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La Catalogne a poursuivi jeudi une campagne intensive de dépistage du coronavirus, parfois en porte-à-porte, dans trois villes afin de freiner la hausse des contagions qui menace cette région du nord-est de l'Espagne, une des plus touchées par la pandémie.
| Une centaine de personnes se pressaient jeudi devant un centre médical d'urgence mis en place à Ripollet, au nord de Barcelone, pour se faire dépister gratuitement du Covid-19."Je vais bien, mais c'est une question de responsabilité, car tu ne sais pas si tu l'as ou non", a expliqué Paquita Can, une retraitée de 74 ans, à l'AFPTV.Dans certains quartiers de cette ville de 40.000 habitants, les dépistages se font en porte-à-porte, "basés sur la géolocalisation de cas", a annoncé mercredi la région dans un communiqué. L'objectif de la campagne qui a démarré mardi "est d'identifier les patients asymptomatiques", qui représentent près de 60% des cas en Espagne, et "qui peuvent causer la transmission de la maladie", a expliqué Anna Aran, responsable du programme à l'autorité de santé régionale.La même stratégie a été déployée dans deux villes proches, Sabadell et Terrassa, où "le taux de contagion de coronavirus a augmenté", a précisé le gouvernement local.Devant la tente gonflable jaune du centre d'urgence de Ripollet, Tatiana Palomares, 27 ans, était venue avec une bonne partie de sa famille. "Nous devons sortir de Catalogne pour rendre visite à des personnes âgées (...) si le test est positif, alors, on ne bougera pas d'ici", a-t-elle raconté.La Catalogne connaît depuis plusieurs semaines un regain de contagions qui a conduit les autorités régionales à reconfiner certaines zones et à renforcer des mesures sanitaires.Plusieurs pays européens comme la France et la Belgique ont déconseillé de voyager dans cette région qui compte près d'un tiers (27%) des plus de 300.000 cas recensés jusqu'à mercredi par le ministère de la Santé.
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Une chaîne de restauration japonaise se lance dans un pari commercial a priori osé: vendre du curry... en Inde.
| Coco Ichibanya, qui se décrit comme la plus grande chaîne de curry japonaise avec 1.400 établissements dans le monde, vise la classe moyenne du deuxième pays le plus peuplé du monde et son appétit croissant pour les restaurants étrangers.Reste à voir si son curry, une sauce brune épaisse avec du riz blanc, convaincra des clients accoutumés aux variétés locales rodées au fil des siècles."Nous ne sommes pas là pour concurrencer les curries indiens", assure à l'AFP le directeur adjoint d'Ichibanya pour l'Inde, Devesh Srivastava."Nous avons un savoureux curry japonais qui est un peu différent de l'indien", ajoute-t-il, "la réponse est plutôt bonne jusqu'à présent. Les gens reviennent".- Curry végétarien -Pour satisfaire les goûts et prescriptions religieuses dans le pays, la viande de boeuf ou de porc ne figure pas au menu. Les garnitures proposées avec le riz comprennent du poulet ou des fruits de mer et, pour les versions végétariennes, des aubergines ou du "panir" --fromage de lait de bufflonne.Le curry, apparu il y a des milliers d'années dans le sous-continent indien, a été introduit au Japon par des marins et voyageurs vers la fin du XIXe siècle et y est devenu un plat apprécié.L'Inde avec son 1,3 milliard d'habitants devient un marché qui intéresse de plus en plus les chaînes de vente au détail et restaurants étrangers, en particulier des compagnies japonaises qui veulent se développer à l'étranger alors que la démographie est en berne dans leur pays.Ichibanya compte réitérer en Inde le succès rencontré dans un autre pays amateur de curry, la Thaïlande, où il a 29 établissements."Il y aura beaucoup d'intérêt au départ mais le succès dépendra du retour des clients", note pour l'AFP la nutritionniste Kavita Devgan. "Si le curry plaît aux palais indiens et ne paraît pas trop différent, il y a une chance".Malgré le coronavirus qui frappe durement l'économie et incite chacun à manger chez soi, la chaîne japonaise a ouvert en août son premier restaurant en Inde à Gurgaon, banlieue de New Delhi, piquant la curiosité des habitants.Des clients expliquent avoir apprécié le goût de la sauce japonaise qui contraste avec les variétés indiennes habituelles chargées d'oignon, tomate et épices locaux."Le curry avait un goût spécial", décrit à l'AFP Amitava Sen. "Un goût très addictif", ajoute un autre client, Aakash Nakra.
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L'enquête interne concernant le décès d'une patiente de 55 ans aux urgences de l'hôpital Lariboisière, en décembre à Paris, met en évidence plusieurs "dysfonctionnements" et un manque de moyens. Une dizaine de recommandations sont formulées par les auteurs du rapport.
| Le service était débordé et manquait de personnel. Les conclusions de l'enquête interne sur le décès inexpliqué en décembre d'une patiente aux urgences de l'hôpital Lariboisière sont formelles. Le fait que la femme de 55 ans ait été retrouvée morte près de douze heures après son admission est lié à une "série de dysfonctionnements" dans sa prise en charge, mais aussi à un contexte plus général de manque de moyens, selon ce rapport dévoilé lundi 14 janvier.Commandée par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France, l'enquête administrative ne précise pas les causes du décès. Celles-ci, encore inconnues, doivent être établies par l'enquête judiciaire.Une activité supérieure à la moyenneSelon le rapport, l'admission de la patiente le 17 décembre à 18h40 a été "conformes aux procédures du services et aux recommandations nationales". Installée sur un brancard, la patiente est vue par une infirmière à 19h00 et avant 21h00. Mais entre 21h00 et minuit, aucune réévaluation de son état n'est effectuée.C'est à cette heure qu'elle a été appelée pour la première fois, plus de cinq heures après son inscription. Il s'agissait alors de l'installer dans un box d'examen. "Deux appels (...) n'ont pas abouti à l'identification de la patiente dans une salle d'attente surchargée", notent les auteurs du rapport, la patiente n'ayant pas répondu, peut-être en raison de son nom erroné. Elle a été considérée comme sortie "sans vérification des bracelets des malades en attente"."Ces écarts aux bonnes pratiques ont eu lieu dans un contexte où l'activité", avec 249 passages, "était supérieure à la moyenne", de 230 passages par jour environ à Lariboisière, note l'AP-HP dans un communiqué. Les effectifs paramédicaux étaient au complet ce soir-là, mais l'absence d'un médecin en journée a entraîné "une surcharge sur l'activité de garde".Plus généralement, "le ratio des effectifs médicaux (...) au regard de l'activité, est inférieur à celui des autres urgences de l'AP-HP", alors même que les urgences de Lariboisière sont les plus fréquentées de la région parisienne, avec plus de 85.000 passages par an. En outre, l'établissement du Xe arrondissement accueille de nombreux patients précaires "avec ou sans pathologie" qui alourdissent la charge de travail des paramédicaux, relèvent les auteurs du rapport. Autre problème : la "surface" et le nombre de boxes d'examen insuffisants contribuent à l'engorgement du service.Des problèmes identifiés dans "tous les services d'urgences de France"Les auteurs du rapport formulent une dizaine de recommandations pour Lariboisière, qui en a déjà appliqué certaines, en affectant par exemple un aide-soignant à la surveillance des patients en salle d'attente la nuit, ou en testant l'intervention du Samu social "deux à trois nuits par semaine" pour trouver un hébergement aux personnes dans le besoin.Aussi, ils appellent à une "réflexion nationale sur la définition de normes relatives aux moyens nécessaires" dans les services d'urgences et à une "vigilance" accrue sur la "surveillance" des patients. Pour le Dr Pierre Charestan, qui a codirigé l'enquête, la "problématique" posée par ce décès "se retrouve dans tous les services d'urgences de France". En décembre, le premier syndicat de l'AP-HP, l'Usap-CGT, avait rappelé que les urgences de Lariboisière étaient "fréquemment en saturation", dénonçant un "manque de lits et de moyens". Une alerte avait également été lancée par l'Association des médecins urgentistes de France.
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Météo France maintient sa vigilance dans le département, ravagé par les inondations, pour toute la journée du mardi 16 octobre.
| Au réveil mardi, la pluie continuait de tomber sur la région de Carcassonne, endeuillée par des crues meurtrières. L'ensemble du département de l'Aude reste en vigilance rouge aux pluies et inondations jusqu'à mercredi matin, indiquait Météo France dans son bulletin de 6 heures mardi. Dans les villes et villages sinistrés, la nuit de lundi à mardi a été plus calme que la précédente mais le niveau de l'eau est parfois remonté, après des inondations record qui ont fait au moins 11 morts. En quelques heures, il est tombé l'équivalent de trois mois de pluie. À Trèbes, Coursan, Villardonnel ou Villegailhenc, les précipitations ont provoqué des torrents de boue dans les rues. Des rivières sont sorties de leur lit, emportant avec elles des voitures, des pans entiers de bitumes et même un pont. Les établissements scolaires restent fermés et les transports scolaires suspendus dans tout le département de l'Aude. Lundi soir, plus de 1.500 foyers étaient encore privés d'électricité.
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Le Brésil est devenu vendredi le 2e pays au monde où le coronavirus tue le plus, derrière les Etats-Unis, en dépassant le Royaume-Uni dans le décompte macabre des victimes de la pandémie, avec 41.828 morts.
| Le ministère de la Santé a fait état en soirée de 909 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures dans le plus grand pays d'Amérique latine, où la pandémie est loin d'être contrôlée.Ce pays-continent de 212 millions d'habitants est aussi le 2e pour le nombre de contaminations derrière les Etats-Unis, avec 828.810 cas, selon les données officielles.Ces chiffres, estime la communauté scientifique, pourraient être 10 voire 15 fois plus élevés en réalité, le pays ne testant que très peu sa population.Calculé en morts par million d'habitants, le Brésil toutefois enregistre 199 décès, largement inférieur à celui de 344 des Etats-Unis ou 611 du Royaume-Uni.L'Etat de Sao Paulo et ses 46 millions d'habitants reste de loin le plus touché, avec un quart des morts de tout le pays (10.368) et 167.900 contaminations confirmées.Vient ensuite celui de Rio de Janeiro, avec 7.417 décès et près de 78.000 cas de contamination.L'Etat de Sao Paulo comme celui de Rio ont pourtant entamé ces derniers jours la reprise de l'activité économique, avec l'ouverture de nombreux magasins.Le Royaume-Uni avait enregistré vendredi soir 41.481 morts du Covid-19, apparu en Chine à la fin de l'an dernier.- "Situation inquiétante" -Trois mois et demi après le premier cas de contamination, le 26 février, à Sao Paulo, les contamination progressent de manière inquiétante: près de 26.000 supplémentaires au cours des dernières 24 heures, selon le ministère de la Santé.De plus, après avoir touché de plein fouet les plus grandes métropoles, la pandémie gagne désormais inexorablement l'intérieur de cet immense pays, mettant à mal les systèmes de santé dans les villes moyennes et petites."La situation du Brésil est inquiétante, l'ensemble des Etats sont affectés", a déclaré vendredi Mike Ryan, le directeur des questions d'urgence sanitaire à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d'une conférence de presse en visioconférence.Au Brésil "le système de santé n'est pas totalement saturé, mais dans certaines régions il y a une forte pression sur l'occupation des lits de soins intensifs", a-t-il ajouté.Ces propos répondaient à une initiative du président Jair Bolsonaro fustigée comme irresponsable par de nombreux internautes brésiliens."Ce serait bien que vous alliez dans un hôpital près de chez vous (...) et trouviez un moyen d'entrer pour filmer", avait lancé le chef de l'Etat lors de sa transmission hebdomadaire jeudi soir sur Facebook."Beaucoup de gens le font déjà, mais il en faudrait plus, pour montrer si les lits sont occupés ou non", a-t-il poursuivi."D'après mes informations, je me trompe peut-être, mais pratiquement personne n'a perdu la vie par manque de respirateur ou de lit en soins intensifs", a affirmé le président d'extrême droite.Pourtant, des soignants ont fait état auprès de la presse brésilienne de l'obligation douloureuse dans laquelle ils se sont trouvés de faire un choix entre patients par manque de respirateurs.- "Envahir des hôpitaux" -Depuis le début de la pandémie, des responsables sanitaires ont évoqué par moments une occupation de plus de 95% des lits en soins intensifs dans de nombreux Etats, même si ce taux a baissé ces derniers jours à Rio de Janeiro et Sao Paulo."Si Bolsonaro était à la hauteur de sa fonction (...), il saurait qu'il n'a pas besoin d'envoyer des gens envahir des hôpitaux. (...) S'il veut visiter nos hôpitaux, je lui montre moi-même", a réagi sur Twitter Flavio Dino, gouverneur de l'Etat du Maranhao (nord-est).Le président -- qui a minimisé la crise sanitaire et est farouchement hostile au confinement -- ne s'est jamais rendu auprès de malades ou de soignants dans les hôpitaux.Il n'a, de même, pas exprimé d'empathie pour les dizaines de milliers de morts, leurs familles, ou le personnel soignant mis à très rude épreuve depuis des semaines.
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La scène était presque intime, gênante. En tout cas, elle était probablement inédite : deux cadres de partis politiques qui discutent d'une alliance, en direct à la radio.
| Les politiciens préfèrent généralement être à l'abri des regards et des oreilles, au moment de nouer des ententes. C'est pourtant au vu et au su de tous les auditeurs et les téléspectateurs de France Info que Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot ont discuté de l'élection présidentielle de 2017.Le président de Debout la France était l'invité de la radio samedi 3 septembre, en pleine rentrée politique, alors qu'il organise une réunion publique dimanche à Aubervilliers. Au cours de l'émission, le journaliste évoque un "coup de fil à un auditeur surprise" : le vice-président du Front national, Florian Philippot, qui entre tout de suite dans le vif du sujet. "Je respecte parfaitement votre candidature, que je trouve parfaitement légitime. Vous savez que nos adversaires, qui sont quand même aussi des adversaires de la France [...], savent s'unir". C'est pourquoi, il lui demande de penser "dès maintenant au second tour", et même "aux élections législatives", car "il faut que nous ayons cette responsabilité, devant la France et les Français, d'unir les patriotes." Florian Philippot met ainsi son interlocuteur au pied du mur : "quelle sera la position de M. Dupont-Aignan lors du second tour de l'élection présidentielle ?" demande-t-il, avant de marteler que "l'union des patriotes" est "vitale".Des arguments qui n'ont pas l'air de convaincre Nicolas Dupont-Aignan, qui avait déjà refusé une alliance avec le parti d'extrême-droite en décembre 2015. "Ne faites pas comme les autres partis politiques, laissez le premier tour se dérouler", répond le président de Debout la France. Puis, il évoque le "Front national et ses ambiguïtés, ses difficultés, son programme qui n'est pas assez sérieux", ainsi que les "millions de Français qui veulent un autre choix"... qu'il veut incarner, bien entendu. Enfin, comme à son habitude, il provoque Florian Philippot, en lui demandant ce qu'il fera si c'est lui qui est en tête à la présidentielle, et Marine Le Pen qui ne se qualifie pas. Ce à quoi répond le vice-président du FN : " Si, monsieur Dupont-Aignan, vous êtes au second tour de l'élection présidentielle et que bien sûr Marine Le Pen n'y est pas, je vous le dis tout de suite : je vous soutiens et nous appellerons à voter pour vous."La discussion s'arrête ensuite rapidement, coupée par le journaliste. L'accord ne sera pas trouvé ce jour-là. Et ce n'est pas une surprise. Nicolas Dupont-Aignan n'aime pas ces propositions par médias interposés. "Ces appels publics n'ont aucun sens, ils sont plus dans un jeu interne du FN que destinés à nous. S'ils nous étaient destinés, ils ne se feraient pas comme ça. Les pressions médiatico-politiques, ça n'apporte rien, ça ne construit rien, et d'ailleurs ça n'a pas vocation à construire quoi que ce soit", avait-il déclaré, après un appel à l'alliance, toujours de Florian Philippot.
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POLITIQUE. Selon L'Express, le chef de l'État s'est livré lundi 4 décembre devant les députés de la commission des Affaires culturelles à un procès très sévère de l'audiovisuel public français.
| Mauvaise gestion, gaspillage, médiocrité des programmes et des contenus, relations malsaines entre l'audiovisuel et ses partenaires... Emmanuel Macron ne se serait pas montré très tendre envers l'audiovisuel public français, rapporte mardi 5 décembre L'Express. Devant quelque 70 députés de la Commission des Affaires Culturelles et de l'Éducation qu'il a reçu à l'Élysée lundi 4 décembre, le chef de l'État aurait en effet "livré un procès très sévère des entreprises de ce secteur". Il aurait notamment qualifié l'audiovisuel public de "honte de la République".Le président de la République aurait notamment déploré que les journalistes, ceux de l'audiovisuel comme les autres, n'aient "pas fait le travail d'éthique nécessaire sur le sujet" des fake news et condamné le mode de nomination des présidents des entreprises de ce secteur par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Néanmoins, il aurait souligné en début d'intervention que la situation de l'audiovisuel ne pouvait se résumer ni à une question de personnes, ni à une question d'économies.POLÉMIQUECette petite phrase a déclenché une polémique. Les députées communistes Elsa Faucillon et Marie-George Buffet ont notamment dénoncé dans un communiqué des "propos indignes" émanant selon elles d'un président devenu "désormais ennemi de l'audiovisuel public". La CGT de France Télévisions, premier syndicat du groupe, y a aussi vu "une honte" et "une insulte pour les personnels, les téléspectateurs et les programmes de l'audiovisuel public". Des journalistes de Radio France s'en sont également émus sur Twitter.DÉMENTI DE L'ÉLYSÉEL'Élysée a par la suite démenti "formellement la phrase rapportée par l'Express". L'entourage du chef de l'État s'est par ailleurs refusé "à tout commentaire s'agissant d'un échange qui n'avait pas vocation à être public".Des élus La République en Marche (LREM) ont toutefois reconnu, à l'instar du chef de file LREM de la commission, Gabriel Attal, que le président avait fait "un constat sévère" sur "la gouvernance" de l'audiovisuel public. Ce constat ne concernait "pas le personnel" mais portait sur "l'adaptation à la transition numérique, le renforcement des synergies, la production de contenus sur internet, la lutte contre la désinformation, le renforcement de l'accès à l'éducation et à la culture", selon lui."Quelqu'un cherche à créer des polémiques, je ne sais pas qui ou pourquoi", a déclaré Aurore Bergé, une porte-parole du groupe LREM, démentant aussi "catégoriquement" auprès de l'AFP les propos attribués au président. Lors d'un discours de plus d'une heure consacré aux différents sujets de la commission, dont l'Éducation et la Culture, le chef de l'État "a demandé aux parlementaires de s'emparer de la réforme de l'audiovisuel public", selon elle. Il a notamment estimé que l'audiovisuel devait "investir davantage à destination de ceux qui sont éloignés de la culture", plaidant pour une réforme des contenus.Il a fait un "bilan sur les chaînes publiques avec une volonté évidente de changer les choses", selon la députée LREM de l'Eure Claire O'Petit. "Un ton très ferme, oui, une volonté certaine, oui, mais 'la honte de la République', non", a-t-elle affirmé, jugeant que "certains députés veulent faire le buzz".
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Un homme de 32 ans est mort, à Pau, après avoir été roué de coups par une bande d'adolescents.
| Une véritable mise à mort. Un Burkinabé de 32 ans est décédé après avoir été pris à partie, vendredi 18 mai à Pau (Pyrénées-Atlantiques), par une douzaine d'adolescents qui l'ont roué de coups en pleine rue, rapporte Sud Ouest. Les secours arrivés sur place rapidement n'ont pas pu le réanimer. Vendredi soir, vers 19 heures, une rixe éclate entre un homme de 32 ans et une bande d'adolescents dans le quartier de Saragosse, où résidait la victime. Selon le parquet, les mineurs auraient frappé le jeune homme à l'aide d'une chaise et de barres de plexiglas. Selon Sud Ouest, "quatre des auteurs auraient continué à lui porter des coups, puis un seul aurait administré le dernier", alors que l'homme s'était déjà écroulé au sol."L'homme est décédé vendredi en pleine rue d'un quartier de Pau à la suite d'une rixe collective dirigée contre lui", a indiqué la procureure de la République de Pau, Cécile Gensac. "Une enquête de flagrance a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances exactes de la mort. Une autopsie du corps de la victime aura lieu à l'institut médico-légal de Toulouse", a-t-elle ajouté. Des témoins, qui avaient alerté les secours, ont été entendus par la police, a précisé la magistrate.
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Un élevage de 185.000 poules est soupçonné d'être à l'origine de cas de cancers dans le Tarn, rapporte La Dépêche. Les habitants se plaignent notamment des odeurs et émanations dudit élevage.
| Ils ne décolèrent pas dans le village de Lescout, près de Castres dans le Tarn. L'objet du courroux ? Une ferme de ponte d'œufs de 185.000 poules installée en bordure du village. Les habitants, parents d'élèves et voisins, se plaignent notamment des odeurs et émanations qui proviennent de cette ferme, explique La Dépêche. Ils ont surtout constaté que depuis une quinzaine d'années, un nombre important de cas de cancers a été contracté autour de cet élevage. Alors, pour éteindre quelque peu la polémique, le maire du village a organisé une réunion publique en présence des services de l'État, sur l'initiative du sous-préfet.Dans une ambiance tendue, la réunion a semble-t-il apporté des éclaircissements chez les parents qui ont dit "avoir appris des choses importantes", note La Dépêche. L'Agence régionale de santé (ARS) était notamment présente et s'est saisie du dossier concernant les cas de cancers. "Depuis 2006 nous n'avions reçu aucune plainte. Depuis les derniers courriers de ce début d'année, nous avons essayé de rendre objectifs les propos du maire qui présente une liste de 78 cas de cancers dont 42 personnes décédées en 15 ans dans un rayon d'1,5 km autour de l'élevage. Nous nous sommes rapprochés des médecins traitants et avons croisé les données du registre du cancer du Tarn", a précisé son représentant.Air irrespirable, yeux et gorge qui piquentLes résultats eux, devraient être connus sous deux mois. Au centre des attentions, la question des odeurs. Une mère de famille explique que le premier expert nommé s'était montré "alarmiste" alors que les dernières analyses publiées montrent des /ITALIC]"résultats de NH3 proches de zéro". Qui croire ? Qu'en est-il des sulfures, dioxyde d'azote, poussières ...etc. "Et en attendant d'éventuelles analyses, que fait-on de nos enfants ?", déplore la mère de famille. Alors pourquoi les parents sont-ils autant inquiets ? En grande partie parce que l'école se trouve juste à côté de l'exploitation. Pour les autorités, le contrôle de l'élevage a bien été réalisé "dans un cadre vétérinaire" afin de s'assurer des bonnes conditions d'élevages des poules. En attendant, les habitants n'ont qu'une idée en tête : savoir ce qu'ils respirent et pourquoi cela pique les yeux et la gorge.
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Le DJ Erick Morillo, créateur du tube "I Like to Move It", a été retrouvé mort chez lui mardi à Miami Beach en Floride, quelques jours avant une audience dans une affaire d'agression sexuelle.
| Les policiers qui se sont rendus sur place n'ont pas relevé d'indices pouvant laisser penser à une mort violente, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police de Miami Beach au sujet de cet homme de 49 ans.Il a néanmoins précisé qu'il appartiendrait à l'institut médico-légal de procéder à une autopsie et d'en tirer toutes les conclusions.Né à New York et élevé une partie de son enfance en Colombie, Erick Morillo s'était fait connaître sous le pseudonyme Reel 2 Real, qu'il a utilisé pour créer le morceau "I Like to Move It" en 1993.Bien qu'à l'origine de la chanson, il ne fait que de très brèves apparitions dans la vidéo, laissant le champ libre au chanteur trinidadien Mark Quashie, dit The Mad Stuntman.En parfaite adéquation avec la vague Eurodance, marquée par des tubes comme "No Limit" (2 Unlimited) ou "Everybody Everybody" (Black Box), le titre a connu une belle carrière en Europe.Il a notamment été numéro un en France et aux Pays-Bas. Le tube a, plus tard, été réintroduit auprès d'une nouvelle génération dans la bande originale du film animé "Madagascar", du studio DreamWorks.Après la dissolution de Reel 2 Real, Erick Morillo a poursuivi une carrière de DJ reconnu, dans le milieu de la house music notamment.Erick Morillo était attendu au tribunal vendredi dans le cadre d'une affaire d'agression sexuelle.La victime présumée affirme avoir été violée dans son sommeil chez le DJ, après une soirée, en décembre. L'ADN de ce dernier a été relevé sur des prélèvements effectués sur cette femme.
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Dans la très contestataire ville américaine de Portland, cent jours après la mort de George Floyd, quadragénaire noir étouffé sous le genou d'un policier blanc à Minneapolis, des manifestants opiniâtres continuent à dénoncer presque toutes les nuits le racisme institutionnel et la politique de Donald Trump.
| Certes, la spectaculaire mobilisation des débuts s'est émoussée, notamment les jours de semaine où les rassemblements peinent à attirer plus d'une centaine de personnes dans la plus grande ville de l'Etat de l'Oregon (650.000 habitants). Mais les manifestants, surtout des jeunes de moins de 25 ans, sont bien là, déterminés à faire entendre leurs voix à deux mois du scrutin présidentiel, alors que les bavures policières ne cessent de continuer. "Si on veut changer le système, on doit continuer à le dire dans les rues, au moins jusqu'à l'élection", estime "S", un manifestant qui ne donne que l'initiale de son prénom."Trump a fait un boulot pourri, le pays n'a jamais été aussi divisé", s'emporte-t-il, accusant le président républicain d'instrumentaliser le mouvement.Donald Trump cite en effet régulièrement en exemple les manifestations de Portland, qui dégénèrent parfois en affrontements avec la police, pour agiter le spectre d'une Amérique à feu et à sang, à la merci des "voyous" d'extrême gauche et autres "terroristes de l'intérieur" en cas de victoire de son adversaire démocrate Joe Biden."Nous ne cherchons pas à mettre le feu, nous ne cherchons pas à provoquer des émeutes. Nous sommes là pour faire passer notre message", assure à l'AFP Reese Monson, 30 ans, l'un des leaders du mouvement "Black Lives Matter" ("Les vies noires comptent") à Portland, avant un rassemblement devant un commissariat de la ville.Quelques dizaines de jeunes casqués et masqués, pour beaucoup des militants antifascistes vêtus de noir, insultent et provoquent les policiers qui les éblouissent en retour à l'aide de puissants projecteurs. Ce soir-là, la situation ne s'envenimera pas, contrairement à beaucoup d'autres qui se sont terminés dans l'odeur des gaz lacrymogènes.- Organisés mais pas structurés -Reese Monson, "présent chaque jour depuis le début", reconnaît et regrette que "parfois des individus faisant partie ou non de notre groupe utilisent +Black Lives Matter+ pour menacer la police ou provoquer la violence". "Mais nous avons le droit de manifester et de nous exprimer (...) nous n'allons pas partir en courant parce que la police nous dit de le faire", souligne-t-il. Quelques minutes après l'interview, M. Monson sermonnera un "antifa" au sang chaud, se disant "fatigué" de ressasser les mêmes consignes: "on est là pour BLM!", martèle-t-il.Car si le noyau dur des manifestants s'est très bien organisé depuis la naissance du mouvement fin mai, avec infirmiers bénévoles, distribution gratuite de nourriture et d'équipements de protection, il est loin d'être réellement structuré ou homogène.Des militants anti-racistes et/ou LGBTQ y côtoient des groupes d'ultra-gauche en tenue de combat, des étudiantes politisées en short et sandalettes et une poignée de curieux et de marginaux.Illustration de cette difficulté à coordonner le mouvement, le vote péniblement organisé mercredi soir dans un parc de l'est de Portland où quelque 150 personnes s'étaient rassemblées. Certains veulent marcher sur le commissariat, d'autres rester dans le quartier pour y défiler... Conclusion, 45 minutes plus tard: "nous n'avons pas le temps de trouver un consensus dans le noir". Une petite centaine de participants seulement prendra finalement le chemin du commissariat.De nombreux manifestants de Portland ont toutefois un point en commun: la peur d'actions violentes de la part de groupes d'extrême droite. Parfois armés et prônant la suprématie blanche, ces groupes sont bien implantés dans la région et habitués aux démonstrations de force depuis la première campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.Dans un contexte déjà tendu, Aaron Danielson, 39 ans, un partisan d'un groupuscule d'extrême droite, nommé Patriot Prayer, a été tué par balle samedi à Portland, dans des circonstances encore troubles qui font l'objet d'une enquête.Donald Trump a dénoncé la mort d'un "homme pieux", "exécuté dans la rue".Craignant pour leur sécurité, les militants anti-racistes de Portland rechignent à être filmés et insistent pour communiquer via des messageries cryptées.Mercredi soir, une manifestante avait renoncé à descendre dans la rue car elle n'avait "pas encore de gilet pare-balles", a-t-elle expliqué à l'AFP.
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Un discours de Barack Obama, un panneau d'affichage à l'entrée de la ville ou juste une fête endiablée dans le salon familial? Les Américains rivalisent d'imagination pour célébrer leurs diplômes, privés de gala par le nouveau coronavirus.
| Aux Etats-Unis, les cérémonies de remise de diplôme sur l'estrade du lycée ou de l'université sont des rites de passage très attendus et revêtent une importance quasi "comparable aux naissances et aux mariages", relève Trent Johnson, 29 ans. Alors, quand après huit ans d'études de médecine, le jeune homme a appris par e-mail que son université renonçait à la fête à cause de la pandémie, il en a pleuré. "J'étais sonné, ça me faisait vraiment mal", confie à l'AFP cet Afro-Américain, premier homme de sa famille à suivre des études. Pour le réconforter, sa mère lui promet "quelque chose de spécial". Avec les moyens du bord, deux nappes rouges accrochées sur un mur, des ballons dorés en forme de 2020 et "une sono médiocre", ses parents lui concoctent une petite fête chez eux, à Orlando en Floride.Un ami créé un site internet et relaie les festivités sur plusieurs plate-formes, si bien que tous ses proches suivent en direct son arrivée dans le salon en robe et toge de circonstance. "Ca avait beau être la maison de mes parents, ça avait l'air réel", explique Trent Johnson.Alors, une fois encore, devant les visages fiers de ses parents, il éclate en sanglots.- "Michelle et moi" -L'instant, suivi de deux heures de danse enfiévrée, est immortalisé et le jeune homme, qui doit débuter son internat en juin à Baltimore, près de Washington, met la vidéo en ligne. Depuis ce week-end, elle a été vue près d'un demi-million de fois, ce qui le ravit: "J'espère que ça va inspirer d'autres diplômés: cette fin n'efface pas ce qu'on a accompli!"D'autres aspirent à un peu plus de glamour et n'ont pas hésité à solliciter l'ancien président Barack Obama. Beau joueur, il vient d'annoncer qu'il prononcerait avec sa femme un discours pour la "promo 2020", le 6 juin lors d'une cérémonie virtuelle sur Youtube, à laquelle participeront également la chanteuse Lady Gaga ou la prix Nobel de la Paix Malala Yousafzai."J'ai toujours aimé ces cérémonies, qui clôturent des années de travail difficile et de sacrifices", a tweeté l'ex-président démocrate. "Même si nous ne pouvons pas être là en personne cette année, Michelle et moi sommes impatients de fêter la promotion 2020 et de marquer ce cap avec vous."La présentatrice Oprah Winfrey, entourée notamment de la championne de gymnastique Simone Biles ou de la chanteuse Miley Cyrus, feront de même sur Facebook et Instagram le 15 Mai. Et le lendemain, les grandes chaînes de télévision ABC, CBS, Fox et NBC interrompront leurs programmes pour rendre hommage aux quelque 3,7 millions de nouveaux bacheliers.- Ligne d'arrivée -Ceux qui cherchent une alternative au salon des parents peuvent aussi se réfugier dans... leur voiture.En Floride, certains lycéens pourront fêter leur bac le 31 mai sur le circuit automobile de Daytona: au lieu de monter sur un podium, ils franchiront la ligne d'arrivée dans le véhicule familial. Dans la même veine, une cérémonie "drive-in" est prévue en mai sur le circuit Texas Motor Speedway avec passage sur une estrade. "La remise du bac est une telle réussite et un souvenir pour toute une vie", a relevé le président du circuit ovale, Eddie Gossage, "fier" de mettre les lieux à disposition des élèves de 23 lycées des environs.En attendant, ici et là, de jeunes bacheliers ont commencé à parader au volant, klaxons retentissants. Sur le bord des routes, parents et profs les saluent en agitant ballons, pompons et autres fanions.Les panneaux ont aussi commencé à fleurir à l'entrée des agglomérations ou sur les pelouses des jardins, avec les visages des nouveaux diplômés, barrés de la mention qui s'impose: "Félicitations".
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L'ancien chef de l'État déplore qu'Emmanuel Macron soit "entouré de gens inexpérimentés", révèle Le Figaro.
| Dans les colonnes du Figaro, Nicolas Sarkozy l'assure : "La politique, c'est terminé". Pour autant, l'ex-président de la République a toujours un avis bien tranché sur l'actualité politique, dévoile l'enquête du quotidien publié dimanche 23 septembre. "La politique, c'est la vie mais ce n'est pas ce que vous croyez", avance Nicolas Sarkozy qui s'intéresse notamment à l'actualité internationale. Il s'inquiète de voir "l'Occident en danger" au profit de l'Est, estimant qu'à "force de le délaisser, Poutine se tourne vers la Chine". Il s'insurge également du Brexit, jugeant "scandaleux qu'on ait laissé partir les Anglais". Mais encore une fois, ce n'est pas ce qui le fera revenir sur le devant de la scène politique. Il a refusé en juin dernier la proposition du président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez de se porter candidat à la présidence de la Commission européenne. "Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ?"L'ancien maire de Neuilly préfère opérer en coulisses. Dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil, il reçoit des "anciens ministres, ex-conseillers, maires et députés, conseillers régionaux et sénateurs, ténors de la droite" et même le président du Sénat Gérard Larcher, révèle Le Figaro. S'agit-il, comme l'espère un fidèle soutien, "d'entretenir ses soutiens et de s'assurer qu'au-delà d'une envie personnelle de peser, il serait soutenu. Si jamais... dans des circonstances exceptionnelles, il y avait une demande"? "Vous ne pouvez pas avoir consacré autant d'énergie à la politique et ne pas vous tenir au courant", réplique un proche, assurant qu'il ne s'agit en aucun cas d'une stratégie de reconquête. "J'ai tellement aimé la politique, ça m'a donné tant de satisfaction. Ça a été une partie de ma vie. Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ? Les sentiments, ça existe", explique de son côté Nicolas Sarkozy à l'issue d'un déjeuner entre élus LR, avec notamment le maire de la cité phocéenne Jean-Claude Gaudin et le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier. "C'est de ne pas voir mes amis qui serait suspect. Il n'y a aucune raison que je me coupe d'eux. Mais ce n'est pas pour cela que je me projette politiquement", insiste-t-il. L'ancien président de la République reste par ailleurs très proche du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a été exclu des Républicains en raison de son ralliement à Emmanuel Macron. Alors que beaucoup au sein de LR dénoncent sa "trahison", il tempère : "On ne peut pas refuser d'être ministre du Budget à son âge", assure-t-il.Les précieux conseils de SarkozyNicolas Sarkozy ne se prive pas non plus de commenter le quinquennat d'Emmanuel Macron. Il estime que l'actuel locataire de l'Élysée est "entouré de gens inexpérimentés". "Avec Macron, ça risque de très mal finir", a-t-il même lâché devant des élus. Des propos que tenaient déjà l'époux de Carla Bruni en octobre dernier. De telles prédictions inquiètent-elles l'entourage d'Emmanuel Macron ? Ses conseillers lui réclament en tous cas régulièrement des conseils, révèle le Le Figaro. "On veut faire comme vous", confieraient certains membres de la garde rapprochée du président à Nicolas Sarkozy. Ce ne sont pas les seuls. Selon le quotidien, l'entourage de François Hollande a demandé l'an dernier conseil à ses équipes pour savoir s'il fallait se rendre au dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) en tant qu'ex-président.
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Le président américain a promis mardi à Orlando "un séisme dans les urnes", mais n'a présenté aucune nouvelle proposition.
| Sous les cris d'une foule enthousiaste, Donald Trump a lancé mardi 18 juin en Floride sa campagne pour 2020, reprenant ses thèmes favoris de 2016. Cravate rouge, il s'est rendu à Orlando avec son épouse Melania, une grande partie de sa famille, son vice-président Mike Pence et de fidèles alliés républicains. Très à l'aise au pupitre, fidèle à son style provocateur, le président américain, en quête d'un second mandat après sa victoire-surprise de 2016, a galvanisé les quelque 20.000 supporteurs venus l'écouter. Promettant "un séisme dans les urnes", M. Trump l'a assuré : "nous y sommes arrivés une fois, nous y arriverons encore. Et cette fois nous allons finir le travail". "Quatre ans de plus! Quatre ans de plus!", reprenaient régulièrement ses soutiens dans la salle de l'Amway Center, rythmant un discours à la tonalité nationaliste très agressive dans lequel il a de nouveau dénoncé l'immigration clandestine et promis de défendre les travailleurs américains face à la concurrence étrangère jugée déloyale. Mais il s'est présenté à Orlando sans nouvelles propositions. Faisant huer tour à tour les médias "Fake News", sa rivale en 2016 Hillary Clinton, Barack Obama ou encore l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, il a accusé ses adversaires politiques d'être "guidés par la haine", ciblant la vingtaine de candidats démocrates qui espèrent lui ravir la Maison Blanche. "Voter pour un démocrate, quel qu'il soit, en 2020, c'est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain", a-t-il affirmé. "Keep America great"L'impétueux président américain, en position délicate dans les sondages, sait qu'il devra s'imposer dans le "Sunshine State" s'il veut se maintenir huit ans au pouvoir comme ses trois prédécesseurs, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.Jouant avec la foule, Donald Trump a fait mine de lui faire choisir, à l'applaudimètre, le meilleur slogan possible. "Vous êtes prêts? Je veux vous entendre!", a lancé l'ancien animateur de télé-réalité. "Make America Great Again" (Rendre à l'Amérique sa grandeur)? "Keep America Great" (Garder sa grandeur à l'Amérique)? Cette base fidèle constituera l'un de ses atouts pour tenter de décrocher un second mandat en 2020. Aucun suspense sur le fond : l'ancien homme d'affaires de New York, en campagne permanente, n'avait jamais fait mystère de sa volonté de se représenter. Mais ce rassemblement lui a donné l'occasion de capter toute la lumière, avant une séquence qui sera plus favorable à ses adversaires démocrates.Celui qui s'est présenté en 2016 comme le candidat anti-système et anti-élites semble déterminé à conserver le ton et la posture de l'outsider, mais l'équation n'est pas la même après plusieurs années au pouvoir."L'Économie Trump"Comme en 2016, lorsqu'il avait brandi l'idée de construire un mur à la frontière avec le Mexique, il a insisté sur le nécessité d'être ferme sur l'immigration. Mais il n'a pas repris sa promesse lancée la veille de commencer à expulser les "millions d'étrangers (...) entrés de manière illicite aux États-Unis". Sur le bilan, Donald Trump a mis en avant les bons chiffres de ce qu'il appelle "L'Économie Trump". "Le monde entier envie notre économie, qui est peut-être la meilleure économie de l'Histoire de notre pays", a-t-il lancé. Il a aussi réitéré ses positions connues sur l'Iran et Israël, en défendant sa décision emblématique sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem. "Nous avons renoué le lien d'amitié avec notre cher allié, l'Etat d'Israël", a-t-il déclaré sous les applaudissements. Sur l'Iran, Donald Trump a de nouveau dénoncé l'accord "désastreux" sur le nucléaire iranien dont il a retiré les États-Unis en 2018, claironnant avoir "imposé les sanctions les plus dures jamais appliquées contre le premier Etat parrain du terrorisme dans le monde". Le président américain a également juré que sous son mandat, les États-Unis viendraient à bout du cancer, du sida et prépareraient la voie pour envoyer des Américains sur Mars.Trump "doit être battu"Huit jours après ce show Trump, vingt candidats démocrates se retrouveront à Miami, quelque 300 km plus au sud, pour deux débats cruciaux dans une primaire qui s'annonce très ouverte. Le candidat à la Maison Blanche et socialiste revendiqué Bernie Sanders a répliqué au discours du républicain. "Écouter Trump m'a vraiment fait sentir que c'est un homme qui vit dans un univers parallèle (...) et doit être battu", a déclaré le sénateur indépendant, éreintant le milliardaire pour n'avoir pas évoqué les inégalités sociales. En 2016, l'ex-magnat de l'immobilier a, grâce à des victoires cruciales dans une poignée d'Etats-clés, été propulsé à la Maison Blanche avec, sur l'ensemble du pays, près de trois millions de voix de moins que sa rivale démocrate Hillary Clinton.Dans la mesure où il a jusqu'ici obstinément refusé de se poser en rassembleur et d'élargir sa "carte électorale", une réélection passe par une nouvelle performance sur les mêmes terres. Or la voie s'annonce étroite si l'on en juge par les élections de mi-mandat, qui ont montré un retour en force des démocrates dans la "Rust Belt" industrielle, où règne un fort sentiment de déclassement social.
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Lundi, les sapeurs-pompiers des Pyrénées-Atlantiques ont manifesté devant la mairie de Biarritz pour signifier leur ras-le-bol. De leur côté, des syndicats de policiers ont prévu un "barbecue de la colère" vendredi.
| Horaires épuisantes, heures supplémentaires non payées, surcharge de travail... La coupe est pleine pour les pompiers et les policiers mobilisés pour la sécurité du G7 à Biarritz. Les syndicats de policiers Unite SGP-Police FO et Alliance ont d'ailleurs prévu un "barbecue de la colère" en marge du G7, vendredi soir alors que les sapeurs-pompiers des Pyrénées-Atlantiques ont manifesté lundi devant la mairie de Biarritz pour signifier leur ras-le-bol."On en est à 46 suicides (de policiers en France) depuis le début de l'année, c'est du jamais vu", dénonce Christophe Labarthe, le secrétaire départemental du syndicat Unité SG-Police FO. "C'est une accumulation de choses : depuis 2012 et l'affaire Merah, on est tout le temps sur le pont. On a eu la loi El Khomri et le mouvement Nuit debout, le Mariage pour tous, les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan, puis de Nice, les "gilets jaunes". Ici, cet été, on a eu les Fêtes de Bayonne, le Tour de France et, là, le G7 pour lequel il y aussi eu énormément de voyages officiels de préparation", énumère le syndicaliste. "Les collègues sont rincés", conclut Christophe Labarthe.Pour le sommet du G7, le contre-sommet et les manifestations prévues, 13.200 policiers et gendarmes vont être déployés, a annoncé mardi 20 août le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. "On est à 80% de présence de l'effectif policier sur toute la France, on n'a pas pu prendre de vacances", répond Christophe Labarthe. "Actuellement, un policier a un week-end de libre sur six et les heures supplémentaires non payées s'accumulent". En visite à Biarritz, Christophe Castaner a assuré "comprendre leurs inquiétudes". "Je sais leurs tensions mais je sais aussi qu'ils sont le fruit de mises en cause trop permanentes qui se trompent quelques fois de responsables et d'adversaires", a-t-il ajouté. Même raz-le-bol chez les sapeurs-pompiers des Pyrénées-Atlantiques. Ils réclament depuis plusieurs semaines que leurs gardes de 24 heures, payées 17, passent à 12h. "Dans le département, pour ce qu'on demande, il y en aurait pour quatre millions d'euros sur un budget total de 769 millions, soit 0,40 % du budget", assure Laurent Lafargue, pompier d'Anglet et délégué syndical du Syndicat autonome des sapeurs-pompiers. "Mais l'État et le Départemental se renvoient la balle. En Gironde, ils sont passés aux 12 heures depuis 2003 !", s'exclame le syndicaliste, dépité.Faute de réponse à leurs revendications, beaucoup de pompiers se sont mis en arrêt maladie. "On est encore en sous-effectif et cette semaine, à la veille du G7, les arrêts tombent comme des feuilles mortes en automne", s'inquiète Laurent Lafargue. "Il y a une fatigue physique et psychologique", poursuit-il. Dans le département, environ 490 pompiers professionnels sont mobilisés pour le sommet. "Le G7 arrive et on ne sait pas comment faire", indique le syndicaliste. Des renforts sont bien arrivés, mais seulement "pour les périmètres de sécurité de Biarritz". "Tous les heurts qui pourraient arriver, les manifestations qui pourraient mal se passer et le reste de la population à Anglet, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye sont couverts par nous", poursuit le délégué syndical. "Moi j'ai un principe simple : qui paye décide, qui dirige décide", a tranché mardi Christophe Castaner. Ce sont les SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) "qui les payent, ce sont les départements et les communes qui les payent, donc il n'est pas question pour moi de décider pour le compte d'autres qui sont parfaitement légitimes", a expliqué le ministre qui estime "parfaitement légitimes" les revendications des pompiers, dont il a salué "la qualité de l'engagement", malgré le mouvement de grève entamé au début de l'été.
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Un tweet de Ian Brossat, tête de liste PCF aux européennes, critiquant les positions de La France insoumise sur l'immigration a provoqué la colère des élus insoumis, qui ont décidé de ne pas se rendre au discours de Pierre Laurent.
| Les députés de La France insoumise (LFI) Éric Coquerel, Adrien Quatennens ou encore Clémentine Autain devaient se rendre samedi 5 septembre à la Fête de l'Humanité à La Courneuve pour assister au discours du secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent. Mais ces derniers ont annulé leur venue après des "insultes" du PCF."En 2017, Pierre Laurent a consacré son discours à attaquer Jean-Luc Mélenchon devant une délégation de dirigeants de LFI. Cette année, c'est avant même la Fête de l'Humanité que la tête de liste aux européennes du PCF, Ian Brossat, nous insulte", ont déploré les députés LFI dans un communiqué diffusé jeudi 13 septembre. "Personnellement (mis) en cause avec une référence insupportable au sort de sa famille face aux nazis", le député du Nord Adrien Quatennens dénonce de son côté une "ignominie". Les positions insoumises sur l'immigration pointées du doigtLe jeune élu et ses collègues font référence à un tweet de Ian Brossat, tête de liste PCF aux européennes, critiquant les positions insoumises sur l'immigration : "En 1939, mon grand-père juif a fui la Pologne pour échapper à l'antisémitisme. Heureusement pour lui, il est tombé sur des gens qui lui ont ouvert la porte, et non sur des doctes qui auraient disserté sur les 7 plaies d'Égypte avant de lui tendre la main." L'adjoint à la maire de Paris répondait à un premier tweet de M. Quatennens : "Les grandes causes des mouvements de populations sont connues : les conflits et guerres, les accords commerciaux inégaux et le changement climatique. (...) Nous pouvons agir sur ces causes.""La porte est ouverte aux provocations et incidents. Nous n'en voulons pas. À quoi bon, alors, répondre à l'invitation à écouter Pierre Laurent samedi si c'est un traquenard?", écrivent les Insoumis, avant de conclure : "Nous voulons protéger ce qui reste de possibilités de dialogue serein. Nos adversaires doivent rester Macron et Le Pen". Ce vif échange s'inscrit dans le sillage des critiques dont LFI fait l'objet à gauche depuis le discours à Marseille de Jean-Luc Mélenchon fin août, quand celui-ci avait lié immigration et pression sur les salaires. "On ne comprend pas quelle est la position de la France insoumise sur la question de l'accueil des réfugiés", a de son côté déploré Ian Brossat vendredi matin au micro de Sud Radio. Face à "la montée de l'extrême droite très importante dans toute l'Europe", "la responsabilité de la gauche c'est d'être claire sur ce sujet. Or quand j'entends un certain nombre de responsables de La France insoumise, je dis que leur position est nébuleuse", a-t-il ajouté, regrettant cette "ambiguïté"."Ce n'est pas insultant, on a besoin de clarté dans le débat, et la Fête de l'Huma aurait d'ailleurs été un très bon lieu pour ce débat", a-t-il estimé.
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"La France est en zone verte, mais nous restons confinés": la filière des musiques actuelles déplore qu'Emmanuel Macron n'ait pas donné une clé pour rouvrir les salles de concert alors que la crise sanitaire semble toucher à sa fin.
| Les normes actuelles - public débout interdit, 4m2 pour une personne, fermeture du bar, etc - "mettent toujours en péril économique nos lieux d'activité", souligne auprès de l'AFP Malika Séguineau, du Prodiss, première organisation patronale du spectacle musical dans le privé. "Les transports en commun ont repris, les lieux de culte ont rouvert, de même que les bars et les restaurants, mais, nous, non", abonde auprès de l'AFP Aurélie Hannedouche, du Syndicat des musiques actuelles (Sma)."Personne ne sait encore quand rouvriront les salles de spectacle et quelle sera la solidité financière des structures organisatrices", s'inquiète dans un communiqué la Sacem (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).Prodiss et Sma regrettent également un manque de visibilité de la part des autorités. "On voudrait que le président et le gouvernement comprennent que pour rouvrir les salles au 1er septembre, ça nécessite un peu de temps", insiste Aurélie Hannedouche, "extrêmement déçue" par l'intervention du président de la République: "il y avait beaucoup d'attentes et... rien". - "On veut y voir clair" -"Pour se préparer à la scène, il faut des filages, de la pré-production, des résidences artistiques et puis il faut que les organisateurs de spectacle mettent en vente, fassent de la promotion, poursuit-elle. Une décision fin août, c'est trop tard, nous voudrions une réponse le 22 juin. On veut y voir clair"."Pour vendre des billets, il faut 4 à 5 semaines", renchérit Malika Séguineau, également restée sur sa faim après l'intervention d'Emmanuel Macron: "La bonne nouvelle, c'est que la France est en zone verte mais nous - le spectacle vivant - restons confinés...". Le Sma voudrait s'asseoir autour d'une table avec le gouvernement pour "discuter de l'évolution des jauges et fixer un cap". Le Prodiss milite pour une réouverture début septembre avec une "jauge pleine" et travaille avec le bureau Veritas sur un protocole sanitaire adapté pour obtenir le feu vert du gouvernement. Mais Malika Séguineau estime que septembre pourrait n'être qu'une "étape préalable à une vraie reprise", "avant que le public ne soit intégralement là". - "Retombées" -Les gros festivals d'été restent pour l'heure annulés et les "collectivités sont en train de se rendre compte du manque à gagner", met en lumière Aurélie Hannedouche. "La culture crée tellement de richesses, avec les retombées pour l'hôtellerie, le tourisme, etc. Là, avec un été sans festival, moribond, il y a tant de terrasses, de commerces qui vont fermer...", développe pour l'AFP le chanteur Benjamin Biolay. "Dans le logiciel de pensée du gouvernement actuel, la culture avec des aides de l'Etat, c'est une hérésie, tacle-t-il. Il faudra dans le futur un ministre de la Culture qui soit un poids lourd politique. Il sera le bienvenu. Il verra qu'il aura plein de gens intéressants avec qui discuter, qui ne sont pas si véhéments, qui ont plein de choses à dire sur ce qu'ils connaissent", plaide l'artiste."Il y a sans doute un peu de populisme derrière le fait de ne plus parler de culture en récession, +ce n'est pas le moment de parler des cultureux+. Mais dans +les cultureux+, il y a beaucoup de smicards, des gens qui ont des crédits et qui se demandent quel futur métier ils vont pouvoir faire", dépeint Benjamin Biolay. "Pour les concerts, on nous dit +faites comme bon vous semble, au pire on peut annuler vos spectacles au dernier moment...+. Quand on choisit ce métier de saltimbanque, et que c'est +la guerre+ - mot du président de la République - on sait que la culture, on l'oublie, malheureusement", conclut-il.
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Journée noire en Afghanistan, où le processus de paix entre Kaboul et les talibans semble fragilisé, après l'ordre donné aux forces gouvernementales de reprendre leur offensive contre les insurgés après deux attaques meurtrières.
| Quatorze personnes ont été tuées par trois hommes armés dans un hôpital à Kaboul mardi matin. Quelques heures plus tard, au moins 24 personnes sont mortes lors d'une attaque suicide--revendiquée en soirée par le groupe Etat Islamique--pendant des funérailles dans l'est du pays. Avant même toute revendication, le président afghan Ashraf Ghani a accusé les talibans et l'EI."J'ordonne aux forces de sécurité (...) de reprendre leurs opérations contre l'ennemi", a-t-il alors annoncé lors d'une allocution télévisée mardi soir, afin de "défendre le pays".Les forces afghanes s'étaient engagées, depuis plusieurs mois, à se contenter de se défendre face aux attaques talibanes, afin d'encourager l'ouverture de négociations de paix.Les talibans ont eux intensifié leurs violences contre les forces afghanes depuis la signature d'un accord avec Washington fin février. Quatorze personnes, dont des nouveau-nés et des infirmières, ont été tuées dans l'attaque de l'hôpital de Kaboul, selon le ministère de l'Intérieur. "Ils m'ont tiré dessus et un de mes petits-enfants a été tué", a raconté Jamila, qui s'était rendu à l'hôpital pour un vaccin.Le bâtiment se trouve à Dasht-e-Barchi, un quartier habité par la minorité chiite Hazara, déjà plusieurs fois prise pour cible par l'EI.Quelques heures plus tard, au moins 24 personnes ont été tuées et 68 blessées par un kamikaze qui s'est fait exploser pendant des funérailles dans la province de Nangarhar, selon les autorités."J'ai vu de nombreux cadavres sur le sol (...) Après l'avoir cherché pendant quelques minutes, j'ai trouvé mon frère parmi les morts", a raconté Abdul Wakil Saeedi, ses vêtements tachés de sang. - Un processus de paix en lambeaux -Les talibans ont démenti avoir participé à ces attaques, et n'en ont revendiqué aucune dans les grandes villes depuis la signature de l'accord en vue d'un retrait des troupes étrangères d'Afghanistan.De son côté, Washington a condamné "dans les termes les plus forts" ces attaques "épouvantables", tout en appelant le gouvernement et les talibans à "coopérer" pour ramener la paix."Les talibans et le gouvernement afghan doivent coopérer pour traduire les auteurs en justice. Tant qu'il n'y aura pas une réduction de la violence durable et des progrès suffisants vers un règlement politique négocié, l'Afghanistan restera vulnérable au terrorisme", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué. Il a toutefois relevé que les talibans avaient "nié toute responsabilité et condamné les deux attaques".Selon Michael Rubin, chercheur à l'American Enterprise Institute, la décision de Kaboul de reprendre sa posture offensive n'est pas surprenante. "L'accord de paix a été signé entre les États-Unis et les talibans, et a laissé le gouvernement afghan sur la touche", explique-t-il à l'AFP.Il n'existe cependant "toujours aucune solution militaire", rappelle à l'AFP Laurel Miller, la directrice pour l'Asie de l'ONG International crisis group. Bien que tout espoir de paix ne soit pas perdu, le processus "pourrait être en train de mourir à petit feu", avertit-elle.L'ancien négociateur américain Barnett Rubin tient néanmoins à souligner qu'aucun camp n'a rejeté la possibilité de négociations de paix."Mettre les troupes en position offensive est une réponse raisonnable qui ne sabote en aucun cas le processus (de paix). Au contraire, cela pourrait être nécessaire pour le sauver", a-t-il déclaré à l'AFP. Malgré les violences, Washington a débuté le retrait de ses troupes, rendant encore plus incertain le futur de l'Afghanistan."L'armée américaine va continuer à mener des frappes défensives contre les talibans quand ils attaquent nos partenaires de l'ANDSF (les forces afghanes)", a cependant déclaré mardi à l'AFP le colonel Thomas Campbell, un porte-parole du Pentagone. Pour Vanda Felbab-Brown, analyste à la Brookings Institution, le rôle de Washington reste en effet crucial."La grande question est dans quelle mesure les forces américaines vont ou ne vont pas venir défendre les forces afghanes. Et si les actions des Etats-Unis vont pousser les talibans à reprendre leurs attaques contre les forces américaines", explique-t-elle.
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Les forces du gouvernement d'union (GNA) ont affirmé jeudi contrôler tout Tripoli et sa banlieue, dans le sillage d'une série de revers du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, après plus d'un an de combats aux portes de la capitale.
| "Nos forces héroïques ont le contrôle total des frontières administratives du Grand Tripoli", a proclamé le porte-parole des forces pro-GNA, Mohamad Gnounou, dans un communiqué succinct sur Facebook.Cette annonce intervient après plusieurs succès des troupes du GNA, entité basée dans la capitale et reconnue par l'ONU, dont la reprise de l'aéroport international mercredi, aux mains des pro-Haftar depuis avril 2019.A cette date, le maréchal Haftar avait lancé une offensive visant à s'emparer rapidement de Tripoli. Mais les combats se sont rapidement enlisés au sud de la capitale, sur fond d'intervention croissante de parrains étrangers.Jeudi, des images ont circulé sur les réseaux sociaux et des chaînes de télévision locales montrant une forte présence des combattants pro-GNA dans des zones occupées jusque-là par les pro-Haftar.- Dernier bastion -Des vidéos ont également montré des unités des forces gouvernementales poursuivant leurs rivaux jusqu'aux abords de Tarhouna, dernier bastion des pro-Haftar dans l'ouest, à quelque 80 km de Tripoli."Certains de leurs commandants se sont enfuis en direction de l'aéroport de Bani Walid", à 170 km au sud-est de la capitale, a-t-il ajouté sur Facebook."Nos forces poursuivent leur avancée, pourchassant les milices terroristes hors les murs de Tripoli", a aussi affirmé le colonel Salah Namrouch, vice-ministre de la défense du GNA.La ville de Bani Walid avait vu arriver il y a environ deux semaines de nombreux combattants pro-Haftar ayant fui le front de la capitale, des villes côtières reprises par les pro-GNA et la base aérienne d'Al-Watiya, à 140 km au sud-ouest de Tripoli.Mercredi, les troupes du GNA ont engrangé un nouveau succès, en reprenant l'aéroport international de Tripoli, hors-service depuis 2014, au prix de violents combats.Elles "ont anéanti les capacités de l'ennemi -équipements et combattants", a affirmé jeudi à l'AFP Mohamad al-Gammoudi, un des commandants sur le front de Tripoli.Selon ce chef militaire, "les zones au sud de Tripoli -Esbia, Soug el-Sabet et Gasr Ben Gachir- sont désormais sécurisées", et les pro-GNA ont atteint Tarhouna et "pris le contrôle d'un aérodrome d'où décollaient les hélicoptères en soutien aux forces de Haftar au sud de Tripoli".Tarhouna est "encerclée de toutes parts", et "sa chute et son retour au gouvernement légitime sont une simple question de temps", a-t-il ajouté.- Sarraj à Ankara, Haftar au Caire -La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, et le conflit a connu au cours de l'année écoulée une implication croissante de puissances étrangères.Le GNA, fort d'un soutien militaire accru de la Turquie, contrôle la quasi-totalité de l'ouest, y compris la capitale. Il est appuyé localement par les groupes armés de l'ouest, principalement ceux de Misrata.Le maréchal Haftar contrôle lui l'est libyen, dont la plupart des terminaux pétroliers bloqués par ses forces depuis début 2020, ainsi qu'une partie du sud.Soutenu par l'Egypte, les Emirats arabes unis et la Russie, il dispose à l'est de l'appui local des tribus de la Cyrénaïque.Jeudi, le chef du GNA Fayyez al-Sarraj se trouve à Ankara, où il a rencontré le président Recep Tayyip Erdogan, quand le maréchal Haftar se trouvait jeudi au Caire.Dans le cadre de ces implications étrangères, le conflit libyen connaît la présence de mercenaires. Dans le camp Haftar, il s'agit de Syriens, Russes ou encore Soudanais."Alors que les (forces pro-Haftar) et les combattants soudanais se retirent de ce qui était le front de Tripoli" vers l'Est, "certains vont vers le Sud via Mezdah", à plus de 150 km de Tripoli, a relevé sur Twitter Jalel Harchaoui, chercheur à l'Institut Clingendael de La Haye.La proclamation du GNA survient en outre au moment où l'ONU et de capitales occidentales poussent pour un retour au dialogue.Mercredi, l'ONU a annoncé la reprise à Genève de négociations, suspendues depuis plus de trois mois, du comité militaire (5+5), comprenant 5 membres pro-GNA et 5 membres du côté Haftar.Mais toutes les précédentes tentatives visant à établir un cessez-le-feu durable ont échoué. Et, depuis avril 2019, des centaines de personnes, dont de nombreux civils, ont été tués dans les combats et quelque 200.000 ont pris la fuite.
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Dans son premier discours de candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon a affirmé vouloir réunir, assurant avoir besoin de tout le monde pour gagner l'échéance 2017. Sous les cris « Fillon président » des militants, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a assuré que « la victoire lui revenait ce soir.
| Une victoire de fond, bâtie sur des convictions ». Pour le rendez-vous de mai 2017, il a rappelé avoir besoin de tout le monde. « J'ai une pensée particulière pour Nicolas Sarkozy, j'adresse à Alain Juppé un message d'amitié, d'estime et de respect », a dit François Fillon, avant d'expliquer que « ce qui nous unit est plus important que ce qui nous distingue ». Il a profité de son discours pour critiquer le quinquennat de François Hollande. « Ce mandat a été pathétique, il faut y mettre un terme et repartir de l'avant, comme nous ne l'avons jamais fait depuis 30 ans », a-t-il affirmé. Le nouveau candidat de la droite et du centre a assuré que l'autorité de l'Etat doit être restaurée et que les Français ont envie de retrouver l'exemplarité de ceux qui la dirigent. « Dès demain, l'essentiel commence, convaincre tout un pays, a précisé François Fillon. J'ai le devoir de vaincre l'immobilisme et la démagogie ». Avant de conclure : « J'ai un défi original en France, celui de la vérité et un changement complet de logiciel ».
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Les Etats membres de l'UE ont voté lundi en faveur d'une nouvelle autorisation de l'herbicide controversé glyphosate pour cinq ans. La France a voté contre, prônant trois ou, à la limite, quatre ans maximum.
| Alors que les ONG ont fait part de leur colère, de même que l'industrie chimique -qui espérait un renouvellement de 15 ans-, le président Emmanuel Macron a affirmé que le glyphosate serait interdit en France "au plus tard dans trois ans". Une position dénoncée par les syndicats agricoles, notamment la FNSEA."Je peux vous dire que nos organisations iront au contentieux juridique et qu'on est quasiment certain de gagner", a prévenu, mardi 28 novembre sur franceinfo, le président de la Fédération départementale des syndicats agricoles (FDSEA) d'Île-de-France, Damien Greffin. "On ne pourrait pas comprendre qu'un agriculteur allemand et qu'un agriculteur français ne soient pas logés à la même enseigne", a-t-il expliqué. Si M. Greffin est favorable à la recherche d'alternatives, il demande des délais plus longs.UNE DÉCISION "NATIONALISTE"La Fédération nationale des syndicats agricoles (FNSEA), a dénoncé mardi le "nationalisme" d'Emmanuel Macron. "On s'interroge sur la politique européenne que le président veut conduire en France. Cela correspond à du nationalisme", a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint de la FNSEA, Eric Thirouin. "Il y a eu deux ans de débat et un vote à la majorité qualifiée, et deux heures après le président français dit 'moi je m'assois dessus'. Que deviennent les agriculteurs là-dedans ?", s'est interrogé M. Thirouin qui dénonce "les impasses techniques et les distorsions de concurrence", que risquent les agriculteurs."Si M. Macron estime que la politique agricole ne doit plus être commune, s'il ne pense qu'à nous mettre des boulets aux pieds, c'est un vrai problème", a-t-il déclaré. M. Thirouin a rapproché la controverse sur le glyphosate de celle sur l'accord de libre-échange avec le Canada, le Ceta: "on interdit en France et en Europe l'utilisation de certains produits phytosanitaires, mais on permet d'importer des produits en contenant depuis le Canada". Cela revient à "interdire de produire en France ce que les Français ont le droit de manger"."J'ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l'utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans", a écrit le chef de l'Etat sur son compte Twitter, quelques heures après la décision des Etats membres de l'UE dans un comité d'appel.
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De un à cinq ans de prison ont été requis vendredi par le parquet de Nanterre à l'encontre des instigateurs d'une vaste escroquerie au permis de conduire, dont avaient bénéficié des célébrités.
| Les prévenus comparaissaient depuis mercredi devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour "corruption", "modification frauduleuse d'un système de données" ou "obtention frauduleuse de document administratif", dans cette affaire qui a mis au jour la délivrance de 258 permis frauduleux entre 2013 et 2015.Le papier rose se monnayait généralement 8.000 euros et le parquet a chiffré l'escroquerie "à un montant global de 400.000 euros", "a minima".Parmi les personnes jugées, deux sont soupçonnées d'être au coeur du système : Patrick Antonelli, ancien gérant de deux auto-écoles des Hauts-de-Seine, par ailleurs compagnon de la chanteuse Amel Bent, et Rabiah Benrais, fonctionnaire de la préfecture au moment des faits.Pour ces deux prévenus, le procureur Paul Surbled a requis cinq ans de prison avec mandat de dépôt, dont deux avec sursis probatoire. Il a également demandé une amende de 150.000 euros.Rabiah Benrais, "par son comportement a déshonoré la confiance qu'avaient placé en elle l'Etat et ses concitoyens", a ajouté Paul Surbled, en insistant sur "les vies mises en péril" par la délivrance de permis de conduire frauduleux."C'est une peine d'élimination", a réagi Me Fabien Arakelian, le conseil de Rabiah Benrais lors de sa plaidoirie, avant de demander un aménagement de peine."Brutalité judiciaire certaine", a pour sa part déclaré Me David-Olivier Kaminski, l'un des conseils de Patrick Antonelli, au sujet des réquisitions de prison ferme à l'égard de son client, estimant que ce dernier avait "tourné la page" de la fraude dès ses auditions.A l'encontre des deux anciennes fonctionnaires de la préfecture des Hauts-de-Seine soupçonnées d'avoir perpétué le système après le départ de Mme Benrais en avril 2014, le procureur a demandé quatre ans de prison avec mandat de dépôt, dont deux avec sursis probatoire et 30.000 euros d'amende.Une demande d'interdiction définitive d'exercer dans la fonction publique a également été requise à l'encontre des trois anciennes fonctionnaires, qui ont été suspendues depuis la révélation des faits.Le procureur a également requis à l'encontre d'un homme, désigné comme l'intermédiaire pour la communauté asiatique - l'une des filières d'écoulement des permis frauduleux, deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire, et une amende de 25.000 euros.Enfin, le dernier prévenu, accusé d'avoir été l'entremetteur des deux principaux mis en cause, risque une peine d'un an de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende. La décision a été mise en délibéré au 8 juillet.
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Un rassemblement de radicaux s'est constitué en marge de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, selon BFM TV. Des heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre.
| La manifestation contre la réforme des retraites devait s'élancer à 14h à Paris depuis la gare du Nord et la gare de l'Est. Mais le cortège a été retardé dès le début, notamment en raison de la formation d'un black bloc au niveau de la place de la République, indique BFM TV. Vers 15h30, environ 500 "éléments radicaux" se sont réunis sur la place, laissant place à des tensions. BFM TV indique que des caméras ont été "sabotées" par exemple, alors qu'un incendie s'est déclenché devant la Bourse du Travail, en haut de la rue du Château d'eau. Plusieurs affrontements ont également éclaté entre les black blocs et les policiers, notamment à l'entrée d'un immeuble. Des gendarmes mobiles et des CRS s'y étaient retranchés. Les éléments radicalisés ont tenté de forcer l'entrée. Déjà en début d'après-midi, "200 ultra-jaunes et ultra-gauches" avaient été dispersés par la police après s'être réunis place de la République.D'autres affrontements ont éclaté entre jeunes cagoulés, "gilets jaunes" et forces de l'ordre en marge de la manifestation lyonnaise. En milieu d'après-midi, la police avait procédé à 71 interpellations et le parquet de Paris recensait 41 personnes gardées à vue en marge de la mobilisation.Le cortège a repris son chemin vers Nation aux alentours de 17h20, après trois heures d'attente. Des heurts ont de nouveau éclaté à l'arrivée du cortège place de la Nation, avant que la foule ne soit dispersée vers 19h.La préfecture de police de Paris avait décidé de fermer tous les commerces sur le parcours, et ce jusqu'à la fin prévue de la manifestation vers 19 heures. 6 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser le cortège.
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Johnny Hallyday n'est plus. Pourtant, ses chansons résonnent encore en concerts...
| grâce à la voix de Jean-Baptiste Guégan. Depuis 17 ans, ce garçon remplit les salles en reprenant les morceaux de celui qui fut l'idoles des jeunes. Il faut dire que sa voix ressemble à s'y méprendre, à celle du chanteur disparu...Les fans et les nostalgiques de Johnny Hallyday n'ont qu'à bien se tenir. Le rockeur décédé en décembre dernier a un sosie... vocal! Grâce à la voix de Jean-Baptiste Guégan, ses chansons résonnent encore en concert. Un rêve devenu réalité pour ce fan de Johnny Hallyday. "J'avais 9 ans quand je l'ai vu en concert à Bercy, c'était à tomber par terre. Et un jour je me suis dit 'pourquoi je ne pourrais pas y arriver'", explique-t-il. Découvert à 14 ans dans un karaoké, il laisse aujourd'hui le public sans voix, grâce à la sienne. Une tournée d'une centaine de dates est déjà planifiée pour 2018.
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Samedi soir, un violent incendie a partiellement détruit un immeuble situé boulevard MacDonald dans le 19e arrondissement de Paris. Il n'y a pas eu de victimes.
| Un barbecue sur un balcon très encombré au 4e étage est "probablement" à l'origine de l'incendie qui s'est déclenché samedi 6 avril dans un immeuble d'habitation du 19e arrondissement de Paris, selon des sources policières citées par France Bleu. L'explosion qui a suivi aurait été causée par une bonbonne de gaz.Aucune victime L'incendie qui s'est déclaré peu avant 21h samedi soir n'a fait aucune victime. Il a été maîtrisé dans la soirée. Plus de 80 pompiers sont intervenus pour éteindre l'incendie qui a touché cet immeuble de six étages comptant 37 appartements, dont sept appartements ont été gravement endommagés.Les locataires ne peuvent pas réintégrer leurs logements, sur ordre des pompiers. La mairie de Paris a ouvert un gymnase pour accueillir les sinistrés. Un feu violent"A notre arrivée, les premiers pompiers ont constaté un feu violent, aux 2e, 3e, 4 et 5e étages. Nous sommes face à un immeuble qui comprend des appartements modernes, de grande surface, potentiellement en duplex ou triplex", a déclaré samedi soir à la presse le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris. "L'évacuation s'est faite assez rapidement, ce qui fait que l'on ne déplore aucune victime", a-t-il ajouté. Des témoins ont fait état d'une explosion et sur les réseaux sociaux des images de l'incendie montrent effectivement une forte explosion qui dégage une boule de feu au niveau d'un étage. Les appartements de cet immeuble n'étant pas alimentés par le gaz, l'explosion pourrait avoir été causée par une bonbonne de gaz.
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MÉTÉO. Météo France prévoit un samedi 13 octobre digne d'un bel été, avec des températures si élevées qu'elles correspondent aux moyennes observées dans des villes comme Los Angeles, Marrakech ou Miami, souligne Le Parisien.
| Préparez les tongs et les lunettes de soleil, l'été indien perdure encore un peu en France. Après une très belle semaine, ce samedi 13 octobre promet d'être encore très chaud et ensoleillé avec 30 degrés attendus à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et Nevers (Nièvre), 27 degrés à Paris et 26 degrés à Lille (Nord). "La France a connu le 11 octobre le plus chaud de son histoire avec une température moyenne de 18,8 °C, mais ce samedi sera la journée la plus chaude de la semaine, on est parti pour battre un nouveau record de hausse des températures pour la deuxième décade d'octobre", prédit le prévisionniste Patrick Galois dans les colonnes du Parisien. Les températures prévues samedi sont si élevées qu'elles correspondent aux moyennes observées en octobre dans des villes étrangères beaucoup plus chaudes, relève par ailleurs le quotidien dans une infographie. Ainsi, Paris devrait connaître des températures semblables à celles de Séville, Bourges (Cher) à celles de Marrakech et Bordeaux à celles de Miami! Des températures qui se situent entre 8 et 10 degrés au dessus des normales de saison. Les températures seront néanmoins en nette baisse dès dimanche (14 degrés et de la pluie attendus à Paris et Biarritz). Un temps automnal devrait se maintenir la semaine prochaine."Quatre mois de chaleur non-stop, c'est inédit"L'été 2018 a d'ores et déjà été classé par Météo France comme le second été "le plus chaud" derrière 2003. Mais ce qui est le plus surprenant, c'est cette persistance du beau temps. "Certes, on a connu maintes fois de belles arrière-saisons, mais quatre mois de chaleur non-stop, c'est vraiment inédit. Même en 2003, on avait retrouvé des températures de saison dès septembre", souligne Guillaume Séchet, fondateur du site meteo-paris.com auprès du Parisien.Le Pic du Midi a notamment connu cette année un record sans précédent de 108 jours de suite sans gel. Le précédent record remontait à 1999 avec 77 jours.
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Rappel des principaux cas d'avions civils abattus par des missiles depuis une quarantaine d'années dans le monde, avant l'aveu samedi par l'Iran de sa responsabilité dans le crash du Boeing 737 d'Ukrainian Airlines, trois jours plus tôt près de Téhéran.
| Spectaculaire volte-face, trois jours après le crash de l'avion d'Ukrainian Airlines : l'Iran a présenté ses excuses samedi 11 janvier pour avoir abattu le Boeing 737 par "erreur", tout en pointant la responsabilité de l'"aventurisme américain" dans ce drame. Retour sur les principaux cas d'avions civils abattus par des missiles ces dernières années.Un Boeing 777 de la Malaysia Airlines, touché par un missile russeLe 17 juillet 2014, un Boeing 777 de la Malaysia Airlines, assurant la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur s'écrase avec 298 personnes à bord dont 196 Néerlandais. L'avion a été abattu près de Donetsk dans l'est de l'Ukraine, une région déchirée par un conflit armé et contrôlée par des séparatistes pro-russes. Il n'y a aucun survivant. Les enquêteurs internationaux établissent en mai 2018 que l'avion a été abattu par un missile BUK de conception soviétique, en provenance de la 53e brigade antiaérienne russe basée à Koursk, dans le sud-ouest de la Russie. En juin 2019, ils annoncent poursuivre pour meurtres trois Russes et un Ukrainien, dont le procès s'ouvrira en mars 2020 aux Pays-Bas. Ils seront probablement jugés par contumace.Un Iliouchine bélarusse, abattu par une roquette somalienneLe 23 mars 2007, un Iliouchine appartenant à une compagnie aérienne bélarusse est abattu par une roquette peu après son décollage de la capitale somalienne Mogadiscio, alors en proie à la guerre civile. Le crash fait onze morts. L'appareil transportait des ingénieurs et des techniciens bélarusses venus réparer un autre avion, touché par un missile deux semaines plus tôt.Un Tupoley-154 russe, touché par un tir ukrainienLe 4 octobre 2001, c'est un Tupolev-154 de la compagnie russe Sibir, assurant la liaison entre Tel-Aviv et Novossibirsk en Sibérie occidentale, qui explose en plein vol au dessus de la mer Noire, à moins de 300 km des côtes de Crimée (sud de l'Ukraine). 78 personnes, en majorité des Israéliens, trouvent la mort dans l'accident. Il faudra attendre une semaine pour que Kiev reconnaisse que la catastrophe était due au tir accidentel d'un missile ukrainien.Un Airbus A-300 iranien, abattu par une frégate américaineLe 3 juillet 1988, un Airbus A-300 de la compagnie nationale Iran Air, assurant la liaison entre Bandar-Abbas et Dubaï, est abattu peu après son décollage par deux missiles d'une frégate américaine qui patrouille dans le détroit d'Ormuz. 290 personnes sont tuées. L'équipage de l'USS Vincennes affirme avoir pris l'Airbus pour un chasseur iranien animé d'intentions hostiles. Téhéran obtiendra des États-Unis un dédommagement de 101,8 millions de dollars.Un Boeing 747 sud-coréen, touché par l'armée russeDans la nuit du 31 août au 1er septembre 1983, un Boeing 747 de la Korean Air Lines (KAL) est abattu par l'armée de l'air soviétique au-dessus de l'île de Sakhaline : l'avion s'était écarté de sa route. Les 269 passagers et membres d'équipage sont tués dans l'accident. Moscou ne reconnaîtra sa responsabilité que cinq jours plus tard, sous la pression internationale et après une condamnation du Conseil de sécurité des Nations unies.Un Boeing 727 libyen, abattu par l'armée israélienneLe 21 février 1973, un Boeing 727 de la compagnie Libyan Arab Airline, assurant la liaison Tripoli-Le Caire, est abattu par l'armée de l'air israélienne au-dessus du désert du Sinaï. 108 des 112 personnes à bord sont tuées. Le Boeing qui s'était égaré, a été intercepté au-dessus de la péninsule du Sinaï, alors occupée par Israël. Selon les autorités l'avion avait refusé d'atterrir.
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En 2002, les Balkany surnommaient un employé d'origine cambodgienne
| "grain de riz". Une séquence qui remonte à 2002 et qui a été ressortie jeudi par LCP dans le cadre de l'émission "Ça vous regarde" consacrée au racisme anti-asiatiques.En pleine campagne des municipales en 2002 pour la réélection de son mari à la mairie de Levallois-Perret, Isabelle Balkany avait un homme d'origine cambodgienne qui travaillait pour elle. Selon elle, il avait "un nom pas possible". Elle a donc décidé de l'appeler "grain de riz" parce que c'était "plus drôle", précisait-elle à l'époque avec un sourire en coin. La séquence est ressortie ce jeudi 6 février chez nos confrères de LCP au cours de l'émission Ça vous regarde, dans laquelle étaient évoqués tous les préjugés racistes dont sont victimes les Asiatiques depuis le début de l'épidémie de coronavirus. La séquence tournée par Canal+ 18 ans plus tôt est très vite devenue virale alors qu'Isabelle Balkany s'exprime en ces termes dans la vidéo : "'Grain de riz' c'est un petit boat people qui est venu à Levallois il y a vingt ans, c'était Chirac qui nous avait demandé de prendre des boat people dans les villes. (...) Grain de riz on l'adore, il est extra. C'est vrai que vu de l'extérieur ça fait bizarre".Les réactions ont toutes été unanimes face aux propos de l'actuelle maire par intérim de Levallois-Perret. "Isabelle Balkany qui parle à son employé cambodgien avec des relents de néocolonialisme. Identité niée, voire caricaturée. Ceci n'est pas une relation 'entre une femme bourgeoise et son employé'. C'est du racisme", déplore notamment la journaliste Linh-Lan Dao. Pour Grace Ly, "son prénom n'est pas imprononçable. Un 'Boat People' n'est pas acceptable. 'Grain de riz' est insupportable. 'Il est adorable' est à vomir dans votre bouche. Le factotum masseur facteur est un être humain comme vous", continue l'écrivaine d'origine chinoise.Contactée par le Huffington Post, Isabelle Balkany dit ne jamais "s'être fait masser" par cet homme, et refuse de voir la séquence incriminée dans le reportage avant de dénoncer l'acharnement des internautes : "Sur les réseaux sociaux, il y a quand même une majorité de cons", lance-t-elle. Elle finit même par se justifier : "Moi qui suis d'origine d'Afrique du Nord, juive, avec une mère protestante et élevée par une nounou musulmane, si y a quelqu'un d'origine composée, c'est bien moi et Patrick aussi d'origine hongroise. C'est effrayant."
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Une saison 2 plus trash pour Dix pour cent ? C'est ce que confie Grégory Montel, l'un des quatre agents de stars dans la série, lors d'une interview accordée à nos confrères du Figaro TV Magazine.
| "Ce sera surtout plus profond""Dix pour cent" ne finit pas de faire parler d'elle, faisant trépigner d'impatience les plus accros ! La série de France 2, créée en 2015 par Fanny Herrero, a été un carton lors de la diffusion de sa première saison et a enchanté la critique. Le tournage de la saison 2 débute ce 5 septembre, mais les comédiens Thibault de Montalembert, Camille Cottin, Liliane Rovère et Grégory Montel ont déjà pu se rencontrer pour faire des lectures. Profitant d'une interview au Figaro Tv Magazine, ce dernier, l'interprète de Gabriel, nous permet d'en apprendre un peu plus sur la suite des aventures des agents de stars."On sent que les scénaristes ont écrit pour nous, ils nous connaissent très bien désormais", confie Grégory. Et à la question de savoir si la série sera plus trash, le comédien répond par la positive : "Ce sera un peu plus trash en effet : on peut se permettre davantage de choses et on a senti que les gens en avaient envie. Mais ce sera surtout plus profond, même concernant les thèmes abordés avec les guests". Lors de la première saison, Cécile de France, Françoise Fabian, Line Renaud, Audrey Fleurot, Julie Gayet, François Berléand, JoeyStarr, Nathalie Baye ou encore Laura Smet avaient joué leur propre rôle.Un florilège de stars intègre la saison 2Pour son retour, "Dix pour cent" se fait plaisir et s'offre un casting de choix. A l'instar d'un nouveau personnage fictif sous les traits d'Assaâd Bouab ("Homeland", saison 4 de "Braquo"), pour jouer un jeune millionnaire et nouveau patron de l'agence, de nombreux comédiens ont répondu présents pour interpréter leur rôle. Parmi ces guests, Fabrice Luchini, Christophe Lambert, Ramzy Bedia, Virginie Efira, Julien Doré, Guy Marchand, Juliette Binoche, Isabelle Adjani ou encore le youtubeur Norman Thavaud seront de la partie.Tandis que les quatre agents et leurs assistants s'apprêtent donc à réitérer l'aventure pour cette deuxième année, Grégory Montel en profite pour faire une petite révélation sur son personnage : "Le très sage et très gentil petit bonhomme va surprendre. Il est capable d'aller au charbon et de se salir les mains ! Ca pimente les choses...". Et vous, qu'avez-vous pensé de la première saison ?
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Selon un rapport de l'institut Montaigne, sept encadrants d'entreprises sur dix sont confrontés régulièrement ou occasionnellement au fait religieux au travail.
| "En 2019, la présence du fait religieux au travail s'est banalisée mais elle n'est toujours pas anodine". L'institut Montaigne, un think tank indépendant, s'est penché sur la présence de la religion en entreprise dans un rapport publié jeudi 7 novembre. Ce baromètre* a été créé en 2012 et depuis, le chiffre ne cesse d'augmenter. À cette époque, 44 % des encadrants déclaraient faire face à des faits religieux en situation de travail. En 2019, ils sont 70 %. Sept personnes interrogées sur dix "rencontrent régulièrement ou occasionnellement le fait religieux au travail". Ainsi, 72 % des managers constatent une augmentation du fait religieux" dans leur travail. 54 % de ces faits religieux ont nécessité une intervention managériale en 2019, contre 51 % en 2018. Toutefois 81 % de ces cas ne génèrent pas de conflits. "Cette proportion est en baisse par rapport à 2014 (94 %)", note le rapport. Il ajoute : "la part des faits religieux qui créent conflits et blocages, parmi ceux nécessitant une intervention managériale, est en constante augmentation depuis 2013. Elle a ainsi triplé en 6 ans (de 6 à 19 %)". Le nombre de cas a ainsi augmenté d'un point par rapport à 2018. Pourtant, Lionel Honoré, directeur de l'Observatoire du fait religieux en entreprise et auteur de ce rapport, a expliqué jeudi 7 novembre sur franceinfo que le "fait religieux est de moins en moins conflictuel et de mieux en mieux géré" par les managers. "Dans une minorité d'entreprises, ça se passe de pis en pis, en quelque sorte (...) Dans 10 % des situations, vraiment une minorité. C'est à la marge, mais ce n'est pas anecdotique. On retrouve des situations qui sont de plus en plus compliquées", estime-t-il. Faut-il un grand débat sur la laïcité ? - C à Vous - 30/10/2019par C-a-vousCes faits religieux, quels sont-ils ? Les absences et aménagements du temps de travail constituent 32 % des faits religieux observés, le port visible d'un signe religieux 29 %, la prière pendant le temps de pause 13 %, la prière pendant le temps de travail 7 %. 13 % des faits religieux observés concernent des refus de travailler avec une femme, de serrer la main des femmes ou de travailler sous les ordres d'une femme. Pour 1 % des cas observés, il s'agit d'un refus de travailler avec des non-coreligionnaires. *Enquête réalisée par administration d'un questionnaire en ligne auprès d'un échantillon représentatif de cadres et de managers, entre juin et août 2019. 1 104 questionnaires ont été exploités dans l'étude.
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Une étude du ministère de la Santé dresse les principales tendances autour de l'activité des médecins, dont un quart disent travailler plus de 60 heures par semaine.
| La "semaine ordinaire de travail, toutes activités confondues" d'un médecin généraliste dure en moyenne 54 heures. Tel est l'un des constats dressés par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. L'institut a mené une enquête auprès de 3.300 praticiens, entre octobre 2018 et février 2019. Environ un tiers d'entre eux disent travailler moins de 50 heures, et un quart 60 heures ou plus. Cette durée hebdomadaire est plus élevée chez les hommes et, plus globalement, chez les praticiens plus âgés, de 50 ans ou plus. La majeure partie de ce temps est consacrée aux patients : 44h30 en moyenne, dont 7 heures pour les visites à domicile. Les "activités non libérales", par exemple à l'hôpital ou en Ehpad, prennent deux heures par semaine. La consultation en cabinet dure en moyenne 18 minutes, tandis qu'il faut en moyenne 37 minutes à un médecin pour effectuer une visite, déplacements inclus".5h30 sont accordées à diverses"tâches de gestion et de coordination" et encore 2 heures à "l'actualisation de leurs connaissances médicales", sans compter leur formation continue, qui représente "10 demi-journées ou soirées" par an. En dépit de leur emploi du temps chargé, ces médecins ont pris plus six semaines (6,2) de vacances en moyenne en 2017.
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Un violent séisme a secoué le Japon ce dimanche 4 août. L'épicentre était situé à 54 km à l'est de Namie, la préfecture de Fukushima.
| Les terres japonaises ont une nouvelle fois tremblé. Dimanche 4 août, le Japon a été secoué par un nouveau séisme dans le Pacifique au large de la ville de Namie, préfecture de Fukushima, située au nord-est du pays. Une catastrophe qui a eu lieu aux alentours de 19h23 heure locale. Celle-ci a tout de même été enregistrée à un niveau de magnitude de 6,3. Les autorités ont identifié l'épicentre d'où est partie cette puissante secousse. Il a été localisé à 54 kilomètres à l'est de Namie. Heureusement, le bilan pour l'instant ne compte aucun blessé. Il n'y aurait pas non plus de dommage notable. Face à l'urgence de la situation, et au vu des antécédents du pays en termes de catastrophe naturelle, les autorités japonaises ont immédiatement pris des mesures radicales. Un avis d'alerte tsunami a tout de suite été lancé. Selon la radio-TV publique NHK, dès que la nouvelle s'est répandue, la circulation des trains à grande vitesse Shinkansen a été temporairement interrompue dans toute la région.Le risque de tsunami écarté Après plusieurs vérifications, l'Agence météorologique du Japon a annoncé qu'il n'existait pas de risque de tsunami. Une crainte toujours présente dans le pays depuis cette immense vague qui avait ravagé la côte de la ville de Tohoku le 11 mars 2011. Un séisme de magnitude 9 avait causé un violent tsunami. Ce dernier avait engendré la mort de 18 000 personnes.Également sur la liste des inquiétudes du gouvernement japonais, l'aspect nucléaire ne semble pas susciter de danger. Les dernières informations rapportent qu'aucune anomalie n'a été détectée sur les installations nucléaires, notamment la centrale de Fukushima Daiichi. Cette usine avait été particulièrement touchée lors du drame de 2011. Ces réacteurs avaient été fortement endommagés. Par la suite, toute la zone de Fukushima avait dû faire face à des menaces radioactives : eau contaminée, déchets radioactifs, pollution de l'air etc... Le Japon n'encourt pas ces risques après le séisme du dimanche 4 août.
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La justice est compétente pour enquêter sur les crimes commis contre des ressortissants ou des intérêts français à l'étranger.
| Le parquet de Paris a annoncé lundi 13 mai l'ouverture d'une enquête préliminaire après l'enlèvement de deux Français au Bénin. En effet, la justice française est compétente pour enquêter sur les crimes commis contre ses ressortissants français, même s'ils sont à l'étranger.L'enquête a été ouverte pour arrestation, enlèvement, séquestration et détention arbitraire d'otage commis en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste. Elle a été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Sous-direction antiterroriste (Sdat). Hommage national pour les deux militaires tués Patrick Picque et Laurent Lassimouillas ont été enlevés le 1er mai pendant un séjour touristique au Bénin. Dans la nuit du 9 au 10 mai, les forces spéciales françaises les ont libérés, ainsi que deux autres otages, au cours d'une intervention "d'une très grande complexité" dans le nord du Burkina Faso. Deux militaires français ont été tués pendant cette opération. Un hommage national va leur être rendu mardi 14 mai aux Invalides.
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Le fondateur et ancien patron du Cirque du Soleil Guy Laliberté a annoncé dimanche soir son intention d'essayer de racheter la célèbre entreprise québécoise qu'il a cofondée en 1984 et qui connait de graves difficultés en raison de la pandémie du nouveau coronavirus.
| L'ancien bateleur devenu millionnaire a fait part de son projet, en direct, lors de la populaire émission "Tout le monde en parle" de Radio Canada."Le Cirque m'a tellement donné que voir la situation dans laquelle il est... Si je peux aider, on va être là", a-t-il déclaré.La pandémie a durement frappé le Cirque du Soleil, l'obligeant à annuler 44 représentations dans le monde entier et à mettre en chômage technique 4.679 employés, soit 95% de son personnel.M. Laliberté, qui a vendu l'essentiel de ses parts en 2015, n'a pas donné de précisions sur son offre éventuelle et sur ses partenaires, se disant seulement bien entouré."On a un bon plan. On pense qu'on est capables de ramener le feu sacré", a-t-il dit en affirmant vouloir garder le siège social à Montréal et conserver une équipe de direction québécoise.Il avait indiqué le 13 mai, dans une lettre ouverte, vouloir jouer un rôle dans le sauvetage du cirque qui est lourdement handicapé par une dette estimée à 900 millions de dollars américains.Il a également affirmé dimanche ne pas regretter d'avoir vendu son entreprise en 2015.Cette année-là, la société d'investissement américaine TPG Capital a acquis une participation majoritaire de 60%, la firme chinoise Fossum Capital Group a pris 20% et la Caisse de dépôt et placement du Québec 10%. Cette dernière a racheté en 2019 les 10% encore détenus par Guy Laliberté.Plusieurs groupes, dont le québécois Québecor, ont manifesté leur intérêt pour un éventuel rachat du cirque.
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Les meetings bouillonnants, la distribution de tracts sur des campus bondés... Aux Etats-Unis, la pandémie a mis un coup d'arrêt brutal aux efforts pour courtiser les jeunes électeurs, forçant les candidats à la présidentielle à se ruer sur Snapchat.
| L'application aux 229 millions d'utilisateurs -- plus connue pour ses filtres donnant l'allure d'un lapin frétillant ou de vampire aux dents aiguisées que pour l'engagement politique -- est un nouveau grand terrain de bataille du duel qui opposera en novembre deux septuagénaires: le président sortant Donald Trump et l'ancien vice-président Joe Biden.L'enjeu est de taille: selon plusieurs études, la Génération Z (18-23 ans) et les Millenials (24-39 ans) représentent ensemble plus de 35% de l'électorat américain. Des jeunes pour qui les réseaux sociaux traditionnels, Facebook et Twitter en tête, paraissent désuets. Dans cette course pour capter l'attention, l'équipe de campagne du président américain se targue d'avoir une solide longueur d'avance. Et ainsi de ne pas avoir pâti du confinement."Nous avons toujours mis l'accent sur les outils numériques, donc passer à une campagne 100% numérique a été une transition très naturelle", assure à l'AFP Ken Farnaso, de l'équipe de réélection de Donald Trump. Celle-ci fédère 100 personnes derrière un président dont l'utilisation des réseaux sociaux est célèbre. "La campagne de Biden ne fait clairement pas le poids", assène M. Farnaso. Résultat: le nombre d'abonnés au compte Snapchat de Donald Trump a triplé en huit mois, pour atteindre les 1,5 million. L'équipe de campagne de Joe Biden ne souhaite pas communiquer le nombre d'abonnés de son compte.- Filtre Aviator - "Je suis sûr que nous pouvons être meilleurs en ligne", a concédé Joe Biden lors d'une interview diffusée sur Snapchat il y a quelques jours, depuis sa résidence dans le Delaware. Il y est resté confiné jusqu'à lundi, jour d'une première sortie remarquée, le visage couvert d'un masque noir. "Le fait est que nous essayons", a-t-il ajouté.Son équipe refuse de chiffrer dans le détail son arsenal, mais assure mettre les bouchées doubles sur le numérique depuis le début de la pandémie. Des responsables des campagnes d'Elizabeth Warren, Beto O'Rourke et Kamala Harris, ses anciens rivaux à la primaire démocrate, ont ainsi été appelés pour grossir les rangs.Sur son profil Snapchat, l'ancien vice-président d'Obama la joue cool: il s'affiche sans cravate et avec ses emblématiques lunettes Aviator, que les utilisateurs peuvent essayer virtuellement grâce à un filtre spécial.Les abonnés au compte de Donald Trump sont quant à eux invités à revivre un des meetings du candidat dans le Wisconsin, un des Etats-clé à décrocher pour espérer l'emporter le 3 novembre.Sur l'application, dont le succès s'était fondé sur l'envoi de photos éphémères, le compte du président relaie aussi des vidéos plus légères, moquant ouvertement les gaffes de son rival, destinées à être partagées massivement. Si Snapchat, est particulièrement plébiscitée par les candidats, c'est aussi parce que l'application souhaite de par elle même participer activement à la vie démocratique américaine."Snapchat estime qu'il n'y a pas de forme plus puissante d'expression que d'aider ses utilisateurs à s'engager dans la démocratie et à exercer leur droit de vote", indique une de ses porte-parole à l'AFP. L'application touche 75% de la Génération Z et des Millenials au quotidien, ce dont elle compte bien profiter.La plateforme avait déjà poussé 450.000 jeunes à s'inscrire pour voter lors des élections de mi-mandat en 2018 et promet de développer de nouvelles fonctions sur son application au fur et à mesure que l'élection se rapproche.Depuis peu elle propose, durant la semaine suivant les 18 ans de chacun de ses utilisateurs, un lien pour s'inscrire sur les listes électorales. Tous les mois, entre 300 et 500.000 Snapchatteurs atteignent la majorité. A l'inverse, chez sa concurrente TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, on défend plutôt le ton léger de l'application aux courtes vidéos. Ce qui n'empêche pas les contenus politiques de fleurir sur la plateforme. Une vidéo d'un homme déguisé en hot-dog, énumérant toutes les raisons pour lesquelles Joe Biden -- visé par une embarrassante accusation d'agression sexuelle -- était selon lui un "pervers", comptabilisait plus de 530.000 mentions "j'aime" sur le réseau.
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Les relations entre Manuel Valls et François Hollande s'étaient brusquement crispées la semaine dernière quand le Premier ministre avait confié avoir ressenti de la "colère" après la publication de confidences polémiques du chef de l'État. Les deux hommes ont mis les choses au clair mercredi, lors d'un déjeuner après le Conseil des ministres.
| Sorti mi-octobre, le livre "Un président ne devrait pas dire ça...", écrit par les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, a fait couler beaucoup d'encre. Les confidences du chef de l'État sur les magistrats, les footballeurs, l'immigration, Notre-Dame-des-Landes ou encore l'islam a suscité de nombreuses réactions de tous bords, et notamment de la part de Manuel Valls. Le Premier ministre évoquait la semaine dernière devant des journalistes sa "colère" personnelle et une "honte" ressentie selon lui par les militants socialistes à la lecture du livre-confession et ne cachait plus ses ambitions présidentielles. "Chacun doit être à sa tâche", lui rétorquait alors le président par médias interposés. Cette semaine, le couple exécutif a tenté d'arrondir les angles. Mercredi 2 novembre, les deux hommes ont partagé un déjeuner après un Conseil des ministres durant lequel François Hollande leur a intimé de faire preuve de "cohésion" et de "solidarité", afin de parvenir à un modus vivendi selon un proche du président. Depuis tout va bien ? "Nos relations sont fondées sur la confiance et l'amitié, a expliqué au Journal du Dimanche le chef de l'État. Mercredi en Conseil des ministres, nous avons rappelé l'ampleur de la tâche qui est la nôtre et qui nous appelle à beaucoup de responsabilités. Nous l'avons montré lors de l'évacuation des campements de Calais et de Stalingrad, une opération humanitaire exemplaire."Le JDD révèle par ailleurs que l'explication a été plus que franche. "Tes mots ont été très durs", a reproché François Hollande à Manuel Valls. Le chef du gouvernement a de son côté persisté dans la critique : "Un, le livre agit comme un catalyseur des doutes que les Français ont sur ta personnalité. Deux, parler des responsabilités publics internationaux devant deux journalistes qui enregistrent, ça me heurte vis-à-vis de l'exercice du pouvoir". Selon Europe 1, le Premier ministre est "exaspéré à l'idée qu'il ait pu avoir des conversations téléphoniques avec François Hollande en se croyant seul alors que, peut-être, deux journalistes étaient présents et que le dictaphone tournait à plein régime".Pour François Hollande, ce livre est de l'histoire ancienne. "J'ai voulu restituer le sens des décisions que j'ai déjà eu à prendre tout au long du quinquennat. Il n'y a plus à y revenir", a-t-il assuré dans les colonnes de l'hebdomadaire. Seul regret : ses déclarations sur la magistrature et "sa lâcheté", qui ont mis le feu aux poudres.
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Dans une lettre adressée à L'Express, Gabriel Matzneff revient en détails sur les accusations de pédophilie à son encontre après la publication du livre de Vanessa Springora, "Le Consentement".
| C'est une lettre en forme de droit de réponse. Ce jeudi 2 janvier, l'écrivain Gabriel Matzneff a adressé à la rédaction de L'Express un long texte dans lequel il revient sur la publication du livre de Vanessa Springora, Le Consentement. Un récit dans lequel l'auteure accuse le romancier d'avoir abusé d'elle. "J'apprends que Vanessa publie un livre sur nous. Non pas un livre à l'image de ce qu'ensemble nous vécûmes, mais un livre où, m'affirment ceux qui l'ont lu, elle trace de moi un portrait dénigreur, hostile, viré au noir, destiné à me nuire, à me détruire ; où, utilisant un pesant vocabulaire psychanalytique, elle tente de faire de moi un pervers, un manipulateur, un prédateur, un salaud", écrit Gabriel Matzneff qui a profité de cet envoi à L'Express pour revenir sur sa correspondance en 1986 avec Vanessa Springora, alors âgée de 14 ans. Et d'ajouter : "Je reçois cette stupéfiante nouvelle comme un coup de poignard dans le coeur. (...) Attendre trente-deux ans pour me poignarder en plein coeur, une preuve d'éternel amour ? (...) Ce livre, je ne le lirai pas. S'il contient ce que l'on me dit qu'il contient, il me ferait trop de mal ; et même si son ton est mesuré, nostalgique, je préfère me contenter des dizaines de lettres d'amour fou que Vanessa m'a écrites, de ses photos, de mes adorables souvenirs. Je ne le lirai pas et n'y répondrai pas pour la raison simple que j'y ai déjà répondu."Evoquant précisément sa relation avec Vanessa Springora, Gabriel Matzneff explique enfin que celle-ci n'aurait pas supporté son passé avec d'autres femmes, précipitant ainsi leur rupture. "Ta décision de rompre nous rendit, toi et moi, très malheureux", poursuit-il avant de conclure sur une note plus apaisée : "Que Dieu ait pitié de nous ; qu'Il te protège mieux que je n'ai été capable de te protéger. Je garderai toujours, brûlant dans ma mémoire et mon coeur tel un cierge devant l'icône du Christ, une image lumineuse de toi." Aujourd'hui âgé de 83 ans, Gabriel Matzneff n'a jamais été condamné par la justice.
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Intitulée "Passion monuments", la carte sera lancée le 24 octobre par le Centre des monuments nationaux.
| Le patrimoine, à volonté. À partir du 24 octobre, la carte "Passion monuments" permettra la visite de 101 monuments nationaux dans toute la France, a révélé le Journal du dimanche.Le mont Saint-Michel, le château d'Angers, le château et les remparts de Carcassonne, les alignements de Carnac, l'Arc de triomphe, la Conciergerie ou encore le Panthéon à Paris font partie de la liste.Disponible en ligne, la carte sera vendue au prix de 45 euros avec une durée de validité d'un an.En 2018, plus de 10,2 millions de personnes ont visité les 100 monuments, abbayes et parcs du Centre des monuments nationaux, à l'origine du projet. Après son ouverture le 30 novembre prochain, le musée archéologique et gallo-romain de Montmaurin (Haute-Garonne) deviendra le 101ème. Ce record devrait être égalé cette année, malgré la fermeture de la cathédrale Notre-Dame de Paris depuis l'incendie destructeur du 15 avril dernier.
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Selon Le Canard enchaîné, le Premier ministre Édouard Philippe tient à ce que ses services relisent toutes les interviews écrites de ses ministres "pour pouvoir les modifier, ajouter ou supprimer des passages". "Jusqu'à nous faire dire des choses que nous ne pensons pas", déplore l'un d'eux.
| Le chef du gouvernement exige-t-il de relire toutes les interviews de ses ministres ? Dans son édition du mercredi 13 février, Le Canard enchaîné assure que les ministres "doivent systématiquement soumettre à Matignon le texte de leurs interviews écrites pour relecture avant publication". "On est très fliqués par Matignon. Ils veulent toujours relire les interviews pour pouvoir les modifier, ajouter ou supprimer des passages. Jusqu'à nous faire dire des choses que nous ne pensons pas", explique un ministre à l'hebdomadaire satirique.Selon le palmipède, si les ministres de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, du Travail Muriel Pénicaud ou encore de la Santé Agnès Buzyn, ont accepté cette façon de procéder, d'autres ont "décidé de s'émanciper de cette règle". C'est notamment le cas des ministres MoDem Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires), Geneviève Darrieussecq (secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées) et Marc Fesneau (Relations avec le Parlement).
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Lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée, le nouveau Premier ministre a précisé mercredi 15 juillet qu'un plan jeunesse "sera discuté vendredi avec les partenaires sociaux".
| Nommé vendredi 3 juillet en remplacement d'Edouard Philippe, Jean Castex a présenté mercredi 15 juillet sa feuille de route pour les 600 derniers jours du quinquennat d'Emmanuel Macron devant les députés. Le nouveau Premier ministre a notamment fait de la lutte contre le chômage "la priorité absolue du gouvernement pour les 18 prochains mois", en insistant notamment sur le sort des jeunes. "La première urgence" sera les jeunes, "les premiers touchés par la crise", a-t-il déploré, annonçant qu'un plan jeunesse "sera(it) discuté vendredi avec les partenaires sociaux". "700.000 d'entre-eux vont bientôt se présenter sur le marché du travail. Aucun d'entre eux ne doit se trouver sans solution", a affirmé le chef du gouvernement.Le premier impératif sera de "favoriser l'embauche" grâce à des réductions de charges sociales pour les emplois occupés par les jeunes de moins de 25 ans. L'Etat aidera notamment "avec un dispositif exceptionnel de réduction du coût du travail, à hauteur de 4.000 euros par an, pour les jeunes de moins de 25 ans, jusqu'à 1,6 Smic, dans toutes les entreprises et pour une durée d'au moins un an", a détaillé M. Castex. Le Premier ministre a également l'ambition de "lutter contre le décrochage durable des jeunes qui sont les plus éloignés de l'emploi", avec "300.000 parcours et contrats d'insertion, et 100.000 places de plus en service civique". "Nous nous fixons un objectif de 200.000 places supplémentaires de formation en 2021 au bénéfice des jeunes", a-t-il par ailleurs ajouté. Pour soutenir les jeunes, et notamment les étudiants les plus modestes, Jean Castex a également annoncé que des repas à un euros seraient proposés aux étudiants boursiers dans les restaurants universitaires dès la rentrée, contre 3,30 euros actuellement.
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La piste du suicide est privilégiée, la directrice ayant laissé "plusieurs courriers écrits informant de son choix."
| La directrice retrouvée morte dans une école maternelle de Pantin, en Seine-Saint-Denis, avait envoyé des courriers à plusieurs directeurs d'école de sa commune, a-t-on appris mercredi 26 septembre de sources concordantes. Elle y évoque un manque de soutien de l'État ou encore la solitude des chefs d'établissement."La succession d'inspecteurs qui passe à Pantin ne se rend pas compte à quel point tout le monde est épuisé", écrit la directrice dans une lettre que l'AFP s'est procurée. "Les directeurs sont seuls ! Seuls pour apprécier les situations (...) les parents ne veulent pas des réponses différées, tout se passe dans la violence de l'immédiateté", poursuit la directrice. Dans ces courriers envoyés samedi, soit le jour présumé de sa mort, la fonctionnaire évoque aussi le manque de soutien de la part de l'État, le rythme scolaire des enfants, le manque d'outils de travail ou encore les pratiques "chronophages". Le corps de cette femme, âgée de 58 ans, a été découvert lundi matin dans le hall de l'école Méhul, en proche banlieue parisienne, mais la mort est "vraisemblablement intervenue samedi", selon une source proche de l'enquête. L'hypothèse du suicide est privilégiée dans l'attente des résultats de l'autopsie réalisée mardi. Sur place, les enquêteurs avaient retrouvé "plusieurs courriers écrits de sa main pour informer de son choix" et "une affichette à l'entrée de l'école à l'intention de la gardienne".Mardi, plusieurs directeurs d'école de cette ville populaire ont reçu par la poste un courrier signé de la main de la directrice, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Selon lui, "une quinzaine de courriers" ont été reçus après sa mort par les écoles de la ville. Le SNUipp-FSU 93, également destinataire du courrier et dont la directrice était membre, a pointé dans un communiqué "la solitude de la mission de direction d'école dans les tâches quotidiennes administratives et organisationnelles qui s'accumulent, (qui) devient au fil des années insupportable". Le syndicat évoque notamment des missions de direction d'école "complexifiées ces dernières années", avec "des injonctions hiérarchiques, parfois contradictoires", et le "manque de formation et d'accompagnement lors de la gestion de situations de crise"."Pour que la mort tragique de notre collègue et camarade ne soit pas vaine", le syndicat a indiqué son intention de déposer une "alerte sociale", protocole préalable à un préavis de grève auprès de la direction académique, exigeant "du ministre, du recteur, comme du Dasen (directeur académique) des réponses concrètes pour garantir la santé, l'intégrité morale et physique des personnels". Un rassemblement est prévu jeudi à 18H00 devant l'école. Cette enseignante "très expérimentée et très dévouée", célibataire et sans enfant, "pour qui son travail était toute sa vie", avait par ailleurs enduré "de fortes lésions personnelles et sentimentales", nuance une source proche de l'enquête, évoquant notamment des décès dans son entourage. L'école, qui accueille 300 enfants, a été fermée lundi. Elle a rouvert mardi avec des modalités d'accueil particulières, a expliqué le rectorat à l'AFP. Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a été saisi par l'Académie de Créteil. Le ministère de l'Éducation a par ailleurs donné son feu vert à une enquête administrative.
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Des manifestations, dont certaines tendues, ont eu lieu à Paris, Toulouse mais aussi Saint-Etienne.
| Ce samedi marquait "l'acte 50" du mouvement des "gilets jaunes". L'occasion, pour quelque 500 personnes de manifester notamment à Saint-Etienne, alors que le premier anniversaire de la naissance du mouvement approche. Après avoir traversé la ville en début d'après-midi, les manifestants ont bloqué la RN88 à l'aide de bidons métalliques, coupant la circulation dans les deux sens. Ils ont été délogés par les forces de l'ordre à grand renfort de gaz lacrymogènes et les voies ont été dégagées.La manifestation s'est dispersée vers 18 heures place du Peuple, en centre-ville. Ce 50e acte des "gilets jaunes" n'a pas donné lieu à des "dégâts significatifs ni (...) blessés", selon la préfecture de la Loire, qui a fait toutefois état de six interpellations. Des lacrymogènes à ToulouseA Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé, pour moitié des "gilets jaunes", pour moitié des soutiens aux Chiliens. "Tous ensemble, les peuples unis ne seront jamais vaincus", proclamait une banderole.A Toulouse, bastion du mouvement de lutte contre les violences policières, la manifestation a rassemblé dans l'après-midi plusieurs centaines de "gilets jaunes" aux cris de "A bas l'État, les flics et les fachos" et derrière une banderole proclamant "Stop à la grande braderie des services publics". Un cordon policier a lancé rapidement une première salve de gaz lacrymogènes pour détourner du centre-ville le cortège, repoussé sur la berge extérieure du canal du Midi.Dans le Grand-Est, à Épinal, ce sont 350 "gilets jaunes" qui ont parcouru les rues à partir de 14h30. Le centre-ville leur avait été interdit par la préfecture. Cette dernière a indiqué en fin d'après-midi que la manifestation avait été "plutôt calme" si ce n'est "des incidents mineurs". "Ils ont cheminé tranquillement", a ajouté la préfecture des Vosges. A Lille, ils ont été environ 350 à défiler, sans incidents notables, affirme le collectif des "gilets jaunes". Selon France 3, trois personnes ont été interpellées, dont une femme enceinte.
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Les candidatures aux législatives hongkongaises d'une dizaine de militants prodémocratie, parmi lesquels Joshua Wong, ont été invalidées jeudi, l'opposition dénonçant la "Terreur" dans laquelle Pékin chercherait à plonger l'ex-colonie britannique.
| Un an après des manifestations sans précédent depuis sa rétrocession en 1997, la région théoriquement semi-autonome connaît une reprise en main très forte par le pouvoir chinois depuis que Pékin lui a imposé fin juin une loi controversée sur la sécurité nationale.Elle a notamment été marquée par l'arrestation mercredi soir de quatre étudiants, dont un âgé de 16 ans, les premières interpellations par l'unité de la police hongkongaise créée pour veiller au respect de ce texte de loi draconien.Et jeudi, les autorités ont invalidé les candidatures aux élections de septembre de 12 militants prodémocratie, alors que leur camp abordait cette échéance galvanisé par son triomphe aux scrutins locaux de novembre 2019."Pékin fait preuve d'un mépris total à l'égard de la volonté des Hongkongais, foule aux pieds (...) l'autonomie de la ville et cherche à maintenir le parlement hongkongais sous son joug", a dénoncé dans un tweet Joshua Wong, qui avait en 2014 été le visage du "Mouvement des Parapluies".- "Répression" -Plus de 600.000 Hongkongais avaient participé mi-juillet aux primaires organisées par le camp pro-démocratie dans la ville de 7,5 millions d'habitants, une consultation largement analysée comme un grand succès populaire.M. Wong, qui n'avait déjà pas eu le droit de se présenter aux élections locales, a dénoncé "la mesure de répression la plus importante" contre le camp prodémocratie, expliquant que les autorités avaient disqualifié "presque tous les candidats prodémocratie, depuis les groupes progressistes les plus récents aux partis modérés traditionnels".Le Conseil législatif (LegCo, Parlement local) compte 70 membres désignés selon un système alambiqué qui garantit presque à coup sûr une majorité au bloc pro-Pékin. Seuls 35 sont élus au suffrage universel direct, les autres étant principalement désignés par des groupes socio-professionnels acquis à Pékin.Après les élections de 2016, plusieurs élus prodémocratie avaient été disqualifiés pour avoir délibérément modifié leur prestation de serment pour y manifester leur hostilité vis-à-vis de l'influence de la Chine.Mais les mouvements prodémocratie espéraient cette fois traduire dans les urnes le succès de leur mobilisation de l'an passé.Hong Kong a été le théâtre pendant six mois de manifestations quasi quotidiennes pour défendre les libertés et dénoncer les ingérences de la Chine.- "Délinquants sans scrupules" -La popularité de ces revendications s'est confirmée lors des élections locales de novembre marquées par un triomphe du camp prodémocratie, qui a pris le contrôle de 17 des 18 districts du territoire.Le Bureau de liaison, représentant du gouvernement chinois à Hong Kong, a salué jeudi la disqualification des 12 accusés d'avoir "dépassé le cadre de la légalité"."Comment l'organe législatif de Hong Kong (...) peut-il admettre dans sa chambre ces délinquants sans scrupules qui cherchent à détruire (le principe) +Un pays, deux systèmes+ et la prospérité de Hong Kong?", s'est interrogé le Bureau de liaison dans un communiqué.Ces disqualifications sont tombées moins de 24 heures après l'arrestation de quatre étudiants, trois hommes et une femme âgés de 16 à 21 ans, d'anciens membres d'une organisation prônant l'indépendance qui avait annoncé sa dissolution à la veille de l'adoption de la loi sur la sécurité.- "Purge politique" -"Hong Kong est tombée dans une ère de Terreur blanche", ont dénoncé dans la nuit les Student Unions of Higher Institutions, qui chapeautent 13 syndicats étudiants."Il est clair que de plus en plus de Hongkongais auront à endurer (...) la terreur communiste."Nathan Law, compagnon de route de Johua Wong, qui s'est exilé à Londres du fait de la nouvelle loi, a également dénoncé ces arrestations sur Twitter."La Terreur blanche, la politique de la peur sont à l'oeuvre à Hong Kong", a-t-il dit. L'expression "Terreur blanche" renvoie en Chine aux périodes de répression politique.Il a présenté les disqualifications comme une tentative d'aligner LegCo sur le modèle du Parlement chinois et de "supprimer toute forme de résistance à Hong Kong au travers de la peur et de l'intimidation".Ultime gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten a vu dans les disqualifications "une purge politique scandaleuse"."Il est évident qu'il est désormais illégal de croire en la démocratie (..) Il faut s'attendre à de tels agissements dans un Etat policier", a-t-il dit.La loi sur la sécurité nationale avait été la réponse de la Chine aux mois de manifestations souvent violentes à Hong Kong.Pékin avait expliqué que ce texte était nécessaire pour restaurer l'ordre et agirait comme une épée de Damoclès au-dessus des personnes enfreignant la loi.
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Pour éviter aux restaurateurs une année noire, les voisins devraient-ils s'habituer aux nuits blanches ? Certaines associations de riverains parisiens perdent patience face aux nuisances qu'occasionnent l'extension des terrasses éphémères, alors que la mairie promet de "renforcer les contrôles".
| La ville de Paris a annoncé fin août qu'elle prolongeait jusqu'en juin 2021 l'extension des terrasses des bars et restaurants sur l'espace public, "une aide précieuse" selon les professionnels de ce secteur durement frappé par la crise du coronavirus et le confinement du printemps. Face au regain de l'épidémie, le gouvernement a appelé vendredi à la "responsabilité de chacun" sans recourir à des restrictions d'horaires ou fermetures de certains établissements comme appliquées dans des pays voisins.Techniquement, les gérants des près de 8.000 établissements parisiens qui bénéficient de cette mesure doivent s'assurer de respecter une charte prévoyant la fermeture des extensions à 22H00 et la limitation des nuisances sonores.Pourtant, "ça se passe mal", estime Gérard Simonet, le président de Vivre-le-Marais, une association d'habitants du centre de Paris, dénonçant "des nuisances sonores qui s'étendent bien au-delà de 22H00". "On a la sensation de n'avoir aucun recours, ça créé du désespoir", renchérit Yussef Tahiri, membre du Collectif Jean-Pierre Thimbaud, une rue du 11ème dans un quartier particulièrement festif, regrettant un manque "de cadre". Lui et d'autres membres du collectif ont l'intention de déposer un nouveau recours après avoir été déboutés au printemps devant le tribunal administratif qui a retenu "le caractère provisoire de la mesure".- "#balancetonbar" -Cette grogne trouve échos sur les réseaux sociaux, comme le compte twitter du Collectif nuisances sonores qui recensent les cas de non-respect des règles sous les hashtag #balancetonbar et #nuisancessonores et qui comptent tous les deux des centaines d'occurrences sur Twitter. Amélie Terrien, fondatrice du collectif, a lancé en début de semaine une "grande enquête sur les nuisances sonores à Paris" qui a obtenu plus de 900 réponses en quatre jours. "Au niveau du collectif, on est passé d'une dizaine de personnes à plus d'une centaine depuis la fin du confinement", assure-t-elle. "Mes enfants ne s'endorment pas avant 23H00", s'insurge une maman dans le 4ème arrondissement. "Je suis réveillée 3-4 fois par nuit du mercredi au dimanche", décrit une habitante du 2ème. "Je me suis habitué à être épuisé constamment", raconte un étudiant du 11ème. Tous ces parisiens dénoncent "un enfer", "un calvaire", mais ne souhaitent pas être cités nommément car "il y a des représailles de la part des restaurateurs", affirme l'une des riveraines à l'AFP, évoquant des "intimidations". Au-delà du bruit, les terrasses étendues posent aussi des problèmes de circulation, dénonce Yussef Tahiri. Dans la rue Oberkampf, "75% des places de livraison sont occupées par des terrasses. Comment font les commerçants pour se faire livrer ?", déplore-t-il.Pour beaucoup de riverains interrogés, il s'agit d'un "pas de plus vers la mono-activité bistrotière à Paris", selon la formule de Patrick Broders, habitant le 4ème arrondissement. Ces riverains dénoncent aussi le manque de sanctions et, comme le collectif Droit au Sommeil Paris, des contraventions "pas assez dissuasives".Nicolas Nordman, adjoint à la maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité, rappelle lui que les "amendes sont passées de 135 euros à 500 euros". Les agents de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP) effectuent "300 opérations par jour pour vérifier l'application de la charte" et "2.000 procès verbaux" ont été dressés durant l'été pour "non-respect des règles", souligne-t-il.Le secteur reconnaît que les terrasses éphémères peuvent créer "quelques tensions", comme l'admet auprès de l'AFP Franck Trouet, porte-parole du Groupement National des Indépendants, organisation professionnelle qui représente les cafés et restaurants.Franck Delvau, président de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie - Ile de France (UMIH IDF), appelle d'ailleurs à "sanctionner" ceux qui ne respectent pas la charte, "parce qu'ils mettent en danger toute la profession".Mais, relève Frank Trouet, les terrasses "sont aussi pour nos concitoyens un rayon de soleil qui fait du bien au moral dans cette période difficile".
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Les députés LR voteront contre le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire, examiné jeudi à l'Assemblée, si le gouvernement n'amende pas le texte notamment sur la responsabilité des élus, a affirmé le patron du groupe Damien Abad.
| "La balle est dans le camp du gouvernement: Soit il accepte la version que nous avons proposée au Sénat et nous voterons le texte, soit ce n'est pas le cas et nous voterons contre", a-t-il déclaré à Sud Radio. La mesure votée par les sénateurs (à majorité LR) prévoyait que "nul ne peut voir sa responsabilité pénale engagée" pour des contaminations par le coronavirus pendant l'état d'urgence sanitaire, sauf en cas d'intention délibérée, imprudence ou négligence.Le texte a été ensuite amendé en commission des Lois à l'Assemblée, notamment par LREM pour tenir compte "de l'état des connaissances scientifiques au moment des faits". Une "ligne rouge" selon M. Abad, car cela entraînerait "un système d'amnistie généralisée".De plus, au-delà des élus de terrain cet amendement "vise davantage les ministres et les directeurs d'administration centrale", a-t-il précisé à l'AFP."Ce qu'on a simplement voulu faire au Sénat, c'est que les maires, directeurs d'école, chefs d'entreprise", ne soient pas traduits en justice pour avoir appliqué les règles, a de son côté expliqué le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, "ulcéré" par l'amendement LREM qui "exonère les ministres et le gouvernement".M. Retailleau a répété sur BFMTV/RMC que le président LR du Sénat Gérard Larcher "saisira immédiatement le conseil constitutionnel" en raison de "l'article 6 qui crée un système d'information avec des données de santé".M. Abad a lui aussi rejeté ce système prévu pour tracer les personnes infectées car "il n'y a plus d'anonymat, de volontariat et des données sont conservées pendant un an" ce qui "nous parait totalement disproportionné". Il a également plaidé pour que le parlement puisse voter "mois par mois" sur la prolongation de l'état d'urgence.Alors que le Premier ministre doit présenter les détails du déconfinement dans l'après-midi, M. Abad a souhaité "une vraie différenciation territoriale" et que "dans les départements verts, on rouvre davantage de choses", notamment pour que "les commerces et les cafés dans certaines conditions" puissent "amorcer ce mouvement".Déplorant le maintien de la fermeture des plages, selon lui "symbolique de ce gouvernement de la peur", il a estimé qu'"on est passé de la prudence à l'immobilisme"."Le gouvernement a très mal préparé le déconfinement (...) il a eu une stratégie de mise sous cloche de la France, c'est à dire une stratégie totalement défensive avec le confinement", a de son côté affirmé M. Retailleau.
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Patrick Bruel s'est attiré les foudres de la toile. En cause : une performance en playback lors des NRJ Music Awards.
| Samedi 10 novembre, le palais des festivals de Cannes accueillait les grands noms de la musique francophone, mais aussi internationale pour la vingtième édition des NRJ Music Awards.Une séquence émouvante s'est déroulée lors d'un hommage à Charles Aznavour, décédé le 1er octobre dernier, rendu par Vianney, Maître Gims, Louane et Patrick Bruel, qui ont interprété "Hier encore." Ce dernier s'est attiré les foudres de la toile. Invité aux NRJ Music Awards pour interpréter des titres de son dernier album "Ce soir on sort", l'interprète de "Casser la voix " a chanté en playback.
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Le zoo canadien de Calgary a annoncé qu'il allait devoir renvoyer en Chine deux pandas géants prêtés par ce pays, en raison de la pandémie de coronavirus qui l'empêche de s'approvisionner en bambou pour les alimenter.
| L'établissement a fait savoir dans un communiqué publié mardi qu'il allait transférer Er Shun et Da Mao "après avoir surmonté pendant des mois des obstacles liés au transport de bambou frais"."Ce fut une décision incroyablement difficile à prendre, mais la santé et le bien-être des animaux que nous aimons et protégeons sont toujours la priorité", a expliqué le directeur du zoo, Clément Lanthier.Selon l'établissement, les pandas géants se nourrissent à 99% de bambou, à raison d'environ 40 kilogrammes par jour pour un adulte. Le zoo a dû faire face avec la pandémie à des difficultés d'approvisionnement en bambou liées à la baisse du nombre de vols entre la Chine et le Canada, ainsi qu'à des retards de livraison d'autres fournisseurs.Les deux pandas, la femelle Er Shun et le mâle Da Mao, sont arrivés au Canada en 2013, accueillis à l'époque par le Premier ministre Stephen Harper et sa femme Laureen. Ils ont été prêtés par la Chine pour 10 ans dans un geste censé symboliser les bonnes relations entre Ottawa et Pékin.Les deux animaux ont passé plusieurs années au zoo de Toronto, où Er Shun a donné naissance en 2015 à des jumeaux, une première au Canada. Les pandas et leurs oursons ont ensuite rejoint en 2018 le zoo de Calgary, dans l'Ouest canadien.
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Après Paris et Lille, c'est au tour de Lyon. Ce jeudi 28 février, les véhicules les plus polluants sont interdits dans la capitale des Gaules, en raison du pic de pollution aux particules fines.
| La circulation différenciée est en vigueur ce jeudi dans l'agglomération lyonnaise. À Lyon et Villeurbanne, seuls les véhicules disposant d'une vignette Crit'Air classée de 0 à 3 sont autorisés à rouler. À l'inverse, les voitures de catégorie 4, 5 et 6 (vignette rouge, rouge foncé et marron) n'ont pas le droit de circuler dans les deux villes. L'interdiction court de 5 heures du matin jusqu'à la fin de soirée. Exception sur le périphérique et l'autorouteLes contrevenants risquent une amende de 68 euros pour les voitures et scooters, et de 135 euros pour les poids lourds. En plus de l'amende, les resquilleurs devront obligatoirement garer leur véhicule ou faire demi-tour. Certains grands axes, comme le périphérique et les autoroutes, feront toutefois l'objet d'une exception et sont autorisés à la circulation pour tous les véhicules, même les plus polluants. Du côté des transports en commun, un ticket unique, baptisé "tick'Air", a été mis en place au prix de 3 euros, contre 6 euros habituellement. Il permet aux habitants de se déplacer de manière illimitée sur l'ensemble du réseau des transports lyonnais. "Vigilance rouge"L'observatoire régional de la qualité de l'air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, a placé le bassin lyonnais et le nord du département de l'Isère en "vigilance rouge", en raison de l'augmentation des concentrations de particules fines depuis le début de la semaine. Jeudi, le vent devrait faire diminuer ces concentrations, mais la qualité de l'air restera mauvaise jusqu'à la fin de semaine.Mercredi, la circulation différenciée avait déjà été instaurée dans Paris et sa petite couronne, ainsi que pour la première fois à Lille, également en raison de la pollution atmosphérique. L'agglomération lyonnaise avait déjà expérimenté ce dispositif, la dernière fois en août 2018, lors d'un épisode de canicule et de pollution à l'ozone.
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La maire de Lille, qui n'a jamais caché son animosité pour Emmanuel Macron, a profité d'une rencontre avec la presse jeudi 30 août pour rembarrer le chef de l'État après sa déclaration sur les Français "réfractaires au changement".
| Les deux sont en froid depuis des années. Avant même l'élection présidentielle de 2017, la socialiste Martine Aubry avait dit publiquement tout le mal qu'elle pensait d'Emmanuel Macron, comme lorsqu'elle avait lâché un "ras-le-bol" devant les caméras des journalistes, en 2015. Cette fois, la maire de Lille a davantage développé sa pensée. S'exprimant face à la presse en amont de la grande braderie de la ville, qui ouvrira ses portes samedi 1er septembre 8 heures, Martine Aubry est revenue sur les récents propos du président de la République qui ont suscité la polémique. En déplacement au Danemark, le locataire de l'Élysée s'était amusé à comparer les Français à des "Gaulois réfractaires au changement"."S'ils ne comprennent pas vers où on va et si ce n'est pas juste, ils freinent", a réagi la maire de Lille jeudi, citée par 20 Minutes. "En général, les Français aiment les réformes quand elles sont justes et qu'elles ont un sens. C'est toujours ce que j'ai retenu quand j'ai eu quelques responsabilités. (...) Si c'est juste et que ça va dans le bon sens, et il faut changer un certain nombre de choses dans ce pays, à ce moment-là ils l'acceptent. Il faut respecter ces conditions et à ce moment-là, les Français diront bravo. Mais on n'en est pas là", a tancé l'élue nordiste. Face à l'incendie allumé par sa déclaration, Emmanuel Macron s'est expliqué jeudi en invoquant un "trait d'humour". "J'aime la France et les Français", s'est-il défendu. "Je les aime ces tribus gauloises, j'aime ce que nous sommes". "On est un pays qui, dans les moments graves de l'Histoire, sait se transformer en profondeur", avait-il assuré.
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Donald Trump reçu par des centaines de partisans sur le tarmac d'un aéroport. Joe Biden parlant devant une dizaine d'invités, tenus à distance sur un parking: les deux candidats à la Maison Blanche mènent des campagnes aux antipodes en pleine pandémie de Covid-19.
| Mais la distanciation physique ne nuit pas au démocrate, qui devance le président américain dans les sondages pour l'élection du 3 novembre. Pour l'instant. "Puisque je pratique la distanciation physique, je peux enlever mon masque, me dit-on, pendant que je parle. Mais je promets que je le remettrai": mercredi dans le Michigan, l'ancien vice-président démocrate, 77 ans, a de nouveau revendiqué son respect des gestes barrières.Et tant pis si son rival républicain ironise sur les précautions de celui qu'il surnomme "Joe le planqué"."Combien de familles n'ont pas leurs êtres chers ce soir autour de la table à cause de son échec" dans la gestion de la pandémie, a-t-il lancé à propos de Donald Trump, en déplorant le lourd bilan de plus de 190.000 morts du Covid-19 aux Etats-Unis. "C'est plus que honteux. C'est un manquement à ses devoirs", a-t-il poursuivi devant une poignée d'invités et quelques journalistes, à Warren près de Detroit, berceau américain de l'automobile.Le Michigan sera l'un des ces Etats-clés qui pourra faire basculer l'élection. Créant la surprise, Donald Trump l'avait remporté d'une infime avance en 2016. Et il sera de retour jeudi soir, à Freeland. S'il n'y a plus les milliers de personnes qui se pressaient dans ses meetings avant le confinement, des centaines de partisans se rassemblent à chaque fois, à l'air libre, souvent dans des immenses hangars d'aéroport. Evitant de porter le masque en public, Donald Trump, 74 ans, se rendra ensuite vendredi à Shanksville en Pennsylvanie, comme Joe Biden, pour commémorer le 11-Septembre, puis se rendra ce week-end dans le Nevada. - "Placard à balais" -L'organisation d'un meeting dans cet Etat de l'Ouest, gouverné par un démocrate, a justement fait l'objet d'une controverse mercredi, lorsque les responsables d'un hangar ont annulé car il dépassait le nombre limite de personnes autorisées à se rassembler pendant la pandémie. "Les démocrates essayent d'empêcher le président Trump de parler aux électeurs car ils savent que Joe Biden ne peut pas concurrencer l'enthousiasme derrière sa campagne de réélection", a lancé son directeur de communication, Tim Murtaugh.Le candidat démocrate pourrait à peine "organiser un acte de campagne dans un placard à balais", a-t-il taclé.La stratégie de Donald Trump, "c'est d'être aussi visible que possible et il s'y tient", analyse Tobe Berkovitz, professeur spécialiste en communication politique à l'université de Boston. Quant à l'équipe de campagne du démocrate, "plus elle peut protéger Biden, mieux elle se porte", juge-t-il. "Cela l'empêche de faire des erreurs, de se voir poser des questions difficiles". D'autant que les rares conférences de presse du septuagénaire, connu pour ses gaffes, sont limitées à un petit groupe de reporters, souvent installés dans des cercles marqués au sol, distanciation physique oblige. L'ancien bras droit de Barack Obama mène Donald Trump d'une confortable avance dans les sondages nationaux. Surtout, il le devance aussi dans les principaux les Etats-clés, qui détermineront le vainqueur en basculant vers un candidat ou l'autre, mais d'une marge souvent plus serrée. D'où l'importance de convaincre les indécis. - Au détriment "de la démocratie"? -Après des mois de confinement suivis par des déplacements très restreints, le démocrate mais aussi sa colistière Kamala Harris et son épouse, Jill Biden, se sont lancés la semaine dernière dans un rythme de voyage bien plus intense.Même s'ils ne parlent pas à des centaines de partisans comme Donald Trump, ces actes de campagne "reçoivent le même temps de couverture médiatique", note John Hudak, du centre de recherche américain Brookings.Ceux qui se moquent des précautions de Joe Biden "ne vont pas voter pour lui de toutes façons", analyse-t-il, tandis que ceux qu'il doit convaincre, les électeurs indépendants notamment, soutiennent selon les enquêtes d'opinion les gestes barrières. Au final, compte tenu des sondages, "les électeurs ne tiennent clairement pas rigueur à M. Biden de la façon dont il mène sa campagne", selon M. Hudak. Et c'est avant tout le "président qui doit rattraper Biden". La stratégie du démocrate "est efficace", concède Tobe Berkovitz. "Mais je ne pense pas que cela serve la démocratie", ajoute-t-il. "La démocratie devrait être un débat ouvert, un échange d'idées, des candidats questionnés par de vrais électeurs, et ce n'est pas ce qu'il se passe."
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Pendant plus de deux ans, un couple de Gironde a utilisé une carte essence de la SNCF "attribuée à titre professionnel" pour son usage personnel, révèle Sud Ouest.
| La combine du couple aura duré plus de deux ans. Entre novembre 2015 et le printemps 2018, un couple, domicilié à Ambès en Gironde, a utilisé une carte essence de la SNCF "attribuée à titre professionnel" pour un usage personnel, rapporte Sud Ouest.Le mari est agent technique à la SNCF et dispose d'une carte afin de faire le plein de carburant de son véhicule de service lorsqu'il est amené à se déplacer. Seulement, avec sa femme il rencontre des difficultés financières et il a "la mauvaise idée d'utiliser la précieuse carte à titre privé", explique le quotidien.Un préjudice évalué à 16 500 eurosEn ce début d'année 2018, des dirigeants de la SCNF se rendent compte que des véhicules n'appartiennant pas à leur parc ont été alimentés en essence par une de leurs cartes. La compagnie ferroviaire porte plainte et la brigade des affaires financières de la Sûreté mène des investigations. Celles-ci permettent d'identifier la femme, travaillant également à la SNCF. Selon les enquêteurs, elle se rendait dans des stations service à Saint-André-de-Cubzac, Lormont et sur la rive droite de Bordeaux pour faire le plein de son monospace. Elle en profitait également pour remplir des jerricans de 20 litres.Lors de son interpellation, le couple a rapidement reconnu les faits. Les deux agents de la SNCF ont été licenciés il y a quelques semaines et comparaîtront devant la justice pour répondre d'abus et de recel d'abus de confiance. Le préjudice est quant à lui estimé à 16 500 euros.
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Les chutes de neige perturbent la circulation, notamment en Isère, où la préfecture a décidé de fermer l'A48. Des automobilistes ont d'ailleurs passé une partie de la nuit dans leur véhicule.
| Le trafic a pu reprendre vers 9h dimanche.Cinq départements d'Auvergne-Rhône-Alpes ont été maintenus dimanche 3 février en vigilance orange en raison des chutes de neige et du risque de verglas, a indiqué Météo-France dans son bulletin.La Loire et la Haute-Loire restent sous vigilance jusqu'à 10h00 dimanche, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie jusqu'à midi. L'alerte est levée sur la Lozère. En début de matinée, il neigeait encore, mais faiblement, sur la Haute-Loire et la Loire. Il neigeait également sur les départements nord-alpins. La couche au sol reste importante en Lozère, une trentaine de centimètres, voire 40 à 50 localement, note l'opérateur météo.Les précipitations neigeuses se poursuivent dès 300 mètres d'altitude sur les secteurs déjà concernés, à savoir l'est de la Haute-Loire et de la Loire, le nord de l'Isère, et les avant-pays savoyards. La tendance est à un affaiblissement des précipitations, mais il est très progressif et les chutes de neige peuvent rester modérées par moments dans les premières heures de la matinée. Il faudra attendre la mi-journée pour que les chutes de neige deviennent intermittentes en plaine, et la fin de journée pour qu'elles cessent complètement aux abords du relief. Les cumuls de neige sur l'épisode atteignent 5 à 20 cm à partir de 400 m. Au-dessus de 800-1000 m, les accumulations pourraient dépasser 30 à 40 cm sur le sud du Massif central, le Vercors et la Chartreuse. En plaine (en dessous de 300 m), la neige, généralement très mouillée, pourrait blanchir les sols.Toutefois, il demeure un risque de cumuls locaux plus importants comme sur Chambéry ou Annecy (3-7 cm). À noter un vent fort de nord à nord-ouest sur le Massif central en particulier, pouvant entraîner la formation de congères.L'A48 en direction de Grenoble a été coupée dans la nuit et durant une partie de la matinée entre les échangeurs de Coiranne et de Voreppe. La circulation a pu reprendre vers 9h dimanche, selon la société des autoroutes Rhône-Alpes.
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Le patron sortant du syndicat a notamment été accusé d'avoir "vendu la classe ouvrière à Macron et au Medef".
| Ciblé par des critiques parfois violentes au congrès de Force ouvrière, le secrétaire général Jean-Claude Mailly a déclaré jeudi 26 avril avoir "le dos large" et assumer ses choix, notamment à propos des ordonnances sur la réforme du code du travail. Il a cependant déploré l'image que les dissensions ont donné de la confédération. À la tête du syndicat depuis 14 ans, M. Mailly doit passer vendredi la main à Pascal Pavageau, seul candidat à sa succession.Depuis lundi à Lille, plusieurs dizaines de militants lui ont reproché, parfois violemment, sa "passivité" et sa "timidité" sur les ordonnances réformant le droit du travail, une position qui secoue le syndicat en interne depuis plusieurs mois. "J'ai le dos large et je vous avoue que ces derniers mois, au-delà des nuances ou divergences démocratiques qu'on peut avoir entre nous, je considère que certains ont mordu le trait de la fraternité et de la camaraderie", a-t-il lancé jeudi, pour son dernier discours officiel. Une partie seulement de la salle s'est levée pour saluer M. Mailly. S'il a pris "quelques bosses", il "s'en fout", a-t-il assuré, car il "peut se regarder dans la glace le matin". Il n'a pas voulu revenir dans le détail sur l'épisode interne des ordonnances, y décelant "une part d''irrationnel" ou un "prétexte". "Qui a dit que les ordonnances étaient bien?", a-t-il lancé. MARTINEZ DOIT "SE FRISER LES MOUSTACHES""Ca fait beaucoup d'énergie dépensée en interne", a-t-il déploré. Philippe Martinez, numéro un de la CGT, "doit se friser les moustaches" et Laurent Berger, patron de la CFDT, penser qu'il a "un boulevard si FO se déchire comme ça!", a-t-il ajouté. "J'ai eu du mal à avaler qu'on puisse penser que je sois un menteur", a ajouté le responsable syndical, rappelant que c'est "à l'unanimité du bureau confédéral que nous avons pris les décisions", bureau dont est membre son successeur. "Les hommes et les femmes passent, les organisations restent", a-t-il dit. "Je sais aussi par expérience qu'à FO les successions, c'est jamais simple", a-t-il ajouté. "Être secrétaire général de la confédération, c'est une lourde responsabilité et on ne peut le mesurer que quand on l'a obtenue", a-t-il affirmé, en forme de mise en garde à Pascal Pavageau. M. Mailly a répété qu'il avait "sollicité un mandat" au Conseil économique et social européen. "Il y a un camarade qui a accepté de démissionner pour que je puisse le remplacer", a-t-il assuré. "C'est pas Macron qui désigne là-dedans, c'est pas Pénicaud, c'est FO!", a-t-il ajouté, en réponse à des critiques sur un "parachutage"."IL Y A DES CRITIQUES QUI M'ONT BLESSÉ""Ce matin, j'ai parlé avec mes tripes, il y a des critiques qui m'ont blessé", a commenté M. Mailly dans l'après-midi auprès de quelques journalistes. Les délégués sont réunis jeudi en commission avant le vote vendredi matin pour leur nouveau secrétaire général. Le résultat du vote sur le rapport d'activité - généralement voté à plus de 95% - sera un thermomètre du mécontentement envers le secrétaire général sortant. Le vote s'est déroulé jeudi mais le résultat doit être rendu public vendredi.
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Pour Ekaterina Ichtchenko, c'est une certitude: un combat pour la démocratie se déroule à Khabarovsk, en Extrême-Orient russe, où l'arrestation d'un gouverneur a déclenché des protestations d'ampleur qui déconcertent le Kremlin.
| "Pendant les manifs, j'ai parfois envie de pleurer de joie quand je vois qu'on est tous unis", raconte l'étudiante de 21 ans à l'AFP.Depuis plus de trois semaines, elle participe à de vastes manifestations à Khabarovsk, à 6.000 kilomètres à l'est de Moscou, sur les bords du fleuve Amour. Sa première mobilisation politique.Des milliers de personnes prévoient à nouveau d'y défiler samedi, lors d'un rassemblement pour le 4e week-end d'affilée.La 25 juillet, ils étaient des dizaines de milliers selon médias et militants, quand la police n'en décomptait que 6.500. En semaine, des centaines d'irréductibles manifestent chaque soir.La durée et l'ampleur de la mobilisation sont exceptionnelles, d'autant qu'on est très loin de Moscou, place forte traditionnelle des détracteurs du pouvoir.A l'origine de la fronde historique: l'arrestation le 9 juillet du gouverneur régional, Sergueï Fourgal, 50 ans, un ancien entrepreneur accusé de meurtres commis 15 ans plus tôt, puis envoyé à Moscou pour être jugé. Pour beaucoup, cet emprisonnement vise à se débarrasser d'un homme politique trop indépendant, élu en 2018 face à un candidat du parti de Vladimir Poutine."C'est un crachat à la figure. Nous avions choisi Fourgal !", lance Marina Beletskaïa, une retraitée de 72 ans.Membre du parti ultranationaliste LDPR, généralement fidèle au Kremlin, Sergueï Fourgal s'était révélé être un gouverneur actif et à l'écoute. De quoi lui assurer une popularité rivalisant avec celle de Vladimir Poutine.- Conflit avec Moscou -"Dès qu'on a élu Fourgal, la capitale de l'Extrême-Orient russe a été transférée d'ici à Vladivostok. C'est clairement parce qu'on avait choisi un opposant", pointe Viktoria Sakharova, 22 ans, une vendeuse participant aux manifestations. Dans cette région lointaine, grande comme la Turquie mais peuplée de seulement 1,3 million d'habitants, la mobilisation s'appuie en effet sur un ressentiment tenace envers les autorités fédérales, jugées méprisantes à l'égard des provinces éloignées.A cela s'ajoutent des difficultés économiques dans ce territoire au climat très rigoureux, frontalier avec la Chine et spécialisé dans l'industrie métallurgique, minière et forestière.Si les chaînes de télévision publiques ignorent largement les protestations, les médias plus indépendants ne cachent pas un certain enthousiasme. Dans un récent éditorial, le journal Védomosti a érigé Khabarovsk en "nouveau symbole" de l'opposition "des régions face au centre".Le mécontentement s'est également accompagné de slogans visant directement Vladimir Poutine.Lors du vote constitutionnel ayant renforcé fin juin les pouvoirs du président russe, la région s'était d'ailleurs distinguée en affichant un fort taux d'abstention et un score du "oui" inférieur de 15 % à la moyenne nationale.- Parachutage d'un gouverneur - Pour calmer les protestataires, Moscou comptait sur la nomination le 20 juillet d'un gouverneur par intérim, Mikhaïl Degtiarev, issu du même parti que Sergueï Fourgal.Or, l'accueil de ce député de 39 ans connu auparavant pour ses propositions de loi loufoques a été des plus froids. Et pour cause, l'intéressé a longtemps dit ne pas "avoir le temps" d'aller à la rencontre des manifestants et les a accusés d'être appuyés par des "provocateurs" étrangers."On aurait dû choisir nous-mêmes un remplaçant local. Mais à la place on nous envoie quelqu'un qui ne connaît de Khabarovsk que l'image dessinée sur les billets de 5.000 roubles", raille Viktoria Sakharova.Dans ce contexte, et signe d'une certaine nervosité, les autorités ont montré une retenue inhabituelle, laissant faire les manifestants et ne procédant qu'à une poignée d'arrestations.Cette semaine, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a même loué le laisser-faire de la police, alors que les manifestations non-autorisées sont d'habitude vivement réprimées en Russie."On a quand même peur qu'ils nous arrêtent", nuance Iouri Petrov, un manifestant de 47 ans. "On vit un moment démocratique, mais il sera sans doute éphémère".
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Selon ses proches, Alexandre Benalla souhaiterait "tourner au plus vite la page du scandale qui l'a projeté en pleine lumière".
| Licencié le 23 juillet dernier, Alexandre Benalla va maintenant devoir tourner la page et organiser sa nouvelle vie. L'ancien chargé de mission de l'Elysée a déjà des projets, rapporte RTL mercredi 12 septembre. Si l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron doit encore répondre à la convocation de la commission d'enquête sénatoriale, le 19 septembre prochain, puis être entendu par le juge d'instruction, le 28 septembre, il semble qu'il ait déjà organisé "l'après". Selon la radio, Alexandre Benalla souhaiterait créer sa propre entreprise de sécurité au Maroc, "un pays qu'il connaît bien, où il a des attaches familiales et des relations", expliquent nos confrères."Il est très courtisé"L'homme, mis en examen pour avoir frappé un manifestant le 1er mai 2018 à Paris, se serait rendu à plusieurs reprises à Rabat, au Maroc, "pour y nouer des contacts, rencontrer les autorités et tenter de finaliser financièrement son projet", avance RTL. Alexandre Benalla a toujours travaillé dans la sécurité, notamment au Parti socialiste et pour Emmanuel Macron, et semble vouloir poursuivre dans cette voie. Et si la polémique ne cesse d'enfler depuis que les révélations du Monde, le 18 juillet dernier, Alexandra Benalla "est très courtisé", explique la radio, qui ajoute : "Il passe une grande partie de ses journées à multiplier les rendez-vous dans un palace proche des Champs-Élysées". Selon l'un de ses proches, l'ancien chargé de mission du palais présidentiel souhaiterait "tourner au plus vite la page du scandale qui l'a projeté en pleine lumière".
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La Corée du Nord a demandé dimanche à la marine sud-coréenne de cesser de pénétrer dans ses eaux territoriales, alors que Séoul cherche à retrouver le corps d'un responsable sud-coréen abattu en mer par des soldats nord-coréens.
| La presse officielle nord-coréenne a indiqué que Pyongyang va démarrer ses propres opérations de recherche du corps, et affirmé que les opérations sud-coréennes risquaient de faire croître les tensions.Un responsable du secteur de la pêche en Corée du Sud a été abattu mardi par des soldats nord-coréens. C'est la première fois depuis une décennie qu'un civil sud-coréen est tué de cette manière.Kim Jong Un a présenté vendredi des excuses exceptionnelles après ce décès "imprévu et honteux", selon Séoul, cherchant ainsi à apaiser son voisin du Sud où le meurtre a suscité l'indignation.Les responsables militaires sud-coréens affirment que l'homme a été soumis à un interrogatoire alors qu'il était dans l'eau et qu'il aurait fait part de son désir de faire défection, avant d'être tué sur "ordre d'une autorité supérieure".Ils ajoutent que les gardes-frontières nord-coréens ont ensuite aspergé son corps d'essence et l'ont brûlé, qualifiant cet acte d'"abominable"."Nous ne pouvons jamais ignorer une intrusion dans nos eaux territoriales et nous mettons sérieusement en garde le Sud contre de telles actions", a dit l'agence officielle de presse nord-coréenne KCNA, redoutant dans le cas contraire "un autre incident horrible".Le président sud-coréen Moon Jae-in a réuni dimanche en urgence les ministres en charge de la sécurité et indiqué que Séoul avait demandé au Nord une enquête conjointe sur cette affaire."Les excuses rapides du Nord et sa promesse de tout faire pour empêcher que cela ne se répète ont été analysés de façon positive", a indiqué la présidence dans un communiqué.Les excuses de la Corée du Nord, et tout particulièrement de M. Kim, sont inhabituelles, et ces dernières sont intervenues alors que les relations inter-coréennes sont au point mort, tout comme les négociations sur le nucléaire entre Pyongyang et Washington.Les médias officiels nord-coréens n'ont fait aucune mention de cette lettre d'excuses.
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Il n'y a pas que des avantages à être la fille de Brigitte Macron et donc la belle-fille du président de la République. Ce n'est pas Tiphaine Auzière qui dira le contraire.
| D'autant plus que la jeune femme s'est rajouté un défi qui n'est pas sans danger, celui d'être candidate suppléante La République En Marche dans le Montreuillois pour les législatives. Un choix qui fait d'elle une cible encore plus grande, à tel point que la police serait obligée d'assurer sa sécurité lors des déplacements de sa campagne. C'est ce que raconte le journal local La Voix du Nord qui écrit qu'elle "fait l'objet d'une escorte discrète, opérée par un policier civil". Une disposition qui a été prise car elle serait visée par des menaces. "Il y a eu des menaces", révèle à La Voix du Nord Thibaut Guilluy, le candidat titulaire au poste de député dans la quatrième circonscription du Pas-de-Calais. Un cap de plus est donc franchi dans la sécurité de Tiphaine Auzière. L'école de ses enfants est déjà protégée depuis plusieurs semaines par de régulières patrouilles de police comme l'avait révélé La Voix du Nord. "Je n'ai rien demandé du tout. S'ils ont pris cette décision, c'est qu'ils l'estiment nécessaire", avait alors tenu à préciser la fille de Brigitte Macron.
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En déplacement en Seine-Saint-Denis, le ministre de la Santé a souligné samedi que le nombre de tests réalisés chaque jour pour dépister le coronavirus avait considérablement évolué depuis le début de la crise et qu'il atteindrait les 500.000 par semaines d'ici au 11 mai. "Tester 60 millions de Français tous les jours est impossible", a-t-il néanmoins prévenu.
| En déplacement en Seine-Saint-Denis, le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé samedi 25 avril l'objectif du gouvernement "de réaliser entre 500.000 et 700.000 tests par semaine au moment de la levée du confinement", le 11 mai, contre 300.000 actuellement. D'après lui, la France a déjà considérablement augmenté ses capacités de test. "Rien qu'hier en Île-de-France, 20.000 tests ont été réalisés", a-t-il affirmé. "Ce que l'Île-de-France réalise en une journée correspond à la capacité du pays entier il y a peu", a-t-il insisté. "Tester 60 millions de Français tous les jours, c'est impossible", a toutefois précisé Olivier Véran. "Admettons qu'on considère que toute personne est potentiellement malade", a-t-il concédé, soulignant qu'il faudra alors tester tout le monde. "Qu'est-ce qu'on fait demain? On va faire tester 60 millions de Français tous les jours ? Non seulement c'est impossible, mais aucun pays au monde ne le fait", a-t-il martelé. "Un dépistage tous azimuts de tout le monde dans une entreprise un matin (...) ça n'a pas de sens au niveau médical et scientifique", a-t-il insisté, alors que certaines sociétés comme Veolia ont annoncé leur intention de soumettre leurs salariés à des tests de dépistage au moment de leur reprise d'activité, après le déconfinement annoncé pour le 11 mai. Olivier Véran a par ailleurs souligné que ces tests constituaient "un examen médical qui ne peut pas être imposé" par l'employeur mais qui doivent se faire sur "prescription médicale".Le ministre s'exprimait en marge d'une visite à la Maison de la solidarité à Saint-Denis, cruciale pour la distribution d'aide alimentaire, où l'accompagnait la secrétaire d'Etat aux Solidarités Christelle Dubos. Auparavant il s'était rendu dans un laboratoire de tests qui a adapté son activité à l'épidémie de coronavirus de cette commune populaire. Il s'agissait de son premier déplacement depuis un mois.La "priorité nationale" sera alors de tester tous les cas suspects (les personnes présentant des symptômes du Covid-19) et les personnes ayant été en contact rapproché avec des cas confirmés de coronavirus, a-t-il rappelé. "Si après on voit qu'on n'est pas saturé en capacité de tests et qu'on peut élargir les critères, on le fera progressivement", a-t-il affirmé.En attendant, pour "limiter au maximum" la circulation du virus du fait de personnes asymptomatiques, le gouvernement s'appuie sur la prolongation des mesures de "distanciation sociale" (interdiction des rassemblements, etc.) et la réalisation de tests aléatoires à des fins de surveillance épidémiologique.Plusieurs modèles de tests sérologiques, sont par ailleurs "en cours de calibrage et de validation par les autorités sanitaire", a-t-il aussi rappelé, espérant en avoir validé quelques-uns "la semaine prochaine". Ces tests sanguins permettent de savoir si une personne a été infectée par le virus, qu'elle ait présenté des symptômes ou non, et le niveau d'anticorps développé offrant une potentielle immunité.
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"La France n'est pas un pays qui se tait", a clamé Mathilde Panot à la tribune de l'hémicycle.
| Le geste n'a pas fait l'unanimité... Au cours d'une intervention à l'Assemblée nationale, une députée LFI du Val-de-Marne a critiqué le gouvernement, qu'elle accuse de priver le peuple de sa voix. "La France n'est pas un pays qui se tait", a lancé Mathilde Panot, lors de la séance de questions au gouvernement mardi 4 juin. "Un jour, elle peut reprendre son souffle, l'autre s'abstenir de voter. Ce jour là, elle est fatiguée de vos petites manœuvres et de vos mensonges malhabiles", a t-elle dénoncé, provoquant des contestations dans les rangs des députés de la majorité. "Mais le suivant, elle peut déferler et exiger le changement profond dont ce pays a besoin", a t-elle poursuivi, évoquant des grandes lignes du programmes des "insoumis", comme la mise en place d'un referendum citoyen, la révocation des élus, ou la reconnaissance du vote blanc."Voici l'horizon que nous devons donner au pays. C'est d'horizon en effet dont nous avons besoin. Mais vous, toujours, vous ne faites qu'un seul geste en direction du peuple : vous le bâillonnez", a t-elle conclu,avant de se couvrir la bouche avec un foulard.Cinquième des dernières élections européennes avec 6,31% des suffrages exprimés, La France insoumise a souffert de la percée d'Europe-Ecologie-Les Verts, qui a récolté plus du double de voix (13,47%). Un millier de signataires dont les députées LFI Clémentine Autain et Elsa Faucillon (PCF) ont appelé dans une tribune publiée à un "big bang" de la gauche et à la construction d'un nouveau "cadre de rassemblement politique et citoyen".
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De passage dans l'émission Fort Boyard, Vaimalama Chaves a passé un moment difficile lors d'une épreuve du Père Fouras.
| Vaimalama Chaves se souviendra longtemps de son passage à Fort Boyard. Pour faire avancer le jeu, elle a dû répondre à une énigme posée par le Père Fouras. Seules contraintes : elle ne cessait de recevoir des cafards sur la tête ou même un serpent autour du cou pendant qu'elle réfléchissait. Un moment très difficile pour Miss France 2019 qui n'a pas hésité à menacer son interlocuteur. « Je vais vous tuer », a-t-elle hurlé. L'histoire s'est finalement bien finie, Vaimalama Chaves parvenant finalement à résoudre l'énigme.
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Un homme qui venait d'être déclaré "inapte" au travail par une société exploitant une carrière dans les Deux-Sèvres, a ouvert le feu avec une arme de poing mercredi lors d'une réunion du CSE, tuant trois salariés, blessant un quatrième, avant de se suicider.
| Selon une source proche de l'enquête, l'homme de 37 ans, qui pratiquait le tir sportif, a fait feu en début d'après-midi avec un pistolet 9 mm, avant de se tirer une balle dans la tête. Transféré au CHU de Poitiers avec un pronostic vital engagé, il a succombé à ses blessures quelques heures plus tard, a indiqué le maire de Saint-Varent, Pierre Rambault.Le suspect, un employé de cette importante société d'extraction de Saint-Varent qui était en arrêt de travail, a fait feu vers 15H00 sur le site de la carrière Roy la Noubleau, a précisé le parquet de Niort.Trois participants à la réunion sont morts, un quatrième a été blessé, mais ses jours n'étaient pas en danger, a précisé à l'AFP la procureure de la République de Niort, Natacha Rateau qui s'est rendue sur le site dans le nord du département des Deux-Sèvres, à 71 kilomètres de Niort.Selon une source proche de l'enquête, il n'était pas clair dans un premier temps si le tireur avait fait feu indistinctement sur la réunion, ou s'il avait visé des personnes en particulier. Selon le maire de Saint-Varent, le tireur est arrivé dans la salle où se tenait une réunion du CSE (comité social et économique), rassemblant une dizaine de personnes, et où semble-t-il, l'homme avait été lui-même invité. - "Le tour de la table" -"Il n'a pas fait irruption, il est entré plutôt calmement dans la pièce. A son regard, le directeur a compris qu'il se passait quelque chose. Il a sorti une arme de poing derrière la première personne qu'il a abattue. Il faisait le tour de la table", a raconté le maire à l'AFP. "Il a fait feu sur les trois personnes visiblement qu'il souhaitait abattre", a rapporté M. Rambault, citant des témoignages.Les trois personnes décédées sont un responsable financier, un représentant syndical CFTC et un représentant du personnel sans étiquette, a précisé l'élu.Selon le maire, l'homme, célibataire, qui "venait d'être déclaré en inaptitude à tout poste" pour une raison qui n'a pas été précisée, serait originaire de Loudun (Vienne) où il vivait avec son père et "n'était pas en forme" depuis le décès de sa mère, il y a une dizaine de mois.Plus d'une vingtaine de gendarmes ont été dépêchés sur le lieu de la fusillade, des enquêteurs scientifiques et médecins-légistes. Une enquête de flagrance pour homicide a été ouverte par le parquet de Niort et confiée à la gendarmerie, à la section de recherches de Poitiers et à la brigade de recherche de Bressuire. Une cellule médico-psychologique du centre hospitalier de Niort s'est également rendue sur site et assistait "à la fois les familles des victimes, et les personnes présentes à la réunion qui ont assisté à la fusillade", a précisé la procureure.La carrière de la Noubleau est un vaste site d'extraction sur la commune de Saint-Varent, qui produit des granulats (sables, gravier), et des enrobés à destination de remblais ou de revêtements de chaussées. L'entreprise emploie environ 80 personnes, mais une partie seulement du personnel était présente.
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Les avocats du journaliste algérien emprisonné Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, ont annoncé mercredi avoir formé un pourvoi en cassation après sa condamnation à deux ans de prison ferme.
| "Khaled Drareni veut aller en cassation car il n'accepte pas sa condamnation au nom de la morale et de l'éthique", a déclaré l'avocate Zoubida Assoul, au cours d'une conférence de presse du comité de soutien du journaliste à Alger. "Nous avons saisi la Cour de cassation. Je souhaiterai que le pouvoir revienne sur la voie qu'il est en train d'emprunter car elle conduit vers plus de pressions et de totalitarisme", a renchéri son collègue, Me Abdelghani Badi.Incarcéré depuis près de six mois, M. Drareni, 40 ans, a été condamné en appel le 15 septembre à deux ans de prison ferme pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale".La sévérité de la peine a déclenché l'indignation et la colère en Algérie et au delà de ses frontières.Khaled Drareni est le fondateur du site d'information Casbah Tribune, et le correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et pour Reporters sans frontières (RSF).Il a été arrêté après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation d'étudiants, dans le cadre du "Hirak", le mouvement de contestation pacifique né en février 2019 d'un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un profond changement du "système" en place depuis l'indépendance en 1962.Il est aussi accusé d'avoir critiqué sur Facebook "la corruption et l'argent" du système politique.En outre, le ministre de la Communication Ammar Belhimer, porte-parole du gouvernement, lui reproche d'avoir travaillé sans jamais avoir eu de carte de presse professionnelle, sur fond d'allégations d'être au service "d'ambassades étrangères". "Si c'est l'accréditation qui pose problème au pouvoir, est-il rationnel qu'un journaliste soit emprisonné parce qu'il n'a pas d'accréditation du ministère de la Communication ? Est-ce qu'une absence d'accréditation peut mener à une accusation d'atteinte à l'unité nationale ?", s'est interrogé mercredi Me Badi.Pendant le procès en appel, Khaled Drareni a rejeté les accusations portées contre lui. "Je n'ai fait que mon métier", a-t-il plaidé.Les comités de soutien du journaliste réclament sa libération "immédiate et "inconditionnelle" en raison de son état de santé "particulièrement préoccupant", selon RSF. L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF.
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SANTÉ - Les scientifiques de l'Inserm et l'université de Rennes ont isolé deux molécules qui pourraient être la base de nouveaux traitements contre des bactéries très résistantes, notamment à l'origine d'infections nosocomiales.
| Des chercheurs français ont créé de nouvelles molécules efficaces pour éliminer des bactéries résistantes aux traitements existants. Ces découvertes sont considérées comme des "candidats prometteurs au développement de nouveaux antibiotiques". La revue américaine Plos Biology, a publié mardi 9 juillet les résultats de ces expérimentations menées chez des rongeurs. Ces observations doivent encore être validées par des essais cliniques chez l'humain, soulignent ces équipes de biochimistes et de chimistes de l'Inserm et de l'université de Rennes."Nous nous sommes rendu compte qu'une toxine fabriquée par les staphylocoques dorés dont le rôle était de faciliter l'infection était également capable de tuer d'autres bactéries présentes dans notre organisme", explique Brice Felden, auteur principal de l'étude, dans un communiqué. Les chercheurs ont alors modifié cette molécule pour supprimer sa toxicité pour l'organisme tout en conservant ses propriétés antibactériennes. Sur la vingtaine de molécules créées, deux se sont avérées efficaces pour traiter des souris infectées par des souches résistantes de Staphylocoque doré et de Pseudomonas aeruginosa, bactérie à l'origine notamment d'infections nosocomiales (contractées à l'occasion d'une hospitalisation). L'activité antibactérienne de ces composés est en partie due à leur capacité à provoquer une perméabilité de la membrane des bactéries infectieuses, ce qui entraîne leur mort. Aucune toxicité sur les autres cellules et organes n'a été observée, "que ce soit chez l'animal ou sur des cellules humaines", précisent les chercheurs.Par ailleurs, les bactéries laissées en contact avec ces antibiotiques n'ont pas développé de résistance à ces nouvelles molécules, même lorsque les chercheurs "ont créé des conditions favorables au développement" de telles résistances. "La prudence reste encore de mise sur ce point car l'expérience a été réalisée sur des temps courts, jusqu'à 15 jours", souligne le communiqué."Nous pensons que ces nouvelles molécules représentent des candidats prometteurs au développement de nouveaux antibiotiques, pouvant apporter des traitements alternatifs à la résistance aux antimicrobiens", estime le Pr Felden, qui explique "tout est parti d'une découverte fondamentale en 2011".Le développement de l'antibiorésistance met à mal l'efficacité de certains traitements existants et "constitue une menace croissante pour la santé mondiale", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). D'après une étude britannique, ce phénomène pourrait causer dix millions de décès par an d'ici à 2050. Or "les nouveaux antibiotiques mis sur le marché sont peu nombreux et se résument à des dérivés" de molécules déjà existantes, rappellent l'Inserm et l'université de Rennes.
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Dans les colonnes du Parisien, un père de famille dénonce l'attitude du collège Fleming d'Orsay qui a refusé de remettre des livres scolaires à certains élèves en raison d'une ardoise de cantine impayée, assurant que "c'est illégal".
| Après des mois sans y mettre les pieds pour certains, les quelque 12 millions d'élèves ont repris la semaine dernière le chemin de l'école. Pour quelques collégiens de l'établissement Fleming d'Orsay, dans l'Essonne, ce retour en classe s'est accompagné d'une "humiliation". Le Parisien rapporte en effet lundi 7 septembre que la direction du collège a refusé de distribuer des livres à certains élèves car leurs parents n'avaient pas payé la cantine. "Ils ont appelé les enfants en formant deux groupes. Pour ceux qui étaient à droite, un membre de la direction leur a expliqué qu'il ne pouvait pas avoir les livres car leurs parents n'avaient pas réglé la cantine", raconte au quotidien une maman, dont la fille n'a pas pu récupérer ses manuels. Le collège lui a en effet demandé de payer une facture de 9,20 euros pour chacune de ses deux filles, pour la période de janvier à mars, avant de changer de discours. "On m'a dit : 'Finalement, vous ne devez rien, on a retrouvé les paiements dans un coffre-fort'". "C'est une humiliation pour nos enfants de les prendre à partie devant les autres. C'est totalement aberrant de les priver de livres scolaires pour cette raison", s'emporte la mère de famille. Même son de cloche chez Jean-Christophe Péral, dont la fille s'est également vu refuser ses livres le premier jour. "C'est très violent pour les enfants. Certains sont rentrés en pleurant chez eux", dénonce-t-il."La ligne jaune franchie""C'est totalement illégal de faire ça. Les textes sont très clairs : les manuels scolaires appartiennent à l'Etat, l'établissement n'en est pas propriétaire et la direction ne peut absolument pas prendre ce genre de décision", assure celui qui est également conseiller municipal d'opposition. "La moindre des choses lorsqu'il y a un litige, c'est d'en parler aux parents", martèle ce papa, qui assure avoir écrit au collège plusieurs fois pour signaler un problème de surfacturation de cantine. "On me demandait de payer pour les 12 jours où l'établissement était fermé. J'ai demandé plusieurs fois qu'on me renvoie une nouvelle facture mais je n'ai jamais eu de réponse". Jean-Christophe Péral n'a par ailleurs pas non plus pu joindre la cheffe d'établissement pour parler de ce nouveau problème. "Je suis en train d'écrire un courrier en recommandé à l'inspection académique. Je voudrais qu'il lui explique en ma présence qu'elle a franchi la ligne jaune", indique-t-il. Concernant les explications, les parents ont dû se contenter d'excuses sur la messagerie interne de l'établissement, la direction assurant avoir demandé "aux services compétents de remettre à tous les élèves leurs livres pour ce vendredi 4 septembre".
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Le leader de l'Eglise de Shincheonji de Jésus, au centre de l'irruption du coronavirus en Corée du Sud en février, a été arrêté samedi pour des soupçons d'entrave à la politique gouvernementale de lutte contre la propagation de l'épidémie.
| Lee Man-hee, âgé de 88 ans, a été placé en garde à vue tôt samedi "après que le tribunal du district de Suwon a délivré un mandat d'arrêt à 1h20 du matin", a déclaré à l'AFP un porte-parole du tribunal local.Le chef de cette église -une secte pour ses détracteurs- est accusé d'avoir donné aux autorités sanitaires des registres inexacts des rassemblements de son église, et de fausses listes de ses membres.Il est suspecté de "tentatives systématiques de destruction de preuves", selon un responsable judiciaire cité par l'agence de presse Yonhap.Les personnes liées à l'église représentaient plus de la moitié des plus de 4.000 cas de coronavirus en Corée du Sud en février, lorsque le pays était l'un des premiers à subir le pire de l'épidémie dans le monde.A la date du 19 juillet, elles représentaient 38% des personnes contaminées au coronavirus, selon les autorités sanitaires.L'Eglise de Shincheonji de Jésus a affirmé que ses membres risquaient d'être victimes de stigmatisation sociale et de discrimination s'ils apparaissaient comme tels, dissuadant certains de répondre aux demandes officielles.Dans un communiqué publié samedi, l'oganisation religieuse souligne qu cette arrestation "ne constitue pas un verdict de culpabilité".M. Lee, pousuit le texte, n'était préoccupé que par des "demandes excessives" des autorités concernant des données à caractère personnel, et "n'a jamais ordonné" à ses subordonnés de retenir des informations.M. Lee est également accusé d'avoir détourné 5,6 milliards de wons (4,69 millions de dollars) des fonds de l'Eglise et d'avoir organisé des événements religieux dans des installations publiques sans approbation.La Corée du Sud est souvent citée comme un modèle dans la gestion de la crise sanitaire, avec son programme "dépistage, test et traitement".Trente et un nouveaux cas ont été enregistrés samedi, portant le total à 14.336, dans ce pays de 52 millions d'habitants.
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L'immunologue Jean-François Delfraissy estime qu'il est encore "trop tôt pour prévoir une date de sortie" du confinement. Parallèlement, l'Académie de médecine préconise un déconfinement par région.
| Mis en place le 17 mars pour freiner la propagation du coronavirus et prolongé une première fois jusqu'au 15 avril, le confinement risque de durer encore un moment. "Le confinement durera aussi longtemps qu'il est nécessaire qu'il dure" car "nous ne sommes pas encore au pic épidémique", a déclaré mardi 7 avril sur BFMTV le ministre de la Santé Olivier Véran, ajoutant "qu'il ne faut pas parler trop tôt du déconfinement". Selon le président du conseil scientifique sur le Covid-19, "le confinement va durer encore plusieurs semaines (...) probablement jusqu'à début mai"par BFMTV"Soyons stricts sur le confinement (...) seul moyen de juguler cette épidémie", a martelé de son côté le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy."(Le confinement) est quelque chose d'exceptionnel, mais qui va encore durer dans le temps, plusieurs semaines", a-t-il expliqué sur BFMTV. "Je pense qu'il vaut mieux le dire d'emblée maintenant. Il est trop tôt pour prévoir une date de sortie. Ca nous mène probablement jusqu'à début mai, je n'irai pas plus loin sur la précision parce que nous ne l'avons pas", a-t-il ajouté."Poursuivons le confinement, c'est une responsabilité individuelle, collective", a insisté l'immunologue, qui prédit encore "deux à trois semaines très difficiles pour le système de soin". "Quand je voyais ce week-end à Paris, avec ce beau temps, qu'il y avait une sortie importante dans certains endroits, j'appelle ça une forme de suicide collectif, à la fois pour ceux qui sortaient et pour les autres", a-t-il déploré.Un déconfinement par région ?Alors que l'exécutif doit annoncer prochainement le prolongement ou non du confinement, l'Académie nationale de médecine a recommandé mardi un futur déconfinement par région, avec de strictes restrictions sur les déplacements et le maintien de mesures de "distanciation sociale". Elle recommande ainsi que "la sortie du confinement soit décidée sur la base de la région et non par classe d'âge (et) que cette sortie ne soit autorisée que dans les régions dans lesquelles une décroissance nette du nombre des patients Covid-19 devant être hospitalisés et un retour des besoins de réanimation à l'état pré-épidémique sont observés". L'Académie souhaite que les habitants d'une région en déconfinement "ne soient pas autorisés à se rendre dans une région encore en situation de confinement" et prône "le maintien de l'interdiction des rassemblements (sauf cas exceptionnels...), le maintien des mesures barrières sanitaires, mais aussi leur renforcement par le port obligatoire d'un masque grand public anti-projection, fût-il de fabrication artisanale, dans l'espace public".L'Académie avait déjà publié vendredi une recommandation spécifique sur ce dernier point, souhaitant que le port d'un masque "grand public" ou "alternatif" aux masques médicaux, en pleine pénurie, soit rendu obligatoire pour les sorties pendant la période de confinement et lors de sa levée, jusqu'à la fin d'une période de 14 jours sans nouveau cas.L'adoption de ces principes pour une sortie du confinement devrait selon cette instance permettre qu'elle "se fasse dans les meilleures conditions de prise en charge des cas graves dans les établissements de santé, de limitation de la propagation du virus, de reprise d'activités professionnelles et de compréhension par le public".
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En vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, deux touristes français ne sont pas rentrés à leur hôtel, où ils étaient attendus mercredi soir. Leur guide béninois est lui aussi porté disparu.
| Les autorités ne parlent pas d'enlèvement pour l'instant. Cette zone est réputée de plus en plus risquée ces derniers mois, en raison de la recrudescence des attaques jihadistes. Les deux Français étaient "partis se balader dans le parc" national de la Pendjari, au nord du Bénin, avec un guide local. Les trois hommes n'ont pas donné de signe de vie depuis mercredi. Ils sont "recherchés activement avec le soutien des autorités béninoises", a annoncé une source à l'ambassade de France au Bénin vendredi 3 mai, qui a activé son "centre de crise et de soutien". Pour l'instant, "personne ne parle d'enlèvement", précise cette source, qui affirme ne disposer que de "très peu d'informations à ce stade". Zone à risqueLe Parc de la Pendjari, très prisé par les touristes pour sa faune sauvage, est limitrophe avec l'est du Burkina Faso, où des attaques jihadistes se multiplient depuis environ trois ans. Des attaques qui découlent de la propagation du chaos qui règne au Mali depuis 2012.Ces derniers mois, l'alerte a été lancée sur des offensives armées probables au nord des pays côtiers de l'Atlantique, comme le Togo et le Bénin. Plusieurs experts et sources sécuritaires prévenaient que ces deux pays étaient vulnérables face à la stratégie d'expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes armés liés à Al Qaïda et à l'État islamique. Ces craintes ont été renforcées après que quatre douaniers burkinabé eurent été assassinés au Burkina avec un prêtre espagnol qui revenait d'une réunion à Lomé, au Togo. Fin avril, le président togolais Faure Gnassingbé a annoncé le démantèlement de plusieurs cellules terroristes sur son territoire, affirmant que le "contexte sécuritaire régional (était) marqué par une dégradation notable, sur fond de regain d'attaques terroristes".
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Le Metropolitan Opera de New York a annoncé mercredi l'annulation de sa saison 2020-21, pour cause de pandémie, une décision à l'impact financier colossal.
| Après consultation des autorités de santé publique, l'opéra a décidé qu'il ne serait "pas sûr pour le Met de reprendre ses activités" tant que le vaccin contre le coronavirus n'aura pas été largement administré au sein de la population.Les autorités ont estimé que cela prendrait "au moins cinq à six mois" après que le vaccin soit devenu accessible à tous, selon un communiqué publié mercredi.Le gouverneur de l'Etat New York, Andrew Cuomo, n'a toujours pas autorisé la reprise des spectacles en intérieur, quelle que soit la jauge.Le Met est l'une des premières institutions culturelles majeures aux Etats-Unis à annuler toute sa saison. En situation délicate, Broadway table néanmoins encore officiellement sur un redémarrage début 2021.Interrogé par l'AFP, le manager général Peter Gelb a estimé que le Met vivait "la période la plus difficile" qu'il ait connu en 137 années d'existence.L'annulation des huit dernières semaines de la saison 2019-20 et de l'intégralité de la suivante devraient engendrer un manque à gagner de 154 millions de dollars, a révélé le dirigeant."Certains voient le Met comme un monument historique, invulnérable", a dit celui qui est à la tête de l'opéra depuis 14 ans. "Mais il est clair qu'aucune institution n'est à l'abri d'une défaillance financière".Pour survivre, il faudra notamment "réduire globalement nos coûts", a indiqué Peter Gelb.Environ 1.000 employés à temps plein du Met ont été mis au chômage technique depuis avril. Mercredi, Peter Gelb a lancé un appel aux syndicats pour négocier une nouvelle convention collective, qui inclurait des baisses de salaires."Si nous parvenons à convaincre nos collaborateurs de contribuer au rétablissement du Met, j'aurai de quoi être optimiste", a expliqué Peter Gelb."Le Met semble déterminé à profiter de cette période pour éviscérer nos contrats et ceux d'autres employés syndiqués", a réagi le syndicat AGMA, qui représente plusieurs catégories de métiers au sein de l'opéra. Avec les coupes proposées, "la situation individuelle et familiale de nos membres deviendrait intenable financièrement", a assuré le syndicat dans une déclaration transmise à l'AFP.- "Afflux" de dons -C'est un nouveau coup porté à une organisation qui se démenait déjà depuis plusieurs années pour attirer un public plus jeune et remplir les 3.800 fauteuils de sa salle, l'une des plus grandes du monde.Le budget du Met est considérable et atteignait, en 2018-19, 312 millions de dollars.Le mécénat et les dons sont la principale source de revenus de l'institution.A ce sujet, Peter Gelb a relevé que, depuis le début de la pandémie, le Met avait reçu un "afflux" de dons, avec notamment 30.000 nouveaux donateurs.Pour se projeter vers l'avenir, l'opéra a présenté mercredi le calendrier de la saison 2021-22.La saison s'ouvrira sur "Fire Shut Up in My Bones", un opéra composé par le musicien de jazz Terence Blanchard, commandé par le Met avec l'Opera Theater de Saint-Louis, où il a déjà été présenté.L'opéra new-yorkais a inscrit trois oeuvres contemporaines à son programme, une première depuis la saison 1928-29.Comme évoqué en juin, le Met prévoit d'avancer l'heure du lever de rideau pour beaucoup de représentations et de réduire la durée des opéras, "pour répondre aux attentes d'un public qui sera, au moins au début, plus prudent" que d'ordinaire compte tenu de la pandémie.
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Un jeune homme âgé de 21 ans n'est pas ressorti du "Gouffre Berger", dans le Vercors. Un important plan de sauvetage a été mis en place.
| D'importants moyens ont été déployés pour retrouver la trace d'un spéléologue de 21 ans, porté disparu dans le massif du Vercors. Le jeune homme n'a plus donné signe de vie depuis mardi après-midi, alors qu'il se trouvait à 500 mètres de profondeur dans le gouffre du Berger, un ensemble de cavités situé au nord du massif du Vercors dans lequel un exercice de sécurité civile avait été organisé le 29 juin dernier.Selon la préfecture de l'Isère, il aurait divergé d'un groupe avec qui il progressait, en chemin de la sortie. Tous les participants à l'exercice y étaient entrés le matin-même. Le plan secours spéléo a été activé. "À ce stade, toutes les hypothèses sont prises en compte dans les recherches, et des moyens importants sont mis en œuvre pour le retrouver", a précisé la préfecture. Le Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieux périlleux (GRIMP), le Spéléo secours Isère et le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Grenoble sont actuellement sur place pour mener les recherches. Ils sont épaulés par plusieurs spéléologues qui participaient à une rencontre internationale Spéléo Secours dans la région."Une quarantaine de secouristes sont déjà engagés et des renforts spéléos arriveront sur place dans la matinée, de l'Isère mais également d'autres départements: du Rhône, de la Côte d'Or et du Jura notamment", a ajouté la préfecture.
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La junte malienne, sous pression pour dévoiler son plan de restauration d'un pouvoir civil, s'est engagée samedi à une transition dans un délai de 18 mois.
| Un groupe de colonels a renversé le 18 août le président Ibrahim Boubacar Keïta, au pouvoir depuis 2013 et affaibli par des mois de contestation face à la grave crise sécuritaire, économique et institutionnelle traversée par le pays, mais aussi la corruption reprochée à toute la classe politique.Des experts désignés par la junte ont adopté une "charte" de transition au terme de trois jours de discussions à Bamako entre personnalités politiques, de la société civile et militaires. Cette "charte" n'a pas été publiée dans l'immédiat mais le document en discussion samedi prévoyait une transition de 18 mois, conduite par un président désigné par un comité lui-même établi par la junte, selon des correspondants de l'AFP. "Nous prenons l'engagement devant vous de ne ménager aucun effort dans la mise en œuvre de l'ensemble de ces résolutions dans l'intérêt exclusif du peuple malien", a déclaré le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, à la conclusion des "journées de concertation nationale"."Nous demandons et espérons la compréhension l'appui et l'accompagnement de la communauté internationale dans cette mise en œuvre diligente correcte de la charte et de la feuille de route de la transition", a-t-il ajouté.Certains partenaires internationaux du Mali, à commencer par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), réclament un retour des civils dans un an maximum, au terme d'une transition dirigée par des civils.La Cédéao, qui a imposé au Mali un embargo sur les flux commerciaux et financiers, a donné à la junte jusqu'à mardi pour désigner un président et un Premier ministre civils.La France, principal allié du Mali contre les jihadistes avec plus de 5.000 hommes déployés au Sahel, pousse aussi à avancer vite sur la voie d'un retour à un régime civil.Des responsables de la junte devraient aller à la rencontre de chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao qui se réuniront mardi à Accra, la capitale ghanéenne, a dit à l'AFP un collaborateur de l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, qui a mené une longue médiation dans cette crise.- "Document charcuté" -"Les résultats auxquels vous êtes parvenus m'autorisent à espérer l'avènement d'un Mali nouveau, démocratique, laïc, prospère, fondé sur le travail, la justice sociale et l'égalité", a déclaré aux participants le chef de la junte.Mais auparavant, plusieurs d'entre eux, en particulier des membres du mouvement de contestation qui a mobilisé pendant des semaines dans la rue contre le régime du président Keïta, ont dénoncé une "confiscation" du pouvoir par les militaires. L'une des dirigeantes du mouvement, Sy Kadiatou Sow, ancienne gouverneure de Bamako et ex-ministre, s'est ainsi insurgée contre un "document qui a été complètement charcuté" par rapport aux travaux conduits depuis jeudi."Nous n'approuverons pas cette charte" en l'état, a assuré Sy Kadiatou Sow, déplorant "une volonté de confisquer le pouvoir par le CNSP (Conseil national de salut du peuple institué par les putschistes, NDLR) et ceux qui le soutiennent".Les partisans d'une transition longue confiée aux militaires arguent du temps et de l'autorité nécessaires pour redresser un pays au bord du gouffre.Les autres invoquent au contraire le risque d'une instabilité encore accrue dans un Sahel déjà travaillé par les groupes jihadistes, et le mauvais exemple régional donné par une junte maintenue durablement au pouvoir.
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Homme d'affaires et écrivain adulé, Paul-Loup Suiltzer menait la belle vie jusqu'à ce qu'il soit ruiné. Dans un entretien à l'Obs, relayé par Gala, il revient sur sa nouvelle vie, dans le plus grand dénuement.
| Il a connu le faste, les paillettes, la gloire, l'argent. Dans les années 1980, Paul-Loup Sulitzer était un homme d'affaires respecté, un romancier à qui tout réussissait. Mais dans un entretien accordé à l'Obs, relayé par Gala, il explique être ruiné, et lève le voile sur sa nouvelle vie en Belgique. Il raconte : "J'ai bouffé mes réserves. Une fois mes réserves épuisées, j'ai vécu sans fric. Avant, je gagnais jusqu'à 200 000 euros par mois. Net. (...) Je me suis retrouvé dans un petit appartement de merde". Un niveau de vie qu'il assume, alors qu'il vivait dans l'un des quartiers les plus huppés de la capitale et avait de nombreuses villas."Avant, je vivais dans un palais italien de 450 mètres carrés, rue de Varenne, avec des tableaux Art nouveau et des sculptures de Carpeaux... J'avais une villa à St Tropez, avec vue sur la plage de Pampelonne... plein sud... ah, j'ai eu aussi un ranch en Arizona, mais bon, je n'y allais jamais..." Mais désormais, plus rien de tout ça pour l'ex plus jeune PDG de France. Il vit avec une retraite de 1 500 euros par mois, dans un appartement de 100 m² à Bruxelles.Un divorce recordCar pour lui, tout a basculé au début des années 2000. L'homme, aujourd'hui âgé de 71 ans, divorce de sa troisième épouse, Delphine Jacobson. Un divorce dont il reste "fier" puisqu'il fait partie "des divorces français les plus chers" estimé à 10 millions d'euros. Puis, Paul-Loup Sulitzer a un AVC en 2002 et est condamné dans "l'Angolagate" pour recel d'abus de bien sociaux. Son appartement parisien est saisi et vendu aux enchères. Une descente aux enfers qui l'a obligé à se séparer de sa Ferrari et de ses deux Aston Martin, précise Purepeople. Aujourd'hui, il ne vit plus "qu'avec deux costumes" alors qu'il en possédait "200 auparavant".Un retour à une vie plus stricte qui ne semble pas l'attrister outre mesure. "Je n'ai jamais été matérialiste. Pour moi, l'argent n'a pas grande valeur."Toutefois, cette vie loin des strass ne l'empêche pas de garder une certaine estime de lui. "Parfois, je me sens proche du plus grand des écrivains français, Victor Hugo, car, comme lui, je provoque des passions d'une grande intensité (...) Au XXe siècle, je ne vois guère que François Sagan et moi." Il planche actuellement sur ses mémoires.
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Coup dur pour Daniela Lumbroso. Son appartement du XVIe arrondissement de Paris a été cambriolé révèle le magazine Closer.
| Entre 15 000 et 20 000 euros de bijoux ont été dérobés ainsi que du matériel informatique. D'après l'animatrice, un de ces ordinateurs renfermait une correspondance avec le Président de la République François Hollande. Un autre fichier disparu contenait les numéros de téléphones portables de plusieurs ministres. Daniela Lumbroso et son mari étaient régulièrement invités à l'Élysée pour des dîners privés, parfois en compagnie de Julie Gayet. En fait, Éric Ghebali, fondateur de SOS Racisme est un proche du chef de l'État. Une des filles du couple a même travaillé un temps à l'Élysée avec son chef de la communication Gaspard Gantzer. D'autres données sensibles auraient été volées au domicile de l'ancienne présentatrice de l'émission Chabada selon ses déclarations à la police. L'enquête devrait avancer après l'exploitation des caméras installées dans le hall de l'immeuble.
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L'Express publie, lundi, des extraits de l'audition de l'ancien militaire, âgé de 34 ans, mis en examen pour enlèvement. Il nie toujours toute implication dans la disparition de la fillette, dans la nuit du 26 au 27 août, lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).
| "On pourrait penser que vous adaptez vos réponses aux questions...", demande l'une des deux juges d'instruction chargées de l'enquête, dimanche 3 septembre, à l'homme interpellé et mis en examen pour "enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans" le même jour. "Non, je n'adapte pas, j'essaie de me rappeler des souvenirs de cette soirée au maximum", se défend-il, selon L'Express, qui affirme lundi 2 octobre avoir eu accès au compte-rendu de cet interrogatoire, le dernier en date du suspect. "C'ÉTAIT LA PREMIÈRE FOIS QUE JE LA VOYAIS"Cet ancien maître-chien dans l'armée, âgé de 34 ans, un temps reconverti dans le dressage de chiens, est au coeur de l'enquête, les différentes versions qu'il a données de la soirée intriguant les enquêteurs. Les juges d'instruction tentent notamment de comprendre comment une trace de l'ADN de Maëlys, mêlé à celui de cet adepte de boxe thaï, s'est retrouvée sur le tableau de bord de sa voiture, alors qu'il avait d'abord nié qu'elle était montée dans sa voiture. "Quand j'étais à table et qu'elle a vu la photo de mes chiens sur mon téléphone, j'ai parlé avec cette petite. C'était la première fois que je la voyais", se remémore-t-il devant les juges, selon L'Express. "L'homme prétend que cette scène s'est déroulée en présence de la mère de Maëlys. Ce qu'elle conteste, rappelle le magazine. Au contraire, "elle avait été troublée par la familiarité avec laquelle Maëlys désignait le suspect : 'mon copain' ou 'tonton'". UN MYSTÉRIEUX "PETIT BLOND"L'homme affirme avoir ensuite recroisé l'enfant "sur le parking de la salle des fêtes avec d'autres enfants". Là, Maëlys, accompagnée d'un "petit blond avec un ballon" dont il ignore le prénom - et que les enquêteurs n'ont jamais retrouvé -, aurait insisté pour regarder si ses bergers malinois étaient dans le coffre de son Audi A3. "J'avais ouvert côté passager. Je leur ai montré (que non), le petit blond est monté et Maëlys aussi, ça a duré 5-6 secondes." "Est-ce que vous avez touché Maëlys?", demande l'une des juges. "Je ne me rappelle pas l'avoir touchée, peut-être en l'aidant à descendre de la voiture car c'est une trois-portes. Je ne me rappelle pas l'avoir prise dans les bras", répond le suspect. Comme le rappelle L'Express, les enquêteurs doutent de la présence (ou de l'existence) du second enfant. Aucune trace ADN n'a été relevée dans la voiture. En outre, "un témoin raconte n'avoir vu que Maëlys sur le parking. Ce dernier dit par ailleurs avoir surpris une injonction étrange du suspect à la fillette. Alors qu'ils regagnaient la salle, (le suspect) aurait dit à Maëlys : 'Moi je passe par là, mais tu passes de l'autre côté'. En clair, il lui demande de rentrer par la porte principale quand lui emprunte la porte vitrée attenante", explique L'Express. Comment explique-t-il ce détail ? "C'était l'entrée du DJ et il y avait des fils". "JE NE VOULAIS PAS QUE MA MÈRE SACHE QUE JE BOIS QUAND JE CONDUIS"Quand les juges lui demandent pourquoi il n'a pas fourni ces explications dès sa première audition, il reconnaît : "C'est une bêtise de ma part, admet-il. Sur le coup, pour moi, entendre qu'une petite a été enlevée et m'avait parlé, et que je l'avais fait monter dans ma voiture sans la forcer, ça m'a perturbé". Pour expliquer ses incohérences, il déclare qu'"il y avait beaucoup d'alcool". La police s'interroge également sur deux déplacements du suspect lors du mariage. Il s'est absenté une première fois, entre 00h30 et 01h00. "Selon ses déclarations, il rentre chez sa mère à Domessin (Savoie), chez qui il vit, à 10 minutes en voiture de la salle des fêtes, pour changer son short blanc taché 'de vin rouge et de vomi'", indique L'Express. Il assure avoir jeté le vêtement dans une poubelle dans la rue : "Je ne voulais pas que ma mère sache que je bois et conduis en même temps", explique-t-il aux juges. Son avocat avait de son côté expliqué que le short était trop taché pour être récupérable, et que c'est pour cette raison qu'il s'en était débarrassé. PARTI ACHETER DE LA DROGUE AU MOMENT DES RECHERCHESDeuxième déplacement inexpliqué du suspect vers 03h00 du matin. La disparition de Maëlys a déjà été signalée aumicro par le DJ et les invités du mariage sont à sa recherche. "Mais l'ex-militaire est aux abonnés absents, explique l'hebdomadaire. Un de ses amis se souvient l'avoir vu pour la dernière fois entrer aux toilettes au début des recherches", affirmant qu'il va vomir. "Je ne comprends pas pourquoi il dit ça. On est sorti en même temps. Je n'ai pas vomi du tout", conteste le suspect, expliquant être allé "simplement pisser". "Vers 3h15, le marié demande à ce qu'il soit contacté, indique L'Express. Mais les trois appels sont redirigés aussitôt vers son répondeur. Là encore, il a une réponse : "Je suis allé à Saint-Albin chercher des produits stupéfiants", sans pouvoir fournir l'identité de son dealeur. UN NETTOYAGE MINUTIEUX DE LA VOITURE POUR ENLEVER LES "POILS DE CHIEN"L'enquête se concentre également sur ses agissements du lendemain. Le dimanche, le suspect est filmé nettoyant sa voiture pendant une heure et demi, dans une station de lavage. Il aurait particulièrement insisté sur la poignée de la porte avant, côté passager, et décapé le coffre avec un puissant nettoyant qui a fait vomir les chiens renifleurs. Le suspect explique qu'il devait vendre sa voiture. Il affirme d'abord avoir utilisé du savon de Marseille, avant de reconnaître l'usage d'un "pschitt à jantes" dans le coffre et sur les tapis avant. "C'est vraiment parce que j'allais la vendre., assure-t-il. Habituellement, je nettoie à l'aspirateur et à la brosse (...) Je ne voulais pas laisser de poils de chiens", retranscrit L'Express. Pourquoi a-t-il insisté sur la poignée passager ? "La griffure des ongles, tout simplement. Je ne me rappelle pas avoir insisté."
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Emmanuel Macron est venu ce mardi 26 juin à Rome chercher son titre de "premier et unique chanoine d'honneur" de la cathédrale du pape. Une tradition remontant au XVIIè siècle qui n'est pas du goût du leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, pour qui le chef de l'Etat est un "chanoine en chocolat".
| "Chanoine de #Latran. Irrespectueux pour la #laïcité de la République. Et pour les catholiques qui ont un #chanoine en chocolat", a écrit le député des Bouches-du-Rhône sur Twitter, alors que le chef de l'État s'apprêtait à rencontrer le pape François. "Est-ce qu'il accepterait d'être mufti d'honneur de la mosquée al-Aqsa ?""Je m'oppose à toute immixtion de la religion dans la politique et de la politique dans la religion", a-t-il poursuivi sur son blog. "C'est ridicule qu'un président de la République accepte d'être chanoine d'honneur. Nous sommes une République laïque. Est-ce qu'il accepterait d'être mufti d'honneur de la mosquée al-Aqsa ? Est-ce qu'il accepterait d'être rabbin d'honneur de la grande synagogue de 'je ne sais où ?'", ajoute-t-il, en se revendiquant de "culture catholique".De son côté, l'Elysée a tenté de déminer le sujet : "Il ne va pas revenir en France avec une calotte écarlate et une robe de bure, il ne rentre pas dans les ordres !", ont déclaré à l'AFP les conseillers présidentiels. "C'est un titre honorifique et historique, sans aucune dimension spirituelle", ont-ils ajouté. "C'est une espèce de cérémonial, c'est emballé assez vite et il n'y a rien de majestueux". Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy s'était déjà plié à cette "tradition", en décembre 2007, dans l'immense basilique majeure de Saint-Jean-de-Latran, attitrée à l'évêque de Rome (le pape). Le chef de l'Etat avait suscité un tollé, pour son discours d'éloge de la foi considéré bien peu laïc par la gauche. Le président Macron, lui, s'est abstenu de tout discours. Invité par la Conférence des évêques de France (CEF), Emmanuel Macron avait appelé en avril à "réparer" le lien "abîmé" entre l'Église et l'État français, provoquant des réactions dans la partie de la classe politique attachée à une conception stricte de la laïcité (Eglise et Etat sont séparés depuis 1905 en France).
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Selon Paris Match, la femme de l'ancien Premier ministre sera candidate à un deuxième mandat de conseillère municipale à Solesmes. Contactée par Ouest-France, le maire de la commune refuse de confirmer mais reconnaît l'avoir sollicitée pour qu'elle soit de nouveau candidate sur sa liste.
| Trois ans après le scandale, François Fillon et son épouse seront jugés entre entre le 24 février et le 11 mars dans l'affaire des emplois présumés fictifs de Penelope, pour lesquels elle aurait touché plus d'un million d'euros entre 1998 et 2013. Le couple devra aussi répondre de "complicité et recel d'abus de biens sociaux" pour un emploi en partie fictif à la Revue des Deux Mondes. Si l'ancien Premier ministre est désormais rangé de la politique et travaille dans le privé chez Tikehau Capital, Penelope ne veut pas renoncer à ses activités politiques. Selon Paris Match, elle est candidate à un deuxième mandat de conseillère municipale à Solesmes, une commune de 1.200 habitants de la Sarthe. Penelope Fillon avait été élue sur la liste de Pascal Lelièvre en 2014.Interrogé par Ouest-France, ce dernier assure qu'il a déjà bouclé sa liste pour les élections municipales de mars, mais refuse de communiquer sur la présence ou non de Mme Fillon. "Pourquoi je communiquerais plus sur Penelope Fillon que sur les autres candidats sortants ?, répond l'élu Il n'y a pas que Penelope Fillon à Solesmes!". L'édile reconnaît néanmoins avoir sollicitée Penelope Fillon afin qu'elle soit de nouveau candidate, sans pour autant préciser sa réponse. Peut-être que François Fillon donnera la réponse jeudi soir ? L'ancien candidat à la présidentielle de 2017 sort en effet du silence et est l'invité exceptionnel de "Vous avez la parole" sur France 2.
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La pandémie de coronavirus a dépassé dimanche le seuil des 400.000 morts dans le monde, continuant de progresser de manière fulgurante dans les pays d'Amérique latine.
| Dimanche, lors de sa prière de l'Angelus devant des centaines de fidèles réunis place Saint-Pierre, le pape François, né à Buenos Aires, s'est inquiété de la crise sur son continent d'origine."Malheureusement (...) en Amérique latine, le virus continue de faire de nombreuses victimes", a-t-il déploré, exprimant sa compassion "à ces populations, aux malades et à leurs familles, et à tous ceux qui en prennent soin". La propagation du virus s'est en effet accélérée en Amérique latine: au Pérou, deuxième pays du continent le plus touché derrière le Brésil, le système hospitalier est au bord de l'effondrement, notamment à cause du manque d'oxygène. Cela n'a pas empêché l'annonce de la réouverture du site inca du Machu Picchu pour le 1er juillet. Le Chili a quant à lui corrigé dimanche son bilan des victimes du coronavirus, en y ajoutant 653 décès survenus en mars et avril. Cela porte le total des morts à 2.290. Le pays sud-américain a aussi enregistré des records ces dernières 24 heures, avec 96 décès et 6.405 contaminations.Aux-Etats-Unis, où le nouveau coronavirus a fait le plus de morts, 691 personnes supplémentaires sont mortes au cours des dernières 24 heures, selon le bilan dimanche de l'université Johns Hopkins, contre 3.000 morts par jour au plus fort de la crise. Cela porte à 110.482 le nombre total de décès dus au Covid-19 aux Etats-Unis, où 1.938.842 cas ont été recensés.- Assouplissement à Rio -Au Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde avec plus de 35.000 morts, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni, le gouverneur de Rio de Janeiro a cependant annoncé l'assouplissement à partir de samedi des mesures de confinement.En Europe et en Afrique du nord, la vie reprend aussi ses droits. La levée des restrictions s'est poursuivie samedi en France, où l'épidémie est désormais "contrôlée", selon les autorités sanitaires. Treize morts ont été recensés dans les hôpitaux français dimanche, soit le bilan le plus faible depuis la mi-mars. Mais la Pologne a enregistré durant le weekend une montée en flèche des infections au coronavirus en particulier liés à une mine de charbon dans le sud du pays, a indiqué dimanche le ministère de la Santé. Le pays a répertorié 1.151 nouveaux cas de Covid-19, dont 576 samedi et 575 dimanche. En Espagne, les matches de la Liga reprendront mercredi, après trois mois d'interruption. Une minute de silence sera observée avant chaque match de reprise à la mémoire des victimes du coronavirus, ont annoncé dimanche les instances professionnelles. L'Espagne, qui a réussi à maîtriser le virus ces dernières semaines, a enregistré 27.000 décès, selon les derniers chiffres. En revanche, le Royaume-Uni ne lève qu'au compte-goutte les restrictions. Le gouvernement a annoncé dimanche que les lieux de culte rouvriraient le 15 juin, mais seulement pour la "prière individuelle", ainsi que les commerces non-essentiels. Le pays, avec un total de 40.542 décès, affiche le deuxième plus lourd bilan au monde, après les Etats-Unis. Il présente, selon plusieurs études comparatives, la surmortalité la plus élevée au monde rapportée à sa population. - Réouverture des aéroports en Grèce -Le 15 juin la Grèce, épargnée, elle, par la pandémie pour avoir pris très en amont des mesures strictes, prévoit de rouvrir les aéroports d'Athènes et de Thessalonique, afin de relancer le tourisme, essentiel pour ce petit européen pays pauvre en ressources et peu industrialisé. Pour autant, les autorités ont décidé de prolonger de deux semaines le confinement imposé aux camps de migrants surpeuplés, jusqu'au 21 juin. Tout comme la Grèce, Israël, avec 290 décès, a été relativement préservé par le Covid-19. Mais, anticipant une deuxième vague, et soucieux de réduire sa dépendance en matière sanitaire, le gouvernement a annoncé dimanche la mise en service d'une première ligne de production permettant de fabriquer deux millions de masques par mois. Au Canada, la principale responsable de la santé publique s'est inquiétée dimanche des conséquences de la pandémie du nouveau coronavirus sur la santé mentale de ses concitoyens."Je suis préoccupée par la santé mentale des Canadiens", souligne le Dr Theresa Tam, évoquant les résultats d'une étude selon laquelle un plus grand nombre de Canadiens consomment davantage d'alcool, ainsi que de malbouffe ou de sucreries depuis le début de la pandémie",
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Dur dur la vie de femme de candidat à l'élection présidentielle. Et encore plus dure quand son nom est cité dans une affaire d'emploi fictif présumé.
| Depuis janvier dernier, l'affaire Penelope ne cesse de faire la Une de l'actualité et d'empoisonner la campagne de François Fillon. Mais le candidat Les Républicains n'est pas le dernier pour l'évoquer. Depuis les révélations du Canard enchaîné, Penelope Fillon vivrait un véritable calvaire raconté par son mari lors d'une réunion de ses soutiens. "Le plus dur, ce qui me fait le plus mal, ce sont les treize heures d'audition qui lui ont été infligées. Elle n'en peut plus. Elle est partie quelques jours chez sa sœur", déclare François Fillon dans des propos révélés par le site de Paris Match. Depuis, les nuits sont courtes pour la femme du candidat mise en examen le 28 mars dernier et qui semble vivre un traumatisme. "Chaque matin, elle met le réveil à 6 h 30 car elle craint une nouvelle perquisition", précise François Fillon. Une petite phrase qui a piqué au vif certains internautes qui expliquent se lever tôt même sans perquisition.
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Une vétérinaire spécialisée l'a soigné avant sa remise à l'eau dans le port d'Agde.
| Un dauphin d'1m50 s'est échoué ce dimanche 11 mars sur la plage d'Héliopolis, à Agde, dans l'Hérault. Les sauveteurs aquatiques d'Agde et Frontignan ont été mobilisés. Le cétacé présentait en effet une plaie de 20 centimètres sur le ventre. Un vétérinaire spécialiste de la faune marine qui a recousu sa plaie avant sa remise à l'eau. Compte-tenu de la houle, le dauphin a été placé sur une planche de traction avant d'être remorqué au port d'Agde pour y être relâché. Des opérations de sauvetage régulièresCe n'est pas la première fois qu'un dauphin s'échoue sur les plages de la région, selon France 3 Occitanie. Le 25 décembre dernier, deux dauphins échoués sur la plage de Sète avaient été sauvés par les sapeurs-pompiers.Le 9 octobre 2017, la préfecture maritime de la Méditerranée avait même demandé l'ouverture d'une enquête après qu'une dizaine de dauphins blessés aient été retrouvés sur les plages varoises en l'espace de trois semaines.[Mise à jour à 19h30] L'animal, très affaibli, s'est de nouveau échoué sur la plage, à quelques kilomètres de la première fois. Un vétérinaire à de nouveau été appelé mais cette fois-ci le pronostic ne serait pas aussi optimiste.
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L'image du député insoumis s'est nettement dégradée depuis l'élection présidentielle de 2017. Au total, 72 % des Français disent avoir une mauvaise opinion de Jean-Luc Mélenchon
| Une chute de 14 points en deux ans. Les trois quarts des Français disent avoir une mauvaise opinion de Jean-Luc Mélenchon, selon un sondage* Odoxa pour Le Figaro et franceinfo publié jeudi 19 septembre. Un total de 72 % des Français disent avoir une mauvaise opinion du chef de file de La France insoumise (35% "plutôt mauvaise" et 37% "très mauvaise"). Une bonne image pour 28 % des Français28 % des personnes interrogées ont à l'inverse une bonne opinion (5 % "très bonne" et 23 % "plutôt bonne") de Jean-Luc Mélenchon, soit 14 points de moins qu'en septembre 2017 (42 %) et huit de moins qu'en novembre 2017 (36 %). La popularité de Jean-Luc Mélenchon reste extrêmement forte dans les rangs des sympathisants LFI dont 95% ont une bonne opinion. Mais chez les sympathisants PS, EELV, LREM, LR et RN ont une mauvaise opinion de lui. Côté image, 73 % des personnes interrogées jugent que le qualificatif "agressif" s'applique "plutôt bien" à sa personnalité. À l'inverse, une majorité considère que les caractéristiques de "proche des gens", "compétent", "honnête" ou "sympathique" s'appliquent "plutôt mal" au député de Marseille. Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches sont jugés depuis jeudi au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) après la perquisition mouvementée d'octobre 2018 au siège de LFI. Alors que l'homme de gauche estime qu'il s'agit d'un procès "politique", 62 % des Français disent ne pas être d'accord, tandis que 37 % sont d'accord."Une manipulation" Enfin, 65 % voient dans Jean-Luc Mélenchon "plutôt un handicap" pour LFI (34 % "un atout") et 74 % "plutôt un handicap pour la gauche" ("plutôt un atout" pour 25 %).Après la publication de ce sondage, des députés LFI l'ont vertement critiqué vendredi. Adrien Quatennens yu a vu sur Radio Classique "une manipulation" tandis que Eric Coquerel évoquait sur Public Sénat les conséquences des "images qui tournent en boucle qui laissent penser que Jean-Luc Mélenchon est quelqu'un qui ne se contrôle pas". Mathilde Panot, sur RFI, a, préféré mettre en avant les près de "quatre Français sur dix" qui pensent que le procès est "politique".*Ce sondage a été réalisé par internet les 18 et 19 septembre, selon la méthode des quotas, auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 1.005 personnes âgées d'au moins 18 ans. La marge d'erreur est de 1,4 à 3,1 points.
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L'acteur a confié à la chaîne d'information israélienne i24news être touché par le coronavirus et avoir des courbatures et de la fièvre, mais que la charge virale n'était pas très forte que tout allait bien.
| La liste des personnalités touchées par le coronavirus s'allonge, y compris en France. Michel Boujenah a annoncé vendredi 27 mars sur la chaîne i24news qu'il était également contaminé par le Covid-19. "Je n'ai pas honte de le dire, je suis contaminé. Je suis confiné dans ma chambre. Je n'en sors pas", a déclaré l'acteur franco-tunisien de 67 ans à la chaîne d'information israélienne, depuis son appartement parisien. "J'ai des courbatures, de la fièvre... J'ai tout", a-t-il expliqué. Sa mère, également touchée, est "à l'hôpital, très bien entourée", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas grave, parce que je tiens le coup. La charge virale n'est pas très forte. Tout va bien", a-t-il assuré. Le comédien a tout de même trouvé le moyen de faire de l'humour. "Le gros problème, c'est que je meurs d'envie d'avoir faim, et je n'ai pas faim. Je meurs d'envie de manger des boulettes, de faire un couscous", a-t-il assuré, tout en précisant : "Mais je n'arrive pas à avoir faim parce que je suis sonné. C'est comme si j'avais pris des coups de poing, c'est incroyable".L'acteur de "Trois hommes et un couffin" a également insisté sur l'importance de respecter les mesures de confinement, prolongées au moins jusqu'au 15 avril. "Il est très important que les gens comprennent qu'on ne peut pas sortir, qu'il ne faut pas bouger. C'est une manière de protéger ceux qu'on aime, et puis aussi, c'est une manière d'aider les soignants (dont le travail) est fondamental", a-t-il conclu.
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Les forces de l'ordre sont présentes en masse dans le secteur des Champs-Élysées et interdisent l'accès de l'avenue aux manifestants.
| Alors que Paris s'apprête à vivre une journée chaude samedi 21 septembre, avec des manifestations prévues par les "gilets jaunes" et par des militants écologistes, la capitale a été placée sous haute surveillance. Plusieurs centaines de personnes se revendiquant des "gilets jaunes" étaient rassemblées à Paris dans différents points de la capitale. À 11H35, il y avait eu 65 interpellations, et plusieurs personnes verbalisées aux abords des Champs-Élysées, zone où il est interdit de manifester, a indiqué la préfecture de police de Paris.Les forces de l'ordre, au dispositif musclé, ont dispersé environ 300 personnes qui tentaient de se rassembler place de la Madeleine à l'appel d'Attac et Solidaires, malgré l'interdiction formulée vendredi par la PP. Selon une source au sein de la PP, les forces de l'ordre ont pour mission d'intervenir rapidement dès que des attroupements se forment.Vers 11h30, des premiers heurts ont été signalés sur les Champs-Élysées, selon BFMTV. Mais l'intervention rapide de policiers à moto a permis de disperser les manifestants rapidement. Un peu plus tôt, des tensions avaient eut lieu aux abords du parc Monceau, quand des manifestants avaient tenté de s'y introduire. Les manifestants, la plupart sans gilets jaunes mais se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018, ont été bloqués par les forces de l'ordre dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Elles ont tiré une fois du gaz lacrymogène pour disperser la foule. "Nous sommes traités comme des criminels", s'est énervée Brigitte, militante écologiste. Parmi les slogans entendus: "la rue, elle est à nous". "Cette journée est symbolique pour nous, pour la convergence des luttes entre le climat, les retraites", a expliqué Eric, "gilet jaune" venu de Toulouse avec sa compagne, tous deux cadres. Ils ont prévu d'aller à la marche pour le climat organisée dans l'après-midi. "Nous nous sommes rassemblés ce matin car c'était non déclaré et nous voulions montrer que c'est impossible de nous interdire de manifester", a pour sa part déclaré Martine, 62 ans, militante d'Action Non-violente COP21, qui ira également marcher pour le climat.Les quartiers de l'Étoile et des Champs-Élysées étaient quadrillés de patrouilles de policiers en uniforme et en civil contrôlant et fouillant massivement les personnes présentes. "J'ai été contrôlé cinq fois depuis le bas des Champs. C'est normal, ils font leur taf, on commence à avoir l'habitude mais c'est quand même dingue. Du coup, on va voir où on peut se réunir", a déclaré à l'AFP Steve, 37 ans, "gilet jaune" venu de Compiègne. Sur l'avenue, qui a été le théâtre de violences et saccages lors de précédentes manifestations des "gilets jaunes", les "cassez-vous" répondaient aux "dispersez-vous", de la police. Un lanceur d'eau était stationné sur le haut des Champs-Élysées en face du drugstore Publicis tandis que le restaurant Fouquet's, saccagé le 16 mars, était barricadé et gardé par deux policiers.Pour cette journée de manifestations multiples à Paris, les autorités disent craindre un retour des violences, comme au plus fort du mouvement des "gilets jaunes". Une source sécuritaire évoque ainsi des risques de "convergence" entre "gilets jaunes" et "black blocs qui veulent tout casser" mais aussi d'"infiltration" de la marche pour le climat. Le préfet de police Didier Lallement a annoncé un dispositif de sécurité important, avec notamment 7.500 membres des forces de l'ordre
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Au lendemain de l'annonce du déconfinement scolaire par Jean-Michel Blanquer, certains maires réagissent, annonçant d'emblée que la réouverture progressive des écoles, prévue dès le 11 mai par le ministre de l'Education nationale, ne sera pas possible. Ils veulent une réouverture au mois de septembre, "si les conditions sanitaires le permettent".
| La réouverture des écoles "progressive" à compter du 11 mai, date du déconfinement, annoncée par Jean-Michel Blanquer inquiète. Si le ministre de l'Education a bien précisé qu'il prévoyait "beaucoup de souplesse locale" quant au retour des écoliers, des maires de différentes communes pointent samedi 2 mai des incompatibilités avec les normes sanitaires en vigueur pour prévenir de l'épidémie de coronavirus. Ils interpellent le gouvernement pour repousser la réouverture des écoles en septembre. Arrêté municipal et courriers au gouvernement Thierry Toubert refuse de faire "passer l'économie du pays avant la santé des enfants". Le maire de Ciadoux, un village de Haute-Garonne explique dans un entretien à Actu Toulouse pourquoi il refuse d'ouvrir l'école de sa commune avant le mois de septembre. Il annonce qu'il va prendre dès la semaine prochaine un arrêté municipal afin de fermer l'école jusqu'à septembre. Une méthode déjà utilisée en France dans certaines communes pour imposer par exemple le port du masque obligatoire. Des arrêtés qui avaient été annulés par la justice, jugés contraire aux libertés fondamentales. Pointant les "incohérences et les contradictions" du gouvernement, l'édile a donc décidé de ne pas rouvrir son école qui accueille normalement 48 enfants. Salles de classes trop petites et impossibilité de faire porter le masque de protection aux enfants en primaire, il explique par ailleurs ne "pas avoir les moyens" matériels et financiers pour faire respecter les normes sanitaires prévues par l'Exécutif. Ces critiques sur une gestion "floue" de la reprise de l'école ont été avancées également par la maire de Nantes samedi matin sur Franceinfo, qui rejoint l'élu de Haute-Garonne sur la difficulté de faire respecter les mesures de distanciation sociale. "Pas possible" selon elle que les tous les enfants soient à l'école le 11 mai. Le maire de Saint-Etienne, dans la Loire, a quant a lui annoncé au quotidien Le Progrès avoir envoyé un courrier au gouvernement pour repousser le déconfinement scolaire au mois de septembre. Ce dernier alerte notamment sur l'augmentation du nombre d'enfants hospitalisés pour des syndromes possibles de Kawasaki ces derniers jours. "Le risque de propagation de cette maladie, trouvant dans le Covid-19 un allié de circonstances, fait peser sur les enfants, en particulier les plus jeunes, un risque supplémentaire", explique-t-il.
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La pagaille régnait dans plusieurs enseignes Intermarché, jeudi 25 janvier. Des clients se sont rués dans les allées des magasins pour acheter des pots de Nutella en promotion.
| Certains en sont venus aux mains. Au premier jour d'une campagne de promotions, les clients étaient venus par dizaines jeudi matin à l'ouverture des magasins Intermarché de plusieurs villes de France. Tous semblaient vouloir la même chose : des pots de Nutella. La célèbre pâte à tartiner était exceptionnellement proposée au prix de 1,41 euro pour un pot de 950 grammes, soit une réduction de 70%. La scène a été immortalisée par de nombreux témoins, tant elle est à peine croyable. Sur Twitter, des vidéos montraient des échauffourées, bousculades et même des bagarres entre chalands pour s'emparer de la précieuse marchandise, comme le rapporte le journal Le Progrès. Émeute et bagarre pour du Nutella à 1.40 (au lieu de 4.50) à Intermarchépar FoozinePartout, les rayons ont été dévalisés. À Saint-Chamond, dans le département de la Loire, 300 pots sont partis en 15 minutes à peine. "Ça se battait. On a vendu ce qu'on vend en trois mois. Sur les tapis des caisses, il n'y avait que du Nutella", raconte une employée du magasin au Progrès. Selon Le Parisien, la gendarmerie a du intervenir après une bagarre entre clients à Ostricourt, dans le Nord. La police a également du se déplacer à Roubaix, Wingles (Pas-de-Calais) et Marles-les-Mines,selon des témoignages sur les réseaux sociaux.À Rive-de-Gier (Loire), une salariée relate des scènes bestiales. "Ils se sont acharnés comme des animaux. Une femme s'est fait tirer les cheveux, une dame âgée a pris un carton sur la tête, une autre avait la main en sang. C'était horrible." Dans ce magasin, les 600 pots sont partis en 5 minutes, indique Le Progrès. Certains clients étaient venus la veille pour cacher des pots un peu partout dans les rayons, assure-t-on dans une autre enseigne du département. La pâte à tartiner a fait tourner les têtes.
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À l'école Alix, située dans le 2e arrondissement de Lyon, BFM TV rapporte que 17 enfants dorment dans la rue chaque soir depuis le début de l'hiver. L'association de parents d'élèves a organisé une cagnotte en ligne pour leur venir en aide.
| « Ce sont des enfants de deux, cinq, quatre, sept ans ou plus qui, chaque soir, rentrent dormir dans leur tente, dans leur voiture.» Ainsi commence la lettre ouverte rédigée par l'association des parents d'élèves de l'école Alix, située dans le 2e arrondissement de Lyon, à destination du préfet et du maire d'arrondissement de la ville rhodanienne.Depuis ce cri d'alarme, publié sur lyonbondyblog.fr le 19 décembre dernier, la situation de ces 17 élèves SDF, issus de neuf familles en situation précaire, n'a pas changé. Lundi 17 février, BFM TV rapporte qu'un goûter solidaire était organisé devant l'établissement afin de récolter des fonds pour aider les familles des enfants à la rue.L'association Alix solidarité, à l'origine de la lettre ouverte, affirme que les élèves en question ne « viennent parfois pas à l'école pendant plusieurs jours voire semaines », tombent très souvent malades et même que certains d'entre eux sont atteints d'un « handicap sévère ».Certaines familles sont classées prioritaires La branche départementale de l'association « Jamais sans toit » s'en prend quant à elle aux pouvoirs publics. « 17 enfants sont à la rue depuis des mois alors que ces familles sont dans des situations très particulières, certaines classées prioritaires à la MVS (Maison de veille sociale, ndlr) depuis deux ans déjà », s'indigne l'association sur les réseaux sociaux. « Que font les autorités compétentes ? »Lundi après-midi, lors du goûter solidaire, l'association des parents d'élèves précise qu'elle a eu l'occasion d'échanger avec Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, qui « a apporté tout son soutien au collectif et aux familles sans toit de (leur) école ».Depuis le mois de décembre 2019, une cagnotte en ligne a été ouverte sur internet. Alix solidarité précise que celle-ci est dédiée aux urgences médicales, d'hébergement ou encore pour l'achat de nourriture et de vêtements. Mardi 18 février, plus de 50 personnes avaient fait un don et près de 1581 € ont été récoltés.
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Le financier américain était soupçonné d'avoir organisé un réseau de jeunes filles, certaines étant collégiennes, pour avoir des relations sexuelles avec elles.
| Ils veulent que "lumière soit faite". Les secrétaires d'État Marlène Schiappa (Égalité femmes/hommes) et Adrien Taquet (protection de l'enfance) ont réclamé lundi 12 août l'ouverture d'une enquête en France concernant l'affaire Jeffrey Epstein. Poursuivi pour de multiples agressions sur mineures, le financier américain retrouvé mort en prison samedi."L'enquête américaine a mis en lumière des liens avec la France. Il nous semble ainsi fondamental, pour les victimes, qu'une enquête soit ouverte en France afin que toute la lumière soit faite", écrivent les deux ministres dans un communiqué, sans donner plus de détails à ce stade. La mort de M. Epstein ne doit pas priver les victimes de la justice à laquelle elles ont droit: c'est une condition essentielle à leur reconstruction, c'est aussi une condition à une protection plus efficace à l'avenir d'autres jeunes filles face à ce type de réseaux organisés, face à ce type de prédateurs", écrivent Mme Schiappa et M. Taquet.Dans une lettre adressée au procureur de la République de Paris et reproduite sur le site de L'Obs, l'association Innocence en danger indique lui avoir adressé un signalement le 23 juillet et souligne que "la France est concernée par ce dossier puisque des investigations menées par le FBI font apparaître plusieurs personnes de nationalité française". Innocence en danger cite une "source fiable" selon laquelle "plusieurs victimes du réseau prostitutionnel créé par Jeffrey Epstein et ses complices sont également de nationalité française".La mort en prison de Jeffrey Epstein, 66 ans, accusé d'avoir fait venir des dizaines de mineures dans ses luxueuses résidences, notamment à New York et en Floride, pour des relations sexuelles forcées, a immédiatement donné lieu à plusieurs théories du complot et à un scandale aux États-Unis, certains croyant plus à un meurtre qu'à un suicide en raison de ses nombreuses connexions dans les cercles du pouvoir.
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Aldebert, chanteur star chez les enfants, a mis en musique les gestes barrière pour le retour à l'école dans un morceau, "Corona Minus", en partenariat avec France Télévisions et dont les droits iront à Emmaüs.
| "Dans cette chanson, je présente le virus comme un monstre extra-terrestre, que nous, les combattants sur Terre, devons faire disparaître", explique à l'AFP l'artiste, qui fait appel à ses jeunes fans sur ses réseaux sociaux pour un clip collaboratif. "Pendant le confinement, j'ai eu pas mal de demandes sur mes messageries pour une chanson de prévention et France Télévisions me l'a demandé aussi, détaille-t-il. Au début, je n'étais pas hyper-chaud, ce n'est pas évident et pas le sujet le plus glamour. Puis j'ai trouvé cette idée décalée d'un virus qui vient d'une autre planète, pour que le morceau ne soit pas glauque, donne la pêche et incite à se protéger en vue du retour à l'école, pour que ce ne soit pas le bazar".Dans ce titre de près de deux minutes, entraînant, Aldebert, au-delà du rappel des gestes barrière (tousser dans son coude, ne pas faire de bise, etc) glisse aussi des conseils de bon sens comme "en récré, prenez soin d'éviter les disputes". Pour tester la pertinence de son message, le chanteur a sous la main un public de choix avec ses trois enfants de 2, 4, 6 ans et demi. Et pour l'avis scientifique? "Ma femme est médecin généraliste", sourit-il.Pour illustrer la chanson, Aldebert propose à son jeune public et leur famille de se filmer - "dans des +chorés+ fofolles" en train de faire les gestes barrière. Les vidéos sont à envoyer jusqu'au jeudi 14 mai (https://sme.mtl.fm/minus#!/connect/form). Le clip sera ensuite diffusé sur l'ensemble des antennes du groupe France Télévisions - associé au dispositif "Nation Apprenante" - à partir du 22 mai. Disponible sur france.tv, Lumni, Okoo ainsi que sur toutes les plateformes de streaming et Youtube, tous les revenus et les droits d'auteurs de "Corona Minus" seront reversés à l'association Emmaüs Connect (https://emmaus-connect.org/). Le ministère de l'Education nationale et de la jeunesse, le ministère de la Culture et Sony Music sont également partenaires du projet.
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Il affirme son "droit à la présomption d'innocence". Poursuivi en justice pour viol, Gérald Darmanin, nouveau ministre de l'Intérieur s'est exprimé jeudi 9 juillet à ce sujet, estimant n'avoir "absolument" rien à se reprocher.
| Accusé de viol, sa nomination en tant que ministre de l'Intérieur fait polémique alors que les violences faites aux femmes ont été déclarées "grande cause du quinquennat". Gérald Darmanin a réagit ce jeudi matin sur RTL, rappelant son "droit à la présomption d'innocence". "Comme tout citoyen, je suis à la disposition de la justice", a-t-il ajouté, précisant ne pas commenter "les affaires de justice". "Je marche la tête haute""Il y a eu 3 décisions de justice en 3 ans qui me sont favorables", a tenu à préciser le ministre accusé de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance pour faits qui se seraient déroulés en 2009. Le ministre de 37 ans par ailleurs affirmé n'avoir "absolument" rien à se reprocher, expliquant avoir "écrit" à la justice pour que ni lui, ni son cabinet n'aient d'information sur ce dossier le concernant". "Je suis à la disposition des magistrats", a-t-il souligné. "Je me rendrais à n'importe quelle convocation des magistrats instructeurs", a-t-il complété.C'est une "situation pas facile à vivre pour ceux qui sont accusés à tort", pour "votre famille, vos amis, votre réputation", a-t-il fait valoir. Concluant sur le sujet, Gérald Darmanin a déclaré : "Je marche la tête haute et j'ai le droit à la présomption d'innocence. La décision qui a été rendue est une décision de forme, qui ne remet en aucun cas le fond en question."Bruno Le Maire balaye toute polémiqueLe même jour, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, invité sur Europe 1 a réagit sur la nomination de Gérald Darmanin. Il a balayé toute polémique, rappelant lui aussi le "droit à la présomption d'innocence". "Il a été un grand ministre des Comptes Publics et sera un grand ministre de l'Intérieur. Je ne comprends pas davantage la polémique sur monsieur Dupond-Moretti qui sera un grand garde des Sceaux", a-t-il martelé. Le ministre de l'Intérieur a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon.Selon ses déclarations, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui, et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. M. Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie.Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.
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La brigade fluviale a repêché le corps d'un jeune garçon plus d'une heure après sa chute dans la Seine.
| Un adolescent de 14 ans est mort noyé dans la Seine, jeudi, entre Paris XVe et Issy-les-Moulineaux, a-t-on appris vendredi 20 avril de source policière. Il aurait été poussé par des amis lors d'un jeu.Alors qu'une dizaine de jeunes "chahutaient" en bord de Seine en fin d'après-midi au niveau d'un embarcadère, la victime a été poussée à l'eau "pour une raison indéterminée", a indiqué cette source.Ne sachant pas nager, l'adolescent a perdu pied. Son frère, qui était dans le groupe, s'est jeté à l'eau pour tenter de le sauver, sans succès, a-t-elle ajouté. Les sapeurs-pompiers ont remonté le jeune homme vers 18H40 et son décès a été constaté peu après 19H00. Le frère de la victime a été transporté en état de choc à l'hôpital. Une enquête pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" a été ouverte et confiée au commissariat d'Issy-les-Moulineaux.
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Le festival Solidays continue de vendre des billets malgré l'annonce de son annulation à cause du coronavirus, rapporte Le Parisien ce jeudi 16 avril. Un élan de solidarité s'est créé autour de l'événement, organisé dans le cadre de la lutte contre le Sida.
| Le patron du festival Solidays a été entendu. Au moment d'annoncer l'annulation du festival, qui devait se tenir du 19 au 21 juin à l'Hippodrome de Longchamp (Paris), Luc Barruet, organisateur de l'événement qui se tient chaque année afin de récolter des fonds pour lutter contre le Sida, avait appelé à un élan de solidarité pour que l'action du festival se poursuive. Et, ce jeudi 16 avril, dans les colonnes du Parisien, il a annoncé que les internautes avaient répondu présents ! "Dès lundi, les internautes nous ont demandé de rouvrir la billetterie que nous venions de fermer. J'ai fait un sondage sur Twitter pour savoir si c'était une bonne idée et les abonnés au compte du festival ont répondu oui. Nous l'avons donc fait en catimini et ça a fonctionné ! En quelques heures, nous en avions vendu plus de 500 ! C'est incroyable !", s'enthousiasme Luc Barruet, dans des propos recueillis par le quotidien. La boutique en ligne, où se vendent tous les produits dérivés, tourne également à plein régime."C'est complètement fou"L'engouement est conséquent et la situation inédite. "C'est une première d'ouvrir et de vendre des billets pour un festival annulé ! C'est complètement fou et ça nous ressemble", sourit le patron des Solidays. Malgré cette excellente nouvelle, l'organisation doit maintenant se pencher sur un autre défi : assurer la procédure de remboursement des billets acquis avant l'annulation de l'événement. Là encore, selon Le Parisien, Luc Barruet compte sur la générosité des acheteurs et espèrent que ces derniers ne demanderont pas à être dédommagés, dans un geste de soutien à la cause soutenue par le festival.Dans son allocution solennelle, lundi 13 avril, Emmanuel Macron a annoncé l'interdiction de tous les événements rassemblant du public jusqu'à mi-juillet. La mesure, prise pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, avait provoqué une vague d'annulation parmi les festivals, comme le Festival d'Avignon ou les Vieilles Charrues.
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L'écrivain loge depuis 26 ans dans un studio HLM situé dans une rue paisible du Quartier Latin, dans le très chic Ve arrondissement de Paris. Son loyer : 348 euros pour 34 m2, selon Le Parisien.
| Nouvelles révélations jeudi soir sur Gabriel Matzneff. Après les accusations de viols sur mineur portées par Vanessa Springora dans un livre, Le Parisien dévoile que l'écrivain de 83 ans jouit depuis 1994 d'un studio de 34 m2 au coeur de Paris géré par le bailleur social Elogie Siemp qui lui demande 348 euros par mois. Une information confirmée au journal par la mairie.L'écrivain habite cette HLM depuis 25 ans. Il y est arrivé en 1994 sans attendre des années pour avoir un logement comme les autres Parisiens. "Il y a eu des interventions en haut lieu, sous la mandature Chirac", selon une source proche du dossier, qui ajoute : "C'est Jean Tiberi, alors maire du Ve arrondissement, bras droit de Chirac, pilier du RPR, qui s'en est lui-même occupé". Contacté par Le Parisien, Jean Tiberi dit ne "pas bien se souvenir" de son intervention sans rejeter que ce soit possible. Dominique Tiberi, son fils, précise : "Mon père est intervenu pour tellement de personnes !" Comme pour renvoyer l'ascenseur néanmoins, en 2014, lors des municipales à Paris, Gabriel Matzneff avait "fait plaisir" à Dominique Tiberi en soutenant sa candidature dans le Ve dans une chronique publiée dans Le Point. De plus, pendant toutes ces années, le lauréat du prix Renaudot en 2013 a vécu paisiblement sans n'avoir jamais eu à justifier ses ressources. Maintenant, Gabriel Matzeff, âgé de 83 ans, gagnerait peu d'argent alors que, d'après une source à l'Hôtel de Ville, la municipalité socialiste "aimerait bien le virer". Légalement, c'est désormais impossible.Cet appartement du Quartier Latin, situé au premier étage d'un petit immeuble ancien, donne sur rue et sur une petite cour silencieuse et pavée. Interrogés par le quotidien, les voisins de Gabriel Matzneff ne l'ont pas vu depuis plusieurs semaines. Le "poli" et "gentil monsieur" n'est pas souvent là. Le libraire d'en face qui habite l'immeuble croyait même "qu'il n'habitait plus ici"."Ça va être difficile de le revoir dans l'immeuble"Une voisine de 14 ans ne savait pas qu'il était écrivain et qu'il était soupçonné de pédophilie alors qu'une sexagénaire vivant au deuxième étage a lu certains de ses livres et le juge "charmant". "Adorable", d'après le nouveau patron d'un restaurant proche où l'octogénaire a ses habitudes. "C'est l'un de mes clients préférés. Il vient au moins trois fois par semaine. Je trouve regrettable qu'on reproche à Gabriel Matzneff des faits vieux de plus de 30 ans, qu'on les ait sortis de sous le tapis", confie au Parisien le jeune homme qui avoue ne pas avoir lu ses livres.Une autre voisine, qui le voyait "souvent seul" et "portant des chapeaux", est tombée des nues quand elle a eu connaissance de l'affaire Matzneff. Et elle ne regardera plus cet homme de la même façon : "Je ne sais pas quand il va rentrer. Pour nous les locataires, ça va être difficile de le revoir dans l'immeuble, de le croiser, de faire semblant".
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Le prince Louis sera baptisé lundi 9 juillet à la chapelle royale du palais Saint-James. À cette occasion, l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, invité par la BBC, s'est laissé aller à une petite boutade.
| Les yeux seront une nouvelle fois rivés vers le Royaume-Uni lundi 9 juillet à l'occasion du baptême du petit prince Louis à la chapelle royale du palais Saint-James. Tout comme pour le mariage du prince Harry et de Meghan Markle, le 19 mai dernier, c'est l'archevêque de Canterbury qui officiera. Ce dernier, invité par la BBC n'a pas manqué de souligner le "grand privilège" qui lui était accordé. Proche de la famille royale, Justin Welby s'est même permis une petite blague concernant la cérémonie. "Vous savez, si vous êtes à un mariage, ne faites pas tomber les alliances et si vous êtes à un baptême, ne faites pas tomber le bébé", a lancé l'archevêque au micro de la BBC. Avant de retrouver son sérieux et de faire part de toute l'affection qu'il a pour le duc et la duchesse de Cambridge. "C'est une famille merveilleuse, il y a beaucoup d'amour et ce sera un grand événement".À l'approche de la cérémonie, les bookmakers s'affolent concernant les futurs parrains et marraines du prince Louis. La fille de Camilla Parker Bowles, Laura Lopes, l'ancienne nounou des princes William et Harry, Tiggy Legge-Bourke ou encore l'ancienne secrétaire personnelle de Kate Middleton, Rebecca Priestley, font la course en tête. Côté parrains, le secrétaire particulier du duc de Cambridge, Miguel Head, ou encore son ami d'université, David Jardine-Paterson, font partie des favoris. Réponse le 9 juillet.
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Alors qu'une enquête est déjà en cours contre Mgr Luigi Ventura, soupçonné d'attouchements, une seconde plainte a été déposée contre celui que l'on appelle "l'ambassadeur" du pape en France depuis 10 ans. Une information du journal Le Monde.
| Il est le doyen des diplomates en poste en France. Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique de 74 ans, fait aujourd'hui l'objet d'une seconde plainte pour "agressions sexuelles". Les faits reprochés sont sensiblement les mêmes que ceux de l'enquête ouverte le 24 janvier dernier. Benjamin G., 39 ans, affirme avoir été victime de Mgr Ventura alors qu'il était contractuel pour la mairie de Paris à la mi-janvier 2018. "Il a posé sa main gauche sur mon épaule et avec sa main droite, il m'a pris les fesses : un geste d'expert, plein d'assurance, couplé avec un grand sourire décontracté, comme s'il s'agissait de quelque chose de normal. J'étais stupéfait, la cérémonie était en cours, je suis parti. J'ai compris il y a quelques jours que c'étaient des gestes habituels de prédateur", déclare la victime.Des faits très similaires à ceux décrits par la première victime, avec "le même mode opératoire bien rodé". La première plainte venait d'un jeune homme, employé à la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la mairie. Les attouchements auraient eu lieu lors d'une cérémonie le 17 janvier 2019, soit un an presque jour pour jour après les faits racontés par Benjamin G., qui lui aussi évoque une cérémonie à laquelle assistait notamment la maire de Paris Anne Hidalgo.
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L'infirmière interpellée mardi après avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre au cours d'une manifestation de soignants à Paris est convoquée devant le tribunal correctionnel le 25 septembre, a annoncé mercredi le parquet de Paris.
| Cette femme de 50 ans, qui sera jugée pour "outrages" et "violences sans interruption totale de travail (ITT)" sur personne dépositaire de l'autorité publique, a reconnu les faits au cours de sa garde à vue et affirmé avoir craqué par épuisement et colère contre l'Etat, avait précédemment indiqué une source proche du dossier.Plusieurs vidéos de son interpellation ont été relayées sur les réseaux sociaux, suscitant une polémique. On y voit une femme portant une blouse blanche arrêtée sans ménagement par les forces de l'ordre alors que des échauffourées ont éclaté à l'arrivée du cortège sur l'esplanade des Invalides. D'autres vidéos montrent la même personne jeter des projectiles en direction des forces de l'ordre, quelques minutes auparavant.Lors de son audition, cette infirmière travaillant à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) a reconnu avoir jeté des cailloux en direction des forces de l'ordre, selon la source proche du dossier. Mais, a-t-elle expliqué, sa colère n'était pas dirigée contre les policiers mais contre l'Etat. L'infirmière a raconté, selon cette source proche, la dureté de son métier, des journées de travail de 10 heures à 14 heures au plus fort de l'épidémie de Covid-19, le décès de 20 patients durant cette période, sa présence auprès d'eux, sa fatigue et une sérologie positive au virus. Un rassemblement de soutien a eu lieu devant le commissariat du VIIe arrondissement, où elle avait été placée en garde à vue.Un premier rassemblement réclamant la libération de l'infirmière, dans un contexte de dénonciation des violences policières en France, s'était tenu mardi soir au même endroit, en présence des députés de La France Insoumise Eric Coquerel, Mathilde Panot et Danièle Obono.A la fin de la manifestation parisienne, la préfecture de police avait fait état de 32 interpellations liées aux échauffourées.
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Ce samedi combine des départs en congés et le pont du 14 juillet. La journée était classée rouge dans le sens des départs par Bison futé. Le trafic est particulièrement difficile sur l'A7, à hauteur d'Orange (Vaucluse), en raison d'un accident mortel dans la matinée.
| "La situation est exceptionnelle. Le niveau de bouchons est largement supérieur à celui de samedi 13 juillet 2019", souligne Bison fûté dans un communiqué. La circulation était déjà chargée en début de matinée en raison des départs en vacances. Deux morts dans un accident Elle s'est encore intensifiée vers le sud, notamment sur l'A7, en raison de l'accident d'un véhicule seul, peu après 09h30, à hauteur de Piolenc (Vaucluse). Deux passagers ont été tués et deux autres blessés légèrement, selon l'exploitant Vinci Autoroutes, joint par l'AFP. Les victimes font partie d'une même famille. L'accident, dont les circonstances n'ont pas été précisées, a immédiatement généré un ralentissement massif qui devrait durer la journée, la circulation se faisant sur "une voie au lieu de trois puis sur deux voies", selon la même source.À 13h00, le temps de parcours était ainsi de cinq heures au lieu d'1h35 entre Lyon et Orange. Dans l'autre sens de l'autoroute, un bouchon de "curiosité" a rallongé de 20 minutes le trajet des usagers. Trafic dense aussi sur l'A10Sur la façade atlantique, les vacanciers doivent également ronger leur frein sur l'A10, que gère également Vinci, en mettant trois heures de Poitiers à Bordeaux au lieu de 2h10. Pour le trajet inverse, 45 minutes de plus. Enfin, entre Toulouse et Narbonne, sur l'A61, on enregistre un temps de parcours de 1h40 au lieu d'1h20.Sur l'A43 enfin, Bison Fûté enregistrait à la mi-journée un bouchon de 24 kilomètres en Isère, de Saint-Quentin-Fallavier à Cessieu. "Cela va rester tendu jusqu'en fin d'après-midi", avertit Vinci Autoroutes. Dimanche, la journée est classée orange pour les départs en Île-de-France et dans le Grand Ouest.
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Accusé de viols et d'agressions sexuelles par cinq femmes, le théologien suisse a estimé que ces dernières voulaient le faire tomber, sous l'influence de ses ennemis, citant notamment Caroline Fourest et Alain Soral.
| Selon France Inter, Tariq Ramadan, accusé de viols et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes, aurait reconnu devant les juges d'instruction, lors de son audition mardi 5 juin, cinq relations extraconjugales. En revanche, le théologien nie toujours les accusations de viols portées à son encontre. Après avoir d'abord refusé de parler de sa vie sexuelle aux enquêteurs lors de sa garde à vue, Tariq Ramadan a finalement rétropédalé et a avoué avoir eu des relations extra-conjugales avec cinq femmes : "J'ai eu des hauts et des bas, des fois où j'ai été totalement en cohérence avec mes principes et d'autres où j'étais plus fragile", aurait expliqué Tariq Ramadan, selon France Inter. "C'est moi qui suis harcelé""Ce sont des femmes qui viennent me chercher", s'est défendu le théologien, expliquant que beaucoup d'entre elles le contactaient sur les réseaux sociaux après ses conférences ou ses passages à la télévision. "Je n'étais pas seulement sollicité comme un intellectuel, mais aussi comme un homme", a justifié l'homme, avançant que c'était lui qui était harcelé : "Je passe au Bourget pour une conférence, et le service d'ordre doit sortir trois femmes des toilettes parce que j'y vais". Tariq Ramadan a reconnu une relation de deux ans avec une des plaignante, que la presse surnomme Marie, qui a témoigné sous X et déposé plainte en mars. À l'inverse, le théologien nie toute relation sexuelle avec Henda Ayari et "Christelle", la deuxième femme qui a témoigné sous X.Sa relation avec "Christelle" a été passée au peigne fin par les juges d'instruction. Selon Tariq Ramadan, c'est elle qui l'a contacté sur Facebook et leur relation serait d'abord restée "virtuelle et sexuelle". L'homme a ensuite reconnu l'avoir rencontré dans le hall d'un hôtel à Lyon, mais il nie l'avoir fait monter dans sa chambre. "Christelle", lors de son audition par les enquêteurs avait décrit le viol de manière très précise, mais avait également parlé d'une cicatrice à l'aine chez Tariq Ramadan. Le théologien s'est justifié en avançant qu'il avait peut-être parlé en public de cette cicatrice ou qu'elle avait dû apprendre son existence par d'autres femmes.Des "rapports fougueux" dans un "cadre de consentement"Concernant Henda Ayari, Tariq Ramadan a expliqué que c'est elle qui lui envoyé des messages et qui aurait demandé "des mots crus" ou "d'être dominée", rapporte France Inter. Le théologien a nié toute violence contre ces femmes et "se dit convaincu que les plaignantes sont déterminées à lui nuire", évoquant l'influence d'adversaires comme Caroline Fourest ou Alain Soral, détaille la radio. Pourtant, certains messages envoyés par Tariq Ramadan à ces femmes mettent en doute ses paroles. "Si je te vois, je te viole", aurait-il, par exemple, envoyé à une ancienne maîtresse. Les juges d'instruction l'ont donc interrogé pour savoir s'il était "adepte de pratiques sexuelles violentes ou brutales", écrit France Inter. "Le théologien se dit 'profondément révolté', et affirme n'avoir 'jamais exercé de violence sur une femme'. Il parle de 'rapports fougueux, de domination', dans un 'cadre de consentement et de complicité'", écrit la radio. Tariq Ramadan sera de nouveau interrogé en juillet.
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Ils se disent souvent "encore plus enthousiastes" qu'il y a quatre ans: dans la région de Pittsburgh, en Pennsylvanie, ceux qui ont voté Donald Trump en 2016, contribuant à la victoire du candidat républicain dans un Etat longtemps solidement démocrate, semblent décidés à réélire un président qui a selon eux "tenu toutes ses promesses".
| Tina Bright, 55 ans, fait partie de ceux qui ont patienté jeudi des heures, dans des embouteillages de plusieurs kilomètres, pour pouvoir assister au meeting de campagne du président américain, organisé à l'aéroport à Latrobe, dans la région de Pittsburgh.Comme plusieurs centaines de supporters, elle n'a pas pu approcher son héros: trop de monde pour l'espace alloué sur le tarmac de ce petit aéroport. Ils ont juste pu s'extasier lorsque l'avion présidentiel, Air Force One, est passé au-dessus de leur voiture. Et écouter ensemble, depuis leur camionnette et dans une ambiance de fête foraine, le président vanter son action et attaquer son rival démocrate Joe Biden pendant 90 minutes. "Je suis clairement plus enthousiaste" que pendant la campagne 2016, affirme cette secrétaire de direction des écoles de la région. "Tout ce que (Trump) avait dit qu'il ferait pendant la campagne, il l'a fait, et il sera probablement le seul président de mon vivant à avoir fait ça", dit-elle.- Pandémie exagéréeVictor McGinnis, 58 ans, n'a lui non plus rien perdu de l'élan qui l'a porté à voter Trump il y a quatre ans: "Ce que j'admire le plus, c'est qu'il donne la priorité à l'Amérique, il ne laisse pas les autres pays nous bousculer, ni des agences mondiales comme l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), qui nous prennent tout cet argent et regardez la pandémie dans laquelle on est!"La pandémie: les démocrates qui espèrent que les tristes records de cas et de morts détenus par les Etats-Unis feront douter les trumpistes de leur vedette pourraient être déçus: les fans de Trump en Pennsylvanie - Etat qui a enregistré plus de 7.700 morts du coronavirus - se disent certains que les démocrates exagèrent la gravité de la crise sanitaire."J'ai des membres de ma famille et des amis médecins: tout ça, c'est pour évincer Trump. Oui, il y a un virus, mais ce n'est pas aussi grave qu'ils le disent", assure Heather Gockel, qui tient un salon de coiffure et estime que l'élection de M. Biden ruinerait les petites entreprises. Et son mari, Tony Gockel, d'acquiescer: les chiffres des morts du coronavirus sont artificiellement gonflés, dit-il. Et Trump fait bien de sortir et d'aller à la rencontre des Américains, pour montrer "qu'il ne faut pas avoir peur", dit-il, alors que Joe Biden semble frileux en se contentant de brèves sorties devant quelques personnes seulement.Pour lui qui vota longtemps démocrate, pas question donc de rebasculer cette année."Trump a fait plus pour les classes moyennes que les démocrates, qui ont totalement perdu leur base, ils ont tellement viré à gauche que c'est ridicule", dit-il. - Sondages serrésLa base de Trump, elle, semble tenir bon, à en juger par le public venu l'applaudir jeudi."Ils nous présentent comme des gens nuisibles, méchants, qui sèment la zizanie, mais ce sont nous qui sommes pacifiques, qui chérissons Dieu, nous qui voulons voir ce pays réussir et ne pas échouer, c'est ça, la base de Trump", affirme Tina Bright.Et elle qui dit admirer Donald Trump notamment pour son combat contre les cultes pédophiles - une théorie conspirationniste qui s'est répandue chez les supporters du président américain - se dit convaincue que, sauf corruption ou tricherie dans le vote par correspondance, il sera réélu à une "large majorité" en novembre.En attendant le scrutin, une chose est certaine: pour Donald Trump comme Joe Biden, la bataille de Pennsylvanie, Etat de quelque 13 millions d'habitants, sera cruciale pour emporter la victoire le 3 novembre.Les sondages, qui récemment encore donnaient M. Biden vainqueur dans cet Etat, témoignent désormais d'une course beaucoup plus serrée, et les candidats y multiplient les déplacements. Les deux hommes y sont attendus à nouveau le 11 septembre, pour y marquer l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.
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A Paris et à Lyon, les rassemblements contre les violences policières à l'initiative du comité Adama Traoré ont donné lieu à des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants.
| Samedi 13 juin, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées en début d'après-midi sur la place de la République à l'appel du comité Adama Traoré. Le défilé initialement prévu n'a pas eu lieu, la police empêchant les manifestants de quitter la place. Les forces de l'ordre ont ainsi bloqué les manifestants au point de départ, la place de la République, alors qu'ils prévoyaient de quitter les lieux à 14h30 pour défiler jusqu'à l'Opéra Garnier. En fin de journée, la police a tiré des gaz lacrymogènes après avoir reçu quelques projectiles a constaté une journaliste de l'AFP. Les policiers qui bloquent la plupart des rues donnant sur la place, où plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées, ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes, faisant refluer une partie de la foule.Sur Twitter, la préfecture de police a appelé "les manifestants à rester calmes" et leur a demandé de "se disperser en raison des troubles à l'ordre public causés par certaines personnes".Des manifestants en colèrePlace de la République, face au blocage des forces de l'ordre, de nombreux manifestants exprimaient leur incompréhension. "C'est n'importe quoi, pourquoi le préfet change d'avis comme ça?", s'interroge Samira, 24 ans, venue de Pontoise (Val-d'Oise). "Ils veulent créer des tensions on dirait alors qu'on est pacifique. Moi je vais rester à continuer à chanter et manifester", poursuit-elle.Estimant que c'était "odieux" comme façon de procéder, Jean-Luc Mélenchon a demandé à ce que l'on "laisse les gens se déplacer". "C'est une façon d'entretenir en France un climat très malsain où tout le monde se regarde en biais", a-t-il ajouté.Vendredi, dans un communiqué, le Préfet de police avait rappelé que les rassemblements de plus de 10 personnes étaient interdits.2.000 personnes rassemblées à LyonBordeaux, Lyon, Saint-Etienne... Des milliers de personnes ont défilé ce samedi dans de nombreuses villes en France contre les violences policières. A Bordeaux, ils étaient 500, dont Sarah, 15 ans, collégienne et membre de BlackLivesMatter-Bordeaux. "Rien que l'idée qu'il puisse y avoir du racisme et des abus dans la police qui est censée nous protéger, c'est affolant", a-t-elle commenté.A Lyon, quelque 2.000 personnes se sont rassemblées pour réclamer "vérité et justice". Les participants ont égrainé les noms de Mehdi, Bilal ou Wissam, des jeunes morts dans la région à la suite d'interpellation, a constaté une journaliste de l'AFP. En milieu d'après-midi, une partie des manifestants s'est déplacée vers la place Bellecour, au cœur du centre commerçant de la ville, dans le périmètre d'interdiction dressé par la préfecture. La tension est montée d'un cran entre la police et quelques dizaines de manifestants restants, avec usage du véhicule lanceur d'eau et des gaz lacrymogène. Cinq personnes ont été interpellées. D'autres rassemblements ont eu lieu dans la région comme à Saint-Etienne, où 200 personnes ont défilé, selon un correspondant de l'AFP.En marge de ces manifestations, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a suggéré dans une tribune au Monde de rouvrir le débat autour des statistiques ethniques. De son côté le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'est rendu à Mantes-la-Jolie (Yvelines), où avait lieu un hommage au couple de policiers tués par un jihadiste à Magnanville en 2016.
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Les habitants du Var ont vécu une soirée apocalyptique, dimanche 24 juin. La région de Carnoules a été frappée par un orage de grêle, d'une intensité rare.
| Le ciel s'est assombri, puis la grêle a fait son arrivée. Dimanche soir, le Var a été secoué par des précipitations aussi intenses que brèves. À Carnoules, des grêlons de la taille de balles de ping-pong se sont abattus sur les habitations, comme en témoignent les nombreuses images postées sur les réseaux sociaux. Le quotidien Var-Matin rapporte que des voitures ont été abîmées et que le toit d'une maison s'est même effondré, sous le poids des billes de glace. Var : Les images impressionnantes des orages de grêle (Vidéo)par Non Stop ZappingAu début du mois de juin, tout le pays avait connu un épisode orageux intense, qui a provoqué de nombreuses inondations. Une première estimation, révélée lundi 25 juin par la Fédération française de l'assurance (FFA), fait été d'une facture de 430 millions d'euros.
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C'est la nouvelle mode outre-Atlantique. Le "Tide Pod Challenge", qui fait fureur chez les jeunes, consiste à se filmer en avalant une dosette de lessive liquide.
| Aucun cas n'est à déplorer en France pour l'heure mais aux États-Unis, les centres anti-poison ont recensé plusieurs dizaines d'intoxications. Depuis plusieurs semaines, les références au "Tide Pod Challenge" se multiplient sur les réseaux sociaux. Dans ces vidéos, des adolescents se mettent en scène, seuls ou à plusieurs, pour relever le défi tendance du moment : croquer à pleines dents dans une capsule de lessive ("pod" en anglais) de la marque Tide. Sur ces images, certains recrachent le détergent, manquent de vomir, mais d'autres l'avalent. Le phénomène, encore marginal, prend de l'ampleur depuis le début du mois de janvier, indique France Info. Selon l'Association américaine des centres antipoison, 40 cas ont été recensés sur les 11 premiers jours de l'année 2018, ce qui représente pas moins de 20% des intoxications de toute l'année 2017. La pratique suscite l'inquiétude, aux États-Unis comme en France, où on redoute son arrivée. Le CHU d'Angers, dans le Maine-et-Loire, a préféré prendre les devants et diffuser un message de prévention sur la dangerosité de ces capsules, rapporte Le Parisien. En juillet 2016, une étude française avait déjà alerté sur les risques en cas d'ingestion de lessive par un enfant de moins de 6 ans. Ce type d'accident domestique peut avoir de graves conséquences, d'autant que "les dosettes sont plus toxiques que les produits de lessive liquide classiques", précisait le document. "Elles sont plus concentrées en détergents donc plus irritantes ", confirme Magali Oliva-Labadie, responsable du centre antipoison et de toxicovigilance du CHU de Bordeaux, interrogée par Le Parisien. Les risques sont nombreux et de plusieurs natures, allant d'une simple irritation de la bouche, à des troubles digestifs graves : vomissements répétés, douleurs abdominales, fausse route entraînant une détresse respiratoire. "Il faut savoir que de la lessive qui reste sur la peau trop longtemps peut entraîner des brûlures cutanées sévères. Ce jeu n'a donc pas grand-chose de drôle", conclut Magali Oliva-Labadie.
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Trois jours après la polémique qui a entouré une "intrusion" de manifestants dans l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, les 32 gardés à vue se sont exprimés sur CNews. Ils ont donné leur version des faits.
| "Nous nous sommes fait charger". Voilà en somme la ligne de défense des 32 personnes gardées à vue en marge des manifestations du 1er-Mai à Paris. Ce mercredi 1er mai, plusieurs manifestants étaient entrés dans l'hôpital de la Pitié -Salpêtrière dans le 13e arrondissement de Paris. Une intrusion rapidement dénoncée comme une "attaque" par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Après la polémique, les 32 manifestants placés en garde à vue ont tenu une conférence de presse ce samedi 4 mai sur Cnews pour donner leur vérité. Contrairement aux accusations qui avaient été portées contre eux, des "porte-paroles" ont expliqué qu'ils s'étaient "réfugiés derrière une grille pour respirer". L'un d'eux a précisé : "Nous avons subi une pluie de lacrymogène dans un incroyable mouvement de foules (...) les infirmiers et médecins nous ont distribué du sérum physiologique."Une ligne de défense claire qui balaie fermement toute intrusion et qui n'avait comme dessein que la protection contre les attaques des forces de l'ordre. "Nous nous sommes fait charger des deux côtés et la seule issue était l'entrée de l'hôpital tant nous avions peur de nous faire frapper par les forces de l'ordre", ont-ils dit.Les violences policières dénoncéesQuant à l'entrée dans le service de réanimation, les représentants ont nié en bloc. "Nous ne savions pas qu'il s'agissait du service de réanimation (...) "Nous nous sommes réfugiés derrière une grille ouverte pour respirer, car nous étions terrifiés."Lors de cette conférence de presse, les gardés à vue ont tenu à mettre l'accent sur les violences des forces de l'ordre dont ils auraient été victimes. "Le seul objectif était de fuir les gaz lacrymogènes et les charges policières d'une violence démesurée sur le boulevard de l'Hôpital", témoigne l'un d'eux. Et de préciser : "Sous la charge des CRS et des voltigeurs, nous avons couru et sommes montés sur l'escalier. Nous demandions droit d'asile. Nous avions peur de nous faire frapper par les forces de l'ordre."Les manifestants dénoncent aussi les pressions qu'ils ont subies lors de leur garde à vue. "Il y a eu des fouilles abusives. Nous sommes restés entre 28 et 30 heures en garde à vue, et ce qui en ressort c'est une pression morale violente. Nous n'avons pas pu manger de repas avant le lendemain."Une version qui contredit les propos de la directrice de l'hôpital qui s'était exprimée le soir des faits, mais surtout ceux du ministre de l'Intérieur, qui vendredi 3 mai, avait dû rétropédaler. "Je n'aurais pas dû employer le terme 'attaque' mais plutôt celui 'd'intrusion violente' ". Aujourd'hui, les images de vidéo surveillance sont toujours analysées.
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