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SONDAGE. La cote de popularité du couple exécutif remonte - bien que le chef de l'État et le Premier ministre restent sous la barre des 50%, selon le dernier baromètre BVA pour Orange et La Tribune, publié mardi 26 septembre*.
En revanche, Emmanuel Macron est de plus en plus perçu comme clivant. À gauche, Benoît Hamon est désormais plus populaire que Jean-Luc Mélenchon. Enfin, la crise au Front national nuit à l'image de Marine Le Pen et Florian Philippot. La cote de popularité d'Emmanuel Macron remonte (45%, + 2 points) mais son image se clive fortement. La baisse continue de sa popularité depuis juin (- 5 points de bonnes opinions en juillet et - 11 points en août) semble ainsi s'enrayer. Au-delà de ce rebond, il faut souligner une certaine tendance à la polarisation des opinions concernant Emmanuel Macron : mieux soutenu par les retraités, les Français les plus favorisés et les sympathisants de la droite, il apparaît en perte de crédit à la gauche du Parti socialiste (PS), chez les actifs et dans les catégories populaires. Sur le plan politique, le clivage est manifeste : la popularité d'Emmanuel Macron régresse de 5 points auprès des sympathisants de la gauche (25%) et notamment de 10 points auprès de la gauche non socialiste à un niveau très bas (13%). À l'inverse, les sympathisants du PS restent des soutiens significatifs (+ 10 points à 61%) et la popularité présidentielle progresse de 11 points auprès des sympathisants de la droite (49% de bonnes opinions) et de 10 points chez les sympathisants Les Républicains (LR) (51%).À 48% de bonnes opinions, la popularité d'Édouard Philippe connaît également un mouvement à la hausse (+ 2 points). Cette progression de la popularité du chef du gouvernement a notamment été soutenue par une popularité qui s'ancre à un niveau élevé chez les sympathisants de la droite (+ 8 points à 62%) et de LR (+ 8 points à 64%).► Retrouvez le baromètre BVA-Orange-La Tribune d'août 2017. ► Le baromètre du mois de juillet ici. • LE GOUVERNEMENT JUGÉ COHÉRENT 71% des Français considèrent que le gouvernement respecte les engagements de campagne d'Emmanuel Macron. Ils étaient 58% à l'époque de François Hollande après quatre mois de mandat, 54% pour Nicolas Sarkozy et 48% pour Jacques Chirac.42% des Français jugent que l'exécutif mène les réformes à un bon rythme ce qui en fait également le gouvernement le mieux évalué en comparaison avec les premiers gouvernements passés. Mais 36% des Français considèrent que le gouvernement va trop loin dans le rythme des réformes, un score très supérieur aux précédents.• DES RÉSERVES SUR L'ÉGALITÉ SOCIALE La question des efforts demandés aux Français montre une certaine réserve de l'opinion sur les questions d'égalité sociale. Seuls 25% des Français jugent aujourd'hui que le gouvernement repartit équitablement les efforts demandés entre tous les Français, ce qui place le premier gouvernement de la présidence Macron au niveau de Jacques Chirac en 1995 (25%) et en dessous des premiers gouvernements Hollande (41%) et Sarkozy (31%).• HAMON DÉTRÔNE MÉLENCHONÀ gauche, Jean-Luc Mélenchon perd son leadership au profit de Benoît Hamon. Leader de la mobilisation face à la réforme du code du travail, Jean-Luc Mélenchon voit sa cote d'influence se maintenir à un très haut niveau à gauche (59%, - 5 points). Mais il perd sa première place dans cette frange de l'électorat, dépassé par Benoît Hamon (61%, + 11 points).• LA CRISE AU FN NUIT À LE PEN ET PHILIPPOTUne crise au FN aux effets négatifs pour Florian Philippot et pour Marine Le Pen. La crise générée au Front national (FN) par le départ de Florian Philippot semble avoir fragilisé ses protagonistes. La cote d'influence de Florian Philippot baisse ainsi de 12 points (à 54%) auprès des sympathisants du FN et de 3 points auprès de l'ensemble des Français (15%). Dans le même temps, la cote d'influence de Marine Le Pen perd également des points : - 7 points à 88% auprès des sympathisants FN et - 3 points à 24% auprès des Français. Le Front national semble sortir fragilisé de cette séquence, la part de Français ayant une bonne opinion du parti régressant également de 2 points à 25%.* Enquête réalisée auprès d'un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 25 au 26 septembre 2017. Échantillon de 1.092 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et profession de l'interviewé après stratification par région et catégorie d'agglomération.
Des vols affrétés par Air France vont se poursuivre pour aller chercher les Français encore aux Philippines ou au Pérou, a précisé le secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, mardi matin.
Depuis le 16 mars, jour où Emmanuel Macron a annoncé la mise en place du confinement en France, une vaste opération de rapatriement des Français à l'étranger a été lancée. "On a ramené 148.000 Français à la maison" depuis le début du confinement, a déclaré mardi 7 avril le secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, en affirmant que seuls "quelques milliers" de ressortissants restaient à rapatrier. "Nous allons poursuivre les vols affrétés par Air France pour aller les chercher, aux Philippines, au Pérou", a précisé le ministre sur l'antenne de France Bleu Provence.Vendredi, le président de la République avait qualifié cette opération de rapatriement de "prouesse", lors d'un déplacement au Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères, où quelque 260 personnes travaillent. Le nombre officiel de Français rapatriés était alors de 132.000.Selon un responsable du ministère des Affaires étrangères vendredi, des touristes français "restaient encore disséminés" à travers le Pérou, ainsi qu'aux Philippines, "dans beaucoup d'îles". De même des Français étaient encore à bord du Zaandam, qui a accosté jeudi en Floride, et du Coral Princess, un autre bateau de croisière situé au large des côtes américaines. Parmi eux, une centaine présentaient des problèmes de santé "très sévères".
L'ancien militaire, compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, est décédé à l'âge de 90 ans.
Roger Holeindre, co-fondateur et figure historique du Front national, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi 30 janvier, près de Paris. L'information a été communiqué par le Parti de la France, dont il était le président d'honneur. Cet ancien membre de l'armée et ami de longue date de Jean-Marie Le Pen, avec qui il a co-fondé le FN en 1972, est mort d'un infarctus à son domicile de Vaucresson (Hauts-de-Seine), a précisé Thomas Joly, président du Parti de la France. Roger Holeindre avait rejoint les rangs de ce mouvement politique après avoir claqué la porte du Front national en 2011, à l'arrivée de Marine Le Pen à sa tête. "C'est un étendard de la droite nationale française, qui a co-fondé le FN et a été de toutes les luttes coloniales, blessé à plusieurs reprises", a rendu hommage Thomas Joly, saluant "un combattant jusqu'à sa mort". "On devait tenir avec lui une réunion politique la semaine prochaine à Paris", a-t-il précisé.Co-fondateur en 1972 du FN (devenu en 2018 Rassemblement national), Roger Holeindre a été membre du comité de soutien à Jean-Louis Tixier-Vignancourt, candidat d'extrême droite à la présidentielle de 1965. Il fit ensuite partie en 1986 (jusqu'en 1988) du groupe des 35 députés FN entrés à l'Assemblée nationale.Ancien vice-président du FN, il s'est notamment occupé de former les jeunes du parti et a présidé un Cercle national des combattants qui réunissait des anciens combattants proches du FN. Marine Le Pen lui a rendu hommage sur Twitter: "Résistant à 15 ans, ouvrier métallurgiste qui se porta volontaire pour la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie, il avait été l'un des membres fondateurs du Front National, et l'un de ses députés", a écrit la présidente du Rassemblement national.Le député et ancien vice-président du FN Louis Aliot et l'eurodéputé RN Nicolas Bay, ont rendu hommage à un "résistant de la première heure". Bruno Gollnisch, proche de Jean-Marie Le Pen, exclu du FN en 2015, a salué "un homme, un vrai", "héros de toutes les batailles : Indochine, Algérie, adulé par les musulmans français, qu'il a refusé d'abandonner".D'après l'historien Nicolas Lebourg, Roger Holeindre n'était "ni antisémite, ni fasciste mais national populiste, anticommuniste, défenseur de l'Algérie française et d'une certaine idée de l'empire français".
Pas de public, deux mètres de distance entre instruments à vent, tissus au sol pour recueillir les postillons: avec son premier concert post-confinement, la Philharmonie de Paris a entamé la première étape d'un long retour à la normalité.
Dans la grande salle Pierre Boulez mercredi, les musiciens de l'Orchestre de Paris répètent dans une ambiance bon enfant entourés de techniciens et d'opérateurs masqués, quelques heures avant la diffusion de la captation sur Arte Concert et la plateforme Philharmonie Live. On sourit, on échange des blagues et on s'amuse même à s'applaudir un peu à la fin de chaque morceau face à une salle vide, excepté pour une poignée de journalistes.Les retrouvailles après deux mois de confinement, "c'est comme si on avait fait une plongée puis, une fois sortis de l'eau, pris une grande bouffée d'air frais", confie à l'AFP Philippe Aïche, premier violon solo qui a suggéré le programme de ce concert à huis-clos.A l'instar d'orchestres allemands ou scandinaves qui en ont déjà fait l'expérience, l'évènement s'est plié aux mesures de distanciation et d'hygiène. - Chacun son pupitre -Un mètre cinquante entre les instruments à cordes, deux mètres entre les instruments à vents, alors que "généralement, les violons jouent sur le même pupitre et les cors sont à 80 cm les uns des autres pour former la qualité de son du groupe", explique M. Aïche."On a indiqué le cheminement de la circulation (hors plateau) il y a des lingettes spécifiques pour nettoyer les instruments, les partitions sont des photocopies pour qu'elles ne passent pas de main en main et chacun a son pupitre", précise Laurent Bayle, directeur général de la Philharmonie. Si on s'attendait à voir des violonistes et altistes masqués ou des flûtistes portant des visières, il n'en est rien; ils portent bien un masque hors plateau, mais "se sentaient assez en sécurité" sur scène, indique-t-il.La cause? Plusieurs études techniques récentes, dont l'une réalisée par le prestigieux Philharmonique de Vienne et d'autres pas plusieurs orchestres allemands, soutenant qu'il n'y a pas risque de contamination au sein d'un orchestre si les musiciens sont placés à plus d'un mètre les uns des autres."J'avais prévu une visière avec une petite encoche pour mettre la flûte; j'en avais acheté dix, mais après avoir lu les analyses (...), j'ai vu qu'il n'y avait pas de danger", se rassure le flûtiste Vicens Prats.Même avec son instrument, considéré comme "le plus dangereux", le souffle n'excédait pas 80 cm, toujours selon ces études.- Trois grandes inconnues -Le programme de ce premier concert est en mode dégradé, avec moins de 20 musiciens par morceau: 16 pour un extrait de l'opéra "Parsifal" de Wagner, 13 pour "Siegfried-Idyll" du même Wagner et six pour le sextuor de Capriccio de Richard Strauss.Pour l'extrait de "Parsifal" -- une transcription pour orchestre de chambre--, un problème s'est rapidement posé et les musiciens ont demandé à Philippe Aïche de leur servir de chef d'orchestre."Avec deux mètres (de distance), c'était extrêmement compliqué de garder le contact visuel et auditif entre musiciens", explique-t-il."Dans +Parsifal+, il y a beaucoup de masse sonore et c'est compliqué de trouver les repères", renchérit Benoît de Barsony, corniste. "C'était assez déstabilisant", ajoute-t-il.La Philharmonie de Paris, qui s'est taillée en cinq ans d'existence une réputation d'excellence internationale grâce à son acoustique exceptionnelle, va renouveler l'expérience jeudi avec le violoniste Renaud Capuçon et 22 autres instrumentistes sur "Les Métamorphoses" de Strauss. D'autres initiatives suivront à l'été.D'autres formations commencent à reprendre aussi, comme l'Opéra de Dijon qui offre depuis mercredi des concerts streamés ou encore les deux orchestres de Radio France qui proposeront un concert hebdomadaire en juin et juillet diffusé en direct sur France Musique et Arte Concert. Mais cela n'apportera pas une réponse à trois grandes inconnues. Quelle jauge pour les salles de concert? Le public reviendra-t-il? Et quand sera-t-il envisageable de reprendre les grandes symphonies, de Mahler, Wagner ou Bruckner?"Pour Parsifal, on a pris les trois quarts de la scène alors qu'on n'est que 16. Imaginez 80 musiciens, que feriez-vous? ce n'est pas possible", assure M. Aïche.
Comme le révèle l'Obs dans son édition à paraître le 5 mai, François Hollande serait allé en toute discrétion, rendre visite à Jacques Chirac. Une entrevue à l'initiative de Bernadette Chirac.
Elle aurait confié au chef de l'État que son mari, très affaibli par la maladie, apprécierait qu'il vienne à sa rencontre. Un souhait exaucé par François Hollande le 29 mars dernier. L'Obs a d'ailleurs qualifié ce rendez-vous "d'ultime visite". Les deux Corréziens, très attachés à leur terre, ont toujours affiché une bonne entente. En 2014, lors de la remise des prix de la Fondation Chirac au Quai Branly, François Hollande avait dans son discours rendu hommage à l'ancien chef de l'État. Quant à Jacques Chirac, en 2011, il avait fait sensation lors de l'inauguration d'une exposition en Corrèze, en déclarant qu'il "voterait François Hollande" à la présidentielle de 2012 avant de préciser : "Je vais voter pour lui, sauf si Juppé se présente parce que j'aime bien Juppé". Une déclaration qu'il avait rapidement dû justifier. "Il s'agissait d'humour corrézien entre républicains qui se connaissent de longue date", avait-il rectifié. Il faut dire que Jacques Chirac n'a jamais vraiment apprécié Nicolas Sarkozy, pourtant candidat de l'UMP en 2012.Jacques Chirac et François Hollande ont tous deux débuté leur carrière politique en Corrèze : en 1983 pour le chef de l'État comme conseiller municipal d'Ussel, en 1965 pour Jacques Chirac, comme conseiller municipal de Saint-Féréole.
Un pur-sang a été retrouvé égorgé par ses propriétaires dans un champ à Lannion (Côtes-d'Armor). De nombreux chevaux ou poneys ont été retrouvés tués ou mutilés ces derniers mois.
Une enquête est en cours.La liste des animaux tués ou mutilés continue de s'allonger après la découverte d'un pur-sang, retrouvé égorgé par ses propriétaires près de Lannion (Côtes-d'Armor), mercredi 19 août. Qui_a voulu_tuer_la jument_Qaloe ?par France Bleu"Les propriétaires d'une ferme située à Plouzélambre ont retrouvé leur cheval égorgé mardi, dans un champ près de leur domicile. Une enquête a été ouverte", a indiqué la gendarmerie, confirmée par le parquet de Saint-Brieuc. Aucune piste n'est privilégiée pour le moment par les enquêteurs. Aucun fait similaire n'avait à ce jour été signalé dans les Côtes-d'Armor.De nombreux chevaux, poneys et ânes ont été tués ou mutilés ces derniers mois en France, notamment en Vendée, dans le Jura, dans la Somme ou le Rhône, sans que la raison de ces sévices et l'usage des organes prélevés soient connus. Des cas ont aussi été recensés en Normandie et dans le Sud-Ouest. Toutes les pistes envisagées"Est-ce un challenge lancé sur internet ? Un défi ? La pulsion d'un individu ? Toutes les pistes sont envisagées", estimait fin juin Bruno Wallart, commandant de la compagnie de gendarmerie de Riom (centre).Ces enquêtes bénéficient du soutien de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, en appui aux brigades locales.
"Quatre cents ans de racisme systémique". Après deux semaines de protestations historiques dans le pays, les démocrates ont appelé dimanche à une transformation profonde de la police, accusée de discriminations, d'injustices et brutalités à l'encontre des Américains noirs.
Jugeant que la situation était désormais "parfaitement sous contrôle" après des grandes manifestations pacifiques samedi, le président Donald Trump a ordonné le retrait de la Garde nationale de Washington.Des rassemblements se poursuivaient dimanche dans plusieurs villes américaines, y compris dans la capitale fédérale où la Maison Blanche est toujours protégée par de hautes barrières grillagées.La blessure des inégalités raciales et des violences policières a été douloureusement ravivée aux Etats-Unis par le drame de Minneapolis lorsque le policier blanc Derek Chauvin, filmé sur une vidéo le 25 mai, a appuyé son genou sur le cou de George Floyd jusqu'à l'étouffer et le tuer. Plusieurs élus démocrates veulent s'attaquer à ce qu'ils estiment être le fruit d'un racisme qui gangrène l'histoire des Etats-Unis depuis l'esclavage, en présentant lundi devant le Congrès une loi pour réformer la police dans l'ensemble des Etats-Unis."Nous devons être terriblement honnêtes sur la nature de ces problèmes, et nous savons que nous luttons contre 400 ans de racisme systémique dans le pays", a plaidé dimanche Val Demings, élue afro-américaine de la Chambre des représentants auprès de la chaîne CBS.- "Couper les vivres" -Ancienne cheffe de la police d'Orlando, en Floride, et pressentie comme une possible colistière de Joe Biden lors de l'élection de novembre, elle a jugé que le racisme devait être éliminé de la police, mais aussi d'autres pans de la société, éducation et logement en tête.Le "Justice and Policing Act" qui sera présenté devant les deux chambres entend entre autres créer un registre national pour les policiers commettant des bavures, rendre plus faciles les poursuites judiciaires contre les agents, repenser leur recrutement et formation, a détaillé une autre élue afro-américaine, Karen Bass.Elle martelé qu'il était "temps que la mentalité de la police change dans de nombreux services du pays".Dans la foulée de la mort de George Floyd, plusieurs vidéos montrant des brutalités policières ont largement circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Certaines mesures ont déjà été imposées à un échelon local depuis le début de ce mouvement de contestation historique, il y a deux semaines.Le chef de la police de Seattle a annoncé l'interdiction du recours au gaz lacrymogène pour trente jours. La police de Minneapolis, où George Floyd est mort, a aussi annoncé qu'elle interdisait dorénavant la technique dangereuse des "prises d'étranglement".L'élue progressiste Alexandria Occasio-Cortez est allée jusqu'à défendre une réduction du budget de la police de New York. L'avenir d'une telle loi est incertain. Les démocrates ont la majorité à la Chambre des représentants mais ils sont minoritaires au Sénat."Je ne pense pas qu'il y ait un problème de racisme systémique chez les forces de l'ordre de notre pays", a balayé d'un revers de la main dimanche le ministre de la Sécurité intérieure Chad Wolf, à la chaîne ABC.Le ministre de la Justice Bill Barr a dit comprendre la "méfiance" des Afro-Américains, mais assuré que le pays était déjà sur le chemin d'une réforme de ses institutions depuis les années 60, lorsque le pays avait été secoué par un autre mouvement de contestation historique contre le racisme. A moins de 150 jours de la présidentielle, le débat s'est imposé dans la campagne. Le président Donald Trump qui brigue un second mandat a accusé son adversaire Joe Biden et les démocrates de vouloir "couper les vivres de la police". Il a plaidé pour "des forces de l'ordre efficaces et bien payées".L'ancien vice-président de Barack Obama rencontrera la famille de George Floyd à Houston lundi, à la veille de ses obsèques, selon le New York Times.
Lors des campagnes de dépistage, "on voit arriver des jeunes qui ont été infectés sans qu'on sache comment", a expliqué le ministre de la Santé qui rappelle qu'une personne atteinte par le Covid-19, même asymptomatique, peut faire circuler le virus.
En cette période de vacances, propice au laisser-aller et aux regroupements festifs, le ministre de la Santé Olivier Véran en appelle "à la jeunesse pour qu'elle soit vigilante" face à l'augmentation du nombre de cas de Covid-19. Dans un entretien au Parisien mis en ligne samedi soir, le ministre a fait part de sa préoccupation. "Lors des campagnes de dépistage massif", on remarque "que les patients sont jeunes, plus jeunes que lors de la précédente vague. Le taux d'asymptomatiques est, lui, extrêmement élevé", a expliqué le ministre. "C'est le cas particulièrement en Île-de-France où l'on voit arriver des jeunes qui ont été infectés sans qu'on sache comment", poursuit-il. "Sans doute que les personnes vulnérables et âgées ont conservé un niveau de prudence élevé alors que les jeunes, eux, font moins attention", avance-t-il pour expliquer le phénomène. "C'est ce que l'on constate notamment lors des rassemblements festifs et surtout familiaux à l'origine de clusters", ajoute-t-il.Même s'il dit comprendre "parfaitement leur besoin de changer d'air et de souffler", "le virus, lui, ne prend pas de vacances", rappelle Olivier Véran qui en appelle "à la jeunesse pour qu'elle soit vigilante". "On n'a pas encore gagné la guerre", martèle-t-il, ajoutant que sur un nombre de tests "approchant les 500.000 par semaine", le taux de positifs est "de l'ordre de 1 à 1,5%". En cas de besoin, le ministre n'exclut pas de devoir prendre certaines mesures restrictives comme la fermeture des bars dans certaines régions. "En Mayenne, j'ai demandé au préfet d'interdire tous les rassemblements de plus de dix personnes tant que le virus circule de manière trop importante. Cela peut aller jusqu'à limiter l'ouverture des établissements si c'est nécessaire. Cela fait partie des possibilités", explique le ministre. En Catalogne, "beaucoup de jeunes étaient contaminés et le virus a fini par se propager dans la population", poursuit Olivier Véran. "Il faut donc continuer à appliquer les gestes barrières, respecter les distances sociales, porter un masque et se faire dépister en cas de doute", soutient le ministre. La circulation virale est en "nette augmentation" en France, avec plus de 1.000 nouveaux cas de coronavirus par jour, a annoncé vendredi la Direction générale de la Santé. L'épidémie de Covid a fait 30.192 morts en France selon les autorités.
La citation de Karl Marx employée par la secrétaire d'État a provoqué la colère du Parti communiste français.
On ne touche pas à Karl Marx. Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a eu droit à une sortie musclée du Parti communiste à la suite de l'un de ses tweets. Mercredi 13 juin, Marlène Schiappa réagissait à la polémique engendrée par Emmanuel Macron, qui estimait que la France dépensait "un pognon fou" en aides sociales. Au secours de son président, Marlène Schiappa faisait une mise au point sur le fond des propos du chef de l'État via Twitter. "Toucher 550€ de RSA/mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s'il n'y a pas d'accompagnement efficace vers le travail. Un vrai travail, un vrai salaire : voilà le projet du gouvernement", a-t-elle expliqué. Le PCF n'a pas le monopole de MarxEt pour donner plus de force à ses propos, elle a complété sa sortie par une citation de Karl Marx : "L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes". Dès le lendemain matin, le Parti communiste français rectifiait le tir via le réseau social en attaquant la secrétaire d'État : "Quand Marx parle de l'émancipation des travailleurs, c'est justement pour se débarrasser des gens comme vous qui défendez 'les intérêts conservateurs, dont [vous êtes] l'humble valet'. Le capital, livre 1". Marlène Schiappa revenait à la charge, en insistant sur le fait que le parti n'avait pas le monopole de Marx, et en citant un compagnon de lutte du penseur-philosophe, en l'occurrence Friedrich Engels. Une citation longue et savante, dont s'est moqué le PCF, en plaçant au passage une pique concernant les difficultés rencontrées par les bacheliers sur la plateforme Parcoursup
L'élue Les Républicains Valérie Lacroute a interpellé le Premier ministre au sujet de sa réaction après les violences commises à Chanteloup-les-Vignes, accusant le chef du gouvernement de "banaliser les faits". "L'important, ce n'est pas les termes, ce sont les actes", lui répond-il.
L'Assemblée nationale a été mardi le théâtre d'une passe d'armes entre Edouard Philippe et une députée de l'opposition à propos de la soirée de violences de samedi 2 novembre, à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Une école de cirque avait notamment été incendiée lors d'une nuit de heurts, dans cette ville de la grande banlieue ouest de Paris. Le Premier ministre a ensuite qualifié de "bande d'imbéciles et d'irresponsables" les auteurs des faits."Nous avons été nombreux à être choqués par la légèreté avec laquelle vous avez considéré les agressions criminelles", a dénoncé la députée de Seine-et-Marne Valérie Lacroute. "Il ne s'agit pas d'agissements d'une petite bande d'imbéciles et d'irresponsables mais d'actes criminels qu'il faut réprimer avec fermeté". "Les mots ont un sens, et les vôtres ont donné l'impression de minimiser ou de banaliser les faits", a t-elle poursuivi, accusant le gouvernement "d'angélisme" et estimant que "c'est un message particulièrement inapproprié que vous avez adressé aux forces de l'ordre et aux pompiers".L'allusion d'Edouard Philippe aux "racailles" de Nicolas Sarkozy"Lorsque j'ai évoqué une petite bande d'imbéciles, j'ai probablement utilisé une formule de style qui est une litote" a répondu le chef du gouvernement, avant d'affirmer que "le choix du champ lexical appartient à chacun". Edouard Philippe a ensuite fait une référence à peine dissimulée aux termes employés dans le passé par certains élus. "Peut-être que sur vos bancs, on aurait parlé de 'racailles' (terme employé par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, lors des émeutes de 2005, ndlr) ou de 'sauvageons' (terme employé par Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur, en 199, ndlr). L'important, ce n'est pas les termes, ce sont les actes", a t-il asséné, disant qu'il "préférerait que la question porte sur les actes plutôt que sur les adjectifs". "Les actes commis sont effectivement des actes criminels". "Lorsque nous luttons contre les trafics, nous dérangeons les bandes, nous dérangeons les quartiers, et ça se traduit forcément par des réactions", a t-il ensuite ajouté, concédant toutefois que "sur les mots", il "veut bien concevoir que ce soit la nature du jeu politique" de relever les termes employés.
"On mène une politique qui a un ensemble cohérent depuis le début", assure la porte-parole des députés La République En marche.
Le président de la République ne mérite que la note de 3,74 sur 10 dans l'évaluation de sa maîtrise de l'immigration, selon un sondage Ifop, publié dans Le Journal du Dimanche le 8 juillet. Les personnes interrogées étaient invitées à donner une note dans l'ordre croissant de 1 à 10 au chef de l'État dans cinq domaines. La maîtrise de l'immigration est le sujet que les sondés ont jugé le plus sévèrement."On mène une politique qui a un ensemble cohérent depuis le début"Une baisse de popularité qui ne semble pas inquiéter la porte-parole des députés La République En marche (LREM) Aurore Bergé, qui a été invitée à réagir à ce sondage dans l'émission Le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. "J'ai envie de vous répondre : et alors ?", a-t-elle ainsi lancé avant d'ajouter que la majorité n'allait pas changer de ligne politique à chaque sondage. "On mène une politique qui a un ensemble cohérent depuis le début, et moi j'assume l'intégralité de cette cohérence", a encore affirmé l'élue des Yvelines.
Soupe à la grimace chez les Le Pen. Selon le Journal du Dimanche, la jeune Marion Maréchal-Le Pen n'aurait que très peu apprécié les critiques formulées par sa tante Marine dans les colonnes de Femme actuelle.
Interrogée sur sa nièce, la présidente du Front national n'avait pas été tendre. Elle déclarait : "Elle est jeune, elle est assez raide, c'est vrai... un peu comme la jeunesse française, elle se raidit en tout cas". La candidate avait également jugé la jeune femme politique comme étant trop "inexpérimentée" pour occuper une fonction ministérielle en cas de victoire du parti nationaliste à l'élection présidentielle. Selon le JDD, la jeune Marion Maréchal-Le Pen aurait laissé éclater sa colère après avoir eu vent de ces déclarations, en réagissant ainsi : "Ministre je m'en fous, mais inexpérimentée, c'est dégueulasse, elle exagère". Marion Maréchal-Le Pen furieuse contre sa tante ?par 6MEDIASDes propos bien loin de ceux confiés au Figaro juste après la sortie médiatique de sa tante, lorsqu'elle déclarait, non sans une pointe d'espièglerie : "Cela tombe bien. Je n'avais rien demandé". Entre la députée du Vaucluse et Marine Le Pen, il semble y avoir de l'électricité dans l'air.
L'équipe de Donald Trump tentait dimanche la contre-offensive après la relance décevante de sa campagne de réélection, attribuant aux manifestants et aux médias la faible affluence à son meeting organisé la veille en pleine pandémie.
Le milliardaire républicain avait assuré la semaine dernière que "près d'un million" de personnes avaient réclamé des billets pour ce rendez-vous à Tulsa, dans l'Oklahoma, un Etat conservateur qu'il avait remporté avec une majorité écrasante en 2016. Mais le meeting a été plombé par les images de rangées de sièges vides, la nouvelle que six membres de son équipe venaient d'être testés positifs au Covid-19 et un discours critiqué pour n'avoir pas abordé en profondeur la crise sanitaire, économique et le mouvement historique de colère contre le racisme que traversent les Etats-Unis.Si Donald Trump, 74 ans, a démontré une nouvelle fois son énergie, arpentant la scène pendant près de deux heures, même les médias prisés des conservateurs soulignaient dimanche ce raté.M. Trump est "furieux", rapportaient la chaîne NBC et le New York Times en citant des sources anonymes. Le président, qui aime parler des foules qui viennent le voir, avait expliqué que si la salle omnisports, pouvant accueillir quelque 20.000 personnes, ne suffisait pas, un centre de conférence voisin pourrait recevoir environ 40.000 personnes. Mais faute de monde, il a annulé à la dernière minute samedi soir une allocution prévue pour les spectateurs qui n'auraient pas pu entrer.Ls pompiers de Tulsa n'ont dénombré que 6.200 spectateurs pendant son discours, d'après des médias américains. Mais des responsables de l'équipe de campagne de Donald Trump ont déclaré qu'il y avait eu au moins 12.000 spectateurs."Il y avait plusieurs facteurs en jeu, comme les inquiétudes sur les manifestants qui devaient venir", a justifié dimanche une conseillère influente de l'équipe de M. Trump, Mercedes Schlapp."Il y avait des manifestants qui ont bloqué" l'entrée des participants, a-t-elle aussi affirmé sur Fox News, ajoutant que des familles n'avaient peut-être pas osé venir avec leurs "enfants à cause des inquiétudes liées aux manifestants". Les journalistes sur place n'ont pas rapporté de blocages majeurs aux entrées. Un imposant dispositif policier et militaire avait été déployé dans le périmètre. Premier grand rassemblement organisé dans une salle fermée pendant la pandémie de Covid-19, qui a fait près de 120.000 morts aux Etats-Unis, le meeting de Donald Trump avait été fortement critiqué, des experts craignant qu'il puisse aggraver la contagion au moment même où l'Oklahoma connaît une forte poussée du nombre de cas détectés. - "Pas de comparaison -Dès son discours d'investiture, en janvier 2017, Donald Trump avait montré sa tendance à parler en termes passionnés de la taille de ses foules. Lui et son équipe se moquent depuis des semaines de la campagne en sourdine de son rival démocrate Joe Biden, qui est resté enfermé chez lui pendant des semaines à cause du confinement et respecte strictement les consignes sanitaires dans les discours et tables rondes qu'il organise depuis le déconfinement. L'ancien vice-président de Barack Obama n'a pas organisé de meeting depuis début mars, lorsque la pandémie est venue mettre un brusque coup d'arrêt à la campagne électorale américaine. Cela ne l'a pas empêché de prendre le large dans les sondages ces dernières semaines devant Donald Trump. "J'aimerais bien voir un meeting de Biden. Chiche, parce qu'il n'y a pas de comparaison", a lancé Mercedes Schlapp, en précisant que celui de Donald Trump avait été suivi par 5,3 millions de personnes en ligne. "Je crois que j'ai vendu toutes mes entrées dans cette même salle en cinq minutes", a taclé la chanteuse américaine Pink. Mais avec le risque de contagion du Covid-19, "je ne demanderais jamais aux gens de venir dans une salle fermée en ce moment. Personne de bien ne le ferait". Certains ont avancé que des adolescents avaient pu en partie provoquer le manque d'affluence car ils proclamaient sur le réseau social TikTok avoir commandé de nombreux billets d'entrées avec la ferme intention de ne pas y aller. Une théorie qu'a vivement rejetée le directeur de la campagne de Donald Trump dimanche, en soulignant que ses équipes vérifiaient toujours les numéros de téléphone et que les entrées étaient attribuées de toute façon par ordre d'arrivée. Le manque de public s'explique par la couverture des médias tentant de décourager les gens à venir "à cause du Covid et des manifestants", a martelé Brad Parscale dans un communiqué furieux, dans lequel il se demandait s'il valait bien la peine d'accréditer les journalistes pour couvrir ces événements.
L'escalade se poursuit: le compte officiel de la Maison Blanche @WhiteHouse a tweeté vendredi le message de Donald Trump sur Minneapolis qui avait été signalé par Twitter pour "apologie de la violence".
Ulcéré par les décisions de la plateforme à l'oiseau bleu, qu'il utilise avec assiduité, le président américain a signé jeudi un décret visant à limiter la latitude dont les réseaux sociaux bénéficient dans la modération de leurs contenus.Quelques heures plus tard, il a tweeté un message sur les affrontements à Minneapolis après la mort d'un homme noir, George Floyd, lors de son interpellation par des policiers blancs."Ces CASSEURS déshonorent la mémoire de George Floyd, et je ne laisserai pas faire cela. Je viens de parler au gouverneur Tim Walz et lui ai dit que l'armée était pleinement à ses côtés (...) Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles", a écrit le président américain.Twitter a rapidement réagi en masquant ce tweet avec un message d'avertissement. Le tweet reste intégralement visible lorsque l'on clique sur le message. Le réseau social a fait de même vendredi matin avec le tweet de la Maison Blanche.L'un des proches conseillers du président, Dan Scavino, qui s'occupe en particulier de sa stratégie sur les réseaux sociaux, a lui franchi un pas dans ses attaques."Twitter ne raconte que des conneries, de plus en plus de gens commencent à s'en rendre compte", a-t-il tweeté.Donald Trump est suivi par plus de 80 millions de personnes sur Twitter.
Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a lancé vendredi une mission d'inspection pour renforcer la prévention du suicide en prison et éclaircir les circonstances dans lesquelles un détenu des Baumettes, un ex-enseignant, s'est donné la mort début août.
"Les chiffres sont mauvais. Nous en sommes cette année à 82 suicides en prison, 82 suicides de trop", a déclaré le ministre de la Justice lors d'un point presse.En 2019, 128 prisonniers se sont suicidés, trois de moins qu'en 2018, selon la direction de l'administration pénitentiaire (DAP). Entre le 1er janvier et le 17 août, 82 suicides ont déjà été recensés, contre 72 sur la même période l'an dernier. Parmi eux figure un ex-professeur de mathématiques de 51 ans, qui s'est pendu le 2 août dans sa cellule des Baumettes à Marseille. Il était en détention provisoire depuis un mois. Son procès avait été renvoyé pour la deuxième fois le 28 juillet, car son expertise psychiatrique n'avait toujours pas été réalisée. "Mon client n'a pas supporté de retourner en prison", selon son avocate Louise Lanata. Il était reproché au quinquagénaire, atteint de dépression, d'avoir crevé les pneus de sa kinésithérapeute à sept reprises entre mai et juin.L'inspection, diligentée par le garde des Sceaux, devra comprendre comment ce suicide a pu intervenir alors que les autorités avaient été alertées du risque. Il s'agira notamment de voir si les acteurs judiciaires, pénitentiaires et les soignants ont mis en oeuvre tous les outils à leur disposition.Eric Dupond-Moretti a reçu la famille de la victime vendredi après-midi. "Il n'aurait pas dû mourir. (...) Il faut faire toute la lumière sur cette affaire, savoir si des dysfonctionnements sont à déplorer", a déclaré le ministre. Au-delà de ce cas, la mission devra faire un point sur l'avancement du plan gouvernemental 2019-2022 sur la santé des détenus, qui vise déjà un renforcement des actions de prévention du suicide. L'inspection devra formuler des recommandations. Le rapport de la mission conjointe de l'Inspection générale de la justice et de l'Inspection générale de la santé devra être remis au garde des Sceaux et au ministre de la Santé Olivier Véran d'ici au 1er décembre, selon la Chancellerie. En 2009 déjà, l'administration pénitentiaire s'était dotée d'un plan de prévention, comprenant vingt mesures. Parmi elles: le dispositif des co-détenus de soutien, qui prévoit qu'un détenu volontaire, ayant suivi une formation, soit placé en cellule avec un prisonnier dont on craint un passage à l'acte.D'après l'Observatoire international des prisons (OIP), les détenus se suicident six fois plus que la population générale.La France est en très mauvaise position par rapport à ses voisins européens: en 2015, le taux de suicide moyen dans les établissements pénitentiaires européens était de 5 pour 10.000 détenus, contre 16 pour 10.000 en France en 2018, selon un rapport de la DAP l'an dernier. Dans 95% des cas, les détenus se sont donné la mort par pendaison.
Les parents de la victime ont porté plainte contre X après le décès de leur fils.
Djilali Messerdi, 35 ans, est mort d'une crise cardiaque le 11 juillet 2016. Ses parents ont porté plainte contre X car ils ne comprennent pas pourquoi les secours ne se sont pas déplacés alors qu'ils avaient pourtant appelé le Samu, rapporte La Dépêche.C'est le père du trentenaire qui a contacté le Samu et leur a fait part des problèmes de son fils, signalant qu'il avait lui-même été victime d'un infarctus par le passé. Quand Djilali a parlé au régulateur pour lui donner des détails sur son état, il lui a dit qu'il avait bu un coca à son retour chez lui.Une heure de perdueL'opérateur du Samu a alors suggéré à Djilali qu'il faisait sans doute de l'aérophagie et de rappeler un quart d'heure plus tard s'il n'allait pas mieux."Comme personne ne se déplaçait, j'ai pris mon fils dans ma voiture pour l'emmener à l'hôpital. Arrivé à l'embranchement de Muret, il est décédé. Des gens m'ont aidé et les pompiers sont arrivés. Il a été transporté à Rangueil où son décès a été constaté. Une autopsie a été réalisée. Elle a confirmé l'infarctus", précise son père. "L'enregistrement montre que des informations précises ont été données, ce qui nous a été confirmé par un cardiologue qui a entendu l'enregistrement", affirment les avocats de la famille de Djilali, qui dénoncent "une absence de prise en charge". Plus d'une heure aurait été perdue dans la prise en compte de l'infarctus de la victime.
Reworld Media, qui a racheté l'an dernier le magazine Grazia, a décidé de cesser la parution hebdomadaire du magazine pour se concentrer sur le numérique et va supprimer 31 postes, dont toute l'équipe du magazine, selon un compte-rendu de réunion consulté par l'AFP.
Le magazine papier ne paraîtra plus que "trois ou quatre fois par an" et sera produit par une rédaction externalisée, a expliqué Germain Périnet, directeur des activités presse et éditeur des marques médias chez Reworld, lors d'une réunion d'information organisée mercredi."Grazia est un magazine qui est très dépendant du marché publicitaire et a subi les conséquences de la crise sanitaire", a-t-il expliqué, "la décision a été prise de recentrer la stratégie du titre Grazia sur le digital, qui a montré de bonnes performances" et sur l'événementiel.Grazia ne paraissait plus depuis le début du confinement, ce qui avait suscité l'inquiétude des salariés placés en chômage partiel. Au contraire, le site web, piloté par une équipe de trois personnes, a continué son activité et enregistré des records d'audience.La réorganisation implique l'ouverture d'un PSE pour les 16 salariés du titre auxquels s'ajoutent des suppressions de postes dans d'autres services, soit 31 au total."On essaiera au maximum de limiter les départs contraints", a assuré la direction."Il est scandaleux qu'on mette des gens au chômage partiel, un dispositif censé préserver l'emploi, pour qu'à la sortie il y a ait des licenciements", déplore Dominique Carlier, élu CGT.Seule Véronique Philipponnat, ancienne de Elle recrutée pour diriger la rédaction, conservera son poste après la réorganisation.Dans un entretien au site Emarketing.fr, elle explique que "depuis le mois d'août et la reprise de Reworld le site a fait +170% de visiteurs uniques" et que "fort de ses résultats, on a travaillé sur un écosystème de marque" dans lequel "le print reste une sorte de flagship (porte-étendard) de la marque" avec une périodicité moindre, pour "du temps plus long, avec de la mode et de la beauté, des signatures, du lifestyle...".Ce sera aussi l'occasion "d'oser des formats de brand content (publi-reportages)" et de "travailler sur l'association entre territoire éditorial et annonceurs", a expliqué de son côté lors du même entretien Elodie Bretaudeau Fonteilles, directrice exécutive de Reworld MediaConnect, la régie publicitaire du groupe.Selon Dominique Carlier, "il est à craindre que Grazia finisse comme Be, racheté par Reworld et devenu une marque fantôme sur le web, utilisée pour faire des salons, où il n'y a plus d'info".Grazia a été racheté par Reworld Media à l'été 2019 avec les autres titres de Mondadori France (une trentaine de titres dont Sciences et Vie, Le Chasseur français, Télé Star, Closer, Biba, Pleine vie ...etc).Après ce rachat plus des deux tiers des journalistes avaient fait jouer leur clause de cession, dont la totalité de l'équipe de Grazia, composée d'une trentaine de journalistes.Une dizaine de journalistes avaient été embauchés pour les remplacer.Magazine de presse féminine lancé en 1938 en Italie, la déclinaison française Grazia existe depuis août 2009. La marque, qui appartient à Mondadori, compte une vingtaine d'éditions internationales.
Les scientifiques redoutent que le réchauffement climatique soit propice à l'augmentation des épidémies dans le monde, en raison du déplacement des moyens de propagation et de la fonte des glaces où ont été congelés des agents pathogènes archaïques.
"Notre plus grand ennemi est notre propre ignorance, parce que la nature est pleine de microorganismes". Birgitta Evengard, microbiologiste à l'université d'Umea, en Suède, ne cache pas son inquiétude face au réchauffement climatique. Car outre les inondations et changements qu'il va impliquer dans nos modes de vie, il pourrait bouleverser l'équilibre biologique de la Terre. Réveil d'un virus préhistorique congelé, retour de la variole, la dengue s'installant en Europe... ces scénarios dignes d'un film catastrophe sont sérieusement étudiés par les scientifiques.La pandémie de Covid-19, avec son virus sans doute né chez la chauve-souris, a mis en lumière les dangers des interférences de plus en plus poussées entre les activités humaines et la nature, qui favorisent la transmission de maladies de l'animal à l'Homme.Mais le risque d'épidémies peut aussi venir d'une autre conséquence désastreuse des activités humaines: le changement climatique, qui provoque le déplacement des moustiques porteurs du paludisme ou de la dengue, et un début du dégel du permafrost où sont congelés des microbes plus ou moins anciens."Dans mes moments les plus sombres, je vois un avenir vraiment horrible pour l'Homo sapiens". L'un des craintes se situe notamment dans le permafrost, "véritable boîte de pandore", explique-t-elle à l'AFP. Ces sols gelés en permanence, qui recouvrent un quart des terres de l'hémisphère nord, en Russie, au Canada, ou en Alaska, sont déjà une bombe à retardement climatique: une partie "importante" pourrait dégeler d'ici 2100, libérant des dizaines voire des centaines de milliards de tonnes de gaz à effet de serre, selon les experts climat de l'ONU (Giec).Et ce n'est pas tout. "Les microorganismes peuvent survivre dans un espace gelé pendant très longtemps", souligne le Pr Vladimir Romanovsky, de l'université d'Alaska à Fairbanks. "Dès que le sol dégèle, l'eau commence à couler au travers, emmenant avec elle particules, matières organiques ou microorganismes isolés depuis des centaines ou des milliers d'années", explique le géophysicien.La science a prouvé que certains de ces microorganismes peuvent être réveillés. Quand vous mettez une graine dans un sol gelé pendant des milliers d'années, il ne se passe rien. Quand vous réchauffez le sol, la graine va pouvoir germer. C'est la même chose avec un virus", explique à l'AFP le Pr Jean-Michel Claverie.Des virus sibériens de 30.000 ans réveillésAvec son équipe de l'Institut de microbiologie de la Méditerranée, il a réussi à réactiver des virus sibériens datant d'au moins 30.000 ans. Ces organismes réveillés ne s'attaquaient qu'à des amibes. Mais dans ces régions glacées, "des hommes de Néandertal, des mammouths, des rhinocéros laineux ont eu des maladies, sont morts, sont tombés. Probablement que tous les virus qui ont causé leurs problèmes à l'époque sont encore dans le sol", poursuit-il.Le nombre des bactéries ou virus emprisonnés là est incalculable. Mais la vraie question est: sont-ils dangereux ? Les scientifiques sont partagés. "L'anthrax prouve qu'une bactérie peut dormir dans le permafrost pendant des centaines d'années et être ranimée", estime Birgitta Evengard.En 2016, en Sibérie, un enfant avait été tué par la maladie du charbon (anthrax), disparue depuis 75 ans dans la région. Cette contamination est attribuée parfois au dégel d'un cadavre ancien de rennes pris dans le permafrost. Certains experts estiment toutefois que les carcasses étaient simplement dans le sol de surface qui dégèle chaque année, cet événement ne prouverait donc pas qu'un pathogène congelé depuis bien plus longtemps dans le permafrost puisse encore tuer.Grippe espagnole, varioleD'autres pathogènes connus, comme les virus de la grippe de 1917 ou de la variole, sont aussi potentiellement présents dans les cimetières arctiques accueillant les victimes d'épidémies anciennes préservées dans les couches glacées.Si certains, comme Vladimir Romanovsky, estiment qu'ils sont "probablement désactivés", d'autres sont moins sûrs.Dans tous les cas, pour la variole, grâce au vaccin, "on s'en sortirait, même si une épidémie locale ferait des dégâts", indique le Pr Claverie. Pour lui, "le vrai danger" est bien plus profond, dans les couches qui peuvent dater de 2 millions d'années et qui renferment potentiellement des pathogènes inconnus. Encore faut-il qu'un virus réveillé, ancien ou non, trouve un hôte. Une rencontre que le changement climatique faciliterait, en ouvrant toujours plus les routes du Grand Nord. "Avec l'exploitation industrielle de l'Arctique, on a toutes les conditions du risque réunis: un danger potentiel, avec la présence de gens", insiste Jean-Michel Claverie.Des moustiques beaucoup plus au nordLe réchauffement de la planète pourrait aussi devenir un allié de poids pour des virus bien plus actuels, qui font déjà des ravages à travers le monde. Paludisme, dengue, chikungunya, zika... Certains moustiques vecteurs de maladies "tropicales" pourraient se retrouver comme chez eux en Europe ou en Amérique du Nord."Les moustiques étendent leur portée vers le Nord et sont désormais capables de survivre à l'hiver dans certaines régions tempérées", souligne ainsi Jeanne Fair, chercheuse au Laboratoire américain Los Alamos, qui travaille sur des modèles pour prédire jusqu'où ils pourraient s'installer.La présence de ce vecteur (tique, moustique, mouche) ne suffit pas. Il faut bien sûr un hôte. Et "des conditions particulières de température pour que le pathogène puisse se répliquer dans le moustique", insiste Cyril Caminade, épidémiologiste à l'université de Liverpool. Par exemple, le moustique tigre (Aedes albopictus), originaire des forêts tropicales d'Asie du Sud-est mais devenu l'une des pires espèces invasives au monde, est désormais présent en Europe sur quasi toute la côte méditerranéenne, même à Paris, et pourrait poursuivre son avancée vers le nord.Pour l'instant, le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) n'a répertorié que quelques cas autochtones des maladies qu'il peut transmettre: une quarantaine de cas de dengue entre 2010 et 2019, deux cas de zika en France en 2019, et plusieurs centaines de chikungunya entre 2007 et 2017, principalement en Italie.Mais le tigre, souvent montré du doigt, n'est pas le seul. Un autre moustique (Aedes aegypti), principal vecteur de la dengue, est également sous surveillance. "Une augmentation de la température moyenne pourrait conduire à une transmission saisonnière de la dengue dans le sud de l'Europe si le A.aegypti infecté par le virus s'y établissait", met en garde l'ECDC.PaludismeQuant au risque du retour du paludisme dans des régions où il était autrefois endémique, en Europe ou en Amérique du Nord, il est moins clair: la prévalence de cette maladie transmise par les anophèles et pour laquelle un traitement existe, est largement liée aux conditions socio-économiques.Selon une étude parue en 2011, citée par le dernier rapport de référence du Giec, 5,2 milliards de personnes pourraient vivre en 2050 dans des zones touchées par le paludisme, si on ne limite pas le réchauffement. Mais en ajoutant des facteurs de forte croissance économique et de développement social, ce nombre baisserait à 1,7 milliard.Malgré tout, "des expériences récentes en Europe du Sud démontrent à quel point la maladie peut rapidement réapparaitre si les services de santé fléchissent", insistait le Giec, en référence notamment à la résurgence de cas en Grèce après la crise de 2008. Quant à l'Afrique, qui comptait en 2018 plus de 90% des 228 millions de cas de paludisme, elle risque de voir les moustiques monter en altitude, par exemple sur le plateau éthiopien et au Kenya.De manière générale pour ces maladies tropicales, pour l'instant, les signaux "sont inquiétants en terme de présence des vecteurs, pas forcément de transmission", résume Cyril Caminade. "Ça montre les prémices", note-t-il. Et "on n'en est qu'à l'apéritif du changement climatique".
Les policiers ont tenté de réanimer la victime, âgée de 29 ans, en attendant les secours, mais le jeune homme est décédé des suites de ses blessures dans l'ambulance qui le conduisait à l'hôpital.
Les faits se sont déroulés mardi 27 août aux alentours de 05h00 du matin. Des policiers belges ont voulu contrôler une voiture et ses deux occupants. Ces derniers ont alors pris la fuite, provoquant une course-poursuite entre Bruxelles et la commune de Molenbeek. Les policiers sont ensuite parvenus à stopper le véhicule et ont tenté d'en contrôler les occupants. "Selon les premiers éléments de l'enquête, le conducteur du véhicule aurait roulé en direction d'un policier qui tentait de le contrôler", indique le parquet de la capitale belge dans un communiqué. Lorsque la voiture a redémarré, mettant en danger un des policiers, celui-ci "aurait ouvert le feu à une reprise en direction du véhicule, blessant grièvement le conducteur", a ajouté le parquet.Le conducteur, un Français âgé de 29 ans, a immobilisé sa voiture 300 mètres plus loin. Les policiers ont alors tenté de le réanimer par un massage cardiaque en attendant les secours, indique encore le communiqué. Mais il est décédé des suites de ses blessures dans l'ambulance qui le conduisait à l'hôpital.Trois enquêtes en coursTrois enquêtes ont été ouvertes. La première enquête, pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a été confiée à un juge d'instruction. En complément des investigations de la justice, le "comité P", la police des polices en Belgique, a ouvert une enquête visant notamment à établir s'il y a bien eu légitime défense. Enfin, le parquet se chargera du volet "rébellion armée", à savoir le refus d'obtempérer aux injonctions de la police, doublé de l'usage d'une voiture comme une arme pour commettre une agression.Cette enquête devra notamment établir dans quelle mesure le passager - un homme "bien connu de la justice", qui a été placé en garde à vue - "peut être ou non considéré comme coauteur" de cette rébellion, a précisé à l'AFP Denis Goeman, porte-parole du parquet. Le 20 août, Bruxelles avait déjà été le théâtre d'une intervention policière aux conséquences mortelles. Un adolescent de 17 ans avait été percuté peu avant minuit sur une grande artère du centre, par une voiture de police intervenant sur un vol, alors qu'il fuyait à pied une autre patrouille contrôlant la vente de stupéfiants dans un parc à proximité. Le jeune homme était décédé sur place.
Une cagnotte a été lancée pour aider la mère de l'un des quatre Français tués dans l'effondrement du viaduc Morandi le 14 août à Gênes. Les fonds récoltés doivent servir à couvrir les frais de déplacement et l'enterrement de la victime.
Nathan, jeune homme de 20 ans et originaire d'Uzès (Gard), est mort avec sa petite-amie et deux autres amis mardi à Gênes. Sa mère a besoin d'argent pour aller à Gênes reconnaître son fils puis l'enterrer. "Aujourd'hui sa maman Laetitia doit faire face à un deuil extrêmement douloureux, aux côtés de son deuxième amour Yanis, le petit frère de Nathan âgé de 15 ans", précise le texte publié sur le site de la cagnotte Leetchi. "Sa famille se serre les coudes et se rassemble autour d'elle, mais Laetitia a besoin de toute l'aide possible, tant morale, financière, juridique et de tout le soutien psychologique nécessaire face à la perte de son enfant"."Malgré les assurances qui, compte tenu de l'ampleur de cet événement mettront probablement un temps considérable à intervenir, elle doit avancer des sommes importantes pour notamment, le trajet jusqu'à Gênes pour la reconnaissance de son enfant, pour l'hébergement ainsi que la nourriture sur place et l'enterrement". Dimanche matin, près de 2.000 euros avaient été récoltés. La cagnotte reste ouverte pendant encore 134 jours. Effondrement d'un pont à Gênes : que s'est-il passé ?par franceinfoLe bilan de l'effondrement du pont autoroutier Morandi à Gênes est monté samedi à 40 morts confirmés et trois disparus. Les pompiers ont assuré qu'ils poursuivraient leurs recherches jusqu'à avoir la certitude qu'il n'y a plus personne dans l'amas de béton et de ferraille en contrebas du viaduc. Parmi les victimes, quatre jeunes français - dont Nathan - partis faire la fête lors d'un teknival en Italie.
Le ministère de la Culture a demandé à toutes les structures sous sa tutelle à respecter les consignes sur les rassemblements de plus de 100 personnes, et de fermer en cas de risque de dépassement.
Dans le sillage des déclarations d'Emmanuel Macron sur la propagation du coronavirus, plusieurs musées ont annoncé vendredi 13 mars fermer leur portes. C'est notamment le cas du Louvre, le plus visité au monde, du Quai Branly et du château de Versailles. "Conformément aux directives gouvernementales, le musée du Louvre ferme vendredi 13 mars à 18h et ce jusqu'à nouvel ordre", a indiqué le musée dans un communiqué, précisant que deux expositions -"Albrecht Altdorfer", et "De Donatello à Michel-Ange", étaient reportées. L'ensemble des visiteurs ayant acheté un billet en ligne seront remboursés, précise le musée national, qui attire chaque année près de dix millions de touristes du monde entier.Le ministère de la Culture a appelé vendredi toutes les structures qui sont sous sa tutelle, dont les musées et les bibliothèques, à limiter leurs activités ou à fermer au public. Le château de Versailles a également annoncé qu'il fermait ses portes. Le parc reste toutefois ouvert."En application des consignes du gouvernement, le musée sera fermé au public à compter du samedi 14 mars 2020 et ce jusqu'à nouvel ordre", a indiqué sur son compte Twitter le musée du quai Branly."Les rassemblements de plus de 100 personnes sont interdits sur l'ensemble du territoire national dès ce vendredi 13 mars, et toutes les structures du ministère sont invitées à recentrer leur activité autour de leurs fonctions essentielles, pouvant aller jusqu'à une fermeture de la structure au public", selon le message adressé par le ministère aux établissements publics. Cette consigne invite les responsables des nombreux établissements publics sous sa tutelle à évaluer si le seuil de cent personnes risque d'être atteint, si les activités peuvent être limitées pour réduire l'affluence, et, dans la négative, à fermer leurs portes à titre provisoire, explique-t-on au ministère. La tour Eiffel a annoncé à son tour sa fermeture au public pour une durée indéterminée. De nombreux autres musées ont annoncés leurs fermeture. Parmi eux : le musée Grévin, le Futuroscope. Le Printemps de Bourges est annulé.Plusieurs recommandations (télétravail, garde des enfants à domicile) sont faites par le ministère, chaque structure devant ensuite les adapter. Le ministère de la Culture souligne que "les consignes sont susceptibles d'être ajustées en fonction de l'évolution de la situation"."Les activités, les réunions et les déplacements professionnels non indispensables doivent être annulées", précise encore le ministère, en ajoutant que "les établissements d'enseignement supérieur culture cesseront de recevoir du public dans le cadre de leurs activités de formation à compter de lundi".
Hong Kong lancera mardi une vaste campagne de dépistage, gratuit et sur la base du volontariat, pour détecter les personnes atteintes du coronavirus. Mais l'initiative est plombée par la méfiance à l'égard du gouvernement local et de Pékin.
Les autorités sanitaires espèrent ainsi repérer les patients asymptomatiques afin d'en finir avec une troisième vague épidémique à l'origine de restrictions drastiques dans la ville depuis plusieurs semaines.Mais l'implication de médecins et d'entreprises de Chine continentale dans cette campagne dissuade nombre d'habitants de se faire tester, en raison des craintes quant à l'utilisation éventuelle des données collectées. Le tollé suscité par la campagne de dépistage est une illustration de plus de la polarisation de la ville entre pro et anti-Pékin. L'ex-colonie britannique a connu en 2019 sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997, avec des manifestations quasi quotidiennes contre les ingérences de Pékin.- "La confiance au plus bas" -"La confiance de la population envers les autorités est au plus bas depuis plusieurs mois", rappelle Dixon Sing, politologue à l'Université des sciences et technologies de Hong Kong. L'implication de la Chine dans le dépistage ne fait que "renforcer cette méfiance au sein de la majorité de la population".La ville très densément peuplée a un bilan très honorable pour ce qui est de la lutte contre le coronavirus, avec des mesures de distanciation sociale adoptées dès le début par la population. Alors que le nombre de nouveaux cas était retombé à zéro, Hong Kong a connu à partir de juillet une forte recrudescence de contaminations, liées essentiellement à des cas au sein des professions qui étaient exemptées des mesures strictes de quarantaine.Le nombre quotidien de nouveaux cas n'a cependant jamais dépassé les 150 et est désormais stabilisé autour de la vingtaine. Le gouvernement a multiplié les restrictions drastiques, comme l'interdiction de se rassembler à plus de deux en public, mais a évité d'imposer un confinement total.- "Résistance passive" -C'est aussi en invoquant le regain de cas que la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, nommée par Pékin, a décidé en juillet de repousser d'un an les législatives prévues en septembre. Une décision condamnée par l'opposition pro-démocratie.Le nombre de nouveaux cas a considérablement baissé, mais les autorités affirment que la campagne massive de dépistage permettra de casser les chaînes de contamination non identifiées.Les tests seront disponibles dans une centaine de points répartis dans toute la ville, notamment dans les écoles et les stades, mobilisant 5.000 volontaires."Bien que les tests soient volontaires, nous espérons que les gens participeront massivement, pour eux-mêmes et pour la société", a déclaré le ministre de la Fonction publique Patrick Nip.Mais il n'est pas sûr que cet appel soit entendu dans le contexte de la reprise en main musclée du territoire par Pékin, qui vient de lui imposer une loi drastique sur la sécurité nationale.Le magnat de la presse Jimmy Lai, qui a récemment été arrêté au nom de cette loi, a affirmé sur Twitter que ne pas aller se faire tester serait un acte de "résistance passive".- "Gaspiller des cartouches" -C'est l'implication de trois entreprises et de médecins de Chine continentale qui a mis le feu aux poudres.On a vu se multiplier sur Facebook les commentaires de gens se demandant si les tests respecteraient les standards internationaux, si l'ADN serait collecté, ou si Hong Kong en profiterait pour imposer à sa population le fameux code couleur de santé en vogue en Chine continentale.L'exécutif hongkongais a affirmé que les tests étaient conformes aux standards internationaux et que les inquiétudes sur la collecte de l'ADN étaient "absolument infondées".Il a affirmé que les échantillons "ne seraient pas transportés en Chine continentale pour être testés" et menacé de poursuites quiconque propageait des rumeurs.Mardi dernier, Mme Lam a fustigé les experts ayant critiqué cette campagne de dépistage, en affirmant qu'ils étaient mus par des considérations politiques, provoquant un tollé au sein de la communauté médicale.D'autant que la campagne de dépistage a été critiquée par certains des épidémiologistes qui travaillent à la lutte contre le coronavirus avec le gouvernement.Le microbiologiste Ho Pak-leung a estimé que cette campagne revenait à "gaspiller des cartouches", prônant en revanche un regain d'efforts pour protéger les populations à risque.
Le manifestant critiquait samedi 20 avril le choix d'Emmanuel Macron de repousser ses annonces à cause "d'un malheureux incendie".
Le député LREM Jacques Marilossian a violemment commenté ce samedi 20 avril sur BFMTV les propos de Jérôme Rodrigues, une des figures des "gilets jaunes" qui critiquait le choix d'Emmanuel Macron de repousser ses annonces après le grand débat national. "Il devait annoncer [son plan de mesures] en début de semaine. Il ne l'a pas fait à cause d'un malheureux incendie dans une cathédrale, je trouve ça regrettable", avait déclaré le manifestant."Une stratégie gouvernementale""Le monde a l'air de s'arrêter de tourner quand il y a un incendie en France. Je pense que c'était surtout une stratégie gouvernementale pour aller balancer un petit peu d'info soi-disant par des fuites et retravailler derrière son discours pour toujours mieux nous vendre son programme électoral", avait ajouté le "gilet jaune"."Débile profond" Des propos qui ont provoqué la colère de l'élu des Hauts-de-Seine, Jacques Marilossian. Ce dernier n'a pas hésité à qualifier le "gilet jaune" de "débile" puis de "débile profond" sur l'antenne de BFMTV. "J'attends celui qui va nous expliquer que l'incendie de Notre-Dame est un complot ourdi par le président de la République pour faire durer le plaisir des gilets jaunes", s'est emporté le député."Je m'inquiète de l'évolution de la démocratie", a ajouté l'élu avant d'assumer les insultes à l'égard du "gilet jaune", répétant: "débile profond, il n'y a pas d'autres mots." En parallèle, les "gilets jaunes" ont entamé samedi 20 avril leur 23e journée de mobilisation avec un défilé à Paris en forme de nouvel "ultimatum" lancé à Emmanuel Macron, à l'issue d'une semaine dominée par l'incendie à Notre-Dame.
Un tout nouveau réseau de bus est mis en place à partir de samedi 20 avril à Paris. Cinq nouvelles lignes ont été créées, trois ont disparu, 49 ont été modifiées.
Il n'avait quasiment pas bougé depuis les années 1950. A partir de samedi 20 avril, le réseau des bus de Paris est profondément modifié pour mieux coller aux réalités du terrain et faciliter les relations avec des communes voisines. L'objectif de ce "big bang" est d'améliorer la qualité de service avec des bus plus fréquents, plus ponctuels, mieux répartis sur le territoire, à travers un réseau plus lisible, selon ses concepteurs, Ile-de-France Mobilités (IDFM), la RATP et la mairie de Paris, qui le préparent depuis trois ans.Deux arrondissements mieux desservisDes arrondissements périphériques comme le XIXe et le XXe vont être mieux desservis et quelques liaisons nouvelles permettront d'aller directement en proche banlieue, tandis que des doublons relativement peu fréquentés seront supprimés au cœur de la capitale. L'amélioration de la desserte du bois de Boulogne est annoncée pour l'automne.Un des objectifs de la réforme est aussi d'améliorer la vitesse commerciale des autobus parisiens, qui transportent en moyenne 1,1 million de personnes par jour qui dépasse à peine les 10 km/h. Grâce au développement de la vidéoverbalisation, la ville espère "dégager les couloirs de bus" des véhicules qui n'ont rien à y faire.[EMBED url=""]Trois lignes vont disparaîtreDans le détail, 3 lignes vont disparaître (les 53, 65 et 81), 5 nouveaux numéros vont faire leur apparition (les 25, 45, 59, 71 et 77) et 42 itinéraires vont être modifiés. Seules 19 lignes restent inchangées. Le site internet www.nouveaureseaubusparisien.fr donne tous les détails pratiques.Pour IDFM, le nouveau réseau va coûter quelque 40 millions d'euros de plus par an, l'offre étant augmentée de 13%. S'ajoutent l'achat de 110 nouveaux autobus et quelque 10 millions de travaux de voirie, et aussi l'adaptation des arrêts et des systèmes d'information. La RATP a recruté 700 nouveaux conducteurs pour l'occasion.
Son entrée en course pour l'élection présidentielle de 2017 est encore hypothétique, mais il rassemble déjà ses forces. Selon BFMTV, Emmanuel a installé son quartier général au 14e étage de la Tour Montparnasse, dans le 15e arrondissement de la capitale.
Cinq mois après l'annonce du lancement de son mouvement politique citoyen "En marche", l'ancien ministre de l'Économie va investir des locaux de 200m², auparavant occupés par Adecco. L'ex-locataire de Bercy n'est pas la première personnalité politique à installer son QG de campagne dans la célèbre tour parisienne.Deux anciens présidents de la République avaient investi les lieux avant lui : François Mitterrand et Jacques Chirac. Le président socialiste avait débarqué pour la campagne présidentielle de 1974, qui s'était soldée par un échec au second tour face à Valéry Giscard d'Estaing. Jacques Chirac avait quant à lui pris possession des lieux en 1976, alors qu'il était président du RPR. Le parti y avait installé ses locaux au 32e étage du gratte-ciel, le plus haut de Paris intra-muros.MACRON SE LAISSE DU TEMPSSi "en aucun cas" il n'a l'intention de faire de la figuration, Emmanuel Macron a jusque là esquivé les questions sur son éventuelle candidature à la présidentielle. "Cette question est légitime compte tenu de ce que sont les règles de la vie politique aujourd'hui. L'incarnation fait partie de la geste politique. Mais elle n'épuise pas tout. Elle n'est pas pour moi le cœur de la vie politique" a t-il affirmé dans les colonnes du journal Ouest-France.Son mouvement politique, En Marche!, "se construit aujourd'hui sur des valeurs, une vision, un diagnostic et un plan de transformation détaillé du pays. Nous nous poserons en temps voulu la question de l'incarnation et de la construction d'une majorité politique", a t-il ajouté, indiquant que "nul ne sait ce qui va se passer dans les prochains mois".
Le chef de la diplomatie des Etats-Unis, Mike Pompeo, a demandé dimanche à la Chine de ne pas s'immiscer dans le travail des journalistes américains exerçant à Hong Kong, lançant une nouvelle polémique avec Pékin autour de la liberté d'expression.
"J'ai récemment été informé que le gouvernement chinois avait menacé de se mêler du travail des journalistes américains à Hong Kong", a déclaré le secrétaire d'Etat dans un communiqué. "Ces journalistes font partie de la presse libre et ne sont pas au service d'une propagande"."Toute décision portant atteinte à l'autonomie et aux libertés de Hong Kong garanties par la Déclaration commune sino-britannique et la Loi fondamentale aurait inévitablement une incidence sur notre évaluation de la règle +Un pays, deux systèmes+ et du statut du territoire", a-t-il ajouté, en référence au système politique de Hong Kong qui assure à cette ex-colonie britannique une certaine autonomie.M. Pompeo n'a pas explicitement critiqué la Chine et n'a pas donné d'exemples. Mais le communiqué représente la dernière réponse américaine à l'expulsion par Pékin de plus d'une quinzaine de journalistes américains depuis le début de l'année.Ces expulsions ont ajouté de l'huile sur le feu à des relations déjà très tendues entre les deux premières puissantes économiques mondiales. Elles s'échangent des piques sur la pandémie de coronavirus et le président américain Donald Trump a menacé d'imposer de nouveaux droits de douane aux produits chinois.Sans répondre directement aux dernières critiques de M. Pompeo, Pékin a attaqué les Etats-Unis lundi, accusés "d'escalade dans leur répression à l'encontre des médias chinois"."Ces actions fautives des Etats-Unis affectent gravement le travail des médias chinois ainsi que les échanges humains entre les deux pays", a dénoncé le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.En février, les autorités chinoises ont expulsé trois journalistes du Wall Street Journal, qui venait de publier une tribune portant sur la crise du coronavirus et jugée raciste par Pékin.Quelques semaines plus tard, Washington a diminué les accréditations des journalistes chinois auprès des organes du gouvernement.Et en mars, une douzaine de journalistes du New York Times, du Washington Post et du Wall Street Journal ont été expulsés de Chine. Ce faisant, Pékin avait averti que les journalistes expulsés n'auraient pas le droit de se réinstaller à Hong Kong.
Que fera François Hollande dans un mois et demi ? "Je suis à la fin de ma vie. Je n'ai vécu que de la politique", aurait-il confié en privé, selon L'Obs.
Mais, alors que son mandat présidentiel touche à sa fin, il pourrait, outre sa fondation, occuper des fonctions beaucoup moins politiques. Comme le rapporte Europe 1, François Hollande pourrait être attiré par le métier d'acteur.En effet, alors que sort la deuxième saison de la série "Dix pour cent" sur France 2, le producteur de la série, Dominique Besnehard, interrogé sur Europe 1, a rapporté un échange avec le chef de l'État qui laisse planer le doute : "Il a beaucoup aimé la première saison, parce qu'il y a Julie (Gayet, ndlr) qui était dedans, quand même et qu'il a beaucoup d'humour. L'autre fois, on s'est reparlé, je lui ai dit qu'on faisait la saison 3. J'ai dit : 'Moi, j'adorerais que vous soyez (dedans)'. Il me dit : 'Pourquoi pas ?'", a déclaré celui qui fut aussi très proche de Ségolène Royal. Mais un peu plus tard, l'ancien agent de stars a douché les espoirs de ceux qui imaginaient déjà le chef de l'État sur un plateau de tournage. "Je ne me souviens même plus l'avoir dit", a-t-il indiqué à France Info - en contradiction avec ses propos diffusés par Europe 1. Dans tous les cas, il s'agissait seulement d'humour, assure-t-il. D'ailleurs l'Élysée, contacté par France Info, a également démenti tout projet de reconversion artistique. Tout comme le service de presse de France 2, la saison 3 de "Dix pour cent" n'étant même pas encore sur les rails. La série, qui raconte les coulisses du monde du show business en suivant une agence d'artistes, invite dans la 2e saison Fabrice Luchini, Isabelle Adjani, Juliette Binoche ou encore Béatrice Dalle, Mimie Mathy et Louane.
Maryam Pougetoux, vice-présidente du syndicat étudiant Unef, était entendue jeudi dans le cadre de la commission d'enquête sur les effets de la Covid-19 sur les jeunes. Ce ne sont pas ses propos, qui lui valent d'être pointée du doigt par certains, mais sa tenue, puisqu'elle s'est présentée voilée face aux députés dont certains - LR et LREM - ont quitté l'audition.
Ils comptaient ainsi protester contre l'apparence de la jeune femme, perçue comme "une provocation" communautariste. L'incident a provoqué une énième querelle sur la place des signes religieux dans la vie publique. Cela n'a duré que quelques minutes jeudi matin, mais le retentissement dépasse les murs du Palais Bourbon. Nouvel écho d'un débat qui divise la société française depuis l'affaire des "foulards de Creil" en 1989 - ceux de trois adolescentes exclues d'un collège, première polémique sur le voile islamique. Lors de l'audition de représentants de syndicats étudiants dans le cadre de la nouvelle commission d'enquête sur "les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse", une poignée de députés ont quitté la salle pour protester contre le "hijab" porté par la vice-présidente de l'Unef, Maryam Pougetoux. "Discrimination" Le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, a souligné vendredi que "la neutralité s'applique uniquement aux fonctionnaires de l'État". L'étudiante voilée n'a donc pas enfreint le principe de laïcité. Le port de tout signe religieux ostensible, comme de tout uniforme, a été interdit dans l'hémicycle en 2018, mais pour les seuls députés.Ainsi, "l'attitude des députés pourrait être qualifiée de discrimination à l'égard d'une personne en raison de sa confession ou de ses opinions", a dénoncé Mohammed Moussaoui auprès de l'AFP, jugeant cet épisode "contre-productif" dans la lutte contre le radicalisme. Pierre-Henri Dumont (LR), l'un des députés concernés, estime qu'il s'agit d'un "acte communautariste délibéré" enfreignant "le principe de laïcité", Anne-Christine Lang (LREM) relevant une "marque de soumission" inacceptable dans "le coeur battant de la démocratie". Faut-il légiférer ? Le règlement de l'Assemblée nationale n'interdit pas le port de signes religieux pour les personnes auditionnées, ce dont elle ne disconvient pas. Mais la députée de Paris, qui affirme avoir été "assez choquée", juge, dans un entretien à L'Express, souhaitable "que l'on soit débarrassé de tout signe religieux lorsque l'on vient s'adresser à la représentation nationale". Une position partagée à droite, où plusieurs élus plaident pour un durcissement des règles sur le port de signes religieux dans l'espace parlementaire. "L'Assemblée nationale n'a pas à être le théâtre du militantisme islamiste. En dehors de l'audition de responsables religieux, il faut interdire les signes religieux à l'Assemblée" nationale, a fustigé sur Twitter le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti. "Il faut changer le règlement afin que tous les espaces parlementaires soient neutres sur le plan de la religion", fait valoir le vice-président des LR et maire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Gilles Platret.La gauche divisée sur le sujet "Les mêmes qui se sont insurgés contre Julien Odoul dans l'affaire de la femme voilée au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté commencent à comprendre. On progresse, lentement, mais on progresse", a ironisé Nicolas Meizonnet, député (RN) du Gard, sur Twitter. En octobre 2019, le conseiller régional Julien Odoul (RN) avait fait polémique en s'en prenant longuement à une accompagnatrice voilée, lors d'une visite scolaire du conseil régional.À gauche, où la question du port du voile divise, entre droits des femmes et refus de stigmatiser les musulmans, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot estime que cette polémique est "une rupture complète avec les principes de la laïcité". "Cette Assemblée nationale a fait venir en son temps l'abbé Pierre qui a même été député", a-t-il rappelé. Le célèbre religieux fut député de la Meurthe-et-Moselle de 1946 à 1951. Malaise dans la majorité Signe de divergences à gauche, l'ex-candidate PS à l'élection présidentielle Ségolène Royal a admis sur RMC/BFMTV qu'elle aurait elle aussi quitté la salle. Du côté des marcheurs et de l'exécutif, on se serait volontiers passé de cette polémique, alors qu'est attendu le projet de loi sur les "séparatismes", qui pourrait mettre à mal l'unité déjà fragile du groupe majoritaire. "Il faut respecter la loi, toute la loi, rien que la loi et la loi n'interdit pas à un usager du service public, à un citoyen, de porter un signe religieux", plaide le délégué général du parti LREM, Stanislas Guerini. "Évitons d'hystériser le débat", a fait valoir la ministre du Travail, Elisabeth Borne. "Il faut éviter de créer de la crispation inutile sur ces sujets".
Invitée sur le plateau de Quotidien lundi soir, la lycéenne iséroise de 16 ans a revendiqué son "droit au blasphème". Elle s'est néanmoins excusée pour sa vulgarité.
Après près de quinze jours de polémique, Mila a livré lundi soir 3 février sa seule et unique interview sur le plateau de Quotidien, sur TMC. Inondée de menaces de mort et de viol sur les réseaux sociaux après ses virulentes critiques sur l'islam, la lycéenne iséroise de 16 ans a témoigné à visage découvert. "Il fallait que je montre une image différente que la fille sur cette vidéo. Et je me suis dit que ça ne ferait pas plus de mal d'être à la télévision", a-t-elle justifié. "Le Coran il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam c'est de la merde", avait dit le 18 janvier dernier la jeune femme sur une "story" sur Instagram. "Je ne regrette absolument pas mes propos, c'était vraiment ma pensée", a-t-elle déclaré lundi soir.L'adolescente a toutefois dit regretter d'avoir tenu ses propos sur les réseaux sociaux, ainsi que leur "vulgarité". "Je m'excuse un petit peu pour les personnes que j'ai pu blesser, qui pratiquent leur religion en paix, et je n'ai jamais voulu viser des êtres humains, j'ai voulu blasphémer, j'ai voulu parler d'une religion, dire ce que j'en pensais", a-t-elle précisé."Je n'étais pas en sécurité dans mon établissement"Depuis la publication de sa vidéo, Mila a dû être déscolarisée et explique qu'aujourd'hui sa vie est "clairement en pause". "Je n'étais pas en sécurité dans mon établissement. Vu les menaces que j'ai reçues des personnes de mon lycée, j'aurais pu être brûlée à l'acide, me faire frapper. J'étais menacée d'être déshabillée en public, d'être enterrée vivante. J'étais obligée d'abandonner mon lycée", a-t-elle déploré. "L'Éducation nationale fait le maximum pour m'aider, me trouver un endroit où je serai en sécurité mais ce n'est pas évident", a-t-elle expliqué. "Elle est dans une situation très particulière que nous condamnons, donc nous l'aidons avec une certaine discrétion car l'objectif est de la rescolariser paisiblement pour qu'elle ait une vie normale", avait indiqué un peu plus tôt à la presse le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.Elle a également alerté les internautes sur "les faux comptes" et les "fausses cagnottes", précisant qu'aucune cagnotte n'avait été ouverte à son bénéfice.Le parquet de Vienne, qui avait ouvert une enquête pour "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée", l'a classée sans suite.Les enquêteurs poursuivent en revanche leurs investigations pour trouver les auteurs des menaces de mort exprimées à l'encontre de la jeune fille qui a porté plainte. Selon la lycéenne, "la police prend ça très au sérieux".
Poignées de mains chaleureuses, passants médusés qui ne savent pas qui c'est, puis des coups sur sa Mercedes et des slogans antipouvoir. Dans un quartier dévasté de Beyrouth, l'accueil réservé lundi au nouveau Premier ministre donne le ton des défis qui l'attendent.
Les habitants du quartier de Gemmayzé n'ont pas immédiatement reconnu cet élégant technocrate aux cheveux grisonnants soigneusement coupés, en chemise blanche immaculée et cravate sombre, venu effectuer une visite surprise. Petit à petit, ils découvrent leur nouveau Premier ministre Moustapha Adib, dont la nomination vient d'être annoncée. L'air décontracté, le chef du gouvernement parcourt la longue rue pavée bordée d'immeubles éventrés ou à moitié effondrés et de commerces sinistrés. Une scène qui n'est pas sans rappeler la visite d'Emmanuel Macron le 6 août, venu s'afficher en homme providentiel dans ce quartier deux jours après la terrible explosion du port de Beyrouth qui a fait au moins 188 morts.Le président français s'y était toutefois offert un bain de foule au milieu des habitants et des volontaires qui l'ont accueilli à bras ouvert, en conspuant les responsables libanais, jugés responsables de la catastrophe."Qui est-ce? Un ministre canadien?" demande un gardien de sécurité qui voit passer M. Adib, ancien ambassadeur du Liban en Allemagne rentré pour endosser son rôle de nouveau venu en politique. Le Premier ministre entre dans une épicerie. Puis une boucherie et un pressing avant de serrer la main du propriétaire d'un restaurant. Bien souvent, les vitres des façades qui ont volé en éclats n'ont pas encore été remplacées.Quelqu'un demande à se prendre en photo avec lui. D'autres filment la scène avec leurs portables. Il y a aussi les volontaires, mobilisés dès les premières heures pour déblayer les gravats ou apporter de l'eau et de la nourriture aux plus nécessiteux, l'État ayant été aux abonnés absents. M. Adib échange quelques mots à un stand de "manakichs", tenu par des volontaires, où on lui offre une de ces traditionnelles galettes au thym. Un peu plus loin, il serre la main à d'autres volontaires qui font des cartographies du quartier. C'est qui?, demandent-t-ils après son départ. "Qu'est-ce qu'il aime le show", ironise l'un d'eux en apprenant son identité. "Dites-lui qu'on a fini le travail. C'est trop tard". - "Un d'entre vous" -Le pas sûr, le ton feutré, le nouveau Premier ministre a voulu renvoyer l'image d'un homme rassurant et proche d'une rue longtemps ignorée, sans vraiment convaincre. "Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir", a-t-il ainsi promis à un passant, le visage couvert à moitié par un masque, coronavirus oblige. "Je suis venu ici immédiatement, personne n'était au courant, je suis venu pour vous dire je réclame votre confiance". "Je suis un d'entre vous", a-t-il lancé un peu plus tard. "C'est positif, c'est le premier à venir sur le terrain voir les gens et leur parler", reconnait Tony Kiyame, un boucher. "Mais on veut des actions, pas des paroles". "Voilà la corruption", lance plus loin un pharmacien en colère au passage de M. Adib. "Ce sont des salauds" lâche en français Paul Sakr. "Cela fait un mois qu'on n'a vu personne. Il vient d'être nommé, il vient faire de la propagande", poursuit le pharmacien, un habitant du quartier depuis 35 ans. Près de l'imposant siège de l'Electricité du Liban, symbole suprême de la gabegie publique dans un pays toujours en proie à des coupures de courant chroniques, la tension monte d'un cran. "Révolution révolution", scandent des volontaires à proximité du bâtiment, transformé par l'explosion en grande carcasse de béton aux vitres béantes."Révolutionnaires libres, on va continuer le chemin", ajoutent-t-ils. "On ne te veux pas, on ne te reconnaît pas", hurle une dame, prenant à partie le Premier ministre. "Nos enfants sont morts". Le chef du gouvernement finit par remonter prestement dans sa Mercedes noire. La visite s'achève sur un violent coup de main sur le coffre, un coup de pied sur une portière du véhicule, qui quitte le quartier par une rue parallèle.
Pour répondre à la demande, les conversions d'agriculteurs au bio en France ont continué leur progression. Il sera toutefois difficile d'atteindre l'objectif du gouvernement de 15% des surfaces agricoles.
La France a rattrapé l'Allemagne à la première place des pays européens consommateur de bio. En 2019 encore, la marché du bio a connu une croissance à deux chiffres. Une bonne santé qui devrait se confirmer en 2020 grâce au coup d'accélérateur de la consommation lors du confinement. Le bio pèse 12 milliards d'euros en France (+1,4 milliard), autant qu'en Allemagne, jusqu'alors seul leader européen, a annoncé jeudi 9 juillet l'Agence Bio."Le marché allemand a toujours été le premier marché (en Europe) depuis longtemps et là, on est en train de les rattraper", s'est réjoui Philippe Henry, président de l'Agence Bio, organisme public qui suit l'évolution du bio en France, lors d'un entretien. Illustration de l'évolution des pratiques, "un tiers des œufs coquille vendus en France est un œuf bio" (+20%), a indiqué Philippe Henry. Toutefois, ce "sont principalement des produits transformés" qui connaissent les plus fortes progressions, supérieures à 15%, a précisé l'Agence Bio dans son rapport annuel. Il en va ainsi des produits surgelés (+31%), notamment glaces, sorbets, pizzas et légumes, des bières (+24%), des produits laitiers (+18%, hors lait liquide), de l'épicerie (+16%) et des jus et boissons sans alcool (+16%).Afin de répondre à cette demande galopante, les surfaces agricoles cultivées en bio ont poursuivi leur progression, atteignant 2,3 millions d'hectares (+300.000 hectares). On comptait un peu plus de 47.000 fermes bio en France fin 2019. Au premier rang des productions agricoles françaises dont la part de bio se développe, "on a quatre secteurs qui sont intéressants en conversion", a souligné Philippe Henry. "On a les grandes cultures (céréales) qui continuent de progresser comme l'année dernière, -encore +100.000 hectares qui arrivent en bio-, on a l'arboriculture, 25% du verger est en bio ou en conversion, la viticulture, c'est pareil, on est à 14% de vignes qui sont en bio, et je peux citer également les légumes". Philippe Henry a rappelé par ailleurs le lancement il y a quelques mois d'une banane bio, baptisée "pointe d'or" : "ça veut dire que du côté de l'outre-mer aussi, il y a une conscience du bio qui commence à prendre".En tout, fin 2019 les surfaces cultivées en bio représentaient 8,5% de la surface agricole utile (SAU). Le président de l'Agence Bio a néanmoins reconnu qu'il "serait difficile" d'atteindre les 15% de SAU d'ici à 2022, objectif du gouvernement pour la fin du quinquennat Macron. "Il faudrait quasiment doubler les conversions dans les deux prochaines années", a noté Philippe Henry. Parmi les facteurs susceptibles de susciter de nouvelles conversions, la demande pourrait connaître une accélération en 2020: elle a déjà connu un "petit coup d'accélérateur" durant le confinement, avec "8% de consommateurs en plus en l'espace de deux mois", a indiqué Philippe Henry.Autre bonne nouvelle, selon lui, le rattrapage des retards de versement des aides européennes pour la bio, dont le ministère a annoncé début juillet que le calendrier de paiement était "totalement rétabli".Seule ombre au tableau, la pression sur les prix exercée par certains acteurs de la grande distribution et dénoncée à l'occasion, notamment par la FNSEA. Le modèle des magasins spécialisés progresse mais "la grande distribution prend des parts plus importantes, parce qu'ils ont effectivement compris que la bio était un axe de croissance", a résumé Christian Weinsberg, administrateur de la coopérative Biocoop, lors d'une conférence de presse. La grande distribution, qui représentait auparavant moins de la moitié des ventes, détenait 55% du marché en 2019.Une tendance qui pourrait être confortée par les géants de l'agroalimentaire: "des groupes comme Danone, Nestlé, travaillent beaucoup sur ces questions aujourd'hui et vont lancer des gammes bio sur tous leurs produits", a ajouté Christian Weinsberg. "La grande distribution a tout à fait sa place, mais il faut un équilibre entre elle, les magasins spécialisés et tout ce qui est vente directe", a plaidé Philippe Henry, qui souhaite également voir se développer la contractualisation,avec des "engagements à long terme sur les prix et les volumes".
Eparpillées au pied de l'immense plateau de Tih, au centre du Sinaï, les tentes des bédouins jouxtent à nouveau la piste circulaire où ont lieu les traditionnelles courses de chameaux après plus de six mois d'interruption pour cause de nouveau coronavirus.
La nouvelle est tombée au début du mois: les bédouins du Sud-Sinaï ont enfin reçu le feu vert des autorités égyptiennes pour organiser leurs courses de chameaux.Dès ce week-end, entourés d'un vaste nuage de poussière, près de 500 chameaux, mâles et femelles, se sont élancés sous les cris enthousiastes de quelque centaines d'hommes portant keffiehs et galabeyas traditionnels.Ce premier rassemblement n'est qu'un "entrainement pour la course internationale qui devrait avoir lieu en octobre à Charm el-Cheikh (est)", explique à l'AFP Saleh el-Muzaini, 45 ans, président du club de chameaux de Nuweiba, dans l'est de la péninsule du Sinaï.Comme à chaque édition, une nuée de pick-ups transporte les propriétaires et leur suite, longeant la piste de deux kilomètres pour encourager les chameaux à grands coups de klaxon. - Perpétuer l'héritage -Sur le dos, les bêtes de course portent un jockey mécanique --qui les rend plus légers et rapides que si elles étaient montées par un homme-- muni d'une cravache actionnée à distance par les compétiteurs. Catégorie par catégorie, les chameaux, sélectionnés en fonction de leur âge, font leur entrée sur la piste délimitée par deux remblais de sable.Dans la foule, Mostafa Abou el Fadl, géologue dans une compagnie pétrolière, est venu du Caire spécialement pour l'occasion avec un groupe d'amis. "Quand j'ai entendu que la course était de nouveau organisée, j'ai dit à mes amis à quel point c'était fou et merveilleux. Il fallait venir voir ça", raconte le trentenaire. La course de 2km est bouclée en une dizaine de minutes. Des chameaux montés par des enfants entrent ensuite en piste pour une course effrénée de 10 km.Pour le cheikh Hassan, de la tribu des Alegat, organisatrice de l'événement, il s'agit de perpétuer l'héritage bédouin. "Nous avons fait revivre les courses" de chameaux ces dernières années, dit-il à l'AFP."Les chameaux ne vont pas disparaitre. S'ils disparaissent, les bédouins aussi disparaitront", poursuit le cheikh, balayant la crise sanitaire du revers de la main. La pandémie a empêché les grands rassemblements tels que les courses de chameaux, habituellement organisées tous les deux ou trois mois, mais elle n'a pas affecté le Sinaï, assure le cheikh. La péninsule --qui compte quelques centaines de milliers d'habitants sur une population de plus de 100 millions en Egypte-- est un endroit sec et aéré, un désert où la "distanciation" existe de fait, explique-t-il.Aucune mesure sanitaire n'était en vigueur pendant l'événement et parmi les centaines de participants aucun ne portait de masque.Près de 100.900 infections au coronavirus, dont près de 5.650 décès, ont été détectées en Egypte, où le gouvernement a décidé de rouvrir graduellement les lieux publics depuis le 1er juillet.L'interruption des courses a cependant fait perdre de l'argent aux propriétaires de chameaux, souligne le cheikh Hassan.Les entraineurs, les vétérinaires ont continué d'être payés sans que les chameaux ne génèrent de profits, dit-il, affirmant que les propriétaires ont perdu entre 10 et 15 millions de livres égyptiennes (entre 525.000 et 790.000 euros) ces six derniers mois.- Passion coûteuse -Mais samedi, la journée s'est bien terminée pour Sleiman Hamad, 32 ans, gérant dans une mine de marbre, puisque l'une de ses bêtes est arrivée en tête dans sa catégorie."Cela coûte de l'argent mais c'est notre passion", dit-il tout sourire.Les gagnants repartent avec des trophées et surtout, une cote en hausse pour leurs chameaux. Ces courses représentent une source de revenus additionnelle pour certains, à condition d'avoir les moyens d'entrainer, de nourrir et de soigner un chameau. Jusqu'à 2.000 livres par mois (105 euros) et par chameau sont nécessaires juste pour la nourriture.Selon le cheikh, un chameau bien entrainé peut se revendre jusqu'à deux millions de livres égyptiennes (105.000 euros).Mais les bédouins du Sud-Sinaï lorgnent du côté des pays du Golfe, spécialistes de la discipline. "Nous avons besoin de leur aide" financière, dit le cheikh qui rêve de développer l'attrait pour ces courses.Les compétiteurs espèrent aussi la venue en octobre du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à Charm el-Cheikh pour mettre un coup de projecteur sur leur passion.
L'ancien député européen et ex-co-président des "Verts" s'est exprimé en des termes crus sur l'infectiologue, dont la personnalité divise.
Il est l'un des visages de la crise du coronavirus en France : le professeur Raoult est au premier plan d'un débat mondial sur l'utilisation de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine pour combattre le coronavirus. Certains médecins, certains pays et des élus appellent à administrer largement de l'hydroxychloroquine, mais une vaste partie de la communauté scientifique et des organisations sanitaires appellent à attendre une validation scientifique rigoureuse, en mettant en garde contre les risques possibles. Vendredi dernier, il a publié une nouvelle étude sur un dérivé de la chloroquine, qui confirme selon lui "l'efficacité" de ce traitement contre le coronavirus.En attendant les confirmations cliniques, le "cas" du professeur continue d'être commenté. Dans une séquence diffusée sur LCI, l'ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit s'est emporté contre l'infectiologue, dans une déclaration largement relayée en ligne. "Qu'il ferme sa gueule et qu'il soit médecin". "Qu'il arrête partout de dire 'Je suis un génie, y en a marre!'", s'est-il emporté à l'antenne de la chaîne d'information. Un essai européen baptisé "Discovery" a été lancé dans plusieurs pays pour tester quatre traitements, dont l'hydroxycholoroquine. En attendant les résultats, la France a adopté une position prudente: l'hydroxychloroquine est autorisée à l'hôpital uniquement, et seulement pour les cas graves."J'appuie toutes mes décisions sur les recommandations des sociétés savantes: elles ont été sept à dire que les données cliniques et biologiques dont nous disposions étaient bien trop insuffisantes pour prendre le risque de prescrire le traitement (autrement) que dans ces conditions", avait pour sa part indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'une conférence de presse sur l'état de l'épidémie en France, samedi 28 mars.
Il n'y a pas que les débats qui sont chaotiques dans l'Hémicycle.Selon Le Figaro, l'installation des députés à l'Assemblée nationale le serait aussi. L'attribution des bureaux aurait été une source de tensions dans les couloirs du palais Bourbon.
"L'endroit et la taille des bureaux sont symboliques pour un député. La répartition peut faire l'objet de savantes stratégies. Certains n'hésitent pas à faire valoir leur ancienneté pour obtenir ce qu'il souhaite. Les anciens ministres, président de groupe, ou vice-président ont souvent des prétentions plus élevées", explique le quotidien.Résultat : certains se jugeant "mal lotis ont demandé à changer de bureaux", révèle l'entourage de la députée et questeure Laurianne Rossi. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui aurait ralenti l'installation des députés.Il faut dire que tous les bureaux ne sont évidemment pas équipés de la même manière. "Ceux du 110 rue de l'université et du 3 rue Aristide Briand n'ont ni chambre, ni salle de bains. Il faut donc se débrouiller lorsque l'on ne peut pas rentrer dormir chez soi", précise Le Figaro. Les bureaux les plus prisés : ceux du 101 rue de l'université, totalement équipés, mais destinés aux députés résidents loin de Paris.L'organisation et le délai d'installation avait d'ailleurs été pointé du doigt il y a quelques semaines par le député frontiste, Gilbert Collard, qui avait menacé de s'installer avec "des bureaux et des parasols sur la place du Parlement". "Nous n'avons eu nos bureaux que le 7 juillet. Et je n'ai eu mon ordinateur que le 13 juillet", s'était pour sa part insurgé le député du Nord Sébastien Chenu. Pourtant, Laurianne Rossi l'assure : "Le rythme d'installation des bureaux est identique à celui observé en 2012".
Vous avez des frissons rien qu'en entendant ce nom ? Dites-vous qu'il est maintenant possible de goûter ses recettes préférées. Un livre de cuisine, inspiré par la série "Hannibal", va bientôt paraître.
À table ! Vous avez un dîner en prévision ce soir et vous voulez faire bonne impression ? Ne cherchez plus, la solution est toute trouvée. En effet, le Dr Lecter vous offre le secret de ses recettes alléchantes. Originalité garantie avec cet ouvrage intitulé "Feeding Hannibal: A Connoisseur's Cookbook", un répertoire de recettes directement inspirées de la série "Hannibal".Avec Hannibal Lecter, le repas prend une toute autre dimension"Je veux créer autant que possible de la peur dans mes plats", raconte Janice Poon, la designeuse culinaire du show, à Entertainment Weekly. Voici celle qui a eu l'ingénieuse idée de créer ce livre. La styliste culinaire a en effet oeuvré sur la série durant ses trois saisons, tout en travaillant en collaboration avec le chef cuisinier José Andres. Le Dr Lecter semble être un sujet inspirant pour l'auteure qui s'en amuse même : "Il faut reconnaître qu'Hannibal est unique. Ses exigences alimentaires sont uniques".Le show retrace la vie du célèbre cannibale mais avant les événements racontés dans "Le Silence des Agneaux". Interprété par Mads Mikkelsen dans la série, Hannibal entretient une relation ambiguë avec Will Graham (Hugh Dancy), un profileur qui enquête sur une affaire de meurtres en série. Ce dernier, en raison de sa fragilité mentale, est suivi par le psychiatre, qui est également un tueur en série cannibale. Ce fin gourmet n'hésite donc pas à se cuisiner de bon petits plats.A vos fourneaux !Janice Poon en profite pour raconter au site américain, tout le processus d'élaboration de ces plats hors du commun. Tout commençait avec le créateur de la série, Bryan Fuller, qui envoyait un email. Elle se souvient : "Bryan disait, 'J'ai un bras !' José et moi, on rebondissait en disant, 'Que diriez-vous d'un osso bucco ?' ou bien 'Il faut une cuisson lente, si c'est un bras !'" Une conversation des plus étranges. Elle révèle même que les tartelettes au tartare de coeur, un met servi par Hannibal à l'agent Crawford dans l'épisode six, Futamono, dans la saison deux, fait partie des recettes de son livre.Une exception est tout de même apportée car le plat est réalisé avec de la viande de veau. Elle rassure également en confirmant que toutes les recettes sont bien établies avec de la viande d'origine animale. Ouf ! L'ouvrage sera aussi composé de petites anecdotes, de souvenirs du tournage, mais aussi de photos des coulisses. La parution est annoncée le 18 octobre prochain aux Etats-Unis. Bon appétit.
Samedi 4 janvier, le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé qu'il allait se saisir de l'enquête menée concernant l'attaque au couteau de Villejuif perpétrée le vendredi 3 janvier.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé samedi 4 janvier qu'il allait se saisir de l'enquête sur l'attaque au couteau de Villejuif qui a eu lieu le vendredi 3 janvier dans un parc de la ville. L'auteur des faits, Nathan C., atteint de troubles psychiatriques et converti à l'islam, a fait un mort et deux blessées avant d'être abattu par les forces de l'ordre. "Si les troubles psychiatriques importants de l'auteur des faits sont avérés, les investigations des dernières heures ont permis d'établir une radicalisation certaine du mis en cause ainsi qu'une préparation organisée de son passage à l'acte", mais aussi "démontré un parcours meurtrier réfléchi et sélectif de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", explique le Pnat dans un communiqué. Selon le Pnat, l'enquête a prouvé "le parcours meurtrier réfléchi et sélectif" emprunté par l'assaillant. Jusqu'ici, cette attaque était traitée comme un crime de droit commun. Les investigations étaient donc conduites sous l'autorité du parquet de Créteil. Désormais, l'enquête se poursuit pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste". Elle sera menée par la police judiciaire et par le renseignement intérieur (DGSI) : leur objectif sera de déterminer les motivations du meurtrier, abattu vendredi par la police. Des troubles psychiatriquesPlus tôt dans la journée, la procureure de Créteil avait apporté de nouvelles informations, lors d'une conférence de presse, concernant l'auteur de l'attaque. Nathan C., suivi dans un établissement psychiatrique jusqu'en mai, avait mis un terme à son traitement en juin. Âgé de 22 ans, il faisait l'objet d'un suivi psychiatrique "depuis l'âge de 5 ans" selon sa mère, avait déclaré la magistrate Laure Beccuau. Ayant mené son attaque aux cris "d'Allah Akbar", l'auteur, abattu par la police, a épargné un premier passant parce qu'il s'était dépeint comme musulman et lui avait récité une prière. Ensuite, le meurtrier a poursuivi son parcours, qualifié "d'une extrême violence" et d'une "extrême détermination" par la procureure. La piste terroriste n'était pas écartée"Il n'est pas du tout à exclure qu'une bascule de saisine (NDLR : vers le parquet national antiterroriste) intervienne si ce n'est dans les heures qui viennent du moins dans les jours qui viennent", avait déclaré Laure Beccuau. En effet, les troubles psychiatriques dont souffrait l'assaillant ne peuvent exclure qu'il ait envisagé son attaque comme un "acte terroriste".
Pour le moment non identifié, un homme l'a vandalisée jeudi 14 novembre. La mairie a porté plainte.
Installée devant la gare Garges-Sarcelles, la stèle dédiée aux soldats africains morts pour la France pendant la guerre 14-18 a été vandalisée et profanée dans la nuit de jeudi 14 novembre à vendredi 15 novembre, selon Le Parisien. "C'est inadmissible et scandaleux. Nous allons tout faire pour la réhabiliter ou la reconfectionner le plus vite possible", précise le maire (PS) de la ville, Patrick Haddad. Vendredi, en début d'après-midi, les propos de l'élu ont été concrétisés en acte par la mairie, qui a porté plainte. Un coupable non identifié pour le momentD'après le visionnage des enregistrements des caméras de vidéosurveillance municipales, le responsable serait un homme seul, dont l'identification n'a pas encore eu lieu. Jeudi 14 novembre, autour de 22h30, il a commencé par jeter les gerbes de fleurs, déposées lors la cérémonie du 11 novembre. Partant, puis revenant, il a ensuite donné des coups de pied dans la stèle, qui a fini par tomber. Érigée en 2017 après une demande du "collectif africain" de la ville, elle est aujourd'hui dans un état de dégradation avancé. "Nous sommes blessés et tristes ! Je ne comprends pas comment quelqu'un peut faire cela. C'est une insulte à nos ancêtres !", enrage Rokyatouo Dembélé, présidente du collectif. François Pupponi, maire à l'époque, avait accepté la demande pour "rendre hommage à ces soldats issus des colonies".Des réactions unanimesLes réactions des hommes et femmes politiques locaux sont unanimes. "J'ai découvert cela ce matin (NDLR : ce vendredi). Saccager une stèle comme cela, c'est surréaliste et ouvertement raciste", condamne le député (DVG) de la 8e circonscription. "C'est une honte, je suis dans un état second, c'est un acte barbare et horrible", affirme Rosan Hurtus, membre de la liste citoyenne "Sarcelles pour tous". De son côté, le sénateur (PS) Rachid Temal dénonce, lui, un "acte extrêmement grave et lâche. Cela porte atteinte à la mémoire de ces héros qui ont libéré la France et revient à cracher au visage de tous les Français".
Souvent évoqué dans les spectacles de Gad Elmaleh, son fils Noé démarre aujourd'hui une carrière solo. Loin de vouloir suivre les traces de son père, c'est vers le mannequinat que l'adolescent de 15 ans a choisi de se tourner.
Sur son compte Instagram, Noé Elmaleh a partagé ce mardi la photo d'un shooting réalisé par le photographe Ricardo Gomes, habitué à travailler avec de nombreuses personnalités. Un cliché en noir et blanc qui pourrait prochainement lui valoir quelques contrats dans le milieu de la mode. Noé est le premier fils de Gad Elmaleh, né de son union avec l'actrice Anne Brochet. L'humoriste aujourd'hui concentré sur sa carrière américaine, confiait en mai dernier à Paris Match ne pas pouvoir passer beaucoup de temps avec lui : "C'est terrible ce qu'il me manque. C'est ce qu'il y a de plus dur dans cette nouvelle vie", avait-il expliqué. Qu'à cela ne tienne, son fils se concentre lui, sur sa future carrière : le mannequinat. Un choix fréquent chez les enfants de stars. Avant lui, le fils de David Beckham, la fille de Madonna ou bien encore la petite-fille de Gérard Depardieu, ont eux-aussi choisi d'orienter leur carrière vers le milieu de la mode.
Les sauveteurs ont découvert les restes carbonisés d'au moins sept personnes au lendemain de l'incendie d'un pétrolier dans un port de l'île de Sumatra en Indonésie, a annoncé mardi la police en disant craindre un bilan plus lourd.
Les victimes ont été prises au piège avec des dizaines d'autres personnes dans le Jag Leela, un pétrolier indonésien de 250 mètres en réparation, quand il a pris feu lundi après plusieurs explosions dans le port de Belawan, au nord de Sumatra.Les pompiers ont combattu les flammes pendant plusieurs heures à bord d'un autre bateau dans le port."Les morts font partie de ceux qui ont été piégés pendant l'incendie. Ils n'ont pas réussi à sortir", a indiqué le porte-parole de la police locale, MP Nainggolan.Des prélèvements d'ADN ont été réalisés pour pouvoir identifier les victimes, a-t-il ajouté.L'incendie, dont la cause fait l'objet d'une enquête, a fait au moins 22 blessés. Tina Siregar craint que deux de ses frères soient au nombre des victimes. "Tous les deux travaillaient quand le pétrolier était en réparation (...) Ils étaient à bord quand cela c'est produit", a-t-elle indiqué à l'AFP.
Emmanuel Macron prépare la rentrée de l'Elysée depuis le fort de Brégançon, dans le Var. Après avoir reçu Angela Merkel jeudi, le président de la République s'est entretenu avec Jean Castex ce vendredi.
Le Premier ministre et le chef de l'Etat annoncent la couleur : la priorité est de "surmonter la crise" provoquée par le Covid-19, notamment avec le plan de relance qui sera présenté mardi. Ils ont fait le point sur les principaux dossiers de la rentrée. Trois semaines après le dernier Conseil des ministres, Emmanuel Macron et Jean Castex se sont retrouvés vendredi 21 août autour d'une réunion de travail et d'un déjeuner pris sur la terrasse de la résidence d'été des présidents, à Bormes-les-Mimosas, dans le Var, où le chef de l'Etat séjourne depuis fin juillet. Entourés du secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler et du directeur de cabinet de Matignon, Nicolas Revel, le président de la République et le Premier ministre ont fixé leur priorité, qu'Emmanuel Macron a résumé dans un tweet : "Les défis de cette rentrée son nombreux. Avec le Premier ministre Jean Castex, notre feuille de route est claire : surmonter la crise, continuer l'action engagée avec les Français". Plan de relance de 100 milliards d'eurosMardi matin à l'Elysée, les deux hommes se retrouveront à l'Elysée pour le Conseil des ministres de la rentrée, au cour duquel sera présenté le plan de relance de 100 milliards d'euros. Prévu sur deux ans, il doit permettre à l'économie mise à mal par la crise du Covid-19, de se redresser.La France devrait connaître en 2020 sa pire récession depuis des décennies, avec une contraction du PIB de 11% selon le gouvernement, et une hausse massive du chômage.Gestion sanitaireEmmanuel Macron et Jean Castex ont également discuté de la gestion sanitaire avec la menace d'une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19, alors que se prépare la rentrée dans les écoles."On aura une rentrée scolaire qui se fera. On ne va pas mettre nos pays à l'arrêt mais on va devoir vivre avec le virus, en veillant à ce qu'il ne se propage pas plus vite et à ce qu'il ne touche pas les personnes âgées, qui sont les plus fragiles", a prévenu jeudi Emmanuel Macron, alors que le port du masque sera obligatoire pour les collégiens et les lycéens.La France a enregistré 4771 nouveaux de Covid-19 en 24 heures, une progression inédite depuis mai. Mais le nombre de nouveaux patients contaminés admis dans les hôpitaux français a baissé à 149, contre 162 mercredi, selon les chiffres publiés jeudi par Santé Publique France.
Après avoir assuré qu'Alexandre Benalla avait participé à des réunions de sécurité alors qu'il était censé être suspendu de ses fonctions, un haut gradé de la police est revenu sur ses affirmations.
Les informations s'enchaînent et se contredisent. Lundi 23 juillet, un haut gradé de la police a mis à mal la version de l'Élysée. Convoqué par la commission d'enquête parlementaire, Alain Gibelin, directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, a affirmé qu'Alexandre Benalla n'avait pas d'autorisation pour assister à la manifestation du 1er mai aux côtés des forces de l'ordre. Le porte-parole de l'Élysée, Bruno Roger-Petit, avait pourtant affirmé l'inverse, quelques jours auparavant.Face aux députés, Alain Gibelin a fait une autre révélation : selon lui, Alexandre Benalla a participé à plusieurs réunions de sécurisation des déplacements d'Emmanuel Macron, entre le 2 et le 18 mai, période durant laquelle il était censé être mis à pied. Selon plusieurs médias dont Le Figaro, l'Élysée a maintenu sa version initiale et "démenti formellement" les déclarations d'Alain Gibelin. "Alexandre Benalla n'a participé à aucune réunion durant sa période de suspension", a affirmé un proche conseiller du président de la République. Mardi matin, Le Parisien révélait qu'Alain Gibelin était revenu sur ses affirmations. Dans une lettre adressée à la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, il explique avoir mal compris la question qui lui avait été posée au sujet des dates. Dans cette lettre, il affirme avoir compris qu'on lui demandait s'il avait vu Alexandre Benalla entre le 4 mai et le 18 juillet, et non le 18 mai, selon Le Parisien.
L'ancien président de l'UEFA et numéro 10 des Bleus est entendu dans le cadre de l'enquête pour corruption dans l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar.
Michel Platini a été placé en garde à vue mardi 18 juin dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF), à Nanterre. L'information a été révélée par Mediapart, puis confirmée à l'AFP. Cette procédure judiciaire intervient dans le cadre de l'enquête sur l'attribution du Mondial de football 2022 au Qatar. Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, est quant à lui entendu au cours d'une audition libre."Réunion secrète" à l'ElyséeLe parquet national financier mène une enquête préliminaire depuis 2016 pour "corruption privée", "association de malfaiteurs", "trafic d'influence et recel de trafic d'influence" pour examiner les conditions d'attribution des Coupes du monde de football 2018 et 2022. Le même jour, le 2 décembre 2010, le Mondial 2018 avait été attribué à la Russie (face notamment à l'Angleterre éliminée dès le 1er tour) et à la surprise générale, le Mondial 2022 au Qatar, vainqueur au dernier tour face aux Etats-Unis.La justice française s'intéresse en particulier à "une réunion secrète" au Palais de l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, et Michel Platini, révélée par France Football. Son but supposé: s'assurer que Platini voterait pour l'émirat. Un "tissu de mensonges", s'était indigné l'ancien numéro 10 des Bleus.Ce mardi 18 juin, Michel Platini a réagi à sa garde à vue par voie de communiqué, se disant "totalement étranger à des faits qui le dépassent". Il "ne s'agit en aucun cas d'une arrestation, mais d'une audition comme témoin dans le cadre voulu par les enquêteurs, cadre qui permet d'éviter que toutes les personnes entendues, puis confrontées, ne puissent se concerter en dehors de la procédure", peut-on encore lire dans ce communiqué.
La compagne du terroriste de l'Aude, âgée de 18 ans, était fichée "S" a confirmé lundi soir le procureur de la République de Paris François Molins. Elle assure néanmoins ne pas avoir été au courant des projets d'attentats de son compagnon.
Trois jours après les attentats de l'Aude, le procureur de la République de Paris François Molins s'est exprimé sur l'enquête lundi 26 mars lors d'une conférence de presse. Il a commencé par "rendre hommage aux victimes tombées vendredi dernier" lors des attaques perpétrées par Radouane Lakdim. Le jeune homme de 25 ans a tué quatre personnes et en a blessé grièvement une autre lors de trois attaques à Carcassonne et Trèbes revendiquées par le groupe jihadiste État islamique avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Parmi les victimes, le gendarme Arnaud Beltrame qui s'est substitué à une otage du Super U de Trèbes, dont "le courage et (l')engagement héroïque forcent l'admiration".Fiché "S" (pour "sûreté de l'Etat") depuis 2014, Radouane Lakdim était inscrit "depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec la mouvance salafiste locale", a indiqué le procureur. "Il faisait l'objet de la part des services de renseignement d'un suivi effectif toujours en cours en mars 2018, mais qui n'avait pas permis, je le répète, de mettre en évidence des signes précurseurs d'un passage à l'acte, ni des velléités de départ sur la zone irako-syrienne", a-t-il ajouté. M. Molins est également revenu sur le cas de la compagne du terroriste, arrêtée quelques heures après les attaques et placée en garde à vue Il a confirmé que la jeune femme âgée de 18 ans, était fichée "S". Convertie depuis ses 16 ans, elle "présente tous les signes de radicalisation", a indiqué le procureur. Elle a crié "Allah Akbar" lors de son interpellation vendredi, mais "conteste avoir été associée au projet mortifère de son petit ami".Elle n'avait plus de contacts téléphoniques avec Radouane Lakdim depuis janvier, mais est soupçonnée d'avoir poursuivi des échanges via une application, a précisé le procureur. Le matin du périple sanglant de son compagnon, "elle a posté une sourate promettant l'enfer aux mécréants", a-t-il précisé.Sa garde à vue, ainsi que celle d'un ami mineur du terroriste, ont été prolongées.
Un femme et ses deux enfants sont morts mercredi en fin d'après-midi dans une localité du Nord de l'Italie, dans l'effondrement d'une partie d'un bâtiment, ont rapporté les agences de presse italiennes.
La corniche -longue de près de 70 mètres- d'un ancien bâtiment industriel s'est effondrée soudainement sur la chaussée, ont indiqué ces agences.Une mère âgée de 38 ans se trouvait là avec deux de ses enfants de 15 mois et 5 ans, tous les trois ont été écrasés. La femme, d'origine marocaine, et son garçon de cinq ans sont morts sur le coup, tandis que le bébé, une petite fille, est mort peu après son évacuation à l'hôpital, a précisé l'agence Ansa.La scène s'est déroulée sous les yeux du frère aîné, âgé de neuf ans, qui se trouvait de l'autre côté de la route et a échappé à la chute de l'amas de briques et de pierres. Une passante de 42 ans a également été blessée.L'extraction des corps des victimes a pris plusieurs heures.L'incident a eu lieu dans la petite localité d'Albizzate, en périphérie nord-ouest de Milan en Lombardie. Le ministère public a ouvert une enquête pour meurtre et homicide involontaire.L'édifice concerné, sans étage, abritait autrefois une entreprise textile et accueille actuellement plusieurs commerces. Toute la zone a été bouclée et un bâtiment "jumeau", où se trouve un supermarché, a été fermé.
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé que son mouvement et EELV pouvaient "s'entendre" aux élections départementales et régionales de 2021, moins probablement en 2022, dans un entretien à paraître jeudi dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra.
Interrogé sur les relations entre les deux formations à la veille de leurs universités de rentrée respectives, l'Insoumis a regretté: "Cela fait deux ans que nous avons proposé le rassemblement dans une +fédération populaire+. Ils l'ont ignoré"."Fraternité !", a-t-il cependant clamé. "Nous sommes patients. Les écologistes sont si divers", a souligné Jean-Luc Mélenchon, faisant la différence entre "une aile assez libérale avec (l'eurodéputé Yannick) Jadot" et "l'autre avec Eric Piolle", maire de Grenoble réélu avec le soutien de LFI.Celui-ci sera d'ailleurs reçu par M. Mélenchon sur le site des Amphis d'été des Insoumis, vendredi matin à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme).Si, pour l'élection présidentielle de 2022, l'ancien candidat à la magistrature suprême voit "des divergences sérieuses" entre EELV et LFI, notamment sur la nation, l'Etat ou encore le partage des richesses, "cela ne concerne pas les élections départementales ou régionales"."La voie est donc libre en 2021 pour s'entendre", tandis qu'"en 2022, le peuple tranchera sur l'orientation générale", conclut le président du groupe des députés Insoumis.Dans la matinée, son numéro 2 le député Adrien Quatennens avait souhaité que les écologistes d'EELV "clarifient leur point de vue quant à l'unité" avec la gauche, lors d'un entretien sur France Inter."Certains membres de la direction (d'EELV) semblent exclure de ce champ le programme écologiste qui a réuni le plus de voix lors de la dernière élection présidentielle, qui était celui de La France insoumise, et d'autres comme le maire de Grenoble Eric Piolle sont pour que l'on travaille ensemble", a-t-il déclaré.
Malgré des résultats positifs concernant la fréquentation des trains, le PDG de la SNCF regrette que les manifestations des "gilets jaunes" aient "coûté beaucoup d'argent".
Les "gilets jaunes" ont eu un impact sur les finances de la SNCF. Selon son PDG Guillaume Pepy, la mobilisation "a coûté beaucoup d'argent" et plus précisément "plusieurs dizaines de millions d'euros" à la compagnie ferroviaire. "Le samedi, il y a beaucoup moins de personnes qui viennent dans les grandes villes en TER ou TGV", a-t-il constaté, à l'occasion d'une interview donnée mardi 26 février sur le plateau de BFMTV."Cela a surtout empêché beaucoup de Français de venir le samedi en famille pour aller dans les grandes villes, pour se balader, pour aller voir les expositions, etc", a poursuivi Guillaume Pepy.La crise des "gilets jaunes", qui a débuté en novembre, n'a néanmoins pas complètement terni les résultats annuels de la SNCF, qui a connu une hausse de fréquentation en 2018. Une "bonne nouvelle" saluée par Guillaume Pepy alors que l'opérateur a connu l'an dernier la plus longue grève de son histoire : "À partir de l'été, le trafic a recommencé à augmenter par rapport à l'année précédente, particulièrement sur les TER qui sont les trains de la vie quotidienne". En outre, alors que le mouvement des "gilets jaunes" a aussi remis dans le débat public les questions de mobilité, Guillaume Pepy a assuré qu'il n'y avait pas de "plan de fermeture globale des petites lignes", qui représentent 9.137 kilomètres de voies ferrées. Le maintien intégral de ce réseau va toutefois "dépendre de décisions politiques", a-t-il précisé.
Ce lundi, François Hollande s'est déplacé à l'ambassade des États-Unis à Paris pour « exprimer sa compassion » et signer le registre de condoléances après la tuerie d'Orlando. Le président de la République a exprimé « toute la solidarité » du peuple français dans l'épreuve que traverse le peuple américain.
Après le discours convenu, le chef de l'État a expliqué : « c'est l'Amérique qui a été frappée mais c'est aussi la liberté, la liberté de choisir son orientation sexuelle et de déterminer son mode de vie ». « Choisir son orientation sexuelle » ? Une erreur du président qu'il a corrigée ensuite dans un tweet... « La tuerie homophobe d'Orlando a frappé l'Amérique et la liberté : la liberté de vivre son orientation sexuelle et de choisir son mode de vie » pouvait-on lire sur le compte officiel de François Hollande. Mais sa phrase n'a pas plu aux internautes et à la communauté gay qui ont reproché cette maladresse à François Hollande. Des milliers de tweets ont été écrits pour critiquer les mots du président. Durant la fusillade survenue à Orlando, en Floride, dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juin, 49 personnes ont perdu la vie et 48 ont été identifiées. En solidarité aux victimes, les couleurs du drapeau LGBT seront affichées sur la tour Eiffel et l'Hôtel de Ville de Paris.
Le site de vidéos Jacquie et Michel, puissante incarnation en France du milieu porno amateur, est visé depuis cet été par une enquête pour "viols" et "proxénétisme" à Paris après la multiplication des témoignages d'actrices occasionnelles ayant travaillé pour l'entreprise.
Cette enquête, confiée à la police judiciaire parisienne, a été ouverte le 10 juillet sur la base d'un signalement adressé par trois associations féministes, a indiqué jeudi le parquet de Paris, confirmant une information du journal 20 Minutes.Les associations Osez le féminisme, les Effronté-es et le mouvement du Nid avait effectué ce signalement en février après la diffusion d'une vidéo par le site Konbini. Dans ce document intitulé "les coulisses sordides du porno amateur", deux femmes témoignaient de pratiques sexuelles imposées contre leur volonté au cours de tournages."J'avais dit pas d'anal, on m'a proposé de le faire, j'ai dit non (...) et pendant l'une des scènes ils ont quand même essayé contre mon gré", y racontait l'une d'elles, "Nailie". "T'as peur, vraiment t'oses pas dire non, t'es devant la production, les acteurs, et t'es complètement seule. Donc non, tu dis pas non"."Il y a eu une double pénétration vaginale de laquelle je n'avais pas été prévenue avant", confiait une autre femme, anonyme. "J'ai eu le réflexe de dire non, puis il m'a dit +t'inquiète pas ça va rentrer+. (...) Y avait des cailloux partout, moi j'étais à 4 pattes, j'avais presque les genoux en sang, j'étais vraiment pas à l'aise pour faire ça", témoignait-elle.Dans un communiqué en soirée, le groupe propriétaire des sites Jacquie et Michel a affirmé ne faire que "diffuser les films tournés par des sociétés de productions tierces et indépendantes". Le groupe, est-il ajouté, "mettra en place dès demain une enquête interne visant" ces sociétés, et "rompra immédiatement tout lien avec celle(s) qui serai(en)t mise(s) en cause si les faits étaient avérés".Contacté par l'AFP, l'avocat du groupe, Me Nicolas Cellupica, affirme que ce dernier "a déjà rompu par le passé des liens avec des sociétés de production après de telles dénonciations".Pour le journaliste Robin D'Angelo, auteur d'un livre-enquête sur son infiltration dans l'industrie du porno amateur, Jacquie et Michel se présente comme "une plateforme de diffusion de vidéos produites par des professionnels et dans lesquelles on va entretenir une esthétique amateur".Le groupe, qui annonçait 15 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016, selon le journaliste, a fondé son succès sur l'achat à petits prix de vidéo d'amateurs en France, avant de professionnaliser peu à peu sa production."La société titulaire de la marque s'est organisée pour être le moins possible responsable de la production, elle se limite à diffuser du contenu qu'elle achète à d'autres", a-t-il expliqué à l'AFP.- "Système pornocriminel" -L'entreprise fondée en 1999, florissante, concurrence désormais Dorcel, un des leader de l'industrie pornographique.Dans son livre, "Judy, Lola, Sofia et moi", Robin d'Angelo documentait l'absence récurrente de consentement et les entorses au droit du travail."En général, il n'y a pas de contrat de travail, seulement une cession du droit à l'image pour des sommes comprises entre 250 et 300 euros", a-t-il détaillé. "Beaucoup de gens regrettent et on beaucoup de mal à faire retirer la vidéo".L'enquête ouverte vise en outre certaines pratiques qui pourraient relever du proxénétisme. "Un acteur, pour avoir beaucoup de scènes, va parfois être invité à trouver de nouvelles filles, et être rémunéré pour ça", raconte le journaliste.Ces témoignages et cette enquête "sont pour nous un signal fort envers cette industrie qui exploite et violente un grand nombre de femmes", s'est félicitée auprès de l'AFP Claire Quidet, présidente du mouvement du Nid."Parmi les personnes que nous recevons pour raconter ce qu'elles subissent, il y en a de plus en plus qui sont ou ont été actrices dans l'industrie pornographique", a-t-elle ajouté."Loin d'être une marque populaire, fun et française, Jacquie et Michel est un cheval de Troie de la culture du viol, qui cible en priorité les plus jeunes", a souligné Claire Charlès, présidente des Effronté·es, dans un communiqué commun des trois associations, qui veulent voir l'enquête élargie pour "actes de torture et barbarie" et "abus de faiblesse".Elles jugent "indispensable que le système pornocriminel cesse d'être l'angle mort de la politique abolitionniste de la France" et s'interrogent: "quelle est la différence entre prostitution et pornographie, sinon la présence d'une caméra dans la pièce ?"
Le budget des Français pour les congés d'été augmentera de 10 % cette année par rapport à 2018.
La somme est plus élevée que les années précédentes. Selon le baromètre des vacances Ipsos/Europ Assistance, dévoilé lundi 3 juin par Le Parisien, chaque foyer français a prévu de dépenser 2201 euros pour les vacances cet été. Il s'agit de la plus forte augmentation du budget vacances jamais enregistré. Par rapport à l'année dernière, les Français vont dépenser 10 % de plus qu'en 2018 en transports, hébergements et loisirs. "Cela rattrape largement la chute de - 11 % que nous avions observée en 2017, commente pour Le Parisien Emmanuel Legeron, directeur adjoint d'Europ Assistance. Le mouvement touche toutes les catégories socioprofessionnelles avec une véritable volonté de déconnecter du quotidien". C'est le même constat dans plusieurs pays d'Europe ; le budget consacré aux vacances augmentent ainsi de 8 % en Espagne et 4 % en Allemagne. Toujours selon le baromètre des vacances Ipsos/Europ Assistance dévoilé par Le Parisien, 69 % des Français ont prévu de partir pendant les vacances d'été. Un chiffre qui reste stable par rapport à l'année dernière. Et 56 % d'entre eux ont choisi de rester dans l'Hexagone pour ces congés d'été. Si 62 % des Français partiront à la mer, la campagne séduit 24 % des estivants (+ 3 % par rapport à 2018) et la montagne 23 % ( + 5 %). La tendance des vacances à étapes "Cette poussée de la montagne et de la campagne s'accompagne d'une nouvelle tendance de vacances à étapes, analyse Emmanuel Legeron pour le quotidien francilien. Plutôt que de poser ses valises et de rester deux semaines au même endroit, de plus en plus de vacanciers ont la bougeotte. Ils s'arrêtent quelques jours en chemin pour pour prendre l'air au vert et multiplier ainsi les plaisirs sans se limiter au farniente sur la plage". Vacances: où les Français vont-ils partir cet été?par BFMTVSelon les chiffres des réservations entre janvier et avril sur le site Kayak.fr, relayées par Le Parisien, la région Paca arrive en tête des destinations préférées des Français tandis que la Bretagne et la Corse se placent respectivement en deuxième et troisième position. Étude réalisée du 18 mars au 10 avril par l'institut Ipsos auprès d'un échantillon de 12000 personnes en Europe (France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Autriche, Royaume-Uni, Suisse, Pologne et Portugal), aux Etats-Unis et au Brésil.
C'est l'une des zones d'ombre de l'enquête sur les attentats de janvier 2015: la cour d'assises spéciale de Paris a tenté jeudi de percer le mystère de la tentative d'assassinat d'un joggeur en banlieue parisienne, le soir de la tuerie à Charlie Hebdo.
Silhouette fine et musclée, le pas hésitant, Romain s'avance vers la barre en fixant dans leurs box vitrés les accusés, soupçonnés de soutien logistique aux auteurs des attentats qui ont semé l'effroi dans le monde. Le 7 janvier 2015 vers 20H30, neuf heures après l'attaque commise par les frères Saïd et Chérif Kouachi à Charlie Hebdo, Romain est grièvement blessé par balles alors qu'il fait un jogging à Fontenay-aux-Roses, banlieue tranquille au sud de Paris. Touché à la jambe, à la poitrine et à l'abdomen, il parvient à se sauver et à se réfugier dans une zone pavillonnaire. Qui a voulu tuer cet intérimaire "au-dessus de tout soupçon" et surtout pourquoi? "C'est une affaire qui pose des questions auxquelles nous n'avons pas de réponse, et notamment sur le mobile", résume devant la cour l'ancien patron de la police judiciaire des Hauts-de-Seine, qui a enquêté sur cette tentative d'assassinat. C'est une "agression gratuite", sans témoin visuel, et les lieux - un axe prisé des promeneurs, "assez tranquille" et "peu éclairé" - ne sont "pas symboliques", souligne le commissaire. Trois jours après les faits, une expertise permet toutefois une avancée significative. Un rapprochement balistique est opéré entre les cinq étuis percutés (douilles) retrouvés à Fontenay-aux-Roses et l'un des pistolets Tokarev dont était muni Amédy Coulibaly lors de la prise d'otages le 9 janvier 2015 à l'Hyper Cacher, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. - "Hypothèse" -Est-ce Coulibaly qui a blessé le joggeur pour tester son arsenal avant d'abattre la policière municipale Clarissa Jean-Philippe le lendemain à Montrouge et de tuer deux jours plus tard quatre personnes au supermarché casher, porte de Vincennes à Paris? Son domicile principal était situé "à quelques centaines de mètres" du lieu de l'agression du joggeur, "un endroit discret, isolé". "Un choix judicieux (...) si vous devez essayer une arme pour voir si elle fonctionne", estime le commissaire. Mais cela restera une "hypothèse". Surtout que le joggeur exclut que son agresseur, dont il a pu brièvement croiser le regard et voir le bas du visage, soit Amédy Coulibaly. Il raconte à la cour "l'insistance" des policiers venus l'auditionner le 14 janvier 2015, alors qu'il était toujours en réanimation à l'hôpital. "Ils n'arrêtaient pas de demander: +vous êtes sûr que ce n'est pas Amédy Coulibaly qui vous a tiré dessus? Vous êtes sûr que (votre agresseur) n'était pas noir?+", se souvient Romain. Plus tard, alors qu'il regarde un reportage à la télévision, la photo d'un homme "l'interpelle"; il "ressemble" à son agresseur, qu'il désigne comme Amar Ramdani, l'un des 14 accusés au procès. Ancien codétenu de Coulibaly, il est soupçonné de lui avoir fourni des armes. Mais il a été mis hors de cause dans la tentative d'assassinat à Fontenay-aux-Roses, en raison d'un "alibi assez solide", rappelle l'ex-patron de la police judiciaire des Hauts-de-Seine. Son téléphone "bornait" à 25 kilomètres de là et les investigations ont révélé plusieurs appels entrants et sortants avec des proches au moment des faits. A l'audience, le joggeur, qui s'est constitué partie civile, maintient ses "souvenirs". "J'ai toujours dit que je ne pouvais pas être sûr à 100% car je l'ai vu trois secondes et qu'il faisait sombre. Mais je suis sûr à 80% que c'est lui", affirme Romain. Depuis le box, Amar Ramdani se désole. "Je ne sais pas comment réagir à ça. (...) Si lui, il est sûr à 80% que c'est moi, moi je suis sûr à 100% que ce n'est pas moi, j'ai jamais tiré sur personne". Vendredi, la cour d'assises doit entendre les proches de Clarissa Jean-Philippe, la policière municipale de 27 ans abattue par Amédy Coulibaly alors qu'elle intervenait sur un accident de circulation à Montrouge.
Une mère et sa fille, souffrant de maux dus, selon elles, aux particules fines, attaquent l'État en justice. Leur audience aura lieu mardi, au tribunal administratif de Montreuil-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.
Le tribunal administratif de Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) doit examiner, mardi 28 mai, le recours d'une mère de 52 ans et de sa fille de 16 ans, qui s'estiment victimes de la pollution de l'air. Les deux femmes, qui ont habité dans le département de Seine-Saint-Denis, demandent la reconnaissance d'une "carence fautive" de l'État pour avoir été exposées aux particules fines. "À nos yeux, la pollution de l'air est une urgence de santé publique et l'État, qui le sait parfaitement, ne remplit pas sa mission de régulation", estime, dans les colonnes du Journal du dimanche (JDD), Sébastien Vray, fondateur de l'association Respire et porte-voix des plaignantes. Farida lui a raconté son calvaire. Elle vivait alors à Saint-Ouen, à proximité directe du périphérique parisien et de l'autoroute A86. Elle a été touchée par des bronchites chroniques et des crises d'asthme à répétition. Un pneumologue a finalement diagnostiqué à elle et sa fille une "allergie à la pollution".Triple fauteDepuis, elles ont déménagé, sur prescription médicale, à Orléans (Loiret). "En quelques mois", leur état de santé s'est considérablement amélioré, explique leur avocat. Les deux femmes réclament 160.000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi. Selon leur avocat, Me François Lafforgue, l'État, garant du respect des normes de qualité de l'air, a commis une triple faute : d'abord il aurait dû instaurer "une réglementation plus protectrice de sa population", explique-t-il, estimant que les textes existants sont, "dans l'ensemble, inadaptés au vu de l'objectif de santé publique". Deuxièmement, "les autorités n'ont pas pris toutes les mesures" à leur disposition, poursuit l'avocat, citant par exemple la mise en place tardive de la circulation alternée lors du dernier pic hivernal, que la France n'avait pas connu depuis 10 ans en termes de longueur et d'intensité. Enfin, "même quand les mesures sont prises", elles sont "inefficientes", car tout n'est pas mis en oeuvre pour les faire respecter, déplore l'avocat. La faute de l'État déjà établieEn France, la pollution de l'air est responsable de 48.000 morts prématurées par an. il faudra maintenant parvenir à démontrer le lien de causalité entre ces pathologies et la responsabilité de l'État. "On nous oppose souvent qu'il s'agit d'une pollution diffuse, donc que personne n'est responsable ou alors que nous le sommes tous", souligne Me Lafforgue. Et de faire le parallèle avec l'affaire des algues vertes, dans laquelle la responsabilité de l'État avait été pointée. "Le lien de causalité entre la carence fautive de l'État et les préjudices subis des victimes de cette inaction a déjà été établi par de nombreuses juridictions administratives" juge l'avocat.En mai 2018, la Commission européenne a renvoyé six États devant la justice de l'UE, dont la France et l'Allemagne, mises en cause pour ne pas respecter les normes de qualité de l'air. En juin, trois autres dossiers de personnes disant souffrir de la mauvaise qualité de l'air doivent être examinés par le tribunal administratif de Paris, révèle Me Lafforgue.
Un nœud dans un réverbère ou un arbre surgissant d'un appartement: depuis deux ans, des installations poétiques apparaissent dans le quartier Bellevue à Nantes où la compagnie de théâtre Royal de Luxe s'est installée sur le long terme pour amener un changement de regard sur ce territoire.
"Ce n'est pas en faisant un grand spectacle dans le quartier de Bellevue que ça sert à quelque chose, ça va occuper un samedi/dimanche et puis finalement pour les gens qui habitent là-bas (...) c'est fini, on ne s'occupe plus d'eux", explique Jean-Luc Courcoult, le fondateur de Royal de Luxe.En revanche, "suivre l'évolution d'un quartier et sa transformation à travers le temps" et "habituer les gens, avec des choses tous les trois/quatre mois pendant quatre/cinq ans" va permettre aux œuvres de "s'installer avec la mémoire des gens", poursuit le sexagénaire devenu célèbre avec ses marionnettes de géants présentées un peu partout dans le monde.Lila, 39 ans, se souvient d'un "Monsieur Bourgogne" dont sa fille lui avait parlé après l'école. Ce personnage est le fil conducteur du projet et fait régulièrement des apparitions dans le quartier."Est-ce qu'il peut s'agir de lui? En tout cas, c'est très sympa avec l'arbre à l'intérieur, je pense revenir ce week-end pour voir le spectacle", raconte cette habitante croisée alors qu'elle découvrait par hasard "Cinémascope" en rentrant du travail.Dans un appartement éventré d'une barre d'immeuble qui doit être bientôt démolie, un arbre avec ses racines et ses feuilles a été installé et une famille y mime le quotidien."Cinémascope" est la dernière œuvre en date présentée par Royal de Luxe dans le cadre du projet. A chaque fois, la surprise est au rendez-vous: à l'aube, les habitants découvrent une installation mise en place durant la nuit, avec parfois des acteurs à l'intérieur qui jouent une scène pendant quelques jours.- "changement de regard" -"Les petits s'accrochent à des détails, le côté extraordinaire que nous on voit là, eux ça ne les scotchent pas forcément", analyse Yann Courtil, instituteur, qui a emmené ses élèves de maternelle voir "Cinémascope".Certains ont retenu une scène de dispute entre les acteurs et n'ont pas remarqué l'arbre, un autre a aimé la tartine sautant du grille-pain et rattrapée à coup d'épuisette.Autant d'images drôles et tendres "semées dans la tête des enfants" qui font le succès du projet selon M. Courtil, sollicité par Royal de Luxe pour diffuser des enregistrements de Monsieur Bourgogne en classe et amener dans les cours de récréation une Fiat 500 transformée en tableau d'école."Ce projet, ce n'est pas une opération et on s'en va, c'est un projet au long cours", insiste la maire de Nantes, Johanna Rolland. Nantes, Saint-Herblain et Nantes Métropole investissent près de 600.000 euros par an dans cette création."Royal de Luxe est une compagnie de rayonnement international". Sa présence dans ce quartier va attirer des habitants de l'extérieur qui ne le connaissent pas forcément et leur venue permet "d'amener un changement de regard sur nos quartiers populaires", observe-t-elle.La première œuvre, qui est devenue pérenne, est un réverbère tordu en forme de nœud. Ensuite est venu Monsieur Bourgogne qui a installé une voiture, puis une tente canadienne à la verticale sur une façade d'immeuble.Le nomadisme du personnage ou encore les racines de l'arbre de "Cinémascope" évoquent les questions d'identité et d'immigration.Un matin, une voiture percée d'un arbre a créé l'attraction place Mendès-France. L'œuvre, qui devait rester trois jours, attirait beaucoup de monde dans le quartier. Peut-être trop. Ce qui lui a valu d'être brûlée par des jeunes."Moi j'écris une histoire pour les enfants des écoles avec un arbre qui a poussé. Bon, ils ont brûlé l'arbre. La voiture aussi. Eh bien dès l'après-midi, on est venu avec des tronçonneuses et on a retiré notre image", se souvient Jean-Luc Courcoult."On ne laisse pas une image consumée, terminée. Pour faire rêver les gens, c'est négatif", conclut-il, plutôt amusé par l'incident.
Le président américain Donald Trump a formellement accepté jeudi la nomination du parti républicain pour un second mandat et a inauguré sa campagne par la promesse choc d'un vaccin "cette année" contre le Covid-19.
Dans un long discours de 70 minutes, se résumant parfois à une énumération un peu monotone des décisions prises sur les quatre années écoulées, il a longuement vanté son action - très critiquée - face au Covid-19 et prédit la fin prochaine de la pandémie."Nous vaincrons le virus, mettrons fin à la pandémie et émergerons plus forts que jamais", a ainsi assuré le 45e président américain, objet de critiques jusque dans son propre camp pour ses atermoiements face à la pandémie, dont il a un temps promis qu'elle disparaîtrait par "miracle"."Nous produirons un vaccin avant la fin de l'année, et peut-être même plus tôt!", a lancé M. Trump dans une allusion à une possible annonce de taille avant le scrutin présidentiel du 3 novembre, où il briguera un second mandat de quatre ans."Des centaines de millions de doses seront rapidement disponibles", s'est avancé le magnat de l'immobilier."Nous mobilisons le génie scientifique de l'Amérique pour concevoir un vaccin en un temps record", a-t-il affirmé. "Nous allons disposer cette année d'un vaccin sûr et efficace et ensemble nous allons terrasser le virus", a ajouté le président-candidat.Tout a d'ailleurs été fait lors de cette grand-messe républicaine pour renforcer l'idée, à rebours du consensus scientifique, que la pandémie appartient déjà largement au passé: la distanciation physique et le port du masque n'étaient que peu respectés.- Biden, "gaffes" et "trahison" -Pays le plus endeuillé par la pandémie de Covid-19 avec plus de 180.000 décès, les Etats-Unis ont pré-commandé des centaines de millions de doses auprès de plusieurs sociétés développant des vaccins potentiels, lesquelles doses seront dispensées gratuitement aux patients américains.Malgré ces transactions, la vaccination ne sera pas obligatoire pour les Américains, a indiqué le 19 août le docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.Jusqu'ici, les Américains ne semblent guère apprécier la façon dont M. Trump gère cette crise sanitaire sans précédent. Selon la moyenne des sondages établie par le site FiveThirtyEight, 58,2% désapprouvent sa réponse face à la pandémie (38,7% approuvent).Face aux critiques, le président américain s'en est pris à son principal adversaire dans la course à la réélection, le démocrate Joe Biden.A moins de 70 jours de l'élection, Donald Trump a résumé le bilan de l'ancien vice-président de Barack Obama à une série de "trahisons" et de "gaffes", et l'a présenté comme une marionnette de la "gauche radicale"."Joe Biden n'est pas la sauveur de l'âme de l'Amérique (...) Il a passé toute sa carrière du mauvais côté de l'histoire", a-t-il insisté au sujet du démocrate, élu pour la première fois au Sénat il y a près d'un demi-siècle.- La loi et l'ordre -Egalement critiqué pour son choix de livrer un discours partisan depuis la Maison Blanche, un bâtiment fédéral, l'ancien hommes d'affaires a balayé d'un revers de manche les questions éthiques: "C'est un lieu où je me sens bien, c'est un lieu où le pays se sent bien".Le président américain a enfin renforcé sa posture de défenseur de "la loi et l'ordre", alors que depuis plusieurs jours, la petite ville de Kenosha (Wisconsin), où un jeune Afro-Américain, Jacob Blake, a été grièvement blessé par des policiers, est le théâtre de manifestations et de violences."Si le Parti démocrate veut se ranger du côté des anarchistes, des agitateurs, des émeutiers, des pilleurs et des brûleurs de drapeau, c'est leur problème, mais en tant que président, je m'y refuse", a-t-il lancé."Si la gauche arrive au pouvoir, ils démoliront les banlieues et confisqueront vos armes", a-t-il encore averti.Largement devancé dans les sondages nationaux, Donald Trump est pour l'instant donné battu, d'une courte avance, dans de nombreux Etats-clés.
Le PDG demande aux 98 villes dans lesquelles est déployé le service Autolib' de prendre en charge une partie des 293 millions d'euros de dette cumulée.
Après les difficultés liées à l'installation des nouveaux Vélib', ce sont maintenant les Autolib' qui menacent Paris et sa maire, Anne Hidalgo. Selon Le Monde, Vincent Bolloré, propriétaire des voitures électriques en autopartage, considère le service comme un "trou financier considérable" et refuse de payer seul. Dans un courrier envoyé le 25 mai, le PDG du groupe Bolloré demande à Paris et aux 97 communes dans lesquelles sont déployées les Autolib' de lui verser 40 millions d'euros par euros jusqu'en 2023, date de la fin du contrat de délégation de service public. Selon les informations du Monde, en 2023, le déficit cumulé s'élèvera à 293,6 millions d'euros. Le contrat négocié en 2011 avec Bertrand Delanoë stipule que l'industriel breton ne prend en charge les pertes que jusqu'à 60 millions d'euros. "Au-delà, les communes sont tenues de lui régler le reste de l'ardoise", précise le quotidien. Et la facture est salée pour les communes qui vont devoir s'acquitter de 240 millions d'euros. Une somme repartie entre les différentes villes, au prorata de leur nombre de stations. La capitale possède la moitié des bornes Autolib', mais Issy-les-Moulineaux, Nanterre, Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine, sont également très équipées.Vincent Bolloré accusé de "gonfler le déficit"Un déficit qui augmente d'année en année. En 2016, le groupe Bolloré estimait les pertes cumulées à 179 millions d'euros contre 293,6 millions d'euros aujourd'hui. "À l'époque, il demande aux collectivités de prendre en charge une partie de la dette déjà accumulée. Plutôt que de valider ces chiffres, ce qui l'aurait obligé à provisionner des dépenses, le syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole (SAVM) accuse Bolloré de gonfler le déficit", détaille Le Monde. Le SAVM a pris les devants et a demandé, en janvier 2017, au cabinet d'audit Ernst & Young de vérifier ces chiffres.Selon Le Monde, pour éviter la colère des 97 autres communes, la mairie de Paris a proposé de verser seule 40 millions d'euros. Une offre immédiatement refusée par Vincent Bolloré qui réclame, lui, 150 millions d'euros. Les négociations vont se poursuivre et pourraient même aboutir à une "résiliation anticipée de la concession", explique le quotidien. Les abonnés augmentent, les locations en baisseMais alors pourquoi un tel déficit ? Depuis la création du service en 2011, le nombre d'abonnés augmente régulièrement passant, par exemple, de 139.262 en avril 2017 à 153.542 en avril 2018. Ce qui pose problème, c'est le nombre de location et leur durée : "en 2016, il y avait 15.745 locations en moyenne chaque jour, contre 13.251 en 2017, soit une baisse de 16 %", détaillent nos confrères.L'autre point qui coince, c'est la faible rotation des Autolib' entre Paris et la banlieue. Utilisées par les banlieusards, pour rentrer chez eux le soir, "elles sont à certaines heures trop souvent absentes des bornes de la capitale quand les Parisiens en ont besoin", relate le quotidien. Pour résoudre le problème, le groupe Bolloré veut fermer 200 stations, jugées peu rentables, et autoriser les Autolib' à circuler dans les couloirs de bus. Deux propositions déclinées par la mairie de Paris, qui reproche au groupe de ne pas entretenir correctement les véhicules.
C'est un fait-divers tragique qui avait ému le 14 mars dernier. Deux corps sans vie avaient été retrouvés après un incendie dans le XIXe arrondissement de Paris.
Mais Le Parisien révèle que la piste d'un double meurtre est maintenant privilégiée.Une mère de 46 ans et sa fille de 13 ans sont mortes le 14 mars dans leur appartement du neuvième étage, situé rue de l'Ourcq dans le XIXe arrondissement de Paris. Les sapeurs-pompiers découvraient leurs corps après ce qui semblait être un incendie accidentel. On met alors en cause la vétusté des habitations HLM.Mais comme le révèle le journal Le Parisien, un homme a été arrêté dans cette affaire le 21 mai dernier. Il s'agit d'un Marocain de 40 ans, connu dans son pays pour violences. Il a été placé en détention provisoire et mis en examen pour "destruction de bien d'autrui par incendie" et "homicides volontaires". Car la piste de l'accident semble maintenant s'éloigner.On parle maintenant en effet d'un double meurtre et d'un incendie commis volontairement pour maquiller ces crimes. Des faits qui seraient la conséquence d'un projet de mariage blanc entre le Marocain et la mère de famille, qui aurait mal tourné.Des preuves accablantesDès le jour de l'incendie, les autorités avaient des doutes sur l'origine de l'incendie. La piste criminelle avait très rapidement été envisagée.Car plusieurs éléments laissaient semer le doute. D'abord l'autopsie de la jeune fille de 13 ans qui révélait des traces de violences. Sa mère, elle, montrait des signes d'asphyxie qui précédait l'incendie. Ainsi, on pouvait écarter la piste d'un infanticide suivi d'un suicide.Également le fait que trois départs de feu simultanés avaient été relevés. Dont deux hors de la chambre tandis que les fenêtres étaient fermées. Les policiers se sont donc rapidement demandé pourquoi les deux femmes n'avaient pas tenté de les ouvrir pour pouvoir respirer, voire s'échapper.Mais l'indice le plus significatif reste la trace ADN étrangère à la mère et sa fille retrouvée sur un coussin de l'appartement. Trace qui correspond à cet homme marocain de 40 ans. Des témoignages de voisins confirment qu'il s'était rendu au domicile des victimes dans les jours qui ont précédé l'incendie.Enfin, un scellé apposé sur la porte d'entrée de l'appartement après le drame avait été retrouvé brisé. On soupçonne ainsi l'homme d'avoir voulu revenir rue de l'Ourcq pour dissimuler d'éventuelles preuves. Ce même scellé a été retrouvé chez lui, comme une clé appartenant à la jeune fille de 13 ans.Le principal suspect a nié les faits lors de sa garde à vue.
Ces masques, dits inclusifs, qui donnent à voir les expressions de leurs porteurs étaient à l'origine destinés aux professeurs qui ont des élèves sourdes.
Depuis la rentrée, le masque est devenu obligatoire pour tous les enseignants et les élèves à partir du collège, ce qui peut engendrer des difficultés de compréhension, notamment auprès des personnes sourdes et malentendantes mais aussi des plus petits, en plein apprentissage du langage et de la lecture. D'abord destinés aux professeurs qui ont des élèves sourds, les masques transparents vont être généralisés dans l'Education nationale, indique FranceInfo. Une commande de plusieurs milliers de masques a été faite par l'Etat. "Nous allons déjà fournir les professeurs. Ensuite tous les agents d'accueil au contact du public sont concernés", a précisé la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel.385.000 élèves en situation de handicapActuellement, cinq modèles de masques transparents sont homologués, dont deux ont été conçus dans des entreprises employant des personnes handicapées, a souligné Mme Cluzel. En cette rentrée, quelque 385.000 enfants en situation de handicap ont repris le chemin de l'école, 6% de plus que l'an passé, a par ailleurs rappelé la secrétaire d'Etat, sans préciser toutefois le nombre d'enfants privés d'école.Chaque année, la rentrée est synonyme de galère pour nombre de parents d'enfants handicapés, les associations dénonçant notamment des prises en charge inadaptées aux besoins des élèves ou seulement à temps partiel, voire des cas où les familles ne se voient proposer aucune scolarisation.
Depuis la fermeture des guichets cartes grises en novembre dernier, se faire délivrer son certificat d'immatriculation en ligne devient compliqué. Au point qu'actuellement il y a entre 400.000 et 450.000 demandes en attente de traitement, révèle ce mercredi 28 mars Le Parisien.
Le service de cartes grises en ligne fait grise mine. Depuis la fermeture des guichets physiques il y a plus de 4 mois, effectuer des démarches pour obtenir ou modifier son certificat d'immatriculation "relève du parcours du combattant", comme le révèle Le Parisien. Et le quotidien de rappeler qu'en décembre dernier, soit à peine un mois après la migration du service de cartes grises sur le site de l'Agence nationale des titres sécurisés, "plus de 100.000 demandes de cartes grises étaient déjà en souffrance".Aujourd'hui le constat est encore plus alarmant : entre 400.000 et 450.000 demandes sont en attente de traitement, avec "de nouvelles demandes supplémentaires qui continuent de s'accumuler", précise Le Parisien. Autrement dit changer son adresse, vendre ou acheter son véhicule peut actuellement prendre plusieurs semaines à plusieurs mois. Des retards qui repoussent d'autant les transactions des particuliers et des professionnels.Interrogée par Le Parisien, une source proche du dossier explique : "Les services du ministère (de l'Intérieur) sont totalement débordés. Ils manquent à la fois de moyens et de personnels pour faire face à l'afflux de demandes". Et d'ajouter : "Pour le moment, aucune solution concrète n'a été mise en chantier pour résoudre le problème. Cela peut durer encore des mois. Si ce n'est plus."
Il a finalement choisi. Arrivé avant-dernier au premier tour de la primaire de droite avec 1,5% des voix, Jean-Frédéric Poisson a longtemps hésité avant d'apporter son soutien à l'un des deux finalistes.
Il a tranché mardi 22 novembre, ce sera François Fillon. Dans une interview au Figaro, le député des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate (PCD) a expliqué que le sens de son engagement en politique "était de porter un projet de convictions, axé sur les racines chrétiennes de la France, les fragilités humaines et l'État-nation". Avant d'affirmer son choix, Jean-Frédéric Poisson a tenu à demander au favori pour le second tour "de s'engager clairement sur : la politique familiale et l'accueil de la vie, l'éducation et notamment la libération du choix des écoles par les parents, la lutte contre la pauvreté, le dialogue social et le service national". "Sur ces cinq sujets, j'ai reçu de François Fillon, une lettre qui, de mon point de vue, vaut engagement et possibilités de travailler ensemble", a-t-il expliqué". - JUPPÉ, TECHNOCRATE -Dans sa réponse, reproduite par Le Figaro, François Fillon assure partager totalement cette "volonté de replacer la politique familiale et l'accueil de la vie au cœur des politiques publiques". "Je suis, en outre, particulièrement attaché à la liberté de l'enseignement et donc au libre choix par les parents de l'école de leurs enfants."Pour Jean-Frédéric Poisson, le projet d'Alain Juppé est "extrêmement technocratique", fondé sur "l'idée d'une France multiculturelle qu'(il)refuse, et très fédéraliste, pour ne pas dire mondialiste, sur le plan économique". Revenant sur sa propre campagne et son modeste score, il a estimé que le vote utile avait "raboté les scores des quatre candidats qui n'étaient pas en situation de faire valoir une expérience de l'État". En effet, dans le trio de tête, on retrouve deux anciens Premiers ministres et un ex-président de la République.
Un film américain couronné à Venise : "Nomadland", porté par la présence magnétique de l'actrice aux deux Oscars Frances McDormand, a remporté le Lion d'or au terme d'une édition marquée par la crise du coronavirus.
Chloé Zhao, réalisatrice américaine d'origine chinoise de 38 ans, est la première femme à recevoir ce prestigieux prix, depuis le couronnement en 2010 de Sofia Coppola pour "Somewhere".Avec ce prix, la réalisatrice qui s'est fait connaître en 2017 avec "The Rider" et prépare un film Marvel qui doit sortir l'an prochain, peut espérer se placer dans la course aux Oscars. Elle suivrait ainsi l'exemple de plusieurs Lion d'Or ces dernières années, dont le "Joker" de Todd Phillips, couronné en 2019 et oscarisé quelques mois plus tard.En distinguant "Nomadland", le jury présidé par la star australienne Cate Blanchett a choisi de récompenser l'une des rares productions américaines présentées lors de cette édition pas comme les autres de la Mostra de Venise, en pleine pandémie de coronavirus.C'est d'ailleurs par un message vidéo enregistré depuis un van à Pasadena, en Californie, que la réalisatrice a réagi à la remise du prix. Un rappel cruel de la crise sanitaire qui a mis l'industrie du cinéma à genoux et empêché de nombreuses équipes de films de faire le voyage à Venise."Merci beaucoup !", a simplement déclarée la cinéaste. "Merci beaucoup pour ce Lion d'or", a enchaîné Frances Mc Dormand, assise à ses côtés. Merci "de nous avoir accueillis dans votre festival, dans ce monde très très étrange. Nous nous recroiserons sur la route !" a lancé dans un grand sourire l'actrice, qui est à l'origine de ce projet.- pari réussi pour l'organisation -Ce road-trip mélancolique est une plongée dans l'univers des "van dwellers" ("habitants des caravanes"), ces Américains qui vivent dans leur véhicule aménagé, enchaînant les petits boulots. Ils se retrouvant en communauté, au hasard de leur route, ou sur les réseaux sociaux (#vanlife).Frances McDormand y incarne une femme brisée qui plaque tout pour vivre dans sa camionnette aménagée, son "rêve américain" à elle aux marges de l'Amérique.Le jury, où figuraient notamment l'actrice française Ludivine Sagnier et l'acteur américain Matt Dillon, a par ailleurs distingué "Nuevo Orden" du Mexicain Michel Franco (Grand Prix du jury), et le Lion d'argent du meilleur réalisateur est allé au Japonais Kiyoshi Kurosawa pour "Les amants sacrifiés".Côté interprètes, la Britannique Vanessa Kirby, qui s'est fait connaître avec son rôle de la princesse Margaret dans la série "The Crown", est couronnée pour son premier rôle titre au cinéma dans "Pieces of a woman" de Kornel Mundruczo. L'actrice de 32 ans était également à l'affiche d'un autre film en sélection sur le Lido, "The World to Come", de Mona Fastvold.L'acteur italien Pierfrancesco Favino a été récompensé pour son rôle dans "Padrenostro" de Claudio Noce.Pour les organisateurs de la Mostra, scrutés par toute l'industrie du cinéma, avoir maintenu ce festival, premier grand rendez-vous du genre depuis les mois de confinement, est une victoire.La compétition s'y est déroulée sous haute surveillance avec port obligatoire du masque, contrôles de température et distances de sécurité. Mais aucun "cluster" de contamination n'a été décelé, selon les organisateurs, et la fête a pu aller à son terme.Un signe d'espoir pour les professionnels et pour les cinéphiles, saturés de films en streaming pendant le confinement.
Le présentateur des "Grosses têtes" raconte un échange qu'il a eu avec le comédien belge en marge d'"On n'est pas couché".
Jean-Claude Van Damme, ses films de combat, ses déboires avec la drogue et... ses sorties lunaires qui ont fait autant pour sa notoriété, surtout auprès de la jeune génération, que son grand écart facial. Le Belge, résident américain depuis plusieurs décennies et star du cinéma des années 80-90, s'est illustré encore une fois par sa maladresse. L'anecdote est signée Laurent Ruquier au cours d'une émission des "Grosses Têtes" sur RTL. Le présentateur rappelle durant l'enregistrement entouré de ses chroniqueurs et en public qu'il avait reçu JCVD dans "On n'est pas couché" en juin dernier, et rapporte un échange qu'il a eu avec le comédien venu en loge lui dire que ses parents "adoraient" le présentateur. Un moment gênant"J'avais lu qu'effectivement ses parents, très âgés, étaient toujours de ce monde. J'essaie de dire un mot gentil. Je lui dis : 'Ça me fait plaisir, d'autant plus que je sais que vos parents comptent beaucoup pour vous. Je sais qu'ils sont octogénaires'. Il me répond : 'Non, ils sont de Knokke-le-Zoute'. Alors après ça la polémique... vous comprenez !", se souvient Laurent Ruquier devant des chroniqueurs incrédules et un public hilare.La polémique en question concerne l'échange tendu qu'avait Jean-Claude Van Damme avec Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, invitée en plateau. Le comédien avait alors été taxé d'homophobie par une partie de l'opinion publique.
Une nouvelle dégradation de sépulture a été constatée, dans la région lyonnaise, au lendemain de la profanation du cimetière juif de Quatzenheim en Alsace.
Des tags antisémites ont été découverts mercredi 20 février sur et autour d'une stèle du "jardin du souvenir" du cimetière de Champagne-au-Mont-d'Or, village cossu de l'ouest lyonnais, a-t-on appris auprès de la préfecture. Sur la stèle, deux croix gammées à l'envers ont été dessinées en rouge avec l'inscription "shoa blabla", a constaté un photographe de l'AFP. Au pied du monument, une autre croix gammée a été apposée accompagnée de la phrase "passkon a pa le shoa". Le jardin du souvenir, où sont traditionnellement dispersées les cendres des défunts, n'est pas situé dans le carré juif du cimetière.Les premières condamnations sont très vite arrivées. Dans un tweet, le préfet de Lyon, Pascal Mailhos a condamné "avec la plus grande fermeté" rappelant que "l'antisémitisme, la xénophobie, l'homophobie ou toute autre forme de haine n'ont pas leur place dans notre République"."Il y a des personnes de l'extérieur qui font tout ce qu'il faut pour pouvoir mettre les différentes communautés en France en opposition", a réagit de son côté Alain Lambert, président de la communauté israélite de La Duchère, un quartier de Lyon situé à proximité. "On ne peut que constater que les actes antisémites se multiplient en France" et "je pense que notre gouvernement n'est pas à la hauteur aujourd'hui sur ce qu'il se passe. Il faut vraiment une réaction vive", a-t-il ajouté, s'exprimant depuis le cimetière où il s'est immédiatement déplacé. Ce nouvel acte antisémite intervient au lendemain de la profanation de près de 100 tombes juives au cimetière de Quatzenheim et d'une mobilisation nationale pour dire "ça suffit" mardi soir, dans un contexte de hausse généralisée des actes antisémites (+74% en 2018). Emmanuel Macron, qui a promis "des actes" et "des lois", est attendu mercredi soir au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
Dans le Val-de-Marne, un jeune homme de 18 ans a sauté d'un RER qui roulait à 80 km/h pour échapper à cinq agresseurs, relate Le Parisien.
Il n'avait sans doute pas d'autre choix. Pour échapper à ses agresseurs, un jeune homme de 18 ans s'est jeté du premier étage d'un RER, alors que celui-ci roulait à 80 km/h, entre Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne et la gare d'Austerlitz, à Paris. La scène s'est déroulée le 15 juillet dernier. À 16h15, raconte Le Parisien, le jeune homme monte dans le RER C en gare d'Ablon-sur-Seine et s'installe au premier étage de la rame. Cinq autres adolescents entrent ensuite dans le RER. Très vite, tout dégénère. Le jeune homme reçoit des gifles et des coups de poing, et se fait voler son téléphone portable. L'homme a été grièvement blessé par la chute, mais aussi par les coups qu'il a reçus. Ses jours ne sont cependant pas en danger. Ses cinq agresseurs, âgés de 14 à 17 ans, ont été interpellés, raconte le journal Le Parisien. Le parquet de Créteil a annoncé vendredi 27 juillet que quatre d'entre eux avaient été placés en détention provisoire. Le cinquième a lui été placé sous contrôle judiciaire. "Apparemment ils se connaissaient plus ou moins, relate une source proche du dossier au Parisien. Il y avait, semble-t-il, un contentieux."
Marianne James est sur tous les fronts sur France 2 en cette fin d'année 2016. En effet, en l'espace d'une semaine, l'artiste présente pas moins de trois émissions en prime-time grâce aux programmes Prodiges et A vos pinceaux et songe même à de futurs projets. Serait-t-elle en passe de devenir la reine du divertissement en 2017 ?
En ces fêtes de fin d'année 2016, France 2 met les petits plats dans les grands en réservant trois soirées exceptionnelles en compagnie de Marianne James à ses téléspectateurs. La chaîne propose en effet des programmes parfaits pour les soirées télé en famille, avec la saison 3 de Prodiges et le lancement d'un nouveau rendez-vous, À vos pinceaux. Très appréciée par le grand public grâce à son franc parler mais aussi sa sensibilité, le petit écran aurait-il trouvé en elle sa nouvelle star de l'animation ?Le retour des surdoués de l'art classiqueMotivé par le joli succès des éditions précédentes du concours de jeunes talents, France 2 a décidé de proposer Prodiges le temps de deux soirées, le jeudi 22 décembre 2016 à 20h55 et le jeudi 29 décembre 2016 à la même heure. Des auditions à la finale, les enfants se révèlent plus impressionnants et surprenants que jamais, comme en témoigne l'animatrice au magazine Télé Z : "Ce sont de vrais bosseurs qui ont choisi l'art de la musique, du chant ou de la danse. Ils ne vivent pas sur une autre planète." S'étant illustrée en tant que présentatrice au cours des précédentes saisons de ce divertissement à l'état pur, la chaîne lui a ensuite logiquement proposé de donner vie à un autre concept...Après le chant, la danse, la musique, la peinture... le sexe ?Ainsi, le mardi 27 décembre 2016 dès 20h55 et encore une fois sur France 2, Marianne James dévoilera l'émission À vos pinceaux. Elle explique à nos confrères du Figaro : "Dix peintres amateurs, âgés de 17 à 63 ans vont exercer un art dont ils rêvent, lors d'épreuves libres ou imposées durant quatre semaines. Je crée du lien entre les joutes verbales des deux jurés (Bruno Vannacci, professeur d'arts appliqués et Fabrice Bousteau, directeur de Beaux-Arts Magazine, ndlr)." Ses fans répondront-ils là aussi présents ?En tout cas, ses apparitions télévisuelles donnent des idées de futurs projets à la principale intéressée. Elle a même dévoilé à Télé Z qu'elle se verrait bien à la tête d'un programme abordant un registre très particulier : "Je rêve d'une émission sur le sexe, très drôle, très gourmande et dans laquelle on pourrait librement s'exprimer en parlant de nos sentiments." À bon entendeur...
Des contrôles au sein de la filière de l'agriculture biologique ont mis en évidence des manquements à la réglementation, allant de l'anomalie sur l'étiquetage à la tromperie à l'égard du consommateur.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rendu les conclusions de son enquête de contrôle de l'agriculture biologique réalisée en 2017, rapporte ce mardi 26 février BFMTV. Sur 1.624 contrôles, le taux d'anomalies s'élève à 28%. Ce sont précisément 60 procès-verbaux et 449 avertissements qui ont été délivrés, ainsi que 169 mesures de police administrative qui ont été prises.Dans la majeure partie des cas (63%), les infractions et manquements constatés sont liés à un non-respect de la réglementation européenne (n°834/2007) relative à la production biologique. La DGCCRF a observé "des problèmes d'étiquetage, de pratiques commerciales trompeuses et, dans une moindre mesure, de traçabilité des produits et de tromperies à l'égard des consommateurs". Pour le reste, il s'agit de fautes par rapport aux règles générales portant notamment sur l'hygiène ou l'information sur les prix. Contactée par BFMTV, l'autorité administrative explique que les anomalies détectées ne signifient pas "forcément" que les produits ne sont pas "bio". "Mais ils ne sont pas conformes, car ils ne sont pas certifiés", souligne Alexandre Chevallier, directeur adjoint de la DGCCRF, cité par la chaîne.Enfin, 18 échantillons de produits de la production biologique sur 240 testés ont fait apparaître des résidus de pesticides. "Il faut pas oublier que nos contrôles sont toujours ciblés, et ne sont pas forcément représentatifs du marché", précise toutefois la DGCCRF auprès de BFMTV.
L'alerte concernait des risques de "crues significatives" de la Boutonne en Charente-Maritime et de la Liane dans le Pas-de-Calais.
Météo France a levé sa vigilance orange inondation pour les départements de la Charente-Maritime et du Pas-de-Calais mercredi 6 novembre dans son bulletin de 10h. Des "crues significatives" étaient encore craintes sur la Boutonne, en Charente-Maritime, et sur la Liane, dans le Palais-de-Calais, selon le bulletin diffusé à 6h.Dans la nuit de lundi à mardi, dix communes du Pas-de-Calais ont été touchées par des inondations. La Liane, un fleuve qui se jette dans la Manche, a débordé sous l'effet des "cumuls de pluie importants. Mardi midi, le Service départemental d'incendie et de secours avait procédé au total à "101 interventions" dans le département. "Aucune victime n'est à déplorer", avait précisé la préfecture dans un communiqué. Selon la préfecture du Pas-de-Calais, "les précipitations à venir sont négligeables sur le (département) et la décrue aura lieu en cours de journée sur tous les cours d'eau".
Plusieurs associations de défense de l'environnement et de la santé publique ont affirmé vendredi avoir obtenu du ministre de l'Économie Bruno Le Maire l'engagement de suspendre, à la mi-avril, l'utilisation du dioxyde de titane (TiO2) comme additif alimentaire.
Confiseries, gâteaux, glaces, biscuits, plats cuisinés, mais aussi cosmétiques ou médicaments... Le dioxyde de titane, signalé par le sigle E171 ou TiO2 sur les étiquettes, est un additif utilisé dans de nombreux produits de consommations qui sert notamment à blanchir ou intensifier la brillance des produits alimentaires. Un additif suspecté d'être cancérogène qui soulève l'inquiétude depuis plusieurs années des associations de défense des consommateurs et de l'environnement à cause des nanoparticules qu'il contient, d'une taille inférieure à 100 nanomètres facilitant leur pénétration dans l'organisme. Bruno Le Maire change d'avisDe ce fait, la secrétaire d'État à la Transition écologique Brune Poirson avait annoncé en mai dernier la suspension de son utilisation dans les produits alimentaires d'ici fin 2018 - suspension et non interdiction qui dépend de l'Union européenne. La disposition a été reprise dans la loi alimentation promulguée en novembre mais elle ne peut s'appliquer sans un arrêté du ministère de l'Économie. Dans l'émission "C à vous" sur France 5 mardi 8 janvier, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a expliqué ne pas vouloir signer d'arrêté de suspension dans l'immédiat, mettant en avant des "évaluations différentes" sur la dangerosité potentielle du produit.Mais après avoir reçu les associations vendredi, il "leur a réaffirmé sa volonté d'interdire l'E171, conformément à la position du gouvernement et aux dispositions votées par le Parlement dans l'article 53 de la loi Egalim" sur l'alimentation, selon un communiqué du ministère. "Afin de réunir les conditions juridiques nécessaires à cette interdiction, il demande donc à l'Agence nationale de la sécurité sanitaire et de l'environnement (ANSES) d'accélérer ses travaux sur les nanoparticules sur le volet TiO2 pour le 15 avril", poursuit le ministère.Les associations satisfaites "Bruno Le Maire revient sur ses propos et s'engage à bel et bien signer l'arrêté tant attendu pour rendre effective la suspension du dioxyde de titane mi-avril", se réjouissent Agir pour l'Environnement, Foodwatch et Générations Futures, dans un communiqué conjoint. "Le ministre a reconnu l'importance de mettre en œuvre le principe de précaution pour protéger la santé des concitoyens et concitoyennes", poursuivent les trois associations. Celles-ci disent avoir "déployé une montagne de produits alimentaires devant Bercy pour rappeler l'urgence d'agir", avant leur réunion."Le ministre, qui entendait s'abriter derrière un supposé doute scientifique autour de l'impact sanitaire de cet additif et la libre circulation des marchandises pour ne pas adopter l'arrêté attendu, a enfin entendu nos appels au respect du principe de précaution", s'est félicité de son côté le président de l'UFC-Que Choisir Alain Bazot.
Un tremblement de terre a été enregistré jeudi 20 septembre au large des côtes du Morbihan, comme l'explique 20 Minutes.La terre a tremblé à cinq kilomètres sous la surface de l'eau, en début de soirée, jeudi 20 septembre. Comme le raconte 20 Minutes, le Réseau national de surveillance sismique (Renass) a enregistré une secousse d'une magnitude de 3,3 au large des côtes du Morbihan, avec un épicentre situé entre Belle-Ile et l'île d'Houat.Un séisme légèrement ressenti par certains Bretons, qui ont partagé leur témoignage sur les réseaux sociaux, mais qui n'a pas fait de dégâts.
La secousse a été notamment perçue à Palais, commune de Belle-Ile, comme l'explique Ouest France. Comme le précise le quotidien, plusieurs centaines de secousses ont été enregistrées dans la région depuis 2000. Elles étaient cependant toutes d'une très faible magnitude, la Bretagne n'étant pas une zone très active au niveau sismique.Mercredi 19 septembre, c'est un séisme de magnitude 3 qui s'est produit au large des côtes du Calvados, comme le relate France 3 Normandie. Les tremblements de terre les plus importants en France depuis le début des années 2010 ont eu lieu aux Antilles, avec des secousses de magnitude 6,7 en Martinique (2015) et 6 en Guadeloupe (2016). En France métropolitaine, on a notamment enregistré un séisme de magnitude 4,8 entre la Vendée et les Deux-Sèvres, en février 2018.
Selon les informations du Parisien, une habitante de l'Essonne a dû être hospitalisée dans un état grave. Elle avait ingéré une soupe périmée.
Son état de santé est toujours préoccupant. A la fin du mois d'août dernier, une habitante de l'Essonne a été victime de la très grave toxine botulique après avoir consommé une soupe de légumes. Comme le révèle Le Parisien ce 11 septembre, la victime a dû être hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière après un malaise. "Elle est quasi totalement paralysée. Et avec très peu d'espoir de récupération", indique une proche au quotidien. Alertées par l'Agence régionale de santé (ARS), les autorités compétentes ont mené une enquête qui a permis de découvrir que le produit en question était périmé depuis trois semaines. Contacté par Le Parisien, la marque de la soupe a expliqué prendre "cette information très au sérieux. Nous nous sommes immédiatement mis à la disposition des autorités, détaille la marque de soupe incriminée. Aucun problème n'a été signalé sur les 630 bouteilles du lot qui ont été vendues et consommées depuis." Et d'ajouter : "Compte tenu de la durée d'incubation, trois jours selon l'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), de la date d'hospitalisation de la patiente, fin août, et de la date limite de consommation du produit, le 4 août, il est avéré que la personne malade a consommé un produit périmé."Comme le rappelle le quotidien, le botulisme est une maladie grave, qui peut être mortelle, liée à l'absorption de toxines présentes dans des aliments contaminés. La toxine botulique, produite par des bactéries, est particulièrement dangereuse dans la mesure où elle n'altère ni le goût, ni l'odeur des aliments. Elle est la plus puissante de toutes les toxines connues dans la nature. Deux cas de botulisme ont été déclarés en 2018 en Ile-de-France.
Dans les colonnes du Point, le président de l'Assemblée nationale a réagi à l'affaire impliquant son épouse, Séverine Servat de Rugy et la romancière Emilie Frèche.
En juillet dernier, Séverine Servat de Rugy avait saisi la justice pour demander l'interdiction de la publication du livre d'Emilie Frèche "Vivre ensemble" qui selon elle "porte atteinte à sa vie privée et à celle de son enfant". Dans un courrier adressé au Point, le président de l'Assemblée nationale s'est quant à lui défendu d'avoir voulu interdire cette parution. "C'est mon épouse, et mon épouse seule, madame Séverine Servat de Rugy qui a mandaté son Conseil, maître William Bourdon, pour demander aux éditions Stock et à madame Émilie Frèche de renoncer à la publication de l'ouvrage, faute de quoi l'interdiction judiciaire en serait demandée. (...) Insinuer que j'aurais ainsi utilisé ma fonction pour participer à l'action menée par mon épouse est, là encore, gravement inexact", s'est offusqué François de Rugy.Le président de l'Assemblée nationale se dit tout de même choqué de ce qu'il a pu lire dans le livre d'Emilie Frèche. "Indépendamment de toute considération liée à ma fonction politique, il était parfaitement légitime que j'apporte un témoignage dans une procédure impliquant mon épouse, ayant été moi-même très choqué, comme beaucoup d'autres, à la lecture du livre de madame Émilie Frèche par l'utilisation de nombreux éléments de la vie privée de mon épouse et, surtout, de celle de son enfant mineur", souligne-t-il dans son courrier au Point.Un encart inséré dans le livre"Vivre ensemble", raconte le quotidien difficile d'une famille recomposée. Une histoire qui selon Séverine Servat de Rugy serait fortement inspirée de leur histoire commune. La romancière étant l'actuelle compagne du père de son enfant, Jérôme Guedj.Il y a quelques jours, la femme de François de Rugy déclarait avoir obtenu des éditions Stock et de l'auteure qu'un encart soit inséré dans l'ouvrage stipulant qu'elle estime que des passages du livre portent atteinte "de manière répétée à l'intimité de sa vie privée et de celle de son enfant mineur". Emilie Frèche quant à elle reconnait avoir "puisé une partie de son inspiration dans son vécu" tout en ayant "romancé et exacerbé les traits des différents personnages".Dans les colonnes de L'Obs, la romancière a expliqué pourquoi elle avait accepté que cet encart figure dans son livre. "Cette femme avait assigné mon compagnon devant le juge aux affaires familiales pour pouvoir ensuite m'attaquer au nom de leur fils. Il fallait à tout prix protéger l'enfant de ce conflit judiciaire", s'est-elle justifiée, soulignant au passage ne pas connaître Séverine Servat de Rugy. "Je ne connais pas cette femme, je ne l'ai aperçue qu'une seule fois dans un cimetière, à l'enterrement de la mère de mon compagnon".
L'interpellation mouvementée d'une infirmière mardi lors d'une manifestation de soignants à Paris "fait suite à un jet de projectiles effectué par cette dame" et "a été réalisée compte tenu du comportement" de cette femme, a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.
Interrogée par la presse à l'issue du Conseil des ministres, Mme Ndiaye a justifié l'interpellation de cette infirmière, qui était toujours en garde à vue mercredi pour outrage et jets de projectiles sur les forces de l'ordre. "Cette interpellation fait suite à un jet de projectiles effectué par cette dame", a-t-elle dit, et "a été réalisée compte tenu du comportement antérieurement connu" de cette femme.Elle s'est en revanche refusée à commenter la manière dont a été interpellée l'infirmière, ajoutant par ailleurs que le gouvernement condamnait "fermement" les désordres provoqués par "des casseurs" et des "black blocks" à la fin de la manifestation parisienne. Plusieurs vidéos de l'interpellation de l'infirmière ont été relayées sur les réseaux sociaux. On y voit une femme portant une blouse blanche arrêtée sans ménagement par les forces de l'ordre alors que des échauffourées ont éclaté à l'arrivée du cortège sur l'esplanade des Invalides. L'infirmière réclamait sa ventoline, un médicament utilisé par les personnes souffrant d'asthme.D'autres vidéos montrent la même personne jeter des projectiles en direction des forces de l'ordre, quelques minutes auparavant.Un appel a été lancé pour un rassemblement mercredi à 16H devant le commissariat du VIIe arrondissement, où elle a été placée en garde à vue.Un premier rassemblement réclamant sa libération s'est tenu mardi soir au même endroit, en présence d'Eric Coquerel, Mathilde Panot et Danièle Obono, députés de La France Insoumise."Libérez Farida l'infirmière", a tweeté leur chef de file Jean-Luc Mélenchon."Je n'étais pas sur place et il apparaît, compte tenu des images, que cette interpellation faisait suite aux faits délictueux effectués par cette dame", a répété Mme Ndiaye."Un policier atteint par un de ces projectiles déposera plainte" mercredi, a indiqué une source policière.La préfecture de police a fait état de 32 interpellations liées à ces échauffourées. Des affrontements entre casseurs et policiers ont également eu lieu à Lille, en marge du cortège auquel participait la maire sortante Martine Aubry (PS), mais aussi à Toulouse et à Nantes.
Les petits Européens reprennent peu à peu le chemin de l'école, avec des parents et des enseignants partagés entre soulagement et inquiétude. Quelques exemples en Europe.
ISLANDE"C'est très agréable de revoir de la vie à l'école", témoignait lundi dernier auprès de l'AFP Hildur Ingvarsdóttir, principale d'un lycée professionnel de Reykjavik."C'était juste beaucoup de travail" pour mettre en œuvre toutes les règles accompagnant la réouverture des établissements; "c'est une sorte de défi permanent, beaucoup de préparation".En Islande, les écoles primaires et maternelles, restées ouvertes avec un emploi du temps aménagé, ont repris leur fonctionnement normal, avec toutefois des mesures sanitaires nouvelles. Les lycées et universités ont aussi redémarré.PORTUGALLes enfants ne sont pas "des cobayes" pour "tester l'immunité collective", s'insurge un association de parents d'élèves du Portugal, où seuls les lycéens de première et terminale (avec examens de fin d'études) reprendront les cours le 18 mai (crèches le 1er juin).Des professeurs doutent aussi de la possibilité de rouvrir les écoles, d'accueillir tous les élèves en respectant les nouvelles règles de distanciation, rappelant que de nombreux professeurs âgés et donc à risques ne seront pas en mesure de reprendre le travail. La Fédération nationale des professeurs, principal syndicat des enseignants, a aussi émis des doutes."Nous sommes optimistes mais prudents", a de son côté dit à l'AFP Filinto Lima, directeur de l'Association nationale des directeurs des groupes et des écoles publiques, en mettant l'accent sur la "grande préparation" nécessaire à la réouverture, avec des horaires aménagés pour éviter les déplacements aux heures de pointe, des classes réduites à dix élèves, les contraintes de la distance à la cantine.CROATIEMesures strictes aussi en Croatie pour la réouverture lundi des maternelles et élémentaires, réservées aux enfants sans maladie chroniques et dont les parents travaillent, sans moyens de garde: pas plus de 9 enfants et un enseignant par classe, deux mètres de distance entre les bureaux...Et le taux de volontaires au retour s'amenuise: "d'après un premier sondage auprès des parents, 93 des 301 enfants allaient rentrer. Nous pensons maintenant que ce nombre va tomber à 60", a indiqué mardi Josip Petrovic, directeur de l'école primaire de Zagreb Trnsko.Le retour à la vie scolaire à Zagreb est en outre compliqué par les dégâts d'un séisme en mars: 23 des 300 écoles primaires ne peuvent accueillir d'enfants.NORVEGE Bilan positif du retour en classe des 6-10 ans en Norvège, dix jours après la réouverture des écoles, selon des enseignants: "Les élèves sont contents d'être de retour et respectent bien les règles"; "Ils sont devenus des champions dans le lavage des mains !", dit à l'AFP Kathrine Wilsher Lohre, directrice de l'école Levre près d'Oslo qui reconnaît toutefois que "le respect des distances" reste "difficile".Si des craintes avaient été exprimées en amont --la page Facebook "Mon enfant ne doit pas être un lapin de laboratoire pour le Covid-19" comptait 27.000 membres--, la quasi-totalité des élèves concernés ont fait leur retour en classe.De nombreux directeurs d'établissements se disent maintenant impatients d'accueillir les élèves plus âgés mais réclament un assouplissement des règles sanitaires, en raison des contraintes matérielles (taille des bâtiments) et humaines (nombre d'enseignants).DANEMARK "Tout le monde tient son rôle pour rester propre et en sécurité", note Suzanne Hampson, une institutrice danoise, plus de trois semaines après la réouverture des écoles et jardins d'enfants."Ils sont plus respectueux de l'espace de chacun, bien que ce soit bien sûr un travail permanent, car ils sont très heureux d'être de nouveau ensemble", assure-t-elle.Selon les chiffres de l'Association des communes, entre 80 et 90% des élèves du primaire ont retrouvé le chemin de leurs établissements, et si la décision est contestée notamment sur les réseaux sociaux, elle reste bien acceptée et suivie.La reprise des cours a été suivie par la réouverture de petits commerces et depuis, le taux d'infection a légèrement augmenté (de 0,6 à 0,9) mais "il n'y a pas d'élément disant que (cette hausse) est complètement ou même partiellement due à la réouverture des écoles", indique à l'AFP l'Autorité de contrôle des maladies infectieuses. BELGIQUEEn Belgique, les établissements scolaires ne rouvrent leurs portes que le 18 mai que pour les classes "diplômantes": terminale et dernière année de primaire."Certains (professeurs) sont impatients de renouer le contact avec les élèves mais d'autres ont peur", souligne auprès de l'AFP Xavier Toussaint, enseignant en secondaire à l'Institut des Sacrés-Coeurs de Waterloo (centre).Mais, relève-t-il, "ceux qui ont un souci de santé peuvent être exemptés avec un mot du médecin. Même chose pour les collègues de plus de 55 ans qui le souhaiteraient".Un parent d'élèves, Patrick Rodriguez est lui "soulagé" par le report en septembre de la rentrée pour ses jumelles de 9 ans, en primaire à Uccle, dans l'agglomération de Bruxelles: "Je ne les aurais sans doute pas renvoyées. Je prends assez de risques au travail tous les jours", explique ce marchand de journaux de 42 ans. FINLANDEEn Finlande, le retour à l'école prévu jeudi, deux semaines avant le début des vacances d'été, n'est pas du goût du syndicat des professeurs: "il n'est pas clairement établi que c'est dans l'intérêt des enfants, ni que nous pourrons assurer une sécurité totale pour les enfants et le personnel", indique-t-il dans un communiqué.Le responsable de la santé publique, Mika Salminen, a mis en exergue la faible contamination des enfants, jugeant "non réaliste le risque de voir un enfant infecter un adulte".SUEDE En Suède, les écoles (maternelles, primaires et les collèges) n'ont jamais eu l'obligation de fermer. "C'est une bonne chose", autant pour les élèves que pour leurs parents, juge Monica Lemmini, directrice d'une école en banlieue de Stockholm. "Cette pandémie va durer longtemps et les élèves doivent mener une vie normale, tant dans leur apprentissage que pour leur santé mentale", poursuit-elle.La plupart des écoles du pays ont toutefois introduit des mesures telles que la distance sociale, l'obligation pour les parents de rester à l'extérieur de l'enceinte ou de nouvelles règles sur le lavage des mains et des locaux. Et cela fonctionne, selon les directeurs d'écoles interrogés par l'AFP, hormis parfois la distanciation : "C'est difficile pour les élèves de comprendre qu'ils ne peuvent être proches de leurs camarades", souligne Magnus Lidman, directeur d'une école dans la capitale suédoise.
Le site d'information BuzzFeed a annoncé jeudi qu'il mettait fin à la couverture de l'actualité au Royaume-Uni et en Australie, dans un contexte difficile pour les médias en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.
"Pour des raisons économiques et stratégiques, nous allons nous concentrer sur les informations qui rencontrent du succès aux États-Unis en cette période difficile", a déclaré un porte-parole du média américain lancé en 2006 en se spécialisant dans les informations virales avant de développer sa couverture des sujets plus traditionnels.D'autres mesures de réduction des coûts sont attendues, notamment aux États-Unis, où les "programmes de partage des tâches" sont présentés comme un moyen d'éviter de nouvelles réductions de postes. Ces mesures doivent "permettre de continuer à produire un journalisme puissant", a déclaré Buzzfeed. Cette année, "l'information coûtera environ 10 millions de dollars de plus qu'elle n'en gagnera", a-t-il souligné.A travers la planète, de nombreux médias traversent une crise et la situation n'a fait que s'aggraver avec le ralentissement économique et dans le secteur publicitaire provoqué par la pandémie de nouveau coronavirus. Dix personnes en Royaume-Uni et quatre en Australie perdront ainsi leur emploi. Dans ces deux pays, Buzzfeed ne couvrira plus l'actualité nationale. Cependant, la compagnie a déclaré qu'"au Royaume-Uni, nous prévoyons toujours de conserver certains salariés qui se concentrent sur les informations d'importance internationale: sur la société, les célébrités et les enquêtes".Au départ, Buzzfeed regorgeait d'informations légères, comme des potins sur les célébrités, des photos de chats ou des quiz générant un trafic important sur les réseaux sociaux, avant de devenir un site rivalisant avec les médias traditionnels. Après s'être étendu dans le monde, l'entreprise avait déjà réduit la voilure, fermant notamment en 2018 BuzzFeed France et annonçant une nouvelle vague de licenciements début 2019, son modèle basé sur la gratuité et la publicité étant bousculé.Au Royaume-Uni, le rédacteur en chef politique Alex Wickham s'est dit "incroyablement fier de l'équipe de BuzzFeed UK, qui a joué dans la cour des grands et a fourni un incroyable travail journalistique". La fermeture du site constitue une "grande perte", a regretté dans un tweet le député conservateur Damian Collins, "alors que nous avons plus que jamais besoin d'un journalisme responsable pour contrer les vagues de désinformation venues des réseaux sociaux"."BuzzFeed nous a permis d'expérimenter la couverture de la politique pour un jeune public", a tweeté la rédactrice en chef australienne Lane Sainty. Elle a a salué le travail de son équipe qui s'est "attaquée à des sujets importants et souvent insuffisamment couverts comme l'avortement, les droits des LGBT, les droits des indigènes, l'immigration et la culture Internet". "J'ai toujours été reconnaissante de cela et très fière de notre travail."
Dans l'attente de la décision de la cour d'appel, le tableau reste sous séquestre à l'établissement public des musées d'Orsay et de l'Orangerie.
La cour d'appel de Paris rendra le 2 octobre sa décision dans le litige opposant les descendants d'un collectionneur juif spolié sous l'Occupation aux actuels propriétaires de l'une de ses toiles, "La Cueillette" de Pissarro, a-t-on appris mercredi 6 juin auprès des parties.En novembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris avait jugé que cette gouache, achetée légalement par un couple d'Américains, devait être restituée aux descendants du collectionneur Simon Bauer.Les époux Toll, qui avaient acquis le tableau pour 800.000 dollars chez Christie's à New York en 1995, avaient fait appel et l'audience s'est tenue mercredi.La collection avait été confisquée en 1943Peinte en 1887 par l'impressionniste Camille Pissarro, "La Cueillette" était l'un des 93 tableaux de maître de la collection de Simon Bauer, un grand amateur d'art français né en 1862, qui avait fait fortune dans la chaussure. Cette collection lui avait été confisquée en 1943 et vendue par un marchand de tableaux désigné par le Commissariat aux questions juives du régime collaborationniste de Vichy.Interné en juillet 1944 à Drancy, le collectionneur avait réussi à échapper à la déportation. À sa mort, en 1947, il n'était parvenu à récupérer qu'une petite partie de ses œuvres. Ses descendants avaient poursuivi son action pour reprendre possession de la collection."La Cueillette" avait refait surface brièvement en 1965 lors d'une vente, avant de disparaître à nouveau. La famille Bauer avait perdu sa trace pendant plus d'un demi-siècleLa famille Bauer avait perdu sa trace pendant plus d'un demi-siècle. Jusqu'à ce que début 2017, elle apprenne que "La Cueillette" était exposée au musée Marmottan, à Paris, prêtée par les époux Toll, collectionneurs américains, dans le cadre d'une rétrospective consacrée à Pissarro.Les descendants avaient alors obtenu le placement sous séquestre du tableau, le temps d'assigner les époux Toll pour le récupérer.
Des vagues de soldats défilent dans les images d'ouverture du nouveau documentaire de Gianfranco Rosi, en compétition au festival de Venise, mais le but du cinéaste n'est pas de décrire la guerre, seulement ceux qui s'y retrouvent piégés.
Le cinéaste a passé trois ans aux frontières de Syrie, d'Irak, du Kurdistan et du Liban, tournant 90 heures d'images qui ont donné naissance à "Notturno", un documentaire de 100 minutes accueilli par de longs applaudissements de la projection de presse.Des mères qui pleurent leur fils tué en prison, des enfants qui dessinent les horreurs auxquelles ils ont assisté, ou encore des survivants abandonnés dans un asile psychiatrique: les témoins victimes de décennies de conflit au Moyen-Orient sont au centre du film de Rosi. Leur silence meurtri en dit long.Le réalisateur de 56 ans s'est dit lassé de la couverture journalistique de la guerre, ses images de blessés, d'explosions ou de champs de ruines."Je voulais faire un film sur les gens qui sont victimes de tout cela", a-t-il expliqué lors d'un entretien avec l'AFP.Derrière les destructions, la vie reprend ses droits, "mais on ne voit jamais cela, c'est pourquoi j'ai voulu commencer ce film au moment précis où la couverture journalistique s'arrête".En 2013, le film de Rosi sur le périphérique de Rome, "Sacro GRA", avait remporté le Lion d'or, premier documentaire à remporter le prix le plus prestigieux de la Mostra de Venise.Dans "Notturno", un enfant dans une classe explique à son professeur que ses dessins colorés montrant des montagnes, le soleil et un groupe de maisons représente le jour où le groupe Etat islamique est venu "exterminer" son village yezidi.L'enfant montre ensuite calmement les dessins de ses camarades scotchés sur un mur: décapitations, pendaisons, femmes enchaînées ou brûlées vives.Dans une autre scène, une file de femmes vêtues de noir entrent dans un bâtiment abandonné, puis on entend des lamentations. Une femme commence à caresser un mur de béton: "Mon fils, je sens ta présence. Mon fils, la prison est pour les méchants et toi tu étais bon".Rosi réussit à saisir aussi des moments intimes d'humanité dans les vies de ces personnes qu'il appelle "archétypes". Un chasseur de canards rame à la nuit tombée alors que des tirs de mortier illuminent le ciel. Une jeune mère et ses enfants installent sans mot dire matelas et couvertures avant d'aller dormir. Un soldat kurde sur un char se plaint de douleurs lombaires et accuse son chauffeur de faire exprès de passer sur des nids de poule.Rosi a passé des mois avec ses personnages avant de commencer à filmer, observant leurs rituels quotidiens, afin que sa caméra devienne invisible au moments du tournage. "Parfois, j'attendais un mois entier pour faire une seule prise parce que la lumière n'était pas la bonne", confie-t-il.Sa patience a été récompensée. C'est seulement au bout de plusieurs semaines passées au sein d'un hôpital psychiatrique qu'il a découvert qu'un médecin montait une pièce de théâtre sur l'histoire contemporaine avec ses patients. "Je ne connais pas notre destin, ô ma patrie", déclame un de ces acteurs au cours d'une répétition.Autre scène touchante: Ali, un gamin toujours silencieux qui travaille pour subvenir aux besoins de sa famille en l'absence de son père, et que l'on voit pêcher, chasser des oiseaux ou attendre des chasseurs avant l'aube pour gagner quelques pièce en les guidant.Ali et les autres "victimes de l'Histoire" vivent dans un monde où l'avenir est en stand-by. "Chaque fois que je faisais un gros plan sur son visage, j'avais l'impression que ce moment valait 100 interviews", résume Gianfranco Rosi.
La Française des jeux recherche un gagnant de l'Euro Millions qui ne s'est pas encore signalé. Le joueur héraultais a remporté un million d'euros et a jusqu'au samedi 24 février pour se signaler, précise Midi Libre.
J-9 avant... les grands regrets. La Française des jeux (FDJ) a lancé un appel ce jeudi à l'un de ses gagnants, raconte Midi Libre. Le joueur qui a remporté la somme d'un million d'euros a jusqu'au samedi 24 février pour donner signe de vie, sans quoi "la somme sera remise en jeu", précise la FDJ dans un communiqué. Cette personne a en effet validé son reçu de jeu à Balaruc-les-Bains dans l'Hérault, et a remporté cette somme lors du tirage du 26 décembre 2017.Exception à la règleEn règle générale, la FDJ communique ces informations secrètes seulement après le paiement par souci "de sécurité". Mais cette fois-ci, elle a décidé d'être plus généreuse, en laissant au gagnant toutes les chances de se reconnaître ou se faire reconnaître, précise Midi Libre. Ainsi, le joueur a validé son ticket dans la Maison de la Presse, 2 avenue des Thermes Romains (à Balaruc-les-Bains). Son code gagnant est le suivant : QH 779 1782.S'il se rend compte de son oubli, le gagnant doit contacter le Service Clients de la FDJ au 09 69 36 60 60. Celui-ci le mettra alors en relation avec le service "relations gagnants", qui est ouvert 7 jours sur 7.
Selon les informations du Parisien, la Fête des Loges n'aura pas lieu en 2020. Le maire de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) affirme ne pas pouvoir l'organiser en raison des risques sanitaires que représente un tel événement.
C'est un nouveau coup dur pour les habitants de région parisienne. Selon les révélations du Parisien samedi 30 mai, la traditionnelle et célèbre Fête des Loges ne pourra pas avoir lieu cette année. Cela s'explique en grande partie par la cause sanitaire qui frappe le pays depuis plusieurs mois avec l'épidémie de coronavirus. Dans un communiqué, le maire de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) Arnaud Péricard confirme la triste nouvelle. « Je n'ai pas obtenu d'engagement et de garanties fermes du gouvernement me permettant de maintenir la Fête des Loges cette année », écrit-il. L'élu avait pourtant imaginé un protocole spécial pour tenter d'assurer la tenue de ce rendez-vous annuel. Malheureusement, selon les informations du Parisien, il aurait fallu que la sécurité publique soit renforcée pour assurer un bon niveau de sécurité sanitaire. Or, la préfecture n'aurait pas donné les garanties nécessaires à l'organisation de la Fête des Loges. « Notre ville ne peut porter seule la responsabilité de l'organisation d'un tel événement dans un contexte aussi sensible », estime Arnaud Pericard.Une perte considérable pour les forainsL'annulation de cette 368e édition plonge de nombreux forains dans une situation extrêmement difficile à vivre. « On est train de mourir et on ne voit pas le bout du tunnel. On a des crédits qu'on ne peut pas payer. Cela peut tourner au drame », témoigne l'un des 130 professionnels concernés par la Fête des Loges. Cette nouvelle vient s'ajouter à l'annulation de la Foire du Trône qui devait avoir lieu fin mars à Paris. Du côté de la mairie de Saint-Germain-en-Laye, c'est également un coup de massue (pour éviter la répétition avec coup dur dans ton accroche). L'événement attire énormément de visiteurs, cependant, assurer son organisation aurait été impossible pour la ville. « La perte pourrait atteindre 700 000 euros cette année en raison d'un format réduit sur la durée comme sur le nombre de forains présents. Le coût de la crise sanitaire s'élèvera à plusieurs millions pour la ville qui ne peut faire face à de nouvelles dépenses », révèle Arnaud Péricard au Parisien.
Comédien des avant-gardes comme des productions populaires, l'acteur franco-britannique Michael Lonsdale, est décédé lundi à 89 ans, après 60 années de carrière et une consécration, pour ce chrétien fervent, pour son rôle de moine dans "Des hommes et des dieux.
L'acteur à la chevelure et à la barbe blanche, interprète de plus de 200 rôles, est mort lundi après-midi à son domicile, à Paris, a précisé son agent Olivier Loiseau à l'AFP.Catholique engagé, baptisé à 22 ans, il avait obtenu en 2011, à la veille de ses 80 ans, le César du Meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation de Frère Luc, moine cistercien libre et héroïque, assassiné à Tibéhirine, en Algérie, dans "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois. Le cardinal Barbarin (ex-archévêque de Lyon) a précisé avoir donné "le sacrement des malades" à ce fidèle. "Il en était vraiment heureux !", a-t-il souligné sur Twitter.A l'écran, Michael Lonsdale avait endossé la soutane ("Le Procès" d'Orson Welles, 1962), la robe de bure ("Le Nom de la rose" de Jean-Jacques Annaud, 1986), arboré la pourpre des cardinaux ("Galileo" de Joseph Losey, 1974), allant jusqu'à interpréter l'archange Gabriel dans "Ma vie est un enfer" de Josiane Balasko (1991).Eclectique, il a porté bien d'autres habits. Tour à tour policier, assassin, vice-consul, chapelier, juge ou duc, il a incarné aussi le "méchant" dans un James Bond ("Moonraker", 1979) et s'est prêté, les fesses à l'air, à une séance sadomasochiste dans "Le Fantôme de la liberté" de Luis Bunuel.Ce célibataire sans enfant apparaissait encore l'an dernier dans un court métrage pour l'Opéra de Paris, "Degas et Moi", d'Arnaud des Pallières.- Fous rires avec Duras -A voir ce géant barbu au moelleux vocal stupéfiant, on imaginait mal des débuts laborieux. Car s'il veut croire en son étoile, d'autres ne voient alors qu'un jeune homme timide.Né à Paris le 24 mai 1931 d'une liaison entre un officier anglais et une Française, Michael Lonsdale, parfaitement bilingue, est élevé à Londres, puis au Maroc où, en 1942, les soldats américains lui font découvrir les films de leur pays.Revenu à Paris en 1947, cet élève rétif, sans même le certificat d'études, ne sachant rien de Molière ni de Racine, fréquente son oncle Marcel Arland, directeur de la NRF (revue littéraire éditée par Gallimard). Il comble rapidement ses lacunes.Il s'inscrit aux cours de la professeure de renom d'origine russe, Tania Balachova, qui l'aide à dépasser sa grande timidité. Il y rencontre notamment les acteurs français Delphine Seyrig, Jean-Louis Trintignant, Stéphane Audran.Le voilà sur les planches en 1955 dans "Pour le meilleur et pour le pire" de l'américain Clifford Odets. Il se passionne pour les expériences radicales: le metteur en scène Jean-Marie Serreau le retient pour "L'Avenir est dans les oeufs" et "Amédée ou Comment s'en débarrasser" d'Eugène Ionesco. Vient l'Irlandais Samuel Beckett ("Comédie", "Va et vient"), qui lui fait découvrir les silences, ces contrepoints qui renforcent le poids des mots.Il devient l'acteur fétiche de Marguerite Duras ("L'Amante anglaise"), sa complice avec laquelle il partage des fous rires.- Truffaut et De Funès -Au cinéma, Michael Lonsdale multiplie les expérimentations: il tourne avec Jean-Pierre Mocky ("Snobs!"), Orson Welles ("Le Procès"), François Truffaut ("La Mariée était en noir", "Baisers volés"), Louis Malle ("Le souffle au coeur"), Jacques Rivette ("Out 1") encore Jean Eustache ("Une sale histoire"). Il donne la réplique à Louis de Funès dans "Hibernatus" (Edouard Molinaro) et s'amuse dans "Le mystère de la Chambre jaune" (Bruno Podalydès), avec Catherine Breillat ("Une vieille maîtresse"), ou encore avec le jeune Pio Marmaï ("Maestro").Artiste-peintre, ce connaisseur de Saint-John Perse et Saint Jean de La Croix prête sa voix à d'innombrables documentaires, livres-audio, lit et enregistre Montaigne, Nietzsche, Proust, ou Saint François d'Assise.Dans le monde du cinéma, l'ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob a salué "la voix mais aussi la dégaine, la silhouette, la carcasse, une manière dégingandée de traîner toute la lourdeur du monde, et d'en faire une pirouette, pftt...".
L'Américain Chadwick Boseman, star du succès planétaire des studios Marvel "Black Panther", est décédé à 43 ans, après une bataille contre le cancer menée pendant quatre ans en privé, a indiqué son agent vendredi à l'AFP.
"Incarner le roi T'Challa dans Black Panther avait été le grand honneur de sa carrière", a affirmé sa famille dans un communiqué publié sur les comptes de Boseman sur les réseaux sociaux. "Il est mort chez lui, entouré de sa femme et de sa famille", ajoute le texte.Diagnostiqué avec un cancer du colon en 2016, Chadwick Boseman n'avait jamais publiquement parlé de son état et avait continué à tourner sur les plateaux des grands films hollywoodiens tout en subissant "d'innombrables opérations et chimiothérapie", a encore précisé sa famille."C'était un vrai combattant. Chadwick a persévéré à travers tout cela", ont ajouté ses proches dans le communiqué.Avec "Black Panther" sorti en 2018, Boseman était devenu le premier super-héros noir à qui un film de la franchise Marvel était entièrement consacré. Réalisé par Ryan Coogler, "Black Panther" avait rassemblé, outre Boseman, un casting d'acteurs noirs parmi les plus prisés de Hollywood (l'oscarisée Lupita Nyong'o, Angela Bassett, Forest Whitaker, Daniel Kaluuya) et bénéficié d'un budget de production et de promotion faramineux.Adaptation des aventures du premier super-héros noir créé par le studio Marvel Comics en 1966, le film raconte le combat mené par le roi T'Challa pour défendre sa nation de Wakanda, la plus avancée de l'univers Marvel.Nominé pour l'Oscar du meilleur film -- une première pour une adaptation de bande dessinée -- et encensé par la critique, "Black Panther" avait généré plus d'un milliard de dollars de recettes au box-office.Ce film avait été célébré aux Etats-Unis comme un moment culturel important pour avoir renversé les stéréotypes en dépeignant un pays africain prospère accueillant des réfugiés et étendant sa technologie aux nations plus pauvres.Boseman avait résisté à ceux qui voulaient le convaincre d'abandonner pour ce film l'accent africain qu'il comptait utiliser."Ils me disaient que les spectateurs n'accepteraient pas un film dont le héros principal parlait avec cet accent", avait-il expliqué à l'époque. - Jackie Robinson et James Brown - Avant ce rôle, le plus important de sa carrière, Chadwick Boseman avait incarné la légende du baseball Jackie Robinson dans "42" de Brian Helgeland n 2013, le plus gros succès de l'histoire d'Hollywood pour un film de baseball. Il avait été loué aussi pour son interprétation du chanteur James Brown dans "Get on Up" de Tate Taylor en 2014.Plus récemment, il était apparu dans "Da 5 Bloods" de Spike Lee. Il devait en outre reprendre le rôle de T'Challa dans un deuxième opus de "Black Panther" prévu pour 2022.La nouvelle de sa mort a suscité des réactions émues au-delà d'Hollywood.Le candidat démocrate à l'élection présidentielle Joe Biden a aussitôt salué la mémoire de l'acteur. "Le vrai pouvoir de @chadwickboseman était supérieur à tout ce que nous avons vu à l'écran", a-t-il tweeté."De Black Panther à Jackie Robinson, il a inspiré plusieurs générations et leur a montré qu'on pouvait être tout ce que l'on désire - même des super-héros", a tweeté M. Biden.Sa colistière Kamala Harris a dit avoir "le coeur brisé" par le décès de la star, qui avait étudié comme elle à l'université Howard à Washington. "Il était brillant, bon, cultivé et humble", a-t-elle twitté.Le dernier message poste par Boseman sur Twitter était justement, le 12 août, pour féliciter Mme Harris de sa nomination.Mark Ruffalo, co-star de Chadwick Boseman dans "Black Panther", a réagi sur Twitter: "Frère, tu étais l'un des plus grands de tous les temps et ta grandeur ne faisait que commencer"."Chadwick était spécial. Quelqu'un de vraiment original", a salué de son côté Chris Evans, qui jouait Captain America dans la série de Marvel. "Il était un artiste profondément engagé et constamment curieux".La principale organisation américaine de défense des droits civiques, la NAACP, a félicité Boseman pour "avoir montré comment vaincre l'adversité avec grâce" et "marcher comme un roi, sans perdre le contact commun".Martin Luther King III, fils du célèbre militant pour les droits civiques, a salué un homme qui était "un superhéros pour beaucoup", tandis que la présentatrice de télévision Oprah Winfrey voyait en lui "une âme douce et douée"."Nous montrer toute cette grandeur alors qu'il allait de chirurgies en chimiothérapies. Le courage, la force, le pouvoir qu'il faut pour faire ça. C'est ça, la Dignité", a-t-elle twitté. Né en Caroline du Sud, fils d'une infirmière et d'un petit entrepreneur, Chadwick Boseman avait aussi des origines au Sierra Leone.
L'exploitation des terres pour l'agriculture intensive, qui rapproche des humains les animaux sauvages dont l'habitat est dérangé, rend plus probable la survenue de pandémies telles que celle du Covid-19, selon une étude publiée mercredi.
Selon cette étude publiée dans la revue Nature, les maladies dont sont porteurs les animaux sauvages ont plus de risque d'être transmises aux humains en raison de l'évolution de l'usage des terres.L'ONU estime que trois-quarts des terres de la planète ont été largement dégradés par les activités humaines depuis le début de l'ère industrielle.Un tiers des terres et trois-quarts de l'eau douce sont en particulier utilisés par l'agriculture.Cette utilisation des terres pour l'agriculture s'étend chaque année, souvent au détriment d'écosystèmes comme les forêts, qui abritent des animaux sauvages eux-mêmes hôtes de nombreux pathogènes potentiellement transmissibles aux humains.L'équipe du University College de Londres (UCL) a passé en revue 6.800 écosystèmes sur toute la planète et découvert que les animaux connus comme porteurs de pathogènes (chauve-souris, rongeurs, oiseaux) sont plus nombreux dans des paysages intensément modifiés par les Hommes.Des résultats qui selon eux prouvent la nécessité de changer la façon dont l'humanité exploite les terres, pour réduire les risques de futures pandémies."La façon dont les Hommes modifient les paysages à travers le monde, transformant des forêts en terres agricoles, a des impacts constants sur de nombreuses espèces de faune sauvage, entrainant le déclin de certaines et la persistance ou l'augmentation d'autres", a commenté Rory Gibb, chercheur à l'UCL."Nos résultats montrent que les animaux qui persistent dans les environnements dominés par l'Homme sont ceux qui sont le plus susceptibles d'être porteurs de maladies infectieuses qui peuvent rendre les gens malades", ajoute-t-il.Le Covid-19, qui a contaminé plus de 18 millions de personnes dans le monde et fait plus de 700.000 morts, est probablement passé d'un animal à l'Homme avant de se transmettre d'humain à humain.Le nouveau coronavirus n'est que l'un des nombreux virus mortels ayant fait le saut entre l'animal et l'Homme et étant donné que les réservoirs que représente la faune sauvage sont de plus en plus sous pression, les risques de fuite augmentent."Alors que les terres agricoles et les villes vont continuer à s'étendre, nous devrions renforcer notre surveillance des maladies et les dispositions sanitaires dans les zones où les territoires sont fortement perturbés", a estimé Kate Jones, qui a également participé à l'étude, plaidant pour que les gouvernements considèrent l'agriculture et les filières agroalimentaires comme directement liées à la santé humaine.
Selon les informations de RTL, le conducteur d'un camion a été pris à partie par plusieurs "gilets jaunes" ce jeudi dans la Meuse. Roué de coups, il a de nombreuses blessures, mais ses jours ne sont plus en danger.
La tension est à son comble à l'aube d'un nouveau week-end de mobilisation des "gilets jaunes". Selon RTL, un chauffeur routier a été grièvement blessé, agressé par un "gilet jaune", à hauteur de la commune de Fains-Véel, dans la Meuse.Le conducteur souffre de quatre fractures au visage et d'une hémorragie cérébrale. Selon RTL, ses jours ne sont plus en danger, mais 45 jours d'ITT (Incapacité temporaire de travail) lui ont été prescrits. Le choc a été si violent que l'homme âgé de 42 ans devrait se faire poser une plaque de métal au niveau de la mâchoire.L'agresseur connu des services de policeL'agression a eu lieu au niveau d'un barrage. L'agresseur, un home de 20 ans, a été placé en garde à vue. Il était déjà connu de la justice pour des faits de violence, précise RTL.Cinq jours après le début du mouvement, le bilan est lourd : deux personnes sont mortes, et 620 blessés ont été recensés, dont 18 graves.
CINÉMA - La capitale accueille pour 35 jours l'équipe du blockbuster américain avec un dispositif exceptionnel. Il faut dire que la mairie estime que pas moins de 25 millions d'euros seront dépensés dans la ville grâce au tournage.En levant les yeux au ciel, les Parisiens ont dû être surpris vendredi 7 avril : des hélicoptères ont survolé la ville, dans le quartier de Bercy (12e arrondissement) et le long de la Seine.
Il s'agissait des appareils de l'équipe du film "Mission : Impossible 6", dont le tournage dans la capitale vient de débuter, chargée de faire des prises de vues aériennes. Des manœuvres similaires ont également lieu samedi 8 avril. Le 6e opus de la mythique saga, prévu pour juillet 2018 en salles, compte une nouvelle fois au casting Tom Cruise dans le rôle de l'agent Ethan Hunt. Selon plusieurs médias, une cascade à hauts risques mettant en scène l'acteur, connu pour son côté casse-cou, pourrait bien se préparer dans le quartier. La scène devrait se dérouler à 40m au-dessus du sol, sur l'héliport du ministère des Finances. 35 JOURS DE TOURNAGE ET 300 EMBAUCHESSelon Le Parisien, le tournage de ce film réalisé par Christopher McQuarrie à Paris durera 35 jours. Des scènes seront également tournées en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne. Dimanche 9 et lundi 10 avril, l'équipe investira le boulevard Garibaldi dans le XVe arrondissement et une grande partie du quartier étaient déjà interdits à toute circulation et stationnement vendredi. Dans un communiqué, la Ville de Paris s'est félicitée des retombées pour la capitale de ce tournage qui "permettra la mise en valeur de la richesse du patrimoine parisien et contribuera à son rayonnement dans le monde entier". La mairie a également évoqué "l'embauche de plus de 300 techniciens français, d'importantes dépenses d'hébergement, et un surcroît d'activité pour les prestataires techniques de la filière cinématographique (loueurs de matériel, effets spéciaux). Environ 25 millions d'euros seront ainsi dépensés sur le territoire parisien".Les élus parisiens assurent par ailleurs que le tournage ne gênera pas les Parisiens puisque "la Ville de Paris travaille de façon coordonnée avec la production afin que le tournage s'organise au mieux et que l'impact pour les riverains et usagers soit le plus léger possible."
Selon un sondage réalisé pour le Journal du dimanche, Jacques Chirac est le président préféré des Français, à égalité avec Charles de Gaulle.
Jacques Chirac, plus populaire que jamais. Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 30% des personnes interrogées estiment qu'il est le président qui a le mieux occupé la fonction, à égalité avec Charles de Gaulle. Derrière eux arrive François Mitterrand (17%), puis loin derrière Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, avec 7% des voix, suivis par Georges Pompidou (5%), Valéry Giscard d'Estaing (3%) et enfin François Hollande avec... 1% des voix. Le contexte de la disparition de Jacques Chirac joue dans le résultat du sondage. En 2013, lors d'un sondage similaire, il avait recueilli la préférence de 10% des sondés. "Certes l'enquête est faite au pic de l'émotion, mais en 2009 Chirac recueillait déjà 70% d'opinions positives", rappelle Frédéric Dabi de l'Ifop, au JDD.Les sympathisants LR préfèrent le général de GaulleCe sont les sympathisants de La France insoumise (39%) et du Rassemblement national (32%) qui plébiscitent le plus Jacques Chirac, loin devant Les Républicains (25%), qui lui préfèrent Charles de Gaulle (48%).Jacques Chirac est davantage choisi par les moins de 35 ans (47%) - singulièrement les 25-34 ans (50%) - que par les 35 ans et plus (23%), dont 33% optent pour De Gaulle.Alain Juppé est perçu par 62% des sondés comme l'héritier politique de Chirac, loin devant toutes les autres propositions. Dans les actes les plus marquants de sa présidence, l'opposition à la guerre en Irak est de très loin la plus citée (71%), devant la suppression du service militaire (41%) ou encore le discours sur l'écologie et "notre maison qui brûle" à Johannesburg en 2002 (33%).
L'enfant a succombé au choc. Un garçon, âgé de 5 ans, a été renversé par un véhicule utilitaire dans la soirée du lundi 12 décembre, à Saint-Denis.
Le chauffard a pris la fuite et est activement recherché. Le drame est survenu aux environs de 18 heures, lundi. Le petit garçon a été tué alors qu'il traversait la route avec son père et sa sœur, précise le Parisien sur son site Internet. Il aurait été traîné sur plusieurs mètres alors que le véhicule poursuivait sa route. Des témoins affirment que le chauffeur ne s'est pas arrêté malgré le choc. - CELLULE DE SOUTIEN -Au lendemain de l'accident, une cellule d'accompagnement psychologique sera mise en place ce mardi à l'école Rû-de-Montfort, où était scolarisé le garçon. La mairie de Saint-Denis a ainsi fait savoir dans un communiqué qu'elle apportait son soutien aux "élèves et professeurs dans cette épreuve".- "PROFONDE INDIGNATION" -La commune "condamne avec une profonde indignation cet acte lâche et espère le succès des autorités afin de retrouver la personne responsable de cet événement tragique". Le chauffard était toujours recherché par la police mardi matin. Selon le Parisien, le véhicule impliqué est "de type Jumper, blanc" et sa plaque d'immatriculation "a été relevée par les témoins".
Dans une vidéo sur Facebook, le chanteur raconte son altercation avec trois policiers. Il affirme avoir été le seul passager d'un wagon dont l'authenticité de la carte d'identité a été mise en doute.
Les fonctionnaires lui auraient parlé comme à "la dernière ses sous-merdes". "Ces personnes n'ont pas le droit, sous réserve de porter un uniforme, de nous parler comme si on était des incultes forcément dealeurs de drogue". Dans une vidéo publiée lundi 24 octobre sur sa page Facebook, le chanteur Slimane évoque la mauvaise expérience dont il a été la victime le jour même, dans un Thalys qui le ramenait de Bruxelles, où il est juré dans l'édition belge de "The Voice". "Je suis un peu énervé et surtout triste", commence le vainqueur de la saison 5 de "The Voice". "SI TU CONTINUES, JE T'EMMÈNE AU TRIBUNAL""Je rentrais de Belgique où j'ai enregistré l'émission 'The Voice', j'étais dans le Thalys et il s'avère qu'il y a un contrôle dans le wagon. Tout le monde se fait contrôler, on nous demande nos pièces d'identité", explique-t-il. L'un des policiers garde alors sa carte d'identité "pour une vérification". "Et là, je me rends compte que je suis la seule personne (dont) il a gardé la pièce d'identité (...) Je commence à réfléchir et à regarder autour de moi : je me rends compte qu'il y a seulement des hommes (...) d'apparence caucasienne et que je suis la seule personne avec un faciès (...), avec un nom à connotation musulmane". Il va donc demander "très gentiment" aux policiers, "avec beaucoup de politesse", pourquoi ils ont gardé sa pièce d'identité. Quand un des agents évoque "des problèmes de fausses cartes d'identité", il lui demande : "Est-ce parce que je n'ai pas un visage de Français ou l'allure de quelqu'un ayant la nationalité française ?" Et pointe le "caractère un peu raciste" du contrôle. L'un des policiers aurait alors "haussé le ton" et "crié très fort" : "Mais vous n'avez pas le droit de me traiter de raciste !" "Je commence à élever la voix aussi, poursuit Slimane. La seule réponse de ces policiers a été, avec un tutoiement bien sûr : 'Tu devrais te taire sinon je vais te contrôler'". Le policier aurait proféré ces paroles "en me pointant du doigt", affirme Slimane. "Si tu continues, je t'emmène au tribunal. Dès que te revois à la gare, je te contrôle", aurait insisté le fonctionnaire de police. "Je lui ai répondu qu'il pouvait me contrôler tous les jours de sa vie et qu'il n'allait rien trouver sur moi". "LA PLUPART DES POLICIERS SONT DES GENS FORMIDABLES"Le chanteur parle d'"une sorte de racisme du quotidien et de ségrégation". "Ça me rend triste parce que ça arrive trop souvent, que ça en devient banal, que personne n'a rien dit", déplore-t-il. "Je me suis retrouvé seul avec mon manager contre plusieurs policiers qui m'ont parlé comme si j'étais la dernière des sous-merdes qu'ils avaient rencontrées dans leur vie". Je fais cette vidéo car (...) ça arrive plus souvent qu'on ne le croie, explique-t-il. Ça m'est déjà arrivé beaucoup de fois et ça arrive tous les jours à plein de personnes. Je ne suis pas du tout en train de pointer du doigt la police française parce que je sais très bien que c'est un métier très difficile et que la plupart des policiers sont des gens formidables", assure-t-il. "DES GENS À QUI ONT FAIT SENTIR QU'ILS NE SONT PAS FRANÇAIS"Mais il insiste sur "ce genre de contrôles un peu abusifs" à l'encontre de "gens qui se sentent de plus en plus différents et à qui on fait sentir qu'ils ne sont pas français". Selon lui, "quand on n'a rien à se reprocher, il ne faut pas avoir peur de pointer du doigt ce genre de comportement". Car "ces personnes n'ont pas le droit, (parce qu'elles portent) un uniforme, de nous parler comme si on était des incultes forcément dealeurs de drogue et forcément en tort". La vidéo a été vue plus de 100.000 fois en moins de 24 heures.
Pour le leader de la France insoumise, Emmanuel Macron est le seul responsable de ce scandale.
Dans une interview donnée au Monde, samedi 21 juillet, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise a comparé l'affaire Benalla, du nom du collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai, au "Watergate", le scandale d'espionnage politique qui aboutit à la démission de Richard Nixon, le président des Etats-Unis, en 1974. Pour le député des Bouches-du-Rhône, Emmanuel Macron est le seul responsable : "Il n'a jamais connu ni géré de crise politique de sa vie, ni en tant que maire, ni en tant que parlementaire, ni en tant que ministre. Il a réagi comme si l'Etat était une entreprise : il met à pied trois chefs de rayons et pense que tout est réglé. Il se trompe. Cette crise va durer", a-t-il déclaré. "M. Macron a pensé que l'affaire s'arrêterait toute seule. Il a commis une erreur grave. Personne ne lâchera prise", a ajouté le chef de file des Insoumis. "Personne ne peut croire que le président de la République ne savait pas"Ce dernier demande au chef de l'Etat "de s'exprimer et d'assumer en respectant le Parlement" et dénonce "un cabinet de sécurité officieux au plus haut sommet de l'Etat" : "Voyez ce troisième homme aux côtés de M. Benalla place de la Contrescarpe : c'est lui qui nous a fait partir, nous, parlementaires en écharpes, de la marche en hommage à Mireille Knoll, au lieu d'éloigner ceux qui nous empêchaient de marcher. Qui est-il ? Qui le commandait ? Il reste beaucoup de questions. Personne ne peut croire que le président de la République ne savait pas", a déclaré Jean-Luc Mélenchon. Le député d'extrême-gauche a également justifié son rôle d'opposition : "Nous aurons fait ce que nous avions à faire comme opposition républicaine", a-t-il répondu avant d'ajouter : "Si on ne réagit pas, c'est la porte ouverte à une forme de barbarie où chaque responsable qui exerce un pouvoir serait autorisé à l'exercer sans limite."
Le Liban se reconfine vendredi, confronté comme de nombreux autres pays à travers le monde à une flambée de nouveaux cas de coronavirus, qui menace aussi selon la Banque mondiale de faire basculer cent millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté.
Au Liban, qui affronte des taux records de contaminations et des hôpitaux débordés par les malades du Covid-19 et les blessés de la gigantesque explosion du 4 août au port de Beyrouth, un reconfinement décrété par les autorités entre en vigueur vendredi pour plus de deux semaines. Il est assorti d'un couvre-feu quotidien de 18H00 à 06H00 locales.Assis dans son atelier de menuiserie, dans un quartier de Beyrouth éloigné de la zone sinistrée, Qassem Jaber, 75 ans, ne voit pas en quoi un reconfinement serait utile."Il n'y a pas de travail. Les gens n'ont pas d'argent et n'ont rien à manger", affirme-t-il. "Qu'est-ce que le coronavirus vient faire là-dedans? On s'en remet". Prévues jusqu'au 7 septembre, ces mesures ne concernent pas les quartiers sinistrés par l'explosion meurtrière. Le pays, qui a recensé officiellement jusqu'à présent au moins 9.758 cas de coronavirus, dont 107 décès, est "au bord du gouffre", avait averti le ministre de la Santé Hamad Hassan.- Rebond en Europe -En Europe, les chiffres de nouveaux cas de contaminations en 24 heures publiés jeudi en France, en Italie, en Allemagne ou en Espagne sont inquiétants et montrent un rebond de la pandémie, souvent à la faveur des vacances, de fêtes et de déplacements. L'Espagne, malgré un confinement parmi les plus stricts au monde, le port du masque généralisé et des millions de tests, est de nouveau parmi les pays les plus touchés. C'était déjà un des pays qui comptent le plus de morts dans la pandémie (plus de 28.800). C'est aujourd'hui le pays d'Europe occidentale qui compte le plus de cas diagnostiqués: près de 378.000. Avec 143 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur les deux dernières semaines, son taux de contagion dépasse de très loin celui de ses voisins (50 en France), d'après un calcul de l'AFP à partir de données officielles.En Suisse, 300 nouveaux cas quotidiens ont été enregistrés vendredi pour la deuxième fois de la semaine, un niveau jamais atteint depuis la mi-avril, faisant craindre la survenue d'une deuxième vague.En Grande-Bretagne, le confinement va être durci dans plusieurs zones du nord-ouest de l'Angleterre, tandis que Birmingham, deuxième ville la plus peuplée du pays, a été placée sous surveillance en raison d'une recrudescence du virus. A partir de minuit, les habitants des villes d'Oldham et de Blackburn, ainsi que de plusieurs zones du district de Pendle où résident au total près d'un demi-million de personnes, ne pourront plus rencontrer de personnes extérieures à leur foyer. En France, à la veille de la rentrée des classes, le gouvernement a décrété que le port du masque serait obligatoire dans les écoles pour les plus de 11 ans, même quand les règles de distanciation physique pourront être respectés. En Italie, Venise se prépare à accueillir du 2 au 12 septembre la Mostra, premier grand festival de cinéma depuis le début de la pandémie. Le site du plus vieux festival de cinéma au monde "sera accessible aux participants et au public par neuf entrées donnant sur les rues ou la lagune, équipées de scanners thermiques", ont annoncé les organisateurs. "L'accès sera interdit à toute personne ayant une température de 37,5 degrés ou plus"."Des gels désinfectants seront mis à disposition du public partout: salles de projection, entrées, couloirs, lieux de réunion...", et le port du masque sera obligatoire "dans les salles de projection, aussi bien dans la file d'attente que pour se rendre à son siège et durant toute la projection", de même que "dans toutes les zones extérieures" du périmètre du festival, ont-ils ajouté. L'Allemagne a déclaré zones à risque pratiquement toute l'Espagne et une partie des côtes touristiques de la Croatie - des destinations prisées des vacanciers allemands - et imposé tests et quarantaines au retour.- Dette record au Royaume-Uni -L'épidémie a fait au moins 793.847 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi jeudi par l'AFP à partir de sources officielles. Plus de 22.734.900 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l'épidémie, dont au moins 14.298.000 sont aujourd'hui considérés comme guéris.Les Etats-Unis restent le pays le plus endeuillé avec 174.290 décès, selon un décompte de l'université Johns Hopkins.La crise sanitaire du Covid-19 et son cortège d'emplois détruits et de difficultés d'approvisionnement, pourrait entraîner dans l'extrême pauvreté 100 millions de personnes supplémentaires à travers le monde, a alerté jeudi le président de la Banque mondiale David Malpass, dans un entretien à l'AFP.Cette situation rend "impératif", pour les créanciers, de réduire la dette des pays pauvres, a déclaré David Malpass.La facture économique de la pandémie est déjà salée au Royaume-Uni, dont la dette publique a dépassé pour la première fois les 2.000 milliards de livres (2.231 milliards d'euros).Elle représentait en juillet plus de 100% du produit intérieur brut (100,5%) pour la première fois depuis 1961.Première économie européenne, l'Allemagne va rompre pour la deuxième année consécutive avec son orthodoxie budgétaire : Berlin va devoir recourir de nouveau à l'emprunt pour financer un déficit budgétaire important en 2021, a annoncé vendredi le ministre des Finances.En Amérique latine et aux Caraïbes, l'épidémie accentue les inégalités et la pauvreté. Selon la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), la pandémie devrait faire retomber dans la pauvreté 45 millions de personnes, portant le total à 231 millions, soit 37,3% de la population de la région."Je me retrouve au chômage à cause de cette pandémie. Il y a des jours où nous ne mangeons pas parce que la situation est difficile", raconte Milena Maia, une Brésilienne de 35 ans, habitante de la favela de Heliopolis, qui abrite 200.000 personnes à Sao Paulo.
Une Normande a touché le gros lot. Comme le révèle Ouest-France, cette habituée du casino de Cabourg a remporté plus d'un million d'euros grâce à une mise infime.
Le samedi 8 septembre a changé sa vie à tout jamais. Comme le révèle Ouest-France, une Normande a remporté, ce jour-là, une incroyable somme d'argent. En fin d'après-midi, elle a joué une pièce de deux euros qui lui a rapporté très gros. Selon le quotidien régional, elle a ainsi perçu 1 254 331 euros et 58 centimes ! D'après cette même source, c'est une cliente de longue date qui a remporté le chèque. Cette nouvelle enthousiasme Thibault Langlois, employé du casino de la station balnéaire, qui s'est exprimé dans les colonnes d'Ouest-France. « C'est notre première millionnaire à Cabourg. C'est une cliente qui connaît le casino depuis longtemps, mais qui ne fréquente pas l'établissement de façon régulière. Ce "mégapot", c'est ce qu'on appelle le loto des casinos. Ce sont 200 machines, reliées entre elles dans tous les casinos du groupe Partouche. Il y a à peu près un jackpot gagné par an dans l'un des casinos, de façon aléatoire, et c'est la première fois qu'il est remporté à Cabourg. »Selon les propos relayés par Ouest-France, l'employé du casino a ensuite encore insisté sur le côté incroyable de l'événement. « Un jackpot comme celui-là, c'est vraiment exceptionnel, je ne pense pas qu'il y ait déjà eu de millionnaire dans un casino du coin. D'habitude un jackpot atteint entre 20 000 et 40 000 euros. »
D'après les premières constatations, la dégradation d'une dizaine de tombes dans un cimetière de Yutz ne relève pas d'actes racistes ou antisémites.
"Tout le monde est choqué", assure le maire de Yutz Bruno Sapin auprès de France Bleu. Une dizaine de tombes d'un cimetière de cette commune de Moselle ont été dégradées, a indiqué le parquet de Thonville samedi 8 février. L'une des tombes a même été complètement ouverte et le cercueil aussi. Selon les médias, c'est un riverain qui a donné l'alerte. "C'est quelque chose que l'on ne peut même pas se représenter. Cela n'était jamais arrivé à Yutz !", assure M. Sapin. "Tout le monde est choqué. Là, cela va vraiment loin parce que le cercueil ouvert, c'est quand même quelque chose qui va assez loin", poursuit l'élu de cette commune de 16.000 habitants. "La plupart des tombes ont été seulement ouvertes, les panneaux des caveaux ont été déplacés, en revanche, il y en a une autre qui a été complètement ouverte, et à l'intérieur de la tombe, ils ont démonté la partie en marbre qui protège le cercueil et on a constaté que le premier cercueil sur le dessus a lui aussi été ouvert", précise-t-il.D'après les premières constatations, "il n'y a pas d'élément nous permettant de penser qu'il y a du racisme ou de l'antisémitisme derrière" ces actes, a relevé le parquet de Thionville, précisant qu'"un carré musulman (n'avait) pas été touché".Une enquête pour "dégradations volontaires" a été ouverte par le parquet de Thionville et les investigations ont été confiées à la police.
Les deux foyers principaux ont été circonscrits à la mi-journée, ont annoncé les pompiers.
Des centaines de pompiers mobilisés et des dizaines d'hectares menacés par les flammes. Alors que de fortes rafales de vent balaient la région, plusieurs incendies était en cours vendredi 6 septembre dans l'Hérault et le Gard, deux départements classés en "risque extrême" cette semaine en raison du vent et d'une sécheresse prolongée et intense. Depuis vendredi matin 6h00, les pompiers de l'Hérault luttent contre un "feu virulent" qui a brûlé quelque 50 ha et en a "parcouru" 150 à Saint-Jean-de-la-Blaquière, à 50 km au nord-ouest de Montpellier. Quelque 320 pompiers appuyés par quatre Canadairs, 1 Dash et la cellule aérienne départementale composée d'un hélicoptère et de trois avions ont été déployés sur cet incendie. Une trentaine de largages ont été effectués. À la mi-journée, les pompiers héraultais ont indiqué à l'AFP que le feu ne se propageait plus. Le feu menaçait une casse automobile et plusieurs fermes et habitations qui ont été protégées. Dans l'Hérault, la propagation d'un feu a été stoppée à la mi-journée à Saint-Pagoire, à 50 km à l'ouest de Montpellier, après avoir brûlé 27 ha. Dans le Gard, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, un violent feu de forêt a détruit 1,5 ha sur la commune de Nîmes, mais "l'opération a été de longue durée dans des conditions de lutte (vent) compliquées", soulignent les pompiers. Trois maisons d'habitation ont été temporairement évacuées.De multiples départs de feux ont également eu lieu à Beaucaire (Gard). L'incendie de quatre véhicules légers s'est notamment propagé à une habitation et à une conduite de gaz. Deux habitants ont été légèrement blessés lors de cette intervention à l'issue de laquelle cinq personnes devront être relogées. Toujours à Beaucaire, dans le quartier de la cimenterie, des feux de végétaux ont détruit environ 10 ha et une maison d'habitation.
Si la candidate Les Républicains à la mairie de Paris reconnaît avoir échangé avec le chef de l'Etat, elle assure ne pas avoir parlé avec lui "de la stratégie municipale à Paris".
Alors que dans plusieurs villes de France, des alliances entre candidat La République en marche et Les Républicains se nouent pour le second tour des élections municipales, BFMTV révélait mercredi 3 juin qu'Emmanuel Macron et la candidate LR à Paris Rachida Dati avaient conversé par téléphone à plusieurs reprises, notamment avant qu'Agnès Buzyn annonce sa décision de rester candidate LREM dans la capitale."Rachida Dati a bien contacté le président pour discuter d'alliances en vue du second tour. Mais notre ligne est claire, aucun accord avec Mme Dati, pas question qu'elle soit élue avec nos voix", assurait un proche du chef de l'Etat à la chaîne d'info. Ce que nie formellement la maire du VIIe arrondissement de Paris. "Faux, on n'a pas parlé d'alliance", a-t-elle martelé jeudi matin sur BFMTV. Municipales à Paris: "Faux, on n'a pas parlé d'alliance" avec Emmanuel Macron en vu du second tour, insiste Rachida Dati (LR)par BFMTVMais elle a admis avoir échangé avec le chef de l'Etat y compris sur les municipales. "J'ai des échanges depuis toujours" avec Emmanuel Macron. "On parle politique, on parle de la France. Sur la campagne municipale bien sûr qu'on en a parlé", a-t-elle dit. "On n'a pas du tout parlé de la stratégie municipale à Paris", a-t-elle néanmoins assuré.Agnès Buzyn "ne devait pas revenir"L'ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy a également indiqué avoir "parlé au téléphone" avec Agnès Buzyn. Cette dernière "souhaitait que je sauve Mme (Delphine) Bürkli", maire sortante du 9e arrondissement, ex-LR passée à LREM, et "Mme (Florence) Berthout", ex-LR passée chez LREM, qui a finalement abandonné son étiquette pour conduire une liste divers droite, a rapporté Mme Dati.Selon l'ex-ministre, Mme Buzyn lui a dit "si vous les sauvez, en contrepartie on retire des listes dans le 10e arrondissement, dans le 11e arrondissement, dans le 13e arrondissement, on fusionne par certains endroits". "J'ai refusé", a assuré Mme Dati, confirmant cependant avoir conclu un "accord" avec Florence Berthout qui "votera Dati" au second tour.Rachida Dati a estimé qu'Agnès Buzyn "ne devait pas revenir" pour le second tour. "L'enjeu c'est 'est-ce qu'on veut 6 ans de plus d'Anne Hidalgo'" à Paris.Au premier tour du scrutin municipal le 15 mars, Rachida Dati a obtenu 22,7% des suffrages, arrivant en deuxième position derrière Anne Hidalgo, et devançant Agnès Buzyn de 5 points.
Le 30 janvier dernier, Iris Mittenaere remportait l'élection de Miss Univers. Une première pour une Française depuis 1953.
Une fierté nationale. Pourtant, le président de la République n'aurait même pas cru bon de féliciter la reine de beauté. "Je n'ai pas reçu de SMS de François Hollande" , révèle Iris Mittenaere dans une interview accordée au journal Le Parisien. Peut-être que c'est le fait qu'il s'agisse du concours détenu auparavant par Donald Trump qui a poussé le chef de l'Etat français à rester muet sur le sujet. Le président américain ne se serait pas non plus manifesté auprès de la jeune femme qui en profite pour tacler l'homme politique controversé. "Il n'a pas cherché à me contacter. Pourtant, je pourrais lui donner des conseils de maquillage. Je ne pense pas que ça le touche" , balance Iris Mittenaere dans Le Parisien. Si elle dit se sentir "épiée" dans sa nouvelle vie new-yorkaise, elle peut néanmoins se consoler avec un joli salaire qui serait de près de 19 000 euros par mois. "J'aimerais toucher autant d'argent. Mais ça me paraît énorme. Pour l'instant, je n'ai pas encore été payée. Je n'ai même pas signé mon contrat. J'attends qu'il soit finalisé pour l'envoyer en France et le faire traduire" , précise Miss Univers.
Emmanuel Macron recevra les 150 membres de la Convention citoyenne sur le climat lundi 29 juin à l'Elysée "afin d'apporter une première réponse à leurs propositions", alors que certaines voix dans la majorité se disent favorables à un référendum.
Vendredi matin, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne a ainsi estimé que France Info, qu'"un référendum est envisageable si les citoyens le demandent". "A titre personnel je pense que ce serait très bien un référendum sur des enjeux écologiques", a-t-elle ajouté.Cette hypothèse avait été évoquée par Emmanuel Macron lui-même dès le 10 janvier, lorsqu'il avait débattu avec les membres de la Convention. Il l'a de nouveau envisagée lors d'une rencontre avec des éditorialistes cette semaine.Mme Borne viendra recueillir dimanche les propositions des membres de la convention qui doivent être adoptées dimanche par vote lors de leur dernière sessionEt M. Macron devrait finalement en dire plus sur le sort qu'il réservera aux propositions des "150" en les recevant au lendemain du 2e tour des municipales, qui s'annonce compliqué pour sa majorité et pourrait voir une forte hausse du vote écologiste.La Convention pourrait proposer la restriction des écrans publicitaires pour les SUV, de lourdes taxes sur l'alimentation ultra-transformée, l'interdiction des semences OGM et des terrasses chauffées, la limitation de la vitesse sur autoroute à 110 km/h, la baisse du temps de travail à 28 heures hebdomadaires et l'obligation de rénovation thermique des bâtiments.L'eurodéputé LREM Pascal Canfin a réclamé vendredi un référendum à questions multiples avant la fin de l'année sur certaines de ces propositions. "Il faut donner les clés aux Français pour pouvoir décider de mesures que ni la droite ni la gauche n'ont prises jusqu'à présent", a fait valoir l'ancien ministre de François Hollande dans un entretien au Parisien.L'ex-directeur général de l'ONG WWF a suggéré que le référendum soit constitué "de trois à cinq questions afin de rester compréhensible par tous les Français et ne pas devenir un instrument de récupération politique et partisane, c'est-à-dire une sorte de plébiscite pour ou contre Macron".L'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal considère, elle, qu'un référendum "dans ce domaine n'a aucun sens", exhortant à une "action rapide". "Ce n'est pas prévu dans la Constitution, ce serait de la manipulation politique" de la part de l'exécutif, a-t-elle estimé sur CNews.Le chef de l'Etat avait décidé d'organiser cette Convention après la crise des "gilets jaunes" afin de proposer une nouvelle forme de démocratie directe sur des questions environnementales devenues omniprésentes dans le débat public.Il s'agissait avec cette Convention de "créer du consensus, de placer tout le monde en face de la complexité des sujets", rappelle le délégué général de La République en Marche Stanislas Guérini, cité dans les Echos, qui plaide lui aussi pour un référendum, car "c'est bien que cela soit un choix de société".La crise du coronavirus, à l'issue de laquelle il a promis de se "réinventer", a renforcé le souhait du président de la République d'investir le terrain de l'écologie pour la fin de son mandat.Lors de sa dernière allocution dimanche, Emmanuel Macron a évoqué un "nouveau chemin" autour de l'écologie, de la souveraineté économique, de l'unité de la République et de la déconcentration.Estimant qu'il fallait "créer les emplois de demain par la reconstruction écologique qui réconcilie production et climat", il a plaidé pour "un plan de modernisation du pays autour de la rénovation thermique de nos bâtiments, des transports moins polluants, du soutien aux industries vertes".
"Nous ne sommes pas d'accord !": Les députés de gauche sont montés au créneau d'emblée lundi contre la réforme ferroviaire, les Insoumis accusant notamment le gouvernement de vouloir "porter à la ceinture le scalp" des cheminots. De leur côté, Les Républicains (LR) ont dénoncé un texte "bâclé".
Peu après l'ouverture des débats sur le texte porté par la ministre des Transports Elisabeth Borne, le groupe Nouvelle Gauche a défendu une motion de rejet, espérant ainsi couper court aux discussions. Outre "la méthode" du gouvernement et notamment "le choix qui a été fait des ordonnances", le député socialiste Christophe Bouillon a mis en avant "des divergences" sur la dette ou le statut des cheminots dont "rien de rien" n'exige l'"extinction"."Nous vous ferons reculer"Répétant à l'envi "nous ne sommes pas d'accord", il a aussi exprimé des "inquiétudes" sur le changement de statut de la SNCF en société anonyme car "ça a été souvent l'amorce de privatisations". Pour son collègue Boris Vallaud, "aucun des deux vrais sujets" n'est abordé : la dette et les investissements."Un train de mensonge peut en cacher un autre" et "rien ne sera réglé par ce que vous êtes en train de faire", a lancé dans la foulée l'Insoumis Alexis Corbière. "Nous vous ferons reculer", a-t-il ajouté à l'attention du gouvernement qu'il a accusé de "vouloir porter à la ceinture le scalp" des cheminots en touchant à leur statut."Vous bâtissez une réforme sur des contre-vérités", sur le statut de l'entreprise et des salariés qui seraient responsables de la situation de la SNCF et "en passant sous silence" la dette, a renchéri le communiste Hubert Wulfranc. Il a reproché au gouvernement et à la majorité une volonté de passer "en force" dans la continuité des "libéraux autoritaires de la trempe de M. (Alain) Juppé qui sont d'ailleurs nombreux sur vos bancs".En défense, Vincent Thiébaut (LREM) a notamment vanté le "courage" de la réforme, tandis que Bruno Millienne (MoDem) a lancé à l'adresse de la gauche sur le statut des cheminots : "si ce n'est pas un privilège, pourquoi vous accrocher comme cela ?". La motion a été rejetée par 50 voix contre 13.Dans la foulée, LR a défendu une motion de renvoi en commission (rejetée elle aussi par 55 voix contre 26). Sans s'opposer frontalement au fond de la réforme, la députée Valérie Beauvais a notamment jugé que le gouvernement faisait preuve de "légèreté" en recourant aux ordonnances. Son collègue Jean-Marie Sermier a dénoncé "un texte bâclé".
La manifestation du 1er mai à Paris s'est dispersée en début de soirée, après des incidents sporadiques place de la Nation noyée un moment dans les gaz lacrymogène. Selon le ministère de l'Intérieur, 84.000 personnes ont défilé dimanche en France.
Il y a eu 18 interpellations et 2 blessés légers, d'après le ministre de l'Intérieur.Sur la Place et aux abords, comme un peu plus tôt boulevard Diderot, les CRS ont répondu en fin d'après-midi par des tirs de gaz à des jets de projectiles (cartons, bouteilles) de jeunes cagoulés ou masqués.Dix-huit personnes ont été interpellées en France dimanche en marge des défilés de la fête du travail, qui "se sont pour la plupart déroulés dans de bonnes conditions", a annoncé le ministre de l'Intérieur dans un communiqué. "Des incidents inacceptables se sont néanmoins produits à Paris de la part d'une minorité marginale et violente", blessant légèrement un policier et un manifestant, a ajouté Bernard Cazeneuve. La manifestation, qui a réuni entre 16.000 et 17.000 personnes selon la police (70.000 selon la CGT), a pris fin vers 20 heures.De nombreux jeunes, visage dissimulé pour la plupart, parfois très virulents ont crié leur haine des forces de l'ordre lors de ce défilé : "tout le monde déteste la police".Ça et là, des manifestants cagoulés ont été vus place de la Nation ou aux abords, portant des chaises prises à une brasserie, tentant de desceller un panneau d'interdiction de stationner.Sirènes allumées, des camions de CRS ont avancé peu avant 20 heures vers le centre de la place, pour réduire le périmètre et forcer les jeunes casqués à se rassembler, tandis qu'un hélicoptère survolait les lieux. La dispersion a été demandée par les organisateurs et par la Préfecture de police."Les flics ont rompu le cortège, c'est la première fois qu'on voit ça un 1er mai. La provocation vient d'eux", a déclaré Roch, un militant CGT. "C'est pas les casseurs qui ont arrêté le cortège, c'est les flics", a-t-il ajouté.Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a déclaré sur iTELE : "J'étais en tête de cortège, et la police nous a empêchés d'avancer, ça a fait un tassement et ça énerve, et il y a des effets de foule qui ne sont pas contrôlables". "J'ai entendu Valls et Cazeneuve remettre en cause les organisateurs. Plutôt que de dire ça, il y a besoin de faire la clarté sur les ordres qui sont donnés et pourquoi on empêche les manifestations d'aller jusqu'au bout de leur parcours".Un certain nombre de manifestants sont ensuite partis pour la place de la République, occupée tous les soirs depuis le 31 mars par le mouvement "Nuit debout".A l'arrivée d'une centaine de casseurs présumés, place de la République, avec fumigènes et aux cris de "tout le monde déteste la police", plusieurs dizaines de spectateurs de Nuit Debout sont partis.Les manifestants arrivés de Nation ont fini par se mêler à la foule et la place était tranquille, alors qu'une assemblée générale était sur le point de commencer, traduite pour les malentendants en langue des signes par un groupe juste devant la scène.
La Sardaigne interdit depuis plusieurs années aux touristes de prélever du sable sur ses plages.
Il voulait emporter chez lui un souvenir de ses vacances en Sardaigne. Un touriste français a écopé d'une amende de 1.000 euros après la saisie dans ses bagages de deux kilos de sable prélevé sur une plage locale, a-t-on appris jeudi 3 septembre auprès des autorités italiennes. 600 kg de sable restitués à une plage de Sardaignepar euronews (en français)Le touriste, dont l'identité n'a pas été révélé, a été contrôlé à l'aéroport d'Elmas par des gardes-forestiers, chargés de la protection du littoral, qui ont trouvé, dans une bouteille en plastique, deux kilos de sable fin, ont-ils indiqué dans un communiqué. "Ces comportements non seulement nuisent à l'environnement mais compromettent l'entretien du littoral destiné au développement durable du tourisme en Sardaigne", précise le communiqué, cité par des médias locaux.En août 2019, un couple de Français avait été interpellé en Sardaigne avec 40 kg de sable dans sa voiture, alors qu'il s'apprêtait à embarquer sur un ferry à destination de Toulon. La Sardaigne interdit depuis plusieurs années aux touristes de prélever le sable de ses plages, souvent en forme de grains de riz, et prévoit de fortes amendes pour les contrevenants.
Cinq jours après le chef de l'Etat, la présidente du Rassemblement national a visité le Salon de l'agriculture, où elle a défendu sa vision du "patriotisme agricole" et tancé les "mensonges" provenant de l'Elysée.
Marine Le Pen a parcouru les allées de la "plus grande ferme de France" jeudi 28 février, ne perdant pas de vue l'échéance des prochaines élections européennes, qui se tiendront en France dimanche 26 mai."La situation des forces au Parlement européen demain est plus essentielle que jamais au moment où ils sont en train de réfléchir à la baisse de la PAC (Politique agricole commune) et la baisse des aides pour les agriculteurs français", a déclaré l'ex-candidate à l'élection présidentielle. "Macron va t-il alstomiser l'agriculture française? C'est ça la vraie question", a demandé Marine Le Pen, en référence à l'épisode de la fusion avortée Alstom/Siemens, s'inquiétant d'un système "livré aux prédateurs". Budget de la PAC : « Macron va-t-il Alstomiser l’agriculture française ? » se demande Marine Le Penpar Public SénatLa patronne du RN a également égratigné les "mensonges et les promesses" du président de la République. "Il en est où le plan Marshall de 5 milliards pour l'agriculture, et le plan Ambition bio ? Ca en est où toutes ces belles promesses ?", s'est-elle demandé."Exception agri-culturelle""On ne peut pas mettre l'agriculture dans les accords de libre-échange et dans les variables de l'OMC", a-t-elle ajouté en défendant au contraire un "patriotisme agricole et l'exception agri-culturelle" pour faire face au "plan social massif" dans le secteur.En visite samedi 23 février au salon de l'Agriculture, Emmanuel Macron a plaidé pour une Europe qui retrouve sa "souveraineté alimentaire", en promettant une Politique agricole commune "réinventée" qui assure la "souveraineté alimentaire, environnementale et industrielle" de l'Europe.
Selon Le Parisien et BFMTV, un troisième ADN, outre ceux de la victime et de son époux, Jonathann Daval, accusé de l'avoir tuée, a été découvert dans la voiture professionnelle de ce dernier. Il s'agirait d'un cheveu de la mère du suspect.
Le beau-frère de Jonathann Daval, Grégory Gay, mis en cause par celui-ci, aurait écrit au juge d'instruction chargé du dossier pour lui demander d'explorer la piste d'une complicité familiale, affirment les deux médias.Les parties civiles auraient fait cette découverte en se plongeant dans le dossier de l'instruction, explique Le Parisien mardi 27 novembre. L'ADN d'un cheveu de 8 centimètres de long, découvert dans le coffre de la voiture professionnelle de Jonathann Daval, sur une planche, serait celui de sa mère, Martine Henry. L'ADN de cette dernière avait été prélevé "dans le cadre d'une autre analyse, visant à savoir si son empreinte génétique se trouvait, cette fois, sur le drap qui a servi de linceul à Alexia", explique le quotidien. C'est dans ce véhicule que le suspect a avoué avoir transporté le corps de son épouse, qu'il dit avoir tuée le 28 octobre 2017 au cours d'une dispute à leur domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône), jusque dans un bois situé à quelques kilomètres. • Une découverte qui "pose question"Les parties civiles auraient alerté la justice sur leur découverte. "Gilles-Jean Portejoie et Jean-Marc Florand, avocats respectifs de la sœur et du beau-frère d'Alexia pour l'un, et des parents de la victime pour l'autre, qui ont écrit au juge pour leur faire part de cette découverte", précise Le Parisien. Selon BFMTV, Grégory Gay aurait alerté le premier son avocat. L'époux de la sœur d'Alexia Daval est accusé par le suspect d'être le meurtrier. "Le fait que les ADN de Jonathann, Martine et Alexia soient retrouvés au même endroit sur cette plaque de bois nous pose bien évidemment question", écrit Grégory Gay, d'après la chaîne. • "Ça ne prouve rien"Mais, pour l'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer, cette découverte ne prouve rien. "C'est une voiture, un cheveu c'est transportable, ce n'est pas accablant d'avoir un cheveu qui se retrouve dans un véhicule quand bien même que ce véhicule a servi à transporter un corps, ça ne prouve rien, s'insurge l'avocat, interrogé par BFMTV. Cette présence d'un cheveu par nature volatile peut s'expliquer de multiples façons." Pour Me Schwerdorffer, "Grégory Gay sort du cadre d'une partie civile et se transforme en enquêteur et quasiment en juge d'instruction. Ce n'est pas son rôle. Je ne sais pas à quel jeu il joue". • Le scénario du meurtre découvert dans l'ordinateur du suspect ?Lundi, Me Schwerdorffer a reconnu que le suspect numéro un avait écrit, dans un document retrouvé sur son ordinateur, un supposé déroulé de la journée de la disparition de son épouse en octobre 2017, confirmant l'existence de ce scénario, révélée dimanche par l'émission "Sept à Huit" sur TF1. Au début de l'enquête, "c'est Jonathann Daval qui a parlé spontanément de ce document aux enquêteurs, ce n'était pas du tout quelque chose de caché", explique l'avocat. "Puis, on n'en avait pas du tout reparlé. (...) Aujourd'hui, effectivement, il est mis en relief d'une autre façon". • Déroulé précis de la journéeLe document liste, point par point, un déroulé de la matinée du samedi 28 octobre 2017, jusqu'au moment où Jonathann Daval, en fin de matinée, signale la "disparition" de son épouse Alexia, 29 ans, censée être partie courir : de l'heure de leur lever, à 7h00, au menu de son petit-déjeuner, du détail précis des vêtements d'Alexia au descriptif de chacune des actions de Jonathann ("vidé le lave-vaisselle", "bu un café", "Mr. Dumont m'a vu sur le rond-point"). "Si le scénario (décrit dans le document) était de lui, c'est assez surprenant qu'il soit obligé de l'écrire pour s'en souvenir", considère l'avocat de Jonathann Daval, supposant "qu'on lui a dicté". "L'affaire est beaucoup plus complexe qu'on ne le pense", insiste Me Schwerdorffer.• De veuf éploré à suspect numéro unPendant trois mois, Jonathann Daval s'est présenté en veuf éploré, avant d'être interpellé, fin janvier, et d'avouer avoir étranglé sa femme. Fin juin, il est revenu sur ses aveux, accusant son beau-frère d'avoir tué Alexia dans le contexte d'un complot familial. Jonathann Daval est mis en examen pour "meurtre sur conjoint" et incarcéré à la maison d'arrêt de Dijon. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. • Confrontation avec la famille d'Alexia le 7 décembreCes éléments apparaissent alors qu'il doit à nouveau être interrogé jeudi par le juge d'instruction chargé du dossier au tribunal de Besançon. Le 7 décembre, l'informaticien de 34 ans sera confronté d'une part aux parents d'Alexia, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, et d'autre part à son beau-frère Grégory Gay et à son épouse Stéphanie.
La jeune femme raconte son adolescence chaotique, son ascension médiatique et le fait divers qui l'a fait connaître de tous ceux qui ne regardaient pas "Les anges de la téléréalité" dans son premier livre, "Trop vite" (Robert Laffont), qui sortira le 14 avril. À cette occasion, elle s'est confiée dans "7 à 8" sur TF1 ce dimanche 10 avril.
"Maintenant, je vais vous raconter mon histoire, la vraie, et je vais assumer tout ce qui s'est passé". Avant la sortie de son autobiographie, Nabilla Benattia, 24 ans, multiplie les interviews pour en assurer la promotion. La jeune femme, qui ne s'est plus affichée dans les médias depuis la soirée de novembre 2014 où son compagnon a été poignardé à l'issue d'une dispute, semble transformée. Le maquillage léger, les cheveux allégés de leurs longues extensions, en jean et chemise bleu ciel ample, celle qu'on connaît surtout par son prénom explique sur TF1 que son passage en prison l'a fait "mûrir". Consciente d'avoir été prise pour "une conne aux gros nichons et au QI de pois chiche", comme elle l'écrit dans "Trop vite", elle travaille désormais à changer son image... sans renier son personnage. Découverte dans deux émissions de téléréalité ("L'amour est aveugle" sur TF1, alors qu'elle n'avait que 17 ans, puis "Les anges de la téléréalité" sur NRJ12), Nabilla explique : "Au début, ça m'amusait car je suscitais l'attention des gens (...) mais ça a mal tourné". Interrogée sur la fameuse séquence "Non mais allô quoi ?!" - qui a fait plus de 10 millions de vues sur internet -, elle reconnaît n'avoir "toujours pas compris" les raisons de ce succès. "J'ai été d'un coup très médiatisée, très connue (...) J'avais tellement voulu cette célébrité que j'étais contente, je l'assumais, mais ce n'est pas tous les jours facile", raconte-t-elle, évoquant des réactions "vraiment blessantes". Elle se souvient ainsi les invitations à des événements médiatisés, comme des défilés de mode (elle a défilé pour Jean-Paul Gaultier) : "J'étais souvent rabaissée par les gens. Je me disais : je n'ai peut-être pas ma place dans ce monde".- "Je n'avais pas 10.000 qualités" - Lucide, Nabilla est consciente de l'image qu'elle a pu donner, celle d'"une conne, une bimbo, la soupe, le vide". "À un moment, tout le monde voulait avoir son avis sur Nabilla, et Nabilla c'est moi aussi", explique-t-elle, se dissociant de son personnage. Pour devenir célèbre, "j'ai travaillé, je me mettais en scène, je créais des situations (dans "Les anges de la téléréalité, ndlr), j'essayais de faire rire les gens", explique-t-elle. "Je n'avais pas non plus 10.000 qualités, je ne savais pas chanter, pas écrire (...) J'ai fait avec les moyens du bord, avec ma personnalité qui est atypique". La jeune femme revient aussi dans cet entretien sans tabou sur sa relation avec son compagnon, Thomas Vergara, rencontré devant les caméras des "Anges". Elle évoque un "grand amour", un amour "véritable". Nabilla est pourtant mise en examen pour "tentative d'homicide volontaire", pour l'avoir poignardé au poumon durant une dispute en novembre 2014. Des faits pour lesquels elle a été placée en détention provisoire pendant cinq semaines à la maison d'arrêt de Versailles. Revenant sur ce drame, elle explique que, ce soir-là, "deux personnes qui s'aimaient très, très fort se sont perdues, aspirées dans un tourbillon médiatique, avec une pression horrible sur les épaules (...) Ces deux personnes ont perdu pied. Moi la première". La jeune femme fait alors partie de l'équipe de chroniqueurs de Cyril Hanouna dans "Touche pas à mon poste" sur D8. Son compagnon lui reproche d'être "trop provocante", raconte-t-elle sur TF1. "Tu fais ta pute à la télé", lui assène Thomas. "Il a le rôle d'un père que je n'ai jamais eu, excuse la jeune femme, les larmes aux yeux. Il a un côté très protecteur avec moi". Or "le personnage que j'étais, parce que j'étais très jeune, dans le sexy, le regard des gens sur moi, ne lui plaisaient pas. Il avait peur pour moi", résume Nabilla. Lors de cette dispute, dans une chambre d'hôtel, "on a pété les plombs tous les deux. Si il y avait eu une louche, j'aurais pris la louche", écrit-elle. Mais elle trouve un couteau. "Ça se passe très vite, se souvient-elle, je veux que tout se calme (...) j'essaie de lui faire peur et il se passe quelque chose... C'était plus facile à dire dans le livre", s'interrompt-elle. Aux enquêteurs, Nabilla donne plusieurs versions. Elle explique d'abord qu'ils ont été agressés, puis que Thomas s'est blessé seul... Une version "improbable", reconnaît-elle aujourd'hui, qu'elle a racontée "par peur". "Je n'assume pas, j'essaie de nous protéger", explique-t-elle. "Je me perds dans le mensonge, je ne sais pas quoi faire". Interrogée sur sa relation avec Thomas, qui se poursuit malgré ce drame, malgré le contrôle judiciaire qui leur interdit de se rencontrer, elle explique : "Il sait que je ne suis pas quelqu'un de méchant. On ne se quittera jamais, c'est l'homme de ma vie". - "En prison, les autres m'accueillent comme une fille normale" -Nabilla revient aussi sur son passage en prison, à Versailles, "pas le château". "Je me demande où je suis tombée, j'ai faim, j'ai froid, j'ai très peur. Je ne peux pas survivre en prison !" raconte-t-elle. "J'ai mis deux semaines à vouloir sortir en promenade car j'avais peur du regard des autres". Mais, quand elle se décide à sortir, les détenues l'accueillent "comme une fille normale. On était toutes les mêmes, toutes solidaires", se souvient-elle.En détention, elle apprend à vivre sans ses faux cils et ses extensions. "Je n'ai plus tout ça et je me sens très bien. Les talons de 15 cm ne sont pas très loin, mais on essaie de faire sans", résume Nabilla. "J'ai appris que le bonheur, c'est aussi la discrétion". Cette expérience "restera un mal pour un bien", estime-t-elle. Nabilla avoue dans cet entretien avoir toujours gardé le contact avec Thomas, même en détention, "grâce au portable d'une détenue". "J'espère que je ne vais pas retourner en prison" pour cela, lance-t-elle, "car je vais bientôt être jugée". "Pour moi, c'est inconcevable de retourner là-bas", souligne-t-elle, visiblement émue. - "J'ai essayé d'acheter une burqa" pour sortir incognito -Pourquoi a-t-elle contourné son contrôle judiciaire et revu Thomas malgré l'interdiction ? "C'est comme vous, si on vous enlevait vos poumons", résume-t-elle. Dans son livre, elle raconte l'avoir revu pour la première fois en cachette dans un hôtel, le 31 décembre 2014. "On avait l'impression d'être hors la loi", se souvient Nabilla, qui raconte avoir "changé de portable sans arrêt" pour fuir les juges et les paparazzis. Mais les gens les reconnaissent dans la rue : "Tous les Français se sont transformés en paparazzis", poursuit-elle. La jeune femme raconte avoir tenté de se voiler pour rester incognito : "J'ai essayé d'acheter une burqa. Je suis passée par plein d'étapes très sordides".Pourtant, Nabilla et Thomas sont les premiers à vendre la mèche, en publiant des photos de leur couple sur les réseaux sociaux. "La première année, on s'est caché correctement. Là, on en a marre. On demande que la justice nous laisse nous revoir. On s'aime, on veut se marier, avoir des enfants", justifie-t-elle. Convoquée pour non respect de son contrôle judiciaire, Nabilla raconte avoir été sermonnée par le juge, qui lui a dit : "Vous êtes médiatisée, vous devez montrer le bon exemple". "Mais je ne veux pas être un exemple, je veux juste être moi, être heureuse", se défend-elle.Malgré ces déboires, la jeune femme n'a rien perdu de son humour de fausse ingénue. Interrogée sur le philosophe Alain Finkielkraut, qui l'a comparée à un "désert contemporain", elle lance : "Je n'ai jamais été dans le désert". Et, quand le journaliste lui demande si "ce coup de couteau n'a pas tué l'amour", elle répond en souriant : "Quelle métaphore ! Vous voyez que je suis intelligente...".
La militante suédoise Greta Thunberg a manifesté vendredi devant Parlement suédois à Stockholm, à l'occasion d'une journée internationale d'actions pour le climat du mouvement "Fridays for Future" où elle entend "renforcer la pression sur les personnes au pouvoir".
"Notre principal espoir est comme toujours d'essayer d'avoir un impact au niveau de la sensibilisation et de l'opinion publique pour que les gens commencent à prendre conscience de la crise climatique, et que nous renforcions cette pression sur les personnes au pouvoir afin que les choses changent", a déclaré aux journalistes l'adolescente de 17 ans, entourée d'une dizaine de jeunes militants. "Nous devons traiter la crise climatique comme une crise, c'est aussi simple que cela", a-t-elle poursuivi, avec sa fameuse pancarte "Skolstrejk för klimatet" ("grève scolaire pour le climat") en main et masque sanitaire sur le visage.De l'Islande à l'Australie en passant par la Jamaïque, plus de 3.000 actions sont attendues vendredi à travers le monde - en ligne ou dans la rue - à l'appel du mouvement Fridays for future dont Greta Thunberg est l'instigatrice.En Suède, quelque 250 événements sont prévus mais ne pourront pas rassembler plus de 50 personnes chacun, selon les restrictions sanitaires en vigueur dans le royaume."Nous nous concentrons sur le fait d'être peu nombreux dans de nombreux endroits et de garder nos distances", a déclaré la militante. Depuis son retour en Suède après une année sabbatique pour défendre la cause climatique à travers le monde, Greta Thunberg a repris l'habitude chaque vendredi matin de s'installer aux abords du parlement, là ou tout à commencé en 2018, pour manifester.En outre, l'ONU Greenpeace a publié vendredi des photos de Mya-Rose Craig -- une ornithologue de 18 ans connue sous le nom de "birdgirl" -- prises le 20 septembre dans l'Arctique. Sur les clichés, la jeune femme apparaît sur un morceau de banquise dans l'archipel norvégien du Svalbard, situé sur la ligne de front du changement climatique, une pancarte "Youth Strike for Climate" ("La jeunesse en grève pour le climat") à la main."Je suis ici car je veux voir par moi-même ce qui se joue alors que ce protecteur essentiel de la planète, l'océan Arctique, fond à une vitesse terrifiante", a-t-elle déclaré, citée par l'organisation.
Le traditionnel défilé français du 14-Juillet était placé cette année sous le signe de la coopération militaire européenne, un des grands chevaux de bataille d'Emmanuel Macron. Le président de la République a présidé les festivités en présence de plusieurs dirigeants européens, dont Angela Merkel.
L'Europe de la défense, chère au président Emmanuel Macron, était l'un des thèmes centraux de l'édition 2019 du défilé militaire du 14 juillet, qui s'est achevé sur un hommage aux blessés de guerre. En tout, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères étaient mobilisés pour l'événement organisé sur la célèbre avenue des Champs Élysées, au cœur de la capitale française. Sous la devise "Protéger ensemble", les dix pays européens participant à l'Initiative européenne d'intervention (IEI), née il y a un an sous l'impulsion du président Macron, et qui a pour objectif de développer une "culture stratégique partagée", en étaient les invités d'honneur. 13h30. Alors qu'il devait se rendre à 13h30 à un déjeuner avec les chefs d'États invités, le président de la République est toujours sur les Champs-Élysées, où il échange avec des familles de militaires blessés et avec des militaires. C'est la fin de cette édition 2019 du défilé du 14 juillet. Merci de l'avoir suivi sur Orange.fr.13h25. Au micro de France 2, Emmanuel Macron a brièvement livré son ressenti et s'est adressé aux soldats français. "Aujourd'hui, il y a 17.000 soldats en opération. (...) Je veux avoir une pensée pour eux, pour leur dire merci. Aujourd'hui, leurs camarades ont défilé sur les Champs-Élysées, ils les ont représentés avec fierté. Merci d'être parfois très loin depuis parfois plusieurs mois. Nous sommes fiers de vous, de ce que vous faites. Vous protégez la nation et notre souveraineté."13h17. Le candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, appelle à "se rappeler que la liberté n'est rien sans la sécurité.".13h05. A la fin du défilé, le premier ministre Edouard Philippe a pris la parole. "Nous avons fait le choix d'augmenter de façon continue et importante le budget des armées. On ne l'a pas fait pour se faire plaisir mais parce que nous vivons dans un monde qui est dangereux et nous devons être prêts."13h. Le chef d'État-major de l'Armée de l'air s'est exprimé sur le futur commandement de l'espace. Une réponse à une nouvelle forme de menace. "Un satellite russe s'est approché, comme l'a expliqué la ministre le 7 septembre 2018. (...) On peut le qualifier d'espionnage, ce sont des manœuvres inamicales qui peuvent devenir hostiles. Il faudra détecter les manœuvres et défendre nos intérêts dans l'espace".12h45. Tandis que les Champs-Élysées se vident, Emmanuel Macron échange des mots avec les familles des blessés. 12h35. 12h30. Après avoir salué les volontaires du SNU, le président vient à la rencontre des familles, très émues, des soldats français morts en opération. Le président leur témoigne la reconnaissance de la nation, Son épouse, Brigitte Macron, échange quelques mots à son tour avec elles.12h25. Scène inattendue et imprévue : Angela Merkel descend de la tribune présidentielle et va saluer les vétérans français. L'un d'entre eux, d'origine allemande, échange quelques mots avec la chancelière. Un moyen pour elle de rassurer, alors que son état de santé inquiète depuis plusieurs semaines. Victime de tremblements en public à trois reprises, une chaise avait été prévue pour elle dans la tribune.12h20. Le président échange quelques mots avec des vétérans de la Seconde guerre mondiale. "Comment allez-vous, monsieur ? - R.A.S. Je suis très honoré monsieur", répond martialement l'ancien militaire, assis sur son fauteuil roulant.12h15. Tandis qu'est récité "Été 42" de Michel Legrand, des volontaires du Service national universel déploie un drapeau tricolore, avant que ne résonne la Marseillaise dans sa version longue. Des blessés des dernières opérations menées par l'Armée de terre, en survêtements tricolores, se joignent au cortège. Militaires blessés, ils se sont reconstruits par le sport et sont devenus des athlètes handisport.12h05. L'émotion est palpable. L'air de "Entre terre et mer", qui avait été joué lors de l'hommage rendu à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, deux commandos morts en opération, est joué. Il est suivi de "Ô douce France" de Jean-Edmond Lamaze, entonné par le chœur de l'école militaire interarmes. C'est le début de la cérémonie de clôture, et un hommage est rendu aux soldats blessés en opération. Trois vétérans, en fauteuil roulant, se présentent devant la tribune présidentielle.12h. Après les chiens des pompiers et du régiment cynotechnique, d'autres animaux ont pris possession des Champs-Élysées : les chevaux de la fanfare du régiment de cavalerie de la Garde républicaine.11h50. Moment fort du défilé, le traditionnel passage des véhicules blindés, avec le célèbre char Leclerc. Conçu dans les années 80, ce char est en cours de modernisation, une nouvelle version devant être livrée en 2021. Ses chenilles vont encore fouler les Champs-Élysées jusqu'en 2030 au moins, date à laquelle un projet de char franco-allemand devrait progressivement le remplacer. 11h40. Instant "Apocalypse Now", avec le survol du défilé par de nombreux hélicoptères français, mais également espagnols et britanniques. Les Britanniques sont reconnaissables à leurs hélicoptères à double rotor, dont ne dispose pas la France. La France a été fréquemment critiquée ces dernières années pour le faible taux de disponibilité de ses hélicoptères, dont plus de la moitié est clouée au sol.11h35. Rivaux à l'applaudimètre des sapeurs-pompiers, les pionniers de la Légion étrangère font leur entrée sur les Champs-Élysées. Reconnaissables à leur tablier, leur barbe et leur hache, ils clôturent toujours le défilé. La raison est simple : cette troupe marche à 88 pas par minute, contre 120 pour les autres. La Légion est aussi le seul régiment qui ne se divise pas en deux groupes devant la tribune présidentielle. 11h34. Un peu d'histoire, concernant l'origine des sapeurs-pompiers. Il faut remonter à... Napoléon Ier.11h32. Les sapeurs-pompiers de Paris sont très célébrés par les spectateurs, qui ont encore en mémoire leur combat réussi pour sauver la cathédrale de Notre-Dame de Paris des flammes, en avril.11h30. Il n'y a pas que des hommes sur le défilé. Les chiens du 132e régiment d'infanterie Cynotechnique ont également marché au pas. Un défilé qui a demandé beaucoup d'entraînements aux animaux, sujets au stress. 11h17. 11h15. La brigade franco-allemande défile désormais sur les Champs-Élysées. Basée à Müllheim (Bade-Wurtemberg), elle a été créée le 12 janvier 1989 et compte 5.600 personnels.11h10. Lors de la cérémonie d'ouverture, une démonstration a particulièrement impressionné les spectateurs et internautes : un homme volant en "flyboard". Outil futuriste, il s'agit d'une planche volante. 11h. Après les gendarmes, c'est au tour des écoles de défiler. Polytechnique, école d'officiers de Coëtquidan, école de l'air, commissariat des Armées... Plus de 700 étudiants participent, dont certains européens, venus étudier dans les écoles françaises dans le cadre d'échanges.10h50. Le défilé aérien terminé, c'est au tour des soldats de l'Initiative européenne d'intervention d'ouvrir. Des troupes venues d'Allemagne, de Belgique, du Danemark, d'Espagne, d'Estonie, des Pays-Bas, du Portugal, de Finlande et du Royaume-Uni. 10h40. La patrouille de France vient de survoler les Champs-Élysées-suivie d'une formation de l'armée de l'air. Chasseurs, appareils de détection, d'entraînement, de transport, toutes les forces aériennes sont conviées.10h30. L'animation d'ouverture se tient juste devant la tribune, à grand renfort de musique électronique. L'occasion pour l'Armée de montrer ses dernières nouveautés technologiques. Robots, lanceurs de drone, exosquelettes, plusieurs de ces innovations sont encore en phase de test. 10h20. Après avoir essuyé quelques sifflets à son arrivée, Emmanuel Macron a écouté la Marseillaise et salué les invités de la tribune présidentielle.10h05. Emmanuel Macron est arrivé sur les Champs-Élysées, qu'il descend à bord d'une "command-car". Son arrivée à la tribune présidentielle lancera l'édition 2019 du défilé.10h. Une centaine de "Gilets jaunes" a fait le déplacement, près du rond-point des Champs-Élysées. Équipés de ballons gonflables jaunes, ils comptent huer la voiture présidentielle, qui se rapproche. Deux leaders du mouvement, Maxime Nicolle et Jérôme Rodriguez, ont été interpellés à 500m de l'Arc de Triomphe un peu plus tôt.9h55. Angela Merkel, la chancelière allemande est arrivée à la tribune présidentielle. Depuis quelques semaines, son état de santé interroge, en raison de trois crises de tremblement qui l'ont touchée lors d'événements publics. 9h50. Nouveauté cette année, 42 jeunes ayant effectué leur Service national universel présenteront le drapeau à la tribune présidentielle, lors de la cérémonie de clôture du défilé. "Ce défilé, c'est la concrétisation de ce qui a été travaillé lors de ce service national : le lien armée-nation", a expliqué Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse. window.pvp_eb783fdc56057c7cecd56606d89bbfb0 = new Pvp('digiteka', { 'id': 'CNT000001hc9vn', 'idDigiteka': "p0kk8s", 'mediaType': "digiteka-public", 'topic': "generic", 'categoryDigiteka': 'others', 'category': '' }, { "domNode": "pvpContainer_eb783fdc56057c7cecd56606d89bbfb0", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false, "sequenceUrl": "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUid/CNT000001hc9vn/adCategory/embed"