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Après les annonces fracassantes de son « licenciement » du poste d'ambassadrice des pôles et de l'enquête du parquet national financier sur ses frais, Ségolène Royal s'apprête à revenir sur le devant de la scène politique, révèle Le Figaro.
A en croire le quotidien ce vendredi, l'ancienne candidate déchue à la présidentielle de 2007 officialisera le 23 janvier prochain la création de son think tank (comprendre « laboratoire d'idées ») baptisé « Désirs de France, avenir de la planète ». Celui-ci pourra, le moment venu, lui servir de rampe de lancement vers la présidentielle 2022. « Si l'association parvient à fédérer suffisamment, elle pourrait se transformer en parti politique » en vue de l'élection suprême, écrit ainsi notre confrère du Figaro. Ségolène Royal ne s'en est pas cachée sur BFMTV. Elle désire incarner une troisième voie entre Emmanuel Macron, dont elle critique la politique avec virulence - ce qui lui vaut sa fonction aujourd'hui - et Marine Le Pen, qui a d'ores et déjà annoncé sa candidature. « Si je suis la mieux placée, je serai prête », a ainsi affirmé l'ex-ministre de l'Environnement face à Ruth Elkrief sur le plateau de la chaîne d'information en continu ce jeudi soir.Un menu écologiste, social et féministeLa création de « Désirs de France, avenir de la planète » sera annoncée par Ségolène Royal dans moins d'une semaine aux côtés de la sénatrice socialiste Samia Ghali à Marseille. Dans son association politique, l'ex-adversaire de Nicolas Sarkozy peut d'ores et déjà compter sur différents soutiens, qu'elle a notamment réuni dimanche dernier. Parmi eux, énumère le journal : les députés socialistes Luc Carvounas, Guillaume Garot et Christophe Bouillon, l'ancien député PS Patrick Mennucci, le membre du bureau national du PS François Kalfon, le vice-président de la région Occitanie Kamel Chibli, et la conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine Maryline Simoné.Selon Le Figaro, la potentielle future candidate à la présidentielle entend incarner la voix qui manque à gauche. Son constat est simple : avec un PS inaudible, une France insoumise peu crédible et des "verts" divisés, la gauche est moribonde. Celle qui n'est désormais plus ambassadrice des pôles souhaite donc avec « Désir de France » cibler le créneau écologiste, social et féministe, affirme le journal. Et de citer ce qu'elle aurait confié à son entourage : « Macron et ses équipes sont dans une stratégie d'élimination. Pendant qu'ils sont occupés à conquérir l'électorat de droite, ils ne veulent rien voir émerger à gauche ». Le président de la République est prévenu...
Une cinquantaine d'édiles de tous bords ont publié une tribune réclamant "le retour immédiat de l'action publique concrète de l'Etat" face à "la multiplication de dégradations" qui laissent leurs administrés "désemparés".
Après un été marqué par la mort tragique du maire de Signes (Var), renversé par une camionnette, la 102e édition du Congrès des maires de France doit se tenir de lundi 18 à jeudi 21 novembre à Paris, sur le thème "Les maires au coeur de la République". Dans ce contexte, des édiles et associations d'élus de petites et moyennes communes lancent un "cri d'alarme" à Emmanuel Macron pour demander "plus de moyens humains, matériels et logistiques" face à la "recrudescence" des incivilités et de la délinquance, commise par une "minorité qui ne recule plus devant rien". Maires de France : quel est leur état état d'esprit à quatre mois des élections ?par franceinfo"Chaque jour dans nos communes, nous constatons la dégradation rapide du 'vivre ensemble' au profit d'une tension sociale qu'alimentent la recrudescence d'incivilités et d'actes délictueux", déplorent les élus, dans une tribune publiée dimanche dans le JDD.Sentiment d'impunité" et "chacun pour soi"Avant le passage du président de la République au congrès des maires mardi 19 novembre, les signataires, dont l'ex-ministre François Rebsamen (PS), président de la FNSER (Fédération nationale des élus républicains et socialistes) et maire de Dijon, Christophe Bouillon (PS), président de l'association des petites villes de France, Marc Vuillemot, président de l'association Ville et Banlieue et une cinquantaine de maires "de toutes obédiences" se disent sollicités au quotidien par des administrés "de plus en plus désemparés".Ils évoquent "la multiplication de dégradations d'une rare violence commises par une minorité agissante qui ne recule plus devant rien, la banalisation de l'économie parallèle, l'omniprésence de rodéos de motos et/ou de voitures troublant en permanence l'ordre public". Le tout favorisant le "sentiment désespérant d'une société en échec" face au "chacun pour soi" et "l'impunité des délinquants". "Nous demandons le retour immédiat de l'action publique concrète de l'Etat sur nos territoires, ce qui signifie, pour nous, plus de moyens humains, matériels et logistiques", écrivent-ils, constatant "que les effectifs de police et de gendarmerie déployés (...) sont insuffisants", et que "les moyens humains, matériels et logistiques font également défaut à l'institution judiciaire" pour prévenir la récidive.Leur "cri d'alarme", disent les élus, est aussi "motivé par de très vives inquiétudes quant à l'évolution des effectifs et à la modification de la carte judiciaire actuellement en discussion dans le cadre de l'examen parlementaire du Projet de Loi de Finance (PLF)" 2020. Ils appellent à "un redéploiement spécifique et pertinent des moyens et des effectifs pour assurer un meilleur maillage territorial et une plus grande réactivité des services sur le terrain", et suggèrent de revoir les "attributions ou périmètres" de certains commissariats ou gendarmeries. Enfin, ils demandent "une consultation rapide des élus locaux (...) dans le cadre de la mise en œuvre du plan de lutte antidrogue qui vient d'être annoncé".
Créé en Allemagne fin 2018, le site de téléconsultation arretmaladie.fr a annoncé mardi matin son lancement en France, en mettant en avant la possibilité de se faire prescrire "un arrêt maladie de quelques jours pour des pathologies simples et courantes : coup de froid, stress, douleurs menstruelles, gastro-entérite, etc".
C'est un concept qui fait réagir : un site qui permet d'obtenir des arrêts maladie grâce à des téléconsultations. Créé fin 2018 en Allemagne par Can Ansay, "présenté comme docteur, mais en réalité docteur en droit, et avocat", précise Le Parisien, le site arretmaladie.fr a été lancée mardi matin en France.Outre-Rhin, le site au-schein.fr a prescrit pas moins de 30.000 arrêts maladies l'an dernier. "Notre objectif pour la France, en 2020, est de 50.000 arrêts de travail, car ici les téléconsultations sont remboursées et il devrait y avoir plus de demandes, explique au quotidien le fondateur de la plate-forme. Chez nous, le modèle économique est clair et restreint : prescrire des arrêts maladie pour quatre petits maux du quotidien : le coup de froid, les règles douloureuses, le stress et la gastro-entérite". Mais comme le souligne Le Parisien, sur le site il est également question de "douleurs de dos", "migraine" ou encore "cystite". Les journalistes ont d'ailleurs fait le test et ont obtenu en sept minutes un arrêt maladie d'une journée pour un "modeste rhume". Avec une telle méthode, Can Ansay estime qu'il va contribuer à réduire le nombre de visites chez le médecin et les arrêts de travail. "La Norvège a autorisé les salariés à s'auto-arrêter pour deux-trois jours, sans justificatif. Cela s'est traduit par une baisse du nombre de jours d'absence au travail pour cause de maladie. Si on facilite les arrêts, il y en aura moins", se défend-il.L'Assurance maladie contre-attaqueLa réaction de la Sécurité sociale n'a pas tardé : la Cnam "en lien avec le Conseil de l'ordre des médecins" a indiqué qu'elle "va mettre en demeure immédiatement le site de cesser ses activités et engager également, à cette fin, une action en référé". "Les arrêts de travail ne sont pas des produits de consommation, susceptibles d'être distribués sur demande des patients", a souligné l'Assurance maladie.En attendant, le service et la téléconsultation sont accessibles 7/7 jours, aux heures ouvrables, au prix de 25 euros la consultation. Le site n'accepte pour le moment pas la carte Vitale, le patient doit alors avancer l'argent. Mais rien n'est dit que les malades seront remboursés, prévient l'Assurance maladie. "Le site promet le remboursement des consultations alors qu'il ne respecte par le parcours du patient, déplore Nicolas Revel, le directeur de la Cnam. Cet exemple nous montre que nous avons raison d'encadrer le remboursement des téléconsultations, cela évite les dérives de plateformes commerciales".De son côté, arretmaladie.fr assure avoir mis en place plusieurs dispositifs pour éviter les abus : les arrêts maladie sont limités à trois jours et le recours à la plateforme est limité à une fois toutes les trois semaines.
Trois hommes ont été placés en garde à vue dimanche 19 juillet, soupçonnés d'avoir percuté mortellement une jeune femme de 23 ans à Lyon, dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances du drame, qui aurait débuté par une altercation enter les suspects et la victime.
Elle avait 23 ans. Une jeune femme a été percutée dans la nuit de samedi à dimanche par une voiture, qui a pris la fuite. Trois suspects ont été placés en garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet ce dimanche.Les trois hommes, dont l'âge n'a pas été précisé, se sont présenté "spontanément au commissariat, deux heures après les faits", a précisé le parquet de Lyon. "Les auditions de témoins et investigations de police technique et scientifique se poursuivent activement pour établir les circonstances exactes" du drame, a-t-il ajouté, confirmant une information de Lyon Mag. Traînée sur plusieurs centaines de mètresLe chauffeur présumé, qui fait partie des trois gardés à vue, aurait renversé la victime dimanche vers 3h35 du matin, alors qu'elle promenait son chien dans le cinquième arrondissement de Lyon, explique le mensuel lyonnais. A l'origine du drame : une altercation entre la jeune femme et les suspects, qui venaient de percuter l'animal alors qu'ils roulaient à grande vitesse, rapporte encore le site d'informations. Le ton serait alors monté, et la voiture a fauché la victime, la traînant sur plusieurs centaines de mètres et de prendre la fuite. Sur place, les pompiers ont constaté son décès.
Après la Haute-Corse, déjà en alerte depuis le début de journée, Météo-France a étendu sa vigilance à la Corse-du-Sud lundi 15 juillet en raison des orages et des fortes pluies attendus sur l'île de Beauté.
Des "orages puissants", accompagnés de "très fortes rafales de vent pouvant atteindre 100 km/h". Ce sont ces prévisions qui ont poussé Météo-France à placer en vigilance orange l'ensemble de la Corse, qui devrait être traversée par de "violentes cellules orageuses".De la grêle attendueSi le temps devrait rester calme dans la matinée, les nuages noirs restant au large, les orages virulents du Golfe de Gênes devraient arriver à la mi-journée. Outre le vent et la foudre, ces orages s'accompagneront de très intenses précipitations. 40 à 60 mm pourraient tomber en moins d'une heure. De la grêle devrait même tomber par endroit. Ces orages vont perdurer tout l'après-midi, avant de s'évacuer progressivement vers la Corse-du-Sud et la Sardaigne. Le risque orageux devrait disparaître dans la nuit de lundi à mardi 16 juillet. Météo-France recommande de limiter au maximum ses déplacement et activités de loisir, de limiter l'usage du téléphone et des appareils électriques, et de s'abriter de la foudre à l'approche d'un orage.
Un infirmier de l'Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine a été condamné lundi par la cour d'assises des Hauts-de-Seine à 14 ans de réclusion criminelle pour avoir violé en 2018 une patiente sous lourd traitement psychotropique.
Cette condamnation, légèrement moins lourde que celle requise par le ministère public, a été assortie d'une interdiction définitive d'exercer toute profession médicale et paramédicale, d'un suivi socio-judiciaire durant cinq ans et d'une injonction de soins."L'accusé savait qu'il était impossible" à la victime "de consentir à un rapport sexuel" et au vu de la "perte de libido" due à son épilepsie, "il est invraisemblable qu'elle ait eu du désir pour un infirmier rencontré quelques jours plus tôt", a indiqué le président.Il y a donc bien eu "viol sur personne particulièrement vulnérable" et sous "soumission chimique", même si celle-ci était prescrite "sur ordonnance", avait souligné plus tôt l'avocat général.Sylvie Noachovitch, avocate de la partie civile, a qualifié l'accusé de "prédateur", estimant que "si demain il est dehors, il recommence". Ce que Me Fabien Arakelian, son contradicteur qui demandait l'acquittement, a vivement contesté: "+Prédateur+, rien ne le dit dans le dossier!".La cour a pourtant relevé dans son jugement une "réelle dangerosité criminologique" de cet homme de 51 ans et une "incapacité d'introspection qui laissent craindre une récidive".La victime, un ex-mannequin de 34 ans, qui travaillait également dans l'immobilier, avait été admise début février à l'Hôpital américain pour une allergie à son traitement antiépileptique. Un soir, l'infirmier lui administre son traitement, un cocktail d'antihistaminiques, antiépileptiques et anxiolytiques qui la "shootent", dira-t-elle à la barre, ce qui a été confirmé par les experts.Une fois endormie, l'infirmier qui, les jours précédents, l'avait complimentée, allant jusqu'à lui caresser le bras, revient la voir et, sans qu'elle puisse réagir, la viole. Peu après, il lui adresse un SMS d'excuse: "Désolé ma belle".L'accusé a pourtant expliqué n'avoir fait que céder aux "avances" de sa patiente qui était "consentante", selon lui.Ce père de famille de nationalité algérienne, qui travaillait à l'hôpital de Neuilly depuis 2006, avait déjà été condamné en 2012 pour "agression sexuelle sur personne vulnérable" pour des faits s'étant déroulés dans un hôpital à Nanterre avec "identité du mode opératoire", a relevé la cour.Chez cet homme sujet aux "distorsions cognitives", les experts n'ont décelé aucune pathologie mentale, mais un besoin fort de "réassurance sur sa virilité".La victime, elle, se dit "détruite", "incapable de travailler" et a depuis développé une "phobie" du monde médical.
Au terme d'un an d'enquête sur les féminicides, Le Monde a préparé un dispositif sur plusieurs médias pour présenter le fruit de ses investigations: un supplément au journal papier, un grand récit sur son site et un documentaire diffusé sur France 2 mardi.
"Il y a une prise de conscience vraiment nécessaire autour de ces violences qui sont un phénomène massif, avec 220.000 plaintes par an pour violences conjugales ce qui est quand même énorme", explique à l'AFP Lorraine de Foucher, journaliste au Monde et co-réalisatrice du documentaire "Féminicides".La journaliste a été sensibilisée à ce phénomène en dressant le portrait il y a quelques années de la psychiatre et médecin légiste Alexia Delbreil, première médecin-chercheuse française à avoir lancé une étude sur les homicides conjugaux : "c'est la première qui a fait émerger des points de convergence, la première qui a mis au jour un schéma criminel".Début 2019, Le Monde lance une cellule d'investigation composée d'une douzaine de journalistes pour se pencher sur la question des féminicides en enquêtant sur les 120 féminicides identifiés en 2018."L'idée, c'était qu'on aille interrog er les proches, les gendarmes, les policiers, les magistrats... à la recherche des points de récurrence qu'on trouvait entre tous ces meurtres", explique Lorraine de Foucher."Dossier par dossier, nos journalistes tentent de reconstituer les faits, les histoires, les itinéraires, et surtout cherchent ce qui n'a pas été fait, ou ce qui aurait pu être fait, par la police, la justice, les services sociaux, afin de prévenir ces meurtres. Avec une conviction : une grande partie de ces féminicides pourrait être évitée, si la société française s'en donnait les moyens", estimait le directeur des rédactions du Monde Luc Bronner dans un point d'étape publié sur le site.Ces enquêtes seront publiées dans un supplément de 14 pages au journal daté du 31 mai-1er et 2 juin, qui sortira samedi. Le récit web sera mis en ligne mardi, jour de diffusion du documentaire sur France 2.- "Crime de propriété" -"Le féminicide n'est exercé ni par l'amour ni par la folie, c'est un crime de propriété", raconte Laetitia Casta, qui double le documentaire, dans les premières minutes.De la centaine de meurtres passés au crible par la cellule, cinq cas ont été retenus pour ce documentaire coproduit par Bangumi (société de production de Yann Barthès) et Le Monde, une première pour le journal.Comment ont-ils été choisis? "Ce sont des cas emblématiques, qui racontent des pans différents du phénomène des féminicides. Il fallait aussi que les proches acceptent de parler car on travaille sur des événements très récents et ce sont des faits profondément traumatisants, il faut beaucoup de courage pour les raconter à des gens qu'on n'a jamais vus", détaille la réalisatrice.Contrôle absolu du conjoint, anéantissement des victimes, failles du système judiciaire, défaut de prise en charge des auteurs, le documentaire décortique la mécanique des homicides conjugaux par le biais de ces cinq meurtres, de l'Alsace à la Sarthe en passant par les Etats-Unis et l'Arménie.Des données statistiques ponctuent le film : 41% des victimes avaient signalé leurs craintes aux forces de l'ordre, 30% des auteurs avaient déjà été condamnés pour des faits de violence, 80% des plaintes communiquées sont classées sans suite, 3 féminicides sur 4 sont commis pendant ou après la séparation."L'idée est aussi de dire que derrière un homme qui tue sa femme, c'est toute la société qui n'a pas réussi à l'empêcher et qu'on est tous un peu responsables collectivement", souligne la réalisatrice.Ce sera l'objet du débat animé par Julian Bugier mardi, avec notamment la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa, l'ancien magistrat Luc Frémiot et des proches de victimes. Il sera suivi d'un documentaire sur la maison des hommes violents, structure d'accompagnement des auteurs de violences conjugales.
Outre l'extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, le texte comprend une modification de l'accès aux origines pour les personnes nées grâce à un don de sperme ou l'autorisation de l'autoconservation des ovocytes et des mesures sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
C'est le dernier texte examiné par les députés en cette session extraordinaire d'été : le projet de loi de bioéthique, qui ouvre la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, fait son retour à partir de lundi devant l'Assemblée nationale dans un contexte peu propice. Les parlementaires ont jusqu'à vendredi soir pour examiner les près de 2.300 amendements qui ont été déposés pour cette deuxième lecture, dans le cadre d'un temps législatif programmé de 25 heures, qui peut aller jusqu'à doubler dans les faits. Sa mesure phare est l'extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Il comprend aussi une modification de l'accès aux origines pour les personnes nées grâce à un don de sperme ou encore l'autoconservation des ovocytes et la recherche sur les cellules souches embryonnaires. "Je ne le sens pas très bien. Ca va être un peu plus rock'n'roll qu'en première lecture. Combien on sera dans l'hémicycle, une cinquantaine ?", s'interroge un responsable, inquiet des votes. "La partie va se jouer", se félicite à l'inverse Guillaume Chiche, un ex-"marcheur" très actif, qui note que ses collègues sont "dans une autre séquence". Pressé par des associations et une partie de la majorité, le gouvernement a choisi d'inscrire ce projet de loi qui doit concrétiser la promesse d'Emmanuel Macron sur la PMA et avait été repoussé en raison de la crise du coronavirus. Les opposants y trouvent des arguments supplémentaires : examen "en catimini", "en pleine crise économique" imposant d'autres priorités, a encore dénoncé Annie Genevard (LR) lors des dernières questions au gouvernement.Son groupe, vent debout contre une "PMA sans père", a majoritairement voté contre le projet de loi en première lecture. Mais le texte "porte en lui des avancées sociales, sociétales, médicales et scientifiques" et "est attendu par une grande partie de la population française", lui a rétorqué le ministre de la Santé Olivier Véran. Plusieurs voient dans cet examen un signe à gauche. Mais la cheffe de file LREM Aurore Bergé l'affirme : le projet de loi "n'est pas étiqueté de gauche ou de droite". En octobre 2019 en première lecture, le texte avait été adopté au terme de deux semaines et demie d'échanges passionnés. Le Sénat l'avait ensuite validé en février 2020 mais modifié, limitant notamment le remboursement par la Sécurité sociale à la seule PMA à "caractère médical". Les députés sont revenus en commission sur la plupart de ces modifications. Sous l'aiguillon d'élus en pointe, ils ont aussi adopté l'autorisation du don de gamètes dirigé entre deux femmes au sein d'un même couple, si l'une d'elle souffre d'infertilité (technique dite ROPA), et également l'élargissement du diagnostic préimplantatoire à la recherche d'anomalies chromosomiques. Parmi les 2.300 amendements déposés, plus de la moitié viennent des députés LR. Les élus LREM en ont déposé 200. Le gouvernement en a également soumis une petite dizaine qui visent notamment à revenir sur certains votes des députés en commission. Comme indiqué par le ministre de la Santé Olivier Véran, le gouvernement ne souhaite pas autoriser la technique dite ROPA ni élargir le diagnostic préimplantatoire à la recherche d'anomalies chromosomiques, ce que les opposants au texte qualifient d'"eugénisme". Le gouvernement veut en outre revenir à la version du texte de l'automne dernier concernant les anciens donneurs. Il a prévu en effet que les enfants nés d'un don puissent accéder à leur majorité à des "données non identifiantes" (âge, caractéristiques physiques, etc.) du donneur et même, s'ils le souhaitent, à son identité, mais seulement à partir de l'entrée en vigueur de la loi. Le patron des députés "marcheurs" Gilles Le Gendre d'appeler à "ne pas rouvrir des débats tranchés", malgré la "tentation" de certains et la "liberté de vote" sur ce texte. Ainsi la bataille dans l'hémicycle pourrait aussi avoir lieu au sein même de la majorité. Très engagé, le co-rapporteur Jean-Louis Touraine (LREM) juge que "l'exécutif devient un peu frileux". "Si on faisait un référendum, je suis convaincu que le texte serait plus progressiste qu'aujourd'hui", a assuré ce professeur de médecine au magazine Têtu. La droite, qui souligne que quoi qu'il advienne, le texte n'aura pas fini son parcours parlementaire, a demandé en vain sa position au nouveau Premier ministre Jean Castex (ex-LR).
Une entreprise nordiste a créé un tunnel désinfectant pour installer à l'entrée des magasins. L'objet s'arrache dans le monde entier.
C'est une invention qui ne passe pas inaperçue, dans tous les sens du terme. Pierre et Jean-Pierre Nicoletti, les gérants de l'entreprise Alinéair, basée à Valenciennes et Tourcoing (Nord) et spécialisée dans le mobilier urbain, se sont lancés dans la production de tunnels désinfectants destinés à l'entrée des magasins, rapporte France Bleu Nord. Pour lutter contre la propagation du coronavirus et l'éventuelle deuxième vague épidémique qui pourrait déferler sur le pays, le principe est simple : avant d'entrer dans chaque boutique, le client traverse une sorte de boîte géante de deux mètres de long et un mètre de large puis la technologie installée dans le tunnel s'occupe du reste. "Vous rentrez par exemple avec votre caddie et cela déclenche une brumisation d'un produit virucide qui tue 99% des virus et bactéries en surface, et vous n'êtes même pas mouillés ! Cela prend au total quatre secondes !", s'enthousiasme Pierre Nicoletti auprès de France Bleu Nord. Selon nos confères, le produit utilisé, fabriqué spécialement en laboratoire, est homologué aux normes européennes et sans risque pour l'homme.L'Assurance maladie peut rembourser la moitié du tunnelL'entreprise nordiste n'a pas inventé le procédé. Ce qui ne l'empêche pas de faire un carton ! En seulement quelques jours, Pierre et Jean-Pierre Nicoletti ont enregistré 500 commandes en France. Le tunnel désinfectant devrait également très rapidement s'exporter, puisque des médias américains, finlandais, luxembourgeois ou encore russes en font la promotion. Bonne nouvelle pour l'entreprise nordiste mais aussi pour tous les magasins qui aimeraient s'offrir son tunnel désinfectant : d'après France Bleu, l'Assurance maladie s'engage à rembourser la moitié du tunnel pour toute entreprise de moins de 50 salariés.
Ce groupe se revendique du manifeste historique du FLNC, le Front de libération nationale corse, qui a déposé les armes en 2014.
Interdiction d'achat immobilier aux "Non-Corses", remplacement de tous les étrangers par des Corses dans les emplois, quotas de touristes... Un groupe de cinq personnes se présentant comme un nouveau Front de libération nationale corse (FLNC) a remis à Corse-Matin un communiqué "d'interdictions et de préconisations" pour "la survie de notre peuple". "Nous, patriotes corses, avons décidé de nous unir pour reconstituer le FLNC sur la base de son manifeste historique du 5 mai 1976", écrit le groupe dans ce communiqué d'une page titré "FLNC Per l'Indipendenza (Pour l'indépendance: NDLR)" remis à Corse-Matin, lors d'une conférence de presse clandestine. "La conférence de presse a eu lieu en Haute-Corse, dans la région de la Caldaniccia. Ca s'est limité à une remise de communiqué, sans question possible", a précisé à l'AFP un membre de la rédaction de Corse-Matin. Une vidéo de 34 secondes diffusée sur le site du quotidien montre, dans un sous-bois et de nuit, cinq individus cagoulés et vêtus de noir, derrière une banderole sur laquelle est écrit FLNC. Plusieurs serrent le poing et au moins un brandit un fusil.Enseignement du corse obligatoire à l'école"Conformément à l'engagement historique du FLNC, nous ne porterons jamais atteinte aux personnes, mais seulement aux biens", assure le groupe. Parmi les interdictions figure celle "pour les Non-Corses d'acheter des biens fonciers ou immobiliers". Les biens acquis au cours des 10 dernières années doivent être revendus "à leur prix d'achat d'origine" et seuls des Corses, communes ou Collectivité de Corse, pourront les acheter pour en faire "principalement" des logements sociaux. Il est par ailleurs préconisé d'"assurer le contrôle par le peuple corse des compagnies maritimes qui desservent la Corse" Le communiqué réclame également une interdiction de créer toute nouvelle enseigne de grande distribution, appelle à "remplacer les étrangers par des Corses dans tous les emplois" et exige un enseignement obligatoire du corse d'une heure par jour de la maternelle au CM2. "Une disparition programmée"Le groupe apporte également une forme de soutien à la majorité nationaliste au pouvoir dans l'île, assurant qu'elle est "cohérente". "Nous ne doutons pas de la sincérité et de l'engagement patriotique des élus de la majorité territoriale", écrivent-ils, "mais nous regrettons qu'ils continuent de s'égarer sur un chemin qui conduit à l'intégration définitive du peuple corse dans la société française". Ce groupe appelle à "combattre idéologiquement" toutes les autres forces politiques "en dénonçant leur complicité objective avec l'État colonialiste français". "Nous veillerons, par la force si nécessaire, à ce que ces interdictions et préconisations" soient appliquées , "car elles sont seules en mesure de sauver le peuple corse d'une disparition programmée", conclut le document avant la mention en corse "La liberté ou la mort". Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avait annoncé en 2014 qu'il déposait les armes, au terme de quatre décennies marquées par plus de 4.500 attentats revendiqués.Le parquet national antiterroriste se saisit de l'enquêteLe parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête ouverte, a indiqué mardi à l'AFP le procureur d'Ajaccio. "Je vous confirme que le parquet national antiterroriste se saisit de cette revendication", a déclaré Eric Bouillard, procureur de la République d'Ajaccio, ajoutant : "On a prêté beaucoup d'attention à cette action, le parquet de Paris prendra la suite". Une enquête pour association de malfaiteurs terroristes devrait être ouverte directement par le parquet national et être confiée conjointement aux services de police et de gendarmerie, a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête.L'annonce de cette "reconstitution" survient dans un contexte marqué depuis plusieurs mois par de nombreux actes de violence en Corse, où élus et personnalités de la société civile ont dénoncé au cours des derniers jours une "emprise mafieuse" sur l'île.
Un différend familial est à l'origine du drame. Un homme a poignardé trois personnes, dont le fils âgé de 12 ans de son ex-belle-fille, à Angeac-Champagne, en Charente, dans la nuit de samedi à dimanche 18 septembre, rapporte Sud-Ouest.
Agé d'une soixantaine d'année, le suspect s'est ensuite suicidé.Samedi vers 21H00, un homme d'une cinquantaine d'années a fait irruption dans une maison d'Angeac-Champagne, dans l'ouest du département, apparemment à la recherche de son ex-belle fille, la fille de son ex-femme, a-t-on précisé de source proche de l'enquête. Il ne l'y a pas trouvée, mais a agressé à coups de couteau trois personnes présentes, un couple d'une soixantaine d'années ainsi qu'un enfant de 12 ans sous leur garde ce soir-là, le fils de son ex-belle fille, a-t-on précisé auprès du parquet d'Angoulême. Un bébé et un enfant de 8 ans, également dans la maison, n'ont pas été agressés.L'agresseur a ensuite pris la fuite, et un dispositif a été mis en place dans la nuit par gendarmes et policiers pour le localiser, et surveiller les endroits où il serait susceptible de se rendre. Vers 5H45, les policiers ont investi son domicile à Cognac, et ont découvert le corps sans vie de l'homme, qui avait visiblement mis fin à ses jours avec un fusil de chasse, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de plusieurs médias locaux.Les victimes, grièvement atteintes, ont été transférées au Centre hospitalier de Poitiers. Le pronostic vital du sexagénaire, atteint au thorax, était engagé, tandis que l'enfant, blessé à l'abdomen, serait hors de danger dimanche, de même que la femme blessée au thorax et à la main. Une double enquête, pour tentatives d'assassinat et recherche des causes de la mort, a été confiée à la gendarmerie.
Vendredi soir, au terme d'une visite de deux jours à Amiens avec l'actualité sociale en toile de fond, Emmanuel Macron a jugé "étrange" la mobilisation contre la réforme des retraites qui s'annonce pour le 5 décembre prochain. Et le président de la République n'hésite pas à pointer du doigt les défenseurs des régimes spéciaux.
"C'est donc une mobilisation contre la fin les régimes spéciaux." A deux semaines de la grande mobilisation du 5 décembre prochain, jour où de multiples appels à la grève ont été lancés, Emmanuel Macron a sa petite idée sur le sujet. Selon le président de la République, cette grève va mobiliser "avant tout" les salariés qui bénéficient des régimes spéciaux "d'une autre époque". D'où une certaine fermeté dans son approche de l'événement : "Mais c'est l'engagement que j'ai pris devant les Français", a-t-il indiqué devant la presse vendredi soir au terme de ses deux jours de visite à Amiens, la ville de son enfance. "Je porte un projet d'ambition pour notre pays et je n'y renoncerai pas", a également déclaré un chef de l'Etat très offensif quand il a poursuivi en parlant d'un mouvement du 5 décembre dominé notamment par "de grandes entreprises de transport", avec "des demandes catégorielles qui pénalisent le reste de la société". "Embaucher de nouveaux jeunes dans le système historique, ça n'a plus aucun sens", a-t-il insisté. "Je ne vais pas expliquer au chauffeur de bus d'Amiens que sa retraite n'a rien à voir avec (celle) d'un chauffeur de la RATP !"Macron et ceux "qui ne proposent rien"Quelques minutes plus tard, sur BFM TV, Emmanuel Macron n'a pas hésité à viser directement ses adversaires politiques tout en affirmant ne pas comprendre l'objectif de la mobilisation de début décembre. "Certaines forces politiques jouent le désordre et la coagulation. Il y a des gens qui disent que rien ne va et qui ne proposent rien", a-t-il notamment insisté. Avant de conclure en jugeant "étrange" l'appel à la grève contre une réforme "dont on ne connaît pas les termes exacts". Une manière de rappeler son attachement à la "concertation" afin de mener à bien cette réforme des retraites dont les contours exacts ne sont pas encore définitivement connus.
Le secteur de l'aérien est l'un des plus touchés par la crise due à la pandémie de nouveau coronavirus. Pour relancer leur activité et rassurer les passagers une fois l'épidémie passée, plusieurs solutions sont envisagées, dont la création d'un "passeport sanitaire".
"Vous êtes immunisé, vous pouvez embarquer. Dans le cas contraire vous restez au sol." Alors que le secteur du transport aérien est touché de plein fouet par la pandémie de coronavirus, les compagnies aériennes réfléchissent déjà à demain. Et parmi les défis qui les attendent : relancer l'activité et regagner la confiance des passagers après la crise due à l'épidémie de Covid-19. Selon Le Parisien, plusieurs pistes sont déjà sur la table pour répondre à cette équation. Et parmi elles, la création d'un "passeport sanitaire". Un document qui ne permettrait qu'aux personnes déjà immunisées par la maladie de prendre l'avion et fonctionnerait comme un passeport classique. Une solution qui semble séduire de nombreux acteurs mais qui pose un certain nombre de problèmes. "Sa mise en place est complexe", reconnait dans le quotidien René Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto). Il pointe notamment les risques de "stigmatisation" et de "dérives".Des caméras thermiquesSi rien n'est acté pour le moment, de nombreuses pistes sont à l'étude en parallèle de ce "passeport sanitaire". Certains évoquent la possibilité de faire voler des avions à moitié remplis pour respecter les règles de distanciation sociale. Une idée qui nuirait toutefois grandement à la rentabilité des compagnies aériennes, à moins d'augmenter drastiquement le prix des billets d'avion. D'autres préconisent de leur côté de désinfecter systématiquement les appareils après chaque rotation ou de rendre obligatoire le port de masques et de gants.Du côté des gestionnaires d'aéroports, on réfléchit également à la question. Aéroports de Paris a ainsi annoncé, mardi 7 avril, travailler sur de nouvelles mesures et avoir acheté "des caméras thermiques en anticipation, au cas où il nous serait demandé de les utiliser". Chaque journée perdue durant cette crise où la moitié du monde est confinée coûte des millions d'euros aux compagnies aériennes. Selon l'association internationale du transport aérien (IATA), la crise économique devrait engendrer un manque à gagner de 230 milliards d'euros en 2020.
Face aux témoignages des rescapés de la fusillade de Floride, Donald Trump a promis mercredi des mesures "fortes". Par ailleurs, son équipe lui avait préparé des éléments de langage des plus simplistes.
Donald Trump a promis mercredi des mesures "fortes", après la tuerie dans un lycée de Parkland, où 17 élèves sont décédés la semaine passée. Face aux voix brisées, aux larmes et à la colère des étudiants, rescapés de la fusillade de Floride, le président américain a émis une idée: la possibilité d'autoriser le port d'armes pour certains enseignants. Publicité Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable, a précisé le président, en indiquant que cette piste méritait véritablement d'être étudiée. "Évidemment, cela s'appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme", a-t-il concédé, en suggérant d'armer 20% des effectifs des équipes pédagogiques. "Vais-je devoir porter un gilet en kevlar?"Cette mesure, extrêmement controversée, a été vivement critiquée mercredi soir lors d'un débat organisé près de Miami par CNN, dans une salle rassemblant des milliers de personnes. "Vais-je devoir être formée comme une policière en plus d'éduquer ces enfants?", a interrogé Ashley Kurth, une enseignante du lycée de Parkland. "Vais-je devoir porter un gilet en kevlar?", a-t-elle demandé. "Je ne pense pas que les enseignants doivent être armés. Je pense qu'ils doivent enseigner", a de son côté réagi le shérif Scott Israel, qui est intervenu sur le lieu du carnage perpétré il y a une semaine par un jeune homme de 19 ans qui avait acheté légalement son fusil semi-automatique. Quelques heures auparavant, le président américain s'est posé en homme à l'écoute de toutes les suggestions. Mais celui qui a promis aux membres de la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes, qu'ils avaient "un vrai ami à la Maison Blanche", joue une partition délicate.
Comme le relaye Le Parisien, le PDG du Réseau de transport d'électricité a indiqué au Sénat ce mercredi 19 septembre que cinq infrastructures majeures de transport pouvaient connaître des fragilités d'alimentation électrique.
Ce mercredi 19 septembre, François Brottes était auditionné au Sénat. Comme le rapporte Le Parisien, le président du directoire de Réseau de transport d'électricité (RTE) devait apporter des explications à la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable suite à la panne électrique géante qui avait fortement perturbé le trafic à la gare Montparnasse pendant une semaine fin juillet.Lors de son audition, le patron de RTE a listé cinq infrastructures jugées "fragiles" : les gares parisiennes de Montparnasse (XVe) et de Lyon (XIIe), celle de Rennes ou encore celles de Lyon Part Dieu et Perrache, mais aussi l'aéroport d'Orly."Nos infrastructures sont à bout de souffle""Nous travaillons avec la SNCF sur ces points de fragilisation" a souligné François Brottes dans des propos rapportés par Le Parisien. Et d'ajouter : "Il faut se dire les choses en face. Même si demain M. Jeantet (NDLR : le PDG de SNCF Réseau, qui gère le réseau ferré) me dit banco je veux un deuxième poste pour Montparnasse, j'ai trouvé le financement, je lui dirai on le met où ?".Selon Hervé Maurey (UDI), président de la Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable au Sénat, la situation est particulièrement inquiétante : "On voit bien que nos infrastructures de transports sont à bout de souffle. Les gouvernements successifs ont laissé traîner les choses". Dans les faits, il est reproché à ces infrastructures de transports d'être reliées à une seule source d'alimentation. Une conception problématique en cas de source défectueuse.
PRÉSIDENTIELLE 2022 - Dans le cadre d'une question sur la "fracturation sociale", le Premier ministre a répondu à la présidente du Rassemblement national par une référence au débat Macron/Le Pen de 2017, à l'heure où un "remake" du duel entre le chef de l'Etat et l'ancienne finaliste de la dernière élection présidentielle est déjà sur toutes les lèvres.
"Il arrivera peut-être - je ne sais pas - qu'un jour vous ayez l'occasion de débattre à nouveau avec le président de la République". Une phrase d'Edouard Philippe, lâchée au détour d'une prise de parole sur le programme d'Emmanuel Macron, a suscité l'amusement au sein de l'Assemblée nationale, ce mardi 5 novembre. La présidente du Rassemblement national avait fustigé la "fracturation sociale" dans laquelle s'engage selon elle l'exécutif, lors des questions au gouvernement."Votre question, je comprends qu'elle était d'une certaine façon plus adressée au président de la République qu'elle ne l'est au Premier ministre", a commenté le Premier ministre dans son propos introductif, évoquant l'éventualité d'un nouveau débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen."Peut-être, je ne sais pas et je ne veux pas préempter ces moments", a t-il ironisé. Cet échange survient au moment où Emmanuel Macron et Mme Le Pen sont donnés au coude-à-coude au premier tour de la présidentielle 2022 par deux récents sondages. Le gouvernement a été nommé par Emmanuel Macron pour mettre en œuvre le programme sur lequel il a été élu, a poursuivi Édouard Philippe. "Et dans le programme du président de la République, il se trouve qu'il y a, en effet, l'engagement d'une réforme globale du système de retraite pour construire un système universel par répartition par points, (...) bref, une réforme, je le reconnais, extrêmement ambitieuse", a-t-il ajouté.A la sortie de l'hémicycle, Marine Le Pen a estimé que le Premier ministre "valide" le nouveau clivage entre "mondialistes" et "nationaux" qui, selon elle, "va structurer la vie politique pendant des années et des années".
Le nombre de cas double chaque semaine dans ce territoire situé en Amérique du Sud.
"La situation en Guyane est extrêmement préoccupante", a souligné mercredi 24 juin la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, à l'issue du Conseil des ministres. Alors que l'épidémie se renforce dans cette enclave française en Amérique du Sud, les autorités font face à un manque de personnel soignant.En Guyane, "nous avons des cas regroupés, avec une diffusion communautaire, autrement dit, où le retraçage des chaînes de contamination n'est plus possible", a-t-elle expliqué, assurant que l'État était "aux côtés des Guyanais, de manière à répondre à cette difficulté importante que nous ne méconnaissons pas". Compte tenu de la situation, le second tour des municipales, prévu le 28 juin, a été reporté, mais aucune nouvelle date n'a été pour l'instant "définie", a précisé la porte-parole. "Cela se fera en lien avec les autorités locales", a-t-elle dit. La ministre des Outre-mer Annick Girardin, en déplacement en Guyane depuis mardi, a de son côté lancé mercredi matin sur RTL un appel à des renforts supplémentaires sur le territoire, notamment en infirmiers, réanimateurs et médecins, pour faire face à l'épidémie. "Ici en Guyane on a besoin d'aide, de personnels de santé, infirmiers, réanimateurs, médecins. C'est un appel que je veux faire, nous avons besoin de cette ressource supplémentaire. On a le nombre de lits, on a les respirateurs, on a tout le matériel, mais on manque de bras", a déclaré Annick Girardin.L'agence régionale de santé (ARS) comptabilisait mardi 2.593 cas confirmés, 8 décès et 15 patients en réanimation. "On double chaque semaine le nombre de cas, a expliqué Annick Girardin. On était à 500 cas il y a deux semaines".Alors que le gouvernement a indiqué dimanche que la question d'un reconfinement du territoire était sur la table, Annick Girardin a précisé que le débat se posait entre "un reconfinement généralisé et un reconfinement ciblé". Elle a rappelé avoir installé mardi à Cayenne "un comité de gestion de crise élargi, avec les élus, les citoyens, scientifiques, associations et le grand conseil coutumier, pour prendre une décision partagée".Mais "il faut se rappeler que des reconfinements ciblés sont déjà pratiqués en Guyane (Saint-Georges de L'Oyapock, Camopi et une cité de Remire-Montjoly) qu'il y a un couvre-feu, des contrôles routiers, la situation est déjà sous contrôle et les restriction sont déjà très très fortes", a-t-elle souligné. La ministre doit se rendre mercredi à Saint-Laurent-du-Maroni, où elle rencontrera notamment des élus et des associations.
Le président aurait sèchement écarté l'idée de Gérald Darmanin de raboter les niches fiscales, et se serait même montré "agacé", rapporte franceinfo.
Emmanuel Macron s'est montré défavorable à une réforme des niches fiscales, mercredi lors du Conseil des ministres, rapporte franceinfo vendredi 8 février. C'est une idée de son ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, qui avait proposé dimanche de les encadrer, notamment en leur appliquant des conditions de ressources."Le débat oui, mais la ligne, c'est pas d'augmentation d'impôts", a déclaré le chef de l'État aux membres du gouvernement. Selon plusieurs sources, le président se serait même montré "agacé" par l'hypothèse. "On peut dire ce qu'on veut, mais réduire les niches, c'est augmenter les impôts, a confié un ministre à franceinfo. Emmanuel Macron a déjà tranché."Contacté par la radio, l'Élysée s'est montré évasif. "L'idée ne sera pas forcément retenue, ce n'est qu'une contribution ministérielle". De son côté, Matignon a reconnu que "cela a un peu remué" cette semaine. D'autant plus que d'autres ministres seraient plutôt favorables au rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF), l'une des principales revendications des "gilets jaunes".Gérald Darmanin avait préconisé, dimanche dans un entretien au Parisien, d'encadrer les niches fiscales, en diminuant leur plafond global ou en les mettant sous conditions de ressources. Les niches fiscales: "c'est 14 milliards d'euros, soit quatre fois plus que l'ISF !". "Et plus de la moitié de ces 14 milliards profite aux 9% des Français les plus riches", avait-il souligné. La réduction des niches fiscales est l'une des suggestions les plus populaires sur le site du "grand débat", où certains appellent à une "remise à plat" des dispositifs en vigueur, afin de ne conserver que "celles qui sont une incitation forte au soutien économique". Mercredi, le député Les Républicains Éric Woerth et la président du Rassemblement national Marine Le Pen avaient estimé que le rabotage des niches fiscales revenaient en effet à augmenter les impôts. "On peut envisager de supprimer des niches fiscales si on baisse massivement les impôts", avait concédé cette dernière, "mais on ne peut pas laisser les impôts tels quels et supprimer les niches fiscales".Selon la Cour des comptes, près de 450 niches fiscales existent actuellement en France, dont le crédit impôt recherche, l'aide à l'emploi à domicile ou l'abattement fiscal pour les journalistes. En 2018, le coût total de ces dispositifs s'est élevé à 100 milliards d'euros, selon Bercy.
Agnès Buzyn souhaite renforcer la prévention des risques liés à l'alcool. Comme le révèle Paris Match, cette initiative ne fait pas l'unanimité.
Agnès Buzyn continue de faire l'actualité. Après avoir, comme le révèle le Canard enchainé, fondu en larmes devant Édouard Philippe et provoqué la colère d'Emmanuel Macron à la suite de sa bévue concernant le plan pauvreté, la ministre des Solidarités et de la Santé fait parler d'elle pour ses prises de position au sujet de l'alcool. Médecin et chercheuse, elle a fixé le cap de « Zéro alcool pendant la grossesse ». « Il ne faudrait pas boire pendant qu'on est enceinte, et ça je crois que beaucoup de femmes ne le savent pas », a-t-elle ainsi estimé sur France Info. La ministre des Solidarités et de la Santé âgée de 55 ans mise sur la prévention. Comme l'explique Paris Match, elle souhaite rendre davantage visible le logo « déconseillé aux femmes enceintes » présent sur les bouteilles d'alcool de plus de 1,2 degré. D'après cette même source, la ministre ne serait pas non plus hostile à la mise en place d'un pictogramme déconseillant la consommation d'alcool aux mineurs.Des élus de la majorité montent au créneauCette initiative passe mal et, d'après les informations de l'hebdomadaire, le patron des sénateurs LREM François Patriat (ancien membre du Parti socialiste et ex-président de la région Bourgogne) lui a fait savoir. « Ce n'est plus une étiquette, mais une suite de pictogrammes ! » s'alarme de son côté le député Didier Paris, lui aussi élu de la majorité. Il craint « un affaiblissement de la production française au profit des vins étrangers. »Comme le rappelle Paris Match, Agnès Buzyn avait agacé une partie des membres du gouvernement le 7 février dernier lorsqu'elle avait déclaré, qu'en termes de santé publique, « c'est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. ». Une quinzaine de jours plus tard, Emmanuel Macron lui avait en quelque sorte répondu lors d'une conférence de presse en marge du salon de l'Agriculture, déclarant « boire du vin midi et soir », et ajoutant qu'il n'y aurait « pas d'amendement pour durcir la loi Evin ».Le projet de la ministre de la Santé est donc menacé, d'autant plus que le groupe d'études Vigne, vin et oenologie, qui compte 110 députés de toutes les tendances politiques, est parti en mission depuis plusieurs mois.
Les listes d'attente sont mises à jour quotidiennement.
À quelques jours des vacances d'été, 149.690 lycéens n'ont toujours pas reçu de proposition d'affectation ou sont en attente de places sur Parcoursup, la plateforme mise en place en janvier dernier pour gérer les vœux des futurs étudiants de l'enseignement supérieur public, rapporte franceinfo mercredi 4 juillet. Selon ces chiffres du ministère de l'Éducation nationale, mis à jour quotidiennement, ils sont 662.360 à avoir reçu au moins une proposition.Depuis le 26 juin, Parcoursup est entré dans sa phase complémentaire, rappelle franceinfo : les listes d'attente sont réactualisées tous les matins pour prendre en compte les désistements des candidats qui ont choisi leur filière pour l'année prochaine. Chaque jour, des lycéens se voient donc proposer des affectations, alors que le dispositif précédent, APB, ne le faisait que trois fois.À la fin juin 2017, 117.000 lycéens sur 800.000 étaient toujours sur liste d'attente avec APB. Mi-juillet, ils étaient toujours 87.000.
Le comédien américain Jerry Stiller, connu notamment pour la série "Seinfeld", est décédé de mort naturelle à l'âge de 92 ans, a annoncé lundi son fils, l'acteur Ben Stiller.
Jerry Stiller et sa femme Anne Meara ont joué sur scène à Broadway et à la télévision dans les années 1960, écrivant et jouant des sketches comiques.Jerry Stiller est surtout connu aux Etats-Unis pour son rôle dans la série télévisée humoristique "Seinfeld", où il incarnait Frank, le père irascible de George Costanza, rôle qui lui a valu une nomination aux Emmy Awards en 1997.Il a joué dans la sitcom "The King of Queens" et est apparu aux côtés de son fils Ben dans les films "Zoolander". "Je suis triste d'annoncer que mon père, Jerry Stiller, est décédé de causes naturelles", a déclaré Ben Stiller dans un tweet. "Il était un très bon arrière-père et grand-père, et le mari le plus dévoué d'Anne depuis environ 62 ans". "Il nous manquera beaucoup. Je t'aime papa", a-t-il ajouté.
La justice française s'intéresse à des contrats signés par une filiale néerlandaise de Renault-Nissan et au million d'euros qu'elle aurait versé à Rachida Dati.
Le nom de Rachida Dati est apparu dans une enquête sur des sommes versées par une filiale de Renault, selon un article du Monde paru jeudi. Vendredi 11 septembre, l'ancienne ministre, tout en niant, a laisser entendre que sa mise en cause pourrait en venir du ministère de l'Intérieur. Outre son enquête sur des soupçons d'abus de bien sociaux visant l'ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn, la justice française s'intéresse à des contrats signés par une filiale néerlandaise de Renault-Nissan et au million d'euros que Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer ont touché chacun mais dont aucune trace n'a été retrouvée. Des faits sur lesquels Le Monde est revenu jeudi dans une longue enquête, selon laquelle les enquêteurs ont mis la main au siège de Renault sur une pochette estampillée "R.D.".Selon Le Monde, les enquêteurs n'ont pour le moment pas retrouvé de preuve que Rachida Dati a bel et bien effectué ce travail. Par ailleurs, toujours selon Le Monde, le travail en lui-même pourrait poser problème, puisqu'à cette époque (en 2009), elle venait d'être élue eurodéputée, et n'avait donc pas le droit d'effectuer un travail de lobbyiste.Dans cet article, "tous les éléments qui sont écrits sont faux", a assuré Rachida Dati vendredi sur BFMTV et RMC, en dénonçant des "manœuvres" et une tentative de la "faire taire".Interrogée pour savoir qui aurait pu avoir intérêt à voir cet article publié, l'ancienne députée européenne et actuelle maire LR du VIIe arrondissement de Paris a relevé que "quand vous êtes ministre, les affaires sensibles remontent". Cela viendrait donc du ministère de l'Intérieur? "Peut-être"."Normalement - je suis convaincue qu'il le fera - le procureur doit ouvrir une enquête sur cet article. Ils l'ont fait pour d'autres, je vais voir s'ils vont le faire pour moi", a-t-elle poursuivi. Mais "je dis bien à ceux qui ont donné l'information : vous n'allez pas entraver ni mes ambitions, ni mes déclarations, ni le fait de dire des vérités".
La restriction, qui court jusqu'au 30 septembre, est destinée à "mettre fin aux nombreux accidents dus à l'ivresse".
La consommation d'alcool est interdite depuis le 1er mai par arrêté préfectoral dans les gorges de l'Ardèche. La mesure a été prise en réponse aux bagarres, comportements dangereux et "accidents dus à l'ivresse" constatés dans les dernières années.Sur la totalité de la période estivale, il est ainsi "interdit aux randonneurs et aux utilisateurs d'embarcations de détenir des boissons alcoolisées aux fins de consommation dans les bivouacs de Gaud et de Gournier (les seules aires où il est permis de camper dans les gorges, ndlr) ou sur le domaine fluvial", précise l'arrêté. Selon France Bleu Drôme Ardèche, les gendarmes ont saisi 170 litres d'alcool entre juillet et août 2018.Des aires de bivouac surfréquentéesCette interdiction temporaire, du 1er mai au 30 septembre, est destinée à "mettre fin aux nombreux accidents dus à l'ivresse", souligne la préfecture, qui précise par ailleurs que des contrôles seront effectués régulièrement et que le non-respect de cet arrêté fera l'objet de sanctions. Selon France Bleu, les contrevenants s'exposent à une amende de 38 euros.Chaque nuit en pleine saison, plusieurs centaines de personnes peuvent se retrouver sur les aires des bivouacs de Gaud et Gournier situées sur le territoire de la commune de Saint-Remèze.En avril et septembre, ces gorges entre Cévennes et Vallée du Rhône attirent plus de 1,5 million de visiteurs.
Pour lui, c'est "désastreux". Le cofondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a dénoncé lundi 12 mars le changement de nom du parti annoncé par Marine Le Pen la veille.
"Je trouve désastreux qu'on abandonne le nom 'Front national' : c'est un repère incontournable. C'est un véritable assassinat politique", a-t-il déclaré sur France Inter.Habitué des critiques à l'encontre de sa fille, Jean-Marie Le Pen a souligné qu'elle avait "manqué d'imagination", puisqu'il avait lui-même utilisé ce nom de "Rassemblement national" lors de campagnes électorales dans les années 80. "Ça n'est pas le Front national, qui a 46 ans, qui a mené bataille pendant 46 ans, comme un brise-glace dans l'Arctique pendant des années et des années, et qui est plus qu'une appellation. C'est une âme, une histoire, un passé", a-t-il encore dit.M. Le Pen a assuré qu'il n'allait pas adhérer au Rassemblement national, et qu'il se réservait le droit de reprendre, éventuellement, le nom "Front national". "Si Madame Le Pen abandonne le titre Front national, j'ai plus le droit que quiconque à en user", a-t-il estimé. Dimanche à Lille, Marine Le Pen a proposé aux militants de rebaptiser son parti d'extrême droite "Rassemblement national", pour tenter de retrouver la dynamique qui l'avait portée au second tour de la présidentielle. "La rénovation pour laquelle vous m'avez élue, je vous demande maintenant de la conduire à son terme, c'est la condition de notre succès", a-t-elle déclaré dans son discours de clôture du 16e congrès de sa formation à Lille. Ce nouveau nom sera soumis à un vote par courrier des militants, dont le résultat ne sera pas connu avant au moins 6 semaines.Fusion sémantique de "Front national" et "Rassemblement bleu marine", la nouvelle dénomination rappelle également le nom du groupe parlementaire frontiste à l'Assemblée nationale entre 1986 et 1988, "Front national-Rassemblement national".
Les candidatures pour les élections sénatoriales du 27 septembre, qui doivent permettre le renouvellement de près de la moitié des sièges du palais du Luxembourg, dominé par l'opposition de droite, peuvent être déposées en préfecture à partir de ce lundi et jusqu'à vendredi 18H00.
Cent soixante-douze sièges (série 2) sur 348 sont à pourvoir cette année, dans les départements de l'Ain à l'Indre et du Bas-Rhin au Territoire de Belfort (hors région Île-de-France), ainsi qu'en Guyane, Polynésie française, à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna.En raison de la crise sanitaire du nouveau coronavirus, le renouvellement de six des 12 sièges des Français hors de France aura lieu ultérieurement.Lors du précédent renouvellement sénatorial de 2017, dans la foulée de la présidentielle et des législatives, Emmanuel Macron avait raté le Grand chelem, la droite conservant la majorité.La particularité des sénatoriales tient à leur mode de scrutin au suffrage indirect avec, pour cette série, un collège électoral d'environ 87.000 grands électeurs (délégués des conseils municipaux, députés et sénateurs de la circonscription, conseillers régionaux et départementaux).Autre particularité, le scrutin diffère selon le nombre de sénateurs à élire dans les départements: scrutin majoritaire à deux tours là où sont élus un ou deux sénateurs (dans 34 circonscriptions concernées par le renouvellement du 27 septembre, soit 59 sièges), proportionnel au-delà de deux (dans 29 circonscriptions, soit 113 sièges).Le dépôt des candidatures est ainsi ouvert pour le premier tour en cas de scrutin majoritaire et pour le tour unique (représentation proportionnelle). En cas de second tour, qui a lieu le même jour, une nouvelle déclaration de candidature est obligatoire.Les candidats doivent être âgés de 24 ans révolus.En 2017, pour le renouvellement de la série 1, un nombre record de 1.996 candidats s'étaient présentés pour pourvoir 171 sièges.Les candidatures doivent être déposées à la préfecture par les candidats eux-mêmes ou un mandataire.Le candidat et son suppléant doivent être de sexe différent. Dans les départements avec au moins trois sénateurs, chaque liste est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe.Depuis 2017, il est interdit de cumuler le mandat de sénateur avec une fonction exécutive locale.
Au cœur des Cévennes, des fêtards dansaient encore lundi soir dans une "rave party", défiant les mesures de précaution contre le Covid-19, mais d'autres quittaient les lieux où se sont réunies jusqu'à 10.000 personnes ce week-end.
"C'est la plus grosse rave qu'on fait depuis le confinement", lance Cécile, 30 ans, venue de Grenoble, qui assure faire attention aux gestes barrières, mais préfère taire son nom de famille.Sur ce causse pelé du Massif central, des centaines de fêtards continuaient de danser calmement devant plusieurs sonos, la plupart sans masque et sans geste barrière dans l'attente d'un départ progressif des lieux, a constaté une journaliste de l'AFP.Le rassemblement "se compose toujours actuellement d'environ 3.500 personnes", a indiqué à l'AFP lundi en fin d'après-midi la préfète de Lozère Valérie Hatsch."Au pic, ils étaient entre 5.000 et 7.000 personnes âgées de 17 à 40 ans, les organisateurs prévoyaient d'être 15.000 personnes mais les forces de l'ordre ont bloqué les accès à temps dimanche matin", a-t-elle ajouté. Plusieurs sources locales avaient évoqué la présence de 10.000 personnes samedi soir.De plus en plus de campings-cars quittaient le site et d'autres fêtards remballaient leurs affaires et repliaient leurs tentes, sous le vent qui soufflait."Je devais aller en Slovaquie faire la fête, j'ai été mis au courant de cette rave par du bouche-à-oreilles. Je suis venu parce que les groupes sont assez réputés dans le style techno et punk", a indiqué Max, 24 ans, intérimaire dans le BTP à Nantes, qui lui aussi tait son nom de famille.Selon le "raveur", "il faut être aficionado pour être au courant": "Les organisateurs ont trouvé le terrain, et s'il est libre et que ça dérange personne, on s'installe...".- "Pas s'empêcher de vivre" -"On va pas s'empêcher de vivre", a-t-il ajouté alors que les manifestations de plus de 5.000 personnes sont pourtant interdites en France en raison de l'épidémie de Covid-19.Samedi soir, les "teufeurs", venus de toute la France et d'Espagne, s'étaient rassemblés dans un champ à Hures-la-Parade, sur le plateau calcaire, le Causse Méjean, traversé par des gorges, au cœur du parc national des Cévennes."Ils étaient une trentaine au départ et plusieurs milliers d'un coup", a expliqué le propriétaire du champ Didier Agrinier, qui habite à proximité de la "rave-party", où se trouvaient également "de très jeunes enfants"."Tous les moyens sont mis en oeuvre pour qu'ils quittent les lieux le plus vite et dans les meilleures conditions de sécurité possibles", a expliqué la préfète, qui doit prendre en compte la présence de nombreux touristes séjournant dans les lieux alentours et circulant aussi sur des routes étroites. "Le port du masque est obligatoire quand ils sortent du site, sinon ils sont verbalisés", a-t-elle ajouté en espérant que "ce sera fini dans les prochains jours".Dans la matinée, la préfecture de Lozère avait expliqué que "beaucoup de personnes n'étaient pas en état de conduire" et que les gendarmes avaient procédé à des verbalisations pour alcoolémie et usages de produits stupéfiants. En tout, 26 personnes ont été blessées, souvent "à cause d'une consommation excessive de drogue" dont "un jeune d'une vingtaine d'année en urgence absolue qui a été évacué par hélicoptère à Montpellier". Deux centres de dépistage du Covid-19 sont en cours d'installation et près de 200 gendarmes mobiles sont mobilisés. Les investigations se poursuivent pour déterminer l'identité de l'ensemble des organisateurs, qui feront l'objet de poursuites judiciaires.A hauteur de Blajac, à 50 kilomètres de la rave-party, des agriculteurs ont bloqué de 16H à 20H la RN 88 pour "demander une évacuation immédiate du site", a déclaré Alain Pouget, président du syndicat la Coordination rurale en Lozère.Dans la soirée, une dizaine de véhicules bloquaient toujours trois routes d'accès à Mende, la ville préfecture de la Lozère, mais en laissant passer les voitures "au bout de 20 minutes", a précisé M. Pouget. "Les Lozériens ont été très sérieux avec le Covid, ils ont respecté les gestes barrières et cette arrivée massive de gens qui ne respectent rien les a profondément choqués", avait souligné dimanche soir Mme Hatsch.La Lozère a été un des départements français les moins touchés par le nouveau coronavirus.
Mehdi Belbachir nourrit de grandes ambitions. Comme le relaie le JDD, ce jeune myopathe a proposé sa candidature à Emmanuel Macron pour rejoindre son gouvernement.
Et si Emmanuel Macron se consolait du départ de Gérard Collomb avec un autre Lyonnais ? Âgé de 26 ans, Mehdi Belbachir semble en tout cas plus motivé que l'ancien ministre de l'Intérieur par un poste au sein du gouvernement d'Édouard Philippe. Comme le relève le JDD, ce jeune homme qui souffre d'une "myopathie des ceintures", une maladie neuromusculaire qui lui impose de se déplacer en fauteuil roulant, a en effet posté sa candidature via une vidéo, publiée mercredi 10 octobre sur son compte Facebook. Elle n'est pas passée inaperçue, car son appel au président de la République a déjà été vu plusieurs milliers de fois. "Beaucoup de travail a déjà été accompli [pour les personnes en situation de handicap], mais il reste encore beaucoup à faire, affirme Mehdi Belbachir. À travers cette vidéo, je me permets de vous proposer mes services au sein de votre gouvernement (...) Je sais que vous me répondrez, je compte sur vous et je vous dis à très bientôt", conclut-il. Contacté par le JDD, le jeune Lyonnais est revenu sur sa proposition plus que sérieuse. "Je veux pouvoir apporter ma pierre à l'édifice, je ne prétends pas être mieux que toutes les personnes qui ont eu cette mission avant moi, mais je souhaite apporter mon expérience personnelle et quotidienne (...) Qui mieux qu'une personne en situation de handicap peut juger et faire un réel constat des choses à améliorer ?", interpelle-t-il. Invité deux fois sur le plateau de TPMPMehdi Belbachir n'en est pas à son premier coup d'éclat. Celui qui a fondé en 2014 l'association Indépendance & solidarité avait en effet déjà fait parler de lui en 2017. Le jeune Lyonnais avait été invité deux fois sur le plateau de "Touche pas à mon poste !", de Cyril Hanouna. "J'étais parti du constat qu'on ne voyait pas ou peu de personnes en situation de handicap à la télévision et je voulais démontrer au grand public que ce n'est pas parce qu'on est en situation de handicap qu'on ne peut pas travailler ou avoir un avis sur l'actualité", explique-t-il au JDD.
Ça va flasher. Les premières voitures privées équipées de radars vont commencer lundi dans l'Eure à flasher les automobilistes en excès de vitesse.
Le dispositif contesté par certaines associations sera étendu à toute la France métropolitaine d'ici à 2020, a annoncé vendredi la Sécurité routière."Le système va commencer à fonctionner lundi sur les routes de l'Eure avec cinq véhicules qui vont commencer à flasher", a expliqué Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière lors d'une conférence de presse à la préfecture à Évreux. Il sera progressivement étendu à la Normandie avec 26 véhicules. L'objectif est que ces véhicules soient "opérationnels à l'été" pour la région, a précisé la délégation interministérielle.A partir de 2019 et jusqu'en 2020, le dispositif sera déployé sur toute la France métropolitaine, avec "l'objectif d'avoir 383 véhicules opérationnels", selon la même source. Actuellement affectées aux gendarmes et aux policiers, ces voitures vont progressivement être transférées au privé, même si elles resteront propriété de l'État. L'idée est "d'augmenter la capacité de flasher", a précisé Emmanuel Barbe. L'objectif assigné aux sociétés privées sera en effet d'opérer 8 heures par jour, tous les jours, y compris les jours fériés et la nuit, alors que le temps d'utilisation quotidien de ces véhicules est aujourd'hui de 1h30, selon la délégation.
Malgré ses accusations d'agressions sexuelles, Adèle Haenel n'a pas voulu porter plainte contre Christophe Ruggia. Mais le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire pour, notamment, le chef d'"agressions sexuelles" sur mineure de moins de 15 ans.
Depuis les accusations d'Adèle Haenel, tout le cinéma français est en émoi. La comédienne a mis en cause le réalisateur Christophe Ruggia, avec qui elle a tourné à l'âge de 13 ans son premier film, "Les Diables", dans une enquête publiée dimanche par Mediapart puis dans une interview filmée le lendemain. Elle l'accuse d'agressions sexuelles alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans. Des déclarations qui ont provoqué la radiation immédiate de Christophe Ruggia de la Société des réalisateurs de films (SRF), qui de son côté a nié "catégoriquement", par le biais de ses avocats, les accusations de violences sexuelles. Ce mercredi 6 novembre, il explique avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu'une telle posture suscite", dans un droit de réponse à Mediapart."Je n'avais pas vu que mon adulation et les espoirs que je plaçais en elle avaient pu lui apparaître, compte tenu de son jeune âge, comme pénibles à certains moments. Si c'est le cas et si elle le peut je lui demande de me pardonner", poursuit-il. "Mon exclusion sociale est en cours et je ne peux rien faire pour y échapper, déplore le cinéaste. Le Moyen Âge avait inventé la peine du pilori mais c'était la sanction d'un coupable qui avait été condamné par la justice. Maintenant, on dresse, hors de tout procès, des piloris médiatiques tout autant crucifiant et douloureux".Si la comédienne doublement césarisée n'a pas souhaité porter plainte, regrettant le "peu" de condamnations prononcées dans ce type d'affaire, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire pour, notamment, le chef d'"agressions sexuelles" sur mineure de moins de 15 ans.
Avant de s'envoler pour l'Italie pour un sommet franco-italien, le président de la République s'est rendu dans l'hôpital où est décédé une personne infectée par le coronavirus, mercredi 26 février.
Rassurer les Français et enrayer la psychose naissante, deux objectifs poursuivis par Emmanuel Macron. Le président de la République a effectué dans la matinée de jeudi 27 février, une visite à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. C'est là qu'est décédé, la veille, le premier Français victime du coronavirus, a constaté un journaliste de l'AFP. L'objectif est d'assurer aux Français la totale mobilisation du gouvernement sur cette crise. Si l'inquiétude grandit, l'exécutif assure depuis plusieurs semaines qu'il n'y a pas d'épidémie de coronavirus en France. Le président de la République doit ensuite s'envoler pour Naples où il rencontrera le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, à l'occasion d'un sommet franco-italien perturbé par la crise du coronavirus. =1emAprès s'être entretenu avec le personnel soignant, Emmanuel Macron a=1em visité =1emle bâtiment Eole, inauguré en septembre 2019, qui s'occupe des maladies respiratoires et qui pourrait accueillir des patients atteints du Covid-19. Cette visite, tenue secrète jusqu'au dernier moment, intervient alors que l'exécutif et le gouvernement se déploient contre le coronavirus qui a fait un deuxième mort en France mercredi et alimente les craintes d'une épidémie de grande ampleur.Les chefs de partis représentés au Parlement, les présidents de groupes parlementaires et les présidents d'assemblées sont conviés jeudi matin à Matignon autour d'Edouard Philippe afin de faire un point sur la situation liée à l'épidémie."Aujourd'hui en France, il y a moins d'une vingtaine de cas" et l'heure est à "construire", "avec beaucoup de rigueur", une "réponse graduée en fonction de l'état de propagation du virus", a souligné la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur Europe 1, qui a rappelé que la France n'était pas à l'heure actuelle dans une situation "épidémique".Enquête en coursUne enquête est en cours pour retracer le parcours de ce premier Français décédé, un enseignant de 60 ans qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque. Pour l'heure, le bilan de la maladie Covid-19 en France est de deux morts (l'enseignant et un touriste chinois de 80 ans), douze guérisons et quatre malades hospitalisés. Cela représente 18 personnes au total, mais la découverte de nouveaux cas semble s'accélérer. Deux ont été annoncés mardi soir, trois mercredi matin, dont le sexagénaire décédé, et un mercredi soir. Aucun malade n'avait été repéré en France depuis le 15 février, mais entre-temps, la maladie a gagné l'Italie, pays frontalier qui est aussi celui d'Europe le plus touché.
Ce n'est désormais plus un secret. Emmanuel Macron a levé le faux suspense en annonçant sa candidature "irrévocable" à l'élection présidentielle, en opposition au "système", compliquant encore les projets de son parrain en politique, François Hollande.
Dans une déclaration solennelle d'une vingtaine de minutes, l'ancien ministre de l'Economie a souligné "l'opportunité" offerte par l'élection présidentielle "pour choisir d'avancer"."Emmanuel Macron est une imposture", a dénoncé ce matin Valérie Pécresse au micro de Europe 1. La présidente de la région Île-de-France estime que l'ex-patron de Bercy n'est qu'une "bulle spéculative". "Il essaye de se faire passer pour un centriste, ce n'est pas un centriste!" assène t-elle à propos de celui qu'elle considère comme "l'avatar de François Hollande". L'élue renvoie le fondateur du mouvement "En Marche!" à son passé d'homme-clé du gouvernement de l'actuel chef de l'État. Macron est ainsi "le co-auteur de son programme économique, le co-auteur de son matraquage fiscal, l'auteur de réformes minuscules!", lance t-elle au sujet de la réforme des autocars et l'ouverture de "certains" magasins "certains" dimanches."Que Macron ne se travestisse pas en homme du centre, Macron, c'est un homme de gauche" conclut-elle.PÉCRESSE PREMIÈRE MINISTRE DE JUPPÉ? "JE N'AI PAS L'INTENTION DE QUITTER MA RÉGION"A trois jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, celle qui soutient Alain Juppé en vue du scrutin en a profité pour adresser une petite pique à Nicolas Sarkozy, qui, en meeting hier, a lâché une phrase sur la "vieillesse" implicitement adressée au maire de Bordeaux. "Le courage ça se mesure pas au degré de décibels" répond Valérie Pécresse. Pressentie comme 1re ministre en puissance d'Alain Juppé en cas de victoire de l'ancien Premier ministre, Pécresse a refroidi la piste. "Je n'ai pas l'intention de quitter ma région!" a t-elle déclaré. "Je suis à 150% en Île-de-France. Je dis aujourd'hui qu'il n'est pas question que je quitte ma région!", a t-elle assuré.
Sans aucune assistance, un homme de 39 ans a du faire accoucher sa femme sur un rond-point de Nîmes (Gard). Un jour dont sa compagne et lui se souviendront certainement toute leur vie.
Une information que rapporte Le Parisien.Ils étaient sur la route de la maternité, mais la situation les a contraints à s'arrêter sur le bas-côté. Les contractions d'une femme enceinte de 37 ans devenaient trop douloureuses pour attendre de rallier la maternité de Nîmes dans le Gard. Alors son compagnon a décidé de prendre les choses en main. Sans aucune assistance, même par assistance, il a fait accoucher sa femme.Ainsi, le bébé, leur troisième enfant, serait né alors qu'il était encore enveloppé dans la poche des eaux. "J'ai dû rompre la poche tout seul et dégager le cordon ombilical qui serrait le cou du bébé, pour qu'il puisse respirer", raconte l'homme de 39 ans. Une situation rarissime qui ne concernerait qu'une naissance sur 80 000. Les fermetures de maternités rendent-elles l'accouchement dangereux ?par franceinfoQuelques minutes avant cela, le couple était au téléphone avec une sage-femme, qui leur annonce qu'aucune place n'est disponible à la maternité. Avant de les rappeler pour leur dire qu'un lit a été trouvé au CHU, situé à quelques kilomètres de là. "Elle m'a juste donné l'adresse de la clinique et nous a dit d'appeler les pompiers en cas d'urgence, avant de raccrocher. Rétrospectivement, je sais que la tête du bébé est sortie six minutes après cet appel. Un accompagnement téléphonique n'aurait pas été de trop", rajoute le père de famille.Pas de rancuneDe son côté, le CHU de Nîmes se défend d'avoir commis la moindre faute : "Rappelons que toute sage-femme est à même d'informer sur l'accouchement, mais que leur accompagnement hors structure hospitalière est géré par la régulation médicale du Samu centre 15".Contraint d'appeler les pompiers, le couple se rend compte que la tête du bébé était déjà en train de sortir. Contactés deux jours après cet accouchement rocambolesque, l'homme et la femme ne sont pas en colère contre qui que ce soit, s'estimant heureux que leur troisième enfant soit en bonne santé. "Si nous témoignons aujourd'hui, c'est parce que la seule chose que nous souhaitons, c'est que cela ne se reproduise plus", déclarent-ils.
En 2017, les PV liés à la circulation et au stationnement ont rapporté à l'État un montant record de 1,97 milliards d'euros.
Selon la Cour des comptes, les amendes ont rapporté 1,97 milliards d'euros à l'État, en 2017, soit une hausse de 9% par rapport à l'année 2016, rapporte Le Parisien. Les radars automatiques ont généré à eux seuls 1,01 milliard d'euros.Une partie de ces recettes (438,8 millions d'euros) sont affectées au désendettement de l'Etat. Près de 45 millions d'euros sont également directement reversés dans le budget général de l'État.Pour financer des établissements pour accidentés de la routeDes recettes qui devraient par ailleurs augmenter avec l'abaissement de la vitesse maximale à 80 km/h, à partir du 1er juillet. L'État compte en effet récupérer au moins 400 millions d'euros supplémentaires. La mise en place prochaine de voitures radars privées devrait elle aussi rapporter de l'argent. Voitures-radars privées : comment ça marche ?par Auto PlusMais le Premier ministre, Édouard Philippe, a promis que ces recettes supplémentaires serviraient à un fonds qui finance les établissements prenant en charge les accidentés de la route.
Emmanuel Macron avait affirmé son soutien au projet lors d'une rencontre avec les représentants des boulangers français.
La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNPBF) organise son congrès ce dimanche 23 septembre, à Paris. L'occasion pour son président, Dominique Anract de relancer sa campagne pour l'inscription de la baguette au patrimoine immatériel de l'Unesco.L'objectif : protéger un des emblèmes de la gastronomie française, un peu délaissé ces dernières années. "Après-guerre, on était à 900 grammes de pain par personne et par jour, aujourd'hui on est à 100 grammes, en gros une demi-baguette par personne et par jour", souligne Dominique Anract sur France Info.Un projet soutenu par l'ElyséeSi "le pain n'est plus un aliment de base", le président de la CNBPF estime que c'est toujours "un aliment plaisir". D'où la nécessité de protéger les artisans qui le préparent à l'heure où "les boulangeries de chaînes bradent le pain". "La baguette, c'est le quotidien des Français" avait déclaré Emmanuel Macron en janvier dernier après avoir reçu des représentants des boulangers pour la traditionnelle galette des rois. "La France est un pays d'excellence dans le pain parce que la baguette est enviée dans le monde entier", avait-il ajouté. La baguette n'est pas la seule candidate française à demander son inscription au patrimoine immatériel de l'Unesco, "le bistrot parisien" espère lui aussi être distingué.
"L'écologie plurielle": à Lyon, EELV et les candidats de gauche ont officialisé mercredi leur alliance pour le second tour des élections municipales et métropolitaines, avec le sérieux espoir de l'emporter.
Le scrutin du 28 juin les opposera principalement aux listes de Gérard Collomb et de la droite, qui ont annoncé un accord la semaine dernière, et à celles du président sortant de la métropole, David Kimelfeld, candidat LREM dissident à sa succession, allié sur la Ville au premier adjoint sortant Georges Képénékian."Le premier tour a montré une véritable envie, un besoin d'écologie", a déclaré Grégory Doucet, candidat EELV à la mairie, arrivé en tête le 15 mars dans huit arrondissements sur neuf - avec 28% des voix au total.Sur la métropole, son partenaire Bruno Bernard avait devancé ses adversaires dans huit circonscriptions sur 14."Nous proposons un rassemblement de femmes et d'hommes qui ont décidé d'agir ensemble, une coalition pour le climat, écologiste, sociale et démocratique, afin de mettre notre ville à la hauteur des enjeux du 21e siècle", a ajouté M. Doucet aux côtés de ses partenaires.Les listes EELV fusionnent avec celles de la Gauche Unie (PS, PCF, Génération.s, Nouvelle Donne, Place publique), emmenées par Sandrine Runel et Renaud Payre, et de la maire sortante du 1er arrondissement de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert, que soutient LFI.Les têtes de listes restent écologistes dans les arrondissements et les circonscriptions où EELV est arrivé en tête.À Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, les Verts se sont entendus avec les socialistes Cédric Van Styvendael et Hélène Geoffroy, ancienne secrétaire d'État pourtant soutenue par David Kimelfeld au premier tour ; et sur Vénissieux avec la communiste Michèle Picard.Face à eux, leurs adversaires ne se privent pas d'agiter le chiffon rouge du péril vert et de l'extrême gauche. "Notre alliance n'est pas une surprise, ni une alliance contre nature, contrairement à celle qui a été annoncée la semaine dernière", a rétorqué mercredi Sandrine Runel (PS)."Celle de Collomb et Wauquiez est une coalition anti-climat, faite de bric et de broc, qui n'a pas de programme et ne propose rien", a abondé Bruno Bernard qui brigue la présidence de la Métropole, vrai siège du pouvoir lyonnais."Il n'y a que deux choix dans cette élection, le mien ou celui de François-Noël Buffet (candidat LR adoubé par Gérard Collomb, ndlr)", a ajouté l'écologiste pour qui "les électeurs se tromperaient" en voyant en David Kimelfeld une troisième voie possible."Nous sommes les seuls à pouvoir avoir une majorité claire dans les urnes le 28 juin et à pouvoir éviter les petits arrangements" de troisième tour, a insisté Bruno Bernard.
Selon les premiers éléments de l'enquête, un sexagénaire aurait tué sa fille et sa conjointe par balle avant de retourner l'arme contre lui.
Les corps sans vie d'une femme, d'un enfant et d'un homme, morts par balle, ont été découverts lundi 7 octobre dans la matinée, dans le village d'Eygalières. Les trois personnes auraient été tuées "a priori" à l'arme à feu, dans ce village de 1.800 habitants dans le massif des Alpilles,Selon les quotidiens régionaux Le Dauphiné Libéré et La Provence, l'homme, qui s'est retranché plusieurs heures avant de se donner la mort, a tué sa fille de huit ans ainsi que la mère de cette dernière. Selon La Provence, l'alerte aurait été donnée par une connaissance du forcené, qui l'aurait appelé pour lui annoncer qu'il venait de donner la mort à sa conjointe. "L'homme a laissé un écrit qui sera analysé", a précisé le procureur de la République de Tarascon. "A ce stade des investigations, aucune plainte ou signalement pour des violences conjugales antérieures à ces faits, et qui auraient concerné ce couple, ne semblent avoir été enregistrés", a ajouté le magistrat.
Le Vip Room, l'une des plus grandes discothèques de Paris installée sur 2.000 m2 rue de Rivoli, ferme définitivement ses portes, a annoncé jeudi à l'AFP Jean Roch, son dirigeant, mettant en avant les "contraintes économiques et administratives".
"Depuis cinq ans, nous subissons de plein fouet les conséquences des attentats, des manifestations des +gilets jaunes+ et maintenant du Covid-19. Notre métier n'est pas aidé à Paris. Le Vip Room ne rouvrira pas ses portes. C'est terminé. J'ai mis le fonds de commerce en vente", a précisé Jean Roch, l'une des figures du monde de la nuit, à la fois Dj et gérant de plusieurs discothèques notamment à Saint-Tropez.Jugeant que désormais "Paris n'est plus une fête", Jean Roch a publié plusieurs messages sur Instagram pour remercier sa clientèle : "Thank you for the good time".Situé en face du jardin des Tuileries, le Vip Room proposait sur trois niveaux une discothèque de 1.000 m2, un bar lounge et un restaurant italien. De nombreux DJs renommés et artistes s'y sont produits.Longtemps très en vogue et rendez-vous incontournable des noctambules, l'aura de l'établissement qui attirait une clientèle internationale, déclinait ces dernières années au profit de nouveaux établissements électro moins selects.Selon Jean Roch, le Vip Room n'a, de plus, pas bénéficié des mesures gouvernementales d'accompagnement dans le cadre du confinement, en dehors du chômage partiel pour la cinquantaine d'employés.Tout en regrettant cette fermeture définitive, Frédéric Hocquard, maire-adjoint de Paris en charge de la vie nocturne, a estimé auprès de l'AFP que cette décision posait "aussi la question aujourd'hui du modèle économique de certains établissements de nuit".
L'épouse du prince Harry a dénoncé les violences policières après le décès le 25 mai de l'Afro-américain George Floyd, 46 ans, asphyxié à Minneapolis par un policier blanc.
Depuis qu'ils ont quitté leurs fonctions officielles au sein de la monarchie britannique pour s'installer au Canada, puis en Californie, Meghan Markle et le prince Harry sont restés relativement discrets. Mais la mort le 25 mai de l'Afro-américain George Floyd, 46 ans, asphyxié à Minneapolis par un policier blanc a poussé la duchesse de Sussex à sortir de sa réserve. "Ce qui se passe dans notre pays, dans notre Etat et chez nous à Los Angeles est absolument épouvantable, et je n'étais plus sûre de ce que devais vous dire. Je voulais avoir les mots justes et j'étais très anxieuse de ne pas les trouver, ou qu'ils soient mal interprétés. Puis j'ai réalisé que la seule mauvaise chose à dire, c'est de ne rien dire du tout", a-t-elle déclaré mercredi 3 juin aux élèves diplômés de son ancienne école, Immaculate Heart High School à Los Angeles, par visioconférence. "Parce que la vie de George Floyd était importante, comme celle de Breonna Taylor, celle de Philando Castile, celle de Tamir Rice, et celle de beaucoup d'autres gens dont nous connaissons ou non les noms", a-t-elle poursuivi, rappelant ainsi que George Floyd n'était pas le premier Afro-américain tué par la police, bien loin de la réserve d'ordinaire imposée à la famille royale.L'ancienne actrice est par ailleurs revenue sur les émeutes de Los Angeles en 1992 après l'acquittement d'officiers de police blanc, accusés d'avoir passé à tabac l'Afro-américain Rodney King. "Je devais avoir 11 ou 12 ans (...) Il y avait eu des émeutes à Los Angeles, qui avaient aussi été déclenchées par un acte insensé de racisme. Je me souviens du couvre-feu, d'avoir dû me dépêcher de rentrer à la maison, et sur la route du retour j'ai vu des cendres tomber du ciel, j'ai senti la fumée. Je me souviens avoir vu des hommes à l'arrière d'une fourgonnette tenant des fusils", a-t-elle confié, indiquant que "ces souvenirs ne s'effacent vraiment jamais". "Je suis désolée que vous deviez grandir dans un monde où ce genre de choses existe toujours", a déploré l'Américaine de 38 ans, fille d'un homme blanc et d'une femme noire, qui a été elle-même victime de racisme. L'épouse du prince Harry a également profité de cet échange pour rappeler l'importance de voter, alors que les élections présidentielles américaines auront lieu le 3 novembre. "Vous allez pouvoir utiliser votre voix de manière plus forte que vous n'avez jamais pu le faire, parce que la plupart d'entre vous a 18 ans, ou vous allez avoir 18 ans, alors vous allez pouvoir voter".
Sur Instagram, Béatrice Edwige a interpellé l'Élysée : pourquoi les handballeuses championnes du monde n'ont-elles pas le droit aux mêmes honneurs que les champions du monde de football ?
La handballeuse Béatrice Edwige a interpellé Emmanuel Macron jeudi 6 juin sur Instagram : "Avec l'ensemble des titres remportés par l'équipe de France féminine de handball, sommes-nous, nous aussi, légitimes à recevoir la Légion d'honneur ?". Elle réagissait à la décoration reçue par les footballeurs de l'équipe de France pour leur victoire lors du Mondial 2018. Comme le rappelle Béatrice Edwige, qui s'apprête à quitter le club de Metz pour évoluer au Gyori ETO KC, en Hongrie, le palmarès de l'équipe de France féminine de handball comprend de nombreux titres : vice championne olympique en 2016, championne du monde en 2017, championne d'Europe en 2018."Je me suis vraiment demandé pourquoi eux et pas nous", a expliqué la handballeuse sur LCI, avant de poursuivre : "je parle pour les mecs aussi. L'équipe de France masculine de handball est la plus titrée de tous les sports collectifs. Ils ont reçu l'Ordre national du mérite lors de leur victoire olympique, mais pas de Légion d'honneur pour leurs six titres de champions du monde." "C'est une question d'égalité : pourquoi à palmarès égal, on récompense plus le foot que le hand ?", se demande-t-elle. Béatrice Edwige a également contacté la ministre des Sports, Roxana Maracineanu et la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Elle n'a pas eu de réponse pour l'instant.
Ses bras sont immobilisés par d'épais bandages mais son visage dessine un soulagement. Par "peur du virus", Astou Ndiongue est "restée avec la douleur pendant des semaines" avant d'être opérée des mains à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, où la transition post-covid impose une hygiène renforcée.
"Il m'a sauvé deux doigts", sourit la jeune femme de 32 ans, les yeux tournés vers le Pr Maurice Mimoun, venu à son chevet. "Si elle avait attendu trop longtemps, elle aurait perdu l'usage de ses mains", confie le chirurgien qui suit depuis plusieurs années cette patiente atteinte d'une maladie génétique rare.Son opération, considérée comme urgente, n'aurait pas été reportée même au plus fort de la crise sanitaire quand l'hôpital a suspendu de nombreuses interventions chirurgicales non-vitales. "On commence à reprendre, d'abord par le plus urgent, comme des reconstructions du sein ou des séquelles de brûlures. Mais on n'est pas à 50% de notre activité", explique M. Mimoun.La redémarrage de toutes les spécialités pourrait attendre jusqu'à septembre. "Mieux vaut être prudent. Tant qu'il y a un doute sur le retour d'une nouvelle vague, le but est de pouvoir faire machine arrière", souligne le professeur.Depuis deux semaines, Saint-Louis, qui dépend de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), n'a accueilli que 23 patients atteints de Covid-19, un chiffre en net recul."Les données épidémiologiques sont rassurantes, mais on reste vigilants, il n'est pas question de se laisser piéger par ce virus qui nous a appris l'humilité", rappelle le Pr Benoît Plaud, chef du service anesthésie-réanimation chirurgicale et directeur médical de crise pendant l'épidémie.Actuellement, une dizaine de patients Covid sont en réanimation - contre 54 au plus fort de la crise. "Cette phase de transition est probablement aussi difficile que la phase de montée en charge", souligne M. Plaud, dont les équipes tournent aujourd'hui à 80% de leur capacité initiale.Quand réduire la voilure des lits Covid? Quand "réarmer" l'offre de soins non-Covid? "C'est une dynamique de flux permanente" qui comprend "sa part d'incertitude et de risques", assume le professeur, confronté à "une crise hors cadre, pour laquelle on n'était pas préparé". - Patients immuno-déprimés -L'enjeu pour les soignants est aujourd'hui de convaincre les malades, notamment ceux qui souffrent de pathologies chroniques, de retrouver le chemin de Saint-Louis, fondé au début du XVIIe siècle pour isoler les malades contagieux après plusieurs épidémies de peste à Paris."Des patients à qui l'ont dit qu'il faudrait qu'on les voie ne souhaitent pas venir car ils ont peur et ne veulent pas sortir de chez eux", s'inquiète la pneumologue Anne Bergeron-Lafaurie.L'établissement, spécialisé dans la cancérologie, la dermatologie, l'hématologie et les greffes de reins ou de moelle osseuse, "accueille beaucoup de patients immuno-déprimés, donc nous avons une vigilance particulière", explique Micheline Thégat-Le Cam, en charge des équipes opérationnelles d'hygiène.Pour regagner leur confiance, Saint-Louis s'est réorganisé pour "renforcer la sécurité de la prise en charge", ajoute-t-elle.A l'entrée de l'hôpital, un circuit sépare les arrivants et les sortants. Des bénévoles, issus du service civique et du personnel navigant d'Air France, vérifient que les visiteurs portent bien leurs masques et se lavent correctement les mains au gel hydroalcoolique.La conversion d'une unité Covid - une trentaine de lits - en une unité classique suit également un protocole strict qui dure une petite semaine.Au troisième étage, Jocelyne Digendakumana et Marcelle Tchamba, deux aides-soignantes, achèvent le bionettoyage d'une chambre qui doit être réaffectée dans quelques jours à son service d'origine, l'urologie. La moindre petite surface du lit est désinfectée, les draps retirés et glissés dans un sac hermétique, puis un second. Dans une pièce voisine, deux hommes font vrombir un puissant extracteur d'air pour ventiler chaque recoin, jusqu'au faux-plafond. Tout le matériel a été placé en quarantaine pendant 96 heures."En général, on fait ça l'été, quand des lits ferment. Mais tout sortir des placards, à ce point, c'est très rare!", note Fabienne Colledani, cadre de santé.Si la crise a mis en lumière les soignants, notamment en réanimation, le personnel d'hygiène sera "la cheville ouvrière" de l'hôpital post-covid, appuie Micheline Thégat-Le Cam.
La gare d'Austerlitz à Paris est touchée par une pollution au plomb, générée par un chantier de rénovation. Des taux jusqu'à 40 fois supérieurs à la normale auraient été mesurés, selon Le Parisien.
Après Notre-Dame, un autre bâtiment illustre de Paris est touché par une pollution au plomb. Le chantier de rénovation de la gare d'Austerlitz est à l'arrêt pour un problème de déplombage pris en charge par une société "qui méconnaît de manière grave et répétée ses obligations contractuelles", a affirmé mardi SNCF Gares et Connexions.Le travail démarré en 2018 et réalisé sous confinement consiste à" déplomber la charpente métallique et retirer les éléments en bois historiquement peints au plomb". Il a été confié à l'entreprise Masci, selon un communiqué.Selon Le Parisien, qui a révélé l'affaire, c'est l'entreprise qui a tiré la sonnette d'alarme, jugeant que la pollution au plomb avait atteint un niveau "alarmant", ses employés sur le site ayant travaillé sous masque ventilé par vacations de deux heures au maximum pour éviter des problèmes de santé.Des risques pour la santéMais la pollution mettrait en péril la santé des ouvriers des entreprises voisines, des commerçants de la gare ainsi que des voyageurs, qui eux ne sont pas protégés, rapporte le journal. "Les mesures effectuées pour la PME spécialisée par un laboratoire indépendant, sous PV d'huissier, révèlent des taux jusqu'à 40 fois supérieurs à la normale, y compris dans des espaces publics, sur les quais, près des sandwicheries...", selon le quotidien.Selon ces mesures consultées par Le Parisien, "l'espace confort sous la grande halle, le 19 septembre, révélait un taux de 17.094 microgrammes/mètre carré, alors que le seuil réglementaire est de 1.000 microgrammes/m2. Pour la palissade à côté du Relay, c'est même plus de 25.000 microgrammes/m2 et 37.000 dans la balayette d'un agent de propreté".SNCF Gares et Connexions assure de son côté avoir "mis en place toutes les dispositions permettant de garantir la sécurité des personnes et des biens sur le périmètre du chantier et ses abords"."Un expert plomb et un surveillant de travaux, indépendants et mandatés par SNCF Gares et Connexions, suivent le déroulement du chantier, effectuent des rapports de visites hebdomadaires et formulent des préconisations", selon le communiqué.
L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait plaidé récemment pour un rapprochement avec le parti de Marine Le Pen.
Selon Le Parisien, Thierry Mariani s'apprêterait à rejoindre le FN pour représenter le parti aux élections européennes de 2019. "Un ancien ministre de Sarkozy sur une liste FN, ça enverrait quand même un signal super-fort", se félicite un proche de Marine Le Pen dans le quotidien.L'hypothèse aurait été avancée lors d'une rencontre entre l'intéressé et Marine Le Pen, fin février,"juste avant le congrès du Front", raconte Thierry Mariani à France Info."On verra comment les choses évoluent""Nous avons discuté une heure et demie. C'était une discussion intéressante. On est revenu un peu sur la présidentielle, sur la vie politique actuelle...", a-t-il ajouté. "Il n'y a rien de précis dans l'immédiat, mais on verra comment les choses évoluent...", a confirmé l'ancien ministre des Transports à propos de sa candidature en 2019."Les européennes sont un scrutin où chacun va aller de son côté. Après les élections, les choses vont aller très vite... Il faut renverser la table et voir ce qu'on peut faire", estime encore Thierrey Mariani, qui prend exemple sur l'accord signé en 1972 entre le Parti socialiste et le Parti communiste.Début mars, l'ancien ministre avait déjà plaidé dans le JDD en faveur d'un rapprochement entre Les Républicains et le Front national.
Non, Léa Salamé et David Pujadas, les présentateurs de "L'Emission politique" sur France 2 ne sont pas en couple. Mais les prétendantes peuvent freiner leurs ardeurs, car le coeur du journaliste n'est pas à prendre.
Le site du magazine Voici profite de la diffusion de "l'Emission politique" ce jeudi 23 mars pour revenir sur le portrait de sa femme Ingrid. L'histoire est belle. C'est en 2004, dans un avion que le journaliste rencontre l'hôtesse de l'air. Ensemble, alors qu'il avait déjà deux enfants nés d'une précédente relation, ils ont eu une fille et un garçon. Celui qui se décrit comme un "père exigeant", peut compter sur celle qui l'accompagne depuis plus de 10 ans pour l'apaiser. "Ingrid contri­bue à ma stabi­lité et donc à ma séré­nité" , a-t-il expliqué à TV Magazine. Et quand il met un peu le JT et les émissions politiques de côté pour prendre un peu de vacances, il n'a pas vraiment le temps de se reposer. Sa moitié le fait bouger. "Ingrid est spor­tive. Elle aime bien quit­ter l'hôtel pour décou­vrir. Cela lui a plu de marcher quelques heures au pied des volcans ou de faire du rafting. Même si elle ne pratique pas l'esca­lade, on avait déjà fait de la randon­née spor­tive en montagne l'été dernier" , raconte David Pujadas plus amoureux que jamais.
La caisse métallique protégeant la statue de Winston Churchill à Londres, dégradée en marge de manifestations récentes, va être retirée mercredi à l'occasion de la visite jeudi du président français Emmanuel Macron, a indiqué la mairie.
Début juin, la statue du célèbre dirigeant conservateur, située près du Parlement, avait été dégradée: l'inscription "était un raciste" avait été ajoutée sous son nom, alors que plusieurs symboles du passé colonial du Royaume-Uni ont récemment été pris pour cible dans le cadre de manifestations antiracistes.Craignant de nouvelles dégradations, le maire de Londres avait décidé de la mettre à l'abri dans une caisse métallique avant des manifestations organisées samedi dernier par des organisations antiracistes et l'extrême droite dans la capitale britannique. En revanche, les protections restent pour l'heure en place pour les statues de Nelson Mandela et Mahatma Gandhi, mais leur retrait est "à l'étude", a précisé un porte-parole du maire Sadiq Khan.Les panneaux protégeant le Cénotaphe, un monument aux morts, ont eux été retirés lundi. Devant les députés, le Premier ministre conservateur Boris Johnson, grand admirateur de Winston Churchill dont il avait contesté la mise dans une boîte, a indiqué que son gouvernement "examinait de nouvelles façons de légiférer contre le vandalisme de monuments aux morts". Il avait annoncé lundi la création d'une commission sur les inégalités raciales, appelant à s'attaquer à la "substance" du racisme et pas aux symboles.Emmanuel Macron se rend jeudi à Londres pour le 80e anniversaire de l'appel du 18 juin lancé par le général de Gaulle depuis les locaux de la BBC à Londres pour poursuivre la lutte contre l'Allemagne nazie. Ce déplacement est le premier du président français depuis fin février en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. Le président Macron devrait lors de cette visite souligner l'importance historique des relations franco-britanniques, en dépit du Brexit.En France, le général de Gaulle n'a pas échappé aux foudres des antiracistes: un buste de l'ancien dirigeant français a été vandalisé dans la commune d'Hautmont (Nord), la tête recouverte de peinture fluo orange et le piédestal tagué au dos d'un "esclavagiste" également inscrit en orange.Le chef de l'Etat français et sa délégation échapperont à la quarantaine imposée aux voyageurs entrant au Royaume-Uni, conformément aux exemptions prévues par le gouvernement britannique.
Trois soirs par semaine devant une salle pleine, Nha Vy monte fièrement sur scène dans sa robe traditionnelle, ou en mini-jupe et talons, pour animer des soirées loto très populaires au Vietnam, une revanche sur les moqueries endurées par cette artiste transgenre dans sa jeunesse.
Sillonnant les villes et villages du sud du pays, des cabarets de transformistes itinérants - issus d'une tradition de l'époque coloniale - connaissant un succès grandissant depuis quelques années, surfant sur la passion du jeu du public vietnamien.Comme Nha Vy, -un nom de scène-, des centaines de membres de la communauté LGBT ont trouvé là un moyen de gagner leur vie, mais aussi une reconnaissance sociale, dans un pays communiste où l'homosexualité est encore difficilement acceptée, depuis l'école jusqu'au monde du travail."Il est rare que les personnes LGBT accèdent à des métiers qualifiés car le plus souvent elles ont arrêté leurs études avant l'université (...) Même si j'avais un diplôme, je me sentirais inférieure et n'oserais pas postuler (pour un emploi de bureau)", raconte-t-elle à l'AFP dans son modeste appartement d'Ho Chi Minh ville."Chaque fois que je suis sur scène en tant que femme, je me sens bien" ajoute l'artiste de 26 ans. La popularité de ces soirées loto, qui mêlent aussi chant et danse, a explosé en 2017, dans le sillage d'un documentaire à succès "Le dernier voyage de madame Phung", sur la vie d'un ex-moine devenu meneur d'une troupe transgenre connue sous le nom de "Sai Gon Tan Thoi" ou "Saigon moderne"."Nous suons sang et eau ce spectacle. Non seulement pour vendre du plaisir mais parce que nous voulons que les gens comprennent que c'est un vrai métier", explique La Kim Quyen, membre depuis l'adolescence de différentes troupes de "Lo To", comme on les appalle au Vietnam. "Je suis heureuse de ma vie, de ce que j'ai accompli ... gagner assez pour moi et ma mère", ajoute l'artiste, 49 ans, en se poudrant les joues dans sa loge avant d'entrer en scène.Considéré comme relativement progressiste, le Vietnam a autorisé les unions homosexuelles en 2015, sans toutefois leur accorder de statut légal, et une loi sur la transidentité est en voie de promulgation. Malgré tout, les homosexuels continuent dans les faits à être stigmatisés ou discriminés pour l'accès aux soins ou à l'emploi. Un rapport récent de l'ONG Human Rights Watch a pointé du doigt le retard pris par le pays en matière d'éducation sexuelle, l'homosexualité étant encore décrite comme une maladie mentale par de nombreux enseignants.Plus jeune, sous la pression sociale l'incitant à affirmer sa masculinité, Nha Vy a eu un fils avec sa petite amie de l'époque. Pour elle, l'important est que son fils ait une figure à admirer. "Si quelqu'un dit du mal de moi, je ne pense pas qu'il se laissera impressionner", affirme-t-elle. "Je voudrais qu'il dise: mon père est LGBT ... il sait faire beaucoup de choses et il est talentueux."
Cette mesure coûtera plus de 20 milliards d'euros, d'après la ministre du Travail.
"Un trou dans la raquette qui nous a été remonté du terrain". C'est en ces termes que la ministre du Travail Muriel Pénicaud a évoqué la situation des salariés ayant démissionné juste avant le confinement parce qu'ils "avaient une promesse d'emploi". Pour ces derniers, l'assurance chômage s'appliquera, a déclaré Muriel Pénicaud, qui a également annoncé réfléchit à améliorer l'indemnisation des indépendants. "Aujourd'hui, il y a 1.500 euros qui sont acquis de droit si vous avez une perte de chiffre d'affaires de 50%, et puis il peut y avoir 2.000 euros en plus, mais ces critères là sont à l'étude pour voir si on peut les améliorer", a-t-elle ajouté. "Ceux qui avaient démissionné peu de temps avant le confinement, avant le 17 mars, et qui avaient une promesse d'embauche, en CDI, en CDD, se retrouvaient souvent entre deux chaises et franchement pénalisés", a pointé le ministre."Avec Pôle emploi et l'Unédic, j'ai décidé que nous les prendrions en compte au titre du chômage", a-t-elle annoncé.En outre, la ministre a actualisé le chiffre, en constante progression, des salariés pour lesquels leur entreprise a demandé le chômage partiel: ils sont désormais 6,9 millions, un nouveau record, sur près de 20 millions de salariés du privés. Au total, 628.000 entreprises ont recouru à ce dispositif.Le coût, partagé entre l'Etat et l'Unédic, l'organisme qui gère l'assurance chômage, "sera très important, de plus de 20 milliard d'euros", a précisé Muriel Pénicaud. "C'est un investissement qui vaut la peine" car il évite des licenciements massifs, a-t-elle réaffirmé. Lors de la crise de 2008, ce dispositif n'avait pas été autant développé par le gouvernement de l'époque et "700.000 personnes ont perdu leur emploi", a-t-elle rappelé. Le dispositif du chômage partiel permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net.Interrogée pour savoir si le gouvernement envisageait d'interdire le licenciement, comme le réclament des syndicats, elle a expliqué que "l'histoire a prouvé que ça ne marche pas du tout, sinon ça devient vite un refus d'embaucher" de l'employeur.
Deux hommes sont morts noyés dans un étang situé entre Songy et Soulanges, dans la Marne, mardi après-midi, selon France 3 Grand-Est. La fille et petite-fille des deux victimes, présente sur la berge, a donné l'alerte en vain.
La partie de pêche a tourné au drame. En fin d'après-midi, un homme d'une soixantaine d'années et son fils de 39 ans tentent de sortir une petite barque de l'étang, rapporte France 3 Grand-Est. Voyant l'embarcation s'éloigner de la berge, avec son père à son bord, la plus jeune des deux victimes se jette à l'eau pour tenter de récupérer la barque. Il aurait été alors victime d'une hydrocution. Son fils en difficulté, le père aurait tenté de lui porter secours avant de se noyer à son tour.Sur la berge, la fille et petite-fille des deux victimes, âgée de 8 ans, assiste à la scène et donne l'alerte. Mais les pompiers et gendarmes peinent à trouver l'emplacement exact du petit plan d'eau. Arrivés une heure après avoir reçu le premier appel de la petite fille, les secours ont finalement trouvé les corps des deux victimes après trois heures de recherche. Les deux disparus ont été repêchés sans vie à une quinzaine de mètres du bord de l'étang.La fillette qui a assisté au drame a été prise en charge par les secours. Elle a pu ensuite retrouver sa famille arrivée sur place. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.
La chambre régionale des comptes Occitanie a rendu un avis "très inhabituel" le 6 juillet dernier. Les magistrats ont demandé à la petite commune du Perthus (Pyrénées-Orientales), de ne plus faire payer d'impôts locaux à ses 580 habitants. Motif ? La commune est en "suréquilibre" et incapable de dépenser son argent.
La Chambre régionale préconise de "porter à 0 euro les produits de la taxe d'habitation, de la taxe foncière et de la taxe foncière sur les propriétés non bâties". Les magistrats ont voté en ce sens en séance plénière du 6 juillet et publié un avis, accompagné d'un communiqué de presse diffusé jeudi. Un excédent de plus de 1 million d'eurosConsciente du caractère "très inhabituel" de sa proposition, la Chambre souligne "l'abondance des ressources non employées" par la petite commune frontalière avec l'Espagne et note "l'impossibilité" du conseil municipal à s'accorder sur la programmation des dépenses.En 2017, le budget de cette commune de quelque 580 habitants affichait un excédent de la section de fonctionnement de près d'1,1 million d'euros et un excédent de la section d'investissement de plus de 60.500 euros, peut-on lire dans l'avis du 6 juillet. La "chambre tire les conséquences des dysfonctionnements observés, qui privent de toute utilité la perception du produit des impôts locaux pour 2018", selon le communiqué. Elle appelle les élus du Perthus "à s'interroger sur le niveau pertinent des ressources fiscales à prélever sur les habitants", alors que les taux d'imposition avaient été reconduits à l'identique pour 2018.
Avec sa crypte et ses sépulcres, le Panthéon n'est pas exactement le genre de monument où l'on vient écouter des chansons. C'est là pourtant que Grégoire Ichou, ténor et guide-conférencier, s'apprête à faire découvrir l'Histoire autrement.
Du Petit Palais au musée de Quimper, en passant par la Villa Cavrois, dans le Nord, le chanteur de 30 ans séduit depuis près de trois ans monuments et musées français, avides d'innovation pour renouveler leur public.Sa formule? Une visite guidée chantée, alliant les explications autour d'une toile ou d'une sculpture à des airs qui en sont inspirés. Une manière vivante pour découvrir ou redécouvrir des oeuvres, en les "entendant"."C'est venu de mes deux passions, de mes deux formations (...) j'ai eu l'envie d'allier les deux", explique à l'AFP ce diplômé en histoire de l'art, musicologie et médiation culturelle."Chaque visiteur y trouve quelque chose de différent", ajoute-t-il. Pour certains, "c'est original, c'est plus vivant, peut-être plus émouvant de visiter un lieu patrimonial, non seulement avec des connaissances, mais avec quelque chose qui essaie de lier" intellect et affect.Lors de la répétition générale de ses visites nocturnes au Panthéon (six dates à partir du 1er octobre), il se dirige vers le tombeau de Victor Hugo, expliquant le tournant qu'ont représenté les funérailles du grand homme dans l'histoire de ce monument national, construit à l'origine pour être l'église Sainte-Geneviève."Le monde aujourd'hui vous admire, groupés autour du grand cercueil", chante-t-il ensuite. La chanson, "Le baptême des bataillons scolaires", a été écrite spécialement pour le jour de la panthéonisation de Victor Hugo.Grégoire Ichou passe de longues heures à mener des recherches, notamment à la Bibliothèque nationale de France, pour rechercher ces liens oubliés. "Je tiens à ce que ces morceaux soient précisément liés à ma visite (pour) que ça n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe", explique le ténor qui se produit vendredi et encore pour quelques dates à la Basilique Saint-Denis et prépare des "conférences-concerts" dans le quartier des Halles ou encore des visites chantées dans le château d'Hardelot, dans le Pas-de-Calais.- "Décomplexer le monument" -C'est ainsi qu'il retrouve "L'Apothéose de Jean-Jacques Rousseau" et "Hymne à Jean-Jacques Rousseau", écrits à l'occasion de la panthéonisation du grand philosophe dont le tombeau fait face à celui de son rival Voltaire.Mais si très peu de chansons sont le fruit du hasard, Grégoire Ichou tombe parfois sur des surprises qu'il ressort en anecdotes durant la visite, qui dure un peu plus d'une heure.S'arrêtant devant les peintures grandioses sur la vie de Jeanne d'Arc signées Jules Eugène Lenepveu, Ichou explique en avoir trouvé "la traduction musicale parfaite": l'oratorio "Jeanne D'Arc", composé par l'homonyme du peintre et son contemporain, Charles Lenepveu.Equipé d'une tablette et d'un mini ampli portable, le ténor-guide polyglotte (cinq langues) est fier de faire connaître les morceaux qu'il exhume.Comme cet extrait de "L'Astronome", du parolier François Lamy, qu'il chante près du pendule de Foucault, une chanson polonaise harmonisée par Francis Poulenc en l'honneur de Marie Curie - première femme panthéonisée - ou encore "Sainte Geneviève de Paris", écrite en 1893 et chantée devant un tableau représentant la patronne de Paris défendant la ville contre les Huns d'Attila.Il est également sensible à la réverbération dans les salles qu'il parcourt. "J'aime l'idée de faire entendre le lieu aux visiteurs, non seulement à travers les morceaux mais à travers l'acoustique", dit-il.Pour David Madec, administrateur du Panthéon, ce genre de visite chantée "décomplexe le monument". "Le Panthéon est un monument qui fait un peu peur et qui a besoin de montrer qu'il est accessible à tous", dit-il. En plus, la visite est "corona-compatible"...avec une jauge de 40 personnes au maximum.
Les relations entre Myriam El Khomri et Audrey Azoulay pourraient se tendre sérieusement dans les prochaines semaines. La raison ? Une petite pique adressée par la ministre du Travail à sa collègue de la Culture.
"Je ne suis pas parachutée comme Audrey Azoulay ! Je milite dans le 18e arrondissement depuis près de 18 ans", lance Myriam El Khomri dans une lettre adressée à ses militants et révélée par le JDD. À l'approche des élections présidentielles et législatives, les membres du gouvernement cherchent un nouveau point de chute si la gauche perd l'Élysée. Myriam El Khomri brigue donc un poste d'élu du 18e arrondissement de Paris. Audrey Azoulay aimerait elle aussi se lancer. Sans savoir vraiment où elle atterrira. En tout cas, Anne Hidalgo n'a pas l'intention de jouer les arbitres dans cette querelle. Myriam El Khomri essaie depuis plusieurs semaines de rencontrer la maire de Paris pour parler des législatives. Sans succès. Les membres du gouvernement ne sont pas les bienvenus dans la capitale...
Selon RTL, le prédicateur a attaqué en justice les trois femmes qui l'accusent en France, affirmant qu'elles ont inventé les faits de viols pour lesquels il fait l'objet d'une procédure judiciaire.
Tariq Ramadan a déposé plainte pour "dénonciation calomnieuse" et "dénonciation d'une infraction imaginaire" contre ses trois accusatrices vendredi 22 février, révèle RTL mercredi 27 février. Son avocat Emmanuel Marsigny a indiqué que les trois séries de plaintes ont été déposées dans les villes de Montpellier, Rouen et Lille où vivent les trois femmes visées, Henda Ayari, "Christelle" et Mounia Rabbouj.Pour sa défense contre "Christelle", Tariq Ramadan affirme que les relations avec la jeune femme étaient totalement consenties. Il fait notamment valoir un SMS disant "Si j'avais passé un mauvais moment, je serais partie". Il cite par ailleurs une expertise photo qui estime avec une probabilité "modérée à forte" que la plaignante se trouvait dans le public de la conférence de Tariq Ramadan au moment des faits dénoncés, alors qu'elle affirme avoir été séquestrée. La brigade criminelle évoque également des mails à caractère sexuel envoyés par une deuxième plaignante qui "mettent à mal" ses accusations. Dans la plainte, la défense de Tariq Ramadan relève également que la plaignante Henda Ayari "n'a de cesse de lui écrire et de le solliciter (...), et cela jusqu'en 2014".Quant à Mounia Rabbouj, les avocats de Tariq Ramadan font valoir d'une part des "centaines" de vidéos et de messages à caractère sexuel échangés entre les deux personnes, et d'écoutes téléphoniques dans lesquelles la plaignante dit qu'elle a été "manipulée" et qu'elle voulait retirer sa plainte.Mis en examen le 2 février 2018, l'islamologue a ensuite passé neuf mois en détention provisoire, avant d'être remis en liberté à la mi-novembre.
Le 4 novembre dernier, Claire Chazal faisait une apparition dans l'émission de France 2, "On n'est pas couché". Une intervention saluée par beaucoup d'internautes, sur les réseaux sociaux, mais éphémère, puisque l'ancienne présentatrice du JT de TF1 remplaçait la chroniqueuse Christine Angot, alors aux États-Unis pour la promotion d'un livre.
Mais face aux polémiques régulières suscitées par l'écrivaine dans le programme du samedi soir, la rumeur annonçant Claire Chazal dans l'émission de Laurent Ruquier, l'année prochaine, n'a pas manqué de prendre de l'ampleur. Claire Chazal bientôt dans "On n'est pas couché" ? Elle répondpar 6MEDIASCe lundi 26 février, dans une interview accordée au Figaro, l'intéressée a donc mis les choses au point sur son éventuel recrutement l'année prochaine, évoquant son apparition remarquée dans "On n'est pas couché" en novembre : "Je n'ai aucune information en ce sens et je ne suis pas candidate. Laurent Ruquier est un animateur formidable et j'ai adoré faire cet exercice. Cela m'a demandé beaucoup de travail de préparation, car je l'ai fait très sérieusement. Et puis j'aime beaucoup Christine Angot, sa singularité, son originalité de pensée. Moi, je présente Entrée libre et je n'ai qu'un souhait : continuer l'année prochaine !", a expliqué Claire Chazal, trente ans après ses débuts à la télévision.
Les scientifiques n'arrivent pas encore a déterminer pourquoi les enfants souffrent moins du coronavirus. Mais "nous savons que les enfants sont infectés", selon un épidémiologiste américain.
La fermeture des écoles est-elle une mesure adaptée ? Si certains en doutent, la décision prise par plusieurs pays dans le monde s'explique notamment par le fait que les enfants, qui sont moins gravement touchés par le nouveau coronavirus, restent vecteurs de la maladie.Il n'y a eu que peu de cas rapportés d'enfants contaminés depuis l'apparition de la maladie fin décembre à Wuhan, en Chine. Ainsi, selon le rapport de la mission conjointe Chine-OMS publié fin février, seulement 2,4% des plus de 75.000 cas alors confirmés en Chine concernaient des individus de moins de 18 ans. Et une très faible part de ces mineurs avaient développé une forme grave (2,5%) ou critique (0,2%) de la maladie. "Ils ne semblent pas être très malades ni en mourir", résume Justin Lessler, épidémiologiste à l'université américaine Johns Hopkins. Mais "nous savons que les enfants sont infectés", assure-t-il à l'AFP. Les enfants "sont tout aussi susceptibles d'être infectés que les adultes", estime ainsi une récente étude à laquelle il a participé, portant sur la situation à Shenzhen, étude publiée il y a quelques jours sans passer le processus habituel de revue par d'autres scientifiques.Alors pourquoi les enfants n'apparaissent-ils pas dans les statistiques ? Même infectés, "les enfants vont bien et ne vont pas à l'hôpital, donc ils ne sont pas testés", explique à l'AFP Sharon Nachman, professeur à l'école de médecine Renaissance de l'hôpital pour enfants Stony Brooks près de New York.Les raisons pour lesquelles les plus petits ne manifesteraient que des symptômes légers ne sont pour l'instant pas claires, même s'il existe des hypothèses. "Pour eux, toute infection est une infection nouvelle", commente le Pr Nachman. "Ils voient tellement de maladies lors de leurs premières années que leur système immunitaire est au point et répond bien à ce nouveau virus", poursuit la spécialiste des infections pédiatriques, soulignant toutefois que l'absence actuelle de cas graves "ne veut pas dire que cela n'arrivera jamais"."Ce n'est pas très clair, mais à mon avis, (les symptômes légers) sont liés à la biologie fondamentale du virus et aux types de cellules qu'il infecte", avance de son côté Ian Jones, professeur de virologie à l'université britannique de Reading. Dans tous les cas, les enfants contaminés, peu malades, "ne vont pas s'auto-confiner ni rester au lit (...), alors le risque qu'ils propagent le virus est plus grand", indique-t-il à l'AFP.Un risque de propagation qui pose la question de la fermeture massive des écoles décidée dans certains pays, comme la Chine ou l'Italie, et maintenant la France. "C'est une mesure très raisonnable à ce stade", juge Sharon Nachman, estimant que cela peut ralentir la progression du virus. Un argument d'ailleurs mis en avant par le président français en annonçant la fermeture des crèches et établissements scolaires dès lundi. Si les enfants ne sont pas tous rassemblés dans une école, ils contaminent moins d'adultes d'un coup, ce qui évite de surcharger les hôpitaux."Ça aide à contenir la propagation de l'épidémie mais cela crée d'autres problèmes plus larges pour la société", avec des enfants privés d'éducation et des parents qui ne peuvent pas travailler, tempère de son côté le Dr Thomas House, de l'université de Manchester. C'est encore plus problématique si les parents sont des soignants qui ne peuvent pas aller travailler.L'Unicef ne prend pas position sur les décisions des États, mais elle s'inquiète des "effets secondaires de l'épidémie et des mesures pour la contrôler, sur les enfants, y compris la fermeture des écoles". Dans un guide publié mardi avec l'OMS et la Croix-Rouge, l'organisation onusienne estime même que maintenir les écoles ouvertes pourrait permettre de combattre la propagation du virus en apprenant aux enfants les gestes barrière qu'ils peuvent ensuite expliquer au reste de leur communauté.Certains experts sont beaucoup plus critiques, estimant que dans certaines circonstances, la fermeture des écoles est contre-productive. Par exemple en poussant les parents à confier leurs petits aux grands-parents, "un groupe beaucoup plus à risque", souligne le Pr Keith O'Neal, épidémiologiste à l'université de Nottingham. "Nous ne savons pas encore quel rôle les enfants jouent pour la propagation du virus", a-t-il insisté.Une étude publiée vendredi dans Nature Medicine soulève d'ailleurs de nouvelles interrogations. Les chercheurs ont testé près de 4.000 personnes ayant été en contact avec un malade: 3,5% des adultes étaient contaminés et seulement 1,1% des enfants. Et sur les dix enfants positifs, peu symptomatiques, le virus a été trouvé dans des échantillons de selles même après sa disparition des voies aériennes. Alors les auteurs s'interrogent sur la "possibilité d'une transmission oro-fécale".
L'ancienne ministre n'a pas pu voter lors du congrès du PS, samedi dernier.
"C'est un divorce par "consentement mutuel". L'ancienne secrétaire d'État à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a annoncé mardi 10 avril sur franceinfo qu'elle avait été radiée du Parti socialiste juste avant avant son 78e congrès; les 7 et 8 avril derniers."Je suis socialiste, mais je ne suis plus membre du PS. J'en ai été radiée", a-t-elle confié, précisant qu'elle n'avait ainsi pas pu voter lors de l'élection du secrétaire général du parti. "J'ai décidé de ne pas faire de recours. C'est un divorce par consentement mutuel", a-t-elle poursuivi. "Ça s'est passé au moment du congrès. Mon secrétaire de section m'a dit que je ne pouvais pas voter. Donc j'ai été radiée du Parti socialiste", a encore dit celle qui fut porte-parole du mouvement. "Je continuerai à défendre les idées socialistes et je serai aussi cette héritière d la gauche de gouvernement dans laquelle je crois", a-t-elle conclut.Samedi dernier, Olivier Faure est officiellement devenu samedi le 13e premier secrétaire du PS, avec 48,37% des voix, lors d'un congrès à Aubervilliers en région parisienne.Secrétaire d'État à l'aide aux victimes entre février 2016 et mai 2017, Juliette Méadel est aujourd'hui membre du groupe de travail chargé par l'Élysée de définir les contours du futur service national universel.
Le chef de file des Patriotes dénonce un "fonctionnement clanique" au sein de l'Élysée.
Invité de France Info jeudi 9 août, Florian Philippot a tiré à boulets rouges sur le gouvernement. L'ex-bras droit de Marine Le Pen est revenu à la fois sur l'affaire Benalla et sur les plaintes visant le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler. "Je suis frappé par le fonctionnement clanique de cette présidence", a réagi le député européen au micro de la station. "On a vraiment des mercenaires au pouvoir, qui sont là pour servir une classe, leur classe d'intérêt. C'est extrêmement révélateur", a-t-il poursuivi. "C'est un révélateur de la présidence Macron, le nouveau monde c'était du blabla" estime Florian Philippot. "On se dit qu'on a vraiment des mercenaires au pouvoir (...) qui sont là pour servir une classe, leur classe", estime le président des Patriotespar franceinfo"L'affaire Benalla a révélé que tous ces beaux discours sur le nouveau monde, la République exemplaire, les nouvelles pratiques, c'était du blabla, c'était bidon. (...) Le président a protégé de manière incompréhensible un individu et une bande, qui avaient des avantages eux aussi tout à fait incompréhensibles", a renchéri le président des Patriotes, qui s'est également exprimé sur les difficultés financières que connaît son ancien parti. Le Rassemblement national (ex-Front national), sous le coup d'une saisie de 2 millions d'euros d'aide publique, pourrait ne plus avoir suffisamment de ressources pour payer ses salariés au mois de septembre, selon son trésorier Wallerand de Saint-Just. "Je ne souhaite qu'aucun parti politique en France ne disparaisse pour cause d'argent", a estimé Florian Philippot jeudi.
Invité d'On ne refait pas la télé sur RTL ce week-end, Gérard Louvin n'a pas eu sa langue dans sa poche. Le producteur a massacré les dirigeants de France 2, pointant du doigt le manque de communication entre ces derniers.
Les propos de Gérard Louvin envers la direction de France 2 risquent, sans aucun doute, de déplaire à la chaîne publique. Interviewé par Eric Dussart et Jade ce samedi 12 novembre dans leur émission sur RTL, le producteur a exprimé son avis sur AcTualiTy et n'a pas mâché ses mots concernant la stratégie de France Télévisions.Thomas Thouroude dans le viseur de Gérard Louvin ?Alors que les émissions des après-midis de France 2 ne font pas l'unanimité parmi les téléspectateurs, Eric Dussart questionne le producteur sur l'avenir d'AcTualiTy, présenté par Thomas Thouroude. "Je l'ai regardé une fois et je ne l'ai pas trouvé si mauvaise que ça", commence Louvin. Il relativise ensuite les propos qu'il avait tenu à l'égard du présentateur dans Touche pas à mon poste !, lorsqu'il avait rejoint l'équipe de chroniqueurs. "J'ai toujours eu un peu de mal avec l'animateur, que je trouve très bon en tant que journaliste sportif, mais j'ai un peu de mal en animateur. J'ai l'impression, ce que j'ai dit un jour chez Hanouna - excusez-moi monsieur Thouroude - J'ai l'impression qu'il joue à l'animateur. Mais il s'améliore. Pour moi, plus il fait d'émissions, moins il joue à l'animateur. Il devient bon", juge le producteur.Gérard Louvin déglingue les dirigeants de France 2Un avis qu'il nuance moins quand cela concerne la direction de la chaîne publique. "Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de professionnels à France 2. Je crois même qu'il n'y en a pas", enchaîne Gérard Louvin. Il précise bien qu'il parle des responsables et non pas des animateurs. "Moi j'ai travaillé dix-sept ans avec Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte (les anciens dirigeants de TF1, ndlr), je sais ce que c'est que des bons", ajoute le producteur. Il va même jusqu'à les comparer à "l'Académie des 9". "Il y a neuf cases de direction qui ne se parlent pas. Ils ne communiquent pas entre eux. Ils ne se font même pas une réunion pour se réunir à neuf ! À partir de ce moment-là, on ne peut pas avancer, chacun fait son petit truc dans son coin", déplore Louvin.Pour lui, le plus gros problème de la chaîne reste lié aux multiples remaniements de son directoire. Pour appuyer ses paroles, il confronte France 2 et M6 : "M6, pourquoi ils avancent quand même ? Parce qu'il y a les mêmes patrons depuis vingt ans." Récemment, Vincent Meslet, qui avait succédé à Thierry Thuillier en septembre 2015, a été limogé et remplacé par Caroline Got. "Ils en sont au 15e directeur des programmes ! Oh ! Réveillez-vous !", ironise Gérard Louvin.
Ces cris-là, ils ne les avaient pas entendus de tout le confinement: les rhinocéros Angus et Wami sortent de leur loge pour retrouver leur "public" humain et les bruits d'enfants, qui ont repeuplé gaiement les allées du parc zoologique de Paris lundi, après trois mois de fermeture.
Finis le calme et les tête-à-tête avec les soigneurs pour les 2.500 pensionnaires du zoo de Vincennes, qui a rouvert ses grilles aux visiteurs, avec parcimonie: protocole sanitaire oblige, le site de 14,5 hectares ne peut accueillir pour l'instant que 2.300 visiteurs au même moment, contre jusqu'à environ 6.000 en temps habituel.Timothée, 5 ans, trépignait dans la file d'attente dès 09H30. "Ça a vraiment manqué aux enfants, d'habitude on vient une fois par semaine !" confie sa mère, Stéphanie, qui habite juste à côté. Elle "ne comprend pas" que le parc n'ait pas ouvert avant, "alors qu'on est à ciel ouvert", et regrette que tous les espaces ne soient pas aujourd'hui accessibles, notamment les lieux clos comme la galerie des girafes.Dûment masquée - à l'instar de tous les autres adultes - elle savoure les retrouvailles avec les animaux, dont elle a pris régulièrement des nouvelles pendant le confinement, via la newsletter et le compte Facebook. "C'est la première fois que je viens depuis 2014 !", s'enthousiasme Alex, un grand-père, en filant avec sa petite fille vers les manchots.Devant le bassin, les enfants sont en ébullition. Mais point d'embouteillage: la distanciation physique semble respectée, sous l'œil vigilant des agents du parc, chargés de réguler les flux. "Ce sont de bonnes conditions", se réjouit Cathy, une habituée venue avec sa fille de quatre ans.- Carnet rose -Toutes les animations étant suspendues, les agents se sont mis à la médiation libre, donnant aux visiteurs des informations au fil de l'eau, notamment sur les naissances. Car cette période printanière a vu le carnet rose s'allonger, avec pas moins d'une soixantaine de naissances, dont des spatules, des flamands roses, des babouins, et, clou de la visite, deux lémurs catta nés début mai, encore accrochés à leur mère.Ce foisonnement de naissances n'a rien a voir avec le confinement. "Les animaux, on les bichonne tout le temps, heureusement !" insiste le chef soigneur, Fabrice Bernard. Mais pendant ces longues semaines sans visiteurs, "on avait nos animaux que +pour nous+, c'était un peu du luxe", explique-t-il.Le personnel a ainsi mis à profit la période pour réaménager de fond en comble les enclos de certaines espèces, comme l'îlot des capucins, dont ils ont changé tous les agrès. "Le temps semblait infini, on n'a pas bâclé les choses", raconte le soigneur.En revanche, "le public nous a manqué; on a vite trouvé le temps long, parce qu'on a besoin de cet échange, de voir les réactions par rapport à notre travail", poursuit Fabrice Bernard.Et aux animaux, le public a-t-il manqué ? Difficile de savoir, mais les soigneurs affirment ne pas avoir remarqué de changement. "On sentait une sérénité générale liée au calme ambiant, mais pas de modification de comportement car les soigneurs ont continué à travailler, il n'y a pas eu d'interruption de contact entre animaux et humains", explique Pierre-Yves Bureau, le directeur."C'est rassurant, ça veut dire que le public n'est pas un stress. Si les animaux avaient changé de comportement, ça aurait voulu dire qu'il y a un problème dans leur environnement captif", analyse Fabrice Bernard, qui a déjà vécu plus d'un mois de fermeture pour l'épidémie de fièvre aphteuse, au début des années 2000.Le site, qui a accueilli 570.000 visiteurs l'an dernier, a accusé une perte estimée à environ 2,2 millions d'euros depuis la mi-mars. Il espère pouvoir augmenter sa jauge de visiteurs, "prudente" pour l'instant, à compter du 22 juin, et ouvrir davantage d'espaces, a dit à l'AFP Bruno David, le président du Muséum d'histoire naturelle, dont dépend le zoo.D'ici là, il faudra patienter pour accéder au belvédère et découvrir les bébés suricates, ainsi qu'au vivarium où le blob, un curieux organisme unicellulaire ressemblant à une masse spongieuse, a été mis en mode sommeil en attendant le retour de ses fans.
VIDÉO.Un huitième groupe parlementaire a fait son apparition mercredi à l'Assemblée nationale. Parmi les seize députés qui le composent, deux ont préféré ce groupe aux bancs de LREM.
Un huitième groupe parlementaire a vu le jour mercredi 17 octobre, baptisé "Libertés et territoires". Jamais l'Assemblée nationale n'avait connu autant de groupes parlementaires, note franceinfo. Pour être estampillé "groupe parlementaire", celui-ci doit réunir au moins quinze députés. UDI, ex-LREM, LREM, radicaux, ex-PS... Ces seize députés viennent d'horizons politiques éclectiques, deux d'entre eux ont même fait le choix de quitter le groupe LREM. Ainsi, deux députés LREM quittent le groupe présidentiel et rejoignent cette nouvelle formation, Paul Molac et François-Michel Lambert. S'y trouvent également Jean-Michel Clément, qui a quitté le parti majoritaire après le vote de la loi Asile et immigration ainsi que M'jid El Guerrab. Les radicaux Sylvia Pinel et Olivier Falorni, l'ex-socialiste François Pupponi ainsi que les députés corses Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani, Paul-André Colombani ont également fait le choix de rejoindre ce nouveau groupe. D'autres viennent du centre, comme les UDI Yves Favennec et Charles de Courson. Philippe Vigier (UDI) et Bertrand Plancher (Parti radical) ont été nommés co-présidents du groupe. Le groupe LREM, "la camisole de force"Pourquoi des députés LREM siègent-ils désormais au sein du groupe "Libertés et territoires" ? "Au sein de notre groupe, ils pourront s'exprimer comme ils le souhaitent. On voit bien que c'était la camisole de force. Ils devaient tout voter, ils n'avaient pas le droit de cosigner des amendements. Ils ne pouvaient s'opposer au gouvernement sur la réforme constitutionnelle (...) Ce qui les a amenés petit à petit vers nous, c'est le constat partagé que leur voix n'était pas entendue", a réagi pour BFMTV Philippe Vigier, co-président du groupe, interrogé sur la présence de ces transfuges LREM. Constitué en groupe, ces députés disposeront d'un secrétariat et surtout du droit de poser des questions au gouvernement lors des séances dédiées. "Nous apporterons notre soutien à la majorité chaque fois que l'intérêt supérieur de la République le commandera", détaille le texte fondateur de ce groupe, cité par le Figaro. "Nous dialoguerons avec la majorité comme avec les autres forces d'opposition républicaines afin de susciter des convergences susceptibles d'être utiles aux débats parlementaires et à l'intérêt général", affirment ces députés qui entendent défendre "de manière décomplexée, une organisation territoriale plus décentralisée."
Au cours de l'après-midi du samedi 29 février, le nombre de cas confirmés de Covid-19 en France est passé de 73 à 100. L'Oise est le foyer le plus important.
Le coronavirus continue se progression en France. Cent personnes ont désormais été atteintes par le nouveau coronavirus depuis la fin du mois de janvier, dont 86 sont actuellement hospitalisées, a annoncé samedi 29 février le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. L'objectif est "clair, freiner la propagation du virus sur le territoire national", a déclaré Jérôme Salomon (Directeur général de la Santé)par BFMTVSur ces 100 cas, 12 personnes sont guéries, 2 sont mortes et 86 hospitalisées, dont 9 dans un état grave, a détaillé le numéro deux du ministère de la Santé lors d'une conférence de presse.Un peu plus tôt dans la journée le ministre de la Santé Olivier Véran avait fait état d'un total de 73 cas. De nouvelles mesures avaient été dévoilées pour enrayer la propagation de la maladie. Les rassemblements de plus de 5.000 personnes dans un espace confiné sont annulés. Plusieurs grands évènements, comme le Salon de l'agriculture ou le semi-marathon de Paris ont ainsi été annulés.L'importance du nouveau bilan "est lié à un important cluster (regroupement de cas) dans l'Oise", particulièrement touchée par le virus, selon M. Salomon. "L'investigation des deux cas initiaux dans l'Oise a permis de détecter cet important cluster qui est désormais de 36 cas au total - donc plus 18 par rapport à hier - par des contacts professionnels et familiaux", a-t-il poursuivi."L'enquête toujours en cours a découvert que deux personnes ont été malades assez précocement début février, exposées sans doute à un malade antérieur qui reste à définir et qui serait le patient zéro". "L'une de ces personnes a des contacts réguliers avec une amie qui travaille sur la base aérienne de Creil. C'est donc l'hypothèse retenue pour la circulation du virus sur la base aérienne de Creil avec désormais 10 personnels contaminés, civils et militaires", a encore détaillé le DGS.
Une vidéo met en lumière des pratiques de maltraitance animale et des problèmes d'hygiène dans un abattoir de l'Indre, déjà épinglé par le passé pour les mêmes raisons. L'association L214 réclame sa fermeture immédiate.
Ce sont trois minutes d'images difficiles à regarder. L'association de protection animale L214 a mis en ligne, vendredi 2 novembre, une nouvelle vidéo choc tournée entre fin août et début septembre dans l'abattoir du Boischaut, situé près de Châteauroux (Indre). Une plainte a été déposée auprès du procureur de la République de Châteauroux pour "maltraitance et actes de cruauté".La vidéo, commentée par la chanteuse du groupe Shaka Ponk, montre plusieurs pratiques cruelles à l'encontre des bovins. "On ne s'assure pas que les animaux soient insensibilisés", note par exemple L214 lorsque l'on voit un employé procéder à la découpe d'une vache pendue par les pattes et encore vivante. Il y a aussi ce cas d'un chevreau qui tente de s'enfuir alors qu'il est violemment traité et subit des décharges électriques avant d'être tué encore conscient. "Les règles minimum d'hygiène ne sont pas respectées", relève aussi l'association, constatant notamment qu'un salarié manipule sans gants un couteau posé au sol. De quoi entraîner un "risque de contamination"."Nous sommes conscients que ce métier d'abatteur doit évoluer"Pourtant, cet abattoir, fonctionnant avec 17 salariés, avait été épinglé en 2016 par un rapport d'inspection vétérinaire. Depuis, 1,6 million d'euros avaient été investis dans l'infrastructure pour la moderniser, rapporte Le Figaro qui diffuse la vidéo en avant-première.La communauté de communes La Châtre et Sainte-Sévère, qui gère l'infrastructure, affirme avoir tout juste recruté une "personne responsable de la qualité pour faire évoluer nos pratiques". "Nous sommes conscients que ce métier d'abatteur, très difficile, doit évoluer", a réagi son président François Daugeron, interrogé par Le Figaro. En attendant les suites de la plainte, L214 réclame la fermeture "immédiate" de l'abattoir.
Un drive à confession a été lancé à Limoges, dans la Haute-Vienne. Les croyants peuvent venir y confesser leurs péchés sans sortir de leur véhicule, rapporte Le Parisien.
Assis sur une chaise installée devant l'église de la paroisse Saint Jean-Paul II, à Limoges (Haute-Vienne) et un masque sur le visage, l'abbé David de Lestapis confesse chaque samedi les fidèles. Lancé le 25 avril, son drive à confession s'inspire d'exemples mexicains, américains ou encore polonais, précise Le Parisien. Les croyants, eux, n'ont pas à sortir leur véhicule pour se soulager de leurs péchés et les règles de distanciation physique, imposées par le confinement décrété afin d'endiguer l'épidémie de coronavirus, sont ainsi bien respectées. "Accueillir des personnes et leur donner le pardon de Dieu est l'un des sept sacrements. Là, nous sommes en plein air et les distances de sécurité sont respectées. Nous sommes donc dans notre rôle", explique le religieux."Venez comme vous êtes"Pas dénué d'humour, l'abbé a signalé la présence de son drive en improvisant une bâche comme en utilisent les communicants. Sur un drap long de cinq mètres et visible depuis la route, il a écrit en grosses lettres : "Drive Confession. Venez comme vous êtes". Un slogan qui n'est pas sans rappeler celui d'un fast-food. Et rien n'arrête sa démarche, pas même la pluie. Il a en effet pris le soin d'abriter sa chaise, grâce à une toile de tente.Bien lui en a pris puisqu'apparemment, les fidèles n'hésitent pas à se présenter. Alors, le drive restera en place jusqu'à la fin du confinement, dont la date a été fixée au 11 mai prochain, si la situation sanitaire le permet.
Un astéroïde décrit comme "relativement grand" va frôler (à l'échelle spatiale) la Terre, mercredi 19 avril, a indiqué la Nasa. L'objet céleste, repéré il y a presque trois ans par les astronomes, devrait passer à la distance respectable d'1,1 million de kilomètres au-dessus de nos têtes, soit 4,6 fois la distance séparant notre planète de la Lune.
Dans un communiqué publié jeudi 6 avril, l'agence spatiale américaine précise qu'en dépit du fait qu'il n'y a "aucune possibilité" que l'astéroïde entre en collision avec la Terre, cette rencontre est "très proche" pour un projectile de cette taille."2014 JO25" (c'est son nom) a été découvert en mai 2014 par des scientifiques de l'Arizona, près de Tucson. Selon les calculs effectués par la Nasa, l'astéroïde mesure près 650 mètres de large. Très peu d'autres éléments sont connus pour le moment sur sa composition, même si sa trajectoire a été anticipée avec précision, et demeure bien connue."2014 JO25" SUCCÈDE À "TOUTATIS"L'astéroïde approchera la Terre depuis la direction du Soleil, et pourra être aperçu dans la nuit du 19 au 20 avril. Il devrait être visible de l'optique des petits téléscopes pour une ou deux nuits, avant qu'il ne disparaisse. Il ne devrait plus repasser "près" de notre planète avant 500 ans...Un tel croisement entre la Terre est un astéroïde de cette taille est inédit depuis le passage de "Toutatis", un projectile gros de 5 kilomètres, qui avait approché la Terre à une distance de 4 fois Terre-Lune, en septembre 2004. La prochaine ne devrait avoir lieu que dans dix ans, en 2027, lorsque que "1999 AN10", 800 mètres de large, devrait "lécher" l'orbite terrestre, à 380.000 kilomètres près, soit une fois la distance Terre-Lune.
Organisé à l'appel de deux collectifs, le rassemblement visait également à dénoncer la politique d'asile du gouvernement.
Entre 200 et 500 sans-papiers ont occupé dimanche 19 mai pendant deux heures le terminal 2F de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle pour dénoncer "la collaboration d'Air France" dans les expulsions et plus généralement la politique d'asile du gouvernement, le traitement des sans-papiers et les expulsions.Le collectif des "Gilets Noirs" et celui de La Chapelle debout! ont demandé qu'Air France "stoppe toute participation financière, matérielle, logistique ou politique" aux reconduites à la frontière. Les collectifs ont également dénoncé "les pressions" sur le personnel d'Air France et sur les passagers qui s'opposent aux expulsions.Une délégation de "Gilets Noirs" a été reçue en fin d'après-midi par des responsables d'Air France qui se sont engagés "à faire part des doléances auprès de la direction", selon un membre de la Chapelle debout!. Fin janvier, entre 200 à 300 personnes sans papiers et demandeurs d'asile s'étaient rassemblés devant la préfecture de police de Paris pour réclamer leur régularisation.
Une séquence filmée fin février par le journaliste Loïc Prigent et diffusée sur TMC montre l'ancienne première dame faire la bise en pleine Fashion Week parisienne et feindre une quinte de toux, assurant "on n'a peur de rien nous, on n'est pas féministe, on ne craint pas le coronavirus".
Face à la pandémie de coronavirus, la France prend des mesures de plus en plus en radicales. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé samedi 14 mars la fermeture dès minuit de tous les "lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays", appelant les Français à "plus de discipline". Samedi soir, 91 personnes en France avaient succombé à la maladie. Virus: bars, restaurants et cinémas fermés (2/3) - 14/03par BFMTVUne situation inédite et grave dont tout le monde n'a pas tout de suite pris conscience. Le 28 février dernier, Carla Bruni-Sarkozy a notamment fait une plaisanterie, filmée par les caméras du journaliste de mode Loïc Prigent pour TMC, sur le sujet. "On se fait la bise, c'est dingue ! Parce qu'on est de la vieille génération nous ! On n'a peur de rien, on n'est pas féministe, on ne craint pas le coronavirus, nada!", assure l'ancienne mannequin en marge d'un défilé de la Fashion Week à Paris, avant de simuler des quintes de toux.Une séquence diffusée début mars qui a fortement fait réagir sur les réseaux sociaux. Face au tollé, l'épouse de Nicolas Sarkozy a tenu à "présenter ses regrets" dimanche 15 mars sur Instagram. "Il nous arrive parfois de faire des plaisanteries de mauvais goût. Pour amuser la galerie, pour faire le show... Sur le moment, dans un certain contexte, dite à une certaine personne, la blague n'a aucune signification. Elle est idiote mais légère et n'a aucune incidence. Sortie de son contexte, la blague peut devenir une ignominie", se justifie la chanteuse. "J'ai malheureusement récemment fait preuve d'humour déplacé et cette maladresse a été filmée sans que je ne le réalise. Un savant montage vidéo a délibérément donné un caractère ignoble à ce navrant trait d'humour", explique-t-elle ensuite. "Je tiens à présenter mes regrets à tous ceux qui ont vu cette vidéo et ont été atterrées par son contenu. Je tiens à préciser aussi qu'elle ne représente en rien mes sentiments réels", assure par ailleurs l'ancienne première dame.
- De la tempête au cyclone -
Les cyclones, la plus violente manifestation des dépressions tropicales, également appelés typhons dans l'océan Indien et le Pacifique Sud ou ouragans dans les Caraïbes, sont des phénomènes tourbillonnaires à pression centrale basse.Ils s'étendent sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres autour de "l'œil", relativement calme, de 10 à 100 km de largeur. Selon l'échelle de Saffir-Simpson utilisée dans l'Atlantique Nord, un cyclone se caractérise par des vents supérieurs à 118 km/h. En-deçà, il s'agit d'une tempête tropicale.L'intensité croissante des cyclones relevée ces dernières années dans plusieurs régions du monde est partiellement attribuée au changement climatique. Les modèles informatiques simulant le climat font état d'un renforcement de l'intensité des cyclones (vents et pluies) et d'une possible baisse de leur fréquence au niveau du globe à l'avenir. - Ondes de tempête -Outre les dégâts causés par la violence des vents, les cyclones peuvent provoquer des inondations catastrophiques et potentiellement très meurtrières lorsqu'ils touchent terre.Le cyclone génère une longue houle qui le précède, parfois jusqu'à 1.000 km en avant, ce qui produit une surélévation du niveau de la mer. Il peut faire déferler des murs d'eau de mer hauts de plusieurs mètres sur les zones côtières, appelés "ondes de tempête".Ces dernières sont susceptibles de pénétrer sur plusieurs dizaines kilomètres à l'intérieur des terres, d'emporter les habitations et de rendre les infrastructures inutilisables.Elles sont le produit de plusieurs facteurs, dont l'intensité du cyclone, sa vitesse de progression, sa taille et son angle d'approche de la côte. La topographie joue également un rôle, particulièrement dans les baies et les estuaires.Selon le service météorologique indien, l'onde de tempête du cyclone Amphan devrait atteindre jusqu'à cinq mètres de hauteur dans les zones basses de l'est de l'Inde et 3,5 mètres au Bangladesh voisin.- La baie du Bengale, très exposée -Les régions touchées par Amphan, dans la baie du Bengale, particulièrement vulnérables en raison de leur faible altitude, sont régulièrement ravagées par des tempêtes d'avril à décembre. Les cyclones y ont fait des centaines de milliers de morts au cours des dernières décennies.En novembre 1970, un cyclone accompagné de raz-de-marée avait fait plus de 500.000 morts dans ce qui était alors le Pakistan oriental, aujourd'hui le Bangladesh.En 1999, 10.000 personnes avaient péri en raison d'un cyclone dans la province indienne d'Odisha. En novembre 2007, le cyclone Sidr avait provoqué la mort de quelque 4.000 personnes dans le sud du Bangladesh et, en mai 2008, plus de 138.000 personnes avaient perdu la vie lorsque le cyclone Nargis avait ravagé une grande partie des côtes birmanes.Les bilans humains se sont pourtant réduits ces dernières années, grâce à la construction de milliers d'abris pour la population et à la mise en place de politiques d'évacuation rapide.
FAIT DIVERS. Sandrine Devillard conteste l'authenticité du testament de son défunt mari la déshéritant.
Mais la justice a confirmé mardi son refus de donner suite à la plainte pour escroquerie qu'elle avait déposée.Si son mariage avec Sandrine Devillard a déclenché des passions, la mort de Marcel Amphoux a fait encore plus de remous. En septembre 2011, l'agriculteur des Hautes-Alpes de 67 ans, surnommé "l'ermite des Alpes", épouse l'agent immobilier parisien de 25 ans sa cadette. Une union célébrée sous les huées des habitants de Puy-Saint-Pierre (Hautes-Alpes) qui soupçonnent sa nouvelle femme de convoiter sa fortune. Le sexagénaire, qui vit dans des conditions très rustiques, possède en effet plusieurs propriétés dans la station de ski de Serre-Chevalier. Un patrimoine avoisinant le million d'euros.Une phrase de Marcel Amphoux, rapportée par des invités, alimente les soupçons. "Je ne voulais pas me marier. Mais je n'ai pas eu le choix. Ils sont venus me chercher", aurait-il déclaré le jour J. Leur vie commune fait du également du bruit, à tel point que de nombreux reportages dans les médias locaux et nationaux sont réalisés sur leur union. Et pour cause, Sandrine Devillard ne vit pas avec son mari, "mais (lui) rend visite autant que possible", assure-t-elle. En novembre 2012, il décède brutalement dans un accident de la route. Six mois plus tard, un testament manuscrit et écrit au dos d'un courrier est découvert. Le défunt y prive son épouse des chalets qu'il louait depuis plusieurs années à titre gracieux à son entourage. Il lègue à chacun de ses locataires le bien qu'il habite et le reste à une autre personne, qui n'est pas son épouse.L'AFFAIRE LOIN D'ÊTRE CLASSÉEAprès la découverte du testament, cette dernière et l'entourage de M. Amphoux ont déposé des plaintes croisées, chaque camp accusant l'autre d'abus de faiblesse sur le sexagénaire. Mais la justice estime en décembre 2016, qu'il n'y a aucune escroquerie et que le testament est bien du défunt et le parquet de Gap prononce un non-lieu. Mme Devillard dépose alors à nouveau plainte, avec constitution de partie civile, afin d'obliger le parquet à ouvrir une information judiciaire pour "escroquerie, abus de faiblesse et faux et usage de faux". "Le testament est bien de la main de Marcel Amphoux, cela n'est plus contesté, mais pas de sa tête", a expliqué mardi 21 novembre au Dauphiné Libéré l'avocat de Sandrine Devillard. "L'enquête a certes été fouillée, mais nous pensons que certaines auditions et confrontations n'ont pas été faites. Il y a encore des choses à extirper de cette histoire".Mais cela n'a pas convaincu la justice. Suivant l'avis de l'avocat général à l'audience du 24 octobre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble a confirmé mardi le non-lieu rendu au motif que le testament était bien "de la main" du défunt. L'avocat de Sandrine Devillard a indiqué à l'AFP que sa cliente allait se pourvoir en cassation.
Le festival du cinéma américain de Deauville (Calvados) va se muer pour sa 46e édition prévue début septembre en "festival du cinéma tout court", en l'absence de stars américaines, a indiqué mardi le maire de la station balnéaire Philippe Augier.
"Évidemment, les Américains ne seront pas là" étant donné la fermeture des frontières liée au Covid mais "ça va être le premier festival important depuis le Covid. Beaune n'a pas eu lieu. Locarno n'a pas eu lieu. Cannes n'a pas eu lieu. Deauville aura lieu", a ajouté lors d'un point presse Bruno Barde, le directeur du festival prévu du 4 au 13 septembre.Avec la présentation à Deauville de 10 des 52 films qui étaient sélectionnés pour l'édition 2020 de Cannes, M. Barde promet "beaucoup" de stars sur les planches, "peut-être même un peu plus" que les années précédentes, où "on privilégiait les Américains et on était chiches sur les invitations aux Français".Outre la présidente du jury, Vanessa Paradis, sont attendus notamment Dominique Blanc, Benoît Poelvoorde, Leïla Bekhti, Maïwenn, Bruno Podalydès, Pio Marmaï, Noémie Merlant (un des deux rôles principaux dans "Portrait d'une jeune fille en feu") qui viendra présenter "un film qui va beaucoup faire parler, +A good man+ de Marie-Castille Mention-Schaar", selon Bruno Barde.Le directeur du festival a indiqué mardi ne pas savoir si Gérard Depardieu, qui joue dans un des films de la sélection cannoise présenté à Deauville, "Des hommes" de Lucas Belvaux, ferait le déplacement.Deauville promet de présenter environ 70 films au total soit autant qu'à l'accoutumé, dont une soixantaine de films américains et les dix de Cannes.Outre "Des hommes", le très attendu "Peninsula" de Yeon Sang-ho, "ADN" de Maïwenn, "Ammonite" de Francis Lee, "Les Deux Alfred" de Bruno Podalydès, et "Last Words" de Jonathan Nossiter seront notamment dévoilés à Deauville.Le festival projettera également trois films qui avait été sélectionnés à Annecy, festival qui n'a pu se tenir que sous forme numérique en raison du Covid.Quinze films américains indépendants seront en compétition dont huit films de femmes et sept premiers films.Le festival qui accueille habituellement 60.000 spectateurs s'attend à 30% de baisse de fréquentation, étant donné la réduction de la capacité des salles liée au Covid.En juin, le festival du film de Cabourg (Calvados) avait réuni 3.500 personnes en salles contre 9.000 en 2019, avec 2,5 jours en moins, en présence notamment de Chiara Mastroiani et Lambert Wilson selon ses organisateurs.
Si les universités anglo-saxonnes dominent toujours le classement, les établissements français font une percée remarquée.
Emmanuel Macron s'est félicité samedi 15 août de la reconnaissance internationale "enfin" acquise par les universités françaises, alors que 4 établissements tricolores ont fait leur entrée dans le top 100 du classement de Shanghai.Emmanuel Macron a dit dans un tweet samedi soir "un très grand bravo à l'Université Paris-Saclay. Un niveau jamais atteint par un établissement français", a-t-il souligné. "La qualité de notre enseignement supérieur et de notre recherche est enfin reconnue internationalement à son vrai niveau", a-t-il ajouté dans un tweet distinct, en félicitant l'ensemble des établissements français classés. Les dix premières places sont comme l'an dernier dominées par les Anglo-saxons avec huit universités américaines et deux britanniques occupant le haut de ce classement des meilleurs établissements du supérieur réalisé depuis 2003 par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy. Trônant à la première place, Harvard devance une nouvelle fois sa compatriote Stanford et la britannique Cambridge. On trouve ensuite les américaines MIT (4e), Berkeley (5e) et Princeton (6e).Premier établissement non-anglosaxon avec sa 14e place, Paris-Saclay fait donc sa première apparition dans le top 100 tout comme l'université PSL (Paris sciences et lettres), au 36e rang, celle de Paris (65e) et Grenoble Alpes (99e). Habituée du classement, la Sorbonne grappille, elle, quelques places pour se hisser au 39e rang.Dans un communiqué, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal s'est félicitée que la France se classe désormais au 3e rang mondial derrière les États-Unis et le Royaume-Uni et y voit le résultat des réformes engagées dans le supérieur. "Les efforts initiés afin de permettre le rayonnement de nos universités à l'international commencent à porter leurs fruits. Ces nouveaux modèles d'universités font la preuve de leur pertinence et sont désormais reconnus à l'étranger, témoignant de la qualité de notre enseignement et de notre recherche au plan international", a indiqué la ministre.Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature. Si le cabinet présente ce classement comme "le plus fiable", ces critères sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements. En 2019, Frédérique Vidal avait regretté que "certains" des choix du classement "desservent particulièrement les universités françaises".
INSOLITE. Interpellé par un internaute, Le Monde s'est rendu compte qu'une vidéo de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles utilisait des images extraites de banques d'images étrangères.
Inquiète des effets qu'auront le CETA, traité transatlantique entre l'Union européenne et le Canada, et le projet d'accord entre l'UE et le Mercosur (qui regroupe l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay), sur l'agriculture française, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) lance un message d'alerte. "Ensemble, disons non à une agriculture dont nous ne voulons pas", interpelle le syndicat professionnel majoritaire dans la profession agricole en France à travers une campagne vidéo diffusée sur Twitter samedi 2 juin. "L'agriculture française est une chance pour notre pays", peut-on lire sur une succession de photos de jolis paysages... étrangers!Alerté par un internaute, Le Monde révèle lundi 4 juin que les images de cette vidéo de promotion sont extraites de banques d'images étrangères. La première photo aurait été prise au Pays basque espagnol, la suivante sublime un champ de blé serbe. Le champ d'éoliennes est britannique, la scène de cueillette de tulipes vient de Bulgarie et le troupeau de bétail est américain. Le champ de lavandes est en revanche lui bien Français, puisque le cliché a été pris dans le village de Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence, explique le quotidien.
- C'est une tradition outre-Atlantique : les candidats à la Maison blanche rendent public leur déclaration d'impôts. Une coutume que le milliardaire et candidat républicain, Donald Trump, n'a visiblement pas l'intention de respecter, poussant certains à se demander ce qu'il a à cacher.
-"Cela ne vous regarde pas", a récemment déclaré Donald Trump sur la chaîne de télévision "ABC", où il était interrogé sur son taux d'imposition. Avant de reconnaître : "Je me bats très dur pour payer le moins d'impôts possible (...) car ce pays gaspille notre argent". Il a ajouté qu'il n'avait pas de compte bancaire en Suisse ou ailleurs à l'étranger, et estimé que ce n'était pas un droit pour les électeurs de voir sa feuille d'impôts. Quelques jours plus tôt, il s'était abrité derrière un contrôle fiscal en cours pour ne pas la divulguer, tout en se disant prêt à le faire quand celui-ci serait terminé : s'il tient parole, cela pourrait prendre des années. Cette réticence n'est pas passée inaperçue, y compris dans son parti. L'ancien candidat républicain à la présidence Mitt Romney, lui-même multimillionnaire et très hostile à Donald Trump, a notamment estimé sur Facebook que ce refus "le disqualifiait". Un contrôle fiscal n'empêche en rien de publier ce document fiscal, a-t-il souligné. Selon lui, la seule explication à ce refus est "une bombe d'une taille inhabituelle". Depuis 1976, tous les principaux candidats à la présidence américaine ont rendu public leur avis d'imposition. Selon des experts, le milliardaire de l'immobilier pourrait payer peu d'impôts, voire pas du tout, s'il a utilisé toutes les lacunes de la législation fiscale et les abattements dont peuvent bénéficier les promoteurs immobiliers. ÉCHAPPATOIRES ET ABATTEMENTSDonald Trump a mentionné cette semaine plus de 557 millions de dollars de revenus et un patrimoine net de plus de 10 milliards de dollars, dans sa déclaration financière personnelle déposée auprès de la commission électorale financière (FEC), démarche obligatoire pour les candidats. "Sans aucun doute, un homme impliqué dans autant de transactions immobilières que Donald Trump aura profité pleinement de tous les échappatoires et des abattements dans l'immobilier", a déclaré Jack Blum, responsable de l'ONG Tax Justice Network USA et ancien avocat de la commission antitrust au Sénat, au site MarketWatch."Sa feuille d'impôts montrera jusqu'où il a poussé le bouchon, pour transformer un revenu ordinaire en augmentation de capital, retarder le paiement d'impôts" en utilisant certaines dispositions légales "et créer un labyrinthe impénétrable pour les contrôleurs de l'IRS", le service fédéral des impôts, a-t-il ajouté. La seule "fenêtre" sur la façon dont Donald Trump déclare ses impôts remonte à 1981, quand il avait demandé une autorisation pour un casino dans le New Jersey, selon le Washington Post. Il avait alors affirmé que ses revenus combinés en 1978 et 1979 étaient déficitaires de 3,8 millions de dollars ce qui, selon le quotidien, lui avait permis de ne pas payer d'impôts fédéraux. Sa feuille d'impôt permettrait aussi de voir ce qu'il donne aux organisations caritatives, détail toujours regardé avec attention aux Etats-Unis. En se lançant dans la course l'an dernier, Donald Trump avait affirmé qu'il leur donnait "beaucoup d'argent". UN AXE D'ATTAQUE POUR CLINTONCherchant à maintenir la pression, la campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton - qui a publié ses feuilles d'impôt chaque année depuis 1977 - ne lâche pas Donald Trump sur le sujet. Elle a diffusé deux courtes vidéos, dont l'une consacrée aux "quatre choses que Donald pourrait cacher dans ses feuilles d'impôts": "il ment peut-être sur sa fortune", "il ne paye peut-être pas ce qu'il doit". "Peut-être qu'il ne fait que causer" quand il évoque des dons aux organisations caritatives. "Ou c'est peut-être quelque chose d'autre", indique la vidéo, avec à l'appui des déclarations de Mitt Romney et de très courts extraits de journaux.La campagne de Hillary Clinton, probable adversaire de Donald Trump à l'élection présidentielle de novembre, a aussi transmis aux journalistes une douzaine d'articles sur le sujet, certains très critiques. Mais le magnat, aussi connu pour négocier de solides réductions d'impôts pour ses constructions, semble en téflon. Au niveau national, l'écart des intentions de vote s'est récemment resserré entre lui et Hilary Clinton, qui n'a plus qu'une moyenne de 3,1 points d'avance, selon le site Real Clear Politics.
C'est la dernière bataille avant le vote. Ce jeudi soir, à partir de 20h55, les sept candidats à la primaire de la droite se retrouvent sur le plateau de France 2 pour un troisième et ultime débat télévisé.
Les protagonistes abattront ainsi leurs dernières cartes et affûteront leurs arguments durant deux heures, en direct. Comme lors des précédents débats, Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusco-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy seront debout derrière leurs pupitres blancs, installés en arc de cercle, selon une disposition tirée au sort. Les candidats seront interrogés par quatre journalistes : Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Nathalie Saint-Cricq et David Pujadas (France 2) ainsi que Hervé Favre (La Voix du Nord). Ils disposeront de 90 secondes par réponse, avec un droit d'interpellation de l'un des adversaires. Puis ils auront 20 minutes pour répondre aux questions d'internautes. Enfin, chacun aura 1 minute 30 pour conclure. L'Europe, l'éducation et la protection sociale seront au coeur des discussions. Mais beaucoup de téléspectateurs attendront sans doute de voir si une ou plusieurs questions seront posées suite aux déclarations de Ziad Takieddine. L'homme d'affaires franco-libanais a affirmé dans une vidéo diffusée par Mediapart d'avoir remis trois valises d'argent liquide au ministre de l'Intérieur entre 2006 et 2007 dans le cadre de ses nouvelles accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Les avocats de Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ont déjà annoncé des poursuites.Après deux mois d'une campagne officielle, de nombreuses incertitudes se sont accumulées dans la dernière ligne droite. Annoncé depuis longtemps, le duel Juppé-Sarkozy pourrait se voir être chamboulé par la percée de François Fillon. L'ancien Premier ministre a vu sa côte bondir (hausse de 10 points) ces derniers jours, selon un sondage Ipsos Steria diffusé jeudi. Comme l'a démontré la victoire de Donald Trump aux États-Unis, une campagne électorale n'est jamais jouée jusqu'au jour du scrutin. Et cette primaire de la droite, historique, comporte encore beaucoup d'inconnues. La réponse dans les urnes, elle, aura lieu ce dimanche avec le vote des électeurs.
À la demande des associations représentant les familles de victimes, le feu d'artifice de Nice sera tiré le samedi 13 juillet et non pas le 14 juillet.
Trois ans après l'attentat du 14 juillet 2016, Nice renoue cette année avec la tradition du feu d'artifice, a annoncé vendredi la municipalité. Commis sur la promenade des Anglais, juste après le feu d'artifice, par le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, et revendiqué par l'organisation État islamique, l'attentat avait fait, 86 tués, 206 blessés et 1.360 personnes traumatisées. Ce feu d'artifice tiré à 22h depuis une barge située en face du quai des États-Unis, dans le prolongement de la promenade des Anglais, sera toutefois tiré le 13 juillet, et non le 14, à la demande des associations représentant les familles de victimes. Un feu d'artifice avait déjà été proposé l'an dernier, mais le 15 août, depuis ce même emplacement, ainsi qu'un autre le mois précédent mais à proximité du port.Le thème retenu cette année pour le feu d'artifice est celui de la "renaissance" et du "retour à la vie", indique la ville de Nice, et il sera accompagné "d'une musique porteuse d'espoir". "Des contrôles systématiques seront effectués aux entrées de chaque site, notamment au moyen de portiques de sécurité, ouverture des sacs, palpations", prévient la Ville.Un hommage aux victimes est prévu le 14 juillet lui-même, avec une cérémonie cultuelle le matin à la villa Masséna et un concert de l'Orchestre philharmonique de Nice au jardin Albert-1er le soir à l'issue duquel, à 22H34 précises, heure de l'attentat de 2016, 86 faisceaux lumineux seront projetés dans le ciel depuis le front de mer.
Philippe Bas a cependant assuré que l'Élysée lui a fourni "tous les autres documents" demandés, soit au total "une dizaine de documents".
Alors qu'Alexandre Benalla est auditionné par la commission d'enquête sénatoriale, mercredi 19 septembre, son président, Philippe Bas, a affirmé, au micro de Franceinfo, ne pas avoir reçu la fiche de poste et le bulletin de salaire d'Alexandre Benalla, des documents demandés au mois d'août. Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche et président de la commission des lois du Sénat, avait demandé ces éléments à l'Elysée avant l'audition d'Alexandre Benalla : "On m'a répondu que c'était contraire à la séparation des pouvoirs", a expliqué l'élu. "Une certaine sélectivité dans la manière dont les informations sortent de l'appareil d'État""Je ne comprends pas cette sélectivité alors même que la fiche de salaire a été publiée dans la presse et que nous avons auditionné à plusieurs reprises des collaborateurs du président de la République qui nous ont donné leur version de la fonction de M. Benalla", a réagi Philippe Bas à la radio.Le président de la commission d'enquête sénatoriale a cependant assuré que l'Élysée lui a fourni "tous les autres documents" demandés, soit au total "une dizaine de documents". "Il y a une certaine sélectivité dans la manière dont les informations sortent de l'appareil d'État", a-t-il regretté. "Pourquoi cette espèce de sentiment d'encerclement ?"Au sujet de l'appel passé par Emmanuel Macron à Gérard Larcher, le président du Sénat, Philippe Bas explique : "Je n'ai pas eu d'échos de ce coup de fil dont la presse a parlé, mais, s'il a bien existé, je le crois totalement déplacé", a-t-il assuré avant d'ajouter : "Heureusement, je n'ai pas eu de pressions"."Le Parlement accomplit souverainement sa tâche. Il le fait en ne débordant jamais sur la justice", a déclaré le président de la commission des lois. "Nous ne nous intéressons à aucun acte et aucune décision du président de la République. Pourquoi cette espèce de sentiment d'encerclement ?", a-t-il questionné. "Je demande un peu plus de sérénité dans le débat politique autour de cette affaire pour ne pas lui donner une importance qu'elle n'a pas."
ÉCLAIRAGE. Le Sénat a adopté, mardi 4 février en première lecture, le projet de loi bioéthique qui ouvre la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.
Le texte a été largement remanié depuis son adoption par l'Assemblée. Mardi 4 février, dans un hémicycle quasiment plein, le Sénat a adopté le projet de loi bioéthique avec 153 voix pour (très grande majorité des groupes PS, LREM, RDSE à majorité radicale et CRCE à majorité communiste) et 143 voix contre (dont 97 des 144 LR, 26 des 51 centristes, 7 des 13 Indépendants). 45 sénateurs se sont abstenus. Le texte, largement remanié, va maintenant repartir en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Il y sera étudié à partir du mois d'avril. La seconde lecture du texte au Sénat est prévue à partir du mois de mai. L'adoption définitive du texte ne devrait donc pas intervenir avant cet été. Législation, objectifs, coût : état des lieux de la PMA pour toutes en Europepar euronews (en français)Voici les dix principales modifications apportées par le Sénat, le plus souvent contre l'avis du gouvernement, et sur lesquelles l'Assemblée nationale pourra revenir.• Ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, mais un remboursement limité Mesure emblématique de la loi, le Sénat a donné son aval à l'ouverture de la PMA. L'institution a néanmoins limité son remboursement par la Sécurité sociale à la procréation médicalement assistée fondée sur "caractère médical" après constatation d'une infertilité. • Interdiction du double don de gamètesLe Sénat s'est prononcé contre "le double don" de gamètes, mesure défendue par le gouvernement pour autoriser le recours à la fois à un don d'ovocyte et à un don de sperme dans le cadre d'une PMA.• Une "mère d'intention" dont la filiation est établie par voie d'adoption Pour les couples de femmes, le gouvernement souhaite que celle qui n'a pas porté le bébé soit reconnue comme parent à égalité avec sa compagne qui accouche, par le moyen d'une reconnaissance anticipée de l'enfant devant notaire. Le Sénat a de son côté voté en faveur d'une filiation de la mère d'intention, celle qui n'a pas accouché, établie par voie d'adoption.• Le consentement du donneur pour avoir accès aux origines Les sénateurs ont distingué l'accès aux "données non identifiantes", accepté de manière irrévocable par les futurs donneurs de gamètes préalablement au don, et l'accès à l'identité. Cette dernière doit faire l'objet d'un consentement du donneur au moment où l'enfant majeur né d'un don en fait la demande.Le Sénat a également prévu que les anciens donneurs, sous le régime actuel d'anonymat, puissent être recontactés sur leur volonté ou non de communiquer leurs informations personnelles. • L'autoconservation des gamètes interdite hors raisons médicalesLe Sénat a supprimé l'article autorisant l'autoconservation des gamètes, ovocytes et spermatozoïdes, sans raisons médicales telles que cancers, endométriose...• Les enfants nés par GPA à l'étranger non reconnusLe Sénat a exclu la transcription à l'état-civil des actes de naissance établis à l'étranger mentionnant deux pères ou mentionnant comme mère une femme autre que celle ayant accouché. Le gouvernement proposait que la "réalité" d'un acte d'état-civil étranger soit "appréciée au regard de la loi française", c'est-à-dire une transcription pour le parent biologique et un "établissement de la filiation du parent d'intention par l'adoption sous le contrôle du juge", a expliqué la ministre.• La culture d'embryons étendueLes sénateurs ont porté à 21 jours le délai autorisé pour la culture d'embryons in vitro, alors que les députés l'avaient augmenté à 7 à 14 jours.• Les embryons chimériques interditsLe Sénat a rétabli l'interdiction de tout embryon chimérique, alors que le gouvernement souhaitait encadrer l'insertion de cellules souches humaines dans un embryon animal. Il s'est opposé à la modification génétique des embryons à des fins de recherche scientifique et médicale.• Les "bébés médicaments" réintroduitsLes sénateurs ont réintroduit la technique du double diagnostic préimplantatoire (DPI-HLA) connue aussi sous le nom de "bébé médicament" ou "bébé du double espoir".• Les dons de corps à la science encadrés Le Sénat a voté un amendement du gouvernement visant à encadrer les conditions de dons du corps à la science.
Les dégradations sur les radars tourelle s'élèvent à 80 millions d'euros, selon la Sécurité routière.
Ils sont censés être les radars du futur : plus modernes, plus perfectionnés, et surtout plus difficiles à dégrader. Et pourtant, les actes de vandalisme sur les radars tourelle se multiplient, jusqu'à un par jour, rapporte BFMTV mardi 7 janvier.Alors que, au plus fort du mouvement des "gilets jaunes", jusqu'à 75% des radars automatiques avaient été détruits ou dégradés, le gouvernement avait annoncé le déploiement de plusieurs centaines de radars de nouvelle génération "Mesta Fusion 2". Perché sur un mât de 4 mètres de haut, il est capable de scanner huit voies de circulation et plusieurs véhicules en même temps, sur un tronçon de 200 mètres. "Pour le moment, il ne fait que flasher la vitesse et les feux rouges, explique à BFMTV le journaliste à Auto Plus, Pascal Pennec. Mais dans un proche avenir, il est voué à constater et à sanctionner beaucoup d'autres infractions, que ce soit la ceinture de sécurité, le téléphone au volant...""Les radars ont pour effet de faire baisser les vitesses et la dégradation systématique des radars entraîne a contrario des comportements d'indifférence au respect de la vitesse, et du coup provoque du danger, déplore le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. On peut dire sans hésitation que ceux qui détruisent les radars, tôt ou tard, ont du sang sur les mains." À la mi-décembre, il estimait le coût des dégradations sur ces nouveaux radars à 80 millions d'euros.Le gouvernement prévoit dé déployer 1.200 radars tourelle sur tout le territoire d'ici la fin de l'année, indique BFMTV.
Interrogée dans le Journal du Dimanche au sujet de la persistance de déserts médicaux, la ministre de la Santé veut réorganiser le système de santé pour y faire face.
"L'alarme a déjà sonné". Dans le Journal du dimanche du 5 mai, la ministre de la Santé fait un état des lieux de la lutte contre les déserts médicaux, grand absent de la lettre aux Français d'Emmanuel Macron. "J'hérite de 30 ans de politiques de réduction du nombre de médecins", explique la ministre, qui assure avoir pris le sujet "à bras le corps". Si des mesures ont déjà été prises, comme la suppression du numerus clausus dans les facultés de médecine, les effets ne se verront pas avant une dizaine d'années. "Les politiques n'avaient pas anticipé les aspirations des médecins à travailler autrement ni le vieillissement de la population." Dans son plan, baptisé "Ma Santé 2022", projet de loi examiné au Sénat en juin, Agnès Buzyn veut repenser le système de santé en prenant plus en compte le changement générationnel des médecins. Si les praticiens en âge de partir à la retraite seront incités à rester actifs quelques années supplémentaires, via un système d'exonération de cotisations retraite, la ministre entend s'adapter aux nouvelles pratiques des plus jeunes. Elle souhaite "rendre l'exercice médical attractif. Les jeunes veulent travailler à la fois à l'hôpital et en libéral, dans un collectif. À peine 3 % d'entre eux souhaitent exercer de manière isolée, ce qui était le modèle depuis des décennies." Ce changement générationnel se traduit principalement par l'apparition en nombre des maisons et centres de santé. La mutualité garantit, selon Agnès Buzyn, la pérennité des soins dans les zones plus isolées. La contrainte à l'installation "contre-productive"Des zones isolées qui devront accepter le fait que le médecin ne sera plus dans le village ou dans la petite ville. "C'est un changement de modèle", concède la ministre qui pense malgré tout que tout le monde peut être gagnant et qui estime l'obligation d'installation dans les campagnes contre-productives. Les personnes ayant des difficultés à se déplacer auront effectivement une autre solution : la télémédecine. Intégralement remboursée depuis septembre dernier, la ministre y voit une solution pérenne. "Ce n'est pas un gadget mais une activité de soins, et le remboursement doit s'inscrire dans le parcours du patient." Les effets du plan d'Agnès Buzyn sont attendus pour 2022. L'objectif annoncé est de doubler le nombre de maisons et centres de santé.
L'avocat de l'ex-femme de Michel Fourniret, Me Delgenes, a déclaré jeudi que les fouilles menées depuis lundi dans les Ardennes pour retrouver le corps d'Estelle Mouzin étaient sur le point de s'achever, sans résultat probant.
"Il semble que les fouilles vont s'arrêter aujourd'hui parce que tout a été fait par tous les services de police et militaires (...) et je pense qu'on ne peut pas aller plus loin", a déclaré à la presse à la sortie du Château du Sautou Me Richard Delgenes, avocat de Monique Olivier. "Au moins on sait qu'on n'a pas pu trouver de corps à des endroits qui étaient scientifiquement des caches potentielles."Il a également émis le souhait que Michel Fourniret soit lui-même amené sur place, ce qui permettrait d'être "plus efficaces dans l'analyse de ses propos parce qu'on ne sait pas quand il manipule ou quand il manipule pas".Jeudi matin, les militaires et gendarmes, dont un camion des experts de l'identification criminelle, se sont à nouveau rendus aux abords du Château du Sautou, immense propriété de 15 hectares, située sur la commune de Donchery et isolée au milieu des bois, ont constaté des journalistes de l'AFP. - Un meurtre avoué en mars -La juge d'instruction parisienne Sabine Kheris, qui a quitté le site en fin d'après-midi jeudi, est à la tête de ces opérations de recherche, débutées lundi à Ville-sur-Lumes, à une dizaine de kilomètres. Les enquêteurs avaient alors fouillé sans succès la cave d'une maison ayant un temps appartenu à la soeur du tueur en série, décédée en 2002. Michel Fourniret, qui a avoué en mars l'enlèvement et le meurtre d'Estelle Mouzin, s'y était rendu régulièrement jusqu'à son arrestation en 2003.Un ticket de caisse, imprimé dans un supermarché à proximité le 11 janvier 2003 - soit deux jours après la disparition de la fillette de neuf ans à Guermantes (Seine-et-Marne) - et retrouvé lors d'une perquisition chez "l'Ogre des Ardennes", avait guidé les enquêteurs jusqu'à ce quartier pavillonnaire.L'équipe de recherche, composée d'une cinquantaine de gendarmes et experts, dont des membres de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, de la brigade fluviale ou de sapeurs de l'armée de Terre, a ensuite fouillé mardi et mercredi l'immense domaine du Sautou, ses espaces forestiers et plans d'eau, ne rapportant pour l'instant aucune découverte majeure.C'est dans cette propriété isolée, accessible uniquement par une route forestière, qu'avaient été retrouvés en 2004 les corps d'Elisabeth Brichet, 12 ans, et de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, deux victimes de Fourniret."On ne peut pas dire qu'il y a des avancées", mais "il y a eu des portes fermées, (...) des endroits qu'on peut écarter aujourd'hui", avait déclaré mardi soir Didier Seban, l'un des avocats de la famille Mouzin. Il avait également indiqué que les investigations pourraient se poursuivre en Belgique.
C'est un salaire complètement fou et qui depuis lundi soir fait réagir les téléspectateurs mais également d'autres candidats de Koh Lanta qui ont été beaucoup moins payés !
Dylan était hier soir invité sur le plateau de Cyril Hanouna dans "Touche pas à mon poste" et il a fait le bilan des 20 jours qu'il a passé dans le jeu de TF1. Mais surtout, il n'a pas hésité à révéler son salaire pour participer à ce jeu car "la production le voulait absolument". Après avoir expliqué que le salaire de base s'élevait entre 7.000 et 10.000 euros quelque soit la durée passée dans le jeu, il a expliqué avoir, lui, négocié une somme bien supérieure.Le Luxembourgeois de 23 ans, qui avait été remarqué par les téléspectateurs en ne quittant jamais ses mocassins blancs a affirmé : "Ils me voulaient à tout prix parce que j'avais fait tout ce qu'il fallait en trois jours, donc j'ai négocié mon contrat... Les aventuriers le savent donc il n'y a plus de cachette : au total j'ai pris 27.000 euros, que je fasse trois jours ou toute l'aventure. On fait de la télé. C'est un business et on est là pour négocier le contrat. Si tu dis juste 'oui', c'est ton problème. Moi je suis là, je prends."Dylan ne compte pas en rester là et il a participé d'ores et déjà à un autre tournage de téléréalité, celui de "La villa des cœurs brisés 4" (TFX), mais il n'a pas révélé le montant de son salaire pour ce tournage.
La pêche à pied des coquillages est également interdite dans neuf communes du Calvados, situées entre les estuaires de l'Orne et de la Seulles.
Cinq plages du Calvados sont toujours interdites à la baignade, ce samedi 6 juillet. Sont concernées les plages de Tracy-sur-Mer, Courseulles-sur-Mer, Bernières-sur-Mer (plage ouest), Lion-sur-Mer et St-Aubin-sur-Mer.Cette mesure a été prise après la découverte jeudi d'une pollution aux bactéries fécales de type escherichia coli, rapporte Le Parisien. Même si les mesures réalisées vendredi montraient des niveaux bactériologiques en baisse, la préfecture du Calvados a préféré maintenir l'interdiction samedi. L'origine de cette pollution n'a pas encore été déterminée. "Il est possible que l'on n'ait pas encore identifié une structure dont les rejets seraient impropres. Il est aussi très possible que la chaleur de ces derniers jours cumulée aux marées et vents forts ait empêché le bon renouvellement des masses d'eau et favorisé la concentration bactériologique", explique Gauthier Jue, ingénieur biologiste à l'ARS (Agence régionale de santé) au Parisien. Eau de baignade : des contrôles insuffisants ?par La Quotidienne Un arrêté préfectoral du 3 juillet interdit également temporairement les activités de pêche à pied des coquillages dans neuf communes, situées entre les estuaires de l'Orne et de la Seulles : Ouistreham, Colleville-Montgomery, Hermanville-sur-Mer, Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Langrune-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer, Bernières-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer pour partie.
Le feu d'artifice du 14 juillet aura lieu mais sera soumis à des restrictions, pandémie de Covid-19 oblige, comme l'annonce la mairie de Paris dans un communiqué publié mercredi 8 juillet.
Que les Parisiens et les téléspectateurs e rassurent. Malgré la pandémie de coronavirus, le feu d'artifice aura bien lieu à la Tour Eiffel, comme chaque année. Des mesures ont en revanche été évidemment adoptées pour s'adapter au contexte sanitaire. Comme l'explique un communiqué de la Ville de Paris publié mercredi 8 juillet, "le public ne pourra être accueilli au sein d'un large périmètre autour de la Tour Eiffel. C'est également le cas du concert organisé sur le Champ de Mars par Radio France qui se tiendra à huis clos cette année". "En application d'un arrêté du Préfet de Police, une large zone d'exclusion sera mise en place autour du site afin d'assurer la sécurité du feu et de prévenir tout éventuel attroupement de personnes", continue-t-on. Les spectateurs.trices ne pourront donc pas se regrouper comme les années précédentes, afin de respecter l'interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes.Une zone strictement interdite au publicPuis le communiqué de préciser : "Des restrictions d'accès seront ainsi mises en œuvre dès 11h sur le Champ-de-Mars et à compter de 16h autour du site de Trocadéro et sur le pont d'Iéna. À compter de 19h, une large zone s'étendant du pont de Grenelle jusqu'au pont de l'Alma, englobant le Champ-de-Mars et le site du Trocadéro, sera strictement interdite au public."Pour admirer le spectacle, rendez-vous donc devant son petit écran. Le feu d'artifice sera retransmis à la télévision, diffusé en direct en France et à l'étranger, dès 23h.
PORTAITS. Trois proches d'Emmanuel Macron font leur entrée au gouvernement, remplaçant les trois ministres souhaitant briguer des mandats électoraux. • Sibeth Ndiaye, la com' sans langue de bois
Atypique, d'une loyauté combative, connue pour son franc-parler et son langage souvent cru, Sibeth Ndiaye, 39 ans, est la nouvelle porte-parole du gouvernement. Elle fait partie du cercle proche du chef de l'État. Sa nomination surprise est une récompense éclatante pour celle que beaucoup donnaient partante de l'Élysée, pour cause de choix de communication contestés et de chute d'Emmanuel Macron dans les sondages. À l'Elysée, elle contrôle d'une main de fer le service communication. Mais elle a aussi eu de nombreuses frictions avec une partie de l'entourage du chef de l'État, dont les proches de Brigitte Macron.Native de Dakar, au Sénégal, naturalisée en 2016, cette Franco-Sénégalaise est entrée à l'Élysée avec le président de la République en tant que conseillère pour la presse, après avoir occupé la même fonction quand il était ministre de l'Économie. Auparavant, elle avait tenu ce rôle auprès de Claude Bartolone, alors président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, puis d'Arnaud Montebourg à Bercy, sous le mandat de François Hollande.Quand Emmanuel Macron fonde En marche !, elle l'y suit comme conseillère presse de la campagne, pour laquelle elle se dépense sans compter. Le grand public la découvre dans le documentaire de Yann L'Hénoret, "Emmanuel Macron, les coulisses d'une victoire", où on la voit omniprésente, défendant son candidat bec et ongles. Elle va jusqu'à traiter un journaliste de "sagouin" et se dit prête à "mentir" si besoin pour protéger son candidat.Elle fait partie des "Mormons", ce petit groupe de quadras et trentenaires qui ont accompagné Emmanuel Macron dans sa quête de l'Élysée. Ces derniers mois, ils ont quitté le palais l'un après l'autre, à l'instar du secrétaire d'État Benjamin Griveaux, et des conseillers Ismaël Emelien et Sylvain Fort. Partisane d'un communication de combat, voire provocatrice, adepte des réseaux sociaux plutôt que des médias traditionnels, c'est elle qui poste sur son compte Twitter la vidéo sur le "pognon de dingue" que, selon Emmanuel Macron, coûtent les aides sociales. • Cédric O, le "geek" de Macron Inconnu du grand public, le nouveau secrétaire d'État chargé du Numérique s'est fait une réputation dans ce domaine depuis qu'il est entré à l'Élysée avec Emmanuel Macron. À 36 ans, Cédric O n'a jamais été élu, mais il est loin d'être un novice en politique. "C'est un monde que je connais bien", explique-t-il, en revendiquant une douzaine d'années d'engagement auprès de Dominique Strauss-Kahn, de Pierre Moscovici puis d'Emmanuel Macron. Remaniement: qui sont les nouveaux entrants au gouvernement ?par franceinfoNé le 18 décembre 1982 d'une mère lyonnaise enseignante et d'un père cadre coréen, qui lui donne son nom de famille à une lettre, Cédric O est diplômé d'HEC, où il sympathise avec Stanislas Guerini, l'actuel patron de La République en marche (LREM). Avec ce dernier, et Ismaël Emelien ou Benjamin Griveaux, il est aux côtés de Dominique Strauss-Kahn pour la primaire PS de 2006, avant de servir Pierre Moscovici comme conseiller parlementaire. Il devient membre de son cabinet lorsque celui-ci est nommé ministre de l'Économie, au début du quinquennat de François Hollande.En 2014, il quitte le public pour rejoindre le groupe Safran, où il tente l'expérience d'agent de maîtrise puis chef de ligne dans une usine de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Il retrouve la scène politique pour soutenir Emmanuel Macron, comme trésorier de la campagne présidentielle puis membre de la commission d'investiture d'En marche pour les législatives de 2017. "Je n'étais pas le moins politique des conseillers de l'Élysée", résume-t-il.Sa soeur, Delphine O, est actuellement la suppléante de Mounir Mahjoubi à l'Assemblée nationale comme députée de Paris. Au palais, Cédric O cultive pour Emmanuel Macron un vaste réseau d'acteurs du numérique et contribue à faire venir les plus influents, comme celui de Facebook Mark Zuckerberg en mai 2018.• Amélie de Montchalin, une macroniste pur jusCelle qui a été nommée dimanche secrétaire d'État aux Affaires européennes, à 33 ans, a fait ses armes à l'Assemblée sur le budget. Puis elle a dirigé les députés LREM d'une main de fer aux côtés de Gilles Le Gendre. Elle succède au gouvernement à Nathalie Loiseau, devenue tête de la liste à LREM en vue des élections européennes du 26 mai. La désormais ex-députée de l'Essonne sera notamment chargée du lourd dossier du Brexit, plus que jamais dans l'impasse. Au sein du groupe majoritaire de l'Assemblée, cette néo-députée élue en juin 2017, venue de la droite, a vite su se rendre incontournable. D'abord comme cheffe de file des commissaires LREM aux Finances, elle s'est illustrée lors du premier marathon budgétaire du quinquennat, alliant expertise et défense politique des choix de l'exécutif, au point d'être saluée même par les oppositions. Son nom était régulièrement cité lors des remaniements.En lice pour prendre la tête des plus de 300 députés LREM en septembre dernier, elle arrive à la troisième place (et en tête des femmes candidates). Élu, Gilles Le Gendre la choisit comme première vice-présidente. Le duo fonctionne en "harmonie par l'équilibre des contraires", décrit un membre du groupe : "Amélie est directe, énergique" et "elle aide le groupe à avoir une pensée systémique", tandis que "Gilles est plus dans le management", en "grand diplomate". Si de nombreux députés marcheurs tressent des lauriers à la jeune femme - "vive, mesurée, efficace" - d'autres grincent contre son "autoritarisme" ou "caporalisme". Face à un président de groupe ne tenant pas toujours ses troupes, "elle avance à la schlague", selon une source parlementaire. Amélie de Montchalin affiche un CV allant des grandes écoles à la banque et l'assurance : HEC, Harvard, économiste à BNP Paribas, prospective et suivi des politiques publiques chez Axa jusqu'aux législatives... Sans être encartée à droite, elle a été un temps pendant ses études assistante de Valérie Pécresse, appréciée comme "un modèle" de techno devenue politique. Elle enverra des notes pendant la primaire à Alain Juppé pour "sa vision réformiste et humaniste". Avant de rejoindre Emmanuel Macron pour son "engagement européen". Mère de trois jeunes enfants dont des jumeaux, elle a évoqué devant son groupe à l'Assemblée ses frais de garde, dus aux séances nocturnes, et posé la "question des jeunes parents au travail". Cette catholique pratiquante, qui défend "une laïcité de liberté", a résumé son parcours dans un discours en 2017 en Belgique devant "la grande famille jésuite", rejointe "au début de sa vie étudiante". "J'ai répondu à un appel en janvier - pas de l'Ange Gabriel, mais d'un certain Emmanuel (...) mi-apeurée, mi-curieuse et sentant qu'il y avait beaucoup à apprendre (...) à sortir d'un chemin professionnel et familial prenant certes mais plutôt confortable et bien tracé (...) Comme quand les pères jésuites sont envoyés en mission, loin et différemment de leurs attentes". Issue d'une famille nombreuse "d'agriculteurs nomades", selon sa formule, cette Lyonnaise de naissance s'est fait élire à 15 km de Paris, au plateau de Saclay (Essonne), où sa grand-mère a exploité une ferme, et qui abrite un pôle de recherche renommé. Des scientifiques dont elle veut reprendre la démarche - "diagnostiquer, expérimenter, évaluer" - pour "suivre les lois" dans leur application. "Députée, ce n'est pas juste être une machine à voter".Aux Affaires européennes, elle s'est fixé pour "mission" de "continuer de mettre en œuvre le projet européen du président de la République". Et de promettre de désormais "mobiliser toute (son) énergie à appliquer ce projet sur le terrain, dossier par dossier, pour apporter des solutions concrètes aux Français".
Le nombre d'immatriculation a grimpé de 4% en juillet, comparé au même mois de l'année dernière. Néanmoins cette légère amélioration du marché ne suffit pas à contrebalancer les pertes des sept premiers mois.
Le secteur de l'automobile peut souffler, mais il est loin d'avoir retrouvé son niveau d'avant la crise. Les immatriculations de voitures particulières neuves ont progressé de près de 4% en juillet par rapport au même mois en 2019, mais restent en repli de 33% sur les sept premiers mois de l'année, a annoncé samedi 1er août le comité du secteur. En juillet, "avec 178.981 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en hausse de 3,92% en données brutes par rapport à juillet 2019", et ce alors même que juillet 2020 comptait un jour ouvré de moins, a fait savoir le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) dans un communiqué.Ce résultat s'explique entre autres par les bonnes performances du groupe Renault (+33%), dont les marques Renault et Dacia ont bondi de 41% et 15% respectivement. À l'inverse, le groupe PSA a subi un recul de 5%. Si la marque au lion Peugeot s'est adjugée une hausse d'un peu plus de 6%, les labels Citroën, DS et Opel ont baissé de respectivement 20%, 16% et 12%.Du côté des constructeurs étrangers, l'allemand Volkswagen, de très loin le premier importateur en France, a vu ses immatriculations chuter de 13%, tirées vers le bas par ses marques VW et Audi. Le mois de juillet s'est également révélé compliqué pour les groupes allemands BMW (-3%) et Daimler (-25%). Le groupe FCA (Fiat, Jeep, etc.) a lui vu ses immatriculations diminuer de 15% environ.Fortunes diversesCertains ont toutefois su tirer leur épingle du jeu, à l'image des japonais Nissan (+28%) et Toyota (+14%), de l'américain Ford (+5%) ou encore du coréen Hyundai (+26%).Sur les sept mois allant de janvier à juillet, le marché automobile montre toujours les stigmates du confinement et de la crise économique liée à l'épidémie de Covid-19. Les nouvelles immatriculations ont atteint un total de 894.779 véhicules, soit grosso modo 440.000 de moins que sur la même période l'an passé. Cela représente un plongeon de 33%, ressenti de manière généralisée par les groupes français comme étrangers.
Sans perdre de temps, Donald Trump a retrouvé vendredi le chemin de la campagne présidentielle au lendemain d'une convention républicaine très offensive contre Joe Biden, suivi prochainement par son adversaire démocrate qui a annoncé son grand retour à travers les Etats-Unis après des mois de quasi-confinement.
Le président américain, candidat à un second mandat mais à la peine dans les sondages, s'est rendu dans le New Hampshire, un Etat du Nord-Est qu'il avait perdu d'un cheveu en 2016.Devant des sympathisants réunis sur le tarmac d'un aéroport de Manchester, il a assuré être certain de l'emporter le 3 novembre. "Quelqu'un a-t-il le moindre doute?", a-t-il lancé à des partisans chauffés à blanc.Cela voudrait dire que "j'aurais perdu contre une personne au faible QI. Je ne veux pas de ça", a insisté le milliardaire au sujet du candidat démocrate Joe Biden. Le message est désormais connu: le président l'a déjà martelé jeudi soir en acceptant l'investiture pour l'élection dans un discours controversé prononcé depuis la Maison Blanche - ce qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait osé faire."Personne ne sera en sécurité dans l'Amérique de Biden", avait lancé Donald Trump, 74 ans, alors que le camp conservateur dénonce les violences qui ont émaillé le mouvement de colère historique contre le racisme et les brutalités policières, relancé par une nouvelle bavure apparente à Kenosha, dans le Wisconsin.- Un vaccin avant le scrutin? -L'ex-magnat de l'immobilier a promis de "défendre le mode de vie américain" dont le candidat démocrate de 77 ans serait au contraire le fossoyeur.Dépeint en marionnette de la "gauche radicale", l'ancien vice-président de Barack Obama a été la cible omniprésente du président sortant et de ses alliés tout au long de la convention républicaine.Mais Donald Trump, qui assure que les sondages se trompent comme avant sa victoire-surprise d'il y a quatre ans, semble miser aussi sur un autre atout: l'annonce possible d'un vaccin contre le Covid-19 avant le scrutin."Nous produirons un vaccin avant la fin de l'année, et peut-être même plus tôt!", a assuré le 45e président des Etats-Unis, dont la gestion de la crise sanitaire doublée d'une crise économique historique est pourtant vivement critiquée.- "Evénement superpropagateur" -Impatient de tourner la page du coronavirus qui a laminé une économie américaine jusque-là florissante, le privant de son principal argument électoral, l'ex-homme d'affaires new-yorkais ne cesse de railler son rival, surnommé "Joe l'endormi", pour être resté strictement confiné chez lui, dans le Delaware, pendant plus de deux mois au printemps, avant de n'en sortir que de manière extrêmement limitée.Critiquée par les républicains car elle protège un candidat moins dynamique et connu pour ses gaffes, cette stratégie a pour l'instant profité à Joe Biden, en avance de sept à huit points en moyenne dans les sondages nationaux mais également en tête dans la plupart des Etats-clés.Insistant sur son propre esprit de responsabilité, mis en scène la semaine dernière lors de la convention démocrate entièrement virtuelle, Joe Biden a interpellé vendredi Donald Trump sur Twitter."Monsieur le président, les Américains annulent des mariages et organisent des funérailles sans famille. Ils font des sacrifices pour que d'autres Américains ne meurent pas. Au lieu de donner l'exemple, vous avez accueilli un événement superpropagateur", a-t-il écrit, en référence à la réception de jeudi dans les jardins de la Maison Blanche, sans grande distanciation physique et avec peu de masques.Mais le vieux routier de la politique peut à la longue prêter le flanc aux critiques, comme lorsqu'il a évité de se rendre dans le Wisconsin, où une victoire sera cruciale le 3 novembre, alors même que c'était théoriquement le théâtre de la convention de son parti.Il a créé la surprise en annonçant jeudi qu'il reprendrait sa campagne de terrain dans les Etats-clés, en personne."Je vais voyager à travers le pays, là où il sera possible de le faire en respectant les règles" sanitaires, a-t-il déclaré, évoquant le Wisconsin, le Minnesota, la Pennsylvanie ou encore l'Arizona -- des Etats qu'il doit gagner pour battre Donald Trump. "Mais nous allons le faire d'une façon qui soit totalement responsable, contrairement à ce que ce type fait", a lancé Joe Biden à propos du président-candidat.Alors que Donald Trump entend encore accélérer d'ici le premier débat entre les deux hommes, le 29 septembre, la reprise des déplacements de Joe Biden se fera toutefois à son rythme: après Labor Day, la fête du Travail américaine, qui tombe cette année le 7 septembre.
La dernière naissance de sextuplés en France remonte à une trentaine d'années. Les cinq filles et le petit garçon sont de très grands prématurés, nés à cinq mois et demi de grossesse.
Une femme a donné naissance à des sextuplés, jeudi 14 mai à Strasbourg, selon l'hôpital de Strasbourg-Hautepierre, confirmant une information du journal Les dernières nouvelles d'Alsace (DNA). Les nouveau-nés, cinq filles et un garçon, sont nés après 24 semaines et 6 jours d'aménorrhée (absence de règles), ce qui fait d'eux de très grands prématurés. L'Organisation mondiale de la santé considère les bébés comme viables à partir de 22 semaines. La grossesse de leur mère, qui avait déjà deux enfants, est issue d'une stimulation ovarienne. Les bébés pèsent entre 630 et 730 grammes Les bébés sont nés par césarienne en l'espace de quelques minutes, entre 21h04 à 21H08. Ils pèsent entre 630 et 730 grammes. Hospitalisés en réanimation néonatale, ils vont passer de longs mois à l'hôpital."Nous sommes très prudents, c'est une situation qui nécessite toute la technicité de l'équipe très performante de l'hôpital de Hautepierre", a précisé une source médicale, soulignant que 30 personnes avaient été mobilisées pour cet accouchement extraordinaire. "Après la période du Covid, ces équipes qui ont souffert ont su se mobiliser". Un précédent en 1989 en FranceSelon cette source à l'hôpital, la dernière naissance de sextuplés en France remonte à une trentaine d'années. Les DNA évoquent de leur côté une naissance de sextuplés en 1989, en Normandie.Il y a un an, une Polonaise de 29 ans, déjà mère d'un enfant, avait également donné naissance à six bébés à Cracovie. Les médecins polonais avaient alors souligné que la naissance de sextuplés arrive dans le monde une fois sur 4,7 milliards d'accouchements.
L'image de la députée Danièle Obono représentée en esclave dans les pages de Valeurs Actuelles indigne. Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction du magazine, a présenté ses excuses ce samedi 29 août.
C'est l'image qui indigne. Le magazine Valeurs Actuelles a représenté dans ses pages la députée LFI Danièle Obono en esclave, à l'occasion du 7e épisode de la fiction estivale consacrée à des personnalités politiques. Le titre : "Obono l'africaine". "Où la députée insoumise expérimente la responsabilité des Africains dans les horreurs de l'esclavage", détaille le magazine. La classe politique a unanimement condamné le cliché. La polémique est telle que Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, s'est défendu. "On s'excuse à titre personnel auprès de Danièle Obono, je regrette qu'on ait pu penser qu'on soit racistes", a-t-il assuré à l'antenne de BFMTV ce samedi 29 août. "On était pétris de bonnes intentions, ceux qui sont de mauvaise foi ne nous croiront jamais, peut-être que les autres entendront un peu nos arguments. Bien évidemment qu'on ne voulait pas choquer. On ne veut jamais choquer, on veut aller là où les autres ne vont pas, on veut lever les lièvres, s'emparer des sujets les plus complexes, mais on ne veut pas provoquer, on ne veut pas choquer, on ne veut blesser personne", a continué Tugdual Denis.Dans un communiqué publié sur Twitter, le magazine a réitéré ses excuses et ajouté : "A l'avenir, nous maintiendrons la vigilance absolue dont doit faire preuve un journal comme Valeurs Actuelles.""L'extrême droite, odieuse, bête et cruelle"Après avoir pris connaissance de l'image qui la représente, Danièle Obono s'est insurgée sur son compte Twitter. "Il paraît 'Qu'on-Peut-Pu-Rien-Dire.' Heureusement on peut encore écrire de la merde raciste dans un torchon, illustrée par les images d'une députée française noire africaine repeinte en esclave... L'extrême droite, odieuse, bête et cruelle. Bref, égale à elle-même", a fustigé la députée LFI.Wallerand de Saint-Just du Rassemblement national, a dénoncé le "mauvais goût absolu" et rappelé que "le combat politique ne justifie par ce type de représentation humiliante et blessante d'une élue de la République"."Cette publication révoltante appelle une condamnation sans ambiguïté", a tweeté de con côté Jean Castex, qui "partage l'indignation de la députée" et "l'assure du soutien de l'ensemble du gouvernement". "La lutte contre le racisme transcendera, toujours, tous nos clivages", a ajouté le chef du gouvernement.Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon s'était élevé contre un "harcèlement nauséabond" envers la députée.
Au vu des premiers éléments de l'enquête, Radouane Lakdim n'était pas un homme isolé, contrairement à ce que pensait la police en premier lieu, rapporte ce mercredi 30 janvier RTL. La plupart des personnes entendues laissent au contraire entendre que le jeune homme ne cachait pas sa dérive radicale et violente.
Dix mois après les attentats dans l'Aude, l'enquête menée par les juges d'instruction antiterroristes progresse. Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d'entrer dans un supermarché à Trèbes où il avait tué un boucher, un client ainsi qu'un lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, qui s'était substitué à une otage, avant d'être abattu par les gendarmes. La théorie de la taqîya mise à malL'attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI). Après l'attentat, les policiers avaient évoqué la taqîya, ou "technique de dissimulation" utilisée par les jihadistes pour se faire oublier des services de renseignement dans le but de commettre un attentat. Fiché S, Radouane Lakdim était suivi par les services de renseignement.Les premiers éléments de l'enquête dévoilés mercredi par RTL laissent néanmoins à penser que plusieurs relations de Radaouane Lakdim avaient conscience de sa dérive radicale et de son intention de passer à l'acte. Le témoignage de la plupart des personnes entendues, dont quatre hommes et une femme mis en examen et placés en détention provisoire, montrent que le jihadiste ne cachait pas ses intentions. Radouane Lakdim "voulait mourir en martyr""Il m'avait dit qu'il voulait mourir en martyr", a notamment affirmé à l'automne dernier son ancienne petite amie, de septembre à décembre 2017, qui l'a décrit comme un "terroriste psychopathe"."Il lui est arrivé plusieurs fois de dire qu'il allait passer à BFMTV et qu'il allait tout faire exploser", a-t-elle également dit, assurant qu'il n'avait jamais parlé d'un attentat en France. Dans le cas contraire, elle aurait prévenu la police, a-t-elle assuré. Quelques jours plus tard, la petite amie de Radouane Lakdim au moment des faits a expliqué que ce dernier lui a montré plusieurs armes, dont des fusils et un pistolet caché sous son matelas. "Par rapport aux mécréants, il allait péter les plombs", a-t-elle également affirmé, tout en assurant qu'elle n'a jamais cru à ses projets. Plusieurs autres témoignages semblent démontrer que la radicalisation du terroriste s'est accélérée dans les dernières semaines avant les attaques. Sur Snapchat, il envoyait notamment beaucoup de versets du Coran, parlant de tuer des "mécréants", et publiait des photos de lui avec une machette et une cagoule, ou avec des fusils. Une ancienne amie s'inquiétant de ce "délire religieux" aurait alors tenté d'avertir certaines connaissances, sans succès, selon RTL. Quand Lakdim parlait de son "projet"Avec l'un de ses proches du quartier Ozanam de Carcassonne, Radouane Lakdim a notamment acheté le 6 mars 2018, soit 15 jours avant les attaques, le couteau de chasse qui a vraisemblablement servi à tuer Arnaud Beltrame. Cet ami ne s'en est pas inquiété, même s'il s'agissait du deuxième couteau que le jeune homme achetait en deux mois. Une autre connaissance de ce quartier, interpellé en décembre dernier, a de son côté raconté aux enquêteurs que Radouane Lakdim, qu'il décrit comme un "salafiste passionné de vidéos jihadistes et d'armes", lui parlait régulièrement d'un "projet". Cet ami a néanmoins assuré qu'il pensait qu'il parlait d'un départ en Syrie et non pas d'un attentat. Le terroriste lui aurait également dit en plaisantant qu'un militaire lui fournirait des armes. Cet ami n'est pas non plus allé voir la police. Soupçonné d'avoir eu vent des projets de Radouane Lakdime, ces deux hommes sont aujourd'hui mis en examen et placé en détention.
Deux semaines après la mort de Jeffrey Epstein, cet homme d'affaires américain accusé d'abus sexuels sur mineurs qui s'est suicidé en prison, la justice française a décidé d'ouvrir une enquête pour "viols" et "agressions sexuelles", notamment sur mineurs.
Arrêté le 6 juillet et poursuivi aux Etats-Unis avant de se donner la mort, Jeffrey Epstein a-t-il également fait des victimes sur le sol français, voire des victimes françaises à l'étranger ? C'est la question que se pose la justice française puisque le parquet de Paris a décidé vendredi d'ouvrir une enquête pour "viols" et "agressions sexuelles", notamment sur mineurs."Les investigations, confiées à l'Office central de répression des violences faites aux personnes, auront pour objet de mettre au jour d'éventuelles infractions commises non seulement sur le territoire national, mais aussi à l'étranger au préjudice de victimes françaises", explique le procureur de Paris Rémy Heitz dans le communiqué officialisant l'ouverture de cette enquête préliminaire. D'éventuels "auteurs de nationalité française" seront également traqués par les investigations, a ajouté le procureur de Paris.Quel rôle pour Jean-Luc Brunel ?Mais pourquoi cette affaire Epstein trouve-t-elle aujourd'hui un prolongement dans l'hexagone ? Depuis quelques jours, la justice française a débuté ses investigations en relation directe avec son homologue américaine afin de procéder à des "vérifications et recoupements effectués sur la base des éléments" qui lui avaient été transmis. Ces "éléments", ce sont une dizaine de témoignages collectés par l'association Innocence en danger et faisant état d'actes "commis sur le sol français" en lien avec le financier américain de 66 ans, qui possédait une résidence à Paris. Par ailleurs, dans un témoignage de 2011 rendu public ces derniers jours de l'autre côté de l'Atlantique, une plaignante évoque Epstein et l'accuse d'avoir abusé de très jeunes Françaises. Elle parle également du Français Jean-Luc Brunel et présente le fondateur des agences de mannequins Karin Models et MC2 Model Management comme le rabatteur des jeunes filles Françaises envoyées aux Etats-Unis. Ce nom de Brunel était déjà apparu aux USA dans une première enquête close en 2007.
L'espèce découverte appartient à la famille des hadrosauridés, dits "dinosaures à bec de canard".
Une nouvelle espèce de dinosaure s'ajoutent à la liste de celles connues par les scientifiques. Des chercheurs japonais l'ont identifiée en reconstituant un squelette presque entier d'une longueur de huit mètres, le plus grand jamais trouvé dans l'archipel nippon.Une découverte majeure publiée dans la revue spécialisée britannique "Scientific Reports".Après avoir analysé des centaines d'os vieux de 72 millions d'années, l'équipe menée par l'université de Hokkaido (nord du Japon) a conclu que ce squelette appartenait à une nouvelle espèce de la famille des hadrosauridés, dits "dinosaures à bec de canard", des herbivores de la fin de la période géologique du Crétacé.Baptisé "dieu dragon japonais"Une partie de la queue du dinosaure avait été trouvée en 2013, puis des fouilles ultérieures avaient fait émerger l'ensemble du squelette.L'équipe lui a donné le nom de "Kamuysaurus japonicus", qui signifie "dieu dragon japonais", selon un communiqué de l'université. "Un monde indépendant de dinosaures au Japon ou en Asie de l'Est""Le fait qu'un nouveau dinosaure ait été trouvé au Japon signifie qu'un monde indépendant de dinosaures a existé au Japon ou en Asie de l'Est, avec un processus d'évolution indépendant", a déclaré le chef de l'équipe Yoshitsugu Kobayashi, cité dans le communiqué de l'université. "Il est rare qu'un (squelette de) dinosaure aussi bien préservé soit retrouvé en Asie de l'Est", a précisé vendredi M. Kobayashi à l'AFP.
Moment "historique" ou "effet d'annonce": l'Assemblée nationale se penche lundi sur un projet de loi qui amorce la réforme de la dépendance promise par Emmanuel Macron, avec une "5e branche" dédiée, et creuse drastiquement le "trou de la Sécu", coronavirus oblige.
Les deux textes (organique et ordinaire) sur la dette sociale et l'autonomie ont été adoptés en quelques heures en début de semaine en commission. Un débat express pour des enjeux colossaux, à commencer par l'ajout de 136 milliards d'euros de dettes au "trou de la Sécu", que les Français rembourseront ainsi jusqu'en 2033, soit neuf années de plus que prévu.Cette somme astronomique englobe les déficits passés (31 milliards), mais aussi ceux attendus pour l'année en cours (52 milliards) et les trois suivantes (40 milliards), ainsi qu'un tiers du passif des hôpitaux (13 milliards), dont la reprise avait été annoncée en novembre.A l'instar des communistes ou Insoumis, plusieurs groupes d'opposition jugent "injustifié" et "absurde" de transférer les dettes du Covid-19 sur les comptes sociaux, estimant que c'est à l'État de porter ce "fardeau". Une position partagée par des syndicats comme Force ouvrière ou l'Unsa, ou encore par la Fédération hospitalière de France (FHF).Mais "il faut agir vite", a rétorqué le ministre de la Santé Olivier Véran, soulignant que le chômage partiel, les exonérations de cotisations et les dépenses nouvelles pour faire face au coronavirus avaient provoqué de "très fortes tensions" de trésorerie pour la Sécu.Il a insisté pour défendre le "cantonnement de la dette créée par la crise du Covid" dans une caisse dédiée (Cades): "Il y a urgence à pouvoir garantir [que la Sécu] puisse payer les prestations sociales en temps et en heure".Une décision qui viendra "justifier des mesures d'austérité futures", a prédit l'insoumise Caroline Fiat.- "Grand plouf" -Pourtant, l'exécutif prépare de nouvelles dépenses, pour la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes handicapées et âgées.Une manne annuelle de 2,3 milliards d'euros sera récupérée à cette fin sur les recettes destinées à combler le "trou de la Sécu" à partir de 2024.M. Véran y a vu "la consécration de l'engagement du président de la République", qui avait promis il y a tout juste deux ans, comme d'autres avant lui, une loi sur le financement de la dépendance.Mais le socialiste Boris Vallaud a jugé l'effort "bien insuffisant et bien tardif", rappelant que les besoins sont évalués à plus de 9 milliards supplémentaires d'ici 2030.Assumant "de ne pas augmenter les impôts", le ministre a dit s'en remettre "à une conférence des financeurs" pour trouver d'autres moyens d'ici "cet automne".Sans attendre ses conclusions, il a vanté une réforme "historique" face au "mur démographique" du "papy-boom" qui arrive, avec une nouvelle branche de la Sécu ou un nouveau risque pris en charge par une des quatre branches existantes (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail).En commission, les députés de la majorité (LREM, Modem, Agir ensemble) ont déjà tranché entre ces deux options en actant la création d'une cinquième branche "autonomie". Les "marcheurs" veulent confier via un amendement son pilotage à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Modalités et financement sont renvoyés à un rapport mi-septembre.Une décision jugée "précipitée" pour ces raisons par l'ex-LREM Delphine Bagarry (groupe EDS). Des élus d'opposition ont aussi invité la majorité à "la modestie", à l'instar de Pierre Dharréville (PCF) pour qui elle se "projette un film". Xavier Breton (LR) a prédit que quand les Français verraient notamment que "pas un euro ne serait mis avant 2024" ça ferait "un grand plouf".
Plusieurs lycées étaient bloqués ou perturbés vendredi. Si les élèves protestent contre la plateforme Parcoursup et les réformes en cours du bac et du lycée, plusieurs "gilets jaunes" figurent parmi les personnes rassemblées.
Un "acte 3" avec les lycéens ? Plusieurs lycées étaient bloqués vendredi 30 novembre dans la matinée. Des rassemblements ont eu lieu, parfois avec des "gilets jaunes", pour protester contre des réformes en cours dans l'Éducation nationale. Sur l'ensemble de la France, une trentaine d'établissements étaient perturbés, de source policière. Les rassemblements autour des établissements mobilisaient au total 2.600 participants. Certains accueillaient des protestataires du mouvement des "gilets jaunes". Le syndicat lycéen UNL avait appelé à bloquer les lycées vendredi, pour protester contre Parcoursup, la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur mise en place l'année dernière. L'UNL veut également alerter sur des réformes en cours au sein de l'Education nationale : réformes du bac et du lycée, réforme de la voie professionnelle. À Paris, sept établissements faisaient l'objet de barrages filtrants (qui laissaient donc passer élèves et professeurs) en matinée, a indiqué le rectorat, qui n'a pas relevé d'incident. En Bourgogne, quelque 200 à 250 lycéens à Cosne-sur-Loire (Nièvre), une centaine d'élèves à Tournus (Saône-et-Loire) ou encore à Avallon (Yonne), se sont rassemblés, bloquant parfois partiellement l'accès à leur lycée, selon la police. Quelques "gilets jaunes" se sont joints aux groupes de jeunes. L'enseignement supérieur mobilisé samediÀ Dijon (Côte-d'Or), une quarantaine de jeunes ont enfilé des gilets jaunes et se sont un temps installés à un rond-point, a encore indiqué la police. Le Parisien rapporte que six établissements des Hauts-de-Seine étaient bloqués vendredi matin. De son côté Ouest-France évoque des perturbations à Rennes (Ille-et-Vilaine) ou encore Lorient (Morbihan). France Bleu Limousin se fait écho de perturbations à Limoges. La Provence cite de son côté Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Dans une vidéo publiée sur Twitter, le syndicat montre des lycéens de Toulon (Var), où des gilets jaunes figurent parmi les personnes rassemblées. L'UNL a également publié une photo d'un lycée de Draguignan (Var). Là encore, des "gilets jaunes" apparaissent dans le rassemblement. Samedi, alors que la troisième grande manifestation des "gilets jaunes" aura lieu à Paris et un peu partout en France, plusieurs organisations syndicales de l'enseignement supérieur appellent à des rassemblements pour protester contre la hausse des frais d'inscription dans les facs françaises pour les étudiants venant de pays hors Union européenne. À partir de la rentrée 2019, ces étudiants devront s'acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat, contre 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat pour les jeunes Européens.
Présent à Auch pour assister au congrès des maires du Gers, le ministre de l'Action et des Comptes publics a été reçu samedi 17 février au son des casseroles et des tambours d'une soixantaine de personnes qui l'ont qualifié de représentant d'un "gouvernement des riches".
Alors qu'il devait rassurer les maires du Gers, réunis en congrès ce samedi 17 février à Auch, qui s'inquiètent de la disparition progressive de la taxe d'habitation, Gérald Darmanin a d'abord dû affronter des manifestants particulièrement bruyants.À son arrivée à Auch, le ministre de l'Action et des Comptes publiques a été accueilli par des huées et un concert de casseroles et de tambours par une soixantaine de manifestants rassemblés à l'appel de l'intersyndicale gersoise CGT, Sud-Solidaires et FSU. La "politique de Macron et de ce gouvernement, dont Darmanin est ici le représentant, dévitalise nos territoires", ont dénoncé les manifestants. "Que l'on travaille dans le privé ou dans le public, que l'on soit jeune ou retraité, tout le monde en subit les conséquences et particulièrement dans les départements hyper-ruraux, dont de nombreuses communes sont classées en ZRR, zones de revitalisation rurale, comme le Gers", a expliqué l'intersyndicale dans un communiqué. "Alors, M. le ministre des Comptes publics, nous vous demandons des comptes et publiquement", notamment sur le nombre d'emplois supprimés, et le manque à gagner pour les comptes publics dû à l'évasion fiscale, ont ajouté les manifestants.
Un rapport de Médiamétrie atteste qu'environ 4,6 millions de Français regardent leurs émissions favorites en replay plutôt qu'en direct. Une révolution dans le monde de l'audiovisuel.
Le replay va-t-il faire de l'ombre au direct ? À en croire une étude récente de Médiamétrie, l'hypothèse est bien probable. En effet, l'institut de sondage s'est récemment intéressé aux habitudes des Français en matière de télévision, et la conclusion de leur étude révèle qu'en 2016, près de 4,6 millions de Français ont regardé des programmes télévisés en différé, soit trois fois plus qu'en 2013.Les raisons de cet intérêt grandissant pour le replay sont multiples. Moins contraignante que la diffusion en direct, la VOD présente l'avantage d'être disponible sur de nombreux supports. De l'ordinateur de bureau à la tablette en passant par le smartphone, il est désormais possible au téléspectateur de regarder l'épisode de "Plus belle la vie" loupé la veille en un clin d'oeil. Une connexion Internet, un accès wifi, et le tour est joué.La fiction à l'honneurDans la liste des programmes les plus suivis en replay, figurent en bonne position les fictions télévisées. Nombreux sont les Français qui se tournent vers leurs tablettes ou leurs smartphones afin de rattraper les épisodes de leurs séries préférées. C'est le cas du feuilleton "Le secret d'Élise" diffusé sur TF1, qui a réuni 1,2 millions de téléspectateurs... en replay. Ce format est d'autant plus prisé qu'il permet aux spectateurs (surtout les 15-24 ans) de visionner plusieurs épisodes à la suite, alors que les chaînes télé optent pour une diffusion au compte-gouttes.De l'autre côté, le constat n'est pas le même pour ce qui est des événements sportifs. Ces derniers continuent d'être massivement regardés en direct. Pour illustration, les Jeux Olympiques de Rio et l'Euro 2016 ont été suivis en direct par 99,5% des téléspectateurs. Médiamétrie affirme également, qu'avec ces nouveaux supports multimédias, les Français passent encore plus de temps devant leurs écrans. La durée d'écoute moyenne de la télévision avoisine aujourd'hui les 3h52 par jour.
La polémique enfle autour d'Alexandre Benalla, collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier. Selon l'opposition, l'Elysée a manqué à ses obligations légales et s'expose sur le plan judiciaire.
Le cabinet du président de la République a t-il voulu passer sous silence les violences d'un des collaborateurs du chef de l'Etat? Selon Le Monde, le président de la République avait bien été mis au courant du violent dérapage de son collaborateur, quelques jours après les manifestations du 1er mai, pendant laquelle il a été filmé en train de s'en prendre à un jeune homme à terre. Alexandre Benalla a reconnu les faits devant le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda. Ce dernier a transmis l'information au chef de l'État. Benalla n'avait alors reçu qu'un courrier lui reprochant un "comportement manifestement inapproprié" et un manquement à "l'exemplarité qui est attendue, en toutes circonstances, des agents de la présidence de la République".En conséquence, le collaborateur n'avait écopé que d'une simple sanction administrative, prononcée dans la plus grande discrétion : 15 jours de mise à pied avec suspension de salaire, avant d'être réaffecté à un poste administratif.Indignation chez les Républicains, Mélenchon réclame un juge d'instructionPour plusieurs responsables de l'opposition, l'Elysée n'aurait pas dû en rester là. La porte-parole des Républicains invoque ainsi l'article 40 de Code de procédure pénale pour pointer les responsabilités du palais présidentiel. Selon cette disposition, "tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs". Le parquet de Paris a de son côté annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire, notamment pour "violences par personne chargée d'une mission de service public" et "usurpation de fonctions". Problème : l'initiative d'ouvrir cette enquête ne provient pas de l'Elysée, mais du parquet qui s'est saisi lui-même. Plusieurs responsables de l'opposition pointent ainsi du doigt d'éventuelles responsabilités du palais présidentiel sur le plan judiciaire. Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a réclamé qu'un juge d'instruction soit saisi ainsi que des sanctions pour les responsables à l'Elysée. "Une enquête préliminaire, pour vérifier quoi? Pourquoi?", a demandé l'élu des Bouches-du-Rhône. "Il y a des circonstances où on fait des enquêtes préliminaires pour se débarrasser du sujet quand on sait qu'il ne contient rien. Mais là on sait qu'il contient quelque chose!", a-t-il lancé.
"On ne pourra pas revenir à la situation d'avant", estime la candidate Les Républicains à la mairie de Paris, qui appelle à "réfléchir à un autre mode de gouvernance" une fois la crise du coronavirus passée "ainsi qu'une plus grande attention aux conditions de travail et à la protection des salariés".
Alors que la France subit l'épidémie de coronavirus, les Français sont tous confinés pour tenter de freiner la propagation du virus. Tous ? En réalité, nombreux sont ceux à se déplacer encore pour aller travailler, comme les caissières, les livreurs, les agents de sécurité, les éboueurs ou encore les soignants et membre des forces de l'ordre. La crise du Covid-19 "rend encore plus aiguës" les inégalités, estime Rachida Dati le 5 avril dans les colonnes du Journal du Dimanche. "Cela fait des mois que nous entendons monter la colère d'une partie de la France", déclare la maire Les Républicains du VIIe arrondissement de Paris et principale rivale d'Anne Hidalgo aux municipales. "Cette France qui travaille tout en vivant dans des situations précaires : aides-soignantes, infirmières, ambulanciers, aides à domicile, femmes de ménage, caissières, livreurs ou encore personnel pénitentiaire". "Ce sont ces Français, ceux qui nous ont alertés il y a quelques mois sur les ronds-points, qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras !", poursuit-elle, soulignant qu'"il faudra en tirer les conséquences et agir, à la sortie de la crise, pour mieux valoriser leur utilité sociale et revaloriser leurs salaires".S'érige-t-elle en porte-voix des "gilets jaunes"? "Je défends les classes populaires qui travaillent", rétorque l'ancienne garde des Sceaux. "Ceux qui étaient sur les ronds-points n'étaient pas des assistés, mais beaucoup de travailleurs pauvres. Cette crise du coronavirus va amplifier tous les problèmes pour lesquels nous avons eu des signaux d'alerte en amont".Pour Mme Dati, "il faudrait qu'un grand débat national soit lancé à la fin du confinement, en tout cas avant l'élaboration du prochain budget de l'Etat qui devra tenir compte de ce qu'a révélé cette crise". Selon elle, "on ne pourra pas revenir à la situation d'avant. Cela suppose donc de réfléchir à un autre mode de gouvernance, un plus grand contrôle des administrations et de leurs décisions, ainsi qu'une plus grande attention aux conditions de travail et à la protection des salariés".
Au sortir de la réunion, certains syndicalistes se sont montrés sceptiques, l'un d'eux expliquant avoir eu le sentiment que "beaucoup de choses étaient déjà ficelées".
La mesure avait fait réagir lors de la présentation, le 6 novembre dernier, de la politique migratoire du gouvernement. Concernant l'immigration économique, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé la mise en place d'"objectifs quantitatifs ou des quotas" pour "répondre aux besoins de main d'œuvre des entreprises". Ces quotas seront débattus chaque année au Parlement à partir de 2020 et la liste des métiers en tension, permettant une délivrance simplifiée des titres de séjour, sera révisée chaque année, avait spécifié le chef du gouvernement. Ce jeudi 28 novembre, une première réunion de concertation s'est tenue au ministère du Travail avec les partenaires sociaux, en vue de définir des objectifs chiffrés par secteur et bassins d'emplois. À la sortie de la réunion, certains syndicalistes se sont montrés sceptiques. "On s'est tous demandé ce qu'on faisait là !", a commenté Éric Courpotin (CFTC), expliquant avoir eu le sentiment que "beaucoup de choses sont déjà ficelées" même "si on nous parle de co-construction". De son côté, la CGT a indiqué dans un communiqué "refuser de s'inscrire dans une logique de tri sélectif des migrants et dans une concertation qui occulte la réalité sociale et économique du pays !". "La réunion a permis d'établir une méthode de travail et un calendrier", a fait savoir de son côté le ministère dans un communiqué, qui a rappelé les objectifs de "refondre" et "moderniser les procédures en matière d'autorisation de travail". Un "point d'étape" est prévu pour janvier. Actuellement, la liste des métiers en tension en comprend 14. Il est prévu que la Dares (cellule statistique du ministère du Travail) et Pôle emploi analysent ces métiers pour connaître les causes des difficultés de recrutement (augmentation importante des offres d'emploi, déficit de candidats, manque de formation, conditions de travail difficiles, etc.). En 2018, seuls 33.500 premiers titres de séjour pour motif économique ont été délivrés sur 256.000 titres tous motifs confondus en France. "Je n'attends pas de grands changements sur les chiffres", avait prévenu la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.Lors de l'annonce de l'instauration de quotas d'immigration professionnelle, la droite avait salué la mesure, même si elle la jugeait insuffisante, tandis qu'à gauche des voix s'étaient élevées contre une "instrumentalisation" du thème de l'immigration pour détourner l'attention des Français des préoccupations sociales.
C'est un dossier ouvert depuis 2012 et qui connaît aujourd'hui un coup d'accélérateur. Le juge René Cros, en charge d'une enquête sur la comptabilité du groupe UMP au Sénat dans laquelle six personnes sont déjà mises en examen, devrait bientôt convoquer de nouveaux parlementaires, révèle dimanche 12 mars le Journal du Dimanche (JDD).
Le groupe UMP, l'ancien nom du parti Les Républicains, avait mis en place une comptabilité occulte et une système d'emplois fictifs au Sénat entre 2002 et 2014.Les enquêteurs s'intéressent particulièrement à des mouvements de fonds suspects entre le groupe UMP et l'association l'Union des Républicains au Sénat (URS). Certaines de ces sommes en liquide étaient attribuées, à la demande du président du Sénat Gérard Larcher, à des sénateurs pour les aider à "faire reconduire la majorité sénatoriale", a déclaré vendredi 10 mars au juge un ancien collaborateur de M. Larcher, François Thual. Le président du Sénat assure au JDD "tout ignorer" de cette demande supposée.SIX PERSONNES DÉJÀ MISES EN EXAMENDans ce dossier, six personnes sont déjà mises en examen pour détournement de fonds publics et recel, dont les sénateurs Jean-Claude Carle, ex-trésorier du groupe UMP au Sénat et Henri de Raincourt, ex-président du groupe.Le Journal du Dimanche évoque également un "système d'emplois fictifs" d'assistants parlementaires qui permettait aux sénateurs de récupérer une partie des salaires. En effet, les parlementaires, avec leur enveloppe destinée à payer leurs assistants, rémunéraient en fait des personnes qu'ils mettaient à disposition du groupe. "Puis, l'UMP reversait en sous-main à ces sénateurs une partie des salaires de leurs collaborateurs détachés", explique le JDD. Ce système aurait permis au groupe UMP de récupérer environ 100.000 euros mensuels pendant près de 12 ans, soit environ 15 millions d'euros au total. Selon l'hebdomadaire, une dizaine de sénateurs sont concernés, comme Hubert Falco, sénateur du Var ou Isabelle Debré, élue des Hauts-de-Seine. En janvier, Mediapart et le JDD avait évoqué les 21.000 euros qu'aurait touché François Fillon par l'intermédiaire de ce système.
Samedi 17 mars, Edwy Plenel était l'invité d'honneur de "On n'est pas couché" à l'occasion des 10 ans de Mediapart. Le fondateur du site d'information en ligne s'en est pris à Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon et a défendu la presse.
Sans véritablement le citer, le journaliste a répondu aux attaques de Jean-Luc Mélenchon, qui avait estimé que "la haine des médias est juste et saine". Une déclaration qui n'a pas du tout plu à Edwy Plenel : "C'est légitime la critique de la presse, c'est légitime la critique des journalistes. Bien sûr! On n'a pas que des qualités. Mais nous mettre tous dans le même sac, parler de 'parti médiatique' comme certains disent, dire 'La haine du journalisme est légitime'... Attention : c'est ruiner une liberté fondamentale qui est au service des gens, qui est au service du droit de savoir des citoyens!" a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Je l'ai dit : Mélenchon, en tant qu'ancien candidat à la présidence de la République, ne peut pas dire ça".
Le vol a eu lieu dans les locaux occupés par l'équipe indienne chargée de gérer plusieurs questions liées au contrat de vente de 36 Rafale à l'Inde.
Cambriolage troublant à proximité des locaux de Dassault Aviation. Un vol par effraction a été commis durant le week-end dans un site "sensible" occupé par des militaires indiens à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Le bâtiment est situé à proximité de locaux de Dassault Aviation, a-t-on appris mercredi 22 mai de sources concordantes. La presse indienne, qui a révélé les faits, évoque une "possible tentative d'espionnage" liée à la livraison de 36 avions de combat français Rafale à l'armée indienne, dont la vente a été conclue en 2016. Des "documents et de l'argent" contenus dans un coffre ont été dérobés dans la nuit de samedi à dimanche dans des locaux "à proximité de ceux de Dassault" à Saint-Cloud, a indiqué à l'AFP le parquet de Nanterre. L'enquête pour "vol avec effraction" a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine."Aucun disque dur n'a été volé" C'est un employé de Dassault qui a constaté le vol lundi à 07H00 sur ce "site classé sensible", a précisé une autre source policière. Selon le site du quotidien anglophone Hindustan Times, le vol a eu lieu dans un bâtiment administratif occupé par l'équipe indienne chargée de gérer les questions liées à la vente controversée de ces Rafale à l'Inde, notamment le calendrier de production et la formation des pilotes. Pour le journal, il s'agit d'une "possible tentative d'espionnage de données relatives à cet avion" de combat, "essentiel pour le programme de sécurité nationale indien". "Aucun disque dur ou document n'a été volé", ont cependant affirmé des sources au sein de l'aviation indienne à l'agence de presse ANI, citées par le Hindustan Times. Dassault Aviation, qui prévoit de livrer le premier des 36 Rafale commandés par New Delhi en milieu d'année, n'a pu être joint dans l'immédiat par l'AFP.Soupçons de trafic d'influence Des soupçons de corruption et de trafic d'influence entourent cette vente entre les deux pays, l'opposition indienne accusant le gouvernement de Narendra Modi d'avoir favorisé un conglomérat privé réputé proche du Premier ministre. Selon des révélations du Monde datant d'avril, la France a par ailleurs annulé en 2015 un redressement fiscal visant une entreprise appartenant à un homme d'affaires proche du Premier ministre indien au moment où se négociait la transaction. Le montant estimé de la vente est de 9,4 milliards de dollars (8,4 milliards d'euros).
L'étudiante avait disparu en septembre 2018, le jour de son 20e anniversaire, alors qu'elle allait visiter un appartement près de Strasbourg.
Le corps démembré, retrouvé mercredi dans une forêt en Alsace, est celui de Sophie Le Tan, cette étudiante portée disparue le 7 septembre 2018, a annoncé samedi le parquet de Strasbourg. "Les analyses ADN confiées à l'Institut national de la police scientifique (INPS) de Paris et exécutées en l'état sur certains de ces ossements humains viennent de révéler que le profil génétique féminin mis en évidence est identique au profil génétique de Sophie Le Tan", a annoncé dans un communiqué la procureure, Yolande Renzi.Les premières constatations réalisées sur les restes humains, trouvés par un gendarme lors d'une promenade en forêt dans le secteur de Rosheim et Grendelbruch (Bas-Rhin), suggéraient qu'ils pourraient appartenir à l'étudiante.Le seul suspect affirme son innocenceMais le parquet de Saverne, compétent dans un premier temps pour la découverte du corps, avait appelé à "la plus grande prudence" en attendant les résultats des analyses ADN. Une autopsie a été réalisée vendredi et des échantillons ont été prélevés."Les résultats des analyses encore en cours sont attendus pour ce début de semaine", a précisé la procureure, qui organisera une conférence de presse lundi après-midi. La jeune fille avait disparu le jour de ses 20 ans, alors qu'elle allait visiter un appartement à Schiltigheim, près de Strasbourg. Le logement appartenait à Jean-Marc Reiser. Agé de 59 ans, cet homme, unique suspect, avait été arrêté une semaine après la disparition de Sophie Le Tan. Déjà condamné pour viols et acquitté au bénéfice du doute pour la disparition d'une jeune femme dans les années 1980, il a été mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration. Des traces de sang de Sophie Le Tan ont été trouvées chez lui, mais il a toujours affirmé son innocence. Il affirme qu'il aurait soigné la jeune femme blessée à la main, avant qu'elle ne quitte son domicile.
La production de ces masques en tissu a atteint 10 millions d'unités par semaine, et le gouvernement vise les 25 millions.
Pharmacies, bureaux de tabac, mairies, supermarchés... Le mode de distribution des masques grand public à la population n'est pas encore arrêté, mais le gouvernement la commencera le 4 mai, une semaine avant la date prévue pour le déconfinement, a affirmé vendredi 24 avril la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, dans un entretien aux Échos."L'État contribuera à doter en masques grand public les citoyens dès que possible par les canaux de distribution les mieux adaptés. De premières expérimentations seront faites à partir du 4 mai", y explique Mme Pannier-Runacher. "Plusieurs modes de distribution ont été identifiés pour permettre à un maximum de Français d'y avoir accès. Le champ des possibles est très large et nous regardons toutes les hypothèses : pharmaciens, mairies, grande distribution, buralistes, plateforme Afnor, e-commerce, etc.", ajoute-t-elle. 11 mai: Y aura-t-il des masques pour tous?par BFMTVPour autant, "il reste à trancher des questions : comment éviter un phénomène de surstockage par certains au risque de provoquer des ruptures locales d'approvisionnement ? Comment s'appuyer sur les collectivités locales ?", s'interroge la secrétaire d'État, précisant que ces questions seront arbitrées dans le cadre du plan de déconfinement.Pour l'heure, le gouvernement a "initié une filière de fabrication de masques grand public en textile, le plus souvent lavables et réutilisables", souligne Mme Pannier-Runacher, affirmant que la production a atteint plus de 10 millions de masques la semaine passée. "Et l'approvisionnement, par la production française et les importations, va s'accroître rapidement pour dépasser 25 millions de masques lavables par semaine fin avril", poursuit-elle.Interrogée sur l'opportunité d'encadrer les prix de vente de ces masques, la secrétaire d'État indique que "ce n'est pas d'actualité".