summary
stringlengths 0
86.6k
| text
stringlengths 0
949k
|
|---|---|
"Le Meilleur Pâtissier" a repris ce mercredi 12 octobre sur M6. Une nouvelle saison, de nouveaux pâtissiers amateurs en compétition, mais un jury qui ne change pas. Cyril Lignac et Mercotte rempilent cette année encore en tant que jurés, mais aussi Faustine Bollaert. Ils se confient dans les colonnes de L'Express.
|
C'est reparti pour une saison qui va encore titiller vos papilles. Les grands amateurs de desserts vont pouvoir se faire plaisir avec la cinquième édition de l'émission "Le Meilleur Pâtissier". Si le principe reste inchangé, une nouveauté est à noter : la compétition se déroule dans un tout nouveau château qui réserve une drôle de surprise.Au menu : pâtisseries et château hantéLes deux jurés s'expriment sur l'émission dans une interview accordée au site L'Express, mais c'est Faustine Bollaert, la présentatrice, qui fait une confidence des plus surprenantes. "La châtelaine nous a expliqués qu'il y avait une histoire de fantôme. Il y avait un endroit dans le château où on sentait qu'il se passait quelque chose. C'était notre grand gimmick à tous, surtout quand on terminait le tournage vers minuit. J'avais sacrément peur quand je rentrais dans ma chambre". Voilà de quoi faire frissonner ! Cependant, ce n'est pas ce fantôme qui risque de déconcentrer les participants.Des candidats qui n'hésitent d'ailleurs pas à franchir les frontières. En effet, cette année, c'est Chelsea, une Australienne, qui tente l'expérience. Une tentative félicitée par Cyril Lignac. "C'est hyper courageux pour Chelsea de se lancer sans bien parler la langue. Et cela nous fait découvrir une autre pâtisserie. D'ailleurs, je vais prendre des cours d'anglais avec elle", explique le chef. Mercotte apprécie également la diversité du casting : "On a découvert des pâtisseries d'ailleurs. Les candidats nous ont fait partager leurs techniques, leur personnalité et des gâteaux qu'on ne connaissait pas".Cyril Lignac et Mercotte : un duo qui fonctionneUn des points forts de l'émission, c'est la bonne humeur. Un détail qui compte pour le cuisinier et qui ne manque pas de déclarer l'importance que Mercotte a pour lui. "C'est une vraie émission de bonne humeur, parce qu'on est comme ça. Le jour où Mercotte arrête le Meilleur Pâtissier, j'arrête aussi. Je ne peux pas le faire avec quelqu'un d'autre. Ça ne marcherait pas de la même manière", avoue-t-il. Des propos que la concernée nuance un petit peu : "Cyril dit ça tout le temps, il est gentil ce petit. C'est vrai qu'on fait un bon binôme. Mais nul n'est irremplaçable". Et vous, qu'avez vous pensé de ce premier épisode ?
|
La démission de Christophe Castaner, vivement critiqué après les violences de l'acte 18 des "gilets jaunes", n'a pas été envisagée, a assuré lundi soir le Premier ministre Édouard Philippe. Le ministre de l'Intérieur s'est néanmoins fait sérieusement "remonter les bretelles" par Emmanuel Macron, selon Le Parisien.
|
Après les violences ayant émaillé l'acte 18 de la mobilisation des "gilets jaunes" samedi 16 mars à Paris, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est sous le feu des critiques de l'opposition. "Faire porter la responsabilité de la faillite politique au préfet de police et policiers est d'une lâcheté insigne! Le 13 mars Christophe Castaner affirmait qu'il avait lui-même changé la doctrine de maintien de l'ordre, c'est donc lui le responsable.Que le gouvernement assume ses fautes!", a notamment fustigé sur Twitter le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Éric Ciotti. Lundi après-midi, le Premier ministre Édouard Philippe a notamment dévoilé une batterie de mesures en réponse aux violences du week-end, notamment le limogeage du préfet de police de Paris. Sa collègue LR Lydia Guirous, porte-parole du parti, reproche également au locataire de la place Beauvau d'être le "seul responsable de ce qui s'est passé samedi", et estime qu'il doit avoir "la décence de démissionner". "Lé légitimé du maintien de Christophe Castaner" au gouvernement se pose a également affirmé Nadine Morano lundi sur BFMTV. Un avis partagé par le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et certains "gilets jaunes". La démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner n'a pas été envisagée, a assuré Édouard Philippe lundi soir lors de son passage au journal télévisé de France 2, critiquant "un dysfonctionnement dans l'exécution d'une stratégie", et non la stratégie elle-même.Au même moment sur LCI, le locataire de la place Beauvau affirmait qu'il n'avait pas envisagé de quitter son poste. "Si ça avait une utilité politique, si les mouvement des 'gilets jaunes' s'était arrêté le 18 novembre si j'avais démissionné, je l'aurais fait sans aucune difficulté", a-t-il assuré, dénonçant au passage le "jeu de l'opposition, qui consiste à n'avoir que comme discours celui de l'acrimonie, de la haine, du rejet et un peu de la jalousie concernant Éric Ciotti".Selon Le Parisien, le ministre de l'Intérieur s'est tout de même fait néanmoins sérieusement "remonter les bretelles" par Emmanuel Macron qui lui aurait passé la "soufflante du siècle". Ce proche du chef de l'État aurait même "failli" être débarqué du gouvernement. Le quotidien précise néanmoins qu'il n'était pas "question de s'offrir une crise politique en changeant le locataire de la place Beauvau". "On ne peut pas le sortir, mais il faut lui redonner de la respiration politique", aurait également confié à RTL "un stratège influent en macronie". "À aucun moment je ne me suis fait engueuler", a de son côté assuré Christophe Castaner ce mardi matin sur France Inter.
|
Du fond du canyon ne remontent que le chant des oiseaux, le coassement des grenouilles et le murmure de la rivière. Avant le retour des hommes, les gorges de l'Ardèche profitent de leurs derniers instants de tranquillité.
|
"Cela fait 40 ans que je les observe et jamais je n'aurais imaginé pareil spectacle, pareil silence", s'émerveille Gilbert Cochet, qui préside le comité scientifique de cette réserve naturelle créée en 1980 face à la pression touristique.Depuis le belvédère du Serre de la Tour, la vue embrasse l'ample méandre du Pas de Mousse, 200 mètres en contrebas, vide du moindre canoë. Début mai d'ordinaire, la saison bat déjà son plein et le bruit des voitures sur la route menant au Pont d'Arc, l'arche minérale qui forme l'entrée des gorges, couvre les sons de la nature."Ces deux mois de confinement nous ont montré une autre réserve, que personne ne connaissait, ou alors il y a fort longtemps, peut-être l'homme de Cro-Magnon. On l'avait oubliée, on l'a redécouverte et c'est tellement bien qu'on n'a pas envie de la perdre", poursuit le naturaliste en suivant à la jumelle le ballet de deux circaètes dans le ciel. Plus d'un millier d'espèces végétales vivent dans cet espace témoin d'une histoire géologique complexe. L'Ardèche serpente sur une vingtaine de kilomètres entre des versants abrupts et boisés, où domine le chêne vert, et de hautes falaises de calcaire.La position du site, qui mêle des influences continentales et méditerranéennes, et la présence de multiples sources génèrent une grande diversité de milieux accueillant des animaux protégés comme l'aigle de Bonelli, le vautour percnoptère, le faucon pèlerin, le castor d'Europe, mais aussi loutres, chauves-souris, aloses ou aprons.Eux et d'autres, tel ce cormoran qui fait sécher ses ailes au soleil sur un rocher et ne s'effarouche pas, se sont réappropriés les lieux ces dernières semaines, "H24" et plus seulement quand l'homme se retire. Le chevreuil s'est montré davantage également - sur une rive sablonneuse, l'un d'eux a laissé trace de son passage récent."Il s'est passé l'inverse de ce qui se passe habituellement: les gens sont restés chez eux et les animaux ont pu se déconfiner dans la nature", relève la naturaliste Béatrice Kremer-Cochet.- "Ré-ensauvagement" -Qui plus est en période de reproduction: de quoi espérer de belles couvées et portées, ici et ailleurs. Dans le Mercantour, cinq couples de gypaètes barbus ont pu se reproduire ce printemps, "un résultat remarquable" selon M. Cochet.À condition que le retour des humains ne tue pas dans l'œuf ces effets bénéfiques. La Ligue de protection des oiseaux (LPO), en Auvergne-Rhône-Alpes, a appelé à la vigilance ceux qui s'apprêtent à réinvestir parois et sentiers."Des rapaces ont pu faire leur nid au beau milieu d'une voie d'escalade désertée", prévient Adrien Lambert, chargé par la LPO de concilier sports en pleine nature et respect de la biodiversité. "Les petits viennent d'éclore et ont besoin d'être nourri par leurs parents, qu'il faut éviter de déranger autant que possible.""Le déconfinement nous inquiète beaucoup", abonde Marc Giraud, porte-parole de l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Ceux-ci "ne font plus trop attention aux humains et ça va leur faire drôle de les voir déferler à nouveau. Les hérissons se faisaient beaucoup moins écraser ces derniers temps..."Quelles leçons tirer de cette parenthèse durant laquelle la nature a pu "reprendre ses droits" ? Comme d'autres, les naturalistes rêvent d'un "après" différent de "l'avant", où l'homme partagerait mieux l'écosystème avec ses "voisins de planète" et les croiserait plus souvent."On a eu un petit échantillon de ré-ensauvagement et il ne faut pas casser cette dynamique", souhaite Gilbert Cochet, administrateur de l'Aspas qui a acheté 1.500 hectares en France ces dernières années - en collectant des dons - pour en faire des réserves dépourvues de toute exploitation humaine.Lui voudrait sanctuariser une des rives de l'Ardèche, où il verrait bien prospérer, par exemple, le cerf que l'homme préhistorique a peint, tout près de là, dans la grotte Chauvet - l'animal côtoyait à l'époque aurochs et bisons. "L'auteur de ce magnifique bestiaire n'avait ni téléobjectif, ni jumelles, il voyait cette grande faune de près."Avec 1,5 million de visiteurs par an, les gorges traînent une réputation d'autoroute à canoës mais l'office du tourisme du Pont d'Arc, créé il y a cinq ans, encourage des pratiques plus sensibles à l'environnement, comme les randonnées au crépuscule en petit comité ou les descentes en deux jours encadrées par un guide."Ce qu'on vient de vivre va forcément déboucher, à l'avenir, sur une logique de dédensification, les gens vont moins s'agglutiner", veut croire son directeur, Vincent Orcel.
|
Alors que la reconstitution du meurtre d'Alexia Daval doit avoir lieu ce lundi 17 juin, Le Point révèle comment le mari de la jeune femme a fini par avouer face aux enquêteurs.
|
Le 30 octobre 2017, le corps d'Alexia Daval, 29 ans, était retrouvé carbonisé dans un bois près de Gray-la-Ville (Haute-Saône). Deux jours plus tôt, son mari avait signalé sa disparition aux gendarmes. Coup de théâtre trois mois plus tard, après avoir joué les veufs éplorés face aux médias, Jonathann Daval finit par passer aux aveux. Si au cours des quatre premières auditions, c'est à chaque fois la même version qu'il récite, tout va basculer au bout de 32 heures de garde à vue, comme le relate Le Point.Après une entrevue avec ses avocats, Jonathann Daval demande à être une nouvelle fois entendu. C'est à ce moment-là, qu'il décide de passer aux aveux. "Je n'ai pas voulu ce qui est arrivé, ce n'est pas volontaire", lance-t-il alors. Avant de développer : "Elle a fait une crise extrêmement violente . J'ai voulu faire comme d'habitude, la serrer dans mes bras pour pas qu'elle me frappe, mais là, c'était vraiment fort. On était dans la chambre, je l'ai mise sur le lit et maintenue contre moi, mais je n'y arrivais pas. Sans le vouloir, je l'ai étouffée", raconte-t-il alors. "J'espérais qu'elle se réveille"Les enquêteurs tentent alors d'en savoir plus sur la suite des événements. "J'ai voulu appeler les secours, mais ce n'était pas possible, je n'y croyais pas, j'espérais qu'elle se réveille. Par dignité, j'ai pris un drap qui était en bas et je l'ai recouverte. Je lui ai mis ses baskets. J'ai déplacé le corps, je l'ai mis dans le véhicule du boulot", détaille alors Jonathann Daval.Le mari d'Alexia Daval révèle ensuite avoir pris plusieurs antidépresseurs appartenant à son épouse avant de décider, dans la confusion la plus totale, de se débarrasser de son corps. "Il faisait déjà jour. Je pars alors avec mon Némo. Je savais qu'il était équipé d'un tracker, mais je m'en foutais. Je ne savais pas où j'allais exactement. Je ne savais pas ce que je faisais, si j'allais me foutre en l'air avec elle. J'ai pris le premier bois qui venait, à l'improviste (sic). Je me suis garé. J'ai voulu l'emmener dans le bois, mais j'étais à bout de forces et je ne suis pas allé très loin. J'ai vu deux branchages alors je l'ai mise là. Je lui ai remis ses lunettes, puis le drap", raconte-t-il, tout en assurant ne pas avoir mis feu au corps de sa femme.Un scénario mis en placeÀ partir de là, pour couvrir ses traces, Jonathann Daval met en place tout un scénario reposant sur la sortie footing de sa femme, avant sa disparition. SMS à la sœur de sa femme depuis le téléphone d'Alexia, messages envoyés à son épouse pour lui demander quand elle rentre de son footing, visite chez ses beaux-parents, avant de finalement aller déclarer sa disparition à la gendarmerie, quelques heures plus tard.Face aux enquêteurs, Jonathann Daval révèle avoir hésité à mettre fin à ses jours. "Je voulais partir, mourir avec elle. J'avais l'intention de rouler vite et de me foutre en l'air, mais c'était trop dur."
|
EN IMAGES. Brasiers vus de l'espace, montages et animaux...
|
Tour d'horizon des images hors contexte ou détournées à propos des incendies qui ravagent actuellement l'Australie.Comme souvent lorsqu'une catastrophe environnementale frappe un pays, de nombreuses images sorties de leur contexte circulent actuellement sur internet pour témoigner des incendies en Australie, qui ont déjà ravagé environ 80.000 km² sur l'île-continent. Les incendies vus du cielUne image virale, partagée plusieurs dizaines de milliers de fois dans plusieurs langues (français, anglais, espagnol, portugais, catalan, arabe...) par des internautes mais aussi des célébrités comme l'influenceuse Khloe Kardashian (102 millions d'abonnés sur Instagram), montre l'Australie vue, semble-t-il, du ciel, parsemée de cercles rouges ou oranges représentant des incendies. Plusieurs publications prétendent qu'il s'agit d'une "image satellite", l'attribuant parfois à la Nasa. Il s'agit en réalité d'une représentation en 3D des foyers d'incendies sur 30 jours réalisée par un graphiste. Ce dernier a expliqué à l'AFP l'avoir créée à partir de données de l'agence spatiale américaine.La jeune fille et le koalaUne image d'une fillette portant un masque à gaz et tenant dans ses bras un koala devant un mur de flammes a été partagée plus de 20.000 fois sur Facebook. "Si cette photo ne fait pas réagir les gouvernants de notre planète, c'est à désespérer de l'espèce humaine...", déplore l'auteur de la publication. Contrairement à ce qu'écrit cet internaute, en français, il ne s'agit pas d'une photographie de Sean Davey. En décomposant les différents éléments présents sur le "cliché", et en les soumettant à des moteurs de recherche, on retrouve le même koala sur une photo datant de 2016. Une recherche plus poussée permet de remonter jusqu'à une publication Instagram de l'artiste Thuie, qui confirme publiquement avoir assemblé plusieurs images. Consciente que son photomontage avait été interprété par certains comme un cliché authentique, Thuie a demandé dans une mise à jour de sa publication à ceux qui le partagent de "s'assurer de mentionner qu'il s'agit d'une création sur Photoshop (c'est ce pourquoi mon profil est connu)". Selon elle, sa création visait avant tout à sensibiliser sur la catastrophe en cours en Australie."Mon œuvre visait à représenter ce que nous vivons en ce moment, les incendies, les personnes affectées par ces feux et les masques que ceux qui vivent dans les zones en danger doivent porter, et le fait que les animaux sont aussi touchés que les humains", a-t-elle par ailleurs expliqué à l'AFP. Le tigre dévoré par les flammesUne photo montrant un tigre pris dans des flammes a été partagée au moins 85.000 fois en 48 heures sur Facebook. Si une récente étude estime qu'un demi-milliard d'animaux ont été tués depuis septembre à cause des incendies, ce félin n'en fait pas partie. Il s'agit en réalité d'une photo prise en Indonésie en 2012 et montrant des animaux empaillés brûlés par les autorités après une saisie.Une autre photo, postée dans ces publications et montrant des moutons carbonisés, a également été sortie de son contexte : l'image a bien été prise en Australie mais lors d'un incendie survenu il y a près de trois ans. L'auteur de la photo, Peter Lorimer, l'avait également publiée sur son compte Instagram à l'époque.La famille dans les eaux et la montagne en flammesUne autre publication Facebook, partagée plus de 14.000 fois en 48 heures, montre une femme et cinq enfants semblant avoir trouvé refuge dans l'eau pour échapper à un incendie. Mais si cette image a bien été prise en Australie, elle date de 2013, lors d'un incendie survenu en Tasmanie. Le quotidien britannique The Guardian l'avait diffusée dans un article paru le 10 janvier 2013.Une autre image publiée dans cette même publication montre une montagne semblant dévorée par un impressionnant brasier. Mais la photo, authentique, date en réalité de 2014 et montre un incendie dans la mine australienne de charbon d'Hazelwood, dans l'État de Victoria.
|
Le lion est bien l'un des prédateurs les plus dangereux. Une vidéo, repérée par le Corriere Della Sera, ne manque pas de nous le rappeler.
|
La scène est assez terrifiante. Un lion pesant 180 kg fait face à un petit garçon. Dans la nature, les conséquences de cette attaque auraient pu être dramatiques, mais la vitre épaisse du zoo de Chiba, au Japon, a empêché ce petit enfant d'être dévoré par un lion le week-end dernier. Un lion, visiblement intrigué qui se prépare à attaquer. Faisant semblant de se coucher, l'animal bondit au moment précis où l'enfant lui tourne le dos.C'est le bruit sourd des pattes de l'animal qui fait sursauter le garçon, qui tressaille. Confus, il se frotte la tête et ne perd plus le lion des yeux. Il s'est alors retrouvé nez à nez avec les pattes du mammifère, qui est finalement reparti vexé.Une belle frayeur, mais rien de grave pour l'enfant de deux ans qui a fait une rencontre inhabituelle. Cet incident intervient quelques semaines après l'affaire du zoo de Cincinnati, où un gorille a été mortellement blessé après qu'un garçon est tombé dans son enceinte.
|
VIDÉO. Selon le journal Libération, Nicolas Hulot a envisagé de démissionner il y a quelques semaines mais a jugé "inaudible" de le faire pendant l'affaire Benalla.
|
"Partir pendant l'affaire Benalla, c'est inaudible", expliquait l'ancien ministre de la Transition écologique à une journaliste du quotidien lors d'une conversation téléphonique réalisée le 2 août. "Je suis dans un putain de dilemme. Mon problème est très simple : soit je m'en vais et ce sera bien pire, soit je reste et il n'y aura pas le grand soir", précisait-il. "Parfois, je n'en dors pas de la nuit". "Ils n'ont toujours pas compris l'essentiel""Quand je suis arrivé (au gouvernement), Emmanuel Macron et Édouard Philippe m'ont dit : 'On va rentrer dans un esprit de coopération'. Et là, on est en permanence dans la confrontation", regrettait-il alors. Le président et le Premier Ministre "n'ont toujours pas compris l'essentiel", selon lui."Quand j'obtiens des choses, c'est pour éviter que je me barre. Ils m'ont donné (l'inscription de l'environnement dans) l'article 1 de la Constitution, les éoliennes offshore, pour ne pas que je me barre. Le problème, c'est qu'ils devraient le faire par conviction". Nicolas Hulot avait demandé à la journaliste de "garder ses confidences" pour elle, mais Libération a décidé de "les publier intégralement" à la suite de sa démission, indique le quotidien sur son site.Si le calendrier de l'annonce de Nicolas Hulot a surpris - beaucoup pensaient qu'il attendrait les arbitrages sur la future feuille de route énergétique avant de trancher -, son départ semblait inévitable depuis plusieurs semaines. Pratiquement dès sa nomination, des écologistes doutaient de sa marge de manœuvre et craignaient que celui qui avait dit non à tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ne soit qu'une "caution verte" du gouvernement."Je me surprends tous les jours à me résigner, à m'accommoder de petits pas", a expliqué l'ex-présentateur d'"Ushuaïa" juste après l'annonce de sa démission sur France Inter, espérant que sa démission provoquerait un "sursaut".
|
L'école "répond à un besoin politique", estime sa directrice.
|
Alors que sa tante Marine Le Pen fait sa rentrée politique à Fréjus, dans le Var, Marion Maréchal, elle fait sa rentrée des classes. L'ancienne députée a ouvert officiellement l'ISSEP, son école dédiée aux sciences politiques, ce samedi 15 septembre 2018, à Lyon."C'est un nouveau métier mais qui a une certaine continuité par rapport à l'engagement politique qui a été le mien par le passé", a confié la directrice d'école à Cnews. Le but de cette école : proposer une formation alternative en réponse "aux élites déconnectées acquise à certains poncifs." Un enseignement visant à former une "nouvelle génération de dirigeants""L'école ne sera pas un sas du parti""D'une certaine manière, c'est une école qui répond à un besoin politique", estime encore Marion Maréchal, retirée de la vie politique depuis mai 2017pour "des raisons personnelles et politiques"."L'idée n'est pas de faire concurrence au Front national, d'ailleurs l'école ne sera pas un sas du parti", a insisté la nièce de Jean-Marie Le Pen.Parmi la première promotion d'étudiants de l'école, Erik Tegnér, candidat à la présidence des Jeunes LR. Il se félicite d'intégrer une école qui "incarne la jeunesse de droite, qui est plutôt conservatrice et qui a une soif d'entreprendre".Une promotion qui a elle-même choisi son nom, comme l'a annoncé Marion Maréchal en fin de journée : Saint-Exupéry.
|
L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, tentait de mettre fin à ses jours. Les policiers et les secours ont essayé d'intervenir mais l'homme se serait retourné vers eux.
|
Un SDF armé d'un couteau a été tué par un policier dimanche 12 août à Menton dans les Alpes-Maritimes, a rapporté le parquet de Nice, confirmant une information du quotidien Nice Matin. Les faits se sont produits dans un parc public de la ville. Un homme SDF, âgé d'une cinquantaine d'années et de nationalité belge, essayait de mettre fin à ses jours. Il s'était déjà entaillé à plusieurs reprises les veines des deux bras, l'arrière des chevilles et à la gorge, lorsque les policiers et les secours ont tenté d'intervenir.Enquête ouverteLes forces de l'ordre ont essayé de parlementer avec l'homme pour lui faire lâcher son couteau, sans succès. Les policiers ont alors tiré au pistolet à impulsion électrique pour essayer de neutraliser le SDF. Le tir n'a pas atteint son objectif, a indiqué le parquet de Nice.L'homme s'est alors levé et s'est dirigé vers un policier. "Un deuxième policier a fait usage de son arme de service à deux reprises", touchant mortellement le SDF, a précisé le parquet. Selon le syndicat Unité SGP police interrogé par Franceinfo, le policier a ouvert le feu en état de légitime défense, en tentant de protéger l'un de ses collègues. Les secours, déjà présents sur place, ont tenté en vain de le ranimer.Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire niçoise et à l'inspection générale de la police nationale (IGPN). À Menton, le jardin exotique est fleuri hiver comme été. Visite de cet endroit insolite, une invitation à un voyage botanique aux quatre coins du monde.
|
L'ancien Premier ministre estime que Donald Trump "tourne le dos au message historique de l'Amérique", et "ne constitue pas un allié sûr" pour la France.
|
Les hommages n'empêchent pas les divergences. Au moment où Emmanuel Macron et Donald Trump commémorent ensemble le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie, Jean-Pierre Raffarin éprouve un "malaise" à voir Donald Trump participer aux commémorations du 75e anniversaire du "D-Day". "Aujourd'hui s'il y avait besoin de l'Amérique, je ne suis pas sûr que l'Amérique serait au rendez-vous", a-t-il déclaré jeudi 6 juin sur Cnews.Donald Trump "est un allié de l'Histoire, pas nécessairement de l'avenir, en tout cas pas un allié de l'actualité (...) Il n'est forcément pas un allié sûr aujourd'hui puisqu'il souhaite la déconstruction de l'Europe", a-t-il ajouté. "Il y a un malaise dans cette présence de Trump aujourd'hui, puisque à la fois il est porteur du plus beau message d'unité et de liberté mais en même temps il tourne le dos au message historique de l'Amérique." "La réalité aujourd'hui c'est que les Etats-Unis en veulent à l'Europe, jouent contre l'Europe", souhaitent sa "déconstruction", a poursuivi M. Raffarin, évoquant le "soutien brutal" du président américain dans le cadre du Brexit, "la paix recherchée" par les Européens avec l'Iran "remise en cause" par Washington, "la tension permanente" avec la Russie et la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat.
|
VIDÉO - Le président a offert au souverain pontife un exemplaire du "Journal d'un curé de campagne" de Georges Bernanos.
|
Une rencontre aux apparences très chaleureuse et d'une longueur inédite : Emmanuel Macron et le pape François, qui se rencontraient pour la première fois, ont parlé, mardi 26 juin au Vatican, principalement de la crise des migrants.M. Macron est ressorti de son tête-à-tête dans la bibliothèque du somptueux palais pontifical au bout de 57 minutes, le plus long entretien jamais accordé par le pape argentin à un chef d'Etat ou de gouvernement. Ses entretiens passés, comme avec l'ancien président américain Barack Obama ou le président turc Recep Tayyip Erdogan, n'ont jamais dépassé 50 minutes. Le président français n'a toutefois pas battu le record absolu de son prédécesseur François Mitterrand resté une heure et quart en tête-à-tête avec Jean Paul II. Il est en revanche resté plus longtemps que son prédécesseur François Hollande (35 minutes).Il a été rejoint à la fin de son entretien privé par son épouse Brigitte, en robe noire discrète, ainsi que par une délégation d'une douzaine de personnes dont son ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Le président français a offert au pape une édition en italien de 1949 du "Journal d'un curé de campagne" de Georges Bernanos, écrivain catholique fervent que son hôte apprécie beaucoup. Le pape lui a remis une médaille en bronze de Saint Martin et les textes phares de son pontificat. Fidèle à son image d'homme appréciant les contacts physiques, le président français à posé la main sur l'épaule du pape dans un geste étonnamment complice et les deux hommes se sont embrassés sur la joue avant de se quitter.Avant cette rencontre, Emmanuel Macron avait pris son petit-déjeuner avec la communauté de laïcs catholiques Sant'Egidio, très impliquée dans l'accueil de migrants et organisatrice de "couloirs humanitaires" acheminant des réfugiés syriens en Europe dont la France. Emmanuel Macron est à couteaux tirés avec le gouvernement italien, notamment avec son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini qui ne cesse de fustiger son "arrogance" sur le dossier des migrants. Le nouveau pouvoir a déclaré la guerre aux ONG positionnant leurs bateaux au large des côtes libyennes.Le pape interpelle régulièrement les dirigeants de l'UE pour qu'ils maintiennent des idéaux fondateurs comme "la solidarité". À propos des migrants arrivant en Europe qu'il faut "accueillir, accompagner, loger et intégrer" dans la limite des capacités de chaque pays, le pape a estimé la semaine dernière qu'il était nécessaire aussi "d'investir intelligemment pour leur donner du travail et une éducation" dans leurs pays d'origine, notamment africains. S'il fustige souvent "les populismes qui prospèrent à partir de l'égoïsme", François s'est abstenu jusqu'à présent de commenter les annonces du nouveau gouvernement italien, au pouvoir depuis le 1er juin.EMMANUEL MACRON EST "AGNOSTIQUE"Dans un long discours lyrique devant la Conférence des évêques de France (CEF) début avril, Emmanuel Macron avait dit vouloir "réparer" le "lien" entre l'Église catholique et la République française, "abîmé" notamment depuis l'adoption du mariage homosexuel en 2013. Ce discours du président avait suscité les critiques de la gauche et du Rassemblement national (extrême-droite), dans un pays où le respect de la laïcité fait l'objet de débats épidermiques, souvent incompréhensibles hors des frontières. L'épiscopat français avait pour sa part salué un discours refondateur des relations entre les catholiques et la République. "La France devrait dire que les religions font elles aussi partie de la culture", plaide le pape.Baptisé à 12 ans dans la foi catholique, ancien élève d'un collège jésuite où il a rencontré son épouse Brigitte, son ancien professeur alors femme mariée, Emmanuel Macron se définit aujourd'hui comme "agnostique". Le président français vient aussi à Rome chercher son titre de "premier et unique chanoine d'honneur" de la cathédrale du pape, une tradition remontant au 17e siècle et au roi Henri IV. Nicolas Sarkozy fut le dernier chef d'Etat, en décembre 2007, à se plier à cette tradition honorifique dans l'immense basilique majeure de Saint-Jean-de-Latran, attitrée à l'évêque de Rome (le pape). Il avait alors suscité un tollé, à gauche, pour son discours d'éloge de la foi et des racines chrétiennes de la France. Le président Macron devrait s'abstenir prudemment mardi après-midi de tout discours sur le terrain miné de la laïcité.
|
Le Conseil constitutionnel a donné raison, vendredi, à ce témoin clé du dossier, en décidant qu'elle n'aurait pas dû être interrogée seule par les gendarmes en 1984, alors qu'elle avait 15 ans. "C'est un miracle", a-t-elle confié au "Parisien"
|
.Le Conseil constitutionnel considère que la garde à vue de Murielle Bolle s'était déroulée dans des conditions non conformes à la Constitution. Ce nouveau rebondissement, 34 ans après la mort du petit garçon de quatre ans, pourrait amener la justice pénale à rayer du dossier toute mention de ces déclarations cruciales.Placée en garde à vue les 2 et 3 novembre 1984, l'adolescente avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé Grégory en sa présence, puis répété ses propos devant le juge d'instruction, avant de se rétracter en assurant avoir subi la pression des gendarmes. Bernard Laroche avait été abattu par le père de Grégory en 1985. Aujourd'hui encore, cette volte-face de Murielle Bolle reste au cœur de l'affaire."Une première victore", selon ses avocats"C'est un miracle", a réagi Murielle Bolle auprès du Parisien. "Je l'espérais mais je n'osais pas y croire", confie-t-elle. "Il faut que je réalise et que je retombe sur terre. La première chose que j'ai faite c'est d'appeler mes enfants, ils sont toute ma vie. Sans eux, je n'aurais pas tenu", explique-t-elle au quotidien. Contactés par l'AFP, ses avocats ont fait part de leur "grande satisfaction". "C'est une première victoire", souligne Me Emmanuel Piwnica. "Une deuxième libération pour elle", selon Me Jean-Paul Teissonnière, pour qui cette décision "rend beaucoup plus difficile la poursuite de l'acharnement et du harcèlement à l'égard de Murielle Bolle".
|
Le présentateur de la matinale de RMC-BFMTV s'est agacé contre la secrétaire d'Etat, dont il a jugé les réponses trop vagues lors d'une interview donnée mardi 3 septembre. Une série d'annonces relatives au Grenelle des violences conjugales devaient être dévoilées plus tard dans la journée.
|
Le timing du gouvernement pour distiller ses annonces fait grincer quelques dents, dont celle de l'animateur de RMC-BFMTV Jean-Jacques Bourdin. Ce dernier n'a pas caché son insatisfaction face aux réponses de Marlène Schiappa, qui était l'invitée de son interview matinale mardi 3 septembre. La secrétaire d'Etat à la lutte contre les discriminations et l'égalité femmes/hommes bat le pavé à l'occasion du Grenelle des violences conjugales, qui débute ce mardi."Je me demande pourquoi vous acceptez une invitation quand vous me dites sans cesse 'Bah non, de toute façon les annonces seront faites dans l'après-midi", a t-il déploré en direct à l'antenne, face à Marlène Schiappa. "Vous savez que ça, c'est absolument insupportable!", a-t-il poursuivi. Bourdin s'agace contre Schiappa (et c'est une habitude chez lui de s'énerver en direct)par LeHuffPost"Moi je vous invite. Si je vous invite, c'est pour que vous donniez des réponses". "On peut arrêter l'interview!", lui a répondu Marlène Schiappa, qui doit lancer dans l'après-midi un "Grenelle" que les associations et proches de victimes de féminicides espèrent voir déboucher sur des mesures immédiates et des moyens accrus. Ce rendez-vous très attendu s'ouvre alors qu'une centaine de femmes ont été tuées par leur conjoint ou ancien concubin depuis le 1er janvier dernier, selon un décompte d'un collectif militant, "Féminicides par compagnon ou ex".Le ministère de l'Intérieur a recensé 121 féminicides pour toute l'année 2018, soit un tous les trois jours.
|
L'établissement se situe à 150 mètres des deux bâtiments qui se sont effondrés le 5 novembre.
|
Une école proche des deux immeubles qui se sont effondrés à Marseille a décidé de fermer par précaution à partir de lundi sa cour de récréation et réclame une expertise d'urgence de son bâtiment, redoutant des fragilités.L'école Cours Julien, dont une façade donne sur le 119 rue d'Aubagne, se situe à 150 mètres des deux bâtiments vétustes qui se sont effondrés le 5 novembre, faisant huit morts.Dans un message aux parents d'élèves, la direction de l'école constate les "inquiétudes quant à la sécurité des élèves, du personnel enseignant et du personnel municipal" et prend "la mesure conservatoire de ne plus accueillir les élèves dans la cour".Le sol de la cour affaissé en 2012De leur côté, les parents appellent à se rassembler lundi et mardi matin pour exiger une expertise immédiate "fiable et transparente". De son côté, la mairie a expliqué avoir "pris en compte" la demande de l'école et explique que "des experts vont faire un diagnostic".La cour et la façade arrière de l'école reposent sur un local municipal "insalubre", a expliqué la présidente de l'association des parents d'élèves, Camille Giraud-Ba, qui a pu prendre des photos de son plafond, humide et endommagé. Le sol de la cour s'est déjà affaissé en 2012, des fissures ont été constatées et des carreaux se sont brisés.Après l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne, la direction et les parents d'élèves ont sollicité de la mairie une nouvelle expertise. Des responsables se sont déplacés, mais les parents d'élèves et l'école ont déploré de ne pas y avoir été associés.Le quartier de Noailles à la lisière duquel se trouvent ces bâtiments est miné par l'habitat vétuste. Depuis le drame, 48 immeubles ont dû y être bouclés. Dans l'ensemble de Marseille, les signalements d'immeubles menaçants se succèdent depuis le 5 novembre, entraînant des évacuations. Au total, 1.010 personnes ont été évacuées par précaution de leur logement, dans 106 immeubles devenus fantôme.
|
Il réclame également l'installation des équipes élues au premier tour, mais "le gouvernement se moque du monde" sur ce sujet.
|
"Si on est capable d'ouvrir les écoles et les commerces", il doit être possible d'organiser le second tour des élections municipales au mois de juin -"si les conditions sanitaires le permettent"-, a estimé lundi 11 mai le président des Républicains, Christian Jacob."Dès que les conditions sanitaires le permettent, ça veut dire concrètement si on est capables d'ouvrir les écoles, les collèges, les lycées, les commerces, je ne vois pas au nom de quoi le deuxième tour ne pourrait pas se tenir en juin", a-t-il affirmé sur France Inter. Dans le cas contraire "l'Association des maires de France a fait une proposition tout à fait raisonnable qui est celle de septembre", a-t-il ajouté. Le second tour, qui devait se tenir le 22 mars, a été reporté en raison de la crise sanitaire. Un rapport doit être remis au Parlement par le Premier ministre le 23 mai au plus tard pour déterminer s'il peut avoir lieu en juin.Ce second tour concerne environ 5.000 communes sur un total de 35.000. Dans les 30.000 autres, Christian Jacob a de nouveau plaidé pour "installer très rapidement les maires élus au premier tour" car "ne pas les installer, c'est créer des chômeurs de plus" notamment dans le secteur des travaux publics qui "sont très dépendants de la commande publique"."Le gouvernement se moque du monde et nous emmène en bateau sur le sujet", a-t-il affirmé, en soulignant que les conseils élus comptaient en moyenne "une quinzaine de personnes" et qu'on pouvait "installer les maires aujourd'hui". Le Premier ministre Édouard Philippe a demandé le 4 mai un avis au Conseil scientifique sur le sujet en vue d'un rapport "dans les plus brefs délais".Le président des Républicains s'est par ailleurs dit opposé à une prolongation au delà du 10 juillet de l'état d'urgence sanitaire "sauf bien entendu si les conditions sanitaires nous l'imposent" car "la démocratie est sous cloche".Sur l'allongement éventuel du temps de travail après la crise, Christian Jacob a plaidé pour "sortir du carcan des 35 heures". "La question du temps de travail devra se poser mais dans un cadre de dialogue social, et dans l'entreprise ou dans les branches", a-t-il affirmé, en jugeant que "ça ne peut pas être décidé par l'État".
|
Un homme d'affaires italien, arrêté il y a dix jours sur des soupçons d'extorsion du Saint-Siège dans le cadre de l'achat d'un immeuble de luxe à Londres, a été remis en liberté provisoire lundi par la justice vaticane.
|
"Les magistrats ont pris acte des arguments développés par la défense, ainsi que des nombreux documents rattachés et jugés utiles pour reconstruire les faits faisant l'objet de l'enquête", indique un communiqué du Vatican.Sur ces bases, les magistrats du Vatican "ont accordé la liberté provisoire" au suspect, Gianluigi Torzi.L'enquête explosive, lancée l'été dernier après des signalements internes, décortique encore les opaques montages financiers de l'achat en deux temps d'un immeuble situé au 60 Sloane avenue, dans le chic quartier londonien de Chelsea.Les locaux, qui ont appartenu dans le passé au grand magasin Harrods, se composent de 17.000 m2 de bureaux appelés à être transformés en appartements de luxe.Selon une version de l'enquête publiée par le portail du Vatican au lendemain de son arrestation, Gianluigi Torzi se serait adjugé frauduleusement des droits de vote sur une société contrôlant l'immeuble. Il aurait ensuite exigé des sommes importantes au Saint-Siège pour céder ces mêmes droits, parvenant au printemps 2019 à obtenir 15 millions d'euros.Le courtier italien, également soupçonné de détournement de fonds, de fraude aggravée et de blanchiment d'argent, était détenu dans des locaux de la gendarmerie vaticane. Il encourt jusqu'à douze ans de prison selon la justice vaticane.Le 5 juin dernier, jour de l'arrestation, les avocats de M. Torzi avaient pour leur part évoqué "un malentendu".Le feuilleton avait démarré en 2014: la Secrétairie d'Etat (administration centrale du Saint-Siège) débourse alors plus de 200 millions de dollars (des prêts hypothécaires de banques suisses liés à des dons des fidèles faits au pape) pour s'emparer de 45% de l'immeuble londonien, propriété d'un homme d'affaires italien vivant à Londres, Raffaele Miccione, par le biais d'un fonds. Ce dernier investit pour lui-même cette manne dans des opérations boursières, mais finit par perdre de l'argent, précise le Saint-Siège, qui décide fin 2018 de mettre un terme à cette alliance imprudente.C'est à ce moment-là que l'intermédiaire Gianluigi Torzi est choisi pour négocier avec Raffaele Miccione -qui va obtenir 40 millions d'euros du Saint-Siège en guise de compensation d'adieu-, et modifier le montage financier pour que le Vatican devienne enfin l'unique propriétaire de l'immeuble de luxe.L'opération aura coûté au final 350 millions d'euros au Saint-Siège, car l'immeuble était grevé par une hypothèque.Cinq employés de la Secrétairie d'Etat et un dirigeant de l'Autorité d'information financière (AIF, autorité anti-blanchiment chargée de scruter les irrégularités financières basée dans la Cité du Vatican) sont aussi dans le collimateur de l'enquête.
|
Plus pé renne de tous les Premiers ministres de l'histoire d'Israël, Benjamin Netanyahu est un "magicien" de la survie politique, passé maître dans l'art d'être reconduit à son poste malgré des critiques acerbes et ses ennuis judiciaires.
|
Avec l'annonce de la normalisation des relations entre son pays et les Emirats Arabes Unis, M. Netanyahu s'offre une chance de remonter dans l'estime de ses compatriotes au milieu d'une crise politique et sanitaire qui a vu des milliers d'Israéliens descendre dans les rues ces dernières semaines.Souvent surnommé "Roi Bibi" par ses partisans, Benjamin Netanyahu, 70 ans, dirige depuis le mois de mai un gouvernement "d'union et d'urgence", formé avec son ex-rival aux élections Benny Gantz.Les deux hommes, qui se sont affrontés au cours de trois campagnes en moins d'un an, ont finalement trouvé un accord de partage du pouvoir destiné à sortir le pays de l'impasse et gérer la pandémie de Covid-19 qui a plombé l'économie israélienne. L'accord prévoit une rotation à la tête du gouvernement avec M. Gantz qui doit succéder à M. Netanyahu à l'automne 2021, mais la presse locale glose déjà sur des élections anticipées en raison de tensions croissantes entre les deux dirigeants.Salué quasi unanimement par la classe politique pour cet accord "historique" avec les Emirats Arabes Unis, le Premier ministre israélien peut savourer un moment clé de sa carrière: son premier accord de "normalisation" avec un pays arabe. Par le passé, cette normalisation était intimement liée au processus de paix avec les Palestiniens, qui devait servir de pont aux relations avec le monde arabe et plus largement musulman. Mais pour M. Netanyahu, c'est plutôt la normalisation avec les pays arabes qui poussera les Palestiniens à un accord de paix avec Israël.- Un père idéologue -Voix rauque de ténor, cheveux argentés inamovibles, souvent vêtu d'un complet-cravate bleu sur chemise blanche, Benjamin Netanyahu, seul Premier ministre du pays à être né après la création d'Israël en 1948, est un fin stratège habitué au louvoiement.Né à Tel-Aviv le 21 octobre 1949, il a hérité d'un bagage idéologique musclé par son père Benzion, qui était l'assistant personnel de Zeev Jabotinsky, leader de la tendance sioniste dite "révisionniste", favorable à un "Grand Israël".M. Netanyahu prône une vision d'Israël comme "Etat juif" avec des frontières s'étendant au nord-est jusqu'à la Jordanie. D'où sa promesse d'annexer la vallée du Jourdain située en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l'Etat hébreu, une question reportée en échange de cet accord, selon les termes du président américain, Donald Trump.Le jeune Netanyahu effectue son service militaire dans un commando prestigieux. Le Proche-Orient est alors dans l'après-guerre des Six jours qui a vu en 1967 Israël s'emparer des territoires palestiniens de Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est ainsi que du Golan syrien et du Sinaï égyptien.En 1976, le frère aîné de Benjamin, Yoni, commandant de l'unité chargée de libérer les otages d'un vol Tel-Aviv/Paris détourné par deux organisations palestinienne et allemande en Ouganda, est tué pendant l'assaut israélien.Ce décès ébranle profondément Benjamin Netanyahu qui fera de la "lutte contre le terrorisme", qu'il associe souvent aux Palestiniens, l'un des fils conducteurs de sa carrière.- Guerre personnelle -Orateur né, pugnace, il devient diplomate à Washington, puis ambassadeur à l'ONU dans les années 1980. De retour en Israël, il est élu député en 1988 sous la bannière du Likoud (droite), dont il devient, avec son style à l'américaine, l'étoile montante.En 1996, A 47 ans, M. Netanyahu triomphe du doyen Shimon Peres et devient le plus jeune Premier ministre de l'histoire d'Israël.Son règne est de courte durée: trois ans. Mais, après une brève retraite, il retourne à sa passion, la politique, et reprend la tête du Likoud. En 2009, il redevient Premier ministre. Depuis, Israël n'a connu que "Bibi" qualifié par ses critiques de leader "autoritaire", "corrompu" et mettant ses intérêts personnels avant l'intérêt général.Marié et père de trois enfants, le plus pérenne des Premiers ministres israéliens a décroché un autre titre, moins glorieux: celui de seul chef de gouvernement à être inculpé dans l'exercice de ses fonctions pour corruption, abus de pouvoir et malversation.Fort d'un pacte de "normalisation" avec les Emirats arabes unis, Benjamin Netanyahu aura sans doute encore une fois surpris ses adversaires mais pourrait aussi devoir faire face au mouvement pro-colonie qui plutôt qu'un accord avec Abou Dhabi rêvait de l'annexion par Israël de la centaine de colonies juives en Cisjordanie...
|
François Hollande a, lors d'une conférence de presse, déclaré qu'il ne se présenterait pas aux présidentielles de 2017. Une première dans l'histoire politique de la Ve République.
|
C'est une date que retiendront les livres d'histoire. Le 1er décembre 2016, à la surprise générale, François Hollande a annoncé aux Français, son intention de ne pas briguer un second mandat présidentiel. Inattendue, la nouvelle a pris la classe politique de court, enterrant les rumeurs d'une candidature aux prochaines élections. À l'image de cette déclaration historique, retour sur cinq moments télévisés qui ont marqué le mandat du septième président de la Ve République."Moi président de la République..."Mai 2012. François Hollande, arrivé en tête des suffrages au premier tour des présidentielles, est confronté à Nicolas Sarkozy, lors du débat de l'entre-deux tours. Après une heure d'échanges houleux entre les candidats, Laurence Ferrari, animatrice de l'entretien demande au socialiste : "Quel président comptez-vous être" ? Sa réponse est une interminable diatribe, parfaitement pensée et élaborée, visant directement le président sortant. Sans le savoir, Hollande remportait les élections.Une investiture... mouilléeToujours en mai 2012, Hollande, fraîchement élu, est sur le point d'entamer son mandat présidentiel. Mais avant, il doit être formellement investit de ses fonctions au cours d'une cérémonie. Cette dernière aura lieu le 15 mai. Problème : la météo n'est pas clémente ce jour-là. Devant toutes les caméras du monde, le nouveau président descendra les Champs-Elysées sous une plus battante, et sans parapluie... Une entrée en trombe (d'eau).Vendredi noirLa présidence de François Hollande n'a pas été des plus paisibles. On en retiendra, entre autres, l'affaire Léonarda, la violence des débats sur le mariage pour tous... et les multiples attentats qui ont secoué le pays, notamment ceux du 13 novembre, où une centaine de personnes ont perdu la vie. Ce jour-là, entre deux couvertures des événements par les médias, est apparu un président meurtri, touché et ému, appelant la nation à "faire preuve d'unité et de sang-froid". Incontestablement le discours le plus sincère de son mandat.Quand Hollande éclate de joie...Sur une note beaucoup plus gaie, François Hollande assistait, le 7 juillet 2016, à la demi-finale de l'Euro 2016. Le match, qui opposait la France à Allemagne, s'est soldé par la victoire des Bleus, sur un score de 2-0. Présent dans les gradins du stade Vélodrome lors de cette confrontation, le Président n'a pu s'empêcher de sauter de joie lorsque le but d'Antoine Griezmann a emmené l'équipe de France en finale. Une séquence déjà culte.Le renoncement"J'ai décidé de ne pas être candidat au renouvellement de mon mandat". Le suspens sera resté entier jusqu'au bout. Si les bruits de couloir affirmaient le contraire, Hollande ne se lancera finalement pas dans la course des Présidentielles 2017. Une première dans l'histoire de la Ve république, puisqu'avant cette annonce coup de poing, aucun président ne s'était déclaré non-candidat à sa succession. Sur les réseaux sociaux, les internautes saluent le courage et l'humilité du chef d'État. Chez les politiques, c'est le mot "dignité" qui revient. Mais au-delà des commentaires, cette allocution télévisée est de celles qui font date et marquent les esprits. Un grand moment de télévision.
|
Sous un soleil écrasant, le chassé-croisé entre "juillettistes" et "aoûtiens" n'a pas failli à la règle, avec un pic de bouchons cumulés de 760 kilomètres samedi, première journée de l'été classée noire dans le sens des départs.
|
"Le pic des bouchons a été atteint à 12h10 avec un cumul des bouchons au niveau national de 760 kilomètres", a annoncé Bison futé dans un communiqué.La situation est "conforme aux prévisions", précise le site d'informations routières. Le pic est comparable au samedi équivalent du 3 août 2019 (762 km), et supérieur au samedi 25 juillet 2020 (609 km).Les principales difficultés de circulation enregistrées se situent sur les autoroutes A7, de Lyon à Marseille, et A10, entre Paris et Bordeaux.Un record inattendu de 955 km d'embouteillages avait été enregistré il y a 3 semaines. Du jamais vu en juillet.Ce samedi est aussi classé rouge au niveau national dans le sens des retours. "Les temps de parcours ont plus que doublé samedi sur l'autoroute A7 par rapport à la normale, en particulier vers Orange, Valence et Montélimar", a précisé le site d'informations routières à l'AFP. Avec cette circulation surchargée dans la descente de la vallée du Rhône depuis le sud de Lyon jusqu'à Orange, les temps de parcours étaient par exemple vers midi de 05h10 au lieu de 1h30 d'habitude. Des itinéraires de délestage ont été mis en place.Un accident a par ailleurs entraîné samedi matin la coupure de l'A89 sur l'axe Bordeaux-Lyon. Et le mercure qui s'affole, avec des températures de 36 à 41 degrés, de la vallée du Rhône aux deux départements savoyards, rendait encore plus pénible la route des vacances. Treize départements étaient toujours placés samedi à la mi-journée en vigilance orange canicule par Météo France: l'Ain, l'Ardèche, la Côte-d'Or, le Doubs, la Drôme, l'Isère, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, le Rhône, la Saône-et-Loire, la Savoie et la Haute-Savoie.- "On maîtrise ses nerfs" -Beaucoup d'automobilistes suivaient les conseils de prudence de Bison futé par temps de bouchons et de canicule: éviter de circuler aux heures les plus chaudes de la journée, entre midi et 16h00, protéger le véhicule du soleil, boire régulièrement de l'eau et être particulièrement attentif aux passagers les plus vulnérables, enfants et personnes âgées."On s'arrête le plus souvent possible, dès que les enfants le demandent, et on essaie de s'hydrater un maximum pour que tout le monde ait un peu de plaisir sur la route", explique ainsi à l'AFP Fabrice, automobiliste de Nancy en route pour le Grau-du-Roi (Gard), qui faisait halte sur l'aire de Saint-Rambert-d'Albon, dans la Drôme."On maîtrise ses nerfs, on patiente, on s'arrête sur les aires de repos pour les petits, c'est important. On s'hydrate et on se repose quand on peut", renchérit Nassim, de Saint-Étienne, en partance vers le Sud.Aujourd'hui, "presque 180.000 véhicules sont attendus sur le réseau" autoroutier, explique à l'AFP Morgane Sauzay, responsable clientèle et communication Vinci Autoroutes, présente sur la même aire de repos. Pendant cette grosse journée de trafic, notamment dans la vallée du Rhône et en particulier sur l'autoroute A7 dans les deux sens de circulation, "l'heure la plus critique est entre midi et 15h00 où tout le monde se retrouve sur la route, aussi bien les gens qui descendent que ceux qui remontent", ajoute-t-elle. Pour les retours, Bison futé a aussi prévu des routes chargées samedi dans le Sud-Ouest, avec des difficultés sur l'A10 à hauteur de Bordeaux et entre Bordeaux et Niort.
|
Plusieurs milliers d'habitants de Sarajevo ont protesté samedi contre la célébration dans la cathédrale catholique de la capitale bosnienne d'une messe à la mémoire de civils et de militaires de l'Etat pro-nazi croate (NDH) exécutés par les partisans communistes en 1945.
|
La messe a été célébrée à midi (10H00 GMT) dans des circonstances tendues. Son annonce avait suscité une levée de boucliers de la plupart des partis politiques en Bosnie, à l'exception des formations croates, ainsi que de la communauté juive et de l'Eglise orthodoxe serbe.Trois heures avant le début de la messe, les unités spéciales de la police ont bouclé tous les accès à la cathédrale.Chaque année en mai, des commémorations de la "tragédie de Bleiburg" sont organisées près de Bleiburg, une localité du sud de l'Autriche.A cet endroit, des soldats du NDH et des civils qui les suivaient, essayant de gagner l'Autriche, s'étaient rendus en mai 1945 aux forces britanniques, qui les ont renvoyés vers la Yougoslavie. Beaucoup, civils et militaires, y ont été massacrés par les partisans, mouvement de résistance d'inspiration communiste dirigé par Tito.Cette année, les commémorations ont été annulées en raison de la pandémie de Covid-19. Les organisateurs ont décidé que la messe serait célébrée à Sarajevo par l'archevêque Vinko Puljic.A l'heure de la messe, qui a rassemblé une vingtaine de prêtres et autant de fidèles, plusieurs milliers de personnes ont défilé devant un monument à la mémoire de 55 antifascistes pendus en mars 1945 à Sarajevo par le régime oustachi."C'est la réponse de Sarajevo citoyenne, libre et antifasciste à ceux qui essayent de célébrer les criminels de guerre", a déclaré à l'AFP Nijaz Skenderagic, un des organisateurs du défilé.Malgré l'interdiction des rassemblements en raison de la pandémie, les manifestants ont ensuite marché vers la "Flamme éternelle", un autre monument dédié aux unités des partisans qui ont libéré Sarajevo en 1945.-"Dieu ne leur pardonnera jamais"-"Mort au fascisme, liberté au peuple!", ont-il scandé devant ce monument, entonnant des chants des partisans.Plus de 10.000 habitants de Sarajevo, principalement Juifs ainsi que Serbes, Roms et d'autres personnes, ont été tués par le régime oustachi (1941-45) allié aux Nazis.Des centaines de milliers de personnes ont été tuées par cet Etat indépendant croate (NDH), qui englobait également toute la Bosnie, ainsi qu'une partie de la Serbie.En répondant aux critiques, le cardinal Puljic avait souligné avant la messe que prier pour l'âme des victimes ne signifiait pas approuver leurs actes.Initialement annoncée comme une messe pour les victimes de la "tragédie de Bleiburg", la messe a été célébrée aussi pour "toutes les autres victimes de la guerre et de l'après-guerre", a tenu à préciser le cardinal Puljic dans son homélie."Personne n'a le droit d'ignorer les victimes pour lesquelles nous prions aujourd'hui", a-t-il lancé, en référence aux militaires du NDH et des civils croates tués peu après la guerre. Selon des historiens indépendants, plusieurs dizaines de milliers de Croates, des miliciens oustachis mais aussi des civils, ont été tués dans les combats lors de leur retrait vers l'Autriche ou exécutés après la guerre par les partisans yougoslaves.Le rassemblement de Bleiburg suscite chaque année des controverses en raison de l'utilisation de symboles nazis par des participants. Ces commémorations sont parrainées par le Parlement croate.Pour Boris Kozemjakin, président de la communauté juive de Sarajevo, "on ne peut pas nier les crimes oustachis et plus de 10.000 morts" à Sarajevo. "Ils peuvent peut-être recevoir la bénédiction (des prêtres) mais Dieu ne leur pardonnera jamais", a-t-il dit à l'AFP.
|
Le vraquier MV Wakashio échoué sur un récif de l'île Maurice et qui a déversé 1.000 tonnes de fioul sur les côtes s'est cassé en deux, a annoncé dimanche son armateur, la compagnie Mitsui OSK Lines.
|
"Il a été confirmé le 15 août que le navire s'était cassé en deux", a annoncé Mitsui OSK Lines dans un communiqué, précisant que l'information émanait du propriétaire, Nagashiki Shipping.Cette cassure du vraquier, qui s'est échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d'Esny, au sud-est de l'île Maurice, avec 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord, paraissait inéluctable depuis plusieurs jours. Entre 800 et 1.000 tonnes de fioul se sont échappées de ses flans éventrés et ont souillé les côtes, notamment des espaces protégés avec des forêts de mangrove et des espèces menacées. Les équipes d'intervention ont mené une course contre la montre pour pomper le reste du carburant, alors que le bateau menaçait de se briser à tout moment."Il est estimé qu'une quantité non récupérée de carburant s'est échappée du navire", a indiqué dimanche Mitsui OSK Lines.Selon les autorités, il restait environ 90 tonnes de carburant à bord au moment où le bateau s'est cassé en deux.L'équipe de secours prévoit de remorquer les deux tiers avant de l'épave et les couler au large pour éviter des dégâts supplémentaires, a expliqué à l'AFP une source policière à Port Louis sous le couvert de l'anonymat. La partie restante du bateau est encore coincée dans le récif, selon la même source.Le gouvernement mauricien a été accusé de négligence, la population de cette île touristique se demandant pourquoi si peu avait été fait entre le moment où le MV Wakashio s'est échoué et l'apparition de la fuite.Le Premier ministre Pravind Jugnauth a estimé qu'aucune erreur n'avait été commise et a refusé de présenter des excuses. Le gouvernement a aussi annoncé qu'il allait demander des indemnités au propriétaire et à l'assureur du navire, pour les dégâts provoqués par le fioul et pour le coût du nettoyage des côtes.Nagashiki Shipping, s'est déclaré "profondément conscient de (ses) responsabilités" et a promis de répondre "sincèrement" aux demandes de compensation.
|
Si Édouard Philippe n'a aucune envie de quitter Matignon, il s'agirait tout de même de l'hypothèse privilégiée par Emmanuel Macron.
|
À un an des élections municipales, les spéculations vont bon train autour des candidats La République en marche. Selon les bruits de couloir, la guerre fait rage entre les nombreux prétendants : Benjamin Griveaux, Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Julien Bargeton, Hugues Renson... Mais une personnalité pourrait mettre tout le monde d'accord : le Premier ministre Édouard Philippe. Et chez les observateurs, l'hypothèse ne paraît pas irréaliste, rapporte Le Monde mercredi 20 février.Pourtant, Édouard Philippe n'a jamais laissé entendre qu'il pourrait être intéressé. "Je sais très bien ce que je ferai après avoir été Premier ministre, ça n'aura pas grand-chose à voir avec la politique, et ça m'ira très bien", a-t-il par exemple déclaré mercredi dernier sur LCI. Pourtant, une candidature du chef du gouvernement face à Anne Hidalgo en 2020 semble faire son chemin dans l'esprit de ses adversaires. D'autant plus qu'Emmanuel Macron n'a pas encore désigné d'autre candidat."Une belle façon de sortir de Matignon""Il n'est pas illogique qu'Édouard Philippe se pose la question sérieusement, ce serait une belle façon pour lui de sortir de Matignon", a confié un des adjoints d'Anne Hidalgo au Monde. "Cela fait partie des hypothèses", confirme un responsable des Républicains. "J'ai l'intuition depuis des mois qu'il peut arriver à Paris. Il a une personnalité tout à fait compatible avec l'électorat. Cela changerait la donne !", estime de son côté une figure de LREM. Même si, selon Le Monde, les militants s'interrogent sur le fait qu'Édouard Philippe n'a jamais adhéré au parti présidentiel.À gauche, l'entourage de la maire préférerait un adversaire plus facile à attaquer, avance Le Monde. "Mais au moins, avec lui, ce ne serait pas une campagne de caniveau", selon un conseiller d'Anne Hidalgo. La situation est plus compliquée pour la droite parisienne. N'ayant pas encore réussi à se mettre d'accord pour désigner un candidat, les cadres LR ne verraient pas d'un bon œil l'arrivée d'un adversaire issu du camp juppéiste. "Pour eux, cette rumeur est un enfer !", a confié au Monde un ténor de la majorité.Mais qu'en pense le principal intéressé ? "Il ferme la porte, mais mollement", selon un membre de sa garde rapprochée, qui relève que "certains voient Édouard Philippe comme un recours". Pour l'instant toutefois, le Premier ministre n'a aucune envie de quitter Matignon, malgré la crise des "gilets jaunes" ou les désaccords sur les 80 km/h avec l'Élysée.Au final, son avenir dépend avant tout d'Emmanuel Macron. Le président pourrait être tenté, après le grand débat et les européennes, de lancer l'acte II de son quinquennat en changeant son gouvernement en profondeur. D'autant plus que, selon un familier de l'Élysée cité par Le Monde, "le scénario privilégié d'Emmanuel Macron repose sur Édouard Philippe, le seul à pouvoir battre Hidalgo".
|
Le dernier sondage BVA-Salesforce-Orange-presse régionale* sur les intentions de vote à la présidentielle de 2017, publié jeudi 14 septembre, révèle qu'Emmanuel Macron, qui a récemment quitté le ministère de l'Économie, fait un candidat crédible. Chez Les Républicains, Alain Juppé fait toujours la course en tête (36%).
|
Dans l'hypothèse où il serait le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy ne capitalise pas sur son entrée en campagne (22%). François Hollande apparaît, lui, de plus en plus en difficulté (11% à 14% selon les hypothèses). Marine Le Pen conforte sa dynamique (29,5% à 33% selon les hypothèses). • Emmanuel Macron : un véritable potentiel électoralSelon cette 5e vague de l'enquête "POP 2017", dans l'hypothèse où Alain Juppé représenterait la droite à l'issue de la primaire et où il se présenterait face à François Hollande, l'ex-ministre de l'Économie recueillerait 16,5% des voix au premier tour, arrivant ainsi en 3e position, derrière Marine Le Pen (28%) et Alain Juppé (26%), mais loin devant François Hollande (9%). • Arnaud Montebourg : une alternative crédible à gauche ?La situation apparaît presque inversée pour Arnaud Montebourg dans l'hypothèse où il représenterait le Parti socialiste. Opposé à Alain Juppé, il ferait moins bien que François Hollande dans la même configuration. Avec 9% seulement des suffrages au 1er tour, il arriverait en 4e position seulement, derrière Alain Juppé (38%), Marine Le Pen (30%) et Jean-Luc Mélenchon (12%). • Le 2e tour s'éloigne encore pour François Hollande Le chef de l'État apparaît de plus en plus dans l'impossibilité de se qualifier pour le second tour. Son score oscille entre 11% (-2,5 points, hypothèse Alain Juppé) et 14% (-1 point depuis juin, hypothèse Bruno Le Maire).L'essoufflement amorcé par Jean-Luc Mélenchon en juillet, après une séquence politique et sociale porteuse pour le leader du Parti de Gauche, se poursuit. Avec 12% des voix (-1,5 point) dans l'hypothèse "Juppé", il devance néanmoins François Hollande. • Alain Juppé maintient son avance Chez les Républicains, Nicolas Sarkozy ne capitalise pas sur son entrée en campagne. Le maire de Bordeaux demeure le seul candidat capable d'arriver en tête au premier tour devant Marine Le Pen, avec 36% des voix, soit 6 points de plus que la présidente du Front national (FN). Nicolas Sarkozy, en revanche, ne semble pas bénéficier de l'officialisation de sa candidature... à moins qu'entre-temps, sa dynamique potentielle ait été interrompue par le réveil de l'affaire Bygmalion. Dans l'hypothèse où il serait le candidat de la droite, il obtiendrait 22% des suffrages (-1 point depuis juillet), derrière Marine Le Pen (29,5%, +0,5 point).• Marine Le Pen : une dynamique qui se renforceQuelle que soit l'hypothèse de 1er tour (sur les quatre pour lesquelles nous disposons d'historiques), la présidente du FN progresse à nouveau (de +0,5 point face à Nicolas Sarkozy à +4 points face à François Fillon) et est toujours assurée de figurer au second tour, avec un score compris entre 29,5% et 33%. Elle se qualifierait en première position, sauf face à Alain Juppé. *Enquête BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange réalisée par Internet du 9 au 11 septembre 2016. Échantillon de 912 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon représentatif de 1.000 Français âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d'agglomération.
|
La victime se tenait mercredi sur le quai du métro à la station Saint-Lazare quand elle a été poussée sur les rails. Une femme SDF a été interpellée.
|
Le pire a été évité. Mercredi 27 février vers 13h15, une femme a poussé sans raison apparente une jeune femme sur les voies du métro, à l'approche d'une rame. Les faits se sont produits à la station Saint-Lazare, sur la ligne 12 du métro parisien. Selon Le Parisien, les policiers de la brigade des réseaux ferrés ont interpellés la responsable, une femme SDF. Les voyageurs présents sur le quai ont tout juste eu le temps de faire signe au conducteur du train qui a pu stopper la rame "in extremis", détaille le quotidien. La victime, indemne, a pu être remontée à quai. La femme interpellée, reconnue par des témoins a été placée en garde à vue pour tentative d'homicide volontaire.Elle a ensuite été admise à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, rapporte BFM Paris. La victime a de son côté porté plainte, conclut la chaîne d'information en continu.
|
Le Venezuela cher à Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise est au cœur d'une polémique déclenchée par son ancienne porte-parole Raquel Garrido devenue chroniqueuse TV.
|
La répression au Venezuela est de plus en plus violente. Les images d'une voiture blindée de la garde nationale loyale au président Nicolas Maduro roulant sur les manifestants partisans du président autoproclamé Juan Guaido ont fait le tour du monde mardi 30 avril. Raquel Garrido, ancienne porte-parole du leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, a cru bon d'ironiser avec un parallèle sur la répression des contestataires du régime de Maduro et celle en France incarnée par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Peu avant une heure du matin le 1er mai, jour de manifestations des syndicats et des "gilets jaunes" dans tout le pays, l'avocate a écrit sur Twitter :De nombreux internautes ont été choqués par cette comparaison, lui répondant par les mots "ignoble", "immonde" ou "indécent", rapporte Le Parisien. Mercredi matin, la chroniqueuse dans l'émission de Thierry Ardisson "Les Terriens" sur C8 a répondu à ces messages d'indignation par ce tweet :Jean-Luc Mélenchon n'a pas réagi à la polémique déclenchée par la militante La France insoumise. Ses derniers propos sur le Venezuela sont un soutien à Nicolas Maduro alors que Raquel Garrido, compagne du député LFI Alexis Corbière, assure ce midi sur Twitter encore ne pas soutenir du tout le président contesté.Deux sons de cloche différents. A la France insoumise, le Venezuela n'a pas fini de faire parler et jaser.
|
Hasret a failli payer de sa vie l'indulgence supposée des forces de l'ordre turques lorsqu'il s'agit de prévenir la violence contre les femmes. Son ex-mari n'a jamais été inquiété malgré maintes plaintes qu'elle a portées pour coups, blessures et menaces de mort.
|
Son mari, qui refusait à l'époque le divorce, est resté en liberté même après avoir poignardé Hasret à 43 reprises avec un tournevis.Il a finalement été arrêté en 2014 sur la base d'un rapport médical prouvant que les coups auraient pu être mortels. Mais les "mini-jupes" et les sorties nocturnes de Hasret ont été considérées comme une "circonstance atténuante" par le tribunal qui a condamné son ex-mari à onze ans de prison au lieu de vingt qui étaient requis.Selon la plateforme "Nous mettrons fin aux féminicides", 474 femmes ont été tuées en Turquie en 2019, contre 440 en 2018 et 180 en 2010. Pour les militants féministes, le laxisme des autorités pour faire appliquer les lois contre les violences envers les femmes sont à l'origine de cette hausse.Dans ce contexte, l'annonce récente par le président turc Recep Tayyip Erdogan d'un éventuel retrait de la Turquie de la Convention d'Istanbul, un traité international ratifié en 2011 visant à mieux lutter contre les violences domestiques, a suscité des inquiétudes.- "Peur de perdre nos droits"-Des associations conservatrices radicales demandent le retrait d'Ankara, estimant que le traité "nuit aux valeurs familiales" et "banalise l'homosexualité"."Lorsque j'entends ces débats, une peur de perdre nos droits m'envahit", dit Hasret. "Mais les femmes ne se laisseront pas faire".Des milliers de femmes manifestent en effet depuis plusieurs semaines à travers la Turquie pour demander au gouvernement de sauvegarder la Convention d'Istanbul.La mobilisation dépasse le clivage entre religieux et laïcs. Des femmes conservatrices, ayant voté ou non pour l'AKP (le parti islamo-conservateur au pouvoir), se battent aussi pour la convention, de peur de voir leurs droits se détériorer."Les détracteurs de la convention ont été surpris de la vive opposition des femmes conservatrices à l'idée du retrait", estime l'écrivaine et activiste Berrin Sonmez. Même l'association de Sumeyye Erdogan, la fille du président turc, a annoncé son soutien au traité, au prix de vives attaques et insultes."Avec l'arrivée au pouvoir de l'AKP, les femmes conservatrices ont pu accéder à un statut social qu'elles n'avaient pas auparavant. Mais elles se rendent compte que les hommes politiques qu'elles ont soutenus sont prêts à les sacrifier. Elles ne veulent pas perdre leurs droits", analyse Mme Sonmez.- Forte mobilisation -Selon un sondage de l'institut Metropoll effectué en juillet, seulement 17% des Turcs soutiendraient un retrait de la convention d'Istanbul. L'émotion suscitée par de nombreux meurtres récents de jeunes femmes par des hommes, ainsi que la forte mobilisation des femmes à travers la Turquie, jouent un rôle dans cette sensibilisation.Les tentatives du gouvernement de rogner les droits des femmes au nom de "la protection de la famille", comme l'abaissement de l'âge légal du mariage, ont toutes rencontré une vive opposition. "Le mouvement des femmes est le seul à avoir fait reculer le pouvoir depuis la tentative du coup d'Etat en 2016", estime Adile Dogan, présidente de l'Association de solidarité entre les femmes d'Esenyali. Dans cette banlieue défavorisée d'Istanbul, où de nombreux habitants se sont trouvés au chômage à la cause de la pandémie de Covid-19, la violence envers les femmes est en hausse."En deux mois seulement, 300 femmes victimes de violences ont fait appel à nous", raconte Mme Dogan.Même si les autorités sont accusées de traîner les pieds pour ne pas entièrement l'appliquer, la convention d'Istanbul représente des avancées concrètes pour les femmes, estime cette activiste."Avant la convention, les procureurs mettaient parfois plus d'un mois pour établir un ordre de protection. Maintenant on peut les obtenir immédiatement", explique-t-elle. Selon des observateurs, la forte mobilisation pour la sauvegarde du traité aurait poussé le gouvernement à envisager d'émettre une réserve, sans pourtant s'en retirer. Autre option étudiée: la Turquie élaborerait sa propre convention, en éliminant toute référence aux LGBT et aux unions hors mariage."Des tentatives similaires visant à inventer une convention conforme aux "valeurs familiales" existent dans d'autres pays autoritaires comme la Pologne ou la Russie", explique Berrin Sonmez. "Mais nous n'accepterons jamais un abandon de la convention d'Istanbul".
|
La justice et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été saisies après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant un homme empalé sur un poteau de trottoir, au moment de sa chute et durant sa réanimation.
|
Deux vidéos macabres ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Sur l'une d'elles, on aperçoit un jeune homme sauter du 6e étage et s'empaler sur un poteau ; les images proviennent des caméras de la vidéosurveillance de la préfecture de police. Sur l'autre, on aperçoit la victime à l'hôpital, mourante. Comment ces deux vidéos, montrant des images insoutenables et dramatiques, ont-elles pu se retrouver sur les réseaux sociaux ? Pour faire la lumière sur cette affaire, l'IGPN, la police des polices, a été saisie et a ouvert une enquête pour violation du secret professionnel, a appris Le Parisien auprès d'une source judiciaire. L'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) a porté plainte et a ouvert une enquête interne. La mère du jeune, décédé à l'hôpital, a également saisi la justice. Un écran de vidéosurveillance de la police filméLe 27 septembre, vers 23 heures, rue de la Jonquière dans le 17e arrondissement de Paris, un homme de 26 ans, suicidaire et sous traitement médical selon Le Parisien, saute du 6e étage d'un immeuble avant de s'empaler sur un poteau. Sur place, les pompiers scient l'équipement urbain pour placer la victime sur un brancard, le poteau lui traversant toujours le corps. Dès le jeudi 27 septembre, une vidéo montrant les images du drame est diffusée sur les réseaux sociaux. Elle viendrait de la préfecture de police ou d'un commissariat. "Ce sont bien des images police", confirme une source policière au Parisien. Le logo PP, pour préfecture de police, apparaît à l'angle supérieur gauche des images. Sur un écran d'ordinateur filmé avec un téléphone portable, on voit un corps tomber brutalement, puis rester figé en position assise au bord du trottoir d'une rue parisienne. Le son : "Il s'est pris le poteau ?" demande une première voix masculine. "Ouais, il est empalé sur le poteau", lui répond un deuxième homme. "C'est pas un montage, hein?", relance une femme.Un pompier au cœur de l'enquêteDimanche 7 octobre, une deuxième vidéo fait son apparition, tournée cette fois à l'intérieur de l'hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine). Cette vidéo montre le patient allongé nu, un appareil de massage cardiaque en action sur la poitrine, entouré de trois soignants en blouse verte et d'un sapeur-pompier vêtu d'un gilet blanc, qui retire du corps inanimé un potelet de trottoir. L'auteur de cette vidéo s'exclame en gloussant : "Oh misère ! Oh la vache ! Oh putain ! Ah ! Mais quelle horreur ! Quelle horreur" ; avant d'ajouter en ricanant : "C'est bon, il est sauvé, du coup !".De son côté, le porte-parole de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris a refusé de répondre au Parisien. Sous couvert d'anonymat, un militaire confirme qu'"il y a bien un pompier au bloc-opératoire". "Dans le meilleur des cas, en ce qui concerne ce pompier, il va écoper de jours d'arrêt. S'il y a enquête pénale, c'est la porte", poursuit-il.
|
"Il savait ce qu'il faisait": en regardant la vidéo de l'agonie de George Floyd, Andre Balian, professeur en arts martiaux, a immédiatement reconnu son ancien élève Derek Chauvin lorsqu'il l'a vu appuyer son genou sur le cou de l'homme noir pendant près de neuf minutes.
|
"Il est impensable qu'il n'ait pas su quel type de dommages il était en train de provoquer ou pouvait provoquer dans cette situation", assure à l'AFP l'instructeur, au sujet du policier blanc dont le geste fatal a provoqué un mouvement historique contre le racisme et les brutalités policières.Au moment où des appels à réformer la police émanent des quatre coins du pays, de nombreux experts plaident pour un meilleur examen psychologique des agents, avant leur embauche. Le souvenir de celui à qui il a enseigné, il y a vingt ans, les techniques de combat, évoque à Andre Balian un sentiment de malaise. C'était "un abruti", qui dévisageait les bras croisés toutes les personnes autour de lui, se rappelle le professeur de la Southern Praying Mantis Kung Fu Association du Minnesota. En appuyant son genou sur le cou de George Floyd, "il savait ce qu'il faisait et que c'était mal, et ils n'ont pas intérêt à le laisser se tirer d'affaire."Durant les 19 années qu'il a passées dans la police de Minneapolis, ville du nord des Etats-Unis, Derek Chauvin a fait l'objet d'une quinzaine de plaintes pour des abus. Le policier blanc avait par exemple brutalement sorti une femme de sa voiture pour un excès de vitesse mineur.Pour James Butcher, expert en examens psychologiques pour les aspirants policiers, quiconque capable d'une telle violence n'aurait jamais dû être embauché."Il est très difficile d'imaginer qu'une personne censée avoir fait l'objet d'un examen pour détecter des problèmes de santé mentale puisse commettre des violences physiques pareilles à l'encontre d'une autre personne", analyse pour l'AFP le professeur émérite de l'université du Minnesota. "Il est très clair qu'il y a eu un problème de détection des troubles de la personnalité qui émanaient de son comportement."- Meilleur examen -Tou Thao, un des trois autres policiers limogés et inculpés après la mort de George Floyd, faisait lui aussi l'objet de plaintes pour abus: six en sept ans.L'agent est, entre autres, accusé d'usage abusif de la force lors d'une arrestation, lors de laquelle les dents du suspect avaient été brisées. L'affaire, qui a été portée devant la justice, a finalement été réglée à l'amiable. La police de Minneapolis avait déjà par le passé dû faire face à des questions sur ses méthodes de recrutement.En 2017, un de ses agents avait tué une femme, Justine Damond, qui avait appelé le numéro d'urgence 911 pour signaler une possible agression sexuelle dans une ruelle près de chez elle.L'agent Mohamed Noor, qui se trouvait dans une voiture de patrouille, lui avait tiré dessus, la blessant à l'abdomen. Elle est décédée sur place.Les contrôles préalables à son embauche avaient dressé le portrait d'un homme impatient face aux infractions mineures, qui n'aimait pas interagir avec les gens, et qui pourrait avoir des difficultés avec le stress du métier, avaient détaillé les procureurs lors de son procès.Il a été reconnu coupable de meurtre et condamné à 12 ans et demi de prison.Deniz Ones, professeur à l'université du Minnesota, estime qu'un meilleur examen des policiers avant leur embauche "est probablement le changement le plus important à devoir se produire" lors de ce mouvement historique en faveur d'une réforme de la police.Pour l'expert en psychologie, ces examens mettent en exergue des intolérances au stress ou un manque de sensibilité, qui devraient mettre de côté certains candidats. Mais de nombreux services de police n'ont pas accès aux ressources psychologiques nécessaires pour interpréter leurs résultats."S'ils ne sont pas bien entraînés, ou s'ils n'interprètent pas bien les résultats, il pourrait y avoir du laxisme lors du recrutement et plus d'exemples de ce que nous avons vu avec cette violence de la part de la police", prédit l'expert.
|
Selon RTL, l'ancien chef de l'État s'est montré plutôt bienveillant envers l'ex-président des Républicains, qui a démissionné après la débâcle aux européennes.
|
Dix jours après la défaite historique des Républicains (LR), et trois jours après sa démission de la présidence du parti, Laurent Wauquiez a déjeuné mercredi 5 juin avec Nicolas Sarkozy. Un déjeuner qui s'est déroulé dans les bureaux de l'ancien chef de l'État, rue de Miromesnil, à Paris, et qui a duré entre 1h et 1h30, selon BFMTV et RTL. La station précise que le déjeuner avait été convenu avant les européennes. Il s'agissait d'un "rendez-vous personnel, sans arrière-pensée politique", a assuré l'entourage de M. Wauquiez à BFMTV. Si Nicolas Sarkozy a pu se montrer, en off, très dur envers la droite ces derniers jours, il s'est néanmoins montré "plutôt bienveillant", révèle RTL. "Les Français, Laurent, vont commencer à te regarder autrement", a lancé Nicolas Sarkozy. "Moi aussi j'ai connu la haine", a-t-il expliqué. "En 1995, j'étais le traître. En 2007, on m'adulait". "Tu viens de leur enlever la seule chose qu'ils avaient en commun : te combattre. Et tu verras, le rebond arrive plus vite que tu ne le penses", lui aurait-il également dit. L'édito de Christophe Barbier: Qui pour sauver Les Républicains ?par BFMTVLors des européennes de 1999, Nicolas Sarkozy avait lui-même subi un revers, avec 12,8% des voix, ce qui l'avait alors conduit à quitter la présidence du RPR.
|
Mercredi 4 avril, Carla Bruni publiait sur Instagram une intrigante photo d'elle en pleine préparation d'un "projet secret". Quelques heures seulement plus tard, le HuffPost a mis fin au suspense.
|
Le mystère autour du "projet secret" de Carla Bruni n'aura duré que quelques heures. Alors qu'elle avait intrigué ses fans en posant dans une combinaison blanche sur Instagram, accompagné de la légende "Un étrange travail en cours", le HuffPost a mis fin au suspense en confirmant ce que certains internautes avaient deviné. La chanteuse de 50 ans va faire son entrée au musée Grévin. Contacté par le média, le célèbre musée de cire parisien a confirmé l'information.Sur le cliché posté par la star sur Instagram, on pouvait la voir en tenue de chantier, en train de se faire recouvrir les mains d'un plâtre rose. La première étape du moulage. La statue de Carla Bruni devrait être exposée d'ici 2019. L'ex-Première dame rejoindra ainsi son mari, Nicolas Sarkozy, dont la réplique de cire est toujours présente dans la salle des chefs d'État, selon Le Figaro. Carla Bruni va également rejoindre les doubles de Maître Gims, Jean-Paul Gaultier et Alexandra Lamy récemment entrés au célèbre musée de cire. En 2008, elle avait été élue à l'académie Grévin, mais son entrée avait finalement été reportée. Tout comme Carla Bruni, Emmanuel Macron et l'actrice Catherine Frot devraient prochainement y faire leur entrée. En parallèle, la chanteuse poursuit la promotion de son dernier album "French touch" avec une tournée mondiale. Elle sera de passage à Paris le 23 mai prochain pour un concert exceptionnel au théâtre des Champs-Elysées. Le 17 juillet, Carla Bruni participera au festival Jazz à Juans-les-Pins.
|
Marcel Campion va de nouveau agiter tout Paris. Candidat déclaré à la mairie de Paris, c'est dans le rôle de « roi des forains » qu'il s'apprête à manifester.
|
Selon Le Parisien, pour contester une future réforme sur les forains, il souhaite bloquer toute la capitale ce mercredi 22 mai. Une directive européenne voudrait obliger les forains à répondre à un appel d'offres pour installer leurs festivités dans les villes et villages.Ils refusent de se plier à cela. Ils demandent à obtenir une exception française et rester libre de leurs choix. En mars, Marcel Campion confiait à Valeurs Actuelles vouloir faire plier cette « Gestapo qui va exterminer nos métiers. » Il invite d'abord les Gilets Jaunes et leurs familles à venir le rencontrer. Le rendez-vous est fixé au mercredi 22 mai de 12 heures à 18 heures à la Foire du Trône.Dans le même temps, des forains comptent bloquer le périphérique parisien pour protester contre cette directive européenne. Une deuxième journée de contestation devrait avoir lieu le lendemain. A midi le jeudi 23 mai, près de 1000 manifestants vont marcher jusqu'à l'Elysée.
|
Plus de 160 mineurs ont été tués jeudi dans un gigantesque glissement de terrain dans des mines de jade du nord de la Birmanie, la pire catastrophe de ce type de ces dernières années.
|
Les recherches, compliquées par la nuit, se poursuivaient jeudi soir et le bilan pourrait encore s'alourdir.Des amas de roche sont tombés dans un lac après d'importantes averses, provoquant des vagues de boue qui ont submergé une vallée, dans le canton de Hpakant, près de la frontière chinoise, d'après des images diffusées sur les réseaux sociaux.Les corps de 162 mineurs ont à ce stade été retrouvés, selon les pompiers. 54 blessés ont été transportés dans des hôpitaux de la région. "Après l'effondrement de la mine (...), j'ai vu des personnes dans le lac. Certaines sont parvenues à nager jusqu'à la rive", a raconté à l'AFP Kyaw Min, un villageois qui habite non loin de là. D'autres ont été englouties.Les victimes travaillaient sur le site minier malgré un avertissement des autorités les exhortant à ne pas y pénétrer en raison de fortes pluies, a indiqué la police locale. Sans cet avertissement, "on aurait pu avoir des centaines de morts", d'après elle.Les secours ont passé une grande partie de la journée à rechercher les victimes, utilisant des pneus comme radeaux de fortune."Nous n'avons pu qu'extraire les corps qui flottaient", a relevé le commissaire de police Than Win Aung.Les opérations de secours constituent un véritable défi: "nous avons dû travailler sous des trombes de pluie" avec la crainte d'un nouveau glissement de terrain.L'ONU s'est dite dans un communiqué "profondément attristée par les terribles pertes humaines".Chaque année, des dizaines de personnes trouvent la mort dans des mines de jade. En cause, les conditions de travail très périlleuses, surtout pendant la saison de la mousson.En 2015, plus de 100 personnes ont été tuées dans un glissement de terrain. En 2019, une coulée de boue a coûté la vie à 50 personnes.- milliards de dollars -Très prospère mais peu réglementée, l'industrie minière en Birmanie emploie de nombreux travailleurs non déclarés, et pèse plusieurs dizaines de milliards de dollars, selon l'ONG Global Witness.Le pays est le premier producteur mondial de jade, largement écoulé par la suite dans la Chine voisine.Et la région d'Hpakant, pauvre et difficile d'accès, a pris des allures de paysage lunaire tant elle a été transformée par ces mines.Pendant des années, ces dernières étaient exploitées par d'importantes compagnies privées en partenariat avec la Myanmar Gems Enterprise (MGE), une entreprise publique qui délivre les licences d'extraction. Elles creusaient de grandes parcelles jusqu'à des centaines de mètres de profondeur, provoquant d'importants dégâts sur l'environnement. Pour freiner cette exploitation sans limite, le gouvernement birman a imposé un moratoire sur les nouvelles licences minières en 2016. Les entreprises doivent maintenant se conformer à des réglementations environnementales censées être plus strictes pour obtenir le droit d'exploitation et ne peuvent pas creuser des surfaces de plus de deux hectares. Résultat, beaucoup de grandes mines ont fermé et ne sont plus surveillées, permettant le retour de nombreux mineurs indépendants. Issus de communautés ethniques défavorisées, ils opèrent quasi clandestinement dans ces sites laissés à l'abandon.La catastrophe de jeudi était "évitable", a déploré auprès de l'AFP Hann Hindstrom qui travaille pour Global Witness. Il y a un "besoin urgent" de réglementer davantage cette industrie. Les abondantes ressources naturelles du nord de la Birmanie - dont le jade, le bois précieux, l'or et l'ambre - aident à financer les deux côtés d'une guerre civile qui dure depuis plusieurs décennies entre des insurgés de l'ethnie kachin et les militaires birmans.
|
Les Échos rapportent que lors de sa rencontre avec le chef de l'État, jeudi 9 avril, le professeur Didier Raoult a dévoilé en exclusivité à ce dernier les résultats de sa nouvelle étude sur 1 061 de ses patients ayant été traités à la chloroquine. 973 d'entre-eux ont obtenu une guérison virologique en 10 jours, assure-t-il.
|
Des résultats à prendre toutefois avec précaution.Alors que le débat sur la chloroquine suit son cours, Emmanuel Macron a rencontré jeudi 9 avril à Marseille le professeur Didier Raoult, qui mène une nouvelle étude sur la chloroquine comme traitement face au Covid-19. Au sein de l'IHU Méditerranée-Infection, le chef de l'État s'est entretenu pendant un long moment avec le le chercheur et aurait regardé la présentation de la dernière étude du scientifique marseillais, selon une vidéo postée sur YouTube dans la foulée de cette rencontre.Malgré la doctrine gouvernementale, qui ne prévoit pas de faire des tests en nombre, Didier Raoult a continué à pratiquer un dépistage massif à Marseille. En tout, ce sont 66 000 tests qui ont été pratiqués et le chercheur en a tiré une étude. Un cocktail d'hydroxychloroquine et azithromycineLa version de celle-ci porte sur un panel de 1 061 patients qui ont été traités entièrement par hydroxychloroquine et azithromycine. "Vous verrez dans les résultats que la mortalité est de l'ordre de 0,5% et que le taux de guérison est extrêmement élevé. Ce traitement a déjà été utilisé par d'autres services de l'AP-HM, avec des résultats comparables, indépendamment de notre équipe. Nous mettons en prépublication le résumé de cet article en anglais et un tableau qui résume l'ensemble de nos données pour que ceci puisse servir éventuellement à des décisions politiques", indique le rapport d'étude. Néanmoins, il n'existe toujours pas de groupe témoin dans cette étude, souligneront les détracteurs de Didier Raoult, ce qui ne permet pas de la valider et donc de prouver l'efficacité d'un médicament.Deux visites dans la même journéeL'étude pourrait marquer un tournant majeur dans l'approche de l'Élysée face aux résultats du professeur Raoult. Malgré les réticences du Conseil scientifique et des chercheurs, Emmanuel Macron commence à s'intéresser de plus près aux résultats. D'autant plus que la visite à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) dans la matinée du jeudi 9 avril n'a pas vraiment convaincu le président, d'après des sources proches du dossier selon Les Échos.Ces deux visites entrent dans le protocole qu'a mis en place l'Élysée pour "consulter un grand nombre d'acteurs publics et privés, français, européens et internationaux, afin d'échanger avec eux sur les grands enjeux relatifs au Covid-19 et de préparer les décisions qui seront annoncées lundi aux Français" explique le sommet de l'Etat. Le président s'adressera à la population lundi 13 avril en soirée, sur les coups de 20 heures.
|
Les microgouttelettes de salive générées par la parole peuvent rester suspendues dans l'air d'un espace fermé pendant plus de dix minutes, selon une expérience publiée mercredi dans la revue PNAS et qui souligne le rôle probable des microgouttelettes dans la pandémie de Covid-19.
|
La propagation du nouveau coronavirus Sars-Cov-2 par la toux et l'éternuement est bien connue, mais lorsque l'on parle, on projette également des microgouttelettes invisibles de salive qui peuvent contenir des particules virales. Plus elles sont petites, plus elles restent longtemps en suspension dans l'air, tandis que les plus lourdes, par l'effet de la gravité, vont retomber plus vite au sol.La transmission par l'air expiré est bien étudiée pour des virus comme celui de la rougeole, qui est l'un des plus contagieux connus et est capable de se loger dans des gouttelettes microscopiques, mais les chercheurs tentent encore de quantifier ce mode de contamination pour le Sars-Cov-2.Des chercheurs de l'Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales ont fait parler une personne dans une boîte fermée, à l'intérieur de laquelle un laser était projeté. Chaque gouttelette émise traversait le laser de façon visible, ce qui permettait de quantifier leur nombre au fil du temps.Dans l'expérience, la personne répétait, avec une voix forte, "Stay healthy" (portez-vous bien) pendant 25 secondes.Les gouttelettes sont restées dans l'air en moyenne 12 minutes.En prenant en compte la concentration connue du coronavirus dans la salive, les scientifiques estiment qu'une parole forte peut générer l'équivalent par minute de plus de 1.000 gouttelettes contaminées capables de rester en suspension dans l'air pendant 8 minutes ou plus, dans un espace fermé."Cette visualisation directe démontre que la parole normale génère des gouttelettes dans l'air qui peuvent rester en suspension pendant des dizaines de minutes ou plus, et sont éminemment capables de transmettre une maladie dans un espace confiné", concluent les chercheurs.Dans des travaux publiés en avril dans la revue NEJM, la même équipe avait observé que parler moins fort engendrait relativement moins de gouttelettes.Confirmer le niveau de contagiosité de Sars-Cov-2 par la parole, et pas seulement par des postillons ou des gouttelettes de salive tombées sur des interrupteurs, des rampes ou des poignées de portes, aidera à justifier scientifiquement le port du masque, désormais recommandé dans de nombreux pays -- et à expliquer la forte contagiosité du virus.
|
Est-il possible de lancer une application de traçage de contacts sur smartphone comme StopCovid, sans adopter les outils contrôlés par Google et Apple ? Au nom de la souveraineté, le gouvernement français a fait un pari risqué, selon beaucoup d'acteurs du secteur technologique.
|
"On peut comprendre que l'Etat tente d'éviter de mettre des données entre les mains" des deux géants américains, estime Patrick Blum, vice-président de l'association d'experts du traitement des données personnelles AFCDP."A une époque où on se plaint beaucoup de ce que font les Gafam, et alors qu'il s'agit de traiter des données les plus sensibles (NDLR des informations sur sa contamination au coronavirus), il ne me paraît pas absurde de dire: +Eh bien non il ne faut pas que ce soit (Google et Apple) qui traitent ces données+", ajoute-t-il.Le risque est toutefois que sans la coopération d'Apple et Google, qui proposent aux Etats et agences sanitaires leurs propres outils pour construire une application de traçage de contacts, l'application fonctionne mal.Elle repose en effet sur le Bluetooth, un système de communication entre appareils électroniques dont l'accès est sévèrement contrôlé par les systèmes d'exploitation des smartphones, pour des raisons de sécurité.StopCovid "va marchouiller", pronostique Olivier Laurelli, informaticien et militant de la liberté informatique. "Sur un téléphone Apple, ça risque de planter en permanence, et sur un Android, ça va fonctionner sur certaines versions" et pas sur les plus anciennes."Même si on a le meilleur logiciel du monde, c'est le terminal (le smartphone, dont le système d'exploitation est contrôlé par Apple ou Google) qui va le faire fonctionner avec le Bluetooth", souligne-t-il."Je suis perplexe", avoue de son côté Gaël Duval, informaticien et entrepreneur, qui commercialise /e/, un système d'exploitation pour smartphone basé sur Android mais indépendant de Google, pour préserver ses utilisateurs de la curiosité du géant américain."Il semble qu'il y ait des problèmes, en particulier sur les iPhones où le Bluetooth est automatiquement désactivé pour les tâches en toile de fond", explique-t-il.Devant les députés de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, Cédric O, le secrétaire d'État au numérique qui a fait de l'application StopCovid un combat personnel, a assuré lundi que les tests montraient que StopCovid fonctionnait "très correctement". "Nous avons testé les 100 téléphones les plus utilisés par les Français, 17 marques différentes" et fait des tests "en intérieur et en extérieur" dans plusieurs endroits dont le métro, a-t-il affirmé.- "Marché énorme" -Gaël Duval, opposé au principe d'une application de traçage de contacts qu'il juge trop peu efficace, reconnaît qu'il aurait été extrêmement dangereux de s'appuyer sur la solution proposée par Google et Apple. "Ca serait la solution de facilité, mais après cela pose une vraie grosse question: est-ce vraiment à eux de mettre en place ce genre de choses, alors qu'on sait que demain" le traçage de contact par Bluetooth "pourra servir à d'autres usages" que la lutte contre le coronavirus ?Au fond la lutte contre la pandémie est "un super bon prétexte" pour que Google et Apple installent dans les smartphones ces outils de traçage, dans un contexte où les deux géants américains "essaient de pousser de plus en plus des applis liées à la santé, qui représentent un marché énorme", souligne-t-il. Mais Olivier Laurelli ne croit pas à l'argument de la souveraineté avancé par le gouvernement: "Récupérer sa souveraineté je veux bien, mais est-ce que c'est le bon moment, le bon outil?" "Est-ce qu'on n'est pas plutôt en train de profiter de cette application StopCovid" pour faire de l'affichage sur la question de la souveraineté, et donner en parallèle "un blanc-seing pour l'hébergement des données de santé" sur les "clouds", les centres de données de géants américains, demande-t-il.L'Etat vient en effet de créer le Health Data Hub, une vaste plateforme d'échanges de données de santé destinée à nourrir, en toute sécurité et dans le respect de la vie privée, la recherche médicale.La plateforme, qui exige des ressources informatiques considérables, est hébergée sur le "cloud" de Microsoft, au grand dam de certains chercheurs et experts, pour lesquels il existe un risque que le gouvernement américain exige un jour de Microsoft l'accès à certaines données françaises.
|
Elle a été opérée mardi soir et son état est jugé stable.
|
Une policière de 23 ans a été grièvement blessée mardi à Beauvais dans l'Oise, quand elle a reçu un projectile dans la tête lors d'un contrôle lié au confinement, a-t-on appris mercredi 25 mars de sources concordantes. Mardi, vers 17H30, dans la cité de la Roseraie à Beauvais, les policiers remarquent un groupe d'une dizaine de personnes, selon une source policière. Alors qu'ils s'apprêtent à contrôler les attestations de déplacement, les policiers sont la cible de jets de projectiles. La policière en reçoit un à la tête.Souffrant d'un hématome crânien, elle a été transportée à l'hôpital d'Amiens où elle a été opérée. À 23h, sont état était jugé stable et son pronostic vital n'était pas engagé, selon la même source.Deux frères de 22 et 17 ans ont été interpellés. Ils sont toujours en garde à vue, soupçonnés d'outrage et de rébellion, selon le parquet de Beauvais.D'après le parquet de Beauvais, le groupe s'est éparpillé à l'approche de la police, qui a interpellé une première personne. Lors de l'interpellation, une seconde a tenté de s'interposer et a été arrêtée à son tour. C'est à ce moment-là, dans des circonstances qui restent à préciser selon le parquet, que l'adjointe de sécurité a reçu une brique sur le front, occasionnant une blessure "sérieuse" au niveau du crâne et 15 jours d'ITT. Ses jours ne sont pas en danger. La personne soupçonnée d'avoir lancé la brique est toujours recherchée."Ce soir, mes pensées vont à cette policière grièvement blessée, alors qu'elle était engagée pour nos protéger. Tout est mis en œuvre pour que ces actes gravissimes ne restent pas impunis. Solidarité avec tous ses collègues de la @PoliceNationale", a tweeté mardi soir le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
|
Une dizaine de milliers de comptes d'utilisateurs de services gouvernementaux en ligne ont été récemment piratés lors de cyberattaques, ont indiqué samedi les autorités canadiennes.
|
Les attaques ont visé le service CléGC, utilisé par une trentaine de ministères fédéraux, et des comptes de l'Agence du revenu du Canada, a expliqué le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada dans un communiqué.Les mots de passe et les noms d'usager de 9.041 détenteurs de comptes CLéGC "ont été acquis de manière frauduleuse et utilisés pour tenter d'accéder à des services gouvernementaux," ont indiqué les autorités. Tous les comptes touchés ont été annulés.Environ 5.500 comptes de l'Agence du revenu du Canada ont été notamment ciblés dans cette attaque et dans une autre, ont précisé les autorités, ajoutant que l'accès à ces comptes a été suspendu pour "protéger les renseignements des contribuables".Une enquête a été ouverte par le gouvernement et la police fédérale pour "déterminer s'il y a eu des atteintes à la vie privée et si des renseignements ont été obtenus à partir de ces comptes," ont expliqué les autorités.Selon la chaîne publique CBC, un certain nombre de Canadiens ont signalé, depuis le début du mois d'août, avoir vu leurs informations bancaires associées à leur compte de l'Agence du revenu du Canada modifiées.Des paiements liés à la prestation canadienne d'urgence, une aide financière mise en place par le gouvernement en raison de l'épidémie de Covid-19, ont aussi été émis en leur nom sans qu'ils en aient fait la demande.Le type d'attaque mis en œuvre, appelé "bourrage de justificatifs", utilise des noms d'utilisateur et des mots de passe recueillis lors de précédents piratages de comptes, profitant du fait que beaucoup d'internautes utilisent les mêmes codes pour plusieurs comptes, ont précisé les autorités.
|
Alors que Catherine Laborde vient tout juste de quitter TF1 et l'animation de la météo, sa consoeur Evelyne Dhéliat parle elle aussi de sa future retraite. Bien que rien n'indique que son départ soit imminent, la présentatrice se montre très lucide quant aux lois qui régissent le PAF.
|
Comme la météo, le paysage audiovisuel français est souvent soumis aux changements. Evelyne Dhéliat, l'une des ambassadrices les plus populaires de la pluie et du beau temps dans l'Hexagone, en a d'ailleurs pleinement conscience. À l'antenne du bulletin de TF1 depuis déjà plusieurs décennies, la présentatrice, bien qu'elle jouisse d'une notoriété sans faille auprès des téléspectateurs, a toujours su que sa place n'était pas éternelle, comme elle l'a confié à nos confrères de Télé 7 jours.Les temps changentFaisant partie intégrante de la vie du public, elle explique dans les colonnes du magazine : "Je continue de profiter pleinement de ces beaux moments de partage, car je sais qu'un jour les téléspectateurs et la chaîne me demanderont de tourner la page." Lucide mais pas pour autant abattue par cette perspective d'avenir, l'animatrice âgée de 68 ans envisage donc son futur avec philosophie. Toutefois, pas d'inquiétude pour ses fans car son départ ne semble absolument pas d'actualité.Le renouveau de la météoCes déclarations rassurent en tout cas les téléspectateurs de TF1, qui viennent tout juste de perdre l'un des visages emblématiques de la chaîne, en la personne de Catherine Laborde. En effet, la collègue d'Evelyne Dhéliat a provoqué la surprise générale en annonçant son départ de la chaîne. Estimant, elle aussi, que le vent tourne et qu'il s'agit du bon moment pour entamer la prochaine étape de sa vie, la douce présentatrice a donc fait ses adieux à son public. Cette dernière aurait déjà d'ailleurs une remplaçante qui ne serait autre que Maklor Babutulua, aujourd'hui à l'antenne de LCI.
|
La terminologie de "race" a-t-elle sa place dans la constitution d'un pays? En Allemagne, le débat ressurgit à la faveur de la mobilisation antiraciste aux Etats-Unis et dans le monde après la mort de George Floyd.
|
Les écologistes, deuxième force politique du pays dans les intentions de vote, ont été les premiers cette semaine à suggérer une modification de la Loi fondamentale du 8 mai 1949, pilier de l'Allemagne démocratique au contenu marqué par la volonté de s'opposer radicalement aux persécutions des nazis contre les minorités."Il est temps d'oublier le racisme, tous ensemble", a proclamé le dirigeant des Verts Robert Habeck dans une tribune commune publiée dans le journal de gauche Tageszeitung."Un signal fort en ce sens serait de supprimer le terme +race+ de la Loi fondamentale", a-t-il proposé dans la foulée des nombreuses manifestations dénonçant les discriminations et rendant hommage à George Floyd.Cet homme noir de 46 ans, décédé le 25 mai à Minneapolis aux Etats-Unis alors qu'il était maintenu à terre sous le genou d'un policier blanc, est devenu un symbole de ce mouvement.- "Pas de races" -Le passage incriminé de la constitution allemande est l'article 3, selon lequel "Nul ne doit être discriminé ni privilégié en raison de son sexe, de son ascendance, de sa race, de sa langue, de sa patrie et de son origine, de sa croyance, de ses opinions religieuses ou politiques".Pour les écologistes, "il n'y a pas de +races+. Il y a des êtres humains". Et la constitution rédigée dans l'après-guerre reste imprégnée d'une vision raciale et biologiste des êtres humains héritée du XIXe siècle et aujourd'hui obsolète.Cette revendication, portée depuis de nombreuses années par la gauche, avait déjà émergé en février après un attentat raciste à Hanau lors duquel un Allemand avait tué neuf personnes d'origine étrangère.Les Verts ont reçu le soutien de la gauche radicale Die Linke, du parti libéral FDP (droite) mais aussi des sociaux-démocrates (SPD), partenaires minoritaires de la coalition gouvernementale avec les conservateurs d'Angela Merkel.Le très influent chef de l'office fédéral de lutte contre la discrimination, Bernhard Franke, plaide lui aussi pour sa suppression. Il suggère de le remplacer par "discrimination raciale" ou "attribution raciale", comme cela a déjà été fait en partie au niveau des Länder.Jusqu'à présent silencieux sur cette question, les conservateurs de la chancelière semblent eux aussi évoluer.Le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer, un Bavarois connu pour ses positions traditionnellement très conservatrices, s'est dit "ouvert à la discussion" même s'il a jugé qu'il était plus important de "contenir le racisme dans la pratique".Angela Merkel "est ouvert à un tel débat: les arguments que nous entendons de part et d'autres font réfléchir", a aussi expliqué vendredi le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert.Il a rappelé l'inscription de ce terme dans le contexte historique d'après-guerre: "les auteurs de la constitution ont, après des années de manie raciale qui ont plongé notre pays et tout le continent dans un malheur sans nom, avec cette formulation émettre un signe très clair" contre toute forme de racisme.- Débat linguistique -Après quelques atermoiements, la ministre de la Justice, Christine Lambrecht (SPD), s'est déclarée vendredi favorable à sa suppression. Estimant que l'entrée en vigueur de la loi fondamentale en 1949 était justifiée, elle a estimé que "nous sommes à une autre époque aujourd'hui et que ce terme devrait donc être supprimé de notre constitution".Dans ce débat, le quotidien conservateur Die Welt ironise: "Certains Allemands ont maintenant fait des progrès si merveilleux qu'ils trouvent le mot +race+ insupportable (...) Néanmoins, ils n'envoient pas leur enfant à l'école avec les nombreux Arabes et Turcs, mais à un endroit où ils retrouvent la même ethnicité qu'eux. Et c'est exactement ce qui doit changer".Cependant, les obstacles pour une telle modification sont encore importants: tout changement de la Loi fondamentale requiert une majorité des deux tiers du Parlement.
|
Le ministre des Comptes publics a rappelé qu'une concertation de plusieurs mois était prévue avant l'adoption du projet de loi, prévue d'ici à l'été prochain.
|
La grève à la RATP, première offensive syndicale contre la réforme des retraites, est très suivie ce vendredi 13 septembre, avec dix lignes de métro fermées, très peu de RER et un bus sur trois en moyenne. Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin s'est étonné de cette grève alors que le projet de loi réformant les retraites n'a pas encore été présenté et qu'une phase de concertation doit commencer."Ce qui est un peu étonnant dans la grève de ce (vendredi) matin, c'est que le projet de loi n'est pas encore présenté. On n'a même pas encore commencé à discuter, qu'une partie, et une partie seulement dit 'non'", a déclaré Gérald Darmanin sur Europe 1. Il a par ailleurs relevé les différences de situation entre les agents de la RATP et les autres fonctionnaires. "Quand on voit que les agents de la RATP partent en moyenne en retraite à 56 ans alors qu'un fonctionnaire civil part en moyenne à 61 ans, les Français ont le droit de se dire 'pourquoi il y a un tel régime spécial ?'", a-t-il estimé.Selon le ministre, la réforme des retraites est "extrêmement importante" et "extrêmement difficile" car elle "touche tous les citoyens", même si "tous ceux qui sont en retraite aujourd'hui ou qui sont nés avant 1963 ne sont pas concernés". Gérald Darmanin a défendu la réforme, arguant que "ce que propose le président de la République, c'est un système nouveau et universel qui gomme toutes les difficultés et les disparités entre les citoyens". "Quand on touche au système de retraites de manière générale, il vaut mieux être prudent et concerté", a défendu M. Darmanin, estimant que le gouvernement faisait preuve de "détermination" et de "souplesse". "Je pense que c'est comme ça qu'on dirige un pays, et un pays parfois aussi éruptif, compliqué, politique que la France", a-t-il ajouté. À ceux qui dénoncent la volonté du gouvernement de faire des économies grâce à cette réforme, le ministre a assuré qu'"il ne s'agit pas d'une réforme budgétaire". "Si les retraites nous coûtent globalement 320 milliards d'euros (par an), demain ce sera le même montant qui sera consacré aux retraites", a-t-il insisté, précisant qu'il y avait "des économies ailleurs", évoquant l'assurance-chômage ou les niches fiscales.Après la longue mission déjà réalisée par Jean-Paul Delevoye sur ce dossier, le gouvernement a prévu une nouvelle concertation de plusieurs mois jusqu'à l'adoption du projet de loi d'ici à l'été prochain, a annoncé jeudi le Premier ministre Édouard Philippe. "Il faut dire la vérité aux Français", a insisté jeudi le Premier ministre. "Compte tenu de la réalité démographique, nous allons travailler un peu plus longtemps que ce soit avec la durée de cotisation ou l'âge pivot", a-t-il expliqué.
|
L'ex-ministre de la Transition écologique s'est exprimé pour la première fois depuis sa démission.
|
Une semaine après sa démission annoncée en direct sur France Inter, Nicolas Hulot a confié son sentiment à la caméra de BFMTV. Il a déclaré avoir "le coeur triste, l'esprit léger et la conscience tranquille". Nicolas Hulot souhaite que "(sa) démission ne soit pas vaine"par BFMTVInterrogé pour savoir s'il avait pu se reposer, l'ex-ministre s'est contenté de répondre : "ça n'a pas été un week-end trop agité car tout s'est arrêté" avant d'ajouter : "je lâcherai prise une fois qu'on aura fait la pasation"."Il faut qu'on tire des leçons de ce qu'il s'est passé"Quant à ce qu'il souhaite à son successeur, la réponse est sans appel : "Que du bonheur", affirme Nicolas Hulot qui souhaite que sa démission "ne soit pas vaine". window.pvp_5bc05a71573a5ebb068b342b81fd85af = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x6suzpi", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT0000019J6Jb/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_5bc05a71573a5ebb068b342b81fd85af", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
|
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans le deuxième volet du procès Balkany. Les deux époux ainsi que leur fils Alexandre ont été reconnus coupables de blanchiment aggravé.
|
Les juges n'ont en revanche pas retenu l'infraction de "corruption" et de "prise illégale d'intérêts" qui planait sur Patrick Balkany.Déjà incarcéré suite à sa condamnation pour fraude fiscale, Patrick Balkany a été condamné à 5 ans de prison ferme pour blanchiment aggravé, ce vendredi 18 octobre. Son épouse Isabelle a elle été condamnée à 10 ans d'inéligibilité et quatre ans de prison ferme, sans mandat de dépôt, pour le même chef d'accusation. Une peine de 6 mois de prison avec sursis a été prononcée contre le fils du couple, Alexandre. Le tribunal a en outre ordonné la confiscation de leurs biens immobiliers, dont le moulin de Giverny et le riad de Marrakech.Isabelle Balkany était présente au tribunal, à l'inverse de son mari qui avait ce matin refusé d'être extrait de sa cellule de la prison de la Santé. Le 13 septembre, le maire LR de Levallois-Perret avait été condamné à 4 ans de prison pour fraude fiscale et à 10 ans d'inéligibilité, sanctionné pour un "indéniable enracinement, sur une longue période, dans une délinquance fortement rémunératrice". Ecroué dans la foulée, il avait immédiatement fait appel. L'examen de sa demande de mise en liberté n'est prévu que mardi. Isabelle Balkany, qui n'a pas assisté au procès après une tentative de suicide début mai, a été condamnée à trois ans ferme mais sans incarcération immédiate. Elle avait aussi interjeté appel.
|
L'emblématique Jack Ma, pionnier du e-commerce en Chine, a perdu le titre d'homme le plus riche de son pays au profit du patron d'un géant de l'eau en bouteille, selon un classement de milliardaires publié jeudi.
|
Il est désormais devancé par Zhong Shanshan, le patron de Nongfu Spring, un géant de l'eau en bouteille dont les produits sont incontournables en Chine.Sa fortune est évaluée à 58,7 milliards de dollars (50,4 milliards d'euros), selon le classement des milliardaires établi par l'agence financière Bloomberg.Avec une fortune estimée à 56,7 milliards de dollars (48,7 milliards d'euros), Jack Ma perd une place.L'ex-professeur d'anglais Jack Ma, fondateur de la plateforme Alibaba qui a révolutionné le commerce en ligne, a longtemps occupé la plus haute marche du podium des personnalités les plus fortunées de Chine.Jusque-là, le classement des milliardaires en Chine était essentiellement dominé par des patrons issus de la tech, relève Bloomberg.Nongfu Spring a réalisé au début du mois une entrée fracassante à la Bourse de Hong Kong en levant plus de 900 millions d'euros. Zhong Shanshan est également l'un des dirigeants d'un important fabricant de vaccins, Beijing Wantai.L'entreprise, qui travaille sur un spray nasal contre le Covid-19, est cotée en Bourse depuis le mois d'avril.L'opération a permis à Zhong Shanshan d'augmenter début août sa fortune de 20 milliards de dollars, indique Bloomberg.Zhong Shanshan, 66 ans, a débuté sa carrière comme ouvrier du bâtiment avant de devenir journaliste puis de monter son entreprise, selon les médias chinois.Il est souvent qualifié de "loup solitaire" en raison de ses rares apparitions publiques et de sa réticence à accepter des interviews.
|
La chanteuse américaine sort son 36e album. Nommé "Walls", il est disponible depuis vendredi 2 novembre.
|
Dans ses chansons, elle critique le président américain.Du haut de ses 76 ans, Barbra Streisand continue à construire sa sacrée carrière. Depuis 2005, elle n'avait plus enregistré de chansons inédites. Dans "Walls", son 36e album, sorti vendredi 2 novembre en France, elle a coécrit trois chansons. L'élection du président américain Donald Trump a été un moteur."Trump est cruel, vindicatif, narcissique, sans manières. En multipliant les mensonges et en jouant sur les peurs, il ne cesse de diviser notre pays", explique la chanteuse au Parisien. Barbra Streisand penche plutôt du côté démocrate. "Alors qu'Obama encourageait le changement, les emplois liés au développement durable, Trump nous ramène en arrière", se désole-t-elle.Un album très personnelSa chanson "Don't Lie To Me" ("Ne me mentez pas"), critique d'ailleurs le chef de l'État, et dans "Take Care of This House" ("Prenez-soin de cette maison"), elle appelle à cajoler la Maison Blanche, et donc à prendre soin des institutions américaines. Si l'album est engagé, il n'est pas militant, bien qu'avec "Better Angels", Barbra Streisand chante "Rise up" en refrain, qui veut dire "soulevez-vous". "C'est une façon d'exprimer ma frustration, ma colère, ma tristesse par rapport à ce qui se passe dans mon pays", précise la chanteuse, en assurant aussi que son album est l'un de ses plus personnels.Mais Donald Trump n'est pas sa seule marotte. Barbra Streisand aime toujours la France, ou elle n'a pas chanté depuis onze ans. Dans l'entretien, elle rappelle son amour "pour l'architecture française", ou encore pour le métro, comprenez le parisien, car elle affectionne particulièrement la Ville Lumière.
|
Ayant développé les symptômes du coronavirus lors d'un voyage en Afrique du Sud, un jeune Alsacien de 25 ans a poursuivi son voyage avant d'être interpellé et inculpé de tentative de meurtre.
|
"Des vacances inoubliables" : un jeune Alsacien parti en Afrique du Sud se retrouve inculpé de tentative de meurtre, accusé de ne pas avoir respecté sa quarantaine alors qu'il souffrait du coronavirus. Ce jeune homme de 25 ans, qui souhaite garder l'anonymat, s'était envolé pour l'Afrique du Sud avec cinq amis le 14 mars, quelques jours avant l'annonce du confinement en France. Au parc national Kruger, prisé pour les safaris photos, il a été pris de maux de tête et d'une légère fièvre qui l'ont conduit à consulter un médecin, craignant le paludisme, a-t-il raconté.Ecartant le risque de paludisme, le médecin lui a fait passer un test pour détecter le Covid-19 mais, selon le jeune homme, ne lui a pas demandé pas de rester au parc Kruger dans l'attente des résultats. "Nous voulions aller au Swaziland, il nous a conseillé d'aller à Sainte-Lucie (sur la côte est sud-africaine, ndlr) parce que les frontières étaient fermées", assure-t-il.Le procès prévu le 26 juinQuelques jours plus tard, les amis sont interceptés à Sainte-Lucie et envoyés en quarantaine dans différents hôpitaux. Tous sont positifs au Covid-19, même si un seul d'entre eux a présenté de légers symptômes.Le jeune homme reçoit un appel de la police pour l'informer qu'il est "en état d'arrestation pour tentative de meurtre suite à la propagation du Covid-19 en Afrique du Sud", raconte-t-il.Après 14 jours de quarantaine, le Français ne peut récupérer son passeport qu'après avoir signé un document attestant sur l'honneur qu'il assistera à son procès, programmé le 26 juin à Matubatu. Il a finalement pu rentrer chez lui, dans le Bas-Rhin, le 18 avril, une semaine après ses amis.
|
INSOLITE. Échappés d'un centre équestre voisin, les deux animaux ont fait une petite balade sur l'autoroute, provoquant de gros ralentissements.
|
Heureusement, personne n'a été blessé.C'est un motif d'embouteillage des plus insolites. Mercredi 21 mars en fin de journée, les automobilistes se sont retrouvés coincés sur l'autoroute A51 entre Les Milles et Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)... À cause de deux chevaux qui se trouvaient sur la voie rapide ! Les animaux s'étaient échappés d'un centre équestre, selon le service d'incendie et de secours (Sdis), rapporte France Bleu Provence. L'A51 a été coupée à la circulation dans les deux sens au niveau de la jonction entre la départementale 9 et l'A51, explique la radio. Jusqu'à sept kilomètres de bouchons ont été recensés. Quatre véhicules et douze sapeurs-pompiers ainsi que deux véhicules de police ont été mobilisés pour stopper les chevaux dans leur fugue. Ils ont été aidés par une automobiliste équipée d'un harnais et d'une longe. Les chevaux n'ont pas été blessés et n'ont pas provoqué d'accident.
|
Un homme d'une trentaine d'années qui participait à un blocage sur un rond-point, à Limay dans les Yvelines, a été grièvement blessé lors d'une altercation. Le manifestant se trouve entre la vie et la mort.
|
Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 décembre, un "gilet jaune" a été transporté à l'hôpital dans un état critique, rapporte Le Parisien. L'homme a été blessé au cours d'une bagarre, qui a éclaté mardi aux environs de 3 heures du matin. Plusieurs personnes en sont venues aux mains sur un rond-point de Limay, occupé par des "gilets jaunes" depuis plusieurs jours. Bagarre sur fond d'alcoolSelon des témoins, la victime a été prise à partie par des inconnus. Certains étaient vraisemblablement alcoolisés. "Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'un 'gilet jaune' a été agressé par des gens qui n'en sont pas. C'est tout", a indiqué un autre témoin de la scène. Les individus impliqués dans l'altercation ont pris la fuite.La victime a été admise à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, dans le Val-de-Marne. Les auteurs des coups sont toujours recherchés.
|
Deux personnes ont été visées. L'auteur est toujours en fuite.Le cimetière de Terrasson-Lavilledieu (Dordogne) a été la cible d'une drôle de blague dans la journée du samedi 11 juin.
|
Comme le rapporte le journal Sud-Ouest, une dame de 72 ans se trouvait dans le cimetière quand elle a reçu un plomb dans la main. Une plaie visiblement importante puisque la victime a dû recevoir des soins. La même scène s'est reproduite quelque temps plus tard, dans la même journée. Cette fois, c'est un homme de 58 ans qui a été la victime de ce tireur de Terrasson-Lavilledieu. Mais là, le quinquagénaire a repéré le coupable. Sud-Ouest raconte que l'homme de 58 ans a ensuite tenté d'arrêter l'auteur. Sans résultat, ce dernier avait pris la fuite en lui tirant dessus à cinq reprises. Heureusement, plus de peur que de mal, l'homme n'a pas été blessé par les coups de feu. Le tireur a peut-être été effrayé par cette réaction, depuis les coups ne se sont pas reproduits aux abords du cimetière de Terrasson-Lavilledieu. Les gendarmes continuent de surveiller les lieux. D'après le journal, ils privilégient la piste d'une personne dérangée.Ce n'est pas la première fois qu'un cimetière est le théâtre de tirs. À Carcassonne, un jeune homme de 19 ans avait été abattu au fusil de chasse devant le cimetière du quartier de La Conte. Il était en compagnie de deux autres personnes dont l'une avait reçu des éclats de plomb dans l'épaule. Après l'arrestation d'un homme, les enquêteurs cherchaient à expliquer les causes de cette fusillade.
|
La région de Rome a engagé une campagne de tests sérologiques dont le but est d'avoir une estimation du nombre de personnes touchées par le coronavirus depuis le début de la pandémie et de cartographier la propagation de l'infection.
|
Quelque 150.000 tests sanguins doivent être pratiqués dans les prochains jours dans la région du Latium, dont Rome est la capitale, sur les populations jugées à risque que sont les personnels médicaux et les forces de l'ordre.Au centre hospitalier de Tor Vergata, l'un des cinq hôpitaux de Rome reconvertis dans l'accueil des malades du Covid-19, la campagne de tests a commencé début mai et les premiers résultats sont attendus dans la deuxième quinzaine du mois. "Un dépistage à grande échelle comme le nôtre avec les 150.000 tests sérologiques prévus permettra d'avoir une estimation plus précise du nombre de personnes qui ont été contaminées", explique à l'AFP Sergio Bernardini, professeur en biochimie à Tor Vergata. "En réalité, elles sont probablement beaucoup plus nombreuses, sans doute huit à dix fois plus que les chiffres dont nous disposons actuellement", précise-t-il.La technique utilisée par le laboratoire est l'immuno-chromatographie. Il s'agit de tests rapides qui, par un prélèvement d'une goutte de sang au bout du doigt, permettent en quelque minutes de savoir si la personne a développé des anticorps contre Covid-19.L'intérêt du procédé est qu'il peut être pratiqué à domicile par le patient lui-même ou dans le cadre de la médecine du travail sans mobiliser la logistique plus lourde des laboratoires, explique M. Sergio Bernardini.Les tests sérologiques ne se substituent pas aux tests virologiques, basés sur des prélèvements naso-pharyngés, qui seuls peuvent attester de la contagiosité ou de la guérison du sujet."Être positif au test rapide ne veut pas dire pour autant qu'on est protégé, ce n'est pas un permis pour revenir à une vie quotidienne normale", prévient toutefois le professeur Bernardini."Il faut absolument continuer à utiliser les protections que sont les masques qui restent la chose la plus importante, plus encore que de savoir si on a des anticorps", insiste-t-il.Des précautions sur lesquelles insiste également Tiziana Frittelli, directrice générale de l'hôpital Tor Vergata, qui prévient que "si nous ne faisons pas attention, le nombre de malades pourrait de nouveau augmenter"."J'invite donc tout le monde à respecter les précautions car la contagion pourrait repartir de plus belle si les comportements attendus ne sont pas appliqués", conclut-elle.
|
Selon les informations de Franceinfo, Patrick Balkany a été mis en examen pour détournement de fonds publics. Il aurait utilisé des employés de la mairie de Levallois-Perret en tant que chauffeurs privés.
|
Patrick Balkany va de nouveau devoir répondre de ses actes face à la justice française. C'est ce qu'annonce Franceinfo, confirmant les informations du Parisien : l'ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été mis en examen jeudi 23 juillet pour détournements de fonds publics. Cela concerne la fonction réelle qu'aurait occupé certains agents municipaux. L'affaire avait commencé en 2012 à la suite d'une lettre anonyme reçu par le parquet de Nanterre. Elle alertait sur certains dysfonctionnements de la police municipale de Levallois-Perret. Quatre agents employés officiellement comme policiers municipaux auraient servi de chauffeurs privés au couple Balkany. Ils auraient dû les conduire où ils le souhaitaient au quotidien, parfois même de la mairie jusqu'à leur résidence à Giverny dans l'Eure.Patrick Balkany est même suspecté d'avoir amené l'un d'entre eux lors d'un séjour aux Antilles et notamment à l'île de Saint-Martin, endroit où il dispose de la fameuse villa Pamplemousse. Plusieurs interrogations subsistent autour de ce voyage, la principale étant de savoir s'il a été financé par de l'argent public ou non, rappelle Le Parisien.Patrick Balkany se défend Face à ces accusations, l'ancien élu LR avait déjà donné un premier élément de réponse en 2013. Sur son compte Facebook, il avait rappelé qu'un policier municipal « est en toute légalité détaché au cabinet du maire pour assurer les fonctions de chauffeur de sécurité ». Une défense qu'il a maintenue au fil des années.Au sujet du policier présent lors du voyage dans les Antilles, Patrick Balkany assure que sa venue a été financée via ses « deniers personnels ». De son côté, son avocat Maître Romain Dieudonné ne comprend pas cette procédure. « C'est une non-affaire », estime-t-il dans des propos relayés par Le Parisien.
|
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lors d'une marche blanche "pacifiste" entre la grue jaune et le quai Wilson à Nantes samedi 10 août.
|
Entre 200 et 300 personnes ont participé à une marche blanche en hommage à Steve Maia Caniço, samedi 10 août à Nantes. Les manifestants, qui ont défilés avec notamment des t-shirts blancs portant l'inscription "Où est Steve?" et "Justice pour Steve", ont marché entre la grue jaune de l'île de Nantes, où le corps du jeune animateur périscolaire de 24 ans a été retrouvé le 29 juillet, et le quai Wilson.Aucun débordement, ou violence n'a été rapporté dans ce cortège qui avait été annoncé comme "pacifiste". Il était composé de jeunes Nantais, des amis de Steve et des personnes de tous âges, selon les organisateurs.Gerbes de fleursSur le parcours, la marche blanche a observé une minute de silence devant la fresque en noir et blanc peinte à la mémoire du jeune Nantais, a indiqué à l'Agence France-Presse Victor Lacroix, l'un des organisateurs. Les manifestants ont aussi attaché des ballons blancs sur des barrières le long des quais, et déposé des gerbes de fleurs au niveau du bunker, le bâtiment où s'est déroulé l'intervention de la police dans la nuit du 21 au 22 juin. Dans la nuit du 21 au 22 juin les forces de l'ordre étaient intervenues vers 4 heures pour faire cesser une installation sonore et, visées par des jets de projectiles, selon la préfecture, avaient fait usage de lacrymogène. Prise dans un mouvement de panique, au moins sept personnes étaient tombées dans la Loire. Depuis la disparition et la mort du jeune homme, la polémique sur l'attitude de la police le soir de la Fête de la musique reste vive et les hommages se multiplient.
|
À l'occasion de la sortie de son dernier album, France 2 diffusait une émission hommage au chanteur. Pour cette dernière, Michel Sardou a fait le show comme jamais.
|
Entre émotions et fou rire, l'interprète a fait ses adieux d'une bien jolie façon.Nolwenn Leroy, Laurent Gerra, Amir ou encore Florent Pagny, ils étaient tous là pour rendre hommage à la carrière de Michel Sardou. Ce samedi 21 octobre, France 2 a décidé d'organiser une soirée évènement pour les adieux du chanteur à la scène française. Entre émotions, rires et souvenirs, Michel Sardou, discret dans les médias depuis quelques années, a fait le show aux côtés de Stéphane Bern pour ses adieux. Lors de l'émission, Michel Sardou s'est emporté sur le hashtag #Sardou.Alors que Stéphane Bern invitait les téléspectateurs à réagir sur les réseaux sociaux, ça n'a pas vraiment enthousiasmé le monument de la chanson française. "Ça n'existe pas le hashtag Sardou. D'abord c'est quoi hashtag ? Ça veut dire quoi hashtag ?", questionne l'interprète de "Je vais t'aimer". Si les mystères de Twitter semblent avoir échappé à l'artiste, Michel Sardou reste de l'ancienne génération. "Oui je sais je suis un vieux con. Moi je ne suis pas un mec à hashtag, qu'est-ce que tu veux", lâche même Michel Sardou, résolu.
|
Alors qu'il fera dans quelques jours son grand retour sur le petit écran, Vincent Lagaf s'est confié à Télé Star. L'occasion pour l'animateur de faire quelques révélations.
|
Le 30 mai prochain, Vincent Lagaf animera une nouvelle émission baptisée "Strike" sur C8. Mais avant de se lancer dans cette aventure, l'animateur révèle avoir reçu une proposition de la part de TF1. En effet, l'ancien présentateur du "Bigdil" s'est vu proposer "Danse avec les stars", révèle-t-il dans les colonnes de Télé Star. "On m'a proposé 'Danse avec les stars', mais en tant que candidat. Quand on m'en a parlé, je pensais que c'était pour remplacer Laurent Ournac, mais non. D'ailleurs, si TF1 cherche quelqu'un pour remplacer Sandrine Quétier, je le fais bien volontiers. Pour revenir au sujet, aller danser demande beaucoup d'effort physique et je n'avais pas envie de donner tant de moi pour une production qui n'était pas la mienne", explique-t-il au magazine. Vincent Lagaf avoue avoir surtout été déçu que la première chaîne ne fasse pas appel à lui la saison dernière pour coanimer le programme en binôme avec Sandrine Quétier. "J'ai été blessé de ne pas coprésenter l'émission à l'instar de mes petits camarades l'année passée. J'ai trouvé ça dégueulasse, injuste et je n'ai pas compris pourquoi on ne m'a pas appelé pour cela", regrette-t-il.Pour rappel, la saison dernière, plusieurs animateurs de TF1, à l'instar de Nikos Aliagas, Denis Brogniart, Laurence Boccolini, Arthur, ou encore Jean-Luc Reichman, s'étaient relayés chaque semaine aux côtés de Sandrine Quétier, en remplacement de Laurent Ournac. Pour l'heure, si plusieurs noms circulent, les animateurs de la neuvième saison de "Danse avec les star" ne sont toujours pas connus. Karine Ferri ou encore l'humoriste Jarry feraient partie de la short-list.
|
Deux salles du prestigieux bâtiment sont en travaux.
|
La mairie de Paris va ouvrir un centre d'hébergement pour sans domicile fixe, rapporte Le Parisien samedi 13 octobre. Les travaux sont sur le point d'être terminés.D'après les informations du quotidien, des travaux sont en cours dans la salle des prévôts et dans le salon des Tapisseries, deux grandes salles habituellement utilisées pour l'accueil des visite protocolaires ou pour des expositions. Le Parisien cite plusieurs témoins qui assurent que des ouvriers installent des plaques de plâtre et des sanitaires dans ces deux salles. Anne Hidalgo devrait bientôt annoncer l'ouverture du centre d'hébergement, qui pourra accueillir entre 30 et 50 femmes vivant dans la rue, pendant la période hivernale. "Au moins jusqu'au mois d'avril vraisemblablement", selon une source a l'Hôtel de ville.L'hiver dernier, lors des périodes de grand froid, la mairie avait mis à disposition plusieurs de ses bâtiments, comme une école désaffectée dans le VIIIe arrondissement. Des mairies d'arrondissement de droite ou de gauche avaient également ouvert leurs portes pour permettre aux SDF de dormir au chaud.Paris compte 10.000 places d'hébergement, dont plus de 3.000 dans le domaine foncier de la ville.
|
Johanna Rolland a trouvé un accord avec la tête de liste EELV Julie Laernoes, arrivée deuxième au premier tour des élections municipales, loin derrière la maire sortante.
|
Alors qu'à Paris, l'équipe de la maire sortante PS Anne Hidalgo travaille à une alliance avec le candidat EELV David Belliard pour le second tour des élections municipales du 28 juin, à Nantes, l'accord entre PS et les écologistes est déjà signé, ont annoncé la maire socialiste Johanna Rolland et la tête de liste EELV Julie Laernoes dans la nuit de dimanche à lundi 1er juin. Johanna Rolland, qui a succédé à Jean-Marc Ayrault à la mairie de Nantes, est arrivée en tête avec 31,36% le 15 mars, largement devant Julie Laernoes (19,58%). "L'accord de fond entre les listes de Johanna Rolland et Julie Laernoes ne nie pas les divergences entre leurs programmes respectifs. Mais il choisit de se concentrer au contraire sur des valeurs partagées et renforcées face à la crise", écrivent les candidates dans un communiqué commun. "Le rassemblement de la gauche et des écologistes est la réponse aux enjeux fondamentaux qui se posent pour l'avenir de Nantes. La crise du Covid dont nous sortons progressivement donne une acuité encore plus forte à cette nécessité du rassemblement", s'est félicitée la maire, citée dans le communiqué. La tête de liste écologiste a elle estimé qu'"il aurait été, dans ce contexte, irresponsable de passer notre tour, de ne pas essayer d'influer sur les mesures à prendre". "Il ne faut pas s'y tromper: il est en train de se passer quelque chose de fort", a-t-elle assuré.Sans détailler leur accord programmatique, les deux candidates affirment qu'il porte "l'ambition" d'une "rupture dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques municipales" et "d'une action municipale profondément renouvelée pour agir à la transformation profonde de notre modèle".Parmi les autres candidates susceptibles de se maintenir au second tour, Laurence Garnier, à la tête de la liste LR, avait recueilli 19,93% et la députée LREM Valérie Oppelt 13%.
|
Des gendarmes ont fait face à un déchaînement de violence en Ardèche
|
Les images de violences lors des manifestations des "gilets jaunes" samedi 1er décembre ont fait le tour du monde. Les voitures incendiées et l'Arc de Triomphe vandalisé ont constitué des images-chocs. Mais en régions, d'autres dérapages ont eu lieu, notamment contre les forces de l'ordre. Au Pouzin, en Ardèche, ils ont été confrontés pendant six heures à des manifestants qui étaient décidés à en découdre. De quoi bouleverser la commune de 2 800 habitants et ses gendarmes confrontés à des hommes armés d'objets contondants et venus d'autres communes. 19 gendarmes ont été blessés, et de nombreux magasins vandalisés.
|
Le secrétaire d'État à l'Intérieur a précisé qu'aucune interdiction de manifester n'avait été décrétée.
|
Alors que les théories complotistes font florès dans les groupes de "gilets jaunes", dénonçant un attentat organisé par l'État, plusieurs personnalités politiques ont appelé mercredi 12 décembre les manifestants à suspendre leur mouvement après l'attentat de Strasbourg.Le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez a ainsi dit "espérer qu'il y aura moins de manifestations", samedi, pour l'acte V des "gilets jaunes", comptant sur une "responsabilité générale" des Français notamment après l'attaque de Strasbourg. Aucune interdiction de manifester au niveau national n'a été prise, a-t-il affirmé."J'espère qu'on n'aura pas à mobiliser autant d'hommes simplement parce qu'il y aura une responsabilité générale dans le pays qui fera qu'on aura un peu moins de manifestations voire beaucoup moins", a-t-il poursuivi. Avec l'attaque de Strasbourg mardi soir, qui a fait trois morts et 13 blessés, "la situation a substantiellement changé mais cette menace existait déjà", a-t-il estimé. Si les manifestations devaient être aussi nombreuses que samedi dernier, "nous sommes prêts comme nous l'avons été samedi dernier à être extrêmement mobiles et à procéder à de très nombreuses interpellations", a-t-il assuré.De son côté, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a supposé que "les manifestations des gilets jaunes ne pourront pas avoir lieu samedi", la France étant placée en "urgence attentat". Interrogée mercredi sur France 2 sur une éventuelle remise en question de la mobilisation des "gilets jaunes" prévue samedi dans le contexte de l'attaque de Strasbourg, la présidente du Rassemblement national a répondu: "Je suppose que si, de toute façon, ce statut d'alerte terroriste est maintenu, par définition il inclut l'interdiction des manifestations, donc les manifestations ne pourront pas avoir lieu". "Si le ministre prend une décision aussi grave que celle qui consiste, dans un pays démocratique, à interdire les manifestations, c'est, je suppose, qu'il doit avoir les éléments", a-t-elle ajouté. "Je ne polémiquerai pas là-dessus parce que je pense que la sécurité, en l'occurrence du peuple français, doit être mise en cause pour prendre une décision aussi grave", a renchéri la députée du Pas-de-Calais, qui avait rappelé mardi "qu'il existe une Constitution française (qui) donne au peuple français des droits, dont celui de manifester". "Nous n'en sommes pas là. La mesure qui a été prise, c'est l'interdiction de manifestations à Strasbourg uniquement, aujourd'hui" (mercredi), a répondu sur France Inter Laurent Nuñez. "Nous demandons aux gilets jaunes de manifester en déclarant leurs manifestations et ça depuis le début de mouvement", a ajouté M. Nuñez. "Il y a eu de nombreux débordements liés à cette absence de déclarations qui nous empêchent d'encadrer correctement ces manifestations", a-t-il expliqué.Le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu a jugé mercredi à propos d'une éventuelle trêve du mouvement des "gilets jaunes" qu'il était "difficile" qu'il y ait "des Français dans les rues, sur les rond-points"."Depuis le début, je fais confiance aux gilets jaunes et à leur bon sens (...) Les problèmes de fond des gilets jaunes de toute façon ne sont pas traités et ils reviendront quoi qu'il arrive", a-t-il estimé sur LCI, en notant que "là, nous avons une urgence absolue qui est la lutte contre le terrorisme". Rappelant que son parti soutenait les revendications des "gilets jaunes" mais n'avait jamais donné de consignes, il a souligné qu'il n'allait "pas (leur) donner d'ordre de rentrer chez eux ou continuer à manifester"."CHACUN DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS"Cependant, "chacun doit prendre ses responsabilités, il ne faut pas rajouter de difficulté aux difficultés. Si nous entrons dans une situation d'urgence, extrêmement tendue, à la recherche d'un terroriste, je crois difficile de mélanger les choses et de faire en sorte qu'il y ait des Français dans les rues, sur les rond-points, à partir du moment où la menace terroriste devient extrêmement prégnante, inquiétante".Quant au vice-président des Républicains, Damien Abad, il a appelé à une "trêve" dans la mobilisation des "gilets jaunes". "Une trêve s'impose, par respect en la mémoire des victimes, et parce que nos forces de l'ordre sont mobilisées", a-t-il déclaré sur Sud Radio. Pour Damien Abad, après l'attaque, "on a besoin d'un appel au calme, aux responsabilités, et on a besoin qu'une trêve s'impose car il faut qu'on protège aussi nos forces de l'ordre, qu'on assure la sécurité", a-t-il dit, estimant que "les Français ne comprendraient pas que nos forces de police ne soient pas pleinement mobilisées sur cette lutte contre le terrorisme".
|
Cet été, un groupe d'ultradroite avait été démantelé et de nombreuses armes et explosifs saisis.
|
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a placé sous surveillance quatre groupes d'extrême-droite radicale, soupçonné de projeter des actions violentes contre la communauté musulmane, rapporte le Journal du dimanche (JDD), dimanche 14 octobre.Les services de renseignement procèdent à l'heure actuelle à l'évaluation du risque de passage à l'acte de ces petits groupes disséminés sur tout le territoire. Toutes les hypothèses sont étudiées : attentats ou attaques individuelles. Des mesures encouragées par le récent épisode du groupe Action des forces opérationnelles (AFO). En juin et juillet dernier, treize personnes liées à ce groupe d'ultradroite avaient été interpellées, et quatre sont encore en détention, rappelle le JDD. AFO avait été repéré par les autorités sur internet plusieurs semaines avant l'opération. D'importants moyens avaient alors été mobilisés, notamment l'infiltration d'un agent, qui avait permis l'identification des membres du réseau : un ancien militaire, une infirmière, un restaurateur et un policier à la retraite.Communiquant par internet, ils évoquaient leurs projets : agressions d'imams radicaux, de femmes voilées ou encore empoisonnement de nourriture halal. L'agent infiltré avait donné l'alerte quand il avait estimé que certains membres du groupe étaient "déterminés psychologiquement à tuer de sang-froid". Lors des perquisitions chez l'ancien militaire, les policiers avaient découvert un laboratoire clandestin de fabrication d'explosifs. C'est ce genre de groupuscules animés par des personnalités à la limite du déséquilibre qui inquiètent les agents de la DGSI. Mais ils craignent également des actions isolées, sur le modèle d'Anders Breivik, qui, en 2011, avait tué 77 personnes dans un attentat à la bombe à Oslo, en Norvège, puis dans une tuerie de masse. Une hypothèse renforcée par l'arrestation en juin 2017 de Logan Nisin, à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône. Ce dernier tenait sur Facebook une page consacrée au Norvégien et dans laquelle il faisait part de son rêve de tuer tous les "rebeux, blacks, dealers, migrants, racailles, jihadistes".
|
Samia Ghali ne décolère pas. La deuxième adjointe à la mairie de Marseille a vivement critiqué mercredi matin les nouvelles mesures prises dans les Bouches-du-Rhône contre l'épidémie de coronavirus, qui doivent s'appliquer dès mercredi soir.
|
A gauche comme à droite, ils sont contre. Après Renaud Muselier, le président LR de la région PACA, et Michèle Rubirola, la nouvelle maire écolo de Marseille, Samia Ghali (PS), la deuxième adjointe de la mairie, s'insurge contre les nouvelles mesures imposées dans sa ville contre le coronavirus, qui prendront effet dès ce mercredi.Face à la recrudescence de cas de Covid-19 dans la région, la préfecture met en place le port du masque obligatoire dans tout Marseille, et les bars et restaurants devront fermer à 23h dans toutes les Bouches-du-Rhône. Pour l'élue des quartier Nord, il s'agit là "d'un deuxième confinement "économique" qui va mettre encore plus en difficulté des commerces déjà rudement touchés", dénonce-t-elle dans les colonnes de La Provence. Mercredi, l'élue de gauche fustige ainsi une mesure "hypocrite" et "ridicule" au micro de BFMTV. "C'est comme l'histoire des masques"Comme Renaud Muselier et Michèle Rubirola, Samia Ghali est hostile à ces nouvelles mesures, qui viennent "de Paris". "Le problème du préfet est qu'il vient d'arriver", explique-t-elle. "Il exécute les ordres de Paris, sans partir de la base", regrette l'élue. "Dans les bus les gens sont collés les uns aux autres, ça ne pose pas de problème. Et ensuite quand vous allez au bar et qu'on vous met à distance, là ça pose problème", illustre l'élue. "C'est de l'hypocrisie totale, de l'effet d'annonce" martèle-t-elle, "pour dire qu'à Marseille on fait les choses. C'est ridicule". "C'est comme l'histoire des masques : cela fait des mois que des gens portent le même", explique-t-elle. "Tant que les masques ne seront pas gratuits, ce sera ainsi", prévient celle qui réclame une "distribution massive" de masques pour la rentrée scolaire. Le matin même, Jean Castex a justifié sur Franceinterces mesures restrictives prises à Marseille. "Nous avons des indicateurs qui ont conduit à classer en rouge le territoire, mais surtout nous avions à Marseille un taux de pénétration de l'épidémie particulièrement élevé chez les personnes âgées", a expliqué le Premier ministre, précisant que la situation à Marseille sera étudiée "au jour le jour", les mesures pouvant être "durcies ou allégées".A quelques jours de la présentation officielle du plan de relance économique, le chef du gouvernement en a appelé à "l'esprit de responsabilité des Français" face à l'épidémie.
|
Manuel Valls a été reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron à la fin du mois de juillet, rapporte Europe 1 mercredi 29 août. L'occasion pour les deux hommes de faire le point sur leurs relations parfois difficiles.
|
L'ancien Premier ministre et le président de la République ont visiblement enterré la hache de guerre. Pendant un long entretien qualifié d'amical par les deux parties, Manuel Valls et Emmanuel Macron ont évoqué leurs relations marquées par des tensions depuis leur collaboration au gouvernement. Ils ont fait vœu de neutralité, selon Europe 1. "En clair, aujourd'hui, ils ne sont pas en guerre, ni amis, ni ennemis -ça va éviter les trahisons-, et ça ouvre des possibilités pour Manuel Valls : pouvoir un jour, revenir au gouvernement", écrit la radio. Par ailleurs, Emmanuel Macron a encouragé Manuel Valls, aujourd'hui député apparenté à La République en marche (LREM) a poursuivre son projet de se présenter à la mairie de Barcelone. Si ce dernier n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature -il doit le faire, ou non, en septembre-, il a passé son été à entretenir son réseau catalan en multipliant les rencontres avec les élus locaux et les grands patrons. Manuel Valls a d'ailleurs "trouvé l'amour" pendant son été catalan, en la personne de Susana Gallardo Terrededia, selon Paris Match.La femme d'affaires, héritière d'un groupe pharmaceutique et divorcée de la 26e fortune espagnole, serait une alliée de choix dans sa conquête de la mairie de Barcelone. Issue de le haute bourgeoisie, philanthrope et membre du conseil d'administration de l'université internationale de Catalogne, elle dispose d'un vaste carnet d'adresse.
|
Les conseillers économiques du président Donald Trump ont défendu dimanche la possibilité de faire redémarrer les Etats-Unis en toute sécurité malgré la poursuite de l'épidémie et des contaminations au sein même de la Maison Blanche, pourtant soumise à des contrôles draconiens.
|
Ces derniers jours, deux employés de la "West Wing" où se trouve le Bureau ovale -- un militaire au service du milliardaire républicain puis la porte-parole du vice-président Mike Pence -- ont été testés positifs au nouveau coronavirus.Dans la foulée, trois membres de premier plan de la cellule de crise chargée de coordonner la lutte contre la maladie Covid-19 sont entrés en quarantaine en raison de leur possible exposition au virus.Parmi eux, l'épidémiologiste Anthony Fauci, qui conseille quotidiennement Donald Trump, ainsi que le directeur du Centre de prévention des maladies infectieuses (CDC) Robert Redfield et Stephen Hahn, patron de l'agence du médicament (FDA).Les personnes appelées à approcher le 45e président des Etats-Unis sont pourtant soumises quotidiennement à des tests de dépistage. Et les règles se veulent très strictes, même si Donald Trump est régulièrement critiqué pour son refus de porter un masque.Si, dans ces conditions, la présidence n'est pas épargnée, comment un Américain moyen peut-il reprendre le travail sans crainte d'être contaminé? La question dominait les émissions politiques du dimanche sur les chaînes américaines.- "Récession pandémique" -"La Maison Blanche, c'est un endroit énorme, au moins 500 personnes, probablement beaucoup plus", a fait valoir Larry Kudlow, conseiller économique du président, sur la chaine ABC. "Ceux qui ont été testés positifs ne sont qu'une petite fraction", "relativement très peu nombreux", a-t-il insisté.Il a donc défendu la volonté présidentielle de "rouvrir l'économie" pour "s'attaquer aux chiffres du chômage qui sont déchirants", "horribles"."Pourquoi ne pas faire confiance aux entreprises?", a poursuivi Larry Kudlow. "Elles savent, d'une part, que les gens doivent être protégés", "et d'autre part qu'il faut redémarrer autant que possible pour faire face au problème économique, à la récession pandémique", a-t-il plaidé.Les Etats-Unis sont, de loin, le pays les plus endeuillé au monde par le virus, avec plus de 78.850 décès. Et si la situation s'améliore lentement à New York, principal foyer américain, l'épidémie peine à ralentir au niveau national, avec encore 1.500 à 2.000 morts par jour.Mais après avoir émis des consignes prudentes pour la sortie du confinement -- qui dépend en dernier ressort de chaque Etat --, l'administration Trump pousse chaque jour un peu plus en faveur d'une reprise rapide de l'activité."Nous avons presque 80.000 morts, et nous avons aussi plus de 30 millions de personnes qui ont demandé une allocation chômage", a ainsi relevé sur la chaine CBS Kevin Hassett, un autre conseiller économique de Donald Trump.- "Désastre chaotique absolu" -"Nous devons faire redémarrer notre économie, ce sera un moment difficile pour tout le monde, comme ça l'est pour les gens de la West Wing ce week-end", a-t-il martelé.A six mois de la présidentielle à laquelle il briguera un nouveau mandat, Donald Trump est impatient de tourner la page des chiffres économiques calamiteux: taux de chômage passé de 3,5% avant la crise sanitaire à 14,7%, chute du produit intérieur brut sans précédent attendue au deuxième trimestre."Ces chiffres ne sont pas énormes car l'économie n'allait pas bien" avant la crise, "ils sont énormes car nous avons stoppé l'économie", a souligné sur Fox News le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, tout en prédisant un rebond rapide: "nous aurons un troisième trimestre meilleur, un quatrième trimestre meilleur, et l'année prochaine sera une grande année".Cet empressement est critiqué par les démocrates, qui ont déjà éreinté Donald Trump pour sa gestion de la pandémie, qu'il a d'abord minimisée avant d'envoyer des messages contradictoires.D'ordinaire réservé sur la politique de son successeur républicain, l'ex-président démocrate Barack Obama a évoqué dans une conversation privée, qui a opportunément filtré, un "désastre chaotique absolu".Mais au-delà des polémiques politiques, les experts préviennent que la levée du confinement dans de nombreux Etats américains pourrait relancer l'épidémie."Nous assistons à une hausse phénoménale de la mobilité dans certains Etats qui devrait se traduire dans plus de cas et de décès dans une dizaine de jours", a prévenu sur CBS le Dr Christopher Murray, directeur de l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME). Il a expliqué que le modèle de son institut prédisait 137.000 morts aux Etats-Unis d'ici le 4 août, un chiffre revu à la hausse en raison "de cette augmentation de la mobilité".
|
Au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron en réponse à la colère des "gilets jaunes", le premier secrétaire du PS a fustigé le refus de l'exécutif de rétablir l'ISF et le renforcement du CICE.
|
Le Premier ministre a défendu mardi 11 décembre devant l'Assemblée les mesures déclinées la veille par Emmanuel Macron pour montrer qu'elles répondent aux demandes des "gilets jaunes". "Le président de la République a entendu la colère qui s'exprime et a apporté les réponses qui s'imposaient", a assuré Édouard Philippe en détaillant les annonces du chef de l'État la veille, des mesures "massives" pour que "le travail paie", financées par l'État, a-t-il plaidé. Il est revenu en particulier sur l'annonce phare de la veille, une augmentation de 100 euros des salaires au niveau du Smic via une prime d'activité majorée. "Quand a-t-on augmenté le Smic d'un niveau de 100 euros ? Avez-vous un exemple récent ? Nous voulons aller beaucoup plus loin, beaucoup plus fort et beaucoup plus vite", a-t-il lancé, assurant que cette mesure concernerait tous ceux payés au salaire minimum. Il a aussi rappelé l'exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros par mois, qui concernera désormais selon lui 70% des retraités, les heures supplémentaires défiscalisées et l'appel aux entreprises à verser une prime de fin d'année sans impôt ni charges."C'est un retour vers le futur", estime FaureMais pour Olivier Faure, cela ne suffit pas. "Votre promesse, c'était celle d'un nouveau monde. Depuis hier soir, nous savons ce qu'il en est : c'est un retour vers le futur", a déploré le premier secrétaire du PS à l'occasion des questions au gouvernement. "Vous allez, c'est vrai, y gagner quelques soutiens à droite. Comment les Républicains ne pourraient pas saluer des mesures qui sont 'Made In Nicolas Sarkozy' ?", s'est-il interrogé. Olivier Faure (PS) dénonce "des mesures made in Nicolas Sarkozy"par BFMTVLe député de Seine-et-Marne a regretté que le président de la République n'ait pas fait le choix de "la justice fiscale" et a fustigé le refus de l'exécutif de rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et le renforcement du CICE. "Le CAC40 peut dormir tranquille. Les Français se paieront eux-mêmes leur pouvoir d'achat (...) Vous avez fait le choix de revenir aux recettes éculées", a-t-il lancé.
|
Ce soir du 26 septembre 1980, Robert Platzer, 12 ans, est ravi. Il est monté sur les manèges, a pris le train fantôme, dévoré des sucreries, s'est acheté un ballon d'hélium: tout ce qu'un petit garçon rêve de faire lors de l'Oktoberfest de Munich.
|
Au moment où il se trouve à la sortie de l'immense fête populaire avec ses parents et ses quatre frères et soeurs, il voit un homme, de dos, les bras dans une poubelle. Celle-là même vers laquelle se dirige sa famille pour jeter des déchets. Puis c'est l'explosion."Il y a eu une grosse flamme, j'ai été projeté plusieurs mètres en arrière", se souvient-il.Une bombe déposée dans une poubelle vient d'exploser à quelques pas des manèges et des tentes à bière. Treize personnes - dont l'auteur Gundolf Köhler - sont tuées, plus de 200 blessées. C'est l'attentat d'extrême droite le plus meurtrier d'Allemagne depuis 1945.- Une famille décimée -Ilona, 8 ans, la petite soeur de Robert, est tuée sur le coup. Son petit frère Ignaz, 6 ans, mourra dans l'ambulance qui l'emmène à l'hôpital. Ses parents sont grièvement blessés. Sa soeur Elisabeth survit à l'attentat mais décèdera d'une overdose à l'âge de 24 ans. Son frère Wilhelm se jette sous un métro en 2008, à 42 ans. "Ils ne supportaient plus leur douleur. Je suis le seul survivant de cette famille", constate Robert Höckmayr, 52 ans, qui a décidé de prendre le nom de son épouse pour mettre un peu de distance entre lui et l'attentat.Quarante ans après, cet homme de grande taille aux cheveux grisonnants et au sourire franc n'a rien oublié de ses souvenirs de petit garçon. Sur le lieu même de l'attaque, où un mémorial a été construit en 2008, il raconte le chaos le soir de l'explosion, ses efforts pour réapprendre à marcher après avoir été grièvement blessé aux jambes, ses 41 opérations destinées entre autres à retirer des morceaux de métal laissés par la bombe dans son corps. "Ils n'ont pas pu tout enlever", dit-il, une main sur la poitrine.Pourtant, une autre cicatrice reste encore plus difficile à refermer: ce qu'il considère comme "l'abandon" de l'Etat."On ne nous a jamais proposé d'aide psychologique. Et quelques mois après l'attaque, les docteurs me déclaraient sain, simplement parce que je pouvais marcher", s'agace-t-il. Le Munichois dit s'être retrouvé seul pour se reconstruire. Il ne doit son salut qu'à son épouse et à ses trois enfants. "C'est eux qui me donnent l'énergie de vivre". Il est également en colère contre la "faiblesse" des aides financières versées aux blessés. Mais cela pourrait changer: début juillet, l'enquête a été définitivement fermée, concluant que Gundolf Köhler avait bien commis un attentat politique. Cette conclusion permet la création d'un fond d'indemnisation, auquel le gouvernement bavarois et l'Etat fédéral allemand devraient chacun verser 500.000 euros et la ville de Munich 200.000.Pour Robert Höckmayr, "quarante ans après, c'est un peu tard". Il espère cependant que son témoignage aidera à améliorer le soutien apporté aux victimes d'autres attentats, comme ceux de Halle, en octobre 2019, ou de Hanau, en février 2020. "Il ne s'agit pas que d'argent, mais d'aider les gens qui ont vécu des choses terribles à réintégrer la société."- Une reconnaissance symbolique -Le jour anniversaire de l'attentat, la ville de Munich inaugure un nouveau lieu d'information. Il participera à la cérémonie avec un discours. "Même ici, beaucoup de gens savent qu'il s'est passé quelque chose le 26 septembre 1980, mais ils ne savent pas quoi", regrette-t-il. Cette année, la fête de la Bière est annulée en raison de la pandémie du nouveau coronavirus. Cela ne change rien pour Robert Höckmayr, qui n'est jamais retourné sur les manèges ou dans les tentes à bière. "Le jour de l'attentat, c'était la première et la dernière fois que je me rendais à l'Oktoberfest".Ce fonctionnaire de la ville de Munich ne peut cependant éviter de voir, chaque année et deux semaines durant, ses milliers de visiteurs passer devant le lieu où la bombe a explosé. Avec le nouveau lieu d'information, il espère que les fêtards vêtus de leurs culottes de peau et robes traditionnelles réaliseront enfin qu'à quelques pas de la plus grande fête populaire au monde, le terrorisme a aussi tué.
|
Pour l'avocat de Booba, invité de BFMTV, les invectives venaient du groupe de Kaaris".
|
Invité sur BFMTV, jeudi 2 août, l'avocat du rappeur Booba, maître Yann Le Bras, affirme que c'est le groupe de Kaaris qui est "à l'origine de l'altercation" avec son client. Toujours en garde à vue, les deux rappeurs ainsi que leur clan se sont violemment affrontés dans une zone d'embarquement à Orly, mercredi 1er août, sous les yeux de passagers éberlués voire paniqués, dont certains ont filmé la scène. Des images sur lesquelles on voit les deux rappeurs qui commencent par s'invectiver avant que la scène ne dégénère. Des coups de poing, de pied, puis l'altercation tourne à la bagarre générale. "Booba n'était pas là pour un guet-apens"Premier à s'exprimer, l'avocat de Kaaris, maître Yacine Yakouti, a expliqué que son client n'a fait "que répondre à une agression". Une version des faits que conteste pour sa part Yann Le Bras. Selon lui, "le groupe de Booba n'était pas là pour un guet-apens, il était dispersé. Les invectives venaient du groupe de Kaaris" a t-il expliqué sur BFMTV. Selon l'avocat d'Eli Yaffa, alias Booba, la bagarre commence lorsque le groupe de son client tente de contourner le groupe Kaaris. C'est alors qu'à ce moment-là, "les personnes se rapprochent de façon agressive vers Booba, l'un armé d'une bouteille de parfum". "C'est là qu'ils ont réagi pour essayer de se défendre, pour faire reculer le groupe" précise t-il. Au total, quatorze personnes ont été placées en garde à vue pour violences volontaires, dont deux ont été mises hors de cause et relâchées jeudi matin, selon le parquet de Créteil.
|
L'acteur avait 43 ans et était malade depuis quatre ans.
|
Chadwick Boseman "est mort chez lui, entouré de sa femme et de sa famille", annonce son entourage sur les réseaux sociaux. Atteint d'un cancer du côlon, il luttait depuis quatre ans en privé contre la maladie.Cet Américain de 43 ans avait incarné, en 2018, le roi T'Challah dans Black Panther, "le plus grand honneur de sa carrière", précise sa famille.Chadwick Boseman n'avait jamais publiquement parlé de son état et avait continué à tourner sur les plateaux des grands films hollywoodiens tout en subissant "d'innombrables opérations et chimiothérapie", a encore précisé sa famille."C'était un vrai combattant. Chadwick a persévéré à travers tout cela", ont ajouté ses proches.Avec "Black Panther" sorti en 2018, Boseman était devenu le premier super-héros noir à qui un film de la franchise Marvel était entièrement consacré.Adaptation des aventures du premier super-héros noir créé par le studio Marvel Comics en 1966, le film raconte le combat mené par le roi T'Challa pour défendre sa nation de Wakanda, la plus avancée de l'univers Marvel.Nommé aux OscarsNominé pour l'Oscar du meilleur film - une première pour une adaptation de bande dessinée - et encensé par la critique, "Black Panther" avait généré plus d'un milliard de dollars de recettes au box-office.Ce film avait été célébré aux Etats-Unis comme un moment culturel important pour avoir renversé les stéréotypes en dépeignant un pays africain prospère accueillant des réfugiés et étendant sa technologie aux nations plus pauvres.Avant ce rôle, le plus important de sa carrière, Chadwick Boseman avait incarné la légende du baseball Jackie Robinson dans "42" de Brian Helgeland n 2013, le plus gros succès de l'histoire d'Hollywood pour un film de baseball. Il avait été loué aussi pour son interprétation du chanteur James Brown dans "Get on Up" de Tate Taylor en 2014.Plus récemment, il était apparu dans "Da 5 Bloods" de Spike Lee. Il devait en outre reprendre le rôle de T'Challa dans un deuxième opus de "Black Panther" prévu pour 2022.Des réactions émuesLe candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine Joe Biden a aussitôt salué la mémoire de l'acteur. "Le vrai pouvoir de @chadwickboseman était supérieur à tout ce que nous avons vu à l'écran", a-t-il tweeté."De Black Panther à Jackie Robinson, il a inspiré plusieurs générations et leur a montré qu'on pouvait être tout ce que l'on désire - même des super-héros", a tweeté Joe Biden.Mark Ruffalo, co-star de Chadwick Boseman dans "Black Panther", a réagi sur Twitter: "Frère, tu étais l'un des plus grands de tous les temps et ta grandeur ne faisait que commencer. (...) Repose en paix, Roi".La principale organisation américaine de défense des droits civiques, la NAACP, a félicité Boseman pour "avoir montré comment vaincre l'adversité avec grâce" et "marcher comme un roi, sans perdre le contact commun".Né en Caroline du Sud, fils d'une infirmière et d'un petit entrepreneur, Chadwick Boseman avait aussi des origines au Sierra Leone.
|
Il réfute tout "passage en force", et déplore la stratégie d'obstruction de l'opposition.
|
La menace planait sur les débats sur la réforme des retraites : Édouard Philippe a fini par recourir, samedi 29 février, à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le projet, engageant par la même occasion la responsabilité du gouvernement. Il a assumé sa décision dans le Journal du dimanche (JDD), et a assuré que l'épidémie de coronavirus n'avait pas eu d'influence. "J'ai laissé une chance au débat, a estimé le Premier ministre.Que l'opposition s'oppose, c'est normal. Mais j'ai été effaré de la stratégie d'obstruction des députés de LFI et du PCF. Quand 5% des députés confisquent 50% du temps de parole pour discuter sur des points de vocabulaire et non pas du fond de la réforme, ce n'est plus un débat."S'il reconnaît que l'annonce avait été préparée depuis plusieurs jours, il conteste tout "passage en force". "Le texte sur lequel j'engage ma responsabilité n'est pas le projet de loi initial, a-t-il expliqué. C'est un nouveau texte, enrichi de tous les acquis de la négociation avec les partenaires sociaux et d'un grand nombre d'amendements venus de la majorité parlementaire."Interrogé sur la concomitance de l'annonce avec la propagation du coronavirus en France, il a assuré que "ça n'a rien a voir. On aurait pris la même décision sans le coronavirus".
|
Des préfabriqués vides: c'est tout ce qu'il reste du camp de transit géré par la Croix-Rouge depuis quatre ans à Vintimille, le Calais italien, à quelques kilomètres de la frontière française et de Menton. Pourtant, les migrants affluent.
|
Fermé aux nouveaux arrivants pendant l'épidémie de coronavirus et le confinement, le camp n'a pas été autorisé à rouvrir. D'ici fin août, tout sera démonté, sanitaires, douches, dortoirs, etc."C'est une décision de la préfecture, on s'adapte", indique la Croix-Rouge italienne alors que des dizaines de personnes originaires de pays en crise campent désormais éparpillées dans Vintimille, sous des ponts, sur la plage, sur les berges du fleuve Roya, seul point d'eau accessible dans la chaleur de l'été.Entre début janvier et fin juillet, les tentatives de traversée au départ de la Libye vers l'Italie ont augmenté de 91%, comparé à la même période l'an dernier, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.Soulaïmen, 20 ans, dort sur les galets à Vintimille depuis dix jours, son sac de couchage comme seul abri, et les pâtes du Secours catholique italien (Caritas) comme seuls repas. Originaire du Darfour, région théâtre d'un long conflit interne au Soudan, le jeune homme qui préfère taire son nom de famille, a déjà tenté plusieurs fois de gagner la France, par le train ou à pied, avant de se faire interpeller et refouler.Malgré les contrôles incessants de la police aux frontières, il n'a pas l'intention de renoncer à passer, et encore moins de retourner au Darfour ou en Libye, pays par lequel il dit avoir transité avant de franchir la Méditerranée.Pas question de repartir dans un pays où "il n'y a rien", expliquent aussi des jeunes Tunisiens, nombreux parmi les multiples migrants en errance à Vintimille.- "Partout en ville" -"On les retrouve partout en ville, à quémander de l'argent ou une cigarette", relève un habitant, Vittorio, comptable de 62 ans, promenant son chien. Si lui-même ne se plaint pas des migrants, le sujet est politiquement explosif. La droite a repris la mairie l'an dernier et Matteo Salvini, le leader de la Ligue, a choisi à dessein Vintimille et ses 25.000 habitants pour son lancement de campagne aux élections régionales de septembre."Gentils oui, couillons non!! Les Italiens d'abord, le reste du monde après!", a-t-il clamé mardi devant des dizaines de personnes traitant les migrants "d'envahisseurs". "Si vous aimez les clandestins, prenez-les en pension chez vous!!", a-t-il raillé à l'adresse de bénévoles et militants venus le siffler."Le camp de la Croix-Rouge était fondamental", déplore Maurizio Marmo, responsable de Caritas. "En plus d'être un lieu où dormir, manger, se laver, il y avait deux choses importantes: l'accès à un médecin chaque matin et un point information sur le droit d'asile". En ville, il ne reste plus désormais que deux WC chimiques près de la gare pour environ 150 à 200 migrants dans les rues, selon des ONG, 400 selon la mairie. Difficile de savoir exactement combien ils sont, certains parvenant à franchir la frontière française, d'autres continuant d'arriver via les Balkans ou le sud de l'Italie."Les contrôles ralentissent les gens, mais ne les empêchent pas de passer" pour rejoindre la France, y rester ou simplement y transiter dans l'espoir de rejoindre d'autres pays européens, constate M. Marmo.La semaine dernière, Rome et Paris ont annoncé la création d'une brigade franco-italienne qui suscite le scepticisme. Un commandement et des locaux mixtes, mais pour faire quoi, si l'Italie et la France continuent à avoir des intérêts divergents en terme de migrations?- "Répartir" -"Il faut d'abord se mettre d'accord avec l'Europe et avec la France, et avoir une vraie répartition humanitaire. Il en arrive 1.000 ? On les accueille, on les identifie et puis, on les répartit: 100 en France, 100 en Allemagne, etc.", expose le maire de Vintimille, Gaetano Scullino.En attendant, c'est le contraire qui se passe, avec un droit d'asile régulièrement bafoué côté français, dénoncent les associations humanitaires.Dernier exemple épinglé par le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative en France, celui d'une Centrafricaine interpellée en mai avec son fils de cinq ans, récemment opéré, et renvoyée illico par les autorités françaises bien qu'elle présentait une demande d'asile. "Les services de la police aux frontières étaient tenus d'enregistrer cette demande et d'en saisir le ministère de l'Intérieur, sans pouvoir refuser l'entrée (...)", a contesté le Conseil d'Etat le 8 juillet.Cet arrêt constitue une première à Menton depuis que la France a fermé la frontière aux migrants en 2015. Mais pour la requérante, c'est une victoire en demi-teinte: reconnue dans son bon droit, elle a été priée par la haute juridiction française de refaire sa demande d'asile ...en Italie.Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, depuis mai, le nombre de personnes refoulées chaque jour est "en augmentation progressive": il "reste en moyenne inférieur au chiffre de 100 mais a pu ponctuellement le dépasser". La plupart sont interpellées dans le train.
|
Des milliers d'internautes ont appelé jeudi, via les réseaux sociaux, à boycotter Netflix, accusé d'avoir mis en ligne le film français "Mignonnes", qui sexualise, selon eux, les enfants héroïnes de ce long métrage.
|
Plus de 200.000 tweets ont utilisés le mot-clé #CancelNetflix (supprimer Netflix) jeudi, ce qui en a fait, un temps, le premier "hashtag" mondial sur Twitter.Une première vague de critiques, en août, avait amené Netflix à retirer un visuel utilisé pour promouvoir le film, intitulé "Cuties" en anglais et qui est sorti en salles mi-août en France, avant d'être mis en ligne aux Etats-Unis mercredi. La plateforme avait aussi présenté ses excuses pour avoir utilisé ce visuel "inapproprié", selon elle.Si les attaques sont venues de tous types d'internautes jeudi, y compris à gauche, le sujet a incontestablement rassemblé de nombreux conservateurs américains, parmi des membres du parti républicain dont certains sont candidats au Congrès."La pornographie juvénile est illégale en Amérique", a tweeté DeAnna Lorraine, qui fut candidate républicaine en Californie pour un siège à la Chambre des représentants."En tant que mère d'une fille de 8 ans, je soutiens fermement #CancelNetflix", a renchéri Beatrice Cardenas, elle aussi républicaine de Californie.Le film, qui a reçu un prix de réalisation au prestigieux festival américain de Sundance, évoque l'histoire d'Amy, Parisienne de 11 ans, qui doit jongler entre les règles strictes de sa famille sénégalaise et la tyrannie de l'apparence et des réseaux sociaux, qui joue à plein chez les enfants de son âge.Elle intègre un groupe de danse formé par trois autres filles de son quartier, dont les chorégraphies sont parfois suggestives, à l'instar de celles de beaucoup de stars de la pop actuelle.- "Répréhensible sur le plan moral et éthique" -"L'hypersexualisation de filles (et de garçons) est écoeurante", a tweeté Omar Navarro, autre politicien republicain. "C'est répréhensible sur le plan moral et éthique. Les pédophiles, les violeurs d'enfants et les pervers se régaleraient avec #Cuties".Certains ont utilisé le mot-clé #SaveTheChildren (sauvez les enfants), qui correspondait, initialement, à une vraie campagne de charité pour l'organisation Save The Children mais a été récupéré par les complotistes du mouvement QAnon.Cette théorie, populaire au sein de l'extrême droite et dont aucun élément n'a jamais été démontré, veut notamment que des célébrités, de gauche pour la plupart, aient organisé un vaste réseau pédophile, que Donald Trump aurait pour mission de démanteler.Face à ce torrent de critiques, ils ont été quelques-uns jeudi à monter au créneau pour défendre le film, parmi eux la comédienne américaine Tessa Thompson ("Creed", "Avengers: Endgame"), qui l'a trouvé "magnifique"."Il permet à une nouvelle voix de s'exprimer", a-t-elle écrit sur Twitter, en référence à la réalisatrice Maïmouna Doucouré, qui "puise dans son expérience". "Je suis déçue par le discours actuel" qui critique le film, a-t-elle ajouté."+Cuties+ est une chronique sociale contre la sexualisation des jeunes enfants", a commenté à l'AFP une porte-parole de Netflix. Le film évoque "la pression à laquelle font face les jeunes filles, dictée par les réseaux sociaux et la société en général", a-t-elle ajouté."Nous encourageons tous ceux qui se sentent concernés par ces problématiques à visionner le film", a conclu la porte-parole
|
La France a franchi aujourd'hui le millier de cas de contaminations. Toutefois, le ministre de la Santé a confirmé le maintien au stade 2 de l'épidémie.
|
Peu après la fin de la réunion du conseil restreint de défense à l'Elysée, qui aura duré plus de deux heures, le ministre a commencé par rappeler à "tous les Français (...) les gestes barrières", insistant sur le fait que "l'épidémie progresse dans certains territoires". Dans un discours mettant l'accent sur une stratégie qui "consiste à freiner" la propagation du virus, le ministre de la Santé a également annoncé que, désormais, "tous les rassemblements de plus de 1 000 personnes sont interdits". Cette annonce devrait avoir des conséquences importantes dans le monde du sport et des spectacle. Les autorités multiplient déjà les annulations d'événements comme le Salon du Livre, prévu du 20 au 23 mars ou le Mondial du tatouage prévu à l'origine du 13 au 15 mars à Paris.Dans la foulée de cette annonce, certains candidats aux élections municipales ont annoncé qu'ils réduiraient l'audience de leur meeting, au-dessous de la barre des 1000 participants, afin de pouvoir continuer à faire campagne, à une semaine du premier tour.Rassemblements interdits, télé-médecine et heures supplémentaires déplafonnéesCette mesure exclut notamment les manifestations, les concours, et le recours aux transports en commun, qui sont des activités "utiles à la nation", a tenu à préciser le ministre.Dans le même temps, Olivier Véran a annoncé signer un décret "dès demain pour assouplir les conditions de validation de télé-médecine", pour encourager les plateformes numériques existantes qui proposent des télé-consultations. Comme ceci, a-t-il assuré, "chaque patient sur le territoire pourra avoir accès à une téléconsultation quand il en aura besoin."Les hôpitaux mobilisésAutre annonce majeure de cette allocution, la validation d'un décret permettant de déplafonner les heures supplémentaires à l'hôpital. Cela devrait permettre, selon Olivier Véran, d'assurer plus facilement la continuité des soins dans les services des hôpitaux. Concrètement, cette mesure doit faciliter la réquisition du personnel hospitalier, pour éviter une pénurie d'infirmiers ou de médecins.Toutefois, ces annonces restent sans commune mesure avec celles prises en Italie, où des régions entières ont été placées en quarantaine, soit environ 15 millions d'Italiens et où 20 millions de masques ont été commandés. L'Italie est désormais le pays le plus touché après la Chine, avec 7.375 cas positifs, dont 366 décès. La Chine reste en tête avec 80.695 cas, dont 3.097 décès.La France avait pour sa part passé à la mi-journée le seuil du millier de personnes contaminées au Covid-19, le bilan s'élevant désormais à 19 morts et 1.126 cas confirmés.Dans la journée la Préfecture de Corse avait annoncé que tous les établissements scolaires et toutes les crèches d'Ajaccio seraient être fermés deux semaines face à la progression du nouveau coronavirus précisant que la ville était désormais considérée comme un "cluster".Ajaccio regroupe 23 des 28 personnes atteintes par le Covid-19 recensées dans l'Ile de Beauté, dont "trois en réanimation", a précisé la directrice générale de l'Agence régionale de santé (ARS) de Corse, Marie-Hélène Lecenne.Cette décision, qui prend effet à partir de lundi, va concerner environ 10.000 enfants et élèves, avec la fermeture de toutes les crèches de la ville, ainsi que de ses 32 écoles, ses 5 collèges et ses 5 lycées, a précisé la rectrice de l'académie de Corse, Julie Benetti. Sont également fermés les centres de formation des apprentis et l'établissement régional d'enseignement adapté. Les enfants domiciliés à Ajaccio mais scolarisés hors de la ville sont également invités à rester chez eux pendant 14 jours.
|
Pointant la future augmentation programmée des prix de l'électricité, l'association de défense des consommateurs CLCV et l'UFC-Que choisir dénoncent une décision "techniquement infondée et juridiquement contestable".
|
Deux associations ont publié vendredi 12 avril une lettre ouverte adressée au président de la République, pour lui demander d'empêcher la hausse de 5,9% du tarif réglementé de l'électricité prévue cet été.Gelés par le gouvernement cet hiver en pleine crise des "gilets jaunes", les tarifs réglementés de l'électricité doivent subir une augmentation de 5,9% selon une proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Cette mesure est contestée par les deux associations, qui demandent au chef de l'Etat "de ne pas laisser le gouvernement suivre cet avis que nous considérons techniquement infondé et juridiquement contestable". "Approuver le raisonnement de la CRE reviendrait à tourner le dos aux attentes des Français en termes de pouvoir d'achat et à la logique de dialogue que vous avez mise en place durant le grand débat national", estiment les deux associations, ajoutant que cette hausse n'était pas "inéluctable".Vers une saisine du Conseil d'EtatRappelant que l'Autorité de la concurrence conteste également la hausse prévue du tarif réglementé de l'électricité, la CLCV et l'UFC-Que choisir défendent que la hausse envisagée ne correspond pas à la couverture des coûts de fourniture de l'électricité d'EDF. D'après elle, elle lui permettrait en réalité d'augmenter "indûment" ses prix avec notamment une croissance de 87% de sa marge.En cas de validation de la hausse des tarifs réglementés de l'électricité, les deux associations ont déjà annoncé qu'elle saisirait le conseil d'Etat. Elles demandent plus largement à l'exécutif des mesures fiscales pour faire baisser la facture électrique des ménages et augmenter le pouvoir d'achat. Fin janvier, le ministère de la Transition écologique avait indiqué qu'il utiliserait le délai légal de trois mois dont il dispose, soit jusqu'au 1er juin, pour se prononcer sur la proposition du gendarme du secteur.
|
Chargés de l'enquête pour "homicide volontaire" après la découverte, lundi, du corps de Steve Maia Caniço à Nantes, les deux juges d'instructions demandent à ce que la procédure soit dépaysée.
|
"La poursuite des investigations va nécessiter de rechercher toutes les responsabilités dans la mort du jeune homme et donc potentiellement, celles de partenaires institutionnels habituels du tribunal de grande instance de Nantes", a expliqué, vendredi, le procureur général près la cour d'appel de Rennes Jean-François Thony. "Le dépaysement du dossier vise à garantir la sérénité de l'information judiciaire et l'impartialité objective de la juridiction saisie", ajoute-t-il.La demande de dépaysement a été envoyée dès mardi, le jour même de l'ouverture de l'information judiciaire contre X du chef d'homicide involontaire, précise le magistrat. Le procureur de la République à Nantes a ensuite transmis cette demande au procureur général de Rennes, qui a décidé de saisir la Cour de cassation d'une requête en dépaysement. La requête, qui a été transmise jeudi à la Cour de cassation, ne sera pas examinée par la chambre criminelle avant la mi-septembre, a détaillé une source judiciaire, confirmant des informations de Libération. Cette demande de dépaysement doit être signifiée aux différentes parties, qui ont un mois pour formuler leurs observations. Une telle requête, intervenant aussi tôt dans l'enquête, est rare. Mais la disparition du jeune homme de 24 ans a suscité une vive émotion et des critiques sur les modalités d'intervention des forces de l'ordre dans la nuit du 21 au 22 juin, là où avait lieu le concert de la fête de la musique.L'avocate de la famille de Steve Maia Caniço, Me Cécile de Oliveira, a salué la demande de dépaysement des juges d'instruction. "Il faut qu'il y ait une distance pour travailler dans ce dossier, avec les services d'enquêteurs", a déclaré l'avocate."C'est difficile (pour les juges d'instruction) car ce sont les personnes avec qui ils travaillent au quotidien", a ajouté Me de Oliveira.
|
Deux hommes ont été condamnés mercredi à deux ans de prison, dont un avec sursis, par le tribunal correctionnel de Montargis pour tentative d'extorsion avec violence, après l'enlèvement d'une jeune femme à Gien (Loiret), suite à un différend commercial avec son compagnon.
|
Les deux hommes, des demi-frères âgés de 21 et 27 ans, originaires de Bagnolet (Seine-Saint-Denis), devront purger leur peine à domicile avec un bracelet électronique. Ils ont en outre interdiction d'entrer en contact avec les victimes.Ils devront aussi payer 2.000 euros de dommages et intérêts à la jeune femme, âgée d'une vingtaine d'années, qui a eu trois jours d'incapacité totale de travail (ITT) pour "anxiété et stress aigus".Le tribunal a suivi l'essentiel des réquisitions du parquet. Seul le plus jeune des deux condamnés était connu de la justice, pour un grand excès de vitesse.Le compagnon de la jeune femme, qui louait un véhicule à la société détenue par le plus âgé des deux hommes, avait manifesté son intention d'acheter l'entreprise... avant de changer d'avis en constatant les dettes de cette dernière.S'estimant lésés et réclamant un dédommagement pour le véhicule que continuait à utiliser le compagnon, les demi-frères se sont rendus à Gien pour lui réclamer environ 4.000 euros. L'homme n'étant pas présent, ils ont kidnappé sa compagne au moment où elle s'apprêtait à se rendre à son travail, dans le but de le forcer à verser la somme réclamée. "En aucun cas on ne l'a violentée, en aucun cas on ne l'aurait violentée. (...) Je m'excuse, j'ai mal réagi, j'aurais dû porter plainte" pour le litige commercial, s'est défendu le grand frère, par ailleurs président du club de football du Bagnolet FC.Si elle n'a pas été victime de violence, à part une pression sur un bras, la jeune femme n'a pas eu d'autres choix que de monter dans le véhicule des deux ravisseurs. Elle a ensuite été emmenée à Bagnolet où elle a été enfermée dans la buvette du stade des Rigondes, le temps de déterminer les termes de l'échange avec le compagnon. Après avoir pris contact avec la gendarmerie, ce dernier a donné rendez-vous jeudi 11 juin aux deux hommes sur une aire d'autoroute de l'A6, près de Nemours (Seine-et-Marne). Ils ont alors été interpellés par le GIGN, en compagnie de la victime.
|
À la veille d'une mobilisation qui s'annonce forte en France pour dénoncer le prix des carburants, les gilets jaunes s'exportent. C'est le cas en Belgique où des actions sont aussi prévues, explique Capital.
|
Le jaune va-t-il devenir un symbole dans toute l'Europe ce samedi 17 novembre ? C'est en tout cas bien parti, déjà en France, avec la mobilisation prévue pour dénoncer le prix des carburants. Mais comme le révèle Capital qui cite un média belge (L'Écho), le mouvement qui devrait se manifester sur les routes ou points stratégiques, s'invite aussi en Belgique. Les gilets jaunes belges ont les mêmes revendications et surtout les mêmes récriminations envers leur gouvernement, à savoir, le prix du carburant ! Selon L'Écho, des dépôts de carburant sont bloqués depuis jeudi soir, et même s'il n'y a pas eu de débordements, le mouvement devrait s'étendre à cinq autres sites stratégiques en Wallonie.Le diesel plus cher en Belgique"Amenez vos palettes, vos blocs, pour barrer les routes", peut-on lire sur les réseaux sociaux dans les appels à se mobiliser. L'objectif, précise Capital, étant de "mettre à sec le pays". Les Belges pourraient être rejoints par quelques Français mais le mouvement ne prend pas cependant pas la même ampleur. Et pour cause, si la hausse du prix du diesel est importante en Belgique, elle n'est pas aussi importante qu'en France. + 15 % contre 23 % dans l'Hexagone.Nos voisins sont néanmoins davantage taxés, précise Le Soir, malgré une baisse récente. À la pompe, la situation est différente. Le litre d'essence est estimé à 1,54 € en France contre 1,43 € en Belgique. En revanche, pour le diesel, il est plus cher chez nos voisins : 1,54 € contre 1,51 €.Au total, plus d'une centaine de mouvements citoyens sont attendus samedi en Belgique, soit beaucoup moins qu'en France où 1500 points de ralliement sont évoqués.
|
Une amélioration est cependant à noter, à la SNCF comme à la RATP.
|
Le trafic de la SNCF et de la RATP sera encore "perturbé" vendredi 10 janvier, ont annoncé les direction des entreprises jeudi. Au 37e jour consécutif de grève contre la réforme des retraites, "la circulation ferroviaire restera perturbée sur l'ensemble du réseau (...) avec un retour à un niveau de service semblable à celui du début de semaine", indique dans un communiqué la SNCF. Le groupe prévoit en moyenne 60% du trafic TER, 4 TGV sur 5 et 3 Transilien sur 5 et un Intercités sur 3 en circulation. Le trafic international sera également "perturbé".Le trafic RATP sera de nouveau "très perturbé", avec des lignes de métro fonctionnant principalement aux heures de pointe. Les tramways circuleront quasi-normalement et il faudra compter deux bus sur trois en moyenne.Seules les deux lignes de métro automatisées 1 et 14 fonctionneront normalement. Les lignes 2, 3, 4, 5, 7, 7bis, 8, 9, 10 et 11 fonctionneront uniquement de 6h30 à 9h30 et de 16h30 à 19h30 avec certaines stations fermées. Il faudra compter entre un train sur 4 et un train sur deux suivant les lignes. La ligne 13 fonctionnera uniquement entre 6h30 et 9h30, avec un train sur 5 en circulation, sur une partie de la ligne seulement. Les lignes 6 et 12 fonctionneront de façon partielle et uniquement de 16h30 à 19h30 avec respectivement un train sur deux et un train sur quatre.Le trafic sera également perturbé sur les RER A et B, avec un train sur deux en heures de pointe, moins en heures creuses.
|
Pour l'acte 30 des "gilets jaunes", un rassemblement national se tient à Montpellier. En milieu de journée, plus de 2.000 "gilets jaunes" manifestaient dans une atmosphère très tendue entre manifestants et forces de l'ordre.
|
Depuis le début du mouvement en novembre, Montpellier est une "place forte" des "gilets jaunes", dans laquelle les manifestations dégénèrent souvent et donnent lieu à de nombreuses interpellations. Ce samedi 8 juin ne semble pas échapper à la règle. Plus de 2.000 "gilets jaunes" manifestaient à la mi-journée dans la ville pour l'acte 30, selon la préfecture, dans une atmosphère très tendue entre manifestants et forces de l'ordre. Les manifestants répondaient à un appel national à défiler.Dès midi, des centaines de personnes se sont rassemblées place de la Comédie, en plein centre de Montpellier, derrière une banderole "Résistance, nous sommes du bon côté de l'Histoire". À peine le cortège s'est-il ébranlé, la situation s'est tendue, et les forces de l'ordre, en nombre, ont fait usage de gaz lacrymogènes en pleine rue commerçante, pour empêcher les manifestants de gagner la préfecture. Beaucoup parmi eux portaient des masques et criaient "dictature!". Malgré l'appel de la préfecture à fermer les commerces, la plupart des magasins et des restaurants étaient ouverts, a constaté l'AFP. Des vigiles qui montaient la garde devant les commerces se faisaient traiter de "collabos". Que sont devenues les figures du mouvement des Gilets jaunes ?par Le Point AbonnésSelon France 3, pas moins de 450 CRS étaient mobilisés dans le centre-ville, ainsi qu'un lanceur d'eau.Et ailleurs ?La semaine dernière, les "gilets jaunes" n'étaient que 1.500 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Vont-ils se remobiliser cette semaine ? Éric Drouet, l'une des figures du mouvement, a appelé à se rassembler sur les Champs-Élysées, pourtant interdits aux manifestations. "Le rapport de force passe par les Champs !", écrit-il sur Facebook.La préfecture de Police a bouclé le secteur ainsi que les alentours de l'Assemblée nationale et de Notre-Dame. Comme chaque semaine, plusieurs station de métro sont fermées. Les "gilets jaunes" vont aussi essayer de mobiliser en banlieue parisienne. Un rendez-vous est fixé au Stade de France, à Saint-Denis, et un cortège doit rejoindre la préfecture à Bobigny, selon Le Parisien.L'acte 29 des "gilets jaunes" avait rassemblé la semaine dernière 9.500 personnes sur tout le territoire.
|
"Si des décorations ont été attribuées à tort, elles seront retirées", a assuré le ministère de l'Intérieur.
|
Sur une liste de quelque 9.000 membres des forces de l'ordre qui ont été décorés par le ministère de l'Intérieur d'une médaille pour leur engagement dans des opérations d'ordre public figurent des agents "impliqués dans des enquêtes concernant des violences policières", principalement survenues lors de manifestations de "gilets jaunes", comme le révèle le site d'information Mediapart mercredi 17 juillet. "Si des décorations ont été attribuées à tort, elles seront retirées", a assuré jeudi 18 juillet l'entourage du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.Sur la liste des personnes décorées figurent notamment deux commissaires mis en cause dans l'enquête sur les violences subies par Geneviève Legay, une manifestante de 73 ans blessée à Nice en mars lors d'une charge de police contre un rassemblement interdit de "gilets jaunes".Deux officiers dont les noms sont cités dans les enquêtes sur le passage à tabac de "gilets jaunes" dans un fast-food à Paris et dans le décès d'une octogénaire à Marseille, Zineb Redouane, font également partie des agents distingués par la médaille de bronze de la sécurité intérieure.Autre nom remarqué dans la liste des policiers décorés : celui du commissaire divisionnaire qui encadrait la charge policière très controversée survenue près des bords de Loire, la nuit de la fête de la musique à Nantes, le 21 juin. Un jeune homme, Steve Maia Caniço, qui participait au rassemblement festif, a disparu. Ses proches sont convaincus qu'il est tombé dans le fleuve en raison de la charge des policiers. Le ministère de l'Intérieur a confirmé dans un communiqué que 9.162 noms ont été retenus dans le cadre d'une "promotion exceptionnelle" de la médaille de la sécurité intérieure, intitulée "Engagement exceptionnel des forces de sécurité intérieure 2018-2019". L'arrêté a été signé le 16 juin et doit être publié courant juillet au bulletin officiel du ministère de l'Intérieur. "Le retrait de la médaille de la sécurité intérieure peut être prononcé en cas de condamnation définitive pour un crime ou un délit, ou de sanction disciplinaire du récipiendaire", a rappelé le ministère de l'Intérieur. "Les enquêtes disciplinaires ou judiciaires s'effectuent de manière indépendante, à charge et à décharge, et il n'appartient pas à des tiers de désigner nommément des personnels pour des faits qui ne sont pas définitivement établis", souligne l'Intérieur.
|
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye est lundi au coeur d'une nouvelle polémique après des propos sur l'infirmière interpellée le 16 juin qui lui sont reprochés sur les réseaux sociaux par des policiers mais aussi une partie de l'opposition.
|
Interrogée dimanche sur France 3 au sujet de l'arrestation de cette infirmière qui a lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, Sibeth Ndiaye a d'abord rappelé que "la justice doit s'exercer de manière normale, comme pour n'importe quel citoyen", avant de préciser: "Quand je ne sais pas expliquer qu'on jette des pierres sur les forces de l'ordre, je ne vois pas en quoi il faudrait l'absoudre".Un peu plus tard dans l'entretien, elle a ajouté: "Moi, je comprends évidemment l'émotion qu'a suscitée l'image qu'on a vue de son arrestation. Mais en même temps, je ne saurais pas expliquer à mes enfants, par exemple, s'il est normal, ou pas, de jeter des pierres sur les forces de l'ordre"."Ces propos, tenus par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sont indignes de ses fonctions", a réagi le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), sur Twitter.Jeter des pierres sur les policiers et les gendarmes représente un délit prévu au code pénal, puni de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.Plusieurs voix se sont aussitôt élevées au RN et à droite pour protester et même pour demander la démission de la porte-parole."Voir un membre du gouvernement relativiser ainsi la gravité d'une attaque contre les policiers est inquiétant", s'est indigné le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, tandis que la députée LR Valérie Boyer dénonçait d'"ignobles paroles de Sibeth Ndiaye"."A ce niveau de responsabilité, ces propos forment une faute lourde. Sibeth Ndiaye doit démissionner. Elle déshonore l'Etat. Elle déshonore la France", a réclamé l'eurodéputé RN Jean-Lin Lacapelle."Les propos de Sibeth Ndiaye ont été sortis de leur contexte. Elle a pourtant été très claire et a dénoncé le lancer de projectiles contre les forces de l'ordre", s'agace-t-on dans l'entourage de la porte-parole."Cette polémique n'a pas lieu d'être, a aussi estimé le patron des députés LREM Gilles Le Gendre sur Cnews. Ce qu'elle signifiait, dans le contexte où on l'interroge pour savoir si oui ou non il faut faire preuve de clémence à l'égard de l'infirmière, elle explique: je ne sais pas l'expliquer au sens où je ne sais pas le justifier auprès de mes enfants, autrement dit c'est injustifiable".Plus inattendu, l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a aussi pris la défense de Mme Ndiaye. "Je pense qu'on lui ferait un mauvais procès en se fondant uniquement sur cet extrait", a-t-il mis en garde sur Sud Radio, en demandant "d'essayer de se comprendre avant de se mettre systématiquement à dénoncer".Pendant la crise sanitaire, Sibeth Ndiaye a été accusée à plusieurs reprises par les oppositions de commettre des bourdes, comme par exemple lorsqu'elle a évoqué des enseignants qui ne travaillent pas.
|
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a dénoncé lundi la présidence de Donald Trump et les problèmes de racisme et d'inégalités qui rongent les Etats-Unis, lors d'une rencontre avec des responsables religieux et politiques noirs organisée après la mort de George Floyd.
|
"Le pansement a été arraché par cette pandémie et ce président", a-t-il déclaré, en référence au coronavirus qui tue de façon disproportionnée les patients noirs dans certaines régions des Etats-Unis, et aux propos du milliardaire républicain concernant les minorités. "Plus personne ne peut faire semblant de ne pas savoir ce qu'il se passe", a ajouté l'ancien vice-président de Barack Obama, qui a cherché à se présenter en rassembleur lors de cette rencontre organisée dans une église de sa ville de Wilmington, dans le Delaware. "La haine ne fait que se cacher. Elle ne disparaît pas. Et quand quelqu'un au pouvoir souffle sur la haine sous les rochers, elle en sort. Les mots d'un président sont importants", a-t-il poursuivi. "Ils encouragent les gens à sortir le vitriol". Joe Biden, 77 ans, faisait notamment référence aux propos de Donald Trump après les affrontements à Charlottesville en août 2017 entre des militants suprémacistes blancs et manifestants antiracistes, lorsqu'il avait jugé qu'il y avait "des gens très bien" des deux côtés. Un suprémaciste blanc avait volontairement percuté avec sa voiture un rassemblement de contre-manifestants, tuant une jeune femme.Lors de cette rencontre, Joe Biden a annoncé qu'il créerait une commission de contrôle de la police dans les 100 premiers jours de son mandat, s'il remportait la présidentielle du 3 novembre qui l'opposera à Donald Trump. Portant un masque, prenant des notes après une prière, Joe Biden avait auparavant écouté en silence pendant environ une heure chacun des intervenants, certains très émus en évoquant les violences policières et la mort de George Floyd, un homme noir âgé de 46 ans, non armé lorsqu'il a été tué la semaine dernière par un policier à Minneapolis. Plusieurs l'ont exhorté à choisir une colistière noire, qui deviendrait la première vice-présidente afro-américaine s'il gagnait en novembre. Il leur a répété que "plusieurs candidates afro-américaines" figuraient dans sa liste.C'était la première fois que l'ancien vice-président de Barack Obama participait en personne à une telle rencontre publique depuis la mi-mars, lorsque la pandémie de coronavirus a soudainement paralysé la campagne présidentielle.
|
Selon les derniers éléments de l'enquête, le jeune couple arrêté place de la Contrescarpe à Paris n'avait pas menti sur son identité comme l'a indiqué le préfet de police, révèle Le Monde.
|
Nouvelle révélation dans l'affaire Benalla qui vient cette fois-ci mettre à mal les déclarations devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale du préfet de police, Michel Delpuech. Il avait en effet déclaré que le jeune homme arrêté par Alexandre Benalla avait menti sur son identité. Des propos contredits par les informations du Monde ce mardi 7 août. Deux fiches rédigées par un officier de police judiciaire lors de l'arrestation indiquent que l'homme avait bien donné sa bonne identité. Sur la première son nom grec est écorché et inverse deux lettres, mais sur la deuxième il est correctement retranscrit. Les documents que Le Monde s'est procurés affirment également que le couple n'a pas cherché à provoquer de violences "graves" ou "répétées" contre les CRS.Une version toujours défendue par l'avocat du coupleDes documents qui viennent conforter la version donnée par l'avocat du couple de trentenaires. Selon ce dernier, le couple, lui jeune Grec et travaillant à Paris comme cuisinier, et elle graphiste française se trouvaient place de la Contrescarpe le 1er mai, où quelques dizaines de manifestants se sont retrouvés. Au moment où les forces de l'ordre chargent les personnes présentes sur cette place, le couple lance deux bouteilles de bière vides et un cendrier et ajoute un bras d'honneur. C'est à ce moment qu'Alexandre Benalla et Vincent Crase les interpellent en frappant le jeune homme. Ils seront arrêtés puis relâchés sans aucune poursuite. Me Saber, leur avocat, estime que les nouveaux éléments du dossier confirment que ses clients "n'ont pas été arrêtés en vertu d'un danger particulier" et qu'"ils ne sont aucunement des fauteurs de troubles ou des casseurs". Le parquet de Paris n'a pas voulu réagir suite à ces nouveaux éléments.
|
La cause du crash, ainsi que le sort du pilote, qui effectuait "une mission d'entraînement de routine" au départ de la base britannique de Lankenheat, restent inconnus à ce stade.
|
Un avion de chasse F-15 de l'armée américaine basé au Royaume-Uni s'est écrasé lundi 15 juin vers 9h40 heure locale (10h40, heure de Paris) en mer du Nord, a indiqué l'armée américaine. "Au moment de l'accident, l'appareil effectuait une mission d'entraînement de routine avec un pilote à bord", précisé l'US Air Force dans un communiqué, ajoutant que "la cause du crash, ainsi que l'état du pilote, sont inconnus à ce stade".L'appareil est un F-15C Eagle basé dans la base britannique de Lakenheath, dans le Suffolk, à l'est de l'Angleterre.Un tel accident n'est malheureusement pas inédit. En octobre 2015, un F-18 de l'US Air Force basé sur ce site s'était écrasé dans une zone agricole voisine, entraînant la mort du pilote. Un an plus tôt, un F-15 s'était écrasé dans un champ de l'est de l'Angleterre, sans faire de victimes.
|
Une personne a été interpellée et devait être présentée à la justice, après ouverture d'une information judiciaire, dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la forêt de Chiberta à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), a indiqué vendredi le parquet de Bayonne.
|
Dans un communiqué, le parquet a annoncé la tenue d'une conférence de presse vendredi 18H00 du procureur de la République de Bayonne Jérôme Bourrier, "au regard des nouveaux éléments révélés par l'enquête (...), et de l'ouverture d'une information judiciaire ce jour, avec présentation d'une personne mise en cause".Aucune autre précision n'a filtré dans un premier temps sur le profil de la personne mise en cause, ni sur le caractère accidentel ou criminel de l'incendie, même si le parquet avait très vite la semaine dernière établi son "origine humaine". L'incendie spectaculaire de la forêt de Chiberta, 270 hectares de pinède en plein coeur de ville à Anglet, avait détruit jeudi 167 hectares de végétation, cinq maisons, endommagé six autres, sans faire de victimes. Une vingtaine de personnes étaient passées par l'hôpital pour des intoxications à la fumée sans gravité. Le maire d'Anglet Claude Olive avait estimé qu'un "drame humain" avait été évité.En détaillant les premières constatations de l'enquête sur "l'origine humaine", la vice-procureur Caroline Parizel avait indiqué : "Il n'y a pas eu de foudre ou fil électrique qui aurait provoqué une étincelle. C'est donc une action humaine, ce qui veut dire qu'il y a eu une intervention de l'homme, mais ça peut être un mégot de cigarette, ou un tesson de bouteille qui aurait fait effet loupe."Restait à l'enquête "le plus difficile", selon la magistrate, déterminer si le feu est d'origine accidentelle ou criminelle, avec mise à feu volontaire. Des prélèvements avaient été réalisés aux fins d'analyse. L'enquête a déjà permis de déterminer une zone unique de départ de feu, aux abords du stade de rugby Orok Bat, en bordure de la forêt de Chiberta.
|
"Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable", a estimé le ministère des Affaires étrangères, après la rencontre entre le vice-Premier ministre italien et des "gilets jaunes". Depuis plusieurs mois, les relations entre la France et l'Italie se dégradent.
|
La France rappelle son ambassadeur en Italie jeudi 7 février, annonce le ministère des Affaires étrangères. "La France a fait, depuis plusieurs mois, l'objet d'accusations répétées, d'attaques sans fondement, de déclarations outrancières que chacun connaît et peut avoir à l'esprit", a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay dans un communiqué. "Cela n'a pas de précédent, depuis la fin de la guerre (...) Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable", a ajouté Agnès von der Mühll.En cause ? La rencontre, mardi en France, du vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, chef de file du "Mouvement 5 étoiles" (M5S, antisystème), avec des "gilets jaunes". Luigi Di Maio a annoncé sur les réseaux sociaux avoir rencontré des responsables des "gilets jaunes", en concluant : "Le vent du changement a franchi les Alpes. Je répète : le vent du changement a franchi les Alpes". Cette rencontre a fait suite à une série de propos d'une rare violence de Luigi Di Maio, comme du ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, patron de l'extrême droite italienne, à l'encontre de l'exécutif français. Macron, "très mauvais président"Matteo Salvini, patron de la Ligue du Nord (extrême droite) et homme fort du gouvernement italien, a ainsi dit espérer que le peuple français se libère bientôt d'un "très mauvais président". Des propos totalement inédits entre responsables de pays fondateurs de l'UE. "Avoir des désaccords est une chose, instrumentaliser la relation à des fins électorales en est une autre", a poursuivi la porte-parole du Quai d'Orsay. "Nous ne voulons nous fâcher avec personne, les polémiques ne nous intéressent pas : nous sommes des gens concrets et nous défendons les intérêts des Italiens", a réagi Matteo Salvini dans un communiqué. "Nous sommes tout à fait disposés à rencontrer le président (français Emmanuel) Macron et le gouvernement français, à nous asseoir autour d'une table", a-t-il ajouté.
|
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a indiqué que les aides de l'État pour aider les entreprises à faire face au coronavirus ne seraient pas versées à celles ayant leur siège dans un paradis fiscal.
|
La voie avait été montrée par plusieurs pays européens, tels que la Pologne ou le Danemark, au point que la mesure était réclamée en France. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé jeudi 23 avril que la France n'accorderait pas d'aides pour faire face à la crise du coronavirus aux entreprises basées ou ayant des filiales dans les paradis fiscaux. "Il va de soi que si une entreprise a son siège fiscal ou des filiales dans un paradis fiscal, je veux le dire avec beaucoup de force, elle ne pourra pas bénéficier des aides de trésorerie de l'Etat", a-t-il affirmé sur France Info."Il y a des règles qu'il faut respecter. Si vous avez bénéficié de la trésorerie de l'Etat, vous ne pouvez pas verser de dividendes et vous ne pouvez pas racheter des actions", a-t-il rappelé."Et si votre siège social est implanté dans un paradis fiscal, il est évident que vous ne pouvez pas bénéficier du soutien public", a insisté le ministre, suivant l'exemple d'autres pays comme le Danemark.
|
Le tueur en série, déjà condamné à la perpétuité en 2008 pour 5 meurtres et 2 assassinats, a déclaré lors d'une audition le 2 mars qu'il "ne nie pas être impliqué dans l'affaire Estelle Mouzin", révèle Le Parisien.
|
Vers une nouvelle relance de l'affaire Estelle Mouzin ? Les propos tenus récemment par Michel Fourniret semblent l'indiquer. Entendu à plusieurs reprises entre le 5 février et le 2 mars dernier par Sabine Kheris, la doyenne des juges d'instruction du tribunal de Paris, le tueur en série n'a "jamais nié être impliqué" dans l'affaire Estelle Mouzin.Cette dernière, une enfant de 9 ans, avait disparu il y a plus de 15 ans, en janvier 2003, alors qu'elle rentrait de l'école au domicile de sa mère à Guermantes (Seine-et-Marne)."Dans l'affaire Mouzin, la piste Fourniret a fait l'objet de nombreuses vérifications mais a été écartée "à 99,9 %" par les enquêteurs", précise Le Parisien. Comment alors comprendre ces mots : "Je ne nie pas être impliqué dans l'affaire Estelle Mouzin" prononcés par le tueur en série ? "Il ne dit pas que c'est lui mais il ne dément pas non plus", précise une source proche du dossier au quotidien.Lors de ces mêmes auditions, Michel Fourniret a par ailleurs fait des aveux circonstanciés sur l'enlèvement et l'assassinat de Marie-Angèle Domece, en 1988, ainsi que de l'enseignante britannique Joanna Parrish, en 1990. À ce jour, le tueur en série est condamné à la prison à perpétuité pour 5 meurtres et 2 assassinats.
|
Après les intempéries qui ont touché plusieurs départements du Sud, le trafic ferroviaire est interrompu entre Montpellier, Perpignan et l'Espagne et entre Montpellier et Toulouse, jusqu'au 4 novembre. Les bus de substitution ne sont pas prévus pour autant sur toutes les lignes.
|
Dans le Sud, la circulation des trains est interrompue entre Montpellier, Perpignan et l'Espagne ainsi qu'entre Montpellier et Toulouse jusqu'au 4 novembre, en raison des dégâts causés par les fortes intempéries de la semaine dernière. Les vacances scolaires ont commencé mais des bus de substitution ne sont pas prévus sur toutes les lignes. "Un TGV c'est environ 1.000 personnes, un Ouigo c'est jusqu'à 1.200 personnes", explique Hilaire Hautem, directeur adjoint SNCF réseau Occitanie, sur France Bleu Occitanie. "Donc ça veut dire que pour faire une substitution par bus il faudrait 20 autocars par TGV".Des travaux importants à réaliserUne situation compliquée, selon lui, d'une part parce qu'il faudrait "trouver très vite ce volume d'autocars", et d'autre part pour des raisons d'acheminement et de stationnement devant la gare de Montpellier. De son côté, la SNCF se justifie en expliquant à Franceinfo qu'il faudrait mobiliser "environ 400 bus par jour". En attendant, les cars Flixbus sont pris d'assaut par les voyageurs, ce qui implique une augmentation des prix. La compagnie a décidé d'ajouter un dixième trajet aller-retour quotidien entre Toulouse et Montpellier jusqu'au lundi 4 novembre, indique Le Parisien. Vendredi, la circulation a repris progressivement uniquement entre Narbonne et Béziers. Le 23 octobre, un torrent d'eau et des coulées de boue ont emporté les voies de chemin de fer entre Agde et Béziers. Des dégâts qui nécessitent des travaux très importants, d'après la SNCF.
|
Les faits se seraient produits durant le tournage des Diables entre 2001 et 2004 alors que la comédienne était mineure. Le réalisateur conteste "catégoriquement" les faits.
|
Dans article publié dimanche 3 novembre par Mediapart, l'actrice Adèle Haenel accuse le réalisateur Christophe Ruggia d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel". Les faits dénoncés par la comédienne se seraient produits au tout début de sa carrière, entre 2001 et 2004, sur le tournage du film Les Diables. L'actrice avait alors entre 12 et 15 ans.Selon ses dires, le réalisateur lui aurait fait subir un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements sur les cuisses et le torse", des "baisers forcés dans le cou". "Je suis vraiment en colère. Je veux raconter un abus malheureusement banal, et dénoncer le système de silence et de complicité qui, derrière, rend cela possible", indique Adèle Haenel à Mediapart.Contacté par Mediapart, Christophe Ruggia a fait savoir par le biais de ses avocats qu'il réfute "catégoriquement avoir exercé un harcèlement quelconque ou toute espèce d'attouchement sur cette jeune fille alors mineure". Adèle Haenel - Portrait de Stars de cinémapar CANAL+ CinémaAdèle Haenel est née en 1989 à Paris. Elle a fait ses débuts au cinéma dans le film Les Diables de Christophe Ruggia. En 2014, elle obtient le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Suzanne de Katell Quillévéré et en 2015 celui de la meilleure actrice pour son rôle dans Les Combattants de Thomas Cailley.
|
Il y avait du monde pour la première de Nicolas Canteloup dans le nouveau studio d'Europe 1, rapporte Challenges. L'humoriste, bien sûr, ses équipes, et...
|
Arnaud Lagardère, le propriétaire de la radio. Et Canteloup ne l'a pas ménagé, comme d'habitude. Mais au-delà des moqueries, risque-t-il vraiment sa place ?Il réunit chaque matin un million d'auditeurs pour sa chronique humoristique. C'est mieux que la moyenne de la station, mais 120 000 personnes de moins sur un an.Les relations entre les équipes de Nicolas Canteloup et la direction de la radio seraient devenues tendues. Alors le producteur de l'humoriste, Jean-Marc Dumontet, doit calmer les esprits : "La question ne se pose pas en cours de saison. Nous avons plusieurs fois montré une grande fidélité. Mais cette maison est malmenée par des changements intempestifs. Ce bateau n'en finit pas de couler."Selon Challenges, l'arrivée de Nikos Aliagas à la tête de matinale aurait aidé l'humoriste. Ils partageaient l'affiche dans "C'est Canteloup" sur TF1 entre 2011 et 2018, qui a été un carton d'audience !Cette saison, la lumière n'est pas centrée sur Canteloup, mais plutôt sur les nouveaux programmes. Et son producteur le signale : "C'est une indélicatesse qui nous a fortement agacé." Ambiance...
|
La porte-parole du gouvernement estime qu'"à ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes".
|
Faut-il rouvrir le débat autour des statistiques ethniques ? Alors que de nouvelles manifestations contre les violences policières et le racisme sont organisées ce samedi, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye interroge : "Pourquoi ne pas poser de manière apaisée et constructive le débat ?" Dans une tribune publiée samedi par Le Monde. Sibeth Ndiaye suggère également de "revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales". De fait, la France, à l'inverse des pays anglo-saxons, a interdit les politiques ciblées, les quotas ou les statistiques ethniques pour traiter tous les citoyens à égalité. Autoriser les statistiques ethniques ? Le délégué à la lutte contre le racisme "pas convaincu" qu'il faille rouvrir ce débatpar Europe 1"Nous avons fait de l'universalisme le fondement de nos lois, mais, à ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes", écrit Sibeth Ndiaye, elle-même franco-sénégalaise, qui dit avoir fait "l'expérience du racisme ordinaire". "Il y a là quelque chose dont nous devons nous ressaisir urgemment, parce que nous ne devons pas renoncer à notre projet universaliste et républicain, sous peine de donner raison à ceux qui en détournent le sens et en exploitent sans vergogne les faiblesses", plaide cette ancienne socialiste proche du chef de l'Etat.Sibeth Ndiaye estime qu'il faut ainsi "nous reposer la question de la représentativité des personnes de couleur dans la vie publique, politique, économique et culturelle de notre pays". Selon la porte-parole du gouvernement, "nous devons revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales sans les confondre avec les moyens de lutter contre la discrimination sociale". "Le problème du racisme en France n'est pas réglé. Mais nous pouvons le faire refluer au prix d'un combat inlassable, économique et social, démocratique et républicain, qui doit redevenir l'honneur de la France", en appelle-t-elle. "Osons débattre publiquement de certains sujets hier encore discutés, aujourd'hui devenus tabous, sans sombrer dans les habituels procès d'intention", conclut Sibeth Ndiaye.L'ancien Premier ministre Manuel Valls avait relancé en 2015 la question des statistiques ethniques, mais François Hollande s'était montré beaucoup plus réticent. Durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était plutôt dit "favorable de manière pragmatique à multiplier le testing, la réponse pénale, et le 'name and shame'" (nommer et blâmer) pour les entreprises pratiquant la discrimination à l'embauche.Samedi matin, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme Frédéric Potier a expliqué sur Europe 1 qu'il n'était "pas convaincu" qu'il faille rouvrir le débat des statistiques ethniques. Il a estimé qu'"on pouvait tout à fait mesurer les discriminations avec les textes actuels", citant notamment une étude commandée par la Licra sur la discrimination envers les musulmans.
|
Pratiquement deux ans jour pour jour après l'effondrement du pont de Gênes (nord-est) qui a fait 43 morts en août 2018, l'Italie a inauguré lundi un nouveau viaduc, mais sans les familles des victimes pour qui ces cérémonies sont déplacées.
|
Des avions à réaction de la patrouille acrobatique de l'armée de l'Air lâchant des fumigènes aux couleurs du drapeau italien ont survolé le pont San Giorgio sur fond d'arc-en-ciel au moment où le Premier ministre Giuseppe Conte a coupé le ruban en fin d'après-midi, tandis que les sirènes du port de la ville hurlaient à tout vent."43 étoiles brilleront bien haut chaque soir", a déclaré M. Conte alors que s'allumaient des lumières placées en haut de piliers pour rendre hommage aux victimes dont les noms ont été lus à voix haute, mais en l'absence de leurs familles qui ont refusé de participer aux cérémonies et se retrouveront dans dix jours pour marquer le deuxième anniversaire de la tragédie."Nous ne serons pas présents à l'inauguration, nous ne voulons pas que la tragédie se termine en carnaval", avait expliqué à l'AFP avant la cérémonie Egle Possetti, représentant du Comité des parents des victimes qui a perdu dans cette tragédie sa soeur, son beau-frère et deux neveux."On peut faire une grande fête de ce genre si le pont a été détruit car il était vieux, qu'on en a construit un nouveau et que personne n'est mort", avait-il estimé.- "Entre douleur et fierté" -Le président de la République Sergio Mattarella a été le premier à traverser officiellement en voiture le nouveau pont, dessiné par le célèbre architecte Renzo Piano. "Nous sommes tiraillés entre la douleur et la fierté", a commenté sobrement l'architecte.Le 14 août 2018, sous une pluie battante, le pont autoroutier Morandi, du nom de l'ingénieur qui l'avait conçu, un axe essentiel pour les échanges avec la France mais aussi pour les trajets locaux, s'était effondré, entraînant dans sa chute des dizaines de véhicules, sur la route des vacances ou du travail. Parmi les 43 victimes se trouvaient quatre enfants.Depuis, l'Italie réputée championne de lenteur dans l'exécution des travaux publics a mis les bouchées doubles et achevé le pont en avril, au point que l'on parle aujourd'hui dans la péninsule du "modèle de Gênes".Le dernier tronçon du pont, long d'environ un kilomètre, a été posé fin avril et, depuis, les travaux de finition et les tests de sécurité se sont succédé pour permettre son inauguration.Il y a une dizaine de jours, 56 camions pesant chacun 44 tonnes, soit quelque 2.500 tonnes au total, ont ainsi testé sa solidité.Le pont devrait être ouvert à la circulation mardi ou mercredi après avoir été débarrassé de l'estrade et des accessoires dressés pour l'inauguration officielle.- "Fils d'une tragédie" -L'édifice a été construit par un groupement de plusieurs sociétés italiennes à partir d'un projet de Renzo Piano, né à Gênes et qui a notamment dessiné le Centre Pompidou et le nouveau Palais de justice de Paris.Blanc et profilé, il a un peu la forme de la carène d'un bateau, hommage à l'histoire maritime de la ville. "C'est un pont (...) qui fait son travail en silence en unissant les deux versants d'une vallée, c'est aussi un pont urbain car la vallée est en ville mais il est également fils d'une tragédie", a récemment déclaré M. Piano.L'écroulement de ce pont a donné lieu à une âpre bataille judiciaire, toujours en cours.Au banc des accusés figurent de nombreuses personnes et sociétés, mais le doigt est pointé surtout vers la société Autostrade per l'Italia (Aspi), gestionnaire de ce viaduc routier et dont le principal actionnaire est la famille Benetton à travers Atlantia.A l'issue d'un bras de fer avec le gouvernement à Rome, entamé au lendemain de la chute du pont, et avec une enquête encore en cours mais ayant mis en évidence de graves manquements concernant l'entretien du pont, la famille Benetton a finalement accepté il y a deux semaines de sortir des autoroutes italiennes avec une nationalisation partielle d'Aspi.L'enquête préliminaire devrait être achevée en octobre et le procès judiciaire proprement dit doit commencer au début de l'année prochaine, a précisé M. Possetti.
|
Ingrid Chauvin et son mari ont obtenu leur agrément dans la perspective d'adopter un enfant il y a 4 ans. La comédienne est aujourd'hui de moins en moins optimiste et raconte son parcours du combattant dans le JDD.
|
Ingrid Chauvin se confie dans les colonnes du JDD daté du dimanche 26 mai sur les difficultés que rencontrent les parents Français, désireux d'adopter. La comédienne apparaît dans le documentaire "Ingrid Chauvin : notre combat pour adopter", diffusé le 10 juin sur TF1. "Il n'existe pas de loi nationale sur l'adoption, chaque département fait comme bon lui semble", déplore-t-elle. Engagée, l'actrice plaide pour une "harmonisation nationale" alors qu'elle assure que dans certains départements, la limite d'âge pour la mère adoptive est fixée à 38 ans, contre 42 ans ailleurs. Elle se souvient avoir visité une pouponnière d'une quarantaine de bébés, "seuls quatre d'entre eux seront adoptés", s'attriste Ingrid Chauvin. "Ils sont ballottés de familles d'accueil en foyers. On déstabilise des êtres déjà fragilisés", regrette-t-elle avant d'ajouter : "Hélas, en France, on privilégie les liens du sang. Sous prétexte qu'un parent donne quelques nouvelles, on garde l'enfant en famille d'accueil ou en foyer jusqu'à sa majorité". Pour une révision du droit parentalLa comédienne veut peser et faire évoluer le système d'adoption en France. Elle a rencontré Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la protection de l'Enfance vendredi 24 mai : "J'ai plaidé pour que les agréments soient dispersés sur l'ensemble du territoire, pour qu'on révise le droit parental, pour une meilleure information", énumère Ingrid Chauvin. "On laisse les couples sans réponse", dénonce-t-elle. Alors qu'elle a obtenu son agrément voilà 4 ans, Ingrid Chauvin y croit de moins en moins. "Tout est si compliqué", lâche-t-elle. Elle et son mari venaient de perdre leur fille quand ils ont fait une demande d'agrément. Ils sont ensuite devenu les parents de Tom. "L'adoption est un processus long durant lequel vous devez sans cesse réactualiser votre projet selon l'évolution de votre vie. (...) Nous ne sommes plus prioritaires". D'autant plus que "lorsqu'on atteint 45 ans, le champ se rétrécit".
|
La ville de Gonesse (Val-d'Oise) organisait ce samedi 25 juillet une cérémonie du souvenir pour les vingt ans du crash du Concorde, qui avait fait 113 morts.
|
Impardonnable et pourtant. La vitre de la stèle dressée en souvenir des victimes du crash du Concorde le 25 juillet 2000 a été endommagée récemment. Elle est craquelée en mille morceaux, mais le verre n'est pas tombé. Le maire y voit alors un signe. "Nous allons nous interroger avant de réparer. Le symbole c'était cet avion qui transperce la vie représentée par le verre. Effectivement le fait que le verre soit cassé renforce le message", a confié au Parisien Jean-Pierre Blazy (PS).L'avion est toujours omniprésent dans le ciel de Gonesse, située entre les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget. Pas de pause pendant la commémoration. Les atterrissages et les décollages rythmaient le discours du maire, qui a appelé à la "vigilance". Un message dont les jeunes ne se rendent peut-être pas compte, car ils ne l'ont pas vécu, même s'ils en ont eu connaissance. "J'ai toujours entendu parler du Concorde comme j'habite Gonesse", affirme Mantra, 16 ans, présente à la cérémonie en tant que conseillère municipale des jeunes. "Je prends quand même l'avion souvent, mais c'est vrai que cela fait réfléchir." Mantra connaissait le drame, mais n'avait jamais vu la stèle érigée en 2006 au bord des champs là où le vol d'Air France à destination de New York s'est écrasé. L'accident a tué 113 personnes. Quatre se trouvaient dans l'hôtel détruit par le supersonique. Le bilan aurait pu être bien plus dramatique, car "la vraie trajectoire de l'avion c'était la ville de Gonesse", a rappelé le maire. Le pilote du Concorde avait, selon les boîtes noires, commencé une manœuvre pour tenter un atterrissage d'urgence à l'aéroport du Bourget. En vain.Le Concorde a cessé de voler en 2003, pas assez rentable. Et le samedi 25 juillet 2000, il n'aurait "pas dû voler", a révélé la justice lors du procès en appel du crash en 2012 à cause d'une faiblesse de conception.
|
"Quand je lis ça : 'grève de la jeunesse pour le climat', je me dis que ça y est, un grand pas a été franchi. Merci, je suis heureuse de vous voir ici", a lancé la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique sous les huées et les applaudissements des étudiants venus manifester pour le climat.
|
Répondant à l'appel du collectif étudiant "Désobéissance écolo Paris", des centaines de jeunes se sont réunis ce vendredi 15 février devant le ministère de la Transition écologique pour que "cesse l'inaction politique face au dérèglement climatique". Ils prennent exemple sur la Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, devenue célèbre après avoir commencé à manifester, seule, chaque semaine, devant le Parlement suédois. Une initiative saluée par le ministre de la Transition écologique François de Rugy. La secrétaire d'État auprès du ministre François de Rugy est venu à leur rencontre pour tenter de dialoguer."Quand je lis ça : 'grève de la jeunesse pour le climat', je me dis que ça y est, un grand pas a été franchi. Merci, je suis heureuse de vous voir ici", leur a-t-elle lancé, sous les huées et les applaudissements des jeunes, qui ont fini par scander "anti, anti, anti-capitalisme!" et "écologie libérale, mensonge du capital"."Derrière ces portes, contrairement peut-être à ce que certains peuvent penser, vous n'avez pas d'adversaires, mais des alliés", a-t-elle poursuivi. Selon la journaliste de Politis Vanina Delmas, la ministre a proposé de recevoir une délégation d'étudiants dans ses bureaux alors qu'ils réclamaient une assemblée générale. Ce qu'ils ont refusé. Toujours selon la journaliste, ils appellent à une grève reconductible chaque vendredi. "Et chaque semaine, ils donneront des devoirs au gouvernement. Leçon 1 : réviser les bases et déclarer l'état d'urgence écologique et sociale."Si quelques initiatives commencent à émerger en France, la mobilisation des jeunes reste timide par rapport aux Pays-Bas, en Belgique ou en Allemagne où des centaines, voire des milliers d'élèves sont descendus dans la rue pour le climat ces dernières semaines. De jeunes Français ont néanmoins appelé jeudi 14 février à une "grève pour le climat" nationale le 15 mars, relayant l'appel mondial de Greta Thunberg.
|
Le parquet sud-coréen a requis mercredi 35 ans de prison à l'encontre de l'ancienne présidente Park Geun-hye qui avait été destituée puis condamnée à l'issue d'un retentissant scandale de corruption et d'abus de pouvoir.
|
Première femme élue présidente en Corée du Sud, Mme Park avait été destituée en 2017 à l'issue de manifestations monstres provoquées par des révélations selon lesquelles sa confidente et elle auraient touché des pots-de-vin soutirés aux plus grands conglomérats du pays en échange de faveurs.En 2018, elle avait été condamnée à 32 ans de détention pour corruption, abus de pouvoir, violation de la loi électorale et pour avoir détourné des fonds du Service national du renseignement (NIS).Lors de son procès en appel devant la Haute cour de Séoul, le parquet a demandé sa condamnation à 35 ans d'emprisonnement et que l'amende soit portée à 33,3 milliards de wons (24,5 millions d'euros) contre 20 milliards de wons précédemment, selon l'agence de presse Yonhap.Mme Park, qui refuse depuis plus de deux ans d'assister à la plupart des procédures judiciaires, a boycotté l'audience, a rapporté Yonhap.Le verdict de la cour sera rendu le 10 juillet. Ce scandale de corruption avait mis en lumière les accointances troubles entre les conglomérats familiaux sud-coréens comme Samsung, et le pouvoir politique, au travers de Mme Park et de sa conseillère de l'ombre Choi Soon-sil, qui avaient accepté des pots-de-vin en échange de faveurs politiques.
|
La plupart des personnes âgées ont eu davantage de contacts avec leurs familles pendant le confinement, mais une minorité, déjà très isolée habituellement, l'a été encore plus pendant la crise épidémique, révèle une étude publiée jeudi par l'association "Les Petits frères des pauvres".
|
"En dépit d'un bel élan de solidarité familiale et citoyenne, de nombreuses personnes âgées (...) ont encore davantage souffert de solitude et d'isolement", relève l'association, qui se consacre justement à rompre l'isolement des seniors. Une étude CSA, réalisée pour l'association auprès de 1.503 personnes de plus de 60 ans, met certes en évidence un "renforcement des contacts familiaux" pendant le confinement: 43% des sondés disent avoir eu pendant cette période un contact tous les jours ou presque avec leur famille, contre 33% auparavant.Mais à l'inverse, 4% des plus de 60 ans, soit 720.000 seniors, "n'ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement", alors que 1% seulement faisaient état d'une telle situation avant l'épidémie, selon le rapport.Ces personnes les plus isolées, qui "vivent une sorte de confinement permanent", ont pu se sentir "complètement abandonnées" pendant la crise sanitaire.Ce sont ces "invisibles" qui "ont le plus souffert", selon la déléguée générale des "Petits frères", Armelle de Guibert.Pour beaucoup d'aînés, le numérique a certes permis de rétablir des contacts: 59% des seniors disposant d'un accès à internet ont passé des appels en "visio" avec leurs proches (et même 43% des plus de 85 ans). Pour autant, soulignent les "Petits frères", "4,1 millions de Français de 60 ans et plus n'utilisent jamais internet, surtout les plus âgés et les plus modestes".Pour Mme de Guibert, l'enjeu va être de "faire perdurer la dynamique de solidarité" qui s'est manifestée pendant le confinement, "pour qu'on aille vers ceux qui sont passés à travers les mailles du filet".Pour l'association, il importe de "prévenir" l'isolement des plus âgés. Pour ceux qui résident encore chez eux, cela doit passer par exemple par une amélioration de l'aménagement urbain, pour favoriser les déplacements, mais aussi par le maintien des services et commerces de proximité.Et pour ceux qui vivent en maison de retraite, il faut "systématiser les lignes téléphoniques dans les chambres", ou encore "faciliter l'intervention de bénévoles d'accompagnement".
|
En 2013, un scandale sanitaire éclate après la découverte que certains plats surgelés vendus comme contenant du bœuf contiennent en réalité de la viande de cheval.
|
Le scandale a éclaté au Royaume-Uni début 2013 avant de toucher toute l'Europe : 500 tonnes de viande de cheval ont été vendues comme étant du bœuf à un fabricant français de plats cuisinés surgelés. Ces produits, étiquetés viande de bœuf, sont ensuite distribués dans 13 pays européens par 28 compagnies différentes. Si le scandale n'a eu aucune conséquence sanitaire, il a abouti à une grave crise de confiance des consommateurs. En avril dernier, quatre hommes ont été condamnés à Paris pour la vente de viande de cheval présentée comme du bœuf. L'un d'eux, un Néerlandais, identifié comme le négociant en viande Jan Fasen, a été condamné en absence. Il a été arrêté à la demande de la France le 23 juillet à Calpe, près de Benidorm, sur la côte méditerranéenne espagnole, a annoncé la Garde civile le mercredi 31 juillet. L'Audience nationale, la juridiction chargée des extraditions, devra maintenant décider si elle accepte de le livrer à la France.Procès en cours pour un scandale similaire en EspagneJan Fasen doit en effet être jugé pour son implication dans un scandale similaire découvert en 2017 en Espagne. Il est accusé d'avoir dirigé un gang qui vendait de la viande de cheval impropre à la consommation humaine dans toute l'Europe. 65 personnes au total ont été arrêtés dans cette affaire, dont des éleveurs, des propriétaires d'abattoirs et des vétérinaires. Le Néerlandais était en liberté sous caution en attendant son jugement en Espagne, a précisé la Garde civile.Il avait déjà été condamné aux Pays-Bas en 2012 dans une affaire semblable.
|
L'opération a mobilisé une trentaine d'hommes. En une heure, sur la trentaine de véhicules contrôlés, quatre d'entre eux seulement avaient été verbalisés.
|
Vaste opération de contrôle du confinement samedi soir en Lozère. L'opération, lancée à 22 heures, a entraîné l'interruption de la circulation dans les deux sens sur l'autoroute A75, à la hauteur de la commune d'Aumont-Aubrac. Le contrôle des véhicules était effectué sur l'aire de l'Aubrac, en présence de la Préfète du département, Valérie Hatsch. Au bout d'une heure environ, une trentaine de véhicules avaient été contrôlés et quatre d'entre eux seulement verbalisés pour violation des règles du confinement. Parmi eux, un jeune Tourangeau qui remontait trois camarades qu'il était allé chercher à Prades dans les Pyrénées-Orientales, et deux Parisiens, l'un qui remontait dans la capitale après être parti se reposer dans le sud, l'autre qui tentait de changer de lieu de confinement.L'opération a mobilisé une trentaine d'hommes de l'escadron départemental de la sécurité routière et de la compagnie de gendarmerie de Mende. Des contrôles du même type ont été menés sur la N106, à la hauteur de Florac, en Lozère.Jeudi 16 avril devant l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé que 12,6 millions de contrôles avaient été effectués par les policiers et gendarmes depuis le début du confinement donnant lieu à 762.106 verbalisations.
|
Le Parlement a entériné jeudi l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion dévastatrice au port, qui a alimenté la rage de la population contre une classe politique jugée responsable du drame, les Etats-Unis annonçant se joindre à l'enquête sur les causes de la catastrophe.
|
Plus d'une semaine après l'explosion du 4 août qui a fait plus de 171 morts et 6.500 blessés, les secouristes ont retrouvé jeudi le corps d'un jeune homme qui était encore au volant de sa voiture, noyée dans le port de Beyrouth, ainsi que des restes de victimes dans la salle de commande des silos dévastés non loin, selon un communiqué de l'armée libanaise.Les responsables étrangers qui se succèdent au Liban font désormais un passage obligé par "Beyrouth ground zero", le site du port soufflé par l'explosion, et les quartiers environnants devenus champs de ruines, à l'instar de la ministre française des Armées, Florence Parly, et du numéro trois de la diplomatie américaine David Hale.Quelque 640 bâtiments historiques ont été touchés par l'explosion et 60 risquent de s'effondrer, selon l'Unesco.L'explosion du port a été la catastrophe de trop pour des Libanais déjà éreintés par une crise économique, et a relancé le mouvement de contestation déclenché à l'automne 2019 contre la classe politique, accusée de corruption, d'incompétence et de négligence.Toute la République était au courant, parfois depuis des années, de la présence dans un entrepôt du port de tonnes de nitrate d'ammonium, et ce depuis six ans, de l'aveu même de certains responsables et selon des sources sécuritaires.La séance parlementaire s'est tenue jeudi à Beyrouth, tandis que les appels à manifester ont été peu suivis. Présidée par le chef du Parlement, Nabih Berri, en poste depuis 1992, la séance a officiellement entériné l'état d'urgence, décrété pour deux semaines par le gouvernement au lendemain du drame.Il n'était pas clair après le vote des députés si l'état d'urgence débutait jeudi, ou s'il était déjà considéré en vigueur depuis le 5 août.- Retour "pas encourageants" -Le gouvernement avait précisé qu'en vertu de l'état d'urgence, l'armée serait chargée des prérogatives en matière de sécurité.Pour l'ONG Legal Agenda, une telle mesure pourrait "porter atteinte à la liberté de manifester" et permettrait à l'armée "d'empêcher les rassemblements considérés comme une +menace à la sécurité+".Ces derniers jours, des heurts ont secoué les abords du Parlement, les forces de l'ordre tirant des gaz lacrymogènes contre des manifestants jetant des pierres.Une source militaire a toutefois tempéré ces craintes, assurant qu'il ne s'agissait pas de "réprimer les libertés".Face à la colère de la rue, le gouvernement du Premier ministre Hassan Diab a démissionné lundi, après avoir été formé en janvier par un seul camp politique, celui de l'influent Hezbollah chiite et de ses alliés.Jeudi, M. Berri a appelé à "accélérer" la formation du nouveau gouvernement. Reste à savoir si l'ampleur du drame poussera les politiciens, abonnés aux marchandages durant plusieurs mois, à prendre une décision rapide.Des sources occidentales bien informées ont assuré que la communauté internationale espérait une équipe d'indépendants, ayant l'assentiment de la rue mais aussi des partis politiques, pour pouvoir travailler. Les premiers retours ne sont cependant "pas encourageants" du côté des principaux acteurs politiques, selon ces mêmes sources qui s'attendent à un blocage, face à une pression de la rue jugée "pas très forte".- Le Tonnerre -Une grande partie des Libanais en colère réclament la chute du régime mais aussi le départ du président, du chef du Parlement, des députés et de tous ces dirigeants en place depuis des décennies.Après l'explosion du port, l'enquête se poursuit. Le sous-secrétaire d'Etat américain pour les Affaires politiques, David Hale, a annoncé que la police fédérale américaine (FBI) allait se joindre aux enquêteurs pour tenter de déterminer les causes de l'explosion, "à l'invitation" des autorités libanaises qui refusent jusqu'à présent une enquête internationale.Dès vendredi, le parquet doit interroger plusieurs ministres, anciens et actuels, au sujet des tonnes de nitrate d'ammonium stockées au port.M. Hale, tout comme Florence Parly, ont pu voir lors de leur tournée des dizaines de jeunes volontaires et des membres d'ONG déblayant les décombres et distribuant des aides dans les quartiers dévastés, en l'absence de représentants des autorités.Mme Parly doit accueillir dans la nuit le porte-hélicoptères Le Tonnerre, apportant notamment aide alimentaire et matériaux de construction.M. Hale rencontrera pour sa part vendredi des responsables libanais ainsi que des représentants de la société civile, avant l'arrivée du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif à Beyrouth.
|
La Russie a adopté mercredi la vaste révision constitutionnelle autorisant Vladimir Poutine à se maintenir au Kremlin jusqu'en 2036, un référendum qualifié d'"énorme mensonge" par l'opposition qui y voit une manoeuvre pour perpétuer sa mainmise sur le pays.
|
Les Russes ont validé à 77,02% ce bloc d'amendements qui, outre la question des mandats du président en exercice, introduisent aussi ses principes conservateurs dans la Constitution, selon des résultats portant sur près de 61% des bureaux de vote répartis sur l'immense territoire russe et diffusés mercredi par la Commission électorale centrale.La participation tournait, quant à elle, autour de 65%.Il n'y a jamais eu de doutes quant à l'issue du scrutin : la réforme a été approuvée par le législateur en début d'année et le nouveau texte de la Constitution est déjà en vente dans les librairies. Vladimir Poutine avait demandé mardi aux Russes de garantir "la stabilité, la sécurité et la prospérité" de la Russie, qu'il se targue d'avoir sorti du chaos post-soviétique.Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a parlé, commentant ces résultats, de "falsification" et d'"énorme mensonge", appelant ses partisans à se mobiliser pour les prochaines élections régionales de septembre."Poutine a humilié tout le monde (...) Même dans la plupart des pays du Tiers monde, il n'y a pas une telle honte", a-t-il lancé, accusant le président de vouloir "diriger la Russie à vie".Pour Alexeï Navalny, "rien ne sera réglé sans sortir dans la rue". Mais il s'est gardé d'appeler à des manifestations dans l'immédiat.Le scrutin, prévu à l'origine pour avril, a été repoussé à cause de la pandémie de Covid-19. Pour éviter une trop forte affluence dans les bureaux de vote, il s'est déroulé sur une semaine et les électeurs devaient se munir de masques de protection et de gants.Amendement le plus controversé : celui accordant à Vladimir Poutine l'option de deux mandats supplémentaires à l'issue de l'actuel en 2024. Une nécessité selon lui, car la classe politique ne doit pas se perdre dans "une quête de successeurs potentiels".- Dieu, mariage, retraite -Cela lui offrira la possibilité de de rester au Kremlin jusqu'en 2036, l'année de ses 84 ans. D'autres amendements renforcent certaines prérogatives présidentielles.La révision introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président - foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique -, ainsi que des garanties sociales, comme l'indexation des retraites.Ioulia Zabolotova, une retraitée de 83 ans, était enthousiaste dans un bureau de vote moscovite mercredi : "Il faut soutenir Poutine, jamais je n'ai vécu aussi bien qu'avec lui. Il a relevé le pays du chaos !".Sergueï Lepnoukhov, un juriste moscovite de 47 ans, au contraire ne décolérait pas. "Il ne faut pas toucher à la Constitution, elle doit être inaliénable (...) mais (Poutine) veut s'accaparer le pouvoir, alors il s'est trouvé une porte dérobée. C'est honteux et malheureux".Un petit groupe de Moscovites a manifesté son mécontentement place Pouchkine, dans le centre de Moscou, sans être dispersé par la police présente en nombre et malgré l'interdiction des rassemblements imposée à cause du nouveau coronavirus, selon des journalistes de l'AFP.- Succès sur-mesure -Le vote est intervenu sur fond de baisse de la popularité de M. Poutine à cause d'une réforme des retraites décriée et de la crise du Covid-19. De mai 2018 à juin 2020, le taux d'approbation de sa politique mesuré par l'institut indépendant Levada est descendu de 79% à 60%.Selon les critiques du Kremlin, le pouvoir a multiplié les ruses pour s'assurer un succès retentissant et une participation électorale forte au scrutin, avec par exemple une loterie avec des cadeaux pour les participants et des bons d'achat pour ceux votant en ligne.L'aspect le plus insolite aura été l'installation de lieux de vote de fortune en extérieur, dans les cours ou sur des terrains de jeux, sans grand respect du secret du vote ni surveillance adéquate des urnes. Le but de la manoeuvre, d'après l'opposition, n'était pas de protéger l'électorat du nouveau coronavirus mais de se fabriquer un résultat sur-mesure. L'armée russe s'est ainsi targuée d'une participation de "99,991%" au sein de son personnel.L'ONG Golos, spécialisée dans l'observation des élections et honnie des autorités, a pour sa part relevé plus de 2.000 violations des règles électorales telles que des pressions hiérarchiques sur les fonctionnaires et des salariés pour qu'ils aillent voter.La commission électorale n'a constaté pour sa part "aucune infraction sérieuse" pendant le scrutin.
|
TERRORISME - Selon LCI/TF1 et Le Parisien, des gardiens de prison auraient trouvé dans le portable du détenu Mohamed Hattay, un jihadiste de la filière de Strasbourg, des messages laissant entendre qu'il était au courant de ce que prévoyaient les auteurs des attentats à Paris.Le 13 novembre 2015, plusieurs commandos terroristes jihadistes sèment la terreur à Paris et à Saint-Denis, près du Stade de France. En tout, 130 personnes sont tuées sous leurs balles et des centaines d'autres sont blessés.
|
Au lendemain de ces tueries, la cellule d'un membre de la filière jihadiste de Strasbourg, incarcéré à la prison de Nanterre (Hauts-de-Seine), est fouillée. Les enquêteurs découvrent alors un téléphone portable contenant des messages particulièrement troublants, révèle mercredi 18 janvier LCI.Via la messagerie WhatsApp, le jeune homme de 25 ans, condamné en 2014 à 8 ans de prison pour avoir rejoint les rangs de l'État islamique (EI) en Syrie entre 2013 et 2014, demande le 11 octobre 2015 à un jihadiste en Syrie des nouvelles de "son ami Foued-Mohamed Aggad" ou "Abou Foued" pour son nom de guerre, qui fera partie le mois suivant des kamikazes du Bataclan. "T'a pas des nouvelles dabou foued ? (...) Il va faire dogma (une opération kamikaze dans le jargon de Daesh, ndlr) (...) Mais je sais pas, sa fait un moment kil devai la faire (...) Inshallah. Yavai plein de frere av lui français. Ils son cense le faire en meme temp il me semble" (sic). Le 14 novembre 2015, il reçoit également sur son téléphone en prison un message d'un autre proche : "ca va frero ? Ils ont pas perdu de temps...!" (sic). Le Parisien révèle par ailleurs un autre message trouvé dans l'historique Skype de Mohamed Hattay : "Bientôt vous allez voir l'invraisemblable", daté du 9 septembre. Tous ces messages se réfèrent-ils aux attentats de Paris ? En garde à vue en octobre dernier, dans les locaux du 36 quai des Orfèvres à Paris, le jihadiste s'est dit "choqué" que les enquêteurs puissent imaginer qu'il était au courant de ce qui allait se passer le 13 novembre. "En fait, prétend le suspect en parlant de son ami mort au Bataclan, il nous avait dit qu'il allait faire un truc genre kamikaze, mais en Irak (...) je ne pouvais pas savoir qu'il allait faire son acte ailleurs", rapporte une source auprès de LCI. La chaîne d'information précise que le jeune homme s'est marié en prison, religieusement, par téléphone, avec la sœur d'Abou Foued. Il sera jugé, avec son frère aussi incarcéré, le 7 février prochain pour "recel d'objet provenant d'une remise illicite à un détenu avec cette circonstance que les faits ont été commis en détention par une personne mis en examen pour des actes de terrorisme".
|
Les passagers du train ont dû patienter dans la fournaise d'une rame immobilisée par une panne.
|
Un TGV Paris-Montpellier/Barcelone est resté bloqué plus de 6 heures près de Paris dans un tunnel à la suite d'un problème d'alimentation électrique. A son bord: des centaines de passagers qui ont attendu dans la chaleur étouffante de wagons dénués de climatisation. Après une panne d'alimentation électrique d'une caténaire "résolue en 10 à 15 minutes", deux rames du TGV Paris-Barcelone au départ de Gare de Lyon mardi matin n'ont pas pu "redémarrer" car elles "se trouvaient en pleine montée", a indiqué la SNCF. Le TGV s'est retrouvé bloqué dans le tunnel de Yerres, en région parisienne, neuf minutes après son départ à 10h07."Nous avons acheminé une nouvelle rame pour pousser celles en panne, mais sans succès donc nous avons décidé de transborder les passagers dans la rame à l'avant du TGV, qui fonctionnait", a indiqué la SNCF. En milieu d'après-midi, le TGV a pu "faire demi-tour à Gare de Lyon", et devait repartir "directement pour Montpellier". Les passagers qui le souhaitaient ont pu descendre à Paris, a poursuivi la SNCF, qui assure que l'ensemble de la circulation a fonctionné, les autres trains ayant contourné le tunnel. Au bout de plusieurs heures, de l'eau, des sandwichs et des chips ont été distribués à quelques passagers, alors que les toilettes ont été fermées et la clim coupée. Une quinzaine de personnes de la SNCF, des pompiers et des policiers étaient sur place lors du transfert des passagers dans le tunnel, sous une "forte chaleur". Au moins deux personnes ont été prises en charge par les secours.
|
Subsets and Splits
No community queries yet
The top public SQL queries from the community will appear here once available.