre Ricordeau a pour sa part souligné que "la situation de Toulouse est plus inquiétante" avec "une circulation (du virus) beaucoup plus forte que dans le reste du département et elle s'est accélérée dans les derniers jours".Le seuil d'alerte de 50 pour 100.000 "a été dépassé à Toulouse. Il est de 64,2 pour 100.000 habitants sur cette dernière semaine", a-t-il poursuivi."Au cours de la semaine dernière, nous avons enregistré 525 cas positifs détectés dans le département contre 410 cas la semaine précédente. Le taux d'incidence a augmenté. Il est actuellement à 37,5 pour 100.000. On constate également une augmentation du taux de positivité qui est à 3,1%. Il était à 1,7% fin juillet", selon lui.Dans le département, "on voit aussi une augmentation du nombre de clusters. Au 18 août et depuis début mai, on a comptabilisé 27 clusters dont 14 toujours en cours. Nous n'étions qu'à 10 fin juillet"."J'approuve cette mesure, on ne pouvait pas rester sans réaction", a pour sa part déclaré le maire LR de Toulouse.
Quelques heures après le crash d'un Boeing d'Ethiopian Airlines, dimanche 10 mars, en Ethiopie, le ministère des Affaires Etrangères a annoncé que neuf Français ont péri dans l'accident. Plus tôt dans l'après-midi, Emmanuel Macron avait confirmé le décès de "plusieurs" Français dans l'accident, qui a fait au total 157 morts, de 32 nationalités différentes.
Emmanuel Macron a confirmé dimanche 10 mars la mort de "plusieurs" Français dans le crash dimanche matin d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi. L'appareil s'est écrasé peu après son décollage de la capitale éthiopienne. Les 149 passagers et 8 membres d'équipage sont morts. En début de soirée, le Quai d'Orsay a d'abord annoncé que huit Français sont morts dans la catastrophe. "Un nouveau bilan porte à neuf le nombre de victimes françaises de l'accident aérien", a ensuite indiqué la porte-parole du ministère des Affaires Etrangères.Dans un premier temps, Ethiopian Airlines avait communiqué une liste (toujours incomplète) des nationalités des passagers, faisant état de 7 ressortissants français tués. Parmi les pays les plus touchés par la catastrophe, le Kenya paye le plus lourd tribut dans la catastrophe (32 morts). La liste fait également état de la mort de 18 Canadiens. Dimanche en début d'après-midi, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a mis en place une cellule de crise, qui peut être contactée au 01 43 17 51 00.L'appareil avait décollé à 8h38 (heure locale) de l'aéroport international Bole d'Addis Abeba. Le pilote a fait part de "difficultés" peu après et il a demandé à rentrer sur Addis, a indiqué à la presse le PDG de la compagnie."Le pilote a mentionné qu'il avait des difficultés et qu'il voulait rentrer" et "il a eu l'autorisation" de faire demi-tour et de repartir vers Addis Abeba. L'avion devait atterrir à Nairobi vers 10h30. Les conditions météorologiques étaient bonnes dimanche matin à Addis Abeba.
Météo France a maintenu mercredi après-midi 30 janvier la vigilance orange dans l'Aveyron et placé les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées en alerte avalanches.
Après le passage de la tempête Gabriel, seul l'Aveyron restait en vigilance orange neige et verglas mercredi après-midi 30 janvier, contre 43 en début de tempête. Les chutes de neige ont repris dans l'après-midi et devait se poursuivre dans la nuit. Jusqu'à 5 cm sont attendus sous les 500 mètres d'altitude et 10 cm au-dessus.La perturbation doit atteindre les Pyrénées dans la soirée de mercredi, ce qui a poussé Météo-France à placer les Pyrénées-Atlantique et les Hautes-Pyrénées en alerte orange avalanches avec un risque à 4 sur 5. La vigilance est maintenue jusqu'à jeudi 31 janvier après-midi. La tempête Gabriel quittait la France mercredi midi, se dirigeant vers l'Allemagne, les conditions de circulation s'amélioraient dans le nord-est de l'Hexagone.
Pour la ministre de la Transition écologique et solidaire, l'actuelle ambassadrice des pôles va "devoir faire un choix" entre ses critiques contre l'exécutif et son devoir de réserve.
"Je pense qu'on va être amenées à clarifier les situations ensemble". Elisabeth Borne a encore averti Ségolène Royal, dont les récentes attaques à l'encontre de l'exécutif continuent de faire grincer des dents au gouvernement. Sur le plateau de BFM-TV, la ministre de la Transition écologique et solidaire a sommé l'ambassadrice des pôles de "faire un choix" si elle veut garder sa fonction impliquant un "devoir de réserve". "Je pense que Ségolène Royal va devoir faire un choix: soit elle veut rester ambassadrice, et évidemment il y a un devoir de réserve, soit elle veut avoir sa liberté de parole (...) et dans ce cas il faut qu'elle ne soit plus ambassadrice soumise à une obligation de réserve", a déclaré Elisabeth Borne, ce dimanche 12 janvier.La ministre, qui réagissait à une question sur un déplacement de Ségolène Royal pour soutenir la candidate du parti socialiste aux municipales à Toulouse, Nadia Pellefigue, avait déjà rappelé vendredi l'ambassadrice à son "devoir de réserve". "Je pense qu'on va être amenées à clarifier les situations ensemble", a prévenu Elisabeth Borne. "J'entends Ségolène Royal qui nous dit 'je suis attachée à ma liberté de parole'. Très bien, dans ce cas là il ne faut pas occuper une fonction dans laquelle il y a une obligation de réserve", a-t-elle martelé.L'ancienne candidat à l'élection présidentielle de 2007 a multiplié ces derniers temps les attaques à l'encontre du gouvernement, publiant en décembre des tweets critiquant le pouvoir sur les pesticides, la réforme des retraites, ainsi que la proximité d'Emmanuel Macron avec "le monde du business mondialisé". Elle devrait prochainement recevoir une convocation devant l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur son bilan d'ambassadrice des pôles, un poste auquel elle a été nommée par le président Emmanuel Macron.
La découverte a été faite sur une plage de Floride où les tortues marines se rassemblent pour pondre.
La photographie est édifiante. À côté d'une petite tortue morte, 104 morceaux de plastique sont disposés comme un inventaire. Ils ont tous été extraits de l'estomac de l'animal, retrouvé sur une plage de Floride.C'est le Gumbo Limbo Nature Center, une réserve gérée par la ville de Boca Raton, au nord de Miami, qui a publié l'image sur son compte Facebook, afin d'alerter une fois de plus sur la pollution des océans.Comme l'indique le centre dans sa publication Facebook, 100 % des animaux retrouvés sur ses plages ont ingéré du plastique. |En cette saison, les oeufs de tortue éclosent sur les plages, et les petits animaux, comme cette tortue assez minuscule pour tenir dans la paume de la main, se dirigent vers l'Atlantique pour y débuter leur vie. Ceux qui n'y arrivent pas sont pris en charge par les biologistes du centre, qui leur font parfois ingérer des fluides qui les aides à digérer le plastique.Pour cette tortue, cependant, il était déjà trop tard : "Il était faible et émacié. On pouvait dire d'emblée qu'il n'allait pas bien", a expliqué à CNN Emily Mirowski, une biologiste du centre, qui a aussi expliqué pourquoi cette image avait été publiée sur Facebook : "C'est quelque chose que l'on voit depuis des années, et c'est bien que les gens puissent enfin réaliser ce que la pollution représente. Avec un peu de chance, cela va leur donner envie de faire bouger les choses."
Lors du dernier jour de grève, mardi, le taux de gréviste était de 14,41 %, mais toujours de 51,4% chez les conducteurs.
Les cheminots, en grève pour protester contre la réforme ferroviaire menée par le gouvernement, entament leur 25e jour de blocage depuis début avril, ce samedi 2 juin. Le trafic sera de nouveau perturbé avec quatre TGV et deux Intercités sur cinq, ainsi qu'un TER sur deux en circulation, a annoncé vendredi la direction du groupe ferroviaire. Grève SNCF : va-t-on vers une amélioration du trafic ?par franceinfoEn Île-de-France, sept Transilien sur dix sont prévus, et trois trains sur quatre rouleront à l'international, a également indiqué le groupe dans un communiqué. Ce 13e épisode de grève commencera vendredi à 20h00 et se terminera lundi à 7h55. Sur une majorité de lignes de RER, et notamment les lignes B, C et E, la SNCF annonce un train sur deux.Un trafic "quasi normal" pour les TGVDans le détail, côté TGV, la compagnie ferroviaire table sur un trafic "quasi normal" sur l'axe Est, trois trains sur quatre sur l'axe Atlantique comme en direction du Sud-Est, mais deux sur trois sur l'axe Nord. Les TGV Intersecteurs seront davantage perturbés avec deux sur cinq en circulation. Quant aux TGV Ouigo, sept sur dix sont annoncés. A l'international, le trafic de l'Eurostar, du Thalys et sur la liaison France-Allemagne sera "quasi normal". Deux trains sur trois sont prévus entre la France et l'Italie, ainsi qu'entre la France et l'Espagne. Trois trains Lyria sur cinq circuleront.Les sénateurs se prononceront mardi sur le texte de la réforme ferroviaireSelon Alain Krakovitch, le directeur Général SNCF Transilien, parmi les personnels roulants soumis à une obligation de déclaration, 45% des conducteurs, 40% des contrôleurs, et 17% des aiguilleurs ont annoncé leur intention de faire grève. Mardi 29 mai, lors du dernier épisode de grève le taux de gréviste était de 14,41%, mais toujours de 51,4% chez les conducteurs. Des chiffres "difficilement comparables", puisque ce prochain épisode de grève a lieu un week-end, a rappelé M. Krakovitch. L'examen de la réforme ferroviaire devrait être achevé dans la nuit de jeudi à vendredi par le Sénat. Les sénateurs se prononceront mardi sur le texte qu'ils ont remanié en adoptant des amendements de tous les groupes politiques, dont certains donnant des gages aux syndicats réformistes.
Un automobiliste a percuté deux policiers qui circulaient à moto à Colombes (Hauts-de-Seine). L'un d'eux a été grièvement blessé à la tête.
L'automobiliste aurait reconnu que son geste était volontaire.Lundi 27 avril, vers 17h40, à Colombes, deux motards de la police nationale étaient à l'arrêt en train de contrôler un véhicule lors d'une opération conjointe avec la police municipale, sur une avenue proche du stade Yves-Dumanoir. Soudain, une "BMW noire", qui arrivait en sens inverse, s'est déportée sur la gauche pour venir les percuter, atteignant également une voiture de la police municipale qui se trouvait derrière eux, a expliqué le parquet.Une source policière avait initialement fait état d'un conducteur de scooter qui aurait pris la fuite pour échapper au contrôle, une version non confirmée par le parquet. Aussitôt interpellé par les policiers municipaux, le conducteur de la BMW a indiqué que son geste était "volontaire", selon des sources proches du dossier, et a été placé en garde à vue. Il n'a pas d'antécédents judiciaires récents mais était connu pour des "faits de droit commun anciens", selon le parquet. Ses motivations "restent à éclaircir", a ajouté cette source.Les deux motards blessés font partie de la Direction de l'ordre public et de la circulation, qui dépend de la préfecture de police de Paris (PP). Dans un tweet, le préfet de police de Paris Didier Lallement leur a exprimé "tout son soutien" Les policiers municipaux qui se trouvaient dans le véhicule sont "en état de choc", selon la maire Nicole Gouéta qui s'est rendue sur place.Le Service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine est saisi de l'affaire. Le parquet national antiterroriste restait en début de soirée "en observation", selon le parquet de Nanterre.
Après avoir subi les critiques de Brigitte Bardot, l'entourage de Nicolas Hulot affirme que le ministre "ne veut pas rentrer dans des polémiques stériles et démagogiques".
Brigitte Bardot s'en est violemment pris ce week-end à Nicolas Hulot, le qualifiant de "trouillard", le ministre de la Transition écologique l'accusant en retour de tenir des propos "manipulatoires".Dans un tweet publié dimanche 12 août, l'ancienne actrice, qui s'est emparée de la cause animale depuis de nombreuses années, a affirmé avoir reçu un appel "d'un Nicolas Hulot en rage en me traitant de lâche, de mielleuse vis-à-vis du Président" Macron, au lendemain d'une interview dans Var-matin dans laquelle elle a qualifié le ministre de "type qui ne sert à rien".Une attaque qui a pour origine la concertation publique "concernant plusieurs arrêtés liés aux quotas de chasse traditionnelle". Selon elle, le ministre, au lieu de trancher la question, "agit comme s'il n'avait aucun pouvoir. C'est un trouillard de première classe. Un indécis. Un type qui ne sert à rien"."Il faut arrêter de céder à la simplicité"D'après son tweet, Brigitte Bardot affirme que Nicolas Hulot lui aurait dit qu'il était impuissant car ses dossiers étaient "bloqués par l'Elysée". Sollicité, l'entourage du ministre a affirmé que celui-ci ne souhaitait pas commenter des "propos manipulatoires issus d'une conversation privée", qualifiant les déclarations de Brigitte Bardot d'"injurieuses". Son entourage ajoute que le ministre "ne veut pas rentrer dans des polémiques stériles et démagogiques". Dans une interview à franceinfo, dimanche 12 août, le ministre revient sur son échange avec l'ancienne actrice et a déclaré ne plus supporter "les démagos de tout poil. Je ne doute pas qu'elle s'est beaucoup investie, et elle l'a fait parfois avec courage et brio". Selon le ministre, "Il y a un moment ou un autre où il faut arrêter de céder à la simplicité, de donner des conseils à distance, tout ça avec vue sur la Méditerranée. C'est très sympathique, mais ça ne fait pas avancer la cause".
Certains usagers du métro parisien n'ont pas hésité à exprimer leur colère ces derniers jours sur Twitter. La raison? Des amendes de 60 euros distribuées à des passagers qui avaient emprunté des couloirs du métro en "sens interdit".
La note est beaucoup trop salée pour certains utilisateurs du métro parisien qui ont partagé sur Twitter des photos de contraventions reçues après avoir arpenté les couloirs à contresens."Ma copine emprunte chaque jour le changement entre la ligne 12 et la 1 à Concorde pour aller à La Défense. C'est plus court de prendre le sens interdit et le matin, personne ne vient de La Défense donc globalement il n'y a pas de problèmes", a expliqué Samuel, l'un des auteurs du tweet à nos confrères de franceinfo. Des amendes qui sont pas exagérées pour la RATPMais pour la RATP, ces amendes ne sont pas exagérées : "Dans les stations et gares, certains couloirs ne sont utilisables que dans un seul sens afin de faciliter les flux et surtout d'éviter des incidents", a-t-elle expliqué auprès de franceinfo. La régie des transports n'a d'ailleurs pas hésité à répondre directement aux usagers mécontents sur Twitter. La RATP a d'ailleurs rappelé qu'il existait un article du règlement qui stipule formellement qu'il est interdit "de circuler en empruntant dans le sens interdit les escaliers, couloirs, portes ou passages affectés à la circulation du public".
Lundi 28 novembre 2016, Cyril Hanouna a encore fait grand bruit avec son talk-show Touche Pas à Mon Poste !. En effet, le célèbre animateur a révélé au public le prix d'une émission du programme. Choquée par cette révélation qu'elle jugeait visiblement inexacte, son équipe de chroniqueurs lui a alors demandé des précisions...
Depuis la rentrée 2016, l'émission Touche Pas à Mon Poste ! fait parler d'elle tous les jours ! En effet, ces derniers mois, les buzzs − aussi bien positifs que négatifs − agitent le monde des médias et permettent quotidiennement à la chaîne C8 de fédérer un grand nombre de téléspectateurs. Mais malgré les récents ennuis rencontrés par Cyril Hanouna suite aux enquêtes lancées par le CSA, le programme peut se vanter de rester à un haut niveau et ce succès a d'ailleurs permis à TPMP d'agrandir son plateau ou encore d'embaucher de nouveaux chroniqueurs. Et si l'on ignore quelle somme rapporte toute cette machine bien huilée, on en connaît désormais le prix !90 000 euros par jour ?!Ce lundi 28 novembre 2016, Thierry Moreau, l'un des acolytes du trublion de la TNT, révélait par exemple qu'AcTualiTy, présentée par Thomas Thouroude coûte 100 000 euros à France 2. L'animateur a enchaîné en dévoilant que Touche Pas à Mon Poste ! nécessitait 90 000 euros... Sauf que sa fine équipe est restée totalement interloquée face à cette déclaration, ne croyant pas une seule seconde à ce chiffre ! Acculé, Cyril Hanouna a alors tenté de se justifier, tant bien que mal, afin de rétablir la vérité. "La quotidienne la moins chère du PAF"Indiquant au passage que Quotidien (avec Yann Barthès sur TMC) coûte 110 000 euros par jour, il a alors expliqué : "Je vais vous dire la vérité, je vais vous dire combien je vends l'émission. Et vous pourrez vérifiez tout ce que vous voudrez (...) Je vends l'émission 70 000 euros." Toujours plus choquée, la bande a demandé de plus amples précisions : "Je vais vous dire pourquoi j'ai dit 90 000. J'ai fait preuve d'un excès d'honnêteté ! Moi je fournis tout. C8, c'est une chaîne qui a beaucoup de gens qui sont en CDI, et ils nous fournissent tous les techniciens et les moyens techniques. En fait, elle doit coûter entre 85 000 et 90 000 euros, c'est la quotidienne la moins chère du PAF, vous pouvez vérifier." Une chose est en tout cas certaine, le business de la télévision ne connaît pas la crise !
Un homme de 50 ans est décédé dans la nuit du jeudi 16 août au vendredi 17 août alors qu'il participait à une chasse avec quatre autres personnes. Il aurait été tué par un de ses collègues, rapporte Sud Ouest.
La partie de chasse a viré au drame jeudi soir à Blanquefort, au lieu dit Florimond, en Gironde. Trois amis chasseurs s'étaient donné rendez-vous dans un champ de maïs pour une chasse aux sangliers aux alentours de 22 heures. Un autre chasseur, qui était posté sur un mirador, aurait alors tiré accidentellement sur l'un d'eux en pensant que c'était un animal. Le tir de chevrotine a été fatal pour le chasseur de 50 ans. Malgré l'intervention rapide des secours, il n'a pas survécu, selon les informations de Sud Ouest. L'auteur du coup de feu en garde à vueInterpellé, l'auteur du coup de feu, âgé de son côté de 57 ans, a été pris en charge par les pompiers dans un état de choc. Il a ensuite été placé en garde à vue pour homicide involontaire à la brigade de Blanquefort et devrait être entendu par les enquêteurs dans la journée. Une enquête a d'ailleurs été ouverte par la gendarmerie pour éclaircir les circonstances "curieuses" expliquent les gendarmes à Europe 1 sans donner plus de précisions. Une question est soulevée : pourquoi chassaient-ils la nuit le sanglier ? Les chasseurs qui se trouvaient dans le champ de maïs étaient sans doute en train de rentrer chez eux en raison de l'obscurité. Mais un chasseur serait resté plus longtemps dans le mirador et en apercevant la végétation bouger, il aurait fait feu en pensant tirer sur un sanglier.
Le corps d'un gendarme adjoint volontaire de 27 ans a été retrouvé dans un logement de l'enceinte d'une caserne de Rennes.
Un jeune gendarme s'est suicidé lundi 26 mars, à Rennes, avec son arme de service. Son corps a été retrouvé dans le logement qui lui avait été attribué, rapporte Ouest France."Nous sommes tous profondément marqués et nous vivons très douloureusement ce choix de ce jeune homme de nous quitter. Malgré la proximité de ses camarades de travail et de vie, nous n'avons pas su déceler son désarroi", regrette le général Alain Pidoux, commandant de la région de gendarmerie de Bretagne. Une "tendance inquiétante"Une enquête a été confiée à la section de recherches pour déterminer les circonstances du drame. Il s'agit du huitième suicide chez les gendarmes depuis le début de l'année, une "tendance inquiétante" pour le directeur de la Gendarmerie nationale, qui était entendu par les sénateurs de la commission d'enquête sur l'état des forces de sécurité intérieure.Une instance justement créée à l'automne pour se pencher sur la recrudescence des suicides chez les policiers et les gendarmes.
Malgré le beau temps, la présidente de la région Île-de-France exhorte les Franciliens à respecter les mesures de confinement, rappelant que la situation restait très tendue dans la région.
Avec les beaux jours, le confinement, mis en place le 17 mars pour freiner l'épidémie de coronavirus, devient plus difficile à vivre, notamment pour tout ceux qui vivent en appartement. En Île-de-France, nombreux sont ceux à s'être promenés ces derniers jours. Sur Twitter, le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, a fait part ce week-end de son inquiétude sur le non-respect des consignes. "Trop de monde dans les rues, trop de promeneurs, trop de flâneurs", a déploré Martin Hirsch. "C'est les vacances, il fait beau, ne cédez pas à la tentation, restez au maximum chez vous", a exhorté à son tour dimanche 5 avril a présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse. "La situation reste très tendue en Île-de-France, notre système de santé est complètement saturé, nous continuons à transférer des malades", a expliqué l'ancienne élue Les Républicains. "Les soignants ont poussé les murs, néanmoins, il faut que nous les aidions, et pour les aider il faut respecter le confinement", a-t-elle rappelé."J'appelle tous les habitants de l'Île-de-France à faire preuve d'auto-discipline. Rien ne serait pire qu'un demi-confinement" qui voudrait "dire que tous les efforts, tous les sacrifices auront été vains", a ajouté Mme Pécresse.L'Île-de-France est l'une des régions les plus sévèrement touchées par l'épidémie. D'après la Direction générale de la santé, plus de 11.200 personnes y sont hospitalisées. En Seine-Saint-Denis, la mortalité a bondi: entre le 21 et le 27 mars, les décès ont augmenté de +63% par rapport à la semaine précédente. Un niveau "exceptionnel", souligné jeudi soir par le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Pour comparaison, la hausse atteint 32% à Paris et 47% dans le département voisin du Val-d'Oise.Ce relâchement ne concerne pas que les Franciliens. Globalement, les Français ont augmenté leurs déplacements ces derniers jours, a noté l'application Covimoov.
Deux oursonnes noires, Dakota et Carolina, nées le 1er février au parc animalier de Sainte-Croix à Rhodes (Moselle), ont été présentées jeudi pour la première fois au public.
Les deux oursonnes, à peine sorties de leur tanière, se sont ruées sur les troncs d'arbre dans l'enclos qui leur est dédié, prenant rapidement de la hauteur sous le regard vigilant de leur mère Willow, 4 ans.La plantigrade, dont c'est la première portée, se révèle être "une très bonne mère", souligne Jan Vermeer, directeur animalier au parc qui s'étend sur 120 hectares et a attiré plus de 350.000 visiteurs l'an dernier.Dakota a les oreilles plus rousses que celles de Carolina, qui est très curieuse.Les deux boules de poils de quatre mois sont encore allaitées, mais se nourrissent déjà de "fruits, légumes et miel, un peu de noix et beaucoup d'herbe et de trèfles", poursuit M. Vermeer. Les oursonnes et leur mère vivent dans un enclos séparé jouxtant l'espace dédié au reste du groupe d'ours noirs, qui cohabite avec des coyotes. "On conserve un contact visuel, voire olfactif avec les petites, mais la mise en contact avec les adultes se fera dans quelques mois, quand elles auront un an", indique Blanche Casagrande, chargée de communication du parc, rappelant que Carolina et Dakota pesaient seulement 300 grammes à la naissance.C'est la première naissance d'ours noirs au parc animalier, qui n'est rouvert qu'aux visiteurs résidant dans les "lodges" depuis le 20 mai en raison de l'épidémie de coronavirus.Ces derniers mois, "tous les animaux emblématiques du parc ont eu des petits, c'est fabuleux", se réjouit le co-directeur de Sainte-Croix, Pierre Singer, énumérant "lynx, coyotes, élans, rennes, loups, chiens de prairie, ratons-laveurs".Quelques enclos plus loin, le puçage de quatre petits ratons-laveurs nés le 17 avril est l'occasion d'un premier examen complet.Une puce "de la taille d'un grain de riz" est insérée "dans la graisse de la nuque" et permettra à l'animal d'être suivi tout au long de sa vie."Quasiment tous les animaux doivent être identifiés par une puce ou une bague selon leur statut de protection nationale ou internationale", souligne Tatiana Beuchat, assistante zoologiste chargée du registre des animaux.Le parc Sainte-Croix, ouvert en 1980 pour promouvoir la faune européenne, compte quelque 1.500 animaux en semi-liberté.
Prospectus, clip vidéo, interviews... Le gouvernement va lancer "une vaste opération de communication" pour promouvoir sa décision d'abaisser la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur certaines routes secondaires, rapporte France info ce mercredi 20 juin.
Après des semaines de mutisme et certains couacs en interne, le gouvernement d'Édouard Philippe va passer à l'offensive sur le dossier de la sécurité routière. Objectifs ? Faire de la pédagogie pour défendre sa décision de limiter la vitesse à 80 km/h sur près de 400.000 kilomètres de routes nationales à partir de ce 1er juillet 2018. L'exécutif entend également "dénoncer le cynisme de l'opposition accusée de jeter de l'huile sur le feu quand la sécurité routière faisait consensus depuis Jacques Chirac en 2002", précise la radio."350 à 400 vies sauvées chaque année"Une pédagogie nécessaire car la mesure est loin d'être populaire : selon un baromètre AXA Prévention publié le 10 avril, 76% des Français y sont défavorables. Plus de la moitié considère qu'il s'agit d'une "nouvelle taxe déguisée". Le Premier ministre, lui, s'est montré inflexible sur le sujet malgré la fronde menée par les associations d'automobilistes, de motards et de nombreux élus de tout bord. La radio assure qu'il va désormais "beaucoup s'engager en se déplaçant sur le terrain, en accordant aux médias une série d'interviews ou encore en communiquant sur les réseaux sociaux".Selon France info, la campagne va s'axer sur "quatre volets" : un clip de la sécurité routière sera diffusé à la télévision à partir du dimanche 24 juin. Intitulé 13 mètres - comme la distance de freinage gagnée en passant de 90 à 80 km/h - il sera également diffusé sur Youtube, Facebook et au cinéma. Une vidéo expliquant l'impact de la vitesse sur la distance de freinage a déjà été diffusée ces derniers jours.Un prospectus sera également tiré à un million d'exemplaires : "Roulons moins vite là où on meurt le plus. Les 80 km/h, c'est potentiellement 350 à 400 vies sauvées chaque année", affirme le document qui sera distribué par les forces de l'ordre. Les responsables départementaux de la gendarmerie communiqueront également dans la presse régionale autour du 1er juillet prochain, date qui marquera les premiers départs en vacances d'été. Le décret d'application de la limitation à 80km/h a été publié dimanche au Journal officiel (JO). Cette limitation s'appliquera sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français. La Ligue de défense des conducteurs (LDC) et l'Automobile club des avocats ont déposé un recours en annulation devant le Conseil d'État contre la mesure gouvernementale, qui va selon eux fortement pénaliser les habitants des territoires ruraux.Fin mai, la Sécurité routière avait plaidé pour cette mesure en soulignant que 63% des accidents en France avaient lieu sur les routes "en dehors des agglomérations" et que plus de la moitié de la mortalité routière (55%) se concentrait sur une petite partie des routes à double sens, "celles où l'on roule le plus"."Les causes principales de ces accidents mortels sont une vitesse excessive ou inappropriée et l'abus d'alcool. La ruralité reste l'endroit où l'on meurt le plus sur les routes", avait-elle insisté en réponse aux protestations d'élus. En 2017, 3.684 personnes ont trouvé la mort sur les routes de France.
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé, samedi 29 février, à la reprise de la mobilisation dès la semaine prochaine à la suite du recours à l'article 49-3.
La mobilisation syndicale qui avait paralysé la France en décembre va-t-elle recevoir un soutien inattendu ? Après l'annonce par Édouard Philippe du recours à l'article 49-3 de la constitution, permettant de faire adopter le texte de la réforme des retraites sans vote, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s'est exprimé en ce sens. Réforme des retraites : "Nous avons décidé de déposer une motion de censure à l'encontre du gouvernement", a déclaré Damien Abad (président du groupe Les Républicains à l'Assemblée Nationale)par BFMTVIl a dénoncé samedi "l'attitude profondément scandaleuse" du gouvernement et annoncé une mobilisation des syndicats "dès la semaine prochaine" pour protester contre le recours au 49-3 sur la réforme des retraites."L'attitude du gouvernement est profondément scandaleuse, et donc il y aura une réaction à la hauteur", a déclaré à l'AFP le dirigeant syndical. Il a précisé que l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse) opposée au système universel de retraites par points se réunirait lundi matin pour discuter d'une nouvelle mobilisation "dès la semaine prochaine". Plusieurs antennes régionales de syndicats ont annoncé la reprise de leur mouvement et ont appelé à des mobilisations dès la soirée du samedi 29 février devant des préfectures.
Actuellement autorisée uniquement pour raisons médicales, la congélation de sperme ou d'ovocytes est l'une des mesures contenue dans la loi bioéthique, présentée ce mercredi en conseil des ministres.
Le projet de loi bioéthique est présenté mercredi 24 juillet en Conseil des ministres. Outre la PMA pour toutes, le texte prévoit aussi la possibilité pour une femme, de congeler ses ovocytes ou pour un homme, de congeler son sperme, en vue "de la réalisation ultérieure, à leur bénéfice" d'une PMA, cite Le Monde. Aujourd'hui, en France, cette conservation n'est possible que pour des raisons médicales. "On s'aperçoit que l'âge du premier enfant augmente toujours dans notre société et que les femmes font des enfants de plus en plus tardivement. Or la fertilité des femmes baisse considérablement à l'âge de 35 ans de façon assez brutale, ce n'est pas une courbe linéaire. Pour éviter l'infertilité des femmes parce qu'elles commenceraient à faire leur enfant très tardivement, nous proposerons aux femmes, comme il l'est fait dans beaucoup de pays, de congeler leurs ovocytes en prévision d'une grossesse qui serait plus tardive", a commenté la ministre de la Santé Agnès Buzyn, invitée mercredi de France Inter. Pour les femmes de 30 à 32 ans La ministre indique que l'âge de la mesure sera toutefois encadrée. "Par décret, on proposera cette technique à des femmes au-delà de 30 ou 32 ans (...), de façon à ce que des femmes jeunes (...) n'utilisent pas cette technique de façon trop large. On le réserve vraiment à des femmes qui auront dépassé un certain âge. L'enfant et la procréation restent encadrés par la loi". Et fixé à 42 ans. Outre l'âge légal fixé par décret, plusieurs autres conditions encadreront la mesure. "Un consentement par écrit (et renouvelé) de la personne sera nécessaire, et les gamètes prélevés seront conservés uniquement par des établissements autorisés", précise Le Monde. "La prise en charge de cette auto-conservation sera partiellement assurée par la Sécurité sociale : le recueil et le prélèvement des gamètes seront remboursés, pas la conservation", ajoute le quotidien du soir.
Des patients sont morts, faute de dialyse, au Venezuela qui n'a plus d'électricité depuis plus de 48 heures. Une ONG craint une catastrophe.
C'est un bilan qui pourrait s'alourdir. Au Venezuela, la panne d'électricité géante qui touche le pays depuis jeudi 7 mars a causé le décès de quinze patients souffrant de maladies rénales et qui n'ont pu bénéficier de dialyse, selon une ONG qui se consacre aux questions de santé. "La situation des personnes souffrant d'insuffisance rénale est très difficile, critique, nous parlons de 95% des unités de dialyse, qui pourraient atteindre aujourd'hui 100%, paralysées en raison du manque d'électricité", a déclaré Francisco Valencia, directeur de la Coalition des organisations pour le droit à la santé et à la vie (Codevida).Selon lui, pas moins de 10.200 patients sont menacés. "Dans les quelques unités de dialyse où il y avait des générateurs électriques, il est devenu difficile de les remettre en marche faute de carburant", déplore Francisco Valencia, soulignant par ailleurs que "48 enfants dépendant de la seule unité de dialyse pédiatrique du pays n'ont pas pu bénéficier d'une dialyse". Ce qui constitue d'ores et déjà la pire panne d'électricité de l'histoire du pays a commencé dans l'après-midi de jeudi 7 mars. Selon le gouvernement du président élu Nicolas Maduro, il s'agit d'une "guerre électrique" menée par les États-Unis qui soutiennent le président par intérim autoproclamé Juan Guaido. Samedi 9 mars, Nicolas Maduro a dénoncé une nouvelle "attaque cybernétique" qui aurait empêché un retour à la normale. "Cela a annulé tout ce que nous avions réalisé", a-t-il déclaré devant des milliers de ses partisans rassemblés près du palais présidentiel à Caracas. Cependant, des experts attribuent la panne à un manque d'investissement du gouvernement dans l'entretien des infrastructures.Le Venezuela, de plus en plus isolé sur la scène internationale, traverse une très grave crise économique, avec une population de plus en plus démunie face aux pénuries de vivres et de médicaments.
À peine relaxé, Jawad Bendaoud fait déjà reparler de lui. Celui que l'on surnommait "le logeur de Daesh", a trouvé une reconversion inattendue...
sur Snapchat.Repéré par Konbini, le compte "jawadbendaoud96" enregistre pas moins de 850 000 abonnés selon le principal intéressé. De quoi rivaliser avec les influenceurs les plus en vue du moment. Jawad Bendaoud passe donc désormais une grande partie de son temps à poster des vidéos et photos de lui sur Snapchat. Il se filme devant sa télé, parle de son chien, imite Tony Montana, ou même ironise sur son surnom de "logeur de Daesh". Depuis qu'il s'est lancé sur le réseau social, une vraie communauté est née autour de lui. Ses abonnés n'hésitent pas à lui envoyer des messages de soutien. Pour l'heure, son compte n'a toujours pas été certifié par Snapchat, souligne Konbini, mais si son nombre de followers continue de grimper, Jawad Bendaoud pourrait bien se retrouver aux côtés de Nabilla ou encore Jeremstar.Après 27 mois de prison, Jawad Bendaoud, logeur de deux des terroristes du 13-Novembre, a été relaxé par la 16e chambre correctionnelle de Paris, le 14 février dernier. Le parquet a fait appel de cette décision.
Faudra-t-il désormais manger sous cloche au restaurant ? Ou dans des serres séparées ? Le contexte sanitaire inspire les designers, obligés de réfléchir à des solutions esthétiques et pratiques pour faire respecter les gestes barrière.
Tel est le cas du designer français Christophe Gernigon, à l'origine d'une bulle, destinée à la clientèle des restaurants et qui a d'ores et déjà séduit des entrepreneurs un peu partout dans le monde."Mon idée première, c'était l'aide aux restaurateurs", souligne le Parisien, qui a imaginé pendant le confinement "Plex'Eat", une solution pour respecter les distances et les gestes barrière à table, sans que cela ressemble à des "parloirs" de prison.Après avoir vu fleurir sur les réseaux sociaux des images de tables séparées par des parois de plexiglas, il a imaginé un objet entre "la coupole, l'abat-jour et la visière". "Je voulais que ça soit détachable comme une visière, à nettoyer à plat pour un deuxième service", explique-t-il. La bulle/cloche est ouverte à l'arrière et suspendue au plafond pour éviter tout sentiment d'enfermement et permettre, par exemple, de "reculer sa chaise". Coût estimé: "autour de 150 euros pièce".Après avoir reçu de nombreuses marques d'intérêt aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, en Angleterre etc, la phase industrielle a démarré lundi - 10.000 exemplaires en cours de fabrication - et la première installation a eu lieu mercredi dans un restaurant parisien. Interrogé sur la possibilité que sa création ait un usage limité dans le temps, si la crise sanitaire prend fin, le designer se dit très à l'aise avec cette idée. D'autant que certaines personnes intéressées réfléchissent à d'autres usages, dans des bijouteries par exemple, ou pour l'accueil dans des entreprises. Avec la crise sanitaire, de nouveaux objets apparaissent comme les crochets - pour éviter de toucher les poignées - ou certains voient leur usage transformé, comme les petites serres utilisées dans un centre culturel à Amsterdam, faisant aussi de la restauration.Des créations qui accompagnent un "sentiment anxiogène", regrette toutefois l'expert de tendances Vincent Grégoire, espérant que les créatifs ne vont "ne pas capitaliser sur cette culture" et vont aussi "amener de l'humour, du détournement".D'autant que la crise sanitaire a engendré, selon l'expert du cabinet NellyRodi, "une nouvelle créativité qui vient des consommateurs", pouvant être résumée à l'art de la débrouille. Comme ceux qui ont inventé les chapeaux équipés de tubes en mousse, ressemblant aux "frites" utilisées dans les piscines, pour maintenir la distanciation ou les premiers masques fabriqués par des anonymes ressortant leur machine à coudre, et non de grands noms de la mode.
Donald Trump a un favori pour l'attribution du prix Nobel de la paix : lui-même. Mais ce serait possible seulement "s'ils l'attribuaient de manière honnête", a-t-il ajouté.
Si Barack Obama a reçu le prix Nobel de la Paix, pourquoi ne le recevrait-il pas lui aussi ? Voilà, en gros, ce qu'a lancé aujourd'hui le président américain Donald Trump : "Je pourrais obtenir le prix Nobel de la paix pour beaucoup de choses s'ils l'attribuaient de manière honnête, mais ce n'est pas le cas", a-t-il déclaré en marge de l'Assemblée générale de l'Organisation des nations unies (Onu), à New York.Ce n'est pas la première fois que le milliardaire républicain, toujours très sensible aux comparaisons avec ses prédécesseurs, évoque le Nobel.Lorsqu'une poignée d'élus républicains avaient émis l'idée qu'il reçoive le prestigieux prix pour sa gestion de l'épineux dossier nord-coréen, il avait longtemps commenté l'idée. "Ils l'ont donné à (Barack) Obama immédiatement après son arrivée au pouvoir et il n'avait pas la moindre idée de la raison pour laquelle il l'avait reçu", a-t-il poursuivi lundi. "Vous savez quoi ? C'est l'une des rares choses sur lesquelles j'étais d'accord avec lui", a-t-il ajouté, amusé.En recevant le prix Nobel, le 10 décembre 2009, Barack Obama avait reconnu d'entrée "la controverse considérable" suscitée par cette récompense surprenante à l'aube de son premier mandat."Je suis au début, et non à la fin, de mes travaux sur la scène mondiale", avait-il lancé.Au-delà de Barack Obama, trois autres présidents américains ont déjà reçu le prestigieux prix : Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson et Jimmy Carter.
La vidéo d'une jeune femme se faisant frapper violemment par un homme en pleine journée dans une rue de Paris fait le tour de la toile ce samedi. Que s'est-il passé ? On fait le point.
C'est une scène de violence urbaine comme on en entend souvent parler, mais rares sont celles dont on a les images. Les faits se sont déroulés mardi 24 juillet, dans le XIXe arrondissement de Paris. Aux alentours de 18h45, Marie, une étudiante de 22 ans, rentrait chez elle lorsqu'en chemin, sur le boulevard de la Villette, un passant lui a adressé "des gestes et des bruits obscènes sans équivoque", rapporte Le Parisien ce samedi, qui se fait l'écho des propos de la jeune femme.Sur Facebook, celle dont la vidéo, récupérée auprès du bistrot où s'est déroulée la scène, a depuis été vue des milliers de fois, explique : "Pas de chance, ce n'était pas le premier de la journée et j'étais fatiguée. J'ai donc lâché un 'Ta gueule !' en traçant ma route". Et de confier ce samedi au Parisien : "Je ne pensais même pas qu'il m'avait entendue". "Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite"La suite, on la voit sur la vidéo. Si elle continue son chemin, son agresseur fait demi-tour. Après lui avoir balancé un cendrier trouvé sur la table d'une terrasse, la manquant, s'être fait insulter en retour par la jeune femme qui explique avoir "refusé d'être rabaissée", l'homme s'est finalement approché pour lui asséner un coup au visage après avoir échangé quelques mots. "J'avais mal, mais ça a tellement vrillé en quelques secondes, je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite", confie-t-elle au Parisien.Si des clients ont bien tenté de réagir, l'homme a pu reprendre sa route sans être inquiété. Sous le choc, Marie explique être rentrée chez elle avant de réaliser et finalement revenir chercher des témoins 20 minutes plus tard au même café. "Les gens ont afflué, pour m'apporter leur soutien, pour me calmer et me dire qu'ils pourraient témoigner", explique celle que le patron du bistrot a emmené porter plainte, munie de la vidéo.
Invité de BFM-TV ce mercredi 6 novembre, le Premier ministre a défendu son plan immigration présenté à la mi-journée, reprenant les deux grands axes : réforme de l'accès aux soins d'un côté, et nouveau de règles pour les titres de séjour professionnels de l'autre.
"Je suis pas optimiste, je suis déterminé". Edouard Philippe a soutenu les mesures présentées dans le cadre de son plan sur l'immigration, ce mercredi 6 novembre. "Ces mesures ne sont pas toujours suivies des faits" a t-il d'abord commenté au sujet des anciennes politiques publiques, résumant son nouveau plan en "ouvrir là où nous jugeons d'ouvrir, et contrôler quand nous le jugeons nécessaire". Le Premier ministre a ainsi défendu la modification de l'attribution des titres de séjour professionnels, une procédure "extrêmement encadrée et très compliquée". "Nous avons fait en matière de politique migratoire quelque chose qui ne s'est jamais fait", a également t-il dit au sujet du débat organisé au Parlement. Sur la question d'éventuelles distensions au sein de la majorité, Edouard Philippe a assuré que la concorde était toujours de mise dans son gouvernement. "J'assume le travail, les choix, les orientations. Il faut assumer le caractère collectif de la construction", a t-il affirmé, se défendant de toute discorde avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet qui avait affiché ses réticences face à l'idée de quotas, qui ne "sont pas la seule solution".Au coeur d'un débat sensible sur l'immigration, le chef du gouvernement a par ailleurs évoqué l'entretien accordé par Emmanuel Macron à l'hebdomadaire de droite Valeurs actuelles. "Je suis surpris que les commentateurs passent autant de temps à commenter le choix du président de la République"."Quand on est président de la République ou responsable politique, on parle à tous les Français". "J'ai vu plus de commentaires sur le choix de Valeurs actuelles, que sur ce que le président a dit", a t-il ajouté.
Alors qu'il participait à une soirée avec des élus de gauche, le président de la République a essuyé de nombreuses critiques. C'est un dîner qui lui reste en travers de la gorge.
La scène s'est déroulée le 24 mai lors d'une réception organisée par l'ex-secrétaire d'État aux anciens combattants. François Hollande était convié pour discuter avec une vingtaine d'élus du Grand Est dans le but (encore) de retisser ses liens avec les hommes de terrain. Mais le dîner ne s'est pas vraiment bien passé. En effet, les élus lui ont fait de nombreux reproches. Selon Le Canard Enchaîné, le chef de l'Etat a essuyé de vigoureuses critiques. "Rien ne lui a été épargné. On lui a dit que le gouvernement ne savait pas vendre ses réformes, que le parti était aux abonnés absents (...) et que lui-même avait perdu le lien avec les Français" a raconté un participant. Même si le président de la République s'est montré "très à l'écoute" selon certains proches, il a peiné à convaincre et plusieurs convives ont même été plus directs avec lui. "On ne va pas gagner l'élection en continuant comme ça" lui aurait dit le maire de Metz. D'autres l'auraient même enjoint à participer à une primaire. Hypothèse que François Hollande refoule avec force depuis des mois. Bref, ce dîner n'aurait pas été très réconfortant pour le chef de l'Etat. D'ailleurs, le lendemain, plusieurs ministres affirmaient que François Hollande n'était plus vraiment décidé à se représenter en 2017.
Comme chaque week-end depuis plus de trois mois, les "gilets jaunes" ont rendez-vous ce samedi 2 mars pour exprimer leur colère dans la rue. À Paris, Lille, Lyon ou encore Bordeaux, les manifestants prévoient de battre le pavé, en suivant des parcours qui n'ont pas tous été déclarés aux autorités.
À quinze jours de la fin du grand débat, qui avait été lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des "gilets jaunes", les organisateurs espèrent remotiver les troupes et frapper un grand coup ce samedi. La semaine dernière, ils avaient été plus de 46.000 à défiler dans toute la France, dont 5.800 à Paris, enrayant la lente décrue amorcée depuis le début d'année.► À Paris, un appel à "bloquer la place de l'Étoile"Pour le seizième samedi de mobilisation, les "gilets jaunes" se donnent rendez-vous comme d'habitude sur la place de l'Étoile, en haut des Champs-Élysées. Le rassemblement devrait débuter aux environs de 11h30. Sur Facebook, le groupe intitulé "Gilets jaunes acte 16 : Insurrection", propose même de "bloquer la place de l'Étoile le plus longtemps possible !", en prévenant que la manifestation est "non déclarée". "FINIT LE PACIFISME !!!" (sic), est-il écrit dans la description de l'événement, qui réunissait près de 5.000 personnes "intéressées" vendredi midi. D'autres groupes Facebook, baptisés "Acte 16 On Engloutie Paris" (sic) et "Acte 16 : Gilets Jaunes Unis : On Lâche Rien", comptaient également plusieurs milliers de personnes "intéressées" vendredi. La veille, Maxime Nicolle, l'une des figures du mouvement, avait déclaré qu'il défilerait dans les rues de la capitale, indique leJournal du Dimanche.► "L'Europe à Lille"Cette semaine, les "gilets jaunes" espèrent également réunir du monde dans les rues de Lille. Un rassemblement "régional et international" a été lancé dans la capitale des Flandres. Sur Facebook, les organisateurs proposent aux "gilets jaunes" de "Belgique (de Flandre et de Wallonie), Angleterre, Luxembourg, Pays-Bas et du Nord de l'Allemagne" de venir grossir les rangs de la mobilisation lilloise. Les "gilets jaunes" "de tous les pays concernés" sont invités "à mettre en place des bus, covoiturages, afin de rejoindre les manifestations le plus massivement possible".L'appel a même été traduit en anglais et en allemand. ► Mobilisation à Bordeaux, Lyon, Toulouse...Enfin, d'autres rassemblements sont prévus dans plusieurs grandes villes de France, notamment à Bordeaux, Lyon, Toulouse, Rennes, Montpellier ou encore Marseille. Dans la capitale girondine, les protestataires ont rendez-vous sur la place de la Bourse, tandis qu'à Lyon, le point de ralliement se trouve devant le palais de justice, précise LCI. Lors de l'acte 15, samedi 23 février, la plupart des manifestations se sont déroulées dans le calme, malgré quelques heurts. À Grenoble, un jeune de 17 ans a été interpellé pour avoir tenté de jeter une bouteille contenant de l'acide sur les forces de l'ordre.
Un Français a été condamné à un an de prison ferme en Thaïlande pour un vol qu'il nie avoir commis.
Un Français, originaire de Lambesc (Bouches-du-Rhône), a été condamné à un an de prison ferme en Thaïlande pour un vol qu'il nie avoir commis. En vacances dans le pays pour trois semaines, cet artisan-peintre de 33 ans a eu le malheur, selon lui, de trouver une pochette dans un café contenant près de 1.200 euros, relève France Bleu. Sans papiers d'identité à l'intérieur, il contacte alors un ami restaurateur pour lancer un appel sur internet. Entre-temps, le propriétaire de la sacoche a porté plainte. Trois jours après, grâce aux caméras de surveillance, la police remonte jusqu'au Français et l'arrête. Sauf que le propriétaire du sac "a compris qu'il lui devait surtout des remerciements", estime Me Julien Pinelli, un avocat français sollicité par l'entourage de Joyce Martinez, au Parisien. "Mon client n'avait pas touché à un centime ! La personne en question a même écrit une lettre pour le disculper" souligne t-il. Mais, en Thaïlande, il est impossible de retirer une plainte.Le Lambescain a fait appel du jugement, ce qui lui permet d'éviter la prison pour le moment. En attendant, son passeport lui a été confisqué.
En visite dans une usine de Haute-Vienne ce vendredi matin, le Premier ministre a assuré que l'ISF avait des "inconvénients supérieurs à ses avantages".
Édouard Philippe s'est rendu en Haute-Vienne ce vendredi matin 21 décembre pour rencontrer notamment des maires et des "gilets jaunes" afin de préparer le "grand débat" décidé à la suite du mouvement. Le Premier ministre s'est d'abord rendu dans la petite ville de Saint-Yrieix (6.000 habitants environ), où il a visité l'usine Limdor, dont les salariés avaient préparé des propositions.Le chef du gouvernement a notamment été interpellé sur l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dont les "gilets jaunes" et parlementaires de gauche réclament le rétablissement. "Il nous a semblé que les inconvénients qui s'attachaient à cet impôt sur la fortune étaient supérieurs à ses avantages. L'ISF, qui rapportait environ 5 milliards d'euros, a été transformé en un impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui rapporte à peu près un milliard", a-t-il tout d'abord rappelé.Il a ensuite précisé les raisons qui ont poussé l'exécutif à le supprimer l'an dernier. "Au vu de l'expérience acquise sur cet impôt sur la fortune qui existe depuis plus de 30 ans, on a considéré que ses inconvénients étaient au nombre de trois. Tout d'abord, certains contribuables qui auraient dû être assujettis à l'ISF connaissaient très bien les règles créées pour éviter de le payer. Ensuite, beaucoup de gens ne voulant pas le payer ont quitté la France pour s'expatrier en Suisse, en Belgique ou à Londres. Ils ont été assez nombreux à partir et à ne plus payer l'ISF ce qui a aussi entraîné une perte de nombreux autres impôts. Résultat, on a perdu sans doute plus de richesses que ne rapportait l'ISF. Enfin, on a considéré que cet impôt nuisait à l'attractivité de l'économie française", a-t-il argué, rapporte BFMTV. "On a vu le niveau des investissements étrangers en France s'accroître"Puis Édouard Philippe a défendu la réforme, assurant qu'au cours de la fin de l'année 2017 et de l'année 2018, "on a vu le niveau des investissements étrangers en France s'accroître et même s'accroitre beaucoup. Avec ces investissements, des emplois seront créés et localisés sur notre territoire." "C'est un point qui nous fait penser que nous sommes dans la bonne direction", a-t-il insisté. "Je mesure parfaitement le côté symbolique et impopulaire de la suppression de l'ISF. Je tiens aussi à faire remarquer que les personnes les plus riches paient aussi l'impôt sur le revenu et paient même la majeure partie de cet impôt", a-t-il ajouté.
Des esturgeons sibériens et du Danube se sont invités dans les eaux des abords du bassin d'Arcachon, conséquence des fortes pluies et des inondations qui ont frappé la Nouvelle-Aquitaine à la mi-mai, a mis en garde jeudi la préfecture de Gironde.
Les fortes pluies des 10 et 11 mai ont fait déborder plusieurs cours d'eau du sud du département, inondant plusieurs bassins de pisciculture et les poissons, élevés pour le caviar, en ont profité pour prendre la poudre d'escampette.Ces poissons s'acclimatent sans problème dans les cours d'eau locaux, mais des expériences précédentes ont montré qu'ils ne pouvaient pas s'y reproduire. En revanche, ils meurent s'ils arrivent dans les eaux salées, raison pour laquelle on en retrouve actuellement échoués sans vie sur les plages, selon la préfecture.Ces espèces ressemblent beaucoup à leur cousin européen, qui est une espèce protégée en voie de disparition dont les derniers spécimens vivent dans l'estuaire de la Gironde, la Garonne et la Dordogne.Aussi, dans le doute, les autorités demandent aux pêcheurs de relâcher tout esturgeon qu'ils captureraient.Ces pluies de la mi-mai avaient aussi sinistré le département voisin des Landes, où les inondations avaient permis à des dizaines de tonnes de truites de s'échapper des élevages le long des cours d'eau, provoquant des inquiétudes pour l'équilibre des écosystèmes.
L'un des employés a été molesté et conduit à l'hôpital.
Une horlogerie de luxe a été attaquée mercredi 5 juin en fin de matinée à Paris par deux hommes actuellement en fuite, a-t-on appris de sources policières.Le montant du préjudice s'élèverait à au moins 200.000 euros, selon les premiers éléments de l'enquête. Les faits se sont déroulés vers 11H20 sur l'avenue Franklin Roosevelt, dans le VIIIe arrondissement de la capitale. L'un des employés a été molesté et conduit à l'hôpital, a ajouté l'une des sources. L'enquête a été confiée au 1er district de police judiciaire.
Les députés ont approuvé, dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 octobre, l'allongement de la durée du congé paternité lorsqu'un nourrisson est né prématurément et doit être hospitalisé.
Le vote s'est fait à l'unanimité. Dans le cadre du projet de loi de finance de la Sécurité sociale, l'Assemblée nationale a validé une mesure en faveur des papas de grands prématurés. Dorénavant, les pères bénéficieront d'un congé parental plus long en cas d'hospitalisation de leur nouveau-né. La durée du congé n'a toutefois pas été précisée et devra l'être dans le cadre d'un décret. "Ce congé s'appliquera à tous les régimes de sécurité sociale afin d'assurer une stricte équité entre les assurés", a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, face aux élus."Les modalités d'indemnisation seront les mêmes que celle du congé paternité actuel, c'est-à-dire un versement d'une indemnité journalière pour tous les salariés et les travailleurs indépendants et l'attribution d'une allocation de remplacement pour les exploitants agricoles", a précisé la ministre. Chaque année, 60.000 enfants naissent prématurément. Dans un récent rapport, l'Inspection générale des affaires sociales s'inquiétait des difficultés rencontrées par les parents de bébés dont l'état de santé nécessite une prise en charge à l'hôpital dans un service spécialisé. Le coût de la mesure est estimé à environ 25 millions d'euros en 2019, 33 millions d'euros par an. La mesure devrait être pleinement adoptée lors du vote solennel du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée, mardi 30 octobre.
Après le coup de gueule de l'ex-actrice contre le ministre de la Transition écologique, celui-ci était furieux. Il l'a donc sermonnée au téléphone, révèle Brigitte Bardot sur Twitter dimanche.
Plus tard dans la journée, Nicolas Hulot a donné sa version des faits à franceinfo.Brigitte Bardot et Nicolas Hulot ne partiront jamais en vacances ensemble, quand bien même cela servirait la cause animale ! Le ministre de la Transition écologique n'a pas du tout apprécié les propos tenus par l'actrice dans les colonnes de Var Matin samedi, interview dans laquelle elle avait qualifié le ministre de "trouillard de première classe". Sur Twitter, dimanche, Brigitte Bardot révèle que Nicolas Hulot lui a signifié son mécontentement au téléphone, le matin même, et que de là, les choses se sont envenimées."J'ai été réveillée, aujourd'hui dimanche 12 août, à 10 heures du matin, par un coup de téléphone d'un Nicolas Hulot en rage me traitant de lâche, de mielleuse vis-à-vis du Président", raconte l'actrice dans un message posté sur le réseau social. Elle affirme également que le ministre de la Transition écologique lui a avoué être impuissant sur de nombreux dossiers car ceux-ci sont "bloqués par l'Élysée et qu'il ne donc rien faire". Selon les propos de Brigitte Bardot, Nicolas Hulot a également, lors de cet appel, vanté les "35 années de sa vie" passées à défendre la planète et les animaux, du jamais vu selon lui. L'ancienne comédienne lui a alors opposé ses "46 ans" de dévotion envers la cause animale. La Française rapporte également que le ministre lui a "proposé de prouver courage" en partant à ses côtés pour réintroduire des ours dans les Pyrénées. "Je lui ai rétorqué que j'étais contre la réintroduction d'ours qui allaient se faire flinguer ! Et j'ai raccroché". Je ne supporte plus les démagos de tout poilJoint ce dimanche par franceinfo, Nicolas Hulot a avoué avoir appelé Brigitte Bardot mais n'a pas souhaité développer sur le contenu de cette conversation qui est pour lui de l'ordre du privé. "J'ai simplement l'habitude quand je suis contrarié par des déclarations que je trouve injustes et injurieuses d'appeler les gens en direct. C'est comme ça que je fonctionne. Il n'y a rien de mieux et de plus utile qu'une conversation franche et spontanée, que visiblement Brigitte Bardot n'a pas souhaitée prolonger puisqu'à partir du moment où j'ai développé un certain nombre d'arguments, madame Bardot a préféré raccrocher", a ainsi déclaré le ministre.Plus de 24 heures après la parution de l'interview dans Var Matin, Nicolas Hulot est toujours très remonté contre Brigitte Bardot. "Je ne supporte plus les démagos de tout poil. Je ne doute pas qu'elle s'est beaucoup investie, et elle l'a fait parfois avec courage et brio (...) Il y a un moment ou un autre où il faut arrêter de céder à la simplicité, de donner des conseils à distance, tout ça avec vue sur la Méditerranée. C'est très sympathique, mais ça ne fait pas avancer la cause", a-t-il encore lâché à franceinfo. Le numéro trois du gouvernement a enfin annoncé que la cause animale allait faire l'objet de toutes les attentions à l'automne prochain en réponse à la demande du président de la République.
7 hectares de champs et de petits ruisseaux auraient été touchés par la fuite d'hydrocarbures, dont les origines ne sont toujours pas déterminées.
Le pipeline d'Île-de-France, qui relie le port du Havre à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) sur une longueur totale de 268 kilomètres, a connu une avarie dans la soirée de dimanche 24 février, ont annoncé Total et la préfecture des Yvelines dans des communiqués lundi."Dimanche soir, vers 22h35, une alarme de baisse de pression sur le pipeline d'Île-de-France (PLIF) s'est déclenchée sur le tronçon reliant le dépôt de Gargenville (Yvelines) à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne)", a annoncé le groupe pétrolier français, précisant que "la présence de pétrole brut a été constatée dans un champ". Quelque 4 à 7 hectares de champs ont été affectés, dans les alentours du village d'Autouillet, ainsi que des ruisseaux sur les communes de Vicq, Boissy-sans-Avoir et Autouillet, a indiqué la préfecture des Yvelines.Une cellule de crise a été activée par Total, qui a mis en place son Plan de surveillance et d'intervention (PSI). "Des investigations sont en cours pour déterminer les origines de la fuite", a précisé le géant industriel du pétrole et du gaz.Vingt sapeurs pompiers de la cellule anti-pollution ont été mobilisés, ainsi que des gendarmes, des agents de l'Unité départementale de la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie (DRIEE), et le directeur de cabinet du Préfet des Yvelines, Thierry Laurent
Un navire humanitaire affrété dans le plus grand secret en Méditerranée par le street artiste Banksy a lancé un appel à l'aide dans la nuit de vendredi à samedi après un sauvetage massif de migrants, affirmant déplorer au moins un mort à bord et se trouver dans une situation désespérée.
Le bateau, le Louise Michel, a récupéré vendredi 130 migrants à la dérive à bord d'un canot pneumatique qui prenait l'eau, ont tweeté les organisateurs de la campagne sur le compte @MVLouiseMichel, ouvert pour l'occasion.Après un premier sauvetage jeudi, le navire compte désormais 219 naufragés survivants à son bord pour seulement dix membres d'équipage, ont-ils précisé. Il est, du fait de sa surpopulation, incapable d'avancer, et 33 personnes sont par ailleurs restées sur un radeau de sauvetage amarré au bateau, ont-ils ajouté."Nous avons besoin d'assistance immédiate", a imploré l'équipage du bateau, affirmant avoir passé plusieurs appels de détresse aux autorités italiennes et maltaises, sans recevoir de réponse."Il y a déjà une personne morte sur le bateau. Les autres présentent des brûlures au carburant, ils sont restés pendant des jours en mer et maintenant ils sont laissés pour compte dans une zone de recherche et de sauvetage de l'UE", ont-ils déploré.Le navire, baptisé d'une anarchiste française du XIXe siècle et décoré d'un graffiti de l'artiste britannique, a été affrété dans le plus grand secret. Il est parti le 18 août de Borriana, dans l'est de l'Espagne, a révélé le journal britannique The Guardian.Selon le site Marinetraffic, le Louise Michel se trouvait samedi matin immobile en mer à une centaine de kilomètres au sud-est de l'île italienne de Lampedusa, au sud de la Sicile.Le compte Twitter @MVLouiseMichel a par ailleurs diffusé plusieurs photos d'une opération d'assistance au Sea-Watch 4, navire humanitaire des ONG Médecins sans Frontières et Sea-Watch, présent dans la zone depuis la mi-août.- Un bateau de petite taille -Le Guardian a publié en exclusivité plusieurs clichés du Louise Michel, peint en rose et blanc, avec un graffiti manifestement de Banksy représentant une petite fille en gilet de sauvetage brandissant une bouée en forme de coeur.Son capitaine est Pia Klemp, une militante allemande pour les droits de l'homme, connue pour avoir conduit plusieurs autres navires de sauvetage, dont le Sea-Watch 3. Elle fait toujours l'objet d'une enquête par la justice italienne, notamment pour "aide à l'immigration illégale".Le bateau est un ancien navire des douanes françaises. Avec 31 mètres de long, il est de plus petite taille mais considérablement plus rapide que les habituels navires des ONG intervenant dans la zone, lui permettant de prendre de vitesse les garde-côtes libyens.Le street artiste vivant le plus connu au monde, qui aborde régulièrement la question de la crise migratoire dans ses oeuvres, ne serait pas à bord, assure le Guardian.Un porte-parole du port espagnol de Borriana, interrogé par l'AFP, a confirmé que le bateau y était à quai du 23 juin au 18 août: "Ils ont réparé et préparé le bateau, par eux-mêmes, sans faire appel aux services du port".Banksy, qui entretient le plus grand mystère sur son identité, a contacté Pia Klemp en septembre 2019, explique le Guardian, selon lequel la jeune femme a d'abord cru à un canular. "Bonjour Pia, j'ai lu votre histoire dans les journaux. Tu as l'air d'une dure à cuire", lui a-t-il écrit dans un mail.- "Convergence des luttes" -"Je suis un artiste du Royaume-Uni et j'ai travaillé sur la crise des migrants, évidemment je ne peux pas garder l'argent. Pourriez-vous l'utiliser pour acheter un nouveau bateau ou quelque chose comme ça?", disait ce message, signé "Banksy".Pia Klemp estime que Banksy l'a sollicitée pour son engagement politique: "Je ne vois pas le sauvetage en mer comme une action humanitaire, mais comme faisant partie d'un combat antifasciste", a-t-elle déclaré au Guardian.Les dix marins du "Louise Michel" se disent tous "des activistes antiracistes et antifascistes partisans de changements politiques radicaux", précise le quotidien.Selon Lea Reisner, une infirmière en charge à bord des opérations de secours, le projet est "d'abord anarchiste, puisqu'il entend défendre la convergence des luttes pour la justice sociale, dont les droits des femmes et des LGBTIQ, l'égalité raciale, les droits des migrants, la défense de l'environnement et les droits des animaux".Et "puisqu'il s'agit d'un projet féministe, seules les membres d'équipages féminins sont autorisés à s'exprimer au nom du Louise Michel", souligne le Guardian.L'année 2020 est marquée par une recrudescence d'embarcations en Méditerranée centrale, route migratoire la plus meurtrière du monde pour les candidats à l'exil vers l'Europe, venus pour l'essentiel de Libye et de la Tunisie voisine.Plus de 300 migrants ont péri cette année en tentant la traversée, mais ce chiffre pourrait être en fait beaucoup plus élevé, estime l'Organisation internationale pour les migrations (IOM).De nombreuses petites embarcations de migrants, essentiellement des Tunisiens, ont notamment accosté tout l'été sur l'île de Lampedusa.Dernier navire revenu de Méditerranée centrale, l'Ocean Viking - affrété par SOS Méditerranée - est immobilisé depuis début juillet par les autorités italiennes "pour des raisons techniques" après avoir débarqué en Sicile avec 180 migrants.
Franceinfo révèle ce mardi que la commission nationale du débat public (CNDP), chargée de mettre sur pieds la "grande concertation", a lancé un avertissement à l'exécutif : un débat public ne peut être un outil à la solde du pouvoir. Dans le cas contraire, elle pourrait claquer la porte.
À quoi va ressembler "la grande concertation nationale" promise aux "gilets jaunes" ? Annoncée par Emmanuel Macron dans son allocution du 10 décembre, au surlendemain d'un nouveau samedi de mobilisation marqué par des violences, elle doit se tenir jusqu'au 1er mars dans toute la France. Mais les détails restent pour le moment flous.Ce mardi 18 décembre, le chef de l'État doit trancher. Le président se réunit à 18h avec plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Édouard Philippe, afin, a-t-il expliqué lundi, de "finaliser et clarifier" les règles de ce débat national avant de les annoncer au conseil des ministres de mercredi. C'est pour cela qu'il a bouleversé son agenda en annulant un déplacement prévu à Biarritz pour lancer la présidence française du G7 et prononcer un discours sur les priorités diplomatiques de la France pour 2019.Quatre grands thèmesCe débat doit s'appuyer fortement sur les maires, présentés par le pouvoir comme les élus les plus proches des aspirations des Français, et se décliner en nombreux rendez-vous locaux.Quatre grands thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l'État, et démocratie et citoyenneté) ont été fixés pour les discussions, qui devraient peu porter sur l'immigration. Mais une revendication a nettement monté ces derniers jours chez les "gilets jaunes" : le référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou populaire. Édouard Philippe s'y est déclaré favorable sur le principe mais "pas dans n'importe quelles conditions".La commission nationale du débat public hausse le tonPas encore lancée, cette "grande concertation nationale" est déjà remise en cause. Franceinfo révèle en effet ce mardi que la commission nationale du débat public (CNDP), chargée de mettre sur pieds la "grande concertation" et présidée par l'ancienne sénatrice UDI Chantal Jouanno, a adressé une mise en garde au gouvernement."Il est primordial de ne jamais laisser entendre que le gouvernement pilote directement ou indirectement", écrit noir sur blanc cette autorité administrative indépendante dans une lettre envoyée à Matignon le 15 décembre et que la station a pu consulter. Elle rappelle qu'un débat public ne peut être un outil à la solde du pouvoir : la commission "veillera à ce que les réunions du "grand débat" ne soient en aucun cas" des "meetings politiques", ni pour le gouvernement, ni pour la majorité", écrit-elle. La commission rappelle qu'elle est neutre, indépendante et qu'elle seule décide de la méthode pour organiser le débat et en restituer les conclusions.La réunion de mardi soir à l'Élysée est fortement contestée par certains membres. L'un d'entre eux déplore une "réunion jupitérienne" en contradiction absolue avec les principes de l'institution. "Emmanuel Macron ne peut pas en faire une affaire personnelle", s'indigne notamment l'un des représentants de la société civile qui y siège.Plusieurs des membres de la CNDP estiment notamment que si l'exécutif ne respecte pas les règles, la commission doit se retirer du jeu.
Le ministre de l'Education nationale a écarté l'idée d'une rentrée des classes décalée face à la recrudescence de cas de coronavirus en France, même si des ajustements pourraient être décidés au niveau local.
A 11 jours de la rentrée des classes, Jean-Michel Blanquer a exclu jeudi un report généralisé du retour des élèves à l'école du fait du rebond des contaminations de Covid-19. "L'éducation n'est pas une variable d'ajustement, ni de nos sociétés ni d'une crise sanitaire", a déclaré le ministre sur France 2, après avoir rejeté un report de la rentrée de septembre réclamé par certains syndicats enseignants, inquiets de la résurgence de l'épidémie en France. "Bien sûr, il peut y avoir des exceptions locales", a indiqué le ministre, évoquant "l'échelle d'une école, d'un établissement, ou même d'un territoire".Des syndicats enseignants ont récemment fait part de leurs inquiétudes pour la rentrée scolaire au moment où les cas de Covid-19 repartent à la hausse et alors que le dernier protocole sanitaire, qui remonte à fin juillet, a notamment assoupli les règles de distanciation dans les établissements. Ce protocole "prévoit toutes les situations" et "nous permet d'assurer nos deux objectifs : protection pour tous et éducation pour tous", a rétorqué le ministre.Jean-Michel Blanquer a par ailleurs détaillé la procédure en cas de découverte d'un cas de Covid-19 dans un établissement, au lendemain de l'appel lancé par des associations de pédiatres à établir "des stratégies claires et précises" dans un tel scénario. "On fait immédiatement des tests sur la classe et sur l'école et à partir de là, on remonte la chaîne de contamination", a assuré le ministre, ajoutant que des fermetures de classe ou d'école pourront alors être ordonnées.
Le ministre de l'Éducation nationale était l'invité de la matinale de BFM TV ce matin. Il est revenu sur le maintien des vacances scolaires et de certaines épreuves qui pourraient avoir lieu en juin.
Il fallait mettre les points sur les i, au lendemain du discours de déconfinement d'Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale. Entre les parents encore désorientés et le monde éducatif suspendu à de nombreuses questions, Jean-Michel Blanquer a apporté des précisions ce mercredi matin. Invité de BFM TV, le ministre de l'Éducation nationale a d'abord confirmé que les vacances d'été commenceront bien le 4 juillet prochain, coupant court à toutes les rumeurs. "Nous ne changeons pas les dates de vacances d'été, ça reste un point de repère", a-t-il martelé. Surtout, Jean-Michel Blanquer a rappelé le besoin de retourner à l'école pour des milliers d'élèves afin qu'ils ne soient pas laissés pour compte. "Les raisons économiques sont présentes. (...) Mais notre préoccupation est sociale. Il faut faire en sorte qu'il n'y ait pas d'élèves qui décrochent. On est à 4 % actuellement dans certains territoires, ce chiffre peut être plus élevé. 4 %, c'est quand même 500 000 enfants ou adolescents", a-t-il rappelé. "Il n'y a pas que le Covid-19 qui tue. Il y a d'autres problèmes comme les violences intrafamiliales, le décrochage scolaire, et nous devons prendre ces choses très au sérieux", a ajouté le ministre. "Colonies apprenantes" Pour faire face à cela, il a évoqué des "modules de soutien scolaire" pour les élèves ayant accumulé du retard à cause du confinement ainsi que des "colonies de vacances apprenantes" afin de renforcer des élèves. Le tout sur la base du volontariat, pour les élèves comme les professeurs. Enfin, Jean-Michel Blanquer a évoqué le sujet des examens maintenus en juin, comme l'oral de français pour les 1ères. Une nécessité selon lui, si les mesures sanitaires le permettent. "Il est maintenu, nous considérons que cela reste possible. On peut tout à fait faire passer un oral et respecter les gestes barrières. On a décidé de le maintenir car il n'y a pas de note de contrôle continu en oral en classe de première, on n'a pas de référence directe. On veut que les élèves s'entraînent sur ces textes. On pense que c'est bon pour eux de se préparer à cet oral. Si les conditions ne sont pas bonnes, nous le transformerons en une note d'écrit de contrôle continu", a-t-il avancé.
La Cour d'appel du Missouri a confirmé le verdict selon lequel le talc vendu par le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson était responsable de cancers et a condamné le géant pharmaceutique américain à payer 2,1 milliards de dollars de dommages et intérêts.
La Cour a toutefois réduit de plus de la moitié les 4,4 milliards de dollars de dommages et intérêts qu'un jury avait accordés en 2018 à 22 plaignantes et leurs familles. Elle a convenu que certaines d'entre elles n'auraient pas dû être inclues dans le procès car elles étaient extérieures à l'État du Missouri.Mais la décision de mardi a maintenu les dommages-intérêts que devra payer le groupe pharmaceutique et de produits d'hygiène pour "avoir sciemment vendu aux consommateurs des produits contenant de l'amiante"."Parce que les défendeurs sont de grandes entreprises pesant des milliards de dollars, nous pensons qu'un montant important de dommages-intérêts punitifs est nécessaire pour avoir de l'effet dans ce cas", souligne la Cour."Il est impossible d'attribuer une valeur monétaire à l'angoisse physique, mentale et émotionnelle subie par les plaignants en raison du préjudice infligé par les défendeurs", poursuit-elle.Les plaignantes affirment que l'utilisation du talc de Johnson & Johnson pour leur toilette intime avait provoqué des cancers des ovaires.Une porte-parole du groupe a déclaré qu'il allait faire appel de cette décision devant la Cour suprême du Missouri, selon le Wall Street Journal.La société de produits d'hygiène a fait face à des milliers de plaintes ces dernières années accusant son talc de contenir de l'amiante et de provoquer des cancers, et elle a été condamnée à plusieurs reprises dans ce cadre.Johnson & Johnson a pour sa part toujours affirmé que sa poudre pour bébés ne contenait pas d'amiante et ne causait pas de cancer.En mai dernier, le groupe a annoncé qu'il arrêtait de vendre cette poudre à base de talc aux États-Unis et au Canada, pays où les ventes ont reculé en raison de l'évolution des habitudes et d'une méfiance vis-à-vis du produit.Elle entend continuer à la vendre dans le reste du monde.
Réagissant à l'interpellation du PDG de Renault au Japon lundi, le chef de l'État a assuré que l'État veillerait "à la stabilité de l'alliance" entre Nissan et le groupe français.
L'homme d'affaires a été arrêté lundi 19 novembre à Tokyo, soupçonné d'avoir dissimulé au fisc japonais des revenus dans le cadre de ses activités pour Nissan, dont il est le président du conseil d'administration et l'ancien PDG. Carlos Ghosn dirige également le groupe Renault. À ce titre, l'État français, "en tant qu'actionnaire, sera extrêmement vigilant à la stabilité de l'alliance et du groupe", a déclaré Emmanuel Macron lundi, en marge d'une visite d'État en Belgique. "Il est trop tôt pour se prononcer sur la réalité des faits", a estimé le chef de l'État, interrogé au cours d'une conférence de presse à Bruxelles avec le Premier ministre belge Charles Michel. Il assure que l'exécutif œuvrera "à la stabilité nécessaire pour l'ensemble des salariés du groupe, auxquels je veux ici dire que l'État actionnaire assurera tout son soutien."Le dirigeant Carlos Ghosn, âgé de 64 ans, homme clé du partenariat Renault-Nissan-Mitsubishi et un des plus grands patrons d'industrie du monde, est accusé de malversations par la justice après une enquête interne de Nissan, qui veut le démettre de son poste au plus vite.
Le domicile de François de Rugy à Orvault (Loire-Atlantique) a été vandalisé par des militants communistes selon Presse Océan. L'ancien ministre profite de cet acte pour tacler Mediapart.
Pas un jour ne passe sans que François de Rugy ne se retrouve au milieu d'un scandale. Cette fois-ci, c'est lui qui se retrouve victime d'une vague de haine. Presse Océan rapporte que le domicile de l'ancien ministre de la Transition écologique et sociale a été vandalisé dans la journée du jeudi 18 juillet. Situé dans le quartier du Petit-Chantilly à Orvault (Loire-Atlantique), l'immeuble où se situe le logement a été tagué. Il est possible d'y lire « De Rugy escroc, on te fera payer ! »Cet acte de vandalisme n'a rien de nouveau dans la vie de l'homme politique. Ce logement nantais a déjà été dégradée à de nombreuses reprises par le passé. En décembre 2018, d'autres opposants avaient tagué des slogans antigouvernementaux sur les murs de sa résidence secondaire située sur l'île d'Ouessant. Un acte revendiqué par des militants communistesLes recherches pour retrouver les coupables de ces inscriptions n'auront pas duré bien longtemps. Les protagonistes avaient également dessiné une faucille et un marteau à côté du message. Il s'agit de l'œuvre du Parti communiste maoïste. L'organisation politique revendique d'ailleurs cette action. « Les parasites comme De Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l'argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus », s'insurge-t-elle dans un communiqué diffusé auprès de Presse Océan.François de Rugy a rapidement réagi à cet acte de vandalisme. A travers son compte Twitter, il a adressé un tacle subliminal à Mediapart, média auteur des révélations l'ayant poussé à démissionner de ses fonctions au gouvernement . « On commence par jeter quelqu'un en pâture en expliquant qu'il 'profite d'un logement social ' (mensonge dénoncé par Ouest France, L'Obs et Le Parisien). On se retrouve à faire de tous les habitants d'un immeuble les victimes d'une vindicte personnelle », affirme-t-il. La passe d'armes entre les deux ne devrait pas s'arrêter là. Lors de sa démission, l'ancien ministre a annoncé déposer plainte pour diffamation contre Mediapart.
Monter dans un camion est devenu plus difficile avec les restrictions de circulation, alors les mineurs non accompagnés sont de plus en plus nombreux à tenter de prendre la mer depuis la France pour rejoindre le Royaume-Uni.
"Nous observons un nombre croissant de jeunes gens traversant la Manche pour demander asile en Grande-Bretagne", souligne auprès de l'AFP Roger Gough, le chef du conseil du comté du Kent, région du sud-est de l'Angleterre où se trouve Douvres, principal port d'entrée depuis le continent.Tandis que son comté s'occupait de "230 à 250 jeunes" migrants il y a un an, "ce chiffre a presque doublé et il approche les 470", a comparé M. Gough, et "de nouvelles arrivées continuent tout le temps".Les tentatives de traversée de migrants depuis la France vers l'Angleterre se sont multipliées depuis fin 2018, malgré le danger lié à la densité du trafic, aux forts courants et à la faible température de l'eau. En 2019, 2.758 migrants ont ainsi été secourus par les autorités françaises et britanniques, soit quatre fois plus qu'en 2018, selon la préfecture maritime, côté français.La pandémie a renforcé cette tendance, la diminution du trafic de poids lourds poussant les migrants à tenter la traversée dans de petites embarcations."Nous avions l'habitude de voir ces jeunes passer dans des camions. C'était l'itinéraire typique", souligne M. Gough. Mais récemment "avec les mesures de confinement en Europe, la réduction du fret, ils rejoignent le pays en bateau".- Un millier depuis le confinement -Au moins un millier de migrants sont arrivés au Royaume-uni dans de petites embarcations depuis l'annonce du confinement, le 23 mars, selon un décompte de l'agence britannique PA, avec au moins 145 arrivées la journée du 8 mai.Depuis le début de l'année, 230 tentatives de traversées ont été recensées par les forces de l'ordre françaises, dont 79 en avril."Le facteur nouveau depuis le confinement, c'est la météo, beaucoup plus favorable aux traversées, avec des nuits calmes et un temps un peu brumeux. Du coup, le taux de réussite a augmenté, passant de 60 à 80% environ, ce qui attire aussi les migrants à Calais", dit à l'AFP François Guennoc, vice-président de l'Auberge des migrants.En outre, "avec le confinement, les plages étaient fermées et les migrants ont indirectement profité du fait que de nombreux riverains qui nous signalaient des tentatives de traversées ne pouvaient plus le faire", a indiqué une source policière française spécialiste des questions migratoires à Calais. Pour M. Gough, "les jeunes arrivant maintenant sont typiquement des garçons de 16 et 17 ans", la plupart iraniens, irakiens et afghans.Son comté a pour mission délicate de les accueillir en respectant les mesures de distanciation sociale pour éviter la transmission du Covid-19, ce qui ajoute une "pression financière", selon lui. Le comté, qui n'avait qu'un centre d'accueil pour migrants, en a désormais trois. Outre la charge de 469 mineurs, il a aussi la responsabilité de soutenir 932 jeunes migrants âgés de 18 à 25 ans qui ont quitté le système de prise en charge.Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère de l'Intérieur britannique s'est borné à assurer que "le gouvernement prend très au sérieux le bien-être des enfants non accompagnés et fournit un financement aux autorités locales, y compris le Kent".L'an dernier, la police a procédé à 418 arrestations pour des infractions liées à l'immigration et 111 passeurs ont été condamnés à des peines de prison. Depuis le début de l'année plus de dix passeurs ont été condamnés et emprisonnés.Pour dissuader les candidats à la traversée de la Manche, le Royaume-Uni travaille avec la France pour renvoyer davantage de migrants qui tentent la traversée.
Le confinement a entraîné une forte réduction de la pollution de l'air en France, notamment du dioxyde d'azote, mais moindre pour les particules fines, a indiqué lundi l'Ineris (Institut français de l'environnement industriel et des risques).
"Les concentrations des principaux polluants atmosphériques ont ainsi baissé dans les grandes villes françaises, dans des proportions moyennes de 49% pour le dioxyde d'azote (NO2)", polluant local essentiellement émis par le trafic routier, et de 10 à 12% pour les particules fines (PM10 et PM2,5), a indiqué l'Institut dans un communiqué.L'impact moindre sur le niveau des particules s'explique par la présence de sources d'émission non concernées par le confinement, chauffage résidentiel, agriculture, voire poussières naturelles.Pour évaluer cette "forte diminution des émissions de polluants atmosphériques, provenant notamment du trafic routier et des industries", l'Ineris s'est basé sur une simulation numérique, intégrant les données passées, et l'a comparé à des simulations corrigées pour intégrer les données d'observations des associations régionales (agréées par l'Etat) de surveillance de qualité de l'air dans les 100 plus grandes villes du pays.La baisse s'est en fait amorcée dès le 12 mars, cinq jours avant le début du confinement, "imputable à une première vague de mesures, dont la fermeture des écoles et l'encouragement au télétravail," relève l'Institut. Inversement, à partir du 11 mai, date de fin du déconfinement, "les deux courbes se rejoignent de nouveau, montrant l'impact immédiat, sur les niveaux de dioxyde d'azote, de la reprise des activités".Airparif, qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France, avait déjà annoncé la semaine dernière des baisses importantes de pollution de l'air dans la région pendant le confinement, avec des chutes pour le dioxyde d'azote de 20% à 35% selon les semaines et jusqu'à 50% en bordure des axes routiers et de 7% pour les particules.Outre ses aspects nocifs pour la santé humaine, la pollution de l'air est soupçonnée d'aggraver la sensibilité au coronavirus.
Les habitants de Carry-le-Rouet sont "dans l'angoisse", assure le maire de cette commune des Bouches-du-Rhône, déplorant au passage avoir été informé "par la presse" de l'arrivée de 200 rapatriés de Chine.
Après une douzaine d'heures de vol, environ 200 Français et quelques étrangers, rapatriés de Wuhan, en Chine, pour fuir le coronavirus, ont atterri vendredi 31 janvier sur la base militaire d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône, peu avant 12h30. Seule mesure sanitaire pendant le vol : les passagers - parmi lesquels trois journalistes de l'AFP, et dont aucun ne présente de symptôme de la maladie - se sont vus distribuer des masques chirurgicaux, à changer régulièrement. À leur arrivée, ces rapatriés, ont été accueillis sur le tarmac par la ministre de la santé Agnès Buzyn. À une dizaine de mètres d'eux, derrière un ruban, elle a assuré qu'elle aurait aimé leur serrer la main, mais que les circonstances l'en empêchaient."Nous nous sommes assurés que les conditions d'accueil à Wuhan... à Carry-le-Rouet, seront à la hauteur de votre soulagement", a déclaré la ministre, son lapsus suscitant quelques rires. "Tous les Français vous attendent (...) Reposez-vous, bon retour sur le sol français", leur a-t-elle lancé.Ces rapatriés vont être mis en quarantaine pendant 14 jours dans le centre de vacances le Club Vacanciel, entouré d'une grande pinède et situé dans une calanque accessible uniquement par une étroite impasse de la petite station balnéaire de 5.800 habitants, à une trentaine de kilomètres de Marseille. "La psychose""Le cahier des charges était assez clair, (il fallait) un lieu agréable" et "un endroit où il y avait suffisamment de place", a souligné jeudi lors d'une conférence de presse à Paris le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Selon lui, il n'était "pas question de mettre ces personnes dans des lieux de détention ou de soins alors qu'elles ne sont pas malades".Environ 80 réservistes sanitaires, "se relayant par équipes", seront mobilisés au sein du centre, "pour une durée de deux semaines renouvelable une fois", précise un arrêté publié dans la nuit. Pendant leur période d'isolement, les rapatriés vont faire l'objet d'une surveillance médicale pour s'assurer qu'ils ne sont pas contaminées par le virus. "On va leur demander de prendre leur température, d'avoir un masque".Pour autant, les habitants ne sont pas rassurés. Ils sont "dans l'angoisse, me disant : 'est-ce que c'est sûr qu'ils ne sont pas contaminés?'", a indiqué à l'AFP le maire, Jean Montagnac, qui assure recevoir de nombreux appels de gens lui demandant ce qu'il "compte faire". "C'est la psychose là. C'est comme quand on annonce la fermeture des industries pétrolières, tout le monde fait le plein. Là c'est pareil, les gens sont affolés", a-t-il insisté au micro de BFMTV.Il regrette par ailleurs d'avoir été "mis devant le fait accompli" et d'avoir été informé par "la presse" de l'arrivée de ces rapatriés, qui coïncide par ailleurs avec le week-end d'ouverture du mois des "oursinades" à Carry-le-Rouet, un événement qui attire tous les ans beaucoup de touristes. L'édile craint que ces derniers annulent leur venue, ce qui serait catastrophique. Un tiers de l'économie de Carry-le-Rouet repose en effet sur ce mois de "l'oursinade".Jean Montagnac se veut toutefois rassurant : "Je n'ai pas d'inquiétude car même s'il y avait quelqu'un qui soit contaminé et qu'on le sache pas, ils seront confinés dans un endroit inaccessible ou presque".
Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué "l'attaque à la bombe" ayant tué samedi un militaire français dans le nord-est du Mali.
Un militaire français a été tué lors d'une opération samedi matin au Mali, après "le déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", a indiqué dans l'après-midi l'Élysée dans un communiqué. La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence. Le chef de l'État a salué "le sacrifice" du militaire, et exprimé "ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel". Emmanuel Macron a salué par la suite sur Twitter "sa bravoure et à travers lui celle de nos militaires."L'armée de Terre a de son côté déploré sur Twitter la mort du soldat "particulièrement dynamique et entreprenant", qui s'était engagé en 2016 et avait été promu brigadier le 1er janvier 2019. Elle précise qu'il était âgé de 24 ans et qu'il était célibataire et sans enfant. L'explosion de l'engin artisanal, qui a tué le soldat français Ronan Pointeau, est survenue à 20 km d'Indelimane pendant une mission de sécurisation prévue de longue date, mais n'a "aucun lien" avec l'attaque de vendredi dans cette localité et revendiquée par le groupe État islamique samedi après-midi, a affirmé à l'AFP le porte-parole de l'état-major français, le colonel Frédéric Barbry. Quelques heures plus tard, Daech a néanmoins revendiqué l'attaque. "Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (...) près d'Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif", indique l'EI dans un communiqué signé "Province Afrique de l'Ouest", publié sur ses chaînes Telegram.La ministre française des Armées, Florence Parly, doit se rendre "très prochainement" au Mali. La France est engagée depuis 2014 dans l'opération Barkhane, qui vise à combattre les groupes djihadistes de cette région désertique qui s'étend au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad et en Mauritanie. Cette opération qui dure depuis plusieurs années a fait suite à l'intervention française au Mali (opération Serval) lancée en janvier 2013 pour soutenir les troupes maliennes qui faisaient face à une rébellion islamiste.
La maire PS de Lille a également fait part de ses réserves quant à la tenue de la Braderie annuelle en septembre.
"Ca me paraît difficile" qu'elle ait lieu "mais attendons de voir ce qu'il va se passer", a déclaré l'ancienne ministre Martine Aubry à propos de la mondialement connue Braderie de Lille, qui a lieu tous les ans dans la ville nordiste."On ne prend aucune inscription aujourd'hui. Pour les brocanteurs (c'est en juin). Pour les particuliers, c'est au mois de juillet. On verra où on en est", a ajouté Martine Aubry, qui a par ailleurs annoncé l'annulation de Lille Plage, programmée cet été.En 2016, la Braderie de Lille avait été annulée en raison de la menace terroriste après l'attentat du 14 juillet à Nice. C'était alors la première annulation de l'événement depuis 70 ans.La maire PS de Lille Martine Aubry a déclaré vendredi qu'elle "ne voyait pas" comment les écoles pourraient rouvrir le 11 mai comme l'a évoqué le président Emmanuel Macron lors de son allocution lundi. Par ailleurs, l'ancienne ministre s'est exprimée sur la réouverture des écoles le 11 mai, annoncée par le président de la République. "C'est la seule chose sur laquelle je prends position car je ne veux pas entrer dans la polémique aujourd'hui (...) Il faut se serrer les coudes dans ce drame", mais "je ne vois pas comment on peut rouvrir les écoles le 11 mai", a-t-elle expliqué."Nous voyons ce que nous faisons avec nos deux écoles" encore ouvertes "pour les enfants de soignants et les personnels de secours, on garde les distances, on leur lave les mains en permanence (...) ça s'est très bien passé, mais ils sont dix ou moins par classe", a-t-elle souligné.Alors que dans les classes normales, "nous avons 23, 24 enfants, parfois plus ou moins" et "nous ne voyons pas comment nous pouvons accueillir ces enfants dans la même classe en gardant les distances et les règles... donc nous sommes très dubitatifs", a-t-elle ajouté."Je dis simplement au gouvernement 'ce n'est pas possible de déconfiner les enfants'", a-t-elle encore insisté. "On ne sait pas faire dans les conditions actuelles" mais "on fera tout pour appliquer ce qu'on nous demande si on peut le faire", a-t-elle poursuivi.Paniers alimentairesMartine Aubry a enfinannoncé que la ville de Lille va distribuer gratuitement des paniers composés de denrées alimentaires deux fois par mois pendant le confinement à quelque 3.500 familles modestes.La ville a ainsi prévu de distribuer "un panier frais, un panier sec (huile, farine, pâte, riz...) et des produits laitiers" à ces familles, avec des quantités variables en fonction du nombre d'enfants, précisant avoir favorisé les producteurs locaux. "Nous avons passé toutes les commandes cette semaine, on va tout recevoir lundi, les paniers seront réalisés mardi et mercredi et la distribution aura lieu jeudi et vendredi", a-t-elle détaillé, ajoutant avoir fait appel à quelque 110 bénévoles. Cette opération, d'un coût de 246.000 euros, est financée par le Département à hauteur de 30%, a-t-elle encore précisé.
Le concert de Marc Lavoine a été le théâtre d'un accident, lundi 5 août. Le chanteur se produisait dans le cadre du festival "Viens dans mon île" ayant lieu sur l'île d'Yeu (Vendée) quand deux spectatrices ont été blessées, entraînant l'interruption du show.
Autour de 23h30, lundi soir, Marc Lavoine a dû mettre fin à sa performance de façon précipitée. "Un bloc son a basculé de scène, amorti dans sa chute par les barrières de sécurité", a écrit l'organisation du festival insulaire, dans un communiqué publié sur Twitter, le 6 août. "Cet événement a entraîné des blessures à deux spectatrices, immédiatement prises en charge par les médecins et les agents de sécurité présents sur place", est-il encore indiqué dans le document. Si aucune information n'a été donnée sur la nature des blessures entraînées, les deux festivalières sont aujourd'hui remises. "Après soins et examens, l'état de santé pour ces deux personnes est positif et rassurant", a rapporté le festival "Viens dans mon île" dans le même message.Quelques heures plus tard, un autre message a été publié sur le compte Twitter de l'événement indiquant que les victimes avaient pu "regagner leurs domiciles respectifs". Marc Lavoine, quant à lui, a adressé ses vœux de rétablissement aux spectatrices concernées. "Toutes mes plus tendres pensées vous accompagnent", a ajouté le crooner.
Dans le village de Trunyan à Bali, quand un habitant meurt, son corps est placé sous un grand banian et se décompose lentement à l'air libre, jusqu'à ce que seul son squelette soit visible.
Malgré la pandémie de coronavirus qui chamboule les traditions funéraires, les habitants de ce village indonésien ne sont pas prêts à changer leurs rites millénaires. A travers l'archipel d'Asie du Sud-Est, les cérémonies funéraires sont accélérées, le personnel doit porter des équipements de protection, et les embrassades avec les proches sont limitées pour cause de distanciation physique.Mais les autorités locales affirment que le village isolé du nord-est de Bali n'a pas été affecté par le virus qui a contaminé 8 millions de personnes dans le monde et fait plus de 435.000 victimes. "Les rites funéraires restent les mêmes mais nous devons maintenant porter des masques", explique Wayan Arjuna, le chef du village situé au bord d'un lac et surplombé par l'imposant volcan Batur. "Nous avons peur d'attraper le virus", mais les traditions ne changeront pas, confirme-t-il.Le site a cependant été temporairement fermé aux touristes par peur d'une contamination.A la différence du reste des Balinais, en majorité hindouistes et qui pratiquent la crémation, ou des autres indonésiens chrétiens et musulmans qui enterrent leurs morts, les habitants de Trunyan ont des rites funéraires spécifiques.Ils se réclament de l'hindouisme mais leurs croyances sont mêlées d'animisme et de traditions propres au village.En laissant les corps de leurs proches reposer à l'air libre pour qu'ils se décomposent naturellement, ils pensent garder les défunts plus proches d'eux."On se sent plus connectés à ceux que l'on a perdus", explique Wayan Arjuna. "Ainsi, quand ma grand-mère est morte, j'avais l'impression qu'elle était à côté de moi".- Une dépouille "endormie" -Le cimetière en plein air se trouve à un court trajet en bateau du village de Trunyan, proche du Mont Batur et d'un vaste temple hindou en roche volcanique.Onze cages de bambou abritent des dépouilles au pied d'un banian, un arbre dont l'odeur est censée dissimuler l'odeur de putréfaction des corps.Dans l'une des cages, une femme décédée récemment pourrait presque sembler endormie, mais son teint gris dément cette première impression.A côté, on peut voir un les os d'un pied dépasser des vêtements qui recouvrent encore un corps."Au début, j'avais un peu peur de travailler ici, mais ça fait si longtemps que je m'y suis habitué", confie Wayan Sukarmin, un guide qui accompagne depuis une vingtaine d'année les visiteurs. Quand une équipe de l'AFP s'est rendue sur place en février, des sandales en plastique, des paquets de cigarettes, des tubes de dentifrices et des ustensiles de cuisine, destinés aux morts, jonchaient le sol. Des paniers contenant de la monnaie doivent faciliter le passage vers l'au-delà des défunts. "Les gens d'ici ne prennent rien par ce que ça appartient aux morts, ce sont nos croyances", note le guide.- Traditions millénaires -Quand les cages sont pleines, les corps les plus anciens sont transportés vers un ossuaire. Et les crânes des défunts sont conservés ensuite sur un autel de pierre.Un autre cimetière attenant abrite les corps d'enfants et de célibataires, tandis qu'un troisième site est réservé à ceux qui ont succombé à une mort violente.Les Balinais des montagnes, ou Bali Aga, disent descendre de la population austronésienne indigène de l'île, avant l'introduction de l'hindouisme. Et le temple principal de leur village remonte au Xe siècle, selon des sources historiques.Mais l'origine de leurs rites funéraires est encore débattue.Selon une légende, c'est parce que les habitants se battaient pour le précieux banian que leurs chefs ont décidé de déposer les morts sous l'arbre, pour que l'odeur rende le site moins attrayant. Une autre légende affirme que ces rites sont destinés à éviter des crémations qui risqueraient de provoquer la colère du volcan.Quelle que soit leur origine, ces rites devraient encore perdurer longtemps. "Il est plus facile de prévenir les contaminations dans un endroit isolé", remarque Dewa Made Indra, qui dirige la lutte contre le virus à Bali. Et s'il y avait des cas "nous mettrions en place des procédures spéciales et je pense que les villageois comprendraient".
Selon Agnès Ogier, la porte-parole de la SNCF, interrogée par BFMTV, le lundi 6 janvier connaîtra "une amélioration significative" du trafic ferroviaire. En revanche, le trafic sera encore très perturbé sur le réseau RATP en dépit d'une petite amélioration.
Pour la 33ème journée de grève contre la réforme des retraites, la SNCF annonce, au travers de sa porte-parole Agnès Ogier, "une amélioration significative" du trafic lundi 6 janvier. Pour preuve : 8 TGV sur 10 circuleront. Les usagers pourront également compter sur 1 Transilien sur 2, 2 TER sur 3, 1 Intercités sur 3 et 8 Ouigo sur 10. "Certaines lignes qui étaient fermées depuis le 5 décembre seront rouvertes demain", a-t-elle annoncé dimanche 5 janvier sur BFMTV. La porte-parole invite néanmoins les usagers à vérifier que leur train circule bien avant de se rendre en gare. Si l'amélioration est générale, le trafic variera selon les régions. Par exemple, 98% des trains seront garantis sur l'axe Nord, avec notamment un trafic normal sur Paris - Lille. Quelque 87% des trains sont également confirmés sur l'axe Atlantique avec notamment 9 trains sur 10 sur la ligne Paris-Bordeaux et 8 trains sur 10 entre Paris et Nantes. Sur l'axe Est, 84 % des trains sont annoncés sur l'axe Est avec 9 trains sur 10 pour Paris - Strasbourg. La circulation sera moindre sur l'axe Sud-Est où 78% des trains circuleront. Le trafic Lyon - Paris et Marseille - Paris sera cependant quasi normal.Lundi 6 janvier, 3 800 trains devraient circuler, soit 50% de plus que la semaine dernière. En Île-de-France, les usagers pourront compter sur 1 RER A et 1 RER B sur 2 en moyenne aux heures de pointe. Du côté de la RATP, une légère amélioration n'empêchera pas le trafic de rester très perturbé. S'il sera normal sur les lignes 1 et 14 (avec des risques de saturation), les trams 1, 2, 5, 7 et 8, il restera très perturbé sur les autres lignes. Les bus, quant à eux, rouleront tout au long de la journée. Il y en aura en moyenne 3 sur 4, comme les Orlybus.
L'Express est parvenu à se procurer les documents traçant la nouvelle politique prônée par la Grande mosquée de Paris pour faire face à la radicalisation.
Ce sont des annonces majeures qui pourraient changer la vision de l'Islam en France. L'essayiste Mohamed Sifaoui confie à l'Express avoir eu accès à un document confidentiel que s'apprête à diffuser la Grande mosquée de Paris, mosquée mère des mosquées françaises : « les vingt recommandations pour traiter les menaces qui pèsent sur la société française et sur l'islam : prévenir la radicalisation ». Un texte d'une vingtaine de pages qui retrace en grande partie la pensée de Chems-Eddine Hafiz, le nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris. Il a pris la suite de Dalil Boubakeur le 11 janvier dernier. Des mesures qui font écho aux déclarations d'Emmanuel Macron sur le « séparatisme islamiste ». Accompagné de l'équivalent d'un conseil des sages regroupant entre autres le professeur en médecine Sadek Beloucif ou l'universitaire Ahmed Djebbar, Chems-Eddine Hafiz dresse un constat clair sur la situation actuelle en France. Cet ancien avocat estime que les musulmans du pays n'ont pas été « suffisamment audibles pour une partie de l'opinion publique » lorsqu'il s'agissait de condamner certains actes violents.Il n'épargne pas non plus les instances musulmanes qui, à ses yeux, ne sont pas parvenues à « mener à bien, sur le terrain et au quotidien, d'actions concrètes pour nous débarquer de façon catégorique des tenants de cet islamisme radical. »Désormais à la tête d'une institution importante, le recteur cherche selon l'Express à prôner un « vivre ensemble » pour faire face au « terrorisme islamiste » et à « l'islamisme radical » qui menacent la « sécurité » et la « stabilité » de la République.La « vocation de l'islam est de relier les gens entre eux, non pas de les séparer »L'Express rapporte que la volonté majeure de Chems-Eddine Hafiz est d'incarner un islam « conforme aux principes et aux lois de la République ». Il cherche notamment à s'inspirer du système contre la radicalisation mis en place en Algérie, son pays natal. En signe de cette nouvelle ligne directrice à respecter, le recteur aurait annoncé aux ministres des Cultes rattachés à la Grande mosquée de Paris que les imans ne se pliant pas aux nouvelles directives ne seraient pas conservés.Parmi les documents auxquels l'Express a eu accès, une lettre des imams de la mosquée de Paris interpelle leurs pairs et l'opinion publique sur la volonté d'instaurer « un pacte de confiance » entre la communauté musulmane et le reste des Français. Ce courrier rappelle que la « vocation de l'islam est de relier les gens entre eux, non pas de les séparer » et qu'il n'y a « aucune opposition et aucun antagonisme entre une croyance [l'islam] et une appartenance à une société [française] ».Parmi les principes majeurs mis en avant, cette lettre met de nouveau en garde les musulmans face à certains lieux de culte jugés dangereux et soupçonnés de devenir des endroits pouvant entraîner une radicalisation et désorienter le fidèle de « son objectif religieux et social ». Les imams insistent sur l'importance de la laïcité, un « dispositif protecteur pour les fidèles de toutes les religions ».Pour finir, la Grande mosquée de Paris revient sur ce qu'elle considère comme un principe essentiel : la liberté de conscience, une idée souvent dénoncée par les islamistes. L'Express affirme que Chems-Eddine Hafiz appelle au respect de la liberté d'expression également, faisant indirectement référence à l'affaire Mila, cette jeune étudiante réclamant le droit au blasphème et victime de menaces sur les réseaux sociaux. Une position qui s'oppose à celle d'Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman, qui avait déclaré que l'adolescente devait assumer ses propos.
Deux journalistes pakistanais ont été emprisonnés trois jours durant et torturés pour avoir montré une zone de quarantaine insalubre dans la province du Baloutchistan (Sud-Ouest), à la frontière avec l'Afghanistan, a dénoncé mardi Reporters sans frontières (RSF).
"L'administration (locale) n'a pas aimé notre couverture", où transparaissait le manque d'eau et d'autres services basiques du centre, a déclaré à l'AFP Saeed Ali Achakzai, qui après avoir été convoqué samedi avec un confrère par les forces de sécurité, s'est vu transféré à un autre groupe paramilitaire."Ils nous ont couvert les yeux (...) puis ils ont commencé à nous battre avec des bâtons et des câbles de fibre optique", a raconté ce journaliste de Samaa TV. "A un moment, j'ai pensé : +je ne vais pas m'en sortir. Ils vont me tuer+."Des photos transmises à l'AFP montrent les dos marqués de coups et de bleus des deux journalistes, libérés lundi soir après trois jours en "cellule d'isolement", selon M. Achakzai.Un autre lieu de quarantaine établi au Baloutchistan pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus avait déjà fait les gros titres en février pour son insalubrité. "Il est absolument inacceptable que des représentants des forces de sécurité commettent des actes de torture simplement parce qu'ils n'ont pas aimé ce que ces deux journalistes ont rapporté", s'est indigné Daniel Bastard, le responsable du bureau Asie-Pacifique de RSF.Interrogé par l'AFP, Ziaullah Langove, le ministre de l'Intérieur du Baloutchistan, s'est dit "désolé pour la torture subie". Une enquête a démarré et "trois responsables directement impliqués dans l'incident ont été suspendus", a-t-il ajouté.Sept journalistes ont été tués au Pakistan du fait de leur profession entre mai 2019 et avril dernier, selon le "Freedom Network", un groupe défendant la liberté de la presse qui dénonce une "escalade inquiétante du climat d'intimidation et de harcèlement" dans le pays.Le corps d'un journaliste pakistanais, Sajid Hussain, a été retrouvé fin avril en Suède, pays qui lui avait accordé l'asile et dont la police n'a pas complètement écarté la piste criminelle.Originaire du Baloutchistan, la province pakistanaise la plus instable, M. Hussain était un journaliste reconnu dont le travail se concentrait sur le trafic de drogue, les disparitions forcées et l'insurrection de la région.Selon RSF, l'Inter-Services Intelligence (ISI), agence de renseignement militaire pakistanaise, serait en possession d'une liste des journalistes exilés sous surveillance.
Selon Le Parisien, plusieurs lots de masques chirurgicaux, qui protègent les malades du Covid-19, arrivés mardi en pharmacie, auraient comme date de péremption... fin mars.
Faut-il s'inquiéter ? Pour le quotidien, pas de panique. Il reste du temps pour les utiliser et ils ne sont pas moins protecteurs.Un pharmacien parisien n'en revient pas. Les boîtes de 50 masques chirurgicaux qu'il vient de recevoir, fabriqués le 25 mars 2015, sont à utiliser avant fin mars. "Ils auraient quand même pu nous donner des masques qui se périment plus tard", déplore-t-il au quotidien Le Parisien. "On aurait dû avoir davantage d'explications, là je suis dans l'incertitude", ajoute-t-il. La péremption concerne plutôt l'élastique, qui risque de casser, que la qualité de protection du masque. Mais le Conseil de l'ordre des pharmaciens, contacté par le journal, assume et rassure : "La date de péremption de mars 2020 ne signifie pas que les masques ne sont pas utilisables au cours des prochains jours. Nous savons très bien que, vu la forte demande, ces masques distribués gratuitement aux médecins qui le souhaitent vont trouver preneur dans les prochains jours".De plus, "la cellule de crise du ministère de la Santé nous a clairement demandé de distribuer ces stocks, même s'ils ont une péremption proche, sinon nous aurions dû les jeter à la poubelle", rajoute Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil de l'ordre des pharmaciens.Gaspillage évitéCes stocks font partie des 15 millions de masques qui doivent être distribués dans toutes les pharmacies. Une première vague d'approvisionnement a lieu cette semaine avant une deuxième vague dans les régions les plus touchées, puis une troisième en fonction de l'évolution de l'épidémie.La Direction générale de la santé invite "chaque professionnel de santé (médecin généraliste, médecin spécialiste, infirmier diplômé d'État, sage-femme, chirurgien-dentiste) à se présenter à son officine de proximité afin de retirer une boîte de 50 masques". Un docteur juge que "50 masques par médecin ce n'est pas beaucoup, cela permet juste de traiter 25 patients, car il faut compter un masque pour le médecin et un pour le patient. Il en faudra d'autres si la crise continue". Sans nul doute, les masques périmés fin mars auront d'ici là tous été utilisés.
Dans les colonnes du Journal du Dimanche, l'élu du Val-d'Oise déplore que "l'ouverture" du parti ne se soit "faite que vers la droite".
Nouvelle défection à La République en marche. Le député Aurélien Taché, un des "marcheurs" historiques, annonce le 17 mai dans Le Journal du Dimanche qu'il quitte le parti présidentiel. "En 2017, j'ai quitté le Parti socialiste parce qu'il n'était pas capable de dépasser ses frontières. Aujourd'hui, je quitte LREM exactement pour les mêmes raisons", déclare l'élu du Val d'Oise, déplorant que le mouvement fondé en avril 2016 "n'ait pas été capable de construire un corpus idéologique, de trouver des convergences avec d'autres partis ou des alliés au sein de la société". Ancien collaborateur ministériel de Sylvia Pinel puis d'Emmanuel Cosse au Logement sous le précédent quinquennat, M. Taché s'est fait remarquer par sa voix singulière au sein de la majorité, souvent marquée par ses convictions de gauche. Issu d'un milieu populaire, diplômé sur le tard, il avait rejoint les équipes de campagne d'Emmanuel Macron dès 2016, séduit par "la promesse d'émancipation" portée par le candidat.Aujourd'hui, il estime que "l'ouverture ne s'est faite que vers la droite" et "les conservateurs sont aussi dans la majorité". "On l'a vu sur la question de l'accueil des réfugiés, qui reste pour moi une grande déception. Même chose sur les libertés : comment un mouvement progressiste peut-il voter la loi anti-casseurs", s'interroge celui qui fut rapporteur sur le volet "intégration" de la loi asile-immigration. M. Taché regrette également l'isolement du parti qui "n'a eu de cesse de répéter qu'il n'y avait point de salut en dehors (de lui), de refuser de voter tout ce qui venait des oppositions"."Je ne sera pas dans l'opposition"Affirmant vouloir "porter les aspirations populaires écologiques et de solidarité", M. Taché a précisé qu'il quitterait "très certainement le groupe" parlementaire. Mais il ne confirme pas vouloir rejoindre le groupe en gestation à l'Assemblée, dont la création pourrait être annoncée la semaine prochaine autour de députés dont certains ont déjà claqué la porte de LREM."Je ne serai pas dans l'opposition", assure toutefois M. Taché. "S'il faut choisir, je serai dans la majorité car je veux être constructif et obtenir des résultats pour les Français", insiste-t-il.Son départ annoncé du groupe fait tomber l'effectif total à 295, contre 314 en juin 2017. Et LREM pourrait bien perdre la majorité absolue (289 sièges) si certains de ses membres rejoignaient effectivement le potentiel 9e groupe au Palais-Bourbon.
Selon un rapport de l'OCDE publié jeudi, si le système de soins en France est bon, les Français fument trop, boivent trop et consomment toujours trop d'antibiotiques.
La France a un bon système de santé, marqué notamment par la "grande qualité" des soins délivrés par les hôpitaux. Toutefois, les Français cumulent toujours des modes de vie malsains, indique jeudi 7 novembre, le panorama de la Santé 2019 publié par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Un adulte sur quatre (25,4 %) fume quotidiennement, soit le quatrième taux le plus élevé de l'OCDE, tandis que la consommation d'alcool en France est la troisième plus élevée de la zone. "Plus de 75.000 personnes sont décédées en France en 2015 de causes de mortalité évitables grâce à la prévention, comme le cancer du poumon ou les causes imputables à l'alcool", souligne le rapport de l'OCDE. Tabac : des prix dissuasifs suffisent-ils à provoquer une baisse du tabagisme ?par franceinfoPar ailleurs, "les prescriptions d'antibiotiques dans le secteur des soins primaires sont environ 25 % plus élevées que la moyenne de l'OCDE", alors que la surconsommation de ces produits les rend moins efficaces. "Des soins de grande qualité" dans les hôpitauxLes dépenses de santé "représentent un peu plus de 11 % du PIB" en France, "une des proportions les plus élevées" des 36 pays de l'Organisation pour la coopération et le développement économique. Ce qui contribue à de "bons résultats" sur le plan sanitaire, avec une espérance de vie de 82,6 ans, "supérieure de deux ans à la moyenne", selon le rapport. Les hôpitaux fournissent ainsi "des soins de grande qualité", en témoigne par exemple le taux de mortalité dans les 30 jours suivant une crise cardiaque, le 6e "le plus bas" de l'OCDE. Et "l'accès aux soins est un point fort" de l'Hexagone : le reste à charge (frais directement payés par les patients après remboursements) y représente "seulement" 2% de la consommation finale des ménages, comme en Slovénie et au Luxembourg, en tête du classement.Mais "il existe des préoccupations quant à un accès limité aux médecins dans les zones sous-dotées". Une situation qui pourrait aggraver, notamment pour les généralistes, les futurs départs en retraite liés au vieillissement de la profession, relève l'OCDE. Dans ce contexte, "de nouveaux rôles de soutien pour les infirmiers, les pharmaciens et autres professionnels peuvent réduire la charge de travail des médecins (...) sans compromettre la qualité de soins".